L'éclairage électrique
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
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- L’Eclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION7 SCIENTIFIQUE
- A. DARSONVAL
- A. CORNU
- G. LIPPMANN
- D. MONNIER
- PROFESSEUR ,
- H. POINCARE
- J. BLONDI N
- PROFESSEUR AU COLLÈGE ROLL1
- TOME XXIV
- 3' TRIMESTRE 1900
- PARIS
- GEORGES CARRÉ ET C. NAUl), ÉDITEURS
- 3,
- RACINE, 3
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- Tome XXIV.
- Samedi 7 Juillet 1900.
- 7* Année. — N" 27
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU. Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège do France, Membre de l'Institut. — G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à 1 Ecole des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur dés
- Professeur au Collège Rollin.
- 1/ E \ POS I T I O N U i\ [ VE R S K L L E
- J?LOCK-SYSTÈME ÉLECTRIQUE KRIZIK p;
- Los exigences d'un trafic intense obligent à laisser entre les trains de ebeniin de fer tic; courts intervalles, et Imite gare doit pouvoir expédier an train sans attendre que le précédent ait atteint la gare voisine. Afin de remplir celte condition en assurant la sécurité des voyageurs, les exploitants ont été amenés à généraliser l'emploi de « Bloek-syslèmes ». M. Krizik a étudié un appareillage fout nouveau, affranchi de la commande à distance par leviers et caractérisé par l’emploi d’éieetromoteurs à changement de marche, et, par suite, d'assez grandes intensités de courant. Pour diminuer le danger qui. dans la transmission des signaux, est inhérent aux imperfections de la nature humaine, il s’est attaché à réduire Je travail du stationnaire, qui peut, dès lors, concentrer son alLenlion sur le passage des trains. Les signaux sont faits automatiquement par le train lui-mème, mais leurs dilféreules phases se succèdent dans un ordre précis, se produisent une seule fois et, si l’on veut, avec la coopération du stationnaire.
- L’emploi d’assez grandes intensités de courant esL juslilié par des considérations d’économie et aussi par cette raison qu’une seule source permet d’assurer le fonctionnement d’un certain nombre d’appareils.
- Pour la communication des signaux de block par le svstème Krizik, il faut installer pour la voie montante et pour la voie descendante les appareils suivants :
- I- — l'n sémaphore communiquant les signaux au personnel des trains : cet appareil est mù électriquement. Il est pourvu des organes de distribution de courant et comporte
- '(l) Exposé par Fr. Krizik. de Prague, à la section autrichienne d’électricité, premier étage du Palais de
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- l'armement ordinaire (mâts de signal, signal d’alarme, lanternes à verres de couleur, etc...), il est, comme d’usage, monté près de.la voie, de façon à ètre aperçu du plus.loin possible par les trains qui s’en approchent. . ,
- II. — Un appareil de block, muni d’un petit disque de contrôle apparaissant tantôt blanc, tantôt rouge, d’un bouton Arrêt (’) fermé normalement et d’un bouton Voie libre [*), tous les deux à la portée de la main du stationnaire, enfin d’un appareil qui établit automatiquement les différents circuits.
- III. — Un contact de voie disposé de telle façon que le plus long train puisse trouver place entre ce contai*L elle sémaphore correspondant.
- TV.— Une batterie d'accumulateurs servant à assurer la marche de l'appareil de gare et aussi celle de la moitié des appareils de section situés de part et. d’autre.
- V. — Un petifri«g-tfrt£ h main ou signal de « coopération » du stationnaire.
- VI. — Un wagonnet, portant un moteur et une dynamo. Le moteur sert à la traction du wagonnet d’une gare à l’autre, puis à actionner la dynamo pour la charge des accumulateurs.
- VU. — Les lignes qui relient les appareils (’).
- {') Marqué liait sur la ligure 8.
- (*) Marqué Fret sur la figure 8.
- (s) Mon ami P. Dtény analysé dans ce journal, d'après une communication faite au Congrès de Vienne (L'Écl. d’un exemple plus perfectionné, présenté par M. Kri/ik à l'Exposition'universelle""{classe 37).'
- pliore li de la gare rdcepl.rice.sont h..Varrêt: les sémaphores de section C et D à voir libre. Les sémaphores de la gare expéditrice et dp section (B, CnD) wont.pas de bouton de débloquage (les boutons de débloquage (Frei) sont marqués 1 el Içs boutons da bloquage{liait) sont,marqués a).
- libre. Tant que le train n’a pas'dépassé le contact de- voie, le voyant a reste blanc et le chef de la gare I peut arrêter le train en mettant. B à. l'arrêt à l’aide du bouton a de a.
- 20 Le train passe sur le premier contact de voie : le voyant h devient rouge, le sémaphore B se met à Yarrêt, le voyant a devient rang*, . puis le voyant b• devient blanc. Le train est couvert par le sémaphore B, mais le voyant a étant ronge, la gare ne-peut agir sur B, car le. circuit est ouvert.
- 3° Le train entre dans la première section : le voyant c. devient rouge, le sémaphore C se met i Yarrêt, les
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- L'ÉC I> AIR A G E KI. KG TRTQ U E
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- ments électriques usités jiisqu’ioi nécessitent l'emploi de poids ou de ressorts ; ils doivent être manœuvrés avec le plus grand soin : il faut un courant constant pour leur fonctionnement régulier, et leur emploi entraîne bien des erreurs dans la transmission des signaux. Au contraire avec réleelromoteur Krizik, on simplifie les appareils, tout eu gagnant en sécurité : les variations d’intensité du courant d’alimentation n’inlluent guère que sur la vitesse, et le service n'en souffre pas puisque le circuit reste fermé tant que l'appareil n'a pas accompli son changement de position.
- L'appareillage du sémaphore comprend (fig. 2): une caisse en fonte A, hermétiquement close, et séparée en deux par une cloison horizontale B ; dans la case-parallclipipédique inférieure est placé le moteur électrique à changement de marche, dans l’espace cylindrique supérieur, le train d’engrenages et le commutateur à deux directions : on y ajoute souvent l’appareil à boutons. L’électromoteur est tétrapolaire, avec deux bobines inductrices seulement M, et M’2 ; l’arbre de l’induit C est supporté par la cloison arrière de la caisse et, en avant, par un étrier rapporté D ; il porte à son extrémité arrière, le pignon de la première paire d’engrenages, et à sa partie anterieure un collecteur plan, auquel les conducteurs isolés F, et F2 amènent le courant. Le moteur ne fonctionnant que quelques secondes, on n'a guère à craindre d'cchauffement nuisible : aussi l’induit est-il formé d’un cylindre massif en acier, pourvu des encoches nécessaires pour l’enroulement. Tous les conducteurs sont isolés avec soin et protégés de telle sorle que, si le moteur doit fonctionner à l’extérieur, l’humidité qui se dépose par suite des changements de température, ne nuise pas au bon fonctionnement.
- Le changement de sens de rotation s'obtient d’une des façons suivantes : on peut munir l’inducteur do deux enroulements opposés l’un à l’autre et envoyer le courant dans l’un d’eux pour commander arrêt et dans l’autre pour donner voie libre, le courant passant d’abord dans l'enroulement, inducteur, puis dans l'induit. On peut aussi ne mettre qu’un seul enroulement sur l’inducteur et faire passer le courant, pour un certain sens de marche, à travers les inducteurs, puis à travers l’induit, (fonctionnement comme moteur série}. Pour l’autre sens de marche, on sépare le courant entre les inducteurs et l’induit ; le retour se fait par la terre ou un fil spécial (fonctionnement comme moteur shunt). Dans ce cas, on peut, si on le désire, régler la marche en insérant dans le circuit une résistance R. Les figures 3 et 4 représentent ces deux montages. M, et M2 sont les enroulements inducteurs, bobines en sens inverse. D, et l)s, les induits, I, et. I2, les commutateurs, dont l’action se comprend facilement, d’après ce qui précède.
- Pour commander le bras sémaphorique, on utilise le mouvement de rotation rapide de l’induit, après réduction par un train d’engrenages et transformation en mouvement de va cl vient, dont l’amplitude est exactement limitée.
- Cette transformation et cette limitation sont obtenues à l’aide de la manivelle M, fixée sur l’axe 02 de la dernière et plus grande roue d’engrenages R (fig. 5), et d'un levier à deux branches dont la branche B est. munie d’une fente ; dans cette fente peut coulisser un goujon invariablement relié à la manivelle M. La branche L est reliée au bras sémaphorique. Lorsque la roue d'engrenage tourne, le levier est entraîné par le goujon jusqu’à ce que celui-ci vienne frapper la partie supérieur»; de la fente et arrête par cela même la rotation du moteur. Les dispositions adoptées rendent impossible tout changement de position par action extérieure, car. la manivelle M et le bras B étant toujours perpendiculaires à la fin du mouvement, toute pression ou traction exercée sur B est. détruite par la résistance de l’axe de la manivelle. Le mouvement du levier coudé BL a une amplitude de 4fi’ seulement.
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- Sur l'axe même du levier coudé L, et participant au mouvement de ce levier est calé, à l'intérieur de la boite el en avant de la roue R (fig. 6} un deuxième bras Q, muni d’un "oujon isolé g. En dessous, sur une plaque isolanLe, est disposé un commutateur double, dont les deux bras i et a, isolés électriquement l’un de l:autre, sont, reliés-mécaniquement par l’entretoise e. La figure 6 représente le principe.de cet organe ; la position du levier L correspond au signal voie libre. Si on ièrme le circuit, pour amener le sémaphore à arrêt, L se déplace vers le haut, O, de droite à gauche, le goujon g cesse de toucher le levier a, sans qu'aucune modification soit apportée d’abord dans la circulation du courant, car le levier a reste en contact avec le plot o. ,
- Lorsque le changement de position du bras sémaphorique est presque effectué, le goujon g vient s'appuyer sur le levier i, l'éloigne ^ dueontaclppour l’ame-
- ner sur a, l’enlretoise e fait passer .en même temps -S&kZT TffTFL ^(-v^or 2? du plot ° sur le plot y. Par ie levier i. le circuit- de déblo- rft-IP.r - cjuage est fermé sur a;
- par le levier a, le courant est d’abord coupé au moteur-^S), puis envoyé au bouton de débloquage r'\ ; le moteur est donc immobilisé et on a modili.é le sens de circulation ultérieure du courant. '
- En fait, le coiirant ne peut circuler que le temps nécessaire, pour donner au bras sémaphorique la position désirée, par suite ou peut prolonger le contact des boutons sans que cela influe sur l’interruption du courant.
- Si on se sert comme contact de voie d’un rail isolé, le circuit est ferme par le premier essieu du train et persiste aussi longtemps. que cela est utile, puis les essieux passent au-dessus du contact sans être parcourus par des courants.
- II. Appahkil i>k iu.ock. — L’appareil de bloek peut être actionné par le stationnaire, soit de l'intérieur, soit de l’extérieur de sa cabine. Dans .le dernier cas, ,on peut le rendre visible pour le personnel du train. La figure y le représente ouvert, la figure 8, fermé.
- La partie constitutive principale est encore un éleetromoteur à changement de marche analogue à celui du sémaphore mais plus petit, et muni d'une seule paire d'engrenages retardateurs. La grande roue d’engrenages porte, d’un coté, un goujon isolé pour la commande du commutateur : de l’autre, est fixé un disque peint moitié blanc, moitié rouge : une seule moitié est visible de l'extérieur et sert à contrôler les deux signaux arrêt et voie libre.
- En arrière de la roue est disposé le commutateur, composé de deux plots et d’un levier coudé, montés par l'intermédiaire d'isolants, sur la boite du jnoteur, l’axe du levier coudé
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- est en relation avec un des pôles de la source de courant. Aucun changement de circuit n’est possible si l'appareil n'est pas à bloc pour un des sens de marche.
- En dessous du moteur, se trouvent deux boutons : avec l'un, on peut mettre toujours son propre sémaphore à l'arrêt, et avec l’autre, on ne peut mettre à voie libre le sémaphore voisin, à l'arrière, que dans certaines conditions. Aussi le boulon arrêt est-il constamment
- relié avec la source de courant, mais comme la position d’arrêt du sémaphore est automatiquement commandée par le train lui-même, ce bouton est normalement inaccessible (scellé ou plombé). Au contraire, le bouton de débloquage ou de voie fibre est Loujours accessible; toutefois, il ne peut plus être utilisé, lorsque le train a fait apparaître le voyant rouge et que le sémaphore s’est placé dans la position arrêt : le couvant est d'ailleurs coupé aussitôt, que le sémaphore situé àTarrière s’est placé dansla position voie libre. Un second débloquage est possible seulement après que le sémaphore en question a été mis à voie libre par le train qui dépasse le poste suivaut, et a été ensuite remis à l’arrêt par le passage
- III. Contact iie voie. — Le bloquago normal du train est commandé par le train lui-même elle débloquage de la section qu'il vient de quitter ne se produit qu’après réalisation de ce bloquago ; une section no peut donc être débloquée avant que le train qui s’y trouvait ne l’ait quittée, ce qui rend indispensable un appareil de contact actionné par le train seul. La construction peut en être quelconque et les types déjà existants conviennent, si la fermeture du circuit se prolonge pendant le temps nécessaire pour que le voyant de la station passe du blanc au rouge.
- Quelques-uns de ces appareils nécessitent l'adjonction d'un bras, d’un
- ressort ou de
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- quelque autre dispositif sur la locomotive ; leur adoption rendrait impossible l’emploi d’une locomotive quelconque sur une voie équipée avec les appareils décrits ici.
- Le choix de l’appareil de contact a une grande importance : la fermeture du circuit doit être assurée, et avoir une durée notable quoique courte. Sans rien changer à la locomotive, on peut provoquer la fermeture dueiremlen utilisant la flèche que prend le rail au passage du train, ou encore disposer un rail isolé en communication constante avec la source cln (murant : les essieux elles roues du train qui passe ferment le circuit par la voie adjacente.
- Avec des contacts à mercure, il n’v a pas à redouter que l'étincelle de rupture produise une vaporisation partielle du métal : le courant n'est coupé que lorsqu'il a terminé son action, et la rupture des contacts <In eonimutaleur ouvre un circuit dans lequel ne circulait qu’un faible courant.
- Si la fermeture du circuit est laite par les roues par l'intermédiaire d'un rail isolé, il est l)on d’isoler aussi les extrémités des deux rails voisins ; il n’est plus guère possible alors de provoquer, par un bout de rail ou quelque pièce métallique, un fonctionnement intempestif de l'appareil.
- IV. Battkiue u'acci-'MULateuhs. — Comme source de courant, il convient de prendre des batteries d'accumulateurs de 80-100 volts installées dans les gares : un pôle est relié à tous les postes siLués à mi-dislance entre les gares, et dans chaque direction. En mettant en circuit avec la ligne un électro-aimant ou un solénoïde qui commande un voyant ou une cloche, la gare peut contrôler l'établissement du courant.
- [/installation des batteries dans les gares se justifie pour des raisons d'économie ; le chef de gare peut sans cesse contrôler le voltage, et la charge y est plus facile à réaliser. On peut brancher aussi sur celle batterie la ligne télégraphique ou la ligne des signaux sonores, et se passer de piles, ce qui améliore la distribution des courants dans la gare. Remarquons que les actions chimiques se prolongent dans les éléments, pendant presque 24 heures : elles cessent aux moments où le circuit des boulons est interrompu, soit en moyenne pendant quelques minutes par jour.
- On peut assurer (le bien des laçons la charge des batteries. Dans les gares où se trouvent des pompes 011 d'autres machines à vapeur, on uLilisera ces appareils pour actionner une petite dynamo. Dans les gares où se trouve installé l’éclairage électrique, les machines génératrices peuvent être- employées pour ce nouvel usage ; enfin, dans les endroits où l'on dispose d'uue pression d’eau, ou peut monter une turbine ou une petite machine à colonne d’eau pour actionner la dynamo de charge.
- V. Petit signai, a main nu statjonnaiiie. (Signal de coopération.) — Il est souvent important de faire dépendre d’une coopération antérieure du stationnaire, le bloquage. que va produire automatiquement le train; par exemple, si l’on veut être assuré que cet agent reste à son poste ou qu’il doit agir sur la marche du train par un signal indiquant l'état de la voie et indépendant du block (sémaphores, disques, etc...'. Il faut un signal directement manœuvrable par le stationnaire, restant dans la position de voie libre tant que cet agent le désire et revenant automatiquement à la position arrêt une fois abandonné à lui-méme, muni de plus d'un commutateur (pii ferme le circuit seulement lorsque le sémaphore indique la voie libre et assure une interruption durable lorsque ce signal est à la position arrêt.
- Le schéma de couplage indiqué plus loin, fait eomoremlre comment le bloquage ne peut-être fait par un train que si ce signal à main indique la voie libre. Sinon le train ne peut pas se couvrir, pas plus que le stationnaire ne peut débloquer la section arrière.
- Avec un contact par rail isolé, dont l'isolation est fatalement mauvaise quand i’atmos-
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- phère est humide, cette coopération réduit les chances d’avaries pour la source de courant et est avantageuse au point de vue du fonctionnement des appareils.
- VI. Wagonnet de charge. — A défaut d'autre moyen, il est commode d’employer pour la charge des accumulateurs, un petit moteur à benzine, à pétrole ou essence (a ou 3 chevaux) monté siu' une plate-forme et permettant de rendre cette plateforme automotrice, ou de charger les accumulateurs : ou relie un «les essieux de la plateforme à l’arbre du moteur, puis à la gare, on soulève cet essieu, de façon qu’il ne louche plus la voie et on le couple avec la dynamo : les roues agissent comme volants.
- VII. Schéma des connexions. — Dans ce qui précède nous avons décrit les différents organes nécessaires à la transmission des signaux. Nous allons indiquer comment leur combinaison permet de créer trois systèmes d’exploitation.
- Rlock complètement automatique ;
- Bloek automatique, avec coopération des stationnaires ;
- 3° Séparation du bloquag-e et du débloquage : chaque stationnaire pouvant, me lire son sémaphore à I'arrèt, mais jamais donner la voie.
- Section courante (fig. 9). — Sc est le sémaphore électrique du poste G. l)c et IL sont les induits, 31' et 31" les deux enroulements inducteurs correspondants, 31' à arrêt, 31" à voie libre. L'appareil de blook du poste D se trouve au-dessous du système sémaphorique, d est l'induit, /«,, l'enroulement, inducteur correspondant au voyant rouge, mi, celui correspondant au voyant blanc, l est le commutateur double qui change les connexions lorsque le sémaphore a pris sa position, i, le commutateur simple de l'appareil de block, par lequel le changement des circuits est assuré automatiquement à la fin du mouvement du bras séma-phoriqne ; K est le contact de coopération, établi quand on donne la voie. L, et L., sont deux commutateurs correspondant aux boutons, sollicités par un ressort vers leur position normale (Ls est plombé). R est le conducteur d’amenée de courant, Y, le contact de voie.
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- Un signal complet (bloquage de la section considérée et débioquage de la section précédente) comprend quatre phases distinctes.
- i° L’apparition du voyant rouge à la place du voyant blanc qu'on perçoit normalement à la fenêtre de l’appareil de Jdoclc /poste D) ;
- a" La mise du sémaphore propre S(i à la position arrêt ;
- 3° La mise à voie libre du sémaphore de la section précédente, S,. ;
- 4" La confirmation de la bonne exécution du signal voie libre, par la réapparition du disque blanc à l’appareil de block de D.
- Pour que les signaux do block répondent réellement à leur but, ces phases doivent se succéder strictement dans l'ordre mdiqué : la commande doit se produire toujours et une seule fois, afin d’éviter tout défaut de clarté ou toute erreur; enfin, si une opération a été incomplète, la suivante doit être rendue impossible. Or, l’ouverture de la section, qui peut entraîner les plus grandes catastrophes, ne se produit qu’à la fin : le développement incomplet de toute autre phase ne pourra donc avoir de suites préjudiciables, puisqu’il sera devenu impossible de découvrir la voie.
- Comme il faut un circuit électrique pour chaque opération, ce système de block en comporte quatre, dont deux pour le poste lui-môme, et deux pour l'ensemble de la section. Le trajet des courants est très facile à saisir si l’on suit l’ordre normal des phases.
- Supposons qu’un train s’approche du poste 1) : si son sémaphore électrique ne s’oppose pas à la continuation de la marche du train, le stationnaire donne la voie avec le signal à main; il laissera le signal dans cette position tant qu’il n’a pas vu apparaître le disque rouge à l’appareil. Le contact est alors établi et le courant peut passer par le contact de voie. La position à voie libre du sémaphore et du signal à main permet au train de pénétrer dans la section.
- Aussitôt ([lie le premier essieu de la locomotive louche le contact de la voie V, le premier circuit se ferme (trajet du courant d, i, t, m,, Æ, Y, l’essieu de la locomotive, la terre) le moteur se met eu marche de telle sorte que le voyant rouge fait place au blanc : à ce moment le commutateur i a passé de i sur a, d’où les effets suivants :
- i" Le courant, par i et le plot i était envoyé au moteur m, et au contact de voie, mais une fois ce moteur arrêté, les essieux du train passent sur le contact de voie sans être parcourus par aucun- courant.
- u° Par i et le plot 2, le courant est envoyé au commutateur I(i du sémaphore électrique qui, par suite de la position de voie libre du sémaphore, est sur le contact $ ; le courant circule dans le second circuit (d, i, 2, L, J3, M'(j, Drf, la terre) et le sémaphore se met à l’arrêt : à la fin de ce mouvement, les deux leviers du commutateur double Id passent de droite à gauche; par le changement dans la position du levier de gauche, le circuit du moteur est coupé et le courant pourra ultérieurement parcourir un troisième circuit correspondant an bouton de débioquage L,, cé qui, jusque-là, n’était pas possible : le levier droit du commutateur abandonne en effet le contact ô, et vient s’appuyer sur y. On voit donc comment le train 11e peut se couvrir lui-mèmc que si le stationnaire le permet, el comment cet agent ne peut jamais découvrir le train. De plus un stationnaire 11e peut débloquer son voisin en se servant du bouton de débioquage, avant que le train n’ait réellement quitté la section et ne se soit couvert lui-même, puisque c’est dans ce cas seulement que le courant va an bouton de débioquage L,.
- Si le stationnaire place le levier Lt sur j:, un troisième circuit se ferme 'd, i, 2, Irf, a, L,, r, la ligne de débioquage, I,„ M)', 1\., la terre) et le sémaphore placé à l’entrée de la section C D, qui vient de devenir libre, se met à voie libre. A la fin de ce mouvement, l’inter-
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- rupteur J, passe du contact y au contact 5 et par suite, de nouveau,et autonialif|uement, le troisième circuit est interrompu et un quatrième circuit, fermé (</, l, a, L,, a, L,, ,r, I(, 2, ligne de retour, m.r la terre; ; le voyant blanc apparaît à la place du rouge, lo commutateur i, parle plot 2, coupe le quatrième circuit et, par le plot 1, ferme le premier circuit, comme il a été dit au début.
- Bouton de bloquage. — En dehors du bouton de débloquage. il existe un nuire bouton, inaccessible normalement : après avoir déLruit le plomb qui le protège, on peut fermer un cinquième circuit qui mette le sémaphore correspondant à l’arrêt, quelle que soit la position du commutateur. Le stationnaire ne peut plus moditier une position d’arrêt prise dans ces conditions ; la voie 11e peut être rendue que par l’appareil placé à la sortie de la section et seulement dans les conditions précédemment indiquées.
- Quoique son sémaphore ait été placé ainsi à l’arrêt,le poste considéré ne peut pas débloquer la section voisine, à l'inverse de ce qui se passe normalement. Il 11e lui est, en effet, plus possible de faire apparaître le voyant rouge ni, par suite, d’envoyer le courant au bouton do débloquage, ce qui exige le passage d’un train sur le contact de voie. Le boulon de bloquage ne doit être utilisé, d’ailleurs, que pour arrêter un train en cas de danger.
- Block de gare expéditrice. — La différence avec le bloek de section réside surtout dans les commutateurs. Au signal de sortie, un commutateur simple est remplacé par un commutateur double, disposé comme dans l’appareil sémaplioriquc ; en outre un dispositif permet de n’envoyor le, couvant sur les boutons de bloquage ou de débloquage, que si le voyant blanc apparaît; aussi les touches de bloquage cl de débloquage sont-elles toujours accessibles pour le chef de gare ; mais tant que le voyant du bloek de gare apparaît rouge, le circuit reste ouvert et la manipulation de l’un ou l’antre bouton n’a aucun effet.
- Le sémaphore de sortie esL équipé comme un appareil de section, cependant on n’uLi-lise pas le bras droit du commutateur double, car la mise à voie libre est faite par la gare elle-même qui n’a pas à recevoir de confirmation du poste précédent. Pour arriver à faire commander le bloquage de la gare par les trains qui partent, il faut complètement supprimer le bouton de bloquage au signal de sortie, et donner au commutateur double du sémaphore de sortie la mission de fermer le circuit du bloquage de la gare, comme cela se produit pour le débloquage d’une section.
- Le boulon do débloquage devient inutile, car la gare est toujours débloquée par la première section, et peuL placer, si besoin en est. le sémaphore de sortie à voie libre.
- En règle générale, il est bon de laisser normalement fermé le sémaphore de sortie et de ne donner la voie qu’au moment prêtas du départ, du train. Voyons ce qui se passe alors
- (fig. K,).
- Si, au block de la station, le voyant rouge apparaît, c’est que le contact k est interrompu ; la station est incapable d’envoyer aucun courant au sémaphore de sortie par le bouton R, et, par suite, de placer cc sémaphore à sa guise. La gare est bloquée, puisque le sémaphore de sortie a été mis à l’arrêt par le dernier train, et aucun autre, ne peut être expédié avant que celui-là n’ait pénétré dans la première section, et ne se soit, couvert.
- Après l’exécution correcte de cette phase, le premier stationnaire de section peut, au moven du bouton Ba, envoyer le courant à travers la ligne de débloquage (par le commutateur 1, tourné vers la droite, par né, et le fil de retour', et faire apparaître le voyant blanc à l’appareil de la gare, alors :
- i° Le commutateur 1 se déplace de droite à gauche ;
- 20 Le contact k est fermé : par le circuit, est interrompu, puis rétabli par a, de sorte que la circulation du courant ne se fait pas directement par la terre de la station, mais
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- par la ligne de retour, les enroulements inducteurs, et on fin la terre ou le conducteur de retour du blook.
- L’établissement du contact k envoie le courant au bouton B; la gare peut, dès lors, mettre le sémaphore de sortie dans la position qu’elle veut.
- Si la gare, après avoir fait apparaître le voyant blanc, en fermant le contact K, veut expédier un train, elle place elle-même le bouton B sur la borne 2 ; par suite, le courant est envoyé à là terre par la ligne, l’enroulement inducteur AT/ et l’armature Dt, le sémaphore se met à voie libre et le levier interrupteur I, passe de a sur p.
- Tant que le train n’a pas franchi le sémaphore de sortie, la gare peut l’arrêter, en établissant. parle bouton B. le contact 1 : ce qui envoie le courant à la terre par l’enroulement inducteur et l’armature D, et met le sémaphore de sortie à arrêt.
- Si le train a dépassé le signal de sortie, s’est couvert et a fermé le circuit par la terre, in I,, a, I. y, m" ella terre de l’appareil do la gare, ce qui a comme conséquence l’apparition du voyant rouge, et la cessation du contact JC, la gare ne peut plus manœuvrer le sémaphore de sortie, tant, que le train qui vient de partir n’a pas atteint la première section de bloek. Là. en premier lieu, la coopération du stationnaire l'ait apparaître le voyant rouge, le sémaphore se met à arrêt, le contact de I3 passe do jî2 sur x„, par suite du retour en arrière du bouton Bs, le courant est. envoyé à la terre par la ligne do débloquage, le commutateur I, le plot y, l'enroulement inducteur w", l’induit d ; le voyant de la gare devient blanc et. le contact s’établit en K. En même temps, le passage du commutateur I, de £ sur a, le retour du courant à la terre par l’enroulement inducteur m' et le passage du commutateur I2 de sur?/,, enlèvent au premier stationnaire de section la possibilité de faire par erreur un second débloquage.
- Bloch de gare réceptrice. — Pour les signaux qui correspondent à l’entrée d’un train dans une gare, on se conforme strictement aux principes suivants : la gare peut toujours donner ou fermer la voie, annuler au besoin un signal déjà lait, ou le faire de nouveau. Aussi ne met-on plus là l’appareil conjugué à la position d’un voyant comine dans Ja gare expéditrice ; le commutateur double est remplacé par un commutateur simple tout comme pour un block de section ; ce commutateur, après réception de la confirmation venant du
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- sémaphore d'entrée, interrompt le courant ; le circuit reste donc fermé aussi longtemps qu’il est nécessaire pour la .communication et la confirmation du signal.
- Le signal et le block de la gare réceptrice sont disposés absolument comme le signal et le block de section. Le stationnaire peut toujours mettre le sémaphore d’entrée à l’arrêt et jamais à voie libre; la gare seule peut donner la voie : le stationnaire d’entrée commande le débtoquage du dernier poste de section, mais seulement une fois.
- La représentation schématique (fig. ri) du signal correspondant à la gare-réceptrice et du dernier block de section, ne nécessite pas d’explications complémentaires.
- VIII. Commande par les atguilles ou PLAQUES tournâmes. — Dans beaucoup de cas, il est bon et parfois même il est indispensable que le débloquage et aussi l’ouverture de la gare dépendent de la position du sémaphore de sortie, ou encore si l’arrivée et le départ se font, sur un même tronc, de celle de l’aiguille elle-même.
- l’our arriver à ee: résultat, on munit le sémaphore ou l’aiguille d’un ou plusieurs contacts, faisant partie, des circuits électriques et. disposés de façon que ces circuits soient fermés seulement lorsque les signaux ou aiguilles sont dans une position correcte.
- IX. Contrôle. —Comme nous l’avons vu, il existe, en général, 4 circuits électriques, qui se ferment successivement. Il est commode de profiter de cette circonstance pour réaliser un enregistrement de contrôle. Chaque circuit comporte un électro-aimant dont l’armature mobile est munie d’un style. Tous les électro-aimants sont réunis dans une boîte spéciale et les styles peuvent s’appliquer sur un papier gradué qui défile d’un mouvement horaire devant eux. Toute fermeture de circuit se traduit par une trace sur le papier : on peut ainsi contrôler aussi bien le fonctionnement des appareils que la marche du train.
- Jacques Guillaume,
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- MÉTHODE D'ESSAIS DES MOTEURS D'INDUCTTOX
- La présente méthode a pour objet la détermination expérimentale des propriétés caractéristiques des moteurs d’induction. Elle consiste essentiellement dans la réalisation pratique du diagramme des moteurs d’induction établi par moi en 1890 ('} et a pour point de départ deux observations simples et rapides faites sur le moteur fini. Elle donne une idée nette des caractères principaux : Valeur et mode d’action du moteur. J’emploie cette méthode depuis des années au laboratoire pour faire le contrôle entre les calculs et. le résultat, et elle m’a toujours rendu de grands services.
- Avant, de décrire la méthode elle-même, je vais rappeler rapidement lu théorie des moteurs d’induction, ainsi que Rétablissement des diagrammes mentionnés ci-dessus.
- I Théorie générale des moteurs d’induction. — Le moteur d’induction est, en principe, un transformateur. L’annalurc d’excitation À (fig. 1) représente le circuit inducteur ou pri-
- maire, l'armature en eourt:circuit B le circuit induit ou secondaire. Les champs alternatifs des différentes bobines d’excitation se composent de la manière connue pour former un champ tournant.
- Il en résulte que le moteur est un transformateur à champ tournajit et la valeur de la charge du système est toujours obtenue par la différence entre la vitesse de rotation constante du champ produit par l’armature fixe d’excitation et la vitesse de l’armature en court-circuit mobile B.
- Le mouvement de rotation résulte des courants produits dans l'armature en court-circuit par le champ tournant que l’armature d’excitation produit dans la dite armature en court-circuit; de Faction mutuelle de ces courants sur le champ tournant résulte un moment de rotation.
- fi) Elektroteckniscke Zeitschrift, l. XYI, p. 649, 3 octobre 1195. — Electrician, t. XXXVI, p. 5o5, 5;8, 65i 719 et 753, février, mars et avril 1896.
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- Ces courants, et par suite aussi le moment de rotation, augmentent proportionnellement au produit : champ d’armature X glissement. On donne le nom'de glissement à la différence entre la vitesse de rotation du champ d’excitation et la vitesse de l'armature en court-circuit. L'augmentation du glissement a, alors, en principe, la môme signification que dans le transformateur ordinaire, l’augmentation de la charge résultant de la variation de la résistance extérieure.
- Comme dans les transformateurs, lorsque la tension du courant est constante, le champ produit par l’enroulement d’excilalion csL .d'intensité constante, quelle que soit la charge.
- Mais Xarmature en court-circuit qui est la partie transmettant le travail à proprement parler, ne jouit pas de cette propriété. C'est ce qui constitue la dillerenee essentielle entre ce moteur et le transformateur s*ans dispersion, dans lequel le champ total de l'en roulement primaire traverse également, l’enroulement secondaire. Par suite de l'éloignement des spires en court-circuit et des spires d’excitation, tout le flux N produit dans l’armature d'excitation ne traverse pas l'armature en court-circuit; au contraire, une partie Ns de ce flux retourne à l'armature d'excitation directement par l’espace qui sépare les deux enroulements et il n’v a toujours que la différence (lig. 2) : X'A — N — X5 qui traverse réellement l’armature en court-circuit. Ce champ XTA produit dans l’armature en court-circuit des courants qui, d’après la loi de l’induction, sont décalés d'un quart de période par rapport au champ, c’est-à-dire sont perpendiculaires au champ, et de faction mutuelle do ces courants sur le champ résulte un moment de rotation égal au produit : courant x champ.
- Le champ .\5 porte le nom de champ de dispersion, et comme il est produiL uniquement par le courant primaire I,, il lui est forcément proportionnel. Si nous désignons par Rs la réluctance du champ de dispersion, 011 a Ns =_ X).
- Le champ principal est (comme dans le transformateur) do valeur constante = XL.
- La valeur du champ d'armalure X’A est alors toujours donnée par la différence du champ principal et du champ de dispersion : XA = N — XL et est produit par la différence correspondante îles ampères-tours des courants primaire et secondaire. Si nous désignons par I le courant d'aimantation résultant des courants primaire et secondaire et par R la réluctance du champ d'armature, nous pouvons écrire : NA =
- Ce courant d'aimantation n'est, par suite, pas constant comme dans les transformateurs ; il diminue au contraire lorsque la charge augmente, car dans ce cas I, et par suite Ns augmentent et par conséquent X’A diminue.
- Si aucun courant n’est produit dans l'armature en eourt-eireuiL, l'enroulement, primaire ne fournil que le courant d’aimantation et le courant primaire est égal au courant d’aimantation : Ij — l. Ce cas se présente clans la marche à vide, lorsque le glissement est nul.
- Lorsque la charge augmente, le processus est le suivant : Le glissement augmente ainsi que la ioree électromotrice induite dans rarmalure en court-circuit et les courants 1, correspondants. Ce courant secondaire I2 a une action démagnétisante sur le champ et provoque ainsi, comme dans les transformateurs, une augmentation du couvant primaire dans l’armature d’excitation. L’action de désaimantation de 1, 11e s’étend qu’au champ d’armature. Toutefois, l’intensité du champ do dispersion augmente proportionnellement .au courant primaire, c’est-à-dire que l’augmentation de la charge et l’augmentation des courants d’armature provoquent doux sortes de phénomènes, à savoir :
- i° Directement par faction démagnétisante de I,. une diminution du champ d'armature ;
- P) Ce si*
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- a0 Indirectement par l'augmentation simultanée de î, une augmentation, du champ de dispersion.
- D’après ce qui précède, le champ de dispersion est directement proportionnel à 1,. Le champ d'armature est égal à la différence entre le champ principal et le champ de dispersion; ceci revient à dire que les deux champs doivent satisfaire à la condition suivante : leur somme doit être constante et égale au champ principal.
- II. Diagramme des moteurs d'ijSductiox. — Gomme on le, sait, on peut, dans les moteurs d’induction connue clans les transformateurs, composer le courant primaire de l’enroulement d’excitation et le courant secondaire de l’armature en court-circuit, suivant un triangle des courants dont le troisième côté résultant représente le courant magnétisant I, ainsi qu’il est indiqué figure 3.
- Ce courant magnétisant fournit le champ d’amiulure (*) qui traverse les deux enroulement aussi bien l'enroulement d’excitation que l’armature en court-circuit.
- Ce champ d’armature induit les courants dans l'armature en court-circuit et il ne représente que le champ traversant réellement l'armature en court-circuit. Les courants de l’armature n’étant produits que par ce champ, ils doivent présenter exactement un décalage, de 90° par rapport au champ de l'armature, comme, dans les transformateurs, ce décalage doit être également compris comme un décalage dans l’espace. Ainsi qu’il a été dil dans les explications antérieures, la différence entre les transformateurs sans dispersion et les moteurs d’induction repose dans le fait que ce triangle des courants modifie la
- position et la grandeur du courant magnétisant. Nous savons (fig. 3) que le champ total constant qui induit une force électro-motrice correspondant à la tension aux bornes a une direction normale à la tension aux bornes. Dans les transformateurs, le courant magnétisant 1 est également perpendiculaire à la tension aux bornes et constant, c’est-à-dire le triangle des courants conserve toujours la même position.
- Mais, dans les moteurs d’induction, le champ principal se décompose en deux parties dont l'une, le champ de dispersion, a la direction du courant primaire et augmente avec ce courant. 11 en résulte que le membre restant, c’est-à-dire le champ d’armature doit être
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- L’ K CL A1R AGE ÉLECTRIQUE
- également variable et doit avoir une direction différente de celle de la somme : le champ principal. Le courant magnétisant qui le produit doit, par conséquent, se modifier en grandeur et. en direction. On peut suivre cette variation avec la composition des champs
- (fiS- 4).
- Le diagramme projeté par moi autrefois, repose sur ces hypothèses et est représenté dans la figure 5.
- Le courant primaire produit le champ de dispersion qui est donné directement par lui et qui se trouve en phase avec lui ; ce champ est : ste — AC'. Nous pouvons, par con-
- séquent, l'exprimer directement à une échelle déterminée pai* le vecteur.AC' = I,.
- Supposons que le champ principal soit donné parla constante A D perpendiculaire à la tension aux bornes : N = AJ).
- Le membre restant C'1) doit alors représenter le champ d'armature ou bien Na =s~ = CD
- et il faut que C' D soit perpendiculaire à c'C' = ls et parallèle à Ac' = I. 11 faut, par suite, qu'un rapport constant existe entre C'D et A c', ce rapport correspondant à l’équation ci-dessous :
- CD y,y ^ l__
- A c' “ I R
- Si maintenant la charge varie, il faut, afin que cette équation subsiste, que les points té et C'se déplacent sur deux demi circonférences (fig. u).
- Les angles c.' et C' sont alors toujours de 90° et le rapport —est constant.
- Nous voyons alors, d’après la figure, que le courant ne peut varier indéfiniment, même, si nous supposons que les résistances deviennent infiniment petites. Il atteint bientôt un maximum à savoir lorsque C' arrive en D : = AD. Le champ de dispersion qui est alors
- représenté en même temps par AD, atteint l'intensité du champ principal et le membre restant, le champ d’armature, devient égal à 0. Dans ce cas, on a : N = Ns = ^ 7^= -qp-.
- Faisons la comparaison avec le minimum dans l’état déchargé.
- Le minimum a lieu lorsque le motein' n’est pas chargé. Il devient alors 12 — o, c’est à-dire l, égal au courant magnétisant I, = I = À0. On a alors :
- ou bien, comme N est resté constant,
- Maximum _ _AD_ _ Ks_ _ .. champ de dispersion
- Minimum U courant A.C R re "ctiincc cl,amp d’armature
- Ceci conduit à l’énoncé de la proposition suivante :
- Dans les moteurs d'induction, on peut représenter les rapports entre la tension et le décalage des phases par un diagramme de recteurs dans lequel le vecteur représentant le courant, vecteur qui varie avec la charge, est déterminé par la condition que son extrémité se déplace sur un cercle dont la position est définie par le rapport
- A D _ Rs _ champ de dispersion
- AC R " champ d'armature '
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- III. Détermination des grandeurs mécaniques — Dans rcxnmcii antérieur du diagramme, nous avons déterminé uni<|iienieiiL les grandeurs électriques, marche des courants' et décalage. Afin de permettre une application pratique du diagramme dans le but d'en déduire le mode de fonctionnement et la valeur du moteur, il faut, en outre, exprimer dans ce diagramme les pertes par frottement, les pertes dans le fer et avant tout les pertes électriques.
- La vitesse du moteur 11e variant que fprt peu à la marche à vide et en pleine charge, et le champ d’excitation restant le même, on peut considérer les pertes par frottement et les pertes dans le fer comme sensiblement constantes; Les perles dans le fer de l’armature en court-circuit peuvent être négligées par suite de la faible fréquence. Nous verrons plus loin que le champ d'excitation 11e reste pas tyut à lait constant sotis 'l'influence des pertes ohmiques et qu’il diminue au.contraire ; par contre, les pertes dans le fer de l’armature en court-circuit augmentent avec la charge a cause du glissement ‘croissant. Les deux actions s’équilibreront sensiblement en sorte que la somme reste tout de même constante.
- Il n’en est pas de môme pour les perles dans le cuivre. Ces pertes varient en effet, comme le carré du courant. Il est, par suite, très difficile de les suivre directement dans un diagramme. Nous verrons, toutefois, qu’elles se manifestent encore d’une autre manière, à savoir, par un affaiblissement du champ et d’une manière telle qu’il est extrêmement, simple d’en tenir compte. La perte de tension électrique do l’enroulement primaire, produit du courant 1, par la résistance ohmique, se soustrait de la tension aux bornes et par conséquent, le champ 11’a pas à induire une force contre-éleclromotrice égale à la tension aux bornes, mais simplement une force électromotrice correspondant à la différence entre la tension aux bornes et la perte de tension. Il en résulte que le champ principal induisant celte force eontre-éleetromotrice et, par suite, également le champ d'armature, diminue d'une valeur correspondant à la perte de tension.
- Mais, le diagramme était construit dans l'hypothèse d'un champ principal constant. Toutefois, cette négligence ne modifie en rien l’exactitude du diagramme : Nous pouvons, en effet, tenir compte de ces pertes ohmiques par l'introduction d'un champ équivalent que l’on retranche dans la suite du champ d’armature résultant, de manière à obtenir le résultat exact.
- Etant donné qu’à une force électromotriee donnée correspond toujours un champ perpendiculaire' proportionnel, on peut tenir compte de toutes pertes de tension par une réduction du champ d'une quanLilé proportionnelle à la perte, perpendiculairement à la perte de tension, c’est-à-dire perpendiculairement à la direction du cou-rant (').
- Nous pouvons, par suite, compter sur un champ constant (hypothèse qui est la base de
- mpte
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- I /KCLAIR A G E ÉLECTRIQUE
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- notre diagramme) à condition de diminuer ensuite le champ d’armature de la valeur correspondant à la perte de tension.
- Or, il est facile d’exécuter cela dans le diagramme. Le couvant primaire AC’ se décompose en deux A C et C C' (fig. 6), dont l’un, le courant à vide A C, est compté avec les pertes constantes. La composante variable CG' provoque, alors, une perte de tension qui se manifeste par nue diminution du champ \A qui lui est perpendiculaire, cette diminution étant proportionnelle au courant C C'. On peut exprimer cela de la manière suivante : Une partie de la tension amenée étant déjà enlevée par la perte de tension ohmique, il suffit que le champ d’armature diminue de cette quantité qui correspond à la perte de tension.
- Si nous désignons par C E', cette partie qui se soustrait, il faut qu’elle, soit proportionnelle à C C', c’est-à-dire que le point. E' «e déplace sur la deuxième circonférence inscrite. Cette circonférence indique que le champ d’armature n’est plus représenté par J)G, mais par DE'.
- Le champ principal diminue naturellement de la mémo quantité. Toutefois, comme nous ne l’utilisons plus dans nos recherches ultérieures, il est inutile d’indiquer cela dans le diagramme.
- Laporte dans l'armatureen eourl-eireuit se manifeste de la même façon par la partie E'F'.
- En tenant compte, de cette manière, de la perte ohmique dans les deux enroulements au moyen de la diminution du champ d’armature correspondant, il nous est possible de déduire directement, sans autres calculs, les grandeurs mécaniques : force d’entrainement, puissance, etc... etc...
- a. L’énergie électrique utilisée =3 et cos o ou = p 3 E i cos f peut être mesurée par la composante wattée du courant primaire A C', c’est-à-dire par l’abscisse G' tJ, car la tension aux bornes est constante. Par suite :
- h. — La force d’entraînement est déterminée par le produit champ d’armature X courant secondaire = E'DxG'C, c’est-à-dire par la surface du triangle CED. ce triangle' ayant E'D pour base et C/ C pour hauteur. Gomme un des côtés CD reste constant, on peut aussi représenter la surface par la hauteur E'e'correspondant à ce côté, c’est-à-dire que la force de traction est proportionnelle à l’abscisse du point E'.
- Mais, nous savons, de plus, qu’il existe dos pertes eonsLantes produites par le frottement des coussinets, dans l’air, les pertes dans le fer et les pertes de Joule du courant à vide. Ces pertes étant constantes, elles se manifestent par une diminution constante do la force de traction, qui aura par exemple e’ e\ pour valeur. On peut tenir complu de cela dans le diagramme simplement en menant à l’axe des ordonnées la parallèle x y à la distance e1 e\ ; la force d’entraînement sera alors l’abscisse de la distance e\ E'. On a par suite :
- Force d’entrainement = e,E'.
- c. — La puissance est obtenue d’une manière analogue et en tenant compte des pertes dans l’armature en court-circuit E F' par la hauteur réduite du triangle CFD.
- Puissance = fJT.
- d. — Le glissement résulte finalement du fait que les courants induits dans l'armature en court-circuit sont proportionnels au produit : champ d'armature X glissement.
- ou bien :
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- a3
- Or, G' G est proportionnel à E’C, ou bien glissement == Si nous menons en un
- point quelconque à la partie supérieure du diagramme une droite E'tG't telle que l’angle DEjC/ soit égal à l'angle inscrit constant DE'C correspondant à CD, on a :
- ivC __ Ë/C/
- Dans cette relation EjD est constant, en sorte que -ÿ, E', G',, c’cst-à-dire que l'on
- a : glissement=E',
- Celte longueur E',0', constitue par suite une véritable échelle qui permet de lire directement l'augmentation du glissement.
- Pour déterminer maintenant la valeur absolue du glissement, il faut par exemple rechercher le point où le glissement devient égal à 100 p. 100, c’est-à-dire où le moteur s’arrête. Dans ce cas, la puissance doit devenir égale à O, c’est-à-dire le point F doit tomber en D. Ce cas est réalisé lorsque G' arrive en G* et que G* D devient tangente au cercle 0F. Si nous menons encore par C* la parallèle, ÿ G* à E',Cj, la ligne I) G y découpe une partie s sf qui est proportionnelle à EjCj et qui mesure par conséquent également le glissement et à savoir directement par rapport à s G* (glissement 100 p. ioo). Ou a par suite : Glissement —s S'.
- Indiquons, pour finir le rendement électrique :
- La perte électrique en pour cent de l’énergio utilisée est proportionnelle à :
- Si nous abaissons de C* la perpendiculaire CfcY à Al), le rapport est représenté, pa portion de droite y y' (comme le glissement), et finalement le rendement électriqu représenté par le membre restant ; on a, par suite:
- Rendement. ôleetrique = Cfc y'.
- Le diagramme ainsi constitué permet de résoudre toutes les questions que l’on a à examiner.
- Dans la marche, a vide (fig. 7), le point Gu est déterminé uniquement par les perles à vide, les pertes constantes par frottement et dans le fer et les pertes dans le cuivre du courant magnétisant.
- Ges perles se manifestent par le fait que, au courant magnétisant AC, s’ajoute encore un courant watlé CC° qui couvre ces pertes, en sorte que le courant à vide devient AG®. La force d'entrainement et la puissance sont milles et le glissement est très petit.
- Lorsque la charge augmente, le point C' continue à se déplacer sur le corde, le décalage a entre la tension et le courant diminue (cos 3 croît'.
- Au point G' (où A G' est tangente au cercle), le décalage devicntminimuni. La force d’entrainement est devenue c'E,la puissance/'K' et le glissements S'.
- Cette puissance continue à augmenter lo lement un maximum en E'".
- Le glissement continuant à augmenter la puissance diminue de nouve
- le glissement ;
- ente et atteint fina-
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- absorbé augmente encore un peu, puis diminue pendant que le décalage augmente rapidement. La puissance devient finalement égale à o lorsque le glissement est égal à ioo p. 100 et que le points' tombe en CL Tout le travail amené est alors détruit dans le moteur.
- IV. Application PiUTrquK du diagramme. — Jusqu’à présent, nous avons établi toutes les relations d’une manière complète et définitive et exclusivement au moyen de raisonnements théoriques ; il ne nous reste plus qu’à montrer la coïncidence entre la théorie et la pratique au moyen de relevés pratiques.
- Pour pouvoir déterminer la valeur et le mode de fonctionnement d’un moteur terminé au moyen de son diagramme et de ses constantes, nous avons besoin des quantités suivantes :
- i. Le rapport des réluctances - é*trlmptprn^ipal°t' ‘
- i. Résistances des circuits.
- 3. Pertes dans le fer et par frottement.
- 4- Courant à vide.
- 5. Courant de court-circuit.
- Un certain nombre de ces grandeurs, comme par exemple les réluctances ne peuvent pas du tout être déterminées par une mesure directe. D’après nos explications antérieures, il serait possible de mesurer ces résistances s’il, n’existait, aucune perte dans le moteur, c’est-à-dire si les résistances électriques étaient milles. En effet, si Pou mesurait alors le courant primaire d’une part, l’armature en court-circuit étant ouverte, et d'autre part, cette armature étant fermée en court-circuit, cc courant, aurait dans le premier cas la valeur A C et dans le deuxième cas, la valeur A D, et le rapport -L-— serait égal au rapport :
- Réluctance du champ de dispersion Réluctance du champ principal
- Mais, ainsi qu’il a été montré ci-dessus, et comme conséquence des pertes, ce ne sont que les points C et C* qui se présentent réellement.. Or, il est extrêmement facile de relever ces points et on peut au moyen de ces points déterminer le (rentre du cercle O0 sur lequel ils doivent se trouver. .Vous trouvons alors les points C et D et tous les antres points caractéristiques d’une manière simple.
- Il nous suffit de faire deux mesures à l'ampèremètre et au wattmèlrc :
- i. Pendant la marche à vide, on mesure le courant A G0 et l’angle de décalage ? — C° A B;
- a. A Yarrël (le moteur étant freiné) : on mesure le courant AG,£ et. l'angle de décalage AB.
- S’il n’est pas possible de donner au moteur le courant total de court-circuit, il suffit de faire cette lecture avec une tension plus faillie. Le vrai courant de court-circuit est alors proportionnel à la tension. Si nous traçons la direction (le la tension aux bornes A B, la direction et la tension du courant de marche à vide AC°. et la direction et la grandeur du court-circuit AC\ le centre Or du cercle est déterminé par la condition qu’il doit se trouver sur la perpendiculaire à AB, Si nous mesurons de plus la résistance du circuit d’excitation R, le produit I, R, permet de trouver le point E* ainsi que les centre ()E et Op cl la ligne de glissement S C4 ; • ceci montre que les deux simples mesures faites pendant la marche à vide et à l’arrêt suffisent pour déterminer tous les points caractéristiques et permettent de construire les courbes de charge. Les observations sur le moteur ne se faisant que pondant la marche à vide et à l’arrêt, cette méthode rend inutile toute épreuve exacte en charge.
- Ce procédé a, en outre, l’avantage de permettre, au moyen du diagramme môme, une
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- détermination rapide de la raison des différentes caractéristiques du moteur, elle diagramme indique également les relations qui doivent être modifiées pour atteindre un certain but quelconque.
- Dans un moteur présentant de faibles perles électriques, par exemple, la partie EA' D qui représente ces pertes sera très petite, le point Efc sera par suite placé très haut et il en résultera une force d’entraînement E4 ek petite. On évitera cela de la manière connue en introduisant, au moyen de frotteurs, des rhéostats de mise eu marche dans les circuits de l’armature en court-circuit. Si on veut éviter les frotteurs, il ne faut pas trop diminuer la résistance de l’armature en court-circuit. Les points E\C* sont alors placés plus bas ; il en est de môme de la ligne de glissement SC4' et le glissement varie davantage. Il en résulte pour le moteur en charge de plus grandes variations de vitesse et un plus mauvais rendement.
- On peut également obtenir une force d'entraînement favorable, sans augmenter autant les perles, en construisant le moteur d'une manière telle que La charge normale soit déjà située en un point plus rapproché de C°, c’est-à-dire en donnant une grande intensité au champ. Mais alors, le courant magnétisant devient très grand par rapport au courant watté et le cos f diminue et prend une valeur défavorable ; en outre, un tel moteur sera relativement grand. La grandeur du moteur est généralement déterminée par la valeur maxima «le la puissance en C", et la puissance normale en CG'résulte de la puissance de surcharge que l'on veut pouvoir obtenir.
- A ce point de vue correspond également la constante de dispersion de Rothert (’) qui fixe pour chaque capacité de surcharge un l'apport, déterminé entre le courant et le champ. Dans le diagramme, ce rapport est exprimé par c’est-à-dire par la tangente de
- l’angle C' DC. Lorsque cet angle devient égal à 45° le moteur atteint sa charge maxima. Plus cet angle est petit, plus le pouvoir de surcharge du moteur est grand. Rothert ne tient pas compte dans sa constante du courant magnétisant. Le pouvoir de surcharge d'un type défini de moteur est limité par le fait que le courant magnétisait devient finalement très grand (grand décalage), c’est-à-dire, le eos o devenant plus défavorable.
- Le courant magnétisant est déterminé par l’entrefer. Si on modifie l’entrefer, le courant magnétisant AC se modifie, tandis que tout ce qui se trouve au-dessus du point C reste invariable. On peut, par conséquent, dire comme Rothert : abstraction laite du courant magnétisant, le diagramme est identique pour tous les moteurs polyphasés. La capacité de surcharge C'” est donnée par le courant xvatté, c'est-à-dire par le rayon du cercle. Pour une capacité de surcharge double, par exemple, la charge normale correspond au demi-ravon. Le courant de court-circuit est caractéristique de la puissance du moteur et comme ce courant est sensiblement représenté par le diamètre, on peut énoncer la règle : la puissance normale d’un moteur correspond environ an quart de son courant de’court-circuit, c’est-à-dire un moteur de ioo volts ayant un courant de court-circuit de ioo ampères, sa puissance normale correspond à : —XiooX ioo X v~^ = 4»3oo watts, et avec 70 p. 100, environ 5 chevaux, c’est-à-dire, la puissance normale correspond au quart du courant et est par conséquent, proportionnelle an courant qui suffit pour faire passer le champ total par l’entrefer.
- Il est évident que, la tension étant constante, ce courant est inversement proportionnel
- sche Zeitschrift, t. XIX, p. 3aj, a6 mai 1898.
- (*) FJektrotechnis
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- au carré du nombre de spi clu champ de dispersion, portionnel à la largeur du Ainsi :
- res, qu’il est, en outre, directement proportion c'est-à-dire au diamètre d et troisièmement,
- tel à la longueur inversement pro-
- Pour augmenter la puissance, il faut par suite augmenter d et diminuer b.
- Ces manières de voir sont intéressantes et en même temps extraordinairement simples, et rendent d’excellents services.
- En se rappellant que l'on peut remplacer m par to-n^lorl.. et L par tension Xi courant i, on obtient toutes les quantités de la constante de dispersion de llothert :
- mib
- Dans la construction des moteurs normaux et à côté des conditions d’écliauffement faible, c'est-à-dire, de bon rendement, les règles suivantes servent principalement de lignes de conduite.
- Capacité de surcharge- de r 1/2 à 2 et force d’entraînement normale pour un emploi modéré de courant, faible courants vide, suivant la grandeur du moteur, à -g- du courant normal.
- Faible décalage, bon cos ip, chute modérée do vitesse.
- Il est difficile d'atteindre simultanément tous ces résultats, surtout pour les petits moteurs, étant donné qu’une valeur trop grande d'une de ces quantités entraîne toujours une valeur trop petite d’une autre.
- (A suivre.) IIeYLAND
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Sur les commutatrices, par H. S. Meyer, Electrotechnische Zeitschrift ; t. XXI, p. -267, 5 avril 1900.
- T.es commutatrices s’emploient sous trois for-
- le courant continu en alternatif, soit enfin comme génératrices produisant à la fois le coui-iint continu et alternatif. Les deux premiers cas sont parfois réunis en un seul : la même machine effectue tantôt l'une, tantôt l’autre des transformations.
- C’est le cas de la station centrale de Cleveland ffig. 1) : la commutatrice relie le réseau alternatif au réseau continu : des deux côtés elle est couplée en parallèle avec les génératrices. Un régulateur d’induction permet de faire varier la tension.
- Nous nous occuperons ici des commutatrices proprement dites, transformant le courant alter-
- natif en continu. On peut les diviser eu trois catégories.
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- i° Commutatrice-s* avec excitation shunt. — Ce tvpe est le meilleur pour les installations d’éclairage où la tension de lu eomnnitalrice doit varier indépendamment de la charge. Dans ce cas elle reçoit le même courant déwatté à toute charge : quand l’excitation est réglée de telle sorte que l'intensité soit minima à une charge donnée, il.en sera à peu pj‘ès de même à toutes charges. Ceci n’est exact que si la tension alternative est constante, e esl-à-dire si l'alternateur est compound.
- 2° Cotnmutatrices à excitation compound. — Les bobines excitatrices sont pourvues d'un enroulement série qui permet de maintenir la tension constante et mémo de la faire croître avec la charge.
- Ce compoundage est obtenu grâce à une modification du décalage entre le courant et la tension de la commutatrice : si le courant est en avance il élève la tension en passant par la self-induct.ion comprise entre la eomuiutalriee et le point de potentiel constant ; si le couraul est en retard, il la diminue. Ainsi donc, à faible charge, le courant doit retarder à forte charge, il faut qu'il avance et la réactance du svstèmc doit être suffisante. On voit donc la self-induction jouer ici un rôle favorable et contribuer à une élévation de tension. Nous mettrons ceci en lumière au moyen de deux diagrammes.
- Fig. 2 et 3.
- Dans la ligure 2, le courant C provoque une eluite de tension entre la génératrice et la coin-imitatrice !cas de la sous-excitation''. Dans la figure 3 le même couraiit et la même self-induction produisent une élévation de tension h la commutatrice, laquelle agit comme un condensateur. Dans ees diagrammes, dont la construction est évidente, C représente le courant, r la résistance, x la réactance, E la tension de la commutatrice, E_ la tension de la génératrice, Cr la chute ohmique, la chute inductive.
- 11 faut remarquer qu’une modification do l'excitation ne peut modifier la tension continue : ht commutatrice n’est pas autre chose qu’un trans-
- formateur et les tensions alternatives et continues sont entre elles dans un rapport constant, qui change légèrement, il est vrai, avec la charge, mais sur lequel l’excitation n’a aucune influence. Le champ détermine la force contre-élcctromotrice et celle-ci varie avec le champ. Suivant que celte force contre-électromolrice est supérieure ou inférieure à la tension aux bornes, le courant de la commutatrice sera en avance ou en retard et, grâce â la self, fera varier la tension alternative et par suite la tension continue.
- -— La réactance nécessaire est obtenue au moyen de bobines de self insérées dans le circuit à basse tension entre le transformateur et la coin-mulatriee.
- Pour obtenir la même tension en pleine charge et à vide, on procède de la façon suivante : on règle le rhéostat de champ de façon â obtenir la tension convenable à vide ; puis on règle la réactance introduite dans le courant principal de façon à obtenir à pleine charge, la même tension qu’à vide.
- Ordinairement, le courant à vide est égal à 3op. 100 du courant de pleine charge ; s’il est supérieur à 4° P l)>o, cela prouve, on bien que le rapport de transformation de la commutatrice n’est pas le meilleur, ou bien que la perte en ligne est trop forte, ou enfin que la génératrice donne une tension plus forte qu’on ne l’avait prévu. Dans tous ces cas, on augmente la réactance. Le compoundage se détermine par la condition d’avoir le courant minimum à pleine charge.
- Nous éclairerous cette théorie par un exemple. Supposons que nous ayons deux génératrices à haute tension de 4^° kilowatts chacune fournissant du courant sous 65oo volts à deux commutatriees de 4oo kilowatts chacune servant à la traction. Les génératrics marchent à une excitation constante correspondant à 6 5oo volts à vide. T.a longueur de la ligue est de 22 km, la perte eu ligne et clans les transformateurs est de 10 p. 100. La perte ohmique dans le circuit du tramway est de 20 p. 100, à pleine charge. Si les génératrices alimentaient la ligne sans régulation de champ, la tension continue serait de 600 volts à vide et de 000 volts en charge. Si on munit les commutatriees d’un faible rhéostat dans le circuit shunt et d’une forte résistance dans l'excitation série, il y aura une grande baisse dans l’excitation à faible charge et il y
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- imva dans le premier cas retard, dans le second j cas, avance du courant. I
- La l'orce électromotrice de self-induction de ; la génératrice est en retard de <>o“ sur le cou- : vaut ; comme le courant est'très en retard sur ‘ la tension aux bornes de la génératrice, la force électromotrice de self-induction de la généra- j trice se retranche de la tension de celle-ci et la tension aux balais delà eommutatrice est réduite à 5no volts. Si la charge croît, l'excitation croît grâce au circuit à gros fil et le courant prend de J’avance. Alors la phase de la force électromotrice de self-inductiou se rapproche de celle de la force éleel.romotricc de l’alternateur et il y a addition. Ainsi donc la perte on ligne est compensée par l'élévation de tension due à l’avance du courant. Dans notre cas. on pourrait, avec une réactance sullîsante, élever la tension a iuo volts en charge, ce qui est très utile pour les exploitations de tramways.
- Le troisième genre de commutatriees comprend les machines sans bobines inductrices. Comme l'excitation est produite par le courant de l'induit, nous aurons à toute charge un courant en retard. Le facteur de puissance sera assez bas. Même avec un très petit entrefer, le courant à vide est au moins égal a 4<> p. ioo du courant normal et le facteur de puissance de la eommutatrice est
- a i>W.me charge ^ y I-
- à i ; 2 <le ch a
- Cet inconvénient limite l’emploi des coiumu-lalrices dans les cas où l’on cherche avant tout l’économie do construction.
- L'emploi des commutatriees pour la transformation du courant continu demande des précautions. Un moteur continu à faible champ a tendance à s’emballer. Ici le danger est d’autant plus grand que le courant alternatif en retard affaiblit encore le champ ; la eommutatrice commence a augmenter de vitesse, ce qui augmente la fréquence et par suite la réactance ; le retard du courant augmente et l’emballement se produit. Pour éviter ce danger, il faut prendre des commutatriees surexcitées et se servir d’interrupteurs à force centrifuge. On peut aussi
- adopter une excitatrice séparée sur l’arbre de la eommutatrice : si la vitesse augmente, le courant d’excitation augmente aussi et le champ est renforcé. E. B.
- Essais d’une dynamo à courant continu munie de deux enroulements indépendants, suivant le procédé Weston. par le professeur A. Scngel (Rariusladti. Elcktrotechnischc Zeitschrift. t. XX, p. Ï2Ï et r>.j8, 27 juillet ct3 août 1890.
- Le système d’enroulement Weston [D. R. P u" 21 184') consiste dans l’emploi de deux ou plusieurs enroulements identiques, emboîtés les uns dans les autres, les différentes sections correspondantes et voisines aboutissant séparément a des lames de collecteurs juxtaposées et réunies sur un seul collecteur.
- Les deux lames appartenant â une même section, sont séparées l’une de l’autre par les lames correspondant aux sections des autres enroulements, et par suite les balais placés clans la zone neutre, pour pouvoir eourt-circuiter une scclion, doivent avoir une largeur au moins supérieure à la largeur de «-ï lames, si n est le nombre, des enroulements différents.
- La figure 1 se rapporle à une dynamo bipolaire munie de deux enroulements.
- Fig. T.
- Si en plus des deux balais ordinaires, on place en un point quelconque du collecteur un troisième balai, dont la largeur soit au plus égale à celle d’une lame, ce balai ne pourra jamais court.-cireuiter aucune section : il en résulte que ce troisième balai, même placé sous les pôles pourra fonctionner sans étincelles.
- L’auteur a d’abord effectué une série d’essais sur une dynamo Sehuekcrt, à deux enroulements série en tambour entremêlés, dont les constantes étaient 34(> volts, 3ôo ampères, 4°° tours-minute. Dans ces essais, il a reconnu que l'on pouvait employer trois balais, sans danger pour le collecteur, même en 11e chargeant qu’un seul des deux ponts ainsi obtenus. Toutefois, la for-
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- mntion des étincelles était très différente d’après la nature des connexions et de la charge, suivant une loi que ces essais, trop courts, furent impuissants à établir. A l’automne de l’année 1898, l’auteur a entrepris une nouvelle série d’essais sur une autre dynamo Schuckert, type A E 3o, donnant 318 ampères sous 110 volts à 8oo tours-minute.
- Ces essais ont porté sur les trois points sui-
- i“ Etude de fonctionnement de la dynamo' h vide, avec uu troisième balai ;
- 2 ".Etude de la dynamo chargée sur un seul pont;
- 3° Emploi de la dynamo comme coinmuta-
- La tige du troisième balai, que nous désignerons sous le nom de balai O, était portée par une traverse en bois, reposant sur les tiges des deux autres porte-balais ; le passage des trois tiges dans la traverse était assuré par une lon-
- gue fente i.Iig. 2:, ce qui permettait de faire varier la position du balai O, dans de larges limites entre les deux autres balais.
- I. FOXCTIOXXEMKNT DE I.A DYNAMO A VIDE, AVEC
- in TiioisiÈ.ME h ai. ai . Dsuis ccs premiers essais l'auteur a employé les 4 modes de montage du troisième balai, représentés dans les figures 3-6.
- T,es dispositifs 1„ et 1 ont donné le même résultat quant à la formation d'étincelles; de même IJ et II„ se sont comportés de la même taçon l’un que l’autre, mais fort différemment, des premiers; et par suite une grande partie des essais n’a été effectuée que sur les positions I et 11 ; les positions I donnaient notablement plus d’étincelles que les positions II.
- La formation d'étincelles dans la marche il vide s’explique par le phénomène suivant :
- lorsque le balai O repose sur deux segments du collecteur, il établit entre les deux enroulements,
- en plus des deux liaisons qui existent entre eux aux balais principaux, une troisième liaison supplémentaire. Or, par suite de la juxtaposition des deux euroulements, la tension induite dans ces deux enroulemeuts, entre un balai principal quelconque et le balai O, n’est pas la même pour les deux : mais elle diffère dans les deux cas d’une quantité égale à la demi-tension induite dans une section placée au même point du champ magnétique que le balai O.
- Il s’établit donc, à travers le balai O, un courant de circulation entre les deux enroulements, de chaque côté de ce balai par rapport aux balais principaux, et ces deux courants dans les deux pouls traversent le balai O dans le même sens. C.e phénomène ressemble beaucoup à cc qui se passe dans la commutation sous les balais, pour les dynamos ordinaires, avec cette double différence que : î" la résistance de court-circuit comprenant ici lout l’enroulement est notablement plus grande que dans le cas ordinaire ; 2" les courants de circulation changent de sens alternativement à chaque passage d'une lame sous le balai O. avaut ainsi une fréquence élevée, d'où il résulte que la self-induetiou du circuit .'bien que faible à cause de la position relative des deux moitiés de ce circuit, analogue au dispositil de bobines sans self;, diminue d’une façon notable la valeur de ces courants.
- Pour étudier la perte d’énergie résultant de ccs étincelles, on a fait tourner la dvuamo comme moteur à vide, sous mie tension de 120 volts, une excitation constante de ampères, et une vitesse de J90 tours-minute
- Le balai O était en cuivre, avec largeur 3o mm,
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- 5 mm ; la largeur de la surface de con-9.4
- d'énergie, on
- polarité différent, l’interruption des
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- lame'', deux ampèremètres, l'un A, à fil chaud dunnant la valeur efficace du courant, l’autre A2 du tvpe Weston, donnant la valeur movenne de ce courant : ce circuit était branché aux bornes d’une résistance li2 en même temps qu'un voltmètre Weston : une résistance R, disposée sur le circuit principal de la source de courant B (70 volts environ), servait au réglage de ce circuit, dont le courant était indiqué par un ampèremètre Weston A,.
- Le nombre d’interruptions par seconde étant 3-5, la formation des étincelles au collecteur était très différente suivant la polarité du balai Bj : la quantité d’étincelles produites est indiquée dans le tableau suivant, par des nombres variant de o à 5, o représentant l’absence complète d’étincelles, et o, des étincelles énormes sautant par dessus le balai. La résistance du court-circuit au repos était pour les balais de cuivre o, 30 ohm, et pour les balais en charbon,
- Les nombres du tableau I correspondent deux par deux, à des valeurs égales de B,, mais à deux positions différentes (I et IP du commutateur P.
- 11. EoXCTIOXXKMKNT DE LA DYXA.UO CIUllOLE SI'H
- ux seul poxt. — Dans ce cas, les effets de la polarité de la machine se luisaient sentir dans le môme sens que précédemment sur la formation des étincelles, quoique avec une intensité plus iai-ble.
- Mais une différence beaucoup plus importante dans la quantité d’étincelles se manifestait suivant que le pont chargé se trouvait en avant ou en arrière du balai O, dans la direction de la rotation de l'induit.
- Dans le premier cas, la production des étincelles diminuait quaud la charge augmentait, jusqu’il devenir nulle, et si alors on surchageait la machine, elle se manifestait de nouveau en augmentant peu à peu ; dans le second cas au contraire, elle augmentait très rapidement avec la charge.
- Si on chargeait inégalement les deux ponts, la différence entre ces deux charges agissait absolument comme une charge sur un seul pont.
- Ces phénomènes tiennent à deux causes, dont les effets se superposent.
- D abord, le champ développé par les courants induits agil dans le premier cas (charge sur le pont en avant du balai O}, dans un sens tel, qu’il contri-
- Tahleau I
- bue à affaiblir le champ résultant sous le pôle, il l’endroit où est placé le balai O (fig. 12) le courant de court-circuit qui dépend de la demi-tension induite dans une spire en ce point, est par suite diminué dans la mémo proportion.
- Au contraire, si la charge est en arrière du balai Ü, le champ de l’induit tend à renforcer le
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- champ principal sous le balai O, cl le phénomène est inverse du cas précédent.
- La seconde cause de la différence observée,
- tient à la répartition du courant dans les enroulements.
- Lorsque le balai O repose également sur deux lames, chaque enroulement fournit le même courant au circuit extérieur : mais datis chacun de ces enroulements,, le courant de circulation se combine avec le précédent, et augmente le courant. résultant dans un enroulement tandis qu'il l’affaiblit dans l'autre.
- Fig. i-3.
- Si on sc reporte a la ligure i3, pour un sens de marche de droite à gauche, dans le premier cas [traits pleins), on voit que l'interruption se l’ait entre le balai 0,"et l’enroulement parcouru par le courant le plus faible (enroulement supérieur il riuslaut représenté par la ligure ,i3) ; à un moment donné, pendant l'augmentation de la charge, le courant de circulation compense le courant de charge, et il n’y a pas de courant dans le circuit interrompu, et par. suite pas d’étincelles. Puis le courant résultant change de sens et augmente ensuite avec la charge.
- On voit facilement que dans le cas de la charge en arrière, (traits pointillés de la figure id;, l’interruption sc fait au contraire sur le circuit où le courant est le plus grand, ce qui concorde avec le résultat énoncé plus haut. •
- Le tableau II résume les résultats d’essais, faits avec deux balais de cuivre, puis deux balais dp charbon : on a observé que l'emploi simultané d’un balai de cuivre et d’un balai de charbon donnait de bons résultats.
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- L'auteur a étudié le fonctionnement du balai O, dans une dynamo à enroulement ordiuaire, avec excitation très faible. Il a employé dans ce but une dynamo bipolaire Schuckert à anneau, type Z P’ io, de i4o volts, 70 ampères.
- Dans la connexion I (fig. 14) > les étincelles au balai O, très fortes à vide, disparaissaient complètement pour les charges et les excitations
- Excitation on ampères . , 0,84 i,uo 1,40
- III. Emploi de la dynamo comme transformatrice de cochant coxt inc EN COURANT CONTINU.-Là
- figure 16 représente le fonctionnement en trans-
- Fig. it>.
- formatrice, aveG la connexion II. Ce mode d'emploi permet d'étudier facilement les pertes dans le cuivre, relatives au fonctionnement en charge
- sur un seul pont. Les pertes dues au fer et aux frottements se mesurent par un essai à vide. La perle dans le cuivre se déduit do 1 étude de la répartition des courants dans l’armature.
- Lorsque le balai O repose sur une seule hune.
- (fig. 17), si on désigne par r la résistance d’un enroulement entre deux balais, et par R = — la résistance totale de l’induit, par x la résistance d’un enroulement entre les balais. O et —, on a les relations
- La charge du pont O —, augmentait considérablement les étincelles. Dans la connexion II, (fig. 10), la charge donnait les mûmes résultats, mais les étincelles à vide étaient notablement plus faibles, ce qui coïncide avec l’étude de la dynamo Weston précédente.
- TV'W
- . 4r—$x
- u-
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- Lorsque le balai O repose sur l’autre enroulement, il y a interversion de ces valeurs, et il en résulte les oscillations suivantes du courant :
- Dans la partie b, entre les balais O et le courant varie de —à4i valeur absolue de la variation étant ainsi — 4-
- Dans la partie C entre les balais — et O, le courant varie de
- On a alors
- la variation étant en valeur absolue'—— ir Dans la partie n\ il n7y a pas de variations.
- Les pertes dans le cuivre dépendent de la loi de ces variations, loi qui n’est pas connue. L'auteur les calcule dans deux hypothèses différentes :
- i° Variation sinusoïdale entre le minimum et le maximum.' — Le courant peut sè mettre sous la forme
- )ans cette hypothèse les pertes dans le cuivre I. données par
- M(i4) •= /'2 +—i"V
- f ici, pour la partie a
- pour la partie b
- pour la partie <;
- soit en tout, après calculs faits
- (•Kl-
- Kl-
- 2° Loi de variation représentée par des rectangles. (Le courant ic passe brusquement d'un enroulement à l’autre).
- Le tableau Tïl résume tous les résultats du fonctionnement en "transformatrice : l'excitation constante était de 5 ampères? o, 0^8 ohm.
- Uenuirquer que daiis le i. qui intervient datis les formules, il faut déduire les 5 ampères d’excitation. Le balai O était composé île deux balais
- Le nombre de tours mesurés dans les essais de 1 à 18, sont plus élevés, et dans les essais 19-21, plus faibles, que les valeurs correspondantes aux forces électro-motrices à vide : le rapport à vide entre le nombre de tours et la force électro-motrice pour 5 ampères d’excitation, étant
- 6, 3.
- On remarquera aussi que c’est l’hypothèse de variations brusques (rectangles' qui coïncide le mieux avec les résultats déduits des essais : la coïncidence est moins bonne dans les essais 19-2i, ce qui est probablement du à ce que dans cette connexion, l’enroulement à force électromotrice plus élevée est parcouru, en plus du eouranttotal, par un courant de circulation (voir plus haut).
- Conclusion. — Au point de vue pratique, on peut employer la dynamo h enroulement Weston, étudiée plus haut pour distribution à trois fils, avec balais en charbon, si les différences de charge ne dépassent pas 20 p. 100. Seulement il faut remarquer que pour le réglage de la tension entre les deux ponts, il est nécessaire de faire varier la position du balai O.
- L’emploi de la dynamo semble plutôt recommandable, comme transformatrice de courant continu en courant continu, surtout si les variations de la charge sont modérées, et si la machine peut être spécialement construite pour une charge donnée.
- Enfin à un autre point de vue, des essais de ce genre peuvent conduire à des aperçus inté-
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- Tableau III
- ressunts sm- la question délicate des étincelles dans les dvnamos ordinaires. A. M.
- MESURES
- Emploi du tube de Braun pour les mesures de puissance et la représentation des courbes d’hystêrêsis, par L. Kallir. Zeitschrift, fur Elektro-technik, t. XVIII, p. i38. 18 mars 1900.
- Le tube de. Braun est très commode pour représenter une intensité ou une tension périodique. Le courant alternatif passant dans une bobine voisine du tube, dévie le faisceau cathodique d’une quantité proportionnelle à sa propre intensité, et sur un écran fluorescent il se produit une bande lumineuse dont la longueur est proportionnelle au maximum de l'intensité. Si on veut connaître l'intensité moyenne ou eil'ec-tive, il faut s’arranger de telle sorte que les déviations correspondant aux divers instants, ne se superposent pas. A cet effet, Braun s’est servi d’un miroir tournant, Zenneck, d’une bo-
- bine auxiliaire agissant sur le faisceau cathodique et dont le champ est perpendiculaire à la première ; Wehnelt photographie l image de la tache fluorescente sur des plaques mobiles.
- Dans la mesure des puissances avec le tube de Braun, un mouvement auxiliaire est inutile. On peut lire directement la valeur moyenne de l'image.
- 1. Représentation et mesure des puissances.
- Sur le faisceau cathodique agissent deux bobines dont les axes sont perpendiculaires entre eux et uii tube. L'une S,, est parcourue par le courant I de l’appareil dont on mesure la puissance E(, l’autre S* est branchée aux bornes de l'appareil et est traversée par un courant i proportionnel à la tension A.
- Supposant les Courants sinusoïdaux on a
- Le champ F, de la bobine S, est F, =r CU„
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- 36
- Le courant i est en retard sur A à cause de la self-induction de la bobine S2. Si la résistance R
- 1-MWW
- La surface totale est donc
- <P = à,nar — o) sirnof dt
- FiS: 1.
- est petite et la réactance L2 10 très grande, le retard de i sera voisin de de période et le champ de la bobine S3 sera
- Sous l'action des deux champs, la tache lumineuse décrit une courbe sur l’écran FS : dans le cas actuel 011 a une ellipse (fig. 2 a). L’abcisse
- autrement dit elle est proportionnelle à la puissance moyenne
- Comme cas particulier, si l'appareil d’utilisation est non inductif, I et A sont en phase et par suite I et i décalés de . On obtient alors un champ tournant et l’image sera une ellipse dont les axes coïncident avec les directions F, et F2 (fig. 2 b). Quel que soit le sens dans lequel cette ellipse est parcourue, le produit F4 et F2 a toujours le signe -J-. Le travail est constamment positif. On peut ainsi étalonner l’appareil en se servant d'une résistance non inductive r connue et en mesurant le courant I. 1 watt est représenté par la surface
- Si l’appareil A est purement inductif 1 et A sont décalés de donc 1 et i de 7:. L’image décrit une ligne droite (fig. ü <') : comme on devait s’v attendre la surface est nulle. Cette expérience sert ù vérifier s’il est bien exact que A et i sont décalés d’un quart de période.
- Si le courant et la tension 11e sont pas sinusoïdaux, la puissance est encore mesurée par la surface. Soit
- On a alors
- d<P~ K2Fj<fl’\ = K2Ct2I„ (si» nojt — o„)
- de chaque point, est proportionnelle au champ F, et l'ordonnée au champ F,, Soit K la constante de proportionnalité. La petite surface ombrée a pour valeuç
- tl'P = K.âF4rfF2- '
- =2 Clmar Anw_, — ®) sin A , • .
- La surface 'I* est encore proportionnelle à la
- En employant le dispositif de la figure 1 011 commet une erreur : le courant de S, est égal à celui de l’appareil augmenté du courant i. O11 peut compenser la déviation produite par i, lors de - son passage en Si, en faisant passer ï dans une troisième bobine Sa et disposée de telle
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- v,orle que son action annule celle du courant i de S,.
- i. Mesure des puissances dues à l’hystèrésis. - -Si l’appareil d’utilisation est un anneau de fer avec un bobinage de faible résistance, l'hysléré-sis consomme à peu près seule le travail et la courbe de l'écran fluorescent à la forme d’une courbe d’hystérésis. Les abeisses sont en effet proportionnelles au courant magnétisant, par suite à la force magnétisante, les ordonnées sont proportionnelles au nombre ; des lignes de force de la bobine S2 on a
- c dt
- D’autre part si on appelle /. le nombre des ligues de force de l'anneau.
- </Z — <•,, dz.
- On obtient donc une courbe d’hystérésis
- ,,;K; a '<*)•
- Si on étalonne l’appareil au moven d'une résistance non inductive, on déduit de la surface de la courbe d hv stérésis, toute la puissance perdue dans le noyau de fer et en divisant par le volume on a la perte par cm5.
- 111. -1////-C méthode pour représenter les
- courbes il'hystérésis. On soumet le ravon cathodique à l’action de deux champs rectangulaires ; l'uu est produit par le 1er même que l’on étudie et la déviation correspondante est par suite proportionnelle à B, l’autre est produit par le courant magnétisant et donne une déviation proportionnelle à II.
- Le dispositif simple de la figure 3 a l'inconvénient d’exiger une bobine S, beaucoup plus longue que le 1er à étudier pour produire dans ce dernier une induction uniforme. ‘Cette induction uniforme s'obtient plus facilement avec le dispositif de la figure 4 : le 1er à essayer reçoit la forme d’un anneau ouvert pour laisser passer le tube cathodique. On règle la grandeur de la déviation produite parS^n faisant varier le nombre de pôles ; de meme on règle la déviation produite par S, en éloignant, en approchant Si du tube.
- IV. Dispositif expérimental pour représenter les courbes d'hystérésis. On peut actionner le tube de Braun soit avec une machine à influence, soit avec une bobine de llhumkoi'ff. Dans le premier cas, les décharges sont continues et la tache fluorescente décrit une courbe continue, inégalement éclairée, car les parties tombantes de la courbe sont parcourues plus rapidement et par suite moins lumineuses que les pointes.
- Fig. 3.
- En employant une bobine, les décharges se font avec la fréquence des interruptions. Si c’est la même fréquence que celle du courant alternatif. on obtiendra sur l’écran non pas une courbe mais un point, qui est toujours a une certaine distance de sa position de repos ; la déviation est déterminée par le moment de la période où sc produit l’interruption, silo nombre des interruptions est un peu différent de la fréquence du courant, le point lumineux se déplace avec une vitesse qui dépend de la différence des fréquences. Comme l'écran reste fluorescent quelque temps après avoir été impressionné, la cour!»* apparaît pâle avec un point brillant qui la parcourt. E. B.
- Inscription électrostatique et inscription èlectrochimique des courants électriques, par P. Grützner. Dr. Ann. t. I, p. avril 1900.
- L'auteur compare à la méthode d’inscription électrostatique décrite par Kbmg récemment la méthode èlectrochimique que lui-même emploie depuis 1885. Ce dernier procédé consiste à envoyer le courant dans deux électrodes de platine appuvant légèrement sur une feuille de papier
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- imprégné d'iodure de potassium amidonné (fi. I plus réguliers que ceux obtenus par la méthode Il estime qu’on réussit ainsi a enregistrer des électrostatique: les exemples de tracés qu il courants plus faibles et que les tracés sont | reproduit sont à vrai dire bien nets. M. L.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance. du ?.< juin 1900,
- Sur ia discontinuité de l’émission cathodique, par P- Villard. Comptes'rendus, i: C.XXX. p. 17)0-1753.
- Dans des recherches, laites il y a un an environ au Laboratoire de Physique de la Faculté de Médecine, l’auteur a établi que rémission cathodique d’un tube de Crookes est un phénomène discontinu, aussi bien dans le cas où l’on se sert d’une machine statique qu'avec la bobine de Rulimkorff ordinaire ou uii transformateur.
- 1. Cas des courants alternatifs. —Le tube de Crookes est mis en activité par lé courant secondaire d’une bobine d’induction dont le primaire est parcouru par un courant alternatif, l.’anode est placée dans un tube latéral étroit, ce 4111 arrête Tune des alternances. Le faisceau cathodique traverse un diaphragme à ouverture étroite et donne sur la paroi de l'ampoule une tache fluorescente très nette et' de petites dimensions 'de 1 mm a 4 01m), .
- Un champ tournant, produit au moyen d’une dérivation du courant primaire (42 périodes), dévie le faisceau et tend à faire parcourir à la lâche fluorescente un arc de circonférence correspondant h la fraction de période pendant laquelle le tube fonctionne. Si l’émission cathodique était continue, la périodicité du phénomène, jointe à la persistance des impressions, ferait voir l’arc de circonférence en question comme un ruban lumineux continu et fixe. O11 observe au couti-airé une série de taches lumineuses distinctes; en nombre'variable avec l’état du tube, paraissant quelquefois) fixes pendant plusieurs secondes, et distribuées circulairc-ment. L’émission cathodique' est donc diseon-
- (<) Cf. Janet. Soc. franc, de phrs., 189.4; p. iy2.
- tinue ; elle se compose d'une série d’émissions partielles également déviées, c’est-à-dire à po-tenliel constant; Ces décharges successives sont d’autant plus nombreuses, et occupent par suite une fraction d'autant plus grande de..la demi-période utile, que le tube est moins résistant.
- Chaque tache lumineuse correspondant à une décharge partielle est allongée dans le sens de la rotation du champ : elle présente des appendices indiquüiil qu’au début et à la fin de l’émission les rayons sonl plus déviés qu’au milieu. Ceux du début sont les moins intenses.
- La courbe figurative du potentiel de décharge pour une demi-période présenterait donc uu palier correspondant à 1 ensemble des émissions, avec une légère surélévation pour chaque groupe de rayons.
- II. Cas d’une bobine à interrupteur. — Le tube est disposé comme précédemment ; les interruptions du courant primaire (source continue) de la bobine sont produites par un diapason dont la période soit un sous-multiplc de celle du champ tournant. Les taches lumineuses produites par les décharges paraissent ainsi immobiles. La forme de chacune de ces taches est la même que précédemment.
- Dans ces expériences le champ 11’était pas assez intense pour dissocier chaque décharge partielle. Mais les travaux de M. Birkeland nous apprennent que cette dissociation donnerait un spectre cathodique discontinu. Les rayons inégalement déviables étant émis successivement d’après ce qu’on vient de voir, M. \illard en conclut que chaque décharge partielle est elle-même formée de plusieurs décharges distinctes, de durée inappréciable, dont chacune correspond à une chute de potentiel particulière.
- III. Cas de la machine statique. — Avec une machine statique, munie ou non d’un condensateur, la décomposition du courant sc produit comme avec l'alternatif', à cela près que les taches
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- lumineuses sont régulièrement distribuées sur toute une circonférence. Le-résultat est le même si le tube est relié seulement a un condensateur chargé ('). La fréquence des décharges dépend de l’état du tube et surtout de la surface de l’anode.
- L’absence de périodicité rend difficile l’analyse de chaque décharge, mais un autre phénomène se manifeste, qui n’est pas sans intérêt. La machine munie d’un condensateur étant en activité, si l’on vient à l’arrêter, l’émission cathodique cesse au bout de quelques instants, mais le condensateur reste chargé. Si l'on accélère au contraire la rotation des- plateaux, il arrive un moment où le condensateur se décharge brusquement dans le tube, avec un bruit sec. L'émission qui se produit alors donne des ravons plus déviables, c’est-à-dire moins énergiques qu’auparavant, et même si la capacité du condensateur est grande (inoo U.C.G. S. par exemple), toute fluorescence de l’ampoule disparaît et le gaz résiduel s’illumine en masse.
- L’émission cathodique régulière, à potentiel constant, apparaît ainsi comme analogue a l’aigrette qui se produit à l’air libre entre les boules trop écartées d’un excitateur. La déperdition qui en résulte empêche que le potentiel explosif ne soit atteint, mais ne décharge pas un condensateur relié àla machine. Le second mode de décharge est au contraire comparable ù l’étincelle disruptive.
- Sur le tèlègraphone, par V. Poulsen. Comptes rendu.,, t. CXXX. p. 1754-1755.
- Dans celte note, présentée par M. Maseart. hauteur indique le principe du télégruplione, appareil décrit récemment dans ce journal (t. XXXII, p. 16 juin1). D’après celte noie, Vidée du
- dispositif permettant la téléphonie en duplex est duc à M. l'ederseti, assistant de M. Poul-
- Sur le développement et la, propagation de ronde explosive dans des mélanges contenant de l'acétylène, par H. Le Chatelier. Comptes rendus, t. CXXX, p. 1751-1758.
- Dans ces recherches, l’auteur s'est servi de la
- indiqué par M*. II. Iîmssou.
- Vj II a été dit dans ect article que l'appareil est exposé à la section néerlandaise ; c'est à la section danoise qu il
- mélhode photographique; il a opéré sur des mélanges d’acétvlène avec l’oxvgène ou l’oxyde azoteux ou l'oxyde azotique vunsi que sur des mélanges d'oxyde de carbone et d'oxygène.
- i° Développement de l'onde explosive. —• Les mélanges d’acctylène et d'oxygène allumés avec une étincelle électrique prennent immédiatement des vitéssès- de propagation de la flamme très grandes, de plusieurs centaines de mètres par seconde, et cette vitesse s'accélère rapidement jusqu'à dépasser un millier de mètres : puisTonde explosive caractérisée par une vitesse plus grande encore et rigoureusement uniforme prend brusquement naissance T).
- Dans le cas des mélanges, «acétylène enfermés dans un tube de 10 mm de diamètre et allumés avec une étincelle électrique, l’onde explosive a spontanément pris naissance après les parcours suivants de la flamme : " -
- icm* -1- OV . 1 m OH4-f aÀzO. . o,aom
- (TH4-j-O4. . o,o5 - - CTII2 4- GAzO. . o,5o »
- (TH2 -h SO2 .. 0, i5 0 . C2il- -f- aAz20 . 1 »
- C2H2 4- joO2. 0,80 u . CTH2 -j- 6Az2ü . 0,10 »
- il n’y a, dans aucun cas, continuité entre la période variable et Tonde explosive. Celle-ci prend naissance à une certaine distance en avant de la flamme à vitesse variable, à o,o;> m dans le mélange C'II2-4-02. Ce fait est, accusé par un ressaut delà courbe photographique enregistrée, le prolongement de. la droite correspondant a l’onde vient couper la ligne courbe correspondant à la vitesse variable un peu avant son extrémité. Dans cette période variable, la Humilie
- p) Lo phénomène initial est tout différent de celuique l'on observe avec les mélangé» d’h'ydvogcnc, de sulfure de carbone dans lesquels la vitesse initiale ne dépasse
- mélanges d'acétylène l'oxygène par. du protoxyde ou du bioxyde d'azote, l’allure générale n’est pas sensiblement modifiée. Dans le cas dos’mélànges d'oxyde de carbone et d'oxvgène, l’itiflAmination par Une' étincelle donne des vitesses initiales très lentes, de quelques mètres par seconde seulement, trop Unîtes pour être, enregistrées avec un dispositif expérimental dans lequel la plaque photographique se déplace à raison clc8;§om par seconde. En allumant ce mélange avec une petite amorce de poudre chloralêe on'obtient-do suite des vitesses-d’un millier de mètres par ‘ seconde, mais cependant l’onde explosive
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- Tome XXIV.
- Samedi 14 Juillet 1900.
- 7* Année. — N" 2S
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU. Professeur à l’Kcolc Polytechnique. Membre do l’Institut. - A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de 1 Institut. • D. MONNIER. Professeur à l'Keole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à lu Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à ] École des Mines, Membre de l'Institut. — A. WITZ. Ingénieur des
- L'EXPOSITION UNIVERSELLE
- CROUPE ÉLECTKOGENE A COURANTS DIPHASÉS UE KILOWATTS DE LA MAISON J. FAllCOT
- La maison J. Fareot. es! une des raves maisons qui exposent un groupe élcoLrogéne construit complètement dans leurs ateliers; l'alternateur, comme lo moteur à vapeur sortent eu effet des ateliers do Sainl-Ouen.
- Dans son ensemble, le groupe électrogène l-'arcot constitue une des curiosités de l'Exposition électrique, car il fournit une des meilleures solutions d'un problème dont l'importance se fait de plus en plus sentir. Nous voulons parler du problème de la marche en synchronisme des alternateurs-volants attelés à des moteurs monocylindriques.
- La question du fonctionnement en parallèle des alternateurs n’a pas cessé d'être étudiée depuis dix ans; à l'heure actuelle, avec les perfectionnements réalisés dans la construction et dans la conception des dynamos ordinaires à courants alternatifs, on en est venu à ne plus voir dans le problème du couplage des alternateurs modernes qu’une question d’ordre purement mécanique. On admet en général que la seule difficulté à réaliser est d'obtenir une constance suffisante de la fréquence, ou ce qui revient au même, du coefficient d'irrégularité du moteur à vapeur (rapport entre la variation de vitesse instantanée et la vitesse moyenne par tonrL
- La valeur du coefficient d’irrégularité exigée par la plupart des constructeurs électriciens est de t/200 au maximum ; dans ces conditions l'importance du volant serait telle que les turbines, les moteurs jumelles, compound ou non. et les moteurs à détentes multiples pourraient seuls être employés avec succès pour la commande des alternateurs destinés à fouelionner en parallèle.
- Et pourtant, d'autre part, sans vouloir faire ici une étude comparée des divers types
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- de machines à vapeur, nous pouvons néanmoins rappeler que les moteurs monoeylindriques présentent dans certains cas des avantages incontestables. La consommation de vapeur par cheval indiqué on pleine charge y est en effet peu différente de celle consommée dans les moteurs à plusieurs détentes tandis que le rendement mécanique en ost beaucoup meilleur par suite du plus pel.il nombre d'organes.
- En outre, les machines'monocylindriques ont ce grand avantage que leur consommation par cheval indiqué ne varie que très peu pour mu* grandi* variation de la puissan ce développée.
- lien résulte que l’emploi de ces machines est désirable pour la commande des alternateurs des stations centrales à cause de la variation assez considérable de puissance aux différentes heures de la journée, et île la nécessité de fournir les courants dôwallés nécessaires à l'excitation des transformateurs à vide, courants qui limitent Ja puissance vraie débitée par les machines.
- Enfin il ne faut pas oublier que l'obéissance du moteur à son régulateur, condition très importante dans le couplage en parallèle, est beaucoup plus complète dans les machines monoeylindriques. puisque celui-ci agit sur la totalité de la détente, ce qui n’a pas lien dans les moteurs à détentes multiples.
- L’emploi des amortisseurs J lutin et Leblanc dont la maison Earcot est la seule concessionnaire en France a permis de faire disparaître la seule objection à l’emploi des moteurs monoeylindriques dans les stations centrales à courants alternatifs avec marche en parallèle. Les succès obtenus au secteur des Champs Elysée* (- alternateurs de boo kilovolts-anipèresi, et au secteur de la Société d'Eelairage et de Force à Saint-Ouen (4 alternateurs de 35o kilovoits-ampères.i, à la station centrale de Saumur, etc., constituent des arguments suffisamment concluants eu laveur de ce système pour qu’il soit inutile d’insister plus amplement.
- La marche en parallèle avec l'emploi des amortisseurs peut, en somme cire considérée comme parfaite même avec des coefficients d’irrégularîlé assez, désavantageux en apparence vi/t5 environ pour les alternateurs du secteur des Champs-Elysées), lorsqu'il s’agit d'éclai-rage.
- La régularité est du reste encore augmentée avec des positions de bielles convenables par F accouplement des machines par suite de la grandeur relative du couple synchronisant.
- La question est un peu différente, et c’est ici qu’apparait la nécessité d’employer des dynamos volants assez lourdes, lorsque les alternateurs alimentent des red resseurs de courant dont l'inertie est faible comme c’est le cas pour les transformateurs rotatifs de if\L IIutin et Leblanc, à l’alimentation desquels l’alternateur exposé est destiné.
- Daus ce cas, la variation angulaire de l'alternateur doit avoir une valeur plus faible, sans néanmoins correspondre aux valeurs de 1/200 dont nous parlions plus liant.
- Les moteurs monocvlind riques sont encore ici très économiques, mais il convient alors de donner à la partie mobile un poids assez fort, nullement en rapport avec celui qui conviendrait à l'alternateur proprement dit. On est obligé pour ce faire : soil à'habiller la dynamo dans des proportions exagérées qui nuisent quelque peu à l’élégance de sa forme, soit d’adjoindre à F alternateur un volant spécial, soit enfin d’employer un genre de dvnamo utilisant complètement au point, de vue magnétique la jante de poids imposé du volant. Les dynamos à flux ondulé sont tout indiquées pour ce dernier cas.
- Ai, point de vue économique la, dernière solution se rapproche de la première laquelle doit être préférée par suite do la plus grande simplicité et du peu de dépense d’excitation.
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- On a beaucoup t'orit depuis dix-lniit mois sur les dynamo?-^à flux ondulé; et celles-ci n'ont en somme été ijii'un intermédiaire dans le développeinènt des alternateurs à pôles ' séparés.
- * .La seule raison d'étre des machines ordinaires à fer tournant est leur grande vitesse
- périphérique particulièrement commode pour obtenir une largeur de pôles suffisante dans les dynauios à grande vitesse angulaire ; des vitesses linéaires de Ü5 à 4<> ni, étant employées 1 maintenant dans les machines à pôles séparés grâce à l’adoption d'enroulement en conducteurs à section carrée ou en bandes de cuivre sur champ, ce genre de machine au point de vue électrique pur n'a donc pins de chance d’étre employé que pour l'obtention do vitesse linéaire comprise entre 5o et ioo m par seconde-,
- £Léoat/on.
- \u point de vue qui nous occupe1, la dynamo de poids imposé, la question est tout autre; lés inconvénients inhérents aux machines à fer tournant ordinaires et qui les ont fait abandonner si rapidement : forte induction dans l'entrefer et fuites magnétiques exagérées, ; n’ont plus déraison d'être. Kn construisant les machines à fer tournant dans lesquelles l'induction dans l'entrefer a la même valeur que dans les machines à pôles séparés, on n'a pas . à craindre les eiï'ets d’attraction magnétique en cas d’entrefer dissymétrique qui ont été constatés dans les dynamos à 1er tournant.
- En adoptant, dans le circuit magnétique inducteur, naturellement en fonte, une saturation très faible, on fait disparaître l’importance des fuites magnétiques. ;
- Knlin la vitesse linéaire ordinaire des volants permet facilement el sans le moindrep inconvénient l'emploi d'une bobine magnétisante mobile, disposition très commode pour' le Imbinage rapide de l'inducteur.
- ('/est celte solution, comme on le voit, assez, originale qu'a adoptée la maison J. l-'nreotô pour sou alternateur diphasé.
- Ces considérations posées, nous allons décrire l’ensemble du groupe en insistant:
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- plus spécialement sue la dynamo et sur les particularités qu elle présente au point de vue électrique.
- Moteur a vapklh. — Le moteur à vapeur monocylindrique est du type normal de la maison J. Kareot. et présente tous les perfectionnements de détails introduits par cette maison pendant ces dernières années.
- La vitesse angulaire est de 78,5 tours par minute, le diamètre du piston est de 1 ni et la course de r,35 m. A la pression de 7 kg et à condensation la puissance du moteur est de poo chevaux indiqués à ijio et de 1 3oo à 2/10 d’introduction. A 3''io d’introduction la puissance du moteur peut atteindre 1 600 chevaux indiqués.
- Le régulateur est muni d’un écrou, vissé sur une tige filletée. et servant à obtenir un
- Fut e>i plan
- réglage continu de la vitesse pour la mise en synchronisme de l’alternateur avec les alternateurs en service et pour le réglage de la charge absorbée par la machine lorsque le couplage est effectué.
- La ligure 1 est une photographie et les ligures a et 3 des vues de face et en plan du groupe complet.
- Alternateur. — L’alternateur Comme nous l’avons vu plus liant est à flux ondulé et à courants diphasés, nature de courants imposée par l’installation existante à l'agrandissement de laquelle le groupe est destiné.
- La puissance est de 880 kilovolts-ampères avec un cos o de o,85.
- La tension simple est de 2 aoo volts et l’intensité du courant de pleine charge, 200 ampères par phase. T.a fréquence est de 4'-*- périodes par seconde ce qui avec la vitesse de 78,0 correspond à f>4 pèles, soit 32 saillies polaires par couronne inductrice.
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- Induit. — La carcasse de l’induit fixe se compose (üg. 4 et 5) de deux couronnes de fonte mt mt portant intérieurement les deux piles do tôles p,p2 formant les circuits magnétiques de l’induit et serrées à Laide de segments en fonte qK </,.
- Les faces en regard des deux couronnes sont munies de saillies nt n. dont lo nombre est égal à celui des bobines de l’induit, 64. et qui ménagent entre elles des espaces permettant la ventilation de l'inducteur.
- Chacun des deux induits porte un bobinage I, à courant alternatif simple formé de 64 bobines en série de dix spires chacun. Ces bobines sont divisées en deux do cinq spires et superposées; elles sont logées dans 64 encoches et isolées par des caniveaux en micanite. Les deux bobines logées dans chaque encoche sont séparées par une cale triangulaire en bois parafiné.
- La section de la bande de cuivre formant les bobines est de 3,5 X 38 ou i33 mm4. La résistance de chaque induit est de 0,113 ohm à chaud.
- Les deux enroulements induits sont décalés d'un quart de pôle, c’est-à-dire que les encoches de l’un correspondent au milieu (les pèles induits de l’autre.
- Les bobines sont connectées à l’aide de petits boulons et les connexions sont logées dans des petites boites en ébonile.
- Les deux couronnes reposent sur deux bancs le long desquels elles peuvent coulisser successivement à Laide d’un dispositif mécanique très simple composé d’une vis sans fin et de deux écrous qu’on rend ou non solidaires des couronnes à Laide de cliquets.
- Les saillies polaires des deux couronnes fixes ne sont pas en contact immédiat mais sont distanles de quelques millimètres de façon à évite,!* l’adhérence due an magnétisme rémanent, adhérence qui nécessiterait des efforts considérables pour le déplacement des deux induits.
- Le diamètre extérieur de l’induit est de 6.80 m, le diamètre intérieur de 5,515 m. La largeur maxima de l’induit non compris deux protecteurs en bronze qui recouvrent les parties extérieures des bobines esl de 98 cm. celles des tôles de chaque induit 3o cm.
- Le poids total do la partie lixe atteint 60000 kg.
- Inducteur. — L’entrefer ayant 6,5 mm. le diamètre du volant atteint 5,;5o environ.
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- Le circuit magnétique inducteur se compose de deux couronnes de fonte <?, cq, chacune en quatre morceaux, fixés sur la jante j du volauL proprement dit.
- Sur ces couronnes, sont rapportées les saillies polaires S, et Sâ en tôles feuilletées ; la fixation en est faite à J’aide de clavettes ci cs logées dans des encoches en queue d'aronde .pratiquées dans les tôles et retenues par des boulons donl les écrous sont logés dans des niches e, e2.
- Ces tôles présentent une partie élargie voisine de l’entrefer et dans laquelle sont poinçonnées les rainures légèrement ouvertes dans lesquelles sont disposés les circuits amortisseurs.
- La bobine inductrice centrale e est enroulée sur la jante à surface polygonale entre deux flasques bt b,. portant des ailettes destinées à assurer une ventilation énergique de l'imluclcur.
- La bobine est retenue d'endroit en endroit par'des étriers h h ; elle comporte 460 spires de fil de 7,0 mm de diamètre.
- Sa résistance est de 3,5 ohms, et le courant qui la Iraverse en pleine charge de 5o ampères environ.
- Le poids total du volant sans l'arbre est de 5o 000 kg dont 3 000 seulement pour la bobine inductrice.
- Pour annuler la ventilation due aux bras du volant on a serré le moyeu entre deux plaques en fonte que deux cloisons en acajou réunissent à la jante.
- Amortisseurs. —Ceux-ci sont constitués par des boulons de cuivre kl k.1 de 28 mm de diamètre, rivés à leurs deux extrémités dans dos segments également en cuivre.
- Chaque saillie polaire comporte cinq boulons, en outre deux boulons idenliques sont rivés aux segments dans chaque intervalle polaire et retiennent une plaque de cuivre qui empêche le sifflement de l'alternateur.
- Nous avons dit pins haut, que la dynamo bien qu’à courants diphasés n’avait qu’un seul, enroulement sur chaque induit. Ce. dispositif a été adopté pour obtenir le plein effet des amortisseurs dont nous allons maintenant expliquer le fonctionnement tant au point de vue de l'affaiblissement de la réaction d’induit qu'au point de vue du maintien du synchronisme, dans la marche en parallèle.
- a. — Dans les dynamos à courants polyphasés avec enroulement polyphasé sur chaque induit, le flux dû aux courants de l’induit est un flux constant tournant dans l’espace avec la même vitesse que le flux inducteur et dans le même sens que lui, il est donc immobile par rapport aux circuits amortisseurs qui sont par suite sans aucune action sur lui.
- Dans les induits à courant alternatif simple le flux dû au courant induit est au contraire un flux alternatif, lequel peut, comme l’ont montré MM. llntin et Leblanc, se décomposer en deux flux tournant tous deux avec une vitesse égale à (-elle correspondant au synchronisme, mais en sens contraire.
- Grâce à cette décomposition on voit que les ampères-tours alternatifs de l’induit peuvent être considérés comme résultant de la composition de deux forces magnétomotrices constantes de valeur égale, au facteur 4 “ près, à la moitié de la valeur maxima de ces ampères-tours alternatifs et tournant l’un dans le même sens que l'inducteur et avec la même viLesse, l’autre on sens contraire.
- La première restera fixe par rapport à l’inducteur et par suite par rapport aux circuits amortisseurs ; le flux qu’elle produira n'induira donc aucune force électromotrice dans ces circuits et parlant 11e sera pas affecté par leur présence.
- La seconde, au contraire, se déplaçant par rapport aux amortisseurs avec une vitesse
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- double de celle du synchronisme tendra à engendrer un flux induisant dans ces circuits des forces électroinotrices de fréquence double do colle fournie par l'alternateur et qui produiront des courants donnant naissance à un nombre d'ampères-lours pratiquement égaux et opposés à ceux de la seconde force magnétomotrice considérée. En réalité la parlie correspondante du IUix induit sera sensiblement annulée, car il ne passera à travers les amortisseurs que le flux nécessaire pour produire la tension perdue dans la résistance ohmique de ceux-ci et qui sera aussi faible qu’on vomira.
- Les ampères-tours inducteurs, outre la production du flux nécessaire pour avoir la tension aux bornes à vide clans l'induit, n’auronL donc plus qu’à équilibrer les ampères-tours du premier champ tournant considéré en dehors bien entendu des fuites magnétiques.
- L’explication précédente s’applique à tous les genres d’alternateurs à amortisseurs : à pôles séparés ou à flux ondulé. Toutefois avec les machines à flux ondulé on peut, objecter que le flux de réaction d’induit a à passer à travers les masses pleines de la carcasse de l'induit, cl. que par suite l’effet de l’amortisseur est diminué. En réalité celte objection n’aurait de valeur que si l'alternateur ne fournissait que des courants déwattés.
- M. Rlondel a en effet montré dernièrement tout, l'intérêt qu’on pouvait tirer, au point de vue de la théorie des alternateurs, de la décomposition du courant induit en deux composantes, l'une en phase avec la force électromotricc induite, l'autre en quadrature avec celle-ci. Cette décomposition appliquée au flux induit montre que seul le flux direct dû au courant déwatté et maximum lorsque les pôles de l'inducteur sont en regard des bobines induites, suit le même chemin que le flux inducteur. Le flux transversal, de beaucoup le plus important lorsqu'il s’agit, comme c’est le cas ici, d’une machine avec un facteur de puissance élevé, est au contraire maximum lorsque les pôles inducteurs sont en face des encoches de l’induit et est par suite détruit par moitié uniquement par les circuits amorlis-
- b. Outre l'action des amortisseurs sur la réaction d’induit, ceux-ci sont encore destinés à faciliter le couplage en parallèle lanl.au [joint, de vue de la synchronisation initiale que de la stabilité du synchronisme.
- Les amortisseurs constituent en effet à eux seuls l'induit d’un moteur ou d’une généra2-l.riee asynchrone; lorsque les alternateurs tendent à tomber hors de phase, les circuits amortisseurs réagissent foi'toment et la différence de vitesse instantanée est limitée à un faible glissement de l'un des alternateurs par rapport à l’autre, ce qui permet le raccrochage des machines.
- L’emploi des amortisseurs pour le fonctionnement en parallèle des alternateurs actionnés directement a aussi pour olfeL d’augmenter la régularité de l’ensemble, par suite des couples puissants qui s’opposent aux variations instantanées de la vitesse pendant chaque tour.
- Excitatrice. — Le montée en bout d’arbre
- Cette excitatrice est à six pôles avec enroule les deux lignes de balais aux extrémités d’un me Le diamètre de l'induit est de 750 mm, sa de 5,a mm de diamètre est logé dans 182 rainur L’enLrefer est de 4 mm.
- d’excitation est fourni à l'alternateur aut faire 220 volts et 60 ampères.
- ' diamètre, geur de
- 1 de quatre fils pa
- distribution. — Le tableau de distribution <
- et disposé dai:
- larbrt
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- 49
- Chaque moitié (Su tableau correspond à une phase de l’induit et comporte un électro-mètre. un ampèremètre, un watùuètrc à lecture directe Hartmann et Braun el un interrupteur bipolaire placé entre le voltmètre et l’ampèremètre.
- Au milieu du tableau se trouvent le voltmètre et l'ampèremètre du circuit d’excitation.
- C.-F. Guilbkrt.
- AIÉTÏIODE D’ESSAIS DES MOTEURS D IXIH CTIOA (')
- Essais de moteurs. — Complétons les observations précédentes en les appliquant quelques exemples. Les moteurs provenaient de la « Société électricité et hydraulique » e devaient satisfaire à la condition de développer une force d’entraînement double.
- Moteur de 2 chevaux :
- i° Marche à vide sous iao volts, 4, 1 ampères, aïo watts ;
- u° En court-circuit sous 120 volts, i>5 ampères, 6940 watts ;
- 3° Résistance par phase o,344 ohm.
- Avenues données, on construisit le diagramme 'fig. 8).
- D'abord pour la marche à vide, aux 210 watts correspond un courant watté de Lu = ^I0 — -- 1 ampère.
- Il en résulte le triangle des courants ACC“ pour la marche à vide, dans lequel :
- Ue courant walté CC° représente i pertes à vide par frottement, hvstéréf courants de Foucault.
- Ces pertes doivent être constantes pour toutes les charges. Il faudra par suite en tenir compte en diminuant toujours la puissance mécanique de cette valeur constante, ce qui peut être fait, par exemple, en menant par C° la parallèle xy à A C et en comptant ensuite toujours la puissance obtenue à partir de celte droite xy. en sorte que, par exemple pour le point C', l'énergie utilisée! est représentée par G c\ la force d'entrainement par E' e' et la puissance par /' F'.
- Par la mesure en court-circuit, on obtient un courant watté :
- 694°
- trclriffue <1)1 G jnftjoI, p.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- 33,5
- Cette valeur nous fournit le point G* du diagramme étant donné que :
- AGfc25 couvant en court-circuit = 55 ampères.
- cos CA AB = facteur do puissance = o,6i.
- • Au moyen de ces points G0 et C* on détermine à présent facilement le centre O,, et la circonférence'correspondante CG° GVD, ce qui détermine le diagramme.
- Si nous menons maintenant la droite C/D, la circonférence qui définit la puissance mécanique est déterminée par le fait que la puissance à l'arrêt doit être nulle pour le point. C*, c’est-à-dire le point d’intersection do la droite C/D avec celte circonférence doit tomber en D. Il faut, par suite, que la droite C*D soit tangente à ee cercle. Ceci détermine aussi le centre Oe et la circonférence donnant E'.
- Pour obtenir finalement la troisième circonférence déterminant la force d’entraînement, il faut observer que la droite G^D correspond aux pertes électriques en court-circuit et qu'elle se partage entre l'enroulement d’excitation et l’enroulement en court-circuit dans le rapport des résislauces correspondantes. Etant, donné que le champ total A L) correspond à ano tension de iao volts, i) revient sur le vecteur de perte dans le cas en court-circuit (mesuré à la même échelle) :
- Dans l’enroulemciil d’excitation dont la résistance par phase est de o,344 ohm, la perte cm court-circuit est de 5à ampères.
- Si nous portons cette valeur à 1' point E4 détermine la eirconférenc centre Oe est également déterminé.
- Menons enfin par C* Ja droite G* o perpendiculaire; à ÛE D ; cette ligne indique alors pour chaque charge lo glissement correspondant. Dans le cas de la marche à vide, il est nul, dans le cas de la charge normale, il est de a p. ioo.
- Le diagramme; nous renseigne maintenant sur tous les points remarquables. On peut relever les diverses grandeurs directement au compas et tracer des courbes, ainsi eju’il a été fait dans la figure 9.
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- Le ni oie u i* fournit normalement une force de deux chevaux a r-8 p. ioo, avec cos :o,86 et avec un glissement de 5 p. iûo. On peu; la charge de plus du double, le cos » croît jusqu’à la valeur maxima o. la figure 8 indique qu’il démarre avec 55 ampères et une force d’onlraînemeül de 4 chevaux.
- Il satisfait par suite à toutes les conditions '
- qui lui étaient imposées. / i
- e phase.
- phase de 6,670 watt
- 3n Résistance par phase Avec ces données, on gramme (fig. 10).
- ampères,
- iglc ACC° dans
- par suite les trois
- le cas de la marche à vide, dans lequel : le courant à vide AC* _ 6,3 ampères ; le courant watlé CC° = 0,91 ampères; le courant magnétisant AC — 6,2 ampères.
- Pour tenir compte des pertes à vide, nous menons, conformément aux explications antérieures, la parallèle xy à AC'passant par le point C°. Il faut alors toujours mesurer la puissance mécanique à partir de cette droite, les perles constantes-du moteur étant à retrancher de la puissance indiquée.
- La mesure en court-circuit nous donne un courant watté de :
- 6,<
- ou bien
- cos ? =
- Nous trouvons ainsi le point C/: du diagramme. Le centre (0Ë) de la circonférence de l’énergie électrique absorbée peut à présent être facilement déterminé par une construction graphique. On obtient le point Of en élevant au point D la perpendiculaire à C* D, qui coupe la normale Ou 0F. Par suite DC/: est une tangente à la circonférence de la puissance mécanique.
- Il reste à déterminer la troisième circonférence donnant la force d’entraînement. On l'ait cette détermination en partageant dans le rapport des résistances des deux armatures, la droite G* 1) qui représente, comme nous le savons, les pertes électriques dans le cas du court-circuit. La troisième circonférence passe alors par ce point.
- Dans le diagramme, le champ par phase correspond à une tension de 110 volts et il disparait sur le vecteur des pertes dans le cas du court-oireiiil (en mesurant à la même échelle) :
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- Dans l'enroulement d'excitation dont la résistance par phase est de o,i4^ olnn. il y a en .court-circuit une perte de i iS ampères, ce qui correspond à une perte de tension de 118 X 0,142= ifi,8 volts.
- Afin de déterminer le point d'intersection de la troisième circonférence avec Ck D. il nous faut porter sur G* D celle valeur à l’échelle à partir de Ck soit G* E,..
- Enlin, nous abaissons de Ck la }>erpendioulaire sur la droite 0E D et nous obtenons ainsi le glissement pour un cas de surcharge quelconque. A la marche à vide le glissement est très faible, avec une charge normale il 11'esl que de fi,4 p. ion.
- T,a figure ri montre les courbes caractéristiques du moteur essayé, ces courbes étant fonctions du travail mécanique produit.
- La puissance normale du moteur est de 7 chevaux, son rendement est de 85,5 p. 100 et le cos o = 0,9. Le cos s atteint un maximum de 0.91 pour 9 chevaux.
- Le moteur démarre avec une force d’entrainement de 16,7 chevaux et il a une puissance maxima de 10,4 chevaux.
- Moteur de 10 chevaux. — Les figures suivantes 12 et 18 représentent le diagramme des phases et les courbes caractéristiques d’un moteur de 10 chevaux.
- Les données fournies parles essais sont :
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- i°Pour la marche à vide sous i io volts de tension de phase, i = 8 ampères, a.= 197 watts. 20 En court-circuit avec une tension de phase de 110 volts, 1 162,5 ampères, a '=- 9 kilo-
- watts ;
- 3° Résistance par phase, /*=o,i23 ohm.
- La figure 12 représente le diagramme construit avec ces données ; il est facile à lire.
- Les courbes caractéristiques sont représentées dans la figure i3; les différentes grandeurs dans le cas de la charge normale de 10 chevaux senties suivantes :
- Lk moteur d’jnduction comme génératrice. — O11 connaît la propriété des moteurs d'induction de travailler comme génératrice (*) et de renvoyer du courant lorsqu’ils sont
- i-üessus du syncim
- îstaler que le diagramme dorn
- fonctionnement, il sullit simplement de compléter la partie du cercle située à gauche de
- Le glissement devient alors négatif. L'ancienne puissance mécanique devient alors l’énergie méeaniqueemployée. L’énergie élee-Iriquc absorbée devient la puissance élec-
- tement le même courant avec le meme décalage que celui qu'il absorbait comme mote par suite, il fournil de même exactement l’énergie électrique correspondant a 1 aneiei
- absorption d’énergie électrique.
- La quantité de travail mécanique absorbé est naturellement beaucoup plus importante que ne l’était précédemment la puissance mécanique; elle augmente, ainsi quonle voit facilement, d'une quantité douille des pertes; ceci provient du fait qu a présent toutes les
- (’) IWlson, I-lectrical
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- pertes s’ajoutent à la puissance électrique alors que précédemment elles s’en retranchaient.
- Au point de vue théorique, les courbes deviennent spécialement intéressantes, si on les trace, non plus en l'onction de l'énergie mécanique fournie, mais au contraire en fonction de l'énergie électrique absorbée, c'est-à-dire de la grandeur qui correspond dans le diagramme au courant watté et par suite aussi aux abeisses (tig. 16).
- En effet, les courbes prennent alors des formes mathématiques régulières et sont continues et faciles à suivre. La force d’entrainement et la puissance mécanique deviennent, des ellipses, cos f une fonction angulaire, etc...
- Trois régions sont à examiner :
- Mous avons ainsi examiné tous les points essentiels de la présente méthode. Tous les détails compliqués du moteur sont essentiellement ramenés à deux bases, la dispersion magnétique et les partes électriques, et toutes les variations du mode de fonctionnement du moteur peuvent être rapporlées à ces deux quantités. Les variaiions de ces grandeurs sont multiples ci à la disposition de chacun.
- Moteurs monophasés. — La théorie fondamentale des moteurs polyphasés est excessivement. simple par suite de l’introduction dès le début d'un champ tournant. Elle devient un peu plus délicate dans le cas des moteurs monophasés.
- Les moteurs monophasés possèdent un enroulement monophasé pour courant alternatif simple (fig. iy) et ne peuvent par suite évidemment produire qu'un champ alternatif simple dans la direction (b* l’axe de l'enroulement. Mais, un tel champ alternatif simple est naturellement incapable d’imprimer un mouvement de rotation à une armature en court-circuit sans collecteur ou tout autre dispositif analogue.
- Il semble par suite, à première vue, un peu étonnant qu'un pareil moteur puisse fonctionner et fournir du travail. Les moteurs monophasés de forme simple avec enrou lemouls monophasés ne démarrent pas, il faut au contraire commencer par les lancer à une certaine vitesse par un moyen quelconque. Ensuite, quand ils ont pris leur vitesse, ils fonctionnent exactement comme les moteurs polyphasés,
- O11 trouve l'explication de ce fonctionnement dans ce fait que pour une certaine vitesse, il se développe également dans l’armature en court-circuit des moteurs monophasés un champ fixe tournant avec l'armature. II s’établit alors entre ce champ et les ampère tours do l'enroulement monophasé un moment de rotation de la même manière que, entre le champ de l’armature en court-circuit el l'un des deux ou trois enroulements de phases d’un moteur polyphasé. Le moment de rotation ost ondulatoire par suite de la disparition d’une deuxième phase, il a un maximum, devient égal à zéro et atteint do nouveau un maximum suivant sa position entre le champ et sa bobine.
- On peut dans les moteurs d’induction, aussi bien dans les monophasés que dans les polyphasés, considérer l’armature en court-circuit comme un inducteur analogue aux inducteurs des moteurs synchrones. La seule différence est alors que lu direction du champ, c’est-à-dire l’axe des champs n’est pas relié d’une manière rigide avec l’armature, mais qu’il
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- est maintenu par les spires en court-circuit avec une certaine élasticité (Zahigkeit) et qu'il ne tourne que lentement à la suite de l’armature en court-circuit et avec une vitesse correspondant au glissement.
- Le fait que ce champ constant existe aussi bien dans les moteurs monophasés que dans les moteurs polyphasés, quoique l'enroulement d'excitation ne produise qu’un champ alternatif simple, s’explique précisément par la propriété caractéristique des spires en court-circuit <lc maintenir avec; une grande ténacité un champ les traversant une fois, chaque variation de ce champ provoquant dans les spires en eourt-eircuitdes courants qui agissent précisément en s’opposant à cette variation et ceci avec une énergie d’autant plus grande que la résistance de ces spires est plus faible et que les pulsations du champ sont plus rapides.
- Si nous imaginons l'armature du moteur monophasé tournant synchroniquement, le champ alternatif primaire ne se présentera plus dans l'armature comme un champ alternatif car dans le môme laps de temps que l'intensité du champ met pour passer de o à son maximum et de nouveau à o, l'armature, a également tourné de i8o° el. le champ alternatif primaire se manifestera par suite dans l’armature comme un champ intermittent mais de direction consLante.
- Mais chaque pulsation du champ d’armature produit dans les spires de l'armature des courants déwallés, qui abaissent les pulsations à un minimum pratiquement négligeable, c’est-à-dire, maintiennent à une intensité constante le champ qui était primitivement intermittent dans l’armature mobile en court-circuit. Dans les positions pour lesquelles le champ correspondant au courant d’excitation dépasserait ceUe valeur constante, les ampère tours en court-circuit agissent d’une manière démagnétisante, dans les autres positions, ils fournissent le courant magnétisant.
- Afin de nous représenter clairement ce fonctionnement nous allons isoler les quatre positions caractéristiques suivantes (fig. 18, iq, 20 et 21).
- Dans les figures 18-21, représente l'enroulement primaire, c l’armature en court-circuit qui tourne synchroniquement.
- Le champ produit par le courant II présenterait alors la marche représentée dans la figure 22. Dans les positions 1 et 3, l'amplitude totale agit une fois dans une direction, une fois dans l'autre. Mais, comme l’armature en court-circuit a tourné de 180° pendant ce temps-là, le champ dans l'armature en court-circuit aura dans les positions 1 et 3 la même direction et sa marelie sera représentée par la courbe en Irait pointillé. C’est maintenant qu’intervient l’action des spires en court-circuit décrite ci-dessus ; le champ ne peut pas avoir de fortes pulsations, il reste au contraire constant dans l'armature, c’est-à-dire, nous obtenons un champ constant tournant avec l’armature en court-circuit.
- On peut représenter le fonctionnement dans l’armature en court-circuit de la manière suivante. Soient I, (fig. :<3) les ampère tours magnétisants de l’armature d’excitation, I3 crus de l'armature en court-circuit, il faut évidemment qu'ils se composent pour donner les
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- ampère tours I qui produisent le champ conslanL Faisons d'abord abstraction de l’action de la dispersion.
- Si nous admettons de nouveau que le courant alternatif esl.représenté par une fonction sinus, et si I, est la valeur maxima de ce courant dans les spires de l'armature d'excitation pendant, la marche à vide, la valeur momentanée des ampère tours de l’nrmaturepl’exeitation pendant la marche à vide est proportionnelle à
- Si nous imaginons l’armature en court-circuit immobile et l'armature d’excitation animée d’un mouvement de rotation, il faut que le champ constant reste immobile avec l'armature en court-circuit. Ce champ est produit par les ampère tours de l'armature (l'excitation qui est animée d’un mouvement de rotation et ces ampère tours eux-mêmes varient suivant une fonction sinusoïdale. Il faut par suite que le champ de l'armature eu court-circuit ail line composante proportionnelle à
- Fig.___
- Mais il faut que le champ de l’armature en court-circuit soit constant et (pie les ampère-tours résultants soient proportionnels à T. 1 étant le courant magnétisant. Par suite la dillereiice entre les ampèretours magnétisants et ceux de l’armature d'excitation devra être produite dans J'armature en eourl-eireuil. et. nous avons par suite, si ls représente la valeur du courant dans l’armature en court-circuit
- Les courants dans l’armature en court-circuit ne pouvant être qu’une fonction périodiqu du temps, les constantes doivent disparaître. On a par suite
- Los ampère tours de l’armature
- cuit sont par suite
- et ceux de Farina Lire en court-circuit :
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- et les ampère tours magnétisants
- ce qui exprime que dans les moteurs monophasés le courant magnétisant I est. égal à la moitié du courant de marche à vide. Les quatre positions caractéristiques donnent maintenant la figure suivante :
- La-somme des deux champs forme une droite correspondant à la valeur—^- •
- Les champs séparés sont représentés par les deux lignes ondulées (voir fig. 9.4).
- Toutefois ce champ tournant n’est pas absolument constant, il forme au contraire une ligne légèremenL ondulée. Mais un simple
- Fig. 24.
- examen montre que l’on peut négliger ces
- pulsations.
- Un moteur normal absorbe en pleine charge un courant magnétisant environ quintuple. Si le glissement est de 4 p. 100, ce courant sera produit par 4 p. 100 et la fréquence totale. Mais dans le cas présent nous avons, ainsi qu'il a été expliqué au début» une .fré-qucifce double, c'est-à-dire 200 p. 100. La pulsation qui produit le (murant, magnétisant ne sera par suite que 4 ^ 0 - du champ constant, soit 1 p. 100. Nous avons également
- négligé l'influence de la dispersion donL nous allons toutefois tenir compte ici; par suite de la dispersion le rapport col^“i7magnctisant^ n'estlKlH égal à a.
- Dans les deux positions des figures a5 et 26 la valeur du champ d'armature doit être
- absolument la même. Dans l’une des positions (tig. au), il est produit par L enroulement primaire avec le courant magnétisant 1 = h — I.'-et le champ d’armature est, en tenant compte de la réluctance :
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- Dans l'autre posi l'armature en court-dispersion eu plus i désignons par p' la
- don ( fig. 26), le champ (l'armature est produit par les ampère tours de circuit. Dans ce cas le champ pouvant suivre le chemin du champ de lu chemin du champ principal la réluctance devient plus petite. Si nous
- vu que le champ d'armature reste sensible
- t bien comme L = It — l
- Par substitution des réluctances partielles
- on peut amener le rapport à une forme 11e contenant que des grandeurs connues. On trouve que fi diffère peu de p et que le rapport est par suite sensiblement égal à 2. Le fonctionnement est par suite le suivant :
- Dans le moteur monophasé marchant à vide il se forme dans l'armature en court-circuit exactement connue dans les moteurs à champ tournant, un champ fixe tournant avec l’armature en court-circuit. Ce champ est produit directement par l'enroulement d’excitation lorsqu’il coïncide avec l'axe de cet enroulement. Dans la direction perpendiculaire à cette première direction il est produit par le courant, à vide de l'armature eu court-circuit. Ces courants sont dôwatlés et sont induits par l’armature d’excitation, ce qui se manifeste par le fait que le courant à vide prend une valeur double du courant magnétisant, ou plus exactement une valeur égale h • fois la valeur du courant magnétisant.
- Le l'ait que ce champ, dans sa position normale à l'enroulement d’excitation, soit produit par l’armature en court-circuit ou par un deuxième enroulement de phase 'connue dans le moteur diphasé), est évidemment indifférent pour l’enroulement d’excitation, et l’enroulement d’excitaLion monaphasé produit sur l’armature en court-circuit le même mouvement de rotation que, par exemple, une phase d’un moteur diphasé.
- Ces observations permettent de déduire le diagramme des moteurs monophasés de celui des moteurs polyphasés. Pour les moteurs polyphasés on avait
- Pour les moteurs monophasés 011 :
- 1 bien, p étant peu different de
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- Le rapport , n’est par suite plus :
- Al.
- comme (jour les moteurs polyphasés mais
- A?> _ ?s AC“~ tp“
- r'est-à-dire, ce rapport est égal au rapport correspondant a un moteur polyphasé de réluctance double.
- 11 faut prendre garde de se laisser entraîner trop loin dans la comparaison entre les moteurs polyphasés et monophasés. Par exemple, il est inexact d’admettre que l’on obtiendrait un bon moteur monophasé en faisant simplement fonctionne, un moteur polyprasé comme moteur monophasé en interrompant, par exemple, une des phases. Un tel moteur monophasé donnerait de mauvais résultats: par suite de la chute de la deuxième phase, sa puissance ne serait que légèrement supérieure à la moitié de la puissance du moteur polyphasé de mêmes dimensions. Toutefois les conditions ne sont pas si défavorables aux moteurs monophasés ; au contraire, il intervient dans la construction des moteurs monophasés des considérations toutes differentes, qui permettent de réduire extraordinairement différentes grandeurs, en sorte que les dimensions d'un bon moteur monophasé ne sont que légèrement supérieures à celles d'un moteur polyphasé de même puissance et que son rendement n’est que légèrement inférieur au rendement de ce dernier.
- L’étude de ce point ne fait pas partie du programme de cette publication et je me réserve «l'étudier cette question ultérieurement d'une manière plus complète.
- Je me proposais aujourd’hui de mette simplement au service delà pratique Je diagramme établi par moi, et Je but du présent mémoire sera atteint, si j’ai contribué ainsi à éclaircir la partie la plus compliquée de notre théorie des courants alternatifs.
- Hkylanu,
- SI U l/KUIM.OI LïTYK ÉLKCTItODK SIPPLKM E\ TAIIÏE
- ÜAXS LES RECIIEUCIIES SUR I/ACCUMULaTEUR ÉLECTRIQUE
- Lorsqu'on veut faire une élude méthodique expérimentale de l'accumulateur, il est indispensable d’avoir recours à des procédés d’investigation capables d’indiquer comment “'e comportent séparément les principaux éléments constituants de l'accumulateur, et principalement, parmi ceux-ci les deux électrodes.
- Les différentes mesures à effectuer : force électromotricc, différence de potentiel, résistance intérieure, se réduisant toutes à une mesure de différence de potentiel, il importe donc de pouvoir mesurer d'une façon certaine la variation du potentiel de chacune des deux électrodes. C'est dans ce but que quelques techniciens emploient depuis quelque temps une troisième électrode isolée dans l’électrolyte et dont le potentiel doit rester constant : et les mesures de différence de potentiel sont effectuées entre chacune des Jectrodes positive ou négative de l1 accumulateur étudié et cette électrode suppléiuen-'•'dre. U est évident que la différence de potentiel aux bornes sera la différence algébrique >• ces deux valeurs.
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- I,'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Le nombre des substances qu'on peut employer dans la constitution d’une telle électrode est assez limité, par suite des qualités essentielles exigées, qui sont : insolubilité dans l'acide sulfurique, absence de polarisation, constance du potentiel pendant le fonctionnement.
- M. LL Schoop emploie le dispositif suivant : ai poreuse, ou verse hauteur, de mér< couche ’iig. 1 ' de ensuite rempli dT
- fond d'un polit vase cylindrique en terre me certaine quantité ienvirou io mm de ire pur, el par-dessus, on dispose une mm de sulfate mercureux ; le vase est 10 solution étendue d’acide sulfurique de . densité i.fj. Pour faciliter le transport, on peut également rendre l'électrolyte gélatineux on l'additionnant de i 3 de
- so.i volume de silicate de potasse. Le vase est formé par un couvercle en ébonile, traversé seulement par le conducteur constitué par un (il de platine qui plonge dans le mercure et est protégé du contact, de l'électrolyte par un tube do verre fermé aux deux bouts.
- Dans différentes éludes que nous avons failes sur l'accumulateur, nous avons employé avec avanLage, comme électrode supplémentaire, nue simple petite plaquette en plomb spongieux pur. Gette électrode que nous appelons « négative témoin » présente les qualités requises, cl sa constance de potentiel est remarquable même lorsqn'après un long temps de fonctionnement elle renferme une proportion élevée de sulfate de plomb.
- Gette négative témoin peut être employée de Jeux façons, soit libre dans le liquide, soit entourée d'un vase poreux; dans le premier cas, il y a variation du potentiel de la négative témoin par suite de la variation de la concentration de l'électrolyte et ou mesure (es variations relatives de potentiel des électrodes ; dans le deuxième cas, on mesure les variations absolues, le potentiel de la négative témoin étant invariable. On passera facilement d'un cas à l'autre par une mesure des variations do concentration de l'électrolyte si on connaît les différentes valeurs du potentiel du plomb spongieux en fonction de la densité de l’acide sulfurique.
- C’est dans ce but:que nous avons déterminé les forces éleetromotriees des couples Pb-Aoide de densité | Pb acide de densité variable. La courbe de la ligure i donne les
- résultats obtenus, l'augmentation de la densité rendant plus éleetro-posilive l’électrode en plomb.spongieux. Par exemple, la concentration variant de la densité i,3o à 1,20, l'électrode en plomb spongieux sera moins électro-positive dans ce dernier cas. de o,o~q — o.o5a — o.oâ; volt.
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- En plus de la simplicité, la négative témoin jouit de l'avantage de pouvoir être faite très mince et de dimensions très réduites ; il en résulte (|u’elle ne change pas la répartition du potentiel dans l'électrolyte, et que toute sa masse peut être considérée comme avant le même potentiel.
- Si donc on a soin de la placer à égale distance des deux électrodes, au potentiel moyen de l'électrolyte, la détermination de la résistance intérieure aux deux pôles donnera la résistance au passage de chaque électrode augmentée d’une constante égale à la moitié de la résistance intérieure de l'électrolyte. Comme cette dernière est assez facile à connaître, on en déduira aisément la résistance propre de chaque électrode.
- De plus, la négative témoin ayant même potentiel que l’électrode négative fin charge Les écarts ne dépassent pas en général quelques millièmes de volt1 les différences de potentiel prises entre ces deux plaques indiqueronl en valeur absolue les variations de potentiel de l'électrode négative étudiée.
- Pour l’élude de l'électrode positive, on pourrait avoir le même avantage en employant comme électrode supplémentaire une petite plaque de peroxyde de plomb ; mais il est très difficile d’avoir avec celle-ci des résultats certains : ou n'esl jamais sur, en effet, qu'une telle plaque esl exempte de produits suroxvgénés, acide persulfurique ou ea i oxygénée, qui rendent, le potentiel inconstant ; de plus, une plus grande difficulté de diffusion rend la plaque moins apte à suivre les variations de concentration de J'électrolvte.
- Dans la plupart des cas, ce qui esL le plus intéressant à étudier, c'est la façon dont se comportent les deux électrodes par rapport à l'éJeclrolyte dans son étal actuel: or on sait que sa concentration diminue [tendant
- la décharge pour
- initiale à la fin de la charge. Il convient alors de faire usage do la négative témoin libre dans le liquide.
- Si on employait celle-ci enfermée dans un vase poreux contenant de l’acide avant la densité de l’électrolyte tin charge, il est évident qu’on obtiendrait pour l'électrode positive étudiée une variation moins grande qu'elle n’est en réalité pendant que celle due à l'électrode négative serait augmentée de la même quantité, celle-ci correspondant justement à chaque instant à la valeur du couple Pb spongieiix-Acide sulfurique de concentration lin charge | Pb spongieux - Acide sulfu-riquede concentration correspondante a l’instant considéré.
- En étudiant ainsi qu'il a été dit plus
- haut un accumulateur, on peut tracer les courbes caractéristiques ; c'est ce qui a été fait en figure 3 pour un accumulateur dont les positives et négatives absolument semblables étaient d'un type à pastilles ayant déjà travaillé quelque temps.
- Les courbes a et b, d et b' représentent les différences de potentiel prises avec la négative témoin des plaques positives a et négatives b en décharge ; et des plaques positives
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- 6a
- 1/R CL AI 11 AGE ÉLECTRIQUE
- a' et négatives b’ en charge, pour une mémo intensité I = ao ampères dans les deux cas.
- En décharge a et b étant toutes deux électro-négatives par rapport à la négative témoin ont été portées au-dessus de l’axe des abscisses ; en charge, au contraire, b étant électropositive a été portée en dessous.
- La différence de potentiel aux bornes de l'accumulateur se déduit aisément de ces deux courbes. Ainsi, en décharge, au temps a h. on aura
- e— i.y'l — o.ofi = j.87 volt
- et en charge, au temps à h.
- r — 2. t > -j- o.o65 — y ,‘i 1 5 volls
- nombres concordant exactement avec la ditférence de potentiel mesurée
- Ti’aspect des courbes de décharge montre immédiatement que dans le cas considéré, la capacité est limitée par l’électrode positive, ce qui est évidemment une indication très précieuse.
- On pourra tracer également les courbes composantes delà force électromotrice A, B, A . B . dans les mômes conditions et on en déduira (‘.elles de la résistance intérieure de chacune des deux électrodes par la formule r = — e .
- L'accumulateur étudié ici (fige 3; montre 1111c résistance duo a l’électrode négative supé ricuro à celle de l'électrode positive. Le tableau suivant donne quelques points ainsi
- A p
- h 18
- 3 h 38
- La résistance intérieure élevée donnée par le dernier nombre [mur l'électrode négative
- n'est qu’apparente, car à celte période où le dégagement d’hydrogène est abondant, i! y a en môme temps qu’un accroissement de résistance intérieure une augmentation de la force élerf.romotriee ; mais celle-ci est très fugace, incomparablement plus que celle due à l’acide persulfuriquc à la positive., et il est très ditïieile d’en donner la valeur exacte.
- L'étude de l'accumulateur avec l'électrode supplémentaire peut être très fertile aussi
- un accumulateur Tudor à négatives à pastilles et positives à grande surface [Zeitschrift fùv Elektruiechnik, t. XIX, p. toi, février 1900'.
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- (>;i
- bien ail [)oin( de vue théorique que pratique. Nous avons déjà précédemment {') analysé ainsi la façon dont se ooinporle séparément chacune des électrodes pondit et négative au point de vue de la variation de capacité en fonction de la concentration (jour les différentes intensités de décharge.
- Dans la Zeitschrift fi'ir Ekktvolechnik . I. XIX, p. ion, du ‘>5 février 1900 M. U. Sehoop étudie de la même façon comparativement les plaques à grilles et les plaques à grandes Mirfnees. Les constantes des plaques étudiées sont résumées dans le tableau suivant 1
- Poids des plaques i'01 Poids des plaques no
- Surface plane . . . Epaisseur des pt»qu<
- a3s8
- 34,0
- C
- 1160 1 i3o
- Les plaques à grilles étaient du tvpe A. Hagen.
- La quantité de matière active contenue dans les plaques à grande surface correspondait à 44o gr Pb (déduite de la différence 68 gr d'oxvgène entre la plaque peroxydee et la plaque réduite).
- La densité de l'électrolyte employé était 1.17.
- La ligure 4 «c rapporte aux plaques à grande surface; elle, indique les variations de force éîeolromotrieo E et de différence de potentiel e pour la positive et la négative avec trois intensités différentes de décharge. Pour le régime faible, l'épuisement total des deux
- plaques survient en meme temps. En élevant le régime, la cathode tombe plus vite que l'anode. La ligure 5 indique la même variation pour les plaques à grilles, quoiqu'au régime faible la capacité de la négative soit plus élevée (pie celle de la positive. C’est ce qu'exprime plus clairement encore la ligure 6 qui donne pour chacune des plaques étudiées la variation de la capacité en fonction de l'intensité.
- Pour toutes les décharges ;fig. 4 et a on constate que la résistance de la cathode est plus grande que celle de l’anode ion a vu plus haut qu’il en était de même pour les plaques étudiées par nous, en ligure 3). De plus, le rapport entre les deux valeurs reste sensi-
- p) L Eclairage Électrique, t. XY1II, P- 201. 11 février 1899.
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- <>4
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- blemenl constant, quelle que soit l’in lensilé.
- de la cathode
- produit plus
- de celle dernière que celle de la première, ce qui indique à nouveau'une plus grande résistance intérieure de la cathode fG.
- Un fait remarquable mis en évidence ici est .'voir fi g. 5 i4,5 ampères) l'élévation de la force éleetromotrieo des négatives après quelques minutes de déeharge. Ce phénomène provient vraisemblablement de l'hydrogène occlus dans Je plomb spongieux; celui-ci crée non seulement une diminution de surfaces mais encore en s'oxydant en eau dès le début il produit, une dilution de l’électrolyte. Quand l'hydrogène a disparu, en même temps qu’une plus grande surface de plomb spongieux devient
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- De ces constatations, on tirera comme conclusion pratique que dans la plupart des cas on devra prévoir La capacité de la cathode très supérieure a celle de l'anode principalement lorsque le courant de décharge peut atteindre des intensités élevées connue dans le cas îles batteries-tampons ou des batteries d’automobiles. Ceci est d’autant plus important qu’au bout d’un certain temps, tous les types de négatives diminuent plus ou moins rapidement de capacité et augmentent de résistance intérieure, en mémo temps qu'il se produit une contraction de la matière active cause d’une diminution de porosité et d'une diminution d’adhérence avec le support conducteur.
- Cette diminution rapide de capacité qui est très marquée avec les négatives à grande surface a l'ait rejeter celles-ci par un grand nombre de constructeurs.
- L. Jl’maü.
- I!EVITE I Vm'STRIELl.E ET SCIENTIFIQUE
- Sur les fours électriques, au point de vue j de la production du carbime de calcium, par j Birger Carlson. Zeitschrift fur Elcktrochcmie, l. VI,
- Les nombreux fours électriques fabriqués et brevetés peuvent cire classés en deux groupes : dans les mis, la haute température est obtenue pur un are électrique: dans les autres, elle résulte de réchauffement par le courant de la résistance offerte par les diverses matières du
- Avec ces différents l’ours deux systèmes d'exploitation peuvent être employés : dans l’exploitation continue, la matière est soutirée à l’état de fusion et le four marche longtemps sans interruption; avec l’exploitation discontinue, au contraire, après rupture du couraul, on laisse refroidir la masse et on retire du four un bloc solide.
- Le choix du système d’exploitation et du modèle de four étant très important en pratique, il convient d’étudier les avantages et inconvénients de chacun d’eux.
- l.e seul avantage des fours à résistance est «|it ils permettent mie exploitation continue par suite d'une moindre usure des électrodes;
- N. rf. 1. lt-
- celles-ei formées par des plaques de charbon encastrées dans le sol ou les parois du four sont toujours recouvertes par la matière fondue cjui les protège. Par contre, la résistance du four étant très variable avec l’état des matières, il est impossible de régler l'intensité et par suite d’utiliser daus de bonnes conditions la puissance des machines. L'emploi du courant continu doit être banni avec ces fours à cause d’actions secondaires, comme l'éleclrolyse du calcium métallique qui se dégagerait à la cathode, en partie attaquant celle-ci et en partie distillant.
- Dans les fours à arc, les électrodes doivent être remplacées après un temps relativement court, variant d’après les usines de deux à six jours. Pendant le fonctionnement du fom’, le mélange chaux et charbon étant plus léger que Le carbure remonte à la surface où. la température est la plus élevée, ce qui est très favorable et ce qui n’a pas lieu avec les fours a résis-
- Pour comparer entre eux les deux systèmes d’exploitation, il convient d’abord de considérer que le carbure de calcium n’a pas un point de fusion nettement déterminé, et à ce point de vue, il peut être comparé au verre. Cest ainsi qu'il commence par s’amollir, puis devient visqueux et enfin fluide; et entre ees trois états, les écarts de température sont considérables. Avec l’exploitation discontinue, il suffit d'atteindre le point de viscosité a 8oo à 3 ooo" tandis que le
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- m
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- point de fluidité nécessaire avec l'exploitation j continue n’a lieu qu'à 3 5oo à 4°°o0. Comme le carbure a cette température entre en contact direct avec le revêtement du four, celui-ci doit être fabriqué en matières capables de résister à ces hautes températures. De simples briques réfractaires ordinaires suffiront pour les fours à exploitation discontinue dont le carbure à une température plus basse n’esl pas en contact avec les parois; une couche de matière non fondue vient protéger celles-ci.
- D’autre part, le carbure de calcium porté a des températures très élevées se dissocie en charbon et calcium qui distille, s’oxvde hors du four et crée la formation de poussière de
- 11 en résulte une plus grande quantité de chaleur dépensée dans les fours continus puisqu'il faut chauffer le carbure à une température plus élevée, fabriquer une partie du carbure qui se dissocie, dissocier celui-ci en Ca et C et enfin distiller le calcium métallique.
- I.a pratique a montré qu’il est très difficile de couler le carbure ; on n’y arrive guère qu’en abaissant le point do fusion à 3 5oo" en introduisant en dissolution une certaine quantité de chaux, ce qui a pour inconvénient de diminuer la richesse du produit en carbure. Celle-ci atteiut ainsi 76 à 81 p. 100 ee qui correspond à 280 ù3oo litres d’acétylène par kilogramme de matière, mesurés à ID° C et à la pression 760 mm de mercure. Dans les fours discontinus, 011 atteint très facilement une richesse de 85 A 90 p. 100, soit 29(1 a 314 litres d’acétylène à o° et 760 mm de pression. Si dans ce dernier cas, on se contente d'une teneur de 7(i à 81 p. 100, soit environ 10 p. 100 en moins, on augmente considérablement (de i5 à 20 p. 100) le rendement en kilowatts-jour par suite de l’abaissement de la température dans le four.
- Tous les frais divers : trunsporl, emballage, etc., sont donc proportionnellement, plus élevés dans le cas des fours continus.
- Ce qui est très remarquable dans le cas de l’exploitation discontinue, c’est que la formation du carbure continue à se produire après la rupture du courant et pendant la longue période de refroidissement de la masse.
- K.iese\vetter et Borchers ont montré que In réduction de la chaux par le charbon a encore lieu à 1 200, à 1 5oo°.
- » En pratique, on constate, qu'apres une heure à une heure trente de refroidissement, il se dégage encore du four de l'oxyde de carbone ce qui est l’indice d’une formation du carbure. Cette constatation a lieu alors même qu’aucune rentrée d’air ne peut se produire dans le lour ce qui exclut la possibilité d’une combustion en oxvde de carbone du charbon de la niasse. Si on retire du four trop prématurément le bloc de carbure, l'oxvde de carboue brûle par tous les trous et fissures de la masse ; celle-ci concassée présente un aspect spongieux dû au dégagement . de gaz pendant le refroidissement.
- Cette combinaison de la chaux et du charbon en dissolution dans le carbure pendant le refroidissement est encore facilitée par le phénomène de surfusion que présente à un très haut degré le, carbure. On remarquera que ce phénomène est troublé dans le cas des l’ours continus pur suite de l’agitation du carbure pendant la
- Le D1' AYolfF découvrit le premier que certains carbures donnaient du gaz acétylène renfermant une proportion notable d’hydrogène par suite de la présence de calcium métallique dans le carbure.
- Dans les carbures provenant de fours continus, on trouve toujours une proportion de calcium métallique pouvant varier de 5 à 10 p. 100. Par contre, il n’en existe pas dans les carbures provenant de fours discontinus comme ceiix de la « DeuLschen Gold-und Silber - Scheide-Austalt. »
- O11 a vu plus haut qu’une des raisons de cette différence est la dissociation du carbure qui augmente avec la température. Il faut ajouter à cela que dans le cas où In masse refroidit lentement dans le four, le calcium métallique se combine directement au charbon en Ca C* et que cette réaction a lieu encore a la température de 8oo\
- Il y a donc encore à ce nouveau point de vue avantage à employer une exploitation disconti-
- On peut calculer les pertes en énergie calorifique de chacun des deux systèmes par la ibr-
- où AV est la quantité de chaleur transportée à travers une paroi tx — la différence de tempe-
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- rature entre les deux entes de cette paroi et l son épaisseur, c étant la conductibilité spéci-
- Dans les fours continus, le coté intérieur de la paroi étant à 3 Ooo" tandis qu’il ne dépasse pas iooi>° dans les fours discontinus, la perte de chaleur dans le premier cas sera 3,5 lois plus grande.
- En calculant par la formule de Peclet la quantité totale de chaleur perdue par rayonnement et par convection dans un four normal de la fabrique de carbure citée plus haut, l’auteur arrive aux résultats suivants :
- VV = /mKj« +
- K, = 2.77 pour le fer K2 = 4 m — 1,62 n — 1 61
- en prenant pour la surface extérieure du four enveloppé de tôles de fer 7,0 m2, et pour la température de cette surface pendant l'opération ioon C. D’où il résulte pour \Y la valeur 1 oq3 calories par mètre carré et par heure ce qui représente ici une perte de 9,46 kilowatts-heure pur heure ou 6,3 p. 100 de la quantité d’énergie apportée au four.
- Dans les mêmes conditions, un four continu perdrait 6,3 X 3,5^ 22,1 p. 100 de l'énergie lournic. Eu pratique, comme dans ce dernier cas, on fait les pavois beaucoup plus épaisses, le rapport 3,5 peut être réduit à 2.
- Pour rechercher comment, la chaleur est emjdovée dans les fours, l’auteur calcule d’abord les chaleurs spécifiques des corps eu présence. Celles-ci sont, comme 011 sait, fonction de la température et peuvent être représentées par la formule s=sa-\-bt, s étant la chaleur spécifique, t la température, a et A des constantes variant avec chaque corps.
- Les corps en présence dans le four électrique sont : le carbone, l’oxyde de carbone, l’oxyde <lc calcium et le carbure de calcium.
- Pour le premier, Yiolle (') a trouvé par des déterminations entre o et 1 ooo0
- sc = o,355 -f- o,oooo6f.
- E oxyde de carbone, comme tous les gaz permanents, a une chaleur spécifique constante et égale à j,,* o,245,
- (*) Comptes rendus. Avril 1895.
- ce qui donne pour la chaleur atomique
- S™ =6,86. <
- La chaleur atomique, déterminée par Gin (P, pour la chaux est égale à
- Celle du carbure de calcium peut se calculer d apres la loi de Kopp, d’après laquelle on a
- Comme la chaleur spécifique de l’oxygène est constante et égale à s0 = o,2.> d’après les mesures de Régnault (entre oet 200") ce qui donne 4><> 0,1 obtient ainsi par application de cette formule pour le calcium,
- d’où la formule
- — 7,4 + 0, ooif.-
- Dcs chaleurs atomiques de Ca et de C ou tirera celle de Ca C2 par la même loi et 011 aura = S£.„ -|- »Sf = 13,9a -f 0,00244/.
- Nous avons résumé dans le tableau suivant les chaleurs spécifique et atomique de ces différents corps.pour des températures dco à 3 5oo°, d’après les équations ci-dessus :
- Ces chiffres vont servir à calculer les quanti-
- ftés de chaleur eu jeu dans les fours. Dans un ur discontinu, au moment de la rupture du mraul, le carbure est à une température de .3 ooo0 environ et les matières non fondues à 2 000°. Après une heure trente la température est encore de 1 200 à 1 5oo°.
- Pour 100 kg de carbure à 86 p. 100 CaCaet i4 p- 100 Ca O, on peut compter 35 kg de matières non fondues dont i4 kg C. et 21 kg CaO.
- En calculant les quantités de chaleur "NY d’après l’intégrale
- *-*
- M étant la masse, s la chaleur spécifique et t la
- (*) Acetylenin Wissenschaft und Industrie, t. II, 1899,
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- température du corps, on a pour la quantité de chaleur emmagasinée à l’arrêt du courant
- 86 kg CaC2 à Sooo15 78.982 calories 14 » CaO à 3ooo° 9,671 »
- Quand on sort le bloc, la température étant 1 5oo°, il reste
- 86 kg CuC- à i5oou 35,548 calories 14-M1 » CaO à i5oo° 11,391 »
- 14 »> C à i5oo° 8,400 »
- Total.............. 55,33 f calories.
- 1) autre part, pendant une heure et demie, la perte par rayonnement et conductibilité est d’après ce qu’on a vu plus haut, de
- 1,5.1093.7,8 — 12.296 calories.
- la surface extérieure du four étant 7,5 ni2.
- La quantité de chaleur absorbée par la formation du carbure pendant le refroidissement
- 109527 -j- x — 55334 — 12296 - - 4!89" + x calories.
- Pour comparer les dépenses d’énergie des deux systèmes on pourra donc supposer que dans les fours discontinus les matières sont portées il 1 5oo° pendant que le carbure des fours continus est échauffé à 3 5oo°. Eu évaluant à 1 ooo° la température de 1 oxyde de carbone qui se dégage et en prenant pour les chaleurs de formation
- CaC2^ » 3,9 » (Gin)
- les quantités de chaleur dépensées dans les deux cas sont, en supposant du carbure à 100 p. 100
- des richesses
- effectue le calcul
- En tenant compte des pertes par rayonnement et conductibilité qui, comme 011 l'a vu plus haut, s’élèvent à 6,3 et 12,6 p. 100 la dépense devient :
- Il résulte de ces chiffres que le rendement maximum théorique qu’on peut atteindre avec un four continu est seulement égal à -5 p. 100 du rendement que peut donner un four discontinu. En pratique, on peut obtenir dans ce dernier cas un rendement très voisin du rendement calculé ci-dessus, alors qu 011 s’en écarte davantage dans les fours continus où la dissociation du carbure est plus accentuée. C’est
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- %
- discontinu continu dUcoaliDu A 76 p. 100
- Formation de CaC2 (1000 gv. 860 el 760). . a96;..4 +4- ^ 1739.« 78,1
- Echauffement de CaO (0 gr. 140 et 240) . . Echauffement de 3u p. 100 do matières non 46.1
- iondues a 1300° 13o, 5 i3o,5 i3o.5
- Total en calories Dépense en kilowatts heure par kg de car- *967,4 +x 2406,5 2667, r —(- jt 2134 M5u,4+u- •958.4
- bure 3,43 +y 3,o8 f r S16 2,83 -f-r 2,23
- ainsi qu’uu Jour de l’usine de carbure de Julius \ orster à Ilagen (WesLphatic) a pu fournir par kilowatt-jour 8 à 9 kg de carbure à 70 p. 100. A l’usine de Deutschen Gobi - und Silber-Scheide-Anstalt » on obtient couramment 5,8 à 6,5 kg de carbure à 76 p. 100 par kilowatt-jour alors qu’un four continu ne donne que 4,5 kg dans les mêmes conditions.
- On prétendait aussi précédemment que les tours continus fabriquaient, un produit plus uniforme. Cette prétention est encore combattue par M, Birger Carlson qui a trouvé sur 5 échantillons provenant d’une des plus grandes usines travaillant par la méthode continue, des différences de 11 p. 100 sur la teneur en carbure de calcium. D’aussi grandes différences n’existent pas dans les fours discontinus.
- Si a «'es avantages on ajoute encore une plus grande facilité de travail qui diminue la main-d œuvre, un prix d’achat plus faible, un entretien moins considérable, on pourra conclure nvee 1 auteur que dans le four de l’avenir, la haute température sera obtenue par l'arc, et la méthode de travail employée sera la méthode discontinue. !.. J.
- MESURES
- Mesures d’isolement Martin Kallmann. Brevet anglais nn 12438, déposé le 2 juin 1898. accepté le 18 mars 1899. {7 ligures;.
- La méthode de mesure des isolements proposée par Martin Kallmann repose sur la mesure des différences d’intensité que. présente le courant dans l’étendue du circuit ; elle ne tient aucun compte du potentiel du circuit par rapport à la terre, ni du courant qui passe du conducteur à la terre, par les défauts d’isolement ; de plus, elle indique les fuites entre deux points, indépendamment de celles qui peuvent exister dans le reste du circuit.
- En principe, la méthode consiste à mesurer la différence de potentiel aux bornes de deux résistances égales placées en deux points du circuit. Soient W ces résistances (fig. ij; si nous plaçons, en dérivation sur chacune d'elles, un des circuits d’un galvanomètre différentiel, celui-ci restera ou zéro si les intensités sont les mêmes entre i-y. et 3-4, c’est-à-dire s’il n’y a pas de défaut entre ces points. Si, au contraire, le galvanomètre dévie, sa déviation est proportionnelle à la différence des deux intensités, laquelle n’est autre chose que l’intensité du courant dans la fuite. On peut mesurer la déviation ou ramener le galvanomètre au zéro en faisant varier les
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- rhéostats h intercalés (Lins les deux circuits du différentiel.
- La même méthode peut être plus facilement réalisée à l’aide du dispositif du pont double, qui sert à la mesure des faibles résistances, mais ici les résistances W sont égales (lig. 2),
- les intensités qui les traversent diffèrent seules. Celle disposition exige seulement un galvanomètre sensible et d’assez grande résistance ; comme précédemment, la déviation du galvanomètre indique la valeur du courant de inite, ou on peut, en changeant le rapport des quatre résistances /<, ramener le galvanomètre air zéro.
- Dans la figure 3, an voit l’application de la méthode à la mesure des pertes le long d'un seul conducteur : a l'aide des fils de secours P, la résistance intercalée entre .3 et 4 est reliée au pont double et le galvanomètre indique les fuites qui se produisent à la terre, en E, ou entre les deux conducteurs, en X, indépendamment
- des autres défauts qui peuvent exister en dehors, en 7 par exemple.
- La même méthode peut être appliquée à la mesure des pertes le long d’un rail (fig. 4); dans ce cas, les résistances sont prises directement suc le rail lui-même.
- Si on veut mesurer les pertes totales à la terre d’un circuit (Hg. 5i, les résistances \V sont intercalées sur chacun des conducteurs, entre 5-6 et 7-8 ; le galvanomètre indique alors les pertes totales dans la partie du circuit opposée à la source, à droite de 6-8 ; il est évident que les perles dans la partie gauche n’interviennent pas dans la mesure.
- La figure 6 montre le montage de la méthode sur une distribution h trois fils : il y a trois résistances W, une dans chaque conducteur, et six rhéostats h ; le gMlvanomètre^est intercalé entre les points 16 et \n, où se rejoignent trois à trois les rhéostats h. Quand un conducteur de l'installation ne reçoit pas de courant, l’ensemble des rhéostats h et de la résistance W de ce conducteur agit simplement comme un shunt sur le galvanomètre et la disposition se trouve ramenée à celle de la figure 5.
- Enfin, on peut avoir à mesurer les pertes le long d'nne ligne et dans l’installation qu’elle dessert (fig. 7). Dans ce cas, quatre résistances W sont employées, deux au commencement de la ligne, en t-a et 5-6, deux autres à l’entrée de l’installation, en 3-4 et 7-8. Si le galvanomètre est relié seulement, entre 10 et 16, il indique les pertes de l’installation seules, « et p; s'il est entre 17 et 18, il indique a la lois les pertes c, •*’> y, ^ ; mais s’il est relié en même temps a i‘> et 18 d’une part, a 16 et 17 d’autre part, il indique seulement la différence des pertes, c’est-à-dire celles qui se produisent le long de la ligne, en .r, y et r. 11. A.
- Résistances compensées Kelvin. Brevet anglais n° ‘2171O, déposé le i5 octobre 1898, accepté le 19 août 1899. 1 figure.
- Lord Kelvin l’ait breveter l’emploi d’une'ré-sistance composée de cuivre et de charbon, pour éviter les variations avec la tempéraLure. Des lampes à incandescence sont mises on série avec la résistauee en fil de cuivre, qu’il faut compenser, et le tout est renfermé dans la même boîte, de sorte que la température est la même partout. Comme le charbon dimiuue de résistuuce, tandis
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- que le cuivre augmente avec la température, on peut, en proportionnant les deux éléments, arriver h une compensation parfaite. Les lampes à incandescence ne sont pas poussées h leur état
- Fig- i.
- normal, elles doivent rester au-dessous. Le dessin (fig. i) représente schématiquement un électro-dynamomètre avec deux bobines fixes À, B et deux bobines mobiles D.C ; les lampes sont L, et L r IJ. A.
- Dynamomètre à frein électrique- par A. Grau, EJektrotechnische Zeitschrift ; l. XXI, p. 5 avril 1900.
- Si l’on veut faire des mesures exaetes au frein de Prony, il faut que le travail de frottement entre le frein et la poulie reste rigoureusement
- constant pendant chaque mesure. Cette condition n’étant jamais complètement réalisée, il en résulte des erreurs assez notables. On peut cependant arriver à obtenir un travail de frevr nage constant de la façon suivante : sur l’arbre de la machine, on fixe un disque de enivre, embrassé par les pbîcs d’un électro-aimant en 1er à cheval. Cet électro-aimant est porté par la plus courte branche d’un levier dont la plus longue branche porte un poids curseur (fig. 1). Les courants de Foucault induits dans le cuivre produisent une action de freinage qui à vitesse et excitation constantes se mesure avec le poids mobile. On peut varier la charge soit en variant le courant, soit en changeant la distance des
- Soit U la distance du point d’application de la force de freinage au centre du disque, n le nombre de tours : minute. Le travail en chevaux est exprimé par
- P est déterminé par la position du curseur p (L— b) G _ xG
- Donc la force de freinage est proportionnelle au déplacement nx du curseur. Donc
- A — KftCr — C'n.r,
- L'étant une constante.
- Là puissance de ht machine est donc propor-
- tionnelle au produit du nombre de tours par le déplacement du curseur.
- Cas particuliers : 1° On fait varier l’excitation de façon à maintenir n constant. Alors A — D# et la puissance est lue directement, sur le oui-
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- 2° Si on marche îi puissance constante on a
- bvperbole éqnibitère ;
- > Si à puissance variable on fait varier l’oxei-ialîon de manière à laisser le curseur immobile.
- La puissance est proportionnelle à la vitesse. Dans tous les cas, il est inutile de connaître l'intensité du courant, il suffit de le maintenir
- Fig.
- constant. Si d’ailleurs il varie, on en est immédiatement averti par la rupture de l'équilibre.
- Deux causes d’erreur peuvent influer sur l’exactitude des résultats.
- i° Le disque de cuivre en tournant peut entraîner une masse d’air qui pourrait exercer une pression sur l'élcelro-aimant. Cette cause d'erreur est presque négligeable si l'entrefer n'est pas trop faible. Pour la mesurer exactement, ou pourrait remplacer l'élcetro-aimant par un appareil de même forme et non magnétique, puis on ferait Icnn'ner le moteur à la même vitesse et on mesurerait le couple avec le curseur.
- 2° Dans le cas'd'électrornoteurs, le disque de cuivre pourrait traverser un certain nombre de lignes de force de dispersion, lesquelles produiraient un couple de Ireinage non mesuré par le dynamomètre. O couple est toujours 1res faible : on peut le mesurer ainsi. On commence par faire tourner le moteur muni de son disque de cuivre et on mesure la puissance fournie au moteur ; on remplace ensuite le disque de cuivre par un disque en celluloïd, on fait tourner le moteur à la même vitesse et on mesure de non-veau la puissance : la différence des deux mesures donne la mesure de l’erreur due à la dispersion. E. B.
- Loch électrique Jones. Brevet anglais n° 17 256, déposé le 22 aoâJ 1 899, accepté le 3o septembre J899 3 figures ,.
- f/appareil «le Levin Tli. Jones a pour but «le
- transmettre en un point quelconque d’un navire 1 indication du chemin parcouru, donnée par le
- Le loch employé ici se compose d'un propulseur — non indiqué sur la figure, — porté à l’extrémité de l’arbre D, figure 1.
- l-ÿ.j
- En tournaut le propulseur entraîne la vis sans fin U, laquelle engrène avec la première roue d’une série d’engrenages qui font mouvoir des aiguilles sur des cadraiis E. Dans les conditions ordinaires le loch est jeté h la mer et tenu à une assez grande dislance du navire ail moven d'un cordage ; on le ramène au bout d’un temps déterminé pour lire le nombre «le tours fait par le propulseur, ce qui permet de connaître la vitesse du ua\ire.
- L'inventeur ajoute ici une roue F, dans les dents de laquelle s’engage un levier G. Chaque fois qu une dent passe sous le levier, celui-ci vient établir nu contact en If et ferme un circuit dans lequel se trouve l'appareil récepteur. Ce dernier se compose très simplement •d'un
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- électro J qui attire une armature K et comme celle-ci est munie d'un cliquet O, engagé dans la roue à rochet M, à chaque contact le cliquet lait avancer la roue M. Un ressort porté par le levier S, s’engage dans le rochet Q et comme, ce levier porte une projection S, qui s’appuie sur la lame U, ia roue Q avance d’une dent à chaque tour de M. Des aiguilles indiquent sur un cadran divisé le nombre de contacts et, par suite, le chemin parcouru pur le navire. II. A.
- MAGNÉTO-OPTIQUE
- Etude du phénomène de Zeemann par la méthode interférentielle. par J. Shedd. Pkysical Rcview, t. IX. p. i-iy et 86-n5. Résumé durs If Journal
- Dans la première partie de cet important mémoire, il est fait d’abord une étude historique de la question. On y rappelle, fait pou connu, que des expériences de 31. Fiévez avaient déjà manifesté une partie des résultats obtenus ultérieurement par Zeemann, entre autres l’apparition d’une raie brillante au milieu de la raie noire D, élargie par le champ magnétique. On rappelle également, en l’exposant, une théorie établie par Stonev en modification de celle de Lorentz et qui rend compte des effets non explicables par cette dernière. Enfin une comparaison entre les méthodes d’observation par la speetroscopio ou par l’intei'féromètre de Michclson. montre les avantages de cette dernière. Elle permet d'apprécier l’effel d’un champ magnétique inférieur a iooo et a été employée de préférence pour les recherches originales de ee travail.
- Des expériences préliminaires faites, pour Ja raieD, avec des sources à lempératures croissan- I tes (bec Bunsen, gaz oxhvdriquc, tube Pliicker) montrent :
- iv Qu’à la température du bec Bunsen il existe une sorte de contrainte ou de retard à la production du phénomène, qui est subitement surmontée quand le champ atteint yfioo;
- Que cette contrainte diminue quand la température s’élève et est pratiquement nulle aux températures les plus élevées de lalhimnie nxliv-drique et clans le tube à vide.
- •U Que le changement de longueur d’onde atteint un maximun vers IL — 11 ooo, qui dépend de la température et do la pression de la source de radiations.
- Le tube à vide fut, pour cette raison, choisi pour les expériences ultérieures faites sur ;
- Xa ^raies II ( 1)^) ; Zn (X =: 4 810,721) ;
- 11g (Xj z= 5 790,49 ; Xj =; 4 460,97 ; X3— 4 358,66) ;
- Cd (X, 1= G 438,9 : Xj =; 5 o8fi,3 ; X3 = 4 800).
- Les principaux résultats peuvent être résumés clans le tableau suivant :
- Bleue.
- >,3io
- o, i3i
- o,i37
- o, 262 0/278
- On peut aussi, partant de la théorie de Lorentz, trouver le rapport — de la charge ionique à la masse ionique; ce rapport a les valeurs
- Verte. 17,48 X 105 ,
- Verte. 18,59 X loï '
- Bleue. 23,46 Xios
- Bleue. 22,41 X in; \
- Violette. 23,81 X 10* ^
- Type I. Type II.
- Type III.
- Les raies se trouvent ainsi, comme l’avait montré Michelson, rangées dans trois catégories; plus----est pelit, pour une raie donnée, moin-
- dre est l’éloignement des composantes magnétiques, et plus la structure est simple.
- Réflexion de la lumière sur la surface d’un aimant, par F.-J. Micheli. Dr. Ann., t. I, p. 542-166,
- Kerr a découvert que la lumière réfléchie sur la surface d’un aimant éprouve une relation du plan de polarisation. Quand les lignes de force magnétique sont parallèles à la surface du miroir et au plan d’inciclence de la lumière, la rotation a lieu clans le même sens pour toutes les incidences quand la liimièrc incidente est polarisée clans le plan d’incidence. Si la lumière incidente est polarisée perpendiculairement au plan d’in-
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- eidence, la rotation change de sens pour une certaine incidence critique.
- Mieheli a cherché si cette incidence dépendait de l'état de la surface du miroir. Il a employé la méthode expérimentale de Drude, eu étudiant la lumière réfléchie au moyen d’un compensateur de Babinet et d un analyseur. Sur l'acier, le nickel, le cobalt, les impuretés superficielles tendent à diminuer la valeur de l’incidence cri-
- Les résultats expérimentaux ne s’accordent pas très bien avec les résultats calculés en ein-plovant une seule constante, comme le faisait Drude. En substituant h cette constante réelle une imaginaire, on obtient une concordance plus satisfaisante. Et même dans le cas du nickel, les nouvelles formuTes ne suffisent pas. Les écarts peuvent s’expliquer en partie en admettant que l’aimantation du miroir n’est pas uniforme. La théorie ainsi étendue permet de calculer une valeur approximative de ces écarts. Eu comparant les nombres donnés par ce calcul à ceux que donne l’observation, on trouve que, dans les conditions énoncées au début, l’aimantation du nickel et du cobalt est un peu plus petite sur leur surface que dans leur intérieur : l’épaisseur de la couche superficielle dont il suffit d’admettre l’existence est égale pour le nickel à i.T5 de la longueur d’onde de la lumière dans l’air, pour le cobalt à i/5o de cette longueur. M. L.
- THERMO-ÉLECTRICITÉ
- Sur la mesure des phénomènes thermoèlec-triques, par P. Stranco. Il Nuoco Cimento, t. X,
- L’étude des phénomènes thermo-électriques nécessite l’observation de la température des conducteurs pour déterminer leur mesure. T.es coefficients de conductibilité thermique sont des plus importants dans ces calculs, malheureusement ils ne sont connus que d’une manière approximative, de sorte que l’on a préféré employer les méthodes calorimétriques qui moins exactes laissent de côté la considération des quantités de chaleur mises en mouvement par conductibilité.
- On voit aussitôt l'inconvénient de cette marche, ainsi dans le cas de l’effet Peltier, pour pouvoir négliger la chaleur propagée le long du
- conducteur, il taut réduire les dimensions, de sorte que l’importance de l’effet Joule augmente et masque en partie l'effet que Ton peut étudier.
- La divergence entre les valeurs obtenues par les différents observateurs dans l’étude de la conductibilité métallique tient en partie à de très petites différences dans l'élat de pureté des substances, de sorte qu’il laut mesurer directement les coefficients cherchés sur les pièces mêmes du métal que Ton veut expérimenter.
- Los méthodes qui permettent la détermination simultanée des coefficients des phénomènes thermo-électriques et des autres coefficients dont dépend la température, des conducteurs linéaires sout très simples L'auteur applique le calcul aux cas de l’effet Thomson et à celui de T effet Peltier. Comme vérification de l’exactitude de cette méthode il prend les calculs en sens inverse et déduit de scs formules la valeur 3,9» X io7 pour l’équivalent mécanique de la
- G. G.
- Théorie de la thermoélectricité et de la conductibilité calorifique, par O. Wiedeburg Dr. Ann., t. I, p. 758-790, avril 1900.
- Comme l’auteur le fait remarquer au début de son mémoire, il n’a pas manqué en ces derniers temps de théories de la thermoélectricité. Ici même nous avons exposé d'une manière complète la théorie de Riecke (J'l, qui peut servir d’exemple. Il nous entraînerait beaucoup trop loin de traiter tout cc qui paraît sur le sujet avec autant de développement. Xous nous contenterons de reproduire les conclusions de Wiedeburg.
- Wiedeburg généralise la théorie qu’il a donnée des phénomènes irréversibles pour l’appliquer à un corps hétérogène ; ce corps peut ê. Inde substance homogène, mais son état physique varie d’un point a l’autre ; tel est, par exemple, un corps traversé par un courant électrique et calorifique.
- E11 même temps, il introduit dans les équations non seulement les courants dus à la con- * (*)
- (’) Voir aussi Pkikrsox. Ueber die Messitng des 1895.'
- (*) Ecluir. Elect.. I. XVIII, p. 204, 290. etc.
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- duetion proprement dite, mais aussi les courants résultant de l’entraînement. Il admet encore qu’il v a réciprocité entre les deux entraînements, celui de la chaleur par l’électricité et celui de l'électricité par la chaleur, c’est-à-dire que les deux coeflicicnts d’entrainement sont égaux.
- En s’appuyantsur ces hypothèses, on démontre que la résistance électrique et le coefficient de Thomson fchaleuv spécifique de l’électricité) sont proportionnels à la température absolue, ce qui est conforme à l’expérience.
- Ün retrouve également les relations connues entre l’effet Thomson, l’effet Peltier et le pouvoir thermoélectrique, en admettant que le saut de potentiel est le même aux deux soudures.
- Enfin le phénomène désigné sous le nom de conduction calorifique ne peut être regardé comme un phénomène exclusivement thermique, du moment que les variations thermiques sont liées forcément à des variations dansTétat d'agrégation de la substance ; la définition de la conductivité calorifique serait donc plus compliquée qu’on ne le suppose d’ordinaire ; on s’explique ainsi les difficultés qu’on rencontre lorsqu’on veut relier par une loi rigoureuse- les valeurs de cette conductivité dans les différentes substances et celte conductivité elle-inême à la conductivité électrique. M. L.
- S il s agit d’un seul conducteur homogène, x et /. ne sont plus fonctions que de la température seule et cette dernière équation devient en appelant x' et V leurs dérivés :
- Ces équations (i) et fa)-' définissent le problème quand on leur joint les conditions aux
- Ces conditions aux limites seront «1=const.,
- laines surfaces dites électrodes : —= o
- sur toute autre surface limite.
- Sous cette forme générale, la discussion serait fort compliquée.
- Le calcul se simplifie dans certains cas purti-
- Les surfaces équipotenlielles coïncident avec les surfaces isothermes : c’est ce qui arrivent par exemple si le courant est amené au conducteur par deux électrodes maintenues à un potentiel constant et à une température constante. L’équation du régime stationnaire prend alors
- Régime de température d’un conducteur chauffé par un courant électrique, par F. Kohlrausch. Or. Ann., t. I. p. i3a-i5çi, janvier 1900.
- Id., par H. Diesselhorst, Dr. Ann., t. I, p. 3ia-3a6, février r9oo.
- Dans un conducteur dont la conductibilité électrique est), et la conductibilité calorifique x, le régime de température est caractérisé par l’équation différentielle :
- u et v étant la température et le potentiel électrique au point de coordonnées y, z~).
- De plus, le potentiel doit satisfaire à la condition de continuité, soit :
- d*v
- -Jf
- dv
- dy
- = 0. <2)
- où ne figurent plus les coordonnées.
- on voit immédiatement que l'équation ne dépend que du rapport-V- . En d’autres termes :
- La température de régime atteinte par le conducteur ne dépend que du rapport de la conductibilité calorifique à la conductibilité électrique. Pour la plupart des métaux purs ce rapport a à peu près la même valeur, valeur qui paraît être la plus grande qui existe.
- On obtiendrait donc avec ccs métaux la température la plus élevée possible et cette température serait indépendante des conditions géométriques et des propriétés spécifiques des conducteurs rentrant dans cette classe.
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- rf>
- Riesselhorst, par un changement de variables et l'application du théorème de Green généralisé par Thomson, ramène l’intégration et la discussion a celles d’une équation de Laplace. Il démontre que le problème admet, une solution unique, du moment où A et x sont des fonctions de it bien déterminées, continues et constamment positives.
- L’intégrale de l’équation (3) peut être mise sous la forme :
- | A- du =------î- V* + Àr + A’
- quation :
- Ce maximum de température ne se trouve donc pas en général au point où le potentiel a sa valeur moyenne ^ , mais il correspond à un potentiel plus voisin de celui de l’électrode chaude et qui en diÜ’ère de la quantité posi-
- où À et A' sont des constantes qu'on déterminera par la relation qui existe entre les valeurs du potentiel et les valeurs correspondantes de la température en trois points :
- l’i j du + v‘iJ^ "T" du d- j' \ du~ —
- (vs-r3) (,,-rd
- ou en désignant par la moyenne arith-
- métique,
- de —dans l’intervalle de //., a :
- + Mwi ~ui) ^ ] ~ — (vi -*'a) (g—g) Cl’a — O-
- (v)nand est constant, les signes J disparaissent et il reste seulement,
- - k(«,-«i+u «,) + ».:ï = -*)
- Ces équations définissent la température et le potentiel vs quand la température et le potentiel en deux autres points, n, e,, //, vt sont.
- le
- température maxinia nm ° j , dans
- i où — est constant est déterminée parl’é-
- Le maximum ne coïncide avec le potentiel moyen que si les deux électrodes ont la même température (uî=wqb Dans ces conditions, la valeur mnxima de l’élévation de température est égale à :
- J/étude expérimentale du régime de température fournit donc un procédé pour déterminer et par suite X, car x est facile à mesurer. On devra mesurer la température limite d’un solide de forme quelconque, le plus simple sera lin barreau cylindrique, dont les extrémités seront maintenues à des températures constantes el dont la surface latérale est protégée autant que possible contre la déperdition.
- Il sera nécessaire ou tout au moins avantageux d’employer des courants très intenses, pouvant atteindre 4°° ampères s’il s’agit d’un bon conducteur.
- Des expériences de ce genre ont été réalisées à la Reichsanstalt par Jæger et Riessel-horsl (*).
- La méthode donne précisément la valeur moyenne de correspondant à l’intervalle u — ?/0, n0 étant la température des deux extrémités, ii celle du point intermediaire.
- Lorsque le conducteur est hétérogène, le calcul de la répartition des températures est moins simple, parce que les suriaees équipotentielles
- p) /, Éclairage Électrique, t. XXIT. p. 356.
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- lus en général, constante r serait égale .-à o,o«3 jo~ liscc encore, si alors pour l'élévation <le tempéra»
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- maxima) : la variation de température qui en résulte peut atteindre i p. 100. Mais cette influence s’annule quand les deux électrodes sont maintenues à la même température. Au contraire, elle sera prononcée quand les températures extrêmes seront très différentes, ce qui permettrait de la déterminer en renversant le sens du courant: des résultats ou pourrait conclure la grandeur de l’effet Thomson.
- En prenant pour les températures extrêmes o° et joo°, et entre les électrodes une différence do potentiel de 0,02 volt, la variation de la température au milieu quand ou renverse le cou rant serait de o“,o5 a o°,5, l’élévation de température due à la chaleur de Joule étant de
- 7 à 8".
- Aux températures plus élevées, lé rapport est plus favorable. M. L.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Sur les propriétés thermo-électriques de divers alliages, par Emile Steinmann. Compte* rendus, l. CXXXJ, p. 34-
- Parmi les résultats obtenus par l'auteur dans son étude des propriétés thcrmoëlectriques de divers alliages et communiqués à l’Académie des Sciences le i4 mai i’), il en est un qui paraissait douteux : c'est celui relatif à l’acier au nickel li 28 p. 100 de ce dernier métal.M. Stein-mann avait en effet trouvé — 2461 microvolts pour la force éleetroniotrice entre o" et ioo°. d’un couple formé de cet alliage et de plomb, valeur de beaucoup supérieure à celle du couple Alliage à 26 p. 100 J Pb qui est de — 266," microvolts et ii celle du couple Alliage à 3o,4 p. i 00 | Pb qui est de — 618,3 microvolts.
- M. Steinmann avant fait depuis l’analyse chimique de cet alliage a reconnu qu’il >• avait erreur dans l'indication de la proportion de nickel; cetle proportion est en réalité de 36,1 p. 100.
- Un échantillon authentique d'alliage à 28 p. 100 de nickel, prêté par M. Guillaume, a donné comme force électromotrice par rapport au plomb, — 385 à 386 microvolts entre -f- 20° et -!- 260".
- Cette rectification ne modifie en rien les conclusions générales que M, Steinmann tirait de
- (') L’Eclairage Électrique, t. XXIII, p. J3 r, 26 mai 1900.
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE
- Comparaison entre le thermomètre de platine et le thermomètre à azote, pur p. Chappuis h, J.-A. Harker.
- M. Chappuis expose les résultats des comparaisons entre le thermomètre à résistance do platine et le thermomètre à azote, effectuées au Bureau international des Poids et Mesures, a l’instigation de l’Observatoire de Kew. afin d’établir la marche du thermomètre de platine en fonction de l’échelle normale dos températures.
- Les expériences ont été faites en commun par M. J -A. llarker, researck assistent de l'Observatoire de K cw, qui s’élait chargé des mesures électriques, et par M. P. Chappuis, plus spécialement occupé par les observations du thermomètre à gaz.
- Les trois thermomètres de platine soumis aux comparaisons étaient accompagnés des appareils de mesure, construits à cet effet en Angleterre, et appartenant à l’Observatoire de Kew.
- Les comparaisons comprennent les trois groupes d’expérieiiccsVsuivanls :
- O Comparaisons dans l’intervalle de température (— 23° h ioo°) des thermomètres de platine avec quatre thermomètres étalons à mercure du Bureau international, dont l’échelle avait, été déterminée avec précision par des comparaisons directes avec le thermomètre à hydrogène ;
- 20 Comparaisons dans l'intervalle (roo0 à 200e} avec un thermomètre à azote sous volume constant dont le réservoir était en verre dur. Près-
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- sion iiiitisilc, 7^3 mm environ. Le? thermomètres étaient comparés dans un bain d’imile occupant le milieu d’une chaudière, dans laquelle on pouvait entretenir l’ébullition de divers liquides sous dilVérentes pressions ;
- 3° Comparaisons dans l’intervalle (2000 à 45o"l avec tin thermomètre ii azote sous volume constant avec réservoir de porcelaine. Pression initiale, 025 millimètres. Ces mesures ont été laites dans mi bain composé de nitrates de soude et de potasse, qui a servi également jusqu’il 089° pour quelques observations supplémentaires sur un seul thermomètre de platine.
- Les résultats de ces comparaisons confirment, d une manière générale, l’expression parabolique de lu différence de marche trouvée par M. Callendar :
- avec cette restriction loiilciois que la valeur de '/ égale, suivant M. Callendar. à i,5o pour les thermomètres de platine comparés, a été trouvée égalé ;i i,;>4 par MM. Ilarker et Chap-
- Les comparaisons faites dans le voisinage du point d’ébullition du soufre ont conduit, pour cette température, à la valeur 445u,2; tandis que MM. Callendar et Griffiths avaient trouve, en 1891,444*5, et que la valeur de Régnault obtenue en 1862 est 44/<\o.
- MM. Ilarker et Cbappuis ontconstaté que l’appareil dit tube do Meyer, décrit récemment par MM. Callendar et Griffiths donne pour l’ébullition du soufre une température d’une constance remarquable.
- Quelques transformations des rayons X, par Henri Dufour.
- L'smleur fait un court résumé de ses recherches sur la diffusion des ravous X dans 1 intérieur des corps. Les rayons do Rontgen provoquent, dans toute la masse de certains corps, tels que le bois, la paraffine, les huiles, la lormation de radiations semblables à celles étudiées par M. Sagnac. Ces radiations peuvent se propager dans la musse du corps ; elles sont rapidement affaiblies eu changeant de milieu, niais impressionnent cependant une plaque photographique enveloppée de plusieurs doubles ‘le papier.
- M. Dulour a cherché si les corps soumis aux
- rayons X se comportent, après cette exposition, comme des corps phosphorescents, les résultats sont encore douteux; ils se compliquent, eu eflet, des actions directes que les corps exercent sur la plaque, même au Iravers du papier. Ces actions directes sont très énergiques avec certains métaux : zinc, aluminium, fraîchement polis ; — il laut en tenir compte dans toutes les études sur les transformations des radiations faites par le moyen des impressions photographiques.
- Sur le retard de décharge et certaines expériences de M. Warburg. par R. Swingedauw.
- M. Lumv.inn a montré que, dans certains cas, si une différence de potentiel est établie entre les pôles d’un excitateur, il peut arriver que 1 étincelle n’éclate pas aussitôt, mais seulement, au bout d’un certain temps appelé retard de décharge variable avec le potentiel.
- Suivant que la charge dure très peu ou 1res longtemps, le potentiel explosif est plus ou moins grand.
- M. Swyngcdauvv explique ce retard par la couche d’oxyde qui ternit les surfaces polaires de l’excitateur sous 1 action des étincelles; si les surfaces polaires sont bien polies, le retard
- M. Warburg mesure les potentiels explosifs d’un excitateur «qu’il charge soit pendant un temps très court (i/3oo de seconde', soit pendant quatre ou cinq minutes.
- Dans la charge brève, le potentiel explosif est notablement plus petit que dans la charge lente, si l'excitateur est éclairé .par la lumière ultra-violette.
- M. Swingedauw démontre, à l’aide d'un appareil fondé sur un principe analogue à celui de M. Warburg, que, dans la charge brève, l'étincelle éclate toujours au moment même où la charge se produit (et elle se produit par étincelle], c’est-à-dire pendant, que le potentiel varie très rapidement, de sorte que les expériences de M. Warburg doivent s’expliquer par cette projjosition. L’abaissement du potentiel explosif soumis à lu lumière ultra-violette est une fonction croissante (le la vitesse de variation du potentiel entre les pôles de l’excitateur, à l’instant où l’étincelle éclate (*].
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- L’ÉCÏ.ATRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIV. - Nc 28.
- So
- SOCIÉTÉ DE PHYSIQUE DE LONDRES
- Séance du 12 juin 191x1,
- Etude comparative de quelques thermomètres à résistance de platine, par H.-M. Tory.
- L'objet de cette étinlc était de rechercher l’exactitude sur laquelle on peut compter daus la détermination des hautes températures au moyen de thermomètres à résistance de platine construits avec des fils de platine du commerce.
- Cinq thermomètres de ce genre furent comparés entre 4oo° et 1 ooo° C. ; on trouva que les coefficients fondamentaux des fils présentaient des différences de 4° P- 100 de v'îile* 11 r maximum, mais que les températures calculées au moyen de ces coefficients et de la formule ther-moinétrique différaient entre elles de moins de
- Chaque fil était directement comparé avec un fil étalon en platine pur; les deux fils étaient enroulés cote à côte dans le même tube. On portait en abscisses les températures indiquées par le thermomètre étalon et eu ordonnées les différences entre les températures indiquées par ce thermomètre et le thermomètre comparé. On obtint ainsi des lignes très sensiblement droites dans les limites (les observations. Il on résulte que la détermination de deux constantes est suffisante pour comparer les indications d’un thermomètre h fil de platine impur avec celles d'un thermomètre à fil de platine pur, et par conséquent ramener les premières à l’échelle du thermomètre à gaz. Ces deux coustanles peuvent être déduites d’observations faites à la température d’ébullition du soufre et h celle de la solidification de l'argent. L’auteur estime que daus ces conditions l’évaluation des températures dans l’échelle du thermomètre à gaz, peut être faite avec une erreur de 1 ou 3n au plus dans l’intervalle compris entre o et. 1 ooo° C.
