L'éclairage électrique
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL
- G. UPPMANN
- H. POINCARE
- J. BLONPIN
- PKOFESSEUB. MJ COLLÈGE ROLLIN.
- TOME XXV
- 4e TRIMESTRE 1900
- PARIS
- GEORGES CARRÉ ET C. NAUJ), ÉDITEURS
- 3,
- RACINE, 3
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- Tome XXIV.
- îdi 6 Octobre 1900.
- >. - N° 40
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNÜ, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. — G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. —D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- [/EXPOSITION UNIVERSELLE C)
- CROUPE ÉLECTROGÈNE DE 1200 KILO VOLTS-AMPÈRES DE LA SOCIÉTÉ L ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE ET DE MM. DUJARDIN ET O
- La Société l’Eclairage Électrique, une des plus anciennes maisons d'électricité en France et qui fut chez nous le berceau des courants alternatifs, a exposé plusieurs dynamos en service dont un alternateur, étudié spécialement pour le transport de la force motrice par petits et moyens moteurs, et accouplé directement à un moteur à vapeur de MM. Dujardinet Cu de Lille.
- Ce groupe est représenté sur la photographie de la figure 1.
- Moteur a vapeur. — Ce moteur est du type compound, à deux cylindres horizontaux en tandem, à condensation.
- A la vitesse de 80 tours, le coefficient d’irrégularité est d’environ correspondant a
- u» PD* égal» 700000.
- Le cylindre à basse pression est fixé au bâti. L’arrière du cylindre à basse pression et le cylindre à haute pression reposent simplement sur un bâti qui leur sert de glissière ; les cylindres se trouvent ainsi entièrement libres dans leurs mouvements de dilatation.
- La distribution de la vapeur dans fe cylindre à haute pression est du système à 4 tiroirs, genre Corliss, placés à la partie inférieure du cylindre et à déclic commandé par le régulateur pour les tiroirs d’admission.
- Dans le cylindre à basse pression, la distribution de la vapeur se fait également par 4 obturateurs cylindriques, genre Corliss, placés à la partie inférieure du cylindre, mais sans déclic.
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- Chaque cylindre est muni d'une enveloppe de vapeur; pour le cylindre à haute pression, c'est la vapeur venant de la chaudière qui circule dans l’enveloppe avant son admission dans le cylindre. Le fond et le couvercle de ce cylindre sont egalement chauffés par la vapeur venant du sécheur qui est intercalé dans la conduite de vapeur le plus près possible du cylindre à haute pression.
- L’enveloppe et le fond du cylindre à basse pression sont chauffés par la vapeur détendue ; il en est de môme de l’enveloppe du réservoir intermediaire ou receiver placé entre les
- Fig. i. — Groupe électrogène de i 200 kilovolts-ampères de la Société l'Éclairage Électrique et de MM. Dujardin et O.
- Un appareil à dilatation est interposé entre ce réservoir et le cylindre à haute pres-
- Le condenseur par mélange est muni d’une pompe à air verticale, à simple effet et à 3 zones de clapets, commandée par un balancier à deux branches actionné par la crosse des tiges de piston. Le condenseur et la pompe sont placés dans les.fondations.
- Deux appareils de sûreté, dits casse-vide, sont placés dans le condenseur à des hauteurs différentes pour supprimer, par le soulèvement de leurs flotteurs et l'ouverture de leurs soupapes qui établissent la communication avec l’air extérieur, l’arrivée de l'eau et éviter les coups d eau que pourrait provoquer une élévation accidentelle du niveau de l’eau à l'intérieur du condenseur.
- La machine peut marcher au besoin à échappement libre.
- Le graissage intérieur des cylindres se fait par des graisseurs mécaniques à pompe. Toutes les autres pièces en mouvement se graissent en marche ; les pièces principales sont giaissées d une façon continue par une circulation d’huile refoulée par une petite pompe rotative placée sur le parquet du moteur.
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- Sur ce parquet, par le travers du cylindre à haute pression, se trouve une colonnette où l’on a groupé tous les organes de manœuvre pour la mise en route.
- Les dimensions principales du moteur sont :
- Diamètre du petit cylindre.................... 65 cm
- Diamètre du grand cylindre.................... no u
- A la pression de 9 kg : cm2 et par une détente de 17 fois le volume de la vapeur la puissance est de 85o chevaux indiqués : 480 chevaux pour le cylindre à haute pression et 370 chevaux sur le cylindre à basse pression.
- Alternateur. — L’alternateur exposé parla Société l’Éclairage Electrique a été étudié par M. E. Labour, directeur technique' de la Société. C’est un des plus curieux et des mieux établis de l’Exposition.
- Cet alternateur destiné à alimenter des moteurs asynchrones, fonctionnant généralement avec des charges assez faibles, a en effet dû être calculé pour pouvoir fournir sa puissance apparente avec un facteur de puissance particulièrement faible. On a adopté la valeur de o.5, mais la machine peut fonctionner facilement avec un facteur de puissance presque nul, le supplément d’excitation nécessaire étant très faible.
- La puissance apparente de l’alternateur est de 1 200 kilovolts-ainpères et la puissance vraie minimum de 600 kilowatts. L’induit est groupé en étoile.
- La tension aux bornes sera normalement de 5 000 volts et le débit par phase de i4o ampères.
- La vitesse angulaire est de 79 tours par minute et la fréquence de 5o périodes par seconde .
- A l’Exposition, où l’alternateur est inscrit pour une puissance de 600 kilowatts avec le facteur de puissance admis ordinairement pour un service d'éclairage, la tension a été réduite à 3 200 volts aux bornes de façon à permettre l’utilisation de transformateurs à 3 000 volts dont la Société l’Eclairage Électrique s’est fait depuis longtemps une spécialité pour les secteurs à courants alternatifs de Paris et de la province.
- Les figures 2, 3 et 4 représentent des vues d’ensemble du groupe.
- Inducteur. — L’inducteur (fig, 5 et 6), a une forme tout à fait caractéristique et originale.. Il a l'aspect d'un volant ordinaire en fonte, à la jante duquel la couronne inductrice, également en fonte, serait fixée par des nervures radiales, une par paire de pôles, et par une nervure courant tout autour de la jante.
- Le volant et la carcasse inductrice sont coulés en deux parties assemblées à la jante par des boulons et par des agrafes en forme de double T introduites à chaud dans des logements pratiqués sur les faces latérales.
- En outre, deux frettes circulaires sont posées à l’endroit des joints sur la surface intérieure de la jante.
- Chaque demi-couronne est supportée par 4 bras qui la réunissent au moyeu dont le serrage sur l’arbre est obtenu uniquement à l’aide de deux frettes en acier. L’entraînement se fait par une seule clavette.
- Les pôles inducteurs, au nombre de 76, sont en acier doux et ont une section rectangulaire. Les noyaux polaires sont très bas, de façon à diminuer la dispersion. Ils sont élargis à leur partie inférieure en contact avec la jante, de façon à diminuer la résistance magnétique du joint.
- Les pièces polaires ont une section, perpendiculaire à Taxe, trapézoïdale ; elles présentent
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- un évidement en leur milieu en face d’un canal pour la ventilation ménagé entre les tôles induites.
- La fixation des pôles est faite par des vis serrées par des écrous et des contre-écrous sur la couronne inductrice dans les niches formées par les nervures.
- Le diamètre extérieur de l’inducteur est de 0,69 m et la largeur de la jante de 65 cm.
- La longueur utile des pièces polaires dans le sens de l’axe est de 4° cm» et celle de l’évidement, au milieu, de 6 cm, soit en tout, une largeur de 46 cm. La largeur des épanouissements est de 18 cm à la base et de 12 cm dans l'entrefer.
- Les bobines inductrices sont enroulées sur des carcasses métalliques avec joues en bois.
- Fig. 7, _ Alternateur Labour de i aoo kilovolls-ampères. Lïnduit a été déplacé pour montrer la construction de Findueteur.
- Elles sont laites en fil rond de 8 mm de diamètre et portent chacune 44 spires réparties eu 4 couches de 11 spires.
- Toutes les bobines sont montées en série; la résistance du circuit inducteur à chaud est de 1,60 ohm.
- Le poids du cuivre de l’inducteur est de 1 817,0 kg ou 24,7 kg par électro.
- Le poids total du volant sans l’arbre atteint 45 000 kg.
- Induit. — La carcasse de l’induit est coulée en deux parties; elle se compose d'un cylindre de tonte, avec ouvertures pour la ventilation, consolidé par trois anneaux égaux.
- La partie inférieure de la carrasse porte deux pattes par lesquelles elle repose sur deux bancs ou plaques de fondation. Un troisième banc est placé à la partie la plus basse de la moitié inférieure.
- L ensemble de l'induit peut glisser le long des trois bancs à l'aide d’un système de vis tangentes et de chaînes, de façon à permettre le dégagement complet de l'inducteur pour visiter 1 induit et y faire l’enlrcLien et les réparations nécessaires.
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- La photographia do la. figure 7 représente l’aternateur avec son induit déplacé.
- Le diamètre extérieur de la carcasse de l'induit est de 6,7a m et son diamètre intérieur de6 m.
- La largeur de cette carcasse 11e dépasse pas 72 cm.
- Le circuit magnétique induit est formé par deux couronnes de tôles de 0,4 mm d’épaisseur, isolées magnétiquement de la carcasse. A cet effet, la carcasse porte un certain nombre de bras en bronze, un par pôle et à section en forme de T sur les branches duquel viennent s'appuyer des projections ménagées sur les tôles.
- Ce système a l'avantage de laisser les couronnes de tôles complètement dans l’air ce qui assure leur ventilation parfaite et permet de réduire le volume du fer.
- L'enroulement induit est réparti dans des trous dont la section esl formée d’un rectangle surmonté du côté de l’entrefer d’un triangle isocèle à angle au sommet très obtus. Le sommet de ce triangle détermine ainsi un isthme très étranglé dont la largeur esl de 2 mm environ et qui par suite se sature très vite. Chaque trou est muni d'un tube en mieanite de 3 mm {l’épaisseur.
- Chaque pôle induit comporte 6 trous dans lesquels sont réparties trois bobines comme dans les enroulements triphasés ordinaires à 6 bobines par paire de pôles.
- La largeur de chaque 3>obine esl sensiblement la même que celle de la partie supérieure des pièces polaires.
- Chaque bobine est formée de a spires de deux câbles de 20 inmJde section disposés en parallèle.
- Les 7(5 bobines d'une mémo phase sont montées en série et les trois phases groupées
- La résistance de chacune d’elles est de o.3o ohm à chaud.
- Le poids de cuivre de l’induit est de 715 kg.
- Le poids de l'induit sans les plaques de fondation est de
- Le diamètre d'alésage de l'induit est de 5.70 111 laissant un entrefer deo,5 cm seulement.
- La hauteur radiale des tôles induites esl de 9 cm dont la moitié est occupée parles trous. La largeur de chacune des couronnes de tôle est de 20 cm; ces couronnes sont séparées par un intervalle de 6 cm assurant leur ventilation.
- Résultats d'essais. — Les dv"n,£'07“p°',J“,:e d=‘ °mpSr"°“r' p" bobinc ind“clpi“ ™ courbes de la figure 8 représentent la caractéristique à vide (courbe I) pour une vitesse de 77,5 tours par minute (4y périodes) et la caractéristique en court-circuit (courbe II) en fonction des ampèretours par bobine inductrice. La droite 11[ indique la correspondance des ampèretours inducteurs et de l'intensité du courant d’excitation.
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- L'intensité du courant d'excitation pour obtenir à vide la tension normale est de 5 ooo volts à la fréquence de 5o périodes est de io5 ampères. L’intensité du courant d’excitation nécessaire pour obtenir l’intensité normale du débit en court-circuit est de 4° ampères et correspond à une tension induite égale environ à la moitié de la tension normale.
- En charge, avec un facteur de puissance égal à l’unité, l'intensité calculée du courant d'excitation est de 126 ampères et l'augmentation de tension en cas de décharge brusque sans variation de vitesse de 5 p. ioo environ. Avec un facteur de puissance de o,5, le courant d'excitation atteindra 210 ampères et la chute de tension sera de 11 p. 100 seulement.
- La caractéristique en court-circuit a une forme spéciale, il s’incurve légèrement au voisinage de l’origine contrairement à ce qui se passe en général. La résistance apparente est donc plus grande pour un très faible courant de court-circuit que pour un courant normal.
- Cette particularité qui se rencontre dans les machinés à induit à trous tient à ce que, pour de faibles intensités, les isthmes 11e sont pas saturés.
- Le rendement électrique de l'alternateur en charge avec cos a = 1 est de 94,5 P- 100.
- Les pertes sont les suivantes :
- Pertes par hystérésis et courants Foucault. Pertes par effet Joule dans l’induit . . . . Pertes par effet Joule dans l’inducteur. . .
- 69.100 »
- Avec un facteur de puissance de o,5, le rendement apparent est de 90,3 p. 100.
- Le poids de cuivre total est de 2 53a kg soit 4,2 kg par kilowatts réels ou 2,1 kg par kilo-volts-ampères. En volts-ampères par kilo de cuivre on obtient le chiffre de 2,475, chiffre très élevé indiquant une utilisation très bonne do matériaux.
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE 5o KILOWATS A COURANT CONTINU UE UA SOCIÉTÉ L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE ET MM. ROUI,TE ET LARBODIÈRE ET Cie
- Le courant d’excitation de l'alternateur Labour de 1200 kilowats-ampères est fourni par un petit groupe (fig. 1), formé d'un moteur à vapeur de MM. Boulte, Larbodière et Cie et d'une dynamo Labour de 5o kilowatts.
- Moteur. — Le moteur Boulte, Larbodière et Oie appartient au type des moteurs à grande vitesse ; il est d’invention récente. Les premiers moteurs construits par MM. Boulte et Larbodière datent en effet de deux à trois ans (*).
- Ces moteurs sont caractérisés par leur mode spécial de graissage central sous pression qui assure une lubréfication énergique de toutes les pièces en frottement: glissières, coussinets, paliers, etc. Leur rendement mécanique par suite du graissage et de la simplicité des organes atteint facilement pour les puissances moyennes q5 p. 100 et la consommation de vapeur par cheval effectif y est assez faible.
- Le moteur actionnant l’excitatrice Labour, d’une puissance de j5 chevaux effectifs, est du type eoinpound, à deux cylindres en tandem. Les dimensions principales en sont :
- Diamètr
- Diamèti
- (*) O11 traînera une description plus page 3t>i, volume XX.
- dans Y Éclairage Électrique du 9 septembre 1899,
- iplète d<
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- Les dimensions d'encombrement sont de 92 et 124 cm en plan et 337,2 cm en hauteur.
- Les figures 2 et 3 représentent une vue et une coupe du moteur. '
- Le graissage sous pression s'obtient-par une pompe à huile spéciale, commandée par le moteur lui-méme. Cette pompe 11e comporte ni clapets ni garniture. L'huile est refoulée dans des canaux forés dans tous les organes à lubréfier. Le résultat immédiat de ce système de graissage est d'empêcher tout contact entre les pièces en frottement du mécanisme et par suite de supprimer pratiquement l'usure.
- lüg. 1. Groupe électrogène «le 5o kilowatts à courant continu cio la Société l'Éclairage Électrique et de MM. Boulle I.arbodière et C- et servant à l'excitation tic l'alternateur Labour de 1 200 ldlovolls-ampèros.
- Les coussinets, colliers d'excentriques, presse-étoupes et autres pièces de frottement sont en bronze dur avec grande surface de portage.
- Dynamo. — La dynamo est du type Labour; sa puissance normale de 60 kilowatts 270 ampères, sons 220 volts. Sa puissance à l’exposition est de 5o kilowatts, 280 ampères sous 180 volts. Celte dynamo est du type spécial pour l'accouplement direct avec les moteurs à grande vitesse. L'ensemble est combiné pour le minimum d’encombrement avec toutes facilités de visite et de démontage et en vue des applications à la marine. Les figures 4, 5 et 6 qui représentent des vues du groupe montrent bien la compacité de l'ensemble.
- Pour une installation à terre comme à l’Exposition, le moteur et la dynamo sont installés séparément sur un socle en maçonnerie. A bord d'un bateau le socle serait en fonte et commun.
- La vitesse de la machine est de 4oo tours par minute et le nombre de pôles de 8.
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- Induit. — L’induit est manchonné rigidement avec le volant et s’appuie d’autre part sur un palier à rotule fixé sur le socle.
- Les manchons de l'induit et du collecteur sont munis, comme le montre la ligure 7, de canaux assurant une ventilation énergique.
- L’induit, dont une coupe perpendiculaire à l’axe à grande échelle est représentée sur la figure 8, est denté et constitué par des tôles isolées de 4 dixièmes de millimètre.
- Le diamètre extérieur de l'induit est de 60 cin et la largeur de la pile de tôles de 3o cm.
- Fig. 1 et 3. — Vue extérieure et coupe d'une machine à grande vitesse Boultc et Larhoehdre, eoiupouud, à double effet et à graissage sous pression.
- Los sections de l'induit, réparties dans «28 rainures, sont au nombre de is>8, soit 16 par pôle. Ces sections sont bobinées sur gabarit et peuvent être retirées séparément; elles comportent chacun 3 spires formées par 2 tils de 2,1 mm de diamètre, montés en parallèle.
- L’entrefer est de 6 mm.
- Le collecteur, formé de 128 lames, est isolé au mica, son diamètre est de 36 cm et sa largeur de 18 cm.
- J. induit est enroulé en quantité et le courant est, recueilli par 8 lignes de 4 balais.
- Les porte-balais qui sont représentés à part sur la figure 7, sont d’un type très com-mnde ; ils glissent dans leurs supports pour atteindre une fois pour toutes le réglage convenable. Les balais sont en charbon, à section rectangulaire, et appuient normalement sur le collecteur. Une disposition spéciale des porte-balais assure une pression constante à tout degré d’usure de ce charbon.
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- L'ensemble du support des porle.-balais peut tourner légèrement autour de la couronne inductrice à l'aide d’une vis tangente actionnée par un volant à main.
- La résistance de l’induit entre balais est de 0,016 ohms à chaud.
- Le poids de l'induit tout monté est de 3y6 kg, dont 36 pour le cuivre induit.
- Inducteur. — La couronne inductrice est on doux par Lies et fixée sur une surface cylindrique. Ce disposilil a pour but de permettre de visiter la partie inférieure de l’inducteur en la faisant rouler pour l'amener à la partie supérieure.
- ; la i
- * L’inducteur est en acier doux, les noyaux sont > séparés en deux parties par une fente radiale qui intervient pour réduire la réaction d’induit.
- Les pièces polaires sont rapportées et fixées à la carcasse par deux vis logées dans l'entrefer ménagé au milieu de chaque pôle.
- La machine est excitée en dérivation.
- Les bobines imluelrieet sont enroulées sur des carcasses en métal ; elles comportent chacune 58o spires de fil de 2,2 mm de diamètre.
- Les huit bobines sont en série et leur résistance est de 2i.6ô ohms.
- Le diamètre d'alésage de l’indue Leur est de 61,2 cm ; son diamètre extérieur est de io4 cm.
- La surface des épanouissements polaires est de 3o Xi 18 ou ;>4o cm2.
- Le poids de l’inducteur est de 970 kg dont iao'pour le cuivre.
- Résultats d’essais. — Les courbes de la figure 9 reproduisent les caractéristiques à vide et en charge il Lension constante de la dynamo Labour de ao kilowatts.
- L’excitation pour la marche à vide à 180 volLs est de 6,9 ampères, en pleine charge l’intensité du courant, d’excitation est. de 8,0a ampères. La chute de tension est de 16,5 p. ioo.
- Cette machine peut supporter une surcharge de 5o p. 100, ou donner sa puissance aux deux tiers du voltage sans aucun déplacement de balais et sans étincelles.
- Par suite de l’aération des fils et des croisillons de l’induit et du collecteur l’augmentation de température n'atteint pas 3o° en régime permanent.
- Une, dynamo du même type est exposée dans la classe 118 (Palais des armées de terre et de mer) et accouplée à une machine Delaunay-Belleville de 4o chevaux.
- Le rendement de la dynamo en pleine charge est de 93,2 p. roo ; les pertes sont les suivantes :
- Effet Joule induit........................................ t 34o
- Le poids total du < par kilogramme ou 3,
- ît de 186 kg, • kilowatt.
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- GROUPE ÉLECTROGÈNE A COURANT CONTINU UE 200 KILOWATTS UE LA SOCIÉTÉ T/ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE ET MM. BIÉTRIX ET C‘°
- En dehors du petit groupe à courant continu servant à l'excitation de l'alternateur et que nous venons dedéerire, la Société l’Eclairage Electrique a.exposé, en collaboration avec MM. Biétrix, Lellaive, Nicolet et C‘* de Saint-Etienne, un autre, groupe à. courant continu d’une puissance de 200 kilowatts et représenté sur la photographie de la figure 1.
- Moteur a vapeur. — Le moteur à vapeur construit, par MM. Biétrix, Leflaive, Nicolet et C10 est le seul à distribution par soupape qui fonctionne dans la section française. Le système, de soupape adopté est celui il ealaracte d’huile de l'ingénieur Collmann, système employé dans quelques machines des sections allemandes et autrichiennes.
- Ce moteur à vapeur est du type coinpound horizontal à deux cylindres en tandem ; le cylindre à basse pression est lîxé au bâti et le petit c:\lindre placé à l'arrière.
- La distribution se fait à l’aide de quatre soupapes par cylindre : deux placées à la partie supérieure, pour l’admission e! deux placées à la partie inférieure, pour l'échappement.
- Les excentriques de commande des soupapes sont montées sur un arbre disposé parallèlement à l’axe commun des cylindres, muni d’un volant et commandé par engrenage conique .par l'arbre principal.
- La disposition des soupapes est représentée sur la figure 2.
- Un excentrique de distribution E actionne un loque! K lequel vienl soulever le levier l de la soupape d'admission. Le contact du levier T avec le loquet K se fait, sans bruit, mémo aux grandes vitesses, parce que ce contact s’établit au moment où l'excentrique est au point mort. Le déclic de la soupape d’admission se fait au moyen d’une came montée sur l’arbre de détente AV, arbre- qui est lui-mème actionné par un régulateur très sensible. La soupape d’admission se. ferme sous l’action d’un puissant ressort qui lui donne d’abord une vitesse très grande ; puis la vitesse est ralentie dans la dernière période, grâce à un dispositif ingénieux dont la description sera donnée plus loin.
- La soupape d’écjiappejiienl est commandée par un excentrique A, dont la tige Al) fait osciller la came D ; celle-ci, par le moyen du galet R et du levier RJ, met la soupape en mouvement. Au point, mort de la course du pistou, la soupape est h peu près entièrement ouverte et reste.dans cette position presque pendant toute la période d’échappement ; puis elle se ferme brusquement et vient reposer doucement sur son siège.
- La partie caractéristique de lu distribution Collmann réside dans la consi miction des soupapes d'admission.
- La tige T de .la soupape porte un piston P, qui se meut dans un cylindre C rempli d’huile (fig. 3) ; ce piston porte sur sou pourtour une rangée d’ouvertures a a ayant la forme indiquée figure 4.
- Lorsque! la soupape d’admission s’ouvre, elle soulève le piston P, et les ouvertures aa sont découvertes peu à peu par l'arête ii ; dès le début du mouvement, les petites ouvertures bb se sont complètement ouvertes, de sorte (pie la soupape se lève sans éprouver do résistance; l’huile qui se trouvait à la parti*! supérieure du cylindre C passe à la partie inférieure par des orifices dont la grandeur croît avec la course de la soupape. A la fin de l’admission, les organes de la distribution' abandonnent la 'soupape, et celle-ci tend à se refermer sous l’influence d’un ressort. Les ouvertures bb se referment brusquement.
- La fermeture de la soupape est d’abord très rapide parce que l'huile contenue dans la partie inférieure du piston C trouve une large issue par les ouvertures aa, mais celles-ci
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- sont peu à peu recouvertes par l’arête il; finalement il ne reste plus qu'un tout petit.orifice de passage, et la fermeture s’achève avec une très grande lenteur. A ce moment, la course qui reste à parcourir avant In fermeture hermétique est excessivement petite.
- La soupape vient se poser sur son siège sans le moindre choc.
- Les diagrammes du mouvement des soupapes, relevés sur les machines Golmann, mettent bien en évidence les différentes phases du mouvement.
- Aous avons reproduit dans la figure 5 un certain nombre de ces diagrammes obtenus pour différentes introductions. La fermeture de la soupape, d’abord très rapide de m en //,
- Fig. 4- Fig. 5.
- devient beaucoup plus lente dans la dernière péi’iode représentée’par nj>; le croquis montre de plus que la portion np est la même, quelle que soit l’introduction; cela résulte de ce que la soupape Collmann utilise non pas une expansion ou une compression comme les soupapes à tampon d’air, mais bien l’écoulement d’un fluide incompressible.
- Le régulateur à force centrifuge porte un levier à contre-poids avec cataracte d’huile pour l’amortissement des oscillations de cet appareil. Le régulateur agit seulement sur les soupapes d’admission; l’échappement étant réglable simplement à la main.
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- Les dimensions principales du moteur sont les suivantes :
- A celte pression de 10 kg : nul la puissance effective avec une introduction,de — est de 'i15 chevaux.
- A l’Exposition, la vitesse a été réduite, pour la commande de la dynamo, à i io tours seulement par minute.
- Fig. 6, 7 et 8. — Vues d'ensemble du groupe à courant continu de la Société l’Éclairage Électrique et de MM. Biétrix, Leflaive, Nicolet et Cie.
- Dynamo. — La dynamo Labour à courant continu actionnée parle moteur Biétrix, Leflaive et Nicole! a une puissance de 200 kilowatts aux bornes, 870 ampères sous 23o volts.
- La vitesse est de 110 tours par minute et le nombre de pôles de 12.
- Les figures 6, 7 et 8 représentent des vues d’ensemble de ce groupe.
- Induit. — Un même manchon en fonte (fig. 9) muni de canaux radiaux pour la ventilation supporte l’induit proprement dit et le collecteur.
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- T. XXV. — Nu40.
- L’induit est lisse, il est compose de segments en tôles isolées de o,4 mm d’épaiss< Les segments sont fixés à la lanterne de l’induit par un procédé identique à c de l'alternateur, c’est-à-dire par des bras en bronze à section en forme de T sur branches duquel s’appuient des projections ménagées sur les tôles.
- Ce dispositif est montré sur la figure 10 qui est une coupe perpendiculaire à Vax grande échelle de la dynamo.
- Le déplaeemenl de l’enroulement induit, pouvant résulter des variations de vitesse
- points morts du moteur, est ompt
- clavettes e
- fibre répar-rface de l’in-
- duit.
- Le diai induit en
- être extérieur du noyau me seule partie est de
- r de 35
- L’induit est bobiné en anneau et renroulemetiL est réparti en nue seule couche. Cet enroulement est formé d’un câble de 21 mm8 en fils assez fin pour réduire suffisamment les pertes par courants de Foucault dans le cuivre. Tl y a 6 spires par section et ?3 scelions par pôle, soit x la ou 276 sections.
- Le collecteur, isolé au mica, a 276 lames serrées par groupe de au moyen de 12 segments en acier formant une première frotte. Une seconde frotte en une seule pièce recouvre ces segmenls et permet u- partiellement le
- mpé en parallèle icueilli par douze 1 charbon à sec-appuyant norina-
- reliées alternative-
- collecteur.
- L'induit est g-i et le courant est i
- tion rectangulaire
- lemenl sur le collecteur. Une disposition spéciale, visible sur la ligure k sion convenable des charbons et leur bon contact avec leurs montur ment sur deux cercles portant les prises de courant.
- Les tiges de support des balais sont montées sur une couronne qui peut tourner légèrement autour de l'axe à l’aide d’une vis sans tin portant un volant à chacune do ses extrémités. Les balais peuvent en outre être déplacés séparément; l’ensemble du système porte-balais est fixé sur les inducteurs.
- Le diamètre du collecteur est de 120 cm.
- La résistance de l’induit entre balais est de 0,0096 ohm à chaud.
- Le poids de l’induit bobiné est de 3900 kg, dont 365 kg pour le cuivre induit.
- Inducteurs.— Les inducteurs sont en acier doux et profilés en vue d’obtenir une rigidité mécanique suffisaTile. fies noyaux sont fixés à la carcasse magnétique avec 4 boulons.
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- 2.3
- La couronne inductrice est en deux parties et chacune de ces parties sc compose do six pièces séparées entre elles par un intervalle de quelques centimètres et assemblées seulement par deux des nervures, comme le montrent les figures.
- Fig. io. — Coupe perpendiculaire à l’axe d’une dynamo Labour de 200 kilowatts montrant le dispositif de fixation de tôle de l’induit et les détails de construction du porte-balai,
- Les intervalles ainsi ménagés dans la carcasse correspondent à des fentes radiales dans les noyaux polaires. Ce dispositif, breveté depuis plusieurs années par M. E. Labour a été décrità cette époque dans La Lumière. Électrique ; il a pour but d’opposer une résistance
- (1) Volume XLIX, page 3oi, 1893.
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- T. XXV. - N° 40.
- magnétique assez considérable au flux de réaction d'induit et par suite de diminuer celle-ci.
- La couronne inductrice est fixée sur deux glissières. Un système de vis et de chaîne permet, au moyen d’un seul levier, de déplacer longitudinalement tout le système inducteur pour découvrir l’induit et le collecteur et y faire l'entretien ou les réparations qui pourraient être nécessaires, sans avoir recours a un appareil de levage et par suite sans démontage de la carcasse.
- Les bobines inductrices sont enroulées sur des carcasses métalliques avec joues en matière isolante; Tune des joues porte les prises de couranlde la bobine.
- Toutes les bobines inductrices sont montées en série; la dynamo est excitée en dérivation.
- Chaque électro porte 43o spires de fil de 4,5 mm de diamètre ; le poids du cuivre inducteur est. de 811 kg, soit 67,:) kg par électro.
- La résistance du circuit d'excitation est, à chaud, de 7,5 ohms.
- Le diamètre d’alésage de l'inducteur est de ao3,8 cm ; l’eiiLrefer est par suite de 19 mm. Le diamètre extérieur est de 3o8 cm.
- La largeur des pièces polaires parallèlement à l'axe est de 35 cm ; leur longueur perpendiculairement à l’axe est de 3<i cm.
- Le poids de l’inducteur avec bobinage est de 6 a55 kg.
- Résultats d'essais. — Nous reproduisons sur la figure 11 les caractéristiques à vide et en charge à tension constante de la dynamo Labour de 200 kilowatts.
- L’excitation pour la marche à vide est de 26,0 ampères, en pleine charge cette excitation monte à 3a ampères : la chute de tension ou le coefficient d'autorégulation est de 6 p. 100.
- La dynamo a été étudiée pour avoir la môme élasticité de puissance que le moteur à vapeur. La surélévation de température des différentes parties n’atteint pas 3o° d’augmentation en régime permanent.
- La surcharge que peut supporter celte machine est donc assez grande ; cette surcharge peut facilement être obtenue sans produire d’étincelles nuisibles au collecteur.
- Le rondement do la dvnaino en charge normale est de 92 p. 100. les pertes se décomposent ainsi :
- l’er'tos par ufl'el Jo
- Le poids total du cuivre él par kg, ou 5,88 kg de cuivre
- ni. 1 176 kg, l’utilisatio iar kilowatt.
- it)........... 8100 »
- icaull .... jï;o »
- u cuivre correspond donc à 170 watts J. R K Y VAL.
- I/l SI \E D'EMÏFN'S
- DESCRIPTION GÉNÉRALE. — ESSAIS DU MATÉRIEL
- L’usine électrique d’Engins n’est pas assurément comparable comme importance à celles de Jonage ou de Rheinfeldeu que nous avons eu l’occasion d’étudier précédemment f1}. Elle nous a paru néanmoins mériter une description spéciale. Elle se signale, en effet, par certaines particularités intéressantes. (*)
- (*) L'Éclairage Électrique, t. VII, p. iy3: l. Ylll. p. a.41
- t. XI. p. 3go; t. XXI, p. 441.
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- En raison de la grande dislance qui sépare l’usine du neutre de consommation (près de 4° °ü a dù adopter une tension relativement élevée (io ooo volts) dont remploi n’a d’ailleurs présenté, en pratique, aucune difficulté d'exploitation.
- Fig. i. —Vue c.vlêrieui'c de Fusiae d'Ungiiis.
- A l'encontre de ce que nous avons trop souvent à cousîai.er, le matériel est exclusivement. « Français », ce qui fait le plus grand honneur au propriétaire de l'usine, M. le baron du (Marais [i).
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- Les essais très sérieux, que nous résumons ci-après, établissent d'ailleurs que ce matériel peut, avec avantage, être comparé à tout ce que l'étranger sait nous imposer, soit par voie d'importation directe, soit encore, par les traités habiles qui lient la plupart de 110s grandes maisons de construction et les obligent à paver <’ brevets trop souvent imaginaires.
- hule uli-
- ciété dos Forces >' i moulin village km en
- du Bruyant et du Furon proprement dll ('
- r la So-
- Motrices Arnaud, au-des-(FFiigins, à en-aval du eonüueiiL été établie à environ 4 km du bourg
- ; comptée sur la vieille roule de Villard-de-Lans'.
- ITai'tki;h dk cjiuïk. - La hauteur de chute utile est de a8a m; c’est la différence de ni\enu entre l'origine de la canalisation et le collecteur de l’usine.
- I)É!,.t. - ke régime du Furon est très nelleinent torrentiel. Au commencement du printemps il présente d'abord une période de très forles eaux. Le débit du ro mars au io juillet ne tombe pas au-dessous de 400 litres, et il es! en moyenne ; ro juilleL au 10 septembre, le débit diminue graduellement de 400 liLres à rao, i
- et relativement faibles correspondant aux orages qui se produisent
- s 011I été faites parla s
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- 6 Octobre 1900. Il K VU F, D'KLLCTRICI-T K
- habituellement en cette saison. Si l'été est sec, on a du io septembre aux premiers jours d'octobre le débit minimum d’environ i;io litres. Ordinairement les pluies d'automne arrivent, mitre le 5 et le i5 octobre et relèvent rapidement la courbe des débits. On peut compter, du .20 octobre au 20 décembre sur un débit de 2j5 litres qui va même ordinairement. à 3;jo. Du 20 décembre à la fin de lévrier on a une période de débit relativement bas : de-Furon donne en général aao litres, sauf pendant une période de froid, vif dont l'époque
- Kig. 3. — S.ille d-.’s all-rualriir* triplm^ds [V.. Labouri.
- et la durée sont un peu incertaines : 011 doit compter ..que pendant i5 jours environ do forte gelée, généralement en février, le Furon petit descendre à 200 litres environ. Quand l’Iiiver est doux, ce minimum n'existe pas. tin tout cas. dans cette période de décembre à fin février, les liasses eaux sont courtes ; il est -rare que les fortes gelées durent i5 jours consécutifs et au premier dégel. Je Furon grossît considérablement.
- La disposition des lieux, très spéciale et très-intéressante perrnetdieiireiisement de créer à la prise d’eau un réservoir de tioim nr pouvant être -porté .-facilement a .10000 m\ A 1 aval de l'usine on pourrait egalement établir un autre réservoir compensateur permettant de retenir le même cube d'eau. On a sacrifié, pour pouvoir créer ces réservoirs, 'tant en amont qu'en aval, une quinzaine de mètres de chute, mais ainsi, on pourra euiina-ganiser l’eau à certaines bmires de la journée dans le résenoir supérieur pendant «pue le
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- Extrait de la carte d’État-major, publiée par les soins du Ministère de la Guerre.
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- 3or
- L ' K C L AIR A Ci K K I. E CT RIQ V F
- réservoir intérieur fournira Tenu nécessaire aux industriels qui ont leurs usines sur le Furon en aval dé celle de la Société. Cette disposition très utile déjà quand on doit fournir la force à des usines ne marchant que io à 12 heures sur 24, serait encore bien plus précieuse si Ion devait faire surtout de l'éclairage et par conséquent 11'avoir de gros débits que pendant 5 heures par jour environ. Remarquons en passant que, contrairement aux cours d'eau du bassin de la Romanche et du bassin supérieur de l’Isère, le Furon a beaucoup plus d’eau en hiver qu’en été, et il serait donc très naturel de faire à Engins surtout de l’éclairage.
- L’exécution de ces projets de réservoirs à la prise d'eau et au-dessous de l'usine a dû être ajournée, en attendant les autorisations administratives.
- 11. -- DESCRIPTION 1)K T.’lNSTALLATION DE T.'lTSlXE
- d'Engins.
- Prise h'eai'. - La pris»' d'eau n’a qu’un caractère provisoire . I /installation complète eompor-
- l'n barrage donnant une retenue d’eau de nr qui sera porté plus tard à H 000.
- A la suite, et reliée au barrage par un canal, avec digue en terre de 2 ni de e retenue de 2000 uv1 environ. Cette chambre d’eau limitera la chargée à 2111 d’eau à l’origine de la conduite.
- Actuellement le barrage n'existe pas encore ; on utilise l'ancien canal d’amenée d’eau d’un moulin pour conduire beau à la chambre d’eau. La digue devant former cette chambre d'eau 11'est, elle-même, construite qu'en partie,et l’origine de la e induite 11‘est chargée que de o.ào m d’eau.
- Canalisation. — La canalisation cpii a une longueur de 3200 m environ, comprend deux parties•: la première à faible pente (2 1/2 p. 100) a 2000 m de longueur. File est en béton de ciment, le dia-. l’épaisseur varie de 10 à 20 cm. Il faut reconnaître qu’il pas employé le ciment armé.
- lus une épaisseur de ’o;6o m de terre. On a placé deux ehe-a-val -de la canalisation en ciment; ces cheminées ont pour i"s qui se produisent lorsqu'on ouvre ou ferme trop brusque-Fusine.
- métré intérieur est de 0,80 nj. est bien regrettable qu'on n’ait l^a canalisation est enfouie ri minées dont Finie à l’extrémité but d a m or tir ’es coups de belle 1 ment les vannes des turbines à
- La seconde partie de la canalisation, à forte .pente, a une longueur d'environ 1 200 in. Flic est en lole d’acier. File a été fournie et-installée par-MM. Unuchyyer et Yiallel de Orénoblo. Le diamètre intérieur est-de 0.60 m, l'épaisseur varie suivant la pression de 4 ;à -
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- i4 mm. Elle est composée de tuyaux de 6,5o m de long. Chaque tuyau est formé de 5 longueurs de tôle qui sont assemblées longitudinalement et transversalement par des rivures simples ou doubles suivant pression. Les tuyaux terminés à leurs extrémités par des cornières sont reliés entre eux par des boulons. J)e.s joints en plomb écrasés par Je serrage des boulons assurent l'éLaneliéité. Les tuyaux sont placés dans une tranchée faite dans le rocher; ils sont appuyés dans les pentes modérées sur «les massifs de maçonnerie. Dans les pentes accentuées ils portent des colliers fixés à des amarrages à articulations disposées de manière à soutenir la conduite sans s’opposer aux dilatations. La canalisation eu tôle, comme la canalisation en ciment a été recouverte de terre pour la protéger contre- la chute possible de blocs de pierres.
- Fijy'G. — Trausiormalfur tlranmiout.
- Lsink. — L'usine (iig. 1} est reliée à la vielle route de Yillard-de-Lans par un bon chemin à 7 p. 100 de pente au maximum créé par la Société.
- L’usine occupe un grand rectangle de 33,65 m sur 10,70 m dont Taxe est à peu près perpendiculaire au cours du Furon. Elle est divisée par un mur longitudinal en deux parties : l’une (fig. 2), du côté de l'aval du Furon, de 28 m sur 5,5o m. contient actuellement, deux turbines de 65o chevaux montées sur des arbres horizontaux accouplés bout à bout, aux arbres des dynamos. Ces turbines, construites par la maison bouvier frères, de Grenoble, sont centrifuges, et portent sur leurs arbres des volants en fonte avec trette d'acier du poids de 2 5oo kg.
- Dans la salle voisine dig. 3), de 18 m sur 8, largement éclairée par quatre grandes fenêtres, se trouvent les alternateurs accouplés directement avec les turbines, dont les axes traversent le mur de séparation, à l'aide de manchons à blocs de caoutchouc. Les alternateurs, E. Labour, construits par la Société l’Eclairage Electrique de Paris, sont de 35o kilovoltampères par unité. J/énergie électrique est livrée sous forme de couvants
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- 3a L ’ É C L AI II A GI- K L E C T II I QU E
- triphasés à un voltage qui varie entre n3 el 12a volts, suivant la charge. Une seule excitatrice commandée par une petite turbine indépendante suffit à fournir le courant d’excitation, à deux alternateurs.
- L'usine a été prévue pour une troisième unité de 3.>o kilowatts. On pourrait, si le besoin s'en faisait plus tard sentir, agrandir l’usine et y placer une quatrième unité. Le tableau portant les appareils de contrôle et de manœuvres est disposé sur le petit côté du rectangle le plus rapproché du Furon. Du même côté, et. séparé seulement de la salle des dynamos par un peliL mur n’occupant pas toute la bailleur du hall, se trouve la salle (lig. des transformateurs (de 8 111 sm’4,^<> ni) prévue pour contenir huit transformateurs de tjj kilowatts. Ces iranslormu-teurs, du type E. Labour, sont enfermés dans une cuve remplie de paralliup et munie d'ailettes pour faciliter (e refroidissement. Ces appareils, qui ont un coeJlicicnt de transformation à vide de 1 1 Ci fournissent à la haute lension de 12000 à toooo volts (tension coin-posi’-o).
- Les deux salles des dynamos et des transformateurs sont desservies par le même pont
- Dans le prolongement de lu salie des Lur-bines on a disposé un petit atelier de 5,5<> m sur 3,jo 111 contenant une forge, un établi et une machine à percer. On v fait les réparations courantes de l'usine; Au-dessus de l’atelier se trouve un magasin où l’on a disposé un stock des objets dont ou a le plus habituellement besoin.
- 111. — Réseau le distribution d'énergie.
- Fig. 7. — Traversé <tc l’Isère. DISPOSITION LES T.IGNES 1)U RÉSEAU. - - La
- ligne de transport d'énergie présente à Sassenage, une bifurcation : l'une des branches se dirige vers Grenoble, et l’autre, la plus importante se dirige du côté de Yoiron.
- Les isolateurs sont à triple cloche et moulés soit sur des poteaux de bois soit, en certains poinls particuliers sur des consoles métalliques. Ils ont été tous essayés dans le laboratoire de la Société l’Éclairage Électrique à une tension double de celle de la ligne.
- Les poteaux en bois de sapin ont 12 m de haut cl i3 à U cm île diamètre au sommet. Ils ont été plongés dans un bain de carbonyle. La distance de poteau à poteau est de 4o m en ligne droite, moindre en courbe. Les poteaux qui se trouvenl dans les courbes sont renforcés par des eontrefiohes ou retenus par des haubans.
- La ligne a, suivant sa charge, un voltage au départ de 12 000 à 15 000 volts ; ce voltage est réduit à l'arrivée clic/, l'abonné à l'aide de transformateurs dont le eoellicienl de Irans-lormation est de o,qi. Les transformateurs appartiennent à la Société, les moteurs aux
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- R K Y U K D ' KJ, K C T KICIT É
- abonnés. Les petits moteurs sont asynchrones, les gros sont obligatoirement synchrones. Cette disposition a pour avantage de diminuer le décalage, par suite à égalité de section de câble, de voilage au départ et d’énergie transportée, de diminuer la perte en ligne.
- De l'usine à Sassenages les conducteurs ont une section de 4° mm2.
- La branche qui se dirige sur Grenoble suit la route départementale du côté sud, traverse le hameau de Saveuil et vient traverser le Drae en aval du cours Berriat.
- La section des câbles sur cette brandie est de 20 mm2, sauf la traversée du Drae qui est en. ,4° mm4. l)o la branche principale de 4 8oo m eiiviroi se détachent plusieurs rameaux iu Une dérivation de 4°o ]
- • lait touviv ne four
- i la Troll*.
- Urammont de Pont-de-Ghérny, Isère;, (lig. 5) île io chevaux. La puissance du transformateur es L de io kilowatts. On installera prochainement sur cette même branche un moteur de i5 chevaux pour actionner la scierie de la Trefforine.
- 2n Une autre dérivation va jusqu’au village de Fontaine ; elle est destinée à l’éclairage du village. Mais les installations ne sont pas terminées.
- 3" Une troisième dérivation se dirige vers le sud après le passage de l’Isère et aboutit à un transformateur de 5o kilowatts qui alimente, chez plusieurs industriels, des moteurs de la maison Urain-mont, dont la puissance varie de io à ao chevaux.
- 4" Une dérivation alimente un transformateur de 20 kilowatts d< Diderot et aussi à faire n celle meme rue.
- rage d de petits ateliers don;
- a0 Une einquièm même canal. On pla
- ; dérivation suit le canal Fonlena e actuellement un transformateur is par la maison (Irammonti.
- La branche de Yoiron, est semblable à la précédent plongés dans un bain de carbonyle, 011I été sullatés ; Elle suit au nord la route départementale, traverse 1 puis vient à Yoiron par les lies de Moirans, Moirai
- ilig. 8 1
- . Elle
- viaduc du chemin do fer,
- y et aboutit au moulin situé sur ce (fig. 6) de 20 kilowatts et un moteur
- j.mais les poteaux au lieu d’avoir été ses tils ont une section de 3o mm8. 'Isère (fig. y) au bec de l'Echaillou, s, Saint-Jean-de-Moirans et Paviot n*ès de 22 kilomètres. Elle traverse
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- T. XXV. - ND 40.
- 34 L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- quatre fois les lignes de chemin de fer. et en chaque point de passage des précautions spéciales ont été exigées : on a dû construire pour le passage des fils de véritables passerelles métalliques (fig. 10).
- Fig. <). — Traversée de Voiron.
- Cette branche comporte les dérivations suivantes :
- i° bille dessert les papeteries Lafuma et Rerthollot par deux dérivations allant l’une à 1 usine de Paviot où sont deux transformateurs de 00 kilowatts et deux moteurs synchrones Labour de 5o chevaux; l’autre à ITisine de Wesseling où est un transformateur de 100 kilowatts (fig. 11 i et un moteur Labour de 100 chevaux (fig. 12), fournis par la Société
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- l’Éclairage Électrique. La Société des Forces motrices fournit à l’une ou l'autre des deux usines une puissance de 160 chevaux qui sera certainement et avant peu eonsidéralement augmentée. La force motrice louée aux usines Lafiuna el Berthollet doit être fournie pendant vingt-quatre heures. Toutes les autres locations (ailes jusqu'à présent ne sont que pour dix ou onze heures.
- a0 Une autre dérivation dessert les usines de tissage de Guillaume. Un transformateur de ioo kilowatts fournit le (murant à liasse tension à un moteur synchrone de 5o chevaux
- Labour). Le transformateur a été choisi très puissant parce qu’on prévoit une augmentation très considérable de l'installation.
- 3° Un petit transformateur do 5 kilowatts alimente un moteur de deux chevaux Cram-monl. dans la fabrique de registre Lebon et Vernay.
- 4° Un transformateur de ia kilowatts alimente divers petits moteurs Grammonl dans Voiron. dont la puissance varie de H r cheval.
- 5° Sur le chemin de Coublevie on a installé un transformateur de 5 kilowatts alimentant un moteur de 3 chevaux Grammont.
- Enfin ou continue actuellement la ligne électrique dans la direction de Coublevie, petit village au-delà de Voiron où la Société a (inc concession d'éclairage.
- En résumé, à l’heure actuelle, la Société a loué 160 chevaux de 9.4 heures à la maison Lafuma et Berthollet, et 138 chevaux de 10 ou 11 heures à divers clients.
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- Les essais suivants se rapportent au matériel électrique E. Labour fourni par la Société a l'Éclairage Electrique ». Ils ont été elfectués avec le concours de mon camarade et ami, M. Mnuduit, ingénieur (le la Société l'Éclairage Électrique.
- Je présenterai d’abord les feuilles d’étalonnage et l’ensemble des mesures relevées. Je commenterai ensuite des. résultats obtenus dans nos conclusions.
- Je donnerai également les divers graphiques qui se rapportent à nos essais.
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- sssës’isl'ê.g-ïï ?£££.:
- 6 Octobre 1900. REVUE D’ÉLECTRICITÉ 3;
- Étalonnage oes amureil des mesvuks. —Os appareils comprenaient doux voltmètres, doux ampèremètres Hartmann el Braun et doux taelmnèlves.
- Les résultats des dans les tableaux et c
- dos voltmètres et de Tu
- sont indiqu
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- to
- W
- l
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- T. XXV.— H° 40.
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T/ampcremètre thermique Hartmann et Braun, nu 32001, gradué de o à :».ooo ampères, a été étalonné au Laboratoire central d'électricité le i‘‘r décembre 1899. Les résultats obtenus et la courbe de correction correspondante sont donnés ci-des-sous :
- Température tic rélalonnoment i 5 degrés centigrades. Shunt '1 000 ampères, n° 5aoor.
- La température du shunt s’est élevée à 5t degrés Centigrades pendant l'étalonnement. Gourant alternatif fourni par le secteur de ht rive gauche et transformé
- L’étalonnage du tachymètre de l’alternateur et du tachymèlrc de la turbine a donné :
- Caractéristiouks. — On a pris les caractéristiques à circuit ouvert, en court-circuit sur deux phases et on court-circuit sur Irois phases; les résultats des mesures et les courbes correspondantes sont donnés ci-contre-.
- •2000 ig3o
- 9 7-5 12 10,6
- i6.5 i5,5 18 0,9 20,0 19.5
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- REVUE D’ÉEECTRICITË
- 3»
- f? 5-f
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- V. — Analyse des résultats et conclusions.
- Etalonnages. — Pour déterminer les corrections à effectuer sur toute l'étendue de l’échelle et pour éliminer en même temps les erreurs de lecture de l’étalonnage, chaque tableau a été traduit par un graphique.
- Pour les tachymèlres de l’alternateur et de la turbine, on a déterminé le coefficient de correction qui peut être considéré comme indépendant de la lecture et égal à 0,967, pour le premier et 1,2 pour le second.
- Conditions de fonctionnement. — Etant donné l'incertitude qui règne sur la détermination théorique des chutes de tension des alternateurs, nous avons cru devoir donner en
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- double les chiffres déduits des résultats d'essais eu employant successivement : i° la méthode de Belm Esehenburg telle qu’elle a été décrite dans l’un de mes précédents articles (*) ; en opérant le court-circuit sur deux phases, l’expérience m’a conduit à reconnaître comme satisfaisante cette façon de procéder qui a été appliquée en particulier aux essais de Jonagc ; ?.u la méthode, de Rothert, qui diffère un peu de la précédente et a été appliquée aux chiffres résultant du court-circuit sur trois phases, méthode théoriquement plus exacte.
- i° Méthode de Behn-Eschenburg. — Les tableaux ci-après résument l’interprétation des résultats.
- Détermination de la résistance apparente en fonction de Vexcitation. Row, =-y-
- Caractéristique en charge
- Sur le graphique (p. 38), pour cos © — I et pour cos
- cé les caractéristiques correspondant à la ph Méthode de Rothert. —‘Le principe de la méthode est le sui-
- Si l'on néglige la chute de tension due à la résistance ohmique et à la résistance équivalente aux courants de f oucault, on obtiendra le courant d cxcitation J nécessaire pour donner 1 ampères sous e volts avec un cos © donné on formant le triangle ci-dessous dans lequel É est le courant d'excitation nécessaire' pour donner e volts à vide, Ja le courant d’excitation nécessaire pour donner I ampères en cour-circuit et J le (murant d’excitation cherché. L’angle (J„ Jj — 90° -f- ©.
- Avant d’appliquer cette méthode, cherchons la chute de tension ohmique. Elle est de
- Si on admet le double pour les courants de Foucault, on aura 3 p. 100 (l’angle y. —: 85° de la méthode précédente conduit à 5 p. 100 pour cette valeur, mais ce chiffre est peut-être exagéré).
- e — 12!} volts, I — rGio ampères J; il,3 ampères J(! = 20,6 ampères .1 =: 3g,ampères E= ijtj volts
- d’où pour la chute de tension
- 1,2 p. 100.
- soit, en tenant compte de la chute ohmique et par courants de Foucault, <4 p- 100.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- J = V'33,3' + lo,G* d'où pour la chuta de tension
- 20,6. 33,3. o,66 = 4
- E = i54 volts.
- soit en touL 26 p. too.
- Les deux méthodes donnent don et 1 620 ampères.
- la chute de tension ;
- Rendement des alternateurs. — On a employé pour la mesure des rendements la méthode spéciale que j’ai exposât; dons l’une de mes précédentes éludes (1).
- L'alternateur a été lancé à l’aide de sa turbine puis, en supprimant brusquement l’arrivée de l’eau, on a relevé les courbes de décroissance de la vitesse :
- r" Pour l'alternateur à vide(travail de frottement et ventilation, A0, de l’alternateur -f- travail de frottement et ventilation, T, de la turbine tournant dans l’air).
- 20 Pour l'alternateur excité à 33 ampères, excitation qui correspond à peu près au voltage normal sur la caractéristique à vide. (A0 -p hystérésis et courant de Foucault Aa, H- T).
- 3° Pour l’alternateur à vide avec un frein chargé à 61,2 kg sur k plcmcnt dont le diamètre était de i,38 m (Au H- T + f).
- La valeur de /'pour la vitesse de 3oo tours à la minute, soit 5 tours £ vait ainsi être
- elion d’accou-
- (Détail de la charge : poids bo kg-|-crochet 1,2 kg; le peson au zéro).
- Pour déterminer T on a séparé la turbine de son alternateur, puis on a relevé la courbe de décroissance des vitesses : i° pour la turbiue seule : T ; o.° pour la turbine avec un frein sur le manchon d'accouplement, (mômes conditions que précédemment) T -j- f(‘).
- Cette série de mesures mécaniques nous a donné :
- i° Pour la valeur A0 des perles de l’alternateur :
- 5 chevaux, soit 1 p. 100.
- a" Pour la valeur A3S des pertes par hystérésis et t d’excitation, 19,83 chevaux, soit 3.96 p. 100.
- Quant aux pertes par effet Joule dans l’inducteur et l’induit, elles ont été déterminées en déduisant la résistance ohmique de ces circuits de leur constitution. On a trouvé 1,01 p. 100 dans l’induit cl. 1,2 p. 100 dans l’inducteur [').
- vide par frottement et ventilation, ourants de Foucault avec 33 ampères
- téquence de donner d’a (3) T.’lnd„it rompe, lyant une longueur de
- clobre 1896. Npuvelle méthode’
- 1 parallèle par phase (les
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 43
- On on déduit que le rendement de l'alternateur est. pour cos ® = 1
- 35o 3 5 o ,,
- 35o + 3,68 4.14,6 + 3,55"+4,V _ 376,o3 — 9 ’°7P' ,O0;
- si l’on ne fait pas intervenir le reniement de l'excitatrice, et
- 35o+3,68 + i4.6H-3,55+4,r-™- 77’
- en comptant pour l'excitatrice un rendement de 80 p. 100.
- Essai de mise en charge. — L’alternateur a été mis en charge sur un rhéostat en tôle noyé dans le canal de fuite f1).
- On obtint ainsi une charge (2) d'environ 884 kilowatts (avec 1 f>4o ampères sous 182 volts). L'excitation correspondante était de 43,2 ampères.
- Après trois heures trois quarts de marche à ce régime, les températures des bobinages avaient atteint 42 degrés (induit) et 49 degrés (inducteurs). La masse des tôles s’échauffa jusqu'à 89,0 degrés. La température ambiante était de i4 degrés.
- Pendant que l’alternateur était en charge, on fit des mesures de débit. On trouva 174 litres par seconde (a).
- O11 peut en déduire le rendement approximatif de la turbine (en supposant les trois phases également chargées).
- La chute étant de 280 m, la charge de l'alternateur d'environ 884 kilowatts et son rende-
- diamètre de chaque fil est de 6,2 mm, ce qui correspond à 3o,a mmî de section. La section totale est donc 3o.ao = 600 mm2 et la résistance par phase, à chaud
- Les perles par effet Joule sont donc :
- i° Dans l’induit 3 . o,000416. i6yo“ 355o watts, soit 1,01 p. 100 ;
- f1) Ce rhéostat était composé de trois plaques de tôles de o,5 mm d’épaisseur, découpées de façon à ne pas interrompre leur continuité, en bandes de 9 cm de large.
- On forma ainsi trois bandes de 17 ni de long reliées à I'iine de leurs extrémités et maintenues à 5o cm les unes des autres par des traverses en planches clouées sur la tôle. Le tout fut noyé dans le canal de fuite et maintenu en
- 'iooo ampères ou, mieux encore, l’emploi d’un wattmètré approprié. L’erreur'commise est toutefois sans influence au point de vue des essais électriques, puisqu’il s’agissait simplement, à cet égard, de contrôler les conditions de fonctionnement pour un régime déterminé.
- {’) Avec un déversoir de i,3a m de large, la laine déversant^ atteignit 18 centimètres d’épaisseur pour 1° ^ débit de 0,6 cm correspondant^ au débit de l’excitatrice. ^ ... ...
- cienl du débit la valeur 0,4 r.
- Le débit de la turbine d’alternateur était donc
- 0,41.1,32.0,174 + 2^.0,174 = 174 litres.
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- T. XXV. — N" 40.
- ment 93,07 p. 100, il en résulte pour le rendement de la turbine la valeur soit 0.74 (').
- Un second essai a été fait à environ demi-charge. Le rondement approximatif était alors de 0.778 (2).
- Rendement des transformateurs de i-5 kti.owa.tts E. Labour. — La méthode prévue au programme n'ayant pu être employée, faute des instruments nécessaires ; on a mesuré : r° la perte à vide (hystérésis et courants de Foucault des noyaux de tôle) p9 ; afi la perte par effet Joule dans le circuit à basse tension Jft ; 3° la perte par effet Joule dans le circuit à haute tension J,, ; et on a calculé le rendement par la formule
- 175 OOO —|— p<j —J 6 —J A
- On a trouvé (voir le tableau d'essais)
- p0 = 3987 watts.
- J(, =: 3R, I’-l ~ 875'-. o,ouo3'i4 — 745 watts J,t = 3It.2I22= 7,572.3.8-2 = 658 watts.
- Par phase à basse tension : — i3 spires de 85o mnr de section totale. — Longueur de la spire moyenne 1,06 m. — R, = = o,ooo3?4-
- Par phase haute tension : — 1 5io spires de 11,34 mm- de section. — Longueur de la spire moyenne r ,44 m- —R., = - . 2,17 — 3,82.
- On en conclut
- .r = — 97 P- mo pour cos tp = 1.
- Essai des moteurs synchrones. — Ces essais avaient pour but : i° la détermination des rendements des moteurs à pleine charge; 20 l’établissement des graphiques donnant,
- p) Quand ou procédera aux essais du matériel hydraulique, pour avoir la valeur exacte, il conviendra d employer un watlmètre pour mesurer l'énergie électrique fournie par l’alternateur.
- (2; La puissance approximative (déduite des mesures sur une seule phase), fournie par les alternateurs était de :
- 126,9.772.[/3 = 169,000 watts, soit a3o chevaux.
- Les pertes dans les alternateurs étaient de :
- i° Ventilation 5 chevaux ; 2° Hystérésis cl courants de Foucault 19,83 chevaux ; 3U. Joule (inducteurs) 5,7 chevaux;
- lui turbine fournissait donc a l’arbre de l'alternateur 261,63 chevaux.
- 1 ‘ 0,40.1,32.0,1141/2$-. 0,114 = 0.090 m3= 90 litres.
- Le rendement approximatif était alors
- 261,63.75 ______ ^
- I.'écart de 3,8 p. 100 entre le rendement en pleine charge et à demi-charge est de l'ordre de grandeur des erreurs que peut amener la dissymétrie des branches du rhéostat lorsque les lectures sont faites sur une seulr phase.
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- en fonction du nombre d’ampères, la puissance disponible à l’arbre en supposant un décalage correspondant à cos a = 0,9 et le voltage constant de iao volts
- On a, pour cela, mesuré : i° les watts consommés pour la marche à vide Wu ; 20 la résistance de l’induit (par phase) R.
- En désignant par I l’intensité du courant, la puissance disponible sur l’arbre sera P = 0.9 xiaoxlx y/~— TV, — 3RI*
- et le rendement
- Motkuh de 5o chevaux. — On a trouvé : \V0 = 3 53o watts (pour une excitation de 0,70 ampères) ; R = o,oo336.
- On a donc
- P _ 0,9. iso.iyr- 353o — 3.o,oo336. I1 _______________P________
- o.g.woTiyr ‘
- Ces résultats sont traduits par un graphique annèxé au présent rapport.
- Pour la pleine charge, soit I = 197 ampères, on a
- * ^ 89,2 p. 100.
- Moteuh de ioo chevaux. — On a trouvé : \V0 = 0,700 watts ; R —: 0,0024 D’où _
- p=0,9. i‘io. iy~— 5700 — 3.0,0024.12
- o.g.xaoyî.l
- résultats également consignés dans un graphique annexé. Pour la pleine chargé, soit I = 394 ampères, on a
- *=90,6 p. IOO.
- J.-L. Routin.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- ACCUMULATEURS
- Elément secondaire de Titus Hitter von Michalowski. Centralblatt fur Accumulatoren und ïùlementeniunde, t. T, p. 3oo, iür septembre 1900.
- Dans ses brevets (brevet hongrois 17109 et brevet allemand iia35i du 19 avril 1899) l'auteur insiste particulièrement sur l’emploi de l’oxyde de nickel Ni203 comme dépolctrisaul dans les éléments à électrolytes alcalins. Différents
- eurs installes chez M. Lafuma.
- oxydes métalliques ont bien été brevetés anté-
- pour le brevet 38383, mais sans que l’inventeur se soit rendu compte de leur action par un essai.
- L’oxyde NisO* se forme par absorption de chaleur en partant de l’oxydule ; 011 peut donc le considérer comme une combinaison endother-mique. Il en résulte qu’on employant ce corps comme dépolarisant il est possible de transformer en énergie électrique toute la chaleur d’oxydation du zinc tandis qu’avec d’autres dépolari-
- (*) Mote
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- 4«
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XX.V. — N° 40.
- sauts une partie de celle-ci est annulée par la réduction du dépolarisant.
- Si on applique la formule de Thomson E = ^ dans laquelle E est la force électro-motrice, W la quantité de chaleur dégagée et n le nombre de valences, on trouve pour l’élément zinc-alcali (potasse ou soude}, oxyde-de nickel E —= i ,84 volt. Des mesures effectuées directement ont donné d’autre part E — i,85 volt.
- En comparant à l’accumulateur au plomb, on trouve qu’alors que dans celui-ci 16 gr d’oxygène sont disponibles pour 2a3 gr d’oxyde de plomb, dans l’accumulateur breveté ici, la même quantité d’oxygene correspond seulement à i5o gr d’oxydule de nickel. Comme d'autre part à égale capacité l’électrode de zinc est 3 fois plus légère que celle de plomb, l'auteur en conclut qu'à égale énergie éleelrique le nouvel accumulateur zinc-alcali-oxyde de nickel doit être deux à trois fois plus léger que l’accumulateur actuel
- Cependant l'expérience a appris que si on se contente de constituer la positive d’uni* pastille entourée simplement par le conducteur, ainsi que le propose le brevet 38383, il n’v a pas contact suffisamment intime entre la matière et le conducteur.
- Les procédés employés avec le plomb ne conduisent ici qu’incomplètcmont. au but; avec la formation genre Planté par exemple, on n’obtient qu'une couche excessivement mince d’oxyde, même si ou emploie du nickel très poreux. Une élévation de température jusqu’à ioo degrés n’apporte aucune amélioration. Si on forme en solution alcaline, on obtient plus rapidement une couche d’oxyde mais celle-ci n’adhère pas. On n'obtient pas de meilleur résultat en ajoutant des oxydants dans la solution hydratée. L’échaul-fement de la plaque dans un courant d’air, qui réussit pour les électrodes à oxvde de cuivre, ne réussit pas pour le nickel.
- Par contre, il est possible d'obtenir une oxydation du nickel en oxvde si on le chauffe non dans l’air, mais dans l’oxygène pur, ou encore dans l’air comprimé. On peut également employer tous les gaz capables de céder facilement leur oxygène. Il suffit de chauffer au-dessus de 3oo degrés pour avoir une bonne oxydation ; celle-ci d ailleurs ne pénètre pas très profondément et j
- laisse une partie de métal inaltaqué comme conducteur.
- Les agents oxydants qui cèdent facilement leur oxygène' entre 3oo et 6oo degrés C tels que nitrates et chlorates conviennent également bien ; et parmi eux le nitrate d'ammoniaque est tout désigné puisqu'il ne laisse aucun résidu par éehauffement. Pour l'emploi de celui-ci, on imbibe le niekel poreux avec le sel fondu puis on chauffé ensuite avec précaution ; on répète plusieurs fois cette opération.
- On peut aussi oxyder avec l’oxygène naissant, en utilisant, le nickel comme anode dans l’électrolyte fondu à une température de 3oo à 6oo degrés. On obtient ainsi une couche dure et compacte d’oxyde de nickel. L. J.
- Procédé Hermann Schloss de fabrication des électrodes d’accumulateurs. Centrulblutt /«>• Accumulatoren and Elementenkunde, L I, p. 3ou, i°' sep-
- Dans le brevet allemand 112888 du 29 janvier 1899 Hermann Schloss indique un procédé pour donner à la matière active une grande porosité et une grande solidité. Il additionne pour cela l'oxyde (le plomb d'alun en cristaux assez gros et ce mélange sec est malaxé avec une solution dépotasse de G à.7 degrés Baume. 11 en résulte une matière plastique onctueuse qui est empâtée sur le quadrillage. Après séchage, les plaques sont formées d’abord dans une solution d'alun à 3 degrés Daumé puis enfin dans une solution sulfurique à 18 degrés B. On charge ainsi 0 à 6 fois la capacité, après quoi on obtient une matière active très poreuse et très dure. Ce procédé dent être préféré à des procédés semblables (entre autres brevet allemand 83154) parce que la grosseur des cristaux d'alun reste invariable et peut-être même augmente un peu par suite de là formation d’une couche d’alumine hydratée à la surface de l’alun. Cette alumine gélatineuse agit comme ciment sur l’oxyde de plomb.
- Il tant considérer aussi que par l’action do la potasse sur l’oxyde de plomb, une partie de celui-ci se dissout à l’état de plombite qui restitue pendant le séchage l’oxyde de plomb sous forme .cristalline. L. J.
- (‘) Voir l'analyse du brevet anglais 11° 153^0, 1899, (lans L’Eclairage Électrique du 17 mars 1900, t. xxii, p. 4i5.
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- 47
- Sur un nouveau procédé de formation autogène des plaques d’accumulateurs, du Dr H. Beckmann. D'après des renseignements fournis par
- Le D‘‘ IL Beckmann » recherché un procédé de formation exempt des inconvénients des procédés actuels qui d’après lui sont les suivants :
- Lorsqu’on emploie la formation hétérogène, c'est-à-dire lorsque les plaques constituées par un quadrillage ou une grille de forme appropriée sont empâtées d’un mélange à base d oxvde de plomb ou de sel quelconque de plomb, il y a toujours à craindre la présence des impuretés dans l’oxyde ou le sel de plomb employé. Il est très difficile, en effet, de se procurer ces corps avec une pureté suffisante. Parmi les nombreuses impuretés qu’on peut rencontrer, les plus dangereuses sont le, chlore, le, nitre et certaines substances organiques que l’éleetrolyse transforme eu acides qui attaquent le plomb. Ces différentes substances ont pour effet principal d’abréger la durée des plaques.
- Au point de vue du prix de revient la formation hétérogène doit être plus coûteuse que la formation autogène. En effet, dans les deux cas, les dépenses de courant sont très sensiblement les mêmes; dans le cas de la formation hétérogène seul il faut ajouter à cela le prix de la matière empâtée et aussi les frais de main-d’œuvre d’empâtage.
- Parmi les méthodes de formation autogène, la meilleure serait sans contredit la formation Planté puré, c’est-à-dire la formation par charges et décharges successives avec intervalles de repos, dans l’acide sulfurique étendu, si ce procédé n’était pas si long et si coûteux. Or il laut compter environ deux mois avant d’avoir une couche de matière active suffisamment épaisse.
- On sait qu’un grand nombre de méthodes dites à formation rapide ont été créées en vue d’éviter ces deux inconvénients. Ces méthodes consistent à introduire dans l’électrqlyte des petites quantités de corps oxydants, le plus généralement des nitrates, chlorates ou perchlo-rates. Ces corps introduits même en très petite quantité (c’est ainsi que Schoop emploie une solution acidulée de sulfate de soude ne renfermant que 0,2 p. ioo de chlorate de sodium, et Lukow seulement o,oo5p. ioo) suffisent pour permettre de former rapidement à l’aide d’une seule charge.
- Mais cette extrême sensibilité devient la cause d’un gros inconvénient du procédé. Après la formation, en effet, les lavages des plaques no suffisent pas à enlever de celles-ci les dernières traces des substances ajoutées à l’clectrolyte et il en résulte une action de ces dernières qui se continue pendant le fonctionnement de l’accumulateur et par suite aussi une diminution de la durée des plaques.
- On a essayé d’éviter cet inconvénient par un nouveau traitement de la plaque peroxydée ; celle-ci était, après sa formation, réduite par le courant en plomb spongieux en regard de plaques positives qui se chargeaient par électrolyse des dernières traces d’ions AzOs ou C10:i que renfermait la plaque formée. Après sa réduction, la plaque était peroxydée à nouveau dans l'acide sulfurique étendu pur.
- Ce traitement a comme inconvénient d’augmenter très considérablement les dépenses d’énergie électrique nécessaire à la formation et aussi d’augmenter les manipulations et par suite les frais de main-d’œuvre et les accidents de, plaques. De plus l'efficacité même du procédé est mise en doute par certains auteurs.
- Ce sont ces différents inconvénients que le D1' H. Beckmann évite par un nouveau procédé de formation breveté dans presque tous les pavs civilisés (brevet allemand n° i [0228) et que possède en Allemagne 1’ « Accumulatoren-Werke K. Schulz » à Witton-s-Ruhr. Cette méthode consiste à charger les plaques à peroxydor dans une solution aqueuse d’acide sulfureux. Le plomb de la plaque positive se peroxyde superficiellement pendant que l’acide sulfureux se transforme en acide sulfurique. Celle solution peut être produite soit en dissolvant directement l’acide sulfureux dans l’eau, soit encore en introduisant un sulfite dans de l'eau acidulée sulfurique. Si dans ce cas, 011 lait passer le courant de suite après introduction de la solution on obtient une couche épaisse de peroxyde. Si au contraire on attend quelque temps en facilitant le départ de l’acide sulfureux par insufflation d’air par exemple, la couche de peroxyde formé n’est que très superficielle, ce qui prouve bien que seul l’acide sulfureux intervient dans la production du peroxyde.
- Le grand avantage de cette méthode est la rapidité de formation qui dure 23 à 2.4 heures, sans introduction de substances nuisibles pour
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- la durée des électrodes puisque, comme on l’a vu, l’acide sulfureux se convertit en acide sulfurique qui est l'électrolyte même de l’accumulateur. Il n’est même pas nécessaire de lessiver les plaques après formation.
- Le procédé a d ailleurs été longtemps éprouvé par l’auteur et l’expérience lui a montré que pendant le fonctionnement la peroxvdation progressive du plomb ne s’opère que lentement comme dans le cas de la formation Planté pure.
- L. .1.
- Sur le coefûcient de température de l’accumulateur au plomb, par F. Dolezalek. Zeitschrift
- Les premières recherches sur cette question furent faites par G. Meyer (l) qui trouva la force élcctromotriee indépendante de la température pour les concentrations is,3, 27,8 et-45p. 100 IPSO'.
- Plus tard F. Streintz ('J') conclut d’un grand nombre d’expéi'ienees que le coefficient de température était très petit mais estimable, et. que sa valeur, toujours positive, pouvait être représentée, pour des densités d’acide comprises entre i,i44ct 1,173, par l’équation
- -^- = 357.10-1 — o,6pE — 1,998)*
- La valeur maxima atteinte pour la densité i,ifi (22 p. 100 SO’TPj, était égale à 3,4i- 10“'.
- Les résultats de Streintz sont consignés dans le tableau suivant :
- 1,9828 228
- 1,9860 274
- 1.9920 333
- 263
- 335
- 34i
- 3o5
- La première colonne donne les valeurs des forces éleetroniotrices mesurées de 10 en 10 degrés ; la troisième colonne se rapporte aux ooei-
- (*) Wied. Ann., t. XXXIII, p. 278, i883. f'J) Wied. Ann,, t. XLVI, p. 499. 1892.
- ficients calculés d’après la formule empirique ci-dessus.
- Streintz en concluait qu’entre 10 et 70 degrés, le coefficient de température était indépendant de la température.
- Dolezalek calcule le coefficient de température d’après la théorie et en recherche les vuria-
- F.n appelant E la force électromotrice et U la chaleur de réaction, on sait que
- ce qui donne pour le coefficient de température
- .ÜL = J---------E— ,,)
- d'T T 23073T ' 1
- D’antre part, on a vu précédemment qu’en considérant un cycle isotherme de vaporisation et en appliquant les lois de la thermodynamique, la force électromotrice à 18 degrés C. pour une concentration faible c (en molécules-grammes par litre' peut être représentée simplement par
- E = 1,92 + o,i ) log e..
- Eu portant dans l’équation (r) et en faisant T — 2()i (i8° C.), on obtient pour en milli-volts par degré
- jg- = log c, + C
- Cette équation qui n’est valable que pour les faibles concentrations, de c = 0,1 à c = o,ooo5 montre que pour les solutions plus étendues que celles employées par Streintz dans ses recherches, le coefficient de température doit' tomber rapidement à o et même devenir négatif.
- Afin de vérifier expérimentalement ce fait, Dolezalek a poursuivi les recherches de Streintz et a étendu les mesures a toutes les concentrations possibles. Dans ce but, un petit élément en matières chimiquement pures était rempli d’acide à différentes concentrations et la force électromotrice était mesurée à o et 24° C. Avant d’obtenir pour celle-ci une valeur constante, l’élément devait rester 6 heures à la température considérée. Pour éliminer l'erreur due aux actions locales, l’acide était titré après chaque mesure et on corrigeait les mesures à l’aide du coefficient d’acide exactement connu.
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- La courbe de la figure i qui exprime les résultats obtenus montre bien que le coefficient de température prend une valeur tantôt positive,
- tantôt négative, selon la densité de l’acide. Le maximum de ce coefficient a lieu pour c — 2, ce qui concorde bien avec les expériences de
- Pour la concentration c o,~ inol-gr H2Sü4 par litre la force électromotrice devient indépendante delà température, et pour les concentrations plus faibles, le coefficient devient né-gatif.
- Les valeurs obtenues ici sont en partie plus grandes que celles données par Streiutz parce que ce dernier faisait les mesures immédiatement apres réchauffement au lieu d’attendre la constance de la force électromotrice.
- En calculant pur la formule ci-dcssus la variation du coefficient de température, on obtient la courbe pointillée de la figure i. Le maximum est le même qüé celui mesuré; niais les valeurs calculées baissent plus lentement que celles don-
- Le coefficient de température peut également être calculé d’après le dégagement de chaleur de l’accumulateur fonctionnant, ce qu’on appelle sa chaleur secondaire. Pour des solutions assez concentrées on trouve les valeurs portées dans le tableau suivant :
- Densité Chaleur secondaire t/E de l’acide watt-sec. ' ‘TFÏ en lllllilvolts Par dpëre
- i, 155 0,094 o,35 o,33. o,36
- 1,153 0.080 o,3a o,3a 0,37
- ',237 0,046 0,17 o,i5 o,2Ô
- qui confirme suffisamment les déterminations précédentes du coefficient de température, étant
- données les nombreuses erreurs possibles dans ces dernières mesures.
- Strcintz avait trouve, comme on a vu plus haut, que la force électromotrice est une fonction linéaire de la température pour des concentrations assez élevées. Dolezalek trouve la même loi pour les solutions très étendues. Avec la concentration 0,0000 normale, il obtient la courbe figure 2.
- Cette courbe très intéressante montre que par l’emploi de solutions très étendues, l'accumulateur peut fonctionner très efficacement comme clément thermoélectriquc. Il suffit de mettre en opposition-2 batteries de tels éléments, de maintenir l’une à 10* C. et l’autre à 8o° C. environ pour obtenir uqe force ôleclroinolriee de 0,6 volt par élément. Dans le fonclionnemenl, la batterie froide se décharge et l’autre se charge.
- Cette propriété de l’accumulateur, quoique sans iutérèt pratique, était néanmoins curieuse à signaler. L. J.
- MESURES
- Les essais magnétiques des tôles de fer, par I. Epstein. Eleklrotecknische Zeitschrift, L. XXI, p. 3o3, 19 avril 1900.
- Après avoir exprimé le désir de voir l’unification des méthodes pour les essais de tôles de j fer, l’auteur expose la méthode suivante- employée chez Lahmeyer. L’essai se lait par la méthode du wattmètre au moyen d’un- appareil dout le circuit magnétique comprend deux paquets de tôles à essayer, ainsi que deux barres qui les réunissent. L’enroulement se tait sur la barre de fermeture et est semblable à celui d,c l’appareil dont le principe a été exposé par Dobrowolskv et Kapp. Comme le circuit magnétique renferme non seulement le fer à essayer, mais encore du fer étranger, la perte par hysté-
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV. — H*40.
- résis mesurée est double environ de celle des tûles en épreuve. De plus il y a une dispersion dont l’effet est difficile à mesurer. On a donc modifié l’appareil de façon à éviter tout ter étranger et à répartir la force magnétisante uniformément sur tout le circuit.- Un anneau répond à ces conditions. Pour pouvoir rapidement assembler l’appareil, on lui a donné la forme de la figure i ; chaque côté du carré est
- entièrement recouvert d’une meme bobine ; pour éviter les vibrations, les tôles sont calccs sur du bois.
- La perte totale, mesurée au u attmètre, comprend l’hystérésis et les courants de Foucault. L’alternateur employé doit être à vitesse variable. Si on néglige la perte ohmique et la réaction d’induit, il suffit de laisser l'excitation constante pour avoir une induction dans les tôles constante et indépendante de la vi tesse. En effet, à chaque moment la force contre-électromotrice de l’appareil Ea est égale à la force élec-tromotrice de la machine E . Donc pour les deux appareils, le nombre des lignes de force traversant les spires multiplié par le nombre de spires doit être le même. Or les nombres des lignes de forces dans l’appareil et dans l’induit sont en raison inverse du nombre des spires, le rapport est donc indépendant de la fréquence qui est la même. Pour une forme donnée d’induit et pour un appareil donné, l’induction est déterminée par l’excitation de l'alternateur. Ce raisonnement ne permet qu’un réglage approximatif a cause de la perte ohmique et de la réaction d’induit. Dans la réalité, on mesure au voltmètre la tension de l’appareil, et on laissera constant le rapport de cette tension à la fréquence.
- Dans les essais de tôles, il faut avoir soin de choisir divers échantillons d’un envoi pour avoir une moyenne. Les tôles sont découpées en bandes de 5oo mm de longueur et 4o mm de largeur et réparties a la balance en quatre paquets de 60-70 tôles par paquet. Les tôles sont enveloppées de papier de soie Suivant la disposition de
- la figure 2, chaque faisceau étant divisé en trois paquets pour ne pas exagérer la grosseur du papier. Chaque paquet est tenu par trois bagues isolantes. Los quatre paquets sont assemblés comme montre la figure 3. Au droit des joints, on
- éharbe le papier, le contact des doux noyaux étant empêché par une fouille de pressspahn de o,r5 mm, Sur chaque novau, on glisse une bobine de pressspahn sur laquelle sont enroulés ïoo tours de fil de cuivre de —. La grande dimension des tôles a été choisie de façon a réduire la dispersion autant que possible. Les tôles sont subitement immobilisées au moyen de chevilles de bois B fixées avec des écrous S. Si le montage est bien fait, le ronflement doit complètement cesser.
- La figure 4 indique le schéma de l’appareil.
- Fig. 4.
- Les bobines magnétisantes sont en série et ont une résistance totale de o,i3 ü. Le courant alternatif est pris sur les bagues d’un alternateur accouplé directement à un moteur continu ; les erreurs do vitesse avant une grande influence on se décida à accoupler directement le tachy-metre sur l’arbre du moteur.
- Pour produire une induction déterminée il faut connaître exactement la section : on la déduit du poids absolu et du poids spécifique que
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- l’un détermine directement : à cet .effet ou prend douze plaques de tôles i X 12 cm, dans des échantillons différents et on en détermine les poids et le volume.
- Dans les essais de l’auteur, on a opéré a trois inductions différentes : 6000, 10000 et idooo. Le poids total était de 19,33 kg, le poids spécifique de 7,61, la section de 12,7 cm2. Pour l’induction 6000 le flux maximum était de 76200. Comine il y avait 900 spires, on avait pour ttné fréquence p une lorce électromotrice moyenne
- motrice effective à la fo^ce électromotrice
- E = a.1600. p. 10-8. 76200 Y.
- La figure 5 donne la courbe de force électo-motrice de l’alternateur. On a pour a la valeur
- A :r,3V ’ P
- Les essais ont été faits avec des, fréquences de
- l'ig.
- à >*.
- 20, 20, 3o, 35, 4o, 5o, ce qui donnait des forces électromotrices respectives de 27,1 — 33,8 — 4o,6 — 4">4 — 54, 1 — 67,7.
- En agissant sur l’excitation du moteur continu on avait la fréquence et la tension voulues. On faisait les lectures sur l’ampèremètre et le watt-mètre. En retranchant la perte dans le cuivre et dans le wattmètre on avait la perte dans le fer.
- La séparation des pertes par hystérésis et courants de Foucault se fait par la relation connue Pertes dans le fer = i;BM p +
- Dans la figure 6 on a représenté les pertes
- dans le fer par 100 kg et par période en fonction de la fréquence.. Ces courbes sont des droites d'après la formule précédente. Ces droites coupent l’axe des ordonnées en des points qui donnent la perte par hystérésis
- pour B = 6000 on a 1,92 \V
- B = 10,000 4,38 W B=i5,ooo 8.82 W.
- On en déduit pour le coefficient du Stein-
- Si nous retranchons, .tes pertes par hystérésis
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- des pertes totales, par exemple pour là fréquence 5o nous obtenons les pertes par courants de Foucault. On trouve
- niais que la constante des courants de Foucault diminue de o,4 p- 100 par degré centigrade.
- K. B.
- f= 6.«. i.
- Parmi les causes d’erreurs, il faut signaler d'abord les inexactitudes du wattmètre, qui. sont d'autant plus importantes ici que le décalage est très considérable. Pour se rendre compte de cette erreur, on a fait l’essai avec plusieurs watt-mètres dont l’un était construit pour une ten-•*sion notablement supérieure, et qui par suite était'employé avec une résistance moindre que celle indiquée par le constructeur. La figure y montre les résultats comparatifs obtenus avec lin wattmètre inexact, et le nouveau wattmètre Weston. Ces conclusions montrent ce résultat surprenant qu’un wattmètre inexact par suite d’une trop forte induction de la bobine, donne néanmoins un coefficient r, exact. L’erreur commise diminue en effet avec la fréquence et devient nulle pour la fréquence o.
- D autres essais ont permis de déterminer l'influence des joints. La figure 8 représente des essais faits respectivement en interposant une feuille de papier de o,i;> mm, uu prcsspahn.de
- Fig- 9-
- Pour B ^=== 6000 et B — 10 001 voir de différence. Pour B = ij par hystérésis reste la même, les Foucault seuls varient.
- La ligure 9 représente des essais faits a disses températures. On voit qu<
- pas:
- Indicateur de courant a distance, par C.Mi-chalke et O. Martienssen. Elcktrotechnische Zeitschrift, t. XXI, p. 461, 7 juin 1900.
- Dans les installations où deux stations éloignées travaillent sur le même réseau, il est souvent important que l’une des deux stations connaisse le débit de l’autre.
- A cet effet, on peut employer pour la mesure des intensités, des résistances intercalées dans la ligne de l’une des stations : des deux extrémités de ces résistances partent des fils qui vont a l’ampèremètre situé dans l’autre station. Pour permettre une lecture réciproque, il faudrait ainsi 4 conducteurs, ce qui est. peu pratique si les stations sont distantes Lune de l’autre. Grâce à un montage approprié, on peut réduire ce
- Soient a stations alimentant un i'éseau com-
- mun (fig. 1). Le courant de la station r est mesuré par l’ampèremètre S,, celui de la station 2 par S2. Réunissons les 2 pôles -j- par une ligne l dans laquelle se trouvent l'ampèremètre s, pour la station 1, pour la station 2. Soient I le courant envoyé par la station 1 en L,, l2 le courant de la station 2 en Ls, i le courant en /, Rt la résistance de L, depuis le pôle jusqu’au départ du réseau, R2 la résistance de L5, r la résistance de l. On a
- ri ~ + (I2Rs _ IlRl)
- Au moyen de cette relation, on peut dans la station 1 lire i et Ij et en déduire par calcul ou au moyen de tables la valeur de I,. On trouve
- I,= + I2-
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- Au lieu de cela, on peut se servir d’instru-rnents différentiels portant i enroulements, donnant, l’un un champ proportionnel à i, l’autre an champ proportionnel à I2 ou Ij (tig. 2). On
- remètres S, et Ss. Nous prendrons comme seils positifs ceux indiqués par les flèches.
- Pour reconnaître à quelles conditions l’ampèremètre de l'une des stations indique l’intensité de l'autre, nous supposerons la machine de 2 arrêtée. Alors S, doit marquer o, quelle que soit l’intensité de 1. Alors
- IlWl+ o : .
- Or, on a . . . ..
- I------------'n—----------
- Fig. 2.
- peut choisir le nombre d’ampères-tours de telle sorte que les champs produits soient entre eux dans le rapport
- en supposant que la résistance de l soit assez grande pour qu’on puisse négliger U, devant elle. Donc on obtient la condition
- Nous obtiendrons de même, en supposant que y. seule donne du cour.ant
- Alors les indications de l’instrument de la station 1 sont proportionnelles à I., et réciproquement.
- L’inconvénient de ce procédé, c'est qu’il nécessite dos instruments spéciaux. On peut se servir du montage de la figure 3. Aux bornes de chaque
- ampèremètre se trouve la somme des tensions produites par les courants I, et i ou Is et i dans leurs résistances respectives. Soient l’intensité du courant qui parcourt Lf dont la résistance comprend la résistance de mesure ; Is l’intensité du courant qui parcourt L, ; i le courant de l; il le courant de i3 le courant de ; ct le courant de l’ampèremètre Sj.; ct lecourantde Sâ. Nous supposons ces deux dernières intensités négligeables par rapport à I, et I2. Soient W, et W8 les résistances de mesure insérées dans les lignes Lt .et Lt ; et rs les résistances des ampè.-
- Les égalités (1) et (y) étant satisfaites, et les 3 machines travaillant simultanément, chaque instrument n’est influencé que par le courant de l’autre station.
- Il reste à reconnaître comment les courants qui traversent les ampèremètres dépendent des intensités débitées par les stations. Comme 0. ne dépend que de I4, on peut pour le calculer supposer que 1 ne débite pas. Alors le courant ij qui traverse est égal au courant qui traverse W, et nous aurons
- Ci:ii=(W1 + .
- Comme S., n’a pas de courant
- et par suite
- c. —1 r3 w, + «
- Tenant compte de (i) et négligeant R; devant « on obtient...........
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- «4
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- de même
- Ces égalités montrent que, pour des résistances de mesure données, les ampèremètres seront traversés par un courant d’autant plus grand que W, et W2 seront plus petits, et par suite que w est plus petit.
- Ncÿis avons supposé jusqu'ici que les résistances R( et R, étaient négligeables devant w. S’il n’en est pas ainsi, on peut déduire les équations de condition des lois de Kirchhoff
- I
- h «1 + I1W1-c1r1=o i,*, — I,WS + cpq = o et comme on a
- on obtient
- liW.-C (r,+ »-,)-(-.V1 =
- on a encore
- ltR, -I,R3+ w + c^-c,,,. En écrivant les conditions de maximum des ampèremètres
- dcl ___ dc.l __
- ~rfïT ~ ° ~iü ~ °
- on obtient les valeurs
- isibilité
- W,
- w,
- îditions
- E. B.
- Dynamomètre de traction pour chemins de fer électriques ; par O. Kapp. Ele/dtronechniscke Zeitschrift, t. XXI, p. 379. ia juillet 1900.
- Dans la voiture on installe un tube parallèle aux rails ; aux extrémités, ce tube est terminé par 2 prolongements verticaux. Supposons la voie horizontale et le tube plein d’eau jusqu’à une division marquée sur l’un des prolongements, division que nous prendrons comme
- zéro. Pour permettre l’observation du niveau, ce prolongement est constitué par un tube de verre. Si le tube s'incline, le niveau se déplace proportionnellement à la tangente de l’inclinaison et l’on peut porter empiriquement sur le tube de verre une échelle dont les divisions correspondront à des pentes de ...
- Si la voiture est immobile sur une voie en pente, le niveau de l’eau indiquera avec une précision suffisante la composante de la pesanteur parallèle à la voie, en kilogrammes par tonne. Cela n’est d’ailleurs pas rigoureusement exact, car le déplacement de l’eau est proportionnel à la tangente de l’inclinaison, tandis que la composante de la pesanteur est proportionnelle au sinus. Mais pour les rampes usuelles l’erreur est négligeable. Ainsi pour une rampe de 5o p. 1000, la différence entre la tangente et le sinus est de -4- i dans les ramPes de 100 P' I00.°
- 730
- elle est de —— en o,54 p. ioo, Donc l’effort nécessaire pour vaincre la composante de la pesanteur en rampe peut se lire directement sur le tube gradué lorsque la voiture parcourt la rampe à vitesse uniforme.
- Supposons ensuite que la voiture parcourt un palier à vitesse variable : la pression due à 1 accélération produit un déplacement du niveau d’eau. Soit l la longueur du tube horizontal, h la différence de hauteur des deux niveaux :
- p est l’accélération de la vitesse, g celle de la pesanteur, comme < i on peut poser
- £ = .i n?
- On peut donc également lire sur l’échelle l’effort nécessaire pour produire l’accélération de la voiture.
- Proposons-nous de déterminer la précision de cette mesure: soit (fig. 17) ab le tube horizontal de longueur ac et bd les prolongements verticaux, a l’angle de pente, p l’accélération parallèle au tube. Soient B et F les deux niveaux, dont la différence
- A F = / tg (a -f- (S)
- AC æ l tg a est produit par la rampe.
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- CF = -^—est produit par l'accélération.
- EK=(V, + tfï’(«+»'»;«?
- On peut sans erreur sensible faire les radicaux égaux à i.
- L’effort de traction lu sur l'échelle est de AF kilogrammes par tonne ; l’effort véritable est
- Si donc nous désignons l'erreur commise pur
- ftg(* + B='°W+'"™* («in* + A)
- Comme les dimensions de l’appareil n’influent pas sur l’erreur commise, nous pouvons prendre l’arbitraire. Si par exemple nous prenons un tube, de 1000 millimètres, l’échelle divisée en millimètres donnerait l’effort de traction en kilogrammes par tonne. L’égalité ci-dessus prend alors la forme plus simple
- + B =
- tg (a + P) = f + sm 2 + sîn ? •
- L’erreur commise est d’autant plus grande que la pente et l’accélération sont plus fortes. Comme valeur moyenne de l’accélération on peut adopter pour les tramways 0,4. On ne dépasse guère 0,70, sauf pendant le freinage. Dons, si on cherche la force de traction du moteur on peut prendre o,75 comme maximum de p. Pour une rampe
- de uo p. 1000 et une amélioration de o,4 on a
- Si l’appareil était exact il accuserait une différence de niveau de 90,7 mm. E11 réalité il accuse une différence de niveau de
- 1 OOO tg (a + ?)=gi mm.
- L’erreur est donc de-^p. 100. On peut de même calculer les erreurs pour d’autres cas, soit de démarrage, soit de freinage.
- Ralentissement 0,7a 1,4 0,75 1,4. 0,73 0,4.
- Errcurcnp. 100 0,29 i,o3 0,23 0,80 0,60 ’ 0,82
- Toutes ces erreurs sont du même ordre de grandeur que les erreurs de lecture. Une cause d’erreur plus grave tient à ce que en rampe et au démarrage les ressorts d'avant sont un peu déchargés, tandis que ceux d’arrière sont un peu surchargés ; à la descente et pendant le freinage c’est l’inverse. Il en résulte que le tube ab ne reste pas parallèle à la voie. Plus le centre de gravité est élevé au-dessus des ressorts et plus la voiture s’incline. Une inégale répartition de la charge peut amener le même résultat. Ces erreurs peuvent atteindre quelques unités p. 100 et ne peuvent s’évaluer que dans des cas parti-
- L’appareil n’indique pas l’effort nécessaire pour vaincre les frottements. Pour le déterminer, on procède de la façon suivante : on laisse reculer la voiture sur une voie aussi horizontale que possible et on lit le niveau qui indique immédiatement la force retardatrice des rails et les frottements du moteur. Pour éliminer l’influence d’une petite montée, il est bon de faire l’essai dans les deux sens et de faire la lecture au même point. La moyenne des deux lectures
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- 5(5
- représente le coefficient de traction en kg par tonne. Une fois ce coefficient déterminé il suffît de déplacer l’échelle d'une quantité correspondante pour (jue le niveau indique la somme des efforts.
- La forme d'appareil que nous venons de décrire sé prête à l'établissement à demeure sur une voiture. Le tube ah peut avoir la longueur de la voiture. Le tube vertical peut être disposé en un endroit commode sur les parois extrêmes de la voiture. En se servant d’un flotteur, on peut en faire un appareil enregisteur. On obtient ainsi une courbe représentant la force de traction en fonction du chemin parcouru. La surface de cette courbe est le travail par tonne. Mais cet appareil n’est pas portatif à cause de la grande longueur du tube ah. Pour rendre l’instrument portatif il suffît d’employer deux liquides, le mercure pour produire la différence des pressions et l’eau par la mesurer. L’appareil est représenté par la figure 2. A et B sont deux récipients de 4o mm de diamètre ; la distance l entre les axes de ces deux récipients n'est que de • 5o cm ; le tube indicateur d a un diamètre de 5 mm. La différence de niveau due à line pente de i p, i ooo est de 4,7 mm et comme on peut
- (3 mm) est parfaitementconvenable pour l’observation des démarrages et du freinage ordinaire, mais est un peu trop énergique pour les essais avec le frein de sûreté. Il vaudrait mieux avoir un tube plus large et pouvoir régler l’amortissement avec un robinet.
- Pour la voiture ordinaire de tramway, l’appareil indiqua un coefficient de traction de 12 kg par tonne : sur une forte courbe ce coefficient s’éleva à 20 kg. Sur la voiture de chemin de fer. l’appareil indiqua un effort d’accélération de 70 kg par tonne. Comme le centre de gravité était très bas, l’inclinaison de la voiture était certainement négligeable. Les essais de ralentissement furent laits sur une pente de 3 p. 1 000. Pour 6 essais doubles (12 lectures) et des vitesses variant de i3,5 à 3o,y km à l’heure, le coefficient de traction oscilla entre 8 kg et 8,1 kg. Il n’v avait pas de vent. Il semble donc que la résistance de l’air soit sans influence jusqu’à une vitesse de 3o km à l’heure. Une courbe de 200 m de rayon fit augmenter ce coefficient de ij5 kg. La voiture était neuve : c’est ce qui explique l’élévation de ce chiffre de 8 kg.
- E.-B.
- DIVERS
- Pouvoir thermo-électrique de quelques oxydes et sulfures métalliques, en contact entre eux ou avec des métaux, par A. Abt.
- L’auteur a mesuré par la méthode de compensation la force électromotrice d'un grand nombre d’oxydes et de sulfures naturels, en contact entre eux ou avec des métaux purs. La force électromotrice de ces couples est souvent très élevée; ainsi celle d’un couple pyrite-chalco-pvrite est environ 7,62 fois plus grande que celle du couple bismuth-antimoine (différence de température entre les soudures : ioo°).
- Les oxydes et sulfures se rangent dans l’ordre
- lire à 2 mm près, la force de traction est déterminée, avec une approximation de o,j kg par tonne. Une plus.grande précision serait illusoire, à cause de l’erreur produite par la flexion des ressorts.
- Gel appareil, a été. mis en essai sur un tramway de Berlin et sur le chemin de fer de Lich-terfeld, construit par Siemens et llalske. L’amortissement produit par l’étroitesse du tube l
- Cuivre Fer
- Cadmium Pyrrotite
- .Minerai do nickel Antimoine Charbon de lampe- Pyrite à arc, . ‘-H
- M. L.
- Le Gérant
- .'C. NAUD.
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- XXV.
- Samedi 13 Octobre 1900.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l'Ecole Polytechnique, Membre de l'Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut, —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- L EXPOSITION UNIVERSELLE
- GROUPE A COURANTS TRIPHASÉS, DE a ooo KILOVOLTS-AMPÉRES, DE -MM. BORSIG, SIEMENS ET HALSKE
- Le groupe électrogène Borsig-Siemens (fig. i) est un des plus puissants des quatre groupes installés dans section allemande. 11 est formé d’un moteur à vapeur de 2000 chevaux de la maison Borsig de Berlin, et d’un alternateur de 2000 kilovolts-ampères sortant des ateliers de JIM. Siemens et Halske à Gharlottenburg.
- Avant de décrire en détail l’alternateur qui est un des plus remarqués de l'Exposition, nous donnerons quelques indications générales sur le moteur à vapeur.
- Moteur a vapeur. — Le moteur à vapeur (lig. 2 et 3), vertical, esta triple expansion et à quatre cylindres, deux à basse pression, un à moyenne pression el un à haute pression. Chacun des deux cylindres à basse pression est accouplé en tandem avec un des autres.
- L’ensemble des cylindres est soutenu à l’arrière par deux colonnes creuses eu fonte el à l’avant par deux colonnes en acier forgé, fixées toutes quatre à la plaque de fondation, en deux parties, laquelle porte quatre paliers sur lesquels repose l'arbre moteur.
- Cet arbre est en deux pièces réunies par dos manchons à brides ; il comporte deux manivelles équilibrées, calées à 180° el attaquées chacune par’un des groupes de pistons. .
- L’arbre porte à l’une de ses extrémités un volant pesant 4* 800 kg. placé entre l’un des paliers du moteur et l’un des deux paliers de l'alternateur, et à l’autre extrémité un plateau à manivelle commandant, par l’intermédiaire d’une bielle, les deux pompes à air à simple effet du condenseur par injection installé dans les sous-sols.
- Le graissage se fait à l'huile sous pression à l’aide de deux petites pompes de refou^*
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- leraeul remontant l'huile dans un récipient et de quatre distributeurs, deux pour les paliers
- Fig. i. — Groupe élcctrogène de \ ooo kilovolls-ampères de MM. Borsig, Siemens el Halske.
- et les bielles, un polir les pistons et les cylindres et un pour les paliers et les pistons de la condensation.
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- Fig. ael3.- Coupes longitudinale et transversale du groupe Borsig, Siemens ei llalske.
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- (jo
- Le contrôle du graissage est facilité par l’emploi de lampes à incandescence, placées à l'intérieur des distributeurs et qui permettent de vérifier l'écoulement de l'huile.
- L’admission et l’échappement de la vapeur dans les quatre cylindres so fait, par des soupapes équilibrées à double siège, disposées par paire, unepour l’admission, une pour l'échappement. dans les boites de distribution. Le rappel des soupapes est oblenu par des cataractes d'huile système Collmann, donnant une marche très silencieuse de la machine.
- Les soupapes sont soulevées au moyen de leviers et de lames par des excentriques montés sur un même arbre placé horizontalement derrière les cylindres et commandé par l’arbre moteur à l'aide d'engrenages coniques et d’un arbre intermédiaire portant le régu-- lateur.
- Un même excentrique, pour les cylindres à haute et moyenne pression, commande une des deux soupapes d’admission et la soupape d’échappement correspondante. Pour les cylindres à basse pression, les excentriques commandent chacun deux soupapes d’admission ou doux soupapes d'échappement.
- La conduite de vapeur arrive à la valve d’admission placée à la partie supérieure entre les cylindres. La vapeur passe du cylindre à haute pression à celui à moyenne pression par une conduite horizontale; elle se rend ensuite du cylindre à moyenne pression à une boite en fonte qui est en communication avec les deux cylindres à basse pression.
- L'admission de la vapeur dans le cylindre à haute pression est réglée par le régulateur au moyen de doigts provoquant le déclanchement des soupapes d’admission. Dans les autres cylindres, l’admission est réglée par des projections fixes qu’on peut faire varier à la main,
- Le réglage de la vitesse pendant la. marche peut se faire en agissant à l’aide d’un petit volanlsur un ressort disposé dans la butte de la cataracte d’huile du régulateur.
- Le démarrage de la machine s’obtient à l’aide d’une soupape spéciale placée au niveau des cylindres à haute et moyenne pression et entre eux. Cette soupape est actionnée par un volant situé à l’extrémité d'une tige.
- La mise au point de la machine sc fait au moyen d’un petit moteur à courant continu entraînant par engrenages le volant à l'aide d'une denture.
- La hauteur de la machine au dessus du sol atteint 12,5o m ; trois plateformes permettent de faciliter la surveillance. Tous les appareils de contrôle, les volants de manœuvre, les instruments de mesure et le taclivmètre sont disposés sur la première plateforme où se lient le mécanicien.
- Les principales dimensions- de la machine sont les suivantes :
- Diamètre du cylindre à haute pression................................., . -6 cm
- .» » k moyenne pression............................... 148 »
- « dos cylindres à basse pression .............................. T.34 »
- La poids total de la machine à vapeur est de 35o tonnes. La vitesse normale est de po tours par minute et la pression de 14 kg par centimètre carré. Avec une détente de 20 et avec condensation, la puissance de la machine est de 2 5oo chevaux.
- A l’Exposition, la pression n’est que de 10 kg par centimètre carré et la vitesse angulaire de 83,5 tours par minute; la puissance de la machine est alors réduite à environ 1 000 chevaux.
- At.tkrxateur. — L'alternateur à courants triphasés, dont les figures 4 et 5 représentent des vues extérieures et les figures 6 et y des coupes perpendiculaires à l'axe et par l’axe, a été étudié et construit, connue nous l’avons dit, par ÎIM. Siemens et Ilalske, de Berlin. Sa
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- puissance normale apparente est de 2000 kilovolts-ampères, mais elle peut être poussée au besoin jusqu’à 2000 kilovolts-ampères, c’esl-à-dire être surchargée de 2a p. 100.
- La tension aux bornes est de 2000 à 2 200 volts et l’intensité par phase de 5a5 ampères à la tension la plus élevée.
- La fréquence est de 5o périodes par seconde.
- Inducteur. —La carcasse inductrice en fonte, d’une largeur de 60 cm, a été coulée en
- U perpendiculaire à l’aa
- deux parties assemblées par 8 boulons : 4 au moyeu et 4 à la jante, ces derniers logés dans des oreilles placées extérieurement.
- Cette carcasse est formée d’une jante à section rectangulaire de 12 cm d’épaisseur,
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- fi 2
- réunie au moyeu par 8 bras solidement nervurés à section en double T. Elle est percée de fentes radiales dans un plan perpendiculaire à son axe. Ces fentes, d'une largeur de
- 3 cm environ, se répartissent sur la largeur de trois pôles, sauf à l’endroit des joints des deux parties du volant ; elles sont destinées à la ventilation de l’induit et de l’inducteur.
- L’alternateur a un arbre spécial manclionné à celui du moteur à vapeur entre l’un des paliers do l'alternateur et le volant de la machine ; l’entraînement, se fait par 3 clavettes à
- Les 72 pôles inducteurs sont en tôles, de section rectangulaire ; ils sont disposés radia-lement sur la carcasse inductrice ; ils sont maintenus par 4 vis traversant complètement celle-ci et venant se visser dans une barre rectangulaire en acier, glissée dans un évidement pratiqué dans le noyau.
- Chaque pôle est formé de deux paquets de tôles placés l’un à côté de l’autre et séparés par un intervalle de 1 cm environ, à l’aide de cales permettant le passage de l’air pour la ventilation de l'induit et de l’inducteur.
- Pour faciliter le refroidissement des bobines inductrices, celles-ci sont bobinées sur des carcasses en bronze évidées à l’intérieur et faisant saillies en dehors de la couronne. L’évidement constitue ainsi un canal radial, où l’air circule librement pendant la rotation. Ces carcasses sont fixées aux novaux polaires par des boulons traversant ceux-ci de part en jtart. et. servant conjointement avec des rivets à maintenir les tôles inductrices serrées.
- Chaque noyau porte à sa partie inférieure une saillie qui vient, sa loger dans une rainure pratiquée à la surface de la carcasse inductrice.
- L'enroulement de chaque pôle est formé à l’aide d’une bande de cuivre sur champ et les spires sont isolées entre elles au moyen de toile imprégnée de matière isolante.
- Le nombre de spires de chaque bobine est de f\a et les dimensions de la bande sont de
- 4 mm sur 23 mm, soit une section de 92 min2. La résistance de toutes les bobines inductrices en série esL de 1 ohm et le poids total du cuivre sur l’inducteur de 4 OOÜ kg.
- Le diamètre extérieur de l'inducteur est de 0,972 m et la largeur des tôles inductrices de 60 cm.
- La vitesse tangenticlle n’atteint, que 26 m par seconde.
- Le poids total de l’inducteur est de 38 000 kg-.
- Deux bagues servent de prise de courant à l’inducteur.
- Induit. — La carcasse de l’induit supportant les tôles est formée d’une caisse cylindrique en fonte en quatre morceaux assemblés par des boulons. Sur cette caisse sont boulonnées deux équerres qui reposent sur deux supports horizontaux fixés dans la maçonnerie.
- Les piles de tôles sont.fixées entre deux nervures à l’aide de boulons.
- La carcasse induite est percée de trous pour la ventilation et porte deux couronnes latérales protégeant à la fois l’induit et l'inducteur.
- La principale particularité do construction de l’induit réside dans La possibilité de pouvoir régler Tenlreler après usure des coussinets ou après un déplacement quelconque.
- A cet effet la partie extérieure de la carcasse induite a été tournée soigneusement et vient reposer sur deux rouleaux placés symétriquement par rapport à un plan vertical passant par Taxe de la dynamo. Ces rouleaux, comme le montre la figure, peuvent être déplacés dans le sens vertical au moyen d’une vis sans fin actionnée par une manivelle.
- Si l'on agit simultanément sur les deux rouleaux, on peut déplacer l'induit dans le sens vertical et parer ainsi a l'usure du coussinet. Si l’on élève seulement un des rouleaux, on obtiendra un déplacement dans une direction oblique et par la combinaison des mouvements des deux rouleaux, on obtiendra facilement un déplacement horizontal de l’induit.
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- Pour empêcher celui-ci de se déplacer sur les rouleaux après le réglage, on fixe la ( ronne extérieure à l’aide de boulons après les équerres en fonte dont nous avons parlé.
- La largeur des tôles induites est de 6o cm et leur hauteur radiale de i4,3 pour l'inducteur les piles de tôles sont partagées en < entre elles à la distance voulue par des cales.
- L’enroulement induit est réparti dans 648 rainures de i hauteur radiale.
- Chacune des trois phases comporte trois barres par pôle, c'est-à-dire une dans chaque encoche. Les dimensions des conducteurs induits sont de 7 mm de largeur et 4,4 de tuteur; ces conducteurs sont logés dans des tubes en mica comprimé de 3 mm d’épaisseur.
- Toutes les barres d’une môme
- parties égales maintenues n de longueur sur 5,5 cm de
- phase sont réunies en série à 1 aide de connecteurs en forme de V, recouverts simplement d’une couche de verni isolant.
- L’enroulement est ondulé et est par suite analogue à ceux des alternateurs à basse tension ; la tension entre deux développantes voisines d’une môme phase peut au maximum atteindre 4^5 volts, tension qui permet encore, à la rigueur d’employer des développantes en barres non isolées autrement qu’avec un verni.
- Les trois phases son! moulées ^ etdc en étoile.
- La résistance de chaque phase est de o,c lement induit est par suite de 3Xo,oi44Xo sance totale.
- . ohm. La puissance >2 = 1J700 watts soit
- perdue 0,8 p. 1
- dans l’enrou->0 de la puis-
- Le poids du cuivre de l'induit est de «4«o kg. ; le poids de l’induit atteint 44 tonnes. Le diamètre d’alésage de l’induit est do 6 m ce qui assure un entrefer de i4 mm.
- Le diamètre extérieur de l’induit est de 6,80 m, sa largeur totale de 15o cm.
- Excitatrice. — Le courant d’excitation de l’alternateur est fourni par une excitatrice calée sur l'arbre de l’alternateur et en porte à faux. C’est une dynamo-série à 8 pôles avec induit tambour enroulé en quantité. Le courant est recueilli par 8 paires de balais en charbon dont les porte-balais sont d’un modèle spécial permettant de vérifier la pression sur les lames du collecteur. Le support des porte-balais est formé d’une couronne que l’on peut déplacer à l’aide d’une vis tangente.
- La puissance normale de l’excitatrice est de 44 kilowatts, 210 ampères, sous 210 volts.
- Tableau. — Le tableau de distribution (fig. 8) de la génératrice est réduit à une colonne de fonte de 4,3 m de hauteur (que l’on aperçoit sur la droite de la figure 1) à l'extrémité de laquelle sont disposés un voltmètre, un ampèremètre et un wattmètre à lecture directe.
- Aucun de ces appareils n’est traversé par le courant principal ; tous les trois soûl munis de transformateurs réducteurs, un en dérivation entre 'deux des conducteurs pour le voltmètre et deux en série sur un des conducteurs.
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- Un interrupteur Iripolaire placé dans la fosse de rallernatem* permet de couper le courant sur le réseau.
- Le rhéostat de réglage de l’alternateur est également logé dans la fosse de la machine. L’interrupteur Iripolaire et le rhéostat de réglage sont commandés à l’aide de chaînes par deux volants M, et M} placés do chaque côté d’un petit pupitre sur lequel sont disposés le voltmètre et l'ampèremètre du courant d’excitation.
- Le couvercle du pupitre porte des petites fenêtres permettant d’apercevoir des divisions indiquant la partie du rhéostat en service.
- Le pupitre porte en outre un commutateur G qui permet en cas d'accident de mettre en court-circuit les inducteurs de l'excitatrice. On évite ainsi d'interrompre le courant inducteur, co qui, étant donné l’énorme self-induction du circuil qu’il traverse, pourrait ne pas être sans danger pour la machine.
- Résultats d'essais. — La figure 9 donne les caractéristiques à vide et. en court-circuit do l’alternateur Siemens et Halske en fonction des ampèretours par bobine inductrice. La droite III indique la correspondance entre les ampèretours et le courant d’excitation.
- On voit que cette machine appartient à la classe, peu répandue à l'Exposition, des alternateurs à faible saturation.
- L’intensité du courant d’excitation pour la marche à vide à 2200 volts est de 120 ampères. En charge avec un facteur de puissance égal à l’unité, l'intensité du courant d’excitation est de 135 ampères.
- Le courant d’excilalion nécessaire pour obtenir en court-circuit l’intensité normale de 520 ampères par phase, est de 42 umpèi*es et correspond à une tension induite égale à un peu plus du tiers de la tension normale.
- RÉGULATEURS DE VITESSE DES TURBINES HYDRAULIQUES
- Des multiples problèmes mécaniques de l'heureuse solution {lesquels dépend le succès d’une installation électrique, le plus complexe est, sans nul doute, celui de la régularisation de la vitesse des turbines hydrauliques. C'est aussi un de ceux qui ont excité le plus les recherches des spécialistes et l’on rencontre à l’Exposition, des modèles de la plupart des systèmes, plus ou moins parfaits, que proposent aujourd’hui les constructeurs (’).
- () Avant toute description, nous renverrons le lecteur aux remarquables articles qu’a publiés M. Ruteau dans la
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- Rappelons que le régulateur doit remplir deux fonctions distinctes : assurer la constance de la vitesse en régime permanent, et rétablir dès que le régime se trouble, rapidement et avec le moins d'oscillations possible, l'équilibre entre la puissance motrice de la turbine et la puissance qui lui est demandée.
- Au point de vue du mode d’action, les régulateurs peuvent se classer de la façon suivante :
- i° Régulateurs proportionnant le travail moteur au travail résistant. — Leur action
- l’ig. i • — Turbine à haute pression et appareils de régulation de la maison Esclior Wvss.
- consiste, soit à faire varier le débit utile de la turbine, en laissant constant le débit total, et en consentant à un déchetd’eau, — c’était, le système employé à l'origine pour le réglage de la plupart des roues du type l'elton (ajutage dévié), — soit à conserver l’égalité entre le débit utile et le débit total et agir sur les sections de passage, par l’ouverture ou la fermeture de vannages. Ce dernier mode d'action réduit au minimum la dépense d'eau, mais lorsque les chutes sont assez hautes, la fermeture des vannages provoque un coup de bélier qui peut être dangereux pour les conduites ; le régulateur doit alors se compliquer
- Revue de mécanique (voir en particulier t. VI, n° 4, 3o avril iyoo) dans lesquels l’auteur expose dos théories nou-
- ricaine (Transactions of the American histitute <>f Electrical Engineers, t. XVI, p. 381-427. Voir aussi t'Éclairage Électrique, t. XX. p. 428).
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- de dispositifs destinés à parer à ce danger : cloches à air, soupapes chargées, tube <1 équilibre, etc., etc.
- MM. Eseher, Wyss et C:e arrivent au même but par un dispositif intéressant de régulateur à appareil de réglage de pression qui est une combinaison du système à débit constant et du système à débit variable.
- 2° Régulateurs créant éventuellement un supplément de résistance destiné à absorber l’excès du travail moteur. — Ces appareils laissent fixe le débit de la turbine : ce sont les régulateurs à frein hydraulique, électrique ou magnétique.