- Comparaison entre le thermomètre de platine
- et le thermomètre à azote, par H.-L. Callen-
- Dans la discussion qui suit la communication précédente, le professeur II.-L. Callendar présente quelques- observations au sujet des expériences faites récemment par 31. P. Chappuis Il croit, que la divergence entre les résultats de
- ce physicien et les siens propres provient du fait que le coefficient de dilatation des gaz n’est pas connu avec suffisamment d’exactitude tant par suite des variations du volume du réser\oirtbcr-momélrique que par suite d’une incertitude dans la valeur du coefficient de dilatation du mercure. Ce dernier coefficient serait en effet de 0,000181 53 d’après Régnault, 0,00018216 d’après Broch et enfin o,00018256 d’après les expériences faites par 31. Chappuis avec un réservoir en verre dur, Suivant que l'on adopte la valeur donnée par Régnault ou la valeur trouvée par 31. Chappuis, on trouve une différence qui 11'est pas moindre de 4 p. Kio dans la valeur du coefficient fondamental de dilatation du verre. Quant à l’importance des changements de volume du réservoir, elle a été antérieurement pleinement mise en évidence, cl une méthode permettant de tenir un compte approximatif de ces changements a été indiquée dans le mémoire de M. Callendar, sur le point d’ébullition du soufre, publié en 1890. Malheureusement le verre employé dans les mesures de ce point d'ébullition présentait des variations de volume beaucoup trop grandes pour permettre une détermination exacte de son coefficient de dilatation.
- 31. Callendar considère que la porcelaine ne convient pas aussi bien que le verre pour la confection des réservoirs thermomélriques et il ne pense pas que le coefficient moyen de dilatation d’un tube ou d’un réservoir pour un large intervalle de température puisse être déduit de mesures faites sur un petit éhantillon même, s’il a une forme symétrique au tube ou au réservoir. On aurait, croit-il, de meilleurs résultats en prenant des réservoirs métalliques bien homogènes et bien recuits.
- La correction de l'influence de l’expansion du réservoir se calcule par l'expression : dt = t (tr— 100). 31. Callendar n’est pas d’ae-eord avec 31. Chappuis lorsque celui-ci dit que la correction est indépendante de c bien qu’évi-demment le terme ùri ait la plus grande importance aux hautes températures. 11 n’est pas d’accord non plus avec lui au sujet de la correction du thermomètre à hydrogène, car. suivant Joule et Thomson la correction devrait être plus Grande et suivant d’autres auteurs, plus petite que celle trouvée par 31. Chappuis.
- Le Gérant : C. NAUIX.
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- Tome XXIV.
- Samedi 21 Juillet 1900.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l'Ecole Polytechnique, Membre de l'Institut.. — A. DARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN. Profegse7ir à la Sorbonne. Membre de 1 Institut. — D. MONNIER, Professeur a l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POT.ER. Professeur à l’École des Mines, Membre de L'Institut. — A. WITZ. Ingénieur des Arts et Manufactures. Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLQNDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- TÉLÉGRAPHES MULTIPLES MUXIER («)
- M. Munier expose deux systèmes de télégraphe multiple dont nous allons donner successivement une description sommaire.
- PREMIER SYSTÈME DE TÉLÉGRAPHE MULTIPLE MUXIER
- Le premier système de télégraphe multiple de M. Munier fournit une preuve toute spéciale de l’importance du mode de formation et du mode de transmission des signaux (*). Une description succincte en a été publiée dans les Annales télégraphiques en 1886 et 1887 sous la signature de M. Godl'roy (3) ; nous la reproduisons en y supprimant toutefois ce qui nous a paru inutile ou superflu pour la compréhension du système.
- Dans le système de M. Munier, U est fait usage d’uu distributeur comportant théoriquement f) autant de secteurs que d’appareils Hughes compris dans l’installation. Chaque secteur renferme 28 contacts reliés électriquement aux 28 touches du clavier correspondant, et l’émission est préparée, comme au Hughes, par l’abaissement d'une louche, mais une seule émission peut avoir lieu par tour et par secteur ou clavier •, rien d'important n’est
- (1) Exposés dans la Galerie La Bourdonnais reliant les premier étage du Palais de 1 Electricité et du Palais de
- l'Alimentation.
- (2) Voir L Éclairage Électrique, t. XXIII, p. 323, 367, 4’® e*" 4^7 >' 29- et 3o juin 1900.
- (3) Vous renvoyons en même temps le lecteur à la notice sur le télégraphe imprimeur multiple de J. Munier, G. Carre, éditeur, 1887.
- (‘) On verra plus loin que, dans la pratique, il n’en est pas ainsi, mais que les divisions du distributeur sont
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- change aux oi*ganes mécaniques qui concourent à l'impression, L’axe du distributeur et les axes des ,roues des types des divers appareils tournent à la même vitesse, ce qui revient à utilise? un transmetteur tournant « fois plus vite que le récepteur, » étant le.nombre des secteurs. Les roues des types partent du repos au moment où la ligne arrive sur le secteur correspondant. L’émission, préparée par l'abaissement d’une touche, est transmise automatiquement sur la ligne à un moment déterminé qui la caractérise et qui correspond lui-même au passage du balai frotteur, relié i* la ligne, sur un point situé à de la couronne du distributeur. A l'arrivée au récepteur, le courant, par l’intermédiaire d’un clectro-aimant, provoque la chute d’un cliquet qui vient embrayer à un point situé egalement à d’une roue q roehot partie de la position de repos en même temps que la roue des types. Le sig'iial se trouve ainsi recueilli, puis emmagasiné dans cet organe dit compensateur jusqu'au moment où la roue des types a parcouru, non pas les mais bien les --n— de sa révolution. A ce moment seulement les organes d'impression sont mis en mouvement pour traduire le signal, c'est-à-dire quand le temps qui s’est écoulé entre l’arrivée de la ligne sur le secteur et le moment de l’émission se trouve multiplié par n, ou bien, si on préfère au bout d’une durée l (n — it après le moment de l’émission, t représentant le temps -écoulé avant qu'elle ait été effectuée. Dans cel intervalle, la ligne se trouve mise successivement à la disposition des autres appareils.
- Toi est le principe du Hughes multiple de M. Munier. Quelques développements le feront mieux comprendre.
- Soit le cas d’une installation Hughes quadruple, dans laquelle chacun des appareils aurait la ligne à sa disposition pendant un quart de la révolution d'un frotteur sur un distributeur.
- 11 est évident que, pour obtenir, sans autre modification, le rendement de quatre appareils, il faudrait donner aux distributeurs la vitesse normale du Hughes, et rendre quatre fois plus grande celle des appareils ; cette solution n'est pas pratique, puisqu’il est admis que la vitesse de l'appareil Hughes doit être maintenue entre 120 et i4ç> tours.
- II importe donc de laisser aux appareils leur vitesse normale. On pourrait alors :
- i° En ce qui concerne la transmission, effectuer les émissions non plus par l'intermédiaire des 28 goujons et du chariot, mais d'une manière analogue à celle qui est en usage dans la plupart des appareils multiples, c'est-à-dire en formant de 28 contacts chacun des secteurs du distributeur et en reliant électriquement ces 28 contacts aux 28 touches du clavier, que la pression du doigt amènerait contre un butoir de pile, un métronome ou frappeur de cadence indiquant, le moment opportun pour celte opération ;
- 20 En ce qui concerne la réeepLion, rassembler les 56 caractères ou blancs sur un quart de la périphérie de la roue dos types et. diviser en a8cs le quart, correspondant de la roue correctrice, ce qui équivaudrait à une division en 112e'.
- Cette disposition 11e serait pas sans présenter de nombreux inconvénients au point de vue du fonctionnement des organes d'impression et la correction mémo ne serait plus efficace qu’à la condition de ne pas avoir à rectifier des écarts supérieurs à 1/22^ de tour, correspondant soit à une avance ou à un retard de i/44^ <le seconde, à la vitesse de 120 tours. En outre, étant donné le rapport entre les vitesses de l'arbre des cames et de l’axe de la roue des types, il ne serait plus passible de faire les combinaisons qui sont effectuées dans la manipulation du Hughes ordinaire. Cet inconvénient se trouverait, il est vrai, largement compensé par lo plus graud nombre d’appareils desservant le même fil,
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- mais il en serait un antre ries plus sérieux qui consisterait à mettre l’appareil hors d’état d’être utilisé en simple, à moins d'avoir des organes de rechange pour la correction el l'impression, et, par conséquent, de transformer trop radicalement le matériel existant.
- Ges diverses considérations et principalement la dernière. onL conduit M. Munier à adopter en principe les dispositions ci-dessus pour la transmission, mais à rejeter toute modification essentielle des organes ordinaires de réception.
- Il s’est alors trouvé, comme le disait M. Samuel dans une communication faite derniè-iiienl à la Société internationale des électriciens, crx présence du problème suivant :
- Etant donnée une roue des types réceptrice tournant à une vitesse V, transmettre avec un manipulateur animé d’une vitesse nV> n étant le nombre des appareils placés en multiple ; autrement dit, dans le cas supposé d’une installation quadruple, recevoir dans un appareil tournant à ia8 tours les émissions elfectuées au départ dans .des conditions telles que si le transmetteur tournait à 130 X 4 ou 4&o tours.
- La- solution n’était possible qu’à la condition de ne plus laisser de lien immédiat entre la réception du courant et l’impression du caractère et de rendre ces deux opérations pour ainsi dire indépendantes. M. Munier eut alors recours à un organe spécial, qui est la partie essentielle de son invention et dont le rôle rappelle celui du combinateur de M. Baudot. De même que le combinateur a pour fonctions, dans l’appareil Baudot, d’elfectuer après coup la t.raducLion d’un signal recueilli et conservé parles électro-aiguilleurs et leurs leviers chercheurs, de même, le compensateur a pour fondions, dans l'appareil Munier, de faire traduire en temps opportun, par les organes d’impression, la, position prise et conservée sur une roue à rooliel spéciale, par un cliquet dont la chute a été déterminée par le déclenchement de l’éiectro-aimant el a, par suite, marqué et. pour ainsi dire, enregistré le moment de l’arrivée du (murant ou de l’émission.
- On sait que, dans le Hughes, chaque caractère est dû à une émission unique el de même valeur dans Lous les cas, mais que les émissions sont espacées par des intervalles qui, .quoique variables, corrcsjïomleiil toujours à un nombre exaet de 28mC5 de tour du chariot et de la roue des types, de telle sorte que c’est le moment send de l’émission et même de sou' début qui caractérise le signal transmis.
- Dans le système Munier, les émissions commencent, comme dans le Hughes, n 28 moments ou points différents, mais ceux-ci, au lieu d’être séparés par 1/28° de la circon-érence décrite par le chariot ou frotteur ne le sont plus que par —— , n étant le nombre des secteurs. Avec un distributeur quadruple et pour un même clavier, le commencement, d’une émission, ou l’envoi d’une lettre, est donc déterminé par l’un des dont se compose le secteur correspondant.
- La figure théorique n° 1 permet de se faire une idée des diverses conditions de fonctionnement.
- Si on suppose que, dans le distributeur, c’est le frotteur ou index qui est fixe et le disque mobile, et si on considère, comme montés sur le même axe, les roues des types et le distributeur (qui ont la même vitesse angulaire)!)1), chaque roue étant calée de manière à présenter le commencement de la première division blanc) sur le même rayon que le commencement du secteur correspondant, on voit que le distributeur avance de 4/28" de secteur ou de quatre lettres pendant que la roue des types ne progresse que d’un j 28e de tour ou d’une lettre.
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- Vinsi tous les organes parlant simultanément de la position de repos nple, transmettre la lettre D : l’émission doit commencer sur le cinquii
- veut, par du
- Alors, dans le c s’est déplacé d'un
- li-des:
- roue des types n’a encore progressé que de l'intervalle réservé au lilanc et il lui reste à parcourir encore trois autres intervalles ou 28" pour amener la lettre D sur la verticale passant par le centre de la roue. Il est donc de toute nécessité que l'impression soit retardée d’un temps trois fois égal à celui qui s’est écoulé entre le départ de la position de repos et l'émission du courant. A cet effet, on peut admettre un instant que le cylindre d’impression ('), au lieu d’ètre maintenu sur la verticale, se trouve porté, par un disque ou autre mobile qui normalement quitterait sa position de repos en même Lemps qui les autres organes et se déplacerait avec la même vitesse angulaire dans le sens de la grande flèche f; seulement, le sens de ce mouvement pourrait être brusquement renversé au moment de l’action du courant, afin de ramener le cylindre en arrière avec une vitesse, angulaire trois lois moindre (petite flèche /’,}. de la transmission de la lettre O, le evlindre d’impression
- de a en b, pendant que la a lieu l’émission sur le cinquième contact du distributeur ; édiat de renverser le mouvement du cylindre qui revient alors Test-à-dire qu’il met à opérer ce mouvement la roue des types pour avancer de trois autres verticale au même moment que la lettre D, et
- gle a,
- angle égal, au moment où celle-ci a pour résultat inmi de b en a, en trois fois plus de temps, rétrograde exactement le même temps qu 28e*, I.e cylindre se retrouve donc sur b l’impression de la lettre visée au départ, peut avoir lieu pendant que le frotteur passe sur les contacts correspondant aux lettres E, F, G, II.
- On voit aussi que, pour la transmission d'une lettre comprise entre G et AI inclus, l’impression aurait lieu quand la ligne (représentés par le frotteur! parcourrait déjà le deuxième secteur; que colle des lettres N à T se ferait pendant le temps réservé aux transmissions du troisième appareil et celle des lettres V à Z pendant que la ligne serait utilisée par le quatrième. De cette façon, les quatre roues peuvent imprimer simultanément chacune une lettre, par exemple, 0, H, A, eLe., etc, ({unique chacune de ces lettres ail été transmise à 1/4 détour d’intervalle ; mais une conséquence de cette disposition est de ne pouvoir faire qu'une émission par tour et par secteur ou clavier.
- II. existe donc toujours un rapport constant qui, multipliant le temps écoulé entre le départ simultané des organes et le moment de l’émission, détermine le moment de l’im-pression ; ce rapport est égalait nombre de secteurs du distributeur et l'on a ainsi, dans un quadruple, une sorte de transformation de 11 ?.es d’un temps déterminé en 28“ du même-temps, et dans un quintuple de i4oes en 28e', etc. En pratique, cette transformation ne s’ciîeclue pas directement avec le cylindre d'impression, comme on l’a supposé, mais au moyen de l'organe spécial, dit compensateur, organe qui constitue la partie essentielle de l’invention et dont il semble bon de donner une description sommaire avant d'étudier plus en détail les dispositions d’ensemble de tout le système.
- Compensateur. — Dans l'appareil qui a servi aux dernières expériences, le mécanisme
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- tphis
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- compensateur était supporté par un plateau s’adaptant £ mécanisme est représenté en coupe par la figure et ( ou moins exacte, dans le dessin -fig. 3), dont les diverses parties n’occupent pas les positions et n’ont pas les proportions qui leur sont données en réalité, niais ont été soit écartées, soit agrandies, de manière à rendre visibles tous les organes importants;1'.
- A et B sont deux axes situés sur le même prolongement, comme l’axe du volant et l'axe imprimeur de l'appareil Hughes. L’axe A porte une roue U de même diamètre que la roue (fig. 3 et 4 A]) de l'axe de la roue des types avec laquelle il engrène : il tourne donc en sens inverse des aiguilles d’une montre et avec la même vitesse que l’axe de la roue des types. L’axe B porte une roue ou pignon R,, engrenant avec une roue R3 ajoutée à cet effet sur l'axe Aâ du troisième mobile, et il est entraîné dans le sens des aiguilles d’une montre ; les deux axes A et B tournent donc en sens contraires.
- -dessus de l’appareil Hughes. Ce en trouve une perspective, pins
- quoiqu’étant situés sur le même
- prolongement. Quant au rapport entre les roues Fq et R*, il doit être établi de manière à
- (*) Cos dessins ont été relevés sur l’appareil d’expérience p.rr M. T, RetiiL, coæini* au
- Po>t3
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- donner à l'axe R une vitesse trois fois plus petite que celle de l’axe A. (D'une façon plus générale, la vitesse de l'axe R doit être n - - i fois moindre que celle de l’axe A. n étant le nombre par lequel il faut diviser 1/2.8* de circonférence pour avoir la valeur de J écart entre les deux points du distributeur qui marquent le commencement de deux contacts consécutifs. Cet écart dans l’appareil d’expérience étant de i/11ae ou de de circon-
- férence, le rapport des axes A et R doit donc être de 4 — i = 3.)
- L’extrémité antérieure de l'axe A est munie d’un disque D dont, le montage est iden-
- tique à çelm de Ja roue üc irotiement ou roebet de correction de l’appareil Hughes. 11 s’ensuit que ce disque peut se trouver dans trois situations difïe-
- obstacle quel-
- Rester au rep»
- 2e1 Être entraîné dans le mouvement l’axo A si aucun obstacle ne s’oppose mn déplacement ;
- 3° Être entraîné en sens contraire de
- Il est, en temps normal, maintenu à la position de repos au moyen d’un doigt ou traverse T, qui vient buter contre l’extrémité en forme de dont d’un levier L, dont on verra le rôle plus loin ; il est, en outre, muni d’une potence P, dont la goupille G supporte un cliquet G, soumis à l'action de ressorts non représentés dans la figure. Ce cliquet se trouve, par rapport aux axes, dans le même plan perpendiculaire qu’une roue de rochet RO fixée à l’extrémité postérieure de l’axe B et tournant par suite dans le même sens que ce dernier.
- 17extrémité de la potence P, grâce à l'action des ressorts, appuie sur la partie à peu près parallèle aux axes d'uu levier coudé F, articulé sur une pièce dépendant de la traverse T. L’autre liras du levier affecte une forme particulière, indiquée dans la planche I ; c’est une sorte do double fourchette entre les dents do laquelle s’engage la joue d’un manchon a, qui est très libre sur l’axe B et auquel l'inventeur donne le nom de couronne. (La forme et les fonctions de ce manchon se rapprochent beaucoup de celles de l'organe similaire actuellement placé sur l'axe du chariot.) Ce manchon est lui-même solidaire d'un bras de levier l porté par le grand arbre transversal hl dont l’extrémité de droit»' porte le bras de levier 4, qui est censé porter l’armature d'un électro-aimant E et dont l’extrémité de gauche est munie d’un autre bras lv placé à portée d'une came excentrique C/7, montée sur l’axe imprimeur.
- L’ensemble des bras-de levier l, 4 et do leur arbre commun L, pourrait être appelé levier de l’armature.
- Lorsque celle-ci est en contact, le bras l, qui suit les mouvements de 4. maintient, la joue du manchon <7, à peu de distance du rochet R04, de toile sorte que le levier F soulève la potence P et éloigne le cliquet du rochet; lorsque l’armature est, au contraire, écartée des pôles, le manchon a est amené en avant et fait basculer le levier F d’une quantité suffisante pour que. cédant à l’action de leurs ressorts, la potence et le cliquet s’abaissent et rendent ainsi le disque D solidaire de l’axe R; lorsque l'armature est ramenée au contact.
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- soit à la main, soit par l'action de la came Cri, le manchon a est de nouveau reculé vers le rochet et le désembrayage a lieu.
- En résumé, le cliquet suit, exactement les mouvements de l'armature, r’est-à-iüre que sa chute peut avoir lieu au poinl voulu et la série d’actions mécaniques qui en résultent so produisent comme il vient d’être dit.
- Distributeur Munier. — En *887. M. Godfroy appréciait de la manière suivante le distributeur de M. Manier :
- Avec le modèle de distributeur que M. Munier construit en ee moment, la durée des émissions pourra èive modifiée à volonté, dans les limites que permettront les circonstances ; mais dans celui qui nous occupe, elle était, de 4/naC! de tour. La figure générale W montre comment, pour arriver à ce résultat, les vingt-huit contacts du secteur sont répartis en quatre couronnes concentriques, an lien de se succéder sur une seule et même couronne :
- Chaque contact occupe un angle de ; mais l’écart angulaire entre les points
- symétriques des contacts de deux couronnes voisines restant égal à 1/iiar, il s’ensuit que la durée de l’émission ne change rien à son moment et qu’à ce dernier point de vue, on obtient les mêmes résultats que si les vingt-huit contacts ne mesuraient que i/ii2e et se
- Ce qui Se dégage' des appréciations de MM. Godfroy et Samuel, c'est que le système Munier évite l’induction si nuisible et si redoutée que produisent Fatalementles appareils rapides faisant usage de nombreuses émissions dont ils ne peuvent assurer la'transmission qu'avec des courants alternés.
- Nouveau système de Télégraphe multiple Munier
- Mais M. Munier ayant acquis la certitude à la suite des premiers essais de son mécanisme compensateur que la division du temps dont il se sort lui donne line marge de réception trop faible, chercha à modifier celte division du temps sans cependant abandonner son mécanisme compensateur qui fonctionne avec une précision remarquable.
- C'est alol-s qu’il conçut les dispositifs que nous allons décrire et créa finalement un appareil basé sur la division des lettres de Valphabet en séries avec lequel deux émissions de courant au maximum au lieu de cinq lui suffisent pour former un signal.
- M. Munier parvint à réduire le nombre des divisions du distributeur en faisant opérer au mécanisme compensateur une opération contraire à celle pour laquelle il avait été imaginé, c’est-à-dire en lui faisant transformer en vingt-huitièmes non des multiples de 28 mais des sous-multiples, afin de n’avoir par secteur qUe i4, 7, ou même 4 divisions.
- Avec le sous-lnultiple i4 il fallait un mécanisme compensateur composé de deux cliquets compensateurs.
- Chacun de, ces cliquets était, à son état de repos, orienté sur 1 '4 (soit 1 '2 de la roue clés types puisque celle-ci a 28 divisions), c’est-à-dire que chaque cliquet servait à l’impression de i4 leLLres.
- Dans ce cas, le nombre des divisions d’un secteur du distributeur était réduit à 16 dont
- le lecteur.
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- i4 reliées chacune à deux touches du clavier conjuguées de la façon suivante : la irc touche avec la i,?, la «avec la j6k, la 3e avec la 17e, et ainsi de suite.
- Au poste d'arrivée, ces divisions étaient reliées à l'électro-récepteur commandant la chute du cliquet sur le roeliet de l’arbre multiplicateur.
- Les deux autres divisions étaient, au poste de départ, reliées chacune à une louche spéciale et, au poste d’arrivée, chacune à un électro-aimant commandant : l’un, la mise en marche du cliquet n° 1 afférent à la irP série, l’autre, celle du cliquet. n“ 2 afférent à la
- Ici apparaît l’idée nouvelle qui fut pour M. ÎSlunier un trait de lumière et qui va lui servir de hase à un appareil nouveau : C’est la division des lettres de l’alphabet en séries avec deux émissions brèves au maximum pour former une combinaison dont une servira à indiquer la série et l’autre à choisir la lettre dans la série,
- A ce moment M. Munier ne pense pas encore h abandonner son mécanisme compensateur ; il cherche au contraire à le façonner à un nouveau fonctionnement basé sur deux émissions au lieu d'une, c’esl-n-dire sur le jeu de plusieurs cliquets compensateurs. 11 cherche le sous-multiple qui. lui donnera la meilleure solution, principalement au point de vue du nombre des divisions d’un secteur du distributeur.
- C'est ainsi que les sous-multiples i4 et 2 sont d’abord, éliminés parce qu’ils exigent l’un et l’autre 16 divisions par secteur du distributeur.
- Restaient les sous-multiples 7 et 4.
- Dans l’un et l'autre de ces doux derniers cas, le nombre des divisions d'un secteur était réduit à 11.
- Avec le sous-multiple 7, il fallait, un mécanisme compensateur composé de 7 cliquets, chacun d’eux étant orienté sur 1 jy de la roue des types pour servir à l'impression de 4 lettres.
- Avec le sous-multiple 4> le mécanisme compensateur ne comportait que 4 cliquets orientés chacun sur r/4 do la roue des types poui* servir à l'impression de 7 lettres.
- Dans ces conditions, le sous-multiple 4 était évidemment le plus avantageux puisqu’il n’exigeait que 4 cliquets compensateurs au lieu de 7.'
- Néanmoins les difficultés • et complications mécaniques pour l’organisation et le fonctionnement de plusieurs cliquets liront comprendre à M. Munier que le moment était venu d'abandonner son mécanisme compensateur pour porter ses recherches sur un dispositif nouveau capable de réaliser pratiquement le nouveau principe consistant dans le groupement des lettres de l'alphabet en séries.
- Après des recherches qui le tinrent en échec pendant environ deux années, le nombre des divisions par secteur du distributeur fut définitivement réduit à cinq dont deux pour les séries (ex-cliquets compensateurs) et trois pour les lettres dans les séries ; le nombre des émissions de courant par caractère à imprimer était de deux dont une pour désigner la série et L’autre la lettre dans la série, sauf cependant pour la ire série dont les lettres s’obtenaient
- Ce résultal avait été obtenu eu utilisant d'une part les deux sens du courant et en disposant d’autre part un jeu d’électro-aimants récepteurs destinés à ouvrir et fermer des circuits dans un organe nouveau appelé collecteur, comportant autant de divisions qu’une roue des types. Le nombre de divisions par secteur du distributeur fut définitivement réduit à cinq et le nombre des émissions de courant par caractère à imprimer, c’est-à-dire par signal, fuL limité à deux dont une pour désigner la série et l’autre pour désigner la lettre dans la série, à l’exception des lettres ou signaux de la première série pour chacun desquels une seule émission était suffisante.
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- Conjugaison des touches et des électro-aimants récepteurs. — Au poste transmetteur les 10 louches sont reliées électriquement deux à deux et forment ainsi cinq groupés qui se relient aux cinq plots du distributeur dans l'ordre suivant : les deux groupes des séries aux plots 1 et 2 ; les trois groupes des leLtros aux plots 3» 4 et 5.
- Les touches sont placées en face de butoirs reliés alternativement les uns à une pile positive, les autres à une pile négative, de manière que si la touche n" 1 envoie un négatif, lahouehe n'1 2 enverra un positil et ainsi de suite.
- Avec les 10 touches ainsi disposées 011 peut faire les 242 combinaisons de la table générale des signaux de la numération ternaire sur cinq rangs quo nous avons donnée [dus haut.
- Au posLe récepteur les deux [dots des séries sont reliés à 4 électro-aimants polarisés i, 2, 3, 4> genre Hughes, groupés deux à doux avec interversion du sens d'entrée du eou-ranl dans chacun des éleelros composant un groupe de manière que l’armature de chacun d’eux fonctionne sous l'influence do courants de signes contraires. . '
- Ces électro-aimants ont reçu le nom de clés en raison des fondions de leurs armatures qui. sont d’ouvrir et de fermer les circuits préparés pour les séries dans un nouviel organe appelé collecteur que nous décrirons tout à l'heure. ‘
- Les trois plots des lettres sont reliés à G électro-aimants ;», 6, 7, 8, 9, 10 du même genre que les premiers et de la même manière, c’est-à-dire avec interversion du sens d’entrée du courant dans chacun des éleetros composant un groupe.
- Ces électros ont reçu le nom de lettres car ce sont leurs armatures qui servent à relier une pile locale dite d’impression à des circuits préparés sur le collecteur en vue de l’impression <Ies caractères.
- Les 4 touches clés 1, :>., 3, 4 correspondent respectivement aux électros clés 1, 2, 3, 4 et les 6 louches lettres a, 6, 7, 8, 9, 10 aux éleetros lellros 5, 6, 7. 8, 9, 10.
- Les louches 1. 3. 5. 7, 9 envoient des émissions de signe voulu pour produire le soulèvement des armatures des éleetros 1, 3, 5, 7, 9 et il en est de même des touches 2, 4, 6, 8, 10. 11 s’ensuit que si on manœuvre par exemple les louches 1 et 8 pour former une combinaison eu vue «le l’impression d'un caractère, ce sont les armatures 1 et 8 qui sc soulèveront à cet effet.
- Avec les 4 électro-aimants clés et les /! électro-aimants lettres on peut reproduire les 242 combinaisons ou signaux faits par les touches et donner lieu à l’impression d’un nombre égal de caractères quelconques disposés sur une roue des types.
- Jlais les combinaisons avec lesquelles M. Hunier forma sa première table {le manipulation sc trouvèrent normalement au nombre de trentre mode 111, 1886, voir Kel. Êlect., t. XXHI, ]>. 4^d) eL se déduisaicnl logiquement du raisonnement que nous avons exposé sur le mécanisme compensateur et son remplacement par {le nouveaux organes dûs à la division des lettres de l'alphabet en séries.
- Nous avons vu que cette méthode a été inspirée par. le mécanisme compensateur lui-même.
- Il y a donc lieu de remarquer {|ue M. Mamier, contrairement à ses prédécesseurs, ne s’appuya pas sur un des alphabets de signes des systèmes de numération binaire ou ternaire pour réaliser son appareil mais que son alphabet de signes se forma logiquement en raison des groupements auxquels il était arrivé pour réduire à cinq les divisions ou plots d'un secteur du distributeur.
- A l’examen de cet alphabet on voit que les six lettres do la première série s'obtiennent sans émission de clés, c'est-à-dire chacune avec une seule émission.
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- Les lettres des 4 autres séries s'obtiennent avec des combinaisons de deux émissions dont mie de clés et l'autre de lettres.
- On remarquera que les 6 signes de la première série se répètent d’une manière régulière dans chaque série et que les 4 signes des clés servent effectivement à répéter 4 lois la première série, autrement dit à la multiplier par 4-
- Les cleclros que M. Munier appela clés en raison des fondions de leurs armatures auraient donc pu être désignés sous le nom de multiplicateurs en raison de leur rôle point de vue des séries.
- 17armature de chacun d'eux est soumise à l’action d’un ressort antagoniste R (fig. 6 et ), de manière qu’une fois soulevée elle no puisse non seulement, pas revenir d’clle-même au contact des pôles, mais le ressort est d’une énergie suflisauLe pour établir (l’une part un bon contact entre l'armature et la vis battoir ô, coutre laquelle elle vient s’appuyer cl pour assurer d’autre part le fonctionnement des groupes de ressorts spéciaux /•/•’ qui, par leur conjonction ou leur disjonction, établissent le jeu des circuits préparés sur le collecteur on vue (le l'impression de telle ou telle lettre suivant l'armature ou les armatures soulevées.
- Chaque groupe de ressorts de conjonction et de disjonction est commandé par une vis v portée par un bras t solidaire de l'armature, cette vis est isolée du ressort contre lequel elle s'appuie par un petit bloc d’ivoire ou d'ébonile qui la termine afin d’assurer l’isolement, nécessaire entre l’armature et les groupes de ressorts de conjonction ou de disjonction.
- Collecteur. — Le collecteur (fig. 8) est un nouvel organe qui, avec les élcelros (dés et lettres remplace le mécanisme compensateur.
- U remplit le rôle de la boite des goujons daus l’appareil Hughes au point de vue de la division du temps et de l’envoi du courant dans l'élcctro imprimeur; il équivaut au traducteur dans l’appareil Baudot.
- Il est constitué par deux couronnes concentriques C CJ dont l’une extérieure comporte 28 divisions correspondant aux 28 divisions de la roue des tvpes Hughes.
- La deuxième couronne est partagée en cinq parties représentées par des plots allongés correspondant aux cinq séries de la table de manipulation.
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- Chacun de ces plots représente donc une. série et fait face à 6 des divisions de la première couronne à l’exception du dernier qui ne fait face qu'à 4 divisions.
- Les deux couronnes sont parcourues par «leux balais métalliques (fig. 9,) reliés ensemble. Ces deux balais servent à réunir successivement les séries aux divisions en vue de l’impression du caractère reçu sous forme de signal par les armatures des électros récepteurs.
- A cet effet ils sont fixés sur un porte-balais II solidaire de la roue des types de manière à en épouser tous les mouvements et à passer simultanément sur la division et la série voulue au moment où la roue des types présenLe le caractère à imprimer dans la position d'impression.
- Munjkr.
- PROCÉDÉ ÉLECTUOLYTIQUE DE DÉCAPAGE DES MÉTAUX p)
- Le décapage du fer, du cuivre et des alliages de cuivre par les acides, ainsi qu'on le pratique généralement, offre divers inconvénients parmi lesquels nous signalerons : l'affaiblissement graduel de l’acide au fur et à mesure que le décapage sc produit, la lenteur de l'opération et l’utilisation incomplète de l’acide qui en sont les conséquences, la production do liqueurs résiduelles impossibles à évacuer dans les cours d’eau à cause de lotir acidité et dont on ne peut retirer lo sel métallique qu’elles renferment que par une évaporation fort coûteuse, enfin les inconvénients de toute sorte résultant pour le matériel et notamment pour les ouvriers de l’emploi de bains acides à action corrosive.
- Ces mêmes inconvénients, ou d'autres analogues, se rencontren! d’ailleurs -dans le décapage au moyen des solutions alcalines, solutions employées pour l’aluminium et le zinc.
- De nombreux procédés ont été préconisés dans le but de remédier en tout ou partie à ces inconvénients. L’un d’eux, aujourd’hui très employé pour le décapage des tubes de fer destinés à la construction des chaudières tubulaires, et dii à Al’. Sherard Covvper Coles (2), consiste à mettre alternativement en communication avec, le pôle positif et le pôle négatif d’une source d’électricité les pièces de fer brut plongées dans de l’acide sulfurique étendu; quand la pièce sert d’anode, sou attaque par l’acide se trouve activée; quand elle est cathode, l’hydrogène qui se forme sur elle détache les écailles «l’oxyde qui sont à sa surface ; il en résulte, d'une part, une diminution considérable de la durée du décapage, et, d'autre part, une diminution importante dans la consommation d'acide, les écailles d’oxyde qui tombent ait fond du bain de décapage pouvant être facilement enlevées avant qu’elles ne soient complètement dissoutes. Alais ce procédé u’est pas exempt de la plupart des inconvénients signalés plus haut et ne paraît applicable qu'au cas particulier du décapage du fer. Quant aux autres procédés électrolyliques de décapage qui ont été proposés, ils n’onl donné lieu qu’à des essais et leur abandon indique qu’ils ne possèdent pas les qualités requises pour une application industrielle.
- Le procédé breveté (3j parla VereinigLe Elektricilâls Aetiengeseilsehaft parait au contraire particulièrement recommandable à ce point de vue. Aon seulement il n’a pas les inconvénients mentionnés précédemment, mais il a en outre l’avantage de s’appliquer à tous les métaux,
- {'} Procède de la VereinigLe Elektricilâts Action Gesellscbaft, de Vienne. Champ-de-Mars, Rez-de-Chaiissée du Palais de l'Electricité, côté Suffren, section autrichienne.
- {v!Êcl. Êlect., t. XIV, p. 3.«, 12 février i«98.
- (3) lirevet Français u° 292 333, 6 septembre 1899.
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- de régénérer constamment le bain de décapage et de permettre de récupérer avec facilité le métal dissous pendant l’opération, ce qui est. à considérer lorsqu’il s’agit de métaux d’une assez grande valeur comme le cuivre et ses alliages.
- En voici Je principe : If objet à décaper est plongé dans une dissolution d'un sel alcalin dans laquelle plonge également une plaque métallique ou de charbon inattaquable par la dissolution et les produits de son éleelrolyse. On fait passer un courant dans le bain en prenant l’objet à décaper comme anode s’il est en fer, en cuivre ou ses alliages, et comme cathode s'il est en zinc ou en aluminium. Dans le premier cas l’anion de l'électrolyte forme avec le métal de la surface do l'objet un sel métallique qui par diffusion se répand dans le bain et rencontre la potasse ou la soude formée à la cathode: une réaction a lieu et le sel alcalin constituant le bain électrolytique se reproduit tandis que l’oxyde du métal du sel métallique se précipite. Dans le second cas c'est le catbion qui se combine au métal do l'objet à décaper pour donner un zineale ou un aluminate soluble qui sc- répand dans le bain et rencontre l'acide formé à l’anode ; de la réaction de ces substances résultent, encore la régénération du bain de décapage et la précipitation du zinc ou de l'aluminium à l’état d'oxyde. ' , •
- Il n'y a donc pas. théoriquement du moins, usure du bain de décapage ; ceci donne la possibilité d'employer dans certains cas particuliers des solutions de sels alcalins assez chers comme les azotates ou divers sels organiques.
- Faisons aussi remarquer que le procédé permet de réaliser dans le même bain le dégraissage de l'objet à décaper, dégraissage qui constitue ordinairement une opération spéciale. En effet, daus le cas des métaux qui, comme l’aluminium et le zinc, sont connectés au pôle négatif de la source d électricité pour le décapage, la potasse ou Ja soude formée à leur surface produit en même temps le dégraissage et lorsqu’on a all’airc à des métaux qui doivent être connectés au pôle positif pour être décapés, il suffît, de faire passer le courant de façon à ce qu’ils servent de cathodes au début de l'opération pour qu’il se forme à leur surface une solution alcaline produisant le dégraissage.
- De nombreux essais ont été faits avec ce procédé pour b; dégraissage et le décapage des tôles destinées à être clamées ou galvanisées. Le bain employé dans ce cas est nue dissolution de sulfate de sodium. Les tôles à décaper sont disposées verticalement dans le bain et suspendues à un cadre horizontal qui, soulevé au-moyen d'un treuil, permet de les retirer rapidement du bain. Entre ces tôles sont placées des plaques de fer plus épaisses servant, de secondes électrodes. La différence de potentiel nécessaire varie de ^ à 8 volts pour une intensité de courant allant jusqu'à i4o ampères par mètre carré de tôle à décaper. Ces essais ont montré que le jjrocédé est très rapide et peu coûteux.
- J. Hewal.
- COMPTEURS FOI U COURANTS ALTERNATIFS
- Le brevet de G. IIookha» ,'1) est relatif à des perfectionnements aux compteurs pour courants alternatifs et à d'autres relatifs aux compteurs pour courants continus.
- Dans les compteurs où un moteur à champ tournant a un couple proportionnel à la puis-
- (>, Brevet anglais
- jsc le u mai 1898, accepté le
- ivril 1899, 8 ligures.
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- sancc électrique mesurée, il est difficile de régler les choses (le telle sorte que Je frottement au départ soit exactement contrebalancé; il en résulte que ces compteurs donnent des indications erronées, à faible charge, soit qu ils tournent trop vite, ou même qu'ils tournent sous rinlluence seule de la bobine des volts. par suite d'une dissymétrie difficile à éviter, (O) soit qu'ils tournent trop lentement. Le but à atteindre est de corriger cette erreur sans en introduire une autre à pleine charge.
- Le compteur représenté par les figures i et 2 est de la forme bien connue de Chamberlain et Hookham ; la moditieation apportée consiste à munir la pièce polaire R, de l'électro des volts Ba, de deux pièces de fer R,R2 qui peuvent être approchées ou éloignées du disque moteur A. Quand on veut diminuer la vitesse, ii pleine charge, il faut abaisser B2 si le mouvement du disque va de.Rl à Ba ; on obtient le même résultat en élevant. B,; enfin en agis-sant sur les deux pièces à la foison aug- iuioation^ei^.iie^de
- mente l’effet. Si le mouvement du disque est
- renversé, la vitesse augmenle au contraire par suite de celle moditieation. Comme les augmentations et diminutions de vitesse à pleine charge sont relatives, il est facile de s’en servir pour obtenir la proportionnalité entre les indications du compteur et la puissance mesurée. Tout ce qui amène la distortion du champ magnétique de l'électro B produit le même effet : par exemple faire tourner l'électro B autour de la bobine Ba.
- Dans le compteur pour couvant continu, fig. 3 à b, le courant traveise le disqm moteur K. suivant un diamètre au lieu de passer du centre à la circonférence, comme dans le compteur h'erranli ; de même que dans ce dernier, la boite H qui renferme le disque est remplie de mercure. L'aimant permanent D et les pièces polaires EL' créent un champ dont les lignes de force coupent deux fois le disque, de sorte que l’action est doublée. Ou voit au-dessus de l’appareil l’électro et le disque du frein.
- Pour faire varier la sensibilité de ]’instriiinent, il sulfit de iaire tourner les lames II . qui amènent le courant, de façon à ce que la direction de celui-ci-tasSe un angle plus ou
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- moins grand avec le plan de l'aimant D. Quand le courant est parallèle à l'aimant, l’action est maximum, quand i( est perpendiculaire, l'action est
- r&-7 Fi-y. a
- à mercure Hoobhatn.
- Le disque-moteur doit, être nickelé, pour éviter l’attaque par le mercure, sauf sur la tranche qui doit être amalgamée. Une couche trop forte de nickel trouble les indications de l'appareil, aussi, dans ce modèle, on garnit, seulement de nickel un très étroit anneau a, à la périphérie, le reste est simplement x'eeouvert de vernis. Quand le disque est fendu, ligure 8, on niekèle tout le tour des parties a des dents, le reste est verni.
- Le dispositif de \Y. II. Piutt [l) tend au même but que l'appareil pour courants alternatifs
- P) Brevet anglais n" -21 668, déposé par The Britisli Thomson Houston O le 3o octobre 1899, accepté le ai décembre 1899, '\ figures.
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- avec la bobine des volts 4 et une bobine de self 3. La bobine additionnelle a un noyau formé d’une lame de fer doux recourbée de façon à embrasser la périphérie du disque moteur 6. Un anneau de métal conducteur i3, porté par une laine recourbée r4, vient se placer entre le disque et un des pôles de la bobine 5, de sorte que, l’anneau n’étanf pas plaeé symétriquement au pôle, un autre champ tournant, très faible, développe un couple moteur sur le disque. Selon les cas, le couple peut être réglé de manière à retarder ou à accélérer le mouvement du disque au départ. Comme l’action de La bobine 5 est très faible, il est facile de régler la position de l’anneau i3, car un grand changement dans celte position n’affecte pas sensiblement le disque. Grâce aussi à celle faible action, la bobine 5 ne fait pas sentir son effet à pleine charge ; on obtient ainsi, en agissant sur le couple de démarrage, le même effet qui est obtenu dans le brevet de ilookhain en agissant sur la vitesse à pleine charge. Le système représenté par les figures 9 à 12 est relatif à une distribution à 3 fils, mais il est évident que la même disposition s’applique aussi bien à un circuit alternatif simple.
- Le brevet de IL Pir. Dxvrs et Frank Conrad repose entièrement sur la construction du moteur employé dans leur compteur.
- Ce compteur, représenté par les figures i3, i4, ia el rô, est indiqué schématiquement dans la figure 17, où 1 on retrouve, sous les mêmes numéros, tous les organes électriques de l’appareil.
- Le moteur est à champ tournant, l'armature mobile est représentée par le disque conducteur 14î porté par un axe i5, le disque se déplace dans l'entrefer 5 d’un noyau composé de lames de tôle 1 : ces lames sont en forme de 8, la branche de jonction étant coupée par l’entrefer 5, dans le sens horizontal ella partie supérieure confiée à son tour en a parties, 3 el 4- par un enti'efer vertical 6.
- Une bobine 11, enroulée en 2 sur la projection inférieure du noyau, reçoit le courant total à mesurer. Deux autres bobines 8, enroulées sur les côtés horizontaux supérieurs, sont placées en dérivation sur le circuit, ce sont les bobines des volts ; ces deux bobines sont enroulées de façon à formol* un circuit magnétique fermé, de plus elles sont en circuit avec une bobine de self 12 pour retarder le courant qui les traverse par rapporta la différence de potentiel à mesurer. Les choses étant ainsi disposées, .si on envoie le courant dans
- d) Brevet anglais n« jo7o5, «iêp
- nai 1898, accepté Je 8 avril 1899. y figures.
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- le rirmil. le flux de force de la bobine 11 passe «tans les pôles 3 et 4. mais en s’ajoutant au llux de l'ime dos bobines 8 et en diminuant l’autre ; donc le champ est inégalement réparti dans l’entrefer 5.
- Si on mesure un courant alternatif où E et 1 sont en phase, quand I est nul, lo courant dérivé en 8 est maximum, grâce à la bobine de self et le champ dans l’entrefer est minimum. Ensuite, quand le courant I augmente, le courant dérivé diminue, le champ dans l’entrefer 5, qui est la composante «les actions dos bobines 11 et 8, doit donc augmenter sous l'un des pôles plus vite que sous l'autre. Ao moment où I est maximum, le courant dérivé est nul, Je champ est uniforme en 5, puis quand I décroit, c'est le pôle le plus fort qui diminue le plus vite. Comme ces varia lions se reproduisent périodiquement, le champ varie aussi périodiquement, la plus grande partie du llux de force passant alternativement d’un pôle à l’autre, ce qui détermine un couple moteur sur le disque i4-
- Fig. 18 et 19, — Compteur Davis et. Conrad
- Fig 16 et — Detail et schéma du compteur
- Comme dans tous les compteurs do ce genre, un aimant permanent iy fait frein magné tique sur le disque.
- Pour assurer le dé«;alage exact de yo° entre la force électromolrice et le courant dérivé,
- quelques spires de lil, 13, sont, enroulées sur les branches supérieures, et une résistance i3, permet do régler leur action. Lo couple de démarrage destiné à vaincre les frottements est produit également par un enroulement auxiliaire
- marrage destiné à vaincre les frottements est produit également par un enroulement auxiliaire 9.9.. Lo llux de force de la bobine 11 pro«luit une action retardatrice sur le disque, c’est pour éviter cel inconvénient qu’on dispose en eu deux plaques magnélûpies destinées à affaiblir le champ «lans l'entrefer.
- D'autres moteurs à champ tournant peuvent, être réalisés sur le mémo principe, mais avec «piatre pôles; dans 1 un, figure 18, l’induit est une cage d’écureuil, dans l'autre, figure ry, l'induit est lin cylindre eomlucteur et il va «tes pôles intérieurs fixes.
- Pour obtenir lo décalage exact de yoü entre E et le courant dérivé, point capital pour les moteurs à champ tournant, Siemens Bkotheus et C° (l) proposent l'emploi de résistances
- {•) Brevet anglais nu i3gbl, déposé le 6 juillet 189g, accepté le s6 août 1899, 2 ligures.
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- sans self-induction en dérivation sur les bobines des volts. Le schéma, figure 20, indique le montage du système m et n sont les bobines des ampères, ce et fd les bobines des volts ; cf. fe et ed sont des résistances sans self. Les deux bobines des volts et les trois résistances étant placées de façon à former une sorte de pont de Wheatstone, reçoivent le courant dérivé, pris en a et b, après son passage à travers la bobine de self S. Si la branche cf le pont du système, était supprimée, il est clair que, les bobines ce et fd étant égales, ainsi que les résistances cf qt ed, les courants ic el i,, seraient de même phase que i et par conséquent le retard (le po1511e serait pas atteint. Mais grâce à la branche fe les courants ie et if sont avancés sur f, tandis (pie L cl il( sont retardés de telle sorte qu’on a toujours
- Le moyen de réglage, qui est le point capital de ce brevet, consiste à faire varier la résistance de la branche ef\ par ce moyen on obtient exactement le retard de po° sans faire subir à la constante du compteur une trop grande variation, comme cela aurait lieu si on mettait simplement une dérivation sans self sur les bobines ce et fd.
- H. Ahma.un.vt.
- RKS1ST WCK DUS TKUNS \ l,A TIUCTION
- On sait l'immense intérêt soulevé dans le monde de la tration mécanique par la question de la résistance des trains, beaucoup d'ingénieurs ont. cherché une formule soit empirique, soit théorique, permettant de donner une expression de la résistance offerte par le train circulant sous une vitesse quelconque, et constituant, un tonnage quelconque, pourvu naturellement que cos doux éléments fussent compris entre certaines limites.
- Parmi les ingénieurs qui abordèrent de front la difficulté, un grand nombre et non. des moindres, dureut s’avouer vaincus. La « Locomotive Engineering >3 il y a quelques mois, reconnaissait galamment l'impossibilité presque radicale de trouver une méthode et des formules convenables. Si l’on veut attribuer quelque portée aux résultats aujourd’hui obtenus et aux expériences que de nombreux ingénieurs exécutent encore, il IhiiL ne pas leur oter leur caractère très particulier, el ne leur attribuer de valeur réelle que dans des limites très restreintes, et dans les circonstances particulières où elles ont été effectuées.
- I. — Méthodes et formules employées pour obtenir la résistance des trains
- .4. Méthodes employées. — Nous allons exposer brièvement l’étal de la question, au moment où les expériences très curieuses de M. Lundie, en Amérique, et de M. Mae Mahon en Angleterre ont été publiées. Ce dernier ingénieur a eu an moins le mérite de ne pas chercher comme beaucoup d’autres à faire entrer de force dans une formule établie par un trop petit nombre d’essais, tous les cas si divers dans lesquels peut s’exercer une résistance à la traction. Tl n’a même pas sougé à donner à ses résultats uue autre forme que celle de courbes, des formules empiriques ne pouvant, à moins d’être très compliquées, rendre compte des effets obtenus.
- Jusqu’ici les méthodes employées pour mesurer la résistance des trains, se ramènent à
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- deux^i : la première consiste à considérer la résistance comme fonction de l'accélération ; la seconde, plus moderne réside dans l'emploi de dynamomètres enregistreurs.
- Première méthode. —On peut, l’appliquer de trois façons.
- i° On lance le train à une vitesse connue et l'on mesure la distance parcourue avant l’arrêt complot.
- 20 On détermine l'accélération négative réalisée avec un train gravissant une rampe, ou positive dans le cas d'un train descendant une pente.
- 3° Le train étant lancé à une vitesse connue, 011 observe la perle de vitesse à des intervalles égaux.
- Deuxième méthode. — Elle a été utilisée sous trois formes également :
- iù Mesure de l'effort statique exercé par la locomotive, ou de l'effort de traction en cours de marche.
- 20 Emploi d’appareils enregistreurs fixés sur la locomotive, ce procédé est une forme plus commode du précédent, mais le dispositif est quelquefois difficile à installer.
- ’3V Etablissement de courbes de travail des moteurs,, ou caractéristiques de marche.
- Les deux premiers procédés sont encore couramment employés, bien que le second soit surtout en faveur. Nous verrons, notamment, à propos des expériences de M. Mac-Mahon, dans quelles proportions les frottements des coussinets, ceux des roues sur les rails diminuent avec la vitesse. Si celle-ci n’est pas constante pendant les observations, les résultats eu sont très affectés.
- B. l’on.MULrs pkoposées. — Nous allons dire quelques mois des formules anciennes ou récentes proposées pour exprimer la résistance des trains.
- Représentons par V la vitesse en kilomètres par heure,par R la résistance totale du traiu 'et de la locomotive par tonne, par R-' In résistance du train, par R" celle de la locomotive. Soient de même L le poids de la locomotive, T celui du train, par (T-f-L) celui du train et de la locomotive, les quantités étant exprimées en tonnes.
- Les formules les plus usuelles senties suivantes :
- A. Formule de Clark, déduite des expériences de Gooch mSS/j)
- On emploie couramment, aujourd’hui encore la formule de Clark, sous la forme o. i-J R' - S -f- ^-r : cette formule donne la résistance du train. Elle est en général insuffisante, puis qu'il 11'y entre pas d’une manière explicite de facteur variant avec la locomotive.
- R. Formule de Marquant Ilankine. — La résistance à la traction de la locomotive seule e>t. donnée par
- IV' = 2,7 4 0,6V ;
- celle du train et de la locomotive par :
- H = + (T aL).
- C. Formule de Searles. — La résistance du train et de-la locomotive a pour expression :
- Il ^ lo.fVT 4- là -f O,oii v- T + 1.4 q_ 0,oo2 y-Jj.2.
- o) Street Sailvtty Journal, mars 1899, p. 1 pi. — Train résistance, par John Baleh Blood.
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- D. Formule de Welkner.— Cotte formule donne dons le cas de faibles vitesses
- E. Formule de la Compagnie des Chemins de fer de l’hFs/ français. — Soit A la surface de front du train en mètres carrés ;
- R = (t,65 + o.o5V) (T 1 Li pour des vitesses de i2-3'2 km •. li
- R = '1,80 F o,o8V) (T + L) 4- o.ooÿAVi d°...................3a-3o km : ti
- R (i,8o -f- o,o8\ ) (’!’ -f- L) -g o,oc>6.A\2 d"............. jo-63 km : h
- R =: (i,8o -f o,i IV) (X + f.' + o.oç.'iAV3 d"................. 6>-8o km : h.
- E. Formule de Wellington :
- R — /j)t -f o.îôY* + o3V- h -f- o,oo->V2ll dans celle formule, n représente le nombre des voitures du train.
- II. —Expériences ue AI. Lundie i-aites srn des trains électriques composés rÛAUTOMOTRTC.KS KT I)’aTTEI.AC.ES
- Dans un travail récent (*\ AL Lundie a résumé le résultat de ses recherches. L1 aboulil à la formule
- B = 1,8 + o,3 [<1,3 + epp jv.
- Les expériences de Al. Lundie sont particulièrement intéressantes en ce sens qu’elles ont été faites sur des automotrices munies de moteurs électriques à réduction. Les frottements dus aux transmissions ne sont certainement pas négligeables. La formule de Al. Lundie conduit donc à dos valeurs trop considérables pour R.
- On peut, en effet, dans l’expression de la résistance d’un train de chemin de fer ordinaire distinguer trois facteurs :
- i° L'un provenant des frottements des tourillons.
- 2° L’autre dûau frottement de roulement.
- 3° Le troisième résultant de la résistance de l’air.
- Dans l’expression de la résistance d’un train électrique, et en général d’un train mené par une locomotive ou une automotrice dans laquelle la vitesse de l’arbre moteur exige au moins une- réduction, il faut ajouter un quatrième terme relatif aux pertes de travail dans les engrenage?. Nous allons, dans le cas des trains électriques étudiés par M. Lundie, évaluer ces différentes pertes. Nous dirons quelques mots d’abord de la méthode elle-même, en ce qu’elle a d’original, et nous la rapprocherons ensuite des résultats obtenus par Aï. Mac-Mahon.
- AI. Lundie a fondé sa méthode sur l’interprétation des courbes de vitesse obtenues avec un train en marche. On pont ainsi, du moins AI. Lundie l'affirme, différencier les trois premiers éléments de la résistance totale. La résistance due aux frottements mécaniques reste sensiblement la môme, pour des variations de vitesse considérables ; la courbe des vitesses est alors à peu près mie droite, depuis la vitesse niaxima jusqu'à une vitesse nulle. En fait, par l’eflet de la résistance de l’air (fig. i), la courbe des vitesses obtenue est très sensiblement au-dessous de celte droite.
- (*) Street Itaihray Journal, fevrit
- 1899. — Train résislaucc, par John Lcxnir:.
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- L’ÉCLAlII A G E É L K C T II IQ U K
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- Les résultats des essais de .M. Luudie effectués sur les trains du métropolitain de Chicago sont résumés dans le graphique suivant 'fig. a). Les différentes droites obtenues viennent
- #14* ff
- '11' I
- couper Taxe des g en un même, point : d'où l'existence d’une constante représentant la résistance minium pour un train d’un poids quelconque, sous une vitesse quelconque.
- La formule de M. Lundie
- R=,.. + o,lv(o..+ 3^.)
- nous donne la résistance H en fonction de deux variables V et T.
- Cette équation représente une surface : les sections par les plans T = T, sont des droites de la forme
- Les sections par les plans R—rit,, sont des hyperboles cquilatères. La surface est donc un li\ perboloïde ayant pour plans directeurs les plans H —- const. et V = eonsl.
- D’après M, Lundie. les vérifications rencontrées dans l'expérience par sa formule sont remarquables. Pour permettre au lecteur de vérifier ces assertions, nous donnerons comme exemple le tableau suivant qui rassemble les résultats de MM. Slroudley. Sinclair, Dudley les nombres correspondants obtenus avec la formule de Clark, enfin les chiffres dûs a M. Lundie.
- On constate aisément que la formule de M. Lundie est d'autant plus exacte que le poids transporté est plus considérable, et qu'elle s’écarte notablement de l'expérience pour les trains légers.
- Dans la formule de M. Lundie, il faudrait faire entrer comme nous l'avons vu, pour quelle fut complètement exacte, la perte de travail due aux frottements des engrenages. Un simple exemple nous montre que ce n’est pas là une quantité négligeable. Dans les automotrices du métropolitain de Chicago, il y avait deux moteurs de 60 chevaux chacun. A la vitesse de 32 kilomètres par heure, les frottements correspondaient à une perte de puissance de 2800 watts, par voilure, ou de 1 4oo watts par engrenage, soit 3,^4 chevaux.'La résistance du train à la traction était ainsi accrue de 1,6 kg par tonne.
- Or, d’après M. Lundie, la résistance totale serait de 5,6 kg; il faut en déduire 1,6 kg
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- Tau LU AV I
- relatifs aux résistances provenant des engrenages. Les résistances do trains électriques ne peuvent doue être comparées, avec quelque elvanee de succès, à celles rencontrées dans les chemins de fer à vapeur ordinaires, que si l'arbre de l'induit actionne sans réduction les roues motrices.
- Ln apportant aux chiffres de Al. Lundie la correction précédente, on peut se proposer de trouver une formule empirique donnant les diverses résistances à la traction provenant dos différents facteurs.
- Le frottement des tourillons est pratiquement constant quand la vitesse varie, le frottement de roulement varie comme une l'onction linéaire de la vitesse ; enfin la résistance de l'air varie seulement suivant une puissance n de la vitesse.
- On a donc pour l’expression de la résistance par tonne
- Jt=/ +VF+-^1.
- Dans cette formule, T représente le poids du train en tonnes, y compris celui de la locomotive ou de l'automotrice.
- F le coefficient, de frottement de roulement.
- A le coefficient de résistance due à l'air : la puissance n est déterminée par expérience et comprise entre! i et 9..
- L'indétermination pratique presque complète de cos éléments nous fait particulièrement bien saisir l’impossibilité d'obtenir une formule générale de la résistance. En effet, /'peut varier de 3 à 6, F peut être presque égal à 0,15 dans des conditions d’exploitation particulièrement favorables. Quant à A, il dépend de la voleur de la section transversale du train, U est certainement compris entre 1 et 2.
- Al. J. Balch Blood (‘) a cherché à faire coïncider l'équation précédente avec les résultats obtenus par AI. Lundie en prenant 2. La formule obtenue est la suivante :
- lt= î+o.iSV+o.so-ÿ-.
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- L’F.CLA-IRAGE KLECTRIQUE
- T. XXIV. — NJ 29.
- K/j réalité, la formula qui donnerait pratiquement les meilleurs résultats serait celle-ci
- Elle s'applique aisément aux résultats obtenus en tenant compte des frottements dans les transmissions nécessités par les moteurs électriques.
- L. Bariullio.n.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Prix de revient du cheval-heure effectif obtenu par les moteurs à gaz des hauts fourneaux, par Aug. Dutreux. Génie rivil, I. XXX. \ tl.
- L’auteur résume eu Je discutant, un article publié dans le Siuhl und Eisen du i5 avril, par M, Munzel, directeur de la maison Otto, de
- D'après M. Munzel, le prix d’une installation de i ooo chevaux est d'environ 230000 fr. En admettant 4 P- 100 pour l’intérêt du capital et y,5 p. ioo pour l’amortissement, la dépense correspondante par cheval-an est de 28.70 tr.
- Pour la surveillance et l'entretien. M. "Munzel admet 2,5o fr par cheval-an.
- La valeur du gaz consommé est évaluée de la manière suivante : les moteurs alimentés par le gaz pauvre de gazogène consomment environ 600 gr de coke par cheval-heure ; le haut fourneau fournissant la même quantité de gaz qu'un gazogène avec une quantité de coke trois fois moindre, ia consommation de coke n'esl-que de 200 gr par cheval-heure. D’après ces données :'que M. Dutreux considère, avec juste saison, comme absolument arbitraires), et en admettant 3oo journées de travail par an, chaque journée étant de 20 heures, la dépense en coke, au prix de 21,20 J r latomie, est par cheval-an :
- Le prix do revient total du cheval-an serait donc ainsi de :
- 28,75 -j- 2,5o + 25,58 — 56,75 fr,
- ce qui conduit à 0,90 centime par cheval-heure.
- Suivant M. Dutreux, ce prix est au-dessous de
- la vérité. Tout d'abord il estime qu’il convient de prendre 10 p, ioo pour le taux d’amortissement. les moteurs à gaz étant soumis à un travail très dur ; en comptant l’intérêt à 4 P* 100 dépense correspondant à l'intérêt et l'amortissement du capital d'établissement devient 35 fr par cheval-an. D’autre part il considère les frais de surveillance annuels d’un moteur de 1 000 chevaux comme étant d'au moins 3 000 fr par an, et encore en supposant que l’usine comprenne 5 à 10 moteurs de ce genre; la dépense correspondante par eheval-an.se trouve être alors de 3 fr. De plus, M. Dutreux considère que la dépense annuelle de graissage ne peut être inférieure à 6000 fr pour un moteur de 1 000 chevaux, soit 6 fr par cheval-an. On arrive ainsi à 9 fr par cheval-an pour la surveillance et l’entretien.
- Pour l’estimation de la valeur du gaz consommé, la seule façon logique d’y arriver est, dit, M. Dutreux « de traduire en houille le nombre de calories consommées, car il s'agit d'un combustible que l’on aurait pu brûler sous des chaudières. Or il faut environ 3,5 m' par cheval-heure et ce. gaz contient 900 calories par mètre cube, La consommation de calories par mètre cube est donc de 900 X 3,5 — 33no calories. Comparé à de la houille ayant une puissance calorifique de 8000 calories, le gaz consommé correspond à 0,416 kg de houille. En adoptant h- prix de 10 fr par tonne pour celle-ci,, ou a pour la dépense annuelle par cheval,
- La dépense totale se trouve donc être, pnrehe-val-an,
- soit i,36 centime par cheval-heure.
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- 21 Juillet 1900.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ io3
- On voit que l'estimation de M. Dutreux est de 4o p. ioo environ plus élevée que celle de M. Munzei.
- Malgré cette majoration le chiffre auquel arrive M. Dutreux montre que le prix du cheval-heure est extrêmement faible et que Tulilisa-tion des gaz des hauts fourneaux pour la distribution de l’énergie à grande distance par le moyen de l’électricité, permettrait d’effectuer cette distribution dans des conditions presque aussi avantageuses que lorsque la force motrice est fournie par des chutes d’eau. Cette conclusion intéresse les électriciens et c’est pourquoi il nous a paru utile de leur signaler l’article de M. Dutreux. J. U.
- Emploi d’une méthode inductive pour la recherche des défauts dans les câbles armés, par F. Probst. Zeistsckrift fur Eleklrotechnik, t. XVITI, p. aïo, avril 1900.
- Un conducteur parcouru par un courant alternatif ou intermittent est entouré d’un 11 ux variable qui produit des courants induits dans un circuit fermé. Ces courants peuvent être facilement décelés avec un téléphone relie aux bornes d’une bobine d’induction convenable. Ou douiie
- à cette bobine la forme d’un triangle plat 'fig. i) ahc dont un des côtés est parallèle au conducteur. L’intensité du courant induit dépend de l’intensité du courant inducteur, de la distance entre la bobine et le conducteur, du nombre de spires et de la grandeur de la bobine.
- Divers auteurs ont basé sur cette propriété une méthode pour la recherche des défauts dans les canalisations formées de deux câbles séparés. Les figures a et 3 représentent les schémas des montages employés pour la recherche d’une perle à lu terre et d’un court-circuit. Dans les deux cas le courant ne circule dans les câbles qu’entre la source et le défaut ; les effets d’induction sur la bobine cessent donc lorsqu’on franchit le défaut. Cette méthode
- n’exige évidemment pas que les câbles soient découplés et le service interrompu : mais ces dispositifs sont compliqués et ne s'appliquent pas toujours dans tous les cas. Dans les figures a et 3 on a supposé que le courant était continu ; pour avoir des effets d’induction assez intenses, on a disposé une batterie de lampes commandées par un interrupteur, ce qui donne un courant intermittent.
- Vig. a ci 3.
- Les conditions sont toutes différentes s'il s'agit de câbles concentriques ou torsadés : il 11e peut se produire aucun effet, induetil tant que les deux conducteurs sont traversés par le même courant. Donc pour produire des effets d’indue-Lîon, il est nécessaire ou bien qu’un seul des deux câbles soit traversé par le courant, ou bien que le courant do l’un soit plus intense que celui de l’autre.
- Pour que la méthode que nous allons exposer donne de bons résultats, il est nécessaire que le défaut soit bien prononcé et que sa résistance soit très faible. Il faut donc commencer par annuler cette résistance.
- La figure 4 indique le dispositif nécessaire, [/appareil se compose d'une résistance avec un ampèremètre en série et un voltmètre. Le tout est facilement transportable dans une petite voiture. Dans l’application que l’on en a faite au réseau de Vienne, où la tension alternative est de 2000 volts, les résistances étaient constituées par des spirales de nickelinc de 3 millimètres fixées à des poulies de porcelaine et d une résistance totale de ~o ohms. Une tension de 2000 volts v donnait donc une intensité de 28 à
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIV. — N° 29.
- io4
- 3o ampères. Les essais montreront que cette intensité était très suffisante.
- Le rhéostat est partagé en 17 subdivisions : une maîictte permet île monter la tension tuiffi-
- annuler sa résistance. Dans la figure 4 oti : représenté le dispositif' permettant de reeher-
- que le câble endommagé a été mis hors circuit soit automatiquement. soit, à la main.
- Pour rechercher si un câble est intact, on emploie le moulage de la ligure 5. La voiture est amenée â la boite de réseau ouverte ; la borne J du câble intérieur traversé par le courant est reliée à la borne I de l’appareil, ce qui se fait par l’iutermédiaire d’un conducteur très bien isolé tenu par un manche isolant et dont ou plante l’extrémité dans un contact à pince. De mémo la borne À correspondant au câble extérieur traversé par le courant est réunie h la borne II de l’appareil ; les bornes IJI et IV sont reliées respectivement avec les fils extérieurs et intérieurs du câble a examiner. Quand on ferme l’interrupteur S, le courant passe par le fusible BS,, par l’ampèrc.mètre, puis par la manette du rhéostat jusqu’au plot <>. En fermant l'interrupteur Si, le courant du conducteur externe va d’une part au voltmètre, d'autre part par la borne III au conducteur externe du câble à visiter. Ensuite on inet la manette sur le plot 17, le courant parcourt toute la résistance et va duplot 1, d’une part au voltmètre, d’autre part au fusible BS«, à la borne IV et au conducteur interne J. Si le câble est en bon étal, l’ampèremètre ne marque rien 011 presque rien et le voltmètre statique indique 2000 volts. Ou peut alors mettre peu à peu le rhéostat en court-cir-
- cuit. Si le câble alimente des branchements, l'ampèremètre indiquera alors l’intensité correspondante, mais le voltmètre indiquera toujours une haute tensfmi, meme au plot 1 Par contre si l'ampèremètre indique immédiatement le passage d’un courant et si Le voltmètre statique reste sur zéro, alors que le courant traverse encore tout ou partie (le la résistance, on est certain que le cable a un défaut. Si la résistance de ce défaut est nulle, l'ampèremètre marquera
- environ 3o A. Si le defaut a une certaine résistance, on met peu à p"eu le rhéostat en court-circuit jusqu’à ce que le courant ail absolument percé le câble à l’cnilroit du détaut. Puis on remet en circuit tout le rhéostat.
- Pour localiser le défaut, on commence par le mettre à la terre avec )e dispositif de la ligure 3. Le courant part du rhéostat, puis traverse les deux conducteurs du câble défectueux, par le défaut il retourne à la terre puis h l'appareil. Le câble défectueux peut donc produire des effets d’induelion. Si on suit le chemin connu du câble, le bourdonnement du téléphone dure jusqu’à l’endroit du défaut, et là, cesse brusquement. Connue bobine d’induction, 011 emploie une bobine de 100 spires de 0,002 mm enroulées
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- HE VU K D’ÉLECTRICITÉ
- 100
- i côté» ont 1,5o .
- relie n’cxige
- à \ ni de la terre du râble, enfoui â o,8o m de
- rrand avantage de cette n’cxige nulle ment la mi
- alimentés par le câble, par éLormination du d On peut de la
- ‘ câble, lorsque celle-ci
- Pour terminer, nous signalerons une t tance qui se présente à Vienne, où les sont placés dans des caniveai d’asphalte. T/armature du câ de terre et le défaut ne se trouve pas toujours exactement à l’endroit indiqué par la bobine d’induction ; il est en effet très possible que le courant d’essai tic gagne pas i,um terre n l’endroit du défaut, mais turc du câble et gagne la terre à la première boîte de branchement qui est toujours très bien mise il la terre. Dans ee cas, la méthode no
- prouvent d ailleurs que l'isolei est en tic renient préjudiciable
- ÉLECTROCHIMIE
- Sur la i
- ites, par .
- , t. VI, p, 364-3JO el 3;4-3;8;4et r ur scientifique, t. XIV, p. 400-406,
- Un grand-nombre de travaux ont été faits t ces derniers temps sur la préparation des hypo-chlorites par électrolyse des solutions i chlorure de sodium ou de r M. Sieverts commence par ex-
- devoir entreprendre < un sujet déjà si bie
- étudié (’). Il
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- io6 L’ÉCLAIRAGE
- formation des hvpoehlorites, et 2° sur la détermination de la teneur en acide hypochloreux, libre des solutions d'hypochlorites préparées par voie électrolvtiquo.
- I. Influence de la densité de courant. — On se servait, pour effectuer ces expériences, d'une cuve de verre de 20 cm de hauteur, cm de longueur et 24 cm de largeur ; on y plaçait, dans le sens de la longueur, les deux électrodes maintenues a la distance de 1,8 cm par des anneaux de verre. Une lame de platine percée de trous, d'environ 2 dem* de surface active, servait d'anode ; une lame de tôle de même surface servait de cathode. L’électrolvte, contenu dans un récipient placé au-dessus de la cuve à élcotrolyse, y eoulait au moyen d'un siphon aboutissant, à sa partie inférieure, entre les électrodes. Le liquide, après avoir passé entre les électrodes, était évacué, au moven d’un autre siphon, dans un flacon gradué; ce dernier servait, à mesurer la vitesse de circulation du liquide. Pour régler convenablement cette dernière, les siphons étaient munis de robinets de verre. La cuve à électrolyse contenait environ 65o cm3; avant l’expérience on versait, dans le réservoir supérieur, un litre de la solution à étudier. On réglait la vitesse d’écoulement, de telle sorte qu’un litre traversât la cuve en 10 minutes. On versait alors la solution du réservoir intérieur dans le réservoir supérieur et ainsi de suite jusqu’à la fin de l'expérience. La cuve à clcctvolyse était placée dans un récipient plus grand qu’on remplissait d’eau ou de glace pour maintenir la température voulue.
- Dans le circuit éleelrique. on mettait un rhéostat, un ampèremètre et, le plus souvent, un voltamètre à cuivre. On mesurait la tension aux bornes au moven d’un voltmètre.
- Quelques mots, maintenant, sur la méthode
- attribué ce fait à l’existence d acide hypochloreux libre.
- d’hypochlorite rendues plus «clivas par des traces d’acide (Cf. Lacjc.i-; et Laxüolt. Chem, /nd., 188S, p. 33;-3i6) ; cellus-ci sont en effet beaucoup plus énergiques, dans les mêmes conditions, que les solutions
- que, permettant de déterminer l'acide hypochloreux libre en présence d’hypochlorite, pour vérifier expéri-
- ches dans la seconde partie de ce mémoire.
- ÉLECTRIQUE T. XXIV. — JP 29.
- d’analyse et le calcul des résultats : dès que l’expérience était terminée, on prélevait 10 cm3 de la solution et on la titrait, d’après la méthode de Penot, avec de l’acide arsénieux normal-décime. Le résultat était calculé en oxygène à l’état d’hy-pochloriLe (1 cm® — 0,0008 gr Qr':. Pour déterminer 1 oxygène actif total on se servait, de la méthode de Ilempcl et Eogh i'), récemment décrite par Ecerster et Jorre (2i. De ces deux données on déduisait la quantité d'oxygèue à l’état de chlorate. Pou»' permettre de comparer facilement les résultats, on calculait, à partir des analyses, les hideurs suivants :
- i° La concentration, exprimée en grammes par
- 2° La quantité totale, en grammes ;
- 3° Le rendement en courant, c’est-à-dire la quantité totale produite exprimée en centièmes de la quantité que devait produire théoriquement le courant employé.
- 11 fallait choisir les conditions des-essnis comparatifs. de façon à bien mettre en évidence l’influence de la densité du courant. L’appareil lui-mème, le volume de liquide employé, la concentration en chlorure, la température et la vitesse de circulation de la solution étaient toujours à peu près identiques. La tension aux bornes du bain variait naturellement avec la densité du courant. On réglait la duree de 1 expérience de façon à employer toujours la même quantité de courant ; Clîttel a déjà, dans ses expériences. employé ce mode opératoire. L expérience montre qu’il est. nécessaire ; la concentration et le rendement en livpochloritc varient en effet, beaucoup quand on change la quantité d’éleclrieilé employée, comme l’auteur a pu s’en assurer.
- Dans une première série d’essais l’auteur a étudié, comme Œttel, nue solution de K Cl, daus line seconde, comme Schoop, une solution a 5 p, 100 de CaCP. Les tableaux I et ü indiquent les résultats obtenus ; pour le premier, ou a calculé les quantités du courant en mullipliaul l’in-
- (1) Fogh. Diss. ijh-csdo, 1889}, p. a3.
- (2) Journ. fùr prakt. Chem., 1899, p. Ü9.
- (3) Bi-ebk. The Wisconsin Euglneer, 1,27-!; (voir aussi L'Eclairage Electrif/ue, t. XIY, p."3) semble ne pas avoir Lenu compte de 1 influence de ce facteur : peut-être est-ce à cela qu’il faut, attribuer les résultats très divergents qu’il a obteuus sur l’influence de la densité de cou-
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Tablkau I
- • Electrolyte : solution de KCl.
- jE. de sol j8 18 18 ’i 3 7E1 lÊ‘ tùu S)- cïE. it de du cou ateo. t<U«l du
- s i oof 6o 3o 6o 3o 3,o 3.6 y G i4° ' i9° o,oi65 O,02il S! 0, oo'iSr o,0016 eloo/p Zi 72ri $ $ lü»9 5o,6 60,4 t?:î
- lensité du courant par i pour le second, on les a
- la durée de l’expérience;
- s au moyen d’un
- on le voit, les deux séries d'expériences donnent des résultats^ concordants ; le
- que la densité de courant. I.cs électrolytes en
- trolytes étudiés par CEttel : de même, la qu’avait employée Schoop ne présente ésultats permettent aussi assez importantes, en
- 'r\;
- énergie. Elles ne j
- l’oxygène' i l’état de chlorate sont partout très faibles. Elles ne doivent pas, non plus, être attribuées à un dégagement d’oxygène gazeux, comme cela résulte des travaux de Muller {') ; il n’y a que les 4 p. ioo environ du travail du courant employés, dans cette période de l’électrolyse, a produire de l’oxvgène. Il résulte de cet ensemble de faits que la réduction cathodique de l’hvpo-cblorite formé est, au début de l’électrolyse, la principale cause de perte en travail.
- Pour mettre en évidence l’influence de la quantité d'électricité employée, M. Sieverts a
- (0 Zrits. anorg.
- de la
- I>. 35.
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- I.'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- poursuivi l'expérience n° 2 pendant deux heures. La concentration eu oxvgèue à l'état d’hypoehlo-rite passa de 0,022t grà o,<>44o gr dans '100 cm8, le rendement en hvpoehlorite de 5y,8 p. 100 à 84,9 p. 100 celui en chlorate de 2,6 à <i, 5p. 100.
- que la production de chlorate ait pris quelque
- prit à diverses reprises des échantillons du qui de pour les titrer à '
- T.vbleai: 111
- • solution a 5 p. 100 de CaCti
- gSsi? irivS total. ...w.tL
- G a b 3o min. 66 » o.oiIg 0,1109 0,21-2-] S!
- 7 « b 111 ,) « : 1,106 0,0! 86 o,oo6y 0 ,a88ï g L4
- c 1,918 0,0179 0,2917 5i,o 2,0
- l'ait, pour d.
- égaux d’électrolyse, ou aurait trouvé, . cela ressort de la eompa 6a, 7a et 8, qu'en passant de la densité de , rant 0,000 à la densité 0,02 ampère enr u'inüue pour ainsi dire pas sur .e rendement voit, en comparant les expériences fi et 7
- l/appareil employé différait notablement de celui de Schoop. Les proportions, le mode de circulation des liquides et les électrodes étaient différents. Il était donc nécessaire d'établir si ses résultats ne provenaient pas des conditions expérimentales qu’il avait choisies. M. Sieverts a donc essayé d'établir un appareil analogue au sien, d'après la description qu’il eu a donnée (lL Toutefois il n’a pas employé, comme Schoop, des électrodes formées d’uuc feuille de platine iridié soudée sur une lame de plomb, mais une simple feuille de platine épaisse de o.oo5 mm, serrée entre, deux plaques de cuivre daus le tube en LL On réglait la vitesse de circulation de l’électrolyte au moyen d’un flacon de MarioUe; 011
- employait les méthodes analytiques déjà décrites. Dans les expériences 10 et 12, la vitesse de circulation était telle qu’un litre de la . solution passait en une heure, à travers l’élcetrolyseur ; de cette façon son contenu se renouvelait toutes
- de Schoop}. On a doublé cette vitesse, expérience i3, en diminuant de moitié la durée de l’électrolYse. Le volume total de la solution était d’un litre, de sorte qu’une fois élee-1 lie repassait plus dans la cuve, ira dans le tableau TV Je résultat des s de ^1. Sic verts, et dans 1 e tableau 1 Vu, a titre de comparaison, celles
- On 1
- ut de chlore.
- gement de gaz à l'anode (oxygène ?). On a t< jours observé une séparation' de chaux à la
- fur Elek., t. U, p.
- si s
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- 21 Juillet 1900.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Ta h le ai- IV
- Taisleau IVa
- Electrolyte : solation à 5 p. ioo de CaCl2.
- rte (Volt!?). iSS"
- A 0,oiîï 60 min. O. ”73 o^35-o’âîç) o,oo3)4 o,oo08
- de "o-8o p, ioo dans l’cxpéricnce n, et de 48 p. joo dans l'expérience 12. Au lieu de cela, on a obtenu 4p p. ioo et 5q p. ioo. L influence de la densité de courant se lait bien sentir daus lésons indiqué, mais en contradiction avec les expériences de Sehoop. M. Sicvcrts ne peut donuer la cause de cotte surprenante divergence ; il ne pense pas qu’il laille rullribucr à la faible différence des électrodes. On peut en trouver, peut-être, la cause dans une différence de composition de l’électrolyte ; en effet, dans les expériences de Seboop. il ne se dégageait pas dé chlore. M. Sieverts a employé, pour préparer scs solutions, du chlorure de calcium cristallisé (CaCP + 61I20), Sehoop s’est peut-être servi d un sel impur ou alcalin.
- Dans les expérieures io à 12 les rendements sont rapportés à des électrolyses d’égale durée,
- suivant la méthode de Sehoop ; cette méthode n’est pas rationnelle s'il s’agit' d’étudier l’influence de la densité du courant, Sehoop maintenant le liquide le même temps dans l’élcetro-lyse, en opérant avec une densité de 0,12 ou de 0,56 ampère. Un même volume de liquide est ainsi traversé par des quantités d’électricité très différentes et la concentration en hypoehîo-rite croît très inégalement dans les deux cas (o,oo3i gr. et 0,0068 gr. d’oxygène à 1 état d’hypochlorite par 100 cm s). Or, comme l’hvpochlorite est relativement plus réduit aux fortes concentrations, les conditions de rendement étaient défavorables, dans le cas donné, quand on employait de fortes intensités de courant ; celles-ci correspondaient aux lortes densités, (jui ainsi, dans mie certaine mesure, paraissaient diminuer le rendement.
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- On obtient (les résultats plus comparables en faisant agir des quantités égales d’électricité sur un même volume de solution, eu augmentaut, par conséquent, dans le même rapport que l'intensité du courant, la vitesse de circulation de l'électrolyte. C.’est ce qui a été Tait ponr les expériences 12 et i/>. Il est vrai que, de cette façon , on augmente aussi la vitesse de mélangé des liquides entre l’anode et la cathode ; il n’est donc pas possible d'effectuer des essais rigoureusement comparables.
- II semble que le mieux, pour ces sortes de recherches, est d’clectrolyser, avec des quantités toujours égales d’électricité et une même vitesse de circulation, et, en outre, de faire passer plusieurs fois le liquide dans la cuve, et cela d’autant plus souveut que l’expérience est plus longue, c’est-à-dire que l'intensité du (murant est plus faible. Cela revient à soumettre lo liquide plus longtemps à l'action du courant quand l’intensité est faible que lorsqu’elle est
- C’est de cette façon qu’ont été effectuées les expériences 1 à 9 ; c’est ce qui les rend probantes pour l’influence de la densité de courant sur la formation des liypoehloritcs par éleclro-lvse des solutions neutres des chlorures alcalins. Elles montrent que, conformément à la théorie, même lorsque l’on établit une circulation des liquides, le rendement en hypochloritc augmente en môme temps que la densité de courant.
- II. Détermination de la teneur en acide hypochloreux libre. — Il fallait effectuer les expériences, de telle sorte qu’elles fussent aussi comparables aux essais sur rclcctrolvse - des chlorures en solution neutre. On élecLrolvsait, dans ce but, des solutions équivalentes de NaCl, KC1. CaCl2 et MgCl2, dans des conditions aussi identiques que possible, avec la même densilé et la même quantité de courant. Comme type, on prit une solution qui contenait 10 grammes de XaCl pur dans 100 centimètres cubes ('). On choisit une densité de courant un peu élevée ,'8 à 10 amp.-dm s.) correspondant à une intensité de courant de 16 a 18 ampères. La quantité d’électricité cmplovce était d’environ 10 ampe-res-heure, car il avait été établi fessai 10), qu’en employant de plus grandes quantités d’électri-
- (1) On emploie nno solation semblable dans l’appa-
- cité dans l’électrolvsc d’une solution de sel marin, le rendement eu hvpochloritc descend au-dessous des 5o p. 100 du rendement théorique.
- T,es essais furent effectués avec l’appareil déjà décrit. Comme cathode on employait, dans la plupart dos cas, un treillis de fils de fer de 2 décimètres carrés de surface. Comme l’oxyde de fer, notamment dans l’éleclrolyse de KO et de KaCI, souillait fortement les solutions, on essaya de remplacer le fer par le nickel. Mais ce métal, comme Œttel l’a déjà remarqué (’), est fortement attaqué dans ces conditions, et la solution d’hypochlorite se décompose rapidement au contact de l’oxvde de nickel formé.
- I.’auteur est donc revenu au fer, d’autant qu’il a pu s’assurer par des essais comparatifs que l’oxyde de fer, même après un long contact, n’exerce, pour ainsi dire, aucune action sur les solutions d’hypochlorite. C’est aussi pour celle raison qu’il a le plus souvent négligé de filtrer les solutions quand il voulait les conserver ; pour les essais de blanchiment, il est cependant préférable de le faire, la fin de la réaction étant plus nette quand la solution est claire. 11 est convaincu, cependant, que le 1er 11’est pas un métal bien utilisable pour les cathodes et s’il a du s’en contenter, c’est qu’il n’avait pas à sa. disposition une toile de platine de dimensions voulues. Pour ce qui concerne les conditions de l’éleclrolyse, il n’y a rien à ajouter à ce qui n été dit dans la première partie ; les dimensions du voltamètre ii cuivre étaient plus grandes à cause de la plus grande intensité de courant, [/électrolyte était refroidi par un courant d’eau glacée, de sorte que sa température, môme à la tin de l’expérience, 11e dépassait pas celle de la chambre. Les premières analyses et les essais de blanchiment étaient effectués aussitôt que possible apres la fin de l’éleetrolyso.
- O11 déterminait la teneur en acide hypochloreux libre d’après la méthode de Jorre : Quand on fait couler goutte à goutte une solution d’hypochlorite et d’acide hypochloreux libre dans une solution fortement agitée et parfaitement neutre de peroxyde d’hydrogène, il se produit les réactions suivantes :
- MOCl -b 11*0* = MCI — H20 + O (1)
- 110Ci -j- H302 IIC1 — IIaO 4- 0! (2)
- (1) Zeits. fur Elek.. t. V.
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- La quantité d’acide chlorhydrique produit mesure donc directement la quantité d’acide hypochloreux libre ; une molécule. d'UCl correspond à une molécule de HOC! libre ou à deux équivalents d’oxygène actif. Si l’on titre l’acide chlorhydrique produit avec de la soude normale - décime, i cm8 de soude correspond à 0,0016 gr d’oxygène actif existant dans la solution a l’état de UOG1 libre. Pour qu'on obtienne des résultats exacts, il faut que la solution ne contienne pas de chlore; ce corps réagit, en effet, comme l’acide hypochloreux :
- Cl- 4- 311*0* = allCl + aH*0 + ^.O* (3)
- U faut donc, préalablement, chasser le chlore en faisant passer un courant d’air à travers la solution.
- Pour déterminer le degré de stabilité des solutions cVhvpochlorite obtenues par électrolvse, M. Sicvcrts en a exposé une certaine quantité à la lumière diffuse, clans un flacon d Erlcnmever fermé, cl il l’a titrée à intervalles de temps déterminés. Pour mesurer le pouvoir colorant, il a suivi le procédé de Lunge (J) ; il consiste à découper, en bandes égales, du coton teint au rouge turc ctà plonger une bande dans la solution a examiner. On appelle durée de blanchiment le temps que met la couleur rouge à disparaître. Le blanchiment se faisait en ballon ferme et à la lumière du jour.
- On doit remarquer ce qui suit au sujet de la marche de l’élcctrolysc :
- Les solutions de iS’aCl et de KC1 ne dégageaient pas de chlore durant Téléctrolvse; le rendement du courant en hypoelilorite était relativement faible, bien que la formation de chlorate ne Int pas très avancée ; ici aussi, comme dans les essais précédents, c’est à la réduction à la cathode qu’on doit attribuer principalement ces mauvais rendements obtenus (oi,6f> et 32,ai p. ioo avecNaCl, et 45,38 p. ioo avec KC1.
- La solution de Cad" se comportait d’une façon beaucoup plus avantageuse, comme l’ont déjà montré Eœrster et Bischofï^), etŒttel (3) ; dans ce cas, l'enduit de chaux, qui se forme à la cathode, diminue considérablcmentla réduction.
- p) Chem. Inàt, i885, p. 345-
- (aj Zeits. für Ëlei., t. iv, p. 464.
- (3} Zeits. für EleÂ., X. V, p. 1; Voir aussi Mullëu, Zeits. für. anorg. Chemie, t. XXII, p. 5? et suiv.
- Durant l’électrolvse on sentait l’odeur du chlore et de 1 acide hvpochloreux ; la lame de tôle servant de cathode (l’emploi d'une toile métallique aurait nécessité une trop haute tension], était, à la fin de l’expérience, complètement recouverte d'un enduit de chaux et la solution contenait de la chaux et de l’oxvde de fer.
- Quant à la solution de chlorure de magnésium, son étude présente des difficultés sur lesquelles l’auteur se propose de revenir plus tard.
- En comparant entre elles les solutions de NaCl, K Cl et CaCl 2. on trouve une confirmation complète de l'hypothèse de Fœrster et Bisehnff, d’après laquelle il faut attribuer le pouvoir décolorant élevé des solutions d’hypochlorite, préparées par voie électrolytique, à leur teneur en acide hypochloreux libre. Tandis que le blanchiment ne s’effectuait qu’au bout de quelques heures avec les solutions neutres ou faiblement alcalines d’hypochlorite de sodium ou de potassium, le même effet était obtenu après quelques minutes avec la solution électrolvsée de chlorure de calcium de même valeur chlorométriqne. L’analyse montrait qu’elle contenait 5o p. 100 de son oxygène actif à l'état d’acide hvpochloreux libre. On a d’ailleurs trouvé presque le même rapporl (54 p. 100) dans une détermination de l’acide hypochloreux libre, dans l’expérience nc 8, avec des conditions tout à fait différentes ; cependant. la concordance peut 11’èt.re qu’accidentelle.
- M. Sievcrts a établi, par des expériences spéciales, que les solutions étudiées ne contenaient pas, ou presque pas, do chlore libre : après avoir fuit passer, durant 20 minutes, lin courant d’air privé d’acide carbonique à travers la solution, on la retitrait à l’acide arsénieux ; elle avait alors perdu à peine 1 p. 100 de son litre chlorométrique initial.
- L’étude de la stabilité des solutions a montré que, comme on pouvait s’y attendre, les solutions, faiblement alcalines, d’hypochlorite de soude et de potasse sont les plus stables. I/oxy-gètie actif total diminuait aussi un peu, en même temps que l’oxygène, à l’état d’hypochlorite et la basicité de la solution, indépendamment de l’influence de l’acide carbonique de l’air, devenait aussi moins accentuée.
- La solution de CaCl2 contenait, après électrolvse (outre du chlorate), du chlorure, de l’hypo-ehlorite et de l’acide hyrpoehloreux libre.
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- 'D’après les recherches de Emrster et Jorre (j), on peut facilement prévoir les réactions qui doivent sc produire entre cos corps.
- Le chlorure cl l’hypochlorite s’oxyderont en chlorate sous l’influence de l’acide hvpochlo-
- mci + moci — mcio* 4- sh a (4)
- MCÎO + uUOCl = MGIO3 +- alICl (5)
- L’acide chlorhydrique produit met on liberté une nouvelle quantité d'acide hypochloreux :
- MCÎO + J CCI r- ÎICIO + MCI. (fi)
- Uc processus régénère la quantité d’acide employée dans la formation de chlorate, de te,lie sorte qu’elle doit demeurer constante tant qu’il reste de l’hvpochloritc.
- Lorsque tout l’hvpoehlorite est détruit, il se forme du chlore libre.
- HCl -f HOC1 — JDO + Cl2. (7)
- Comme cet acide chlorhydrique correspond à la formation de chlorate à partir d’une molécule d’acide hypochloreux, il en résulte que pour chaque molécule de chlore qui disparait, il se produit un équivalent de chlore. Ce chlore reste, en grande partie, en solution, mais sc dégage peu à peu. En suivant, par l’analyse volumétrique, ces phénomènes, on doit arriver aux résultats suivants :
- S’il se produit une porto en oxygène actif total, c’est que la solution perd du chlore.
- Quaut à la diminution en hvpochlorite, on doit la reporter, en première ligne, à la formation de chlorate.
- La quantité d’acide chlorhydrique produite dans la réaction avec 1 eau oxygénée ne doit diminuer que daus la proportion ou il se dégage du chlore gazeux ; au commencement en effet, la quantité d’acide hypochloreux libre reste constante, et ensuite, pour chaque molécule ÜÜC1 qui disparaît, il se forme une molécule de chlore libre. Or, d’après l’équation (3), un équivalent de chlore fournit la même quantité d’acide chlorhydrique qu’une molécule d’acide-hypochloreux.
- Ayant titré, à divers intervalles de temps, les solutions obtenues dans deux expériences.
- afin d’y déterminer les quantités d’oxygène actif total, d’oxygène a l’état d’hvpoehlorite et d’acide hypochloreux libre (ou le total TlOCl -{- CP), M. Sievorts trouva des résultats analogues.
- Lu quautité de soude, nécessaire pour neutraliser l’acide hypochloreux et le chlore libre décroît très peu daus l’espace de six jours (de 4,i à -j.!,y cm3) ; il en est de même pour l’hvpo-sulfltc qui servait a titrer l’oxygène actif total (de 20,» à j8,5 cm5 en six jours). 11 v a donc une perle faible en oxygène total et en acide hxpochloreux libre (ou IlOCl -j- Cl3). Cos deux pertes marchent, en outre, d’une façon parallèle ; 011 peut tacilement les expliquer par un dégagement de chlore gazeux,. La quantité d’acide arsénieux, servaut à titrer l’hypochlorite, décroit rapidement pendant le premier jour (de 16,G à 6,8 cm3), puis ensuite plus lentement (3,<8 cm8 au bout de six jours) : c’est que la production de chlorate, d’abord très rapide, se ralentit ensuite. Eu tous cas, ce phénomène est lié intimement avec la disparition de l’hypoehlo-
- Ou peut, enfin, déterminer les quantités de chlore cl. d’acide hypochloreux libres restant en solution.
- Après six jours on fit passer, pendant 9.0 minutes, un violent courant d’air à travers le liquide. U perdit, ainsi sou odeur de chlore et ne présentait plus que l’odeur plus fade d’acide hypochloreux.
- Avant qu’on fasse passer le courant d’air, 10 cm3 de la solution équivalaient h 3,63 cm8 d’acide arsénieux normal-décimc : après, à a,3 cm8. Des 3,63 cm8, a,3 cm3 avaient donc été oxvdés par l’acide hypochloreux et t,3 par le chlore libre. E11 traitant, par l’eau oxvgénée 10 cm3 de la solution encore chlorée, la quantité de soude nortnalo-décirne nécessaire pour neutraliser l’acide chlorhydrique formé, devait être de
- (Ar -H .33) = a,48 O.,.-.
- L’expérience directe fournit a,.>4 cm*.
- En terminant M. Sieverts revient sur le cas du chlorure de magnésium. Comme Fogh (‘) l’avait déjà observé, il se dégage beaucoup de chlore durant l’électvolvse de ce sel. La cathode (une
- p) Dis*. (Dresde,.1889), p. i5.
- (‘) Journ. f.pr, Chemie, N. t. LIX, p. 84.
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- toile métallique), était recouverte d'un enduit d’hvdrale de magnésium ; la solution était limpide. D'après un calcul approximatif, le rendement du courant en produit dissous fut les 80 p. ioo de la quantité théorique, soit 48 p. ioo en chlorate et 3a p. ioo en oxygène à l’état d'hvpoelilnrito et en chlore. On dirigea un courant à travers le liquide pour chasser lechlore ; au bout de no minutes il s’en dégageait toujours abondamment, provenant de la décomposition de l’acide hypochloreux libre, suivant la réaction exprimée par l'équation (y). L’auteur se propose, en conséquence, d’étudier de plus près la solution de chlorure magnésien, à la lumière des expériences laites sur les autres chlorures. Il signale simplement qu’au bout de six jours, la solution contenait encore du chlore libre qu'on pouvait facilement en dégager. La solution résiduelle contenait de l'acide chlorhydrique libre. L’expérience 20 fournit un résultat très surprenant. L’électrolyte contenait 8 grammes 5aCl et la quantité de MgCP correspondant a •>. grammes NaCl. On obtint ainsi une solution fortement décolorante, dans laquelle, les 9 j p. ioo de l’oxygène h l’état d’hypochlorite se trouvaient sous forme d’acide hypochloreux libre. Peut-être une élude approfondie contribuerait-elle à jeter de la lumière sur la façon particulière dont se comportent les solutions décolorantes de M. Her-
- Sur l’adhérence du zinc èlectrolytique à l’acier, pur Sherard Cowper-Colcs. The Etectri-<•(an, t. X.LLY, p. 43b 19 janvier 1900 (*).
- L’auteur a fait plusieurs séries d’expériences avec des plaques d’acier Martin Siemens dans le but de se rendre compte des conditions qui facilitent ou empêchent l’adhérence des dépôts électrolvliques de zinc sur l’acier.
- Dans une première série d’expériences, les plaques, après avoir etc dégraissées avec une solution chaude de soude caustique, décapées dans une solution d’acide sulfurique à 1 p. 100 et enfin séchées avec du sable étaient plongées dans un bain électrolytique contenant par litre 220 gr de sulfate de zinc et 1,20 gr d’acide sulfurique libre, La densité de courant employée
- (*) Voir aussi Coweek-Coles. Quelques notes sur 1 eieetrogalvanisation, L’Ecl. Électr., t. XXfl.p. 3ia, 24 février iyoo.
- était de 2,3 à 4-5 amp : cm2, suivant l’échantillon considéré ; dans tous les cas, la plaque était laissée dans le bain èlectrolytique un temps suffisant pour que le dépôt ait un poids de 5,4 gr par cm2. Les plaques étaient ensuite enlevées du bain, lavées, séchées, puis coupées en trois morceaux; l’un d’eux était placé sous le récipient d’une machine pneumatique et maintenu dans le vide pendant une demi-heure; le second était placé dans un cvlindro rempli d'une solution suturée de sulfate de zinc et soumis pendant cinq minutes à une pression de 155 kg : cm2, enfin le troisième morceau servait de témoin. Les trois morceaux furent ensuite roulés sur eux-mêmes et on constata par cette opération que la couche de zinc n’était adhérente sur aucun d’eux.
- Dans un second essai, les plaques furent traitées comme il vient d’ètrc dit avec eette seule différence qu’avant d’effectuer l’électro-déposition et alors qu'elles étaient déjà dans le bain, on faisait passer le courant pendant deux minutes et demie dans un sens tel qu’elles soient anodes. Les dépôts de zinc obtenus dans ees conditions furent parfaitement adhérents et plusieurs échantillons purent être déchirés sans que l’on ait pu constater de séparation entre le zinc et Vacicr.
- Une troisième série d'expériences fut entreprise dans le but de déterminer la non adhérence des dépôts de zinc sur le fer dans des solutions neutres de sulfate. Dans toutes ces expériences on employait une densité de courant de 2,3 amp : cm2, et l’on maintint le passage du courant pendaut 3o minutes, temps qui correspondait à un dépôt de 5,4 gr par
- On prit des photo-micrographies de la surface du fer avant la déposition du 7.ine, de la surface du dépôt de zinc et enfin de la surface du fer après en avoir enlevé le zinc par immersion dans une solution de sulfate de cuivre. On constata ainsi que les dépôts obtenus dans un bain contenant de l'acide sulfurique libre étaient très adhérents mais moins uniformes que ceux obtenus avec une solution neutre.
- F.n produisant le dépôt d’abord par éîectro-lyse pendant quelques secondes d’une solution neutre, puis par élcctrolyse d’une solution contenante,63 gr par litre d’acide sulfurique libre, on obtint des dépôts non adhérents mais d’une
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- apparence satisfaisante sons tous autres rapports. Enfin des dépôts produits en commençant l’élce-trulyse- pendant quelques secondes dans une solution acide et en la continuant dans une solution neutre furent trouvés’parfaitement adhérents. J)e ecs résultats l’auteur cont'lut que la non-adhérence des dépôts obtenus en solution neutre, est probablement due à la lormation d'une couche d’oxyde sur la plaque de fer au moment où celle-ti est immergée dans le bain ; l’examen des épreuves phot.o-mierographiques confirme d’ailleurs cette manière de voir.
- • Il résulte donc de cet ensemble d’expériences qu'il est indispensable de commencer l’élec-trodépnsition dans un baiu acide, mais qu’il convient de la continuer dans un bain neutre pour avoir un dépôt plus uniforme. On peut arriver d’ailleurs au môme résultat avec un seul baiu en ayant soin de mettre tout d’abord les lames de fer co*nme anodes pendant quelques instants de manière a dissoudre la couche d’oxvde formée au moment de l'immersion ; on renverse alors le courant et l’éleclrolyse se produit comme à l’ordinaire.
- MESURES
- Nouvelle méthode pour comparer deux self-inductions, par H. V. Carpenter. Physical Ro.Aew, l. X, n° i. lÿou.
- L’auteur décrit une méthode qui permet de comparer deux self-inductions dont la valeur est très faible, ou bien deux self-induetions très différentes Finie de l’autre.
- I. Emploi du téléphone. — Soient U et h les deux bobines dont on veut comparer les self-
- I<ïg. i.
- inductions T,, et I.,. On commence par relier ces bobines en série par des fils parallèles et ou met en dérivation sur l’iin des fils une résistance non-inductive (fig. il ; on relie enfin les pôles communs de ces bobines à un alternateur. Le
- courant sinusoïdal produit par l'alternateur passe à travers les bobines I, et I2, et ou à comme angle do phase dans chacune d éliés :
- y ?1—are rang
- R, et R2 étant les résistances des deux branches parallèles comprenant les bobines /, et lif la résistance variable dans nue dés branches et les fils de connexions.
- Si
- I,pu __ L,-u
- Ri ~ IC
- ou aura alors même phase pour les deux courants sinusoïdaux traversant les bobines et on tire de là»
- L, _ R,
- T7 — Ü7’
- Il s'agit donc de trouver un moyen pour établir cette concordance de phase et pouvoir la mettre en évidence.
- Pour produire l’égalité de phase on fait varier la résistance non inductive.
- Pour vérifier cette égalité de phase, l’auteur emploie deux bobines pareilles S, cl S, contenant un grand nombre de spires, qu’il place au voisinage immédiat de chaque bobine f, et et qui sont reliées en série à un téléphone. La somme gémnétriquR des forces éleetromotriees induites dans S, et S2 donnera ainsi naissance à un courant dans le téléphone qui se manifestera par la vibration de la membrane élastique de
- Supposons maintenant que les bobines S, et S2 soient accouplées de telle manière que si les courants de et l} sont en concordance de phase les forces éleetromotriees induites ES, et ES, soient opposées l’une à l'autre dans le circuit du téléphone. La force élcetroniotricc induite résultante sera alors nulle, ce qui se traduit par un silence dans le téléphone.
- F. - ES, — ES,.
- Ce silence du téléphone indique donc deux choses :
- i° Que les deux courants primaires Cf, et Cf, sont en concordance de phase, et
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- a" Que les forces électromotrices induites dans le téléphone sont opposées, puisque la première condition est vraie lorsque
- L,u> _ L.,(u R, — ~R^~'
- Pour réaliser cette dernière condition on n'a doue qu'à faite varier R, ou R . Pour assurer la deuxième condition on n’a qu'à faire varier la position d’une des bobines secondaires, S2 par exemple, par rapport à la bobine primaire correspondante.
- Ces deux conditions étant remplies et accusées d’une manière très précise par le silence du téléphone, pour avoir p il ne reste plus qu’à R,
- mesurer —
- Les relations de phase des courants et des forces électromotrices induites sont, représentées par les graphiques 2 et 3. Dans cos diagrammes
- Fig. 2, Fig. 3.
- les vecteurs représentent les valeurs inaxima des courants et des forces électromotrices induites ; leur direction indique la phase respec-
- Les valeurs instantanées de toutes ces quantités à chaque instant sont données par les longueurs des projections de leurs vecteurs respectifs sur un vecteur mobile qui tourne dans le sens des aiguilles d’une montre de 36o° pour chaque période complète (cycle) du cou-
- Ceci nous montre que la force électromotrice induite atteint son maximum un quart de cycle plus tard que le courant CZ, qui l’induit.
- Le vecteur ES, est à i8o°pour montrer qu’il est en opposition avec l’autre vecteur ESr
- Les graphiques précédents montrent en outre que la force éleetromolricc induite peut avoir une phase quelconque et qu'elle varie, avec R, ou et avec la position de la bobine secondaire S2 par rapport à la bobine primaire li.
- Mais pour obtenir des résultats précis et comparables il faut se mettre à l’abri des erreurs provenant des courants induits autres que ceux que l’on peut prévoir et calculer. On v arrive facilement en disposant convenablement les bobines et les circuits (voir pour les questions de détail le mémoire original de M, 11. Carpen-
- 11. Emploi de Véluatrodynamomètre. — On peut rendre cette méthode plus précise en remplaçant le téléphone par un électrodvnamo-mètrc. Le principe de la méthode reste le même, mais il y a un changement notable quant aux détails.
- L’électrodynamomètre employé permettait de déceler l’existence de courants d’environ io's ampère. T.a description de cet appareil se trouve dans le mémoire de M. Carpenter (Phys. Repiew, vol. X, n° 1, p. 56, 1900'.
- Le sens de la déviation de la bobine suspendue de rélcetrodvnamomctrc est renversé si la phase dn courant, dans l’une ou l’autre des bobines ls et L, change de i8o° ; ce qui permet de voir dans quel sens il faut modifier les résistances R, ou Râ pour avoir la concordance des phases, indication qu’011 ne pouvait pas obtenir avec le téléphone. Le dispositif expérimenta] est d'ailleurs sullisatnnient indiqué par la figure 4.
- Voyons maintenant quelle est la relation entre L, et Rt ou entre La et R„ pour que la sensibilité soit, maximum. T.a force électromotrice résultante induite dans le circuit secondaire et par suite le courant induit dans le circuit secondaire (sur lequel porte les observations), varie
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- avec l’angle 8 de la différence des phases ©, et © entre les circuits des deux bobines primaires /, et/s ; pour que la sensibilité soit maximum il faut qu’une très petite variation de R, ou de R^ produise une variation maximum de 0, c est-a-dire que -^- = minimum.
- Or la relation entre Rj et est
- ta"s
- Rj := «Li rot tpj.
- Le rapport de la variation de R, avec ^ est dRt __ C0fipr2 ?
- et on aura un minimum pour
- ce qui correspond à
- T A R I, E A U I
- Comparaison des bobines et l3.
- Ri
- Râ
- 3-”98
- ^0690
- •27,86)
- ^7.559
- 27.479
- >,o.-î3285
- j,o43375 j,o4333o
- Moyenne = o,o433a8
- Krrcur probable = 0,000010=; 0,02 -j- par ein.
- Tàbljîau II
- Tableau III
- s = o,o433a8.
- ou encore
- Ri R* + <ù*L?
- mL*' u*Lf
- Tableau IV
- Comparaison des bobines q etj&.
- Puisque R; est la seule variable contenue dans cette expression, on voit que les résultats les plus précis seront atteints quand les résistances R, et R, seront aussi près de zéro que possible. Les formules précédentes montrent aussi que la sensibilité, quand le courant primaire est décalé de 45°, est la moitié du maximum théorique. Cette condition est réalisable avec les bobines ordinaires et avec un courant alternatif sinusoïdal dont la iréquence est de 60.
- La figure 4 nous montre en outre qu’il est avantageux d'utiliser le téléphone et l'électro-dynamomètre en même temps : on commence par faire les réglages préliminaires au téléphone et on les achève à l'électrodynaniomètre.
- Voici quelques résultats numériques obtenus avec 4 bobines différentes (').
- (*) Bobine lL : ;ospires ; 7couches : diam. = 38.6o5 cm. Lt (calculé) = 0,0049046 henry.
- La valeur moyenne de L. du tableau V a été calculée au moyen des valeurs de LJVcalculées elles aussi au moyen des valeurs de L.. du tableau II". Le tableau 111 donne une vérification directe de l’exactitude des rapports 1 -|a,
- La méthode précédente peut être employée également pour comparer deux capacités en les mettant en série avec les bobines et lA.
- Eugène Nécclcêa.
- Bobine 4 : 8 spires ; 2 couches ; diam. = 38,681 cm. Stefan- (IVied. Ann. V, 22, p. 107, avril 1884). Quant aux
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- RECHERCHES scientifiques
- Sur la théorie du contact, par Quirino-Ma-jorana. Rendiconti dei Li/icei, t. Ylll, p. 188, a5à et 3oa, 1899-
- Helmholtz a établi que, plusieurs inétaux étant en communication avec le sol. si l’on interrompt ces communications et que Ion vienne à réunir métalliquenient les conducteurs, on ne peut produire aucun mouvement d'électricité. Or, d’après la loi de Yolta, deux métaux de nature diil'érente, étant au contact, sont à des potentiels differents, il s'eu suit que le sol lait partie de la série de Yolta. Après avoir rappelé ce fait, le D‘ Majorana rcsutne de la façon suivante les résultats obtenus dans la théorie du contact.
- ,» Voûtes les lois que deux conducteurs de nature différente, après avoir été déchargés au sol, sont rapprochés l'un de l'autre sans être mis en contact. Us acquièrent des charges libres d’électricité qui peuvent être enlevées au moyen d’un conducteur quelconque non élee-tvoïytique mis eu communication avec le sol ou isolé, mais dans ce cas de capacité très grande relativement a celle des conducteurs sur lesquels on expérimente.
- Ces charges de rapprochement sont de signe contraire a celles que 1 on obtient dans 1 expérience ordinaire de Yolta ; le zinc approché du cuivre se charge négativement, le cuivre positivement [*).
- Toutes les fois que deux conducteurs hétérogènes (suffisamment voisins’ s’éloignent, après avoir été déchargés au sol, ils acquièrent des char-ges pour lesquelles on peut, répéter ce qui a été dit au paragraphe 2. Les charges d’éloignement sont celles que Ion obtient dans 1 expérience ordinaire de Yolta ; elles sont exactement égales et de signe contraire à celles que l’on observe par rapprochement, si les déplacements des disques clans les deux expériences ont été égaux’,mais de. sens inverse.
- L'auteur a procédé à la vérification des phé-
- Depuis la publication de son mémoire, fauteur a eu connaissance que Righi (Sull azione dei coibenti nellt experienze di elettricitu di contacta ; Ace. deiLincei, série IÜ. t. Il, p. i5) avait déjà reconnu qu'en avançant deux pièces métalliques hétérogènes, on obtient des charges contraires à celles de l’expérience de Volta.
- nomènes précédents par les ingénieuses expériences suivantes :
- Dans un éleclrnmctre de Ilankel la feuille d’or est remplacée par un fil très fin de quartz argenté, de capacité électrique négligeable. Avec un microscope on pointe d'ailleurs beaucoup plus facilement le fil de quartz que la • feuille d’or. O11 peut en outre avoir une stabilité beaucoup plus grande do zéro et obtenir une plus grande sensibilité dans le même tem ps.
- Deux disques parallèles, l'un de laiton doré, l'autre de zinc bien aplanis et polis, de 10 cm de diamètre environ sont placés a plusieurs centimètres de distance. An moyen d’un mouvement à vis, on peut les rapprocher jusqu’à un demi-millimètre, sans qu’il y ait aucun con-
- On met les disques en communication avec le sol, le disque de zinc étant en outre relié avec le fü de quartz argenté de l'électromètre, lequel est chargé par 5o éléments Daniell.
- En coupant la communication du ziuc avec le sol, on n’observe aucune déviation, s’il n'y a pas de causes perturbatrices. On approche alors lentement au moyen de la vis, le zinc du disque doré, on observe une petite déviation qui va en croissant, pendant le mouvement et particulièrement quand les disques sont très voisins.
- Si on laisse les disques dans cette position, le fil de quartz reste dévié du zéro, mais il y revient exactement si on éloigne de nouveau les disques ; il suffit, à cet effet, que la distance atteigne 2 à 3 cm. Si après avoir approché les. deux disques, on touche pendant un instant le zinc avec un fil communiquant avec le sol ou avec une grande capacité isolée, l’éleclromètre retourne au zéro, et si l'on éloigne les disques on obtient une déviation positive très nette du qu artz.
- Les deux charges obtenues, négative dans le premier cas.positivedaus le second,sont égales.
- Si les déviations correspondantes sont inégales, cela tient aux différentes valeurs de la capacité du système dans les deux cas.
- La charge de rapprochement a lieu pendant l’aimmentation de capacité, puisque le disque de zinc s’approche du disque de. cuivre qui est à un potentiel différent. La charge d’éloignement se produit dans le mouvement inverse, quand la capacité diminue.
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- • Ceux qui répètent 1 expérience de Yolta n'observent pas habituellement la charge de rapprochement, soit parce qu'elle ne produit qu'une faible déviation de l'aiguille de l'électromètre, soit parce que la communication d’un des nié- j taux avec l'élecfroniètre n’est établie qu’après l’avoir porté au contact de l'autre métal.
- I/auteur a est assuré qu’il n’existait aucune cause perturbatrice pouvant masquer le phénomène. Par exemple, si dans les memes conditions, on répète l’expérience avec des disques de môme nature, on n’obtient aucune déviation sensible, parce que dans ce cas, quoique chaque disque soit chargé à un potentiel déterminé, les potentiels étant égaux, la variation de capacité du système est petite. En répétant l'expérience avec des disques de même nature, mais en portant l'un il un potentiel plus élevé que l’autre qui reste uni avec l’électromètre (au moyen d'un shunt mis sur le circuit d’utie pile), on obtient les mêmes déviations de l’aiguille de l’éleetru-mètre, si la différence de potentiel des deux disques est de o,8 à o,q voit. Cette valeur représente donc la force électro-motrice de cou tact du couple zinc-cuivre employé.
- Ainsi, il su (lit d'avancer ou d’éloigner deux pièces métalliques hétérogènes pour obtenir des charges électriques libres. Comme application, M. Majorana décrit deux appareils qui, lorsqu'ils sont en rotation permettent d'obtenir des courants électriques continus. Ces courants, d'ailleurs très faibles, sont précisément dûs à la formation et a la neutralisation de ces charges.
- Fig. ..
- Un tambour de bois ou d «bonite T (fig. i) mobile est revêtu sur sa paroi de deux lames métalliques isolées, l'une de zinc, l’autre de cuivre ; chacune de ces lames recouvre le tambour sur un peu moins de i8o°. Les deux lames d’un commutateur mobile et solidaire du tambour sont unies chacune avec l'un des deux métaux. Deux balais S et S' appuient sur ce eollec-
- KLFCTRIQUE
- tour. Le tambour T est enfermé entre deux armatures cylindriques fixes qui lui sont concentriques et qui sont en communication métallique entre elles par l’étrier AB.
- | Pendant la rotation le zinc du tambour se rapproche du cuivre fixe et il se charge négativement ; ntl contraire, le cuivre s’approche du zinc et par suite se charge positivement. Par conséquent, un fil qui réunit les deux balais S et S' est traversé par un courant dirigé de S vers S'. Après ce demi-tour, le jeu s iuterveii.il, puisque le zinc du tambour s’éloigne du cuivre fixe, tandis que le cuivre mobile s’éloigne du zinc fixe. Mais l/t position du collecteur est aussi changée, et par conséquent le balais S est toujours positif, et S/ négatif.
- Par la rotation du tambour on peut donc recueillir un couvant continu toujours dirigé dans le même «eus.
- Il serait difficile de calculer à priori l’intensité de ce courant ; néanmoins par approximation ou arrive a une valeur très faible de l’ordre de xo-9 ampère avec l'appareil employé par l’anteu r.
- Un galvanomètre très sensible à forte résistance donne une déviation de 4 h 5 mm sur une échelle divisée placée à a m, ce qui correspond à l’ordre de grandeur calculé.
- Pour amplifier l'effet, l'auteur a construit un deuxième appareil constitué par dix disques
- Fig. a.
- moitié zinc, moitié cuivre (lig. 2). Les armatures fixes sont portées par deux coUmnettcs isolantes et forment deux peignes, composés chacun de onze dçmi-disques de zinc ou de cuivre communiquant entre eux. Ces peignes portent chacun un balai qui frotte sur un anneau métallique fixé sur l’axe de rotation ; ces deux anneaux communiquent chacun avec une lame d un commutateur.
- Puisque, suivant la loi de Yolta, les métaux
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- hétérogènes mis en communication métallique sont à des potentiels différents, ils doivent s’attirer, s’ils sont disposés convenablement.
- L'existence de cette attraction n'avait pas encore été vériliée expérimentalement, et même lord Kelvin, dans un récent travail (1), était d’avis qu'il serait extrêmement difficile sinon tout à l'ait impossible de montrer par l’expérience-l’attraction de deux disques de métaux differents.
- En réalité, si l’on reste dans le cas de deux disques plans et parallèles dans Tair, ou ne parvient à observer aucun phénomène altractil.
- La disposition expérimentale (fui a donné les meilleurs résultats est. la suivante :
- lin bide quartz de l’épaisseur de i/ioo de mm ou moins encore et de io cm de longueur est argenté sur toute sa surface ifig, d). L’extrémité
- Fig. 3.
- supérieure est soudée à un fil de cuivre rigide et isolé, f/extrémité inférieure est représentée en Q dans la figure ; à côté d’elle se trouve une lame carrée de zinc dont la surface a i cm de côté et présente le poli spéculaire, elle peut être approchée du fil de quartz a laide d'un mouvement à vis très lent.
- Tout le système est enfermé hermétiquement dans une caisse a parois de verre ; on peut du dehors établir à volonté les communications électriques avec le fil do quartz ou la lame de zinc, et celle-ci peut en outre se déplacer au moyen de la vis déjà indiquée, commandée du dehors.
- Avec un microscope dont Taxe optique est normal au fil de quartz et peu incliné sur le plan de la lame de zinc, ou observe facilement l’extrémité Q et son image par réflexion sur la
- Le fd de quartz doit être un peu incliné sur la laine, de façon que, au moment du contact, on observe au microscope une image semblable à celle de la figure i,b.
- Les expériences peuvent aussi être faites en employant un microscope à projection qui per-
- d.) Phrlvsophieal Magazine, juillet 1898, p. 104.
- met de rendre le phénomène, visible pour tout un, auditoire ; il-ne faut pas daus ce cas employer une lumière d’une grande intensité, sans quoi le fil de quartz éprouverait des déplacements de sa position de repos par suite des actions calori-
- Gn met le fil et la lame en communication métallique entre eux et avec le sol. Cette dernière opération est nécessaire pour éviter les perturbations accidentelles.
- En observant le fil au microscope et agissant très lentement sur la vis de manière à avancer ' le zinc, quand la distance entre le point (> et son image atteint 2/10 de mm environ, on observe ini mouvementbrusque du ül vers la lame ; il est donc attiré par le zinc.
- I) est facile de constater que cette attraction est due à 1a différence de nature des deux métaux ; une lame d'argent 11'attire pas le fil de quartz argenté ; l’attraction a toujours lieu et même est plus marquée si Ton substitue l’alumi-1 uium au zinc ; il est iacile de l’observer avec lu cuivre ; elle est excessivement faible avec l'or. En dorant le fil argenté, il est. attiré très faible^ ment par une lame d'argent et [tas du tout par une lame d'or. Les lames des autres métaux se : comportent sensiblement avec le fil doré comme avec le fil argenté.
- Mais, dans le but de mieux étudier le phéno-Imènc, considérons la position delà figure 4- La lame 1. et le fil Q sont réunis chacun aux points M et C d’un fil d’argent MX parcouru par le cou-, rant d’un accumulateur. Si le fil MX est suffi-, sanunent résistant, l'accumulateur ne se décharge pas sensiblement pondant l'expérience et les deux points M et N restent à lu même différence de potentiel de 2 volts environ.
- Le point d’iiltaehe C est mobile sur MX’, de .sorte que Ton peut faire varier à volonté la différence de potentiel entre T.-et Q. Plaçons le 'commutateur R de mauière qu'e le couraut aille de N en M ; alors, l’argent du fil reçoit une charge positive et la lame de zinc n’en reçoit pas puisque le point M est au sol. Réglant convenablement la position du curseur C on peut •arriver à une valeur du potentiel du fil argenté telle qu’il n’y ait plus aucune attraction de la part du zinc. Si le zinc est bien poli, cela correspond à une différence de potentiel entre les deux points M et C de 0,9 volt environ.
- En renversant le sens du courant à l’aide du
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. 2XIV. - N° 29.
- cummulateur R, on peut facilement observer que l’attraction devient beaucoup plus vive qu’en éliminant l'accumulateur, l.e fil de quartz commence à s’incliner visiblement vers la lame de zinc, môme pour une distance d’environ 1/2 mm.
- 11 semble donc manifeste que l’attraction soit due à la différence des couches électriques des métaux employés. En égalisant les potentiels de l’argent et du zinc au moyen d’une pile qui a la même force clectromotrice que celle existant à leur contact, l’attraction disparaît, sensiblement pour le moins.
- Comme le mouvement de la vis qui commande la lame engendre des secousses dans tout l'appareil, si robustement construit qu’il soit, on peut procéder comme il suit. On envoie le courant de racciimulatcur À de X en M ; Je curseur C étant dans la position pour laquelle la différence de potentiel entre M et C est do o,q volt, on avauce la lame jusqu’à environ o,r mm du fil. Il n ’y a pas attraction, mais en interrompant le courant, on observe subitement la chute du fil sur le zinc. En détachant ensuite l«f fil de la lame, de manière à les séparer de 0,0 mm, si l’on envoie le courant de M en N, on observe aussitôt l'attraction.
- Des expériences précédentes, l’auteur déduit une méthode de mesure de la force électromotrice de contact de deux métaux ou mieux d'un métal quelconque avec l'argent ; il observe quelle est la force électromotrice nécessaire pour annuler l'attraction. La méthode ne paraît pas offrir à priori une grande précision, parce que outre la petitesse du phénomène il y a incertitude sur l’état superficiel de l’argent qui recouvre le fil, elle a cependant permis de ranger les métaux dans l’ordre suivant :
- Aluminium.
- 01? .!.!!!!!!! ] ! o’°o
- L auteur a employé aussi avec succès la balance de torsion. La difficulté que présente, cette expérience est due à la présence de l’air, aussi faut-il avoir recours au vide. Dans une petite boîte de verre, est suspendue une tige portant à ses extrémités deux disques (carton doré, diamètre 2 cm) verticaux dont l’un sert de contrepoids à l’autre.
- Un disque de zinc est porté par nue vis mobile dans un écrou d’ébonite fixé avec du mastic dans un trou pratique dans une des parois verticales de la boite de verre (fig. 5) une fermeture
- Fig. /, et 5.
- à mercure, conserve le vide môme lorsqu’il est très poussé. Manœuvrant du dehors la vis, on peut faire Loucher les deux’disques d’or et de zinc.
- Le bras supportant le disque doré est suspendu à un long fil métallique contenu dans un tube de verre vertical tenant également le vide. Un miroir porté par le système mobile permet d’en observer les mouvements. Du dehors, on peut établir les communications métalliques soit avec le disque d’or soit avec celui de zinc.
- Avec cet appareil, quand le vide est très poussé (i/5oo de mm}, on peut répéter les expériences qui ont été faites avec le fil de quartz argenté, sauf qu’il faut un temps beaucoup plus grand. Ou obtient brusquement l’attraction quand les disques ne sont qu’à une petite fraction de millimètre de distance. Cette attraction peut être annulée ou augmentée, en reliant les deux métaux aux pôles d’un élément de pile.
- Mais on peut encore employer une balance de torsion, même à la pression ordinaire. Il convient alors de se servir d’un disque métallique vertical fixe et d’un fil rigide formé par l’autre métal et suspendu horizontalement. Même ainsi, quand l’extrémité du fil est suffisamment voisine du disque, il est brusquement attiré et l’on n’a plus guère rinconvcnicut de la résistance de l’air dans le cas des disques.
- Mais la méthode la plus sûre et qui outre sa simplicité a une grande netteté est toujours celle du fil de quartz argenté.
- L auteur conclut en faisant remarquer que l attraction des métaux différents peut se montrer par l’expérience avec assez de facilité et fournit une nouvelle méthode pour la détermination de la force électromotrice de contact, méthode qui en tout cas est assez rapide. G. G.
- Le Gérant : C. NAUD.
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- Tome XXIV.
- Samedi 2$ Juillet 1900.
- Année. — N° 30
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU. Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre do l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre do l’Institut. — G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre do l'Institut, — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre . île l’Institut. — À. POTIER. Professeur à l'École des Mines, Membre de 1 Institut. —A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre dos Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Uniyersité,
- L’EXPOSITTOxN UNIVERSELLE
- GROUPE F LE C ï RO G É1Y E l’IG UET-GRAM MO XT DE Goo KILOWATTS
- Le groupe éleetrogène Piguei-Grammont formé par un moteur monocylindrique Pigitet, attelé directement à mi alternateur volant A. Grammonl, constitue, tout au moins en ce qui concerne l'excitation de ralLernaleur, une des nouveautés de l'Exposition. Le courant d'excitation au lien d’être produit par une dynamo à courant continu ordinaire est. fourni par une excitatrice-spéciale conduite par engrenage et maintenant automatiquement, aux bornes de-l'alternateur mie tension constante quelles que soient les variations d'intensité et fie décalage du courant utilisé.
- Cette excitatrice du système Uirtiri et. Leblanc-reposé sur le même principe que celle décrite dans cotte revue i') par M. M. Leblanc lui-même, mais en diffère essentiellement par un dispositif spécial cl très original des connexions de l’induit aux lames du collecteur, dont le but esl de s’affranchir de faire tourner l'excitatrice à la même vitesse que. l'alterna-leur ou à une vitesse qui soit à celle de l'alternateur comme le rapport des nombres de pôles de l'alternateur cl de l'excitatrice.
- La théorie, mathématique de l'excitatrice compovmdeusc Hulin et Leblanc a été faite longuement ici et nous n’v reviendrons pas ; toutefois nous donnerons utie -expliùation élémentaire» du fonctionnement de eel appareil qui nous a été communiquée par, M. C. F. Guilbort. Nous examinerons d’abord le cas simple où l’excitatrice a le même nombre de pôles que l'alternateur, puis celui où ce nombre de pôles est quelconque.
- <*) Voir M, Lpelasc, « Etude sur la transmission et la distribution de l'énergie par les courants alternatifs », ! Eclairage Électrique, t. XVII, p, 4^7, 1898.
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- L’ÉCLATRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIV. — N° 30.
- La genèse du procédé de compounda. amine des tensions d’un alternateur.
- Soit, en effet (fig. i), OA U la différence Ol la direction du
- Hufin et Leblanc peut se retrouver dans le dia-
- bornes d'mi alternaleu ar la machine avec un d
- potentiel ai irant débité calage s par rapport à la tension aux bornes.
- Admettons, pour plus de simplicité, que les circuits magnétiques sont assez éloignés de la saturation pour que la caractéristique à vide soit une droite, et supposons que la résistance apparente intérieure de l’alternateur se réduise à l’inductance wl et reste constante quels que soient le débit et le décalage.
- Pour obtenir la tension induite, on sait qu’il suffit de mener par A uu vecteur AB égal à oll perpendiculaire à la direction du courant et de joindre OB.
- La force élcrlromolriee OB est donc la somme géométrique des deux vecteurs OA et OA'. D’autre pari le vecteur OB peut représenter la direction de l'axe d’un pôle de l’inducteur et ndcpoTidante du débit et du décalage ; les vecteurs OA et.
- 'autre OA' < ce que leu
- i grandeur et. eu
- 'se non plus pur lirais nalurelle-ux vecteurs OA
- te direct
- i contraire, l’un OA en direction seulement, ces deux quantités, mais toujours de faeo serve la même direction 013.
- Avec i’hypothèse de la proportionnalité des forces électromolrioes aux ( tation, on conçoit facilement que si l’on peut réaliser une excitatrice exciti un inducteur ordinaire, mais par deux inducteurs à courants polyphasés (fo ment par l'alternateur lui-même), donnant des flux proportionnels aux de et OA' et conservant entre eux et par rapport au vecteur fixe OB les mêmes angles que ces vecteurs, on obtiendra un eompoundage pariait de l’alternateur.
- L’excitatrice ayant, le même nombre de pôles que l'alternateur, bipolaire par exemple, il suffira évidemment pour réaliser on grandeur les champs inducteurs, de disposer doux enroulements polyphasés convenablement déterminés (r;, l’un en dérivation aux bornes de l'alternateur et l’autre en série avec le réseau, puis de les faire agir sur un induit commun disposé sur l'ensemble des anneaux portant les bobinages polyphasés. RosLe à voir si les décalages entre les deux champs et par rapport à l’axe OB peuvent être également obtenus.
- Supposons l'excitatrice calée sur l'arbre même de l'alternateur et inversons les connexions des champs inducteurs de façon à les faire tourner en sens contraire du mouvement de la maebiue. Ces champs inducteurs deviendront fixes dans l’espace puisqu’ils tournent maintenant en sens contraire de l’inducteur de l’allernaleur et avec la même vitesse que lui.
- Le flux dù au champ tournant dont l’enroulement est en dérivation aux bornes de l’alternateur sera décalé d’un quart de période par rapport à la différence de potentiel aux bornes, représenlons-le en O-i (fig. i) ; celui dù à l'enroulement série sera au contraire en coïncidence de phase avec le courant, et si les prises de courant, des deux circuits se correspondent., c'est-à-dire sont en regard les unes des autres, le llux correspondant au courant pourra être représenté par le vecteur OtfA
- Les vecteurs 0'| et 06' étant proportionnels aux vecteurs OA et OA' et perpendiculaires
- acire OS — ÆU et Ob
- . VatrM. M. Lr.i
- , Kcl. fileet., t, XVII. {;.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- r23
- cette direction.
- proportionnelle h 013 et perpendiculaire à
- Le champ inducteur résultant dans l’excitatrice sera donc non seulement proportionnel à la tension induite à obtenir dans l'alterualeur, et par suite, d’après nos hypothèses, au courant d’excitation à produire dans l'alternateur, mais aura de plus une direction fixe dans
- Si l’on fait agir ces champs inducteurs sur un induit ordinaire de machine à courant continu, Taxe de la zone neutre et partant la position des balais sera fixe dans ‘l'espace si l’on
- l'excitatrice fct Leblanc.
- lÜi'Iliii Si Sf TTyTT] \ c
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- fHHÜil EUS |s
- a soin toutefois d’annuler les réactions d’induit, comme l’a proposé AI. Leblanc, par radjonction d’un enroulement, compensateur.
- Tel est le fonctionnement de L’excitatrice compomulense de MM. Mutin et Leblanc décrite dans 1 article rappelé pins haut, et dont nous reproduisons eu figure 3 la constitution schématique (L)
- j DD et EL où sc f
- sr::
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- . — Cnnskltu
- Le fonctionnement reste évidemment le moine lorsque l'alternateur et JVxcitntrice n'ont pas le même nombre de pèles, mais ont des vitesses dans le rapport inverse de ces nombres de pèles. Dans ce cas, l'excitatrice est commandée par un engrenage.
- Ce dispositif a, en général, au point de vue de la construction de l'excitatrice des inconvénients assez sérieux que MM. lin tin el Leblanc ont fait disparaître en employant le dispositif très ingénieux qui permet de recueillir a\ee des balais fixes un (murant continu sur le collecteur d'un induit soumis à l’action d’un champ tournant par rapport à celui-ci, composé comme plus haut de deux champs tournants proportionnels à la tension aux bornes et à la force éleelromotrire de self-induction de l'alternateur.
- Ce dispositif repose sur les deux propriétés suivantes :
- dynamo à courant continu bipolaire, à anneau Gramme par exemple, dont l’induit tourne avec une vitesse n dans le sens qq ifig. 4 ) et supposons qu'on inverse toutes les connexions des points de jonctions des scclious par ce rapport à un diamètre quelconque xy. ;Sur 1: connexions ordinaires ont été indiquées en traits ponctués et les connexions inversées en traits pleins}.
- Si l’on veut recueillir un couvant continu avec nette nouvelle machine, il faut que les lame-s dédient sous balais dans le même sens que dans le montage ordiiu Pour cela il nous sullit évidemment de faire tourner balais à la vitesse angulaire n par rapport à l'induit el dans le môme sens que lui.
- Comme l'induit est déjà animé d’une vitesse //, Jes balais auronL une vitesse absolue égale à i n.
- On peuL encore dire plus simplement que la zone neutre, fixe dans le cas où les connexions sonL comme à laintenanl symétriquement par rapport à l'axe xy \ celui-ci se
- déplace
- l’ordîn
- déplaçant avec l'induit et par suite ;
- la vitesse de la
- rlo a n.
- Sî maintenant nous supposons que l'ensemble de l’inducteur et de l’induit tourne avec la vitesse a n en sens contraire, les balais redeviendront fixes et l'inducteur tournera dans l’espace avec la vitesse a n et avec une vitesse n par rapporL a l’induit animé lui-même de la vitesse n. Si nous faisons tourner seulement l'ensemble en sens contraire avec: la vitesse a l’induit restera fixe el l'inducteur et les balais tourneront à la même vitesse n mais tous deux en sens contraire.
- Enfin un circuit X’X' entoure les auneaux DI) cl KE. Il comporte aulanl de spires que te circuit XX et c&t. par-
- sortie de ce'circuit sont choisis'dé "telle manière que la force magnétisante développée par lui soit toujours égale et de signe contraire à celle développée par le circuit XX. Dans ces conditions, les courants qui traverseront ces deux
- grenages, soit par tout autre procédé équivalent.
- On groupe les circuits à courants alternatifs des anneaux A et D de mauière que les champs qu’ils engendrent
- tournants et du calage des balais.
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- Pour une machine à 2p pôles’ on obtiendra évidemment le même résultat en adoptant p axes de symétrie.
- 20 Considérons en second lieu une dynamo à courant continu multipolaire avec enroulement induit en quantité Soient 2 p le nombre de pôles et 2 p/n le nombre de lames au collecteur.
- Pour recueillir un courant continu sur cette machine dont l’induit tourne avec une vitesse angulaire //. il faut, comme 011 le sait, soit réunir les p lignes de balais au meme potentiel en quantité, soit employer seulement deux balais et réunir entre elles par un connecteur les p lames semblablement placées par rapport aux pôles inducteurs de mémo
- Nous recueillerions encore du courant continu si nous réduisions les 2 pm lames du collecteur à -ini en réunissant les p points de jonction au meme potentiel à une seule laine et si nous luisions tourner deux balais aux extrémités d un menu; diamètre avec une vitesse p fois plus grande que celle de l’induit ou pn, car le nombre de lames qui passera sous un balai pendant un temps donné restera évidemment le même.
- Si comme plus haut, nous imprimons à l’ensemble une vitesse pn en sens contraire de la rotation de l'induit et des balais, eeux-ei deviendront fixes; tandis que l’induit et l'inducteur tourneront dans le meme sens avec des vitessses respectivement égales à {p—1) a v\pn.
- Supposons maintenant qu’au lieu de réduire le nombre de lames p fois, 011 le réduise seulement k fois, k étant un diviseur de p ; on conçoit facilement qu’il suffira de faire tourner les balais avec une vitesse égale à pour que le courant recueilli soit un courant continu.
- En augmentant le nombre de lames d’un multiple de p, c'est-à-dire en prenant pour k un multiple do p on diminuerait cette fois la vitesse' mais toujours dans le rapport inverse de k et la vitesse dos balais deviendrait, encore égale à -?£-•
- Ceci posé voyons comment on peut utiliser ces deux propriétés ou même seulement l’une d'entre elles pour réaliser une excitatrice à courant continu avec des balais fixes et un champ inducteur Lournant résultant de la composition do deux champs tournants constitués comme il a été (lit par deux inducteurs de moteurs asynchrones dont les enroulements sont connectés, l’un en dérivation aux bornes de l'alternateur, l’autre en série avec les circuits de cet alternateur.
- Soient a la fréquence des courants produits par la dynamo et ip le nombre de pôles do chacuu des deux inducteurs et. de l’induit de l’excitatrice; la vitesse angulaire n des champs tournants inducteurs et par suite du champ résultant sera donnée par la relation
- La vitesse angulaire de l’induit étant. //, la vitesse relative du champ inducteur de l'excitatrice par rapport à l’induit sera, en admettant que l’induit tourne dans le meme sens que le champ inducteur,
- Ce serait également la vitesse relative des balais par rapport à l’induit s’il y avait 2p ligues de balais; si nous on mettons a/r la vitesse de balais sera modifiée ainsi qu’on Ta vu
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- dans le rapport de ^-eL deviendr;
- Inversons maintenant comme il a été dit plus haut, les connexions de l'induit par rapport hp axes de symétrie; les balais vont conserver la même vitesse relative par rapport à l’induit, mais en sens contraire de la précédente. Il en résulte que la vitesse absolue des balais aura pour valeur
- La condition de fixité des balais est doue.
- relation où a seul, est connu. .'Nous verrons plus loin les valeurs de /r et p qui ont été choisies pour la réalisation de l'excitatrice).
- En Taisant tourner l’induit en sens contraire de l'inducteur on pourrait arriver à la fixité des balais sans renverser les connexions de l’induit.
- La vitessse relative de l'induit par rapport à l'inducteur est alors — -j- n' et la vitesse' relative des balais par rapport à l'induit pour a k lignes est ^—h .
- Les balais tournant clans le même sens que le champ, leur vitesse absolue est
- ï(f-+
- ce qui donne pour la condition de fixité
- Cette solution exige que a soit un multiple de n1 et conduiL à l'emploi d’un nombre Lrès grand de lignes de balais pour une valeur convenable de JaviLessc «'cle l'excitatrice. Elle n’a par suite aucune valeur pratique.
- Avant de passer à la description du groupe et de son excitatrice, nous ferons une dernière remarque au sujet de celte dernière.
- En constituant l’excitatrice par un système inducteur à champ tournant et un induit tournant dans le même sens que le champ, on constitue en somme mi véritable moteur transformateur à qui la commande par engrenages impose un glissement déterminé.
- L’action des inducteurs tend ainsi à amener l’induit à la vitesse - - de sorte que le pignon monté sur l’arbre de l’induit tend à entraîner l’arbre de l'alternateur. L’énergie empruntée parles inducteurs de l’excilaLriec à l'induit do l’alternateur est donc rendue partiellement à ce dernier sous forme de travail mécanique, la partie qui en est enlevée étant, transformée en courant continu pour l’excitation.
- Le rapport du travail mécanique ainsi restitué au travail électrique total fourni sera évidemment au rendement, près dans le rapport de n' à— .
- Il nous reste maintenant à donner quelques détails sur la constitution du groupe, dont la figure 5 représente une photographie prise du côté de l’excitatrice.
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- R E V U K D ’ÉLECTRICf T É
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- XXIV. — N° 30.
- G’esf an moteur monoeylindrique à distribution par tiroir. Le diamètre du piston est de 85 cm', et la course de i io cm. La puissance du moteur est de i ooo chevaux indiqués à la pression de y,5 à 8 kg : end et à la vitesse de 94 tours par minute. Comme toutes les machines de MM. Piguet et C10 il est muni d'un compas dynamométriquo permettant de vérifier à chaque instant la puissance développée par la machine. Le cocTtuient de régularité, avec un volant de .1 5ooo kg environ a la jante, est de uôa.
- Am-KuNATKim, — L’alternateur, étudié par M . J.-T,. Routin et construit par la maison A. (îramnionl sous la direction de M. Baillai, a une puissance vraie de 600 kilowatts sons une tension aux bornes do 2 4oo volts. La puissance apparente peut atteindre 8(io kilo-volts-ampères. Le montage des trois circuils
- La fréquence est de 5o périodes par seconde à la vitesse de p4 tours : minute envi-
- înducieur. — L’inducteur en l’oiiLe. formant volant (fig. Cet 7), a été coulé en deux parties assemblées à la jante par quatre boulons et par quatre agrafes posées à chaud; le moyeu est également assemblé par quatre boulons et est frotté par deux anneaux en . fer.
- Les noyaux polaires aunom lire de 64, en acier coulé, ont une section circulaire de i6,5 cm de diamètre et sont surmontés d’un épanouissement polaire rectangulaire ; ils sont serrés à la surface de la jante dans des logements spéciaux à l'aide de boulons; le desserrage est évité au moyen d'un frein spécial.
- L'enroulement est fait avec une bande de cuivre sur champ de ïXigium —; ojmnU de section et les spires sont séparées entre elles par du papior ; l'hélice ainsi formée est retenue à la partie' supérieure par une bague en bronze. Les pôles ont été tournés après bobinage.
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- REV 11 F, IVÉIÆCTRÎCITÉ
- Le nombre de spires de l'inducteur est de 70 par pôle; tous les pôles sont en série. La résistance de l'inducteur est de 0,823 ohm.
- Les dimensions des épanouissements polaires sont de ia X^a.acm — 38i cm4.
- Ire du volant est de 4,98b m el sa la
- 1 deu
- • totale de 45
- poids atteint
- bobine comporte 7 sj section totale de 65,4 t La résistance de ehaqu
- i est formée par un cylindre de fonte portant trois nervures principales dans des plans perpendiculaires à l’arbre et des nervures transversales. Des trous sont percés clans la carcasse pour permettre la ventilation des tôles d’in-
- Celles-ei sont partagées en trois séries, séparées par des canaux de ventilation ; elles sont assemblées à l'aide d'une cornière en acier coulé et de boulons de serrage ; la largeur totale des tôles induites est 28 cm.
- Le bobinage induit est disposé dans des trous de forme spéciale semi-circulaire dans le voisinage de l'entrefer et rectangulaire ensuite. L’isolement est obtenu par des tubes en mieanite.
- La nombre de trous est de 3 par pôle et le bobinage est fait à la façon ordinaire. Chaque 87 tils de i.5 mm de diamètre et d'unie
- cuit de 32 bobines «
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- I.'K C L AIR AGE KLFXTRIQl'E
- T. XXIV. — 30.
- Le courant d’excitation à vide pour obtenir 9.400 volts est de 70 ampères; en charge, avec un facteur de'puissanee de 0,7, il doit atteindre i?.o ampères environ.
- Le diamètre d’alèsage de l’induit est de a m, ce qui correspond à un entrefer de 7 mm.
- Le poids total de L'induit non compris les supports est de u 000 kg.
- Excitatiuck. — L'excitatrice est représentée en coupes et vues partielles sur les ligures 8 et 9.
- Le nombre de pôles de chacun des inducteurs et S., est de 6. celui dés lignes de
- hulais étant de 12, la vitesse angulaire de l'induit est de it' =—a~—, — x = 333 tours
- 0 p + k 4 x fi
- par minute.
- Les deux stators A et B comportent chacun un enroulement triphasé ordinaire réparti dans 18 encoches.
- Les enroulements I, de l'inducteur S, sont bobinés en fil de.o,3 cm de diamètre et ont chacun 3 bobines montées en série de 9a spires chacune. Lo montage est en étoile.
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- 28 Juillet 1800.
- REVUE D’ÉI.ECTIUCITÉ
- Les enroulements 1, de l’inducteur Ss sont, comme l'induit de l'alternateur, bobinés avec du câble de 65,4 mm2 de section avec également - spires par trou. Les sections de chaque phase sont en série avec les circuits induits de l'alternateur.
- L’induit S de l’excitatrice porte un bobinage en tambour à 6 pôles.
- 1.'inversion des connexions se l'ait à l’aide des développantes d ,'fig. io et n) formées de deux bandes de enivre étroites de longueurs différentes réunies aux deux côtés opposés d'une bande plus large et aux extrémités d’uue même diagonale de cette bande.
- Toutes les bandes larges correspondant à l’intervalle de deux pôles sont isolées entre elles et serrées sur un support cylindrique par des boulons b (fig. i-V.
- Les connexions des sections aux lames du collecteur sont faites à l’aide de barrettes fixées dans les développantes longues d réunissant celles-ci à un système de développantes il (fig. n) identique à ceux des induits multipolaires en quantité.
- . Le collecteur U comporte 36o lames ; son diamètre est de 5o cm. Les balais au nombre de 36 (3 par ligne1), sont montés sur un support qu’on peut déplacer à l’aide d’une vis tangente Y.
- La figure r3 indique Je schéma des connexions de l’induit de l’excitatrice aux lames du collecteur.
- Pour pouvoir liypereompouudrr l’alternateur, on a rendu mobile l’inducteur S, à l’aide d'une vis T qui permet de le faire coulisser sur le bâti de façon à enfoncer plus ou moins l’induit dans ce stator et par suite à modifier son action.
- J. Reyval.
- DISPOSITIF I'ISCHER-HINNEN POUR LE DÉMARRAGE DES MOTEURS ASYNCHRONES TRIPHASÉS (U
- La maison Krizik, de Prague, emploie pour le démarrage sous charge de ses moteurs asynchrones triphasés, un dispositif dû à l'Ingénieur directeur des Ateliers, M. J. Fischer-Ilinnen.
- Généralement les appareils de démarrage, comportent des résistances variables insérées dans le circuit du rotor, cl que l'on coiut-cireuile progressivement, à mesure que le moteur prend sa vitesse. Le succès et le coût du démarrage sont fonction de l’attention de l’ouvrier qui manœuvre les rhéostats. C’est là un inconvénient, mais il y en a de pins sérieux encore. L’appareil do démarrage à rhéostats est toujours encombrant et très cher par rapport au prix du moteur, surtout si le même organe doit servir à réaliser le changement de marche. D'autre part, quand la position relative du moteur et de l'homme qui le fait démarrer, est variable, comme e’cslleeas pour les moteurs de ponts roulants, le nombre de conducteurs de contact augmente de trois.
- Le système que nous allons décrire I2'. échappe d’une façon ingénieuse aux inconvénients signalés.
- On sait qu'au moment ou le démarrage va so produire, le moteur se comporte comme un transformateur, à circuit secondaire fermé : les courants induits dans le rotor oui exactement la mémo fréquence que les courants envoyés dans le stator. A mesure que le moteur prend sa vitesse, la fréquence des courauts induits dans le rotor diminue, et lorsque la vitesse de régime est atteinte, cette fréquence ne représente pins qu’un faible pour cent de celle des circuits primaires.
- I1) Exposé par la maison Krizik, de Prague, Chainp-dc-Mars, Palais de l’Klootririlé, rez-de-chaussée, côté Sufî'ren.
- d Brevet limigTois. n^fi'EiS.
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- rAA/WWS
- Supposons intercalée, dans chacun des circuits secondaires S (fîg. il d’un moteur, une grande résistance non inductive R sluintée par une résistance r. très faible vis-à-vis de la précédente et de la résistance du circuit du rotor, mais à très haut coefficient de self-induction L. Au moment du démarrage, la bobine à forte self-induction agit comme une très grande résistance ohmique, et l'ensemble des deux bobines de résistance et de self-induction sc comporte comme le feraient deux grandes résistances eu parallèle. Si on a bien calculé les dimensions de cos organes, le moteur peut démarrer sous charge, en absorbant un faible couvant. Au fur et à mesure que la vitesse du moteur augmente, la résistance apparente de la bobine de réactance diminue, puisque la fréquence du' courant qui la traverse Fig. i. s'abaisse, et la grande résistance
- ohmique se trouve shuntée par une résistance apparente, de grandeur graduellement décroissante. Enfin quand la vitesse de régime est atteinte, la résistance totale apparente du système de démarrage est sensiblement égale à la résistance ohmique de la bobine de self-induction : elle a donc une valeur très faible.
- Ce dispositif de démarrage reste toujours en circuit, mais ceci n’a que peu d'influence sur la marche normale du moteur, et se manifeste par une légère diminution du facteur de puissance et une faillie augmentation du glissement.
- Le maximum de résistance apparente est donné par
- Il =: aTwd-i;1).
- La résistance totale des deux conducteurs en parallèle est donc, au moment du démar-
- R2, comme coefficient de sêlfindndtion Tj1 et L,. Pour l'ensemble, la résistance apparente R et la srlf-indiicfion L
- + b'~
- a - ______+ ________________h_______
- ^ lt2a + 4«W- JA
- h — "UB, + /jî-'d.dAr
- 1 T11 (R^ _|_ 4*3,q- R, {R2J +
- (R.+ R.F-f.-i^oHIo+L,)2
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- - fivTr,:1 + (i-, + Je!2
- dition Rt =
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- i33
- rage égale à — • ü n’y a par suite, à eel instant, que la moitié du courant qui passe par la bobine de résistance, ce qui permet de. diminuer la section du lil.
- On voit que le démarrage se poursuit automatiquement : l'appareillage se réduit à un interrupteur tvipolaire à l’entrée du stator. Il est impossible d’avoir un raté de démarrage, comme cela arrive dans les systèmes où les résistances se règlent à la main, si on retire ces dernières trop vile du circuit ; on n'a pas à craindre non plus qu’une fausse manœuvre fasse griller les rhéostats, et enfin le moteur prend sa vitesse dans le temps minimum.
- La figure •>. montre l’application de ce dispositifs un moteur M à courants triphasés. Ce moteur est muni de trois bagues. A est l’inteiTifpteur Iripolaire pour le circuit d’alimentation, R,. IIj, R3, sont les résistances non inductives ; U,, Ls, les bobines de self-induc-
- tion. La figure suppose un montage en étoile, il est évident que le même dispositif convient dans le cas d’un montage en triangle.
- Ajoutons que cet appareil a des dimensions fort restreintes et qu'on peut le placer dans l'induit lui-même, en supprimant les bagues.
- Jacques Guillaume.
- SI K LA KlUCTION l)‘]M>UT DLS VLTEKWTKIHS
- Les notes de M. Behrend. Ilolberl el Arnold, reproduites dans ce journal f i mollirent que les méthodes usitées pour le calcul île la chute de Lension des alternateurs, et fondées uniquement sur la connaissance de la caractéristique à vide et de la courbe de court-circuit, sont insuffisantes dès que la saturation du fer est notable. M. Kapp. dans son ouvrage « I)\iiamomasehiiien » indique le principe d'une mélhode, développée dans les « Elektro-leclinisebe Konslructionen » où il suppose connus et déterminables à priori deux cléments : les contre-ampères-tours, el ce qu'il appelle la self-induction des bobines induites ; toutefois les applications, sauf une, celle de l’alternateur Seliwartzkopff. sont faites sur îles machines peu saturées, el pour cette dernière, le calcul et l’expérience sont tout à fait, discordants en ce qui concerne la valeur du courant de court-circuit. M. Kapp a néanmoins montré que deu.v éléments au moins doivent être adjoints à la caractérisque à vide pour déterminer la chute de tension. Si on les connaît, on connaît la courbe de rourl-eircuit, el réciproquement, .si on connaît cette courbe el l’iin des deux éléments, on aura l’autre. Mais si les auteurs semblent d’accord sur la nécessité d’introduire un élément de plus, ils diffèrent sur ia manière de l'introduire, et même sur sa définition : M. Blondel dans une série d'articles terminée en décembre i8qp' propose l'emploi de deux coefficients spéciaux pour le courant déwatté, clic courant watlé.
- Dans le travail ci-après, on se propose de démontrer que l’examen de la caractéristique en courant déwatté, obtenue expérimentalement, permet de déterminer deux coellicients suffisants pour calculer la chute de tension sous un débit donné de phase quelconque, cl incidemment on examinera la signification théorique de ces coefficients.
- I. — Lorsqu’un alternateur débite un courant I, en retard ou en avance de yo° sur la force éleetromotrire, l’inlensilé est maximum lorsque l'axe d'une bobine induite coïncide
- 1 L'Eclairage Electrique. I. XXII, )>. v.çjfS à •> \ février 1900,
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- avec l'axe d’un noyau inducteur ; de même sens que le courant inducteur i quand I est en avance, de sens contraire quand il est en retard. Calculer le (lux $ qui traverse la bobine à ce moment, c'est donc étudier le llux dans un circuit magnétique à faible entrefer portant deux enroulements, l'un parcouru par le courant i, l’autre par un courant ± [ \ a. ; ce llux se décompose en deux : i° une partie <I», se ferme autour de la bobine induite sans passer dans l'inducteur, et est meme à l'intérieur de la bobine, dans le-cas du retard, de sens contraire au flux général, tandis que dans le cas de l’avance c'est à l'extérieur que cela a lieu ; le trajet dans l'air du faisceau qui constitue ce flux pavait assez grand pour que l'on admette à titre de première approximation.que l'on a «I*, •— K 1 ; i° l'antre partie <Iq, qui vient des pièces polaires, enserre un nombre d'ampères-tours 2 (ni — NI y '2; (‘;, si a et N sont le nombre des spires des bobines induites et inductrices par pôle,- ce flux est bien étranglé dans la bobine induite d’autant plus que I est plus grand, mais cet étranglement n’est que local, et on peut admettre (ou du moins tenter cette hypothèse) que la réluctance de won circuit est indépendante de I, ou que <!»., est le même que si l’inducteur seul portail (ni — NT Ÿ 2 ) ampères tours. Or le quotient du flux par le quart de la période est la force électromotrice moyenne totale induite. Si l’on concède encore que le rapport de cette force électromotrice moyenne à la force électromotrice efficace n’est pas altéré sensiblement quand I varie, la force éleetromotrice efficace se trouve représentée par une expression — /. 1 -f~ f (i — a 1;, À et a étant deux coellieients constants pour une machine, et f[i') étant la force électromotrice â vide de L’alternateur, puisque E —: /’(/' quand I — o.
- Les choses sont un peu plus complexes dans le cas des alternateurs homopolaires, ou à fer tournant ; la force éleetromotrice moyenne est la différence entre le flux qui traverse la bobine quand elle est en face d’un pèle, et le flux <I>’' qui le traverse quand elle est entre deux pôles, divisée par la demi-période, soit
- Les ampères-tours qui déterminent les parties de <!>' et <1* communes aux systèmes inducteurs et induits sont uii — NT \ 2 , 'ni -f- N’J \ 2 ) mais les réluctances des deux circuits sont différentes ; pour <]>', oii le trajet dans l’air est important, on peut admettre que cette partie a une réluctance constante, et est proportionnelle à ni-h N 1 y 2, tandis «pie pour 4»' on doit considérer cette réluctance comme variable avec l’excitation, enfin tenant compte des flux, — Kl dans la première position, H- K 1 dans la seconde qui su ferment autour de la lobine induite, la force éleetromotrice moyenne se présente sous la forme
- _ aKI-f h\ni — -Vly'T) -f- -f Xfy'T j
- On peut encore- écrire
- — a ! K — K^V-;) I - Iv, (ni- SI V-r.,
- pour les premier et troisième termes, et il restera comme plus haut pour la fore»1 électromotrice une expression de la forme
- _________ ______ (0
- [ sera désormais compté positivement daus le cas du retard: e’esl 1 sin o.
- Dans les calculs ci-dessus, on suppose implicitement des enroulements à une encoche par phase ; » il en otai1 autrement, on devrait tenir compte du nombre et de l'espacement do ces encoches, et même de la largeur des pièces polaires, si celles-ci ne sont pas, y compris la frange niaguétupie de leurs bords, entièrement embrassées par la bobine la plus étroite. On a voulu surtout définir le sens de 2,dorit la valeur doit subir ^ J une correction
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- RK VUE D ' É LE CTR1C1T R
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- Si les alternateurs son! polyphasés, les raisonnements seront les mêmes, les coefficients a et a prendront seulement d'autres valeurs.
- L'expérience permet de vérifier si la force électromotrice totale est réellement de la forme (i). En effet supposons que l'on veuille construire la valeur de l\ différence de potentiel aux homes, pour un eouraut i i qui sera variable) et un 1 donné ; est tellement voisin de poJ qu’on peut négliger l’influence de la résistance intérieure ; ou a donc à construire L' =— A 1 —j— f (i — % \) connaissant la courbe E — f i). Soit t — O A (iig. i); on portera AB — al, on mènera l’ordonnée BP, sa grandeur est / (/ — a I), on prendra donc PO A 1, cl BQ = L ; menant QM parallèle à l’axe des i, le point. M a pour abscisse i, pour ordonnée U: c’est un point do la caractéristique, pour le courant déwatté en retard P ; si l'on pose
- un aura MP = h J, cette droite faisant l'angle 0 en dessous de l’axe des i ; donc la caractéristique pour I —: Glft s'obtiendra eu déplaçant la caractéristique à circuit ouvert, parallèlement à elle-même, suivant une direction fixe, d'une longueur U I proportionnelle à l’intensité du courant déwatté ; si celui-ci. est en avance, le déplacement se fera dans la direction opposée.
- Si l’on préfère construire une caractéristique à IJ constant on mène O'X’ parallèle à OX à la distance L’ ; à une excitation i - - O M correspond un courant l = MP ; donc si l'on déplace ainsi l’axe des /, la caractéristique E à circuit ouvert peut servir de caractéristique il. i) en coordonnées obliques, puisque MB fait l’angle constant f), et esL égal à h I.
- Reprenons les premières caractéristiques : chacune d’elles vient couper l’axe des X en un point pour lequel U = o ; la valeur de 1 correspondante est l'intensité en court-circuit, ainsi AS = h I,,, si I..,. correspond à l’excitation OA ; tant ({lie le point S ne sort, pas de la partie droite do la caractéristique AS et OA sont proportionnels, propriété bien connue ; cette- construction pour le court-circuit est du reste celle de Kapp.
- Il suffit de jeter les yeux sur les courbes n*s 3 et 6 de M. Bchrend dans YElectrical World, et sur la figure i dans Y Elektrotechmsche Zeitschrift, pour voir que ce parallélisme est très approché, dans toute l’étendue de la caractéristique. Mais une comparaison plus précise et portant à la fois sur des courants en retard et des courants en avance ne sera pas inutile.
- Dans l’article de YE. T. Z.,M. Behren d f] étudie deux machines et donne pour chacune d’elles un tableau contenant, pour du courant déwatté en retard, les tensions observées aux bornes (col. F, les résultats déduits des deux méthodes de calcul usitées .col. Jl et col. Ilf ; j’y ajoute (col. IV) les résultats donnés par la formule U — f i — al — a I.
- ir0 Machim-, — Inducteur hëtéropolaire.
- D,
- DJ
- ,Ç L Eclairage Electrique, t. XXII, p. 3o3, 24 février 1900.
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- Dans YEleclrical World M. Behrend a donné i tig. 6. la caractéristique à 655 ampères d’un alternateur de uoo kilowatts à 180 volts, hétéropolairo ; le parallélisme de celte courbe et île la caractéristique à circuit ouvert, est parfait, on transporte l'une des courbes sur l’autre en diminuant les ordonnées de iy volts, et augmentant les abscisses de 6,5 ampères, les constantes de cet alternateur sont
- rv — “5,5 j. a = <>,ooy6 À = o,oij>. — »,<i (4)
- De plus M. Behrend a donné les valeurs du courant i d'excitation nécessaire pour l'aire fonctionner celle machine connue moteur synchrone à vide en lui fournissant 655 ampères, sous des voltages variés, entre 86 et iy-> volts; ces excitations ont varié de o à no ampères, et la courbe (U, i) ainsi obtenue est encore parallèle à la caractéristique, à la même distance et de l'autre côté de sorte que son équation est F — 19 —/'(i + 6,3).
- En Un pour une quatrième machine homopolaire de ;^5 chevaux à 5aoo volts, M. Behrend donne le tableau suivant, que je complète comme ci-dessus par l’addition d'une colonne TV.
- 51. G.-F. (iuilbert, bien coanu des lecteurs de ce journal, a bien voulu me communiquer les chiffres relatifs aux essais d'un alternateur Fareot. du secteur des Champs-Elysées ; de plus, à ma demande, il a varié les conditions de travail, comme intensité et phase du courant débité, dans des limites bien plus étendues qu'ou n'a l’habitude de le faire. Par
- (’j lîleetfical World and Engineer, -i- jauviur et J février 1900.
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- cotte publication, jointe à la description détaillée déjà donnée c aura fourni aux techniciens c[ui s’occiipen tdu fonctionnement d de haute valeur.
- Sur la figure 2 on a tracé la caractéristique à vide, et deux courbes identiques obtenues en diminuant (ou augmentant) les ordonnées de 610 volts, et augmentant (ou diminuant) les abscisses de 10,5 ampères; les lignes ponctuées montrent dans quelle direction la caractéristique à vide est ainsi déplacée.
- Les croix indiquent des essais avec un * courant de 100 ampères, enrotard ou en avance de 90° ; les points ronds des essais faits avec des courants divers, en retard ; il est aisé de vérifier que la distance du point. 142 par exemple, h la caractéristique, comptée sur la droite ponctuée, est i,4y- fois celle de la courbe à 100 ampères à la même caractéristique, ce qui justifie l'hypothèse de la constance de À.
- Ces exemples variés, pris clans des machines de types divers, établissent la valeur pratique et expérimentale de lu formule U-=ffJ~ y- 1; - A L
- II. — Les considérations théoriques sur lesquelles elle est basée ne sont pas nouvelles.
- M. Kapp en a exposé la substance dans son ouvrage (iJijiiamo-maschinen, 2mp éd. allemande, p. 3^9) ; i.1 est nécessaire cependant de 11c les appliquer qu’avec: certaines précautions, sans quoi leurs conséquences paraîtro à l’expérience. Voici en quoi difficulté : la formule s’applique < a alors U o, X I — f{i -il); caractéristique, f{i— a I) est le produit de tableaux ci-dessus par -y j d’
- ' cesmachincs, M. Guilbert ; alternateurs un document
- i du fonctionnement en court-circuit, 011 1 est dans la partie droite de' la r un coefficient, désigné dans les
- k au court-circuit la relation
- = I"é+>-[x]) = I"<5!+fi)-
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- Le rapport de ? à I,v étant donné par les essais, si on suppose a donné correctement par la théorie précédente, a s’en déduit, et tout est connu dans la formule ('); le calcul ainsi conduit donne des résultats qui cessent d’être d'accord avec 1 expérience, d’autant plus que l’excitation dépasse le coude de la caractéristique ; et je l’attribue à la non exactitude de la valeur de a. Si du reste on part uniquement de l’expérience pour déterminer a et a. on trouve pour a une valeur plus petite que la valeur théorique.
- il'r exemple. Alternateur des Champs-Elysées ; l’expérience donne a = o,io5 ; or chaque bobine porte spires, et les bobines forment deux groupes réunis en quantité ; les pôles mobiles ont chacun 325 spires et forment quatre groupes en quantité : on devrait donc
- si l'on Lient compte de la disposition des fils induits.
- 28 exemple. M. Wagner donne pour l'alternateur des Electricitàts Werke de Zurich (‘) (homopolaire, triphasé) ITC = i5 un point 2000 volts, 4-">o ampères en courant dé-watté cos a = 0 ; en comparant avec la caractéristique, on déduit a = u,o38. Les ateliers cl'fEr-likon ont eu l’obligeance de me donner les renseignements suivants, qui complètent ceux de M. Wagner. Les deux anneaux de l’induit ont chacun 180 bobines, soit 60 par phase, à 5 tours de (il ; les 60 bobines sont en série, mais les deux anneaux sont couplés en parallèle ; montage en étoile ; la bobine excitatrice a 200 tours de ruban de cuivre, d’où théoriquement
- Donc on ne peut en général admettre pour a la valeur théorique. .
- III. — Les courants de Foucault sont généralement traités un peu rapidement par les auteurs ; on se contente de dire le plus souvent qu'ils équivalent à une augmentation de résistance, et. dans le calcul des baisses de voltage lorsque cos •-? = 1, en particulier, on propose de doubler la résistance ohmique de l'alternateur, sans donner d’autre motif que la chaleur dégagée. Ce raisonnement est superficiel. Supposons un alternateur à induit fixe. La rotation du système inducteur développera dans toutes les parties fixes, à circuit ouvert, dans la culasse par exemple, des courants de Foucault, mais l’équivalent de ceux-ci est du travail fourni par le moteur ; ils affaiblissent le champ, abaissent la caractéristique à circuit ouvert, comme ils affaiblissent le champ à circuit fermé; on peut avoir à s’en occuper au point de vue du rendement, mais non de la baisse de voltage. Lorsque falternateur débite, à ces courants s'ajoutent ceux venant de la variation du champ de l’induit, soit dans la carcasse de l'induit, soit, dans les pièces polaires : leur effet est comme dans un transformateur de diminuer l'impédance apparente de l’induit, malgré l’augmentation apparente de résistance, c’est là l'effet principal, comme le prouve le rôle d'écran magnétique de toute pièce massive fer ou cuivre. Loin de devoir être considérés comme xvallés, ils sont au contraire presque complètement déwatlés ; les ampères-tours de ces courants qui embrassent le flux commun, sont opposés, ou presque opposés à ceux de l'induit, leur sont proportionnels, de sorte que dans l’expression ni — NI y 2, il convient de diminuer N, ou ce qui revient au même de prendre pour a une valeur inférieure à la valeur théorique.
- mai 1900.
- {) Elektrot
- ntschrift, 23 fév.
- eproduil Ècl. Élect., t. XXIII, p, 3o4, 2G
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- l'*9
- Les courants de Foucault diminuent l’action démagnétisante de l'induit: résultat bien conforme à l'expérience.
- Si on considère en particulier l'alternateur des Champs-Elysées, ses pièces polaires sont feuilletées, les circuits disposés de manière à rapprocher de la sinusoïde la courbe de la force éleelrouiotrice, mais ils sont munis de puissants amortisseurs Leblanc, dont la section se prête au passage de forts courants sans échaulfement sensible ; il résulte de la théorie de ces amortisseurs, telle qu’elle a été exposée par leur auteur, que les ampères-tours des courants qui y circulent seraient équivalents à la moitié de ceux des bobines induites ; de sorte que X, et par suite a devraient être réduits de moitié si le transformateur formé par les amortisseurs était parfait; il est remarquable que la valeur trouvée expérimentalement pour a soit à peine supérieure à la moitié de la valeur théorique ; cela autorise à penser que dans les alternateurs polyphasés où l’on aura pris des précautions suffisantes, on pourra partir de la valeur théorique de a dans les calculs de baisse de voltage, et se contenter de la courbe de court-circuit pour déterminer A ; quelques expériences, en faisant débiter le plus fort courant possible en retard de 8on, sur des types variés de machines suffiraient pour résoudre celte question.
- IV. — Une fois la signification de A et de a précisés, le procédé qui paraîtle plus rationnel pour calculer l’excitation nécessaire pour débiter 1 avec un cos s déterminé est la suivante : Porter à l'extrémité de U {fig. 3) des droites U 1. et ). T, dans les directions et — f — g<>° ; on porte sur ÜE, une longueur OF — i, excitation qui, sur la caractéristique, correspond à OE, puis F G parallèle à À I, mais égal à <f. I : O G est l’excitation cherchée d'où l’on peut, sur la caractéristique, déduire E et la baisse do voilage.
- Pour montrer que ce procédé est suffisamment approché on va l’appliquer à l’alternateur d’CErükon, et à celui des Champs-Elysées.
- Alternateur d’Œrlikou i1). On a
- 1 = 0.06671, a = o,o38 d'où 1 (—) =0,0387, >.= 1.67.
- • 1). On demande l’excitation nécessaire pour
- On a
- XI HÎTI « = 340 RI cos s =18 /Jco«o = 45J E1* = -nÎ82 + 44oa K, = a 397 h = 5;.5
- ü,-. On demande l’excitation nécessaire pour
- RT sine t= i3 - i°V> o = 37“
- On a
- U = 2 0O0V. 1=380 COS-9=1.
- JV = (U-I-RI)*-PÀâIa = â^Ü9â + 467*== aÔTÎi* f = 43 0 = i3u
- al = 10.64 s'11 £ = 3,39 al cos 0 = io,3 i0 —:.46.5 au lieu de 46 trouvé.
- (‘J-Wagner E. T.Z., a a février 1900,
- reproduit Écl. Électrique, t. XXIII, p. 3o6.
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- T. XXIV. — N° 30.
- i4o
- Alternateur des Champs-Elysées. Pour cos » = i, ;'R = 0.4T).
- Ces calculs peuvent être très notablement simplifiés clés que cos 9 est inférieur à 0,6 ; les termes en sin 9 jouent alors un rôle tellement prépondérant qu'on peut négliger les antres, et opérer comme en courant déwallé, à la condition de remplacer 1 par 1 sin 9, en prenant la formule
- U = / (i — «I sin o) = XI sin 9.
- Exemple. M, Guilbert, aux bornes, sur un réseau dont le cos o = o,5. ou a trouvé des baisses de voltage de 735 volts, 790 volts, pour «les débits de 153 ampères, et des excitations de 35 et io3 ampères.
- ; _= o,86G, ampères,
- X sin cp = 5,2, a sin o = 0,091. et sur la courbe à circuit ouvert, on lit
- f(85 — o,oy x t3o) = /'(73,2) = 3 720, f(jo3 — 0,09.153) = Z-(89.1) = 3 83o ; on en déduit pour U
- 3 72.0 — 5,'2. i3o = 3 040, 3 B3o — 761 = 3 060.
- tandis que la tension relevée aux bornes a été de 3io5 dans les deux cas.
- II est clair que cette simplification ne s’applique qu’aux valeurs de l assez éloignées de la valeur du court-circuit, car si l’on prenait celte règle au pied de la lettre, elle donnerait pour l’excitation en court-circuit la valeur de i correspondant à I sin f, au lieu delà \aleuf correspondant à L
- L’emploi de ces procédés de calcul dans le cas de cos 9=1, malgré la vérification offerte par la machine d‘Œrlikon,est toutefois douteuse ; en effet, pour de faibles débits, le quotient de la Laisse de voltage E — U par l’intensité devrait être la résistance R, et les courbes publiées montrent en général qu’il n’en est pas ainsi, et que la résistance apparente ainsi calculée est notablement plus forte que R. On a clone proposé d’introduire dans les calculs non la résistance ohmique R mais une résistance R;, et à titre d’approximation de prendre R' deux fois plus grand que; R ; ce rapport est purement arbitraire, rien ne le justifie. Si on veut introduire l’effet des courants de Foucault, on ne comprend pas quel rapport ils peuvent avoir avec la résistance do l’induit ; il serait plus rationnel de les introduire comme suit ; si ces courants ont une composante notable à 90° sur les courants I qui les déterminent. cela veut dire que a doit être diminué, et que le terme a I correspond à des courants dont l’ensemble est inférieur à la valeur théorique, ce qui remplacerait la construction du
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- triangle O F G par la suivante (fig. 4)1 où E G, serait la valeur théorique do y. I. G, G' le courant équivalent aux courants de Foucault, cl O G' la valeur du courant i d'excitation. Il semble résulter des exemples ci-dessus que cotte correction no présente pas d’intérél pratique. Une très faible erreur sur vos ^ dans le voisinage de l’imité a d'ailleurs une importance relative considérable.
- V. — Pour terminer, je rappelh eide fi pour les machines dont il i fa-R ;3) ïec aux faillies intensiti courant d’excitation semble la somme, de. de de la dispersion.
- ci-dessous les valeurs de a lé parlé, en rappelant que Fig-. 4.
- pour montrer comment le
- parties dont la seconde fj résulte uniquement
- ?
- >,:o5 0,071 pôles alternés, entrefer 7 mm.
- Leur rapport est celui de E, ou force électromotrice de self-induction ((3) à E, force électromolrioe due aux contre-ampères-tours (a), dans les notaLions de VI. Ivapp ; sauf pour la première machine, il est de mémo ordre que pour les alternateurs étudiés, dans les Elekiromefli.aiiischeu Konstniclionea ; mais les valeurs de 9. sont notablement plus fortes que celles déduites des formules indiquées dans cet ouvrage, pour les deux dernières machines, les seules pour lesquelles les éléments de calcul soient connus.
- Les conclusions pratiques de cette étude sont faciles à énoncer. Tut courbe en court-circuit no permet de calculer à priori l'excitation à fournir à un alternateur que si celui-ci est peu saturé; sinon deux coefficients sont nécessaires à connaître : l’un est le rapport d’équivalence des ampères-tours induits et inducteurs, l’autre un eoeiUcient dépendant des fuites magnétiques ; dès (pie les inducteurs sont saturés, le rôle du second devient prédominant et il détermine pour de légères augmentations de débit, des augmentations considérables de l’excitation ; c’est donc sur ce coefficient qu’on doit chercher à agir. Il croît avec l'entrefer, avec le degré de fermeture des encoches, avec leur profondeur; il est d'autant plus grand, à égal nombre d’ampères-tours induits, que le nombre des encoches par pôle est plus réduit ; c’est ce coefficient, bien plus que le rapport d'équivalence, qui limite le débit qu’on peul demander à la machine sans excitation exagérée.
- QUELQUES IDÉES .NOUVELLES
- SUR LE MÉCANISME DE L’ÉLECTROT/YSE
- PAR LES COURANTS DR RKTOUR («)
- On sait quels phénomènes inattendus sont venus compliquer à ses débuts la traction électrique par fil aérien. Conduites d'eau perforées, conduites de gaz anéanties, infrastruc-
- Communication faite à In .Société internationale des Electriciens le 6 juin 1900.
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- turc des grandes constructions métalliques compromise, tel Lut le bilan dos premières manifestations de l’éloetrolyse provoquée dans les profondeurs du sol par les courants de retour. L'avenir puf apparaître sous de sombres couleurs aux partisans delà traction électrique, et les systèmes à retour par la terre, si favorables à l'économie de ce mode de traction, menacèrent de sombrer sous le discrédit.
- On ne tarda pas à s’apercevoir, cependant, que fort heureusement les craintes du début avaient été exagérées, et que par un meilleur établissement des voies le danger pouvait être atténué dans une forte mesure. Effectivement, en dépit des prédictions de la première heure, les installations do tramways électriques, sous la poussée des besoins modernes, purent prendre, sans trop d’inconvénients, cet essor remarquable qui restera comme Lune des caractéristiques de notre époque.
- Toutefois, malgré des expériences nombreuses effectuées sur les réseaux de l’un et de l’autre continent, les idées professées aujourd’hui sur le mécanisme de la diffusion des courants dans le sol et sur les actions qu’ils entraînent ne sont pas encore des plus nettes. Les progrès de 110s connaissances ont été lents depuis les remarquables travaux de Farn-ham (189^)., et les remèdes eflicaces sont restés rares. La seule règle qui ressorte d'une façon à peu près constante des rapports multiples autant que contradictoires présentés sur la question peut s’énoncer en disant que pour les ingénieurs des compagnies de gaz ou d’eau, les courants de retour des tramways électriques sont cause des pires méfaits, tandis que la parfaite iunocuité de ces mêmes courants apparaît avec limpidité dans les rapports des ingénieurs des compagnies de traction.
- Attaché à la Compagnie française Thomson-Houston, je 11e prétends pas venir l'aire à cette règle si naturelle une exception inattendue. Sa simple application permettra, sans plus tarder, de préjuger des conclusions auxquelles j’ai l’intention d'aboutir ; mais j’espère qu'on verra de quoi justifier largement ces conclusions, d'abord dans le résumé des essais que j'ai entrepris dans le cours des deux dernières années sur les divers réseaux installés par les soins de notre Compagnie, ensuite et surtout dans cette, simple constatation que pendant ees deux années il ne 111’a pas été donné de constater sur ces réseaux un seul cas de corrosion éleelrolylique des conduites nettement défini.
- Si ces essais, d’ailleurs, m'ont amené à une interprétation du mécanisme des actions éleetrolytiques quelque peu différente de celle qui a cours aujourd’hui, il 11e s’ensuit pas, bien loin de là, que j’aie la prétention do vous présenter un travail entièrement original. Sur une question aussi travaillée, que celle-là, ou trouvera certainement de nombreux points communs entre mes essais et ceux de plusieurs des ingénieurs qu’elle a préoccupés, Kalmann, à Berlin, Parshal) et Fleming, en Angleterre, Ilerrick, aux Etats-Unis, pour ne citer que ceux-là.
- Je dois aussi ajouter que j’ai été beaucoup aidé dans l’explication de certains faits par les idées émises dans un premier rapport élaboré en 1890 en collaboration avec M. Meylan sur la demande de la Compagnie Thomson-Houston.
- Lorsque le courant des voitures d’un réseau revient au feeder négatif, il suit naturellement de préférence le chemin le meilleur, c'est-à-dire la voie supposée bien jointée. Mais le sol dans lequel sont encastrés les rails, lui aussi, est perméable au eourauldans une certaine mesure — variable d’ailleurs avec son état d’humidité —; en vertu de ce fait, une partie du courant s’écoule dans le sol vers le terminus {fig. 11 pour rentrer dans la voie, au voisinage du feeder négatif.
- De ce courant de terre, de ce couvant vagabond pour employer l’expression earactéris-
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- tique des Allemands, une parlie, — la presque totalité croil-on (M — ne sort des rails que parce qu’elle y est attirée, en quelque sorte, par les conduites métalliques d’eau et do gaz enfouies dans le sol à proximité de la voie (fi g. a' : elle entre dans ces conduites vers le ter-
- minus pour en ressortir vers le ou les feeders de retour. Or, on admet actuellement que les courants électriques circulent dans le sol à la faveur d’un mécanisme exclusivement électrochimique, en éloctrolysant les sels qui y sont contenus, chlorure de sodium par exemple : à l’entrée du courant dans les conduites en A, comme à sa sortie en B, ces sels sont donc électrolysés et du chlore, par exemple, est mis en liberté. En A, ce chlore allant comme on sait à l'encontre du couvant qui lui a donné naissance, vient ronger les rails, ce qui ne regarde que la compagnie exploitante, et laisse indemnes les conduites, tandis que l'inverse se produit en B. La région B, voisine du feeder de retour ët caractérisée par ce fait que les conduites y sont positives par rapport aux rails, est en conséquence la région dangereuse pour les conduites (â).
- Indépendamment de ce mode d’attaque, un autre danger, généralement moindre, menace les conduites en dehors même de la région dangereuse : celles-ci n’offrent pas une continuité métallique parfaite, mais présentent à chaque joint un accroissement local de résistance qui peut forcer une partie du courant cheminant dans la conduite vers le feeder de retour à sauter par-dessus le joint à travers la terre et à attaquer le métal à sou point de sortie lüg. 3).
- En résumé, on considère donc actuellement, d'une parL, que les courants vagabonds ne quittent les rails à peu près que parce qu’ils sonL immédiatement drainés par les conduites souterraines, d'autre part que ces courants sout presque intégralement dangereux, chaque ampère-heure quittant uneeonduite à travers le sol so traduisant par l’enlèveincnlde 3,86 gr de métal dans le cas du plomb, de i,o4 gr dans celui du fer.
- On conçoit dès lors l'intérêt qu'on a attaché à diminuer ces courants vagabonds, et pour cela à améliorer le chemin constitué par les rails, en augmentant leur poids et soignant leurs connexions. On a même cru qu’on pourrait arriver à supprimer à peu près les courants dans les conduites et leurs dangers en poussant cette amélioration jusqu’à abaisser au-dessous de 5 volts la chute de voltage sur les rails : car ces à volts, avant à vaincre deux fois la force contre-électromolrice du sol, plus la résistance des conduites, ne pourraient forcer dans celles-ci que des courants très faibles.
- iJi D’où I intérêt, signalé par Farntiam, du relevé de la tarte électrique d’un réseau ou relevé des différences de potentiel rails-tuyaux sur l'ensemble du réseau, celle carte électrique étant caractérisée par une région avoisinant les feeders de retour, où les tuyaux sont nettement positifs et qui constitue la région punitive ou région dangereuse, une zone neutre entourant la première et où les différences de potentiel rails-tuvaux sout faibles et changent continuellement de sens par suite des variations du courant de service, enfin une zone négative allant de la zone neutre
- par rapport aux rails.
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- Telle est l'origine de l'ancien règlement administratif des 5 volts de chute totale, et tel est le rôle prépondérant qu'on attribue à la polarisation dans la préservation des conduites, qui effectivement, comme j'ai déjà eu à le faire remarquer, resLentindemnes lorsque ce règlement est observé.
- Et pourtant, malgré celte apparente vérification, les choses ne se passent pas du tout
- tih'. S. —Attaque des conduites aux joints.
- dans la réalité conformément au programme précédent. Une expérience bien simple va nous en convaincre et nous faire soupçonner deux contradictions importantes entre les idées précédentes et la réalité.
- l’renons une batterie de deux ou trois accumulateurs (fig. 4) I relions- son pôle négatif, après l'arrêt du service, aux rails d'un réseau, et l'autre pôle, à travers un rhéostat variable R et un ampèremètre I, avec une canalisation de gaz on d'eau voisine. A l’aide du rhéostat variable 11, nous pou-Fig.5.— Différence entre la théorie et la pratique, ycris soumettre l'ensemble rails-tuyaux à une différence de potentiel croissante que le voltmètre' V permet île mesurer, et en vertu de laquelle un certain courant, mesuré par l'ampèremètre I, va circuler à travers la terre entre conduite et rails.
- Si la terre se comportait bien comme un électrolyte (à sel de métal différent; de celui des électrodes, puisque ce sel est. en général un sel de sodium, et que les électrodes sont en fer ou en plomb), le courant devrait rester très faible jusqu’au moment A, correspondant au voisinage de i volt, où la différence de potentiel appliquée; dépasse la force eontre-éiee-tromotviee du sol; à partir de ce moment, seulement, le courant devrait croître notablement (‘) (fig. a). En réalité, le courant devient de suite très intense, en croissant à fort peu près proportionnellement à la différence de potentiel, e'est-à-dire que tout au moins jusqu’à 2 volts, la simple loi de Ohm est applicable au circuit /). Dans les divers cas, j'ai
- P) Ci-dessous (iig. a] les résultats que j'ai obtenus dans des essais de laboratoire effectués eu éloctrolvsant une
- de la différence de potentiel est essentiellement différente de celle des courbes de la noie ci-après. On voit en outre qu'il passe toujours^ un certain courant, si faible que soit le voltage ; ce l'ait et quelques expériences qualitatives
- (2) Voici quelques-uns des résultats obtenus :
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- assez prolongé l'essai, vingt minutes quelquefois, sans affaiblissement notable du courant, pour qu'on no puisse confondre avec un phénomène déchargé des tuyaux sous l'influence de la capacité de polarisation.
- Résultats traduits par courbe (lig. b) qui s'incurve légèrement vers le haut, ce qui tend à indiquer une action
- Fig. b. — Baslille-Cliitrenion. Courant entre conduite d'eau et rails.
- isplanudv de Noyon et rails.
- Fig. c. -
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- Répétons maintenant le même essai au voisinage du fèeder négatif, toujours après l'arrêt tin service. Maintenons la dillérenee de potentiel rails-tuyaux créée par la batterie à une valeur égaie à la difl'érenee de potentiel qui existe en service : nous constatons qu’il nous faut pour cela débiter un courant très intense, aS ampères au Havre, entre gaz et rails. >[\ ampères à Rouen, entre rails et eau, etc.
- Ür. uu courant si inteusc est inquiétant : il est inquiétant, parce que. avant pour ell'et de maintenir entre rails et conduites une différence de potentiel égale à celle qu’v maintient en service le courant vagabond qui circule dans la conduite, il semble donner approximativement la mesure de celui-ci. Je dis approximativement, car dans l'essai en question, le courant rentre aux rails plus ou moins sur toute la longueur de la conduite, tandis que le courant vagabond circulant en service; dans la conduite ne peut rentrer aux rails que dans la région dangereuse, et doit donc être notablement plus lailde, tout en restant cependant du même ordre.
- Et ceci n’a pas manqué de m’inquiéter beaucoup lors de mes premiers essais, car des courants aussi intenses circulant dans les conduites devaient ronger celles-ci dans un délai
- J’ai donc été amené à 11e plus me conteuter de cette mesure indirecte, et â mesurer directement le courant circulant en service dans ces conduites à l’aide d'une méthode d’ail-
- *ùl tu ut près du point d’essai. c'est-à-dire du t'eedor négatif et il serait des lors revoie par la carte électrique" en
- dijclloiuent croissantes ; les-résultats en sont traduits'par la courbe Rie;. i\ qui montre que le* difterences de poten-Col baissent très régulièrement et.très vite des deux côtés du^ point d'essai.
- arrêter lieiisquemeut le service en faisant couper le courant à t'usine ; instantanément l'aiguille du voltmètre'tombe
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- cc soûl les courants terrestres qui oui de beaucoup le rôle prépondérant dans la création de la différence de potentiel rails-tuyaux.
- Ainsi, contrairement à la seconde des hypothèses actuellement en vigueur, et conformément à l’opinion de M. i'arshall, la presque totalité des courants vagabonds (fig. (y, au lieu de passer dans les conduites, va rejoindre directement, à travers la terre, le feederde retour(É-
- Il est fort heureux d’ailleurs qu’il en soit ainsi, car la proportion des courants vagabonds totaux présente une importance que peu d'expérimentateurs paraissent avoir soupçonnée. Grâce à des méthodes spéciales f), j'ai pu mesurer cette proportion et constater que sur les réseaux les mieux jointes elle ne descend guère au-dessous de mà 13 p. ioû pour s'élever à :jj ou 3o sur d'autres moins bien établis.
- Au contraire, les courants qui circulent daus les conduites de nos réseaux sont toujours très faibles, i à 4 ampères dans le cas le plus défavorable, conduite en fonte de f»o cm de diamètre, bien jointée, placée sons la voie ; dans la plupart des cas, ces courants sont de l’ordre des dixièmes ou des centièmes d’ampère.
- D'où cette, première conclusion déjà rassurante : les oournnls de terre sont beaucoup plus intenses qu'on no le croit on général, mais ceux qui circulent dans 1rs conduites, seuls dangereux, sont au contraire beaucoup plus faibles.
- agissait, alors nomme une plaque de [erre de grande surface pmu
- conduite à la barre négative de t’usine, on peu1
- ; ligm
- suffi! plus si
- Coite grande perméabilité que par suite des immenses sections enjeu la terre présente i
- Au Havre, la ligne de la côte Sainte-'Marie, dans les mêmes conditions, ramène jusqu’à <Jo ampères. Sur ce même parce que le courant brusquement accru n’a pu trouver daus les rails un chemin suffisant et a dû se frayer un pas-
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- Quelque faibles cependant que soient ccs derniers, on pourrait encore craindre de les voir provoquer à la longue une attaque sérieuse s’ils agissaient intégralement comme on le suppose en assimilant les actions dans le sol à celles que nous observons dans le laboratoire. Heureusement, nous avons vu tout à l’heure que la loi du passage du courant à travers le sol suit à peu près celle du passage à travers une résistance métallique. Ceci peut nous faire espérer que la conductibilité du sol est. mixte, c’csl-â-dire qu’une partie au moins du courant y circulerait inoffensivemeat on vertu d’un mécanisme de condncLion, et que le reste, seul dangereux, serait véhiculé par un processus électrochimique.
- A l’aide de. cet instrument remarquable que constitue le compteur O’Keena», j’ai eilectué sur le terrain des essais qui ont confirmé cette hypothèse.
- En augmentant convenablement la résistance sur laquelle est branché en dérivation le petit moteur de cet appareil, j’ai pu l'approprier à la mesure des courants très faibles passant, sous l'influence de différences de potentiel variables, dans des plaques de plomb enfouies dans le soi ; en pesant les plaques avant et après, j'étais en mesure de voir si l’attaque était bien égale au produit des ampères-heures passés par l’équivalent électroclii-mique du plomb. Or, l'attaque est généralement inférieure à l’attaque théorique, ce qui suppose effectivement une conductibilité d'ordre en partie métallique. De plus, à quantité d’électricité égale, l’attaque est très faillie aux faibles voltages.
- Ainsi, une plaque en plomb soumise à une différence de potentiel de ?.3 volts par rapport aux rails voisins, a vu son poids diminuer en'einq jours de ioo gr au lieu de ado gr pr<*vus par la théorie, soit environ la moitié de l'attaque théorique, tandis qu’une autre plaque, soumise à une différence de potentiel difficile à évaluer, mais inférieure à i volt, n’a subi, en quarante-cinq jours, qu’une attaque presque négligeable de 20 gr, alors que son poids aurait dû diminuer de 5oo gr. Ici, par suite du faible voltage, l’attaque est réduite au 1/25 de sa valeur (*)•
- Dans ces essais, je n’ai eu recours qu’à des plaques de'plomb, estimant que dans le cas du for il serait difficile de discerner l’actionélecfrolytiqiic de la simple action de l'air etde l'humidité ; j’ai donc été très heureux de la confirmation que des expériences de M. Derrick, relatées dans le dernier numéro de Street Raihvay 'mai 1900) apportent précisément aux essais précédents dans le cas très important du fer. D’après cet expérimentateur, qui 11e parait pas d’ailleurs s’etre préoccupé de l’effet de la grandeur de la1 différence de potentiel, l’aüaque du fev dans ses essais ne s’est élevée qu’à 3,5 p. 100 de l’attaque théorique, probablement sous de faibles différences de potentiel. Quelle que soit sa cause, le fait est. donc certain : on peut essayer de le traduire lfig. 7. — Constitution «in en disant que le sol se comporte comme s’il était constitué par une so1 aiî. Pomt do Vlie résistance méLaliique R shuntée par une cuve éleclrolytique C
- 7). On conçoit on effet, que si on soumet un tel ensemble à une différence de potentiel croissante, tant queVelle-ci sera inférieure à la force eontre-életromotriee do l’électrolyte, rien ne passera dans celui-ci et la conductibilité de l’ensemble sera purement métallique.
- C) Il semble que l'intensité de ce phénomène soit liée à l’épaisseur de la couche de terre placée entre les deux électrodes, j’ai noté une attaque égale à l’attaque théorique, soit 27 gr, «laits le cas de deux plaques eu plomb d’im demi-mètre carré enterrées dans un sol humide à o,3o m 1 une de l’autre et soumises à 1,7 volt pendant 5 jours.
- plement reliée à travers lé compteur aux rails terminus de Pantin sur le réseau d’Aubcrvilliers ; de telle sorte qu'iei les courants émanés de la plaque devaient traverser la terre jusqu’il leur ventrée, vers le feeder négatif, en un point
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- Dès au contraire que la force contre-électroniolrice sera dépassée, un courant chimique de plus en plus intense circulera, dont le rapport au courant total sera de plus en plus grand.
- Ceci n’a d’autre prétention que d’essayer (le constituer une représentation schématique des faits : l’explication réelle est peut-être différente. Est-ce, comme le remarquait M. Potier sur mon observation que la plaque soumise à a3 volts sentait fortement le chlore au moment de sa sortie de terre, est-ce qu’une fraction du chlore, variable avec la densité de courant en raison de sa diffusion plus ou moins graude ne resteraitpas inactive au contact de l'électrode ? Est-ce que, en raison do la conductibilité spéciale du sol, une partie du chlore ou des composés correspondants ne seraient.pas mis en liberté avant d’arriver à l'électrode ? Quoi qu’il en soit, il faut noter que dans tous les essais précédents, comme dans la pratique, les densités de (murants sont extrêmement réduites, soit de l'ordre des dixièmes d’ampère par mètre carré d’éleelrodes, et que, dans ces conditions, la polarisation ne doit, pas jouer le rôle auquel on est accoutumé.
- D’ailleurs, quelques expériences précises seraient encore nécessaires pour fixer, d’une part le rapport entre les deux espèces de conductibilité, rapport sans doute très variable avec la nature du sol et le degré d’humidité, pour fixer d’autre part la valeur moyenne de ce que j’ai appelé la force contre-èleelromotrice du sol, c’est-à-dire la valeur de la différence de potentiel rails-tuyaux au-dessous de laquelle l’attaque électrolvtique deviendrait négligeable : ec qu’on peut presque avancer, c’est que si. cette différence de potentiel, dans la région dangereuse, ne dépasse pas t à i,5\olt, le coefficient d’attaque sera petit.
- Or, sur nos réseaux, celle condition est remplie ; les différences de potentiel, dans la région dangereuse, ne dépassent qu'cxccptionnellemcnt t,5 volt, de telle sorte que non seulement les courants qui circulent dans les conduites sont très faibles, mais que leur coefficient d'attaque est petit, et que par suite, le danger est pratiquement nul.
- Par contre, la théorie précédente nous montre que le danger peut devenir grand si les joints sont négliges (b ou si le trafic, la longueur des lignes, etc., dépassent les valeurs auxquelles nous sommes accoutumés, parce que les courants vagabonds augmentent proportionnellement aux chutes sur rails (voir la note a, p. 14-4' et que, jusqu'à une certaine limite, la proportion dangereuse de ecs courants augmente rapidement, de sorte (pic le danger peut croître plus vite que le carré de la chute de potentiel.
- Mais d'aulro part, celte même théorie nous indique pour ces réseaux dangereux, à côté du bon jointage des rails, qui constitue toujours le remède primordial, un nouveau moyen d'atténuer les effets de l’éleetrolyse : il consiste à diminuer les différences de potentiel rails-tuyaux dans la région dangereuse, puisque ce faisant nous diminuerons dans une mesure qui pourra être forte, la.proportion dangereuse dos courants dans les conduites.
- Pour y arriver, nous nous rappellerons que la différence de potentiel au voisinage du feeder négatif supposé unique est. créée par la concentration, dans une région restreinte, des filets de courants venant de tous points du réseau. Si, au lieu de se concentrer en un seul, ocs filets de courant trouvaient à se répartir entre plusieurs centres de rentrée différents, la concentration serait évidemment beaucoup moindre, et les différences de potentiel fortement atténuées, de sorte que le résultat serait atteint.
- offraient an début une bonne conductibilité. Iln’est pas rare, sur des réseaux en fonctionnement depuis quelques années, de trouver des joints équivalant comme résistance à \ ou 5 longueurs de rails, alors qu’ils ne devraient cor-
- Falk est nettement préférable au point de vue électrique^ niais il demande à être fait avec beaucoup de soins.
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- On voit par conséquent, que la solution consiste à multiplier le noml>rc des foeders de retour. On ne manquera pas ici de faire observer qu'on multiplie déjà autant qu’on peut ces leeders dc.reLour : oui on les multiplie mais dans un tout autre esprit; ou les multiplie dans le but de diminuer quelque peu les chutes sur rails et par suite les courants vagabonds, ce qui oblige à des foeders longs et coûteux allant rejoindre la voie en des points 1res éloignés; tandis que dans l’ordre d’idées qui résulte dos considérations ci-dessus, ce n’est pas la proportion des v agabonds qne nous cherchons à diminuer — car, bien au contraire, nous l'augmentons plutôt en diminuant la résistance de rentrée — c’est seulement la densité de ces courants à la rentrée, de telle sorte que pour arriver au but, il subit de faire aboutir nos différents foeders en des points assez rapprochés les uns des autres et de
- Par exemple, au Heu d’un feeder unique de 200 mnP, il y aura intérêt à mettre deux fee-ders de 100 mm2 aboutissant en deux points séparés par quelques centaines de mètres. Il suffirait même, comme me fa suggéré M. Gartield, d’un feeder unique venant de l’usine et muni, de quelques épanouissements d’égale résistance venant se connecter en des points de la voie distants de quelques centaines de mètres. De celte façon, le remède serait acquis au prix d'un supplément de dépense très laible.
- J’ai d'ores et déjà à vous soumettre une véritieation expérimentale de cette conception. A Rouen, la voie est reliée directement à la barre négative au voisinage de l'usine située sur la rive gauche de la «Seine, Un outre, deux foeders de retour de faible section, alimentés par des survoltcurs, sont reliés en deux points de la rive droite de la Seine qui forment avec le premier un triangle à.peu près équilatéral de 4oo ni de coté. Tant que ces feeders sont inactifs, la différence de potentiel, au voisinage de l’usine, se tient aux environs de 0,8 volt. Elle tombe à 0,8 volt dès que Jes deux feeders sont connectés à la voie, et ceci, non parce que les chutes sur rails sont diminuées, - • elles ne le sont que d’à peine 1 volt sur 8 ou 4, — mais parce que les courants de retour trouvent trois points de rentrée. Or. s’il y avait encore quelque danger à 0,8 volt, il n’y en a certainement plus du tout à o,8 volt d'après la théorie que je viens de vous exposer.
- Un autre moyen encore plus simple d'arriver au même résultat, qui est on somme d'agrandir la zone dangereuse aux dépens de son intensité, consiste à renverser la pratique habituelle et à relier le polo négatif des génératrices, et non plus le pôle positif, au fil aérien. Ce moyen a déjà été proposé plusieurs fois, mais il emprunte aux considérations précédentes un intérêt plus grand qu’on u’aurail pu le supposer.
- D’ailleurs, il est évident que ces dispositifs n’auront d’effet vraiment ellicace que s’ils ont pour effet de faire tomber les différences vails-luvaux au voisinage de la force contre-éieetromotviec du sol, et il faut espérer que, ce que je 11’ai pu encore vérifier, celle-ci est assez grande pour que la chose soit très facilement réalisable.
- Pourterminer, quelle conclusion pouvons-nous tirer de l'application des faits précédents au commentaire des règlements administratifs én vigueur, dans notre pays? Eh bien! il semble qu’on puisse conclure à l’efficacité de la règle des a volts ef même peut-être de celle du volt kilométrique, parce que leur application empêche des différences de potentiel Irès supérieures à 1,0 volt d’être mises en jeu entre rails et tuyaux.
- Toutefois, il semble qu’on ferait bien do compléter cette règlementation, en conformité avec la législation du Board of T/r/de anglais en limitant à une valeur qui pourrait être également de 1.5 volt la différence de potentiel dangereuse entre rails ettuyaux, puisque nous avons mi que celte différence do potentiel constitue l’un des critérium les plus directs de 1 importance du danger, quitte à modifier d'ailleurs dans le sens favorable la clause parfois
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- difficile à réaliser du volt kilométrique. Je pense qu'on ferait bien aussi, de proscrire légalement une mesure qui est cependant d’une application fréquente en Amérique, mais qui semble plus dangereuse qu’utile, celle de la liaison des tuyaux aux rails dans la région dangereuse G).
- Quoiqu’il en advienne d’ailleurs, on pourra condenser en quelques mots la conclusion do ce travail en disant que si rélcetrolysc peut être effectivement très dangereuse, il semble du moins qu’en France, grâce aux soins apportés dans l'établissement des réseaux, on puisse être parfaitement rassuré à son égard que s’il est nécessaire de ne se départir jamais vis à vis d'elle d’une certaine surveillance.
- Georges Claude.
- C()_\1 PENSATKl'R S()L1G \\C
- POUR LE RÉGLAGE DES MOTEURS DE TRACTION
- Le régime des moteurs employés à la traction est caractérisé par de grandes et soudaines variations de la vitesse et du couple résistant se succédant à de Lrès courts intor-
- Daus les Iraimravs ou dans les chemins de fer urbains les démarrages sont en effet très fréquents : en général ils se produisent à moins d’une minute d’intervalle par suite des arrêts fixes, et leur nombre se trouve toujours augmenté, souvent dans une très large mesure, par suite des arrêts fortuits qu’entraînent les encombrements de la voie. Si Fou tient compte en outre des nombreux ralentissements dûs à celle dernière cause, on peut dire que dans une exploitation urbaine l’allure du véhicule varie constamment, et qu’en général la propulsion s'effectue par une série de lancés suivis de périodes pendant lesquelles le véhicule se meut en vertu de sa propre force d’inertie. Le moteur marche donc rarement à son régime normal; sa vitesse est presque constamment plus faible que celle correspondant à ce dernier régime.
- Pendant ces périodes de vitesse réduite, l’insuffisance de la force conlre-électromotrice (*)
- (*) Lorsqu’aucime liaison métallique n’existe «mire rails et conduites, ou peut dire que celles-ci ne reçoivent, parmi les courants vagabonds sortant des rails, à peu de chose près que la faible fraction à laquelle leur donne droit l'angle sous lequel ces conduites sont vues des rails. Lorsqu’au contraire une liaisou métallique meme unique est effectuée, le mécanisme de l’entrée dos courants dans la conduite est naturellement tout différent ; comme conséquence, on augmente dans une mesure énorme, inattendue, les courants qui circulent dans ces conduites : telle conduite qui était le siège d’un courant d’un dixième d’ampère, voit ce courant passer à io ampères, par une liaison
- tion supérieure à vingt fois le'courant initial. Or, une telle liaison métallique dans la région dangereuse supprime bien, et c’est sa raison d'être. tes chances de corrosion latérales dans celte région, mais on voit dans quelle mesure énorme elle augmente les risques d’attaque des joints. Si tous ces joints sont egalement mauvais, l’inconvénient sera nul parce que la différence de potentiel agissante s’échelonnera en une série de valeurs inoffensives d’aprèsles théories précédentes, d’autant que le courant sera assez faible, que la presque totalité passera généralement quand même dans le joint sans sortir par la terre, et qu’onfin le peu qui passera dans la terre ne sortira pas seulement au voisinage immédiat de l’obstacle à franchir, comme ou se le ligure souvent, mais sur une très grande surface en amont du joint ; pour des raisons évidentes l’inconvénient sera uul également dans le cas de joints uniformément bons ; mais il subsistera des chances sérieuses d’accidents ponr le cas où quelques joints seulement seraient franchement mauvais, et comme on ne peut jamais répondre de la non réalisation de ce cas, on voit combien on aurait tort de se mettre en frais, au moins sur nos réseaux, pour substituer au statu quo actuel (courants dans les conduites très peu intenses et presque inoflensifs), la possibilité de graves accidents. Ici encore, le mieux semble ctre l’cnuemi du
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- du raoleur est compensée par l'interposition d’ime résistance ohmique dans le circuit : dans le cas d'un démarrage cette résistance limite l'intensité du courant qui autrement dépasserait de beaucoup sa valeur normale et brûlerait le moteur; dans le cas de ralentissement de vitesse l'effet de cette résistance est. encore de réduire I
- l’intensité, mais celte fois au-dessous de la valeur normale.
- Dans un cas comme dans l'antre il y a transformation en chaleur d’une fraction importante de l'énergie électrique fournie au véhicule. La Société des Voitures électriques a cherché à récupérer cette énergie perdue, énergie cependant si coûteuse lorsqu'il faut la demander aux batteries d’accumulateurs. Elle y est parvenue en l’utilisant à la mise en marche d’une petite dynamo qui fournil à son tour de l'énergie électrique utilisable par le moteur de traction.
- Le dispositif permettant de réaliser cette idée est tout à fait analogue à un transformateur de courant continu en courant continu ; à cause de son vtSle spécial il a été appelé « compensateur ». Il se compose de deux petites dynamos (fig. i) fonctionnant l'une comme moteur', l'autre comme génératrice ; l’armature A de la première est disposée en série avec le moteur de traction II; l'armature C de la seconde est au contraire montée cm dérivation, sur ce moteur.
- Son fonctionnement au moment du démarrage est le suivant : lorsque le courant est lancé dans le moteur de traction, celui-ci ne se met en route que très lentement en raison du
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- couple résistant qu'il doit surmonter ; Je moteur du compensateur en série avec lui démarre au contraire rapidement, aucune charge n'agissanl sur lui ; il atteint par conséquent presque instantanément une vitesse suffisante pour que la force coutrc-éleclromotriee à laquelle il donne naissance s’oppose à un débit exagéré, comme le fait la résistance ohmique d un rhéostat ordinaire. Si l'on excite alors le champ inducteur de l'armature C, celle-ci donne immédiatement un courant qui traverse le moteur de traction simultanément avec le cou-
- rant provenant de la source d'électricité laquelle n'a plus alors qu’à fournir la différence entre le courant total qui traverse B et le courant fourni par l'armature C. Mais bientôt ce dernier courant n’a plus une tension suffisante pour traverser le moteur de traction, car d’une part la force cont.re-éleetromolricc de ce dernier augmente à mesure que sa vitesse de rotation augmente, tandis que, d'autre part, la vitesse de rotation du moteur ,\ dbninue, tant par suite de l'augmentation du couple résistant provenant de la mise en marche de C que par suite de la diminution de la tension entre ses bornes causée par l'accélération du moteur de traction. A ce moment, le rôle du compensateur est. terminé et on peut retirer l'appareil du circuit comme on ferait d’un rhéostat ordinaire arrivé à tin de course.
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- Le rapport d’enroulement des deux armatures du compensateur détermine le moment où eel appareil (“esse de jouer un rôle ; on peut donc le modifier à volonté. Dans l’appareil qui a servi à étudier ce principe, ce moment correspond à une vitesse angulaire de -oo toursiminute du moteur de traction. La vitesse maximum de celui-ci étant de r aoo toursmiinule, on pouvait donc considérer le véhicule comme complètement démarré au moment où l’on devait supprimer le compensateur.
- Pour la marche à vitesse réduite le compensateur permet également d’éviter une perle inutile «de courant. A cet effet on a disposé sur l'inducteur de la dynamo C du transformateur un rhéostat de réglage 1), qui, if étant traversé que par un faillie courant dérivé aux bornes de la source, ne cause qu'une dépense d’énergie insignifiante et est de dimensions et, partant, d’un prix très minimes. En affaiblissant le champ de la dynamo au moven de c
- rhéostat on diminue la charge du motci et par conséquent la différence de potentiel qu’il laisse disponible aux bornes du moteur de traetion diminue ; la vitesse de rotation de ce dernier moteur se trouve donc par là même diminuée.
- D’ailleurs on peut faire en sorte que 1j
- ' A du compensateur ; la vitesse de celui-ci augmente
- du
- de
- I—
- traction tombe ainsi jusqu’à devenir nulle.
- A ce moment le courant fourni par la source sert, uniquement à faire tourner le moteur du compensateur; comme la
- . , I is. 4. — imoensions au amipi-usaicur.
- charge de ce moteur
- est très faillie, le courant qui l’actionne est lui-même très faillie de sorte que l’on peut alors couper le circuit principal sans craindre la formation d’étincelle gênante. Le compensateur joue ainsi un rôle de brise-courant au moment de l'arrêt.
- Les différentes înanuiuvros assurant 1(? fonctionnement du compensateur aux démarrages, ralentissements de vitesse et arrêts sont réalisées au moyen du contrôleur ou com-binateur. La ligure i qui donne le schéma des connexions de ee combinateur est suffisamment. explicite pour n’avoir pas besoin d’insister.
- L’économie d’énergie résultant de l’emploi du compensateur Solignao est mise en évidence par les diagrammes de la figure 3 où les traits ploius indiquent la puissance fournie par la source au moteur de traction lorsqu’on emploie un compensateur et lés traits ponctués la puissance fournie lorsqu’on emploie un rhéostat ordinaire pendant un démarrage et pendant des périodes de marche à vitesse réduite ( i5o à 700 tours par minute du moteur). On voit jiar ces diagrammes, relevés avec un appareil construit par la maison Bréguct, que 1 énergie fournie par la source est environ moitié moins grande dans le premier cas que dans le second, il y a donc économie notable do l’énergie empruntée à la source lorsqu’on substitue un compensateur au rhéostat de réglage.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Cet avantage n’est d'ailleurs pas compensé par l'inconvénient d’un plus grand encombrement de l’appareil de réglage. Le tableau de la figure 4 montre eu effet que les dimensions d’un compensateur sont plus faibles que celles du rhéostat correspondant. Le poids d’un compensateur est, il est vrai, plus grand que celui d'un rhéostat, mais cette augmentation de poids est insignifiante auprès de la diminution do poids de la batterie d’accumulateurs que permet de réaliser la substitution d'un compensateur à un simple rhéostat : ainsi sur une voiture munie d’un moteur de 6 chevaux et portant ordinairement une batterie -de aoo kg, on peut réduire ce dernier poids du tiers au moins, c’est-à-dire d’environ 173 kg, par le remplacement d’un rhéostat du poids de 3o kg par un compensateur du poids de 60 kg.
- Ajoutons qne le compensateur Solignac peut encore rendre de grands services dans le réglage des moteurs des voilures de tramways alimentés par une canalisation reliée à une station centrale. Non seulement il procurerait dans ce cas les mêmes économies d’énergie <pic dans celui des voitures à accumulateurs mais il aurait encore l’avantage de diminuer l’importance des à-co.ups qui- sc produisent lorsque plusieurs voitures démarrent ensemble; il permetlraitdonc de supprimer les balleries-Lainpons qu’on a du installer dans les usines de traction ou tout au moins d'en réduire considérablement la capacité. Il a donc là une application des plus importantes qui ne peut tarder à être réalisée.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- MESURES
- Détermination de quelques susceptibilités magnétiques, par St. Meyer (Br. Ann. 1.1.p. 665-668'. Magnétisme atomique et magnétisme moléculaire, par le même [Ibid., p. 668-673) avril *900.
- Le vanadium est paramagnétique et même le chlorure VCl2 est assez magnétique pour qu’il soit facile de réaliser avec ce sel une dissolu-
- dc Du Bois”). 1 g
- St. Meyer a mesuré la susceptibilité de ce chlorure par la méthode de la balance précédemment décrite (2). Entre 10000 et 17000 unités CCS, l'intensité du champ 11’a pas d’influence. la susceptibilité varie comme la concentration de la dissolution et correspond à une conductibilité moléculaire k —+ i,a5 iof’.
- Il a mesuré aussi la susceptibilité de l’oxyde de gadolinium Gd203 et du sulfate de samarium
- (1) Êcl. Élcct., t. XXII, p. 47, ; 14 mars .900.
- (2) Êcl. Élecl., I. XX, p. 5art; 3o sept. 1899.
- Sa2'S04)* -I- 8 lf 20, à l’ctat solide. Il a déduit de ces mesures une valeur de la susceptibilité atomique du samarium, voisine de celles trouvées par l’étude antérieure du sesquioxyde eide l’azotate (11,2 io'c au lieu de 10,1 et 12.1
- Pour le gadolinium, les nombres diffèrent au contraire de ceux trouvés sur un autre échantillon, Les deux métaux appelés Gd et Sa doivent renfermer un troisième métal, caractérisé par de nombreuses lignes spectrales et fortemenl magnétique à en juger par ce spectre.
- G. Wifidemann avait annoncé que les composés cuivreux sont diamagnétiques et les composés cuivriques, paramagnétiques.
- Cette loi n’est pas générale, ainsi CuS el Cu2S sont tous deux diamagnétiques. Mais il existe une relation entre la susceptibilité et la variation de volume moléculaire qui accompagne la combinaison : s’il y a contraction, c’est-à-dire si le volume moléculaire est inférieur a la somme des volumes atomiques, la susceptibilité moléculaire augmente et la combinaison peut même
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- être paramagnétique ; s'il y a dilatation, la sus- ! seule expérience permette de conclure qu’un ceptibilité diminue (algébriquement). I métal est diainagnétique : car avec un métal
- Meyer ne pense pas qu’on puisse déduire d’une faiblement magnétique, on peut obtenîf des manière certaine la susceptibilité moléculaire I résultats de signe différent suivant qu’il est d’un sel solide de la susceptibilité de sa disso- amorphe ou cristallisé, lution et ne croit pas, comme Du Bois, qu’une | M. 1;.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 9 juillet 1900.
- Sur un nouveau type de trompe a mercure permettant d'obtenir le vide maximum, par Berlemont et Jouard. Comptes rendus, L. CXXXI, p. jio-iii .
- Dans la construction de cette trompe on a complètement évité l’emploi des robinets, du caoutchouc et des tubes courbés. La suppression des robinets supprime les fuites ainsi que la présence des vapeurs qu’émettent les matières grasses qui les lubrifient ; la suppression du caoutchouc évite la sulfuration du mercure et lu formation d’hydrogène sulfuré ; la suppression des tubes courbés empêche la formation de bulles gazeuses dans les courbures.
- La construction des chutes présente aussi quelques améliorations ; elles peuvent être rapidement eulevées ou remises en état.
- D’un faible encombrement cotte trompe peut, être disposée tout entière dans une cage vitrée qui la met à l'abri des chocs, dé la poussière et de l’humidité.
- Séance du 16 juillet 1900.
- Sur le rayonnement de l’uranium, par H. Becq’uerel. Comptes rendus, t. CXXXI, p. i37-j38.
- Si à une solution de chlorure uranique actif on ajoute une solution de chlorure de baryum à l’état de sulfate, ce sulfate entraîne avec lui un produit très actif émettant des rayons déviables tandis que le sel d’uranium qui reste dans la solution est moins actif qu’il ne l’était avant cette opération. Ce résultat a fait penser que l’activité des sels uraniques pourrait être due à la présence d’une substance étrangère.
- Dans le but de reconnaître ce qu’il y a d’exact dans cette hypothèse, M. Becquerel a soumis
- une solution de chlorure uranique à 18 précipitations successives et il a étudié, soit par la photographie, soit par l’électroscopc, les 18 précipités obtenus et les produits uraniques correspondant à chaque précipitation.
- M. Becquerel a trouvé ainsi : i° h partir de la huitième opération l’activité du produit uranique diminue très peu ; 2° l’aluminium est plus transparent que le verre pour le rayonne-meut du produit non purifié, tandis qu'il est plutôt moins transparent pour le rayonnement des sels purifiés à partir du n° 12 ; 3° la conductibilité communiquée à l’air par le rayonnement de ces sels au travers du papier, va en diminuant, mais la diminution n’est pas régulière lorsqu’on passe d’un produit à l’autre.
- L’auteur conclut que ces essais demandent à être repris et complétés et ne permettent pas de décider si l’uranium possède ou non une activité propre.
- Préparation et propriétés de deux borures de silicium SiB\ et SiB\ par Henri Moissan et Alfred Stock. Comptes rendus, t. CXXXI, p. 139.
- Dans un tube de terre réfractaire (20 cm de long et 4,5 cm de diamètre) pénètrent deux électrodes en charbon (3 cm de diamètre) distantes d'environ 1a cm. Entre ces électrodes on met un mélange bien desséché de 100 gr de silicium cristallisé et de 2.0 gr de bore pur et l’on réunit les deux charbons par quelques minces fils de cuivre. On fait passer pendant 00 à do secondes un courant alternatif de 45 volts et d'une intensité atteignant 600 ampères. Après refroidissement. on trouve un culol de forme allongé très riche en silicium. Ou en enlève les extrémités qui touchaient au silicium et qui sont souillées par du silicium de carbone. On traite ensuite par un mélange d’acide (luorhydrique et d’acide
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- L’ÉGLATRAGE ÉLECTRIQUE
- des cristaux uomïlrés souillés <
- Ton enlève par un traite, et par lavages à l'eau et à l’ai
- Les cristaux ainsi préparés sont noirs et t d'un grand éclat, ; les uns ont pour formule SiB’, les autres, plus nombreux, ont pour mule SiB*. Comme le siliciure de carbone ( borundum; et le burure de d’une très grande dureté : ils r< ec facilité
- iizsZr*:'
- -, sels de bismulb, un dépôt suffi-' lerrneltre le lavage et les pesées. Presque toujours on obtieut un précipité amorphe d'oxyde qui. comme l’a montré M. A. Classcn ('}, 11e peut servir pour le dosage. En 1860, Luektro- C) essaya Téioctrolyse d’une
- mais n’obtint qu’un précipité de peroxyde BPOs. Thomas et Smith (8) électrolvsaîent le sulfate et ïê citrate, Moore ,'*) (180(1) voulait le précipiter du AVI! PO\ Rûddorff (*) essaya vainem d’obtenir des résultats par cos méthodes, Lui-méiue recommande l’électrolyse en présence de }• de sodium, d’oxalafe et de sul
- ’ Faible
- acidité de la solution ; h" Absence de grandes quantités de Cl, Br, I ; 3° Faible intensité de
- trodes dépolies Pi/ ’ ?
- l‘) F--
- IVAUD.
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- caedi 4 Août 1900.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Inslilut. — A. D'ARSONVAL. Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. - D. MONNIER. Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures, — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à 1 École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à h. Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Uuiversilé, Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- ACCUMULATEURS HEINZ
- La fabrique d'accumulateurs lleinz et. Ci0 expose deux catégories d’éléments : les premiers, à grande capacité spécifique sont utilisés pour la traction des voitures automobiles, l’allumage des moteurs de voitures à pétrole, l’éclairage des véhicules, etc. La deuxième catégorie d’éléments, à faible capacité spécifique, est employée pour l’éclairage à poste fixe, stations centrales, tramways, etc.
- Plaques. — Les plaques positives utilisées dans ces deux categories d’éléments sont des deux types Faure et Faure-Planté. Les premières, à capacité spécifique élevée, sont constituées par un grillage en plomb antiinonieux à 8 p. ioo, fondu d’une seule pièce. Ce grillage comporte, ainsi que l’indique la figure i, qui représente une plaque 210X98 mm, des alvéoles rectangulaires ayant environ 2 centimètres de largeur sur 3 centimètres de hauteur. L’épaisseur de la plaque est de 4,3 mm.
- La matière active est composée de minium et litharge en parties égales ; le mélange traité par un procédé spécial est humecté d’eau distillée puis comprimé fortement dans les alvéoles du support. Au marnent de la compression, la matière active reçoit un certain nombre de perforations destinées à augmenter la surface active de la masse et à faciliter la circulation de l’électrolyte. La matière active ainsi obLenue est très poreuse, en même temps qu elle jouit d’une excellente cohésion.
- Les poids relatifs de support et de matière active sont pour une plaque de dimensions 210X 100 :
- Poids du support........................ t85 grammes.
- Poids de la matière active.............. 345 »
- Poids total......... "53^ »
- soit une proportion de matière active de 65 p. 100 environ.
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- Après formation de ces plaques positives, celles-ci sont enroulées d'un fil d'amiante ou d'amiante et de caoutchouc. L’avantage de ce dispositif est de créer sur toute la surface de la plaque une pression uniforme et de retenir ainsi plus longtemps la matière active sans entraver la circulation de l’électrolyte ni le dégagement gazeux.
- Les plaques positives de la deuxième catégorie, à faible capacité spécifique, sont du type mixte Faurc-Planté. Elles se composent d’une âme en plomb doux de 3 mm d’épaisseur portant sur chaque fac.c des nervures verticales (ligures
- 2 à 4) de o,q mm d’épaisseur espacées de o,8 mm et de
- 3 mm environ de profondeur. Dans la ligure 2, a représente une vue en élévation; b une coupc suivant AB et c une coupe suivant CD. La coulée se fait sous pression.
- Les plaques .ainsi coulées sont placées dans une solution chaude acidulée de façon à produire à la surface du plomb une attaque légère qui forme des creux et des rugosités destinés à augmenter la surfaeê et à mieux retenir l’empâtage qui est fait au minium. Les plaques sont ensuite formées par le procédé ordinaire. Elles travaillent au début comme des plaques Faure et le quadrillage se forme dans la suite en Planté.
- Les plaques négatives des deux catégories d’éléments sont du même type et ne diffèrent que par leur épaisseur, celle-ci étant 6 mm dans les éléments légers cl 8 mm dans les éléments à poste fixe.
- Le support de matière active de ces électrodes est fondu en deux parties qui sont soudées et rivées ensemble après empâtage ; h cet effet Fune des moitiés porte un certain nombre d’œils dans lesquels s’engagent les tétons en plomb de l’autre moitié.
- Ce support présente comme caractéristique une forme de cage à barreaux très rapprochés (voir fig. 5 et 6) permettant d'éviter les chutes et les boursouflures de matière active. En outre la multiplicité des petits barreaux aide à [a répartition uniforme du courant, électrique dans la masse active et permet ainsi d’augmenter la densité du courant de charge et de décharge. Dans la ligure 3, a est. une vue en élévation de la moitié du quadrillage qui porte les œils ; b figure la coupe AB et c une coupe correspondante de l’autre moitié qui porte les tétons.
- La pâle que l’on introduit dans ce support négatif .est constituée par de la liLharge pure malaxée avec une dissolution de sulfate de magnésie.
- Los poids relatifs de support et de matière active sont
- Poids de la matière aulive ....
- Poids total.
- Fig. 1. Plaque positive Heinz à grande capacité.
- qui donne pour lu proportion de mntière active 6a,5 p.
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
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- Eléments à grande capacité spécifique. — Ces éléments sont composés, comme on Par. vu plus haut, de plaques positives genre Faure de 4,3 mm d’épaisseur et de plaques négatives de 6 mm d’épaisseur. Le montage s’effectue dans des bacs en ébonite. Les plaques, supportées par des tasseaux au fond du bac, sont reliées cnLre elles, pour les plaques de meme polarité, par une large bande en plomb qui, repliée, forme la connexion entre deux élé-
- Courte i
- T
- /~'$t
- I
- ments voisins. Pour ces éléments, le constructeur garantit une durée de i5'o charges et décharges sans abaissement de la capacité.
- Le tableau suivant donne les principales constantes d’un de ces cléments :
- hauteur | longueur
- Poids des plaques positives, en kg
- Poids total d'électrodes s de l'élément
- Capacités aux différents régimes.
- \ 6 » M *
- ijo (connexions comprises.) 186
- ",97 l5’9° h
- 33 BP 43 «
- >•)
- Eléments à faible capacité spécifique. — Ces éléments sont montés avec les plaques positives type Faure-Planté et les-négatives de 8 mm décrites plus haut.
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- T. XXIV. — N' 31.
- E3c-C] Le montage s’effectue dans des bacs
- 4 en verve, les plaques étant suspendues sur les bords du bac par une queue en
- > 4 plomb qu elles portent de chaque côté.
- & « .Une de ces queues possède un petit pro-
- > < lougement vertical qui pénètre dans une
- > 4 fente de la barrette de plomb qui relie les
- plaques de même polarité; une soudure en assure le contact. L’écartement entre Seetio/iAB les plaques est maintenu par des tubes de verre qui sont retenus dans des saillies que portent de légères entveloises en plomb posées à cheval sur les deux queues d’une mémo plaque. Pour les gros éléments, le montage est effectué dans des bacs en bois imprégné, doublé de plomb.
- Le constructeur assure qu’après cinq ans de fonctionnement, des batteries n’ont pas encore subi de remplacement d’électrodes, ce qu’il attribue à l’excès de matière activa' négative qui permet au support positif de se former peu à peu en Planté et par suite do maintenir constante la capacité de l'élément malgré la ebule de matière active.
- Nous résumons dans le tableau suivant les principales constantes de ces éléments :
- 6. — l'iaque négative Ilc-it
- 1 (+) 6(—) 3 (— extrêmes;. io(+) 7 (—j 3,5 (— extrêmes).
- 260 amp.-h. à 26 amp. 1 3oo ainp.-h. à «3o amp.
- Ajoutons que la maison Heinz et C dont elle pressent l’utilité dans quelqu
- étudie actuellement des électrodes genre Planté 5 cas particuliers.
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- A Août 1900.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- f 65
- ACCUMULATEUR OMÉGA
- L'accumulateur Oméga que construit la maison Geoffroy et Delore a été spécialement étudié pour les batteries destinées à supporter des intensités élevées de charge et de décharge. Comme tel, ses applications les plus importantes sont donc les batteries-tampon, les batteries d’éclairage et les batteries de tramways.
- Plaque positive. — La plaque positive Oméga est du type Planté. Entièrement on plomb doux, elle est constituée par une âme en zigzag de 3 mm d’épaisseur environ. Cette âme est entièrement recouverte par une série de petites lamelles très fines, ayant moins de i mm de largeur à la surface, et très rapprochées, l’écartement, n’ayant pas beaucoup plus de i mm.
- Ces lamelles qui sont disposées verticalement, et perpendiculairement au plan de la plaque 'voir la fig. i) ont environ 20 mm de hauteur et se terminent, aux parties rentrantes de l’âme. 11 en résulte qu elles affectent la forme d’un trapèze rectangle double, la petite base étant commune. Entre chaque série horizontale de lamelles, on a ménagé un intervalle ayant 1 mm environ qui permet la libre dilatation des lamelles qui constituent la partie active de la plaque.
- Par suite de cette construction et de la forme de l'éme, les deux cotés de la plaque ne sont pas symétriques; aux rainures d'un côté correspondent les milieux des lamelles de l’autre. La forme en zigzag, de l'âme, permet une extension de la plaque dans le sens de la hauteur.
- La plaque ordinaire a environ 260. mm de hauteur, 210 mm de largeur et i3 mm d’épaisseur. Elle est partagée dans les deux sens en trois parties égales par deux nervures verticales et deux nervures horizontales d’environ 2 mm de largeur qui donnent de la rigidité à la plaque. La formation est elfectuée par le procédé Planté.
- Etant donné le très grand nombre de ces fines lamelles la surface totale active est considérable. Ainsi pour la plaque citée plus haut, elle peut être évaluée à environ m dm2, alors que la surface apparente de la plaque n’est que ii,i dm3, soit Je dixième seulement. Cette, grande surface active rend la plaque très apte aux charges et décharges rapides.-
- Elle jouît évidemment de tous les avantages des plaques Planté à grande surface ; mais les constructeurs affirment, de plus avoir supprimé d’une façon absolue le gondolement, grâce à L'emploi de L’âme ondulée, et à l'écartement entre les lamelles.
- Plaque négative. — La plaque négative est constituée par un grillage en plomb doux affectant la forme indiquée par la figure 2 qui se rapporte à la plaque ordinaire de 270 mm environ de hauteur, 210 mm de largeur et 8 mm environ d'épaisseur.
- Les lamelles de plomb du grillage laissent entre' elles des alvéoles successivement carrés de 10 mm de côté environ, et rectangles de 10 mm de largeur sur environ 3 non de hauteur.
- Après la coulée de celle grille, les alvéoles sont empâtés de matière active qu’on réduit ensuite on plomb spongieux par le courant.
- Cette forme de plaque a été adoptée afin de répartir le plus possible le conducteur et de retenir chaque pastille négative dans sa cellule.
- Eléments. — Tous les éléments sont montés avec les deux plaques, positive et négative, décrites ci-dessus. Le nombre seul des plaques varie quand on passe des petits éléments
- Pour les petits éléments, les bacs si
- *t les plaques sont suspendues
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- .66
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIV. — N° 31.
- bords du bac par des queues qu'elles portent à chaque extrémité ainsi que le montrent les ligures i et i. Une des queues porte de plus un prolongement vertical destiné à être soudé à la barrette de connexion qui relie les plaques de même polarité. L’écartement des plaques est assuré par des tubes de verre.
- 1 J
- 3HB innpc 553cc 355nc 5555r 4JDL, IC cdfcnr 3ÎÎE 3HE ses; XÜCE
- WF?! cnnne 55555
- rAUA HHB XEŒ ccnnc nrTinr Ü3J 3535c SBc TTTTr 'n±JL naqpr 5co5c 55cpr Tiff
- jJUUÜL 3335 SBÏ mrac 3ffin JULlU. 35lï5c 5555c 55cïï; 55ffr: iLLJÜ^ rang 5555g 55555 55555
- Fig. i.
- Fig.
- Pour les éléments plus gros, le montage est fait dans des bacs en bois doublé de plomb et les plaques sont suspendues sur des dalles en verre.
- Nous donnons ci-dessous les principales constantes pour un clément de ces deux cato-
- Dir
- du ban
- Nombre de plaques . . . Dimensions des plaques.
- Poids des plaques positiv » negàth
- Poids total d’électrodes .. d’élément
- Capacités aux différents r
- i62(+)2;5(-) ai* (+ et—)
- * 3 (+)»(-)
- 320
- I9 + et 20 — 262 (+) 275 (-) ai2 (+ et —)
- i3(+}8(_)
- 364,6
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- 34, S
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- l3a
- mp.
- J273 i
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- 893
- 760
- .-h. h 127,3
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- 29:,7
- 38o
- 627
- ip.
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- ~ 4 Août 1900.
- BEVUE D'ÉLECTRICITÉ
- Lorsque l’élément est de plus grande capacité encore et que le nombre de plaques doit dépasser 3q, les plaques sont montées par série de deux en dérivation dans le mémo bac; On évite ainsi de construire de trop grandes plaques dont la déformation est difficile à
- CHAUDIÈRE SOLIÜXAC («).
- chaudières qui alimentent les groupes électrogènes de l’Exposition présentent
- ensemble fort complet des différents spécimens de cette industrie; c’est surtout une expo-
- {') Exposée par la Société Solignac, Grille et O, au Champ-de-Mars, salle des chaudières La Bourdonnais.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- sition pratique beaucoup plus qu'une exposition de nouveauté. Cela tient probablement au souci qu’avait le Comité d’admission de ne confier ce service important qu’à des appareils ayant la sanction de la pratique. Cependant un des générateurs exposés est véritablement base sur un principe original et nous avons été heureux de le rencontrer dans la section française. C’est la chaudière Solignac qui a déjà, du reste, fait ses preuves en France.
- Cette chaudière est basée sur cette théorie que dans'les chaudières tubulaires l’eau ne circule pas à pleine section mais que les tubes ne contiennent en réalité qu’un mélange d’eau et de vapeur et que ce fluide circule dans le réseau tubulaire en partant du point le plus résistant pour déboucher au point le moins résistant.
- En admettant cette théorie, il est évident qu’il y a avantage à éviter la formation de bouchons d’eau dans les tubes et qu’il faut essayer de créer la plus grande différence de résistance possible au frottement entre les deux extrémités de chaque tube.
- C’est ce qui est réalisé dans la chaudière Solignae représentée schématiquement, figure i où chaque tube a prend son alimentation et retourne dans une boîte avant N; un niveau d’eau aj3 est maintenu constant dans la boîte par une bouteillle alimentaire A munie d’un tube Q, formant en même temps volant de vapeur et groupée à la manière ordinaire des bouteilles alimentaires avec la capacité N qui est en réalité le générateur de vapeur. En tête du tube, dans sa partie immergée, se trouve une tuyère ou diaphragme Up. composée d’une cartouche portant à son centre un trou de 6 mm pour les tubes de 25 mm inté-
- Cet étranglement réalise les deux conditions que la théorie que nous venons d’exposer demandait, il crée la résistance niaxima par rapport à l’extrémité supérieure libre du tube et en limitant I’afllux de l’eau dans le tube, il évite les encombrements de liquide qui retarderaient la circulation de la vapeur.
- Sans vouloir discuter le bien fondé de cette théorie, les résultats obtenus par MM. Soli-g-nac, Grille et Cie la justifient complètement.
- Le petit générateur de vapeur exposé par ces constructeurs permet cri effet, malgré ses dimensions réduites, d’obtenir une puissance de i5o chevaux avec des consommations de charbon on ne peuL plus satisfaisantes, 8 kg d’eau étant évaporés par kilogramme brut de combustible de qualité ordinaire brûlé. Sa production normale est do i 200 kg de vapeur par heure avec une vaporisation de 4° kg d’eau par mètre carré de surface de chauffe, coefficient de plus du double de celui obtenu avec les chaudières ordinaires.
- Il en résulte que ces générateurs sont non seulement appelés à rendre de grands services en marine mais qu’ils sont d’un secours précieux pour les installations de stations électriques établies au milieu des centres habités, en raison do leur très faible encombrement et de leur sécurité absolue. C’est à ce titre que nous avons cru intéressant de les signaler à nos lecteurs.
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- CONGRÈS INTERNATIONAL DE CHIMIE APPLIQUÉE
- La semaine dernière, du a3 au 28 juillet, les chimistes ont tenu, à Paris, leur quatrième Congrès international. Le premier Congrès, organise par l'Association.belge des Chimistes, fut tenu à Bruxelles, en 1894. Sa réussite eut pour conséquence la formation d’un .second Congrès qui se tint à Paris en juillet 189b ; ce Congrès, organisé par l’Association des,Chimistes de sucrerie et de distillerie, fut particulièrement brillant ('). Deux ans, plus tard un nouveau congrès avait lieu à Vienne. Là, les chimistes se donnaient rendez-vous à Paris pour l’année 1900.
- Le Congrès qui vient de se terminer ,a été non moins brillant que celui de 1896,. ALlirés par l'Exposition, beaucoup d’étrangers sonL venus se joindre à leurs collègues français;, aussi le nombre des communications a-t-il été très considérable, tellement môme que dans plusieurs sections toutes n’ont pu être présentées.
- Beaucoup do ces communications intéressent indirectement les lecteurs de ce journal, les applications déjà nombreuses do l’électricité à l’industrie chimique et. le développement qu’elles paraissent devoir prendre dans un avenir peu éloigné mettant l’électricien dans l’obligation d’étudier la chimie générale et de connaître les desiderata de la chimie appliquée. Dans l'impossibiliLé de les signaler toutes, nous nous bornerons à donner une analyse de celles qui ont été présentées à la section X, la secLion d’électrochimie.
- Mais auparavant disons quelques mots de l’ensemble du Congrès.
- Séance d’ouvkkturk. — La première séance a eu lieu, le lundi a3 juillet, à 10 heures du malin, dans le grand Amphithéâtre de la Sorbonne.
- M. Moissan, président du Comité d’organisation (2), après avoir déclaré ouvert le IVe Congrès, adresse ses remerciements au bureau du Congrès de Vienne. En quelques mots il retrace l'histoire des Congrès antérieurs, puis il montre sous une forme humoristique l’utilité de ces congrès que leurs détracteurs se plaisent, à regarder comme sujets de promenade et occasions de banquets répétés. En terminant, il remercie les délégués des gouvernements, des sociétés savantes et techniques et tous les congressistes d’avoir répondu en si grand nombre à l’appel des divers comités d’organisation français et étrangers ; entin il adresse au nom des congressistes ses félicitations au secrétaire général de la (*)
- (*) Le compte-rendu fin Congrès de i8y(! a été donné dans I.’Eclairage Éleclrû/ue de juillet et août 1896, t. VIII,
- p. at4, ai>4, 3i4.
- Vice-président : M. Ed. président de l’Association des Chimistes de sucrerie et de distillerie.
- Membres : MM. P.-P. Deiiérain, membre de l’Institut, professeur à l’École nationale de Grignon et au Muséum
- L. Linth-t, professeur à l'Institut national agronomique, ancien président du IIe Congrès international de chimie appliquée, ancien president de 1 Association des Chimistes de sucrerie et de distillerie; II. Peli.kt, chimiste-conseil des sucreries de la raffinerie Say et Ct0.
- Chacune des dix sections du Congrès comprenait on outre un Comité d'organisation; celui de la section d’élec-Président ; M. H. MorssAx.
- Secrétaires ; MM. Lebeau, Minet.
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- commission d'organisation, M. Dupont, qui, de même qu'en 1896, s’est surpassé pour mener à bien la lourde tâche qui lui incombait.
- M. M. Berthelot se trouvant empêché par une indisposition d’assister à la séance d’ouverture, le discours qu’il devait prononcer à cette occasion est lu par M. Moissan.
- Dans ce discours, M. Berthelot retrace à grands traits l’histoire générale des méthodes chimiques et de leurs progrès en s’attachant à montrer que loin d’être une science purement moderne, la chimie remonte en réalité aux temps les plus reculés. Il nous fait, voir que l’antique Egypte pratiquait déjà l’art des transformations chimiques de la matière et que cet art n’v était pas absolument empirique comme on le croit généralement, mais au contraire comportait des méthodes générales que nous révèle l'étude des écrits de l’antiquité venus jusqu’à nous ; c’est cette science antique, transmise en partie directement par la tradition technique des ateliers, en partie par l’intermédiaire des Syriens et des Arabes (lesquels n’v ont guère ajouté, contrairement à des assertions erronées qui oui eu cours jusqu’à ces derniers temps) qui est devenue l'alchimie du Moyen âge. Passant rapidement sur les six siècles qui s’écoulent entre le réveil de l'esprit scientifique et de l'initiative individuelle et les grandioses découvertes de la fin du xvme siècle, M. Berthelot arrive à la chimie moderne dont il rappelle les principes. Ensuite, envisageant en quelque sorte la chimie de l’avenir, il montre comment l’utilisation de l'élecLrîeité nous permettra sans doute de réaliser des synthèses insoupçonnées jusqu’ici (1).
- L’électricité lions apporte les procédés les plus convenables et les plus efficaces, tant pour transformer les éner-
- ture, de la nickelure, dé la ferrure dès métaux.. Mais ces premiers progrès ont été étrangement dépassés de notre reils électromagnétiques, où l’électricité'est engendrée d’mio façon |ilus économique el par des voies purement
- Messieurs, je vous prie d’excuser le développement, trop long peut-être, que j’ai dù donner h ces notions un peu
- Par voie d’éleetrolyse directe, à la température ordinaire, la production dos alcalis et des acides commence à production de la soude artilicielle et qui avait paru pendant si longtemps le dernier mot de la science. Une lutte
- fécondité"inépuisable. Dès à présent, nous préparons ainsi en grandîtes hypoehlorites, 'les chloraLcs, et, permettez-
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- Après la lecture du discours de M. Berlhelot, le secrétaire général de la commission d’organision, M. F. Dupont, a communiqué son rapport sur les travaux de cette commission.
- Le reste de la séance a été consacré à la nomination des Président, Yice-Prcsidents et Secrétaires du Congrès et de la Commission internationale d’organisation des futurs congrès (1).
- Séances de section. — Dès deux heures de l’après-midi du lundi 23 juillet, les congressistes se réunissaient dans leurs sections respectives, élisaient les membres des bureaux de ces sections et commençaient leurs travaux qu’ils continuèrent dans les séances des mardi, mercredi, jeudi et samedi matin et du vendredi après-midi.
- Visites, héceptions, hajsqlets, etc. — L’Exposition offrait aux congressistes un champ d’études suffisamment vaste pour que la commission d’organisation n’ait pas cru devoir
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- mettre de visite d’usines dans le programme du Congrès. Toutefois, à la suite de la réception par le ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, qui eut lieu à la Sorbonne, dans l’après-midi du lundi û3 juillet, les congressistes visitèrent les divers laboratoires de MM. Troost, Haller, Lippmann, Liban, Dastre, etc.
- Les visites à l'Exposition se firent, en général, individuellement ; une seule visite eol-lectiveeut lieu dans l’après-midi du mardi 24 juillet, la plupart des congressistes se trouvant réunis au Champ de Mars, à l’occasion du banquet qui eut lieu ce môme jour, à midi, au restaurant Lyonnais. Les membres de la section ^d'électrochimie parcoururent les galeries du premier étage du Palais de l'Électricité et visitèrent l’annexe consacrée à l’industrie électrochimique. Quelques-uns allèrent ensuite, sous la conduite do M. Resnard, président de la classe visiter l’exposition des appareils générateurs d'acétylène, à l’annexe de Yincennes.
- L'après-midi du mercredi a5 juillet fut consacrée à la visite de l'Institut Pasteur; cotte visite fut suivie d’une réception à l’Ilôtel de Ville.
- Le lendemain, un grand nombre de congressistes visitèrent, malgré l’accablante chaleur, le vaste domaine académique de Chantilly.
- Dans la matinée du vendredi ay eut lieu l’inauguration solennelle de la statue de Lavoisier, œuvre du statuaire Barrias et de l’architecte Guerhart, érigée sur la place de la Madeleine. A cette inauguration, M. Berthelot rappela, dans un remarquable discours, les principaux travaux de l’homme de génie et de l’homme de bien que fut le fondateur de la chimie moderne. Ensuite M. Moissan, au nom du Comité international de la statue de Lavoisier, dont il est le secrétaire, adressa ses remerciements aux savants de toutes les nations qui, par leur souscription, ont contribué à l’érection de celte statue. M. Lcygues, ministre de l'Instruction publique, retraça la carrière politique et publique do Lavoisier.
- Le lendemain samedi, les congressistes assistaient à la séance de clôture qui eut lieu dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, sous la présidence de M. Moissan et après s’ôlrc donné rendez-vous à Berlin, en 1902, se dirigeaient vers l'hôtel Continental pour prendre part au banquet offert aux membres des comités d’organisation et de patronage eL aux délégués des gouvernements et sociétés savantes, et présidé par M. Leygucs, ministre de l’Instruction publique.
- La. section d’électrochimie. — Revenons maintenant à la section d’élcctrochimie (’).
- Les travaux présentés à cette section sont ou des rapports demandés par le comité d'organisation, on des communications dues à l’initiative privée des membres de la section. Leur nombre (s) montre que de tous côtés les questions d’électrochimie sont tra-
- (ll Le Bureau de cette section, nomme à l’ouverture de la première séance, était ainsi constitué.
- Président : M. Henri Moissax. .
- Vice-Présidents : MM. Baiicelin, Bcsnard, Bernard, Bethmont, Bullier, Carletli, Gall, Gunlz. Korda, Liebermami. Lippmann, Peterson, von Grutier. ' ’
- Secrétaires : MM. Lebean, Minet.
- Séance du lundi 23 juillet à 2 heures
- Gin. — Rapport sur l’utilisation des forces motrices en Autriche-Hongrie et l’industrie du carbure de calcium. Besnakd. — Rapport sur les différents appareils à acétylène admis à l’Exposition Universelle.
- LirnrAu. — Sur les siliciures de fer.
- Séance du mardi 2b juillet à 9 heures du matin.
- Mahik. — Rapport sur l’état actuel de l’industrie des produits organiques préparés par électrolyse.
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- vaillées, ce qui est d’un bon augure pour l’avenir de l’industrie électroehimique. Malheureusement, la plupart de ces rapports et communications ne nous fournissent pas beaucoup de renseignements techniques nouveaux ; seuls les renseignements statistiques sont assez abondants. Malgré l'intérêt que présentent ceux-ci par eux-mêmes, les premiers les eussent complétés avantageusement. Nous en avons entendu faire l’observation par plusieurs des membres du Congrès, et quelques-uns des rapporteurs ont dû s’excuser de n’avoir pu donner à leurs rapports le caractère technique qu’ils espéraient, les industriels s’étant énergiquement refusés à leur fournir des renseignements. Userait évidemment illogique de la part des industriels de faire connaître des tours de main qui leur ont beaucoup coûté et qui leur assurent un avantage sur leurs concurrents. Mais il est indéniable qu'en se renfermant systématiquement dans le mutisme le plus absolu, ils agissent dans bien des cas contre leur propre intérêt en empêchant des découvertes qui contribueraient au bien de
- Mathews. — Rapporl sur l'industrie du earbure do calcium en Amérique.
- Rossiîl. — Rapport sur l’industrie du carbure de calcium on Suisse.
- Brochet. — Electrolyse des solutions concentrées de chlorure de potassium pour la formation des hypochlo-
- Dupont. — Extraction et préparation par élcctrolyse des differents sucs contenus dans les végétaux.
- Gommeux. — Accumulateurs Yiau et Commelin.
- Séance du mercredi 2ô juillet à 9 heures du matin.
- Moissan . — Sur le carbure de calcium pur et sur les carbures de néodyme, de praséodyme et de samarium. Lacroix. — Transport par eau et par chemin de fer du carbure de calcium.
- Sabatier. — Action de divers métaux sur l’acétylène; hydrogénation de l’acétylène en présence de divers métaux.
- N. Tkclu. — Sur les appareils à production d 'ozone.
- Foukchqttis. — Gazogène ù acétylène.
- DeRoï. — Gazogène à acétylène.
- De Montais. — Gazogène à acétylène.
- Fouché. — Sur l’application de l'éclairage à l’acétylène dissous dans Tacélone.
- Séance du jeudi 26 juillet à 9 /lettres du matin.
- Mi.net. — Rapport sur l’électrochimie en 1900.
- Clerc. — Rapport sur les fours électriques. Préparation des métaux et alliages. Fours continus pour la fabr'eation du carbure de calcium.
- Pevrusson. — Sur un nouvel élcctrolysour.
- llunou, — Préparation et propriété du noir d'acéplèuc.
- Howard. — Principes de l’analyse électrol; tique et de l’analyse du cuivre industriel.
- Séance du vendredi 27 juillet à 2 heures Mahie. — Méthode de dosage ëloctrolytique des composés insolubles du plomb.
- Leblanc (D1’ Max). — Proposition do désignations unitaires fondamentales en électrochimie.
- Lacroix (Paul.) — Appareil producteur d’acétylène.
- Christomanos. — Action du magnésium brûlant à la surface du marbre.
- Otto (Mariüs). — Ozonours.
- Stock, — Recherches sur les siliciures de bore.
- Séûnce du samedi 28 juillet à 9 heures.
- Motssan. — Recherches récentes sur les propriétés du fluor.
- Defacqz. — Rapport sur les méthodes d’analyse de l’aluminium industriel.
- Mf.slans etG. Poulenc. — Sur un appareil industriel pour la préparation du fluor.
- Fischer. —• Préparation du tétrasulfate de plomb.
- Guichard. — Préparation de la fonte de molybdène.
- Defacqz. — Préparation d’une foute de tungstène,
- Macé (P.). —Appareil" à acétylène.
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- tous. C’est d’ailleurs l'opinion de M. Lunge qui, à propos d’une communication de M. (juillet à la section IT, disait que « beaucoup de choses pourraient être communiquées avec avantage aux gens compétents » ; c’est aussi celle de M. llasenclever qui, à la suite de la même communication, disait : « qu'il vaut toujours mieux taire voir que cacher, sauf en ce qui concerne les procédés n’avant pas encore fait leurs preuves ».
- En attendant que cette opinion soit partagée par tous les industriels (et suivant M. Oranger, les industriels français seraient, les plus irréductibles), glanons ce que ceux-ci ont bien daigné faire connaître et donnons l'analyse des communications que nous avons entendues ou dont les auteurs ont bien voulu nous csmmuniquer les textes.
- L’élkctroc.uimtë en 1900
- Le rapport de M. A. Minet sur cetLe question est divisé en trois parties : historique, état actuel de l’industrie électrochimique, notes bibliographiques.
- Dans la première partie, railleur rappelle 411e jusqu'en 1867 l’électrochimie ne comprend guère que la fabrication des piles primaires et la galvanoplastie. En 1878, l'électrochimie commence à s’affermir comme industrie cl à cette; époque, M. Fontaine donne à l'affinage des métaux une grande impulsion. Eu 1889. l’électrochimie s’enrichit de réleclrométal-lurgie par voie sèche daus laquelle on utilise deux sortes de réactions : les réactions électrolytiques qui sont appliquées à In préparation de l'aluminium (Minet 1887, Hall 1888, Hcroull et Kiliani 1889), du sodium (Grabau 1889 et Borchers 1890), du magnésium {Gvet-zel), du lithium (HUIcr et Grùutz), du glucinium (Imbeau); les réacLions électro-thermiques avec lesquelles on produit la fusion des métaux (Siemens 1879), les alliages ferro-aluminium (Kolz 1880), les alliages do cuivre et d’aluminium (Héroull 1886), la transformation du carbone en graphite (Girard et Street i8y;L, le earborundum (Acheson), les carbures, borures, siliciures métalliques (Moissan 1892).
- Dans la seconde partie de son rapport, .M. Minet donne de nombreux tableaux indiquant les noms, emplacements, puissances et produits de différentes usines électrométallurgiques de France et des pays étrangers; une grande partie des renseignements contenus sont puisés dans les articles de Borehers qui ont déjà été analysés dans ce journal(l).Nous nous bornerons donc à indiquer que. d’après M. Minet, le nombre des usines françaises est de 98, le nombre dos usines de tous les autres pays du inonde ne s’élevant qu’à iGr. Les 98 usines françaises sont, divisées ainsi : f\ usines d’affinage du cuivre, ff usines de galvanoplastie, ‘5 usines ou laboratoires où l'on fait l'électro-métallurgie par voie sèche, i() usines à carbure de calcium, 1 à earborandum, 3 à chlorate de potassium. G à soude, chlore cl dérivés, 3 à ozone, 5 où l’on fabrique plus spécialement le matériel et l’appareillage nécessaires à iélectrolyse, 3 usines à charbons électriques, G usines de construction de piles primaires, 19 de construction d'accumulateurs cl enfui 7 usines de construction de machines dynamos utilisées par l’industrie électrochimique.
- Dans la bibliographie qui forme la troisième et dernière partie du rapport. M. Minet donne la liste des ouvrages concernant l'électrochimie récemment parus.
- I/lNDUSTLUE DU CARBURE DE CALCIUM EX AUTRICHE-HONGRIE
- Le rapport de M. Gix sur cette question est présenté à la section d’électrochimie dans sa première séance du lundi a3 juin.
- P) Voir t. XXII, p. a3i, et t. XXIII, p.
- si t. XXII, p. ai-j.
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- Le rapporteur commence par faire remarquer que ['utilisation des chutes d'eau de l'Autriehc-llongrie, si abondantes en certaines régions de ce pays, est la conséquence directe de l'installation de nouvelles usines éleclrochimiques. Actuellement, une puissance de 23 5oo chevaux est utilisée et l'on prévoit l'utilisation prochaine d'une puissance talale de 79000 chevaux (J).
- M. Gin décrit ensuite avec détails les usines électro-chimiques. H commence par Y usine de, Mêran. la première qui ail été installée en Autriche-Hongrie et qui exploite les procédés de Gin cl Lebrun pour la fabriealion du carbure de calcium. Nous ne reviendrons pas sur la description de cette usine qui a été donnée, avec détails, dans ce journal-.
- L'usine de Patentions appartenant à la Société d’é]eelrochimie de Venise, est située sur la rive droite du Krenzrierbach, à peu près à 5 km du confluent de celle rivière avec la Drau. Aux environs de l'usine existent des carrières de pierres calcaires qui donnent de la chaux d'une très bonne qualité.
- La hauteur de chute utilisable est de 62,do 111 ; le débit est de 1 4<>o lilres aux plus basses eaux, et do 2 100 litres au plus hautes eaux. Celte .eau est amenée par un tunnel de 3o ni de longueur, une canalisation en tôle de 1 m de diamètre et 60 m de longueur, un second canal do 385 m de longueur et enfin une canalisation en tôle de 1 m de diamètre et de 58 m de longueur.
- Cette eau est utilisée par trois turbines do 4°o chevaux ; deux seulement d’entre elles sont en marehe au moment des basses eaux. Chaque turbine commande directement un alternateur triphasé donnant une tension do 60 volts, avec une vitesse de 35o tours : m.
- Deux machines à billes permettent de pulvériser respectivement 4000 kg de chaux et ï 5oo kg de charbon par jour. De ees moulins les matières pulvérisées sont amenées au moyen de wagonnets à une balance automatique, puis transportées au moyen de deux élévateurs dans un malaxeur à vis d'Archimède où s'effectue le mélange. Du malaxeur le mélange tombe dans la trémie d’alimentation des fours électriques ; celte trémie est placée au-dessus de la salle de refroidissement, et la chaleur abandonnée par le carbure en so refroidissant est en partie utilisée a enlever l'humidité des matières premières. Deux moteurs électriques, Tun de 16 chevaux, l’autre de 12 chevaux actionnent les diflcrcnts appareils mécaniques.
- La salle des fours a une longueur de jo m et une largeur de 11,5o m. Neuf fours douldes sont en service, l'emplacement nécessaire à l’installation de trois autres fours
- (’) Les chutes captées dans ces dernières minées sont tes suivantes :
- Meriin sur l'Etsciii-.......................................................
- Pnternion sur le Kreuznerbach...............................................
- Leud-daslein sur le TeU'cnVauh..............................................
- MajUrei sur le Siü nflluent de Tlnn iTyroi).................................
- Jaïee (Bosnie) sur la 1'*lira...............................................
- T.ohkovice (Bohème) sur l'Elbe..............................................
- Iverkn (Hongrie) sur la rivière du même nom..........................
- I’rclrozeny à la reneomre des Szill Bulgare et Transylvanien où se trouvent
- Alrnissa (Dahnalie) sur la Getiua...........................................S
- Une dérivation prise sur la même rivière à Ivrajelvac donnera une seconde
- 6 000
- ^ ^ Total............................79300 chevaux
- P) Voir t. XIII, p. 172, 6 mai 1899.
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- doubles a été réservé. Chaque foui* dépense 120 chevaux ; trois fours doubles reçoivent l’énergie d’un même alternateur.
- T j’usine de Lend-Gaslein est située près de l'embouchure du Teufenbaeh, au bas de la chute Gasteiner-Aehe qui, tombant d’une hauteur de 63 m lui assure une puissance de 4 000 à 5 000 chevaux. Elle fabrique de l'aluminium et du carbure de calcium. L'installation hydraulique a été faite par MAI. Esclier, Wyss et C,e. Il n’a pas été possible d'obtenir de renseignements sur le matériel de fabrication du carbure do calcium.
- L'usine de Natter qui appartient à Allgemeine Carbid und Aeetylen Gesellschaft de Berlin est située sur la ligne de Bozen à Inn.spruek à 8 km do cette dernière ville.
- L’usine se trouve dans une gorge très resserrée dans laquelle débouche le Sill qui lui fournit une puissance de 1 5oo à 1 000 chevaux.
- Le Sill est un torrent impétueux qui descend du Brenner et se jette dans l’Inn.
- Les turbines ont été fournies par la maison Ganz de Budapesth, le matériel électrique et les fours par la maison Siemens et Halske.
- L’usine a la forme d’un vaste quadrilatère, avec un four à chaux annulaire occupant un des angles.
- L'usine de Ja’ice est la propriété de la Bosniche Eieklrieilats Aklien Gesellschaft. Elle est située près de la ville de Jaïce où la Pliva se jette dans le fleuve Yerbas. La Piiva traverse le lac « Oberen Pliva See » et en sort en impétueuses cascades qui se précipitent dans le Untcren Pliva «See.
- Ces chutes offrent un paysage d’une surprenante beauté et certainement l'un des plus grandioses qui soient en Europe.
- Le barrage de prise d'eau est établi à la sortie du lac supérieur. L'avant-canal a plus de 3 km de longueur, il arrive jusqu’au-dessus de l’usine en traversant tunnels d’une sectiou de 4 ni de largeur sur 3,^o m de hauteur.
- A la fin de l’avanl-canal se trouve une vaste chambre d’eau d’où partent. 2 conduits en tôle de fer de i,5om do diamètre.
- La chute débitant à plein canal peut fournir une puissance totale de 9 5oo chevaux.
- La force motrice est fournie par 8 turbines de 1 000 chevaux chacune, construites’par la maison Ganz et G0, de Budapest.
- Le matériel électrique et les fours à carbure de calcium ont été fournis par la maison Sclnickert.
- Les débuts de cette puissante usine ne semblent pas avoir été très encourageants et de grandes modifications sont projetées dans le matériel de fabrication.
- L'usine de Lobkovic.e est installée sur l’Elbe en un seul bâtiment qui comprend la salle des machines, avec massifs pour les dynamos, la salle des l'ours électriques, la salle du broyage, magasin et accessoires.
- La force motrice est produite par 3 turbines qui ont été calculées de manière à fonctionner avec un débit de 10,4 m3 à la seconde sous une chute de j, 5 m, ou 11 m‘‘ sous une chute normale de i,4o m ; chaque turbine peut donc fournir une puissance de 100 chevaux minimum et i5o chevaux maximum, avec une vitesse de 22,0 tours : 111.
- La force totale utilisée est donc de 3oo chevaux minimum et 4ao maximum.
- Le matériel électrique se compose d’un alternateur biphasé de 3oo kilowatts et d’une excitatrice de i5 klowalls. Dans la salle des fours sont installés 2 fours électriques avec régulateur de fonctionnement des électrodes.
- Au début de la mise en route de l'usine, la marche des fours était intermittente et l’on fabriquait du carbure coulé et en pains; par suite du système de four adopté, on a été
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- oblige de renoncer à la première de ces deux fabrications. Le carbure actuellement produit à l’usine provient de la fabrication en pains ; les blocs produits ont un poids moyen de a3o kg et, suivant la force disponible, sont de 3 à 4 par jour, ce qui donne une production do -ou à poo kg.
- Des analyses prélevées sur chaque pain de carbure, il résulte un rendement variant entre 290 et 3oo litres de gaz acétylène sous une pression de 760 mm et à une température, de i5° centigrades.
- Les matières premières parvenues à l'usine reviennent au prix de 22,60 fr la tonne de chaux et 58 fr la tonne do coke.
- La production annuelle de l’usine, qui s’élève à environ 3ou tonnes, est entièrement consommée en Bohème. Cette prodnetion n’est que le tiers de la consommation de la Bohème, le restant est importé des usines de Meran, Jaïce, Lend Gastein.
- L'usine de Pclrozeuy destinée à la fabrication du carbure de calcium est en projet. La chute de Pelrozeny, qui a été étudiée par M. Gin, appartient à l'Aoelylen Cas Action Ge-sellschafl, de Vienne; elle est formée en aval de Petrozeny par les rapides du Szill hongrois, dont le débit varie entre 14 et 3o m®. La hauteur de chute est de 23 à 24 m à l'étiage et de 22 111 pendant les hautes eaux.
- Le régime du cours d’eau est le suivant ;
- Débit minimum..................................... i3ro3 pondant 3 mois
- Débit intermédiaire............................... 20 — a mois
- Débit dos liant?" eaux...... . ................ 26 et pins pondant 7 mois
- Dans ces conditions, la puissance disponible serait de 3 000 chevaux pendant trois mois, 4 joo pendant deux mois, et 5 700 pendant sept mois, soit une moyenne de 4 800 ehe-
- En dessous de cette chute et après la réunion des Szill bulgare et transsylvanien se trouve une deuxième chute de 7 000 chevaux que l'on sc propose d’utiliser pour la fabrication de la soude caustique.
- Los usines d'Almissa sont également en projet. La grande'chute d’Almissa appartient à un syndicat comprenant le groupe belge de l'alumine, la maison Ganz de Budapest, etc. Elle serait obtenue par une dérivation de la Getina au moyen d’un tunnel de 8 km. La puissance, de 5o 000 chevaux environ, serait destinée à être consommée par diverses industries électrochimiques. Rien n'est encore certain au projet de l'aménagement de cette chute qui exigera des capitaux fort importants.
- La deuxième chute d’Almissa ou plutôt la chute de Krajelvac a été concessionnée à MM. Descovies, de Szepczynski et Gin. La puissance sera de 6 000 chevaux obtenus par une différence de niveau de 90 111 de hauteur. Elle sera utilisée par une usine centrale installée au bas de la chute, et transmise par courants triphasés à 12000 volts jusqu’au port même d'Olmissa où sera installée l’usine de carbure.
- Le rapporteur, M. John A. M.vthews, revendique en faveur de son compatriote, M. Wilson, l’honneur de la decouverte du carbure de calcium. « C’est en i8g4, dit-il, que M. Thomas L. Wilson découvrit (pie le carbure de calcium se produisait dans quelques-unes de ses expériences sur la réduction des oxydes réfractaires dans le four électrique, et entre juin et décembre 1890 il obtint aux Etats-Unis des brevets protégeant la manufacture du produit, les méthodes de sa conversion en acétylène, et on général, pro-
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- tégeant l'utilisation pour 1’éelairage de l’acétylène seul ou mélangé avec d’autres
- Exposant ensuite Ebistorique du développement de l’industrie du carbure de calcium aux États-Unis, M. .Mathews nous apprend que de 1895 à 1898 cinq ou six usiues à carbure furent installées dans ce pays. Ces usines éLaienl plutôt destinées à des essais qu’à une marche industrielle; eu 189- leur production globale fut de 192a tonnes représentant une valeur de 673700 fr. En mai 1898, la Union Carbide Company acheta ces usines et celle compagnie délient depuis cette époque le monopole de la fabrication du carbure aux États-Unis.
- Le premier soin de la Union Carbide Co fut de concentrer la fabrication du carbure dans deux usines seulement. : celle de Niagara Falls et celle de Saull Sainte,-Marie ; encore cette dernière ne produit-elle que fort peu de carbure. La presque totalité du carbure consommé aux Etats-Unis se trouve donc, fabriquée à l’usine de Niagara l-'alls ; quant aux nombres exacts de tonnes de carbure livrées par cette usine en 1898 et en 1899, la L'nion Carbide Co les tient secrets. Le rapporteur a pu cependant savoir que cette- usine n’utilise à celle fabrication que moins de la moitié de la puissance de :>.5ooo chevaux électriques dont elle dispose, que pendant la plus grande partie de l'année 1898 la marche de l'usine était, plutôt experimentale que commerciale, et qu’aeluellemcnt la production est d'environ 1 000 tonnes par mois.
- Le prix de vente du carbure est île 3 no fr la tonne pour des commandes d’au moins cinq tonnes ; pour des quantités plus faibles, la Loime est vendue eu moyenne 4^u R-
- La dépense d’énergie est d’environ 3oo X 24 chevaux-heure (soit 3oo chevaux pendant 2.4 heures) pour la production d’une tonne de carbure. Cette' dépense varie d'ailleurs avec la façon dont le four est conduiL; elle augmente quand l’intensité du courant augmente et' la tension aux bornes diminue. Le prix de revient d’une Lonne de carbure est estimé à 190 fr au plus.
- Les fours employés à Niagara sont du système Horrev. Ils sont au uombre de 120, Ces fours sont discontinus mais «les essais sont faits actuellement en vue de les rendre continus.
- Le carbure fabriqué à Niagara Falls est d’execlleute qualité. Les vendeurs garantissent la production de 5 pieds cubes d’acétylène par livre de carbure (soit i4"> litres par 453 gr, ou 3ia litres par kilogramme!, mais la production réelle de gaz est toujours supérieure à ce chiffre.
- l^e carbure trouve actuellement un débouché important dans les Etals de l’Ouest pour l'éclairage d’un grand nombre «le localités qui 11’ont ni gaz naturel, ni usine à gaz, ni station électrique.
- Au Canada il n\ a jusqu’ici que deux usines de carbure, l’une à Sainte-Catherine, l’autre à Ottawa. La première, qui dispose d’une puissance de 1 200 chevaux, produiL 1 200 tonnes de carbure par an ; la seconde, mise tout récemment en marche disposera d’une puissance do 5 000 chevaux. Dans l’uue et dans l’autre on sc sert, de fours Wilson à électrode centrale, le creuset servant de seconde électrotic. Le carbure fabriqué à Sainte-Catherine donne environ 290 litres d'aeéulène par kilogramme de carbure.
- En terminant, M. Mattews se plaint, des conditions quelquefois absurdes cl toujours très onéreuses qu’imposent les compagnies d’assurances aux propriétaires d’usines et de dépôts de carbure, conditions qui empêchent le développement de l’industrie du carbure. L’ex-
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- portai ion de ce produit se trouve également empêchée par les exigences de la plupart des lignes de navigation.
- A la suite de la lecture de ce rapport, M. AIotssan prend la parole. Il fait remarquer qu il avait indiqué la formation du carbure de calcium le ii décembre ificja, tandis que le premier brevet de M. Wilson u’a été rendu publie que le 21 février 189?) et que d'après ce brevet M. Wilson n’a cherché a qu'à surmonter les difficultés pratiques provenant dans le four d’un bain en fusion. » ce qui élimine toute possibilité de fabriquer du carbure de calcium. Il rappelle également celte conclusion du brevet de M. Wilsou : « J’ai appliqué mon invention a la réduction d’antres métaux que l’aluminium. Je la crois applicable à la réduction des métaux suivants : barvum, calcium, manganèse, strontium, magnésium, titane, tungstène et zirconium, » qui n’indique nullement la fabrication du carbure de calcium. Aussi M. Aloissau fait-il toutes ses réserves au point de vue de la validité des brevets de II. Wilson (').
- L’iMmsTRiv: ne cakbvue de cadcivm e:n Suisse
- Dans son rapport, M. A. Rossee fait ressortir J'influence considérable qu’a eu l'industrie du carbure de calcium sur le développement de l'utilisation des chutes d’eau en Suisse.
- « Jusqu'à l’époque de la découverte du carbure de calcium, dit-il, les forces hydrauliques étaient peu utilisées, il n’y avait, alors que deux usines éleetrochimiqucs importantes : celle de Neuhausen qui utilisait une partie de la chute du Rhin à Veuliausen (’Schaffhouse) pour la fabrication de l'aluminium, et l’usine de Yallorbcs fabriquant plusieurs produits électrochimiques, entre autres du chlorate do potassium.
- » C'est dans cette dernière usine que furent fabriqués sur l'initiative de son directeur M. Doucher, les premiers pains de carbure, livrés au commerce. Neuliausen suivit bientôt et peu après la fabrique d'aluminium de LuLevbach était transformée en fabrique de
- » Les débuts de la fabrication ayant été heureux et la demande surpassant de beaucoup l’offre, de forts capitaux furent mis à la disposition de l’industrie pour capter les forces motrices en Suisse. La eompag-nie de iSeuhausen augmenta le nombre de ses machines, et construisit Rheînfolden ; celle de Luterbaeh. se transformait en société d'éleclrochîmic et captait le Rhin dans la Via Mala à Tliusis fGrisons) ; Siemens et lialske, en coilahornlion avec la Société éleelvique de Wynau, construisaient une fabrique de carbure à Langenthal; la Société genevoise d'Electricité cl do Produits chimiques installait une usine à Vernier, près de Genève; la Société valaisane de l’Industrie s'installait pour utiliser les forces de la Pisse-Vache ; une seconde société endiguait dans le mémo but la Lonza; on construisait l'usine de Xidau, actionnée par l'Aar à llagneek (Derne'.i ; enfui les usines de Pestl Sparry à f loin s éSaint-Galli et celle de la société de Gurnelleu (Tri) étaient créées.
- » Les millions pleuvaient grâce aux dividendes de la sociélé de Nealiausen et la forte demande de carbure aux deux usines de Luterbaeh et de Laugenthàl qui ne pouvaient suffire à la demande. »
- Le rapporteur donne ensuite quelques renseignements succincts su r les diverses usines qui viennent d'èlre citées ; il s’excuse d’ailleurs de n’avoir pu les obtenir plus complets.
- du carbure de Calcium, Écl. Elect., t. IJI, p. -Vit.
- (J) Voir à ce sujet : A. Rigavlt. A propos
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- Les usines de Neuhausen emploient pour la fabrication du carbure 2 000 à 2 5oo chevaux répartis dans deux usines ; une partie de l'énergie est fournie par Je courant continu, une autre par des courants biphasés.
- La fabrication de l’aluminium étant actuellement très poussée, l'énergie utilisée à la fabrication du carbure est d’ailleurs assez variable.
- L'usine de Vernier utilise une puissance de 7 000 chevaux fournie par les alternateurs biphasés de l’usine génératrice de Chèvres. Des transformateurs de 200 chevaux abaissent la tension primaire de 2 000 volts à celle qui est nécessaire pour l'alimentation des fours. Ceux-ci sont au nombre de i3, dont ta de 5oo chevaux et 1 do 1 000 chevaux.
- L'usine de Langenihal a été détruite par un incendie le 5 juin 1900. Elle avait été installée en 1897 par Siemens et TIalske et était exploitée, en commun par ces constructeurs et la Société électrique de Wynau dont les installations proviennent également de Siemens et llalske.
- Les courants Lriphascs primaires conduits par mie canalisation d'environ 6 km de longueur étaient, transformés par trois transformateurs fournissant 3 000 ampères sous 45 volts. Les fours, au nombre de trois, fournissaient environ 5oo tonnes de carbure par an. Ils présentaient cette particularité que les électrodes se trouvaient maintenues automatiquement à la distance convenable.
- L'usine de Lonza établie à Gampel (Valais), utilise deux chutes créées sur la rivière Lonza. La chute inférieure de 115 m de hauteur actionne a turbines de 5oo chevaux chacune, couplées directement à des alternateurs biphasés à basse tension ; la seconde chute de 22.5 111 de hauteur actionne 10 turbines de 5oo chevaux couplées directement à un nombre égal d’alternateurs biphasés à haute tension. Les 2:100 chevaux fournis par la première chute sont utilisés directement pour la fabrication du carbure. Sur les 5 000 chevaux fournis parla seconde chute, la moitié seulement est utilisée dans le même but après transformation.
- L'usine de Vernoya appartient à la Société Industrielle du Valais, actuellement en liquidation ; la canalisation et les turbines sont installées pour une puissance de 4 5oo chevaux, mais jusqu’ici 900 chevaux seulement ont été utilisés par l'usine à carbure. Celle-ci est située à environ 1 km de la station hydraulique, près de la gave de Vernoya à laquelle elle est raccordée. Los fours utilisés sont ceux de la Gold und Silber Sheide Anstallt de Francfort. La fabrication a commencé en septembre 1899. Les sommes dépensées jusqu’ici s'élèvent à 1 85oooo fr.
- Les usines de Flums (Sainl-Gall) et de Gurtnellen (Uri) appartenant à P.-IL Sporry sont actuellement en construction ; elles disposeront d’une puissance de 9000 chevaux environ.
- L'usine de Lulerbaeh appartenant à la Société suisse d'Eleclrochimic, fabrique du carbure depuis 1896. Au débuL, l’énergie était fournie parle canal de l'Aar et de l'Emme; pins tard on utilisa en outre l’énergie électrique fournie par l'usine génératrice de Wynau. Le matériel est le même qu'à Langenlhal.
- L'usine de Thusis (Grison), appartenant aussi à Société suisse d’Electrochimie a été construite sur le modèle de celle de Luterbae. T.'installation hvdraulique permet d’obtenir une puissance de G 000 chevaux : 3 000 sont utilisés pour la fabrication du carbure et 5oo pour l’éclairage électrique. L’usine contient 12 fours d’une puissance individuelle de 2oo chevaux.
- L'usine, de Nid au reçoit son énergie de l’usine génératrice de Hagneck siluc'e à 8 km de distance, à l’enrlroit où se jette la nouvelle Aar dans le lue de ftienne, le cours de l’Aar ayant été récemment modifié pour abaisser le niveau des lacs de Neufehâtel, de Bienno et
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- de Moral. L'usine génératrice fournit 5 ooo chevaux dont i 800 sont livrés à la fabrique de calcium.
- Dans la seconde partie de son rapport, M. Rossel donne quelques renseignements sur les matières premières nécessaires à la fabrication du carbure. La Suisse possède des calcaires très purs qui donnent de la chaux à 99 p. iuo de pureté ne contenant aucune trace d’acide phosphoriquo. Le charbon est importé en totalité d'Allemagne et de France ; pour cette raison on le choisit d’excellente qualité. Le carbure livré est garanti comme donnant au minimum 290 litres d'acétylène mesuré à i5nC et 76 cm par kg, mais en général on obtient 3oo cl même 3io litres par kg.
- Passant aux débouchés du carbure de calcium, le rapporteur exprime le désir de voir ceux-ci s’étendre rapidement, car, pour le moment l’offre est supérieure à la demande. A la vérité, les installations d’éclairage par l'acétylène sont en voie de développement, tant pour l'éclairage public que pour l’éclairage des filatures et autres usines. Le carbure suisse ne contenant pas de phosphore de calcium présente d’ailleurs i’avantage de donner de l'aeélvlène 11'ayant besoin comme épuration que d’un simple lavage à l’eau. En terminant, l’auteur signale un détail de fabrication de l’acétvlèjie qui 11’est pas sans importance. D'après les expériences laites par M. Landriset, chimiste et directeur technique des usines de Vernier, il résulte en effet qu’en préparant l’acétylène par la chu Le du carbure dans une grande quantité d’eau, le gaz obtenu ne contient pas du tout d’hydrogène sulfuré, tandis que préparé, par la chute de -petites quantités d’eau sur le carbure, ce dernier gaz se trouve en assez grande quantité dans l'acétylène pour donner, ave»; F acétate do plomb, un précipité abondant de sulfure. 11 subirait donc, d’après ces résultats, d’employer des gazogènes à chute de carbure dans l’eau pour obtenir immédiatement de l'acétylène à un grand degré de pureté. Quant à l’explication de ces résultats, M. Rossel pense qu’elle est la suivante : Quand le carbure est mis au contact d’une petite quantité d’eau, la chaux formée 11e s’hydrate pas et ne se combine pas à 1 hydrogène sulfure qui alors se dégage; au contraire, quand le carbure tombe dans l’eau, il y a hydratation de la chaux, et cette chaux hydratée, se combine à l’hydrogène sulfuré (‘j.
- Le rapport de M. Lxcitoix nous fournit sur ce sujet des renseignements d’une certaine importance commerciale.
- En 1897. sur l’avis de la Commission nommée par la Compagnie de Chemins de fer pour le classement des matières dangereuses, le carbure de calcium fut range dans la seconde catégorie des matières explosives, ce qui correspond, pour les frais de transport, à la première série du tarif général majoré de 10 p. 100. Cette tarification était prohibitive, et à la fin de l’année 1893, presque simultanément les Compagnies de P.-L.-M., du Nord et de l’Ouest décidèrent de taxer le carbure, sous la condition d’un transport par wagons de 5 000 kg, à la deuxième série du tarif général sur le réseau du P.-L.-M., à la cinquième série du tarif général sur le réseau de l'Ouest, au barême 1 des tarifs spéciaux sur le réseau du Nord. Le 19 avril 1900 le bénéfice de la deuxième série du tarif général pratiqué par le réseau du P.-L.-M. était étendu aux réseaux de l’Est, de l’État.et du Midi. Enfin, à La même
- (J) Deux autres rapports sur l’industrie du carbure de calcium ont été lus en séaucc; l’un, dû à M. G.u.l, est relatif à l’état de cette industrie on France ; l’autre, dû à M. Palmaek, nous fait connaître l’état de cette industrie en
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- époque, le réseau de l'ÉLal obtenait l'autorisation de taxer à la troisième série du tarif général le carbure transporté par wagons d’au moins 4 000 kg- Le tableau I indique.les prix actuels du transport, résultant de ces diverses modifications dux prix primitifs ; la dernière colonne se rapporte aux trajets empruntant des lignes appartenant à deux au moins des réseaux du P.-L.-M.. de l'Est, de l'Orléans, de l'État et du Midi. Ces prix ne comprennent pas les frais accessoires (chargement, déchargement, etc.) qui s’élèvent à 1 fr par tonne pour les expéditions par chargements complets de 4000 et 5 mm kg
- rafic interne par wagon complet de 5 000 kg.
- Tarification
- bitre de calcim
- II. — Tarification actuelle du carbure dans les pays suivants :
- On remarquera que les tarifs des réseaux du Nord et de 1 Ouest sont les plus avantageux; malheureusement les concessions faites par ces compagnies 11e servent guère, d'après le rapporteur, qu’à permettre au carbure de Suède et bientôt peut-être à celui de l'Amérique, à venir faire une concurrence aux carbures français qui, tous produits dans les Alpes et les Pyrénées, doivent subir, pour arriver dans le Nord et dans l’Ouest, des tarifs infiniment plus élevés.
- Les tarifs des réseaux étrangers sont bien inférieurs comme le montre le tableau II. Il résulte de cet état de choses que les producteurs français ont souvent iulérèt à passer autant que possible par les lignes étrangères. Ainsi de Bellegarde à Lille par les ligues du P.-L.-M., de l’Est et du Nord, le prix du transport de 0 tonnes est de 88 fr 90 par tonne, tandis qu'en passant par les lignes suisses, allemandes ~et belges, ce prix n'est plus que de 56 fr 20 par tonne, soit une différence en moins de 3a fr. 70 par tonne bien que le trajet soit de 63 km plus long. En tenant compte du droit de douane de ij fr par tonne que
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- doivent payer les carbures entrant en France, l’économie résultant du second mbdo de transport est encore de 17 fr -o par tonne. Pour les mémos raisons il est plus avantageux pour transporter le carbure de Bellegarde à Milan de prendre les lignes suisses et italiennes que les ligues françaises et italiennes ; on réalise dans le second cas une économie de 3 fr 38 par tonne pour l'envoi de 5 tonnes et de 12 fr 48 par tonne pour les envois de
- Quant aux transports par eau ils présentent des diilicultés ; les grandes compagnies, telles que la Compagnie des Messageries Maritimes, la Compagnie Transatlantique, la Compagnie des Chargeurs Réunis, refusent de transporter le carbure autrement que par 200 kg au maximum sans aucune garantie et à des prix prohibitifs. Seules quelques compagnies privées acceptent cette marchandise à des conditions à débattre dans chaque cas particulier. Etant donné (pie le carbure de-Suède peut au contraire être facilement amené en France par voiliers à des conditions très avantageuses et transporté depuis nos ports à des conditions également très avantageuses par les compagnies de l'Ouest et du Nord, le rapporteur est d’avis qu'il y a lieu de demander aux compagnies de navigation de vouloir bien examiner la question afin de permettre à l'industrie française de soutenir utilement la
- (A suivre.) J. Bi.ONDTX.
- TRACTION ÉIÆCTIUQL'E VA R COCHANTS TRIRIUSÉS
- SUR LE CAX AL 1)E BRUXELLES A CIIARLEROI
- Ce n'est qu’au cours de ces dernières années que l'on a commencé à appliquer L’électricité à la traction des bateaux sur les canaux cl déjà les quelques installations de ce goure qui ont éfé exécutées font prévoir que cette forme de l'énergie ne tardera pas à prendre dans cotte nouvelle branche une importance analogue à celle qu’elle s’est acquise en si peu de temps dans les installations de traction ordinaire, tramvavs, chemins de fer. (-te... Nous n'avons pas l’intention de nous appesantir ici sur les nombreux avantages de cette nouvelle application de l'électricité, il suffit en effet de songer que l’on peut aisément doubler la vitesse de marche des bateaux et assurer en outre le service jour et nuit sans augmentation sensible des frais de premier établissement, pour comprendre aussitôt la l'évolution que l’électricité peut apporter dans ce nouveau mode de transport.
- L’installation que nous nous proposons de décrire actuellement et qui a été entreprise par la Compagnie générale de Traction électrique sur les voies navigables, de Bruxelles, emprunte un intérêt tout particulier à ce fait qu’elle est la première qui ait été réalisée au moyen de moteurs alimentés par des courants polyphasés ; nous verrons plus loin les avantages que présentait dans le cas actuel cette solution de la question.
- Le canal que celte société se proposait de desservir par la traction électrique réunit Bruxelles à Charleroi cl comprend doux parties (fig. Q : la première à petite section qui s’étend de Bruxelles à Senefle et présente une longueur de iy km ; la deuxième à large section va de Senelfe à Charleroi et comporte avec ses embranchements une longueur totale de 3n km environ.
- La partie actuellement exploitée a une section de 7.20 ni au plafond, i5,8o mau plan d’eau. u,i3m de tirant d’eau pratique ffig. >.). Les écluses et les ouvrages ont un pertuis de 2,Go m (fig. 3(. Le- trafic est considérable car ce canal joint les bassins liouillers du liai-
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- naut à Anvers et quoique les bateaux, dans la partie à petite section, soient de 70 tonnes, le tonnage commercial général du canal a dépassé en 1899, 700 000 tonnes. Le canal estfort envasé (fig. j) et l'étroitesse des ouvrages d’art, leurs- rampes d’accès (i4 p. 100 en moyenne) rendent l’exploitation très difficile.
- TRACTION ELLCIK KH L
- ;rvi par deux stations centrales ; l’une alimentant ’cq à km de Bruxelles ; l’autre appelée
- la première partie est située à Oisqi
- frofd normal du ccuial de C/uvdtroi a BnuceOet
- Fig, _ Profil normal du canal de Bruxelles à Charlcroi.
- à desservir la deuxième partie sera construite à Roux à 7 km de Charleroi. De ces deux stations, on n’a exécuté jusqu'à présent que la première qui dessert le tronçon de Bruxelles à Senefte.
- Etant donnée la distance relativement considérable sur laquelle devait s'effectuer le
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- transport d’énergie et comme, d’autre part, les moteurs de traction ne pouvaient être alimentés que sous une tension relativement faible, il était nécessaire d’établir de distance en distance sur toute la longuenr du canal des postes de transformation qui recevraient l’énergie de la station centrale sous forme de courants à haute tension et la distribueraient ensuite le long du canal sous une tension réduite.
- Pour l’alimentation de ces postes de transformation par les stations centrales, l’emploi
- ranls polyphasés à haute tension ôtait tout indiqué ;
- présence pour la distribution secondaire le long du canal. Lt
- première solution consistait à alimenter les moteurs de traction directement avec des courants polyphasés, les postes de transformation servant uniquement dans ce cas à réduire la tension des courants alternatifs et ne comprenant par conséquent que dos transformateurs ordinaires. La deuxième solution consistait à transformer dans ces postes les courants alternatifs à haute tensien en courant continu sous une tension de aoo volts par exemple pour alimenter avec ce dernier courant les moteurs de traction. Pour opérer cette dernière transformation, il était doue nécessaire d'installer dans chaque poste des transformateurs ordinaires réduisant d’abord la tension des courants polyphasés, puis des eommutatrioes transformant ces courants alternatifs à basse tension en courant continu. Comme il est facile de le voir, cette dernière solution entraînait des frais de premier établissement beaucoup plus élevés et de plus la présence de machines constamment en-mouvement dans chaque poste de transformation nécessitait une surveillance incessante, tout en offrant cependant une sécurité beaucoup moindre. Enfin comme la Compagnie générale de Traction électrique sur les voies navigables n’avait pu envisager la possibilité d’exploiter le halage électrique qu’en projetant d’utiliser la inème installation pour assurer l’éclairage des communes situées le long du canal ou à une certaine dislauce de celui-ci, M. Léon Gérard, ingénieur électricien, ancien directeur adjoint de lTnstUul Solyay de l’Universilé de Bruxelles, qui a dirigé les études et la construction de cet intéressant travail, fit adopter d’une manière exclusive l’emploi des courants polyphasés, solution qui était à la fois la plus économique et se prêtait le mieux aux diverses transformations de tension nécessaires, dans le cas actuel, pour 1 alimentation des différents réseaux de force et d’éclairage. Cette solution était d’autant plus indiquée que la population industrielle delà région à desservir atteint 6oo ooo âmes et est une des plus riches et des plus actives de l’Europe.
- Usine génératrice. — La station centrale (fig. 5, 6 et y) établie à Oisquercq au bord du canal comprend trois machines à vapeur qui ont été fournies par les ateliers de construction H. Bollinekx de Bruxelles. Ces machines du type monocylindrique sont d’une puis sance effective de ioo chevaux avec une vitesse de 8o tours par minute.
- Le diamètre du cylindre est de 4oo mm et la course du piston de 8oo mm; la consommation garantie est de 7,400 kg de vapeur par cheval indiqué. Le poids du volant
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- a été déterminé de manière à assurer aux machines un degré maximum d’irrégularité dans le tour de 1/200.
- A côté de la salle des machines se trouve l’emplacement des chaudières; celles-ci, au nombre de 3 sont du type Coi-nwall à loyer central avec tôle ondulée et tubes obliques;
- leur surface de chauffe es! de 76 nr par chaudière. Chacune d’elles est alimentée par un injectcur et nue pompe alimentaire. Toute la canalisation des chaudières est double, c'est-à-dire qu’elles communiquent toutes avec deux conduites générales en fonte, reliées également par une double canalisation à un cylindre en tôle d’acier servant de sécheur de
- Les dynamos, au nombre de 3 également, sont commandées à l’aide de courroies en coton par les machines à vapeur correspondantes. Elles ont été établies de manière à pou-
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- voir absorber une puissance de ioo chevaux, en travaillant sur des circuits inductifs tels que cos © = o,8. Elles l'ont 4oo tours par minute et fournissent des courants triphasés sous une fréquence de 4<> périodes par seeonde et en donnant directement à leurs bornes une tension polygonale de 6 ooo volts, tension qui avait été adoptée pour le réseau primaire. Les génératrices travaillent donc directement sur la ligne sans aucun transformateur intermédiaire, solution qui présente évidemment l’avantage d’être plus économique au point de vue des frais de premier établissement et d’avoir en outre un rendement plus élevé. Le rendement garanti en pleine charge était de 92 p. joo ; lors des essais, le rendement fut trouvé égal à 93,15 p. 100pour cos » = 1 et 92,5 p. 100 pour cos 7=0,8. Ces machines, comme d’ailleurs toute l'installation électrique de l'usine et des électro-moteurs de traction, ont été fournies par MM. Brown, Boveri et Gie, de Baden (Suisse) dont la haute compétence pour tout ce qui concerne les installations de traction par courants polyphasés est aujourd’hui universellement reconnue. Les dynamos sont du type à inducteur tournant et à armature fixe ; sur le prolongement de l'arbre et en dehors des paliers est fixée l’armature de l’excitatrice dont le système inducteur repose sur un support venu de fonte avec le bâti de l'alternateur. Chaque excitatrice a été calculée de manière à pouvoir suffire à l’excitation de 2 génératrices.
- Le tableau a été placé au-dessus des bureaux et domine par conséquent toute la salle des machines ; les canalisations réunissant les machines au tableau passent dans une galerie souterraine, ménagée entre les fondations des machines. Le tableau se compose de 5 panneaux juxtaposés dont 3 correspondent aux 3 génératrices, les deux autres servant : l'un pour lo départ des canalisations dans la direction d’amont et l'autre pour le départ dans la direction d'aval.
- Les excitatrices des trois machines sont montées en parallèle sur deux rails collecteurs. Pour faire varier simultanément la tension des 3 génératrices, on agit sur la tension des rails collecteurs d’excitation, tandis que pour faire varier seulement le voltage d’une machine par rapport aux autres, 011 agit sur la résistance en série intercalée clans le cire lit d’excitation de chaque alternateur.
- Lo couplage en parallèle des machines s’effectue de la façon la plus simple; sur le régulateur de chaque moteur à vapeur on a disposé un petit plateau que l'on charge plus ou moins pour faire varier la vitesse de la machine que l’on veut coupler. Le synchronisme des machines se constate comme toujours au moyen de lampes de phase alimentées par des transformateurs et le couplage s’est toujours effectué sans la moindre difficulté.
- Canalisation. —La canalisation comprend 4 réseaux distincts, à savoir : le réseau prî« maire à haute tension, les lignes de contact à basse tension; le réseau secondaire pour l’éclairage, divisé en amont et. aval ; et enfiu un réseau téléphonique privé.
- Le réseau primaire à haute tension est monté sur des isolateurs spéciaux placés à la partie supérieure des poteaux et disposés de manière à former un triangle équilatéral (fig. 8 et 9), ceci dans le but de diminuer la self-induction de Ja ligne. Ces isolateurs sont du type à triple cloche, leur hauteur totale est de 190 mm et le diamètre du manteau extérieur est de n3 mm,- ils ont été fournis 011 jturlie par la Société Merkelsgrün do Carlsbad et en partie par la fabrique de Hermsdorl’. Avant la pose, tous ces isolateurs oui été essayés à 20000 volts au laboratoire de la Compagnie. Pour éviter qu’en cas de rupture d’un fil primaire, les roseaux secondàires ne puissent se trouver subitement en contact avec la ligne à haute tension, on a disposé immédiatement en dessous de celle-ci un filet de sûreté formé de 3 fils galvanisés de 4 mm de diamètre, tendus parallèlement aux fils primaires et réunis
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- entre eux tous les 3 m environ par des fils transversaux de 2,5 mm de diamètre. Pour le passage au-dessus des routes, la ligne primaire est alors complètement enveloppée par un filet métallique dont les mailles ont environ io cm de côté,
- Fig. 8. — Vue du canal.
- Le réseau téléphonique est placé immédiatement au-dessous du filet et par conséquent entre les lignes primaire et secondaire ; il est formé de deux fils croisés tous les quatre poteaux, suivant la disposition proposée par M. Banneux, ingénieur en chef des Télégraphes belges.
- Au-dessous du réseau téléphonique est disposée la ligne secondaire servant à la traction. Les trois fils de trôlet qui ont un diamètre de 5 111m, sont placés dans un même plan
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- oblique par rapport au poteau et sont tous trois situés d’un même coté de celui-ci. Pour permettre le facile passage des trôlels, les fils de contact sont soudés dans des sortes de gouttières qui sont fixées elles-mêmes à des isolateurs en porcelaine. Le fil le plus bas est toujours à une hauteur minima de 5?5o m au-dessus du sol, sauf au passage des routes où cette hauteur est portée à y ni.
- Les poteaux en sapin de Russie eréosoté ont une hauteur variant de 8 à i4 ni ; ils sont
- Fig. 9. — ;Vue du tracteur.
- terminés à leur partie supérieure par un paratonnerre qui est mis directement en contact avec la Lerre, au moyen de ronce artificielle s’enroulant autour du poteau. Les filets de sûreté sont reliés aux ronces artificielles qui assurent leur bon contact avec la terre ; en outre tous les quatre poteaux environ, ies ronces sont reliées à une plaque métallique enfouie dans le sol. La distance moyenne entre deux poteaux successifs est environ de 35 à 4u m.
- Le réseau d’éclairage, qui réunit les postes de transformation aux diverses localités à éclairer, suit en général une direction différente de celle des lignes de traction ; aussi ce réseau est-il posé le plus souvent sur dos poteaux spéciaux.
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- Postes de transformation. — Los postes fie transformation (fig. 10) sont établis environ tons les 4,7 km ; ils sont constitués par une cabine divisée en doux parties par une cloison, chacune de ces deux parties ayant une porte d’entrée spéciale sur les faces opposées de la cabine. D’nn côté delà cloison sotrouve un transformateur triphasé complètement enfermé dans une caisse remplie d'huile, qui est mise en contact avec la terre au moyen d’une plaque métallique enfouie dans le sol. La canalisation à haute tension pénètre dans la cabine par la partie supérieure de celle-ci, puis se divise
- en deux embranche -aboutit au transforma-des coupe-circuits fusi-
- ments dont le premier teur après avoir traversé blés, tandis que le se-les coupe-circuits fusi-la cabine pour aller alitions transformatrices de la station centrale, blés sont du fvpe ordi-
- eond Iravei
- se égtileme
- blés niais sort ensuite de menter les autres sta-q\n sont plus éloignéés Ces coupe-circuits fusi-naire adopté par MM. ils ’ se composent d'un miné à ses deux extré-métalliques; le fil fusible deux mâchoires en pas-Co type de coupe-circuit
- Brown, Boveri et Cie ;
- tube en porcelaine termites par des mâchoires réunit entre elles les saut à rinlérieurdutube. présente l'avantage de
- pouvoir facilement être volonté et de servir par de section. Il y a donc cuits fusibles à haute len-isolerde la ligne primaire trois autres permettant munication entre les seau à liante tension.
- mis on place
- conséquent d’isolateur par cabine 6 coupe-cir-
- dont 3 servent à
- le transformateur, les de couper toute compostes suivants et le ré-
- Lcsenroiilements se-séries distinctes de
- d'une part avec la ligne d'autre part avec celle
- de traction d’amont et d'aval, ce qui permet section quelconque du ménagés dans les cloi-cabine permettent de
- d'isoler à volonté une canal. Des portillons sons extérieures de la
- manœuvrer ces coupe-circuits fusibles du dehors et sans qu’il soit nécessaire de pénétrer à l’intérieur de la cabine.
- Ou voit donc que toutes les précautions ont clé prises de manière à augmenter dans toute la limite possible la sécurité de l’installation et celle du personnel chargé de la diriger, et de façon à permettre l’exécution des réparations nécessaires sans avoir à interrompre pour cela le service général.
- La deuxième partie de la cabine renferme un téléphone ainsi que tous les outils de réparation, gants en caoutchouc, coupe-circuits fusibles de rechange, etc. ; en outre la cloison qui la sépare de l’autre partie de la cabine présente une ouverture ménagée en regard des coupe-circuits fusibles à haute tension dont la manœuvre peut ainsi être faite en cours de
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- service et sans qu’il soit besoin de pénétrer dans le local contenant le transformateur.
- Chaque station transformatrice est protégée par des parafoudres du type dit à cornes et qui sont placés à l'extérieur, sur une traverse reliant les poteaux d'amenée des conducteurs à la cabine.
- Les transformateurs sont du type triphasé à 3 colonnes réunies à chaque extrémité par une seule culasse. Leur puissance est de 19000 -watts et le rapport de transformation est calculé de manière à réduire la tension do 6000 volts à 600. voltage adopté pour l’alimentation des moteurs de traction. Le rendement garanti pour ces transformateurs à pleine charge et avec cos œ = 1 était de 9.4,8 p. 100 et lors des essais les mesures effectuées donnèrent un rendement de 90,7 p. 100 à pleine charge et avec eos 3 = 1. Comme nous l’avons déjà dit, ces transformateurs sont placés dans des caisses en fonte complètement remplies d’huile et l’isolement, en fut éprouvé en soumettant pendant une heure l'enroulement primaire à une tension de 12 000 volts par rapport à la masse.
- Tracteurs. — La traction des bateaux est effectuée au moyen de petites locomotives routières appelées tracteurs, qui circulent au bord du canal sur le chemin même qui était autrefois réservé aux chevaux de halage. Ce chemin est composé d'une bande de mauvais pavés de 0,80 111 (le largeur et d'une bande de chemin de terre macadamisée depuis par la Compagnie sur une largeur de i,a5 ni.
- Le tracteur (fig. t 1 n 14) comprend deux parties bien distinctes, d’une part le truck avec sa plate-forme et d'autre part le bâti qui recuit le moteur avec les transmissions intermédiaires et qui est réuni au truck par une suspension à ressorts. Le truck se compose d’une plateforme métallique reposant sur 4 roues, dont deux, celles d’arrière, sont motrices, les deux roues d’avant étant directrices. La plate-forme repose directement sur l’essieu d’arrière par l’intermédiaire des boîtes à graisse munies do ressorts à boudin; à sa partie antérieure au contraire elle présente un demi-tore en fonte dure qui repose sur un deuxième demi-lore fixé sur l’essieu d’avant ; entre ces deux pièces se trouve une rigole circulaire oit sont placées des billes d’acier de 35 mm de diamètre. Ce montage à billes a pour résultat d’assurer à la direction une très grande facilité de manœuvre. En outre le train d’avant est également articulé de manière à pouvoir pivoter autour d’un axe horizontal perpendiculaire; à la direction des essieux. Les roues sont en acier coulé; les roues motrices ont un diamètre de 0,70 in et une largeur de 0,20 m tandis que le diamètre des roues directrices est de 0,60 m et leur largeur de 0,10 111; enfin la distance entre les essieux est de 1,80 ni. La direction est effectuée à l aide d’un volant actionnant une vis sans lin; en outre un frein puissant manœuvré de la partie antérieure de la plate-forme permet de caler les roues arrière du tracteur.
- Le bâti qui reçoit le moteur avec les transmissions se trouve situé vers la partie arrière de la plate-forme à laquelle il est suspendu par des ressorts à boudin. L’éleetromoleur. dont la vitesse à pleine charge est de 58o tours par minute, attaque au moyen d’un pignon en cuir une première transmission intermédiaire faisant 116 tours. Cette transmission peut à son tour être mise en communication par un double embrayage à grilles, soit avec l’essieu moteur au moyen d’une chaîne de Galle, soit avec un treuil conique placé à la partie arrière de ce bâti, celle dernière transmission sc faisant par engrenages.
- Sur la partie do la plate-forme restée libre, e’esl-à-dire par conséquent enlre les organes de direction et le moteur, se trouve situé le siège du conducteur qui a, à sa gauche, la résistance de démarrage du moteur et à sa droite le commutateur inverseur qui permet de •renverser le sens de rotation du moteur. Enfin un deuxième siège a été disposé tout à fait
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- à l’avant du tracteur et faisant face vers l’arrière, de façon à permettre de conduire le tracteur aussi bien dans une direction que dans l’autre.
- Dans la marche normale, l’embrayage à griffes est toujours disposé de manière à ce que l'électromoleur actionne l’essieu moteur par l’intermédiaire de la chaîne sans fin. Cependant lorsque le bateau se trouve par exemple dans une écluse et qu’il s'agit de le faire démarrer, l'effort exigé est considérable et de beaucoup supérieur au couple normal que le moteur est susceptible de fournir. Aussi était-il indispensable de munir le tracteur d’un dispositif permettant d’effectuer ces sortes de démarrage d'une manière progressive et en développant un effort considérable. C’est pour permettre de réaliser ces conditions que la transmission intermédiaire au lieu d’actionner l’essieu moteur peut être mise en communication par l’embrayage à griffes cl au moyen d’un train d’engrenages réducteurs avec un treuil conique sur lequel vient s’enrouler la corde de traction. Lorsqu’on veut faire usage de ce treuil pour un démarrage difficile, on commence par immobiliser le tracteur au moyen du frein ou par des blocs placés sous les roues, puis on met en marche le moteur. La corde à laquelle est attaché le bateau commence par s’enrouler d’abord très lentement autour du treuil et en exerçant un effort de traction au moins égal à 5 fois l’effort normal. Au fur et à mesure que la vitesse du bateau s’accélère, le rayon du tambour sur lequel s’enroule la corde augmente et par conséquent la vitesse augmente constamment, jusqu’à atteindre à peu près sa vitesse normale. On débraye alors les freins du tracteur, on fixe la corde à son point d’attache normal, on accouple l’embrayage à griffes de manière à actionner l’essieu moteur et le tracteur se met en marche, remorquant à sa suite le bateau déjà lancé. Comme nous l’avons dit, le treuil conique est placé à la partie arrière du tracteur, mais afin que l’on puisse s’en servir quel que soit le sons de marche du tracteur, une série de rouleaux convenablement disposés font office de renvoi de mouvement pour permettre à la corde qui arrive par l'avant de venir s'enrouler sur le treuil.
- Les moteurs (fig. i5 et 16) placés sur les tracteurs ont été établis pour être alimentés par des courants triphasés sous une tension de 600 volts et une fréquence de 4° périodes par seconde ; ils sont enroulés à 8 pôles et. font par conséquent 600 tours par minute à vide. Leur puissance normale est de 5 chevaux, mais ils ont été prévus de manière à pouvoir fournir au démarrage un couple correspondant à une puissance de 10 chevaux.
- La partie qui reçoit directement le courant de la ligne est le rotor qui est formé de tôles juxtaposées et présentant de profondes rainures pour le logement des enroulements. Ceux-ci sont constitués par toute une série de bobines enroulées à l’avance sur gabarit et fixées ensuite, dans les rainures du rotor; celte disposition permet, en cas d’avarie dans les enroulements, de localiser très rapidement la faute, et de la réparer en très peu de temps, puisqu’il suffit de remplacer la bobine avarice par une bobine de rechange. Le rotor est connecté en étoile et les extrémités des enroulements aboutissent à 8 bagues munies de balais en charbon pour l'arrivée du courant.
- La partie fixe du moteur ou stator reçoit les enroulements secondaires montés également en étoile et qui se terminent, par 3 câbles aboutissant aux résistances de démarrage.
- Le moteur devant être placé sur In tracteur sans aucune protection contre la pluie, le bâti a été étudié de manière à former une carcasse métallique complètement close et les ouvertures de ventilation ménagées dans cette carcasse sont recouvertes par des rebords les protégeant entièrement, de façon à empêcher toute infiltration d’eau par- ces ouvertures.
- L'isolement des moteurs fut éprouvé lors des essais en appliquant pendant une demi-heure, entre les enroulements du rotor et la masse, une tension de 1000 volts à courant alternatif ce qui correspond à près de 3 fois la tension normale d’alimentation.
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- Los résistances de démarrage sont placées, Gomme nous l’avons déjà dit, à la gauche du conducteur du tracteur ; elles sont entourées par une tôle perforée permettant la libre circulation de l’air à l'intérieur de celfes-ei, pour en empêcher un échauffement excessif. Au démarrage on insère toutes los résistances dans les circuits du stator et le moteur développe alors un couple supérieur à celui correspondant à une puissance de 10 chevaux ; puis au fur et. à mesure que le démarrage se produit, on tourne la poignée pour diminuer les résistances insérées et augmenter la vitesse du tracteur. Lorsque la vitesse normale est à pou près atteinte les résistances sont mises hors-circuit et le stator est fermé sur lui-
- Ces résistances ont été calculées très largement au point de vue de réchauffement,
- pour permettre en outre le fonctionnement des moteurs à vitesse réduite, ce qui est parfois nécessaire à l’approche d’ouvrages d’art, écluses ou ponts, ou lors du croisement de deux baLeaux. La vitesse normale de traction est de hm par heure et elle peut être abaissée à •i km par l’inLroduction de résistances dans le stator.
- Lin inverseur de courant placé à la droite du conducteur permet de changer à volonté le sens de marc-lie du tracteur, opération que l'on est amené à effectuer assez fréquemment. En effet la largeur du chemin de halage est en général inférieure à s,5o m ; or les tracteurs ayant, un empattement de i,8o m et une largeur de i,a5 m, il est impossible de les faire tourner entre deux écluses et l’on serait donc obligé d’aller jusqu’à l'écluse la plus rapprochée pour trouver un emplacement suffisant permettant au tracteur de tourner, mais les conducteurs qui sont intéressés au nombre de bateaux-kilomètres effectués par jour, trouvent plus avantageux de ne pas tourner l’appareil sur la plate-forme des écluses et de le conduire en arrière en utilisant l’autre siège.
- De meme aussi la faible largeur du chemin en certains endroits ne permet pas le croisement de deux tracteurs ; aussi, lorsque deux automobiles se rencontrent, remorquant des bateaux cm sens inverse, on ne fait en généi’al qu’échanger les cordes des bateaux entre les deux tracteurs qui repartent alors chacun dans la direction opposée à celle d’où ils étaient venus. Cette dernière manœuvre se fait avec la plus grande rapidité et. sans entraîner le moindre ralentissement sensible dans la vitesse des bateaux.
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- Deux modèles de tracteurs sont ac tuellement en service, l’un avec bâti en fonte d'acier a été construit par les ateliers de la Sambrc, l’autre dont le bâti est exclusivement en tôle d’acier a été exécuté par les ateliers de .Marcinelle el Couillel; l’un et Pantrc sont établis sur les données et dessins, de M. Léon Gérard, administrateur délégué de la Compagnie générale do Traction électrique sur les voies navigables. Le poids du premier modèle est de 2000 kg et celui du deuxième; do 1 820 kg. En raison de l’état très primitif des routes parcourues, le modèle le plus lourd, fourni par les ateliers de la Sambre, a donné les meilleurs résultats au point de vue de la résistance mécanique, mais d'autre part sa consommation d’énergie est plus grande que celle du modèle plus léger.
- L’amenée des courants depuis les fils de ligne jusqu'aux tracteurs était, dans une telle installation, un point particulièrement délicat et auquel il convenait d’apporter toute son attention. La distribution étant laite par courants triphasés, il fallait établir une triple
- prise de courant; d’autre part la distance entre les trois fils de ligne pouvant varier suivant que ceux-ci étaient plus ou moins tendus, on ne pouvait songer à réunir entre elles d’une manière rigide ces trois prises de courant. Dans le système de trôlct, adopte dans les installations de traction sur les canaux du nord de la France, la rusticité du trùlel-eavalier avait donné lieu à quelques difficultés, et il était aisé de voir que ces difficultés ne pourraient que s’aggraver pour des lignes triples comme celles nécessitées par des courants triphasés. C’est ce qui amena la création du type spécial de trôlet dont nous donnons les croquis ci-contre (fig. 17, 18 et 19), et qui est. formé de deux roues en bronze d'aluminium montées à billes et dont les axes sont réunis par deux joues en aluminium pur; un contrepoids en plomb abaisse le centre de gravité de ce système au-dessous des points de suspension, de manière à lui assurer une stabilité suffisante. Le poids total de chaque trôlet est de 800 gr environ. Ces trois appareils sont réunis au tracteur par trois conducteurs souples formés chacun de 64 brins de 1/10 de millimètre, avec isolement en para. Ces conducteurs aboutissent sur la plate-forme de l’automobile au commutateur inverseur de courant qui sert également d’interrupteur.
- Considérations générales. —Comme nous Pavons dit plus haut, on a commencé par
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- l’exploitation de la première section du canal qui s’étend de Bruxelles à Seneffe et qui est desservie par la station centrale de Oisquereq. A la lin de l'année dernière, la canalisation était déjà posée sur une longueur de 22 km environ et sur une partie de ce trajet l'exploitation se faisait déjà d’une manière régulière; on a pu ainsi se rendre compte en pratique du parfait fonctionnement de toute l’installation.
- Dans les parties ou la ligne de halage est en trop mauvais état ou eneore où elle est encombrée par des opérations de chargement ou de déchargement, le halage électrique est
- remplacé par le remorquage électrique (fig. 20). Les remorqueurs électriques sont d'élégantes embarcations de 12 m de long, 1,80 m de large et 0,60 m de creux avec des lignes très effilées. Le moteur est un moteur triphasé de 12 chevaux iaisanl 800 tours par minute. L’hélice qui fait ,'iâo tours est commandée par un train d’engrenages formé d’un pignon en cuir aLtaquant une roue dentée en acier. Le tracé de l'hélice est à pas progressif. Les résultats obtenus par ce mode de traction sont remarquables au point de vue du rendement. Le moteur est alimenté par la ligne posée le long du canal à l’aide d’un trolel triple à câble passant sur une borne mobile de l’invention de l’ingénieur en chef de la Compagnie. M. L. Gérard.
- Les distributions d’éclairage et de force motrice que la Compagnie générait? do Traction électrique effectue dans toutes les localités qui se trouvent à proximité du canal sont exécutées sous une tension de 220 volts pour l'incandescence, 3o volts pour les arcs, 220 volts
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- pour les moteurs ne dépassant pas 5 chevaux et 600 volts pour les moteurs dont la puissance est de 10 chevaux ou plus. En ce qui concerne l’éclairage, notons cependant que les roseaux secondaires destinés à alimenter d’une part l’éclairage public et d’autre part les abonnés sont montés avec un fil commun.
- Le tarif adopté pour l’éclairage est le suivant :
- 55 centimes par kilowatt-heure fourni à la tension de 220 volts et pour les distributions entreprises à forfait.
- 3n fr par an par lampe de 16 bougies brûlant en moyenne 1 000 heures par an.
- i5 fr par an par lampe de 16 bougies brûlant en moyenne 5oo heures par an.
- Pour la force motrice, l’énergie est fournie au compteur à raison de 2a centimes le kilowatt. Les compteurs utilisés dans toute l’installation sont les compteurs Thomson ou les Chamberlain-IIookham.
- En résume cette installation qui se trouve maintenant depuis plus de six mois déjà en fonctionnement normal et régulier marque un pas nouveau dans les progrès de la traction électrique sur canaux et ouvre un champ nouveau à l’électricité. Il est à souhaiter que pareilles applications se généralisent et à espérer qu’il en sera ainsi quand on tient compte des difficultés techniques que les électriciens belges ont vaincues pour appliquer aussi heureusement l’électricité sur un canal à circulation très active, à très petite section, à tracé sinueux et sur de très mauvais chemins de lialagc. Pareille entreprise eût été presque impossible et à coup sûr non rémunératrice sans l’appoint considérable fourni par la vente de l’éclairage et de la force motrice. C’est grâce aux courants polyphasés que ce résultat a pu être atteint et il est hautement intéressant de le constater.
- P. Desombre,
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- RECHERCHES DIVERSES
- Sur l'électricité de contact, par F.-S. Spiers. Pkilosophical Magazine, t. XLIX, p. 70-90, janvier 1900.
- L’auteur se propose de déterminer, d’une manière plus complète qu’on ne l’a fait jusqu’ici, si la différence de potentiel au contact de deux métaux est due en tout ou en partie à la couche gazeuse qui se trouve à la surface de ces conducteurs reliés métalliquemenl.
- D’abord, l’attraction moléculaire qui s’exerce entre un métal et la couche gazeuse qui adhère à ce métal est, très probablement, d’un ordre de grandeur plus que su (lisant, pour qu’elle intervienne d’une manière très sensible dans le phénomène observé ; si on place les métaux dans des gaz différents, pour étudier les différences de potentiel qui s’y manifestent, sans s’occuper de la couche d’air qui adhère à la
- I surface de ces métaux, les conclusions qu’on en tire 11e peuvent pas être considérées comme exactes. Il faut donc, si l’on veut avoir des résultats comparables, commencer par éliminer cette couche gazeuse adhérente à la surface des métaux.
- Les premiers essais de M. F. Spiers ont été faits en employant, pour mesurer la différence de potentiel de contact entre deux plaques métalliques, une méthode qui est une combinaison de celle d’Ayrlon et Perry et de la méthode de compensation de Lord Kelvin.
- Les résultats définitifs ont été obtenus en employant la méthode originale de Volta concurremment avec celle de compensation de Lord Kelvin,
- Le dernier appareil employé par l’auteur se compose d'un tube de verre dans l’intérieur duquel se trouve une lame de platine isolée A
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- suspendue à un autre tube de verre B. Une seconde lame C (d’abord en platine, ensuite en acier) est suspendue au moyen de deux fils d’aluminium soudés en haut du tube de verre de sorte qu'elle pend librement, parallèlement à la première plaque et à une très faible distance de celle-ci.
- La lame C porte en outre trois taquets qui viennent buter un tube L eu aluminium relié à la terre en portant une feuille d'aluminium entourant à moitié la lame À et qui se trouve ainsi entourée par un éeran eommuniquant avec le sol. La hune C pouvait être écartée de A au moveu d’un électro-aimant placé en dehors du tube. Si la lame C était eu aluminium elle portait (pour que l’électro-aimant puisse agir sur elle) une miuce plaque de fer par derrière.
- Pour, pouvoir chasser la couche d’air qui adhère aux lames, M. Spiers commence d’abord par chauffer le tube de verre (la partie inférieure de ce tube était à cct effet eu verre dur) ; par un ajutage latéral on peut faire le vide dans le tube et y laisser rentrer le gaz désiré.
- En faisant le vide dans le tube, en le chauffant et en le laissant se refroidir lentement, on constate une diminution de la différence de potentiel de contact, diminution causée par l’oxydation de la surface de l’aluminium.
- Voici les résultats obtenus avec ce métal.
- Plaque C, polie ; différence de potentiel initiale.............e = i,4a volt
- Tube chauffe : vide de —^— min,
- Après ta heures avec une pression
- Le tube ouvert à l’air pendant trois
- ensuite " e = 0,72- »
- ilium était donc manifeste. Pour éliminer l’oxygène de l'air qui causait celte oxydation, l’auteur
- l’hydrogène; il obtient alors. .. e =. 0,<ji »
- La conclusion qu’un peut tirer de' ces résultats est la suivante.
- Même dans un vide sous l'hydrogène pur poussé très loin, à la pression minime de ^ ^ mm de mercure, et après quatre nettoyages des plaques d'aluminium soumises à l'expérience dans ce gaz-, il reste encore assez d'oxygène adhérant à la surface de ces plaques pour les oxyder complète-
- Maintenant, si cet oxygène est en quantité suf-fisaute pour produire l’oxydation du métal, il suffira aussi pour charger la lame (comme la théorie oleetrolytique de l’effet Volta l’exige). On ne peut donc pas, dans ces conditions, décider quel est le siège de la force électromotrice dans le phénomène de Volta.
- Mais ces difficultés multiples n’ont pas découragé Tailleur ; M. Spiers a, en effet, essayé finalement des méthodes chimiques pour pouvoir arriver à éliminer presque complètement l’oxygène qui adhérait à la surface des lames. Ces méthodes, ne sont pas applicables à l’aluminium çar l’affinité de T aluminium pour l’oxygène est beaucoup plus grande que celle de l’hydrogène pour l’oxygène ; ainsi, l'oxyde d’aluminium qui se forme à la surface des plaques ne peut pas être réduit par l’hydrogène (du moins par les procédés connus jusqu’à présent). Mais il y a un autre métal qui peut remplacer avantageusement Talumiuium : c’est le fer. La différence de potentiel entre le fer et l’aluminium est en effet suffisamment élevée (o,3 à o,5 volt) ; le fer peut en outre être chauffe à une température assez élevée sans crainte de fusion ou volatilisation et l’oxyde de fer formé est réductible dans un courant d’hydrogène au rouge-blanc. Mais il y a encore une autre propriété assez remarquable qui. est partagée par le fer et le platine : c’est que les deux métaux sont transparents pour l’hydrogène, à une température élevée (au rouge): en chauffant donc le couple Fe — Pt, dans un courant d'hydrogène au rouge, l’hydrogène pénètre dans les pores des deux métaux, se combine à l’oxygène qui s’y trouve, réduit l’oxyde
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- de fer et donné comme produit final de combinaison, de l'eau qui peut être absorbée par de l’anhydride pliosphorique ; ajoutons encore que le 1er et le platine absorbent, en se refroidissant, de l’hydrogène. 11 y avait donc beaucoup de chance pour pouvoir remplacer l’oxygène qui se trouve à la surface des lames de fer et de platine, intégralement par de l’hydrogène; en d'autres termes la valeur de la différence de potentiel entre les deux métaux pourrait devenir constante et c’est cette différence dé potentiel qui sera la différence de potentiel de contact entre le fer et le platine dans une atmosphère d hydrogène. Mais ces conclusions a priori ne sont pas vérifiées exactement par l’expérience. L’expérience apprend plutôt une autre loi, assez générale : c’est que le temps influe considérablement sur cette différence de potentiel de contact. Si on mesure, en effet, la différence de potentiel de contact entre les deux métaux immédiatement après leur refroidissement dans l’atmosphère d'hydrogène et ensuite à des intervalles de temps quelconques, on s’aperçoit facilement qu'elle varie avec ces intervalles de temps.
- L’auteur trouve pour la différence de potentiel de contact entre le fer et le platine dans ntic atmosphère d’hydrogène, e — — o,Go volt {le platine étant -)- envers le fer) ; en laissant entrer de l’air dans l’appareil cette différence de potentiel de contact augmente dans le sens positif et après 16 heures elle atteint la valeur e = — 0,17 volt.
- Quelle conclusion peul-on tirer de ces expériences et de ces nouveaux résultats? L’auteur est d’avis que la théorie’éleetrolytique de l’effet Yolta est confirmée par ses expériences : c'est-à-dire que Veffet Volta est une action électroly-iique du milieu ou des milieux qui entourent les métaux de nature différente. Nous avons vu, en effet, que la différence de potentiel de contact entre le Fe et le Pt dans une atmosphère d'air était e = -h o,3y volt; dans une atmosphère d hydrogène cette différence de contact prend la valeur négative de e — — 0,60 volt ; dans un mélange d’air et d’hydrogène {en laissant entrer de l’air dans le tube qui contient les lames dans une atmosphère d’hydrogène) après 16 heures de contact e = — 0,17 volt; enfin en chauffant les lames dans l’a:r pour aciiver le remplacement
- de I'hvdrogcne par de l’air cette différence de potentiel atteint -}- 0,22 volt.
- L’auteur finit son mémoire en indiquant deux expériences intéressantes à faire :
- 1" Chauffer une plaque de fer au rouge pendant plusieurs jours dans un courant, d’hydrogène pur et sec, la laisser se refroidir dans le même gaz pendant plusieurs jours et mesurer alors la différence de potentiel de contact entre cette plaque et une autre identique, mais qui n’a pas subi le traitement de plus haut ;
- a0 Même expérience avec deux lames de pla-
- Eugène Xéculcîa.
- Sur rinfluence de la proximité d’une masse sur la résistance électrique de conduction, par Dr. G. Gorre, (Pkilosophical Magazine, t. XLIX, P- 558, juin 1900).
- On connaît les recherches antérieures de l'auteur {Phil. Mag. juin 1897) sur l’influence de la proximité de certaines substances sur l’action d’une pile voltaïque : il avail reconnu que la présence d'une masse dans le voisinage d'une des électrodes d’une pile voltaïque altérait sa force électromotrice. Daus la préseute note, l’autour se propose d'étudier la même question au point de vue de la résistance électrique de conduction. La masse métallique qu’il a employée dans ces recherches est un cube de plomb pesant 80 livres, coupé verticalement en deux et dans l’intérieur duquel 011 pouvait introduire une bobine et un thermomètre ; l’isolement thermique et électrique était aussi parfait que possible. Le courant employé provenait d’une pile à éléments Cu— Zu et SCEIF; le nombre de ces éléments variait de 1 à 4°°- Le courant provenant de cette pile était en dérivation sur la bobine qui se trouvait à l'intérieur de la masse de plomb et sur une autre bobine pareille à la première et qui était novée dans de la paraffine ; le tout était relié aux bornes d’un galvanomètre très sensible, monté en différentiel. Les nombreux essais de l’auteur ne lui ont pas donné de résultat positif.
- Eugène Néculcéa,
- Le Gér
- C. N AUD.
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- Tome XXIV.
- Samedi 11
- 1900.
- r« Année. —
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut, — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Insiitut. — D. M0NN1ER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l'École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rolliu.
- L’EXPOSITJOiN UNIVERSELLE
- LES FONTAINES LUMINEUSES ET LE CHATEAU D’EAU
- Le succès (les fontaines lumineuses en 1889 fui si vif, qu’il inspira à l'administration do l'Exposition le désir de faire plus encore et mieux. Un concours fut ouvert, auquel prirent part plusieurs des plus importantes maisons françaises. Le projet de MM. Vedo-velli et Priestley se signala d'emblée à l’attention de l'administration par plusieurs avantages caractéristiques, dont le plus original était la possibilité d'illuminer des nappes d’eau très importantes.
- Pour arriver à ce but, les nappes sont divisées en gouttelettes d'une façon aussi complète que possible. Car, s’il est facile de rendre celles-ci lumineuses et de les irriser les unes par les autres, il est au contraire impossible de le faire pour des nappes pleines, qui meme avec de nombreux foyers placés derrière, n’apparaîtraient qu'éclairées et non lumineuses par elles-mêmes. L’éclairemenL de ces gouttelettes est obtenu par des rangées de lampes incandescentes de couleurs différentes et dont nous verrons un peu plus loin la disposition. Des résistances appropriées permettent de passer d’une couleur à une autre sans extinction, et en produisant toutes les couleurs, intermédiaires. Enfin l'idée de partager les effets lumineux en bandes horizontales et verticales, permet par un jeu bien réglé et mécanique, de donner l'illusion de mouvements lumineux de' translation horizontalement et verticalement, et même de rotation et de tournoiement en combinant les deux mouvements précédents.
- Quant à l’illumination des gerbes et des jets d’eau, elle est obtenue par des foyers à arc. munis de réflecteurs et de miroirs de réflexion, à travers des glaces-dalles insérées dans les radiers des bassins. Des écrans colorés sont utilisés pour les jeux de lumière. Ces
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- écrans qui. en 1889, étaient manœuvres à la main, ce qui supprimait toute harmonie dans le spectacle et nécessitait un personnel nombreux, coûteux et souvent fantaisiste, sont, solidaires d’un svstème mécanique ingénieux et. pratique emprunté au domaine si vaste de lelectromagnétisme. Les appareils de commande sont fort simples tout en étant très
- nditions, .MM. Vedoveili et Priestley furent officielle
- cliarfi
- de
- adopté, des galeries souterraines permettront de visiter toutes les dispositions prises, dans les sous-sols du Château d’Eau. Les visiteurs pourront meme, dans la chambre qui contiendra les appareils automatiques et les tableaux de distribution, grâce à un jeu de miroirs et un objectif puissant, jouir du spectacle lumineux qui se jouera au-dessus de leur tète, et dont l’image viendra sc faire sur un écran convenablement placé. Ce sera en mémo temps pour le mécanicien un excellent moyen de contrôler la bonne marche de tous les appareils.
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- Entrons maintenant dans le détail technique du problème :
- I. Division et éclairement des narres et cascades. — Pour diviser le plus possible l’eau des nappes, les rebords des vasques portent des sortes de peignes en fer entre les dents desquels sont insérées des lamelles de verre, d'autant plus nombreuses que la chute d'eau est plus grande. Pour les grandes cascades, il est même nécessaire de partager la nappe en deux autres, dont l'une est divisée artificiellement à la partie supérieure et l'autre naturellement à la partie inferieure. Dans ce but les rebords des vasques sont doublés.
- Fig. 4 et 5. - Eclairage de
- Comme nous l’avons dit, l’éclairement, de ces nappes est obtenu, et cela est tout à fait nouveau, par des lampes à incandescence logées sous le rebord des vasques, ce rebord formant d’ailleurs miroir {fig, i). Si la chute est assez grande, d’auLres rangées de lampes sont placées dans la maçonnerie des vasques, toutes ces lampes étant « chapeautées » — nous reviendrons tout à l’heure sur le chapeautage.— Enfin, souvent, on a recours au dispositif du miroir elliptique également logé dans la maçonnerie, et sur lequel nous donnons plus loin quelques détails.
- II. Éclairement des gerbes verticales. — Pour les gerbes verticales, on les éclaire a travers les dalles vitrées des radiers des bassins au moyen de foyers à arc de io, 12, i5, 25.
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- -5 ampères et de miroirs de réflexion soit en verre pour les faibles intensités, soit en fonte recouverte de vif argent pour les fortes intensités (fig. a et 3),
- III. Éclairement des gerbes paraboliques. — Pour les; saive de les éclairer d'abord par un faisceau réfléchi, dep prenant la majeure partie de la gerbe, et ensuite d’éclaii d'une glace insérée dans le radier et d’un foyer placé den même couleur que le foyer éclairant le départ de la gerbe (fig. 4 et 5).
- Comme le point de chute de la gerbe est incertain et. variable, on est conduit à donner aux glaces des dimensions assez grandes (fig. 4 et a), et. il y a à craindre que par instant la surface de celte glace soit découverte et n’apparaisse comme une surface lumineuse dont la lumière crue forait mauvais effet. On crée alors au point de chute un bouillonnement artificiel au moyen de tubes en plomb perforés cl (pii servent à faire rejaillir l’eau artificiellement pour en couvrir toute la surface de la glace.
- IV. Eclairement de la source principale supérieure. — Un procédé analogue sert à l’éclairement de la source bouillonnante du fond de la grande niche.
- L’eau arrive dans trois tubes circulaires T (fig. 6 et r) et s’échappe en peLites gerbes grâce aux orifices assez nombreux percés dans ces tubes. Les foyers à incandescence, solidairement reliés à ccs tubes, sont placés comme l’indique la figure. Les deux tubes supérieurs sont reliés au tube inférieur par un système à charnière qui permet aux premiers de venir s’insérer à l’intérieur du grand tube, tout l'ensemble étant à éclipse et disparaissant lorsque les eaux ne jouent pas.
- •bes paraboliques, il est néces-leur point de départ, et corn-la pluie retombante au moyen •rière, lequel sera toujours de
- Y. Dispositions générales.— Le chapeautage donL nous ^ .
- 1 ° Fig. C et 7. — Eclairage de In source
- avons parlé plus haut est un artifice permettant de rendre principale supérieure,
- invisibles les lampes à incandescence qui se trouvent pourtant en façade. On peint la partie anterieure de l’ampoule do façon à ce que la lumière qui passe à travers la partie peinte soit égale à la lumière réfléchie par le réflecteur placé derrière. Dans ces conditions, une surface recouverte de ces lampes apparaît pour l’œil placé à quelque distance comme uniformément éclairée.
- Quant au miroir elliptique, il est logé dans la maçonnerie; une fente est simplement ménagée pour le passage, sous un angle convenable, des rayons émanant du foyer, qui recueille par réflexion tous les rayons de la source lumineuse, placée à l’autre foyer (fig. 8).
- Pour que, cette fente, pendant, le jour n’apparaisse pas ombrée, on peut soit l’éclairer d’une teinte semblable à celle des parois voisines, so.it la fermer par un volet convenablement peint.
- Nous ajouterons que les jeux de lumière ne comportent que quatre couleurs. Ce sont : le bleu, le blanc, le rouge et le jaune. Mais nous avons vu comment on obtenait les couleurs intermédiaires.
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- Le poste des pompes se trouve au sous-so) sous la grande niche. Il contient également les deux moteurs électriques, type des moteurs de tramways, qui actionnent ces pompes. Quant au poste de commande, dont nous avons déjà parlé, il se trouve également au sous-sol, à la partie antérieure droite du Château-d’Eau. Il possède 3 appareils automatiques de distribution commandés par un seul moteur électrique; a tableaux, l'un pour les foyers à incandescence, l’autre pour les arcs.
- L’énergie accordée parle service des installations électriques est de 45o kilowatts. Cette
- energie est ainsi repartie : doo kilowatts pour l’incandescence, 100 kilowatts pour les arcs, 5o kilowatts pour le relèvement des eaux du bassin inférieur jusqu’au bouillonnement supérieur. Le courant utilisé est à 5oo volts sur 3 fils, c’est-à-dire a ponts de 200 volts. Les lampes à incandescence sont des lampes de 3o à 5o bougies faites pour fonctionner sous 220 volts. En les poussant à 25o, 011 les grille rapidement, mais, par contre, on obtient obtient un vif éclairement.
- Les foyers à arc sont de 10, 12, i5, 25 et ^5 ampères par 5, 4 et 3 en tension.
- Tous les miroirs réflecteurs sont paraboliques.
- Pour l’éclairement des nappes, les lampes à incandescence étant disposées par bandes, et les effets lumineux s'effectuant par bandes horizontales et verticales, c’est l’un des pôles qui est sectionné pour les bandes horizontales, et le pôle contraire pour les autres (üg. 9).
- La partie hydraulique a été confiée à MM. Pérignon et Vinet. L’eau nécessaire est fournie de la façon suivante :
- 900 litres par seconde à la pression de 4j,5o m ; 3oo litres par seconde à la pression de 64,4» m ; 200 litres par seconde à la pression de 33 m (relevage).
- Les figures que nous publions représentent :
- La figure n° 10, les chambres et fondations des bassins ; la partie droite montre les fondations et la partie gauche montre le plan des dispositions de.s bassins sans le radier.
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- Fig. D. — Tableaux pour les circuits à arc.
- La figure n° 12, le plan des sous-sols montrant la circulation possible du public. Les figures A à F, diverses vues prises dans les sous-sols.
- Fig. E. — Vue di^rbéoslal de réglage des circuits à incandescence.
- YI. Circuits ÉLECTRIQUES. — En
- les appareils employés et la disposi-
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- i. — Disposition des gla
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- tion des circuits nous examinons successivement l'éclairage par l'arc et l'éclairage par l'incandescence.
- i° Circuits d'arc. — Le courant venant du tableau général à courant continu Rétablissements Clémancon) arrive à un tableau Tort simple, composé d’interrupteurs, soit pour l'allumage, soit pour l'extinction des foyers. D’autres circuits sont destinés à envoyer le cotirant dans les solénoïdes <|ui commandent la manceuvre des disques de couleur. Tous ces circuits sont rassemblés à un appareil général constitué par des godets de mercure,
- au-dessus desquels daires de leviers, mécanisme absolu-celui d‘un piano ou interrompre ie reil est représenté tambour T mu par grâce à des têtes île placées sur sa sur-Celles-ci agissent sur des pièces telles extrémité les poin-extrémité des con-
- Iünfin à la base trouvent des leviers ARC mus par des
- i°L'n levierpour toutes les couleurs
- a"Un levii
- des pointes peuvent, par un
- mécanique, établir courant. Cet appa-par la figure i3. Le un moteur, soulève vis convenablement lace, les touches /. par des tendeurs k que m portant à une les 1* el à l’autre tre-poids CP. de l’appareil se généraux tels (jue manettes L desti-
- altumerou éteindre
- allumer Louto une 3 de ces leviers), liué à soulever pour pouvoir faei-cylindre T (levier
- r pour
- couleur (il y a donc y Cn levier destoutes les touches t lement remplacer le
- A)- ,
- L’appareil que erire est donc le dis-rants destinés au disques de couleur.
- constitués par un bâti de forme hexagonale supporté par u
- glace de réflexion. Les disques sont formés de deux moitiés séparées et équilibrées l'une par l’autre, et ayant un mouvement de mâchoire1. La carcasse métallique de ces demi-disques est solidaire du noyau d’un solénoïde, et les demi-disques s’ouvrent et se ferment suivant que le courant est interrompu ou passe dans le solénoïde. Pour les petits appareils, un seul solénoïde suffit à la manceuvre des deux demi-disques, articulés autour de deux axes parallèles et parfaitement équilibrés. Pour les grands appareils, chaque demi-disque esl inù par un solénoïde particulier. Lu couleur blanche s’obtient sur les disques ouverts, elle noir théorique, partons les disques fermés. Comme il serait impossible d’allumer à la fois el brusquement une «•entaine d’arcs, la première opération consiste à fermer tous les disques, on allume alors les foyers en fermant les interrupteurs du tableau d’arcs, on procède au réglage, puis cela
- nis venons de dé-S circuits tributcur des cou-jeu des appareils à Ces derniers sont table et placé entre l’arc et lu
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- fnit, on met le moteur de l'appareil distributeur automatique er adapté le tambour, correspondant à un spectacle déterminé. Ce
- i marche après spectacle étant
- on peut, en changeant le tambour grâce à l’artifice que nous avons vu, en commencer un autre et ainsi de suite, sans extinction.
- 2° Circuits d’incandescence. — La figure 9 montre la disposition des rangées de lampes à incandescence par bandes horizontales et verticales.
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- Ainsi que nous l’avons dit, c’est l’un des pôles qui est sectionné pour les premières, et le pôle contraire pour les secondes. D’où deux distributeurs automatiques absolument semblables, d’ailleurs, à celui que nous avons décrit pour les arcs.
- Le courant arrive à un tableau de distribution et se rend aux circuits des lampes soit directement soit en passant, par un rhéostat spécial et dont nous allons \oir l’utilité..
- Le tableau ne contient donc que des inverseurs. Quant au rhéostat il a pour but d’obtenir des jeux de lumière que M. Vedovelli et Priestlev ont appelés isoehroines. On passe d’une couleur «à une autre en passant par toutes les teintes intermédiaires.
- Etant donnée son importance, ce rhéostat est partagé (fig. i4 et i5) en trois parties, pour permettre une largeur de touches suffisante.
- La commande se fait mécaniquement au moveu d’un moteur situé au bout, de l’arbre F. Cet arbre actionne par une vis sans fin V, une roue D munie d’une manivelle M et d’une bielle R réalisant, une disposition analogue à ce qui est emplové dans la distribution Cor-lisa, mais en sens inverse, «le façon à transformer le mouvement de rotation en mouvement rectiligne alternatif des curseurs sur les touches successives du rhéostat. Ce mouvement s’elfectue ainsi très régulièrement sur toute la longueur de la course. Une seconde vis sans fin V' fait tourner d’un mouvement très lent un tambour T sectionné de façon à introduire une nouvelle couleur au moment où toute la résistance est intercalée, de telle façon que la nouvelle couleur est introduite presque nulle, pendanL que la précédente est à son maximum. À partir «le cet instant, le curseur en se déplaçant augmente insensiblement la deuxième couleur qui, se niélangeantà la première donne toutes les teintes intermédiaires. Après quoi, le curseur en revenant en sens inverse, éteint insensiblement la première couleur. Et ainsi de suite pour la couleur suivante. En sortant du rhéostat le courant passe-dans les appareils distributeurs.
- GAZOGÈXES RICHE ('}
- Le principe de ces gazogènes et les applications diverses du gaz qu’ils fournissent sont déjà connus des lecteurs de L'Éclairage Electrique par les articles qui ont été publiés dans ce journal en 1898 et 1899 r). Depuis celle publication, la Compagnie du Gaz Riché a apporté à
- (fi Exposé à l'!mnt'X(‘ de Vinoonnes.
- (s) T. P.vushkt. Gazogène Riche, t. XVK, p. 289-290, 12 novembre «898 et t. XIX, p. 416-422, «7 juin «899. Voir aussi-1. XVII, p. 8fi, 8 octobre 1898.
- Rappelons que le gaz Riché est produit par la distillation du bois, (ou autres matières organiques; dans une Il en rcsulte'un gaz n'ayant, besoin d’aucune épuration autre que celle qui résulte de sou passage dans un'laveur et
- saire à la production de 100 m8 de gaz ressort à 3,22 fr. ou 4,5 suivant le mode de chauffage employé ; mais il
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- SOS appareils quelques modifications de détail ; de plus elle a imaginé un dispositif très pratique dans le but. d'empêcher les variations brusques de pression dans les conduites amenant le gaz aux moteurs et un autre ayant pour effet d'étouffer le bruit désagréable auquel donne lieu la détente des gaz brûlés au moment de leur échappement. L'installation qui a été érigée à l'annexe de Vinecnues nous montre éés'améliorations él appareils nouveaux.
- Cette installation représentée par les figures i à 3 comprend un gazogène à deux cornues. pouvant fournir de i5 à iti m'1 de gaz à l'heure, un gazomètre d’une capacité de 5 m3 et les deux dispositifs dont nous venons de parler. Elle alimente : trois moteurs de trois chevaux effectifs des marques Otto, Le Gnome el Tangye; un four à moulle à récupération, système Emilio Damour, pour cuissons céramiques; divers brûleurs, chalumeaux et appareils de chauffage et d’éclairage ; enfin, mais par intervalles seulement, un moteur Lelombe d'une dizaine de chevaux, actionnant le ventilateur de mise en marche d’un gazogène Letombe. T,es cotes des figures a el 3 montrent que l'encombrement de l'installation est
- s on comptant le Luis A o. fr la tonne dans le j fr la tonne et !a main-d’œuvre à o,3o fr l'heure.
- fr la tonne dans les
- i W. kg' i8,oo fr iooo kg 2a,oo fr h, h 17-7QÛ-
- II
- i 12.0 m»
- 1416 kg 2,,(i4fr 688 kg n/lfr
- iy l M,?*» fi-
- ni
- 6.3 m3
- 77«kg 11,64 fr Vio kg 11,06 fr 22 h 6,60 fr
- 57,;o fr
- 29,90 fr 0,048 fr
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- La coupe verticale indique la forme maintenant adoptée pour les cornues de petites dimensions. On voit (ju’olles sont formées d'un corps en fonte cylindrique A, enfermé dans une gaine B en maçonnerie ; la partie supérieure, munie d’une porte de chargement avec fermeture à vis et joint d’amiante est maintenue par une dalle en terre réfractaire R fermant la gaine; la partie inférieure est reliée par un joint, d’amiante silicate à un pied de cornue horizontal 1) muni d’une porte E par laquelle on détourne à la pelle le charbon produit
- dans la distilJa-F qui conduit le Le gazogène
- tion et d u
- expose est ali-dcchets de bois, p eut être effectué houille; dans le gaz de la eom-dent directement les gaines B des
- rendent d'abord bre de oombus-
- TjO dispositif tenir sensible-la pression du prise qui amène
- est représenté par la partie gauche des figures 4 et 5, Il so compo retournée sur une cuve en tôle remplie d’eau et dont l’ascension est guidée par un tube métallique placé suivant l’axe de la cloche et glissanl le long d’un tube de moindre diamètre faisant corps avec la cuve. Au tube de guidage de la cloche sont fixés deux plongeurs tronconiques A et B. Le gaz est amené dans la cloche par la tuyauterie g et il est conduit au moteur par la tuyauterie T. La section de la première est calculée de manière à ce que son débit pendant un certain temps soit égal à la consommation maximum du moteur pendant le môme temps; la section de la tuyauterie T est plus grande, l’aspiration du gaz par le moteur se faisant d’une façon inleriuillente : ainsi elle est quatre fois plus grande que celle de la tuyauterie t si, comme c’est le cas ordinaire, le moteur est à quatre toi»ps.
- Le réglage et le fonctionnement de cet appareil sonl des plus simples. Avant de mettre
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- le moteur en marche on ouvre la conduite d'amenée du gaz et on met sur la cloche une tare, variable suivant la pression du gaz au moment du réglage, de manière cpie la position d’équilibre de l'ensemble corresponde à une ligne d'affleurement comprise entre les sommets a et b des plongeurs A et B. Quand le moteur est en marche l’aspiration du gaz fait baisser la cloche et le plongeur A sc trouve en partie Immergé: il en résulte une diminution du poids apparent de la cloche 4et par conséquent une diminution de la pression exercée par celle-ci sur le gaz; le gaz de la conduite de distribution passe alors par t dans la cloche et celle-ci se remplit, pendant.la durée des trois périodes du cycle qui suivent la période d’aspiration. Si la cloche monte alors plus haut qu’il ne convient une partie du plongeur B émerge et le poids apparent delà cloche augmente ; il en résulte une augmentation de la pression dans la cloche, et l'arrivée du gaz par la tuyauterie t se trouve empêchée. Des variations de pression ne se produisent donc dans la cloche qu’au moment où elle commence à être vidée par l’aspiration du moteur et au moment où elle achève de se remplir. En donnant à la cloche un volume suffisant et aux plongeurs une forme convenable, ces variations de pression ou « pulsations » se font à peine sentir dans la canalisation principale sur laquelle est branchée la tuyauterie l: de là le nom de « cloche antipulsatnce » donne a l'appareil. L’expérience a montré que ce dispositif remplace avantageusement les poches en caoutchouc <[iie l’on place ordinairement dans le même but sur le trajet de la conduite d’alimentation des moteurs à gaz et que les brûleurs, pour chauffage ou éclairage, branchés sur la canalisation principale ne se ressentent nullement, du fonctionnement <h*s moteurs même quand ceux-ci ûbsorbent la majeure partie du gaz annulé par la canalisation principale comme c’est le cas dans l'installation de l’Exposition (').
- (') La même cloche aiilipulsalrice, appliquée à la Compagnie centrale des Lmeris, à Paris, permet d'alimenter
- variations de pression occasionnées dans la conduite parles aspirations des moteurs quand ccuv-ri n’étaient munis que de leurs poches en caoutchouc, pourtant de grand volume.
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- Le dispositif destint
- d’échappement; le moteur Le Gnome lui permettant d’aspirer à nouveau I munir d’un pot d'échapp'
- cloche anlipulsatriec.
- diqiie, pa
- le bruit produit par l'échappement des gaz du moteur droite du moteur 31. Il se compose des mêmes organes (j ne le précédent : une cloche C2 renversée sur une cuve et dans laquelle pénètrent la tuyauterie T, aboutissant à la soupape d'échappement du moteur et la tuyauterie t, conduisant les gaz à l’extérieur. La seule différence consiste dans le mode de régulation de la pression dans la cloche, un ressort II étant employé dans ce but de préférence aux plongeurs, les variations de pression étant plus brusques que dans la cloche antipulsatriee. L’installation de l'Exposition montre d’une façon très nette la supériorité de ce dispositif sur le « pot d’échappement » ordinairement employé dans le même but : les deux moteurs Olto et Tangye alimentés par le gazogène, sont reliés à la cloche elié à cause de la forme île sa soupape après leur échappement et on a dû le
- en foute; le bruit auquel donne lieu l’échappe-contraste, l’intérêt que présente l'emploi de la
- SYSTÈME DE TRACTION A CONTACTS SUPERFICIELS II. DOLTER (J)
- (le système appartient au groupe des systèmes de traction à contacts superticiels dans lesquels la mise en communication de,s pavés de contact avec le câble d’alimentation s’effectue au moyen d’éleclro-aimants placés sous la voilure.
- Ce s électro-aimants sont disposés comme l'indique la figure i, qui montre une coupe de la voie par un plan vertical passant par l’axe d’un pavé de contact. On voit que leurs noyaux sont fixés inférieurement à deux barres de fer longitudinales frottant sur le pavé de contact et par leurs extrémités supérieures à des enlretoises en fer formant culasse. L’une des extrémités du fil isolé des bobines de ces électro-aimants est boulonnée sur l’uxie des barres ; l’autre extrémité aboutit au combinateur. De la sorte le courant, en marche normale, passe du pavé de contact aux barres du frotteur et traverse les bobines avant de se rendre aux moteurs et de retourner à l'usine par le châssis de la voiline et les rails. Le frotteur forme donc un long électro-aimant, excité par le courant qui fait mouvoir la voiture, une des barres constituant le pôle sud et l'autre le pôle nord.
- (J) Exposé dans Je palais La Bourdonnais, classe a3.
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- Chaque pavé de contact, dont, une coupe agrandie est donnée en figure oi, comprend : une boîte cylindrique en fonte au manganèse non magnétique ; un couvercle portant le plot de contact; un tube en ambroïne vissé au couvercle et contenant le dispositif qui doit mettre, au moment voulu, le plot en communication avec la ligne ; enfin une prise de courant vissée à la partie inférieure du tube précédent.
- La boîte cylindrique est fixée sur deux traverses en chêne lirelonnécs avec les rails;
- de cette façon le pavé reste toujours dans la même position par rapport aux rails, quelles que soient les déformations de la voie.
- Le plot de contact est formé de deux demi-disques en acier coulé noyé dans de T ambroïne qui assure leur isolement électrique cl leur séparation magnétique ; l'ensemble forme couvercle et est fixé à la boite en fonte par quatre vis {').
- p1 Dans un nouveau modèle de pave. l'amLroïnc est remplacé par du ferro-silicium non magnétique qui suftil pour empêcher les lignes de force magnétique de passer dune des moitiés à l'autre du plot de contact; l'isolement électrique est assuré par du bois paraffiné.
- La forme de ce modèle est également différente de celle représentée par les figures ei-joinles : elle est paralléli-pipédique. La section horizontale de la boite de fonte a les dimensions d’un pavé de bois, ce qui permet de loger facilement cette boîte dans les chaussées pavées eu bois.
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- Le dispositif de lenneture dû circuit, représenté par la figure 3, se compose d’un levier coudé dont le bras vertical, le plus long-, porte line pastille de charbon, et d’un support élastique portant une seconde pastille et relié au conducteur d’alimentation. Le petit bras du levier est formé d’un cylindre de fer doux reposant par deux tourillons sur deux pièces de fer fixées à Lune des moitiés du plot de contact. Le grand bras est constitué par un tube d’ambroïne à l'intérieur duquel est un fil d’aluminium reliant la pastille de charbon
- yliiulre de fer doux; deux conducteurs souples mettent avec les deux moitiés du plot.
- Quant au fonctionnement du système, il est des pl ment. Considérons en
- cylindre en communication
- nples et f
- marche. Comme nous d’alimentation dus mole circuit des électroest aimanté. Ce iïot-gueur plus grande que deux plots eonséeu-esl encore en contact par suite du mouve- [ extrémité avant vient vant; il est par eonsé-à cc moment et il ai-disques d acier de ce force du champ ma-vent, avons-nous dit, d’un demi-disque à
- le cylindre d acier du j<ig. a. — Coup
- turc du circuit; par
- attiré et son mouvemeet met en contacL le: courant est amené à la voiture par les de
- onçoit immédiate-effet une voiture en l’avons dit, le courant leurs traverse alors aimants et le frotteur tour avant, une lon-la distance qui sépare Lifs, sa partie arrière avec un plot lorsque, ment de la voilure, son rencontrer le plolsui-quent encore aimanté manie les deux demi-plot. Les lignes de gaélique, qui ne peu* piasser directement l’autre, se ferment par dispositif de ferme-suite ce cylindre est deux pastilles de charbon. A ce moment le x plots qui sont sous le frotteur. La voiture
- de contact.
- continuant d'avancer, le plot arrière cesse bientôt d’être en contact avfte celui-ci; il so désaimante et les pastilles île charbon sc séparent, tant par suite de l’action de la pesanteur sur la pastille mobile que par l’effet de la tension du ressort qui supporte l’autre pastille f1) ; le circuit sc trouve donc rompu et le plot cesse d’être en communication avec la ligne.
- Celte explication suppose, il est vrai, une condition qui peut ne pas être remplie, à savoir : que le frotteur est toujours en contacL avec lin plot actif, c’est-à-dire en communication avec la ligne. Or il n’en serait pas ainsi si deux plots consécutifs fonctionnaient mal, ce qui peut se produire sans gêner en rien le mouvement de la voiture, laquelle franchirait facilement ces plots par la vitesse acquise. Mais il est facile de remédier à cet inconvénient en niellant sur la voiLitre une petite batterie de quelques accumulateurs disposée en dérivation entre les extrémités du circuit des électro-aimants. Rendant la marche normale de la voilure ces accumulateurs sont traversés par une faible portion du courant d'alimentation cl se chargent; quand le circuit principal sc trouve rompit, ils se déchargent dans le circuit des électro-aimants et excitent ceux-ci^).
- d) Lu interrupteur est disposé sur le cimiit de ces accumulateurs afin de pouvoir supprimer l’aimantation du
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- Ajoutons qu'il ost extrêmement furrle d'empêcher qu’apr plot reste, par suite d’un mauvais fonctionnement de l’interrupteur, en communication avec le conducteur d'alimentation et. se trouve ainsi rendu dangereux pour les personnes ou les animaux marchant sur ce plot, il suffit en etfet. pour cela c|ue la voilure moite automatiquement en communication avec les rails le plot que le frotteur vient de quitter; si l'interrupteur a bien fonctionné, il ne se produit rien; si au contraire le plot est resté actif, un court-circuit a lieu et le courant de court circuit provoque la fusion du fil d’aluminium placé dans le bras vertical du levier de l’inlernipleur. Dans ce but, 1 arrière de la voiture est muni d’un frotteur, dit frotteur de sûreté, relié directement nu châssis et dont la longueur est suffisante pour que le courant de court circuit fasse sûrement fondre le fil d'aluminium (') pendant la durée du contact avec le plot 0.
- M. Doller revendique en laveur de son système plusieurs avantages sur les s-\sténos a contacts superficiels actuellement en usage, en particulier sur le système Diatto, utilise sur une
- i le passage de la voilure i
- frotteur, et par conséquent isoler Je ht ligne le plot sur lcqu
- sur le combina-
- Iigne toutes les fois que l'on met le combinatour à l’arrêt.
- couper io circuit des lampes assurant l'éclairage de laToiluie et qui sont groupées par 'j en série sur une dérivation du courant principal, M. Doltcr dispose un second circuit d’éclairage avec lampes !t faible voltage montées en dérivation sur
- (fi D’après les essais faits par M. Doltcr l’alumniiuin est préférable au plomb ou aux alliages de plomb ordinairement employés pour la confection des fils fusibles,
- (3) M. Doltcr relie le frotteur cio sûreté au châssis par des barres ayant une résistance électrique calculée de nianièr ntensité suffisante pour faire fonctionner le disjoncteur à i ordinaire d'une installation à 5oo volts la résistance de
- rl-circuit est alors de 170 ampères environ, valeur
- disjoncteur d’une canalisation de quelque importance
- Cette disposition est, suivant l’inventeur, avantageuse au point de disjoncteur provoque en effet un arrêt du service sur toute la partie du hors d’usage d’un pavé de contact par fusion du lil d'aluminium 1
- barres est d’environ 3 ohms: l'intensité du cou-al insuffisante pour faire fonctionner le
- l’exploitation. Le fonctionnement du
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- des lignes du’réseau de Tours (*) et. sur un grand nombre des nouvelles lignes de pénétration dans Paris.
- En premier lieu il estime que son dispositif de fermeture et d'ouverture du circuit d’alimentation est d'un fonctionnement plus siir que celui du système Diatlo. Celui-ci exige en effet, que le niveau du mercure dans lequel flotLe le clou de contact soit parfaitement réglé; s’il est trop élevé, le (don risque de ne pas redescendre suffisamment pour rompre l’arc, lorsque le frotteur a cessé de l’attirer ; s'il est trop bas, l'attraction peutn’être pas suffisante pour produire le contact. Dans le système Dolter, au contraire, un mauvais équilibrage du levier contact n'n que fort peu d’influence sur le fonctionnement, D’un autre côté, le flux magnétique produit par les électro-aimants est mieux utilisé dans ce dernier système que dans le premier, comme il est facile de s’en rendre compte en comparant la figure 3 de cet article avec la figure de l’arliele précité représentant le pavé Diatto (â).
- Un second avantage serait une plus grande robustesse de l’ensemble des organes des pavés, les pavés Dolter n’ayant pas besoin d'être noyés dans une masse d’asphalto comme ceux de Diatto et pouvant être solidement fixés comme il a été dit avec les traverses suppor-
- Un troisième lieu, lu forme du frotteur Dolter serait préférable à celle du frotteur Diatto. Le premier n'est en effet composé que de deux barres dont l'ensemble a une largeur plus petite que le diamètre d’un plot de contact, tandis que le second est composé de trois barres dont les extrêmes débordenL les plots. Par suite de cett<^plus grande largeur, il suffit d’une plus faible inclinaison de l’ensemble, par rapport à la verticale, pour que l’une des barres latérales vienne loucher le sol et provoquer ainsi un court-circuit, inconvénient qui se produit souvent aux aiguilles et aux traversées do voies et que l'on n'a pu éviter qu’en isolant soigneusement les tronçons de rails que le frotteur est susceptible de toucher.
- M. Dolter fait également remarquer que son système permet l’emploi d’uu dispositif de fittreté mettant automatiquement hors de service un pavé défectueux, tandis que le système
- pouvant franchir le pavé défectueux par la vitesse acquise. Il est donc préférable de ne pas faire fonctionner le dis-umuleur cl de ne pas s’inquiéter des pavés mis hors d’usage, du moins pendant la durée du service.
- ture s’arrêterait'de façon que lé frotteur ne se trouve en contact qu’avec ce pavé. Dans ce cas, nécessairement fort
- la poussant à bras d'hommes ou par la voiture qui la suit,'soit en y amenant le courant au moyen d'un bout de câble que l'on met eu contact avec le plot suivant rendu actif à l'aide d’un électro-aimant portatif, jusqu’à ce que le frotteur vienne on contact avec un plot en bon état.
- voiture, un plot de rechange devant toujours se trouver dans chaque voiture ; il. ne demanderait d’ailleurs que qtioj-
- Quant aux plots défectueux qui, ne gênant pas le service, seraient laissés en place, on les remplacerait pendant la nuit. Pour reconnaître leurs positions exacte il suffirait de munir la voiture effectuant le dernier parcours, d'un ampèremètre enregistreur. Chaque jjlot défectueux sc trouverait indiqué par une rupture du courant et pourrait
- (q Voir L Éclairage Électrique, l. XIX, p, tai, 29 avril 1899.
- (2) Rappelons que dans ce dernier système les électro-aimants ont leurs noyaux disposés horizontalement entre deux barres de fer situées de part et d’autre du frotteur proprement dit et que chaque pavé est muni d’une pièce de fer recourbé dirigeant vers le clou de contact les lignes de force magnétique émanant de ees deux barres. Comme ccüc pièce de fer est nécessairement séparée des barres du frotteur par un entrefer assez considérable, l’utilisation du flux magnétique des bobines est évidemment moins bonne que dans le système Dolter où les deux barres du frotteur viennent en contact avec les pièces d’acier destinées à diriger- les lignes de force magnétique vers le cylindre du lev er de contact.
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- Piatlo, tel qu'il est Installé à Tours, no le permet pas. On se souvient, en effet, que le dispositif de sùrelé employé à Tours a seulement pour effet do signaler au conducteur d’une voilure qu’un plot est resté en communication avec la ligne d’alimentation, bien que le plot reste dans cet état tant que le conducteur ne l’a pas enlevé.
- Ges a\untages et quelques autres d’ordre secondaire ne pouvaient guère être mis en évidence que par l'application du système. La société propriétaire des brevets J)olter a fait
- équiper avec ce système tirië Voie d’environ -5o ni de longueur située près de la porte Maillot et faisant partie de la ligne allant de cette porte à Süresne. Depuis le 3o mai dernier, une voiture (fig. 4) circule constamment sur cette voie; elle a effectué actuellement un parcours de plus de r 900 km sans qu'on ail eu à enregistrer aucun incident dû à une défectuosité du système.
- J, Ukyvaj..
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- CONGRÈS INTERNATIONAL DK CHIMIE APPLIQUÉE1
- Action du carbure de calcium sur quelques corps organiques
- Sous ce titre, il. Gin fait connaître les résultats de quelques expériences dans lesquelles il faisait réagir du carbure de calcium sur l’alcool mélhylique, l’aldéhyde éthylique ou l'acétone.
- Avec l'alcool mélhylique i! a obtenu de l'acétylène et un résidu solide forme par la combinaison de l’alcool avec la chaux provenant de la réaction. On a •> CH* *0 + CaC* = 3CiHî + CaO,
- et CaO fixe l’alcool pour donner \ GH:0, CaO (2).
- L’opération se faisait dans un disgesteur de Payen sunhonlé d’un réfrigérant, destiné à séparer les vapeurs d'alcool entraînées. Le gaz provenant de la réaction était recueilli dans un absorpliomètre de llaoult. contenant du chlorure cuivreux ammoniacal. L'absorption par ce réactif atteignit constamment p5 à 98 p. 100 du volume total.
- Avec I'akléhvde cfhvlique, l’opération s'clfectuant également dans le digestcur de Payen,
- 011 a 2 C2IIsO + CaCï— CaO’-H* -f- 3CJH2.
- Avec l'acétone, placé dans un vase ouvert dans lequel on verse du carbure pulvérisé, on 11e constate aucun dégagement gazeux. Le précipité formé est verdâtre; calciné il donne environ 67 p. 100 do (diaux. Le liquide filtré et distillé dans un appareil à distillation fractionné donne un gaz soluble dans le chlorure cuivreux ammoniacal mais n'y produisant aucun précipité, un liquide incolore-distillant au-dessous de ioo° et un liquide jaune non volatil à cette température. M. Gin poursuit l’étude do ces corps.
- Appareils d’éclairage a l’acétylène
- M. Bksnard, président de la classe 70 (Appareils cl procédés d’éclairage non électriques) donne la nomenclature des divers appareils d’éclairage à l’aeélvlène exposés soit à la classe aux Invalides, soit à l'annexe de Yincermes. Nous avons reproduit dans le Supplément du dernier numéro la liste de ces appareils ; rions nous bornerons à donner ici, la répartition des exposants suivant la nature des appareils qu'ils exposent:
- Appareils portatifs et lampes main...........................
- Appareils à contact, où l'eau attaque le carbure en dessous ou
- Appareils h chute de carbure dans l’eau, sc subdivisant eu deux groupes.
- (!) Voir f.’/iclairageÉlectrique du août, p. iG§-i83.
- (*) En iâgj, M. de Forcraml espérant obtenir 1 ethylale de calcium, lit agir du carbure de calcium sur l’alcool ilhyliqne en tubes scellés. Il obtint un gaz ayant la composition C’1!]0 ou n ClH“ et un résidu de composition
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- Quelques-uns de ces appareils ont été décrits en séances par leurs inventeurs ou constructeurs. Ce sont ceux de 31. Eourchotte, do M. Derov, de la Compagnie de l'acétylène dissous, de M. .TavaL, de 31. de Montais et de 31. 3tacc. Nous reviendrons plus tard sur ces appareils.
- Préparation et propriétés nu xoin d’acétïlène
- Dans cctto communication, 31. E. IIurou expose le procédé qu’il a imaginé pour préparer un noir de fumée bien pur par décomposition de l’acétylène.
- La noie publiée récemment dans ce journal sur ce procédé (R en a fait connaître le principe à nos lecteurs. Rappelons que contrairement à ce qu'ont proposé quelques inventeurs, 31. [lubou ne produit pas le noir d'acétylène par combustion incomplète de l’acétylène car on n’obtient ainsi qu’un noir souillé par divers produits de la combustion; il le produit par décomposition do l'acétylène comprimé dans un cylindre métallique très résistant, ce qui donne un noir très pur et de l'hydrogène.
- L’appareil d’essai, que l’on peut voir exposé dans l’annexe de la classe d’électrochimie, au Cliamp-rle-31ars, en bordure de l’avenue La Bourdonnais, se compose d’un tube en acier très résistant, fermé à scs extrémités par des obturateurs à vis et à pointes métalliques. L’un des obturateurs est muni d’un robinet à pointeau, servant à l'introduction de l’acétylène sous prcssion'ct à la sortie de l'hydrogène après la réaction; il est en outre muni d’un bouchon de mise de feu dont la partie essentielle est un lil métallique que l'on porte au rouge au moyen d’un courant, électrique. L’autre obturateur porte un cruslicr destiné a mesurer la pression au moment de la décomposition. On commence par chasser l’air du récipient en y faisant passer une partie de l’hydrogène provenant d’une précédente opération et on fait ensuite arriver de l’acétylène comprimé à 5 atmosphères; on ferme le récipient et on provoque la décomposition par Je passage du courant ; on laisse alors échapper l’hydrogène produit et on le recueille dans un gazomètre après l'avoir fait passer dans des flacons laveurs. Enfin, on dévisse les bouchons obturateurs pour retirer le carbone pulvérulent en masse qui remplit la capacité du tube.
- Ces essais ont montré que conformément aux résultats des expériences de MM. Ber-thelot et Vieille, la pression maximum au moment de la décomposition est d'environ 7a atmosphères, pression que des appareils bien construits peuvent supporter sans aucun danger; ils ont en outre montré que le noir obtenu est supérieur comme pureté et comme qualité aux noirs de fumée commerciaux même les plus renommés.
- D'autre partie prix de revient du noir d’acétylène permet de faire concurrence à ces derniers. 11 résulte en effet des calculs de M. TTubou que dans une usine produisant annuellement 100 kg de noir d’acétylène, le prix de revient serait d’environ 1 fr 10 par kg se décomposant ainsi:
- En supposant un prix de vente moyen de 2 fr le kilogramme (ce qui n’a rien d’exagéré le
- CsO, C'bLO ou CaO, n C*II60. Les phénomènes obtenus par M. Gin avec l’alcool méthylène sont donc analogues à ceux observes par M. Forcrand avec l’alcool éthylique.
- (’) L’Éclairage Électrique, t. XXIII, p. oxxxiv, 16 juin igoo ; voir aussi t. XX, p. 3Go, 2 septembre 1899.
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- noir de lampe calciné se vendant 2,90 fr et le noir de lampe de Francfort de 4 à 6 fr; le bénéfice serait donc de 0,90 fr par kilogramme. Ce chiffre correspondant à un bénéfice de 260 francs par tonne de carbure employé, il serait donc plus avantageux de transformer sur place le carbure de calcium en noir d’acétylène que de le vendre directement au consommateur pour produire, l’éclairage puisque dans ce dernier cas le bénéfice du fabricant n'est environ que de 100 fr par tonne.
- M. Hubou fait aussi remarquer : que dans beaucoup de cas on trouverait ainsi l’utilisation de résidus et de déchets de carbure de calcium sans valeur ; que bon pourrait avantageusement dans dos cas particuliers utiliser des carbures alcalino-terreux autres que le carbure de calcium, le carbure de baryum par exemple qui donnerait un sous-produit d’une valeur importante, la baryte ; enfin que fa fabrication du noir d'acétylène donne comme sous-produit de l'hydrogène qui sans aucun doute trouvera des emplois lorsqu'il sera préparé on grande quantité et à bon marché. Aussi eslimc-t-il que la fabrication du noir d’acétylène et de ses dérivés est appelée à prendre, dans un avenir prochain, un grand développement industriel.
- M.P. Sa.ka.tikh fait, connaître les résultats des recherches qu’il poursuit sur ce sujet en collaboration avec M. Sexderens et qui. bien qu’encorc du domaine du laboratoire, peuvent donner de nouveaux débouchés industriels à l'acétylène.
- Avec le cuivre les auteurs ont obtenu un carbure d’hvdrogènc nouveau de composition G7HS auquel ils ont donné- le nom de cuprène {').
- Avec le nickel, le cobalt et le fer divisés on obtient divers carbures résultant de l’hvJro-génation de l'acétylène (•; par l'hydrogène provenant de la décomposition 'que l’acétylène subit au contact, de ces méLaux comme l’onl. montré MM. Moissan et Moreu (s)
- En particulier avec le nickel‘réduit on peut avoir deux genres de réaction : réaction sans incandescence ou avec incandescence. Dans le premier cas, qui demande pour être réalisé quelques précautions expérimentales, on obtient de l’éthane, une forte proportion d'éthylène, des carbures éthyléniqnes supérieurs, de la benzine et homologues. Dans le second cas. qui se produit quand on fait arriver sans précautions i’ethylène sur le nickel réduit, on obtient un mélange gazeux très riche en hydrogène et en éthane, renfermant également de la benzine, mais fort peu d'éthylène.
- Les principes de l’analyse électrolytioue
- Suivant M. IIoLLA.ni>, qui présente celte communication, on a trop insisté en analyse éleetrolytique, sur la séparation des métaux basée sur les différences de teusions de polarisation de leurs sels, c’est à dire utilisant le principe suivant : Tout sel métallique, de même que tout avide et toute base, se séparent éleclrolytiquement sous Vinfluence d’une tension électrique minimum dite tension de polarisation.
- Ce principe n’est pas rigoureusement vrai en analyse, parce que, comme l’a montré Mernst, celte tension de polarisation dépend de la concentration du métal et que celle concentration diminue à chaque instant au fur et à mesure que le métal se dépose. * (*)
- (>) Voir LÉclairage Électrique, t. XXII, p. 23g, 10 février 1900. (2) Voir L'Éclairage Électrique, I. XIX, p. 3i5, 27 mai 1899.
- (*) Comptes rendus, t. CXXtl, p. 10.41, 1896.
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- La tension de polarisation e se compose, si l’on, néglige la tension ri nécessaire à vaincre la résistance /-du bain, de deux valeurs (oui à fait indépendantes l’une de l’autre : i° de la tension $>a nécessaire pour séparer les allions à l'anode ; au de la tension &c nécessaire pour séparer les cations à la cathode.
- Chaque sorte d’anion ou de cation a, pour une même concentration, une valeur déterminée (<§„ ou &,.)•
- Le tableau ci-contre donne quelques valeurs trouvées par .\ernst pour les tensions relatives à quelques allions et cations en concentration normale, c’est-à-dire à -y- grammes par litre, il étant le poids moléculaire et n la valence de l’ion.
- La tension de polarisation minimum nécessaire pour effectuer une éleetrolyse quel-
- séparation électrolytique la tension
- % el &a dépendeni de la
- En analyse éleelrolytique, où il y •. jours un grand excès d'unions pai port aux cations à précipiter, la co
- Iration des unions ne varie pas suffisamment au cours de l'électrolyse pour faire varier sensiblement la valeur &a. Au contraire la concentration des cations qui se précipitent sur la cathode diminue constamment au cours de l’électrolyse jusqu’à ce qu’elle devienne pratiquement nulle ; il en résulte des variations sensibles pour SP et par suite pour e les variations sont données par la formule de Nernst :
- où A- est une constante pour une même température, n est la valeur du métal précipité, c est la concentration des ions du métal et P est la tension de dissolution de ce métal. L’idée de tension de dissolution a été suggérée dans la théorie des ions par Tanalogie qu’on a établie entre le phénomène de l’ionisation et celui de la vaporisation : de même qu’un liquide (ou d’ailleurs tout autre corps) possède une certaine tendance à passer à l’état de vapeur et que la mesure de celle tendance est exprimée par sa tension de vapeur; de même une substance susceptible d’envoyer des ions en solution tend à passer à l’état d'ions et lu mesure de cette tendance est exprimée par sa tension de dissolution.
- D’après la formule précédente, on voit que si lu concentration c des ions du métal qui se dépose sur la cathode diminue en progression géométrique, la valeur de Sc augmente en progression arithmétique.
- A la température ordinaire (17”; on trouve que si la concentration est réduite au dixième de sa valeur, augmente de —’--?5 volt, n étant la valence du métal.
- Considérons en particulier, une solution de sulfate de cuivre en concentration normale, c’est-à-dire contenant —gr de cuivre par* litre ; cette solution peut être considérée comme
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- :lairage électrique
- pratiquement dissociée. Au fur et à mesure que la concentration des ions Ci) nuera par suite du dépôt du cuivre sur la cathode, les valeurs de et de les suivantes :
- • 19
- 1 As
- 3,6l
- i,6<
- i,«7
- - dimi-seronl
- Les concentrations plus petites sont pratiquement nulles en analyse.
- Les augmentations de la tension de polarisation auraient été encore plus rapides si l'on avait considéré des sels à métaux monovalents.
- Les considérations qui précèdent peuvent donc être, formulées ainsi :
- La tension minimum ci meure aux bornes d'une cuve électrolytiqua croit avec la dilution du sel.
- Si maintenant on classe les métaux par ordre décroissant île tension de polarisation pour une concentration déterminée, on voit (lableau ci-contre) que la différence des tensions de polarisation de deux métaux consécutifs est. bien souvent inférieure aux variations de cette tension au cours de l'éleetrolyse.
- En résumé, une méthode d'analyse basée exclusivement sur la séparation successive des métaux par accroissement graduel de la tension électrique aux bonnes, ne serait pas exacte. Ce principe permettra cependant de séparer les métaux ayant des tensions très différentes. On pourra par exemple séparer le cuivre ou l'argent, d’avec le nickel et le 1er, comme on le fait d’ailleurs dans l’analyse du cuivre industriel.
- Il faut donc chercher d’autres principes pouvant servir de hase à la séparation éleetrolyt.ique des métaux. 11. Ilollard se trouve ainsi amené à vous parler des sels complexes.
- Les solutions employées en électrolyse, que ce soient des solutions acides, basiques ou neutres, peuvent contenir le métal à l'état de sel simple (sulfate de cuivre, nitrate d’argent, etc...), de sel double (sulfate de nickel et d’ammoniuui, etc...) ou de sel complexe (zineale de sodium, arséniate de potassium, etc...).
- Un sel simple envoie son métal vers la ealode à l’état d’ions.
- Un sel double se comporte à l’électrolyse comme un mélange de deux sels simples, c’est-à-dire que les deux métaux se dirigent vers la cathode à l’état d’ions.
- Un sel complexe est un sel qui, en solution, se dissocie pour donner, non pas des ions-métal, comme dans les sels simples ou doubles, mais des ions complexes où entre le métal.
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- Les sels complexes que l’on rencontre le plus souvent en analyse sont les arséniates, les antimoniales, les sulfhydrates doubles de sodium, les oxalatcs doubles alcalins, les cyanures doubles de potassium. (La dénomination de double appliquée aux sulfhyilrates aux oxalates et aux cyanures est impropre; M. llollard la remplace parcelle de complexe.)
- Dans les solutions des sels complexes, un des métaux est le cation, le reste de la molécule est. l’aniou complexe contenant l’autre métal. Ce dernier ne pourra se déposer électroiytiquement que si l’anion complexe se dissocie à son tour ou si l’on décompose cet auion par un courant, à forte tension.
- Voici quelques exemples de sels complexes dissociés en ion complexe contenant rua des métaux et en cation constituée par l’ion de l'autre métal :
- 3Cn -f-AsOl i K 4 ZiLOÏÏp
- ICKCWZt,] O Kala te complexe de 7. if
- iK + fW^n
- K[(CAz2pAj complexe d’n
- Iv -fjCAz^Ag
- Dans un certain nombre de sels complexes, l;ion complexe est déjà eu partie dissocié, comme La montré Freudeuberg- ; le métal engagé dans cet ion se dépose alors directement à la catode comme pour un sel simple, avec cette grande différence cependant que la concentration des ions de ce métal étant toujours très faible, la tension aux électrodes doit être plus grande que pour un sel simple. C’est le cas du cyanure de cuivre par exemple.
- Il est facile de voir tout de suite l’application qu'on peut faire de ces ions complexes en analyse : ou commencera par séparer les différents métaux contenus» dans un mélange, par groupes, en utilisant la différence des tensions de polarisation relatives à ces groupes, à condition que cette différence soit très grande. Puis, dans chacun de ces groupes, on tâchera de séparer les métaux en engageant un ou plusieurs d’entre eux dans des ions complexes ; et alors : ou bien le dépôt éleetrolytique de ces métaux ne pourra se faire, ou si l’ion complexe est partiellement dissocié, le dépôt se fera, mais avec une tension de polarisation qui pourra être assez grande par rapport à celle des autres métaux pour que la séparation en soit rendue possible.
- M. llollard parle ensuite de l’influence de l'intensité et de la densité du courant en analyse éleetrolytique. Il énumère les différents tvpes à'électrodes employés et insiste sur la nécessité d’avoir des électrodes aussi concentriques que possible pour avoir de,s densités cle courant aussi homogènes que possible. 11 présente un nouveau système d'électrodes qui offre, pour un poids minime de platine, une surface utile considérable et une densité de courant suffisamment homogène.
- En terminant. M. llollard donne, comme application des principes précédents, la description de la méthode d'analyse suivante qu'il emploie pour les cuivres industriels.
- Dans une première opération, le cuivre et l’argent sont séparés à l’état pur par électro-lyse, d’avec les impuretés. Une oxydation, au moyen de l’eau oxygénée, du bain soumis à Télectrolyse empêche l’arsenic et l'antimoine de se déposer avec le cuivre. Le nickel, le
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- cobalt, le plomb sont dosés par voie éleetrolylique, le fer par mie méthode volumétrique à J'iode. L'arsenic, l’antimoine et l'étain sont séparés sur un nouvel échantillon par la distillation fractionnée de leurs chlorures. Les chlorures d'antimoine et d’étain distillant à la même température sont séparés dans le distillât, par voie élcelrolytique.
- Méthode de dosage é l e ctrolytloce du ulomu
- Celte méthode, exposée par M. Maiuiî a été récemmetil décrite dans ce journal . Rappelons qu’elle consiste à précipiter le plomb à l’état de sulfate ou de ehromate, à dissoudre ces sels dans l'acide azotique, en présence de cristaux d'azotate d'ammonium et enfin à élcclrolyser celte dissolution et peser le plomb déposé sur la cathode.
- Nouvelles applications de l’éi.ectholyse a la chimie analytique
- Dans celle communication, AL F. Dupont, le dévoué secrétaire général du Congrès, montre que ce n'est pas seulement en chimie minérale mais encore en chimie organique que l'électricité peut rendre des services pour la séparation et le dosage des corps.
- Ses recherches ont porté sur la préparation et l'extraction des divers sucres et sur le dosage de la potasse et de la sonde dans les végétaux.
- L'électrolyseur qui lui a servi, dans ces recherches se compose essentiellement d’une cuve en bois ou en verre, divisée en trois compartiments par des cloisons poreuses qui peuvent être en papier parchemin, en fibre végétale, en porcelaine ou en pâle d'amiante, le point essentiel étant qu’elles ne présentent pas de trous permettant le mélange des solutions. Quant, aux électrodes, elles sont constituées par des plaques métalliques dont la nature varie suivant le but à obtenir (platine, argent platiné, fer, plomb, aluminium ou zinc;. La source d’électricité permet d'obtenir une tension de i4 à 15 volts avec une densité de courant de 20 à 5o ampères par mètre carré d'anode.
- I. Préparation du sucre de betteraves ou de cannes. — On met le jus sucré dans le compartiment du milieu de l'électrolyseur, et de l’eau dans les deux compartiments latéraux. Dans le jus, plonge, comme anode, une lame de plomb ou d'aluminium; la tôle de fer est employée comme cathode dans les deux compartiments latéraux à eau.
- Aussitôt que les électrodes sont reliées aux bornes de la dynamo, l'élcclrolyse se produit. Sous l’influeuee du courant électrique, les matières albuminoïdes du jus sont coagulées, insolubilisées et se précipitent. Les sels sont décomposés ; les bases solubles (potasse, soude et ammoniaque) se 2’elrouvent dans les compartiments négatifs, tandis que les acides minéraux et organiques se combinent à l’oxyde du métal de l’anode pour former des sels insolubles qui se précipitent. La chaux et la magnçsie n'étant pas décomposées se précipitent au sein du jus sous forme de sels insolubles ; une petite quantité reste en dissolution.
- L’acide nitrique qui existe en assez forte proportion dans les betteraves, surtout dans celles qui proviennent de terres fortement fumées, est décomposé, transformé partiellement en ammoniaque que l'on retrouve dans les eaux négatives. Il va aussi, formaiion, au détriment, de certaines matières albuminoïdes, d’ammoniaques composées que l’on retrouve à la cathode.
- Quand le courant a passé un temps suffisant, toutes les matières organiques sont précipitées, toutes les bases solubles éliminées. Le jus est devenu clair, limpide et incolore.
- (') L'Éclairage Électrique, L. XXIII, p. 190.. 5 mai 1900.
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- et ne précipite plus par le sous-acétate de plomb. U ne reste en dissolution dans lo jus à côté du sucre, que des traces de matières organiques, de eliaux, de magnésie, et suivant l'anode employée, un peu de sel de plomb ou d’alumine.
- Si sur 100 gr d’extrait sec, le jus initial de la betterave ou de la canne contenait. 85 gr de sucres et i5 gr do matières étrangères, après éleetrolyse on trouve sur roo gr d’extrait sec 99,000 gr de sucres cl 0,000 gr d’impuretés. C’est dire que le sucre existe alors dans le jus traité pour ainsi dire à l'état de pureté.
- 11 ne veste plus qu'à concentrer et à faire cristalliser. On obtient directement tout le sucre en beaux cristaux absolument blancs.
- Quand on se scrl d’anodes en aluminium, on peut laisser dans le jus les sels d’alumine ; si on emploie des anodes eu plomb, on élimine la petite quantité de plomb resté en dissolution en le précipitant par J’acide sulfureux ou l'acide jihosphorique.
- Quand l'opération a été bien conduite, que la densité du courant 11’est pas descendue au-dessous de ampères, ni montée au-dessus de 5o par mètre carré d'anode, que la membrane poreuse 11e présentait pas de trous, on retrouve dans le jus tout le sucre, ou plutôt tous les sucres qui étaient primitivement contenus; il n'en passe pas dans les compartiments négatifs qui 11e contiennent que de la potasse, de la sonde et de l’ammoniaque. 1111’y a donc pas osmose, contrairement à ce que l'on croit. Les sucres restent intacts au sein du liquide positif.
- Outre les avantages que ce procédé peut présenter au point de vue de la fabrication indnstrielle du sucre, on voit immédiatement combien il est précieux pour rechercher, isoler, identifier et doser les différents sucres dans une foule do végétaux.
- Ce procédé est bien plus commode que celui qui consiste à précipiter les matières organiques par l'acétate de plomb, à éliminer l’excès de plomb par l’hydrogène sulfuré, vie., car ce dernier laisse toujours dans la liqueur tontes les matières minérales, et y introduit de l'acide acétique ; aussi esl-ü difficile de faire cristalliser les sucres ; tandis que ceux-ci cristallisent abondamment, à J’élat de pureté parfaite au sein «le la liqueur éleelrolytique, lorsqu'elle a été ensuite convenablement concentrée.
- Avec la densité de courant indiquée plus haut, un essai sur du jus à 1,070 «le densité, c'est-à-dire contenant environ i5 p. 100 de sucre, dure à peu près 1 heure et. demie à a heures.
- II. Préparation des autres sucres et des hydrates de carbone. — M. Dupont a aussi soumis à l’électrolvse les sucs exprimés do la racine de gontiauo contenant du genlianose, étudié par Rourquclol, de la racine de cyclamen contenant du cyclamose GuH2a011, des raisins, dos cerises, etc. ; toujours il a obtenu les sucres contenus dans ces jus à l’état voisin «le la pureté absolue.
- En soumettant le petit lait à l'éleclrolyse, puis évaporant et faisant cristalliser, on obtient de grands cristaux incolores.
- M. Dupont ne doute pas que cette méthode ne donne d'excellents résultats pour l’étude des autres sucres eL des différents hvdrates de carbone quel’on rencontre dans les végétaux, car les sucres et les hydrates de carbone ne sont pas altérés par l’élcctrolyse. On peut d’ailleurs opérer l'éleclrolyse des jus suciY-s d’une auLre manière :
- On vend Lun des compartiments latéraux à eau positif, l'autre négatif; le liquide sucré du compartiment médian subit l'éleclrolyse par influence, les acides passant à l’anode dans le compartiment positif, les alcalis à la cathode dans le compartiment négatif.
- Gelte manière d’opérer a l'avantage de n’introduiro aucun corps étranger dans le jus. niais elle a l’inconvénient d’exiger une grande force électroinotrice. la différence de potentiel
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- atteignant jusqu’à 5o volts, suivant la distance des électrodes et la température de la solution.
- III. Dosage de la potasse et de La soude. — .Vous avons vu que dans l’électrolvse des solutions sucrées, on obtient à l’anode, dans les compartiments négatifs toute la potasse et la soude primitivement contenues dans Je liquide, avec des traces plus ou moins fortes d’ammoniaque.
- Si l'on évapore cette eau et qu'on calcine ensuite le résidu, on a un culot blanc formé d'un mélange de potasse et de soude. On le dissout dans l’eau distillée, et on dose la potasse par les procédés connus, par exemple à l'état de chloroplatinale de potasse et réduction par le formiate de sonde. Par différence, on a la soude.
- Ce procédé permet de doser avec beaucoup de précision la potasse et la soude contenues dans les sucs végétaux. Si l'on veut se contenter de doser en bloc les alcalis, potasse et sonde, la seule pesée du culot suffit ; on peut aussi avoir recours au titrage alealimétrique.
- De nombreuses analyses ont donné pour le jus de betteraves la moyenne suivante :
- Lorsqu’on opère industriellement l'épuration des jus de betteraves ou de cannes, par l'éleetrolysc, on peut se servir pendant longtemps des mêmes eaux négatives, jusqu’à ce qu’elles atteignent un degré do concentration élevé, ou i3° Baume. C'est là un moyen de préparation industrielle de la potasse cl de la soude, comme résidu de la fabrication du
- Un fait à signaler, c’est que le papier parchemin peut résister pendant près de vingt jours et fournir un bon travail, tandis que dans le procédé de l’osmose sans éleelrolyse, il est hors do service au bout de quelques jours. L’électrolvse exerce une action conservatrice sur la membrane poreuse.
- Lorsqu’on veut faire le dosage, de la potasse et de la soude contenues dans des terres ou opère de la manière suivante :
- On atlaque l’échantillon de terre convenablement préparé, ioü gr par exemple, par 5 fois environ son poids d’eau bouillante additionnée de io p. 100 d’acide sulfurique. On fait bouillir une demi-heure, on laisse refroidir et on neutralise par du carbonate de chaux en poudre, puis on verse la bouillie dans le compartiment positif de l’élcctrolyseur, contenant une anode en plomb, et on fait passer le courant en ayant soin d’agiter constamment, le mélange avec une baguette de verre. Au bout d’une heure et demie à deux heures, et même quelquefois trois heures, suivant la richesse de la terre en potasse et soude, l’opération est terminée; il ne reste [dus qu’à récolter le liquide négatif des deux compartiments latéraux à l’aide d’une pipette, en ayant soin do maintenir le courant électrique.
- On évapore ce liquide à siccité, et après calcination au rouge sombre dans un creuset d’argent, on pèse. Le poids indique le total de la potasse et de la soude ; on reprend par l’eau distillée bouillante et l’on dose la potasse par la méthode au chloroplatinale. Par différence, on a la soude.