- Quel que soit le régulateur, il comporte avant tout un appareil qui contrôle la vitesse de la turbine. C’est le plus souvent un tachymètre à boules et à axe vertical. Parfois, ce même type de tachymètre est disposé avec axe horizontal. Dans le régulateur Uibourt, le contrôle est effectué par un compteur d’eau. Parfois, on utilise les propriétés du courant électrique engendré : à La Ghaux-de-Fonds, avec le système de distribution à intensité constante, le tachymètre est remplacé par un moteur dont le couple normal est équilibré par des ressorts : à Cènes, avec le meme système, on emploie une masse de fer aspirée par un solé-noïde (*)
- Une déformation du tachymètre, par rapport à une certaine position normale, est le point de départ du réglage. Mais la puissance nécessaire pour mouvoir les organes destinés à effectuer ce réglage est si notable qu’on interpose toujours entre eux et le tachymètre une source d’énergie auxiliaire, qui peut être la turbine elle-même, mais est généralement constituée d’un corps de presse dans lequel se meut un piston, sous l’action d'une pression d’huile ou d'eau ; de plus, afin que le déplacement de l’organe de réglage soit une fonction, toujours la même, de la déformation du tachymètre, on asservit le moteur auxiliaire (2).
- Lorsqu’on emploie des servomoteurs à eau sons pression, il est de toute nécessité de ne laisser entrer dans les cylindres que de l’eau parfaitement pure; ceci justifie l’adjonction de filtres que l’on dispose avant le tiroir du servomoteur.
- Il est nécessaire que ces filtres puissent être nettoyés en marche : aussi, les monte-t-on par paires si l’eau est trop boueuse.
- Avant de commencer la description de quelques-uns des appareils exposés, nous tenons à remercier d'une façon particulière les constructeurs qui ont bien voulu répondre à notre appel et mettre à nos dispositions les descriptions, photographies et dessins qui nous ont servi à préparer les articles relaLifs u la régularisation de la vitesse des turbines livdrau-liques.
- Appareils pour turbines a haute pression et augets conchoïdes DE LA MAISON EsCIIEU WYSS (8) (flg. l).
- U’ Régulateur hydraulique automatique (flg. 2). — Le schéma montre assez bien la dîs-
- (i) Bulletin de la Société internationale des Electriciens, mai 189H. p. aie»; janvier 1900, pp. 3 2 et 6 V; voir aussi I mposition do MM. les professeurs Pruzü-Stodola-Wyssling, cl. *3 {Palais de 1 Electricité i« otage, côté la Bourdonnais.
- p) Écl. Élect.. t. VII, p. 19;.
- (3) Exposés par cette maisonà l'Exposition Universelle, gr. IV, el, 'u>, rez-de-chaussée du Palais de la Jléca-
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- position du taehymètrc et de son frein à huile /. Ce taehymètre est construit pour une marche à grande vitesse ; il est chargé par un ressort, r et les boules sont mobiles sur des couteaux d’acier trempé.
- L'organe essentiel est la soupape de réglage S, commandée directement-par le tachy-niètre. Cette soupape se compose d'un corps séparé en trois compartiments par un tiroir cylindrique de forme spéciale dp. Les compartiments inférieur et supérieur sont remplis d’eau sous pression qui a passé par le filtre. La communication entre eux est assurée par un canal de faible section creusé dans le tiroir lui-même. Le compartiment supérieur présente un orifice obturé par la soupape à pointeau s reliée à la douille du taehymètre. Cette soupape .9 peut mettre ce compartiment eu communication avec l’évacuation, et sa forme conique permet d’obtenir des sections d éroulement variables suivant l’amplitude du mouvement. Enfin, le corps de la soupape S porte deux tubulures, l’une en communication avec l’évacuation, l’autre avec la chambre supérieure du cylindre oit se meut le piston P.
- Le piston P est, lui-mème, constamment soumis par dessous à la pression de l'eau motrice; il est relié à la languette L qui participe à tous scs mouvements en diminuant l’épaisseur de la veine liquide injectée dans les augets, sans modifier sa largeur ni sa direction.
- Le tiroir dp est en équilibre sous l’action de la pression de l’eau motrice qui agit de bas en haut, et de la pression qui existe dans la chambre supérieure, laquelle, malgré les communications, n’est pas la pression de l’éau motrice, puisque l’évacuation plus ou moins grande contrôlée par le pointeau ,ÿ crée une dépression dans cette enceinte. Les sections des surfaces inférieure et supérieure des tiroirs, celle du canal central, la forme du pointeau et son siège sont calculés de telle façon que. par la marche normale, le tiroir ait la position indiquée sur la figure, c’est-à-dire, obture la chambre située au-dessus de P.
- Si maintenant, la vitesse vient à diminuer, le manchon du taehymètre descend, le pointeau s se soulève, la dépression au-dessus du tiroir augmente, celui-ci remonte, la pression motrice règne au-dessus de P, comme au-dessous de lui et il peut alors se déplacer vers le bas en obéissant à l’action de l’eau sur la languette L, ce qui a pour effet d’augmenter le débit.
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- Si au contraire la vitesse s'accroît, le manchon du Laehymètre monte, le pointeau s Rabaisse, la dépression au-dessus du tiroir diminue, celui-ci descend et la chambre ui-dessus de P se trouve en communication avec l’évacuation. Le piston P remonte donc sous l’action de l’eau motrice et diminue le débit de la turbine.
- Le schéma fait bien comprendre comment est réalisé l'asservissement du tachymètre et de la languette.
- 2° Appareil de réglage de pression pour turbines à coudai'
- pr
- de
- 3 et 4)- — Le prin-ppareil est le sui-uent mémo où se îeture du vannage,
- , de manière que, réeis, la vitesse de conduite forcée ne ar suite tout coup rite.
- Mais afin d’économiser l’eau, l'appareil est pourvu d’un dispositif automatique qui assure une fermeture lente de l’orifice de vidange.
- On reconnaît sur la figure les dispositions essentielles du distributeur de la turbine, mais à la place de la commande automatique de l’ajutage o, que nous venons d’étudier (fig. a), on a figuré ici un réglage à la main.
- La conduite d’amenée D porte un embranchement, E, F, qui peut
- èl.
- qc
- fu
- lo
- >ine
- nie
- papillon P, ec le canal de L’axe du papil-L auquel vient il poids .G. A bturé par un
- s'attacher une tîg-e /, supportant un cylindre C, rempli d'hi l'intérieur du cylindre baigne un piston p, lequel est mu clapet c, percé iui-meme d’un trou de faible diamètre. Ce de leviers à la tige qui commande la languette du distribuée Si l’ajutage vient à être fermé, 1h lige a s’élève, et le | clapet c reste fermé et que le trou dont il est percé est de piston entraîne l’élévation du cylindre G et par suite louve motrice s’écoule donc directement en quantité notable dan peu, sous l’influence de la masse G, l’huile passe au-dess chargé C redescend lentement en fermant le papillon I'.
- Si, au contraire, l’ajutage venait-à être ouvert, le piston p descendrait dans le et ce mouvement se ferait sans aucune difficulté, puisque le clapet c s’ouvrirait en grand. Pour assurer à l’appareil un fonctionnement plus sur et plus précis, et aussi pour substi-
- dement ; comme le être, l’élévation du mnduite E F : l’eau ; fuite. Mais peu à m p, et le cylindre
- ndre,
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- tuer au papillon un organe de fermeture plus satisfaisant, on a remplacé le contrepoids et le papillon par un dispositif à pression d'eau figuré sur le schéma de gauche et qui fonctionne absolument comme h*. : oupape S de la figure 2.
- L’appareil de réglage de pression facilite le fonctionnement du régulateur automatique, pour lequel les variations instantanées de pression constituent un élément de dérangement. On peut, par son emploi, se dispenser plus facilement de volant.
- 3° Filtre revolver (fig. 5 à 7). — Le filtre a pour mission d’arrêter les impuretés qui pourraient entraver le jeu des organes délicats des appareils de réglage que nous venons d’étudier.
- Il comporte un corps cylindrique F, fermé par deux couvercles, dont l'un porte une tubulure S et l’autre une simple ouverture par laquelle passe l’axe de rotation du filtre. Sur le corps cylindrique sont ménagées deux autres tubulures E et R.
- Fig. 5 à 7. — Filtre revolver Escher Wyss.
- Le filtre proprement dit est composé d'un cylindre central percé de trous, formé à l’une de ses extrémités et ouvert à l’autre en face de la tubulure S. Régulièrement reparties autour de ce cylindre divergent six cloisons pleines ; les bords extrêmes de deux cloisons adjacentes sont réunies par un crible en tôle perforée C, on a ainsi un tambour hexagonal T formé de six chambres à section triangulaire. Le cylindre F est disposé de telle manière, par rapport au tambour hexagonal, que l’eau non filtrée, arrivant par E, traverse la tôle perforée de cinq des chambres et s’échappe par le cylindre central et la tubulure S. La tôle perforée de la sixième chambre se trouve vis-à-vis d’une antichambre, à laquelle aboutit le robinet de purge R. Pour décrasser le filtre, on ouvre ce robinet : un peu d’eau filtrée passe à l’inverse par les tôles à nettoyer et entraîne les dépôts boueux.
- La poignée P permet de faire tourner le filtre de 6o° et de le nettoyer ainsi rapidement.
- RÉGULATEtR A. RESISTANCE HYDRAULIQUE SYSTÈME KTJSGH SENDTNER (*).
- Ce régulateur (fig. 8 et g) est du type des appareils à freinage, il est fort simple. Une chambre A peut être mise en communication avec une caisse à eau B au moyen d’une soupape S soutenue par un système de leviers doubles L et un bras l.
- L’ouverture de cette soupape se trouve commandée, à l’aide des leviers L, par la douille d’un taohymètre à ressort T, et à axe horizontal ; de la sorte, l’amplitude de la levée de la
- P) Trois appareils de ce système sont exposés par la maison J. Ig. Rusch, de Dornbirn, au rez-de chaussée du Palais de l’Électricité (section autrichienne).
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- soupape reproduit proportionnellement le déplacement de la douille du taehymètre à partir d’une certaine position d’équilibre. Les oscillations sont entravées par un amortisseur à huile H. En dehors de la soupape C. deux fenêtres F, F', mettent les deux chambres A et B en communication permanente. Dans la chambre A tourne une roue à palette C,mue par une petite quantité d’énergie empruntée à la machine qu'il s’agit de régulariser. Pour actionner cette roue, on peut se servir d’un moteur synchrone, ce qui est une médiocre solution, le moteur devant être dimensionné par la puissance maxima que le régulateur peut avoir à freiner; il est plus commode d’avoir recours à une poulie P actionnée par une courroie; on emploiera de préférence l’accouplement direct du régulateur avec le moteur toutes les fois que cela sera possible.
- Le fonctionnement de l’appareil est. dès lors, facile à saisir. Pour la vitesse normale la
- soupape S est fermée et la roue à palettes tourne en absorbant un travail constant. Si la vitesse s’accroît, la soupape S s’ouvre, l’eau arrive avec plus ou moins d’abondance dans la chambre À, la roue C la met alors en vitesse et la rejette dans la chambre B à travers les multiples résistances créées par la forme contournée des conduites qui aboutissent aux fenêtres F et au dôme D.
- Le travail ainsi absorbé est transformé en chaleur ; il est donc nécessaire de pouvoir remplacer l’eau. A- cet elfeton utilise la tubulure latérale E, mais il faut avoir soin de n’en-vover à l’appareil que de l’eau très propre. Le trop-plein s’écoule par la tubulure I ; il est contrôlé par l’ouverture t. Enfin la tubulure V sert pour la vidange et l’apparei-1 est monté sur glissières, afin qu’on puisse s’il y a lieu régler la tension de la courroie qui s’enroule sur la poulie P.
- Il est intéressant de remarquer que la soupape n’est pas soumise à des efforts importants ni variables dans de grandes limites. D’autre part, pour un appareil de type donné, la puissance de freinage est fonction du nombre de tours de la roue à aubes et de l’ouverture de la soupape correspondant à la variation de vitesse à laquelle il faut s’opposer, c’est-à-dire que la puissance de freinage est aussi en fonction du nombre de tours du régulateur.
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- Quelle que soit la relation existant entre ces nombres de*, tours, on comprend qu'il suffit de les combiner de façon correcte pour approprier un même appareil au contrôle do moteurs de puissances bien différentes. Pratiquement les modèles sont tels que la puissance maximum de freinage dechacundeux augmente proportionneilcmentnn carré de la vitesse de la roue à aubes. C'est ainsi qu'un appareil d'un certain type peut freiner 20, 5o, 100 et iao chevaux, si l’arbre de la roue à aubes fait respectivement 200, 36o, 000 et 600 tours par minute.
- La régulation se fait donc très rapidement, puisque ie travail résistant, artificiellement créé est d'autant plus considérable que l’augmentation de vitesse à laquelle on veut s’opposer est ellemême plus grande. Aussi le constructeur garantil-il un écart de 2,5 p. 100 dans le nombre détours du moteur pour le passage de la pleine charge à la marche à vide : par contre, en marche normale le régulateur, avec commande par courroies, absorbe 4 à 5 p. 100 delà puissance maximum pour laquelle il est établi, mais ceci n'a qu’une importance relative pourime installation hydraulique. Disons enfin que le modèle auquel nous faisions allusion plus haut a comme dimensions d'encombrement en plan 2,70 m X 1,70 m, e ? hauteur de 2,3o m.
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- Le piston p marchanl en sens inverse à la flèche (fig. a) la soupape s, k et le liquide à élever s’écoule de la chambre d’aspiration dans le corps de pompe h. Dans le mouvement contraire, c’est-à-dire celui indiqué par la flèche, le liquide soulève la soupape de refoulement et pénètre dans la < duite de refoulement munie du réservoir à air u\
- La marche rapide de la pompe a été rendue possible par l’adoption d'organes simples, de soupapes particu-s et d’un réservoir plus grand que d’ordinaire, sur l’aspiration.
- La soupape d’aspiration ,ç(fig.3) est placée autour du piston p et se compose d’un simple anneau en métal ou en bois avec armature métallique.
- Le siège t de la soupape est tenu à sa place par une arma-
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- turc munie de tiges b, qui sert de guide à. la soupape et supporte son faible poids; on consolide le tout au moyen des boulons c adaptés au couvercle d. Grâce à line bague de contact f en caoutchouc, le jeu s’elïectue avec douceur et sans bruit.
- Fig. 6. — Moteur asynchrone de l'AUgcnu-me EkklrieiOets Gescllschaft.
- Comme la soupape n’est encombrée d'aucun ressort et que son poids est entièrement supporté par le guide, clic n’opposc presque aucune résistance à l'arrivée de l’eau. Elle reste ouverte jusqu’à la lin .de la période d’aspiration et se trouve ensuite fermée directement par la tête k du piston exactement au poinL mort de la manivelle. La Lctc du piston est aussi munie d’un anneau en caoutchouc g qui adoucit son action et sert de contact.
- La figure 3 se rapporte au moment de la fermeture : la figure a à la période de refoule-
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- ment. On voit que le changement des soupapes peut se faire facilement et rapidement.
- La soupape de refoulement se compose d’anneaux reposant sur le siège r. Ils sont chargés par des ressorts en caoutchouc i maintenus fixes par l’armature m et le boulon à
- Grâce à la vis du réservoir \v (fig. 2} et aussi au tubage q (fig. 3), la soupape r est maintenue à sa place. On peut retirer la soupape après avoir enlevé le réservoir w.
- Les anneaux des soupapes sont très simples et peuvent, sans beaucoup de frais, être approvisionnés en grande quantité; les parties en bois peuvent presque toujours être réparées sur place.
- L’emploi de ces parties en bois présente l’avantage de conserver les soupapes intactes pendant plus longtemps, puisqu’on reporte toute l’usure sur le bois lui-même.
- La pompe est munie, sur l’aspiration d’un réservoir à air m* (fig. ai où le niveau d’eau sc tient toujours au-dessus de la soupape d’aspiration. On évite ainsi tout arrêt dans la colonne d’eau aspirée, puisque l’eau du réservoir s’écoule toujours avec une certaine pres-
- Coinnie cela arrive pour toutes les machines à grande vitesse, la pompe express Riedlor est plus petite et plus légère que les pompes lentes, en usage jusqu’ici.
- La pompe exposée à l’Exposition universelle (fig. 4 et 5) est attaquée directement parmi moteur asynchrôns, à courants triphasés de 70 chevaux sous 190 volts, tournant à raison de 290 tours par minute (fig. 6), elle peut refouler à 270 m de hauteur un volume d’eau de 1 100 litres. Elle est à un seul cylindre; le diamètre du plongeur est de 180 mm, sa course i:>o mm ; la hauteur d’aspiration peut atteindre 5 m, mais à l’Exposition, elle n’est que de a,5o m : le rendement est de 87 p. 100.
- Le démarrage se fait très facilement : il suffit que le niveau de l’eau dans le réservoir d'air d’aspiration soit plus Inuit que la soupape d’aspiration.
- Comme renseignement, nous dirons encore que le prix de la pompe seule est de
- POMPE A COMMANDE ÉLECTRIQUE EHUHAUD ET SCltMER (')
- Celle pompe d'épuisement à commande électrique directe se compose de trois systèmes identiques de pompes à piston plongeur à simple effet (fig. 1 à 3).
- Les plongeurs- ont un diamètre de 100 mm et une course de 200 mm; la commande sè fait par un arbre à trois coudes et par bielles. Les 4 paliers de l’arbre moteur sont venus de fonte avec le bâti, lequel a la forme d’une auge dans laquelle se rassemblent les huiles ayant déjà servi au graissage.
- Une petite pompe fixée latéralement au bâti aspire l’huile dans l’auge et la refoule dans un système de conduites qui la distribuent aux différents points à lubréfier, de manière à établir une circulation d’huile continue. D’autre part, une presse Mollerup envoie de la g-raisse dans les rainures spéciales ménagées en arrière des boîtes à éloupes et entretient ces dernières dans un état parfait de lubréfaetion.
- La pompe est étudiée de façon qu’elle puisse fonctionner sans surveillance, pendant 6 heures au moins.
- p) Exposée pur la maison Ehrhardt et Schmer de Schleifmuchle-Saarbrücken, dans la classe 63. (Rez-de-chaussée du Palais des Mines.)
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- Dans la construction des réservoirs à air d’aspiration et de refoulement des soupapes, ainsi que dans la disposition de tout l’ensemble, il n’y a pas de procédés nouveaux.
- . par minute ;
- La pompe débite une vitesse de 200 à 200 tours.
- Les essais ont montré que sa marche était irréprochable jusqu’à une vitesse de 3oo tours par minute. Le moteur électrique qui l’actionne à l’Exposition fait 214 tours par minute.
- Le débit théorique correspondant, est. de 1 090 litres et, en admettant un rendement volumétrique de 0,92, le débit réel est de 1 000 litres par minute.
- E11 réalité, le rendement a été trouvé avoir une valeur moyenne de 94 p. 100.
- L’éleetromoteur triphasé qui conduit cette pompe a été livré par la Société Anonyme d’Élec-tricité, ci-dcvant W. Lahmeyer et C°. Il est à bagues et donne
- chevaux sous une tension de 5oo volts.
- Son inducteur fixe, comprend un bâti rond, en fonte, auquel est fixée l’armature du stator en tôles de fer doux isolées. L’enroulement est logé dans des encoches également espacées, pratiquées à l’intérieur de la couronne. L’enroulement est constitué par des tiges de cuivre plat, raccordées aux extrémités par des étriers en cuivre. Deux couvercles en fonte, pourvus d’ouvertures pour la ventilation, protègent l’enroulement.
- Le rotor est formé lui aussi par la superposition de tôles de fer doux. Son enroulement
- est formé par des liges plongées dans des rainures.
- Les bagues de contact sont munies d’un appareil de mi la maison Lahmeyer : les trois balais formant la connexion de démarrage peuvent être éloignés d’un seul coup au moy
- ,e montage est en étoile.
- ; en court-circuit particulier à ntre le rotor et les résistances 1 d’un levier. A l’intérieur des
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- bagues vient en môme temps glisser un noyau conique qui les met en court-circuit. Pendant la marche normale l’usure des balais ne se produit donc pas cl on supprime tout danger d’étincelles.
- Les paliers tiennent fort peu de place, ce qui est très important pour les installations des mines. Les coussinets s ont en ïonto revêtue de métal blanc.
- Les portées des paliers sont très largement dimensionnées dans le but d’obtenir une marche régulière et silencieuse de l’arbre et une diminution de l’usure des coussinets.
- L’enroulement de ce moteur a été exécuté pour être alimenté à une tension normale de i ooo volts, mais la tension de 5oo volts a été imposée par l'Exploitation de l'Exposition.
- J. Reïval.
- METHODES APPROCHÉES POUR TA SOLUTION
- DE QUELQUES PROBLÈMES SUR LES COURANTS ALTERNATIFS
- I. Répartition inégale des courants dans les conducteurs. — C’est un fait bien connu, qu'un courant alternatif n’est pas distribué également dans toute la section des conducteurs qu’il traverse. Le courant se porte particulièrement sous la surface, car c'est là que la résistance inductive est la moins grande ; autrement dit, le champ qui est produit dans le conducteur repousse le courant vers l'extérieur. Pur suite de celte inégale répartition du courant, la dépense d’énergie par effet Joule est plus grande que si la densité de courant était constante dans toute lu section, car, dans chaque portion de conducteur, la dépense d’énergie est proportionnelle au carré de lu densité de courant.
- Soitpf l’énergie dépensée lorsque la répartition du courant est uniforme, l’énergie réelle est, en appelant y un facteur plus grand que l’unité, p = y p.
- Le facteur y se calcule d'habitude d’après une formule donnée par Rayleigh, ou bien se déduit d’un tableau calculé d’après cette formule.
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- Vous allons montrer que l’on peut déterminer la répartition du courant dans la section ir une méthode élémentaire, si l’on se contente d’une certaine approximation.
- Nous supposerons que seules les lignes de force produites à l’intérieur du conducteur rendent la répartition du courant inégale. Le champ qui entoure le conducteur extérieurement influence toutes les sections également, et la force éleclromotrice induite peut être réunie à la tension e aux extrémités du conducteur.
- Divisons le conducteur en un certain nombre z
- de cylindres creux concentriques d’égale épaisseur (fig. i) et appliquons à deux cylindres voisins, les cylindres dè rangs 4 et 5 par exemple (fig. a), la seconde loi de Kirchhoff, loi de l’induction et celle de l électro-magnétisme. nous arrivons par un calcul simple (‘) à la relation
- (') Appliquant la seconde loi de KircliholL à ces deux circuits en parallèle, nous avons pour la valeur instantanée r5 — iiri — somme de toutes les forces électroinotriées en circuit 4-5.
- Les lignes de force intérieures forment des cercles concentriques à l'axe, et la force électromotrice que ces lignes induisent dans un cylindre est proportionnelle à la variation des nombres des lignes qui entourent ce cylindre. Si à l'instant considéré, nous désignons par Jf, et JS5 le nombre de lignes de force qui entourent le cylindre 4 ot 5, les forces électromotrices sont respectivement pour les conducteurs 4 et 5.
- Donc la somme des forces électromolrines du circuit 4-5 est
- en désignant par «s, le nombre des lignes de force qui se trouvent dans la paroi du cylindre 5. Si l'on désigne par Rs la réluctance du circuit de ligues de force ns on a
- la somme de tous les courants intérieurs au 5° cylindre, c'est-à-dire i, -j- i, <3 + i\.
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- entre les intensités q et i. des courants dans ces cylindres, et l’intensité totale I5 dans les cylindres intérieurs au cylindre de rang 5, c, étant le rapport des résistances ohmiques rk et /5 des deux cylindres considérés et r,2 un coefficient dépendant de r5 et de la réluctance R- du cylindre 5.
- Cette relation est traduite, dans l’hypothèse de couranls sinusoïdaux de fréquence par le diagramme de la figure 3, qui permet de trouver q quand qet L sont connus.
- Soient, en effet, OA = q OB = I... Nous tracerons OC = r, 4, CD —: c2 <o I. perpen-diculaircmcnt à L. Puis nous trouvons OF de telle sorle que
- nous projetons OD sur OF. On a q = OF.
- Or l’angle DOF est en général très petit et nous pouvons mplaeer DF par un arc de cercle dont la corde a pour longueur
- Dans la construction du diagramme d’ensemble nous partirons d'un courant central q choisi arbitrairement, lequel est d’ailleurs égal à 12; nous trouverons ainsi q; nous formerons I8 — q-f- q, ce qui nous conduit à q et ainsi de suite, jusqu’à ce que nous ayons trouvé toutes les intensités en grandeur et en phase. Connaissant alors la distribution du courant, nous pouvons calculer alors le facteur y et déterminer l'inductance intérieure du conducteur (*).
- Si on porto la valeur dans l’équation précédente, on trouve
- s = Ci4+<
- + —T
- di.
- Supposons que toutes les grandeurs variables avec le temps suivent la loi sinusoïdale et posons h ~ Hmax oit, Is ~ Ij max sin (oit -\- ce), q = ih mnæ sin [tôt -\- ,3),
- àl.
- dî:
- W eos («*< + a;
- 4 = ‘i4 + ^l,+-
- s (<ot -[- £).
- toL est en avance do ——sur I5; de même —2- w t, est en avance de — sur i., (l) tS'ous éclairerons cette théorie par un exemple.
- (s)
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- Le diagramme de la figure 4 esl tracé pour R = 2 cm, en supposant la fréquence égale à 80. Il a été obtenu en divisant le conducteur en 10 cylindres de 0,2 cm d’épaisseur; on peut en déduire la valeur de y pour tous les rayons de G, 8, 10, 20 mm. Ainsi pour R = 1,4 cm,
- 1 K esl la conductivité (lu cuivre, c’est-à-diro 58.I01, R le rayon du c
- a=4(x_„,5)
- '14-/=
- que c — 80 périodes, R — seni, : =']». Réunissons en un seul les cylindres i.‘i 1 car l'irr Il y est faible, et donnons lui l'indice 3.
- -Lj=o,o36',,
- OD, = isi
- U.». = ‘s y =OD3o,,8 B, C, = c, = o,..(6 ia perpendiculaire à OBa.
- O,R, =-^-T>,C,i !),»,= 4: OHt = ls.
- On prolonge D,D( d une quantité D,B, = epi = h 4£. , ou porto BaCl = é,^perpendiculairement à L, on décrit l'arc C, II,, etc. ^ 0D - I tll t OD. D D I)D ' t tl'
- t=f=i
- i ,'r,
- -KQ
- 4.>éL+VéL+.... +
- _2_:
- c celle déduite de la formule de Rayleigh.
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- on se servirait du diagramme jusqu’à D7 (1
- tu et ns désignant respectivement les nonibrt
- ucur de chaque prisme: la résistance éli
- OD7l, et on laisserait de coté les cylindres
- o, 9. 8.
- II. Courants de Foucault dans les
- TÔLES ET LES MASSES DE FER. — Lorsqu’un
- champ alternatif traverse un conducteur il se produit dans celui-ci des courants induits qui réagissent sur le champ. Si la tension alternative qui produit le champ est fixe et si la résistance ohmique des spires inductrices est faible, les courants secondaires ne peuvent diminuer le champ. Ils repoussent le champ vers la périphérie du conducteur et en partie le forcent, à en sortir. Ce phénomène est peu marqué dans les tôles de nos instruments à courants alternatifs, mais il est très intense lorsqu’un conducteur massif, par exemple un noyau de fer est soumis à une force magnétisante alternative. Cet effet de surface peut se calculcrapproximativement aussi facilement que l’effet précédent : il suffit de remarquer que le champ et le courant échangent ici leurs rôles.
- La figureS représente la section rectangulaire d'une masse de fer. traversée par dos lignes de force perpendiculaires à la surface du papier. Les trajets des courants induils se modèleront sur la forme de la section, et. formeront des rectangles semblables. du moins approximativement.
- Soient a et b les côtés du rectangle ; nous partagerons a et b en iz parties égales et nous construirons z prismes creux rectangulaires qui représenteront les chemins des courants.
- En faisant un raisonnement (!) analogue au précédent, on arrive à la x'elation
- s des lignes de force magnétiques dans les ïctrique du trajet du courant de rang a: est
- (l) Soit / la longv
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- sections 4 et 5, rs5 les nombres de ces lignes à l’intérieur de la section 5, c4 le rapport des résistances magnétiques IL et R4 et enfin cs un coefficient dépendant de R5 et de la résistance ohmique
- On reconnaît exactement la tnêrne équation que précédemment.
- Nous pouvons effectuer la construction du diagramme des lignes de force en partant des flux exactement comme nous avons construit le diagramme des intensités (').
- Soit l, la longueur des lignes de force ; s’il n’y a pas d’entrefer /, — 1. d'une façon générale lt comporte un entrefer À. Si p est la perméabilité du fer
- l^l+ïp.
- R =
- pab(ix— i)
- Le prisme de rang x contient dans son intérieur N* lignes de force et dans sa masse nT lignes de force. Soit ix le courant qui traverse le prisme. . .
- d
- dt
- Le llux de force nx dépend des ampères-tours primaires Al et des courants de Foucault lx qui produisent «a
- Rr„2 = _llL (Ai—1„) Rj n4 = (Ai —IJ Rs (Ai— IE)
- Si nous posons
- on trouve
- Posons
- par déterminer la répartition du champ obtenue en la négligeant.
- calculer si on a commencé
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- III. Répartition du courant dans les induits a cage d’écureuil. — Dans le cas des induits à cage d’écureuil, le parcours du courant est bien déterminé et les méthodes pré-
- Fig. 5.
- cédentes s’appliquent avec facilité. Nous établirons entre deux courants indivis certaines relations déduites des lois de Kirehhoff.
- Soient Ej, E2, ... E* les forces électromotrices induites à un instant donné dans les barres. Soient s les résistances des barres, /'la résistance de la portion de bague de court-circuit comprise entre deux barres, i3, ... U les intensités des barres I,, L, ... I;r les intensités dans la bague (fig. 6 et 7).
- Les lois de Kirehhoff nous donnent la relation :
- is « 4-13 r — iH s + t8 r = E3 — E4
- l, = h + H.
- Ces égalités suffisent pour calculer la répartition des courants.
- Nous prenons un exemple, et pour plus de simplicité nous supposerons que la force
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- également sinusoïdale, et, d’après Rôssler (*), il en est de même de la répartition des courants.
- Nous donnerons au champ une position telle que le maximum du champ se trouve au milieu de deux barres voisines. D’après la figure y on peut en conclure que = o, par suite
- I2 — ïlf i2 — (j + aij —---------------------" j I» — h + b — *'* + ù >
- Nous obtenons ainsi toutes les intensités en fonction linéaire de iv et nous arrivons à la fin du courant de la barre qui, si le nombre de barres par pôle est impair, se trouve à l’induit en E = o. Mais ce courant est nul et nous avons
- Si le nombre de barres par pôle est pair, nous trouvons
- = rtô)
- On peut ainsi calculer i,, d’où l’on déduit toutes les autres intensités (2).
- Rudolf Goldschmidt
- Ingénieur do l’A.-E.-G., Berlin.
- (•) G. Rôssler. Elektrote.chnische Zeitschrift, 1898, p. 766.
- (2) Exemple : Soit un moteur à 4 pôles, dont les barres aient 3o cm de longueur, l’induit 3o cm do diamètre, la section des barres <ft = 60 mm2, la section de la bague = 200 mm2, le nombre de barres par pôle = 12. nombre de tours à vide j5oo.
- Nous supposerons le glissement tr assez faible pour que l’influence de la dispersion sur le courant secondaire
- Soit Bmaj, = 5 000; on a s — io-'* 1 ohm, r = a.io-6 ohm, —-----r—
- Emax = Baux D « -gL 7 l TO-«= 3,52 7 volts.
- Si ; est le nombre de barres par pôle, les forces électromotrices des bornes x et x-\- 1 seront (fig. 8).
- Ej. - E^cosf' \ et E.r+1 = Emar cos ( + \
- E,; — E*,
- s pour chacune des barres les valeurs suivantes du coefficient de 7.
- 1 2 3 4 5 6
- a36o 4575 64"0 79^5 8840 9I5o,
- 2 = 1,04 i, — a36o ir I3 = 2,04 t, — u36o a 2 --------I3 =0,082 ij — 957
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- Méthode pour diminuer les courants vagabonds des tramways électriques, par J. Teich-mtiller. Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXI, p. 436, 3imai 1900.
- Les courants vagabonds ne peuvent jamais être complètement évités lorsque le retour se l’ait par les rails. Les moyens proposés pour la protection des conduites d’eau et de gaz peuvent se classer de la façon suivante :
- i° On laisse les courants vagabonds se produire, mais on cherche à les empêcher de pénétrer dans les conduites. Par exemple, on entoure les tuyaux avec d’anciens tuyaux hors d’usage; on les recouvre d’un bon isolant ou d'un enduit isolant; on diminue leur conductibilité en adoptant des joints isolants. Aucune de ces très nombreuses méthodes n’a donné de résultat satisfaisant ;
- 2° On laisse les courants vagabonds se produire et pénétrer dans les conduites, mais on
- cherche à éviter les effets d’électrolysc à la sortie. Les ligures 1 et 2 donnent des schémas de montage adoptés. Une force électromotrice auxiliaire sert à maintenir le rail positif par rap-
- port à la conduite : les courants peuvent donc entrer dans la conduite mais ne peuvent en sortir. A proximité de la station centrale, le courant est recueilli par des conducteurs métalliques. Ces méthodes sont d’ailleurs également peu sûres, car il est bien difficile de, forcer le courant à suivre constamment la conduite d’eau;
- 3° On cherche à éviter les courants vagabonds.
- On trouve de
- i6= t,6^8 ix— 34-i3o t i7=: 1,958 i, — 46471 $
- Remployant dans les égalités précédentes on trouve
- Par suite de la résistance de l’anneau de lance des barres. '
- de du rotor es
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- A cet effet, on peut soit isoler les rails, soit diminuer les différences de potentiel entre le rail et le sol. Actuellement, il ne faut pas songer à isoler les rails d’une façon pratique, durable et peu onéreuse.
- Pour diminuer la perte en volts dans les rails, on peut tout simplement relier les rails à d’autres conducteurs posés simplement enterre. Mais les résultats sont médiocres et les frais assez élevés. On peut aussi alimenter les rails en certains points au moyen de câbles isolés : dans ce cas, il ne faut réunir l’un des pôles de la dynamo au rail le plus voisin que par l’intermédiaire d’une résistance. Dans le feeder,on peut alors admettre une plus grande perte de tension. Cette méthode tombe actuellement en défaveur : la perte d’énergie dans le feeder, si celui-ci n’est pas très gros, est considérable. Une troisième méthode consiste à employer les rails comme conducteur central d'une canalisation à trois fils. Mais cette méthode n’est applicable, à moins de très grandes difficultés, que lorsque la ligne est à deux voies.
- Fig. 3.
- Dans le système à trois fils proprement dit, il faut, pour que le conducteur central soit absolument neutre, que les deux ponts soieut également chargés. Mais on peut réaliser l’équilibre autrement ; par exemple, sur l’un des ponts, on mettra l’installation du tramway el sur l’aulre une force élcctromotrice avec un conducteur, sans appareil d’utilisation. Au lieu de deux forces électromotrices, on peut n’en adopter qu’une
- seule et la partager au raoven d’accumulateurs. On obtient, ainsi le schéma de la figure 3. Un commutateur permet d’intercaler le nombre d’éléments nécessaires pour l’équilibrage. Cette méthode est très facilement applicable lorsqu'il y a une batterie-tampon.
- Si on prend deux forces électromotrices, la génératrice et une dynamo auxiliaire, on peut appliquer le même procédé, même s’il n’y a pas de batterie-tampon. Le prix de revient est un peu plus élevé, mais on peut avoir un réglage automatique. Tl suffit, pour cela, de faire passer le courant débité par la génératrice dans les inducteurs de la dynamo auxiliaire : on peut, dans ce cas, si celle-ci est convenablement calculée, avoir des rails sans courant à toutes les charges possibles. La figure 4 donne le schéma
- Fig. 4.
- de cette méthode, qui a été proposée par Kapp. C’est la meilleure de toutes celles qui ont été proposées pour combattre les courants vagabonds. On suppose, bien entendu, que les rails ont été réunis de façon à former un bon conducteur.
- La valeur de cette méthode consiste dans ce fait qu’elle diminue en chaque point la différence de potentiel entre le rail supposé isolé et le sol. C’est cette différence de potentiel qui caractérise le danger de la production des courants vagabonds.
- Cette méthode a été appliquée dans deux cas, et il est intéressant do connaître les résultats obtenus. Ces deux installations sont les tramways de Bristol et le tramway de Sehrœneberg, près de Berlin.
- Tramways de Bristol. — T.a figure 5 donne le plan des tramways de Bristol.
- La ligne commence au centre de la ville etva à l’est jusqu’à Kingswood. À 55o m du point de départ, s’embranche une ligne qui va à Staple-Hill. La station centrale est au milieu de la première ligne. La dislauce entre cetto station
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- et le point extrême à Staple-Hill, comptée sur les rails est de g km, et jusqu’à Kingswood de 3 km. Il y a deux voies sur presque tout le par-
- : io. Sur la partie la pli
- îaxima
- les rails pèsent 38 kg par m, sur la partie récente 45 kg- Les rails sont reliés entre eux au moyen de deux fils de cuivre de io mm. Le fil de ligne a une section constante de 5o mm2. Il est divisé en sections de 8oo ni de longueur, alimentées par un câble souterrain armé de gy mm2. Un fil pilote sert à mesurer la chute de tension dans le rail depuis le point le plus éloigné jusqu’à T usine.
- La méthode de Kapp a été appliquée sur la ligne de Staple-Hill. La longueur de la voie est si grande (g km) et le trafic si intense (24 voitures ayant chacune deux moteurs de 28 chevaux) que la chute de tension dépasse la valeur de 7 volts fixée par le ministre du commerce et atteint 10 volts. Pour parer à cet inconvénient, deux cables de xg4 mm2 vont de la station au point P de la ligne le plus voisin : l’un est relié au fil aérien, l’autre, aux rails : dans la statiou, le premier est en série avec l’induit, le second avec l’inducteur de la dynamo auxiliaire. Cette dernière comprend une dynamo de 5o volts et 3oo ampères et un moteur dérivation de 5oo volts accouplé directement avec la dynamo. Si nous désignons par zéro le potentiel du point P, celui du point le plus éloigné n'est que de 2,5 volts. La figure 6 donne le schéma de montage de la dynamo auxiliaire : l’excitation de cette dernière peut être réglée au moyen d'un rhéostat NR en dérivation sur l’inducteur. Un volmètre enregistreur RV inscrit la différence de potentiel entre l’extrémité de la voie et la station Sur la ligne de Kingswood on s’est contenté de mettre en circuit une batterie de six éléments Leclanché
- et deux indicateurs de pôle, l’un enregistreur rP. l’autre ordinaire gŸ.
- L'installation a été faite par la Compagnie Thomson-Houston anglaise. Elle est en service depuis deux ans et demi environ et s’est très bien comportée : il n’y a eu aucun dégât commis par électrolysc. D’après M. Parshall, cette
- méthode doit être adoptée pour toute ligne de plus de 5 km sur laquelle circulent 2,5 voitures par kilomètre.
- Tramway de Schrameberg, près de Berlin. — La plus grande longueur de ce réseau se trouve entre Grünewald et Treptow, soit. r5 km à vol ; d’oiseau.
- La station centrale se trouve à peu près au milieu. La circulation est très restreinte en semaine, mais extrêment active le dimanche, particulièrement dans la région ouest. 11 ne . fallait pas songer à mettre des feeders pour les rails, car les frais auraient été extraordinairement élevés, et les perLes d’énergie très importantes. Mais comme le dimanche les pertes de tension dans les rails auraient été très supérieures aux y volls tolérés, on se décida à employer la méthode de Kapp.
- La figure y donne le plan de la région ouest. Le réseau aérien est alimenté en cinq points. Dans le réseau des rails, il y a deux points de même potentiel : celui qui est voisin de la station et le point P. Ce dernier est réuni à la station par un câble de 1 100 mm2 relié à la dynamo auxiliaire. L’excitation de celle-ci est parcourue
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- par les courants des lignes I, II, MI, qui reviennent à la station par le câble de retour, tandis que le courant qui va aux points IV et V revient directement par les rails. Mais, même pour ces
- courants, la perte de tension serait trop forte : aussi la station est reliée au point A par deux câbles d’une seclion totale de 2 000 mm2.
- La dvnamo auxiliaire peut donner 1 100 am-
- pères sous 5o volts ; elle travaille à basse saturation. Le schéma de montage est analogue à celui de la station de Bristol, mais il n’y a pas de fil pilote.
- Au lieu de mesurer la perte de tension des rails, on mesure l’intensité du courant qui parcourt l’induit de la machine auxiliaire; en la comparant avec les intensités des lignes I, II, III, on voit si la dynamo auxiliaire remplit son rôle. Cette dynamo ne marche d’ailleurs qu’au moment des fortes charges, c’est-à-dire le dimanche.
- E. B.
- INTERRUPTEURS
- Nouvel interrupteur à liquide, par E. Grim-sehl. Elehtrotcchniseke Zeitschrift, t. XXI, p. 491, 14 juin 1900.
- Cet interrupteur comprend un tube de verre en forme de croix (fig. 1), dont la branche verticale supérieure O est fermée par un robinet A. La branche inférieure plus courte porte un ajutage B fermé par le robinet C. Un fil métallique pénètre dans cette branche inférieure par D. La
- branche horizontale E se termine par un tuyau; l’autre branche horizontale F se termine par un bouchon dans lequel est fixé un tuyau en forme de sifflet, se terminant par une languette H à l’extrémité de laquelle est fixée une pointe de platine J.
- Au moyen du tuyau K, on fait arriver du mercure à la branche inférieure jusqu’à ce que la pointe J vienne toucher ce mercure. Eu E est fixé un tuyau en relation avec une conduite d’eau. Si le débit est faible, l’eau s’écoule par le sifflet G ; mais si le débit augmente, l’air qui se trouve en O se comprime, et à une certaine pression le sifflet commence à émettre un son. On règle l’arrivée d’eau de telle soi’te que le niveau s’élève en O de 1 ou 2, cm ; alors le son a 100 périodes par seconde. L'air qui se trouve en O est assez élastique pour produire une vibration ininterrompue du sifflet et communique en quelque sorte à l’eau l’élasticité qui lui manque. Par suite, la pointe J touche périodiquement le mercure et on obtient ainsi une interruption périodique du courant qui circule entre G et D.
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- La figure i montre le montage de cet interrupteur combiné avec une bobine d’induction. Tout l’interrupteur est monté sur un solide bâti de fer, fixé sur un socle où se trouvent un interrupteur et les bornes nécessaires.
- L’interruption entre la pointe de métal et le mercure est à peu près complète et instantanée, car la résistance de l’eau est si grande que le courant peut être considéré comme totalement interrompu. L’eau par sa circulation maintient
- le contact froid, et après plusieurs heures de fonctionnement, on ne remarque aucune usure. En outre, les particules de mercure oxydées sont immédiatement entraînées et la surface du mercure est toujours propre. L’eau restant claire, on peut constamment surveiller le contact, tandis qu’avec d’autres interrupteurs il se forme une sorte d’écume à la surface du mercure, qui empêche le bon fonctionnement de l'appareil.
- Pendant le fonctionnement, on règle le niveau du mercure de façon à compenser la petite portion entraînée sous forme d’oxyde. Mais cette portion est si faible que ce réglage n’est nécessaire qu’au bout de plusieurs heures.
- E. B.
- Irrégularités des interruptions dans les nouveaux interrupteurs à liquide, par E. Ruh-mer. Ælektrutechnische Zeitschrift, t. XXI, p. 33i, a6 avril rgoo.
- On a souvent signalé l’irrégularité des décharges des bobines actionnées par les interrupteurs de "Wehnelt. Non seulement les décharges
- ne sc suivent pas k intervalles réguliers, mais encore il se produit des arrêts pendant lesquels deux ou plusieurs décharges ratent. On a donné comme cause de ces irrégularités un fonctionnement défectueux de l’interrupteur. Mais l'inventeur de l’interrupteur a objecté qu’une irrégularité dans les étincelles n’était pas nécessairement due k une interruption irrégulière. Cette objection est parfaitement justifiée.
- Lu résistance du trajet de l’étincelle subit des modifications par des particules de poussière, des tourbillons d’air, des échauïïements, etc.
- Il en résulte que, non seulement les étincelles se produisent irrégulièrement, mais encore que l’irrégularité du fonctionnement de la bobine agit sur l’interrupteur et rend son action irrégulière.
- Pour déterminer nettement la cause de ces irrégularités, l’auteur s’est servi de la source intermittente de lumière produite par un interrupteur non relié k une bobine et en a tiré quelques épreuves mutoscopiques.
- L’appareil photographique avait un dispositif permettant de déplacer les plaques k la vitesse de 3 m pur seconde. Le nombre des images permettait de calculer le nombre d’interruptions par seconde et de déterminer toutes les irrégu-
- Prentier essai. — L’interrupteur de "Wehnelt avait une tige de platine mobile de 0,9 mm de diamètre. Il était rempli d’acide sulfurique k 10 p. 100 dont la température était maintenue constante et égale k io°. O11 sait que l’interrupteur ne fonctionne pas s’il n’y a pas dans le circuit une bobine de self-induction ; on mit donc dans le circuit une bobine de 200 spires de fil de 4 mm ayant k l’intérieur un faisceau de fils de fer de 3o mm de diamètre (L —0,02 henry environ).
- La tension utilisée était de 110 volts. On photographia 4 séries d’interruption.
- Série a) La longueur de ht tige de platine était de 2 mm, sa surface de 6,29 mm2. Il y eut environ y8o interruptions par seconde. La série des images présente 4 lacunes : en bas il manque 4 images, puis 3, au milieu 2 et en haut 5. Donc sur 4i interruptions il y eut 14 ratés, soit 34 p. 100. D’autre part la distance entre les images n’est pas régulière, et, en faisant les corrections dues k l’irrégularité de mouvement de la plaque, nous avons les distances suivantes : 4,o — .3,8
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- - 3,9 - 3,7 - 3,7 - 3,8 - 4,1 ~ 4,2 -4,5 - 3.7 - 3,5 - 3,9 - 3,6 - 3,y - 3,8 -3,7 — 4,2 — 4,° -- 4>° — 3,6 — 4,2 — 4,1
- — 4,1 — 4>° —4,4 min-
- La plus petite distance est donc de 3,5 mm. La plus grande de 4,5 mm. La moyenne est de 3,9 mm correspondant à 770 interruptions par seconde. Les irrégularités atteignaient donc 25 p. 100.
- La figiire 1 représente graphiquement ces irré-
- Fig. 1.
- gularités. On a porté en abscisses les points d’interruption tels qu’ils se trouveraient placés sur une plaque de mouvement uniforme ; en ordonnées on a porté 1 intervalle de temps entre deux interruptions consécutives. Si les interruptions avaient été régulières, la courbe aurait été une parallèle à Taxe des abscisses ; les zigzgags caractérisent donc les irrégularités.
- Série ù) Longueur de la tige de platine 4 mm ; surface 4,94 mmâ.
- Il y eut environ 5oo interruptions par seconde. Il y a deux lacunes : il manque 2 interruptions au bas de la plaque, et 1 au milieu.
- Les distances corrigées entre les points sont :
- 5,8 _ 5,8 — 5,2 — 5,6 — 5,3 — 7,4 — 7,0
- — 6,5 — 6,4 — 6,4 — 6,3 — 6,3 — 6,3 — 5,9
- — 5,4 — 5,o — 5,3 — 5,6 — 6,0 — 7,8 — 5,o mm. Moyenne : 6,0 mm. Ecart maximum :
- 3o p. 100. La figure 2 donne une représentation graphique.
- Série c) Longueur d.e la tige de platine : 6 mm ; surface : 17,59 mm2- 43o interruptions par seconde. Distances corrigées entre les images : 7,4 — 6,4 — 7,8 — 6,6 — 7,2 — 7,1 — 6,8
- — 7,0 — 7,3 — 6,7 — 6,8 — 7,0 — 6,9 —; 7,1
- — 6,0 mm. Moyenne : 7.0 mm. Ecart maximum : 14 p. 100 (fig. 3). Il n’y a pas de lacune.
- Série d) Longueur de la tige de platine : 8 mm ; surface : 23,24 mm2. 400 interruptions par seconde. Il n’y a encore pas de lacune.
- Distances des images : 7,6 — 7,5 — 7,5 —
- 7.4 —7-4 — 7.3 — 7,3 —7,4 — 7>9 — 7.8 —
- maximum :8 p. 100 (fig. 4).
- On pourrait faire une objection a cette méthode expérimentale : la lumière de l’étincellc: de rupture subit plusieurs réfractions avant d’arriver à la plaque photographique, notamment dans le passage de la bulle gazeuse dans le. liquide ; la variation de volume de cette bulle pourrait donc apporter des perturbations dans la direction du rayon lumineux et par suite dans la position de l'image.
- Mais il faut bien remarquer que le point photographié n’est pas l’image de l’étincelle, mais bien des gaz illuminés par cette étincelle ; les plaques montrent nettement ce fait : l’image n’est pas un point mais une tache plus ou moins étendue. Par suite la réfraction de la lumière en passant du gaz dans l’eau n’intervient pas ; quant aux autres réfractions, on les évite en plaçant les diverses surfaces normalement aux rayons lumineux.
- On peut conclure des essais précédents que les irrégularités observées avec l'interrupteur de Wehnelt sont dues, au moins en partie, à l’inter-
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- rupteur lui-même. Ces irrégularités fournissent une impureté de son de l’interrupteur.
- Une autre méthode pour déterminer le nombre des interruptions est basée sur la mesure de la tension dans la bobine insérée dans le circuit au moment de la rupture : celle méthode montre bien les irrégularités de temps, mais non les lacunes. Il faut en conclure que, dans les cas où la méthode photographique montre une lacune, il n’y a pas interruption complète (car l’étincelle de rupture manque), mais que cependant il y a une grande variation de courant avec effet inductif marqué, de sorte que l’on est voisin de la rupture-
- Il est intéressant de voir comment se comporte à cet égard l’interrupteur à liquide de Simon. On a donc répété avec cet interrupteur les expériences précédentes ; mais l’objection que l’on pourrait faire, comme précédemment, tombe d’elle-même; car, par suite de la construction de l'interrupteur, la bulle gazeuse se forme toujours au même endroit.
- Comme la section du trou de l’interrupteur ne peut en général être modifiée, on a fait varier le chiffre des interruptions par variatiou de la self-induction intercalée dans le circuit. Une tension de iio volts donnant une étincelle trop faible pour impressionner la plaque, on doit recourir à des voltages plus élevés.
- Deuxième essai. — Le trou de l’interrupteur avait une section de 2,54 mm2. Tension : ?.5o V.
- Série a) Self-induction = i. io7CGS 290 interruptions par seconde. Distance des images :
- 9.7 — IO>9 — I0.3 — 7>' — io.4 — IO’7 —
- 9.8 — ii,5 — 9,9 mm. Moyenne : 10,4 mm. Ecart maximum : 3a p. 100. Il n’y eut pas de lacune (fig. 5).
- Série (à) J, = 2.io:CGS 262 interruptions par second. Distances : 10,3 — ii,3 — 11,9 — 12,2
- — 10,6— r i,5 — 11,8 — 12,3 — 11,1 — 11,0
- ___ 10,8 — 12,y —• 11,6 — 12,2 min. Moyenne :
- ii,5 mm. Ecart maximum : 10 p. 100. Pas de lacune (fig. 6).
- Série y) L=3.ioTCGS 239 interruptions par seconde. Distances : i3,3 — i3,o — 12,1 — 11,8 — 12,7 mm. Moyenne : 12,6. Ecart maximum : <3 p. 100. 2 lacunes ; il manque 4 points eu bas et 2 en haut (fig. y).
- Série 0) L = 4*totCGS 220 interruptions par
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- i4,5 mm. Moyenne : i3." mm. Ecart maximum : 53 p. ioo. Pas de lacune (fig. 8).
- Série s) T, = 5.io7CC.S aoo interruptions par seconde. Distances : t5,4 — i6,5 — i5,8 — i(3.4 — i4,8 — 16,6 — i5.; — 15,3 — 12,6 — 12,7 mm. Moyenne : i5,?. mm. Ecart maximum : 17 p. 100. Pas de lacune (fig. 9}.
- Fig. 9-
- Ces essais montrent que l’interrupteur de Simon présente aussi des irrégularités; mais celles-ci sont bien moins importantes que pour l’interrupteur de Wehnelt. L’interrupteur de Wchnclt a présenté 17 lacunes sur 109 interruptions, soit 16 p. 100; l’interrupteur Simon a présenté 5 lacunes sur 58 interruptions, soit pp.ïoo.
- D’autre part les irrégularités des intervalles sont plus grandes pour l’interrupteur de Simon que pour celui de Wehnelt. Dans le dispositif employé (ballon à ouverture latérale placé dans un bac d’accumulateur), il est probable qu’il y avait projection du liquide vers le récipient intérieur, de telle sorte que le niveau du liquide dans ce dernier récipient arrivait à dépasser de 20 cm le niveau extérieur. Cette différence de niveau a évidemment dû troubler la-régularité des interruptions.
- D’ailleurs les irrégularités sont dues à la nature même des interruptions ; par suite de la . forme plus ou moins régulière de labulle gazeuse, des tourbillons liquides, etc., le courant se rompt lentement 011 rapidement, complètement ou incomplètement.
- Si l’interrupteur actionne une bobine de Rhumkorff, ces irrégularités seront encore accentuées par suite des variations de self du primaire dues à des variations de charge. Si donc on a besoin d'une série régulière d'étincelles, les '
- interrupteurs à liquides sont inutilisables; et l’on emploiera 1 interrupteur à turbine de Boos qui n’a pas les mêmes inconvénients.
- E. B.
- MAGNÉTISME
- Influence de la trempe et des cycles de température sur le moment magnétique et le coefficient de température des aimants permanents en acier, par H. Frank. Drude's Anna-ton, t. II, p. 338-359, juin 1900.
- Tous les aimants qui ont été étudiés au cours de ce travail 011L élé fabriqués dans un même lot d’acier anglais. Leurs dimensions étaient presque toujours les mêmes (longueur, 10 cm; diamètre, 3 nun) et ont varié seulement dans les expériences relatives au coefficient de température destinées à étudier la variation de cc coefficient avec les dimensions des aimants.
- La bobine magnétisante, longue de 35 cm, portait 600 tours de fil en 8 couches. Les moments magnétiques étaient mesurés au moyen d’un magnétomètre d’après la formule de Kohl-
- Pour la trempe ou le recuit, les aimants étaient chauffés par un courant électrique.
- Le moment magnétique d’un aimant vaine beaucoup avec la température à laquelle il a été trempé.
- J1 est minimum quand l’aimant a été trempé au rouge sombre, croît quand là température de la trempe augmente et atteint sa valeur maxima quand la trempe est eflectuée au rouge clair. Il décroît ensuite et reprend à peu près, quand la trempe est faite au rouge blanc,‘[la même valeur que pour la trempe au rouge sombre. Quant à la durée de chauffe avant la trempe, elle n’a aucune influence sur le moment magnétique.
- La température à laquelle on aimante le barreau influe aussi sur le moment magnétique obtenu, surtout pour les barreaux trempés au rouge sombre. Les expériences ont été effectuées a la température de l’eau bouillante et à la température ordinaire (8 à io°C). Le moment magnétique est plus grand quand l’aimantation a lieu à basse température, ce qui s’explique aisément parce que l’acier se détrempe déjà partiellement à la température de beau bouillante.
- Lorsqu'on veut obtenir des aimants constants, on emploie deux méthodes : ou bien, on plonge
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- l’aimant alternativement clans deux bains maintenus aux températures dans l’intervalle desquelles on veut avoir l’aimant constant, ou bien on le maintient pendant un certain temps à une même température. Avec le premier procédé, on obtient l’aimantation définitive : au bout de quelques opérations quand l’aimant a été trempé au rouge sombre, mais rapidement, quand il a été trempé au rouge vif : lu perle d’aimantation se fait encore sentir dans ce dernier cas après roo operations. Une fois l’état permanent atteint, une variation de température ne produit plus qu’une variation passagère' du moment magnétique, c’est-à-dire que celui-ci reprend sa valeur initiale quand on le ramène à la température pri-
- mitive. Plus les températures limites sont élevées, plus le. coefficient de température est grand : il est entre 80 et c)o°, à peu près le double de ce qu’il est entre i5 et a5°. D’autre part ce coefficient de température dépend du degré de trempe et aussi des dimensions et de la Jorme des aimauts. 11 est d’autuut plus petit que le rapport de la longueur au diamètre est
- Si on fuit parcourir à un aimant un cycle dans lequel la température seule varie, on ne constate pas d’hystérésis, ou du moins l’effet de l’hystérésis est trop petit pour que les mesures puissent, l’accuser avec certitude.
- M. L.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 6 Août(‘).
- Sur Je dosage électrolytique du cadmium, par Dmitry Balachowsky. Comptes rendus, t. CXXT, p. '384-386.
- Un assez grand nombre de procédés de dosage ont été proposés pour le cadmium. Liickoff (2) a proposé 1 electrolyse du chlorure IIAzO3, HASOk Et Smith (3) a electrolyse la solution des différents sels dans l’acide acétique, l’acide sulfurique, l’acide azotique, dans le phosphate de sodium, Beilstein et Javein H dans le cyanure de potassium, et enfin Classcn (s) dans l’acide oxalique. Mais, comme l’ont montré le professeur Classcn et M. lleidenreieh (6), ces différents procédés ne donnent pas de résultats vraiment
- (* l) Les analyses des autres communications relatives à l’électricité faites à cette séance, ont été publiées dans les numéros de L’Eclairage Electrique des i3 et a5 août,
- ior et 8 septembre, l. XXIV, p. 280, 320, 36o et 396. Celles des communications faites aux séances des i3, 20 et 27 août ont paru dans L'Éclairage Électrique du 8 septembre, l. XXIV, p. 397 et suivantes.
- - (2) Zeitschrift fur anal. Chemin, t. XV, p. 3o3.
- (3) Americ.. ckem. Journ., t. 11, p. 43 ; 1880.
- (4 *) lier, deitlsch. ckem. Gesel., t. XTI. p. 709.
- i,R) Quantitative Analyse, durch Electrolyse, 1897.
- (°) fier, deut.sk. cite ni. Gesel., t. XXIX, p. i486.
- pratiques ; on obtient des précipités trop faibles, peu adhérents et en faible poids (o, >Sr Cd, 15>.h).
- Le procédé suivant a permis à M. Bolaehowsk-y d’obtenir un dépôt métallique absolument pur, parfaitement adhérent, tout en opérant sur une quantité* notable de matière :
- L’appareil employé était la capsule de Clas-sen recouverte de cuivre par electrolyse de la solution azotique. Le sulfate de cadmium ( 1,5 gr-1 gr) est dissous dans 100 cm" d’eau. On ajoute de l’acide azotique (5 cm3 pour 1 gr de sel). La température est de 6o°. (Force électromotrice
- V = a,8 et densité A'Dl0ft= o,4 ampère, au début de l’opération; V= 3,5 et NI)1Û0= 0,6 ampère à la fin.) Dans ces conditions on obtient un précipité de cadmium à l’état métallique, cristallin et parfaitement adhérent à la cathode, se lavant avec la plus grande facilité.
- On constate la fin de l'opération soit avec le sulfure d’annnonium, soit au moyen de la troisième électrode. On peut alors interrompre le courant pour laver à l'eau, à l’alcool et sécher à l’étuve à 100°. Le métal obtenu a un poids parfaitement constant et qui 11e varie pas après plusieurs jours d’exposition à l’air.
- On peut aussi doser le cadmium par le procédé qui a servi à Fauteur pour le bismuth :
- 2 gr (3 CdS04-8II'O) sont dissous dans 1 5o cm3 d'eau. On ajoute 3 gr urée ; XD10Û =0,3 ;
- Y = 2,5; T= 4o°-(io°. L’appareil est la capsule
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- de CliisScn dépulie. Durée de l'opération : six a huit heures. Le précipité est semblable à celui de la méthode précédente. On lave sans interrompre le courant à l'alcool et l'on sèche h
- On peut encore opérer comme il suit :
- On emploie i gr de sulfate de cadmium, dissous dans 120 cm3 d'eau et l'on additionne d'aldéhyde formique ou éthylique (3 cm3 pour i gr de sel), on utilise une capsule Classen dépolie non recouverte de cuivre. (Le voltage, au début, est de 2,5; à la fin, 3,3. ND1C0 = o,4-o,G. Durée de. l’opération : huit à dix heures.) On chauffe légèrement et, le dépôt terminé, on lave s au s interrompre le courant. Les. résultats sont les mêmes que précédemment. La capsule se nettoie facilement avec de l’acidc azotique concentré. Comme pour le bismuth, la présence de quantités notables de chlore, de brome, d’iode ou d’un grand excès d'Az():iIÏ est nuisible à l’ana-
- Séance du 8 septembre.
- Le dernier signe de vie, par Augustus D. Waller. Comptes rendus, l. CXXXI, p. 485-486.
- Le signe distinctif préconisé par l’auteur et permettant de reconnaître, en quelques instants, si un organe ou un tissu quelconque, soit animal, soit végétal, est vivant ou mort, repose sur le principe suivant :
- La matière à l’état de vie répond à une excitation électrique par un courant dans le même sens. Cette même matière, tiice par élévation de température, ne répond plus à l’excitation, ou bipn accuse un courant contraire de polarisa-
- La réaction positive est un phénomène général et caractéristique de la matière vivante, en tant que vivante, qui se constate sur les nerfs, les muscles, la rétine, la peau, le foie, etc., chez les animaux ; sur les feuilles, les fleurs, les racines, les fruits, les graines, etc., chez les végétaux.
- C’est leur dernier signe de vie, au moyeu duquel ou peut, reconnaître sur-le-champ qu'ils sont encore vivants, cl même jusqu’il un certain point mesurer et exprimer en chiffres de combien ils vivent encore f1).
- rience est des plus simples! Son outillage existe déjà.
- Séance du 10 septembre.
- Sur la. cohésion diélectrique des gaz et des vapeurs, par E. Bouty. Comptes rendus, t. CXXXI, p. 5o3-5o4.
- M. Bouty a étendu à divers gaz et vapeurs son élude autérieure de la cohésion diélectrique de l'hydrogène, do l’air et du gaz carbonique (‘).
- Tl a été trouvé pour l’expression du champ critique y en fonction de la pression p :
- dans tout laboratoire de Physiologie. Pour les réactions inférieure à iooooo ohms), un galvanomètre accusant
- d'un appareil à chariot cl d’un compensateur. Chacun de ces instruments est relié à deux des bornes d un clavier à quatre fiches, permettant de court-circuiter : i° la pré-
- » Si l’on désire doser l'énergie excitatrice, on emploiera
- tour, l’autre dans celui du compensateur, serviront à renverser la direction de leurs courants.
- u On conduira l'expérience de la manière suivante : l’objet mis en expérience est relié au galvanomètre; son courant propre ou accidentel est exactement compensé
- fiche étant en place (galvanomètre court-circuité), une
- tion. Aussitôt après, la iiche de l’excitateur est replacée et celle du galvanomètre est enlevée. Celui-ci accuse ou n’accuse pas le coup de feu provenant de l'objet. On
- » S'il y a coup de feu dans les deux directions, ou dans une direction seulement, l'objet est vivant. S’il n’y a pas coup de feu, l’objet est mort.
- La valeur électromotricc de la réaction varie avec la
- temps écoulé après celle-ci jusqu'à l’établissement du circuit galvanométrique. Elle se mesure ordinairement en centièmes et millièmes de volt; elle diminue plus ou moins rapidement avec l’extinction progressive de la vitalité ; elle est entièrement effacée par l’ébullition.
- (') Voir L’Éclairage Électrique, L. XXTX, p. 3g8 et 399, 8 septembre igoo.
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- Acétylène. ..... y = 264 + l'\o p +
- Gaz d’éclairagc ... y — 279 -j- 48n p -|----~p^~
- Vapeur d’eau (')... r — 333 -j- !>oo p -]- ' ^—-Alcool métliylique . . y = 3j5 -|- 616 p --j- ' ^
- Les autres vapeurs étudiées attaquant toute la graisse des robinets, les expériences ne pouvaient durer que quelques heures; M. Bouty a dù se borner à employer des pressions supérieures a i mm et renoncer à déterminer le coef-
- ficient de l’inverse de p2. Le tableau suivant
- Vapeurs. b.
- Eau 22 U 333 BOO
- Alcool métliylique .... . 22,3 373 616
- Alcool ordinaire 364 800
- • 26,4 36o 1000
- Formiatc de méthyle. . . - aq,5 364 1020
- Propionate d éthyle . . . . 28,7 312 io83
- Acétone. 335 100
- Formiatc H’ét.hyle .... 16o
- Acétate de méthvle. . . . - 28,7 36g
- Sulfure de carbone. . . . • 29,6 3;
- • 28,7 38o
- Bepzinc Moyenne . 28,8 . 357 1677
- (') A propos de la vapeur d’eau M. Bouty fait les re-« Contrairement à un préjuge assez répandu, la vapeur
- cela tient exclusivement à un dépôt do buée conductrice qui sc forme à la surface des corps isolants, surtout au
- sur la paroi interne de mon ballon, serait un obs'tacle absolu à l’application de ma méthode, s il ne se détrui-
- ment. Vers la température de 22", la buée a disparu et
- h Les expériences sur les vapeurs de corps un peu éloignés de leur point d’ébullition sont très aisées et présentent une garantie spéciale d’exactitude, car la
- que commode pour s'assurer de leur pureté.
- » Cet avantage est cependant contre-balancé par un inconvénient. On ne peut exécuter de mesures à la jauge qu’à des pressions assez basses pour que la vapeur comprimée dans le tube divisé de l’appareil n’y atteigne
- sentent donc une lacune au-dessous de o,5 mm, quand la précision des mesures barométriques devient insuffisante et qu’on ne peut encore utiliser la jauge. »
- réunit les valeurs «les deux premiers coefficients pour les diverses vapeurs étudiées.
- Pour tous cos corps, le coefficient a est très sensiblement le même. Le coefficient b varie au contraire largement (‘).
- Sur les modifications des propriétés électriques et organiques des câbles, sous Faction prolongée des courants, par Georges Rheins. Comptes rendus, t. CXXX1, p. 5o5-5o6.
- « Lorsqu'un cable est soumis a l’action d’un courant de sens variable, caractérisé par des flux égaux d’électricité contraires, il conserve intactes tontes ses propriétés électriques et organiques.
- » S’il est. soumis à l'action d’un courant toujours de même sens, il semble perdre ses propriétés électriques et organiques, dans un ordre «qui reste toujours le même, et passer par quatre états caractérisés par la perte complète d’une propriété électrique et la variation des propriétés encore conservées. Leur ordre de disparition est le suivant : self-induction ; capacité ; isolement; conductibilité.
- a Cette action est due à la pénétration lente du métal de l’ùmc dans le diélectrique ; elle est indépendante de celui-ci, puisqu’elle a été prouvée pour des câbles sous gutta et sous papier. Dans les deux cas, on a trouvé le cuivre de l’âme dans le diélectrique.
- » Pour des câbles sous gutta, en service depuis vingt ans, le cuivre avait pénétré jusqu’à la couche extérieure du câble constitué par deux couches de gutta séparées par du chatterton.
- » Dans les câbles sous papier en service de-
- C) On peut essayer de comparer les valeurs relatives de b aux chemins moyens moléculaires, pour reconnaître si la relation approchée de M. Max Wolf subsiste toujours. Malheureusement, on doit faire usage des valeurs du coefficient de frottement interne, déterminées par divers expérimentateurs dans des conditions peu comparables. Tout ce que l’on peut dire, c’est que l’ordre dans lequel se rangent les eosüicienls b est, à quelques inversions près, l’ordre inverse des chemins moyrcns, et qu'on constate le plus souvent une proportionnalité grossière, analogue à celle qui se préseate pour 1 hydrogène
- On peut'aussii mais avec moins de succès, comparer l’ordre des valeurs de b à celui des valeurs de la constante diélectrique K. II y a des analogies et quelques inversions, niais il n’y a pas de proportionnalité, même approchée, entre les valeurs de ce coefficient b et celles de K — i.
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- puis quatre ans et constitués également par deux couches de papier, la couche interne seule contenait du cuivre.
- » La cause de la pénétration du cuivre de Tàme dans le diélectrique est assez complexe, puisqu'elle semble dépendre à la fois de la nature et des particularités du courant, et do la nature du milieu dans lequel est placé le câble. La comparaison des cas observés permettra sans doute de distinguer la cause effective. »
- Séance, du ai septembre (').
- Expérience de télégraphie sans fil, avec le corps humain et les écrans métalliques, par E. Guarini et F. Poncelet. Comptes rendus, t. CXXXI,
- « Nous nous sommes servis d'une machine de Wimshurst, munie de ses condensateurs habituels pour la production de rélectricilé à haut potentiel. A quelques mètres de ce transmetteur, nous avons placé un récepteur Marconi ordinaire.
- » Les ondes électriques, engendrées par les étincelles produites entre les deux boules de la machine de Wimshurst ravonnenl dans toutes les directions. Au point do vue de l’action sur le cohéreur,ces ondes peuvent être divisées en trois parties : la première arrive directement sur le eohérour ; la seconde ne le rencontre qu’après réflexion; enfin la troisième partie est sans action sur lui. Dans notre expérience, les ondes directes avaient seules de l’action sur le cohéreur, car celui ci restait inerte lorsque nous les interceptions en interposant un écran entre lui et la machine de Wimshurst.
- » Le corps humain remplissait parfaitement cet otfice d écran : la sonnerie du récepteur restait silencieuse, chaque fois qu’il était interposé entre le récepteur et la machine de Wimshurst. On 11c peut pas dire qu’il ait fait l’office de conducteur à la terre, car il était soigneusement isolé du sol. Il y avait là probablement un phénomène analogue à celui que l’on constate en radiographie.
- » Une tôle de fer-blanc, de faible épaisseur,
- ila s«am:e du 17 septembre.
- ayant été interposée entre la machine et le cohéreur, celui-ci a continué à fonctionner; mais, lorsque nous avons mis en communication avec le sol la face de la tôle de fer tournée vers le transmetteur, le cohéreur a cessé de fonctionner. Les radiations s’étaient donc écoulées dans le sol.
- » Puisque l’interposition de la tôle de fer permet le fonctionnement du cohéreur lorsque la tôle est isolée, et l'cmpeche lorsqu’une de ses faces est mise à la terre, il faut conclure que la tôle métallique a constitue un nouveau radiateur fonctionnant par induction d’une face sur
- » Les ondes hertziennes seraient donc susceptibles de phénomènes d’induction, phénomènes qu’on peut éviter par la mise à la terre d’une des laces de l’écran métallique, siège de l’induction. L’expérience des cloisons mises à la terre a une grande importance dans le répétiteur Guarini, pour empêcher la répercussion des signaux d'un répétiteur à l’autre, et pour éviter l’action du transmetteur sur le cohéreur [du même poste. »
- Aluminate monocalcique cristallisé obtenu au four électrique, par Em. Dufau. Comptes rendus, \. CXXXi, p. 541Ô44.
- En chauffant au four électrique un mélange intime de 100 parties d’alumine -fortement calcinée et de 60 parties de chaux anhydre, avec un arc de 1000 ampères sous 4'“> volts, M. Dufau a obtenu après trois minutes de chauffe, une masse grise entièrement fondue qui, après cassure, se montre constituée par un épais feutrage de fines aiguilles brillantes. Dans les cavités qui boursouflent la masse, ces aiguilles libres, atteignant plusieurs millimètres de longueur, peuvent être séparées à la pince et examinées immédiatement au microscope. L’analyse montre que ces cristaux ont une composition répondant à la formule Al-0'*Ca.
- M. Dufau a cherché à produire des alumi-nates polybasiques en chauffant dans les mêmes conditions des mélanges contenant deux, puis trois molécules de chaux pour une d’alumine. La discussion des résultats des essais le conduit à penser qu’il est probable que la formation d’alumiuates basiques n’est pas réalisable dans ces conditions.
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- T. XXV. — N° 41.
- Séunce du 1er octobre.
- Sur la distribution de la composante horizontale du magnétisme terrestre en France, par E. Mathias. Comptes rendus, t. CXXXI, p. 354-354.
- La différence entre les valeurs d’un élément de magnétisme, terrestre en deux lieux peu éloignes étant une fonction très lente du temps, et presque indépendante de l’altitude, on doit pouvoir les représenter par une fonction linéaire de la forme x (A long.) -|- y (A lat), x et y étant des constantes numériques convenables et A long et A lat les différences de longitude et de latitude des deux lieux considérés.
- M. Mathias a cherché les valeurs de x et de y pour la différence AH entre la valeur de la composante horizontale en un lieu de la région de Toulouse et la valeur du même élément à Toulouse même, à la même heure locale. Il a dans ce but utilisé 70 observations ; au moyen d’une formule provisoire, à coefficients très simples, trouvée aisément après quelques tâtonnements, il a-pu éliminer 16 observations se rapportant à des localités anomales. Les 54 observations' restantes comprenaient i4 observations de M. Mou-rejjuix, 3 de M. Fitte et 3y de lui-mème se rapportant à tout ou partie des 8 départements suivants : Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautcs-Pyrcnécs, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn, Tarn-ét-Garonne. Les 54 équations à deux inconnues .r et y obtenues ainsi ont été résolues par la méthode des moindres carrés et ont fourni la for-
- All = — 1,26 (A long.) — 7,42 (Alat.) (i),
- dans laquelle AH est la dilFérenee{X — Toulouse) pour une époque moyennevoisine.de i8qf>, cette différence étant exprimée en unités du cinquième ordre décimal, (A long.) et (A lat.) étant exprimés
- ('} Il est remarquable, ajoute M. Mathias, que la formule précédente s'applique à toute la France, abslrac-
- pu retrouver; avec des différences généralement inférieures aux erreurs d'observation, la plupart des nom-
- magistral sur la Carte magnétique de la France, nombres qu'il a ramenés tout récemment à l’époque uniforme du'i6r janvier 1896 et que l’on peut dès lors comparer avec la formule (i), Lorsque la différence des AH oal-
- Les mesures de déclinaison et d inclinaison faites dans la région de Toulouse ont pu être représentées par des expressions analogues à la formule (1). Pour la déclinaison,'en particulier, M. Mathias disposait de 88 observations dont 36 ont du être considérées comme anomales ; la formule qui représente très bien les 02 autres observations ne représente nullement la distribution de la déclinaison dans les départements circonvoisins. On voiL donc que, tandis que la composante horizontale sc comporte comme un élément régulier, fonction continue de la longitude et de la latitude géographiques, la déclinaison est d’une nature différente et apparaît comme une fonction discontinue des mêmes coordonnées géographiques.
- L’inclinaison variant assez peu dans Fétendue de la France, la composante horizontale a une époque donnée, est nue fraction sensiblement constante de la force magnétique totale ; M. Mathias se propose de rechercher si ce vecteur et scs différentes composantes verticale,- nord-et ouest sont ou non susceptibles d’être.représentés par une loi de distribution de la forme (1).
- culés et observés est inférieure à 3o ou 35 unités du cinquième ordre, on peut considérer la station X comme régulière ; si la différence est supérieure à 40.unités, on a affaire à une anomalie dont l'importance est proportionnelle à la valeur absolue de cette différence. On peut ainsi séparer très simplement les stations anomales des stations régulières et poser, relativement à la constance et â l'intensité dès anomalies de la composante • horizontale dans le temps, des problèmes qui devront être résolus ultérieurement. Toutefois, la formule (1), si satisfaisante eu ce sens qu'elle démontre à la fois l’admirable régularité des mesures de M. Mourcaux et la précision des mesures faites dans la région de Toulouse, n’est pas definitive, car les différences entre les nombres calculés et observés sont négatives dans l’ouest, et le nord de la France et positives: dans l'est et le sud-est ; les valeurs absolues des.coefficients de (A long.) et de (A lat.) sont donc légèrement trop grandes. Le calcul des corrections a apporter à ces coefficients sera fait par les moindres carrés en utilisant quatre cents stations régulières visitées par M. Mourcaux ou moi-mème et appartenant à toutes les régions de la France. C’est la formule ainsi obtenue qui permettra le triage définitif des stations régulières et anomales et donnera en grandeur cl en signe la valeur des anomalies, pour la compo-
- te Gérant : C, NAUT).
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- Samedi 20 Octobre 1000.
- nnée. — N» 42
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au.Collège de France, Membre de EInstitut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrcgc de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- LEX.POS1 TI ON UNIVERSELLE
- GROUPE ELECTROGÈNE UE i 400 KILOVOLTS-AMPÈIIES DE MM. DUJARDIN ET SCHNEIDER
- Le groupe éleelrogènc Dujardin-Sclineiderest le plus puissant, au point de vue électrique tout au moins, de la seeliou française. La puissance apparente de ralternaleur est en effet de 1 400 kilovolts-ainpères pour une puissance vraie de 1 120 kilowatts ou 1 020 chevaux.
- Cet alternateur, construit par les ateliers du Creusot, sous la direction de M. O. Hcl-mer, ingénieur du service électrique, est commandé par un moteur à vapeur qui est également le seul de son genre dans Ta section française, et par la description duquel nous commencerons l’étude-de ce groupe important dont la figure 1 représente une photographie.
- Moteur a vapeur. — Ce moteur, montré en vue on plan et do face sur les figures 2 et 3, est à triple expansion à 4 cylindres : un à haute pression, un à moyenne pression et doux à basse pression. 11 est du type horizontal à condensation et à deux manivelles calées à 90°.
- Le volant servant d’inducteur a un poids suffisant pour donner un PD2 égal à 840000 mètres-kilogrammes, ce qui assure à 72 tours un coefficient d’irrégularité dans le tour d’environ i/25o.
- Les deux cylindres à basse pression sont fixés aux bâtis correspondants; à celui de droite est attelé en tandem le cylindre à haute pression, cl a celui de gauche le cylindre à moyenne pression. Ces cylindres x*eposent simplement sur des plaques de fondations qui leur servent de glissières et sont ainsi entièrement libres dans leur mouvement de dilatation.
- La distribution de la vapeur dans le cylindre à haute pression se fait par 4 obturateurs
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- genre Corliss, placés à la partie intérieure du cylindre, et par déclics commandés par le régulateur pour l’admission.
- La distribution dans le cylindre à moyenne pression est du même type, mais à déclic variable à la main pour l'admission.
- Dans les cylindres à basse pression, la distribution se fait aussi par 4 obturateurs places à la partie inférieure des cylindres, mais sans déclic.
- Chaque cvlindrc est muni d’une enveloppe traversée par la vapeur venant directement
- Fig. i. — Groupe électrogène de i 4oo kilovolts-ampères de MAI. Schneider et Cie et de MAI. Dujardin et Cic.
- de la chaudière et avant son entrée dans le cylindre. Le fond et le couvercle de ce cylindre sont également chauffés par la vapeur vive venant du sécheur intercalé dans la conduite de vapeur, aussi près cpie possible du petit cylindre.
- Les enveloppes des cylindres à basse et moyenne pression, les fonds et les couvercles du premier et les fonds du second sont chauffés, par de la vapeur détendue à 6 kgr environ ; il en est de même des réservoirs intermédiaires placés entre le cylindre à haute pression et le cylindre à moyenne pression et entre ce dernier et les deux cA'lindres à liasse pression. Des appareils à dilatation sont interposés entre chacun de ces réservoirs et les cylindres correspondants.
- Chaque groupe de deux cylindres est pourvu d’un condenseur par mélange et de deux pompes à air verticales, à simple effet, à double corps de pompe et à 3 zones de clapets de petiL diamètre.
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- La commando des pistons de chaque groupe de pompes à air sc fait par un balancier à trois bras actionné par les crosses des tiges de pistons à vapeur. Les pistons des pompes étant attelés aux deux bras horizontaux, les périodes d’aspiration sont alternées.
- Deux appareils do sûreté dits casse-vide sont placés dans chaque condenseur à des hauteurs différentes pour supprimer par le soulèvement de leurs flotteurs et l’ouverture de leurs soupapes, qui établissent la communication avec l’air extérieur, l’arrivée de l’eau et
- éviter les coups d’eau que pourrait provoquer une élévation accidentelle du niveau de l’eau à l’intérieur du condenseur.
- Le machine peut marcher à échappement libre.
- Le graissage intérieur des cylindres se luit par des graisseurs mécaniques à pompe. Toutes les autres pièces en mouvement sont graissées en marche par une circulation d’huile refoulée par deux petites pompes rotatives, une pour chaque moteur.
- Une colonnette placée entre les deux cylindces fixés aux bâtis porte tous les organes de manœuvre pour la mise en route.
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- Les dimensions principales des moteurs sont :
- Diamètre du cylindre à hante pression Diamètre du cylindre à moyenne pression Diamètre du cylindre à basse pression. .
- A la pression de 11 kg cm2 avec une détente de 19 Ibis le volume de la vapeur : la puissance indiquée est de 1 700 chevaux : 5;>o sur le cylindre à haute pression, 56o sur le cylindre à moyenne pression, et 29;) sur chacun des cylindres à basse pression.
- Alternateur. — L'alternateur à courants triphasés est du type hétéropolaire à inducteur mobile, et d'une masse suffisante pour permettre de supprimer le volant de la machine à vapeur et d’adopter seulement deux paliers pour supporter l’arbre.
- Sa puissance apparente est de 1 4oo kilovolls-ainpères avec un facteur de puissance de 0,8 au minimum, ce qui correspond à une puissance vraie minima de 1 120 kilowatts
- La tension aux bornes est de 3 000 volts, c’est également la Jension par phase l'induit étant monté en triangle. L'intensité du courant dans chaque phase est de «56 ampères, ce qui correspond a une intensité de 270 ampères dans chaque conducteur extérieur.
- A la vitesse angulaire de 71,0 tours par minute, la fréquence est de. 5o périodes par seconde.
- La photographie de la figure 4 représente une vue de l’alternateur et du groupe transformateur servant à l’excitation.
- Inducteur. — L’inducteur, constitué par un volant en fonte à 8 bras doubles nervurés, porte à sa périphérie des pôles rapportés, entourés chacun de leur bobine inductrice.
- En raison de ses dimensions, le volant, comme le montrent les ligures 5 cl 6, a été fondu en deux parties assemblées suivant un diamètre ; deux frettes d'acier forgé assurent l’assemblage du moyeu et sa fixation sur l’arbre de la machine à vapeur.
- La jante en forme d’U est assemblée par quatre frettes en forme d’anneaux en acier de haute résistance, posées à chaud et logées dans des gorges pratiquées à cet effet sur les deux faces de la jante.
- Indépendamment dé ces deux frettages, deux boulons d’assemblage du moyeu facilitent le montage du volanl et la mise en place des frettes; l’entraînement est assuré par des clavettes à 1200.
- Les pôles inducteurs, au nombre de 84, en acier moulé, sont répartis uniformément à la périphérie du volanl. Les noyaux polaires (lig. 7 et 8) de forme circulaire et d’un diamètre de 16 cm sont encastrés dans le volant, disposition qui réduit l’influence des joints au point de vue magnétique et donne mécaniquement toute la sécurité désirable.
- Les épanouissements polaires ont une forme rectangulaire et une section, par l'axe du pôle, trapézoïdale, de façon à obtenir une répartition du flux permettant d’avoir une courbe périodique de tension voisine de la sinusoïde. Les dimensions des épanouissements sont do 25 cm sur 16 cm.
- Les pôles sont retenus à la jante par une vis traversant celle-ci complètement, un petit ergot empêche leur rotation.
- Chacun d’eux porte la bobine inductrice correspondante formée d’un ruban de cuivre enroulé sur champ en hélice; un serrage rationnel immobilise chacune d’elle et permet
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- d'obtenir des éléments d’une grande rigidité qui résistent sans se déformer aux effets de la force centrifuge à une vitesse tangentielle qui atteint a5 m par seconde.
- La section du ruban de cuivre est de an X 3 ou -5 irinf, et le nombre de spires de 45. Les 84 bobines sont réunies en série, et les extrémités du circuit ainsi formé reliées à
- deux bagues de bronze montées sur un moyeu en fonte entraîné par l’arbre de la machine à vapeur. Des frotteurs métalliques solidaires d’un support fixe amènent le courant d’excitation aux bagues.
- La résistance de l'inductenr est de o.55 ohm environ à a5°, et le poids de cuivre sur l’inducteur de 1 5oo kg environ.
- Le diamètre de l'inducteur est de 6,388 m et celui de la jante de 6,o38 ni.
- La largeur de la jante atteint 61,5 cm.
- Le poids de l'inducteur sans l’arbre est de 54 000 kg.
- Induit. — La partie lixe comporte deux demi-couronnes en fonte assemblées suivant un
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- diamètre horizontal et formées chacune de deux parties boulonnées emprisonnant entre elles les tôles de l’induit.
- Deux pattes rapportées et clavetées sur la couronne servent à la fixation de l’induit sur deux caissons en tonte qui reposent sur les fondations du groupe. L’assemblage des pattes et de la couronne présente des surfaces d’appui inclinées suffisamment sur la verticale, pour permettre l’enlèvement de la demi-couronne supérieure en cas de nécessité.
- Les tôles de l’induit sont groupées en quatre paquets laissant entre eux des intervalles d’air favorisant la ventilation et améliorant les conditions d’échauffement de l’induit.
- Les tôles de l'induit ont une épaisseur de o,5 mm et les quatre paquets sont serrés chacun entre des tôles de même forme que les premières, mais de i mm d’épaisseur pour les faces en regard des paquets et de 4 mm pour les faces extérieures des deux paquets extrêmes. Les tôles sont maintenues serrées par des boulonss.
- L’enroulement induit est réparti dans ôo4 encoches à raison de 6 encoches par pôle. Toutefois 492 encoches seulement reçoivent les bobines induites; 12 rainures ont été laissées vides pour que le démontage de la demi-couronne supérieure puisse s’exécuter sans entraîner de modifications importantes dans le bobinage. Des connexions très simples complètent les circuits des 3 phases groupées en triangle et comprenant chacune 82 bobines élémentaires en série.
- Les encoches sont à demi fermées, la largeur de la rainure dans l’entrefer étant de 9 mm seulement pour une largeur de 21 mm dans l’encoche. La profondeur de chaque rainure est de 55 mm dont 2 pour la partie étroite voisine de l’entrefer.
- Le bobinage induit est constitué par un câble en cuivre laminé très maniable de 38 mm2 de section; pour éviter les risques de court-circuit, les 3 phases occupent des
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- positions differentes sur la surface de l’induit, et les bobines d’une meme.phase sont identiques comme forme et position. Grâce à cette précaution, les distances entre bobines permettent d’obtenir aux bornes des voltages très élevés avec un faible isolement du câble.
- Le- nombre des conducteurs par encoche est de 6, chaque bobine élémentaire a par suite 6 spires, et chaque bobine complète, 12 spires.
- Les bornes, placées à la partie inférieure de l’induit, sont formées de blocs de bronze montés sur isolateurs en porcelaine du genre « Cloche. » Des vis de serrage fixent les câbles qui y aboutissent.
- Une couronne de protection pour le bobinage induit, formée de segments en fonte
- Fig. 7 cl 8.— Coupes de l’alterna:
- ajourée, est fixée de chaque côté de la carcasse, dans la partie de l'alternateur qui émerge dés fondations.
- La largeur de l'ensemble des tôles induites est de 20 cm et celle de l’induit complet sans les couronnes protectrices de 70 cm. Avec celles-ci, la largeur atteint i,i5 m.
- Le diamètre d’alésage de l'Induit est de 6,400 in, ee qui correspond à un entrefer de 6 mm. Le diamètre extérieur des tôles est de 6,780 m, leur hauteur radiale est donc de 19 cm.
- Le diamètre extérieur de l’induit atteint 7,92 m par suite de la forme spéciale de la carcasse d'induit.
- La résistance de l’induit est de o,34 ohm par phase à froid (20°).
- Le poids de l’induit est de 34 tonnes, ce qui correspond à un poids total de l'alternateur proprement dit de 88000 kg.
- Excitation. — La tension d’alimentation de l'inducteur est de 140 volts, et. l’intensité d’excitation en charge 280 ampères environ. .L’Uxposition n'ayant pu fournir que du courant à 4ôo volts, on a dû ramener la tension à t5o volts à l’aide d’un transformateur rotatif formé de deux dynamos à courant continu de 4° kilowatts accouplées mécaniquement par un manchon élastique.
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- Tableau de distribution. —Le tableau sc compose d’une ossature métallique de 3 m de largeur, 2,60 m de hauteur et 1,100 m de profondeur. La façade supporte 3 panneaux de marbre avec soubassement en pitchpin verni et un fronton décoratif porteur d'une horloge. Toutes les autres faces sont boisées et une porte ménagée sur un des cotés permet do pénétrer derrière les panneaux pour la visite des connexions.
- Un panneau se rapporte au moteur du transformateur, celui du milieu à l’excitation de
- l’alternateur et enfin le troisième au départ des feeders.
- Pour les appareils de mesure on a adopté, le type thermique; le voltmètre alternatif est branché sur la basse tension fourn un transformateur triphasé, ampèremètres alternatifs directement intercalés dans les circuits à haute tension. Aussi l’isolement de ceux-ci a-t-il été l’objet de précautions spéciales; un commutateur à trois directions permet d’obtenir le voltage de l'une quelconque des phases.
- Les différents interrupteurs sont à rupture rapide. Les coupc-eireuil.s ii courants alternatifs ont été placés dans les galeries des fondations sous le tableau pour
- I. Caractéristique u vide « 72 tours ; , . , , 1 ...
- II. Caractéristique en court-circuit : evitei* ICS conséquences qu ils
- teurs’pa0rrrbobi'nc1i'nductriccC.OU1'iml d<XClLall°n Ct d°= lllllpüIC"t0niH UldU<" pourraient entraîner en cas de
- fusion.
- Résultats d'essais. — Nous avons représenté sur la figure 9 les caractéristiques à vide et en court-circuit de faïlernateur du Grcusot.
- T<a courbe I représente la tension par phase et la courbe II l'intensité du courant en court-circuit par conducteur extérieur, toutes deux en fonction des ampèrelours par bobine inductrice.
- La droite III indique la correspondance des ampèrelours au couranL d’excitation.
- On voit que le courant d’excitation pour la marche à vide est de i4o ampères.
- En charge pour 1 120 kilowatts avec un facteur do puissance égal à l’unité, le courant d’excitation est de 160 ampères. Dans ce cas, la suppression complète de la charge pour une vitesse restant constante, 11’occasionne qu’une élévation de tension de 4 p- 100 aux bornes de l’alternateur.
- Pour une charge normale de 1 120 kilowatts vrais avec un facteur de puissance de o,8 l’intensité du couranL d’exeilation monte à 23o.
- L’intensité du courant d’excitation, pour obtenir en court-circuit le courant normal de i56 ampères pur phase ou de 270 ampères par conducteur extérieur, est do 07 ampères et correspond à une tension induite égale à un peu moins des deux tiers de la tension normale aux bornes. Le rendement de l’alternateur à 1 120 kilowatts avec un facteur de puissance égal à l’unité, est de y4 p. 100. J. Rëyvax.
- 3 MM. Schneider
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- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE 200 KILOWATTS DE LA VEREINIGTE EJ.EKTRICITÆTS GESF.LLSCHAFT ET DE MM. MÆRKY BROMOVSKT ET SCHULZ
- La Vereinigte Elektrieitæts Gesellschaft {Société anonyme réunie d’électricité) de
- Fig. i et 2. — Elévation et plan du groupe électrogène de la Vereignile Elektrieitæts Aetiengesellschaft et de MM. jVIeerky, Bromovsky et Schulz.
- Vienne et MAL Mærlcy, Bromovsky et Schulz ont exposé en commun, la première pour 1 alternateur, et les seconds pour le moteur à vapeur, un groupe éleclrogène, non utilisé pour le service do l'Exposition.
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- Le groupe complet que nous allons décrire d’après les renseignements qui nous ont été fournis par M. Bak, ingénieur de la Société anonyme réunie d'électricité, est représenté sur les figures i et. 2.
- Moteur a. vapeur. — Le moteur à vapeur construit par MM. Mærky Rromovsky et Schulz est du type eompound conjugué à cylindres horizontaux et à condensation.
- Les dimensions principales en sont les suivantes :
- Diamètre du cylindre à haute pression . .
- Diamètre du cylindre à basse pression .
- Course commune des pistons des cylindres
- Vitesse angulaire en tours par minute. .
- La pression normale de la vapeur est de 12 kg : cm2, la vapeur arrive à la machine surchauffée à 280° centigrades.
- La puissance normale de la machine est de 35o chevaux indiqués.
- La distribution de la vapeur se fait sur lé'*cylindre à haute pression d'après le système à soupapes du docteur Proel et sur le cylindre à liasse tension par tiroirs cylindriques ordinaires.
- Les tiroirs cylindriques du gros cylindre sont placés tous les quatre à la partie inférieure et sont actionnés par un excentrique réglable à volonté de façon à permettre facilement la marche à échappement libre. Leur mouvement est très simple : il n’y a qu’un seul intermédiaire entre eux et le régulateur.
- Celui-ci est à ressort et est dispose sur lé bâti. Il est actionné par engrenage unique et agit directement sur la distribution.
- Pour mettre la machine en’synehronisme avec une autre pour le couplage des alternateurs, on a disposé un appareil spécial qu’on peut actionner électriquement depuis le tableau de distribution, et au moyen duquel on peut faire varier la vitesse angulaire de la machine pendant la marche de 3 p. 100 environ.
- Le cylindre à haute pression n'a pas d'enveloppe de vapeur, celle-ci est admise par une conduite spéciale à la chambre des soupapes. Cette conduite est séparée du cylindre mais venue de fonte avec lui de façon à ce qu’elle puisse facilement supporter les variations de température.
- Le cylindre à basse pression a une enveloppe de vapeur traversée par la vapeur vivo avant son arrivée aupel.it cylindre.
- Les manivelles sont calées à 90°.
- La pompe à air, qui ne so trouve pas à l'Exposition, est à double effet et est actionnée par la tige prolongée du piston du cylindre à basse pression.
- L’excitatrice e^t commandée par u ne contre-manivelle pourvue d’un tourillon sphérique; elle est située du coté du gros cylindre.
- Alternateur. — L’alternateur (fig. 3 a 7) est du type volant ,* il est placé entre les cylindres. C’est une machine à courants triphasés à basse tension.
- La puissance normale est de 220 kilowatts et la tension aux bornes de 220 volts. L’induit étant groupé en étoile, la tension simple est de 127 volts et l'intensité du courant par phase de 02a ampères.
- La fréquence à la vitesse de 110,4 tours est de 4b périodes par seconde ce qui correspond à un nombre de pôles inducteurs de 5o.
- Induit. — La carcasse de l'induit fixe est en deux parties. C'est une caisse constituée
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- Fig. 3, 4 cl 5. — Alternateur de la Yerelgnitc Elcktricitæts Actiengcscllschaft.
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- par deux cylindros de même axe réunis entre eux par des nervures laissant entre elles des ouvertures pour la ventilation et supportant un troisième cylindre sur lequel sont placées les tôles.
- Celles-ci sont serrées à l’aide de boulons entre un anneau venu de fonte avec la carcasse et des segments rapportés portant un rebord s’engageant sous le support des tôles.
- Le diamètre extérieur de la carcasse est de 4,i 8 m et sa largeur totale, y compris deux protecteurs en fonte rapportés latéralement, de 65 cm.
- Le noyau induit est formé d'une seule pile de tôles de 0,0 mm, d’une largeur totale de i5 cm et d’une hauteur radiale de t5 cm.
- L’enroulement induit est reparti dans 3oo encoches, de forme rectangulaire avec angles
- Fig. 6 et 7. — Coupes de l’induit et de l’inducteur.
- très arrondis. Les dimensions de ces encoches sont de 1,9 cm en largeur et de 2,4 cm en profondeur.
- Chacune des 6 encoches de chaque pôle reçoit une seule barre sectionnée en deux parties isolées à l’aide d’une légère couche de gomme laque pour diminuer les courants de Foucault.
- La section totale de chaque barre est 3oo mm2; ces barres sont isolées au* papier et maintenues en place par des cales en fibre qui ferment les encoches.
- Les barres d’une même phase sont réunies toutes en séries par des lames de
- La résistance de chaque phase de l’enroulement induit est de o,oo5 ohm.
- Le poids de cuivre total de l’induit est de 400 kg.
- Le diamètre extérieur de l’induit est de 3.600 m et l’entrefer de 10 mm.
- Le réglage de l’entrefer peut se faire très facilement. A cet effet, la moitié inférieure de l’induit repose par les deux pattes sur les plaques de fondation à l'aide de vis calantes à contre-écrou et les plaques de fondation portent chacune une vis de butée qui permet un déplacement horizontal de l’induit.
- La partie inférieure de l’induit est supportée par deux vis placées au fond de la fosse et empêchant ainsi la déformation de l’induit.
- Les plaques de fondation sont reliées aux hâtis du moteur à vapeur.
- Le poids total de l’induit y compris les plaques de fondation est de 12 5oo kg.
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- Inducteur. — L’inducteur tournant est constitué par un volant en fonte coulé en un seul morceau et de pièces polaires en acier rapportées sur la jante.
- La jante du volanL a une seolion en forme d’U à branches très (iourtes, elle est réunie au moyeu par six bras à section ovale.
- Le volant est serré sur l’arbre en acier coulé à l’aide de deux bagues en fer forgé. L'entraînement se fait par deux clavettes à 90°
- Le diamètre extérieur do la jante est de 3,12 m et sa largeur de 4o,8 cm.
- Les pôles inducteurs ont une section circulaire de 11 cm de diamètre, ils sont terminés par des pièces polaires de forme carrée de 10 cm de côté.
- Les pôles sont posés directement sur la jante sans encastrement, ils sont protégés contre le déplacement langentiel par des goujons.
- Leur fixation est faite par une vis traversant complètement la jante et munie d'un dispositif pour empêcher le desserrage en marche.
- Les pôles sont ainsi rendus facilement démontables, condition nécessaire pour un remplacement éventuel rapide d’une bobine avariée.
- L’enroulement inducteur est constitué par une bande de cuivre nu de-3,5x3,7 mm enroulée sur champ ei sans isolant autre que l’air entre spires. Le nombre de spires de chaque bobine est de 42.
- Le poids total du cuivre sur l’inducteur est de 1 200 kg.
- Toutes les bobines inductrices sont groupées en série et la résistance du circuit ainsi formé est de o,i65 ohm.
- La tension du courant d’excitation nécessaire est au maximum d’environ 3o volts. La. puissance absorbée pour l’excitation est d’environ 2,0 p. 100 de la puissance de l’alter-, nateur.
- Le courant d’excitation est conduit aux bobines inductrices par des frotteurs et des bagues.
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- Le diamètre extérieur de l'inducteur est de 3,58o m.
- Le poids de rindueteur est de ioooo legs et est suffisant pour assurer un coefficient d’irrégularité de i/3oo au moteur à vapeur.
- Excrr.VTRrcE. — f/excitatrice (üg. 8 et g) est, comme il a ôté dit, conduite par une contre-manivelle. C’est une machine à 6 pôles. Sa puissance est de 4 8oo watts sous une tension de 3o volts.
- La carcasse inductrice et les noyaux polaires sont en acier. Les épanouissements polaires qui retiennent en même temps les bobines inductrices sont en fonte et vissées dans les noyaux.
- Le diamètre extérieur de rindueteur est do 82,5 cm et son diamètre d’alésage de 47,6 cm. La largeur de la carcasse est de 22 cm.
- L’entrefer peut être réglé facilement car la carcasse magnétique repose sur le bâLi à l’aide cle vis calantes à contre-écrous.
- L’induit est en tôles minces séparées en huit paquets serrés entre un anneau de fonte venu avec le manchon d’induit et un second anneau rapporté.
- L’enroulement est en tambour multipolaire et est groupé en série ; il est réparti dans des rainures fraisées cl isolées avec de la micanite.
- Le manchon de l’induit porte des projections soutenant une couronne, sur laquelle repose la partie de l’enroulement induit extérieur aux rainures. Ces projections fonctionnent de plus commrno un véritable ventilateur servant au refroidissement de l’induit.
- Le diamètre extérieur du noyau d'induit est de 47 cm cl son diamètre intérieur de 3o.
- La largeur de l’induit est de 16 cm.
- Les paliers sont pourvus de graisseurs à bagues.
- Tableau. — Le tableau est monté sur le bâti môme de la machine dont le courant est pris à la partie inférieure.
- Près du tableau principal se trouve un. second tableau qui sert à faire les connexions de trois phases ce qui permet de séparer complètement celles-ci, dispositif très commode pour les essais.
- ACCUMULATEURS SYSTÈME TRIBELHORN
- La Société anonyme des accumulateurs Tribelhorn présente, Groupe Y, classe 24, une exposition d’un certain intérêt, par suite de l’application d'une idée, non pas‘nouvelle, mais qui n'avait pas encore, à notre connaissance, reçu d’application véritablement industrielle.
- Tous les accumulateurs fabriqués jusqu'ici sont constitués de différentes parties bien distinctes : bac, électrodes positives, électrodes négatives, connexions d’élément à élément, que l’on doit assembler d’une certaine manière pour en faire une batterie. Dans les accumulateurs Tribelhorn, toutes ces parties ont été réunies en une seule, et une pièce unique obtenue par coulée sert à la fois d’électrode positive, d’électrode négative, de récipient et de connexion.
- Cette idée était déjà celle de Faure ('), lorsqu’on 1880 il essayait de construire des accumulateurs à électrodes parallèles analogues aux piles à auges. C’était davantage encore celle de Gustave Philipparl (2) qui en 1883 réalisait des batteries composées d’électrodes •
- (l) Brevet français, n“ iIq-jüS du 20 octobre 1880.
- (*) Brevet français, n<* * i57j39, «lu 21 août i8«, pour Construction nouvelle des accumulateurs électriques, par Gustave Philipparl.
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- doubles de forme conique, positives sur une face et négatives sur l’autre ; ces cônes étaient emboîtés les uns dans les autres et séparés entre eux par des cales isolantes ; chacun d'eux formait cuvette pour l'électrolyte et l’âme massive d'un cône tenait lieu de connexion d’un élément au suivant.
- Dans les accumulateurs Tribelhorn basés sur ce même principe, les difficultés de construction ont été aplanies et on peut voir à l’Exposition deux types différents de .batteries de ce système. Ces deux types diffèrent par la façon de rapporter la matière active : dans l’un, elle est empâtée directement sur chacun des côtés de la cuveUo qui forme électrode
- double ; dans l’autre, on utilise des électrodes en forme de bandes qu’on fixe intérieurement et extérieurement à la cuvette (brevet allemand n° 100 77(0.
- Accumulateurs type B. — Dans ce dernier cas, on peut employer tous les systèmes connus d’électrodes ; chaque électrode double affecte la forme d’une cuvette carrée évasée b (fig. î et 2) dont le fond a n’est pus uni mais présente des sinuosités; des petites électrodes g, r, en forme de bandes sont, fixées aux parties saillantes de la cuvette. Intérieurement on place les positives q et extérieurement, en dessous, les négatives r. D’après cette disposition, il se forme sous chaque électrode positive un espace ni où vient se recueillir la matière qui se détache des plaques ; en outre, au-dessous de chaque électrode négative, se trouve un espace pour le dégagement des* gaz.
- Les cuvettes sont emboîtées les unes dans les autres, et isolées entre elles par des billes de verre t1 qui reposent dans des cavités spéciales et assurent à chaque cuvette une position fixe et telle que les électrodes de l’une sont bien parallèles aux électrodes de polarité contraire de la suivante.
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- Le montage des grosses pièces est effectué mécaniquement à l’aide de pinces éléva-Lrices spéciales d. Le nombre de ouvolles à superposer dépend du voltage à obtenir; dans une colonne, on devra évidemment compter autant d’éléments en tension qu’il y a de cuvettes, moins une. Généralement, le montage d’une batterie de no volts se fait en deux colonnes réunies en tension ; les prises de courant se font aux cuvettes supérieure et
- Accumulateurs, types A, C, D, E. — Dans ces differents types, les parois mêmes des cuvettes sont garnies de matière active. La l'orme est Lronconique et on a ménagé au fond un espace g où se rassemblent les boues de peroxyde.
- Différentes constructions sont employées pour retenir la matière active. La plus usitée est
- celle des types C (voir Jig. 3 et 4- élévation et plan) et D (fig. 5). Ici les parois de la cuvette ont une section en forme de zigzag de telle sorte que vues en plan, elles présentent une série de canaux concentriques (fig. 4) ou en spirale dans lesquels on introduit la matière active. Les arêtes intérieures et extérieures de ees canaux sont recourbées de façon à mieux enchâsser la matière; du côté des positives on fait la courbure moins prononcée pour permettre la libre dilatation du peroxyde et éviter les déformations.
- Le type A (fig. 6) est identique aux précédents; seulement la paroi possède une âme unie a qui est munie de nervures concentriques qui forment les canaux qu’on empâte.
- Pour les décharges rapides, enfin, le type représenté en figure 7 a été spécialement construit : le côté négatif est semblable à celui du type précédent ; quant au côté positif il est formé d’un grand nombre de petites nervures fines présentant une grande surface et qu'on peut former par formation Planté.
- D’autres types spéciaux ont été imaginés, notamment pour les batteries transportables. La figure 8 représente de tels éléments actuellement
- po.
- teurs Tribclhorn. njaleH qu’ün .y£à «chargera- Jang se
- des gaz.
- Toutes ces différentes forme (brevet allemand n° io5 568).
- Les accumulateurs Tribelhor suivants : <
- La suppression des récipients (bois plombé, s nexions diminue d’une façon très importante le pr eipalemenl dans lesquelles le prix des récipients
- de guerre ; elle montre r assurer l'étanchéité, chaque cuvette possé-anal ,r pour le remplissage et le dégagement
- de cuvettes sont obtenues p possèdent su
- ainiulaLeurs ordinaires les avantag
- : d’achat dt otre pour 1
- , etc.), ainsi que des eon-> batteries, tics petites prin-ne forte proportion dans le
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- prix total. Kilo diminue également. les frais d’entretien dus au bris des récipients ou à leur défaut d’étanchéité.
- La simplicité de moulage et de démontage esl également incontestable de même que le temps qu'ils nécessitent.
- D’après le constructeur, en effet, il suffirait de 2 à 3 heures pour monter et démonter une batterie de too volts, tuo ampères-heure, y compris le remplissage et la jonction des câbles.
- Le montage s’effectuant en colonne, on obtient de ce fait’une économie considérable d'emplacement, économie qui, d’après le constructeur, peut atteindre 5o p. 100, p. 100 et même davantage. Grâce a la faible surface occupée, l'isolement de la batterie avec la terre peut être facilement assure.
- Ces différents avantages ne vont pas sans quelques inconvénients qui sont les suivants :
- Le poids total des batteries est plus elevé que celui des autres batLeries stationnaires par suite de la cons-tmelion niassiu. des lihoU.'s ,-n plmnji , (l'aprcs 1<. , ^ 8 _ ..o,,!,,™,, irlh.-lh,>™,
- constructeur, cependant, cet exoedeut. ne dépasserait tvpe transportable,
- pas 10 à 20 p. 100, même pour les grandes batteries.
- Au point de vue de l’entrelien, il est plus dillicile de surveiller ici chaque élément ainsi que d’examiner et de renouveler l’eleetrolyle.
- Enfin les difficultés de construction. lorsqu’il s’agit do faire de grandes cuvettes, limitent aux petites et aux moyennes batteries l’emploi des éléments de ce système ,• le plus gros type construit serait, parail-il, celui de 800 ampères-heure.
- Dans le tableau suivant nous avons réuni les principales constantes relatives au plus petit et au plus gros élément du type C décrit ci-dessus et qui est le plus employé :
- Dimensions dame batterie de 110 volts, \ jiailt<-'ui en mm. . fù
- montée en 2 colonnes....................I longueur » . . 5c
- Poids total, par élément, on kg................................... 1,
- Prix d’un élément en francs, montage compris...................... 2,
- ^ 10 heures 4,5 amp.-h. à 0,45 amp.
- 80
- 270 amp.-b. à 27 amp.
- Le Centralbiüit fitr Accumulatoren and Elemenlenkunde (’) auquel nous empruntons les ligures ci-dessus donne pour les capacités spécifiques rapportées à l’unité de surface les valeurs suivantes :
- 8,4 amp.-li. par dm2 de surface positive
- Intensité spécifique.
- 0.7 anip.-h. par dm2 de surface positive
- i,o5 » »
- relatives à un élément petit modèle de a,85 dm3 de surface positive, pesant 5,3 kg.
- J. Reyval. (*)
- (*) Tome I, p. 298, iair septembre
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- ii4 L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- LA POLARISATION ROTATOIRE MAGNÉTIQUE
- ET L'AXIOME DE CLAUSIUS Réponse a une note de M. Brjlloutn .
- M. Brillouin a publié il y a doux ans dans ce journal (‘) une nolo (dont j’ai eu connaissance il y a seulement quelques jours), dans laquelle il arrive à cette conclusion, que le résultat énoncé par moi dans un mémoire antérieur (-) « que la rotation magnétique du plan de la polarisation estime exception du théorème de Clausins. » n’est pas juste. Néanmoins il accepte le théorème de Ileiniholtz, à. savoir : que la rotation magnétique est un cas d’exception de la loi de la réciprocité de la marche des rayons.
- Or il est, selon nïoi, impossible de séparer les deux théorèmes. Clausins a en effet, démontré lui-mème, que son théorème est fondé pour la radiation sur le principe de la réciprocité du chemin des rayons. Par conséquent chaque exception à cette loi enferme une exception à la loi de Clausins.
- Al. Brillouin donne bien une explication mathématique, dont le résultat montre que l’arrangement imaginé par moi pour mieux concevoir l’exception dans le cas de la rotation magnétique ne conduit qu’au résultat exigé par le théorème de Clausius. Mais si bon examine les causes de la discordance entre mon résultat et celui de M. Brillouin, oïl trouve que M. Brillouin n’a pas étudié assez profondément la marche des rayons, qui prennent des chemins differents.
- Dans mon mémoire, il est vrai, je n’ai pas donné compte du chemin des rayons en détail parce qu’il me semblait facile de compléter l’arrangement idéal à la manière de Kirchhoff.
- Je veux donner ici une explication aussi simple que possible pour rendre claires les circonstances, qui causent l’exception à la loi de Clausius.
- Soient d’abord ds, et dsi (lig., i) deux cléments égaux de ia surface d’un carré noir qui s’envoient réciproquement des rayons. Si l’on veut calculer le rayonnement envoyé par ds, à ds^ il faut construire un cône sur tous les points de l’élément ds,. La radiation est donc
- où e est une constante et r la dislance des deux éléments.
- Pour trouver le rayonnement marchant de dst à ds\, on construit de meme les cônes sur l’élément dsâ et l’on a
- Ces deux expressions sont égales et par conséquent les deux éléments reçoivent la môme radiation, Cette considération est correcte quel que soit le chemin des rayons entre les deux éléments pour que les rayons prennent le mémo chemin en direction directe on inverse. Mais quand le plan de la polarisation est tourné par des forces magnétiques les deux
- (') L’Éclairage Electrique, t. XV, p. 265, i/, mai 1898. (2) Wiedemaaa’s Annalen, t. LTI, p. i32-i6r>; 1894,
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- chemins sont, différents et alors les cônes construits sur les deux éléments ne sont plus identiques.
- Considérons en effet les rayons venant, de ds, (fig. 2) et traversant le diaphragme Dr Soit P, un prisme de Nicol polarisant ces rayons. La moitié de la lumière qui est défléehie par réflexion totale, est supposée renvoyée par un miroir dans une direction inverse et revenir par le môme chemin à dsv Par un dispositif analogue la moitié des rayons de dsti polarisés par Ps, sont renvoyés par un miroir à ds.y Ces rayons sont supprimés dans la figure pour 11e pas la rendre trop compliquée. L’autre moitié des rayons, qui traversent le nicol P, traver-
- sent ensuile In plaque g, ou le plan de la polarisation est tourné par des forces magnétiques d'un angle de45°. Le second prisme P2 esL orienté de telle sorte, (pie les rayons le traversent complètement.
- Les rayons émis par ds„. et qui traversent le nicol Pa, se rendent, comme Fa expliqué M. Brillouin par un autre chemin à dsr Ils sont réfléchis par le plan intérieur du nicol P,, réfléchis consécutivement par le miroir plan par la réflexion totale en P,, en P2, par le miroir ;??.2, ensuite une seconde fois en P5 et tic traversent que maintenant le nicol Pâ. Ce chemin étant plus long que celui pris parles rayons de dst< la surface sphérique coupée par le cône est devenue plus grande.. Par conséquent, de ees rayons ne tombe sur d&\ qu'une-portion donnée par le rapport: des surfaces sphériques coupées par les deux cônes construits sur (/,v. et d.s\. Tout le reste' est réfléchi par D, et, tombe, après avoir traversé P,, g et Ps, complètement sur ds\_.
- Le rapportdes deux surfaces sphériques dépendant seulement de celui des deux chemins, que Fon peut rendre aussi grand qu’on veut, il n’y a pas de limite pour la portion des
- Ainsi j’ai le droit de conclure qu’un arrangement idéal ferait frapper l’élément ds± par trois fols la radiation qui arrive à d.s-,.
- C’est le résultat énoncé dans mon mémoire, et que je suis obligé do soutenir avec toutes-ses conséquences.
- Wtlly Wien.
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION
- Contributions au calcul des Dynamos et des Moteurs, par F. Hiethammer. Eïekfroiechnisckc Zeitschrift, t. XXI, p. 5a8 et 549, 2S juin et 5 juillet 1900.
- La théorie des commutatrices a été exposée par divers auteurs, particulièrement au point de vue de réchauffement, de la tension, de la réaction d’induil du côté du courant continu. Mais la réaction d’induit est aussi importante à étudier pour les commutatrices marchant comme moteurs synchrones, car elle permet de déterminer la charge maxiina. Seinmetz a prouvé «pie la réaction d’induit du côté en continu était égale h celle en alternatif pour cos <5—1. 11 en résulterait que, en charge il n'y aurait ni affaiblissement du champ ni ampères-tours antagonistes. Pour cos 2=0, le courant continu est nul et les ampères-tours de l'armature agissent comme antagonistes, pour les valeurs de cos © comprises entre o et 1, on voit de même que les ampères-tours transversaux sont nuis et qu’il 11c reste que les ampères-tours antagonistes : le courant watté produit un effet à peu près égal au courant continu, et ces deux courants produisent des ampères-tours opposés les uns aux autres et sensiblement perpendiculaires à ceux du champ. I.es essais montrent d’ailleurs qu’il n’v a pas de diminution notable du champ sur la périphérie de l’induit. Mais les théories delà réaction d'induit sont très confuses et ne concordent pas toujours avec l’expérience. En fait, même pour cos rf=i, une commutatricc ne supporte pas une surchage indéfinie : elle se décroche pour une charge qui est égale à deux ou quatre fois la charge de décrochage d’un moteur synchrone marchant avec la même excitation.