- Une terre de Roumanie qui par les procédés ordinaires d’analyse — attaque à l’acide nitrique — avait accusé une teneur en KOH de 3,640 pour 1 000, a donné par le procédé que nous venons de décrire 3,6ay.
- Sur les changements du potentiel électbique pendant les réactions chimiques
- L’aulcur. M, Ch. Zengiielis, rappelle que si on plonge un métal dans une dissolution
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- d’un sel de ce métal, la lame métallique prend un certain potentiel électrique, constant si la température ne change pas et si aucune réaction chimique ne se produit. Ce potentiel “ est donné par la formule de Nernst :
- où T représente la température absolue, n ralomicilé du métal, P la pression de dissolution et p la pression osmotique des ions du métal.
- Connue d'après cette formule le potentiel dépend de la pression osmotique et que celle-ci dépend de la concentration, il s’ensuit que la mesure du potentiel * peut permettre de déterminer la concentration d’une dissolution si les autres grandeurs entrant dans la formule restent constantes. M. Goodwin a appliqué cette remarque à la détermination de la solubilité des sels extrêmement peu solubles et d’un autre (.‘ôté M. Behrend s’on est servi pour l’étude des doubles décompositions entre deux sels. L'auteur l’a appliquée à une étude semblable.
- Comme exemple, M. Zenghelis cite l’étude de l’action du carbonate de sodium sur des sels métalliques. Si on plonge un fil d'argent dans une solution de carbonate de sodium et qu’on y ajoute une goutte d’une solution de nitrate d'argent, il se produit un précipité de carbonate d’argent A g2 CO3 ; en même temps le fi I d’argent prend un potentiel qui dépend du nombre des ions argent qui se trouvent dans la liqueur et qui proviennent de la dissolution et de la dissociation d’une quantité de carbonate d'argent extrêmement petite. Le potentiel de la lame d'argent, de66- milüvolts au début, tombe rapidement à 636, puis baisse lentement, sa valeur étant encore de 6o3 milüvolts au bout de 5 heures. En effectuant la même expérience avec le plomb et le cadmium on observe encore une variation importante du potentiel du fil métallique au moment où l'on verse le sel métallique dans la solution de carbonate ; le potentiel du fil baisse ensuite beaucoup plus rapidement que dans le cas de l’argent. Suivant SI. Zenghelis cette légère différence entre les résultats obtenus avec l’arg'ent d’une part et le cadmium et le plomb d’autre part, provient de ce que le premier métal ne peut donner qu'un seul carbonate, tandis que les autres peuvent en donner plusieurs.
- Des phénomènes analogues sc produisent lorsqu'on met quelques gouttes d’une dissolution d’un sel métallique dans une dissolution de phosphate ou d’arséniatc de sodium. Si l'on verse quelques gouttes de.polasse onde soucie dans une dissolution de sulfate de zinc ou plonge un tîl de zinc, le potentiel de ce fil subit également une variation importante mais les phénomènes sont alors un peu plus compliqués que dans les exemples précédents.
- M. Zenghelis a également, pu appliquer la formule de Nernst à la détermination de la quantité de sel ou de mêlai contenue dans une solution. Ainsi pour déterminer la quantité d’azotate d’argent contenue dans une solution donnée, on plonge dans cette solution un fil d’argent et l’on compare son potentiel à celui d’un fil d'argent plongé dans une dissolution d’azotate d’argent de concentration connue, les deux dissolutions étant reliées par une mèche en coton. Si les deux fils sont au même potentiel, c’est que les concentrations sont les mêmes. Si. l’inverse a lieu on étend d’eau la dissolution la plus concentrée jusqu’à ce que la différence de potentiel devienne nulle : les concentrations sont alors les mêmes et si l’on connaît l’une d’elles comme il a été supposé, la mesure du volume d’eau ajouté permettra de calculer l'autre.
- Pour déterminer la concentration d’une solution de chlorure on verse un volume connu de cette solution dans une solution d’azotate d’argent de concentration déterminée; après
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- précipitation du chlorure d’argent, on détermine la quantité d'azotate qui reste dans la liqueur mère par le procédé précédent. On conçoit donc que l’on puisse avoir indirectement la quantité de chlorure qui a servi a faire la précipitation.
- Une méthode absolument analogue a permis à AI. Zenghelis de déterminer la quantité de sucre contenue dans l’urine.
- Electrolyse des solutions concentrées d’hypochloiutes Réactions secondaires de l’élkctroi.yse
- M. A. Brochet expose les résultats de nouvelles recherches complétant celles qu'il a faites antérieurement et qui ont déjà été l’objet de trois notes à l'Académie des sciences analysées dans ce journal (i). Ces résultats sont les suivants :
- L’élude de l’électrolyse des solutions concentrées d’hypoehlorites montre que dès le début de la réaction et pendant un temps assez long les alcalis n’ont, aucune influence : La réduction est à peu près totale et l’oxydation représen te à peu près la moitié de celle prévue par la théorie. Mais lorsque la teneur eu hypoehlorilc diminue la réduction diminue également et d’auLant plus qu’il y a plus d'alcali; l'effet utile change alors et est finalement une oxydation. Quant à cette oxydation elle diminue également d’autant plus qu’il y a plus d’alcali. Eu somme la limite de la réaction est la même pour une solution cle chlorure et une solution d’hypochlorile renfermant la mémo quantité d’alcali.
- M, Brochet a encore remarqué que dans l’électrolyse des solutions concentrées d'hypo-chlorilc, la quantité de sel détruite soit par réduction, soit par oxydation est plus grande que ne l’indique La théorie. Cela tient à une auto-oxydation de l'acide hypochloreux mis en liberté au voisinage immédiat de l’anode, même en milieu très alcalin. Ce fail, quoique dépendant de l’électrolyse, n'est donc pas régi par les lois de Faraday. »
- Préparation et propriétés de deuc siliciures de dore
- M. Stock résume les recherches qu’il a faites en collaboration avec M. AIoissan sur les silieiures de bore Si Bo* et Si Bo6 obtenus par combinaison directe du bore et du silicium dans le four électrique (a).
- Sur les siliciures de per. Sur la préparation industrielle du silicium
- AI. Lereau. l’un des secrétaires de la section d’Eleetro chimie, a fait une communication sur chacun de ces sujets.
- Dans la première, M. Lebeau rappelle qu’il y a quelques années AI. AIoissan signalait la formation d’un siliciure de 1er Si Fe2 par union directe du silicium et du fer au four électrique. Plus récemment, il a lui-même obtenu, en opérant de manière que le siliciure de fer formé se trouve en présence de siliciure de cuivre en excès, un autre silieiur de fer cristallisé Si Fo (si. Il a pu retrouver ces deux siliciures dans les ferrosiliciures du commerce.
- Dans la seconde, AI. Lebeau fait connaître ses recherches (l) sur la réduction de l’éme-
- (‘) VEclairage Électrique, t. XXII, p. i.âg et 477, *7 janvier et 24 mars 1900, et l. XXlil, p. âog, 3o juin 1900.
- (-) L'Eclairage Electrique, t. XXIV, p. r5g. 28 juillet igoo.
- (3) Voir T,'Eclairage Électrique, t. XIX, p. 218, i3mai 1899.
- (4) Voir L’Eclairage Electrique, t. V, p. 277, 9 novembre 189a, t. XIV, p. 121. i5 janvier >898, t. XV, p. i'3a et 263, 16 avril et 7 mai.
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- raude par le charbon au four électrique. On obtient ainsi du silicium fondu, presque pur, titrant jusqu’à 98 p. 100 de silicium. Ce mode de préparation permettrait d’obtenir industriellement, et à bon compte, du silicium qui ne manquerait pas de trouver un débouché pour la fabrication des lérrosiliciums, fort employés dans l’industrie de l’acier.
- A la suite de cette communication, M. Guntz dit que le silicium fondu, probablement préparé par un procédé analogue, est actuellement vendu en Allemagne.
- J. Blondis.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- MAGNÉTISME
- Sur les écrans magnétiques, par H. du Bois et A. P. WillS. Dr. Ann., t. U, p. 58-84, mai 1900.
- Les auteurs étudient les écrans magnétiques à trois feuillets, de forme cylindrique ou de forme sphérique. Les calculs, longs et compliqués, conduisent aux résultats suivants :
- L’efficacité de l’écran croit à peu près comme le cube de la perméabilité du métal qui le constitue, au moins quand les feuillets sont séparés par des couches d’air d’épaisseur notable, il est donc avantageux d’employer un métal dont la perméabilité magnétique soit la plus élevée possible. Le calcul suppose d’ailleurs qu’on n’a pas dépassé l’intervalle où laperméabilité initiale est constante : pour les variétés de métal employées, il ne faut pas que le champ soit supé-
- Les feuillets ne doivent pas présenter une trop grande épaisseur : environ i5 p. 100 du rayon moyen dans les cylindres, et 10 p. ion dans les sphères.
- J-efficacité de l’écran triple prend une valeur inaxima (maximum relatif) quand le rapport des rayons des couches d’air intermédiaires est de i,5 à 1,6 pour les cylindres, de i,3 à 1,4 pour les sphères, M. L.
- Valeurs des éléments magnétiques terrestres à Potsdampour i899,pur M. Eschenhagen.
- Voici ces valeurs :
- Déclinaison .... io0o,j'o" —4,3'
- zontale . . 0,18818 C.G.S.
- cale . ..... o,4339î C.G.S,
- -|- 0,000*4 G.G.S.
- — o.ooojG C.GS.
- — o.ûoooS C.G.S.
- Des orages magnétiques de durée et d’intensité notables ont été observées; les 18, 28 et
- 29 janvier, 12, 23 et 28 février 10, 11, 21, 22 et 23 mars, 18 et 19 avril, 4 et 5 mai, 28, 2.9 et
- 30 juin, 2.3 octobre. M. L.
- MESURES
- Trois méthodes pour la mesure des petits allongements, par G. Ercolini. Ti Nuovo Cimento,
- .1. — Dans un pont de Wheatstorie ABCD dont la diagonale BD contient le galvanomètre et l’autre AC la pile, les deux bras BA et AD sont constitués par une résistance liquide, le sommet A est constitué par une pointe mobile dans le liquide et fixée rigidement au point dont on veut mesurer le déplacement ; les deux autres cotés du parallélogramme sont formés de résistances ordinaires comprenant un fil métallique EF le long duquel se déplace le sommet C.
- Au déplacement de A correspond, pour rétablir l’équilibre du galvanomètre, un déplacement de C d’autant plus grand que la résistance EF est plus plus petite par rapport à celle de la solution B AD.
- Pour diminuer l'effet de la polarisation, le courant de la pile est interrompu par un commutateur et le système est dispose de telle sorte
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- qu’il ne passe dans le galvanomètre que le courant d’un sens déterminé.
- Avec une résistance liquide formée de sulfate de zine, on peut obtenir une précision bien supérieure à celle que les autres causes d’erreurs dos expériences permettent d’admettre : pour des expériences oh l’on n’a pas besoin d’une très grande sensibilité, il convient, de diminuer la résistance de la branche liquide, on peut alors employer le mercure.
- Lu méthode du pont Wheatstonc a déjà été utilisée par Edison ^l), Michelson (2j, Weber (s).
- IL — Lu deuxième méthode proposée par l’autour repose sur la mesure de la chute de potentiel le long d’une forte résistance et nécessite l’emploi d’un électromèlre. On oppose à la dit-lérence de potentiel entre deux points d’une résistance liquide la chute de potentiel entre les extrémités d'une résistance fil. L’une des électrodes qui plongent dans le liquide est solidaire du point dont on veut mesurer le déplacement, on compense la variation de chute de potentiel qui en résulte par le déplacement de l’une des extrémités de l'autre résistance sur le fil qui la constitue.
- La méthode, un peu moins sensible que la précédente, permet d’évaluer les allongements jusqu’au de mm.
- Ht. Deux fils sont tendus verticalement et fixés à leurs extrémités, une petite bande horizontale de mica est attachée au milieu de ces deux fils, les extrémités de cette bande portent deux petits cylindres de for qui sont attirés par des aimants permanents disposés de façon à produire une déviation de la barrette de mica. Le système permet de mesurer les petits déplacements de l’extrémité inférieure des fils : si en effet cette extrémité s’élève, les cylindres obéissent à l’attraction et l'ou peut évaluer la déviation de l’aiguille de mica au moyen d’un petit miroir qui lui est fixé.
- Les fils ne doivent pas être métalliques car l’allongement à mesurer doit être moindre que l’allongement initial du système. Le D1 Ercolini propose l’emploi de fils de soie formés de 3 à 4 fils simples de boussole. Cette disposition permet d’apprécier o,oo5 mm.
- G. G.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 23 juillet 1900.
- Sur le volant élastique, par L. Lecornu. Comptes rendus, t. CXXXI, p. 253-255.
- Le volant d’une machiue agit avec d’autant plus d’énergie que son moment d’inertie est plus considérable ; malheureusement le prix d’acquisition et les frottements sur l’axe augmentent en proportion du poids, ce qui limite pratiquement la grandeur-du moment d'inertie. On peut, dès lors, se demander s’il n’y aurait pas avantage à rendre certaines parties du volant mobiles par
- (‘) The American Journal o[ Sc. and Arts, l. XVII,
- (2) Journal de physique, p. i83, 1882.
- (3) Archives de Genève, octobre 1887.
- rapport à la masse principale en les reliant à celle-ci par des ressorts dont la tension variable emmagasinerait, pendant les périodes d’accélération, une fraction du travail en excès pour la restituer pendant les périodes de ralentissement. Cette idée a déjà été émise par l'ingénieur français Raffard, qui prit même, en 1890, un brevet pour l'inveiiliou d’un volant, soi disant isochrone, portant quatre masses satellites guidées à peu près radialement, conjuguées entre elles de manière à neutraliser l’action de la pesanteur, et rappelées par clos ressorts. Mais l’inventeur 11’a donné, à vrai dire, aucune théorie de sou appareil, et surtout, il n’a pas recherché si les oscillations inséparables de la présence des ressorts no/préseûteraient pas des inconvénients inadmissibles. M. Lecornu, qui s’est fait une spécialité de l’étude des régulateurs de machines, a repris la question par le calcul et est arrivé
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- pure ; plus concentrées, elles montrent pour certains corps, un relèvement du maximum, et pour d'autres une dépression, qui croissent avec la concentration.
- T .es courbes qui représentent cette fonction (A, abscisse, h, ordonnée) ont une forme assez complexe ('). Pour en donner une notion sommaire, M. Gouy considère : i° l’écart £ du maximum de la valeur i ooo mm ; 9° la largeur de la courbe (intervalle en volts entre deux ordonnées égales), qui sera désignée par ), pour l’ordonnée yoo mm ; 3° la pente ^valeur absolue moyenne de entre deux ordonnées de valeurs indé-lerminéesj. II distingue le côté positif de la courbe et le côté négatif; ce dernier comprend les fortes polarisations négatives. Le rapport des pentes des côtés positifs et négatifs, prises à même hauteur et autant que possible de 900 mm à 820 mro, est désigné par R,
- Les courbes sont dissymétriques, la pente étant plus forte du côté positif. Les pîatinocya-nures font exception cl donnent la relation inverse (3).L’accroissement de la concentration : j" diminue À et la largeur à toute hauteur, sauf près du maximum pour les corps où il est relevé ; 2.0 augmente un peu la pente du côté négatif et la diminue le plus souvent du côté positif, de manière à diminuer la dissymétrie. Bien que ces effets de la concentration laisseut reconnaître les caractères essentiels des courbes, il convient, pour les comparaisons des divers corps, de prendre des concentrations équivalentes (4). Dans ces conditions, le côté positif de
- des liquides presque isolants. Ainsi l'ideool inétliylique 915 mm, l'acétone 908 mm, le phénol hydraté 859 mm. (â) On peut en juger parles valeurs de ~jyf dent
- (t. CXXI, p. 762, a5 novembre 1891. ÉcL Élect., t. V, p. 471, 7 décembre 1895).
- faible du côté positif, niais le côté négatif n’est pas observable.
- la courbe et le maximum avec la partie adjacente du cote négatif dépendent presque uniquement de fanion ; le reste du côté négatif varie peu et dépend surtout du ealhion. Le point de transition ne peut être fixé exactement ; il est d’autant plus bas que le maximum est plus altéré. Les calhions Mg et Li donnent au côlë négatif des pentes un peu plus faibles, et AzR4 des pentes un peu plus fortes que les autres (') ; lu différence entre les deux peut être estimée à 2 ou 3 p. 100.
- Les effets de l’anion sont au contraire considérables, comme le montre le tableau suivant, qui donne pour diverses classes de corps en solutions normales (2) les valeurs moyennes (peu différentes des valeurs individuelles) des, XetR, ainsi que les plus grandes valeurs s' de s observées avec les solutions saturées de sels très solu-
- Hyposulfites. — 10
- Silico-tnngs -
- 1 ,oG 1,08 1,13
- II. d.
- »> + 4* (K)
- 1,2 - 34 (AzHs)
- i,V> + 9 (Al)
- » -
- 1,7 »
- env. + 4 (Xa)
- 2,3 135 (K)
- s'appliquerait que mieux, autant que l’auteur peut en
- (i' Il s'agit des sels ammoniacaux ; l'ammoniaque caustique donne, au contraire une pente plus petite et d’autant plus que la concentration est plus grande. L'ammoniaque et son carbonate, 1 iodure de cadmium, se distinguent des corps de leur classe. Tandis que les acides non oxygénés se comportent comme leurs sels, les acides oxygénés donnent des dépressions importantes du maximum en solutions un peu concentrées (y compris H2SO\ IDPOS qui donnent des relèvements en solutions étendues), même quand leurs sels se comportent autrement. Dans plusieurs cas, ces particularités accompagnent une -ionisation anormale déjà connue, mais la discussion de ces anomalies apparentes sera plus opportune quand ces
- (2) Dans certains cas, le défaut de solubilité a obligé à prendre des solutions un peu moins que normales, mais lu différence est peu importante.
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- a38
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIV. — N° 32.
- induit*
- . CXXXI, p. 336-337.
- Il a obtenu un chlorure de baryum actif, en le faisant séjourner en dissolution avec un sel d'actinium très actif, et un sulfate plus actil
- encore, en précipitant du ( une solution renfermant J’f
- Si on laisse le barvum peu de temps en présence de l’actinium, l'activité induite est insignifiante; si on le laisse un temps plus long,
- zuine de jours. M. Debicrne t
- actif, dont l’activité peut être plusieurs centaines de fois plus grande que celle de l’uranium ordi-
- actif artificiel sont les ryum radilere extrait quelques autres diffe:
- il ne possède
- (l'intensité s
- La radio-activité de ce chlorure de baryum activé ne provient d’ailleurs ni d’actinium ni de
- de séparation employées. 1 irait difficilement que le îstanccs actives par le bai'yum se lement apres un temps 1 ice de spectre et la diminution d’activité du produit montrent que l'activité n’est due ni au radium ni à l’actiniumC).
- c le tube deCrookes
- L’étude de la thermo-électricité du fer, pur ou carburé, a permis à l’auteur de construire la
- (‘) M. Lezoxel (Derickte, mai igoo) a publié . ment qu il avait obtenu du baryum radio-actif au de l’uranium. Suivant M. Debiernc il est très fa
- ldeS
- B. 9,6(r
- C. ii
- -)
- m \ :tss :
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- 11 Août 1900.
- REVUE D’ÉLECTRfCITÉ
- i3p
- Les courbes obtenues présentent un maximum compris entre deux minium ; les premiers mi-nima ont lieu à lu même température et ont sensiblement la même valeur; les maxiina se produisent un peu avant que le point critique aî se manileste et suivent les déplacements de ce point; les élongations correspondantes s’élèvent avec la température; enfin les seconds minima suivent, les positions respectives des maxima et les courbes conservent ainsi la même ampli-
- T.es valeurs de montrent que les valeurs de E sont plus laibles au refroidissement qu’à réchauffement, surtout entre la température maxima à laquelle on opère et la température donnant le maximum d.e la courbe; en faisant varierdans de larges limites les vitesses d’échaul-fement et de refroidissement, l’auteur putassurer que si la viscosité joue un rôle entre les températures extrêmes, l’hystérésis en joue uu aussi entre les températures citées plus haut.
- Sur un moyen d’atténuer Vinfiuence des courants industriels sur le champ terrestre, dans les observatoires magnétiques, par Th. Mou-reaux. Comptes rendus, t. CXXXI, p. 337-340.
- Depuis le 22 juin dernier, la traction électrique. h trôlet a été substituée à l’air comprimé sur la section des tramways nogentais comprise entre la porte de Yincenncs et la gare de Nogent-sur-Marne; la distance minimum de la ligne à l’observatoire du Pac Saint-Maur est de 3 200 m. L'influence des courants dérivés se l'ait sentir sur les courbes de variations magnétiques, qui restent plus ou moins troublées pendant toute la durée du service quotidien ; elle se manifeste non par des déplacements soutenus des aimants, mais par des séries de vibrations, symétriques de pari et d’autre de l’axe des courbes. L'elfet produit, très variable, est en raison de la dépense d’énergie, et présente des maxima qui semblent correspondre principalement aux démarrages des voitures après les arrêts ; M. Mou-
- nus dans dos expériences simultanées et donnant les points critiques :
- A...... inscris. 740" 870°
- h...... 700° 780 780 {«2, as, confondus)
- ....... 660 660 («j, a.2, «3 confondus)
- reaux a cherché à le rendre pratiquement négli-
- « Si, dit-il, le courant perturbateur faisait subir à l’axe magnétique de l’aimant des déplacements réels, il n’v aurait sans demie aucun mode de correction susceptible d’éliminer cette cause d'erreur; mais, en raison de la forme particulière des troubles observés, il est possible sinon de les supprimer 011 toute rigueur, au moins de les atténuer jusqu’à les rendre négligeables dans la pratique. Il suffit pour cela de réaliser les trois conditions suivantes ; i° emploi de barreaux à section carrée ou rectangulaire, fortement aimantés ; 20 augmentation, par l’addition d’une pièce de cuivre, du moment d’incr-lie du système oscillant; 3° usage d’un amortisseur.
- » J’ai modifié d’après ces règles un déclino-nictre et un bifilaire, en choisissant des barreaux carrés de 0,00 m de long sur 5 mm de large dont l’intensité d’aimantation soit voisine cl e 200, en employant uu étrier de forme spéciale, cpii augmente de i/3 environ le moment d’inertie du sysLèmo oscillant, enfin, en disposant l’aimant de façon que l'une de ses faces oseille immédiatement au-dessus d’uue plaque de cuivre rouge. La marche de ces deux appareils a été suivie régulièrement pendant quelque temps, au moyen de l’enregistrement habituel ; la balance magnétique, déjà peu sensible de sa nature, se prêterait sans doute plus difficilement aux modifications nécessaires.
- » L’enregistreur magnétique de M. Mascart permettant l’emploi d’un troisième instrument j’en ai profité pour recueillir en même temps les indications fournies par un bifilaire normal ; on peutainsi juger, à première vue, de l’importance du mode de correction sur les variations de la composante horizontale.
- » Une première série d’expériences a été laite ;i l’observatoire du Parc Saint-Maur. Grâce à l’obligeance de M. le Général gouverneur de Paris, on a pu obtenir deux autres séries dans les forts de Yincennes et de N’ogent, au voisinage plus immédiat de la cause perturbatrice.
- » La comparaison des mesures faites dans ces stations (J) montre que la méthode de correction,
- (l) Voici les observations faites dans ces stations : Parc Saint-Maur, — Du 7 au 12 juillet; distance du
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. IXIV. — N° 32.
- 2.4°
- dans les conditions où elle, a été appliquée, réduit dans la proportion de io h i environ l’influence du courant industriel sur l'appareil des variations de lu composante horizontale. Il est très possible que les résultats puissent être améliorés, en augmentant encore le moment d inertie et en faisant usage de barreaux plats d’une forme se rapprochant de celle des aiguilles d’inclinaison. Des expériences définitives ne sauraient être entreprisesque dans un observatoire magnétique permanent : c’est dans ce but que les appareils ont été remis en observation dans notre ancien pavillon magnétique.
- tramway, 3aoom. La déclinaison, et surtout la composante verticale, sont peu affectées, mais le barrau du bi-
- oscillalions rapides, dont l’amplitude correspond, eu certains moments, À 0,00020 (unités C.G.S.). Ces oscillations disparaissent presque complètement sur la courbe du
- Fort de Nagent. — Lu 19 ail 28 juillet ; distance du tramway, ioâo ni. Une seconde ligne de tramways électriques, reliant Vinceuncs à Villcmomble, passe au nord du fort, à une distance plus grande, En outre, les voilures des deux lignes, pour sortir du dépôt et y rentrer, circulent, au début et à la fin du service journalier, sur une route à 3oo m seulement de la casemate daus laquelle était établi le magnélographe. Les oscillations de l'aiguille aimantée horizontale sont plus accentuées qu'au Parc Sainl-Maur: leur amplitude dépasse fréquemment o,ooo3o sur le bifilaire normal, tandis qu’elles sont à peine sensibles (0,000 o3 au maximum) sur le bifilaire modifié. La différence d'altitude entre la gare et le fort de Nogenl étant de près do 5o m, les courants vagabonds auraient sans doute une action dissymétrique sur les variations de la composante verticale.
- Fort de Vincennes. — Du 12 au 19 juillet; distance du tramway, 240 m. Le magnélographe a été installé dans
- Yinoeiines à Villcmomble' sc trouve à 600 m de distance, dans la direction du nord ; celle de Vincennes à Nogent passe devant l’eiitrée du fort. Dans ces conditions, 1 influence du courant perturbateur est nécessairement considérable ; elle sc traduit, sur la courbe du bililaire ordinaire, par des oscillations dont l'amplitude totale est par instants supérieure à 0,000 5o, soit de la composante horizontale, et se trouve réduite à o.oooof environ
- » 11 importe de rechercher si les variations naturelles du champ terrestre ne subiraient pas elles-mêmes l’in fluence, du mode de correction adopté. La longue période de calme magnétique qui dure depuis plusieurs mois ne permet pas de répondre catégoriquement sur ce point capital. Toutefois, à diverses dates, notamment les %/\, 25 et 26 juillet, il s’est produit une certaine agitation magnétique dont les points extrêmes diffèrent, le 2.4. de o,ooo63 pour la composante horizontale : les deux bifilaires établis à Xogent donnent des courbes qui se superposent l’une et l’autre, même dans les détails, à la courbe correspondante relevée à l’observatoire du Parc Saint-Maur. O11 peut donc espérer que les modifications proposées ne troubleraient pas les phénomènes naturels, les variations de la lorec magnétique se traduisant nécessairement par le déplacement, de l’axe magnétique de l’aimant, tandis que. comme le montrent les magnéto-grammes, les courbes sont simplement et symétriquement épaissies, plus ou moins, sous 1 influence des courants accidentels. »
- Sur l’éJectrolyse des solutions concentrées d’hypochlorites, par André Brochet. Comptes rendus, t. UXXA1, p. 34o-343.
- Dans cette note l’auteur développe un point de la communication qu’il a faite au Congrès de chimie appliquée (voir p. 232). 11 indique les résultats des expériences qui Tout conduit à dire que l’éleetrolysc d’un hypochlorile se comporte finalement comme celle d’un chlorure et tend vers les mêmes limites.
- Il conclut de ces résultats qu’il y a peu d’espoir de faire des solutions concentrées d’hvpo-chlorites par élcetrolyse directe, même avec addition d’un chromate, addition qui d’tiillcurs enlèverait toute application aux solutions ainsi obtenues.
- Le Gérant : C. iNAUD.
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- XXIV.
- ii 18
- 3ût 1900.
- I' 33
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- L'EXPOSITION UNIVERSELLE ('.)
- GROUPE ÉLECTKOürÈNE DE 8oo Kl LOYOLTS-AMPÈRES DE LA COMl’AGNŒ T)F FIVES-L1LLE (s)
- La compagnie de Kives-Lille quoique concessionnaire des brevets do l’Allgeinoine Elek-trïeilats Gesellseliaft a exposé un groupe électrogène complet, chaudières, machine à vapeur et dynamo, dont l'alternateur a été étudié complètement par elle. Ce dernier présente au point de vue mécanique quelques dispositions intéressantes que nous signalerons plus loin.
- do M. C.-F.
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- T. XXIV. — Nu 33.
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Avant do passer à la description de l’alternateur, nous donnerons quelques indications générales sur le moteur à vapeur.
- Moteur a — Le moteur
- à vapeur est clu type compound à deux cylindres horizontaux agissant sur des manivelles calées à angle droit; sur un même arbre.
- Celui-ci porte l'inducteur volant, de l'alternateur, lequel pèse environ 35 tonnes et donL la masse donne à la machine un eoellieient d'irrégularité qui n'atteint pas 1/200 à la
- Les dimensions principales du moteur sont les suivantes :
- Diamètre du polit cylindre . 700 imn
- L’arbre moteur repose sur deux paliers faisant chacun partie d'un châssis ou bâti, plat solidement ancré dans la maçonnerie de la fondation et relie an cylindre correspondant par une glissière, formant entretoise. Los cylindres reposent, sur des plaques d’appui permettant leur lilare dilatation vers l'arrière.
- Le condenseur par injection et la pompe à air verticale sont installés dans le sous-sol ; La pompe est actionnée par un balancier commandé lui-mème par la crosse du piston du grand cylindre.
- La distribution de vapeur dans les deux cylindres est du genre Corliss. L'admission peut varier do o à 45 % dans le petit cylindre et de 12 à 60 "/o dans le grand. L'admission dans chaque cylindre est sous le contrôle d’un régulateur à force centrifuge. Les deux régulateurs sont identiques et leurs mandions sont reliés par un arbre tranversal qui assure l'identité de leurs déplacements.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- M3
- Dans les limites do puissance correspondant aux emplois pratiques de la. machinera régularisation limite les variations de vitesse entre 1 p. 100 en plus, et xp.' 100 en moins de la vitesse de régime.
- La pression de la vapeur alimcntanL le petit cylindre est kg : cm*. .
- La ligure 1 est une photographie du groupe. . .'.l.&f' '
- Ai.TKnxATEun. — La dynamo génératrice à courants triphasés est montée’directement sur l’arbre du moteur à vapeur entre les deux paliers. Elle comporte un induifcfixe et un inducteur mobile, ce dernier est à pôles alternés et fixés sur la jante du volanÉrde la machine à vapeur. La puissance apparente de l'alternateur est de 800 kilov.olt-ampèrés pour iin facteur de puissance égal ou supérieur à 0,70.
- tension aux bornes est de 2200 volts et par suite ampères. La fréquence est de ao périodes par se<
- Induit. — L'induit comme le montre les figitres'2 et 3, représentant des vues d’euscm Me avec coupes partielles, enveloppe complètement l'iiidueteur. La carcasse supportant les tôles est cri Ion Le et divisée en quatre segments par des joints verticaux ot horizontaux. Ces segments, assemblés deux à deux par quatre boulons et des petits boulons de centrage, forment par leur réunion un anneau à l’intérieur duqiielsont montées les tôles do l'induit.
- La carcasse de l'induit repose sur ses plaques de fondation par l'intermédiaire de vis de calage V, ainsi que le montrent les figures 4 ot 5, vis qui permettent d’obtenir un cen* t .‘age précis daus le sens vertical. Le réglage dans le sens horizontal est fait une fois pour toutes et est maintenu le même à l’aide de goujons de centrage G. Après le réglage, l’induit est rendu immobile à l’aide de boulons B.
- Le noyau d'induit (lig. 6 et 7) est formé de feuilles de tôle de o,o5 cm d’épaisseur, isolées
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- I.'ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. 3XIV. — N° 3
- par du papier de soie do 3 centièmes (le millimètre et (L serrées dans la carcasse, entre une bride fixe et des lilelées aux deux bouts et qui les traversent. La distance entr rieur des tôles est très faible, de telle sorte qu'il ne passe pour
- upées en segments; elles so aenls amovibles, par des tig jes et le bord exi
- i flux der-
- nplifîe la construction tout en
- rière elles et qu'il est. par suite inutile de les isoler, reudant l’ensemble plus solide.
- Ces segments sont percés de trous légèrement ouverts qui forment, après leur juxtaposition. des encoches dans lesquelles on enfonce les tubes en micanite destinés à recevoir
- ni. T.es bobi
- d'induit sont fix
- : on exécute à l’atelier le bobinage des quatre voussures moins les bobines correspondant aux joints qu’on fait sur place une l'ois la machine montée. Les extrémités des bobines sont recouvertes de rubans isolants et protégées contre les chocs par des segments ajourés en fonte, fix
- bords
- : la
- rant se fait par trois bornes p ôté de l'induit à la partie in 1er
- Le
- î des
- elles de l'indu
- i du
- . est
- ;-ci étant au nombre de Les encoches onL une et sont légèrement ou-r radiale est de 2,9 cm i,52 cm. L'épaisseur de lire le caniveau et l'cn-environ et la largeur mi. L’épaisseur du tube destiné à contenir l’on-
- de
- Un tel bobina^ • les yeux :
- ccs dans les encoches inté une intérieure pour cbacm
- clic n
- ire facilement de la figure • des traits pleii
- induite et sur laquelle chacun groupe de deux fils on quantité.
- Le diamètre du fil induit est de 3,9 mm La résistance de chaque phase est de 0,0-La perle dans l'enroulement induit est d' La ventilation des tôles induites est assi enveloppant ces tôles.
- de 6 par pôle ; eei 76, il y a 45b trou forme rcolangulair vertes; leur haute et leur largeur d< l'isthme ménagée trefer est de 2 n. deTouveiiure de 3 en micanite qui es roulement est de 3 mm.
- Chacune des 38 X 3 = 114 bobines est répartie dans 4 encoches et comprend cinq spires de 4 bis en quantité. Chaque encoche contenant 10 fils on voit facilement que chaque bobine comprend deux spires larges c’est-à-dire enroulées dans les encoches extrêmes correspond à line section, deux •ieures et 1 spire mixte, enroulée dans une .des deux groupes de deux fils en quantité, .ans croisements, il suffit pour s’en assurer . représentant l’enroulement d’une bobine s ou ponctués est supposé représenter un
- et 4.4 mm guipé.
- ! environ ; le montage de l'induit est en étoile. .3 p. 100 de la puissance apparente.
- ie, à l’aide de trous percées dans la carcasse
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- La largeur utile (lu paquet de tôles induites est de ay cm et sa hauteur radiale de
- L* 6,45 i
- diamètre d’alésage de l’induit est de 6 m (
- eL le diamètre extérieur des tôles de atteint 7,40 m et la largeur totale de
- Le diamètre maximum extérieur de la ca.mi l’induit 70 cm.
- Le poids de l’induit complet sans les plaques de fondations est de 33 5oo kg.
- Inducteurs. — Les noyaux inducteurs, au nombre de 76, sont montés sur la jante du volant de la machine à vapeur ; ils sont constitués par des tôles d'un millimètre d’épaisseur, réunis par sept rivets dont trois à l’endroit de l’épanouissement polaire, Chaque noyau est en outre Lraverst dans toute sa longueur par une barre d’acier de section rectangulaire entrée à force cl formant écrou double pour les deux vis qui maintiennent le novau. Ces vis sont engagées par l'intérieur de la jante qu’elles traversent complètement
- pour venir se visser dans la traverse du noyau. Chaque noyau est ajusté sur le volant de façon à diminuer l’impovtance du joint magnétique ; son centrage est assuré par des goujons
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- «4 fi
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- vissés dans la jante et qui viennent s'engager à une profondeur de 5 mm environ dans des trous pratiqués à la base du noyau. L’entrefer entre la surface extérieure du pèle et la
- ieure des tôles de l’induit étant de 7 le pôle, le démonter latéralement san
- , on peut, en retirant les deux vis qui urlier à la carcasse d'induit et remplacer sans perte de temps une bobine inductrice avariée. Le desserrage des vis est empêché en pla la jante t
- pans qui retiennent plaque de tôle dont extrémités après
- < deux vis à 1 pôle,
- 1 relève
- nstitu
- 1 fre
- tion, par l’intermédiaire de quatre frotteurs (“t de de Le nombre de spires par bobine inductrice est d 3i spires chacune. Le diamètre du fil inducteur est de 4,7 guipage ; la section est de 17,3a mm .
- ’ Pour rembobiner une bobine avariée dans l’induit, il suffit de retirer deux ou trois noyaux polaires de façon à dégager l’induit sur une portion suffisante.
- Les bobines inductrices entourant les pôles sont enroulées sur d carcasses en laiton fondu, isolées i térieuremen t et maintenues en pla par les rebords des pièces polair et par des équerres en bronze rivé sur les tôles par les rivets d’assemblage de celles-ci. Ces bobines sont groupées en deux circuits réunis en parallèle et alimentés de courant continu à 220 volts pour l’excita-bagues isolées montées sur l'arbre.
- ^parties en 5 couches de et 0,2 mm avec le double
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- La résistance à chaud des deux circuits inducteurs en parallèle est de 3,06 ohms environ.
- La jante en fonte a une section en forme d'U et est réunie au moyen du volant par 8 bras à section ovale.
- (le volant a été coulé en deux parties, lesquelles sont assemblées à la jante par 3 boulons à chaque joint. En outre deux frettes en acier très résistant sont placées dans des logements spéciaux ménagés sur les deux faces du volant à l'endroit de chaque joint et sont serrées à l'aide de deux boulons traversant l'épaisseur de la jante. Les. fjgures 9 et 10 se rapporte à cette disposition spéciale.
- Les deux parties du moyeu sont assemblées à l aide de 8 boulons et l’entraînement du volant se fait par deux clavettes à 90°. Le diamètre extérieur du volant est de 0,986 ni et celui de la jante de 5,56o m. La longueur totale de celte dernière atteint 65 «un, tandis que la longueur utile ou du paquet de tôles est de 26 cm seulement.
- La hauteur des pôles est de îi,3 cm et le développement do l’épanouissement polaire de 20 cm.
- Le poids total du volant, sans l’arbre, est de 35 000 kilogrammes.
- Tableau de distribution. —Le tableau de distribution comporte un interrupteur tripo-laire à rupture brusque et 3 coupe-circuits. La rupture se fait en 4 points et les lïls fusibles se tronvent isolés du circuit lorsque l'interrupteur est ouvert ; on peut ainsi les remplacer rapidement en cas d'aceidout sans qu’il soit nécessaire d’arrêter la machine.
- La tension est lue seulement entre deux fils, à l’aide d’un voltmètre statique. Deux ampèremètres de 3oo ampères sont branchés en série sur deux des conducteurs, le troisième conducteur ne comporte aucun appareil de mesure.
- Le voltmètre et l'ampèremètre du circuit d’excitation sont placés à la partie supérieure du tableau.
- L’interrupteur tripolaire, protégé par une plaque de verre, et les appareils de mesure ainsique le cadran du rhéostat sont placés sur la partie antérieure du tableau, sur la partie arrière duquel sont montés les plombs fusibles.
- L’arrière du tableau est entouré de panneaux en bois masquant les rhéostats et les connexions ; les fusibles sont formés de fils d’argent réunis en parallèle.
- Résultats d’essais. — Nous reproduisons sur la figure 11 les caractéristiques à vide et en court-circuit en fonction du nombre d’emporctours par bobine inductrice.
- La droite la plus inclinée représente la correspondance des ainpéretours avec le courant d’excitation total.
- O11 voit que le courant d’e^xeilalion pour la marche à vide est de 54 ampères et que l’intensité normale de 210 ampères est obtenue, en court-circuit, avec i5 ampères seulement d’excitation, ce qui correspond à un peu plus du quart de la lension à vide.
- J. Rev val.
- ACCUMULATEURS DK LA SOCIÉTÉ POUR LE TRAVAIL ÉLECTRIQUE DES MÉTAUX De tontes les expositions d'accumulateurs, il n'en est pas qui offrent plus de variétés quenelle de celte Société.
- Nous ne voulons pas parler ici seulement des différentes grandeurs de plaques; mais bien plutôt des différentes constitutions de celles-ci. La Société pour le travail électrique des métaux expose en effet dos plaques de tous les principes et à toutes ces plaques qu’elle construit et qu’elle livre couramment, «die assigne des propriétés spéciales qui les font préférer dans tel ou tel cas particulier.
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- i 3
- I/ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- C’est là une excellente voie clans laquelle on ne saurait trop engager les constructeurs d'accumulateurs, un type unique de plaques ne pouvant pas être universel et ne pouvant répondre à la fois aux besoins multiples actuels.
- Piaqvfs. — Parmi les plaques positives, nous trouvons dans cette exposition les trois tvpes principaux : Faure, Planté et le tvpe mixte Faure-Planté.
- Le tvpe Faure est représenté :
- i° Par la plaque à augets qui est constituée d’un quadrillage à Ame munie de chaque coté d'augets inclinés (voir lig. 2) et assez rapprochés. La ligure 1 donne une vue de la
- plaque en élévation. On y remarque à la partie supérieure a talons de suspension qui sont venus de coulée. Selon les cas, l’un ou l’autre de ces talons est utilisé et le talon inutile est coupé. Ce quadrillage coulé sous pression en plomb antimonieux non formable est empâté par un procédé spécial qui assure à la matière active une longue adhérence au support. Le quadrillage, par sa constitution, dure très longtemps sans présenter de déformations et peut être réempâté un grand nombre de Ibis. En faisant varier l'épaisseur du plomb 011 obtient des plaques de capacité spécifique plus ou moins grande. E11 même temps, le rapport entre la matière active elle poids total de la plaque varie de 22 à 10 p. 100;
- 20 Par la plaque à pastilles connue depuis très longtemps et. qui se compose, comme on sait, de pastilles coulées d'un mélange de chlorure de plomb et de. chlorure de zinc; ces pastilles sont disposées dans un moule dans lequel on coule du plomb antimonieux qui forme un quadrillage sertissant toutes tes pastilles. Les plaques sont ensuite réduites à Fêlât de plomb spongieux par le zinc ; puis transformées en plaques positives par peroxydation par le courant.
- En augmentant ou diminuant l’épaisseur des plaques et en faisant varier la proportion de matière active par rapport au poids total do la plaque de 00 à 2- p. 100, on obtient des capacités spécifiques très variables. On a représenté en ligure 3 la plaque à pastilles employée dans les éléments légers pour automobiles.
- F Par la plaque à grille créée récemment eu vue des très grandes eapaeités et qui se
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- compose d’un quadrillage en plomb anlimonieux obtenu par coulée et présentant la forme indiquée par le dessin (fig. 4b Ce quadrillage très léger est empâté de matière active. On verra plus loin quelles capacités peuvent être obtenues avec ce genre de plaques. Le rapport entre les poids de matière active et total, de plaque est .de 64 p* ioo, environ.
- Le type Planté est représenté par la plaque à grande surface composée d’un très grand nombre de bandes minces en plomb doux, ondulées, réunies de chaque côté par des montants verticaux obtenus par coidée et qui constituent le cadre.
- Vous n'insistons pas ici sur celte description qui a déjà été faite [- ] récemment dans ce journal M). Le rapporL entre la surface active de la plaque cl la surface totale apparente est de 6,2 environ pour la plaque de 8 111m épaisseur.
- Comme type de plaque du système mixte Eaure-PJanlé. nous trouvons une plaque constituée d’un quadrillage à augets inclinés, mais ne comportant pas d’âme et coulé entièrement en plomb doux. Cette plaque empâtée par les procédés de la Société, travaille au début comme une plaque Faure et le quadrillage ne St forme peu à peu qu'au fur et à mesure de la chute de la matière active, de telle sorte que la capacité de la plaque reste sensiblement constante pendant toute la durée de celle-ci. Le gondolement de la plaque qui, comme 011 le sait, est un grave écueil des plaque* en plomb doux a été complètement évité ici et la seule déformation qui a été prévue et qu’on laisse libre de se produire est un allongement de la plaque dans le sens horizontal. A cet effet, la plaque est suspendue par son milieu à une traverse horizontale en plomb antimonieux qni porte la prise de courant et les deux talons de suspension. Le rapport, entre le poids de matière empâtée et le /t _ Plaque à grille,
- poids de la plaque est de 28 p. 100 environ.
- Les plaques négatives universellement connues sont presque toutes du type à pastilles obtenues par la réduction du chlorure de plomb coulé «pii donne, comme on s*ait, un plomb spongieux dans un état cristallin tout particulier et. d une porosité remarquable. Ces plaques négatives peuvent être faites de capacité spécifique plus ou moins grande en faisant varier les proportions relatives de matière active et de quadrillage. Le rapport de la matière active au poids de la plaque varie de 28 à 44 P- 100. Les plaques ultra-légères, du type à grille semblables aux positives décrites plus haut, sont empâtées.
- Eléments. — Un choix judicieux de ces différentes plaques permet de répondre à tous les besoins. Ve pouvant mentionner ici tous ceux-ci. nous nous contenterons de décrire quelques éléments principaux :
- Eléments à poste fixe. — Les plaques positives sont du type à augets et les négatives du type à pastilles. Dans le cas «le petits éléments [jour installations particulières, on emploie «les bacs en verre; les gros éléments de station centrale ont des bacs en bois doublé de plomb. Pour le montage, les plaques sont suspendues par des talons qu'elles portent à la partie supérieure sur des dalles de verre légèrement, inclinées, reposant sur le fond du bac par l’intermédiaire «le semelles soit en caoutchouc (bacs en verre) soit en plomb (bacs en bois plombé) et écartées du bac à la partie supérieure par «les cavaliers en ébonite.
- L’écartement «les plaques est obtenu à l’aide de tubes de verre maintenus en liant entre
- 1 --Hla—
- -
- hZiü =1
- 4-— —
- bnl
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- XXIV. — N* 33.
- doux entretoises en verre réunies par des cavaliers en plomb. Les plaques de meme polarité sont réunies par des boulons.
- Le tableau suivant résume les valeurs caractéristiques de ce genre d’éléments.
- Nombre «le plaques.............
- » négatives,
- Poids total d’électrodes,
- » de l'élément,
- 1 larg. »
- } larg. »
- 6 + ct7-
- 8(+)0(-)
- «8,9
- rr,q
- 3o,8
- 6a3 '
- 8 + n 9 -8;+)'et°6 (—)
- 108 3a i
- i5a » à 19a » 800 » à 800 »
- au Éléments de traction. — D’après les capacités spécifiques que Ton veut obtenir, on emploie soit des positives à grande surface et négatives à pastilles, soit positives et négatives à pastilles, soit encore positives et négatives à grille, les premiers éléments étant les plus robustes mais aussi ceux donnant la moins grande capacité spécifique. Ces trois catégories d’éléments sont désignées plus bas par éléments ordinaires, légers et wlt.ra-
- Les bacs employés dans ces différents eh s sont en ébonite : des tasseaux spéciaux supportent les plaques q«ii sont réunies à la partie supérieure par des barrettes en plomb portant les prises de courant, ainsi qu’il a été précédemment décrit ici l.
- Principales constantes de ces éléments :
- ^ haut. <
- 1 W-
- Nombre de plaques . ,
- Poids total d’électrodes, en
- larg.
- tkg.
- 9 + cl 10-
- 3° Eléments pour éclairage des trains. — U11 élément assez couramment employé pour cet usage se compose de plaques positives du type Kaure-Pianlé et de négatives à pastilles. Les plaques moulées dans un bac eu ébonile sont suspendues à leur partie supérieure par des talons reposant sur des châssis en ébonite qui sont rainés de façon à maintenir l’écar-
- p) [.'Éclairage Électrique, t. XYT1, p. 545. 3t décembre 1898.
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- temenf entre positives et négatives. Les plaques de même polarité sont reliées entre elles par une barrette en plomb antimonienx qui porte la prise de courant. Pour empêcher les projections de liquide, le bac est très élevé et est fermé par un couvercle on caoutchouc
- Les constantes d’un élément courant sont les suivantes :
- 3i3
- H-) G(-)
- 7,83
- 6,38
- i36amp.-h.à 0,8 amp. lof) » à 12,6 »
- 4° Eléments pour allumage des moteurs de voitures automobiles P). — Les plaques de ces éléments sont des plaques du type à pastilles, positives et négatives. Los bacs employés sont, à volonté en ébonit.e ou en celluloïd. Les cliilfres donnés dans le tableau suivant, se rapportent à ce dernier cas, les plaques étant suspendues à leur partie supérieure.
- ^ hauteur en nnn................................ ig3
- ^ largeur » ................................ 127
- { épaisseur a .................................... 5 ( + ) 4(—}
- » total d’électrodes » ................................................. 2,65
- La Société pour le travail électrique des métaux construit aussi de nombreux éléments pour usages plus spéciaux, ainsi qu’011 peut s'en rendre compte en parcourant son exposition ; notons seulement ici des éléments à charge rapide pour tramways, des éléments pour laboratoires, pour batteries-tampon, etc.
- LOCOMOTIVE POUR VOIE NORMALE DE LA A. K. G. (2).'
- La locomotive construite par l’Allgemeine Klektricitets-Gesellchaft peut servir à la traction des trains de voyageurs et de marchandises, tout comme elle peut trouver son emploi dans les manœuvres et le triage, et c’est à cette hypothèse que se rattache toute la description qui suit.
- Elle est construite pour la voie normale et elle est exactement symétrique (fig. 1) ; elle esta deux essieux mus chacun par un moteur.
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- La locomotive peut remorquer un train de 3oo tonnes à la vitesse de 3o km à l'heure, en palier. Le poids adhérent, égal au poids total, est de tonnes ; au démarrage, l'effort maximum à la jante de la roue est de 36oo kg. La machine est Lout en fer el acier, sauf le toit, le plancher et les revêtements intérieurs de la cabine du mécanicien.
- Châssis. — Le châssis à 4) compose essentiellement do deux longerons en
- tôles de mm d'épaisseur, réunis par des enlreloises et cornières, ayant une forme dV : ils supportent les traverses d'avant et d’arriére ainsi que les chasse-pierres. Ceux-ci arrivent jusqu’à 6o uim du bord supérieur du rail, pour la distance normale de i,o4 m entre les tampons.
- Pour atteler la locomotive au train, on se sert d'un crochet avec accouplement de
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- sûreté. Au-dessous de chaque tampon se trouvent des étriers où se placent les hommes d’équipe pendant les manœuvres. Pour des raisons de construction, le tige du crochet d’attelage ne peut traverser longitudinalement le châssis ; aussi, chaque crochet est-il fixé aux traverses par un ressort spécial.
- Les longerons portent des consoles en tôle, armées par des cornières, qui soutiennent la partie supérieure ; le châssis est recouvert do fortes plaques de tôle lui donnant une rigidité parfaite.
- Aux longerons sont fixées des plaques de garde correspondant aux boites à graisse.
- L’empattement est de très petit rayon. Les ro
- ; la locomotive peut donc s’inscrire dans des courbes d< t z m de diamètre au roulement ; elles sont pourvues d<
- bandages d’acier fondu posés à chaud.
- Le poids de la locomotive est reporté sur les essieux au moyen de ressorts à lames de 90 111m de large sur i3 d’épaisseur, réunies en leur milieu par un anneau en fer forgé. On a adapté de chaque côté, un balancier longitudinal qui répartit également la charge sur l’un et l'autre ressort.
- 11 y a deux freins : l'un à vis, à huit sabots, l’autre à air comprimé, système Westinghouse. L’air comprimé nécessaire est fourni par un compresseur mù électriquement : il est emmagasiné dans un réservoir suspendu à une extrémité entre les longerons.
- Caisse. — La caisse comprend la cabine du mécanicien, encadrée par deux prismes à toiture, oblique. Pour préserver le mécanicien des intempéries, la cabine est fermée de tous
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- côtés et. l’on v a accès par deux portes situées au milieu des cloisons longitudinales, s'ouvrant en dedans et munies de fenêtres ; dans les parois de front de la cabine, on a ménagé trois grandes fenêtres et deux dans les parois longitudinales.
- Comme la cabine du mécanicien aune largeur extérieure de 2,90 m, ou peut, de l'intérieur, inspecter complètement le train : la forme inclinée de la caisse, à l'avant et à l'arrière, permet de voir facilement la voie.
- L’appareil de manœuvre du frein est situé dans la cabine ; il est supporté par mie colonne de fonte et permet le serrage simultané des huila sabots. Tout près de cette colonne, se trouve la commande do la boite à sable. Pour les signaux, un silïlet mù par l’air comprimé est placé au-dessus du toit de la locomotive. L’air est pris dansle réservoir dont il a été cpiestion plus liant. Le plancher est muni de trappes par lesquelles 011 peut accéder facilement aux divers organes des moteurs, etc., qui ont besoin de graissage,
- Appareillage électrique.— Pour fournir l'énergie électrique à la machine, on se sert d'-un fil aérien. La prise de courant se fait par 4 archets (lig. 5), situés sur le toit et de construction particulière ; ils sont maintenus en contact avec le fil aérien, à l’aide de ressorts, et lorsqu’on change le sens de marche, ils prennent automatiquement la position convenable.
- O11 a dû renoncer à employer un Irôlel ordinaire à cause de la fréquence des changements de marche.
- La prise de eouranL par troisième rail, si précieuse pour les grandes lignes, ne peut être utilisée parce que l’isolation est très dillicile et qu’un contact entre le troisième rail et la voie courante n’est pas sans danger. Il v aurait du reste, toujours interruption aux changements, croisements et traversées de voies.
- Pour avoir le plus grand nombre possible de points de contact entre le conducteur et l’appareil de prise de courant, il faut composer ce conducteur de plusieurs fils parallèles do 8 mm de diamètre tendus à peu de distance l’un de l’autre. Les conducLeurs sont accrochés
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- ;i des isolateurs, de telle sorte que leur hauteur miuima, au-dessus des rails soit de 4,qo m. Le retour du courant se fait par les rails.
- La locomotive a deux moteurs du tvpe V. B. 800. Les moteurs, d'un coté, reposent directement sur les essieux ; de l’aufre, ils sont attachés, par l'intermédiaire de ressorts, à la partie inférieure du châssis, de telle façon ([no le huitième du poids du moteur repose
- Kig, G. — Vue de la cabine du mécanicien.
- La transmission du mouvement aux essieux se lait au moyen d’une paire de roues dtn-grenages dont le rapport est 1 : 3. Le pignon est en bronze phosphore ; la voue, montée sur l’essieu, est en acier fondu. Pour protéger les engrenages contre le sable et les poussières, ainsi que pour permettre un graissage sufiisanl, ils sont enfermés dans un carter en tôle.
- Les moteurs sont excités en dérivation ; rinducleur est en acier coulé et sert d'enveloppe en même temps qu'il porte le poids de l'induit et de l’arbre. Cette enveloppe est construite en deux parties ; le collecteur et les balais ont des portes de visite spéciales.
- Les réparations peuvent, d’ailleurs, être faites par un personnel peu au courant. On retire les moteurs par lo bas, sans oter la partie supérieure et sans soulever la locomotive.
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- Le nombre de tours des moteurs est de 800 environ par minute sous une tension de ao0 volts. — Les induits sont dentés.
- Le controleur est construit pour la marche avant ou arrière ; il y a deux manivelles : au moyen du conibinatcur, on règle la vitesse, un commutateur commande le sens du
- Comme d’ordinaire ce commutateur peut supprimer tout à fait le courant, il ne peut être manœuvré que lorsque lo combinatcur est à la positiou « halte ». Quant.au combinateuv, il faut, pour qu’on puisse s’en servir, que le commutateur soit exactement sur la position « en avant » ou « en arrière ».
- Les différentes vitesses sont obtenues par les groupements des moteurs (série parallèle) et aussi par les variations du champ magnétique.
- T.es résistances sont partagées par moitié et disposées dans les caisses d’avant et d'arrière.
- La puissance totale que peuvent développer les deux moteurs est de 3oo chevaux et le courant employé est de 55o ampères sous 5oo volts.
- Le compresseur se trouve dans une des caisses obliques. U est à deux cylindres : l’nn à haute pression et l'autre à basse pression. Il comprime l’air à une pression de 6 atmosphères ; aussitôt que cette pression est obtenue dans le réservoir principal, le moteur s’arrèLe automatiquement et si, au contraire, la pression tombe à 5,5 atmosphères, il se remet de lui-même en marche.
- Afin de rendre possible l’emploi de la locomotive sur des voies au-dessus desquelles on pourrait pas placer de conducteurs, on a adapté aux deux extrémités de la machine des boites de prise de courant au moyen desquelles la locomotive peut être reliée à une batterie d’accumulateurs portée parun tender spécial. Le courant électrique se prend sur la batterie par un accouplement analogue à celui du frein à air comprimé.
- Dans les quatre coins de la cabine du mécanicien (lig. 6) se trouvent les divers instruments : voltmètre, ampèremètre, leviers, manomètres dn frein à air comprimé. Ces appareils sont montés sur des tableaux.
- L'appareillage électrique de la locomotive comprend en outre :
- i° Des plombs fusibles pour garantir les moteurs et les câbles des surcharges nuisibles ; ils sont placés dans les caisses obliques.
- 20 Un parafoudre avec extincteur automatique dont on a proscrit tout organe sujet a se rouiller; il est placé sur le toiL de la cabine du mécanicien,
- 3° L’éclairage électrique complet et les différents coupe-circuits et appareils de sûreté.
- L’éclairage de la locomotive se fait par io lampes à incandescence en deux séries de 5.
- Les 4 lanternes do signal, placées au-dessus des 4 tampons, sont pourvues de deux lampes chacune et la cabine.est éclairée par deux lampes. Les deux lampes de chaque lanterne font partie chacune d’une dérivation différente : il en est do même des lampes de la cabine de sorte que l’éclairage serait, suffisant en cas d’accident à une des dérivations.
- D’après les expériences faites par l'Inspecteur en chef des Chemins de fer royaux, M. Loch, à Glciwitz, avec une locomative électrique de la A. E. G., le travail dans les gares pour la manœuvre et le triage revient à 4° |>- 100 meilleur marché que par la traction à la vapeur (Q. J. Heyvxl.
- (r) Dans^uiie étude parue dans les Annales de Glaser pour /es usines et tes bâtiments (fascicule 10 du i5 mai
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- APPAREIL POLR T.\ MESURE DE l.’IATEVSITÉ
- DK S CHAMPS MAGNÉTIQUES
- J'ai étudié, pour la mesm qui à l'usage s’est, montré d
- de l'intensité des champs magnétiques, un appareil simple, n emploi rapide et commode. Il convient particulièrement à
- r prend appui d'un côté, ?
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- la détermination, en unités CGS. du champ des éleclro-aimants de laboraloire, ou du champ créé par des aimants permanents, alors même que l'entrefer est étroit; il permet
- s : de
- Au total fr........................................... 9,4a
- ; s j }f{ ï|sï
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- d'étudier rapidement un champ qui n'est pas uniforme. Il peut être appliqué à la construction de divers instruments de mesure, et il se prête, comme on le verra, à diverses manipulations fort instructives.
- Je préviendrai tout d'abord que,, sous sa forme actuelle, l’appareil est destiné seulement à l'étude de champs magnétiques dont les lignes de force, dans la région examinée, ont une direction voisine de ['horizontale : cette condition est remplie par presque tous les instruments de laboratoire.
- 1. Prtncipe de l'appareil. — Les appareils employés pour la mesure directe, en valeur absolue, des champs magnétiques, se rattachent à deux méthodes distinctes.
- Dans la première méthode, 011 utilise un phénomène d’induction produit par le déplacement dans le champ d'un conducteur mobile. On mesure alors, soit la quantité d’électricité mise en mouvement, lors du déplacement (emploi d’une bobine retournée dans le champ, ou tirée hors du champ, et d'un galvanomètre balistique) ; soit la forme électromotrice correspondante à une vitesse connue d’une portion de conducteur (appareil à écoulement d’eau de M. Bouty, récemment décrit ici même) yV.
- Dans la seconde méthode, on mesure l'action mécanique exercée par le champ sur un circuit mobile parcouru par un courant connu. Cette seconde méthode exige seulement, comme instrument de mesure électrique, un ampèremètre étalonné : c’est là un avantage, puisque le champ est souvent créé lui-même par un courant dont il faut connaître la valeur.
- Dans les appareils de Slenger et de Knul Angstrom (b. une bobine dont l’axe est perpendiculaire aux lignes de force, tend à se renverser par l’action de celui-ci. On mesure le couple qui l’entraîne avec un bifilaire (Stenger) ou avec une balance (K. Ang'stvôm). Ce couple a un bras de levier qui est au plus égal au diamètre de la bobine ; en outre, lVppa-reil ne s’applique pas aux entrefers très étroits.
- Dans d’autres appareils, on a cherché, à réaliser un élément de courant. AI. Leduc, M. Iloullevigue, .puis AI. Afioldans son inductomètre, se sont, servis du galvanomètre à mercure do AL Lippmann (3). D’autre part, AT. Eric Gérard a construit, en 1886, un mesureur
- Tour les répara lions, d'après les résu lia ts de l'cxcrciro 1898-1899, il faut compter pour la locomotive Soif : 0,0066 X i'L;!o — 887,00
- Soilparjour’ a 8;S-/m -
- 9,60
- lin résumé, le service d’une locomotive à vapeur pour la traction dans l’atelier principal, coûte par jour, environ :
- u ,92 -pa,i3 -f 3 + 8,80 -f 9,60 . ... . , ... ...... ........................ .
- eomotive ft vapeur, et de ce fait, s’ajoute au compte précédent une charge journalière de
- 10,3o
- Si maintenant, 011 voulait remplacer le travail de la locomotive par celui des hommes, il faudrait au moins dis-
- ^ - q.P , , 1 . P ^ ^
- (1) Bocrrï. Èel. Élect., l. XV, p. 89, 1898.
- (s) Voy. HosrrT.iLiiîii : Traité élémentaire dé l'Energie Electrique, p. ô09.
- (3) Lkduc. Journal de Ph., t. VI (1887). IIoullkviuuk. Ann. Ch. et Ph., (7). ». Vil, p. 5i6, 1896. Miot : Voy.
- — L’élément de courant est alors constitué par du mercure contenu dans une petite caisse plate placée dans le rhainp : on évalue avec un manomètre la poussée exercée par le mercure parcouru par le courant, sur Je fond de la
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- de champs magnétiques (’) auquel relui que je vais décrire se rattache plus paiiiculière-
- II on diffère d'abord en ce que l’action est directement mesurée par une pesée, et surloul par IVinploi d'1111 arLifice particulier qui permet de remplacer un élément de courant mobile par un dispositif équivalent.
- Un iléau de balance fig. 1), mobile en O auLour d'un axe horizontal invariable, perpendiculaire au plan de la figure, est muni à l'extrémité E d'un «le ses bras d'une sorte de palette, plate et mince, qui porte un circuit rigide ARCD formé d'une ou de plusieurs spirès : dans la figure, où ce circuit est figuré eu traits pleins, ou n’en a imaginé qu’une seule. Nous verrons bientôt comment on réalise un tel circuit, et comment on y amène un courant qui circulera, par exemple, dans le sens CDAB.
- Les grands côtés RC et AD ont la forme d'arcs de cercle dont le centre commun est en O ; les côtés rectilignes AB et CD sont dirigés suivant des rayons. Le côté AB estphacé dans l'entrefer limité par les pièces polaires de l'éleetro-aimant ou de l'aimant à étudier : je supposerai que le champ est uniforme dans la région occupée par AB, mais clans cette région seulement (b, et que les lignes de force sont perpendiculaires au plan de la figure (3). Quant au côté CD, il est placé assez loin pour que le champ qui existe dans la région où il se trouve soit négligeable (b : c’est en réalité la différence des champs existant en AB et en CD que l'on mesure par ce procédé.
- Tout se passe, dans ces conditions, comme si le cadre était remplacé par le côté AIL En effet, les actions exercées sur CD sont négligeables, et quant aux actions exercées sur les côtés curvilignes (qui. d’ailleurs se contrebalancent à peu près), ce sont des forces normales à chaque élément. Elles ont doue un bras de levier nul, puisque les normales aux differents éléments de ces arcs rencontrent toutes l'axe O (fig. t). Si cet axe est bien invariable, ces forces n’auront aucun effet, puisqu'elles 11e peuvent faire tourner le iléau autour de 0 (”).
- La force exercée sur le côté AB a seule un moment utile. Le champ étant uniforme, et
- cave. C est Y épaisseur de la cuve, qui est nécessairement plus petite que l'entrefei, qui intervient au premier clief
- (l) Voy. Hosmtalikk. Traité élèm. de l'Energie Electrique, p. 555. L’élément de courant est formé par une portion de tige métallique, reliée par des fils souples très courts à des conducteurs lises par où arrive et sort le courant. La lige forme un bras d’un fléau équilibré : l'action qui s’exerce sur la partie parcourue par le courant est mesurée à l’aide de ressorts préalablement tarés. L’appareil étant équilibré, peut servir à mesurer des champs diversement orientés : mais en revanche les (ils souples sont placés dans l’entrefer, ce qui est un inconvénient, et
- est de révolution autour d'un axe passant par le milieu de AB, le champ mesuré estio champ moyen dans la région occupée par AB.
- (-1) S’il en était autrement, le champ mesuré serait lu composante du champ, parallèle à l’axe de rotation.
- (b Dans le cas contraire, il faudrait d’abord faire la mesure du champ plus faible existant dans cette région [: il
- ;5) Cela est vrai, quelles que soient l’intensité et la direction du champ le long de ces arcs. Mais il faut que l’axe O soit bien invariable, sinon les forces agissant sur les côtes curvilignes, qui tondent ù produire un [glissement de l’appareil, ou une rotation autour d’un axe différent de O, pourraient produire des mouvements qui amèneraient la palette à toucher l une des pièces polaires.
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- perpendiculaire au plan de la figure, celle force f appliquée au milieu de AB a pour bras de levier L, L désignant le rayon de la circonférence moyenne. On est maître du choix de ce bras de levier, ce qui est évidemment un avantage. L’autre extrémité du fléau porle un plateau destiné à recevoir des poids marqués : on conçoit qu’en ajoutant ou en retranchant des poids p, on puisse rétablir l'équilibre du fléau rompu par l'action, dans un sens ou dans l'autre, de la force Supposons que les poids que supporte le plateau exercent leur action à l’extrémité d'un bras de levier précisément égal à L, cos poids mesureront directement la force f.
- On peut suspendre le plateau à un couteau, mais j’ai trouvé, plus commode de le suspendre à un fil très fin s’appuyant sur le pourtour extérieur d’un arc ayant précisément pour rayon la longueur L. L’avantage de celLe disposition est qu’on n’a pas besoin do s’occuper de l'horizontalité du fléau : quelle que soiL son orientation, les poids mesurent directement la force cherchée (').
- 11. Guet t. nu champ. — De la valeur de la force /’, évaluée en grammes, 011 déduit immédiatement la valeur du champ. Dans un champ uniforme d'intensité JC C.G.S. un élémenL de courant de longueur l (cm), d’intensité l (ampère), subit une force perpendiculaire au plan du courant el du champ, cl dont la valeur est dynes, ou bien
- en prenant 981 pour la valeur de l’accélération de la pesanteur (3). La formule donnant la valeur du champ sera donc
- k étant une constante do l’appareil.
- Mesures relatives. — Si on lance dans l’appareil un courant constant (voir § 5), on comparera les champs en comparant les valeurs correspondantes des poids p. O11 fera ainsi de bonnes mesures relatives, puisque l’opération se réduit alors à une pesée, et que les forces en jeu sont suffisantes pour que celte pesée puisse sc faire avec précision. Imaginons par exemple un champ de 10 000 GGS, une longueur l égale h un centimètre seulement, et un courant i de un ampère seulement : la force /'dépasse, comme on le voit, un gramme. Or on peut employer un courant plus fort, ou augmenter la longueur utile l en employant tin circuit ABCD formé de plusieurs spires.
- Mesures absolues. — L’erreur dans une mesure absolue est nécessairement plus grande. On peut négliger complètement l’erreur commise dans la pesée elle-même, celle qui résulterait d’un défaut de construction, d’une indécision sur le bras «le levier de la force agissante, vis-à-vis de l’erreur commise dans la détermination de i en ampères et de l en centimètres. L’appareil servant à la mesure du courant peut être étalonné, mais il faut * (*)
- (’) Site bras de levier au bout duquel s’exerce l'action du poids p avait une valeur L' différente de L, on aurait v L'
- la valeur de / par la relation/L =pL\ La détermination du rapport — peut se faire par une mesure directe, ou
- bien en suspendant au point E un poids connu que l’on équilibre par des poids marqués, placés dans le plateau.
- (*) En toute rigueur, c'est la valeur de l’accélération de la pesanteur au lieu où on opère,, qui intervient dans la formule, et on pourrait imaginer qu’un appareil de ce genre (ou bien un éleetrodynamomètre-balance), où une action électromagnétique est équilibrée par l’action que k terre exerce sur des masses connues, puisse servir à comparer les diverses valeurs de 1 accélération de la pesanteur.
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- mesurer exactement la longueur l. C’est là qu'intervient la mesure géométrique qui est nécessaire dans tous les procédés de mesure absolue de l'intensité des champs magnétiques. Nous allons voir comment on peut réaliser la construction de l'appareil, et. faire cette mesure.
- ITI. Construction du cadre mobile. —On peut employer différents procédés pour réaliser un circuit ayant la forme indiquée. Un moyen commode consiste à découper dans une matière isolante (1) un arc ayant la forme ABGD, et à appliquer soigneusement sur sa tranche une bande de cuivre bien recuit ayant pour largeur l’épaisseur du support isolant (2-à 3 nun;, et épaisse de 0,2 mm par exemple (lig. 2). Celte bande esL maintenue par des attaches de fil
- La mesure delà longueur / se fait alors très facilement : cette longueur est la distance entre les deux côtés curvilignes : il 11'est pas nécessaire en effet que le côté AB soit exactement dirigé suivant le rayon, ni même qu’il soil bien rectiligne ; puisque celte partie de l’appareil se trouve dans un champ uniforme, et qu'un élément, quelconque de courant équivaut à ses composantes suivant le rayon et un axe perpendiculaire. On mesurera donc simplement, sur l’appareil construit, la distance entre les deux côtés curvilignes, et on retranchera du nombre obtenu l’épaisseur de la bande de cuivre employée. Si la distance est par exemple de 2 cm, un pied à coulisse ordinaire donnant le dixième de millimètre,
- qu’on évalue la longueur l près. Si la distance est plus courte, et que sa acte ne puisse se faire avec une précision suffisante, on l’évaluera par compa- une bobine étalon plus large, mesurée directement; celte comparaison se fera on plaçant successivement les deux appareils dans un champ constaiiL et uniforme obtenu avec un électro muni de deux larges pièces polaires suffisamment rapprochées.
- Lorsqu'on veut, pour etodier des champs plus faibles, augmenter la longueur utile /, ou forme avec la bande de cuivre et un ruban isolant plusieurs couches successives. D’autre part, si l'entrefer est très étroit. Je s pièces polaires étant rapprochées à moins de 2 à 3 mm, on peut faire avec un tii lin et isolé une bobine formée de plusieurs spires juxtaposées, appliquées autour d’une joue de forme convenable () (lig. 3; sur une lame de verre mince, de carton verni, etc... peut être construit de manière a s’adapter le mieux possible à l’élude spéciale e propose : on détermine sa constante par mesure directe ou par comparaison.
- IV. Balance. — Il n’cst pas commode d’utiliser un lléau de balance ordinaire, parce que le couteau est ordinairement trop court. L’axe O n'étant pas suffisamment fixé, il arrive que ffans certains cas la bobine vient toucher les pièces polaires. On pourrait éviter ces inconvé-nieuLs en employant des fils horizontaux tendus de façon à s'opposer à ces mouvements : il est
- dessécher d’abord l'étuve à no", puis paraffiner ou vernir avec soin celte substance qui est assez fortement hygrométrique. Le verre, le celluloïd ou l'ébonite peuvent rendre des services, ces dernières matières ne se déforment pas sensiblement lorsqu’elles sont ainsi entourées d’une garniture métallique. Lue lame de métal entourée d’un ruban de soie ou bien convenablement découpée, peut encore servir. On verra que le magnétisme ou le diamagnétisme des substances employées n introduit pas d’erreurs dans la mesure, mais il faut, bien entendu. éviter la présence de matières fortement magnétiques.
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- préférable d'employer des pivots quand la sensibilité qu’ils donnent est suffisante, ou mieux un couteau ayant deux points d’appui suffisamment écartés. M. Pellin fait des couteaux éehan-crés dont les deux extrémités s’engagent dans des encoches qui conviennent très bien. Dans 1 appareil qu’il construit, représenté schématiquement figure 4, l’une de ces extrémités seule est visible. Sur cette figure on voit deux arcs d’ivoire placés aux deux extrémités du fléau et donLon peut intervertir la position en retournant ce fléau bout pour bout. Ces deux arcs sont munis, l’un d'une seule bande D métallique, l'autre de plusieurs couches superposées ; ils correspondent à des valeurs de l très différentes, mais la circonférence moyenne, qui est tracée sur chacun d’eux, a le même rayon pour tous deux.
- Les pinces supportant les bobines ont leur partie fixe terminée en arc ayant le rayon de la circonférence moyenne des bobines qu’il est alors très facile do mettre en place. Cet arc porte sur une face une graduation qui se déplace devant l'aiguille Un fil fin s’appuyant sur le pourtour extéri : il faut que ce plateau renferme à l’avane quand on fait la mesure dans les deux côté du fléau, permet d’obtenir l’équilibre
- l'autre
- :e dos poicb
- elîève le réglag»
- pinces supporte le il est conduit à en
- On voit enfin sur Ja figul'e des butoirs bb\ qui rendent l’emploi de l’appareil bien plus commode. Ils sont, d'ailleurs indispensables lorsqu’on a à étudier un champ qui est loin d’èlre uniforme, car dans ce cas les oscillations pourraient entraîner le fléau assez loin pour que l’équilibre devienne instable.
- Il reste à indiquer comment on amène le courant dans un circuit mobile ABCD. Ce circuit est interrompu en un point, les deux extrémités sont reliées, par l’intermédiaire des pinces, d’une part au fléau, d’autre part à un conducteur isolé : de sorte que le courant arrive et sort de l’appareil par deux bornes situées sur le couteau. On peut ainsi placer la partie déformable du circuit dans le prolongement même de l’axe de rotation, ce qui est évidemment la position la plus avantageuse, puisque les déplacements de celte partie de l’appareil sont tout à fait insignifiants.
- J’ai employé dans l’appareil de la figure 4 des pointes de platine dont l’extrémité située sur le prolongement de Varête du couteau, enfonce un peu dans du mercure contenu dans de petits tubes isolés. On peut aussi emplover des fils souples, ou des bandes de cuivre mince : Tous ces dispositifs, quand ils sont ainsi placés, peuvent être employés avec des courants relativement intenses, car il n’est pas nécessaire qu’ils soient 1res souples.
- V. Emploi de l’appareil. i° Courant constant. — On peut utiliser l’appareil de deux façons : le premier procédé consiste n lancer dans le circuit mobile un courant déterminé, et à équilibrer Faction à l’aide île poids marqués.
- Il faut prendre la précaution d’établir, an préalable, l’équilibre de la balance après avoir excité Fcleetro-aimaiil produisant le champ à étudier. Les substances formant la palette qui est introduite dans le champ sont en effet toujours légèrement magnétiques ou diamagné-tiques, et alors même qu'il n’y circule aucun courant, on observe une. légère attraction ou répulsion.
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- On commencera donc par établir le champ à étudier ; puis en agissant sur l’écrou do réglage, on amènera le fléau à l'équilibre de façon que la partie AB se trouve dans la région où on veut mesurer le courant. On lance alors le courant : le iléau bascule dans un sens ou dans l’autre, on rétablit l'équilibre en ajoutant ou retranchant des poids p dans le plateau. De la valeur de ces poids et de celle du courant on déduit, comme on l’a vu, la valeur du champ.
- Ou peut, mieux encore, lancer le courant dans AB dans un sens déterminé ; établir l’équilibre de la balance en utilisant, pour terminer, l’écrou de réglage ; puis changer le sens du courant dans la palette, et rétablir avec des poids, l'équilibre de la balance. Les poids qu’il faut ajouter ou retrancher, représentent le double du poids p.
- En procédant ainsi par courant constant, on peut très souvent, quand on a à mesurer le champ d’un électro-aimant, utiliser le même courant pour l’exciter et pour faire la mesure du champ qu’il produit. Un seul ampèremètre est alors nécessaire ; il faut, bien entendu, quand on veut faire des mesures absolues, que cet ampèremètre soit étalonné.
- 2° Courant variable. — Dans le second procédé, après avoir excité l’éleelro-aimant et établi l’équilibre, on ajoute un poids fixe, dans le plaLeau. On lance alors, clans le sens convenable, un courant dans la bobine, et on fait varier ce courant avec un rhéostat jusqu'à ce que l’équilibre soit rétabli. On note alors la valeur du courant utilisé et on calcule le champ. Comme contrôle, on retranche le même poids et on fait la mesure en lançant le courant en sens contraire.
- Ce procédé qui dispense de manier des subdivisions du gramme est très rapide et. très commode, surtout quand on dispose, au moins pour achever l’opération, d'un rhéostat à mouvement continu (*). Il est lion d’utiliser les butoirs limitant la course du fléau : on place l'un de ces butoirs de façon qu’il maintienne le fléau dans sa position d'équilibre primitive, au moment où on ajoute le poids : il ne reste plus qu’à laire varier progressivement le courant, jusqu’à ce que le fléau quitte le butoir.
- . Dans ce procédé du courant variable, il faut deux sources indépendantes pour exciter l'appareil produisant le champ etpour produire le courant utilisé dans l’appareil de mesure : ce dernier étant très peu résistant, quelques accumulateurs ou môme quelques éléments de pile, suffisent.
- Stabilité de l’équilibre. — Étude d’un champ variable. — Si l’on examine les conditions d'équilibre du fléau soumis aux diverses forces qui le sollicitent, on se rend compte facilement des résultats suivants :
- L’équilibre de la balance avanL le passage du courant, et le changement du poids, étant stable; le nouvel état d’équilibre obtenu pendant la mesiu'o est encore stable, si le champ est uniforme ou varie peu rapidement.
- Si le champ varie rapidement, l'équilibre peut devenir instable, mais cela n’a lieu que pour un sens déterminé du courant circulant dans AB. On voit facilement, en effet, que si l’action électromagnétique tend à écarter AB (-) de la région où le champ est maximum, l’équilibre sera nécessairement stable.
- On pourra donc toujours faire des mesures en équilibre stable, sans modifier la balance, même si le champ varie rapidement. Si l'on veut, pour fixer les idées, étudier le champ en
- p) Je mi1 suis bien trouvé de l’emploi d’un rhéostat hélicoïdal de Cance, ou bien d’un rhéostat liquide comme celui de M. Rolhé.
- (2) Je suppose toujours qu'on peut négliger l’action sur le côté opposé CD.
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- dessous d’un maximum, on choisira pour le courant un sens tel que AU soit tiré vers le bas. On choisira le sens inverse si la région étudiée est au-dessus du maximum.
- En faisant quelques mesures «ni divers points, on sera ainsi renseigné sur la loi de variation du champ : ces mesures se feront sans qu’on ait à déplacer le support de la balance, simplement en inclinant plus ou moins le fléau. L’are qui se meut devant l’aiguille étant gradué, on sc rend, compte facilement de la position occupée par AU.
- VJ. Applications.— a. L’appareil ainsi construit, sans même qu’on emploie des bobines supplémentaires, peut servir k étudier des champs variant dans de larges limites, en utilisant pour la mesure des courants ne dépassant pas dix ou quinze ampères. On peut ainsi étudier non seulement le champ donné par des éleetronimanls ou des aimants permanents, mais encore un champ donné par des bobines. Je reviendrai ultérieurement sur les applications à la construction de divers instruments de mesure.
- b. Il est évident qu’un tel appareil peut rendre de grands services dans l’étude des propriétés magnétiques du fer, et notamment dans la comparaison des perméabilités. On pourrait, pour ces mesures relatives, donner à l'instrument telle sensibilité que l’on voudrait; je rappelle en outre qu'on peut utiliser le même courant pour faire la mesure du champ et pour aimanter le circuit magnétique à étudier. L’appareil est alors en definitive une sorte de dynamo simplifiée.
- c. Enfin l’appareil peut servir dans renseignement k des manipulations intéressantes, ayant par exemple pour objet : ic la vérification de la proportionnalité de la force au courant, cl le contrôle de échelle d’un ampèremètre. un L’étalonnage d’un galvanomètre balistique. Pour cela on relie les bornes de l’appareil au galvanomètre, et on déplace rapidement l’arc dans le champ d'un certain angle, en se servant des deux butoirs fi. 3° La construction d'une courbe d’aimantation.
- Pour quelques-unes de ces applications, 011 peut simplifier l'appareil : 011 lui donne la forme d’une réglette plate ABCD, très allongée, qui est suspendue au plateau d'une balance hydrostatique ordinaire ilig. a.)8 Celte réglette porte sur sa tranche plusieurs spires de lîl isolé, comme le montre la figure 6, ou bien une bande de cuivre formant une ou plusieurs
- couches : on mesure comme il a été dit plus hauL F; ^ el g
- la longueur utile l, et on se sert de l’appareil comme
- du précédent, la partie AU se trouvant, dans le champ à mesurer, dont les lign sont perpendiculaires au plan de la réglette, et la partie CD, assez loin po soit négligeable. Les actions sur les côLés verlicau
- 1 de force • que le champ . sont nécessairement dos forces liori-
- (* *) L’aire balayée par l'élément, AB pendant son déplacement est eu centimètres carrés égale à I. X n; » étant le nombre de centimètres de l'échelle portée par la circonférence moyenne (fig. 4) qui ont défilé devant l extrémité de
- (*) 11 est bon d'employer encore deux butoirs limitant la course du fléau : ou peut par exemple visser aux deux extrémités de la fourchette qui sert à soulever le fléau, deux vis à large tête dont la pointe peut cire amenée au
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- zontales qui ne sont pas transmises par le fil de suspension et «'interviennent pas dans la mesure.
- Ces forces peuvent avoir des inconvénients : elles peuvent produire des déplacements latéraux ou des rotations autour du fil de suspension, de l’appareil ainsi librement suspendu, qui vient alors lrolter contre les pièces polaires (L. Pour les éviter, il suffit de maintenir la réglette dans le plan où elle doit se mouvoir : on y arrive en lestant l’extrémité inférieure de l'appareil, et en munissant eette extrémité d'une lige, à laquelle sont attachés deux fils fins, légèrement tendus (-). Les fils souples ou les bandes minces de cuivre servant à amener le courant dans la bobine, dirigés horizontalement, perpendiculairement au plan de la figure, et. qui sont attachés à l’extrémité supérieure, concourent également à maintenir le plan de la bobine dans sa position normale.
- L’inconvénient de ce dispositif est qu’il faut régler ces fils horizontaux F l-'; lorsqu’on veut déplacer la bobine pour explorer les diverses parties d’un champ. De plus, à moins d’enlever à la balance de sa sensibilité, on ne peut employer des courants un peu intenses,, et l’appareil est donc inférieur à celui où la bobine est fixée au fléau '*). J’ai tenu cependant à décrire ce modèle simplifié, car il peut être improvisé facilement. Or j’estime nécessaire, que dans Félnde de l’électricité, l’élève ait mesuré, en les comparant à des poids, ces forces qui font tourner nos moteurs.
- A COTTO.N,
- CONGRÈS ïINTERNATIONAL DE PHYSIQUE O
- Le Congrès international de Physique qui vient d’avoir lieu à Paris, du 6 au 12 août, a été particulièrement brillant. Un nombre considérable de physiciens étrangers ont. répondu
- (*) On se rend compte immédiatement de ccs actions. Si le champ, dans toutes les régions traversées par 1 appareil d’exploration, a ses lignes de force exactement perpendiculaires au plau de la figure, et s’il a la même intensité
- (â) On pourrait songer à fixer à 1'extrémilc du fléau, une telle réglette à bords rectilignes. Les forces horizontales agissant sur les côtés verticaux pourraient intervenir dans la mesure si l’appareil n’était pas placé bien symé-
- Congrés de physique qui s’est tenu la semaine dernière et songer ini Congrès <l'électricité qui s'ou vrira à la fin de cette semaine. Les maigres ressources financières du journal ne nous permettent pas d'avoir, connue nos richissimes
- les collaborateurs qui ordinairement nous aident eu pareille circonstance, n’ont pu cette fois nous seconder, occupés qu'ils étaient p-..- ’es détails matériels du Congrès. Il nous a donc fallu, comme nous l’avons fait pour le Congrès de chimie, suivre les séances, les visites, les réceptions, etc., pour essayer d’en donner un compte rendu fidèle à nos abonnés. La lâche était lourde et les forces humaines ont des limites. ISous en avons fait 1 expérience. Aussi eom-mencons-nous par prier nos lecteurs de nous excuser si nous 11e donnons pas daus ce numéro un compte rendu aussi complet que nous l’eussions désiré des travaux concernant l’électricité qui ont été présentés cl discutés au Congrès
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- à l’appel du Comité d’organisation (') et presque toutes honneur de se faire représenter par les plus illustres de leurs i
- La séance d’ouverture s’est tenue le lundi 6 août, à 3 heures dans le Palais des Congrès. Comme président du Comité d’organisation, 31. Cornu prend la parole, pour remercier tous ceux qui ont contribué à celte organisation, en particulier les physiciens qui ont. écrit les soixante et quelques rapports qui seront discutés dans les séances clu Congrès; 11 adresse aussi ses remerciements aux délégués des gou\ornements et des sociétés gavantes. Après ce discours, il est procédé à la nomination des membres du bureau du Congrès. Lord Kelvin est nommé par acclamation président d’honneur et, sur la proposition de M. War-burg, délégué de l’Allemagne, M. Cornu est nommé président. Les i Laires généraux et les membres des bureaux de section sont ensuite désignés (2).
- Les séances de sections ont eu lieu dans les salles de l’Hotel de la Société d’e gement, sauf celles de la section VII (Physique biologique) qui se sont tenus a l’École de Médecine. Les différents rapports qui y ont été lus ou analysés sonL indiqués ej-dessous(3) ; umuniealioris y ont également été faites.
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- Le programme du Congrès comportait encore des conférences, des visites et des réceptions.
- Les conférences ont eu lieu dans les après-midi des mardi, mercredi et jeudi, -, 8 et 9 août. Dans la première, M. H. Poincaré a parlé des rapports entre la Physique expérimentale et la Physique mathématique ; son discours, pleins de profonds aperçus sur la philosophie des sciences mériterait d'ètre reproduit in extenso, et nous regrettons vivement que les arrangements pris entre leComiLé d’organisation et l’éditeur des rapports, M. Gau-ihior-Villars, ne nous permettent pas de le faire. Dans la seconde, M. 11. Becquerel et M. et Wnu Curie, ont exposé les résultats de leurs recherches sur les corps radio-actifs et répété quelques-unes des nombreuses expériences qu’ils ont effectuées. Enfin, dans la troisième faite dans le grand amphithéâtre de l'École Polytechnique, M. Cornu a rappelé les travaux exécutés par Eigeau, Boucault et lui-même, pour la détermination de la vitesse de la lumière.
- Parmi les visites, signalons : la visite des exposants de Ja classe i5 (instruments de
- ïS:ï;
- : Point! ng, Théorie de la j
- S,
- tgenbach, Optique delà p solaire: Birkeland, Co
- pipèiaac du .Olhi ;
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- précision) et du Groupe V 'Électricité), celle du Palais de l'Optique, de la Plateforme roulante (pendant laquelle on a effectué un démarrage), la visite des instruments de météorologie installés sur la Tour Eiffel, et enfin la visite des Laboratoires de la Sorbonne, de JIJI. Lippmann, Bout.yet Pellat.
- Cette dernière visite était particulièrement intéressante : Divisés par groupes d’une dizaine de personnes les congressistes ont pu facilement se rendre compte des nombreux appareils que contiennent ces laboratoires. En outre la plupartdes appareils servant à des recherches en cours d'exécution étaient montrés en fonctionnement. Enfin plusieurs congressistes n’avaienl pas craint d’apporter des laboratoires de province des appareils très délicats pour les présenter à leurs collègues. Nous 11c donnerons pas la liste de ces appareils : nous éLanl attardé devant quelques-uns, notre visite a éLé incomplète et nous commettrions certainement des omissions. Signalons toutefois les appareils, apportés de Bordeaux, au moyen desquels M. Turpain a fait ses recherches sur le résonateur de Hertz (') et l'éleclro-aimnnt construit parla maison Gindre, de Lyon, d’après les plans de son ingénieur, M. Limb. Ce dernier appareil est remarquable pour sa puissance ; il est formé de deux électro-aimants à noyaux creux disposés horizon taie ment dans le prolongement l'un de l’autre comme dans le modèle classique de Ruhmkorff; sur chaque noyau sont enroulées quatre bobines ; en mettant les quatre bobines en série sur un circuit à 110 volts ont obtient entre des pièces polaires coniques un champ d’environ 4° 000 unités G. G. S., el on peut le maintenir pendant plus d’une heure sans éehaullenienl anormal des bobines ; avec deux bobines en quantité, l’intensité atteint 44ooo unités C.G.S.; enfin en disposant les quatre bobines en quantité on produit, pendant 10 à i;1 minutes sans écliautfement dangereux, un champ de 47 000 unités.
- Quant aux réceptions indiquées au programme elles étaient: réception à l’Hôtel de Ville, lemardi soir; fête offerLeparle présidenLdelarépubliquele jeudi soir; réception offerte par le Prince Roland Bonaparte, le samedi soir. T.a première n’a pu avoir lien en raison des funérailles du roi d’Italie ; de la seconde, remise pour la même cause à l’après-midi du vendredi, nous n’avons rien à dire ici, les danses antiques qui en constituaient la principale attraction étant du domaine de l'art mais non du domaine de la physique ; la troisième doit être au contraire signalée dans ce compte rendu non seulement par ce qu’elle montre une fois de plus l’intérêt que porLe le Prince Roland Bonaparte à la science, niais encore parce que, dans la magnifique bibliothèque son hôtel se trouvaient exposés divers appareils qui donnaient à la réception le caractère des séances de Pâques de la Société de Physique. Parmi les appareils citons, sans avoir d’ailleurs la prétention de les citer tous : les appareils de télégraphie sans fis de M. Dncretel ; les appareils de radiographie et à haute; fréquence construits par la maison Radiguct et Massiot ; les instruments de mesures de M. Richard parmi lesquels se trouvait un appareil nouveau destiné à mesurer, par la méthode stroboseopi-que, la vitesse des objets en mouvement ; les appareils à courant de hauLe fréquence de la maison GaitTe ; l’appareil de JL Weiss pour l’étude magnétique de la pyrrhotiru; ; l'appareil de Jl. Cot.tori pour la mesure des champs magnétiques, décrit dans ce uuniéro et construit parM. Pellin ; le dernier modèle de l'oscillographe Blondel construit par JI. Dohkévitch; etc.
- Pour en finir avec cette esquisse rapide des travaux dn congrès de physique, il nous faudrait encore faire connaître les décisions et vœux proposés dans les diverses sections et ratifiés par le Congrès dans sa séance de clôture tenue dimanche dernier dans la matinée, quelques-unes des décisions concernant les définitions d’unités physiques qui intéressent
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- nos lenteurs. X'avant pu nous procurer le texte-exact île ces décisions au moment où il nous faut remettre ces lignes à l'imprimeur, nouscroyons préférable d‘en retarder la publication de huit jours, la forme, dans l’énoncé d’une définition, élanL aussi importante que le fond.
- Il nous reste maintenant à donner l’analyse des rapports et communications présentés au Congrès O et qui se rapportent à l'électricité ou qui louche à l’art de l’ingénieur; c'est ce que nous forons dans le prochain numéro.
- J. Blondin.
- CONGRÈS INTERNATIONAL DE 0111 M IK APPLIQUÉE
- DÉSIGNATIONS UNITAIRES FONDAMENTALES EN ELECTROCHIMIE
- M. le Dr Le Rianc a été chargé, comme membre de la Commission des Unités do Mesures de la Société électrochimique allemande, de rappeler aux membres du Congrès de Paris que, sur sa proposition, le troisième Congrès international de chimie appliquée (Vienne 1898! a adopté les définitions suivantes, préconisées par la Société allemande d’électrochimie :
- i° La conductivité est exprimée en ohm-centimètre. Un corps possède l'unité de conductivité lorsqu’un cylindre de ce corps ayant un centimètre carré de surface et un centimètre de hauteur a une résistance de 1111 olnn;
- j° La conductivité molléculaire est. le quotient de la conductivité, définie comme il vient d'ètre dit, par le nombre de grammes-molécules dissous dans un ceutimètre cube ;
- 3° La quantité d'électricité nécessaire pour la séparation de l’équivalent-gramme (96040 coulombs) sera désignée par la lettre K. pour rappeler le nom de Faraday.
- M. Le Blanc fait ensuite observer que les notations employées pour désigner la conductivité éloct.riq'ue et diverses grandeurs dérivées do celle-ci diffèrent beaucoup, suivant les auteurs. Tout, en reconnaissant que la question des notations n’a qu’une importance secondaire par rapport à celle des délinitions, il estime — et nous sommes de son avis — qu’il serait désirable d’uniformiser ces notations en vue de rendre plus facile la lecture des traités d’électrochimie à ceux qui n’ont que rarement l’occasion de consulter ces ouvrages. Aussi préconise-t-ii les notations adoptées par MM. Kohlrausch et Holborn dans leur récent ouvrage publié en langue allemande sur la « Conductibilité des Electrolytes » et en conséquence il demande au Congrès d’adopter les propositions suivantes :
- ù T.a conductivité électrique (ou conductibilité spécifique) d'un corps, définie comme il a été dit pins haut, sera représentée par IÀ;
- 2" La concentration équivalente d’une solution, c’est-à-dire la concentration sera exprimée par le nombre n d'équivalents-grammes dissous dans un renlimètre cube; Va dilution équivalente sera représentée par l’inverse 3 — ~ de ce nombre ;
- 3” T,a conductibilité équivalente sera exprimée par A — ;
- cette intéressante publication pour les rapports qui, par leur nature, ne seront pas analysés ici. (s) Voir rÉclairage Électrique du 4 el du n août igoo, p. 169-183 et p.
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- 4" Les mobilités électrolytiques de l'anion et du eathion seront représentées par l,t et lk ; on aura dès lors H- lk — A et —— on ^— n :
- 5° Les vitesses, exprimées on centimètre : seconde pour une différence de potentiel de un volt par centimètre, seront représentées par C pour les eathions et V [jour les anions.
- M. Le Blanc ajoute que l’on trouve dans l’ouvrage de MM. Kolhrausch et llolborn les nombres permettant de passer des expressions numériques des grandeurs éleelrochimi-ques employées jusqu'ici par divers auteurs à celles exprimant les grandeurs qui viennent d’être définies.
- A la suite de cette communication. M. Gall fait remarquer que cette question est trop complexe pour être traitée dans une séance du Congrès sans préparation préalable cl propose la nomination d’uno Commission chargée de présenter un rapport sur ce sujet au pi’ochain Congrès (')•
- Ajoutons que dans la séance qui a suivi celle où M. Le Blanc présentait son rapport, M. Moissan a fait observer que cette Commission pourrait porter celle question devant le Congrès de Physique ; cette proposition a été adoptée (J).
- TV Classen, Eurd, Pnlmanr, Brochet, Lebeau, Muller, Marie. ’ - iP .
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- ETAT ACTUEL DE l’ÉIÆCTROCUIMIE APPLIQUÉE AUX COMPOSES ORGANIQUES
- Le rapport de M. C. Marie, préparateur de chimie appliquée à la Faculté des sciences, sur eetle question est d'autant plus intéressant que l’on ne peut, avoir que très difficilement des renseignements sur l'importance industrielle de l'application de l'électrochimie à la préparation des composés organiques C).
- Dans ce rapport, M. Marie commence par rappeler (pie de nombreux savants .français
- ont étudié, avec un succès démontré par les résultats obtenus, Faction de l’énergie élec-
- trique sur les composés organiques les plus divers : il cite à ce propos les synthèses classiques (le I'acétvlène et de l’acide cyanhydrique réalisées par M. Berthelol qui tout récemment encore, obtenait par l’eiïluve les composés sulfurés de la séi*ie grasse ; les
- travaux de Friedcl sur l'électrolvse de l’acétone ; l’électrolvse des acides organiques
- étudiée par Bourgouin, Bonis et Wurtz en France en même temps que par Rohle eu Allemagne, les travaux- de Bénard, Riche, Jaillard, Deherain, d’Almcida sur les alcools, etc.
- Passant aux applications techniques, il cite les travaux de Gœpelsroder sur la synthèse des matières colorantes, ceux de Xaudin sur la désinfection des alcools mauvais goût, etc.
- Il fait observer que les insuccès relatifs de ces applications détournèrent pendant quelques années les chercheurs de l'électrochimie organique et qu’il fallut, attendre les théories des Ostwald, Arrhenius, Nernst et les travaux de Boutv et de Kohlrauseh sur les conductibilités éleetrolytiques, pour qu'une base scientifique donnât une nouvelle impulsion à ce genre de recherches.
- Le rapporteur fait observer ensuite (pie des trois formes d'utilisation de l’énergie électrique en chimie,, arc, effluve, électrolyse, cette dernière seule a fourni à l'heure actuelle des résultats pratiques; aussi ne s’occupe-t-il guère dans la suite de son rapport que de l'élcctrolyse, indiquant tout d’abord les principales réactions nettes réalisées par voie éleetrolvtique, puis signalant ensuite les procédés ou les réactions dans lesquels le courant joue un rôle secondaire ou incomplètement expliqué.
- A cause de la simplicité des réactions qu'ils fournissent, M. Marie considère en premier lieu les non-électrolytes, c’est-à-dire les corps neutres, les cétones, les aldéhydes, les bases telles que là pyridine, la quinoléine, eLc. Il faut nécessairement ajouter à la solution plus ou moins aqueuse de ces substances un électrolyte, base, acide ou sel, la rendant conductrice de l'électricité, et permetlant au courant de libérer l’oxvgène ou l'hydrogène nécessaire à la réaction oxydante ou réductrice cherchée. Il peut y avoir alors ou fixation simple de l’hydrogène ou enlèvement de i oxygône, ou eutîn fixation de ce dernier élément. Le rapport examine successivement ces trois cas, ainsi que celui de la fixation de corps halogènes, chlore, brome, iode (2).
- s en suit que beaucoup d'usines,'très importantes' par la' somme dés produits'qu'elles fabriquent, passent tota-
- (8) Comme exemple de fixation simple d'hydrogène nous rencontrons, dit M. Marie, la transformation indiquée
- électrolyse de la base dissoute dans l'acide sulfurique concentré.
- La picoline ou métbylpyridino donne de même par fixation de H3 la pipécoline, et par une réaction tout à
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- .M. Marie aborde ensuite l’étude des corps électrolytiques, c'est-à-diro des corps disso-
- qui ont pour objet de fixer lus halogène* Cl.Br,!:
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- T. XXIV. — N° 33.
- ciés plus on moins complètement dans leurs solutions. 11 la divise en deux parties : élec-trolyse des acides gras ou de leurs sels et synthèses réalisées.
- Dans la première partie, il signale les recherches de Bunge en 1889 et celles, plus récentes, do J. Tlamonet et de Petersen. Ces derniers chimistes, en opérant sur des quantités de sels alcalins un peu considérables, ont pu isoler nettemenL tous les produits iormés dans la réaction. M. Petersen a vérifié ainsi les vues de Kolbe sur ce sujet, et montré que la formation de carbure gras normal étaiL générale, mais toujours liée à celle de carbures incomplets. Los expériences précises ont en outre montré l'influence des différents facteurs, concentration, intensité, sur les rendements dans les divers produits.
- Passant aux synthèses réalisées, Al. Marie cite : celles de Brown eL Walker, qui. partant du sel éther d'un acide bibasique à u atomes de carbone, produisent l’acide bibasique h « 11 atomes de carbone; celles de Myler et Ilofer qui éleetrolysent le mélange d’un acide gras et d’un éther sel d'acide bibasique; celles de J. Uamonet qui obtient des glycols au moyen des sels alcalins d’oxyacides substitués dans l’oxhydvile ; enfin celles de Mulliken qui enlève par éleetrolyse le sodium de dérivés tels que le malonate d'éthyle sodé ou l’aeéty-laeétonatc de sodium.
- La dernière partie du rapport est consacrée au rappel des réactions dans lesquelles le courant électrique joue un rôle très incomplètement défini.
- Dans ce genre de réactions il place le tannage éleclrolytique étudiée dès 1860 par Cross et Ward, depuis par Relme, de Méritons, Gaillard cl Kresser, et qui a été l’objet de recherches et.de brevets pris depuis 1890 par Fœlsing, E. Jean, Pinna, Lormies, Westengard et Zcrener, Bing, etc. II y place également les procédés d’épuration des jus sucrés (brevetés par Schallmeyer et Dammeyer, Yan der AYeydcet Lugo, Meygret, Bouillant, Javauxet Gallois, Ranson, Urbain, Gallois et Dupont, etc.; dont un seul, le procédé Say-Granime est, à la connaissance du rapporteur, exploité industriellement. Il y rattache aussi les travaux de Foelsing et de Ceryeh sur la préparation d’extraits tannants ; ceux du Dr Klein (1891) sur la préparation de colorants appartenant au groupe du bleu de méthylène ; divers antres travaux do Voigt (1894)* de la fabrique badoise d’aniline (1890 et 1896) et de YVeizmann i 1897} sur la préparation de matières colorantes ; le procédé Moller (1897) pour préparer la levure en utilisant le courant d’une part à stériliser le moût, d’autre part à activer la fermentation en fournissant de l'oxygène ; le procédé Deininger pour vieillir artificiellement les liquides alcooliques en les saturant d’abord d’oxygène puis les soumettant à l’action d'un courant alternatif; le procédé d’épuration de la glycérine breveté par Perrîer, en 1899; enfin le procédé Nodon-Brctonneau pour le vieillissement et la conservation des bois.
- M..Marie signale ensuite certaines matières premières employées en chimie organique' et qui sont préparées par voie éleelroehimique ; tel est le mélange de persulfate d’ammoniaque et d’acide sulfurique employé par la fabrique badoise d’anilino et qui possède la propriété de transformer directement l’aniline en nitro-benzine.
- Le rapporteur termine en regrettant que pour plusieurs causes, dont, nous indiquons quelques-unes eu commençant, il n’ait pu se rendre exactement compte de l'importance des applications industrielles des réactions si diverses qu’il a eu l’occasion de citer dans son rapport.
- U suivre.,
- J. Buoni
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- COV’.likS INTEliN \TIO\\l! D’ÉLECTlîlCITÉ
- Le Congrès international d'électricité qui se tiendra à Paris la semaine prochaine (i8-a5 août) étant, appelé «à prendre des décisions sur les unités de mesure et sur diverses questions d’ordre général, il était utile, pour faciliter les propositions nouvelles et leur discussion, de rappeler les decisions prises par les Congrès antérieurs.
- ,M. Hospitalier s’est chargé de cotte tâche. Dans un rapport, actuellement à l'impression et qui sera distribué aux membres du Congrès, il indique les tentatives faites de i8fii à 1881 en vue de définir les unités électriques, rappelle les décisions du prémier Congrès international qui eut lieu à Paris en 1881, les résolutions des Conférences internationales de 1882 et 1884, et enfui les décisions du second Congrès qui se tiut à Paris en 1884 et du Congrès de Chicago de i8q3.
- Nous reproduisons ci-dcssous ce rapport, dont M. Hospitalier a bien voulu nous communiquer les épreuves.
- DÉCISIONS DES CONGRÈS ANTÉRIEURS, par E. Hospitalier.
- Bien que l'électricité compte aujourd’hui un siècle d'existence, les premières tentatives faites pour créer des unités exactes et rationnelles pour sa mesure remontent à peine à une quarantaine d'années.
- C’est, en elïèt, en 1861 que la British Association, sur la proposition de M. William Thomson, aujourd'hui T.ord Kelvin, institua une Commission chargée de déterminer la meilleure unité de résistance électrique.
- Dans un rapport présenté, en 1862, au meeting de Cambridge, la Commission proposait l'adoption du système électromagnétique de Weber, basé sur le système métrique, et l’emploi d’unités dites absolues, déduites les unes des autres par un enchaînement logique de définitions successives, en vue de faire disparaître les coefficients numériques parasites dont les unités anglaises actuelles nous offrent un si bel exemple... à 11e pas imiter.
- L’œuvre de la Commission se compléta peu à peu par des rapports présentés :
- Le deuxième à Newcastle-on-Tvle en i863 ;
- Le troisième à Balh en 1864
- Le quatrième à Birmingham en i8(i5 ;
- Le cinquième à Dundee en 1867 ;
- Le sixième à Exeter en 1869.
- En 1870, Ja Physical Society, de Londres, publiait un Recueil de constantes physiques qui résumait et développait, les décisions de lu British Association, mais c’est seulement en 1881 que le premier Congrès international des Electriciens tenu à Paris à l'occasion de l’Exposition universelle d’Electricité. donnait une sanction officielle internationale à quelques-unes de cos décisions.
- Dans sa séance du 0 octobre 1881, le Congrès émit le vœu que le Gouvernement français voulût bien inviter les autres puissances à constituer des Commissions internationales chargées de résoudre un certain nombre de questions relatives aux unités électriques, à l’étalon de lumière et aux phénomènes électriques de l'atmosphère.
- La Confèrence internationale pour la détermination des unités électriques, convoquée à Paris par les soins du ministère des affaires étrangères en exécution des vœux du Congrès de 1881, tint deux réunions : la première du 16 au 26 octobre 1882, la secoude du 28 avril au 3 mai 1884.
- Deux autres Congrès officiels se sont tenus h Paris en 1889 et à Chicago en 1898.
- Enfin, deux Congrès internationaux non officiels se sont réunis à Francfort-sur-le-Mein on 1891, et a Genève en i896.
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- A la veille du Congrès international ({'Electricité, qui va siéger à Paris du r8 au iô août, il nous a paru utile de réunir les décisions prises par chacun de ces Congrès, en vue de faciliter les propositions nouvelles, sans apporter aucune modification aux décisions antérieures, décisions qui doivent êtres respectées pour que les Congrès futur s respectent à leur tour celles du Congrès
- Congrès international des Électriciens, Paris (t5 septcmbre-5 octobre 1881).
- Phf.mière section. — Unités électriques. iù On adoptera pour les mesures électriques les unités fondamentales : centimètre, gramme-masse, secoudo (C. G. S.) ;
- •2° Les unités pratiques Y ohm et 1 croit conserveront leurs définitions actuelle : 109 pour l’ohm et io8 pour le volt.
- • 3n L’uuité de résistance l'ohm) sera représentée par une colonne de mercure d'un millimètre carré de section à la température de o° C.
- 4U Une Commission internationale sera chargée de déterminer par de nouvelles expériences, pour la pratique, la longueur de la colonne de mercure d’un millimètre carré de section à la température (1e o° C. qui représentera la valeur de l’ohm.
- On appelle ampère le courant produit par un volt dans un ohm.
- 6° On appelle coulomb la quantité d’électricité définie par la condition qu’un ampère donne un coulomb par seconde.
- 70 On appelle farad la capacité définie par la condition qu’un coulomb dans un farad donne un volt,
- [Séance du uo septembre 1881.)
- Deuxième section. — Télégraphie et téléphonie. i° Une entente sera établie entre les administrations télégraphiques des divers pays à reflet d’instituer des expériences périodiques de mesures sur les fils internationaux.
- 2° Dans les marches et publications, ou ne désignera désormais, dans tous les pa\s, les fils que par leur diamètre exprimé en millimètres ou fractions de millimètre, à l'exclusion de toute indication de jauge,
- (Séance du 14 septembre 1881.)
- Le Congrès, en se ralliant aux vœux relatifs à la conservation des arbres à gutta-pereha, désire signaler aux intéressés l’utilité des mesures qu’il conseille.
- Que les Gouvernements des divers pays s’occupent de la nécessité d’établir des rapports internationaux concernant la propriété des csibles sous-marins.
- (Séance du 28 septembre 1881.)
- Troisième section. — Unités de lumière. iu Que le Congrès recommande au jury l'emploi de la lampe Carcel dans les comparaisons faites avec les divers appareils de lumière électrique exposés,
- 2Ü Que le Gouvernement français veuille bien se mettre en rapport avec les Gouvernements étrangers, à l'effet do nommer une Commission internationale qui sera chargée de la détermination de l’étalon définitif de lumière, et des dispositions à observer dans l’exécution des expériences de d’étudiêr et de comparaison.
- {Séance du 2.4 septembre 1R81.)
- Commissions inteena.tionai.es. — Le Congrès émet le vœu que le Gouvernement français veuille bien inviter les autres Gouvernements à constituer trois Commissions internationales chargées résoudre les questions suivantes :
- Première Commission. — Déterminer par de nouvelles expériences, pour la pratique, la longueur de la colonne de mercure de 1 mm2 de section qui, à la température de zéro, représentera la valeur de Y ohm.
- a. Deuxième ('ommission, — Préciser les méthodes d’observation pour l'électricité atmosphé-
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- 18 Août 1900.
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- !>. Réunir les éléments statistiques relatifs à l’elficucitc des paratonnerres des divers systèmes, el à l’action préservatrice ou nuisible des réseaux télégraphiques et téléphoniques....
- c. Organier l’étude systématique des courants terrestres....
- d. Etudier les meilleures conditions d'établissement d’un réseau télèméléorographique inter-
- Troisième Commission. — Déterminer un étalon délinitif de lumière et les dispositions à observer dans l’exécution des expériences de comparaison.
- [Séance du 5 octobre j88i.)
- Confèrence internationale pour la détermination des unités électriques (1882-1884).
- Première session (1882).
- Première Commission. —Unités électriques. —T.a Commissionconsidère que les déterminations faites jusqu’il présent n’offrent pas enc.ovc le degré de concordance qui serait nécessaire pour fixer la valeur numérique do l'ohm en colonne mercurielle.
- Elle estime donc qu’il y a lieu de poursuivre les recherches....
- La Conférence exprime le vo*.u que le Gouvernement français prenne les mesures nécessaires pour qu’un même étalon ou plusieurs étalons de résistance soient mis à la disposition des savants qui s'occupent de recherches absolues, afin de rendre les comparaisons plus faciles ;
- Que. le Gouvernement français veuille bien transmettre aux Gouvernements représentés Si la Conférence un vœu tendant à ce que chacun d’eux, en considération de l'importance d’une solution pratique et de son urgence, prenne les mesures nécessaires pour favoriser les recherches de ses nationaux relatives il la détermination des unités électriques.
- Deuxième Commission. — Electricité atmosphérique et cotisants terrestres. — La Commission recommande aux Gouvernements les observations régulières et continues de l’électricité atmosphérique.
- La Commission émet le vœu que les paratonnerres soient partout soumis à une vérification périodique.
- La Commission émet le vœu que certaines lignes, môme de petite longueur, indépendantes du réseau télégraphique général dans chaque pays, soient consacrées d’une manière exclusive à l’étude des courants terrestres, et que les grandes lignes, particulièrement les lignes souterraines, soient utilisées, le plus fréquemment possible, pour des recherches de même nature..,.
- Le moment ne paraît pas venu de donner suite au projet d’établissement d’un réseau télémétéo-rographique international, mais la Commission s’est montrée extrêmement favorable à toutes les mesures qui pourront faciliter le développement des dépêches météorologiques et améliorer le service de la prévision du temps.
- (Séance du 26 octobre 1862.)
- Troisième commission. — Etalon de lumière. — La Conférence, reconnaissant que les recherches laites jusqu’à présent donnent lieu d’espérer (pie la lumière émise par le platine fondant pourra conduire à un étalon absolu, émet le vœu que ccs expériences soient poursuivies.
- Comme étalon secondaire usuel, la Conférence recommande l’emploi de la lampe Cartel, système de la vérification du gaz dù à MM. Dumas et Régnault ou d’une lampe équivalente employée avec les mêmes soins.
- Les bougies peuvent servir également, si l’on prend assez de soin pour assurer l’identité de composition, de forme, de construction cl .’.a consommation.
- Pour les expériences de précision cl pour quelques applications, telles que les phares, la comparaison dos lumières doit être faite par une analyse des différents éléments qui les constituent.
- La Conférence réitère la décision du Congrès de 1881, en vertu de laquelle toute détermination d’un foyer électrique et, en général, de tout foyer qui rayonne différemment dans les différentes
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- directions doit comprendre comme élément essentiel la formule de ce foyer, c'est-à-dire la relation qui existe entre l’inteusité lumineuse et la direction des rayons.
- {Séance du '26 octobre 1862.)
- Deuxième Session ( 1884) -
- Pukmikiif. commission. — Unité» électriques. — l.’olun légal est la résistance d'une colonne de mercure de 1 mm2 de section et de 106 cm de longueur à la température du la glace fondante.
- La Conférence émet le vœu que le Gouvernement français veuille bien transmettre cette résolution aux divers Etats et eu recommande l'adoption internationale.
- [Hésolutivn du 29 avril 188b.)
- La Commission recommande la construction d’étalons primaires en mercure conformes à la résolution précédemment adoptée, et concurremment l’emploi d’échelles de résistances secondaires en alliages solides qui seront fréquemment comparées entre elles et avec l’étalon primaire.
- • L’ampère est le courant dont la mesure absolue est io'1 unité électromagnétique C.G.S.
- Le volt est la ïorcc éleetromolnco qui soutient le couranl d’un ampère dans un conducteur dont la résistance est. l’ohm légitl.
- (.Hésolutions du 2 mai 188b.)
- Deuxième commission. — Electricité atmosphérique et couvants terrestres. — 11 est à .désirer que les résultats des observations recueillies par les diverses administrations soient envoyés chaque année au Bureau international des Administrations télégraphiques à Berne, qui en fera un relevé et le communiquera aux gouvernements.
- La Conférence émet le vœu que les observations des courants terrestres soient poursuivies dans tous les pays.
- [Hésolutions du 2 mai 188b.)
- Thoisikme commission. — Etalon de lumière. L’unité de chaque lumière simple est la quantité de lumière de même espèce émise en direction normale par un centimètre carré de surface de platine fondu, à la température de solidification,
- T/unité pratique de lumière blanche est la quantité totale de lumière émise normalement par la même source.
- {Hésohtlions du 2 mai 188b.)
- Congrès international des Electriciens. Paris (a4-3i août 1889.)
- PrejUÈhe section. — Unités. Mesures. — L’unité pratique de travail est le joule. Il est égal ii lo7 unités C. G. S. de travail. C'est l'énergie dépensée pendant une seconde par un ampère dans-
- L'unitc pratique de puissance est le watt. 11 est égal à io‘ unités C. G. S. de puissance. Le watt est égal à un joule par seconde.
- Dans la pratique industrielle, ou exprimera la puissance des machines en kilowatts, au lieu de l’exprimer en chevaux-vapeur.
- Pour évaluer l’intensité d’une lampe en bougies, on prendra comme unité pratique, sous le nom de bougie décimale, la vingtième partie de l’étalon absolu do lumière déliai par la Conférence internationale de 1884.
- Deuxième sect ox. — Applications industrielles. — L unité pratique de coellicienl d’induction est le quadrant. »
- 1 quadrant — io° ccnliinctrc».
- La période d’un courant alternatif est la durée d’une oscillation complète-
- La fréquence est le nombre de périodes par seconde.
- {.'intensité moyenne est définie par la relation.
- 1 di.
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- 18 Août 1900.
- revue d’électricité
- T,'intensité efficace est lu racine carrée du carré moyen de l’intensité du courant.
- La force électromotrice efficace est la racine carrée du carré moyen de lu force électromotrice.
- T.a résistance apparente est le facteur par lequel il luut multiplier l'intensité efficace pour avoir lu force électromotrice eilicucc.
- Dans un accumulateur, la plaque positive est celle qui est reliée au pôle positif de la machine peudantla charge, et qui est le pôle positif pendant la décharge.
- Le Congrès recommande comme moyen de déterminer le degré d'incandescence d’une lampe la méthode proposée par M. Crova et adoptée par la deuxième Section.
- Troisième section. — Télégraphie, téléphonie, signaux. — Le double fil est adopté polir les réseaux téléphoniques urbains et les lignes interurbaines.
- On désigne par l'appellation d’interurbaine toute communication téléphonique donnée entre deux abonnés ou cabines publiques faisant partie de groupes différents. ' '
- L’unité de conversation interurbaine est fixée à trois minutes.
- fCctte proposition n’est pas adoptée en séance plénière mais conserve sa valeur comme vœu émis par la troisième Section.)
- • [Séance du 31 août 1839.)
- Congrès international des électriciens• Chicago (ai-aî août i8q3).
- Résolutions de la Chambre des délégués.
- Unités et étalons électriques. — Résolutions. — Que les divers Gouvernements représentés par les délégués à ce Congrès recommandent formellement d’adopter comme uni tés ' légales de mesure électrique les unités suivantes :
- Comme unité de Résistance, VOhm international, basé sur l’ohm égal à io9 unités du système électromagnétique C. G. S., qui est la résistance offerte a un courant électrique constant par une colonne de mercure, a la température de la glace fondante, de i4,45ai grammes-masse, d’une section transversale constante, et d’une longueur de ioG,3 cm.
- Comme unité de Courant, l'Ampère international, égal o,i unité électromagnétique C. C. S., suffisamment bien représenté, pour les besoins de fa pratique, par le courant constant qui, traversant une solution d’azotate d’argent dans l’eau, conformément aux spécifications ci-jointes, dépose l’argent à raison de 0,0018 par seconde.
- Comme unité de Force électromotrice, le Volt international, qui est la force électromotrice qui, appliquée d’une manière constante à un conducteur dont la résistance est de i ohm international, produit un courant égal à i ampère international, représenté avec une exactitude suffisante, pour les besoins de la pratique, par les de la force électromotrice de la pile connue sous le nom de Pile Clark, à la température de i5° C., et préparée conformément aux spécifications ci-jointes.
- Comme unité de Quantité, le Coulomb international, qui est la quantité d’électricité transportée par un courant de i ampère international pendant i seconde.
- Comme unité de Capacité, le Farad international, qui est la capacité d’un conducteur chargé au potentiel de i volt international avec i coulomb international.
- Comme unité de Travail, le Joute,' égal à io7 unités C. G. S. de travail, représenté avec une exactitude sullisante, pour les besoins de la pratique, par 1 énergie dépensée en i seconde par ohm international, traversé par un courant de i ampère international.
- Comme unité de Puissance, le Watt international, égal à io7 unités C. G. S. de puissance, et représenté avec assez d’exactitude, pour les besoins de la pratique, comme la puissance de J joule par seconde.
- Comme unité d’iMivr/rioN, le Henry, qui est l’induction d’un circuit, lorsque la force électro-motrice induite dans ce circuit est égale à i volt international et que le courant inducteur varie au taux de i ampère par seconde.
- Etalon de lumière. — La Chambre des délégués, reconnaissant les grands progrès réalisés par
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- T. XXIV. — Nu 33.
- la lampe-étalon de von Ilefner-Alteneek et l'importance des recherches poursuivies au Reichan-stalt, reconnaissant que d’autres étalons ont été proposes et sont actuellement à l’essai, que de sérieuses objections sont laites à tous les étalons a flamme libre, ne peut actuellement recommander l’adoption de lampe Ilcfncr ou de lampe au pentane, mais recommande que toutes les nations soient invitées à effectuer des recherches en commun sur des étalons pratiques et bien définis, et sur la réalisation satisfaisante d’une uuité absolue.
- Notations. — La Chambre des délégués reçoit le Rapport du Comité spécial chargé de l’étude des notations, et décide qu’il soit imprimé comme appendice au Rapport général de la Chambre des délégués. Voici ce rapport : .
- « La Chambre des délégués recommande l’emploi international, pour les besoins de la pratique, des notations, abréviations et symboles compris dans le tableau ci-joint. »
- (Nous ne reproduisons pas ici ce tableau qui, depuis 1898, a subi un certain nombre de modifications et d'améliorations.)
- (France du ’JÔ août L'iOo.)
- Congrès non officiels.
- Depuis le Congrès international des Électriciens, tenu a Paris en 1889, il n’y a pins en de Gouffres ollieiels, et seulement deux Congrès inlrcnationanx indépendants organisés par des Sociétés -savantes, sans aucune intervention de l'Etat.
- Le premier s’est tenu à Francfort, en 1891, le second à Genève, en 1896.
- Nous ne croyons pus devoir signaler ici les résolutions votées par ces Congrès, parce que, d’une part, elles n’ont aucun caractère officiel et pourraient être mises il néant par le Congrès international d’électricité de 1900, et parce que, d’autre part, les progrès réalisés par la science et l'industrie électriques pendant cette dernière décade sont si j^odigieux, que les décisions prises dans ces congres devront être reprises, modifiées et eonsidcrablcmentétenducs pour satisfaire aux exigences actuelles des savants et des techniciens.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 6 août J9UÜ.
- Sur le poids atomique du baryum radifère,
- 384- 1
- Des déterminations antérieures faites par l’auteur sur du baryum radifère lui avaient donné le nombre 146 pour le poids atomique de ce corps. Ce résultat montrait nettement que le baryum radifère contient un élément ayant un poids atomique plus élevé que le baryum, le poids atomique de ce dernier étant de 137,0.
- Récemment, M1^ Curie est parvenue à obtenir cet élément, le radium, presque à l’état de pu-
- reté complète comme le montre l’étude spectroscopique qu’en a faite M. Demarçav^1). Mais ce radium était en trop faible quantité pour permettre la détermination du poids moléculaire. Mmfi Curie a donc dû opérer sur du radium impur; elle a obtenu tenviron pour son poids atomique, ce qui met hors de doute que le poids atomique du radium pur est de beaucoup supérieur à celui du baryum.
- (') Ecl. Elerl., t. XXIV, p. ü3;, 11 août 1900.
- l.e Gérant : C. VA Ul)
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- TomeIXXiv.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- e France, Membre de i’Iuslitul.- G. LIPPMANN, Profe* rut'esseiir à l'École cenlnilo des Arls et Manufactures fesseur k l’École des ?
- TIIÉOMIï COUl'LKTK DES MOTEL HS \ COI IUNTS L’OIA HIASÉS
- Application mm'iorE lies foumuj.ks
- Nous avons donné dans deux articles précédents (‘; la théorie complète de ces moteurs. Nous allons rnainlenanl appliquer nos formules à un exemple pratique.
- Nous possédons les données complètes et Jes résultats d’essais d’un moteur de i.ao chevaux exécuté en i8ii4, e’osL-â-dire à un moment oit la théorie de ces machines était très incomplète et où les précédents manquaient complètement pour des moteurs de cette
- Nous allons nous proposer :
- i" De vérifier par le* calcul le moteur tel qu iI avait clé éLabli ;
- 2" De calculer plusieurs autres moteurs devant remplir le meme objet que le premier mais où les vices do fonctionnement constatés auront disparu. Ces moteurs seront différenciés par la valeur de l'entrefer et la valeur do L cos-s;
- T De calculer également un moteur sous une fréquence très différente de façon a montrer l’importance de ces facteurs tant au poi nt de vue du fonctionnement des moteurs ï qui 1
- i° VÉiukl cation lu: motkuh iuc 120 chevaux. — Ce moteur avaiL les caractéristiques suintes :
- — 14 Ef/l = ;i x 1 = ai3
- 1) = 107,8 L — 4o 11 = 7,i5 <5 = 0.20 ü= 46,6 K[=o,3<j X—0,96 « = 124 98 .\1=_i24 Nj = 196
- . XXII, p. 44S et l. XXIII. y. :
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- L’ÉCLAIR AG R ÉLIi CTRIQUE
- T. XXIV. — N° 34.
- L’inducteur mobile est groupé en triangle et comporte 124 barres Je mm'2 Je section logées dans 12.4 deuts.'Les barres sont réunies à l'aide de développantes de 245 mm2 de section.
- L'induit fixe est également groupé en triaugle, il comporte 98 tubes de 217 mm2 de section dans lesquels sont emmanchées 98 barres de 200 mur de section,
- L'ensemble d’un tube et d’une barre occupe une des 98 dents circulaires ded'induit. Les tubes et les barres sont reliés par 196 développantes de 2i5 mm2 de section.
- Supposons a priori-uo le rendement soit égal à 0,9 et le cos » à 0,7$, on aura
- V _ l'20 x 236- — 98000 vais cl LlI1^1 = _ j 34000 Y A
- donc l’intensité de régime dans l’inducteur sera
- I1=2Ll!Î!.^.a^L = 630.
- Va ^
- On aura pour valeur du nombre total d'ampères-tours sur l'inducteur X 6S0 = 78000 d„„ T - - Ji0-
- Les caractéristiques des dents sont d'après la figure 4 J- XXIII, p. 290)
- *' — 9» 3, =£>,^5 ^ = 0,3.
- L’entrefer çs ou 3 étant de 0,2.
- Ou aura donc pour valeu r du coefficient dont il faut affecter l'entrefer pour tenir compte des petites ouvertures des dents
- Ttl) — n/.t — /(’},. .'3. 14 X 107,8 — 124 X o,5 — 98 X ‘>3
- Nous pourrons alors calculer la valeur du courant magnétisant à vide qui sera donnée
- xp’s I a?, o,oi
- »(.*>
- ; 46,6 X 124 X0,39x0',96x10;,8x3o
- On a également.
- I ' Y i,35K.141ÛA12Jpx Ll)
- On a d’autre part
- 0,375 x4*V->x 78000* x ioj,8 X iv
- Nous pouvons maintenant calculer la valeur du courant induit équivalant au couranL- de l'inducteur, 011 aura
- 1-.= L2 — 2ljl0 siu © -p 102 zz y” 63o
- C 240 X 0,703 -p 2402
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- 25 Août 1900.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 283
- La véritable intensité dans chacun des conducteurs de l’induit sera
- On aura pour valeur des coefficients de fuites de l'inducteur et de l’induit
- d’où l’on tire *=«+£.-.0,08+0,10 = 0,18.
- Ceci nous permet de déterminer les conditions de marche en cos o maximum, ou aura
- On voit d’après cela que le moteur travaille normalement à un régime supérieur à 1 cos ® maximum, ce dernier aurait lieu pour I, =—. 36o ampères.
- La valeur inaxima du courant utile que pourra utiliser le moteur sera donnée par
- Iq(i - a)
- f — o,u8)
- La puissance maxima que pourra absorber L’inducteur sur l’arbre on pourra recueillir
- lYinductiou dans le 1er sera donnée par o.'iS l<i -4^ Ml)
- L'induction dans l’entrefer
- | 7.1 > x 49 X pi,'j
- . déterminée par
- donc B(, — o,a4 B(l = 2 a5o.
- D’autre pari la hauteur du fer de l’induit étant de 6
- pour l’induction B
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- 284 L’ÉCLAIR AGE ÉLECTRIQUE T. XXIV. - N-34.
- Nous allons maintenant chercher le rendement du moteur.
- Pertes par effet de Joule dans l’inducteur. — On a pour valeur de la spire moyenne a + = i,4x3o-f2,4-^- = 79
- et. pour densité de courant d ---= 206.
- On aura donc
- r, = 20 x io~’ X AJ, )i = ïoX io—7 X *8000 X;gX 2 56 — 3a5a.
- Pertes par effet de Joule dans linduit — On a pour valeur de la spire moyenne a -- 79 et pour densité de courant d. = C11 prenant une section moyenne égale à 2.1 cm2.
- On aura donc pour la valeur de la perte dans l’induit
- r,' =2 20 x 10—" X = 20 X io~' X 6i5oo X 79 X i5o ~= x45o.
- Perles par hystérésis dans l’inducteur. — Elle sera égale à o,iw2dx B1-* x û X V _____________________ i3.jc> X 46.6 X 58ooi»
- Perte par courant de Foucault dans linducteur. — On aura
- Pertes par frottement. — Le poids total de la partie mobile est de 1 780 kg, le diamètre moyen des tourillons est de 0,100 m.
- La vitesse circonférentielle sera donc 0,100 x -'r>o -_2^rüo 2i|>
- On pourra admettre pour cette vitesse un coefficient de frottement de o,o4 et on aura pour le travail en kil.ogrammètres
- soit environ 1 5oo watts.
- Rendement, total — Les pertes totales seront de 6694 watts et le rendement de o,y3. Résultats d’essais.—11 est intéressant de compareriez résultats donnés par le calcul avec ceux qu'on a relevés directement sur le moteur. Nous donnons cette comparaison ci-dessous :
- Cos o à 98000 watts . . . . , . .
- Puissance de décrochage .
- G3o «20
- 0,734 u,93
- 0,90
- a0 Calcci. ü’uk moteur de 120 chevaux.— Le moteur que nous venons d’examiner étant incontestablement mauvais, nous allons nous proposer d'en calculer un autre sur les mêmes données, c’est-à-dire ayant les caractéristiques suivantes :
- ip = 1,4 lüy/, = 7» x 3 =: 2i3 0 — o,t5 K,—0,39 /, 0,96 £1=46,6.
- L’inducteur sera également mobile; l'induit fixe, et les deux seront groupés en triangles.
- Nous supposerons a priori que l’on peut obLenir o- = 0,08 et T examen des courbes que nous avons données {l. XXIII, p. 287) nous montrent qu'il sera dans les meilleures conditions quand -y- cos cp = 0,25.
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- Le
- pourra obtenir sera
- xamen de la courbe nous monLre que l’on ne fonctionne pas tout à fait t il ne faudrait guère compter que,sur cos ? — 0.85.
- ; et le nombre de volt-ampères seront donnés par
- L’iiUonsilé île régime dans l’inilnele
- = ^ = -
- Si nous supposons 9 conducteurs par pôles, nous devrions avoir pour le nombre total de dents 9 X i4 =
- Mais renrouleinent de l'inducteur étant fait comme un tambour ordinaire de machine à courant continu, nous ne pourrons prendre que 124 ou 128 dents de façon à ce que l'enroulement se ferme. Nous choisirons 128 dents avec une section de conducteur par dent égale à 202 mm2.
- L'enroulement de Tinduit comportera 184 dents avec un conducteur par dent ayant 220 mm2 de section.
- Les barres de l'induit et de l'inducteur sont reliées par des connexions de meme section que celles-ci.
- Comme nous avons
- TT'"'! = "
- Nous prendrons a priori pour valeur du corflieient à appliquer à l'entrefer a= r,3y. quitte à vérifier si c'est bien la valeur qui convient.
- D’autre part nous avons posé pour valeur de la spire moyenne a = a'T. -1 - U — nous choisirons la valeur de a! et de b: dans le tableau ci-dessous établi sur un grand nombre
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- L’ÉCLATRAGE ÉLECTRIQUE
- Nous pourrons calculer maintenant
- «'Vxp'Wp + O'Qoi^io* 98000 x49fi>XQ,iSX7+o.oouX no)>
- b'x ..55A.K.Ü il. cos » >,2 1,* ' i,«Xo,îSXo,9fixiW X o.aS X 6800,
- d'où l’on lire-l) — n5.
- La largeur sera donnée par
- une induction égale
- L'induction dans l’entrefer sera donnée par
- ,6B„iif = I,,6x45„„ ^ = .05». L’intensité dans l'induit équivalente à l'inducteur sera donnée par
- L = Vd,5-^, >0 «in ? 4. V = \/'54»i - * x X i58 X «1.5*7 + i584 . L'intensité réelle circulai! t dans chacun des coud licteurs de l'induil se
- t,xet = «1» $£-;$[= **
- Nous pouvons maintenant vérifier la valeur des coelTieîents de fuite.
- ,ï;f( 5* = "’‘ 'Ai = M ; voir..xxm.1,,9„
- Quant à l'entrefer il est égal à o,t;> On aura alors pour valeur de a
- TT)-nX, — n% - L>4Xié
- C’est, la valeur que.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 287
- Vérifions maintenant la valeur des fuites on aura
- On trouvera de même
- d’où
- » = 7. —(— § = 0.0/17 + o.r>:n = 0,08.
- Nous sommes retombés par hasard sur la valeur que nous avions choisie dispense de refaire les calculs.
- Le courant utile maximum sera donné par
- qui nous
- Sur l’arbre on pourrait donc recueillir
- 9 |0 x 2l3 Ü/t36
- 5,9 »45 clievattx,
- soit un rapport de décrochage de == 2,0».
- C'est, bien la valeur indiquée sur les courbes que nous avons données. Nous allons maintenant chercher le rendement du moteur.
- Perles par effet de Joule, dans Vinducteur. — On a comme précédemment
- Pertes par effet de Joule dans linduit. — On a
- V -aox 10-7 xNjI5X Axi=20X 10-7X 184 x 3ï5 x 82 X 148= 1440. Perles par hystérésis dans Vinducteur. — On a
- 0,0020 x B1'™ x u x V _ 1400x48,8x64300 _____ , ^
- Pertes par courants de Foucault dans l'inducteur. — On a
- i6'aüB)2V ___ 16(0,06 x 46,6 >' 45oo)2 x 643oo _
- Pertes par frottement. — Le poids de la partie mobile est de 1 p3o kg et le diamètre moyen des paliers de, 0,100 m. On aura donc 2,100 m de vitesse et o,o4 de eœfiieient de frottement, la perte de travail sera
- i960 x 2,1 x 0,04 — 164 kgm.
- soit environ \ 64.0 watts.
- Rendement total. — Les pertes totales étant de 5 984 watts, le rondement sera de
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- T. XXIV. — N° 34.
- L’É CLAJRAGF. RLECTR1 Q UE
- Calcul du rhéostal de démarrage. — Pour calculer le rhéostat de démarrage nous nous reporterons à la courbe IV correspondant à t = 0,08 ''analogue à celle donnée l. XXIII, p. uSy pour t —: o.io). Nous avons vu que pour le régime normal on fonctionnait avec une valeur = 3,4 en prenant sur la courbe I l’ordonnée égale à 3,4, nous trou-
- vons sur la courbe IV une ordonnée i/i — 3. i correspondant sur la courbe II à lin couple relatif de 3. Supposons qu'on veuille démarrer avec un couple supérieur do 5o p. 100 au couple normal, nous devons prendre sur la courbe II l'ordonnée égale à 4,a ce qui nous donnera comme ordonnée correspondante sur la courbe I, i = 5,5 ce qui nous montre immédiatement que le rapport entre l'intcnsiLé normale cl l'intensité au démarrage
- »/> ,, ser“ Ti
- L'ordonnée de la courbe IV sera égale à yt ~ 3,5.
- D’après les formules précédentes la valeur de la résistance à intercaler sur le premier plot sera donnée par
- On
- pour les plots suivants :
- Si
- (~T“) = o.i;6 Z, — = e.n'ta
- {-fr)'-0'°& z> -- TT (tt)1 ^ ü'°18
- z-=7r(^-j' = ”-5,“
- Sur le 6' plot avec .une valet??* Z0 — o,o ?o le glissement progressivement a 3.i ]>. ion quand le moteur aura atteint faire le court-circuit.
- Nous avons d'une manière générale
- de a,5 p. ioo et arrivera régime. On pourra alors
- d'où l'on tire [tour la résistance par phase de l'induit
- ceci nous permettra de remplir le tableau suivant déterminant le rhéostat.
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- ^ par çhfM plots"
- ' 6 1 à o,-56 0.315 à 0)176' 0,176 0,098 0,098 à o,o55 o,o55 à o,o3i 0,168 w o,o53 o,o3o o,i635w 0,0895 J 0)0255 pîoi°do court ü'"g“ y»™ crcu.l '1:25=
- Variantes du moteur précédent. — Nous nvons encore calculé trois autres moteurs et le résultat de ce calcul figure dans le tableau de la paye suivante.
- 3° Calcul d’un moteur a 26 périodes. — Nous 11e recommencerons pas le calcul pour ce moteur, nous nous sommes bornés à en indiquer les résultats dans la colonne 6 du tableau.
- 4: Discussion des résultats obtenus. — T,'examen comparatif des cinq moteurs portés au tableau va nous conduire à des conclusions de toute première importance et qui, croyons-nous, n’ont pas été suffisamment précisées jusqu’à aujourd’hui.
- Commençons par définir 'ce que nous appellerons le coefficient de mérite d’un moteur.
- Vous appellerons eoefticient de mérite le rapport, entre le travail moyen effectif recueilli sur l’arbre du moteur et le travail moyen apparent demandé à la génératrice.
- Donc si P est le travail feu watts) pris sur l’arbre ail régime normal et si -U.~hIo) est le travail moyen apparent demandé aux bornes on aura pour valeur du coefficient de mérite
- P 4- O
- -^iu) Rÿ.di-Mo)
- Jusqu’à présent il est courant de définir un moteur par son cos f à charge normale et par son rendement cc qui est à noire avis tout à fait insuffisant car pour un cos œ donné l’on peut avoir des valeurs très différentes du courant magnétisant à vide ce qui pourra beaucoup influer sur la tenue des génératrices de la station centrale quand une partie clos moteurs fonctionnera soif à vide soit à faible charge.
- Cc n’est pas la seule considération qui doit guider et il est clair (pie toutes choses égales d’ailleurs un moteur de 1,000 m (le diamètre sera placé dans de meilleures conditions au point de vue mécanique avec un entrefer de 0,1 :> cm qu’avec 0,10 cm.
- Aucune de ces deux conditions 11e se trouvent habituellement définies clans les marchés et elles sont pourtanL capitales ainsi que le montre l’examen du tableau.
- On voit en effet que les moteurs 2 et 3 ont respectivement l’un o,85 et l’autre 0,84 de .cos es. Le premier a un rendement de o,p35 et le deuxième 0,90, ils semblent donc à priori peu différents mais l'un a un courant magnétisant de i56 ampères et l’autre 22.4 ampères, cet. inconvénient pour le client se traduit immédiatement par une diminution de 20 p. 100 sur le prix des matières composant le moteur. L’entrefer est de 0,10 clans les deux cas.
- Si on compare maintenant les moteurs 4 et 3 qui eut tous les deux un entrefer de o,t. un cos a de 0,88 et un rendement de 0.90, on voit que le nu 4 a r4^ ampères de courant
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- T. SXIV. — N° 34.
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Détermination DES MOTEURS a courant POLYPHASÉ a 4oo tours
- le prix des
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- Il osl encore plus Intéressant de comparer comme ci-dessous le n° 2 et le n° 5.
- Prix, des matières . . . .
- Il est certain que beaucoup de gens choisiront à priori le moteur n" 5 sur le vu de l'avantage apparent d’un cos f et d’un rendement plus élevé. Ce moteur sera également 1 4oo fr meilleur marché que le nu 2, mais a presque tous les régimes sauf au régime normal il nécessitera la mise on route d’un générateur plus puissant.
- Au point de vue mécanique il est également plus mauvais car la moindre usure dans les paliers ou le moindre défaut de réglage dans l'entrefer auront vite fait de créer des dissv-métries importantes dans l’entrefer engendrant ainsi des attractions magnétiques qui se reporteront sur les paliers.
- Si maintenant nous comparons le moteur n° 2 établi pour 4d,d périodes avec le n11 6 établi pour 26,6 périodes et lournanL tous les deux à 400 tours, nous voyons que pour un même entrefer de o. ia et pour une même valeur de -y- eos cp leurs caractéristiques sont très diilérenles, nous les avons résumées dans le tableau ci-dessus. On voit que le moteur h 26,6 périodes est bien meilleur que celui à 46,6 tout on étant moins coûteux. Il y a donc tout intérêt à faire les transports de force à basse fréquence comme l'on commence à en être de plus en plus convaincu.
- 5° Comparaison des moteurs triphasés, biphasés et monophasés — Il est intéressant de comparer le résultat donné par le calcul pour des moteurs de ces rliilerents types établis dans les mêmes conditions.
- Remarquons d'abord que si l’on considère trois moteurs de même puissance respectivement construits pour courants triphasés, biphasés et monophasés, le poids du fer sera proportionnel à DL [IL -j- Hÿ oii D représente le diamètre, L la largeur, 111 et Hj la hauteur du fer dans l’inducteur et dans l'induit.
- Or si on se reporte à l’expression du diamètre
- I)*=o,o355 P Xf3(a8f+ 0,001 jU) ^ ^
- A,K,u4co»?ï>
- on voit que toutes choses égales d’ailleurs et pour une même valeur de y (ampères-conducteurs par cm) le diamètre calculé variera comme
- ÿA,K,
- d’autre part
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- L’ÉCLAIIIACE ÉLECTRIQUE
- T. XXIV. — N“ 34.
- donc L variera également comme
- pour la liante»
- k ! K j
- H =----
- ,2K, -JL yl>3
- donc pour les memes inductions cotte hauteur variera proportionnellemcnl i résulte que le produit LI) (II( -f- Il2) sera proportionnel à
- c'est une quantité couslante et lo volume du fer reste le même.
- En ce qui concerne le cuivre rappelons-nous qu’on avait trouvé pour le cuivre de l’induit ou (le l’inducteur
- qui pouvait également s’écrire
- il en résulte que pour une même densité de courant d le volume du cuivre vari
- V/^Kt
- et pour uti même pourcentage de perte a comme
- Voyons maintenant ce qui se passe < aient proportionnels à
- concerne les fuites.
- Si l'on suppose que le nombre do dents n el que — est la 1 i voit que les coefficients de fuite varient comme
- pour les trt
- ceci ne sera pas tout à fait exact car si — cos o est constant y- ne l'est pas.
- Il faudra donc pour arriver au résultat exact calculer une première valeur d' posant que y- est constant on en déduira une valeurdu cos <o maximum - ^ a\
- on déterminera une nouvelle valeur de i qui permettra de recalculer exactemcn
- K,. 11 en
- volume du
- e comme
- 3 que « et [i
- )is moteurs
- e t en sup-'oc laquelle ter et cos s.
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- REYUE D’ÉLECTRICITÉ a93
- On pourra évaluer également In qui est proportionnel à r0^-— et le rapport de décrochage qui est proportionnel à 1 a .
- C’est de cette manière que'nous avons calculé les valeurs relatives contenues dans le tableau suivant.
- Caractéristiques des divers moteurs polyphasés
- L’examen des chiffres ci-dessus nous montre que le moteur diphasé sera un peu plus coûteux que le moteur triphasé, do plus il sera un peu moins bon. Quant au moteur monophasé il sera très sensiblement inférieur aux deux précédents à tous les points de vue.
- Nous croyons avoir donne ci-dessus la théorie complète des moteurs polyphasés en terminant nous devons résumer les règles générales sur lesquelles on devra se baser pour calculer un moteur.
- i0 Réduire l’entrefer au minimum compatible avec un bon fonctionnement mécanique;
- 2° Choisir pour le t du moteur une valeur de — cos a aussi grande que possible et légèrement au delà du régime correspondant au cos » maximum. Plus cette valeur sera grande et plus le moteur sera petit sans que pour cela le cos œ au régime normal en soit, sensiblement, affecté. Il est vrai que le courant à vide augmentera, mais jusqu’ici on ne s’est pas montré très exigeant sur ce point que nous n’avons jamais vu inscrit dans les contrats de fourniture;
- 3° Choisir pour l'inducteur et pour l’induit un nombre, de dents aussi grand que possible et étudier la forme de ces dents de façon à réduire au minimum les valeurs de ?. et de ;3 données par les formules. Il faudra réduire autant que possible les quantités 3t, o5, ô4, le bon fonctionnement du moteur en dépend en grande partie ;
- 4° Mettre sur le moteur le plus grand nombre d’ampères conducteurs possible tout en déterminant les dimensions par les formules ci-dessus.
- Quelques fautes d’impression s’étant glissées dans nos deux premiers articles, nous avons vérifié celui-ci avec le plus grand soin de façon à ce que l'on puisse se servir des formules qui y sont, contenues.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIV. — N° 34.
- CONGRÈS INTERNATIONAL D’ÉLECTRICITÉ
- Nous donner'
- . des rapports qui ont été distribués à la s
- COMMUTATRÏCES ET TRANSFORMATEURS REDRESSEURS, par I». Jai
- Le problème de la transformation des courants alternatifs en courants continus ou, plus exac-ttienl, des forces électromotrices alternatives en forces élcctroinotrices continues, se trouve à la se même de l'Electrotechnique, car il est résolu par le merveilleux outil qu’on appelle le Collecteur Gramme ; mais ce n’est que depuis peu d’années qu’il a pris en lui-même une place importante dans les préoccupations des électriciens : il s’est posé d’une manière inévitable le jour où • et, par suite, l’usage des I . du courant alternatif a fait de ce ergie électrique ; mais, dans bien des
- ter leur énergie première alternative on énergie plus marchande, et le , déjà historique, fut la création des appareils dont le Congrès aura à
- — Ces appareils reposent sur les propriétés spéciales des l’une des électrodes d’un voltamètre est formée d’une plaque d’aluminium, l’autre étant faite*d’un métal quelconque, le courant passe sans difficulté si l’électrode d’aluminium est négative ; il est arrêté presque entièrement si elle est positive ; on peut attribuer ce fait à la formation, dans le dernier cas, d’une mince couche d’alumine ; un tel voltamètre peut supporter, sans laisser passer le courant, une différence de potentiel de o.o volts en liqueur acide, et cette tension limite peut monter jusqu’à i4o volts en liqueur alcaline. 11 est facile d’imaginer immédiatement des dispositions propres à utiliser celte propriété pour le redressement des couvants alternatifs, ou, ce qui revient au même, pour la réalisation de véritables clapets électriques.
- e tin 18 août 1900. p.
- 275.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Jusqu’à quoi point
- évident aussi que le poids de cuivre immobilisé sera de cuivre portés par un moteur à courant alternatif
- provient de ce que les intensités respectives dos courants continu et alternatif s’; (jiœment dans le fil induit, la chaleur Joule totale en est diminuée, ce qui, une économie sur le cuivre.
- mousser plus loin la
- il est évident que par l'usage des eommutatriecs
- de ce coté. En ce qui concerne l’induit, il’ est inférieur à lu somme des poids courant continu ; cela tif s’ajoutant pri-
- ait) si qu'une commiilaLricc diphasée fou plutôt à quatre phases) l'emporte sur i triphasée, et uue corn imitatrice à six phases sur une commutatrîce a quatre pliases ; l’avantage est tel que, à poids de matière égale, une même machine peut être environ deux fois plus puissante si elle fonctionne comme eommututrice hexaphaséo que si elle fonctionne comme génératrice à courant continu ; et. dans le môme ordre d'idées, une eommutatrlce hexaphasée peut avoir, à poids de matière égal, une puissance maximum plus grande de près de 5o p. 100 qu'une eom-mutatrice triphasée. On a donc intérêt à augmenter le plus possible le nombre des phases utiles ; à ce point de vue, des artifices ingéuieux. et qu'il serait trop long de rappeler ici, permettent très * - de passer de trois phases k six phases, et, s’il était nécessaire, il serait possible de
- : phases au inovcu d'appareils purement sta-
- point de vue du rendement, il est évident que, à un premier i utalrice sur le groupe moteur-générateur ; en admettant dans ce |0 pour chacune des deux machines, le rendement total de la 1 ammutatrice pourra avoir un rendement de 0,90 ; elle t
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- T. XXIV. — N” 34.
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- .s qu'une génératrice, puisque, à puissance égale et à induction égale, le poids de son i plus faible et. par conséquent, plus faibles aussi les perles par hystérésis. Mais il faut a
- ï ; elle
- xé,r
- commutalrice. Cola suppose tout User une machine suilisamment 1
- Au point de vue du fonctionnement, la eomimitatrice impose un rapport s entre les tensions alternatives et continues, ce qui. peut être parfois une l'avantage général des moteurs synchrones au point de vue des avances de produire dans un réseau, mais elle a une tendance à renforcer les harmoniques peu élevés, ce qui pourrait devenir grave si la puissance transformée était, une fraction importante de la puissance
- La réaction d'induit est peu élevée dans la commutatriec : cela dépend de ce que dans les commutatrices polyphasées, le couple étant nul, les tlux propres de l'induit produits par les courants alternatifs et par les courants continus doivent être égaux et opposés et par conséquent se détruisent. Dans les nommutnlrices monophasées, ceci est encore vrai en partie ; mais il subsiste un flux tournautde fréquence 2 qui ondule fa tension recueillie aux balais.
- étapes successives : r,J elle transforme des forces électromotrices données, à petit r l'six au plus dans la pratique' en forces éleetromotricos à grand nombre de phases successives de l’anneau Gramme ; 2" le collecteur transforme, à la manière ord électromotrices a très grand nombre <le phases en différence de potentiel continue. Ces deux opérations n’ont pas le mémo caractère : la première met en jeu des variations de liux dans un circuit magnétique dont les dimensions et, par suite, le poids dépendent de la puissance à transformer; la seconde est une opération de commutation, ou plutôt d’addition, le collecteur Gramme, considéré à un point de vue un peu élevé, étant simplement un organe destiné à réaliser physiquement l'opération algébrique de l’addition de forces éleetromotrices polyphasées : les dimensions de ce second appareil sont, évidemment très réduites par rapport à 1
- Or il est possible de réaliser la première transformation (forces nombre de phases eu forces éleetromotrices à grand 1 entièrement immobiles et tout à fait comparables aux
- . Par cet
- artifice, la partie tournaille sera réduite au collecteur des commutatrices ordinaires. Mais il faudra conduire aux louches successives de ec collecteur les potentiels polyphasés recueillis aux
- nc que le collecteur et de balais frottant sur ces bagues, à moins . à laisser le collecteur fixe et à faire tourner les balais, pouvons considérer ces appareils aux trois mêmes points de vue que les commula-
- ’ Au point de vue de l'utilisation des
- les variations de flux
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- dans un induit tournant : il iniroduit, il est vrai, un petit moteur en plus, néanmoins il semble que l’avantage doit lui rester.
- 3r’ Au point de vue du fonctionnement, il est évident que, pour les mêmes raisons que dans le cas d’une machine a courant continu, il y aura avantage a sectionner le plus possible le collecteur, c’est-à-dire à multiplier le plus possible le nombre des phases. Lorsque les balais sont fixes, cela conduit a multiplier d’une manière exagérée le nombre des bagues et des frotteurs et, par suite, la longueur de la partie tournante : l’avantage, ici, semble rester à la commutatricc, dans laquelle cc sectionnement ne présente aucune difficulté, à moins que l'on ne consente à laisser le collecteur fixe et à faire tourner les balais, ce que la pratique n'a pas encore sanctionné.
- Enrésumé, trois systèmes vraiment pratiques sont en présence pour la solution du problème qui nous occupe : moteurs-générateurs, commutatriees, transformateurs-redresseurs : il serait intéressant d’avoir dos données précises permettant la comparaison de ces trois systèmes au point de vue de la pratique.
- Sült L'EMPLOI DES CO.VDE.N DATEURS, par P. ^ouchkkut
- Les applications possibles des condensateurs, en dehors do celles ayant Irait aux méthodes de mesure de laboratoire, dont nous no parlerons pus, peuvent se diviser en deux catégories : les applications dans lesquelles les énergies en jeu sont de minime importance, dans lesquelles, par conséquent, le prix de l'appareil n'intervient pas sensiblement, et celles qui, ou contraire, exigent des condensateurs emmagasinant des quantités importantes d'énergie, dans lesquelles on est conduit à faire travailler le diélectrique sous une pression intense, de manière à réduire, autant que possible, le prix de l’appareil, qui entre en ligne de compte d’une façon sensible dans l’ensemble de l’installation.
- Des applications de la première catégorie, nous ne dirons que peu de chose, car elles sont trop connues, quelques-unes célèbres.
- Nous citerons seulement l’application qu'eu a faite Foucault à la bobine de Riihmkorfl’ ; les applications à la télégraphie, à la télégraphie et téléphonie simultanées, à la télégraphie à distance par induction, à la production des courants de haute fréquence, à la télégraphie sans [ils à grande distance, etc.
- Toutes ces applications ont pu être mises à exécution sans obstacles du fait du condensateur lui-même, celui-ci étant facile à réaliser dans ces conditions.
- 11 n’en est pas de mémo de la seconde série d’applications : les applications aux courants alternatifs industriels, qui, jusqu'ici, n'ont pu se faire en grand par suite de difficultés sur lesquelles nous nous étendrons plus loin.
- Toutes les applications des condensateurs aux courants alternatifs industriels peuvent être considérées comme des conséquences de la résonance électrique, et, par conséquent, de la décharge ou de la charge oscillante.
- Lorsqu’on décharge tin condensateur possédant, une certaine charge électrique dans une résistance ayant de la seli-iiniueliou, le courant de décharge passe par une séide de valeurs comparables à celles par lesquelles passe la vitesse angulaire d un pendule plongé daus un milieu visqueux et revenant à sa position d'équilibre.
- Si C est la capacité du condensateur, L le coefficient de self-inductiou du circuit de décharge, U la résistance du circuit, la décharge est continue pour R2>-^-, c'est-à-dire que le courant de décharge qui a, au premier moment de la fermeture du circuit, une certaine valeur, diminue jusqu’à zéro sans passer par des valeurs négatives. Le cas correspond alors à celui d’un pendule de faible inertie dans un milieu très visqueux; le pendule revient à sa position d’équilibre sans la dépasser.
- La décharge est, au contraire, oscillante pour RJ < c’est-à-dire que le courant de décharge
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIV.— N° 3
- ne devient mil qu’uprès une sé valeurs positives el négatives. Le cas correspond alors à celui d'un pendule ordinaire dans l'ni revient a sa position d’éqiiiübre après une série plus ou moins longue d'oscillations.
- Le temps périodique de la décharge est constant, c'est-à-dire~qno le temps qui s’écoule . doux valeurs nuiles de l'inlensité est le même au commencement ou à la fin rie la décfc dépend pas, par conséquent, de îg valeur propre de la décharge électrique « anah-t^uc '
- du circuit est nulle, le temps : qui rappelle singulièrement celle du temps périodique Dans ce cas, l'énergie emmagasinée primitivement dans le condensateur ne pouvant pas se dissiper, puisqu’il n'y a pas de résistance et, par conséquent, pas de RI-, la décharge dure indéfiniment, c'est-à-dire que, indéfiniment, il existe dans le circuit un courant, alternatif de période T = 9.r^'LC. C’est évidemment un cas tout à fait théorique, puisque l’on suppose R = 0 et que cela est impossible à faire.
- Mais, s’il n’est pas possible de faire R = o, il est ftteile de compenser constamment la perte d’énergie RU par l'introduction, dans le circuit, d’une source de courant très faible vis-à-vis de l’énergie en jeu dans le circuit. Cette source d’énergie ou cette force élcetromotriec, si Vau veut que le courant alternatif soit toujours le même, c’est-à-dire si l’on veut que les amplitudes des oscillations du (murant soient indépendantes du temps, devra nécessairement être de même période que le courant alternatif du au circuit formé par le condensateur et la solf-inductiou, ou circuit résonateur, c’est-à-dire que le temps périodique de la force électromotrice devra être T = 2 - y LC.
- )tnce peut èt
- Je circuit, soit par l’introduction directe d’induit de par variations périodiques d’énergies potentielles, <
- être introduite d’u
- ,£;,
- is les plus importantes < et une self-induction
- et, pour éviter des répétitions, nous dirons dorénavant
- xi
- t° Condensateur en série, — Ouvrons notre circuit résonateur et relions aux extrémités libres le source clc courant alternatif, par exemple un alternateur dont la période soit justement T --p'LC. Dans ces conditions, l’inlensité qui passera dans le circuit sera exactement celle qui pas-3, c’est-à-dire si la self-induction el la capacité se trouvaient lient. C’est ce que l’on traduit aujourd'hui c
- capacité annule les effets de la self-induction, lorsqu'elle est convenablement ajustée avec celle-ci. Et, détail eor'eux, alors que nous aurons, par exemple, 100 volts ? c’est-à-dire reproduits par l'alternateur, nous j extrémités de la bobine de self-induction ou entre les armatures du condensateur, par suite de la grande quantité d’énergie qui peut être emn sou de celle fournie par l'alternateur pendant une période.
- Le condensateur peut donc servir à annuler les effets de la self-induction dans un circuit. Veut-ou, par exemple, faire passer dans un circuit une intensité plus grande que celle que sa self-in duc-
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- il s
- Cette propriété a été appliquée dans certains moteurs à courant alternatif simple pour l'excitation des inducteurs et peut être appliquée utilement chaque fois que l'on veut produire un ; alternatif sans que la puissance apparente fournie à l’appareil dépasse de beau-* par l’effet Joule, et sans être obligé d’avoir une force électro-; à la chute olunique du circuit d'excitation.
- 2° Condensa Leur en dérivation. — Refermons notre cii'cuit résonateur comme il était primxti-
- nts magnétisants absorbés par magnétiques, tels que transfor-
- Dans l’a
- être placés en dérivation, soit sur le primaire, soit sur le secondaire ; il suffit que la résonance se produise dans l’un ou l’autre de ccs circuits pour que la source d’énergie n'ait pas h fournir do courants d’excitation. On peut mémo la produire dans un circuit tertiaire qui, dans le moteur asvnchrone peut être enroulé soit sur la partie fixe, ou iuductcur, soit sur la partie mobile. Ces diJTér
- y Bissection d'un
- x:
- superpose mi compliquent
- alternatif. —Mous arrivons à d'autres applications des condensa, produits paraissent découler d’une façon moins évidente de la réso-core ainsi, et si cela semble moins évident, c’est que, dans ces appli-courant de résonance proprement dit d’aut
- En tète de ccs applications doit figurer la bissection d’un courant alternatif en deux courants décalés de 90".
- de 90°. Telle
- Î et une self-induction de réactance l’autre coût, etanec — les deux dérivations soin le siège de .
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- par un circuit inducteur d’un moteur asynchrone diphasé, et si l’on modifieles réactances en circuit de manière à tenir compte des réactances des circuits du moteur, on peut ainsi alimenter le moteur asynchrone avec un courant alternatif simple.
- Cette application serait, avec celle des condensateurs en dérivation, une de ecdles présentant le plus d'intérêt, mais clic rencontrerai l, même si lerond en sa leur industriel était au point, de sérieuses difficultés de réalisation de ce fait, que la capacité devrait varier à chaque instant avec la charge.
- 4° Dispositifs a intensité constante. Résonateurs. — Les condensateurs peuvent encore servir, combinés avec dès bobines de self-induelion, à l'obtention de circuits à intensité constante au moyen de forces éleetromotriecs constantes, et inversement. Ils permettent, donc de taire delà distribution en série, dans un nombre quelconque de circuits branchés sur une source de tension constante (réseau ordinaire, alternateur ordinaire1'.
- Il suffit pour cela de brancher chaque circuit à intensité coustiuilc en dérivation sur un condensateur placé en série avec une bobine de self-induction, sur la source de tension constante. Le condensateur et la self-induction doivent être ajustés et constituent un résonateur.
- Le même résultat est obtenu en substituant la self-induction au condensateur et vice-versa.
- Naturellement, chaque résonnateur peut être intercalé sur le réseau à tension constante avec interposition d’un transformateur, et ce transformateur avant de la self-induction, la bobine de self-induction du résonateur peut être supprimée e1 le système réduit à un transformateur et un condensateur.
- Le même résultat peut encore être obtenu plus avantageusement par l’emploi d’un résonateur double ainsi constitué :
- On groupe deux bobines de self-induction et deux condensateurs ajustés, de manière à former un quadrilatère ACBL) dans lequel les appareils semblables sont dans des cotés opposés. En reliant alors deux sommets opposés AB du quadrilatère à une source de force électromotrice constante, on recueille dans un circuit placé entre les deux autres sommets D et C un courant dont l’intensité est constante, quelles que soient la résistance et la réactance, autrement dit, l'impédance de ce circuit.
- Nous n’insisterons pas plus sur ces applications ; nous signalerons seulement que l’emploi de deux résonateurs ou, plus exactement, de deux condensateurs et une bobine de self-induction (ou de deux bobines de seif-induction et un condensateur] permet de coupler doux alternateurs en tension, et aussi de réaliser un appareil équivalant au transformateur ordinaire, c’est-à-dire transformant un courant de tension constante en un autre courant de tension constante différente.
- 5° Excitation d'alternateurs. — De même que les condensateurs peuvent fournir les courants d’excitation aux transformateurs et moteurs asynchrones, ils peuvent servir à l’excitation des alternateurs et des différents systèmes de génératrices à courants alternatifs pouvant être imaginés, en vertu du mécanisme suivant, qui est d'ailleurs tout le secret de la résonance.
- D'une façon générale, dans une machine à induction, une force éleotroinotrice est la dérivée changée de signe d’un flux par rapport au temps: elle est donc en retard d’un quart de période sur le flux; si cette force éiectromotrice débite sur des condensateurs, l’intensité du courant est en avance d'un quart de période sur la force éiectromotrice, donc en phase avec le flux, et par conséquent peut produire le ilux.
- Des condensateurs, placés en dérivation sur l’induit d'un alternateur ordinaire, peuvent, par des dispositions convenables dudit alternateur et en le modifiant dans ses proportions, servir à la production du champ de cct alternateur.
- De même, s’ils sont placés en dérivation sur l'inducteur d'un moteur asynchrone à champ tournant susceptible de fonctionner en génératrice. (On ne voit cependant pas. dans ce cas, ce qui déterminerait exactement la fréquence.'
- Nous citerons encore deux systèmes de machines génératrices pouvant être excitées par condensateurs.
- Dans le premier, il n’v a pas d'inducteur ; un induit fixe et un induit mobile, identiques comme nombre de pôles] nombre de phases et nombre de spires, sont tous deux le siège de courants
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- induits rie môme fréquence et de môme tension, par suite de la rotation d'un champ magnétique qui se déplace dans les deux avec une vitesse moitié de celle de l’induit mobile, et qui est produit parle débit des forces éleetromotrices obtenues, sur les condensateurs.
- Dans le second, il v a seulement deux circuits fixes avant chacun un coefficient de self-indue-tiou variable périodiquement et de la forme a( i ± sin a <>>/', et entre eux un coefficient d’induction mutuelle —À cos a ut.
- Mais, ce qu'il y a de particulièrement intéressant avec loules ces génératrices excitées par condensateurs, c’est que l’ou peut réaliser ainsi avec ces machines les mômes modes d’excitation qu’avec les dynamos à courant continu
- Si les condensateurs sont placés en dérivation, la caractéristique de la machine-est la même «pie celle d'une dynamo shunt à couvant continu.
- La force cloctromotrine est. maxima il vide, diminue quand on charge la machine, et il v a désamorçage si l’on dépasse une certaine charge.
- Si les condensateurs sont placés en série, la caractéristique est celle d’une machine série à courant continu -, c'est-à-dire que la force électromotriee delà machine çst nulle à circuit ouvert et croît quand on diminue la résistance du circuit extérieur.
- Enfin, en combinant les deux modes d’excitation qui précèdent, on peut réaliser une machine dont la caractéristique est celle des machines compound à courant continu. Comme dans celles-ci l’excitation dérivée peut être prise avant ou après l’excitation série. On peut également hvper-rompounder la machine.
- Nous arrêterons lu la nomenclature des plus importantes applications du condensateur. Par ce rapide exposé l’on voit quelle importance pourrait acquérir cet appareil dans la grande industrie des courauts alternatifs, si deux raisons principales ne s’étaient opposés jusqu’ici à son développement.
- Ces deux raisons son t, d’une part, son prix, qui n’a pas pu descendre jusqu’ici au-dessous d’un certain chiffre trop élevé pour la généralité des applications, et, d’autre part, les phénomènes de résonance eux-mêmes, qui, d’utiles, deviennent, dans certains cas, nuisibles et détériorent le diélectrique des condensateurs.
- Des produits assez divers ont été essayés pour la constitution du diélectrique : parmi les corps solides, le verre (Jablochkoff, 1880), le mica, qui ne semblent avoir donné que des résultats médiocres, le papier paraffiné, l’ébonite, le papier huilé, le papier enduit de cire, et plus récemment le, stéarate de plomb et la paraîfine pure sans support, Quelques diélectriques liquides ont été aussi essayés.
- De tous ces diélectriques, il nous semble que c’est le papier paraffiné qui a été le plus éprouvé. En tout cas, nous n’avons pas trouvé de renseignements bien détaillés au sujet des autres corps.
- Il y a cependant Heu de reprocher il la paraffine son point de fusion peu élevé et sa facile inflammabilité, et il serait à souhaiter que l’on trouvât un diélectrique avant les qualités d’isolement et de capacité inductive spécifique de la paraffine, mais moins fusible el moins inflammable.
- 11 semble qu’à l’heure actuelle, le prix des condensateurs appliqués dans des conditions normales. pour les fréquences ordinaires de 4° à 5o périodes par seconde pour des tensions comprises entre 600 et 3ooo volts, est compris entre 80 fr et 100 fr le kilowatt, en appelant condensateur de un kilowatt celui pour lequel le produit — E2eff. C est égal à 1000. Ce prix est sensiblement proportionnel à la puissance, un condensateur de 100 kilowatts, par exemple, ne pouvant qu’être constitué par 100 condensateurs de 1 kilowatt. Il en résulte que ce prix, peu élevé en regard de celui des petites machines '200 If, 3oo fr, 5oo fr le kilowatt), est, ou contraire, très élevé en regard de celui des grandes (-0 l’r à 80 frie kilowatt), ce qui jusqu’ici restreint l’application des condensateurs aux petites puissances.
- Mais la deuxieme raison qui s’oppose jusqu’ici à l’emploi des condensateurs dans les installations de grande puissance estpeut-ètre plus importante. Elle tient à la production accidentelle de tensions très élevées résultant, par l'intermédiaire des effets de résonance, de variations brusques
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- de charge, de courts circuits par defaut d’isolomenl, en un mot dos multiples incidents de l’ex-ploîtatiou d'une station centrale.
- Il est certain que les phénomènes de surélévation de tension qui ont été constatés maintes lois par le percement des cables, par exemple, ne se produisent pas partout et 11e paraissent se produire que dans les grandes installations à haute tension avant de la capacité en dérivation sur la ügue. . . . , . '
- Il semble donc que, meme si leur prix ne s’y opposait, l’adoption de condensateurs dans les grandes installations soit dangereux à la fois pour ces condensateurs et pour l'ensemble de- l’installation. Mais nous croyons que ce n’est là qu’uue apparence et qu'il doit v avoir nue capacité pour laquelle les efïets nuisibles passent par un maximum, et an delà de laquelle une augmentation de capacité' a plutôt un effcl bienfaisant, modérateur des coups de bélier et des surélévations de tension. Xous ne serions pas surpris que certaines installations soient dans le voisinage de ce maximum, grâce à la capacité de leurs câbles, et ([tic pour ces grandes installations l’adjonction de condensateurs de grande puissance, le jour où leur prix sera plus abordable, soit un bienfait, non seulement par l'amélioration de leur facteur de puissance, mais eu égard aux conditions de sécurité.
- Il ne nous reste que quelques mots à dire des appareils pouvant jouer'- le rôle de condensateurs dans une certaine mesure.
- Les moteurs synchrones surexcités employés uniquement dans ce but ne nous paraissent pas devoir être une solutiou avantageuse, à cause de leur prix presque aussi élevé que celui des condensateurs. de la perte d’énergie qu’ils occasionnent, de la nécessité de les mettre en marche, de les en treteuir et de les surveiller, eux et leurs excitatrices. Tl est préférable dans ce cas,1 croyons-nous, d’ajouter des unités génératrices à la station centrale. Nous croyons, au contraire, qu’ils peuvent être avantageux lorsqu’on en a le placement, en même temps, comme moteurs, et qu’il ne faut pas négliger les occasions de les appliquer dans ces conditions.
- I,.es condensateurs éleefroh tiques (capacité de polarisation) constitués par des électrodes {(longées dans une solution de carbonate de soude absorbent beaucoup d’énergie ; leur résistance est sensiblement égale à leur réactance pour la fréquence de s±o périodes. Ce n’est donc que dans des circonstances toutes particulières, telles que le démarrage des moteurs monophasés, qu elles peuvent être appliquées. On ne peut pas songer à les laisser en service dans mi circuit,
- En résumé, nous pensons que ces appareils ne peuvent pas être substitués au condensateur proprement dit, et que c’est surtout sur celui-ci qu’il y a lieu de porter ses. efforts pour en laire un appareil moins coûteux et vraiment industriel.
- SUR LES MÉCANISMES ÉLECTROMAGNÉTIQUES, par' Silvanus-P. Tiiomi-ku.n
- Dans toutes le3 applications mécaniques du courant électrique, il intervient des mécanismes électromagnétiques dont les principes sont assez bien connus.
- Le premier de ces principes est la loi du circuit magnétique. Entrevue par Joule il y a soixante ans, formulée par Rovvlaud il y a seize ans, elle a été entin mise eu pleine clarté en i88(i par Kapp et par les frères ilopkinson. Dans son application à la construction des machines dynamos, cette loi a reçu les conliiunations pratiques les plus frappantes. Dès cette époque-là, le calcul de ecs machines est devenu une partie des sciences exactes.
- En second lieu vient la loi de l’induction des forces électromolrices par le mouvement relatif des aimants et des circuits électriques, loi découverte par Faraday en 1831. I)c cette loi on peut déduire (en intégrant par rapport au temps écoulé le produit du courant et de la force électromotrice de réaction) la quantité d’énergie électrique absorbée dans un mécanisme électromagnétique dans son mouvemeut.
- À ces lois, ajoutons une troisième, encore pins générale, qui domine tous les mécanismes électromagnétiques de quelque espèce qu’ilssoient. Tous ces mécanismes peuvent être regardés comme constitués de parties séparées assemblées dans un système mobile. Toujours on \ trouve des spires ou conducteurs dont la fonction est de conduire un courant électrique. Toujours on y trouve des
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- noyaux ou ries niasses de fer ou de quelque autre matière magnétique, à moins que celles-ei ne soient remplacées par un deuxième système de spires également traversées par un courant (cas des phénomènes dits élcctrodynainijues, découverts par Ampère;. Toujours ces organes se trouvent assemblés, avec une configuration quelconque, dans un milieu ambiant, soit dans l'air, soit dans un autre milieu d’une perméabilité magnétique beaucoup plus basse que celle rl u 1er. Considérons le cas le plus général où la configuration, soit simple, soit compliquée, des organes est quelconque. Alors ou peut poser la loi suivante :
- Dans tout système électromagnétique, d’une configuration quelconque, parcouru par un courant électrique, il y a Toujours des forces mécaniques qui tendent à changer cette configuration dans un sens tel que le flux de force magnétique soit rendu maximum.
- Ce principe peut être posé en plusieurs formes ; par exemple les suivants : dans tout système électromagnétique il \ a toujours une tendance à agir d’une telle façon que la réluctance (ou résistance magnétique) soit rendue minimum. Dans tout système électromagnétique les divers organes tendent à changer leur configuration d’une telle manière que les spires mngnélisantes embrassent autant que possible des lignes de force magnétique. Ou encore, dans tout système électromagnétique il existe des forces telles que les mouvements qu’elles produisent font augmenter le produit du‘courant par le flux de force magnétique avec lequel il est entrelacé. Soit 1 le courant dans un conducteur. Si par un changement de la configuration du système le Ilux de force entouré par le circuit s’augmente de V*c à le travail produit aura évidemment la valeur de T (M* — H’J ; ou, si S est le nombre de spires, le travail sera ISfM-q — lTj. Ce travail, effectué par une dépense correspondante d’énergie électrique, tend toujours vers un maximum. Si, dans le mouvement où cette énergie est dépensée, le déplacement relatif des organes est d'une longueur l, la force f moyenne exercée entre les organes sera donnée par l'équation ^ = —Ou, plus généralement, quand un déplacement o.-r produit une augmentation oT du flux magnétique, la force qui tend à produire ce déplacement aura une valeur, par spire du circuit, de /’= ï — f-,
- Toutes les formes extrêmement variées de mécanismes électromagnétiques sont régies par ce principe fondamental. Un électro-aimant tend toujours à agir comme s’il cherchait à raccourcir la longueur de son circuit magnétique. Considérons un électro-aimant en fer à cheval, ses deux noyaux entourés chacun par une bobine excitatrice, son armature, en fer, séparée des polos par uu entrefer convenable. Quand le courant est lancé, les masses de fer s'attirent mutuellement. Si Tune ou l'autre est mobile, un mouvement se produit, et la largeur de l’entrefer est réduite. Par la réduction de la largeur de l’entrefer, il y a une réduction, presque proportionnelle, de la rédue-tance ou la résistance magnétique, et une augmentation correspondante du flux de force magnétique. Toujours le circuit magnétique tend à se condenser.
- C’est l’inverse de ce qui se passe pour le circuit d'un courant électrique. Celui-ci a toujours une tendance à s'étendre de manière à embrasser le plus d’espace possible, taudis que le circuit magnétique tend toujours a devenir aussi compact que possible. T.os deux phénomènes dérivent d'ailleurs du même principe, parce que le 'circuit électrique, en s’élargissant, fait augmenter la section du circuit magnétique dans le milieu ambiant et, par conséquent, la valeur du flux de
- Nous savons «pic, dans tous les systèmes physiques, les principes de l'énergie dominent les actions mécaniques, et que, dans tous, il y a mie tendance à l'accroissement de l’entropie, que l'énergie potentielle d’un système tend toujours à une valeur minimum. Cette tendance des masses de 1er, dans un système électromagnétique, à sc mouvoir afin de devenir aimrtjitées aussi fortement que possible, nous démontre qu’une niasse de fer aimantée possèdç moins d’énergie potentielle que ne possède la même masse non aimantée. Il en résulte que là chaleur spécifique d’aimantation doit avoir une valeur négative.
- Prévenons au principe que le travail effectué par un changement dans la configuration d’un système électromagnétique peut être représenté par l’expression 1S (U'( — . Àppliquoiis-le
- au cas de 1 appareil que nous désignons par abréviation sous le nom de bobine à plongeur.
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- c’est-à-dire du système dans lequel un novau de fer est attiré à l’intérieur d’une bobine tubulaire ou solénoïde. Ici encore le principe fondamental formulé plus haut nous suflit comme guide. Le système est soumis à des forces qui s’exercent entre ses parties, la bobine et le plongeur, forces qui tendent toujours à changer sa configuration de manière que le flux de lorce magnétique embrassé par les spires du courant devienne aussi grand que possible.
- La position d’équilibre stable du plongeur, vers laquelle il tend toujours à revenir, est la position symétrique par rapport à la bobine, en faisant une égaie saillie de part et d’autre (du moius s’il est cylindrique) par ses extrémités, cette position étant celle pour laquelle le circuit magnétique est le mieux complété.
- Les forces exercées dans charpie position du plongeur peuvent s'obtenir par des considérations pareilles à celles que nous avons exposées plus haut. Un cas paradoxal se présente quand la longueur du plongeur est réduite à un minimum ; cela se présente quand, au lieu du noyau cylindrique, on se sert d’une petite balle de 1er ronde pour explorer l’intérieur de la bobine tubulaire.
- On arrive à ce résultat curieux que le seul point où un effort quelconque s’exerce sur la balle est juste celui où elle entre dons l'ouverture de la bottine ou la quitte. Pas do force à 1 intérieur, ni à l’extérieur. A l'intérieur à part quelque réduction vers les extrémités, le champ magnétique, qu'il soit fort ou faible, est presque uniforme; et dans un champ uniforme une balle de fer ne subit aucune action. A l’extérieur, sauf dans le voisinage-immédiat de l’embouchure, il n'y a pas de champ magnétique, et la balle n’est pas attirée non plus. C’est à l’entrée même du tube que le rapport y- a sa valeur maximum. Un déplacement très petit peut déterminer si la balle sera forte-
- position où elle est le plus aimantée ; et elle est soumise à des forces dont la valeur en chaque point dépend de l'accroissement de son aimantation quand clic est déplacée d’une quantité infini-
- II serait bien facile de multiplier des exemples de systèmes électromagnétiques, et de démontrer ' que dans tous c’est le môme principe qui régit leurs actions. Même dans le cas des moteurs électriques, c'est la même chose. Dans les bobines rotatives des moteurs nous trouvons que les spires qui conduisent le courant sont successivement soumises à des forces motrices qui les déplacent clans un sens tel que, si le fonctionnement du commutateur n'intervenait, pas, à un instant donné, pour changer le sens de ces courants, le flux de force magnétique embrassé par la spire prendrait une valeur maximum.
- Dans'mon traité sur Y Electro-aimant (J), qui est paru en Angleterre en 188-, j’ai ébauché une exposition des principes du circuit magnétique et de ses applications aux phénomènes et à la construction des électro-aimants ; et j’y ai consacré un chapitre au sujet de la mécanique électromagnétique. J’ai ajouté une simple énumération, par catégories, des nombreuses espèces connues de mécanismes électro-magnétiques, en remarquant que l'heure n’est pas encore arrivée de pouvoir grouper en un système logique et synthétique — dans une véritable électro-cinématique, — toutes les variétés de ces mécanismes. Dans ce rapport sur l’état actuel de cotte branche de l’électrotechnique, je propose de reproduire cette classification, si imparfaite qu’elle soit, un peu revue et augmentée.
- I. Éi.JiCTro-aimants. — A. Bobine et noyau fixes; armature mobile. — i. Circuit magnétique court, et compatît, pour action au contact (force portante). — 2. Circuit allongé et bobine plus lourde pour action à distance (attraction). —: 3. Types spéciaux : cuirassés, boiteux, feuilletés, à pôles conséquents, multipolaires, électro-aimant Hughes, etc.
- B. Xoyau et armature fixes ; bobine mobile. — 1. Deux.bobines reliées ensemble.
- C. Armature et bobine fixes ; noyau mobile. — 1. Deux plongeurs reliés par une culasse commune (électro-aimant B rush).
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- JI. Bortnes a plongeur. - ,V. Bobine tubulaire ou solénoïde fixe et plongeur mobile. —
- 1. Plongeur plus long que la bobine. — 2. Plongeur plus court, que la bobine. — 3. Balle de fer au lieu de plongeur. — Tvpes spéciaux de plongeurs : coniques, feuilletés, etc. — 5. Bobine établie en sections pour action successive (marteau-pilou Marcel Deprez)-.
- B. Plongeur ou noyau fixe, bobine mobile. — 1. Appareil Bain.
- III. Formes intermédiaires entre les précédentes. — 1. Bobines à butée (électro-aimant Borrelli). — 2. Electro-aimants tubulaires cuirassés (électro-aimants lloloff, Timmis, Ilolroyd Smitln Àyrlon et Perry, etc.).
- IV. Bobine fixe et bobine mobile. — 1. Bobines concentriques, mouvement axial. — 2. Bobines non concentriques, mouvement transversal.
- V. Ei.ectro-aimants combinés avec des appareils antagonistes. — 1. Réaction par poids. —
- 2. Réaction par ressorts. — 3. Réaction magnétique (par aimants permanents).
- VI. Egalisateurs pour électro-aimants. — 1. Egalisateurs électriques (réglage automatique par divers circuits ou par dérivations). — u. Dégagement, de ressorts (égalisateur Callaud). —
- 3. Leviers à embecqnetagc ou à rochet (répartiteurs Robert Houdin et Froment). — 4- Combinaisons de leviers articulés (égalisateurs Froment, Sarrin, etc.). — a. Egalisateurs à came avec surlaces polaires de conformation spéciale (entrefer en V, de Froment; électro-aimant Elihu Thomson à pièce polaire conique et armature à œil).
- VIL Cames électromagnétiques. — Dispositions dépendant de F approche latérale d’une surface polaire de forme- spéciale. (Principe de rapprochement oblique de XVheatstonc et de Froment.')
- VIII. Chaînes électromagnétiques. — Dispositions basées sur l’action réciproque de deux ou plusieurs électro-aimants distincts. — 1. Galets électromagnétiques. — 2. Verrouillages électromagnétiques.
- IX. Echappements électromagnétiques. — 1. Roue dentée en fer et levier en ancre (échappement Elisba Gray). — 2. Déclenchements électromagnétiques (déclenchement Hughes).
- X. Roihnets électromagnétiques. — 1. Relais ordinaires de télégraphie. — 2. Relais électro-pneumatiques (orgue électrique Ilope Jones). —3. Relais électrohydrauliques (relais Willans).
- XI. Appareils rasés sur la répulsion d’électro-aimants. — 1. Répulsion mutuelle de novaux parallèles. — 2. Extension de noyaux à joints ou tubulaires.
- XII. Dispositions électromagnétiques polarisées — 1. Electro-aimant à armature parallèle polarisée. -— 2. Electro-aimant à armature transversale polarisée. — 3. Bobiiie à plongeur polarisé. — 4- Electro-aimant polarisé à ressort équilibrant (électro-aimant Hughes pour déclenchement très rapide). — 5. Aimant permanent fixe avec bobine mobile.
- XIII. Vibkatecrs élucthomagnétiques. — A. Non polarisés. — i. A rupture de circuit. -------
- 2. A' court-circuit. — 3. A enroulement différentiel.
- B. Polarisés-. — 1. A simple action. — 2. A partie mobile polarisée. — 3. A partie fixe pola-
- XIV. Dispositions électromagnétiques rotatives.--i. Bobine fixe, aiguille mobile. (Expérience d’Œrsted.) — 1 a. Bobine fixe, aiguille en fer doux disposée obliquement. — 2. Aimant fixe, bobine mobile. (Disposition Bain, d’Arsonval, etc.) — 3. Bobine fixe, bobine mobile. (Electro-dynamomètre de Weber.) — 4- Fdectrn-aimant avec armature articulée obliquement. — 5. Fil tournant autour d’un pôle magnétique. — 6. Pôle tournant autour d un fil conducteur. — ~. Disque tournant entre les pèles d’un aimant. (Roue de Barlow.) — 8'. Aimant tournant sur lui-même en portant un courant. — 9. Bobine tubulaire incurvée et plongeur en S. — 10. Rapprochement oblique d’armature. ( Voir n° VIL)
- XV. Adhérence électromagnétique. -—• Entraînement par friction magnétique. (Appareils Xicklès. Bovet. ete.i — 2. Freins électromagnétiques. (Frein Aehard). — 3. Trieurs magnétiques. 4- Enclenchements et embrayages magnétiques. (Embraycur Aehard, coupleur \\ illaus.)
- XVI. Freins magnétiques. — Dispositions basées snr l’induction de courants parasites dits cou-
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- rants de Foucault).— r. Risque en cuivre pour amortir un aimant mouvant. (Expérience d’Aragoi. — 2. Disque en cuivre rotatif entraînant un aimant pivoté. — 3. Aimant rotatif entraînant un disque pivoté. (Expérience de Babbage et TIerschel.) — 4- Disque en cuivre tournant entre les pôles d'un aimant fixe. (Expérience de Foucault. Compteur Elihu Thomson). — 5. Amortisseurs en cuivre. (Dispositions pour galvanomètres, etc.)
- XYU. Dispositions a courants at.tkhxatu s. — i. Conducteur en cuivre repoussé par le pôle d’un éleciro-aimant alternatif. (Expériences d’Elihu Thomson.) >.. Rotation virtuelle d’un champ magnétique sous l’action de deux ou trois courants alternatifs différant eu phase. (Moteurs polyphasés.) — 3. Déplacement virtuel du champ alternatif par interposition d'un écran recouvrant la moitié d'un pôle. — 4. Transport virtuel d'un pôle magnétique dù à l'interposition d'anneaux eu cuivre fonctionnant comme amortisseurs.
- Dans celte énumération, nous avons omis quelques dispositions purement magnétiques, comme, par exemple, la suspension dite pivot sans frottement "NY, Evershed. D’autre part, elle comprend des appareils, par exemple, les trieurs pour la séparation des particules de fer de matériaux non magnétiques, dans lesquels, malgré l’emploi habituel des courants, l’action est purement, rnagné-
- Les dispositions à courants alternai ils données ati-n0 XYII ne font point d’exception à la loi générale qui réagit tous les autres mécanismes électromagnétiques, quelque différents que paraissent leurs modes de lonclionnenient. Un disque ou un anneau en cuivre est repoussé par le pôle d’nn électro-aimant alternatif, parce que les coùrants parasites induits clans sa masse "étant des courants inverses (un peu décalés, il est vrai', tendent à diminue'!1 le flux de force dans le circuit magnétique. Selon la loi loiulamentale qui reconnaîtune tendance à faire augmenter ce flux jusqu’il sa valeur maximum, on doit trouver des forces mécaniques entre les diverses parties du système, telles qu’elles tendent à chasser ces courants inverses. En elfct, il y a une répulsion entre le novau et l'anneau, et. aussi entre ce dernier et la bobine excitatrice. En tous cas, la loi générale
- PUISE DE COYRAA’TS POUR TRAMWAYS, par Postel-Vtsay
- Dans ce colossal débouché qu’est.devenue pour l'industrie électrique la traction sur voies ferrées, il n’est pas de petits détails. Les points les plus secondaires, les accessoires en apparence les plus indifférents ont dfi faire l’objet d’études sérieuses, et -bénélicier de la sanction d’une longue expérience pour cesser d’être le grain de sable qui compromet l'édifice.
- Quoi de plus simple, par exemple, que d’amener le courant îles conducteurs qui suivent une voie de tramway aux.véhicules qui y circulent.1 Pourtant, voici soixante ans que le problème est posé, que l'ingéniosité des chercheurs s’v applique, et il n’y a pas plus de quelques minées que dos dispositifs vraiment pratiques ont vu le jour; tant il est vrai qu’eu les- choses les plus simples la perfection est malaisée.
- Soixante ans, ai-je dit ? Ceci scra pour ceux qui se rappellent eu quel état rudimeulairc sommeillait hier encore l'électricité industrielle, lorsque TitiLerveiiliou de Gramme vint lui douner 1 impulsion définitive. Et cependant telle est la réalité : c’est qu'ici, comme en tant d autres circonstances, la voie a été ouverte par d’audacieux chercheurs qui. par delà l’horizon borué de leur époque, ont su pressenti!1-l’avenir ; qui ont mis dans l'air, suivant une expression plus imagée qu'exacte, des idées dont la réalisation immédiate a été facile du jour où les movens d’action sont devenus plus puissants.
- Parmi ces précurseurs, une des figures les plus originales dans l’ordre d'idées qui nous occupe est à coup sur celle de l’Américain' Pinkus. Yenu eu Europe vers 1820, curieux de tous les problèmes industriels alors à l’étude; cet inventeur émérite sc signalait dès i8v.j par des travaux intéressants, mais dont les rapports avec notre industrie sont,-à vrai dire, quelque peu lointains. De i834 h i83q4 il se passionnait pour un mode de traction encore inédit et qui devait faire, lui aussi, son chemin dans le monde, la traction par l’air comprimé.
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- D un autre côté, reprenant sur une nouvelle hase les travaux de Davv, notre inventeur se préoccupait d’assurer sans danger l’éclairage des houillères, et aboutissait à 1’incandescenre des composés du zirconium par la combustion du gaz et de l’air ; conception remarquable, bien digne d’être rappelée à l'heure où les procédés de Clamond et d’Auer ont reçu de la pratique une si éclatante consécréalion.
- A cette époque, fax environs de 1840, le succès des expériences de Jacobi sur la Neva provoquait le plus vil enthousiasme : on avait vu avec stupéfaction le cours du fleuve remonté par un bateau lourdement chargé auquel les seules forces alors connues du vent et de la vapeur étaient étrangères. La question de l'électricité considérée comme force motrice s’en était du coup trouvée inscrite à Tordre du jour; et en dehors de Jacobi, Davenport en Amérique, Davidson en Ecosse, Wagner en Allemagne, Froment dans notre pays, s’étaient lancés dans la voie du perfectionnement des moteurs électriques. Familiarisés par ses études antérieures sur l’oir comprimé avec le problème dô la traction, Pinkus fut amené à l’envisager dans le cas de l’électricité sous un aspect assez particulier. Dans son svstème de propulsion par l’air comprimé, auquel i»us avons fait allusion, il était inutile de charger les véhicules d’une énorme quantité d'air, puisque des conduites amenaient celui-ci le long de la voie et permettaient son renouvellement à mesure des besoins : de même il lui parut que les lourdes batteries galvaniques dé Jacobi et de Davidson pourraient être reléguées dans une station centrale el leur courant envoyé le long de la voie à l’aide d’une ligne de doubles conducteurs aériens contre lesquels se déplacerait un double contact glissant, en. relation électrique avec chaque voiture. On trouve nettement formulé cet ensemble d’idées, qui contient en germe presque toute la traction électrique moderne, dans une série de brevets français et ang'lais datés de 18/fo et 1841, brevets d’autant j)lus remarquables que les vues de l’auteur ne s’v arrêtent pas à la seule traction, mais s’étendent à tout ce que nous faisons tenir aujourd'hui sous le vocable général de distribution d'énergie.