- D’après la théorie de Steinmetz et de Kapp, il n’y a qu’uue valeur pour la perte dans le cuivre d’une eommutatrice triphasée : cette valeur a lieu lorsqu’on emploie la eommutatrice comme génératrice continue pour un courant Tff égal à 011 “rr du courant normal. Soit U l’intensité du courant triphasé et 1,4 f? le courant contenu. Si Iÿest le courant continu utilisé ou a (I.- - GW = V
- On peut donc se représenter le fonctionnement de la eommutatrice au point de vue de réchauffement et de la réaction d’induit comme si un courant 2,4 L y entrait et qu'un couraut i,4 T„ en sortait, les deux courants se neutralisant de façon à produire I .
- Comme le nombre de bornes est le même pour les deux courants, la réaction d’induit est proportionnelle à 2.4 L pour le côté triphasé et à i,4 pour le côté continu ; leur direction, relative varie avec cos 3. Les deux valeurs sont entre elles comme 1 est à 0,6. Pour cos ©—-i, la réaction résultante de la eommutatrice n’est que les 4° P- t00 de celle du moteur synchronie. Ce chiffre de 4° P- 100 peut ne pas être absolument exact et peut se calculer d’une façon plus précise en prenant la différence des
- Fig. 1.
- courants continus et alternatifs (fig. l et 2). C’est cotte différence qui donne les ampères-tours résultants.
- Fig. 2.
- La valeur de la puissance de décrochage se détermine d’après les figures 3 et 4- La première se rapporte au moteur synchronie, la seconde à la eommutatrice. Dans la figure 3, K est le flux résultant dans l'armature, E la force contre-éleotromotriee, Et la tension aux bornes, J le courant, cp le décalage. Au courant J correspond un nombre d'ampères-tours A Wa, pour produire le flux K il faut les ampères-tours ÀAVr. Ces deux forces magnétisantes se composent suivant A W, qui est produit par les inducteurs. On a négligé la perte ohiuique et compris la dispersion dans A \Va. Dans la figure 4> R est le flux résultant, E la force contre-électromotrice et en môme temps la tension continue réduite, E,. la tension triphasée, A W0 les ampè-
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- res-tours continus de l’induit dans la direction de E, A Ww les ampères-lours dans la direction
- ranl de ligne, on a
- A\V, = c - 5‘L — environ 7.5 I,
- V'3.
- Les essais ont donné e=i, ^ = 72, ip = 4-La puissance utilisée est
- A = \/T. e* J,
- de sorte que l’on peut dresser le tableau suivant pour b, — i et un entrefer de i,5 mm.
- 9 A\Va cas ? J, _A
- de J. AWS est la projection de A Ww sur E*., et AW3=o,6o. AWj, AW, et A Ww se composent
- E
- Fig. 4.
- suivant. A Wn. De A W, et A W,. on déduit A W^. On a fait uue expérience dans le cas suivant.
- b\ - z.s Lu/l
- 35
- Jn.
- 0/23 ïArnfi.
- Les caractéristiques de la Figure 5 correspondent à trois entrefers, respectivement i,5, 2,5. et 3,5 mm. AW,—490J,,; E,.=76V, AW,.= i96o, a35o, 2 700 pour les trois entrefers. Pour un courant d’excitation connu, Jft=i> AW,=790, on peut déduire de la ligure 3 Ions les A\Va possibles et les angles s correspondants. Le somme! AVYa parcourt le cercle décrit de AlV, comme centre avec ÀWf comme rayon. Si .R est le cou-
- 79
- Gg
- 9»
- 168 4,2
- ^09 9.-a
- 279 i!5
- 243 8.6
- 365 u
- Le maximum est 13 kilowatts pour cos 7=0,36 (courant en retard). Le moteur synchrone ne peut pas utiliser plus de puissance à cette excitation et avec eel entrefer.
- On peut procéder de même pour la eommuta-triee en se 3>asanl sur la figure 4- OAW2= 1 960, de AW, comme centre 011 décrit, un cercle avec. AWy— 790 comme vavon. O11 en déduit tous les A\V„ possibles. Par un AW„ déterminé on meme une parallèle AW„C à l’axe des abeisses :
- OA W„
- OC
- 0,40
- en supposant
- VWjj ’ O,Go
- Une parallèle menée par AW* à l’axe des abeisses et une autre menée par AW„ à l’axe des ordonnées donnent le point AW,,,. OAWw, = A NY,,, et J, - .AW,. est représenté par la
- ligne AW„, AW,(- Un tableau analogue au précédent nous montre que -le maximum est de 4<> KW pour cos 7 — 0,75 (courant en retard). Si l’on avait supposé.
- A\VS
- ou aurait trouvé t->.o KW pour eos 7 - 0,96.
- On a fait le même calcul pour I,, = 3 et 5 et pour des enlrelers de 2,5 et 3,o mm, ce qui a
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- 1x8
- donné les maxima suivants :
- i .3 43 9
- 5 8o 260 770
- Quand l’entrefer varie, les maxima sont à peu près les mêmes, mais ils se produisent, pour d’autres .eos cp. Cos s est plus grand pour de petits enlrelers que pour les grands, ce qui montre que, contrairement à .ce que l’on admet ordinairement, il ne faut pas donner de trop grands entrefers aux moteurs synchrones.
- 2. La réaction de l’induit aussi bien pour les dynamos à courant continu que pour les alternateurs, peut, se calculer d'une façon simple daus deux cas extrêmes : ou bien lorsque les ampères-tours de l’induit sont perpendiculaires à ceux du champ, ou bien lorsqu’ils sont situés dans leur prolongement. Dans le premier cas. en continu les balais sont au plan neutre et en alternatif le décalage est nul. Dans le second cas, les balais sont dans un plan perpendiculaire au plan neutre, ou bien le décalage est de 90°. Ce dernier cas est facile à traiter car les deux forces magnétisantes s’ajoutent algébriquement. Le premier cas est plus compliqué.
- Soit une machine à deux pôles représentée
- schématiquement par la figure 6. F. F sont les bobines inductrices, A, une bobine représentant l'induit. Tant que l'induit ne débite pas, les lignes de force vont directement de F à F. Mais si l’induit débite, les lignes de force suivent le trajet sinueux de la ligure y. Le trajet des lignes de force devient plus long, la réluctance augmente. Mais en même temps, le nombre total des ampères-tours augmente, car ce sont précisément les ampères-tours additionnels de l'induit qui dévient les lignes de force. Dans un induit à anneau tout se passe d’une façon analogue (fig. 8). Si les lignes de force pénétraient toutes
- également dans l’induit, elles rencontreraient dans l’autre moitié de l’induit, d’abord une série d’ampères-tours antagonistes (courbes ij, puis un nombre égal d’ampères-tours de même sens que ceux des inducteurs ; dans l'autre moitié de
- l’induit ce serait l’inverse (on suppose les balais au plan neutre'!. Mais en réalité, il n’en est pas ainsi : les lignes de force entrent dans l’induit de telle sorte (courbes ».) qu’elles traversent un grand nombre d’ampères-tours de même sens que ceux du champ, clics quittent l’induit de telle sorte qu’elles franchissent aussi peu que possible d'ampères-tours antagonistes. A ce parcours prolongé des lignes de force correspond un nombre d'ampères-tours plus grand qu’à vide et aussi plus grand que la somme des ampères-tours des inducteurs et des ampères-tours supplémentaires.
- On peut déduire des considérations précédentes une méthode approchée pour calculer la réaction de l’induit : la fraction de ligne de force déviée dans le pôle peut être considérée comme l’hypoténuse d’un triangle rectangle avant pour côtés de l’angle droit la ligne de force primitive et la déviation. Cette dernière dépend du nombre d’ampères-tours par le pôle de L’induit. On prendra donc les ampères-tours nécessaires à vaincre la réaction, AW2, proportionnels à l’hypoténuse d’un triangle rectangle ayant pour côtes les ampères-tours AW^à vide etc AW„, où représente le nombre d’ampères-tours de l’induit par pôle, et c nue constante. On établit expérimentalement que <: varie entre o, 9 et 1, r (pour les moteurs à champ tournant c atteint la valeur i,3). Ce procédé très usité en alternatif est dune également applicable au courant eon-
- Entre la position des balais au plan neutre et la position perpendiculaire, la réaction de l’in-
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- (luit se détermine comme résultante de la déviation du champ et des ampères-tours antagonistes. Il en est de même en alternatif lorsque eos ^ varie de i à o. Lorsque le décalage des balais ou du courant augmente, pour une intensité donnée, la déviation diminue, les ampères-tours antagonistes augmentent. Cette augmentation et cette diminution suivent une loi sinusoïdale : pour un décalage <s on construirait l’hypoténuse d’un triangle rectangle dont les côtés sont AWf et c AWa cos ç ; on y ajouterait ÀWa sin » correspondant aux ampères-tours antagonistes et l’on obtiendrait les ampères-tours nécessaires pour vaincre la réaction de l’induit. Sic=i, les ampères-tours résultants forment le 3" côté d’un triangle dont les deux autres côtés AW/ et AW„ comprennent lin angle 90» + ç.
- 3. La détermination exacte de la chute de tension des machines à champ tournant lorsqu’on tient compte des dispersions primaire et secondaire, ne peut se faire que d’après le diagramme de la figure 9. Soit OK.rt le champ do
- l’induit, OE la force éleclro motrice, J l’intensité, AWa les ampères-tours do l’induit, OD la tension aux bornes, Ka Kr le flux de dispersion de l’induit que l’on peut calculer, d’après la l'orme des encoches, comme quotient de AWa et de la réluctance du circuit de dispersion ; Ka K,, est parallèle à AWa. OK,. est le flux qui traverse l’entrefer, et sur la même direction se trouvent les ampères-tours résultants AWr qui se déduisent de l’ensemble du circuit magnétique de la machine. Plus exactement, les ampères-tours de l’entrefer sont suivant OKr, ceux de l’induit suivant Ka et ceux des inducteurs suivant OKy et c’est leur résultante qui constitue A\Y,. .) Kj. K/ est le flux de dispersion des inducteurs parallèle à OAW/\ Ce diagramme
- résout toutes les questions d’une manière très satisfaisante si on connaît la caractéristique à vide. D’une façon approchée, il suffit de se servir seulement du triangle AW«BO dans lequel OB = A\V,., BO = AW/'. GAWfl = ÀW«. On lient compte de la dispersion de l’induit par un agrandissement de AWa, La manière la plus exacte de tenir compte de la dispersion des
- inducteurs est la suivante : on calcule une caractéristique I sans tenir compte de la disper-, sion, et une caractérisque II en tenant compte de la dispersion primaire. Pour une intensité déterminée I et un décalage © on a par pôle !7, étant le nombre total des conducteurs).
- c’est compris entre 0,9 et i,3. L’angle E. OAWa = 'f:
- Si le nombre d’ampères-tours inducteurs est OA=ssAW/-, on décrit de AW„ comme centre avec OA comme rayon un cercle qui coupe l’axe
- des abscisses en B. L’ordonnée B coupe la courbe I en C, l’ordonnée A coupe la courbe I en D et la courbe II en G. On mène GF parallèle à CD. BF est la tension aux bornes cherchée, en négligeant la chute ohmique dont il est d’ailleurs facile de tenir compte.
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- T. XXV. — N° 42.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- 4- Commutation dans les dynamos à court continu. — Toutes les théories émises sur commutation conduisent aux trois résultats s
- La durée'de la commutation est de
- (3)
- i° L’expression
- W„T
- (1)
- doit être plus grande que l’unité ; WM représente la résistance de contact des balais, T la durée de la commutation, L' le coefficient de self-induction de la spire en court-circuit.
- 20 Le champ minimum des cornes polaires doit avoir une certaine grandeur et ne jamais être nul.
- 3° Le flux de self-induction ne doit pas être trop grand, il peut être d’autant plus grand que le champ minimum est plus grand.
- Soil une spire dont les deux bornes sont fixées dans des encoches à cjo° l’une de l’autre.
- Le coefficient de self-induction de cette spire est
- W=rp
- = ïkt(H»).
- où Z est le nombre total des barres, 2p le nombre des pôles, K le nombre des lames, l la longueur do l’induit. Dans cette formule on néglige la réluctance des dents. Si on en tient
- = *°V -J-CA'+U') (2)
- Laperméabilité p.s nepeut se déduire des caractéristiques usuelles, car l’induction dans les dents monte avec la déviation du champ. 11 suffit de consulter le tableau suivant :
- où dt est la largeur des balais, le diamètre du collecteur, u le nombre de tours par minute. Tirons L de réquation'(a), T de l’équation (3) et portons dans (1) on peut écrire
- La valeur Cj se déterminera d’apresune série de bonnes machines. Pour les balais métalliques C, est ou minimum égal à 0,1, pour les balais en charbon égal à 2.
- Pour répondre à lo seconde condition on a la condition bien connue
- B/ est l’induction moyenne de l’entrefer, d la longueur de l’entrefer, h l’arc polaire, AS les. ampères-tours par centimètre de circonférence de l’induit. Pour les bonnes machines, C est environ égal a 2, mais il y a aussi des cas où des valeurs inférieures à 1 ont donué de bons résultats.
- L’expression LJ est proportionnelle au champ de self-induction, en désignant par J l’intensité par circuit de l’induit.. Il faut donc que Pou
- LJ<C'3 (fi)
- °V-ÿr (A'+«')J< V.
- ce que l’on peut écrire
- Bs
- P- Celle relation est très commode en pratique.
- i5o C3 doit être plus grand que o,o3 ou o,o4- G's
- 100 doit être inférieur à 10. io-'*
- Les trois inégalités (4) (5) (6) donnent une ,0 indication très exacte sur la valeur d’une machine
- 3o au point de vue de la commutation et elles peu-
- 20 vent servir de base au calcul, si on a déterminé
- Q les coefficients. C, (L C3 par expérience.
- I E.-B
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- 20 Octobre 1900.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- Sur la question de la réduction par la lumière du peroxyde des plaques positives d’accumulateur, par Franz Peters. Centralisait fur Accumulaloren- un à Elrmentenkunde, t. I, p. 279,
- Dans une étude sur les actions locales de l'accumulateur au plomb, U. Schoop {*) a avancé l’affirmation que le peroxyde était décompose directement par la lumière solaire.
- Comme preuve de cette assertion, il cite l'expérience suivante qu’il a faite : une plaque de plomb doux était légèrement peroxydée, puis, après séchage, divisée en trois parties : la première était soumise directement aux rayons solaires ; la deuxième, à la lumière du jour ; et la troisième était conservée dans un endroit sombre.
- Après quelques heures, il observait que la teinte noire primitive du peroxyde s’était conservée sur la troisième partie mais qu’elle s’était •changée en une teinte rongeâtre sur les deux parties exposées à la lumière, particulièrement celle qui recevait les rayons solaires.
- Franz Peters fait remarquer, avec raison d’ailleurs, que cette expérience n’est pas concluante et que la variation de couleur n’implique pas forcément une décomposition chimique du peroxyde. Afin de vérifier expérimentalement le fait, Franz Peters prépare des plaques peroxv-dées, les lave à l’eau courante puis les sèche dans un endroit sombre. Ayant divisé en 6 parties les plaques ainsi préparées, il expose les unes, (&) 19 à 23 jours à la lumière du jour, dont 35 à 4° heures au soleil ; tandis que les autres (a) restent dans un endroit sombre.
- Après expiration de ce délai, il dose alors par une méthode spéciale la teneur en peroxyde de toutes ces plaques, et il trouve
- Plaque ut 10,26 gr. PbO- Plaque îb 9,67 gr. PbO2
- « 3a 20,88 » » ?>b 21,14 »
- Ces chiffres montrent que les différences entre les plaques soumises à la lumière et les autres sont très faibles et ne peuvent être imputées à la réduction du peroxyde par la lumière puisque les plaques o.b et 3& ont encore plus de peroxyde
- C) Elektrolechn. Neuigkcits-Anz. und Maschincnlechn. Rundschau, 1900, t. III, p. 45 et Centralisait für Accumulaloren- und Elementenkunde, t. I,p. 209, iljrjinn 1900.
- que 2(3 et 3a. Ces faibles différences doivent être imputées à une répartition inégale du peroxyde sur une même plaque, soit par l’action du cou4-ruut, soit par le lavage.
- Quant au changement de teinte que Franz Peters observe également, quoique à un moindre degré que Schoop, il l'attribue à un phénomène purement physique ou à un changement d’état moléculaire du peroxyde. L. J.
- MESURES
- Instruments de mesure pour courants alternatifs de VAllgcmeine Elektricitaets Gesells-chaft, par Q-. Benischko. Communication faite à l'Elektrotochnischcr Vereiu le a3janvior 1900, et publiée dans VElektrotechnischr. Zeitchrift du 17 mai, t. XXI, p. 3q6-4o3.
- Tandis que les instruments do mesure pour courant continu 11c laissent presque plus rien à désirer, il n’en est pas de même pour le courant alternatif. Ces instruments doivent non seulement remplir les mêmes conditions de sensibilité, de, précision et d’amortissement que pour le courant continu, mais encore leurs indications doivent être indépendantes de la forme de la courbe et, de la fréquence.
- Les instruments présentés par M. Benischke a la société remplissent ces conditions dans la mesure où le courant alternatif le permet. Ce sont des instruments dynamométriques àamor-
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- L’ÉCLAIRAGE
- tissement magnétique On sait qu’il est presque impossible d'employer cet amortissement pour les wattmètres lorsqu’on veut les étalonner en courant continu; d'abord l’aimant amortisseur altère le champ de 1 instrument et 1 on ne peut
- Fig. 3. — Voltmètre pour courant alternatif.
- avoir d’échelle pratique; en outre le magnétisme permanent est peu à peu anéanti par le courant. Mais si l’on étalonne avec un cou-
- rant alternatif, cette impossibilité disparaît en se gardant des erreurs provenant de l’hyslérésis et des courants de Foucault. 11 s’agissait donc de perfectionner les méthodes d’étalonnages pour les1 rendre applicables aux eouranLs alternatifs.
- Les figures r, 2, 3, représentent l'ensemble
- ÉLECTRIQUE T. XXV. - N* 42.
- des instruments. E est une pièce formée de tôles assemblées, possédant en son milieu une ouverture limitée par des arcs de cercle, dans laquelle se trouve la bobine F. À l’intérieur de cette dernière se trouve la bobine mobile B tournant autour de l’axe A. Sur le même axe se trouve l’aiguille Z et la plaque d'aluminium R dont le bord externe se meut entre les pôles des deux aimants amortisseurs D. La pièce de fer E sert à capter les lignes de force engendrées par les bobines mobiles et à leur donner la forme indiquée par la figure i. De la sorte les aimants amortisseurs ne sont pas atteints par les lignes de force et leur magnétisme ne s’affaiblit pas. La partie intérieure de l’instrument dans laquelle se meut la bobine est sans fer. La figure 4 indique la disposition des instruments servant aux tableaux de distribution : l’aimant amortisseur est sous le noyau de 1er.
- Dans le voltmètre, une bobine fixe et une bobine mobile sont mises en série avec une résislance de protection. L’instrument représenté par la ligure 3 comporte deux échelles l’une pour iao, l’autre pour 25o volts. La résistance totale des deux bobines est d’environ i3o ohms, la résistance de protection de 2000 ohms, soit au total ai3o ohms, ce qui consomme 0,06 ampère et y,5 watts : ces chiffres sont très remarquables pour le courant alternatif. La résistance de protection a un coe/Iicient de température très faible, de sorte que le coefficient de température de l’ensemble esf d’environ o,oo24, c’est-à-dire négligeable.
- E11 ce qui concerne le wattmètre, la bobine fixe porte deuxenroulements aboutissant à quatre bornes spéciales : on peut doue les mettre en série ou cil parallèle, ce qui donne deux échelles pour les intensités. A cet effet on se sert de deux fiches représentées figure 5. La figure 6 donne le schéma: II sont les bornes du courant principal, 1, 2, 3, 4 sont les trous des fiches. Sil’on met une fiche en 3 pendant que les autres trous restent ouvert, les deux enroulements sont mis en série; si on met les fiches 1, 2, 4 les deux enroulements sont en parallèle et l’échelle est double; si l’on met une fiche en 1, l’instrument est en court-circuit, ceci est très important au moment du démarrage des moteurs, pour protéger le wattmètre contre les courants trop intenses. Les bornes N,, Ns, N„, servent au circuit en dérivation. En N,, se trouve un crochet mobile
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- ia3
- qui sert à réunir cette borne au courant principal. Cette connexion sert pour les mesures à haute tension, ou il faut éviter de trop grandes
- différences de potentiel entre les hobincs fixe et mobile. Il y a également deux échelles pour les volts : les résistances de protection correspondantes sont reliées l’une à N,, l’autre a N„.
- Les indications d’un wattmètro doivent être indépendantes du décalage dans le circuit où
- où C est la puissance lue (pour un courant, non décalé), a le décalage entre le courant et la force électro-motrice du circuit principal, o le décalage dans le circuit dérivé du watlmètre.
- Les indications sont indépendantes du décalage si le terme de correction est i . Cela est le cas sitg'y=o, or tg i est le rapport de la réactance à la résistance du circuit dérivé, et ce rapport est presque nul. Le terme de correction est ici négligeable même s’il s’agit de la mesure des perles à vide d’un moteur ou d’un transformateur.
- Dans tous ces instruments le couple déviant dépend du courant dans la bobine mobile qui dépend lui-même de l’impédance de cette bobine. Donc, en théorie, les indications de ces instruments dépendent de la fréquence: en pratique, il nen est rien car l'impédance diffère
- excessivement peu de la résistance. Cela tient à ce que les bobines se meuvent dans un espace sans 1er et que les ligues de force ne traversent du fer qu'a leur retour. La majeure partie de ce
- ---rn—
- circuit magnétique se compose donc, d’air. En ce qui concerne Ehystérésis, l’induction du noyau de fer est si faible, qu’on ne remarque aucune itilluence. Ce qui montre bien que les indications sont indépendantes de la fréquence, c’est que
- Fig. 8. — Ampèremètre pour courant alternatif (le cadran enlevé).
- pour un courant tle fréquence oo et pour un courant continu les indications sont sensiblement les mêmes : il s’ensuit que l’influence de la torme de la courbe est absolument négligeable. Dans les ampèremètres, la bobine fixe est
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- parcourue par le courant à mesurer, tandis que la bobine mobile est placée en 'dérivation
- fixe (fig. -). La ligure 8 représente l’intérieur d’un ampèremètre, l’échelle étant enlevée, la bobine fixe peut comme dans les wallmètrcs être divisée en deux parties de manière a donner deux échelles. Il est évident que le coefficient de température n’est plus négligeable, comme d’ailleurs dans l’ampèremètre continu à bobiuo mobile, car si on voulait mettre en dérivation une iorte résistance indépendante de la température, il faudrait proudre une grande résistance en série qui consommerait beaucoup d’énergie. On peut d’ailleurs diminuer le coefficient. de température en fabriquant la résistance entière avec un métal dont le coefficient corresponde à celui delà dérivation.
- K.-B.
- MAGNÉTISME
- Magnétisme des atomes, par R. Lang. Drude's Annale», t. II, p. 483-495, juillet 1900.
- L’hypothèse des courants particulaires d’Am-père a été complétée dans ces derniers temps par une autre, d’après laquelle ces courants seraient les courants de convection engendrés par la rotation des charges liées aux ions. Richarz a a développé les conséquences de cette idée et a calculé a priori le moment magnétique correspondant à la saturation de l’atome de fer. Il a trouvé des nombres du même ordre de grandeur que ceux donnés par les expériences (8C. G. S. au lieu de 220).
- Richarz était parti de cette hypothèse, que la rotation des charges liées aux ions doit engendrer des ondes électrodynamiques de période plus longue que celle des dernières ondes lumineuses ronges visibles : sans quoi ces ondes seraient lumineuses. Il admet ensuite que le diamètre de la trajectoire des ions est égal au côté du cube élémentaire qui correspond a l’atoine Le. i,5 10 8 cm. : que la charge d’un ion (par valence) est de 45,io-”a C. G. S. et qu'il y a dans 1 gr de fer 4, molécules.
- •K. Lang s’appuie sur les propriétés des dissolutions électrolytiques et paramagnétiques et les nombres relatifs à ces dissolutions sont tout différents de ceux que Richarz a utilisés. Cependant R. Lang arrive à un résultat dumèmeurdre
- ÉLECTRIQUE
- de grandeur que celui de Richarz, ce qui d’après lui justifie le principe de ces calculs.
- Ce qui est plus curieux, c’est que le résultat est à peu près le même, en supposant que la période est non pas plus longue, mais beaucoup plus courte que celle de la lumière rouge extrême. Il est .donc impossible du décider par cetLo voie laquelle des deux hypothèses est la plus plausible.
- D’après Lang le diamètre o des trajectoires serait de l’ordre de io-9 cm. et T serait de l’or-• dre de io”19 sec.
- La valeur de 0 ne diffère pas de celle qu’on admet généralement : mais T pont paraître bien
- Pour justifier cet ordre de grandeur, Lang se reporte aux théories de J.-J. Thomson et de Prude.
- D’après ces théories, les ions positifs etnéga-tifs auraient les memes charges, mais des masses mécaniques très différentes, beaucoup moindres pour les ions négatifs. Dans les cas des courants particulaires il faudrait donc regarder les ions positifs comme des centres autour desquels graviteraient les ions négatifs et c’est la période de ces derniers qui serait égale à io_ie sec. Leur vitesse linéaire serait alors du même ordre do. grandeur que la vitesse de propagation do la lumière et que celle des particules cathodiques (Thomson, Lenard).
- En ce qui concerne 0, il faut remarquer que S3 ne répond pas exactement au volume atomique tel qu’on le' définit en chimie : ce volume atomique sera, en général, plus grand que 5*. Cependant il est a supposer que plus le volume atomique est petit, plus 0 est lui-même petit : d’autre part, plus 0 est grand, plus la sphère d’action moléculaire sera grande aussi. On trouve ainsi une relation numérique se ratLaehant a cette remarque expérimentale que les éléments magnétiques ont un volume atomique mini-
- 11 résulte de ce qui précède qu’une substance pour être paramagnétique doit avoir un volume atomique minimum et des valences libres c’est le cas de l'oxygène, le seul des gaz qui soit paramagnétique. St. Meyer a trouvé que le magnétisme moléculaire d’une combinaison paramagnétique est plus petit que la somme des magnétismes atomiques; l’oxvdation paraît diminuer la susceptibilité atomique du l’élément.
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- D’après la présente théorie, il doit en être ainsi, puisque la combinaison diminue le nombre des valences libres.
- Il n’est pas nécessaire de supposer les ions négatifs invariablement liés à leur ion positif. Si un ion négatif acquiert une vitesse plus grande que la vitesse de révolution autour de son centre positif, il peut sortir de la sphère d’action de ce centre et entrer dans celle d'une autre. Dans certaines conditions, ces ions négatifs peuvent créer une différence de potentiel : en lait, une électrode aimantée est toujours négative vis-à-vis d’une électrode non aimantée (expériences de llurmuzescu).
- Ces remarques de R. Lang sont certainement intéressantes : cependant, il est impossible de sc dissimuler que toutes ces considérations reposent sur une- base bien fragile et des données bien incertaines. M. L.
- Girouette magnétique, par G. Jaumann.i)ru<fe’.f Annalcn, t. H, p. 96-102, mai 1900.
- Cette girouette magnétique est une aiguille aimantée, mobile autour d’un axe 11e passant pas par son centre de figure. Cette aiguille indique l’existence des tourbillons de iorce magnétique, comme une girouette ordinaire décèle l’existence d'un tourbillon fluide ; les deux espèces de mouvement ont les mêmes caractères géométriques, quoique les causes en soient dil-férentes.
- A l’intérieur d’un conducteur parcouru par un courant, où il existe des tourbillons de la force magnétique, la girouette magnétique prend un mouvement de roluLion continue, en dehors du conducteur, elle s’oriente dans la direction de la force magnétique.
- L’aiguille ns (fig. 1) est traversée très près de son extrémité par l’axe : cet axe se termine par deux pointes, a, b sur lesquelles il peut tourner facilement. Le courant passe dans le mercure qui remplit le seau de verre jusqu’au-dessus du bord et redescend par le manchon de cuivre qui entoure étroitement le verre. Toutes les connexions sont symétriques par rapport à l’axe. On réalise ainsi à l'intérieur du mercure un eliamp magnétique tourbillonnaire sensiblement uniforme, tandis qu’à l’extérieur le champ
- Les curseurs m servent a compenser la poussée qu’exerce le mercure sur l’équipage mobile.
- On compense le champ terrestre à l’intérieur
- du mercure par des aimants convenablement disposés (*).
- (!) En admettant que l’axe ab soit très mince et passe
- gnétiquede l’aimantj r \a distance entre les deux pôles,
- met à tourner en sens contraire de l’aimant. Si u> est la vitesse angulaire de l'aimant, m' celle du mercure, le
- en appelant El la Jorce électromotriee induite par ce mouvement, done :
- E = aM ~
- trouve des valeurs qui décroissent jusqu’à o, parce que
- trouve pour E la valeur théorique, mais en sens contraire., quand on arrête brusquement l’aimant. M, L.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV. — N° 42,
- DÉCHARGE ÉLECTRIQUE
- Décharge parles pointes, par E. Warburg. Dru.de s Annalen, t. II, p. açp-3i". juin 1900.
- Si on maintient «ne différence de potentiel constante entre une pointe et un disque relié au sol, l’intensité du courant électrique qui se produit entre la pointe et le disque est plus intense quand la pointe est négative. 11 est vraisemblable d'après cela que la chute de potentiel entre la pointe et un point situé au voisinage est plus grande quand la pointe est positive : c’est en effet ce que l’expérience vérifie.
- Pour mesurer la différence de potentiel entre la pointe et un point de l’intervalle parcouru par le courant, M. Warburg emploie une sonde de platine, reliée à l'aiguille d’un électromètre •de Braun, tandis que la pointe est reliée à la cage de l’instrument. Les différences de potentiel ainsi mesurées sont un peu plus faibles que celles indiquées par un appareil à écoulement, mais les écarts sont peu importants.
- Dans l’aîr, par exemple, la différence de potentiel entre la pointe électrisée négativement et un point éloigné de o,^a mm est environ les deux tiers ou les trois quarts de ce qu'elle est quand la pointe est électrisée positivement. La différence est plus grande dans l’hydrogène, plus petite dans l’oxvgène.
- On sait que dans la décharge par lueurs la chute de potentiel h la calhode est beaucoup plus grande que la chute à l’anode. Si ou fait varier la pression du gaz de façon à obtenir la décharge par lueurs, la chute de potentiel à la pointe, 11e varie presque pas quand la pointe est négative, mais tombe au treizième de sa valeur primitive quand la pointe est positive. L’explication de ce phénomène est sans doute la suivante. Dans le passage d’un mode de décharge à l’autre, la lumière négative ne subit pas de grande transformation ; elle s’étend seulement sur une portion un peu plus grande du fil formant la pointe : il n’en résulte pas de variation bien prononcée dans l’étendue de la région traversée par le courant et dans la densité des ions. Au contraire, quand la pointe est positive, la lumière se contracte en une bande étroite, lorsque la décharge par lueurs se produit ; il s’ensuit que la densité des ions et par suite la conductibilité augmentent : la chute de potentiel diminue.
- Le gradient du potentiel croît en valeur abso-
- lue quand on s'approche du disque : il doit donc se produire au voisinage du disque une accumulation d’électricité de même signe que celle de la pointe.
- Si on remplace la pointe par un fil de platine incandescent, bien décapé, rien 11’est changé. Mais avec un fil de platine enduit d’huile, la différence entre les chutes de potentiel change de sens, quand la différence de potentiel entre la pointe et le disque est petite ; elle reprend le sens ordinaire quand la différence de potentiel est grande.
- En remplaçant le fil de platine huilé par un fil placé dans la flamme d’un bec de Bunsen, le bec servant lui-même de prise de terre, on obtient des résultats plus réguliers, mais de même nature. Ceci suggère l’explication sui-
- L’air à la pression et à la température ordinaires ne devient conducteur, abstraction faite d’actions particulières comme celle des rayons de Rontgen et analogues, que sous l’influence d'un champ électrique considérable. Les gaz de la flamme au contraire sont déjà conducteurs pour des champs électriques relativement faibles : ils renferment-déjà des ions libres. La chute de potentiel h la cathode est plus grande qu'à l'anode. Mais quand le potentiel du fil de platine dépasse une certaine valeur, à la conduction primitive par les ions de la flamme, s’ajoute la conduction par les ions qui prennent naissance an voisinage du fil sous l’action du champ intense régnant dans celte région. La conductibilité de ces derniers Ions est plus grande quand la pointe est négative et par conséquent à partir d’un certain potentiel du fil le courant devient plus intense quand la pointe est néga-
- La conductibilité des gaz de la flamme, indépendamment des phénomènes qui se passent aux électrodes dépend de l’intensité du courant. Si cette intensité est faible, la conductibilité diminue quand l’intensité augmente. Si l’intensité a une valeur moyenne, la conductibilité on est indépendante et quand elle devient plus grande, la conductibilité croit avec elle.
- Les impuretés contenues dans 3e gaz qui entoure la pointe ont une très grande influence sur la décharge. Cette influence est marquée surtout dans l’azote. Quand on maintient la pointe à un potentiel constant, l’intensité de la
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- décharge diminue avec le temps. Si on remplit le récipient avec du gaz fraîchement préparé, l'intensité de la décharge reprend sa valeur primitive, puis diminue comme la première (dis. Cette variation disparait presque complètement quand le gaz azote est bien purifié, mais se reproduit quand on chauffe les parois.
- Dans l’azote bien dépouillé d'oxvgène, l’intensité du courant est environ r>,oo fois plus grande quand la pointe est au potentiel de — 3 3io volts que quand elle est au potentiel de -}- 3 180. Au contraire, dans l'azote renfermant des traces d'oxygène, le rapport des intensités pour les potentiels + 4 85o et — 4 85o n’est que de
- i h 4.
- Dans l'hydrogène, l’intensité de la décharge ncgalive croît notablement quand on purifie le o-az : celle de la décharge positive varie peu. Même résultat avec l’hélium.
- L’oxygène se comporte tout différemment des autres gaz : la décharge positive esl plus intense que la décharge négative. Il est probable qu’il faut en chercher la raison dans la formation de l’ozone ; en fait, quand on élève la température, ce qui diminue la quantité d’ozone formée, les résultats deviennent plus réguliers. Avec l’hydrogène au contraire, l'influence de la température est très faible. M. L.
- Chute de potentiel et dissociation dans les gaz d’une flamme, par E. Marx. Dru de s Ann., t. il, p. 788-798, juillet 1900.
- Arrhénius a démontré que la .conduction de l’électricité dans une flamme renfermant des vapeurs d’un sel métallique s'effectue par l'intermédiaire d’ious identiques aux ions électrolvti-ques. Ce résultat a été confirmé par le travail récent de MM. Smithells, Wilson et Dawson.
- La différence essentielle entre la conduction dans les gaz et la conduction électrolytique consiste en ce que la première n’obéit pas à la loi d’Ohm. Cette divergence peut tenir à deux causes. Ou bien l'hypothèse fondamentale de la loi d’Ohm, c’est-à-dire la proportionnalité de l’intensité à la différence de potentiel n’est pas vérifiée : ou bien elle reste vraie; mais déjà pour des différences de potentiel assez faibles, grâce à la faible concentration des'ions, on obtient un courant de saturation. Dans le premier cas, on dira que les écarts sont réels, dans le seeond, que les écarts sont apparents.
- Pour reconnaître jusqu’à quelle limite les écarts sont réels ou apparents, M. Marx a mesuré la chute de potentiel dans les flammes, comme préliminaire à ses recherches sur le phénomène de Hall dans ees flammes.
- Dans la flamme d’un bec papillon, il projette une dissolution saline au moyen d’un pulvérisateur de Gouv alimenté par un courant d’air sous pression constante.
- Dans la flamme sont disposées deux électrodes en toile métallique, l’une à la base, l’autre à la partie supérieure ; ces électrodes sont reliées aux pôles d’une batterie d'éléments Clark. Entre les deux, on déplace dans la flamme un fil de cuivre, relié à un électromètre à cadran et on détermine la différence de potentiel entre ce fil et la cathode. Un galvanomètre inséré dans le circuit de la pile fait connaître l’intensité du cou rant.
- Le champ électrique du côté de la cathode diminue quand la température de l’anode diminue : en même temps le champ du côté de l’anode augmente.
- Ce résultat ne peut s'expliquer en admettant qu’il y ait seulement dissociation à la surface de la flamme, sans reeombinaison des ions. Dans ce cas, en effet, la dérivée du champ en un point par rapport à la distance de ce point aux électrodes serait indépendante de cette distance et ne saurait changer de signe. Il est donc probable qu’outre la dissociation à la surface il sc produit aussi une dissociation interne, dans l'intérieur de la flamme. 11 semble mémo que cette dissociation iulerne est d’autant plus grande vis-à-vis de la dissociation superficielle que la différence de potentiel entre les éleetrodes est plus faible ; pour de très faibles différences de polen
- prépondérante.
- 11 doit être possible alors d’évaluer, d’après la variation du champ observée, la vitesse de migration des ions dans la flamme, si la disposition expérimentale permet d’affirmer qu’en chaque point de la flamme, celte vitesse est proportionnelle au champ, c’est-à-dire si on évite
- Ces accélérations peuvent provenir de deux causes indépendantes l’une de l'autre.
- D'abord les frottements qui, suivant la théorie cinétique des gaz, croissent proportionnellement à la température, ne suffisent plus à absorber
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- l’énergie fournie par le courant, quand la température de l’une des électrodes descend au-dessous d’une certaine limite. D’autre part, si la température est suffisamment élevée et constante, l'hypothèse fondamentale de la loi d’Ohm peut n’être plus vraie, quand la différence de potentiel devient trop grande.
- Un calcul analogue à celui qui sc rencontre dans la théorie cinétique des gaz conduit à ce résultat que des écarts réels de la loi d’Ohm sont vraisemblables déjà quand la différence de potentiel est de u volts.
- En effet, le champ peut atteindre 100 -sans que la loi d’Ohm cesse d’être vérifiée. Mais même avec une chute totale de potentiel de i volts, le champ à la cathode peut être de
- Ce qui précède suppose que les deux électrodes soûl h la même température. Lu maintenant l’anode à une température notablement plus basse, on augmentera le champ à l’anode et on le diminuera à la cathode.
- La différence de potentiel, limite au-dessus de laquelle la loi du courant s’écarte de la loi d’Ohm croît, pour mie même température, en raison inverse de la vitesse de l’ion considéré pour le champ i. Comme la vitesse de l’ion positif parait, être beaucoup plus petite que celle de l’ion négatif, la température de l’anode peut être plus basse que celle de la cathode.
- Le calcul qui conduit à ccs résultats suppose que les ions ne sont soumis à aucune autre force que la force éloetromotrice qui crée la différence de potentiel entre les électrodes. Mais dans la flamme les conditions sont plus compliquées : parce que dans la flamme non seulement les ions, mais aussi les molécules gazeuses sont en mouvement : les gaz de la flamme possèdent donc une certaine conductibilité. Qu peut en tenir compte en déterminant la chute de potentiel dans la flamme pure, c’est-à-dire dans laquelle on ne projette pas de sel métallique et en la retranchant de la chute observée dans la flamme colorée.
- Les nombres trouvés pour la vitesse des ions dans diverses expéricuces sont :
- Pour les ions négatifs ; i-ioo, 800, 1200 —.
- Pour les ions positifs : uGo, aao, 3oo
- il ne s’agit, bien entendu, que de l’ordre de grandeur. Même quand la différence de potentiel est de 70 éléments Clark, que par conséquent on doit s’attendre à des écarts réels, de la loi d’Ohm, les vitesses calculées sont encore de cot ordre de grandeur.
- Wilson avait Lrouvé pour l'ion négatif une vitesse de 1000—., mais pour le rapport des deux vitesses 1/17 au lieu de i/o qui ressort des chiffres précédents.
- Il ne parait donc pas douteux que la vitesse des ions dans la flamme soit environ io6 fois plus grande que dans les électrolytes et la différence entre les vitesses des ions positifs et négatifs encore beaucoup plus grande.
- Les rayons ultraviolets ou les rayons de 1 Routgen 11e provoquent pas d’ionisation dans ! les gaz de la flamme. Lu conductibilité de la flamme doit être plutôt attribuée à une résonance, électrodvnamique des ions OU qui s’y trouvent toujours. M. L.
- Propriétés électi'odynamiques des gaz conducteurs, par H. Kaufmann. Dmde’s Annales, t. II, p. 158-179, ma» i9°°-
- Les gaz conducteurs se distinguent des conducteurs métalliques en ce que l’intensité du courant varie d’une manière discontinue quand on l'ait varier d'une manière continue l’uu des facteurs qui déterminent l'intensité d’un courant stationnaire. Ainsi quand on fait varier la force électromotrieo de la source d’électricité, la résistance extérieure, la température ou la pression du gaz, l’intensité du courant cl la différence. de potentiel entre les extrémités de la colonne gazeuse subissent des variations discontinues. Ces variations sont fréquemment accompagnées d’un changement complet dans l’aspect de la décharge. Il suffit de rappeler comme exemples : le passage brusque de la décharge par lueurs à la décharge par arc : l’extinction soudaine de la décharge quand le courant descend au-dessous d’une certaine limite : l’apparition soudaine de la décharge avec une intensité de courant finie quand on a atteint la différence de potentiel dite de décharge, etc.
- Certains régimes de courant sont stables, d’autres instables et’ il faut pour qu’il y ait stabilité, que les variables dont dépend le courant satisfassent à diverses conditions.
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- L’auteur démontre que quand la colonne gazeuse est placée en série sur le circuit d’une source de loree électromotrice, le régime est stable ou instable suivant que H + —est plus grand ou plus petit que zéro, E étant la différence de potentiel entre les extrémités de la colonne gazeuse, I l’intensité du courant qui la traverse et R une résistance mise en série avec elle ('). (*)
- (*) Soit un circuit ferme, dans lequel sont insérées une source électrique de force élcrtromotricc E0, une résis-
- indépendantes seront E0 et R : les antres facteurs seront
- chacune de leurs valeurs corresponde une valeur bien
- ronce de potentiel E entre les extrémités du gaz, existe une relation :
- E -/•{!)
- qu’on peut représenter par une courbe, que lions appellerons courbe caractéristique et qu'il est possible de
- A chaque valeur I, du courant stationnaire correspondent une infinité de couples de valeurs do E0 et de R ; toutes cos valeurs satisfont à la condition :
- Un régime stable se changera en régime instable quand :
- ce qui correspond sur le diagramme au cas où la droite est tangente à la courbe.
- Par exemple, quand on fait croître l’intensité du courant dans une décharge par lueurs, jusqu’à ce que la cathode commence à se vaporiser, la différence de potentiel qui d’nhord décroissait lentement tombe d’un coup de 3 no à do volts et ensuite reste it peu près constante.
- Il résulte de là que la courbe E = /'(I) doit avoir une allure analogue à celle que représente la figure i.De l,à l„, le régime est stable: il devient instable en l2 et le courant croît de lui-méme jusqu'il L où le régime devient de nouveau stable. Si on veut revenir en arrière, en augmentant la résistance on obtient d’abord la partie inférieure de la courbe, c’est-à-dire que la décharge par l’arc, une fois établie, subsiste. En I , le régime redevient stable et le courant passe brusquement de la valeur lt à la valeur plus faible b.
- Les expériences effectuées sur l’arc, en augmentant rapidement la résistance jusqu’à étein-
- E0 — Kl, = E, = /'(IJ.
- En général, /(I) ne sera pas donnée sous forme algébrique, mais représentée par une courbe : pour résoudre l’équation, il sera donc tout indiqué de procéder par la méthode graphique. Parle point de Ja courbe représen-
- tant I, et E,, nous menons une droite quelconque qui
- coupe l’axe des E en A (fig. a) : en prenant :_OA et
- R = tang x , nous aurons un des couples de valeurs cherchés.
- E.. — RI — E
- « MR+Jr)‘
- étant la variation initiale. La variation r, •s'annulera donc quand le temps croît, si
- si < o, c’est-à dire si la dilléreuce de potentiel aux
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- dre l’are et mesurant plusieurs fois l’intensité du courant, ont donné pour RIliai. une valeur un peu plus grande que pour —
- Cette différence s’explique parce qu’on détermine par l’expérience le quotient de — ' de différences finies et non des différentielles , -
- memes .
- En reliant les électrodes qui limitent la co-
- lonne gazeuse sans l'intermédiaire d’une résistance aux pôles d’une source d’électricité dont on fait croître progressivement la force électro-motrice E , on obtient deux arcs de courbe différents suivant que E„ est inférieur ou supérieur à une certaine valeur E'.
- Si E0 < E', la courbe monte très rapidement, c’est-à-dire que le courant est extrêmement faible. Quand Eu est devenu égal à E' le courant augmente brusquement, : on obtient la décharge sous forme de lueur ou d’étincelle suivant les cas. La nature do cette décharge dépend de l'allure de la courbe audelà du point anguleur E', correspondant à la différence de potentiel dite de décharge. Si la courbe descend, est négatif et comme R= o, il y a instabilité ; si la courbe monte, ~~ est positif, il y a stabilité, donc décharge par lueur.
- Les valeurs de la différence de potentiel de décharge par étincelles déterminées directement (entre une pointe et un plan) et les valeurs obtenues en construisant la courbe comme on l’a définie ci-dessus, sont eu accord satisfaisant ; elles correspondent bien à ^ o.
- Il semble d’après la condition de stabilité
- qu’en faisant croître R, on devrait transformer la décharge par étincelle en décharge continue. En réalité, on obtient seulement une succession de décharges partielles, ce qui résulte de la capacité des électrodes. On ne réalise la décharge continue qu’en disposant la résistance à la surface môme des électrodes ; ceci se réalise en recouvrant les électrodes de calottes de bois.
- Pour expliquer le retard à la décharge, Kaufmann considère ce qu’il appelle le travail de transformation T, ce que nous pouvons appeler travail préliminaire. C’est le travail nécessaire pour amener le gaz de l’étal uou conducteur à l’état qui correspond au courant I (travail d'io-, nisalion dans la théorie des ions). Pour tenir compte de ce travail, il faut remplacer la self-induction réelle L, par une self-induction appa-
- Tant que I reste petit, on a, scion, toute probabilité :
- dE
- ~dT = n°nSt'
- Alors pour I = o, L' = oc et le retard serait infiniment grand. Celte circonstance ne'se présente jamais, ainsi que l’ont démontré plusieurs
- II résulte donc de l’équation
- que tout phénomène susceptible de provoquer un courant ou de renforcer un courant préexis-dï , .. .
- tant, augmentera—^- et par conséquent diminuera
- le retard à la décharge ; les rayons ultraviolets, les rayons deRontgen, les rayons de Becquerel sont des phénomènes de ce genre.
- Aussi dans des conditions convenables l’irradiation du gaz provoque la transformation de la décharge par étincelle en décharge continue.
- Un cas intéressant à considérer est encore celui où la colonne gazeuse est disposée en dérivation sur un condensateur de capacité C. Soient l, r, la self-induction et la résistance de
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- la dérivation I,, et R la self-induction et la résistance du circuit renfermant le condensateur et la source dont la force électromotrice est E(); i l’intensité du courant dans le gnz, J cette intensité dans le second circuit.
- Les conditions de stabilité du régime sont exprimées par les équations
- ccs conditions sont nécessaires et suffisantes. Elles sont toujours satisfaites quand
- Æ
- c’est-à-dire quand la différence de potentiel E aux extrémités du gaz croît en môme temps que l’intensité du courant. Le régime est alors stable el une déchargé intermittente est impossible.
- Si les deux conditions ne sont pas remplies, une perturbation même légère provoque un écart de plus en plus grand ; suivant la grandeur des facteurs qui entrent en jeu, la variation du courant est apériodique ou bien le courant subit des oscillations d'amplitude croissante autour d’une certaine valeur moyenne /j. Cette variation est continue jusqu’à ce que i change de signe : à ce moment E croit rapidement et le courant reste nul si la différence de potentiel E, entre les armatures du condensateur est plus petite que E. 11 reste nul jusqu'à ce que le courant extérieur 1 ait ramené à la valeur E la différence de potentiel entre les électrodes. M. L.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADEMIE DES SCIENCES
- Séance du 8 octobre 1900.
- Recherches sur l’effet inverse du champ magnétique que devrait produire le mouvement d’un corps électrisé, par V. Cremieu. Comptes rendus, u CXXXT, p. 5;8-58i.
- Ou se souvient que des recherches antérieures de l’auteur sur l’existence d’un champ magnétique produit par un corps électrisé eu mouvement l’ont conduit à celle conclusion : il semble bien que le déplacement d’un corps électrisé ne produit pas de champ magnétique le long de sa trajectoire (*).
- Or 1 application du principe de la conservation de l'énergie montre, comme l’a lait observer M. Lippmann, que si un champ magnétique se produit dans ces conditions, des variations magnétiques devraient, réciproquement, produire un mouvement des corps électrisés places dans le champ. M. Crémieu s’est donc trouvé conduit, pour vérifier l’exactitude de sa eonclu-
- (’) L'Écl. Êlcct., l. XXIII, p. 429, 16 juin 1900.
- sion, à rechercher si un tel mouvement se produit.
- I.'appareil qu’il a employé se compose d’un disque d’aluminium fixé par doux points diamétralement opposés à un cadre de verre très léger et percé d'une ouverture centrale. Dans celle ouverture passe un noyau de fer doux lamelle; deux bobines sont enroulées sur ce noyau de pari et d’autre du disque d’aluminium.
- L’expérience consiste à charger ce disque puis a envoyer un courant dans les bobines. Si la réciproque énoncée plus haut est vraie on doit observer une impulsion à la fermeture du courant et une impulsion en sens inverse dè la rupture. Pour rendre l’observation plus facile, M. Crémieu transforme l'impulsion on une déviation permanente au moyen d’un commutateur tournant qui change le signe de la charge du disque un peu avant chaque fermeture et chaque
- La densité superficielle de la charge du disque étant de 90 a i3o unités C. G. S. électrostatiques et les variations d’intensités du champ magnétique de 7000 à 8100 unités C. G. S. électromagnétiques, la force exercée sur le dis-
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- que dans ces conditions aurait produit, sur une échelle placée à i,io m du miroir'fixé sur la suspension, des déviations de ioo mm à i4o mm. M. Crémieu n’a pu en observer aucune.
- Sa conclusion antérieure se trouve ainsi vérifiée indirectement.
- Télégraphie sans fil par ondes hertziennes. Inconvénients des relais successifs Guarini, par Guarini el Poncelet. Comptes rendus, t. CXXXI. p. 58i-583.
- Les auteurs considèrent la transmission de signaux Morse par une ligne munie de relais. Ils font observer qu’entre l’instant où l’on ferme le circuit de la bobine d’un relais et l’instant où celui-ci ferme, par suite de l’attraction de son armature, le circuit qu’il commande, il s’écoule un certain temps tandis que la rupture de ce dernier circuit se produit à l'instant précis où l'on interrompt le circuit de la bobine du relais. Par conséquent, si t est la durée d’un signal Morse, le circuit commandé par le relais ne sera fermé que pendant un temps t — ti et la durée de l’inscription de ce signal par l'appareil récepteur sera réduite ht — — t', V désignant
- la durée de ^excursion de l’électro-aimant du relais du poste enregistreur. S’il y a plus d’un relais intermédiaire, la durée de l’inscription se trouve réduite à
- i~~ + h + + (’)-
- Conune il faut évidemment que cette différence soit positive, les auteurs en concluent que si l’on augmente le nombre do relais il faut en même Lemps diminuer les retards t2> ... Ils ajoutent :
- » Une des premières conditions do l’emploi de relais successifs Guariui (L est la réduction des termes ï,, etc., e’est-à-dife la perfection
- (’) M. Guarini-Forcsio est l'inventeur de divers dispositifs de télégraphié sans fil. .Si nous n’avons pas cru
- ment des uns et que nous avons relevé dans l’explication du fonctionnement des autres des conceptions fausses sur le mode d’action des ondes hertziennes. La note présentée à la dernière séance de l’Académie parait d’ailleurs indiquer que l’un au moins de ces dispositifs ne répond pas aux espévauees de l’inventeur puisque celui-ci
- des relais polarisés. C’est pour cette raison que M. Guarini a fait construire des relais polarisés sensibles jusqu’à i/aoooo d’ampère. La distance de Tarmature du relais à son butoir, et par conséquent la durée d’excursion de l’armature, pouvant être ainsi infiniment petite, on réduit les ternies ti et r.
- » Dans les longues lignes du télégraphe avec fil, il faut attendre à chaque signal l’établissement du régime permanent dans la ligne. Dans le cas qui nous occupe, la ligne n/existe plus, mais elle est remplacée par la bobine d’induction. Celle-ci possède une constante de temps identiquement comme un long fil ; la cause en est seulement différente, c’esl la self-induction et non la capacité. Il s’agira donc de voir comment réduire le terme t. Nous nous proposons de revenir sur cette question. »
- Sur le siliciure de fer Si Fe2 et sur sa présence dans les ferrosiliciums industriels, par P. Lebeau, Comptes rendus, t. CXXI, p. 583-58".
- Dans cette note M. Lebeau décrit des recherches dont il avait déjà indiqué les premiers résultats au récent Congrès de chimie (]) et qui complètent celles qu’il avait déjà faites sur un autre siliciure de 1er SiFe (*).
- 11 a pu se passer, du four électrique pour la production du siliciure SiFe2. Il suffit de chauffer autour à vent un mélange de i5o gr de fer et de 3oo gr de siliciure de cuivre industriel a io p. ioo de silicium. Des traitements à l’acide azotique et à la soude permettent d’isolcr le siliciure SiFe2 du culot obtenu.
- M. Lebeau a constaté la présence de ce siliciure dans les ferrosiliciums industriels préparés au four électrique et d’une teneur comprise entre
- éprouve le besoin d’en signaler lui-même les ineonvé-
- Cette note d’ailleurs ne nous apprend pas grand’chosc de nouveau sur ce dispositif comme otvpourra s’en rendre compte par l’analyse que nous en donnons. J. B.
- (•1 L’Écl. Élect.. t, XXIV, p. 33a, n août 1900.
- 0 L’Écl. Élect., t. XIX, p. 338, i3 mai 1899.
- ; G. NAUD.
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- Tome XXV.
- Samedi 27 Octobre 1900.
- Année. — N» 43
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre do l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, .Membre de l'Institut. — D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A- WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- L • E X P O S ] T [ O N U NIVEUSELLE
- GROUPÉ ÉLECTROGÈNK DE KfLOYOLTS-AMPÈRES DE MM. CARELS FRÈRES ET KOLBEN
- Le groupe électrogène Carcls-Kolben, l’nri des premiers qui ont été mis en service dans la section étrangère est constitué par un moteur à vapeur de MM. Carels hères, de G and et un alternateur de i’Elektricilâts-AcLien-GeseUschafl. de Prague,-Vysoean (Autriche], anciennement MM. Koiben et Oio. L’ensemble est très élégant de forme comme le monLre lu photographie de la figure i.
- Les ligures a et 3 représentent des vues d'ensemble du groupe.
- Moteur a. vapeur. — La machine à vapeur est du type componnd à vitesse accélérée. Sa vitesse normale est de ioo tours par minute, mais pendant, la dorée de l’Exposition, celle vitesse est réduite à 94 tours pour amener la fréquence do l'alternateur h 5o périodes.
- Les diamètres des cylindres sont les suivants :
- En marche à condensation, la puissance normale à la pression de 10 kg: ems et avec une détente de i3 fois le volume primitif de la vapeur est de i ooo chevaux. La puissance muxima est de i 3oo chevaux.
- Les cylindres à vapeur sont montés en tandem, le grand cylindre étant boulonné au bâti. Ils sont réunis par une' entretoiso séparée en deux moitiés dans l'axe de la machine afin de faciliter le démontage des couvercles intérieurs des cylindres ainsi (pie des pistons; de cette façon la visite de ces derniers est aussi aisée qu'aux machines monocylindriques.
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- Les cylindres, comme le montrent les figures f\ et 5, sont constitués par une enveloppe et un fourreau indépendant en fonLe dure et d’une résistance moyenne de 26 kg par millimètre carré à la traction et de un kg par millimètre carré à la compression.
- La vapeur parcourt l’enveloppe avant d’agir sur les pistons : ceux-ci sont du type suédois à deux cercles en fonte; la tige commune des pistons est supportée en son milieu par un guide mobile suivant toutes les phases de l’action de la Lige et diminuant la charge du poids des pistons sur le bas des cylindres.
- Les cylindres portent à leurs extrémités de solides pieds venus de fonte et faisant corps avec eux; ils s’adaptent à des plaques rabotées et scellées dans les massifs, disposition qui leur donne une stabilité absolue?.
- Fig. 1. — Groupe électrogène de 8»5 kilovolts-ampères de MM. Carets frères de Garni «l de l'Elekh-icitats-Aelien Gcscllsehaft de Prague (anciens établissements Kolben et C‘«).
- Le bâti repose dans toule la longueur sur les massifs. Les paliers do, l’arbre moteur sont à graissage automatique et continu pendant la marche de la machine ; le graissage des cylindres est assuré par une double pompe à pression forcée, actionnée elle-uiôme par la machine ; son fonctionnement ne cesse donc qu’à l’arrêt de la machine.
- Tous les graisseurs des autres organes sont à débit visible cl. accessible pendant la marche.
- La distribution de la vapeur est. Jaitopar quafresoupapes équilibrées pour chaque cylindre.
- L’admission de la vapeur dans le petit cylindre est variable entre o et 70 p. 100 sous l’action d’un régnilalour Porter très sensible, permettant de limiter en cas de décharge brusque la différence de vitesse entre la marche on charge et la marche à vide à S p. 100 environ après une période de réglage de 10 secondes.
- Le déclic (fig. 6) se fait au levier même des soupapes afin de réduire l'inertie de la chute do celle-ci. Le taquet actif A est attelé à la barre de l’excentrique et guidé autour du eenLre du levier de soupape. En descendant, il rencontre à très faible vitesse le levier B qu’il entraîne jusqu'à ce qu’il ait basculé par la rencontre de la roulette (1 dont la position est déterminée par le jeu du régulateur. La soupape tombe eu ce moment.
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- Suivant la position de C. on obtient les differents degrés de détente.
- L'échappement est commandé par le même excentrique au moyen de deux leviers à mouvement progressif. Au commencement de l’ouverture et à la fin de la fermeture, le mouvement avant une très faible vitesse, il en résulte une grande douceur dans la marche. L’u-
- : U —
- ED.
- vanee à l’échappement ainsi que la compression sont variables à la main en réglant la lige de commande.
- La distribution du grand cylindre représentée par la figure 5, est. variable à la main dans certaines limites.
- Le même excentrique commande une soupape d’admission et de décharge au moyen de leviers à mouvement progressif. Comme au petit cylindre, la levée et la fermeture des
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- soupapes se font à une vitesse faible, et aucun choc ne peut se produire dans les organes ; ce qui contribue à la bonne conservation des articulations.
- Nous avons reproduit, sur les figures - et 8, des diagrammes obtenus avec des puissances de 6oo et de i ooo chevaux sur une machine.
- Toutes les articulations des organes do la distribution, en acier trempé, sont rectifiées au centième de millimètre et sont exactement interchangeables.
- Le condenseur horizontal à double effet est placé dans le sous-sol cl est commandé par le boulon de la manivelle.
- Alteunvtkuu. — L'alternateur exposé par rElektrieilals-Aelien-GeseUschaft de Prague, est identique à ceux déjà installés par celte Société à la station centrale de Prague, lesquels sont actuellement au nombre- de cinq, le dernier servant de réser\ e. On a simplement pour les besoins de l'Exposition, augmenté la fréquence de 4& à 5o périodes en élevant la vitesse angulaire de go à g4 tours par minute.
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- Cette machine est faite pour absorber noo chevaux sur l'arbre environ; elle est donc capable de donner une puissance vraie aux bornes de 700 kilowatts ce qui avec un facteur
- // fJl rSt
- de puissance de 0,9 correspond à une puissance apparente de 820 kilovolts-ampères. L’alter. Dateur peut du reste être surchargé de 20 p. 100 sans inconvénient.
- La tension aux bornes de l'induit est de 3 000 volts, l'enroulement do l’induit est groupé
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- l/ÉCLAIUÀGK ÉLECTRIQUE
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- étoile, l’intensité du courant par phase esl de 160 ampèi*' l'inducteur est de 64-
- Cel alternateur, comme ceu:
- Le nombre de pôle
- ceux de la station centrale de Prague, a été étudié spécialement pour un service combiné de traction, de distribution de force motrice et d’éclairage : c’est dire que les conditions magnétiques et les enroulements sont déterminés de telle sorte que, pour de fortes variations de charge, il n’y ait. que de faibles variations de tension.
- Les dynamos ont donc été établies avec une induction élevée dans l’air, une saturation suffisante dans le for et une faible réaction d’induit.
- Les figures 9 et 10 montrent des vues d’ensemble avec coupe de l’alternateur Kolben.
- Induit. — T,'induit (fig. 11 et 1 2) est constitué par une caisse cloisonnée en fonte coupée en quatre parlies par un plan horizontal, et par un plauverlieal perpendiculaire à Taxe.
- Ces quatre parties sont boulonnées ensemble, et reposent sur deux bancs le long desquels elles peuvent coulisser pour permettre le déplacement de l'induit en dehors de l’inducteur de façon à faciliter le remplacement d’une bobine de l'induit.
- Les tôles induites sont maintenues entre deux cloisons eu fonte de la carcasse et sont serrées par des boulons traversant également ces cloisons.
- L’épaisseur totale de la pile de tôles indiiile eu une seule partie est de 4° centimètres, sa hauteur radiale est de 26 ein environ.
- L’enroulement induit est réparti dans 192 rainures à raison d’une seule encoche par pôle et par phase.
- Les encoches sont complètement ouvertes de façon à permettre l'enroulement des bobines sur gabarit; celles-ci sont ensuite placées dans des caniveaux en micanite introduits préalablement dans les encoches. Les bobines sont maintenues'en place, une fois posées, par des baguettes en fibres s’engageant sur de légers rebords ménagés sur le côté des dents.
- Le nombre total des bobines esl de 96, soit 32 par phase et chacune d’elle comporte 6 spires de fil. Le diamètre d’alésage de l'induit est de 5,56 cm et le diamètre extérieur de 6,80 m. La largeur totale de l'induit est de 824 mm.
- Le poids de l'induit atteint 27000 kg.
- Des ouvertures nombreuses sur la surface de la carcasse et dans le cloisormemenl intérieur assurent uni* lionne ventilation de l’induit.
- Inducteur. — L’inducteur se compose d'une jante à section eu l'orme d’U qu'une série de 8 bras doubles réunit au moyen. La couronne inductrice a été fondue en deux parties assemblées au moyeu et à la jante par des boulons ; en outre, quatre frettes annulaires
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- Kolben.
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- ontéLé introduites à chaud dans des logements pratiquées sur les faces du volant à l'endroit des joints des deux morceaux de la couronne.
- Les polos inducteurs sont en acier coulé, ils ont une section ovale et sont encastrés par un prolongement cylindrique dans la couronne de fonte du volant afin d'augmenter la section de passage du llux do la Ion le à l'acier proporlionnellement aux inductions admises dans ees deux parties. Les noyaux sont retenus à la jante par des Louions la traversant
- complètement.
- Les épanouissements polaires sont constitués par des tôles terminées en queue d'aronde et prises dans une projection polaire du noyau au moment de. la coulée. L'emploi des lôles est ici rendu nécessaire par l’induction élevée dans l’entrefer et par l’emploi dans l’induit d*i dents complètement ouvertes pour la mise en place des bobines après bobinage sur gabarit. .1.a production des courants de Foucault dans les pièces polaires est ainsi évitée sans l’emploi de liaisons mécaniques coni-pliquées.
- Les dimensions des surfaces polaires sont de 4<> X 16,0 —660 cm1 2.
- L’enroulement, inducteur est fait avec un ruban de cuivre de
- sur champ.
- Les 60 spires formées autour de, chaque noyau sont isolées entre elles avec du papier; elles sontsoumises à une pression hydraulique'très élevée, puis placées sur les noyaux ovales.
- Toutes les bobines inductrices sont montées en série et la résistance du circuit inducteur est de 0.128 ohm.
- L’entrefer étant de 5 mm le diamètre extérieur du volant est. de 5,55.
- Le poids du volant est de 24 700 kg, avec ce poids il assure à la vitesse de y4 tours 1111 coefficient d’irrégularité de
- L’excitation de l’alternateur est. fournie par une petite excitatrice calée sur l’arbre et en porte à faux, c’est une dynamo à 6 pôles capable do fournir sous une tension de 100 à 120 volts un courant de 80 à 100 ampères.
- Le poids total de l’alternateur sans l’excitatrice est de 63 tonnes.
- Tableau de iusthihutiox. — Des bornes de l’alternateur les courants se rendent au tableau de distribution composé d’un panneau en marbre formant l’une des parois d’une chambre contenant les rhéostats de réglage et l’interrupteur à haute tension.
- (1) Par suite d’une erreur dans la mise en pages du dernier numéro, cette figure s déjà été publiée comme se
- rapportant à 1 alternateur du groupe Dujardin-Schneider ; nous donnerons dans le prochain numéro les caractéristiques exactes de ce dernier alternateur.
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- RF. VU F. D’RLECTRTCÎTE
- La tension est indiquée par un voltmètre ronnerté sur Je secondaire d'un transformateur de mesure et le courant est mesuré sur'chaque phase par un ampèremètre.
- Un ampèremètre et un voltmètre sont placés dans le riveuit d’exeitation.
- Le réglage de la tension aux bornes se fait en agissant sur le rhéostat placé dans le circuit d'excitation de l'excitatrice.
- Résultats d'essais. Les courbes de Ja figure i3 représentent la caractéristique à vide à la vitesse de p4 tours et la earaetérisque en court-circuit. La première montre bien que l'induction an régime normal est élevée dans l’inducteur, le point de la courbe correspondant à à la tension normale à vide (8(3 ampères) étant situé au-dessus du genou de la caractéristique.
- La caractéristique en court-eireuit indique que l’intensité du courant est obtenue en court-circuit avec une excitation correspondant au tiers environ de la tension normale.
- A la station centrale de Prague où les alternateurs Kolbcn fonctionnent en parallèle*, on dispose en série avec l'induit des bobines de self-induction dont le but est, en cas d’une concordance imparfaite des phases lors de la mise en parallèle, d’empècher la production d'un couvant de circulation un peu fort. Ces bobines servent en outre, en temps ordinaire, à diminuer les phénomènes de résonnance et le mouvement pendulaire des génératrices qui peut résulter des irrégularités de marche des machines à vapeur ainsi que le mouvement pendulaire des grands moleurs synchrones des sous-stations, particulièrement dans la marche à vide. Leur suppression amène en effet, surtout dans la marche à vide des moteurs, une oscillation de a p. ioo environ à chaque coup de piston cl: une oscillation pendulaire de 3 p. roo.
- La perte totale en watts dans chaque groupe de bobines estde 8oo watts en pleine charge soit o,i p, ion de la puissance de chaque alternateur et la perte de tension de 3,5 p. ioo soit 6o volts par bobine et. par phase.
- Les bobines de réaction sont à entrefer régdabJe.
- ACCUMULATEURS FULMEX. ACCUMULATEURS BLOT. ACCUMULATEURS BLOT-FULMEX.
- Les accumulateurs qu’exposent les maisons Fulnicn et Blot ont été déjà décrits dans ce journal, récemment encore à propos du concours d’accumulateurs organisé par l’Auto-mobile Club de France (*). Aucune modification essentielle n’ayant été apportée depuis cotte époque aux types de plaques de ces constructeurs nous ne reviendrons pas ici sur leur description, et nous donnerons seulement les principales constantes des éléments d’après les plus récentes données de ces maisons.
- Accumulateurs Fulmen. — Les accumulateurs F ni ni en, qui sont, tous montés avec le même type de positive et le mémo type de négative, sont répartis dans Ivois séries différentes. La série B se rapporte aux éléments pour voitures électriques ; les séries A et T conviennent aux petites applications : éclairage de voitures, chirurgie, laboratoire, etc.
- * Nous avons résumé dans le tableau suivant les constantes d'un type de chacune de ees
- (le sont les éléments type B qui, à égalité de poids et d’encombrement, donnent la plus grande capacité.
- Accumulateurs Biol. — Dans ees éléments, les positives et les négatives sont semblables, et les séries A, B et D qui se rapportent aux batteries à poste fixe ne diffèrent que par les
- (b VÉclairage Électrique, t. XXII, p. i;i-i7a, 3 février.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV. — N° 43.
- série B SÉRIE T
- Type B 27 A i3 T i3
- ï3 +el i.-i- 6 + et 7 — 6 + et 7 -
- longueur. 226
- du bac largeur. . u3
- Hauteur totale d’cncombrcmeni, en a5° 100 i65
- p l1Tr• omplet, en 285 200 220
- kg in heure; .6,7 66 amp.-h.V 3.3 amp. 60 amp.-b. à 3 amp.
- Capacités aux diflerents ' 8 »
- 1 1 187 amp.-h. à 40.7 amp. 174 amp.-b. à 87 amp. . 4U .urf. ,r amj,.-,. . ,„,u «u.j,.
- dimensions des plaques et la nature du bac. Celui-ci est en verre pour les petits cléments et en bois doublé de plomb pour les gros.
- B SÉRIE C SÉRIE D
- N,,,.,™ ,1e IV, 18
- Nombre et type de plaques . . . 9 plaques LT 17 plaques 5 U
- bois plombé. bumplomle
- Dimensions d en- longueur. .
- largeur . . 230
- 440
- Poids d’un élément i 128,1
- en acide à 26^ B U..9 26,3 332
- kilogrammes. f total. . . . 8 » ’ 39.2 j 12 a.-b. à IJ,2 a. 109 >) à 13.6 » 1120 a -h! :> 112a. 718
- Capacités aux dif- ^ 2000 » a 4oo »
- feront, rrgmic. ^ ! 38 » à 56 » 168 » à 56 » » 8lo » à 280 » 1680 » a 56o » 900 » à 900 »
- Intensité de el.urge.e „ empire,. 12..3 74,6 123,2 246
- Dans les séries A el B, les plaques sont suspendues à l’aide de talons par doux petites dalles de verre (pii sont perlées par deux cadres supports en plomb roposanl sur les bords du bac.
- Dans les séries-C et 1) les plaques s’appuient par des talons sur des dalles de verre légèrement inclinées et qui sont iriainlenues à leur partie inférieure dans la rainure de tasseaux en plomb posés dans le fond du bac.
- Accumulateurs Blot-Fulrnen. — On sait, que ce système mixte a été créé en vue de la traction dans les cas où une capacité inferieure à celle des accumulateurs Eulmen suffit,: mais où la durée joue un rôle important el ne serait pas suffisante avec ces derniers éléments.
- Ces accumulateurs sont composés de plaques positives type Blot et de plaques négatives type Fulmen. On trouvera dans le tableau suivant les principales caractéristiques d’un élément de celle série.
- Type . . ............................................... C. i5
- du bac, ^ largeur. .....................'. 187
- en millimètres. , hauteur.......................... 280
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- J. Rkyval.
- APPLICATIONS MÉCAJNIOlJES DK [/ÉLECTRICITÉ
- Les innom hrables applications de l’air comprime seurs portatifs, pour desservir, par exemple, quelque:
- s, frappeurs, etc., et il est tout naturel de
- 'ont pu dois J emploi de machmes-outils mobiles ommander ces compres:
- L'appareil représente pur b ulwu>. V’W-Voik G), p
- fig
- fil
- ck 11 Stuid ni
- npla
- ylindre
- des dynamos aussi transportables quh construit par la Standard Atü Bhake C°, 168 Bre comme l’un des meilleurs de ce genre.
- Sa puissance estd’environ 2 chevaux : il est compound, à deux cylindres do 160 et 92 nu sur 90 de course, accouples sur manivelles 1800, avec le gros pistou très lourd pou équilibrer la poussée de l’air sur le eylindr de haute pression : solution discutable 01 raison des forces d'inertie introduites de ce j fait. Le système compound sans relroidisseur I intermédiaire, inutile avec une aussi petite [ machine ne comprimant qu’à 4 kg, régularise j-j la marche et réduit les espaces nuisibles. Les soupapes 1res simples sont faciles à visiter et a r< par un large filtre arrêtant les poussières.
- La dynamo en série, construite par la Storey Motor Tool C", de Trenton, est (fig. 2 à 5") à inducteur cylindrique, avec enroulement FF et pôles conséquents EE et CG, en deux pièces faciles à enlever, ainsi (pie FF. Tais paliers, à graissage automatique, sont enfermés dans des boîtes, ainsi que les balais séparés de leur palier par un anneau étanche et accessibles par des regards. Les enroulements FF s'enfilent sur leurs pôles à l’étal, tout préparés d’avance. L'armature, du type cuirassé, est à noyau lamellaire A, en tôles d’acier élampées, serrées par la bobine R : son enroulement est aussi posé tout préparé d’une seule pièce. Les balais écartés de 90° sont cil charbon ; toutes les pièces de cette dynamo très simple peuvent se faire sur le tour.
- Le commutateur automatique est. commandé (fig. 6) par un piston chargé par un gros ressort à gauche de la figure 6, et poussé par l’air comprimé, et eo même air actionne, par les pistons de droite, un rhéosLat qui enlève ses résistances l'air augmente dans le réservoir.
- Le fonctionnement du régulateur de pression de Christenskn est facile à suivre les schémas (fig. 7 el. 8) et les principaux organes sont aisément reconnaissable! exécution sur les fig
- la pression de
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- igou, p. 3a!
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- Le réservoir à air comprimé communique par O (fi; Bourdon N, qui par le renvoi amplificateur n commande
- vec 11ti tube de manomètre mile P,, entre deux contacts extrêmes R et S correspondant aux pressions minima et maxima prévues.
- Quand la pression est maxima. P, fait [lig. 7; contacl avec S ; l’électro A. attirant son armature DE e de la position ligure K a celle lig-urc 7, ainsi ([lie l'isolant. K, fait., par j\ j (Jig‘. <1 et 7) basculer les contacts G G, C2 G8 de manière k les retirer des bornes
- F Fj Fj F8et à rompre le circuit du moteur, on môme temps que rétablir celui des contacts Y U,.
- Fig. 7 et 8. — Régulateur de pression Cliristensen (1900).
- Quand la pression tombe à sa valeur minima, 1\ fait ^fig. 8) contact en R., te qui ferme ir B le circuit dérivé U U, et attire dans la position ; lig. 8 et 11 ) l’armature E, rabattant ainsi
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- par c j les contacts G sur les contacts F, refermant le circuit du moteur et rompant U U,. Dans cette position, une parlie du courant, principal est dérivée par f\ aux deux éleclros A et B, mais est insuffisante pour faire attirer E par A. Au retour de P, en S, B est. remis en court-circuit de sorte (pic A ramone immédiatement E dans la position ;fig. 11), el aussitôt que L (fig. 12) sépare G de II les isolants K s'interposent de manière à éviter les étincelles. Les plombs fusibles T T, protègent d’autre part le manomètre AI.
- Fig. 9 à i3. — Fig. 9 et 10. Régulateur Christenscn.'.Coupe 5-5 (iig. 12) el coupe longitudinale. •— Fig. 11 et 12. Ré-
- On a souvent proposé de commander les distributions dos machines à vapeur par l’élecLricité directement, ou mieux par l’intermédiaire de relais à vapeur : ces propositions n'onl pas eu grand succès car elles n’introduisent cpte des simplifications apparentes en place de mécanismes d’une action absolument certaine et perfectionnés par une longue pratique, l/éloctricité peut au contraire intervenir très utilement pour le réglage des moteurs, principalement de ceux qui commandent des dynamos dont on fait ainsi agir le courant même sur le réglage, et aussi comme agent de sûreté pour l’arrêt du moteur en cas d’accident. Nous en avons décrit de nombreux exemples (l). L'arrêt de M. J. Kaye'représenté par les figures 14-19 est remarquable par sa simplicité et la rapidité de son action. Son organe essentiel est, en effet, un simple déclenchement Q (fîg. 1.4) actionné par 11 ti électro-aimant J (üg. 17) : lorsque cet éleetro attire son armature I, elle lâche le bras II calé sur Taxe F de l’oblurateur E D1% lequel, rappelé parle ressort G, ferme immédiatement la prise de vapeur B. Quant au circuit do J, on peut le fermer à distance par un
- (^Régulateurs do Goolden Ravenshaw. •»,<> avril idy5, p. 107, Libbey, 16 mai 1896, p. 197. Fslk. et Elles Is'orllicÿ, 5 mars 1898, p. 411 ; Rcploglo. 17 septembre 1898, p. 5oi : Arv,;l Muoareh., 8 juillet 1898, 48, 22 juillet 1899, 85.
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- i/,(j ' [/ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- bouton quelconque L —. c’est le principal av'autag-c de ces arrêts électriques — ou on J> O, par les boules R d’un petit régulateur spécial quand la machine va trop vite, ou enfin par
- du déclanchement et application à une Corliss.
- le contact T, T quand le régulateur principal s'arrête par accident. Enfin le bras II peut être (fîg.i4> 17 et 18) dans le cas d’une Corliss, relié par une corde, non pas à un obturateur spécial, mais à une came Y (fig. iy) qu'il soulève en cas d’accident, connue sous la figure, de manière à déclencher par Yg le déclic V7 et couper ainsi l’admission Y. Dans l'arrêt Y\len-tine (fig. 20) c’est aussi, par leur attraction sur leurs armatures g que les éleclros h h relèvent, comme en pointillés (fig. ai et 22) le déclic c de sa butée f.
- Dans le relais de Bàtchelou (fig. 23), dès que Félectro bG ouvre la petite soupape és, le fluide sous pression passe par <2., ùv hz, b5 sur le piston Cj qui ouvre la grande soupape ak
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- à l'admission as. Quand b% se referme par son ressort b.z, le ressort referme rq, qui reste ensuile fermé, ainsi que b2, par la pression mémo de a-, et quand le piston Ct sc lève ainsi, le petil canal d'équilibre c3 quittant son siège c, lait communiquer le haut et le bas de B avee l’atmosphère Cr Un levier ain permet de manœuvrer ak à la main.
- Vos lecteurs savent avee quelle facilité l'électricité s’applique à la commande à dislance des gouvernails sur les navires ; le système de M. Harfiicld, représenté schématiquement
- Fig. 24 à 3o. — Gouvernails llarfield (1899).
- par lus ligures ad-?-"- en est un nouvel exemple. Dans ce système, l’opérateur est une dynamo b6 (lig. 2.4) qui, par b7, commando la distribution- du moteur b5 du train de timonerie b.b.2; le transmetteur est un système de contacts f (lig. :<5) commandé, en un point quelconque du navire, par la roue de timonerie dr L’arbre d. de cette roue porte (fig. 20 et. 27) quatre contacts en deux paires f/\ et f/z. correspondantes aux Louches gg,g.2 et g'3gt£s, reliées : g et g2 par h à l'un des pôles de la dynamo e„ g, à l’autre pôle par /q, gs par iqqq a l'un des pôles de b6, g\ par q à l'autre pôle et g, par Lie avec i„ et q.
- Au repos les contacts fat g occupent les positions (fig. 20), il 11e passe pas de courant dans la dynamo cr Si l’on tourne dt de manière que dk descende avec /4 guidé en f6 (fig. 27) parla prise de son filet d.- dans Pérou dG du pignon d-, ffK vient nu contact de gKgiy et le
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- courant passe en e, par <‘i[gihcihigl ; la dynamo eL se met alors à tourner, et avec elle rf,, de
- et 3s. — Perceuse portative Martin Ilolm (1897).
- manière qu’il faut constamment tourner ds pour empêcher cf.de ramener ainsi f à sa position de repos.
- Hohn. Details.
- llohn. Détail.
- En même temps que fft ferme gtga, f% et fx ferment gt et de sorte que le (tourant passe
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- par à la dynamo bc, qui met en marche le moteur ù,. et le gouvernail, lequel suit
- aussi exactement le mouvement de la roue dl que par un servo-moteur ordinaire.
- Dans le type (fig. 28-60), c/A est relié à la dynamo par le train klmnnin2nin^nt, avec pignon hélicoïdal ni, en prise avec n et l et monte sur la barre des quatre contacts.
- Quand on tourne c/t, il fait d’abord rouler m sur n dans un sens ou dans 1 autre, avec ses contacts, que la rotation de e, ramène ensuite en faisant, par n, rouler m sur l, comme précédemment l’écrou d-.
- Nous n’avons pas à insister ici, de nom présente l’application, aussi directe que poss outils, principalement des machines porlativ< machines-outils se répand de plus en plus, au point de devenir bientôt presque universel, nous nous bornerons à en présenter deux nouveaux exemples intéressants.
- La perceuse portative de M. Martin IIoiin a itig. 3i et 32) sa dynamo I) portée par un manchon E 13 et H) ajustable par une vis O, dans la coulisse Osî du châssis II, que que l’on peut taire monter ou descendre sur la colonne S. par le train xxl cc, c2 et la crémaillère G.
- Cette dynamo commande fig. ?»:>.) par KK, et embrayage Z, (fig. 36b l’arbre /quimèm d et sur un manchon E„ lixi d’incliner B comme en B[B, commande l’arbre creux /, e mld^k (fig. 3y), emb aprè.
- , sur Jes avantages de toutes sortes que île l'électricité à la conduite des muchincs-011 sait que ce mode d’aelionnemenf des
- 1 (%
- v des boulo
- Larbi
- au bras T de E p; ig. 31 ). L'avancement du forel prolongement de B, par sa ci*
- 1 /»•, par l (lig. 3ç)) ; le rappel de voir, en retirant à droite la manette L, débrayé de k ancement de la colonne S sur son chariot W s’opè bre A porte un pignon a, en prise avec la erémaillèia îr sur sa voie par des vérins q% et s, et la colonne S s’épauler par La riveuse électrique de Kodolitsch, représentée par les fi; l’inducteur g du dynamolcur f tournant av irarit arrive à ce dynamotcur par les anneaux nté fou sur l’arbre b, un embrayage éleetro-n fixé par un diaphragme élastique n à la long vis prend, par le roulement à galets sa butée sur l’ax
- la riveuse et fait écrou en p dans le genou f/, articulé d’
- e porte-forêt B, à paliers , à coulisse l’j permettant fait par une manette qui iière et le train hélicoïdal >e fait rapidement par nk,
- mandée pa fixe a; le e< entraîne, u et plateau <
- droite
- de l’autre, î parallèle
- en p dans le genou q, i bras mobile U, pivoté <
- par le cliquet IIÏQ& dont ; W. Ce chariot peut se 1 étançon MNQ.
- 4o et est coin-butée c, autour de l’armature et les balais kl. L’enveloppe / ignétique h, à prise do courant/ a vis à pas très incliné m. Cette b, articulé en < au châssis e de pari, au bras fixe ry. de la
- el portant le
- » 8’u
- idé
- lign
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- Pour poser un rivet passé enlre x el u, on lance la dvnamo ; puis une fois sa vitese accpiise, on ferme le circuit «le l'embrayage h qui, entraînant m, frappe le rivet, puis se débraye automatiquement dès que le contact 4- réglable par a sur la Louche (i, rompt son circuit en dépussanl le contact 3. L’élasticité de la riveuse et des bras t et y suffit, aussit«)t après l’arrêt, pour ramener, grâce à la grande inclinaison de m, le bras t à sa posiLion primitive, prêt à frapper un nouveau rivet.
- Le principe des petits ventilateurs électriques, d’un usage si fréquent aujourd’hui, est des plus simples, mais leurs détails de construction doivent être soigneusement étudiés, pour en faciliter le montage cl l’entretien; à cet égard, les ventilateurs de Llsdkll,
- construits par la compagnie Sprague, de Boston, peuvent être cités parmi les mieux établis : les ligures 4?- à 4^ en représentent l’un des derniers types.
- L'inducteur (fi
- et 43) est
- vieil (1900).
- interchangeables P el Plt avec enroulement incliné sur l’axe de l'armature G, à paliers JJ, venus de fonte avec les fonds RR,, reliés entre eux par les boulons en bronze BX qui n affaiblissent pas les pièces polaires de PP,, et à PP, par les goujons <7,. La ventilation du moteur sc fait par les ouvertures 00, qui permettent aussi l’accès au commutateur Y.
- Le graissage se fait par les poches WW, (fig. 4^ avec fermetures M et tampons capillaires \V, amenant aux paliei’s l’huile de 0, qui y revient par TO. L'inducteur PP, est fixé par les vis ss à la colonne S portée par trois caoutchoucs L„ avec commutateur à rhéostat L, dont, les fils wsv aboutissent par KJ, aux douilles métalliques S,, prises dans les isolants 1 fixés à R, par les vis /, et. à ressorls S„, poussant sur Y les balais en charbon B. Les bornes J, sont solidement maintenues dans les trous e de K par le frottement dos ressorts il.
- La cage ILILLQ du ventilateur est lixée, au bas de S, par GG et les vis S, et en haut, par la fiche F."
- (A s'n.re.)
- G. RiciiA.ni>.
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- CONSTRUCTION DE MOTKl RS A COIRVN'TS ALTERAATiFS
- RÉPONDANTA CNE CONDITION DONNÉE
- Les moteurs polyphasés, synchrones el asynchrones, ont leurs avantages et leurs Inconvénients ('). Toutefois, clans de nombreux cas, les avantages des moleurs asynchrones remportent do beaucoup sur les moteurs synchrones ; aussi les premiers sont-ils plus employés que les seconds.
- Aux nombreux usages des moleurs asynchrones correspondent des conditions de divers ordres : couple de démarrage élevé, possibilité de supporter de grandes surcharges, rendement élevé, vitesse sensiblement constante aux différentes charges, elc. En outre les stations centrales qui alimentent ces moteurs ont un certain nombre d’exigences :
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- î° Le courant de démarrage ne doit pas dépa puissance (lu moteur; eo maximum est eompri: courant correspondanl à la charge normale ;
- 2° Lorsque l’énergie est vendue par chevain mum. de. rendement pour chaque moteur ;
- er un certain maximum dépendant de la rdinairement entre ioo et i5o p. 100 du
- tr l’arhre, les stations exigent \
- 3° P<
- Le constructeur doit se préo
- e le maximum du décalage. euper d'abord de réaliser le
- audition tion centrale; puis i dilions particulières lination du moteur, nous étudierons la ces différentes eon icnt doil-(
- igées par la sta-:aliscra les contées par la des-ce qui va suivre, manière de réaliser litions.
- n construire un mo-utplc de dé-
- Les courbes I et II île la ligure 3 donnent le couple d'un moteur à induit en court-circuit en fonction du nombre de tours. Le couple croît depuis le démarrage jusqu’à une certaine vitesse, puis diminue pour devenir nul au synchronisme. Mais le synchronisme n'est jamais atteint car il faut un certain couple pour vaincre les résistances passives. Pour augmenter le couple de démarrage, c'est-à-dire l’ordonnée «, nous augmenterons la saturation magnétique (courbe II), soit en diminuant le nombre de spires agissantes, soit, ce qui revient au même, en augmentant la tension. Mais nous augmentons ainsi les pertes par hystérésis, ce qui peut être inadmissible pour un moteur de dimensions données.
- Un moyen plus souvent employé dans la pratique consiste à augmenter la résistance de l'induit au moyen d'une résistance auxiliaire; le maximum du couple n’est pas augmenté mais il est plus voisin de la période de démarrage, de sorte que le couple a, est augmenté. D'après Steinmelz, le maximum du couple est diminué par Tijulroduelion de résislanccs si celles-ci sont inductives et augmenté si celles-ci possèdent de la capacité. Mais à celle augmentation du couple correspond une augmentation rapide de l’intensité du couran l. Par contre, si les résistances sont dépourvues d’induction, le maximum du couple no varie pas.
- Le diagramme (le Ueyland nous montre d’une façon très claire ce qui se passe (iig. 4)-Soit AE la direction de la force électromotriee. -Nous supposerons que, la tension restant constante, le moteur passe de la marche à vide à la pleine charge : nous noterons chaque
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- fois l'intensité par phase et le décalag-c correspondant et nous porterons les intensités à une échelle arbitraire à partir du point A dans une direction déterminée par la phase.
- Nous obtiendrons ainsi les points B,, lî3, B3, B„ situés sur un cercle don! le eenlre O est sur la ligne AD perpendiculaire à AE. A6P A6â, etc., sont les composantes waltées des intensités AR,, AB.„ e,t,c. Ces composanles nous donnent une mesure de l'énergie consommée par le moteur et il est facile de trouver l’échelle. Pour une certaine charge Ab3, nous portons, à partir de 63 à l'échelle des watts, le segment bzb:z représentant l’énergie consommée par le primaire en chaleur joule ; de même nous portons b!:,b"z représentant l’énergie perdue
- dans le enivre induit ; par b\ et 0"3 nous menons des parallèles à AJ) jusqu'à leurs points de rencontre avec BJ) ; ce! nous donne la mesure du couple et ee' de la puissance du moteur, correspondant à une eonsommalion mesurée par A6a. Pour une même résistance du cuivre inducteur, le point c se meut sur le cercle Bel) et le point e sur le cercle Bd), ayant respectivement pour centre O, cl 02. Au démarrage, le travail sur l’arbre est nul, la ligne ! ee' se réduit à un point ; DBS est tangent au r" cercle UeB; le couple de démarrage est donné fe, par la ligne <\c'v Le sommet B, du triangle DB.B se déplace depuis le démarrage jusqu’au
- synchronisme depuis IL jusqu'à B cl. si nous prenons les couples eorrespondantaux diverses positions, nous obtenons les ordonnées de la ligure 3.
- Supposons que la résistance du moteur augmente, par l’adjonction d'une résistance auxiliaire. Le point e se rapproche de I) sur la ligne B.d), car le nombre de watts consommés par l’induit augmente et b"3 se rapproche de A. Le segment DeB diminue et le point Bs se rapproche de B. Lorsque e, vient en c.i le couple de démarrage est maximum. Le cercle qui touche la ligne De* en D cl doit passer par B coupe la ligne DB3 en et et b'''zb'3 nous donne la perle en watts dans l’induit et par suite la valeur de la résistance additionnelle correspondant au couple maximum. La tangente trigonométricjue de l'angle y nous donne une mesure de cette résistance.
- Si l'intensité de démarrage ne doit pas dépasser celle qui correspond à (a charge normale, la question se présente autrement. Notre diagramme nous montre, que les courants
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- primaires correspondant, aux diverses charges sont représentés par AB,, AB,... Soit IL le poinl correspondait à la charge normale ; nous voyons cpie pour le démarrage avec couple maximum le courant primaire est supérieur au courant normal. Si Ion veut avoir 1 intensité normale au démarrage, on a uri couple de démarrage ce' et la résistance additionnelle nous est donnée par igyr "Sous voyons donc que cette condition nous donne un couple de démarrage qui n est pas supérieur au couple normal.
- Nous avons suppose implicitement que la résistance auxiliaire était graduellement mise hors circuit apres le démarrage. Si la résistance restait d'une façon permanente dans l'induit, le rendement baisserait beaucoup, car
- l’énergie consommée par l'induit serait très grande. l)e plus, la surface de refroidissement de l’induit serait trop petite pour dissiper la chaleur produite.
- La figure 3 nous montre qu’en augmentant
- augmente le couple de démarrage, mais encore, pour une puissance donnée du moteur, le nombre de tours diminue ; on peut donc employer les résistances additionnelles pour le réglage de la vitesse et diminuer celle-ci do 5o p. ioo, mais en même temps la puis-
- ün peut aussi régler la vitesse d’une autre façon en disposant les inducteurs de telle sorte qu’avec un coin imita tour on obtienne deux nombres de pèles diJl'érents, par exemple deux ou quatre pèles, six ou douze pèles, etc. Mais ceci suppose que l’induit est un court-circuit et ne présente pas de pôles ; donc, l’emploi de ces moteurs est limité, puisqu’on ne peut leur donner le couple de démarrage voulu.
- Pour une station centrale, il esl. très important que les moteurs branchés sur le réseau présentent un faible décalage, car sans cela la puissance des génératrices et l’utilisation de la ligne sont diminuées. Déjà, beaucoup de stations centrales limitent le décalage toléré des moteurs. Comme le montre le diagramme de la ligure 4, le décalage d’un moteur dépend d’abord du courant à vide, car plus celui-ci augmente, plus le cercle s'éloigne de son point de départ A. Le courant à vide est la résultante du courant magnétisant qui est représenté par AB et du courant watté nécessaire pour vaincre les résistances passives. Celui-ci esl
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- constant pour un moteur de grandeur .donnée, le courant magnétisant dépend du nombre de pôles, de l'entrefer et de la saturation, et augmente avec ces grandeurs. Le nombre de pôles est donné par le nombre de tours. L’induction ne doit pas être trop petite, car le moteur ne démarrerait pas, et, comme nous le verrons plus loin, on tu; pourrait pas le surcharger. Par eonLre, rien ne s’oppose à la diminution de l'entrefer, si ce n’est les (Ufliciillés de construction mécanique. La dispersion magnétique influe également sur le décalage. Elle dépend du diamètre de l’induit et. pour une puissance donnée, diminue lorsque ce diamètre augmente. Dans l’égalité posée par Heyland, on a
- TüT =
- 7 élant la moyenne des eoeffieienls de dispersion primaire et secondaire. Lorsque la dispersion diminue -jjjy- diminue cl il en est de même du décalage.
- Nous pouvons également accroître les conditions de surcharge sans modifier les dimensions du circuit magnétique, ce qui peut être très important pour le constructeur: il suffit pour cela d'augmenter l'induction. Le courant à vide sera un peu augmenté et en môme temps le décalage aux faibles charg-es; mais le décalage minimum n’est pas modifié et ne se produira avec celte modification qu’aux fortes charg-es. Les pertes par hystérésis augmentent et le rendement diminue.
- Nous terminerons en donnant les résultats d’essais de deux moteurs : i° Moteur diphasé de 45 chevaux, 45 périodes, 5oo volts, 8 pôles. Ce moteur était destiné à actionner une machine à glace et devait, avoir un fort couple de démarrage. Le moteur est branché sur un réseau urbain et le courant de démarrage devait très peu excéder le couraut normal. L’induit était pourvu de bagues de contact pour pouvoir introduire des résistances. On garantissait un rendement maximum de 90 p. 100 et le moteur devait fonctionner jour et nuit pendant plusieurs mois, saus aucun incident. Les figures 5 et (5 d.onnent les résultats d’essais.
- Le grand, courant à vide et le faible facteur de puissance sont nécessités par le grand entrefer que l’on a été obligé de donner au moteur pour que l'usure des coussinets n’oblige pas à les changer trop souvent.
- Le frein de Prcmy employé pour l'essai avait un liras de levier de r,5o m. Pour produire le couple de démarrage élevé de 3- X i,5o kg ; on a employé un rhéostat bifilaire. Les pertes en watts sont do 1 100 W pour les deux phases du champ cl de 2 5oo W pour Jes trois phases de l'induit.
- 2" Moteur diphasé de 9 chevaux, 45 périodes, 110 volts, 4 pôles. Ce moteur commande un ascenseur et doit présenter uu couple de démarrage élevé ainsi, qu’une forte surcharge. La ligure 7 donne les résultats d'essais.
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- DISTRIBUTION
- Représentation graphique des courants alternatifs parcourant une longue canalisation, par le Dr F. Breisig, Electrotechnische Zeitschrift, t. XXI p. 87, 25 janvier 1900.
- Quand un courant traverse une résistance, son intensité reste constante tandis que Je potentiel décroît de la quantité RI. Si nous remplaçons cette résistance • par une canalisation ordiuaire. les défauts d’isolation font aussi varier l’intensité. Si dans la> même canalisation nous faisons passer un courant alternatif, les pertes de tension sont dues, non seulement à la résistance mais encore aux forces con1 re-éleclromotrices ; les variations de courants sont dues non seulement aux dérivations mais encore aux courants de charge. Ces phénomènes font varier l’angle de phase avec le point de la canalisation ; nous allons essayer de les représenter graphique-
- A'ous représenterons, dune façon suffisamment approchée, la ligne par un nombre fini de tronçons entre lesquels se trouvent de petits
- condensateurs (Tig. Q. Soient OA et OB le potentiel et l'intensité en P (fig. a). De P en P le potentiel varie d'une quantité égale à OB X impédance de PP,. Soit Oa1 cette variation que nous portons suivant AA, puisque c’est une chute de tension. Donc OA, est la tension en P,. Kn P, il y a dérivation à travers le condensateur fictif, dérivation dont l’intensité 0&, est proportionnelle à la tension, la capacité et la pulsation. Comme il s’agit d’une perte de courant nous la portons suivant BBr Donc OB, est l’intensitc en P,. T)c même de P, en Pa la perte de tension est A,À2 et en Aâ le courant dérivé est Si on poursuit, cette
- construction, les extrémités des tensions et des intensités se trouvent sur des spirales. A titre
- d’e.xemple, les courbes de la figure d se rapportent à une ligne artificielle de if>oo ohms,
- 1 henrvs, n,5 mierofarads. La courbe AAA est celle cle la tension, la courbe BBB celle de
- l’intensité. Le potentiel le long de celte ligne a été également déterminé par une série de mesures qui ont concordé avec cette théorie.
- Le défaut de cette construction c'est que tontes les erreurs s’ajoutent ; on a donc cherché une méthode permettant de représenter graphi-
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- quemcnt tous les vecteurs d'un point de la ligne sans être forcé de considérer tous les vecteurs précédents.
- Considérons une portion de ligne de longueur variable et occupons-nous uniquement de ce qui sc passe aux extrémités. Soit P1 l’extrémité d’arrivée du courant et V' et Y le potentiel par rapport à la terre et l’intensité en ce point ; soit de même P,2 l'extrémité de départ et Y" et V! les grandeurs correspondantes. Si Y'et 1' sont donnés, Y" -et Y' cil résultent lorcémcnl et s’en déduisent par une équation dont les coefficients dépendent des propriétés de la ligne. Entre V" et Y' existe une différence proportionnelle au courant due aux chutes ohmiques et aux forces eontre-électromotrices ; de même la différence entre les courants est due à des dérivations et des courants de charge et. est proportionnelle h la tension. Cela est vrai tant que les ligne? ne contiennent pas de fer; laissant les lignes en fer de coté, les effets magnétiques sont dns uniquement aux filets protecteurs. Mais on ne s’écarte que très peu d’une loi linéaire : les forces magnétisantes sont petites et les résistances très fortes. On peut donc sans erreur sensible adopter la loi linéaire pour les câbles. Les relations entre les grandeurs précédentes peuvent s’écrire
- AV' — BP T"=Ï)T—CV' (i)
- A, B, C, D dépendant des propriétés de la ligne. Nous supposerons celle-ci constituée de telle sorte que, si l’on échange les endroits d’arrivée et de départ, la direction seule des courants change mais non les valeurs effectives des tensions et des courants. Ainsi donc, d’une pari la ligne reçoit, en P, un courant I2 sous la tension V2 et transmet en Pt un courant I, au potentiel V, ; d’autre part, elle reçoit, en P un courant I., au potentiel £V, et transmet en Ps un courant I, au potentiel Yr Si nous considérons comme positif nn courant de P2 vers Pt, nous désignerons dans le second cas les courants par — Tj et— I2.
- Les équations (i) doivent être vérifiées dansles deux cas. si nous prenons pour Y" et Y' les valeurs en P2 et pour Y' et Y les valeurs en 1^. Nous avons alors les égalités.
- Yj = V,A — 1,B
- Y, = V4A-j-I2B
- I2 = I,D - YjC — !,==— LD— V2C
- Ceci suppose que la ligne est symétrique par rapport à son milieu. On tire des égalités précédentes
- V, = A(V,A — I1B) -j- B (1,1) — V, C)
- Vj =D (LD — V,C) + C (VjA — I,B)
- égalités vraies pour toutes valeurs de V, et 1 d’où
- i = À2 — BC i = D2 — BC
- o = — AB-f-DB o= — nC + AC
- d’où D -— A. Les égalités fondamentales deviennent alors
- r = Al'-CV
- et entre A, B, C on a la relation A*—BC = i
- Nous chercherons à exprimer ces nombres en fonction de la longueur de la ligne. Il est bon de remarquer que. pour les lignes pourvues uniquement de résistance, capacité, dérivations et self-induction, les coefficients peuvent se calculer exactement. On en déduit trois coefficients qui jouissent des 'mêmes propriétés que A, B, C. Calculons les valeurs
- pi ~ Via + ' m c) P + * '« 0 L
- où L est la longueur de la ligne, a la longueur des dérivations, c la capacité, r la résistance, l la scll-induction, pour i kilomètre, ni la pulsation. Pour celte ligne le potenliel et l’intensité d’une extrémité se déduisent du potentiel et de l’intensité a l’autre extrémité par des égalités de même forme
- Y" AjV — B, I' T" = A, 1' — C, V' .
- B,---y Z, (e* _«-*')
- c*=—r ^ (ef — «-?)
- On vérifie facilement que Àj2— BjCj = i.
- Il est donc permis de former les quantités À, B,G au moyen de p et de Z sur. une ligne arbi-
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- traire; ol p{ est proportionnel à la longueur de la ligue : reste à savoir s’il en sera de même pour y.? sur des lignes de propriétés inconnues. Pour le prouver, nous ajouterons à la ligne en P, un morceau de ligne P„ Pi d’une longueur égale. Nous avons alors
- Y'" = A Y'’ —B P r = A 1” — C Y"
- V" = 4- AB'
- I” — — C B'
- Si on pose Y' =
- v'= — Br
- r — ~j— a r
- Remplaçant Y" et 1" par leurs valeurs Y"' = (A* -j- B C) V’ — a AB I'
- I- _ ;As gBC) I' — a A C Y'
- Si nous exprimons Ai -j- RC au moyen des exponentielles, nous avons j
- AS + ]!C= ~{e,: + e~ + ^{e’’—e —-*)“= — J
- 4 4 if) 1
- Cette quantité A3 -R RC est'relative à une | ligne de longueur double et correspond à A de ; la première ligne, et on voit que l’exposant de l’exponentielle est deux lois plus grand pour la ligne double. On démontrerait des propriétés analogues pour les eoellieieuls d’une ligne n Ibis plus longue ainsi que la relation
- Si donc nous posons p — k.r, k et Z seront des coetlieienls dépendant de l’unilé de longueur et nous aurons pour une ligne quelconque
- A = ~r ^k:,:
- c —_______l-_L (ekj- — e- '")
- 2 Z V
- 11 est facile de déterminer k et Z pour une ligne déterminée. Si on isole l’une des extrémités de la ligne, et si nous cherchons quel est le courant qui pour une tension initiale donnée parcourt la ligne, le quotient est une grandeur que l’on peut appeler la résistance d’isoJemenl: apparente et qui a le caractère d’une impédance : nous la désignerons par U . Si ensuite nous portons l’extrémité de la ligne au potentiel o nous obtenons une deuxième impédance que nous appellerons la résistance apparente de la ligne et que nous désignons par Ur De ces deux grandeurs on déduit A, R, C. Si on pose 1’= o
- Remplaçant A, B, C par leurs valeurs.
- k et Z sont donc facilement mesurables.
- Nous partirons de ces résultats pour étudier la marche du courant et la variation du potentiel le long de la ligne, que nous supposerons homogène. Considérons deux lignes de même construction, ayant l'une .r,, l’autre .r., kilomètres. Nous faisons aboutir ces deux lignes aux mêmes appareils et nous disposons des tensions an départ de laçou que; les courants et potentiels de ces appareils soient les mêmes. Au point de la ligne lapins longue distant de .r km de l’extrémité, l’iulensilé et le potentiel, ont forcément la même videur qu'au départ de la ligne la plus courte. Nous sommes donc ramenés à déterminer les potentiel et intensité à l’origine d’une ligne, ce qui se fait par la méthode précédente. Les formules sont compliquées mais se représentent graphiquement d’une façon assez simple.
- Nous examinerons d’abord un cas particulier, celui d’une ligne isolée à une extrémité T —: o.
- V" = -f A Y'
- I" = — C V'
- Nous pouvons poser Y7 = i : nous obtiendrons alors pour une longueur x le potentiel et l’intensité initiaux qui donnent le potentiel i à l’ex-
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- trémité ; les autres cas s’en déduisent. La tension en x correspondant h la tension finale i est A ; l'intensité en x est — C. Remplaçant par leurs valeurs
- — + e~kj}) — = — [ek-1' + r? — k.r)
- grandeur représentée pa gueur eht décalé d’un anj
- vecteur de lon-
- e les angles 3, — 3, el 1800 —3. On obtient 1 les 3 points
- On obtient ainsi les grandeurs cherchées en amplitudes et en phases. Si on veut avoir un diagramme qui dorme directement, -^7, il faut diviser tous les vecteurs par Z, c’est-à-dire les l’aire tourner en sens inverse de l’angle de Z et. les diviser par la valeur de Z. Les figures 5, 6 représentent les courbes que l'on obtient par cette construction : il suffit pour cela de mener par un point du plan des parallèles aux vecteurs CA, Bâ. Ces courbes se rapportent à une ligne double formée d'un fil. de 3 mm dont les deux branches sont distantes de ao cm k et Z on1 été déterminés par des mesures. Pour 34o périodes
- Z = 3&8,r> e
- )o6 e + w ' =z o,oo382 -f- i 0,00820 Les spirales comprennent une longueur allant
- C’est donc une spirale logarithmique qui ne dépend pas de la longueur de la ligne, et qu’on peut facilement construire.
- La fonction
- est également représentée par une spirale semblable et part aussi du point -+- 1 pour x = o niais les valeurs a ~'ix doivent être portées sur des rayons vecteurs tournant d’angles — 3. Il est bon de construire également la courbe — p.~-kx qui n’est autre que la précédente ayant subi une rotation de 1800 (fig. 4':- Si 011 veut : avoir le potentiel correspondant à un point .r, 011 calcule l’angle -p = et on porte sur la
- jusqu’à 3 = 1800 soit----“ 383 km.
- J 1 1 0,00820
- Nous passons ensuite au cas plus général où. un appareil est branché à l’extrémité de la ligne ; nous introduisons les propriétés de cet appareil dans les équations en posant V' = I'\V, \V étant l’impcdance. de l’appareil, et cela sans mettre aucune restriction. On a alors
- -^7- = A W —B — (W-h Z) efcr_|_(W—Z)e - b* |
- -L - A— C W — -A_j (W-t-Z)e** — (W — Z)e-kr j
- Les grandeurs entre parenthèses se construisent aussi par spirales ; la spirale (W -f- Z) eLr commence pour x = o au point W -f- Z, par suite avec un certain angle et une eerLaine grau-
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- deur. Do mémo pour (\Y — Z) e kx. Sur la figure y Z représente OZ ; W peut être consi-
- déré comme connu si on connaît l’appareil d’utilisation et est représenté par OW ; si par W on
- J l
- Fig. 6.
- mène une parallèle à OZ et qu’on porte de part et d'autre de W des segments égaux à OZ on a
- O Z‘ = W 4- z O Z"=r W — Z
- Les spirales partent des points IJ et 7/'. Dans la figure 8 AA est la spirale (W -h Z) ekj\ BR la spirale (W —Z) e~i'r. CC fa spirale — (W — Z.)
- Ar. Ces spirales se rapportent encore à la ligne précédente à l'extrémité de laquelle on
- ÉLECTRIQUE
- place un appareil où W — 65o e41*”. Si on joint deux points correspondants de cetle courbe, on a les valeurs de a ~ et a Z -jr pour le point correspondant de la ligne. Dans la figure g on a porté les valeurs de et de-^- pour des points de i5 en i5 degrés (32 en 3a kmi. On a fait
- tourner tous les rayons vecteurs d'un angle tel que la tension OA à l’extrémité de la ligne soit prise comme origine des phases.
- On voit que l'application de cette méthode, malgré la complication do l'apparence, se réduit à la construction de deux spirales, dont on doit
- connaître les équations et les rayons vecteurs initiaux. Les équations sont données par
- et les constantes a et ). se déduisent de la grandeur K ;= A j. que nous avons à déterminer. Les rayons initiaux des spirales sont W-f- Z et \Y — Z, et on les déduit des deux impédances W et Z, l’une se rapportant à l'appareil, l’autre a la ligne. On est donc ramené a la mesure des trois grandeurs W, K, Z. W est connu si on connaît l'appareil, K et Z se mesurent comme il a été dit plus haut. En définitive tout revient à la mesure de trois impédances. E. Bktitom.
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- TRACTION
- Essais sur Vapplication à la traction électrique des courants triphasés à haute tension, par W. Reichel. Elehtroctechnischc Zeitschrift, t. XXI, p. 453, 7 juin 1900.
- Déjà, vers 1890, la maison Siemens et Ilalske avait l'ait faire plusieurs essais pour permettre l’emploi des courants alterna tifs en traction. En 1892, elle lit construire une voie de 36o m de longueur, comprenant une courbe d’un quart de cercle de 20 m de rayon. 13e courant triphasé était emprunté à deux lignes aériennes par archets ou Lrùlets et aux rails par les roues de la voiture. La tension entre deux bornes de l'alternateur était maintenue constante entre 5oo et 600 volts. La voiture se composait du train inférieur d’un tramway ordinaire sans caisse ; elle ressemblait à un wagon à marchandises.
- Ce train était muni d’un électromoteur •commandant l’un des essieux par l’intermédiaire d’une vis sans fin et d’une roue hélicoïdale. Le moteur tournait à t /foo t : m et sa vitesse était réduite dans le rapport de 1 : 11. On 11e dépassait donc pas :?5 km à l'heure. L’enroulement primaire fixe du moteur pouvait être couplé en triangle au démarrage, et en étoile pendant, la marche. Le couple de démarrage était donc au moins six fois plus grand que le couple normal. Dans le secondaire mobile, on pouvait intercaler des résistances au moyen de bagues de contact.
- Cette expérience montra que le système employé pouvait facilement s’appliquer aux chemins de ter. cl que l’établissement de la ligne ne présentait pas de difficultés particulières. Mais néanmoins, la question ne fit aucun progrès pendant assez longtemps. Certains inconvénients sc présentaient qui firent reculer devant l’adoption du cornant, triphasé. Les voitures devaient être munies de trois prises de courant et il fallait employer trois lignes, le nombre des conducteurs reliant les moteurs aux prises de courant et a l’appareillage se trouvait augmenté. Le poids total de l'équipement était un peu plus élevé qu en continu. La nécessité de marcher plus lentement en ville qu’il l’extérieur, et de traîner à l occasion une ou deux remorques, conduisait à employer au moins deux moleurs.
- U csl vrai que l'on peut, par la mise en rasade des moteurs, réduire de moitié la vitesse; mais le couple diminue également de moitié et
- la puissance est réduite au quart. Le montage est aussi très compliqué. On sc voyait donc obligé, pour réaliser la demi-vitesse, de mettre des résistances dans le secondaire. En outre, la fréquence 5o, nécessitée par l’éclairage, obligeait a donner aux moteurs triphasés un entrefer de 1 a 1,0 mm contre 2,5 à 3 mm pour les moteurs continus. 11 fallait donc augmenter les paliers, ce qui augmentait l'encombrement.
- E11 outre, le moteur continu convient mieux aux parcours accidentés que le moteur triphasé. Les deux moteurs ont en effet à. fournir le même effort en rampe ; mais tandis que la vitesse du moteur continu diminue, celle du moteur triphasé reste sensiblement la même, ce qui Conduit a une augmentation de poids de ce dernier. Enfin le couple du moteur continu est sensiblement indépendant de la tension, tandis que celui du moteur triphasé varie eu raison inverse du carré de la tension.
- Un exemple numérique mettra mieux en lumière la situation, respective des deux moteurs. Soit une voilure à 20 places assises et 18 debout traînant, deux remorques de même capacité. Cette voiture devra parcourir une rampe de 4° P- 1000 longue de 800 m et avoir en palier une vitesse maxima de 3o km à l’heure. La rampe se trouve en un point de la voie où la tension ne descend pas au dessous de 10p. 100. Teusion moveune 720 volts; tension sur la rampe 600 volts.
- Poids des deux remorques......... 8,5 »
- Total.... . . yS. 5 t.
- Rapport de la transmission 1:0,1 (2 moteurs); rayon des roues motrices /• = o,44 ni; rendement de la transmission y — 0,94.
- Puissance du moteur :
- 1" Sur la pente de 4<> p. 1 000 :
- M = =>8,5(40 + 8) _ w
- 2" En palier :
- M _ T(9 + 8)r _ 38,5(0 + 8)0,44 _ ^ w 2.5.i.y 2.5’,1.0,94
- A ces données, correspond un moteur de 1 000 kg qui pourra donner en rampe une vitesse de 19 km à l’heure sous (kk> volts, et en palier
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- i 6-j.
- 3i km ii l’heure. Le couple maximum au démarrage serait, de 100 kgm.
- Le moteur triphasé répondant aux mêmes données doit pouvoir donner une vitesse de 3o km meme en rampe pour la fréquence no, car la vitesse n’est pas variable. Sa puissance est donc i,5 fois plus grande que celle du moteur continu. Il pèsera donc i 23o kg. Le couple maximum pour 65o volts sera egalement ioo kgm et ne doit pas être dépassé.
- La comparaison, il est vrai, a été un peu outrée, mais elle niotre bien la difficulté de la question. Dans ce cas, les autres avantages du motenr triphasé n’interviennenl pas, entre autres, celui de donner a ^«5 volts un couple 1,2a lois plus lorl et à 8oo volts r,5 fois plus fort.
- Mais dans les applications de la traction électrique aux chemins de fer d’intérèl local ou suburbains et aux chemins de fer ordinaires, les conditions sont bien plus avantageuses pour le courant triphasé, et on peut l’employer avec succès dans des cas où il ne faudrait même pas songer à employer le courant continu. Il s’agit ici d’une consommation d’énergie très régulière et très tranquille, et les moteurs peuvent travailler longtemps avec la même vitesse. Là où les rampes sont fortes, comme dans les pays de montagne, elles sont aussi plus longues, et on déterminera les moteurs d’après leur marche en rampes. Dans les descentes, les moteurs à champ tournant assurent une vitesse régulière et récupèrent une partie de l’énergie que l’on peut utiliser ailleurs (chemins de fer de la Jungfrau et du GornergraU. Dans les chemins de fer, on peut employer des canalisations aériennes à n'importe quelle tension ce qui permet le transport de l’énergie à grandes distances.
- Dans l'état actuel de l’industrie, les moteurs continus pour tensions au delà de i ooo volts ne sont pas encore entrés dans la pratique ; on ne pourra donc guère dépasser cette tension; par contre, on construit iacilemenl des moteurs triphasés jusqu’à des tensions de 4 ooo volts.
- On considérera donc les cas suivants de transport. d’énergie par canalisations aérienues.
- i" Courant continu jusqu’à i ooo volts. Un nombre assez grand de stations à certaines distances les unes des autres, avec le secours de batteries d’accumulateurs ;
- 2° Courant eonliuu jusqu'à i ooo volts. Un nombre assez grand de sous-stations avec conver-
- tisseurs rotatîls transformant le courant triphasé en continu, avec le secours de batteries;
- 3° Courant triphasé jusqu'à i ooo volts, alimentant directement les moteurs. Transformateurs statiques le long de la voit' ; tension pri-
- 4° Courant triphasé de i ooo — 4 000 volts, alimentant, directement les moteurs. Station centrale de même tension ;
- 5° Courant triphasé de 4 °o<-'— ioooo volts, transformé sur les voilures et alimentant ensuite les moteurs. Station centrale de même ten-
- Kvidemment. le choix entre ces divers modes dépendra des circonstances locales ; mais il arrivera souvent que le dernier mode sera le seul praticable. Ainsi, sur une ligne de Berlin à Hambourg, longue de a^o km, un seul train consommerait jusqu’à î aao chevaux électriques. Mous ferons à ce sujet les hypothèses suivantes :
- Un train part de chaque extrémité, iis se croisent au milieu. Soit;
- C = résistance spécifique par kilomètre pour i nnn2
- Ki =: tension primaire. E' = perle île lension. Eu
- T — intensité, An z= travail correspondant à K h .
- i° Supposons E„ = £oo volts en courant continu (deuxième cas).
- Au = Eh 1 = iaao. 736 = 900.000 watts.
- Q —: 1000 mm2 pour le conducteur d’arrivée de
- Perte de tension par kilomètre de conducteur d'a menée:
- Perte de tension par kilomètre de conducteur de retour :
- Pour mie longueur de 8 km, la perle de tension totale est de
- K'^8{à + c”)=i4o-hd5 =
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- Donc la tension produite par les commuta-trices des deux sons-stations devra être
- Pour ne pas prendre de trop grandes eomnm-tatrices on sc servira de batteries d'amimula-teurs et de machines de secours pour desservir encore 7 km, soit au total i5 Lui dans chaque direction. 11 laudru doue 8 sous-stations, que l'on alimentera par 2 stations principales à 12 ou 1 ooo volts situées chacune à -d- de la longueur totale ou 60 km de chaque extrémité.
- 20 Supposons qu’il n’v ait qu'une seule station au milieu de la ligne et admettons une tension E„ = 12000 volts triphasés aux extrémités de la
- Au — ïliil cos cp l/3 — 900.000 watts.
- I — 9^0 —_ _ Ampères environ
- i,.ooo.o,85 V 3
- 0= 100 mm'-.
- Lu résistance totale de la ligne pour 120 km de longueur et 100 mm2 de section est
- R = >2i> = ai ü.
- Perte de tension ohmique :
- h'____RI - 1100volts.
- Perte de tension inductive :
- Graphiquement (fig. 1), on trouve que la perle
- de tension totale est de 1 4°° volts, soit 10 p. 100 de la tension primaire Kj— i3 4oo volts.
- On voit donc que le premier cas nécessite 8 sous-stations et 2 usines, 1e second une seule
- Nous 11e pousserons pas la comparaison plus loin. Même sans établir de devis, 011 peut reconnaître les sérieux avantages du courant triphasé pour ces cas. Ces avantages sont les suivants :
- 1" Transformateurs statiques (n’exigeant par suite aucune surveillance);
- 2. ‘J Absence de collecteurs aux moteurs. Dans les moteurs à courant continu, il y a toujours à craindre, par suite <le la haute tension qu’une étincelle ne jaillisse entre le collecteur ou les balais et le bâti.
- 3, J I.lilisation des hautes tensions pour la distribution de l’énergie ; économie sus les Irais du personnel ; contrôle lacile de la marche des trains par suite de Panto-régulation de vitesse des moteurs.
- E11 1897, muisoii Siemens et Ilalske, désireuse de donner une impulsion nouvelle à la traction électrique sur chemins de 1er, entreprit une importante série d’essais, avec le programme suivant :
- i° F.xpérieuces sur les équipements électriques pour l’emploi de moteurs triphasés avec vitesse de 60 km et tensions jusqu’à 10 000 volts;
- cù Essais de prises de courant appropriées, de dispositifs de sûreté contre les ruptures des fils, la formation des mous, etc.
- Ces essais furent faits sur une route de 3 km de longueur •. les travaux commencés au printemps de 1898, furent terminés au début de 1899, suivant le plan de la figure 2. La voie à écartement normal n’avait que 1,8 km de longueur. La station centrale était installée au milieu. Il y avait une courbe de 200 m de diamètre, une autre de 100 et une de 4°, ces deux dernières situées sur les embranchements se rendant à la station centrale et au hangar à voi-
- Comme la voie se trouvait sur une route, on dut-disposer sous les lignes aériennes des filets de protection, et par suite on ne put employer que deux systèmes de conducteurs aériens :
- iu Dispositif où les contacts glissants surmontaient les fils ;
- 2° Prise de courants par contacts glissants latéraux.
- Les contacts ordinaires par trôlel ou archet ne pouvaient être employés : d’ailleurs, on n’aurait pas obtenu de résultats différents de ceux des tramways de Lugano, Stamstad-Engelherg,Burg-dort-Thun, Lecco-Colieo, Sondrio, etc. Il faut
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- ajouter qu'avec le trôlol, les dangers de déraillement seraient trop grands, étant donnée la grande vitesse.
- Ligne aérienne. — Dans le premier système, celui des contacts glissants situés au-dessus de la ligne (fig. 3), la ligne était formée de trois fils parallèles en bronze de 8 mm fixés sur des cloches d’isolateurs triples et disposés dans un plan oblique Les isolateurs eu porcelaine avaient
- été essavéspendant une demi-heure à i 5ooo volts ; ils reposaient sur des poutrelles de bois fixées avec des mâts en fer.
- Les poutrelles pouvaient tourner de telle sorte que l’on pût tendre isolément chacun des fils, et cela afin de maintenir la flèche constante été comme hiver.
- Elus tard, pendant la durée des essais, l'installation fut modifiée et disposée pour recevoir
- des prises de courants latérales. Les trois conducteurs, distants d’un mètre, se trouvaient dans un plan vertical ; les poutrelles tournantesfurent remplacées par des fers en Y eu forme d'ellipse Suivant le grand axe de cette ellipse se trouvait un tendeur disposé pour recevoir les supports d’isolateurs, ceux-ci élanl dirigés obliquement vers l'extérieur; sur ces supports, étaient vissées les cloches d’isolateurs. Les becs supportant les fils de cuivre de 8 mm se terminaient par des bagues métalliques solidement fixées sur la gorge des isolateurs au moyen de vis île pression.
- Comme poteaux, on employa des poulres de 1er enfoncées d’environ 1,90 m dans le sol. T.es poteaux de tension étaient des poutres plus fortes enfoncées de la même quantité ; niais à cause de la grande tension latérale qu'elles avaient à supporter, elles étaient fixées dans du béton. La distance des poteaux eu ligne droite était de 4o 111 ; dans les courbes, elle était moindre. Pour une portée de 4oni,lallècheétaitde i5omm. Pour éviter que les poteaux ne présentent aucun danger en cas de contact avec la haute tension, on les mettait soigneusement à la terre en les reliant aux rails par des fils de 8 mm, vissés et soudés aux deux extrémités.
- A remplacement de l'embranchement vers la station centrale, il fallait disposer un aiguillage aérien. A cet effet, les lignes se dirigeant vers la station sont entièrement interrompues, et les conducteurs amenant le courant sont a une hauteur suffisante au-dessus de la voie pour que la
- locomotive puisse passer au-dessous. Les parties frottantes des prises de courant, dont la rotation est limitée par des butées, flottent à cet endroit dans l’air; et il fallut disposer convenablement le départ des lignes.
- Dans le cas des contacts par le haut., on procé-
- 111 des poteaux de la des poteaux de l’en
- ment, les isolateurs étaient placés si bas que les pièces frottantes dans leur position la plus basse passaient par dessus les isolateurs; les fils s’élevant graduellement, les pièces frottantes finissaient par les loucher. T.e choc était ainsi Lrès faible. Dans le système à contacts latéraux, l’ai-
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- guillage était encore plus simple. Sur la voie principale, les lignes continuent en droite ligne ; le premier poteau de l'embranchement se trouve un peu en retrait des autres, de telle sorte que les lignes qui vont de ce poleau.au suivant ne sout pas parallèles à la voie, mais (ont avec elle un petit angle ; le contact sc fait encore graduellement et sans secousse. A cet endroit, la voie n’est naturellement parcourue qu’en vertu de la
- Des filets protecteurs, disposés du côté de la voie, étaient destinés à empêcher, qu’en cas de rupture, un fil ne tombât sur la route. Ces filets se composaient de 4 fils d’acier parallèles de 5 mm fixés sur des traverses de fer portées par les poteaux. Les fils en long étaient réunis à des distances de i,o m par des fils eu travers de 4 mm.
- Comme protection contre la foudre, on employa des parafoudres à cornes; un sur chaque phase.
- Prises de courant. — T,es prises de courant pour le contact supérieur se composaient de fortes barres d'aluminium mobiles autour d'un axe horizontal et fixées sur un tube de fer.
- Les frotteurs peuvent sc mouvoir dans un plan perpendiculaire au fil, et étaient amenés en cou-
- usure trop rapide, la ligne tonnait des zig zags de 200 m de côté. Pour éviter les étincelles, il y avait toujours deux systèmes de prises de courant sur la locomotive.
- Dans le système à contacts latéraux, les archets sont mobiles autour d'un axe vertical et les points d'attache,se trouvent tous il la môme hauteur, mais les archets sont de longueurs différentes et ont des inclinaisons différentes. Us peuvent d’ailleurs aussi se mouvoir autour d’un axe horizontal. Les trois archets peuvent être simultanément écartés des lignes au moyen d'un système «le vis. Aux embranchements, les lignes sont interrompues, les archets se placent, perpendiculairement à la voie, puis reprennent doucement le contact. Les lignes et les prises de courant ont supporté 3oooo volts.
- Station centrale. — La station centrale a été installée dan» une dépendance d’une station déjà existante et poui-vuc d’une batterie d'accumulateurs et de moteurs à courant continu commandant un alternateur triphasé, à ra pôles, jjo volts, 120 à 200 ampères, 5oo t : m, fréquence 5o, et permettant de produire par des combinaisons
- de circuits des tensions comprises entre 38f> et 4 ooo volts. Un transformateur triphasé avait comme rapport de transformation ' volts pour I0~r- ampères. On peut donc produire les tensions suivantes nécessitées aux essais : yoo volts directement ; 2 ooo volts directement ; ioooo volts par transformation. Les transformateurs, le bâti de la dynamo et les boîtes de protection étaient soigneusement mis à la terre, ce qui évita tout accident pendant la durée des
- Locomotive. — La locomotive était installée de telle sorte que l'un pût, dans les premiers temps, faire des essais de traction locale et non de chemins de fer. Le transformateur abaissant la tension de ioooo à ~5o volts, était monté sur une voiture de remorque portant les prises de courant. De la sorte on pouvait mieux observer de la machine le fonctionnement de ces dernières: on se trouvait aussi mieux protégé contre la haute tension; enfin l'encombrement des rhéostats cl de l’appareillage ne laissait aucune place pour loger le transformateur. Mais les essais à 2000 volts lurent exécutés eu recevant le courant directement sur la machine. Plus tard on disposa une caisse de fer sur la locomotive, de façon à pouvoir loger aussi le transformateur.
- Le châssis inférieur de la locomotive était celui d’une voiture de chemins de fer ordinaire à 2 essieux; le frein à main pouvait aussi être actionné par l’air comprime. Diamètre des roues :
- longueur de la plate-forme, 4000 mm; largeur
- 200 mm ; longueur totale avec tampons : 6 3oo mm ; hauteur de lu plateforme : 1 200 mm. Le bâti était soigneusement mis à la terre.
- La caisse en tôle de fer comprenait la cabine du conducteur au milieu, d’une longueur de i,3o m, avec portes des deux côtés. Les deux faces avant et arrière étaient vitrées et séparées par des portes de fer des compartiments renfermant les appareils. Le marchepied et sa rampe étaient portés par des isolateurs : a 11 moment de monter sur la machine, on était ainsi protégé contre les différences de potentiel avec le sol. Toutes les parties de la locomotive non soumises à la haute tension étaient soigneusement mises à la terre.
- Le poids total était de 16 ooo kg.
- La locomotive était munie de 2 moteurs tri-
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- phases, i par essieu, de 65o à 85o volts,' 3o chevaux en marche normale et 120 chevaux au maximum pour 600 volts.
- Le courant était amené au stator fixe ; les rotors étaient des induiLs à barres avec bagues de contact. Entrefer : j,5 mm. La figure‘4 donne les courbes du moteur. On voit que le rendement maximum est de 88,5 p. 100; le facteur de puissance maximum 0,87 ; la puissance maxima pour fino volts 120 chevaux. Pour 85o volts on arrive à 200 chevaux. En marche normale, le rendement est de 87 p. 100, cos 0 = 0,79, glissement = 1,5 p. 100, couple normal = 21,6 kgm,
- couple maximum 96 kgm. Les courbes montrent netLement qu’à partir d’un certain point la puissance diminue, ce qui tient à l’accroissement du glissement, et à la diminution du couple. Lorsque le moteur est chargé au point de développer son couple maximum et que la charge augmente encore, la vitesse diminue et tombe à o. A ce moment le couple est très faible et, pour demar-
- duire des résistances dans l’induit.
- Les moteurs sont suspendus par des ressorts doubles et peuvent tourner autour de leurs points de suspension. Pour permettre les changements
- de vitesse, il y a 2 paires d’engrenages, Tune donnant le rapport 1 : 4)65 et une vitesse de 40 km, l’autre 1 : 3,i5 et 60 km.
- Pour les différentes tensions, on se servit des mêmes bâtis, et des mêmes rotors ; mais pour 2000 volts on changea les stators. Comme le montre le schéma de la figure 5, on emploie un contrôleur de 700 volts, comprenant un commutateur cle changement de marche et un interrupteur’pour les circuits fixes des moteurs. Cet interrupteur est relié par chaînes avec les démarreurs. Si on tourne ces interrupteurs dans le sens de la marche, le rhéostat est mis hors circuit plot par plot. Sous 7J0 volts, le contrôleur est relié directement à la ligne ; avec 10 000 volts, 011 emploie un interrupteur a haute tension et un transformateur de 10 000 à 700 volts.
- Dans la marche à 2 000 volts, les conducteurs se rendant aux primaires des moteurs étaient séparés du contrôleur ; pour la marche avant, le circuit était lerraé au moyen de l’interrupteur à haute tension ; pour la marche arrière, ou employait un deuxieme interrupteur analogue au précédent; enfin les transformateurs étaient supprimés. Dans ee cas les contacts du contrôleur ne recevaient pas de courant, et le contrôleur 11e servait qu’à la commande mécanique des démarreurs.
- Le contrôleur est disposé de telle sorte que, par l'emploi de transformateurs auxiliaires, 011 pouvait disposer de tensions variées, lorsqu'on marchait à 10000 volts. On pouvait ainsi démarrer sous 85o volts et marcher normalement sous 65o. Fhifîn, dans certaines positions du cou-
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- trôleur, il n’y a que 2 phases en circuit ; la vitesse peut ainsi être réduite de moitié. Les démarreurs sont entièrement distincts, pour permettre de supprimer facilement l’un des moteurs. Le contrôleur est fixé au milieu do la locomotive et à un solide bâti de fer. L’interrupteur à haute tension est en dehors de la cabine du mécanicien : il est logé dans l’une des caisses qui se trouvent de part et d’autre de la cabine.. Il comporte un souf-
- flage d’arc à courant cl’air; le contrôleur a un souffleur magnétique. 'Foutes les connexions sont soigneusement isolées et peuvent supporter 4 000 volts : elles sont protégées par des tubes de caoutchouc de 6 mm d’épaisseur. Les conducteurs reliant les prises de courant aux transformateurs sont recouverts d’un tube de fer cl entièrement à l’abri d’un contact ou d’une influence extérieure quelconque.
- Les rhéostats sont suspendus au-dessous de la voiture et protégés par une caisse contre l’humidité. Pour les tensions moyennes, il v a un fusible pour chacune des 3 lignes ; pour leshautes tensions, il n’v a pas de fusible, car la voiture était seule h circuler sur la voie et les fusibles de la station suffisent. Par contre, sur chaque phase il v avait un parafoudre.
- Les transformateurs réduisant la tension de 10 000 â yoo volts sont logés dans les caisses en bois couvertes, situées entre la cabine et les tampons. Ils 11e sont pas accessibles au conducteur ; mais en cas de réparations, le couvercle de chaque caisse pouvait s’enlever. Le centre de l’étoile du
- transformateur ainsi que le bâti étaient rnis à la
- Un compresseur donnait l’air comprimé.
- Les essais préliminaires furent faits en été et automne 1899; les essais définitifs ou printemps de 1900. Ces essais mirent nettement en lumière les propriétés des moteurs triphasés et montrèrent qu’il est parfaitement possible d’amener de l’énergie aux véhicules sous des tensions de 2 000 et 10 000 volts et d’utiliser celte énergie directement ou après transformation. L’installation adoptée a été reconnue convenable et indique la voie à suivre dans les projets analogues. Les résultats définitifs ont été les suivants;.
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- Le démarrage de la machine pour une vitesse de 6o km et une charge de do tonnes se fil en 6o secondes sous une tension de yoo volts et une intensité de iqo ampères. Pour une vitesse de 4° km, la durée du démarrage de la machine seule a été de t4 secondes sous 64<> volts et 180 ampères; pour une vitesse de do km, cette durée est de do secondes. Avec une charge de do tonnes et do km a l’heure, la consommation a été de "o ampères soits yoo volts feos » — o,8', On sait que le couple moteur croit comme le carré de la tension. Si donc la tension monte de 6"o à y;>o volts, le couple moteur double. Dans la marche à ioooo volts, ceci peut se réaliser très simplement en ajoutant des bobines auxiliaires aux transformateurs. On peut ainsi décupler le couple normal. La vitesse peut se régler :
- i° En mettant des résistances dans le secondaire, ce qui suppose une perte d’énergie ;
- p.° En interrompant l’un des conducteurs du secondaire ;
- 3° Par le couplage en cascade.
- Avec la deuxième méthode, le moteur a un couple maximum un peu moindre ; la puissance diminue, car le nombre de tours est diminué de moitié ; le rendement et le cos o diminuent ; mais en tous cas cette méthode est prélérable à la première. Il en est de même du couplage en cascade dans lequel. le couple diminue de moitié et la puissance est réduite au quart.
- Ponr que les moteurs fonctionnent convenablement dans la marche en parallèle, il ne doit pas v avoir entre les diamètres îles roues de différence supérieure à o,,) p. ioo.
- On a pu obtenir un freinage en diminuant la fréquence à la slaliou par renforcement du champ des moteurs continus : dans les descentes, on restituait ainsi de l’énergie aux flatteries. Un freinage par renversement de courant en cas de danger est possible, mais exige un réglage des résistances suivant les indications de l'ampèremètre, et nécessite de grandes résistances et une grande dépense d'énergie. Ce freinage n’est pas sur si un conducteur est interrompu, car alors la locomotive continuerait son chemin suivant la même direction avec du courant monophasé.
- Les divers dispositifs de sûreté,, notamment la mise à la terre des appareils, donnent une sécurité absolue.
- Les essais comparants avec contacts supérieurs et contacts latéraux, montrèrent qu’il fallait
- donner la préférence aux derniers. Avec les contacts supérieurs, le dispositif employé pouvait eucori* convenir aux vitesses de 6o km ; mais aux points les plus élevés de la ligne, les frotteurs tendent il sauter en l’air, ce qui, à des vitesses plus élevées donnerait lieu a de fortes étincelles. De plus, il n’est pas facile d’éearler les lrotteurs des lignes, ce qui est gênant aux stations, traverses, etc. Par contre, dans les changements de marche, la position des frotteurs est invariable et leur contact n’est pas modifié par la résistance de .l’air. Les archets à contacts latéraux peuvent s’écarter très facilement des lignes ; et cette raison semble les rendre particulièrement propres aux chemins de fer : dans les lignes à double voie, il n’v aura de poteaux qu’au milieu, sans longues traverses. On peut aussi très facilement adopter des dispositifs de court-circuit qui mettent les lignes à la terre en cas de rupture et dispensent de filets. Enfin les embranchements et les courbes seront très simplifiés par la position, perpendiculaire à la voie, des archets.
- Dans la marche à io ooo volts les frotteurs se comportèrent mieux qu’aux tensions inferieures. Il n'y eut que quelques ruptures de courant, d’ailleurs sans conséquence, dues au mauvais état de la voie et à la petite distance entre essieux.
- La conclusion de ces essais, c’est que l’emploi des courants triphasés à haute tension pour les chemins de 1er est parfaitement possible, on l'état actuel de l’industrie : et il est à souhaiLer que cet emploi se généralise bientôt. E. B.
- MESURES
- Spectre du radium, par C. Runge. Drude's Ann., t. II, p. 742-74"*, juillet 1900.
- M. Range a étudié le spectre d’un échantillon de chlorure de baryum radifère, préparé par M. Giesel, et n’a retrouvé que trois des raies signalées par M. Demareay 11 a observé également ces trois raies dans le spectre d’un bromure tle baryum actif préparé par i\I. de llaen.
- Il 11e me semble pas qu'on puisse en rien conclure sur le spectre réel du radium, puisque les deux observateurs mit opéré sur des échantillons différents, et sans doute inégalement riches en radium. M.-L.
- Le Gérant : C. NAUD.
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- Tome XXV.
- Samedi 3 Ne
- îb: e 1900.
- 4k
- L’Eclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU. Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut.—G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. —D. MONNIER, Professeur ù l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARE, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur k l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur' des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSIÏfON UNIVERSELLE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE MIXTE DES ATELIERS D’AUSBOURG ET NUREMBERG RÉUNIS ET DE LA SOCIÉTÉ ANONYME D’ÉLECTRICITÉ CI-DEVANT W. LAHMEYER ET C'-
- L’Elektricitats Aetien-Gesellschaft vomi. Lahmeyer (Société anonyme d'électricité, ci-devant Lahmeyer et Gle) de Francfbvt-sur-le-Mein et la Vereinigte NIaschinen fabrik Augsburg und Maschinenbaugesellschaft Niirnberg (Société des ateliers réunis d'Augsburg el de Nuremberg) ont exposé dans la section allemande un groupe électrogène fournissant à la fois du courant continu et des courants alternatifs triphasés.
- Les deux espèces de courants sont produites par deux dynamos distinctes, un alternateur d’une puissance de i ooo kilovolts-ampères sous une tension de 5 ooo volts et une génératrice à courant continu de 35o kilowatts sous une différence de potentiel aux bornes de 55o volts. Les deux dynamos sont montées chacune à l’une des extrémités de l’arbre du moteur à vapeur.
- L'emploi de groupes mixtes pour la génération de l’énergie électrique dans les stations centrales alimentant à la fois des réseaux d’éclairage et de traction, au développement duquel la LSoeiété anonyme d’Electricité a beaucoup contribué en Allemagne, présente des avantages très sérieux au point de vue du fonctionnement économique des stations par suite de la meilleure utilisation du matériel vapeur et il serait à souhaiter qu’il se répande en France.
- Le groupe Lahmeyer-Nuremberg est représenté sur la figure i qui donne une vue de J’ensemble prise en avant du moteur à vapeur dont nous allons donner tout d'abord une courte description.
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- La vitesse angulaire est de 94 tours par minute et la pression de la vapeur de 10 kg : cm2. A cette vitesse et à celte pression la machine peut développer normalement une puissance effective de 1 4<>o chevaux.
- J/ensemble du moteur repose sur mie plaque de fondation en deux parties venues de lonte avec les quatre paliers de l'arbre moteur. Celui-ci est en une seule partie et est terminé à chacune de ses extrémités par un plateau d'accouplement servant à l'entrainement direct des arbres des dynamos.
- Fis. 2. - Moioi
- Sur la plaque de fondation sont montées les glissières des crosses en forme de fourche, munies de couronnements supportés de chaque coté par deux colonnes en fer.
- Les couronnements (réunis entre eux par des sommiers en fonte) reçoivent les cylindres auxquels ils sont boulonués. Ces cylindres 11’ont aucune liaison entre eux de façon à permettre librement leur dilatation.
- Le cylindre à haute pression a seul une enveloppe de vapeur, celui à basse pression n'a que les fonds chauffés.
- La distribution est faite par soupape tubulaire à double siège sur le petit cylindre et par tiroirs genre Corliss sur le gros cylindre.
- La distribution est commandée par un arbre disposé horizontalement derrière les cylindres et mis en mouvement par des engrenages à dents hélicoïdales. Les soupapes d’admission sont, commandées par un système à déclic actionné par un excentrique et
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- eu relation directe avec le régulateur; les soupapes d'échappement sont action nées par des leviers de forme spéciale mus par des excentriques.
- Les deux manivelles étant à i8o° on a dû prévoir un dispositif spécial pour la mise au point. On a employé à ce sujet un petit volant avec denture sur lequel engraine un pignon monté sur Taxe de la vis sans lin d’un renvoi commandé par un moteur électrique.
- Ce moteur, du lype cuirassé, est. représenté sur la figure 2. Sa puissance est de 7 chevaux à 700 tours et il fonctionne à la tension de 22o volts..
- Le pignon engrenant avec le volant est à contrepoids et se renverse, lorsqu'on fait démarrer la machine avec le petit, moteur, dès que la vitesse a atteint une certaine valeur.
- Les deux pompes à air, mises en mouvement par des balanciers commandés par les
- crosses des deux pistons, sont montées derrière la machine ; elles sont à aspiration double et à refoulement simple. La condensation se fait par mélange.
- Le service de la machine se fait de la galerie inférieure où se trouvent tous les organes nécessaires à la mise en route et à (l'arrêt ainsi que les appareils de contrôle et de mesure.
- En cas d'accident, on peut, sans recourir à la fermeture de la soupape de prise de vapeur arrêter la machine très rapidement au moyen d’un levier dégageant les déclics des soupapes d’admission du petit cylindre.
- Le graissage à circulation d’huile est assuré par une petite pompe actionnée par l’excentrique des distributeurs Corliss.
- Le poids total de la machine à vapeur est de 120 tonnes.
- Le volant constitué par l’inducteur de l’alternateur a un moment d’inertie de 1 000 000 kg-m\
- Alternateur. — L’alternateur exposé par la Société d’Eleetrieilé ci-devant W. Lah-meyer ot Cie est à courant triphasé ; il est identique à ceux déjà installés par cette Société
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- 3 Novembre 1900.
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- à la station centrale de Essen-sur-la-lluhr. Sa puissance est de i ooo kilovoUs-ampères avec un l'acteur de puissance de 0,70 au minimum.
- La tension aux bornes est de 5 000 volts et la tension par phase, l'induit étant groupé en étoile, de 2 885 volts. L'intensité du courant par phase est ainsi de uo ampères.
- La fréquence est de -5o périodes et correspond, à la vitesse de 94 tours, à un nombre de pôles de 64.
- L'alternateur Lahmoyer a une forme extérieure assez originale qui le distingue des formes communément adoptées. Il a été étudié spécialement en vue d'avoir une très faible chute de tension, résultat obtenu en saturant fortement les électros.
- Lps ligures 3 et 4 sont des croquis d'ensemble avec coupes partielles, les coupes à plus grande échelle de l’induit et de l'inducteur par l’axe et perpendiculairement à Taxe ont été représentées a part sur les hgures 5 et 6.
- Inducteur. — L'inducteur est formé d’un lourd volant en fonte, en quatre parties assemblées au moyen de boulons et par deux t'rettes en fer forgé posées à chaud sur les quatre parties du moyeu. A la jante, l’assemblage est fait par des frettes circulaires en fer forgé à raison do trois par joints ; deux de ces frottes sont disposées dans des gorges pratiquées sur les deux faces du volant el la troisième, de dimensions plus fortes, à la surface même de la jante. Cette dernière frette une fois posée dans son logement est recouverte d’une plaque de fonte arrondie extérieurement et serrée sur la jante par les boulons servant à la fixation des pôles qui se trouvent à l’endroit du joint.
- Les 64 pôles inducteurs fixés à la jante par des boulons goupillés la traversant ainsi tout entière ont leurs noyaux circulaires en acier coulé ; leur diamètre est de 18 cm environ. Les épanouissements polaires sont massifs et en fer forgé el la production exagérée de courants de Foucault dans leur masse y a été réduite en dimensionnant convenablement l'entrefer et en donnant une forme spéciale aux encoches de façon à obtenir une répartition homogène-du flux.
- La rotation des noyaux autour de leur axe est empêchée par un petit ergot.
- La ligure 7 représente une photographie montrant deux quarts du volant sans leurs pôles inducteurs.
- Le diamètre extérieur de la jante est de 5,3o ni environ et sa largeur de 85 cm.
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- T. XXV. — Nn 44.
- Le diamètre à l'extrémité des pièces polaires est de 0.784 m. La largeur de celle-ci parallèlement à l'axe est de 3o cm, et celle dans un plan perpendiculaire à l’axe égale aux deux tiers du pus, soit iy cm environ. La surface des pièces polaires est donc de 3-o cm2 environ.
- Les bobines inductrices sont constituées à l'aide d’une bande de cuivre enroulée sur champ ; les spires ainsi Formées, au nombre de 34 par bobine, sont isolées entre elles an papier mAclié.
- fig, — Vue d'une partie d'un huit de montage de» ateliers de MM. W. Lalnne^er jet C‘J montrant une moitié du volant, sans les pôles indurîears, ainsi que la carcasse de 1 induit do l'alternateur de 1 000 kilovolty-attipères exposé à Paris.
- Toutes les bobines inductrices sont réunies en série et le circuit ainsi Formé aboutit à deux bagues de prise de courant en acier montées sur l’arbre de la dvnamo.
- La résistance du circuit inducteur est de o,aa ohm.
- L’arbre de Laltcrnateur est couplé rigidement a celui du moteur à vapeur, et n’est soutenu que par un seul palier,
- L'entrainement se fait par deux clavettes à yo".
- Le poids de l'inducteur sans l'arbre est de a4 000 kg et sou muni de giration de 2.3(15 ni.
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- La vitesse tangentiello à lu circonférence extérieure du volant atteint 28,5 m par seconde.
- Induit. — La carcasse de l'induit est constituée par une caisse cloisonnée, formée de deux parties cylindriques concentriques réunies par des nervures et. présentant, de nombreuses ouvertures pour la ventilation.
- Cette (misse porte, venue de fonte avec elle, un anneau sur lequel s’appuient les tôles induites serrées contre cet anneau par des cornières cintrées fixées à la caisse et par des boulons isolés.
- Fig. — Vue de 1 induit do l’aUi-'niiilcur avaut bobinage dans l'un dos halls do montage des ateliers de la Société
- La carcasse induite est fondue eu quatre parties assemblées dans deux plans inclinés à 4d°, par des boulons à raison de trois par joint.
- Deux des quarts d’incluit portent des projections par lesquelles la machine repose sur les plaques.de fondation.
- Sur les cotés de la machine sont boulonnés deux protecteurs chacun en deux parties Ct formés de deux couronnes concentriques réunies par dix bras nervures. Les llasques ainsi formées donnent une grande rigidité à l’induit et empêchent toute déformation.
- L’ensemble de l’induit moulé, mais sans bobinage, est représenté sur la figure 8 prise dans l’un des halls démontage de la Société anonyme d'Eleetrieité.
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- Le diamètre extérieur de la carcasse induite est de 6,92 ; 1,60 m.
- Le diamètre intérieur de l’induit est de 5,800 111 ce qi
- 1 et sa larg
- totale
- toute la surface de l’induit, elles sont munie s de tubes de L’enroulement induit est un bobinage triphasé ordinai
- pôles. Les 3a bobines de chaque phase sont formées de d'
- par pa triques.
- Chaque bobine complète comporte nombre de conducteurs distincts par encoche est donc de (».
- Les trois phases sont groupées en étoile et la résistance de chacune d’elle est de
- 0,34 ohm.
- Le poids de l’induit fondation est de 55 000
- sse 1111 entrefer de 8 mm. La largeur totale des tôle,s induites est de 3o centimètres.
- L’en roulement induit est logé dans des encoches déformé circulaire et très légèrement ouvertes de façon à obtenir une distribution suffisamment homogène du flux dans l’entrefer et à réduire au minimum les perles par hystérésis et par courants de Foucault dans les dents. Ces encoches sont au nombre de 6 par pôle soit 384 pour nite sans joint. h: 4 encoches par phase et ux parties coneen-
- spires, formées de plusieurs fils en parallèle ; le
- Excitatrice. — L’exeitatri l'arbre est montée en portc-à-iaux.
- C’est une dynamo de Qoor» watts sous 65 volts au maximum. Elle a 6 pôles et est excitée en dérivation.
- L’inducteur est en acier coule, son diamètre extérieur est de 141 cm et sa largeur de 3a,5 cm, le diamètre d’alésage de l'inducteur est de 72 cm.
- T/induil denté est enroulé en tambour multipolaire série ; le collecteur a une largeur utile de 9,3 cm et un diamètre de 4^,3
- Tableau de distribution. — Le tableau de distribution ne préscnle aucune particularité spéciale. C’est un panneau en marbre placé sur une face latérale d’une cabine constituée par des cornières et dont les autres faces sont revêtues d’un grillage.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Ce tableau contient un voltmètre et trois ampèremètres un pour chacune des phases de l’alternateur, un wattmètre et un ampèremètre pour le circuit d’excitation de l’alternateur.
- Fig.
- Elévation et vue en plan de la génératrice à courant continu de 400 kilowatts delà Société' anonyme d’électricité de Francfort-sur-Ie-Meiu. .
- A l’intérieur de la cabine sont placés les shunts des ampèremètres, l’inferruptcul* tri-polaire et le rhéostat d'excitation de l’excitatrice ; ces deux derniers appareils sont maniables du dehors. . :
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- I/RCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Disons en passant, que, pour éviter des perles d'énergie inutiles, le réglage de la tension aux bornes de l’allernateur se fait uniquement par celui de la tension aux bornes de l’excitatrice à Laide du rhéostat de, champ de cette dernière sans interposition de résistance en série avec l’inducteur de l’alternateur.
- Un point particulièrement intéressant dans les connexions des appareils de mesure avec l’alternateur, c’est qu’aucun appareil n’est en relation avec les circuits à haute tension.
- Le dispositif employé par la Société anonyme d’électricité ci-devant Lahmeyer et C° et breveté récemment par elle est des plus ingénieux. II consiste comme le montre schématiquement la fig. 9 à séparer du circuit de chaque phase, à partir du point de jonction des trois phases, un certain nombre de spires de l’induit, une seule des bobines élémentaires 1/64 de l'enroulement par exemple, et à connecter le circuit étoilé ainsi formé avec le primaire d’un petit, transformateur triphasé dont le rapport de transformation est égal à l’unité et dont la puissance est, avec celle de la dynamo, dans le même rapport que le nombre de spires séparées sur une phase au nojnbre total de spires par phase.
- C’est sur les conducteurs de jonction du circuit, isolé au primaire du transformateur que se trouvent les appareils de mesure, un voltmètre-entre deux des conducteurs, un ampèremètre sur chaque phase et un wattmèlre sur l’une des phases avec connection <lu fil lin au point neutre.
- Le secondaire du transformateur est réuni en série avec les phases tronquées de l’alternateur et son point neutre est mis à la terre.
- On voit facilement, qu'avec ce montage, l’intensité du courant dans le primaire est sensiblement la même que celle dans le secondaire, c’est-à-dire dans l'enroulement de l’alternateur et que la tension v esl proportionnelle à la tension totale.
- Cette disposition des appareils de mesure a déjà été appliquée par la maison Lahmeyer à un grand nombre de machines et des essais très soigneux ont été faits pour vérifier que l'exactitude des mesures n’est pas amoindrie par l'emploi de ce dispositif et que les petites irrégularités de l'entrefer n'ont aucune influence.
- Résultats h’essais. — Nous avons représenté sur la figure 10 les caractéristiques à vide et en court-circuit de l’alternateur de la Société anonyme d’Electricitc ; elles montrent bien que la saturation y est. très forte; et que le point correspondant à la marche à vide est juste au-dessus du coude.
- L’intensité du courant d’excitation pour obtenir 5 000 volts aux bornes à vide à la fréquence de :>o périodes par seconde est do i3a ampères.
- L’intensité du courant d’excitation pour obtenir en court-circuit l’intensité normale de débit dans l’induit est de 43 ampères et correspond à une tension induite égale environ au tiers de la tension norinale aux bornes.
- En charge de 1 000 kilowatts avec un facteur de puissance égal à l’unité le courant d’excitation est d’environ 155 ampères.
- Dans ces conditions le rendement électrique est de 96,3 p. 100.
- Les pertes d’énergie sont alors les suivantes :
- Pertes par effet Joule dans l'induit............................i3;oo watts.
- » parcourants de Foucault et hystérésis dans l’induit . . i3ioo »
- » » » dans les dents . 9100 »
- » par effet Joule dans l'inducteur........................i38no »
- Total..........................49700 watts.
- En cas de décharge brusque et sans variation de vitesse la tension augmente seulement de 6 p. 100.
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- Dynamo a couhant continu. — La dynamo à courant continu de la Société anonyme if électricité de Francfort-sur-le-Mein est montée du coté opposé à l’alternateur.
- Lu puissance normale de cette machine est de 35o kilowatts à c)4 tours avec une tension aux bornes de 55o volts et vin débit par suite de 65o ampères. Toutefois la machine peut faire facilement en service courant 4oo kilowatts à la mémo tension avec un débit de -5o ampères.
- Cette dynamo dont de nombreux exemplaires existent déjà dans diverses stations d’Allemagne est une machine shunt et. est destinée à la traction. Les figures i r à 14 en donnent différentes vues et une coupe par l’axe.
- Inducteur. — La carcasse inductrice en fonte est en deux parties ; les noyaux polaires à sections circulaires en acier coulé, sont au nombre de douze et sont fixés chacun à l’aide de deux vis.
- Les épanouissements polaires sont venus de fonte avec les noyaux. La partie inférieure de la carcasse repose par deux pattes sur les fondations.
- Le diamètre extérieur de la carcasse est de 33o cm environ et sa largeur de 53 cm. Le diamètre d’alésage de l’inducteur est de u4i,4 cm et la largeur utile de la machine parallèlement à l'axe de 42 cm environ.
- Les bobines inductrices comprenant chacune 1 173 spires, sont toutes montées en série ; l’ensemble a une résistance de 4" ohms à chaud.
- Le poids de la partie fixe, inducteurs et palier, est d’environ 19000 kg.
- Induit. — L’induit a son noyau en tôle mince monté sur une carcasse en fonte et serré
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- ir un dispositif analogue à celui employé pour l'alternateur, c’est-à-dire entre un disque nu de fonte avec la lanterne et une cornière cintrée- Le croisillon de l'induit est serré r l’arbre par deux frettes en fer forgé posées à chaud.
- Le.diamètre de l'induit est de a4° cm et sa largeur de t\‘>- cm.' L’entrefer est de 7 mm. L’enroulement en tambour multipolaire est groupé en quantité : il est du genre
- Mordcy signalé plu-
- Ce dispositif est décalage des balais, au collecteur quelle la tension.
- L’enroulement in-
- fime
- ; dai
- -dessus de alées du fer
- rédu
- de faço de soudures-
- L’induit n'est pas cerclages comme on mais les conducteurs les rainures à l’aide vissés dans les lôles. vieil démonter rem-
- qui
- 609 la diamè
- oilecteur s isolées eslde 20'
- sieurs fois dans celle
- adopté pour éviter le sans avoir d’étincelles que soit la charge et
- duit est réparti dans quelles sont logées l’autre deux lames de par des caniveaux en
- sont laites sur gabarit minimum le nombre
- fretté avec l’aide de le fait ordinairement, sont maintenus dans de segments de laiton On peut ainsi sans placer un conducteur saut uniquement le tient.
- étiré comporte
- tve elle
- ne d’fle.
- r-le-Mci
- lais
- forn
- t largeur utile de sont fixées sur
- Les tiges de b a-deux segments, jpor-ronne à section en et sont isolées à l’aide
- broïne. Les écrous extérieurs des porte-balais sont 1 en ambroïne.
- Les balais sont en charbon à raison de trois par ligne.
- La résistance de l'induit entre balais est de 0,022 ohm.
- L’induit n’est supporté que par un seul palier et son arbre est manehonné ) sur celui de la machine à vapeur; le poids de l'induit tout monté est de 12000 kg.
- Résultats d'essais. — La dynamo à courant continu de la Société anonyme d’électricité de Francfort-sur-le-Mein peut supporter les fortes surcharges et les variations brusques de courant ou de tension qu'exige un service de traction, sans danger et sans décalage des balais ni étincelles.
- de double T, de lamelles d’am-c-mêmes isolés par des chapeaux
- gidement
- (') Voir l’article de M. Mobdey « dans les Dynamos » L’Eclairage Electrique, t. XIII, p.
- t897.
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- A la tension de 44o volts à laquelle la dynamo fonctionne à l’Exposition, le décalage est toujours indépendant du débit.
- La surélévation de température des enroulements est très faible; en marche continue elle n’est que de 3o° pour l’induit et 25° seulement pour les inducteurs.
- Le courant d’excitation, pour obtenir la tension à vide, est de 9,5 ampères ; en charge de 35o kilowatts ce courant est de 10,4 ampères. La chute de tension est de 10 p. ioo environ.
- Le rendement à pleine charge sous 55o volts est de g3,3 p. 100; les pertes sont d’environ 2 p. 100 dans l’induit, r,5 p. 100 dans l'induction et de 3,2 pour la marche à vide, c’est-à-dire pour l’hyslérésis, les courants de Foucault et les frottements dans le palier unique,
- Transport et montage. — Le transport des génératrices a donné lieu à des difficultés particulières, principalement en ce qui concerne l'alternateur, par suite des dimensions des pièces. Les protecteurs de l’enroulement induit à cause de leur grandeur ont dû ctre aménagés spécialement sur un wagon pour pouvoir entrer dans les gabarits indiqués par le service de l’Exposition. La partie électrique complète du groupe a exigé l’emploi de 21
- Le montage, dirigé par M. Gino Dompiori, ingénieur représentant de la Société anonyme d’Elcetricité ci-devant Lalmieyer et C,e, a été exécuté très rapidement et le groupe mixte a été en mesure de fonctionner dès l’ouverture de l’Exposition.
- L’alternateur Lahmeyer est affecté au service de l'éclairage du pont Alexandre ITI et de la grande Porte monumentale.
- Pour cet usage, la tension est ramenée à ixo volts par des transformateurs à courants triphasés fournis également par la Société anonyme d’électricité de Francfort.
- Ces appareils, au nombre de 33 sont de différentes puissances ; ce sont des transformateurs symétriques à noyaux. L’un d’eux est représenté sur la figure id.
- J. Reyval.
- FREIN ELECTRO-HYDRAULIQUE DURE Y (4)
- La caractéristique de ce frein est l’utilisation de la puissance vive des véhicules en mouvement pour le serrage des sabots contre les roues de ces véhicules, la transmission de l’énergie s’effectuant au moyen d’un liquide sous pression et la commande se faisant électriquement.
- Le dispositif de freinage proprement dit comprend Tig. 1) : un réservoir R contenant un liquide lubréfiant. une pompe P dont le piston est mu par l’essieu du véhicule, un réservoir A appelé accumulateur d’approche et enfin un cylindre de frein F contenant un piston dont la tige actionne la timonerie commandant les sabots. Un ensemble de ces divers appareils est disposé sous chacune des voitures d’un train.
- L’installation électrique comprend une batterie d’accumulateurs B et un commutateur C placés sur l’une des voitures et une canalisation à trois conducteurs reliant au commutateur et à la batterie les deux solénoïdes E, E' commandant les soupapes a, b, c, de chaque appareil de freinage.
- E11 marche normale la manette du commutateur est dans la position 1 et, en raison des positions des noyaux des solénoïdes à l’intérieur do ceux-ci, les soupapes « et b sont fermées tandis que la soupape c est ouverte. Dans ces conditions le mouvement de va-et-vient corn-
- C) Exposé groupe VI, classe 3a, Palais du Champ de Mars, côté Suffreii.
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- mimique au piston de la pompe V par l’essieu du véhicule a pour effets : i° d’aspirer du réservoir R le liquide qui, soulevant la soupape d’aspiration S, se rend dans le corps de pompe ; de faire passer ensuite ce liquide après soulèvement de la soupape S' dans la partie du corps de pompe située à droite, du piston ; 3° enfin, de comprimer le liquide dans l’accumulateur A en le forçant à soulever la soupape s. Sous l’action de la pression exercée par le liquide le piston p est soulevé et? bientôt, si l’on n’a pas occasion d’utiliser le liquide ainsi accumulé, la tige de ce piston soulève les soupapes S et S'. A partir de ce moment la pompe fonctionne à vide.
- Lorsqu’on veut freiner on amène la manette du commutateur dans la position 4- Le
- in électro-hydraulique Di
- courant se trouvant ainsi rompu, le noyau de fer doux du solénoïde E' Lombe sous l’effet de la pesanteur et la soupape b sc trouve ouverte taudis que c se trouve fermée. Le liquide sous pression contenu dans l'accumulateur passe alors dans le cylindre de [‘rein. En même temps le piston p ayant descendu sous Faction du fort ressort qui le presse et les soupapes S et S' étant libérées, la pompe envoie le liquide du réservoir R directement dans le -cylindre de frein, l'accumulateur ne servant alors que d’organe élastique rég-ularisant l’augmentation de pression. Les sabots se rapprochent donc des roues en exerçant sur celles-ci une pression graduellement croissante.
- Si l’on veut maintenir cette pression constante pendant quelque temps il suffit de mettre la manettre du commutateur dans la position 3. Le circuit du solénoïde E' continue à être rompu, mais celui du solénoïde E est, au contraire, ouvert. L'attraction cherchée par ce dernier solénoïde sur son noyau ouvre la soupape a et le liquide refoulé par le jeu de la pompe revient dans le réservoir R. Le cylindre de frein ne recevant plus de liquide, le frottement des sabots demeure donc constant tant que la manette du commutateur est dans cette position.
- En ramenant la manette dans la position 4 on opère un freinage de plus en plus énergique. En l’amenant dans la position i on produiL au contraire le desserrage des freins, car la soupape b étant alors fermée à nouveau la pompe envoie le liquide comprimé dans l’ac-
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- i môme temps qu’elle l'aspire <lu réservo rerture de la soupape c ayant mis ce?
- R et par conséquent du cylindre deux récipients en communica-
- rumulateur A < de frein F, l oi tion.
- On voit par cette description que le frein est toujours prêt à fonctionner, la pression étant rétablie dans l’accumulateur par le jeu de la pompe dès que cette pression est tombée au-dessous d’une certaine limite. C’est évidemment là un avantage; mais si, au moment d’un démarrage ou d’une augmentation de vitesse la pression limite n’est pas atteinte, le travail dépensé par la pompe nuit à la rapidité du démarrage ou de l’augmentation de vitesse. C’est pourquoi on utilise encore une quatrième position de la manette, la position 2 pour laquelle le courant de la batterie est à la fois lancé dans le solénoïde E et le solénoïdc E'. La soupape a est alors ouverte, b est fermée et c ouverte. Les positions de ces deux dernières soupapes permettent au cylindre de frein de se vider dans le réservoir et par conséquent de desserrer les sabots comme dans la position 1 de la manette; mais connue la soupape a est ouverte- le liquide refoulé par la pompe n’est pas comprimé dans l'accumulateur de sorte que la pompe n’absorbe qu’un travail insignifiant.
- Il est évident qu’appliqué à un train de plusieurs voitures, . ce système de frein est automatique puisque toute rupture d’attelage entraîne la rupture du circuit électrique (*) et qu’alors le freinage se produit comme si la manette du commutateur était dans la position 4 correspondant au freinage. On peut même profiter du fait que le frein fonctionne par simple rupture d'un circuit pour remplacer les sonnettes d’alarme T-par un simple bouton interrupteur nj cOTl,es que le voyageur n'a qu’à pousser teurs par i>0; pour arrêter le train.
- Ce dernier avantage n’est d’ailleurs pas le son système sur les systèmes actuels a signaler les suivants :
- La pression des sabots sur les rom
- ul que l'inventeur : comprimé. Parmi ces
- vendique en antages born
- dépendant de la quantité de liquide refoulée dans
- (‘) Pour éviter la détérioration des câbles conducteurs, en cas de rupture d'attelage, les jonctions de des câbles de deux voitures sont disposées do telle sorte que ces extrémités se séparent d'cUos-mèmes câbles deviennent horizontaux sous l'action d’une tension.
- (*) Une erreur s’est également glissée dans l’échelle des ampères de débit dans la caractéristiqi; circuit de l’alternateur de M. Kolben, les ordonnées doivent être multipliées par le facteur 0,87.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- le cylindre de frein et cette quantité pouvant être modifiée très rapidement, le freinage peut être réglé avec la plus grande facilité par le mécanicien (*).
- Eu second lieu il suffit de munir l’appareil de freinage de leviers permettant de manoeuvrer à la main les soupapes a, b, c pour qu’il soit possible d’utiliser le frein dans les manœuvres de wagon isolé, dans les gares de triage par exemple.
- Si le fonctionnement du frein d’une voiture devient défectueux, le freinage des voitures qid la suivent n’en reste pas moins assuré, contrairement à ce qui a lieu trop souvent avec les freins à air. Si c’est le conducteur qui est en .mauvais état, un conducteur volant peut y être facilement substitue provisoirement.
- L’emploi d’un eonduetenv volant permet aussi d’intercaler dans un train une ou plusieurs voitures non munies du système de freinage.
- Enfin l’installation de ce système coûte moins cher que celle d’un système à air comprimé, elle peut être faite sans qu’il soit, besoin de remplacer les timoneries existantes ; les frais d'entretien sont très faibles et les dépenses occasionnées par le fonctionnement sont milles puisque l’énergie est empruntée à la puissance vive du véhicule (2). J. Reyval.
- APPAREILS DE M ES 1RES - CO Al PIE [R S
- On sait que dans les appareils de mesures à pivot le frottement produit une incertitude dans les lectures ; pratiquement, lorsqu’on veut faire une mesure exacte on frappe de petits coups sur l’instrument pour que le système mobile prenne mieux sa position d’équilibre. C'est la réalisation automatique de ce moyen que cherchent Siemens et Halske Aktien Gksf.leschaft (3) et, pour cela, iis font simplement reposer l'axe vertical A, (fig. i), sur un contropivol H porté par un ressort vibrant F. L’axe recevant ainsi une série de secousses suivant.sa direction, le frottement est diminué sans que les secousses impriment de mouvement dans le sens de la déviation.
- Avec le courant continu l’entretien du mouvement vibratoire se fait au moyen d’un électro et d’un interrupteur, en ajoutant une résistance VV, en dérivation sur l'éleetro, pour supprimer les étincelles de rupture. Avec le courant alternatif (fig. 2), l’interrupteur est supprimé, il suffit de faire le noyau de l’éleetro en laines de tôle, tandis que le bloc B est massif de façon à être le siège de courants de Foucault.
- même pour toutes les voitures. Pour remplir cette condition, M.'lHircy a imaginé un dispositif de compensation
- une bague de forme appropriée. Cette bague est sectionnée en quatre parties rapprochées et serrées contre la tige par un ressort circulaire. La bague ne peut ainsi glisser que difficilement sur la surface de la tige. Cette bague se
- tige.
- L’adhérence de la bague sur la tige ne peut s’opposer à sa sortie, en raison de la pression exercée par l’appareil, mais empêche sa rentrée dans le cylindre au delà de la butée.
- L’écartement des deux butées correspond à l’usure normale des sabots entre deux réglages.
- Le remplacement des sabots usés se fait aisément par la poussée à fond dans son cylindre du piston du frein en forçant la bague à glisser sur la lige.
- (2) Ainsi que nous le disons dans le dernier numéro, nue erreur de cliché s’est produite dans la mise en pages de la description, publiée le ao Octobre, de l’alternateur Schneider ; la ligure A représente les caractéristiques de l'alternateur.
- (3) Brevet anglais n° 8 140, déposé par Siemens brothers le 18 avril 1899, accepté le 20 mai 1899. 4 ligures.
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- Pour les systèmes où Taxe est horizontal. il faut ajouter un second ressort K, (fig. 3). à l'extrémité opposée de l’axe, de façon à renvoyer toujours celui-ci vers F. Enfin un système équivalent consiste à faire vibrer la chape G dans laquelle repose le pivot (fig. 4).
- Dans le compteur de temps de Jean Villy (j) un seul mouvement d’horlogerie (fig. 5), actionne, par le moyen des roues 16, i6r i6â, i63, un nombre quelconque d’enregistreurs indépendants; ceux-ci avancent avec le pendule tant que le courant passe dans le circuit correspondant. Dans l’appareil de la figure 5, il y a 6 circuits indépendants, chacun renferme un électro d’embrayage 8 et les rouages nécessaires à l’enregistrement, sur 3 cadrans : centaines, dizaines et unités.
- La roue 16 conduit la roue 3 (fig. G eL y), qui est montée sur un manchon 5, fou sur l'axe a. Une roue 4, à denture latérale, est solidaire de 3. Quand le courant passe dans le circuit correspondant, l’électro 8 attire l’armature 12 et fait fléchir le levier à ressort 9; celui-ci fait avancer le manchon 6 sur l’arbre a et la palette 17 vient s'engager dans la denture de la roue 4- Comme le manchon 6 est tenu sur l’arbre 2 par une goupille placée dans une rainure hélicoïdale, l’arbre est entraîné dès que la palette est en prise avec la roue 4< ce qui fait avancer les rouages du compteur. Dès que Je courant cesse de passer dans le circuit, l'armature, rappelée par le ressort i3, fait reculer le manchon G et la palette 17, vient s’engager dans la denture fixe de la roue 7, ce qui immobilise l’arbre a,
- lie mouvement des roues 3, et 3S au lieu d'être continu comme précédemment peut être intermittent, la roue 3£ avançant d’une «lent pour un tour complet de 3; ce résullal. est obtenu à l’aide de roues étoilées (fig. 8 et 9).
- La liaison de l’arbre 2 au manchon 6, obtenue par la rainure et la goupille (fig. 7), peut être supprimée. Dans ce cas l’arbre 2 (fig. 10), porte deux roues dentées, 4i et 7,, concentriques et intérieures à 4 et 7. Suivant que l’une ou l’autre des palettes 17 et est. eng-agée, la liaison est établie, dent à dent, entre 4 et 4i eu 7 et 7, : l’arbre avance ou est immobilisé.
- Dans une autre variante l'armature de l’électro faiL osciller une sorte de levier coudé 21 (fig. ir et 12), dont une des extrémités porte un pignon. 22 et l’autre une pièce a3, munie d’une seule dent 24. La roue 3 élanl conduite par le mouvement d’horlogerie et étant folle sur l’axe 2, si l’électro attire l'armature, le pignon 22 vient s’engager dans les roues 3 et 25, de sorte que cette dernière, qui est solidaire de l’axe 2, fait avancer le compteur. Quand l’électro cesse d’agir, le pignon 22 est débrayé et la dent 24 vient immobiliser le compteur.
- L’indicateur do maximum de Hans Otto Swoboda (2) est un appareil thermique dans lequel le courant à mesurer traverse une bande de platinoïde, ou autre alliage, et l’échauffe, D(fig. i3, 14 et i5). Celte bande est fixée à l'axe F qui lui transmet la tension d'‘un ressort I,
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- par l'intermédiaire* du levier K. Par suite de
- la dilata lion de la bande, le ressort I lait tourner Taxe F et celui-ci. à son tour pousse l'index IT à l’aide du levier G ; comme l'index est libre sur l’axe, il reste à la position où l’a amené le levier G et il indique ainsi le courant maximum qui a passé dans l’appareil. Un cadran divisé G complète l'instrument. Pour compenser l’erreur de température causée par la dilatation du support A, la bande est portée par une pièce métallique N (fig-. t5), dont la dilatation totale est égale à celle du ruban D.
- Le dispositif de G. G. Pillinger (’) a pour but de faciliter l'emploi des tarifs proportionnels ; il s’ajoute aux compteurs existants pour leur K permettre d’enregistrer separé-
- ')) ment la consommation d'électricité
- quand l'intensité a dépassé une certaine videur fixée à l'avance. Deux rouages avec cadrans Bs (fig. ifiot 171, sont lies d’une façon * rigide aux extrémités d'un fléau A ; \ celui-ci oscille autour d’un point / A, choisi de telle sorte que le rouage correspondant au faible
- Fig. 5 à iu. — Ensemble, vue de cote. details et variantes du compteur de temps Yilly.
- débit soit toujours en prise avec lavis sans fin du compteur. Le courant à mesurer passe
- (*) Brevet anglais n° 10618, déposé le
- 11 1898, accepté le 18 mars 1899. 3 figures.
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- l le ?
- dans mi solénoïde D et attire le laquelle le tarif change, le noyau pl qui fait basculer le fléau A et 1 Pour éviter que le fléau A veste clans une position intermédiaire, dans laquelle les deux rouages seraient libérés de la vis, 011 peut faire le petit fléau E en deux parties, articulées au même point J, niais reliées seulement par l'er-o-ot Es (fig. 18), et l’cncoche E, ; de plus un ressort G empêche le fléau de rester dans la position intermédiaire. Dans ces conditions la partie E6 du fléau 11e peut se déplacer que quand le noyau Dt a dépassé une certaine position.
- tarnl le c ; le solén
- uirlir de fléau E
- B,,
- Le
- de Li
- canisme Zaj-in P)peut s’appliquer ï pteur quelconque, il a }> l’intensité a dépassé une < heures de Ja journée ; ee< aux heures où les usines
- r but de changer Ja vitesse d/enregislr< faine limite, ainsi que dans le brevet pré i pour but, comme on le sait, de favoriser sont pou char^
- 1011 plus quand, nais à certaines i de l'électricité
- Une horloge additionnelle fait faire un tour en 2.4 heures à un disque a (fig. 19 et 20), percé de trous représentant les heures et les demies. Dos boutons c e, introduits dans les trous correspondants aux heures de changement de tarif, viennent accrocher les dents d'une roue étoilée ff de sorte qu’à chaque rencontre d’un boulon la roue f avance d’une dent. Derrière f se trouve une came h qui soulève ou abandonne alternativement le levier /,
- oscillant autour do k. Quand l retombe au
- fond d'une ej du oomptou figure eo : ]’ roue ; gnlee
- eiie h delà came, les rouages occupent la position de la e creux n est solidaire de la l’embrayage q qui relie les suite de cette dis-
- de
- cette position correspond a la période c traire, le second bouton vient entraîne opposée de ce levier, appuyant :
- position le moitvemenL du compteur est transmis au rouage totalisateur à la vitesse même de l’arbre «, c’est-à-dire lentement; rgie est. tarifée moins cher. Quand, au eon->ue étoilée, la came soulève l et l’extrémité combat J’aetion du ressort x, l’axe creux n
- est séparé en 2 parties réunies seulement par le système différentiel, pvus (fig. 21} ; grâce à cette disposition, la vitesse de la roue r peut être aussi grande qu’on le veut, par rapport à celle de n, et le compteur est susceptible d’enregistrer à deux prix différents. Le cliquet i (üg. 22), a pour but d’assurer le passage rapide de l’une à l’autre des vitesses :
- (l) Brci
- nglflis
- 4 845, dépc
- 1899,
- ’epte le* :
- 1899. 4 t
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- des que le bouton c ou e, a suffisamment l'ait tourner la roue étoilée, le cliquet est soulevé et retombe presque aussitôt entre les deux dents suivantes.
- Pour obtenir le même résultat que ci-dessus, Hermann Aron et Aron Elkctriciïy Mkteh ltmited (') emploient deux séries de cadrans, d’une pour enregistrer pendant les heures de tarif réduit, l’autre pendant le temps dé tarif normal. Le mécanisme par lequel s’effectue le passage d’une série de cadrans à l’autre, consiste en un mouvement d’horlogerie dont un des mobiles, d (fig. 23), commande deux roues ggt, de façon à leur faire faire un tour en
- 24 heures. Ces rouesgg\ sont montées chacune sur un des manchons kkv fous sur les axes Jixes hht-({\g. 24); des rainures i, pratiquées dans les manchons, reçoivenl l’extrémité des leviers (lr Les manchons hkx sont poussés vers les parties fixes «//, par des ressorts pp17 mais ces parties fixes portent des saillies mmi qui empêchent le rapprochement, sauf au moment où les encoches des manchons passent en face ; à cet instaut seulement les manchons viennent s’appliquer contre les pièces fixes wh, faisant avancer tout le système et entraînant aussi le levier correspondant, l 011 h. L’extrémité inférieure de ce levier vient alors appuyer sur un levier à trois branches S, pivotant sur l’axe t, de sorte que le bras u, de S (fig. .26), entraîne la manivelle u-, (lig. 23), à laquelle est fixée une bielle y. Le mouvement est ainsi transmis à une seconde manivelle L qui entraîne à son tour l’inclinaison d’un fléau D muni de trois roues EFG. La roue F qui est sur Taxe du fléau osL commandée par le compteur et elle transmet son mouvement aux deux roues FG ; selon FincU-.
- fl
- éposé le 6 avril 1899, accepte le-6 mai 1899. 5 figures.
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- :8g
- liaison de D, l’un ou l’aulre des rouages totalisateurs
- Quand le second manchon rencontre la bielle y, ramenée
- Les pièces fixes n sont munies de manettes o ou 0 que l’on peut amener devant les heures choi; indiquées par drans spéciaux ; par cette disposition les saillies nn^ sont placées aux points convenables pour faire les changements de cadr; nécessaires, roues gglt et de lei chons, ne dure que le temps du passage de la saillie nt, mais les leviers ll^ peuvent revenir eu arrière de sorte que la bielle y reste en place jusqu’à ce que la rencontre de la saillie de l'autre manchon verse l’ordre de choses Un index, placé sur la manivelle L, montre, à chaque instant, la série de cadrans qui est utilisée.
- Le mécanisme de Ch.
- \Y. Scott Cravvley (*) s’adapte à un compteur déjà breveté par le même (2).
- Le compteur fait mouvoii la vis (fig-, 28 et 29), s lu laquelle se trouve l’écrou denté / ; celui-ci engrène
- avec un pignon q le long 2, 26012-
- duquel il peut glisser, de
- sorte qu’il, avance proportionnellement à la dépens arrive à l’extrémité de la course, à droite de la figure dégage l’interrupteur iqqui, aussitôt rappelé parle le courant, il faut ramener le courant r vers la gau pièce de monnaie appropriée a été introduite dai
- "iijf © g
- §> 8
- © Ô
- JfÉT
- 3 d’énergie électrique. Dès que l'écrou r ly, il appuie sur le levier coude c,, celui-ci ressort rompt le circuit. Pour rétablir .'ho, ce qui. 11e peut se faire que si une s la fonte a, d’où elle est tombée dans
- C) Brevet anglais n* 19 621^ déposé le i:> septembre 1898, accepté le 17 juin 1899. P) L'Éclairage Électrique, l. XXI, p. 298.
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- ! des rainures du tambour or A ce moment il faut, à l’aide de ta manette extérieure pt
- l'aire tourner le poussoir cylindrique p.2 qui appuie sur le bord de la pièce ; le mouvement de la manette est ainsi eonmiu-lambour o, qui en-
- train
- dont on peut encore disposer ; ui; à chaque instant la position de Té:
- La fermeture de Uinterrupteu arrière, fait appuyer le levier tl si ss,. Les fentes du tambour sont
- par laquelle est uni le pignon q L’écrou r tourne avec le pignon q et revient vers la gauche de la figure, ce qui permet d refermer l’inteiTupleur ul e raccrochant au levier coudé v Le poussoir p., ne peut faiv qu'un quart de tour, de ’sorto qu’à chaque pièce introduite dans le compteur havane-l’écrou r est limitée,- pour naître la quanLilé d’électricité déplace devantune fenêtre elindiq
- de la
- uanette l qui, tirée en le second interrupteur limitées au centre au
- Le mécanisme de prépaiement do Haydx Thils Hakhissox (j) peut s’appliqu compteur quelconque : gaz, eau, électricité, etc. ; dans le cas particulier représen
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- agit sur un compleur électrique et coupe automatiquement le circuit dès que la quantité d'électricité payée est consommée.
- Le système comporte une petite addition au compteur proprement dit et un mécanisme qui peut être placé indépendamment, à une distance quelconque.
- Le dernier modèle, a (fig. do), du compteur porte une cheville »„ qui vient à chaque tour en contact avec le levier 3, ce qui ferme un circuit dérive comprenant l’éleelro 6 et un second éJcetro 19 placé dans h; mécanisme indépendant (lig. 3i et 32). Dans ce dernier» la pièce introduite dans la fente 8 écarte le levier coudé 9, lequel, rappelé par le poids 9,,, tend à reprendre sa position et fait avancer la roue à rochet 12 au moyen du cliquet 9..
- Un second levier 10 sert de verrou : il faut qu’il soit repoussé par la pièce de monnaie pour <pie la goupille 9,,, portée par le levier 9, sorte de l'encoche io( ; il est donc necessaire que les leviers 9 et 10 s’écartent en même temps sous Faction de la pièce.
- Le rochet 12, commandé par le levier 9, et un second rochet i3, sont montés tous doux fous sur l'axe ; ces deux rochcts sont réunis par un système différentiel composé de deux couronnes dentées 12,, et i3„, solidaires des roues' 12 cl i3, et cPurt petit pignon 14 porté à l’extrémité d’un hras i5 fixé lui-même sur Taxe 16. Un ressorL spiral fixé d’une part à l'équerre 23 et d'autre part à l’axe 16, tend à ramener le hras ia et le pignon 14 à une position déterminée. Ce mouvement de retour est empêché par le cliquet 24 qui agit comme un échappement; à chaque émission de courant, dans les électros 6 et 19, la roue t3 avance d’une deut. Le système est eonvplélé par un levier 2.1 qui porte, en 21,,, un cavalier en cuivre plongeant dans deux godets à mercure; c’est ce cavalier qui ferme le cii-cuit. Un hras 20 relève le levier au moyen d’une cheville ?.oa, de sorte que dans la position de repos, quand le ressort 23 est détendu, le circuit est rompu.
- Le fonctionnement de l’appareil est le suivant' : à chaque pièce introduite en le
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- clique! gc fait avancer la roue 12 et celle-ci entraîne le pignon i4 qui est obligé de rouler sur la couronne dentée i3„ qui est fixe à cet instant. Ce mouvement a pour effet de baisser le Bras 20, ce qui permet au levier 21 de retomber en fermant les circuits par les godets 22 et le cavalier 21^; en meme temps le ressort 23 se trouve armé. A chaque contact, établi, parle dernier mobile du compteur, l’éleclro 19 attire son armature et laisse avancer d'une dent la roue i3 ; le pignon 14 reprend ainsi peu à peu sa place, remettant toutes choses en état et rompant le circuit dès que la quantité d’énergie convenable; a été dépensée.
- La ligure 33 montre une variante de l’échappement dans laquelle le ressort e3 est supprimé et où l’attraction ded’éleetro 19 agit directement pour faire avancer le rochct: i3, dont les dents sont alors de sens opposé à celles du rochet 12.
- L’cloetro 6 du compteur (fîg. 3o), a pour but de limiter la durée de l’émission de courant : en effet, dès que le contact est établi, l’armature 5 est attirée et le levier 3 tombe sur 3tt amenant la partie isolante 3„ en contact avec la cheville au, ce qui rompt instantanément le circuit.
- Le frein du compteur de Corxkj.ius Cante (*) est un tambour métallique a (fig. 34 à 3G), qui tourne à l'intérieur de deux bobines plates bc. Ce frein est sollicité à se mouvoir par Faction d’un poids e fixé au levier au moyen d’un cliquet g ce levier entraîne 1111e série de roues dentées d, dont le dernier mobile est précisément le tambour a \ dos index fixés sur les axes des roues, permettent de lire sur des cadrans le nombre de tours effectué. Les bobines comportent deux enroulements : l’un en fil fin ô, placé en
- n° 19264, dépose le 9 septembre 1898, accepté le 0. septembre 1
- (9 Brevet ueglais
- <899. 3 ligures.
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- dérivation sur le circuit, crée un champ constant assez intense pour arrêter le mouvement du tambour; l’autre c, à gros fil, reçoit le courant à mesurer et les connexions sont faites do telle sorte que le champ est dù à la différence d'action des deux enroulements, donc le tambour doit, prendre une vitesse d’autant plus grande que l’intensité à mesurer est plus élevée.
- Quand le poids e est au bout de sa course, le levier / s’arrête sur i et la roue h continuant à avancer pcndaut un temps très court, à cause de la vitesse acquise, le cliquet g tombe, le ressort l attire l'ensemble des rouages et le lait pivoter autour de k, ce qui a pour effet d’ouvrir l'interrupteur m par lequel passe le courant ; en mémo temps le marteau n frappe le timbre pour avertir qu’il faut remonter la pendule. Le remontage a pour effet de remettre tout en place et de refermer l’interrupteur m, rendant ainsi la libre disposition du courant. L’arrêt du compteur à vide est assuré par l’électro o qui abandonne l’armature q dès que le courant cesse de passer et celle-ci en remontant vient accrocher les ailettes p du régulateur, ce qui arrête le déroulement du rouage.
- Ce compteur est également disposé pour recevoir un dispositif à prépaiement (l) ; à cet effet le levier y qui porte l’interrupteur m est articulé en de sorte que la rupture se fait en m sous l’action du ressort l qui, comme précédemment, attire tout l’ensemble en arrière dès que le poids e est arrivé au bas de sa course, mais un cliquet c vient à ce moment s’engager sous l’encoche a'! du levier y (fig. 37), et, malgré le remontage du poids e} le circuit reste interrompu (fig. 38). Pour fermer de nouveau le circuit, il faut qu’une pièce de monnaie, introduite dans la fente /•, tombe dans le plateau s fixé au bout du levier L Le rôle de ce levier t est double : d’une part, il porte, à son extrémité opposée au plateau, une projection u qui, en appuyant sur le cliquet v, permet au levier y de redescendre, d’autre part il provoque ce mouvement de descente à l’aide du ressort ci ; grâce h cette combinaison l’introduction d’une pièce de monnaie en r rétablit le circuit et remet les choses en état de fonctionnement.
- CONGRÈS INTERNATIONAL DES TRAMWAYS'*
- Ce Congrès a été organisé sous les auspices de l'Union Internationale permanente des Tramways (3) ; il a réuni plus de 5oo adhérents et différents gouvernements y étaient représentés par des délégués officiels (l). Les sujets qui ont été discutés présentent un intérêt
- (') Brevet anglais n" 19 *63, déposé le 9 septembre 1899, accepté le 2 septembre 1899. 5 ligures.
- (’) Voir L Éclairage Électrique, t. XXIV, pp. 407, 447 et 483, i5, 22 et 29 septembre 1900.
- L) Président ^honneur : M. Pierre Baudin, Ministre des Travaux publics.
- Commission d'organisation :
- Président : M. Léon Janssen.
- Membres : MM. Aigoin, Broca, Cuvinot, lùislcr, fié roi., Guary, Kessels, Kfthler, Lavalard, Monmerrmé, Radie* Hiibl, Zifl'er.
- Secrétaire général : M. Nonnenberg.
- Secrétaire : M. Albert Janssen.
- (*) Délégués officiels des Gouvernements ;
- Allemagne : M. Scbürmann.
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- considérable pour les électriciens; nous avons analysé les rapports qui ont été présentés (*) ; nous résumerons aujourd’hui les discussions auxquelles ces rapports ont donné Heu.
- La séance d’ouverture a eu lieu le lundi io septembre, à dix heures du matin, au Palais des Congrès, à l'Exposition, sous la présidence de M. Pérouse, conseiller d’Etat, directeur des chemins de 1er, délégué de 11. le Ministre des Travaux Publics. Après avoir prononcé une courte allocution, 11. Pérouse a donné la parole à 11. Janssen, président de la commission d’organisation.
- Apres l’élection du bureau (2), la discussion des rapports a commencé immédiatement.
- I. — Tarif des tramways
- II. (jÉron lit son rapport dont les conclusions sont les suivantes;
- « i° Les tarifs des tramways urbains doivent être simples et à bon marché et établis en conformité avec les particularités locales;
- « q.0 Pour de grandes villes, il est recommandable, en général, de prévoir une zone intérieure aussi étendue que-possible, avec un tarif à prix unique, dans laquelle ne sont pas comprises les lignes suburbaines ;
- « 3° Le service des correspondances est recommandable ; il y a lieu, cependant, d’examiner pour chaque cas particulier si l’on doit percevoir un supplément pour la correspondance et quel doit être le montant de ce supplément. »
- Belgique : MM. L. Janssen, F. Nonnenberg, A Janssen, F. Xyst.
- Canada ; M. James Mavor.
- Espagne : M. Pedro Garcia Faria.
- Etats-Unis d'Amérique ; Colonel G. Truesdell, l’rof. F. S. Wilkins. W. Allen.
- France {Ministère des travaux publicsj . MM. Pérouzc, Iozon, Luneau, Regimlx-au, Sehelle, Ville, Lefebvre, Forestier, Hctier. (Ministère de la Guerre) : M. Braun. (Ministère de lAgriculture) : M. Plazen.
- Monaco : M. P.-A^ Berges.
- Sjam : MM. H. Hoeylaort, E. Rotin. buKDK : M. branckel.
- Amsterdam : M. ISciszen.
- Loi ofiNK : M. SclieuUweilIer.
- Milan : M. A. Casliglione.
- I2) Président d’honneur : M. Pierre Baudin,
- Présidents : Séance du lundi io septembre. M. Aigoin.
- •> mardi ii » M. Lavalard.
- . ^ ^ jeudi i3 » ^ M. Janssen.
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- Les deux premières conclusions sont approuvées par le Congrès, mais la troisième, relative au service des correspondances donne lieu à une très vive diseuss ion à laquelle prennent part JIM. Jlonmerqué, Lavalard, Thonel, Griaiou, Kübler, Debray, Scheidtwcilcr, Janssen. Le Congrès décide qu'il est impossible et qu'il pourrait même être dangereux de recommander l’usage des correspondances dans l’état actuel de la question ; un supplément d’enquêlc aura lieu et le sujet sera traité dansTc prochain Congrès ('}•
- II. — Résultats u’application de la traction électrique"
- Les conclusions du rapport de JL de Pirch sont adoptées, étant bien spécifié qu'elles ne
- (*) M- -Uonmerqv*: pense que le congrès ne peut s'associer à uue conclusion .'.usai absolue : on ne peut pas .lire que
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- s’appliquent qu’à la traction électrique par fil aérien, et qu'elles ne préjugent en rien des avantages ou inconvénients des autres systèmes de traction électrique. Voici ces conclusions :
- « D'après les expériences qui ont été faites* la traction électrique à fil aérien se recommande en remplacement de la traction animale et même de la traction par locomotives lorsqu’il s’agit d’une exploitation où de petits trains se succèdent à de courts intervalles suides lignes à longs parcours et à trafic intense ainsi que tout particulièrement pour des lignes établies en terrain fortement accidenté, à condition que la durée de la concession soit suffisamment longue et. que des conditions impossibles ou des charges exorbitantes ne viennent pas compromettre ou détruire l’équilibre économique de l’affaire » (J).
- TU. — Avantages et inconvénients de la voie étroite et )>k la voie normale
- Le rapporteur, AI. Gunderlocii, n’ayant pu assister à la séance, aucune conclusion n’a été votée ; la question a été réservée. Il semble, d'ailleurs, que le rapport et ses conclusions aient dépassé le but euvisagé ; on n’avait en vue que les cas où l’on reconnaît qu’il y a avantage à employer la traction électrique et non toutes les lignes de chemins de fer économiques ou chemins de fer vicinaux. Dans beaucoup de cas, la traction électrique ne saurait s’appliquer à ces lig-nes de grande longueur et de faible trafic (3).
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- IV. — Composition de l’usine centrale.
- En lisant son rapport, M. Thonet insiste sur la possibilité, pour les sociétés, de publier les rendements et les résultats économiques obtenus avec le matériel qu’elles emploient; tous les appareils qui composent une usine sont bien connus et les fabricants n’ont rien à craindre de cetto publication qui permettrait simplement aux ingénieurs de se rendre compte des types les mieux appropriés à un service donné. M. Thonet demande que cette question des rendements et des résultats économiques soit portée à l’ordre du jour de la prochaine session.
- U en est de même en ce qui concerne les accumulateurs 'employés comme batteries tampons ; quel est leur rendement, quels sont les frais qu’entraîne leur entretien ?
- Les avantages et les inconvénients des machines à vapeur à triple expansion devraient aussi être étudiés.
- Enfin, il serait intéressant d'obtenir pour la prochaine session, des renseignements précis sur les prix d’entretien des chaudières.
- M. d'IIoop développe la partie du rapport relative aux organes accessoires. Il dit que l’économie réalisée, à Bruxelles, par le turbinage des déchets huileux est de i5 fr par jour ('). .
- V. — Systèmes de distributions du courant.
- Le rapport de M. Van Vloten ne donne pas lieu à une Longue discussion. Le Congrès décide qu’il n’y a pas lieu d’émettre de vote sur un sujet aussi général et se borne à remercier M. Van Vloten pour son très intéressant travail, (‘j.
- marchandises transbordées sont principalement le granit et le charbon ; la gare a été aménagée spécialement pour faciliter les manœuvres.
- M. Iïaselmaxn, directeur dos tramways d'Aix-la-Chapelle, estime, contrairement aux assertions du rapporteur, en raison de leur prix éLevé.
- et 2°, ne choisir la voio étroite que dans les cas spéciaux où la première ne peut convenir.
- M. Koeileii fait observer que les conclusions du rapport et la discussion actuelle s’éloignent beaucoup de l’esprit
- M. Lavalard propose, le rapporteur étant absent, de réserver la question qui sera discutée ultérieurement. Adopté.
- f) M. Baumgart critique le passage du rapport d’après lequel les batteries tampons ne s’adaptent qu'aux
- grande puissance, comme le prouvent les applications faites en Amérique.
- M. Monmruqui: s’excuse par lettre de ne pouvoir assister à la réunion ; il demande que la première conclusion du rapport, relative au type de machine à vapeur, soit modifiée par l’adjonction des mots « ou à triple expansion ».
- celle demandée par M. Monmerqné. On ne possède pas assez, de renseignements sur l’emploi des batteries tampons sur les grands réseaux pour que le Congrès prenne une décision à cct égard ; bien des compagnies seraient entraînées par ce vote ; d’ailleurs sur les grands réseaux, les variations de charge s’équilibrent.
- pouvant être rangés dans les systèmes de distribution. Il demande qu’au 5° paragraphe le mot polyphasé soit remplacé par le mot triphasé.
- M. Debray fait observer que la question, très mal posée, ne se prêtait pas à une réponse précise ; le choix d’un
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- VI. — Joint Falk.
- M. Fischer-Dick lit son rapport el l'ait remarquer que le prix du joint n'a pas d'importance ; à Berlin, le kilomètre de voies doubles posées en chaussée asphaltée revient à environ <120 ooo francs. Tout ce qui permet de prolonger la durée de ces voies coûteuses el de diminuer la fréquence des réparations fait réaliser des économies qui rémunèrent largement des frais de premier établissement.
- M. Thonet pense qu'on doit remercier le rapporteur et adopter son rapport; il tient à faire remarquer que l’on n’a employé conjointement les connexions électriques et le joint Falk que par mesure de prudence, au début. Maintenant on a supprimé toutes le,s connexions électriques.
- M. Grialou confirme ce que vient de dire M. Thonet; ce n'est qu'au premier essai, à Lyon, qu'on a adopté les connexions ordinaires ; on tenait à voir d'abord quelles étaient les qualités du joint Falk. Depuis, on a supprimé tout autre mode de connexion électrique, la résistance ohmique des rails soudés par le procédé Falk étant la même que celle d’un rail continu. Il faut remarquer, d’ailleurs, que quand un joint Falk doit sauter, il saute dès les premiers jours après la pose ; les ruptures qui se produisent en hiver sont très rares.
- VIT. — Traction par accumulateurs.
- M. Johannkt, en son nom et en celui de M. Broca, résume le rapport sur cette question el propose que le Congrès vote les conclusions suivantes qui diffèrent de celles imprimées dans le rapport : « La traction par accumulateurs, plus onéreuse que la traction par fil aérien, ne doit être appliquée que dans certains cas très spéciaux et lorsque la traction par iil aérien n’ost pas possible, car seule, cette dernière permet de donner satisfaction au public el d'abaisser les tarifs. » Après une discussion très animée, qui a duré toute la matinée, ces conclusions ont été rejetées elles conclusions suivantes, qui résument ce qui a été dit, ont été adoptées : « Le Congrès constate que la traction par accumulateurs n'a pas fait, jusqu'à ce jour de réels progrès et qu’elle ne saurait être employée que dans des cas absolument exceptionnels, parce que : i° elle ne permet pas de donner au public un service satisfaisant ; V son prix de revient est très élevé V ».
- système Je distribution est une question d'espèce qui demande une étude particulière dans chaque cas : tout ce qu’on pouvait faire, c'était, comme le rapporteur l’a fort bien compris, de résumer les considérations qui doivent guider dans cette étude ; il n'y a donc pas à voter de conclusions ; le Congrès doit se borner à remercier >1. Van Violon de son très remarquable rapport. M. Debray insiste pour qu’à l’avenir les questions soient mieux posées.
- M. Thonet partage l'opinion de M. Debray ; ce sont les considérations qui militent pour ou contre chaque système qu’il fallait considérer ; mais les conclusions du rapport ne sont en réalité que des indications ; on^peut les voter.
- rapporteurs de juger de la tournure qu'ils doivent donner à leur travail et à ses conclusions. Tl pense aussi qu i! n’y
- 0 M. Janssen rappelle que, de 1892 à 1898, il a été fait, à Bruxelles, des tentatives de traction par accumula-
- avail demandé un rapport sur les « progrès réalisés » ; or, il résulte du rapport qui vient d’être présenté qu’aucun progrès n’a été réalisé. Les pouvoirs publics pensent que c’est seulement le prix élevé de ce mode do traction qui empêche les sociétés de l'adopter ; il faut déclarer hautement qu’il n’en est rien : certaines sociétés ont adopté des moyens de traction au moins aussi coûteux que les accumulateurs ; la véritable raison pour laquelle les sociétés écartent de plus en plus les accumulateurs, c’est qu'avec ceux-ci, on n’est jamais certain de pouvoir assurer le service
- SI." Boulvin se déclare adversaire absolu des accumulateurs et puise sa conviction dans l’expérience qu’il a
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- U K V l'E Ü KI. K G T R IC ï T K
- expérience que le rapporteur a acquise dans cette branche de l'industrie le confirme de en plus dans cette opinion que, pour les chemins de fer vicinaux, l’économie des Irai premier établissement et des dépenses d’exploitation est d'une importance majeure ; i à bon droit qu’on a appelé les chemins de fer vicinaux « chemins de fer économique ils rendent de grands services en contribuant à développer la prospérité du pays, en servant des contrées où les chemins de 1er à voie normale ne peuvent pénétrer; mai n'ont qu'un trafic réduit ; ils ne peuvent exister sans la plus stricte économie. Dans
- restequr y ans ^concession pour amortir lo capital engagé. ^ ^ ^ ^ ^ - 1 fl
- îinm i§
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- conditions, AI. de Burlet estime que le Congrès ne peut recommander aucun des systèmes étudiés et il propose que la question reste à L'ordre du jour de la prochaine session.
- Après échange do vues, le Congrès décide de maintenir à l’ordre du jour de la première session non seulement le chauffage des voitures des trains vicinaux mais encore le chauffage des voilures de tramways Ç}.
- X. — Désignation rationnelle des moteurs électriques polr tramways.
- AI. d’Hoop donne lecture du rapport de AI. AIaclosky, empêché. Ce rapport conclut à la désignation des moteurs par trois nombres, représentés par les lettres C A B, et donnant, le premier la puissance que le moteur peut fournir pendant une heure sans que sa température dépasse de plus de yfr C la température ambiante; îe second, l'intensité en inilliam-pères du uourant nécessaire pour augmenter de i kg l’effort de traction à la junte des roues de 800 mm de diamètre ; le troisième, la valeur, en ampères, du « courant mort ».
- Le Congrès décide que la question doit être laissée à l’ordre du jour et que les constructeurs de moteurs doivent être entendus (h.
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- XI — Freins pour tramways.
- Le rapport verbal de M. Monmkkqué a donné lieu à mie discussion importante quoique écourtée par suite de l'heure avancée ^ laquelle elle a commencé. Le point saillant à retenir de cette discussion, c’est qu’on doit d’abord chercher la simplicité afin de rendre l'usage des freins plus commode ; la plupart des accidents qui se produisent, proviennent, en effet, moins des défauts des freins que de ce qu’on ne se sert pas assez bien de ces appareils {').
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- 9.0S
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Rapport de la conductibilité calorifique et de conductibilité électrique des métaux, par Ed- Rieckc. Drude's Ann,, t. II, p. 835-843, août igoo.
- Riecke compare les équations auxquelles conduit sa théorie pour déterminer le rapport des conductibilités a celles que donne la théorie de Drude (s).
- L’équation de Drude est une simplification de celle de Riecke, due à ce que Drude suppose la force vive des électrons égale à la température absolue multipliée par la constante universelle des gaz.
- La différence consiste surtout dans les valeurs du coefficient numérique x, coefficient que la théorie laisse indéterminé et qu’on choisit il peu près arbitrairement.
- Il me parait tout à fait superflu de pousser aussi loin la discussion, puisqu’une vérification numérique rigoureuse est actuellement impossible ; la plupart des données nécessaires sont imparfaitement connues et, de plusieurs, on ne connaît que l’ordre de grandeur. M. L.
- Phénomène de Hall dans les gaz de la flamme, par E. Marx. Drude’s Ann,, t. II, p. 798-835, août 1900.
- Un conducteur est parcouru par un courant dont la direction est celle de l’axe des X est la chute de potentiel par unité de longueur due à ce courant. Si ce conducteur est placé dans un champ magnétique d’intensité II dirigé suivant O y, il se produira entre deux points de l’axe O", primitivement au même potentiel, une différence de potentiel e. C’est le phénomène de Ilall ; le quotient :
- qu’on appelle coefficient de rotation est égal à la demi-différence entre les vitesses de migration des ions positifs et négatifs, d’après la théorie. Il est difficile de contrôler expérimentalement ce résultat dans le cas des électrolytes, parce que les quantités ii mesurer sont trop petites. L’étude des flammes est plus favorable, car les ions de la flamme ont des vitesses envi-
- omployée d’une i’auon continue. Lorsque l»s trains sont lourds et que les voies présentent des déclivités, le trein
- Les freins à air comprimé ont donné de bons résultats, mais les expériences ne sont ni assez nombreuses ni assez longues pour que la commission en tire une conclusion.
- M. Kohler, de Berlin, appuie la proposition de M. Monmerqué tondant à ce que celte question soit laissée à l’ordre du jour de la prochaine session. Il demande que les sociétés soient iplus libérales de renseignements ; les freins sont des organes très nécessaires ; l’Administration a rsinon d’en imposer ; mais par/ois ses prétentions sont exagérées et les compagnies doivent lutter contre leur adoption; c’est dans ce but d’intérêt commun que 1rs compagnies doivent fournir des renseignements.
- M. Rohl, de Hambourg, explique que les sociétés allemandes, en faisant cette étude des freins, avaient pour but immédiat de lutter contre les prétentions de l'Administration qui voulait imposer l’emploi de chasse-corps ou
- recherché sur quel parcours minimum l’arrêt peut être obtenu. Mais, puisque le rapport résumant ccs expériences va être publié dans les comptes rendus du Congrès, il importe de faire observer que les longueurs d’arrêt obtenues dans ces expériences ne peuvent pas être admises dans la pratique. Les machinistes savaient que le but des essais était la manœuvre des freins ; ils commençaient le serrage en arrivant à un poteau ; les conditions, en pratique, sont bien différentes ; les machinistes ont souvent à appliquer les freins au moment on ils s’y attendent le moins, en
- leur manque de sang-froid, sur le temps matériel nécessaire pour faire les manœuvres ; un agent nerveux serrera les freins à bloc en cas de danger imminent, alors que l’arrêt se produirait plus rapidement par un serrage progressif, eu un mot, il faut introduire un 0 coefficient de réflexion », qui se traduit par un retard.
- Les chiffres contenus dans le rapport do l’Union allemande ne peuvent donc pas faire autorité en pratique, ni surtout être invoqués par l’Administration ni devant les tribunaux.
- (4) Cf. Rieckk, L’Éclairage lileclriqne, t. XYIII, p. 204, 290, février 1899; Drude, Ibid., t. XXIII, p. 348, juin 1900.
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- ron io8 fois plus grandes que celles des ions électrolytiques dans les dissolutions salines. Le phénomène de Hall doit donc être beaucoup plus
- Seulement l'étude des flammes présente des difficultés d’un autre ordre. D'abord le courant dans les flammes ne suit pas la loi d’Olim : en outre, dans la région centrale de la flamme où on doit placer les électrodes auxiliaires pour prendre la différence de potentiel duc au phénomène de Hall, le champ est faible, condition défavorable puisque l'effet Ilall est proportionnel ii ce champ.
- Pour augmenter ce champ, il faut toujours prendre comme cathode l’électrode principale dont la température est-la plus élevée, ce qui ne permpt pas de renverser le sens du courant primaire.
- Les expériences ont été effectuées avec des champs magnétiques compris entre 3 ooo et 8 5oo unités CCS mesurés au moyen d’une spirale de bismuth.
- La rotation des lignes de courant a lieu dans le sens opposé à celui' du courant qui excite le champ : c’est le sens dit négatif comme dans le bismuth. Le coefficient de rotation est indépendant de l'intensité du champ magnétique, du champ électrique produit par le courant primaire et de la distance des électrodes. Il diminue quand on augmente la concentration des ions dans la flamme.
- Les expériences s’écartent des conditions dans lesquelles le courant qui traverse la flamme obéit à la loi d’Ohm 'Cf. loc. cit!. Cette circonstance doit avoir pour conséquence une augmentation du eoeflicient de rotation. Effectivement les valeurs trouvées par l’expérience dans des conditions où il est presque certain que la loi d'Ohm n’est plus applicable, sont beaucoup plus grandes que les valeurs calculées en supposant la loi d’Ohm vérifiée.
- D’autre part, d’après les expériences d’Arrhé-nius, la conductibilité d’une flamme varie comme la racine carrée dë’lh'doncentration des ions : la dissociation dans la flamme doit donc ! être faible et dans ces conditions, la théorie I fait prévoir que le coefficient, de rotation doit. | être plus grand que la différence entre les j
- (*) Marx, L Eclairage Electrique, t. XXV, p. 137, oc-
- vitesses de rotation des ions positifs et des ions
- Dans la flamme pure, c'est-à-dire ne recevant pas de dissolution saline, la vitesse des ions parait être plus graude que dans la flamme contenant du chlorure de potassium. D’après ce résultat il est difficile de savoir quels sont, dans la flamme pure, les éléments qui servent de véhicule à l’électricité. Cependant il est probable que la conduction se fait dans la flamme pure suivant le même mécanisme que dans la flamme alcaline et que les ions sont II et OH. L’ion positif K possède une vitesse plus grande que la vitesse de II; quand donc on l'introduit dans la flamme, on doit diminuer la différence des vitesses des deux ions, par suite, le coefficient de votation. Cette influence doit croître avec la concentration des ions K : c’est justement ce que donne l’expérience.
- En abaissant la température de l’anode;' on obtient au-dessous d’une certaine limite un accroissement de vitesse de J’anion et on observe une rotation des lignes équipotentielles dans le sens positif, c’est-à-dire dans le même sens que pour le tellure.
- Des expériences laites sur les différents chlorures alcalins, il résulte que le coefficient de rotation diminue quand le poids atomique de l’anion augmente. M. L.
- Résistance intérieure de l’élément Weston par J. Klemencic. Drudes Ann., I. II, p. 8 î8-b . aoAi
- 1900.
- L’élément Weston dont il s’agit est l’élément du type construit par « The European Weston Eiectrical Instrument C° ». Cel étalon est construit comme les étalons ordinaires au cadmium, à cela près que la dissolution de sulfate de cadmium est saturée à 4° et ne renferme pas de cristaux de sulfate de cadmium en excès.
- M. Klemencic a mesuré la résistance intérieure de cet élément par la méthode suivante :
- Un galvanomètre à fil fin de résistance p se trouve dans un circuit renfermant une pile de force électromotrice E et une résistance R.
- En dérivation sur le galvanomètre est disposée une résistance r petite vis-à-vis de p et de R. L’intensité du courant qui traverse le galvanomètre est alors :
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- K étant la constante du galvanomètre.
- On remplace alors la résistance / dans la dérivation par l'étalon de résistance S et de force électromotrice r,.
- Pour compenser en partie l’effet de cette force électromotrice sur le galvanomètre, on insère dans la branche du galvanomètre un second étalon de force électromotricc e, dans un sens convenable.
- 1.'intensité dans le galvanomètre devient :
- en négligeant la résistance intérieure de l'élément de compensation vis-à-vis de p.
- En renversant le sens de E, on obtient aisément la déviation qui correspond à cette force électromotrice, avec la résistance intérieure ,s\ Des valeurs de a, r on déduit s.
- . M. Klcmencic a mesuré ainsi les résistances de :
- Deux éléments Wcston de la "Wcslon Com-pany.
- Doux éléments Weston, en forme de 11, avec cristaux de sulfate de cadmium en excès, construits d’après les règles données par la lleich-sauslalt.
- Deux éléments Clark, en forme de Jl, construits l'un suivant les règles de la Reiehsuustall, l’au-
- Lu résistance intérieure des quatre premiers est du meme ordre de grandeur : colle des éléments Clark est notablement plus élevée, surtout celle de l’élément de Hartmann.
- Dans les éléments de-la Wcstou Company, la résistance décroît d’environ les o,oa5 de sa valeur par degré d’élévation de température : elle varie peu avec le temps, contrairement à ce qu’on observe avec les éléments Clark. La force électromotriee reste aussi sensiblement constante : à dix-huit mois d’iulervalle,. la variation ne dépassait pas i/ioooo.
- M.-L.
- Electrisation dans l’air liquide, par H. Ebert et B. A. Hoffmann. Drude's Ann., t. If, p. 706-719,
- réussit toujours, n’importe avec quel métal et aussi avec les diélectriques, pourvu que l’air ait été quelque temps en ébullition.
- Cotte électrisation est due au frottement des parLieules de glace qui flottent dans l’air liquide : la glace de son côté se charge positivement. La nature du corps ne parait pas influer sur l’intensité de l’électrisation : mais celle-ci est d’autant plus forte que l’air est plus sec.
- Les expériences montrent que presque tous les corps, et surtout les métaux, frottés avec de la glace parfaitement sèche et fortement refroidie prennent une forte électrisation négative. 11 v a lieu de tenir compte de cette circonstance dans tontes les expériences d’électricité où l’air liquide sert de réfrigérant.
- Cette électrisation de la glace par frottement n’est pas sans importance au point de vue île la météorologie. Le frottement de l’eau, auquel on attribuait autrefois une grande importance, ne peut jouer aucun rôle dans les régions supérieures de l’atmosphère et dans les régions' polaires. Les électrisations intenses qu’on observe sur le sommet des montagnes, quand-un vent sec et froid projette des aiguilles de glace contre les rochers et qui donnent souvent naissance au feu Saint-Ehne, l’électrisation positive marquée des régions supérieures par-les froids rigoureux et secs sont sans doute en relation avec ces propriétés électriques de la glace.
- Les observations récentes avec les ballons-sondes ont montré que les poussières sont entraînées avec rapidité jusque dans les hautes régions de l'atmosphère. Là elles peuvent bien s’électriser par frottement sur les aiguilles de glace des cirrus.
- L’influence des rayons ultra-violets sur la conductibilité des gaz est particulièrement intense dans ces régions et les différences de potentiel créées par l’électrisation au contact de la glace suffisent à provoquer des décharges lumiuescentes : ce phénomène joue probablement un rôle ijupoytant,.. dans les aurores boréales, M.-L.
- En plongeant dans l’air liquide, un morceau de métal suspendu à un fil de cocon, on constate que le métal, quand on le retire, possède une forte charge négative. Cette expérience
- Théorie thermodynamique de la,thermoélectricité, réponse à M. Voict, par C. Liebenow. Drude's Annulen, l. II, p. 636-649, juillet 1900.,
- Voigt a adressé à la théorie de Liebenow dif-
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- férentos objections i1), auxquelles ce dernier veut répondre.
- Il est certain que l’application du second principe de la thermodynamique aux phénomènes de conduction calorifique n’est pas justifiée à priori : mais le second principe n’étant qu’une généralisation des laits observes, on a toujours le droit de l’appliquer, tant (pie les conséquences ne sont pas contredites par l'expérience.
- Quant au sens de la force électrmnotrice tlier-moélectrique, aucune théorie ne peut l'indiquer à priori : seule l’expérience peut décider à cet égard et il semble que les corps métalliques et les corps non métalliques se comportent différemment : le double signe rh est donc justifié.
- hiebenow admet bien qu’un courant calorifique Qt est lié au courant électrique Ii ; mais non que le courant 1, provoque il sou tour un courant secondaire Qâ et ainsi (le suite indéfiniment. A la rigueur, on peut dans le calcul considérer Q, comme la résultante de courants partiels tels que Q,, Qs..., etc. ; mais la somme de ces couvants ne peut être autre que zL.
- Dans la théorie (lu phénomène l'eltier, Liebenow a écrit zt z pour la quantité de chaleur, simplement pour indiquer si le courant calorifique a le même sens que le courant électrique ou le sens opposé.
- Comme il a été dit déjà, les corps métalliques et les corps non métalliques se comportent dil-féremment au point de vue du sens de la torcc thermoélectrique. Ce fait, surprenant au premier abord, doit être rapproché des phénomènes électrochimiques. La aussi les ions métalliques sont tous positifs, les autres sont presque tous négatifs.
- Quand les ions sc séparent d’une solution à l’état de métal solide, le métal n’est plus électrisé. Ceci peut s’expliquer ou bien parce que chaque, ion a perdu sa charge positive, ou bien parce qu’il retient une charge négative égale en valeur absolue à la première, à la faveur de l’attraction électrostatique, par exemple.
- D’après la théorie de Liebenow, un atome-grammes d’un métal monovalent renfermerait ainsi à oc envirou 870 pet. cal. liées à l’électricité négative, soit moitié environ de la chaleur qu’il renferme en tout, suivant la loi de Dulong
- et Petit :
- Or, d’après cette loi, tous les métaux ont la même chaleur atomique ; ils doivent donc, à l’état solide, être monovalents, sans quoi toute la chaleur atomique devrait être attribuée à l’électricité et rien au métal.
- La chaleur atomique de l’électricité négative et aussi celle des ions métalliques serait, donc :
- 8-0 : a;3 = 3,2
- à peu près celle d'un gaz monoatomique, sous volume constant.
- On est conduit ainsi à se représenter les métaux constitués comme l’admet Riecke dans sa théorie de la thermoélectricité. M. L.
- Encore à propos de la théorie thermodyna-mique de la thermoélectricité d’après Liebe-now, par H. Voigt [Drude's Annalen, t. III, p. i5f>-i-jg, septembre 1900/-
- L’exactitude des conséquences définitives d’une théorie n’est pas une preuve suffisante de l’exactitude de la théorie elle-même, comme le prétend AL I.iebenow.
- AL Voigl pense que AL Liebenow ne justifie pas suffisamment l’application du second principe de la thermodynamique à des phénomènes irréversibles.
- D’après AI. Liebenow un courant, calorifique est. accompagné d’une force électromotrice, un courant électrique est accompagné d’un courant calorifique. Cependant, dans sa théorie, il considère à coté d’un courant calorifique provoqué par les conditions de température seulement un courant électrique, sans tenir compte de l’action calorifique de ce dernier. Cette manière de procéder ne serait légitime que si 011 voulait décomposer le phénomène eu une succession de phénomènes alternativement tlrermoélcctriques et électrotliermiques, et même dans ce cas les conclusions de AL Liebenow ne sont pas soutenables.
- Quant au double signe ±, il ne s’explique pas dans une théorie où tous les paramètres considérés ont une valeur et un signe bien définis.
- Enfin les applications de la théorie aux diélectriques conduisent à des résultats que l’expérience contredit. M. L.*
- Éleci., t. XXI, p. 36o, déc. 1899.
- Le Gérant : C. NAUÜ.
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- Tome XXV.
- Samedi 10 Novembre 1900.
- N» 45
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l'Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER. Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à 1a Faculté libre des Sciences de Lille. — 3. BLONDIN, Agrégé de lToxveraité, Professeur au Collège Rollin.
- EXPOSITION UNIVERSELLE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE 3oo<> KILO VOLTS-AMPÈRES DES ATELIERS D AUGSBURG
- ET NUREMBERG RÉUNIS ET DE LA SOCIÉTÉ IIÉLIOS
- Le groupe électrogène des Vereinigte Maschinenfabrik Augsburg und Maehinenbau-geselIschaft.Nürnberg et de l’Helios Elektrieitâts-Aklien-Gesellseliaft est le plus puissant de l’Exposition. Il est formé d’un moteur à vapeur sortant des ateliers de construction réunis d’Augsburg et de Nuremberg accouplé directement à un alternateur de la Société anonyme d’Electrieité Hélios de Cologne, alternateur caractérisé par cette particularité qu il a été établi pour donner à la fois du courant alternatif simple ou des courants alternatifs triphasés.
- Ce groupe, le seul de la section allemande avec moteur horizontal, est représenté sur la photographie des ligures i et 2 prises : l’une du premier étage du côté de l’alternateur et l’autre du côté du cylindre.
- Moteur a vapeur. — La machine à vapeur sortant des ateliers d’Augsbourg est à triple expansion à condensation et à quatre cylindres : doux à basse pression, un à moyenne pression et un à haute pression.
- L’ensemble des quatre cylindres forme deux groupes en tandem attaquant un arbre unique portant le volant servant en même temps d’inducteur à l’alternateur. Cet arbre, en acier au creuset Krupp, est creux et ne pèse que 10 000 k environ.
- ÔLes deux manivelles placées à 90° l’une de l’autre sont-éq-ui-librées ; leur poids est d’environ 3 000 kg. Comme la plupart des pièces qui travaillent, elles sont en acier coulé et trempé.
- Les bielles sont creuses, de façon à diminuer leur poids.
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- Chacun des cylindres à haute et moyenne pression est monté avec un des cylindres à baisse pression, lesquels ont. un condensateur et une pompe à air distincts, cette dernière commandée par un balancier actionné par le boulon de manivelle.
- Les cylindres à basses pressions sont boulonnés sur les bâtis des’glissières à baïonnette : à leurs autres extrémités, ils portent des pièces cylindriques de jonction qui les relient à l’un ou l’autre des petits cylindres.
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- Cette disposition des cylindres à basse pression les plus voisins de l'alternateur, diminue réchauffement du bâti de ce dernier.
- Les coussinets des paliers sont en quatre parties réglables à volonté.
- Les cvlindres sont à enveloppes de vapeur, celle du petit cylindre est traversée par la vapeur avant son entrée daus ce cylindre. Les conduites intermédiaires sont également munies d'enveloppes de vapeur.
- Le graissage des paliers se fait par circulations à huile avec réservoirs intermédiaires destinés à filtrer l'huile. Les pompes à huile sont mises en mouvement par les arbres de
- commande des soupapes servant à la distribution de la vapeur dans les cvlindres. Le graissage de ces derniers est obtenu également par de petites pompes à huile.
- La distribution de la vapeur s’effectue à l'aide de soupapes équilibrées à double siège, actionnées par un système de leviers et de déclics mis en mouvement par deux arbres parallèles aux axes des deux groupes de cylindres. Ces arbres sont commandés par engrenage par l’arbre même du moteur.
- La conduite d’arrivée de vapeur est munie d’une soupape placée au-dessus et au milieu du petit cylindre ; cette soupape est manœ ivrée à l’aide d’un volant à portée de la main du mécanicien.
- Le jeu des soupapes est commandé par des excentriques et des cames dont on peut faire varier le calage sur l’arbre de commande, de façon à faire varier l’échappement ou la compression.
- Le régulateur agit uniquement sur les soupapes d’admission du cylindre à haute pression, mais un dispositif est prévu pour permet! ro de le faire agir également sur les soupapes d’admission du cylindrique à moyenne pression ou des'cylindres à basse pression, de façon à permettre éventuellement le fonctionnement avec le cylindre à moyenne pression et les
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- cylindres à basse pression ou avec ces derniers seulement. Enfin, par la manœuvre d’nn simple levier on peut, soit supprimer l’action du régulateur sur les organes de distribution, soit mettre le petit cylindre en dehors de la canalisation de vapeur.
- Les appareils de contrôle et de mesures manomètres, tachymèlre, indicateur de vide, sont disposés sur une colonne; une colonne analogue supporte les appareils de contrôle électrique.
- Les principales dimensions de la machine sont les suivantes :
- Diamètre du cylindre à haute pression...
- » » moyenne pression . .
- Course des pistons......................
- Vitesse angulaire normale en tours par minute.
- La pression de la vapeur est de 12 kg : cm2.
- A l’Exposition la machine tourne à 72 tours environ.
- La puissance du moteur à vapeur est de 2 000 chevaux indiqués, elle correspond comme
- nous allons le voir à la puissance de l'alternateur considéré comme générateur à courant alternatif simple et avec un facteur de puissance de 0,7.
- Cet emploi d'un moteur à vapeur d'une puissance aussi faible comparée à celle de l'alternateur travaillant sur résistances non-inductives, est assez courant maintenant, et a pour raison, le maintien d’un rendement journalier assez élevé, l’alternateur dans son service de jour n’ayant en général à fournir qu’une puissance vraie assez faible, correspondant à un facteur de puissance dans les installations modernes assez voisin de 0,7.
- Le groupe compléta environ 21 m de long et 12 ni de large, et la fondation ne comporte pas moins de 800 ms de maçonnerie et de béton.
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- Ar.TF.RNvrKiiR. — L'alternateur exposé par la Société d’Eleetricité Ilélios est le plus puissant nominativement des générateurs à courants alternatifs simples ou polyphasés fonctionnant à l’Exposition. Il est actuellement le représentant le plus perfectionné d’un type installé par celte importante Société dans les stations centrales de Saint-Pétersbourg, de Cologne et (l’Amsterdam, mais d'une puissance beaucoup plus grande.
- (/est, en somme, un alternateur à courant alternatif simple de 2 000 kilovolts-
- ampères auquel on permettre de four-phasés, un cnrou-inonté par rapport l'enroulement auxi-teur monocvclique différent de ce der-entre les tensions auxiliaire et de l'cn-pal, rapport qui est de 4-. Ce
- adjoint, pour lui des courants tri-
- tessedel’altornateur de façon à ramener riodes par seconde.
- A la tension de 2200 volts la machine peut donc donner une puissance apparente de . kilovolts-ampères, soit 910 ampères de courant alternatif simple avec un facteur de puissance supérh
- La tension aux bornes de l’enroulement auxiliaire est de 1910 volts et correspond, pour une puissance appareille de 1 000 kilovolts-ampères, à un débit de 788 ampères.
- La puissance de la machine utilisée comme alternateur à courants triphasés pour une même densité de courant dans le fil induit de l’enroulement, auxiliaire devra correspondre au même débit de 788 ampères par phase; la tension simple étant alors de 1 270 volts, la puissance apparente est de 3 X 1 270 X 788 =•= 3 000 kilovolts-ampères, ce qui, avec un cos 3 égal à 0,7, correspond à une puissance utile de 2 100 kilowatts au minimum.
- En conservant au contraire dans l'enroulement principal la même densité de courant que pour le fonctionnement en alternateur à courant alternatif simple, soit un débit de
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- 910 ampères dans ce circuit, on vérifie facilement que l’alternateur peut fournir à la fois une puissance apparente de 1 200 kilovolts-ampères au courant alternatif simple et une puissance apparente de 1 5oo kilovolts-ampères en courants alternatifs triphasé,s toutes deux avec le même facteur do puissance.
- L'intensité du courant dans la phase auxiliaire est alors seulement de 394 ampères.
- Inducteur. — L'inducteur mobile (fig. 5 cl (V, calé sur l’arbre de la machine à vapeur, esl en fonte; il est en quatre parties assemblées par de forts clavetages.
- Los noyaux inducteurs en acier coulé, au nombre de 84, sont placés sur la jante du volant dans des trous pratiqués à cel effet et sont fixés chacun par deux boulons traversant. pour des raisons mécaniques faciles à comprendre, complètement la jante.
- Les figures 7 et 8, qui représentent des coupes d'une partie de l’induit et de l'inducteur, montrent bien ce dispositif.
- Les noyaux polaires, circulaires, d'un diamètre de 21 cm environ, sont surmontés par des épanouissements de telle forme et de telle largeur que la courbe de la tension sc rapproehe le plus possible d’une sinusoïde. La longueur de ces épanouissements, parallèlement à l'axe de la machine, est de 35 cm et leur largeur de 20 cm environ.
- Chaque noyau porte une bobine formée d’un ruban de cuivra1 enroulé sur champ ; le nombre de spires de chaque hélice est do 5o et le poids de cuivre total de l'inducteur de 3 5oo kg. Toutes ces bobines sont montées en série et la résistance du circuit ainsi formée, est de 0.7 ohm.
- Le volant est muni de flasques en tôle q,ui en augmentent la solidité.
- Le diamètre de celui-ci est de 8 m : c'est le plus grand diamètre atteint pour les alternateurs de l’Exposition ; le poids du volant complet, sans l’arbre, est de 76 tonnes dont le quart seulement est utilisé au point de vue électromagnétique.
- La masse du volant a un moment d'inertie de 415 000 kg-ni2 correspondant, à une durée d’oscillation de l’alternateur d’uue seconde.
- Le rapport de la durée d’une oscillation à la durée d'un tour est dans les bonnes limites pour permettre une mise en parallèle facile et durable.
- Le coefficient d’irrégularité est de .
- L’inüuence de la force centrifuge mesurée par le rapport entre cette force et le poids du volant est assez faible.
- La force centrifuge a pour valeur F = ——et le poids P = mg. Le rapport K de ces deux quantités est : K — — — * .
- La vitesse circonférentielle étant ici d’environ 3o mètres, le rapport K. est égal approximativement à 23, chiffre très faible et permettant sans dangers l'emploi de la fonte.
- La jante dont la section trapézoïdale assez liante a été déterminée par des considérations mécaniques est raidie encore par des nervures, de façon à pouvoir résister à des différences d’entrefer assez sensibles.
- La largeur de la jante est d’environ Go centimètres.
- Induit. — L'induit esL supporté par une carcasse de section trapézoïdale; celte carcasse est en quatre parties assemblées avec des boulons. Les joints sont situés dans deux plans inclinés à 4-5° et la partie inférieure porte un support qui limite la déformation possible de cette partie.
- Celle couronne peut être glissée latéralement à l aide de deux cliquets actionnant des vis tangentes.
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- le cotte pièce, de 9 m environ le l’antre. La photographie de la
- Pour éviter les déformations de l’induit, on a dû aléser relie, c'est-à-dire en la plaçant verticalement. L’alésage de diamètre, 11‘a pas été sans présenter quelques difficulté à aléser spéciale comporlanl deux outils placés à 1800 l’ur figure 9 montre cette operation.
- L’alésage terminé, les quatre morceaux de la couronue ont été démoulés et bohiné: sauf aux extrémités (fig. 10).
- Les tôles induites [" 5 — ~ ~r”
- cinq parties, dont j
- traie
- autres, les paquets ainsi entre eux des tion importants qui pas dépasser une pérature s upérieurc tu res sont en outre carcasse en regard pai'tie extérieure.
- Pour éviter l’in-des diverses parties a reporLé les joints
- dehors du joint de Les paquets de dants sont les deux voussoir après l’assemblag Le di
- rime, la partie cou-plus large que les de tôles ménagent canaux de ventila-permeltent de ne surélévation de tom-à 35\ Des ouver-disposées
- des tôles et
- des
- la
- de la couronne, 011 correspondants à paquets de tôles en la carcasse.
- voisins, seulement de la carcasse, d’alésage de l’induit largeur totale des
- est de 8,024 ni et t tôles de l'induit d
- L’entrefer es
- Le diamètre ex- ^'fôin^lac.-meuwîès^iaquets' à mVttrf*térieur atteint.9,4om
- et la largeur totale, . après assemblage ée l induit. y, compris les protecteurs, de 80 cm environ.
- Le bobinage est réparti dans 672 encoches, soit 8 par pôles. Sur ces 8 encoches, 6 reçoivent une bobine du circuit principal faite en troisjmrties coaxiales. Les 84 bobines du circuit principal sont partagées en trois séries de 28 bobines et les trois séries sont montées en parallèle. Les milieux de ces trois séries sont connectés entre eux et avec l’une des extrémités du circuit auxiliaire.
- Cet enroulement auxiliaire ne comporte qu'une seule bobine par paire de pôles; chaque bobine.est formée de deux bobines élémentaires de même axe. Les 42 bobines de ce circuit sont partagées en trois séries de 14 bobines et les trois séries sont montées en parallèle.
- On voit facilement que les forces électromotrices induites dans les deux enroulements sont exactement décalées à un quart de période.
- Par suite de la plus faible intensité du courant dans le circuit auxiliaire et par suite aussi de la plus faible chute de tension inductive dans ce circuit, les bobines auxiliaires ont pu
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- être faites avec un câble de section beaucoup plus faible que celui employé pour les bobines du circuit principal.
- On arrive ainsi facilement à créer une tension en charge d’environ i36 volts par bobine auxiliaire pour une tension de 78,5 par bobine principale, de façon à obtenir les tensions totales de 1 910 volts pour le circuit auxiliaire et a uoo pour le circuit principal.
- T.a différence de chute de tension inductive dans les deux circuits tient à ce que pour des
- Fig. 11. — Bobinage de l’induit do l’alternateur de 3 000 kilovolts-anipères dans les ateliers de la Société Hclios.
- charges non inductives, par exemple, et égales sur les trois corulueteurs delà ligne, le circuit auxiliaire est chargé avec un facteur de puissance égale à l'unité, tandis que (es deux moitiés do la charge principale le sont avec un facteur de puissance de 0,886 (cos 3o“), ainsi qu’on peut s’en remire compte facilement on construisant le diagramme des tensions et des courants. Pour des charges inductives égales le phénomène, est. analogue.