- L’inventeur italien major Alexandre Bessolo est un peu moins éclectique que son confrère américain, mais sa conception du problème de la -transmission de l’énergie électrique est tout aussi nette et à peu près aussi.méintoire puisqu’elle remonte à i8f>5, qui appartient encore un peu à l’époque de la préhistoire de l’Industrie électrique.
- De ce problème général de la transmission à distance de l’énergie mécanique, un cas spécial préoccupe Bessolo : c’est celui où le moteur récepteur est mobile, disposé qu’il* est sur un véhicule ; et l’inventeur est conduit à ce propos il l’idée d'amener le courant de la station génératrice aux appareils d’utilisation, soit par les rails de la voie eux-mêmes, soit par un conducteur isolé du sol et supporté à la manière des fils télégraphiques, ce qui suppose le retour par la terre. A. vrai dire, la description de ses brevets esL quelque peu réservée sur le chapitre qui nous intéresse, surtout celui de la liaison mobile entre les conducteurs et les voitures; mais il semble qu’il v ait là plutôt l’effet d’une inadvertance qu’un point systématiquement écarté.
- Si Bessolo, de même que Pinkus, s;étail contenté d’exprimer sur le papier des idées remarquables, ï\ avait été devancé au point de vue même de leur réalisation pratique.
- Sans parler de Farmer, qui, dès 1847, exhibait en public une petite locomotive tirant 1111e voilure et deux hommes sous l’action d’un moteur actionné par 48 éléments Grove, nous avons à citer, avec la minuscule machine de Hall (T850, le premier exemple pratique de traction électrique avec station d’énergie distincte. Le moteur était constitué par des électro-aimanls' tournant entre les pôles d’un aimant. Le courant de deux piles Grove placées à distance était transmis par les rails eux-mêmes d’une voie de i5 m de long et de 0,12 m de large, et les roues de la locomotive, isolées les unes des antres par de .['ivoire, collectaient le courant pour l’amener au moteur.
- Il nous faut maintenant franchir neuf années apres les travaux de Bessolo pour voir apparaître dans cette question le nom d’un compatriote, Henry Cazal, qui revendiqua un svstème de traction électrique dans lequel le moteur est directement calé sur les roues du véhicule et qui utilise, lui aussi les rails comme conducteurs.
- Tous ces efforts ne pouvaient d’ailleurs engendrer aucun résultat immédiat, puisque la base
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- indispensable, la source de courant puissante et économique faisait encore défaut. Ce dont on peut s'étonner, par exemple, c’est qu’apres l'invention de Gramme, alors que le point de départ semble aequis/l’émulation des inventeurs paraît se ralentir. En /ait, il nous faut arriver jusqu’en 1878 pour qu’un autre français, Bonis, songe il utiliser pour la traction le fait de la réversibilité des dynamos découvert par Ilippolyto Foutaine dès i8y3, et ne décrive un système à conducteur aérien et à trâlet fort remarquable pour l’époque. De cette même année 1878 date un autre brevet clans lequel l’un des auteurs des célèbres expériences de labourage électrique de Sermaize, M. Chrétien, décrit un système où les rails sont utilisés comme conducteurs.
- A partir de cette époque, les efforts-vont enfin aboutir. C’est d’abord W'erner Siemens, de Berlin, qui, préoccupé de la question depuis 1867, mais rebuté pendant longtemps par l'échauffe-mentdes machines, offre en 1879 à l’admiration des visiteurs de l’Exposition de Berlin le premier tranv\vav électrique connu : un rail central amène le courant, collecté sur les deux faces verticales du rail par deux brosses en fil de cuivre pressées par des ressorts. Les rails de roulement servent ap retour.
- Satisfait de son essai, Siemens simplifie encore et, pour l’installation de Gross-Lichterfelde, la première ayant un caractère définitif, supprime le rail central : il fait l’aller et le retour du courant par les rails de roulement, sous une différence de potentiel de qo a 100 volts, sans précautions d’isolement spéciales. Pourtant, peu certain de la réussite de ce système, Siemens prévoit en cas d’échec un dispositif formé de deux câbles aériens sur lesquels vient poser un chariot, remorqué par le câble de liaison et constitué par quatre roues à gorge roulant deux par deux sur les câbles.
- Ce dernier dispositif devait présenter en vitesse des trépidations et provoquer des interruptions fréquentes du courants ; aussi, pour la ligne qu’ils sont appelés à installer à l’Exposition d’Élcc-Iricité de 1881 à Paris, et où l’emploi dos rails comme conducteurs 11c peut être toléré en raison du danger pour la circulation, MM. Siemens et Halske ont-ils recours à un dispositif plus perfectionné. Les conducteurs d’aller etde retour, tous deux aériens, sont constitués par des tubes fendus; dans l’intérieur de chacun de ceux-ci glisse une navette munie à ses extrémités de deux bras passant par la fente et servant de support à un galet qui, sous l'action de ressorts à boudin, presse le long du tube couducteur et assure le contact de la navette. 11 faut croire que, malgré le succès do l’installation, ce dispositif ne donne pas encore satisfaction entière à ses auteurs, car, dans une ligne installée à Modling, près Vienne, ceux-ci compliquent notablement le système précédent: quatre navettes reliées les unes aux autres et non plus une seule, courent à la file dans chaque tube fendu, pressées sur bipartie inférieure des cylindres creux conducteurs par dus galets extérieurs et des ressorts, comme à l’exposition de Paris ; en outre, chacune de ces navettes est constituée par deux demi-cylindres tendant à s’ouvrir sous l’effet des ressorts à boudin, de manière à frotter non seulement dans le bas, mais aussi dans le haut du tube conducteur.
- Sur cette ligue de Mocüiug, 011 n’avait d’ailleurs plus affaire à une voie uiiique, et l une des principales difficultés de ces systèmes à navettes apparaît, celle des aiguillages aériens aux croisements de voie. On Ja résout de façon assez satisfaisante cependant, mais par un système bien compliqué. D’ailleurs, la grosseur et le poids des conducteurs tubulaires donnent à la ligne un aspect disgracieux qu’ou peut encore retrouver dans l’antique tramwav de Yovey-Montreux et l'on conçoit que ces premiers essais aient enveloppé le fil aerien, au point de vue esthétique, d’une atmosphère défavorable que la simplicité actuelle ne justifie plus guère.
- Cette même année i883, la maison Siemens et Halske a à participer à une nouvelle exposition. Mais à Vienne, on se inoutrep lus accommodant qu’a Paris, et la distribution par les rails de la voie sous 100 volts réapparaît.
- Vous retrouvons encore cette disposition simpliste sur la ligne équipée la môme année par M. Yolk â Brighton, tandis qu’à Porlrush, en Irlande, première application à la traction de la force motrice hydraulique, la maison Siemens de Londres recourt, pour l’amenée du courant à un rail latéral en T placé un peu au-dessus du niveau de la voie ferrée, isolé, et sur la face supérieure duquel se déplacent les frotteurs.
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- Aux mines de Ifohenzollern, autre installation de Siemens et Ilalske, ces constructeurs abandonnent la navette : un rail en T renversé est fixé au ciel des galeries par des isolateurs à cloche et une prise de courant compliquée, représentée par la ligure, glisse sur le rail, remorquée par le câble d’alimentation.
- 11 nous faut ici signaler le contraste remarquable entre l’activité des ingénieurs européens à l’époque où vient de nous amener ce bref historique et la quasi indifférence qui est de règle dans le futur pays d élection delà traction électrique.
- Presque rien à citer aux Etats-Unis en dehors des travaux de Field et d’Edison ; mais ceux-ci, par contre, sont doublement intéressants par les discussions auxquels ils donnent lieu. Depuis 1868, M. Field s’était adonné à l’idée de la traction électrique; mais une incrovable malechance l’avait poursuivi, et il n’avait pu effectuer ses premiers essais qu'en 1879. Fort heureusement pour lui, il aboutissait assez à temps pour déposer ses brevets en mars 1880, Quelques mois de retard, et il était précédé par Edison, dont les essais exécutés à Meulo-Park sur une voie, dont les deux rails isolés constituaient les deux conducteurs, avaient parfaitement réussi.
- Malgré l'antériorité légalement établie de Field, des discussions épineuses surgirent, qui aboutirent à un arrangement d’où sortit, en 1883, l'Electric Raihvay Cy.
- C’est à partir de ce moment que l'émulation des ingénieurs américains commence à se donner carrière. A coté des londatcurs de l’Elcctric Raihvay Cy apparaissent trois des plus célébrés pionniers en matière de traction électrique : Van Depoele, Daft et, en dernier lien, Sprogue \ de nombreuses installations sont édifiées où la nécessité se fait jour de plus cri plus d’enlever les différence de potentiel agissantes de la surface du sol, où elles créent des dangers pour la circulation, surtout pour les chevaux, que de faibles voltages incommodent énormément, que des différences de potentiel alternatives de cinq volts suffisent à faire tomber sur les genoux. Les systèmes à deux rails conducteurs ou à troisième rail disparaissent doue progressivement, tandis que les préférences vont lentement au fil aérien unique avec retour par la terre. Presque toujours cependant, jusqu’en 1887, les installations sont à double fil aérien. Quant aux prises de courant, les systèmes des premiers jours, navettes, chariots glissants, commencent à être rejetés comme trop compliqués et comme déterminant une usure trop rapide des conducteurs aériens ; mais l’bcsita-tion sur le système définitif subsiste longtemps. Dans la plupart des installations de cette époque, on rciicoutre un trôlet constitué par un chariot à quatre roues roulant sur les conducteurs et à peu près identique à celui prévu par Siemens pour l'installation de Gross-Lichterl'elde. Mais les difficultés du croisement et des aiguillages sont toujours très grandes avec de semblables trôlets combinés avec le double fil. Voici comment cette difficulté est résolue sur la ligne de Los Angeles : les deux potences voisines de l'aiguille sont reliées par ces entretoises qui portent deux rails courts transversaux ; sur ces rails se meut une petite glissière à laquelle sont fixées les deux extrémités mobiles des fils de trôlet, qu’on peut ainsi placer à Laide de cordes en regard de l’une ou l’autre des voies aériennes.
- Petit à petit, un perfectionnement nouveau s’affirme comme très important ; les trôlets glissant ou roulant sur les fils exercent sur ceux-ci, tant par leur poids que par la traction du câble d’alimentation une forte pressiou ; ils exigent, en conséquence, un appareillage aérien plus complexe, des fils plus gros, nuisibles ü l’aspect : de là l’idée d'appliquer le trôlet en dessous des fils à l’aitle de ressorts, de manière, au contraire, à les soulager : telle est la caractéristique importante des tentatives de Daft à Baltimore, de Van Depoele à Toronto, où des perches portant a leur partie supérieure des balais métalliques vont faire sous le fil aérien la collection du courant. Nous touchons de bien près au trôlet moderne : il 11e faudra plus (pie la disparition à peu près complète du double fil pour que le trôlet simple, faisant son contact à Laide d’nn galet roulant sous le fil, n’écrase sous sa supériorité tous les autres systèmes et n’arrive rapidement, grâce aux efforts des Sprague et des Van Depoele, à la forme définitive qu’il a conservée sur la plupart des lignes et dont la figure reproduit l’aspect bien connu.
- Parallèlement à ces progrès, le matériel générateur, le matériel roulant, les moteurs, les méthode de réglage et de distribution se perfectionnent sous les efforts des ingénieurs américains.
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- Cur les rôles (le jadis sont renversés, et a son Umr la vieille Europe se désintéresse pour ainsi dire de la question. Lorsque arrive 1888, tout est prêt, y compris les puissantes organisations qui ont nom Compagnie Thomson-Houston, Compagnie Westinghouse, Compagnie Edison, pour la formidable poussée qui va répandre le tramway électrique et les toiles d'araignée à des milliers d'exemplaires sur le sol des Etats-Unis.
- Et il faut que les préoccupations esthétiques, quelque peu négligée dans les quelques centaines d’installations américaines primitives, commencent à reprendre leurs droits pour que, vers r8yo-1892, nous enregistrions de nouveaux progrès du trôlet.
- Le principal reproche adressé au système à trôlet aérien consiste, on le sait, non pas tant dans la présence en l’air du fil conducteur lui-mème, mais dans la multiplicité des fils tendeurs, qui forcent le lil conducteur à épouser aussi exactement que possible les sinuosités de la voie : car fa flexibilité du trôlet ordinaire dans le sens transversal est médiocre et, dès que le fil s’écarte un peu de l’axe de la voie, la roulette le coince et déraille. Si le trôlet 11e présentait pas cette exigence, si la roulette pouvait se déplacer latéralement dans une certaine mesure, cette sujétion de maintenir le fil dans l’axe serait superflue; le nombre des fils tendeurs pourrait être réduit énormément à l’aspect de la voie s’eu trouverait infiniment amélioré.
- Il y avait donc la une question de première importance à résoudre en présence des exigences esthétiques de nombreuses municipalités. l)eux moyens différents ont permis d’y atteindre avec une simplicité remarquable : le trôlet à chappe tournante et l’archet, imaginé par J. Ilopkinson et appliqué dès 1885 sur la ligne anglaise de Bessbroock-Xetvry sous la forme de barres métalliques horizontales fixées sur le toit des voitures. Le trôlet à chappe tournaille est trop connu aujourd’hui et d’un fonctionnement trop simple pour que nous nous attardions à le décrire. Son seul inconvénient est qu’il est assez difficile de remettre la roulette sur le fil lorsqu’elle l’a quitté pour une raison quelconque. Une modification ingénieuse de ce système, fondée sur le principe de la suspension à la Cardan, a été appliquée récemment sur la ligne Romainville-Opéra, où elle semble donner de bons résultats. Quant à l’archet, préconisé plus particulièrement par la maison Siemens, son fonctionnement est encore plus facile h comprendre, mais il n’est pas sans avoir donné lieu à quelques désillusions : s'il présente dans le sens horizontal une souplesse suffisante, il n’en est pas de même dans le sens vertical, ce qui oblige à des soins particuliers dans la pose dc3 fils aériens. En outre, le type primitif déterminait une usure assez rapide du fil de trolley : on v a remédié en le constituant eu un alliage antifriction ou eu un autre alliage qui terni à céder du métal au fil de trôlet au lieu de lui en arracher. On a aussi pratiqué à la face supérieure de l'archet des rainures que l’on remplit de graisse. Kuliii, une modification qui paraît en voie de succès consiste à le munir d’une roulette qui présente sur la roulette du trolley ordinaire lu supériorité de pouvoir se déplacer transversalement, tout eu supprimant l’usure du fil aérien par l’archet et faisant bénéficier la prise de courant de l’élasticité du trôlet.
- Depuis ces derniers perfectionnements, qui remontent déjà à quelques années, à peu près plus rien n’est à signaler, ce qui semblerait indiquer que la prise de courant aérienne est arrivée bien près de la perfection. On peut en dire à peu près autant, d’ailleurs, de l’ensemble du matériel des lignes aériennes, et certes les critiques acerbes jadis prodiguées au trôlet ont perdu aujourd’hui la plus grande partie de leur raison d'être. Pourtant, les résistances qu’il a trouvées sur sa route ne sc sont pas toutes évanouies. Dans plusieurs grandes villes, les perfectionnements du trôlet u'onl pu lui faire trouver grâce, au moins pour les plus beaux quartiers. Mais, comme la traction électrique paraît maintenant à tout le monde indispensable et que les accumulateurs jouissent d’une faveur restreinte que justifient leurs inconvénients, il en est résulté un renouveau de vogue pour un système d’adduction de l’énergie qui remonté aux premiers temps de la traction électrique et qui était resté à peu près démodé par suite de son coût d’établissement élevé. Je veux parler du système à caniveau souterrain, dont on faisait dès 1888 à Toronto et à Blackpool les premières applications et que, l’année suivante, MM. B e ntl y et Knight essayaient sans succès à Cleveland.
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- Une autre ligne anciennement équipée et qui, nu contraire de la précédente, a l'onctionné avec un succès remarquable est celle de Budapest, établie par la maison Siemens et Tïalske. Elle ne présentait cependant pus de différence très essentielle avec le système Bentlv Knight; mais uu des grands éléments de succès d'un caniveau tient à une cause indépendante qui réside dans la perfection du système des égouts dans la localité considérée ; il est possible que MM. Bentlv et Knight aient été moins favorisés sous ce rapport. Quant à la prise de courant de Budapest, elle ne présente pas non plus de particularités dignes d'ètre notées. D’ailleurs, en thèse générale, la prise de courant dans les conduites souterraines ne présente pas les difficultés qu’on a rencontrées à l’origine dans la prise de courant aérienne. Les conducteurs sont rigides, absolument rectilignes; on n’a à craindre ni de les user ni de les fatiguer en exerçant sur eux la pression nécessaire; on n’a pas à se préoccuper de disposer la prise de courant de manière à restreindre au minimum le diamètre du conducteur. La fente des conduites est étroite, il est vrai, et il pourrait en résulter des difficultés au point de vue de la solidité de la prise de courant et de 1 isolement, car le niveau comporte toujours les deux pôles isolés; mais ce qu’on n’a pas en épaisseur pour la prise de courant, on le gagne sur la longueur qu’on peut faire très grande sans inconvénient.
- Aussi nous contenterons-nous d’indiquer le système appliqué avec succès dans les caniveaux établis par la Compagnie Thomsou-ITouslon, à Paris, Lyon, Vice, etc. L’âme de la prise de courant est constituée par deux flasques d'acier présentant au niveau de la fonte du caniveau, en vue de l’usure, un renforcement. Dans ces feuilles d’acier, des logements rectangulaires ont été réservés pour le passage des câbles conducteurs aplatis pour ne pas dépasser l’épaisseur compatible avec la fente. Les deux feuilles duicicr sc terminent à la partie inférieure par un assemblage en bois et fibr.e, recouvert d’étain vers le haut pour éviter l’aclion de l'humidité et sur lequel sont boulonnés les sabots collecteurs par l’intermédiaire de blocs de matière isolante et de ressorts. Ün obtient ainsi un ensemble rigide malgré sa faible épaisseur, et que des chaînes maintiennent sous la voiture ; ces chaînes permettant en outre le relèvement de la prise de courant par des trappes ménagées à cet effet si la ligne comporte une partie du parcours on fil aérien.
- Notons encore que dans les caniveaux établis par l’Union Elektricitâts Gesellsehal’t, le contact sciait par en dessus sur des courants à T.
- Restent les systèmes à contacts superficiels, qui fournissent, comme on sait, un moyen d’amener le courant au niveau du sol en évitant, en principe, le danger des premiers systèmes à rails de roulement conducteurs. On sait que I idée de ces systèmes remonte également aux premiers temps de la traction électrique et qu’elle a élé formulée dès 1882 par Ilopkinsou, puis par Ayrton et Ferry ; mais leur réalisation pratique s’est fait attendre jusque vers 1897, époque à laquelle Claret et Vuilleumier établirent, lors de l’Exposition do Lyon, la ligne qui devait servir de type à l’iustallation parisienne de Romainville-Place de la République.
- Four tous ces systèmes, le problème de la prise de courant est encore moins complexe que dans le cas du caniveau t un trotteur placé sous la voilure, quelquefois deux si le système comporte deux rangées de f/lols, froLlcurs assez longs pour couvrir à la fois deux pavés consécutifs, de la même rangée, suspendus à l’aide de ressorts permettant, dans le sens vertical, un léger déplacement pour parer aux petites irrégularités dans le niveau des plots, toi est le type commun adopté quel que soit le système.
- Il nous faut faire une exception cependant pour le système Diatto où la mission dévolue au frotteur n’est pas seulement de collecter le courant, mais encore de provoquer l’clectrisation successive des plots par l’attraction de leurs cloua respectifs, et qui est dans ce but muni sur sa longueur de trois bobines traversées par le courant d’une petite batterie portée par la voiture ; le passage du courant développe, dans les barreaux parallèles qui constituent le frotteur, des polarités convenables pour déterminer l’attraction énergique des clous.
- Tel est, dans ses grandes lignes, l’ensemble des moyens qui ont permis de résoudre le problème de l'adduction dn courant électrique aux voitures de tramways proprement dits.
- Le rail conducteur a fait une réapparition récente; l’application aux grands trains des Compagnies de chemins de fer exige pour le conducteur une section considérable, et il devient très
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- difficile de le supporter uériennenrent ; s’il est vrai que les premiers trains électriques installés en Amérique, à Baltimore, prenaient le courant par roulettes sur un conducteur de cuivre aérien, ce système a été abandonné pour les applications qui ont suivi et sur les lignes installées on Amérique, pour le service du pont de Brooklyn ; en France, par la Compagnie de l’Ouest, pour la ligue des Invalides à Versailles, et par la Compagnie Thomson-Monston pour la Compagnie d’Orléans entre la place Valhubert et le quai d’Orsay, un troisième rail isolé sur traverses en bois paraffinées a été posé sur le côté des voies de roulement qui servent au retour du courant. Le contact se fait par frotteurs plats glissant sur le rail, généralement protégé aux passages fi niveau par une couverture isolante.
- Aux croisements et aux aiguillages, le rail conducteur est. interrompu ou placé sur l'autre côté de la voie. Pour éviter la cessation de contact, les locomoteurs sont munis de quatre frotteurs, deux sur chaque côté aux extrémités du châssis. Aux démarrages, ces frotteurs peuvent collecter jusqu’à i 200 ampères.
- Enfin, et comme s’il était dit que toutes les idées des premiers inventeurs devaient un jour trouver l’occasion de renaître, le chariot à roulette prenant le courant sur deux fils aériens parallèles trouve aujourd’hui sa raison d’être dans l’application de la traction électrique des voitures sur routes et des bateaux sur les canaux. T.a difficulté d’entraîner le chariot par la traction exercée sur le cable a etc ingénieusement tournée par l’emploi d'un petit moteur placé sur le chariot et lui imprimant une vitesse telle qu’il se maintient toujours en avant en tendant le câble. A Yincennes se trouve exposée une ligne de ce] genre, dans laquelle le moteur du circuit est maintenu constamment à vitesse égale à celle du véhicule.
- C’est un moteur d’induction recevant mi courant triphasé pris sur ti'ois bagues reliées à l’induit même du moteur de la voiture ou du bateau ; un avenir prochain décidera le sort de ce système.
- Nous nous arrêterons ici en constatant, en résume, que les moyens utilisés dans la technique actuelle sont devenus aussi simples que pratiques et qu’ils paraissent répondre a tous les besoins de l’industrie de la locomotion électrique.
- LES FOURS ÉLECTRIQUES, par Kelllr.
- Différents genres de fouiis électriques. —• L'emploi des fours électriques a pris un rapide développement dans ces dernières années et l’on en trouve aujourd’hui un grand nombre de modèles en service dans rindiislrie ; il est donc intéressant d’étudier les différents types qu’ils présentent et les progrès faits dans leur construction.
- Ces appareils dérivent, pour la plupart, comme types, du four électrique en forme de creuset de Siemens et llutington ou du four électrique Moi&sau.
- Four Moüsan. — On sait que ce dernier four est caractérisé par l'utilisation de l'arc électrique employé seulement comme source de chaleur et non comme agent éleetroehmnque.
- Il a donné le moyen de dépasser les températures que l’on pouvait obtenir à l’aide des lours de différents genres précédemment emplovés dans l’industrie.
- Les températures les plus élevées atteintes avec ces derniers avant qu’on ait eu recours a l'énergie électrique étaient, en effet, limitées à 1 8oo° euviron ; le chalumeau h gaz d'éclairage et oxygène seul donnait 2 ooo° ; avec le four électrique Moissan, on atteiut certainement plus de 3 ooo°.
- Dans cet appareil, on lait jaillir l’arc entre deux charbons horizontaux pénétrant daus un canal creusé dans un bloc de chaux vive. Un dôme également, eu chaux vive ferme le four : il reçoit la chaleur émise par le loyer électrique et 1a réfléchit sur la matière à traiter, qui est placée au-dessous de l’arc électrique.
- L’action calorifique du courant est ainsi nettement séparée de son action électrolytique ; la
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- disposition adoptée évite également que les impuretés contenues dans les électrodes interviennent dans l'expérience.
- Par suite de la faible conductibilité de la matière employée, une épaisseur de 3o ni ni seulement pour le dôme a pu suffire pour permettre de réaliser la fusion de la partie interne de ce dôme, avec production de lumière Drumond. tandis que la partie extérieure restait suffisamment froide pour qu’on y put appliquer lu main.
- Four Siemens. — Le four Siemens est couru clans un autre ordre d’idées. Les premiers appareils Siemens étaient destinés à la fusion des métaux et consistaient en un creuset de matière réfractaire, à parois doublées dune enveloppe isolante et recevant à sa base le courant éloc-
- Une électrode verticale, disposée au-dessus du creuset, servait de deuxième conducteur au courant. La matière introduite dans le creuset tient lieu, dans ce système, de conducteur intermédiaire et l’arc électrique jaillit entre l’électrode verticale et le matière elle-même.
- Le réglage de l'arc est automatique ; il s’obtient par la mise en dérivation, dans le circuit, d'un solénoïde provoquant le déplacement de l’électrode.
- Par la suite, pour éviter les perturbations amenées dans l’action chimique par les impuretés de l'électrode et par la chute, dans le bain de fusion, de particules de charbon, Siemens fit usage d’un pôle supérieur' en cuivre avec refroidissement par courant d'eau intérieur.
- Fours industriel,s. — Avant <lc parler des types nouveaux dont l’introduction dans l'industrie a été provoquée surtout par la Iabrieat.1011 du carbure de calcium, il ne sera pas inutile d'entrer dans quelques détails sur les deux ou trois systèmes de Jours industriels dérivés des-types qui précèdent et qui, restés seids pendant 1111 certain temps en usage dans l’industrie, ont servi à fixer les conditions d'emploi pratique des Jours électriques, en dehors des nombreux essais faits sur différents autres tvpcs qui sont restés plutôt dans le domaine des laboratoires.
- Fours Cowles. — E11 1885 apparut le four Coudes, qui répondait déjà à certains besoins industriels et avec lequel ont été laites les premières applications de l'électricité à la réduction des
- L’appareil des frères Cowles se compose d’une capacité horizontale en matière réfractaire dont, une extrémité, fermée par une paroi en matière conductrice de l’électricité, constitue un pôle.
- L'autre extrémité de la capacité est fermée par un creuset en graphite constituant l'autre pôle.
- La matière à traiter est placée dans la capacité horizontale et le courant électrique est ainsi obligé de la traverser.
- Cette capacité horizontale est entourée de matières pulvérulentes non conductrices, tout comme dans le four Siemens.
- En vue de rendre le fonctionnement de leur appareil plus pratique, surtout, au début de l’opération, les frères Cowles, en i88fi, introduisirent dans la capacité contenant la matière, deux électrodes horizontales entre lesquelles l’arc jaillit tout d’abord ; ces électrodes sont ensuite éloignées au fur et à mesure de la fusion de la matière.
- Ce perfectionnement du four primitif permit de traiter des matières qui, i\ froid, n’étaient pas conductrices de l’électricité. Ce système fut employé à l’usine de Milton .Angleterre} pour la réduction des oxydes d’aluminium et la formation des alliages.
- En 1887, M-M. Cowles prirent un nouveau brevet pour un four électrique dans lequel la charge était introduite d’une manière continue.
- 11 est composé de deux électrodes verticales creuses en charbon ; l’électrode supérieure seule est mobile ; le huit est compris dans une chambre, en briques réfractaires, fermée hermétiquement autour des électrodes. La matière à traiter descend par l’électrode supérieure, traverse le foyer électrique et est évacuée par l’orifice de l’électrode intérieure.
- Four Hérault. — Le four lléroult, appliqué tout d'abord à la réduction de l’alumine par le cuivre, est basé sur le mémo principe que le four précédent de Cowles. Le cuivre est introduit dans le four, en granules •, le. couvant électrique fond le métal interposé entre les deux électrodes -, cm verso ensuite de l’alumine et l’on obtient un alliage d’aluminium et de cuivre.
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- Fours de Froges.— Los usines de Froges et de Neuhauscn mit employé les fours Iléroult pour la fabrication de l'aluminium. A l'apparition du carbure de calcium, les mêmes fours, dans ces usines, servirent à la fabrication de ce corps.
- Ce four électrique, approprié à la fabrication du carbure de calcium et qui conserve, en France, le nom de four de Froges, est composé d’une électrode verticale pouvant recevoir un mouvement de montée ou de descente au-dessus d’une chambre dont le fond est en charbon et qui est montée sur roues. Cette chambre constitue ainsi un four mobile et sert de deuxieme électrode ; les parois sont doublées de matière isolante. Le carbure est évacué, par voie de coulée, par un orifice ménagé à cet effet à la partie inférieure de la chambre de fusion.
- Lorsqu’une opération est terminée, le four mobile est enlevé et remplacé par un autre.
- Le four de Froges fut, industriellement, le point de départ de la plupart des fours électriques actuellement employés.
- Fours industriels récents. — L’apparition du carbure de calcium fut le signal de la mise à l’étude de fours électriques à grand rendement et à fonctionnement continu.
- Se basant sur les types classiques déjà connus qui viennent d'être décrits sommairement, les idées des inventeurs se partagèrent et des études qui furent mises au jour put bientôt se dégager une classification industrielle dés fours électriques, savoir :
- ic Ceux basés sur les fours Moissau et Siemens, dénommés fours à arc ;
- n° Ceux basés sur le four iléroult, dénommés fours à résistance ;
- 3° Ceux enfin que l’on peut faire, dériver du premier four Cowlcs, appelés fours à résistance superficielle ou à incandescence.
- Founs A ahc, — Les fours à arc peuvent se diviser en : fours à un seul arc à deux électrodes mobiles ; fours il un seul arc à une électrode mobile ; fours à plusieurs arcs.
- Fours à un seul arc à deux électrodes mobiles. — Us sont composés de deux électrode» placées le plus souvent dans une position inclinée et pouvant se remonter dans une chambre en maçonnerie réfractaire.
- La matière à traiter est placée autour de Lare ; elle est introduite par le html du four. Ces fours comportent soit un mouvement, d’ascension de l’arc électrique rendu mobile au-dessus de la matière à traiter, soit un mouvement de descente de cette matière au-dessous de l’arc électrique laissé fixe.
- A la fin d’une opération, le courant électrique est ordinairement interrompu et la matière traitée est sortie du four.
- A ce type appartiennent les fours Patin, les fours de la Deutsche Gold and Silberscheide Ans-talt pour la production du carbure de calcium, et les fours Street pour la production du graphite.
- Fours à un seid arc à une électrode mobile. — L’cleetrode mobile est alors ordinairement placée verticalement ; l’électrode fixe est placée horizontale ou inclinée, elle est constituée par un assemblage de charbons dénommé sole.
- La matière est introduite par la partie supérieure du four et l’arc jaillit d'abord entre l’électrode mobile et la sole, puis entre l’électrode fixe el la matière fondue.
- 11 a été imaginé, sur ce principe, un très grand nombre de dispositions des organes d’attache des électrodes et de modes de connexion et de constitution des soles. La tension employée dans ce genre de four varie de 5o à 6o volts.
- A cette catégorie se rattachent les fours électriques de la Société des Carbures métalliques figurant à l’Exposition, et les systèmes Siemens et Halskc, Sehnckert, etc., ainsi qu’un grand nombre d’autres fours qui sont actuellement employés dans les usines pour la fabrication du carbure de calcium et qui ne présentent, en dehors de l’emploi de l’arc, aucune disposition caracté-
- Fours à arcs multiples. — Ce ne sont que des variantes des deux précédents, auxquels ils se rattachent comme principe. On a cherché à les employer, afin de répartir l'action calorifique de l’are sur de plus grandes surfaces et d'arriver à obtenir dans un milieu donné et non pas seule-
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- it les fours électriques Gin et Loloux, modèle 1897, Bcrtolus ou
- employé pour la fabrication du carbure de calcium et pour celle de quatre paires de charbons permettant l’utilisation de quatre d’une sole mobile a mouvement hélicoïdal se déplaçant sous les
- jvés par leur inventeur à l’usine do Bellegurde (Ain', Le courant rmé trois arcs an moyen do trois charbons mobiles inclinés se uuniiine, reliée électriquement à la dynamo ou non.
- sont semblables aux fours Bertolus.
- sés d'une couronne métallique fixe recouverte de charbons etcons-t constitué par plusieurs électrodes disposées eircuhiirement et on au-dessus de lu couronne métallique üxe sur laquelle la matière 3 mouvement de déplacement de l’arc électrique ainsi formé, par l’emploi, dans une même capacité, de plusieurs électrodes inclinée servant au retour du courant, les électrodes étant, pour
- ï arc. — Dans ces fours la température obtenue .semble varier riences de M. Moisson sur le titane). La tension à omplover étant qdieation déterminée, il s'ensuit que dans des fours puissants la dans l'arc électrique même. L’emploi d’arcs multiples no remédie it capital de l’emploi de l’arc électrique, qui est de produire en beaucoup trop élevée d'où il résulte une grande volatilisation des une dissociation du corps obtenu.
- n pouvoir souillant qui détermine dans les fusions ou réactions mient considérable des matières Unes introduites dans le four, résulte on a, par suite, il craindre la formation, dans la salle des îe atmosphère irrespirable.
- ; par rapport à l’arc électrique ou vice versa ne remédie qu’im-ploi de l’arc cl. a dît être généralement abandonné, car l’arc élec-très mal ; sa résistance est, en effet, rendue infiniment variable, i tôt insuffisante, tantôt trop forte.
- 1 carbure de calcium, notamment, est pratiquement impossible mobiles.
- 1 faut encore dire que, l’arc électrique étant inductif, son emploi it alternatif, provoque un décalage du courant qui entraîne une
- ne sont p
- :ours sont constitués comme les précédents, mais ils sont disposés 530 tension.
- lus, comme précédemment, placée au-dessus de la matière en ette matière sert ainsi de conducteur intermédiaire entre l’élee-
- luit en vertu de la formule de Joule AV — RI2 et la température •rminée, est fonction de la section des électrodes, l’action calorifique est assez facile à obtenir puisqu’elle dépend, la densité du courant, employée.
- irincipe, la fusion électrique est tranquille ; les gaz de la réaction à l’extérieur du four, comme cela se produit, avec l’arc électrique.
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- L’emploi des fours électriques à résistance a permis de faire usage, pour la fabrication du carbure de calcium, d’une tension de 20 à 25 volts seulement.
- Le foyer électrique de ces fours ne donne lieu à aucun effet d’induction, mais, par contre, à puissance égale, il nécessite, pour les canalisations électriques, des sections plus fortes que les fours à arc, à cause des grandes intensités que l'on est conduit à employer avec la faible tension utilisée.
- A cette catégorie de fours électriques appartiennent les nouveaux l’ours de la Compagnie élec-trométallurgiquc des procédés Gin et Leleux, qui sont employés dans un grand nombre d’usines pour la fabrication du carbure de calcium. Dans ces fours, l'électrode mobile servant au réglage de la tension est constituée par lin assemblage de charbons de différentes conductibilités atteignant jusqu’à 800 mm de côté.
- Fours a résistance sc pKRFici a CLE et a incandescenti-;. -Dans ce système de fours électriques, les électrodes à elles seules ne permettent pas le passage du courant ; il est nécessaire, pour provoquer ce passage, que ces électrodes soient, réunies, ail début de l’opération, par des conducteurs résistants quelconques, tels qu’une suite de morceaux de charbons.
- Ces conducteurs sont alors portés à une vive incandescence par le courant électrique et constituent un lit de lusion sur lequel les matières à traiter sont placées. Ce genre de fours permet l’utilisation, dans une môme capacité, d’une puissance plus grande que toute antre, car cetto puissance, pour une intensité donnée, varie avec l'écartement des électrodes cil longueur, écartement qu'il est facile de régler.
- Ces fours ont sur les fours à résistance ordinaires le grand avantage que le courant électrique emprunte seulement, comme conducteur, une partie de la matière déjà traitée et n'est pas obligé de la traverse!' tout entière. On évite ainsi les pertes dues à lu résistance souvent considérable que cette couche de matière traitée présente dans certains fours constitués par une sole et une électrode verticale.
- A cette catégorie de fours appartiennent les fours Coules et d'autres fours récemment, mis à l'étude et se composant soit de deux groupes d’électrodes, l’un servant à l’arrivée du courant, l’autre à son retour, soit de deux groupes de soles jouant respectivement le même rôle que les électrodes.
- Classification des fours électriques d’après i.a nature du courant employé. — Les tours électriques se différencient aussi entre eux d’après la nature du courant électrique dont ils /'ont usage et la manière dont il agit.
- Après avoir employé uniquement, au début, comme source d'énergie électrique, les moteurs à courant continu, ou a été successivement amené à chercher à utiliser les machines à courant alternatif, monophasé et polyphasé.
- Fours à courant continu, — Les premiers fours électriques fonctionnant avec du courant continu. et dans lesquels il y a électrolvse ont été désignés sous le nom de fours èlectrolytiques par opposition à ceux dénommés fours cledrothermiques.
- On admet alors que, dans les premiers, le courant électrique sert à la fois de source de chaleur et d’agent électrochimique, tandis que dans les seconds il sert seulement de source de chaleur,
- Fours à courant alternatif —L’emploi du courant alternatif dans les fours électriques a pris une grande extension parce qu’il assure un meilleur fonctionnement mécanique, les machines électriques h courant alternatif ayant moins à souffrir que les machines à courant continu des brusques variations de résistance qui peuvent se produire dans la marche des fours électriques.
- Les fours éleclrothermiqucs employés pour les simples fusions des corps ou pour les réactions ;i haute température fonctionnent, par suite, la plupart, avec des courants alternatifs ; les actions élect.rnlytiques qui interviennent avec l’emploi du courant continu et qui, parfois, jouent un rôle nuisible dans l’opération, sont ainsi évitées et, de plus, les électrodes constituant les deux pôles s'usent également. Nous avons signalé d’antre part déjà que l’emploi du courant alternatif peut
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- entraîner une chute de tension par suite d’un décalage du courant dù à un effet d’induction. L'emploi du courant alternatif dans les fours électriques a donné lieu, pour ceux-ci, à des groupements électriques multiples.
- Fours électriques à courant alternatif monophasé. — Avec le courant alternatif monophasé les fours électriques peuvent être placés eu série ou en parallèle, tout comme des résistances ordinaires.
- La pratique indique cependant qu’il ne faut placer, dans aucun de ces cas, un trop grand nombre d’unités sur un même circuit.
- Dans la mise en série, l’arrêt de Van des fours entraînant l’arrêt de la batterie entière, on place rarement plus de deux fours sur le même circuit.
- Les avantages du groupement des tours électriques en série sont ceux qui résultent de l'emploi d’une tension plus élevée, car les poids de cuivre à mettre en jeu pour deux fours, par exemple, sont moitié moindres, pour nue tension de régime de four donnée, que dans le cas de l’emploi, d’nn seul lour sur le circuit; les effets cl’induction sont aussi moins considérables.
- Les fours à arcs se comportent mieux, quand ils sont groupés en quantité sur un circuit que s’ils sont groupés en série, car ils peuvent être, dans ce dernier cas, sujets à des variations brusques, principalement à l’allumage, ce qui n’a pas lieu avec des fours groupés en quantité. Ceux à incandescence, étant donnée leur grande régularité de marche, peuvent au contraire être utilisés très avantageusement en tension.
- Fours à courants alternatifs polyphasés. — On a cherché à utiliser directement les courants alternatifs polyphasés dans les fours électriques. Un brevet pris par Bertolus en 1897 se rapporte à un four électrique utilisant directement le courant triphasé.
- Comme nous l’avons déjà dit, ce four est composé de trois électrodes réunies respectivement aux trois bornes de la dynamo, le retour se faisant ou non par une sole commune.
- Ce système a été appliqué à la construction des fours électriques pour la fabrication du carbure de calcium. Le courant biphasé pourrait être utilisé de la même façon
- Le plus généralement, les différentes phases des courants polvphasés sont utilisées séparément, dans les fours électriques, qui. fonctionnent alors comme fours monophasés.
- Si nous considérons trois fours constitués chacun par une électrode verticale mobile et uue sole, et alimentés par un alternateur triphasé, les trois électrodes seraient réunies au pôle neutre de la machine et les trois soles à scs trois bornes.
- L’emploi du courant triphasé permet, par rapport à celui du courant monophasé, de réaliser une notable économie de cuivre dans l'installation des canalisations, car celles-ci peuvent avoir pour le retour une section moins forte.
- L'emploi séparé des courants monophasés, composant un circuit triphasé, procure l’avantage d’obtenir sans aucun dispositif spécial, avec une même machine d’alimentation, Lin dé peudaiice des trois circuits.
- L’indépendance des circuits peut être aussi obtenue avec un seul alternateur monophasé à six bornes composé de trois groupes distincts de bobines.
- Electrodes. — La dillieulté d’obtenir îles électrodes de dimensions sullisantes et de forme convenable a longtemps limité les dimensions et la puissance des fours. La consommation de ces électrodes constitue ainsi, pour certaines fabrications et notamment pour celle du carbure de calcium, 1111 élément important de la production économique.
- Aussi l'ingéniosité des inventeurs s’est-elle exercée sur les dispositions à donner a ces électrodes.
- Dans les cas où les fours comportent des électrodes verticales mobiles, ces électrodes sont souvent constituées par un assemblage de charbons de haute conductibilité obtenus par une fabrication spéciale.
- Ces électrodes sont alors le plus souvent de forme carrée ou rectangulaire.
- Les électrodes horizontales ou inclinées traversant les parois des fours sont, au contraire, le plus souvent cylindriques.
- t.es charbons de haute conductibilité qui composent l’élecLrode étant exposés à brûler au
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- contact cio l'oxygène de l'air, pur suite de lu hante température à laquelle ils sont portés, on n elle relié à les protéger en les isolant de l'air cl les relroicfissunl par un aillux d eau dans les parties exposées ; on trouve des exemples de ces dispositions dans les leurs Gin et Leleux d'ancien modèle el dans les tours Patin.
- La disI rilmliou d’eau autour des électrodes est dilficilement réalisable et peut constituer un danger sérieux. On y a substitué, dans les derniers modèles des fours Gin et Leleux, un afflux d'air froid en ayant recours, en outre, à une enveloppe d'agglomérés protecteurs.
- Courants. — Les fours électriques employés pour la fabrication du carbure de calcium fonctionnant à des tensions relativement peu élevées utilisent des courants de haute intensité, et l'on emploie fréquemment aujourd'hui des courants d’intensité de 8 ooo à io ooo ampères. 11 est impossible. pour de telles intensités, d'installer des coupe-circuits, et. c’est l'électrode mobile du four qui sert d'interrupteur sur la canalisation.
- Lorsqu'un four est mis brusquement hors circuit, par suite d'une rupture ou d’une fausse manœuvre d’électrode par exemple, la résistance d (“venant nulle, la machine électrique est déchargée d’un seul coup.
- Si elle alimente seulement ce four, cette brusque décharge peut occasionner des accidents graves, soit à la dynamo, soit à la machine à vapeur ou à la turbine.
- Pour cette raison, ajoutée à celles que nous avons déjà données, il est préférable, quand ou le peut, d’alimenter plusieurs fours en parallèle avec une môme machine. En cas d’arrêt de l’uu d’eux, la variation n’est plus alors qu’une fraction de la puissance totale.
- Les données des courants employés dans les fours électriques varient dans des limites très étendues, suivant la nature des réactions et des fabrications demandées à ces appareils, et aussi suivant la puissance utilisée dans chacun d’eux.
- i° Tension. — Daus les l'ours à arcs, la tension employée varie suivant la conductibilité électrique des vapeurs qui sont émises par la matière traitée, à une haute température, et d'après l’écartement donné aux électrodes.
- Cet écartement est ordinairement, en pleine marche, de 3o mm. if 4° mm.; en l'augmentant trop, on risque de produire Vextinction de Van- cl ainsi de rompre le circuit.
- La labriealion du carbure de calcium nécessite, pour les fours' à arcs, une tension de 5o à (3o volts. La fusion de la bauxite, pour la fabrication du corindon artificiel, nécessite également, dans ce môme genre de fours, une tension de :u> volts.
- La fusion des minerais de 1er, sous l’action de l'arc électrique, peut être réalisée à la tension de 20 volts, par suite de la grande conductibilité des vapeurs émises.
- Dans les fours à résistance, dans lesquels l'arc ne jaillit pus. la tension peut être moins élevée, elle n'est fonction (pie du coefficient de conductibilité de la matière à traiter ; ainsi la fabrication du carbure de calcium dans un de ces l'ours, du type à électrode verticale mobile, peut être réalisée facilement à une tension ne dépassant pas colts. Dans la fabrication de l'aluminium, le four lléroult fonctionne entre 20 el au volts.
- Dans les fours à résistance superficielle, par suite de la disposition des électrodes, qui permettent d’introduire entre clics une grande quantité de matière à traiter, la tension de régime peut être facilement portée de 80 à 100 volts.
- 20 Intensité. — L'intensité employée dans les différents systèmes do fours électriques dépend seulement de la puissance de l'appareil et de la température à obtenir, la tension seule variant suivant la matière à traiter ou le type de four employé.
- Dans les fours Govvles, il a été réalisé des intensités atteignant jusqu'à 5 ooo ampères, ce qui correspond, pour une tension de 00 à 60 volts, à une puissance de 200 à 3oo kilowatts.
- Dans le four lléroult. l’intensité du courant atteint 6 ooo ampères.
- Pour la fabrication du carbure de calcium, des lours à un seul are et a deux électrodes mobiles ont été construits pour des intensités cle 1 ooo à a 5oo ampères, ce (pii, à la tension de 00 volts ordinairement employée, représente 5o à 125 kilowatts.
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- Ces puissances ont été doublées, triplées et mémo quadruplées, par la réunion, dans un même foui', de deux, trois ou quatre arcs.
- I.es fours à un seul arc, à une électrode verticale mobile, sont mieux disposés que ceux a deux électrodes mobiles pour utiliser des courants électriques de grande intensité, étant donnée la plus grande facilité qu’ils présentent pour employer des électrodes de grande section.
- Dans ce genre de tours électriques, on atteint maintenant couramment des intensités de 5 ooo à 6000 ampères, ce qui correspond a une puissance de 3oo kilowatts.
- Les l'ours électriques a résistance Gin et Lelcux. dans lesquels la tension employée est très faible, étant donnée la suppression complète de l’arc électrique, ulilisenL des courants d'intensité atteignant i o ooo ampères.
- Dans les fours à résistance superficielle, dans lesquels une quantité considérable de matière a Irai 1er peut être interposée entre les électrodes, la puissance utilisée par un seul appareil doit pouvoir atteindre i ooo kilowatts avec un courant de 10000 ampères.
- Développement des industries employant les fours électriques. — Types exposés. —D’après des évaluations récentes, la puissance employée à l’aide de l'ours électriques s’élève déjà au chiffre considérable de près de ü3o ooo chevaux au total, sur lesquels la fabrication du carbure de calcium utiliserait 185 ooo, celle de Taluminium 27000, celle du cuivre 11 ooo, et celle du carborundum 2000 chevaux.
- En France seulement, plus de 60000 chevaux sont réservés à lu fabrication du carbure de calcium.
- La fabrication mixte du phosphore et du carbure de calcium au four électrique a été abordée l’année dernière, et tout récemment sont apparues les fabrications, dans certaines usines de la Savoie, du vanadium et du ferrochrome,
- Tl faut encore citer, en dehors des productions dont nous venons de parler, la fabrication du corindon artificiel, produit dù k la fusion de la bauxite au four électrique.
- Les progrès réalisés dans le modo de construction des fours électriques industriels ont etc, dans ces derniers temps, très considérables ; ainsi le rendement de ces appareils, pour la fabrication du carbure du calcium, qui atteignait seulement. 3 kg par kilowatt et par vingt-quatre heures en 1897, vient d’être porté, dans ces derniers temps, dans les (ours Gin et Leleux à 6,200 kg. ce qui correspond pour ces fours à un rendement calorifique de 70 p. 100 environ.
- A l’Exposition de 1900, dans l’Annexe de la section d’Electrochimie, ou trouve en fonctionnement trois spécimens de fours électriques différents. Ils sont alimentés par du courant alternatif à la tension de i\o volts et absorbent de 1 ooo ampères a 2 aoo ampères.
- Us comprennent un lbur Moissan, un four de la Société des Carbures métalliques, ou four Bullicr, et un petit modèle de four de la Compagnie électrométallurgique des procédés Gin et Leleux. Cette Société expose aussi un de ses grands fours pour la fabrication du carbure de calcium, mais le courant disponible n’est pas suffisant pour le faire fonctionner.
- Le four Moissan exposé est un lbur de laboratoire ; il fonctionne généralement à 4° kilowatts et est utilisé pour des expériences de fusion des métaux, de réduction de minerais, de production de diamants, de distillation de la silice, etc.
- Le four Bullicr exposé se compose d’un creuset, ouvert constituant l’un des pôles dans lequel plonge une électrode verticale mobile, laissée k l’air libre et constituant l’autre pôle. Ce four, qui est surmonté d’une hotte, est utilisé pour la production du carbure de calcium au moyeu de l’arc électrique et il consomme environ 70 kilowatts.
- Le four Gin et Leleux appartient à-la classe des fours à résistance dans lesquels ou évite la formation’ de l'arc; c’est une réduction des fours industriels de même 110m, et il est constitué comme ces derniers par une maçonnerie fixe en matières réfractaires enveloppant un creuset métallique mobile monté sur roues qui forme la sole constituant 1 autre pôle et est muni d’un bec de coulée. L’électrode verticale mobile péuètre par une ouverture rectangulaire dans la maçonnerie.
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- Lus fours Gin et Leleux présentent éncore cette particularité que des dispositions sont prises pour évacuer les gaz chauds de la réactiou et faire disparaître de la salle qui les contient les fumées et les poussières. Ils sont disposés pour effectuer des coulées fréquentes jusqu au moment ou l'usure de l’électrode oblige à terminer les opérations par la production d’un bloc dont 1 enlèvement est rendu facile par la mobilité du creuset. Le tour de petit modèle exposé fonctionne à -o kilowatts environ.
- En dehors des fours réunis dans l’annexe de la section d Electrochimie, nous n’avons trouvé, à l’Exposition, qu’un plan du four Alemtno dans la section italienne. (A suivre-)
- SOCIÉTÉS S À VA iN TES K T TECH MQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Sur les circuits formés uniquement par les électrolytes, par Camichel et Swyngedauw. Comptes vendus, 1. CXXXI. p. 3-'>-377.
- Généralement on amène le courant dans un électrolyte pur des électrodes métalliques, sur lesquelles se dégagent les produits de la décomposition et on envisage un électrolyte comme ne pouvant être traversé par un courant sans subir de décomposition. Les auteurs ont cherché s’il était, possible de développer des courants dans des circuits entièrement électrolytiques et si le passage de pareils courants avait toujours pour conséquence une décomposition.
- 1" Pour essayer de développer des courants ils ont utilisé : a. les phénomènes d'induction; b. la force électromotrice de contact entre solutions métalliques.
- a. L’expérience est disposée comme suit : Un Transformateur dont le primaire est. formé par deux bobines montées en quantité reçoit du courant alternatif sous le voltage i()o volts, et à la fréquence <io. An retour des tôles, dans l’espace compris entre les doux bobines, 011 place le circuit électi’olytique qui est formé par une chambre il air de bicyclette, contenant de l’eau acidulée et formant cinq spires dont les extrémités sont fixées solidement à un tube d’ébonite, creux, portant un ajutage latéral, qui se ri pour le remplissage et la compression de l’acide dans la chambre à air. En son milieu, le tube d’ébo-nite est presque complètement coupé et l’élec-trolvte passe dans un tube de verre, avant comme section intérieurs 1 mm1 et comme épaisseur L— de millimètre. Ou comprime de l’eau acidulée
- de densité 1,2 dans la chambre à air, les spires s'arrondissent et se gonflent. La résistance du circuit électrolytîque est, dans ces conditions, de ”o ohms environ, et un circuit métallique semblable au précédent est le siège d’une force électromotrice efficace de 3'0lls, 5.
- J.a production de chaleur dans le tube étroit doit être, d’après la loi de Joule, d’environ une petite calorie par deux minutes. La masse d’eau contenue dans le tube étroit, étant très faible, s'échauffe et une pince thermo-électrique, cous-tantan-fer, met en évidence l’élévation de température qui est très nette; des expériences de contrôle montrent que réchauffement n’est pas du ;i des perturbations.
- On constitue une chaîne liquide formée par de l’acide sulfurique, du chlorure de sodium, de la potasse en solution dans l’eau. Les surfaces de contact se renouvelaient par une circulation continue.
- La sensibilité do l’appareil galvanométrique euiplové 11’a pas permis de déceler nettement le courant qui peut se produire dans ces conditions.
- 2° Pour reconnaître si le passage du courant est accompagné d’électrolvse, les auteurs ont induit un courant alternatif dans un circuit électrolytique (eau acidulée de densité i,a5) contenu dans un tube de verre en des conditions où le voltamètre aurait décelé la mise en liberté de plusieurs mètres cubes de gaz, et iis n’ont observé aucun dégagement gazeux. Un électrolyte pourrait donc être traversé par un courant sans décomposition.
- « Dans cette élcctrolvse sans électrodes, ajoutent les auteui's, la polarisation ordinaire est supprimée; mais 11’existe-t-il pas un phénomène moléculaire qui joue un rôle analogue ».
- Le Gérant : C. NAJJD
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- Samedi l-r Septembre 1900.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- '‘ARSONVAL, Pr
- ?, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professe
- ps. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sc
- Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l'Université, Professeur au Collège Rollin.
- KÀPOSITION t nïvkksetlh: ô
- LES APPAREILS DE LABORATOIRES I)E T,A SECTION. ALLEMANDE De tontes les .mitions étrangères l’Allemagne est certainement (-elle dont l'expositiorl est, particulièrement au point de vue électrique* une des plus intéressantes, Pour les appareils qui nous occupent ici,- il ne faut pas se borner à les examiner dans le palais de l'Électricité, où.les installations ont été terminées très tard, mais il faut aussi aller des chercher dans l’Exposition oolleetive'des mécaniciens et opticiens allemands..« [Classe i5, icr étage, aile de l'avenue/de Suffren.' »
- Les appareils allemands, comme d’ailleurs ceux des autres pays, ne présentent pas beaucoup de nouveautés, mais ils cliiférent cependant assez de ceux que nous avons l’habitude de voir en Franec'pour que leur éLiule soit fructueuse : ils marquent, en outre, un progrès considérable de la part de l'industrie allemande et, même a ce litre-seul, ils men tent d'attirer l’attention de nos constructeurs. • -
- Dans la série des. galvanomètres le fait le plus intéressant à constater est le' développement considérable des applications du galvanomètre à cadre, mobile, si-connu chez nous sous le nom de Deprez et d’Arsonval. Après l’arveir-timidement employé.comme appareil de laboratoire, un peu rustique, on lui a demandé une sensibilité de plus en plus grande, tandis que d'autre part, on réduisait cette sensibilité pour en faire un instrument industriel. Le galvanomètre Deprez-d’Arsonval est aujourd’hui un appareil universel qui tend a se substituer de plus en plus aux anciens modèles ù aimants mobiles.
- Il est intéressant de noter la sensibililé limite obtenue actuellement. : Hartmann et Braun exposent un galvanomètre qui donne i mm de déviation, pour un courant de 5 X ro-10 ampère ! quand la distance de l'échelle au miroir est de i m. A l’opposé on peut voir, dans
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- l’exposition de TAllgemeine Eleklrieitals Oesellsehal’t, un ampèremètre à cadre mobile muni d'un shunt pour 8000 ampères ; ceci 11’a d’ailleurs rien de particulier et il serait aussi facile, le cas échéant, d'en construire un pour aoooo ou Goooo ampères. Ce rapport entre les extrêmes, qui se eliill're environ par io_u, en dit plus long que tout autre commentaire sur les qualités du galvanomètre à cadre mobile.
- La grande sensibilité dont nous venons de parler ne s’obtient évidemment qu'en augmentant le volume du fil sur le cadre mobile et en diminuant le couple du lil de suspension, toutes choses qui augmentent notablement la duree d’oscillation et rendent les mesures assez longues, mais, néanmoins, la stabilité de zéro qu’on obtient avec cSs appareils fait qu'ils sont encore beaucoup supérieurs aux galvanomètres genre Thomson.
- On trouve également des galvanomètres à cadre mobile, de modèles très variés, chez tous les autres constructeurs allemands : Siemens et llalske, Kevser et Schmidt, Edel-
- Gette substitution du cadre mobile à l'aimant mobile est. visible dans toutes les appliea-
- Fig, I. — Ci a ! vm nom'aro immu-sel Si.-mcna. Fig. a. — (Vdvtiiiomùlrc unircrscl .Simiens.
- tions ; c’est ainsi qu’un appareil, peu connu en France, mais assez répandu en Allemagne, le galvanomètre univp.r.tel de Siemens, revient d’actualité et prend un intérêt considérable depuis que l’incommode galvamum-tre asiatique a été remplacé par un galvauumètre Deprez d'Arsonval. On sait en quoi consiste, l’instrument : le fil d'un pont Wheatstonc est enroulé sur le socle rond de l'appareil (Jig. 1 et :>.) ; un curseur, porté par un levier pivotant sur le centre du socle, se déplace sur le til, lorsqu’il est manmuvré par la manette que Ton voit sur la gauche de la figure j , et il permet aiusi, comme dans le pont à fil ordinaire, de ramener la comparaison de deux résistances à celle de deux longueurs de lil. Des résistances de valeurs différentes sont reliées au commutateur place en avant de l’appareil et des clefs permettent toutes les combinaisons cl les manipulations nécessaires.
- L'ensemble est complété par des shunts et des résistances de circuit destinées à permettre l’emploi du galvanomètre universel comme voltmètre ou ampèremètre, et aussi pour la mesure des isolements.
- Le galvanomètre universel permet de mesurer directement 0,1 a ampère et. à l'aide de shunts séparés et extérieurs, une intensité quelconque. Les forces électromoLrices jusqu'à ioo volts et les résistances de o,o3 à 3oooo ohms sont également mesurables directement. Les isolements jusqu'à 1 megohm peuvent être mesurés à l’aide d’une batterie de 110 volts, l'ne idée assez originale a été de graver sur le couvercle de l’appareil (tig. 2), le schéma
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- de connexions à établir polir les différentes mesures : résistances métalliques et. résistances électrolyliques, forces éleotromolriees et intensités, isolement et recherche, des défauts.
- Quand on a besoin de très grandes sensibilités il faut, quand mémo, revenir aux galvanomètres à aimants mobiles. Les deux modèles de Du Bois et Rubens, exposés par Siemens et llalske. sont très intéressants à cet égard. Disposés à peu près comme les galvanomètres Thomson et Siemens, ils offrent cette particularité d’ôtve complètement enveloppés dans une double cuirasse en fer, destinée à Jets protéger contre les variations magnétiques ambiantes.
- Dans le petit modèle (fig. les deux enveloppes sont sphériques et dans l’intervalle
- laissé entre elles se loge une paire d'aimants directeurs en arc de cercle; ceux-ci sont manœuvres à l’aide de deux tiges cylindriques que l'on voit immédiatement au-dessus de l'enveloppe extérieure ; ils peuvent seulement tourner sur l’axe. Une secoude paire d’aimariLs directeurs se meut extérieurement sur une lige verticale. Les bobines sont montées chacune dans une carcasse hémisphérique en acier fondu, comme celle qui est représentée au pied du galvanomètre, et elles ont chacune a ooo ohms ; d'autres bobines de 5 et ioo ohms peuvent leur être substituées.
- Dans le grand modèle à 4 bobines les enveloppes de fer sont cylindriques, celle de l'extérieur est mobile dans le sens vertical. Il y a deux paires d’aimants directeurs, une au-dessous, l'autre au-dessus; toutes deux extérieures aux enveloppes. Comme dans le précédent, les bobines ont a ooo. roo ou 5 ohms.
- Ces deux galvanomètres sont munis chacun (h; deux équipages astatiques : l’un relativement lourd, pour les observations courantes, l’autre extrêmement léger, avec de très
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- petits aimants, pour les expériences délicates. D'après les expériences de Du Bois et Rubens, on obtient avec ces galvanomètres les sensibilités suivantes, exprimées sous la forme de la constante d’Ayrton :
- _ l^ger
- On sait que la constante d'Avrtou représente la déviation en millimètres que donne un courant de i microampère traversant le galvanomètre, lorsque la disLanoe de l’échelle au miroir est «le i mètres et la durée d'oscillaLion de 5 secondes. On ramène toujours, par le calcul, les résultats à ceux que donnerait un galvanomètre de t ohm de résistance.
- La même constante appliquée aux observations balistiques, par la substitution du mi-eroeonlomb eL des élongations au microampère et aux déviations permanentes, donne :
- Modèle à a bobines. Modèle à 4 bobines. .
- Dans l'exposition d’Edelmann, de Munich, on voit le microgalvanomètrc de Rosenlhal, instrument à peu près inconnu en France. C’est lin galvanomètre à quatre bobines, muni d’un équipage à aimants verticaux et parallèles, un peu dans le genre de l’équipage Weiss, mais avec cette particularité que les extrémités des aimants sont recourbées. Cet appareil, un peu compliqué, ne présente plus guère aujourd'hui qu’un intérêt rétrospectif.
- Avant de quitter les galvanomètres, il y a lieu de dire quelques mots d’une disposition assez ingénieuse, présentée par Siemens et TIalske, qui consiste à placer le galvanomètre sur une console accrochée au mur (fig. 4)> et à mettre l'ccUelle et la lampe d’éclairement au-dessous ; un système de prismes et de miroirs permet d’éclairer le miroir mobile et de renvoyer l’image réfléchie sur l’échelle. Cet ensemble, monté sur une planchette, peut
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- être placé à la hauteur convenable pour que l’échelle soit en face de l'observateur : on gagne ainsi beaucoup d'espace el le galvanomètre reste à l'abri des trépidations et des mouvements imprimés à la table sur laquelle on travaille.
- h'éleclrodynamomèlrc de Hartmann et Braun (fig. 5), diffère notablement des appareils du même genre. Il se compose d’une bobine fixe, sorte de solénoïde plat dont l'axe est incliné sur la verticale, et (le deux bobines mobiles montées aux extrémités d’un bras horizontal.
- L’ensemble des deux bobines et du bras peut tourner autour d’un axe-vertical passant par le centre de gravité. Un ressort, en métal non magnétique, et un fil de suspension amènent le courant aux bobines mobiles ; une palette d'aluminium, fixée à la partie inférieure de l’axe, tourne dans une boîte cylindrique et assure un amortissement convenable. Les bobines mobiles sont connectées de telle sorte-qu’elles forment un système asiatique et que, sous l'influence du courant qui les traverse, elles tendent à se rapprocher du solénoïde fixe. CelLe disposition donne une échelle assez proportionnelle et permet également, en faisant varier les positions relatives des bobines, d’obtenir des échelles quelconques. Cet appareil peut être employé comme éloet.rodynamomètre, en plaçant les bobines mobiles en dérivation sur les bobines fixes, ou comme wallmèlre ; nous retrouverons celte disposition dans les appareils industriels.
- Un électromèlre intéressant est exposé par G. Barlels, de Gottingue, c’est celui du professeur Nernst. CeL appareil est double, c’est-à-dire qu’il est composé de deux électro-mètres à quadrants, superposés Tim à l’antre, dont les aiguilles sont reliées invariablement entre elles. La charge des aiguilles est assurée par un moyen original : l’axe qui rcimil les aiguilles est un tube léger dans lequel est enfermée une pile sèche de Dolezalek et Nernsl, de sorte que les deux aiguilles sont toujours chargées à des potentiels dont la différence, Y — \7, est égale à fa force élcctromotrice de la pile. Los deux séries de quadrants étant reliées à la différence de potentiel à mesurer de façon a ro que les forces électrostatiques s’ajoutent, on obtient, sans pile de charge extérieure, ni sans replenisher, un éleclromètre dont la sensibilité est très grande. Ilien entendu cette disposition ne s'applique pas aux (murants alternatifs.
- La théorie s’établit aisément en parlant de la formule de Maxwell. Si nous appelons V et \" les potentiels des deux aiguilles, V, et V3 les potentiels des paires de quadrants, le couple électrostatique exercé sur chaque aiguille sera :
- et, finalement, puisque les connexions sont telles que les actions s’ajoutent :
- A-Ob-V,) 0>’— V);
- +
- les déviations observées sont donc proportionnelles aux différences de potentiel, V4 — V2 mesurées (1).
- Avec cet instrument le professeur Dolezalek a obtenu, à 207 cm cle distance entre l’échelle et le miroir, une déviation de 35,8 inrn pour 0,01 volt.
- La pile de Dolezalek et Nernsl employée est une sorte d’aecumulaleur composé d’un grand nombre de couples peroxyde de plomb el étain ; la diiférence de potentiel V — V' peut atteindre quelques centaines de volts. La suspension étant faite à l’aide d’un fil de
- (') EleHrolech. Zeilsck., 1857.
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- quartz, les aiguilles sont complètement isolées et conservent bien leur charge. L'appareil est. complété par une série d'organes destinés à supporter les aiguilles et à les maintenir isolées pendant le trausporl.
- L'Institut Impérial de Physique de Berlin (Reielisanstalt), montre, à la classe 15, une série intéressante d'appareils et d'étalons. L’élément étalon Clark construit par cet établissement ne diffère guère, à l'extérieur, des modèles analogues connus, mais la disposition intérieure est assez éloignée de celle indiquée par les instructions officielles du Congrès de Chicago. Le mercure pur y est remplacé par une fouille de platine amalgamé, entourée de la pale de sulfate de mercure et de sulfate de zinc ; le tout, est enfermé dans un vase poreux. Ce dernier est placé au milieu de cristaux de sulfate de zinc, baignés par une solution concentrée du même sel, et une baguette de zinc pur est plongée au milieu des cristaux. Un thermomètre, plongé également dans les cristaux, complète l’étalon qui est fermé à la manière ordinaire au moyen de bouchon, de paraffine et de cire.
- L’étalon au cadmium est renfermé clans une boite en métal perforé et n’a pas de thermomètre, ce qui sc comprend facilement puisque, dans les limites ordinaires de la température ambiante, la variation de la force électroinotrice atteint à peine 3 à 4 dix-millièmes. Cet étalon, appelé en Allemagne étalon Weston, tend de plus en plus à sc substituer à l’étalon Clark. On sait qu'on doit sa perfection actuelle aux nombreuses et patientes recherches exécutées au Reielisanstalt (*).
- La copie de l’étalon de l’ohm en mercure diffère aussi des modèles en usage en France. Le tube courbé qui renferme le mercure est rempli, une fois pour toutes, dans le vide, et ensuite scellé. Trois fils de platine, soudés dans le verre de chaque ampoule terminale, servent à établir les connexions. On sait que ces étalons sont mesurés par une méthode différentielle spéciale, destinée à éliminer la résistance des contacts ; à cet effet, un des fils de platine de chaque ampoule sert à amener Je 00111*3711, le second détermine le point où la résistance commence, c'est-à-dire le point où il faut mesurer la différence de potentiel et le troisième sert à diminuer la résistance au moyen d’un shunt; c’est en faisant varier la résistance de ce shunt qn’on arrive à comparer les differents étalons entre eux.
- Dans les étalons à fil solide, comme dans les boites de résistances, le fait le plus saillant parait être la substitution du nianganin au maillechort. Cet alliage de cuivre et de manganèse possède un coefficient de variation pratiquement nul, de sorte que les corrections de température sont inutiles. Cet avantage est encore plus marqué pour les boîtes à pont, car on sait que la grande cause d’erreur, dans les mesures faites avec ces boîtes, réside surtout dans réchauffement inégal des différentes bobines, ce qui fausse notablement les rapports.
- L'emploi du manganin « nianganine en Allemagne » ne va pas sans quelques difficultés et il a fallu les persévérantes études faites au Reielisanstalt pour donner à cet alliage la place qu’il parait devoir occuper aujourd’hui. L’uu des plus gros inconvénients que l’on peut craindre, c’est la variation de résistance avec le temps ; il paraît que l’on obtient un vieillissement artificiel suffisant par un chauffage à 1800 pendant dix heures; après cette opération, le fil a atteint un régime très stable.
- Comme forme, les boîtes de. résistances allemandes diffèrent peu de ce que Ton connaît déjà, le seul point à signaler, c’est la substitution de plus en plus fréquente, des contacts glissants aux clefs. Il est évident que l’emploi des fiches est plus sur pour les mesures précises; mais comme celles-ci sont relativement rares, les contacts glissants, qui sont plus commodes
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- et exigent moins d'attention, doivent prendre une place plus grande. Il y a lieu d’ajouter que ces contacts sont quelquefois réalisés avec un luxe de précautions considérable. C’est ainsi que dans les potentiomètres de Siemens et de Fcussner, les frotteurs à lames multiples, analogues à ceux que l’on fait pour des interrupteurs de ao ampères environ, glissent sur de larges plots en laiton. De plus, pour éviter la résistance variable du contact lorsque le courant passe par l’axe de rotation de la manette, -celle-ci, dans les boites de Siemens, ilig. 7}, est. reliée à la partie iixe de l’axe par une lame de cuivre souple formant une spirale qui se ferme plus ou moins quand la manette se déplace. Il est évident que des contacts glissants ainsi réalisés présentent une grande sécurité, mais il y a lieu de se demander si leur manœuvre n’est pas aussi longue que celle des fiches ?
- Un rhéostat assez intéressant a été construit par Otto Wolff, de Berlin, pour le Iteiehsanslall. Il consiste en plusieurs séries de résistances on fil de manganin enroulées sur des feuilles de mica ; il n’y a sur chaque feuille qu’une seule couche de fil, ce qui assure un bon refroidissement et la self-inductionest réduite à son minimum puisque chaque spire présente une surface négligeable. De plus, la résistance est ainsi extrêmement divisée, de sorte qu’il est possible d’augmenter le courant qui la traverse sans avoir à craindre une différence de potentiel trop élevée entre deux fils voisins. Des balais en feuilles d'argent minces glissent sur les fils dénudés de la tranche des feuilles de mica et. établissent la connexion, de sorte que la variation de résistance, qui se fait spire par spire, esta peu près continue. Les balais sont commandés par des manettes extérieures et ils entraînent avec eux un ruban sur lequel une série de numéros indique approximativement, en passant devant une petite fenêtre, la valeur de la résistance intercalée dans le circuit. Celte boîte peut aller jusqu’à 100,000 olims. ^
- La méthode potentiométrique fait partout de grands progrès, la plupart des grands constructeurs ont exposé des appareils adaptés à cet usage et basés tous sur la méthode de Poggendorff. On sait que dans ceLto méthode, la force électroniotrice'à mesurer est mise en série avec un galvanomètre et forme une dérivation sur un circuit parcouru par un courant constant ; on règle l’intensité du courant ou la résistance du circuit jusqu’à ce que la différence de potentiel aux bornes de la dérivation soit, égale à la force électroniotrice à mesurer, ce que l’on vérifie par le retour au zéro du galvanomètre.
- Le potentiomètre de Feussner, construit par Otto Wolff, est disposé de telle sorte qu’il y ait toujours entre les bornes de droite, + B et — B, (fig. 6), une résistance totale de id 000 ohms environ. — exactement 14999,9. — Tandis que la résistance comprise entre les points de dérivation pont prendre toutes les valeurs comprises entre o, 1 et 15 000 ohms. Ce résultat est obtenu à l’aide des cinq cadrans que l’on voit sur la figure. Le premier cadran renferme 14 bobines de 100 ohms, le second y bobines de 100 ohms ; des contacts glissants permettent de relier un point quelconque de chaque, série avec un arc de laiton placé près de l’axe de rotation de la manette correspondante. Ces deux ares de laiton forment un point de départ de la dérivation; ils peuvent être reliés à l’étalon ou à la force éleetromoLrice à mesurer en manœuvrant la manette de gauche. Dans l’inlervalle compris entre les bobines de 1000 ohms elles bobines de 100 ohms, trois autres groupes sont intercalés : deux séries de 9 bobines de 10 ohms, deux séries do 9 bobines de 1 ohm et deux séries de 9 bobines de 0,1 ohm. Los connexions sont établies de telle sorte qu’une série de chaque groupe est intercalée entre les bobines de 1000 et de 100, tandis que l’antre série est intercalée entre B et— B, mais extérieurement aux points de dérivation; les deux séries de chaque groupe sont commandées simultanément par une seule manette, qui établit la communication entre les plots et les demi-cercles en laiton, de sorte que la résistance d’une des
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- séries augmente quand l'autre diminue, le nombre des bobines utiles de chaque groupe étant toujours égal à 9. Par cette disposition la somme des résistances entre les bornes B reste toujours constante, tandis qu'elle varie entre les points de dérivation. Quand à l'aide de résistances de réglage extérieures on a établi entre "àz B une différence de potentiel de i,5 volt, on peut mesurer toutes les forces électrouiotrices comprises entre cette valeur et 0,00001 volt. La boîte de résistance à liolies. qui est au-dessus des cadrans, sert à la mesure des voltages supérieurs à r.5 volt. La manette do droite sert de clef de galvanomètre, elle glisse sur trois plots : 1“ le circuit de dérivation est. coupé ; 20 le circuit est fermé au travers d’une résistance de protection de 100,000 ohms ; 3° le circuit est fermé sans résistance autre que celle de la dérivation.
- Idg. 6. — Potr.ntiomctre,Olto_Wolff.
- Le potentiomètre de Siemens, (fig. ~), diffère sensiblement du précédent. II renferme une disposition analog-ue au pont de Thomson Varier, l.’ne série de 10 bobines de 1000 ohms est reliée à 11 plots de laiton disposés 011 arc de cercle. Un double contact glissant, commandé parune manette, passe sur les plots et établit la communication entre un de ceux-ci etl’arc de laiton voisin, d'une part, et, d’autre pari entre le plot suivant et l’arc placé près de l’axe de rotation de la manette. Entre les deux arcs est intercalée une série de 9 bobines de 1000 ohms, reliés à 10 plots disposés sur l'autre moitié de la circonférence des premiers plots. Dans ces conditions, il y a toujours une des bobines de la première série qui porte en dérivation 9 bobines semblables, do sorte que la résistance entre les deux contacts de ia manette est de 900 ohms ; la série entière vaut donc 9 900 ohms. Une seconde manette glissant sur les plots de la série de 9 bobines permet de subdiviser cette série en 9 parties, ce qui revient au môme que si la première série avait entre chaque plot 9 divisions intermédiaires. Cette disposition permet donc d’obtenir avec 19 bobines cl a manettes, 99 combinaisons de 2 valeurs dont la somme veste constante et égale à 9900 ohms. Pour pousser la
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- subdivision encore plus loin, un second système semblable, — à droite de la ligure -, — composé de ro et de 9 bobines de 10 ohms, donne la possibilité d’obtenir avec le premier combinaisons. Enfin, entre les deux groupes, on a intercalé une série de bobines
- de o. 1 ohm ce qui porte la somme totale des résistances comprises entre + II et — II, à rooooohms. Les deux manettes à contact simple sont les points de départ de la dérivation.
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- est 1,019 volts. Cet étalon est placé en dérivation sur une des trois résistances que l’on voit à droite : 10190, 1019 et 101,9 ohms ; on peut donc régler le courant à 0,0001, 0,001 ou o,or ampère. La résistance choisie pour l’étalonnage reste toujours en série avec le potentiomètre et la double manette du côté droit permet de placer le galvanomètre soit en N, dans le circuit qui ‘renferme l’étalon, soit en X, sur la force électroinotrice inconnue. En reliant les deux lames de droite à un rhéostat auxiliaire, dont la résistance totale atteint 160000 ohms, on peut mesurer jusqu’à i5oo volts.
- \Jessai des propriétés magnétiques du fer préoccupe à juste titre les constructeurs ; à cet égard l'Exposition allemande présente 3 appareils intéressants, destinés à la mesure de la perméabilité; ce sont : chez. Siemens et Ilalske, la balance de Du Rois et l’appareil de Kopsel ; chez Hartmann et Braun une modification de l'appareil de Jlruger. Aucun de ces instruments n’est nouveau, à proprement parler, mais ils tirent leur intérêt des besoins actuels de l ’industrie.
- Dans le nouvel appareil de Hartmann, (fig. 8 et 9), un cadre en fer, de grande section et de forme presque rectangulaire^ reçoit l’échantillon de fera essayer. Celui-ci se présente sous la forme d'un barreau cylindrique coupé en deux morceaux. Les deux parties du barreau sont introduites dans des trous de môme diamètre, ménagés dans les
- côtés opposés du cadre enfer et des ressorts poussent les barreaux de manière à les appliquer, au centre,
- *ig. 9. — dPPjrul de sur les deux faces d'une spirale de bismuth. Une bobine
- magnétisante enveloppe les barreaux et la spirale. Le circuit magnétique est donc composé d’un entrefer dont la longueur constante est égale à l'épaisseur de la spirale de bismuth; ensuite des deux portions de l'échantillon comprises entre la spirale et les faces internes du bloc de fer ; enfin du bloc lui-même dont les deux côtés sont en parallèle.
- Quand la bobine magnétisante est excitée, le flux do force créé traverse la spirale de bismuth dont la résistance varie ; la variation relative de cette résistance donne la valeur de l’induction magnétique SB à laquelle est soumis l’échantillon de fer, une graduation empirique ayant établi le rapport qui existe entre ces deux grandeurs.
- Comme il faut tenir compte do la réluctance variable du bloc de fer et de la réluctance constante de l'entrefer, il est nécessaire d’établir, pour chaque appareil une courbe de correction indiquant pour chaque valeur de SB, le nombre à retrancher du champ magnétisant calculi la bobine, de la longueur du barreau essay Cette correction se retrouve dans les 11* *
- de l’appareil de
- 1 fonction du nombre! de tours de et de l’intensité du courant d’aimantation. . appareils dont nous avons à parler ici : Du Bois, Kopsel et Bruger, elle est généralement donnée sous la forme d’une courbe tracée empiriquement.
- L’appareil complet renferme, indépendamment de la partie essentielle décrite ci-dessus, tous les organes nécessaires à une mesure complète, (fig 8 et schéma, fig 10.) Tout l’ensemble est réuni sur une grande table, il y a : un galvanomètre et une clef pour le courant magnétisant, un galvanomètre et une clef à deux contacts successifs pour le pont de
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- Fig. ii. — Appareil rte
- Wheatstone, enfin le pont lui-même. Ce dernier se compose d'une résistance E, (fig 10,) égale à la résistance de la spirale de bismuth, à la plus liasse température ; cVune résistance de comparaison de j ohm et de 2 ponts à fils destinés, l’un à la correction de température, l’autre [à la mesure de ia variation de résistance.
- La mesure se fait de la façon suivante : le curseur S, du fil inférieur étant placé sur le chiffre correspondant à la température ambiante, S, au point O de la graduation, le curseur S3, du fil supérieur. est déplacé jusqu’à ce que le galvanomètre indique l'équilibre ; cette opération doit être faite en l'absence de l’échantillon et sans courant magnétisant. Ensuite le 1er à essayer est mis en place, le courant d'aimantation est envoyé dans la bobine et mesuré au moyen du galvanomètre, [mis l’équilibre du pont est rétabli en agissant sur le curseur St. Le déplacement O C dé ce curseur donne la variation relative de la résistance de la spirale et, par suite, la valeur cherchée de 2>.
- Dans l’appareil do Kèpsel (fig. 11) l'échantillon, baguette cylindrique ou faisceau de tôle de section équivalente, est encore placé dans l'évidement d'un bloc de fer et entouré de la bobine magnétisante, mais, différence essentielle, cette baguette est d’une seule pièce et on mesure le flux de force, créé clans le barreau par la déviation imprimée à un cadre mobile placé
- dans une coupure du bloc de fer. En résumé l’appareil constitue une sorte de galvanomètre Deprez d'Arsonval dans lequel le champ magnétique es! variable. Quand le .cadre mobile est traversé par un courant constant, sa déviation est proportionnelle au flux de force, ou, autrement dil, à l’induction magnétique dans le fer essayé, puicjue la section de celui-ci est toujours la môme. Un index fixé au cadre; mobile, se déplace devant un cadran gradué directement en valeurs de cB.
- Une planchette réunit l'appareil proprement dit et les accessoires comprenant : une batterie de 3 piles sèches et un rhéostat, pour fournir et régler le courant dans le cadre mobile, ainsi qu’un second rhéostat pour régler le courant magnétisant. Il faut, pour compléter l'ensemble, ajouter, extérieurement, une batterie de 4 volts et un milliampèremètre, pour fournir et mesurer le courant magnétisant.
- La manipulation se réduit à placer l’échantillon, préalablement coupé à la dimension exacte, dans le bloc, de fer; à régler le courant du cadre mobile; à faire passer et à mesu-
- . — Balai..
- i Du Rois
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- rer le courant magnétisant; enfin, à lire, sur le cadran divisé, la valeur de l'induction S.
- Dans la balance magnétique de Du Bois (fig. 12) on utilise les attractions magnétiques pour la mesure de l’induction. La bobine magnétisante, est placée horizontalement et terminée par a blocs d’acier, elle reçoit le fer à essayer qui est de section circulaire ou carrée égale à o, 5 cm'1; au-dessus se trouve* un fléau formé d’une masse d’acier fondu, de grande section, qui porte à sa partie inférieure deux projections cylindriques très courtes qui se placent en regard des faces horizontales des blocs fixes. Le fléau et les blocs ne viennent jamais au contact, il y a toujours entre eux un entrefer d’environ i millimètre. Le fléau est porté par un couteau excentré et un contrepoids règle l’équilibre. Quand la bobine magnétisante est excitée, les attractions, égales de chaque coté, puisque les surfaces en regard sont égales et que c'est le même flux, déterminent deux moments inégaux et le fléau s’incline du côté du plus grand bras de levier. On rétablit l’équilibre au moyen de curseurs glissants sur des règles graduées; la valeur do cB, dans l'échantillon est proportionnelle à la racine carrée du déplacement du curseur.
- Cet instrument, le plus simple de ceux que nous venons devoir, est un appareil de grande précision, il n’exige que la source de courant (io volts pour 3f = i5o gauss) et l’ampèremètre pour la mesure de ce courant.
- Les appareils de laboratoires, spéciaux pour les courants alternatifs, ne sont représentés ici que par le traceur de courbes de Thomas et l’indicateur de fréquence de Stoekardt, construits tous deux par la maison Stieberitz, de Dresde.
- Le premier de ces appareils est un oscillographe qui rappelle beaucoup l’un des modèles réalisés par M. Blondel. Une bobine circulaire, très plate, est fixée à la partie supérieure d’un aimant en U et parallèlement aux branches do cet aimant. Au centre de la bobine et entre les pôles de l’aimant, se trouve un très petit équipage mobile, formé d’une mince et étroite lame d’acier, munie d’un très petit miroir. Comme la durée d’oscillation est très courte, i/ioooode seconde, l’équipage suit exactement la forme du courant alternatif. Sur l’axe d’un petit moteur synchrone on place un tambour recouvert de papier sensible sur lequel vient se projeter l’image donnée par le miroir.
- L’indicateur de fréquence de Stoekardt est un simple diapason dont les deux branches, larges et minces, sont attirées par un électro à fil fin excité par le courant alternatif à essayer. Deux grosses masses glissent simultanément sur les branches du diapason; leur position peut être réglée au moyen d’un léger cordon attaché à un bouton moleté. Quand, par suite du déplacement de ces masses, le diapason est à l'unisson avec le courant essayé, il vibre avec une grande amplitude et il suffit de lire sur une règle, divisée empiriquement, la fréquence correspondante. Cet appareil est réglé pour ioo volts, il sc place sur le circuit comme un voltmètre; il est gradué pour des fréquences comprises entre /Jo et 5o périodes par seconde.
- Le frein électrique de Feussner, pour l’essai des petits éloclromoteurs, se compose d’un disque en cuivre que l’on rend solidaire de l’axe du moteur essayé; ce disque tourne entre les pôles d’un électro-aimant monté sur des couteaux, comine un fléau de balance. Les courants de Foucault, développés dans le disque réagissent sur l’électro qui les engendre et déterminent un couple qui tend à faire tourner l’électro lui-méme. Un poids de valeur connue s’oppose à ce mouvement et il suffit de régler l’excitation de l’électro pour amener le système à l’équilibre; cette disposition donne une grande facilité de réglage. Une circulation d’eau permet de refroidir le disque. Deux modèles ont été réalisés ; l’un pour les puissances inférieures à o, 2 cheval, l’autre jusqu’à io chevaux.
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- La thermo-électricité est très bien représentée dans la section allemande. La pile du professeur Rubens est destinée aux études de chaleur rayonnante; elle se compose d’une série de 20 couples fer-constantan, disposée dans une monture cylindrique en laiton, les soudures piares étant réunies sur une seule ligne verticale. T>a boite cylindrique estpercée, suivant line génératrice, d’une fente étroite qui laisse arriver les radiations sur une seule sérié de soudures. L’ensemble forme une pile linéaire susceptible d’ètre employée là où on se sert la pile linéaire de Melloni. Ainsi groupés, ces éléments donnent iooo microvolts pour de i* centigrade de différence de température entre les soudures.
- Le eonstantan est un alliage de cuivre et de nickel, en parties égales, qui avait été proposé pour remplacer le maillechort dans la construction des bobines de résistance. La cause qui a fait rejeter cet alliage est la même qui l’a fait choisir dans l’application actuelle La son pouvoir thermoéloctrique élevé : 4o microvolts par degré, avec le cuivre.
- Les mêmes métaux sont employés par Keyser et Schmidt, de Berlin, pour la construction d’un pyromètre allant jusqu’à 6oo° Cet appareil, représenté par la figure i3, se compose d’un galvanomètre à cadre mobile, d’une résistance d’environ 5o ohms, monté sur des pivots et placé dans une boî Le'cylindrique qui offre extérieurement l’aspect d’un voltmètre ordinaire.
- Un index, porté par le cadre mobile, se déplace devant une division qui indique directemen la température à laquelle est soumise la canne pyrometrique. Dans la canne sont renfermés deux couples fer-constantan, en série, ces couples donnent une force é.leetromotrice suffisamment élevée et, comme on peut le voir sur la figure, l'échelle est presque proportionnelle. Il est intéressant de remarquer que le eonstantan est un des rares alliages qui ne présente pas de point d’inversion avec le fer.
- Pour les températures jusqu’à ifioo0, il faut avoir recours au platine et à ses alliages: c'est le couple Le Châtelier : platine pur et platine allié à io p. ioo de rhodium qui est employé. Le galvanomètre construit pour ce cas par Keyser et Schmidt est encore à cadre mobile, mais l’axe de rotation est vertical, (fig i4)- Un pivot supporte le cadre et de légers ressorts lui amènent le courant. L’appareil porte une double graduation : une échelle en degrés thermométriques, tracée d’après le couple employé et une seconde échelle invariable en millivolls qui permet de contrôler la constance du galvanomètre cl aussi de l’employer avec un couple quelconque dont la force électromotrice est connue. Les divisions vont de o à i 6oon et de o à iB millivolts environ.
- Fig. i3. — Pyromètre Koyser et Schmidt.
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- Les couples Le Chatelier sont étalonnés, en Allemagne, par le Reichsanstalt el accompagnés d'un certificat donnant en volt la force électromotrice de l’élément, quand une des soudures est à o° et l'autre à la température indiquée. Cet étalonnement se fait dans un four électrique, par comparaison avec un autre couple qui a été parfaitement étudié en fonc-
- tion du thermomètre à gaz et d’après l’échelle adoptée par Holborn et Wien. Pour ces étalonnements l’Institut Impérial, qui en a déjà fait plus de 1000, est parfaitement outillé; on peut voir à la classe r5 le four électrique, un échantillon de couple avec son certificat et le potentiomètre qui sert à déterminer la force électromotrice.
- H. AbNAGXAT.
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- Le Congrès international d’électricité vient de terminer ses travaux. Les décisions qui y ont été prises sont, comme nous le verrous, assez peu nombreuses et n’ont pas l’importance de celles prises par les congrès officiels antérieurs de Paris (1881 et 1889) et de Chicago {1893); il ne pouvait d’ailleurs en être autrement. Néanmoins le Congrès de 1900
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- Iricité par le nombre cl l'importance présentés ainsi que par l’intérêt des discussion; naissance.
- trace importante dans l'histoire des progrès de l'élec-je des travaux, pour la plupart inédits, qui y ont été
- , pour la plupart xquelles ce;
- Les congressistes étaient d'ailleurs fort nombreux : plus de noo étaient inscrits à la date du n août et beaucoup do retardataires se sont faits inscrire pendant la durée du Congrès. Aussi les salles de l’hôtel de la Société d’Encouragement étaient-elles trop exiguës pour contenir tous ceux qui suivaient assidûment les séances.
- Beaucoup de gouvernements étrangers avaient envoyé des délégués officiels (‘), La plupart des Sociétés savantes et techniques s’ôtaient également fait réprésenter (*).
- La séance d’ouverture a eu lieu le samedi 18 août, à dix heures du matin, au Palais des Congrès, à l’Exposition ; elle étaiL présidée par M. Mougeot, sous-secrélaire d’Etat des Postes et Télégraphes quia ouvert la séance par une courte allocution. Après avoir souhaité la
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- bienvenue aux congressistes étrangers, M. Plongent a adressé ses félioilations publiques à M. Mascart pour sa réceuie nomination à la dignité de grand ofüeier de la Légion d'h on tu! ur, puis il a donné la parole à AI. Mascart, président de la Commission d'organisation du Congrès (l). Nous reproduisons ci-dessous le discours prononcé parM. Mascart (*).
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- A la reprise de la séance la liste présentée est adoptée à l’unanimité. On passe ensuite à la nomination des présidents des cinq sections du Congrès 'J).
- Le président donne alors lecture d’une letii-c, de lord Kelvin dans laquelle celui-ci s'excuse de ne pouvoir assister au Congrès; il est décidé qu'un télégramme de sympathie lui sera adressé au nom de l'Assemblée.
- Le président fait connaître que, en dehors des cinq sections indiquées au programme, il a été constitué une commission des délégués officiels des Gouvernements, qui aura la mission d’examiner les propositions d’intérêt, international qui lui seraient transmises par les sections; cette même procédure a déjà été appliquée au Congrès de Chicago en i8t)3 ; la réunion de cette commission est tixéc à l’après-midi du vendredi r>.\ août. Il donne ensuite diverses indications sur l’emploi du temps pendant la durée du Congrès.
- M. Ayrlon, délégué de la Grande-Bretagne, purs 31. Dorn, délégué de l’Empire allemand, expriment leurs remerciements au gouvernement français et à la Commission d'organisation du Congrès. Après mie courte réponse du président, la séance est levée à
- Visites, déceptions, etc. — Comme visites, réceptions et promenades, le programme du Congrès était fort chargé et pour les visites industrielles, en particulier, les congressistes ont défaire un choix, vu l'impossibilité de les suivre toutes.
- Dans l’après-midi du lundi, pendant qu'un groupe visitait l’usine de transport d’énergie, système Hutin et Leblanc, de La Chapelle, un autre groupe se rendait à la nouvelle usine de la Compagnie continentale Edison à Saint-Denis, où est appliqué lo système Thury.
- Les lecteurs de ce journal connaissent le matériel de la première par les descriptions
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- qui en ont ôté données [i). La seconde, dont la mise en fonctionnement date de quelques mois seulement sera décrite prochainement ; disons seulement qu'elle contient actuellement deux groupes électrogènes produisant du courant continu à 4 aoo volts qui est transmis par une canalisation à 3 fils nus, placée en caniveau, aux stations parisiennes de la Compagnie Edison où il est transformé en. courant continu à s x i io volts.
- Conformément aux indications du programme l’après-midi du mardi a été consacrée à une excursion à Chantilly. Vers i heure près de 6oo congressistes, beaucoup accompagnés de membres de leur famille, prenaient place dans deux trains spéciaux qui les conduisaient, rapidement à Chantilly. Là, après la visite du château et des riches collections que le due d'Aumalc y a rassemblées, après celle du parc et des dépendances, les congressistes se dirigeaient vers le champ de courses où un copieux lunch, offert.par les industriels français, avait été préparé. Vers 7 heures deux trains spéciaux les ramenaient à Paris. Parfaitement organisée par M. E. Sartiaux, favorisée par le beau temps, cette excursion a été tout à fait réussie. Elle a appris à bien des Français qu'ils possèdent, aux portes de Paris des merveilles d’art et, comme le disait un des délégués étrangers à la séance de clôture, elle confirmera-aux membres étrangers l'impression qu’au point, de vue artistique la France est toujours à la tète des nations civilisées. Le comité d'organisation du Congrès a doue bien été inspiré en coupant les travaux techniques du Congrès par la visite du magnifique domaine dont le duc d’Aumale a confié la garde à l'Académie.
- L’après-midi du mercredi a été employée à la visite de la puissante usine électrique du ({liai Jemmapes (-) ou à celle du Métropolitain. En raison de sa nouveauté le Métropolitain avait attiré de nombreux congressistes. Vu l’impossibilité de visiter la ligne sans désorganiser le, service, il a fallu se contenter de la visite de l’usine de transformation, établie provisoirement sur la place de l’Etoile en attendant que la salle souterraine soit prête, et des diverses gares ({ni se superposent les unes aux autres en cet endroit de la ligne. Grâce aux explications données avec beaucoup de netteté par M. Maréchal, les congressistes ont pu néanmoins se rendre compte de celte importante installation.
- Après ces visites plusieurs groupes de congressistes se rendirent soit à la Tour Eiffel où MM. Mornat et Langlois se mettaient à leur disposition pour leur en montrer les installations électriques, soit à lu plate-forme roulante et aux chemins de fer de FExposition.
- Le lendemain jeudi, après-midi, eurent lieu simultanément lés visites des installations électriques du prolongement du chemin do fer d’Orléans au quai d’Orsay et de la ligne du chemin de fer électrique du Champ-de-Mars à Meudon, deux lignes qui selon toute prévision ne tarderont pas à être reliées par un tronçon allanl de la nouvelle gare du quai d’Orsav
- Rien n’était prévu au programme pour l'après-midi du vendredi. Sans doute pour cette raison les visites et réunions, annoncées au dernier moment, furent encore plus nombreuses que les jours précédents. A l’hôtel de la Société d’encouragement. M. Dobkéviteh montrait en fonctionnement les oscillographes Blondel présentés à l'une des séances de la section I ; au Laboratoire central. M. Perskvi faisait aux membres de cette section une communication sur la télévision ail moyen de L'électricité, pendau.t que Mrae Ayvtou répétait devant les membres de la section IIB quelques-unes de ses expériences sur l’arc électrique.
- ,;M C.-I’. Guilbkrt. Le nouveau matériel générateur de la Société d'Eclairage cl de Force, L'Éclairage Électrique, t. X, p. 55 et 288, 9 janvier et 6 février 1897.
- Voir aussi la série d articles publiés par M. Maurice Lebla.xo dans L'Éclairage Électrique de décembre 1898 à juillet 1899.
- {*) Voir la description de cette usine dans L'Éclairage Électrique, t. XV, p. a-o: r.{ mai 1898.
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- La section ITA tenait séance pour achever la lecture des communications inscrites à l’ordre du jour. Les membres do lasectionIIc.se séparèrent on plusieurs groupes ; pendant que les uns se rendaient à l'Annexe de Ymcennes, d’autres aliènent examiner à la Porte Maillot les systèmes de traction à contacts superficiels de M. Vedovolli et de AL Doller, d’autres encore se rendaient à Corbeil pour faire, sur la voiture à accumulateurs do la Compagnie dos ehcmins*italiens de la Méditerranée, le trajet de Corbeil à Melun. Les éleelroeJùmistes (section III) s’étaient donné rendez-vous à l’annexe d'électrochimie du Champ-de-Mars. Enlin les membres de la section IY visitaient les bureaux téléphoniques de Paris.
- Le lendemain samedi, après la clôture officielle du Congres, les visites continuèrent, plusieurs exposants, parmi lesquels M. Carpentier, MM. Parvillée frères, M. Braun, la Société Le Carbone, etc., ayant invité les membres du Congrès à venir examiner au Champ-de-Mars les appareils exposés par eux.
- On voit par celte rapide nomenclature des visites techniques que le temps des congressistes s’est trouvé fort utilement employé. L’agréable s’est d'ailleurs souvent mêlé à l'utile, comme il convient en ces circonstances. Sans revenir sur l’excursion de Chantilly et sans parler dos réceptions particulières offertes par les membres du Comité d’organisation à leurs collègues étrangers, nous avons à signaler dans cet ordre d’idées : la soirée donnée le lundi 20 août par le prince Roland Bonaparte, la réception offerte le même jour de 5 à 7 heures au Pavillon des Etats-Unis par les membres de XAmerican Inslitute of Electrical Eng'meers, celle offerte le jeudi au pavillon de la Grande-Bretagne par .les membres de XInstitution of Electrical Ettgineers, la soirée donnée le jeudi soir à la salle des Illusions, la réception offerte au Pavillon impérial de l’Allemagne par les délégués officiels allemands, etc.
- Séances de sections. — Les travaux du Congrès avaient été divisés eu cinq sections ; les séances de*ces sections ont eu lieu chaque matin dans les salles de la Société d’Encourage-ment, sauf toutefois pour la section IY (télégraphie) dont les séances ont eu lieu à l’hôtel de la Société dYIordculture, rue de Grenelle.
- Dès sa première séance la section I (méthodes scientifiques et. appareils de mesures) a nommé une commission chargée spécialement de s’occuper des discussions relatives aux unités.
- La section IT a dù, on raison du nombre des communications qui étaient annoncées, se scinder en trois seclions, la section IIA s’occupait de la production de l’énergie électrique, la section IIB, de l’éclairage et La section llc, do la traction.
- La section III (électrochimie) dont, le programme était peu chargé n’a tenu, que deux séances. La section Y (électrophysiologie) n’en a tenu qu'une pour la même raison.
- Le compte rendu des travaux présentés à ces séances nous entraînerait beaucoup trop loin pour pouvoir le donner dans ce numéro. Nous préférons le remettre à. lmilaine ce qui nous permettra de mieux rassembler les notes encore éparses, que nous avons recueillies oïl qui nous ont été communiquées. Nous nous bornerons à donner ci-dessous (*) les titres des communications qui ont été faites.
- (i) Liste des communications faites au Congrès international d’électricité :
- SjiCtion I. — Méthodes scientifiques et appareils de mesure.
- Lundi 20 août. — Sur la photomélrie, pur A. Cornu et par Crûva.
- Mardi 11 août. — Appareils propres au redressement des courants alternatifs, par Hildbukgi-Sur la pile étalon au cadmium, par R. Auxoex.
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- - Sur les progrès de
- - Proposition d’uu n
- ar l'adjonction d’un < par Claude.
- ote sur l'éclairage par arc, par I - tarif différentiel Wright, par P
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- tangibles. Étant donnée la cordialité qui n'a cessé de régner entre les congressistes, ses résultats moraux ne seront pas moins appréciables ; c’est une constatation que nous somme? heureux de dire ici.
- J. Blondis.
- LES PROGRÈS DES LAMPES ÉLECTRIQUES, par André Blondet, Ingénieur des Ponts et Chaussées.
- Il serait oiseux aujourd’hui de‘rappeler les origines de l’éclairage électrique, et ses prodigieux développements. A vrai dire, il ne date guère, au point de vue pratique, que de vingt ans (’) ;
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- mais comme toutes les inventions qui sont entrées définitivement dans le patrimoine de l’humanité, cette découverte nous parait déjà lointaine et c'est de son avenir que doit se préoccuper le Congres des électriciens bien plus que de son passé. L’histoire en a été faite du reste magistralement par quelques-uns de ses premiers pionniers jusqu’à l'Exposition de 1889, et. depuis lors, peu de changements vraiment importants dans la technique des lampes se sont produits, si l'on en excepte ceux qui sont encore dans la période d’études et (pic nous aurons à examiner.
- Mais la situation est loin d’être la même qu’il y a dix ans pour l’éclairage électrique.
- D’une part, grâce précisément au déboucdié créé par cette application, l’outillage de production et de distribution s’est considérablement perfectionné par d'incessantes améliorations de la construction et du rendement des machines génératrices, transformateurs, accumulateurs, etc., par l'emploi d’unités puissantes actionnées directement par des moteurs économiques, par l’accroissement des tensions de distribution, etc. Il en résulte un certain abaissement du prix de revient de l'énergie, et surtout une complète sécurité de fonctionnement de l’éclairage électrique, auquel on ne peut plus, comme jadis, reprocher quelquefois des extinctions malencontreuses. L'éclairage électrique n'esl plus une nouveauté plus ou moins discutable ; c’est une réalité connue et appréciée de tous, entrée dans 110s mœurs aussi bien que l’éclairage au gaz et dont personne u’oserait plus maintenant mettre en doute la valeur pratique et le confort. Il a pénétré dans les villages les plus pauvres et l'on ne compte plus aujourd'hui les petites distributions rurales, où, grâce à une petite chute d’eau, on éclaire la commune presque gratuitement et' les habitants à des prix modiques, de 20 à 5o fr. par lampe-année de 16 bougies.
- En racine temps, tous les détails de l’appareillage, depuis les interrupteurs, coupe-circuits, rhéostats et compteurs, jusqu'aux attaches de lampe, aux bronzes artistiques qui les portent et à leur lustrerie spéciale, ont été l’objet d’incessantes améliorations. Grâce à des spécialistes pleins de goût, un art nouveau s’est formé el a permis de tirer parti de l'éclairage électrique pour des effets nouveaux et séduisants, impossibles à réaliser avec les autres illuminants. L’élégance, la commodité et l’hygiène de cet éclairage sont aujourd’hui reconnus et lui conquièrent chaque année de nombreux adeptes ; c’est ainsi que, dans les grandes villes, toutes les maisons neuves des beaux quartiers, tous les hôtels ou restaurants modernes sont munis d'une distribution électrique ; les architectes la prévoient dans leurs devis au même titre que la distribution d'eau.
- Dans les théâtres, les ministères, les grandes administrations, les banques, magasins, ateliers, les conditions de sécurité et d hvgiène ont fait presque partout remplacer le gaz par les lampes à are ou à incandescence.
- Les grands navires de commerce ou de guerre ont trouvé dans l'éclairage électrique la solution d’un problème autrement presque insoluble. Et nous 11e parlons pas ici des emplois spéciaux des gros foyers à arc dans les phares, les projecteurs, les éclairages des chantiers, ou ils permettent seuls d’atteindre les résultats merveilleux auxquels nous sommes maintenant trop accoutumés pour nous en étonner.
- Mais, d'autre part, pendant qu’elles obtenaient ce droit de cité, les lampes électriques ont vu sc dresser contre elles la redoutable concurrence de nouveaux modes d'éclairage, très économiques, et très brillants : l'incandescence par le gaz ou les liquides gazéifiés et l'acétylène, que l’on ne connaissait pas en 1889. L'invention du manchon d’oxydes incandescents par Auër von Vfelsbach a complètement modifié les bases de comparaison entre le gaz et l'électricité, et a produit, on ne saurait le dissimuler, sinon un arrêt, du moins un certain ralentissement dans l’accroissement de l’éclairage électrique, surtout de l’éclairage par lampes à incandescence (*}. Mais l’écart des prix
- • (J; Tandis qu avec les becs anciens, il ne fallait pas moins de 10 à i5 litres de gaz de houille par bougie-heure,
- à 0,ao fr le mètre cube, tandis que la lampe à incandescence, consommant 2,1 à 3,5 watts par bougie, coûte" environ o,oi5 fr à o.oii fr par bougie-heure avec l’énergie à 0,60 fr le kilowatt-heure, et la lampe à arc, consommant
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- de revienl'sera sans floule bientôt comblé, grâce à des inventions nouvelles, telles que la lampe Nenist, et les avantages de la lumière électrique qu'on vient de signaler soûl tels qu’à côté d eux la question d’économie peut paraître secondaire.
- Classification des lampes électriques. — En 1889, l'éminent rapporteur M. Fontaine, l’un des ingénieurs qui ont le plus contribué au succès de l'éclairage électrique en France, distinguait quatre espèces de lampes, les lampes à arc à crayons opposés, les bougies à charbon parallèles, les lampes à incandescence ordinaires et celles de grande intensité. On peut dire aujourd'hui qu’il n’y. en a plus que deux, les lampes à arc et les lampes à incandescence ordinaires, les deux autres ayant pratiquement disparu, bien que quelques rares industriels emploient encore des bougies JabloohkofF jusqu’à l’usure de leur matériel; on no fabrique plus guère, du moins en Europe où l’énergie est chère, de lampes à incandescence de grande intensité; peut-être y reviendra-t-on avec la lampe A’ernst, mais il n’v aura plus lieu d’en faire une categorie spéciale.
- f.'objet de ce Rapport est de passer en revue les résultats actuels et les perfectionnements désirables des lampes à arc et des lampes à incandescence.
- Progrès des lampes a arc. — Depuis dix ans, les applications de la lampe à are se sont extraordinairement multipliées, non seulement parce qu'elle est puissante et économique, mais aussi parce qu'ou est arrivé à lui donuer une grande perfection de fonctionnement. De grands progrès ont été réalisés tant-au point de vue de la théorie que de la construction.
- Progrès de la théorie de Va,re électrique. — Bien qu'il 11'entre pas dans le cadre de ce Rapport d examiner les propriétés de l'arc électrique, qui sont aujourd’hui surtout du domaine du physicien pur, on doit signaler de notables accroissements de nos connaissances au sujet de ce phénomène curieux, bien que la vraie nature nous en échappe encore.
- Les beaux travaux de M. Yiolle ont donné, avec une précision suffisante,, les températures maxima que l’are réalise, 3 5oo° pour le positif, 2 500“ pour le négatif, et montrent que, dans une enceinte fermée, l’éclat et la température du cratère sont des constantes.
- • Après une discussion, de plusieurs années, à laquelle ont pris part notamment Edlund, Y. Lang, Arons, Stènger, Luggin, Blondel, etc., il semble établi aujourd’hui, conformément aux conclusions de l’auteur, qu’il n’existe pas, dans l’arc, de force contre-électromotrice au sons ordinaire du mot, mais seulement une résistance au passage, qui peut être considérablement modifiée par les substances ajoutées dans la mèche des eharbous.
- J)b nombreux auteurs avaient en vain cherché une loi simple pour relier les divers éléments du régime de l'arc ; dans une série d'admirables travaux, M'“° Ayrlon a résolu pour la première fois ce problème d’une manière complète; elle a montré en particulier que.l’énergie consommée est une fonction linéaire, pour chaque diamètre de crayon. Les courbes qu’elle a tracées mettent en évidence toutes l'es conditions de production de l’are court et de l'arc long, ainsi que la région d’instabilité qui les sépare.
- La résistance apparente qui caractérise le régime de l’are varie non seulement avec le diamètre des charbons et la longueur de l’arc, mais aussi, comme l’ont étudié entre autres MM. S.-P. Thompson, Ayrton, Marks, etc., avec la nature des charbons et des gaz dans lesquels les charbons sont placés. M. E. Wilson, reprenant une expérience déjà exécutée, il y a près do vingt ans, par M. Cailletet, a montré que l’éclat du charbon positif décroît quand on augmente la pression; par la détente des gaz un nuage de carbone apparaît. M. Guillaume voit là un phénomène de dissolution du carbone, et M. Le Chatclier attribue la fixité de la température du cratère dans une enceinte à la constance du point de fusion du carbone. D'après des expériences de l’auteur, exécutées avec M. Lctheule, et d'autres continuées en collaboration avec RI. Rev, l'éclat à l’air libre croît avec l'intensité du courant et passe de 100 bougies par millimètre carré pour les plus
- bougie, o.oodfr à 0,009 A, sans compter le remplacement dos charbons., ni l’entretien des cana-
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- petits, a plus de 220 bougies pour les arcs puissants des projecteurs. On constate également que l’addition d'une âme saline abaisse l’éclat en même temps que la force électromotrice.
- L'effet le plus inattendu de l’atmosphère ambiante est celui qu’a découvert M,uc Ayrton dans l’étude du phénomène de l’arc sifflant; d’aprcs son analyse pénétrante, ce phénomène si longtemps discuté, accompagné d’une lueur verte déjà signalée par l’auteur, serait dvt à l’arrivée de l’oxygène de 1 air au contact du cratère ; il ne se produit pas dans les autres gaz ni au-dessous d’une certaine densité de courant ; il est précédé du phénomène de Trotter, qui consiste dans une rotation très rapide de l’arc sur lui-même.
- Les phénomènes de l'are alternatif, sur lequel on 11e savait que peu de choses après quelques notes de Joubert, Tobey et Wulbridge, ont été. egalement l’objet de recherches fructueuses. De j801 à i8p3, l’auteur a donné une analyse détaillée des périodes d’allumage et d’extinction de de l’arc et de ses courbes périodiques de couvant et de force électromotrice, dont la forme' explique, en l’absence même de tout décalage, une réduction du facteur de puissance ; il a mis eu évidence les rôles de la composition du circuit (résistance ou self-induction), de la nature plus ou moins conductrice de la mèche, de la forme de la courbe de la force électromotrice de la machine génératrice. Ces résultats ont été confirmés par des essais intéressants de MM. Frith, Fleming et Petavel, Gorges, Barr, Burnie et Rogers, etc., et, par une étude analogue et étendue de MM. Duddel et Marchant.
- Il semble établi que la forme de la courbe de force électroniotrice et la self-iuductance du circuit peuvent modifier un peu le régime, e’est-â-dire la relation entre la force électromotrico efficace et l’intensité efficace, mais que l’effet de la self-induction est prépondérant ; celle-ci accroît la stabilité, en même temps que. dans une faible mesure, le rendement dans le cas des charbons homogènes, mais elle réduit le facteur de puissance.
- F.u pratique, toutes les courbes sont arrondies par suite de l’influence de l’ûmc conductrice des charbons employés, ce qui permet d’atteindre des facteurs de puissance voisins de l’unité.
- Stabilité de l'arc électrique et modes de réglage des lampes. — L'arc électrique 11e suit pas la loi d’Ohm, car l’augmentation du courant amène un accroissement de la section de l’arc, et, par suite, une diminution de sa résistance. Il y ainsi tendance à un régime instable, et l’arc s’éteindrait bientôt si l’on ne prenait des précautions spéciales, et en particulier, sur les distributions à potentiel constant, l’addition d’une résistance en série qui fait varier le potentiel aux bornes en sens inverse de l’intensité du couvant. L’auteur a indiqué, en i8pi, comment les conditions de stabilité peuvent être étudiées en traçant la courbe caractéristique d'extinction de l’arc pour l’écart et les charbons donnés, c’est-à-dire la courbe des tensions aux bornes en fonction de l’intensité du courant quand on fait varier celle-ci ; ces courbes instantanées qu’il a relevées, avec le concours de M. I.etheule, par deux oscillographes croisés, présentent des formes analogues à celles des courbes de Miue Ayrton, mais non identiques, car le eratcrc n’a pas ici le temps de se modifier ; presque horizontales aux environs du régime normal, elles se relèvent rapidement quand l’intensité tend vers zéro.
- La caractéristique d'alimentation aux bornes doit les couper sous un certain angle pour que la stabilité soit assurée indépendamment de tout mécanisme. Outre ce rôle, la résistance ajoutée en a deux autres moins importants : elle réduit l'intensité maxima du courant si la lampe vient au collage ; elle permet sur les distributions en dérivation d’employer, au lieu de bobines de réglage en série, des bobines shunt, qui facilitent l’uniformité des types.
- Au point de vue du mode de réglage, tout le monde est à peu près d’accord aujourd’hui pour reconnaître la supériorité du système différentiel qui règle à résistance constante.
- Tandis qu’une lampe en simple dérivation exige une perte supplémentaire de 3o p. ioo de sa tension dans une résistance de stabilité (hors charbons), la lampe différentielle n’exige que 1 ô p. 100 (par exemple, une lampe de 3o volts en demande 3<j en simple dérivation et 34,5 en différentiel) ; ces chiffres dépendent aussi du nombre de lampes en série.
- Avec une résistance absorbant i5 p. 100 les variations du courant sont limitées à 8-10
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- L’arc à courants alternatifs se contente encore d’une moindre résistance de stabilité à cause de la plus grande sensibilité du mécanisme sous l’influence des vibrations.
- On peut admettre comme chutes minirna supplémentaires 10 p. ioo pour le continu, 5 p. ioo pour l'alternatif, et comme voltage minimum 3o volts pour l’alternatif avec i,5o en plus dans une résistance, soit 3x,5o par lampe, et 34 volts pour le continu (avec charbons spéciaux) avec 3,5 à 4 volts supplémentaires dans la résistance, soit 3? volts par lampe. Pour les courants alternatifs, on préfère d’ailleurs avec raison employer, au lieu du rhéostat, des bobines de self-induction, comme on l’a dit plus haut, ou monter les arcs par 3 ou même 4 (avec des charbons 23 volts) sur des transformateurs ou des compensateurs munis de bornes appropriées, suivant un système employé d'abord par les Compagnies Ganz et Hélios.
- Cependant les lampes à arc à électro en simple dérivation présentent quelques avantages sérieux, qui leur conservent des partisans : elles sont plus simples ; elles ne risquent pas d’être brûlées par un courant exagéré ; elles permettent de modifier par un réglage facile l'intensité de régime dans de grandes limites, ce qui n’est pas possible avec les lampes différentielles. Ces dernières introduisent du reste dans le circuit une résistance qui joue le rôle d’un vrai rhéostat, et qui explique, dans une certaine limite, la plus grande stabilité.
- L’étude oscillographiqne des extinctions de l'arc, signalée ci-dessus, montre d’autre part que l'extinction spontanée d'un arc sans résistance additionnelle est un phénomène relativement lent, qui se produit en un temps appréciable de 1 ordre du i/ro de seconde et même davantage, et d'autant plus lent que les charbons employés ont une âme plus riche en matières salines conductrices. On peut donc chercher a maintenir constamment le régime à sa valeur normale, en corrigeant les écarts par un mécanisme rapide, qui éloigne assez promptement les charbons des que le courant augmente, et les rapproche au contraire dès qu’il diminue. Cela explique qu’on ail pu construire, comme on le dira plus loin, des lampes marchant avec des résistancos additionnelles très faibles ou même nulles, en leur donnant un mécanisme, non seulement très sensible pour régler le rapprochement lent des charbons, mais encore permettant un mouvement de recul rapide toujours prêt à agir. Ce dispositif amènerait, par suite de l'inertie des pièces en mouvement, des oscillations longues de régime (pompage), si l’on n’amortissait le mécanisme de recul ; cct amortissement est obtenu dans toutes les bonnes lampes modernes par des pompes à air.
- 1,'application du recul rapide a été portée a sapins grande perfection dans la lampe différentielle Yigreux et Brillié et explique sa propriété de marcher sans rhéostat, concurremment avec l’emploi de charbons à âmes salines très conductrices qui présentent une marge de fonctionnement très étendue et abaissent le point de sifflement et la tension nécessaire pour une longueur d’arc
- Construction des lampes à arc. — La lampe à arc présente de sérieuses difficultés de construction, car elle doit être à la fois précise et aussi rustique que possible. Elle est exposée en effet, le plus souvent, dans les grands chantiers et ateliers, les gares, les ports ou voies publiques, à toutes les variations de température et d’humidité, à des condensations de vapeur, à l’oxydation, à la poussière qui encrasse le mécanisme, souvent à des fumées ou vapeurs corrosives. Elle doit pouvoir être mise entre les mains les moins expérimentées et les moins soigneuses et cependant ne donner lieu qu’a de rares dérangements, et les réparations doivent en être faciles et
- Aussi, toutes les lampes de première marque ne sont-elles arrivées à la réputation que grâce à une grande simplicité d’organes, à l’absence de risques de ruptures et à la facilité du démontage- ;
- Aux Etats-Unis ces qualités ont jusqu’ici paru suffisantes. En Europe, on exige, eu outre, une fixité absolue de la lumière grâce à un fonctionnement parfaitement continu du mécanisme, et à une excellente qualité des charbons, et il est peu probable qu’on renonce à ces desiderata. C’est grâce du reste à ces exigences qu’on est arrivé à une grande perfection dans la construction.
- Pendant longtemps les efforts des constructeurs sc sont portés sur les dispositifs sans méca-
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- nisme d’horlogerie ; et c’est à ceux-ci que doivent leur succès les excellentes lampes Brush, Pilsen, Bardon. Brianne, Sautter-IIarlé, etc., pour n’en citer que quelques-unes,
- Cependant, on constate dans les lampes les plus récentes un certain retour aux mouvements d’horlogerie à échappement, à cause sans doute de leur plus grande sensibilité et de leur faible consommation d’énergie. Quant aux mécanismes à moteurs, ils ne sont plus guère employés dans les lampes à courant continu, à cause de la complication du collecteur, si ce n’est pour les grosses lampes des projecteurs, Au.eontraire, sur les courants alternatifs plusieurs constructeurs réalisent d’élégants régulateurs à moteurs asynchrones, réduits dans certaines lampes a de simples disques de cuivre ou d’aluminium embrassés par des électro-aimants do phases diffé-
- On possède du reste aussi de très bonnes lampes à arc à couvants alternatifs à déclenchement ou à frein ; mais il a fallu aux constructeurs d’assez longues recherches pour les mettre au
- Le mécanisme des lampes à courants alternatifs présente en effet une difficulté spéciale. Non seulement la self-inductance réduit l'intensité du courant dans les bobines en dérivation, ce qui rend difficile d’obtenir le même nombre d’ampères-tours avec la même intensité do courant, mais encore cette self-induction varie avec l’enfoncement du noyau où le rapprochement de l’armature, de façon à compenser on grande partie la variation de courant que tend à produire dans la bobine une variation de la tension aux bornes. CetLe variation, dans les tvpes usuels, est ainsi réduite an i/o on an jjio de ce qu’elle devrait être. Il en résulte une diminution de sensibilité qui exige l’emploi de mécanismes plus délicats et a rendu longtemps difficile l’obtention de bonnes lampes à courants alternatifs.
- M. Claude a eu l’idée ingénieuse de corriger cet effet par l'emploi de condensateurs en série annulant la self-induction de la bobine en fil fin, et il a montré qu'il suffisait, sous de faibles voltages, d’un appareil très simple et peu encombrant ; on peut regretter que ce dispositif u’ait pas encore fait l’objet d’applications industrielles.
- Cependant, il convient de remarquer que la grande self-induction a un avantage, c’est de rendre l’impédance à peu près indépendante des variations de température des bobines de réglage en dérivation. Dans les lampes à courant continu réchauffement produit au contraire une variation de résistance du shunt assez notable pour modifier sensiblement le régime de fonctionnement de la lampe. Certains constructeurs tel que Korting et Mathiesen ont supprimé ce défaut par l’addition d'ingénieux compensateurs à dilatation agissant sur l’organe de déclenchement du mécanisme. Malheureusement, ils n’ont pu encore compenser une autre importante variation provenant de la diminution de la résistance des charbons au lnr et à mesure de leur usure ; il en résulte des variations de longueur de l’arc qui dépassent souvent 1 mm.
- Lampes à deux paires de crayons. — Parmi les perfectionnements du mécanisme, il convient enfin de citer la réalisation de bonnes lampes à deux paires de cravons, fonctionnant non plus alternativement, comme les anciens régulateurs de la Compagnie P.-L.-M., mais successivement, de façon à doubler la durée du fonctionnement, ou à réduire le diamètre des charbons pour augmenter le rendement lumineux. On peut signaler, parmi les meilleurs dispositifs de ce genre, les lampes de Crompton-Pochin, Broekie-Pell, qui sont depuis longtemps employées en Angleterre pour l’éclairage public ; la lampe Roumazeilles employée par la Compagnie des Chemins de fer d’Orléans, celle de Korting et Mathiesen en Allemagne, etc. L’auteur a depuis longtemps recommandé ces lampes pour la meilleure utilisation de l’énergie. Elles présentent au point de vue pratique d’autres avantages non moins importants qu’a fait bien ressortir, par exemple, l’expérience de la Compagnie d’Orléans : c’est la réduction de la main-d'œuvre et des déchets de charbon, dont le prix u’est pas négligeable dans une installation qui produit elle-même son énergie électrique. Enfin, ces lampes, mises en série, donnent une solution assez simple du problème île l’échange «les lampes à arc sur les réseaux où Ton change la tension de 110 volts en 220 volts.
- Groupement des lampes à arc. — L’emploi des arcs isolés, considéré autrefois comme une nécessité, n’est plus aujourd’hui qu’une exception très rare, qu’on rencontre dans les phares ou
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- 1rs projecteurs ; et enec simple. Dans l’industri 80 volts ; les distribué Uour ces ponts,
- . aliir
- encontre plu
- n dérivation istallations à
- e-t-on maintenant ces appareils i celle-ci «pie dans d’anciennes i u plusieurs ponts de ioo à 120 volts, se trouve aujourd hui en présence de trois systèmes <*oncurrents. L’ancien e le plus répandu, consiste dans l’emploi de deux lampes en série, absorbant chacune environ le tiers du voltage de iro'volts, le dernier tiers étant consommé par une résistance de stabilité ; cette proportion de la résistance au voltage utile remonte à l’emploi, autrefois général, des mécanismes à bobines en dérivation, dont la régulation ne peut s’effectuer que grâce à une chute de tension assez importante dans une résistance ; celle qu’on vient d’indiquer est celle qui rend minima les variations de régime de ces lampes. Les constructeurs se sont efforcés depuis plusieurs années de réduire l’importance de la résistance de stabilité. Ils ont introduit dans ce but l’emploi des lampes différentielles ; grâce à leurs propriétés, la résistance de l’arc reste constante cl les variations de l’intensité lumineuse sont sensiblement indépendantes de la valeur de la résistaricé additionnelle. Aussi peut-011, avec ces lampes, monter le voltage utilisé sans inconvé-
- nient jusqu’à 4° volts pour les
- jusqu’à 45 volts pour les
- de
- Dans ces dernières aimées, deux tendances opposées se sont manifestées :
- Les uns, à la suite de M. Marks, préoccupés de simplifier les installations et d’assurer l’indépendance complète de toutes les lampes, ont abandonné la préoccupation du rendement et préconisé l’emploi de l’arc enfermé à haut voilage fonctionnant directement sur 110 volts. Mais ce système est loin d’éviter toute résistance : on ne peut même pas dire qu’il la réduise sensiblement, puisque la lampe n’absorbe que 80 volts et qu’elle présente déjà par elle-même une assez forte résistance.
- D'autres au contraire, persévérant dans la voie primitive, ont cherche à augmenter l'utilisation' en groupant les lampes, mais par trois en série dont chacune absorbe de 3o à 35 volts.
- Lampes à bas voltage. — Cette idée n’est pas précisément nouvelle ; car, dès 1889, la maison Sautter employait ce dispositifet la maison Schuckert publiait des résultats d'essais à ce sujet avec des lampes Pilscn, Mais ce n’est qu’à partir de 1897, date de l’apparition du système Ilegner (lampe Volta), que la réalisation de cette idée est entrée réellement dans la pratique industrielle, et tous les constructeurs rivalisent aujourd’hui pour le mettre en œuvre.
- Plusieurs dispositions sont préconisées concurremment. Les uns, comme Siemens et Halske et plus récemment Kbrting et Mathiesen, etc., se contentent d’ajouter à des lampes différentielles très bien construites un rhéostat réglable, à touches, à l’aide duquel on intercale pour l’allumage une grande résistance, qu’on réduit progressivement jusqu’à l’annuler même.
- Une fois mises ainsi en marche, les lampes munies de charbons spéciaux continuent de bien fonctionner, mais 011 peut craindre que la mise de l’une d’elles au collage se produise malgré la perfection du mécanisme et donne lieu alors à une augmentation de courant dangereuse.
- Un second dispositif imaginé par M. Ilegner et qui a fait beaucoup de bruit, sous le nom de lampe Volta, a pour but d’éviter ce second inconvénient. Ses lampes différentielles munies de charbons spéciaux, ne présentent encore aucune particularité de mécanisme, mais chaque série de trois est accompagnée d’un rhéostat automatique à quatre touches, dont toutes les sections s’inter-, calent à l'allumage et s’éliminent successivement en marche; la mise en court-circuit d’un des foyers est sans danger et la stabilité est convenablement assurée.
- Enfin, plus récemment, MM. Yigreux et Brillé ont imaginé un mécanisme spécial qui permet de supprimer tout rhéostat fixe ou automatique. Ge régulateur est du système différentiel et a frein; ce qui le caractérise, c’est d’une part que le réglage, rendu indépendant de tout ressort, poids, frottement, etc., est indéréglable et, d’autre part, que le mécanisme peut produire à tout instant un recul très rapide et très considérable. D’après la théorie exposée plus haut, c’est à cette dernière propriété qu’il faut attribuer entièrement le succès obtenu.
- Bien que ces combinaisons aient déjà fait leurs preuves et donné lieu à de nombreuses apph-
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- cations, la discussion est encore ouverte sur leurs mérites respectifs et sur la supériorité qu’elles présentent par rapport au système classique. La base île toute comparaison, c’est le voltage absorbé aux bornes de chaque lampe. Sur le réseau à trois fils, chaque lampe d’une série de trois peut absorber 36 à 3^ volts, mais en pratique ce chiffre se réduit à 35 volts par suite de la résistance du conducteur, tandis qu’il peut atteindre 40 a 45 volts pour les lampes groupées par deux.
- Les avantages des lampes à bas voltage sont l’augmentation du nombre des foyers qui assure une meilleure répartition de la lumière, et, dans une certaine mesure, comme on’le verra plus loin, l’amélioration du rendement lumineux ou l’économie de consommation. Leurs inconvénients sont l’augmentation des frais d’achat et d'entretien, la complication et lu délicatesse du mécanisme, l’emploi de crayons spéciaux et de qualité tout à fait irréprochable.
- Le groupement par trois n’a d’ailleurs de raison d’être que sur de très courtes canalisations dont la résistance est insignifiante. Dans les distributions sur de grands espaces, la résistance de stabilité des groupements par deux, arcs en série étant ordinairement constituée pour la plus grande partie par la résistance même des conducteurs, le groupement par trois ne serait possible qu'a condition d’accroître la section du cuivre et le prix des canalisations d’une façon souvent tout à fait disproportionnée au résultat qu’on peut en attendre ('1.
- L’emploi des lampes à arc de faible voltage ne semble en tout cas avoir de raison d’être que sur les réseaux à 110 volts, a moins qu’on ne le considère comme un procédé pour augmenter le morcellement de la puissance lumineuse entre un plus grand nombre de foyers, résultat qu’on peut atteindre aussi du reste par l'emploi de lampes de plus faible ampérage.
- Mais quand la distribution se fait à des tensions de 220 volts et au-dessus, et surtout quand il s’agit de substituer la tension de 220 volts à celle de 110 sur un réseau existant, comme le font un grand nombre de distributions principalement en Angleterre, la question se présente à un point de vue presque opposé et l’on peut dire que dans ce cas on doit chercher plutôt à diminuer le nombre des foyers sous une tension donnée. C’est de ce dernier problème que les lampes à arc enfermé donnent la solution.
- Véclairage par arcs en série, qui permet des canalisations tri-s économiques, continue à être répandu aux États-Unis où l’on a amélioré le rendement des premières machines spéciales Brush, Thomson-Houston à induit ouvert, destinées à cet usage : on a même créé des types à induit fermé à haute tension fonctionnant sans étincelle, tels que la machine Yvood, etc. Les arcs alternatifs en série alimentés directement ou par des transformateurs-série sont également assez répandus. En Europe au contraire la distribution en série a été presque complètement abandonnée à cause du peu d’indépendance qu’elle procure et des dangers des hautes tensions, O11 ne peut signaler qu’une application nouvelle intéressante : l’éclairage par arcs en série et courants redressés au moyen des transformateurs a courant constant et des redresseurs Ferranti. Cette méthode, employée avec succès pour l’éclairage public dans plusieurs villes anglaises, ayant une station a courants alternatifs, permet d’employer des arcs de meilleur rendement que les arcs alternatifs et des lampes très sensibles, tout en utilisant le courant même de l’usine; mais le courant redressé pulsatoire qu’elle emploie est aussi dangereux que du courant alternatif. Aussi n’a-t-elle pas pénétré sur le continent, où l’on préfère franchement transformer le courant en courant continu par commutatriccs ou employer des arcs alternatifs avec réflecteurs.
- Lampes à arc enfermé. — L'idée d’enfermer l’arc dans un récipient de verre pour réduire l’usure des charbons est des plus anciennes. Déjà Staite l’avait réalisée en 1846 et Yarley et André l’avaient reprise en 1878 et 187p. De 1880 à 1884 surtout, de nombreux chercheurs, en particulier Werdermanu, avaient utilisé la même idée. Encore au Congrès de Chicago en 1893, MM. Marks et Howard exposaient les essais plus scientifiques, mais également infruetenx au point de vue pratique, qu’ils avaient exécutés dans la même voie que leurs devanciers.
- L’insuccès de tous provenait de ce qu’ils voulaient simplement mettre à l’abri de l’air un arc
- («) Cette question a été traitée récemment devant la Société des Électriciens dans une intéressante discussion à laquelle ont pris part MM. Gosselin, Hegner, Aliamet, Bochet, Sartioux, etc. (décembre 1899, janvier 1900).
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- ordinaire. Dans ces conditions le récipient se couvrait rapidement d’une couche opaque de poussière de charbon. C’est en 1894 seulement qu’a paru l’arc enfermé moderne, qui est caractérisé par l’emploi d’un arc très allongé fonctionnant sous un voltage de y5 à 80 volts, double du voltage ordinaire dans une enceint e imparfaitement, close. Des brevets ont été pris pour ce dispositif à peu près simultanément par M. Marks et M. Jandus, mais c’est au premier de ccs deux inventeurs que les cours américaines ont reconnu la priorité. Depuis cette époque, presque, toutes les grandes maisons de construction ont imité plus ou moins servilement leurs dispositifs.
- La lampe Marrks ou Jandus consiste en principe en un arc voltaïque enfermé dans un double globe, dont le second, fermé par un obturateur de forme spéciale (eheck-gas-plug), permet la dilatation de l’air sous l’action de la chaleur dévelopée par Tare et ne permet qu’un échange très faible entre les atmosphères intérieure et extérieure. Le grand globe extérieur fermé par une soupape constitue lui-même une seconde enceinte préservatrice qui se remplit des gaz brûlés dans le petit globe. La combustion des charbons placés dans ces conditions se trouve extrêmement retardée et leur renouvellement 11e sc fait, suivant leur longueur, que toutes les i5o à 200 heures. Les dispositions de l’obturateur et du mécanisme de rapprochement different un peu d’un constructeur à l’autre.
- L’arc obtcuu dans le mélange de gaz peu favorable à la combustion des charbons présente un aspect tout spécial : le charbon positif supérieur est à peine creusé parce que l’arc tourne constamment autour de sou extrémité, le charbon négatif inférieur est presque plan ; leur distance normale est environ 8 mm pour un arc de 80 volts. Le mécanisme de toutes ces lampes est îles plus rudimentaires : il comporte seulement un solénoïde monté en série avec Tare et la résistance qui absorbe le reste du voltage disponible, agissant sur le charbon supérieur par un système de coincement ou d’enelenchemcut des plus simples.
- Le charbon supérieur seul avance en vertu de son poids tandis que le charbon inférieur est fixe; mais l’usure en une heure est si faible (pour le positif et même pour le négatif) que le point lumineux sc déplace peu. Après usure du charbon positif, le charbon négatif est repris pour former charbon positif, tandis qu’on replace un négatif neuf; on ne renouvelle ainsi qu’un seul charbon a chaque opération.
- Les avantages des arcs enfermés sont : l’indépendance des foyers, leur montage en simple dérivation sur 110 volts ou par paire en série sur 220 volts, l’extrême simplicité du mécanisme, l’emploi de crayons de qualité médiocre, la consommation très réduite de charbons, la réduction de la main-d’œuvre (d’après la Brooklyn Edison C°, cette double économie atteindrait fr. par lampe an). Leurs inconvénients, par contre, sont la teinte bleue de la lumière, les variations d’éclat qui ne peuvent être atténuées que par l’emploi d’un petit globe diffuseur absorbant une partie de la lumière; l’encrassement de celui-ci, par suite d’un dépôt ocreux de silice chargée d’un peu d’oxyde de fer (dépôt, qu’on pourrait supprimer) pendant la combustion, et, comme on le verra plus loin, le rendement lumineux médiocre avec de gros charbons.
- Quant à la répartition de la lumière, dont le maximum a lieu vers 1 î>° ou ao° au-dessous de l’horizon au lieu de 45°, il peut être considéré comme un avantage ou on" inconvénient suivant qu’il s’agit d’éclairage en plein air ou dans les intérieurs.
- Les arcs enfermés se sont très vite répandus aux rstaLs-Unis, gniee à leur simplicité et aussi aux moindres exigences du public au sujet de la fixité et du rendement de l’éclairage. En tiviis ans ce système est devenu plus répandu que les lampes à arc ordinaire.
- Aussi a-t-on eu Tidéo d’en faire l’application même aux courants alternatifs et on est arrivé, en effet, à obtenir des arcs de ce genre, suffisamment stables, qui ont permis de réaliser des distributions par ares en dérivation et même en série. Dans certaines villes telles que Hartford on emploie des circuits de 20 h 100 lampes de ce genre, alimentées en série par des transformateurs à courant constant analogues à ceux de Ferrant», signalés plus haut. Malheureusement le rendement de ces arcs ne justifie pas, jusqu’à présent du moins, cette solution, comme on le verra ci-dessous.
- Charbons, —En même temps qu’on perfectionnait le mécanisme des lampes, on a amélioré la
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- fabrication des charbons qu'elles utilisent, et dont la qualité a une si grande influence sur la régularité et, sur le rendement en lumière.
- Le desideratum est de concilier un bas prix de revient avec la production de crayons parfaitement homogènes, ne donnant lieu à aucun à-coup, ayant une longue durée et une résistance aussi faible que possible ('), un point de sifflement très bas et une grande marge de fonctionnement.
- L'ancienne fabrication, à laquelle M. Carré était resté seul fidèle, jusqu'à sa mort, et qui consistait à recuire plusieurs fois les charbons après les avoir trempés dans certains sirops, donnait des produits admirables, mais bien trop chers. On arrive aujourd'hui à des résultats certainement moins bons, mais suffisants pour l'industrie au moyen de charbons cuits une seule fois.
- Certaines maisons ont cependant une seconde qualité plus chère, faite avec des matériaux de choix plus fins et cuits deux fois.
- La base essentielle et dominante des charbons européens est le graphite de cornue à gaz soigneusement trié, séparé à la maiu de la gangue siliceuse (3) et raélaugé avec des proportions variables de noir de fumée, de goudron et de certaines substances chimiques ajoutées pour accroître soit la durée, soit la puissance lumineuse fou n’obtient cil général l’accroissement de l'un de ces facteurs qu’au détriment de L autre). La pâte formée de ces matières, réduite en poudre et purifiée, est, après de nombreux malaxages, filée sous pression et cuite à la plus haute température possible; elle est souvent imprégnée d’acide borique.
- Tous les fabricants européens ajoutent au charbon positif, suivant le dispositif inventé par Siemens frères, une mèche à base de charbon mélangé de silicates ou de borates, qui émettent des vapeurs conductrices favorables à la conductibilité et à la stabilité de l’arc. C’est grâce à la mèche qu’on a pu abaisser le point de sifflement au-dessous de 35 volts et réaliser uu arc stable entre des limites de voltage très espacées ; la mèche est le secret du bon fonctionnement des lampes modernes.
- Grâce à la concurrence des constructeurs et au perfectionnement de l’outillage et des procédés, le prix des charbons u’est guère aujourd’hui que le 1/10 de ce qu’il était il y a dix ans (o,i5 fr. à o,»o fr. par mètre pour des charbons de 12 mm), et comme leur durée a été en même temps doublée, leur prix ne joue plus qu’un rôle assez secondaire duos l’éclairage par arc en comparaison du prix de l’énergie consommée sur les secteurs du continent. Les charbons européens sont d’un usage très répandu aux Etats-Unis ; mais on y fabrique aussi pour la consommation américaine seule des qualités filées ou moulées de charbons inférieurs, à base de pétrole, purifiés par traitement à l’acide, et de noir de fumée. Ces charbons homogènes et très peu conducteurs conviennent bien aux lampes de longue durée à arc long, mais pour les lampes à basse tension on est obligé de les faire très tendres et de les cuivrer. Le cuivrage est abandonné en Europe, sauf quelquefois pour les lampes de projecteurs, car les gouttes de cuivre fondu qui se détachent amènent des extinctions ou des dérangements du régime-
- L’auteur a cherché en vain un bon critérium pour reconnaître la qualité des charbons d’après leurs propriétés physiques, leur structure moléculaire ou leur analyse chimique 11 a constaté seulement que toutes les qualités usuelles présentent des données analogues : densité apparente i,3o à i,35 ; réelle i,5o à i,85; résistance spécifique de 0,0000 à 0.02 ohm-centimètrc, et généralement aux environs de 0,008 à 0,0095, tandis que les anciens charbons Carré descendaient jusqu’à 0,0089 seulement ; la pâte formée de carbone presque pur (98 à 99 p. 100) avec très peu de cendres (0,20 à o,5o p. 100 silice, alumine, oxyde de fer) et d’humidité.
- Les mèches comprennent en général 80 à 80 p. 100 de carbone, 5 il 6 p. roo d’eau et le reste en silicates ou borates. O11 avait espéré beaucoup il y a quelques années, des crayons de charbon graphités, suivant l’ingénieux procédé de MM. Girard et Street, qui réduit énormément
- Ç) If effet fâcheux de la résistance n’est pas do perdre de l’énergie qui serait, consommée sans cela par un rhéostat, mais de faire varier la tension disponible entre les pointes des crayons, comme 011 l’a dît plus haut.
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- la résistance électrique (jusqu'à o,ooU ; mais il a fallu reconnaître que la conductibilité calorifique est aussi accrue d’une manière fâcheuse, et que l’arc perd toute stabilité et se déplace constam-
- En dehors de la résistance électrique, dont on a signalé l’intérêt, le seul moyen de vérifier la qualité d’un échantillon est de le faire brûler, de mesurer l'usure et la production de poussière, de vérifier par des enregistreurs la régularité du régime et de déterminer le rondement photomé-trique comme on le verra ci-dessous.
- Dans les lampes à courants alterna lifs, on emploie généralement deux charbons égaux, tous deux très minéralisés; ce qui a permis d’abaisser beaucoup le voltage nécessaire, comme on l'a vu plus haut. Les fabricants Schiff, Jordan et C‘“ et Siemens frères sont arrivés, les premiers, à l’abaisser au-dessous de a5 volts. Mais les essais de l’auteur et de M. Jigouzo ont montré qu'on peut obtenir des rendements supérieurs en mettant en bas un charbon homogène.
- Pour réduire l’usure du charbon supérieur, on emploie quelquefois avec succès des protecteurs ou économiseurs en matières réfractaires, entourant le charbon supérieur au voisinage dé l’arc; système imaginé d’abord par Ilardtmuth. Il est encore préférable, surtout avec Parc alternatif, d’employer un réflecteur émaillé, dont le centre en matière réfractaire est percé pour le passage du charbon supérieur.
- Utilisation de Varc électrique,. Réflecteurs et globes. — Les accessoires ajoutés aux lampes à arc pour mieux répartir ou diffuser la lumière ont été aussi l’objet de quelques perfectionnements. L’un des plus importants est l’addition du réflecteur dont on vient de parler.
- Ce réflecteur, imagine d’abord par Cbrper, et employé aujourd’hui dans toutes les lampes à arc à courants alternatifs, a permis à celles-ci de lutter avec moins de désavantages contre les lampes h courant continu, et a réalisé à ce point de vue un grand progrès dans l’utilisation des courants alternatifs. Certaines maisons, telles que l'Àilgemeine Elektricitacts Gesellschaft, l'adaptent mémo aux lampes à courant continu pour rejeter tout le flux lumineux vers le bas. L’effet désiré est obtenu avec une perte de lumière (8 à io p. ioo) plus faible qu'avec u’importc quel réflecteur. L’accroissement de l’intensitc moyenne hémisphérique atteint io p. ioo pour le courant continu et près de 5o p. i oo pour l’alternatif. Malheureusement, toute la lumière doit traverser un globe opalin entourant la lampe et subit là une grande absorption : celle-ci atteignait autrefois 5o à 6o p. ioo, mais les progrès dans la fabrication des globes Tout réduite à ifi ou 2j p. ioo. Une autre méthode plus parfaite, qui concilie les exigences d’une grande diflusiou avec la répartition de la lumière la plus favorable, est celle des globes holophunes, imaginés par l’auteur et Psarmi-dald en i8j)3, après d’intéressants essais de ltaflard et de Trotter, et qui depuis cette époque, ont reçu de grands perfectionnements entre les mains de la American liolophane Glass C°, qui les fabrique en grand ; ces globes, à doubles cannelures prismatiques, dirigent la lumière, tout en l’élalant do façon à paraître uniformément brillants.
- D’autres dispositifs ont été imaginés pour cacher à l'œil la vue de l’are et diffuser la lumière par de grandes surfaces (diffuseurs Elster, Hrabovvski, etc.Le plus répandu et leplus intéressant est le dispositif de l’éclairage par le plafond au moyen de lampes à arc renversé, déjà exposé par Jaspar en i88t, puis longtemps délaissé. Depuis quelques années, on en fait un grand usage dans les ateliers, bureaux, salles de dessin, soit avec des lampes à mécanisme placé au-dessous de l’are, ce qui est disgracieux, soit préférablement avec des lampes 'ordinaires à longues tiges; au lieu d’un plafond blanchi, on emploie souvent des toiles tendues au-dessus des lampes ou mieux encore de larges réflecteurs en tôle émaillée attachés au-dessus de celles-ci. Cette dernière solution est la plus élégante et peut-être la plus avantageuse façon d'utiliser l’arc pour l’éclairage inté-
- Les lampes à charbons inclinés et arc. dégagé vers le bas. proposées déjà autrefois par Rapieff. semblaient aujourd’hui abandonnées ; cependant cotte solution vient cl'ètre reprise par M. Bremer, avec une coloration analogue à celle de là lampe Soleil, et peut-être cette, innovation lui vaudra-t-ellc un succès comme celui que retrouvent l’arc enfermé et la lampe à filament de magnésie.
- Phutométrie des lampes à arc. — La définition phntometrique des lampes à arc a donné lieu a
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- bien des confusions, car les auteurs ne considèrent pas moins de quatre intensités differentes : l’iiitensitc horizontale, l’intensité maxima, l’intensité moyenne sphérique et l’intensité hémisphérique, sans compter souvent une inteusité nominale qui n'a rien de commun avec la réalité. L’étude d lin type de lampe n’est complète que si l’on trace la courbe de répartition de la lumière dans un plan méridien. Le dispositif le plus commode pour ce genre de travail est celui du miroir à monté sur un axe, imaginé autrefois par llefner-Alteneck. L’auteur en a étendu l’emploi à l’étude dos globes diffuseurs par l’emploi de très grands miroirs, et M. Wedding et M. Laporte l’ont utilement perfectionné par l’emploi simultané de deux miroirs symétriquement placés; l’appareil du Laboratoire central de Paris, construit d’après ces principes, est un modèle digne d'être imité. Un autre perfectionnement intéressant et utile de cette méthode, appliqué en Amérique, notamment par M. Matthiews, est l’enregistrement des mesures photométriques au moyeu d’uu crayon qui se déplace sur un cylindre enregistreur placé sur le banc photométrique. On lait de cette manière tous les pointés nécessaires eu un temps très court; on fait ensuite a loisir le tracé de la courbe. Mais il suffit de faire la courbe dans certains cas typiques pour connaître grosso modo la loi relative de répartition, et ce tracé laborieux n’a pas de raison d'être pour des mesures de rendement lumineux ou d’intensité moyenne sphérique; il donne d’ailleurs, eu général, une précision tout à fait insuffisante'par suite des variations incessantes de la position de l’arc; pour remédier à ces inconvénients, l’auteur a imaginé, et la Maison Santter-lïarlé a réalisé, sous le nom de lumenmètres, divers appareils répondant aux divers cas de la pratique et qui donnent, en une seule lecture, la mesure du flux lumineux émis dans deux fuseaux opposés de la sphère f1). On obtient ainsi des mesures à la fois rapides et bien concordantes qui offrent infiniment plus dwguvantie que les méthodes usuelles; aussi l’emploi des lumenmètres devrait être prescrit pour toutes les études de rendement, afin qu’elles soient comparables.
- Une autre cause très importante de la difficulté de comparer les résultats de plusieurs expérimentateurs diiférents réside dans l’iiisulfisanee de définition du uégime de l’arc. 11 ne suffit pas en effet, pour qu’un are soit défini, d'indiquer l’intensité du courant et La tension aux bornes de La Janqie; il faut spécifier le diamètre des crayons, la tension entre leurs pointes et, autant que possible. la longueur de l’arc entre celles-ci et le genre de mèche employé.
- 11 serait désirable que, dans tous les pays, les expérimentateurs fussent d’accord pour rédiger ainsi leurs résultats d’essais. On ne saurait trop insister en particulier sur la nécessité de mesurer le voltage non pas aux bornes de la lampe, mais entre les pointes des cravons pour éliminer les chutes de voltage très variables que produit la résistance des erayous. Enfin lu différence des étalons de lumière employés par différents observateurs peut amener aussi de grandes inégalités dans leurs appréciations ; il serait donc utile d’établir un accord sur la teinte, l’étalon employé et l’intensité d'éclairement sous laquelle on opère. Comme l’auteur l'a montré dans son Rapport présenté au Congrès des Electriciens de Genève en i89(i et auquel il renvoie pour plus de détails, la cuve de M. Crovu ou les artifices analogues ne donnent pas du tout une solution de ce problème si complexe de la photométrie hétérocliromc, malheureusement peu connue de la plupart des expérimentateurs.
- Rendement lumineux des lampes à arc. — Comme pour l’intensité lumineuse, il convient, pour éviter les confusions, de spécifier si le rendement est sphérique ou hémisphérique, c'est-à-dire s’il représente le quotient par la consommation en watts du llux lumineux total ou seulement du flux lumineux hémisphérique inférieur.
- La consommation est du reste souvent encore rapportée, suivant l’usage prévalaut, à L’intensité moyenne sphérique ou hémisphérique.
- Il ne faut pas être exclusif dans la considération des valeurs sphérique ou hémisphérique, mais
- O On rappellera à cette occasion que l’adoption par le Congrès de Genève, on 1896, d une unité de flux dite lumen, a permis d'évaluer le flux total ou le flux hémisphérique inferieur des lampes à are sous une forme concrète et pratique. Aussi l’usage s’osl-il introduit, dans les contrats d’éclairage, notamment ceux de la ville de Paris, de spécifier les lampes ù arc par le flux lumineux hémisphérique qu’elles envoient au-dessous de l'horizon.
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- les appliquer rationnellement suivant les cas ; pour l’éclairage clés espaces découverts, la seconde est évidemment la seule intéressante, mais dans les intérieurs munis de plafonds blancs qui diffusent la lumière avec une très faible perte, c'est au contraire le rendement sphérique qui doit inter-
- Le rendement lumineux de l’arc électrique dépend de trois cléments principaux : la force électromotrice disponible entre charbons, la longueur de l’arc et le diamètre des charbons qui influent sur l'enfouissement des cratères et l'occultation des rayons qu'ils émettent. Les deux premiers éléments dépendent directement do la qualité de la mèche et le dernier de la durée d’éclairage désirée, comparée à l’usure des charbons.
- Kn dépit de nombreuses expériences et des travaux de Nakano, Nichols, Schreihage, Voit, Uppenborn, etc., on était jusqu’ici très imparfaitement renseigné sur l’influence do ces divers éléments. L’auteur, en collaboration avec UNI. Jigouzo, a cherché à combler cette lacuue par une étude systématique de l’arc à courant contiuu et de l’arc à courants alternatifs au moyen du lumcnmètre : les résultats nombreux, traduits en courbes, montrent que le rendement est accru par uue réduction du diamètre des crayons, mais suivaut une loi en général moins simple que celle de Schreihage ; qu’il croit avec la tension jusqu’à un certain maximum qui dépend de la densité de courant, puis décroît ensuite.
- Le maximum clans les essais a varié de i o à v.5 lumens ou de o,8 à i bougies (Hefner) moyennes sphériques par watt pour le courant continu et do 5 à 17,;» lumens, on 0,4 à i,4o bougies (Ttefner) sphériques pour le courant alternatif.
- Dans une autre série d’essais, datant aussi de 1896 niais non encore publiés, les mêmes auteurs ont comparé*lcs arcs continu et alternatif dans leurs conditions pratiques d’emploi et ont trouvé, en prenant comme cravons types les crayons Siemens apqiropriés à chaque lampe, les formules suivantes moyennes, en appelant 1 l’intensité moyenne sphérique en bougies Hcfncv, et \V la puissance électrique en watts entre 3oo et i5oo watts :
- Courants alternatifs...............I=o,9lV.
- On peut du reste améliorer ce dernier chiffre en accroissant le voltage. Ces résultats feront l’objet d’une Communication détaillée devant le Congrès. Ils montrent bien l’infériorité des courants alternatifs, déjà signalée par d’autres expérimentateurs, notamment Fleming et Pétavel. L'accroissement du rendement avec la puissance des lampes tient tout d’abord à l'accroissement de l'éclat intrinsèque signalé plus haut et, d'autre part, à l'accroissement de la densité de courant, admise plus grande dans les grandes lampes que dans les petites. Accessoirement ib convient d’ajouter que l’énergie consommée dans le shunt du régulateur a une valeur relative décroissante quand la puissance consommée augmente.
- Des éludes analogues exécutées, d’uu autre coté et par d’antres méthodes, par M. Weddiiig, de 1897 à 1899, sur les arcs à courants alternatifs conduisent à des résultats assez concordants avec les précédents en ce qui concerne l'influence du diamètre et de la longueur de, l'arc. Mais elles ont montré en outre l'influence du diamètre sur la forme de la courbe photomélrique ; la direction d’intensité maxiiua sc relève vers l’horizon, par suite dç 1 épanouissement des parties incandescentes hors des cratères, lorsque la densité du courant augmente ; en même temps, le rapport de l’intensité horizontale à l’intensité niaxima croît d’environ i/o à environ 1/2, ce qui réduit dans une certaine mesure pour l’éclairage des espaces découverts les avantages du meilleur rendement. Le rendement lumineux hémisphérique pratique des lampes usuelles munies de réllecteurs avec leurs charbous normaux et leurs bobines en dérivation croit avec la puissance, très vite au-dessous de 200 watts, puissance au-dessous de laquelle 011 ne devrait jamais descendre, puis plus lentement. D'après les expériences faites avec un réflecteur du type connu, dans les limites usuelles, la puissance lumineuse hémisphérique I' est en fonction linéaire de la puissance électrique W
- Si l’on tient compte de ce que le réflecteur augmente, en général, de 5o p. joo l’intensité
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- moyenne sphérique, on voit que ces chiffres concordent assez bien avec ceux donnés ci-dessus pour l'intensité sphérique.
- En comparant ces résultats à ceux de Voit et de Wcdding pour les lampes à courants continus, on constate que la consommation par bougie Ilefner d’intensité hémisphérique est d’environ i, t watt pour les lampes à courants alternatifs de 200 watts ou les lampes à courants continus de 60 watts, et de 0,68 watt pour les lampes alternatives de i ion watts ou continues de 1 5o watts ; entre ces limites, le rapport des consommations à puissance égale varie de •>. à i,5 environ, c'est-à-dire que le rendement .'hémisphérique) de la lampe à arc varie par rapport à celui de la lampe à courant continu de mémo puissance de 1/2 à 2/2 dans les conditions usuelles d’emploi. Cette différence est, en général, partiellement compensée, il est vrai, par la suppression du rhéostat de stabilité remplacé par une bobine de self-induction: mais elle apparaît tout entière quand on emploie les lanqjes à courant continu par trois en série saus rhéostat.
- En ce qui concerne ces lampes à bas \oltago, elles doivent la plus grande partie de leur succès, comme on l’a dit plus haut, à l’emploi de charbons spéciaux, donnant des régimes très réguliers et qui sont simplement des charbons à mèche minéralisée très conductrice.
- En augmentant la teneur saline de l’âme, ou peut abaisser le voltage autant qu’on vent., niais il semble résulter de nos essais, déjà cités, que c’est généralement au détriment du rondement lumineux. Peut-être les charbons actuels sont-ils meilleurs que n’étaient à cette époque les charbons Siemens 23V ; mais, en tout cas, on peut déclarer fausses a priori certaines mesures invoquées par les partisans de ces lampes et qui conduisent à attribuer à ces arcs des rendements supérieurs à ceux des arcs ordinaires avec crayons de même diamètre de bonne marque.
- En attendant le résultat d’expériences plus précises et plus nombreuses, on se rapprochera sans doute bien davantage de la vérité en pensant, avec M. Gosselin, qu’à faible voltage, l'usure des charbons étant moindre à égale intensité de courant, les nouvelles lampes peuvent employer des crayons de moindre diamètre, qui compensent en partie (d’après notre étude, celle compensation serait insuffisante) la perte de rendement duc aux mèches conductrices. Si l’on'obtient ainsi l’égalité de rendement des lniupes à haut et à lias voltage, l’emploi de ces dernières, qui transforment en lumière mie plus grande fraction de l’énergie empruntée aux réseaux à 110 volts est évidemment avantageux toutes les fois que l’amélioration du rendement obtenue n’est pas rendue illusoire, d une part, par l’accroissement du prix d’achat des lampes et surtout par l’accroissement des sections de canalisations nécessaires.
- L’étude photométrique de l’arc enfermé a été laite également par plusieurs expérimentateurs. Dans ces lampes, alimentées sous une différence de potentiel entre cravons de 70 à 80 volts, les charbons s’usent droit, l’arc se déplace constamment et, dans chaque direction; l’intensité lumineuse varie incessamment, souvent du simple au double, mais le flux lumineux total varie un
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- Le globe diffusant employé pour [uniformiser en absorbe 3o a 4o p. nio (*). Aussi le rendement final est-il médiocre. D’après les essais de l’auteur et de M. E. Jigouzo, en 1891, sur une lampe Marks Je q,o ampères avec charbons de 12 mm (usure 1,60 mm par heure), les consommations seraient de 1,17 watt environ par bougie ou 1 ,(> en tenant compte du rhéostat. Le rendement de l’arc enlermé est environ les 2/3 de celui d’une bonne lampe à arc libre de même puissance ou presque égal à celui de doux lampes de 4,5 ampères à l’air libre montées en série. Ces rapports s'abaissent à o,5o et 0,70 si l’on emploie dans les arcs à l’air libre des crayons Siemens, marque A.
- M. Wedding a trouvé pour la moyenne hémisphérique des consommations moyennes bien plus élevées, 2,90 watts par bougie pour une lampe Jandus de 3 ampères avec crayons de 10mm et 2,81 pour une lampe de 4 ampères avec crayons de t3 mm (moyennes pendant une durée nor-
- (9 Pendant la combustion, il se forme à l’intérieur de ia capsule un dépôt pulvérulent jaune d’ocre, formé d’oxvde de fer et d’alumiue ou de silice, qui réduit un peu l'intensité lumineuse, mais qui heureusement reste au-dessus
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- i 2/3;, ou c
- tnemont), tandis qu'une lampe a arc libre de ni*
- ; 3o p. ioo, ne consomme, rhéostat compris, que i,83 watt ;soit x lampes en série de même puissance totale, a, i watts. MM. E. Gérard et de Bast ême 2,4 à 3 watts par bougie hémisphérique et de 2,9 à 3,y par bougie sphérique
- On voit que l’arc enfermé à courant continu, bien que notablement inférieur à l’arc à l’air libre .* une notable supériorité sur la lampe à incandescence ordinaire, et que ses grands avantages pratiques cités plus haut peuvent le faire préférer dans bien des applications à l’arc à l’air libre : aussi, aux États-Unis, où l’on se préoccupe beaucoup de s d’économiser les charbons qui sont chers relativement à l’énergie, l’arc enfermé a-t-il 1 pris le pas sur l'arc libre.
- Il ne saurait en être de même de l'are enfermé à courants alternatifs, car d’après des essais récents de MM. Matthiews, Thompson et Hilbîsh, son rendement est plus faible que celui des lampes à incandescence ordinaire; la consommation atteint en effet 3 à 4,35 watts par bougie Uefne,r aux bornes de la lampe et 3,7 à 5,8 sur le réseau, au lieu de 2 pour l’are enfermé à courant continu essayé comparativement.
- RENDEMENT LUMINEUX DES LAMPES ELECTRIQUES A INCANDESCENCE A LIT,A MENT DE CARBONE (SYSTÈME PERMETTANT D'ACCROITRE CE RENDEMENT), par M. Gustave W'rrssM.vKx.
- Dans son remarquable Rapport sur les lampes électriques,-mon éminent et excellent nudtro M. Blondel fait justement ressortir quVn pratique, sur les secteurs, ou ne peut < dessous de 3,5 watts par bougie la consommation moyenne d’une lampe à î
- M. Dclahaye, dans la Revue pratique d'Electricité du 20 de Recherches sur les lampes à incandescence électrique quelques renseignements fort intéressants relativement à cette question.
- Lorsqu’il a été question d’installer l’éclairage électrique à la Chambre des députés, 5 Paris, une commission d'électriciens et d’ingénieurs, faisant autorité en la matière, a été chargée de préparer un cahier des charges de l’entreprise. Après de laborieuses études poursuivies'en i8i)4 et 1890, cette commission, composée de MM. Masearl, Potier. Bmigarel, Hospitalier, Michel-Lévy. Monnier et Selig.nann-Lui, a fixé la dépense d’énergie électrique des divers types de lampes destinées h prodiguer la lumière dans les recoins les plus secrets du Palais de nos représentants. Nous avons admis depuis lors, .
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- soit, en prenant les extrêmes, de 3,
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- rance, les auteurs du cahier des charges avaient eu le soin de spécifier que « truite lampe dont le pouvoir élairant par watt serait, inférieur de i5 p. 100 au pouvoir éclairant spécifique, serait refusée a, ce qui ramenait en réalité a 3,5 et 5 watts par bougie les limites pratiques extrêmes de consommation.
- Ce rapport est fort, adroitement tourné, car il donne une idée fort, nette de la situation en matière de lampes à incandescence. Les lahricants annoncent bien des lampes de consommation inférieure à 3,5 watts, mais lorsqu'il s’agit d'une fourniture oflicielle ils réclament une tolérance cle i5 p. ioo sur le pouvoir éclairant par watt, ce qui ramène en réalité, indirectement, toute consommation spécifique intérieure à 3,5 watts.
- Tl ressort de l’examen des chiffres ci-dessus :
- i° Que la consommation moyenne pratique d’une lampe à incandescence ordinaire serait plutôt supérieure à 3,5 watts par bougie décimale ;
- a° Que celle consommation spécifique croît dans des proportions très grandes quand le pouvoir éclairant de la lampe décroît.
- Elle passe, de 3,5 watts à 5 watts lorsqu’on passe de la lamjje de bougies ioo volts, par exemple, à celle de 5 bougies roo volts, ce qui représente l'abaissement énorme de 4° P* 100 environ sur le rendement lumineux.
- On doit déduire de cette seconde remarque que la lampe cle 200 volts, malgré les espérances de quelques-uns, doit être condamnée à priori. Le filament de la lampe de 200 volts/16 bougies n'est, en effet, que la combinaison cle deux filaments ioo volts/8 bougies, et la consommation spécifique de ceux-ci étant comprise entre 4 et 5 watts, on ne peut attendre de la lampe cle 200 volts un rendement lumineux acceptable.
- Des expériences personnelles m’ont permis de constater que sous diverses autres tensions que 100 volts, le rendement lumineux décroissait aussi avec le pouvoir éclairant, de la lampe. Il faut donc conclure que sous une tension quelconque constante, le rendement lumineux décroît avec le pouvoir éclairant.
- Il était rationnel de se demander a quelle cause 011 pouvait attribuer ces variations, et j’ai eu bientôt la conviction qu'elles ne pouvaient être dues qu'à la constance de la tension. Une lampe, forte intensité, de 5o bougies 100 volts, par exemple, dont le rendement est beaucoup meilleur que celui de lampes de 10 bougies, too volts, peut, en effet, être envisagée comme composée cle. 5 éléments représentant chacun le filament d’une lampe de 10 bougies, 20 volts. Or, ayant fait faire des lampes cle 20 volts/10 bougies, j'ai constaté que leur rendement lumineux était effectivement supérieur à celui d’une, lampe de 10 volts/io bougies.
- La nécessité de faire varier la tension m’était par là démontrée et a la suite d'autres et nombreux essais sur des lampes d'intensité lumineuse différente, je suis arrivé à mettre? en évidence cel autre principe, savoir: que pour tirer le maximum de rendement des lampes à incandescence il fallait approprier la tension à ces lampes, selon leur intensité lumineuse respective et non, ainsi qu’on le lait à tort à ce jour, adapter tant bien que mal et tel quel, les lampes sur la tension de distribution.
- L’étude à laquelle je me suis livré dans ce sens, depuis bientôt trois ans, m'a fait étudier tout spécialement les lampes cle très basses tensions et m'a permis, en dehors des considérations ci-dessus, de reconnaître que ces lampes à filaments gros, 20 volts par exemple, étaient bien supérieures aux lampes à filaments fins usitées généralement. On verra plus loin quelles faibles consommations spécifiques 011 peul atteindre avec ces lampes. Elles sont très économiques et ont certaines propriétés qui les font très favorablement apprécier par les intéresses, notamment celles de donner une lumière d’un éclat et d’une blancheur remarquables et aussi une lumière qui se maintient blanche jusqu’à la mort de la lampe.
- Rien des arguments peuvent encore être trouvés en faveur de ces lampes à basses tensions.
- Les filaments gros, dit M. Blondel clans son rapport, grâce ii leur solidité mécanique et à leur revêtement épais de graphite, peuvent supporter une température plus élevée et leur masse fait un volant cle chaleur qui réduit les effets des variations de voltages.
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- M. Blotulcl relate aussi: i°que, d'après le professeur Weber, qui a fait une savante théorie de l'incandescence, la température atteint, dans les lampes à incandescence, de i 5(>5° à i 588° et atteint 4of' p. ion déplus pour les lampes à gros filament. Or, on sait combien croit vite le rendement lumineux avec la température.
- •»y Que l’éclat intrinsèque à température donnée croit avec le diamètre du filament.
- Des différences notables existent encore entre les filaments gros et les filaments fins.
- ( Pour les filaments fins, l’éclat va en diminuant du centre au bord du filament. Pour les gros filaments, au contraire, dont le diamètre dépasse beaucoup l'épaisseur limite de rayonnement du carbone, la diminution de l’éclat ne se produit que très près des bords. »
- Toutes ces propriétés caractéristiques des lampes à gros filaments, ces différences qu’elles présentent comparativement aux lampes ordinaires, propriétés et différences pleinemeut confirmées par l'expérience, portent à conclure que les lampes à gros filaments de basses tensions sont des lampes tout à l'ait spéciales, et qu’il serait désirable qu'une classification soit faite entre ces foutes lampes qui, tout en étant de même essence, présentent des propriétés aussi différentes.
- Par un choix judicieux de l'épaisseur des filaments selon les cas, on peut très certainement obtenir des rendements lumineux incomparablement meilleurs que ceux forcément acceptés aujourd’hui. Mais un tel choix des filaments est rendu impossible par la nature même de nos svstèmes de distribution. On s'est, eu effet, arrêté à la tension de ioo volts pour les besoins de la canalisation et cette tension qui n'a même pas l’avantage de satisfaire actuellement les sociétés exploitantes, puisque celles-ci cherchent il la doubler, a par contre le regrettable désavantage île paralvsev complètement l’amélioration des lampes.
- C'est à la nature de nos svstèmes de distribution actuels que nous devons de ne pouvoir, depuis de si longues années, enregistrer aucun progrès sur le rendement lumineux des hénipes à incandescence à filament de carbone.
- La tension de ioo.volts est une tension critique pour la fabrication des lampes.
- A ioo volts déjà certaines lampes, celles de très faible pouvoir éclairant, sont irréalisables ; à aoo volts ce sont les lampes les plus courantes qui ne peuvent être obtenues convenables.
- Aux tensions inférieures à ioo volts, au contraire, toutes les lampes de tel pouvoir éclairant désirable deviennent faciles à établir, et je liens à votre disposition, comme preuves, des lampes de deux bougies et une bougie même, qui peuvent l’emporter connue rendement lumineux sur celles de seize bougies.
- Me basant sur toutes ees considérations que je viens de parler, j’ai remarqué, ainsi que le signale M. Blondel, j’ajoute avec sa savante et précieuse collaboration, un système nouveau de distribution et d’utilisation des courants électriques pour l’éclairage qui me parait concilier les desiderata de sens opposés des secteurs et des consommateurs.
- .l'ai obtenu déjà les meilleurs résultats et le succès que j’obtiens auprès du public a l’Exposition m’augure quelques importantes et intéressantes applications pour cet hiver, c’est-à-dire l’entrée très prochaine dans le domaine de l’exploitation.
- Ce système extrêmement simple d’application consiste à placer chez le consommateur entre chaque groupe de lampes et l’interrupteur qui le commande un tout petit transformateur à circuit magnétique fermé qui abaisse la tension du courant distribué au degré voulu pour ce groupe de lampes. L’interrupteur est sur le primaire du transformateur de telle sorte que le transformateur fonctionne automatiquement avec la lampe, ne travaille jamais à vide et toujours à pleine charge. Le rendement de ces petits transformateurs varie de 85 p. ioo pour le type d’une seule lampe à gO p. roo pour un groupe de cinq lampes, le rendement moyen de la transformation pour une installation complète peut être évalué en raison des divers groupages de lampes à 92 a g;ï p. 100. .
- Ces petits transformateurs sont d’un volume tellement réduit qu’ils peuvent être dissimulés avec la plus grande facilité, suit sous le pied d’une lampe de bureau, soit dans le pavillon d’un lustre ou sur tout emplacement quelconque d’un mur. Leur prix de revient est si minime, qu’ils peuvent être distribués à profusion dans l’installation la plus modeste.
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- Les lampes que j’emploie sont du type de 20 volts et au-dessous. Elles sont de toutes les intensités lumineuses, depuis une bougie jusqu’à plusieurs centaines de bougies.
- Mon excellent maître, M. Blondel, a probablement cru, en raison de certains résultats obtenus tout récemment., hors ma présence, sur quelques-unes de meslampes, devoir être réservé dans son rapport quant aux chiffres de consommation et de baisse de lumière de mes lampes. Les chiffres qu’il indique ne peuvent se rapporter qu’à des types anciens de ces lampes. Celles que j'applique depuis plusieurs mois déjà accusent des rendements bien supérieurs tà ceux ainsi
- Mes derniers résultats obtenus ont été pour une lampe de 22/16 bougies les suivants :
- Soit une consommation spécifique de 1,79 watt à 2,07 watts transformation comprise de zéro ii deux cents heures de durée avec une baisse de lumière de 6 p. 100 après cent heures et i5 p. 100 après deux cents heures.
- Tl me serait facile d'indiquer quantité d’autres résultats se rapprochant de ceux-ci. Ceux que je viens d’indiquer ont l’avantage de se rapporter à une lampe qui fonctionne encore actuellement sur le Secteur de la rive gauche de l’Exposition et qui peut être vérifiée par les intéressés dans
- Ainsi qu’on peut en juger pur ces quelques chiffres cités à titre d’exemple, le système que j’ai imagiué, en collaboration de M. Blondel, permet d'accroître considérablement le rendement lumineuse pratique des lampes à incandescence.
- La consommation spécifique des lampes de très basses tensions dont il permet l’emploi est en effet environ moitié moindre que celle des lampes à filaments fins.
- 11 convient de faire remarquer que l’application de ce système 11e nécessite aucun changement dans les canalisations intérieures, que les lampes qu’il comporte coûtent sensiblement le même prix que les lampes ordinaires.
- J’ajoute que sur les lampes ordinaires fonctionnant sur le secteur j’ai constaté que celles-ci devaient être changées toutes les 3oo heures à 4<>o heures au maximum. Ces lampes, en raison de la finesse de leurs filaments, sont, en effet, très sensibles aux fluctuations du courant, et comme ces fluctuations atteignent jusqu’à lu p. 100 et au delà, la baisse de lumière que l’on constate après 3oo heures est au moins de 10 p. 100.
- Les valeurs relatives pratiques des consommations totales atteintes par exemple pour une lampe de 16 bougies après 4°° heures de fonctionnement, peuvent être évaluées comme
- Pour une lampe de 100 volts, 16 bougies, à raison de 3,5 watts par bougie et à o fi*. 10 l’hec-to watt-heure.
- Total....................... -22,90
- Pour une lampe de 22 volts, iG bougies, Iruiisforuiulum comprise :
- 28,8 x î X o,to . . Prix de deux lampes.
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- Oa économise 'donc par mon système, renouvellement de 'lampes et- transformateur compris, io,38 fr sur 22,90 fr, soit 45 p, • 100 environ. Cette économie.peut être augmentée un peu en se contentant par exemple d'une, durée moindre pou r la lampe et en la faisant, marcher à un régime plus économique encore, c'est ce qui m’a fait annoncer à l’Exposition 5o p. 100 d’économie sur les systèmes d’éclairage électrique existants.
- D’autres graudes applications non moins inijmrt.ant.es sont aussi possibles avec ce svs-
- T1 olire notamment pour la canalisation à 200 volts au lieu de 100 une solution inattendue. 11 permet en effet d’amener le courant chez l'abonné sous cctlc tension douille de la tension ordinaire, en évitant la lampe de 200 volts et en procurant au contraire à l’abonne l’avantage d’une économie considérable de consommation.
- Enfin, ce système crée à l’éclairage même un essor tout nouveau en permettant, par l’emploi des lampes de 2 et 1 bougie, la diffusion pratique de la lumière électrique cl des effets décoratifs des plus variés irréalisables par les procédés ordinaires.
- Conclusioxs. — S’il n’a pu être réalisé à ce jour aucun progrès relativement au rendement lumineux des lampes à incandescence à filament de carbone, cela 11c lient uniquement qu’à la ualure de nos systèmes de distribution d’énergie.
- Pour accroître le rendement lumineux, la tension doit être abaissée bien au-dessous de îoo volts (de façon à permettre l’emploi de lampes à gros filaments) et être appropriée au pouvoir éclairant respectif des lampes.
- Mais ces conditions essentielles dont dépend le rendement sont en opposition absolue avec celles exigées par les besoins delà canalisation. 11 conviendrait donc d’appliquer mon système nouveau qui rendrait — si je puis m’exprimer ainsi — les lampes indépendantes de la canalisation. Avec un tel système, on pourrait à la lois abaisser ad libitum la tension pour les lampes et rehausser la tension dans les câbles. Un système de ce genre est celui que j'ai imaginé en collaboration de mon éminent maître M. Blondel et que j’ai décrit plus haut. 11 est conçu dans une voie nouvelle, donne des résultats pratiques très importants, est déjà favorablement agréé par le public et mérite à ce titre d’ètre pris en sérieuse considération.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHMQUES
- ACADEMIE-: DES SCIENCES
- Séance du 6 août 1900.
- Sur les points d’ébullition du zinc et du calcium, per Daniel Berthelot. Comptes rendus, 1. CXXX1, p. 380-382.
- Ces points d'ébullition étant souvent utilisés en • pvrniuétrie électrique, il nous parait utile d’indiquer les valeurs obtenues par l’auteur au moveu de sa méthode intei'fércntiellc de mesure des températures. Ce sont :
- Pour le zinc : g24°, 913“, 914° et 9a»0 avec un échantillon et 927 avec un autre échantillon ; la niovenne de ces cinq déterminations est de 9200.
- Pour le cadmium : 778°, moyenne de tro’s expériences concordantes dont les résultats différeraient entre eux de moins de 8°.
- Le Gérant : C. y AUD
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- Tome XXIV.
- Samedi S Septembre 1900.
- 7» Année. — N» 36
- L’Éclairage Électrique
- BEVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au College de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences do Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin,
- RÉSISTANCE DES TRAINS A L\ TRACTION «
- III. — EXPÉRIENCES DE M. MAC-MAIION SUR LES LOCOMOTIVES ÉLECTRIQUES (t)
- Les expériences» de M. Mac-Mahon, qui sonL certainement les plus complètes, les plus intéressantes qui aient été faites sur la matière pondant ces derniers temps. Malheureusement, ces expériences très nettes, et d’une très grande valeur en cUcs-mômes, n’ont pas une portée aussi générale qu'il eût été désirable. M. Mac-Mahon a eilèctué ses expériences sur les locomotives du South London and Oitv Itailway ir) : il a déterminé la nature des pertes diverses constatées dans la locomotive, au démarrage ou en vitesse. La résistance totale -à la traction offerte par le train a aussi fait l’objet d’une étude complète ; malheureusement le train circulait en tunnel, et épousait de très près les contours de la Voûte. La résistance de l’air jouait donc un rôle tout particulier, dans ces expériences : celles-ci ne pourront donc nous apprendre que peu de chose sur la valeur de la résistance en- parcours libre. M. Mac-Mahon a pe-nl-èlre été moins heureux, dans l’interprétation qu il a donnée de ses expériences, et surtout dans les corrections qu’il, a. cru devoir. apporter à ses résultats, mesure des efforts exercés' par les locomotives, et détermination de l'influence des courants de démarrage, sur l'accélération prise par le, train..
- • Les efforts furent mesurés au d\manomètre H- Trois types d’appareils furent employés : i° mi dynamomètre à chambre d'acier contenant de [Vau en relation avec un manomètre; On attelait ce dynamomètre, d’une parta la locomotive, de l’autre à un. point fixe; aa unappareil
- (1) Voir L'Eclairage Electrique du 21 juillet 1900, p. 97.
- (2) Journal of the Institution of Electrical Engineers, vol. XXVIII, nu i/ji. -\ mai 1899.
- (3) Voir la description de ces locomotives dans Journal of the Institution vf Electrical Engineers, loc. cit. ' Noir Journal of the Institution of Electrical Engineers.
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- déformé plus ramassée qu'on installait sur la barre d'attelage d'une voiture de remorque 3° un dynamomètre de forme à pou près identique, qu'on disposait sur la barre d'attelage de la locomotive. Le premier dynamomètre, muni de cuir embouti, ne convenait guère qu’aux pressions très élevées, par suite de l'énorme frie lion développée dans l'appareil. Les deux autres étaient employés pour les pressions plus basses : chacun de ces appareils a été soigneusement étalonné, par l’observation simultanée des pressions au manomètre et de l’effort effectif de traction exercé.
- Le train comprenait, outre la locomotive, d’un poids moyen de 12 tonnes, trois voitures pesant en charge et ensemble 21,5 tonnes. Le poids total du train était donc de 33,a tonnes.
- M. Mac-Mahon divisait la durée du parcours compris entre deux gares en deux périodes : celle de démarrage et celle de marche normale : celle-ci comprise depuis l’instant où le train avait acquis sa vitesse, jusqu’au moment de la rupture du courant et du serrage des freins. La locomotive démaïu’ail sous des courants de 100, 120, i!\ibo, 180 ampères maintenus üxes jusqu'à ce que la force conlre-électromotriee du moteur fit décroître l’intensité. On peut remarquer à ce propos que la plus haute valeur instantanée du courant ne correspond pas au démarrage le plus bref, car la brusque élévation de la force eontre-électromolrice du moteur empêche le maintien de la fixité ilu courant jusqu’à l’obtention de la vitesse normale.
- Signalons en passant que [tour des sections de la ligne, en palier, de 780 à 800 iu, une moitié à peu près de l’énergie dépensée était consommée .dans le démarrage; et cela, quelque fut le courant fixe sous lequel on s’astreignait à démarrer. Le tableau I, emprunté au travail de M. Mac-Mabon, nous donne les résultats obtenus dans la section Borough à ElephanL-and-Castle ainsi (pie dans la section Elephant-and-Gastlc à Kennington. Les courbes de la figure 3 nous montrent les effets divers obtenus sur celte (feraière section avec des courants de démarrage différents.
- Tableau TT
- Kilomètres 2>ar heure a
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- des moteurs engrenages.
- Peiites dans les locomotives. Les anomalies rencontrées dans les effets dûs aux courants de démarrage ont amené M. Mac-Mahon a chercher à dissocier le plus nettement possible les pertes d'énergie dont les locomotives sont le siège, et les différentes valeurs îles efforts exercés par ces machines soit à la barre d'attelage, soit à l’essieu moteur. Les valeurs do ces éléments, trouvées pour une locomotive en marche, sont tout à fait différentes de (“elles relatives à un moteur fixe. Les locomotives étant équipées sans réduction, nous n’aurons pas à tenir compte do frolLemenls spéciaux
- En réalité, l’effort total exercé à la jante des roues, en marebe, se décompose en trois parties : i° effort nécessaire à la remorque des voitures du train; a" effort nécessaire à la remorque de la locomotive elle-même, considérée comme poids mort; 3° perles dans le régulateur de la locomotive, pertes provenant de la résistance de l’air, etc., et qui, en toute justice, doivent être réparties sur l’ensemble du train quand on calcule les efforts nécessaires par tonne. Contentons-nous de disfinguer pour l'instant, avec M. Mac-Mahon l’effort à la jante des roues, et l'effort horizontal à la barre d’attelage, égal au précédent diminué des efforts nécessaires à vaincre les résistances données sous les numéros i el 3.
- L’expérience montre que l'effort de traction effectif, exercé à la barre d’attelage, n’est guère au démarrage, que les o,-3 de l’effort de traction horizontale développé à la jante de la roue. M. Mac-Mahon a d’abord mesuré au frein de Prony, suivant le mode ordinaire, les efforts exercés par le moteur, avec le poids de l'armature et des roues reposant, sur les coussinets. Des quatre courbes représentées en traits pleins sur la figure 4< la courbe A donne les résultats de ces essais an frein. B figure les résultats de la mesure, au dynamomètre, des efforts de traction exercés entre un point fixe el la barre d’attelage.
- Un courant de 5o ampères était nécessaire pour obtenir le démarrage de la locomotive seule, après désacconple-menl. T.a courbe C a été obtenue en essayant le moteur au frein de Prony, mais de manière à tic laisser effectuer à l’armature que la faible portion de tour correspondant, à l’élongation du ressort de la balance (fig. 5;.M. Mac Mahon. pensait ainsi réaliser des conditions analogues à celles du repos. La courbe 1.) représente enfin l’effort donné par la courbe C diminuée de la perle complémentaire due au poids des électro-aimants inducteurs reposant sur les coussinets : le moteur avait été, dans ce dernier cas encore, essayé au frein de Prony, mais il avait élé maintenu vertical, suivant le mode représenté ligure 6.
- Pour une intensité de i.k> ampères, on constate, d’après la figure 4, une différence cuire les courbes A el C de 54Aoo kg; de même.on remarque entre les ordonnées' de A el de R. c'est-à-dire entre les efforts de traction mesurés à la jante de la roue et à la barre d'attelage, une différence de 320 le g en faveur des premières. Cette différence est attribuable au frottement des coussinets, beaucoup pins grand au démarrage qu’en cours de marche.
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- L’effort de traction à la barre d'attelage n’est donc au démarrage qu’une faible fraction de l'effort total exercé à la jante de la roue. Si l’effort de traction à la barre d’attelage n’était pas, pour une môme valeur du courant, plus grand en cours de marche qu’au démarrage, comme il est facile de le voir, cet effort serait en général insuffisant pour vaincre le seul effet de la pesanteur sur une section donnée de la ligne. En réalité l’effort exercé en vitesse peut être beaucoup plus grand qu’au démarrage. Ces résultats sont assez en désaccord avec les hypothèses faites en général pour rétablissement des formules donnant la résistance dos trains.
- Les procédés employés par AL Mac-Mahon ne sont pas à l’abri de toute critique. U a comparé l’effort de traction obtenu à la barre d’attelage, au moyen d’un dynamomètre, à
- l’effort de traction mesuré au frein de Pronv : entre ces deux valeurs, il y a une différence de 3o ou 4° P- ioo que M. Mac-Mahon appelle des perles : il ne semble pas que ce terme
- M. Mac-Mahon essaie le moteur avec le poids des électro-aimants reposant sur les coussinets, et il croit pouvoir tenir compte, par une seule hypothèse de proportionnalité, du poids delà locomotive entière, celle-ci étant supposée marcher dans des conditions normales : M. Mac-Mahon explique ainsi la différence entre les valeurs qu'il a observées, dans le cas d’expériences purement statiques, et celles obtenues avec une locomotive remorquant une forte charge, et exerçant par suite un effort de traction effectif à la barre d’attelage, reliée d’autre part à un point fixe et à une balance à ressort. Cette explication ne paraît pas satisfaisante. Il semble que M. Mac Mahon mesure réellement l’effort statique effectif exercé par le moteur, et en outre, que ce qu'il observe par la lecture de la balance à ressort, il l'a déjà obtenu comme résistance extérieure à la rotation du moteur, sous forme de pressions exercées sur l’essieu et par suite, de résistance de frottement.
- La méthode de mesure au dynamomètre adoptée par M. Mac-Mahon prêterait de meme le flanc à bien des critiques, mais l’expérimentateur anglais a su, par une admirable persévérance, en tirer des résultats très acceptables.
- A propos des expériences précédentes, M. Mac-Mahon semble trouver étrange que la différence entre les efforts de traction à la jante de la roue, et à la barre d'attelage, ne soit pas proportionnelle au poids de la locomotive ou à quelque facteur où figurerait ce poids.
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- Cette différence est seulement proportionnelle à l'effort de traction total comme on s'en convainc en divisant celui-ci par le chiffre de la perte. On trouve sensiblement une constante. Ce fait n’a, croyons-nous, rien d'étoniuuil. La puissance disparue, ou la perle, sert, il est vrai, à remorquer la locomotive, mais aussi à vaincre les résistances générales entraînées par la marche du train (pertes ohmiques, résistance de l'air, etc...)
- Les essais ultérieurs, tentés par M. Mac-Mahon, pour analyser plus complètement’j.la nature des perles, ne furent pas couronnés de succès. On put cependant constater un phénomène curieux (et l'emploi du dynamomètre en était peut-être bien la cause) : la locomotive mettait un temps très appréciable pour s'ébranler.
- Aucun effort de traction n’était perceptible au dynamomètre, monté, sur la barre d’attelage de la locomotive, pendant les deux ou trois secondes qui suivaient la fermeture du courant. De plus, en cours de démarrage, le manomètre donnait des indications variant absolument dans toute l’échelle : le courant restait pourtant absolument stationnaire. En palier et en pente, notamment, l’effort semblait se transmettre de la locomotive au train par une série de secousses. En rampe, l’effort exercé paraissait beaucoup plus régulier.
- Mesure he j/eui-out de traction en cours de marche.— On peut voir d’après la figure 7 que la courbe de l’effort de traction mesuré au dynamomètre en cours de marche possède très sensiblement la même forme que celle du courant. Les courbes 8 et 9 représentent une autre série de mesures, également faites au dynamomètre ; ces courbes sont très intéressantes : elles suffisent à nous donner l’effort de traction en fonction du courant. En réalité, les lignes ne sont pas on palier, et l’effet de la gravité s’introduit dans les valeurs trouvées. Connaissant le profil en long do la ligne, nous pouvons corriger l’effort de traction effectif, mesuré à la barre d'attelage, de la partie, positive ou négative, due à la gravité. O11 connaîtrait de même force la fraction de l'effort, soit positive, soit négative, due
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- à l’accélération en multipliant la valeur de l’accélération tirée de la courbe des vitesses, par la masse de la locomotive.
- En parlant de ces courbes, on peut obtenir les pertes dont la locomotive est le siège, l’efTort de traction exercé à la barre d’attelage, en démarrage et en cours de route, aussi bien que l’effort de traction par tonne de train en palier, en comprenant dans cette valeur la résisLance de l’air.
- Les tableaux suivants résument les résultats obtenus, relativement à la section du par-
- T.
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- cours Eléphant and Gastlc-Kennington. Les courbes des figures io et n, nous donnent de même les vitesses et les efforts do traction en fonction du temps employé.
- Le mode de calcul adopté par M. Mac-Mahon ne semble cependant pas exact. L’effort de traction a été mesuré «à la barre d’attelage. On a vu comment était obtenu l’effort dit à la gravité; de même pour l’elfort complémentaire entraîné par l'accélération. M. Mac-Mahon ajoute : « comme cette dernière force n’apparaît pas à la barre d’attelage, mais est donnée à la jante de la roue, il en résulte qu’il faut a jouter cette quantité à l'effort mesuré à la barre d'attelage. » Celle assertion semble inexacte : si la locomotive imprime au train une accélération positive ou négative, l’effort exercé doit se retrouver à la barre d'attelage :Tig. i3 et i j), ce que nous n’y retrouvons pas, c’est seulement l'effort employé par la locomotive pour
- es dans l’hypothèse
- précédente, de même pour les tableaux 111 et IV où les valeurs de l’effort de traction observé à la barre d’attelage sont, corrigées des quantités relatives à la gravité et à l'accélération. Dans les tableaux cités nous devrions (jonc faire subir aux chiffres de M. Mac-Mahon, rapportés dans la colonne « effort de traction à la barre d’attelage à vitesse constante et en palier », la correction d’une partie de l'effort dû à l’accélération et relative au poids du Lrain seul. En effet, l'effort de traction mesuré à la barre d’attelage doit comprendre à chaque instant la fraction de l’elfort total nécessaire pour communiquer une accélération positive ou négative au. train proprement dit. L’effort de traction, à vitesse constante en palier, donné par M. Mac-Mahon, est donc plus élevé que la valeur réelle de cet effort de traction;1).
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- La mesure de l'effort de traction en marche à la barre d’attelage a donné des résultats intéressants- Ils sont résumés dans les courbes des figures 7, 8, 9 et la table V, à propos de de laquelle il convient de faire les mêmes réserves que pour lés précédentes.
- Taulkau V
- 1 0 1 1 \ ^ lll gjfl 1 ! SECTIOX B, LA LIO«
- 43 192,60 ,,e i97,*<> 45 Eléphant a Kcmiington
- 48.6 279 II.lÔO 193.860 40
- 270 409,50 io3,5o 347,82
- 522 477
- 38*,5o 585 436^50
- 219,60 .325 26.3,25 58,95 Konniiigton à Oval'
- 'r,’4 220 36o 55,2i5 280,215 6,75 io5 ;
- 7J 371,22 585 187^60 558,go 4,^
- Remarquons encore que M. Mac-Mahon
- fonction de la vitesse, les efforts de traction t barred’atlelageramenésen palier età vitesse 00 tante (ftg. 12).