- La plus grande chute de tension ohmique consentie dans l’enroulement auxiliaire permet dont; d’équilibrer plus ou moins exactement la chute de tension dans les deux moitiés du circuit principal.
- La dissymétrie introduite par la prise simultanée d'un (murant alternatif simple et de courants alternatifs triphasés, a pour effet de remplacer le triangle équilatéral des tensions par un triangle isocèle dont la base sera d’autant plus raccourcie qu'011 prendra une plus forte charge en courant alternatif simple pour un débit constant en courants triphasés.
- Ces dissymétries 11e doivent du reste être considérées que comme grandeur de corroc-
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- lion; elles son! d'ailleurs du même ordre que celles introduites dans les allernateurs à courants triphasés avec charge non équilibrée sur les Lrois circuits.
- La photographie de la ligure u montre le bobinage des quatre quarts de l’induit dans les ateliers de la Société llélios.
- lies encoches de l’induit sont légèrement fermées et les rebords servent à maintenir en place des cales qui retiennent les bobines isolées par des canheaux en miennite.
- Excitatiuck. - L'excitatrice est séparée ; c’est une machine à courant continu à 6 polos, accouplée directement avec une petite machine à vapeur verticale à double expansion sortant des ateliers Schicluui d'Elbing. Sa puissance est do 5o kilowatts sur no volts à 240 tours par minute.
- La carcasse inductrice est on fonte et les noyaux polaires y sont fixés chacun par un boulon maintenu dans sa position par une clavette.
- Ti’induit porte un enroulement en tambour bien ventilé dont les conducteurs sont directement soudés aux lames du collecteur sans interposition de connecteur. L’ensemble des balais peut être déplacé pour le nettoyage, la position des' balais est invariable depuis la marche à vide jusqu’à la pleine charge.
- L’intensité du courant d’excitation pour obtenir une; tension de 2200 volts à vide aux bornes de l’alternateur est de 120 ampères ; en pleine chargé avec un facteur de puissance de 0,7 l’intensité du courant d’excitation alteinL 180 ampères'eorrespondant à une perte de puissance de 24000 watts, soit environ 1 p. 100 île la puissance vraie utilisée.
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- Montage.— Le montage <lu groupe des Sociétés réunies d'Augsbourg et de Nuremberg et de la Société Hélios a été assez difficile à l’Exposition par suite du poids exagéré des pièces à manœuvrer. Le pont Karl Flolir de aa lounes de la section allemande étant insuffisant, on a dû installer un pont spécial. Le poids total du groupe est de 35o tonnes.
- ACCUMULATEURS DE L’ACCUMULATOREiN-FABRlK A KTIEAGESELI.SCHAFT
- Cette importante société qui possède plusieurs grandes usines : à IJagen en WesLphalie, à ïïirsoliwang en Autriche, à Budapest en Hongrie et à Saint-Pétersbourg, en Russie, —
- construit des accumulateurs pour toutes applications : éclairage électrique, transmission d’énergie, tramways, bateaux, automobiles, éclairage des véhicules, télégraphes, etc.
- Plaque positive. — Primitivement la société fabriquait pour ses plaques positives des quadrillages coulés en plomb doux et constitués d’une âme épaisse munie d’un assez grand nombre1, do nervures horizontales. La plaque ainsi coulée était formée suivant le procédé Tudor ; pour cela, elle était peroxvdée superficiellement d’après la méthode de Planté, puis les intervalles des nervures étaient empâtés de matière active d’après la méthode de Faure ; il ne restait plus ensuite qu’à soumettre la plaque à une deuxième formation pour peroxyder l'empâtage.
- Dans la suite, les nervures furent coulées plus fines et plus larges ce qui augmentait la surface active de la plaque après la chute de la matière active. Puis les plaques furent en outre munies d’un certain nombre de nervures transversales (verticales) qui contribuèrent à en augmenter la rigidité.
- A partir de ce moment, l'empâtage fut supprimé, et les plaques qui offraient une grande surface furent seulement formées par le procédé Planté.
- Enfin, par un perfectionnement plus récent de l’opération de coulée, on put supprimer
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- complètement l’âme des plaques malgré l’extrême finesse des nervures, et par suite diminuer le poids des plaques sans en affaiblir la rigidité, suffisamment assurée par les nervures transversales.
- La plaque positive actuelle se compose donc, ainsi que le montre la figure i, d’un quadrillage coulé en plomb doux et possédant Sur ses deux faces un nombre considérable de' fuies nervures verticales très rapprochées et de section triangulaire, le sommet étant à la surface et la base au milieu de la plaque qui ne possède pas d'âme. Des nervures horizontales bien plus espacées donnent de la rigidité à la plaque qui est munie d’un cadre et de deux queues de suspension. La figure i se rapporte à une plaque positive a>anl environ 3o cm hauteur et n8 cm largeur; la finesse des nervures verticales est telle qu'il y a onze de celles-ci par centimètre. Les nervures horizontales sont espacées de 5 mm environ.
- Plaque négative. — La plaque négative représentée en figure a est une grille dont les barreaux verticaux et horizontaux forment des alvéoles rectangulaires dont le plus grand côté est dans le sens horizontal. Ces alvéoles sont remplis d'un empâtage spécial à base de litharge, qu’on réduit par le courant pour le transformer en plomb spongieux. La plaque négative représentée en figure i a les mômes dimensions extérieures que la plaque positive de la figure i.
- Eléments à poste fixe. — Le-montage des plaques s'effectue dans des bacs en verre pour les petits éléments et en bois double de plomb pour les gros. Dans le premier cas, les plaques reposent par les talons qu’elles portent à la partie supérieure sur les bords du bac ; dans le deuxième cas ccs mômes talons reposent sur des dalles en verre qui s’élèvent au-dessus du niveau de l’acide de façon à empêcher le dépôt de matière active en suspension dans l’électrolyte de venir se produire sur les bords de ces dalles ; on évite ainsi la formation de courts-circuits.
- Les plaques de même polarité sont réunies entre clics par soudure à une barrette de connexion on plomb.
- Le tableau suivant donne quelques valeurs caractéristiques de ces éléments.
- La densité de l’acide employé est i, 18 (aa° R.). Pour les décharges lentes, de dix heures à trois heures, la différence de potentiel finale doit être i,83 volt. A la décharge en une heure, on peut descendre à 1,7a volt.
- Pour la charge à intensité constante, l’intensité maxima permise est variable avec la rapidité de la décharge; ainsi pour l’élément G- 10 elle est de 60 ampères dans le cas de décharges lentes, et ^5 ampères dans le cas de décharges rapides.
- Éléments transportables. — Dans cotte catégorie, nous trouvons des éléments pour
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- éclairage des trains, des tramways et des voitures, pour la propulsion des bateaux électriques, pour la télégraphie et la téléphonie, et enfin des éléments pour laboratoires.
- Ces différents types ont sensiblement Jes memes capacités spécifiques ; ils diffèrent principalement par les dimensions des plaques.
- Nous donnons dans le tableau suivant les principales constantes d’un élément type GO 5o n° II! pour éclairage des trains, et dont le bac est en ébonite.
- Dimensions extérieures de l'élément. J longueur » ...............
- Dimensions des plaques..............j largeur » ...............
- Poids des plaques positives, en kg.......................................
- Poids tolal d'électrodes.................................................
- Poids total de 1 clément! ...........................................-
- 190
- et 4 — x6o
- L (+) « (-)
- 7»95
- 4.40
- 12,35
- 3,54
- / 10 heures
- Capacités aux différents régimes. ^ - ’J ”
- t -, l
- Intensité maxima de charge, en ampères
- La plaque négative employée ici a une forme différente do celle donnée par la figure 2. C’est une grille dont les barreaux sont inclinés, ce qui donne aux alvéoles la forme de losanges que des nervures horizontales viennent (toupet* en deux.
- Éléments de traction automobile — Ces éléments montés avec bacs en ébonite sont calculés de plus grande capacité spécifique que les précédents, ainsi qu’on peut le constater parles valeurs suivantes qui se'rapporlcnt à l’élément O 72 na III.
- 0 total de l’élément en kg. .
- 5 heures...............i3o ump.-l
- f largeur »
- CapaciLés
- 108
- 86
- 377
- S
- 3 + et 4 -17,3
- à 36 à 43 à 65
- Comme particularité intéressante de l’exposition du cotte société, nous signalerons ici un élément monstre qu’on a placé avec les machines de la section allemande.
- Cet élément, du prix do 9 3??) fr, peut donner une capacité de 5o 000 amp.-h. au régime de 3 000 ampères
- 11 se compose de 20 plaques positives et 21 plaques négatives supportées par des dalles de verre et séparées par dos tubes de verre. Le montage est effectué dans un réservoir cubique- en bois, ayant 2 m de côté. Pour faciliter l'inspection, les panneaux on bois formant les parois de ce bac ont été remplacés par des glaces.
- Les plaques de meme polarité sont réunies enLro elles par soudure à une énorme
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- barrette en plomb renforcée de bandes de cuivre cl ne renfermant pas moins de .'35 kg de plomb el a.5 kg de cuivre chacune.
- Mentionnons également comme curiosité un élément, de la batterie dont s’est servi >ianson lors de son expédition au pôle nord, pour l’éclairage de son navire le F ram.
- ACCUMULATEURS PESCETTO (*)
- Les plaques type Pesoello ont été déjà décrites dans ce journal (2) à propos du concours d’accumulateurs de lAutomobilo-CIub. Rappelons ici que la plaque positive, en plomb antimonié, possède une âme et des nervures horizontales rabattues de façon à former un très grand nombre de griffes qui retiennent la matière active. La plaque négative, en plomb antimonié également, n’a pas d’âme; c’est un simple grillage ayant cette particularité qu'à tous les points de croisement des barreaux qui le composent les arèLes ont été soulevées en forme de pointes.qui sont rabattues sur la matière active après l’empâtage.
- La « Societa Italiana di Elettricita » qui fabrique ces plaques constitue avec elles 3 types différents d'éléments :
- i° Accumulateurs à charge et décharge normales, pour stations centrales (catégorie P) ;
- 2° Accumulateurs à décharge rapide, pour stations centrales (catégorie P R) ;
- 3° Accumulateurs à charge et décharge rapides, pour traction (catégorie RPR).
- Les accumulateurs de la première catégorie (P) sont employés dans les stations centrales d’éclairage. Le tableau suivant donne les principales constantes de ces éléments.
- positive et négative J largeur . .
- en millimètres épaisseur .
- Type de la plaque......................
- Poids de la plaque positive, en kilogr.
- » » négative, »
- Poids total de plaques, »
- Dimensions extérieures de \
- e einent, en millimétrés / longueur. . . . Poids de l’élément monté, sans acide, en kilogr
- » de l’eau acidulée, en kilogr...............
- » total de l’élément complet, en kilogr.. . .
- Intensité maxima de charge,
- j3 P
- Bois plombé
- a + ct9-370 3*0
- H
- 16,0
- 464
- 43o
- 53o
- 143,83
- 66,655
- Les accumulateurs de la catégorie P R sont spécialement destinés aux stations de tramways. Ils sonl constitués de la même façon que ceux de la catégorie P. Toutes les constantes données plus haut restent donc les mêmes ; les capacités aux régimes élevés sont données par le tableau suivant, qui se rapporte aux deux types précédents.
- (*) Exposés, Palais de l’Electricité, Classe 2.5.
- (2) L'Éclairage Électrique, t. XXII, p. i35, 27 janvier 1900.
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- » à 96
- ’ 1 h. 5a 198 . » à 106
- Intensité maxima do charge, en ampères. 64 349
- Si on rapporte les capacités données par ces deux catégories au kilogramme de plaqu . a {tour les capacités massiques les valeurs suivantes :
- 9,37
- Les éléments de la catégorie R PH sont réservés aux applications de, traction, tramways cl automobiles.
- Les plaques employées ici sont plus minces, leur épaisseur est d'environ 6 mm. Le rapport du poids de matière active au poids total de la plaque est de ay p. 100 pour la positive et ag p. 100 pour la négative.
- Un élément d’automobile, d’un poids total de 16 kg, a comme constantes principales les valeurs suivantes :
- c ditfér
- . hauteur. J largeur .
- \ :
- 169,8
- 167,6
- 165,3
- Intensité de charge, eu ampères............................
- rapportant les capaciLés ci-dessus au kilogramme de plaqu
- 4 h
- Ces chiffres 11e sont exacts que lorsque l'intensité massique de charge employée est de « ampères par kilogramme de plaques.
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- Pour les éléments de tramways à charge rapide, le régime de charge peut être porté jusqu'à 20 ampères par kilogramme de plaques; mais il en résulte une diminution de la capacité donnée plus haut. Cette diminution qui se fait dans le meme rapport pour les différents régimes, de ?.,5 à 4,5 amp. : kg de plaques, résulte nettement des chiffres du tableau suivant, donnés par le constructeur.
- 8,u
- 7 h. 3o .3 h. 3<) 2 h. 43 i h. 40 i h. 7 o h. 48
- J. Reyval.
- CONGRÈS INTERNATIONAL I)’ÉLECTRICITÉ O
- ÉTUDE SUR UES TRANSFORMATEURS STATIQUES, par J.-L. Rocttk.
- Le principe des transformateurs statiques sc présente avec une admirable simplicité, et, cependant, l'étude d’un transformateur est l’un des problèmes les plus complexes que l’on rencontre dans l'art de la construction électro-mécanique.
- Dès qu'on l’aborde, on se trouve on présence d'un nombre respectable de paramètres variables qui semblent n'avoir entre eux aucune relation directe.
- C'est ainsi que l’on a à choisir successivement : la section du noyau, sa hauteur, la distance entre deux noyaux voisins, la valeur de l’induction magnétique et le poids de cuivre à employer. Tous ces paramètres sont, a priori , indépendants les uns des autres à cette seule condition, qui apparaît avec évidence, que la hauteur des noyaux et leur espacement doivent laisser pour le bobinage une place suffisante.
- Il nous faudra, pour les relier entre eux, faire intervenir les conditions de fonctionnement, de l'appareil ; nous arriverons ainsi, en nous aidant de quelques remarques spéciales qui simplifieront Je problème, à un choix judicieux des différents éléments de la construction.
- Nous établirons tout d’abord un théorème qui nous fera connaître la répartition la plus économique du cuivre entre le primaire et le secondaire. Notre démonstration prouvera que la loi que l’on admet généralement (et qui consiste à égaliser les pertes au primaire et au secondaire) n’est pas toujours exacte.
- Nous étudierons ensuite une épure générale qui nous fournira la solution du problème suivant :
- Etant donnée une carcasse magnétique de dimensions déterminées et un poids total de cuivre invariable, quels sont les effets de la variation de l'induction sur les conditions générales de fonctionnement (consommation à vide, chute ohmique de tension, rendement, et échaufFement des différentes parties).
- (’) Voir L'Eclairage. Électrique, l. XXIV, p. 275, 294, 334, 374, 4r4 d 486, 18 et a5 août, 1, 8,
- [5 et 22 septembre.
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- L'examen de celte épure nous montrera que la meilleure utilisation industrielle ne correspond pas aux conditions théoriques du rendement maximum. Elle nous fera, de plus, connaître la relation qui existe, pour un poids de matériel actif déterminé, entre les différents éléments de tone-
- Entrant. plus avant dans la discussion du problème, nous établirons une relation, entre la hauteur et l'espacement des noyaux, qui correspond au minimum de la perte par hystérésis.
- Nous discuterons l’influence des variations des dimensions de la carcasse, puis des variations do la section des noyaux.
- Enfin, pour terminer celte élude, nous rechercherons quelle est la forme la plus avantageuse à adopter pour ladite section.
- Répartition rationnelle du cuivre. —Théorème de la densité constante. —M. Janet, dans ses « Leçons d’Électrotechnique générale » a rétabli, pour un cas Lout spécial des transformateurs à bobines étagées (qui suppose l'égalité des spires moyennes des deux circuits primaire et secondaire), la loi de Kapp, qui conduit à rechercher l’égalité des pertes au primaire et au secondaire; cette loi se confond alors avec la loi de l’égalité des poids et avec celle de la constance de la densité.
- Nous allons établir que cette dernière loi seule est générale et s’applique indifféremment aux transformateurs à bobines étagées et aux transformateurs à bobines concentriques. Nos formules feront d’ailleurs connaître la valeur à admettre pour cette densité en fonction dos données du problème.
- Considérons deux circuits de longueurs invariables que nous désignerons par L, et Ls. Soient Q et Is les intensités des courants dans chacun d’eux et, S, et S2 les sections. La perte totale par effet Joule étant supposée constante, proposons-nous de rechercher quelle en est la répartition la plus économique entre les deux circuits.
- Pour faciliter l’application du théorème à l’élude des transformateurs nous désignerons par et 2^- les pertes en watts dans chacun des circuits (\V représentant la puissance du transformateur considéré).
- Soit d’autre part la perte totale fixée a priori. Nous avons par définition :
- (ÿ résistance spécifique'!, et par hypothèse :
- «aW _ CW
- *,+ ^ = 0. - (3)
- b, if . ioop L»ljS .
- S2 = W a2
- De(.) dl (2
- Le volume total de <
- Y =• LtSj H- L2S2 = -
- En tirant de (3) la valeur C — a, de a2 et remplaçant dans (4) il vient :
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- La dérivée par rapport à a, c
- (C-*,)*
- Le minimum du poids V correspondra à la valeur de aq déterminée par l’équa
- (C — sq} L,I; = a,Ljïâ,
- 2 V L,Ij -j- L,l2 / LJ, -j- L2I2
- Reprenons maintenant les équations (i) et (•>.) en mettant en évidence les densités
- d’où, en divisant membre à membre :
- nplaçanta, et a., par les valeurs précédemment déteri
- (5)
- (6)
- (8)
- (9)
- Enfin de et (8j en tenant compte de (9) on tire :
- . _ * CW 1
- "ptVi + L,U)
- Conclusion. — Au point de vue théorique, ce résultat est doue acquis : Deux circuits de longueurs L, et L2 étant parcourus par des courants d’intensités données 1, eL I2, le poids de cuivre à employer, pour une perte totale par efï'et Joule constante, sera minimum lorsque les densités seront les mêmes dans les deux circuits.
- Passant à l’application pratique, si nous considérons un transformateur établi avec des densités différentes au primaire et au secondaire nous pourrons toujours, en conservant les mêmes longueurs aux bobinages, diminuer le poids du cuivre à employer, pour une perte totale par effet Joule constante, en choisissant une densité uniforme déterminée par la formule
- CW . 1
- .00 ' plLJ, + L2I2) •
- Le cuivre supprimé, laissant pour les isolants une place supplémentaire, se trouve, ainsi, utile-
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- ment supprimé, et il sera, généralement, toujours possible de loger plus commodément le nouveau bobinage (*).
- Indépendamment de l’économie réalisée, il faut encore remarquer que, par l'application du théorème de la densité constante, les pertes se trouvent réparties d’une façon beaucoup plus rationnelle puisqu’elles sont alors sensiblement proportionnelles à la surface de refroidissement de chacune des bobines. On a en effet :
- Or, en désignant par ni le nombre des spires primaires, par lx la longueur de la spire moyenne primaire, par ns et les valeurs correspondantes pour le circuit secondaire, on a :
- L , = /*,*!. L2 = nj..
- Et comme
- il vient :
- nJ-A.,
- Or, les deux bobines ayant même hauteur, les surfaces de refroidissemenL ^ et sont sensiblement proportionnelles aux longueurs des spires moyennes lt et l2.
- On a doue à très peu près
- On démontrerait de même que le rapport des poids est égal au rapport des longueurs dos spires moyennes.
- Il faut enfin remarquer qu’on retrouverait encore le théorème de la densité constante si l’on se proposait de rechercher la meilleure répartition du cuivre au point de vue de la chute ohmique de tension.
- Considérons, en effet, comme précédemment, deux circuits de longueurs invariables L, et L, parcourus par des courants d’intensités et I3.
- Désignons par [3,-^-—? I, et [3, -^-==,0^-1., les pertes ohmiques dans chacun des deux circuits.
- La perte [5, au primaire donne au secondaire une perle
- '*) Par hypothèse, nous avons admis que les spires moyennes avaient des longueurs invariables. En pratique,
- d’une réduction possible dans les longueurs dos spires moyennes (tout au moins pour la bobine extérieure dans le cas d’une disposition concentrique). On réaliserait ainsi une nouvelle économie.
- En conservant la densité déterminée par la formule
- N CW i
- p^b + V,)’
- où L, et L* représentent les valcnrs primitives des longueurs, la perte deviendra inférieure à celle que nous avions admise. Les longueurs étant devenues plus petites, on pourra augmenter la densité en procédant par approximations successives. L't et L'? désignantes nouvelles longueurs, on prendra :
- ° ioo ' (L'^ + Ly,) '
- Pratiquement ce second calcul sera généralement reconnu inutile. Xous avons cependant tenu à l’indiquer pour la généralisation du procédé, et pour justifier la simplification que nous avons introduite en supposant, dans notre théorème, les longueurs invariables.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- cette perte soit .
- d’où
- On voit de suite qu’u
- t l’on retrouve 1
- istante et désignons
- (Pl+W-^ = D.i.
- ?, + ?,= ')
- ?.=»! et
- ?.+ &, = «!+=.!=U = C
- S1=^fk=i^1
- s que dans le cas des pertes par effet Joule (
- par D. on aura par hypo-
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- a3o
- ; une carence magnétique de t les effets de la variation de
- Et, eose.7j,Ç = eJJ,,0050,,
- V = 7.1-Çl
- y l„s„+ y
- n
- y.-^ + y.
- V_iL
- y 44 *.+ y -y*,- <
- j 4k; —j *4,K',i
- «i +*ï + H” *»+••• + aM + ••• + «/•* 4- ••• •
- il vient
- <1«l + d** + • • • + à*n + • - + -f •• • + dxim + -=-£ vtt...- *•=-£
- ist+z-b
- y y+y-
- - = Æ,-r:
- i^üiL
- d’où
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 9.3 I
- conditions générales de fonctionnement (consommation avide, chute ohmique de tension, rendement, et éehauffement des différentes parties!, la puissance demandée an transformateur restant constante?
- Comme il est indispensable, pour arriver à tirer des conclusions pratiques, de pouvoir suivre les variations concomitantes des différentes grandeurs envisagées, nous nous trouvons tout naturellement conduits à tracer une épure générale donnant les valeurs de ces grandeurs en fonction de l’induction B, pour le régime de la pleine charge.
- Nous avons donc à rechercher, tout d'abord, les moyens d’obtenir les tracés de nos courbes.
- Consommation à vide- — Le volume du fer est par hypothèse constant. La perte par hystérésis \VA est, comme on le sait, représentée par l’équation :
- wa — V/LB1’6
- oii kx représente un coefficient dépendant de la qualité du fer.
- La perte par courants de Foucault, Y\c, par :
- \V- —
- /• étant un coefficient dépendant de l’épaisseur des tôles.
- Comme il est sans intérêt de distinguer dans la perte totale YV^ la partie due à l’hystérésis de celle due aux courants de Foucault, nous nous contenterons de tracer la courbe
- W'f = YfAjB1'6 + CB2).
- En pratique ce tracé se déduira simplement des graphiques usuels donnant la perte par décimètre cube, en fonction de l'induction.
- Chute ohruitjue de tension. — Nous n'envisagerons que la chute « ohmique » de tension, la seule, d’ailleurs, qui puisse se représenter par une équation, et Ja seule intéressante pour la discussion que nous avons en vue. Pour rendre noire étude indépendante du voltage et faciliter les comparaisons entre divers appareils, nous considérerons, non pas la chute de tension absolue, mais la chute qtii correspondrait à un voltage invariable de ioo volts.
- Nous avons respectivement pour le primaire et pour le secondaire des chutes
- Pi = Vu Pi=K*I»-
- La perle pi donne au secondaire une perle
- La perte totale au secondaire sera donc : pour un voltage Ei? et. pour ioo volts
- On trouve de mémo pour le tronçon secondaire d'ordre p„
- E eus ©,K',
- >,P
- VJ2L-
- K',,„ *
- Étant donné un réseau sur lequel on consent à une perte globale déterminée, la répartition des pertes élémentaires la plus économique exige que lu densité du courant reste constante.
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- T. XIV. - N° 45.
- Dans cette expression J,, I., (intensités efficaces correspondant à la pleine charge) ainsi que E, et E„ restent constants, tandis que, pour un poids de cuiVre invariable, Iq et II, (supposé déterminées de telle façon que les densités restent toujours égales) varient évidemment en raison inverse du carré de l'induction. On a donc en résumé :
- équation très simple qui permet de construire la courbe représentative de p lorsqu’on connaît l’un de ses points (’).
- Pertes par effet Joule. — Les perles par éehauffement du cuivre W, s’expriment par l’équa-Wj = jyl-
- On voit, immédiatement, en tenant compte des remarques précédentes (et en supposant toujours la loi des densités égales respectée), que cette équation peut être mise également sous la ioriue
- K,
- j~~W
- Le tracé de la courbe ne présente plus alors aucune difficulté.
- Perles totales. — Des courbes donnant \Vj. et Wy- on déduira la courbe :
- W, = \Vf ~ W;
- donnant les pertes tota.lcs par hystérésis, courauts de Eoucoult et effet Joule, à pleine charge. Rendement. — On en déduira la courbe
- *7
- 'W + \Yt
- représentant le rendement pour differentes valeurs de B.
- Densité du courant. — Enfin, on pourra encore tracer accessoirement la courbe donnant la densité (commune aux deux circuits) en fonction de B.
- Cette courbe est évidemment représentée par une équation de la forme
- Discussion de Féptire générale. —Nous donnons ci-après (voy. lig. a), à titre d'exemple, l’épure d’un des nouveaux types de transformateurs que nous avons éLudiés pour la maison Grammont.
- En examinant cette épure, nous voyons immédiatement que les pertes totales sont iniuima et, par suite, le rendement maximum, pour une valeur de B—45oo environ et nous constatons que, pour celte valeur de B, les pertes dans le fer et dans le cuivre sont très sensiblement égales.
- Ce premier résultat est connu et peut être prévu par un calcul direct (2).
- Notre épure nous montre, en outre, et c’est là un point, très intéressant, que le rendement reste à peu près le même lorsqu’on porte B de 4 5oo à 6 ooo. Nous avons pour B = 4 5oo q — 96,0 p. ioo et pour B = 6000 q = yG,i p. 100.
- f1'., Dans les limites compatibles avec la pratique, la perte p reste d’ailleurs, pour une même valeur de l'indue-
- mentation de la longueur des spires moyennes, la décroissance de celte perle est cependant quelque peu inférieure à celle que donnerait cette loi.
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- a33
- Mais si nous considérons l'influence de B sur la chute de tension, nous vovotis immédiatement qu’au point de vue de l’ulilisatiou industrielle, on a un très grand intérêt à adopter pour B une valeur supérieure a colle qui correspond au maximum absolu du rendement. Eu conservant les mêmes chiffres que précédemment, nous trouvons, en effet :
- pour B = 45oo, p = r,7 pour 100
- et, pour B = fiooo, p ~ 0,9$ pour joO.
- Pour cette dernière valeur de R, les pertes da cuivre.
- On a. en effet,
- le fer sont beaucoup plus fortes que dans le
- = 385.
- Mais cette différence n’est nullement en désaccord avec les conditions de bon fonctionnement.
- et de conservation do l'appareil, car il est tout à fait logique de tolérer, pour le fer, un échauffe-ment plus élevé que pour le cuivre.
- Contrairement à ce qu’indiquent la plupart des théories, il peut y avoir intérêt, à admettre, en vue d’une bonne utilisation industrielle, une perte dans le ter de beaucoup plus élevée que la perte dans le cuivre.
- Conditions de fonctionnement d'un transformateur. — Les remarques que nous venons de faire sur un transformateur déterminé s'appliquent, d’une façon générale, à tous les types industriels. On s’en convaincra facilement en reprenant le tracé de notre épure dans dos cas particuliers. Nous avons constaté qu’entre certaines limites les variations du rendement, en fonction de l’induction, sont négligeables par rapport aux variations des pertes dans le cuivre et dans le ter, ou encore par rapport aux variations de la chute olimiquo de tension.
- Les pertes dans le. fer et dans le cuivre suffisent d’ailleurs à définir le rendement ; en pratique, il est plus intéressant de substituer à la considération de la perte dans le cuivre celle de la chute ohinique de tension (qui lui est d’ailleurs proportionnelle).
- Nous conserverons donc dorénavant pour l’appréciatiou d’un appareil déterminé ces deux éléments : consommation à vide, et chute ohmique de tension.
- Dimensionnement en vue u’lnk consommation a vide mtxim.y. — Nous supposons que la section, S, des noyaux magnétiques est déterminée. (Nous examinerons, parla suite, l’influence que pourrait avoir la variation de cette section.)
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- Nous supposons également connues la valeur de l’induction et la densité électrique. Il s’ensuit immédiatement que, pour un type de transformateur déterminé, le nombre de spires primaires et secondaires se trouve fixé, aussi bien que la section du cuivre dans chacun des deux circuits.
- Désignons par Y la hauteur et par X l’espacement des deux noyaux voisins. Soit a la place réservée aux isolants dans le sens de la largeur et b dans le sens de la hauteur.
- L’espace disponible pour les bobinages est évidemment (X — a) (Y — b).
- Cette quantité doit, d’après ce que nous venons de dire, rester constante. On a donc une première équation
- (y-b)--c. (0
- Ceci posé, nous considérerons, successivement, le cas des transformateurs monophasés et celui des triphasés :
- i° Cas des transformateurs monophasés à deux colonnes. — Le volume de fer est, d'après le croquis ci-contre (fig. 3) :
- V = S(aY + 2X + 4/S) ,2)
- L’induction étant supposée constante, il s’agit de rendre Y minimum.
- De (i) on tire
- X — a + y ' (3)
- Fig. 3.
- En remplaçant dans (2) il vient
- Y’ — S {^ia + y-If, 2 Y’ •
- En difFérentiant par rapport à Y’, on obtient
- *{- nfi£ïF + a)-
- Le minimum de V correspond donc à la valeur de Y’ donnée par l’équation (Y-é)* = C.
- En transportant dans (1) il vient
- (X-a)* = C d’où
- 2° Cas des transformateurs triphasés. — Nous avons dans ce cas (fig. 4) :
- V = S (3Y —|— 4X —j— 6y^S).
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- 2.35
- En remplaçant X par sa valeur et annulant la déri
- Influence jje la variation des dimensions. — Supposons maintenant que, tout en conservant les autres conditions imposées par nos précédentes hvpothèscs (Vest-a-dire la section des noyaux, l’induction et la densité électrique constantes', nous lassions varier les dimensions d'un transformateur ; il est alors intéressant de rechercher de quelle façon varie la consommation à vide et le poids de cuivre utilisé.
- Nous tracerons pour cela (voy. fig. 5) :
- i° La courbe qui donne Y en fonction de X, ces deux quantités étant supposées liées par la relation précédemment établie (X — «)(Y — b) = C.
- 2° La courbe donnant, en fonction de X, la consommation à vide qui est, par hypothèse, proportionnelle au volume V— S(3Y -j- 4X--J- Gy'’S)
- 'dans le cas d’un triphasé).
- 3° La courbe donnant le poids du fer.
- 4® [La courbe donnant, en fonction de X, le poids du enivre.
- = Kt + -
- :=K1 + KÎ(X - a) («).
- 5° La courbe donnant, en fonction de X, la perte dans le cuivre On démontre facilement qu’elle est de la même forme que la précédente : comme les sections restent constantes, les pertes da aux poids de cuivre employés.
- 6° La courbe donnant les pertes totales.
- 715 La courbe donnant le rendement.
- i le cuivre sont, en effet, proportionnelles
- On a, pour ]a longueur de chacun des circuits, la formule générale
- J" ” V ' + (Y - b) + “ + a(Y i- b) ) ^ ’
- r, désignant le rayon extérieur du tube supportant la bobine intérieure ; <7, et s.2, les sections des bobinages, par colonne ; et, e, la distance entre les deux bobinages.
- Le poids P s’exprime donc par la relation suivante (où Sj et S., désignent les sections des conducteurs)
- P = LiS1 -j- L^Sj = 27:
- / ç,N1S1 + -f TjN2S2
- gui est bien delà forme annoncée.
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- Toutes ces courbes sont très instructives à considérer.
- Dons le eus particulier que nous avons envisagé nous pouvons constater :
- i° Que la perte par hystérésis et courauls de Foucault est minima pour X = 20,4 ; Y = 27,4.
- Ces valeurs pouvaient êtres trouvées directement par la formule précédemment établie X— a 3
- Y — b 4 ’
- On voit immédiatement que, pour une valeur de X supérieure à 20,4 la perte dans le 1er, ainsi que les poids de cuivre, augmentent d’une façon concomitante ; il n’y a donc pas lieu de rechercher une solution dans cette région.
- Four une valeur de X inférieure à :>.5,4 un voit, au contraire, que, si la perte dans le fer augmente, le poids de cuivre diminue. En suivant la variatiou de la perte dans le 1er, on remarque encore qu'elle n’augmente pas très rapidement entre X=a5,4 et X = 18 (valeurs auxquelles correspondent Y = 27,4 et Y — 5o).
- Le rendement entre ces deux limites reste bon. Il est pour X = ">.5,4 de 96,6 p. 100 et pour X = 18 de 96,4 p. 100. C’est donc dans cette région qu’il conviendra de rechercher une solution compatible à la fois avec les exigences du fonctionnement et les commodités de la construction. Il convient, à cct égard, de faire remarquer qu’un noyau trop court peut présenter de sérieuses difficultés pour le fractionnement du bobinage dans le cas des hautes tensions et que, d’autre part, on se trouve alors dans de mauvaises conditions pour le refroidissement ; car h poids de cuivre constant, en diminuant la hauteur, on dimiuue la surface de refroidissement tout en augmentant la perte par effet Joule. (*)
- Dû la meilleure UTTj.isATiox de la MATIÈRE. — Nous supposons, ainsi que nous l’avons dit, que, quelles que soient les dimensions de la carcasse (la section des noyaux, seule, étant donnée), nous nous imposions une perte dans le fer constante et que nous recherchions quelles sont, pour un poids de cuivre donné, les chutes ohmiques de tension correspondantes.
- fl n’est pas évident, a priori, que dans ces conditions X et Y doivent obéir à la loi, précédemment fixée : (X — a) (Y — b) -= G. Nous la conserverons cependant, à titre d’hypothèse, sous l’obligation d’avoir à justifier, par la suite, qu’elle est compatible, entre certaines limites, avec les résultats auxquels nous serons conduits.
- Soit V, le volume d’une carcasse magnétique etWy, la perte dans le fer consentie. La valeur de B à admettre sera déterminée par l’équation
- W7= +
- La figure. C> donne, en fonction de Y, les valeurs de B déduites de celle équation, pour le cas particulier envisagé précédemment. On remarque que B est maximum pour Y= 27,4? valeur que nous avons déjà trouvée pour le minimum de la perte dans le 1er à induction constante.
- dimensions, nous avons, au contraire. Supposé constantes les données magnétiques et électriques, l’induction et la La section des noyaux (supposée constante) est le seul paramètre dont la variation nous restera à analyser ; nous
- matenr pour arriver à la meilleure utilisation du cuivre dans les conditions d’une application industrielle ? ou, plus Au point de vue économique, il n'y aurait plus qu’avenir compte, dans le problème, de la variation de poids du fer. pour arriver au résultat cherché par voie de combinaison avec le graphique relatif à la variation des dimensions.
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- 0.3r
- Le nombre de volts engendrés pur spire est proportionnel au flux BS (S désignant la section du noyau}.
- La longueur de lu spire moyenne s’exprime par la formule ? \/ S -j- ?j -f- a. (Le coefficient? dépend de la forme de la section ; ?, représente les isolants et a répaisseur du bobinage.)
- Lu longueur du fil À nécessaire pour avoir un volt sera donc proportionnelle à e ÉS + ?, + a
- 11 est évident que l’utilisation du cuivre sera d'autant meilleure que cette longueur A sera plus petite (*).
- Influence de i.a variation de la section des noyaux, — Tl nous reste à déterminer qu’elle influence peut avoir, sur l'utilisation du cuivre, la variation de la section des novaux.
- Nous pouvons pour cela employer deux procédés : t° Par déduction de l’épure générale.
- Nous nous placerons dans uu cas particulier etnous supposerons, par exemple, que l’on choi-
- (J) Dans l’exemple particulier que fions présentons on trouve que ce minimum est atteint à très peu près de Y = 3o à Y ^ 5o, c’est-à-dire précisément dans la région que nous avons été conduits précédemment à considérer comme étant la seule intéressante à l'exclusion de toute autre.
- La longueur totale de chacun des circuits restera donc constante dans toute cette région et, pour tin poids de cuivre invariable, les sections devront aussi rester les mêmes. Le nombre de spires ne varie d'ailleurs entre les
- nous avons faite sur la eonstauee du produit (X — a) (Y — b) qui se trouve ainsi légitimée.
- La meilleure utilisation de la matière (cuivre et for) correspondrait donc théoriquement à Y = 3o.
- Comme conclusion praliquc, nous voyons que pour choisir une valeur de Y entre les limites auxquelles nous conduit cette étude, les seules grandeurs que nous ayons à prendre en considération sont : le prix du fer, lés facilités de construction et les surfaces de refroidissement; le problème étant ramené à ce degré de simplicité, il devient très facile d’établir dans chaque cas particulier un balancement rationnel entre des quantités, qui toutes croissent
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- sisse pour chaque carcasse les dimensions correspondant à la perle dans le 1er minimu. On pourrait évidemment faire toute autre hypothèse, mais nous verrons par la suite que )e résultat rosie Je même.
- On aura donc, pour chaque carcasse, ainsi que nous l’avons établi :
- (en supposant qu’il s’agisse de transformateurs triphasés).
- Supposons, pour un instant, l’induction constante ainsique la densité. Nous serons conduits à poser la seconde équation
- (X-«,(Y-0 =
- (»)
- (S désignant, la seelion vr De (i) et (o.) on tire :
- •iahle des noyaux magnétiques).
- On donnera à S différentes valeurs, puis on tracera les épures générales correspondant à chaque cas envisagé. On ramènera par les réductions indii|iiécs le poids du cuivre au taux fixé et on recherchera, pour une perte dans le fer invariable, quelles sont les valeurs correspondantes de la chute ohmique de tension.
- L'application de ce procédé au transformaient’duquel se rapportent les planches I, II et III nous a donné les résultats suivants :
- Serions en cm2............ i'So 200 2r>o
- Nous pouvons en conclure que, pour le cas envisagé, la grandeur de la section est sansinüuence sur l ulilisalion du cuivre.
- i° En conservant les mêmes hypothèses que précédemment nous pouvons arriver plus directement au discernement de la meilleure utilisation du cuivre.
- Considérons (fîg. 7) la courbe représentative de ’Wfpour une valeur constante de B, en fonction de S. Nous pouvons en déduire, en fonction tic la même variable, les valcurs^qu’ils conviendra de donner à B pour conserver à une valeur constante. Nous tracerons ensuite la courbe représentative du produit BS. Ses ordonnées seront proportionnelles au voltage engendré par spire. D’autre part, la longueur de la spii’e moyenne peut être représentée par
- + «
- o étant un coefficient qui dépend de la forme de la section des noyaux, ç, correspondant aux isolants et a représentant l’épaisseur des bobinages. Cette dernière quantité devra être déterminée dans chaque cas particulier, pour un poids de cuivre constant.
- Le quotient ^ ^ ^1 " nous donnera la longueur do fil \ nécessaire pour obtenir un volL et
- son minimum correspondra, comme nous l’avons déjà vu, à la meilleure utilisation du cuivre.
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- §-i’ i-X’7: »>••'“
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- Forme la plus avantageuse a donner a la section. — Transformateurs Grammont, système J.-Ij. Routin ffig. <S et 9). — La section des novaux doit être simple, et conduire aune construction facile. Elle doit permettre de fixer d'une manière invariable, par rapport au noyau, la position de la bobine inférieure, tout en ménageant de larges cheminées pour la ventilation.
- Elle doit enfin, pour une bonne utilisation du'cuivre, présenter un périmètre de bobinage aussi réduit qu<* possible.
- Nous avons préféré les bobines circulaires, en raison delà commodité du bobinage, et aussi pour la résistance plus grande que cette forme donne aux tubes de support.
- Nous (levons écarter immédiatement la solution théorique i]ui conduit à la forme circulaire pour
- Fig. c,. Fig. io. '
- les noyaux magnétiques. Elle présente, en effet, des difficultés de construction presque insurmon-
- Nous avons également écarté, pour la même raison, les solutions <]ui exigent un grand nombre de bandes de tôles de largeurs différentes, et nous avons choisi la croix régulière inscrite dans un cercle, en déterminant les dimensions des bras de telle façon que sa section soit maxima.
- La section ainsi déLerminéo jouit de propriétés spéciales que nous allons exposer.
- Détermination des dimensions de la crois régulière rationnelle. — Désignons 'par >. x la largeur et -2 y la hauteur des bras, et soit R lo rayon du cercle circonscrit (lig. io).
- La section U delà croix peut s’exprimer par la formule :
- i = 4(a*y — **).
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- 34;
- Mais on a, en désignant par a, l’angle A O B :
- . d'où :
- U = 4fta(»«û«co8*—sm»«)
- U = 4Hâ(*iu« —8in*aj.
- Dérivons par rapport à a. Il vient :
- ^ ^ (» cos ** 2 sin a eos «) - 4R2 (a cos ** ~ «in *«).
- .• Ru annulant la dérivée, on est conduit à la condition laug2a=a, qui donne a = 3i %3'
- si», a = 0,5*5;, cos * = o,85o.
- Los dimensions x et y devront donc être choisies de façon que l’on ait :
- * = 11.0,5*57, r = R.o,85o.
- La surface U devient alors :
- U - 4 <*R*. o,85 . o,53 - R2 . o,53^) = *,47*Ra.
- de la spire qui l’entoure,, est donc :
- ^ = o.787 (J,.,-
- ’d = o,8It»,
- Un
- h A k
- A = Rv,a,472 ** = 4 a^r.4.^:
- x=^=m = i-
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- T. XXV. — N° 43.
- Détails de construction de la carcasse. — Ainsi que le représente la figure schématique 11, la carcasse magnétique se compose, en principe, de doux parties distinctes, l’une a en forme de E» l’autre b en forme de J.
- Le montage de a est indiqué par les figures 12 et i3 qui représentent respectivement deux couches successives.
- Les avantages de cette disposition consistent en ce qu’elle 11c comporte que trois joints à dresser. Il en résulte une économie dans la main-d’œuvre, une amélioratisn du courant de magnétisation, un montage plus commode et plus solide et un fonctionnement plus silencieux.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- ACCUMULATEURS
- Sur les batteries à haute tension, par U. Schoop. Zeitschrift fur Elektrotcchnik, t. XVI.If, p. 478. 3o septembre tgoo.
- Des batteries à haut voltage sont assez couramment employées, notamment dans les fabriques de lampes, les laboratoires électrotechniques et les fabriques de cables.
- Une des plus grosses difficultés dans la constitution de celles-ci est de maintenir un bon isolement et d’empècher les projections d’acide. La fabrique d’accumulateurs ce Kolner Àccumu-latorcn-Werken », G. Hagen, à Kalk près Cologne, emploie des petits vases en verre (lig. 1) munis de cols droits et ayant environ 45 mm de diamètre et 70 mm de hauteur, clans lesquels sont introduites les deux électrodes, composées
- On a, en effet, en reprenant les notations précédentes :
- Pour la section en croix régulière rationnelle, une surface de refroidissement S, proportionnelle à 8r, soit à 8.0,85 R = 6,80 R.
- Pour la section circulaire une surface de refroidissement S2 proportionnelle à o,886R. 271 = 5,56 R.
- Pour la section carrée une surface de refroidissement S3 proportionnelle à 4A, soit :
- 4 R ^2,472 = 6,28 R,
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- d’une carcasse empâtée de matière active puis formée et terminées à la partie inferieure par une petite tige, placée dans un tube cti verre, sur laquelle elles reposent, Le flacon est fermé paruu bouchon d’ébonite traversé seulement par les deux conducteurs et par un tube de verre qui maintient l’écartement entre les électrodes et
- qui possède en outre deux fentes longitudinales pour le dégagement gazeux et qui sert egalc-
- Un tel élément possède une capacité de 0,70 ampère-heure au régime de décharge d'une heure avec une chute de vtension permise de io p. ioo. 9.5 éléments semblables sont disposés dans une caisse en bois et on coule de la paraffine dans les intervalles. Les connexions des éléments entre eux sont faites par soudure.
- Une batterie de 2 200 éléments de ce type est employée à la fabrique de câbles l'elten et Guil-leaumc à Mulheim-sur-Rhin. Pour la charge qui a lieu une fois par semaine, un commutateur met en dérivation toutes les caisses de 25 éléments et la charge s’effectue â l'aide d’une machine de 70 volts. Comme soins à donner â cette batterie, une addition d’eau distillée une fois tous les deux mois suffit. 1,. J.
- DIÉLECTRIQUES
- Perte d’énergie dans les diélectriques, par G. Benischke. Extrait de Zeitsch. f. Elekirotecknik, i8y5, communiqué par l’auteur h propos de la note de F. Heaularo, Écl. Élec.,t. XXIII, p. a34, mai 1900.
- En i8y5, G. Benischke concluait deses expériences effectuées sur un condensateur à lame de paraffine que la perte d'énergie observée
- dans les charges et décharges répétées ne correspond pas h une hystérésis du diélectrique, mais provient de trois causes : charges résiduelles. chaleur de Joule, déformations méeani-
- En effet avec un condensateur construit de manière à éliminer ces causes de perte, on 11’ob-serve aucun échauffement à la suite de charges et décharges successives, prolongées pendant 10 minuLes, sous une différence de potentiel de 1 700 volts.
- La lame de paraffine renferme (fig. 1) deux
- fils de platine (diamètre 0,020 mm ; longueur 23q cm) qui forment deux des branches d’un réseau de Wheatslone. Les quatre branches du réseau sont identiques, mais les deux autres se trouvent en dehors du bloc de paraffine. Le galvanomètre du pont reste au zéro tant que la température est uniforme. Si la résistance des branches a et h' augmente par suite d’une élévation de température d’une quantité x, il faut, pour rétablir l’équilibre ajouter à a' ou à h une résistance. r, telle que :
- a étant la résistance de chaque branche h la température initiale. Cette méthode est assez sensible pour déceler une variation de tempé-
- Comme nous l’avons dit, on n’observe avec le condensateur en paraffine aucune élévation de température : il n’y a donc pas d'hystérésis au sens propre du mot.
- Au contraire dans les condensateurs en papier paraffiné, on observe nettement l’élévation de température. Si les armatures sont formées de lames de laiton et que par suite le contact de la surface inégale du papier paraffiné n’ait lieu qu’en quelques points, on observe une élévation de température de i°,oq : avec un condensateur de capacité fort peu- différente, mais dont les armatures en clinquant sont fortement pressées sur le papier paraffiné et sont par conséquent
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- en contact avec Un sur toute la surface, on obtient o°,So. Il est donc vraisemblable, que l'élévation de température est duc pour la plus grande pari a la chaleur de Joule. D’autre pari, Steinmelz a trouvé que l’élévation de température est proportionnelle au carré de la différence de potentiel et Ivleiner, qu’elle est inversement proportionnelle a l’épaisseur du diélectrique; c’est ce qu’exige la loi de Joule.
- En outre, il se produit dans le diélectrique des phénomènes mécaniques qui correspondent aussi forcément à une perte d’énergie. Les feuillets de papier vibrent pendant-les charges cl les décharges, comme l’attestent les bourdonnements plus ou moins intenses que font entendre les condensateurs usuels.
- La perte d’énergie parait être proportionnelle au carré de l’induction électrique : à vrai dire* il n'est pas aisé de calculer a priori cette perte, par suite de l’incertitude qui règne.sur les propriétés du papier. S’il s’agissait réellement d'un phénomène analogue à l'hystérésis magnétique ou devrait s’attendre à trouver plutôt comme dans le cas du magnétisme un exposant voisin de 1,6.
- Il parait donc beaucoup plus probable que la perte d’énergie en question doit être rapportée aux trois causes signalées ci-dessus. Ces trois phénomènes sont d’autant plus marques que le diélectrique est plus imparfait : quant h leur importance relative, elle varie beaucoup avec la nature du diélectrique. M. L.
- DIVERS
- Étude sur le flux de l’énergie mécanique, par Vito Volterra.
- Dans une intéressante communication faite par le professeur Y. Volterra à la réunion de la Société physique italienne qui eut lieu à Corne lors de l’Exposition (21 septembre 1899I, une question qui semblait abandonnée vient d'ètre remise à l’ordre du jour, je veux parler fle la localisation et du transport de l’énergie méea-
- L’énergie s’acquierl, elle se distribue; il est donc naturel de penser que, comme la matière, elle doit être localisée. De ce principe de localisation, se déduit évidemment l’étude de la manière dont l’énergie peut changer de place, ce qui conduit à la considération du flux <£énergie.
- Comme pour le transport de la matière, on admettra que le transport de l'énergie est continu, qu’elle ne peut disparaître d’une région pour apparaître en une autre sans traverser les régious intermédiaires.
- Les principales contributions qui aient été laites à cette question sont dues à Poyntinget à Wicu. Poynting (Q a étudié le cas du mouvement de l'énergie dans le champ électromagnétique; Wien (2) a traité le sujet d’une manière systématique, étudiant la localisation et le mouvement non seulement dans le cas examiné par Poyuting. mais aussi dans celui de l’élasticité, de l’hydrodynamique et de la chaleur.
- La force newtonienne et les systèmes discontinus étaient laissés de côte, c’est ce sujet qiti vient d’ètre repris par M. V. Volterra.
- Trouver le flux d’énergie correspondant à un phénomène naturel n’est pas une question déterminée; le problème, s’il est. susceptible d'une solution, en présente une infinité, mais elles peu-veul se déduire immédiatement de l’une d’elles, comme pour toute explication mécanique d’un phénomène physique.
- L’énergie? mécanique que nous devons suivre dans ses differentes transformations se compose de l’énergie cinétique, de l’énergie élastique et de l’énergie potentielle des forces newtoniennes qui agissent sur les différentes parties du système. Seule la localisation de l’éûergie potentielle newtonienne présente des difficultés. Il faut, pour traiter le cas général, supposer l’énergie potentielle distribuée dans tout, l’espace,' même dans les parties où ne se trouve pas la matière agissante.
- L'énergie potentielle newtonienne, s’évalue en faisant la somme de toutes les masses élémentaires multipliées par la moitié du potentiel auquel chacune se trouve, et en donnant à la somme le signe négatif. Parcourons un tube de force (fig. P dans le sens do celle-ci : le produit de la seetiou par l’intensité de la force par unité de masse reste constant tant que le tube reste a l’extérieur de toutes les masses ; sinon le produit décroît proportionnellement à la masse traversée, de sorte que, -si l’on prend deux sections infiniment voisines oq et, a>3 où la force a pour
- , . 1'* 1) Pkitosophical Transactions, 1884.
- I (2) JFied. Ann,
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- 10 Novembre 1900.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- >4!
- valeur FJ et Fs, on a :
- étendue à tous les éléments de l’espace.
- Considérons la section ti>3 à même.distance de. que'celle-ci est de soit Fs la force en Wj et U' le potentiel au point médian O'; le terme à considérer sera
- d’où en réunissant les termes communs à o>, :
- la somme des termes analogues mesure l’énergie potentielle newtonienne.
- Puisque l’on étudie le flux d’énergie, on doit eonsidérer au lieu de la valeur absolue de la quantité d’énergie la variation de cette quantité. D’ailleurs l’énergie potentielle est déterminée à une constante près, on peut donc toujours supposer, ajoutée à tout élément une quantité constante d’énergie, sans que le flux en soit altéré. Par une addition convenable, la quantité négative considérée ci-dessus,peut donc devenir positive.
- Pour obtenir la loi du flux d’énergie, il est nécessaire de considérer un autre vecteur que la force unitaire. Soit F (fig. 2) la force agissant
- au point O à un moment donné, au bout d’un temps très court t, elle devient F'; le vecteur FF' = G mesure son changement en grandeur et direction, c’est l’accroisseineut de la force pendant le temps l ; le vecteur
- T = -f <a-
- Désignons par 5 la distance infiniment, petite 00'
- et l’expression devient
- Menons par O et O' les sections normales, -et soit S le volume intermédiaire, l’expression précédente peut s’écrire
- représente Y accroissement de la force pendant Vunité de temps. La considération de ce nouveau vecteur conduit à celle de lip'nc et de tube d'accroissement de force.
- Soit tu une section d’un tube d’accroissement de force infiniment étroit, tant que le tube.reste extérieur aux masses, le produit Iw est constant ; si le flux se propage dans une région de l’espace remplie de matière, 011 a pour deux sections et tu", comprenant une quantité p de matière :
- W-!,«! = -4^- (3)
- L’accroissement pendant le temps t de la quantité d’énergie potentielle contenue dans un élé-
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- T. XXV. — N° 45.
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- ment S de l'espace est en négligeant G2 (fig. 3). — 1 F'g ~ 11 J) S = - - /_ SFGcos(KG) = — -i-/GS. L’accroissement par unité de temps est donc Cj, = — ~ flS.
- Si S est une portion de tube comprise entre
- 0
- Fig. 3.
- deux sections orthogonales ov et m" (lig. /\), ii distance 0 très petite et dont les potentiels sont U, et llv on a
- ep —-----~ /olw = ^ (U1 — Uâ) tw. (4)
- Dans une région extérieure aux masses agis-
- Dans la région considérée, extérieure à toute masse, il n’existe que l’énergie newtonienne, de sorte que l’on connaît la loi du flux d’énergie dans cette région.
- Nous verrons, par la suite, que pour une portion de l’espace où sc trouve la matière, le flux total d’énergie est la résultante de trois flux, dont l’un est celui précédemment trouvé et que nous appellerons premier flux, les deux autres {deuxieme et troisième flux) ont lieu le long des lignes de mouvement de la matière et le long d’autres lignes dépendant des tensions élastiques.
- Considérons une région où se trouve la matière, la relalion (4), toujours valable, peut s’écrire évidemment
- M. Yollerra substitue dans les deux derniers termes à U, et à la valeur moyenne U du potentiel dans l’espace compris entre ai' et aU, la variation qui en résulte est négligeable puisque ces quantités sont multipliées par des infiniment petits, d’où :
- santés Iw étant constant, l’expression précédente peut s’écrire
- -U4,»»-- -(I^.
- Ce qui d’aprè3 (3) peut s’écrire.
- - - Utbo' — ~~ ty,»” = eF + Ujj..
- Ainsi, le premier flux d'énergie lorsqu’il traverse une région oii se trouve la matière ne détermine pas seulement la variation de l’énergie potentielle en chaque élément, mais laisse encore un résidu mesuré par le produit du potentiel en chaque élément par l'accroissement, de masse par unité de temps.
- Par conséquent on peut supposer que dans l’élément S une quantité d’énergie U, I, <<>' entre en oj', tandis que — U„ L u>' sort en tu", ce
- 1 4"
- qui revient à dire que l’énergie s’écoule le long du tube avec une intensité ~ par unité de sur-
- M. Vollerra considère ensuite les lignes de mouvement de la matière, c’est-à-dirc les lignes tangentes en chaque pont à la vitesse de la particule qui passe par ce point. Dans un élément S de tube de mouvement compris entre deux sections orthogonales u, et (fig. 5), l’accroissement Ee qu’éprouve en un temps très petit l’énergie cinétique de la matière contenue est égal à la force vive de la matière qui pénètre par ol diminuée de celle qui sort par c } plus le tra-
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- 24:
- vail L„ exécuté par les forces qui agissent sur les éléments de matière contenus en S.
- Désignons par p et V la densité et la vitesse
- de la matière ; la dillerenec des deux forces vives
- (?DV5i) VJ----— f? V2-.
- Quant au travail L„ des forces newtoniennes agissant sur l’élément, il est égal à
- L„ =• pS.o. Vf
- o étant la force rapportée à 1:unité de masse, c'est-à-dire g *J| (Uâ et U: potentiels en o\, et c, ; o distance de ces sections), d’où
- i„= pS-ü“^iv; = oi(UJ-u,)Y(
- <j section moyenne. Il convient d’ajouter à ce travail celui des forces élastiques, qui est mesuré par la diminution — E,, de l’énergie élastique dans l’élément et par le travail L, exécuté par les tensions agissant à la surface de l’élément. On a doue finalement
- -- - (P,va^)\y+ u-î-u + l (G)
- Mais l’expression de L„ peut s’écrire p^LTVst — pjdjUjVjf -f (ptffjVi* — pTVt) U,
- + (p«V< — p^VâOUa
- et en remplaçant dans les d#ux derniers termes Us et U, par la valeur moyenne U
- Pa^Ei'Vy — ?,<qUlY1<+ C (?,<?, VJ — pjSjYjt)
- J étant l’accroissement de masse par unité de
- D’où :
- Ec-j-Ee — L>ï - U = V (~ Y/ï— U^V^,
- — s.fjŸ V^-UMVjp,,
- Divisant par t et désignant par e, on a
- Admettons que le second flux d'énergie parcoure les tubes de mouvement avec une intensité par unité de surface égale à
- 1, V.-U)Y?;
- ce 11 ux ne peut évidemment exister que dans les régions occupées par la matière. Le second membre de l’équation précédente mesure la variation de ce llux et l’équation montre que le flux en traversant une région de l’espace produit non seulement la somme des variations cinétique et élastique ec et et mais laisse encore un résidu
- Composant ce second flux avec le premier TJjjl disparait, et le llux résultant fournit on chaque élément l’accroissement des énergies potentielle, élastique et cinétique plus un résidu
- Ce résidu va lui-mêine être éliminé par le troisième flux. L’auteur montre en eiïét que le travail -y-des tensions par unité de‘•temps est équivalent à un llux d’énergie.
- En tout point de l’espace occupé par la matière, on imagine un élément plan <r normal à la direction de la vitesse V (fig. G) cl l’on considère la tension T par uuité de surface qui est exercée sur ? par la partie opposée à celle vers laquelle la matière se déplace. Ce vecteur T conduit à la considérations de lignes et de tubes de tension.
- Soit alors un élément de volume infiniment petit compris dans un tube de tension {fig. y)
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV. — N° 45.
- entre deux sections 3- et 7 respectivement normales aux directions V et V' du mouvement. Les tensions T et T, exercées par la partie exté-
- Fig. 6.
- rieure sur 7 et ?' ont la direction du tube, les tensions latérales t eL s’exercent parallèlement à 7 et 71, par suite leur travail est négligeable
- V'
- Fig. 7.
- puisqu’elles sont perpendiculaires à In direction du mouvement. Le travail des tensions se réduit ainsi à celui de T et T1? c'est-à-dire à
- TV.Y*, cos (TV) -f Trf.Vt. cos (T/V').
- T' égalent opposée à représente la tension exercée sur a' par la partie opposée à celle suivant laquelle a lieu le mouvement, l’expression précédente devient
- TsVf cos TV — TW't cos T'Y' ou, si a et y! sont les sections normales,
- TW —TaV par unité de temps.
- Le troisième flux considéré par l’auteur est celui qui parcourrait les tubes de tension dans le
- sens de celle-ci avec une intensité TV par unité de surface. Ce flux est, comme le second, limite aux régions de l'espace occupées par la matière. Ainsi, à travers a; il entre par unité de temps la quantité d’énergie T'W, tandis que par a sort la quantité TVa et le flux équivaut précisément au travail des tensions par unité de temps
- De telle sorte que si l’on compose les trois flux, le flux résultant produit la variation des énergies newtonienne, cinétique et élastique ou de Yénergie mécanique totale en chaque élé-
- Eln résumé, le flux d’énergie mécanique peut être considéré comme du à trois flux d’énergie qui ont lieu respectivement suivant les tubes d’accroissement de force, les tubes de mouvement et les tubes de tension, les premiers parcourent tout l’espace, les deux derniers sont restreints aux régions occupées par la ma-
- Le vecteur qui représente le- flux d’énergie mécanique est la somme de trois vecteurs :
- 1. Le vecteur T, c’est-à-dirc l’accroissement de force par unité de temps multiplié par 1) étant le p-otenliel newtonien.
- 1. Le vecteur V, qui représente la vitesse du mouvement, multiplié par 3 P étant
- la densité de la matière.
- 3. Le produit de la grandeur de la vitesse V par le vecteur T qui représente la tension élastique par unité de surface,' laquelle est exercée sur l’élémeut normal à la direction du mouvement parla partie opposée à celle vers laquelle la matière se déplace.
- M. Yolterra a appliqué ce résultat h différents cas tels que celui de corps s’attirants de forme sphérique et invariables. Cet exemple a été particulièrement traité dans une communication faite à l’Académie%des sciences de Turin le 28 mai 1899 et à laquelle, nous renvoyons le lecteur.
- G. Goisot.
- Le Gérant : C. NAl'U.
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- Tome XXV.
- Samedi 17 Novembre 1900.
- r» Année. — N» 46
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l'Institut. — A. D ARSONVAL, Professeur Collège de France, Membre de l’Institut. G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. • D. MONNIER, Professeur ù l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. W1TZ, Ingénieur des
- L’ÉNERGIE
- E X POSITJ O N U N1Y E K S E L L E
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE i ooo KILO VOLTS-AMP ÈRES UK MM. Y A.N DEX kERCliOVE ET C1J ET DE LA COMPAGNIE INTERNATIONALE D’ÉLECTRICITÉ DE LIÈGE.
- La Société anonyme des anciens ateliers Van don Kerehove de Garni et la Compagnie, internationale d’Eleetrieité (anciens établissements Pieper) de Liège ont exposé eu commun, la première pour le moteur à vapeur, eL la seconde pour l’alternateur, un groupe élec-trogène à courants triphasés de i ooo chevaux particulièrement remarqué dans la section étrangère. Los figures i et 2 donnent les vues en plan et en élévation de ce groupe.
- Nous donnerons avauL de décrire l’alternateur de la Compagnie internationale d’Elec-tricité, quelques details sur le moteur à vapeur Van der Kerehove qui est d’un type tout récent.
- Moteur a vapeur.— La machine à vapeur de la Société anonyme des anciens ateliers de construction Van der Kerehove, représentée sur la photographie de la figure 1, est. du type, coinpound.-tan.dem. Le cylindre à basse pression est boulonné direeleincnl au bâti el le petit, cylindre placé à l’arrière.
- Les dimensions principales sont:
- — à basse pression................................ io<j cm
- Vitesse angulaire en tours par minute................................ 10O
- La puissance en marche normale est de 1 ooo chevaux indiqués avec une pression de vapeur de 9 kg : du2, une introduction de 2 dixièmes eL une détente totale d’environ
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV.— N6 46.
- 1
- i3 ibis 1»; volume introduit. A 6 dixièmes d’introduction la puissance atteint 1800 ehc-
- A l’Exposition, à cause du noftibre de pôles, de l’allov-naleurel de la fréquence imposée par l'administration, la vitesse de régime a été réduite à 83,i/3 tours seulement.
- L'intérêt de cette machine réside dans 1’applicâLion d’un système de distribution complètement nouveau, dont le principe, est basé sur l’emploi de quatre obturateurs distincts aU'eclant la forme de pistons et manœuvrant verticalement dans les fonds de cylindres. La coupe d’un de ces fonds que nous reproduisons sur la ligure 4 montre comment les organes sont disposés.
- Les « pistons-valves» sont constitues par de simples bagues munies de segments pour en assurer l'étanchéité, et reliées par des nervures aux. tiges qui commandent leur mouvement.
- Les ‘chemises dans lesquelles travaillentl.es pistons-valves sont l’apportées ; elles sont munies de lumières qui donnent communication par un canal circulaire avec le cylindre.
- Lorsque l'obturateur d’admission, qui se trouve au-dessus, se soulève, il découvre les lumières, et la vapeur qui remplit le fond du cylindre peuL s'introduire dans celui-ci ; la descente du piston assure, au contraire, la fermeture de l’introduction.
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- L’échappement ‘ lumières, permet à
- canismes des maeliir Le caractère prin
- >e fait d’une façon analogue la vapeur de passer par-des
- la levée du piston-valve, en ouvrant les ms au conduit d’échappemonl, qui n’est pas représenté sur la ligure.
- Les avantages de ce dis-f positif sont les suivants:
- •à i° La vapeur devant re-
- d’adinission, la quantité d’« entraînée est réduite au mi
- lire l’(
- i soupapes. Il t
- ependanlc
- peut se trouver dans le lindre. est évacuée chaque Ibis par les lumières d’échappement qui se trouvent à la partie la plus basse.
- a0 Les espaces nuisibles sont très minimes et les parois en ooni.aetavee la vapeur, lors de son introduction dans le cylindre, ont une surface très réduite.
- Comme ccs surfaces sont chauffées par la vapeur vive qui baigne coi n pl etc ment toutes les cavités du fond du cylindre, il en résulte que la coTidensaliou initiale est aussi faible que possible.
- 3° La disposition verticale des pistons-valves empêche toute usure par suite du poids de ces organes; le seul frottement est celui résultant de pression légère qu’exercent les segments sur les parois pour assurer l’étanchéité.
- 4° Enfin leur équilibre sous toutes les pressions est
- Mouvement de distribution. — Le mouvement, de distri bu lion qui commande les obturateurs, présente, daus son ensemble, une grande analogie avec les mé-,‘éalité d’une façon essentielle.
- ùpal des obturateurs consiste en effet dans ce fait qu’ils ne viennent
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- L’ÉCLAIR AGE ÉLECTRIQUE
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- pas buter contre
- 0-ge ; ils dépassent librement le point de fermeture et possèdent un certain recouvre-
- Ceri permet aux obturateurs d’admission d'acquérir progressivement, sans choc, ni enclenchement brusques, une certaine vitesse pour le moment de l'ouverture des lumières; inversement, lors du déclenchement, les pistons-valves retombent sans hésitation on coiipanL nettement l'admission de la vapeur.
- Leu ré I an n’est amorti par Je dashpot qu'après la fermeture, de sorte que le réglage de ce dashpot n’a rien de délicat ni de difficile. 11 est établi une lois pour toutes et convient à toutes les levées, à toutes les pressions et à tous
- ehe.
- Quant aux obturateurs d'échappement, ils sont conduits d'une façon continue sans le secours do cames, ni de ressorts de rappel.
- Régulateur. — Le l’éguJatew, placé au centre du cylindre, coin-ande la position des de déclic d une façon tout à fait indépendante.
- Dans la machine à multiple expansion, ü haute pression seule-
- leviers qui transmettent le mouvement au déclic.
- butée
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- i53
- , provenant de l'obli-
- permet de corriger les inégalités d'introduction, i quité de la bielle motrice.
- Enfin, un dispositif de sécurité, très simple, a pour effet de couper automatiquement la vapeur dans le cas où le régulateur, par suite d’un accident, tomberait à fond de course. Tout emballement de la machine se trouve ainsi évité.
- Dans son ensemble, la machine exposée par les ateliers Van den Kerchove possède les qualités de solidité, de simplicité et d’élégance déformé qui ont fait la réputation de cette maison.
- Les coussinets du palier ot. de la bielle sont en acier garni de métal blanc ; la erossette, en acier coulé, est munie de patins en fonte de très large portée, à hauteur réglable ; son tourillon, en acier raffiné et trempé, est pincé dans son logement par des boulons de serrage.
- Les cylindres sont munis d’enveloppes de vapeur à grande section ; la soupape de prise de vapeur est d’un accès et d’une manœuvre faciles.
- La condensation se trouve dans le sous-sol ; la pompe à air est verticale et munie d’un clapet do pied pour assurer un vide parfait.
- La machine est particulièrement soignée au point de vue des appareils de graissage; tout est disposé de façon à pouvoir lubrifier en marche. Los coussinets sont graissés par des bagues, entraînant l’huile d’un réservoir qui se trouve logé dans les paliers.
- Les articulations de. la bielle sont lubrifiées par des appareils automatiques, les cylindres et les obturateurs par des pompes munies de tubes à goutte visible et de pointeaux de réglage.
- Alternateur. — L’alternateur triphasé de la Compagnie inlcrnalionalo d’Electricilé de Liège (fondée par M. Henri Pieper). est du type volant ; il est d’un- aspect robuste.
- La puissance de l’alternateur est do x ooo kilo-vvolLs-anipcres et il est établi, pour fonctionner avec un facteur de puissance ne descendant pas au-dessous de o,8a.
- La tension aux bornes est de 2 200 volts etl’induit est groupé en étoile. La tension simple normale est donc de 1 270 volls ce qui correspond à une intensité de 262 ampères par phase.
- A la vitesse de 83,il tours par minute, la fréquence esl de 5o périodes, le nombre de pôles inducteurs étant de 72.
- La photographie de la figure 5 représente une vue de l’alternateur de la Compagnie Internationale d’électricité et celle de la figure 6, la mise en place, pendant le montage, de la moitié supérieure de l’induit.
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- Les figures 7 et 8 ont des vues (L'ensemble de l'alternateur et les ligures 9 et 10 des coupes d une partie de-l’induit et de l’inducteur.
- Inducteur. — Les pôles inducteurs sont disposés sur la jante d’un volant en fonte très lourd.
- La jante du volant est en quatre parties réunies chacune par deux bras doubles au moyeu. J/assemblage des quatre morceaux du volant est fait à l’aide de deux agrafes, en forme de double T. par joint. Ces agrafes sont placées à chaud dans des logements pratiqués sur les faces de la jante. L'assemblage du moyeu est assuré par 12 boulons, 3 par joints.
- <\f 1
- \\ «V
- Uiûnale d’Électrioité de Liège.
- La jante a une section en forme d’U à branches assez longues ; lus pôles inducteurs, légèrement encastrés dans sa surface, sont fixés par des vis la traversant complètement Ces pôles inducteurs en acier ont une section circulaire de i3,5 cm de diamètre et. sont terminés par des épanouissements polaires de forme à peu près carrée. Les dimensions des épanouissements polaires sont de i5 cm sur 16.
- Le diamètre extérieur do la jante est de. i,5o m cl sa largeur de 6t cm. Le diamètre extérieur de l'inducteur est de 5,5o m.
- L’enroulement inducteur est fait en fil, à section carrée (42 mm*).
- Chaque bobine comporte io5 spires réparties en 5 couches.
- Les bobines inductrices sont montées en deux séries de 36 et les deux groupes sont disposés en parallèle.
- La résistance à chaud du circuit inducteur estdc o,5 ohm.
- Le poids de l'inducteur atteint 3g tonnes.
- Induit. — La carcasse inductrice est formée d’une caisse cylindrique en fonte coulée en 4 parties, lesquelles sont assemblées ensuite par des boulons. Chacune des quatre.
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- j57
- parties constitue une demi-couronne, et porte intérieurementune nervure, c’est entre les nervures des demi-couronnes adjacentes que sont serrées à l’aide de boulons les tôles de l’induit.
- Des ouvertures sont ménagées sur la surface extérieure de la carcasse pour assurer une bonne ventilation de l’induit.
- La carcasse de l’induit est en outre supportée par deux anneaux auxquels elle est réunie par des bras venus de fonte avec elle et qui viennent s’appuyer sur deux supports entourant complètement l’arbre. L’excitatrice est logée dans l'un de ccs supports.
- La carcasse porte extérieurement deux dentures sur l’une desquelles s'engrène un pignon qu’on peuL commander par le vireur même du volant. On peut ainsi faire tourner l’induit pour le visiter et pour réparer une bobine avariée.
- En temps ordinaire la rotation de l’induit est empêchée par deux oreilles dans lesquelles passent des boulons fixés d’autre part dans des projections venues de fonte avec les plaques scellées sur les fondations.
- Le diamètre extérieur de la carcasse est de 6,4o m ; la largeur à la circonférence atteint 90 cm.
- Les tôles induites, isolées entre elles par une légère couche d’émail, sont réparties en deux couronnes présentant entre elles un canal pour leur ventilation.
- La hauteur radiale des tôles est dT'lectriciK: d°c Liège°ltS ai“1'<'rLS dc Ia tj0mP'lSnie internationale de i8,5 cm et la largeur totale du
- noyau de i5 cm. La largeur du canal laissé entre les deux couronnes est de i,5 cm.
- Le diamètre intérieur de rimluit est dc 5,51^7 m et l’entrefer de 8,5 mm.
- L’enroulement est logé dans des rainures de forme rectangulaire et à angles arrondis, les rainures sont légèrement fermées ; elles sont au nombre de 6 par pôles, soit 432 pour tout le pourtour de l’induit.
- Les bobines induites occupent chacune deux encoches seulement, elles sont donc au nombre de 72 par phase c’cst-à-dire 3 par pôle. Elles sont faites sur gabarit, logées dans des caniveaux en micanite et maintenues en place par des cales en matière isolante. Chaque bobine est essayée par rapport à 1a masse avec une tension supérieure de 3 000 volts à la tension normale.
- Les bobines toutes identiques sont enchevêtrées les unes dans les autres ; la distance entre trois dents consécutives est à peu près celle des épanouissements polaires.
- Chaque bobine comporte 5 spires de fil de 3a mm- de section. Toutes les bobines d'une môme phase sont montées en série et les trois circuits groupés en étoile.
- La résistance de chacun d’eux est à chaud de 0,120 ohm.
- Le poids de l’induit avec ses supports est de 20 5oo kg
- Excitathice. — L’excitatrice de l'alternateur est calée dans un des supports de l’induit; elle est représentée en c a 1 avantage de réduire l’encombrenient au minimum.
- e de la machine et logée la figure 11. Ce dispositif
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XIV. — N° 46.
- La puissance de l’excitatrice est de 23 kilowatts sous 1 io volts.
- Cette dynamo est à 8 pôles ot à induit tambour denté.
- Le diamètre d’alésage de rinducLeur est de 8o,o cm et l’entrefer de 4 mm.
- La largeur des tôles induites en deux couronnes séparées par un canal de ventilation est de 22 cm y compris le canal.
- L’enroulement induit se compose de i sections de a43 spires de fil de 54 mm4 réparti dans 8i encoches.
- Le collecteur comporte 243 lames ; son diamètre est de 64 cm et sa largeur de io cm.
- Tableau: de distribution. — Le tableau de distribution est composé de divers panneaux de -marbre blanc. Il porte les appareils de mesure et de réglage ainsi que les interrupteurs dont la manœuvre se fait au moyeu de leviers munis de bielles ouvrant ou fermant les lames qui sont derrière le tableau et à la partie supérieure de celui-ci pour éviter qu’on puisse s'en approcher.
- Différents circuits sont dérivés sur les barres du tableau ; l'on d’eux alimente un transformateur à courant triphasé de io kilowatts abaissant la tension à 190 volts et alimentant des dynamos réceptrices à courants triphasés sur lesquelles nous reviendrons ultérieurement.
- Résultats d’essais. — Le courant d’excitation nécessaire pour obtenir à vide la tension de 2200 volts est de 110 ampères. L’intensité normale de débit, 262 ampères, est obtenue en court-circuit avec un courant d’excitation de 70 ampères. En pleine charge avec un facteur de puissance de o,85 l’intensité du courant déduite des caractéristiques à vide et en court-circuit par la méthode de Rothert doit être de 160 ampères.
- Dans ce cas, la décharge brusque de la machine sans variation de vitesse ni d’excitation n'occasionnerait qu’une augmentation de tension de 1i p. 100.
- Avec une charge de 1 000 kilowatts et un facteur de puissance égal à l'unité l'intensité calculée du courant d’excitation est de i36 ampères et Taugmentaliou de tension en cas de décharge brusque de 7 p. 100
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE 45o KILO VOLTS-AMPÈRES DE MM. YVEYIIER ET RICHEMOND ET DE LA COMPAGNIE GÉNÉRALE ÉLECTRIQUE DE NANCY
- La Compagnie générale électrique, de Nancy, et MM. Weyher et Rieliemond, de Pantin, ont exposé en commun, la première pour l’alternateur et les seconds pour le moteur à vapeur, un groupe éleetrogène (fig. 1, 2 et 3) à courants alternatifs triphasés en service à l’Exposition pour l'alimentation d’un commutateur Alîolh installé au grand Palais*
- Moteur a vapeur. — Le moteur à vapeur Weyher et Rieliemond est du type mono-cylindrique horizontal à condensation.
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- Les dimensions et constantes principales sont les suivantes :
- Diamètre du cylindre.......................................
- Pression de la vapeur d'admission..........................
- Vitesse angulaire ci» tours par minute.....................
- 93,5
- Nation et en plan du groupe électrogène de .MM. Weyher et Rieheinond, de la Compagnie générale Electrique do Nancy.
- A cotte pression et à celle vitesse, la puissance normale de la machine est de ooo chevaux effectifs et peut être poussée jusqu'à 8oo chevaux.
- La distribution est du système Lofer par obturateurs placés dans les fonds de eviindre
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- et commandés par un arbre horizontal dispose parallèlement à Taxe du cylindre et actionné par un pignon denté.
- La machine n'a pas de condenseur spécial, la condensation est faite par un condenseur général servant à touLe l'installation de MM. Weyher et Riehemond.
- En dehors de l'inducteur de rallcrnaleur, le moteur à vapeur comporte un volant spécial d'un diamètre de 4é*> m.
- Fig. 3. — Groupe ëlectrogènr- de ’no kilovolls-uinpèros de MM. Wevher et ltiehcmond, et de la Compagnie générale électrûjue de Nancv.
- AT,TKitx.vn;uit. — L'alternateur triphasé exposé par la Compagnie générale électrique de Nancy a une puissance apparente de 43o kilovolts-ampères et est établi pour fonctionner avec un facteur de puissance minimum de 0.8; sa puissance vraie avec ce facteur de puissance est de 35o kilowatts.
- La tension aux bornes est de 3 000 volts et la tension simple de 1 ?3o volts, l’intensité du courant par phase est de 87 ampères.
- Tnt fréquence est de 5o périodes et le nombre de pôles de 64, correspondant bien à une vitesse angulaire de tfLa tours par minute.
- inducteur. — L'inducteur est constitué par un volaul en acier coulé en deux parties reliées au moyeu par 8 bras doubles à section en forme de T. Ces deux parties sont assem-
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- blécs le long de deux do ces bras à l aide de gros boulons et de frottes posées à chaud dans des logements pratiqués à cet eiTct.
- Los w64 pôles en acier coulé sont fixés chacun sur la jante du volant au moyen de deux vis traversant complètement celle-ci. Ces noyaux d’une forme ovale sont surmontés
- |Fig. 4. — Induit de l'alternateur de lu Compagnie générale électrique de Nancy.
- par des épanouissements polaires venus de fonte avec eux et avant une surface rectangulaire.
- Le rapport de la largeur du pôle au pas est de deux tiers.
- Le diamètre extérieur du volant est de 4*488 m et l’entrefer de 6 mm.
- Les bobines des électros sont enroulées mécaniquement sur des carcasses isolantes et de façon à éviter tous croisements et tous raccords longs. Ces bobines sont faites avec une barre de section rectangulaire enroulée sur plat ; la section de la barre constituant le circuit inducteur est de 4d mm2 et le poids de cuivre de ce circuit de 1 G5o kg, soit p5,8 kg par bobine.
- Toutes les bobines sont réunies en série et le circuit ainsi formé aboutit par l intermé-
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- diaire de deux câbles logés à l’intérieur de l'un des bras doubles à deux bagues par où, à Laide de frotteurs, est amené le courant continu nécessaire à l'excitation.
- La résistance du circuit d’excitation à chaud est de 1,7 ohm.
- Le poids de l’inducteur complet, sans l’arbre, est de 10 200 kg.
- Induit. —La carcasse de l’induit (fig. 4) est formée par une carcasse très légère en fonte en quatre parties portant de nombreuses ouvertures pour la ventilation. Cette carcasse porte intérieurement, venus de fonte avec elle, deux anneaux reliés à cette carcasse par des nervures ménageant entre elles des ouvertures assez larges; c’est entre ces doux anneaux que sont serrées les tôles induites à l’aide de boulons traversant les tôles dans des trous légèrement ouverts pratiqués à la surface extérieure de l’anneau magnétique induit.
- La carcasse induite est supportée par deux pattes en forme d’équerre reposant sur les plaques de fondation scellées aux massifs.
- De chaque côté de l'induit se trouvent 6 tirants en 1er forgé aboutissant à un collier formé de deux anneaux concentriques ; ces tirants peuvent être réglés à l'aide d’écrous et leur ensemble procux*e à l’induit une rigidité mécanique à toute épreuve, et lui donne un aspect de grande légèreté en même temps qu’il diminue le poids brut de fonte par rapport au poids actif des tôles de l'induit.
- Le diamètre extérieur de la carcasse est de 5o5 .cm et sa largeur de 58 cm.
- Le diamètre d’alésage de l’induit est de 4 5oo mm.
- Le noyau induit en tôle de o,5 mm d’épaisseur comporte 384 encoches, soit B par pôle, dans lesquelles sont réparties les trois phases de l’enroulement triphasé.
- Le bobinage de l'induit est tel que les 3a bobines complètes de chaque phase sont toutes semblablement placées de façon à éviter les croisements.
- Les encoches de l'induit sont légèrement ouvertes et l'enroulement est isolé du fer par des tubes en mioanite.
- Chaque bobine comprend deux bobines élémentaires enroulées chacune dans deux encoches ; ces bobines sont effectuées avec un câble d’une section totale de 29 mm2. Le poids de cuivre de l'induit est de 54o kg ; ce qui correspond à 5,6a5 kg par bobine complète.
- La résistance de chaque phase de l'induit groupé en étoile est de o,33 ohm à chaud.
- Le poids total de l’induit avec les plaques de fondation est de i5 000 kg.
- Excitatrice. — L'excitatrice, calée sur l’arbre et en porte-à-faux, a une puissance de 9 000 watts sous 120 volts.
- C’est une machine à G pôles ; la carcasse inductrice en acier est coulée en une seule pièce et les noyaux polaires sont venus de fonte avec elle. Le diamètre extérieur de l'inducteur est de 100 cm et sa largeur totale de 35 cm. Le diamètre d’alésage des inducteurs est de 078 mm et l’entrefer de 6 mm.
- L'induit denté est. enroulé en tambour, il a un diamètre de 566 mm et comporte 184 sec-
- Lo collecteur porte un même nombre de lames isolées au mica et a un diamètre de 3g cm ; les balais sont en charbon.
- L’excitatrice est excitée en série ; un seul rhéostat est disposé dans le circuit de l’inducteur de l'alternateur pour le réglage de la tension aux bornes de l’induit.
- Résultats d’essais. — L’intensité du courant d'excitation pour obtenir aux bornes, à la vitesse angulaire de g3,8 t : m et à vide, la tension normale de 3 000 volts est de 4o ampères.
- L'intensité du courant de débit de 87 ampères par phase est obtenue en court-circuit avec un courant d’excitation de i.3,5 ampères et correspond à une tension induite égale environ au tiers de la tension normale aux bornes.
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- En charge de 4;*>o kilowatts avec un facteur de puissance «gai à l'unité, l’intensité du courant d’excitation est de 45 ampères. En cas de décharge brusque sans variation de la vitesse la tension n’augmente dans ces conditions que de 5,5 p. ioo.
- COMMANDES ÉLECTRIQUES DE MÉTIERS A TISSER DE LA YEREIGNITE ELEKTRICIT.ETS ACTIENGESELLSCIIAFT, DE VIENNE
- Bien que l’emploi de l’électricité pour la commande des métiers à tisser ait pris dans ces dernières années une extension assez considérable, le développement de cette appli-
- ry7Z^TW^9/
- cation s’est trouvé assez longtemps retarde par la nécessite d'avoir une marche bien régulière et de pouvoir néanmoins changer, suivant la nature du travail, la vitesse angulaire de l’arbre principal du métier. La Vcrcignite Elektrieitæts Actiengesellschaft a très ingénieusement surmonté ces deux difficultés en utilisant la propriété des moteurs synchrones de conserver une vitesse angulaire constante quelle que soit la charge et en imaginant un dis-positif de transmission de mouvement permettant de changer, rapidement et facilement, le rapport de transmission.
- Ce dispositif est représenté par les figures i et a pour le cas d’une commande par courroie et par les ligures 3 el 4 pour celui d'une commande par engrenage. Dans le premier cas le moteur m prend appui sur un socle en bois rectangulaire ,v, fixé au sol sans fondations au moyen de boulons b; ce socle est. muni de deux montants métalliques qui supportent le moteur, l’un directement au moyen d’un axe o, l'autre par l’intermédiaire d’un fort ressort à boudin r. Le mouvement est transmis de la poulie p calée sur L’arbre du moteur à la poulie p' au moyen de la courroie cdont la tension, due au poids du moteur, est réglable à volonté au moyen du ressort à boudin. Lorsqu'on veut changer la vitesse de l'arbre du métier à tisser, il suffît de remplacer la poulie de l’arbre du moteur par une autre de diamètre différent; par suite de la suspension élastique du moteur la variation du diamètre de la poulie se trouve compensée par un simple allongement ou raccourcissement du ressort à boudin.
- Quand la commande se fait par engrenages, le moteur m (fig. 3 et 4) est maintenu, d’une
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- part, par deux ressorts à boudin i' et r’ à tension réglable placés entre les consoles ce’ et, d’autre part, par une flasque /'fixée d’un côté au moteur et s’appuyant de l'autre sur l’axe de la roue dentée d par l'intermédiaire d’un disque excentré g autour duquel la flasque forme collier. En faisant tourner le disque dans ce collier on modifie dans une certaine mesure la position du moteur par rapport a l’axe de suspension et par conséquent la distance de cet axe à celui du pignon d qui mène la roue dentée d; on peut donc régler ainsi la prise des dents; quand le réglage est effectué, on fixe le disque g à la flasque en serrant les boulons b. Si l’on veut modifier la vitesse angulaire de la roue d il suffit encore de changer le pignon p du moteur ; la variation du diamètre est alors compensée par une rotation convenable du disque excentré g.
- La mise en marche du moteur s'obtient, dans l’une et l’autre des dispositions précédentes, au moyen d’un commutateur placé dans le voisinage du moteur et que l’ouvrier chargé de la conduite du métier peut manœuvrer à distance. Ce commutateur est disposé de manière à arrêter automatiquement le moteur chaque fois qu’un fil cassé nécessite l’arrêt du métier.
- J. Reyval.
- CONGRÈS INTERNATIONAL D’ÉLECTRICITÉ O
- SUR L’EMPLOI DES CONDENSATEURS, par Maurice Lkj*i.akc.
- Nous avons essayé, dès 1890, de nous servir de condensateurs, surtout dans le but de décomposer un courant alternatif simple en courants polyphasés capables d’actionner un moteur k champ tournant, dont le cos ;p devait, en même temps, être rendu égal à 1.
- Nous avons employé notamment des condensateurs en papier paraffiné construits par M, Labour, des condensateurs en papier noyé dans de l’huile de pétrole de M. Swinburne, des condensateurs faits avec de l'ébonitc de un demi-millimètre d’épaisseur, à très bas prix (6 fr le kg), ‘provenant d’une usine de Manheim et des condensateurs en verre à vitres. Ces derniers étaient chargés, par l'intermédiaire d’un transformateur.
- Nous sommes ainsi parvenus à faire un moteur à courant alternatif monophasé, démarrant sous charge avec son courant normal, et ayant un cos » égal à 1. Malheureusement les inconvénients inhérents à l’emploi de condensateurs nous ont empêché jusqu’ici de rendre ce moteur industriel (2).
- (‘) Voir L'Éclairage Électrique, t. XXIV, p. 275, 294. 334, 374, 4M et 486, 18 et août, 1, 8, i5 et 22 septembre et t. XXV, p. 222, 10 novembre.
- servant à l’éclairage de bougies Jablochkoff. La réaction" d’induit était telle que la machine, qui fournissait norma-
- la batterie de condensateurs d'un paratonnerre à soufflage magnétique d’EIiht r à l’emploi dos courants alternatifs. Le paratonnerre fonctionnait de temps ei de régime, sans amener aucun trouble dans l'installation, et les condensateurs et ms, nous étions arrivés à constituer un système peut-être peu économique, mai*
- série d’essais, la machine génératrice fut une machine de M. Labour, à voltage lit était remarquablement petite.
- conditions, il nous fut impossible de faire fonctionner notre moteur. Le paratonm
- mps, au it proté-larchant
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- alternatifs bipha: concentriques : après : de tous les appareils,
- Depuis, ayant eu à faire des installations comportant des câbles armés qui avaient une capacité notable, nous avons constaté que des machines qui supportaient très bien leur voltage, en desservant des lignes aériennes, ne le pouvaient plus, lorsqu'on les fermait sur des câbles armés.
- C’est ainsi qu’à l’usine du secteur des Champs-Elysées, on fit produire sans accident 4 000 volts à un de nos alternateurs, en le faisant travailler sur un rhéostat. On le mit ensuite sur le réseau, qui est constitué avec des câbles concentriques, et l'on fit monter progressivement son voltage ; à partir de 1000 volts, une pluie d'étincelles se manifesta dans son entrefer et mit le feu aux isolants. Il fallut remplacer ceux-ci par du mica.
- Dans une autre installation, sur le secteur de la Société d’Eclairage et de Force à Paris, où l’on envoyait des courants voltage de 6000 volts dans des câbles mir successivement renforcé l’isolation ms sommes arrivés à amener la rupture ; câbles. Mais, cetlc fois, il fut facile de vérifier que l’on avait affaire à un simple phénomène de résonance, car sans rien changer au débit des appareils, nous avons pu amener ou faire disparaître les surélévations de voltage, en faisant varier la capacité du réseau ou sa self-induction. Les alternateurs, étant munis de circuits amortisseurs, développaient une force électroinotriee très sensiblement sinusoïdale, mais cette installation desservait des transformateurs redresseurs dont les colleotcurs étaient divisés en 12 sections.
- Le ionctionnement de ces derniers appareils développait dans chacune des branches du réseau une petite force électromotrice de fréquence douze fois plus grande que la fréquence trouvait affectée de battements, si bien que l’on pouvait la considérer comme la superposition des harmoniques de rangs 11 et 13 de la force clectromolrice normale (£). •
- Un oscillographe suffisamment sensible, branché sur ce réseau, de voltage telle que celle représentée par un trait continu sui sinusoïde représentée par une succession de points et de traits,
- Si l’on représente une semblable courbe pour l’équation :
- et dont la
- rait du donne la figure ci-jointe, sur la même figure.
- me courbe lieu de la
- i=Hs
- l h fsin 2Jt(i i)ai -f- s
- r(i3)af]
- la valeur maximum de la différence de potentiels qu’anront à supporter les diélectriques sera égale à II-f-2/1, tandis que le voltage ellicace correspondant, tel que le mesurerait un électromètre, ne
- sera égalai .
- A égalité de voltage efficace, la différence de potentiels maximum qu’auront à supporter les
- soufflé : I’ii
- icllei
- Comme, dans la pratique, nous devionj tuant des circuits à très petit coefficient de
- accroissements de la force disruptive consta
- différences de potentiels normales. Ces diffé, parablemenl plus grandes que les forces élec Or le coefficient de sell-induction d’un ré
- lialcmcnt mis hors d usage, très faible réaction d’induit.
- .f-induction, et non à les intercaler dans des lignes parcourues par im autre côté nous n’apercevions aucun moyen de nous opposer aux nous abandonnâmes ces essais.
- superposition de différences de potentiels de mêmes fréquences, aux tees de potentiels supplémentaires pouvaient avoir des valeurs incorn-nmotrices qui leur avaient donné naissance, lorsqu'il y avt m varie avec sa charge. Lorsqu.
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- diélectriques sera plus grande que si les variations de voltage suivaient la loi sinusoïdale. En effet, Ton a :
- H + il, - v/h» + 4M! + 44» \ l/~ y/Æ + a,‘a
- et cet effet sera d’autant plus marqué que la quantité h sera plus grande.
- Mais nos appareils de mesure ne peuvent pas mesurer le voltage ellieace véritable, lorsqu’il y a des harmoniques susceptibles de résonner sur mi réseau.
- En effet, il est impossible de se servir alors d’électromètres qui seraient capables de mesurer ce voltage. Les distances explosives deviennent trop grandes: ils servent de paratonnerres et sont très rapidement mis hors d’usage.
- On est toujours conduit à employer des voltmètres thermiques desservis par l’intermédiaire de petits transformateurs. Au coefficient de transformation près, le circuit du voltmètre peut être considéré comme ayant Une impédance \f r- -|- où ?' représente la résistance propre du
- voltmètre, l un coefficient de self-induction correspondant aux fuites magnétiques du transformateur et x la fréquence du courant.
- Tant que la fréquence a est normale, soit égale 4° ou l’impédance \/ r2-f-ne différé qu’extrêmement peu de la résistance r, mais il n’en est plus de même si la fréquence a devient très supérieure, c’est-à-dire si c’est celle d’une harmonique de rang élevé, telle que la 12e.
- L’impédance du circuit du voltmètre est alors Lrès différente de sa résistance. Cet appareil qui indiquait le véritable voltage efficace, lorsque la fréquence était égale à 4°> par exemple, n’indiquera plus qu'un voltage efficace très inférieur au voltage efficace réel, lorsque la fréquence sera devenue, 480.
- Le voltage efficace, mesuré par nos appareils industriels, ne représente donc guère que celui qui correspondrait aux variations de voltage ayant la fréquence normale, comme si les harmoniques n'existaient pas;
- Pour les deux raisons précédentes, nous voyons que : si l’on maintient le voltage constant sur un réseau, en s’en rapportant aux indications d’un-voltmètre desservi par un transformateur, les sommets de la courbe de la figure précédente pourront atteindre des hauteurs quelconques, si des harmoniques viennent à résonner, sans qu’il y ait aucune relation entre ces hauteurs et la grandeur du voltage mesurée par le voltmètre.
- C’est ainsi, qu’à l’usine de Sainl-Ouen, nous avons vu jaillir un are entre deux conducteurs distants de 14 cm, alors que le volmetre indiquait 6 000 volts (*).
- Or si l’on a pu se passer des services qu’auraient pu rendre les condensateurs, 011 ne peut songer à se passer des cables armés, pour constituer les réseaux.
- .11 était, donc nécessaire de rechercher les movens de supprimer les résonances d’harmoniques.
- Supposons d’abord qu’il s’agisse d’un réseau en câbles armés’dont la capacité soit constante.
- Si nous désignons par c la capacité du réseau, par L son coefficient de self-induction, et par A celui de l’armature de l’alternateur qui l'alimente, il tendra à faire résonner des courants de fréquence j3 telle que l’on ait :
- Lorsque l’alternateur tournera à vide, le coefficient L devra être considéré comme infini et la
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- valeur de la fréquence (3 sera alors :
- Lorsque l'alternateur sera en pleine charge, le coefficient L sera environ cinquante fois plus petit que le coefficient A, la valeur de la fréquence j3 sera alors sensiblement égale à :
- 3” \/cL
- La fréquence [i2 sera à peu près sept fois plus grande que la fréquence
- La charge variant d’une manière continue, la valeur de la fréquence j3 coïncidera successivement avec celle de diverses harmoniques de la fréquence du réseau.
- Le nombre d’harmoniques qui pourront successivement entrer en résonance sera d'autant plus élevé que la fréquence (3j sera elle-même plus grande par rapport à la fréquence normale a. Mais cela 11'aura pas d’importance si la fréquence est très élevée en grandeur absolue. En effet, les courants de cette fréquence et a fortiori de fréquence supérieure pourront difficilement sc propager dans le réseau, car ils ne passeront plus qu’à la surface des conducteurs, et développeront des courants de Foucault intenses dans les masses de fer qu’ils contourneront. La résistance effective ainsi opposée à leur passage, les empêchera d’acquérir une grande intensité et les surélévations de voltage qu’ils détermineront ne seront pas dangereuses.
- Il n'en, sera plus de même si la fréquence J3, diminue.
- Toutes choses égales d’ailleurs, le coefficient de self-induction d’un alternateur croît comme le carré de son voltage. La fréquence ,3j est alors inversement proportionnelle au voltage.
- D un autre côté, si l’on augmente le voltage, c’est qu’on a à transmettre de l’énergie à une plus grande distance. Les câbles sont plus longs et la capacité c est augmentée, d’où une nouvelle diminution de la fréquence j3 .
- Nous arriverons alors à faire résonner des harmoniques de fréquence assez basse, pour que des courants de ees fréquences puissent circuler dans le réseau, sans avoir à surmonter de résistance effective notablement supérieure à sa résistance ohmique.
- C’est à ce moment que les phénomènes de résonance seront redoutables.
- Mais si nous ne pouvons diminuer la capacité du réseau, nous pouvons l’augmenter et diminuer la fréquence ;3r
- Nous diminuerons ainsi le nombre des harmoniques susceptibles de résonner et nous pourrons nous proposer de constituer des appareils générateurs ou récepteurs qui ne les produisent pas.
- 11 sera plus simple d’adjoindre des condensateurs aux divers appareils récepteurs, de manière que la capacité du réseau augmente, quand sa self-induction diminue. On pourra ainsi rendre constante la fréquence pour laquelle le réseau sera susceptible de résonner, et il sera facile de faire en sorte qu’elle 11e corresponde à aucune des harmoniques qu’il superposera à son voltage fonda-
- Mais si la résonance se produisait pour les courants ayant la fréquence normale, il n’y aurait aucune surélévation de voltage à redouter si l’on maintenait constant le voltage efficace.
- Cette constance pouvant être assurée automatiquement, à l’aide des divers modes de compoun-dage que l’on connaît, la résonance aurait simplement pour effet de rendre très sinusoïdale la courbe du voltage, et s’opposerait, au contraire, aux surélévations de voltage.
- Conclusion. - En résumé il convient qu’un réseau n’ait qu’une très petite ou très grande capacité. •
- 11 résulte des divers essais que nous avons faits sur les condensateurs et sur les câbles armés que tous les accidents que nous avons observés tenaient à la résonance d'harmoniques d’un rang peu élevé, cl qu-’il ne se passe rien d’anormal lorsqu'on empêche ces résonances de se produire.
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- Le développement naturel des distributions d’électricité conduira, dans un avenir peu éloigné, à constituer des réseaux où les courants de fréquence normale résonneront eux-mêmes (').
- Cela imposera l’emploi d’alternateurs compoundés à voltage constant, pour éviter les surélévations de voltage dues à cette résonance, cl. le moyen le plus simple d’assurer la sécurité du fonctionnement sera de faire croître la capacité du réseau avec sa charge. 11 }r aura donc lieu d’adjoindre des condensateurs à tous les récepteurs.
- C’est qu’alors l’adjonction de ces appareils s’opposera aux résonances d’harmoniques, au lieu de les provoquer, comme elle l’a lait jusqu’ici.
- L emploi de ces appareils ne pouvant plus être une cause d’accidents, au contraire, nous pourrons enfin mettre à profit leurs merveilleuses propriétés, que tout le monde connaît.
- MM. iloucherol et Lombardi ont, d’autre part, suffisamment étudié la fabrication de ces appareils, pour qu’on n’ait plus à redouter d’être arrêté par des questions de prix de revient.
- Mous sommes donc convaincus que, dans ces conditions, l’emploi des condensateurs ne tardera pas à se généraliser et que l’on aménagera les réseaux déjà existants, de manière à y faire résonner les courants de fréquence normale.
- REMARQUES SUR LES DISTRIBUTIONS EN SÉRIE PAR COURANT ALTERNATIF MONOPHASÉ par Maurice Leblanc.
- M. Thury a montré les avantages que présente l’emploi des machines à courant continu montées en série, lorsque l’on voulait opérer un transport de force en masse, à une très grande distance.
- Nous croyons possible de réaliser un système semblable au sien, en substituant un courant alternatif monophasé au couraul continu.
- L’inLérèt de cette substitution consistera : i° dans la suppression des organes de commutation, j° dans le réglage naturel' de la vitesse des moteurs, qui ne dépendra que do la fréquence des courants
- Principe du nouveau système. —Nous emploierons des machines d’induction comme génératrices et utiliserons la faculté qu’elles possèdent de pouvoir être accouplées entre elles, ou avec un alternateur, en série aussi bien qu’en parallèle.
- Comme M. Thury, nous disposerons une ligne unique à deux fils comprenant, moulées eu série, des machines génératrices et réceptrices que nous ferons parcourir par un courant d’intensité constante.
- Génération du courant.—On peut eompounder un alternateur à intensité constante, mais le même résultat peut être obtenu plus simplement, en lui donnant une grande réaction d’induit et en ne faisant pas varier son excitation. C’est ainsi qne les machines Gramme à bougies Jablochkoff donnaient 8 ampères par circuit en service normal, et seulement io ampères, lorsqu’on les fermait sur elles-mêmes.
- Supposons qu’on emploie comme alternateur une de ces machines, et qu’il tourne, par exemple, avec la vitesse de ion tours : minute.
- Nous associerons en série, avec lui. des machines d’induction dont les circuits induits seront fermés sur des excitatrices semblables à celles que nous avons décrites dans une autre note présentée au congrès.
- Elles seront, conduites par des moteurs dont les régulateurs seront réglés, par exemple, pour la vitesse de ion tours.
- («) Sur le réseau de Berlin,
- taté déjà la
- de la 3® hc
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- Leur rotation développera une foree éîectromotrice qui tendra à augmenter l'intensité du
- Mais cette intensité ne pourra jamais atteindre to ampères, car la force électromotrice développée par l’alternateur deviendrait nulle et nous savons que : si l’action des machines d’induction peut rendre en apparence, aussi petite que l’on veut, l’impédance du circuit sur lequel travaille l'alternateur qui les gouverne, elle ne peut la rendre nulle.
- Lorsque la charge du réseau augmentera, l'intensité du courant tendra à diminuer. Il faudra alors remettre une nouvelle machine d’induction en service, et réciproquement, si la charge diminue.
- Si, par suite d'une rupture de conduite, le réseau venait à être déchargé, toutes les machines le seraient, mais leurs régulateurs les empêcheraient de s’emballer.
- Si un court-circuit venait à sc produire, l’intensité ne pourrait dépasser ro ampères, comme nous venons de le voir. La vitesse des machines d’induction ne pourrait dépasser io5 tours, grâce à l'action de leurs régulateurs. L’alternateur fonctionnerait comme moteur et serait entraînée par elles, mais sa vitesse aurait aussi io5 tours pour limite.
- En résumé, on n’aura qu’à mettre en route ou arrêter des machines, suivant les besoins de la consommation, sans leur faire subir aucun réglage. La conduite de l’installation sera donc aussi simple que possible.
- Une négligence pourra faire tomber l’intensité au-dessous de 8 ampères, mais aucune négligence, ni aucun accident ne pourront lui faire dépasser io ampères. On ne saurait trouver des conditions de fonctionnement présentant plus de sécurité.
- Fréquence a donner aux courants. — Du moment que l’on n’a pas à faire de l’éclairage direct et qu’on n’emploie pas de transformateurs, la fréquence des courants employés est indifférente.
- Dans les machines à courant continu de grandes dimensions, la fréquence des variations de llux ne dépasse pas 8.
- Rien ne nous empêcherait d’adopter la même fréquence. Or, avec des courants de fréquence 8, par exemple, les phénomènes occasionnés dans les lignes, par les variations de llux, tels que :
- L’accroissement réel de la résistance des câbles en vertu de l’effet Thomson,
- L’accroissement apparenL de celte résistance du à la self-induction de la ligne, deviennent négligeables.
- Il est. certain que les harmoniques qui pourraient entrer en résonance, si la ligne de transport était constituée par un câble armé, seraient d’un ordre tellement élevé que leur grandeur serait pratiquement nulle..
- La force disrnptive exercée sur les diélectriques serait, sans doute, du même ordre de grandeur que si l’on employait un courant continu ayant un voltage seulement y/2 fois plus grand que le voltage efficace adopté.
- Les difficultés d'isolation dues à l’emploi des courants alternatifs seraient alors fort diminuées,
- Plus nous abaisserons la fréquence, plus nous diminuerons les inconvénients dus à l’emploi de courants alternatifs, tout en en conservant lits avantages, puisque nous ne voulons qu’actionner directement des moteurs.
- Utilisation des cousants. — Quant aux récepteurs, on les constituera avec des machines d’induction munies des excitations spéciales que nous avons décrites dans la communication signalée plus haut, et qui leur permettront d’avoir un cos égal à i.
- Il faudra les lancer, mais cela ne présentera pas d'inconvénient, si ces machines font partie de transformateurs rotatifs et doivent conduire des machines à courant continu. On fera démarrer ces dernières au moyen d’une batterie d’accumulateurs.
- On pourra d’ailleurs profiter de la faible valeur de la fréquence pour constituer des appareils à résonance électromécanique, capables de jouer le rôle de condensateur.
- Ceux-ci permettraient de décomposer, sur place, le courant monophasé en courants polyphasés qui alimenteraient des moteurs à champ tournant, capables de démarrer sous charge.
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- L’ÉCLATRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV. — N° 46.
- On pourrait également se servir, dans le môme but, des condensateurs électrolytiques qui ne valent rien avec des courants de fréquence élevée, mais fournissent de bons résultats, avec des courants de basse Iréquenee.
- Enfin, s’il s’agissait de petits moteurs, rien n’empêcherait de se servir de moteurs à collecteur dont on réglerait la vitesse comme le fait M. Thury. La faiblesse de la fréquence rendrait la commutation facile.
- Conclusion. — On peut faire un système de distribution en série, à intensité constante, avec un courant alternatif monophasé, aussi bien qu’avec un courant continu.
- Il convient alors d'employer un courant de très basse fréquence.
- if abaissement de cette fréquence permet de rendre insensibles les défauts propres du courant alternatif, en laissant subsister ses avantages, qui consistent dans la suppression des organes de commutation et l’absence de tout réglage, aussi bien des génératrices que des réceptrices.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION
- Division de la tension des dynamos à courant continu au moyen de bobines de self-induction. par A. Sengel. Elektrotechniscke Zeitschrift. t. XXI, p. 387 et 410 17 et a4 mai, 1900.
- Sur l’arbre d’une dynamo à courant continu, disposons des bagues au moyen desquelles nous prendrons du courant en un ou plusieurs points
- vaut la positioi
- par rapport
- l’induit. Soit (lig.
- si nous négligeons la résistance de l’induit, on = E(r—cos mt)
- ?•' désignant la résistance variable de la portion d’induit comprise entre B, et B0. Soit r la résistance de l'induit mesurée entre balais : chaque moitié a donc une résistance ir. La, résistance r' se compose de deux parties en parallèle, l’une de résistance x, l’autre de résistance4/’ — x. Comme la force éleetromotrice des deux moitiés de l’induit a exactement la même valeur; la répartition du courant ii dans l’induit ne dépend que des résistances. Donc
- --Cf
- x variant de o à zr, mt varie de o a- zr.. La figure représente les variations de r' en fonction du temps.
- la différence de potenLiel entre l’un des balais Bt et le point de dérivation B0, en comptaut le temps à partir du moment où B0 est en B,; m est la vitesse angulaire . Si entre Rj et lî# nous mettons une résistance non inductive II, et
- Fig. a.
- Si nous intercalons dans le circuit une bobine de self dont le coefficient de self-induction est L et la résistance 0, nous ne pourrons pas obtenir la valeur de l’intensité par les formules
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- ordinaires du courant alternatif pinsqu'ici la résistance est fonction du temps. Posons réquation différentielle chi courant:
- E(i fos,nt) + p + rfj) + L J
- Dont la solution est
- !, = e-F(0J>'(é E (i - cos mt) dt + Ce-F(0
- f (<; = f .R + P + rfW. it
- La première intégrale n’est pas calculable en général et une détermination exacte de f, n’esl pas possible. Comme r est petit vis-à-vis de R et que la self-induction de l’induit est relativement faible, nous supposerons :
- i° Que L est constant;
- 2° Que r' est indépendant de t et égal à sa valeur moyenne.
- Nous obtenons ainsi
- i0 l’intensité du conducteur du milieu. On a
- Soient ia ih ic les intensités dans les trois par-
- Fig. 3.
- ties de l'induit, eh la force contre-électromotrice induite dans la bobine et ayant la forme
- * = Xsm M-?)
- Des égalités
- h ~ ‘ a H- h i -2 = h;, + i c
- E
- R+p + é
- V/(U + p-f-rR + 7Ji^I^
- tg© =
- ll+p+r'
- La valeur moyenne de r pendant une période est égale à
- _ E___________________________E______________
- K- + ? + °.'67 r É(l^ + ? + r)'2 +
- Le courant ainsi produit se décompose en un courant continu et un courant alternatif. Le courant réel ne différera du courant obtenu par le calcul qu’en ce sens que la variation de r' entraîne pour le terme alternatif une altération de la forme sinusoïdale : cela a d’autant moins d’importance que la forme sinusoïdale n’est presque jamais réalisée.
- Supposons qu’on réalise le dispositif précédent suivant le schéma de la figure 3. Soient et i's les intensités des i conducteurs extrêmes,
- q-Har-g) (h-4)
- Nous calculeron
- ; par les formules
- ni+ ('i • En définitive, nous aurons
- \ R, = E(i — c iRi = E(i + c
- •L) P — xia iil P — Ô*r — x) f
- y/ i +
- ____ cos(mt — y)
- b — c2 i/T+mîïJd* a + b — ac cos {mt — o)
- fi5 = —K sin (mt — ©)
- t'i + ïW
- tg o = — mhd
- Dans les égalités précédentes,
- « = 8.^ + *—£
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- L’ÉCLAJRAGL ÉLECTRIQUE
- T. XXV. — N» 46.
- fr = Ra-|-P+*-'£-
- Nous avons ensuite a calculer les valeurs movennes des expressions telles que
- nueul et, si nous mettons en série un instrument de mesure à aimant permanent et un instrument qui donne les valeurs effectives, les différences entre les indications des deux instruments diminuent quand la charge augmente.
- Pour le cas particulier R,==Rà — R, i0 est un courant alternatif simple dont l’intensité effective est
- c’est-à-dire à évaluer l’intégrale
- Si la résistance R diminue au point que le erme entre crochets disparaisse devant îous obtenons la valeur niaxima de ig.
- Au lieu de décomposer en éléments simples, ce qui conduirait à des expressions logarithmiques peu commodes, nous développerons la fonction sous le signe J' en une série ordonnée suivant les puissances croissantes de ,r.
- Intégrant et négligeant les valeurs ps, rp vis-à-vis de Rj Râ> ou a
- ^q-ap + 0,83 /
- Désignons le dénominateur par D, nous trou-
- p-f-o,83r
- T)
- RHï + R , + ')*
- COS (lUt-t?)
- V'Di+i^IAfïh + Rg-j-r}*) cos (mt o
- R. + B, -pr
- ÉD2-f m1 LRR, + IL + r)s
- cos (mt o)
- R, + Ra + r •
- t/l>2 + + fi, -f r)2
- l'intensité à vide de la bobine pour la tension
- ses bornes.)
- On voit que ^— est la plus grande valeur de la tension aux bornes de la bobine : c’est la moitié de la tension alternative que l’on peut prendre sur un induit à courant continu.
- Les différences entre les voltages des deux circuits pour des charges inégales 11e nous intéressent que par leurs valeurs moyennes. Poulies calculs, nous poserons d’une manière abré-
- On peut en déduire les valeurs instantanées des courants ia ib ie.
- Les pertes de tension correspondant à ic et ia sont, comme le montre la figure 3.
- Sc=(*r-*)U
- On voit que les courants ii iiig sont la résultante d’un courant continu et d’un courant alternatif. L’intensité de ce dernier est principalement déterminée par la valeur de L. Plus L est grand et plus le terme alternatif est faible.
- Le terme continu croît avec la charge, c’est-à-dire en raison de R et R,, tandis que Je terme alternatif croît beaucoup plus lentement. Donc à fortes charges, les pulsations du courant dimi*
- La différence de voltage des 2 réseaux e2 — et est égalé à la différence ta — sr augmentée du double de la perte de tension dans la bobine
- Calculant la valeur moyenne de cette quantité pendant une période, on trouve
- », = (»? + 0.833 r) (ii - «) + o, 101 r (i" - Ï,'} cos <p
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- Cette valeur est indépendante de l’intensité des courants alternatifs qui circulent dans les conducteurs extérieurs ainsi que de leur décalage. Si on peut négliger les termes alternatifs vis à vis des termes continus, on trouve
- -e,=(3? + o,833r) (ii - i',) = (-.p + 0,833 r
- Dans le dispositif à deux bobines, une seconde bobine est branchée en un point diamétralement opposé au premier; l’autre extrémité de cette bobine est également reliée au conducteur central (fig. 4). Les courants alternatifs des deux
- bobines sont donc décalés de iHo1"
- Fig.
- courant les trois conducteurs sont donc purement continus. Comme la résistance du circuit formé par les deux bobines et l’induit est invariable, le courant alternatif qui traverse les bobines dépend beaucoup moins de la charge que dans le dispositif à mie bobine, et n'influe que très peu sur les mesures. Pour déterminer la valeur moyenne de la différence de voltage des deux réseaux, nous supposerons que la self-induction des deux bobines est si grande qu’elle s’oppose à toute variation des intensités et que. par suite, les courants qui traversent les bobines sont purement continus et ont pour valeur
- Des égalités suivantes
- nous déduisons les valeurs de ia ib i,. id et par suite les valeurs instantanées des pertes de
- tension dans l’induit
- Se = (ar-a-)ic
- Les valeurs moyennes des pertes de tension dans l’induit correspondant aux courants q et i
- Si on prend la valeur moyenne entre x = o et x--= 2/, on obtient, comme différence de tension entre les deux moitiés du réseau pour le système à doux bobines
- Dans le système à trois bobines (lig. 5), trois
- Fig. 5.
- bobines sontconncctées entrois points de l’induit à 120° l’un de l’autre ; les trois autres extrémités sont réunies et servent de point de départ pour le conducteur du milieu. Les courants qui passent dans les trois bobines sont triphasés et leur somme est nulle. Donc le courant qui traverse le conducteur du milieu est encore ici continu. En faisant les mêmes hypothèses que précédemment, ont voit que les courants des bobines ont la valeur
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- Pour calculer les courants et. les pertes
- de tension dans les diverses sections SA...Se, nous poserons
- sont symétriques ; de sorte que nous n avons ! en considérer qu’une seule, (iliaque bobine ser; parcourue par un courant
- On en déduit
- a _ + »)
- *‘=-ri*+T<i«+a,'!>+(il - «
- Fig. 6.
- La perte de tension moyenne dans l’induit pour l’intensité q est
- différence entré les intensités de deux sections consecutives est
- 1 ~ 3 ' 1 ' 1 '
- et pour l’intensité i3
- h-~'3- + + M +
- Or
- Si on remplace les termes par leur valeur et
- si on prend la moyenne entre x=. o et. x-___: —
- on trouve
- <?s — e, = (0,241 r-j- o,66j p1 («j.— c'j)
- D’après tout ce qui précède, on voit que la différence entre les voltages des deux réseaux décroît quand le nombre de bobines croit. Comme ce nombre n’est pas limité, il est intéressant, de voir comment la différence des voltages en. dépend. Nous considérerons donc le cas général où u bobines de self-induction sont branchées en n points équidistants de l’induit, (fig. (S). Si on suppose n pair, les deux moitiés de l’induit
- Si donc l’induit tourne de ~ chacun des courants de l’induit diminuera de —^ - . Comme ces variations sont proportionnelles au chemin parcouru et. comme les valeurs moyennes des courants sont ou — , on a les égalités
- Les pertes de tension sont
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- Les pertes de tension moyenne pour le courant ii est
- 8,~_* r««-Mê + Se+ • h e*____t + sa + eb + ••••
- + =*_,+....+ ‘„ + *. + *„]
- De même pour i1
- ^ jj>4 + ïc + .... +s*-ï+Bi-l + 6fr + ec +
- - . 4- + . • -H* _ ! + s* + 8ftj
- En remplaçant les termes par leurs valeurs
- et en formant la moyenne depuis x____=o jusqu’à
- x = — , on obtient
- d’où l’on déduit
- «,-«3 = r [ o,.6-+ +
- Cette dernière égalité montre que, si l’on augmente indéfiniment le nombre des bobines, la valeur de e, — ei tend vers la limite |
- 0,167g j
- On peut arriver au même résultat d’une façon | plus simple. Si n est infini, on peut considérer chaque moitié de l’induit comme un conducteur j qui a des pertes uniformément réparties, de valeur totale !
- Comme le montre la figure ", la répartition
- du courant est représentée par une droite d’équation
- Fig- 7-
- En chaque point de l’induit, la perte de tension a pour valeur
- De même pour le balai B3 on a
- La moyenne des deux pertes de tension dans l'induit est
- *t —= '•(*! +il)
- ce qui coïncide avec la formule précédente.
- Résultats d'essais. — Pour vérifier la concordance de la théorie précédente avec la pratique, on s’est servi d’une dynamo Lahmeycr de io kilowatts munie de 4 bagues de contact qui permettent de recueillir du courant monophasé ou triphasé; ccs bagues sont reliées avec un transformateur triphasé de 8,5 kilowatts. La tension continue est de 5oo volts, la tension alternative de 3"5 volts; mais aux essais on a adopté ioo volts seulement dans chaque champ. On voit par là que la résistance de la dynamo et du transformateur sont très grandes eu égard à la tension d’essai ; par suite, les inégalités de charge fournissaient des différences de tensions beaucoup plus grandes qu’en pratique, mais néces-
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- saires à la précision des mesures. La fréquence était de 35.
- La figure 8 indique le schéma du montage.
- Fig. 8.
- L’intensité était mesurée dans l’un des conducteurs externes et dans le conducteur central au moven d’un ampèremètre Wcston et d’un ampèremètre thermique ; les tensions étaient mesurées avec un voltmètre Weston et un électrodynamo-mètre. Les instruments sont désignes par ilh iol, jL, eh ef. La résistance de l’induit était de 0,870 ohm et celle de la bobine de self (l'un des noyaux primaires du transformateur) de 0,180 ohm.
- Pour déterminer comment le courant alternatif du conducteur central et la tension alternative aux bornes de la bobine dépendent de la charge, 011 commença par faire une série d'essais avec même charge sur les 2 circuits. Les résultats en sont consignés dans le tableau I. Les courbes de la figure 9 donnent^, e, et en fonction de la charge extérieure
- T.VISLF.AU I
- les 3 grandeurs
- Rendent
- quand la
- charge augmente, la valeur effective de la ten-
- sion du réseau tend vers sa valeur moyenne, maintenue constamment égale à 100 volts, la tension alternative aux bornes de la bobine tend
- (cette limite a été dépassée, ce qui prouve que
- F’ig. 9-
- la charge et le décalage ont déformé le courant alternatif) ; enfin l’intensité ior tend vers la valeur du courant à vide correspondant à la valeur limite de la tension.
- Plus les différences entre les valeurs moyennes et effectives diminuent, plus les pulsations qui se produisent diminuent. La division de la tension peut donc être utilisée pour l’éclairage aussitôt que des lampes à incandescence mises en circuit cessent de donner un éclairage intermit-
- Soil un courant pulsatoire i ; supposons qu’il soit la somme d’un courant, continu i' et d’un courant alternatif d’amplitude i". La valeur instantanée est
- La valeur movenne du courant pulsatoire est •gale au terme continu : ie = i'.
- La valeur effective est de
- ‘>=\/i /> + "*? * =\A“ + V
- De même la valeur effective d’une force électromotrice pulsatoire est
- •v=\Ai+-re"’
- Pour la première valeur observée avec charge nulle, nous devons obtenir une valeur effective
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- de la tension égale à
- y+î + _L ,oo* = i«.5to11s
- valeur qui se rapproche bien de la valeur observée ia3 volts.
- Le tableau II donne les résultats d’essais à charges inégales. Les différences entre les valeurs moyennes et effectives des intensités sont plus «rrandes qu’au premier essai, ce qui tient à l’induction plus élevée du noyau de la bobine. Dans les 2 dernières colonnes, on a mis les différences observées et calculées entre les valeurs moyennes et effectives des tensions des 2 champs. La résistance qui entre dans ce calcul est
- o,833. 0,870 + 2. o,185 = 1,090 ohms
- Donc
- La concordance n’est pas parfaite entre le calcul et l’observation. Ceci est facile à expliquer. Les essais montrent en effet que les termes alternatifs ne sont pas négligeables.
- Calculons par exemple d’après l’avant-dernière observation la valeur de l'amplitude it''
- =10,7 ampères
- Si nous portons cette valeur dans le second membre de l’équation qui donne e1 — et, en supposant cos<f== 1, nous trouvons une différence de tension de o,q4v°R contre 2,6 volts observés. Cette différence doit être attribuée a ce fait que la saturation du noyau altère la forme sinusoïdale du courant. D’autre part, lorsque la charge totale augmente, l’influence des termes alternatifs sur la différence des tensions diminue, ce qui s’explique de la façon suivante : comme le montrent les équations et les tableaux I et II, le courant alternatif .qui parcourt le conducteur central, ii'-hi-i', varie très peu, à partir d’une certaine valeur. Ce courant se répartit dans les conducteurs externes dans le rapport des charges des 2 champs. Donc lorsque la charge totale augmente, la valeur i" — i.,’’ diminue et la concordance entre le calcul et l’observation devient plus
- Une deuxième série d’essais a été faite avec le même montage, mais avec une bobine de plus grande scll-induction. A cet effet, on mettait en série 2 des noyaux du transformateur, ce qui augmentait le coefficient de self-induction du double jusqu’au quadruple. La résistance de la bobine était de o,45o ohm. Donc
- Si l’on a insisté sur les expériences avec une bobine, c’est parce que ces expériences donnent une confirmation intéressante de la théorie ; mais ce montage ne peut être employé pour l’éclai-
- rage à cause de la grandeur des différences entre les voltages des deux ponts.
- Les essais avec 2 et 3 bobines ont été réalisés suivant les montages des figures 10 et n. Dans les conducteurs extrêmes et moyen, il n’y avait qu’un ampèremètre continu Weston; les tensions des a points étaient relevées au voltmètre continu ; par contre, l'intensité des courants pris directement sur l’induit était mesurée avec un ampèremètre continu et un ampèremètre thermique. Des commutateurs permettaient d’insérer ces ampèremètres successivement dans chacun des circuits, pendant que des résistances étaient intercalées dans les autres, afin de maintenir
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- l'intensité constante. Les résistances des bobines, rendues égales, étaient de 5=0,240 ohms pour
- le montage à 2 bobines et de 0=0,200 ohms pour celui à 3 bobines ( ces chiffres comprennent les résistances des instruments de mesure et des connexions'.
- La différence de tensions pour le montage à 2 bobines était de
- (‘v-‘u) ca|eu,é -M33. 0.870+ o.»45) i.z = 0,535 iel
- et pour le montage à 3 bobines
- ('« calculé = (°'24' ' °'8'° + 'S' ' °’a55)‘»' =
- = o,38o iQl
- Les valeurs observées et calculées sont consignées dans les tableaux ITT et IV.
- On peut l'aire les mêmes remarques que précédemment. Les différences entre l'observation
- TableAu III
- Tableau IV
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- et le calcul sont très petites et on peut sc borner aux formules approchées, surtout si l’on remarque que la puissance Consommée par les bobines est bien moindre que précédemment et que par suite le courant à vide est plus petit par rapport au courant continu. Malgré cela, si on emploie simultanément un ampèremètre continu et un ampèremètre thermique dans le conducteur central, et si on règle les charges de façon qu’elles soient égales, les indications des 2 instruments pourront être différentes. Dans le montage à 2 bobines, ce courant alternatif est dù à une certaine dissymétrie de la machine ou-des bobines, de plus, dans le montage à 3 bobines, les 3 courants alternatils ne s’annulent pas entièrement à cause de leur écart de la forme sinusoïdal ; en outre, les 3 prises de courant n’étant jamais symétriquement placées par rapport aux 3 balais, il y a de petits déplacements périodiques du point neutre dûs à la perte de tension dans l’induit.
- Mais ce courant alternatif du conducteur central est si petit qu’il n’a aucune influence sur les conducteurs externes et que la lumière des lampes ne subit aucune oscillation.
- E. B.
- Excitation combinée de champs magnétiques par courants continu et alternatif Elektrotechnische Rundschau, t. XYT, p. 228.
- La E. A. G. Helios de Koln-LhrenfeLI a construit une dynamo qui réunit les deux modes d’excitation du champ par courant continu et courant alternatif et peut fournir simultanément ces deux espèces de courants ou être actionnée comme moteur par ccs courants simultanément ou bien agir comme moteur-générateur et transformer l’un des courants en l’autre espece .Les machines de ce type sont déjà bien nombreuses et ce n’est qu'un nouvel exemple que nous en-
- L’indueteur F dig. 1) est formé de deux groupes de bobines ; les unes, de à s8, sont montées avec pôles de même nom en regard et constituent un champ télrapulaire, excité dans l’exemple choisi par le courant alternatif simple Ca qui provient du transformateur T de sorte que le champ est alternatif ; les autres bobines (s8 à ,s20) sont disposées au contraire de manière à ne former qu’un champ bipolaire NS, elles sont parcourues par le courant Ce de
- la batterie Be, le champ résultant est donc
- Les deux champs ont un nombre de pôles différent, les forces électromotrices induites respectivement par leurs enroulements se compensent de sorte que leur somme pour chaque groupe est nul. Il n’y a donc par suite aucune
- action inductrice des groupes de bobines l’un sur l’autre, quoiqu’ils aient une armature commune et que certaines parties des chemins de leurs lignes de force soient les mêmes. Cette disposition permet donc, en alimentant par des courants d’espèce différente les groupes de bobines ainsi montés, d’exciter dans une même armature simultanément deux champs magnétiques distincts.
- On peut aussi produire avec le champ constant un champ tournant au lieu du champ alternatif précédent, en remplaçant le courant alternatif simple par des courants polyphasés. L’excitation différente par courant continu et par courant alternatif peut naturellement être obtenue successivement, au lieu de l’ètre simultanément par une simple commutation. La figure 2 donne le schéma de cette dernière disposition : les bobines peuvent être prises dans une seule scrie de S, à Ss et reliées à une source de courant continu B, créant ainsi un champ bipolaire, ou bien être séparées en deux séries comprises entre Sj.8 et et alimentées par une
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- source alternative T donnant lieu à un champ tétrapolaire. L’une ou l’autre liaison peut être établie par la manœuvre du commutateur à trois bras.
- L’excitation simultanée du champ inducteur
- par les deux espèces de courant peut aussi être obtenue au moyeu d’un enroulement unique, les mêmes bobines étant disposées de façon à produire un nombre de pôles différent suivant le
- courant excitateur. Ainsi dans la figure 3 les bobines de S, à S8 sont réunies en série et reliées à la source de courant continu B, de façon à former un champ bipolaire NS, tandis que la source alternative T est reliée aux points du même potentiel du circuit précédent S;,.5 et b3. Le courant continu parcourt les bobines en série et crée un champ constant bipolaire, tandis que simultanément le courant alternatif qui n’est pas influencé par le courant continu, parcourt
- l'inducteur en deux séries parallèles et excite un champ alternatif tétrapolaire.
- L’induit A [soit à tambour (fig. 1), soit à anneau] est muni d’un enroulement dont les bobines sont disposées en deux groupes distincts pour quatre et pour deux pôles. Dans la figure 1, les fils l sont reliés par groupe de quatre et forment un certain nombre d'enroulements à quatre fils court-circuitcs relativement au champ alternatif tétrapolaire.
- D autre part, les points au même potentiel relativement au champ tétrapolaire 1 et i(, 2 et 2, etc. sont reliés ensemble ou avec un circuit, de fermeture de manière que le courant passant de 1 à i,, de 2 à 2,, produise un champ induit bipolaire. Ou relie ensuite les points de même potentiel entre eux et avec les secteurs d’un collecteur ordinaire muni de balais ; on réalise ainsi un induit à courant continu qui produit du courant continu dans un champ bipolaire constant ou qui, alimenté par le courant continu, forme un champ induit bipolaire.
- Si l’on excite par les deux enroulements l’armature de champ, l'un tétrapolaire avec courant, alternatif, l’autre bipolaire avec courant continu, l’induit tournant peut réaliser ces deux cas simultanément ou alternativement. Il peut comme induit en court-circuit produire un moment de rotation et donner naissance à une force motrice, ou s’il est maintenu en rotation a une vitesse plus grande que la vitesse synchrone produire du courant alternatif dans l’enroulement de champ.
- Mais il peut aussi, entre les balais, produire une force électromotriee continue et donner du courant continu ou si le courant continu est envoyé dans l’induit par les balais produire avec le champ constant de l’armature un moment de rotation. Ces deux effets peuvent sc produire en même temps sans perturbation mutuelle et l'on peut régler chacun sans influencer l’autre.
- Dans les exemples précédents, il a été question d’armature fixe et d’induit tournant ; mais on peut aussi utiliser la disposition inverse.
- G.
- MESURES
- Méthode permettant de déterminer le travail dans un circuit alternatif au moyen d’un ampèremètre et d’un voltmètre, par E. Reisz. Elektrotechmsche Zeitschrift, t. XXI, p. 713, a3 août 1900.
- Cette méthode est recommandable, si l’énergie
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- •à mesurer est trop petite pour permettre l'ein-
- sède pas cet instrument.
- Supposons que nous avons à déterminer le travail dépensé dans l’appareil DE, (fig. 1'.
- T,a valeur de i portée dans (2)011 (3), donne la grandeur du facteur de puissance cos a.
- a, «*,, b, bt, sont mesurés par A et V, la tension entre D et E par le voltmètre V, on peut donc déterminer
- Désignons par 0 la tension constante aux bornes de DE, par <?, b, i, les intensités dans Jes differents circuits. Soient A, l’ampèremètre, Y, le voltmètre, R, la résistance non inductive servant à la détermination de l’intensité b par la lecture de la tension en V.
- L’énergie consommée dans l’appareil est donnée par la relation :
- W = «c.oS(f (0
- » étant le décalage de i par rapport à e.
- Plaçons en dérivation aux bornes de D E une résistance non inductive, les intensités de cou-
- _-Ipha-sj!avec e ^
- rant se composent suivant le diagramme (fig-. 2.) et fournissent l’équation :
- Afin de déterminer i, changeons la résistance r du circuit dérivé, soit en veillant à ce que la tension aux bornes de D E reste constaute au moyen du commutateur C.
- /• ayant varié, a et b prennent respectivement les valeurs a et bt, i reste constant.
- On as
- «t2 = V + P + <?• (3)
- d'où :
- La résistance : pareil sont doni
- elf-indueti<
- L de l’ap-
- I. =~^-tg<3.
- Cette méthode est excellente, lorsque le courant entre DE ne doit pas être interrompu, ou si l'insertion d’un instrument de mesure est peu commode (moteur).
- Si l'ou ne dispose que do. deux voltmètres et pas d’ampèremètre, on peut intercaler dans le circuit principal une résistance non inductive, et déterminer a et av par la mesure des tensions
- La méthode donne une approximation très suffisante, et peut servir à faire des mesures qui n’étaient possibles qu’avec le wattmètre à miroir.
- P. D.
- Force èlectromotrice de F élément Weston, par E. Cohen. Drude s Ann., t. II, p. 863-865, aoàl 1900, et par W. Jæger ut St. Lindeck, Ibid., t. ITT, p. 36G-
- D’après M. Cohen, la table des valeurs de la force électromotrice de l’élément Weston donnée par AI. Mareknepeut servir au-dessous de i5° ni au-dessus de -f- 26°, car entre o° et + ?.3°, cet élément se trouve dans un état tout à fait instable : le tableau ne peut donc être utilisé qu’entre 23° et 26°.
- RIM. Jœger et Lindeck rappellent que des expériences poursuivies pendant six années à la Reichsanstalt ont prouvé que l’élément au cadmium se prêtait aux exigences des mesures de précision. L’instabilité signalée par Al. Cohen se présente justement dans les conditions que les prescriptions de la Reichsanstalt recommandent d’éviter; il est recommandé, en effet, de ne pas se servir de l’étalon au voisinage de o° et d’employer un amalgame d’une richesse inférieure a i4,3 p. 100. M.-L.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV. — N" 46.
- DÉCHARGE ÉLECTRIQUE
- Courant de rupture dans un circuit ramifié, par K.-R. Johnson. Prude s Annalen, t. II, p. ^5-5o5, juillet 1900.
- L'auteur considère un circuit renfermant une batterie R et fermé par deux branches I et II, avant respectivement des résistances R, et R, et des self-inductions L, et Lr La résistance de la batterie est supposée négligeable vis-à-vis de Rj et R.,.
- La capacité du circuit ne peut être négligée ; s’il n’v a pas de condensateur d’inséré, il faut tenir compte de la capacité C des deux bobines 1 et II, en la supposant reliée aux sommets a et b de la dérivation. Si ou a relié les armatures d’un condensateur à ces sommets, C représentera la capacité totale de ce condensateur et des bobines.
- Si E est la force, électromotviee de la batterie les quantités d'électricité correspondant au courant de fermeture dans chacune des branches de la dérivation sont :
- Si E est la différence de potentiel entre les armatures du condensateur, on a après la rupture, c’est-à-dire après la suppression de la force électromotrice E0.
- (0
- à une époque quelconque !.
- De ces équations 011 déduit par intégra-
- Si R,=R2. le courant constant 11’influencera pas un galvanomètre différentiel dont les bobines sont insérées respectivement dans les branches I et II.
- On pourra alors au moyen de ce galvanomètre mesurer ÿ,— qi ou Q, — Qs et on aura, comme
- il est aisé de le vérifier :
- 7i — <7i = —(Qt—Q 2]
- Comme Q,-f-Qî=o, le courant de rupture circule en sens contraire dans les deux branches de la dérivation. Il circule dans la branche I dans le même sens que le courant constant si L,>Lr II parcourt on somme le circuit fermé constitué par les deux branches de la dérivais! formation de l’étincelle de rupture dépend de la différence de potentiel E. Cette différence de potentiel peut se calculer par les équations (1).
- E = Àj«*“-l- AjesSS + Aaes3‘
- Ap A,, A:j sont des constantes d’intégration ; -:-2, zz sont les racines de l’équation du troisième
- degré :
- LJ^Cs3 + C(R,L, -f RjTJt)5» (Tii + L2 + CR*IL);
- + R1 -f.Rj = o.
- La discussion de cette équation du troisième degré dans toute sa généralité présente quelques difficultés.
- Cette discussion générale n'aurait d’ailleurs qu’un intérêt limité. L’unilé pratique de capacité le rnierofàrttd est égal à 10 !,CG S ; l'ohm et le henry somt égaux à io9; les produits CL et RL sont donc toujours très petits (*).
- (’) Deux cas particuliers sont intéressants : o H« __
- L’équation différentielle prend alors la forme plus
- On obtient donc les mêmes résultats que pour un cir-induction T.,
- H “
- R, Rg Ri -r ï'î
- L, La
- Ri tL
- J.a valeur inaxima 12m de 12 est égale à ;
- Dans cette expression a et 3 sont définis par les for-
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- 17 Novembre 1900.
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- Production des rayons cathodiques par la lumière ultra-violette, par P. Lenard. Drude’s Annalen, t. II, p. 359-376, juin 1900
- La lumière ultra-violette, comme l’a découvert Hertz, excite la déperdition de l'clcctricté négative : on a déterminé les trajectoires d après
- V
- CR2
- ~4ÎT
- LC
- et —aifcpE— 1 représente les racines <lc l'équation caractéristique :
- Suivant hi valeur de E,„, il y aura étincelle de rupture
- Si E„t est très grand, ce qui arrivera d’ordinaire, il se cherche à réaliser celte condition en réduisant l intcnsité
- Pratiquement, cotte condition signifie que la self-
- à-vis de celle de l’autre branche, mais reste grande néanmoins vis-à-vis do G. On peut alors négliger dans l'équation tous les termes qui contiennent à la fois O et
- in- * • r ». ... J Ri
- Lj ; de meme, on peut négliger ——vis-a-vis de —j— .
- L’une dos racines de l’équation caractéristique a très Ri + ni __
- les deux autres sont à peu près :
- 33 aL2 — V'CU V
- On peut écrire alors ;
- K = Ae“rt+Be“s
- Cti%
- ~4ÏT
- -'i±pV—i
- (i>< + ?)
- les constantes A, 11, o sont à déterminer d’après les eon-En discutant cette équation, on trouve que, par exem-
- valenrs et qu’on arrivera ainsi à supprimer l'étincelle de rupture. 11 sera donc possible, en insérant dans le circuit un. condensateur de capacité convenable, d’employer un galvanomètre différentiel, sans être troublé parla décharge ondulatoire, M. L.
- lesquelles s’effectue cette déperdition, mais on ne sait pas quels sont les véhicules de l’éleclri-
- 11 peut se faire que ces véhicules soient des particules materielles empruntées au conducteur. Pour reconnaître s’il en était ainsi, Lenard a éclairé par la lumière ultra-violette une électrode en amalgame de sodium entourée d’une atmosphère d’hydrogène. L’appareil était disposé de manière que toute l’électricité échappée de l’électrode lut reçue par un fil de platine. Il a fait durer l’expérience assez longtemps pour que la quantité d’électricité transportée fût égale à 2,g io~6 coulombs. Si celle électricité est transportée par les atomes de sodium, en prenant comme équivalent électrochimique du sodium, le nombre habituel, le platine aurait dû recevoir o,y i O-5 .mmgr de ce métal. Cette quantité est susceptible d'être décelée par l’analyse spectrale : or en portant le fil de platine dans une flamme, on n’a pas trouvé trace de réaction sodique.
- D’autre part, Righî a trouvé que l’action de la lumière sur un conducteur possédant une forte charge négative, croît d’abord quand on raréfie l'air de plus en plus, atteint un maximum et décroît ensuite. En outre, si le conducteur est primitivement à l’état neutre, il s'électrise d’autant plus facilement que la pression est plus basse. Cette circonstance fait soupçonner que les deux phénomènes ne proviennent pas de la môme cause. Pour séparer autant que possible les deux phénomènes, Lenard a étudié d’abord ce qui se passe dans le vide extrême.
- Dans le tube évacué se trouvent : l’électrode U (fig. i) qui doit recevoir la lumière ultra-violette : c’est un disque d’aluminium de i,5 cm de diamètre; une électrode de môme grandeurE, qui est toujours en communication avec le sol. placée parallèlement à U ; enfin deux électrodes a et ^ utilisées seulement dans quelques expériences spéciales. La source de lumière est constituée par une étincelle électrique jaillissant entre deux boules de zinc ; le zinc donne dans ces conditions une lumière très riche en rayons ultra-violets. En B, le récipient porte une tubulure fermée par une lame de quartz par laquelle pénètrent les rayons; un diaphragme en clinquant intercepte ceux de ces rayons qui ne rencontreraient pas l'électrode U.
- On fait le vide clans le tube en le chauffant et
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV. — N° 46.
- en y faisant passer les décharges d’une forte bobine d’induction jusqu'à ce que ces décharges ne le traversent plus, mais passent en dehors. Dans ces conditions, les feuilles d’un élec-
- troseope reliées à l’électrode U, retombent immédiatement dès que l'électrode est irradiée, quand l’électrode est chargée négativement. Une charge positive se conserve ou se perd extrêmement peu. Si l’électrode est à l’état neutre, elle prend sous l’influence des rayons une charge positive, jusqu’à ce que son potentiel soit devenu égal à 2,1 volts.
- Tous ces phénomènes disparaissent quand on interpose entre la source de lumière et l’appareil une lamelle de mica.
- Il faut conclure de cette expérience que les phénomènes provoqués par la lumière extraviolette se produisent aussi bien et même mieux dans le vide extrême que dans l’air : l’air ne joue donc aucun rôle essentiel Cette expérience démontre en même temps l’existence de l’électricité négative dans le vide.
- La quantité d’électricité qui s’échappe de l’électrode pendant un temps donné est, dans de larges limites, indépendante du potentiel de l’électrode ; mais, quand le potentiel descend au-dessous de 100 volts, cette quantité d’électricité diminue nettement en même temps que ce potentiel. Ce dernier fait est assez difficile à expliquer. Lénard suppose que l’émission d’électricité n’est pas ralentie, mais qu’une partie de l’électricité émise revient sur l’élec-
- La pression de l’air devenant appréciable, la quantité d’électricité émise par l’électrode irradiée augmente avec le potentiel ; cette augmen-
- tation est d'autant plus rapide que la pression de l’air est plus grande.
- Les électrodes a et [5 servent à déterminer la trajectoire de l’électricité, à l’aide du diaphragme E. Si on relie l’électrode a à un élec-troscopc d’Exner, on constate quand U est chargé à un potentiel assez grand (—3o 000 volts environ), que l’éleclroscope prend une charge négative qui croît lentement. L’électricité va donc de U à a par l’ouverture de E. Mais le courant ne remplit pas toute la section du tube, car on n’obtient aucune électrisation sur [3. La propagation se fait donc sous forme de rayons. Ces rayons sont déviablcs par l’aimant et le sens de cette déviation n’est le même que s’il s’agissait d’un faisceau de rayons cathodiques issus de l’électrode U. Cependant, dans un vide extrême comme celui qui est réalisé dans le tube, il serait impossible de produire des rayons cathodiques à l’aide de simples forces électriques. Mais les rayons ultra-violets donneraient le moyen de produire les rayons cathodiques dans le vide extrême et à l’aide d’une différence de potentiel même très petite.
- Pour étudier la déviation magnétique des rayons, Lénard remplace l’électroscopc par un électromètre à quadrants. Toute la portion postérieure du tube à partir de E est recouverte d’une enveloppe de clinquanL reliée au sol ; l’é-lcctrode qui n’est pas utilisée est également
- Fig. 2.
- Les courbes de la figure 2 ont etc construites en prenant comme abscisse l'intensité du courant dans la bobine qui crée le champ magnétique et comme ordonnée la déviation correspondante de l’êlectromètrc. Dans chaque expérience, on détermine la position de l’axe de symétrie tracé en pointillé, c’est-à-dire l’intensité qu’il faut donner au courant pour amener l’axe du faisceau sur le milieu de l’électrode.
- Soit IId le champ magnétique qui_correspond à un courant d’un ampère dans la bobine, R le
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- rayon de courbure que prend la trajectoire d’une particule cathodique sous l’action de ce champ magnétique; s la charge d’une particule ; y. sa masse matérielle. Si ces rayons se comportent comme les rayons cathodiques, on doit
- H/R* — = nonst.
- eu supposant toutelois que la vitesse intiale des particules est très petite. C’est en effet ce que donnent les expériences.
- Pour calculer —, il est nécessaire de connaître deux valeurs correspondantes de Hj et de R, prises du reste en un point quelconque du rayon. Comme le ehamp est à peu près uniforme, on peut admettre que la trajectoire a une courbure constante dans la portion considérée. Pour déterminer l'intensité du champ dans le plan du rayon considéré, on fait osciller une petite aiguille fortement aimantée et lestée par du plomb. Quant, au rayon R, c’est celui d’un cercle passaut par le centre de E et par celui de [3, et ayant en E une tangente connue.
- Les valeurs de — ainsi obtenues diffèrent de celles trouvées par l’étude des rayons cathodiques ordinaires ; mais il n’v a aucune raison de croire que cette différence tient à autre chose qu’à des circonstances experimentales ac-
- La vitesse v des rayons produits par la lumière ultra-violette, correspondant à une différence de potentiel de tioo volts, n’est guère que le i \lo de la vitesse de la lumière, inférieure par conséquent à la vitesse des ravons observés jusqu’ici. Ou s’explique facilement qu’ils ne provoquaient sur le verre aucune phosphorescence appréciable.
- J.'ensemble des observations permet aussi de conclure que le rayonnement n’est pas normal à la surface irradiée, mais se diffuse dans toutes les directions. De cette diffusion résulte aussi que la vitesse initiale des particules est finie. C’est ce que prouve aussi l’action d’un champ magnétique sur l'émission. Si on crée un champ magnétique croissant dans la région ou se trouve l’électrode irradiée, l’émission se trouve diminuée dès que le champ atteint 6 unités G.G. S et est presque totalement supprimée
- quand le champ est de 16 GGS. De la grandeur du champ qui commence à agir sur l’émission et des dimensions de l’appareil, un déduit pour la vitesse initiale en nombres ronds io*-----*
- On obtient un nombre du même ordre de grandeur en partant de ce fait que l’émission s’arrête quand le potentiel de l’électrode U est positif et égal à 2,1 volts.
- Les résultats qui précèdent sont relatifs au vide extrême ; cependant on peut aussi en conclure en partie ce qui se passera quand le tube renfermera du gaz. Ces prévisions paraissent s’accorder avec ce qui est déjà connu. Les ravons cathodiques émis par la surface irradiée seront absorbés par le gaz auquel ils céderont leur charge. Puis l’électricité se déplacera avec les vitesses relativement faibles et suivant les trajectoires que Righi a étudiées.
- Si la pression n’est pas très petite, ce transport d’électricité se fera sous forme de rayons cathodiques, mais ces rayons seront limités à une faible épaisseur au voisinage de la surface irradiée, car en raison de leur faible vitesse initiale, ils sont très absorbables. À une pression très faible, cette épaisseur augmentera parce que le pouvoir absorbant du gaz devient plus faible. 11 est possible que le transport diffus des charges électriques signalé par Righi soit identique avec le rayonnement cathodique diffus signalé par Lenard.
- La présence du gaz complique encore les phénomènes par la conductibilité que le gaz acquiert en absorbant les rayons cathodiques.
- M. L.
- Action mécanique des rayons cathodiques, par H. starke. Drnde's Ann, t. III, p. 100-108, sept. ryoo.
- L’auteur a cherché à mesurer l'action mécanique des rayons cathodiques en sc mettant à l’abri des perturbations provoquées par les phénomènes calorifiques.
- Il fait arriver les rayons cathodiques, sous l’incidence de 45° environ, sur un disque d'aluminium horizontal suspendu à un fil de quartz et observe la déviation angulaire de ce disque. Les résultats obtenus ne sont pas constants, peut-être à cause des irrégularités de fonctionnement de. la machine à influence qui produit la décharge. M.L.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV. - N° 46.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 15 octobre 1900
- Préparation et propriétés des carbures de nèodyme et de prasèodyme, par H. Moissan. Comptes rendus, t. CXXXI, p. 5g5-6oo.
- Dans cette note M. Moissan publie les résultats des recherches dont il avait déjà parlé, en juillet dernier, à la section d’clectrochimie du récent Congrès international de chimie.
- Le carbure de néodyme's’obtient de la manière suivante : On prépare un mélange intime d’oxyde Xc203 (200 gr.) et de charbon de sucre (5o gr) ; on y ajoute un peu d’essence de térébenthine et on l'ait, par pression, des petits cylindres que l’on calcine légèrement au lour Perrot jusqu’à ce qu’ils ne dégagent plus de gaz combustibles. Le produit, encore chaud, est enfermé dans des flacons bouchés à l’émeri et conservé à l’abri de l’humidité. Ces cylindres sont placés dans le creuset du -four électrique Moissan et chaudes pendant quatre minutes, au moyen d’un couvant de 900 ampères sous 5o volts. Après l’opération on trouve une masse fondue qui, le plus souvent, se détache avec une grande facilité et qui est constituée par du carbure de néodyme à peu près pur.
- Le carbure de prasèodyme s’obtient en traitant de la même manière un mélange de 200 gr d’oxyde PrO2 et de 32 gr de charbon de sucre.
- Les doux carbures diffèrent peu comme aspect et comme propriétés (le néodyme et le praséo-dyme sont deux métaux assez voisins pour avoir été longtemps confondus sous le nom de didyme). Ils fournissent au contact de l’eau un mélange complexe d’hydrocarbures de composition très voisine, riche surtout en acétylène et en méthane ; cette propriété les range entre les carbures alcalino-terreux qui ne donnentque de l’acétylène et le carbure d’aluminium qui ne donne que du méthane. L’azote réagit sur eux à 1 200° en donnant. l’azoture qui, jeté dans l’eau, forme de-l’ammoniaque.
- Sur les mélanges explosifs formés par l’air et par les hydrocarbures des principales séries organiques, par J. Meunier. Comptes rendus, t. CXXXI, p. 611-6x3.
- L’auteur a calculé la com
- en poids que doit avoir un mélange d’hydrocarbure et d’air pour que la combustion soit théoriquement complète ; il est arrivé à des résultats très simples dont la connaissance présente quelque intérêt pour les constructeurs de moteurs a gaz tonnants.
- Ainsi pour les carbures saturés, dont la combustion complète répond à la formule
- O Hâni-a -f- (3m -y 1) O — »COa + (n+i) H20,
- on trouve que les poids d’hydrocarbures que doivent contenir 100 gr du mélange de l’un d’eux avec l’air croissent régulièrement de 5,4 gr à 6,20 gr quand n varie de 1 à 10; en raison de la faible différence que présentent ces limites, on peut donc, pratiquement, admettre la proportion de 6,2 p. roo comme étant celle de la combustion complète des carbures constituant l’essence de pétrole.
- Pour les carbures élhyléniques, CuH2n on trouve que la proportion est indépendante de n et égale à 6,36 p. 100
- Pour l’acétylène la proportion csty,o3 p. 100.
- Pour la benzine elle est 7,04 et pour le toluène 6,q3 p. 100. Il y a lieu de faire observer que les vapeurs de benzine mélangées a l’air, même dans la proportion de 7 p. 100, ne s’allument pas à la température à laquelle les mélanges des vapeurs plus lourdes des hydrocarbures saturés s’enllumment à coup sûr; c’est d’ailleurs ce qui a déjà été remarqué dans les moteurs à benzine.
- Sur l’élimination des harmoniques des courants alternatifs industriels par l’emploi des condensateurs et sur l’intérêt de cette élimination au point de vue de la sécurité pour la vie humaine, par Georges Claude. Comptes rendus, t. CXXXI, p. 61:2-616.
- M. Pérot a présenté récemment (‘) à 1 Académie une note relative à l’emploi des moteurs synchrones à self-induction, dans le but important d’abaisser la tension des harmoniques aux bornes des alternateurs et de rapprocher les courbes pratiques de ces machines de la sinusoïde théorique.
- (‘) Comptes rendus, t. CXXXI, p. 377, 6 août 1900. -Écl. Élect., t. XXIV, p. 395, 8 septembre 1900.
- îposition centésimale
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- M. Claude s'était proposé, il y a quelque temps, d’arriver au même résultat par une méthode analogue reposant sur l’emploi des condensu-
- Pour détruire les différentes harmoniques dangereuses, cette méthode exigerait autant de circuits résonants que d’harmoniques, soit deux ou trois en pratique ; c’est là une infériorité par rapport à la méthode de M. Pérot. Par contre, les condensateurs sont des appareils inertes et leur emploi ne risquerait pas d'introduire dans la courbe du courant de nouvelles harmo-
- Avec l’assentiment de M. Lauriol. ingénieur de la Ville de Paris, M. Claude a effectué
- (i) Soiluo alternateur de self-indue tion L. de résistance R, fournissant une force élcctromolricc affectée de differentes harmoniques. Parmi celles-ci, considérons-en une
- La différence de potentiel aux bornes de l'alternateur, afférente à cette harmonique, est donnée par la formule
- quelques expériences sur le réseau alternatif de l’Usine des Halles. Il n’a pu arriver à des résultats satisfaisants par suite de la rupture constante des condensateurs employés, et c’est ce qui l’avait déterminé à passer ces essais sous silence. L’espoir que l’on peut maintenant concevoir d’être mis en possession de condensateurs véritablement industriels, grâce aux remarquables travaux de M. Ic professeur Lombardi présentes au récent Congrès d’électricité, permettent cependant d'espérer l’application de cette nouvelle méthode, pour laquelle de faibles capacités, peu coûteuses et constituant des appareils inertes, seraient suffisantes.
- En terminant M. Claude rappelle que l’un des éléments d’intérêt de la régularisation des courbes des alternateurs résiderait dans la possibilité de diminuer notablement le danger des installations à courant alternatif pour la vie humaine.
- « Dans une précédente Note (’), j’ai fait remarquer, dit-il, qu’une cause fréquente des accidents mortels dus aux courants alternatifs consiste dans le contact du corps des victimes avec un seul des pôles de l’installation, le circuit se trouvant fermé par la terre et la capacité du ou des câbles opposés par rapport à la terre. D’où la possibilité que j’avais signalée de supprimer cette cause d'accident en neutralisant cette capacité par rapport à la terre à l’aide de self-inductions convenables. Malheureusement, une telle neutralisation 11’est parfaite qu’au cas où le courant est rigoureusement sinusoïdal, et comme il n’en est pas ainsi dans la pratique, je n’ai pu arriver par ce procédé qu’à une amélioration déjà intéressante, mais encore insuffisante, soit à la multiplication par 5 ou 6 de l’isolement apparent en marche dans le cas d’alternateurs Ferranti.
- » Or on conçoit que l’efficacité du système serait considérablement augmentée s’il était complété par l’épuration préalable de la différence de potentiel aux bornes par le procédé que je viens d’indiquer ou tel autre analogue.
- » A l’aide de moyens peu coûteux il serait possible de relever suffisamment les valeurs de l'isolement en marche pour diminuer beaucoup la proportion des accidents mortels entraînés par des installations dont le nombre croît chaque jour d’une façon si rapide. »
- [l) Comptes rendus, t.CXYlï, p. 689,'
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XXV.— N"46,
- de sodium,
- solution,
- rapide qui!
- piu-t, de la
- cathodique qui
- d'hypoclilorite que
- le chlorate, qui
- pouvait le
- par elle. Ce lait est
- la'théorie (l).
- de l'élee-
- par lii.re. J’ai
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- Tome XXV.
- Samedi 24 Novembre 1900.
- 7* Année. — N» 47
- L’Éclairage Électrique I
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. —D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- EXPOSITION UNIVERSELLE
- • GROUPE ÉLECTROGÈNE DE 1760 KILOWOTS-AMPÈRES DE MM. BROWN, BOVERI ET Cie ET MM. SULZER FRÈRES
- MM. Rrown, Boveri et C'° de Baden-Suisse, ont exposé, en dehors d'un grand nombre de moteurs à courants continus et alternalifs, deux groupes électrogènes non utilisés pour le service de l'éclairage et du transport d’énergie, mais qui, toutefois, fonctionnent à vide.
- L’un de ces groupes (fig. 1) est constitué par un alternateur du type volant actionné par un moteur à vapeur de MM. Sulzer frères de YVinterlhur, dont nous donnerons tout d’abord les dimensions principales.
- Moteur a vapeur. — Ce moteur à vapeur est du type à triple expansion et à quatre cylindres horizontaux : un à haute pression, un à moyenne pression et deux à basse pression.
- Les -dimensions et constantes principales de celle machine sont :
- Diamètre du petit cylindre.................................... 60 cm
- . Diamètre’du cylindre à moyenne pression...................... 85 cm
- Diamètre <lu cylindre à basse pression........................ ioa.5 cm
- Course commune des pistons.................................... ,5ocm
- Vitesse angulaire en tours par minute......................... 80
- Pression de .la vapeur........................................ 11 kg cm*
- La puissance normale de cette machine est de 1 700 chevaux indiqués avec une admission de 3/10 ; avec Une admission de 4/10 la puissance de la machine peut être- élevée à 1 900 chevaux indiqués.
- Chacun des cylindres à basse pression est accouplé en tandem avec l'un des deux autres
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV. - N° 47.
- 290
- et les deux groupes de pistons actionnent chacun une manivelle dispi unique ; les deux manivelles sont calées à 90° l'une de l’autre.
- La distribution se fait par soupapes Sulzer pour tous les eylind
- arbre
- et la distribution est commandée par deux arbres placés iparallèle-. ment aux axes u des groupes des £ cylindres et en-jj traînes par l'ar-’Xi bre moteur à l'ai— S de d’engrenages ^ coniques.
- % L’admission dans le petit cylindre est contrôlée par le régulateur, celui-ci faisant varier la position, sur l'arbre de distribution, des excentriques commandant les soupapes d'admission. A cet effet le régulateur agit par
- une tige, parallèle à l’arbre de distribution, portant un levier relié par des tiges au collier de l’excentrique et dont le déplacement autourde son axe modifie le calage de cet excentrique.
- La distribution dans les trois autres cylindres sc fait par déclics
- manœuvres par des cames culées siu1 i’tu'bïe de distribution et affectant la forme d'un cœur.
- L’admission dans ces trois cylindres et l'échappement dans les quatre cylindres sont réglés à la main.
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- de
- Les soupapes sont à quatre sièges de façon à réduire la course et à permettre leur c *c des vitesses relativement élevées.
- La condensation est logée dans le sous-sol; il y a un condenseur pour chaque g cvlindre avec une pompe
- à air actionnée par le; scs des tiges de pistons.
- Alternateur. — L’alternateur est du type normal triphasé de la maison Brown, Boveri etCiü. Quoique sa puissance le place parmi les alternateurs les plus puissants de l’Exposition, il n'est pas, comme pour Beaucoup d’autres exposants, le plus important construit par cette maison (11. lia une puissance apparente de 1 760 kilo-volts-ampères avec un facteur de puissance do o,Sy et par suite une puissance réelle utile do 1 5oo kilowatts ou a o40 chevaux.
- La tension aux Bornes est de 6000 volts, et la tension par phase de 34do volts. L’intensité du eourautdans chaquephascest.de ijoam-pères. La fréquence est de 5o périodes par seconde, et la vitesse angulaire de 8d,5 tours par minute.
- Utilisé comme alternateur à courant alternatif simple, la puissance est. pour un menue courant dans 1 induit, de 1 000 kilowatts avec un facteur de puissance égale à l’unité.
- Le type d’alternateur Brown, Boveri et CIe esl très connu, nous en donnerons cependant une dese pales dimensions de la
- Badcn (Suis
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- La figure 2 est une photographie de l’alternateur et les figures 3, 4 et 5 des vues de face de hout et un plan do la môme machine.
- Inducteur. — L’inducteur est coulé en deux parties assemblées le long de deux bras par quatre boulons ;Tassemblage de la jante est fait par des boulons, dont les écrous sont
- Vue de face de l'alte
- Brown, Bovcri et 0e de
- logés dans des niches pratiquées dans la jante. Le moyeu est réuni à cette dernière par huit paires de bras et est serré sur l’arbre par quatre boulons.
- denergiç de Paderno, qui atteignent 2 200 chevaux et qui sont bobinées directement pour 1:1000 volls. Leur vitesse angulaire est toutefois assez élevée.
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- L’entrainement se fait par un seule clavette.
- La jante dont la section a la forme d'un U (fig. 6) porte les 72 pôles inducteurs en fer, lesquels sont rapportés sur des fraisures pratiquées dans la jante et sont fixés à celle-ci par des vis qui la traversent complètement.
- Les noyaux polairos (fig. 7 et 8) sont circulaires et leur déplacement autour de l’axe est empêché par un petit ergot. Ils sont surmontés par un épanouissement polaire de forme rectangulaire à bords légèrement arrondis. La largeur des épanouissements polaires est à peu près les deux tiers de celle du pas, soit 20 cm.
- Leur longueur parallèlement à l’axe est de 33 cm.
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- plan de l’altP
- icc d n en
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- Le diamètre de la jante est de 6,3o ni et le diamètre à l'extrémité des épanouissements polaires de 6,90 m.
- L’enroulement inducteur est fait avec une bande de cuivre enroulé sur champ. Ce dispositif employé pour la première lois par MM. Brown, Boveri et Cle dans une machine à courant alternatif simple de 600 chevaux installée à Luccrnc en 1893, est maintenant adopté par un grand nombre de constructeurs.
- Chaque pôle inducteur comporte une hélice de 45 spires et toutes les bobines ainsiformées sont en série. La résistance du circuit d’excitation est de o,33 ohm.
- Induit. — La carcasse de l’induit est formée d’une caisse en fonte supportée par deux séries de bras rayonnants qui lui assurent une grande rigidité et qui lui permettent de résister sans être obligé de lui donner un poids trop considérable.
- Le principal butdeeelte disposition est de faire reposer l’armature, non directement sur le sol, mais sur deux anneaux venus de fonte avec les paliers de la machine à vapeur. La carcasse peut alors tourner à volonté autour de ces anneaux dès que l’on veut amènera portée de la main les enroulements à visiter ou à réparer. C’est à cet effet que la carcasse est pourvue extérieurement d’une dentelure analogue à celle d’un volant. La rotation de la carcasse induite est du reste obtenue avec le vireur même du volant, vireur qui agît par l’intermédiaire d’une chaîne sur un pignon engrenant avec la dentelure de la carcasse. La rotation est empêchée en temps ordinaire, par des vis do butée que l’on relire en temps opportun.
- Grâce à cette disposition, l’armature 11'ayant pas de fondations propres, on n’a pas à craindre qu’un tassement inégal de ces fondations et de celles du moteur à vapeur ne puisse dérégler l’entrefer.
- Le centrage de l’induit par rapport à l’inducteur est établi au moment du tournage des pièces. La photographie de la figure 9 montre bien la constitution des induits des alternateurs Brown, Boveri et Cie.
- La carcasse de l’induit est constituée par deux flasques qui viennent serrer entre elles
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- les tôles de l’induit en no les laissant dépasser que du côté intérieur où doivent être logés les enroulements.
- Les deux parties de la carcasse sont serrées entre elles par des boulons répartis sur deux rangs concentriques, le premier rang placé à l'extérieur des tôles et le second les traversant en môme temps que les joues des flasques.
- Les bras des deux étoiles supportant l’induit sont boulonnés sur les flasques.
- Le diamètre extérieur de la carcasse de l’induit est rlc 7,86 m.
- Le diamètre d'alésage de l’induit est. de 6,9?. m et la largeur totale des tôles de 33 cm. Le noyau d’induit est partagé en quatre parties laissant entre elles des canaux pour la
- ventilation. Des ouvertures sont ménagées dans la carcasse de l’induit dans le même but.
- L’enroulement de l’induit est réparti dans des trous oblongs, assez allongés et très voisins de l’entrefer. La surface interne de l’induit comprend 6 trous par pôle, soit 216 trous.
- Chaque phase comporte une bobine eomplètepar paire do pôles ou 36 bobines en tout. Les bobines sont isolées de la masse par d’épais tubes en micanite.
- Le nombre de spires est de ta par bobine complète et de 6 par bobine simple ou par encoche.
- La figure 10 est une vue des ateliers de bobinage de MM. Brown, Boveri et C10.
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- Excitatrice. — L’excitatrice
- fournissant le courant d’excitation est une dynamo à courant continu de 20 kilowatts environ sous 110 volts ; elle est commandée directement par un petit moteur vertical à vapeur spécial tournant à la vitesse angulaire de 3oo tours : minute.
- L’excitatrice a 4 pôles ; l’induit denté est enroulé en tambour série. Les balais sont en charbon.
- Le petit moteur actionnant l’excitatrice a été construit, comme le moteur à vapeur de l’alternateur, par MM. Sulzer frères.
- C’est un machine verticale à un seul cylindre et à distribution par tiroirs à piston.
- Ses dimensions sont :
- Diamètre di Course du tj Vitesse augi
- îylindre.
- Résultats d’essais. — Nous avons représenté sur la figure n les caractéristiques à vide en court-circuit et en charge de l’alternateur Brown, Boveri et Cie en fonction du courant d’excitation
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- La tension à vide de 6000 volts aux bornes à la fréquence de 5o périodes est obtenue avec un courant d’excitation d’une intensité, de 176 ampères.
- En court-circuit, l’intensité du courant d’excitation nécessaire pour obtenir l’intensité normale de débit de 170 ampères par phase est de 60 ampères et correspond à une tension induite de a 5oo volts environ, soit un peu plus du tiers de la tension normale.
- En pleine charge de 1 760 kilowatts avec un fadeur de puissance égale à Limité, le courant d’excitation nécessaire pour maintenir la tension de 6000 volts aux bornes est de 193 ampères et correspond à une tension induite de 6 3oo volts. En cas de décharge sans modification de vitesse, l’augmentation serait donc dans ce cas de 5 p. 100 seulement.
- Avec un facteur de puissance de o,85 pour une charge effective de 1 5oo kilowatts, le courant d'excitation a une intensité de 23i ampères. La tension induite est dans ce cas de 6700 volts; en cas de décharge à vitesse constante, l’augmentation de la tension serait de ri,5 p. 100.
- La puissance perdue dans l'enroulement inducteur n’est dans ce dernier cas que d’un pour cent de la puissance apparente de l’alternateur.
- La marge laissée pour l'excitation permet de porter la puissance effective) de la machine à une valeur maxima de 1800 kilowatts avec un facteur de puissance de 0,8.
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE 410 KILO VOLTS-AMPÈRES DE MM. BROWN, BOVERÏ ET O ET DE MM. BROMLEY l’RÈRES
- Le second alternateur de MM. Brown, Boveri et Cls est exposé dans la section russe où il est accouplé avec un moteur de MM. Bromley frères de Moscou.
- Moteur a vapeur. — Le moteur à vapeur MM. Bromley frères est du type horizontal à triple expansion et à trois cylindres. Les figures r, 2 et 3 en donnent une vue en plan et des coupes.
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- Le cylindre à haute pression et le cylindre à moyenne pression sont disposés en tandem d'un côté de la machine; le cylindre à basse pression est situé de l’autre côté avec la
- pompe à airplaeée dans le sous-sol et commandée par [une bielle actionnée par un prolongement de la tige de piston du gros cylindre.
- Les trois cylindres sont munis d’enveloppes de vapeur.
- Les deux manivelles sont placées 1190° l’une de l’autre.
- Fig. 3. - Coupe par IV
- La distribution se fait par soupapes, sans déclic, aussi bien pour l'admission que pour l’échappement.
- L’admission dans le cylindre à haute pression est variable avec la position du régulateur; l’échappement du petit cylindre et l’admission et l’échappement des cylindres à movenne et à basse pression sont réglables à la main.
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- La distribution dans les trois cylindres est commandée par deux arbres, un de chaque côté, parallèles aux axes des cylindres et actionnés directement par l’arbre principal. Ces arbres portent des cames à calage variable à volonté commandant les soupapes d’admission et d’échappement des deux autres.
- Les soupapes d'admission du petit cylindre sont commandées par un dispositif spécial représenté sur les ligures 4 et 5.
- Sur l’arbre de distribution, à chaque extrémité du petit cylindre, est calé un petit excentrique dont le collier porte un axe R servant d’articulation à la biellette de commande de la soupape d’échappement et un bras C articulé à la biellette de commande de la soupape d’admission.
- Le bras C repose sur unechappe D, soutenue par un axe fixé à un bras E calé sur l’arbre F relié avec le régulateur par le système de liaison indiqué sur la figure 4i de façon à ce que la tige du régulateur, s’élevant ou s’abaissant, l’extrémité libre du levier E se déplace sur l’arc ah.
- La direction du bras G changeant ainsi avec la position du régulateur, l’ovale décrit par l’axe de la biellette d’échappement se déplace comme l'indique la figure 4 où quelques-uns des ovales sont représentés en traits ponctués.
- On voit facilement que la période d’échappement est pratique et que la compression décroît avec la charge.
- L’extrémité du levier C fixé à la biellette de commande de la soupape d’admission décrit, pour les différentes positions du régulateur, les chemins indiqués par les lignes ponctuées et, comme la soupape est ouverte lorsque le centre de l'axe d’articulation est au-dessus de la ligne e d, il en résulte que la durée de l’admission pourra varier depuis zéro, lorsque l’axe est complètement au-dessus de cette ligne et à droite, jusqu’c lorsque le levier est moins incliné sur l'horizontale.
- Pour obtenir un repos prompt et sans bruit de la soupape, M. Bromley emploie une came d’une forme spéciale. La soupape est ouverte par le mouvement en pente do la biellette, la soulevant sur la caisse comme sur un support. Au début, l’extrémité dulevier reste sur la partie intérieure de la came : l’élévation est faible et la soupape démarre doucement; mais un changement plus brusque du profil de la came détermine ensuite une rapide élévation de la soupape. La fermeture de la soupape s’effectue d’une manière analogue, mais en ordre inverse; la soupape retombe d’abord très rapidement, puis est arrêtée brusquement et vient reposer sans bruit sur son siège.
- 6o p.
- de la course,
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- Les principales dimensions de la machine de MM. Bromlcy frères sont les suivantes :
- La vitesse normale de la machine est de ga tours par minute et la pression de kg : cm2. La puissance normale de la machine est de 35o chevaux indiques.
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- plan et de tare de l’altemaleur Brown, Bovcri
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- Altkhnatkl'h. —L’alternateur triphasé actionné par le moteur à vapeur de M. Bromley est d’un type couramment employé par MM. Brown, Boveri et Cie lorsque la puissance de la machine n’est pas trop grande et lorsque la disposition de la machine à vapeur s’y prêle. Ce type est celui à inducteur mobile placé extérieurement.
- Avec ce type, l’effet magnétique de l'inducteur sur l'induit s’exerce en sens contraire delà force centrifuge et diminue par suite le travail d’élasticité du métal.
- La puissance apparente de l'alternateur Brown, Boveri et Cie à induit lixe intérieur, est
- de 4ro kilovolts-ampères avec un facteur de puissance égal ou supérieur à o,85, ce qui correspond à une puissance effective minîma de 35o kilowatts ou 470 chevaux.
- Cette machine est. à basse tension, 200 volts aux bornes et l’enroulement induit est disposé en étoile. L’intensité du courant par phase est de 1200 ampères.
- A vitesse angulairey2,5 tours par minute la fréquence est de 40 périodes et correspond à un nombre, de pôles, de 52.
- Utilisée comme alternateur à courant alternatif simple, la puissance de la machine est de 240 kilowatts avec un facteur de puissance égal à l’unité.
- La figure 6 est une photographie de eet alternateur et les figures 7 et 8 des vues de face et en plan de la môme machine.
- Inducteur. — Los pôles inducteurs en for sont fixés (fig. y, 10 et 11) à l’intérieur d’un vo-
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- lant à large jante reliée au moyeu par une série des bras doubles désaxés. Le serrage du moyeu sur l’arbre est obtenu par deux fretl.es posées à chaud et l’entraînement se fait par deux clavettes à yo°.
- La fixation des pôles se fait comme pour la machine de 15oo kilowatts décrite plus haut; toutefois les vis de fixation des pôles, au lieu de traverser toute la jante, viennent aboutir
- Fig. 10 et II. — Détails de construction des inducteurs dos alternateurs Brown, Boveri et Cic du type à induit lise intérieur.
- à une profonde gorge ménagée dans l’épaisseur de manière à éviter de laisser dépasser les tètes de vis.
- Le diamètre extérieur de la jante est de \,no m et sa largeur totale de 70 cm. Les épanouissements polaires ont encore une forme rectangulaire à bords légèrement arrondis et lu largeur du pôle est d’environ les 3/5 de celle du pas.
- Le diamètre d’alésage est de 3,60 m et la largeur des pôles parallèlement à l’axe de la machine de 3o cm.
- L'entrefer a une valeur de 5 mm.
- L’enroulement inducteur est en fil rond et comporte 8o spires par bobine.
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- Toutes les bobines sont en série et la résistance du circuit ainsi formé est de 0,9a ohm.
- Induit. — La carcasse de l'armature est en deux pièces formées d’une sorte de caisse-annulaire supportée par une étoile à branches réunies par des boulons et reposant-sur/ deux demi-anneaux en fonte.
- Le demi-anneau inférieur se-prolonge jusqu’au palier,voisin avec lequel il fait-corps.-Le demi-anneau supérieur a juste la largeur de la carcasse de l’induit et peut coulisser sur la partie supérieure du précédent à l’aide de vis de rappel placées sur le palier du côté opposé au moyeu du volant.
- On peut donc, par ce procédé, en dévissant les boulons d’assèmblage de l’armature en tirer facilement une moitié hors de son emplacement avec le demi-anneau supérieur et visiter ainsi la moitié de l’induit qui se trouve sur le demi-anneau supérieur.
- Comme la carcasse de l’induit peut tourner facilement autour de l’anneau qui la supporte, on peut amener facilement la seconde partie de l’induit à la partie supérieure et la déplacer de même, pour la visiter. Le diamètre extérieur de l’induit est de 3,588 111 et la largeur de l'anneau induit en tôles feuilletées de 3o cm.
- L'enroulement induit se compose de barres de cuivre rigides isolées logées dans des trous pratiqués dans le voisinage de l’entrefer. Le nombre de trous est de 106 ou 3 par pôles. Les 5a barres d’une même phase sont réunies entre elles par des lames de cuivre.
- Excitatrice. — La puissance nécessaire à l'excitation est de 10 kilowatts.environ.
- Résultats d’essais. — L’intensité du courant d’excitation nécessaire pour obtenir la tension normale de 200 volts aux bornes est de 65 ampères.
- Celle du courant d’excitation capable de créer dans l’alternateur en court-circuit, l’intensité normale de 1200 ampères, est de 35 ampères.
- En pleine charge, avec une charge ou un facteur de puissance égal à 0,8 l’intensité du courant d’excitation calculé serait de 100 ampères, c’est-à-dire la somme des deux autres.
- TREUIL ROULANT ÉLECTRIQUE, SYSTÈME SINGRE (>)
- Ce système de treuil est caractérisé par le dispositif d'entraînement de l'arbre du tambour par l’arbre <lu moteur électrique, dispositif qui permet un embrayage progressif sans chocs ni secousses et un débrayage rapide avec arrêt immédiat du tambour.
- Le treuil exposé, qui a fonctionné pendant trois années, de 1896 à igoo dans les magasins des Doeks-EnLrepôts du Havre, est monté sur un bâti de fonte supporté par quatre roues montées sur deux essieux dont ].’un, à double articulation, permet de faire évoluer facilement l’appareil. Le tambour d’enroulement du câble de traction est disposé horizontalement à rune (les extrémités du bâti; son diamètre d’enroulement est de 4y cm ; le dia-mèlre du câble métallique est de i,3 cm. Le moteur est placé vers l'autre extrémité, son axe dans le prolongement de celui du tambour et reposant sur deux paliers indépendants : c'est un moteur du type Brown à courants diphasés de i3 chevaux effectifs, tournant avec une vitesse angulaire de 800 t : m. Le mouvement de ce moteur est transmis au tambour par le dispositif d’entrainement, dont nous parlions plus haut, qui donne une première réduction de vitesse et par un train d’engrenages formant la seconde réduction de vitesse; le mécanisme d’entraînement est situé à une extrémité du bâti du treuil ; le train d’engrenages, eufermé dans un carter pour le mettre à l’abri des poussières, est situé à l’autre
- P) Exposé par la Compagnie électro-mécanique, groupe V, classe Palais La Bourdouuais.
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- exlrémité. L'eiïsémble du treuil est ainsi de forme très ramassée et le moteur se trouve bien protégé contre les chocs. !
- Les figures r à 3 représentent le mécanisme d’entraînement : la figure i en donne la coupe par le plan vertical passant par Taxe g du moteur; la figure a en montre une vue'par bout et la figure 3 une coupe suivant le plan vertical yz de la figure i. , >
- 'Ce mécanisme comprend : :
- i° Un galet G duveté sur l’arbre g du moteur et pouvant venir en contact, suivant les génératrices o et p, avec deux poulies A. et R ; \me courroie élastique C entourant les deux poulies et une seconde courroie élastique F placée sur les prolongements des moyeux de ces poulies.
- Les jantes des poulies A et B sont recouvertes chacune d’un cuir I convenablement 'lubrifié et d’un bandage métallique m monté fou sur la. jante. La courroie C tend à rapprocher ccs deux bandages et la courroie F tend à rapprocher leurs jantes; cette dernière courroie a encore pour but d’atténuer les réactions dans les coussinets des arbres a et b.
- -A l’intérieur des poulies se trouvent des sabots de freinage S et S' montés sur des supports fixes D et Dr.
- 2° Un dispositif permettant de régler la pression exercée par les courroies et constitué par un levier L articulé librement sur l’arbre g et relié aux coussinets des arbres a et b par des bielles DD' ; en manœuvrant le levier L de bas en haut les arbres a et b se rappro-•chent et les bandages des poulies A et B se trouvent serrés contre le galet G ; en le laissant s’abaisser sous l'action du contrepoids P, les arbres s’écartent et les surfaces internes des poulies viennent frotter contre les sabots de freinage.
- ; Le fonctionnement de ce mécanisme pro.duit l’embrayage de la manière suivante ;
- a) Dès que, par suite de la manœuvre du levier, les bandages m viénnent en contact avec le .galet G, les pressions résultant du serrage de la coiirroie C en i et i sont reportées
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- sur le galel aux points o et p ; les bandages deviennent ainsi libres et se trouvent entraînés parle galel; comme la niasse de ces bandages est laible, cet entraînement se produit immédiatement sans glissement appréciable sur les génératrices de contact.
- b) La manœuvre du levier continuant, les jantes des poulies A et B. sollicitées par la courroie F, viennent appuyer à l’intérieur des bandages mm aux points i'i' ; les poulies sont alors entraînées progressivement par les bandages et cet entraînement se produit par un glissement sur toute la surface de la jante et du bandage sans aucun glissement en o et p, ce qui supprime toute détérioration du galet.
- Le débrayage s'effectue par les mêmes phases, sc succédant en sens inverse; le frottement des poulies, contre les sabots de freinage assure l’arrèl rapide de celles-ci.
- Le moteur électrique qui commande l’appareil est constamment en marche. Pour éviter une variation trop brusque de la puissance qui lui est demandée au moment de l’embrayage ou du débrayage, un volant très pesant est monté sur son arbre.
- Les essais faits sur un treuil commandé par un moteur à courants triphasés ont donné les résultats suivants :
- i° La puissance absorbée par le moteur tournant à vide, est de i i4o watts, soit i,54 cheval ;
- 20 Pour une puissance électrique absorbée de >3,5 chevaux le travail au frein est de 12 chevaux, ce .qui correspond à un rendement de o,8q ;
- S" Pour faire marcher le treuil à vide il faut 1 85o watts, soit 2,32 chevaux ; la puissance absorbée par le treuil seul est donc de 1 800 — 1 140 — 710 watts ou 0,97 cheval ;
- 4ft Pour élever une charge de 000 kg avec une vitesse de 1,6 m : sec, il faut une puissance de 9 6pp watts, soit r3,a chevaux ; la puissance utile étant alors de 5oo X »,&> kgm : sec. ou io',65’chevaux, le rendement global du treuil est donc ~ 0.81. Gomme le ren-
- dement du moteur est de 0,89, on en eoncliiL que le rendement de la double transmission
- ost W “ °-9;l ;
- 5° Au démarrage du treuil sous eha’rge, la puissance dépensée ne dépasse pas r4 000 watts'. '
- MOTEUR POUR AUTOMOBILE DE LA VEIIEEVIGTE ELEKTRICIT.ETS ACTIEN-GESELLSCIIAFT DE VIENNE p)
- Ce moteur est du type A.5, à quatre pôles avec enroulement en série. Les figures 1 et 2 nous le montrent ouvert et fermé. On voit de suite qu’il répond aux qualités essentielles suivantes : volume minimum et faible poids : i35 kg. En marche normale, il développe 3 chevaux et demi à raison de 5oo t : m, sous 80 volts. Le rendement est de 80 p. 100. La carcasse en acier doux est complètement fermée et composée de deux parties réunies à charnières. Elle est traversée par l’arbre du moteur et porte des coussinets de bronze lubrifiés à'la graisse. Les-fils inducteurs sont enroulés surdos bobines séparées qu’o-n enfile sur les saillies polaires. L’armature est munie de deux collecteurs et deux enroulements; son noyau ëst forme de tôle noire de premier choix ; les fils, logés dans des rainures et isolés au mica, sont solidement calés au moyen d’un isolant fibreux qui empêche le déscnroulèhient. Les lames des collecteurs sont en cuivre dur ; 011 y fixe les extrémités des bobines induites avec des vis munies de contre-écrous. On a employé des balais cil
- '() Expose groupé VI, dusse 3a, Pnlais du Champ de Murs, côtî Suffren.
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- charbon ; une trappe permet d’y accéder facilement. Ces dispositions protègent le moteur contre la poussière et l’humidité ; de plus, elles permettent de visiter tous les organes et de les remplacer rapidement en cas d’accident.
- I;ig. i et a. — Moteur d'automobile. Fig. 3 à.5, — Moteur-d’aulomobile.
- Pour assurer l'indépendance des roues en voie courbe et dans les virages, le moteur agit par l’intermédiaire d’un mécanisme différentiel dont le détail se voit figures 3 à 5. Son arbre porte à ses extrémités deux pignons denLés en.bronze-, qui engrènent.avec des roues en foule plus grandes olavetées sur l'essieu de la voiture : le rapport est i/6. Celles-ci ont
- Fig. G et 7,
- leurs dents distribuées sur leur pourtour intérieur, tandis que la surface extérieure est embrassée par des freins à bandages qui peuvent être renforcés par des freins électriques» pour les arrêts rapides. Afin d’assurer à tout ec mécanisme une rigidité parfaite et surtout conserver bien constante la distance entre l’axe de l’armature et l’essieu, ce dernier traverse deux œilletons faisant coéps avec l’enveloppe magnétique que, trois .solides ressorts appuient sur le cadre de la voiture. ...
- On règle les vitesses par le couplage en série ou en quantité des deux enroulements; on peut aussi n’employer que la moitié de la batterie avec des résistances : ce procédé
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- ron 20 à 3o km à I’I Les figures 6 et boîte en alumi-sous le siège du l'actionne, soit soit par un le-ntroleur différents plots faitement isolés très : ces plots ments en laiton mité où se pro-
- différente
- les fiches pour la tances et le plomb rupteur est, un buste, logé dans tiquement closè nœuvre en môme freins à banda-les interversions donné aux fiches spirales sont en
- de contact des dimensio nickéline.
- La figure 8 donne l'équipement, complet pour un électromobile.
- Ce moteur a mérité non seulement une médaille d'or à l’Exposition de Berlin en 1899, mais encore le premier prix à la course internationale qui eut lieu en môme temps. Ajoutons que les essais faits sur un moteur de 5 chevaux, à 700 t : m, sous i5o volts, batteries en tension, ont donné les résultats suivants : avec les batteries en parallèle et les collecteurs en tension ou en parallèle, les rendements ont été de o,83 pour 1,8 cheval et o,8j pour 3 -chevaux ; avec los batteries en tejision et les collecteurs en tension ou en quantité, les rendements ont atteint 0,86 pour 5 chevaux et o,85 pour 10 chevaux. Ce sont doue d’excellentes conditions de fonctionnement. J. Re'ival.
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- 3-i i ”,
- FORCE ÉLECTRIQUE SUR L’UNITÉ DE SURFACE
- Dans un champ électrique-on équilibre, l’expression des composantes des pressions, suivant les axes ox, oy, nz, par unité de surface, en un point où l'intensité du champ a pour composantes X, Y, Z, est donnée par :
- p,=i^s(K+i.ï + «z) — /(x* + Y‘ + z>)j ........
- et deux autres équations en P,, et R. qui s’en déduisent par permutation circulaire; l, /«, n étant les cosinus directeurs de la normale à la surface, dirigée du milieu qui reçoit l’ac--tlon du champ vers le champ lui-mènic. Considérons la formule qui donne P*.
- Cette formule peut s‘e mettre sous la forme : ;
- p,=i(,x+^ï-.,A - '
- 4iîx.r = ?iY — ntL ; = JZ — «X; ’ H'z = mX —
- On trouverait pour Py et P. des formules analogues, qu’il est inutile d’écrire.
- Sous cette forme, on voit que la force Px i\ P. est la moitié de la résultante de deux forces; l’une A’«rX, k?Y, k?f< est l'action qu’exercerait un champ d’intensité X, Y, Z, sur une quantité fictive d’électricité égale à kr; l'iuilrc qui a pour composantes trois expressions analogues à k (t.Y -r- Z) est [‘action qu’exercerait un champ magnétique d'intensité X, Y, Z sur un élément de courant dont la densité superficielle serait k~x, k/z,, k~.z.
- L'existence de la première force est bien évidente. .En effet, si l’élément de surface ds sur lequel on examine la pression faisait partie d'un conducteur, la densité de la quantité d’éléclricité y serait bien égale à k~\ et la pression agissant sur cet élément serait bien égale à — h. /;<?, h étant l’intensité du champ, c’est-à-dire la résultante des vecteurs X, Y, Z. Elle pouvait donc être prévue; dans ce cas, h est dirigé suivant la normale à la surface et les masses vectorielles r. sont milles. Mais si l’on admet que les pressions sur un élément de surface équipolentielle dépendent de h et ne dépendent pas de la nature de la substance constituant le conducteur, on est conduit à admettre que la force — h Æt doit agir, par unité de surface, sur chaque élément de surface équipolentielle du champ. On a dès lors une démonstration de l’existence de celte force. Celte démonstration a été donnée, en particulier, par M. Vaseliy dans son traité d’électricité et de magnétisme.
- Cet auteur considère alors uu lubo de force infiniment petit limité à deux sections éqüi-potentielles et il établit l’existence des pressions latérales, en cherchant les]conditions d’équilibre de ce tube. Il fait appel, dans ce but, aux principes de l'hydrostatique.
- L’objet de la présente note est de faire la même élude, en suivant la voie que suggèrent les expressions données ci-dessus et la considération des masses vectorielles v, t_.
- On peut démontrer, en effet, d’une façon élémentaire, l’équivalence des courants et des aimants au point de vue de l’action subie. Admettons ce résultat et servons nous en, pour déduire les pressions latérales de d'existence des tractions qui s'exercent sur les bases.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV. — N° 47.
- Il faut alors considérer cette équivalence comme exprimant qu'il y a équilibre entre deux groupes connus de forces et faire abstraction de l’origine physique de ces forces. Dans le cas d’un tube de force limité à deux sections équipotentielles, si, d’une façon générale, h désigne l'intensité du champ, qui, ici, serait donc un champ magnétique, la densité a sur les bases serait donnée par
- et la densité vectorielle ~ y serait nulle ; au contraire, la densité i serait nulle sur la surface latérale et la densité superficielle de masse vectorielle v y serait donnée par
- 4 TT — h
- elle serait tangente à la courbe d’intersection de la surface latérale et de-la surface équipo-tentielle passant au point considéré. Cette densité de masse vectorielle est justement la densité d'intensité de courant en ce point, qu’il faut imaginer pour établir sur la surface latérale un courant solénoïdal équivalent à l’aimant qui serait constitué par les masses magnétiques t réparties sur les bases.
- Donc, pour faire équilibre aux forces h? s’exerçant sur les bases, il suffît d’appliquer des forces électromagnétiques h~. sur la surface latérale, normalement à cette surface. • Numériquement, on a s = t. Rar suite, en un môme point, la pression par unité de
- surface équipolentielf
- rface latérale est égale à la traction par unité de surface sur une base Pour justifier l’expression de pression que nous venons d’employer, il suffit de considérer la figure ci-jointe, où les sig-nes — et -f-sont ceux du magnétisme réparti sur les bases, lorsque l’intensité h du champ a la direction figurée, où T et T' désignent les tractions sur les bases, et où l'intensité du courant solénoïdal capable de conlre-balancer l'action des bases est représentée par i, avec une flèche précisant le sens. La force électromagnétique rant par le champ h est alors dirigée vers l’intérieur du tube, diélectrique que nous avons à considérer, les tractions sont égales
- à -b- donc les pressions latérales doivent être égales à h~.
- Une fois connues les pressions qui s'exercent sur des surfaces normales aux’ lignes de force ou tangentes à ces lignes, il est facile, comme l’on sait, cfen déduire les pressions sur un élément de direction quelconque. On retombe ainsi sur les formules analytiques que nous avons écrites en commençant.
- En résumé, si l’on suppose un champ électrostatique, les forces par unité de surface qui doivent s’exercer sur les surfaces équipotentielles (ou pour mieux dire les tractions), font connaître les pressions qui doivent s’exercer sur les parois latérales des JLubes de force, si l’on fait appel aux résultats mathématiques que donne la théorie de l’équivalence des aimants ol des solénoides.
- Inversement, considérons un champ magnétique et cherchons la force magnétique sur l’unité de surface : envisageons un tube de force infiniment délié. Imaginons sur la surface latérale de ce tube un courant dont la densité superficielle soit c, cette quantité étant déterminée par l’équation 4 = A, où h représente l’intensité du champ au point considéré.
- On peut choisir le sens de ce courant de manière que l’intensité du champ soit réduite à zéro à l’intérieur du tube. A l’extérieur, l'intensité ne sera pas altérée, puisque le tube doit se fermer sur lui-même. 11 est alors facile de voir que chaque élément de la surface latérale
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- est soumis à une pression égale à hz. En effet. Faction magnétique Ç) à l'intérieur, du tube tout près d’un élément superficiel est égale à o, tandis qu’elle est égale à h en un point placé à l’extérieur symétriquement par rapport à l’élément superficiel ; donc l’action due à l’élément est égale à l’actiou due au reste du champ; par suite, Faction que cet élément subit de la part du champ est une pression égale à ~ hz. Si l’on considère alors nue portion de ce tube de force, limitée par deux surfaces équipotentielles, il faudra, comme on Fa vu plus haut, supposer sur ces bases des tractions hz. Mais cc.s pressions et tractions doivent, évidemment, ne dépendre que de Fintcnsilé du champ h en chaque point et nullement de la nature do la substance plus ou moins conductrice à travers laquelle on fait circuler le courant de densité superficielle z; par suite, ces pressions et tractions doivent s'exercer en chaque point du champ, indépendamment do l’pxistencc du.courant que nous avions imaginé.
- On voit donc que l’on peut indifféremment raisonner sur un champ électrostatique ou sur un champ électromagnétique et que la décomposition la plus rationnelle de P„ en deux composantes est celle qui consiste à la considérer comme la somme des deux parties :
- -y (*x+»y+«z) x,
- et
- ~ • [ ~~ (fftX — H) Y--— (a — nt) zj, -
- qui seraient dues respectivement l’une à des masses superficielles « newtoniennes » ; l’autre à des masses vectorielles superficielles « laplaciennes ».
- J.-B. Pomey.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- MOTEURS
- Sur la décomposition du champ alternatif d’un moteur monophasé en champs tournants, par F. Eichberg. Elcktrotcchniscke Zeitschrift, t. XXI, p. 484, i4 juin 1900.
- On a souvent utilisé la décomposition d’un champ alternatif en deux champs tournants pour expliquer le fonctionnement des moteurs monophasés. O11 décompose le champ alternatif B sin 27tnt eu deux champs constants d’intensité tournant à la vitesse de -d- tours par
- . P.Sur
- sine. De
- vectorielle
- même qu .étique, noi t de couran
- onne parfoii sns pouvoir
- seconde, en sens inverse l'un de l’autre, p est le nombre dè paires de pôles. Cette décomposition, qui est rigoureuse lorsque. l’armatu re est immobile, perd'sa valeur lorsque hrvitesse croit : au voisinage du- svnchronismey le moteur se comporte comme un moteur avec un seul champ tournant. Nous nous proposons.d'exposer une décomposition théoriquement exacte d’un cliamp alternatif en deux champs tournants, et nous montrerons que les résultats obtenus coïncident avec ceux de. la pratique et donnent une idée nette de la théorie des moteurs monophasés,
- 1. Au heu de décomposer le champ alternatif en deux champs tournants, nous décomposerons les ampères-tours qui produisent ce champ. Soit • • •;
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV. — Nc 47.
- la valeur instantanée de Nous les décomposons en
- t nous leur ajoutons les 2 systèmes.
- dont l’axe est perpendiculaire à l'axe des ampères-tours précédents (fîg. i). De la sorte les
- ampères-tours effectifs n’ont pas été modifiés, L’un des champs tournants est produit par
- et tourne en s Ainsi donc, spires peut s polypha
- 3 inverse du premier, n enroulement monophasé à N e remplacer par a enroulements série, a-— spires par phase, les spires de l’une des phases étant enroulées dans le môme sens, celle de l’autre phase en sens inverse.
- 2. Ces deux enroulements en série se comportent comme deux transformateur: dont la somme des tensions primaires
- Soient p, et p3 les impédances des a transformateurs TjeL T2. La tension totale E se répartit de telle sorte que Et — Ip, et E2 = Ip2 d’où
- (0
- : la somme géométrique de E, et E2. En
- $ E est c
- on trouve
- v> + V, = Vv + V VvTv'™ (?, - =,)
- de sorte que
- E4 = I’tfc8 + (n-?2) + P*21
- ce qui veut dire que Ipt et Tp2 font entre eux angle a, — o., — 180" et se composent :
- Soient Ij et l2 les inleusilés des courants qui se produisent sur chacun des transformateurs quand on y applique la tension E. On a
- ^ l’égalité (i), on trouve
- Si les impédances des deux transformateurs sont égales, chacun d’eux prend la moitié de la tension. Si l’un était un court-circuit, toute la
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- tension serait prise par l’autre. Autrement dit, les tensions partielles K, et F.s sont en raison inverse des courants qu’une tension donnée produirait dans chaque transformateur.
- 3. Ces simples considérations permettent de trouver une construction graphique des composantes de la tension pour chaque cas donné.
- &
- \
- Fig. 3.
- Soit CE le vecteur représentant la force électro-niolriee E (flg. 3) ; soit
- tg ?1 =
- tpj est l’angle de 01, avec OE, 'f, l'angle de 01, avec OE (OT, = I,, 01., = I,). Traçons le parallélogramme 01,, 0I2, et portons sur la diagonale OX le vecteur E. par l'extrémité duquel nous menons les parallèles à 01, et OI2.
- E, _ _L_
- Ces parallèles représentent respectivement E, et K2.
- 4- Nous avons vu que le moteur monophasé se comporte exactement comme deux moteurs polyphasés en série 1 et II. Nous admettrons donc également que la somme des tensions E se répartit proportionnellement aux impédances correspondant aux vitesses relatives des induits par rapport aux champs tournants 1 et II, ou en raison Inverse des intensités correspondant aux vitesses de l’induil pour une tension donnée. Au repos, les vitesses relatives des deux champs par rapport à l’induit sont égales (appelons les -|— i et — i) : l'impédance des deux moteurs est aussi la même ; la tension se répartit également sur les deux moteurs. Si l’induit se meut ; avec la vitesse e (exprimée en fraction de la ; vitesse synchrone i), le glissement, par rap- I
- port à l’un des champs, est i — v; par rapport à l’autre, î v. Les impédances ne sont plus égales. Si on les connaît {par exemple comme résultats d’essais), on peut calculer les composantes des tensions correspondant aux moteurs 1 et II. De ces composantes, on déduira les couples des moteurs I et II, et en faisant la somme algébrique de ces couples, on aura celui du moteur monophasé.
- L’impédance d'un moteur a champ tournant augmente, lorsque la vitesse relative de l’induit et du champ diminue. Si l’induit se meut dans le sens du champ I, l’impédance du moteur I augmente, celle du moteur 11 diminue. Par suite la tension correspondant nu moteur I augmente, celle qui correspond au moteur II diminue. Au voisinage du synchronisme de I, toute la tension est prise par le moteur I. Ainsi donc, tandis qu’au repos les deux champs tournants sont de.même intensité, lorsque la vitesse augmente'dans le sens de J, le champ 11 diminue, le champ I augmente. L'effet contraire se produirait si l’armature tournait dans le sens II.
- a. Pour passer du moteur polyphasé au moteur monophasé, nous procéderons de la façon suivante. Supposons donnés l'intensité et le couple pour chaque valeur du glissement du moteur polyphasé. Nous chercherons le couple et l’intensité du moLeur monophasé pour chaque valeur de la vitesse. Soit (fig. 4) OE la force
- électroniotrice E aux bornes du moteur monophasé. Pour ta vitesse e, le courant du moteur I est I|_v; celui du moteur II, Ix T ... Les composantes vvattées de ces courants donnent une mesure des couples. Soient Dt DIt les valeurs des • couples que les moteurs 1 et II produiraient ; sous la tension totale E. Pour déterminer les I tensions E, et E2 auxquelles sont soumis les
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- 2 moteurs, nous construirons le parallélogramme l, + v ; sur la diagonale oX nous
- portons E et nous obtenons E, et Es. (Xous supposons que la vitesse e de rotation soit dans le sens de I).
- I)! ou D„ se rapportent à une tension totale E. Or le rnoLeur 1 étant seulement soumis à une tension son couple est
- Le couple du moteur monophasé est donc
- Le courant qui traverse le moteur monophasé est en retard sur Ej de ç15 sur Es de avec
- Sur le diagramme de la ligure 5, les tensions
- Fig. 5.
- partielles Es et E., font entre elles un angle tp4— y,. Le vecteur du courant du moteur monophasé retarde sur E, de s,, sur E, de : il est donc donné par ol ; l’angle de ol avec E est tj/, angle plus grand cjue celui que le courant l'ait dans le moteur I avec la force éleetromotriee correspondante. Si on suppose l’intensitc proportionnelle à la tension, on peut déterminer aussi l’intensité dans le moteur mouophasé. correspond à E, donc a E, correspond un
- Sur la diagonale où sc trouve E nous porte-
- rons E, et par E, nous menons la parallèle à EI,_C. On obtient ainsi sur Tj_ _le segment représentant l’intensité 1.
- 6. Ou voit ainsi que le courant du moteur monophasé soumis a la tension E est représenté par ol. Pour la marche à vide, Et est presque égal à E ; par suite le courant du moteur monophasé est presque égal à celui d’un moteur polyphasé ayant deux fois moins de spires par phase et soumis à la tension E, c'est-à-dire ayant une induction double. Si le moteur est construit de telle sorte que le courant magnétisant, soit proportionnel à l’induction, le courant à vide du moteur monophasé serait deux fois plus grand que le courant à vide d’un moteur polyphasé ayant môme nombre de spires par phase,- ou encore deux fois plus grand que le courant magnétisant du moteur monophasé iui-iuônie. Si la condition ci-dessus n’est pas remplie, c’est-à-dire si le courant magnétisant pour un flux double est plus que doublé, le courant à vide du moteur monophasé croît proportionncllc-
- Pendant la période de démarrage, l’impédance et le décalage des deux moteurs I et II sont les mêmes. I,_ïïct It+,_. ont la même direction, le parallélogramme se réduit à une ligne, E = Ej H- Ea, et comme E, = Ka, on a
- Si donc le couple d’un seul des moteurs agissait, on aurait
- Mais comme Du = Dj, le couple de démarrage
- Du courant, du facteur de puissance et du couple pour le glissement i — v et t -f- v, pour le moteur polyphasé de — spires par phase, on déduit donc les mêmes grandeurs correspondant au moteur monophasé dont l’armature tourne à une vitesse t’. Ainsi donc tout le fonctionnement d’un moteur monophasé peut se déduire de celui d’un moteur polyphasé.
- Le diagramme montre encore que le décalage du moteur monophasé pour chaque vitesse d’armature (excepté v = o) est plus grand que celui du moteur polyphasé. Ceci est d’ailleurs évident
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- puisque le moteur qm donne un couple posilil est mis en série avec l’autre, lequel se comporte comme une résistance inductive. Par contre, les intensités du moteur monophasé à X spires sont moindres que celles du moteur polyphasé à — spires par phase. A vide ces courants sont égaux. Au démarrage, le courant du moteur monophasé n’est que la moitié du courant du moteur polyphasé. C’est ce que montre le diagramme.
- Les figures 6, y, 8, 9 donnent les courbes du couple du moteur monophasé pour différents rapports entre la résistance ohmique et la réac-
- tance de l’induit. Dans ces courbes, Dt représente le couple du moteur polyphasé à — spires par phase, soumis à une tension constante; D„ et D,,,. les couples effectifs des moteurs 1 et 11 ; ccs couples sont déterminés pour chaque vitesse par la répartition des tensions entre les deux
- Enfin
- D — Dj, — D„,
- est le couple du moteur monophasé à A spires.
- Ces courbes montrent que, lorsque la résistance de l’induit augmente, le couple maximum
- 1 - -
- diminue, 1
- que, dans des circonstances ordinaires, il n’y a jamais de couples négatifs égaux au couple maximum. Un moteur monophasé n'a de couple négatif, qu'au synchronisme ; et ce couple négatifest dii à ce que, au synchronisme du moteur I, l’impédance de ce moteur n’est pas infinie. Par suite, au synchronisme, une petite partie de la tension est prise par II, lequel donne lieu à un couple négatif, dù uniquement à ce fait qu’au svnchro-nisme ic couple du moteur 1 est nul.
- Plus la résistance de l’induit est grande, plus l’impédance du moteur II est considérable, etplus la tension prise par II est grande. Mais les couples négatifs sonL toujours beaucoup plus petits que les maximu des moteurs.
- Les figures ro, n, 12, i3 donnent les composantes E et Ks des deux moteurs I et TI eu fonction du glissement exprimé en pour cent de la vitesse synchrone. La figure 10 correspond à fa figure G, etc. T.a figure 14 donne pour un seul et mémo moteur (fig. 7 et 11) les composantes
- de la tension pour les divers glissements.
- Si l’on ne tient pas compte du courant magnétisant, un moteur monophasé ne peut pas avoir de couple négatif au-dessous du synchronisme. En effet, les intensités correspondant aux divers
- glissements sont représentées par les cordes d’un cercle comme le montre la figure 10. L’échelle des glissements est une perpendiculaire à la force électromotrice OE. Les couples sont représentés par les projections des intensités sur OE, ou ee (pii revient, au même, par les perpendiculaires sur 00'.
- Xeus avons vu que le couple d’un moteur
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- D=Di
- h=C s
- L = c s
- T», — C « Du= C f
- lorsque la vi restent égau
- esse croît, peut être remplacée par peut supposer que les deux champs . pendant le mouvement, et on leur
- On voit c
- y. — La représentation des deux champs tournants, égaux au moment du repos et variant
- l’armature, m figures de 5
- ajoute deux champs, Lun/J de même sens que I accroit l’intensité de ce dernier, l’autre f\ en sens inverse de II et l’affaiblissant. 'On suppose que l’armature tourne dans le sens de I.)
- Si l’on avait f f, ces deux nouveaux champs produiraient un champ alternatif simple, décalé do 90° par rapport au premier et ayant son axeperpendiculairc à l’axe de l’autre. Pour on devrait avoir Ej -J-
- Es — constante, ce qui n’est, pas le cas, comme le montrent les diagrammes précédents. Donc en général fv Ces champs ne sont pas seulement fonctions de la vitesse de ? encore, comme le montrent les 9. du rapport de la résistance ésistancc inductive de l’induit. Les relations précédentes permettent de déduire toute la théorie des moteurs monophasés de celle des moteurs polyphasés.
- E. B.
- DÉCHARGE ÉLECTRIQUE
- Déperdition de l’électricité dans l’air, par J. Elster et H. Geitel. Dtude's Annalen, t. II, p. 4a5-447» juillet 1900.
- Linss a trouvé que la déperdition de l’électricité d’un conducteur isolé ne provient que pour une très faible partie du défaut d’isolement des supports. Elster et Geitel ont voulu compléter les expériences de I.inss et chercher si le pouvoir isolant de la gomme laque ne varie pas, suivant qu’elle est entourée par l'air libre ou par l’air enfermé dans une cage métallique.
- Leur appareil est construit sur le modèle de
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- l’électroscopc d’Exner, mais avec quelques modifications destinées à le rendre facilement transportable. De plus, ils déterminent séparément la déperdition qui tient au contact du conducteur avec l’air et celle qui tient aux autres causes.
- La lame de séparation de l’électroscope A
- (fig. i) est assez forte et se termine à sa partie inférieure par un cylindre court en laiton A’, lequel s’engage dans un bouchon d'ébonitc verni,
- Pour faire'une expérience, on ajuste le cylindre G sur l’appareil en engageant la partie inférieure de la tige dans le trou c; on place la cage sur le trépied J et on charge tout le système au moyen d’une pile sèche. Ajjrès avoir laissé le temps au bouchon d'ébonite de se charger et de se polariser à l’intérieur, on note la déviation des feuilles d’aluminium. Par suite de la déper-
- dition, la divergence des feuilles diminue peu à peu; quand la diminution est suffisante, on fait une nouvelle observation et on note le temps t qui s’est écoulé entre les deux lectures. Soient V0 et V, les différences de potentiel qui correspondent aux deux lectures. Puis après avoir enlevé le cylindre G, on recharge les feuilles au moyen de la tige K et on refait les deux memes observations : soient \"0, V' les différences de potentiel, t' l’intervalle de temps, qui doit être au moins égal à t. On peut prendre comme mesure de la déperdition :•
- en désignant par n le rapport de la capacité de l’électroscope seul à la capacité totale de l’électroscope e.t du cylindre C.
- Il reste à déterminer n. On visse la tige d’ébo-nite L en M : on charge l’électroscope et on observe la divergence Dt; puis en se servant de L comme manche isolant, on introduit la Lige dy cylindre G en c, sans toucher les parois de la cage et on note la nouvelle divergence Da. Le nombre n est égal au rapport des différences de potentiel qui correspondent à Dj et h D2.
- Cette détermination de n n’est nullement rigoureuse, mais elle est suffisante. Le deuxième terme de la formule n’est en effet qu’un terme correctif, dont l’ordre de grandeur ne dépasse guère celui des erreurs de lecLure, quand l’isolement est. bon.
- Sous cette forme, l’instrument ne conviendrait pas pour les mesures de déperdition a l’air libre ; le cvlindre G se trouverait en elfet dans un champ électrique dont l’intensité est très variable, surtout au sommet des montagnfcs et par les temps de pluie. 11 est impossible d’obtenir une position stable des feuilles si l’instrument n’est pas protégé. 11 faut recouvrir le cylindre G d’un autre cylindre ouvert par le bas, ayant, même axe que G. Ce cylindre est relié au sol, de manière qu’il protège G d’une manière suffisante contre les inlluences électriques extérieures, du moment que le champ électrique de' l’atmosphère n'a pas une intensité extraordinairement grande.
- Dans les plaines et dans le fond des vallées, la vitesse de déperdition est à peu près la même pour l’électrisation positive et pour l’électrisation négative. L’agitation de l’air n’exerce qu’une influence médiocre sur cette vitesse, beau-
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- coup moindre qu’on n’aurait pu s’y attendre. La vitesse de la déperdition est d’aulani plus grande que l’air est plus clair ; la présence du brouillard, des fumées, des poussières, loin de favoriser la déperdition la retardent. Tl reste donc probable que le phénomène est dû à une conductibilité propre à l'air. D’après l’ensemble des propriétés électriques des gaz, il ne semble pas que cette conduction consiste dans le passage de l’électricité sur' les molécules gazeuses mêmes. Bien plutôt, l’air ne renferme qu’un nombre restreint de véhicules électriques, qui, pat l’effet même de la conduction viennent se lixer sur les électrodes et cessent, ainsi de participer au phénomène. Effectivement, la déperdition est beaucoup moins rapide dans un volume d’air enfermé.
- En outre, on est amené à attribuer à ces véhicules une charge propre, a cause des changements qu’on observe dans la déperdition cil changeant le signe de l’électrisation. On comprend, en effet, que dans un air renfermant en excès des particules positives, les charges négatives se dissiperont plus rapidement et inversement.
- Or toutes les expériences effectuées en plein air sur le sommet des montagnes ont montré une déperdition négative plus rapide (expériences sur le Brocken, dans le Ilarz, sur le Silntis et le Gornergrat en Suisse et au pied de ces monta-gnes).
- Ces diverses observations autorisent à rapprocher ces particules dos ions, sans cependant, les identifier complètement avec les ions produits par les rayons de Rôntgen ou de Becquerel.
- Pour justifier ce rapprochement, Elster et Gei-tel ont cherché à reproduire dans des conditions simples les diverses circonstances accessoires qui influent sur la déperdition.
- Us ont vérifié qu’en entourant le conducteur électrisé de la fuijiée produite par le gaz chlorhydrique et l’ammoniaque, on réduisait la vitesse de déperdition à moins «lu dixième de sa valeur. L'expérience réussit aussi bien avec le brouillard de vapeur d’eau. Cette inlluence du brouillard se produiL dans l’air ordinaire et dans l’air dont on a accru au préalable la conductibilité en v introduisant une Homme ou un morceau de pechblende'
- La déperdition est beaucoup plus rapide quand la cage de l’éleetroscopc, le support et le cylindre qui entoure le conducteur G, sont électrisés dans le même sens' que ' ce' conducteur ; elle est
- plus lente si les deux électrisations sout de signes contraires. Ce résultat s’explique aisément quand on admet que la déperdition est due à des particules électrisées contenues dans l’air. L'électrisation des conducteurs extérieurs a pour clfet d’augmenter le nombre des ions chargés en sens contraire au voisinage du conducteur extérieur, quand les deux électrisations sont de même signe, de le diminuer dans le cas contraire. Elle affecte de la même manière la vitesse de déperdition. L’expérience .est plus nette et plus probante quand on entoure tout l’instrument d'une cage en treillage métallique à larges mailles
- La différence entre la déperdition positive et la déperdition négative est surtout frappante quand on dispose en dehors de la cage une flamme reliée au sol et. en soufflant de l’air par-dessus cette flamme à travers le treillage sur le conducteur chargé. Si l’électroscope et la cage en treillis sont électrisés de la même manière, la déperdition est très rapide; dans le cas contraire, elle est très lente ou môme la divergence des feuilles augmente. Ce résultat s’explique aisément par la présence d'ions dans les gaz chauds qui proviennent de la flamme.
- T,a déperdition unipolaire sur le sommet des montagnes est un phénomène analogue à ceux qui viennent d’ètre décrits. Le champ dû à la charge négative du globe terrestre est particulièrement intense dans ces régions élevées; il en résulte que les ions positifs de l’air possèdent une certaine .vitesse dirigée vers les conducteurs reliés au sol. Si le conducteur est chargé négativement, la vitesse acquise par les ions positifs sous l’action de cette charge s’ajoute à la précédente : si la charge est positive, les deux vitesses se compensent en partie.
- D'autre part, U est facile de vérifier que l’air renfermé à l’intérieur de la cage s’électrise, quand l’air est tranquille. Mais si on fait passer un courant «l’air à travers la cage, ou si on la remplit «Lun nuage de vapeurs de sel ammoniac, cette électrisation disparaît.
- 11 paraît donc résulter de l’ensemble de ces observations que l’air atmosphérique possède une certaine conductibilité électrique. D’autre part, il est difficile d’expliquer l’origine de cette conductibilité. Peut-être faut-il la chercher dans l’action des ravons ultra-violets «“mis par le soleil (Lenard) ou des rayons cathodiques émis par ce môme astre (Birkeland). Les ions mis eu
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- libellé, dans les régions supérieures cle l'atmosphère se diffuseraient ensuite clans les autres parties. M. L.
- Fluorescence et luminescence résiduelle dans la décharge électrique à travers l’azote, par P. Lewis. Drude's Annalen, l. Il, p. 459-469!
- Dans les tubes a décharges renfermant de l'azote, if arrive assez souvent que le verre immédiatement après la fermeture du circuit., montre pendant quelques instants une vive lluorescence, alors que la lumière meme de la décharge s'affaiblit. Cette fluorescence s’observe surtout quand l'azote a été préparé en chauffant une dissolution d’azotile de sodium e.t de sulfate d’ammonium, puis clébarrassé d’okygène par le cuivre incandescent. II est -à remarquer que cette lluorcs-cenee particulière (appelée par l’auteur fluorescente ji), n’est pas limitée au tube a décharges proprement dit, mais se propage-, quand on l'ait circuler dans l'appareil du gaz frais, dans les tubes de communication. Quand on lait circuler cons la m ment du gaz, la fluorescence se maintient; une fois le courant interrompu, il n’y a pas de luminescence résiduelle. Si on interrompt et rétablit plusieurs lois la décharge apres avoir rempli à nouveau le tube. Ta fluorescence [3 se retire peu à pou dans les tubes de eommuniea-
- II s’agit, donc d’une transformation progressive du gaz, qui se produit avec la plus grande rapidité là où la densité , du courant est la plus
- Plus le courant est faillie, plus la fluorescence [3 est durable : elle est plus intense dans les tubes à électrodes extérieures que dans les tubes a électrodes intérieures. F.lle se produit encore a des pressions assez élevées pour qu'aucune décharge visible ne traverse plus le tube. Il s’agit bien d’une fluorescence du verre, car elle disparaît, quand on chauffe un point du verre et réapparaît par le refroidissement.
- Si l’azote n'a pas été conduit sur le cuivre incandescent ou à travers une dissolution d’acide pyrogallique, la fluorescence (i est plus faible. Une trace d’oxygène, d’hvdrogènc, de gaz carbonique.ou de vapeur d’eau l'affaiblissent : une quantité plus grande la fait disparaître eomplè-
- Quel que soit le soin avec lequel on purifie et
- i dessèche- l’azote (par le pvrogallol, le phosphore I fondu, le cuivre incandescent, puis l'acide sulfn-1 rique, le chlorure de calcium, la potasse caustique, l’anhydride phosphorique, la chaux sodée et encore une fois l’anhydride phosphorique), on n’augmente pas la lluorescence. L’azote extrait de l’air, par le pvrogallol ou le cuivre ammoniacal ne donne que peu ou point la fluorescence jâ.
- Pendant que la fluorescence 3 se produit, on ne constate aucune modification du spectre visible, à part une diminution de l’intensité lumi-
- Mais quelques changements s’observent daos le spectre ultraviolet, accompagnant les variations de la fluorescence (3 ; ces changements paraissent. liés à la présence de traces de gaz étrangers ou de vapeur d’eau dans l’azote.
- Suivant les expériences de Deslandres, confirmées par celles de Lewis, on ne fait disparaître les lignes de l'hydrogène et de la vapeur d’eau dans le spectre de l’azore raréfié qu'en maintenant un certain temps ce gaz en contact avec le ; sodium fondu et. fortement chauffé. La fluorescence (3 serait donc clue aussi à des traces extrêmement faibles de vapeur d’eau et disparaîtrait dès que la quantité de. vapeur d’eau est notable.
- Divers observateurs ont signalé une luminescence résiduelle de l’azote après la suppression du courant, quand l’azote renferme des traces d’oxygène; Lewis a également observé cette luminescence : d’un blanc nuageux, avec un spectre continu, quand Poxygèue est en proportion notable; d'un vert pomme avec un spectre continu dans le vert, quand il ne reste presque plus d’oxygène. Toute luminescence résiduelle disparaît d’ailleurs qnaud l’azote a été maintenu en présence du sodium fondu. M. L.
- Influence d’un intervalle explosif sur la production des rayons Rœntgen, par A. Win-kelmann. Drud-c's Ann., t. Il, p. 7-5y—768, juillet 1900.
- On a reconnu déjà que la présence d’un intervalle explosif dans le circuit d’un tube de Crookes permettait d’obtenir des rayons de Rontgen à des pressions beaucoup plus élevées. La pression maxima. à laquelle il est encore possible d'obtenir les rayons de Rbutgen. dé-
- i° De la longueur de l'étincelle. Dans les
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- expériences de Winkelmann, cette étincelle jaillissait sous l'huile eL sa longueur variait de
- 2" De la position de l'étincelle. Aux pressions les plus élevées, les rayons de Rbntgen se produisent seulement quand l’étincelle se trouve entre la bobine et la cathode. Quand la pression est plus faible, on obtient aussi des rayons en mettant l’étincelle entre l’anode et la bobine : mais ils sont moins intenses que dans le premier cas. Cette différence d’inteusité diminue à mesure que la pression décroît et finalement disparait.
- 3° De la nature du gaz contenu dans le tube. Toutes choses égales d’ailleurs, c’est l’hydrogène qui permet d’employer la plus forte pression. La différence entre l’hydrogène, l'air et le gaz carbonique varie du reste avec les dimensions et la forme du tube. Le rapport des pressions limites de l’hydrogène et de l’air est environ de 7,0 à 1,1. L’air et le gaz carbonique diffèrent moins : la pression limite de l’air est un peu plus élevée.
- 4° Des dimensions du tube. Plus le tube est
- étroit, plus la pression limite est élevée. Avec l’air, dans un tube de o,5 cm de diamètre, on peut atteindre une pression de 10 mm de mercure. Avec l’hydrogène, la pression maxima qu’on peut atteindre est de 3o mm. Le mercure, dans un tube de r cm de diamètre, dans le tube de o,5 cm, la pression limite est seulement de
- La disLance des électrodes n’a pas d’influence marquée dans les tubes larges. Cette influence se fait sentir dans les tubes étroits, mais sans relation simple avec le diamètre. Dans l’air (ou le gaz carbonique), un petit écartement des électrodes (o,5 cm) est plus favorable que le grand (8 cm) dans un tube de 3 cm de diamètre : dans un tube de 1 cm, il n'y a pas de différence et dans un tube de o,5 cm, o'esl Je grand écartement qui est le plus favorable.
- Dans l’hydrogène, les électrodes écartées donnent un meilleur résultat si le tube a 1 cm de diamètre ; dans le tube de o,5 cm, l’influence de l'écartement est insignifiante : dans le tube de 3 cm, l’hydrogène se comporte comme l’air.
- M. L.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance da 5 novembre (*).
- Sur la vitesse de la lumière, par Perrotin. Comptes rendus, t. CXXXt, p. 731-734.
- L’auteur fait connaître quelques-uns des résultats fournis par des expériences exécutées dans ces derniers temps k l’Observatoire de Nice. La méthode employée est celle de la roue dentée de Fizeau, perfectionnée et mise en œuvre sous sa forme définitive par M. Cornu dans les expériences classiques de 1874, entre l'Observatoire de Paris et la tour de Montlhéry. Les stations étaient distantes de 12 km dans les premiers essais ; elle a été peu k peu considérablement augmentée.
- Les mesures faites à 12 km sont au nombre de i48o, dont 810 faites par M. Priai et 670 faites
- par M. Perrotin. La moyenne des mesures du premier observateur est 295,87 X 103 km : sec; celle des mesures de M. Perrotin est 299,93 X io3 km : sec ; leur moyenne est donc 299900 km : sec.
- Les résultats des mesures se rapportant à une distance plus grande seront publiés ultérieurement.
- Séance du 12 novembre.
- Sur les conditions de mise en activité chimique de l’électricité silencieuse, par M. Ber-thelot. Comptes rendus, t. CXXXI, p. 772-781.
- Dans ce mémoire, l’auteur rapproche les faits qu’il a observés, les uns récemment, d’autres, il y a quelques années, dans l’étude des réactions chimiques provoquées par l’électricité silencieuse (c’est-à-dire en opérant sans décharges explosives) dans trois ordres de conditions en apparence très différentes :
- i° L’effluve, développée dans une couche gazeuse placée entre deux surfaces de corps dié-
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- îoctriquos et influencée de part et d’autre, soit par les variations de potentiel que détermineut les décharges d’un appareil d’induction, ou d’une machine électrique, soit par la différence constante de potentiel des deux pôles d’une pile à circuit non fermé ;
- 2° L’électricité atmosphérique, telle qu’elle existe à l’état normal, en dehors des orages et de leurs manifestations explosives ; c’est-à-dire les différences de potentiel qui existent, soit entre les différentes couches d'air, soit entre une couche d’air et les corps situés à la surface de la terre ;
- 3° L’électricité développée par une inégalité de température, ou par des réactions chimiques, donnant lieu à des différences de potentiel électrique dans les différentes régions d’un système gazeux, constitué soit par un gaz unique, soit par un mélange, ou bien encore entre ce système gazeux et les corps liquides ou solides en contact avec lui, par 'exemple dans l’appareil désigné sous le nom de tube chaud et froid.
- Les réactions considérées sont : la formation de l’ozone par T oxygène ordinaire; la polymérisation de l'acétylène et sa production aux dépens des carbures plus riches en hydrogène; l’union directe de l’azote libre avec l’oxygène, ou avec les composés hydrocarbonés; la combinaison de l’hydrogène avec l’oxygène, l’azote, et les décompositions inverses; la dissociation de l’anhydride carbonique en oxyde de carbone et oxygène, etc. if).
- I. Effluve proprement dite (appareils de laboratoire). —». D’après les expériences de M. Berthelet, une différence de potentiel de 7 volts, obtenue au moyen d’une pile de 5 éléments Leclanché, suffit pour produire la fixa-
- vae ' purement chimique, sont ewîothermiqucs (ozone; régénération d’acélylèiie par les autres carbures; décomposition de beau, do l’ammoniaque, de l’acide carbonique, synthèse de l’azotite d’ammoniaque); mais l’énergie consommée dans leur accomplissement est fournie par l’électricité de l’effluve. Les autres sont exothermiques (polymérisation de l’acétylène, formation de l’eau, de l’ammoniaque, de l’acide azotique hydraté par les éléments, etc.) ; l’énergie mise en jeu dans leur formation, même électrique, peut donc être fournie par leurs éléments, tandis que l’électricité joue seulement le rôle de simple déterminant. Malgré cette opposition, les formations électriques des deux catégories Ont lieu dans des
- tion de l’azote libre sur les hvdrates de carbone, ainsi que la transformation de l’oxygène en ozone. Ces actions ne transforment d’ailleurs un poids notable de matière qu’au bout d’un temps plus ou moins considérable, comme on devait s’v attendre, en raison de la dose minime d'énergie électrique mise en jeu.
- La polymérisation de l’acétylène par l'effluve (produisant du styrolène et analogues) commence aussi à des tensions qui ne sont pas très considérables, sans avoir été définies avec autaat de précision que les précédentes.
- 2. L’union de l’azote avec I'hvdrogèneI pour iormer l’ammoniaque ; l’union de l’azote avec l’oxygène, sec ou humide, pour former les acides azotique, azoteux et le peroxyde d’azote, n’ont pas lieu sous de très faibles tensions ainsi que l’auteur l’a reconnu en 1877 (4).
- La formation simultanée de l’acétylène et de l’hydrogène libre., aux dépens des autres carbures d’hydrogène, n’a pas lieu non plus avec de faibles tensions, et il en est de même de la décomposition de l’acide carbonique avec ré-
- Au contraire, toutes les réactions énumérées ont lieu lorsque l’on fait intervenir l’effluve produite avec le concours d’une bobine de lluhm-korfï de 5o cm, alimentée par 6 ou 8 éléments Bunsen.
- 3. La fixation de l’azote libre par les éléments de l’eau, pour former l’azotite d’ammoniaque, exige des tensions plus fortes encore que la formation de l’acide azotique.
- 4. L’union de l’hydrogène et de l’oxygène libres, pour constituer l’eau, exige des tensions notablement plus considérables que la fixation de l’azote sur l’oxygène, ou sur l'hydrogène, ou sur les cléments de l’eau. En effet, en se bornant aux limites de tensions définies plus haut, on peut maintenir l’effluve pendant dix ou douze heures, sans obtenir la combinaison précédente. C’est seulement en réalisant des tensions plus fortes, susceptibles de produire la pluie de feu,
- préparation de l’ozone : aussi IWuafrie a-t-elle tiré parti de celte observation pour obtenir l’ozone exempt de vapeurs azotiques ; tandis que l’ozone en est souillé,
- étincelles électriques, pour le préparer au moyen de l’air atmosphérique.
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- Après avoir rappelé tjnc la différence de potentiel entre deux points de l'atmosphère peut s'élever a plusieurs dizaines de milliers de volts, avant qu’elle devienne assez grande pour produire les manifestalious éclatantes de la foudre et des éclairs, M. Berthelot fait remarquer que les mesures faites par divers observateurs et par lui-même f1) sur la variation du potentiel avec l’altitude montrent que la diflerenco de potentiel entre le sommet d'une plante de a5 cm de hauteur (qui est un potentiel du sol) et la couche d'air qui baigne ce sommet est souvent égale ou supérieure à 7 volts. Celte dirtérencc peut d’ailleurs devenir bien plus grande lorsque des masses d'air
- viennent balayer la surface du sol I/).
- Il était donc à prévoir que dans ces conditions sc produiraient la fixation de l’azote libre sur les hydrates de carbone et la formation de l'ozone. M. Berlhelot a vérifié le premier point en opérant avec de la cellulose (papier), enfermée dans des tubes de verre concentriques, remplis d’air et soumis pendant deux mois à 1" recto de l’électricité dans les tubes a varié, d'après 3 à 180 volts environ peudau temps. Il a ause plus exactomei tion d'azote, en opérant au à peu près immobile, sur des plantes en pleine végétation, disposées sous des cloches closes dans un champ électrique, dont les limites étaient définies par la simple différence de potentiel d’uue pile à circuit non fermé.
- Quant 11 lu formation de l’ozone dans ces M. Berthelot n’a pu la vérifier di-il la considère toutefois comme bien
- Relativement aux auti
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- chute de la foudre. L'existence de semblables potentiels et la réalité des phénomènes d'effluve qu’ils sont susceptibles de produire sont attestées par l’existence de Rôdeur d’ozone, si sensible dans certaines conditions atmosphériques, et plus encore par les phénomènes bien connus des aigrettes lumineuses, visibles à l'extrémité des mâts et des pointes élevées en l’air (feu Sainl-Elmc).
- « J’ajouterai que des chutes de potentiels aussi considérables que ces dernières et les effluves qu’elles provoquent sont capables de déterminer la formation des composés oxygénés de l’azote, ainsi que celles de Tazotate et de l’azoLite d’ammoniaque, composés observés •dans les pluies ordinaires, même non accompagnées d’orages ou déclairs; sans préjudice, bien entendu, des effets du même ordre qui pourraient être provoqués par les décharges explosives et lumineuses des pluies d'orages. Observons d’ailleurs que la réaction des effluves électriques silencieuses de l’atmosphère terrestre est susceptible de produire des effets bien plus considérables que ceux d’un éclair isolé, en raison de la durée des réactions de l’effluve proprement dite, de leur fréquence el de l’étendue sur laquelle elles entrent en exercice.
- « I.es effets physiologiques de l’air des hautes montagnes notamment pourraient être attribués à des réactions du même ordre de l’électricité atmosphérique à un haut potentiel, amenée par des courants d’air au contact du corps humain qui se trouve lui-même au potentiel du sol.
- « Sera-t-il permis d’ajouter que les effets des effluves de très grande intensité sur les mélanges d’hydrogène et d’oxygène expliqueraient la limitation de la dose d’hydrogène dans l'atmosphère, telle que eetlc dose a été trouvée par les récentes recherches de notre confrère. M. A. Gautier ? »
- 111. Efjluves électriques dans un milieu gazeux à températures inégales. — C’est un fait bien connu des physiciens que, toutes les fois qu’une inégalité de température se produit entre les différentes régions d’un milieu gazeux,
- développe des champs électriques; par conséquent il doit s'v développer des réactions d’effluves. De semblables effets secondaires sont surtout marqués dans les systèmes qui sont le siège de réactions chimiques directes plus
- on moins brusques. M. Berthelot a insisté récemment sur leur réalité et leur importance pour l’étude de la formation de l'acide azotique pendant les combustions vives de l’hydrogène, du soufre et du carbone dans l’air.
- Des effets électrochimiques analogues se manifestent également, d’une façon nécessaire, dans un système gazeux soumis simplement à l’action de la chaleur, si la distribution de celle-ci n’est pas uniforme, et particulièrement si une variation subite de température, provoquée en un point donné, détermine dans la masse des mouvements rapides et des frottements intenses. Tel est surtout le cas où l’on met une paroi froide en présence de gaz portés à la température du rouge vif, ou du rouge blanc. Au contact de cette paroi froide, il se forme une couche gazeuse isolante; tandis que les couches gazeuses plus éloignées possèdent une conductibilité électrique croissant avec leur température. La couche gazeuse refroidie se trouve dès lors susceptible de jouer le rôle d’une couche diélectrique et, par conséquent, de devenir le siège des actions chimiques d’effluve, telles qu’elles sc développent, soit dans les appareils d'induction, soit entre les deux pôles d’une pile à circuit ouvert. Ces actions s’y produiront d’autant mieux que la variation de température sera plus grande et que les transformations chimiques exigeront un potentiel plus faible; condition remplie précisément lors de la transformation de l’oxygène en ozone.
- Or, on sait que MM, Troost et ITautefeuille ont observé celle dernière transformation au moyen du tube chaud el froid, lequel réalise précisément les conditions voulues. On peut donc admettre que cel ozone est produit au contact même de la paroi froide, par une réaction d’effluve, sans qu’il soit nécessaire d’en supposer la préexistence nu sein des gaz échauffés. La même observation s’applique aux produits obtenus par aspiration des gaz, au sein d’une flamme.
- M. Berthelot pense que cette réaction d’effluve intervient aussi, à un degré qu’il n’est pas facile de définir, dans les résultats observés par l’emploi du tube chaud et froid et attribués jusqu’ici à la dissociation, notamment dans la décomposition de l’acide carbonique en oxyde de carbone et oxygène, décomposition que le seul contact de la paroi froide el l’effluve électrique résultante sont susceptibles de produire,
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- dès que le potentiel électrique devient notable. 11 fait observer à ce propos que bien que certains des corps obtenus, au moyen du tube chaud et froid, puissent préexister dans une autre région de l’espace où l'on opère et qui se trouve portée h la plus haute température, cependant on ne saurait contester que cette préexistence demanderait à être démontrée par d’antres méthodes.
- En résumé^ M. Iîerthelot considère comme démonLrê pur les laits rappelés qu’un grand nombre des réactions chimiques observées au moyen du tube chaud et froid sont assimilables aux réactions de l’électricité atmosphérique, les unes et les autres étant les mêmes et produites dans les mêmes conditions que les réactions chimiques provoquées par l’effluve des labora-
- Sur les expériences de M. Rowland relatives à l’effet magnétique de la « convection électrique », par V. Crémieu. Comptes rendus, t. CXXXI, p. “97-800
- Dans une note, communiquée à l’Académie le 5 juin dernier (!) hauteur faisait connaître les résultats d’expériences qui l’ont amené h cette conclusion, contraire à celle que M. Rowland et M. ïlimsledt avaient déduite d’expérieuecs antérieures (2), que le mouvement d'un corps électrisé ne produit pas d'effet magnétique. Plus récemment (*) il relatait d’autres essais faits en vue de rechercher si inversement les variations d’un champ magnétique produise?)!; nn déplacement d’un corps électrisé ; ces essais donnèrent, u 11 résultat négatif, ce qui confirmait d’une manière indirecte la conclusion ci-dessus.