- Cette courbe appelle quelques observations. A première vue. la forme en semble très
- 'l'attelage. Mais d'autre part, pour tenir compte de l’influence de la gravité, il a calculé d’une maniéré différente les corrections introduites par cette influence : d a établit une distinction entre la composante de la pesanteur dûe au train proprement dit, et à celle due à la locomotive seule. M. Mac-Mahon a retranché de la valeur trouvée, l'effort de traction, la quantité relative a la gravite du train et de la locomotive. Il a donc introduit des corrections exactes pour tenir compte des effets de la gravité, et inexactes pour éliminer l’iuflueiice de l’accélération. Celle confusion parait due à l’emploi, par l’autour anglais, d une terminologie défectueuse,
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- naturelle ; nous y voyons <jue l'effort de traction h la barre d'attelage augmente avec la vitesse, comme on doit s’y attendre. — Nous constatons de même <{ue l'ordonnée de la courbe des perles dans la locomotive diminue quand la vitesse augmente. C’est encore conforme à ce que nous savons sur le frottement des tourillons, dont l'importance varie, jusqu’à une certaine limite, en sens inverse de la vitesse. M. Mac-Mahon spécifie que ces pertes dans la locomotive renferment non seulement le frottemenL des tourillons sur les coussinets et celui des roues sur les rails, mais aussi la résistance de l'air. Ce dernier élément augmente en même temps que la vitesse, les autres diminuant, dans les mêmes circonstances.
- D'après la figure io, l’ensemble des pertes dans la locomotive doit être considéré Comme diminuant, quand la vitesse augmente, d’une quantité juste égale à l'accroissement de l’elTort de traction à la barre d’attelage. A priori, on ne comprend pas très bien comment la diminution des pertes peut justement équilibrer l’accroissement de ce dernier effort.
- Il semble qu’il y ait là, comme le fait remarquer M. Smith (*), quelque confusion dans la définition de ces divers éléments. Les pertes propres à la locomolive sont absolument de même nature, aux pertes ohmiqnes' et aux frottements des tourillons près, que Jes perles relatives aux voitures d’attelage. Il semble que les frottements des tourillons doivent diminuer quand la vitesse croit et les autres perLes définies par M. Mac-Mahon augmenter, dans le même cas(2).
- Résistance a. la traction par tonne de train. — Cherchons à établir la résistance à la traction offerte par une tonne-train. Nous pouvons dans ce but, partir des courbes y, 8, y certaines corrections sont évidemment nécessaires, surtout dans les démarrages, où la locomotive et la première voiture pouvaient se trouver en rampe, les deux autres voilures éLant encore en palier.
- En parlant des courbes 8, 9, io, u, M. Mac-Mahon a calculé une table donnant l'effort de traction total en palier pour des vitesses variant de o à 16 km par heure. Nous ne donnerons pas eette talde. qui ne fait que présenter sous une autre forme les résultats que avons nous obtenus précédemment. Nous pouvons même faire remarquer à ce propos, que la section de la ligne sur laquelle a porté notre étude n’a pas cto choisie au hasard. En effet, les démarrages sont particulièrement intéressants aux deux stations de Kennington et d’Elcphanl and Castle, en raison des accidents de terrain qu'on remarque presqu’au sortir des gares.
- Revenons à la figure f\. La courbe E a été établie au moyen du tableau TV; elle représente l'effort de traction, exercé eu palier par la locomotive, et 'exprimé en fonetiou du courant. On peut constater l’accroissement des portes dans la locomotive quand le couvant croit.
- Ce fait est du par suite à une valeur plus élevée des frottements intérieurs, ou de ceux
- (') .Tournai oflhe Institution of Eloclrical fingineers, vol. XXVIII, u° 141, a.f mai 1899. (2) Lo problème semble donc avoir été mal posé.
- G —G,.—Al -SK = E = GT + At + SF-r
- G — Gl — Al - E = St\
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- des roues -sur les rails, car la résistance est certainement plus grande pour une vitesse plus forte, cl la valeur la plus haute du courant correspond àl avaleur la plus faible de la vitesse.
- Cette courbe E appelle encore quelques remarques. Aussi longtemps que M. Mac-Mahon se borne dans sa méthode à prendre la moyenne, par rapport au temps, des efforts de traction à la barre d’attelage et des efforts dus à l’accélération diminués ou augmentés de l’effet de la pesanteur, il reste concordant avec Un-mèmc. Mais M. Mac-Mahon a le tort de calculer les efforts ainsi corrigés en établissant une proportionnalité entre l'effort de traction et le courant : or il a été constaté, dans les expériences de M. Mac-Mahon elles-mêmes, qu’à un courant de 4<* ampères correspondait un effort de traction de 4)54 km par tonne, et à un courant de i4o ampères, un effort de traction de 9,54 kg. C’est sans doute dans l'accroissement des pertes an sein de la locomotive qu’il faut chercher la raison de ces divergences.
- Une antre série d’cxpcriences effectuées entre les stations de Kenningfon eld’Oval est résumée dans les courbes des figures n, 16, 1-. La première courbe a été obtenue avec une locomotive remorquant trois attelages, la seconde, dans le cas d’un train de. deux voitures. On déterminait comme précédemment les divers éléments de la marche, courant, vitesse, etc. On lançait la machine à pleine vitesse, et l’on eoupaiL le courant en un point déterminé à l’avance : la machine gravissait alors une rampe légère, sous l'effort de sa vitesse et de la gravité, le train atteignait une vitesse de 20,86 km par heure. Le courant était de nouveau fermé sur la machine.
- Les deux séries d’essais représentés dans les figures i3 et 14 ont donné comme effort de traction par tonne en palier 4>97 kg, dans le cas d’un train de trois voilures, à la vitesse de 25,43o km à 1 heure. L’effort de traction est plus élevé, 5,49 kg par tonne, dans le cas d’un train de deux voitures lancé à la \ilesse de 26,470 km à l’heure. O11 constate donc dans ce cas un léger accroissement de l'effort de traction, dû sans doute à ce que la résistance de l’air est sensiblement la même pour des trains de deux ou de trois voitures tandis que la résistance provenant [du poids à remorquer doit être considérée comme proportionnelle à ce poids.
- La figure 15 représente les résultats d’une autre série d’expériences où le courant fut coupé plus lot, et où la vitesse fut maintenue constante jusqu’à ce que le courant fut
- La courbe (fig. 16} donne les variations de la résistance à la traction par tonne, les tables
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- \’I et VII résument de même les valeurs des efforts de trac lion obtenu es. La première table donne les efforts de traction trouvés jusqu'à une vitesse de ia.8 km : h. les valeurs de res efforts sont déduites de courbes analogues à celles des figures 10, n,; la table VII donne les valeurs des efforts de tractions jusqu’à une vitesse de 3i.5o km. Cette courbe 16 doit être considérée comme donnant l’effort de traction à la barre d'attelage c’est-à-dire i’eftorL destiné à vaincre la résistance des seules voitures de remorque.
- Tableau VI
- Ov-al-Stockvvfiil"
- IV. — CRITIQUES UES EXPÉRIENCES DE M. MAC-MAHON. COMPARAISON" DE SES RÉSULTATS AVEC CEUX DES AUTRES OBSERVATEURS
- Les expériences de M. Mac-Mahon ont été très discutées et ses résultats très critiqués, car ils ne s’accordaient guère avec ceux obtenus jusqu'alors. On peut certes reprocher à M. Mac-Malien une certaine confusion dans l'exposé de ses recherches, et une terminologie lâcheuse, qui prête à équivoque, mais il semble que la plupart des critiques dirigées contre ses recherches sont injustes, et que son travail n’a pas élu lonjonrs pleinement compris.
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- "M. Tàÿlor-a fait, il y a quelques années, une série d’essais sur les memes moteurs de locomotive et suivant une méthode analogue à celle de M. Mac-Mahon : il a obtenu des résultats différant profondément de ce dernier. Les valeurs moyennes des efforts obtenues s’écartent souvent de plus de i5 p. ioo dans les deux cas.
- Nous donnons en figure 17 la courbe construite par M. Taylor, destinée à représenter, en fonction du temps, l'effort de traction calculé pour l'ensemble du train et de la locomotive.
- On voit quelle différence elle présente avec cclld de M. Mac-Mahon, bien que ces deux courbes ne soient pas loul à fait comparables, puisque celle donnée par M. Mac-Mahon n’est
- relative qu'au Irain seul. Ce fait réduit quelque peu l'importance du désaccord constaté en fre ces deux courbes. Remarquons cependant que dans la courbe 17, l’effort de traction initial s’élève à 10,2a kg par tonne et que le minimum de cet effort est de 2,0a kg par tonne. M. Mac-Mahon trouve respectivement pour ces deux valeurs 18 kg et 4,a kg.
- Dans la ligure 17, la courbe ponctuée nous donne l'effort, de traction en fonction du temps, la courbe pleine, cet effort en fonction de la vitesse. VL Taylor a de même construit une courbe représentant l’effort de trac Lion en fonction de distance. 14a valeur de l’effort de traction a été tirée de la moyenne de ces trois courbes. Pour donner une idée de ces divergences profondes existant encore dans les résultats obtenus, rappelons que dans la section Kennington-Oval, M. Taylor trouve pour l'effort de traction la valeur moyenne de 6,5a kg par tonne de train. M. Mac-Mahon a obtenu a,a8 kg pour le même élément
- Nous 11'insisterons pas davantage sur les écarts à signaler entre les chiffres de Vf. Taylor et ceux de M. Mac-Mahon. Rappelons cependant que dans le doute et jusqu’à preuve du contraire, les résultats obtenus par M. Mac-Mahon semblent mériter toute notre confiance. M. Taylor a obtenu des chiffres comprenant l’effort total des moteurs pour les divers courants : il en déduisait les efforts négatifs ou positifs dûs soit à la gravité, soit à l’accélération. M. Taylor ne s’est pas servi du dynamomètre ni d’appareils enregistreurs, se privant ainsi d’un moyen de contrôle précieux.
- Les quelques critiques que soulèvent les travaux de M. Mac-Mahon n’enlèvent rien à l’importance des résultats qu’il a acquis an prix de difficultés sans nombre et grâce à son indomptable patience. Le sujet est encore si complexe, et les modes opératoires si différents dans leurs principes, que les résultats même les pins discordants doivent être critiqués avec réserve. N’oublions pas en effet qu’une foule de circonstances particulières dans chaque cas empêchent l'obtention de résultats comparables. Le type de régulateur, le mode
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- de couplage des moteurs, et surtout le mode de démarrage employés, jouent un rôle capital dans les valeurs trouvées pour l'cfFort de traction dans le cas des tramways et des trains électriques urbains, à arrêts très fréquents. Nous ne pouvons mieux faire en terminant, que de rapprocher des chiffres obtenus par Mac-Mahon, ceux trouvés par M. Siemens, avec la même locomotive travaillant, dans les mêmes conditions (Tableau Vlfl). Le premier
- observateur s'astreignait à démarrer sous un courant maintenu fixe par le jeu des résistances. Le second laissait le courant déchoir naturellement de sa valeur uiaxiiua.
- L. Baubillion.
- CONGRÈS INTERNATIONAI, D'ÉLECTRICITÉ
- Dans le précédent article, nous avons donné une vue d’ensemble des travaux du Congrès: dans celui-ci nous allons examiner quelques-unes des questions qui y ont été traitées. Xous ne nous astreindrons pas à suivre l’ordre, d’ailleurs arbitraire, dans lequel les communications ou rapports ont été présentés aux diverses sections ; nous préférons examiner d’un môme coup celles qui sc rapportent à un même sujet en commençant par les sujets pour lesquels nous avons obtenu les renseignements les plus complets.
- GRANDEURS ET UNITÉS ÉLECTRIQUES
- Parmi les questions soumises à la section I (Méthodes scientifiques d’appareils de mesure) du Congrès, se trouvait celle des grandeurs cL unités électriques.
- M. Uey-Pailhade proposait l’adoption d’un nouveau système d'unités basé sur une unité physique de temps égale à la cent millième partie du jour solaire moyen (2).
- (q Voir l'Éclairage Électrique des 18 et -iS aoûl cl du iBr septembre, p. 27!», 29 \ et 334.
- (•) Les avantages et inconvénients de la décimalisation de l’heure et de la circonférence ont été exposés dans ce journal, par M. Cousu 't. XI. p. 38jj cl par M. H. Por\r:vnÊ (t. XI, p. 5'icp. Voir aussi sur le même sujet :
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- U'American ixstttute of electrical enginkkrs proposait do donnor dos noms aux imités absolues des systèmes électromagnétique et électrostatique et de choisir des préfixes pour les multiples et sous-multiples dceimaux'de ces unités autres que ceux ayant des
- M. Blondel présentait Vn projet de dénominations répondant aux vues de l’American Iristitute of ElecLrical Engineers P).
- M. Hospitalier présentait un projet du même genre ; il indiquait en outre quelques règles permettant de multiplier dans une large mesure le nombre de grandeurs et d'unités à notre disposition sans créer de mots nouveaux (J).
- II. Pkllat (t. XI, p. 1-4), P. iU'îFT (l. XII, p. 3g), ] (l. XII. p. i38).
- (!) Le principe? de ccs propositions a été indiqué a» d'après une nc.Le ôditiorialo de The Electric,d World. Il ;
- -'trique du 8 juillet 1859 (t. XX, p. 3o), • année par l’Atnerirait Tnstitule of Elcc-.................-r, W.-E. Ccycr, G.-A.
- a- Le Congrès international d'électricité qui se tient
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- Sur ces propositions venaient s'en greffer plusieurs autres : adoption officielle des décisions du Congrès de Genève relatives aux grandeurs et unités pliotométriques (*); discussion des notations électrochimiques proposées par le Dr Le Blanc au récent Congrès international do Chimie (*); proposition par M. Ilollard de nouvelles notations éleetroehi-miques, etc.
- On voit que la question des grandeurs d’unités électriques, tout eh ayant perdu de l'ampleur qu'elle avait lors de la réunion du premier Congrès des Electriciens en 1881, risquait fort, par les discussions qu’elle devait nécessairement, soulever, d'absorber tout le temps des sommes de la section i.
- C’est ce que fit justement observer M. Cornu qui, en l'absence de M. Yiolle, présidait la première séance de cette section. Aussi, sur la proposition de M. Hospitalier nommât-on une Commission internationale (3) chargée d’étudier la question el!de présenter un rapport à l’une des séances ultérieures.
- Après de nombreuses discussions, M. Hospitalier, président et rapporteur de la Commission, présentait à la première section du Congrès le rapport suivant :
- Dans ses séances des ai et 22 août 1900, la Commission des unités, nommée par la section 1 du Congrès international d’électricité, a adopté les vœux suivants :
- i° La Commission 11c prendra en considération que les propositions de nature à n’apporter aucune modification aux décisions des Congrès antérieurs (s) ;
- 20 La Commission ne croit pas à la nécessité actuelle de donner des noms à toutes les imités électromagnétiques.
- Cependant, en présence de l’emploi d’appareils pratiques de mesure donnant directement les intensités de champ eu unités C. G. S., la Commission recommande l'attribution du nom de Gauss à cette unité C. G. S.
- La Commission propose d’attribuer à l'unité de flux magnétique, dont, la grandeur sera définie ultérieurement, le nom de Maxwe.ll.
- M. Kcnnellv, au nom de l'American Institute of Eicctrical Engineers, retire les propositions relatives aux préfixés et à la rationalisation des unités électriques et magnétiques.
- Cos vœux furent, discutés dans la séance du vendredi août de la section I.
- Le premier a été adopte à l’unanimité. Celte adoption entraînait le rejet de la proposition de M. Roy-Pailhade, celle-ci avant pour objel de substituer à la seconde sexagésimale adoptée comme unité de temps dans le système C. G. S., la cent, millième partie du jour solaire moyen qui est environ moitié moins grande que la seconde sexagésimale.
- Thuis ce dernier système l'imité de longueur est on effet le quadrant terrestre, c’est-à-dire io ooo ooo m ou io 11 unités
- En ce qui concerne les préfixes, M. üionde] fait observer que la proposition de M. Hospitalier, bien qu’ayant
- (positive ou négative! de l’miité, puissance qu il convient de considérer dans les applications.
- p) J.' Eclairage électrique. I, TIN, p. 3qi et 3G6, 11 août i8yG.
- (2) I:Eclairage électrique, t. XX(V, p. 270, 18 août 1900, Une erreur d’impression qui s’est glissée dans la reproduction des notations proposées par le D1' Le Blanc rend malheureusement incompréhensible une des principales critiques que nous faisons à ce système de notations. Ce n’est pas par K, mais par x (kappa) que M. Le Blanc propose de représenter la conductivité des électrolytes, lettre déjà universellement employée pour représenter la susceptibilité magnétique qu’il faut souvent considérer eu même temps que la conductivité dans l'étude des solutions électrolytiques.
- {a) Cette Commission des Unités était, composée de MM. Ayrton (Grande Bretagn»), i>j; Ciiatki.utj (Russie), Dokn (Allemagne), ni: Fodor (Hongrie), Eric Gérard (Belgique), de lloou Teupjs (Hongrie), Hospitalier (France),
- (4) L'Éclairage. Électrique, t. XXIV, p. 27'», 18 août 1900.
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- Le second vœu, bien qu'écartanl presque entièrement les propositions de l'American Institute, de M. Blondel el de il. Hospitalier, a donné lieu à une vive discussion (').
- A la suite de cette discussion, il. Vielle, président de la section, a mis aux voix la proposition suivante : « La section recommande l'attribution de noms spéciaux aux unités C. G. S. de champ magnétique et de flux magnétique », proposition qui a été adoptée à l'unanimité moins deux voix.
- Ce point acquis, la séance a été suspendue pendant quelques minutes pour permettre aux membres d'échanger leurs vues sur les noms à adopter pour chacune de ces unités. A la reprise de la séance, jM. Yiolie a mis aux voix les deux propositions suivantes :
- « i" La section recommande Vattribution, dm nom de Gauss a l'unité C. G. S. de champ magnétique. La section recommande l'attribution du nom de Maxwell a l'unité C. G. S. de fine magnétique. »
- Ces deux propositions ont été adoptées à l’unanimité moins deux voix. Celle adoption a été ratifiée par les délégués officiels des gouvernements dans leur séance du 24 août, puis par l'ensemble dos sections du Congrès dans la séance de clôture du 20 août.
- On voit que, comme le faisait remarquer M. Mascart, ces propositions sont en contradiction, sinon avec le texte, du moins avec l’esprit des décisions des Congrès antérieurs, puisqu'il avait été implicitement décidé dans ces Congrès que les unités du système pratique recevraient seules des noms de savants illustres, les noms des imités C. C. S. devant recevoir des noms tirés de langues mortes. Tort heureusement elles n'empèclieront pas la « rationalisation » de la nomenclature électrique, car, suivant la voie qui vient d’être ouverte, rien u’empechcra de donner, le jour où l'urgence s’en fera sentir, des noms de savants aux unités électriques C. G. S., les noms tirés du grec ou du latin restant réservés aux unités mécaniques de ce système.
- En comparant le nombre des propositions soumises au Congrès et celui des propositions
- M. Masuart combat l'attribution d'un nom à l'unité C. G. S. de champ magnétique. T,'emploi d’appareils pratiques
- M. Ci. J. vas ue Wkt.t , est partisan d'adopter le nom de .Maxwell pour l'unité du flux magnétique, mais il insiste
- que le Congrès doit se borner à recommander l'emploi de ces nouvelles appellations sans chercher à leur donner une sanction légale.
- d’autre part que l'unité C. G. S. de champ est d’un emploi pratique.
- M. Mascaht fait remarquer qu'il y a ambiguïté sur le mol pratique. I/unité C. G. S. de champ est employée en
- M. HosriTÂi.n-K insiste pour que I on donne des noms à l'unité de champ et à l’unité de flux. Il ne demande pas de décision légale, mais une simple reconimandution de la section.
- M.' Gérard (Ente) <111 qu’il cvoU qu’il y a lieu de décider d'abord que des noms seront donnés aux unités C. G. S. de champ magnétique ci de flux d’induction magnétique.
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- adoptées par loi, certains de nos lecteurs penseront que le Congrès de iqoo ira pas suffisamment suivi la voie ouverte par les Congrès antérieurs, tandis que d'autres (et nous en connaissons beaucoup:, estimeront que la question de l'uniformisation de la nomenclature électrique ne peut aboutir. A notre avis les uns et les autres sont dans l’erreur. Par l’expérience de la direction de ce journal, nous avons pu nous convaincre do Ta nécessité d une uniformisation de la nomenclature, des symboles, des abréviations et des notations. Mais nous croyons aussi que la question n'est pas absolument mûre et qu'il faudra plusieurs années pour habituer les auteurs à adopter peu à peu le-système rationnel ; c’est là le rôle des directeurs de journaux techniques, et à ce point de vue nuire confrère, M. Hospitalier, a rendu de grands services. Nous le seconderons de noire mieux, ses idées nous paraissant très logiques dans leur ensemble. Toutefois nous estimons qu'un Congrès international ue devait pas prendre, sur des détails, des décisions engageant l’avenir. T.e Congrès international d’Electricilé de ipno ne pouvait, doue, nous semble-t-il, adopter des propositions plus larges que celles qu'il a recommandées.
- LES INSTALLATIONS INTÉRIEURES D’ÉC.LATRAOE ET DE PORCE MOTRICE
- Cette question a été l'objet de deux communications faites devant la sous-section IIB (Eclairage Electrique), l'une par M. Slarnoieviteh, l'autre par M. Mornat.
- M. Stanoievitch a développé quelques considérations tendant à démontrer que les compagnies de distribution d'énergie électrique auraient intérêt à développer les Installations intérieures gratuites, les consommateurs en payant seulement la location par une redevance mensuelle. Il cite à l’appui de son opinion les résultats très satisfaisants obtenus par plusieurs compagnies anglaises qui ont adopté ce svstème.
- Dans la discussion qui a suivi la communication, M. F. Meyer, directeur de la Compagnie continentale Edison, a fait remarquer que le système préconisé par M. Stanoievitcli ne peut guère avoir d’inlérôL que pour de petites stations établies dans des villes où il y a peu ou pas d'installateurs; dans une grande ville, il créerait pour l'exploitant une charge trop lourde, et il est alors préférable pour celui-ci de limiter son rôle aux coffrets d'arrivée du courant. M. E. de Fodor, qui a eu l'occasion d’expérimenter le système à Buda-Pesth, est de l’avis de M. Meyer.
- M. Moiinat a, dans une communication qui a éLé imprimée1, et distribuée aux membres de la section (cette communication est reproduite, page A A4 de ce numéro), indiqué les diverses améliorations que l'on devrait, scion lui, apporter aux Installations de lumière et de force motrice dans les théâtres.
- M. Mornat estime que c’est généralement bien à tort que l'on accuse les courts-circuits entre conducteurs électriques d’être la cause des commencements d'incendie qui se déclarent trop souvent dans les Lhéàlres ; il reconnaît toutefois qu'il y aurait lieu de prendre des soins particuliers dans l’établissement des installations et il faiL à ce sujet diverses recommandations.
- M. Dochet a fait au sujet de cette communication les observations suivantes. Le double écrou des plombs fusibles est avantageusement remplacé par des rondelles, genre Belle-ville, préconisées par M. Picou ; la guipure d'amiante offre des inconvénients dans les endroits humides; les connexions entre fils doivent être faites par soudure et non par serre-fils ; les appareils automatiques insuffisamment surveillés sont souvent une cause de danger.
- M. Bochet a l’ait aussi observer que la communication de M, Mornat a la forme d'un-
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- véritable règlement; il y a en cela un inconvénient grave, les prescriptions administratives étant généralement prises dans les comptes rendus des congrès.
- M. Marcel Meyer a demandé que, contrairement à co que propose M. Montât, le mercure ne soit pas prohibé dans la confection des jeux d'orgue de théâtres, l'emploi de ce métal permettant des effets de scènes difficilement réalisables avec les rhéostats à fil métallique.
- LA TRACTION ÉLECTRIQUE
- OuLre le rapport de M. Posi’kj.-\Tna.y sur les Prises de courants pour tramways, qui a été reproduit dans l’avant-dernier numéro de ce journal (wi août, p. 3o6), il a été présenté à ia sous-section TlA : deux communications sur les systèmes de traction à contacts, une sur les voitures automobiles, une sur l’éleelrolyse par les courants de retour des tramways et enfin une sur le halage électrique des baleaux par remorqueurs et automobiles électriques Une sous-section ITC pyant été constituée pendant le Congrès pour étudier et discuter les avantages et inconvénients des systèmes de traction à contacts superficiels, MM. Bôde. Diatto et Yedovelli ont fourni à celle sous-section divers renseignements sur leurs systèmes de traction.
- La communication relative au Halage électrique des bateaux, faite parM. Léon Gérard, est déjà connue de nos leeleurs'par l'article que M. Desombre a consacré à ce sujet et qui a été publié dans un des derniers, numéros de ce journai (r) ; disons donc seulement que cette application de l'électricité lire son principal intérêt de ce que, pour la première fois dans une installation de ce genre, on a fait usage de courants triphasés.
- Les idées de M. Claudk, l’auteur de la communication sur ÏEteclrolysepar les courants de retour des tramways, ont été aussi publiées récemment dans ce journal (*).; nous n'avons par conséquent pas à les rappeler ici.
- Quant aux Systèmes de traction à contacts, décrits et diseuLés devant le Congrès, ils ont été, eux aussi, l'objet d'articles publiés dans ces colonnes (J!, à l'exception toutefois du système Vedovelli qui n’a été (pie mentionné à propos de la description de la ligne du Bois de Boulogne, faite par M. Gosselin à la séance de mars dernier de la Société internationale des Électriciens (*).
- (*) Dksombkiî. Traction électrique parcourants triphasés sur le canal de Bruxelles à Cliarlcroi, Écl. Êlect.,
- I. XXIV, p. 183, 4 août 1900.
- Élect., t, XXIV, p. i.ji, juillet 1900.
- isolant, court le long d'un des rails de lavoie^ëe câble est protégé par une enveloppe formée de deux fers corde contact. Contre la tète de ce clou vient frotter la charrue de prise de courant portée par la voilure et pénétrant dans l’ornière existant entre le rail de roulement et le fourreau protecteur du câblé d’aümenlalioii. Pour plus de détail voir A. Witz, Derniers progrès de la traction électrique, système de prise de courant Rède, Ecl. Élect.,
- Système Diatto. Ce système, appliqué depuis dix-huit mois à Tours et tout récemment sur quelques-unes des nouvelles lignes de pénétration de Paris, est du genre dit magnétique. Le frotteur est aimanté et en passant sur les plots de prise de courant il provoque l'attraction d'un « clou » qui met le plot en communication avec le conducteur d’alimentation. Voir J. Tîlosris. Les tramways do Tours, Écl. Élect., t. XIX, p. 121, 19 avril i8yy.
- Système Dolter. Le principe de ee système est le même que celui du système Diatto ; il est installé sur une ligne d essai située àla Portc-VIaillot et a été tout récemment décrit, t. XXIV,sp. 2if>, 11 août 1900.
- I* 1) Voici comment M. Gosselin expliquait le fonctionnement de ce système (Bull, de ta Soc. int. des Elect., t. XVII, p. 144 et suiv.}.
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- La présentation le ces divers systèmes devant la sous-section IIC, présidée par M. Tu-rettini, de Genève, a donné lieu à une discussion extrêmement intéressante et instructive-
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- Avant d’abandonner les tramways à contacts superficiels, rétablissons la vérité sur un point de l’historique de ces tramways. 11 est généralement admis que l'idée première de ee système de traction remonte à i883, année où elle fut formulée par Ayrton et Perry. C’est
- contacts superficiels. Il conseille d’après scs de M. Dialto de se servir pour les fils de déri-
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- exact en ce qui concerne l’application de la traction électrique sur les voies ferrées des grandes, lignes de chemins de fer. C’est inexact si l’on ne considère que la traction des tramways urbains. Le système Ayrton et Terry qui consiste à alimenter la voiture automobile au moyen d’un troisième rail divisé en tronçons mis automatiquement en communication avec le conducteur d’amenée du courant n’aurait pu en effet être appliqué à la traction urbaine sans modifications importantes; en particulier les sections du rail d’alimentation étant fort longues la voiture ne pouvait couvrir entièrement l’une d’elles et par conséquent la section sur laquelle la voiture se trouvait engagée devenait une source de danger pour les piétons et les chevaux. En réalité il faut aller jusqu’en 1886 pour trouver le premier système à contacts superficiels pour tramways urbains, le système Pollak eL Biswanger; un modèle réduit d'un tramway de ce système a été présenté à cette époque à la Société internationale des Electriciens et dans un article publié dans le numéro du 16 avril 188^ de La Lumière Électrique, M. Rechnicwski en faisait nettement ressortir le poinL nouveau et caractéristique en ces termes : « La voilure couvre toujours los segments qui communiquent avec le conducteur souterrain, de sorle qu'il n’y a ni danger de mise en court-circuit, ni celui de secousses pour les gens et les chevaux traversant, la voie (’]. »
- Dans sa communication sur la Résistance des voitures automotrices à la traction. M. Ernest Gérard, ingénieur en chef aux chemins de fer de l’Etal belge, a fait connaître les résultats que M. L’IIoest a déduits des essais de voitures à accumulateurs effectués depuis quelque temps sur ces chemins de fer principalement en vue de l’étude des moteurs et des appareils de changement de marche.
- Il rappelle d’abord que la formule la plus générale donnant la résistance à la traction d’un train, en kilogrammes par tonne, esL
- r =
- où a. b, c sont des coefficients, v la vitesse en kilomètres à l’heure, m l’inclinaison de la voie en millimètres par mètre, S la surface d’attaque du train, T son poids en tonnes. Lorsqu’il s'agit de trahis remorqués par locomotive et. de vitesses inférieures à Go km : h on peut négliger le terme en c'2 ; ainsi la formule r = i,8o-j-o,o8 c adoptée parles ingénieurs de l’EsL français donne une approximation suffisante.
- D’après les calculs de M. L’IIoest basés sur la connaissance de la puissance absorbée par une automotrice électrique et celle du rendement du moteur, la formule précédente n’est pas applicable aux voitures isolées. Même aux faibles vitesses de 3<> à 4<> km : b la résistance de l’air joue un rôle important et la résistance à la traction d’une automotrice de
- segments. Ce rail était placé à fleur de sol, entre les deux rails de roulement: ehaque tronçon avait une longueur de 3 à 4 m. I! était formé par doux bandes de fer parallèles séparées par un corps non magnétique, du bois pur exemple. La voiture portait un fort aimant ou un éleetroaimuul dont les pôles se trouvaient respectivement au-dessus èt à une faible distance des deux bandes de fer, Celles-ci sc trouvaient ainsi aimantées et elles attiraient une pièce de fer doux dont le mouvement servait à mettre le rail en communication avec le conducteur d'alimentation. Deux balais fixés au châssis de la voiture et glissant sur les deux bandes amenaient le courant au moteur; le retour s'ef-
- premier sont remplacés dans le dernier par une barre de frottement, les balais fixés à la voilure sont remplacés par les pavés de contact ; quand au dispositif de fermeture et de rupture du courant il est, dans les deux systèmes,basé
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- 6,5 m- environ de surface d'attaque est alors exprimée par la formule
- M. le colonel Renard a fait remarquer, dans une des séances ultérieures, que cette formule s'accorde parfaitement avec les résultats d'expériences faites au parc aérostatique de Chalais sur la résistance opposée par l'air au déplacement d'une surface plaue. En effet, si l'on exprime v en mètres par seconde au lieu de l'exprimer en kilomètres à l'heure, le coefficient du terme en vi devient o,54 et l’on a /• T = R = o,54 vl pour la résistance due uniquement à l’air. Or M. Renard a obtenu pour la résistance d'un plan mince de i m2 de surface R'~o,<*85 c*2. En divisant 11 par R' on obtiendra donc la surlace sur laquelle s'exerce la résistance de l’air. On trouve ainsi 6,35 ni2, nombre différant très peu de celui qui exprime la surface de la section transversale de la voiture utilisée dans les essais belges.
- Cette coïncidence des résultats d'essais très différents mais dans lesquels on a fait usage de mesures électriques montre tout le parti que l'on peut tirer de l’électricité dans ce genre de recherches.
- Le colonel Renard a ensuite donné quelques chiffres provenant d’expériences conduites à Chalais et qui font voir l'importance de la forme de l’avant et de l’arrière pour les véhicules rapides sur rails ou sur routes.
- (A suivre.j
- J. Blondin.
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE ET LA l-'ORCE MOTRICE DANS LES THÉÂTRES, par L. Morn.it
- Des causes principales qui peuvent occasionner l’incendie. — Lorsqu’il se produit des incendies dans les théâtres ou concerts, comme il en arrive malheureusement trop souvent, les commissions chargées des enquêtes sur les causes des incendies concluent le plus souvent que le sinistre est dû à un court-circuit.
- Un court-circuit n’est pas si dangereux que l’on pourrait bien le croire, surtout ‘lorsqu’on marche à basse tension, i io volts, comme on marche dans la presque totalité des théâtres.
- Lin court-circuit se produisant sur une ligne occasionne en effet la fusion d’un plomb qui se trouve placé sur un coupe-circuit) cet. appareil, qui est moulé sur porcelaine, marbre ou ardoise, est par cela même incombustible ; il est de plus protégé du toucher par une boite ou couvercle le plus souvent vitré, ce qui permet de vérifier si les plombs sont bien intacts ou si rien d’anormal ne se produit ; en outre il est généralement placé dans un endroit très accessible et par conséquent éloigné de toutes matières inflammables.
- Avec un coupe-circuit de îoo ampères, i io volts, il nous sera facile de faire intentionnellement un court-circuit : le plomb fondra et tombera dans le coffret qui protège le coupe-circuit, mais il ne peut pas occasionner d’incendie.
- Ce n’est donc pas toujours les court-circuits qui sont cause des sinistres ; il faut donc attribuer la cause à d’autres phénomènes.
- Si nous examinons de près l’installation d'un théâtre, nous verrons tout de suite, que ce que l’on attribue aux court-circuits est dù à autre chose.
- Les vices de contact. — Dans l'installation de lumière des théâtres, nous avons des canalisations un peu partout; si par les trépidations ou autres raisons quelconques sur une canalisation desservant une assez grande partie du théâtre, les vis ou boulons d'un des coupe-circuits placés sur celte ligne ou même le coupe-circuit principal se trouvent desserrés, il se produira un mauvais contact qui déterminera un^échauffcment du fil ou câble à un tel point que par conductibilité calorique il enflammera l’enveloppe de caoutchouc qui l’entoure et deviendra un tison pour l’in-
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- Ces mêmes inconvénients pourront aussi être imputés aux épissures : lorsque les deux extré--mités d'un fil ou câble épissées ensemble ne sont pas bien homogènes, nous aurons aussi des. défauts de contacts et d’échaufïenients, etc.
- Il arrive même parfois (et ceci si le défaut n’est pas constaté) que par suite, do réchauffement et du refroidissement successifs du câble, par suite de l'allumage ou de l’extinction des circuits,, le fil finira par £e rompre à l'épissure. Lorsque le courant sera mis sur la ligne il n’y aura point de contact entre les deux extrémités qui seront toujours maintenues sous la même gaine par leur enveloppe commune, ce qui empêche de voir la cassure. Le défaut de contact établit un arc entre les deux extrémités ; cet arc enflamme le caoutchouc, matière très inflammable, et communique le feu à toute la ligne et aux boiseries avoisinantes avec une grande rapidité. Ce qui se produit sur un circuit principal pourra se produire également sur un circuit de dérivation et lorsque ce circuit sc trouvera en moulure le danger sera plus grand.
- De l'installation. — Lorsque les câbles sont dans un endroit humide ou à proximité d’une canalisation d’eau ou de gaz, il se constitue une sorte de pile, soit, un effet d'électrolyse, qui fait déposer sur les câbles des couches de sels rongeurs qui les rongent complètement. Lorsque les câbles commencent à s’attaquer, ils diminuent de section ; et la section n’étant plus suffisante pour l’intensité normale qui doit y passer, il arrive ce qui nous arrive avec les mauvais contacts, c’est-à-dire échauffement et inflammation de l’enveloppe qui fait le foyer de l’incendie.
- Des appareils à lumière. — Vous avons vu que les mauvais contacts et les défauts d’installation pouvaient occasionner des incendies. Nous ne parlerons pas des défauts d'isolement; il en est pour les théâtres comme pour toutes les autres installations électriques, les dangers en sont les memes, sinon plus dangereux à cause des décors.
- Mesures nécessaires. — Les contacts. — Pour obvier à tous les inconvénients, il faudrait n’admettre aucun coupc-circuit interrupteur ou autres appareils supérieurs à 5 ampères, que munis d’un double écrou pour empêcher les trépidations do le desserrer.
- Vérifier très souvent les contacts des coupe-circuits interrupteurs, boîtes de branchement et de jonction et divers appareils employés.
- Faire passer dans ccs appareils, lorsqu'on les vérifie, le maximum de débit et voir s’ils chauffent.
- Installations. — Tous les câbles et principaux fils de dérivation devront être montés sur des isolateurs en porcelaine, marbre ou autre matière isolante et incombustible.
- Les circuits devront être isolés le plus possible du mur et environ à 20 cm de toqte canalisation de gaz et d’eau.
- Employer de préférence dos fils très bien isolés et surtout avec guipure d'amiante. Les épissures devront être soudées; pour les souder, on ne devra, sous aucun prétexte, se servir, pour décaper, de l'esprit de sel, qui ronge le fi 1 et finira par le casser; si l’on doit décaper le fil, on emploiera de la résine dissoute dans de l’alcool à brûler ou alors la bougie.
- On devra de préférence, et lorsque ceci sera possible, employer des boîtes du type « Edison » et pour les petits fils, où l’on ne peut que souder difficilement, des petits pince-fils. Il sera toujours plus facile de vérifier les boites de jonction ou les pince-fils que de vérifier une épissure qui serait recouverte de caoutchouc et toile chatertonnée.
- T,es circuits devront être bien apparents et surtout bien distincts. Les circuits principaux seront tous amenés à un tableau en marbre ou ardoise, placé dans une salle spéciale, dont les gens du service électrique auront seuls l’accès. Cette cabine sera construite de façon à être incombustible (tapissée de carton d’amiante). ,
- Les circuits principaux seront pourvus ;
- i° D’un coupe-circuit à l'un des pôles ;
- 2° D'un coupe-circuit magnétique de maxima à l’autre pôle.
- Le tableau devra être monté de façon à pouvoir vérifier le débit de chaque circuit, au moment où l'on voudra pour cette opération : on aura un ampèremètre apériodique et une fiche que. l’on
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- T. XXIV. — N° 36.
- mettra à volonté sur chaque circuit; ceci n’empêchera pas (l’avoir un ampèremètre pour 1c débit total.
- I.c tableau sera pourvu : i° d’un indicateur de terre ; ?,° d’un parafoudre.
- Les sections seront calculées de façon à ne taire passer que i ampères par millimètre carré de section.
- Les tableaux secondaires seront placés en des endroits accessibles et aussi aérés que possible. Pour l’éclairage de l'intérieur du théâtre on placera les tableaux autant (pie possible à chaque
- A ces tableaux secondaires seront placés des indicateurs d’échaufFemcnt qui correspondront par une sonnerie d'alarme à la cabine du tableau principal.
- Jeux d’orgue. — Pour les jeux d’orgue, partie des plus intéressantes dans un théâtre, il importe surtout d’v apporter un grand soin ; on ne saurait être trop exigeant. La partie électrique comprenant. les jeux de eoinmulaleurs, interrupteurs, résistances, sera surtout à examiner.
- Un soin tout spécial sera apporté au choix des appareils, surtout au point de vue des contacts et du maniement.
- Les résistances liquides seront surtout évincées pour les mauvaises odeurs qu’elles répandent et pour les désagréments du fonctionnement.
- On prendra de préférence des résistances métalliques on fil argentan ; le ferro-nickel sera repoussé par suite du trop grand dégagement de chaleur et de la variation des résistance que cela produit à section égale.
- Les résistances et contacts avec bains de mercure seront aussi repoussés : le mercure se volatilise au contact de l’air, dégage une odeur qui est très malsaine et désagréable ; de plus, lorsque les fils de maillechort trempent dans le mercure, il peut se produire des étincelles et très souvent des projections de mercure, ce qui est très dangereux.
- Le fil de maillechort après avoir trempé un certain laps de temps dans le mercure, finit par diminuer de section et même par se couper complètement, par la raison que le mercure attaque tous les métaux, sauf le fer ; de là, rupture du fil et projection du mercure dont nous parlions plus liant.
- Le ferro-nickel ne sera pas aussi vite rongé.par le mercure, qui a moins de prise sur lui que sur le maillechort, par suite de sa composition; mais il s’oxyde bien plus vite que ce dernier, et alors par suite de l’oxydation nous tomberons dans les mêmes inconvénients.
- I.c maillechort argentan paraîtrait seul pouvoir répondre aux exigences demandées, à la condition toutefois que l’on observe bien les règles des sections, c’est-à-dire de ne pas faire passer plus de trois ampères par millimètre carré de section.
- L’inslallalion des résistances aura besoin d’un grand soin ; on devra v apporter toute son attention pour éviter les contacts à la masse et à la terre et avec une grande surface de refroidissement.
- Un indicateur de terre devra être placé de façon à prévenir aussitôt qu’une terre se produira.
- Avec du soin et de l’entretien, une installation faite de Ja sorte ne présente aucun danger.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION
- Station centrale d'électricité de Nancy.
- La station centrale d'Éclairage de Nancy comprend un groupe électrique fourni par la Compagnie Générale Électrique de Nancy, et
- constitué par deux dynamos multipolaires type D. 3oo qui sont calées sur le iilftme arbre d’une machine componnd tandem de MM. Carets frères de Gand. Ce groupe est représenté en figura; i.
- L’ensemble de l’installation des deux dynamos est représenté par les figures ?. à 5 sur les-
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- barres correspondantes sont réunies par des sou- I mécanique à toute épreuve et de diminuer de dures ; ce système de bobinage a l’avantage moitié le nombre des soudures qui. constituent particulier d’assurer à l’enroulement une rigidité | toujours une partie délicate d’un bobinage. L’en*
- I JL
- -I ! i ^ r ip-
- Fifif-
- a plni
- semble do l’enroulement est maintenu par de fortes frettes en bronze siliceux.
- Du coté du collecteur, la boucle qui réunit les extrémités des conducteurs est prolongée sous
- m groupe électrogène de la station de Nancy..
- forme d'une lame qui vient directement se placer dans une lamelle correspondante du collecteur. Celui-ci est constitué par des lames on cuivre étirées au banc et il est entièrement isolé au
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- mica. 11 est monté par emmanchement conique et il est supporté par nue douille qui est directement fixée sur les bras du croisillon de l’induit, de sorte que l’ensemble de l'induit et du collecteur constitue un tout.
- Le diamètre du collecteur est de i3o cm.
- Les Trotteurs qui sont en charbon sont maintenus par une couronne en fonte supportée elle-tnème par cinq liras fixés sur la couronne de l’in docteur.
- Les connexions reliant les 5 tiges de balais de même polarité sont placées d’un côté de la couronne, les connexions de l'autre pôle se trou-
- vent logées de l’autre côté, cette disposition a l’avantage d’assurer un isolement parfait et évite toute chance de contact entre les dcuxpôles.
- A l’aide de deux attache-cables à serrage conique, le courant est amené à la plaque por-
- tant les bornes, laquelle est fixée sur le bord de la fosse.
- Pour pouvoir déplacer aisément la couronne des porte-balais, celle-ci est reliée à l’inducteur par une tige à double écrou portant un volant pour la manieuvre ; à l’aide de ce volant on déplace aveclaplus grande facilité l’ensemble des balais.
- La distance entre les plans médians des deux dvnamos n’est que i,4 ni et celle entre les barres des induits 70 cm. Ce dernier espace est occupé par le volant dé la machine à vapeur, volant dont la largeur est de cm et le diamètre de 2,60 m. J. R.
- Eléments primaires ou secondaires Jungner à électrolyte de conductibilité invariable. Brevet allemand 110 aro <hi mars 1899. Cenlralblatt fit,- Âccumulatoren unit Elementenkundc, t. I, p. 1 f>r.
- Ernst-W aldemar Jungner breveté des élé-
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- inents dans lesquels l’électrolyte ne varie ni dans sa composition, ni dans sa concentration. Pour atteindre ce but. il est nécessaire que l’électrolyse ne décompose en scs éléments que le solvant, l'eau. L’auteur emploie à cet effet les hydrates dont les radicaux métalliques décomposent l'eau, tels que potasse, soude, etc. Comme matières actives, il prend les métaux dont les combinaisons hvdroxvlées ne peuvent pas exister dans l’électrolyte et se décomposent en oxyde et eau; celles-ci doivent également être insolubles dans l’électrolyte. Les supports les mieux appropriés sont ceux en nickel ou en cuivre dont les oxydes sont insolubles dans les alcalis.
- Un élément peut être ainsi construit : l’électrode positive est un support en nickel empâté de peroxyde ‘d’argent pulvérisé, mélangé d’un ciment ; l’électrode négative est un support en cuivre dans lequel on comprime du cuivre finement divisé. Jais électrodes sont placées dans un récipient en ébouite et séparées par un mince papier d’amiante imprégné de solution alcaline. Le bac est formé par un couvercle muni d’un trou pour l’échappement des gaz, bien que ceux-ci n’apparaissent que dans le cas de surcharge.
- A la décharge, on obtient les réactions suivantes :
- Ag^O2 + 2KOH -(- 2Cu = Ag20 -f- 2C1.OII IGO -j-II20 = jKOII 2C11OH = Cu50 -f- II20.
- La force électromotrîcc correspondante à ce couple est o,93 volt.
- S il reste encore du cuivre, la réduction de Ag20 peut continuer et il se forme
- Xg*0 + aKOH -f aCu = AgJ-q-aKOH -f Cu20
- et la force électromotrice de ce nouveau couple est o,65 à 0,70 volt.
- Par le courant de charge, les réactions ci-dessus sc produisent en sens inverse.
- Avec un élément composé d'oxvde ferreux au négatil et de bioxyde de manganèse au positif, la réaction réversible est
- Fe(0H;* + KOII + Mn(OIl)‘ Fe(OII)s -f KOH + Mn;OH)s
- et l’auteur annonce pour ce couple une énergie spécifique de 4° à 5° watts-heure par kg de
- poids total et une puissance spécifique de 5 à 10 watts par kg de pouls total.
- 11 attribue à ces éléments une résistance intérieure très faible par suite de la couche minee d’électrolvte entre les plaques, une durée très grande par suite de la faible variation de volume des matières actives en charge et en décharge. De plus l’absence d’actions secondaires et d’actions chimiques locales assureraient la conservation de charge à ces accumulateurs qui seraient également insensibles à la température.
- L. J.
- TRACTION ÉLECTRIQUE
- Transpoi'teur électro-automatique Dubs et Laffitte.
- Dans une conférence faite le m mai dernier à la Société scientifique et industrielle de Marseille, M, Hans Dubs, sous-directeur des Tramways de Marseille et M. Léon Laffitte, directeur de la Station centrale d’électricité de l'étang de Rerrc, décrivaient un nouveau svstème de transporteur, de leur invention, destiné à un transport automatique cl à grande vitesse des marchandises et objets légers, des lettres, cartes, etc., en un mot de tout ce qui est actuellement transporté par les soins des administrations postales.
- Ce système comprend : une ligne â double voie en \indue, des véhicules automoteurs circulant sur cette ligne et les appareils commandant le mouvement de ces véhicules,.
- Voie. — Le viaduc (fig. 1 et 2) est formé de trois poutres longitudinales en treillis, assemblées entre elles et soutenues, à 3 m environ au-dessus du sol. par des pylônes. Sur ces poutres sont disposées les traverses sur lesquelles reposent les rails; ceux-ci sont du poids de ioà 12kg par mètre courant et sont écartés de 60 à 70 cm. Les conducteurs de prise de courant des automoteurs sont établis sur isolateurs fixés sur les traverses entre les deux rails de chaque voie ; les feeders d’alimentation sont installes sur le côté des poutres métalliques. L’ensemble de la voie est protégé contre les intempéries par un toit en tôle amovible ; une passerelle de visite, établie sur consoles à la hauteur des voies, longe l’infrastructure métallique sur tout le parcours de la ligne.
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- Vétitcules. — Les véhicules automoteurs sont constitués par des caisses en tôle, munies de deux ou quaLre essieux, portant directement, sans aucun organe de transmission, les moteurs électriques destinés à actionner les véhicules. Les roues ont un diamètre do f>o cm environ, ce qui, à la vitesse de 200 km à l'heure, correspond à une vitesse de rotation des essieux de 2 200 tours : minute.
- Le compartiment central de la caisse, réservé aux colis, a line contenance de 000 dm3.
- Deux autres compartiments, situés l’un à l avant, l’autre à l’arrière du véhicule, sont réservés aux appareils de mise en marche et d’arrêt automatiques.
- La prise de courant se fait par frotteurs ou galets ; ces organes sont en double, à l’avant et à l'arrière.
- La longueur totale d’un véhicule est de 5,5o in à 6 m, le poids total de 1 000 kg au maximum pour une charge utile de 100 kg.
- Afin de réduire la résistance de l’air, consi-
- dérable à ces vitesses élevées, l’avant et l’arrière du véhicule sont munis de coupc-vents parabo-
- Arpaheillage électrique. — Appareil de mise en marche. — L’appareil de mise en marche (lig. 3) est constitué par un régulateur à force c.entriluge R, actionné par l’essieu a au moyen du pignon p et de l'arbre e. La douille de ce régulateur commande le levier l. mobile autour de l’axe fixe /‘d’un rhéostat à touche r, intercalé dans le circuit du moteur. Le régulateur R est ajusté de telle sorte qu’à l'arrêt, le levier du rhéostat se trouve sur la touche 1 ; les spires du rhéostat sont alors toutes intercalées sur le circuit, et aussitôt que le courant électrique arrive de la ligne par les frotteurs K et K/, le moteur M se meL en marche. A mesure que la vitesse augmente, la douille d du régu-
- lateur se déplace sur l’arbre e et fait avancer le levier du rhéostat sur les touches 2, 3, 4, etc., jusqu’à la touche n, correspondant à la mise hors-circuit du rhéostat et à la vitesse normale du mc.teur.
- Au moment où le courant est supprimé sur la ligne, le moteur M cesse de fonctionner, la vitesse du véhicule diminue et le régulateur lt ramène graduellement le levier l jusqu’à la touche 1 du rhéostat ; l’appareil est alors prêt pour un nouveau démarrage.
- Appareil d’arrêt automatique. — L’appareil d’arrêt automatique (fig. 4) sc compose d’un solénoïde ou électroaimanl S, excité en dérivation par le courant de la ligne. L’armature a de cet appareil est équilibrée par un ressort P, et ces deux organes sont attelés sur un levier principal L mobile autour du point fixe fy et
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- commandant les sabots de frein s et s’ au moyen ligne, le 'solénoïde bu ’éleclro S devient maclif. des leviers infermédiairés i et U. Sur le prolori- lé ressort P agit sur le' levier J, et amène le
- gcment du levier L se trouve attelé le piston du cylindre amortisseur réglable p.
- Aussitôt que le courant circule dans la ligne,
- le solénoïde ou électro S se trouve excité, il attire l’armature a, tend le ressort P et, en agissant sur le levier L, débloque les sabots de frein s et a'. L’appareil de mise en marche entrant en fonction simultanément, le véhicule démarre.
- Si le courant vient h être supprimé sur la
- blocage dos sabots de -frein s et V, produisant ainsi l’at-rèt du véhicule. La-vitesse de serrage peut être réglée par le cylindre amortisseur p.
- • A' "-1
- Block-aystème automatique. — La ligne est divisée en sections. La longueur des sections est établie proportionnellement à l'intervalle qui doit séparer deux véhicules marchant dans le même sens.
- L'énergie électrique esL amenée aux frotteurs K K/ des véhicules au moyen d’uu conduc-
- Fig. 5. — Appareil tic block-s\stèine.
- teur fixe continu A' (tig. 5) et d’un conducteur sectionné B,, B2. 13a... 13„, alimenté lui-même par le conducteur fixe A au moyen de connexions passant par les interrupteurs Is, Ja,
- IB,...Tn.
- Un deuxième conducteur sectionné, Ct, C2, C3, CA,... C„ est disposé parallèlement au conducteur B,, B2,... Bn.
- Les interrupteurs I,, Is,... I„ sont commandés par des solénoïde» ou électroaimants s s2. ,sN, ces appareils étant excités par
- des circuits dérivés-C/Z,A, ; C3</3A ;... C,/Zn_,A, ; chaque véhicule porte un troisième frotteur K", en connexion électrique avec le frotteur K', et glissant sur-le conducteur sectionné C,,Câ,...Cn.
- Lorsqu’aucun véhicule ne se trouve sur la ligne, tous les interrupteurs I , I„ sont
- fermés et le conducteur sectionné B, se trouve ainsi en communication avec A. Mais lorsqu'un véhicule sc trouve sur une section, par exemple sur la section fi, il s’établit un courant dérivé par A, I6, B,, Iv K", C, <Z4, sA, c/i,A' qui a pour effet d’ouvrir l’interrupteur I4 par l’action de l électro ,s‘A. La section 4 se trouve donc isolée du circuit, et un véhicule s’engageant dans cette section s’arrêterait immédiatement par l'action de l’appareil d’arrêt automatique..
- Aussitôt que le véhicule Y. sera sorti de la section 5, l’éléclro si cessera d’ôtre excité, l'interrupteur L se fermera et le véhicule se
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- trouvant arrêté sur la section 4i reprendra sa
- Un véhicule, pur exemple Vs, ayant passé parla force vive d’une section active i, sur une section inactive a, où il s’arrêtera, bloquera de même la section r qu’il vient de quitter,l’électro st se trouvant actionne par une dérivation A,
- Ba, Iv'K". A', la résistance ra étant
- calculée de façon à ne laisser passer qu’un courant suffisamment fort pour actionner S,, mais trop faible pour actionner le solénoïde de l’appareil d’arrêt du véhicule V, et son mo-
- Deux véhicules marchant dans le même sens ne pourront donc jamais se suivre avec un intervalle inférieur à celui correspondant à la longueur d’une section; tout risque de tamponnement est par suite évité.
- Le conducteur A peut être commun aux dispositions électriques de lu voie «l’aller et de la voie de retour.
- Les schémas ci-dessus sont établis dans 1 hypothèse d’un courant, continu. En réalité, il est l'ail usage de courants triphasés, les moteurs des véhicules étant du type asynchrone, ce «pii permet d’obtenir une vitesse pratiquement constante, et de supprimer les organes délicats des moteurs à couvant continu, collecteurs et balais. Pour ces courants les dispositions des conducteurs formant le block-systcmc automatique sont analogues, sans grande complication. L’un des trois conducteurs est constitué par les
- Dépense d'énergie. — D’après les calculs des inventeurs, la puissance nécessaire pour faire mouvoir les véhicules avec une vitesse de 25o km : h, serait, en tenant compte de la résistance de l’air, de 45 chevaux environ en palier et de 6o chevaux sur une rampe de 2o mm par mètre ; ils adoptent une moyenne de 5o chevaux. Cette puissance serait fournie par des stations éloignées de 4° à 5o km au plus, la tension aux bornes des moteurs des véhicules ne devant pas dépasser 3oo volts pour la sécurité du serbes inventeurs estiment que, dans ces conditions, l’emploi du système serait très rémunérateur pour le transport rapide des divers objets qui sont transportés parle service des Postes.
- J. R.
- Détermination de la puissance motrice exigée par une automobile, par S.-A. Monte!, ingé-
- Considérons pour un inslaul une automobile parcourant une roule en palier.
- Les lorc-es qui s’opposent à sa marche sont de diverses natures. Quelques-unes, comme le frottement des tourillons et d’autres organes de l’automobile ainsi que le frottement des roues sur le sol, peuvent être considérées comme indépendantes de la vitesse. D’autres, c'est-à-dire la résistance produite par l’air et celle produite par les chocs contre le terrain, sont regardées comme étant proportionnelles au carré de la vitesse. Appelions e la vitesse de l’automobile à l’instant t, fia somme clés forces indépendantes de la vitesse et œn2 la somme des autres forces. La force totale s’opposant à la marche de l'automobile sera par suite exprimée par f~\- 'fe2.
- Si la route est inclinée il faudra aussi considérer une autre force f' qui est la composante parallèle à la route du poids de l'automobile. Quelle que soit la direction de la marche (en rampe ou eu pente' nous ne nous occuperons que des cas où la force résultante
- F = Jr+î,*±/-'. (i)
- .est opposée à la direction du mouvement; c’est-à dire que dans le cas de la marche en pente nous supposerons toujours avoir
- f' <f+ ?
- Cela pose, considérons une automobile se déplaçant a une vitesse V ; si nous lui supprimons sa force motrice, l’automobile, après un certain temps, s’arrêtera. En désignant par yj le poids total de l'automobile, et par g l’accélération due à la gravité terrestre, on aura à chaque instant
- Q)
- où -jA- représente la diminution de vitesse par unité de temps due à la force F.
- Il s'agit de déterminer F.
- De (i) et de (2) on déduit
- (3)
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- '(‘Vi
- 1
- ~ ~Wv.r±n ““ ‘K V7±7 = ‘ + co"8t-
- La constante est déterminée par la condition que pour t =» o on ait v = Y ; on trouve alors pour l’équation.
- Comme d’autre part, après un certain temps t s_: t0, on doit avoir s> = o, l'équation (5; nous donne
- c *g-
- V r=£f'
- vi
- [S)
- Or, il est facile de déterminer par expérience l’intervalle de temps t0 que met la voiture à s’arrêter lorsque, lancée avec une vitesse V, facilement évaluable aussi, la force motrice est brusquement supprimée ; par conséquent, l'égalité précédente nous fournil une relation entre
- f±fK *?
- Supposons pour un instant qu on connaisse* f± f et moutrons comment oti peut en déduire la valeur de f.
- Si nous posons
- JT±f
- •W f±f'~
- = ?. V î
- la relation (6) donne l’équation suivante ' arc tg - - fi# = o
- que l’on résoudra par approximations succes-Pour cela nous écrivons
- En donnant y variera de
- On trouve ainsi la variation de x correspondant à la variation de y. Ici dy est la différence entre la valeur (zéro) que doit avoir l’expression et celle qu elle prend, pour une valeur provisoire donnée à x. Après avoir calculé le dx correspondant, on donne à x la valeur x dx et 011 a une nouvelle valeur dey ; l’on continue jusqu’à ce que l’on ait l’approximation désirée.
- Voyons maintenant comment on peut déterminer f zt. f.
- S’il 11’est question que de vitesses petites ou moyennes, tpe2 est négligeable à coté de f et a fortiori à côté de mais il sc peut que
- cpe2 11e soit pas négligeable à côté de/'—f'. Admettons pour tin instant que »c2 soit négligeable à côté de f rfc f'. Alors l'équation p) se réduit à
- f '!;r I f±r = o-, (7)
- d’où l'on tire
- v = --£-[f±f')t+-c onst.
- En appelant \! la vitesse (pas très grande) de l’automobile à l’instant où on lui supprime la force motrice, nous avons la condition p = Y/ pour t = o. Par conséquent la constante d’intégration est égale à V' et l’on a
- . ,= v -^-(/-±n t (8)
- En exprimant qu’après un certain temps t1 la vitesse de l'automobile devient nulle, on déduit de l’équation (8)
- f±r = px~, (9)
- relation qui permet de déterminer f zîz f'1.
- D’après l’hvpothèsc faite plus haut il est évident que cette détermination sera d’autant plus exacte que l’inclinaisoii de la route sera plus faible. Mais si l'on effectue les essais dans ces conditions, il peut arriver que l’on ne puisse reconnaître au premier coup dans quel sens la route est en rampe ou en pente, et cependant cetteconnaissanceestnéeessaire pour déterminer comme nous allons le voir la valeur de/"et celle de/'. Heureusement l’équation (9) nous fournit un moven de déterminer ce sens. Il suilit pour cela de mesurer le temps l' au bout duquel la voiture lancée dans un sens avec une vitesse V
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- 3t>5
- s’arrête d’elle-même et le temps /' que met la voiture pour s'arrêter lorsqu’elle a été lancée en sens contraire avec une vitesse VJ. On a alors
- et suivant que ~ sera plus grand ou plus petit
- V
- <Iue ~jt .
- / ± f sera supérieur ou inférieur à f qz /, ce qui donne le signe de f' et par conséquent le sens de la pente.
- Ce sens étant connu, il est facile de déterminer séparément/ et ». En effet, luisons successivement deux essais dans le sens de la rampe, T un eu supprimant la lorce motrice lorsque la voiture a une grande vitesse Y, l'autre lorsque la voiture a une faible vitesse Y,, puis faisons deux autres essais semblables dans le sens de la pente ; les équations (6) et (9) nous donnent
- <«>
- f+r-jr-%- m
- *7jTpST = -y S7=T ST w f-r=—ff-f- m
- Si l’inclinaison de la route est faible, la rela-
- tion (rf) pourra être considérée comme suffisamment exacte aussi bien que la relation (b). Alors en additionnant, purs en soustrayant [b] et (</), on aura séparément /'et f. Si l’on ne peut considérer (d.) comme suffisamment exacte on déduira f—f de te) et puis à l'aide de [b], ou aura encore séparément fetf. Quant à » il est alors donné par [a) ou par (e).
- Une. fois trouvés/’ f‘, », la puissance W exigée par l’automobile est connue. Elle est en effet égale au produit de la force K par la vitesse \ de l’automobile. Ou écrira donc en général
- W = F. V.
- Pour faire ces épreuves il est nécessaire que la route soit rectiligne et avec une pente constante (ou rutile/ Si elle ést en outre en très bon état les causes d'erreur sont plus petites et par conséquent l’évaluation de f, » et "W est plus sûre. Si l’on veut comparer entre elles les puissances de plusieurs automobiles, il est indispensable de se mettre toujours dans cos con-ditions-là.
- Remarquons que pour déterminer la vitesse de l’automobile au moment de la suppression de la force motrice, il suffit, si l’on 11’a pas d’appareils mesureurs de vitesse à sa disposition, de compter le temps que l’automobile emploie à parcourir un certain espace, espace qui sera en général indiqué par les bornes kilométriques de la route.
- SOCIÉTÉS SAVAJN TES ET TECHNIQUES
- ACADEMIE DES SCIENCES
- Séance du 6 août 1900 (Suite).
- Sur l’accouplement des alternateurs au point de vue des harmoniques et effet des moteurs synchrones sur ceux-ci, par A. Perot. Comptes rendus, t. CXXX1, p. 377-380.
- Quelle qu’elle soit, la force électromotrice d’un alternateur peut être représentée, d’après le théorème de Eourier, par l’expression 0 = ^1 «in 'tut -g E .sin/wf +<p2) -g...
- -|- E„ sin («îo< -|- ©„) -g__ ;
- E( sin o:( sera la force électromotrice fondamentale, les autres termes seront les harmoniques.
- Supposons qu’on ait associé en parallèle avec cet alternateur 1 une.seconde machine a, dont la force électromotrice soit
- c>' = F'j sin tot -g il', sin. (2<ot.+ ?'8) + ...,
- -g E'„ LSin (nvt -g . .
- en supposant les forces électromotrices fondamentales en phase, ce qui pourra être réalisé si les charges relatives des machines sont convenables.
- M. Pçrot cherche la différence de potentiel aux bornes du groupe des deux machines.
- Supposons que les forces électromotrices fondamentales et tous les harmoniques soient les mêmes saut un, d’ordre «, qui n’exisfe que dans
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- la machine i. Le circuit formé par l'ensemble des deux machines sera soumis à la force électromotrice E„ sin (/îiof-H-ïi,,), et si L et 1/ sont, les self-inductions des deux machines, il y aura entre elles un courant d'échange qui sera, en négligeant les résistances ohmiques,
- la différence de potentiel ! semble des deux machines s
- ™(L + L') 1
- bornes de l’en-
- Ou étendrait facilement le raisonnement au cas où plusieurs harmoniques ne sont pas communs, et à celui où les harmoniques communs n’ont pas les mêmes forces électromotrices, tout en ayant les mêmes phases : la différence de potentiel qui correspond h chacun sera la moyenne des forces électromotrices des alternateurs. Si les phases sont différentes, c’est la moyenne géométrique qui s'introduira, au lieu de la moyenne arithmétique.
- Si, au lieu d’avoir deux machines seulement accouplées, on en a un plus grand nombre, p, dont les self-inductions sont, égales, la différence de potentiel de chaque harmonique sera lc>‘'""e de la résultante des forces électromotrices.
- Dans le cas de trois machines par exemple, si e\ e'\ e'" sont les forces électromotrices, i', i", ï" les courants dans les armatures, on aura
- Eli éliminant i
- or le premier membre représente la différence de potentiel aux bornes de l’ensemble.
- Dans le cas où le groupe débitera un courant i sur le circuit extérieur, l’équation précédente deviendra
- <?" + ë" ï. —j—
- expression facile h discuter.
- Il faut toutefois remarquer que les harmoniques ne sont guère gênants que lors de l’arrêt
- ou de la mise en marche du réseau d’utilisation, car c’est à ces moments seuls que la capacité des câbles n’est pas contrebalancée, au moins en partie, par la self-inductiun du reste du réseau et par les moteurs; or, soit à la mise en marche, soit à l’arrêt, généralement une seule machine fonctionne, le danger au point de vue de la résonance 11e saurait donc être évité par le couplage en parallèle d’alternateurs différents.
- Supposons maintenant un alternateur ayant des harmoniques aux bornes duquel est branché un moteur synchrone de faible puissance, et avant un self-induction petite vis-à-vis de l’alternateur, l’induit de ce moteur étant lisse et faiblement denté; nous le supposerons excité normalement et marchant à vide. 11 va jouer, vis-à-vis de l'alternateur, le rôle d’une machine accouplée dont la force électromotrice serait sinusoïdale, et, par suite, abaisser la différence de poteuticl des harmoniques dans le rapport ^ ^ si l est sa self-induction et L celle de
- l’alternateur. Il pourra donc, si le rapport précédent est petit; abaisser beaucoup la différence de potentiel des harmoniques, et ramener la différence de potentiel à être presque sinusoïdale.
- Réciproquement si le moteur possède des harmoniques sensibles, il les introduira dans la différence de potentiel.
- Le premier résultat a été vérifié sur des machines industrielles de très grande puissance, qu'on a couplées avec une commutatriee de puissance bien inférieure qui n’avait pas été construite dans ce but.
- La différence de potentiel des harmoniques surexcités par la mise en dérivation sur l’alternateur de capacités, passe de 8,5 à 3 p. 100 par la mise eu route de la commutatriee. Deux eoin-mutatrices la ramènent pour la machine seule de 3,5 à i,3 p. 100.
- L’effet serait certainement le même avec des moteurs de puissance plus petite, s’ils étaient calculés de manière à avoir une résistance ohmi-que faible eL une self-induction aussi faible que possible.
- Quel serait l’effet d’un moteur asynchrone, se demande ensuite M. Perot? Ici, il ne peut s’appuyer sur des faits, n’avant pu faire d’expériences dans ce sens. Toutefois, on peut prévoir que l'effet serait le même : en effet, un moteur asynchrone à vide dont le rotor est maintenu immo-
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- bile, ou dont la vitesse de rotation est petite relativement à la vitesse de pulsation, peut être assimilé à un transformateur clontle circuit secondaire est fermé sur lui-même. S’il marche à la vitesse du synchronisme, il peut ètroassimilé à un transformateur dont le secondaire est ouvert, puisque alors le flux coupé par les circuits du rotor ne varie pas. Or, les harmoniques des alternateurs étant d'ordre élevé (11 et i3 en général pour les machines triphasées), on peut, pour ces harmoniques, considérer le rotor comme immobile, la self-induction est petite pour eux. tandis quelle est énorme pour la force électromotrice fondamentale eu égard à celle de l'altcrna-
- Les moteurs synchrones à enroulement progressif, et probablement aussi les asynchrones, jouent donc le rôle d'épurateurs, cl. dans toute station centrale reliée au réseau par des câbles il sera prudent, pour éviter les effets des harmoniques. de ne procéder à la mise en marche ou à l'arrêt du réseau que sous la protection d’un moteur synchrone, placé à l’usine.
- L’effet des commutatriees dont il a etc parlé plus haut est à cet égard des plus probants; tandis que, pour la machine seule, le rapport entre la différence du potentiel maximum et le voltage indiqué par un voltmètre thermique est i,65, il s’abaisse par la mise en marche de deux commutatriees à [,436, voisin de 1,4J4» valeur qu’il aurait si la force électromolrice fondamentale existait seule.
- Propriétés des dépôts magnétiques obtenus dans un champ magnétique, par Ch. Maurain. Comptes rendus, t. CXXXt, p. 410-4:3.
- Les dépôts étaient obtenus par clectrolvse à l’intérieur d'une bobine magnétisante disposée près d’un magnétomètro. On pouvait ainsi étudier, d’une part, l’aimantation acquise par les dépôts pendant leur formation dans un champ connu ; d’autre pari, sans toucher aucunement aux dépôts ni changer leur position initiale par rapport au magnélomètre, les modifications apportées à cette aimantation initiale par des variations de différentes sortes du champ magnétique.
- L’action de la bobine magnétisante sur le magnélomètre était naturellement compensée.
- M. Maurain a employé, comme bain, d’abord une solution de sulfate ferreux et de chlorure
- d’ammonium ; puis, d’après les indications de M. Job, une solution de sulfate ferreux dans le pyrophosphate de sodium, avec laquelle il a toujours obtenu d’excellents dépôts, adhérents et brillants. Les cathodes sont des tiges de laiton, d'environ jo cm de longueur et 4 cm de diamètre, maintenues dans l'axe de la bobine magnétisante, de manière que leur extrémité inférieur soit dans le même plan horizontal que le centre du miroir du magiiétomètre. L’anode est une spirale de fil de platine.
- Pendant la formation d'un dépôt, dans un champ constant et avec un courant d’électrolyse d’iutensité constante, l’action du dépôt sur le magnétomètro croît sensiblement d’une manière linéaire en fonction du temps, sauf cependant, pendant une période initiale de quelques minutes dans laquelle l’action reste insensible; après cette période, la courbe représentant la variation est à peu près rectiligne : cela montre, puisque toutes les conditions de l’éleetrolyse restent les mêmes, que l’intensité d’aimantation des différentes couches du dépôt a la même valeur; l’épaisseur des dépôts (quelques microns) est d’ailleurs restée, dans toutes les expériences, bien inferieure à celle pour laquelle il y aurait eu à tenir compte du champ démagnétisant créé par le dépôt.
- Un point important était de comparer les intensités d’aimantation de dépôts obtenus dans des champs magnétisants de valeurs différentes. Pour cela, M. Maurain a fait plusieurs expériences dans des conditions aussi semblables que possible (bains empruntés à une même solution, même intensité du courant d’électrolyse),' mais avec différentes valeurs du champ ; la comparaison des déviations du magnétomètro en fonction du temps, dans ces différentes expériences, suffisait pour montre que l’aimantation uniforme qu'acquiert un dépôt croit avec le champ dans lequel le dépôt a été obtenu (‘).
- les valeurs suivantes C.G.s! :
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- après que Je
- la rigidité de l’i
- Si, lorsqu’
- champ à partir do Il0, Vi
- que II, est
- faible, et
- + Hm la
- — Uv bien
- cycle à limites
- (nos, positive et néga-positive et ne subit
- que de faildes
- jusqu'à
- de U0 a lf„
- pais aile augmentation :ur voisine de + II„ j
- («Voir Êcl. ÂlaL.i. XX, p. ,,8 et
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- quand un gaz contenu dans une enveloppe isolante se trouve placé entre les plateaux d’un condensateur, c’est-à-dire dans un champ électrique constant, le gaz isole pour toute valeur du champ inférieure à une certaine limite critique, et livre passage à toute l’électricité pour toute valeur du champ supérieure. Ce champ critique mesure ce qu’il a appelé la cohésion diélectrique du gaz.
- Les premières expériences à ce sujet «'avaient pu être réalisées que dans un intervalle de pressions beaucoup trop restreint. Depuis,'M. Bouty a porté de mille à trois mille le nombre des petits accumulateurs qui produisent le champ, et il a joint au double baromètre, qui lui avait exclusivement servi pour la mesure des pressions, une jauge de Mae-Leod, jauge permettant de comparer entre elles les pressions comprises outre o,5 mm et o.oi mm avec la môme précision relative que comporte l'usage du baromètre pour les pressions plus élevées.
- Les expériences relatées dans cette note ont été laites dans des. conditions identiques, c’est-a-dire avec un même balTon de verre plat, un même condensateur et une distance invariable des plateaux fdiamètre du plateau inférieur, ai cm ; du plateau supérieur, 16 cm ; diamètre du ballon, 8 cm; épaissebr, ?,,4 cm). Pour le calcul du champ, on a admis que, dans la région centrale occupée par le ballon, ce champ avait
- unifoj moment la valeur —-------—, où Y — Y
- est la différence de potentiel des plateaux, elcur distance.
- (les expériences ont porté sur trois gaz : l’hydrogène, l’air et l’anhydride carbonique. Pour ces trois gaz on a observé les mêmes phénomènes généranx. Le champ critique décroît d’abord linéairement avec la pression, passe-par un minimum et croîL ensuite indéfiniment.
- Les minimum : 233 volts pour l’hydrogène, 3oo pour l’air, 3^3 pour l'acide carbonique, sont du même ordre de grandeur, niais nettement inégaux. Pour les pressions les [dus élevées, le champ critique, à pression égale, est beaucoup plus petit pour l’hydrogène que pour l’air et pour l’air que pour l’acide carbonique. Mais cet ordre se trouve renversé aux plus basses pressions, de telle soi'le que l'hydrogène, le moins isolant des trois gaz à haute pression, est de beaucoup le plus isolant aux pressions très basses.
- La courbe, relative à l’hydrogène, admet une
- asymptote inclinée, qu’elle coupe au delà du minimum, pour se rapprocher très rapidement de 1 axe des champs critiques, sa deuxième asymptote.
- Les courbes relatives aux trois gaz ont des formes analogues. Elles sont très bien représentées par des équations de la forme
- =''>(/> + -)
- Aux pressions les [dus élevées, cette courbe se confond pratiquement avec son asymptote inclinée.
- y = a \.b{}, !-*).
- Aux pressions les plus basses, on a très sensiblement
- le champ critique varie en raison inverse du carré de la pression.
- Les divers coefficients ont pour valeurs :
- Hydrogène .... 9". aSo o ,33^ i,3
- En prenant pour unités les coefficients relatifs à l’hydrogène, les coefficients relatifs aux deux autres gaz deviennent :
- Les coefficients ainsi exprimés se trouvent assez voisins les uns des autres pour un môme gaz. S’ils étaient rigoureusement égaux, il serait possible de faire coïncider les courbes relatives aux différents gaz par une simple réduction de l’échelle des pressions. On voit que cette coïncidence ne peut être réalisée que d’une manière assez grossièrement approchée.
- Cohésion diélectrique et champs explosifs, par E. Bouty. t'omptes rendus, t. CX.NXI, p. 4(19-471.
- M. Routv fait observer que les courbes relatives aux champs critiques dont il vient d’ètrfc question, offrent une grande analogie avec celles qui représentent les champs explosifs, en désignant sous cette dernière dénomination les va-
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- leurs minimum du champ qu’il faul produire dans l’intervalle de deux électrodes à peu près planes, pour qu’une étiucelle jaillisse entre ces électrodes.
- L’analogie ne va pas toutefois jusqu’à l'identité. Les électrodes prennent une part active, mais inconnue, aux phénomènes de la décharge, et il y a lieu de démêler ce qui appartient aux électrodes et ce qui appartient en propre au gaz. Des mesures exécutées par M. Max Wolf entre i et 5 atmosphères fournissent un terme de comparaison que M. Bouty utilise pour cet objet.
- M. Max Wolf employait des électrodes de laiton de 10 cm de diamètre, distantes de i mm, et il représente les champs explosifs minimum?/ par les formules linéaires suivantes :
- ()
- Hydrogène. . . .
- ' Air.............
- ( Acide carbonique .
- y = 6* + j— .39 +
- io- p. [02,2 p.
- La pression p est évaluée en atmosphères, le champ explosif y en unités ,C. G. S. électrostatiques.
- Les expériences de M. Bouty indiquent aussi qu’à partir d une pression de quelques millimètres de mercure, les champs critiques deviennent des,fonctions linéaires de la pression.-En adoptant les unités de M. Wolf, les asymptotes inclinées des courbes ont pour équations :
- Hydrogène .... y— 1,4 4. 63,33 p.
- (2) \ Air................J = t,%3 + H9.-09 P-
- [ Acide carbonique. . y= r,?o3 1 (8,4 p.
- Les coefficients de p sont sensiblement égaux dans les formules de M. Wolf et celles de M, Bouty pour l’hydrogène et l’air. Les termes constants sont au contraire très différents. M Bouty donne de ce fait l'explication suivante :
- (( Le terme proportionnel à la pression représente proprement la pari du champ explosif afférente au gaz, c’est-à-dire mesure l'obstacle apporté par le gaz au passage de l’électricité, ce que Maxwell, développant les idées de Faraday, appelait Véleclrical strenght, ce que les Allemands désignent par l’expression de cleclrische Festigkeitenfin ce que je nomme la cohésion diélectrique du gaz. Le terme constant constitue la part des électrodes, c’est-à-dire correspond au travail d'arrachement, do volatilisation des particules métalliques. Dans cet ordre d'idées,
- il est naturel de penser que le terme constant très petit de mes formules offre une signification analogue, le diélectrique solide ne jouant pas un rôle entièrement passif, puisque l’électricité qui a traversé le gaz doit nécessairement passer à sa surface et la modifier en quelque manière. Dans le cas de l'hvdrogène, cet effet ne serait pour le verre que la quarante-quatrième partie environ de l’efi'ct des électrodes de laiton employées par M. Wolf.
- h On sait que l’hvdrogcnc présente cette particularité que le champ explosif est, dans des limites étendues, indépendant de la'distance dés électrodes, tandis que, dans les mornes limites, le champ explosif relatif à l’acide carbonique est susceptible de varier du simple au double. Les coefficients de la formule de M. Max Wolf pour l’acide carbonique auraient donc changé si, au lieu d’opérer à 1 ram de distance, ce physicien avait choisi tonte autre distance explosive. Il n’y a pas lieu d’être surpris que les coefficients des termes on p des formules (1) et (2), qui, dans le cas de l’hydrogène, étaient identiques, diffèreul, pour l’acide carbonique, de 4q p- 100 de leur valeur.
- Dans tous les cas, la différence des valeurs de y dans les formules (1) et (2) mesure l’effet de la substitution des électrodes au. verre,' effet constant pour l’hydrogène à toute pression, mais qui devient, avec les autres gaî, une fonction plus ou moins rapidement variable de la pres-
- M. Bouty rappelle ensuite que par l’étude de cinq gaz : hydrogène, azote, air, oxygène, acide carbonique, M. Max Wolf avait cru reconnaître une relation approchée do proportionnalité entre le coefficient de p de ses formules et l’inverse du chemin moyen Ldés molécules, tel qu’on le calcule d’après la théorie cinétique des gaz. Cette relation ne subsiste d’ailleurs, avec les nombres de M. Wolf, qu’à la condition de doubler arbitrairement le coefficient de p relatif à l’anhvdricle carbonique. En prenant pour les valeurs des coefficients de p dans scs propres formulés M. Bouty a constaté que cette relation est exacte pour l’air et l’hydrogène, mais ne; sc vérifie encore qu’à 16 p. 100 près pour l’anhydride carbonique.
- Le Gérant : G. NAUD.
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- Tome XXIV.
- Samedi 15 Septembre 1900.
- 7° Année. — N° 37
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU. Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de 1 Institut, — D. MONNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur a la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- EXPOSITION UNIVERSELLE
- COMPTEUR D ÉNERGIE HOLDEN A INTÉGRATION DISCONTINUE (J)
- Phjnoipe f2)- — Le compteur de M. F. Ilolden est basé sur-le principe des impulsions ëlectrodynamiques périodique!» imprimées par un système de bobines fixes à des bobines mobile,s. Ces impulsions communiquent à un équipage mobile autour d’un axe vertical une certaine quantité d’énergie cinétique dissipée par hystérésis dans un disque de fer placé entre des aimants.
- L’angle déeril par l’équipage mobile avant son arrêt est d’autant, plus grand que l’impulsion a été elle-même [tins grande. .En proportionnant convenablement les organes, on obtient la proportionnalité entre l’angle décrit: par l'équipage mobile et la puissance traversant l’appareil, à l’instant de chacune des impulsions périodiques. Une minuterie totalise les angles décrits et donne, par suite, la quantité totale d’énergie fournie à l'appareil entre deux lectures.
- Dkscription. — La figure i représente une vue extérieure d’un compteur de ooo watts; les figures 3, 4 et 5 en représentent schémaLÎquemeiit les organes ; la figure 2 représente un compteur de tableau de distribution de 100 kilowatts ; les figures 6 et 7. représentent
- f1) Exposé, en service sur un branchement, dans une des galeries du premier étage du Palais de l’Electricité yard de Vaugirard).
- (?) Ce principe ainsi qu’une description illustrée de l’appareil ont déjà été publiés dans L’Eclairage Electrique, du 4 novembre 1899 (t. XXI, p. 168) d’après un brevet anglais an nom de l’inventeur et de la compagnie anglaise Thomson-Houston. Nous croyons cependant nécessaire de les rappeler dans cette monographie.
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- les diagrammes de connexion de compteurs à couranl continu à q oh 3 fils, et do compteurs à courant triphasé.
- La partie supérieure, du compteur est constituée par un électrodynamomètre qui comporte des bobines ordinaires en série, G,C (fig. /j), et des bobines en dérivation D.D, et il .v a intérêt à donner à ces bobines des enroulements asiatiques, afin d’annuler l'influence d’un champ magnétique terrestre ou d'un champ magnétique local. Les bobines ou dérivation, portées sur un arbre vertical B reposant sur des pivots, peuvent se déplacer dans un angle limité par des butées d, A (tig. oj.
- Fig. i. — Vu'u extérieure d'un compteur fig. a. — Compteur de tableau de distribution
- !: de üoô'walts. de ioo kilowatts.
- ' Un petit cylindre isolant E surmonte ces bobines et en supporte les extrémités. A chaduhe' d'entre elles est assujettie une petite lame de métal b, b, partiellement enroulée autour du cylindre et fixée à l’autre extrémité par un ressort F dont on peut varier la tëtis'îon an moven de vis,' eo qui permet de faire varier considérablement le couple de torsion ‘de l’équipage.
- •' La partie inférieure du éompLeur comprend un arbre vertical IF, dans le prolongement do l'arbre R, et cel arbre porte trois bras filetés, portant, sous forme d’écrous, des contrepoids 'réglables qui permettent de l'équilibrer facilement. Une denture circulaire est montée sur ces bras. Cet arrangement permet de donner aux organes un moment. d’inerLie considérable par rapport à leur niasse. L’arbre porte aussi un disque de foute K, et une vis sans fin qui- commande le mécanisme enregistreur. Le disque de fonte tourne entre
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- les pôles d'un aimant permanent, présentant de grandes surfaces polaires en regard du disque et exerçant sur lui, du fait de; l’hystérésis, un effort constant (*)
- Les bornes des bobines en dérivation sont périodiquement réunies au circuit par un
- mécanisme d'horloge!
- commande électrique, et les bobines d'
- plète consommation de son ône Les bobines de dérivation dt
- courant portent le courant principal à la manière ordinaire.
- Les figures 8 et 9 représentent les vues en plan et en élévation d’une des meilleures formes de mécanisme électrique d’horlogerie, applicable à ces moteurs; et la figure 10 est une vue en plan des roues dentées et de l’éehap-pcment faisant partie
- L’appareil comprend le mécanisme propre d’horlogerie et le mécanisme de remontage. Le premier comporte d’abord un ressort, ou un poids correspondant, un dispositif d'échappement et des pignons intermédiaires. Le mécanisme de remontage comporte un dispositif électromagnétique pour enrouler le ressort du mécanisme d’horlogerie ou soulever le poids qui le remplace, des contacts fermant ou ouvrant le circuit électrique do ce moteur oscillant et celui des bobines en dérivation du compteur à des inlervalles prédéterminés.
- Foxctioxnemext. — Chaque fermeture du circuit en dérivation entraîne une réaction entre les bobines, qui provoque une déviation dos bobines en dérivation, surmontant le couple antagoniste dû aux ressorts et le couple dû à l’hystérésis du disque de fonte: ce déplacement se produit jusqu’à ce qu’une plaque de butée d (fig. 5), ait arrêté l’équipage. Dans ce déplacement le cliquet mobile entraîne l’équipage inférieur qui accompagne les bobines jusqu'à leur arrêt, et continue à tourner jusqu’à com-gic cinétique en hystérésis par l'effet du disque de fonte, vient toujours du même angle quelle que soit la charge :
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- il est évident que le couple de réaction des deux séries de bobines doit, pour produire un
- mouvement de l’équipage, déliasser la valeur des couples dus aux ressorts et à l’hysté-
- En établissant une certaine relation entre les efforts moyens dus respectivement aux
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- ressorts et à l’hystérésis, le déplacement total élémentaire de l’équipage inférieur est proportionnel à la puissance consommée au moment de l’observation (').
- Dans le modèle de 5oo watts, le déplacement correspondant à la pleine charge est d’environ 25o mm ; de sorte que pour 20 wats ou 4 p. 100 de la charge, soit la consommation d’une lampe de 5 bougies, le déplacement est de 10 mm, ce qui assure une très grande précision de la mesure. Les modèles de grande capacité commencent à donner des mesures précises à environ 1 p. 100 de la pleine charge : la longueur correspondant à la pleine charge dans un compteur (le 100 kilowatts, est de 635 mm.
- Quand on désire que le compteur ait une ou plusieurs constantes„ comme il arrive dans le cas des compteurs à tarif multiple, on peut varier la fréquence d'interruption du circuit, ou sa résistance.
- Par une modification de construction très simple, que représente la figure 7, on peut approprier le compteur aux circuits triphasés. Les bobines correspondantes, en série ou en dérivation, doivent être éleetrodynamiquement égales, et les deux
- bobines de courant doivent éLro suffisamment écartées pour influence mutuelle.
- donner lieu à aucune
- P) Soient eneffot, M, le moment d’inertie de la partie tournante ; m, le moment d'inertie de la partie déviante (constituée par les bobines eu dérivation) ; D, le couple dù à l’hystérésis dans le disque de fonte ; S, le couple moyen exercé par les ressorts pendant la déviation des bobines ; C, le couple moyen exercé entre les bobines au moment où la consommation est de W watts; 9, l’angle do déviation des bobines mobiles.
- L’énergie cinétique de l’équipage entier au moment même où. les bobines sont arrêtées par les butées est donc C—S —Ü)8.
- L’cnergie ciuélique de la partie inférieure seule à ce moment est
- En ajustant les vis GG pour faire changer la tension du ressort,
- »(c-u-d3t)
- \D M+m /
- k-dirc que l’angle de votation de la partie inférieure est proportionnel à la valeur instantanée de la puissance
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- On peut tenir compte des variations du facteur de puissance du circuit en proportionnant convenablement l’électrodynamomètre.
- Le coefficient de température pour les pertes par hystérésis dans le fer étant à peu près tiul et négatif à température ordinaire, il s'ensuit que le coefficient de température de l’appareil est moindre que celui du conducteur des bobines en dérivation. Ce conducteur peut être en mailleehort, mais pour les basses tensions on a préféré le prendre en cuivre ; dans ces conditions le eoellieienl de température est de 0001, de sorte que les variations ordinaires de la température sont pratiquement sans effet sur la précision du compteur.
- La résisLance des bobines de volts d’un compteur de 5oo watts sous t ro volts est d’environ i ooo ohms, de sorte qu’en fermant le circuit toutes les minutes pendant i,5 seconde, temps suffisant pour obtenir une déviation angulaire totale des bobines, la perte dans celles-ci est de 0,2a watt. On peut la réduire de moitié en fermant le circuit toutes les deux minutes (1), ce qui assure une exactitude suffisante sur tous les circuits d’éclairage.
- Étalonnage. — La méthode d’étalonnage est très simple. Une expérience permet de déterminer la tension du ressort d’après la rapidité avec laquelle elle renvoie les bobines à leur position initiale. En variant le shunt magnétique de l'aimant permanent, on règle T’efiort amortisseur de manière à amener le disque au repos au bout de deux tours, ou de tout autre angle de déviation convenable. On prend des lectures à une charge donnée, 5 p. 100 de la pleine charge, par exemple, les ressorts étantréglés de manière que 10 impulsions donnent au disque un tour complet, ou 5 impulsions un demi-lour ou toute autre fraction de la déviation totale correspondant à la pleine charges, tout en ayant une tension suffisante-pour provoquer le renvoi des bobines de volts à leur position initiale. Les ressorts ont une si faible influence sur les lectures de pleine charge, que l’étalonnage aux fortes charges est parfaitement inutile.
- J. Reyval.
- consommée, multipliée par une expression contenant seulement «les constantes; par conséquent, le mécanisme commandé par cct équipage tournant peut enregistrer l’énergie consommée.
- à l’angle de rotation de la partie inférieure est linéaire à partir du point où le compteur commence à fonctionner.
- Dans ce qui précède on n’a pas tenu compte des frottements, mais on peut voir que si les frottements mécaniques s'opposant au mouvement de l’une ou de l’autre des parties mobiles, restent constants, ils sont sans infincnco sur
- frottement des pivots atteint environ a p. 100, de façon que l’uu quelconque ou tous deux peuvent varier dans des limites considérables, sans affecter sérieusement la précision de l'instrument.
- des observations périodiques de celle nature sont donc tout aussi acceptables que celles d’un compteur' a intégration, continue de même précision intrinsèque.
- qu’avec une durée de fermeture égale au quarantième du temps qui s’écoule entre deux fermetures, l entcnsilé du courant passant dans les bobines shunt de 1000 compteurs se trouve réduite à a,5 ampères avec une probabilité de 0,081 ; en d'autres termes l’intensité la plus probable du courant est de a,5 ampères pour 8 p. 100 du temps.
- dire que pendant près des trois quarts du temps l'intensité Au courant total absorbé par les'bobines en dérivation de iooo compteurs se trouve comprise entre a et J ampères. D’après ces résultats, résultant de l’application de la théo-
- uompteurs commandés chacun par un mécanisme indépendant.
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- CONGRÈS TNTERNATJO'VAL UES TRAMWAYS
- Ce Congrès, Lenu à Paris les ro, 11, 12 et t3 septembre 1900, a été organisé sous les auspices de 1!Union IiiLerinilionale permanente de Tramways; cette société a envoyé à ses adhérents un questionnaire détaillé sur les sujets à l’ordre du jour et. d’après les réponses qui lui ont été fournis, onze rapports ont été rédigés; nous les analyserons aujourd’hui. Dans un prochain numéro, nous donnerons le compte rendu des discussions qui ont eu lieu eu séances.
- I. — TARIFS, par M. H. Gèron.
- Le rapporteur, M. H. Géron, directeur do la Société des Tramways de Cologne, constate que toutes les réponses au questionnaire reflètent une tendance générale à abaisser et à simplifier les tarifs- -,
- , L’abaissement dos tarifs ainsi que l’application d’un tarif à prix unique ont donné d’excellents résultats à l’intérieur des villes très peuplées ; par contre, l’inlrodueticm du tarif .à prix unique sur les lignes suburbaines et les lignes desservant les quartiers à faible circulation n’a pas eu des conséquences favorables. ;
- Les tarifs réduils et à prix unique ne sont recommandables que dans les cas où,la clientèle est très nombreuse, les départs très fréquents et où le public se renouvelle continuellement. Certaines compagnies ont. vu leurs recettes et leurs bénéfices diminuer à la suite d’un abaissement do tarif et ont du reprendre les prix anciens. Mais, en général, on peut conclure de l'expérience que, judicieusement appliquées, les réductions d<v tarifs, augmentent les bénéfices, parce que les recettes s'accroissent au bout de peu du temps,, sans entraîner une dépense proportionnelle d'exploitation (^.
- Aix-la-Chapelle. — Réseau urbain et de banlieue, long de 82 km à traction électrique; depuis 1897-1898, les
- Barmen-Elberfeld. - Ligne interurbaine longue de 11,7 km, à traction électrique. Le tarif ancien, par sections,
- "*« — transportés pa/knom'-vnit.
- 1895 Animal.. T 3-7 08 4 869 721 4o,5 pfg 3j,> pfg, .
- 1896 Electrique 2 206 Old 7 899 29I 36,4 « !9»5 8.1/a.p. 100 .
- J 897 3 289 2/,9 io4"b 608 31,2 a
- 1898 3 627 8o5 12 553 o3o 3i ,6 u 17,3 >, 121,2 p. 100
- voyageurs profile abusivement du droit d’utilisation illimitée des voitures sur tout le parcours, ce qui fait qu’une
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- T. XXIV. — Nu 37.
- IL — AVANTAGES DE LA TRACTION ÉLECTRIQUE, par M. de Pmcn.
- Le rapport de M. de Pireh, directeur des Tramways de Barmen-Elberfeld, ne se rapporte qu’à la traction par fil aérien, les réponses du questionnaire n’ayant, donné aucun renseignement sur les systèmes à caniveau, à contact, ou à accumulateurs.
- Les avantages de la traction électrique sur la traction animale et sur la traction par loco-
- i«9:i i 871000 0,45 887 000 o,-i8
- 1898 2 531 000 0,476 1487000 0,28
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- motive (*) ont amené les résultats suivants sur la généralité ries lignes où le. premier mode dé traction :v été substitué aux deux derniers :
- Augmentation du trafic: parcours effectués et voyageurs transportés (s) ;
- Le Havre.
- En 189a Kn iSyt ïp En 1898 . trique et une
- Recettes totales . . dêrooo 1416000
- D-““P - o°:?î ô:l? 0,70 o,4i
- En En .896 “^s-zîir" n 0. in et 0, i5 lr. En 1898 “æc
- francs. •francs francs.
- 443 uoo 0,58 o,4r> ddr 493 000
- 0,44 oAç,
- d>rc de voitures motrices^ ot d’employer remor.
- ôpciiKe il’dnorgic .mile <1,™ le, ,lèvent, t usure moindre du pavage des rues;
- (9J ^«cy i895.. . - 1898.. .
- Le Havre 1892.
- - 1898.
- •pïfcK.
- Leipzig (Grundf Société) i895
- 4 474 000
- " 763ooo 3712000
- Ont doublé en 1890 et t
- 3 547 000 3 943 000
- 4209000 12577000
- SI
- 5 38/, 000 14 91.5 000 3o4i«ooo
- 0,0359 ù. par voit.-Jun.
- 0.371 0,07525 fr. par Volt.-km.
- i;Aru-
- 4 836 353 0,390 Dividende 7
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- T. XXIV. — Nc 37.
- 4io
- Facilité d’extension des réseaux de tramways des villes vers les faubourgs et. les villes ou villages voisins, même en lorrain fortement accidenté (‘) ;
- Diminution des dépenses d'exploitation et augmentation du bénéfice net (2) ;
- Possibilité d’abaisser les tarifs ('*) ;
- Possibilité d’employer des voilures plus commodes et plus grandes sans augmenter sensiblement les frais d’exploitation i'U ;
- Ces résultats favorables s’observenL aussi, en général, quand l’électricité remplace la locomotive à vapeur.
- Cependant, il est des cas où la traction électrique peut ne pas être recommandable ; il faut, avant de prendre une décision, étudier le profil du terrain (;>). les possibilités de trafic (a), le prix de revient de l’énergie électrique i'7), les conditions spéciales du cahier des charges (s) : durée de la concession, choix du sysLème, limitation des voitures de remorque, retour au pouvoir concédant, charges d’entretien, redevances spéciales.
- 1S99. — — 3o — — — sï,5o l’r. — 0,8125 —
- si le
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- g îr ?
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- III. — AVANTAGES Eï INCO.WÉNIENTS DE LA VOIE ÉTROITE ET DE LA VOIE NORMALE,
- AT. G underloeh, directeur des Rergische ICLembahnen, à Elbevfeld, limite justement la comparaison à la voie de i m et à la voie do i ,44 m ot, dans ces conditions conclut : « Que la voie normale présente vis-à-vis de la voie étroite de nombreux avantages pour la traction électrique et qu’elle est plus généralement appliquée.
- >- Je ne puis donc me rallier en aucune façon à l'avis qui a été émis à diverses reprises, faire décider que l'écartement d’un mètre doit devenir l’ccarlement normal des chemins fer vicinaux, afin de permettre le passage des véhicules d’un chemin de fer vicinal sur autre, parce que cette possibilité a beaucoup moins d’importance pour nous que le raccordement aux grands chemins de fer.
- » J'arrive plutôt à cette conclusion que dans l’éla boration des projets de lignes nouvelles ou de transformation de lignes existantes, on doit examiner minutieusement si. eu égard aux intérêts du trafic que ces lignes doivent desservir actuellement et dans l’avenir, et au développement probable des localités desservies, ainsi qu’en tenant eompLe detoul.es les autres considérations à envisager en pareil cas, il ne conviendrait pas d’adopter en pre-mièr, ligne la voie normale et de ne se décider pour la voie étroite que s’il existe des raisons réellement péremptoires pour lui donner la préférence » Q).
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- IV. — COMPOSITION ne T/US1XF. CENTRALE, par MM. Thonet et n'Hooi-,
- Ijos rapporteurs sont respectivement le direcleur général de la Société (l’Entreprise générale, à Liège, et le directeur technique de la Société des Tramways bruxellois ; leur travail condense les réponses de 16 usines à un questionnaire détaillé cpii leur avait été adressé, ce qui est insuffisant pour qu’on puisse faire des comparaisons utiles et tirer des conclusions pratiques ; certains renseignements fournis semblent même très approximatifs et déduits du raisonnement plutôt que de la pratique; plusieurs compagnies achetant leur courant à d'autres usines n’ont pu fournir de données (]). Dans ces conditions, les rapporteurs se bornent à attirer l’attention sur les points les plus imporlanls des installations relativement à :
- i° La capacité de l’usine (a) ;
- 2“ Les dynamos (*) ;
- Los accumulateurs (L ;
- 4° Les machines à vapeur et accessoires (5) ;
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- 5° Los chaudières
- 6° Les moteurs à
- 7°
- Nous reproduisons quelques-uns des renseignements les plus importants et renvoyons pour plus de détail au questionnaire et au rapport dont voici les conclusions :
- < Dans les grandes installations, il faut adopter des machines à vapeur compound à attaque dîi’ccte et à condensation ;
- • » Dans les installations moyennes, il y a, en oulro, généralement lieu d’adjoindre à l’usine une batterie d'accumulateurs tampons;
- » Dans les petites installations, si le combustible est cher, l’emploi de gazogènes et do moteurs à gaz pauvres donne des résultats très avantageux (1). »
- dans la plupart des ras, rccbaufl'.
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- CONGRÈS INTERNATIONAL D’ÉLECTRICITÉ ;i)
- Parmi les questions soumises à la section I du Congrès, celle de LA PHOTOMÉTRIE
- a donné lieu à un remarquable et. magistral rapport de AJ. Yiolle et à deux communications laites, a brupto. l’une par AI. Cornu, l’autre par M. Crova.
- Dans son rapport, que nous reproduisons plus loin, AI. Yiollk commence par rappeler les résolutions relatives aux grandeurs et unités photométriques adoptées par le Congrès international des Electriciens, de Genève (2), en 1896.
- Il examine ensuite les qualités des divers étalons employés dans les mesures photométriques, étalons qu’il divise en deux classes : les étalons à incandescence'et les étalons à flammes.
- A propos de rélalon eu platine qui avait été, au Congrès do Genève, l'objet de très vives critiques de la part des délégués allemands et en particulier de AI. Hefncr-Alto-neck, lesquels tenaient à faire adopter la lampe Hefner comme étalon international,
- ayant servi. » Los huiles filtrées peuvent être réemployées plusieurs fois, à condition d’être renforcées par une petite quantité d’huile neuve. Le turbinage des cotons et lavettes au moyen d’une essoreuse à force centrifuge peut
- ainsi obtenus ne sont pas aussi bons que neufs, mais peuvent être utilisés pour les usages moins délicats, dans l'atelier dos voitures, par exemple.
- C) Voir LEclairage. Électrique des 18 et a5 août et des Ier et 8 septembre, p. a;5, 294, 334 ^74.
- (2) Voir dans L’Eclairage Électrique, t. V11T, p. 360, 22 août 1896, le compte rendu de la séance où ces résolutions ont été prises, ainsi que, t. VIH, p. 34i, 22 août 1896, le rapport de M. Blondel sur les unités photométriques qui a servi de base aux discussions du Congrès de Cenève.
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- M. Violle rappelle que peu do temps après ce Congrès, il a déjà répondu (l) à ces critiques et montré Lout le parli que l'on peut tirer de cel étalon lorsqu’on se place dans les conditions voulues. 11 cite ensuite les résultats obtenus par M. Pelavel dans un travail fondamental sur les étalons de lumière, travail publié récemment et qui a conduit son auteur à préférer l’étalon Violle à tout autre.
- \ l’étalon proposé par MM. Lummer et Kurlbaum et consistant en une bande de platine portée parmi courant électrique à une température intérieure à celle de la fusion (2), le rapporteur reproche rinconvénient de donner une lumière trop rouge, tout en reconnaissant que cet étalon peut rendre des services comme étalon intermédiaire, surtout quand on s'en sert comme ou le fait à la Reiohsantalt pour vérifier la lampe Ilefner.
- M. Violle signale ensuite la possibilité d'obtenir un étalon de lumière en utilisant, comme l’a fait M. Blondel, la lumière émise par une surface déterminée du cratère d'un arc électrique ; cette possibilité est confirmée par les résultats des recherches de M. Pelavel.
- Passant aux lampes à incandescence, M. Violle indique les travaux de M. Liebenlhal, travaux qui ont été signalés brièvement dans ce journal (3) et qui montrent qu’il importe beaucoup de tenir compte de la l'orme et de l’orientation du filament lorsqu'on emploie ces lampes comme étalons intermédiaires dans les recherches pliotométriques.
- Comme étalon à flamme, M. Violle cite en premier lieu la lampe Kefhcr-Altoneck à l’acétate d’amyle qui a été l'objet de minutieuses 6tudesfait.es par M. Liebenthal au laboratoire de la Reiohsantalt. Sa valeur en bougie décimale, déterminée au moyen d’une lampe Carecl, par M. Laporte (* *), au Laboratoire central d’électricité, est de o,885 bougie décimale.
- La lampe au pcnlane, de Vernon-HarcouiT, employée en Angleterre, a été également étudiée avec soin par M. Liebenthal, lequel conclut des résultats de son travail que celte lampe est inférieure à la lampe Ilefner. M. Violle fait remarquer que cette conclusion ne lui paraît pas nettement établie.
- L'’étalon Dibüin, à air saturé de peutane. l’étalon Methven, à flamme diaphragmée, puis les étalons à flamme d’aeétvlène sont ensuite envisagés par le rapporteur. A propos de ces derniers étalons, il signale celui qu’il afait construire par M. Carpentier dès 1895 (*), ainsi que celui proposé par M. Féry (*}. Il signale ensuite l’élalon à alcool cl. benzine de M. Blondel (;) et celui a naphtaline do M. Broea (s;.
- U termine l’étude des étalons à flamme en rappelant les recherches de MM. Clavton, Sharp et W.-lt. Tunibuli {*) qui ont montré que les étalons de'ce genre sont sujets à des variations considérables, beaucoup plus grandes que eelies auxquelles on pouvait s’attendre avant ces recherches.
- Dans la dernière partie de son rapport, M. Violle s’occupe des photomètres. Il cite en
- (1) Violle. Sur la pholométrie, Écl. Éloct., t. IX, p. 5o3, 12 décembre 1896.
- (*) Lummfr et Kurlbaum. Etalon de lumière, Écl. Élect.. t. I, p. 511, 24 novembre 1894.
- (3) Liebenthal. Sur la photométrie des lampes à incandescence, Ecl. Elect., t. XXI, p. 278, 10 nov. 1899.
- (A) Laporte. Comparaison de la.lampe Cûrccl et de la lampe Hefnor, t. XV, p. 295, i.\ mai 1898.
- (B) Violle. Etalon à l'acétylène, Écl. Élect., t. VI, p. 178 et p. 33a, 20 janvier et i5 février 1896, t. VIII. p. 5a, 11 juillet 1896.
- (8) Fért. Etalon à l'acétylène, Écl. Élect., t. XV, p. 263, 7 mai 1898 ; voir aussi t. VIII, p. 54, 11 juillet 1896.
- (") Blondel. Sur uu nouvel étalon secondaire, Ecl. Elec., t. X\I, p. 317, 20 août 1898.
- (*} Broca. Sur l’emploi de la lampe à naphtaline comme étalon secondaire, Ecl. Elec., I. VIII, p. 54, 11 juillet 1896.
- p) Ci.ayi.on, Sharp el. 3V.-R. Turnbull. Elude bolomélrique des étalons photométriques, Ecl. Elect., t. II, p. a33, 2 février 1895.
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- premier lion le photomètre Liimmer et Brodhun, décrit réeemmont dans la presse technique anglaise, puis le phoLomèlre universel de MM. Blondel et Broca le photomésomètre et le lumenmètre de TM. Blondel (a) (“I lermiue par quelques considérations sur la pholométrie des sources colorées.
- Dans leurs communications faites à la première séance de la section I, M. Gohnu et M.'Croya. se sont également occupés de la pholométrie de ces sources. N’ayant pu entendre ces communications, nous nous bornerons à en donner le résumé fait par les secrétaires de ta section (a).
- LA TARIFICATION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- a été l’objet, à la sons-section 11R, de communications de la part de M. de Fodor, M. Pellis-sier, M. do Luloslawski et de M. Victor.
- On sait que cette question se ramène en somme à trouver une solution pratique du problème suivant : étant donné que les charges annuelles d’une usine génératrice se composent., en premier lieu, de l'intérêt et de l’amortissement du capital d'établissement, lequel dépend surtout de la puissance do l’installation, et, en second lieu, des dépenses d'exploitation proprement dites, lesquelles dépendent; principalement de la quantité d’énergie électrique produite par l’usine, trouver un mode de tarilicatiqu qui fasse supporter à l'abonné ces deux espèces de dépenses dans une proportion équitable.
- De nombreuses solutions, plus ou moins approchées mais ayant toutes en vue de développer la consommation des abonnés aux heures où l'usine fonctionne à faible charge,
- ?,3 janvier 1897.
- p. 385, a marii i8y5 ; L III, p .* 57, 406, 538 et 583, i3 avril, 22 et 29 juin 189a : t. VIII, p. 49! 11 juillet 1898 ;"et en
- des couleurs classées suivant leur longueur d’onde.
- ment la loi de dispen
- yés pour la construction des lentilles et antres dispositifs
- peut encore constituer un mode de représentation plus pratique que la longueur d’onde.
- questions. *
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- oui été proposées ; quelques-unes ont été appliquées sur une érhelle plus ou moins gvanrlo. Les unes et les autres sont indiquées par M. Pellissiev A) dans un article publié dans ce journal et dans une communication laite à la Société inlcmationale des Electriciens (2).
- Ceci rappelé, examinons les communications relatives à ce sujet et les observations auxquelles elles ont donne lieu.
- M. de Fodor, dont nous reproduisons plus loin ip. 430 Ie texte de la communication, propose l'emploi d’un Larif unique avec escompte variable avec l'époque de l'année pour toute consommation supérieure à une certaine valeur qui elle même dépend de l'époque de l’année. Cotte valeur minimum do la consommation est basée sur le nombre de lampes-heures fournies par la station pendant chacun des mois de l'année, nombre qui est calculé d'après la quantité d’énergie électrique distribuée pendant ce mois et le nombre de lampes installées déclaré par l’abonné. Le rabais est basé sur la proportion entre la puissance moyenne fournie par l’usine à une certaine époque de l’année et la puissance maximum de l’usine ; il est. d’autant plus grand que le rapport est plus petit.
- M. de Kodor estime que ce mode de tarification est équitable parce que : i° il fait supporter indistinctement à tous les abonnés, tant que leur consommation est inférieure à la moyenne mensuelle, une taxe proportionnelle à cette consommation et assez forte pour payer toutes les charges de l'usine; la Laxe se trouve réduite lorsque; l'abonné, ayant consommé plus (pie la moyenne, a ainsi payé sa part des dépenses de premier établisse-
- M. de Fodor fait aussi remarquer que ce système est d'une application extrêmement simple et qu’il incite les abonnés à augmenter leur consommation précisément lorsque l’usine est peu chargée. L'application qu’il en a faite sur le réseau de Budapest lui a prouvé qu'il en est Lien ainsi.
- A la suite de cette communication. MM. Lauriol, Fontaine, Meyer et Claude oui présenté les quelques observations reproduites ci-dessous, d’aprcs les comptes rendus du Con-grès (").
- (r) G Pia.ussir.R. — Exploitation dos station? centrales : tarifs de vente ; tarif' unique, tarif unique avec escompte, vente à forfait, tarif composé d’Hopkiuson, tarif différentiel de Wright ou tarif de Brighlon. licl. Élect., f. XII, p. 537, 18 septembre «897.
- (2) Bulletin do la Société internationale des Electriciens, t. XV, p. 3y5; 1898. — Écl. Élec., t. XVII, p. 368,
- (s) M. Laiieuol dit qu’un système analogue est appliqué à l'usine municipale des Halles,le consommatcurpaieune somme fixe à laquelle vient s'ajouter une partie proportionnelle à la consommation. Le reproche que l’on peut faire au système de >î. do fodor est que la station doit savoir ce qui se fait chez l'abonne sous peine d'être lésée par suite de fausses déclarations. De plus, l'abonné n’aurait aucun intérêt à installer dos lampes qui travaillent peu. Le système do Wright peut donner de bons résultats, mais M. Lauriol estime qu’un compteur à double tarification muni do deux cadrans serait préférable. Le système Routin à tarification \ariable présente des difficultés d application. le consommateur croyant tpi 011 Je trompe. Lu autre avantage de (a double tarification est qu on peut faire payer peu an moment où l’usLuc est peu chargée.
- M. de Fodor répond qu'il fait usage de compteurs à deux tarifs (compteur Aron avec une résistance introduite dans le circuit de fil fini. L'indicateur de Wright demande des visites fréquentes et n’est pas bien juste. M. de Fodor dit que son tarif varie avec Ja saison.ee qui a un intérêt pour les installations doubles (gaz cl électricité) dans lesquelles on ne consomme l’électricité pendant l’été que si un rabais suffisant rend son prix égal à celui du ga-z. A Budapest on fait aussi usage du forfait, mais seulement pour les installations ou parties d’installations pour lesquelles la consommation est bien connue.
- M Fostainf fait remarquer que les observations de M. de Fodor s’appliquent plus particulièrement à 1 Aulriehe-Ilongrie en raison du développement considérable du bec Auer daus ce pays.
- M. F. Meykr dit que l’abonné est souvent disposé à faire des déclarations inexactes.
- M. de Fodor dit que des inspections régulières sont faites en même temps que le relevé du compteur et par le même employé.
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- M. G. Pklt.issikr a. dans sa communication, fait ressortir les avantages du tarif de Wrighl ou de Brighlon, d’après lequel le rabais est basé sur la durée d’utilisation; cette durée d'utilisation est obtenue en prenant le rapport entre le nombre de kilowatts-heure dépensés par l'abonné et marqués par sou compteur et le nombre maximum de kilowatts qu’il a utilisés à un moment quelconque, nombre indiqué par un appareil supplémentaire, l'indicateur Wright'1). Pellissier fait observer que ce mode de tarification a sur celui de M. de Fodor l'avantage de baser le rabais sur le nombre de lampes allumées simultanément et non sur celui des lampes installées, ce qui est plus juste et n'incile pas le client soit à restreindre son installation, soit à faire de fausses déclarations.
- M. de Lutoslawski a décrit lin système analogue adopté sur le réseau de Varsovie. Le concessionnaire accorde des rabais montant jusqu’à ro p. îoo aux clients qui déclarent ne pas passer une certaine consommation de courant calculée d'après la quantité d'heures d’utilisation. Pour s'assurer que le client ne prendra pas un courant d’intensité supérieure à celle qu’il s’est engagé à ne pas dépasser, on dispose sur sa canalisation un interrupteur à maximum qui coupe automatiquement le circuit lorsque celle intensité se trouve dépassée pendant plus d'une demi-heure,
- M. Victor décrit un mode de tarification du mèirn g-enre (s). Il en diffère par le point suivant : au lieu de couper le circuit de l’abonné lorsque la puissance consommée par celui-ci dépasse le maximum qu'il a déclaré, M. Victor se borne a enregistrer au moyen d’un appareil spécial le temps pendant lequel ce maximum est dépassé. Cei. appareil, que. l’auteur appelle un contrôleur de puissance, sc compose de un ou plusieurs adénoïdes à noyaux, f2 sur les circuits à 3 fils, 4 sur ceux à 5 fils) dont les enroulements sont en séries sur le circuit de l'abonné : les noyaux de fer sont fixés à un levier maintenu par clés ressorls ; quand l'intensité totale du courant utilisé par l'abonné dépasse la valeur pour laquelle, l’appareil a été réglé d'près les indications du client, le levier déclenche un mouvement d’horlogerie et en même temps fait marcher une sonnerie.
- Ces trois dernières communications, faites à la séance du ->.3 août, ont été suivies d'un échange d'observations entre MM. de Fodor, Victor et Pellissier (*).
- liberté de tour tarif. (Prix du gaz à Budapest
- M. Mkyjjh dit qu’il serait logique de tarifier l’énergie suivant, le genre d
- M.'i’oxtaisf. trouve que l’un des avantages de eu système est de permettre aux abonués, gràei dérablcs accordés pendant l'ele, (le juger des nombreux avantages de la lumière électrique. On a
- t remarquer que le tarif doit varier non seulement avec la saison, mais aussi
- i Bel.
- appelé plus haï
- mais chez lequel jamais plus de aoo lampes 10 bougies ne seront allumées à la fois : sa déclaration devra être faite
- reportant alors à l’échcllc qui donne le pourcentage de rabais en fonction du nombre d’heures ainsi déterminé j’aurai immédiatement la valeur des rabais en centièmes.
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- En résumé des quatre systèmes présentés, l'un hase le rabais sur la puissrtnee des installations et l’époque de l’année, les autres sur la puissance utilisée ou que l’on croit devoir être utilisée.
- A notre avis Je premier est mauvais parce que, comme il a été déjà dit. il tend à res-Ireindre l’importance de l’installation et exige de la compagnie un contrôle de ces installations, contrôle d’ailleurs ineflicace car il est facile à un abonné d’utiliser des lampes d’intensité lumineuse plus grande que celle qu’il a déclarée sans que la compagnie s’en aperçoive.
- Les systèmes de M. Lutolawski et de M. Victor, sont, sous ce rapport, plus rationnels, mais ils exigent encore une déclaration de l'abonné et celui-ci risque ou bien de se voir intempestivement privé de courant s’il a déclaré une puissance trop faible, ou bien de ne pas profiter de la totalité du rabais auquel il a droit si, pour éviter cet inconvénient, il a déclaré une puissance trop grande.
- Le système de Wright, basé sur le maximum de la puissance réellement dépensée à un moment donné, nous parait dune de beaucoup préférable.
- Toutefois aucun de ces systèmes no nous satisfait entièrement. Si la dépense maximum de puissance a lieu au moment oit l'usine est faiblement chargée, le consommateur devrait logiquement jouir d'un rabais plus grand que si ce maximum a lieu au moment de la pleine charge. Or, le système de M. de Kodor ne tient compte de ce desideratum qu’en partie, puisque son tarif, variable avec la saison, ne fait pas intervenir l’heure de la demande de puissance maximum, et que les trois aulres systèmes n'en tiennent pas compte du tout.
- Aussi est-il regrettable que la question des compteurs à tarifs multiples (!), soulevée incidemment par M. Lauriol, n’esl pas été discutée, car il nous semble que dans celte voie on trouverait une solution pratique du problème d’une tarification rationnelle. Peut-être conviendrait-il. comme le faisait observer également il. Lauriol, que ces compteurs aient un nombre de cadrans égal à celui des tarifs au lieu d’un seul cadran dont l’aiguille tourne plus ou moins vite, mais il suffirait pour satisfaire à cette condition d’un mécanisme qui nous paraît facile à réaliser. Peut-être encore faudrait-il, pour avoir une tarification absolument équitable, combiner ces compteurs à tarifs multiples avec un indicateur de puissance maximum. Sans doute cette double condition demanderait, pour être satisfaite, une complication de mécanisme difficilement compatible avec une construction économique. Toutefois il nous semble que certains genres de compteurs, en particulier les compteurs à impulsions, se prêteraient assez facilement à cette réalisation et que c’est de ce côté qu’il faudrait chercher.
- yoo heures par lampe et par an : ce chiffre résulte de nombreuses statistiques. Il ajoute que le système proposé
- M. Yicton dit que les actionnaires des sociétés sont" partisans dès appareils de_ contrôle ; il fait d’ailleurs remarquer que son appareil de contrôle ne fonctionne que si le client trompe la Compagnie.
- M. Peli.trsifiî fait remarquer que les appareils de contrôle tondent à se répandre dans plusieurs pays de
- Ç) Pour la tarification à tarifs multiples, voir l’article de MM. Brown et Routin (Écl. Êlecl., t. XIII, p. ïSj, 28 octobre cl l’article de M. Claude sur les compteurs Brown et Kôutin (Écl. Élect,,t. XIV, p. q3,
- i5 janvier 1898). Voir aussi quelques-uns des articles de M. Armagnat sur les appareils de mesure.
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- T. XXIV. — N° 37.
- PHOTOMÉTRIE, par J. Violle.
- L’introduction des foyers électriques dans l’éclairage a entraîné pour la Photométrie de nouvelles exigences qui ont préoccupé les Conférences et Congrès internationaux successifs depuis 1881. Sans revenir sur les résoulutions prises par ecs assemblées, nous rappellerons seulement les conventions adoptées au dernier Congrès. Nous indiquerons ensuite l’état actuel des diverses questions qui intéressent particulièrement la photométrie industrielle touchant les étalons à incandescence ou à flammes comme les appareils de mesure, photomètres et speetrophotometres.
- Conventions inthhnationai.es. — Le congrès international des Electriciens, réuni à Genève en 1896, a adopté les résolutions suivantes relativement aux grandeurs pholometriques et aux étalons de lumière :
- i° Les grandeurs photométriques internationales ont comme base l'intensité lumineuse d’une source punctiforme.
- Elles sont résumées dans le tableau suivant :
- I/unité d'intensité est la bougie décimale.
- 3° Provisoirement, la bougie décimale pourra être représentée pour les besoins de l’industrie par l’intensité lumineuse horizontale de la lampe Refiler, à condition de tenir compte des corrections nécessaires.
- Et.u.ons a incandescence. — I. L’étalon international en platine a été l’objet, notamment au Congrès de Genève, de critiques qui semblent peu justifiées. Nous avons rappelé, quelque temps après le Congrès, les conditions dans lesquelles il convient de se placer pour employer cet étalon. 11 est essentiel que le platine soit parfaitement pur; la qualité de la chaux a aussi beaucoup d’importance. Si l’on prend soin de maintenir la surface du métal bien propre et de purifier chimiquement le platine dès que le netlovage par le chlorure d’ammonium ou l’alfinage par le creuset lui-mème deviennent difficiles, on peut, obtenir en une heure dix ou vingt fusions successives qui permettront d’exécuter autant de mesures. Le défaut de pureté des matériaux semble être la seule cause des insuccès qu’ont rencontrés quelques expérimentateurs.
- Dans un travail fondamental sur les étalons de lumière, que nous aurons plusieurs fois à citer NI. Pelavel donne la préférence à l’étalon Violle, employé dans les conditions suivantes .:
- i° Le platine doit être chimiquement pur;
- ‘j° Le creuset doit être fait de chaux pure (préparée par calcination du carbonate, obtenu en précipitant le nitrate de calcium par le carbonate d’ammoniaque) ;
- 3° L’hydrogène brûle ne doit pas contenir d’hydrocarbures;
- 4° Les gaz doivent être dans la proportion de quatre volumes d’hydrogène pour trois d’oxv-gène. O11 obtient le mélange parfait, en envoyant l’oxvgène à Ja fois par un tube intérieur et par un conduit annulaire extérieur à la conduite d’hvdrogène.
- Dans ces conditions, le platine est porté à une température peu supérieure à celle de la fusion; il ne se forme pas sur le couvercle du creuset une condensation de gouttes dont la chute entraînerait des matières étrangères. L’éclat du métal n'est pas modifié par une combinaison avec le car-
- L’apparcil construit par M. Petavel permet à un seul expérimentateur de conduire toute l'opération : on règle, au moyeu d’un manomètre différentiel, l’excès de pression sous lequel l'oxygène
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- traverse une ouverture dont la section est environ le centième de celle des tubes de canalisation. Une jauge différentielle permet de fixer le rapport des volumes des deux gaz. Le débit d’hydrogène étant amené à o,8 pied cube par minute, on produit la combustion pendant quinze minutes ; au bout de ce temps, par le jeu d'un électroaimant, on interrompt les deux courants de gaz et l’on substitue au chalumeau le diaphragme qui limite la surface utile ; on vérifie le centrage du couvercle, du bain de platine et du diaphragme. On est alors prêt à faire les mesures. Au bout d’un second chauffage de quinze minutes, on opère à des intervalles de dix secondes, marqués par une sonnerie ; nu marque les positions de l'index du photomètre, qu’on lit ensuite a loisir.
- M. Petavel a été amené à fixer comme normale.s- les conditions suivantes, qui lui ont paru les plus favorables (f) : la masse du platine est 345 gr ; l’aire de la surface du bain iy cm2 ; le diamètre de l’ouverture pratiquée dans le couvercle du four i,6 cm. Le tableau suivant donne la variation de l'intensité lumineuse en fonction du temps, exprimé en secondes, qui s’écoule à partir du moment où l'on a arrêté l’arrivée des gaz :
- >,693
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- 99 3 99' ,9^
- i3o
- 140 0,984
- L’intensité tombe d’abord très rapidement, puis elle se relève par un éclair et. reste très lentement variable pendant un temps qui atteint quarante ou cinquante secondes, ensuite la diminution s'accélère. M. Petavel porte sur un papier quadrillé les points représentatifs de la variation lente ; ces points sont sensiblement sur une droite qu’il prolonge jusqu’à l’abscisse correspondant à la production de l’éclair : In valeur ainsi extrapolée est appelée intensité au moment de la solidification. Dans l'expérience dont les résultats ont été rapportés plus haut, on trouve 1,000. r). L’erreur de la détermination est donc 0,000,
- L’expérience n’est, considérée comme bonne que si les lectures n’accusent qu’une variation intérieure à o,o3 p. 100 par seconde pendant trente secondes au moins.
- Dans la suite du mémoire, 51. Petavel étudie le rôle de diverses circonstances : température à laquelle est porté le platine, masse du inétal, dimensions de l’ouverture du couvercle, etc. La présence de la silice et du charbon doit être évitée avec le plus grand soin: En employant du gaz d’éclairage dans le chalumeau, il a observé une intensité de 36 p. 100 supérieure à la normale.
- La conclusion générale, à laquelle on peut souscrire sans crainte, est que l’incerlitude relativement à l’inLcnsilé de la lumière émise par du plahne fondu dans les conditions normales ne dépasse pas 1 p. too.
- Citons enfin quelques essais de fusion du platine par le courant électrique. Dans ces expériences, les creusets de chaux se déforment rapidement ; les meilleurs résultats ont été obtenus en supportaut le platine dans une rigole de nickel refroidie par un courant d’eau ; le platine reste solide au contact du nickel, qui 11’esl porté au rouge en aucun de scs points. Il suffirait d’employer des courants très intenses pour pouvoir opérer sur des tiges de platine de grand diamètre et varier à volonté les conditions de la fusion.
- II. MM. Eliminer et Kurlbaum ont proposé d’employer le platine incandescent à une température inférieure à celle de la fusion et définie par la condition que les 9/10 de l’énergie rayonnée soient absorbés par une couche d'eau de 2 cm d'épaisseur. Dans l’appareil qui fonctionne à l’Tns-litut Physicotcehniquc de Charlottcnburg, la source est une lame de platine de 20 mm de large et de 0,010 mm d’épaisseur, portée à l’incandescence par un courant de 80 ampères environ. L’énergie ravounéc est mesurée par un bolomètre qui a été très soigneusement étudié en vue du
- (') Ces conditions n’oul rien d’absolu. M. Petavel conseille! aux expérimentateurs qui reprendraient ces recherches
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- but particulier à atteindre. Le travail de MM. Lummer et Kurlbaum est un bel exemple de l'application des méthodes de la physique de précision à la photométrie. La constance de l'étalon paraît satisfaisante, mais la construction et le maniement de l'appareil exigent évidemment une habileté qui a, jusqu’ici, limité son emploi (J). M. Pctavel a observé fort justement que les trois méthodes qui se présentent pour vérifier que le rayonnement calorilique est réduit, à i/’io ont tontes un point faible : l’emploi d’un shunt pour le galvanomètre risque d'introduire des forces électromotrices lhermo-éleelriqiics ; la réduction au 1/10 du courant bolométriquc complique beaucoup le dispositif; enfin, si l’on l’ait varier la distance de l'appareil au bolomètre, il faudra tenir compte de l’inlluence de l’enceinte dont la température n’est jamais rigoureusement égale à celle des résistances.
- Une objection plus grave est relative à la composition de la lumière; la température choisie est trop basse, et la lumière émise est trop rouge. Si cette difficulté paraît devoir empêcher l'étalon Lummcr et Kurlbaum d’être choisi comme absolu, elle n'interdit pas de Remployer comme étalon intermédiaire, surtout quand on s’en sert comme on le fait à ITnstitut Physicotechnique, pour vérifier la lampe Tlefner.
- JTT. Une autre température constante et très élevée nous est offerte par le cratère du charbon positif d’un arc. J.es électriciens savaient depuis longtemps (pie Paire de ce cratère varie à peu près proportionnellement a l’intensité des courants et que l’intensité suit approximativement la même loi. J’ai montré que l’éclat reste rigoureusement constant lorsque la puissance varie de 5oo à 34 000 watts ; cette constance, qui résulte d’une étude speetrophotométrique et photographique, démontre que la température du charbon positif est invariable et confirme l’hvpothèsc, déjà ancienne, de la volatilisation du carbone dans l’arc. MM. Le Chatelier et Blondel ont vérifié, sur des charbons de provenance très différente, que l’éclat reste constant, si le carbone (abstraction faite de la mèche) est sud! sa mm eut pur, quels que soient l’état moléculaire et la densité des crayons.
- S’appuyant sur ces résultats, M. Blondel a fait construire un appareil permettant d'utiliser connue source de lumière une surface connue du cratère ; MM. Àbnev, Swinbtirne et Silvanus Thompson avaient déjà tenté de réaliser un étalon secondaire basé sur le même principe ; j'ai moi. même fait des essais dans ce sens. Ces essais n’ont pas encore fourni de résultats absolument satisfaisants. Une dos causes de l’insuccès relatif de toutes les tentatives est. aujourd’hui bien connue : quand Parc siffle, la région la plus brillante se déplace périodiquement sur la surface du charbon ; et même lorsque l’arc est silencieux, l'immobilité de la plage utile n’est peut-être pas aussi complète qu’on pourrait le désirer. M. Pctavel, qui a également étudié le charbon positif au point de vue -de sou utilisation comme étalon de lumière, n’a pas réussi à obtenir des résultats parfaitement concordants dans la mesure de l’éclat du cratère. 11 donne comme valeur moyenne 147 bougies^) par millimètre carré, nombre suffisamment rapproché de 158, obtenu par M. Blondel-
- La confirmation du résultat essentiel, à savoir la constance de l’éclat de la partie la plus brillante du cratère, permet d’espérer, malgré tout, que l’on pourra arriver à faire du charbon positif un étalon pratique. M. Petavel avait obtenu déjà des résultats plus satisfaisants en se servant de trois charbons négatifs disposés suivant les arêtes d'une pyramide régulière avant pour sommet le cratère; il n’a abandonné ce dispositil qu’à cause de sa complication, qui ne .lui permettait pas d’expérimenter seul. Les inquiétudes que pourrait inspirer 1 écart des résultats extrêmes obtenus •par M, Pctavel s’atténuent si l'on remarque avec lui, qu'ils 11e correspondent qu’à des valeurs de la température aussi peu distantes que 3j)35° et 4OI8° C P). 11 y a lieu de croire que de nouvelles recherches permettront d’éliminer les perturbations restantes.
- (!) Une erreur de 1 p. 100 sur les mesures bolométriqucs entraîne une erreur de 3 p. 100 sur la valeur de l’étalon.
- (2) E11 entourant l’arc d'une enveloppe do briques réfractaires portée à 900°, on ne voit pas varier l’éclat d’une quantité appréciable.
- (3) Ces nombres sont calculés à l'aide d’une formule exponentielle qui représente la radiation d’un fil de platine en fonction de la température : 011 peut considérer comme très sensiblement exact le rapport do ces deux tempera-
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- son importance pratique, présente un étalons intermédiaires eu Pliotométrie.
- réglage doit être très précis ; plus vite que le voltage : 5,5 fois d'après M. Liebenthal). s’obtient que si on utilise les rayons émis dans une direction bien intensité varie peu. Les travaux de M. Liebenthal nous four-précieux pour Vétude de diverses formes de lampes dans les
- L’auteur distingue quatre types de filaments incandescents : i° le filament rectiligne qui se trouve dans 1 axe do la lampe ; ;>/’ le filament composé de deux parties rectilignes réunies par une partie courbe qui est une deini-circoulérence ou un ave nu peu plus grand lorsque les deux parties rectilignes ne sont pas parallèles : le filament peut être simple ou double et le diamètre de la courbe plus ou moins grand par rapport à la longueur totale ; 3" le lilau ties rectilignes sont reliés par une courbe dont la projection sur le deux ou trois points doubles ; dvui3 le cas d’un seul point double, la lam ments semblables ; 4° les filaments qui dessinent autour d’une courbe gauche, circulaires dont le plau est, au voisinage des points d'attache, parallèle à 13
- L’étude de l’intensité horizontale faite, au moyen de 4o mesures réparties de 9Û en (f sur la circonférence [M, montre que les réflexions sur les parois de l’ampoule, notamment dans les lampes du type 3, peuvent causer des anomalies locales très considérables ; il est donc nécessaire, si l’on veut pouvoir calculer l’intensité horizontale moyenne à l’aide d’une seule détermination, de : la direction unique. U
- lampe peut contenir deux flla-d’utie courbe y
- de la lampe et,
- fait un angle voisin de 45°. On de dixièmes de verre.
- I/Union des Electriciens allemands adopte, pour l’intensité horizontale, lai: sites dans trois directions. On reçoit sur le photomètre les rayons émanés directement de la lampe et les ravons réfléchis par deux miroirs convenablement inclinés ; 1 erreur moyenne est de J .9 p. 100, lorsque la droite qui joint les points d’attache du filament est normale à l’axe du photomètre. Le calcul complet, fait en tenant compte des pertes par réllexion et de la distance efïi-
- a li la ment
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- lisante pour les besoins de la pratique, à d'antres types de lampes, à condition que la lampe à mesurer et la lampe normale soient de la même espèce et qu'elles soient orientées comme il a été dit plus liant. On peut même employer les lampes sans boucle, qui présentent une répartition très peu variable, pour étalonner les lampes a boucle. L’égalité d’intensité n’est pas absolument nécessaire ; on peut comparer directement des lampes de 10 bougies ou de ao bougies à une lampe de
- L'Institut américain des Ingénieurs électriciens recommande, pour évaluer l’intensité horizontale moyenne, de faire tourner la lampe sur son axe à une vitesse moyenne de a tours par seconde. Celte vitesse semble assez faible pour éviter les effets fâcheux de la force centrifuge et permettre l’application de la méthode proposée depuis longtemps par M. Crova.
- Les éludes de M. Liebenthal sur la répartition de la lumière en dehors du plan horizontal lui ont montré que l'intensité moyenne sphérique des divers types de lampes à incandescence est égale à l’intensité moyenne mesurée dans une direction faisant avec Taxe un angle compris entre 46° et 53". Ce résultat s’accorde assez bien avec celui des recherches de la Commission de l’Association américaine d’Eclairage électrique: M. Bell conseille, dans-son Rapport, d’évaluer l’intensité moyenne sphérique, on observant l’intensité d’une lampe tournant autour d’un axe incliné de sur 1° verticale U).
- Etalons a i'lammiï. — Les principaux étalons à flamme sont : la lampe Carcel, dont l’emploi est réglementaire en Erance pour les essais de gaz ; la lampe Vcrnon-ffareourl au pentane, employée en Angleterre sous deux formes, dont l’une représente maintenant la bougie anglaise : la lampe vou Hefner-Alleneek à l’acétate d’amyle, qui est l’étalon légal en Allemagne où elle a remplacé la bougie de paraffine de l’Union.
- Les prescriptions relatives à l’emploi de la lampe Careel continuent à être appliquées telles qu'elles ont éLé formulées par Dumas et Régnault. Les lampes LIefner et Yernon-llareourt ont été, dans ces dernières années, l’objet de travaux importants que nous allons résumer.
- I. L’étalon Hefner comprend un récipient cvlindrique et un porte-mèche, de dimensions minutieusement fixées, muni d’un mécanisme servant à régler la hauteur de la flamme. L’Institut Physicotechnique délivre arec chaque lampe un certificat de garantie, constatant qu’à l’appareil sont adjoints un viseur Jlefner-Altcneck et un appareil de Kvüss, pour mesurer la hauteur de la flamme ^a), un porte-mèche de réserve et un calibre permettant de régler la hauteur de l’cxtré-mitc supérieure du porte-mèche et celle de l’axe du viseur ; la différence de hauteur doit être de 6ü mm. Une variation de hauteur de i mm de la pointe de la flamme modifie l’intensité de 3 p. ioo. Le certificat atteste que les dimensions ne diffèrent des dimensions prescrites que de quantités tolérables ; il donuc l’intensité observée en employant successivement les deux porte-mèche et les deux appareils pour le réglage de la flamme.
- M. Liebenthal a exécuté une série de mesures très importantes relatives à l’influence qu’exercent la composition et la pression de l’atmosphère sur l’intensité de la lampe Hefner.
- On constate facilement que l’intensité de la lampe Hefner est, en moyenne, de plusieurs centièmes plus grande en hiver qu’en été. Cet effet est dû surtout â la vapeur d’eau.
- D’une série de 3i6 mesures exécutées de 1893 à 1890, M. Liebenthal a conclu que l’intensité lumineuse varie suivant la formule
- v =: 1,049(1—o,oo53x),
- x étant le volume, en litres, de la vapeur d’eau, qui est diffusée dans la quantité d’air dont le
- (9 Nous devrions encore citer les intéressantes recherches de M. Buntc sur la Photomélric de riucandeseeuce par le gaz.
- (2) Le viseur permet d’amener, à l’œil nu, la pointe de la flamme dans le plan d une cloison horizontale qui le divise en deux; l'appareil de Krüss donne une image réelle sur un écran Lranslucide, M. Marlcns a proposé récemment l’emploi d’un prisme rectangle isoscèle à face hypoténuse convexe, qui donne une image réelle et renversée au-dessus de la flamme.
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- volume, après dessiccation et absorption de l’acide carbonique, à la même température el sous lu même pression, serait i ni3.
- On a pris comme unité la moyenne des intensités d’un grand nombre de lampes, observées pendant plusieurs années. T.a différence entre le calcul et l'observation atteint an plus 0,9 p. 100, elle a pour valeur moyenne dr 0,41 p. 100 ; 1: a varié de 4 à 19.
- L’inllui'iice de la pression extérieure est faible: la variation d'intensité est représentée, en fonction de la hauteur barométrique b, par la formule
- Un changement de pression de 4o mm n’amène qu’une variation de o,4 p- 100 dans l’intensité.
- Les expériences de Bunte avaient déjà mis en évidence l’influence de la vapeur d’eau sur les flammes ; le rôle de l’acide carbonique avait été également reconnu dans le cas de la lampe Hef-.ucr. M. Liebenlhal, en faisant varier la quantité de ce gaz diffusé dans la salle d’expériences a trouvé que, pour une teneur x' d’acide carbonique (exprimée en litres) par mètre cube d’ail* pur et sec, l’intensité varie suivant la loi :
- x: était compris, dans les expériences, entre 0,6 litre el 13,7 litres. Dans une salle bien ventilée et assez grande, x' reste voisin de o,a ; l’erreur correspondante, qui est 0,0. p. 100, est négli-
- II est à remarquer qu’à volume égal 1 influence de l’acide carbonique est beaucoup plus grande que celle de la vapeur d'eau ; M. Liebenthal explique ce fait en admettant que la présence de cos corps inertes abaisse la température de la flamme dans une proportion qui dépend directement de leur chaleur spécifique.
- Enfin, la cause la plus importante de la diminution d intensité que subit une lampe Ilefner au bout d’un fonctionnement de plusieurs heures dans une salle fermée ne résulte pas seulement de l’addition à l’air, supposé de composition invariable, d’une quantité nolable «l’acide carbonique et do vapeur d’eau ; la proportion d’oxygène, rapportée à 1 azote, diminue également : le calcul de la chaleur spécifique montre que la variation de température pourrait atteindre 2 p. 100 par la disparition de 1 litre d’oxygène dans 1 ni3 d’air.
- Si l'on lait les corrections dont l’étude de M. Liebenlhal montre la nécessité, l’étalon ilefner devient parfaitement comparable à lui-même. O11 sait que, même alors, il ne peut pas êlro considéré comme parfait. La teinte rouge de la flamme et sa faible intensité lumineuse sont de graves défauts. La mobilité de la flamme nécessite souvent la présence d’un aide qui 1 observe ; M. Liebenlhal a reconnu qu’il était insuffisant d’observer dans un seul plan parce qu’on 11c s’aperçoit pas de la courbure que la flamme peut, prendre dans ce plan ; au moyen d’un système optique, il renvoie dans le cathétomètre d’observation une deuxième image provenant de rayons émis dans un plan perpendiculaire au premier.
- En 1891, j’avais trouvé pour l’étalon Ilefner
- A cette époque, les dimensions de la lampe à acétate d’amylc n’avaient pas encore été spécifiées rigoureusement cl l’InsLxtul Phv sieolechniq tic ne s’occupait pas de la vérification. Des mesures plus récentes de M. Laporte, exécutées au Laboratoire central d’Klectrieité, ont conduit à un nombre notablement différent :
- o,885 bougie décimale.
- Ce nombre a été déterminé par comparaison avec une lampe (Parcel, en partant de su valeur
- (’) Bunte plaçai! la flamme dans un appareil spécial, où elle se raccourcissait beaucoup {Jourti. fur f><isbel.:iSç)i).
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- 9,6 bougies décimales, déterminée par moi. En l’adoptant, on voit disparaître une différence systématique entre les résultats des étalonnages d’une même lampe a incandescence, effectuées successivement à Charlotteulmrg et à Paris. La bougie allemande de paraffine a, d’après M. Laporte, une intensité de i,od bougie décimale.
- II. Dans l’étalon au pentane d’une bougie, le pontanc liquide contenu dans le récipient se vaporise par une mèche placée à l’intérieur d’un tube qui la dépasse de quelques centimètres; les vapeurs sont enflammées à la sortie du tube, de sorte que la mèche ne se carbonise pas. La flamme brûle à l’air libre ; sa partie supérieure s’engage dans une cheminée qui diminue sa mobilité et qui, en activant la combustion, la rend pins blanche ; une petite fenêtre percée dans cette cheminée permet d’apercevoir la pointe de la flamme, qui doit être maintenue au milieu de la fenêtre. L’intensité de la partie visible de la flamme, entre le brûleur et la base de la cheminée, est alors d’une bougie anglaise. D’après M. Yeruon-TIarcourt, au bout d’un quart d'heure d’allumage, la flamme se maintient à une hauteur constante ; les variations n’auraienl d ailleurs qu’une influence très faible et n’occasionneraient qu’exccptionncllement un changement de 2 p. 100 dans l’intensité.
- Dans un autre type, notamment dans la lampe de dix bougies qui est actuellement réglementaire pour les essais de gaz en Angleterre, la lampe est alimentée par un courant d’air chargé de vapeur de pentane dans son passage à travers un saturateur; le mélange descend sous l’action de son poids, par un tube de caoutchouc, dans un brûleur annulaire en stéatite ; la cheminée est entourée d’un tube de laiton dans lequel sc produit un couraut d’air ascendant qu'on ramène à la base de l’anneau de stéatite. La hauteur de la partie visible de la flamme doit être de 47 mm, le réglage s’effectue au moyen d’un calibre de buis de 32 mm de diamètre. Il est prescrit de rendre vertical le tube de retour de l’air chaud, qui occupe la partie moyenne de l’appareil, et d’amener l'anneau de stéatite a une hauteur donnée au-dessus de la table sur laquelle repose le trépied à vis calantes qui supporte tout l’appareil. La hauteur de la flamme se règle au moyen de fenêtres fermées par des lames de mica ; une variation de hauteur de 5 mm ou 6 mm n’aurait pas d’inffuence sur l’intensité utile.
- Dans une communication laite au Meeting of the Institution of Gas Engineers en juin 1898, M. Ycrnon-IIarcourt a donné les résultats d’une série de comparaisons qui établissent que le rapport des intensités des deux étalons que nous venons de décrire 11c varie pas de 1 p. roo (chaque nombre étant la moyenne de dix déterminations).
- M. Licbenthal a soumis l’étalon au pentane, d’une bougie, à une étude semblable ii celle qu’il avait exécutée pour l’étalon Hcl'ner. 11 a constaté d’abord, en ce qui concerne le fonctionnement général, que-la hauteur de la flamme doit être réglée exactement; quand la pointe est au milieu de la fenêtre, l’intensité passe par un maximum; clic diminue dé 2,5 p. 100 ou de 2,1 p. 100 quand la pointe est en bas ou en haut de la fenêtre. Pendant les trente minutes qui suivent rallumage, la hauteur de la flamme croit constamment, si 011 n’abaisse pas la mèche; même avec ce réglage, l’intensité augmente de plusieurs centièmes; ce n’est donc qu’au bout d’une demi-heure environ qu’on pourra faire une mesure.
- Enfin M. Liebenthal observe que quand une flamme est nue ou quand on prend pour une source une ouverture découpée dans un écran on peut, appliquer lu loi de l’inverse du carré des distances en partant, suivant le cas, de l’axe de la flamme ou du plan de l’ouverture. Dans un dispositif mixte comme celui de la lampe au pentane, le calcul montre que la distance efficace est colle du photomètre à l’axe de la lampe, diminuée de la moitié du rayon des tubes qui limitent la partie efficace de la flamme ; on aurait donc une correction a effectuer si l’on opérait en faisant varier la distance du photomètre à l’étalon (l).
- La lampe au pentane, qui présente sur la lampe Heliier l'avantage d’avoir une flamme beaucoup plus raide, exigerait, par contre, une surveillance plus attentive.
- tous les appareils sont lixes, le débit du gaz seul est
- variable.
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- L influence de l'humidité est sensiblement la même que pour la lampe Hefner; le binôme de correction étant, pour la lampe au pentane
- la pression lait varier l’intensité de l’étalon Yernon-IIaycourt suivant la formule Ar = 0,00049 — "60) ;
- un changement de 4-0 mm amène nue variation de 2 p. 100.
- M. Liebenthul conclut qu'il faudrait tenir compte, dans les mesures faites avec cet étalon, de l’altitude du lieu où l’on opère; il 11e nous semble pas que ce défaut, le plus grave qu’ait révélé 1 étude consciencieuse dont nous venons de résumer les résultats, établisse nettement, comme le pense l’auteur, la supériorité de la lampe llelher sur la lampe au pentane.
- III. L’appareil Dibdin, qui avait été recommandé par le Report of the Pholometric Commitlee, a été l’objet d’une-élude de M. Gralton. Dans cet appareil, où l’air se carbure par son passage sur le pentane dans un réservoir qui forme la base de l’appareil, la proportion d’air et de pentane varie avec la température de la salle. Le degré hygrométrique aurait également, une grande influence. On n’obtient pas de meilleurs résultats en substituant à l’air le gaz d’éclairage.
- Au contraire, l’étalon Methven à flamme diaphragmée, avec carburateur au pentane alimenté par du gaz d’éclairage, a donné de très bons résultats. T.'humidité et la température n'amèneraient pas de variations supérieures à o, 5 p. 100. Ce chiffre, qui est peut-être inférieur au degré de précision des mesures qu’on peut faire avec des bougies, ne semble pas toutefois devoir être accepté sans réserves.
- IV. Divers étalons à flamme, qui ne sont pas encore entrés dans la pratique courante, ont été proposés dans ces dernières années, principalement des étalons II acétylène.
- En 189.'!, la Commission photométrique néerlandaise a conseillé l’emploi d’une lampe du type \ ernon-Ilarcourt légèrement modifié, dans laquelle on brûlerait un mélange de 9 parties de benzine dans 100 parties d éther ; l’intensité serait 1,48 bougie anglaise.
- En brûlant l’acétylène sous une pression de o,3o m d’eau, dans un bec qui l’étale en une large lame mince, j’ai obtenu, dès 1896, une flamme parfaitement fixe, dont l’intensité dépasse 100 bougies pour un débit de 58 litres à l’heure. L’éclat est sensiblement uniforme sur une grande surface. Dans le modèle construit par M. Carpentier, l’acétylène arrive par un petit orifice conique, entraîne avec lui l’air nécessaire, puis il pénètre par un trou étroit dans un tubeoùse fait le mélange et qui se termine par un bec papillon soigneusement ajusté. La flamme est enfermée dans une boîte dont une face porte un diaphragme à iris, tandis que l’autre peut recevoir des ouvertures calibrées à l’avance.
- La flamme est d’une blancheur remarquable ; l’étude spectrophotométrique a montré que, dans toute l’étendue du spectre visible, la lumière de T acétylène diffère peu de celle du platine en fusion.
- M. Féry brûle l’acétylène il l’extrémité d’un tube de thermomètre, de o,5 mm environ de diamètre, nettement coupé. La hauteur de la flamme varie de 5 mm à 35 mm quand le débit croît de i,25 litre à b litres à l’heure. Entre 10 mm et 25 mm l’intensité est très sensiblement fonction linéaire de la hauteur de la flamme ; le diamètre de la flamme varie très peu.
- M. Féry a effectué, à l’aide de cet appareil, une série de mesures d’éclat des différentes parties de diverses flammes.
- L’inconvénient présenté par la combustion de l’acétylène d’amener trop souvent un dépôt de carbone qui obstrue les orifices serait évité si l’on adoptait, avec M. Blondel (U, l’étbvlène pur, brûlant dans l’oxvgène pur.
- Un étalon à acétylène u été construit également en Amérique par M. Fessenden. La Coramis-
- 0 Rapport sur les unités photomét.riqups (Congrès international des Electriciens à Ge
- ; 1896;.
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- sion de l'Institut américain des Ingénieurs électriciens fait brûler un mélange de deux parties d’acélvlène et d’une partie d’hydrogène dans un courant d’oxygène pur.
- M. Blondel a fait construire une lampe à cheminée dans laquelle on bride un mélange d’alcool et de benzine cristallisable. La cheminée, qui a pour but d'éviter le vacille.ment de la flamme, est en métal noirci et porte deux fenêtres fermées par des lames de verre, obliquement placées, de façon à supprimer les réflexions successives.
- M. Broca a proposé la lampe à naphtaline (albo-carbon j, réglée de manière que la flamme du papillon soit sur le point de devenir fuligineuse : placée dans une enceinte à température déterminée, elle fournit une intensité très constante.
- Y. Tout ce qui précède montre suffisamment combien il est difficile d’obtenir «les résultats satisfaisants avec les étalons à flamme j1). Une étude très intéressante, exécutée à l’aide du bolo-m'ètre par MM. Clayton, Sharp et W.-R. Turnbull, a révélé l’existence de variations beaucoup plus considérables que colles auxquelles on pouvait s’attendre dans l’émission totale des divers étalons.
- Pour la bougie anglaise, les variations peuvent atteindre p. îoo do l’intensité movenne ;
- pour la bougie allemande, l’écart maximum est de 24 P- 100 (3)-
- Les variations île l'étalon Uefuer peuvent atteindre 22,G p. 100 : mais elles sont dues surtout aux changements de hauteur de la flamme ; quand on règle la flamme avec, soin, l’amplitude des oscillations de l’intensité ne dépasse pas 2 p. 100.
- T,a lampe Carcel a présenté des variations qui peuvent atteindre 18,2 p. 100; mais l’examen des courbes montre que, en général, les changements sont très lents ; la variation a pu rester, pendant une durée «le trente-cinq minutes, inférieure à 0,8 p. 100.
- L’écran Melhven, employé avec un brûleur Argand, donne lieu a des variations beaucoup plus considérables.
- Les auteurs concluent que la lampe Carcel est le plus constant des étalons phntométriques qu’ils aient étudiés.
- Photomètres. — I. Le principe du photomètre de Bunsen a été utilisé par MM. Lunimer et Brodhun pour la construction d un appareil bien supérieur à ceux qui l’avaient précédé. La région opaque de l'écran est constituée par une par lie de la face hypoténuse d’un prisme à réflexion totale, qui renvoie les rayons provenant-«l'une des sources. La région movcuuc est, au contraire, dénuée de pouvoir réflecteur et laisse passer les rayons de l’autre source. Pour réaliser cette condition, MM. Luminer et Brodhun, retrouvant une disposition déjà indiquée par Svvan(‘)cn 18 5 9 et tombée depuis dans l’oubli, ont d’abord proposé d’écraser une goutte de baume de Canada entre les laces hypoténuses de deux prismes à réflexion totale ; plus tard ils ont trouvé préférable de ne conserver qu’une partie de la face hypoténuse de l’un des prismes en usant le reste en forme sphérique et d’accoler eette partie plane à l’autre prisme. Quand le contact parlait est obtenu, la continuité est complète entre les deux masses de verre et la plage commune joue le rôle d’une tache d’huile transparente sans diffusion ni réflexion. Le plan commun des faces hypoténuses est le plan de symétrie de l’appareil ; les rayons qui l’atteignent, de part et d’autre, sous l’incidence de 4^>°i proviennent des deux faces d’un écran diffusant situé dans le même plan ; ils ont été réfléchis par deux miroirs parallèles. Les rayons sortants sont ramenés dans le plan de symétrie par un prisme à deux réflexions de Kriiss.
- La supériorité de l'écran do Lummcr cl, Brodhun résulte surtout, de la netteté de la ligne de
- f1) 11 y aurait probablement avantage à utiliser d’une façon générale l’existence d’un maximum d’intensité des
- (2) Une étude postérieure par le bolomèlre et le photomètre, due à M. Sharp, montre que CCS variations doivent être principalement attribuées aux changements de hauteur de la flamme. Une correction de ce chef « permet d’es-
- 4 p. 100 est faible ».
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- séparation dos doux plages, qui est parfaite lorsqu'on compare deux sources de 1116111e couleur. Lorsque les teintes diffèrent peu, la dispersion des prismes produit, une irisation qui sépare nettement les deux champs tant que les éclats sont différents et qui se réduit à une variation continue quand on arrive à l'égalité. D’après les auteurs, le phéuomène serait assez net pour permettre de comparer des sources de teinte légèrement différente (lampe lletner et lampe à incandescence) avec la même précision que des sources de même couleur.
- Quelque soin que l'on mette à réaliser un appareil parfaitement symétrique par rapport au plan eomnnfti des hypolliénuses, il n’est pas rare qu’en faisant tourner l’appareil autour de l’axe du viseur, de façon à intervertir les faces de l’écran opposées aux deux sources, ou n’obtienne, pour le rapport des intensités, des valeurs qui diffèrent de 3 p. 100. MM. Lummer et Brodhun pensent qu’une étude plus complète de la réflexion dite totale expliquerait probablement ces écarts ; la question n’a pas encore été élucidée.
- En admettant que la transmission et la réflexion soient totales dans les diverses plages, il est facile de calculer la sensibilité de l’appareil. Placé sur uti banc de 800 mm. de long, entre deux sources d’intensité égale, un photomètre parfaitement symétrique doit être déplacé de 1 mm seulement, si l’on veut produire entre les plages contiguës une différence d’éclat de 1 p. 100. Les auteurs considèrent qu’une variation de 1,0 p. 100 dans l’intensité d’une source est nettement, visible et que l’erreur moyenne d’un pointé est inférieure à 0,0 p. 100.
- On peut employer le même appareil en remplaçant le principe de l’égalité par celui du contraste. En interposant, sur la moitié de chacun des deux faisceaux, une lamelle de verre, on obtient quatre plages et l’on règle les disLanccs de façon que la différence d’éclat soit la même entre les deux plages de chaque couple. Dans le modèle le plus récent de cet appareil, le champ de vision est limité par une courbe elliptique allongée verticalement; a droite et à gauche se détachent (feux aires trapézoïdales, qui, au moment du réglage, doivent paraître plus sombres que les demi-ellipses qui les entourent et ressortir également {*). A mesure qu'on dérègle, le rapport des éclats devient de plus en plus différent de part et d’autre ; l’une des plages trapézoïdales se fond dans la région qui l’entoure pour reparaître plus claire, tandis que l’autre continue à paraître de; plus en plus sombre.
- Ces apparences s'obtiennent au moyen de deux prismes dont les faces bvpotbénuscs sont planes et accolées ; sur l’une d’elles on a évité ta transmission de la lumière en enlevant la couche superficielle h l’aide d’un jet de sable suivant trois bandes parallèles aux arêtes des prismes. La différence d’éclat des plages contiguës dont ou observe le contraste est de 8 p. 100. On peut la faire varier entre certaines limites dans un autre modèle construit par les mêmes auteurs.
- IL MM. Blondel et Broea ont construit nu photomètre universel, qui permet de faire toutes les mesures utiles en Photométrie ; intensité, éclairements, éclats, cette dernière évaluation étant possible, aussi bien pour les sources éloignées que pour les sources rapprochées. T.'appareil est svmétrique, il comporte deux écrans diffuseurs transparents que l’ou observe simultanément et binoeulairement par l’intermédiaire de deux miroirs rectangulaires entre eux, inclinés de i'o" sur les ravons. Cette partie de l’appareil peut remplacer un photomètre Buusen ou Yiolle. Les mesures d’intensité peuvent se faire de plusieurs manières, notamment par l’intermédiaire d œils de chat. Les mesures d’éclairement se font comme dans le photomètre Mascart. Pour la mesure des éclats intrinsèques, ou produit des images réelles sur les écrans, et l’on procède comme dans le microphotomètre de M. Cornu. Enfin, on peut substituer aux écrans diffusifs des objets convenables pour remplacer l’étude des égales clartés par celle des égales acuités.
- III. I.e photomésomètre de M. Blondel applique les principes de la méthode de M. Allard pour la détermination de l’intensité moyenne, c’esl-à-dirc de lu quantité
- C) Le gr
- axe disparait également, par suite de l'égalité d'éclat des plages eontieués
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- a désignant l’angle que fait avec un rayon fixe une droite qui balaye le plan dans lequel on observe. On remplace l’évaluation de celte intégrale par celle d’une somme de n termes
- M. Blondel renvoie les rayons de l’arc sur le photomètre au moyen d'un réflecteur forme de vingt-quatre miroirs assemblés en troue de pyramide régulière. Pour mesurer l’intensité moyenne il place l’arc au centre d’une sphère munie d’ouvertures en forme de fenêtres accolées, limitées par des portions de méridiens et sous-tendant un angle horizontal proportionnel h sin a ; on peut remplacer toutes ces fenêtres par une seule échancrure dont la forme se détermine aisément ; on répartit plusieurs de ces échancrures sur la surface de la sphère que l’on fait tourner à ?.oo tours par minute.
- La courbe photometrique peut se tracer aussi très facilement si l’on emploie une sphère portant des ouvertures en nombre égal à celui des miroirs et permettant l’accès de la lumière successivement sur chacun d’eux; c’est le renversement de la méthode qui consiste à faire tourner un miroir autour d’une source.
- IV. Dans le lumen-mètre de M. Blondel le centre géométrique de la source à étudier coïncide avec le centre de la ligure d’une sphère coupée dans deux directions opposées, suivant deux fuseaux de i8° chacun qui la séparent en deux parties ; les rayons tombent sur un miroir ellipsoïdal qui les fait converger sur un écran diffusant où ils dessinent une tache lumineuse dont le diamètre varie de 0,20 ni à o,5o m et dont on détermine l’intensité à l’aide d'un photomètre placé à une distance comprise entre 2 m et f» m. Si la source est symétrique autour d’un axe de révolution une seule mesure suffit pour obtenir le flux lumineux total. Dans un type beaucoup plus simple le miroir est. remplacé par lin tronc de cône de révolution de ioo° d’angle au sommet recouvert d’une substance diflusante dont Y indicatrice de diffusion soit voisine du cercle, c'cst-à-dire qui obéisse sensiblement à-la loi du cosinus. On pourrait encore simplifier l’appareil en employant comme écran diffusant la partie utile du tronc de cône précédent, de façon à éviter l’emploi de la sphère à iuseaux découpés.
- V. Le point le plus important à signaler dans les progrès de la spectrophotomélrie est l’élude de l’influence qu’exerce la répartition de la lumière dans le spectre sur l’intensité de la lumière provenant d’une fente collimalriee. Ce n’est que quand la dispersion est grande et la fente étroite, qu’on peut admettre la proportionnalité de la largeur de la fente à l’intensité lumineuse obtenue dans une région donnée du spectre. Le fait a été établi pur les expériences de M. Lummer et de M. Murphy.
- Il est aussi à noter que, contrairement à une opinion quelquefois admise, on ne doit pas considérer la Photomctrie hétérochroiuc comme facilitée par la réduction des intensités à une valeur assez faible pour que la notion de couleur disparaisse.» D’après M. Broca, dont les expériences confirment, celles de nombreux auteurs, la diminution de la sensibilité différentielle avec l’éclairement est à peu près aussi rapide que la diminution de la notion de différence de couleur.
- Les variations d’intensité nécessaires dans les expériences de Spectrophotornétrie s’obtiennent souvent par l’application de la loi de Talbot, en faisant tourner devant la source un système de deux disques évidés suivant des secteurs complémentaires et qu’on déplace l’un par rapport à l’autre de laeon à régler l’espace libre. La proportionnalité de l’intensité lumineuse efficace à l'angle des ouvertures a été discutée à maintes reprises ; d’après les expériences de MM. Lummer et Brodhun elle serait exacte au moins à 1 p. too près (*) ; d’une étude approfondie des phénomènes dont la rétine esl le siège, M. Charpeuticr conclut que cette proportionnalité 11e
- (l) A ce propos, rappelons que, d’après les éludes de M. Rouasse et de M. de la Baume Rluvinçl, la vitesse de rotation aurait une influence notable sur l’action photographique et qu'011 ne saurait admettre la proportionnalité
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- saurait subsister que si chaque admission de lumière ne dépasse pas Qmo de seconde^).
- VU. MM. Lummer et. Brodhun ont. construit un spectrophotomètre dans lequel la superposition des rayons provenant de deux collimateurs rectangulaires s’effectue au moyen d’un système de deux prismes à réflexion totale dont les arc Les sont verticales ; les faces hypoténuses sont planes comme dans le photomètre à contraste ; sur l'une d’elles la couche superficielle est enlevée suivant des bandes normales aux arêtes. M. Brace a basé sur le mémo principe la construction d’un appareil plus simple; son spectrophotomètre se compose de deux prismes rectangles égaux, dont l’ensemble constitue un prisme équilatéral ; l’une des deux faces en contact est argentée, dans sa partie moyenne, suivant une bande perpendiculaire aux arêtes, qui sont verticales. T,es deux prismes sont collés par du baume de Canada ou réunis par l’intermédiaire d’une goutte de naphtaline monobromée a. Deux collimateurs envoient, sous le même angle, leurs faisceaux aux deux faces qui sont dans le prolongement l’une de l'autre ; une partie de l’un des faisceaux est réfléchie presque totalement sur l’argenture ; une partie de l’autre traverse la série des deux prismes ; les directions sont encore parallèles à la sortie pour les rayons de même couleur. On obtient dans une lunette deux spectres, dont l’un s étend entre les deux parties de l’autre.
- VIII. La photomctric hétérochrome semble avoir réalisé un progrès notable depuis Implication d’une méthode proposée par M. Charpentier et M. Rood. Quand on observe un objet soumis alternativement aux rayons de deux sources de couleur très différente, la succession produit, en général, un papillotement que l’on peut faire disparaître en faisant varier graduellement l’intensité de l’une des sources. On peut prendre cette condition comme définition de l’égalité d’intensité des doux sources. Malheureusement, il ne semble pas établi que le papillotement qui a disparu dans un premier réglage ne reparaisse pas, quand on fait varier dans un même rapport les deux intensités.
- Pour utiliser le nouveau principe, M. Whitinan divise en deux parties égales, par une section méridienne, un tronc de cône en bois, peint en blanc, de 3,7 cm. de haut, dont les bases ont pour diamètres respectivement 20 cm et 10 cm; il applique les deux masses l’une' contre l’autre, après avoir fait tourner l’une d’elles de 180°. L’ensemble est mis en rotation autour de l’axe commun des cônes, qui est parallèle à celui du photomètre.
- Dans le modelé décrit par Rood, les sources éclairent directement les deux faces verticales et rectangulaires, d’un prisme d’albâtre (comme dans le photomètre à relief d'Yvon;. Devant le prisme oscille une lentille cylindrique plan-concave dont les génératrices sont parallèles à l’arête et qui envoie successivement dans l’enil de l'observateur des rayons provenant des deux faces; on déplace la source a étudier jusqu’à faire disparaître le papillotement (2).
- PROPOSITION D'UN NOUVEAU MODK DU TARIFICATION DU COURANT ÉLECTRIQUE, par Etienne
- La concurrence acharnée que la lumière électrique doit subir en ce temps a amené la plupart des stations à baisser le prix de vente du courant électrique, ou à accorder des rabais considérables sur le prix normal. Mais, malgré toutes ces concessions, on no réussit pas à affaiblir la concurrence, et le résultat est que beaucoup de clients, qui autrefois introduisaient chez eux la lumière électrique^ l’abandonnent pour un autre moyen d’éclairage. Ni les rabais les plus élevés, ni d’autres offres 11e peuvent décider ces clients à rester fidèles à la lumière électrique, puisqu'ils trouvent ailleurs uti éclairage meilleur marché, et ils le trouvent il un prix avec lequel toute concurrence de notre part est presque impossible.
- p) Dans un travail très intéressant, dont l’élude nous entraînerait on dehors de notre cadre, M. Porter a déterminé la durée de la persistance de l’impression lumineuse maxima, c’esl-ù-dire la durée minima que doivent avoir
- (2) Rappelons, eu quittant ce sujet, que l'usage le plus courant actuellement semble être celui qui consiste à
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- Je suis donc d’avis qu’il faut en prendre son parti et qu’il faut arriver à la conclusion que la lumière électrique n’est pas laite pour soutenir une concurrence effrénée avec d’autres modes d’éclairage, mais, cpi'elle est faite exclusivement pour les gens qui savent apprécier sa valeur et qui en useront; sans regarderie prix. Je ne crois pas que l’on puisse augmenter de beaucoup l’usage de la lumière électrique en accordant des rabais à l'infini, puisque le client, qui ne considère pas les avantages, mais seulement le prix de la lumière électrique, sc montrera insatiable en fait de rabais. Mieux vaut donc le iaisser s’en aller. D’un autre côté, il faut que nous facilitions au client qui. veut décidément delà lumière électrique, l'accomplissement de son désir, en établissant un prix modéré de venté, et l’on devra sc borner o cette clientèle, dont le nombre s’accroît lentement mais sûrement, au lieu de chercher à gagner à tout prix des* clients qui vous quittent au premier moment où ils voient qu’ils trouveraient meilleur compte ailleurs.
- S'il y a maintenant des rabais ii accorder, il faudrait les mettre sur une base juste et équitable. Si nous donnons par exemple du rabais après un certain nombre de lampes-heures par an, il se peut très bien que ee nombre soit atteint dans l’hiver, dans une période de l’année où nous avons beaucoup à taire, tandis que pendant l’été ce mémo client ne consommera rien. Il aura donc eu du rabais après une consommation qu’il aurait'faite dans tous les cas, puisque la lumière électrique lui est une noccssilc et il l'aurait laite môme s’il travail, pu compter sur aucun rabais. Il sc peut aussi qu'un client qui préfère brûler du gaz en hiver use de la lumière électrique seulement en été, et celui-là n'aura pas de rabais, parce que, avec sa consommation restreinte, il n’a [.teindra pas le nombre dé lampes-heures annuelles demandées. Pourtant ee dernier client a rendu service à l'entreprise électrique, en lui prenant du courant dans une période oit l’usine travaille à perle. Pour être juste, il laudrait doue accommoder les rabais non à un nombre déterminé de consommation annuelle, mais il faudrait les mettre en rapport avec la période de Vannée dans laquelle cette consommation a eu lien-
- Etant donnée la totalité de lampes-heures fournies par une station centrale à ses abonnés, et en divisant celte somme par le nombre des lampes installées, on trouve pour chaque lampe une moyenne annuelle de (onetionnemenL qui reste assez constante.
- Eu comparant les résultats de six années, nous avons trouvé, par exemple, pour notre station de Budapest, que. la moyenne était
- Kn r894 iH.jy 1896 ’«97 1898 ' '899
- Je peux doue compter, presque avec certitude, que chaque lampe ajoutée à notre réseau me fournira environ 44° heures de 'fonctionnement par an, et c’est sur cette moyenne que je dois baser mon prix de vente du courant. Puisque, celle moyenne ne varie pas beaucoup, je l’appellerai la moyenne assurée de: fonctionnement.
- Si maintenant nous subdivisons cette moyenne en douze parts, en faisant le pourcentage de chaque mois, nous 'ttïïuyônsque le fonctionnement sc comporte dans les différents mois de la façon
- M> i>-
- Juillet.
- ,:Gfe pouTf eiu'ajgd màyèfi peut, dans certains cas, sensiblement différer du pourcentage réel. Il v a,'p<fr'eKfeiiiple, de& particuliers consommant beaucoup plus de courant en février qu’en janvier, et
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- qui dc consommeront prêsque rien en décembre. Il y a des commercants qui n’osent pas de la lumière électrique en été et il y en a d’autres qui en consomment plus en été qu’en hiver.. Mais il est absolument, impossible dc prendre en considération toute la variété de ces cas anormaux, et nous devons nous en tenir à des circonstances normales, à une moyenne ordinaire, en un mot à notre moyenne assurée.
- Si l’on veut être très scrupuleux, on peut ranger les clients en différentes classes, par exemple : appartements privés, boutiques, restaurants, calés, el l’on pourrait établir, pour chaque classe séparément, le pourcentage mensuel. Mais on trouvera que le pourcentage ne varie .pas beaucoup et qu’on compliquerait inutilement le système en y introduisant trop de variantes. Restons donc à une seule et unique moyenne.
- Je sais donc, par elle, que chaque nouvelle lampe ajoutée à notre réseau va me fournir 5() heures de fonctionnement en janvier, 5o heures en février, en mars, etc.
- Sur ce nombre d heures, je peux compter avec assurance, c’est mon revenu assuré, et là-dessus je n'aecorde aucuu rabais sur mon prix de vente.
- Mais je considère tout ce que j'obtiens eu plus sur cette moyenne, pour ainsi dire comme une bonne fortune, comme une recette en surplus, que j’ai intérêt à augmenter dans la mesure du possible. Je ne peux l'augmenter qu'en accordant des rabais considérables, sur ces extras. 1
- L’usine n’a presque rien à faire eu juin, juillet, août, je peux doue pondant ccs trois mois donner les rabais les plus hauts, frisant presque le prix de revient. Je ne peux accorder le même taux au mois d’avril, mai et septembre, puisque dans ces mois la demande de courant est déjà plus sensible, et je devrais logiquement ne donner que poil dc rabais aux consommateurs ordinaires peiir dant les mois d'octobre, novembre, décembre, janvier et février, puisque dans cette période je ne peux pas satisfaire à toutes les demandes de consommation qui m’affluent.
- Je peux donc établir trois classes de rabais pour le surplus de consommation en dehors de la moyenne assurée :
- i " Rabais pendant la période de la plus haute consommation : octobre, novembre, décembre, janvier et février ;
- 2" Rabais pendant, les mois de consommation moyenne: mars, avril, mai et septembre ;
- 3,J Rabais pendant les mois de la saison morte : juin, juillet et août.
- L’établissement du taux de ce rabais dépend naturellement des circonstances locales et du prix de vente. A plusieurs stations il sera facile d’accorder en été des rabais sur le surplus de consommation, allant jusqu’à 6o p. ioo du prix normal de vente. On pourra accorder 4o p. ioo pour la période, de consommation moyenne et üo p. ioo pour les mois d’hiver.
- Exemple : Un client aura déclaré 20 lampes installées.
- En prenant, par exemple, 44° lampes-heures pour la moyenne assurée, ce clietit devra four-
- Janvicr
- Novembre Total :
- 10 X 29 = 58o
- 20 X 64 = T 280 20 x 67 i34o 20 x44o = 8800
- f avec 20 p. 100 de rabais.
- I le surplus sera compté^
- i) avec 60 p. 100 de rabais. 1 Le surplus sera compté
- I le surplus sera compté
- L’idée sur laquelle se base ma proposition est de mettre le rabais en proportion avec les différents stages de la production. Le client qui me prend du courant dans un temps où il y a peu de
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- preneurs aura, •dans ce temps, un rabais beaucoup plus élevé que s'il me demandait le même courant dans une.époque où les preneurs ne manquent pas. Je considère le courant comme une marchandise dont le prix doit différer suivant l’affluence des demandes. J’en exclus une,certaine quantité : la inoyenneassurée qui trouvera toujours acheteurs ; mais ce qui est en plus de cette moyenne doit être vendu à rabais et çe rabais.doit varier selon la densité des demandes.
- Mon système ne demande l’aide d'aucun instrument enregistreur; il se base sur les chiffres donnés par l’exploitation annuelle. Le client sait d’avance sur quel rabais il peut compter et quelle consommation il doit foürnir pour avoir droit aux rabais différents, En variant les rabais scion les quatre temps et en accordant des rabais très élevés en été, on réussira à amener des clients qui, pendant neuf mois, n’usoront pas de lumière électrique, mais qui, en hiver, en prendront parce qu’elle leur devient une nécessité. Si nous accordons à cette classe de clients carrément des rabais très élevés sans leur demander aucune autre garantie annuelle, nous augmenterons avec cola la rentabilité de nos stations centrales qui, en été, est très souffrante.
- ' DÉPÔTS ÉLECThOCIUMlQUKS, par Henri Douilhet
- .. 1., Déec’f- êliujtrochimiques du ghuome...— Nous assistons, depuis quelques années, à une véritable renaissance de l’Art de la Médaille. Des maîtres comme Chaplain, Chapu. Daniel Dupuy, .Roty .et tant- d’autres,1’opt transformé et ont mis dans les mains de tous, sous une forme pratique . et légère, de véritables bas-reliefs, fixant dans le métal les grands événements de notre époque, les traits des. savants ou des artistes, les souvenirs de famille, empreints d’une vérité, d’une grâce et d’une poesie qui émeuvent.
- Les depots electroeliimiques des métaux.n’y sont pas étrangers. La nouvelle école ne s’attache plus a faire .preuve d habileté dans le maniement du burin : la machine à réduire et le modèle de grande dimension execute par l’artiste et reproduit en cuivre galvanique suffisent à obtenir .ces •cbefsKlheuvre.. ,f , .
- . Mais lp cuivre galvanique supporte mal le passage du stylet d’acier de la machine à réduire. Le depot galvanique du nickel à lu surface du cuivre a rendu déjà de signalés services en durcissant la surlace du .métal.. Mais il y aurait .intérêt à rechercher si le chrome lie pourrait pas être dépose .eleetrochimiquement. ut remplacer le nickel dans cette application, et à connaître si des essais ou des résultats de ce genre ont été déjà tentés ou obtenus à l’étranger.
- TT. Déi-ots nfc'cuiVHE,' j>e nickee, d'argent, ü'ok sur l’alumixium et ses am.i.ioks. — La légèreté de l'aluminium l’a fait emplover dans la fabrication d’objets de bijouterie ou d’ustensiles familiers dans, lesquels cette qualité trouvait une heureuse application.
- Mais la couleur grise et terne de ce métal a toujours été un obstacle au développement de son emploi; l'or et4-l’argent pc.pcuvcnt.se déposer facilement à sa surface. Pour les rendre adhérents il faut recouri'Éà mis artifices tels que le dépôt préalable d’une couche de cuivre ou de nickel.
- Il n’y a pas de procédé réellement pratique de dorure cl d'argenture directe de l'aluminium. 11 serait intéressant de connaître les essais qui ont pu être tentés dans ce sens et les résultats obtenus pour déposer l’or et l’argent sur l'aluminium, d'une manière adhérente et sans intermédiaire.
- III. Documents statistiques donnant cour chaque nation: — i° La quantité d’argent et d'or déposée annuellement par vdie electrochimique ; j 2U La quantité de cuivçe élcctrolylique déposée annuellement:
- a. Pour l’allina^e ;
- b. Poqr la fabrication directe d'objets ftubes, fils, planches, reproductions, orlcvrcric, etc.j;
- 3° La quantité'de nickel' électrolytique déposée annuellement.
- La découverte-des procèdes de dorure et d’argenture galvauique a déterminé, depuis soixante ans qu’ils sont entres'*dans le domaine de la pratique, une déperdition des matières précieuses qui entrent dans Ja consommation et sont destinées à disparaître de la circulation.
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- Celle consommation est aujourd'hui considérable. En connaître retendu*: est difficile, car il n’existe pas dans tous les pavs de sources officielles telles que la Monnaie et les bureaux de garantie qui enregistrent les quantités de métal précieux livrées annuellement au commerce.’
- Si l’enquête est difficile à faire, elle n’est pas impossible. En s’adressant dans chaquè pays aux affineurs de métaux précieux, ou pourrait obtenir des documents qui, contrôlés dans un Congrès, permettraient de constituer une statistique dont l’intérêt est évident pour tous ceux qui s’occupent des questions monétaires et de l’influence de l’abondance ou de la rareté des métaux précieux dans les échanges internationaux.
- C’est à l’électricité qu’on doit cette transformation de l’équilibre des métaux : c’est iiux électriciens d’aujourd’hui qu’incombe le devoir dé fixer dans quelles limites les dépôts galvaniques én surlace sont intervenus ou interviendront dans la déperdition de l’or et de l’argent.
- A titre de renseignement, j’extrais d’un Rapport publié sous la dirëction de M. Camille Krantz, commissaire général du Gouvernement français à Chicago, et rédigé par M. André Bouilhet, le document suivant :
- Le poids d’argent employé à la fabrication des objets en .argent massif est évalué à environ ü millions d’onces (140000 kg).
- Le poids de l’argent vierge employé pour l’argenture est estiuié à 3''millions ’ d’oncles,' soit 84 ooo kg. ' •
- Quant à l’argent "vierge employé dans les autres industries-similaires il est, de raoo odô onces (35 ooo kg). '
- Ce qui fait un total de 209 ooo kg d’argent employé dans les arts, et ce chiffre est conforme a celui donné dans le Rapport de la Monnaie des États-Unis en 1892.
- Les directeurs de la maison Gorham, qui nous ont confirme ces évaluations, estiment que le
- montant total des affaires faites annuellement dans ce genre d industrie peut être évalué a1 12 mil-
- lions de dollars (60 ooo ooo fr).
- L'introduction de la machine Gramme dans l’Electromêtallurgic a déterminé la création d’industries nombreuses pour l’affinage du enivre-et du nickel, et la production directe de matières premières ou d’objets ouvrés. 1 '
- Nous avons pensé qu’il serait intéressant, au point de vue économique et au'point de vue statistique, de connaître quel était le développement actuel de ces industries, et (pie l’on trouverait dans les savants et les industriels qui prendront part au Congres des Electriciens d’utiles auxiliaires pour préparer les éléments de ces statistiques, et démontrer l,a part d’inllucnec qu’ai eue la machine Gramme dans le développement de la métallurgie.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- DÉCHARGE ÉLECTRIQUE
- Extra-courant de rupture,parK.-R. Johnsonf). Drudés. Annalen. t. II, p. 179-186. mai 1900.
- Le circuit considéré renferme une bobine d’induction, une pile, un condensateur et un interrupteur. Les armatures du condensateur sont reliées aux pôles de l’interrupteur.
- L’auteur admet que la décharge du condensateur se fait sous forme oscillante et trouve par un calcul bien connu, que la différence de po-
- tentiel maxima Em entre les armatures du condensateur est
- E0 étant la force électromotrice de la pile R, L, C étant respectivement la résistance, la se)i-in-duction et la capacité ; a et. ^ sont definis par
- (•) Cf. A.iiüss, Écl. Élec.,t. XVI,p. 210, juillet 1898.
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- I.a valeur du maximum dépend surtout du
- Si ce facteur est assez grand, Eni est assez grand pour qu’il y ait étincelle de rupture : si non, il n’y a pas d'étincelle. Cette conclusion s’accorde avec les rnovens recommandés en pratique pour supprimer l’étincelle de rupture : à savoir l’emploi d’une grande résistance ou d’un condensateur en dérivation, dont la présence a pour effet de diminuer lLm.
- S’il y si étincelle, le phénomène devient plus compliqué. Une fois que -l’étincelle a jailli, la différence de potentiel tombe : mais reste à savoir jusqu’à quelle valeur. Si on admet que cettt; différence a la mèpie valeur après l’étincelle. qu’auparavaul, on aura de nouveau une décharge oscillante : mais- ce n’est là qu’une hypothèse.
- Si le condensateur est supprimé, la capacité se réduit à celle des électrodes : elle est très petite si on admet que le phénomène se passe comme précédemment, pendant un temps extre-metnentcourt, la différence de potentiel acquerra une valeur Suffisante pour provoquer l’étincelle et ensuite le condensateur se déchargera par oscillations.
- Toutes ecs considérations reposent sur l’hypothèse qu'après la décharge par étincelle la différence de potentiel est égale ou un peu supérieure à ce qu'elle était au début : c’est ce que semblent vérifier les mesures de Mizuno.
- M. L.
- Observations spectroscopiques sur J'interrupteur de Wehnelt, par E. Hoppe. Elehirotech-nische Zeitschrift, l. XXI, p.:5o». 21 juin iyoo.
- La lumière de l'interrupteur de Wehnell observée au speotriiscope présente des spectres cids vapeurs ded métaux employés comme électrode^ ; niais ces observations sont difficiles, car sauf le’ platiné, les métaux se volatilisent trop rapidement. La méthode de M. Iloppe permet <lei> observations beaucoup plus commodes.
- Un tube de verre effilé en pointe était traversé par un fil de platine : lorsqu’on remplissait le tube de mercure, celui-ci 11e s’écoulait pas et baignait le fil. Ce tube servait d’électrode négative dans un bain d’eau acidulée; l’électrode positive était quelconque. Si l’on faisait passer
- ÉLECTRIQUE
- un faible courant, le mercure commençait à descendre le long du fil de platine : à tension consLante, la vitesse de circulation du mercure est proportionnelle à l’intensité. Ce phénomène semble être du à une action électrodynamique. Le courant qui arrive se divise en deux parties l’une qui passe par le fil de platine, l'autre qui traverse le mercure; les deux courants sont parallèles et de même sens et s’attirent.
- Si on augmente l’intensité jusqu’à la formation de l’effet Wehnelt, la lumière est notablement différente de celle de l’interrupteur ordinaire. Au voisinage immédiat du fil de platine incandescent, le spectre du platine prédomine ; si on dirige la fente du spcotroscope sur le fil lui-même on obtient un spectre continu, mais qui présente aussi les raies claires du platine. Mais à côté des raies du platine se montrent, celles du mercure, d’autant plus nettes que l’on s’éloigne davantage du fil. Ce spectre offre celte particularité que les raies de l’ultra-violet sont très nettes contrairement à ce que l’on observe d’habitude.
- Un inconvénient de cetLc méthode, c’est que la formation d’oxyde et de sulfure de mercure finit par troubler la liqueur et rend l’observation impossible. D’autre part le spectre est. d autant plus intense qu’il s’écoule plus de mercure; mais alors la liqueur devient noire au bout de quelques minutes.
- On peut supprimer entièrement le fil de platine. A cet effet on prend un tube capillaire, d’ou le mercure commence par ne pas sortir. Pour le forcer à s’écouler 011 munit le tube de verre d’un tube de caoutchouc à sa parLie supérieure et on exerce une pression au moment où le courant passe : il ne se forme pas alors de bulle d’air et le mercure filtre régulièrement. Si l’intensité atteint 12 ampères on a l’effet Wehnelt et le- spectre obtenu est extrêmement net.
- Ces expériences ont été répétées en remplaçant le mercure par des solutions salines. Un tube rempli d’une solution saline est placé dans le récipient de l’interrupteur de Wehnelt et se vide par diffusion. Mais avec les plus fortes intensités on n’obtient pas l’effet de Wehnelt ; il v a seulement électrolyse à la surface du fil d’ainenée de courant. Mais si on met dans le tube un fil de platine comme dans, la première expérience, l’électrolvte s’écoule le long de ce
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- fil. On obtient ainsi l’effet de "Wehnelt et la flamme présente non seulement le spectre du platine mais encore celui du métal du sel dissous. On observe les spectres des solutions de sulfures de cuivre, 1er, zinc, cjui ne donnent dans la flamme Bunsen qu’un spectre très incomplet du métal. Ici au contraire les raies sont d’une netteté remarquable surtout dans le violet. Il est inutile de prendre des solutions saturées. Avec cette méthode on peut observer un spectre pendant plusieurs heures, car l’acide sulfurique ne se trouble que très lentement.
- Au lieu de mettre dans le tube de verre des dissolutions salines, on peut v mettre des sels pulvérisés ; aussitôt qu’ils commencent a se dissoudre dans la petite colonne d’acide sulfurique quimopte dans le,-tube, le.spectre présente les raies métalliques II n’est même pas nécessaire de prendre un sol soluble, mais ÿ faut alors que l’ouverture du tube soit assez large pour que la poudre puisse y passer. La petite quantité d’acide sullurique qui monte dans le tube humecte la poudre et en facilite la sortie, puis la poudre brûle à la flamme de l’inLerrup-teur et le spectre apparaît. Ainsi le calomel montre des raies aussi nettes que le mercure; mais 011 a l'avantage qu'avec le calomel la combustion est si rapide que le trouble de la liqueur n’apparaît que bien après. E. B.
- Production des Fuyons X au moyen d’une batterie d’accumulateurs, par John Trowbridgo. Philosopkicul Magazine, t. L. p. i3î, Juillet 1900.
- L’auteur emploie à cet effet une batterie d'accumulateurs composée de 20 000 cléments qu’il a récemment installée au laboratoire de Physique de l’Université de Harvard (Etats-Unis, Amérique) et qui peut donner à travers une très grande résistance un courant relativement constant. Le tube à rayons X emplové est du genre, de ceux qu’on emploie couramment pour produire ces rayons au mo\en d’une bobine d’induction, et il est relié aux pôles de la batterie par l'intermédiaire d’une grande résistance. O11 commence par chauffer le tube au moyen d’un bec Bunsen jusqu'à une certaine température critique qui est indiquée par une vive fluorescence du verre qui constitue le tube; là production des ravons X est annoncée par une coloration rouge cerise de lacathode/^cnloration produite par l’élévation de la température' ; à <-e
- moment la quantité des rayons X dispersés par le tube atteint son maximum. La résistance utilisée par l’auteur était constituée par une colonne d'eau distillée; elle était de l’ordre de 4Xi<V ohms. La valeur du courant qui traversait le tube ne dépassait doue pas trois ou quatre mil-
- Les rayons X ainsi obtenus sont très intenses et les photographies que l’auteur a faites au moyen de ces rayons sont d’une netteté parfaite. Au premier abord, on est très frappé du silence de l’ensemble de l’appareil, surtout les personnes qui ont déjà employé les autres méthodes pourproduire ces rayons, car, en effet, la bobine étant supprimée, tout le bruit qui provenait de son trembleur est complètement éliminé.
- L’avantage de cette nouvelle méthode de produire les; ravons X est la possibilité de régler la différence de pbtenlicl nécessaires pour exciter le tube producteur de rayons. La grandi; .résistance utilisée par l’auteur dans le cireiut 'des 4oooo volts) des accumulateurs indique qu’ii ne : parait pas impossible de produire ces rayons au moven d'une pile beaucoup plus faible (20000' volts et au-dessous'i, seulement e est le tube qui demanderait alors une construction spéciale.
- Cette résistance, 'comparativement énorme, est. nécessaire surtout pour éliminer complètement les oscillations électriques qui auraient pu se produire dans le circuit et c’est précisément-de la constance du sens du courant que dépend la production des rayons X ; la valeur de cette résistance doit d’ailleurs être telle, comme nous' l’avons déjà dit, que l’anticathode soit portée au rouge cerise. Si l’anticathode est porte au blanc, la résistance du tube diminue brusquemçjit et les ravons X qui dans le. cas precedent .ptaiç^t très brillants perdent-beaucoup de-leur intem-sité ; bi diminution de la, résistance du tube provient de ce qu’une haute.température chusse le*j, gaz qui adhéraient par occlusion (?ur l.Vnqdc^t. la cathode. Ce fait est d’une importance capi^le, pour le jnécanisme.de la production d,ep rayons.^. Citons, un expérimentant crucis décrit' par ]ç,, Dr Rollins.de Boston qui éclaire beaucoup cettq assertion. M. Rollins' emploie deux tubes foeus reliés .ensemble par un tube latéral (disons un. double .tubo à rayons X) ; il lait le vide dans le$ deux tube» à la fois en le poussant très loimet il. chauffe ensuite, un. de .ces tubes jusqu’à ce qu’une différence de- potentiel siiffi'saulç .pw.ur,
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- produire une étincelle de 2,f> cm dans l’air soit également suffisante pour exciter le tube de façon à produire des rayons X excessivement intenses ; si à ce moment on essaie, par tâtonnements, à exciter l’autre tube (qui n’est pas chauffé) on trouve qu’une différence de potentiel correspondant à une étincelle de 20 cm dans l’air esb impuissante à faire briller ce tube. Ceci nous montre de la façon la plus évidente que cé n'est pas le degré de vide qui intervient en première ligne de compte pour le production de ces rayons, mais que c’est bien l’occlusion des gaz sur la surface des électrodes et des parois du tubé qui intervient de la manière la plus directe.
- Si l’on emploie le courant continu de ht batterie d’accumulateurs ci-dessus- on peut suivre toutes les phases' de ce mécanisme de production deravons X. D’abord quand on chauffe le tube jusqu’à la température que l’auteur appelle critique mi remarque immédiatement l’apparition d’an nuage bleu qui entoure l’anode et qui est rencontré par le faisceau de rayons émanant de la cathode ; si, ensuite, on fait diminuer graduellement la résistance pour augmenter la valeur du courant produit par la batterie, ce nuage bien se dissipe pour remplir tout le tube : à ce moment l’anticathode est portée au rouge blanc et les rayons X cessent de se produite. Maintenant, si on fait augmenter de nouveau la résistance jusqu’à ce que l’anticathode soit; revenue au rouge cerise le petit nuage se contracte petit à petit et redescend pour entourer l'anode pendant que les rayons X recommencent à briller avec éclat.;
- Là disparition du petit nuage bleu correspond à une augmentation de la résistance du tube et si le courant reste cpnstant^ le tube s’éteint complètement : pour le rallumer on est obligé de recommencer le chauffage.