- Afin d obtenir une nouvelle vérification, M. Crémieu a repris ses premiers essais en donnant à son appareil la disposition employée par Rowland et par ïlimstedt. Le disque d’ébo-nite doré des premières expériences a été placé entre deux plateaux de laiton dont les faces en regard lurent recouvertes de feuilles de mica, elles-mêmes recouvertes de feuilles d’étain découpées, comme la dorure du plateau, en
- p) Ecl. Electt. XX.ITI, p. 429. 16 juin 1900.
- (a) Pogg. Ann., t. CLVIII, p. 487. —Phil. Mag., p. 445, 1889. — Wied. Ann., t. XXXYIII, p. 56o, 1889. (3) Écl. Ëleet., t. XX.V, p. i3i, 20 octobre 1900.
- secteurs séparément reliés au sol. Le disque tourne autour d’un axe horizontal. A la hauteur de son bord supérieur se trouve, disposée parallèlement a son plan, une aiguille aimantée faisant partie d’un système asiatique, la seconde aiguille du système étant située à n cm plus
- La densité de la couche électrique ayant varié dans les expériences de 1,8 à 4?1 unités CGS, le système magnétique aurait dû subir une déviation correspondant à un déplacement de 12 à iy5 mm. Or M. Crémieu n'a pu observer aucune déviation.
- En présense d’un résultat aussi nettement apposé à celui obtenu par Rowland et ïlimstedt. M. Crémieu a 'cherché quelle pouvait être la cause de la divergence. 11 a pensé qu’elle pouvait être due à une légère différence entre les dispositifs de ccs savants et le sien. Dans ce dernier, le disque tournant est séparé du système magnétique par une fouille d’étain divisée en secteurs, une feuille de mica et enfin un disque de laiton ; dans les dispositifs de Rowland et de ïlimstedt, cette dernière enveloppe métallique manquait. II refit donc ccs essais après avoir supprimé cette enveloppe et il trouva alors une déviation du système magnétique. Mais il reconnut que celte déviation n’augmente pas suivant la loi qu’elle devrait suivre lorsqu'on augmente la convection : ainsi elle 11c dépassait pas 14 mm, alors qu’on aurait dû obtenir 17O mm. Elle ne peut donc être due qu’à des eflets secondaires : une succession très rapide de courants instantanés qui se produisent dans les secteurs d'élaiti fixes sous l’action des secteurs chargés du disque tournant.
- Il semble par conséquent établi que la convection électrique ne produit pas d’effet magnè-
- SDC1ÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS
- Séance du mercredi 7 novembre 1000
- M. Abraham expose les recherches qu’il a faites, de concert avec M. le docteur Marnier sur la stérilisation des eaux potables, par l’ozone.
- Jadis, on se contentait d’un filtrage grossier des eaux destinées à l’alimentation ; depuis les progrès de la bactériologie, depuis qu’on a re-
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- connu que les eaux sont polluées par de nombreux microbes, qu’elles servent de véhicule à toutes les maladies, notamment au choléra et à la fièvre typhoïde, on a demandé davantage, on a exigé que les eaux soient débarrassées de tous
- Pour cela, on a eu recours à différents procédés :
- i° Chauffage à 1200 C., pendant 10 minutes; c'est le procédé classique des laboratoires ; il est parfait au point de vue bactériologique ; au point de vue pratique, il a l’inconvénient d’exiger la dépense de plusieurs kilogrammes de charbon par mètre cube d’eau et d’élever la température de l’eau qui devient moins agréable à boire.
- 2° l'iltrage par la porcelaine, par 'procédé Chamberland. Ce système est parlait au point de vue microbien tant que la porcelaine ne présente aucun trou, aucune fêlure; dans le cas contraire, il sert plutôt à polluer les eaux; il a en outre l’inconvénient d’être très long, l’eau filtrant goutte à goutte.
- 3° Stérilisation par collage. C’esl un procédé analogue au collage du vin ; ou jette par exemple de l’argile en poudre dans l’eau ; l'argile tombe lentement au fond ; les germes s’attachent à elle ; lorsque le dépôt est complet, l’eau restant à la partie supérieure est stérilisée ; il ne reste plus qu'a la décanter. Le procédé Anderson, qui est employé dans plusieurs villes semble agir par le même mécanisme.
- 4e Purification par fîlLres à sable. On obtient des résultats analogues à ceux que donne le filtre Chamberland.
- Sauf le premier procédé, tous ces systèmes arrêtent les microbes, mais ne les tuent pas. Or, il faut tuer les microbes si l’on veut être sûr de s en débarrasser. Pour cela, on a cherché à les empoisonner dans l’eau, eu mélangeant h celle-ci des corps solubles, agissant par oxvda-tion, tels que le sublimé à raison de 1 gramme le litre, les permanganates, les hypoclilorites, l’eau de Javel, etc.
- Lorsque l'eau est stérilisée, on la débarrasse des substances toxiques qu’on y a introduites par un traitement chimique qui les transforme en substances iuoffensivcs ou en substances insolubles qui sont arrêtées par filtrage. Parfait quand il est appliqué avec tous les soins désirables, ce procédé est dangereux en général par
- ce que les poisons solubles sont rarement élimi nés en totalité.
- Il fallait trouver un corps non soluble, ou toutefois, soluble en quantité assez faible pour 11’ètre pas nuisible et tuant les microbes.L’ozone répond parfaitement à cette condition, ainsi que l’a, le premier, reconnu M. James Chap-puis. Différents inventeurs et savants ont cherché à réaliser l’application pratique de l’ozone à Iff stérilisation des eaux, mais leurs procédés présentaient tous des inconvénients tellement graves qu’ils ne purent cire appliqués.
- MM. Mariiier et Abraham étudièrent au laboratoire d’abord, puis en pratique : 1" la production de l’ozone; 2° l’action bactériologique de ce dernier, et ils établirent le procédé parfait, simple, économique.
- De leurs expériences de laboratoire, ils ont conclu ce qui suit :
- i° Pour la stérilisation de l’eau, il est nécessaire que la concentration de l’ozone ne soit pas inférieure à un certain minimum qui dépend de la nature de l’eau et qui atteint en général de 4 à 5 milligrammes d’ozone par litre de gaz f1). 11 est évident que la concentration nécessaire dépend de la plus ou moins grande pureté de l’eau ; nulle avec de l’eau stérile, elle devra êLre maximum pour des eaux très impures, comme des eaux d’égoul.
- 20 La durée de contact de l'ozone avec l’eau à stériliser ne doit pas lion plus être inférieure à un certain minimum qui dépend aussi de la qualité de l’eau à traiter.
- 3° Il faut que le contact entre l’ozone et l’eau soit aussi intime que possible, parce que, justement, l’ozone est très peu soluble dans l'eau ; il iaut que le contact soit presque moléculaire.
- La réalisation pratique de ces conditions exige un appareil permettant de régler la concentration de l’ozone, la vitesse d’écoulement’de l’eau, la vitesse de circulation du gaz ; ce dernier point permet de ne laisser échapper à l’air libre que dirgaz dont tout l’ozone a été utilisé.
- L’appareil auquel MM. Marnier et Abraham
- l1) On sait que dans les oxydations, deux volumes d’ozone sc décomposant on deux volumes d'oxygène libre cl en un volume d'oxygène absorbable qui disparaît c’est à cet oxygène absorbable que sc rapporte le chiffre do
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- L ’ É 0 L AIRAÜE É L METRIQUE
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- 02$
- se sont arrêtés est simplement la tour de Gay-Lussac. C’est un grand cylindre Vertical en partie rempli de cailloux ; l’eau arrive à la partie supérieure; un robinet permet d’en régler le débit; elle s’écoule à la partie inférieure, d’où elle se rend aux conduites d’utilisation. L’air atmosphérique ozonisé, arrive à la partie inférieure et s'échappe à la partie supérieure ; on conçoit que l’eau et le gaz se divisent sur les cailloux où ils viennent en contact très intime ; le robinet et le ventilateur permettent de régler la vitesse d’écoulement des deux fluides. Ce résultat est obtenu d’une façon parfaite sans dépense sensible d'énergie mécanique, tandis que les barbotteurs ordinaires, les injccteurs, les appareils de pulvérisation d’eau dans une atmosphère d’ozone, les émulseurs, exigent une dépense souvent considérable d’énergie mécanique et ne permettent pas de régler aussi parfaitement les conditions nécessaires. C'est à un point que l'inventeur d’un des systèmes précédents aurait dû adjoindre à son émulseur une tour de Gay-Lussae.
- La production industrielle de l’ozone n’était pas non plus sans offrir de sérieuses difficultés. Le dispositif adopté est. le suivant : L’électricité à haut potentiel est engendrée par un alternateur alimentant un transformateur.
- Les effluves sont produites entre deux plateaux métalliques placés l’un en face de l’autre et. séparés par des plaques de verre entre lesquelles circule l’air atmosphérique à ozoniser.
- En dérivation entre les deux plateaux métalliques se trouve un excitateur ou déflagrateur, servant de soupape électrique, afin que, si le potentiel vient à s’élever accidentellement au delà d une certaine valeur, une étincelle se produise en ce point; sans celte précaution, des étincelles latérales léchant le verre, se produiraient à l’ozoneur ou, même, le verre de celui-ci serait percé. Un des deux plateaux est percé en son centre afin de donner passage à un tuyau qui est relié à la canalisation générale d’air ozoné sur laquelle est place le veiîlilateur dont il a été question plus haut. L’air ordinaire, aspiré, arrive par les bords de l’ozoneur en forme de disque. Chaque plateau métallique de l’ozoneur est creux et un courant d’eau froide le parcours constamment, afin d’éviter réchauffement considérable qui se produirait sans cette
- précaution, étant donné que la densité de la pluie d’étincelles qu’on provoque est forte puisque la concentration de l’ozone doit, être élevée ; or, on sait que la chaleur détruit 1 ozone. Pour éviter que le courant d’eau ne mette les deux plateaux à la terre, c’est-à-dire en court-circuit, le dispositif suivant très ingénieux a été imaginé: l’eau arrive par un robinet ordinaire dans un seau métallique dont le fond est percé de petits trous; la pluie, en gouttes séparées, qui est ainsi formée tombe dans un récipient supporté par des isolateurs et d’où l’eau s’écoule vers les disques. Lorsqu’elle a traversé ceux-ci, l’eau se rend dans un autre récipient isolé dont le fond est également percé de trous afin de permettre l’écoulement à la terre tout en assurant un isolement parfait puisque chaque goutte de la pluie ainsi formée est séparée de ses voisines et n’est, plus en contact avec le récipient quand elle arrive à la terre. Chaque disque est muni d’un dispositif analogue.
- Bien entendu, eu pratique, un ozoneur est formé par la réunion d’un plus ou moins grand nombre de paires de disques. Tous les disques de même signe sont réunis en dérivation au point de vue électrique ; l’eau y circule en série.
- L’air atmosphérique à ozoner est desséché avant de parvenir à l’ozoneur.
- Des essais pratiques sur uuc assez grande échelle ont été exécutés à Lille, ils ont donné pleine satislaclion ('). Une société a été formée pour l’exploitation des procédés qui ont été adoptés pour la stérilisation des eaux potables de plusieurs villes.
- Le prix de revient varie évidemment suivant les circonstances locales qui influent sur le prix de revient du kilowatt-heure et aussi suivant la nature des eaux à traiter, les eaux très impures entraînant, bien en tendu, . des dépenses plus élevées. En général, on peut compter sur un prix total de o,oo3 à 0,006 fr. par mètre cube d’eau traité, suivant l’importance de l’installation. G. P.
- (') Voir L'Éclairage Électrique, t. XX, p. 117, 28 juillet 1899. — Voir aussi, pour la stérilisation de l’eau par l ozouc, t. XXI, p. 3g4 et 5i4, 9 et 3o décembre T^99-
- Le Gerant : C. XATJD
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- Tome XXV.
- Samedi Ie' Décembre 1900.
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE f-
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- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, .Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne. Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A, WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- LES APPAREILS DE MESURES INDUSTRIELS DE LA SECTION ALLEMANDE
- Si l’on considère l’ensemble des nombreux appareils, voltmètres, ampèremètres ou watlmètres, exposés dans la seelion allemande, comme dans toutes les autres d’ailleurs, on est frappé par les dimensions de ces appareils. Là où, autrefois, les diamètres de i5 à 20 cm étaient les plus grands, on trouve, en grand nombre, des appareils de 3o à 5o cnt. Ceci se comprend très bien si on tient compte du développement corlfeidérablc des grandes usines, où il est nécessaire d’avoir des instruments de grandes dimensions, permettant la lecture à distance. Des appareils de ce genre existent chez les principaux exposants allemands : Allgomeine Elektriciliits Gesellsehaft (A. E. G.), Siemens et Ilalsku, Hartmann et ILaun.
- La même préoccupation de rendre les lectures faciles a conduit à faire, comme l’avait fait le premier Westori, en Amérique, des cadrans transparents éclairés par des lampes placées derrière. Cette disposition que l’on retrouve chez Siemens (fig. 1), et chez Hartmann, permet d’observer facilement les indications des instruments, puisque les divisions et l’index se détachent en noir sur un fond éclairé.
- Une autre disposition tend également à faciliter les observations à distance; elle consiste à supprimer sur les cadrans toutes les divisions inutiles. C’est ainsi que, dans les voltmètres, on se borne à indiquer sur l’échelle les divisions comprises entre 20 à 3o p. 100 en plus et en moins du régime normal. Ce résultat est obtenu, pour les galvanomètres à cadre mobile, en donnant aux ressorts une torsion initiale qui applique fortement le cadre contre une butée; dans ces conditions, il faut que le couple électromagnétique, produit par le courant, soit plus grand que le couple initial du ressort, pour que la déviation commence à
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- se produire. On obtient ainsi, avec un angle total de déviation toujours le meme, des divisions ayant une amplitude deux à trois fois plus grande; par exemple, un voltmètre de i5o volts, au lieu d’être divisé en ido parties, n’aura que 5o divisions trois fois plus larges, la déviation ne commençant qu’à 100 volts. Dans d’autres appareils, ce résultat est. atteint en accentuant l'inégalité des divisions et en réglant la sensibilité de telle sorte que les plus grandes divisions se trouvent justement au voltage moyen de fonctionnement.
- Les appareils à cadran plat, posés contre un tableau, ne sont pas toujours d’une lecture facile pour ceux qui ont a manœuvrer des commutateurs placés au-dessous: pour remédier à ce défaut Weston a, depuis longtemps, adopté une forme d'appareil triangulaires dans laquelle le cadran divisé est tracé sur une surface cylindrique inclinée par rapport au
- Fig. i. — Voltmètre Siemens et Halskc à cadran lumineux. Fig. 2. — Ampèremètre Hartmann et Braun.
- tableau et facilement lisible pour les personnes placées au-dessous. Nous retrouvons cette disposition, un peu modifiée, chez Hartmann (fig. 1). L’appareil est renfermé dans une boîte de forme presque triangulaire, l'axe de la partie mobile est voisin d'un des sommets et perpendiculaire au plan de la boîte. La base du triangle, opposée à la partie mobile, est ouverte et porte un cadran cylindrique devant lequel se déplace Je bout recourbe de l’index. Ce qu’il y a de particulier ici, c’est que toute la boîte tourne sur un pivot, autour de l’angde inférieur,-ce qui permet de donner au cadran divisé une inclinaison différente, par rapport au tableau, selon que l'observation doit être faite au-dessous et de près, ou à distance.
- La disposition, si fréquemment adoptée en Amérique et en Angleterre, qui consiste à envelopper les appareils dans une boîte, en fonte ou autre alliage, ne paraît pas s’être beaucoup généralisée en Allemagne, nous ne la retrouvons que chez Hartmann. Les autres constructeurs ont conservé la forme ancienne où la glace et le cadran divisé occupent toute la surface de l'appareil.
- Dans la série des appareils électromagnétiques, on remarque fréquemment une double
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- graduation, d’une part pour courant continu, d’autre part pour courant alternatif d’une fréquence déterminée.
- Dans le galvanomètre de Siemens et Halske (fig. 3), le système électromagnétique se compose simplement d’une came en fer doux fixée à un axe do rotation horizontal et placée au-dessus d’un petit solénoïde vertical, parcouru par le courant à mesurer. L’attraction
- magnétique tend à faire pénétrer la came dans le solénoïde, ce qui amène la rotation de l’axe et la déviation do l’index ; la force antagoniste est la pesanteur. L’axe porte, au bout d’un bras courbé, un petit disque qui se meut dans une boîte on forme de tore de section circulaire ; le disque est assez bien ajusté pour former piston, sans frottement, de sorte que la résistance de l’air produit un 'amortissement presque; complet des oscillations.
- Nous avons déjà vu (*) que les galvanomètres à cadre mobile paraissaient devoir prendre
- Fig. 5. — Voltmètre et ampèremètre Hartmann cl Fig. ü. — Ampèremètre et voltmètre à cadre mobile
- Braun, pour automobiles. A.E.G.
- pour le courant continu, la place prépondérante ; nous en trouvons en effet de nombreux modèles, trop peu différents pour qu’il soit nécessaire de les citer tous ; la figui*e 4 en montre n spécimen. Comme Cormes différentes, il faut signaler la disposition, qui tend à se généraliser, dans laquelle deux appareils : voltmètre et ampèremètre sont réunis. Ces appareils doubles sont destinés soit aux voitures électriques (fig. 5), soit à la vérification des compteurs
- (*) Éclairage Électrique, l. XXIV, p. 3aa.
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- (fig. 6). Dans le premier cas, il faut évidemment un équilibrage parfait de tous les organes mobiles pour que les vibrations de la voiture ne se traduisent pas par un affolement complet
- un système de galvanomètres suspendus sur des ressorts (Hartmann); ce système est peut-être avantageux dans certains cas, mais il faut toujours craindre que les ressorts augmentent les oscillations au lieu de les diminuer.
- La vérification des accumulateurs a également fait créer une multitude de volLmètres à cadre mobile; un des plus intéressants à cet égard est celui de Hartmann (fig. 7) que l'on peut considérer comme le plus petit galvanomètre Deprez et d’Arsonval construit industriellement. De la dimension d'une grosse montre, à peu près, cet instrument renferme tous les organes Jdes galvanomètres à cadre mobile et il est construit avec beaucoup de soin.
- J.a sensibilité des voltmètres à cadre mobile est réglée en faisant varier la résistance du circuit; pour les voltages ordinaires, la résistance est contenue dans la cage du galvanomètre, mais, au delà de 5oo volts, la résistance est (trop grande et exige trop de précautions pour l'isolement; on la place alors dans une boite extérieure.
- Pour les ampèremètres, c’est par la résistance du shunt, placé en dérivation sur le galvanomètre, que l’on fait varier la sensibilité ; la différence de potentiel nécessaire pour obtenir la déviation totale du galvanomètre est généralement comprise entre o,o5 et 0,10 volt. Les shunts employés à col. effet ont des formes bien connues, ils sont composés de lames d’alliage à faible coefficient de température ; maillcehort, nickeline, manganin, réunies aux deux extrémités dans des blocs de laiton auxquels sont fixées des prises de courant spéciales. Bien entendu, le nombre et la surface de ces lames sont proportionnés à l’intensité à mesurer, pour offrir une surface de refroidissement convenable. Un de ces shunts, exposé par l’A.E.G. est destiné à mesurer 8 000 ampères ; il a une résistance de 0,0000070 ohm, il absorbe donc une puissance de 480 watts et il présente une surface de refroidissement d’environ 82 cm2 par watt. Ce shunt est en nickeline et sa surface est nickelée.
- Les shunts de Hartmann (fig. 8) présentent une disposition nouvelle : pour donner aux lames de manganin qui les composent la rigidité nécessaire, de façon à dispenser de l’emploi d’un support isolanL pour tenir les deux blocs de laiton, chaque lame est emboutie, comme les couvercles des boîtes métalliques; par ce moyen, on arrive à construire des shunts rigides, môme avec des lames relativement minces.
- des index. Pour les voitures également, on emploie
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- Pour les mesures de précision, Siemens et Halske construisent des shunts en inanganin plongés dans un bain de paraffine ; la chaleur de fusion de ce corps est assez grande pour maintenir la température du bain au-dessous de la température de fusion — 56° environ — et, comme le manganin a un coefficient de variation 1res faible, la correction peut être négligée. On évite par ce moyen une élévation anormale de la température, sans avoir besoin de recourir à une circulation d'eau et, en mémo temps, la résistance est toujours bien isolée.
- Si les appareils employés ordinairement pour le courant continu dérivent presque tous du principe unique du cadre mobile, les appareils pour courant alternatif reposent sur des principes beaucoup plus variés. 11 y a les appareils à fer doux, dont nous avons parlé plus haut, les électrodynamomètres, les appareils thermiques, les galvanomètres à champ tournant et les éleclromètres. Pour faire varier la sensibilité de ces divers appareils, on dispose, comme pour le courant continu, des résistances en série ou en dérivation, mais on emploie ssi, et de plus en plus, les transformateurs et les bobines de self-induction. Enfin les cou-ats alternatifs emploient encore d’au 1res instruments qui leur sont spéciaux : les phase-itres et les fréquencemètres, appareils encore très peu répandus.
- Comme appareils de précision, pour les courants alternatifs, on ne peut guère employer les éleetrodynamomèlres : les éleclromètres sont trop délicats et susceptibles de se
- dérégler, les appareils thermique suffisante, et les appareils à fer d tiens de fréquence.
- Les électrodynamomètres de . fait, ils n’en différent guère < rit. Celte disposition se vo en dans les schémas des appr ils de VA.E.G. dont, la des
- prutiqu
- n’offrent pas une exactitude at trop affectés par les
- mm
- comme dans les ressorts spir
- irant à la bobine mobile ei servent de force antagoniste.. Dans Lig. 9. _Wallmclvc de précision Siemens.
- cet appareil, l’amortissement est ‘ ,
- obtenu, par l’action de deux aimants sur une palette d'aluminium, découpée en forme de 8.
- L'appareil de Siemens (fig. 9) diffère par l'amortissement qui est obtenu, comme dans les galvanomètres électromagnétiques cités plus haut, par le mouvement d’une sorte de petit piston glissant dans un tore.
- Quand les éleclrodynamomètres sont employés comme voltmètres, le montage est très nple : les bobines fixe et mobile; sont reliées en série et une résistance extérieure est ajoutée pour diminuer la réactance des bobines et le coefficient de variation avec la température. Ces appareils exigent, un courant beaucoup plus intense que les galvanomètres à cadre mobile, à cause de la laiblesse du champ créé par les bobines lixes ; ainsi le voltmètre de l’A.E.G. a, pour 120 volts, une résistance totale de 2i3o ohms, tandis qu’un gai-
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- vanomètre aurait au moins 12000 ohms. Sur cette résistance, les bobines ont seulement i3o ohms et la résistance extérieure 2 000, ce qui fait, tomber le coefficient total à 0,00024, au lieu de o,oo4 pour les bobines do cuivre. Grâce également à cette résistance additionnelle l’impédance du circuit est négligeable pour les fréquences ordinaires. La faible valeur de cette résistance montre aussi que la présence des lames de fer n’augmente pas beaucoup le champ des bobines fixes.
- Le montage comme ampèremètre est plus délicat et il prêle plus à la critique. Comme il est impossible de faire passer le courant total dans le cadre mobile, dont les ressorts ne peuvent être traversés que par de très faibles courants, on est obligé de placer ce cadre en dérivation, soit sur une résistance appropriée, soit sur la bobine fixe elle-même ; mais il faut, et. la condition est rarement remplie, que les impédances des deux circuits soient dans
- ittmeler]
- le même rapport que los résistances, faute do quoi, les deux circuits n’étant pas en phase, les indications varient avec la fréquence.
- En pratique, c’est surtout comme vvattmètres que ces instruments rendent des services. Dans ce cas, les bobines fixes reçoivent le courant total et la bobine mobile est placée dans le circuit des volts ; cette disposition est bien connue et ces appareils 011t. les qualités et les défauts des vvattmètres à torsion, auxquels ils se substituent de plus en plus. O11 trouve dans la section allemande, différents modèles de ces instruments : les uns destinés aux mesures exactes sont enfermés dans une boîte* en bois (fig. 9) et portent un commutateur qui permet de grouper les bobines fixes en série ou en dérivation ; les autres, construits pour les tableaux de distribution, sont dans des cages métalliques rondes et portent une seule graduation.
- La disposition employée par Siemens et Halske pour obtenir la proportionnalité presque absolue do l’échelle des wallmètres, consiste à donner à la lame qui forme le circuit des ampères, une forme spéciale. Au lieu de disposer deux simples bobines de chaque côté du cadre mobile, lesquelles donnent un champ presque uniforme et parallèle, il n’y a qu’une seule bobine dont les portions horizontales sont découpées en forme d’anneaux concentriques à l’axe de rotation de la bobine mobile, de sorte que le courant total se divise en deux parties, suivant chacune un chemin circulaire. On obtient ainsi une déformation du champ magnétique, qui place le cadre mobile à peu près dans les
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- mêmes conditions que dans les galvanomètres, en lui faisant couper les lignes de force normalement.
- Le wattmèlre de- Hartmann (fig. 10) diffère des précédents par la disposition des bobines qui est celle de i’électrodynamomètre à miroir dont nous avons déjà parlé (').
- Ces appareils servent aussi pour les courants polyphasés et nous trouvons ici une disposition qui paraît se généraliser pour l'application aux courants triphasés. Elle consiste à
- d'elles renfermant Rats a\
- créer un point neutre fictif au moyen de trois résistances égales, le cadre mobile du wattniètre (fig. n). Par ce moyen, on obtient d seul instrument quand les charges sont égales sur les trois phases; mais il reste à savoir si ce cas se présente souvent ?
- Il n'est pas nécessaire de parler ici des voltmètres et ampèremètres thermiques, la section allemande ne nous en présente d’ailleurs qu'un seul modèle, celui de Hartmann, mais il faut reconnaître que cet appareil est aujourd'hui extrêmement répandu ; la grande majorité des machines à courant alternatif de l’Exposition en est munie et c’est là, mieux encore que chez le constructeur, qu’il faut les voir fonctionner.
- La même maison a tout récemment ajouté à son exposition un modèle de voltmètre thermique, à miroir, susceptible de rendre des services dans le laboratoire (fig. 12). Il se compose de deux fils fins, tendus verticalement, elportés par une potence métallique ; le courant parcourt ces deux fils et les échauffe.
- Un autre fil fin, isolant, attaché au milieu de chacun des deux autres, forme avec eux comme la branche horizontale d'un II. Ce dernier fil est tendu lui-rnôme par un quatrième fil qui s’attache en son milieu et, par l’extrémité, s’enroule sur la poulie d’un axe portant le miroir. T/axe est suspendu entre deux fils de torsion, comme les cadres mobiles vies galvanomètres. A l’aide du bouton supérieur, on donne une torsion au fil de suspension, ce qui fait tourner l’axe el enroule le quatrième fil sur la poulie; celui-ci tire alors sur le fil horizontal de TH, lui donne une flèche plus forte et oblige également les fils actifs à fléchir; le système prend une position déterminée par les réactions élastiques de tous ces fils. Quand le courant traverse l’appareil, les fils verticaux se dilaLent, cèdent à la traction exercée parle fil horizontal et le mouvement se transmeta l’axe qui tourne, sollicité par la torsion du fil supérieur. Celte disposition permet d'observer un petit déplacement du spot pour 1 milliampère, l'échelle étant placée à 1 rn du miroir.
- Les galvanomètres à induction se trouvent en Lrcs grand nombre dans la section allô—
- • VoUm
- (*) Éclairage Êle
- XXIV, p. 3*4.
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- mande, mais il faut reconnaître qu'il y en a fort pei rnents est connu : un ou plusieurs électro-aimants, dans un disque ou un tambour léger, des courants teur, dissymétrique par rapport à l’électro-aimant, on le disqu
- n service. Le principe de ces instru-noyaux en fer laminé, développent, iduits. Au moyen d’un écran condue-i crée un champ tournant qui réagit et tend à le faire tourner (Ptg. i3
- et i4).
- Ces appareils doivent évidemment être gradués pour la fréquence à laquelle ils sont destinés, mais on peut rendre leurs indications indépendantes des petites variations de vitesse de la génératrice, en réglant la scll-induetion des différentes parties rie telle façon que la fréquence de'régime soit celle qui donne le couple maximum. Dans les appareils bien étudiés, on peut admettre que les indications sont pratiquement (exactes pour des valeurs comprises entre io p. ioo en plus ou en moins de la fréquence de régime.
- rC' Dans le voltmètre de I’A.E.G. (fig. i3 à i5), l’induit a la forme d’un disque, il est porté par nistc est fournie par deux petits ressorts spiraux ; ces ens inverse pour éviter les déplacements de zéro causés ila partie inférieure, son circuit magnétique est presque tiennent les tôles du noyau, l’une d’elles forme comme le disque, tandis que l’autre est entièrement ée la dissv-
- mi axe horizontal et la force anta ressorts sont égaux et enroulés ei par !a dilatation. L’éleclro est plac fermé. Deux plaques <le; laiton m; un U, entre les branches desquelles pa coupée ; c’est cette simple différence qu inétrie nécessaire. Un aimant, permanent, situé à gauche de l’électro, agiL sur le disque pour amortir les oscillations.
- Les mnpèremèlres jusqu’à 6oo ampères présentent la môme disposition.
- Pour les inlensilés plus grandes, l’élcctro-aimant est enroulé en fîl relativement fin et relié au secondaire d’un transformateur (fig. i6'i. Le circuit primaire est constitué par une simple lame de cuivre de section appropriée à l'intensité, à mesurer ; sur cette lame, et perpendiculairement à la direction du courant, est placé un noyau <le fer sur lequel est enroulé le secondaire. Un deuxième noyau de fer est placé derrière la lame de façon à former un circuit magnétique presque fermé. Dans le modèle pour 8ooo ampères, exposé par
- TA. E. G .,1e noyau de fer entoure complètement la lame primaire. Un des avantages réclamés pour cette disposition, c’est qu’elle perrneL de faire des mesures, sur plusieurs circuits, avec un seul galvanomètre et autant de transformateurs que de circuits, les transformateurs étant installés ù demeure dans les circuits comme les shunts des ampèremètres à. courant continu.
- La construction des wallmètres est extrêmement facile;, dans ce système : il suffit de faire agir, sur le meme disque, un électro excité par le courant total et un second agissant
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- comme bobine des volts, en ayant soin de placer dans le circuit de ce dernier une self-induction suffisante et, ou besoin, un shunt pour obtenir un retard de phase d’un quart de période. Dans les wattmètres de l’A.E.G.. il y a une bobine d'ampères et i bobines de volts, placées symétriquement à la première; il y a mi écran conducteur sous chaque électro de volt; il n'y en a pas sous l’électro des ampères. Les galvanomètres à induction de Hartmann et Braun sont à peu près semblables.
- La construction de Siemens et Halske est sensiblement differente bien que basée sur le même principe : le disque est remplacé par un tambour et, au lieu des électros séparés, il y a les quatre projections polaires d'un anneau de fer laminé (fig. 17 et 18). Dans le cas du wattmèlre les bobines qui entourent les pèles sont groupées •.>. par 0. et reçoivent, les unes, le courant total, les autres, le courant dérivé. Ces appareils, qui portent, chez Siemens, le nom de Fcrraris, sont construits en differentes grandeurs et tout le inonde a remarqué les trois grands appareils do ce système, montés sur une sorte de candélabre à 3 branches, qui fonctionnent, dans la galerie clos machines étrangères, auprès du groupe Borsig-Siemens.
- Dans les wattmètres à induction on emploie aussi fréquemment les transformateurs; ainsi les wattmètres Ferraris, de Siemens, sont, pour les intensités supérieures à 3oo ampères et les voltages au delà de 55o volts, munis d’un transformateur, pour l’inLonsité, et d’une bobine de self séparée, pour les volts. Dans les appareils de l’A. E. G. on emploie aussi le transformateur pour l’intensité, mais, déplus, pour les voltages élevés, on se sert d’un
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- transformaient1 pour réduire la tension (fig. 19', de sorte que le wallmètre lui-même ne reçoit pas de courant à haute tension, ce qui est évidemment une garantie.
- Les éleclromètres sont représentés, à l’A.E.G., par différents modèles tous dérivés de celui de la figure 20. Une aiguille dissymétrique est attirée par deux secteurs fixes et un contrepoids s’oppose à ce mouvement; nu petit aimant agit sur l’aiguille pour amortir ses oscillations. La seule particularité à signaler dans cet instrument c’est la présence de lames de micanile, collées sur
- Schéma des appareils Fc
- les faces internes des'secteurs fixes et débordant, largement de ces derniers; on évite ainsi la destruction de l'instrument, en diminuant les chances d’étincelles, mais, par contre, l’emploi du courant continu est impossible, à cause de la polarisation du diélectrique.
- L'éleelroniètre multicellulaire de Hartmann (fig-. 21), conserve la disposition des cadrans et. des aiguilles de l’appareil de Kelvin, mais la suspension à fil est logée à l’intérieur du petit Uiho qui réunit les aiguilles, do sorte que l’appareil n’a pas la colonne extérieure destinée à couvrir la suspension et qu'il peut être renfermé dans une boîte ronde, de dimensions ordinaires. De plus, et c’est là un côté intéressant, l’amortisseur à liquide, d’un emploi si incommode, est remplacé par un disque d’aluminium tournant entre les pôles de petits aimants.
- La même maison présente également un antre modèle tcur d<* tension pour wiiUuictrc d’électromètre pour hauts voltages (fig. 22), dans lequel A. E. G. une palette fixe, presque verticale, attire une palette mobile
- suspendue, à sa partie supérieure, à un pivot qui lui permet de s'écarter légèrement do la verticale; la force anlagoniste est la pesanteur. Le déplacement de la palette mobileestirès petit, mais un fil, attaché à sa partie inférieure, s’enroule sur un petit treuil monté sur l’axe qui porte l’index; le mouvement est ainsi fortement amplifié. L’amortissement est encore obtenu là par l’action d’un aimant sur un disque conducteur.
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- Nous avons vu, plus haut, que l'emploi des transformateurs se généralisait dans les mesures de courants alternatifs et. eu effet, ces appareils peuvent se prêter à toutes les mesures pourvu qu'ils soient employés à la fréquence pour laquelle ils sont réglés. L’AËd on présente un certain nombre comme réducteurs de tension ; la figure 23 montre la disposition employée. Ce modèle, qui est construit pour 6000 volts, est un véritable transformateur industriel, puisqu’il pèse environ 3y kg ; il peut absorber ido watts sans éehauIFeinent exagéré.
- On voit, dans les sections allemandes, deux modèles de phasemètres industriels. Celui de l’A. E.G. est un appareil donnant, non pas la différence de phase entre E et I, mais seulement l sin o, c’est-à-dire le courant déwallé ; c’est pourquoi cet appareil est gradué en ampères. Il y a 2 graduations, une de chaque côté du zéro, de sorte que l'instrument peut indiquer s’il y a avance ou retard de phase. Le principe est exactement le même que celui du waltmètre à induction dont nous avons parlé plus haut, avec cette dilfc- ^‘g-20- — VoUmètr^électrostatique ronce que les bobines de volts sont en phase avec la tension
- et, par conséquent. le couple éleetrodynamique est mil quand E et 1 sont en phase.
- Le phasemètre de Hartmann est entièrement différent, il indique directement sur un cadran gradué l'angle de phase 0 [dig. 24). Cet appareil est construit comme une sorte de
- wattmètre dans lequel Je circuit des volts est remplacé par un système de 2 bobines, enchevêtrées l’iiTie dans l’autre et faisant entre elles un angle deqo0; ces bobines sont portées par un axe vertical passant par les points de croisement. Le courant dérivé passe d'abord à travers une résistance, puis se bifurque dans les deux bobines, mais, au moyen d’une bobine de self, on crée entre les 2 courants une différence de phase d’un quart de période, de sorte
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- que le système donne naissance à un champ tournant. Quand la bobine fixe est parcourue par le courant total, le système mobile tend à s'orienter de façon que la composante du champ
- Fig
- tournant, qui est en phase avec, l’intensité totale, vienne se placer parallèlement au champ créé par la bobine fixe ; comme cette composante en phase a une position variable suivant le retard de I surE, on conçoit que le système mobile prend une position différente pour chaque valeur de <p ; un index, fixé au sysLème mobile, indique^, sunm cadran divisé empiriquement. Cet appareil doit être gradué pour chaque valeur de la fréquence, mais ses indications sont, à peu près indifférentes à la grandeur de I et de Ë, l’équipage mobile étant sans force directrice appréciable.
- Les fréquencemètres de KempI-IIarUnann sont basés sur la résonance. Dans le premier modèle (tig. a5), une série de 32 lames vibrantes en acier, montées comme des anches de musique, sont disposées contre la paroi intérieure d’une boîte cylindrique. Ces anches sont réglées par demi-période, de 4° à ~)6 périodes par second»!. Un électro-aimant droit, porté par un axe qui tourne au centre de la boîte, peut être amené successivement devant chaque anche. Cet éleçtro est à fil fin, il se place ou dérivation sur le circuit à essayer, comme un voltmètre. Quand l’électro excité passe devant la lame vibrante de même période, celle-ci se met à vibrer et rend un son d'autant plus inlense- que la résonance est plus parfaite. La mesure consiste donc, simplement, à faire Luurner l'électro-aimant jusqu’à ce qu'il arrive «levant la laine convenable ; à ce moment un index, porté par l'axe, indique, sur un cadran, la fréquence corres-
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- pondante. Quand ln frcquen celles-ci vibrent toutes deu Le second modèle (fig. vibrantes, l’une au-dessus, 1 agissent sur ces lames. Qua
- * est oompr
- i entre les valeurs de <1 isi une fraction de p<
- lames consécutive
- aG) est surtout un indicateu 'autre au-dessous de la fréqu nd la vitesse de la génératrice se maintient au régime, les lames restent au repos, mais si elle augmente ou diminue, l’une des deux lames entre en vibration et son amplitude est d’autant, plus grande que l’on approche plus de la résonance. On y se sert de cette vibration pour actionner un relais faisant fonctionner des sonneries, ou des lampes de couleur. pour avertir du changement de vitesse.
- La mesure de l’isolement des réseaux en activité préoccupe, à bon droit, les électriciens.
- Une solution, souvent adoptée aujourd’hui, consiste à faire usage d’un voltmètre gradué en ohms ; il suffit, en effet, d’indiquer sur le cadran la résistance en ohms qu’il faut intercaler dans le circuit pour obtenir les ^ ^ différentes déviations, le voltage restant constant. Un appareil de ce genre, placé entre un des conducteurs et la terre, indique la résistance d’isolement qui existe entre 1 — dans le cas où il n’y a de fuites que sur le second cond ces appareils existent, le procédé est d’ailleurs applicable à tous les voltmètres,
- e conducteur et la terre — Un grand nombre
- évidemment, la résislanee maximum que. l'on peut mesurer est liée à la résistance du voltmètre lui-même.
- La méthode s'applique aux réseaux à courant alternatif aussi bien qu’à ceux à courant
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- continu, bien qu’il y ait lieu de faire des réserves à cause de la capacité des câbles.
- On trouve des appareils de ce genre chez tous les constructeurs, ils n ont rien de particulier à signaler.
- Pour éviter, avec les courants alternatifs, le courant de charge de la capacité du câble, l’A. E. G. conseille l’emploi des électromètres : deux de ces instruments étant reliés en série, entre les câbles à essayer, cL leur point de jonction étant à la terre : les indications de chaque appareil sont alors en raison directe de l’isolement qui existe entre le câble correspondant et la terre. Cette méthode a l’inconvénient de ne donner qu’une ûxdicaiion très grossière sur le câble le mieux isolé, car les appareils indiquent seulement le rapport des résistances d’isolement; deux câbles parfaitement, mais inégalement isolés peuvent, dans ces conditions, faire croire à un défaut.
- Avec les courants alternatifs on peut isoler complètement l’appareil de mesures de la source de courant, en employant un transformateur ; c’est la disposition que nous trouvons chez Siemens et à l’A.E. G. Dans le premier modèle (iig. 27), un voltmètre à induction est relié au secondaire d'un transformateur placé dans le socle de l'appareil. Dans [le deuxième (fîg. 28 et 29), le transformateur est muni de deux secondaires : l’un, B, destiné à créer le champ du voltmètre, l’autre, C, donne une force électromotrice égale à celle du réseau et est relié, d’une part, au voltmètre et à la terre, d’autre part, au câble à essayer.
- Enfin pour les circuits à haute tension on relie un voltmètre à faible voltage à un transformateur réducteur dont le primaire est traversé par le courant de fuite que l’on veut mesurer. Bien entendu il faut faire, pour tous ces dispositifs, les réserves relatives à la capacité des câbles.
- II. Armagnat.
- ALTERNATEUR SYSTEME BOUCIIEROT DU GROUPE DELAUXA'Y-BELLE VILLE ET BRÉGUET
- L’alternateur du groupe Delaunay-Belleville et Bréguet (fîg. 1, 2 et 3) est un alternateur triphasé pouvant donner 2200 volts composés eL 220 ampères par fil avec un facteur de puissance de 0,8, en tournant à la vitesse de 25o tours par minute.
- 11 est disposé de manière que sa tension aux bornes se maintienne constante et sensiblement indépendante du débit en courant watté ou déwatté. Ce résultat est obtenu par la combinaison, avec l'alternateur proprement dit, d’une dynamo excitatrice spéciale, que nous appelons « Dynamo à enroulements sinusoïdaux » et d’un troisième appareil que nous appelons « Transformateur de compoundage ».
- Cette machine est donc un alternateur compound.
- Le compoundage des alterna leurs n’est pas une question précisément nouvelle. Sans parler du compoundage impai’fail de Ganz déjà vieux d’une quinzaine d’années, on peut citer les procédés de compoundage de Uice (1894), de la Compagnie Française Thomson-Houston (1896), de Rice (1896), de Blondel (1896b de Hutin et Leblanc (i896).
- Fig. 39. — Schéma de l’appareil d’isoloj
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- Mais tous ces procédés de compoundage reposent sur l'utilisation plus ou moins simple de l’appareil ordinairement appelé « commutatrice » ou « convertisse,ur ».
- Or l’emploi du convertisseur ordinaire comme excitatrice d'alternateur compound présente à notre avis deux inconvénients sérieux :
- i° Si l'excitatrice est calée directement sur l’axe de l'alternateur, il faut lui mettre autant de pôles qu’à cet alternateur, et comme c’est une machine beaucoup plus peLito que l’alternateur, elle est, la plupart du temps, irréalisable. Ou a, il est vrai, la ressource de la con-
- duire par engrenages, oc que nous sommes également obligés de faire avec notre excitatrice pour les alternateurs-volants à faible vitesse anguilaire. Mais dans ce dernier cas, le convertisseur ordinaire n’esl encore pas réalisable, a moins de mettre un double train d’engrenages. Donc, le convertisseur ordinaire ne peut èLre appliqué que dans les circonstances les plus avantageuses, avec des alternateurs à grande vitesse, et presque toujours avec engrenages.
- i° Avec le convertisseur ordinaire, la tension continue étant liée invariablement à la tension alternative, si l’on veut exciter des alternateurs de liante tension, il faut, soit employer un transformateur pour abaisser la tension de l'alLernaleur à une valeur ordinaire acceptable, soit mettre dans la partie tournante de l'excitatrice deux enroulements, à haute et basse tension, pouvant présenter de graves dangers pour le personnel charge de conduire cette excitatrice.
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- Pénétré de l’importance de ces deux inconvénients, nous avons cherché et réalisé, antérieurement à toute mitre, une excitatrice dans laquelle le nombre de pôles — lorsqu’elle est calée sur l'axe de l'alternateur — peut être très sensiblement inférieur à celui du dit alternateur et dans laquelle les courants continus et alternatifs sont complètement séparés. Le nombre de pôles de cette excitatrice peut être 1/2, i/3, de celui d’i vertisseur jouant le même rôle; les courants alternatifs venant de Tablent dans lapartie
- vénients principaux d comme ' ' ~
- faites, dans le but de bien différencier notre pro- _ ~®'S
- cédé de compoundage de tous les compoundagos t 1
- antérieurs, revenons à la machine expo™"
- L’ensemble électrique se compose l’alternateur, l'excitatrice et le transf de compoundage.
- L’alternateur possède un inducteur tournant à 24 pôles sur la constitution .duquel nous reviendrons plus loin ; son induit lixe est semblable à un induit quelconque d’alternateur triphasé à 24 pôles.
- Quant au transformateur de compoundage, c’est un transformateur triphasé ordinaire dont les dimensions et le coefficient de transformation ont les valeurs convenables pour le but que l’on se propose.
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- L’exoitatricemé-rite une description plus complète eu égard à sa constitution toute spéciale ;
- bord une description de la dynamo à enroulements sinusoïdaux envisagée dans sa généralité,
- C’est en quelque sorte une dynamo jouissant de propriétés inverses de celles d’un alternateur et donnant, à une certaine vitesse, du courant continu, lorsqu’elle est excitée avec du courant alternatif.
- Celte machine dans laquelle le champ magnétique inducteur est aller-nalif ou tournant, permet d’obtenir entre . des balais lixes, soit, un courant continu si la vitesse de l’induit est reliée à celle du champ par un nombre simple tel que
- a, 3... ,/s, 1/3... etc., soit dansle cas
- plusieurs courants alternatifs dont la fréquence est déterminée par une redation simple.
- Prenons un anneau de fer 11 (fïg. 4) identique à ceux
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- servant à enrouler les dynamos à courant continu ordinaires ; mais au lieu do mettra sur cet anneau un enroulement uniforme régulier, mettons deux enroulements dont les sections, au lieu d’avoir un nombre égal de spires, auront, un nombre de spires variable tout le long de l’induit suivant une loi sinusoïdale, et seront connectées enlre elles et avec le collecteur suivant l'un des schémas des ligures 2 et 3.
- En nous reportant à la ligure 1, nous aurons par exemple en B une section de n eos k 9 spires en série avec une section placée en C et ayant u sin k a spires.
- Plaçons cet anneau dans un stator de moteur à champ tournant A, produisant un champ magnétique double — tel que celui indiqué eu pointillé dans la fig-urc — tournant dans le sens de la flèche avec une vitesse w. Enfin, faisons tourner l’anneau dans le sens de la flèche avec une vitesse Q.
- Le calcul —trop long pour cire fait ici—montre que s’il y a enlre les vitesses du champ et de l’induit la relation
- entre deux balais placés sur le collecteur, Lun en A, l’autre en A1 et faisant entre eux un angle <1 (fig. 1) déterminé par la relation
- 011 recueille un courant continu ayant comme force électromotrioe :
- E = me il
- (e, constante dépendant du flux).
- Le champ magnétique tournant à la vitesse w est obtenu très aisément à l'aide de deux courants diphasés passant dans deux enroulements fixés sur la partie fixe A (ou de trois courants triphasés passantdans trois enroulements).
- Notre excitatrice à enroulements sinusoïdaux se compose donc, en principe, d’un inducteur identique à celui d’un moteur à champ tournant, et d’un induit ayant par son collecteur l’aspect d’un induit de machine à courant continu, mais différant de celui-ci par le fait que cet induit comporte deux (ou trois) enroulements sinusoïdaux au lieu d’un enroulement uniforme.
- Le figure 5 donne une idée générale d’une telle machine.
- Dans les formules ci-dessus, on peut, donner à k toutes sortes de valeurs : 1, 2, 3...— a,
- — 3..., etc., même des valeurs fractionnelles telles que 1/2, 10/8, 22/20 dans les machines multipolaires. •
- Mais toutes ces valeurs 11e sont pas également intéressantes. Parmi elles, les valeurs k ~ 1 et k s= —1 Je sont plus.
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- La valeur h — i permet de faire l'exeilalion avec un courant alternal.il’ simple'. En effet, un champ alternatif simple peut être considéré comme la superposition de de.ux champs tournants, l'un de vitesse ta, l’autre de vitesse —tu, h* premier ayant la même vitesse que l’induit n'y induit aucun couvant; le système fonctionne donc comme s’il n'y avait qu’un champ tournant de vitesse —eu.
- La figure 6 est le schéma d’un induit de celte manière pour une machine à deux pôles.
- La valeur k — 2 est intéressante en ce sens que l'excitatrice peut avoir moitié moins de polos que son alternateur lout en n'ayant que deux balais par paire de pôles.
- La figure y est le schéma d’un induit enroulé de cette manière.
- C’est cette solution k — — 2 qui est appliquée dans l'excitatrice de l'alternateur exposé.
- L’induit de cotte excitatrice est directement sur l’axe de l’alternateur de la machine à vapeur, il tourne donc à la vitesse de aôo tours par minute. L’inducteur ayant douze pôles et étant parcouru par des courants à la fréquence 5o produit un champ tournant à la vitesse de 5oo tours par minute. Le rapport k est donc — ^ =—1. C’est-à-dire que lorsque l'inducteur est excité par des courants Lriphasés de fréquence 5o exactement, venant de l’induit de l’alternateur, cl lorsque l'induit tourne à 25o tours par minute exactement, on recueille sur le collecteur un courant continu pouvant servir à l’excitation de l’alternateur.
- Pour que la tension de l'alternateur soit indépendante des courants débités et de leur phase, il suffit alors que le courant continu d'excita lion varie suivant une certaine loi dans laquelle figurent les courants débités et leur phase. Si L est la valeur du courant débité par un enroulement et o sa phase, et s’il y a symétrie pour les trois courants «le l’induit, le courant continu d’excitation doit être de la forme :
- V^T+BliTiiropTTH Çco* <?)*
- dans laquelle A et R sont dos constantes dépendantes des éléments de construction de l'alternateur.
- Tl faut donc obtenir que, d’une façon en quelque sorte automatique, le coui tion ait toujours cette valeur, et varie quand I, et » varient.
- ranl. d'excita-
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- Mais puisque Ja force élcctromotricc continue, que l’on recueille entre les balais de l’excitatrice est proportionnelle au flux inducteur de celte excitatrice, et que la différence de potentiel aux bornes de chaque enroulement de cet inducteur est aussi proportionnelle à ce flux inducteur, on peut en conclure que la force élcctromotricc continue, recueillie entre les balais, est exactement proportionnelle à la différence de potentiel aux bornes d'un des enroulements inducteurs. Il suffit donc, puisque la résistance de l’inducteur de l’alternateur est constante que la différence de potentiel aux bornes de l’un des enroulements inducteurs de l’excitatrice conserve toujours, à une constante près, une valeur égale à celle du radical ci-dessus. C’est ce que nous obtenons par la combinaison du transformateur de compoundage avec l’alternateur et. l’excitulrice en réalisant le monLage représenté par la figure 8 des dessins annexés, c’est-à-dire en intercalant entre l’induit de l’alternateur et l'in-
- WWW
- due tour de l’excitatrice le secondaire du transformateur de compoundage dont le primaire est branché en circuit dans le courant principal débité par l’alternateur.
- Les photographies des figures 9 et io montrent l’excitatrice et le transformateur de compoundage de l'alternateur exposé.
- La machine exposée peut encore fonctionner comme génératrice asynchrone, c’est-à-dire comme génératrice dans laquelle le champ magnétique peut avoir une vitesse différente de celle des inducteurs, ces inducteurs étant excités, non plus par du oouraul continu, mais par des courants polyphasés d’une fréquence déterminée, ainsi que cela a été proposé pour la première fois par M. Tesla. (Brevet américain, n° 390-21 du 9 octobre 1888) et plus récemment par M. Leblanc.
- A cet effet, l'inducteur, au lieu d’ètre constitué par des proéminences massives entourées d’un enroulement, est constitué comme l’induit par des tôles percées de trous, dans lesquels passent deux enroulements pouvant recevoir deux courants d’excitation diphasés. (Dans la marche synchrone, on ne sc sert que d’un seul enroulement.)
- Les deux courants diphasés d’excitation sont encore fournis par la dynamo à enroulements sinusoïdaux. En effet, cette machine qui donne du courant contmu quand la vitesse du champ et celle de l’induit ont entre elles le rapport /c, donne un courant alternatif
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- Us
- lorsque ces vitesses ont entre elles un autre rapport. Si la vilcsse du champ est :
- ,u — — ç,
- la l'orne éleetromotrice entre les balais devient ;
- Et si nous plaçons sur le collecteur d’autres balais situés exactement au milieu des intervalles séparant les premiers, la force électromotrice entre ces balais est :
- Nous obtenons ainsi les deux courants diphasés nécessaires à l'excitation de l’alternateur
- car leur fréquence a justement avec la vitesse de l’inducteur de l’alternateur et la fréquence des courants de son induit la relation fixée par M. Teslu dans le brevet sus-indiqué.
- Bien que la machine exposée ne soit probablement pas appelée à marcher en génératrice asynchrone à l’Exposition, puisque l’administration a pris ses dispositions pour (pie chaque alternateur ail une ligne spéciale, nous n'avons pas cru inutile de donner cès explications afin de faire comprendre pourquoi son inducteur a une constitution particulière ne rappelant pas (-elle des autres alternateurs, et que cette constitution n’est nullement imposée parle compoimdage seul.
- La même machine pourrait d'ailleurs fonctionner encore selon une autre disposition dont nous 11e dirons que quelques mois et que nous appelons « Panchrone ».
- Dans cette disposition, la machine, n’est plus une machine d’induction en ce sons que l’on commence par annuler toutes les forces éloctronioLriees d’induction développées dans l'induction par le champ magnétique commun à l’inducteur et à l'induit.
- Il en résulte alors, au point de vue du fonctionnement, que les courants débités par la machine ne sont plus fonction du glissement et que la puissance débitée est sensiblement indépendante de la vitesse, d'où le nom de « panchrone ». La machine fonctionne alors
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- comme sielle était seule et les variations de vitesse, venant soit d'un caprice du régulateur de la machine à vapeur, soit de variations de la pression des chaudières, soit de l'irrégularité dans un tour due aux coups de piston, n'onf pas d'influence sur les courants fournis par l’appareil au réseau, alors que dans une machine asynchrone, ces perturbations peuvent faire varier les courants débités dans des proportions considérables. (La charge d'une forte machine asynchrone pouvant passer de zéro au maximum pour un glissement de moins de i p. 100, on comprend quelle influence peuvent avoir, sur la puissance débitée, les coups de piston de la machine à vapeur, si celle-ci n’a que le coefficient de régularité d’une machine monocylindrique à volant ordinaire : 100 par exemple.)
- L’introduction dans les circuits inducteurs de forces électromotrices annulant celles induites par le champ dans ces inducteurs (machine panclirone) a pour effet de supprimer ces inconvénients, presque aussi graves, à notre avis, que ceux des machines synchrones.
- Nous pouvons arriver à ce résultat de plusieurs manières : in Par l’introduction dans les circuits inducteurs de notre excitatrice de bobines de self-induction à self-induction variable avec le glissement par une disposition mécanique, i" Par l'introduction dans les circuits inducteurs de notre excitatrice de forces éleetromolrires, obtenues à l’aide d’une petite machine auxiliaire, et proportionnelles au glissement. 3° Par l’introduction, dans les circuits inducteurs de notre excitatrice, de condensateurs de capacités convenables.
- Nous ne nous étendrons pas plus sur cos dispositions, qui ne sont d'ailleurs pas appliquées sur la machine exposée, colle-ci, ainsi que nous le disons plus haut, n’élant pas appelée à fonctionner à l'Exposition autrement qu’en machine synchrone.
- Pau] Bouchehot.
- RIVEUSE ÉLECTRIQUE SYSTÈME KODOMTSCH DE LA SOCIÉTÉ YEREEYLGTE Y. LE CT RICIT .TITS ACTIE.X-GESELLSCIIAFT DE YlEA'jNE
- La riveuse électrique du système Kodolitseh se distingue des machines similaires par ses petites dimensions (‘). Elle permet la mise on place de i -200 rivets de a5 mm jiar journée de travail de dix heures et ses bouterolles peuvent exercer une pression de l\o tonnes sur les têtes de ccs rivets; cette pression est suffisante pour-produire l’écrasement de rivets ayant 3o mm de diamètre.
- Le principe de l’appareil consiste essentiellement à transformer la force vive d’une masse mise en mouvement par un moteur électrique en une pression des bouterolles sur le rivet.
- Les organes mécaniques delà machine (fig. 1, u et 3} comportent un moteur électrique à courauL continu placé dans le bâti et pouvant communiquer à une "masse un mouvement de rotation par l'intermédiaire d’un accouplement magnétique, et une (ige filetée fixée sur la ruasse et entraînant le levier de la riveuse au moyen d’un écrou faisant corps avec cc levier. Tous les coussinets sont pourvus de billes ainsi que l’indique la coupe (fig. 3} de l’appareil. Un disjoncteur automatique interrompt le courant au moment du choc des bou-lerolles de manière à éviter les courts-circuits dans le moteur.
- Le fonctionnement est le suivant •.
- Le moteur à armature fixe et inducteur mobile tourne à vide en entraînant simplement les bobines de l’accouplement magnétique ; l’ouvrier, lorsqu’il veut faire une opération,
- (1) Ua modèle un peu différent de celui expose a clé décrit récemment dans I. Éclairage Électrique, t. XXV, p. 149. octobre 1900.
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- ïlivcusc Kodolitsrli. construite par la Vereignite Klckiric
- do la riveuse Kodolilsclt,
- Kodolilsch.
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- 35s
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- ferme le circuit de ces bobines ; il en résulte une forte aimantation des noyaux et par suite une attraction de la masse métallique qui se met à tourner avec le moteur. L’écrou, engagé sur la tige filetée de la masse métallique, se déplace le long de cette vis et entraîne le levier de la riveuse. En même temps le disjoncteur (fîg. 4) est actionné et produit la rupture du courant au moment du choc des bouterolles. Ce choc renvoie le levier en arrière et l'écrou reprend sa position initiale,. Dans ce mouvement le disjoncteur automatique rétablit le courant et l’appareil est prêt pour une nouvelle opération.
- Il esta remarquer que l’énergie électrique ne sert qu’indirectement à la production de la pression. Elle est en olfet transformée on énergie mécanique dans le moteur, puis elle s’accumule dans la masse sous forme de force vive et c'est finalement cette force vive qui produit la pression au moment du choc.
- La puissance absorbée est d’environ 5 ooo watts pondant la période d'entrainement de la niasse métallique, et de yoo wal.ls lorsque le moteur tourne seul.
- Plus que clans tout autre appareil mécanique l’emploi de l’électricité comme agent de transmission de l’énergie est intéressant dans les riveuses. Ces appareils demandent en effet à être maniables et robustes, et ces conditions ne sont qu’imparfaitement remplies dans les riveuses hydrauliques à cause des tuyaux nécessaires pour l’amenée de l’eau sous pression, tuyauteries qui sont embarrassantes et en outre exposées à la gelée.
- J. Reyval.
- SU?* L’EU TET .MAGNÉTIQUE 1>E LA CONVECTION ÉLECTRIQUE
- M, Potier nous adresse sur ce sujet la lettre suivante :
- Paris, a5 novembre 1900.
- M. V. Crémicn a fait à l’Académie des Sciences, le 5 juin, le 8 octobre et le ta novembre 1900 (^, trois communications, dont la dernière eu particulier, se termine ainsi : La convection éi.gothique ni; pnouuiT pas dekKrt magnétique. L’Eclairage Electrique les a reproduites sans observations.
- Tl est bien connu que la plupart, des physiciens admettent le contraire ; l’action d’un champ magnétique sur l’arc, sur les rayons cathodiques, s’explique si aisément clans les idées reçues, qu’il est naturel, avant d’abandonner cette manière de voir, do soumettre à une critique sérieuse les expériences ainsi interprétées.
- Celle critique pourra peut-être être jugée prématurée, car les renseignements donnés par le très habile expérimentateur dans les comptes rendus sont nécessairement très succincts ; ainsi je pense qu’il vaut mieux ajourner toute réflexion sur la seconde communication ; mais il me semble qu'on peut, dès à présent, formuler quelques observations au sujet de la première et de la troisième, qui visent d’ailleurs plus directement la question de la convection électrique.
- Il est parfaitement exact de dire que les équations bien connues de Maxwell conduisent à cette conséquence, qu'un corps chargé, pendant qu’il sc déplace, est accompagné d’un champ magnétique ; lorsque la vitesse de déplacement est faible par rapport, à la vitesse de la lumière, la force magnétique en un point est donnée par une formule analogue à celle clc Laplace, r sma ^ g-
- (>) Voir L'Éclairage Électrique, t. XXIII, p. 429, i(3 juin 1900; t. XXV, p. i3i cl 3a6, 20 octobre et 24 no-
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- lor Décembre 1900.
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- 353
- r est la distance du point considéré au corps chargé de la quantité m d’électricité, <> la vitesse de ce corps, et a l’angle de v et de rl il est non moins exact que si le champ ainsi créé se superpose a un champ magnétique préexistant, l’induction magnétique ayant des valeurs différentes à droite et à gauche du corps chargé, celui-ci sera sollicité normalement à sa trajectoire. Mais il n’est pas moins exact, suivant les idées de Maxwell et de Faraday, que cette force magnétique n’est pas une action à distance du corps électrisé en mouvement ; elle résulte de la propagation dans l’espace du trouble apporté dans la distribution de la force électrique par le mouvement du corps chargé; si donc on localise (par exemple en enfermant ce corps dans un eondueteui creux, ou entre les armatures d’un condensateur) la région dans laquelle cette perturbation électrique peut se propager, on limitera en même temps la région où peut naître le champ magnétique. Si l’on veut s’en référer aux équations de Maxwell, on dira : la force électrique en dehors du conducteur est invariable et admet un potentiel quelque soit l’état de mouvement du corps électrisé ; donc la force magnétique est invariable; ou bien l’on dira que le déplacement des charges à la surface interne du eonducteur.eompense au point de vue magnétique comme au point de vue électrostatique, l’effet du déplacement du corps électrisé.
- Lorsque d’ailleurs ce corps électrisé est un disque plein, non divisé en secteurs, et mobile autour de son axe, on ne voit pas pourquoi le champ électrique varierait, même à l’intérieur du conducteur creux.
- Ces considérations me paraissent applicables à la première et à la troisième communication de M. Crémieu.
- \cuillez, etc.
- A. PüTIElt.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- DIVERS
- Détermination du rapport entre la conductibilité calorifique des métaux et leur conductibilité électrique, par E. Gruneisen. Prudes Ann.
- Les impuretés contenues dans un métal n’influent pas de la même manière sur la conductibilité calorifique À et sur la conductibilité électrique x. Cette dernière est plus fortement diminuée, en sorte que le rapport— croit quand la conductibilité électrique diminue. Meme pour le fer et le cuivre purs, le rapport — ne paraît pas avoir la même valeur. M.L.
- Résistance du bismuth dans un champ magnétique variable, par H. Eichhorn. prude s Ann. t. IIJ. p. uo-43, sept. 1500.
- La spirale de bismuth est fixée à un disque qui tourne devant les pôles de l'élcctro-aimant.
- Au moyen d’un commutateur approprié, solidaire de l'axe du disque, on peut mesurer la résistance de la spirale au moment où elle traverse une région déterminée du champ. On mesure de même Cetle résistaucc quand la spirale est au repos dans cette même région. Dans la première mesure, il faut éliminer la force élcctromotrice d’induction provoquée dans la spirale par la variation du flux magnétique : on y parvient .en la compensant par la force électromolrice induite dans une spirale de enivre, en série avec celle de bismuth et disposée de manière que ces deux forces électromotrices soient de sens contraires.
- La variation de résistance du bismuth est en retard sur celle du champ: quand le champ croit, la résistance est plus petite que la valeur correspondante à la valeur instantanée du champ : quand le champ décroît, elle est plus grande. Le retard dépend de la rapidité avec laquelle le champ varie : il croit avec cette rapidité, jusqu’à ce qu’elle ait atteint un certain maximum, déjà dépassé par 100 fréquences par minute.
- M. L.
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- Diminution de la pression osmotique causée par les actions mutuelles des charges électriques liées aux ions, par H. v. Turin. Zeitsch. f. phys. Chem. t. XXXlV, p. 402-409 1900, communique par l’auteur.
- L’auteur considère une dissolution électrolytique occupant le volume d'une sphère. Il calcule l’énergie électrique que renferme cette sphère et la variation de cette énergie correspondant à une variation de volume d e. Cette variation d’énergie peut être mise sous la forme P d v, P étant la pression qui équivaudrait à l’action mutuelle
- Le raisonnement suivi est inexact en un point au moins. M. Turin prend un ion positif en un point quelconque A de la sphère et cherche l’énergie électrique relative à cet ion et dit : La sphère contenant en tout N ions positifs, il en reste ,\'-i autres que A; le nombre des ions contenu dans uue couche sphérique ayant A pour centre et pour épaisseur est
- (N - -1) Idc
- Y t a,3 étant le volume total de la sphère, S la surface de la couche sphérique. Cette formule est manifestement fausse : car le fait d’isolcr l’ion A ne peut diminuer le nombre des ions contenus dans la couche sphérique considérée, à l’extérieur de laquelle se trouve A : ee nombre
- NS de
- Mais on trouve alors que l'énergie totale de la sphère est nulle. M. L.
- Influence des fils suspendus au primaire d'un excitateur de Righi sur la longueur des ondes émises, par A. Lindemann. Drude’ÿ Annule»., t, JI, p. 376-397, juin 1900.
- L’excitateur de Righi, dont il s’agit, est constitué par deux boules massives de 3,4 om de diamètre; l’étincelle principale éclate dans l’huile et sa longueur est généralement de o,“ mm. Deux autres étincelles dont la direction est perpendiculaire à celle de l'étincelle principale établissent lacommunicationentre les boules de
- l’excitateur et les pôles de la bobine d’induction.
- L’excitateur 11’ost pas muni d’un excitateur parabolique.
- L’indicateur d’ondes est un élément thermoélectrique disposé comme l’a indique Klemencic. Deux fils très fins, l’un de fer, l’autre de eons-tanlan, sont soudés entre, eux d’une part, et d’autre part a des hunes de cuivre formant le résonateur. Ces bandes de cuivre sont repliées à leur extrémité de manière à former 1111c coulisse dans laquelle on peut faire glisser d'autres lames : il est possible d’ajuster ainsi le résoua-teur à la longueur qui donne les meilleurs résultats. Une fois cette longueur trouvée, ou mesure par la méthode du miroir et des ondes stationnaires la longueur d’onde qui lui correspond. L’intervalle de deux nœuds ne diffère pas sensiblement de la longueur du résonateur. En outre, la courbe de résonance présente d’autres maxima plus faibles qui répondent à l’une des vibrations supérieures du résonateur.
- L’auteur-a cherché ensuite comment les phénomènes se modifiaient quand on attache a chacune des boules latérales (qui terminent les fils reliés à la bobine en face des boules de l’excitateur) un fil tendu isolé. Dans ces conditions, l’excitateur émet des ondes dont la longueur est notablement plus grande ; l'intervalle de deux nœuds ne diffère pas beaucoup de la distance entre les deux extrémités libres des deux fils. Il faudrait en conclure que l’ensemble des fils et des boules de l’excitateur forment un seul excitateur analogue à celui de Ilertz, idée émise déjà par M. Ascoli. Cependant les autres faits ne sont guère d’accord avec cette hypothèse. E11 effeL, Righi a démontré que la longueur d’onde des oscillations émises par son excitateur dépend seulement des dimensions des boules entre lesquelles jaillit l’étincelle principale.
- Il est plus probable qu’il sé produit une réflexion. Les ondes dans les régions où l’excitateur présente une hétérogénéité, soit de forme, soit de matière : notamment aux points où jaillissent les étincelles.
- Dans ce cas, outre le maximum de résonance principale, correspondant à l’ensemble du système, on doit en observer d’autres qui pourront être plus faibles.
- C’est en effet ce qu’a trouvé M. Lindemann, comme le montrent les courbes de résonance reproduites sur les figures 1 et 2. Chacune de
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- ces courbes correspond à une longueur déterminée des étincelles latérales.
- L’oscillation primitive subsiste quand les fils sont attachés à l’excitateur et on n'observe pas d’oscillation propre des fils.
- L'excitateur formé par les boules et les fils rentre dans la classe des excitateurs composés, étudiés par ,l.-v. Geitîer et par M. Wien, mais
- présente quelques particularités. Les unes tiennent h ce qu’une partie des capacités formant l’excitateur sont constituées par des fils ; les autres tiennent à la présence des étincelles latérales.
- Ainsi, les courbes de résonance obtenues avec l’excitateur sans fils, ne présentent qu’un maximum très net quoique peu prononcé. Les
- courbes obtenues avec l’excitateur muni des fils présentent tous les maxima provenant de la vibration primitive, même ceux qui correspondent à de grandes longueurs du résonateur ; ces maxima sont à peu près de la même intensité et en général plus accusés que ceux enregistrés dans le premier cas. Les fils ne servent donc pas seulement à produire une onde de grande longueur qui donne le maximum principal observé sur les courbes de résonance, mais en même temps favorisent l’émission du l’onde primitive correspondant à l’excitateur sans (ils. Par suite, les conditions de résonance deviennent moins rigoureuses et dans d’assez larges limites toutes les longueurs de résonateur satisfont également bien à ces conditions.
- I Le mouvement de l’électricité ne suit pas I d’ailleurs simplement les impulsions de la i bobine.
- Les fils sont le siège d’oscillations propres, qui, se propageant clans un circuit entièrement métallique, sont peu amorties : c’est ce qui ressort des observations signalées. En effet, les maxima de résonance correspondant à l'onde primitive sont beaucoup plus nets avec l'excitateur muni des fils qu’avec l’excitateur sans fils. La même remarque s’applique aux maxima observés avec les ondes stationnaires.
- J1 est possible que la vibration la plus courte soit une des vibrations supérieures du système formé par les fils. Il ne paraît pas cjue ce soit le cas, car sa longueur ne varie pas d’une
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- manière systématique avec celle des fils. Cette longueur se rapproche plutôt de celle de la vibration primitive émise par l’excitateur sans fil. La difi'érence s’exagère seulement quand le maximum principal devient plus prononcé, mais cette anomalie est due selon toute vraisemblance à des causes secondaires.
- Le rapport entre les intensités de l’onde longue
- et de l’onde courte varie avec la longueur des étincelles latérales (qui éclatent dans l’air) l’intensité do l’ondo courte augmente, celle de l’onde longue diminue à mesure que la longueur de ces étincelles devient plus grande. Cette variation résulte de Ee/fet qu’exerce sur l'amortissement de l’onde longue la résisLanee croissante des étincelles.
- Dans les essais de télégraphie sans fil, l'excitateur et le récepteur étaient reliés tous les deux au sol, par l'intermédiaire d’une résistance liquide.
- Dans ces conditions, on n’observe plus aucun maximum de résonance, e’est-à-dire de vibration d’ensemble : on trouve seulement une série de maxima plus petits, quoique très nets. Cependant, en maintenant constante la longueur du til attaché à l’excitateur et faisant varier la longueur du résonateur, on obtient un effet croissant avec cette dernière longueur. Cet accrois-
- sement suit nue loi à peu près linéaire : si donc l'onde plus longue existe, elle doit être d’un tout autre ordre de grandeur que l'onde correspondant a l’excitateur de Righi.
- Enfin l’intensité avec laquelle réagit un résonateur accordé sur l’onde courte décroît, quand on y attache les fils, en gros à peu près suivant la même loi que dans un excitateur simple de Righi. La courbe relative il l’onde longue se présente simplement comme un agrandissement delà ooürbe relative a l’onde courte.
- M. L.
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- 1er Décembre 1900.
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- SOCIÉTÉS SAYANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 19 novembre 1900.
- Sur les propriétés èîectrocapillaires des mélanges et la viscosité èlectrocapillaire, par M. Gouy.
- Dans cette note, M. Gouy revient sur les effets ries mélanges d’électrolytes en solutions aqueuses, dont il a indiqué en 189a les traits essentiels (*).
- « Dans mes expériences récentes, dit-il, le large mercure est avec du calomel dans une solution normale de KC1, qui communique par siphon avec l’auge de Vélectromfetrc, où est placé un liquide L,, qui est une solution assez concentrée (normale) d’un corps À, ou bien un liquide L„, qui est la même solution additionnée d’une petite quantité d’un corps B *^e
- gramme équivalent par litre’ en général) ('*). On trace les courbes èlectrocapillaires en prenant pour abscisses la différence de potentiel V du large mercure el de la colonne mercurielle.
- » Les deux courbes de L et L., coïncident sensiblement pour le côté négatif, à distance suffisante du maximum, c’est-a-dire pour les fortes polarisations négatives. Si l’on admet, comme je le ferai désormais, que les liquides L, et L., prennent sensiblement le même potentiel an contact delà solution normale de KC1, il en résulte donc que, dans cotte région, la fonction èlectrocapillaire qui lie la tension superficielle à la différence électrique A au ménisque est la meme pour les deux liquides Lt el Ls.
- » Il n’en est pas ainsi en dehors de cette région, surtout lorsque le corps B est’un corps actif,, c’est-a-dire tel que, déjà en solution pure très étendue (centi-normale), il produise une variation sensible du maximum, qui est toujours une dépression (s) (iodures, bromures, plalino-
- (>) Sur les phénomènes èlectrocapillaires (Comptes rendus, i«r février 189'*. Lum. Etect-, t. XLI1I, p. 389,
- dcB. P
- (3) Les corps qui relèvent le maximum 11e produisent pas de variation sensible en solutions aussi étendues.
- cyanures, sulfocyanates, sultocarbonates, etc...). Le corps étant, au contraire, peu ou point actif, la courbe èlectrocapillaire de L., ressemble beaucoup à celle que donnerait le corps 13 seul. Ainsi le corps actif supplante le corps inactif, malgré la grande différence des concentrations. Le sens de l’effet du corps B est toujours une diminution de tension superficielle, a valeur donnée de V. De même un corps très actif (iodure) agit en présence d’un corps moins actif (bromure), tandis que, dans les mêmes conditions, un peu de bromure ajouté à beaucoup d’iodure ne produit rien d'appréciable. De petites quantités de deux corps actifs ajoutent au contraire leurs effets.
- » l/a présence du corps inactif a mémo pour résultat d’exalter les propriétés du corps actif; ainsi, par exemple, une solution pure centi-normale de N’ai donne une dépression du maximum de 10 mm, tandis que la même quantité de Val, ajoutée aune solution normale de Na2SO\ donne une dépression double. Il suffit de quelques milligrammes par litre de corps très actifs pour modifier profondément les courbes des autres corps.
- « En même temps, le maximum se trouve considérablement déplacé, toujours vers Je côté des polarisations négatives; ce déplacement atteint 0,2 volt dans l'exemple qui précède. De là résulte, comme je l ai déjà fait remarquer en 1892, que le maximum ne peut correspondre en général à A =- o, comme on l’admet souvent, sans raison bien concluante. S’il on était ainsi, en effet, il faudrait que le liquide Lv au contact de la solution normale de KC1, prit un potentiel tout autre que L(, ce qui est très invraisemblable, et de plus la coïncidence des courbes du côté négatif devient alors inexplicable.
- >\ Viscosité èlectrocapillaire. — Dans tout ce qui précède, il s’agit de la valeur finale de la tension svipevficielle. Celle-ci, avec les mélanges, dépend en effet de l’état antérieur et varie avec le temps , en sorte que, pour une
- [Voir ma note sur les fondions èlectrocapillaires des Êci. ‘Êlect., t. XXIV, j>. 11 août)].
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- valeur fixe de A, elle peut prendre une Infinité de valeurs, dont une seule est stable; c’est ce que nous appellerons la viscosité électrocapillaire. Pour les valeurs de V <>ù l’addition du corps actif ne produit pas de changement de la courbe électrocapillaire, l'électromèlre se comporte à l'ordinaire et prend son état définitif en deux ou trois secondes; au contraire, quand le corps actif modifie notablement la courbe, le ménisque capillaire met un temps assez long (plusieurs minutes, ou plusieurs heures dans les cas extrêmes) à prendre sa position finale.
- « Supposons l’état final obtenu et laissons V constant. Si nous augmentons la surface mercurielle en faisant descendre le ménisque, la tension superficielle est augmentée ; si nous diminuons cette surface, la tension est diminuée^). Dans les deux cas, la variation disparait graduellement, et la valeur finale est de nouveau atteinte, lien résulte que l’instrument, dans ces conditions, est paresseux, et n’obéit que lentement aux variations de pression ou de potentiel, un peu comme l’électromctre ordinaire quand une très grande résistance est sur le circuit, mais pour une autre raison.
- » La viscosité électrocapillaire n’est pas sensible pour les fortes polarisations négatives ; elle se montre ailleurs (même au maximum) avec tous les corps actifs, et d’autant plus qu’ils produisent une plus grande diminution de tension superficielle. La marche est d’autant plus lente que le corps actif est moins abondant par rapport au corps inactif. La viscosité n’existe pas en général avec les corps purs, mais quelques-uns d’entre eux en montrent des traces, surtout vers l’extrémité anodique de la courbe, oii les effets électrolytiques du courant altèrent un peu la pureté de la solution.
- » Les phénomènes décrits dans cette note et dans la précédente paraissent indiquer qu'il s’exerce à la surface mercurielle une action élective, <jui produit une accumulation desanionsdu corps actif, de préférence aux autres. L’état d’équilibre final entre les ions étaul réalisé se trouve momentanément rompu quand cette surface varie, et se rétablit d’autant plus lente-
- ment que les anions actifs sont plus rares par rapport aux autres ; ce serait là la cause de la viscosité électrocapillaire. J’espère revenir bientôt avec plus de détails sur cette question, »
- SYNDICAT PROFESSIONNEL DES USINES D’ELECTRICITE
- Congrès de septembre t900
- Organisé par le Syndicat professionnel des Usines d’Electricité, ce Cougrès a eu lieu le 26 septembre dernier, à lu suite de l’Assemblée générale ordinaire de ce syndicat. "Venant peu après le Congrès international d’électricité son utilité et son intérêt pourraient être contestables. Il n’en est rien car le Congrès international ne pouvait, par cela même qu’il était international, aborder certaines questions intéressant plus particulièrement les exploitants français d’usines électriques, et, en outre, le temps lui a fait défaut pour discuter comme il eût convenu quelques autres questions d’ordre général. Ces considérations étaient plus que suffisantes pour motiver l'ouverture d’un nouveau congrès entre personnes s’occupant d une même branche de l’industrie électrique ; c’est ce que fait très justement ressortir M. Ferdinand Mbxhu, président du Congrès, dans son discours d’inauguration ; c’est aussi ce qu’ont pensé les membres du Syndicat qui, à l’issue du Congrès, ont demandé qu’un congrès ait lieu dorénavant à la suite de chaque assemblée générale.
- Quatre questions étaient portées à l’ordre du jour. Chacune d’elles a été l’objet d’un exposé sommaire fait par le dévoué secrétaire du syndicat, M. E. Fontaine, et d’une discussion à laquelle ont pris part de nombreux membres du syndicat; nous en donnons un résumé d’après le compte rendu slénographique publié dans le dernier numéro du Bulletin des Usines électriques.
- I. — Sur la production de la force motrice dans les usines électriques.
- La cherté auuuelle du charbon rendait particulièrement intéressante la discussion des nombreux procédés préconisés en vue d’économiser la dépense de combustible pour la production de l’énergie électrique au moyen des machines thermiques, à vapeur d’eau ou à gaz.
- Envisageant en premier lieu les moteurs à vapeur, M. E. Fontaine fait observer que, malgré
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- les grands efforts des fabricants de chaudières et les notables perfectionnements qu’ils ont apportés dans la construction de ces appareils, le rendement de ceux-ci est encore bien médiocre. Les moyens préconisés pour augmenter ce rendement sont de deux sortes : les uns, comme les économiseurs, les émulseurs, les surehauf-feurs, etc., ont pour effet d'augmenter la quantité de vapeur produite par la combustion d’un même poids de combustible ou de donner de la vapeur dans des conditions telles que son utilisation par les moteurs se trouve être économique ; les autres, comme le soufflage des grilles par l’air ou l’envoi de vapeur d’eau dans les foyers, ont pour but d’augmenter la fraction de la chaleur dégagée par le combustible que la chaudière utilise.
- Parmi ccs derniers il en est qui, sans augmenter de façon appréciable le rendement de la chaudière, procurent néanmoins des économies en permettant l’utilisaliou de combustibles de qualité inférieure et partant bon marché. Un de ces moyens est le soufflage qui, avec des grilles appropriées, donne la possibilité de brider des mélanges de résidus industriels (crasse des marchands de coke, résidus de nettoyage des tubes de chaudières, poussières d’anthracite, sciure et déchets de bois, etc.,), qui quelquefois sont à peine dignes du nom de combustibles, leur teneur en cendres atteignant Hop. ioo. Un autre consiste à ajouter au combustible un produit chimique oxydant (composé en majeure partie d’azotate de sodium) que l’on mélange en solution avec le charbon à raison de i kilogramme par tonne de bouille.
- Examinant ensuite la production de la force motrice à l’aide des moteurs à gaz. M. E. Fontaine fait ressortir les progrès considérables accomplis en ces dernières années dans la construction de ces moteurs qui sont aujourd’hui de sérieux rivaux des moteurs à vapeur. Il rappelle les essais heureux faits récemment de F utilisation des gaz des hauts fourneaux, puis il décrit en quelques mois les types de moteurs à gaz les plus répandus ou les plus nouveaux ; moteurs Charon, Lethombe, Duplex, Niel, etc.
- La discussion (‘) qui a suivi cet exposé a porté exclusivement sur les avantages économiques que peut procurer la surchauffe de la vapeur. Le
- (*) Discussion.—* M. Mrut indique que la surchauffe
- Président a été d’avis qu’il serait utile de la rc-
- est un moyen économique qui a beaucoup de succès à M. Bizf.t annonce qu’il vient d’avoir l'occasion de
- 16 p. koo au moins sur la consommation du charbon dans
- pas aux températures do surchauffe. Toutes les garnitures
- M. Brillouin indique que, sans chercher à faire de la vapeur surchauffée, en ayant tout simplement pour but de sécher d’avance les condensations qui doivent se faire ultérieurement dans les conduites de vapeur, dans les cylindres on obtient des résultats déjà extrêmement appréciables. C’est ce qui est fait dans les grandes usines de Belgique et du Luxembourg.
- M. Brillouin précise, sur une question de M.Tvicochc, que si l’on ne veut pas faire de véritable surchauffe, en se contentant simplement de sécher la vapeur on obtient déjà des résultats qui sont très appréciables.
- M. Bizet indique qu’on peut obtenir de bons résultats avec la plupart des chaudières en surchauffant à a5o°. On surchauffe ainsi véritablement la vapeur de 6o° à 8o° au lieu de simplement la sécher. Il est admis parles cons-
- nécessite pas de modifications à leurs types de machines.
- M. Bitumons indique qu'il y a cependant nombre de précautions à prendre pour la mise en marche qui est un peu plus délicate, pour la mise sous pression de la vapeur dans les conduites et les cylindres. Il faut aller plus modérément, avec beaucoup de précautions. 11 ne faut pas donner la vapeur immédiatement ; il est bon d’avoir prise par une conduite auxiliaire, do faible dia-diamèlre, et d’ouvrir un robinet de débit restreint pour
- prendre dans la tuyauterie, notamment pour celle de cuivre, qui ne se prête pas au procédé.
- • M. Brillouin précise que cette questionest susceptible d’intéresser particulièrement nombre d’adhérents ; il annonce qu’il y a une Société qui s'occupe spécialement
- M. tu Président conseille de demander à ceux des
- de donner un article pour-le Bulletin, à la rubrique Tribune de l'Industrie.
- M. Brillouin indique que les maisons Bollevillc et de leurs usines sur leurs propres chaudières. Il indique en
- jour 4<>o à 45o tonnes de charbon. L’étude complète de l’application intégrale des surchauffeurs à toutes les chaudières est extrêmement avancée dans cos usines et donnera lieu à des communications ultérieures absolument édifiantes.
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- prendre après avoir rassemblé des données scientifiques et lechniques sur cette question de la surchauffe et il a demandé à M. Brillouin de bien vouloir se charger <le ce travail.
- II. — Avantagées et inconvénients des distributions locales à 70, 100, 200, 350 et 500 volts.
- Cette question a été déjà discutée au Congrès international d’Electricité, mais cette discussion n’a pas permis de se former une opinion bien nefte.
- L’augmentation de la tension de 110 volts, actuellement adoptée sur la plupart des réseaux de distribution urbains, semble en effet désirable pour plusieurs raisons. T.es usines v trouveraient d’abord l’avantage d’augmenter la puissance de leurs réseaux sans avoir une perte en ligne plus importante. Les consommateurs de force motrice y trouveraient celui de pouvoir faire usage de moteurs moins encombrants, d’un meilleur rendement et d'un prix de revient moins élevé que les moteurs à basse tension. Ce dernier avantage ne pourrait manquer de favoriser le développement de la distribution de la force motrice par les usines électriques et par conséquent d'augmenlcr la quantité d’énergie fournie par celles-ci pendant le jour. Cette augmentation de la production diurne viendrait augmenter les bénéfices des compagnies de distribution qui se trouveraient dès lors en mesure de consentir des diminutions de tarif. Bref producteurs et consommateurs y trouveraient leur
- Mais .il ne faut pas se dissimuler que l’emploi îles tensions élevées sur les réseaux de distribution présente quelques difficultés. Bien des électriciens estimentque cet emploi entraînerait , la nécessité d’un contrôle régulier, par les compagnies de distribution, des installations intérieures des abonnés. Or ce contrôle paraît pouvoir engager dans certains cas la responsabilité des compagnies : dans un conflit déjà ancien on a vu, en effet, qu’une simple lettre envoyée par un directeur de secteur à un abonne, disant à celui-ci de faire attention à l’isolement de son istallation, avait failli faire condamner le secteur à une forte jmieude à la suite d'un : accident arrivé peu après sans que l’abonné ait I remédié aux vices signalés. Dans ces conditions, surtout après les explications données au Congrès |
- d’Electricité parM. Mailloux, délégué des Etats-Unis, sur les réglementations américaines poussées à outrance sur l'initiative des compagnies d'assurances à la suite de mauvaises installations, il ne semble pas qu’on doive s’exposer à la suppression du régime libérai que l'on suit actuellement en France.
- D’autre part des critiques assez nombreuses se sont élevées sur le rendement des lampes à 200 volts. Ces critiques sont-elles fondées? Au Congres d’Electricité la constatation a été faite qu’il y avait des opinions pour et contre.
- Enfin, la substitution d’un voltage élevé au voltage actuel pourrait peut-être donner lieu à des difficultés d’ordre contentieux. M. de Fodor, directeur de l’usine de Budapest, a en effet prétendu que cette substitution serait de nature à amener des protestations valablement légales de la part des clients.
- M. Fontaine ne croit pas qu’en France on rencontre de pareils obstacles. Quant à la question du rendement des lampes à 200 volts, il pense que le Congres pourra contribuer à l’éclaircir, un certain nombre d’usines lonetion-uaiit à 200 volts depuis dix-huit mois ou deux ans, s’y trouvant représentées.
- À la suite de cet exposé une discussion très
- d'éviter, autant que possible, d’engager sa responsabilité
- que le concessionnaire puisse refuser de donner le courant
- cri les. Les conditions du cahier des charges étant indiquées par la Ville,la responsabilité du concessionnaire n’csl pas
- abonné dont l'installation ne remplirait pas les conditions
- les installateurs est plus importante aujourd'hui dans les ; Ou rencontre à cet égard des différences de prix consi-
- 1 croyable de bon marché do 5 fr. par lampe, alors que j d'autres la font payer a5 JV. La^différence enl-rr ces deux
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- lampes Savmar avec cylindre de porcelaine.
- La recherche d’un filament économique a été de nouveau entreprise par de nombreux expérimentateurs. Au Congrès d’électricité, M. Ayrton appelait, l’attention sur un filament à base de carbure de silicium fabriqué par M. Langhaus et ne consommant que i ,y à i,i3 watt par bougie pour des intensités lumineuses de 18 à yu bougies. La lampe Xernst marque une nouvelle étape dans ce genre de recherches: la consommation par bougie ne dépasse guère i watt. M. Wcissmann est parvenu a réduire la consommation des lampes à courant alternatif en employant des filaments de divers diamètres suivant la puissance lumineuse demandée et en les alimentant par des courants de basse tension obtenus au moyen d’un transformateur branché sur le réseau do distribution ; certains essais ont montré que la consommation d’une lampe de 16 bougies alimentée sous 20 volts, n’est que de 1,6 watt par bougie.
- a De ce qui précède, il résulte l’impression, dit en terminant M. Fontaine, qu’une lampe dépensant notablement moins de 3,5 watts par bougie 11e saurait tarder beaucoup à se produire industriellement. Il y a toujours malheureusement une question qui vient entraver le progrès : c'est le prix que les inventeurs demandent quand ils croient avoir découvert une lampe. Avant de pouvoir se rendre compte si cette lampe est absolument pratique dans la fabrication industrielle, ils demandent une somme considérable comme prime fixe de leur invention, et nous croyons que beaucoup d’inventeurs qui peuvent avoir d’excellentes idées, gagneraient beaucoup et feraient gagner le public et les industriels, s’ils admettaient que leur lampe doit être mise en exploitation sans un débours considérable, se contentant d'avoir une part sur l’économie
- Cet exposé est suivi d une courte discussion que nous reproduisons ci-dessous (‘h
- (’) M. Bkillouis demande dos indications sur la con-M. F, Meyer dit que ce sout deslairipes poussées. Les
- moins de 3 watts par bougie et durent i5o heures. Au bout de i5o heures on enlève les lampes.
- M. Brillouin demande si l’on fait remplacer les lampes
- TV. — Tarification de l’énergie électrique.
- Dans l'exposé qu’il fait de cette question, M. Fontaine indique les communications qui ont été faites sur ce sujet au Congrès international d’Eleetrieité ainsi que les discussions auxquelles elles ont donné lieu. Le compte rendu en ayant été donné dans ce journal 't. XXIV, p. 4*6, i5 septembre 1900), nous nous bornons à donner ici la conclusion de l’exposé de M. Fontaine.
- « L’appareil de Wright constate brutalement et peut inquiéter l’abonné comme appareil de contrôle. Il a l’infériorité sur le compteur Brown et Routin de ne pas tenir compte des heures chargées ou non de l’usine. Ace point de vue un compteur à cadrans multiples parait désirable. 11 devra être simple, hou marché, précis et ne nécessiter aucun contrôle exagéré. Dans ces conditions, ce compteur idéal, facile a comprendre pour le client, tardera encore quelque peu à se révéler et à être mis en pratique. D’ici là, chaque Directeur d’usine doit faire varier ses procédés de tarification commerciale, selon la catégorie de clientèle en présence de laquelle il se trouve. Les plus simples seront dans tous les cas les plus appréciés. »
- La discussion qui suit cet exposé a porté sur un point particulier de la question : l’exactitude des compteurs électriques (’).
- qu’elles sont noires on les enlève pour les changer; elles coûtent d’ailleurs au détail 10 ou 11 sous an plus aujour-
- toujours à 5 ou 6 volts au-dessus du voltage indiqué sur les lampes.
- M. F. Meyer dit qu’il emploie même des lampes à M. Brillouin dit que pourles clients qui veulent com-
- (') M. Bru,noms dit que ce système des contrôles n'est pas pratique.
- Divers membres, notamment MM. F. Meyer et Eson-wège, indiquent que plus on multiplie les appareils de
- dé l’habitant. "
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- i est relatif à l’action du Comité Supérieur d’Klectrieité : il tend à ce qu’avec de l’Administration et des Ingénieurs
- î- H répond
- u il n’est pas chargé c
- ; vœu est. adopté par l’Assemblée.
- . Fontaine rappelle à ce sujet, pour préciser la portée du vœu, qu’à la dernière séance le ' - • d’Electricité a été amené h t e-
- : certaine mesure, l’application de la loi du 20 juin i895, par des modifications à l’instruction technique parue en 1898 (Voir Industrie Electrique, io st 3" Le troisième vœu concerne la loi s tributions d’énergie. Un rapport supplémentaire cle Al. Borthelot est intervenu le 4 juillet 1900, à la demande de l’Administration, relativement au projet de loi sur les distributions d’énergie.
- ’ ’ • - veau est relatif au droit qu’au-
- on des Postes et Télégraphes la forme des contributions ? très f
- AI. le Président demande à l’A l’autoriser à intervenir auprès de M. Berthclot.
- ,x voix un vœu tendant à ce que la Loi Jistrîbiitions d’énergie électrique, mise . dans un sens pratique et libéral soit Parlement et mise en application à
- Ce vœu est adopté à l’unanimité.
- Le Gerant : C. NAUD
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- Tome XXV.
- Samedi S Décembre 1900.
- « Année. — N° 49
- L’Eclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorhonne, Membre de L’Institut. —D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’üniversitc, Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSJ T [ON UNIVERSELLE
- GROUPE ÉLECTROCÈXE DE 800 KILO VOLTS-AMPÈRE S DE MM. WEYI1ER ET RlCIIEMOND ET DE LA SOCIÉTÉ ÉLECTRICITÉ ET HYDRAULIQUE DE JKUMONT
- La Société anonyme des établissements Wcyher et Riehemond, de Pantin, et la succursale française de la Société Electricité et Hydraulique, dont les ateliers sont à Jeumont, ont exposé en commun un groupe d’une puissance de 1 000 chevaux affecté au service de l’Exposition.
- Ce groupe, par suite du système nouveau de distribution du moteur à vapeur et des dispositions spéciales de l'alternateur, est uu des plus intéressants à étudier de la section lrançaise. Il est représenté par la photographie de la figure 1.
- Moteur a vapeur. — Le moteur à vapeur est du type compound à deux cylindres horizontaux et jumelés et à condensation.
- Les principales dimensions sont les suivantes :
- Diamètre du cylindre à haule pression.................... 65 cm
- Diamètre du cylindre à basse pression.................... 100 »
- La puissance normale de la machine à la pression de 10 kg : (mi2 est de 1 060 chevaux effectifs ; celle puissance peut être portée à 1 5oo chevaux.
- La distribution de vapeur est laite sur les deux cylindres par obturateurs système Lefer et placés dans les fonds de cylindre.
- La machine n'a pas de condenseur spécial, la condensation est effectuée par un cou-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV. — N» 49.
- dcnseur automoteur servant à la fois à toutes les machines en service exposées par MM, Weyher et Riehemond.
- Le moteur est muni d’un régulateur spécial maintenant la vitesse sensiblement constante à toute charge.
- Les figures a et 3 sont des vues de face et en plan du moteur.
- ÀLTcnNATEUK. — L'alternateur exposé par la Société Électricité et Hydraulique a été étudié par M. A. lleyland qui lui-meme exposera prochainement dans ce journal les considérations qui l’ont conduit à créer ce type d’alternateur caractérisé surtout par sa légèreté. Nous nous contenterons donc d’en donner une description rapide.
- L'alternateur triphasé est du type volant.
- Fig. i. — Groupe eiectrogcne de 800 Idlovoits-umpères de la Société Électricité et Hydraulique de Journont et de MM. Weyher et Riehemond.
- Sa puissance apparente est de 800 kilovolts-ampères, et sa puissance vraie de 680 kilowatts, ce qui correspond à un facteur de puissance de o,85 environ.
- La tension aux bornes est de 2 200 volts; l’induit étant groupé en étoile, la tension simple est de 1 270 volts, et l’intensité du courant de débit par phase de 210 ampères.
- La fréquence est de 5o périodes par seconde et le nombre de pôles de 64.
- Inducteur. — L’inducteur (fig. 4,5 cl.6) est coulé en deux parties et est assemblé suivant deux bras par des boulons : un pour chaque bras, deux pour le moyeu et quatre pour chaque joint de la jante.
- En outre, 8 frettes de forme allongée sont logées à chaud dans des gorges pratiquées à cet effet sur les faces de la jante et sur celles du moyeu.
- Le diamètre extérieur de la jante est. de 5,65 111 et sa largeur de 32 cm seulement.
- L’entrainement se fait par une seule clavette.
- Les pôles inducteurs en acier ont une forme ovale et sont placés directement sur la surface de la jante, sans encastrement ; ils sont fixés chacun par deux vis la traversant complètement.
- La section des noyaux polaires est de 200 cm2 et leur hauteur de i4 cm.
- Les épanouissements polaires venus de fonte avec les noyaux sont rectangulaires et légèrement arrondis pour obtenir une courbe de tension aussi sinusoïdale que possible.
- L'enroulement des pôles inducteurs présente une particularité qui en rend le bobinage
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- et. éventuellement le débobinage, excessivement simple- Chaque [bobine inductrice est eh effet composée d’un bande de cuivre de io4 mm de hauteur sur 0,8 mm d’épaisseur enroulée sur plat sur un manchou isolant. Les 5o spires ainsi formées sont séparées par de la toile isolante.
- ment plus élevé que
- de câble isolé, 1
- peuvent ètrebeaueoup plus minces à cause
- de potentiel entre chaque spire eonsé-
- Celte propriété existe également dans
- r champ ;
- plat sont d’i
- njugucs de MM. Weybc
- plus facile.
- Les isolants perpendiculaires à l’axe de la bobine se composent de rondelles en fibre vulcanisée recouvertes de toile isolante.
- Des plaques en bronze, retenues par les épanouissements polaires, reçoivent la poussée des bobines sollicitées par La force centrifuge.
- Toutes les bobines inductrices sont montées en série elles extrémités du circuit ainsi formé aboutissent à deux bagues de contact largement proportionnées.
- La résistance du circuit d'exeitalion est de 0,70 olim à chaud ; la perte par effet Joule dans 1 inducteur est de y. p. 100 environ de la pleine charge.
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- Le poids de cuivre de l’inducteur est de 2 ioo kg.
- Le poids de l’inducteur complet n’est que de 20 200 kg. l’emploi de moteurs à vapeur jumelés permet toutefois d’obtenir avec ce volant un coefficient .d’irrégularité de — .
- Le diamètre extérieur de l'inducteur est de 0,980 m, et l’entrefer de 10 mm.
- Induit. — La carcasse induite a une forme élancée qui contribue pour beaucoup à réduire le poids de l'alternateur. La section de la carcasse est celle d’un U renversé muni de larges rebords latéraux normaux au plan perpendiculaire à l’axe.
- line des branches de FU esl prolongée pour servir do support à la couronne induite, laquelle est serrée entre l’anneau ainsi formé et un second anneau en plusieurs parties en acier forgé portant un rebord logé dans une rainure circulaire pratiquée dans la seconde branche de l'L'.
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- Le diamètre extérieur de la carcasse est de 7,26a m et sa largeur totale de 64 cm.
- La couronne induite se compose d’un grand anneau en deux parties formées par l'assemblage de 46° couches environ de tôles de fer extra doux de o,5 min; ces tôles sont isolées au vernis et montées à joints alternants. Elles sont serrées d'endroit en endroit par des boulons (un par pôle induit).
- Afin de faciliter la ventilation du fer induit, celui-ci a été divisé en six parties ménageant entre elles des canaux de ventilation. De plus, la carcasse induite porte dos ouvertures laissant libre accès à l’air extérieur.
- Les .dimensions de l’anneau induit ainsi formé sont les suivantes : diamètre d'alésage, 6,000 m; diamètre extérieur. 6,4oo ni, et largeur de l’ensemble des tôles y compris les espaces d’air pour la ventilation, 2Ô cm.
- Le poids total du fer est d’environ 3 Ô5o kg.
- T/anneau induit est pourvu de 384 trous, 6 par pôle, et dont la section a la forme d’un rectangle compris entre deux demi-cercles.
- Los dimensions de ces trous sont de 34 mm sur 22 ot les isthmes qui les séparent de l’entrefer ont une largeur de 2 mm environ.
- L'enroulement comporte une bobine par paire de pôles et par phase, soit 32 bobines par phase. Chacune d’elles occupe 4 trous et comporte deux bobines concentriques formées de trois spires constituées par deux groupes de trois câbles de 20 mm2 (19 fils de 1,3 mm de diamètre), isolée du fer par des caniveaux en micanite ; chaque bobine complète de l’induit a donc 6 spires.
- Toutes les bobines d’une même phase sont en série et les trois phases sont groupées en étoile. La résistance de chacune des phases est de o,i3 ohm chaud.
- Le poids de cuivre de l'induit est de 000 kg environ.
- Le poids total de l’induit est de 20 000 tonnes.
- L’induit repose sur les plaques de fondation par des pattes venues de fonte avec la partie inférieure de la carcasse.
- En outre, un dé en maçonnerie est placé à la partie inférieure de l’induit pour éviter les déformations.
- Le réglage de l’entrefer se fait à l’aide do coins glissés sous les points d’appui.
- Excitatrice. —L'excitatrice est une petite dynamo de 16 kilowatts dont l’induit est calé directement sur l’arbre de la machine à vapeur à côté du volant.
- La tension du courant de débit, est de 100 à 110 volts et le débit lui-mème de i5o ampères.
- C’est une machine à 12 pôles à induit tambour avec enroulement multipolaire.
- Résultats d’essais. — L’article de XL Heyland que nous publierons prochainement reproduira les caractéristiques à vide et en court-circuit de l'alternateur de la Société Électricité et Hydraulique construit dans les ateliers de Jeumont.
- Le courant d'excitation nécessaire pour la marche à vide est de 127,0 ampères.
- L’intensité du courant d’excitation pour obtenir l’intensité normale du débit de 200 ampères par phase en court-circuit est de 36 ampères et correspond à une tension d’environ le tiers de la tension normale.
- En charge, avec un facteur de puissance égal à l’unité et une puissance aux bornes de 760 kilowatts, le courant d’excitation nécessaire est de i4i ampères.
- La chute de tension entre la marche à vide et la marche en charge est de 5 p. 100 environ pour une charge non inductive.
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- Pour une charge inductive de facteur de puissance égal à o,85, l'intensité du courant d'excitation atteint i<38 ampères et la chute de tension n’est que 12 p. 100,
- Le poids de cuivre total de 2 600 kg correspond à une utilisation de 2,7 kg environ par kilovoll-ampère.
- Tableau de distribution. — Le tableau de distribution est des plus simples. Il se compose d'un panneau en marbre formant l’une des faces d'une cabine constituée par une carcasse en cornière et par des grillages en fil de laiton.
- Le tableau comprend simplement un interrupteur Iripolaire, un ampère-mètre et un voltmètre à basse tension branché sur un transformateur disposé aux bornes de l’alternateur. II comporte en outre les appareils nécessaires à l'excitatrice.
- GROUPE ÉLECTROGF.NE DE 800 KILOVOLT3-AMPÈRES DE MM. BOLLLVCKX ET O ET DE LA .SOCIÉTÉ ÉLECTRICITÉ ET HYDRAULIQUE DE CHAULEROI.
- La Société anonyme Électricité et Hydraulique expose dans la section belge un second alternateur dillérant peu du premier et sortant de ses ateliers de Charleroi.
- Cet alternateur est calé sur l’arbre (l’un moteur construit par la Société anonyme des Ateliers do construction IL Bollinckx et Cic c!e Bruxelles.
- La photographie de la figure 1 représente une vue d'ensemble de ce groupe et les figures 2, 3 et 4 des' vues diverses du moLeur et du groupe complet. ,
- Moteur à vapeur. — Le moteur à vapeur est du type eompound à deux cylindres horizontaux conjugués.
- Les dimensions principales de cette machine sont les suivantes :
- La machine est du système Bollinckx comppund à 4 valves. Ce qui la caractérise, ce sont les faibles espaces nuisibles et l’efficacité de l'enveloppe, qui contribuent à la faire très économique.
- Une machine identique à celle exposée, essayée par l’Association belge pour la Surveillance des Chaudières à vapeur, n’a consomme que 5 3Gu kg de vapeur saturée à 7 1/2 kg : cnr par cheval indiqué.
- La consommation de houille par cheval-heure est certainement plus réduite que dans les machines à triple ou quadruple expansion, employant de la vapeur à très haute pres sion, ou que dans les machines à vapeur surchauffée à de haules températures. Cette machine nécessite surtout une installation beaucoup moins compliquée que les systèmes à surchauffe ou à triple expansion, et par conséquent une dépense d’installation moindre, tout en arrivant à un résultat aussi favorable.
- Etant donnée la grande vitesse des pistons (4 m par seconde), la machine a été spéciale-
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- 3?:
- rnenl étudiée en vue d’obtenir un graissage très efficace. Une petite pompe centrifuge refoule en abondance l'huile dans les différents organes, d’où elle s’écoule par une disposition de tuyauteries dans un filtre. Après filtrage, elle parcourt de nouveau le mémo cycle.
- Le coulisseau est percé de trous par où l'huile sous pression se répand sur toute la surface.
- C'est pour la môme raison que la maison Bollinelcx, qui avait la première lancé le bouton de manivelle en deux épaisseurs pour y tenir l'huile comme dans un excentrique, a aban-
- Fig. i. — Groupe élcclrofifène du 8uo kilovolts-ampjres rie la Snriété Electricité et Hydraulique de Charlcrei de MM. Bollinckx et O’ de Bruxelles.
- donné cette disposition parce que le passage abondant d’huile est préférable à sa stagnation.
- Le bâti est à circulation d’eau pour prévenir tout éehauffement.
- Le graissage des cylindres est assuré par des graisseurs M’ollorup commandés par un mouvement de la machine.
- Les deux cylindres sont en deux parties ou boisseaux, assemblés sans aucun joint, ce qui permet la libre dilatation de chacune des partios.
- La construction en deux parties permet d’avoir les quatre boisseaux de valves de mémo densité.
- Les cylindres portent des ailettes taillées dans leur périphérie, ce qui augmente considérablement l’efficacité de l’enveloppe.
- Les valves d’admission sont semblables à celles des machines Corliss, mais d’une construction essentiellement différente en ce sens que la valve proprement dite est une simple portion du cylindre avec une arête radiale de très faible hauteur, sur laquelle s’emmanche
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- une tige en V renversée, tandis que dans les valves Corliss, la valve même est en V assez élevé dans lequel s’emmanche une tige. Il s'ensuit, qu’avec le système Rollinekx, en cas d’usure de la tige, Ja valve reste étanche, ee qui n’est pas le cas pour les autres systèmes.
- Des essais ont été faits sur des machines marchant jour et nuit pendant dix et douze ans, et ont prouvé que les valves restent étanches, sans réfection après ce- laps énorme de
- On remarquera que la disposition des valves d’admission et de déchargé a permis de réduire les espaces nuisibles à un minimum qui atteint 2 p. ioo dans la machine qui nous occupe. .
- En ce qui concerne la précision .de la construction, nous dirons que dans les ateliers Bollinckx; toutes les pièces sont exécutées sur calibres, ce qui oblige à une précision de un millième de millimètre.
- Fig 3.
- Les manivelles sont fixées à la presse sur les arbres, et tous les leviers sur leurs axes, sans aucune espè'ee de cale. Les volants eux-mêmes sont emmanchés à force sur les arbres et n’ont pas de cale.
- 'fous, les boutons d’articulation sont trempés à deux ou trois millimètres de profondeur et sont finis à la meule émeri après la trempe.
- Ceux de la manivelle et de la tête du piston travaillent dans des eoussineLs do bronze; les autres dans de simples douilles en fonte.
- Il en résulte que ces boulons ne s’usent jamais, de • sorte qu’il n’y a à remplacer, après de nombreuses années que ces coussinets ou ces petites douilles, ce qui se fait très vite et avec fort peu de frais.
- Les coussinets de l’arbre moteur sont en métal blanc, qui peut encore servir en partie quand les coussinets sont usés. Les coussinets peuvent s’enlever sans ôter l’arbre, les morceaux pouvant tourner autour, de celui-ci.
- En dehors de ces remplacements, les dépenses d’entretien se bornent à l’alésage des boîtes des valves et du cylindre qui doivent se faire au plus tous les vingt ou vingt-cinq ans, suivant les conditions de marche ou d'entretien de la machine.
- Alternateur. — If alternateur de la Société anonyme Electricité et Hydraulique commandé par le moteur Bollinckx diffère .peu de celui commandé par le moteur des ateliers
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- Fig. 3 et 4- — Vue do face
- plan du groupe élcctrogcne de MM. Bollinckx et Cie 'de Bruxelles et de la Société Électricité et Hydraulique de Charleroi.
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- Veyher et. Richemond. Il a en effet la même puissance el les seules difféi'ences entre les deux alternateurs tiennent uniquement à l’adaptation de l’alternateur français pour fonctionner à 80 tours au lieu de 94 tout en donnant la même tension.
- L’induit est identique à celui de l’alternateur de Jeumont, la seule différence consiste en ce que les bobines complètes au lieu d’être formées de 6 spires de deux câbles en parallèle comportent maintenant 12 spires d’un seul câble de même section: on ami somme mis en série les deux bobines élémentaires disposées primitivement en quantité.
- De plus ces trois phases sont maintenant groupées en triangle.
- La courbe de saturation étant maintenue la même, la tension aux bornes avec le même entrefer serait en réduisant la vitesse à 80 tours de
- 1270 x s K 80
- 94 , î
- ou 2 160 volts. '
- Pour obtenir la même tension malgré une chute do tension un peu plus forte dans l’induit où l’intensité par fil est maintenant de 115 ampères au lieu de 100, on a réduit l’entre, fer à 8 mm seulement au lieu de 10.
- Le diamètre d’alésage de l’induit est resté Iè même, c’est le diamètre extérieur de l’inducteur qui a ôté porté à 5,984 m au lieu de 0,980 m.
- La fréquence n’est plus maintenant que de 4^,5 périodes par seconde.
- La résistance par phase est maintenant de 0,02 ohm chaud.
- J/intensilé du courant d’excitation pour la marche à vide est de i3j ampères et elle porréspôrid au débit de 200 ampères en court-circuit, de 43 ampè,res. L’intensité du courant d’eieilalioji en charge (200 ampères) sur résistance non-inductive est de 155,5 et celle sur un circuit de facteur de puissance égal à 0,80 de 193 ampères.
- ACCUMULATEURS MAJERT
- Plaque positive. — Ce qui caractérise cet accumulateur (’), c’est surtout la construction de la plaque positive. Le Dr W. Majert, de Grünau-Bcrlin a eu en vue, en l’imaginant, de fairo une plaque solide à grande capacité et pouvant charger et décharger en des temps très courts.
- Cette plaque est du type Planté et est fabriquée en plomb pur laminé. Comme forme, elle tient de la plaque Tudor et est comme elle constituée d'une âme munie de chaque coté de nervures perpendiculaires. Mais dans le but d’augmenter la surface active, le nombre et la finesse des nervures ont été considérablement augmentés. C’est ainsi que pour le type à décharge de une heure à trois heures, les nervures ont 0,6 mm de largeur et 5,5 mm de profondeur, et entre chaque nervure il n’y a que 0,4 mm d’intervalle. La plaque présente alors l’aspect lamellé de la partie inférieure d’une tête de champignon ainsi que le représente la figure 1.
- Pour les décharges de un quart d’heure à une heure, les nervures sont encore plus rapprochées et plus fines, ainsi qu’il résulte du tableau comparatif suivant (2) :
- • .. t(‘) Voir L'Éclairage Électrique, t. .XVIII, p. a5g, 18 février 1899. (2) Élektrotechniscke Zeitschrift, t.; XX, p. 783, 9 novembre 189-9.
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- Poids par dm2 de plaque, eu grammes....
- On a appelé ici développement de surfae et la surface apparente de la plaque obtenue par le produit de sa hauteur par sa largeur.
- Pour l’obtention de cette plaque, un procédé de fabrication spécial était nécessaire, car 1 o procédé par coulée 11e permet pas de dépasser 8 ou 9 comme développement de surface.
- Le Dr Major!: façonne sa plaque mécaniquement; il prend pour cela une plaque en plomb doux laminé qu’un outil spécial en acier vienlaltaquer obliquement; il se détache ainsi par un déplacement relatif de l’outil et do la plaque un copeau mince qui adhère à Fâmc par sa base. Par suite de sa forme, l'outil, continuant sa course dans la rainure ainsi créée, relève perpendiculairement le copeau détaché, ainsi qu’on le voit sur la ligure 2.
- L’outil agit ainsi à la façon d'une charrue; en le faisant avancer d’une quantité correspondante à l'intervalle de deux lamelles, on obtient des sil.
- le rapport entre la surface totale active
- plaque 1 évite aii
- Ions très rég-ii- Fig. _ ,,la(Jue posUive Majert.
- hers et d une
- grande finesse. Ce qui distingue les plaques ainsi fabriquées des plaques coulées, c’est d’abord le parallélisme des deux côtés de la lamelle qui ne s’obtient pas dans, la méthode par coulée où on est obligé cle donner à la nervure une forme conique pour faciliter io démoulage. C’est, de plus, l’état du plomb qui est plus homogène dans une plaque laminée que dans une plaque coulée (1).
- La machine Majert-Rerg employée au travail dos positives nil pour la fabrication est u,iü sorte d’étau limeur (fig. 3). L’outil est mobile et son les plaques. axe est perpendiculaire au pian de la plaque. Tout à côté de
- lui se meut un petit galet d’acier qui vient exercer sur là e pression réglable afin de rendre rigoureusement plane la partie à travailler; ôn les déchirures du métal.
- Le plateau qui supporte la plaque pont être soumis à trois mouvements différents : il (*)
- (*) R en résulte une attaque plus régulière, et par suite une plus longue durée. C’est ce qu'aurait prouvé l'expérience suivante : 1 plaques de plomb doux furent formées dans les mêmes conditions; la plaque en plomb laminé (fig. 8) montra' une couche cristalline régulière de peroxyde : ]a plaque en plomb coulé (fig. 9) et celle en
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- peufêtre déplacé verticalement, de façon à faire varier à volonté la profondeur du sillon; il peut tourner dans un plan horizontal, ce qui a pour but de faire varier l'inclinaison dos sillons par rapport aux bords de la plaque. Un troisième mouvement alternatif et automatique, perpendiculaire, au déplacement do l’outil fait avancer leplateau après chaque course de l'outil de la longueur correspondante à rintervfüle’de deux sillons.
- Lorsqu'un coté de la plaque est terminé, ou retourne celle-ci pour travailler le deuxième
- coté, et l'outil est réglé de telle façon que dans le taillage, les sillons laissent intacte la partie centrale de la plaque; il en résulte une âme do 1 à 2 mm qui assure à la plaque une grande solidité.