- ' Lé phénomène de l’occlusion des gaz dans leStubes à rayons X a une importance très considérable pour l’étude du passage des gaz à traÿers un espace vide (ou raréfié), aussi l’auteur, M. Trowbridge, s’est proposé de suivre le phénomène à partir d’un vide correspondant à une ou déux'millimétrés de pression jusqu’à un vide suffisant- pour la production' des rayons X. Le fube èrtiplové était de construction spéciale : une de ses extrémités était soufflée en ampoule ; cette ftyrtnc- spéciale du tube est très utile pour étu-
- dier le spectre des décharges et d'autre part elle est très commode pour pouvoir chauffer fortement le tube.
- Voici maintenant les résultats des observations de l’auteur :
- Si on fait le vide dans le tube de manière que la décharge y passant soil striée,- on reliant ce tube aux deux pôles de la batterie on remarque que l’intensité et la forme des stratifications dépendent de l’intensité du courant de la pile : si on diminue la résistance le courant gagne en intensité et on remarque alors dans le tube la formation d’une décharge bleue striée qui se détache de l’anode et qui se continue à travers le tube capillaire (la partie étroite du tube), pour une certaine valeur du courant on remarque' la formation d’une sorte d’onde stationnaire qui est due certainement à une rencontre des gaz provçjiant de l’anode qui ont été chassés par suite de l’élévation de la température de celle-ci, et des gaz provenant de la cathode. Maintenant si le courant diminue d’intensité les stratifications disparaissent dans la partie étroite du tube pour renforcer les stratifications autour de l'anode qui maintenant se trouvent être plus intenses que celles qui entourent la cathode.
- On est ainsi amené à constater que la production des rayons X est intimement liée aux deux faits suivants : occlusion des gaz dans les électrodes et transport de ces gaz d’une électrode vers l’autre. Ce dernier fait constitue ce qu’on appelle le bombardement moléculaire.
- Ajoutons que le tube dont s’est servi M. Trowbridge était rempli avec de l'hydrogène sec obtenu par l’électrolyse de l’acide phosphorique et de l’eau distillée ; le gaz était desséché- en le faisant traverser des tubes contenant de la potasse caustique et de l’anhydride phospho-
- On pourrait remplacer avantageusement la résistar^e d’eau distillée employée par i’auteur par la résistance de Ilittorf (iodure de cadmium dans l'alcool amylique) surtout pour des expériences quantitatives. Eugène Nkculcéa.
- Sur la vitesse des rayons cathodiques et sur la conductivité électrique des gaz, par Bat-telli et Stefanini. Il Nuovo Cimenta, 1. X, p. 3a4, novembre 1899.
- MM. Rattelli et Stefanini se sont proposés d’apporter quelque éclaircissement à la question
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- de savoir si les rayons cathodiques sont dûs à un mouvement ondulatoire de l’éther ou à des particules électrisées lancées par la cathode. Leurs expériences ont eu pour sujet l’étude de la vitesse de ces ravons cathodiques.
- Les premières expériences de J.-J. Thomson ont conduit à la vitesse de 200 km.-sec. (C, Majo-rana a trouvé 600 km.-s. (2). Les résultats plus récents-de J.-J. Thomson (?) conduisent à des valeurs d’un ordre de grandeur tout différent, la vitesse serait voisine de celle de la lumière ; Lenard ('•), Wien (*) et Kaufmann (8) obtiennent le même résultat par une méthode analogue (observation de la courbure que subissent les rayons quand ils traversent un champ magnétique, ou électrostatique) et "NViochcrt (7) par une; méthode toute différente.
- La méthode de MM. Bnttclli et Stefanini est la suivante : un électromètre à quadrants E (fig. 1) est relié successivement à diverses électrodes-sondes disposées le long d’un long tube de décharge T d’un même côté de la cathode. S’il y a un retard entre l’instant où l’électrode
- Fig. 1.
- est frappée et celui où l’aiguille commence h dévier, ce retard est indépendant de la position de l’électrode.
- 0) Phil. Mag., série 5, l. XXXVIII, p. 358, 1894 et t. 44. p. 3i5, 1897.
- (*) It. Nuovo Cimenta, s. 4, t. VI, p. 336, 1897. L'Eclairage Electrique, t. XIII, p. 335, 1897.
- (3) Phil. Mag., série 5, t. XLIV, p. 293, 1897.
- (*) Lenard. Wied. Ann., t. 64, p. 279, 1898. L’Écl. Élect., t. XV, p. 124.
- (s) Wiïïn. Verh. d. physik. Ges. zu Berlin, p. i65, 1897 et p. to, 1898. /ici. Jilecl., t. XVI, p. 55q.
- (G) Kauvmann. Wied. Ann., I. 65, p. 431, 1898, L’Ecl. Elect., x. XVII, p. 114.
- (’) Wiechert. Gotling. Nadir, math. pins. Classe, p. 292, 1898.
- La charge nécessaire à faire dévier l’aiguille étant très petite vis à vis de-celle, transportée par les rayons cathodiques, l’effetido la diminution de l'intensité du faisceau avec la .distance est négligeable.
- Le -courant d’un batterie P traverse : l'inducteur de lu bobine R et le.contact A porté par un micromètre qui permet de déplacer verticalement le contact. Les fils de l’induit communiquent ayec la cathode O et l’anodè^D, formée d’un anneau en fil de platine. Des électrodes formées d’un fil normal à l’axe sont placées le long du tube à 5o cm de distance, une d’elles, communique avec un autre contact • B muni d'un micromètre, l’autre pièce de ce contact est reliée1 à réiectrom.è.tre. Quand on interrompt, le contact A, il y a décharge et les rayons,.cathodiques1 portent une charge électrique sur toutes, les électrodes, mais si R..est interrompu ; aias$i avant que les rayons arrivent sur l’électrode correspondante, réleelromèlre .ne pourra dévier. Eu faisant varier l'intervalle qui séparo.hi rupture en Apuis en B, on pourra déterminer fins-, tant, dans lequel chaque électrode commence à recevoir la charge. ; . ,
- L’iutcrrupteur nécessairement très rapide .est constitué par une roue, de 1 m de diamètre, mue, par une dynamo et munie de deux couteaux qui rompent successivement les,deux contacts. Avec, une vitesse de 2y. tours parseeonde, on obtient, une. vitesse périphérique de m.-sec. qqi. p.qiv, met de mesurer —de • seconde correspon--dant à — mm de distance verticale entre lp£ deux contacts. Chaque couteau ^passe entre deux supports sur lesquels reposp une lame.de bismuth ou d’un alliage très fragile de bismuthi.et de zinc qui est maintenue • par un ressort. Les supports sont portés par des micromètres,, Quand la roue est à la vitesse constante on l’ap-n pi-oche des deux, tiges qui sont ainsi rompges par les deux couteaux. L’étincelle d'ouverture est aussi sans influence nuisible, QU tous, qas, sa durée reste la même dans les .diverses, expériences. • • 1 . î/.
- Les auteurs ont ainsi .observé, une vitesse, dq Go km.-sec. pour une pression dp o.oqo rçnn mercure et une chute de potentiel, de. 33000 volts et 120 km-s. pour o,oo 1 ;de m.Qrç,Ui'e,,é;t
- Ainsi,., mesurant la vitesse delà décharge par
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- l’effet direct produit par les particules électrisées, on- obtient des valeurs bien moindres que celles auxquelles cm arrive, lorsqu’on applique à ces particules les lois de la déviation que subissent dans un champ électrostatique ou magnétique les rnaéses en mouvement chargées d'une quantité déterminée d’électricité.
- Si l’on suppose que les particules qui transportent la décharge sont celles auxquelles sont dus les’phénomènes lumineux, on peut mesurer la vitesse de déplacement en appliquant le principe de Doppler. Les auteurs out obtenu un résultat négatif dans ces recherches, d’où ils concluent que les phénomènes lumineux qui se présentent dans Je faisceau cathodique n’ont pas leur siège dans |ss particules qui transportent l’électri-
- MM. Battelli et Stefanini par leurs expériences et par les nombreux autres faits acquis sur le mémo sujet sc rangent à l’avis que la décharge dans les gaz est accompagnée d’importantes modifications chimiques, probablement une dissociation des molécules qui met en liberté les ions, lesquels sont ensuite renvoyés par les électrodes avec une vitesse plus ou moins grande Suivant le degré de raréfaction. G. G.
- Variation de la conductibilité d’un gaz sous l'influence d’un courant continu, par J. Stark,
- t. Il, p. 6.-72, mai 1900.
- • Plusieurs observateurs ont reconnu que la vitesse des ions négatifs dans la décharge à travers les gaz est en général plus grande, et, en tous cas, nVst jamais plus petite que celle des ions positifs. Il s’ensuit que par le passage du courant, le nombre des ions doit augmenter au voisinage de l’anode et diminuer au voisinage de la cathode ; la conductibilité doit varier dans
- 11 est difficile de vérifier par l’expérience cette dernière conclusion au moins directement, c'est-à-dire en employant le même courant pour dissocier le gaz et pour mesurer la conductibilité. Mais on peut y parvenir en faisant passer un courant à travers le gaz déjà dissocié, dans
- <i)J. Thomson el Rutherford. Pkilosoph. Magnz.,
- s. 5, t- XLII, p. 3ga, 1896.Bouty. Comptes Pendus,
- t. CXXIX, p. i5a, 1899.1. Eclair. Elec., I. XX, p. 198,
- une direction normale à celle du courant principal : nous appellerons ce courant transversal par opposition au courant principal nu longitudinal. Ou encore on peut faire passer le courant transversal devant une électrode portée à l’incandescence, qui provoque aussi une dissociation du gaz.. Effectivement on trouve que pour une même forcer électromotrice, le courant transversal a toujours une intensité plus grande quand il passe au voisinage de l’anode1.
- La loi d’Ohm ne peut s’appliquer aux gaz dont la conductibilité spécifique est variable. On peut obtenir l’expression de la loi réelle en partant des hypothèses suivantes :
- i° Le courant est continu sur tout son par-
- 20 La conductibilité spécifique du gaz est proportionnelle au nombre des ions.
- 3n Cette conductibilité ne doit éprouver aucune autre variation que les variations résultant
- En réalité, ces conditions ne seront remplies que dans des circonstances particulières; mais les conclusions obtenues pourront cependant renseigner sur l’allure générale des phénomè-
- Parmi les causes qui influeront sur la conductibilité, se place au premier rang l’accumulation au voisinage des électrodes des ions mis en liberté : ces ions ne se diffusent que peu à peu dans la masse du gaz et leur présence à l’électrode accroît la résistance. En tenaiilcompte de cette circonstance, on trouve que :
- La conductibilité spécifique, quand le courant est continu, ne peut avoir au voisinage de la cathode qu’une seule valeur singulière, à savoir un maximum : au voisinage de l’anode, elle
- tre ces deux maxima ne peut exister, si le cou-
- 1 M. L.
- (i) Cf. Stark. L'Éclairage Électrique, t. XXI, p- 23g, novembre I899.
- Le Gérant ; C. N AUD.
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNO, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège do France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille, — J. BLONDIN. Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSl T J O N U N J V E R S E L E E
- A G C U M U LA T F II R R 1‘ O L T. A K
- La Compagnie Générale Electrique qui a sou exposition (-lasse -, est concessionnaire exclusif, pour la Franco cl les Colonies, des accumulateurs Pollak qu’elle fabrique dans son usine de Nancy.
- Plaques. — Les plaques positives et négatives sont constituées de la même façon : un ruban de plomb doux est laminé entre des cylindres qui portent des (lents de forme spéciale : à la sortie, le ruban est transformé en une plaque à âme présentant à sa surface une série d'aspérités et possédant de plus un certain nombre de nervures verticales et horizontales destinées à en augmente,r la solidité mécanique (‘).
- A (-es bandes de plomb qu’on découpe en plaques- de dimensions déterminées, on vient souder les queues de prise de courant et de suspension.
- Les plaques sont ensuite empâtées de sels de plomb qu’on réduit en plomb spongieux par électrolyse. Après cette opération, on comprime le plomb spongieux ainsi obtenu, sur lequel viennent alors se rabattre les petites languettes du quadrillage.
- Pour obtenir les positives, on peroxyde ces plaques par le courant. On obtient ainsi des plaques du type mixte Faure-Planté, qui au début travaillent par leur matière active empâtée, et en plus, au bout (l’un eerlain temps, par leur support, dont le plomb doux' s’est peroxydé peu à peu par formation Planté.
- Il résulte de cela que la capacité reste stable malgré la chute do la matière ; dans le mode de fabrication, d’ailleurs, on a eu en vue de rendre aussi parfaite que possible l’adhérence
- '(.») L'Éclairage. Électrique, t. XXII, p. i î3. 27 janvier 190».
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- de la matière au support et celle-ci est telle que la plaque peut être pliée assez fortement sans qu’il on résulte, d'après les fabricants, aucun inconvénient.
- Pour répondre aux différents besoins, la Compagnie générale électrique construit deux modèles distincts de ce type de plaques positives. Ces deux modèles ne diffèrent que par le nombre de saillies que possèdent les plaques à leur surface. Ainsi pour les plaques ordinaires des t.vpes S et T (voir fig. 2), le nombre d'aspérités est beaucoup moins grand que pour le type R (fig. i), qui se rapporte aux éléments à charges et décharges rapides.
- Fig. i — Plaque positive type U pour charges Fig. 2. — Plaque positive types S et T pour charges et décharges rapides. et décharges lentes.
- Dans ce dernier cas, la plaque est plus lourde et renferme plus de matière active. C'est ainsi que par rapport au poids total de la plaque, les positiver, S ont 29 p. 100 de matière active ; tandis que les positives Rn cu ont que 22,9 p. 100. Pour toutes les négatives, ce rapport est de 29 p. 100.
- Eléments à poste fixe. — Pour les décharges lentes, on emploie les plaques type S ; celles du type H sont employées pour les éléments à décharge rapide.
- Pour les petits éléments, le montage est effectué dans des bacs en verre, chaque plaque étant supportée par deux tubes de verre, au moyen de deux crochets qu’elle porte à la partie supérieure. L’écartement est obtenu à l’aide de tubes de verre retenus par des pincettes soudées sur les plaques.
- îaintiennent le tout.
- éléments ont leurs bacs en bois doublé de plomb ; leurs électrodes sont composées de plusieurs plaques, deux ou quatre. Dans le cas d’électrodes à deux plaques, le montage se fait comme ci-dessus et. les deux plaques sont reliées par une bande de plomb en forme de demi-cercle. Lorsque les électrodes sont composées de quatre plaques, celles-ci bande prismatique de plomb servant i par un des ang-les supérieurs. Elles sur des tubes de verre qui reposent du récipient.; les plaques inférieures
- sont disposées 1
- rant et ;
- lent des- deux côtés d'in : laquelle elles sont reli< sont suspendues, d’autre part, par de forts appendic dans une rainure pratiquée dans une saillie de la par appuient sur des dalles do verre.
- Ces différenls moulages sont représentés schématiquement da
- i les fig
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- Nous donnons dans le tableau ci-dessous les principales constantes relatives à deux éléments de ce type.
- Type
- Dimensions extérieures du bac
- -N’ombre de pl.'iques..........
- Dimensions des plaques. . . .
- , longueur largeur
- hauteur en j largeur
- Poids d’une plaque positive en kg v quadrillage r ' 1 h > matière aet
- Poids d'uue plaque négative \ <
- en kg i matière
- » » négatives b ...
- » total d’électrodes a ...
- » d’eau acidulée à 19° B. a ...
- » total de l’élément b' ...
- ! io heures
- ’29 + et 3o -a3o
- 7 (+) 5 (-)
- 16.80 environ
- aiî
- Intensité maxima du courant de charge.
- On a vu plus liant que les plaques étaient construites de façon à assurer une capacité stable aux éléments. En pratique même on constate une augmentation de capacité avec le fonctionnement ainsi qu’une élévation de la ditférence de potentiel utile. C’est ce qu’indi-
- quent clairement les courbes de la figure 6, données par le constructeur et qui expriment la différence de potentiel d’mio batterie de 35 éléments type Sc, ayant 6 positives du type décrit ci-dessus. Dans les Lrois cas, les décharges avaient lieu au régime de 2.7 ampères. La courbe la plus basse se rapporte au huitième jour de la mise en marche, a3 juillet 1892 ; un deuxième essai fait le 8 août 1893 donne une courbe plus élevée et une capacité un peu plus grande. Cette augmentation s’accentue encore au troisième essai etlectué le 20 avril 1890.
- Eléments à décharge rapide. — Pour ces éléments on emploie les plaques positives type R qui différent des autres, comme on a vu, par leur plus grand nombre d’aspérités, et un poids de matière active plus faible.
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- Ces éléments s'appliquent principalement aux batteries-tampon: le montage est le meme que celui dos éléments type S.
- Dans le tableau suivant on trouvera les principales caractéristiques de l’éiéuient R2#, exactemenl monté comme l’élément précédent Ss9 et pour lequel nous ne donnons que les valeurs qui diffèrent de celui-ci.
- Poids total de positives, en kg................87 ù 90
- ^ 1 ' ^ I s G‘2.1 ^ » 621 »
- Pour ces deux catégories d'éléments R et S, la Compagnie générale électrique entreprend l'entretien pendant iu ans, moyennant une redevance annuelle qui varie entre 4, 5 et6 p. 100, suivant l'imporlanee des batteries et la distance à l’usine.
- Eléments de traction. — Les plaques utilisées ici sout du type T ; à capacité égale, elles sont plus légères et moins encombrantes que les autres. Le montage est effectué dans dos bacs en ébonite. les plaques reposant sur le fond par l'intermédiaire de pièces en ébonite qui portent des rainures en nombre égal à celui des plaques. Pour éviter leur déplacement, ces pièces ont à chaque extrémité une rainure qui vient s’engager dans une nervure en ébonite fixée au bac. La fermeture est obtenue par deux couvercles superposés. Entre les plaques existent des séparations en ébonite, perforées et à nervures qui maintiennent l’écartement.
- Nous donnons ci-dessous quelques chiffres relatifs à, un élément pour automobile.'
- t jongncur „
- ^ hauteur, en mm I largeur »
- J quadrillage . .
- 182
- y6
- 180
- 180
- 2,90
- iG
- «3 »
- 48 x,
- Dans les figures 7, 8 et 9 ont été tracées les courbes de variation de la capacité spécifique en fonction de la durée de la décharge pour les trois types d'accumulateurs ci-dessus décrits R, S et T. Les capacités spécifiques ont été exprimées ici en ampères-heure par too kg de plaques.
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- Pour les éléments d’inflammalio: sions plus petites; les Lacs sont en Pour l’éclairage des trains, en e La Compagnie Générale Électrique d'ailleurs les accumulateurs avec namo actionnée par l’essieu de façon à recharger les batteries pendant le trajet et à rendre les voitures indépendantes au point de vue de la charge des accumulateurs^)
- Los accumulateurs Pollak sont encore représentés à l’Exposition dans les sections
- les plaques employées so elluloïd ou en ébonite. iploie également les plaqi ui construit le système d' ne dy-
- ul du type T i
- î celluloïd, i combine
- étrangères, parl’« Accumulatoren-Werke System Pollak Action GesellseUafl » de Franefovt-sur-Mein, et aussi par la fabrique d’accumulateurs système Pollak de Vienne. Sur l'exposition do cette dernière nous trouvons dans le Zeitschrift fur Eleklrotecknih >7 juin tgoo. quelques renseignements intéressants au point de vue de la fabrication des plaques. L’em-pâtage notamment est fait avec du carbonate de plomb qui est réduit on plomb spongieux par électrolyse en solution alcaline.
- Dans l’exposition de la fabrique de Francfort, nous signalerons une- batterie de 25o petits éléments donnant une tension de 5oo volts, et construite spécialement à I usage des laboratoires scientifiques et industriels.
- CHAUFFERETTES ÉLECTRIQUES PARVILLÉE POUR TRAMWAYS
- Outre les modèles des appareils de cuisine électriques utilisés au restaurant La l'eria y), la Société des anciens établissements Parvillée frères présente dans son exposition
- {‘) L’Éclairage Électrique, t. XXIII. p. i3,
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- de la classe 27 divers appareils de chauffage : braseros, chauffe-lits, chaufferettes,• etc.
- Grâce aux prix spéciaux auxquels quelques secteurs consentent à livrer l’énergie électrique pour certains usages, les appareils de cuisine ou de chauffage par l’électricité peuvent dès maintenant lutter avec les appareils au gaz toutes les fois où les avantages de la production d’énergie calorifique par l’électricité l’emportent sur l’inconvénient d’une dépense un peu plus élevée. Il est d’ailleurs un cas où la question d’économie se trouve résolue en même temps que celle du confortable et de l'hygiène : c’est le cas du chauffage des tramways au moyen de chaufferettes électriques.
- Ges chaufferettes consistent en petites boites plates en tôle galvanisée, ayant 25 cm de longueur, i5 cm de largeur, i,5 cm d’épaisseur et contenant une ou plusieurs résistances inctallocéramiques Parvilléc décrites antérieurement dans ce journal G). Elles sont montées par groupes de 4 en série sur une dérivation prise sur le circuit d’alimentation à 5oo volts du tramwav. Elles consomment chacune 20 watts. Cinq minutes après la mise en marche (a température, mesurée à la surface supérieure de la chaufferette, atteint 70°; cinq minutes après la suppression du courant la température est encore de 35u.
- L’emploi de ces chaufferettes nous parait devoir donner satisfaction à la fois aux exigences du public et des compagnies. Une chaufferette se trouvant installée devant chacune des places, le voyageur ue sera pas obligé, comme iL l’est actuellement avec le système à longues chaufferettes centrales installées dans les voitures de la Compagnie générale des Omnibus, d'allonger ses pieds pour les chauffer, gênant ainsi la circulation des autres voyageurs; de plus, les dimensions de chaque chaufferette étant restreintes, il pourra très commodément placer ses pieds hors de la surface de chauffe lorsqu’il le jugera convenable. Certes ce système de chauffage par chaulferretles ne permettra pas dans les voitures parisiennes, dont l’entrée n'a généralement pas de porte de fermeture d’obtenir à l’intérieur de la voiture une température bien élevée; mais cela nous semble être un avantage, car dans nos climats, il est inutile et même il serait antihygiénique d’élever la température de l’intérieur des voitures de tramways jusqu'au point que nous recherchons pour les appartements ; le voyageur demande seulement de pouvoir effectuer le trajet sans avoir froid aux pieds.
- D'un aulro coté tout a été prévu pour que les compagnies ne se trouvent pas obligées à des frais onéreux d’installation et d’entretien. Par suite de leur faible épaisseur, les chaufferettes peuvent être placées directement sur le plancher sans que leur surface supérieure dépasse celle des languettes de bois qui, d’ordinaire, sont clouées sur le parquet; elles peuvent donc rester en place été comme hiver; si l’on veut les enlever pendant la saison chaude il suffit de les remplacer par une planche d’épaisseur égale. Les résistances métal-locéramiques peuvent supporter sans inconvénients aussi bien les trépidations des voitures que, les surélévations accidentelles du voltage. Les prises de couvant, sont disposées de manière à être toujours dans un état de siccité 11e faisant craindre.aucun court-circuit pendant les temps de pluie, de neige ou pendant le lavage à grande eau des intérieurs des voitures. Enfin, les frais d'installation et do service sont très faibles comparativement à ceux des autres systèmes de chauffage (2) ; la dépense d’installation n’est en effet que de (*)
- (*) L'Éclairage Électrique, t. XVII, p. i38, 28 janvier 1899.
- (") Il résulte en effet des réponses faites à lune des questions discutées cette semaine au Congrès international
- traînent les systèmes actuels de chauffage des voitures de tramways ou chemins de ter économiques. Les systèmes à air chaud, à la vapeur ou à l’eau chaude exigent des installations coûteuses et d’un entretien très onéreux; le
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- i5o fr par voiture de 16 places d'intérieur (16 appareils à 7 fr = 112 fr ; fourniture et pose des fils de dérivation environ 38 fr). el. ({liant, à la dépense do chauffage elle serait, en comptant le kilowatt-heure au prix moyen de 10 centimes, de 16 X 20 X *5 X 0.0001 :— 0,48 l'r par jour pour une voiture contenant 16 chaufferettes consommant 20 watts et en fonctionnement i5 heures (‘1.
- J. Reyval.
- CONGRES INTERNATIONAL DES TRAMW AYS^
- V. — SYSTÈMES DE DISTRIBUTION DU COURANT, par M. Van Vi.oten
- l-a question posée était la suivante : « Quel est pour les grands réseaux de tramways comprenant des ligues subui'bainos, susceptibles d’extensions à longue distance, le meilleur système de distribution de courant : continu, alternatif, polyphasé, etc.?» Le rapporteur conclut qu’il n’est pas possible, étant donnée la forme générale sous laquelle la question a été posée, de formuler des conclusions précises (s) ; il est eepemlnnt d’avis qu’011 peut déduiro ce qui suit de l’étude détaillée des avantages et des inconvénients de chuque mode de distribution, en supposant une station centrale unique dans chaque cas :
- « 1" Lorsque la ligne ne s’étend pas à plus de 8 à 10 km de l’usine et que le service n’est pas trop intense, la préférence peut ôlre accordée en général à la distribution ordinaire, par courants continus avec ou sans batteries-tampons ;
- » 20 Lorsque la ligne s’étend dans ces memes conditions à i5 ou 16 km de l’usine, la distribution par courant continu avec centrale unique, survolteurs et éventuellement soué-vollcurs, et batteries-tampons continue a présenter des avantages;
- » 3° Dans certains cas tout à fait spéciaux, la préférence doit cependant être accordée-à la traction par accumulateurs lorsque la longueur de la ligne ne dépasse pas i5 à ?.o km ;
- a 4° La distribution à courant continu, dite en série, peut être appliquée à des lignes plus
- chauffage électrique au moyeu de résistances placées le long des parois verticales des banquettes, outre l’incon-
- voitures de la Société nationale des chemins vicinaux belges,' en comptant l'énergie électrique à (j centimes seulement le kilowatt-lienre dans ce dernier cas); le chauffage par chaufferettes à briquettes employé dans les omnibus el tramways de Paris revieut à environ 1 fr par jour, d'après une remarque de M. Mommorqué (sur les Tramways
- p) Ce prix s'abaisserait à 16 X ^ X 13 X o,oooofi = 0,288 fr en comptant l'énergie électrique ùo,ofi'frlc kilowattheure, prix auquel la produisent certaines usines de tration, en particulier celles des chemins de fer vicinaux belges. Avec l’énergie électrique à o,o3Ô fr le kilowatt-heure, prix auquel on arrive dans la puissante usine génératrice à vapeur de 70,000 chevaux des tramways de New-York, la dépense du chauffage s'abaisserait au prix insignifiant de 0,12 fr par jour pour une voiture do 16 places.
- (») Le plu s ou moins de longueur des extensions urbaines à prévoir, l’intensité du service, le profil des lignes, la position de l’usine, les règlements édictés par les autorités, la présence ou l’absence de forces motrices naturelles, le coût de la main-d’œuvre, etc., influent sur la solution A adopter. On doit autant que possible faire usage d’une grande usine génératrice unique, capable d’alimenter tout le réseau, ce qui procure les avantages suivants : réserve plus petite, grandes unités, personnel réduit, surveillance facile. Pour pouvoir conclure d’une façon précise en ce qui concerne la distribution, il faudrait examiner successivement un certain nombre de cas comportant des extensions et des services progressivement croissants, ensuite discuter la distribution à adopter en ayant égard, chaque fois, au coût de premier établissement, au coût d’exploitation, à la sécurité du service, à l’aspect extérieur des lignes, aux chances de perturbations, etc., enfin, tirer de ces exemples convenablement
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- longues encore, surtout lorsqu’on se trouve dans le cas de pouvoir utiliser une chute d’eau éloignée, mais cette distribution offre cependant toujours, au point de vue de la traction, le défaut inhérent aux systèmes en série (risques de perturbations pouvant affecter l’ensemble de l’exploitation) ; enfin, elle n’est pas à conseiller lorsque l’intensité du service est très variable ;
- » 5° Pour ces raisons, la distribution par courants polyphasés avec stations de convertisseurs à courant continu alimentant les lignes de travail, distribution qui présente les mêmes avantages au point de vue de l’utilisation des chutes d’eau, convient mieux principalement lorsque le service est intense et variable, les trains lourds et la ligne étendue (20 à 3o km) ;
- » 6° Enfin, la distribution directe par courants polyphasés avec moteurs à champ tournant sur les voitures ne semble bien s’adapter dans ces mêmes conditions de trafic, de longueur de ligne, etc. qu’aux chemins de fer proprement dits, indépendants des exploitations de tramways urbains et construits sur plate-forme spéciale (1). »
- (i) Voici les avantages et les inconvénients des différents systèmes de distribution mis en avant par le rapporteur :
- a) Distribution ordinaire à 550 ou 600 volts avec feeders et conducteurs de retour ; station centrale unique. — Usine de force unique, par conséquent, surveillance facile, main-d’œuvre peu coûteuse, réserve peu importante, grandes unités, prix de revient du kilowatt-heure utile peu élevé, sécurité dans le service, aspect satisfaisant des lignes (surtout avec feeders souterrains), moteurs à courant continu bien adaptés aux exigences de la traction, absence de dangers pour la vie humaiue. Par contre on peut reprocher à ce système les inconvénients suivants : coût de la canalisation augmentant rapidement avec la distance ; pertes de charge importantes, dangers d’électrolyse et de perturbations (à moins de sacrifices importants), forts amortissements sur la distribution.
- b) Même distribution avec sous-statiorfs d’accumulateurs. — Les défauts du système précédent sont diminués dans une certaine mesure par l’emploi judicieux de batteries tampons placées sur les lignes longues : la distribution peut être calculée, en partie au moins, en prenant pour base la puissance moyenne nécessaire et non la puissance maxima ; les rails peuvent être déchargés d’une partie du courant de retour ; les batteries améliorent le rendement des unités génératrices et permettent aussi, le cas échéant, d’alimenter un réseau d’éclairage séparé.
- c) Même distribution, mais avec plusieurs usines. — Si l’emplacement des usines est bien choisi, ce système permet théoriquement d’augmenter la longueur de distribution proportionnellement au nombre d’usines ; de réduire notablement les feeders, de diminuer les pertes de charge, les dangers d’électrolyse et de perturbations, et allège l’amortissement sur la distribution. Par contre, la multiplicité des centres de production entraîne les inconvénients suivants : coût plus élevé des installations de force motrice, surveillance moins facile, main-d’œuvre plus coûteuse, réserve plus importante, prix du kilowatt-heure utile plus élevé, amortissement plus important sur les installations de l’usine. L’emploi de batteries-tampons atténue dans une certaine mesure les inconvénients de ce système qui ne serait applicable rationnellement que dans le cas où il existerait une ou plusieurs chutes d’eau utilisables le long de la ligne et très peu distantes de celle-ci.
- d) Même distribution qu'en (a), mais avec survolteurs et sous-volteurs d l’usine. — Les survolteurs et sous-volteurs servent à compenser dans une certaine mesure les pertes dans les feeders. Par conséquent, ce système permet, tout en conservant les avantages d’une usine unique, d’alimenter des lignes plus longues avec un poids de cuivre réduit, de conserver aux lignes un bon aspect, d’éviter les dangers d’électrolyse et de perturbations ; l’emploi des survolteurs permet d étendre la zone d’action d'une usine existante, sans changement aux unités, avantage précieux dans certains cas ; ce système peut se combiner avec l’emploi de batteries-tampons sur les lignes. Par contre, le prix de revient du kilowatt-heure utile est plus élevé qu’avec le premier système, par suite du survoltage et du sous-voltage, et l’usine est plus compliquée. « Dans la plupart des cas, à moins d’avoir à faire à des lignes suburbaires très longues ou très chargées, ce système présentera souvent autant d’avantages que la distribution à courants polyphasés avec sous-stations à convertisseurs. »
- e) Distribution à 3 fils, les rails servant de conducteur neutre (560 à 600 volts par pont). — Possibilité d’étendre notablement la portée de la distribution, poids de cuivre réduit dans la canalisation, usine unique, possibilité d’étendre la zone d’action d’une usine existante sans changements aux unités ; prix de revient du kilowattheure utile peu élevé ; conducteur neutre, formé par les rails, ne coûtant rien ; suppression des dangers d’électrolyse ; diminution sensible des dangers de perturbation, aspect satisfaisant des lignes, possibilité de se servir des installations pour alimenter un réseau étendu d’éclairage à arc, par exemple. Malgré ces avantages, la distribution à 3 fils ne s’est pas répandue à cau^e-de ses inconvénients : difficulté souvent insurmontable d’équilibrer les charges sur les ponts, difficultés de construction des croisements, aiguillages, etc., en raison de la polarité différente des fils de travail ; complication plus grande à l’usine.
- f) Dynamos à courant continu à haute tension avec stations secondaires réduisant le voltage à 550 ou 600 volts. — Ce système présente les avantages de la transmission à haute tension, mais les inconvénients suivants lui font préférer les systèmes (0) : les dynamos et réceptrices à courant continu sont mal adaptées aux très hautes tensions ; leur isolement est difficile à maintenir et les avaries à craindre ; leur rendement est un peu infé-
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- VI. — LE JOINT FALK, par M. Fischer-Dick.
- Ce rapport présente un intérêt d’autant plus grand que M. Fischer-Dick, qui a eu, à Berlin, 1 opportunité de mettre le joint Falk en pratique, avait, depuis de longues années déjà, imaginé
- rieur à celui des alternateurs et des moteurs synchrones ; les lignes sont coûteuses à établir ; l’isolement des câbles est plus difficile à maintenir, à tension égale, avec le courant continu, qu’avec le courant alternatif.
- g) Distribution en série, système Thury. — Possibilité de transmission économique à très longues distances, par suite des hautes tensions réalisables qui peuvent atteindre 20 000 et 40 000 volts ; poids de cuivre très réduit dans les lignes ; faculté d’insérer dans un même circuit plusieurs forces motrices naturelles distinctes et éloignées, de même que plusieurs stations réceptrices également éloignées pouvant servir pour des applications à la traction électrique, à l’éclairage ou à la distribution de l’énergie ; possibilité de réduire comme on le désire les pertes de charge dans les retours en multipliant les centres secondaires ; fonctionnement des réceptrices indépendant des pertes dans le circuit et de l’endroit où elles sont intercalées. Ce système offre 1’inconvénient grave de toutes les distributions en série, à savoir qu’une avarie expose la distribution à des perturbations générales ; perte en ligne constante quelle que soit la valeur de la charge ; prix de revient du kilowatt-heure utile assez élevé lorsque la charge est petite ou variable.
- h) Traction par accumulateurs. — Ne convient qu’aux lignes dont le profil est peu accidenté ; ses avantages sont les suivants : grande économie d’installation sur les lignes longues et à faible trafic, par suite de la suppression des conducteurs, poteaux, etc. ; réduction de la puissance des unités motrices ; absence complète de dangers d’élec-trolyse et de perturbations ; indépendance des voitures; augmentation de l’adhérence ; absence de dangers pour les agents et pour le public ; faculter d’emprunter n’importe quelle voie pour les parcours urbains. Ses inconvénients : poids plus considérable des voitures, d’où résulte une dépense inutile d’énergie et une fatigue plus grande des voies ; sécurité de l’exploitation d’autant moindre que le nombre des voitures est plus considérable; dangers de détériorations des voitures et des trucks par l’acide ; émanations désagréables pour les voyageurs ; entretien et surveillance difficiles ; prix de revient élevé du kilowatt-heure utile aux bornes des moteurs des voitures ; parcours limité par la capacité des batteries à moins d’employer plusieurs stations de charge (distance maximum possible, i5 à 20 km).
- i) Système mixte. — Permet d’exploiter des lignes dont la longueur dépasse i5 à 20 km. Les accumulateurs sont moins bien surveillés et plus sujets à se détériorer que dans le système précédent, pareequ’ils restent dans la voiture pour la charge et que celle-ci ne peut être aussi bien contrôlée.
- k) Distribution directe par courants monophasés. —- Ne peut convenir à la traction parce que les moteurs asynchrones "monophasés ne démarrent pas sous charge, qu’ils exigent des poids de cuivre relativement élevés pour les conducteurs, et que le rendement des alternateurs et transformateurs est moindre.
- l) Distribution directe pat courants biphasés. — Les moteurs biphasés, nécessitant l’emploi de 4 conducteurs pour la transmission, ne sont pas pratiques.
- m) Distribution directe par courants triphasés. — Les moteurs à courants triphasés possèdent les propriétés suivantes : production d’un grand effort de traction au démarrage ; rendement élevé sous les fortes charges ; vitesse constante quelle que soit la charge (par conséquent, sur une voie à profil accidenté, le moteur triphasé doit être, toutes autres choses égales, plus fort et plus lourd que le moteur à courant continu) ; faculté de restituer une partie de l’énergie dépensée dans les pentes, pour le freinage ou la récupération ; difficultés de réglage de la vitesse ; nécessité d’un entrefer très faible, d’où résulte la nécessité d’une faible usure des coussinets qui doivent avoir une plus grande portée que dans les moteurs à courant continu, ce qui augmente l’encombrement. Il résulte de ces propriétés que le moteur triphasé est moins bien adapté pour la traction que le moteur à courant continu, à moins d’avoir à faire à des lignes à profit très constant, comme les voies de chemins de fer, par exemple. Le moteur triphasé, par contre, n’a pas de collecteur, est très simple de construction, et peut être alimenté à haute tension (1000 à 4000 volts).
- Ceci posé, le système envisagé donne lieu aux observations suivantes, étant entendu que ses avantages disparaissent si l’on n’emploie pas les tensions élevées :
- Incénvénients. — Difficulté d’isolement des lignes de travail ; nécessité de deux conducteurs aériens à potentiel différent, d’où résultent les complications de croisements, d’aiguillages, etc., et le mauvais aspect esthétique de la ligne ; nécessité de limiter la perte de charge parce que l’effort de traction du moteur polyphasé varie comme le carré de la tension ; la self-induction qui se produit dans les rails employés comme troisième conducteur, principalement lors des fortes demandes de courant, tend à produire des perturbations nuisibles au bon fonctionnement du service ; perturbations télégraphiques et téléphoniques très graves, qui devraient faire proscrire ce système de l’intérieur des villes ; dangers pour les agents et le public ; moteurs moins bien adaptés à la traction que les moteurs à courants continus ; enfin, si une ligne suburbaine à courant triphasé se raccorde à un réseau urbain à courant continu, il faut recourir à l’emploi de deux types de moteurs et d’appareillage.
- Avantages.— Transmission économique, surtout sur les longues lignes ; absence de phénomènes d’électrolyse (ce qui a peu d’importance, le système n’étant pas applicable à l’intérieur des villes) ; possibilité d utiliser une chute
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- joint Falk a délivré en grande partie l'ingénieur de tramways des préoccupations que lui occasionnait, au point de vue du nniinlien eu bon état des voies, 1 effet destructeur des fortes pressions exercées par les roues motrices ; grâce à cet excellent système, nous sommes en mesure de construire une voie durable et capable de résister aux charges les plus considérables.
- Au point de vue de l'entretien de la voie, l’application du joint Falk a une importance financière considérable, parce que. même les meiileurs systèmes d’éclissage présentent déjà au bout de quelques années, une usure aux joints qui nécessite un renouvellement prématuré et coûteux des voies, qui, aux autres poiuts de vue, pourraient être utilisées encore fort longtemps.
- « Nous considérons que le joint coulé constitue un énorme progrès, et nous ne doulouspas que l’application de ce système ne s’étende de plus en plus. »
- MI. — LA TRACTION PAR ACCUMULATEURS, par MM. Enoex et Johannkt
- Les deux rapporteurs, l’un comme directeur de la Compagnie des tramways de Paris et du département de la Seine, l’autre comme ingénieur de la Compagnie générale de traction chargé de l’exploitation des lignes de Paris à Saint-Denis, ont une grande pratique de la traction par accumulateurs, qu’ils exploitent à Paris depuis 1892. La question posée était la suivante : « Quels sont les progrès qui ont été réalisés en ce qui concerne la traction par accumulateurs : a) au point de vue de la construction, de la capacité et de la réduction du poids des accumulateurs ; — b) au point de vue de la durée et du coût de l’entretien de ces appareils ; — e) au point de vue de leur application économique et pratique à la traction des tramways ? »
- Les rapporteurs n’ont pu répondre aux questions posées ; aucun progrès n’ayant été réalisé depuis le dernier congrès des tramways tenu à Genève en 1898 P). Tls donnent des considérations
- fois, une tiiigtaiae, par exemple, parue que, dans ce cas, la quantité de fonte qui sc trouve dans le onhilot ne peut pas être complètement utilisée. On a essaye- dans ces derniers temps la soudure des rails par le procédé alumino-
- (l) A ce Congrès, M. Kruger, directeur des tramways de Hanovre, s’était en quelque sorte érigé en champion de la traction par accumulateurs, tandis que, de tous autres côtés, il ne se trouvait que des antagonistes à ce mode de traction. Voici, très brièvement résumé le mémoire présenté par M. Kruger en 1898.
- Le réseau de Hanovre, exploite par système mixte, se compose des lignes suivantes :
- f.muncr—Zool. Gurteu........... 4,190
- Liuimer—-Pferdelurm........... 5,280
- Îîuchholz—Mark tb aile......... 4,800
- List—Rickliugeu . . . . . . . . 3,270
- Yahrenwald—Meterslrasse. ... —
- parcourue 2 fois (aller et retour) sans
- 4,170
- 3,3oo
- Les batteries, formées de 202 éléments Tudor avec plaque positive Planté de 85 dem* de surface placée entre
- Elle est placée sous les banquette», lies soins spéciaux onL été pris pour le montage de cette batterie au point de vue de l'isolement, des projections d'acide et de la ventilation. La conservation des batteries est assurée par une surveillance et un contrôle quotidiens et un entretien minutieux des éléments que le contrôle a reconnus défectueux ainsi que par des nettoyages complets de la batterie après que celle-ci a parcouru un nombre de^ kilomètres variable
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- : et les frais (l’exploitation, rapporteur étudie successivement les systèmes Chauffage par appareils mobiles : bouillotes, i Chauffage par poêles; (•)
- Chauffage à air chaud ; (;
- Chauffage à la vapeur ou à l’eau chaude ; f) e électrique ; (’)
- deux portes opposées complet de l’air inté] nt kilométrique est soi
- Kt arrive :
- « A l’Assemblée géné
- en 1894 par l’Union internationale j
- fréquence des
- « Le chauffage des voitures circulant à l'intérieur des villes n'est pas à recommander, mais il est utile de chauffer les voitures des lignes vicinales ». Les réponses.qui ont été faites cette année à notre questionnaire prouvent que la conclusion prise en 1894 est justifiée. 11 est désirable que la
- on 0. fr à peu près pur journée de seize heures, ce qui est un pris
- .utr
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- question du chauffage des voitures des chemins de fer vicinaux reste à l’ordre du jour des travaux de l’Union permanente de tramways et que l’enquête commencée se poursuive en vue des prochaines réunions. Les sociétés affiliées sont donc invitées à recueillir des renseignements sur la question et à poursuivre leurs expériences ».
- (A Suivre). G. Pellissihii.
- CONGRÈS INTERNATIONAL D’ÉLECTRICJTÉ O
- L'INTENSITÉ LUMINEUSE DR Î/AUC A COULANTS CONTINUS, par Hcrlha Axkton.
- il y avait parmi les courbes que M. Ayrton a montrées à Chicago en 1898 plusieurs d’entre elles qui reliaient l’intensité lumineuse moyenne sphérique de l’are avec l’intensité du courant, étant donnés des écarts différents mais constants entre un charbon de i3 mm à mèche et un autre de 11 mm homogène. D’après ces courbes il a constaté qu’avec le même courant l’intensité lumineuse augmentait avec l’écart jusqu’à un certain point et pu-is diminue; ainsi, étant donnés les diamètres des charbons, il y a pour chaque intensité de courant un écart défini avec lequel 011 a mie intensité lumineuse maximum. Ce fait nouveau et inattendu a été confirmé par M. Carhart, qui l’avait déduit indépendamment et d’un point de vue assez différent de ses propres expériences, et qui l’a annoncé à la même séance : il avait trouvé qu’avec 1111 courant constant l’intensité lumineuse atteignait le maximum avec une certaine différence de potentiel entre les charbons. Or, avec des charbons et un courant donnés, la différence de potentiel entre les charbons ne dépend que de l’écart; donc les deux découvertes avaient rapport, au môme fait, fait qui n’a pas reçu jusqu’ici d’explication.
- Pour mieux étudier ce phénomène, j’ai tracé, en me servant des expériences de M. Ayrton, les courbes reliant l’intensité lumineuse moyenne sphérique cl Vécart entre les charbons au régime de courant constant. J’ai trouvé que non seulement ces courbes présentaient le maximum que M. Ayrton avait annoncé, mais que celles qui avaient rapport à des courants plus grands que 10 ampères, présentaient en outre un minimum avec un écart d’environ de 2 mm, le maximum se produisant alors pour un écart d’environ 4 mm.
- Pour bien m’assurer que, pour les minimums avec de forts courants, les expériences de RI. Ayrton étaient confirmées par les recherches d’autres observateurs, j’ai examiné la série d’expériences remarquables de M. Blondel, publiées en 1897 (2). M. Blondel n’a pas tracé les courbes qui relient le llux lumineux avec l’écart des charbons à courant constant, mais avec leur différence de potentiel. Puisqu’il n’a pas employé de courant plus grand que 10 ampères, les indications que donnent ses courbes d’une diminution dans le (lux total de lumière avec des arcs de 2' mm environ ne semblaient être que des erreurs d'observation. Néanmoins les minimums existaient; et en traçant d’après les tableaux admirables de M. Blondel les courbes qui relient le flux de lumière avec la longueur de l’arc j’en ai trouve un assez grand nombre qui molliraient des indentations (les longueurs d’arc étant de 2 ou 3 mm) et deux spécialement où il v avait de vrais minimums.
- Les expériences de M. Blondel ont été très complètes. Elles comprennent tous les écarts à partir de o mm jusqu’à ceux de 11 ram, 12 mm, et môme quelquefois de 16 mm, et nous donnent la forme entière de la courbe, depuis l’arc de o mm jusqu’à celui où l’intensité lumineuse 11e change guère en allongeant l’arc. Cette forme nous montre qu’en écartant les charbons, le courant étant constant cl d’une graudeur suffisante, on arrive d’abord à un maximum d’intensité lumineuse (A),
- pj L’Eclairage Electrique, t. X, p. 289, 496, 53q, i3 février, i3 et 20 mars 1897.
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- quf
- plus
- n écart un peu plus grand, à un minimum 'B), puis avec un écart beaucoup plus and maximum (C).
- r l’existence du premier maximum (A' et du minimum (B) MM. Newton et Good oi. au Central Technicul College, des expériences qui ont tout il lait confirmé celles t de M. Blondel. Ils ont comparé l'intensité lumineuse de deux arcs de 3o ampères, et l’autre de >. mm entre des charbons de id mm à mèche et 11 mm homogène,
- ; ceux de M. Ayrton. L'expérience a duré quatre jours, et des précautions minu-prises pour que les conditions tussent absolument les mêmes pour les deux arcs. 1 expériences qu’ils 011I faites, l’arc, de i mm avait une intensité lumineuse plus ,ii de a mm, ce qui paraît être assez conclusif.
- ur s’il aurait été possible do prédire ce fait si singulier, il faut examiner en détail sources de lumière dans l’arc. Il y eu a cinq, que j’écris dans Tordre de leur importera; a0 la tache blanche à l'extrémité du crayon négatif; a0la Vapeur; 4° et 5° les des charbons.
- tère, comme 011 sait, que Ton doit la plus grande part de la lumière de l’arc ; seu-qui y est produit ne réussit pas à jjasser le crayon négatif, de sorte que, quand les très peu écartés, presque toute cette lumière est arrêtée. Plus on écarte les rhur-imicrc du cratère peut s’échapper ; et l’arc n’a pas besoin d'être bien long pour ,e la lumière trouve moven de passer. Ainsi, supposant que l’éclat intrinsèque du de lumière émis par millimètre carré) ne diminue pas, et que son étendue 11e m plus, la quantité de lumière émise par le cratère et qui peut passer le crayon •e utilisée, doit s’accroître continûment quand l’arc augmente de longueur mais de
- 1881, le capitaine Ahney {Sir \Y. de \V. Abney à présent) a trouvé que l’éclat cratère était tout à fait constant pour des charbons donnés, 11e dépendant, ni du la longueur de l'arc. Et en 1896, j’ai signalé à Toronto que, loin de diminuer, atère augmente un peu, quand l’arc est allongé à courant constant. Par conséquent, eprésentc la relation entre cette portion delà lumière du cratère qui est utilisable de l’are devrait régulièrement s’écarter de Taxe sur lequel sont portées les lon-
- (
- tante avec courant constant; donc elle aussi s’échappe de plus en plus facilement en de lumière émise par la vapeur doit aussi augmente d’émission augmente ' compte pas beaucoup
- [uatre autres sources de lumière, j’ai constaté que la tache blanche a une aire cons-1 lumière utile doit augmenter avec la longueur de l’arc. Car jrLant les charbons davantage. La quantité tvcc la longueur de l’arc, puisque la surface niême temps, La lumière émise par 1rs parties rouges des charbons ne lais telle qu’elle est, j’ai constaté qu’elle augmente en allongeant l’arc, puisque la longueur rouge de chaque charbon augmente.
- Ainsi, la lumière donnée par chaque source dans Tare augmente en même temps que l'écart entre les charbons, et la courbe qui représente la relation entre l’intensité lumineuse de l'arc et l’écart entre les charbons doit, alors, prendre une forme analogue à celle indiquée eu parlant de la lumière émise par le cratère seul.
- Comment se trouve-t-il, donc, que la courbe ne prend pas du tout cette tonne, quand elle est déterminée expérimentalement ? Que, au lieu de s’accroître continûment, elle montre deux maximums et un minimum d’intensité lumineuse ? Cherchons d’abord la raison du premier maximum et du minimum. Polir cela, il faut considérer de nouveau l’occultation de la lumière du cratère par le crayon négatif.
- Dans la considération que nous lui avons déjà donnée nous n'avons pas terni compte des dilfé-rentes formes que prend ce crayon suivant l'intensifé du courant et la longueur de l'arc. Or, j'ai démontré en 189a que les formes des deux charbons changent beaucoup lorsque ces deux variables sont chargées: qu'il sc forme même une espèce de pointe supplémentaire très aiguë à l’extrémité
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- du négatif, avec dé grands courants et arcs courts, pointe qui disparait entièrement lorsque l’arc est allongé.
- C’est ce que l'on voit nettement en comparant les quatre images de charbons distants de t mm etdu 2 mm respectivement avec un courant de C ampères et avec un courant de 28 ampères. La pointe supplémentaire ne se montre pas du tout dans les deux premières, mais elle se voit très bien dans l'arc de 2 mm. et mieux encore dans celui de 1 mm avec courant de 28 ampères. C'est surtout la distance entre rattachement de cette pointe et la bouche du cratère qui détermine la quantité de la lumière du cratère qui passera le négatif; car la pointe elle-même n’arrète que très peu la lumière. Or, la distance entre l’attachement et le cratère dans les deux arcs de 28 ampères est à peu près égale. Ajoutez que toute l’extrémité du négatif est plus longue et plus mince pour l’arc de 1 mm que pour celui de 2 mm, et l’on trouve assez de raisons pour que l’intensité lumineuse du premier soit plus grande, ou du moins aussi grande que celle du dernier.
- Enfin, en écartanf les charbons d’un arc à forts courants, la quantité de la lumière du cratère qui passe le crayon négatil est réglée par deux tendances opposées. L’accroissement de la distance entre les charbons tend à l’augmenter, mais 1 épointement de l’extrémité du négatif qui en suit tend à l’amoindrir. Quand, eu passant d’un écart a un autre, à courant constant, l’augmentation gagne sur l’amoindrissement, l’intensité lumineuse de l’arc s'accroît. Quand les deux tendances se eontre-balanccnt, elle reste constante, et quand l’amoindrissement gagne sur l’augmentation elle diminue. Le premier cas est celui qui se produit avec les arcs de 1 mm el moins, eL le dernier avec les arcs de 2 mm environ dans les expériences île M. Avrton et de M. Blondel.
- Il ne vaudrait peut-être guère la peine de donner tant d’attention à la possibilité d'avoir plus de lumière avec un arc bien court qu’avec un plus long, s'il n’en sui\ait pas la conséquence bien pratique que voici.
- La différence de potentiel entre les charbons à courant constant est moindre avec de petits écarts qu’avec de grands. La puissance dépensée dans l’arc court, est moindre, donc, que dans l’arc long avec les charbons et les courants dont il s'agit. Ainsi, l’arc de 1 mm environ donne plus de lumière avec moins de puissance que l’arc de 2 mm environ, c'est-à-dire que le petit arc 11e donne pas seulement le plus de lumière, mais il a aussi réellement le meilleur rendement.
- , , 0 -, . puissance dépensée dans l’arc
- I) ailleurs 1 ai démontré en lono que le rapport-------:—1--; ;—1--------,------------augmente
- J A 1 1 puissance développée par Je générateur *">
- lorsqu’on diminue l’écart entre les charbons a courant constant. Donc le rapport intensité lumineuse
- puissance développée par le générateur
- est plus grand aussi avec un grand courant, pour l'arc de 1 mm que pour celui de 2 mm. A de grands courants constants donc, l’are court à négatif bien ellilé a tous les avantages sur l’arc un peu plus long à négatif épointé : non seulement il donne plus de lumière, mais il a un meilleur rendement. Voyons s’il donne un meilleur rendement, non seulement que les ares un peu plus longs que lui, mais aussi que les arcs de toutes longueurs avec même courant.
- Au point de vue de l'économie deux choses sont essentielles dans l'arc. Premièrement il faut que plus la grande quantité possible de l’énergie fournie à l’arc soit convertie en lumière, et secondement il faut faire en sorte que la plus grande partie possible de cette lumière puisse être utilisée. Ayant égard à la première considération, j'ai démontré ailleurs que la puissance donnée à un arc de l mm entre des charbons homogènes de 1 1 mm et 9 mm avec un courant de A ampères est
- (38,88 -f- 2,07 1) A -f- 11 ,(>6 -) io,54 watts. De cette puissance, comme il s’ensuit de ce que
- j’ai constaté à Bristol en 1898, 1 38,88 A-f- 11,66 + 3,1 l) watts sont dépensés aux jonctions des deux charbons avec l’arc gazeux et (2,07 A -{- 7,44 ^ watts, sont dépensés dans l’arc gazeux 1 ni—
- Ainsi pour chaque augmentation de l’écart de r mm, il v a une augmentation de 3,i xvaLts seulement dans la puissance donnée aux jonctions du cratère, car le terme 3, r l appartient au cravon
- positif, et une augmentation de (2,07 A + 7,44' watts dans la puissance dépensée dans l’arc
- gazeux.
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- Avec un courant constant de io ampères par exemple, l'augmentation de puissance demandée au cratère pour chaque allongement de i mm dans l'arc n'est que 3 -watts, pendant que l'arc gazeux, qui ne contribue qu'a l'émission d’une faible fraction de la lumière totale, exige 27 watts, îienl lois autant. Il est donc évident que la méthode la plus économique de convertir la puissance en lumière est d’employer un arc aussi court que possible.
- L’are court donc, à n'importe quel courant, est doublement économique en ce qui concerne la production de la lumière. Il est. économique, comme je l’ai déjà signalé, parce qu'il s'approprie une grande partie de la puissance développée par le générateur. 11 est économique parce qu'il transforme une grande partie de cette puissance en lumière.
- Cependant les avantages de l’arc bien court de 1 mm ou environ n'ont, pas, jusqu'ici, été bien reconnus ; ils ont été obscurcis, comme la lumière du cratère, par le crayon négatif. A quoi bon toute celte économie dans la création de la lumière, si. après tout, elle est enfermée comme dans une boîte ? C’est ici qu’intervicnL l’arc très court à grands courants. Dans cet arc la lumière créée n est pas eniermée entre les deux charbons ; la pointe bien elfilée du négatif laisse passer plus de lumière que si l’arc était deux ou trois fois plus long, avec un négatif épointé. Aon seulement, donc, l’arc court convertit, transforme la plus grande partie possible de la puissance du générateur en lumière, mais s'il est aussi à grand courant, il nous permet d’utiliser la plus grande partie possible de cette lumière. En somme l’arc très court à grands courants réunit toutes les conditions nécessaires à la plus grande économie.
- Pour preuve que ce que je dis là n’est pas seulement vrai en théorie, nous pouvons encore consulter cette mine de richesses expérimentales, les recherches de >.I. Blondel.
- Dans ses recherches à courant constant, IL Blondel a employé, entre autres, quatre paires de charbons de la meme qualité, les positifs à à nie et les négatifs homogènes, avec des diamètres de 18-14, de 14~ 12, de jo-to et de 8-6 mm.
- J’ai tiré des chiffres qu’il a donnés dans ses tableaux, pour chacune de ces paires de charbons, les courbes qui reliaient le rendement et la longueur de l'arc, pour des arcs de o jusqu’à 10 111m, à un courant constant de 10 ampères. Pour une paire (10-10), le rendement maximum était mal défini, mais, pour les trois autres, il se trouvait avec îles ares de 1 mm, de 0.7 mm et de i,25 mm respectivement. Ainsi, même avec des charbons aussi grands que 18 mm et i4 mm, et un courant aussi petit que 10 ampères, c’est un arc court de 1 mm qui est le plus éeuno-
- 11 y a une autre considération qui tend à rendre économique l'emploi des arcs courts ; c’est que le crayon négatif, et non tous les deux crayons, se consomment moins vite que dans l’arc long pour la même intensité de courant. Il v a deux raisons pour cela. D’abord l’arc court s’étend plus loin le long du négatif et ainsi le protège mieux de l'air. Ensuite, le charbon qui est rejeté du crayon positif, au lieu de sc répandre et d'être dissipé, reste sur la pointe du négatif et y forme même, je crois, cette pointe supplémentaire qui est la cause principale de l’économie des arcs courts à grands courants.
- L’aiguisement du charbon négatif avec les grands courants et une petite longueur a donc une valeur bien pratique. Elle nous permet d'approcher les conditions idéales pour l’arc quant à l’économie. Ces conditions idéales sont :
- i° Que l’écart entre les charbons soit zéro ;
- 2* Que l'extrémité du crayon négatif soit infiniment mince.
- 11 est vrai que cet idéal ne peut jamais se réaliser, mais il est toujours utile de connaître l’idéal, car il nous montre ln direction du progrès. Le progrès le plus évident en ce cas serait :
- i° D’employer avec des charbons donnés les arcs les plus courts et les courants les plus grands possibles sans approcher trop près du sifflement;
- 20 De trouver un crayon négatif qui aurait dans l’arc une extrémité même plus longue et plus mince que les charbons employés à'présent, et qui brûlerait néanmoins beaucoup plus lente-
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- Examinons maintenant le point d'intensité minimum dans les courbes qui relient l'intensité lumineuse de l’are avec sa longueur. Ce point-ci, comme nous l'avons déjà vu, ne dépend ni des changements dans les formes des charbons, ni des variations d'intensité dans les quatres sources de lumière de l’arc. C'est donc à la quantité de lumière reçue du cratère qu’il faut attribuer les variations de lumière qui produisent cette seconde diminution d’intensité après une certaine longueur d'arc. Cette diminution diiî'ère de la première dont nous avons parlé, étant trouvée avec tous les courants de n importe quelle intensité.
- La quantité de lumière reçue du cratère ne peut dépendre que de trois circonstances : i° l’étendue du cratère, a0 son éclat intrinsèque ; 3° les empêchements interposés au passage de sa lumière par le crayon négatif ou autre chose. Quant à son étendue, j’ai déjà démontré qu'elle augmente avec l’écart entre les charbons. Quant à son éclat intrinsèque, nous avons vu que sir William Abney l'a trouvé absolument constant.
- Il est vrai que M. Blondel a cru trouver que l’éclat maximum du cratère variait, dans une de ses expériences, de i63 bougies décimales par millimètre carré, avec un courant de 5 ampères, jusqu’à aïo bougies avec un courant de 20 ampères. Mais, comme il l’a remarqué en même temps, genre de mesures est bien dillicile à faire, à cause du changement continuel de la position du cratère : donc il ne faut pas trop s’v fier; du reste, même si les mesures avaient pu être exactes, il est impossible de croire que les variations observées dénotaient des changements de l'éclat, intrinsèque du cratère; car, si cet éclat n’est pas constant, la température du cratère ne peut être constante non plus. Or, les exjmj'ienees de Rossetli, de Nakaus et de plusieurs autres observateurs, mais surtout celles de Violle, prouvent que la température du cratère est absolument constante à la pression de l’atmosphère. Donc, ce n’est pas à de vraies variations de l’éclat du cratère que l’on peut ulLribucr ses variations apparentes, et, par conséquent, ce n’est pas une diminution de l’éclat intrinsèque du cratère qui peut être la cause de l’amoindrissement de EinLensité lumineuse de l’arc après une certaine longueur.
- 11 ne reste qu'une seule manière d’expliquer cet amoindrissement. C’est par un empêchement quelconque, outre celui présenté par le crayon négatif; car celui-ci, comme nous l’avons vu, occulte la lumière du cratère de moins en moins à partir d’une longueur d’arc de 3 mru environ. Nous avons donc à chercher quelque autre empêchement au passage de la lumière du cratère.
- En songeant à toutes les causes qui pourraient contribuer à un tel empêchement, il m'est venu l’idée que quoique la lumière émise par millimètre carré du cratère était nécessairement cous-tanLe, à cause de la constance de sa température. Il en était pas du tout de même de la quantité qui frappait les yeux ou l’écran du photomètre. Car, en passant du cratère aux yeux, la lumière traverse nécessairement une région pleine d une substance qu’on appelle vapeur de charbon. Si donc cette subsLance pouvait, par exemple, absorber une quantité de lumière perceptible, alors en allongeant l’arc, on augmenterait la quantité de matière absorbante que les rayons auraient à traverser, et l’on diminuerait ainsi la quantité de lumière qui en sortirait.
- On pourrait faire à cette théorie l’objection qu’il n’y a jamais assez de vapeur pour absorber la quantité de lumière nécessaire pour causer la diminution d’intensité dont il s’agit. Probablement non, si c’était de la vapeur pure et simple. Mais, loin de cela, car déjà en 1822 Sillinum, éditeur du journal de son nom, a observé (un fait bien reconnu depuis lors) qu’il y avait toujours un courant continu de particules solides de charbon, rejetées du pôle positif vers le négatif.
- En 1897 aussi, Ilerzfeld, à la suite d’une belle expérience, a réussi à attirer ces particules hors de l’arc, sur une plaque bien isolée et chargée à un haut potentiel, placée à 8 cm de l'arc.
- Nous voyons donc que l’arc ne peut pas être composé de vapeur seulement, tout au contraire, il doit avoir une composition bien complexe de vapeur, de gaz et de particules de charbon solide, Or, j’ai raisonné ainsi : les particules solides puisqu’elles sont chauffées à blanc, devraient certainement rélléchir une partie de chaque rayon qui les frappe, et ils en réfracteront et absorberont d’autres parties. Par conséquent, cet arc, dit gazeux, mais qui n’est pas du tout purement gazeux, doit jeter une ombre. Donc én faisant passer la lumière du cratère d’un arc à travers un autre arc, l’ombre du second devrait se montrer sur l’écran qui recevrait la lumière.
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- Pour vérifier ce raisonnement. M. Mather a eu la bonté d’essayer l'expérience pour moi, et à coup sûr l’ombre du second arc se définit bien nettement sur l’écran. Il était bien difficile de photographier une ombre si changeante et si délicate entre crayons si noirs, et malheureusement les nuances do l’ombre sont perdues. Néanmoins une photographie a été prise par MM. Filhian et Denny, deux étudiants du Central Tcclinical College. On y voit bien la forme de l'ombre ainsi qu’une ligne de lumière qui l’environne. Cette ligne, M. Mather a été le premier à l'observer, et il a tout de suite vu sa signification. C’est que l’arc est une lentille qui réfracte ainsi la lumière qui la traverse du cratère.
- De la forme de cette lentille on peut déduire que l’arc est moins épais que l’air chaud qui l’environne, car elle est d’une forme doublement convexe et cylindrique, et, si elle était plus épaisse que l’air, avec celle forme là, son ombre aurait une tache blanche de lumière au centre. L’arc se conduit donc comme une lentille négative.
- Si l’arc ne faisait que réfracter la lumière du cratère, ou si, même, il la réfractait et la réfléchissait seulement, il n’y aurait pas besoin, pour cela, qu'une partie de cette lumière fût perdue. Cela pourrait changer la disposition seulement de la lumière sans en changer sa quantité.
- Il est vrai qu’en réfractant la lumière du cratère l’arc courbe, de façon à les faire absorber par le crayon négatif, quelques rayons qui, sans cela, auraient atteint l’œil. Mais, après un examen géométrique de plusieurs images des arcs de différentes longueurs avec le même courant, je me suis convaincu que cette absorption, qui est toujours assez petite, en effet, diminue quand l’are est allongé. Ainsi, quant a cette réfraction, l’intensité lumineuse de l'arc doit augmenter en écartant de plus en plus les charbons. Non, ce n'est pas avec une occultation par les charbons que nous avons à faire, c’est avec une perte réelle de lumière par absorption dans l’écart entre les charbons. Car voyons ce qui doit, arriver quand la lumière du cratère traverse cet espace plein de vapeur, de gaz et de particules solides de charbon qu’on appelle Xarc gazeux.
- Il est convenu que la lumière du cratère est en partie réfléchie et en partie réfractée par chaque particule de charbon solido qu elle rencontre. Donc nul rayon qui en rencontre une particule ne passera droit a travers l'arc. Beaucoup n’en rencontreront peut-être pas du tout, d’autres n’en rencontreront que quelques-unes, mais d’autres seront réfléchis et réfractés, de particule en particule, de long en large; et à chaque réflexion et réfraction un peu de leur lumière sera absorbée. .Plus il y aura de particule» dans l’arc, plus la lumière du cratère en sera absorbée. Ainsi, s’il y a plus de ces particules dans l’arc long que dans celui qui est court., c’est tout ce qu’il faut pour que l’intensité lumineuse de l’arc diminue après une certaine longueur. Car en écartant les charbons (quand il n’y a plus de pointe supplémentaire au négatif), on aura un accroissement de l’intensité lumineuse à cause de l’augmentation de l’écart entre les charbons et une diminution à cause de l’absorption de la lumière du cratère par les particules solides dans l’arc. Ainsi quand, en allongeant l’arc d’une longueur à une autre, l’accroissement de lumière sera moins grand que l’amoindrissement, l’intensité commencera à diminuer.
- Il ne reste plus qu’à démontrer qu’il y a plus de particules solides dans l’arc long que dans l’arc court. C’est ce que j’essaierai de faire.
- Le charbon s’évapore à la surface du cratère, tout le inonde en est d’accord. Mais comment se trouve-t-il que l’on est d’accord aussi à croire qu’il reste à l’état de vapeur, même à une distance de i cm du cratère ou plus ? La vapeur d’eau quand elle quitte le bec d’une bouiîlote, ne reste à l’état de vapeur qu’à travers une très petite distance, et plus loin elle devient du brouillard. Qu’est-ce qui empêche que la vapeur de charbon se transforme en brouillard de charbon à une petite, une très petite distance du cratère? Car il v a beaucoup plus de différence entre les températures de la vapeur de charbon et de l’air qui environne l’arc qu’il n’y en a entre les températures de la vapeur de l’eau et de l’air qui environne le bec de la bouillotte. 11 est vrai que le courant, en traversant L’arc, doit le chauffer, mais il le chauffe également par tout son long, tandis que l’air doit refroidir beaucoup plus la partie de la vapeur qui est loin du siège de vaporisation, le cratère, que celle qui en est près. Donc, il faut que l’arc ait une courbe tombante de température qui diminue en allant du cratère jusqu’au crayon négatif.
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- Il v a une petite expérience que j’ai faite assez souvent qui démontre bien que la température de l’are tout près du cratère est plus haute qu’en aucune part. En mettant l’extrémité d’un petit crayon de charbon, bien mince, dans l’arc, près du cratère, on peut, le courber assez pour lui faire faire un angle perceptible en le pressaul contre le crayon positif; mois il n y a nulle autre partie de l'arc où cela puisse se faire. Si, par exemple, on introduisait deux de ces petits charbons dans l’art;, el les pressait l’un contre l’autre, il était impossible de les courber. Et c’était la même chose en pressant l’un d’eux contre le négatif. Il ne fléchissait pas le moins du monde. Cela prouve, je crois, que, tout près du cratère, l'arc est si chaud qu'il peut amollir le charbon, mais que, plus loin, il est ti*op froid pour h; faire. C’est donc plus que probable que la vapeur de charbon, en quittant le cratère, agit tout a fait comme la vapeur d’eau en quittant le bec d’une bouillotte. A travers une toute petite distance, elle reste à l'état de vapeur, et, plus loin, elle devient du brouillard de charbon se refroidissant de plus en plus en allant de plus en plus loin du cratère.
- Si la couche de vapeur étendue sur le cratère était bien mince, et si elle avait (comme toutes les vapeurs) une résistance spécifique bien grande, la résistance de cette couche pourrait être assez forte pour expliquer la grande différence de potentiels qui se trouve toujours entre le charbon positif et l’arc. Le brouillard, au contraire, qui serait mêlé de gaz brûlants n’aurait qu’une résistance relativement, médiocre, et la résistance de l’arc gazeux serait relativement petite, comme on le trouve en réalité.
- Quoi qu’il en soit, si la vapeur de charbon se transforme en brouillard à une petite distance du cratère (et les particules solides de charbon rejetées par le positif eu aideraient la transformation) alors en allongeant l’arc on augmente la quantité de ce brouillard, et l'on force la lumière du cratère à traverser plus de matière absorbaute do sorte que la quantité de cette lumière qui est absorbée par l’arc s’accroît avec la longueur de l’arc.
- LES PROGRÈS DES LAMPES ÉLECTRIQUES, par André Blondel, ingénieur des Ponts et Chaussées (*)
- PnnuHKs des lampes a ixcandescence. — La lampe à incandescence a continué de progresser aux points de vue de la régularité de la fabrication, du rendement, de la durée et du prix de revient; de nombreux essais ont été faits pour en modifier le principe, mais ce n’est que depuis peu de temps qu’on est arrivé à îles résultats encourageants.
- On examinera donc ici d’abord les lampes à filaments de carbone, puis les nouveaux filaments proposés pour les remplacer.
- Lampes à filaments de carbone. — Les lampes à incandescence jusqu'à présent seules en usage sont les lampes à filaments de charbon. Elles sont employées ordinairement de 8 à 32 bougies ou 36 bougies ; exceptionnellement ou va à 5o ou ioo, ou on descend à 3 ou 5 bougies pour des groupes de petites lampes. Elles doivent leur succès à leur commodité d’installation et d’allumage, supérieure à celle de tous les autres brûleurs, aux effets d’illumination variés qu’elles permettent, à leur éclat bien constant et à l’absence dé tout produit de combustion capable de vicier l’air. On peut être tenté de leur reprocher aujourd'hui leur teinte moins blanche que celle des brûleurs à incandescence par le gaz auxquels noire œil est accoutumé; mais la composition spectrale de leur lumière, étudiée par divers expérimentateurs, principalement par M. Ni’chols, est au contraire beaucoup plus favorable à la vision, parce qu'elle est riche surtout en rayons jaunes qui donnent le maximum d’acuité visuelle, et pauvre en rayons très réfrangibles qui fatiguent l’œil.
- Progrès de la théorie. — Il est regrettable, au poiuL de vue précédent, que la définition du régime des lampes par leur degré d’incandescence, proposée par M. Crova en 1889, ne soit pas entrée dans la pratique industrielle (2). O11 aurait pu, par cette méthode, rendre aisée la détermi-
- (9 Voir la première partie de ce rapport, relalive à l’éclairage par ai tembre.p. 34a.
- (’-) D’après M. Crova, ce degré varie île i,o5 à i,a3 pour les lampes lampes à arc. .
- •c, dans L'Éclairage Electrique du i« sep-
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- nation de la température du filament. Mais divers expérimentateurs ont étudié cctlc température par d’aulres procédés et. sont arrivés à d’intéressants résultats. D’après le professeur Weber, qui a tait une savante théorie de l’incandescence, la température atteinte dans les lampes a incandescence est de i565° à i588° et atteint de plus pour les lampes à plus gros filaments. M. Le Chalelier, à l’aide de son pyromètre optique a trouvé des chiffres bien élevés, voisins de i8oo°, en même temps qu’il constatait une diminution de résistance de 49 P- ioo. M. Janet, qui a fait les mesures les plus précises à l’aide d’une très ingénieuse méthode fondée sur l’étude du refroidissement d’un filament, atrouvédes chiffres de i6io"à 1720°,pour des lampes de iôbougiesà 65 volts.
- La seconde de ces méthodes fondée sur la mesure de l’éclat inlrisèque, peut être rendue illusoire par une erreur qui figure dans tous les traités et qui consiste à admettre que l’éclat d’un filament dépend uniquement de sa température et de la nature de la surface. On oublie ainsi que les épaisseurs des filaments ordinaires, inférieures à de millimètre, sont plus faibles que l’épaisseur limite de ravonnement du carbone solide; la preuve en est dans le fait que les filaments incandescents sont transparents et paraissent ainsi plus brillants aux croisements des boucles. L’éclat intrinsèque ù température donnée croît donc avec le diamètre du filament, et celui-ci doit-être considéré comme rayonnant par sa masse et non pas par sa surface.
- L’éclat i va en diminuant du centre au bord du lilamenl comme on le vérifie aisément au microphotomètre et le flux émis par un élément de surface ds du filament n’est plus égal à tw'0 d7, comme on l’a admis jusqu’ici.
- Pour les gros filaments, dont le diamètre dépasse beaucoup l’épaisseur limite, la diminution de l’éclat ne se produit que très près des bords et la loi usuelle peut être conservée il titre d’approximation. On pourrait être tenté de croire que l'accroissement d’éclat avec le diamètre entraîne un accroissement de rendement lumineux, mais il ne faut pas oublier que toutes les radiations sont accrues en même temps et il est vraisemblable que l’épaisseur limite varie peu suivant leur réfrangibilité.
- Un autre point sur lequel les idées acquises ont reçu un démenti au moins relatif, c’est la variation de la résistance des filaments en fonction de la température. Dès 1887, M. Anthony avait observé dans certaines lampes un changement de signe du coefficient de température ; dernièrement, M. Tloweil, par une étude svstématique, a montré que l’âme des filaments décroît bien de résistance quand la température croit, mais que le carbone déposé par nourrissage se comporte, au contraire, comme du graphite pur et augmente de résistance. Suivant la proportion de l’àme et du'earbone déposé, les filaments peuvent donc présenter des variations de sens opposés et même des variations presque nullcs.
- Les deux phénomènes qu'on vient de signaler présentent un intérêt immédiat pour le choix de filaments dans la fabrication des lampes; c’est pourquoi on les signale ici, sans insister sur les autres questions théoriques qui sc rattachent aux lampes à incandescence.
- Progrès de la fabrication. — Dans son ensemble, les méthodes de la fabrication des lampes à incandescence n’ont pas subi de changements essentiels depuis dix ans, et cependant les perfectionnements de détails et. la concurrence ont réalisé une amélioration considérable.
- Une bonne lampe de 16 bougies (110 volts) qui, en 1889, coûtait 3 fr, se vend aujourd’hui en France o,5o à 0,60 fr; son vide est meilleur, son filament plus solide et plus durable, son rendement supérieur.
- On fait aujourd’hui des filaments très fins parfaitement homogènes et uniformes, grâce à l'emploi de la cellulose dissoute filée sous pression. Ces procédés, analogues à ceux de la soie artificielle et qui ont de nombreuses variantes, suivant le dissolvant employé pour la cellulose (chlorure de zinc, alcool-éther, acide sulfurique, eLc. ) et le mode de solidification, ont aujourd’hui presque complètement remplacé tous les autres, même ceux d’Edison et de Swiin, pour les filaments ordinaires. Seulement ils se prêtent mal à la fabrication des filaments de gros diamètre, pour lesquels on obtient des filaments plus sûrement exempts de bulles et plus denses par filage de poudre de carbone agglomérée sous pression:, comme pour les charbons des lampes à arc.
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- Ces filaments modernes sont par eux-mêmes assez durs et assez homogènes pour que le nourrissage par dépôt de carbone ne soit plus nécessaire pour les uniformiser comme autrclois. Cependant la carburation par incandescence dans les vapeurs hydroearbonées reste une opération essentielle à un autre point de vue i'1) : le carbone déposé a haute température tonne sur le filament un revêtement plus dense et moins facilement vaporisable par arrachement ; il retarde le noircissement de l’ampoule tout en permettant d’éleycr la température ; il permet en outre de modifier dans une certaine mesure la résistanco électrique du blâment, grâce à la grande conductibilité du carbone déposé, qui atteint huit ou dix fois celle de l’âme.
- Malheureusement, ce changement de résistance est rapide et difficile à régler (a) : pour le faciliter on emploie aujourd'hui des procédés automatiques.
- La production du vide dans les ampoules a été également beaucoup plus perfectionnée par l’emploi de pompes à mercure très puissantes dont l’action est précédée d'un premier vide (à o.5 mm de mercure'' fait rapidement par des pompes mécaniques. Cerfaines fabriques remplacent le second vide par un vide chimique (procédés Malignani, etc.) obtenu en introduisant préalablement dans les ampoules une substance chimique secrète (à base de phosphore, dit-on) qu'on chauffe après un deuxieme vide effectué après introduction d'un hydrocarbure gazeux ; les vapeurs produites se précipitent en enlevant toute trace d'air et le vide est â la fois plus parfait et plus rapide (deux minutes au lieu de dix ou quinze) qu'avec les pompes â mercure. Le vide est très régulier, facile à vérifier par essai à la bobine, et la lampe a été comme d’habitude portée pendant l’opération à un degré d’incandescence bien plus élevé que celui auquel elle est destinée, mais on n’opère ainsi que sur une seule lampe â la fois, au lieu d’un groupe de cinq à dix.
- Les soudures du filament aux fils d’attache, obtenues autrefois par précipitation de carbone dans un hydrocarbure liquide, sont faites aujourd’hui le plus souvent dans un but d’économie, mais un peu au détriment de la solidité, à l’aide d’une pâte de charbon et de goudron portée â haute température dans une etuve. Les fils d’attache sont en nickel ou ferro-nickel ; divers procédés, notamment l’emploi de ferro-nickel à 4^ P- 100 de nickel, d'émaux conducteurs, etc., ont été employés pour supprimer le platine au passage du verre ; mais on se contente, en général, de réduire, au minimum (12 mm) la longueur de cette partie en platine.
- Grâce à tous ces perfectionnements, et souvent à la division du travail entre plusieurs fabricants spécialistes, le prix de la lampe de ifi bougies, qui était encore de 3 tr en iH8<), s’est abaissé à o,5o fr environ, dont o,of> IV pour l’ampoule et autant pour le platine(* *). Quelques inventeurs proposent de le réduire encore en remettant à neuf les lampes brûlées, mais d’après ce qui précède, le bénéfice ne peut être que bien faible.
- Montures et culots. — Au début des lampes à incandescence, chaque fabricant ayant breveté le culot qu’il adaptait â sa lampe, il existait autaut de culots que de systèmes : Edison, Swan, Siemens, etc., et l'on devait changer ses douilles en même temps que son fournisseur. Les plus compliqués ont été éliminés et aujourd'hui on peut dire qu’il n'existe plus que deux systèmes de culots généralement employés, la vis Edison et la baïonnette Swan; l’ampoule est scellée dans une virole métallique par du plâtre. Cette matière, facile à adapter, mais peu solide, et gonflant au séchage, et hygroscopique, a etc réduite au minimum ; on l a supprimée dans l’intervalle entre les attaches pour éviter l’éleclrolyse et les courts-circuits; scs défauts ont. même conduit plusieurs constructeurs â essayer des culots à scellement métallique ; mais ceux-ci, bien que souvent très ingénieux, 11e sont pas entrés dans la pratique générale, ii cause du supplément de main-d’œuvre qu’ils exigent. Plus récemment, on a imaginé des types de tètes de lampes utilisables sans seelle-
- (l) Certains fabricants carburent en outre leurs produits pendant la cuisson.
- (*) La structure moléculaire (lu carbone et peut-être son état de pureté (il peut se déposer des hydrocarbures) dépendent de la température et de la pression : la première est difficile à évaluer; la seconde, qui ne dépasse pas quelques millimètres de-mercure, varie pendant l’opération par l clfet de l’élévation de température.
- (8) Malgré cotte faible consommation do platine, comme on ne le récupère pas, il se perd environ chaque année a5oo kg de platine, valant plus do 6 millions, et ce métal deviendra bientôt rare.
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- Rendement lumineux. Lampes poussées. — Le point sur lequel il a été fait le moins de progrès, c’est le rendement lumineux, que l'on rapporte généralement à l’intensité horizontale maxima. D’excellents résultats sont annoncés par les fabricants, mais ils sont obtenus généralement,sur des batteries d’accumulateurs. En pratique sur les secteurs, on ne peut guère abaisser la consommation moyenne de 3,5 par bougie décimale (1), car dans ces conditions une variation de 10 p. 100 sur le voltage sulIiL à faire passer l’intensité d’une lampe de 16 bougies de ro bougies à 20 bougies et le rendement de 4 à a,6 ; une lampe plus poussée normalement est donc rapidement détruite. Les lampes ordinaires elles-mêmes baissent rapidement d’intensité sur les secteurs.
- Aussi n’a-t-011 pu tirer parti jusqu’ici de lampes plus poussées, bien qu’on en connaisse les avantages théoriques et que plusieurs fabricants essaient d’en mettre sur le marché.
- Une solution nouvelle, imaginée par M. Weissmann avec la collaboration de l’auteur, permet d’accroître le rendement par un artifice en abaissant préalablement la tension à i5 ou 22 volts pour pouvoir employer des lampes spéciales de basse tension; les gros filaments de ecs lampes, grâce a leur solidité mécanique et à leur revêtement épais do graphite, peuvent être poussés plus haut que les autres et leur masse fait un volant de chaleur qui réduit les cfi’ets des variations de voltage. Ces lampes et les petits transformateurs individuels qui les alimeuLent réalisent, ainsi des consommations de 2,5 watts par bougie sans perdre plus de a5 p. 100 en cent heures. Au prix ordinaire de l’énergie sur les réseaux l’économie de 1/2 ou de i/3 réalisée sur l'énergie est assez considérable relativement à la petite dépense supplémentaire des renouvellements (2). La lumière est beaucoup plus blanche. Enfin, par ce moyen, 011 peut employer avec 1111 bon rendement des lampes de i à 2 bougies, irréalisables sous les tensions usuelles.
- Filaments à haute tension. — La tension normale de 100 a 120 volts a etc longtemps considérée comme un maximum pratique pour les filaments en carbone. Mais depuis quelques années il s’est fait une active propagande, surtout en Angleterre, pour l’emploi d’une tension double. 220 volts, en vue d’accroître la capacilé de distribution des réseaux existants qui jouent un rôle prépondérant dans les frais d’établissement d’une, distribution urbaine.
- Plusieurs stations allemandes, et quelques-unes en France (Amiens, etc.), ont essayé cette solution. Les fabricants ont été amenés ainsi à faire des lampes doubles ou a double filament, puis des lampes à un seul filament très fin à plusieurs boucles fonctionnant diveoleinent sur 220 volts. Le succès ainsi obtenu reste cependant discutable, car bien que le revêtement graphitique (dont l’épaisseur ne peut, descendre, au-dessous d’un certain minimum) soit, relativement à l’àmc amorphe, plus épais que dans les lampes à 110 volts, ces filaments, très ténus et très longs, sont mécaniquement peu solides, ce qui ne permet pas d’élever leur température aussi haut qu’il serait désirable pour un bon rondement, ; le fait même que leur résistivité est plus faible que celle des filaments plus gros exagère encor»» leur longueur et nécessite, par conséquent, des ancrages qui constituent des points faibles; ils résistent moins-bien aux variations de voltage faute de masse suffisante ; enfin leur fabrication est plus difficile.
- Aussi, malgré les efforts de nombreux constructeurs et les essais tentés en vue de réduire l'épaisseur du revêtement ou même de la supprimer complètement, les lampes a 220 volts sont-elles inférieures comme durée et comme rendement aux lampes de même puissance à 110 volts, et équivalentes plutôt a des lampes de puissance moitié moindre (par exemple, au lieu de 5o à 55 watts, une lampe de 16 bougies sous 220 en consomme 65 à 80 watts, voire même 90) ; en outre, la consommation spécifique croît très vite avec le temps ; enfin, il est difficile de réaliser des lampes à 220 volts de faible intensité, et l’on 11e peut guère descendre au-dessous de 16 bougies.
- (* *) Il convient de ne pas oublier que la bougie Hefnor n est que les 0,88 de la bougie décimale, d’après les récentes mesures de M. Importe, et que les lampes allemandes paraissent ainsi avoir un meilleur rendement que les
- (*) T/économie sur une lampe de iG bougies pendant cent heures serait, d'après M. Weissmann, au moins de i5 à ao heetowatls-heures. ou i,Ço fr ù 2 fr au prix de 0,10 Cr l’hecto'vatt-houre, tandis que les lampes ne coiilent que o,5o fr à o,6o fr.
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- La vraie solution de ces lampes, et a fortiori des lampes à 5oo volts, dont la création serait fort désirable, paraît donc devoir être cherchée plutôt dans l’emploi de filaments de plus grande résistivité électrique que le filament de carbone ordinaire.
- Filaments en madères autres que le carbone. — Les inconvénients des filainenls de carbone sont leur volatilisation trop facile et leur trop grande conductibilité spécifique. De nombreux chercheurs ont donc été amenés à essayer d’autres substances réfractaires simples présentant une résistance analogue, mais supérieure à celle du carbone. On a essayé notamment les carbures de bore, d’aluminium, de silicium icarborundum), etc. Ce dernier corps, le carbonmdiim, a pu être obtenu en filaments élastiques et homogènes, mais le noircissement de l’ampoule était extrêmement rapide et accompagné fréquemment de rupture aux attaches ; le carbure de calcium a donné d’un peu meilleurs résultats ; ces carbures semblent devoir être plus volatils que le carbone ou être décomposés par le passage du courant.
- Le même inconvénient se présente encore pour les mélanges de poudre de carbone avec d’autres corps tels qne le bore, le silicium, des oxydes réfractaires, etc. Langhaus a essayé sans succès de recouvrir une âme d’oxvdes d’un dépôt de bore ou de silicium pur nourrissage.
- Les deux seuls procédésdecc genre qui paraissent eniployésactuellementdansl’industriesont dus à Langhaus et à Maxim. Le premier (filament Premier) consiste dans lin filament de cellulose dissoute, filé sous pression avec addition de poudre de bore ou silicium, puis calciné au four électrique. Le second filament (filament Maxim) consiste dans un filament formé d’un carbone en poudre cristallisé, très dur, réfractaire et très résistant électriquement, obtenu par un procédé de précipitation spécial, aggloméré par du goudron puis filé à la presse. D'après les fabricants, ces lampes noircissent moins vite et donneraient une amélioration de rendement de 20 p. 100 environ. Us sont encore trop récents pour qu’on puisse en parler avec plus de précision.
- Il en est de même des filaments en osmium de M. Auër von Welsbach, dont on a beaucoup parlé depuis quelques mois, mais qui 11’ont pas encore été présentés au public; ces filaments s’obtiennent par divers procédés, notamment par nourrissage d’un lil de platine dans une atmosphère d’hydrocarbure, de vapeur d’eau et. d’anhydride osmique ; le filament d’osmium débarrassé de son âme de platine par un coup de feu préalable, est placé dans le vide et porté à une température supérieure à celle des filaments de carbone, et réalise, paraît-il. un rendement double. Les inconvénients de ce produit semblent être le prix plus élevé de la fabrication et la trop grande conductibilité de la substance employée qui ne permet pas d’alimenter les lampes à plus de 20 ou 3o volts. Il en est de même des filaments, très réfractaires aussi, à base de tungstène, chrome, etc., proposés par d’autres inventeurs.
- Filaments à base d'oxydes de terres rares. — En second procède tout différent, pour améliorer le rendement, consiste à employer comme corps incandescents les corps présentant une loi de radiation plus favorable que le carbone, en particulier les oxydes de terres rares déjà employés dans les manchons des brûleurs à incandescence par le gaz, grâce à la belle découverte de M. Auër von Welsbach. À ce point de vue il n’imporle pas moins aux électriciens qu’aux gaziers de connaître les véritables causes du rendement remarquable de ces brûleurs. Certains auteurs ont invoqué un effet de luminescences. (Niehol et Snow), un pouvoir émissif exceptionnel (John), d’autres (Bunte), une température très élevée de 2000“ et un effet eatalvptique dù à la présence d’une petite quantité d’oxyde de cérium (1(2 à 1 p. iooj. distribué à la surface de la carcasse d’oxyde de thorium : mais, en réalité, et d’après les lois de Kirchhoff, les belles expériences de MM. Le Chatelier et Boudouard ont renversé toutes ces hypothèses et établi qu'il s’agit simplement de corps colorés ayant une loi de radiation plus favorable que les corps noirs à la même température (qui ne dépasse pas i65o°); grâce à un pouvoir émissil voisin de l’unité pour les radiations bleue, verte et jaune et bien plus faible pour les radiations rouges et calorifiques, l'énergie rayonnée par unité de surlace est plus faible qu’avec le carbone, mais sa composition est meilleure. Il suffirait donc de porter par le courant, électrique ces oxydes à fa même température que les filaments actuels pour réaliser une grande amélioration de rendement. Aussi, de nombreux inventeurs ont-ils cherché à appliquer un revêtement de ces oxydes sur des âmes en car-
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- bone soit par application de pâte, soit par dépôt électrochimique (Langhaus), soit par application de tissu imprégné (Thowley), etc. Jusqu'ici ces procédés n’ont pas réussi à cause des différences du coefficient de dilatation et de la température excessive à laquelle l’âme devrait être portée. Pour obvier à celte dernière difficulté, d’autres inventeurs ont remplacé l'âme de carbone par un fil d'une spirale de métal 1res réfractaire (chrome, tungstène, platine, iridium, rhodium, etc.).
- M. Auër von Wolsbaeh, en particulier, a annoncé la réussite d’un filament en thorine (fa plus réfractaire des terres rares) déposée par nourrissage sur un filament de platine ou d'osmium ; la consommation dans une ampoule à vide s’abaisserait à a et même i,5 watt par bougie, sans que l’àine fonde; les inconvénients seraient les mêmes que pour les filaments d’osmium du même inventeur.
- Une autre catégorie de filaments qui a été également essayée par de nombreux expérimentateurs, dont l’auteur des 1889, consiste dans un mélange d’oxydes et d’un corps conducteur (carbone ou métal réfractaire, tel que l’iridium, l'osmium, etc. ) ajouté au moment du filage à la presse, ou déposé après coup par imprégnation et décomposition. Mais les mélanges à base de carbone se décomposent par réduction et à haute température ; la stabilité des autres dans le vide n’est pas encore établie.
- JablochkofF en 1877 et Nernst en 1897 ont supprimé toute addition de ce genre, en utilisant la propriété, déjà indiquée par M. Le Roux, qu’ont les oxydes et corps analogues, que M. Nernst appelle conducteurs de seconde espèce, de devenir conducteurs à haute température. Dans la lampe exposée en 1881 par Jablochkoff', le filament était en kaolin, chaux ou magnésie, et le chauffage préalable obtenu par un brûleur ou une mèche conductrice en pâte de charbon. M. Nernst a imaginé l’allumage automatique par une spirale de platine voisine du filament, et l’emploi d’oxydes beaucoup plus conducteurs que tous ceux connus jusque-là, grâce au mélange de deux oxydes jouant les rôles de base et d’acide. Grâce à ces importants perfectionnements et à ceux apporLés par la Compagnie AUgemeine Electricitats Gesellschaft dans la fabrication, le montage du filament, etc., la lampe Nernst paraît avoir été amenée à un point industriel; elle figure à l'Exposition et est, dit-on, déjà en usage sur le réseau d’éclairage de Gôltingue, en Allemagne.
- Grâce à la température assez élevée qu’elle atteint, et surtout aux propriétés de la radiation des oxydes, cette lampe réalise une belle lumière très blanche avec une consommation très faible (1,70 watt par bougie pour ai bougies, 1 watt pour 100 bougies), malgré l’infériorité résultant de son emploi à l’air libre. La présence d’une atmosphère oxydante est, en effet, nécessaire pour retarder la décomposition du filament par électrolvse. La durée pratique 11’est pas encore établie, mais on peut craindre que le filament déjà très poussé soit fragile et très sensible aux variations de voltage ; on est en tout cas obligé d’ajouter en série une résistance à fort coefficient de température pour empêcher un trop rapide accroissement de courant quand le voltage augmente; jusqu’ici on n’a pu construire de lampes de moins de ?.5 bougies, ni de moins de no volts ; mais il est très facile d'obtenir des lampes de 220 volts et même davantage, fonctionnant avec allumage à la main ou automatique.
- Le résultat d’expériences officielles et d’essais de durée pratique sur les réseaux permettra seul d’apprécier l’avenir réservé à cette solution si séduisautc à bien des égards ; si elle tient toutes ses promesses, cet avenir sera des plus brillants et annulerait l’écart qui existe entre le prix de revient des éclairages au gaz et à l’électricité.
- Etalonnage des lampes à incandescence. — Nous no saurions quitter le sujet des lampes à incandescence sans dire un mot de leur étalonnage, car il serait fort opportun d’arriver à un accord international sur ce sujet.
- On a vu déjà plus haut que l’adoption d’unités différentes (en France, fa bougie décimale, en Allemagne et en Amérique, la Hefner, qui n’en est cjue Jes 88/100) crée un avantage apparent aux lampes étrangères sur les lampes françaises.
- Il n’y a pas moins de désaccord sur la définition de la puissance lumineuse des lampes et la façon de la mesurer.
- En France, jusqu’ici, ou prend l’intensité horizontale dans une direction perpendiculaire au
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- plan moyen du fer à cheval ou de la boucle. Mais, ii l’étranger, on déclare que les essais, pour être utiles, doivent comprendre la mesure de la puissance lumineuse dans plusieurs directions-D’aprcs une récente décision de Y American Instituiez ni la moyenne horizontale, ni la moyenne sphérique, ni la puissance lumineuse dans une direction quelconque ne définissent une lampe suffisamment pour prouver qu’elle est conforme au modèle étalon, et un récent règlement de cette Association exige que les lampes à incandescence soient conformes à la fois à une valeur étalon pour la puissance lumineuse moyenne normale et à une moyenne sphérique mesurée lorsque la lampe tourne à une vitesse très lente, avec son axe incliné à U recommande que les limites pour la première moyenne soit de ru bougie» au minimum et de 17,0 bougies au maximum. (Si le minimum était plus bas, il y aurait certainement tendance à produire les lampes voisines de ce minimum.) La puissance à 45° doit être égale it au moins 8:1 p. ino du minimum.
- De même, en Allemagne la question de l’étalonnage a été traitée récemment par une Commission de l’Association électrotechnique de Berlin qui a fixé des règles uniformes pour les lampes normales de 10. i(i, a5 et 3a hefners consommant. 3 à 4 watts par hefner aux tensions de 60 à 70 volts et 9I à rai volts.
- Les lampes doivent porter l’indication de la puissance et du voltage correspondant avec une tolérance de 2 p. 100 à la livraison. Aux essais de réception, la tolérance est de 6 p. 100 en dessus ou en dessous pour la puissance lumineuse aussi bien que pour la consommation. Quand plus d’un quart des lampes sort de ces limites la fourniture peut être refusée. La durée de service utile est définie, la durée après laquelle l’intensité lumineuse est tombée de 20 p. 100 ; elle doit être indiquée par le fabricant.
- Les essais doivent avoir lieu dans le mois de l’envoi et à condition que % p. 100 de la fourniture et en tout cas au moins 20 lampes soient fournis à cet effet. En cas de désaccord sur le laboratoire de contrôlé, les parties s’en rapportent il l’Institut physicotechnique. On recommande l’emploi de la monture Edison.
- En ce qui concerne les essais photométriques l’Association allemande a borné son étude au cas des lampes en fer à cheval, ou boucle simple. Après avoir déclaré (à tort, croyons-nous) qu’il n’était pas possible de mesurer commodément le flux lumineux total, elle a adopté une singulière disposition photométrique qui consiste à placer la lampe an milieu de deux miroirs de i3 cm do côté et de 1 mm à 5 mm d’épaisseur avant leur bissexlrice dirigée vers l’écran du photomètre ; l’axe de la lampe est a 9 cm de l’arête du dièdre ainsi formé; cet. axe doit être vertical et les points d’attache des filaments dirigés dans le plan perpendiculaire au banc photométrique. Celui-ci est un banc ordinaire de a,5o m portant directement une graduation en bougies et dixièmes de
- Toute lumière étrangère doit être évitée par des écrans de velours. Une source auxiliaire, placée à 60 cm environ, doit être une bonne lampe de to bougies ayant déjà brûlé vingt à trente heures. O11 opère par doubles pesées en remplaçant la lampe à étudier par l’étalon et en réglant en conséquence la distance de la source auxiliaire au photomètre dont 011 la rend, ensuite solidaire. Comme étalon on emploie des lampes d’à peu près mêmes intensités et tensions que la lampe à étudier et consommant 3,1 à 4,5 waLls par hefner.
- Les avantages d’emplo\er comme étalon secondaire une lampe à incandescence analogue à celles à étudier sont bien connus en France, oit le mode opératoire est analogue, saul en ce qui concerne l’emploi du miroir.
- On ne saurait dissimuler que toutes ces règles sont tout à fait arbitraires et n’out rien de satisfaisant pour l’esprit, sauf la règle française, qui, comme a montré en 1889 AI. Potier, peut donner une évaluation du flux, si l’on a affaire à dits filaments de gros diamètres (on a vu plus haut que celte règle est en défaut pour les filaments minces ordinaires).
- 11 n’y a en réalité qu’une façon rationnelle de photométrer les lampes à incandescence, surtout maintenant qu’on rencontre des formes très variées et pas du tout comparables entre elles (ainsi la lampe Xernst) ; c’est de mesurer leur llux total. L’autour a indiqué dans ce but une méthode qui consiste à faire tourner la lampe très vite sur elle-même autour de l’axe d’un lumenmètre ; tout
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- dernièrement, M. Ulbricht a indiqué un autre dispositif de lumenmètre encore plus simple, qui consiste dans une sphère parfaitement blanchie- intérieurement ; l’éclat intrinsèque est le même sur toute la surface intérieure et donne par proportionnalité une mesure du flux lumineux de la lampe qu’on y enferme.
- Le moment paraît donc venu d’exiger, au moins pour les mesures de précision ou les expériences de comparaison un peu complexes, la définition des lampes par leur flux lumineux total, en même temps que par leur voltage.
- Quanta la règle à adopter pour fixer la durée utile, on est à peu près d’accord pour la définir, en France comme en Allemagne, par une baisse de y.o p. 100 sous potentiel constant. Ou pourrait en faire la base d’un accord international.
- La tolérance à faire sur le voltage et l’intensité lumineuse lors de la réception paraît devoir être laissée, au contraire, en dehors de cet accord, et au gré des cahiers des charges des diverses, entreprises d’éclairage.
- On signale à ce propos la méthode qui s'introduit depuis quelque temps en Amérique, en Angleterre et en Allemagne, de laisser aux Compagnies d’éclairage le soin de fournir et remplacer les lampes à forfait '; cela ne constitue qu’une charge très faible pour ces Compagnies, cl leur permet de réaliser des économies d’énergie et de supprimer pour l’abonné l’ennui de s’approvisionner, souvent fort mal.
- Conclusions. — Nous espérons avoir montré, par cet exposé rapide, que de sérieux progrès ont été réalisés ou sont à la veille de l’être.
- Nous avons aussi cherché à faire ressortir l’intérêt capital qu’il y aurait, pour uniformiser les mesures de puissance lumineuse et de rendement, à faire voter par le Congrès un vii-ii recommandant lu vulgarisation des mesures directes du flux lumineux total et l’adoption provisoire d’un étalon de lumière médiocre commun aux divers pays jusqu’à la réalisation d’un étalon pratique parfait. •
- ÉTAT ACTUEL liT PROGRÈS DE LA TÉLÉGRAPHIE SANS FIL PAR ONDES HERTZIENNES Par André Blondel, Ingénieur des Ponts et Chaussées et Gustave Fermé, Capitaine du Génie.
- I. llrsTOMQUE. — Dans ce Rapport, nous désignerons sous le nom de Télégraphie sans fil la transmission des signaux par ondes hertziennes, sans l’intermédiaire de fils conducteurs réunissant les deux postes correspondants f).
- On avait déjà cherché, presque dès l'apparition de la Télégraphie ordinaire, à utiliser diverses formes de l’énergie électrique pour obtenir des coinimiuications sans fil ri. Mais, les systèmes essayés n’ayant pas donne des résultats réellement pratiques, nous ne les décrirons point, et nous mentionnerons seulement le svstème Edison (3), qui offrait beaucoup de ressemblance avec la télégraphie sans fil actuelle, avec la différence qu'il n’emplovait pas d'oscillations de hautes fréquences (i). Ce même système fut repris quelques années plus tard par Narkeviseli Jodko.
- MM. Preece, Èvershed, Lodge', «te., qui ont été décrits avec détails par leurs auteurs dans le 'journal nf the 'instituai. Dell*." Riccia (Bulletin île l’inshlut Montfiore, 1898), de M.' "Voisexat fînnales télégraphiques, mars 1898; L'Eclairage Electrique, 8 et i5 avril 1899), de MM. Boulanger et Ferrie (Revue du Génie militaire, 1899), de M. Broca (Télégraphie sans fil, Gauthier-Yillars, 1900).
- (3) Patente américaine 485971, du 14 mai 1885.
- Le circuit secondaire de la bobine d’induction était ainsi fermé par la terre, le téléphone et le condensateur de
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- L'ÉCLAIRAÜE électrique
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- En 1888. Hertz exécuta ses laineuses expériences destinées à vérifier la savante théorie de Maxwell et mit en évidence la propagation des ondes électromagnétiques. Mais l’absence d’un détecteur sensible ne permettait pas de songer encore à utiliser ces ondes, concurremment aux ondes lumineuses, pour des communications télégraphiques à grande'distance.
- Ce n’est qu’après les ingénieux travaux [') de notre compatriote M. Branly, commencés en 1890, sur les propriétés des corps conducteurs en contact imparfait (déjà signalés sous une autre forme par une Note alors inaperçue de M. Calzecchi Onesti), soumis à l’action immédiate ou à distance de décharges électriques, que l’on disposa de moyens appropriés pour déceler les ondes électriques. Xous renvoyons pour le détail et les conclusions de ces travaux au Rapport spécial qui sera présenté au Congrès par leur auteur.
- M. Branly constata, en particulier, que les limailles métalliques enfermées dans un tube isolant, entre deux électrodes également métalliques, offrant dans certains cas une résistance ohmique atteignant parfois plusieurs niégolims; voient leur résistance s’apaiser brusquement lorsqu’on les soumet à 1 action d'une décharge ou au voisinage d’une étincelle. La conductibilité ainsi acquise par la limaille persiste longtemps, mais est détruite par le moindre choc.
- Dès i8q3, M. Lodge utilisa les propriétés de ces tubes radiocondueteurs de Branly, qu’il appela cohêreurs, pour l’étude des ondes hertziennes. 11 employait à cet effet mi dispositif comprenant un cohéreur, une pile et un galvanomètre. Pour détruire la conductibilité de la limaille, 11 provoquait généralement l’ébranlement du tube au moven d’un mouvement d’horlogerie.
- La présence d’ondes put être ainsi décelée à 4o m de leur point de production. Dans une conférence laite à Oxford en 1894, à la réunion de l’Association Britannique, M. Lodge émit l’opinion que le tube de Branly ne cessait d’être influencé qu’à la distance d’un demi-mille. Aucun essai ne fut d’ailleurs tenté par lui pour corroborer celte opinion.
- Un certain nombre de physiciens de tous puvs répétèrent les mêmes expériences au moyen de dispositifs plus ou moins analogues à celui de M. Lodge. M. Popoff, en particulier, le perfectionna en le rendant automatique pur l’addition d’un relais actionné par le courant passant dans le tube et qui mettait en action une sonnerie placée en dérivation aux bornes de la pile (q. Le marteau de la sonnerie était disposé de façon à frapper le cohéreur et le ramener à l'ctat neutre à chacune de ses vibrations. L’inscription graphique des signaux était donnée par un enregistreur Richard monté en dérivation sur la sonnerie. Pour éviter au cohéreur les effets des ondes parasites produites par les étincelles de rupture de la sounerie et du relais, on l'entourait d’une double enveloppe métallique munie d’une lente étroite pour le passage des ondes à étudier.
- A cette époque, M. Popoff n'utilisa ce dispositif que pour l’enregistrement îles décharges de la foudre et vérifia qu elles étaieut oscillantes, d’après, les idées de Lodge, 11 reliait pour cela l’une des bornes de son récepteur à la tige d’un paratonnerre ou simplement à un 01 vertical placé le long d’un mât, l’autre borne du récepteur étant mise à la terre. Il annonça que cet appareil pourrait aussi bien enregistrer les signaux émis par un oscillateur assez puissant.
- C’est à M. Marconi, alors étudiant à l’Université de Bologne, qu'appartint l'honneur de réaliser le premier cette expérience (3), grâce à l’emploi du récepteur à antenne, ou fil vertical, de Popofl,. modifié comme on le verra ci-après, pour la réception des signaux télégraphiques Morse, et a la réalisation du producteur d’ondes ie plus convenable sous forme d’une seconde antenne reliée à * (*)
- très faible capacité formé par les deux surfaces métalliques; les contacts plus ou moins prolongés de la clé Morse, placée dans le primaire de la bobine, se traduisaient dans le téléphone par des sons de même durée.
- Les expériences faites ne donnèrent pas de résultats bien satisfaisants cl aucune installation pratique du sys-
- (*) Cf. Lumière électrique, mai et juin 1891. M. Branly a complété cette étude depuis 1897 dans un graud
- (2) Journal de. la Société physique et chimique russe, ior trimestre 1890, et Elektritehestvo, octobre 1890.
- (3) Le premier brevet de M. Marconi est de juin I891». Tl est vraisemblable que l’inventeur ne connaissait pas les publications de Popoff.
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- un oscillateur mis d’autre pari îi la terre. Les deux antennes mises à la terre, qui constituent au fond un clément essentiel des deux postes, comme dans le svstème d'Edison, n'étaient pas encore à cettê époque considérées comme indispensables, et l'ingénieux expérimentateur préconisait concurremment l'emploi de réflecteurs entourant l'oscillateur et le cohéreur. En même temps le jeune inventeur apportait de grands perfectionnements pratiques aux cohéreurs.
- Xous nous bornerons à décrire sommairement ses installations actuelles en nous réservant de discuter dans une autre partie les differents organes d’une station.
- Un poste transmetteur sc compose d’une bobine d’inductioft dans le primaire de laquelle sont intercalés une source d’énergie (généralement piles et accumulateurs), une clé Morse et un interrupteur à marteau. Les extrémités du secondaire sont reliées à deux sphères métalliques forma ut 1 oscillateur et communiquant elles-mêmes, l’une avec l’antenne, l’autre avec la terre. Chaque fermeture du circuit au nioven de la clé Morse est accompagnée de la production d'étincelles oscillantes entre les sphères de l’oseillatenr et donne lieu, comme ou l’expliquera plus loin, à l’émission d ondes hertziennes dans l’espace autour de l’antenne.
- Un poste récepteur se compose essentiellement d'un cohéreur dont les électrodes sont reliées, pendant la réception, d’une part à l'autcnnc et à la terre, et d’autre part aux extrémités d’un circuit contenant un élément de pile et un relais. Le contact de ce relais commande deux autres circuits locaux comprenant, dans une partie commune, une pile et le contact du relais, puis, respectivement, l’un un trembleur destiné a décohérer le tube, et l’autre un appareil Morse.
- Lorsque les ondes, recueillies par l'antenne, agissent sur le cohéreur, celui-ci est vendu conducteur. Le circuit dérivé contenant les bobiues du relais est alors fermé, et la palette attirée ferme les circuits du frappeur et. du morse. Le marteau du trappeur entre en vibration contre le tube et le décohère; le courant cesse de passer dans les bobines du relais et la palette revenant au repos rouvre les circuits du morse et du frappeur. Les mêmes faits se reproduisent pendant tout le temps que des ondes parviennent à l’antenue.
- Si le transmetteur émet une longue série d’ondes, cette série sera traduite sur la bande du morse par une série de points que l'on peut transformer facilement en un trait par des artifices de construction ou par l’emploi d’un second relais, comme l'a proposé M. Strecker.
- M. Marconi s’esl attaché à supprimer d'une façon aussi complète que possible toutes les ondes parasites provenant d étincelles de ruptures et pouvant agir sur le cohéreur. Il a placé dans ce but des shunts sans self-induction en dérivation de part et d’autre de tous les points où se produisent les ruptures de circuit cl sur toutes les bobines pouvant être le siège de force électromotrice de self-induction. Les bobines du relais en particulier out été shuntées pour éviter la réexcitation du cohéreur sous l’elïel des étincelles de ruptures qui se'produisent dans la limaille au moment du choc du marteau.
- En outre, pour éviter que les ondes émises par l'antenne ne suivent en partie le circuit dérivé contenant le relais, et évitent ainsi le cohéreur, M. Marconi a intercalé dans ce circuit, de part et d'autre du cohéreur, deux bobines présentant une assez grande self-induction et s'opposant par leur impédance au passage des ondes.
- Enfin, plus récemment, M. Marconi est parvenu à réaliser un petit transformateur élévateur de tension, qu'il appelle jigger. destiné à augmenter l'effet des oscîllatious recueillies par l’antenne réceptrice en augmentant la force électromotrice induite qui agit sur le cohéreur. Xous reviendrons plus loin sur cet appareil.
- Pour éviter que les oscillations produites pur la transmission dans une station n'agissent sur le cohéreur trop énergiquement et ne le mettent rapidement hors de service, M. Marconi entériné tous les appareils du poste récepteur dans uue boite métallique, à l'exception du morse, dont les fils de connexion avec les autres appareils traversent, à leur entrée dans la boite, des bobines d’impédance enroulées avec interpositions de Landes d'étain mises à la terre.
- Les premières expériences eurent un grand retentissement, et un grand nombre d’expérimentateurs et de physiciens de tous pays les répétèrent avec plus ou moins de sucres, pendant que M. Marconi continuait à rechercher des perfectionnements et des applications commerciales du système.
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- Il convient de citer, par exemple, les expériences de MM. Slabv et Strecker en Allemagne, de MM. Voisenat et Tissot en France, de MM. PopofT el Ducrctct en Russie, etc. Divers perfectionnements ont été apportés aux appareils qui seront examinés plus loin.
- Ces nombreuses études n'ont pas encore permis de faire une théorie complète et vérifiée des phénomènes utilisés par la Télégraphie sans fil. Cependant on peut en déduire un certain nombre de faits permettant d’esquisser une théorie vraisemblable suffisante pour guider provisoirement les recherches.
- IL Résultats, portées réalisées, lois des antennes. — Les résultats obtenus jusqu'à ce jour, tant par M. Marconi que par les autres expérimentateurs, mettent en évidence les faits sui-
- La qualité des communications est sensiblement, la même, quel que soit le temps, parle brouillard, la pluie, le vent, etc. ; mais il est très notablement plus facile d’établir une correspondance entre deux stations séparées par la mer ou un lac qu’entre deux stations situées dans l'intérieur des terres. Nous avons observé que l'humidité du sol joue en petit le môme rôle, car lu sécheresse gêne les communications. Les hauteurs d'antennes nécessaires sur terre sont toujours bien supérieures à celles qui suffisent sur mer pour communiquer à la meme distance. Il est possible, souvent, de mettre en relation deux stations séparées par des obstacles matériels assez élevés, mais on doit tenir compte du fait que les ondes contournent généralement ces obstacles par les côtés.
- Nous donnons ci-après les résultats des expériences des plus intéressantes d’après diverses publications.
- Tout d'abord en mer :
- En 1897, des navires de guerre italiens munis d’appareils Marconi purenL communiquer avec la côte jusqu'à une distance de 16 km avec dos antennes de 22 m et 34 m.
- En août 1898, le vacht roval YOsborne put correspondre au moyen d'appareils analogues avec une station de la côte anglaise à i3,5oo km, malgré l'interposition d’uue haute colline.
- En 1899, une communication provisoire fut établie à travers la Manche, entre Douvres et Boulogne, à 46 km, avec des antennes de î>~ m.
- Un navire en marche put également communiquer avec la côte à 52 km, avec 3i m et 37 ni d’antennes en espace découvert, et à u) km avec 22 m et 45 m d'antennes avec interposition du cap Gris-Nez. d’environ 100 m de hauteur.
- En juillet de la môme année, deux navires.de guerre anglais échangèrent des télégrammes en pleine mer à 1 12 km avec des antennes de 53 m et 60 m.
- En 1900, M. Marconi aurait pu établir une communication entre deux stations distantes de i3() km avec 45 m seulement d'antenne. La ligne droite joignant les extrémités supérieures des deux antennes passait à 3oo m au-dessous du niveau de la mer.
- En France, M. Tissot, employant un matériel construit par M. Ducretet d'après ses indications et celles de M. PopofF, a pu communiquer en mer à 61 km avec des antennes de 3o ni, et M. PopofF, en Russie, à 56 km.
- Les expériences faites à l’intérieur des terres sont moins brillantes. On a dû recourir, dans la plupart des cas, à des ballons captifs ou des cerfs-volants pour obtenir des antennes suffisamment élevées.
- En 1897, M. Slabv put recevoir des signaux à 21 km avec des antennes de 3oo m supportées par des ballons captifs.
- En 1898, M. "Voisenat obtint de bons résultats à to km avec des antennes de 4° ni.
- En 1899, M. Marconi, avec le concours des capitaines Bret et Kcimedv, put communiquer à 54 km entre Salisbury et Bath au moyen d’antennes très élevées maintenues par des cerfs-volants. Il ne semble pas cependant qu’au Transvaal, malgré l’annonce des premiers résultats, mi ail pu tirer parmi des appareils de télégraphie sans fil, qui avaient été envoyés, pour les opérations militaires.
- Enfin, des essais ont été faits dans des circonstances spéciales par M. M. Lecarme : en mon-1
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- tagne, entre le mont Blanc et Chamonix (1899), la communication fut 1res régulière, malgré la nature rocheuse du sol et le manque de conductibilité de la glace qui le recouvre. En ballon libre, les résultats furent également intéressants : des signaux purent être reçus dans le ballon alors que Tanlenne réceptrice ('5o m) était parallèle à l’antenne d’émission (4o m) et à une grande hauteur. On put aussi communiquer à une distance de 8 km et h une hauteur de 800 m.
- Lois des antennes. — M. Marconi a déduit de ses nombreuses expériences en mer les lois suivantes, qui ont été vérifiées aussi par M. Gavey, ingénieur du Post-Office.
- il) Pour obtenir le maximum d’effet utile, les antennes des deux stations doivent être égales et parallèles ;
- La hauteur des antennes nécessaires pour une bonne communication est liée à la distance qui sépare les deux stations par la formule II = a pi), a étant un coefficient dépendant des moyens et des appareils emplovés.
- La distance donnée par celle formule pour une hauteur d’antenne déterminée en espace découvert est diminuée au moins do moitié lorsque les deux stations sont séparées par des obstacles matériels élevés.
- Il nous a élé possible de vérifier approximativement l’exactitude de cette loi dans les commu-* mentions entre deux stations dans les environs de Paris pour des distances ne dépassant pas jusqu’à ce jour i3,5oo km.
- Il nous a fallu 12 m d’anlemie pour 3 km, 18 m pour 9,000 km et 24 m pour i3,ooo km (‘).
- L’avantage d’avoir des antennes égales a paru assez faible, et les résultats étaient à peu près identiques lorsqu’on faisait varier simultanément les hauteurs de deux antennes en maintenant leur somme constante. Cependant il v a une limite inférieure qu on ne peut réduire; elle nous a paru être comprise entre 5 m et 10 m pour les distances indiquées ci-dessus.
- La loi devrait donc être complétée sous la forme suivante :
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Étincelle de rupture dans un circuit à courant alternatif, entre les électrodes de métal, particulièrement de mercure, par L. Kallir. Prude's Annalen, t. II, p. a5o-a66, juin 1900.
- Les caractères de l’étincelle de rupture varient beaucoup avec les conditions dans lesquelles elle se produit. Même en se plaçant dans des conditions bien déterminées, on ne peut guère prévoir quelle sera la nature de l’étincelle sur laquelle influent nombre de circonstances encore mal définies.
- M. Kallir a photographié sur une plaque mobile l’étincelle de rupture dans un circuit parcouru par un courant alternatif et en comparant un grand nombre de clichés a pu tirer quelques conclusions générales.
- L’étincelle se produit entre une tige de platine ou de cuivre et un bain de mercure. Le
- mercure est contenu dans un vase muni d’un robinet d’écoulement : le jeu de ce robinet permet de régler la vitesse avec laquelle le niveau du mercure s’abaisse et de faire varier par conséquent la vitesse de l’interruption. Ces deux vitesses 11e sont, pas égales d’ailleurs, à cause des phénomènes de capillarité qui se produisent entre la tige et le mercure.
- Dans d’autres expériences, la rupture avait lieu entre deux colonnes de mercure.
- Dans l’air à la pression atmosphérique, l’étincelle de rupture n’a en général que la durée d’une demi-période du courant alternatil. Mais dans les circonstances qui favorisent la formation de l’arc : force éleetrmuotrice élevée, grande intensité, petite vitesse d’interruption, la durée de l’étincelle peut atteindre 9 à 11 demi-périodes. Mais l’étincelle nlest pas continue : elle se coin-
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- pose d’ondes de courant de môme direction el ' représente non pas un courant alternatif, mais lin courant intermittent de sens constant. j
- Dans l’air raréfié, l’étincelle tend, tonies j choses égales d’ailleurs, a se prolonger plus que 1 dans l’air à la pression ordinaire, Le courant • passe dans les deux sens.
- La self-induction du circuit ne paraît pas exercer d’influence essentielle sur la nature de . l’éLineelle. j
- Il est possible que la différence entre l’étin- 1 celle dans l’ail* à la pression ordinaire e l dans l’air j raréfié tienne à l'action de l'oxygène. Par suite de ! l’oxydation, le métal qui pendant une demi-période était l’anode, 11e peut devenir cathode 'dans la demi-période suivant immédiatement, j Pour le vérifier, il faudrait étudier l'étincelle | dans différents gaz, à des pressions variées.
- M. L.
- Balance magnétique de précision, par H. du Bois. Drude's Annnlen, t. Il, p. 3i7-33o, juin 1900.
- Cet appareil a été décrit dans ce journal P) parmi les instruments figurant à l’Exposition universelle.
- Pour faire la théorie, on considère le circuit magnétique formé de huit parties :
- i° L'échantillon à essayer;
- 2" Les deux contacts sphériques ;
- 3° Les deux résistances d’épanouissement entre les parties rodées concaves et les surfaces de contact avec la face supérieure du socle ;
- 4° Les deux entrefers;
- 5° 1.'armature supérieure servant de fléau.
- Les résistances magnétiques de ces diverses portions ne peuvent être connues qu'approxima-tivemeut.
- Un étalonnage provisoire a etc effectué par la méthode balislique : les lectures de l'échelle étaient proportionnelles à celles du galvanomètre pour des inductions magnétiques comprises entre 1 000 et 20 000 unités.. Mais l’étalonnage définitif a été fait au moyen de barreaux types, dont des courbes d’aimantation avaient été déterminées par une méthode magnétosta-tique. M. L.
- p) l'Eclairage Electrique, 1. XXII [, p. 332, r''1 sep-
- Dispersion rotatoire magnétique anomale par A. Schmauss. Drudcs. Annnlen. t. 11. j>. 280-195, juin 1900.
- Une dispersion rotatoire magnétique anomale a été signalée déjà à plusieurs reprises : par Becquerel dans l’oxvgène, dans le fer, le nickel, le cobalt par Kuiidt, puis par du Bois et Labach.
- Il faut, rapprocher aussi de ces travaux les expériences de Maealuso et Corbino p}, d’après lesquelles la rotation magnétique à travers la vapeur de sodium très petite dans tout, le reste du spectre, devient extrêmement grande au voisinage des raies I). A la suite de ces observations, Becquerel a démontré l’existence do la réfraction anomale dans la vapeur de sodium.
- Schmauss a voulu démontrer que toute substance qui possède la réfraction anomale possède aussi le pouvoir rotatoire magnétique anomal.
- La méthode de mesure qu’il a employée est, en principe, celle de Broch et de Wiedemann, comme en France sous le nom de méthode du spectre cannelé de Fizeau et Foucault. Pour obtenir des franges plus fines, il dispose entre les deux niçois une lame de gypse ayant, sa section principale à 45° de celles des niçois : ce qui permet de réduire les erreurs de lecture à o°,o3.
- 11 a trouvé que dans tous les milieux à dispersion anomale, la variation du pouvoir rotatoire magnétique a la même allure que celle de l'indice de réfraction. Au voisinage des bandes d’absorption le pouvoir rotatoire croît rapidement cl au delà de Ja bande retombe à une petite vafeur pour croître de nouveau lentement. Dans la région d’absorption la courbe est continue et le point d’inflexion se trouve dans cette région.
- L’anomalie est assez prononcée pour qu’elle puisse déceler une absorption qui ne serait pas appréciable à 1 observation directe.
- Dans les dissolutions de substances colorées, les anomalies croissent, avec concentration, de même que les anomalies de rétraction.
- Les susbtanees fluorescentes ne possèdent pas à cet égard de propriétés particulières.
- M. L.
- L) L'Éclairage Électrique, t. XII, p. iïi.
- Le Gérant : C. NAUD,
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- Tome XXIV.
- Samedi 29 Septembre 1900.
- 7”. Année. — N° 39
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- ÛIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. :— A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille, — J, BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- K X POSITION UNIVERS E L L E
- ALTERNATEUR I)K 3 ooo KILOWATTS DE L'ALLGEMEINE ELEKTRICIT.ETS GESELLSCIIAFT ^
- • : L’alternateurde 3 ooo kiiovoils-ampères exposé par l’AUgemeine Eleklricitæts Gesells-chaft (Société générale d’Elcctricité, do Berlin) est. une des plus puissantes dynamos à courants alternatifs triphasés (*). • ^
- A l’Exposition, c-ct alternateur n'a comme'coneurrent que celui de la Société Hélios dont la puissance apparente est également de 3 ooo kilovolts-ampères mais qui, à cause du montage‘spécial dé son induit, paraît avoir été étudié plutôt en vue d’une utilisation éventuelle •en alternAteivr à courant alternatif simple.
- L’alternateur de la Société générale d’EIeetricité de Berlin est destiné à l’une des stations centrales de la Berliner Elektricitæts Werke. Les deux stations d’Obersprce et de Afoabit* doivent contenir ii machines identiques dont 8- sont actuellement en montage et i3-en construction. -
- Ges dynamos triphasées (le 3 ooo kilovolts-ampères sont, actionnées directement par des moteurs à vapeur horizontaux à triple expansion-eL à quatre cylindres d’une puissance •effective de 4 ooo chevaux. .
- Au point de vue électrique, l’alternateur do la Société .générale d'hlcCtricite de Berlin •est l’un des plus intéressants et l’un des mieux étudiés deTExposilion. - - •
- 1 Deux particularités principales sont à signaler dans cotte machine.
- 1 (*) II eût eu des clianeesd’èlre le plus puissant alternateur à couvants 'triphasés du siecli», sî la General Electric
- de New-York n’avait installé cette année des groupes triphasés de 35oo kilowatts pour le Métropolitain de New-York. II. est juste d’ajouter toutefois que ces derniers .groupes sont destinés uniquement à alimenter des convertisseurs
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXIV. — N° 39.
- l'ne de ees particularités est l'emploi des amortisseurs Uutin et Leblanc dont la Société générale d’Eleolrieité est concessionnaire en Allemagne ainsi du reste que des autres brevets de nos savants compatriotes.
- La seconde particularité est l'emploi de conducteurs au lieu <le bobines comme cela a lieu sur la plupart des alternateurs à haute tension et avec un nombre d'encoches par pôle et par phase beaucoup plus grand (jue celui que l’on a l’habitude d'admettre dans les alter-
- nateurs à Induit L’emploi d’un d’encoches par a pour eIleL de rablement la disque de l'induit,
- surtout loi sauce est
- Telle t est généra-
- portant dans la naleurs que celui retours de l'in-Ce dispositif
- npr
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- n d iio-
- nombre suffisant phase et par pôle réduire considé-
- dispersion qui Jieaueoup dans la des alternateurs, le facteur de puis-faible et dont lenicnt plus im-pluparl des aller-
- lovolts - anipèr
- > kilowatts.
- de
- moteurs d’i
- pe csL de 3ooo ki-avee un facteur 0.9, la puissance minimum de
- Latensionaux 6000 volts et l’in-en étoile. La len-est par suite de tensité du cou-pleine charge de ampères de 290
- La vitesse an-
- 83 tours par minute et le nombre de pôles quenee de jo périodes par seconde.
- Ces considérations posées, nous allons donner successivement la description do l'induit et de l'inducteur qui présentent quelques dispositions mécaniques dignes d’être signalées. Nous donnerons ensuite quelques détails sur le montage qui a élé particulièrement dillicultueux non seulement en raison de l’importance des pièces à manœuvrer, mais surtout par suite de l’absence de pont roulant dans l'annexe de la section allemande où l’alternateur se trouve! exposé.
- La figure! 1 reproduit une photographie de l'alternateur. Les figures 2 et 3 sont des vues d’ensemble de la même machine.
- Induit. —La carcasse extérieure de l’induit est en quatre parties assemblées par des
- de 1 AJIg.
- ; de 72
- duil est groupé
- 3 4Ô5 volts et rin-rant do débit en 3 000 kiiovolts-
- ; fré-
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- boulons. Celte carcasse a une section étudiée spécialement pour donner une rigidité parfaite à 1 ensemble. Intérieurement, elle porte trois anneaux : deux venus de fonte avec elle et un troisième, rapporté, formé d'un certain nombre de segments.
- C’est entre l’anneau fixe gt, qui porte un certain nombre d’encoches, 120. de façon à en diminuer le poids sans nuire à sa solidité, et les segments amovibles que sonL serrées les tôles de l’induit (figures 4 ut 5) à l’aide de deux boulons b par pôle. Les tôles induites sont partagées en deux parties m, n, séparées par un intervalle de quelques centimètres dans lequel sont logés des segments en acier fixés à la nervure centrale. Ces segments ne sont pas pleins, mais portent des rainures l-rès profondes débouchant en dehors des paquets
- de tôles de façon à assurer une bonne ventilation de celle-ci. Chacune, des piles de tôles induites sont elles-mêmes subdivisées en quatre paquets séparés entre eux par des pièces métalliques assez; étroites placées de disLanee en distance et maintenues par un bossage entrant dans les trous percés dans les tôles.
- Les joints magnétiques de l’induit ont été effectués de façon à éviter leur influence sur une seule bobine induite.
- A cet effet les tôles ont été disposées de façon à croiser les joints et on a placé seule-, ment au moment de l’assemblage les petits paquets de tôles passant à travers les joints de la carcasse.
- Les segments amovibles q 2 sont fixés par des vis à la carcasse de l’induit.
- Des ouvertures o sont ménagées dans la nervure fixe et dans la partie inïcrieure de la carcasse de façon à augmenter la ventilation de l’induit.
- L’induit repose sur un ensemble de deux tréteaux réunis par deux poutres horizontales supportant elles-mêmes l’inducteur et un plancher avec garde-corps pour la visite de la machine.
- La carcasse induite repose sur son support par l’intermédiaire de deux projections venues de fonte avec les quarts d’induit inférieurs.
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- Le réglage en hauteur peut se faire à l'aide de vis calantes.
- Des vis de butée placées horizontalement permettent de régler renLrefer dans le sens horizontal.
- En dehors des supports proprement dits, la partie inférieure est encore soutenue par deux tréteaux s’appuyant sur des embases situés un peu au-dessus de la ligne à 4^°, et par deux petits vérins placés à la partie intérieure et destinés à prévenir toute déformation de cette partie.
- L’ensemble du support est en fer et d’apeet Lrès léger. Il est suilisant pour permettre
- de faire tourner la machine à vide sans excitation et à la vitesse normale en l’entraînant uni(|iiement à l’aide de son excitatrice fonctionnant comme moteur à courant continu.
- Le diamètre extérieur de l’enveloppe de l’induit est de 8,t>o m, sa largeur de 1,20 m.
- La largeur totale des tôles n’a que 58 cm sans déduction des espaces entre les différents pacpiets.
- Le diamètre intérieur de l’induit est de 7,4r m.
- Les tôles Induites représentées partiellement sur la figure 6 ont une hauteur radiale de 9.5,5 cm. Elles portent des rainures rectangulaires à fonds arrondis; le nombre de ces rainures est de if> par pôle induit soit 1 080 pour toute la machine.
- La largeur de ces encoches est de 11 mm et leur profondeur totale de 38 mm.
- Les bords des dents sont légèrement échancrés pour permettre de glisser des cales en matière isolante tenant en place les conducteurs induils.
- L’enroulement de l’induit est formé par des conducteurs I de p3 mm2 de section environ réunis par des développantes d en forme de V de section un peu plus faible et placés dans des tubes en mieanite de 3,5 mm d’épaisseur.
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- Ces conducteurs sont de trois types différents comme longueur ainsi que le montre le schéma du bobinage représenté sur la figure 7.
- Ce schéma montre que pour chaque paire de pôle, chacune des phases de l'enroulement induit comprend une bobine de trois spires et une de deux. La tension aux extrémités de chaque conducteur ne dépassant pas 9 à 10 volts la tension entre deux développantes voisines n'atteint jamais plus de 20 volts ce qui explique pourquoi les développantes sont simplement recouvertes d’une couche de verni isolant et pourquoi l’on 11’a à se préoccuper que de l'isolation par rapport à la masse.
- Les prises de courants sont montées sur des isolateurs en porcelaine placés à la partie inférieure de la dynamo.
- La résistance de l’induit à chaud est de 0,098 ohm ; la porte par effet Joule dans l'induit en pleine charge est donc de a5 000 watts environ, soit 0,88 p. 100.
- Le poids de l’induit est de 80000 kg environ.
- Inducteur. — Le volant, en fonte est en quatre parties assemblées au moyeu à l'aide de deux boulons par joint et deux frottes posées à chaud. Chaque portion de jante est réunie au moyeu par trois bras solidement nervures.
- Etant donnée la vitesse tangentielle assez forte de 3a,3 m par seconde l'assemblage des quatre parties de la jante a été faite d’une façon toute spéciale.
- Les surfaces en regard de chaque portion de jante assemblées chacune.par deux boulons, sont eti outre percées-pour laisser passer un cylindre en fer de i5 cm de diamètre présentant à ses extrémités deux logements dans lesquels sont chassés à force deux clavettes sans tête.
- L'entraînement se fait à l’aide de 2 clavettes disposées à 90°. Le diamètre de l'arbre est de 66 cm et la longueur totale du moyeu de 120 cm.
- Le circuit magnétique inducteur est en tôles feuilletées. Il est formé d’une couronne de tôles composée de segments correspondant à la largeur de trois pôles. Chaque segment de tôles inductrices est serré à l'aide de trois boulons ee entre une couronne venue de fonte avec le volant eL trois segments rapportés eu fonte s’embèquetant dans la jante.
- Les noyaux polaires p sont terminés en queue d'aronde et viennent, se loger dans des mortaises de forme spéciale et asymétrique. L’une des extrémités de la queue d’aronde est emprisonnée dans la couronne inductrice, l’autre csL séparée par un système de trois clavettes triangulaires dont Tune en forme de triangle isocèle occupe toute la largeur de la couronne et les deux autres à section en forme de, triangle rectangle la moitié seulement
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- de cette largeur. Le serrage est obtenu à l’aide de tiges de fer chassées à force dans des rainures demi-rondes ménagées en regard dans les clavettes triangulaires (’).
- Des encoches sont pratiquées dans les segments rapportés sur l’inducteur pour faciliter ce clavetage.
- Le diamètre extérieur de l’inducteur est de 7,39 m et l’entrefer de io mm.
- La largeur des tôles inductrices est de 56 cm et celle du volant complet de 70 cm
- La surface des pièces polaires est de 56 X 24 ou i35 cm'2 (*) environ.
- L’enroulement inducteur est fait en câble à section rectangulaire enroulé sur plat ; il y a 10 couches environ à raison de 9 spires chacune.
- L’enroulement inducteur est groupé en deux séries de 36 bobines en quantité.
- La puissance absorbée pour l’excitation en pleine charge avec un facteur de puissance de 0,9 est de 3i 000 watts soit environ 1 p. xoo de la puissance apparenLe de la machine.
- En dehors du circuit inducteur les pôles portent des circuits amortisseurs Hutin et Leblanc. Ces circuits sont formés par pôle par 6 liges à section rectangulaire et deux à section circulaire aux (‘ornes polaires. Ces huit tiges sont rivées dans deux segments en cuivre placés de chaque côté du pôle.
- Lè rôle des circuits amortisseurs est ici à la fois de faciliter le fonctionnement des alternateurs en parallèle et aussi d’étoulïer les harmoniques du flux de réaction induit puisque celles-ci donnent naissance à des flux se déplaçant par rapport aux inducteurs avec une vitesse d’autant plus grande que l’ordre de l'harmonique est plus élevé.
- Le poids de l'inducteur complet est de 70 tonnes environ.
- Une dynamo à courant continu est calée sur l'arbre do l'alternateur et sert à l’Exposition à l’entraîner sous l’action du courant pris sur le réseau.
- La puissance consommée pour faire tourner l'alternateur à vide à la vitesse normale est assez faible puisque la seule perle d’énergie correspond uniquement aux pertes par frottements.
- Sous 1 influence des variations de voltage du réseau le moteur à courant continu entrai-
- (’) Voir pour plus de détails l'article de M. C.-f Cxuilben. « Machines dynamo-électrique» », l. XVI,p. 179; 1898.
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- nant lo volant peut facilement passer du fonctionnement en moteur au fonctionnement en génératrice. Le volant de l’alternateur sort donc dans une certaine mesure de Lampon pour les à-coups un peu brusques qui pourraient se produire sur le réseau.
- Transport et montage. — Le transport des diiïerentes pièces de l'alternateur aurait nécessité l’emploi de dispositifs spéciaux, si la Société générale d’Electricité de Berlin n’avait imaginé de se servir de deux wagons sur l'ensemble desquels reposait chacune des pièces dépassant le gabarit indiqué par les Compagnies de Chemins de fer.
- De plus, pour faciliter lo montage, on a, tout au moins en ce qui concerne les portions du volant, disposé ceux-ci sur le wagon dans la position la plus convenable pour la commodité du montage. La figure 8 représente l’un des quarts du volant destine à être placé à la partie inférieure.
- Comme nous l'avons dit plus liant, l’annexe de la section allemande ne permettant pas déplacer de grue ni de pont roulant on a dù employer des dispositifs tout à fait spéciaux pour le montage de l'alternateur.
- Le montage placé sous les ordres du représentant général à Paris, de la Société générale d’Electricité. M. Kramer, a été dirigé par il. Stiegelmann de la manière suivante :
- On a tout, d'abord placé sur les deux quarts supérieurs du volant les deux quarts supérieurs de l’induit en remplaçant l'entrefer par des cales de cuivre; puis chacun de ces ensembles a été amené sur remplacement que devait occuper la machine et où s'est fait l’assemblage des deux quarts de l'induit et dos deux quarts de l'inducteur.
- L'ensemble a ensuite été enlevé à l’aide de deux poutres en fer placées sous les bras puis amené à la position normale à l’aide de 4 vérins formés chacun d'une tige filetée placée verticalement entre deux fers à U et sur laquelle mon lent des écrous mobiles actionnés pailles vis tangentes.
- La demi-machine une fois en place et calée on a monté l'arbre muni du moteur continu et des paliers.
- La partie inferieure, dont les voussoirs ont été retournés dans lo hall de la section étrangère du palais de l’Électricité, munie des morceaux correspondants de l’inducteur a été ensuite amenée sous la première et a, après assemblage, été montée à la hauteur voulue.
- Pour faciliter les assemblages des quarts supérieurs ou inférieurs entre eux l'un a été placé sur des petits vérins permettant un déplacement vertical tandis que l’autre était placé sur des rouleaux assuranl le déplacement horizontal.
- L’ensemble une fois monté, le support a été mis en place.
- La première pièce a été entrée le 17 mars etl’assemblage terminé le a5.
- Le montage complet a été achevé le 11 avril, sa durée a donc été d’environ 3 semaines.
- J. IIeYNAL.
- CONGRES INTERNATIONAL DES TRAMWAYS”
- IX. - SUR L'AFFERMAGE DES CHEMINS DE FER SECONDAIRES, par M. E.-A. Zwfbr.
- Lo rapport de M. E.-A. Zifïèr, sur la question sur la question suivante : « Quels sont, lesavan-es et les inconvénients de l’exploitatio:. directe des chemins de fer secondaires par les sociétés
- (') Voir L'Éclairage Éleclriqiu
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- auxquelles ils appartiennent, comparativement à l’exploitation de ces lignes par l'es grands chemins de fer auxquels ils sont affluents ? », ne se rapportant pas à la question électrique, nous nous contenterons de le signaler.
- X.—ADOPTION D'UNE BASE UNIQUE POUR L’APPRÉCIATION DE LA PUISSANCE DES MOTEURS ÉLECTRIQUES ET DES DYNAMOS GÉNÉRATRICES, par M. Macloskie.
- Le rapport de M. Macloslue, ingénieur-conseil de la Compagnie Industrielle de Traction pour la France et l’Étranger, se rapporte spécialement aux moteurs (') : la règle qu'il propose ne tarderait pas a être connue en Angleterre sous le nom do a règle du cab », car il conclut que chaque moteur doit être représenté par trois uombres qu’il désigne respectivement par les trois lettres
- C — A — B.
- C est la puissance exprimée en kilowatts que le moteur peut fournir pendant une heure sans' que sa température dépasse de ^6® C. la température ambiante, eellc-ci étant comprise entre io
- “l. 20" C C) ;
- A est, en milliampères, la valeur de l’inlonsité de courant necessaire pour augmenter de i kg la valeur de l'effort de traction à la jante de roues de 8oo mm de diamètre ; cette valeur peut être considérée comme constante lorsqu’on a déduit du courant total une intensité constante pour chaque moteur, représentée par B (3) ;
- B est cette densité constante, ou « courant mort » (l).
- Pour bien comprendre le sens et les avantages de cette notation, il faut considérer ce qui
- Un moteur électrique capable, par exemple, de fournir continuellement i5 kilowatts à 5oo tours, peut, sans inconvénients pour le collecteur ni l’enroulement, fournir 35 ou 5o kilowatts pendant un eertaiu temps, une heure, par exemple. 11 conviendra donc de le désigner d après la puissance maxima qu’il peut fournir dans ces conditions, car un moteur de tramways ne fournit pas continuellement sa puissance maxima ; c’est la règle généralement adoptée par les constructeurs de moteurs de tramways.
- L’intensité totale du couvant absorbée par uu moteur électrique peut se représenter par la iormule
- I = A ]’ —|— H (r)
- dans laquelle I est le courant total, F, l'effort de traction à la jante des roues, A et B les quantités désignées précédemment. En effet, la courbe des efforts de traction en fonction de 1 intensité est line droite qui vient couper l'axe des coordonnées un peu au-dessus de l'origine.
- Si l’on admet que le rendement du moteur est invariable, quelle que soit la charge, ces trois
- lion électrique.'En ce qui concernes les organes’ accessoires', le rapporteur estime que les bases adoptées généra-
- (2 ) Le rapporteur insiste sur la nécessité d’évaluer la puissance des moteurs électriques en kilowatts et non en chevaux, comme on l'a tait jusqu’à présent. Pour que l’on puisse, d'une façon générale, introduire réchauffement comme une dos bases do la notation, il faudrait que tous les moteurs fussent dans des conditions identiques au point do vue du rayonnement; ce qui n'est pas exact. Mais en ne considérant que les moteurs de tramways pour les comparer eutre eux, cette base de désignation devient d’autant plus possible que le plus grand nombre de ces moteurs modernes sont construits avec la même forme extérieure et ont, par suite, des conditions de rayonnement compa-
- (•q La proportionalité de l'effort de traction supplémentaire à l’excès de courant n’est pas exacte pour les petites puissances. Le « courant mort » B a une certaine relation avec les pertes dans le moteur, mais ne représente pas exactement celles-ci. Pour que la notation s'applique à tous les moteurs, il faut évidemment qu’on adopte dans tous les cas le meme diamètre de roues.
- (4i Dans la région voisine de l'origine, la courbe des efforts de traction s’infléchit vers l’origine d'où elle part ; mais cette partie de la courbe peut être négligée dans le cas qui nous occupe.
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- valeurs, C, A B. permettent de tracer avec une approximation suffisante les courbes caractéristiques du moteur. En effet :
- i° Si l’on porte en abscisses les valeurs de l’effort de traction et en ordonnées les valeurs de l’intensitc du courant, la formule (i) ci-dessus permet de tracer immédiatement la courbe des efforts de traction.
- 2n Pour une valeur donnée de l’effort de traction, l’intensitc étant, connue et le voltage aussi (5oo volts), comme le rendement est supposé constant et égal à 8o p. îoo, on en déduit la puissance disponible à la jante des roues. La puissance dépensée à la jante des roues est, d’autre part, égale au produit de l’effort de traction par la vitesse de translation de la voiture ; cette dernière puissance est évaluée en kgm : s. ; on la transforme en kilowatts. Cette égalité permet de déterminer la vitesse correspondant à chaque effort de traction et de tracer ainsi, poiut par point, la courbe des vitesses (1).
- Il reste à montrer comment on peut calculer la valeur des constantes À et B d’après les données fournies par les constructeurs sur leurs moteurs ; la puissance C est donnée par le constructeur. Le rapporteur donne deux exemples, relatifs aux moteurs G. E. i 200 et G. E. 2.000. cités, page ?.oi, dans l'ouvrage de MM. Blondel et Dubois.
- Pour le premier, les efforts sont donnés par des.roues de 840 mm de diamètre; l’effort sur des roues do 800 mm sera = i,o5 fois plus grand. Pour 100 ampères la valeur de cet effort est de 507 kg et pour 200 ampères, de 1 365 kg. Eu transportant ccs valeurs de I et de F dans l’équation (1) on tire facilement À = o,i25; B = 3o. Le moteur G. E. 1200 sera donc représenté. eri notation CAB, par C — 12a — 3o.
- Pour le moteur G. E. 2 000, 011 a pour I = too, F = 346 et pour I = 200, F —= 966 ; on en tire A = 0,161, B = 45 ; il sera donc désigné, en notation CAB par C — 161 — 4^-
- On voit facilement, par ce qui précède, que plus A est grand, plus la vitesse aussi est grande.
- Le rapporteur lait, à juste titre, remarquer que, en raison des conventions admises, notamment la constance du rendement, ces formules 11e sont qu’approximatives et 11e s’appliquent, bien que pour les charges normales. « Etablir une expression qui couvrira toute condition de charge est, à notre avis, pratiquement impossible. «
- XI. — SYSTÈMES DE FREINS A APPLIQUER DANS LES EXPLOITATIONS DE TRAMWAYS A TRACTION MÉCANIQUE, par M. Monmkuquê.
- Les réponses au questionnaire ayant été trop peu nombreuses, le rapporteur, ingénieur en chef des services techniques de la Compagnie generale des Omnibus, de Paris, 11’a pas fait de rapport écrit. Il rappelle que les conclusions de M. Frumm, au Congrès de Genève, en 1898, étaient les suivantes :
- i° Pour la traction animale, le frein a main ordinaire est suffisant;
- 20 Pour les voitures à traction mécanique, il faut employer deux freins : un frein à main et un trein mécanique ;
- 3“ Pour les lignes dont le tracé comporte de fortes rampes, il faut, employer en outre un troisième frein spécial, comme les freins à patin, etc.
- Celte année, quatre réponses seulement ont été données ; elles n’apportent aucun renseignement nouveau. Le rapporteur demande donc que le Congrès adopte les conclusions suivantes :
- (l) La puissance électrique fournie au moteur est El = 5oo (AF 4- R), ce qui, avec un rendement r(, correspond à 5oo (AF -R B)t, watts disponibles à lu jante des roues. La puissance dépensée à la jante des roues est — kgm : s,
- soit -* watts, V étant la vitesse de la voilure eu km : h. On a donc 5oo (AF 4- B) C =: ———— -
- 36oo 3 600
- 3 600 X T|(AF -|- Bi
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- En raison du développement de la tra du jour de la prochaine session ; elle <
- il y a lieu de laisser la question à ; en tenant compte à la fois des régi
- l’ordre
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- TÉLÉGRAPHIE
- FIT, PAR OXDES
- Discutée* devant la section IV, présidée; par il. Wimscheridorf, cotte question a donné lie» à un rapport de .MM. Blondel et Ferrie, et à diverses communications de MM. Bloefi-mann, Popoff, Villot, Tissot, Gavey, Fevrié et Bodde.
- Le rapport de MM. Blondel et Ferrie sur l'État actuel et progrès de la télégraphie sans fil par ondes hertziennes a été reproduit ou partie dans le numéro précédent de ce journal (p. 4?0; la *in en est donnée dans le présent numéro (p. 491). Ceci nous dispense d’y insister et nous nous bornerons à en indiquer les diverses parties en donnant pour chacune d’elles les indications bibliographiques permettant aux lecteurs de ce journnl de retrouver les sources des nombreux documents utilisés dans cc rapport.
- Dans la première partie, les rapporteurs, après avoir déclaré qu’ils laisseront de côté les ingénieux systèmes de télégraphie par induction à basse fréquence de MM. Preece, Evershed, Lodge, etc. (*), retracent à grands traits l’historique de l’application des ondes hertziennes à la télégraphie sans fil (•), puis décrivent sommaire ment l’installation actuelle d’un poste transmetteur et d’un poste récepteur (s).
- La seconde partie est consacrée au rappel des portées réalisées dans les essais faits par M. Marconi à la Spczzia, dans le voisinage des côLes anglaises, à travers la Manche et aux manœuvres navales anglaises de l’an dernier ; dans ceux du lieutenant de vaisseau Tissot ; enfin, dans les essais sur terre de MM. Slaby, Voiseual, Marconi, Lecarme, etc. {*). Les
- H
- r (J.). La
- - XIX, p. a3 et 52,
- (-) PR':hc:f (W.-H.). La télégraphié sans fil, systèmes Preece et Marconi, t. XII. p. 219, 24 juillet ,897. — Hess. Télégraphe Marconi, t. XIII, p. 38?, 27 novembre %.-Vo.8mT (J.). Historique de la télégraphie sans fil, t. XlV, p. ,66 cl 3oa, 22 janvier et 12 février 1898.- Diunly (E.l. Sur l'historique de la télégraphie sans fil, 1. XIV, p. 3oa, 12 février 1898.- Go,sot (G.). A propos de la télégraphie hc-rUdeum-, t. XV, p. 37u, 28 mai 189S.— 3. W-»»• Télégraphie par ondes hertziennes, système syntone, O. Lodge et A. Muirhead, t. XVIII, p. 8, et p. 100, 2r. janvier 1899. - Mahcosi (G.). Progrès récents dans la télégraphie sans fil, t. XXIII. p. 98, 21 avril ,900. _ ’IWain (A.). Sur les applications possibles do la télégraphie dite sans fil, t. XX, p. 357, 2 septembre 1899. --W (Marünj. Expériences sur la télégraphie hertzienne t. XVIIi, p. 107, 21 janvier 1899.
- F) Boit,.«ont (J.) et Kerh.é (G.). Le poste de télégraphie sans fil de Wiraereux, t. XXII, p. 5o7, 3, mars 1900. - Appareils Ducrctet pour la télégraphie sans fil, t. XV, p. 237, 7 mai 18
- de la t
- XVI, p. 5a.I, 17 «eplcnbre ,898. XV in, p.ssxis, »8 ,899. -
- XMII, p- xci, 25 février 1899; t. XIX, p. vi, 8 avril 1899; - - essgis de télégraphie sans fil faits pon-
- — La télégraphie sans fil dans la marine XXII, p- xlv, 27 janvier 190.
- XXil, p. xxv,h, 20 janvier 1000. — Essa
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- rapporteurs indiquent ensuite les résultats cTexpéritmpes jnéditMS faites par aux. qui conr finnont la loi approximative de la proportionnalité de la portée au carré de la sputum des liJUUeurs dos antennes et qui montrent que cette loi est encore à pou prés exacte lorsque les .antennes transptetlrice et réceptrice ont des hauteurs inégales.
- Dans la troisième partie, les rapporteurs rappellent les idées émises par divers auteurs sur la façon dont se transmettent les signaux et en particulier sur le mode d'aclion dos antennes (') dont ils donnent une théorie.
- L a quatrième partie traite des progrès réalisés dans la construction des appareils producteurs d’ondes hertziennes et celle des appareils récepteurs. Pour les appareils producteurs les progrès ont été peu sensibles ; la bobine de ltuhmkorff ou les bobines Wydts et Rochefort sont, toujours employées comme sources de courants alternatifs ; les oscillateurs' de Ltighi, tout d’abord employés par M. Marconi, ne paraissent pas supérieurs à ceux, plus simples, de Hertz; quant aux antennes, leur nature, leur forme, leur capacité ne paraissent pas avoir beaucoup d’importance dans la netteté de la portée des transmissions. Les appareils récepteurs, ou plutôt l’organe essentiel de ces appareils, c’est-à-dire les cohéreiirs, ont donné lieu à de nombreuses recherches (2) qui ont permis d’accroître considérablement leur sensibilité.
- Dans la cinquième partie MM. Blondel et Feprié examinent les dispositifs encore à l’étude : les eohéreurs ù décoiiésion spontanée (?) et leur emploi avec le téléphone F'), les divers systèmes détecteurs qui ont été proposés, les systèmes de syntûnio permettant le secret des transmissions (6), etc. Ils concluent en disant que c’est par l’étude plus complète de ces nouveaux dispositifs que l'ou peut espérer de nouveaux progrès dans la télégraphie sans fil par les ondes hertziennes.
- Des essais récents ont d’ailleurs été faits, par l'un des rapporteurs, M. G. Ferkik sur les eohéreurs dccokcrcnts.
- Celui-ci a fait connaître au Congrès, dans une communication que nous reproduisons
- phiü sans fil par le Signal Corps des Etats-Unis, U XX, p. xxs, 22 juillet 1899-— Hésultats fies easgis du JicjilpHapt Tissot, t. XVUÏ, p. 4G7, a5 mars 189g et t. XXII, p. 80, i3 janvier 1900. - Expériences 4lî télégraphie saps fil entre la tour Eiffel et le l’aiithé.on. t. XY11, p. .881, 26 novembre 1898.—Télégraphie sans iil au Transvaal, t, XXIII. p. xeix. 26 mai iyoo,— Expérience de MM. Decarinc, de télégraphie sans fil entre Chainonix et le Mont Blanc, t. XXI, p. a8fi, fi novembre 1899.— Expériences de MM- YaUQt ef Lecapine, de télégraphie sans iil en ballon libre,
- t. XX1I1, p. 3i3, 26 mai 1900___Projet de télégraphie pur 0n4e-s hertziennes pnfFC ReggÎQ pt Messine, t. XA III,
- p. exvi, 11 mars 1899. — Projet de télégraphie sans (U entre l’Inde et Sumatra, t. XXII. p. xi, G janvier 1900. — Projets divers d'application de la télégraphie sans Iil, t. XIX, p. oalvui, i‘-“r juillet 1899.
- (') Biamt (A.). Sur la théorie des antennes dans la télégraphie sans fil, t. XYI, p. 3 j,6f 20 août 1898.— Brooa(A.]. Sur 1^ théorie des upfenjies dans la télégraphie sans fil, t. X\I, p. 3x8, 20 août 1898.
- (2) Rutherford (E.). Détecteur d’ondes électriques pour la transmission sans fil, t. XII, p. 5fi8, t8 s.eptriubpe 1897. — A. Blondel. Sur les eohéreurs Marconi, l. X\ I, p. 3iG, 2p août 1898. - Lamotte (M.), Cofiéreurs OU radio-conducteurs, L, XXII, p. 481, 3i mars 1900. — Tissot (C.). Sur IVniploi de iioqyeaux radio-pouducteurs pour la télégraphie sans fil, t. XXIII, p. 78, 14 avril 1900. — Brandy (E.). Accroissements de résistance des radio-conducteurs, t. XXIII, p. 191, 5 mai 1900. — Bt.oxijfx (A.) et DoBupyiroH. Sur la sensibilité maxiiua des eohéreurs employés pratiquement dans la télégraphie saps lil, t. XXI11, p. fCp, 0 mai 1900. — Mai.agoi.i (R.j. Sur le mode de fonctionnement du cohéreur, t. XXU.l, p. 270, 19 mai 1900. - 'J.Tssot (C.). Communication par télégraphie sans fil à l’aide de radio-conducteurs à électrodes polarisées, t. XXIII, p. 352, 2 juin 1900.
- (*) To&jmas^a. (rf.). Cohérfgrs décohérents aji pbgrbnn, t. X^Hb P- 79' G 3W» 1 190Q.
- (4) Dueretet (E.) .et Pororr (A.). Sur l’application directe du téléphone à la réception des sigipiuç fie la télégraphie sans fil, t. XXIII, p. 108, 21 avril 1900.
- (5) Blondel (A.). Sur la syntonie dans la télégraphie sans fil, l. XXill, p, 351, •> juin iyoo. — tsHaur ,A. 1. Dispositif montrant, la syntonie dans la télégraphie sans fil, t. XXIII, p. 108, 21 avril igoo. — T’ommasi (D.), Dispositif des-
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- plus loin in extenso (p, 4.99)1 fes résultats de ces essais ainsi que la théorie à laquelle ils l’ont conduit.
- Les expériences ont porté sur des cohéreurs à contact charbon-charbon, métal-charbon, métal-métal et métal-liquide conducteur. Ces substances étaient jdacées dans l’air, le pétrole ou le vide. Elles ont montré que les cohéreurs à contact métal-charbon dans l’air conviennent le mieux aussi bien sous le rapport de la sensibilité que sous le rapport de la facilité de réglage.
- Quant à la théorie du fonctionnement des cohéreurs proposée par M. Ferrie, elle repose sur les deux hypothèses suivantes :
- [ü Les limailles conductrices forment des condensateurs dont la couche diélectrique se trouve percée par une étincelle quand, sous l’inlluence des ondes, la différence de potentiel atteint une valeur suffisante ; cette étincelle entraîne des particules conductrices qui forment des ponts conducteurs entre les limailles : d’où diminution considérable de la résistance électrique de l’ensemble.
- y." Il existe entre les limailles conductrices, lorsqu'elles sontsuffisamment. rapprochéesou lorsque les ponts conducteurs qui les réunissaient ont été rompus par un choc, des canaux vides de toute matière diélectrique (‘), et daus ces canaux il se forme une effluve sous l’action de la différence de potentiel appliquée aux extrémités du coliéreur; la section de ces canaux et par conséquent des effluves augmente lorsque la différence de potentiel croit sous l’influence des ondes hertziennes et de celte augmentation de section résulte une augmentation de la conductance du cohéreur.
- Les considérations développées par M. Ferrie dans sa communication (voir p. 5o:»; montrent ([lie ces deux hypothèses rendent bien compte des laits connus jusqu’ici. La première diffère d'ailleurs bien peu de celle que proposait M. Lodge dès 1894 et la seconde nous paraît matérialiser le processus inconnu analogue à la polarisation des diélectriques que M. Branly invoquait un peu auparavant pour expliquer les phénomènes qu’il avait observés. L’application simultanée des deux théories de M. Branly et de M. Lodge, permettrait donc, comme le prévoyaiL M. Blondel dans son rapport (voirp. 4y4}i d’expliquer le fonctionnement des cohéreurs ou radio-conducteurs beaucoup mieux que ne peut le faire chacune d’elles [irise isolémeul.
- L’utilisation des cohéreurs à déeohésion spontanée pour Y Application directe d'un récepteur téléphonique à la télégraphie sans fil a été l’objet d’une note de M. Popoef qui complète quelques renseignements qui ont été publiés récemment dans ce journal (2).
- (*} C’est en somme l’iiypolbèse que l’on fait pour expliquer les propriétés fondamentales des corps et que l’on exprime ordinairement en disant que tout corps est formé de molécules matérielles séparées par dos pores vides de toute matière pondérable.
- (2) L Éclairage Électrique, t. XXIII, p. 108, ji avril 1900.
- Ces renseignements, adressés par M. Ducretet, nous apprenaient que M. Popolf était parvenu a établir des communications de télégraphie sans fil avec récepteur téléphonique entre des postes situés à une cinquantaine de kilomètres de distance: La note de M. PopofT au Congrès d’électricité, nous fournit les compléments suivants :
- Cette installation de télégraphie sans fil avait etc réalisée en vue du sauvetage du cuirassé russe Le Génâral-
- sions établies, il fut permis de signaler, par le télégraphe sans fil, qu’un bloc de glace s’étant détaché pi-ès de Zovensary, un groupe de pêcheurs qui s’y trouvait était entraîné vers la pleine mer. Le télégramme d’alarme envoyé
- de glace furent sauvés d’une mort certaine. Les débuts pratiques de la télégraphie sans fil en Russie, furent donc au profit de l'humanité, et c’est avec une réelle émotion qu’ils furent annoncés par la presse russe en même temps que
- Les postes'établis dans le golfe de Finlande entre des îles distantes de 47 km (Kotka et Ilohland) ont prouvé,
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- La théorie des cohércurs a encore été l'objet d’une communication de M. Semetsov les Mouvement* de la limaille dans les cohéreitrs. M. Soinenov.attribue les variations résistance des eohéreurs sous l'action des ondes à une orientation des particules limaille ; cette opinion est combattue par II. Ferrie et par M. Tissot t‘;.
- Ne quittons pas les cohéreurs sans signaler la proposition faite par le Dr Blookmaun, que le Congrès émet le vœu que le tube à limaille fût désormais appelé un branly. Sur la demande de II. Branly cette proposition n’a pas été maintenue. Elle n’en constitue pas moins une reconnaissance publique du rôle trop longtemps méconnu qu’a eu M. Branly dans l’application des ondes hertziennes à la télégraphie, et à ce point de vue nous sommes heureux de l'enregistrer.
- Sur les transmetteur s aucune communication n’a été faite. Notons cependant dans cet ordre d’idées la communication dans laquelle M. O. Rochefort a décrit les Transformateurs unipolaires Wydts et Rocheforl, déjà connus des lecteurs de ce journal (l).
- La communication du Df Rudolf Blochmann sur la Question de la dirigeahilité des appareils de la télégraphie sàns fil par les ondes électriques, envisage particulièrement un point
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- qui ne fait guère prévoit son titre : la manière dont les oftdçs hertziennes éliiises au poste transmetteur viennent influencer l’aiitenhc réceptrice.
- Suivant M. Blochmann la transmission résulterait de la déformation par les Mules hertziennes des surfaces équipotentielles du champ électrique terrestre ; il se passerait dans eetto transmission quelque chose d’arialogüé à cë qui a lieu dans la propagation des oncles produites à la surface de l’eati d’une perturbation causée par une pierre tombant dans cette eau (1). Comme le faisait observer M. Ferrie à Prie séance ultérieure, la théorie de il. Blochmann qui fait intervenir l’électricité atmosphérique comme intermédiaire dé la transmission, ne diffère pas au fond de la théorie ordinaire qui fait intervenir l’éther cüintne agent do propagation.
- Une communication de M. Yillot envisage le même sujet à un autre point de vue*. Suivant M. Yillot la conduetibililé de la terre jouerait un rôle capital dans la télégraphie sans iil et il propose d’utiliser les différentes couches géologiques du sol pour mettre en communication deux points du globe terrestre au moyen de ces couches. Quant aux appareils qui conviendraient le mieux pour ce genre de télégraphie salis fil, M. Yillot ne se prononce pas 5 il laisse à l'expérience le soin d’en fixer le choix.
- Cette manière d’envisager la transmission des signaux dans la télégraphie sans fil est vivement combattue par M. Tissot dans une communication où il fait en outre connaître les résultats de ses propres essais ainsi que les appareils qu’il a employés (21.
- L’Utilisation de la télégraphie sans fil pour éviter les collisions en mer, préconisée il v a deux ans par MM. Berget et Decombe (3), a donné lieu à une communication de M. BuiinK.
- M. Bodde rappelle que, comme le faisait observer M. Branly Ç’) a l’occasion de la lecture de la note de MM. Berget et. Decombe devant l’Académie des sciences, l’appareil employé doit avertir les vaisseaux : i° de leur voisinage ; de leur direction. Le premier desideratum est déjà réalise ; le second ne l’est point encore comme le montre l’ailteür en passant en revue les divers essais qui ont été faits pour l’atteindre. C’est pourquoi il a cherché un nouveau système de signaux dont il donne la description (5).
- de grande bailleur. Mais s'il Se produit des Iluctualions électriques le long du fil, féqtiilibré ded SiirfaCcs éqtiipo-tenlielles sera troublé de môme que la surface de l’eau est troublée quand une pierre tombe èur elle. De tnôrtie qttb daim ce dernier cas, il se produit dos ondes qui s’étendent de proche en proche et qui peüVent être reçues par le
- Pour cette opinion, l’auteur apporte trois arguments : i° les fils do renfoncement horizontaux 11e conviennent, pas
- télégrammes à dos distances telles que la propagation rectiligne semble impossible à causé de la cdiirbtlt'cjde la terre. L'auteur en terminant, pense que si la théorie précédente est vraie, la dirigeabilité des appareils employés
- M. le capitaine Ferrie demande que le Ür Bloch manu explique pourquoi la transmission est meilleure entre deux Le docteur répond que les surfaces équipotentielles sont beaucoup plus régulièrement distribuées aii-dessus de
- (3) Berget et Decombe,‘Rcl. ÉlecC, t. XVI, p, 204, 6 août 1898.
- (4) Branly. Êcl. Élect.. t. XVI, p- 249, 6 août 1898.
- (5) Dans ce système, on place un miroir parabolique, noü au poste récepteur, tuais au poste traiistnetteür. Le
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- Dans le même ordre d'idée, signalons (bien qu’il n’y soit pas question d’ondes hertziennes) «ne communication de M. Ciiaye Paciia sur Y Application des microphones sous-Marins à la securité des pêcheurs de Terre-Neuve (G.
- En terminant signalons* comme se rattachant au sujet de la transmission de signaux sans l’intermédiaire de conducteur métallique, les essais de téléphonie sans fil effectués par M. Gavey et présentés au Congrès par leur auteur (-).
- A ce propos, -AL Chave Pacha a rappelé qn’cn 1886, il a fait on rade de Brest des essais de téléphonie salis fil entre deux navires distants de 100 ni, essais qu’il regrette de n’avoir pu continuer.
- J. Blosdin.
- ÉTAT ACTUEL ËT PROGRÈS DE LA TÉLÉGRAPHIE SANS FILS PAR OXÜE9 HERTZIENNES par André Blonucl, higéilieur des Ponts et Chaussées et Gustave Feiirié. capitaine du Génie p)
- III. Théorie de i,a télécrapitik sans ml. — Le phénomène de. la télégraphie sans fil est usse/ complexe et a donné lieu à des interprétations variées. La première idée qui se présente à l’esprit, c’est d’admettre qu’il y a induction mutuelle entre les deux antennes verticales sensiblement parallèles \ l’antenne excitatrice étant parcourue par un courant de charge i sensiblement uniforme (surtout si la capacité à l’extrémité est grande) produit dans l’antenne réceptrice, en vertu dii théorème de Ncwmann, une force électromotrice induite h h' di
- h et h' étant les hauteurs d'aulennes et r leur distance. Mais ce n’est là qu’une expression mathématique, d’ailleurs en désaccord avec la loi indiquée ci-dessus (en remarquant que la limite de portée est définie par une certaine force électromotrice minima nécessaire pour agir sur le colié-
- teilrs des navires voisins et pur l’hiterulédiaire des organes ordinaires de la télégraphie sans ftl renseignent sur la position dil navire transmetteur.
- Al. Chayji-ËaCim demande si de» essais de ce système ont étéfaiis.
- M. BoDdf. répond qile des essais tint été faits, mais qu’il 11’u pu encore faire dos essais à grandi- distante.
- Siir une question de A1. le Dr Bi.ochmass, il ajoute qu'il a été vérifié que parle moyen du commutateur tournant,
- f1) Ces pécheurs sont exposés ail danger des transatlantiques et aussi à celui de voir s’égarer des bateaux à
- phone enfermé dans une boite et plongé dans l’eau et relié à une pile et à un téléphone sur le hateau. On petit ainsi olilefldve le bruit d’un paquebot à 4 Ou 5 kilomètres. Le bafeali menacé annonce alors sa présence pné des signaux auoüstlqttes oü optiques. E11 enveloppant presque totalement lu boite microphonique d'une matière éteignant les sons (par exemple une double enveloppe de plomb avec interposition de noir de fumée) et. en nuluissant d’un cornet
- ÂI. Chaïe termine en demandant au Congrès de faire tous ses efforts pour attirer l'attention des chambres de commerce de tous les ports sur l’avantage qu'il y aurait à munir de microphones tous les Terre-Neuviens.
- AI. AV je s t demande si, dotant d’un microphone sous-mariu, un bateau h vapeur en marche, l’appareil pourra déCcIct- le voisinage d'un nuire vapeur. >1. (iuxre répond qu'il a seulement pensé jusqu ici aux pécheurs de Terre-Neitvc et qu’il n’a pas fait d'expériences pour pouvoir répondre.
- (2) Ces essais ont été faits entre un îlot et la côte d’Islande, les deux stations étant, h une distance de 12 km. Ha ont parfaitement réussi et leurs résultats conduisent M. Gavey à penser que la télégraphie sans fil pur induction est supérieure à la télégraphie sans fil par ondes hertziennes quand la distance n’est pas supérieure à u km.
- (3) Voir la reproduction des doux premières parties de ce rapport dans le numéro précédent, p. 4?t.
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- reur), qui n’explique rien sur la propagation des ondes et qui paraît enfin en défaut quand, par suite de lu rotondité de la terre ou d’un obstacle, les antennes sont invisibles l’une de l’autre.
- Certains auteurs ont cru pouvoir invoquer un effet de capacité électrostatique entre les antennes, comme dans le dispositif d’Edison cité plus haut, mais il est facile de voir que l’effet produit diminuerait en raison inverse du cube de la distance et serait très vite annulé, contrairement à cc qu’indiquent les résultats expérimentaux.
- D’autres, et au début M. Marconi, ont cru que la propagation se faisait par ondes libres dans l'air, et ne faisaient aucune distinction entre l’emploi d’un simple oscillateur h boules de Righi et celui d’une antenne mise à terre. Cependant, l'expérience a montré que les antennes jouaient un rôle considérale et que, sans elles, la transmission est limitée à de très faibles distances.
- M. Broca a expliqué le rôle de l’antenne d'émission en supposant que l’énergie se propage le long de cette antenne jusqu’au sommet., où (la direction du vecteur de Poynting étant indéterminée) elle se disperse suivant une nappe horizontale. Mais les faits ne confirment pas cette bvpothèse, car, en recourbant le bout de l’antenne à angle droit, ce qui devrait rendre la nappe verticale, on n’observe aucune différence. En outre, cette théorie n’expliquerait pas l’effet de la mise à la terre de Tune des boules de l’oscillatehr qui accroît, dans une proportion inouïe, la portée des signaux.
- D’autres physiciens, frappés de cet effet de la mise à la terre, ont été tentés de ne voir dans la propagation des signaux qu’un effet de conduction par la terre, effet qui est encore plus sensible quand on remplace celle-ci par un fil conducteur entre les deux postes. On expliquerait ainsi pourquoi la transmission est bien meilleure sur la mer (*) que sur la terre, moins bonne conductrice, et pourquoi, dans certaines expériences du lieutenant Tissot, où le poste émetteur était sur un rocher, il a fallu, pour obtenir une bonne communication, se relier d’abord à la mer par un fil métallique. Mais on 11c saurait alors expliquer les réceptions excellentes obtenues par M. Leearmc au moyen d’une antenne dans un ballon.
- En réalité, le phénomène nous paraît être un mélange de plusieurs effets dont l'un ou l’autre prédomine suivant les cas.
- TouL d’abord, l’antenne mise à la terre constitue, avec celle-ci, un oscillateur puissant, à côté duquel celui que constituent les deux boules du dcflagrateur ne joue qu’un rôle négligeable, comme l’a déjà lait ressortir M. Délia Riccia. Cet oscillateur est à la fois très puissant, par suite de sa capacité par rapport à la terre, et très efficace, par suite de la façon dont il polarise les ondes, comme l’un de nous l’a exposé ailleurs avec plus de détails (2). Des oscillations électriques se produisent le long de l’antenue, à laquelle la force électrique est normale (fait confirmé expérimentalement par M. Tommasina an moyen de la photographie des effluves) et ébranlent l’éther voisin entre l'antenne et la terre. De là naissent des oitdes qui se propagent dans tout l’éther environnant ; elles sont polarisées et de révolution autour de l’antenne. Les lignes de force électrique sont dans les plans méridiens et aboutissent normalement à la terre ; les. lignes de force magnétique sont des cercles ayant l’antenne pour axe. Mais, par suite de cette polarisation et de l’effet, de concentration bien connu dans la propagation des ondes le long des fils ou des surfaces métalliques, la densité électrique est-beaucoup plus forte à la surface du sol, directement reliée à l'oscillateur, que dans l’atmosphère, et, en gros, les lignes magnétiques semblent glisser le long du sol. Celle concentration est d’autant plus grande que le conducteur est plus parfait et la perte d'énergie occasionnée par le glissement est d’autant, plus faible.
- Mais cette concentration n’exclut pas la diffusion d’une partie importante de l’énergie dans tout
- (*) .Nous ne citons que pour mémoire une explication trop ingénieuse de M. Délia Riccia, d'après laquelle l'effet favorable de la mer serait dû à la réflexion des ondes hertziennes à la surface, grâce à la polarisation favorable
- (2) A. BLONDKr,, Utile des antennes dans la Télégraphie sans fil i Association française. Congrès^ de Nantes, 1898). demi-oscillateur de Hertz.
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- l’espace sons forme d’ondes hémisphériques, dont les effets sont moins intenses qu’au voisinage du sol, mais néanmoins notables.
- L’antenne réceptrice, coupée aux divers points de sa hauteur par ses lignes de force magnétique, est le siège d'une force électromotrice résultante proportionnelle à l’intensité du champ et à la rapidité des oscillations qui agissent sur le cohéreur. Plus l’antenne est longue, plus elle coupe de lignes magnétiques; à égale longueur, elle en coupe d’autant moins qu’on l’écarto davantage du sol, autrement dit la portée est donc plus grande à la surlace du sol qu’à une certaine distance. Il n’est pas nécessaire que l’antenne de réception soit reliée au sol, mais la portée paraît être un peu augmentée dans ce cas par l’effet de conduction signalé ci-dessus.
- La force magnétomotrice des lignes magnétiques autour du centre d’ébranlement est, eu vertu de la réciproque de la loi d’induction, égale à la dérivée du flux électrostatique dont la variation leur donne naissance, 11= -£î-.
- 11 y a donc intérêt théoriquement à accroître le plus possible la capacité mise en jeu, le potentiel employé et la fréquence des oscillations en j-éduisijnt la self-mditctanpe. IN’oys avpns été ainsi conduits à essayer des antennes très grosses ou formées de baqdes, puis à les remplacer par un disque horizontal au-dessus d'un autre placé sur le sol. Mais ce dernier dispositif a donné de très médiocres résultats si l’on n’y ajoute pas une antenne; celle-ci paraît donc nécessaire, pour produire l’ébranlement, le plus considérable et le mieux polarisé, malgré la self-indqption notable qu’elle présente. Le rôle de l’anlenne, à ce point de vue, mérite d’être étudié plus complètement.
- TV. Progrès réalisés i:t dtscussion des diverses parties. — Appareils producteurs d’ondes. — Aucun progrès notable n’a été réalisé dans les organes de transmission depuis l’origine de la télégraphie sans fil, l’effort-des expérimentateurs s’étant porté presque exclusivement, sur les organes de réception. On produit les ondes en chargeant périodiquement, au moyen d’une bobine d’induction, le condensateur formé par l’antenne et la terre, la décharge se faisant entre les boules de l’oscillateur.
- Bobines. — Il semble résulter des expériences faites, conformément à fa théorie précédente, qu’il y a avantage à transmettre des signaux avec upe étincelle dp décharge aussi lqqgue que possible, pourvu qu’elle soit nettenjent oseillflhte. Il s’ensuit que l’on doit employer des bobines d’iqcïuction très puissantes. Les plus usitées sont celles qui donnent de v.5 cm a 4o cm d’étincelles entre pointes, mais, par suite du débit assez noLable de la bobine sur la capacité du système antenne-terre, les étincelfes sont réduites à une longueur de 3 cm à 5 cm environ et. deviennent très nourries. On ne peut employer que des bobines construites avec le plus fort isolement possible et en ayant soin, si les {Jeux pôles sont inégalement isolés, de relier à la terre le moins isolé. Les bobines unipolaires de Wydts llochefort donnent de bons résultats dans ces conditions, mais ils ne semblent, pas supérieurs à ceux d’une bobine ordinaire.
- On a essaye tous les types d’interrupteurs à contacts tournants, à mercurp, à pilon, à turbine, etc., mais aucun n'a montré de supériorité bien réelle. Pour une marche très prolongée, les meilleurs sont les deux derniers types. Il est toutefois certain que la fréquence doit être assez faible. M. Marconi est revenu au simple interrupteur à marteau, qui nous u également donné toute satisfaction. Le wehnelt, qui a donné lieu à des iiisuccès ailleurs, nous a paru excellent si l’on a soin d'ajouter une capacité en dérivation pour éviter l'arc. Pour éviter l’emploi d'interrupteurs bien incommodes lorsqu’on fait usage de grandes intensités, nous avons essayé avep plein suepès des transformateurs à courants alternatifs à 3o ooo vqlts et au-dessus, ayep capacité en dérivatioq aux bornes du secondaire et self-inductjpn d<ins Ie pi'intajre l'préooniséc par M- d’Arsonval). Cpt appareil présente le grand avantage que le' courant débité sur l’antenne ne modifie pas la longueur de l’étincelle et qu’il est ainsi lacile, même avec un translcuTnateur à tension modérée, d’obtenir des étincelles oscillantes de grande longueur. L'un de nous a fait construire, dans ce but, par la maison Sauttcr-Harlé, un transformateur de ioo.ooo vqlts d’un type nouveau unipolaire. Mais l’emploi de transformateurs ne peut être qu'assez limité, étant donnés les dangers que présentent les courants à très haut voltage et l’énergie assez considérable qu'exigent ces appareils, supérieure
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- à celle consommée par une bobine. Nous poursuivons de nouvelles expériences sur cet appareil.
- Oscillateurs. — M. Marconi, étant un élève de M. Righi, a fait ses premiers essais au moyen de l'oscillateur Righi, composé de quatre boules dont les deux intérieures sont de plus fort diamètre et plongées dans l’huile.
- On a reconnu depuis que cet appareil ne présentait aucun avantage, car il joue le rôle d’un simple déflagratcur, et n’importe quel autre exploseur à deux, trois, quatre boules, etc., placées dans l’air ou dans des liquides isolants esL équivalent. Les résultats dans l’huile sont môme généralement moins bons qu’on ne pourrait le supposer, la résistance et le pouvoir inducteur spécifique du liquide baissant assez rapidement par suite de sa décomposition partelle et de la mise en liberté de parcelles de charbon. Cependant, nous avons été satisfaits de l’emploi d’un oscillateur à quatre boules plongé dans du pétrole et suspendu à une baguette de verre par d’autres baguettes ou par des cordons de soie permettant de les déplacer pour régler la longueur des étincelles. La plupart des expérimentateurs, môme M. Marconi, sont revenus à l’exploseur de Hertz à deux boules dans l’air ; le platinage des boules ne paraît pas nécessaire pourvu qu’elles soient polies de temps en temps au papier d’émeri,
- Antennes. — Contrairement à ce qu’indiquait la théorie, nous avons constaté que la nature des antennes de réception et de transformation n’a qu’une très faible influence sur la qualité des communications. Bien que les étincelles de transmission soient plus nourries lorsque l’antenne a une plus grande surface (fil de gros diamètre, bande de clinquant ou de toile métallique), ou qu’on lui adjoint une capacité supplémentaire au sommet ou à la base (en dérivation), la réception n’en paraît pas meilleure ni pire si l’on maintient au déflagrateur le môme potentiel explosif. 11 suffit que les antennes soient isolées avec beaucoup de’soin, surtout pour la transmission, par des suspensions en «bonite ; un guipage en caoutchouc le long du fil pavait même utile en empêchant la décharge partielle de l’anlenne par convexion. Le seul élément important est, semble-t-il, la hauteur et la verticalité de l’antenne.
- 2° Appareils récepteurs.—Des perfectionnements notables ont été introduits dans la constitution des postes récepteurs, grâce à la connaissance plus approfondie que l’on a des conditions de fonctionnement de l'organe principal, le cohéreur.
- Théorie et construction des cohéreurs — Pour expliquer les phénomènes de variation de conductibilité de corps conducteurs en contact imparfait sous l’action des ondes électriques, deux théories ont été proposées, l’une par M. Branly, l’autre par M. Lodgc. 11 nous semble que rien ne force à les opposer et qu’il existe probablement deux effets simultanés répondant à ces deux théories. M. Branly (*) suppose qu’il v a, par l’action de la force électrique, une sorte de modification ou orientation des molécules par un processus encore inconnu analogue à la polarisation des diélectriques ou à Téleetrotonus des cellules nerveuses. M. Branly montre, en effet, qu’en appliquant progressivement une force élèclromolrice croissante on détermine des variations également croissantes de la résistance dont le signe peut changer suivant les corps. M. Lodge (2) attribue, au contraire, l’accroissement de conductibilité, au moment de l’action des ondes, à la formation de soudures entre les corps conducteurs en contact imparfait. M. Arons (’) en a donné une vérification er> montrant à la loupe les petites étincelles soudantes qui jaillissent entre les particules. M. Tommasina a montré également qu'on peut, par l’action d’une d'une force éleetromotrice suffisante, produire des chaînes de limaille spontanément agglomérées. Aussi la théorie de la soudure est-elle généralement admise. Elle est confirmée par les travaux de l’un de nous (4), qui a mis en évidence la nécessité, pour un cohéreur pratique, de limailles ou d'électrodes en métal légèrement oxydable. Les recherches de Dorn ont montré en outre que
- (*) Branly. Lumière Électrique, t. U. p. 526.
- (*) Lodge. Philosopkical Magazine, t. XXXVII, p.
- (3) Dorn et Arons, Wiedmann.s Ann., année 1898.
- 0) Blondel, Association française, Congrès de Nantes, 1898.
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- l’oxydation apparente ou la couche isolante n’est souvent qu’une couche de gaz apparents ou occlus qu’on fait disparaître plus ou moins rapidement par le vide. Ce phénomène, de soudure, qui nous parait expliquer la diminution brusque de résistance qui actionne le relais au passage des ondes, n’exclut pas du tout l’existence concomitante du phénomène de Brunly, plus lent et moins prononcé. Quoi qu'il en soit de la cause intime de la cohérence, il ressort des expériences faites en particulier sur les cohéreurs à limaille, les laits suivants qui caractérisent le fonctionnement de l'appareil au point de vue pratique de la télégraphie sans fil :
- Si l’on fait varier la différence de potentiel créée entre les électrodes d'un cohéreur déterminé, intercalé, par exemple, dans un circuit contenant un potentiomètre et un galvanomètre, la limaille se cohère à partir d’une certaine tension et ne peut même plus se décohérer par le choc, lorsque cette différence est égale ou supérieure h une certaine valeur que T un de nous (*) a dénommée tension critique de cohérence ; celle-ci varie avec la nature des métaux employés, leur degré d’oxydation, la pression des limailles.
- Pour utiliser les propriétés du cohéreur dans la télégraphie sans fil, il faut que cette tension critique ne soit pas atteinte par la force électromotrice de la pile augmentée de la force élec-motrice de self-induction e — L ~, a laquelle donne lieu l’ektra-courant de rupture dans le circuit local du cohéreur et du relais. 11 faut donc avoir soin que l’inductance de ce circuit local soit aussi faible que possible, et que le courant qui le parcourt ait une intensité également aussi faible que possible. La première condition étant difficile à satisfaire parfaitement, malgré l’emploi de shunts sur toutes les parties inductives, par suite de la présence des inductances supplémentaires nécessaires, il faut réduire surtout l’inLensité du courant par l’emploi d’une pile à bas voltage ; nous nous servons avec succès de celles de O’Keenan ou de M. de Lalande, qui peut, avec l'étain comme électrode négative, descendre à o,?.5 volt.
- Si l’on appelle E' la force électromotrice de la pile, E0 la tension critique du cohereur, e la force éleetro motrice de self-induction du circuit, E la dilï’érence de potentiel produite entre les électrodes par le passage des oscillations recueillies par l’antenne, on doit avoir.
- E' + e<E0<E
- conditions que l’on pourra satisfaire en faisant E' et E0 aussi petits que possible. On accroît donc la sensibilité avec une antenne donnée en abaissant le plus possible la valeur critique par l’emploi de métaux peu oxydables et en mettant en circuit une pile de faible force électromotrice et un relais très sensible.
- Nous avons obtenu de très bons résultats en construisant des cohéreurs en limaille d’or vierge, d’argent vierge, ou d’argent allié d’un centième de cuivre, comprise entre des électrodes de maille-chort (2). L’emploi d’un métal légèrement oxydable permet d'élever suffisamment la tension critique de cohérence pour permettre l'emploi d’une pile capable d’actionner un relais.
- Pour éviter que l’oxydation des métaux employés ne se modifie, il y a évidemment avantage à faire le vide dans le cohéreur, mais, d’après ce qu'on a dit plus haut, il ne faut pas exagérer ce vide et tenir compte des modifications qu'il peut produire en se réservant de faire varier après coup la tension critique de cohérence en agissant sur la pression de la limaille à l’aide d’une réserve de limaille coulenne dans une poche recourbée en verre. Cette réserve peut aussi être placée derrière l’une des électrodes, dans laquelle on a pratique une encoche suivant toute la longueur d’une génératrice.
- M. Tissot a constaté que l'on augmentait aussi bien à volonté la pression des limailles et, par suite, la sensibilité d’un cohéreur, en faisant les électrodes et la limaille en métal magnétique (acier,
- (>) Blondkl et Dobkewitgk, L Éclairage Électrique, t. XXIII; 5 mai 1900.
- {*) Bkant.y, Comptes rendus, 1898 : Bloxdf.l, Congrès de Nantes. 1898 ; et Tissot, Comptes rendus, t. CXXX,
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- nickel ou cobalt) et en rapprochant plus ou moins du tube un petit aimant dont les lignes de force sont parallèles à l’axe du tube.
- Transformateurs amplificateurs. — Il était naturel d’essayer d’accroître la force électromo-triee induite agissant, sur le oohéreur et, par suite, la distance possible de communication avec.des moyens déterminés, par un transformateur analogue n (‘eux que l’on emploie en téléphonie, en en reliant le primaire d’une part, à l'antenne et, d’autre part, «à la terre, et en intercalant le secondaire dans le circuit cohéreur-pile-relais dans le voisinage immédiat du cohéreur. M. Marconi a réalisé avec succès, le premier, ce dispositif sous le nom de jigger et a su, par tâtonnements, trouver le meilleur enroulement pour le secondaire de ce transformateur; ce secondaire est. formé de couches successives de manière que le nombre de tours dans chacune d’elles diminue à mesure qu’auginente la distance au centre ; on doit relier directement au cohéreur l’extrémité du secondaire qui est la plus éloignée du noyau ; les fils sont bobinés sur un noyau de verre.
- M. Marconi ne donne aucune théorie a l'appui de co mode de construction de son transformateur, qui semble réduire au minimum l’impédance et réaliser le maximum d’induction mutuelle pour eos courants de haute fréquence. L’expérience nous a montré que le jigger n’agit bien que gomme transformateur et que le condensateur ajouté par M. Marconi en dérivation, dans l’idée de réaliser par la combinaison un effet de syntonie, est sans action sensible. Quant an transformateur, son action lavorable est des plus uelles, comme nous l'avons vérifié ; d’après M. Marconi, cet appareil accroîtrait la portée de 3o à Go p. 100.
- Bêlais. — L’organe essentiel d’un poste récepteur, après le cohéreur, est le relais. Nous avons expérimenté un grand nombre de modèles de cet instrument: ce sont les relais Claude, à cadre mobile, qui nous ont donné les meilleurs résultats. Nous avons pu recevoir des signaux corrects avec un relais de ccttc espèce eu employant un cohéreur en limaille d’argent allié d’nn centième de enivre, entre électrodes de maîllcchort, et une pile de 0,16 volt. L’intensité du courant passaut daus le cohéreur était un peu supérieure à un demi-dixième de milliampère. Mais c’était-là une limite, et nous opérons-le plus souvent avee des piles de o,3 volt.
- Y. Dispositifs a l’étude. — Cohéreurs à déeokèsion spontanée,. — La nécessité d’un frappeur avec les cohéreurs actuels est très gerçante-et ne permet pas l’emploi du téléphone comme récepteur. Divers expérimentateurs ont donc cherché des cohéreurs déeohérant spontanément sans
- j\J. Tqrnpuisinq rç essayé de rerrjplacer, pour urç cohéreur a Jqmqijle d’acier, fer> nickel, cobalt le frappeur par pu éleetro-aiinarçt en dérivation, qui est aimanté dès qrçp le cpfiérpur est actionné, et, par suite, attire aussilot la limaille et la dccohcre. Mais nous avons constaté que pe dispositif présente un inponvéniept, çQjrçirçe lp dispositif Tissot décrit, plus haut : la limaille s’aiirçantp au bout 4’urç certain teirçps, sa tension critique s’abaisge fortement et il n'est plus possible de la dépphérep sous les voltages employés pratiquement.
- Le même apteur a indiqué qrç’ii était possible d’obtenir des cqjiéreurs aulq-décohcrents au charbon- On obtient de bons résultats en constituant les deux électrodes au pioyeu de fils de niailleejiort plongeant dans de la poudre de charbon analogue a celle employée dans les microphones dp rAdininistratioii suisse (2).
- Le fait avait- été déjà signalé par llrçghes, l’inverçtenr du microphone (3) qui l’a revendiqué récemment- AJM- Dnpretet et Popofi‘(*) ont fait en Russie des expériences au moyen de ce procédé ou d’un dispositif analogue où le charbon est remplacé par de la poudre d’acier. Les résultats obtenus auraient été bons et leur auraient permis d’établir une communication à- no km.
- Autres systèmes dçtecteurs. — Righi et Turaau ont essayé de réaliser des détecteurs dans le vide formés de deux fils de platine très rapprochés et soudés dans rçne ampoule a vide. L’un de
- (3) Comptes rendus, l. CXXVI1I : i5 mai 1899.
- (2) Comptes rendus,CXXX, p. yo4.
- (?) Du Moncel, Journal de Physique, t. \ IJ, p. 219.
- (4) L'Eclairage Electrique, n" 16 du 21 avril 1900.
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- nous (J) a expérimenté dans le même but un tube de Geissler, à larges électrodes presque en contact, combiné, non plus comme les précédents, avec un relais, mais avec un téléphone. La pile doit être insulfisantc pour rompre seule la résistance du tube à vide, mais suffisante pour produire un courant à chaque, passage d'un courant oscillatoire qui établît une effluve entre les électrodes. Ces dispositifs donnent des signaux à faible distance, mais ils manquent jusqu’ici de sensibilité comparés aux cohércurs.
- Anticokéreurs de Neuçswender el de Schafer (2). — M. Neugschwonder est parvenu à constituer un détecteur d’ondes en intercalant daus un circuit comprenant une pile et un galvanomètre un fragment de glace dont on a séparé l'argenture en deux parties par une fente étroite. Une certaine largeur est nécessaire pour éviter que le détecteur ne fonctionne comme cohéreur. Si l’on souffle sur la fente ou qu’on la place dans le voisinage d’un électrolyte liquide, la couche très fine de vapeur ou de buée qui se dépose forme conducteur et le galvanomètre dévie. Il revient à zéro si l’on produit des ondes dans le voisinage ; les ondes cessant, le galvanomètre dévie de nouveau, d’où le nom à'anticohèreur. On peut entretenir la conductibilité du détecteur en plaçant près de lui un chiffon mouillé ou une cuve pleine. Les trépidatious, vibrations acoustiques, élévations <îe température, électricité statique sont sans inüuence sur l'instrument.
- La résistance obmique à l’ctat normal est de 5o ohms et monte brusquement à 8ooo ou 9000 ohms sous l’action des ondes.
- L'auteur parties de l’< l’action des les ions dans entre deux fi M. Beler nicathms ave Emploi d. phone cumin
- expliqué que le phénomène était dû à ce qu’il se forme entre les deux s l’effet de l’électrolyse, des ülaments métalliques qui se rompent sous Ues, Il est également possible que les oscillations arrêtent simplement t à travers l’électrolyte, car l’un de nous a constaté le même phénomène is une cuve électrolytique.
- rfeetionné et rendu pratique ce dispositif au point d’obtenir des eommti-s de 3o m jusqu’à plus de 60 km.
- - L'un de nous a signalé qu’il serait très avantageux d’employer le télécopieur en combinaison avec des appareils précédents, notamment les détecteurs et anlicohéreurs.
- Il y a plusieurs années que MM. Colson et Narkevitsch Jodko ont indiqué l’emploi du téléphone pour déceler les ondes électriques. Mais les résultats obtenus par ce moyen nous paraissent iphone est aussi actionné a distance, par induction ordinaire, même en .irants vibres à haut potentiel comme ceux que produisent les bobines eîpe du dispositif d'Edison rappelé plus haut.
- ;ur la cause de son rendu par le téléphone. Le peu de sensibilité qui ; usage proviendrait probablement du faible rayon d’action de ces cou-
- bicn incertai circuit ouvcri d’induction. 1 Il y aurai aurait été rec vanls vibres.
- Il 11’en est pas de même si, comme l’a proposé l’uu de nous (3), ou intercale le téléphone dans un circuit contenant une pile et un détecteur ou un cohéreur décollèrent. O11 arrive, par ce procédé, à obtenir des sons dans le téléphone, alors que celui-ci est placé en dehors de la zone d’action des courants vibres. On est donc certain que son fonctionnement est dû à l’action des ondes sur le détecteur. Etant donnée l’extrême sensibilité du téléphone, on peut employer des coliéreurs déeohérents à tension critique très basse.
- Systèmes de syntonie. —• Un des graves inconvénients que l’on reproche à la Télégraphie sans fil, et qui 1 empêche d'enter dans le domaine réel de la pratique, consiste en ce fait qu’avec les appareils ordinaires décrits plus haut il n’est pus possible d'obtenir dans une même station deux communications indépendantes, tout récepteur placé dans le ravon d’action d'un transmetteur étant actionne par les ondes émises par celui-ci.
- (b Pli cacheté du 16 août 1898 et Comptes rendus, ai mai 1900. (2) Wiedmanns Ann., t. LXY1I, p. ,f3o el t. LXVTII, p. 9a. ?)Loc.cit.
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- Divers systèmes basés sur des principes différents ont été proposés dans le but d’éviLer cel inconvénient.
- Système Lodge-Muirhead ('). — En se basant sur l’analogie que présentent à certains points de vue les oscillations électriques et les ondes sonores, MM. Lodgc et Muirhead ont essayé d'obtenir une résonance électrique entre les circuits émetteurs et récepteurs. Ils rendent pour cela le radiateur et le collecteur indépendants des autres appareils et agissent sur leur période T — 2”y/hC, en modifiant la self-induction L au moyen d’une bobine de self à nombre de spires variable.
- Système Marconi. — M. Marconi, sans rien changer a l'installation de ses stations décrites plus haut, agit à la fois, pour obtenir la résonance, sur la capacité et la self, eu plaçant parallèlement à l'antenne un large filet métallique relié à la terre à l’une de ses extrémités, et en embrochant sur l’antenne une bobine de self variable.
- Bien que M. Shaw {Société de Physique de, Londres, 2 3 mars 1900} ait fait d.es expériences montrant qu’il est possible d’obtenir un effet maximum en agissant sur la capacité et la self, cette méthode n’a pas eu de résultats bien probants, par suite du fait que les oscillations de l'antenne d’émission sont très vite amorties et n’ont pas le temps de donner lieu à l’établissement d’une véritable résonance au poste transmetteur.
- Système Blondel, —L’un de nous a indiqué, dès 1898 (2), un autre procédé de synchronisation qui consiste à accorder ensemble, non plus les fréquences des oscillations élocLriques propres du transmetteur et du récepteur, mais des fréquences artificielles beaucoup plus basses, tout à fait arbitraires et indépendantes des antennes, à savoir la fréquence des charges de l’antenne et celle des vibrations d'un téléphone sélectif tel que les numotéléphoncs de M. Mercadier.
- Il suifit de maintenir la fréquence do l’interrupteur bien constante et égale à la fréquence propre du récepteur.
- Un peut employer, associé au téléphone, comme on l’a vu plus haut, un détecteur anticohéreur ou un cohéreur à décohérence spontanée, tel que ceux au charbon de M. Tommasina.
- Chaque groupe d’ondes de haute fréquence, rapidement amorties, agit en bloc comme une simple percussion sur le téléphone a vibration lente : celle-ci reste d’ailleurs sensiblement sinusoïdale, grâce à l’inertie.
- On peut enfin, dans le récepteur, remplacer l’élasticité mécanique par une élasticité électrique, en ajoutant en dérivation, une capacité telle que le circuit formé par le tube, le téléphone cl le condensateur soit alors en résonance ou plutôt en pseudo-résonance avec le poste d’émission, et l’on peut en tirer parti soit pour sélectionner les signaux avec un téléphone quelconque, soit pour renforcer l’effet sélectif d’un monotéléphone de même fréquence.
- S’il y a plusieurs récepteurs dans un même poste, il sera plus avantageux de les monter chacun sur une antenne différente.
- D autres inventeurs ont proposé, d’une façon qui paraît encore bien prématurée, l’emploi de dispositifs de Télégraphie multiple du genre Baudot, qui ne résolvent pas, du reste, le même problème (5).
- Enfin, M. Guarini Forcsio, à côté de théories erronées, a indiqué un système de relais automatique dont 011 11e connaît pas encore les résultats.
- Conclusions. — Perfectionnements désirables. — En résumé, à peine créé par les efforts successifs des savants cités dans l’historique et rendue pratique par M, Marconi, la Télégraphie sans fil a reçu de nombreux perfectionnements de détails, qui ont eu pour effet d’accroître énormément les portées réalisées, surtout en mer.
- C) The lilcclrical Iteview, t. XLIÎ; rg août 1^98.
- (2) Pli cacheté 6041 du 16 août 1898 et Comptes rendus du 21 mai 1900.
- (3) Nous 110 citerons aussi que pour mémoire les ingénieux dispositifs de M. Turpain pour la télégraphie multiple syntonique par ondes hertziennes le long des fils des lignes télégraphiques ordinaires iCÎ. Comptes rendus,
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- Mais, sur terre, ccs portées sont encore insuffisantes pour faire concurrence à la Télégraphie optique et, sur mer, l'utilité de ce genre de signaux est très restreinte par suite de l’impossibilité de les séparer si l’on emploie des cohéreurs ordinaires très sensibles. Les eoliéreurs décohérenls et les antieobércurs, combinés avec le système de pseudo-syntonie, ouvrent des horizons nouveaux, mais la sensibilité est jusqu’ici plus restreinte et les effets sont encore trop peu nombreux pour permettre de juger l'avenir réservé à ce procédé.
- C’est de ce coté qu’il semble le plus urgent de porter les efforts pour donner à la Télégraphie sans tîl toute sa valeur.
- On peut désirer aussi actuellement voir perfectionner encore les appareils, notamment les bobines, interrupteurs, relais, et surtout les appareils récepteurs nouveaux (détecteurs, anticolié-reurs, etc.) qui n’exigent pas l’intervention d'un frappeur.
- SUR LES COHÉREURS DÉCOHÉRENTS ET SUR UN ESSAI DE THÉORIE DES COHÉREURS EN GÉNÉRAL, par G. Ferrie, capitaine du Génie.
- Pour éviter l’inconvénient des cohéreurs à limailles métalliques qui conservent leur cohérence après qu’on les a soustraits à Faction des ondes électriques, M. Tommasina a étudié un modèle de cohéreur à granules de charbon comprises entre deux électrodes métalliques, dont la cohérence cesse en meme temps que sa cause (*).
- Nous avons répété les expériences de M. Tommasina et en avons réalisé quelques autres qui sont, relatées ci-après. Elles nous ont conduit à proposer pour expliquer les divers phénomènes constatés, une théorie qui sera exposée à la suite delà description des expériences.
- Expériences. — Les expériences faites ont porté sur Faction des ondes hertziennes sur la conductibilité d’un contact imparfait entre deux corps conducteurs plongés dans l’air: charbon-charbon (1), charbon-métal fil), métal-métal (III). métal-liquide conducteur (IY). Les mêmes expériences ont été faites, le» corps conducteurs étant plongés dans du pétrole (V). Quelques-unes ont, en outre, été répétées dans le vide (VI).
- Le dispositif employé était le suivant:
- T.c contact b étudier était intercalé dans un circuit contenant un élément de pile i,5 volt, un milliampèremctrc (qui a clé remplacé parfois par un dimilliompèrcmètre) et le primaire d’une pclile bobine d’uiduolion de poste microtéïcphoniquc. T.c secondaire de cette bobine était fermé sur un écouteur téléphonique très sensible.
- Ce dispositif était soumis à Faction d’ondes hertziennes produites par une petite étincelle de sonnerie de 5o ohms actionnée par deux éléments. Les résultats observés ont été ensuite vérifiés sous l'action des ondes employées en télégraphie sans lil.
- 1. — Le contact charbon-charbon donne bien le phénomène signalé par Hughes, puis par M. Tommasina, mais sa faible sensibilité est assez variable et présente un maximum pour une con-îluetilité déterminée. De plus on peut produire la cohérence persistante en le soumettant à Faction d’ondes énergiques.
- TT. -- - Le contact charbou-métal est plus sensible que le précédent, et les variations de résistance, produites par Faction des ondes, plus intenses. Il y a avantage a ne mettre eii circuit que le pins petit nombre possible de points de contact, Les expériences ont été fuiLes avec des contacts uniques et avec des doubles contacts : grain de charbon compris entre deux électrodes métalliques ou inversement. Le charbon qui a donné les meilleurs résultats est celui fabriqué en grains polis par la Société « Le Carbone » pour ses microphones ; un grain de i inm 1/2 environ, était maiutenu dans un tube de verre entre deux électrodes métalliques.
- Les métaux essayés successivement en contact avec le charbon étaient : platine, or, argent,
- (') M. Pupoll’a fait également une application pratique d'un cohéreur analogue (Congrès International d’Élec-
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- nickel, cuivre, zinc, plomb, étain, 1er, acier, laiton, maillechort. Tous ont donné des résultats satisfaisants et supérieurs à ceux obtenus avec le contact ebarbon-charbon.
- 11 à été constaté que l’intensité des sous perçus dans les téléphones sous l’aclion des ondes hertziennes dépendaient des faits suivants :
- i° Intensité du courant passant au repos dans le contact impartait ;
- 2° Nature du métal employé ; et dans une certaine mesure :
- 3° Distance du poiiiude production des mules hertziennes.
- i° Intensité du courant. — Il est nécessaire que le contact présente au repos une certaine conductibilité ; l’intensité dü courant qui a parii le plus favorable est intérieure à un millianipère-mètre, c’est-à-dire que la résistance du contact doit être comprise entre i ooo et :îj ooo ohms. Si cette résistance est supérieure, les sons perçus sont de plus en plus faibles à mesure que la résistance diminue et finissent par disparaître complètement pour des résistances variables avec le métal employé. Si la résistance est inférieure, les sous perçus sont encore nets, mais il arrive parfois que la conductibilité cesse brusquement et que l’on ne perçoit plus alots aucun son. Dites le cas d’une conductibilité nulle au rejios, le contact peut fonctionner d'une façon irrégulière sous l’action d’ondes énergiques .et même acquérir une cohérence persistante.
- Lorsqu’on effectue le réglage île la conductibilité du contact, on constate qu’il existe pour chaque positiou des conducteurs, nue certaine valeur de la conductibilité qui paraît correspondre à un équilibre stable. L’aiguille de l’ampèremètre, après un certain nombre de déplacements dans les deux sens, revient à une certaine position. On peut obtenir par tâtonnements line résistance quelconque" du eoutuet comprise entre dix ohms et plusieurs milliers d’ohms.
- Si l'on intercale daus le eirèuil deux éléments de pile, au lieu d’un seul, Je réglage de la conductibilité est plus difficile à établir, il faut d’assez longs tâtonnements, et ce réglage est moins stable. Niais les résultats sont analogues en ce qui concerne {'influence de la conductibilité. Il n’a pas été possible d’obtenir un réglage avec trois éléments.
- Nature du métal employé. — Les résultats obtenus avec les différents métaux sont comparables. Cependant les variations de résistance du contact et par suite les sons perçus dans le téléphone, sont plus ou moins intenses, toutes choses égales d'ailleurs, suivant les métaux. Le zinc et les alliages de zinc : laiton, maillechort, donnent les sons plus intenses. Le nickel et le platine donnent dés résultats plus réguliers. Viennent ensuite le plomb, l’or, l’argent, le cuivre, l’étain, le fer et l’acier.
- Le degré d’oxydation des surfaces a une notable influence sur la sensibilité du contact, les meilleurs effets étant obtenus lorsque le métal est. bien décapé.
- 3° Distance du point de production, des ondes. — L’influence de celte distance sur l’intensité du son produit dans le téléphone est très faible pour, certains métaux. Pour le zinc notamment, le son conserve à peu près la même intensité, jusqu'à ce. qu’il cesse brusquement, lorsqu'on éloigne progressivemeht l’étincelle cxeilatrice.
- La distance à laquelle il est possible de placer ccttc étiucelle varie avec la conductibilité du contact et avec la nature du métal. La résistance du contact qui donne, à ce point de vue, les meilleurs résultats, parait être de o.o ooo ohms environ pour tous les métaux.
- Le zinc est le métal qui a permis d’atteindre la plus grande distance : on percevait des sons très uets dans le téléphone, alors que des cohéreurs ordinaires très sensibles placés à la même distance, n’étaient pas influencés. Mais cette grande sensibilité cesse parfois brusquement, sans raison apparente, cl ne peut plus être obtenue que par de longs tâtonnemeuts. Ce fait peut-être attribué à l’altération des surfaces des conducteurs en contact imparfait ou bien à ce que l’un des deux contacts (ce résultat avant été obtenu avec un cohércur à douille contact) ne remplit plus les conditions voulues à un moment donné.
- Des faits analogues ont été constatés avec d’autres métaux, mais à un degré moindre.
- Les résultats moyens les meilleurs ont été donnés, au point de vue de la sensibilité à distance, parle contact nickel-charbon, et le contact platine-charbon.
- Si l’on rapproche très près l’étincelle excitatrice, la distance du contact diminue sensiblement
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- et le sou devienL plus énergique. Mais à une certaine limite, la résistance s’àbaisse brusqucrhent et la cohérence devient persistante.
- ITI. — Les mêmes propriétés ont été constatées pour le contact imparfait de deux métaux, établi de telle sorte que ce contact ail, au repos, une certaine cotuluctibilité comme dans le cas des contacts ni étal-charbon.
- Mais le réglage de cette conductibilité est très long à opérer sous un voltagfc de i ,5 volt, et de pliis il est assez rapidement détruit surtout avec certains métaux. 11 a néanmoins été possible de conserver le réglage pendant un assez long temps, pour un fragment de mousse de platine coin-pris entre électrodes de zinc. La sensibilité était très grande et les sons intenses. Ceux-*ci étaient perçus dans le téléphone alors que le plus sensible eohéreur ordinaire dont nous disposions n'était pas aetiouué. 1
- Un eohéreur ordinaire réglable, du système Blondel, à limailles de nickel comprises entre électrodes d'argent, à pu également conserver sim réglage en eohéreur déeohéraiit, pendant un certain temps.
- Le peu de durée du réglage du contact des divers métaux n’a pas permis d’apprécier d’une façon approchée leur sensibilité relative.
- Dès que l’action des ondes devient trop énergique, il se produit une cohérence persistante.
- L’emploi d’un faible voltage dans le circuit permet de faciliter le réglage et de lui donner une plus grande stabilité.
- IV. — Le même effet de cohérence déeohéranlc a été constate au contact d’un fil métallique et d’vin liquide conducteur, eau acidulée, contenue dans un tube de verre de faible diamètre, et placé dans les mômes conditions que précédemment. Toutefois, la sensibilité de ce contact est très notablement inférieure à celle obtenue dans les expériences exposées plus haut. Le maximum de sensibilité étant obtenu lorsque la résistance du contact imparfait était de ooo ohms environ, et que l'extrémité du fil métallique affleurait à peine le ménisque du liquide. Les résultats obtenus étaient meilleurs avec un fil de cuivre, attaqué par l’eau acidulée, qu’avec uil fil de platine.
- V. — Les contacts charbon-métal, métal-métal plongés dans du pétrole nous ont donné des résultats absolument comparables à ceux obtenus dans l’air, avec un peu moins de sensibilité peut-être. Cependant le contact zinc-mousse de platine uous a paru excellent.
- VT. Les quelques essais tentés avec des contacts dans le vide n’ont donné aucun résultat. Il est vrai que le réglage de la conductibilité est rendu très difficile. De plus les effets constatés n’auraient pas été absolument probants, car il a été démontré qu’il reste toujours une couche d’air adhérente aux corps plongés dans un espace où l’on fait le vide.
- Lin résumé,
- Deux corps conducteurs quelconques peuvent être placés en contact imparfait tel que l’action des ondes hertziennes produise des variations faibles de la résistance de ce contact, suivant le rythme de l’interrupteur de l’appareil producteur d’ondes, et la résistance revenant à sa valeur initiale quaud le contact est soustrait a l’acLiou des ondes. Tout se passé comme si chaque série d’ondes produisait dans le circuit une résistance négative.
- Essai i»; théorie. — Le fonctionnement des eohéreurs ordinaires et des eoliérours décohé-rants décrits ci-dessus nous paraissent pouvoir être expliqués, en s’appuyant sur les hypothèses
- Lorsque deux corps conducteurs sont rapprochés de telle sorte qu’ime mince couche de diélectrique soit comprise entre les points les plus voisins de leur surface et que l’on porte ces deux corps a deux potentiels différents le condensateur de faible capacité ainsi formé, crèvera lorsque la différence de potentiel atteindra une certaine valeur qui dépeud de la nature du diélectrique, de son épaisseur et des corps conducteurs; une étincelle jaillit et des particules des corps conducteurs entraînées par elle pourront former un pont entre les deux surfaces et établir entre elles une continuité qui sera détruite par le moindre choc.
- Si l’on rapproche encore davantage les corps conducteurs, on peut admettre, qu’avant l’établissement du contaet.absolu entre leurs surfaces, surtout si ceU'cs-ci sont presque planes dans le
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- voisinage du point de contact, ils peuvent être placés dans une position telle que le diélectrique soit refoulé en dehors des points des surfaces les plus voisins, produisant ainsi une petite gaine vide entre les deux conducteurs.
- Si Ton intercale alors le contact dans un circuit contenant une faible force électromotrice, il sc produira, entre les deux conducteurs, une effluve remplissant le chenal vide, et un instrument de mesure indiquera une certaine conductibilité du circuit.
- Si l’on augmente progressivement la force électromotrice, l’elllove renforcée agrandira le chenal jusqu’à ce que l'élasticité du diélectrique et son adhérence aux corps conducteurs s'opposent à cet élargissement. A ce moment, si la différence de potentiel continue à augmenter, une étincelle disruptive sc produira comme dans le cas ordinaire.
- On peut aussi former ce chenal de la manière suivante : les deux surfaces ayant etc placées de manière que la couche de diélectrique comprise entre elle soit très mince et continue, ou provoque par une eliargc convenable la production de l’étincelle et rétablissement d’un pont conducteur entre les deux, puis ou annule la différence de potentiel entre les deux corps et on provoque la rupture du pont. Le diélectrique pourra ne pas réoccuper l’espace occupé auparavant par celui-ci, et le chenal se trouvera ainsi formé.
- Ces divers laits sont plus ou moins nets suivant la nature du diélectrique et des corps eonduc-
- L’explication du fonctionnement des divers détecteurs d’ondes étudiés plus haut, devient alors
- i° Dans le cas de cohéreurs ordinaires, à contact unique, par exemple, la mince couche de diélectrique conquise entre les deux conducteurs est continue et l’appareil fonctionne comme un condensateur, et ce que M. Blondel a appelé la tension critique de cohérance est la différence de potentiel que peuvent supporter les armatures du condensateur sans ce crever » ; on conçoit l’influence de la pression des corps en contact imparfait, car la couche de diélectrique sera d’autant plus mince que la pression sera plus lorte.
- Lorsqu’on intercale l’appareil dans un circuit contenant une force électromotrice inférieure à cette tension critique, et qu’on le soumet à l’action d’ondes hertziennes, celles-ci auront pour effet d’établir entre les armatures une certaine différence de potentiel qui pourra s’ajouter à celle existant normalement et provoquer alors la décharge du condensateur,
- On pourrait croire que la valeur de cette tension critique n’a pas d’importance et qu’il suffit que la force électromotrice du circuit soit légèrement inférieure à l’autre, l’action des ondes hertziennes fournissant le complément pour provoquer la décharge. Mais il est facile de se rendre compte qu’il u’en est pas ainsi et qu'il n’esl pas possible d'obtenir un fonctionnement régulier lorsque la différence de potentiel établie normalement, par le circuit, entre les armatures du condensateur est assez élevée, et peu inférieure à la tension critique. On est oblige, dans ce cas, pour avoir un bon fonctionnement, de placer dans le circuit une force électromotriee .notablement intérieure à la tension critique, et la sensibilité de l’instrument s’en trouve fur le me ni diminuée. 11 y a donc avantage à employer des cohéreurs à basse tension critique.
- On constate fréquemment que certains cohéreurs à limailles métalliques, malgré la snppres-' sion des ondes parasites et l’énergie des chocs, ne se décollèrent pas toujours au premier choc et que, lorsqu ils se décollèrent au premier choc, leur sensibilité est, aussitôt après, notablement plus grande que quelques instants plus tard. On peut expliquer le premier fait en admettant que les petits condensateurs formés par les grains de limailles n’ont pas eu tout le temps de sc décharger avant le choc et se déchargent apres celui-ci, et le second en admettant que la décharge des mêmes petits condensateurs n’a pas été complète avant le choc et qu’ils conservent pendant un certain temps après, une charge qui augmente la sensibilité de l’instrument puisqu'elle diminue la différence de potentiel à créer par les ondes pour provoquer l’étincelle.
- 2° Dans le cas des cohéreurs décohéranls, ou constate qu’en fonctionnement régulier, les variations de résistance du contact imparfait suivent le rvthme de l'interrupteur du producteur d’ondes. On peut admettre que chaque train d'ondes agit simultanément sur l’effluve dont il a été
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- s'élargit lorsque la différence de potentiel entre les conclu ! du train d’ondes, et revient à son état normal, grâce à l’élasticité du dié-
- ue cette action cesse. Chacun de ces élargissements ice à laquelle correspond une augmentation d'intens en même temps que l’eflluve revient à l’étal primiti
- de sensibilité t
- i diélectrique pendant le fonclionnemenl s proviendraient aussi des même causes
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Le transport d’énergie de Skjnerscelven è
- (') T.es hypothèses d'ondes hertziennes.
- le télé-
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- de Christiania résolut d’utiliser la chute d’Caü dont clic disposait à Skjnerscelven situé à environ id km de la ville.
- Le débit de la rivière à cet endroit s’élève à 2,5 nC par seconde cl la chute disponible ést de iôo m.
- Lé projet demandé par la ville de Chistianià prescrivait simplement une usine génératrice avec 6 groupes hydro-électriques dont 2 ne seraient toutefois installés que plus tard; toute latitude était laissée aux constructeurs quant au choix du syslèhie de Iratisjiorf. Dans ccs circonstances, la Compagnie de l’Industrie élec-
- trique à Genève présenta deux projets bien distincts : l’uti à courant continu, basé sur le système « série » bien connu de M. Thury, l’autre à courants diphasés, à conducteurs de retour commun. C’est à ce dernier système que (ut donnée la préférence.
- Nous allons exposer ci-dessous thés succinte-ment la manière dont fut réalisé ce transport d’énergie en doimantcependanl quelques détails plus complets sur les points spéciaux qui caractérisent l’installation secondaire.
- Usine génératrice. — Ainsi que nous le
- Fig. i el a, — Alternateurs à courants diphasés Tlmry,
- disions tout à l’heure, l’usine génératrice est composée momentanément de 4 groupes hydroélectriques de 6oo chevaux chacun. Tais turbines, a axe horizontal, sont construites pour une vitesse angulaire de 35o tours par minute et ont été livrées par les ateliers de construction Jen-sen elDalil à Christiania. Elles sont accouplées directement par manchon RafFard aux génératrices diphasées. Ces dernières ne présentent rien de nouveau en ce qui concerne leur construction- Les figures i et 2 en représentent des coupes et des vues partielles.
- La puissance apparente de chaque alternateur est de 4^0 kilovolts-ampères cl la puissance vraie (cos » - 0,9 environ) de 41(l kilo-
- watts. La tension est de 5 000 volts par phase, les deux phases ont un pôle commun. La
- fréquence est de 4^,66 périodes par seconde.
- Ces alternateurs sont à pôles séparés ; ceux-ci sont constitués par des paquets de tôles feuilletés fixés it une couronne de Ionie à l’aide de bou-lûnè vissés dans une clavette à section rectangulaire.
- La couronne inductrice est fixée à la lanterne d’inducteur à l’aide de 8 boulons.
- Le découpage des tôles est tel que l’entrefer aille en augmentant depuis l’axe d’un pôle jusqu’à l’extrémité des cornes polaires de façon a rendre la courbe de la tension aussi voisine de la sinusoïde que possible.
- L'enroulement des 12 pôles est lait en (il carré dont l’emploi est justifié par la vitesse circonférentielle qui est de 27 m par seconde.
- Les tôles induites disposées en deux paquets
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- et serrées à l’aide de boulons sont retenues à la carcasse extérieure par des clavettes fixées après des nervures.
- L’enroulement est disposé dans 64 encoches à demi ouvertes ; chaque phase a ainsi deux rainures par pôle portant une bobine soigneusement isolée.
- Le diamètre d’alésage de l’induit, est de
- Le courant nécessaire k lVxcilation de ces générateurs est fourni par 2 groupes de fui kilowatts chacun, disposés pour travailler en paral-
- lèle, mais dont Lun seulement est affecté au service régulier, l’autre tenant lien de réserve.
- T,e courant d'excitation avide est de 17,3 ampères et le courant d’excitation nécessaire pour produire l’intensité normale en court-circuit de 6 ampères. La chute de tension de ces machines est donc assez faible.
- L’excitation en pleine charge avec un facteur de puissance voisin de l’unité n’est que de 4 p- 100 supérieur à celle nécessaire a
- La mise en parallèle des alternateurs se fait à
- la manière ordinaire, c’est-à-dire qu'ils sont annulés à leur tension de régime et couplés au moment de la concordance de phase. Pour se rendre compte de cette concordance, chaque alternateur a son transformateur de mise en phase spécial dont le secondaire est relié à deux rails communs et sur lequel sont placés un voltmètre en dérivation eL une lampe témoin en série. L'interrupteur de la machine est fermé lorsque la lampe reste allumée.
- Un transformateur analogue, alimenté par un courant pris sur les rails de départ, fournit le courant à un voltmètre général qui reste en permanence dans le circuit.
- Enfin, un transformateur de 4 Kilowatts sert à I éclairage de l’usine.
- Ligne de transport. — La ligne destinée à transmettre l’énergie à Christiania est double. Elle est aérienne sur une longueur de 8 km et souterraine sur 1,5 km de son parcours. Les deux fils de retour communs ont un diamètre de 8,2 mm et les 4 autres de b.9 mm seulement.
- Les deux câbles souterrains sont composés chacun de 3 câbles dont nu 4c 85 mm* de section et 2 de Go mm3. Chaque fi] est protégé au départ çt à l’arrivée par nu parqjbuijre aufippytique à levier mobile 04 aluminium et à ppjptes en charbon.
- Station réceptrice. — La station réceptrice comprend 4 groupe? convertisseurs 4p courant diphasé en courant continu dont deux peuvent
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- être utilisés à volonté pour actionner les tramways urbains ou l’éclairage tandis (pie les deux autres sont destinés exclusivement à la trac-
- Les réceptrices sont des moteurs synchrones du même modèle que les génératrices primaires. Ils sont lancés à leur vitesse de régime par les génératrices auxquelles ils sont accouplés et qui tournent pour cotte opération en moteurs. Ces génératrices sont naturellement pourvues d’un rhéostat de mise en marche et leur excitation a lion soit par la batterie tampon du réseau de tramways, soit par le courant venant de l’ancienne station centrale. Les deux stations, distantes de i 5oo m, sont reliées par cable spécial et pourraient se soutenir réciproquement en cas d’accidcnt à l’une d’elles.
- De même qu’à l’usine génératrice, chaque moteur synchrone a son transformateur de mise en phase. Il y a également un appareil similaire pour lé voltmètre général.
- Les deux génératrices alimentant le réseau de tramways sont du type IIF (fig. d et. 4) l elles peuvent débiter chacune un courant deooo ampères sous une tension variant entre 58o et 65o volts. Les deux autres génératrices sont à deux enroulements et deux collecteurs. Cette disposition a été choisie en vue de produire à volonté du courant à 200 volts pour l’éclairage ou à ooo volts (en couplant les deux enroulements en tension) pour la traction.
- Un commutateur spécial opère à la lois le couplage en série ou en parallèle des deux enroulements en les commutant aux rails correspondants du tableau général de distribution. Toute fausse manœuvre est donc écartée. L’excitation de ces machines est prise sur les rails du réseau d’éclairage.
- Il est évident qu’en temps normal ces groupes ne travailleront que sur le réseau d’éclairage. L’accouplement en tension des bobinages n’a été prévu que pour parer à l’éventualité d’un accident au deux groupes 58o-65o volts destinés exclusivement à la traction.
- En outre du matériel ci-dessus, la station réceptrice comprend un groupe survolteur composé d’un moteur, type Cy, absorbant 4-8,5 ampères sous 58o volts, et d’une dynamo survol-triec du même tvpe pouvant fournir un courant de 5no ampères sous 52,5 volts, réunis sur bâti commun.
- Le but de ce survolteur est de permettre la charge complète d’une batterie tampon, tout en maintenant parfaitement, constante bitension du réseau de distribution, d’après le sysLèmo
- Thury.
- Lorsque la batterie passe brusquement du régime charge au régime décharge, les variations de voltage correspondantes sont corrigées sans retard indépendamment du débit et du degré de charge ou de décharge de la batterie.
- Ce résultat est obtenu de la façon la plus simple par l’application d’un régulateur automatique spécial (fig. 5) agissant sur l’excitation
- de la dynamo survoltrice. Le courant d’excitation est dérivé sur le réseau, c’est-à-dire branché sur les barres omnibus de départ, à potentiel constant.
- Le régulateur automatique agit sur une double rangée de touches correspondant à une résistance calculée de telle sorte que l’excitation puisse descendre du maximum à zéro, en suivant une échelle donnant un effet proportionnel au déplacement de la Louche mobile. La coupure du courant se fait lorsque le courant est réduit à un minimum très faible, et une résistance sans self-induction laisse passer l’exlra-courant : cette précaution évite l’étincelle de rupture. La double rangée de louches a pour but de permetlre l’inversion complète du sens de l'excitation, celle-ci passant ainsi graduellement d'un maximum positif à zéro et de zéro graduellement au maximum négatif, ce qui double la puissance régulatrice de la survoltrice.
- Le régulateur lui-même est actionné directement par un petit moteur. Son fonctionnement est entièrement mécanique, c’est-à-dire qu’il ne
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- dépend pas de relais à contacts ; ces derniers sont, complète ment supprimés, le voltmètre déterminant la régulation agit directement, et. sans aucun effort, sur un système de déclic à double action.
- La sensibilité du réglage peut être aussi grande que l'on veut, ce n’est qu'une question de choix du ressort antagoniste. On la limite ordinaire-
- ment h r p. ioo, soit 1/2 p. 100 en pins et en moins.
- Les avantages caractéristiques de cette dispo-
- i1' Réduction du nombre des éléments composant la ballerie ;
- a" Les éléments de réserve disparaissant complètement, tous les accumulateurs sont soumis
- au même régime, ce qui simplifie la surveillance de la charge.
- 3° Suppression de l’adjoncteur - réducteur (Vêlements avec ses nombreuses connexions.
- Un groupe transformateur de 4°° kilowatts (fig. 6) a été installé à l’usine réceptrice dans le but d’abaisser la tension du courant destiné à la traction de 080 volts à 0.00 volts et servir de secours à la station à vapeur. Eu cas d'arrêt complet du transport de force, ce groupe travaillerait en sens contraire et fournirait le courant aux tramways. Il s’agit donc dans un cas de dévoiler et clans l’autre de sur-voiler.
- Ce résultat peut être obtenu avec une seule dynamo (représentée sur la figure), à deux enrou-
- lements induits capables d'absorber ou de produire 2uo et 320 volts, mais ce système ne permettrait aucun réglage de la tension secondaire, laquelle varierait dans d’assez grandes limites en fonction de la charge du transformateur. C’est dans le but de parer à cet inconvénient que l’on a calé sur l’arbre de la même machine un deuxième induit de plus petite dimension ayant son système inducteur tout à fait indépendant et dont l’enroulement est formé par le prolongement de l’un des enroulements induits, il devient alors facile en agissant sur le champ de cette machine de faire varier dans une certaine mesure le rapport entre les tensions que produisent les deux enroulements.
- L’induit principal porto un enroulement à
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- aoo volts composé de barres noyées dans des rainures, et un deuxième enroulement composé du même nombre de barres, de même section, mais se prolongeant sur l’induit de réglage. Ce dernier étant déterminé pour 70 volts, la tension totale produite par le deuxième enroulement induit sera de 200 -|- 70 = $20 volts.
- Ces deux enroulements, sont toujours accouplés en tensiou ; ils deviennent l'un moteur et l’autre générateur ou vice-versa suivant que l’on survolte on que l’on dévolte.
- Les excitations sont indépendantes et. peuvent être prises, à l’aide d’un commutateur, soit directement sur la ligne h 200 volts, soit, a travers deux résistances fixes, sur la ligne à 58o volts.
- Cette disposition a été adoptée pour permettre la mise en service du transformateur dans le cas où le service serait complètement arrêté sur l’un ou l'autre dos réseaux.
- Telles sont les dispositions particulièrement intéressantes et très simples qui oui. été proposées par la Compagnie de l'Industrie électrique de Genève et acceptées par la ville de Christiania.
- L installation en service.depuis quelques mois fonctionne à l'entière satisfaction de la ville de Christiania et des constructeurs. J. R.
- MESURES
- Compensation de deux erreurs des watt-mètres, par L Kallir. Zeitschrift fur Elektrotechnik, l. XVIII, p. 233, 6 mai 1900.
- Dans les vvattmètres, on peuL presque toujours admettre qu’il y a proportionnalité entre
- la puissance K à mesurer et l’angle de torsion a. Mais cela n’est pas absolument rigoureux. D’abord, pour les courants alternatifs on néglige ainsi l’effet de la self-induction de la bobine ; en outre, dans l’im îles1 montages possjbles (fig. 1) la bobine fixe St parcourue par le cou-
- rant I de l’appareil d’utilisation À est aussi parcourue par le courant i de la bobine mobile S2, dans l’autre montage (fig. 2), la bobine mobile S,
- Fig. a.
- est soumise non pas à la tension A de l’appareil d’utilisation, mais à une différence de potentiel A, égale à la somme de A et de la chute ohmi-qne dans la bobine à gros fil.
- Dans le premier cas on a
- (I + *>' = K*
- Si Râ est la résistance de la bobine mobile et de la résistance de protection, on a
- 1 = ~57
- (en supposant toutefois pour le courant alternatif que la réactance de la bobine mobile est négligeable devant sa résistance). Donc
- IA + — K.R.,a.
- De même pour le deuxième cas, si on appelle R, la résistance de la bobine fixe S,, on a
- I.A -fï.% = K.RjSf.
- Donc dans le premier pas, on néglige la puissance consommée dans la bobine mobile et dans le deuxième cas, on néglige la puissance de la bobine fixe.
- Avec les bous instruments, l’erreur est petite si on a soin de déterminer dans chaque cas quel montage est préférable. C’est celle çhHer-inination que les instruments compensés permettent de laisser de côté. L’erreur maximum a lieu lorsque les denx montages doigtent ljpu à
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- 5°9
- la même erreur.
- L'erreur relative est alors de
- f-
- i8r,
- JA
- R,
- Rt
- R.,
- Calculons Ja grandeur de cette erreur pour un wattmctre de Ganz. L’inslrumont a deux bobines fixes : l’une avec 4 spires de résistance R', = 0,0017 w, l’autre avec 36 spires de résistance R'^ — 0,0292 te. La bobine mobile a 85 spires, une résistance de 3,4w- Une résistance de protection non inductive limite le courant à o, 1 ampère. Pour une tension de 1 00 volts, l’erreur maxima, en employant les deux boJmi-es fixes est de
- Mais l'erreur augmente beaucoup pour les tensions moindres.
- Si A = 5 volts, on aurait R, = 5o co et
- ce qui nécessiterait en tout cas une correction.
- I. — Si on emploi le montage de la figure 1, le courant qui traverse la bobine S,
- ii = i + ;
- est trop grand et le champ qui dévie la bobine mobile est trop fort. Nous donnerons au champ sa vraie valeur en ajoutant une seconde bobine Sa dans le circuit, traversée par un courant i, et dont le nombre de spires eL la position seront déterminés par la condition que l’action de cette bobine sur Sa soit égale et directement opposée à l’action du courant i sur Ss. Si S3 était enroule avec S, de telle manière que les spires des deux bobines soient exactement parallèles, Sa devrait avoir le même nombre de spires que S,, ce dispositif n’est pas nécessaire : S3 n’est astreint qu’à la seule condition d’exercer sur S2 le couple voulu. Le schéma du montage est donné par
- la figure 3, les bobines S, et Ss agissent en sens inverse. Ce qu’il y a de mieux à faire c’est de déterminer empiriquement le nombre de spires
- Fig. 3.
- de Sa. Il suilit. d'interrompre le circuit en u et il 11e devra se produire aucune déviation.
- La figure 4 indique de même un montage permettant de compenser l’erreur du montage de la figure «. On sait (pie le courant i delà bobine S, était trop grand d’une quantité I Pour compenser cette -erreur, on adjoint à Sa une autre bobine Ss parcourue par le courant I. Si Sa et S.i sont de même forme et placées de telle
- Fig. 4.
- sorte que exerce le même couple sur une spire de Sa et Sa, on devrait avoir, en désignant par N, et N3 le nombre de spires de S, et S,i,
- N-1Ç=M»
- Si les bobines S2 et Ss n’ont pas exactement, la même forme, 011 procédera empiriquement comme ci-dessus.
- Une fois la compensation faite, les deux montages donnent le même résultat. En pratique celui de la figure 3 est préférable, car celui de la figure 4 exige des conducteurs flexibles pour
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- amener le courant en S3 et donne lieu à un équipage mobile beaucoup plus lourd»
- Au lieu de placer la bobine S5 parallèlement
- lion, ce qui permet d’éviter une erreur qui se produirait sans cela avec les courants alternatifs. Soit M le coefficient d'induction mutuelle des bobines S1 et Ss ; le courant I produit dans Sa une force éleetromotrice induite
- Le courant i dépend donc non seulement de la tension A mais encore du courant 1. La grandeur de Terreur dépend de la grandeur de M,
- Si
- *’ig.
- valeur qui 11'est pas négligeable. On aura donc intérêt à rendre le coefficient d'induction mutuelle aussi faible que possible, tout en laissant la bobine S3 exercer sur S, le couple nécessaire. On prendra un plan d'enroulement sensiblement perpendiculaire à celui de St (fig. 5). De la sorte, on diminue le coefficient d'induction mutuelle pour 2 raisons : d'une part, il n’y a qu’un petit nombre des lignes de force produites par S,, qui traversent S3 ; d’autre part, S3 étant plus près de S., devra avoir moins de spires pour produire le couple voulu.
- Dans les instruments à lecture directe, la compensation ne peut être absolue h cause du déplacement de; la bobine mobile.
- II. — Nous avons vu plus haut que la self-induction de la bobine mobile est une cause d'erreur dans les mesures en courant alternatif. Eu temps ordinaire, 1’erreür est très petite parce que lü résistance non iuductive mise ett série avec la bobine est grande. Mais polir les mesures à bltsSe tetisilm et à hkUté fréqueiiee, TeCteUr petit devenir très appréciable. Daüs les mesures relatives à Tiiitërrupleür de Wehnelt, par exemple,
- de la grandeur et do la phase de T. M. dépend de Indisposition de la bobine S3 : si cello-ci est enroulée parallèlement avdc S2, le coefficient d'induction mutuelle est voisin du coefficient de self-induction de l’une des deux bobines. Pour le wattmètre de Ganz cité plus haut, le coefficient de self-inductioü des deux bobines fixes
- Lj = 0,0001.4 lienrv <uLi = o,o356
- Le courant 1 maximum étant «le 20 ampères,
- on a affaire a des tensions de 3o volts et a des fréquences qui vont jusqu'à 1700.
- Le coefficient de self-induction de la bobine mobile du watt.iuèlre de Ganz est L2 = o.ooi5 henry.
- Pour 1000 périodes
- WTJa=9,4*
- Pour une tension de 3o volts, la résistance du circuit à fil fin est de
- et l’on voit que la réactance n’est pas négligeable par rapport à la résistance.
- Le facteur do correction C„ par lequel il faut multiplier le produit CR2 a pour savoir la puis-
- *+(t:
- Le calcül de de coefficient est pénible, car il
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- exige In connaissance des coefficients de self-induction et des résistances du wattmètre et de l’appareil d’utilisation, cl de plus la connaissance de la fréquence, ce qui exige une mesure spéciale avec l’interrupteur de "WehnelL.
- L’erreur augmente si on met beaucoup de spires sur la bobine mobile pour augmenter la sensibilité. Le coefficient de self eroiL en effet comme le carré du nombre dé spires, tandis que la sensibilité est simplement proportionnelle à ce nombre. On peut employer une bobine de compensation qui, tout en annulant presque la self-induction, augmente beaucoup la sensibilité. La bobine de compensation Sa est mise dans le circuit de Sâ (fig. 6) et entoure la bobine mobile ; son nombre de spires est tel que les champs des deux Lobiites soient opposés el presque égaux. Les deux bobines réunies ont donc une très faible self-induction provenant uniquement du petit intervalle qui les sépare. La bobine fixe S, agit, sur S., et sur S#, mais l’action sur Sa ne produit aucun effets l’action sur S2 donne la déviation voulue. Le réglage de l'instrument ëo fait pat-la condition qtt’uti Même courant traversant S,, et S.i ne produise aucune déviation.
- III. — Les deux dispositifs de compensation peuvent être réunis sur le même instt-iiment. On peut réunir en une seule les deux bobines de Compensation en leur donnant la forhie de la ligure 7 pat exemple. Toutes les spires ont pour effet de diminuer la self. Par contre, seules les spires placées d’une façon dissymétrique par rapport au plan de S2 agissent pour donner un couple. En répartissant convenablement les spires sur on peut donner au couple sa vraie valeur, tout en réduisant la self-induction au minimum. E.D.
- DIVERS
- Propriétés du radium aux températures très basses, par O. Behrendsen. Drude’* Anmden, t. JT, p. 335-339, juin 1900.
- L'échantillon de radium qüi a servi à ces expériences n’était pas très actif : il n’excitait pas mi écran fluorescent et sa lüctll- n’était perceptible qu’à un œil bien reposé dans l’obscu-
- i En portant ce radium à la température de l’air bouillant. Fauteur a constaté d’abord une diminution notable de l’action électrique ; puis au bout de quelque temps,:tette action a repris à peu près son intensité primitive. Ramené à la température ordinaire, le radium était un peu plus actif qu’auparavant, mais le lendemain il avait repris son étal initial. M. L.
- Détermination théorique du rappoi't entre la conductibilité, calorifique et la conductibilité électrique des métaux d’après la théorie des électrons de Drude > ptu- M. Rèing&um, Prudes Annahm, t. Il, p. 398-404, juin 3900.
- La théorie des électrons de Drude (*) permet de détet-miiief- à priori l’ordre de grandeur du rapport --- entre la conductibilité calorifique el la conductibilité électrique d’uü métal. Oli lie peut détermindi' que l’ordre de gralideur de ce rapport parce qu’on fait entré!- dans le calcul deux nombres qui ne sont connus qüc d’une manière très incertaine : le nombre des molécules gazeuses par gramme et la grandeur de la charge électrique moléculaire.
- On peut se dispenser de faire usage de ces lieux iinmbres cl calculai- à priori-*- eu trans-formant, l’équation de Drude : on introduit dans le calcul FéqUivaleill élcetroubimiquc et la vitesse moyenne des molécules d’hydrogène déduite de la théorie cinétique. Le nombre ainsi obtenu cOïticidc d’iiiie manière remarquable avec celui qu’ont trouvé par l’expêl-ience Diessclhoi-sl et Jager.
- lîeingaum pense que sans avoir égard à la répartition des vitesses, le fait qüc l’équation de th-ude est vérifiée par l’expérience, permet de conclure : l'électricité sc déplace dans les métaux sous forme de niasses isolées, du même ordre de grandeur que les charges des ions élce-trolytiques et 011 peut appliquer à ces masses les principes de la théorie cinétique des gaz.
- M. L.-
- P) Écl. Élect: j t. ÎCXIIÏ, p. 3/Jfi, jülil igoo.
- Le Gér
- : C. NAUD.
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- TABLE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES
- ÉLECTRICITÉ ET MAGNÉTISME
- 117
- 79
- 4*7
- '*9
- 237
- “£3 t- s .se
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-
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- a33
- •^9
- Sur la mesure des p
- 74
- 74
- APPLICATIONS
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- 5,4
- L'ÉCJ.A-IBAOE ÉI.ECTHIQUE
- T. JHÏ. - H” 39.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 5f5
- EnuceUes à Charleroi......................192
- Transporteur éïéctro - automatique Dubs et L;n
- fit te.................................... 39o
- Statistique tics réseaux de traction électrique en
- Statistique des tramways des Etats-Unis et du Canada pour 1898 et i8yg . ........................xi.m
- Les tramways électriques de Uublin..............’ . ' xiÿ
- Informations : Annecy (Haute-Savoie), Liège, Lon-
- • (1res, Marseille, Yillefranehe-sur-Rhûne. xu Avignon, Coursan (Aude), Marseille, Moscou,
- Dagucux, Luc-sur-Mer, Nice, Saint-Luurcnt-
- de-Mure, Lexington à Boston, Nantua. . xtv
- Lyon. ..................................... ex
- Boulogne-sur-Mer................... exssu
- Télégraphie
- La télégraphie sans 111 au Congrès international
- d’électricité...............................480
- Etat actuel et progrès de la télégraphie sans fil par ondes hertziennes. — André Blondel et
- Gustave Ferrie......................4?i> 491
- Sur la dirigeabilitc des appareils de télégraphie sans Jil par les ondes électriques. —
- Rudolf JHoehmann............................489
- Utilisation de la télégraphie sans fil pour éviter les
- collisions en mer. — Bodde.................49<l
- Sur les eoliéreursdécohérentsct sur un essai de theo-
- riedes cohércurs eu général. — G.Ferrie 487, 409 Mouvements de la limaille dans les oohéreurs. —
- et Téléphonie.
- T,a télégraphie sans (U aux Philippines et en Amé-
- cnrité dos pêcheurs de Terre-Neuve. -
- Chaye-Packa..........................40 f
- Sur le tclégraphone. — V. Pouhen.............. 3g
- Applications thermiques.
- Chauifreltes électriques Parvillée pour tramways.
- — /. lleyval................................ 445 J
- Éclairage électrique.
- . Blon-
- del .
- l 464
- L’intensjté lumineuse de l’arc à courants continus.
- — M'W Hertu Arr[on.....................4-58
- candeseence filament de ch.arbon, système
- G. Wci$sma?in..........................355
- Sur l'es lampes à incandescence de faible intensité.
- Eclairage par accumulateurs des trains Qbicago-
- Électrochimie et Électrométallurgie
- L'électrochimie en 1900. — A. Minet..............
- L’état de l’industrie éiectrocbimique en 1899 * • x: Les progrès de l’élcctrométallurgie en 1899. — P. Chaton........................................x?
- mie. — Max Le Blanc....................
- Préparation et propriétés de deux borur-es de silicium Si B:i et Si Br\ — Henri Moisson ri
- Alfred Stock.......................f 59 et
- Sur les siliciures de fer. Sur la préparation industrielle du silicium. —l.eheau....................
- Spr la préparation éleetrolÿtiqnc dus hypochlo
- rites. — A. Sieverts...............
- Elcctrolyse des solutions concentrées d’hyppchlo rites. Réactions secondaires d.e l’électro
- lyse. - A. Brochet.................u3a
- L'industrie du carbure de calcium en Autriche-lion
- gne.
- Gin.
- L'industrie du carbure de calcium aux États-L et au Canada. —J.-4- Mathews. . L’industrie du carbure de calcium CH Snisge. -A. Bijssel........................................
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Exposi
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- sa mmimimr ss
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- TABLE DES NOMS D'AUTEURS
- Sa »
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- REVUE D’ÉI.ECTRICITÉ
- Sa.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIV. — N° 39.
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- REYl'E n’F.I.EGTRIcri'K
- aës ï
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIV. — N" 39,
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- medi 7 Juillet 1900.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS ___
- Électriques — Mécaniques — Thermi^iés^^
- L'ÉNERGIE
- troduction des articles de L’ECLaÏraGE ÊLECTty&U&àsjhjriïerrdite.
- SOMMAIRE
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- usine dont le Génie Civil donne, d’après Engi-necr du 4 niai, la description suivante.
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- Supplément à L'Éclairage fÏÏcctriqup. du 7 juillet 1900
- du l'acide, et les projections sont évitées; les gaz sont en effet filtrés dans la couche supérieure de- la masse: ils se condensent ut sont relcnus dans -celle-ci. L avantage qui résulté de cet obstacle a la vaporisation de I acide est qu on n a besoin d ajouter du liquide qu a de rares intervalles, — I, accumulateur transportable humide est sujet aux courts-circuits entre les plaques, et, pour les éviter, doit être fréquemment, visite et lave, ce qui diminue sa duree, taure rivait couvert ses plaques, pour éviter cet inconvénient, avec de la flanelle, sansatleiiidre le but. On couvrit les plaques de gaines qui devaient, on même temps que supprimer les courts-circuits, empêcher la chute de la inaltéré active; mais la résistance intérieure de 1 accumulateur fut de ce fait Iresytugmentee et la capacité réduite; la concentration du liquide se lit mal. — Dans 1 accumulateur sec. on n a pas eu besoin d isoler les plaques par dos baguettes: la masse les maintient ello-momc solidement, empecho par suite les depots: et e est ce qu on a constate d ailleurs au chemin de 1er de Berlm-Gliarlottenburg. qui utilise eus accumulateurs pour des courants intenses cl qui ti a pus, eu a changer de plaques. — Pas do lavages, do changements de plaques, etc., ni de manipulations dans 1 application de ces accumulateurs a 1 automobilisme. — Lu grand avantage qu ils possèdent consiste a pouvoir rapprocher les plaques sans crainte de courts-circuits, (m lait est a considérer dans la traction qui a besoin de batteries faciles a conduire, du longue duree, avec de faibles poids. — Un peut egalement diminuer 1 épaisseur des plaques de ces accumulateurs sans nuire a leur duree : par suile. on peut augmenter leur nombre pour un espace donne, et. pour une moine valeur de courant, la densitc de celui-ci sera
- que dans 1 accumulateur humide.
- Cet accumulateur tut. a la suite de bons essais, adopte par les chemins de ter de Berlin-Charlotten-burg. puis par les voilures automobiles, les bateaux électriques, les remorqueurs, etc.
- Les accumulateurs sont soudes, remplis de matière serbe et portes a 1 ensablage. puis les batteries sont formées, (.e travail est îacile : les plaques ne sont pas soudees 1 une a 1 autre a la maniéré ordi-
- un ruban qui se compose d un système de rubans do plomb plies ensemble. Le montage est peu coiileux et a une grande duree : il est plus facile qu une soudure. De plus, on peut facilement enlever mm plaque
- sans toucher aux soudures. Ce système est entré
- Le tvpe G île ces accumulateurs est destine an\ installations de lumière pour voitures, Omnibus, oho nnns de 1er et petites voitures automobiles. Le tvpe bt-, a ete emplove par les chemins de 1er precedents. a la grande satisfaction de la direction qui les recharge on fin do station. J.a société qui le>» fabrique a fourni, au mois d octobre dernier, quarante nouvelles batteries a cette ligne.
- Sur la. charge des accumulateurs. — Dans la hlectrockemtsche Zeitschrift, de février ip. ou-24b', M. K. biuurr publiait un article relatif a 1 emploi des batteries d accumulateurs dans les ateliers pour 1 éclairage do ceux-ci ou pour leur utilisation a l alimentation des machines-outils en cas d interruption de 1 alimentation par le reseau de distribution. Le dernier numéro du Mois scientifique et industriel résumé ainsi cet
- Pour charger des accumulateurs eu sono sans machine supplémentaire, on peut ou bien changer le nombre de tours de lu machine existante ou bien changer son champ iriugnel ique. Le premier procédé présente des difficultés, car en general les machines sont mues par une transmission d atelier qui tourne a une vitesse constante. Un peut cependant prendre un terme movon : logerement augmenter le nombre de tours d une façon permanente et finir de regler en intercalant une résistance dans le champ magnétique; de cette façon, on peut ne pas lorcer la machine a tourner trop vite et ne rien troubler dans les installations de lumière. — Lu pratique. 1 élévation île tension necessaire pour la charge des accumulateurs est taiblc. — Ainsi, pour une batterie de iiu volts, uü volts suflisent, et. si 3a demande do courant n est pas trop forte, la machine peut bien supporter cet a-emip. Il y a lieu de recommander d ailleurs de charger a laihle courant, car 1 eflel utile des accumulateurs pour une quantité donnée il am-percs-heures croit avec le temps de charge. 11 v a heu de charger a watts constants : les lorts courants nuisent a la capacité. On peut se rendre compte si l ona bien réalisé la tension etl amperage voulus, en utilisant pour 1 essai un groupe de lampes disposées
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- Tome XXIV
- Samedi 14 Juillet 1900.
- f* Année. — N' 28.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques -
- L’ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L'ÉCLAIRAGE
- EiEcafrâBir m&bfonii
- SOMMAIRE
- C.-F. GUILBERT. — L'Exposition universelle : Groupe électrogène à'courants diphasés de 700 kilowatts de la maison .f. Farcot..........................................................................
- HEYLAND. — Méthode d'essais des moteurs d'induction....................................................
- L. JUMAU. — Sur l’emploi d'une électrode supplémentaire dans les recherches sur l'accumulateur électrique.............................................................................................
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Electrochimie : Sur les fours électriques au point de vue de la fabrication du carbure de calcium, par
- Birger C\rlson................................................................................
- Mesures : Mesures d’isolement Martin Kallmann..........................................................
- Dynamomètre à frein électrique, par A. Gran.......................................................
- Magnéto-optique J Etude du phénomène de Zeeman par la méthode interférentielle, par J. Shedd. . . .
- Réflexion de la lumière sur la surface d’un aimant, par F.-J. Michiu.i............................
- Thermo-électricité ; Sur la mesure des phénomènes thermo-électriques, par P. Stiiàxco..................
- Théorie de la thei’mo-électrieilé de la conductibilité calorifique, parO. Wiedeburg...............
- Régime de température d'un conducteur chaulfé par un courant électrique, par F. Kohlrausch et par H. Diessislshorst.................................................................................
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des sciences ; Sur les propriétés thermo-électriques de divers alliages, par E. Stkinmann. . .
- Société française de physique : Comparaison entre le thermomètre de platine et le thermomètre à azote,
- par P. Chappuis et J.-A, H,titrait.......................................................
- .Quelques transformations des rayons X. par 11. Dufour.................. . ..................
- Société de physique de Londres : Elude comparative de quelques thermomètres à résistance de platine,
- par H.-M. Tory...........................................................................
- Comparaison entre le thermomètre de platine et le thermomètre à azote, H.-L. Cai.lendar......
- SUPPLÉMENT
- Traction électrique : Les tramways électriques de Dublin. — Télégraphe imprimant genre Bréguet. — Eclairage électrique : Informations. — Brevets d’invention. — Avis : Ecoie militaire de Rambouillet. — Grande encyclopédie..................................................................
- 4i
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- ^9
- 78
- 79
- 79
- 80 80
- Adresser tout ce qui concerne la Rédaction à M. J. BLONDIN, 171, Faubourg-Poissonnière (9e arrondissement).
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- XIV
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- .NOUVELLES
- ET ÉCHOS
- COMPAGNIE
- Anciens ateliers HOURY et C10, VEDOVELLI et PRIESTLEY SIÈGE SOCIAL : 60, rue de Proveace à Paris
- MANUFACTURE GÉNÉRALE DE CABLES & FILS ELECTRIQUES
- Appareillage électrique
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- peroxyde de bismuth cl sa formation avec des lessives plus ou moins étendues. — Cowper Coles a produit du vanadium solide par éleclrolyse de l’anhydride vanadique avec un courant de deux ampères par dmq, et à 82°, et le palladium par électrolyse d une solution de palladium chloro-ammnniacale.
- 1)01 a obtenu les phosphores métalliques par élec-trolyse humide, Brédigpar l’arc électrique.
- VIII. — Chimie axalyttqe. — Peu de nouveau; pour la précipitation électro-analytique des métaux, Wuikler emploie un filet en fils de platine sur lequel ils se déposent. La durée de la précipitation est ainsi \ fois moindre. — Benton Pales et Arcdy ont démontré que. dans la précipitation du fer par i'oxa-Iate d’AzII1, tout le fer n’est pas précipité. — Croit et Werwer prétendent, le contraire. Avery et Pale ont fait des recherches .sur la réaction du fer avec les rhodanates alcalins en présence de l’acide oxalique.
- W Electricien a donné des renseignements sur les houes du ralfmage du cuivre. — Fernherger et Smith étudient les précipités métalliques et la séparation des phosphates en dissolution, — Hollard donne de bons renseignements .sur la détermination des alliages de plomb et d’autres métaux, et sür l'ana- I lyse des boues d'anodos du raffinage de cuivre. —
- Budde et Schon ont modifié la méthode de Kjeddahl pour la détermination de l’Àz des corps organi-
- IX. — Kr.i'.cTitocniMiE ouganiquk. -- llhode a appliqué les méthodes de réduction d'Elbs des corps nitreux aromatiques, au nilrotoluol et a obtenu Fazotoluol et lhvdrazotoluol correspondants. Le procédé d'Elbs a été breveté par la fabrique Wulfiog Lob. — I.ob a également réussi la production des corps azotés par la réduction dans une solution alcaline ; il a obtenu ainsi le nitrohenzol, le nilroto-luol, etc. -— Tafel, en réduisant électriquement la sti'ychnine, a démontré que COH du groupe des amides est déplacé par H. — Binz a prouvé que la réduction de l’indigo ordinaire ou indigo blanc est due non a l liydrogene mais au zinc. — Bach a démontré que dans la réduction de CO2 clcctrolvtique, l’acide formique se forme, et aussi de la formaldéhyde. — James a obtenu de l’acide benzoïque du benjoin et du benzyl par oxydation éieetrolytique ; il se produit en outre de l’éther éthyl-henzoïque et des résines. — Perlin a étudié l’oxydation éieetrolytique de l’anthraquinone et, contrairement à Goppelsræ-der, 11'a pu obtenir de l’oxyanthraquinonc. — Ultsch a pu effectuer l’oxydation entière du sucre en COJ ar l’électrolvse en présence de SOIR — D’après Ioeller, il se forme par félectrolyse d’une solution de nitrobenziue alcaline de l’alcool de la oarbylu-mine par oxydation de l’aniline qui se forme la pre-
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- moteurs asynchrones triphasés............................................................. i3i
- A. POTIER. -- Sur la réaction d’induit des alternateurs........................................... i33
- G. CLAUDE. — Quelques idées nouvelles sur le mécanisme de l’éleclrolyse par les courants de
- retour.................................................................................... i4i
- J. REYVAL. — Compensateur Solignac pour moteurs de traction....................................... i54
- 81 magnétisme moléculaire,'par lé même. .... L ^ . I . /....................\ f...............^ .
- Académie des sciences : Sur un nouveau type de trompe à mercure permettant d obtenir le vide maximum,
- par Bekliîmokt et Jouaud.........................................................................
- Sur le rayonnement de l'uranium, par H. BrcqTjmtiîL..................................................
- Préparation et propriétés de deux Dorures de silicium SiB3 et SiB*,, par H, Moissan et A. Stock .... Sur le dosage éleclrolyliqiie du bismuth, par Dinilry Balaciiowskï...................................
- 158
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- IDtJ
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- Ecole supérieure d’électricité. — Exposition universelle : Les tapis élévateurs. — Congrès de physique. — Génération et distribution : Moteur à gaz Mannonier à adüiissiou et détente variables. — Gaz à
- à courants polyphasés. — Traction électrique : Statistique des tramways des Etats-Unis et du Canada pour 1898 et 1899. — Sur la traction électrique à grande vitesse. — Sur les joints de rails de tramways. — Informations. — Télégraphie : La télégraphie sans fil aux Philippines et cil Amérique.— Electrochimie : L’usine à carbure de calcium d lmalra (Finlande}. — L’Aluminothermie....................>
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- Moteur à gaz Marmonier à admission et détente variables.— Dans le Bulletin technologique des Arts et Métiers de février dernier MM, Borain et Julien donnent lu description de ee moteur en l’accompagnant de considérations générales qui montrent que les idées exposées par M. Witz dans la première édition de son Traité des moteurs à gaz cl appliquées en partie dans le moteur Charnu, commencent à se répandre parmi les constructeurs de moteurs a gaz. En analysant cet article, le Mois scientifique et industriel dit en effet :
- Les auteurs constatent que les moyens généralement employés pour régler les moteurs à explosions, produire de3 ratés dans l’allumage, avancer ou retarder le moment de cet allumage, ne sont ni rationnels, ni économiques, qu’ils sont même barbares. Dans les deux cas, la quantité de mélange aspiré est toujours la même et partant, la dépense constante cl. égale an maximum. De plus, avec le premier procédé, ou diminue la fréquence des courses utiles, quand déjà en marche normale ce peu de fréquence est uirinconvénient.
- Le dispositif inventé par M. Marmonier permet la régularisation en faisant varier la quantité du mélange aspiré et la détente des gaz exploses ; il permet, pour toutes les admissions partielles allant de l'admission maximum à I admission nulle et vice versa, la constance de la proportion de gaz frais et de gaz brûlé composant le mélange explosif, ainsi que du degré de compression.
- L’invention réside dans l'emploi d'un contre-piston fermant le cylindre et recevant, de l’arbre moteur, un mouvement alternatif de course et de sens variable, par l’intermédiaire d une coulisse analogue à la coulisse Stéphcnson. Suivant la position du coulisseau qui relie la coulisse au contre-piston, ce contre-piston peut rester stationnaire, marcher dans le même sens ou en sens contraire du piston d’une course variable. Le volume de mélange introduit peut donc varier depuis zéro jusqu'au double du volume engendre par le piston.
- La position du coulisseau sur la coulisse est réglée au moyen d'une vis manœuvvée par un volant. On peut aussi, à i'aide d'un dispositif très simple, faire commander l’avance à l'allumage par la même vis de manœuvre du coulisseau et obtenir ainsi une augmentation automatique de l’avance à l’allumage à mesure qu’augmente la quantité de mélange admis.
- Le conducteur n’a plus entre les mains qu’un organe unique de commande qui lui permet de proportionner à tous les instants la puissance, la vitesse du moteur, ainsi que la dépense, au travail à développer, et de donner au véhicule l'allure désirée, et cela dans les meilleures conditions possibles de rendement.
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- La production du gaz comprend deux périodes ; dans la première on insuffle de l'air chaud sous la grille du gazogènependant environ dix minutes pour porter le coke à la température la plus élevée possible ; dans la seconde on envoie de la vapeur dans le gazogène pendant que- la température est assez élevée pour la décomposition de l’eau, c’est-à-dire pendant j à .» minutes. Dans la première période l’appareil fonctionne comme un gazogène Siemens ni permet la dissociation de l’acide carbonique et de.s composés azotés.
- Des expériences ont été faites d'abord àWarstein, en Westphalie, avec du coke à gaz d'Kssenconlcnant 8-,G p. ioo de carbone ; on a obtenu i 5Go litres de gaz par kilogramme de coke, chiffre qui se réduit à x i3o, si on tient compte du coke nécessaire au chauffage de l'air et à la production de la vapeur. On double ainsi la quantité de gaz ; le gaz obtenu a uni-densité de o,536 et un pouvoir calorique de \ 089 par
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- Le général de brigade Greely vient d’èl.re chargé de diriger des installations de postes de télégraphie sans fil dans le port de San-Francisco à Porlo-Rico el aux Philippines. Dans le port de New-York on
- rtc
- qui relie le fort Ilamilton au fort Hancock, car ce câble qui vient dY-tre relevé était rompu en onze
- sant contre les rochers. Quant à San-Francisco, on désire relier plusieurs points du port où l’on a installé des batteries. A Porto-Rico un va relier l’île
- s de la côte de Pile \
- bile du Corregidor, Bohal, Cebu et d’autres points
- L'usine à carbure de calcium d’Imatra (Finlande). — La Nature donne, d’après les Comptes rendus de. In Société de l'Industrie minérale, la description suivante ,1e cette usine qui est, parait-il. la première usine il carbure de calcium du territoire russe :
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- chute et les rapides de Linen-Kosté, la société anonyme finlandaise « Sitola Akliengesellsehaft » édifie une usine hydro-électrique de 5 ooo chevaux qui sera en plein fonctionnement en juillet prochain. Les membres du Congrès des électriciens de Saint-Pétersbourg ont visité dernièrement les chantiers sous la conduite du directeur, M. Kheffding, et de .M. l'ingénieur Verne.
- Les bâtiments d'habitation, magasins, ateliers mécaniques et la fonderie sont construits. On achève I établissement d un barrage de 100 m en bois, sur le côlé droit de la Vowox et. l'on travail!o activement à J installation des turbines. Pour diriger les masses d'eau vers le barrage, un a éLabli une digue à angle obLus en remontant. Ce premier barrage donnera une puissance de 5 ooo chevaux avec une chute de f mètres ; du côté opposé, un second barrage en pierres est en construction ; il donnera ao ooo chevaux avec une chute de ;> ni.
- On compte obtenir, dans l'avenir, lorsque toute la puissance de la Yonox sera utilisée, une puissance de \o ooo chevaux, que l’on transportera par courants triphasés à Saint-Pétersbourg et à Yibourg. Actuellement une usine pour la fabrication du carbure de calcium est en construction : c’est la première en Hussic, elle ne fonctionnera que pendant les grandes eaux de la Youox, c’est-à-dire pendant sept à huit mois et travaillera au coke venant d’Angleterre et à la chaux du pays. Le roui de l’installation complète s'élèvera à i5 millions rlc francs.
- La Société a acquis de l’Elal finlandais 70 hectares de terrain et la chute sur une longueur d un demi-kilomètre, au prix de 1G0 ooo francs.
- L’aluminothermie. — Sous ce titre on désigne maintenant le procédé de chauffage imaginé par le l)1'llans Goi.oschmiot et qui, comme nos lecteurs le savent par les descriptions qui en ont été données dans ce journal (t. XYI, p. 504-007, ly septembre 1898, et t. XXI, p. 208-261, 18 novembre 1899,1, consiste à oxyder l'aluminium par un oxyde métallique. Cette oxydation dégageant une énorme quantité de chaleur qu'il est facile de concentrer dans un espace restreint il est possible de produire ainsi des températures extrêmement élevées, que le Dr (xoldschmidt a mises à prolit pour l’obtention, à l’état fondu, de métaux très difficilement fusibles. comme le chromo, le manganèse, etc., et pour le soudage dos métaux, en particulier du ter. Dans le premier cas l'aluminium en poudre est mélangé avec une proportion convenable de l’oxyde du métal que l’on veut obtenir ; eet oxyde est réduit par l’aluminium et le métal se sépare à l’état liquide sous une couche d'alumine. Lorsqu'il ne s’agit que de chauffer à une haute température deux pièces que l’on veut souder, on emploie un mélange de poudre d’aluminium et d’oxyde de fer, mélange auquel l’inventeur doune le nom de thermie.
- Dans son dernier numéro, notre confrère L'Industrie Electrique consacre un article à la description de cc procédé de chauffage -, nous y trouvons sur le soudage des tubes de fer et des
- 1 rails d’acier les renseignements pratiques suivants qui complètent ceux qui ont déjà été pu-I bliés dans les articles rappelés plus haut.
- Ün commence par bien nettoyer les parties à réunir, à la lime par exemple, on joint les deux tubes en les maintenant dans des pinces réunies par des tirants à vis qui permettent non seulement d'unir intimement les deux branches à souder mais encore de forcer le serrage lorsque l’on atteint le point de fusion.
- La partie à souder est entourée d’un moule en tôle très simple qui épouse la forme du tube en laissant. le jeu nécessaire pour recevoir la coulée du mélange de chauffe.
- Pour opérer le soudage, on met. dans le creuset une petite quantité de thermie, on provoque la réaction au moyen d’une cartouche d'allumage ou d’une poudre dont la composition peut varier (c’est en général un mélange d’aluminium et d'un peroxyde très instable), 1 un y ajoute alors progressivement la quantité convenable de thermie. Au bout de quelques secondes, la fusion est complète, et l’on verse tout entier le contenu du creuset dans le moule.
- Le corindon, qui est au-dessus, coule le premier ; comme sa température de fusion est très haute et certainement supérieure à 2 ouo° C, les parois du moule et le tube formant parois froides se recouvrent instantanément d'une couche de 2 ou 3 mm de corindon ; c’est grâce à cette couche préservatrice que l’on peut, sans provoquer une fusion générale, opérer la coulée. Le fer ou le métal du thermie se sépare et s’amasse en lingot à la partie inférieure.
- Au bout du quelques instants la température du tube est maxinia, on force alors sur les vis de serrage et les deux parties du tube s'unissent irtirno-
- Au bout de quelques minutes, ou enleve le moule et 011 fait tomber la gangue, la soudure est terminée.
- Cette opération, excessivement simple, réussit très bien lorsque l’opérateur a un peu de pratique ; il doit simplement apprendre quelques tours de main qui s'acquièrent en quelques leçons et permettent d’exécuter une soudure assez parfaite pour qu'elle soit presque invisible.
- La principale cause de succès réside dans la rapidité et aussi dans l'habileté à éviter le contact du métal à souder avec le métal en fusion,
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- Tome XXIV Samedi 4 Août 1900. 7* Année. — N“ 31.
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- articles de L’ÉÔLAthAGE ÉLECTRIQl
- J. REYVAL. - J/Exposition universelle : Accumulateurs Heinz; Accumulateur Oméga; Chaudière Soügnae........................................................................................... 161
- J. BLONDÏN. — Le quatrième Congrès international de Chimie appliquée.
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- P. DESOMBRE. — Traction électrique par courants triphasés sur le canal de Bruxelles à Charleroi. i83
- Recherches diverses : Sur l’électricité d< Sur l'influence de la proximité d une 111a
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- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Association amicale des ingénieurs électriciens [séance du 24 juillet). - La séance a lieu, à l’Kxposition, sous la présidence de M. Sar-liaux, président.
- Présents : MM. Isburl, G. Roux, A. Cance lils, Blondin, K. Vigneron, A. Cance, G. Pelissier, Guil-lon, Bailleux, Solignac, Sarcia, Ilérard, Clerc, I). Ange, Yéry, Lainnet, Ilamm, Bancelin, Perd. Meyer, Kriéger, Laflargue.
- Excusés : MM. Fontaine, Martine, Boistel, Eseh-
- Au commencement de la séance, M. le Président annonce que le bureau de lAssociation a cru devoir offrir un petit souvenir à M. Laffargue a l’occasion de sa récente nomination de chevalier de la Légion d’honneur, et il lui accroche à la boutonnière une croix incrustée de diamants. M. Laffargue remercie en quelques mots ses collègues de leur témoignage d’estime et de sympathie.
- Le procès-verbal de la dernière séance est lu et
- M. Grille est admis comme membre titulaire. M. Beignier, directeur du service électrique de la Société des Hauts Fourneaux de Maubeugc, est présenté comme membre titulaire. M. Jean Welter, directeur général de la Compagnie parisienne des voitures électriques, procédés lvriéger, est présenté à titre de membre étranger [2 bis, boulevard d'Tnker-mann, Neuilly-sur-Seine).
- M. le Président rapp.clle que le Congrès des électriciens aura lieu prochainement et il prie les membres de l’Association d'envoyer le plus tôt possible leur adhésion à M. P. Janet, 14, rue de Staël.
- M. le Président donne lecture d’une lettre de remerciements de la Fédération des chauffeurs-conducteurs à propos d’une somme de 100 fr qui leur a été votée.
- M. Ilérard propose que l’Association fasse, comme tous les ans, une excursion.
- M. Guilbert rappelle que l’Association des Ingénieurs américains et anglais doivenl arriver prochainement à Paris, et qu’il y aurait lieu de les inviter à notre excursion.
- Après divers votes, il est décidé que la réunion aura lieu à Bellevue et qu’elle comportera un dîner.
- Le voyage se fera en bateau. Le départ de Paris aura lieu au puni Royal. La caisse de l'Association supportera tous les frais. La date sera fixée par les soins de M. le Président.
- La séance est levée à 2 heures.
- EXPOSITION UNIVERSELLE
- Musée centennal d’électricité. — Situé un premier étage du Palais de l’Electricité, le Musée centennal du groupe V de la section française constitue, par la variété et le groupement des objets qui y sont exposés, une véritable leçon de choses. Grâce au zèle des membres des Comités d’admission et d’installation des cinq classes du groupe V (Electricité) et aux démarches de M. E. Sartiaux qui n’a ménagé ni son temps ni sa peine, le Musée centennal contient 210 ouvrages manuscrits ou imprimés concernant l’électricité, soigneusement choisis, et 200 instruments d’étude ou appareils industriels d’origine française, qui tous font le plus grand honneur au génie inventif de nos compatriotes.
- Nous n’avons pas besoin de donner ici la liste de ces appareils et instruments, le catalogue général venant d’en être publié el mis en vente au Musée. Nous nous bornerons à citer parmi les appareils d’étude les plus anciens : la balance de Coulomb f 178»), une pile thermo-éleclrique de Pouillet (1887), une balance électro-magnétique el un galvanomètre de Becquerel ( 18'i 7), un grand aimant ayant appartenu à l'abbé Nollet (ijVÎ), une table d’Airtpère (1820), un appareil construit par Pixii sous la direction d'Am-père pour les premières expériences d’induction (i83a),etc.; et parmi 1ns appareils industriels : des appareils télégraphiques Breguet (1848 et i85o), un télégraphe écrivant de Pouillet (1845), un accumulateur Planté (18O0), l’accumulateur original de Faure (t88o), des pièces de galvanoplastie de Ch. Ghristofle (iS'jO et 1842), un électromoteur Froment (iB'ift), la première machine Gramme pour l’électro-
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- chimie.(.187a), les lampes à arc de Foucault (18^9), d:Arohereau ('1849), de Duboscq (i858), le microphone Boursenl (187^), etc.
- Ces quelques noms suffisent, croyons-nous, pour rappeler que les savants et constructeurs français ont toujours.été à la tête du progrès, de la science et de l’industrie. C’est une constatation sans, doute banale mais que, sans enfreindre les règles de 1 hospitalité, les électriciens français devraient faire partager à nos hôtes étrangers en les conduisant devant les vitrines du Musée ccntennal.
- Les appareils d’éclairage par F acétylène. — Busnakd, président de la classe (Eclairage non électrique), a communiqué à l’une des séances de la section d’électrochimie du Congres de chimie appliquée, la liste des nombreux exposants d’appareils à acétylène, de l'Esplanade des Invalides et de l’Annexe de Yin-fftiines.
- Nous reproduisons cette • liste qui évitera bien des recherches aux électriciens s’occupant, de la question :
- I. — Lampes a main et appareils' portatifs (21 exposants)
- Alexandre Fernand, Paris. —- Lampes alimentées d'eau au moyen de plaques poreuses.
- Bleriot, Paris, (Acétvlite ou carbure enrobé). — Lanternes de voilures, candélabres, etc., récipient genre briquet acétylène.
- Cahen et Do ver, Paris. — Lanternes de bicyclettes et de voitures, lampes portatives avec brûleurs horizontaux pour projections.
- Cargues, à Bordeaux. — Lampes à mains. Eau tombant goutte à goutte sur le carbure, vis à aiguille de réglage. ; O . ' • - -
- " Chambeaud, Paris. — Lampes à brûleurs horizontaux pour projections, brûleurs divers,
- Chardin, Paris. — Lampes g’enrèhriquet hydrogène et lampes à petite cloche intérieure.
- Compagnie universelle d’acétylène, Paris.— Appareils portatifs, candélabres, système vases communiquants.
- Compagnie urbaine d’éclairage, Paris. — Candé-labi’es, lanternes de voitures système briquet hydrogène avec coucha de pétrole sur l’eau.
- Deroy fils, aîiîé,'Paris. — Appareils portatifs dit Mininus, alimentation automatique d’eau sur le car-
- Ducellier, Paris. — Lanternes à voitures et bicyclettes modèles riches.
- Frossard 41 Cle. Ronchamps. — Lampes porla-Lives-système vase de Mariotte et arrivée d’eau par tube capillaire. ?
- Gillet et Forcst, Paris. — Lampes dites photo-' graphiques. ,
- Jabtcuf, à Lj'on. — Lampes et lanternes, mèches! de coton allant du réservoir d’eau au carbure. !
- Fesnell et Compagnie, Paris. — Lampes porta-' lives et de voitures, candélabres, chute d’eau par tube capillaire.
- Fayan, à Bayeux. —Douilles de lanternes de voitures à acétylène s’appliquant à toutes les lanternes.
- Rozeaux. Paris. — SystèmeThiercelinet Rozeaux, lampe portative ornementée à trémie intérieure et petite cloche régulatrice.
- Sabatier, Comptoir de l'acétylène, Paris. — Candélabres et lampes portatives (vases communiquants).
- Société de l’acétylène dissous, Paris. — Générateur lléliophore, alimentation par capillarité de l'eau placée à l'extérieur du gazogène.
- Société internationale, Paris. — Candélabres et appareils portatifs, cloche à carbure granulé système vases communiquants.
- Tripier, Semur. — Appareils portatifs à projections, carbure granulé.
- Wagner et Cie. — Candélabres, lampes portatives, boites de campagne sylème vases communiquants.
- IL — Al*l\ABEJLS A CHUTE U'eau sur le carrure (69 exposants).
- Brosseau (Société d’exploitation des brevets), à 1 jevalloig. — Appareils en fonte de fer, petite cloche intérieure régulatrice commandant une aiguille ; arrivée de l'eau goutte à goutte.
- Gillet et Forest, Paris. —-Appareil saus-gazomè-Ire système vases communiquants, la pression régularisant la pression de l’eau sur le carbure.
- Graignic, à Pontoise. — Appareil dit le ce Jumeau », 2 cloches accouplées qui en descendant font communiquer l’eau d’un réservoir avec les tiroirs a
- Lebrun et Cornouaille à Paris. — Appareil le' « Bruucor »; à mouvement d’horlogerie par contre-, poids avec gazomètre. L’eau est projetée sur un panier de carbure à mouvement de rotation.
- Massiès fils, à Lautree. — Gazomètre avec deux générateurs sans compartiments. Un réservoir d’eau placé à côté de la cloche alimente le carbure à chaque descente de cette dernière.
- Fesnell et Cle, Paris. — Un réservoir d’eau entoure lu cloche du gazomètre, un tube de caoutchouc fixé d’un bout à un entonnoir et de l’autre au réservoir d'eau mobile, fait communiquer l’eau du réservoir avec les tiroirs à carbure à chaque descente de la cloche.
- Sabatier et C1* (Comptoir de l’acétylène), Paris. — Appareil à vases communiquants, à grands pression pour chalumeaux à braser.
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- Tisserand, à Saint-Dié. — (L’Idéal) 2 gazomètres placés sur le dessus de la cloche, montent et descendent avec cette dernière. Les \ paniers de carbure sont attaqués du haut, en bas par l'arrivée de l’eau provenant de la cloche au moyen d’un tube ad
- fII. — Appareils a contact d’eau attaquant le
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- Ackermann, Marseille. —Appareil le « Phébus », appareil sans cloche, vases communiquants, refroi-disseur d’eau.
- Alexandre Fernand, Paris. — Le « Radius » sans gazomètre, vases communiquants.
- Arnould (Grand-Montrouge). —Avec gazomètre, nombreux compartiments genre d’un damier.
- Beaudoin, Roehefort. — « Le Rêve » avec gazomètre actionnant l’arrivée de l’eau sur paniers superposés.
- Rleriot, Paris. — Carbure acétylite sans gazomètre, carbure enrobé dans du glucose et du pétrole formant un résidu de sucrate de chaux.
- Rouquet, Saint-Pierre-d Oloron. — Le Franco-Russe, un générateur à paniers superposés placé au centre dune cloche annulaire, un réservoir d’eau est mis en communication avec le gazogène à chaque descente de la cloche.
- Brûle et Cle, Paris. — Gazomètres et gazogènes à paniers.
- Cahen et Doyer, Paris. — Appareil Ozeray. Générateurs à paniers superposés placés directement sur une cloche de gazomètre.
- Compagnie Urbaine d’éclairage, Paris. —-Sans gazomètre, un seul panier attaqué en dessous par l’eau recouverte d’une couche de pétrole.
- Compagne Universelle d’acétylène, Lacroix, directeur. — Appareil héliogène, tiroirs ou paniers attaqués successivement, système des vases communiquants. F,au d’un réservoir à flotteur n’entrant dans le gazogène que lorsque la pression du gaz vient à baisser. Régulateur de pression.
- Carpentier et C10, Paris. — Gazomètre avec gazogène sur le côté.
- Delaty, â Mcxon. — « L’Ltincelant », avec gazomètre et gazogène sur le côté, réservoir d’eau adja-
- Deroy fils aîné. — Cloche gazomètre, alimentation successive des gazogènes à paniers par équilibre
- de la pression du gaz et de la charge d’eau dans lë réservoir.
- Chardin, Paris. — Gazomètre avec gazogène à paniers, réservoir d’eau en charge au-dessus des gazogènes.
- Frigent, à Lannion. — cc Poids et mesure bretons », cloche avec, plusieurs gazogènes l’entourant. L’eau n’arrive sur le carbure que si la pression diminue et à chaque descente de la cloche.
- Fourchotte, Paris. — Constructeurs Magnard et Cie. Avec gazomètre ; la cloche en descendant amorce une sorte de siphon qui alimente les gazogènes automatiquement sans mécanisme.
- Lannois, Arc-en-Barrois. — Gazomètre, 2 gazogènes à paniers alimentés par vases communiquants.
- Leblond, Darnétal.—-lin gazomètre, 2 gazogènes plongeant dans une cuve d’eau, appareil non automatique, tube caoutchouc reliant les gazogènes au gazo-
- Legrand, à Ivry. — Gazomètre et 2 gazogènes à paniers alimentés par de l’eau en charge à chaque descente de cloche.
- Lerormant, Fortier et C,e, Puteaux. — Une cloche et 6 générateurs reliés à un réservoir d’eau par des tubes flexibles.
- Luchaire, Paris. — Gazomètre et gazogène adjacents. L’eau est amenée sur les paniers par la différence de pression du gaz d'une petite cloche régulatrice qui s’élève lorsque celle du gazomètre s’abaisse.
- Martiret, Nogent-sur-Marne. — «Le Savoyard», un gazomètre annulaire dans lequel on place G générateurs qui sont attaqués successivement.
- Sabatier et Cic, Paris. — Comptoir de l’acétylène, gazogène à plusieurs paniers superposés reliés à la cloche par un tube flexible et amenant l’eau du gazomètre sur le carbure à chaque descente de cloche.
- Secheron et Fouques, Toulouse. — « Le Linx », appareils portatifs à dos d’homme, paniers intérieurs, genre briquet à hydrogène.
- Société nouvelle d’éclairage, Paris. — Gazogène à deux carburateurs (système des vases communiquants), i cartouches de carbure enrobé de pétrole ou de matières grasses enveloppées de papier sont placées dans chaque carburateur.
- Syndicat des exposants français acélylénistes. — 2 usines pour l’éclairage des berges de la Seine entre le pont de la Concorde et le pont des Invalides. — Gazomètres de j m3, 10 générateurs dans chaque usine de Go kg de carbure, l’un pour l’éclairage de
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- Terme, Aix-les-Bains. — Gazomètre actionnant ? tambours montés sur axe excentré et ayant une cloison verticale de séparation. La rotation du tambour obtenue par la descente de la cloche amène l'eau sous un panier de carbure suspendu sur le côté du tambour.
- Tripoul, Collian. — Appareil « L’cconomie » à doubles cloches dans lesquelles sont suspendus des paniers à carbure genre briquet à hydrogène.
- Wagner et Clê, Paris. — Appareil automatique «Américain », gazogène à 4 paniers à 10 compartiments, soit le, attaqués successivement, système des vases communiquants sans gazomètre.
- Costa y Poncés, Kspagne. — Cloche régulatrice tournant sur son axe et faisant manœuvrer par plan incliné à chaque descente et montée un contrepoids ouvrant un robinet. Chaque gazogène entourant la cloche reçoit une quantité d’eau égale à un volume. 12 gazogènes sont ainsi placés autour du gazomètre.
- Falacio, Kspagne. — Gazogène genre briquet à hydrogène.
- Jacot et Schaller, Suisse. — « Le Simplex » un grand bac dans lequel sont suspendues a cloches au centre desquelles sont accrochés des paniers de carbure que l’eau attaque progressivement (genre briquet à hydrogène).
- Meyer et Cie, Zurich. — Système a HélLodore ». — Gazomètre avec 10 générateurs en batterie; un seau en métal rempli de carbure est enfermé dans chaque générateur et est noyé successivement ; l'eau est amenée d’un réservoir en charge au moyeu d’un robinet de barrage actionné par la cloche du gazomètre.
- Steiner, à Bucarest. — Paniers accrochés au haut de la cloche du gazomètre, genre hriquet à hydro-
- Société suédoise d’acétylène. — Appareil « Suc-cia»,un gazomètre, 1 générateurs avec, paniers superposés, réservoir d’eau supérieur. A chaque descente de cloche une quantité d’eau 0 fois supérieure à celle nécessaire pour l'attaque du carbure d’un panier est envoyée dans le générateur. La quantité de gaz produite à chaque envoi d’eau est inférieure au volume du gazomètre.
- IV. — Appareils a chute de carbure dans xjnE
- Section A. — Carbure granulé (iG exposants).
- Ackermann, a Marseille. —Clapet de la trémie actionne par un flotteur, appareil sans gazomètre, système vases communiquants.
- Allard, Orléans. — Appareil a Le Phénix 1 avec gazomètre à double valve mesurant la quantité de earhurc à faire tomber.
- Ballissant, Viels-Maison. — Appareil « Le Cryp-to » avec cloche intérieure agissant directement sur la soupape de la trémie.
- Berger et C‘% Vienne (Isère). — Cloche du gazomètre annulaire actionnant la valve de la trémie, le gazogène est au centre de la cloche et est muni d’une soupape de vidange.
- Bordier, Paris (système Guy). — Cloche régulatrice adjacente au gazogène qui actionue un levier ouvrant la valve du réservoir à carbure.
- Compagnie LIeotro-Gaz, Lyon. — Grand gazogène avec gazomètre dont la cloche actionne la soupape de deux trémies placées de chaque côté. Le carbure tombe dans une grande masse d’eau. La vidange peut s-e faire en marche de l’appareil.
- Chardin, Paris. — Gazomètre surmonté d’une trémie à carbure, le gaz acétylène est en contact direct avec le carbure.
- Gouarne, Paris. — Doubles trémies pour pouvoir recharger le carbure pendant la marche, elles sont placées directement sur la cloche. Une soupape cône est soulevée lors de la descente de la cloche.
- Kielfer, Paris. — Appareil « Le Pharogène » avec cloche gazomètre actionnant la valve. La trémie peut être rechargée de carbure pendant la marche.
- Mehouas, Dol-de-Bretagne.— Gazogène en fonte de fer à ailettes refroidissantes, La diminution de la pression fait agir le levier de la soupape d’une trémie en verre. Pas de cloche régulatrice. Barboteur en verre faisant pendant à la trémie.
- Molé, Laval. — Gazogène avec trémie. La pression du gaz chasse l’eau du récipient attaché à l’extrémité du levier actionnant la soupape. Un contrepoids placé à Vautré bout du levier n’étant plus équilibré par l'eau soulève la soupape du carbure. Une petite cloche régularise la pression.
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- remplies de carbure, actionné par la cloche et ouvrant successivement chaque case.
- Javal, Neuilly. — Couronne de gobelets dont le fond de chacun d'eux s’ouvre au-dessus du gazogène. Chute d'eau automatique sur le carbure aussitôt sa chute. Vidange automatique de la chaux à chaque descente de la cloche.
- Lepinay et Clc, Chateauroux. — Appareil avec (razomètre et gazogène surmonté d une boîte contenant in à i5 godets. Un levier attenant à la cloche actionne par engrenage la rotation des godets, mouvement genre revolver.
- L'Hermite, Louviers. — Appareil « J/Eclair », magasin à carbure vertical ou horizontal selon le modèle. Chaque case de magasin est ouverte successivement par des cames en forme d'hélice sur un
- " l’ayan, Baveux. — Appareil dit « Le J.ux » avec série de godets remplis de carbure se déversant successivement dans le gazogène au moyen d’un levier actionné par la cloche.
- Fourehotte(Magnard et C1*. constructeur).— Carbure mis dans des -casiers circulaires tournant sur axe, genre revolver ; à chaque descente de la cloche un casier s'ouvre et laisse échapper du carbure dans le gazogène.
- Renoua et Defforges, Rordeaux. — Gazomètre et gazogène, ta boîtes contenant du carbure s'ouvrent successivement par mouvement d engrenage.
- Sabatier, Paris. — Générateur gazogène pouvant être placé à proximité d'un gazomètre. Le carbure est jeté à la main dans le gazogène en quantité suffisante pour remplir la cloche de gaz.
- Gustavson (Suède KohyNoor), — Gazomètre avec gazogène alimenté pardes boites rectangulaires remplies de carbure qui s'élèvent, se placent au-dessus du gazogène, se vident et redescendent mécaniquement. Le mouvement, est obtenu par un contrepoids formé de grosses chaînes en fer.
- Ivrebs, Rienne (Suisse). — Gazomètre et gazogène , godets de carbure genre revolver mus au moyen de rochet et crémaillère.
- Parli et Rrunschwyler, Bienne. — Appareil automatique « Gloria » avec godets genre revolver, rochet mu par la cloche; autre appareil « Helve-lia » où le carbure est jeté à la main dans le gazo-
- Palacios (Espagne). — Gazomètre et gazogène dans lequel on introduit le carbure à la main au. moyen d’uno double cuillère articulée à un long manche.
- Société « la Photolite », Liège. — Gazomètre et gazogène surmonté de cônes remplis de carbure s'ouvrant en desspus, système revolver.
- Société Norvégienne, D. et Norske acetylcn gaz. — Cloche du gazomètre donnant le mouvement au moyen d’une chaîne, a une roue à rochet pour ouvrir les trappes de boîtes coniques en fonte que l'on remplit de carbure. Gazogène séparé du gazomètre
- Vogmann Hauser, Zurich. — Grand gazomètre-actionnant par sa cloche une roue ou tambour denté pour faire tomber le carbure dans le gazogène atte--
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- 400 parties d’air comprime à \ cm d’eau.
- Pour brûler sans incandescence dans les becs à gaz ordinaire, il emploie :
- 35 parties .d’air;
- 65 parties d’acétylène. .
- Pour terminer cette énumération, M. Bernard donne également la désignation des divers brûleurs à acétylène exposés, car, dit-il, la fonction du brûleur dans l’éclairage à l'acétylène est capitale, et cet éclairage n’a réellement commencé à se développer que lorsqu'on a employé les brûleurs conjugués à entraînement d’air. Ceux employés précédemment sc bouchaient fréquemment par un dépôt de carbone à l'orifice du bec.
- VI. — Brûleurs a acétytène (6 exposants).
- Lebrun, à Cornaille, Paris. — Becs en opaline, forme bougie.
- Sabatier et Cu>, Paris. — Becs à incandescence à l’acétylène.
- Société de l'acétylène dissous, à Paris. —Becs « Sirius », becs à incandescence consommant de 3o à aoo litres d’acétylène, puissance lumineuse de 110 à 1 000 bougies.
- Société des carbures métalliques, à Paris. — Becs Bullier, becs conjugués à entraînement d'air en stéatite et en métal, tète stéatite, de diverses formes, groupes de brûleurs.
- Société d’exploitation du brevet Brosseau, Leval-lois. —Bec brevet Malbec, tête stéatite, tiges métal en tube pouvant se conjuguer à la main en faisant tourner les branches des brûleurs qui sont formés de tubes métalliques à frottement doux.
- Société française d’incandescence par le gaz. — Système Auer, becs multiples à incandescence pour lanternes et éclairage public.
- TRACTION ÉLECTRIQUE
- Informations. — Avignon. — La Commission d’enquête pour l’établissement de la ligne d’Avignon à Villeneuve-les-Avignon, doit se réunir prochainement à la Préfecture pour examiner les réclamations. Ces dernières consistent à demander que les Iram-wavs électriques gravissent la rampe qui conduit à la gare du pont d’Avignon.
- Coursan (Aude). — Dans une de scs dernières séances, le Conseil municipal a adopté les conclusions de la commission de l'intérieur, tendant à donner un avis favorable, sauf quelques réserves,-à l'installation des tramways à traction électrique dans la ville de Coursan.
- Marseille. — Afin de relier avec Marseille toutes les élégantes bourgades des coteaux de l'Estaque une entreprise industrielle va procéder bientôt à la construction d’un tramway électrique. La longueur du tracé sera de n km de Marseille à l'Estaque, de i3 km de l'Estaque à Val-de-llicard, de 11 km de Val-dc-Ricard à Sausset et de 4 km de Val-dc-Ricurd à Châteauneuf.
- Les déclivités maximum des pentes et rampes n’atteindront que 0,075, sur une longueur cumulée relativement restreinte de 3oo m au total.
- Les rails seront à gorge et à patin, du poids de 40 kg au mètre. Ils seront reliés entre eux par des éclisses boulonnées et posées sur une forme de to cm d’épaisseur. La ligne aérienne sera formée de fils de cuivre silicieux de 8 à 10 mm de diamètre, suspendus à 6 m environ et supportés par des consoles courtes fixées à des poteaux espacés de 5o m. Le matériel roulant sera composé de voitures automotrices et de voitures légères. Les premières seront pourvues de moteurs de 35 chevaux ; enfin l’usine génératrice sera installée à Val-de-Ricard.
- Moscou. — Le Conseil municipal de Moscou vient de décider l’extension du réseau actuel de tramways et la transformation de la traction animale en traction électrique. Le réseau aura une longueur de i35 km et les voitures marcheront à 20 km à l’heure. On emploiera le trôlet dans presque toute la ville.
- Pélussin (Loire). — Une enquête d utilité publique est ouverte sur les avant-projets de tramways à traction électrique de la place de la République de Saint-Etienne à Bourg-Argenlal et sur les lignes de tramways à vapeur de Bourg-Argcntal Pélussin. A cet effet, les pièces des avant-projets resteront déposées à la mairie des communes de Saint-Genest, Malifaux de Bourg-Argental et de Pélussin, pendant un mois. Au bout de ce temps, la Commission se réunira à la Préfecture et donnera son avis motivé sur l'utilité de l’entreprise.
- AVIS
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- Tome XXIV
- Samedi 11 Août 1900.
- 7* Année. — N° 32.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE feà
- SOMMAIRE
- E. NELSON-UHRY et J. REYVAL. — L Exposition uiiivofsgIIc \
- UEC^
- iges.
- Les fontaines lumineuses et le Château d’Eau............................................................... 201
- Gazogènes Hiché............................................................................................ 212
- Système de traction à contacts superficiels H. Dolter...................................................... 216
- J. BLONDIN. — Le quatrième Congrès international de chimie appliquée :
- Action du carbure de calcium sur quelques corps organiques, par Gin........................................ 222
- Préparation et propriétés du noir d’acétylène, par F. Hubou........................................... 223
- Action de divers métaux sur l’acétylène, par Sabatier et Senderens......................................... 224
- Les principes de l’analyse électrochimique, par A. Hollard................................................. 224
- Méthodes de dosage électrolytique du plomb, par Marie...................................................... 228
- Nouvelles applications de l’électroiyse à la chimie analytique, par F. Dupont.............................. 228
- Sur les changements du potentiel électrique pendant les réactions chimiques, par Ch. Zenghelis............. 229
- Electrolyse des solutions concentrées d’hypochlorites. — Réactions secondaires de l’électroiyse, par
- A. Brochet............................................................................................... 232
- Préparation et propriétés de deux siliciures de bore, par Moissan et Stock................................. 232
- Sur les siliciures de fer. — Sur la préparation industrielle du silicium, par Lebeau....................... . 232
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Magnétisme : Sur les écrans magnétiques, par H. du Bois et A.-P. Wills................................ 233
- Valeurs des éléments magnétiques terrestres à Potsdam pour 1899, par M. Eschenhagen............... 233
- Mesures : Trois méthodes pour la mesure des petits allongements par G. Ercolini....................... 233
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des sciences. — Sur le volant élastique, par L. Lecornu...................................... 234
- Sur les fonctions électrocapillaires des solutions aqueuses, par Gotjy ........................... 235
- Sur le spectre du radium, par Eug. Demarçay....................................................... 237
- Action de divers métaux divisés, platine, cobalt, fer, sur l’acétylène et l’éthylène, par P. Sabatier et
- J.-B. Senderens.............................................................................. 237
- Sur du baryum radio-actif artificiel, par A. Debierne............................................. 237
- Sur la thermo-électricité des aciers, par G. Belloc............................................... 238
- Sur les moyens d’atténuer l’influence des courants industriels sur le champ terrestre, dans les observatoires magnétiques, par Th. Moüreaux............................................................ 239
- Sur l’électroiyse des solutions concentrées d’hypochlorites, par A. Brochet....................... 240
- SUPPLÉMENT
- Exposition universelle : Congrès international de physique. — Congrès international d’électricité — Congrès international de surveillance et de sécurité en matière d’appareils à vapeur. — Les appareils téléphoniques. — Les appareils Jacob Pûeter et C°. — Traction éléctrique : Sur la substitution de l’électricité à la vapeur sur les réseaux de traction. — Eclairage : Informations. — Avis : Electro-Ingénieur ............................................................................................ lxii
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- LXII
- Supplér
- à L’Éclairage Électrique du H août 1900
- NOUVELLES ET ÉCIIOS
- EXPOSITION UNIVERSELLE
- Congrès international de physique. — C’est lundi prochain 6 août que s’ouvrira ce Con-
- La séance d’ouverture a eu lieu lundi, à 3 heures de l’après-midi, dans la grande Salle du Palais des Congrès, à l’Exposition.
- Les séances ultérieures ont eu lieu au Siège de la Société de Physique, 44, rue de Rennes.
- Les travaux du Congrès, partagé en 7 sections, ont porté plus particulièrement sur la discussion des soixante rapports, actuellement imprimés, et dont la liste a été antérieurement publiée (Voir t. XXIll, p. li, 5 mai 1900).
- Des conférences et visites diverses ont été à présent organisées. M. le Prince Roland Bonaparte, membre de la Commission d’organisation, recevra les Congressistes samedi soir n août, dans son Hôtel de l'avenue d’Iéna; au cours de cette réception, des expériences seront faites et divers appareils exposés.
- Les rapports présentés au Congrès seront réunis eu trois beaux volumes In-80, qui seront distribués gratuitement, après le Congrès, aux adhérents (sauf le remboursement des frais d’envoi), alors même qu’ils n’auraient pu assister aux séances.
- Les adhésions sont reçues jusqu’au 12 août par M. L. Poincaré ; les cotisations doivent être adressées, avant cette date, au trésorier, M. de laTouanne, 8, rue dcTournon. Passé ce délai, les volumes contenant les rapports n’appartiendront plus à la Commission du Congrès et seront mis en vente à un prix très supérieur à celui de la carte du Congrès (>» &•)
- Parmi les rapports publiés cette semaine, citons ceux de :
- MM. Christiansen, sur Y Electricité de contact.
- Arrhéxius, sur la Dissociation électrolylique
- Lorentz, sur la Théorie des phénomènes magnéto-optiques.
- Nagaoka, sur la Magnétostriction.
- Bichàt et Savynceoauw, sur les Phénomènes actino-êlectriques produits par tes rayons
- Abraham, sur les Mesures de vitesse v.
- Exxjsr, sur les Recherches récentes relatives à l’électricité atmosphérique.
- Guillaume, sur les Unités de mesure.
- Griffiths, sur la Chaleur spécifique de l'eau.
- Ames, sur l’Equivalent mécanique de la chaleur.
- Congrès international d’électricité (i8-a5 août).— Les rapports suivants seront imprimés et distribués aux membres adhérents, à l’ouverture du Congrès :
- M. S.-P. Thompson, sur les Mécanismes électromagnétiques ;
- M. Hospitalier, sur les Grandeurs et unités;
- M. Violle, sur la Photométrie-,
- M. Leblano (M.), sur les Génératrices asynchrones etle compoundage des alternateurs ;
- M. Janet (P.), sur les Commutalrices et transformateurs redresseurs ;
- M. Boucherot(P.), sur l’Emploi des condensateurs ;
- Postel-Vinay, sur les Prises de courant pour tramways ;
- Blondel, sur les Lampes électriques ;
- Bouilhet, sur les Dépôts électrochimiques;
- SÉiîErt (général), sur les Fours employés dans la
- Blondel et capitaine Ferrie, sur la Télégraphie sans fil.
- Ajoutons un renseignement qui peut être utile aux membres de province et de l’étranger :
- L'Agence des Voyages Economiques, Faubourg Montmartre, il, à Paris, met à la disposition de Messieurs les Congressistes et de leurs familles, des logements dans plusieurs hôtels confortables de différentes catégories, à des prix variant de i5 à 20 francs par jour et par personne, comprenant : la chambre elles trois repas, vin compris.
- Une réduction sera faite aux personnes qui ne désireront prendre que la chambre etle petit déjeuner.
- Les demandes doivent parvenir à l'Agence, au plus tard, le 10 août, dernier délai, et indiquer la date de l’arrivée, la durée du séjour, le nombre de personnes et la manière dont elles désirent être logées, avec ou sans les deux principaux repas.
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- LXV1
- Supplément à L'Éclairage Électrique du II août
- 1
- réduisant cette dernière à ce qu’il est strictement
- 3° Le Congrès estime que les épreuves hydrauliques des appareils à vapeur ayant déjà servi, ne donnent pas à elles seules des garanties suffisantes de sécurité si elles ne sont pas accompagnées d'une
- 4e Lorsqu'une chaudière dont l’épreuve hydraulique se fait chez le constructeur, doit être transportée neuve du pays constructeur dans un autre pays, il est désirable que l'épreuve officielle faite dans le pays d’origine soit considérée comme l’équivalent, de l’épreuve du pays d’emploi, sauf motifs spé-
- 5° L’attention des associations de propriétaires d'appareils à vapeur est attirée sur l’utilité qu’il y aurait pour la sécurité publique à étendre leur surveillance sur l’emploi et la construction des récipients de vapeur.
- 6° L’attention des industriels faisant usage d’appareils à vapeur est attirée tant dans leur intérêt au point de vue de leur responsabilité que dans celui de la securité des personnes chargées de la conduite des chaudières, sur la nécessité d'installer des chaufferies spacieuses telles que le séjour pour le personnel y soit hygiénique en tout temps et qu’en cas d’explosion en quelque point qu’un chauffeur se trouve occupé, il ait à sa disposition pour s'échapper des issues directes toujours libres et aisément praticables.
- Dans la construction et 1 installation des chaudières à tubes d’eau, il est désirable non seulement que toutes les précautions utiles soienl prises pour rendre inoftènsive la rupture éventuelle d’un tube vaporisateur, mais encore que tous les tampons des treus de poing et autres soient exclusivement à fermeture autoclave.
- Le Congrès, sous la conduite de M. Compère, a visité également l'importante exposition collective des associations françaises de propriétaires d'appareils à vapeur, celles des associations autrichiennes et italiennes ; l'exposition française constitue un véritable musée des défauts des appareils à va-
- . Dans un dîner au palais d’Orsay, les associations françaises et étrangères de propriétaires d’appareils
- à vapeur sous la présidence de M. Prevet, sénateur, président du conseil d'administration de l’association parisienne ont enfin réuni les membres de la commission d’organisation du Congrès, du comité de patronage et les délégués des gouvernements des Sociétés techniques ; M. Prevet a fait ressortir la place importante que les associations de propriétaires d appareils à vapeur ont conquise dans l’œuvre de la sécurité, publique et il a montré comment l’Etat peut se décharger de son contrôle en le confiant, en ce qui concerne les appareils à vapeur, aux associa-
- Des félicitations cordiales ont été adressées à M. Compère qui a organisé le Congrès et su le mener à bien.
- Les appareils téléphoniques. — Dans le Journal télégraphique du 2D juillet dernier, M. J. Amzan donne une vue d’ensemble sur la téléphonie à l'Exposition; écrit par un spécialiste autorisé cct article ne peut manquer de guider dans leurs visites les personnes désireuses de se rendre compte des progrès récemment réalisés dans la construction des appareils téléphoniques; en voici la reproduction.
- Un coup d’œil général sur les appareil téléphoniques figurant à l’Exposition permet de les classer en postes d’abonnés, postes centraux, tableaux multiples téléphoniques, postes domestiques et appareils divers.
- Les transmetteurs et récepteurs téléphoniques pour postes d'abonnés exposés par les constructeurs français sont ceux admis sur les réseaux de l’Etat. On sait que l’Administration française ne fournil pas les appareils que les abonnés se procurent eux-inêuies auprès des constructeurs ou de leurs représentants. Cependant, avant de figurer sur les listes des appareils admis sur les lignes téléphoniques de l’Etat, ce matériel est examiné par une commission qui les étudie au point de vue de leur puissance téléphonique pour que la conversation soit possible sur quatre lignes interurbaines disposées en série et pour les liaisons desquelles interviennent nécessairement
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- cinq postes centraux. On voit que sur un tel circuit composé de 4 sections de longueurs diverses avec des sections de fils variées, 5 annonciateurs de fin de conversation sont disposés en surface sur les deux conducteurs.
- Mais si l'Administration française ne se charge pas jusqu’ici de la fourniture des appareils, clic en assure l’entretien. En vue de rendre cet entretien pratique, elle exige des constructeurs certaines conditions de construction, dont les principales sont indiquées ci-après :
- i° Toutes les vis entrant dans la construction des appareils téléphoniques doivent être conformes, quant au pas et à la grosseur, aux modèles-types.
- 2° L’emploi des vis à bois est défendu. Les vis à bois sont remplacées par des vis à métaux ou par des boulons, les têtes des boulons doivent être munies d'un pied et les écrous refendus pour permettre le
- 3° Les contacts à butée sont proscrits. Tous les contacts doivent être à frottement.
- 40 On ne doit faire usage pour les ressorts de communication que de paillettes d’acier avec contacts soit en platine, soit en argent au titre de 9/10 soudés ou solidement rivés.
- 5° Toutes les communications doivent être établies en fils de cuivre recouvert d’un isolant avec tresse de colon ou de soie et terminés par des poulies en laiton. La tresse est rouge pour le circuit primaire, bleue pour le circuit secondaire, jaune pour le circuit d’appel ; enfin pour les fils communs à plusieurs circuits, la tresse comprend des fils de trois couleurs.
- 6° L’installation des communications intérieures des transmetteurs doit être telle que, pendant la conversation, c’est-à-dire lorsque le levier commutateur est relevé, l’indépendance absolue des trois circuits, primaii'e, secondaire et d’appel, soit assu-
- 70 Les cordons souples des récepteurs doivent être attachés à des bornes extérieures.
- 8° Les membranes des récepteurs doivent être ver-
- La 6° condition a été imposée pour éviter le retour de difficultés qui se sont produites par suite du défaut d’isolement de certaines piles d’appel, dans les appareils reliés à des tableaux multiples avec jacks en série. Lors de l’essai des lignes, on constatait un
- très faible, suffisant pour actionner le téléphone de la téléphoniste qui faisait le « test ».
- Ces explications étaient nécessaires pour faire comprendre comment les appareils des abonnés
- français sont de types différents, contrairement à ce qui se passe dans la plupart des autres pays.
- Les appareils destinés aux abonnés des réseaux français doivent donc répondre aux conditions de puissance de transmission et à celles de construction. On trouvera chez les constructeurs des appareils qui, tout en remplissant ccs obligations, présentent les aspects les plus divers. Les uns sont à crayons de charbon, les autres à poudre ou à grenaille. Certains sont montés sur planchette verticale, les autres sur planchette en pupitre. Un assez grand nombre présente la disposition du poste combiné avec ou sans embouchure.
- Les constructeurs étrangers ont exposé les appareils suivants :
- Allemagne : Paul Hardegen et Cie, à Berlin. Téléphones et microphones. —Siemens et Ilalske. Téléphones, téléphones avec protection contre l'entrée
- Autriche : Deckert et Ilomolka, à Vienne. Micro-télcphoncs, transmetteurs-récepteurs. — Société anonyme de la Fabrique de téléphones. Appareils téléphoniques en tous genres.
- Belgique : Administration des télégraphes. Appareils téléphoniques.
- Hongrie : Ernfest, Budapest. Appareils téléphoniques.
- Les exposants de la section des Etats-Unis sont très nombreux en ce qui concerne les appareils téléphoniques.
- Le matériel des postes centraux de moyenne importance présenté par les exposants français se rapporte aux tableaux-commutateurs à 10, 25, 5o et 100 directions, tel qu’il a été décrit dans le Journal télégraphique du a5 mai 1900, page 97.
- Certains constructeurs ont exposé des tableaux-commutateurs anciens modèles, mais qui ne présentent plus qu’un intérêt rétrospectif.
- Les exposants étrangers ont apporté des tableaux-commutateurs. Ce sont :
- Allemagne : Siemens et Halsltc, Berlin.
- Grande-Bretagne : General Post Office.
- Hongrie : Direction générale des Postes et Télégraphes. — Société anonyme d’Usines d’électricité réunies, Budapest.
- Belgique : Direction générale des Télégraphes de Belgique.
- Enfin, parmi les constructeurs de multiples, nous voyons :
- MM. Aboilard et Cle.
- La Société des établissements Postel-Vinay.
- La Société industrielle des Téléphones.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 11
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- Siemens et Halske.
- Western Electric C°.
- Chacun de ces multiples sera 1 objet d’une étude spéciale comprenant les points suivants :
- 1 i° Nombre de jacks généraux par table, étant entendu que la table comporte trois groupes et que chaque groupe est desservi par une téléphoniste. Les jacks généraux étant multipliés de table en table, le nombre de jacks généraux d’une table donnera le chiffre de la capacité du multiple.
- 2° Le nombre d’abonnés desservis par une téléphoniste et la longueur totale du multiple développé sur une seule ligne pour recevoir le nombre total d’abonnés correspondant à celui de la capacité du multiple.
- 30 Le mode d’appel des abonnés. Le système variera suivant que le poste d’abonné sera muni d’une sonnerie ordinaire ou d’une sonnerie polarisée.
- /,° Le multiplage des jacks généraux en série ou en dérivation et le dispositif employé pour le « lest » de la ligne.
- 5° Le nombre de paire de cordons mis à la disposition de chaque téléphoniste. Ce nombre correspondra nécessairement à celui des clés d’écoute, des paires de clés d'appel, s’il y a lieu, et à celui des annonciateurs de fin de conversation.
- 6° Enlîn, la description des organes principaux, annonciateurs, clés d’écoute, jacks. etc.
- Autant qu’il sera possible de se procurer ces renseignements, on décrira le mode d’exploitation dans
- et dans le cas où un réseau urbain nécessite l’emploi de plusieurs multiples.
- Au nombre des appareils divers intéressant la télé-
- ^ Le' téléphone haut parleur de MM. Gaillard et Ducretet.
- Le téléphone haut parleur de MM. Radiguet et Massiot.
- Le téléphone à haute voix de la Société « la Téléphonie nouvelle ».
- T^e compteur de communications deM. Seligmann-Lui.
- Le compteur de communications de la Western Electric C°.
- En outre des tableaux-multiples, les appareils énumérés ci-dcssus qui pourront présenter un intérêt au point de vue téléphonique feront l’objet de descriptions ultérieures.
- Les appareils Jacob Ftieter et C°. — Les Ateliers de construction de la Société anonyme ci-devant Joh. Jacob Rieter et Cg, à Winlher-thur, exposent, de nombreux appareils disséminés dans diverses classes des groupes III, IV, Y, VI et XIII.
- Les appareils des classes IV (Mécanique) et V (Electricité) sont rassemblés dans le palais Suffren lout près du Palais de l’électricité. Ceux de la classe TV sont trois régulateurs de précision avec une transmission mue par un moteur électrique ; trois régulateurs divers, un régulateur a frein hydraulique, un «à frein électrique, un dynamomètre et des manchons à friction. Ceux qui font partie de la classe V, beaucoup plus nombreux, comprennent : la génératrice à courant triphasé du groupe électrogène Sulzer-Ricter ; huit dynamos à courant continu de puissance variant de 0,1 a 100 chevaux; deux moteurs a courant continu de 0,1 et 2,3 chevaux; quatre moteurs a courant alternatif simple de 0,15 à 2,2 chevaux ; 10 moteurs triphasés de o,5 à 20 chevaux ; trois transformateurs à courant alternatif simple et quatre courants triphasés ; enfin un réducteur adjoncteur automatique.
- Dans le groupe YI (Génie civil, Moyens de transport), se trouve un moteur électrique à courant continu pour traction de 25 chevaux.
- Dans le groupe XIII (Fils, Tissus, Vêlements) sont en fonctionnement une quinzaine de moteurs triphasés actionnant diverses machines de filature fabriquées par la société.
- Enfin, dans le groupe III (Lettres, Sciences, Arts) se trouve un électro-aimant pour oculiste.
- TRACTION ÉLECTRIQUE
- Suj’ la substitution de l’électricité à la vapeur sur les réseaux de traction. — Bien qu’il soit à prévoir que, bien des années s’écouleront avant que les compagnies de chemins de fer consentent à abandonner leur immense matériel actuel pour le remplacer par un matériel électrique, la question de la traction électrique sur les grandes lignes est dès maintenant à l’ordre du jour. Elle a été, il y a quelques mois, l’objet d’un remarquable rapport de M. E. C. Boynton à l’American Institute of Electrical Engincers, rapport que la Revue générale des chemins de fer et des tramways de juin dernier résume
- Equipement des lignes. — On a souvent posé la question du prix de revient d'installation et d’exploitation d’un équipement électrique, L’ingénieur élec*
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- LXX
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 11 août 1900
- tricien est actuellement en mesure de répondre à ces deux questions avec une grande précision ; la période des essais est terminée, il y a lieu de tenir compte tout d’abord que la substitution de la traction électrique à la traction à vapeur sur une grande ligne est un problème tout différent de celui de la traction électrique, par tramways ou chemins de fer métropolitains dans l’intérieur d’une grande ville. Les règles auxquelles est assujettie la circulation des trains sur les chemins de fer, doivent être maintenues pour la circulation des trains électriques, et on doit tenir compte de cette condition dans l’équipe-mont de la ligne. On a d'ailleurs le choix entre plusieurs méthodes :
- i° Utilisation de locomotives assez lourdes et assez puissantes pour remorquer des trains composés de voitures à voyageurs ordinaires ;
- ic Equipement d’un certain nombre de voitures ordinaires en voitures automotrices;
- S0 Utilisation de voitures légères construites à cet effet, dont un certain nombre sont équipées en voitures automotrices;
- 4" On peut enfin prévoir que les trains de marchandises seront ou non remorqués électriquement.
- L’emploi de locomolives électriques dépend de plusieurs conditions. Si le trafic est considérable, soit, a ooo ooo de voyageurs par an ou plus, les trains nombreux, la vitesse élevée, si le train moyen atteint 4 véhicules et si, ainsi que cela peut arriver, les mômes voitures doivent être remorquées par traction à vapeur, au delà du point jusqu’où s’étendent les installations électriques, il est naturel d’admettre l’emploi de locomotives électriques remorquant des
- voitures ordinaires. Ces locomotives se prêtent, comme les locomotives à vapeur, au service varié des lignes et à l’accroissement du nombre de voitures à remorquer les jours de fêtes. Leur poids sera de 45 à (>5 tonnes; elles auront 8 roues et 4 moteurs, de telle sorte que le poids total sera adhérent. Leur puissance sera suffisante pour remorquer le double du train moyen. 11 est nécessaire qu’elles puissent accomplir le même travail qu’une locomotive à vapeur, mais à une vitesse moyenne notablement plus grande. L’accélération d’un train remorqué par une locomotive électrique est rapide; cette qualité permet de donner satisfaction au desideratum qui vient d’être indiqué, sans qu’il soit nécessaire d’accroître la valeur de la vitesse maxima.
- Les dépenses d’enlrclien d’une locomotive électrique doivent être peu élevées; ou peut les évaluer au i/io environ des frais d’entretien d’une locomotive à vapeur, en raison du petit nombre de pièces en mouvement et de l'absence complète de la chaudière
- La seconde méthode qui peut être suivie pour l’application de la traction électrique aux chemins de fer consiste, a-t-il été dit plus haut, dans l'équipement des voitures ordinaires en voilures automotrices. Cette méthode qui apparaît comme la plus économique a de nombreux avantages. Une voilure ordinaire dont les deux bogies seraient équipés avec quatre moteurs pourrait, d’après M. Boynton, remorquer la même charge qu’une locomotive électrique; elle pèserait 45 tonnes. On pourrait facilement avec une telle voiture composer un train de six véhicules, y compris la voiture automobile, et pesant
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- 200 tonnes. Il y a lieu de remarquer d’ailleurs que la dépense d'énergie sera moindre pour un train remorqué par une locomotive électrique ou par une voiture automotrice.que si tous les véhicules étaient automoteurs, soit qu’on les réunisse pour former un seul train, soit qu'on les fasse circuler isolément.
- On trouvera, dans la plupart des cas, que des trains de trois ou quatre voitures sont suffisants pour faire face aux besoins du trafic ; et il ne serait, dès lors, nécessaire d'avoir que deux moteurs par voiture. Ces deux moteurs seraient montés sur un truck et ou n’aurait besoin que d’acheter un truck ainsi équipé et de le substituer à un de ceux de la voiture. Les moteurs sont reliés aux essieux et, en cas d’avaries, il n’y a qu’à changer les essieux.
- La voiture automotrice doit être équipée avec les appareils d’éclairage et de chauffage électrique. Il doit en être de même des voitures à remorquer. Ces voitures restent pourvues des organes du frein à air. Les moteurs, les réservoirs principaux et auxiliaires doivent être placés sous la voilure automotrice, avec les canalisations, les rhéostats, etc. A chaque extrémité de la voiture est disposée une cabine pour le conducteur ; cette cabine, fermée en avant et de chaque côté par des vitres, renferme les organes du contrôleur, du frein et le tableau principal ainsi que les tableaux secondaires pour l’éclairage et pour le chauffage.
- Le poids total d’une voiture de ao mètres de long, équipée avec deux moteurs sera de 36 tonnes environ à vide, dont a3 tonnes environ sur le truck moteur. La vitesse que peut prendre à vide, dans
- engrenages suffisants, n'est limitée que par le poids adhérent cl la qualité de la voie et du ballast. Avec un ballast de pierre, des rails d’acier de 45 kg sur une voie n'ayant que peu de courbes et de grands rayons, une voiture lourde munie de roues d’acier pourrait atteindre sans difficulté, d'après M. Bovn-ton, une vitesse de 160 kui à l’heure.
- La voiture automotrice de 0 tonnes en charge, avec 4 moteurs, représente une puissance nominale de 8oo chevaux environ, avec une tension de 65o volts, c’est à peu près le maximum de ce qui peut être réalisé, eu égard aux dimensions limitées des moteurs à placer dans une voiture des types existants actuellement sur les chemins de fer américains. Les moteurs peuvent d'ailleurs donner pendant un temps très court le double de leur puissance nominale. La dépense de transformation d'une voiture ordinaire en voiture automotrice peut être évaluée à 19000 fr.
- La troisième méthode qui peut être appliquée pour l’adoption de la traction électrique sur les lignes de chemins de fer et qui consiste dans l’emploi de voitures automotrices et de voitures d’attelage légères,
- avantages. Ces voitures sont meilleur mâché, leur charge sur le rail est moindre, et elles permettent de réaliser une économie importante d’énergie. On a proposé, et il n’est pas douteux qu’on arrive à réaliser ce desideratum, de prendre des dispositions pour que ces voitures puissent circuler indifféremment sur les rails des grands^ réseaux et sur les
- bien d adopter le trôlet sur les grands réseaux, ou bien de munir les voitures à la fois du trôlet et du frotteur, pour leur permettre de prendre le courant soit à un conducteur aérien, soit à un rail conduc-
- Les frais d’entretien de voitures légères seront certainement plus considérables que les frais d’en-trelieu des anciens types ; mais la diminution de consommation d'énergie due à la diminution du poids mort a une importance considérable non seulement à cause des dépenses mêmes de production d’énergie, mais aussi par suite de 1 économie qui peut être réalisée dans rétablissement des lignes. Il semble que la tendance de l’avenir sera de réduire la charge des trains électriques, en diminuant le plus possible
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- I.XX1I
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- le poids mort. Il ne faut pas oublier cependant qu'il y aurait inconvénient à économiser du poids au dépens de la solidité, el qu’une voiture marchant à go km à l'heure ne saurait être comparée aux voitures de trarmvavs circulant sur les réseaux urbains.
- Transport de l'énergie, — Le transport de l’énergie électrique constitue un des côtés les plus importants du problème de l'équipement d une ligne de chemin de fer. Jusqu’à ce jour, tous les moteurs de trac lion sont en Amérique, des moteurs à courant continu et c'est sous celte forme que le courant arrive, en dernière analyse, au conducteur de prise de courant. En augmentant le voltage jusqu’à 700 volts, on obtient un avantage considérable, sans que les dépenses soient augmentées pour les générateurs el pour les moteurs.
- L’expérience a montré que le rayon d’action économique d’une station génératrice produisant le courant à 700 volts et le distribuant sans l'intermédiaire de feeders est de 16 à 20 km, pour un service de trains chargés correspondant à une dépense moyenne de 000 ampères environ sur chaque section du conducteur. La ligne est constituée par un rail d’acier de 5o kg, au mètre courant, pourvu d'un bon éclissage électrique.
- Pour les lèeders, lorsqu'on les emploie, il est difficile de dire, avec la variation des cours actuels, s'il est plus économique d'employer l'acier ou le cuivre. Avec, l’acier, on peut réaliser un bon feeder avec des barres de î5x 12$ mm de section, placées de chaque côté de la voie, avec des ponts alternatifs rivés ou boulonnés, et portés sur des supports de 0,70 m de haut environ. Aux passages à niveau, ces feeders sont interrompus et remplacés par des connexions aériennes ou souterraines en cuivre. Dans les gares, il est souvent nécessaire, en raison du nombre considérable de voies, de remplacer les feeders en acier par des feeders aériens en cuivre sur de grandes longueurs.
- L11 ce qui concerne le conducteur de contact on admet généralement qu'un rail isolé placé près de la voie répond à tous les desiderata. 11 est difficile, toutefois, de comprendre pourquoi on tient à conserver la forme du rail à double champignon à ce rail isolé, lorsqu’on n’emploie pas à cet usage des rails ordinaires hors d’usage ; il serait certainement facile_.de trouver une autre section qui se prêterait mieux aux connexions. Tout le monde admet que le rail conducteur doit avoir des connexions assez bien faites pour que, aux maximum de charge par le conducteur, il n’y ail pas plus de pertes aux joints que partout ailleurs. Ce serait une bonne forme de rail conducteur que celle qui permettrait de réaliser l’éclissage électrique par l’interposition de une ou plusieurs feuilles minces de cuivre, avec, larges surfaces de contact entre les éelisses boulonnés réunissant les rails. On peut admettre comme règle que les connexions doivent être telles qu’elles donnent une conductibilité équivalente à celle du conducteur, et que la surface de contact avec le rail soit au uioins égale à la section du rail.
- Stations génératrices. — Sans entrer dans le détail des installations des stations génératrices, M. Boyn-ton attire l’attention sur l'importance d avoir l eau en abondance et le combustible à bon marché. 11 évalue de 400 à 4Ô0 fr par kilowatt le prix de revient de l'installation des stations génératrices, non compris les acquisitions de terrains. Un chiffre important est la consommation d’énergie au tableau par train-kilomètre, comprenant les pertes en ligne et
- Uénergie dépensée pour la compression d'air, l’éclairage el le chauffage. Ce chiffre variera de a, 5 kilowatts à 4 kilowatts par train-kilomètre, le maximum étant atteint pendant les mois de décembre et janvier en raison de l’éclairage et du chauffage.
- Prix de revient. — Le prix de revient d’un train de voyageurs remorqué par une locomotive à vapeur est estimé de 1 à 3 fr le kilomètre. Une locomotive à vapeur dépense en moyenne, en combustible (à 1 i,5o fr la tonne) eau, personnel, réparation, etc., 0,77 fr par kilomètre. Les frais d’enlrctien des véhicules ressortent en moyenne à o,o3 fr par kilomètre et par véhicule. Les dépenses de personnel de train (2 conducteurs et 1 serre-frein) peuvent être évaluées à 0,16 fr par kilomètre : soit au total, pour un train de trois voitures, une dépense-kilométrique de i,ra fr. Cette dépense, qui est un minimum, doit s’entendre pour un train ayant un service ininterrompu de 9 heures environ et parcourant 200 à 3oo km. La traction électrique par voiture automotrice présente cet avantage que l'on peut faire faire à ces voilure facilement 5oo à 600 km par jour, soit à peu près le double d’une locomotive. Pour un train électrique composé de trois voilures dont une automotrice, le prix de revient par kilomètre peut être évalué comme il suit :
- Personnel (j wallmau, 2 conducteurs.
- 1 serre-frein). .......................... 0,20 fr
- Entretien des véhicules..................... 0,0g
- — des moteurs............................ 0,02
- Dépense d’énergie........................... 0,19
- Total............. o,5o fr
- ÉCLAIRAGE
- Informations. — Cherbourg. — Deux projets étaient présentés : le premier consisterait à canaliser la place du Cauohin, le quai Alexandre III, le quai de Caligny, la place Napoléon, la rue de l’Onglet, la rue du Chantier, la Place de la Poudrière, la rue Gambetta jusqu'au raccordement avec la canalisation existant actuellement. Le second projet destiné à établir l'éclairage dans le Val-de-Saire est momentanc-rncut abandonné.
- La Compagnie demande, pour l’établissement du premier réseau, un abonnement de 12 lampes à are pour le prix de 4 5oo fr ; il faut remarquer que la longueur de la canalisation nouvelle est de 2 600 m et que la Compagnie pourrait, aux termes de son cahier des charges, accepter seulement 2 5oo m de canalisation par an el un minimum de 140 lampes sur l’ensemble de ce réseau.
- Vcsoul. — La ville de Vesoul va bientôt être pourvue d’une distribution d'énergie électrique. Dans les rues canalisées, le concessionnaire sera tenu de fournir l’électricité à toute personne qui demandera à contracter un abonnement.
- L'énergie électrique sera payée au compteur avec tarifs maxima par hectowatt-heure :
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- Académie des sciences. — Sur le poids atomique du baryum radifère. par M"'° Curie. u8o
- Exposition universelle: Congrès international d’électricité. — La ligne à trôlel automoteur de l'annexe de Yincennes. — Matériel à courants triphasés Sautter llarlé. — Distribution : Le projet de loi sur la distribution d’énergio. — Télégraphie : Projet d’extension du réseau télégraphique sous-irmrin français. —Sociétés industrielles : Compagnie générale de traction. — Compagnie des
- tramways électriques de Charlcville, Mézières et Mohon.....................i.xxiv
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- jusqu'à la clôture du Congrès, le bureau du Secrétariat du Comité sera ouvert, en permanence, de 8 heures du matin à midi et de 2 heures à 3 heures du soir, pour les renseignements à fournir, 44, rue de Rennes.
- MM. les Congressistes pourront se faire adresser leur correspondance au Secrétariat du Congrès, 44, rue de Rennes.
- Le Secrétariat du Congrès se tiendra à 1 entière disposition des Congressistes en les mettant à même de visiter les installations qu’ils désireraient et en leur indiquant les excursions qui présenteraient un intérêt technique spécial.
- La ligne à trôlet automoteur de l’Annexe de Vincennes. — La semaine dernière, le jeudi a août, a eu lieu, en présence du Ministre des 'Travaux publics, l’inauguration delà ligne d’automobiles routières avec trolet automoteur, qui a été installée le long de la route qui fait le tour du lac Daumesnil.
- Rappelons que le système employé, imaginé par b maison Lombard-Gérin et décrit dans le numéro de Y Eclairage Electrique du 7 avril 1900 (t. XXIJ1, p. 27), a pour caractéristique un dispositif de prise de courant se mouvant par elle-inème entre les deux conducteurs aériens servant, l'un à l’arrivée du courant, l’autre à son retour. Dans ce but, cette prise de courant - qui n’est plus un trôlet, puisque Tétymologie française de ce mot indique que Ton tire quelque chose derrière soi, comme le prouve l’expression de vendeurs à la frôle par laquelle ou désigne les ouvriers ébénistes qui amènent à certaines places du faubourg Saint-Antoine, des meubles fabriqués par eux — est munie d’un moteur qui la fait avancer avec la même vitesse que la voilure qu elle est chargée d’alimenter; ce moteur est à courants triphasés, et ces courants lui sont fournis par h; moteur principal, à courant continu, actionnant le véhicule, pour cela trois points convenablement choisis de l’enroulement d’armature de ce dernier moteur sont reliés à trois bagues, elles-mêmes reliées par leurs fils formant conducteur souple, aux trois bornes du conducteur üxe du moteur de la prise de courant.
- Ce système de traction convient pour mettre en communication deux localités dont le traiic serait insuffisant pour rémunérer le capital d établissement d’un tramway. Il peut également trouver emploi pour effectuer les transports entre les usines et les gares, pour la. traction sur lus canaux. Plusieurs installations sont, actuellement à l’étude.
- Matériel àcourants triphasésSautterHarlê, — Parmi les nombreux appareils exposés par la maison Sautter-Harlé dans plusieurs désolasses cîe l’Exposition, signalons, en attendant que nous
- en donnions une description détaillée, le matériel à courants triphasés, récemment créé par celte maison sur les conseils de M. A. Blondel.
- Les alternateurs ont été établis pour des tensions de 3 000 jusqu'à 8000 volts entre fils; deux types ont été établis, l’un à fer tournant, l’autre à inducteur tournant.
- Un alternateur cuirassé du premier type comporte un seul induit fixe avec deux bobines excitatrices placées latéralement et un circuit magnétique se fermant par les flasques extérieures. Un induit de ce type enroulé pour une tension de 5 200 volts est exposé à la classe a3. Un certain nombre de ces machines, actionnées par moteurs hydrauliques, ont été installées pour l’éclairage public et la transmission de l’énergie.
- A la classe 19, est expose un alternateur cuirassé de 800 kilowatts à r 5oo tours par minute et à la tension de 6 000 volLs. Cette machine est remarquable par son faible encombrement. La masse tournante, en acier forgé, est animée d’une vitesse circonférentielle considérable. La puissance est fournie par une machine à vapeur à disques multiples, système Raleau, qui commande l’alternateur sans 1 intermédiaire d’engrenages. L’excitatrice placée- en bout d’arbre est accompagnée d’un transformateur-série qui permet de compounder la machine, quels que 1 soient le débit et le décalage du courant ; ce dispositif, imaginé par M. Blondel, rend le fonctionnement automatique.
- A la classe 23, sont exposés deux transformateurs, l’un de 40 kilowatts, l'autre de 2 kilowatts, à trois noyaux placés sur un même plan, avec tôles à joints croisés et isolement à la paraffine.
- Les moteurs sont construits avec induit en cage d’écureuil jusqu’à la puissance de 3 chevaux. Pour lespuissrano.es plus grandes, on effectue le réglage au moyen d’un rhéostat réuni au circuit de l'induit par trois bagues. A la classe a3 sont exposés des moteurs, de 3, G et 3o chevaux dont l’un a été ouvert pour permettre d’examiner le mode d’enroulement, un autre moteur de 16 chevaux, à axe vertical, avec palier à billes et graissage automatique, commande une pompe centrifuge Rateau pour l’alimentation de Téjecto-condeiisuur d'une turbine à vapeur de 1 200 chevaux placée à la classe 19.
- Le matériel est complété par des convertisseurs triphasés-continus, calculés par M. Blondel. La forme du l’appareil est celle d’une dynamo ordinaire mais les pièces polaires sont perforées et munies d’un enroulement à barres en cage d’écureuil qui supprime le phénomème du « pompage ».
- DISTRIBUTION
- Le projet de loi sur les distributions d’énergie. — On sait que le projet de loi présenté, sur
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- l’initiative du gouvernement, devant la Chambre des députés, en février 1898, par M. Guillain (voir Ecl. èlect., t. XV. p. 107 et 112, 16 avril 1898), n’a pu venir en discussion pendant la précédente législature et qu'il a fallu, au début de la nouvelle législature, nommer une nouvelle commission chargée de présenter un nouveau projet de loi. Ce dernier projet, qui ne diffère guère du projet primitif, déposé à la Chambre le 26 juin 1899, n’a eu les honneurs de la discussion — et combien courte — que dans l’une des dernières séances de la session qui vient de se terminer.
- Si courLe qu’elle ait été, cette discussion a été vive. C’est qu’en effet le projet de loi déposé 11'a pas que des partisans ; il a aussi des adversaires; les uns craignautqu’il 11c puisse servir à la création de puissants monopoles, les autres trouvant qu'il donne à l’ntat, au détriment des communes, des pouvoirs trop étendus.
- Parmi les adversaires se rangent naturelle-
- ment les gaziers qui trouvent trop belle la part faite aux électriciens et qui, après avoir régné en maîtres de l'éclairage pendant un demi-siècle, 11e sont pas satisfaits d’etre obliges de partager avec les électriciens. Comme il est toujours utile de connaître les raisons opposées par ses adversaires, ne fût-ce que pour mieux les combattre, il nous a paru intéressant de reproduire ici la spirituelle chronique que, au sujet de la récente discussion du projet de loi, M. Pli. Delahaïe écrivait dans la Revue industrielle du 21 juillet.
- Après un faux départ à la séance du 6 juillet, le projet de loi sur les distributions d'énergie est revenu, subrepticement à l’ordre du jour de la séance du 10 juillet de la Chambre des députés, tout juste à point pour être discuté quelques minutes avant, que lût prononcée la clôture de la session. Malgré les efforts de MM. Guillain, Berthelol et Aynard père, oncle et parrain du nouveau-né, la Chambre des députés n’a pas cru devoir lui conférer le premier des sacrements parlementaires, en votant d’urgence et sans débat : elle l’a renvové à la commission, sa
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- :c qu’il eût atteint l’âge de l'aison. is admettre que la présentation à d’un projet de cette importance sard, encore moins d’une irnpré->rité de la commission. Il est perde penser que celle-ci avait pré-nis à profit toutes les circonstances l discussion; autrement, comment rojet, retiré à la séance du 6 juillet ivrat avait manifesté l'intention de srvations, ait été réintroduit le len->ar le rapporteur M. Berthelet, et à la tribune le 10 juillet, quand on irrat était parti depuis trois jours âge ? Ces habiletés, cousues de fil eu contribué à indisposer les advur-•l aussi la Chambre qui s’est rangée
- officiels ont paru tout étonnés qu’on pas accepter, les yeux fermés, les rapport sur lesquelles le gouverne-d'aocord avec la commission. A les é pourvu à tout : M. Berthelol, le irmé que les droits et les intérêts taient sauvegardés, sans paraître ques jours auparavant, le Conseil rseille s'était déclaré formellement jet qui permet à l'Etat de disposer ritoire des communes et d’y créer e quinze ans ; que la sécurité pubfi-1 craindre des conducteurs électri-ision, sans se rappeler ni les incen-iîiitral des téléphones de Zurich, du ux et bien d’autres, ni les accidents i aux personnes et aux bêtes sur le •ibutions d'éclairage ou de force par la juridiction administrative pré-antie pour l’estimation des indem-juer d'où lui venait cette préférence ux d’exception, ni pourquoi le carac-1 publics devait être conféré aux stribution d’énergie. I/oratcur a dû son éloquence ne produisait pas à députés d’aussi merveilleux effets uuicipal de Paris, car M. Guillain le Ministre des travaux publics, et ont dû venir à la rescousse. M. Guif-blement habitué à croire que la ques-•ution de l’énergie est extrêmement le pays et il continue à se convaincre
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- Ce moteur est d’ailleurs remarquable par sa puissance et ses dimensions. Il est en effet capable de développer de 5oo à 600 chevaux avec un unique cylindre dans lequel sc meut un piston de i,3 ni de diamètre et dont la course est de 1,70 m.
- Mis en marche le-2,0 novembre 1859, il a été soumis, les 20 et 21 mars dernier, à une série d’essais très complets, exécutés sous la direction deM. Hubert, ingénieur en chef des mines. En voici les résultats d’après un article de M. .1. Laffarcue publié dans la Nal/tre du
- Les premiers essais ont eu-lieu le an mars au frein et à l'indicateur et ont eu pour but de déterminer les consommations de gaz et d’eau, ainsi que les rendements industriel et thermique. Cinq expériences ont d’abord été faites étant donné les résultats suivants. La puissance indiquée a été de 786,16 chevaux, avec une vitesse angulaire de 94,87 tours par minute. La puissance utile en moyenne au frein a été de '>75 chevaux, pour 41,9 admissions par minute ou 87,8 p. 100. Le rendement industriel moyen a donc été de 73,14 p. 100. Les consommations de gaz et d’eau ont été les suivantes : gaz à o° et à la pression de 760 mm, 2,556 m3 par cheval-heure indiqué, 3,9i5 m 3 par cheval-heure utile ; eau, 5,68 litres par cheval-heure indiqué et 12,7 litres par cheval-heure utile. La température moyenne de l’eau était de 7*86, à l’entrée du cylindre, et de 33°, 17 à la sortie ; la température moyenne des gaz était de 90 à l’entrcc et de 5o8°,5 à la sortie.
- En ce qui concerne la puissance calorifique des gaz, dans les mêmes conditions de température et de pression, les chiffres déterminés par le calorimètre de Yuncker ont été trouvés de 910,22 grandes calories par mètre cube, et les chiffres déterminés par la bombe calorimétrique de Witz ont été trouvés de 984,1 grandes calories par mètre cube présentant entre eux. une différence de 9,3 p. joo. M. Hubert a expliqué cette différence en disant que l'essai fait au moyen de la bombe calorimétrique ne s'opérait pas dans les mêmes conditions d’explosion cpie dans le moteur à gaz ; dans ce dernier en effet, la combustion n’a pas lieu sous volume constant.
- M. Hubert a également distingué deux sortes de rendements thermiques. Le premier est le rendement thermique ou rapport de la quantité de chaleur correspondant au travail utile à la quantité de chaleur dégagée par les gaz, faisant abstraction de toutes les pertes d’énergie par frottements et autres résistances passives. Le deuxième rendement est le rendement thermique total, ou rapport de la quantité de chaleur correspondant au travail utile à la quantité de chaleur totale mise en jeu et comprenant
- la chaleur des gaz, et la chaleur dégagée dans le
- Le rendement thermique, déterminé au moyen du calorimètre Yuncker, a été de 27,16 p. 100, et le rendement thermique total de 19,86 p. 100. Le rendement thermique total, déterminé' par la bombe Witz, a été de 18,46 p. 100.
- Une sixième expérience a été faite encore à pleine charge et a donné les résultats suivants :
- Puissance indiquée en chevaux. . . .
- Puissance utile en chevaux..........
- Consommation de gaz par cheval-heure indiqué (à oü et à la .pression de
- ""utile (à o” et à. là pression'de
- ^760 mm), j-,-.-. — -,d- ’t •
- Nombre des admissions en p. roo. . .
- .Rendement thermique ( calorimètre Yunckcr) en p. 100. . ..............
- Rendement thermique total (calorimètre Yuncker) en p. ioo............
- Rendement thermique total, (bombe Witz) ..............................
- Cette première' série .d’essais a donné, comme on peut le voir, des résultats très satisfaisants.
- Une deuxième série d’essais a encore eu lieu le 21 mars 1900, avec le compresseur d’air actionné par le moteur dans des conditions normales de pratique industrielle. Cinq expériences ont été faites à charge moyenne et cinq autres à pleine charge. A charge moyenne, le nombre d’admissions par minute était de 36,3o6, soit 86,5 p. 100, la puissance indiquée en chevaux 746,81 5, la puissance utile en vent soufflé ,162,570 chevaux. Les consommations de gaz ont atteint .2,3 45. m 3 par cheval-heure indiqué, et 3,113 m 3 par cheval-heure utile ; les dépenses d’eau ont été respectivement de 5i,83o litres au cylindrique et de i'3,4 litres au piston. La puissance calorifique des gaz a été trouvée, au moyen du calorimètre Yuncker, de 876,20 grandes calories le matin et de 888 grandes calories l’après-midi ; le rendement thermique du moteur a été de 80,92 et 3o,66 p. 100. Le rendement thermique total a été de 23,29 et a5 p. 100. • .
- M. "Witz a-déterminé la puissance caloriüque des gaz au moyen de sa bombe et a trouvé 991 grandes calories le matin et 1 004,33 l’après-midi. Le rendement thermique était alors de 27,34 et 27,11 p. 100, et le rendement thermique total 10,60 et 22,17 p. 100.
- Dans ces. divers essais, quelques faits ont été observés qu’il importe de mentionner. Dans les expériences du 20 mars, - on a supprimé et rétabli à diverses reprises la charge totale ; le moteur a fonctionné sans accuser de variations de vitesse supé- rieures à 3 p. 100. Le 21 mars, on a fait croître la pression d’air comprimé. Le moteur a fonctionné avec une vitesse angulaire qui est tombée de 94,2 a 62 tours par minute, et la pression moyenne du gaz dans le cylindre s’est élevée à 0,67 kg, par cm* au lieu de 4,79. La puissance inîliquée était de 700,0 chevaux et la puissance utile de 077,5 chevaux.; le rendement industriel était de 82,4 p. 100. On peut conclure que 78 p. 100 de la chaleur totale dégagée 'ont été transformés en. travail dans le moteur, 5a p. 100 ont été cédés à Veau d’alimentation et 20 p. 100 soiff emportés par les gaz et en pertes.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 8 septembre 1600
- CX
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- EXPOSITION UNIVERSELLE
- Congrès international des tramways. — Rappelons que ce Congrès, qui intéresse particulièrement. les électriciens, se tiendra cette semaine du lundi 10 au jeudi i3 septembre.
- Nous avons reproduit dans le numéro du i\ avril, t. XXI11, p. xiv, les onze questions principales qui doivent être discutées en séances. Chacune de ces questions a été adressée aux exploitants des réseaux de traction les plus importants. Un certain nombre de ceux-ci ont répondu, et leurs réponses ont été publiées dans un fascicule de i5o pages qui vient d'être adressé aux membres du Congrès. Les discussions se trouveront avoir ainsi une base solide.
- Le programme des séances est ainsi fixé :
- Lundi, à 10 heures. — Ouverture du Congrès; Nomination du Bureau; Discussion des deux questions : Tarifs des tramways urbains et Conséquences de la traction électrique.
- Mardi, à il heures. — Discussion des quatre questions : Avantages et inconvénients de la voie étroite et de la voie normale ; Composition de l’usine centrale; Systèmes de distribution du courant; Joint coulé système Ualk.
- Mercredi, à 9 heures. — Discussion des trois questions : Accumulateurs ; Chaulfage des voitures ; Mode d’exploitation des chemins de fer secondaires.
- Jeudi, à 9 heures. — Discussion des deux dernières questions : Appréciation de la puissance des moteurs électriques et des dynamos génératrices ; Systèmes de freinage; Communications diverses; Clôture du Congrès.
- Le programme des visites prévoit :
- Lundi, à % heures. — Métropolitain.
- Mardi, à .5 heures. — Chemin de fer d’Orléans.
- Mercredi, à 5 heures. — Usine de Billancourt de la Compagnie des Omnihus, et Usine des Moulineaux de la Compagnie de l’Ouest-Parisien.
- Jeudi, à 1 h. 45. — Excursion à Saint-Germain.
- Locomotive électrique Schneider. — Cette locomotive, exposée dans le pavillon du Creusot au quai d’Orsay» a été construite en vue de procéder à des essais complets de traction électrique à fort tonnage et à grande vitesse sur une
- ligne de 6 km établie entre le Creusot et Mont-chunin.
- Cette locomotive se compose d’un châssis à plateforme reposant par l’intermédiaire de ressorts à lames flexibles sur quatre essieux moteurs actionnés chacun par une dynamo d’une puissance normale de i5o kilowatts. Elle comporte tous les appareils nécessaires pour le bon fonctionnement des moteurs et la sécurité de 1Installation électrique, placés dans l’abri du mécanicien qui occupe le centre de la plateforme et dans les deux caissons symétriques l’un à l’avant, l’autre à l’arrière du châssis. En outre, elle est munie d’un frein à air comprimé système Wen-ger, installé sous le châssis, et d'un frein à vis • actionné à la main.
- Le châssis est formé d’un assemblage très rigide en tôle et en aciers prolilés, et de deux longerons porteurs de balanciers qui répartissent également entre les quatre essieux le poids de la locomotive. Les longerons portent en outre les prises de courant, les marchepieds et les chasse-pierres de la locomotive. Un parquet en tôle constitue la plateforme sur laquelle reposent la mise en marche électrique, la pompe du frein, les résistances des moteurs et les sablières. Des regards ont été ménagés dans le parquet, soit pour le passage des câbles, soit pour la visite des moteurs, et des boîtes de graissage des essieux.
- Les crampons et les crochets d'attelage sont installés des deux côtés de la locomotive, bien que les dimensions de celle-ci permettent de la retourner sur une plaque de 7 111 de diamètre.
- Les roues, au nombre de 8, ont un diamètre de 1,6 in. Elles sont clavetées sur les essieux et constituées par une âme en acier moulé frettée d'un bandage d’acier laminé. Chaque essieu reçoit le mouvement du moteur correspondant par un engrenage à simple réduction, dans lequel la jante de la roue menée entraîne l’arbre par l’intermédiaire de lames flexibles destinées à amortir les à-coups du moteur.
- Les 4 moteurs de la locomotive sont du type cuirassé, à G pôles, à inducteur fixe et à induit mobile tournant à 4^3 tours par minute avec une dilFérence de potentiel de 55o volts aux bornes, et capables d’une puissance normale de 200 chevaux sur 1 arbre. Leur installation sous la plate-forme permet d’amortir presque complètement les chocs. Suspendus au
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- CXII
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 8 septembre 1900
- châssis par des tiges articulées qui peuvent osciller dans un plan vertical et qui portent chacune un double jeu de ressorts, ils sont rendus solidaires de leur essieu respectif, autour duquel ils peuvent pivoter, au moyen d’un berceau de suspension en acier moulé. Des regards réservés dans la carcasse et fermés par des portes permettent l'accès des parties mobiles et le réglage des porte-charbons.
- L'induit à rainures est à bobinage en tambour; comme pour les tramways on a adopté le moteur avec
- terre est fait par un dispositif de bagues et de frotteurs installés aux deux extrémités de chaque essieu.
- La mise en marche est placée presque au centre de l'abri du mécanicien. Les appareils de manœuvre, tant pour la mise en marche que pour le frein, ont été prévus en double et disposés de telle façon que le conducteur soit toujours à proximité de la glace de l’abri correspondant au sens de la marche. Dans la mise en mouvement, les efforts en jeu sont relativement considérables; pour cette raison on a adopté indépendamment de la commandé à la main la commande à l’aide d’un servomoteur à air comprimé. A la partie supérieure de la boîte de la mise en marche se trouvent les manettes permettant d’actionner soit 1 inverseur, soit le tiroir du servomoteur. Des crans ménagés dans une rainure correspondent aux positions de la manette du tiroir pour les différents régimes de marche des moteurs.
- La mise en marche des moteurs se divise en deux parties bien distinctes séparées par une cloison : dans le haut le mécanisme, et en dessous, la partie électrique : inverseur, coupleur, cadran des résistances, tous trois indépendants les uns des autres. L’inverseur et le coupleur sont des cylindres pivotant sur des crapaudines et semblables aux controt-lers de tramways. Sur ces cylindres mobiles frottent des brosses métalliques fixées sur des supports en matière isolante. Le cadran des résistances composé d’un cylindre sur lequel sont lixées les touches de résistances est en somme un cadran de rhéostat ordinaire dont les brosses sont mobiles et frottent sur le contour cylindrique des touches. Un électro-aimant souffle les arcs de rupture et des pare-étincelles facilement remplaçables sont disposés sur les pièces de
- L’inverseur, le coupleur et le cadran des résistances sont munis d’enclenchements tels que les différentes manœuvres ne peuvent se faire que dans un ordre déterminé. Ils sont manœuvrés à la main ou par l'air comprimé.
- Le coupleur permet de mettre soit les 4 moteurs en série, soit par groupes de deux en série et les
- deux groupes en parallèle, soit les quatre en parallèle : pour chacun de ces groupements deux vitesses sont réalisables suivant que l’on intercale ou non les résistances; on a donc six vitesses différentes.
- Le compresseur d'air pour les freins et les servomoteurs est mû par un moteur électrique compound à 55o volts de 7 à 8 chevaux.
- Les prises de courant sont placées aux deux extrémités de chacun des longerons. Chacune d’elles est constituée par un sabot en bronze monté sur des ressorts et portant un patin en cuivre facilement remplaçable. Le conducteur de prise de courant étant constitué par un rail posé d’un seul côté de la voie, deux prises de courant seulement sont utiles; les deux autres ne servent, qu’aux changements de voie et aux aiguilles.
- Les données principales de construction de cette
- Locomotive de mine à courants triphasés de la maison Ganz et Cie. — Cette locomotive est exposée au rez-de-chaussée du Palais de l’Electricité, devant le modèle d’une galerie de
- Elle consiste en un châssis en fer forgé supporté parles quatre paliers à l’aide de huit ressorts spiraux. Le moteur actionnant la locomotive est suspendu d’uu côté par un ressort spiral, tandis que de l’autre côté, il s’appuie par deux bras formant des paliers sur un arbre, qui par deux engrenages transmet le
- essieu est actionné par le premier à l’aide d’une chaîne, disposition adoptée pour utiliser le poids total pour l’adhésion. Le moteur triphasé développe une force de i-z chevaux. Pendant la marche normale mais pour de courtes périodes il est capable de développer 18 chevaux. Le courant est conduit dans la partie fixe ; la partie tournante porte trois bagues,
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- Les résultats de l'exploitation en 1899 des tramways pour voyageurs seulement, autres que les tramways du département de la Seine, sont indiqués dans le tableau suivant ;
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- et banlieue. . .
- .) de Troyes et banlieue,
- n de Nîmea ......
- )> de Dijon.............
- Lignes de Bordeaux - Bouscat et du Yigean à Blan-
- Réseau d'Angers............
- u de Boulogne-sur-Mer .
- Ligue de Lyon Sainl-Jnst à
- » de Lyou (Croix-Rousse)
- » de Rennes "..........
- de Montpellier à Castelnau-le-Sez. . . . . . . . .
- 3 o 33
- 9
- 4
- 4
- i3
- 66 60046
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- 63 81 928
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- Ligne de chemins de fer à courants triphasés Murnau-Kolhlgrub-Oberammergan. — On a ouvert le 5 avril dernier, le chemin de 1er
- local de Murnau-Kolhlgrub-Oberammergan, qui est la première ligne établie en Allemagne avec courant triphasé. Le tracé a environ 24 km. Sur les sept premiers, les inclinaisons ne dépassent pas 21 mm par mètre et sont très courtes ; mais plus loin, on rencontre une rampe de 3o mm par mètre de 7 000 m de longueur. Le point culminant de la ligne est un peu plus loin entre Saul-grub et Alternai; il esta l’altitude de 870,60 m au-dessus de la mer et 146,60 m au-dessus du point de départ, à Murnau. Les derniers 1 5oo rn sont en rampe de 3 p. 100 et la ligne se termine par des voies multiples en éventail dans la station terminus qui est tout près du théâtre bien connu où l’on représente la Passion ; l’altitude de ce point est de 833,90 m.
- La station qui contient les moteurs à courant triphasé est située à Kammerl, près Saulgrub, à 17 km de Murnau. On y utilise une chute de l’Ammnr, donnant de 1 000 à 1 5oo rhe-
- A cet effet, on a construit un barrage d'où l’eau est amenée par un canal de 5oo m et des tuyaux en tôle a trois turbines de 5oo chevaux chacune. Les conducteurs du courant sont
- A l'époque des représentations de la Passion qui ont lieu tous les dix ans (elles tombent cette année), on exploitera le chemin de fer par des moteurs à vapeur, parce que l'électricité ne suffirait pas au trafic très intense. Les grands express internationaux pourront employer la ligne avec leurs locomotives. En temps ordinaire, la traction se fera à l’électricité.
- Information. — Lyon. Le conseil municipal de Daguieu (Ain) a émis un avis favorable à la construction d’un tramway électrique entre Lyon (place Tolozan) et Dagnieu.
- 11 est également question de relier Lyon à Séréziu et à Saint-Symphoricn d’Ozon (Isère) par un tramway électrique. T/avant-projet de ces lignes vient d'être mis à l’enquête.
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- La reproduction des articles de L'ÉCLAIRAGE
- SOMMAIRE p«g«-
- j. REYVAL. - • Exposition universelle : Compteur d'énergie Holden à intégration discontinue. ... 401
- G. PEULISSIER. —Congrès international des trannvays :
- Sur les tarifs, par fl. Uj’:kok................................................................ 407
- Avantages et inconvénients clc la voie'normalo et de la voie étroite, par (tu.ndeulook......... 41 1
- Composition de l’usine centrale, par Tho.nkt et d’HOOP.........................................
- J. BLONDIN. — Congrès international d’électricité :
- Photométrie : Analyse du rapport de M. Violle ; Observations de M. Cornu sur In définition de la répartition Tarification de l'énergie électrique:' Système dc'l'odor; Système Wright; Système de Lutoàlnws'ky ; Sys-
- La Photométrie, par Violle..................................................................... 420
- Proposition d’un nouveau mode de tarification «le l’énergie électrique, par Etienne di: 1?Odor. 431
- Dépôts éleetrochitniques, par Henri Boitilhüt.................................................. 434
- Décharge électrique : Lxtra-courani «le rupture, par K.-Pi. Jour-son.......................
- Observations spectroscopiques sur interrupteur de Wchnelt, par K. Ilovre................
- Production des rayons X au moyen d’une batterie d'accumulateurs, par John Tkowsiudg Sur la vitesse dos rayons cathodiques et sur la conductivité électrique des gaz, p;
- Stéeanjni...........................................................................
- Variation de la conductibilité d’un ga/. sous l’influence d'un courant continu, par J. Stark
- 433
- 436
- 43-
- 438
- 440
- Exposition universelle : Congrès international de l'acétylène. — Combinateurs pour tramways Ganz et O. — Châssis et roues de tramways Ganz et C],;. — Récompenses du groupe V. — Génération et distribution : Usine hydroélectrique de Sâo l’aulo (Brésil). - Los usines d’énergie électrique et l'administration des Postes et Télégraphes. — Traction : Chemiua de fer électriques italiens. — Informations. — Eclairage : Lampes à incandescence de faible, intensité. — Avis : Usine hydraulique d’électricité. — Interrupteur automatique Schlatter....................................................
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- 15 septembre
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- EXPOSITION UNIVERSELLE
- Congrès international de l’acétylène. — Rappelons que c’est la semaine prochaine, du 22 au 28 septembre, qu'aura lieu ce Congrès.
- Dans le numéro du 9 juin dernier 't. XXlIf, p. exx) a été donné le programme détaillé des questions sur lesquelles doivent porter les discussions. Les cotisations (20 fr) doivent être adressées à M.Daix. 72, rue Louis-Blanc, à Paris.
- Gombinateurs pour tramways Ganz et Cie. — Le matériel de traction de la maison (ianz et CK se trouve un peu disséminé. Dans le groupe V, dans les galeries du premier étage du Palais de l’Kleclrieilé, sont des coulrollers ou combi-nateurs de tramways de divers types : un combinateur forme plate pour voilure à un seul moteur, un combinateur forme haute pour voiture à deux moteurs, enfin un combinateur spécialement destiné à la traction par accumu-
- Ce dernier régulateur permet d elleetner les collet en clenvaüon. Les contacts sont disposes sur deux evbndres. I n grand cvlmdre. pourvu de ib contacts. sert a taire les connexions des accumulateurs /1 p ><•- d ; p» sjjji nv D n li] umitj 1 pi iln jj lt circuit est ouvert, dans la deuxieme les moteurs -ont alimentes sous une tension de it.j suit*, dans la troisième, la tension est de joo volts, la cpiatneiue sert an tremage en remplaçant les accumulateurs par une V sistance, dans la cinquième position, la marche est r nversme Le peut cylindre a j 1 contacts sert a ellec-luer les connexions supplémentaires des a positions principales, li y a > positions correspondant a chacune des positions principales de 17.» et de 000 volts ci au frein eiectrique : r 10s deux rumeurs sont en seine: 2“ les flux inducteurs des moteurs en sérié sont atténues par des dérivations du courant magnétisant: une position transitoire, pour mettre les
- moteurs en dérivation: 4- une position iiour la marche avec les moteurs en dérivation: et enfin. .»- les moteurs en dérivation a champ inducteur
- atténué. Pour la marche en arrière, les moteurs sont en série, soit avec, soit sans atténuation du champ inducteur.
- Lorsqu'un moteur devient défectueux, on peut L • mettre hors circuit par un appareil approprié, tandis que l'autre moteur peut continuer à marcher, indépendamment du premier et dans les positions avec accumulateurs en série.
- T.a fixation des diverses positions se fait par une roue à rochet. Le grand cylindre est actionné par une manivelle directement, Landis que le petit cv-lindre est muni d’un engrenage de 1 : 2. Les deux cylindres ne peuvent pas être tournés simultanément. La persistance d'un are. est empêchée par un aimant extincteur. Les Louches de contacts sont séparées par des disques en asbestonitc disposés sur l’aimant extincteur. Les surfaces et touches de contact sont en cuivre ; les touches sont fixées sur des anneaux eu asbestonite. Le mécanisme est enlourê d'une enveloppe en tôle fermée par une plaque en fonte sur laquelle sont indiquées les positions du combinateur.
- Châssis et l'oues de tramways Ganz et Cie, — Ce matériel est exposé a l'Annexe de "Vin-cennes.
- Le châssis porte deux moteurs. Sa longueur est de ft.2(> m avec tampons : 1 ecartement des essieux est de Li m.
- 1ms roues sont en tonte coulee d’après le système Gnifm. procédé dont la caractéristique est le durcissement de la surlace de roulement par moulage en coquille métallique et la longue durée (6 à 8 jours) du refroidissement des roues après moulage La partie durcie des roues est très épaisse, ce qui permet dt ledit w 1 h 11 ne- di u\ on trois fois lorsqu’un emploi excessif des freins leur ont fait perdre la forme
- Recompenses du groupe V. — Nous continuons ci-dessous la publication commencée dans le numéro du 1 1 septembre, p. ovin, des récompenses accordées aux exposants de la Llasse 2r. - Applications diverses de l’électricité.
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- CXXVII
- transmission électrique de l’énergie empruntée à des chutes voisines ne pouvait qu’être rémunératrice. C’est ce qu’a pensé une compagnie américaine qui vient de mettre en construction une installation triphasée h 23 ooo volts dont Engineering Record du 21 juillet donne une description détaillée.
- L'énergie hydraulique est captée sur la Tiete River, aux chutes de Parnahyba, situées à 3o km de Sâo Paulo et constituées par une série de rapides s’étendant sur une longueur de 2,4 km et représentant une chute totale de 18,3o m ; la puissance disponible en temps de basses eaux est de 1-8 000 chevaux envi-
- Un barrage a été construit en travers du fleuve ; de ce barrage, part une conduite de 3,66 111 de diamètre, qui amène 1 eau dans un réservoir formé par une dépression naturelle du sol située à l’opposé de la base du barrage. Cette dépression est fermée par un second barrage, d’où partent les conduites qui alimentent les turbines situées à faible distance du
- L'usine que l’on construit actuellement représente 8000 chevaux, mais elle pourra être doublée facilement. L'énergie électrique sera transmise à 23 000 volts à Sâo Paulo, où des génératrices à courant continu seront actionnées par des électromotcurs à courant alternatif.
- Le barrage principal en travers du Tiete River, a 260 m de longueur et 11,3o in de hauteur maximum ; son épaisseur à la base est de 9,16 m. Le réservoir qu’il limite a 200 m de largeur et 6,5 km à 8 km de longueur ; sa surface totale est de plus de 200 lia. La conduite de 3,66 m de diamètre, dont la longueur est de 6-77,55 m, alimente le second réservoir; celui-ci est fermé par un barrage de 77,70 m de longueur, 13,70 m de hauteur et 7,30 m d’épaisseur à la base.
- De ce barrage partent six conduites d’alimentation des turbines; quatre de 2,4 1 de diamètre et deux de 0,76 m. On a prévu le doublement du nombre de ces conduites et l'installation d’une seconde conduite de 3,66 m reliant les deux réservoirs.
- T.'usine est à environ 60 mètres du second har-
- Les turbines sont du type horizontal et sont montées par paires dans un tube d’aspiration commun ; elles fonctionnent sous une chute totale de 22,80 in. Ce sont des turbines Victor, les plus grandes ayant m de diamètre et une puissance de a 100 chevaux ; les plus petites, qui actionnent les excitatrices,
- ont o,5i m do diamètre et une puissance de i5o che-
- Les alternateurs ont une puissance de 1400 kilowatts chacun et donnent du courant triphasé à a 3oo volts et 60 cycles par seconde ; les excitatrices sont des dynamos à courant continu de 100 kilowatts. A chaque alternateur correspondent trois transformateurs connectés en triangle, qui décuplent le voltage du courant.
- La sous-station à Sào-Paulo est, en somme, contrepartie de la station génératrice.
- Les usines d’énergie électrique et l’Administration des postes et télégraphes. — Vous lisons dans le dénie civil du 21 juillet, la note suivante qu’il nous paraît utile de mettre également sous les yeux de nos lecteurs pour les tenir en garde conlrc certaines prétentions de l'Administration des Postes et Télégraphes :
- Toutes les industries qui empruntent actuellement la voie publique pour y installer, d’une manière régulière, des canalisations électriques, se sont émues dernièrement des engagements que l’Administration des Postes et Télégraphes leur demande de signer et qui se traduiraient par des sommes relativement considérables à verser au Trésor. S’appuyant à tort et à raison, sur la loi du 20 juin' 1890, relative aux conducteurs d’énergie électrique, cette administration a, en effet, émis la prétention de faire payer à l’industrie privée le doublement de toutes les lignes téléphoniques et l’entretien desdites lignes doublées, sous prétexte que ce doublement était devenu indispensable pour soustraire les lignes téléphoniques à l'influence des canalisations électriques, installées dans leur voisinage par l’industrie privée. L’administration prétendait, d'ailleurs, faîte payer les frais de ce doublement, ainsi que ceux d'entretien des lignes- doublées, non seulement par les Sociétés industrielles qui établissent de nouveaux conducteurs d’énergie électrique, mais même par celles qui possèdent des lignes préexistantes,
- 11 semble cependant, en se reportant au rapport du 4 juin (893 de la Commission qui a examiné le projet de la loi, qu’il ne puisse y avoir aucune ambiguïté et qu'en ce qui concerne tout au moins les lignes préexistantes, il ne puisse être question de modifications à la charge des industriels. En ce qui concerne l’entretien des lignes', la question est encore moins controversable, puisque cet entretien ne se trouve inscrit nulle part, ni dans la loi, ni dans les
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- CXX1X
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- travaux de la commission ; il ne repose Sur aucun texte législatif.
- Le rapport du ,i juin i8y4 a expliqué pourquoi on a fait disparaitre du projet du Gouvernement, à l’article a, un paragraphe spécial indiquant que le ministre du Commerce déterminerait les mesures à prendre pour la protection des lignes téléphoniques ou télégraphiques.
- Il était, en effet tout naturel que la Commission de }a Chambre ne laissât pas à l'omnipotence d’une Administration d'Etat le moyen de troubler les services publics organisés en faveur des habitants d’une cité ; c’est pourquoi la solution qui a paru au sein de la Commission la pins équitable et la plus prudente a été d’introduire dans le projet de loi un article concernant la création au ministère du Commerce, de l’Industrie, des Postes et Télégraphes, d’un comité mixte qui a pris le nom de « Comité supérieur d’électricité ». L'intention du législateur, en créant ce comité, était par un paragraphe additionnel de l’article 7 de la loi du 20 juin 1890, de garantir les particuliers contre tout acte émanant de l’Administration des Postes et Télégraphes, agissant souverainement au nom des intérêts qu'elle représente.
- Il est intéressant sur cette question de comparer les tendances de l’Administration en France avec les règles préconisées à l'étranger. En ce qui concerne notamment l’Allemagne, la Suède et la Suisse, le tiers des frais Incombe toujours à l'Administration, même lorsque son réseau est préexistant. Il semblerait donc qu’en France on dût s'inspirer de traditions plus libérales et. dans tous les cas, plus conforme à ce qui est la pratique constante dans les pays qui peuvent servir au point de vue des organisations télégraphiques, de modèle et de précédent à tous les autres Etals civilisés.
- Du reste, les administrations fédérales suisses ne semblent pas trouver équitable de laisser à la charge de l’industrie privée les deux tiers des frais de doublement des fils et de l’entretien des canalisations complétées et d’après les nouvelles les plus récentes, les Chambres fédérales auraient décidé de mettre à la charge de l’Etat les dépenses complètes de dédoublement et d’entretien des fils.
- C’est qu’en effet il est impossible dans les conditions actuelles d'emploi des réseaux téléphoniques, de considérer un réseau à un seul fil comme répon-
- dant au besoin du public. Par conséquent c’est à l'Etat qu'il appartient de faire les frais des dépenses complémentaires pour l’installation couvenahle des réseaux ; c’est lui qui doit mettre les réseaux en état de fonctionner convenablement. Il est à prévoir que les prochaines réunions du comité supérieur d'électricité viendront apporter leur contingent d’interprétation et des données utiles sur celte grave question, qui touche à l’un des problèmes les intéressants du développement des industries de France.
- TRACTION
- Chemins de fer électriques italiens. — Dans un de scs derniers numéros L'Eclairage Electrique annonçait que certains chemins de 1er italiens devaient sous peu être transformés en chemins de fer électriques. Ces projet reçoivent en ce moment un commencement d’exécution et YElehtrotechnische Zeistchrift du 31 mai dernier nous donne à ce sujet les détails sui-
- La municipalité de Sierra a entrepris la construction d’une ligne de a.4 km de long, Monte Amiata-Santa Fiora, s’embranchant sur la grande ligne Rome-Viterlo. Les frais d’établissement sont évalués à 3 millions de francs.
- La Societa délié Strate Ferrate del Mediterranea projette l’exploitation électrique de la grande ligne Naples-Castellamare. La ligne est à deux voies et doit être alimentée par une station centrale à vapeur que Ton doit construire près de l'une des extrémités de la ligne. Plus tard on se servira de force motrice hydraulique et on gardera la station à vapeur comme réserve.
- Le courant à haute tension sera amené par un troisième rail. Chaque train ne se composera que d’une ou de deux voitures. Toutes les deux heures partira un express et toutes les 40 minutes un train omnibus. Un express parcourera la distance de 35 km en 35 minutes et un omnibus en 60 minutes.
- Les frais d’établissement sont évalués à 600 000 fr pour le matériel roulant, 3 millions pour la voie et les stations, y compris la ligne. Ce projet a été admis,
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- CXXX1I
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 13 septembre 1900
- l'installation d'un service électrique entre Mignanego et Romeo. On a projeté le système suivant. A Sam-pierauuna on a construit une station centrale hydraulique. Le courant triphasé à haute tension est amené à Mignanego et llomeo et transformé en courant continu à 700 volts. Les locomotives électriques seront de 840 et oj j chevaux. K. R.
- Informations. — Boulogne-sur-Mer. Le réseau de Boulogne-sur-Mer, dont une courte description a été donnée dans Y éclairage électrique du 6 janvier 1900, (t. XXI, p. 29), a été augmenté cet été d’une nouvelle ligne reliant Boulogne à la station balnéaire de "NVimereux.
- Cette ligne, de 6060 m de longueur et dont certaines rampes atteignent 70 mm par mètre, a été mise en service le ier juillet dernier. Elle est très fréquentée et bien que la ligne de chemin de for Boulo-gne-Calais desserve Wimereux par d'assez nombreux trains les résultats de l’exploilalion de la ligne de tramways dépassent toute espérance.
- ÉCLAIRAGE
- Lampes à incandescence de faible intensité. — M. Wiîissmanx nous adresse 3a lettre suivante relative à un point de la discussion qui a suivi la communication qu'il a faite au Congrès d’élcctricitc et que nous avons reproduite dans un précédent numéro (rur septembre 1900, p. 355). Le rapport dont il est question daus cette lettre a été publié dans L Eclairage Electrique du :> septembre 1899, t. XX, p. en.
- A la séance du Congrès international d’Elcctricité du 24 août dernier, M. HippolyleFontaine a fait ressortir que :
- « La Société d’encouragement avait organisé un concours pour des lampes du dcuxbougies 100 volts ; que quatre fabricants auraient livré de très bonnes lampes ayant en moyenne une consommation inférieure à 4 watts par bougie et une durée de 3oo heures. »
- Je m’étais sur le moment et jusqu’à plus amples informations, contenté de manifester mon étonnement et de répondre que je considérais personnellement une telle lampe de 100 volts deux bougies comme une œuvre d’art.
- En me reportant au bulletin de la Société d'encouragement de juillet 1899, je viens de retrouver un rapport de M. Fontaine lui-même relativement an concours en question.
- D’après ce rapport, les consommations spécifiques trouvées sur un lot de 9 lampes auraient été de 4,17 watts. — 3,6o watts. — 4,80 watts, — soit en moyenne 4,19 watts.
- Les durées correspondantes auraient été de 192 heures, — i3i heures, — 307 heures, soit en moyenne 210 heures,
- Deux lampes seulement — dont la consommation était de 4,8 watts —auraient claqué après 3oo heures, les sept autres 11'auraient duré que 102 à 210 heures.
- Le prix nu d ailleurs pas été décerné et la commission d'examen a proposé de le remettre au concours en 1901.
- Il est à remarquer que le rapport de M. Fontaine n 'est guère édifiant quant à la baisse de lumière de toutes ces lampes, il nous indique simplement que
- « les 9 lampes ont bien fonctionné pendant toute la durée sans perte trop appréciable d'intensité lumineuse. r>
- Enfin, il semble se dégager de ce rapport que les lampes ont été essayées uniquement sur un courant de tension constante : les résultats qu’il accuse ne seraient donc que des résultats théoriques incomparablement plus avantageux que ceux que l’on pourrait atteindre en pratique sur les secteurs.
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- j. REYVAL. — Exposition universelle :
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- G. PELLISSIER. — Congrès international des tramways :
- Systèmes d« distribution du couvant., par Yan Vi.otex..................................................
- Le joint Falk, par Fischlti-Dkjk..........................................................’............
- La traction par accumulateurs, par MM. Brooa et Johannet...............................................
- Sur le chauffage des voitures, par M. C. de Bcih.et....................................................
- Congrès international d’électricité :
- L'intensité lumineuse de l’arc, à courants continus, par M'"c Hcriha Ayrton............................
- Etat actuel et progrès'de'la télégraphié sans fil par ondes hertziennes, par À. 1îlo.mh:l et G. Fermé. . .
- 458
- 464
- 471
- Etincelle de capture «lyus un circuit à courant alternatif, entre le» électrodes de métal, particulièrement
- de mercure, par L. Kalliii..................................................................... 4?5
- Balance magnétique de précision, par IT. nu Bois................................................... 4"6
- Dispersion rotatoire magnétique anormale par A. Suhiuauss.......................................... 476
- Génération : Usine d'éclairage électrique de New-York. — Télégraphie : Le cinquantenaire des câbles .sous-marins. — Eclairage : Eclat rage par accumulateurs des trains Chicago-Burlington. — Divers :
- Action d’mi champ magnétique sur la phosphorescence. Nécrologie : Abdank Abakanowicz. oxxxiv
- Littérature des périodiques.............................................................................. cxxxix
- Avis : Vente d’usine. — Vente de brevet. — Institut industriel du Nord de la France...................... cxi.vnr
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- CXXXIV
- Supplément k L'Eclairage Électrique du 2- septembre 1900
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Usine génératrice d’éclairage électrique de New-York. — Lu plus puissante Compagnie d’éclairage de New-York, la United Electric Light and Power C°, a récemment mis en exploitation une nouvelle station.
- Cette station dont YElcctrical World, du 23 juin donne une description détaillée, ne contient que des machines et appareils Westinghouse. L’économie d’espace étant une considération importante dans une ville comme New-York où les terrains sont très chers, cette usine, projetée pour 20000 chevaux avec une réserve de G 000 tonnes de charbon, 11'a qu'une superficie de 49 mètres sur 60,20 m. Tous les appareils y compris les chaudières sont au rez-de-chaussée.
- Actuellement 10 000 chevaux sont en fonctionnement et il est probable que le reste sera installé a bref délai en employant quatre turbines à vapeur Westinghouse-Parsons de 2 000 chevaux chacune, accouplées directement à des génératrices de 1 5oo kilowatts, fonctionnant à 1 200 tours par minute.
- La première de ces unités est déjà construite et est en train de subir les essais préliminaires.
- Les chaudières, du type vertical à tubes d’eau, sont au nombre de 12 de 600 chevaux, chacune, timbrées à.10,5 kg : cm2. La salle des machines et des dynamos contient huit unités génératrices et trois unités excitatrices. Les dimensions des machines corn-pound, sont les suivantes : diamètre du cvlindre IIP, o,55 m; du cylindre BP, 0,9', m ; course o,56m; elles font 200 tours par minute et donnent .1 200 chevaux quand elles fonctionnent avec de la vapeur à 8 kg : cm2. Chacune de ces huit machines est accouplée directement à une génératrice de 750 kilowatts, diphasée, à 3 000 volts. Les huit unités fonctionnent en parallèle.
- Les trois unités excitatrices se composent de trois dynamos de 70 kilowatts à courant continu, accouplées chacune directement à une machine tandem-compound de 100 chevaux.
- La demande de courant a été si considérable que l’on a dû réinstaller l’ancienne station adjacente qui avait été désorganisée. Actuellement, trois nouvelles génératrices Westinghouse de 4ookilowatts chacune,
- diphasées à 3 000 volts, sont commandées par trois machines Corliss appartenant à l’ancienne station. Celle-ci fonctionne en parallèle avec la nouvelle.
- TÉLÉGRAPHIE
- Le Cinquantenaire des câbles sous-marins. — Le 28 août a eu lieu le cinquantenaire des câbles sous-marins.
- Le 28 août i85o était, en effet, transmise la première dépêche sous-marine entre la France et l’Angleterre par le petit tronçon de câble entre Douvres et le cap Gris-Nez. Le promoteur du premier câble sous-marin fut Jacob Brett. qui en avait obtenu la concession, en 184b, au roi Louis-Philippe. Celle-ci fut confirmée en 18.u> par le prince président et reçut son exécution en trois mois. Le constructeur en fut 1 ingénieur Charlton Woilaston. Celle première exploitation fut de courte durée, car l’année'suivante, un pécheur de Boulogne remontait clans ses filets une partie de câble et le coupait, croyant avoir affaira au serpent de mer. Eue nouvelle concession fut accordée par le gouvernement français, et cette fois la télégraphie sous-marine ayant fait ses preuves contre la foule des sceptiques que rencontre toute innovation, il se forma une société qui dès la fin de 1851, avait achevé la pose du nouveau câble, lequel fut plus tard acheté par le gouvernement anglais. Le premier câble anglo-français avait une longueur de 25 milles marins.
- Le fil, de la grosseur du petit doigt, pesait 200 kg par mille, des poids en plomb attachés à tous les seizièmes de mille le tenaient en suspension à une profondeur maxirna de 60 m au-dessous du niveau de la mer. La maison de Birmingham qui fournit le câble ne put livrer le fil que par section de 200 m au plus, tandis qu’aujourd’hui on peut en fabriquer, s’il le faut, 200 milles d une seule longueur. Plus tard vint le câble transatlantique.
- ÉCLAIRAGE
- Eclairage par accumulateursdes trainsChi-cago-Burîington. — Dans The lilectrical World du y juillet, M. Sukpardsox décrit cette installation ; le Génie Civil du 11 août, donne le résumé suivant de cette description.
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- CXXXÏI
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 22 septembre 1800
- Chicago et les villes jumelles de Saint-Paul et Minneapolis sont reliées par six lignes de chemins de fer différentes dont la longueur varie de 656 à 768 km. Le fait qu'il y a journellement 18 trains dans chaque sens, montre la concurrence que se font les diverses Compagnies, et c’est pour éclipser ses rivales que la Chicago, Burlington and Quincy llailroadC0 amis en circulation, au mois de juin 1897, un train, le « Burlington Limited », établi avec tout le luxe et le confortable possibles par la Pullmann Palace Car Cn, et qui a coûté plus de Sooooo fr.
- Le « Burlington Limited » étant en circulation depuis trois ans, la description de ses services électriques s’applique donc à des dispositifs qui ont subi l'épreuve de la pratique.
- Le train comporte cinq voitures et l’électricité assure non seulement l’éclairage, mais encore le chauffage et la ventilation des wagons. Chacun d’eux porte 48 éléments d’accumulateurs d une capacité de 160 ampèrcs-hcurc pesant environ 25 kg. L’éclairage total du train comporte 265 lampes à incandescence représentant 3 356 bougies.
- l-.es batteries sont rechargées aux extrémités du parcours. A Minneapolis, le courant était primitivement fourni par le réseau Edison, mais sa tension de 108 volts était trop faible. Actuellement, on emploie une dynamo Westinghouse de 11 kilowatts à 120 volts, actionnée’ par courroie, par un moteur Westinghouse à gazoline de 20 chevaux. Lorsque le train arrive, la batterie donne de 93 à 97 volts en circuit ouvert et de 80 à 92 volts, toutes lampes allumées. La charge commence avec 85 ampères à 110 volts, monte à îoO ampères à ii5-i3o volts, puis descend à 85 ampères à environ 182 volts. A Chicago le train séjourne deux heures de moins qu’à Minneapolis et la charge est pius rapide : elle commense à 110 ampères à ii5 volts et s’achève à 120 ampères à i36 volts. La charge étant terminée une heure avant le départ du train, le voltage n'est plus que de 98 quand on allume les lampes.
- O11 avait objecté le poids des accumulateurs à leur emploi pour l’éclairage des trains. En fait, ce poids représente moins de •>. p. 100 du poids d’un train comme celui dont il est question.
- DIVERS
- Action d’un champ magnétique sur la phosphorescence. — Dans son numéro du 8 septembre, la Nature, relate ainsi les essais faits récemment par M. À. de Hejiptixnk pour élucider cette question :
- Si l’on pari de celle idée que la phosphorescence est due à des mouvements de l'éther déterminés par les vibrations de particules matérielles, il s’attache un grand intérêt à la question de savoir si 1 intensité de la phosphorescence est modifiée par le voisinage d’un champ magnétique. Quelques expériences décrites par M. Alexandre de Ilemptinne dans le Bulletin de la classe des sciences (Bruxelles) paraissent trancher négativement la question. Dans l’une d’elles, la substance phosphorescente était contenue dans un tube d'environ 3o cm de long, placé entre les pôles d’un électro-aimant.
- La partie moyenne du tube éLai tainsi soumise à un champ d'une inlensité d'environ 3o 000 gauss, tandis qu'aux extrémités l’intensité magnétique était plus faible. Le tube conlenuil du sulfure de calcium ou de zinc, préparé suivant les méthodes de Becquerel, et on l’avait excité en l’exposant au soleil.
- En observant le tube dans l’obscurité, ou le voyait uniformément phosphorescent danstoute salongueur; il restait phosphorescent pendant un temps considérable et, graduellement, l’intensité du phénomène diminuait ; mais, à aucune période de l'expérience, il n’v avait de différence d’intensité sensible d’un bout à l’autre du tube. Pour obtenir une exactitude plus grande, M. de Hemptinne a construit un phosphoroscope assez grand pour contenir un électro-aimant. Bien que ccttc méthode fût beaucoup plus sensible que l’autre, il n'a pas été possible de constater la plus petite différence dans la façon dont se comportent le sulfure de calcium, le sulfure de zinc, le sulfate d'uranium, le diamant et d’autres substances plus ou moins phosphorescente, quand ils sont soumis à un champ magnétique d’environ 32 000 gauss.
- NÉCROLOGIE
- Abdank-Abakanowicz, fut un des premiers rédacteurs de La Lumière Electrique et un des promoteurs de la traction électrique en France. À ce double titre nous eussions voulu, dès que nous apprîmes sa mort survenue il y trois semaines, faire connaître à nos lecteurs son rôle dans l’industrie électrique.
- M. Georges Claude, son collaborateur cil plusieurs occasions, se trouvait être mieux renseigné que nous sur ce sujet; il a bien voulu nous autoriser èi reproduire l’extrait suivant de la no-
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- 'Cari Dm.i.wik (K, p. 2™, 24 août).
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- Lr^èogdni Rich"'( P. Cornu,,» (OC, p- >49. Soj«to).
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- A. hiiNA-n.T.E (Elé, p. Il, 7 juillet).
- Essai sur la théorie des moteurs à gaz ; Jules Desc (RM. p. 52, îi juillet).
- V'AUmD. An». (Èï“ S'ijui
- rejet de Construction^ de" moteurs tétrapolaires de faible puissance ; Cccil P. Pools (AE, p. a9o, juin), otcur Collins pour automobiles (K W, p. m „5 aoùtj.
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- De,., (IE,p. 3s4, toaoût).
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- ; 4 l'Exposition Universelle de 1900; Ch. David (CAE, p. ai5,-ï5 juin; *3o, 245, i« cl
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- 1898. Extrait du rapport do gestion de l'administration
- (J T, p. ,3., 25 juin).
- Téléphone à grande distance; M.-I. P uns (ER.NY, p. 54i,56o,23 et 3o mai).
- SorrUblH* *. U téléphonie transaüantiq v (ERKY, p. 583, 6 juin).
- ; Bhunki.i.i (Els, p. 17 ». août), éphoniques; W.-S. IId.nry (A E, p.
- . 127, 27 juillet). 4. PlÉKARD (Eté,
- niques (ETZ, p. 443. 3i mai).
- •Notes historiques sur le téléphone; I. Bruxelli (Els p. i5i, ior juillet).
- Loi, décret, convention et règlement concernant le ser- . \ice dos téléphones entre la 1
- Le léléphonographe de Poulsen (D Le lélcgraphone (E T 11, p. 192, '
- Sia-les principes de l'éclairage : IJ1' Louis Bell (E \V, p. 980, 92, 177, 244, 3o juin, 21 juillet, 4 d u août).
- cXEE:.eEVÆEE p. 1074,
- 22 juin; Ll, p. J98, 0 juillet).
- Lampes a grand rendement; J. M hitcuek (ER, p. 9(7, ^iLrjunE ^ ^ ^ ^ I d' *'f
- IlV. Ci.ied (?r! p. i5x, mars). ^
- Aua-mk (L lt N Y. p. 82, 2a luillct). üclairage public par arc enfermé ; \V, L. Rom. (E R N V, p. 532. 23 mai ; E R N Y. p. 5G3. 3o mai).
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- Rapport du" Comité de la National Liglit Association «or t: k'\ Y, p. Soi, 6.juin).^ ^ ^ ^
- t(Elé, p. 7, 7
- ^"(r'iÎIl, p. 247,^26 mai). ' ”
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