- Au début, les sillons étaient inclinés et faisaient avec le bord horizontal de la plaque un angle de 70 degrés ; de plus, les sillons d’un côté croisaient ceux de l'autre côté de façon à augmenter la rigidité do la plaque, l’our les nouveaux types de plaques, ce croisement a été abandonné et des deux côtés les sillons sont tracés horizontalement.
- Les machines sont fabriquées en différentes grandeurs. Pour des plaques ayant jusqu’à 9 dm2 =3x3 dm2, l’outil peut faire 90 courses, aller et retour, par minute.
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- 3 secondes pour tailler les 38o lamelles urface de base; soit en ehîll'res ronds 5.
- ir un côté- d’une plaque s 5oo secondes pour les deux à un Leinps total de io minutes machine pourrait ainsi fabri-
- II suffit ainsi de type À3 do 5,3 dm2 c
- côtés ; en y comprenant le temps de mise en par plaque. Par journée do travail de ic quer 6o plaques de ce type. Gomme un ouvrier peut conduire deux machines, la production devient, iao plaques par ouvrier et par jour, qui est comparable à celle obtenue par coulée.
- Plaque négative. — La plaque négative employée ici est du type Faure; le support est constitué par une grille qui présente deux formes différentes. Tune pour les batteries à poste fixe, l’autre pour les batteries transportables.
- La plaque du premier type, représentée en ligure 4i porte un cadre et un certain, nombre de montants verticaux qui sont reliés entre eux par des nervures obliques plates dontl'obliquité se fait de sens inverse d’un intervalle à l’autre. Gcs nervures sont de plus inclinées d'un côté de la plaque à l’autre, à la façon des lames de jalousies.
- On a voulu par cette disposition avoir une plaque ^très rigide et consolider les pastilles de plomb spongieux.
- L’autre plaque négative, représentée par la figure 5, est formée de nervures horizontales et verticales so croisant rectangulairement; ces nervures ont au milieu de la plaque une épaisseur plus lorte qu’à la surface, ce qui donne aux pastilles empâtées une forme de coin. Afin de mieux retenir ces pastilles, la plaque ainsi fabri-' quée est alors laminée do façon à relever des deux côtés les nervures horizontales. Les figures 6 et 7, qui donnent les coupes de la plaque avant et après laminage, montrent bien l’effet de cette opération.
- Les plaques ainsi obtenues sont empâtées à la façon ordinaire; le mélange est ici eonslitué par de la litharge chimiquement pure, de l’acide sulfurique et un liant spécial.
- • Plaqu.
- rv.rs^pp-T'---*
- lipr®- -
- pedo plaque
- Formation. — La formation des plaques se fait séparément, pour les deux électrodes. A cet effet, les positives d’une part et les négatives d’autre part, sont montées en éléments en reg’ard de contre-électrodes, puis chargées, cc qui a pour avantage de purifier négative. les plaques et d’empêcher, par exemple, les traces de chlore que
- renferme toujours la matière négative de se rendre sur les plaques positives. Le liquide de formation de ces dernières est de l’acide sulfurique étendu sans addition d’aucun corps étranger; la couche de peroxyde obtenu est uniforme depuis l’arôlo de la lamelle jusqu'à sa base.
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- Fabrique allemande. — Les accumulateurs Majert sont fabriqués eu Allemagne, à Obersohœneweide, près de Berlin, parla « Accumulatorenwerk Obersprec Aktiengesells-chaft ».
- Nous trouvons dans le « ’Centralblatt für Aeeumulatoren und Elementenkunde », l. I, p. i43, quelques renseignements sur celle usine qui occupe une superficie de 21 200 m2, se rcpartissant ainsi : administration 3ao m% atelier de fusion 600 ms, ateliers principaux 1 120 m2, atelier de formation 2 700 m2, magasin 600 m2, hangars divers 800 ni2.
- Le plomb qui arrive en saunions est coulé -en plaques d’environ 2 nr de surface et 10 cm d’épaisseur, qui sont ensuite laminées à l'épaisseur utile des plaques. Dans ce but, elles passent sous des cylindres de 2,2 m de longueur et 65 cm de diamètre actionnés par un électromoteur. A la sortie du laminoir, ces plaques, qui ont 7 à 8 mm d’épaisseur, passent sous la scie circulaire-électrique qui les 'coupe en plaques de dimensions déterminées. Celles-ci
- 1 19 parviennent alors dans, les ateliers principaux où fonctionnent
- 18 machines du type décrit plus liant. Dans le tailllage des plaques on laisse un rebord de chaque côté, ce rebord se trouvant au-dossus d’un côté et au-dessous de l’antre. Il ne reste plus.ensuite qu’à souder les queues de prise de courant et à former les plaques.
- Les plaques négatives sont coulées dans l’atelier de fusion qui peut fournir journellement 6000 plaques. La pâte dont nous avons donné plus haut la composition, est faite dans un malaxeur; les plaques sont empâtées à la main, après quoi elles vont à la formation.
- -
- pla<
- Dans l’atelier de formation, on a installé, de place en place, à peu près à hauteur des cuves, de'pelils puits par lesquels on extrait les gaz de formation et l’air chargé des fines gouttelettes d’acide qui se jettent dans un canal souterrain.
- L’énergie électrique nécessaire est fournie par 1’ « Allgemeine Elektricitats Gesells-chaft », qui livre du courant triphasé à 6000 volts; celui-ci est tranformé à l’usine en courant continu à 70-80 volts. La puissance utilisée est de 35o kilowatts pour la formation, 20 kilowatts pour l’éclairage et 90 kilowatts pour les moteurs qui sont à courants triphasés.
- L’usine allemande fabriqué principalement les accumulateurs pour tramways à charge rapide. C’est ainsi qu’à la fin de l’année 1899, elle avait en exploitation 58 000 éléments sur les 290 voitures des grands tramways de Berlin. Chaque élément est composé de 3 plaques de 2f>5 mm hauteur, 234 mm largeur et 12 mm épaisseur; les plaques possèdent 11 lamelles par centimètre, avec une profondeur de 5,5 mm. Le montage est fait dans des bacs en
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- R EVUE D'ÉLECTRICITÉ
- ébonîte à rainures intérieures dans lesquelles se logent les plaques, et à nervures extérieures permettant l’écartement des bac-s entre eux.
- On trouvera dans le tableau suivant quelques données relatives aux types d’éléments à charge rapide.
- À\i point do vue de la durée de ces plaques, mentionnons ici que, pendant la première année d’exploitation sur les tramways de Berlin, il n’y aurait eu à remplacer que it8 positives sur a oooo en service. *
- • PabHque française. — La Compagnie française des Accumulateurs électriques « Union »! lubrique actuellement dans son usine de Neuilly-sur-Marne les accumulateurs Majert.
- A l’exposition de cette compagnie on pouvait voir les plaques positives et négatives que nous avons décrites ci-dessus, ainsi que la machine spéciale à tailler les positives. Celle-ci est très perfectionnée : c’est l’outil qui possède le déplacement vertical qu’on règle à Volonté pour donner au sillon lu profondeur voulue;, de plus, le plateau qui supporte
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- la plaque n’est plus mobile autour d’un axe dans un plan horizontal, les lamelles étant toutes taillées parallèlement aux bords de la plaque.
- La précision de cette machine serait telle qu'il serait possible de tracer 3o et 35 sillons par centimètre et par suite d’augmenter jusqu’à 35 fois la surface apparente. .
- \oici quelles sont, d’après la fabrique française, les principales valeurs caractéristiques, de quelques types d’éléments pour batteries stationnaires.
- Eucombrcment approximatif ( j13 do l'élément, en mm j J*
- Nombre de plaques...........
- Poids approximatif de l’élément c Volume d’eau acidulée à aiuB. ei
- igueur
- mballé,
- Capacités aux différents régi
- lnteusilé maxima de charge,
- 4Rg9 4R6 8Bgi5
- Verre Verre Bois plombe
- 3So 380 6s5
- 275 275 480
- ................4 -f et 5 — 4-f-et5
- acide, on kg . . 64 64
- ................ 20,5 20,5
- ................240
- J99
- *79
- 6c
- 309
- 81li5
- Boisplombé
- 623
- 48o
- 571
- 8+etg — .
- 3i9 !
- 94
- 789
- 632
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- Les éléments sont employés pour les décharges lentes et les éléments R pour les décharges plus rapides.
- pour les éléments de traction, on trouvera dans le tableau suivant les valeurs les plusr importantes pour quelques types.
- SYSTÈME ÈLECTUO-PNEIÎMATIQUE DE DISTRIBUTION DE L’HEURE DE LA COMPAGNIE PARISIENNE
- DE L'AIR COMPRIMÉ
- La Compagnie Parisienne de l’Air Comprimé exposait aux Invalides (classe 96, Horlogerie) le nouveau système de distribution de ITieure qu elle doit prochainement appliquer
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- à Paris pour actionner les horloges pneumatiques que l'on se propose d'installer dans les quartiers de la rire gauche voisins de la Seine, les 5e, et 7e arrondissements.
- Le système actuel, qui dessert sept arrondissements de la rive droite, est entièrement pneumatique. Une horloge mère, à remontage automatique, installée rue Sainte-Amie, envoie à chaque minute de l’air comprimé dans la canalisation qui relie les horloges secondaires à lu station centrale puis met cet.Le canalisation en communication avec l’atmosphère. Cette variation périodique de la pression dans la canalisation lait fonctionner les aiguilles des minutes des horloges secondaires (‘).
- Ce système, très simple et très robuste, convient fort bien tant que la distance de l’horloge mère à l’horloge secondaire la plus éloignée 11e dépasse pas 3 kilométrés. Pour une distance plus grande les fuites inévitables des conduites et les pertes de charge inhérentes à toute transmission rendent le système inapplicable. U faut alors plusieurs centres de distribution qui peuvent avoir ou chacun une horloge-mère, ou un simple mécanisme commandé par une seule horloge-mère installée dans J’un, <îes centres^ C’est cette derniere solution qui a été adoptée par la Compagnie parisienne deTair comprimé.
- Le dispositif est d’ailleurs extrêmement simple et se coneoil aisément sans figures : sur l’arbre de l’horloge-mère qui commande l’admission de*’l’air comprimé dans le réseau qu’elle est chargée dérégler viennent s’appuyer trois frotteurs métalliques ; Fun que nous désignerons par a est relié à Fun des pèles d’une batterie d’accumulateurs; les deux autres b et c sont respectivement reliés aux extrémités des bobines de deux électro-aimants B et C situés au centre de distribution secondaire qu'il s'agit de commander; entre cçs derniers frotteurs, qui ont leur point de contact à 180" l'un de Fautre, l’arbre métallique est recouvert d’un demi-cylindre en éhoniLe ; enfin un liJ conducteur relie les extrémités libres des bobines des éleelro-ai.uiants B et C au second pèle do la batterie. i
- Quant au fonctionnement il se devine : quand le frotteur b appuie sur la partie métallique de l’arbre, le frotlour c appuie alors sur le cylindre d’ébonilè ; l'électro-aimant B sè trouve doue excité tandis que C 11e l'est, pas. Quand l-’arbr-e;» tourné de 180e «v’osl-Vinversê qui a lieu. Au moyen des armatures des électro-aimants, il est par conséquent facile d’obtenir un mouvement de va-et-vient d’une tige et comme l’arbre de l’horloge-mère accomplit deux brusques demi-tours par minute cette tige reprendra la même position toutes les minutes. C’est cette lige qui, par l’intermédiaire d'un relais pneumatique, commande la mise efi communication de la canalisation du cenLre de distribution secondaire, soit avec un r'éser-f voir d'air comprimé, soit avec l'atmosphère. , ;
- J. Rkyval. ;
- (*) L’horloge-mcre commande, par un système de déclenchement à came,, un arbre sur lequel est calé 1111 excentrique actionnant un tiroir. Suivant lu position do l’arbre, ce1 tiroir fait arriver de l’air 'comprimé sur l'une ou l’autre face d'un piston qui lui-même commando un tiroir plus robuste. Ce dernier mol en communication, soit avec un: réservoir d’air comprimé, soit avec l'atmosphère, la canalisation qui relie la station centrale de distribution-à chacune; des horloges secondaires. J/arbre portant l’excentrique accomplissant brusquement un demi-tour toutes.les 3o se-
- avec l’atmosphcrc. Dès que l’air comprimé admis dans la canalisation arrive à une horloge* secondaire il gonfle un petit soufflet, lequel ^soulève un levier qui, au moyeu d’un ronhet, fait avancer d’une dent une roue dont l'axe fiorte
- se trouve prêt à agir à l’admission suivante ; pendant ce temps un second roehet maintient la roue dons la position qu’elle a prise.
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- L’ÊCLAIK AGE E1 ;EGTR'FQGE
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- REVUE INDUSTRIEL UE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- '.Rapport entre le degré d'irrégularité d’un moteur et l’écart angulaire d’un système tournant commandé par le moteur, par R. Wikander. Industrie électrique, i. IX, p. 471-
- Lorsquc des alternateurs sont commandés directement par des moteurs sépares, les variations inévitables du couple moteur pendant la durée d’un tour donnent lieu à des variations périodiques de la vitesse angulaire du système tournant et de ces variations résultent souvent, comme on sait, de grandes difficultés pour l'accouplement en parallèle des alternateurs. Les constructeurs de moteurs garantissant une certaine valeur du coefficient d'irrcgularilé, défini par la relation
- où m est la vitesse angulaire du système tournant, M. Wikander cherche quelle relation existe, dans l’hvpollièse ou le couple résistant de l’al-ternaleur est constant, entre ce coefficient, le nombre X des impulsions identiques par tour données par le nioLeur à la manivelle et l’écart angulaire a de la partie tournante par rapport à la position qu'elle occuperait si savitese était uniforme pendant toute la durée d’un tour.
- Si l’on désigne par (à l’angle, exprimé en radians, décrit par le système tournant à partir d’un instant où la vitesse est égale à la vitesse moyenne,, la différence entre le couple moteur variable C,„ et le couple résistant constant C,. peut s’exprimer en fonction de 3 par un développement en série de Fourrier.
- C* - C, — A sin *|3 -f B sin 21$ + C si» + . ..
- +. cos k$ + Bx cos + Ct cos 3*fi ...
- La variation A\V de l’énergie cinétique du système à partir de la valeur correspondant à la vitesse moyenne sera donc
- (G, - Cr ) dp = - 4 cos AfJ - 4 co*
- 4- ... 4----A* sin kp 4“ 4“ * • • 'h-
- D’auLrc pari, on a
- et comme 4* est l'inverse delà vitesse moyenne
- dp * .
- —jj-, on peut écrire
- La variation Am de la vitesse est liée h la variation AW de l’énergie cinétique par la relation
- iW = I, [>„or 4- Aw}2 — ;
- en négligeant le carré de Am et résolvant par rapport à Am, il vient
- 4'3 étant une constante. Par conséquent, en portant cette valeur de Am dans l’expression de a et remplaçant A AV par le développement en série trouvé plus haut, on obtient
- — + *1? 4- *.]
- Les constantes X, et X, sont déterminées par la condition que a soit nul quand ^ est nul ou égal à 2-; on trouve kl = X. = o, et par suite on peut écrire
- 1 — — A0 ^A sin A[3 -j- -E sin a*? -(-il sin 3Æ3-[- . . .
- + A, cos 4P 4- Ta cos ztp -f 4 cos 'Si$ + •••)•
- En comparant cette expression avec celle de Cm—C, on voit que ces fonctions périodiques sont absolument synchrones, mais que les amplitudes des ondes d’ordre oJc, 3X, etc., sont 4> 9, etc,, plus faibles dans » que dans C„, — C',
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- Comme l'observation, montre, que. dans C„,— C' l’onde d’ordre k esl déjà de beaucoup prépondérante, M. ‘Wikander en conclut que l’on peut négliger dans a les termes contenant a k[3, 3Æ£, etc., c’est-à-dire que l’on peut considérer a comme une fonction purement sinusoïdale. Tl pose donc
- et comme il admet ;
- (, il arrive à
- Reste à trouver cl wmin en fonction de Pour cela remarquons que l’on a
- et l’on a pour le coefficient, d’irrégularité
- t expr:
- és, il vient t = 0,035 k
- Lorsque le moteur n’a qu’une seule manivelle, il suffit de faire k = o,5 pour les moteurs à gaz à quatre temps, k = x pour ceux à deux temps et k — 2 pour les moteurs à vapeur ordinaires et les moteurs tandem.
- Si le moteur est à plusieurs manivelles, il convient en général de multiplier les valeurs précédentes de k par le nombre de manivelles; ainsi pour un moteur à quatre temps à deux cylindres dont les manivelles sont décalées de 36o®. il faut prendre k — î ; pour un moteur à deux temps dont les manivelles sont décalées de i8o°. il faut prendre k — 2; pour un moteur à vapeur à double expansion avec deux manivelles à 90°, 011 a k — 4 ; pour un moteur à triple expansion avec trois manivelles à iao°, on a k -= 6 ; etc. Toutefois ceci n’est exact, encore dans les c.ondilions d’approximation de la formule, que si les couples moteurs des manivelles sont identiques. Or, en supposant même cette
- identité existante dans le cas de la charge normale, elle ne le sera pas en général pour une autre charge, car aussitôt que la charge de la machine varie, le régulateur change l’admission du cylindre à haute pression tandis que celles des autres restent constantes. De cette non-identité des couples moteurs résultent des déformations dans la courbe représentative de l’expression de Cr — G,* et ces déformations se faisant sentir dans la courbe représentative de a pourront nécessiter le maintien dans l’expression de a de termes en 2 k^. Suivant M. Wikander, on pourra néanmoins se servir encore de la relation 0 = 2k x,„„T mais à la condition de donner à k une valeur particulière qu’il faudra déterminer en chaque cas à l’aide du diagramme du couple résultant dos couples de chaque manivelle. Cette valeur de k aura alors la signification d’un coef-licient caractéristique du type de moteur eonsi-
- unde, t. I, p.
- 1 " in'
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- Pour le malaxage des oxydes de plomb, on emploie ordinairement l’acide sulfurique; il se forme du sulfate de plomb ou un sel basique qui lie intimement les particules d’oxyde inattaqué. On sait néanmoins que l’acide sulfurique n’est pas indispensable et qu’on peut obtenir des empâtages en malaxant les oxydes k l’eau pure; les hydrates de plomb qui en résultent ont également la propriété de cimenter la masse.
- I/auteur a entrepris des recherches afin de déterminer la meilleure de ces deux méthodes. Ses essais ont porté sur trois procédés différents :
- 1° Procédé Stefan Parhaky et Dr Stefan Sche-nek. — Ce procédé, décrit dans le brevet allemand 37012, consiste à faire avec la matière et de l’acide sulfurique à 20 p. 100 line pâte très peu humide et non pétrie. Cette pâte est distribuée sur le quadrillage à garnir en une couche de 3 à 4 mm d’épaisseur au-dessus de la surlace de celui-ci; elle est ensuite enfoncée avec une règle jusqu’à ee qu'il se produise un suintement à la surface ; on égalise ensuite la plaque à 1 aide d'un couteau. On rctf^vne alors la plaque pour apprêter pareillcr^^t le second coté. Après un
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- séchage do doux à trois jours à l’air, la plaque est plongée le plus rapidement possible dans de l’acide à 20 p. roo. Après vingt-quatre heures, on recommence celte opération, niais en laissant la plaque dans l’acide sulfurique jusqu’à ce que le bruissement qui en résulte ait complètement disparu. Un troisième trempage qui dure dix à douze heures a lieu vingt-quatre heures après ce dernier.
- 2° Procédé J. Zaeharias. — D’après ce procédé, décrit dans Die Accumulaioren, 1892, p. 89, de Zaeharias, les matières (oxydes de plomb, etc.) sont malaxées avec de l’eau pure en une bouillie dure qu’on comprime dans le quadrillage. La plaque est ensuite séchée.
- 3° Procédé W.-L. Silvey. — D'après le brevet américain 409 535, l’oxyde est ici malaxé avec de l’eau pure de façon à obtenir une pâte dure exempte de grumeaux et de petites particules sèches. Le quadrillage est garni de cette pâte, et pendant que celle-ci est encore humide, la plaque est trempée dans l’acide sulfurique de 10 à 2'j degrés Baume où elle reste en moyenne deux à trois jours d’après la quantité d’oxyde; elle est séchée ensuite.
- Les plaques d essais faites par l'auteur, à l’aide de ces 3 procédés avaient l’aspect suivant après leur fabrication : les plaques type Farbakv-Sehenek étaient très dures ; celles du deuxième type étaient friables dans toute leur épaisseur, et1 celles du type Silvey présentaient à leur surface une croûte dure pendant que les parties intérieures étaient encore friables, ce qui prouve que l’action de l’acide ne s’est produite ici que superficiellement et que dans ce cas, pour durcir toute la masse par trempage, il faudrait que celui-ci durât plusieurs semaines.
- Les plaques essayées ici étaient du tvpe à grille ayant 140 cm2 de surface sur un côté. Deux éléments de chaque type éLaient montés à 5 plaques dans de l’acide .sulfurique de densité r,i5. La formation était effectuée à 2,4 ampères (soit o,4 ampère par dm2 de surface positive) et durait quatorze jours sans interruption.
- Après la formation, les positives Parbaky-Schenek présentaient à la surface d’assez grandes quantités de pellicules blanches de sulfate qu’011 enlevait facilement avec un couteau et qui d’ailleurs disparaissaient onsuiLe complètement pendant le lonctioimementde l’accumuia-teur. La matière négative des plaques Silvey
- s’élait gonflée superficiellement, en particulier sur les plaques du milieu. Ces gonflements étaient comprimés, mais ils reparaissaient à nouveau pendant le fonctionnement de l’élément. Dans les négatives Zaeharias, 011 remarquait également quelques gonflements.
- Après la formation, les plaques étaient redressées; on enlevait les particules de matière qui dépassaient et on remontait dans l’acide sulfurique de densité r, r 5. Les éléments subissaient alors i3 décharges à 2,5 à3,a ampères et charges à i,2 à 3 ampères jusqu'à obtention d'une capacité constante. A ce moment commençaient les expériences dont on trouvera les détails dans les tableaux suivants :
- Pendant la décharge 4> les différences de potentiel étaient prises avec une électrode supplémentaire au cadmium et on obtenait ainsi le tableau 4 a suivant :
- Dans chaque cas, la décharge était arrêtée au crochet de la courbe.
- Ces tableaux montrent une supériorité pour 1 empâtage Parbahy-Schenek qui, ainsi qu’on le voit d’après 4 tient surtout à la bonne qualité des négatives. L’écart do différence de potentiel pendant la décharge est pour celles-ci beaucoup plus faible que celui des deux autres types. La négative la plus mauvaise est celle de l’empâtage Silvey dont la différence de potentiel avec l’électrode supplémentaire monte très rapidement.
- Comme électrode positive, l’empâtage Zacha-rias donne le meilleur résultat et la différence de potentiel en est plus élevée, particulièrement au début de la décharge que celle des deux autres. L’empâtage -Silvey se place au deuxième rang au début de la décharge; mais sa différence de potentiel tombe plus vite vers la fin que celle du type Farbaky-Schenek.
- Les capacités, energies, différences de potentiel moyennes aux différentes décharges ont été résumées dans le tableau suivaut :
- Les courbes de variation de capacité avec l’intensité sont en outre exprimées dans la figure 1, la courbe 1 se rapportant au type Far-baky-Sohenek, IJ au type Zaeharias et III au tvpe Silvey.
- C'est le premier empâtage qui donne le plus de capacité, mais c’est aussi celui dont, la capacité baisse le plus rapidement pour les fortes intensités.
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- Il prend
- de leleelrolyle à tra-
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- i3,6j
- 9,80
- dans un certain volume; d’acide; après dix-sept heures d'immersion il mesure les quantités d’acidc absorbé et trouve
- De ces essais l’auteur conclut que les empâtages à l’eau pure sont plus poreux que ceux à base d’acide sulfurique et donnent les meilleures
- Hg. 1.
- positives; mais, par contre, que les négatives s-ont meilleures avec les pâtes à acide sulfurique. Dans le cas de pâtes malaxées à l’eau pure, il est préférable de sécher complètement la plaque avant son introduction dans l’acide. En la plongeant humide comme, dans la méthpde Silvev, 011 obtient la positive moins poreuse et la négative plus sujette aux gonilements de matière.
- L. J.
- Nouveau commutateur permettant la charge des batteries à l’aide de la tension de distribution, par l'ingénieur Arthur Lowit, Znita-chriftpir£lektrütcchnik,t. XYIU, p. 5o5, i-toctobrcigoo.
- On sait quelles difficultés pratiques on ren-
- contre pour la charge des batteries d’accumulateurs, par suite de la nécessité d’avoir pour cellc-ei une tension plus élevée que celle du réseau. Il est possible dans certains cas d’arriver a la solution a 1 aide d’une machine unique en luisant travailler celle-ci sur le réseau avec des inducteurs loin de la saturation. Mais outre quune telle machine travaille dans de mauvaises conditions, la charge do la batterie ne peut s’ef-fccLuer qu’aux heures d’arrêt du réseau.
- L’emploi de survoiteurs permet la charge en utilisant directement la tension aux barres do distribution ; mais l’utilisation de ces machines est irrationnelle et elles apportent, de plus, une complication au tableau.
- Très souvent dans les petites installations, on effectue simplement la charge en groupant la batterie en deux moitiés en dérivation, branchées aux barres du tableau avec une résistance de réglage en tension. Cette résistance absorbe cm pure perte une fraction importante de l’énergie totale.
- Le dispositif imaginé ici permet de grouper pour la charge a/3 des éléments de la buLLerie, les combinaisons pouvant être effectuées entre chaque tiers, et de n’avoir ainsi qu’un circuit avec une résistance minima pour le réglage.
- L’avautagc de cette disposition sur la précédente résulte d’une perle moindre d’énergie ainsi que l’indique clairement l’exemple sui-, vaut : supposons pour le réseau une différence de potentiel do 110 volts ; le nombre d’éléments nécessaires sera de (>o environ. En admettant une intensité de charge de 100 ampères et une dif lérence de potentiel moyenne à la charge, de a,4<> volts par élément, 011 absorbera en moyenne dans la résistance 110 — 2,4-3o = 38 volts dans le premier cas et 1 ro — a,4-4° ~ i4 volts dans le second. La puissance perdue deviendra.
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- 2.100.38 = - fioo watts dans le premier cas, et j00.14. = 1 4°° watts dans le second. Quant à la puissance totale nécessitée parla charge, elle atteindra respectivement 2.100.110 = 22000 watts et 100.110= 11 000 watts.
- t'ig- 1.
- L’appareil employé ici est un .commutateur à trois brandies (lig. 1) qui réalise très simplement les quatre groupements suivants :
- Position 1 — les 3 tiers de là batterie sont eu tension pour la décharge ;
- la charge ;
- Position 3 — les 2 tiers 1 ci III sont en tension polir Position { — tes 2 tiers I cl II sont en- tension pour ta
- La ligure 2. montre la disposition schématique. Dans chacun des cas, le circuit est fermé de la façon, suivante :
- position 1 — l’L a’ A ~ ruiscan, — Réseau, c, C. d', Z, — I, +. T, — IL 4- TI, e, B, f — Iil.
- Position,2.--1- Réseau, b. A, a. -f- III. — 111, f, B, e,
- + II, -- fl. g,-h, C,ï, \V, - Réseau,
- + I, — I. Z, d, k, CT i, \V, — Réseau.
- Position 4 — Réseau, b. A, e, II, — II, -f- I‘ — I, Z, d, k, C, i, W, — Réseau.
- Chaque tiers de la batterie est aiusi chargé en <leux fois; La 'manœuvre se fait très simplement ; si on connaît le temps de charge' des éléments,
- il suffit alors de laisser le commutateur dans chacune des positions 2, 3 et 4 pendant la moitié de ce temps. Si on prend comme indice de fin de charge la différence cle potentiel, on fait la manœuvre périodiquement, toutes les demi-heures paj exemple.
- La construction de ces appareils est entreprise par la Société D’’Paul Meyer à Rcrlin qui livre actuellement trois grandeurs différentes correspondant à 3o, 100 et 200 ampères. L. J.
- MOTEURS
- Calcul des moteurs asynchrones, par J. Fischer Hinnen Zeitschrift fur JÜectrotechnik, l, XVIII, p. 346, 357, 370, i ï, 22, 29 juillet 1900.
- La théorie des moteurs asyuchromcs a été souvent exposée parles auteurs, d’une façon plus ou moins élégante, mais ils se sont bornés en général à donner unethéorie d’ensemble de ces moteurs sans se préoccuper de l’application de leurs formules à la pratique. Dans les derniers numéros de la Zeitschrift fitr Elcktrotechnik, M. Fisehcr-Hinnen reprend la théorie de ces moteurs en prenant pour point de départ le diagramme de M. Blondel, et il se préoccupe avant tout d’indiquer comment les formules doivent être employées dans les divers cas de la pratique industrielle.
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- asg.f
- Notations employées *
- E = force électromotrice efficace d’une phase ; J = intensité efficace ;
- E = amplitude maxima de la force électro-motrice ;
- J = amplitude maxima de l’intensité ;
- 1 = intensité utile ; ' î
- f„ = courant d’excitation ; . • ï
- nombre de phasçs ; .
- n = nombre de tours ;
- v ~ vitesse circonférentielle de l'armature en centimètres ; g -= glissement ;
- c = nombre de périodes p — nombre de pôles ;
- appartenant à une même phase. Ce genre d’enroulement est ordinairement employé pour les
- D Dj D2 = diamètres en centimètres ffig. i); b - ~ ÜH largueur d’un pôle ; l — longueur de l’armature en cm (papier compris) ;
- X = coefficient de foisonnement;
- Nt = nombre total de barres primaires ; N2= nombre total de barres secondaires;
- N' = nombre d’encoches ;
- Q = nombre de circuits en parallèle ;
- R, Rj = résistances par phase du primaire et du secondaire ;
- Li, L2 = coefficient de self-induction; a = rapport de la réluctance totale à celle de l’entrefer;
- o — entrefer en cm ; ioo s — perte ohmique enp. ioo ; îoo s'= pertes dans le fer en p. ioo ; i>{ = coefficients de dispersion ;
- Enroulements. — On peut grouper tous les genres d’enroulements en deux classes : a) les enroulements à phases séparées, b) les enroulements à phases imbriquées. Les premiers sont caractérisés par cc fait que ~ de la largeur du pôle est couverte exclusivement de conducteurs
- Fig. 3.
- stators ; les figures de 2 à 5 représentent les schémas dans les cas de l’anneau Gramme el du
- tambour. Les enroulements à phases imbriquées se confondent avec les tambours- en série des dynamos continues.
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- T; XXV; —.H? 49.
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- Les rotors sont presque* exclusivement nrams d'enroulements à phases' séparée^, il en est,‘de môme pour les stators, des .grandes machines,
- lorsque le diamètre du fil dépasse 4 ou 5- Millimétrés. — Les figures 6 et ^ donnent des exemples d’enroulements continus
- La différence caractéristique entre les deux modes d’enroulements consiste dans ce fait que dans Tenroulement à phases séparées les'barrés d'une phase ne couvrent que ^ de la largeur polaire, tandis-que dans l’enroulement à phases imbriquées chaque phase couvre — de la largeur polaire, de sorte que les phases se recouvrent alternativement. C’est pour cette raison que l’enroulement de la figure 8 appartient au premier genre quoique en apparence ce soit un tambour. Cet enroulement se recommande par son faible encombrement. Dans cette catégorie il faut ranger les induits à cage d’écureuil et les induits à phases (fig. 9 et to).
- Les enroulements à phases séparées présentent cet avantage que, pour le même courant à-vide et la-môme saturation ils nécessitent de 10 à r5 p. 100 de spires en moins et, 'pour la
- môme perte ohm-ique?, qp, a-aiLp. rço de cuivre "H "T 1 k s*moiî'a ejiil ri-:
- I. Eorml'Î.esj cenepai.es
- > * ’ol ri ch catizpm ' - •' . - - -.7 ;
- 1. Production du champ tournant.— La maniéré Iaîplus-'ts5nap.(t 3 antTÎvsr an champ.tournant
- consiste à représenter les différents champs alternatifs produits par chaque phase et à les additionner de manière à en obtenir lu--résultante. Pour plus de commodité, nous supposerons lasurfacé polaire déroulée sur un plan.
- Nous n’examinerons ici que deux cas, tous
- deux relatifs au courant triphasé. Dans le premier nous considérerons un enroulement suivant le schéma de în figure 4 avec une spire par pôle et par phase. Dans le deuxieme cas, nous considérerons un enroulement continu d’après la figure 7 avec un grand nombre de* spires. Désignons par 1 l’intensité maxima du champ produit par une seule phase.
- Si l’on porte en ordonnées les intensités du champ tous les — de péri.odc, 011 obtient un schéma facile à construire et qui montre que le maximum du champ résultant sc déplace de —
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- de la largeur polaire au bout de de période, et par suite de 2 largeurs polaires au bout d’une période - en outre le ehamp subit dans ce parcours plusieurs variations, de telle sorte qu’j.1 reprend sa forme primitive après - de période.
- Comme le passage d’une spire à l’autre est, non pas brusque, mais continu par suite do la dispersion, la forme du champ se rapproche, même avec un petit nombre de spires, d’nne sinusoïde. Pour simplifier le calcul, nous- remplacerons le champ réel, variable de forme et d’intensité, par un champ sinusoïdal de grandeur constante.
- Nous désignerons par :
- B„= l’intensité maxiina du ehamp produit par une seule phase;
- B, = l’intensité maxiina du champ tournant lictif ;
- o 4= le flux'biaximum total ^produit pat un! pôle et une phase ;1 ’ i • -
- <l> = le'flux total* par pôle, produit" par toute;/
- les phases. ' ' y - 1 1
- Nous avuns.entre les cf^verscs gi^tideurs les relations suivantes ,5 _ \ .,
- (3)
- (4)
- Ces formulés sont cviden^pymtogçnérales^ se rapportent aussi bien -au pm^àilfe qu’ap (.sp-condaire.
- Tableau I. — Valeurs de k et de h’.
- Tableau II.
- entre les champs véritables et les champs fictifs.
- puv pôle • et par phase + -— 4- —— 4- — — — -
- 8 10 '° ’ 5 0/o 6 •2 ; - ^ i
- 3 3 _ . __ 0.5 o,5 — - • - —
- 2,7 3,2 3,-i 0,2 0,2 o,a •' 0.5 :
- Te nombre des spires n’influe pas seulement l: dispersion. Comme on le voit, celle-ci diminue sur la forme de la courbe, mais encore sur la | lorsque le nombre de spires augmenté- L’ihtenj
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- T. XXV. — Jt» 49.
- site du champ tournant varie d’autant moins que le nombre de spires est plus grand. Si ces variations sont grandes, le couple et le facteur de puissance en sont affectés.
- ,2. Force èlectromotrice produite par rolaiiun d'un champ sinusoïdal. — Nous distinguerons plusieurs cas, suivant le genre d’enroulement:
- Fig. u.. -
- i° La bobine, n’a qu’une seule spire composée de i barres (fi'g. n).
- La force électromotrice instantanée est
- E,„, = «i\
- DttH _____ aDi: ______ ^
- Donc la force électromotrice efficace est :
- Iï =
- VT
- ac La bo.bine comprend un grand nombre
- y4-i
- Fig. ia.
- de spires réparties sur -I— de la largeur du pôle (fig. 12).
- On a :
- 3° L’enroulement comprend — de la largeur polaire (fig. 7).
- On trouve de même :
- Désignons par K les parenthèses des deux, formules précédentes, parenthèses qui dépendent uniquement de l’enroulement. La force électromotrice efficace est toujours donnée par :
- E — ^ id'êN
- Le tableau suivant donne les valeurs de K.
- Tabi.eau III. — Valeurs de K
- NOMBRE DF. SPIRES fAÜ PÔLE — b 3 — 1,983 i>9§ 1,98 1,98 circuit
- 3 il, 385 1,27. r, 85 1,82 1,81 1 >79 2,77 J >93 1,66 1,66 ï.96 1 »9:>4 1,902 i,94 *>97& 1 >97 1 >97 >97
- a) Phases séparées, ô) Phases imbriquées.
- (*) Fn effet soit £ = —la moitié de l’arc occupé par la bobine et a = wf l’angle que fait le milieu de la bobine avec le diamètre origine au temps t. On a j-1
- Einsl — J- LËîL f s?iu xdx= — mS‘~ q 108 ^ ?
- (* + ?]= JL
- vB^yK
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 3ç,3
- 3. Rôle de la self-induction. —J/égalité précédente nous donne la valeur de la tension induite dans un enroulement par rotation d’un flux <ï> sans tenir compte de la façon dont ce llux est produit. Si l’on désigne par exemple par «P le flux produit par les ampères-tours primaires, on obtient la force électromo-trice de self-induction Es si on applique la formule au primaire ou la force électromotrice induite Es si on applique la formule au secondaire. Inversement, en remplaçant <ï> par et N par on trouve la force électromotrice de self-induction secondaire.
- Or nous avons trouve :
- IO p<f 2oa
- et en portant dans la valeur de E :
- Kkk'it .V bly \ J ( Kik'y mq>p a.!»'
- En réalité, il faut encore multiplier cette expression par un coefficient de dispersion variant de i,o3 a i ,09. On trouve alors pour le primaire :
- et pour le secondaire :
- dq la partie de ce flux qui est coupée par les barres primaires.
- Le véritable flux primaire est donc la résultante de f'jd», et de ;<t>2, de même on a dans l’armature un champ résultant qui a pour composantes p2<Î>2 et «P,. En ce qui concerne les directions, il est clair que <ï>? a la même direction que le courant induit ou que Es et est par suite décalé de ()ofl par rapport à <!>„, O11 obtient ainsi le diagramme des flux(fig. i3). j
- On peut de la même façon trouver le diagramme des forces électromotriccs (fig.'i4).
- 2* ü/
- Sa
- Dans les induits en court-circuit r K2= 2,X-2 == 1 ,k\ = 0,41, q — S-,.
- t étant l’intensité dans une barre.
- 4. Relations entre les champs, les forces èle.c-tromotrices et les intensités. — Désignons par : tyl>i le flux total du primaire y compris la dispersion ;
- <ï>j la partie de ce flux qui pénètre dans l’armature ;
- le flux total du champ tournant produit par le secondaire ;
- Fig. 14.
- Considérons par exemple le circuit primaire, on y distingue 3 tensions ; la résistance ohmique; JjRj, la tension aux barres E4 et une troisième
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- L’ÉCLjyiKKGET ÉLECTRIQUE T. xxv. - N-49.
- Sïléoemlirè 1900. REVUE D’ÉLÈ'c'r'RrbiïË''
- '3i)S
- V::* = - 0,,.: i 9,4 ‘J °>6 0,8 •h.» .,U 1,6 1,8 V ».* a, 6 T 3.o' 3,a y /. 3,4 3,6 3,8 7 ’ i6
- •• a — o.-o6 j 0i55. j;r33’' 1. a3i 1.35o , /r<i 1.608 V. -.44 i,883 '2,026 2.170 2,3l-
- Tj „ , A T bÇV x,03r! -1.231 ’l,35.o T 1 4 - i.607 x. 142 1.881 2,021 2, i63 a,3o6 2,-40- 3,i3s 3.260 3,390 4,000 6, oio 5.5iq 6.36o 6. o5o .73 5bo 7,9oo
- 1 ,-i33- 1, iz31. * >,347 1,472 J, 7 4° x,879 2,Ol6 2,290 *0 2,97-5 3,ioo .3,225 3j3oo 3,95o 4,440 4,900 5-, 99° 6,54o 7,35o
- i /133 , 1,23,0 i,344 1,468 1,600 1.735 2,272 2,94o 3,290 3,84o 4,-3ôo 4,720 5’, 65o 6;o2û 6,460 6:-3o
- ( 3 —b, 14 1,05.3 i.i33: r,«i>â -1.343 1,595 1,726 i,856 1,990 ; 2,780 3,oià 3. 3o - 4,5io 4.83u 5,3ao 3,290. - 5,960
- 2,740 .2,95o 3,060 3,160 3,620 4,570 4,970 5,270-
- r.i44 I 2,5o i,373 1,65o i,797 i,9’46 2,275 .a,4i5
- 1,064 i,373 T ,648 i,794 x,944 2,093 2,246. 2,402 3,207 3.340 3.490 3,63u 4,34o 0,590 7.180 7,790 ' 8-,65o
- y —35 U" 0,10 1,064 1.373 1,5o6 1,646 1,788 i,936 2,087 2,388 2,852 3,010 - 3,3oo •3.435 3,570 5,385 5.870 7,36o. - 8.260
- 1.064 2,5371 i,94o 1,180 1,920 2,071 2,217 2,36o Wio 3,,*o. 3,38o 4,!66o 5,i4o 5.o6o 6,270 7. IÔO -7.460
- 1,064 1,144 1,248 1.368 1,496 1.620 1. i63 1,9x0 2.053 2,193 2,332 .«> 2,930 3,i8o 3,3io 3,43o 3,99° 4,870 5, 2$0 5,8io ,6,170 6,640
- 2,740 2,870 2,99«> 3,ioo 3,a3o 3,3.40 3,840 4,1270 4,570 4,930. 5,820 6 000
- 3 — 0,06 1,066 • 1,262 i,388 1,821 1,980 ,2,140 2.6;
- V 3 — 0,08 1,066 1,261 i,385 1,666 1,822 2, i3o 2,460 2,fil :9° 2,950 3,no 3,43o 3.090 3.735 4,490 6.470 '9,9°°
- K„ ), 1.066 i,883 j ,8i5 1,97° 3.080 3,38o 3,53o 3,68o 4,375 5,o3o 6, i3o 7,020 .7p7-4o . ' ,8,3io 8,800.
- y 1,38i i,656 1.80C 1,908 - 2, io5 2,200 2,412 ,4o 2,890 3,o35 3,320 3.46o 3.6oo 4,25o 4.83o 5,33o 0,770 6.480 7,800
- 1,015 1,066 1,148 1,38o 1,648 i,797 i,94a 2,385 2,980 3,200 3,390' 3,oïo 4,6io 4,o3o 5,960 '6,700 6,s3o
- .«0 2,790 2,925 3,180 3,3oo 3,4io 3^94° 4,390 4,740- 5,490 5,8oq 6,o5o 6,260
- 1, i5g 1,692 2,180 2,69
- 1 3 — 0,08 1.269 1,348 ,,539 1,689 i.845 2,164 2,335 î,6- «0 3,020, j, 040 3,710 3,870 4,690 '6,180' -6,840 8,o5o ‘9,9'f|0
- 1,158 x ,396 x.684 1,840 2,i55 2,3i4 2.480 (3o 3,000 3,i6o 3,48o 3,65o 3,800 4.56o 5,25o 0,890 6,400 8.840
- 3 l'-o'.l* 1, i58 1,394 i,532 1,678 1,828 1,980 2,140 2,190 2,450 2,955 3,ii5 4,410 5.020 6,o3o 7.3oo 8,160
- i,263 1,390 1.670 1,818 i,â"o 2,112 2,270 2,420 ;6o 0,000 3.340 3,48o 3,6io 4.760 5,23o 6,960 7,180
- 2,995 3,120 3,2 5 0 3.38o 4,!5io 4,9°o 5-,210 0,980 6,220 C,38o
- ! S — O.06 1,166 1,280 i,4x3 i.558 T,880 2,398 2,574
- \ 3 — 6.08 1,166 1,278 i,555 1,870 2,0.40 a,38o 2,554 3.290 3,470 3.6oo 4,880 9,760
- ) . 1,165 1,276 1,703 1,860 2,o3o 2,190 a,36o 2,526 «M 3,200 3,420 •J.Sqo. 3,760 5,49° 6,180 6,790 8,670 9,36o . 9,85o
- I « O 1,0^7 1, i65 1,274 1,4o5 1.546 1,696 i ,85o 2,0 I 5 2,170 2,336 $60 3,020 J 3,190 3,36o 3,5io 3,670 3,820 4,56o 5,1220 5,8oo 6,3oo 7,200 7,700, 8,5oo
- >3 — 0,14 i,4oo i,539 1,688 1,840 2,465 2,973 3,280 4.38o 4,94° 5,4io 5.820 7,>9°
- -° 2,915 o,00o 3,33o 3,470 3,090 4,180 4,65o 5,000 5,070 5,960 6, i5o 6,38o 6,520-
- tension E„„ produite par rotation du flux 4>,i(. JjR, est en phase avec 4>,, Em est décalé de go° par rapport à O .
- Avant de calculer les différentes grandeurs, nous ferons ici une remarque sur l’angle de phase secondaire ç<2. La figure i3 nous donne :
- Multiplions haut et bas par 1, numérateur représentera la force électromo-motrice de self-induction J2102L» et le dénominateur la tension secondaire induite Eâ = J2R2. »,i2L»J, gtùjjt _
- tgî?2— r2j2 — r2 — x‘
- On voit que tg x est proportionnel au glissement et constitue un facteur très important dans , le calcul du moteur. Nous exprimerons toutes les, grandeurs en fonction de x, ce qui nous conduira à des formules simples. . .. . .
- Nous introduirons, d’après M. Blondel, un nouveau coefficient de dispersion
- -Portant dans la première égalité on trouve :
- ‘ ‘Ihî varie très peu avec la charge et l'on peut remplacer Em (fig. i4) par Er On a .donc :
- 4/2 ioB?w,glKt
- ""
- Ainsi donc, tandis qùé peut être considéré comme pratiquement constant pour toutes les charges, il n’en est pas de même pour Au démarrage,# est très grand (5o à 120) et ©a tombe au — et même au ~ dosa valeur normale. C’est ce qui a conduit Dobrovolsky à emplover des induits massifs, lorsque le moteur n’était- pas pourvu de bagues de contact. L’échaufFement par courants de Foucault n’est pas à craindre à cause de la basse fréquence.
- b. 7’ensions. — Le flux secondaire est relié à la tension secondaire par la relation :
- . 4tA to, I
- . . a got^t .
- Remplaçant <!>„ par sa valeur on trouve, ei^ prenant y = 1 |
- La connaissance de E2 n’est intéressante qu’au point do vue do l’isolement. Nous voyons par exemple que Es est maximum au démarrage [g — 1). Mais comme x est alors très grand, la tension secondaire ne sera guère que le de la tension du yéseau. Si'le démarrage se fait au moyen de résistances, E2 ge rapproche d’autant plus de E, que ces résistances seront plus grandes. ' • . . .....
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XIV. — N° 49.
- C. Intensité'primaire. — Nous allons maintenant analyser chaque flux séparément et combiner ensuite les forces électromotrices induites par ces flux. Nous pouvons par exemple considérer Em comme la résultante de deux forces électromo-Irices: la self-induction proprement dite w Lj Jt (produite par le champ tournant e, <5, et en retard sur lui de 90°) et l’induction mutuelle (produite par le champ secondaire ï>a). On obtient ainsi le triangle abc (fig. r4) semblable à agf. Ou peut ainsi calculer Jj et l'on trouve (’)
- Nous examinerons deux cas particuliers. Dans la marche à vide la vitesse de l’armature est sensiblement égale à celle du champ tournant de telle sorte que l’on peut poser x=^q. D’autre part peut être négligé vis-à-vis de l'imité, car y est presque toujours supérieur à 20, il reste
- A vrai dire, 4 ne représente que le courant
- magnétisant. Mais il est facile de voir qu’on peut le confondre avec le courant à vide sans erreur notable. A vide en effet, i0 est décalé de yo° par rapport au courant dû aux pertes dans le fer et par frottement. Or dans les meilleures machines, ia n'est pas moindre que 20 p. 100 du courant normal, tandis que les pertes sont au plus de 6 à y p. 100. Donc l'erreur sera toujours bien inférieure à 2 ou 3 p. 100.
- On peut encore écrire :
- Le tableau IV donne les valeurs du radical pour les grandeurs x, y et u de la pratique. Ce tableau permet de déterminer facilement les intensités entre la marche à vide et la pleine charge.
- Suivant la destination du moteur la valeur de x, à charge normale, varie entre i,5 et 4- Ce dernier chiffre se rapporte aux grands moteurs à facteur de puissance élevé. Au démarrage, la valeur de x est de 20 à 5.o fois plus élevée et par suite varie de 3o à too. On voit donc que l’on peut négliger l'imite vis-à-vis de .r3. S’il ne
- Tableau V
- Valeurs de J" : i0.
- (*) Eu effet la similitude des deux triangles donne
- Dans le triangle bed on a
- bdi =r bc* -f- cd 2 -j- a ht ,'bd cos (o, -J-
- Or
- bd~ E1 ; bc.~ iûjLlJ1 _== ; cd~
- j,/v+w=...Viy' 2+2I
- c»» (*.+*)=«*».“•».- ™ ?* sin^7=^
- Vî+ï’" Vi+t" 1/1+F
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- s agit que d’évaluer approximativement la valeur du courant de'démarrage, on peut négligerai-]- vis-à-vis de x-71. Il reste donc pour le
- courant de démarrage
- 7" désignant le coefficient de dispersion au démarrage. Dans le tableau V les valeurs du radical ont été calculées pour les diverses valeurs de x, ?/, Ce tableau montre qu’en appliquant cette dernière formule à de tout petits moteurs [y < :>o) ou à des moteurs à très l'aibles coefficients, dedispersion, on commcL des erreurs assez notables.
- d. Intensité secondaire. — Le courant secondaire J> est égal à la force électromotrice E2 divisée par IL. On trouve :
- J = Ei 3- 1 .
- 2 r Tb N1 k\mîqi v^i + .r*<ja '
- Nous pouvons l’exprimer en fonction du courant primaire. La figure i5 donne en effet:
- Remplaçant <J>t et 4>2 par leurs valeurs en fonction de J! et Ja (égalité 3),
- J = j VCV/* ^ , x
- 2 1 /(/•iN371 ^ y/'Tqrjr 0 ' 2 ^Â-
- 5. Couple. — Le champ tournant se déplace par rapport à l’armature avec une vitesse angulaire (o> = g/oji et y produit des courants de même Iréqucnce. Nous examinerons d’abord le cas simple où l’armature a pm> barres, soit une barre par pôle et par phase. Au moment où la zone neutre du champ tournant fait un angle a av.ee une barre déterminée (fig. i5), Je courant de cette barre a pour valeur :
- Or l’induction en cet endroit a pour valeur •
- B,w= Blsin a.,
- en kgm.
- Examinons ensuite le cas où l’enroulement se; trouve uniformément réparti sur la périphérie dc: l’induit. Soit 2j3 — ^l’arc comprenant l’enroulement d’une phase. Le couple instantané a pour valeur :
- On voit que la parenthèse a pour valeur 3^' (tableau III). D’une façon générale le couplé produit par une phase a pour valeur :
- Si on .intègre pendant une demi-période et si on multiplie par m2, on obtient le couple total de l’induit.
- 1 9,81. 10 c/2
- On arrive à la môme expression en additionnant les couples instantanés d’un nombre quelconque de phases, faisant entre elles un
- On en conclut que le couple d’un moteur asynchrone polyphasé resté constant, pendant une période, tandis qu’avec ùn enroulement monophasé, il varie cleo à un maximum.
- La fèrmule qui donne Z dépend des trois variables .1 j, B2, -cos -5a, qui sont reliées par des relations.-De plus Z représente le couple total. Si on désigne par 100 5 la valeur pour cent, du couple' nécessaire à vaincre les résistances passives, il reste pour îé couple utile
- Vf
- Il en résultera
- couple dont la valeur sera
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Tableau VI. — Valeurs Jr
- X — 0,2 o,4 0,6 0,8 1,0 1,2 i,4 1,6 1,8 2,0 2,2 2,4 2,6
- ! a — 0,06 1 a = 0,08 y — 20 l z = 0,10 1 z = 0,12 \ cr = 0,14 0,184 0,180 0,1725 0,1766 0,168 0,362 o,354 0,346 o,338 0,33o 0,532 0,521 0,5io 0,498 0,478 0,696 0,680 o,665 o,65o o,635 0.853 o'835 0,814 o,795 0,775 1,000 0,952 0,93° 0.906 o,885 1, i5o 1,120 1,090 1,062 I ,o32 1,29° 1,258 1,225 1, i85 1,15o 1,4i5 1,38o 1,34o 1,3oo 1,260 1,548 1,5o5 1,460 1,410 1,36o 1,674 1,616 1,570 1,515 1,460 1,792 i,738 1,680 1,610 1,55o D900 1.840 etd 1,7°o i,63o
- ' z = 0,06 \ z = 0,08 y = 35 ’ z = 0,10 / Z = 0,12 \ z = 0,14 0.186 0,182 0,778 0,174 o,170 o,368 o,36o 0,352 0,344 o,335 0,546 o,534 0,522 0,5io 0,496 0,720 0,702 0,686 0,672 0, 652 0,887 0,868 0,848 0,826 0,801 1 ,o5o 1,027 1,010 0,972 0,944 1,210 i, 181 1 ,15o 1,115 1,074 1,36i 1,328 1,298 1,262 1,206 1,512 1,470 i,434 1.384 i,332 1,658 1,615 1,570 1,514 1,451 1,800 1,7^4 1,700 1,634 1,56o 1,945 1,886 1 ,826 1,740 1,660 2,080 2,010 1 < 94o 1,815 1,760
- z = 0,06 { <7 — 0,08 y = 5o ’ 7 = 0,10 j 7 — 0,12 \ a =0,14 0,180 0,182 0,178 0,174 0,170 0,371 0,362 0,354 0,345 o,338 o,552 0,54o 0,526 0,513 O, 502 0,728 0,711 0.6g5 0.679 0,660 o,9°3 0,882 0,863 0,837 o,8i5 1,076 1 ,o45 1,020 0,99° 0 > 912 1,241 1,210 1 ,176 1,140 1,110 1,409 1,370 1,33o 1,286 1,246 1,571 1,526 1,480 1,426 1,375 1.726 1,674 1,620 1,56o 1,5oo 1,873 1,820 1,760 1.680 1,610 2.045 V970 1,900 1,820 1,73o 2,200 2,126 2,040 1 ?9 ;o 1,860
- ' z = 0,06 l 7=10,08 y—100 z := O, i O j z = 0,12 1 z = 0,14 0,187 0,i83 0 ?179 0,17 5 0,171 0,373 0,365' o,356 0,348 o,34o 0,557 0,545 o,533 0,520 0,5o6 0,740 0,721 0,705 0,688 0,670 0,917 0,896 0,875 0, 85i 0,827 1,090 1,071 1, o45 1,015 0,986 1,2 7° 1,240 I , 205 1,170 1, i3o 1,445 1,410 1,365 I , 320 1,276 1,620 1,570 I , 520 1,470 1,415 1,780 1,725 1,67 5 1,610 1,540 ï,95o 1,883 1,820 1,746 1,670 2,120 2,040 1,960 1,874 1 ; 79° 2,270 2.190 2,095 2,000 1,900
- / z = 0,06 l z = 0,08 y = cc z = 0,10 / ” —— 0,12 z = 0,14 0,188 0,184 0,180 0,176 o, !72 0.376 0.368 0,35g 0.352 0, 343 0,564 0,5 51 o,538 0,526 o,5i3 0,762 0,734 0,746 0 ? 897 0,682 o,939 0,915 0.891 0, 868 0,845 1,121 1,096 1,064 1, o36 1, oo3 1,310 1,27° 1,238 1,200 1,160 i,49° 1,460 1,40 5 i, 36o 1,3 1 2 . 1,677 1,625 1,670 1,516 1,458 1,854 1 ; 798 1,732 I , 664 1,397 2,040 1,966 1,890 1.810 !, 727 2,210 2, i3o 2,042 1,960 1,860 2.3(JO 2.29") 2. I(|0 2.0S") 1.980
- ».8
- Le tableau VI donne les valeurs de l’expres-
- k ^ , JN i J i ____ y/
- pq îàa
- V
- kk' Nt
- p f/ i § a
- /
- f
- i -)- .v2
- "'“TV + V+T
- Portant dans la valeur de z et multipliant haut et bas
- par
- ioo m>p .
- ----——U-— , il vient
- ÂqDzc
- 0 \ 2.I08
- N.!2
- miPd qd
- TH ^ ml pK2klk\
- v2 Kxk2k 2
- x
- Ei
- De
- Dans la parenthèse on reconnaît —
- Cl ' i “1 "U
- K X' /'
- plus — 2 — i quelque soit l’enroulement. On tombe
- h-\kpi 2
- ainsi sur l’expression de Z.
- sion
- = A.
- Dans beaucoup de cas, il est plus commode de calculer l’intensité utile que le couple ; multipliant les 2 membres par la vitesse périphérique
- Du n ioo 6o
- D u),
- ioo p
- par 9,8 r et par Elmi, il vient
- h = i0 (i — z) (i —g) ——^ X (Voir tableau VII). A
- Le couple, ou ce qui revient au même, le courant utile I, passe par un maximum lorsque x augmente, après quoi le moteur cale. Ce point critique dépend du coefficient de dispersion et varie de 9 à 20. Pour assurer la stabilité du moteur en cas de surcharge, il faut se tenir bien en deçà de cette limite, La valeur normale de x
- 8 Décembre 1900.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 399
- ( I — z) x
- +
- +t)‘-
- 3,o 3, 2 3, 4 3,6 3,8 4 5 6 7 8 10 12 14 16
- 2, io5 2,200 2,290 2,38o 2,460 2,55o 2,996 3,i6o 3,455 3,5io 3,685 3.750 3,740 3,700
- 2, o3 2 2,116 1,200 2,280 2,35o 2,430 2,732 2,944 3,095 3,190 3,270 3.260 3,190 3,090
- 1 ,o5o 2,025 2, io5 2,180 2,240 2,290 2,554 2,710 2,810 2,85o 2,85o 2,800 2,670 2,56o
- 1,860 1,960 2,000 2,060 2,110 2,160 2,362 2,470 2, 520 2,585 2,480 2,280 2,2 10
- 1,750 1,83o 1,890 1,98° 1 ? 975 2,020 2,170 2,2 3o 2,242 2,220 2,110 1,980 1,840 2 OQO 1,710
- 2,340 2,465 2,600 2,705 2,820 2, g3o 3,390 3,820 4, i3o 4,3go 4,74o 4,94o 5,020 5,020
- 2,25o 2,36o 2,486 2,590 2,670 2,770 3,176 3,5iq 3,74° 3,910 4,090 4. i3o 4,020 3,925
- 2,ï57 2,260 2,357 2,441 2,523 2.616 2,940 3,i86 3,33o 3.426 3,465 3.402 3.280 3, i5o
- 2,o5o 2,2o5 2,220 2,3oo 2,370 2..446 2,697 2,852 2,960 2,960 2,910 2,789 2,690 2, 43o
- 1,940 2,010 2,080 2,140 2,200 2,260 2,445 2,540 2,523 2, 58o 2, 435 2,280 2,080 1,94o
- 2,455 2,5go 2,720 2,85o 2,980 3, og5 3,65o 4,140 4,5oo 4,840 6,290 5,670 5,690 5,740
- 2,35o 2,480 2,575 2,760 2,820 2,980 3,397 3,772 4,o5o 4,260 4,5oo 4,570 4,54o 4,420
- .2,260 2,36o 2,460 2.56o 2,65o 2,750 3,125 3,4lO 3,58o 3,690 3,744 3.690 3, 55o 3,400
- 2.125 2,220 2,310 2,400 2,480 2,55o 2,845 3, o35 3, 125 3,i6o 3,iio 2.970 2,820 2.63 0
- 2,010 2,090 2,160 2,280 2, 3oo 2,35o 2,570 2, 683 2, 710 2,690 2,570 2,410 2? 220 2, 060
- 2,58o 2,740 2,880 3,o4o 3,i8o 3,3oo 3, g65 4,640 5, o3o 5,4io 6,o3o 6,43o 6,63o 6,700
- 2,475 2,610 2,760 2,880 3,oio 3,120 3.670 4,120 4.460 4.680 5,020 5.120 5,ioo 5,000
- 2,3 60 2,475 2,5go 2,710 2,820 2,920 3,36o 3,68o 3. geo 4.020 4,100 4,o5o 3.900 3.700
- 2,230 2,34o 2,440 2,620 2,620 2.700 3,040 3,25o 3,363 3.400 3,35o 3,2io 3.010 2,83o
- 2,100 2,190 2, 280 2,35o 2,420 2,480 2,730 2, 85o 2,892 2.880 2,735 2,56o 2, 36o 2,180
- 2,740 2,906 3,o6o 3,23o 3,402 3,55o 4.320 5,000 5,600 6,120 6,9iq 7,44o 7,7 ïo z, 820
- 2,610 2,760 2,910 3, o55 3,210 3,34o 3 • 97° 4,49° 4,92° 5,210 5.620 5,760 5.710 o, 5 8 0
- 2,476 2,610 2,746 2,870 2 , 99° 6,097 3,600 3,970 4,2 3o 4,692 4, 5oo 4,428 4,260 4. o5o
- 2.340 2,460 2,565 2,670 2,763 2,860 3,23o 3, 47° 3,610 3, 660 3, g3o 3.432 3,23o 3.010
- 2,190 2,290 2,38o 2,465 2,55o 2,620 2,883 3,026 3,070 3, o5o 2,900 2,700 2,480 2,290
- variera donc de i,5 à 4, d’après la grandeur du moteur. Pour les charges comprises entre la marche à vide et la charge normale, la quantité A ne s’éloigne pas trop de l’unité, comme le montre le tableau VII, de sorte que l’on peut admettre approximativement que le couple est proportionnel à x, et par suite au glissement. 11 en résulte que le moteur pourra toujours développer un couple quelconque inférieur au couple maximum.
- Ainsi donc nous pouvons choisir arbitrairement i0 ou x, mais seulement en ce qui concerne le couple, et avec certaines restrictions. Mais il faut que le moteur ait un décalage aussi faible que possible, et cela n’est possible que lorsque le courant à vide est petit par rapport an courant normal.
- 6. Facteur de puissance (cos cp). — Si le courant est sinusoïdal, le facteur de puissance est le rapport du courant watté Iw au courant total JL.
- Désignons par 100 e la perte p, 100 dans le cuivre primaire ;
- Désignons par 100 d la perte p. 100 dans le fer;
- Désignons par 100 g la perte p. 100 dans le cuivre secondaire ;
- Désignons par 100 z la perte p. 100 par frottements.
- On trouve (*) :
- (*) En effet, le courant watté a pour valeur
- En formant le rapport —^— on trouve la valeur de
- h
- cos cp. Dans cette formule, nous commettons une petite
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-
-
-
- Tableau Vil. — Valeu
- + h +
- X , 124
- X , 082
- ' C7 = O , 06
- 3, o3g 3,388
- 4, 000 4,6336
- i,388
- 1,021
- 1,060
- jzz 20 a — 0,10
- 1, i33
- i,538
- 1,58o
- 1,086
- 1,060
- \ a = o, 14
- 6,538
- ï, 700
- 1,060
- 1,120 I, 125 1, i3o i,i45
- 1,090
- f <7 = 0,06
- X,2I9
- 2> 99°
- 3, 760
- 4, 58o
- 5, 800 7, 120
- 1, i56
- 1,010 1,010 1,010
- I,239
- 1, x85
- 1, o63
- 2, x02
- \ a o, 14
- 1,068
- 1.061
- 1, 102 1,112
- 1, i3o
- I, 103
- 1,008
- i,558
- 1,200
- 2, 027
- 1, o85
- ^ <r — 0,08
- 1,008
- 1,112
- 1, 202
- 1,222
- 2, 400
- 1, 108
- 1,162
- 1, o5o
- 1,008
- 1, io3
- 1, i9o
- 1,070
- 1,017
- 1, 106
- 1,012
- i,558
- 1.081
- 1. o38
- |a = o,o8
- °I9
- I , 088
- I, IOI
- I, 021
- i,oo9
- 2, I90
- i,oo9
- 1,35o
- I,229
- 1,020
- 1, o58
- 1,003 i,oo9
- 1,0x4
- 1, i3o
- I , 002
- 1,000 1,001 I ,002
- 1,000
- 1,707
- 1,016 1,025 1, o36 1, o5o
- 1,006 I, 010
- 1.014
- I,0I9
- ^ a = 0,08
- 1,066
- 1,040
- 1, 116
- 3, 56o
- 4, 680 6, 010
- 1,129
- 1,520
- 1,36o
- 1, o63
- 1,112
- 1 ,oo3
- 1,000
- Tableau Y111.
- Valeurs de (1 — s) (
- o, 768
- o, 666
- o,586
- o, 620
- o, 5oo
- o, 7*7
- o, 63o
- J=20/<T = 0,I0
- o, 720
- o, 38o
- o, 700
- o, 709
- o,685
- o,3xi
- o.663
- o, 800
- o, 760
- O, 79°
- 0, 8i3
- o, 761
- o, 682
- o, 602
- 0,638
- o, 682
- o, 702
- o, 83i
- o, 83o
- o, 180
- o, 8o3
- o, 722
- o, 707
- = 5o ’ <7
- o, 706
- o, 770
- o, 608
- o, 172
- O, 729
- o, 670
- o, 710
- o, 720
- o, 700
- o, 710
- (7 =: 0,06
- 0,666
- o, 792
- 0,707
- o, 568
- o, 826
- o, 760
- o, 535
- o, 761
- o, 6o5
- o, 702
- o, 662
- o, 704
- o, 53o
- o, 710
- o,836
- o, 802
- o, 702
- 0,835
- o, 760
- 0,611
- o, 563
- o, 790
- o, 176
- 0,818
- 0,810
- o, 56o
- o, 172
- o, 602
- p.dbl.400 - vue 398/752
-
-
-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV. — N° 49.
- 402
- V
- y)+('+-
- (Voir tableaux VIII) (2)
- E. B.
- marquons que le courant additionnel, destiné à conipcn-
- tiou que Iw, mais fait un angle assez grand avec Jj.
- (2) Premier exemple. — Quel sera le cos o d'un moteur pour lequel on a
- _ o,C i = o,i £ = o.88 t — z— o,g5 ; i — g
- Déterminons d’abord x à l'aide du tableau VI
- (*-*)* _ I_______________l_____= j8]
- A ««-»):•—« o,6.0,95.3,97
- Pour déterminer jj nous prendrons approximativement cos tp = 0,8. Donc
- dans le tableau VI à y — 100 et ——= 1,81 la va-Le tableau VIII nous donne alors
- Ce calcul approximatif suffit, car le calcul exact donne
- Exemple 2. — T couver, pour un moteur donné, le rap-cos;? = û,85.
- Supposons 1—î=i —e'= 1 —# —0,96 1 — g — 0,91 Ç=o,832 a = 0,08.
- La marche du calcul est ici inverse. Déterminons approximativement y en nous aidant du tableau IX. Pour cos <p = 0,84 et £ = o,83î on a .
- DÉCHARGE ÉLECTRIQUE
- Sur 1 a conductibilité des poudres comprimées, par F. Streintz, Brade s Annalen, t. III, p. 1-20, septembre 1900.
- La résistance d une colonne de poudre dépend beaucoup de la pression avec laquelle les électrodes métalliques sont appliquées contre la poudre. Pour obtenir des conditions comparables, Streintz comprime la poudre dans un cylindre en ébonitc, entre deux tiges d’acier garnies do platine à leur extrémité et qui servent d’électrodes : il mesure la résistance de la colonne de poudre entre deux électrodes parasites, placées dans la partie centrale du cylindre et distantes de 1 cm. La mesure est effectuée à la température ordinaire, puis dans un mélange d’acide carbonique et d’éther.
- Mousse de platine — Densité 11,6. La résistance spécifique est :
- r = 0,92 (1 -f- o,OOi45 t)
- celle du platine massif est o,i4 à o° et le coefficient de température, o,oo4-
- Charbons. — i° Charbon amorphe, obtenu en lavant du noir de fumée a l’éthcr et à l’alcool, jusqu’à ce que le liquide restât clair, puis en calcinant dans un courant d’hydrogène. La densité de ce charbon, comprimé dans le cylindre, était i,5o, à peu près celle du charbon de bois solide.
- La résistance de ce charbon varie avec le temps, quand la température a été modifiée. A lu température ordinaire, la résistance spécifique est d’environ 4° 000 ohms ; a — 770, elle est près du double. Le charbon amorphe se
- Or on a
- Le tableau VIII
- ’Viry'Wv" °,96.«,96.0.84
- ensuite le tableau VI nous dontu
- <I=lü-= i,5.5
- • = 64, 5o eu chiffres ronds.
- p.402 - vue 399/752
-
-
-
- 8 Décembre 1900.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 4o3
- rapproche donc des électrolytes, tant par le signe de la variât]
- température que coefficient de varia 2° Graphite, pr< chimiquement pur varie avec le temps un état stationnaire alors de 21,g ohms Le coefficient d — o,ooi3. Le grap sistancc électrique métaux que le chai que la résistance di quand on élève la chaleur de polymci
- les ri
- olide:
- rayons ainsi diffusés emportent ave charges électriques. Il a détennin méthode indirecte le coefficient de mais dans des conditions défavorable! présent mémoire, riences, faites par i causes d’erreur soi du possible.
- Les rayons ém; versenlle diaphragi teur r. Ce rcflecteu cylindre métalliqui relié au sol et sert d intérieur reçoit les par le réflecteur. 1 par les ouvertures deux cylindres, po /' ; en faisant agir placée à l’extérieur volonté le rétlecteu térieur du tube pe
- grandeur du
- La résistance se produire spécifique est
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- M. L.
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- >nt disposée: ligure a. Li »nt tous deu:
- (l) L’Éclairage Électrique, t. XVIII. p. 154, janvier ,899-
- Wc et W,. dont l’une est variable. Eu avant de ces résistances, sc trouve une dérivation sur laquelle est inséré un galvanomètre. Si Q„ est
- l’intensité totale du faisceau cathodique incident qui pénètre dans le cylindre, C la fraction qui revient au cylindre par diffusion dans l’air et par réflexion, l’intensité du courant issu du réflecteur est Q0 — C. Le galvanomètre restera au zéro quand:
- C_______
- Q0 -C — • \Y,
- d’où
- C Wr
- Q0 ~ + W,. '
- En réalité, ce résultat exige quelques corrections.
- D’abord tous les rayons renvoyés par le réflecteur ne reviennent pas au cylindre, mais un certain nombre repassent par l’ouverture du diaphragme.
- Ensuite, les rayons réfléchis par le réflecteur, se réfléchissent de nouveau sur le réflecteur ; ils sont doue en partie perdus pour le cylindre.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Enfin une partie des rayons diffusés dans l’air ne parvient pas au cylindre, mais arrive au réflecteur ou se perd par le diaphragme d'entrée.
- Pour calculer ces corrections, l'auteur admet que la réflexion se répartit d’une manière: uniforme suivant toutes les directions. Cepen-!
- danlM. Campbell-Swinton a trouvé un maximum dans la direction de,, réflexion régulière. Ce maximum 11e peut être guère prononcé, car dans1 untube de Crookes sphérique toute l’hémisphère ; limitée par le plan de l’anticathode est fluorés- , cento d’une manière uniforme; on n’observe j aucun maximum d’éclat dans la direction de la. réflexion régulière. M. Starke a vérifié par des expériences spéciales que celte fluorescence est bien due aux rayons cathodiques eux-mêmes et non à une espèce de rayons de Rüntgen qui seraient absorbés par le verre. L’hvpothèse énoncée est donc assez exacte pour servir de base au calcul des corrections.
- Soit Q„la quantité d’électricité que les rayons cathodiques transportent par unité de temps à travers le diaphragme : soit b le coefficient de diffusion dans l’air, a la distance du réflecteur au diaphragme. Le réflecteur recevra seulement une quantité d’électricité :
- <V- = Q0 (i - H ‘
- en bornant au premier terme le développement de e,~ ha, car b est toujours très petit;
- Si r est le coefficient de réflexion le réflecteur absorbera ; ..
- = ;
- L'intensité du courant issu du cylindre sera donc :
- C=(V-(i —Ja) + Q0i«.
- Pour deux distances différentes al et a2 du réflecteur on aura :
- C1 — tV (i — bai ) + QMi '
- ,C2 = <V(i -fcaO-'+QüK
- d’où :
- C, __ _C_S r_ Qo Qo
- C, ~___Ch
- / - Qo Qo ' [at-oùï-r)’
- M. Starke a trouvé' ainsi :
- Pour l’aluminium . . . r — o,ï8a Tour le cuivre . . , . r = o,/,55
- 11 a comparé par une méthode différente ces deux coefficients de réflexion ; il emploie un réflecteur portant l’un des métaux sur une lace, l'autre métal sur la face opposée. On peut ainsi lés substituer rapidement l’un a l’autre. Si O est la quantité d’électricité reçue par le réflecteur pendant une seconde, l’intensité du courant qui traverse un galvanomètre inséré entre le réflecteur et le sol est :
- I\ =
- pour l’un des métaux, pour l’autre, d’où :
- Avec l’aluminium et le cuivre, cette méthode donne ^-—^-0,235 ; en admettant que le coefficient de réflexion de l’aluminium soit 0,282 on calcule que celui du cuivre est b,/j5i, au lieu de o,45a trouvé directement. Les expériences montrent de plus que —est constant, c’est-à-dire que le coefficient de réflexion ne change pas avec la différence de potentiel de décharge, autrement dit avec la vitesse des rayons cathodiques. M. L.
- r.e Gerant : C. NAUD
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- Tome XXV.
- ii 15 Décembre 1900.
- >. - N" 50
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAl. Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre dos Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’üniversité, Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- APPAREILS DE MESCRES DES SECTIONS ANGLAISE ET AMÉRICAINE
- Los expositions de ^Angleterre et des Etats-Unis ont été loin de répondre à ce que l’on attendait de ces deux pays, où l’industrie électrique a atteint un si grand développement.
- L’Angleterre, qui a vu naître une grande partie de nos instruments de mesures actuels, nous a surpris par l'absence des constructeurs dont les noms sont les plus connus en France : Elliott Brothers, Nalder, etc. Quand nous aurons examiné les expositions de White eide Crompton. dans la classe 27, de la Cambridge Scientiiio Inst. Comp., dans la classe i5, nous aurons vu tout ce que ce pays a présente.
- Pour les Etats-Unis, à part quelques instruments sans grande importance, perdus dans des vitrines peu regardées, il n’y a pas eu, à proprement parler, d’exposition d’appareils de mosurcs. Ce n’est pas à dire qu'il était impossible de voir les instruments en usage en Amérique, non, mais il fallait les chercher dans les stations électriques installées par les grandes sociétés américaines : General Electric Comp. ot Westinghouse, on leurs succursales françaises. De même les appareils Woston, une des marques américaines les plus connues en France, étaient simplement représentés par trois voltmètres à cadre mobile, séparés les uns des autres et mêlés à des appareils tout à lait différents ; cette société est, paraît-il, trop occupée en ce moment par l’installation de son usine de Berlin et 11’a pas pu se faire représenter selon son importance. Il faut ajouter qu’un certain nombre de sos instruments fonctionnaient à la station du chemin de fer électrique, au quai d’Orsay.
- Un lecteur qui, sans avoir vu l’Exposition, ouvrirait le catalogue officiel, après avoir lu les lignes ci-dessus, pourrait croire à un parti pris ; en effet, il y a pour la classe 27, 3a exposants inscrits aux Etats-Unis et 22 seulement pour l’Allemagne ! En réalité beaucoup
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- do ce s exposants se sont contentés (Je déposer Jour carie, sous forme d'un ou de deux appareils et se sont crus quittes. EsL-ce suffisant pour montrer au public l'importance des maisons américaines et anglaises, pour juger des progrès accomplis ? Nous savons ce dont esl capable l’industrie de ccs doux nations, mais il est bien évident que l'Exposition ne permettait pas de comparer avec d'autres pays ; bien des personnes, pou au courant de l'état de l'industrie étrangère, n’ont pu juger que par ce qu’elles avaient sous les yeux. 11 semble que les- récriminations qui se font entendre déjà aux Etats-Unis, relativement aux récompenses, sont basées sur une comparaison des chiffres du catalogue plutôt que sur la réalité et rions ne pouvons que regretter de n’avoir pas vu les grandes marques américaines représentées comme on s’y allendait.
- Ce que l’on peut constater tout d’abord sur les appareils industriels, surtout en Amérique, c’est l'indifférence absolue de la forme : on enveloppe les appareils de façon à les protéger le mieux possible, sans se préoccuper de la manière, dont on les placera ensuite. G’esl ainsi qu'un certain nombre d'appareils assez encombrants, dont les dimensions horizontales sont grandes, sont logés dcirière le tableau, laissant seulement passer le cadran par uneéehancrure ad hoc ; le problème de l’aspect sc trouve ainsi rapidement résolu.
- C'est en Amérique également qu’on trouve le plus d'appareils complètement enveloppés dans une boîte métallique ne laissant voir que l’échelle et le hout de l’index. Dans les ampèremètres et voltmètres, pour courants continus, de Weston et de quelques autres constructeurs, la boîte est en fonte vernie ou nickelée et elle sert à protéger l'instrument, à la fois contre l’humidité elles accidents mécaniques, ainsi que contre les perturbations magnétiques ambiantes.
- L'usine de transformation du quai d’Orsay renfermait un grand nombre d’ampèremètres, voltmètres, wattmètres, se réduisant, il est vrai, à un polit nombre de types : des appareils Weston pour le courant continu, de.s galvanomètres à induction de la Compagnie Westinghouse, des wattmètres du type Niagara, pour le courant alternatif.
- Les appareils à cadre mobile de Weston sont trop connus aujourd’hui pour qu’il soit nécessaire de les décrire ici. Il faut cependant signaler leur lion fonctionnement et leur amortissement ; ce dernier point était d’autant plus remarquable que l’on voyait, presque côte à côte, l'ampèremètre Weston suivre exactement les variations du courant, tandis que les ampèremètres alternatifs sc livraient à un mouvement désordonné.
- Dans les galvanomètres à induction de la Westinghouse C°, des électros, excités par le courant à mesurer, agissent sur des disques métalliques, selon le dispositif bien .connu. H rfy a pas d'amortisseur et cette absence est vraiment fâcheuse. Tous les appareils à haute tension sont isolés du circuit, ils reçoivent le courant de transformateurs élévateurs ou réducteurs de tension : ainsi pour un circuit de i 5oo ampères, le courant qui passe dans l'ampèremètre proprement dit est seulement de 5 ampères environ.
- Los wattmètres du type Niagara, également construits par la 'Westinghouse C°, sont aussi des appareils à induction, mais, dans ce cas, les électros des volts, excites d’urte façon constante, agissent comme frein pour amortir les oscillations. Ces wattmètres sont constitués par un disque métallique horizontal, pivotant sur un axe vertical dirigé par des ressorts spiraux. Sur le disque agissent doux paires d’éloctros, l’une pour les volts, l’autre pour les ampères ; ces électros recevaient le courant secondaire de transformateurs dont les primaires étaient reliés comme le seraient les circuits mêmes des appareils dans la méthode des 2 wattmètres — il ne faut pas oublier que la station du quai d’Orsay transformait du courant triphasé. — A la circonférence du disque est fixé un cylindre sur lequel sont tracées les divisions ; oc cylindre sc déplaçant derrière une fenêtre percée dans la paroi de Tins-
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- trament, les divisions viennent toujours sc présenter devant l'observateur, ce qui est très commode pour la lecture. Comme la graduation occupe la circonférence entière du cylindre, chaque division a une grande amplitude et les chiffres sont très visibles.
- L’appareil, qui occupe une boîte rectangulaire, est placé dans une ouverture du tableau, il n'y a de visible sur la façade que la paroi convexe où se trouve la fenêtre ; le relief est ainsi très faible et il n’y a aucune connexion visible.
- Dans les appareils de lord Kelvin, exposés par James Wbite, on trouve aussi des galvanomètres à cadre mobile appelés : voltmètres ou ampèremètres S. H. de lord Kelvin ; ceci est une petite protestation, bien anodine, contre le nom de galvanomètre Deprez et d’Arsonval, les initiales S. R. voulant dire siphon recorder; on sait, en effet, que cet appareil est de beaucoup antérieur à l’application aux mesures qu’en ont faite nos deux compatriotes. Les galvanomètres S. R. sont construits sous différentes formes : modèle circulaire, modèle à cadran lumineux et modèle à lecture sur champ, (fig. i.) Le caractère distinctif de tous ces appareils, c’est que le cadre mobile ne repose jamais sur des pivots : les ressorts spiraux qui amènent le courant ont leur exlrémilé • intérieure attachée à l’axe du cadre mobile ; c’est simplement la rigidité du ressort qui maintient le cadre; cette disposition évite les frottements des pivots, mais elle rend l’appareil plus sensible aux vibrations.
- Lord Kelvin fait des réserves sur la précision des galvanomètres à cadre mobile employés comme ampèremètres, réserves;justifiées par la présence du shunt, il préfère employer pour cet usage des instruments dérivés de son ampère gauge. Oh sait en ^jiKji.çôrlsiste cet ampèremètre : un solénoïde à axe vertical,' tfaveER.é^jiar le courant, attire une légère tige de 1er doux, portée par un levier fixé à l’index de l'instrument; la force antagoniste est la pesanteurT-la lige plonge plus ou moins dans le solénoïde et fait dévier l’index. L’amortissement est obtenu à l’aide d’un petit disque, solidaire de l'iudex, qui plonge dans une cuve contenant de la glycérine. L’ampèremètre à lecture sur champ de la figure a est basé sur le [principe de l'ampère gauge, ainsique le grand voltmètre de station centrale (fig. 3). Ce dernier présente une disposition spéciale destinée à limiter l’échelle à la région utile, tout en gardant le zéro visible. Dans ce voltmètre le iog -à — Ampèremètre ;t système mobile décrit ci-dcssos est muni d’un contrepoids assez faible lecture sur champ. pour1 que l’appareil ait une grande sensibilité, ce contrepoids fixe le.
- zéro de l’instrument. Mais dès' que l’équipage a un peu dévié, il rencontre un second contrepoids, beaucoup plus lourd, qu’il est obligé de soulever; pour atteindre ce résultat il faut que le voilage s’élève beaucoup et qu’il atteigne une valeur assez voisine du régime ; à partir de ce moment la déviration continue, mais avec une amplitude beaucoup plus grande que si toutes les divisions avaient dû être renfermées dans les limites de l’échelle.
- Une disposition analogue se voit dans le voltmètre multicellulaire de la figure 4 le contrepoids de gauche est équilibré au zéro par un petit cavalier que l’an voit à droite, des
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- que le voltage s'élève l’aiguille dévie, mais, à partir cl’nn certain monienl. le cavalier reste accroché à un support fixe, le contrepoids devient prépondérant, et il faut que le voltage s’élève beaucoup pour permettre à l'aiguille de dépasser cette position.
- aler encore, clans les appareils de
- Fig. 3. — Voltmètre de station centrale.
- Fig. 4. - Klcclromètre multicelhila
- lord Kelvin, la nouvelle forme de bobine de Y ampère gatige, dans laquelle le solénoïde est obtenu en découpant des tubes concentriques en hélices de sens alternés (Q.
- Cette disposition a pour but d'obtenir une attraction plus uniforme de la tige de fer et, par suite, les divisions du cadran sont presque égales.
- L'enregisLreur des pertes à la terre de lord Kelvin dig. 5) esL un galvanomètre composé d'un équipage asiatique dont les aiguilles sont placées au centre de :>. bobines parcourues par le courant des pertes. Un index, fixé à l’équipage mobile, trace la courbe des fuites sur un tambour. C’est, croyons-nous, l’un des rares exemples de galvanomètre astatique enregistrant directement avec une plume.
- Les balances étalons de lord Kelvin sont bien connues et il n’y avait d’ailleurs, dans les types exposés, rien de nouveau.
- Le galvanomètre Cromplon d’Arsonval. est peu connu en France, il diffère assez du Dcprez d’Arsonval ordinairc pour être mentionné. Ce galvanomètre, qui est surtout
- Fig. 5. Enregistreur de pertes
- à la terre. (’) 1/Éclairage Électrique, t- XVII, p. 387, décembre 1898,
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- destiné aux méthodes de zéro, a un champ magnétique de faible largeur, qui ne pcrmerqu’un très petit déplacement du cadre mobile. Celui-ci est circulaire, contrairement, à l’usage des autres constructeurs; celLe forme est plus commode pour l’enroulemen t, mais elle a l’inconvénient de donner un moment d’inertie élevé par rapport au moment des forces électromagnétiques. La suspension est bifilaire, dans le sens technique du mot, c’est-à-dire composée de 2 fils voisins, supportant tous les deux le poids de la bobine ; ces fils sont attachés, en haut, à un bouton permettant de les orienter et ils sont reliés chacun à une des bornes de l’appa-
- Fig. 6. — Galvanomètre Cromplon (TArsonval.
- roiI ; en bas les fils sont terminés par des boucles dans lesquelles viennent s’accrocher deux petites agrafes métalliques, fixées au cadre mobile et soudées chacune à un des bouts du fil de ce cadre. Grâce à cette disposition il est facile de décrocher la bobine et de la remplacer par une autre de résistance différente. La sensibilité du galvanomètre est déterminée, on partie, par la longueur et l’écartement des fils du bifilaire et on peut la faive varier, dans le grand modèle, — à gauche dans la figure 6 — en faisant passer les fils dans l'échancrure d’une petite pièce d’ivoire tenue par une bague qu’un bouton de serrage permet de fixer à une hauteur convenable, le long de la colonne ; l'échancrure étant plus étroite que l’écartement des filsj on réduit, par ce moyen, la longueur utile de la suspension et on réduit également la sensibilité. Dans la figure fi la pièce d’ivoire est tournée de côté, les fils uni toute leur longueur. Pour assurer l'isolement de l’appareil les vis calantes sont en ébonite.
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- La Cambridge Scienlific Inslruinent Comp. exposait un galvanomètre d’un intérêt un peu spécial et que l’on connaît p.cu, bien qu’il date déjà d’une dizaine d’années : c’est le micro-radiomètre de Boys, appareil formé par la réunion d’un couple thermoélectrique et d un galvanomètre ; cette disposition avait été indiquée par M. d’Àrsonval. Le galvanomètre est composé d’un circuit mobile dans le champ d’un aimant. L'équipage est une simple boucle rectangulaire, on fil de cuivre fin, d’environ 3o mm de longueur et 3 mm d’écartement entre les côtés verticaux. Cette boucle est suspendue par la partie supérieure à un fil de quartz
- placé dans un tube de verre. La partie inférieure de la boucle est formée parle couple thcrmoélectrique composé de a fils, bismuth et antimoine, dont la soudure est soumise au rayonnement. Le couple lui-même n’est pas placé dans le champ magnétique, il se trouve au-dessous, dans un cylindre épais, en cuivre rouge, percé seulement d’une petite fente pour laisser pénétrer les radiations. Le champ magnétique est fourni par un aimant en U, horizontal, muni de pièces polaires. Tout l’appareil est enveloppé dans une boîte épaisse, en bois, destinée à protéger le couple contre les actions thermiques étrangères.
- La mesure des résistances u’élait représentée que par les boites bien connues dcWhite,
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- le pont à téléphone de Hanehelt et Sage, décrit récemment ici (£) et les résistances étalonnées de Crompton.
- Ces dernières, (fig. 7), sont toujours en mauganin et, selon l'intensité qu’elles doivent supporter, elles sont en fils roulés en boudin, en lames, ou en tubes, avec refroidissement par circulation d’eau.
- On sait que M. Crompton est un de ceux qui ont le plus contribué à répandre la méthode du potentiomètre, pour tous les étalonnements qui demandent une certaine précision. Son appareil, qui est le premier potentiomètre industriel réalisé, mérite quelque attention, même aujourd’hui où dos modèles plus nouveaux existent chez tous les constructeurs. Les figures S et 9 montrent le schéma et l’ensemble du potentiomètre Crompton. Un fil de 25 cm de long est tendu sur une planchette, au-dessus d’une règle divisée en 1000 parties ; la résistance de ce fil est d’environ 2 ohms. Une série de 14 bobines, chacune égale à la résis-
- tance de la portion 0-100 du fil. est reliée aux plots du commutateur E — OA (fig. 8). Des résistances auxiliaires O el. G, permettent de régler le courant fourni par un accumulateur, de façon à ce (pie chaque bôbine de E donne une chute de potentiel de 0,1 volt. Bien entendu ce réglage se fait au moyen d’une pile étalon, que l’on peu!., au moyen du commutateur douille H, insérer dans un circuit dérivé renfermant le galvanomètre. Il suffit alors d’inscrire sur le potentiomètre lu valeur de l’étalon, par exemple, pour un étalon Clark ayant i,434 volt, on mettra la manette de E sur i4 et le curseur du fil sur 34, ensuite, au moyen des rhéostats G et G,, on réglera le courant jusqu’à ce que le galvanomètre revienne au zéro. Le courant une fois réglé l’opération inverse donnera la valeur de la différence do potentiel intercalée entre ->. quelconques des plots du commutateur IL Pour mesurer les voilages supérieurs à 1,6 volt, il faut employer une boite de résistances auxiliaires agissant comme réducteur de potentiel.
- La méthode du potentiomètre est évidemment excellente el elle mérite de prendre une place importante dans les laboratoires ; elle permet, comme il esL facile de le comprendre, toutes les mesures qui reposent sur une différence de potentiel : forces éJeetromotrines,
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- intensités et résistances, mais ilnefaudraiL peut-être pas en abuser et faire du potentiomètre la cheville ouvrière d’un laboratoire !
- Nous avons déjà eu l’occasion de signaler, dans ce journal, l’oscillographe de Duddoll (*), construit par la Cambridge Scienlific Inst. Comp. Dans cel appareil le système galvanométrique est constitué par un bifilaire dont les 2 brins ss, (fig. 10 et n) placés dans un champ magnétique intense, sont parcourus, en sens contraires par le courant à mesurer. L’action élcctrodynamique fait fléchir un des brins en avant, l’autre en arrière, de sorte qu’un petit miroir M collé sur les deux brins à la fois, dévie quand le courant passe dans le système.
- Le bifilaire est formé par une mince lame de bronze phosphoreux dont la s’ection est de 0,17a X 0,0070 mm ; ce ruban passe, à la partie supérieure sur une petite poulie en ivoire p portée par un ressort et les deux brins retombent ensuite, parallèlement et très près l’un de l'autre, dans l'entrefer de i'éleclro AS; ils sont attachés, en bas," à deux points fixes reliés aux bornes. Le ressort de la poulie a pour but de donner au bifilaire la tension nécessaire pour que la durée d’oscillation soit aussi courte que possible : un dix-millième de seconde environ. L'en-Ireferde l’électro est très étroit, il est fermé en arrière par une cloison, en avant par une lentille de verre simplement posée sur les pôles de l’électro et retenue en place par la capillarité, car la boîte ainsi fermée est remplie d'huile épaisse destinée à amortir les oscillations du système.
- L’appareil de la figure 12 est double, pour servir à l’observation simultanée des courbes des volts et des ampères. La tension est donnée aux deux bifilaires à la fois, par un seul peson que l’on voit en haut de la figure. Les 4 tubes qui sont au-dessous des pôles renferment des fils fusibles destinés à protéger l’appareil. L’électro annulaire qui fournit le champ exige seulement 0,2,5 ampère sous 100 volts ; ses bobines peuvent être groupées, en série ou en dérivation, selon le voltage disponible.
- Pour l’observation directe et la photographie, l'oscillographe est complété par un petit moteur synchrone (fig. i3) qui imprime, ad moyen d’une
- 'Ç L Eclairage Electrique, t. XVII, p. 389, 3 décembre 1898.
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- mouvement oscillant
- tracée de façon à une vitesse uniforme de retour du miroir i nplique
- eliné que l’on voit sur la figure. La came est e le rayon réfléchi se déplace avec ur l'écran ; comme le mouvement peut pas être utilisé, sous peine iges, ce retour se fait très rapide-
- ment et pondant le même temps un petit diaphragme, qu tourne avec la came, vient intercepter lo rayon lumineux incident. Selon le dispositif indiqué par Boys, une lentille cylindrique, à axe horizontal, est placée sur le trajet
- lumineux — au premier plan synchrone, —cette lentille a son foyer su reçoit l'image; de cette manière on obtient un point lumineux plus net qu'avec une fente. L’ensemble do l'installation est montr la figure 14 : une souri mineuse, d’éclat aussi vif que possible, est placée à droite, en dehors de la chambre noire et éclaire les miroirs de l’oscilh traversent d'abord la lentille cylindrique,'puis-ensuite rencontrent le miroir oscillant, qui les renvoie sur l'écran en leur imprimant un mouvement périodique proportionnel au temps. Le déplacement produit par le courant étanL perpendiculaire au déplacement donné par le moteur syneliroue, la composition de ces deux mouvements a pour résultat le tracé, sur l’écran, d’une courbe lumineuse représentant le courant en fonction du temps.
- Le moteur synchroneestinléressant par su simplicité : il. se compose de 12 électros en fer à cheval, placés l’un en face de l’autre, et d’un induit qui tourne entre les électros et perpendiculairement à ceux-ci, autour d’un axe horizontal. L’induit, ou pour mieux dire, la partie mobile, est constitué, par 4 liges de 1er doux montées parallèlement à l’axe de rotation et tenues par deux disques en bois dont on voit le bord supérieur sur la figure ; il n’y pas d’enroulement sur cet induit.
- Ouand le moteur a atteint la vitesse
- du synchronisme, deux morceaux de fer opposés sont attirés par
- • le
- oleur
- Olographe double de Duddell.
- des phases d
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- tour complot pour
- rant, les deux autres par l'autre phase, par conséquent l'induit fait 2 périodes.
- Pour atteindre facilement la vitesse convenable. r la disposition employée consiste simplement à ajouter sur l’axe une came à quatre dents, chacune d’elles, en passant, soulève un ressort et rompt le circuit des électros ; dans ces conditions le moteur agit de la même façon, qu’il soit alimenté par du ; s
- courant continu ou du courant alternatif : les électros attirent les morceaux de fer voisins et dès que ceux-ci arrivent en face, la dent de la came rompt le courant jusqu’à ce que cette position soit dépassée; le ressort retombe alors et rétablit le courant qui attire le morceau de fer suivant.
- Avec le courant alternatif, dès que le synchronisme est atteint, on entend un battement entre le bruit de la came et celui du courant, on relève alors Je ressort de l’interrupteur en abaissant le second levier dans la position que l’on voit sur la figure, elle moteur continue à tourner. Le premier levier sert au réglage du miroir oscillant,
- La figure va représente une nouvelle forme de l’oscillographe DuddelL L’appareil est simple, c’est-à-dire qu’il n’ya qu’un seul bifilaire.'Le champ est produit par un aimant permanent, en U renversé. Ce modèle réglé à 5ooo oscillations doubles, par seconde, à une sensibilité telle que x ampère donne i mètre de distance.
- On sait que le principe de l’oscillographe bifilaire a été indiqué dès x8y3 par AI. Blondel, uais c’cst Al. Duddell qui a réussi le premier à lui donner une forme suffisamment pratique et à l’utiliser avec fruit dans d’intéressantes études sur Tare.alternatif (*).
- A signaler encore dans l'Exposition do Cambridge scientific Inst. Gomp. le-thermomètre électrique enregistreur de Callendar déjà décrit ici (2), et le pont de Cal-lcTidar et Griffiths pour la mesure exacte des températures.
- Le problème de la mesure électrique et de l’indication à distance des températures est résolu dans l’appareil de Crompton et Fisher par l’emploi d'un galvanomètre différentiel, (fig. 16) dans un dos circuits duquel est intercalée une bobine de fil de platine placée dans l’enceinte dont on veut
- Fig.
- ographe Duddell à aima
- déviation de j5o J
- (r) Institut of Eleclrical Enginer.c, janvier 1899.
- (2) L'Éclairage Électrique, t. XXI, p. 499,30 décembre 1899,
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- 4i6 L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- connaître la température. L’autre circuit renferme une résistance en fil à faible coefficient de variation, de sorte que les deux circuits étant placés en dérivation sur une source de force élcctromotriee déterminée, le galvanomètre indique fa différence de résistance et, par conséquent, la température cherchée. La division de cet appareil est assez uniforme, ce qui peut être avantageux dans certains cas ; le seul inconvénient du système, c’est qu’il exige une force électromotrice constante. On peut placer l'appareil sur un circuit d’éclairage à voltage constant, il suffit d’ajouter une résistance convenable en. série avec les deux circuits du galvanomètre.
- II. ÀHMAGNAT.
- ALTERNATEURS TRIPHASES DE 1000 CHEVAUX 1)E LA SOCIETE ELECTRICITE ET HYDRAULIQUE
- La Société « Electricité et Hydraulique • phasées de à inducteur vo-mentaient les clairage et du force motrice La machine do belge a été dans les ale-ieroi : elle est une machine linckx de i ooo tours par mi-conde maehi-dans la Section vient des usi* mont ; la ma-
- peursonlcons-le type cylindres entre les d Une d<
- été
- delà construc-nateurs a été Reyval (Q. Qu’il
- mêmes machines tri* i ooo chevaux 'lant, qui ali-réseaux de l’é-transport de
- ‘’V'- à l'Exposition. ' la Section construite liers de Char-accouplée à compoundBoI-chovaux à 80 nute. La séné, exposée française, prônes de Jeu-chine à vapeur mande directe-
- ur de
- ale-
- et Richcmond. chines à va-truites suivant pound, à deux ayant le volant manivelles, cription très point de vue tion des alter-faite par M. J. i à la construc-
- soit permis d’ajouter ici quelques considérations relativ tion dé ces grandes machines et principalement en ce qui concerne leurs qualités électriques.
- Le problème de la construction de grandes machines est définitivement tranché, comme le montrent toutes les constructions modernes et il est certain qu’aucune des machines ne
- (») L Éclairage. Electrique, t. XXV, p. 365 et $70, 8 dé<
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- présente de nouveauté importante. Malgré cela, je ne puis me ranger à l’avis d’un électricien bien connu qui a dit que toutes les machines exposées étaient identiques, car, si les lignes principales ont quelque ressemblance, il y a beaucoup de détails de construction très intéressants qui diffèrent.
- Les machines-volants se divisent principalement en deux types distincts : i° en machines où la stabilité est augmentée par un système de croisillons (Brown Boveri) et en second lieu en machines ayant une carcasse en forme de U très haut et, par suite, un diamètre extérieur plus grand ; mais ces machines sont beaucoup plus étroites et d’une forme plus élancée et mieux en concordance avec la forme du volant.
- riche et Hydraulique.
- Les machines de la Société Electricité et Hydraulique appartiennent à ce dernier type. La forme étroite était un grand avantage pour leur placement, étant donné que dans les machines compound l’espace disponible est limité par les deux cylindres et que le générateur-volant se trouve forcément entre les manivelles. Une.machine plus large nécessiterait un écartement plus grand des paliers et un allongement défavorable de l’arbre. Dans les groupes exposés les machines ont été mises à la place du volant, sans qu’il y ait eu besoin d’augmenter si peu que ce soit l’encombrement de l’installation, c’est-à-dire que les cylindres ont pu garder la position que leur avait donnée le constructeur.
- Le choix d’une machine compound permettait en outre de faire la partie tournante très légère. Le volant pèse environ 20 200 kg et possède un—~ d’environ 880 oqo mètre-kilo-grammes. Ces machines tournant à g4 tours à la minute, sont destinées à travailler en parallèle avec d’autres génératrices, ont un coefficient d'irrégularité de 1/200.
- Le volant, avec les pièces polaires, pèse................. . 20200 kg
- L’induit, enroulement compris o.......................22 000 »
- Le poids total est donc de..........42 200 kg,
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- soit 53 kg- par kilowatt dont 3 kg de cuivre, ce qui prouve, suffisamment la répartition avantageuse de la matière.
- Les résultats électriques des machines sont excellents. A ma connaissance on n’esL pas encore arrivé à obtenir une chute de tension aussi minime entre la marche à vide et la pleine charge dans des machines de ce genre. Ge résultat a été obtenu par divers détails électriques que je vais exposer, mais principalement par une saturation magnétique élevée dans les pièces polaires et une dispersion magnétique très réduite, c’est-à-dire une faible augmentation de cette dispersion sous une charge croissante.
- La figure 2 montre deux coupes de la carcasse et de l'inducteur.
- En premier lieu je ferai remarquer la forme anormale des pièces polaires. Les pôles sont excessivement bas et de ce chef la section d’air du champ de dispersion entre doux pôles est diminuée en raison de leur hauteur. Ensuite, étant donnée la.saturation très élevée des pièces polaires, leur section devient relativement petite et. il en résulte une plus grande longueur du champ de dispersion entre deux pôles consécutifs. Ges deux facteurs ont pour effet de réduire fortement Le champ de dispersion magnétique de l’inducteur.
- Les pièces polaires sont cintrées et fixées directement sur le volant sans être encastrées, comme on le fait souvent dans le but de diminuer la résistance magnétique du contact entre la fonte et l’acier. Rien n’empêchait de faire ceci, vu que le chemin très court de la résistance ne peut avoir qu’une faible influence et que, d’ailleurs, il y avait saturation très élevée.
- Les bobines excitatrices se composent de bandes de cuivre enroulées à plat sur les pièces polaires et sont de construction simple et robuste.
- J/induit est à trous et ceux-ci ont une faible profondeur, ce qui diminue la dispersion qui a lieu dans leur intérieur.
- Gomme la dispersion entre les pièces polaires celle dans l’induit a été réduite autant qu’il était possible.
- Cependant il se produit une dispersion magnétique notable du flux inducteur dans l’induit à travers les isthmes des rainures dans lesquelles se trouve l’enroulement induit. Pour diminuer ces fuites magnétiques on aurait dû munir, comme on le fait habituellement, les rainures de fentes d’une certaine largeur; les encoches ont au contraire été fermées par un pont de a mm d’épaisseur.
- dette disposition amène naturellement une forte dispersion à cet endroit, si les rainures étaient ouvertes, le champ de dispersion dépendrait de la résistance de l'air des ouvertures, c’est-à-dire que ce champ de dispersion serait proportionnel aux ampère-tours et augmenterait ou diminuerait avec la charge variable de l’induit. Parle fait môme que les isthmes des rainures subsistent il y a, en cet endroit, une dispersion beaucoup plus grande; mais cette dispersion a déjà lieu dans la marche à vide, et les ponts sont déjà, saturés.
- Le point capital pour atteindre une faible chute de tension est la saturation très élevée dos pièces polaires, comme je l’ai dit plus haut. 'A cause de la grandeur de l’entrefer il était très difficile de saturer assez fortement les pièces polaires avec une excitation normale. L’inducteur a un diamètre de 6 m et un entrefer de 8 et de io mm respectivement dans la machine de la Section belge (8o tours) et celle de la Section française (94 tours). Pour de petites machines où l’on a plus d’élasticité dans l’entrefer, l’étude est beaucoup plus simple. Malgré cela le but proposé est atteint d’une façon complète.
- Génératrice de la section française. 94 tours p. m., 5o périodes par s.
- La courbe de magnétisation de cette machine est représentée dans la figure 3. La Leu-
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- sion normale de 2.200 volts correspond, à vide, à un courant d’excitation do 127,5 ampères et 70 volts environ, c’èst-à-dire 9 kilowatts, ou 1,2 p. 100 du travail total.
- Par suite de la saturation des pièces polaires, la tension normale se trouve très loin sur la partie supérieure de la courbe où elle n’augmente que très lentement avec l’excitation ; il en résulte que la charge do la . machine n’a que peu d’influence M sur la tension.
- Pour déterminer la chute de tension en charge, par le calcul, il nous faut encore un deuxième essai nous donnant le courant de >m court-circuit de la machine. Cette courbe donne le rapport entre le “ courant d’excitation et le courant ...
- de l’induit lorsqu’on met l’enrou- ~ M ,00 UJ 00ajnp
- lement de l’induit en court-cir- Coiu-mu d'eæc^ù^n.
- cuit. La tension de la machine Fig. 3.
- est naturellement zéro, et sa force
- électromotrice (qui ne sert alors qu’à couvrir la perte ohmique dans l'intérieur de la machine) est aussi presque nulle, c’est-à-dirc que le champ de l'induit devient presque nul. Le courant de la machine est déwatté et de grandeur telle que lui seul pourrait produire le champ magnétique antagoniste. Ce courant neutralise le courant d'excitation par suite de son action magnétisante. En conséquence, les ampère-tours de l’induit deviennent égaux aux ampère-tours do l’inducteur. La courbe du courant en court-circuit indique le rapport entre le courant d'excitation et celui do l’induit pour lequel l’influence des ampère-tours a la meme grandeur. Ce rapport résulte naturellement surtout des spires de l’induit et de l’inducteur, mais dépend aussi de la disposition de la machine, de la forme et de la dispersion magnétique des pièces polaires. La forme de la courbe qui représente ce rapport doit être une droite dans sa direction principale.
- La figure 4 montre cetLo courbe.
- Il n’est pas nécessaire de connaître la dispersion primaire des pièces polaires, puisque colle-ci est déjà comprise dans la courbe de tension (ligure 3). Mais il est indispensable de connaître le champ de. dispersion de l’induit afin do pouvoir calculer la chute de tension ; la dispersion de l’induit varie évidemment avec la charge et donne lieu par suite à une augmentation correspondante du champ.
- La dispersion de l'induit a été déterminée expérimentalement de la manière suivante :
- La machine ayant une excitation constante de i5o ampères, ce qui correspond à une tension à vide de 2 38o volts a été chargée inductivement avec 100 ampères ; on a alors mesuré la tension aux bornes qui en résultait. Cette tension était de 2 i4o volts. S’il n'existait point de dispersion magnétique, les ampère-tours des bobines et de l’induit donneraient simplement une différence, puisque la charge est purement inductive. D’après la courbe en court-circuit, au courant, de l'induit de 100 ampères correspond une excitation de 18 ampères. La différence (fig. 5) est alors de i32 ampères. Mais à ce courant d'excitation de
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- j32 ampères correspond un champ pour 20.40 volts à vide (fig. 3). Ce champ se manifeste réellement dans les pièces polaires et la différence 2240 — 2140 = 100 volts, c’est à-dire 4,5 P- *oo, représente le champ de dispersion magnétique de l’induit. Le champ de dispersion de l’induit est proportionnel au courant de l’induit. Pour le courant normal do 200 ampères il sera donc égal à 200 volts.
- D’après les diagrammes (*) de Rothort et de l’auteur pour la composition des ampère-tours, 011 peut alors déduire la diminution du champ et la chute de tension de la manière suivante.
- Hg. 5. — Charge de Soit AB, (fig. 6) le champ à vide correspondant à la tension de 2 200
- plctcmcntinductîvc volts. La direction de la tension E est perpendiculaire à AB. Soit I la direction du courant, et l'angle compris entre E et I le décalage de phase du courant — es. Dans le cas considéré cos »
- — o,85,1 = 200 ampères. Au champ s’ajoute premièrement un champ de dispersion BC qui correspond à 200 volts pour ctiawpi un courant de 200 ampères, ensuite il faut porter perpen-diculairement à I un champ CD do 44 volts correspondant aux pertes ohmiques. Le champ total de la machine n’est plus alors AB, mais doit, être égal à AD, et ce champ devient d’autant plus grand que le décalage de phase du courant est lui-mème plus grand.
- Au champ AD = 2 35o volts correspond alors, d’après la courbe 'de magnétisation, le courant d’excitation AF = i4o ampères. A celui-ci s’ajoute, dans la direction de I, le courant de l’induit 200 ampères = 36 ampères d’excitation et le courant d’excitation résultant est AG =
- 168 ampères. A ce courant correspond à vide une tension de 2 5oo volts.
- Ceci veut dire que la chute de tension pour 200 ampères avec cos o = o,85 est de 3oo volts = 12 p. 100. C’est le cas de la pleine charge de la machine.
- On se rendra facilement compte du progrès mis en évidence par ce résultat en le comparant au cas usuel où la saturation des pôles est moindre et où la tension se trouve plus bas sur la caractéristique. La tension est alors approximativement proportionnelle à l’excitation, c'est-à-dire que (dans le cas qui nous occupe) la chute de tension serait de environ 20 p. 100, fl. soit presque le double.
- Fig. 7. La figure 7 donne encore le diagramme pour une charge
- non inductive; I a la même phase que E. AB est le champ à vide = 2 200 volts; BC le champ de dispersion secondaire = 200 volts. CD la perte ohmi-que = 44 volts; AD le champ total -—224a volts. Le courant d’excitation correspondant AF :—; i3a,5 ampères, les ampères-tours de l’induit 200 ampères (excitation 36 ampères)
- Fig. 6.
- <‘)I
- , FAcktrotechn. Zei
- 1896, p. 575. Heyiacd, ibid. 1896. p. G18.
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- revue D’Electricité
- — KG et l’excitation résultante AG = i4r ampères. A ce cou à vide a 3i5 volts. C'est-à-dire que la chute de tension pour une charge non inductive de 200 ampères est de 5 p. 100. Pour des pôles non saturés elle serait de 8p. 100 (*).
- Dans ces machines à haute saturation des pièces polaires, il. est très intéressant de faire les considérations suivantes sur l’influence de l’entrefer sur la chute de tension. Il est généralement connu que l'augmentation de l'entrefer comporte une diminution de la chute de tension d’une machine. Dans notre cas l’entrefer ne se remarque presque pas ou tout au moins la Q oV- chute de tension n’augmente guère
- lorsque l’on réduit l’entrefer.
- Si on réduit par exemple l’entrefer de 8 à 6 mm, la courbe de magnétisation se déplace autour d’une droite O y et prend la position de la courbe poinlillée. Le diagramme prend alors la forme de la figure 8. AB le champ à vide= 2200 volts et AD le cliamp total et restent les mêmes. Ace champ pour 235 excitation de 10a ampères d’après la co s’ajoute le courant FG de l’induit et le c< soit 12g ampères. A ce courant correspo
- ant correspond une tension
- 9
- ultant pour 2 35ovolts volts correspond une rbe pointillée. A ceci iranl résultant est AE, ;1 à vide la tension de
- 1 540 volts, c’est-à-dire que la eliute de tension est de i3,5 p. 100. (Pour des pôles non sa-irait pour le môme
- cas'30 p. i Lafigu tension pou inductive : < p. ,00. (Po saturés elle s La supér saturées de d’autant plu
- ^ 9 donne la chute de ur une charge non elle est. ici de. 6 des pôles non ait de 10 p. 100.) ité de machines iiil évidemment
- gn
- nde
- que
- trefer admissible peut devenir plus petit, c’est-à-dire d'autant plus que la proportion de travail d’excitation correspondant à
- la magnétisation du fer est plus
- ment pour des petites machines que cela a de l’importance, pi plus grandes on ne peut, pas réduire autant l’entrefer.
- grande. C’est prineipalc-isque dans les machines
- (Chute
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- L’ÉCLAJltAGK ÉLECTRIQUE
- ÉN'ÉIUTRICE DE LA. SECTION BELGE. 8o lOll urbe de
- : périodes pa
- Tja chute do tension est pour :
- lisation est représentée dans la figure 10. La tension normale de 2200 volts correspond à un courant d’excitation de i3j ampères et 80 volts environ à vide. Dans cette machine la saturation est encore plus prononcée, ce qui apparaît en superposant les deux courbes.
- La ligure 11 montre la courbe de coi courant normal de 200 ampères correspc de 43 ampères. La dispersion magnétkp volts pour 200 ampères. Les figures 12 et r construits de la même façon que
- circuit dans laquelle au un courant d'excitation trouvée était ici de a3o ontrentles diagrammes de la première machine.
- Ces résultats sont concluants, lorsque l’on eon Le rapport entre les ampèretours de l’excitation l’induit ou, ce qui est la même chose, entr en court-circuit et le courant normal est u très connue et employée à .juger des qualités d’ chine au point de vue de la chute de tension. Ici port est seulement 3,2, tandis qu’on demande g mont une valeur de /\-5.
- Cette constante perd donc actuellement sa d’être, puisque l’on arriv<
- Ff— 'caPp—i de tension réduite pari
- forte saturation des pôle atteinte dans des machine! bien que ce rapport vérifié.
- Les constructeurs savent fort bien, que les dimensions d’une génératrice dépendent beaucoup plus du rapport entre les ampèretours de l’induit et de l’excitation (rapport dont nous venons de parler) que de la puissance p;(, I2>
- même de la machine. L'enroulement
- de l’induit occupe relativement peu de place et peut être augmenté très facilement (en augmentant les dimensions des rainures) ; et. la puis-Vig. i3. sance d’une machine croissant proportionnellement au nombre d’ampère
- tours de l'induit, il est possible d’augmenter de beaucoup la puissance ; machine de grandeur usuelle. C’est là le grand avantage du procédé employé.
- Alexandre IIeyland!
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- ACCUMULATEURS B. G. S. (i)
- Les accumulateurs que construit la Société des Voitures cleoLriques et accumulateurs, système 13. G. S. (Bouquet, Garun, Schivre), sont spécialement destinés aux automobiles électriques. La description de ces éléments a déjà était faite ici (2). Nous y renvoyons le lecr teur, en rappelant seulement que les plaques sont constituées par des grilles à larges alvéoles en forme de losange qu'on remplit de matière active.
- D'après les dernières données du constructeur, les principales constantes relatives à ces éléments seraient les suivantes, rapportées à un élément d'un poids total de 16,9 kg :
- Type d’élément V30 {Série V)
- Poids de plaques, er kg. .............. 0,39.29— ii,3t
- 1 ” ( 3 » .... 20* 67,3 »
- Si on rapporte au kilogramme de plaqi trouve :
- les différentes capacités annoncées
- Rapportés à l’unité de poids d’élément, cos chiffres deviennent.:
- 3,9«
- gi5,38 i3,61 h,95
- Ce meme type de plaques sert également à la confection d’accumulateurs pour l’allumage des moteurs. Nous avons résumé dans le tableau suivant les principales constantes relatives à un élément de ce type.
- 'Nombre dé plaques....................... . .
- (connexions comprises). hauteur
- Poids l.otal d’un élément, en kg. . . . . . Dimensions d'encombrement d’une ^ long
- (toutes saillies comprises). ^ haut'
- Poids total de la boîte de deux éléments. < ^ 1G6 heu
- Capacités aux différents régimes "
- (') Exposées an Cbamp-de-Mars, automobiles électriques. (s) L’Éclairage Électrique, t. XX, p. y4, 22 juillet 1899.
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- En rapportant ces capacités au kilogramme d’élément, on trouve
- Duree <1
- 166
- 5
- 3
- le premier régime seul étant intéressant dans le cas de l'application à l’allumage des moteurs d'automobiles. L.-Jumau.
- SUR ü.\
- NOUVEL ALLIAGE POUR ÉTALON DE RÉSISTANCE ÉI.ECTRIQl E
- Le numéro du mois de juin 1900 de Zeitschrift fur Jnstrumentenkunde. contient un' exposé des importantes recherches métrologiques, qui ont été instituées, pendant la période février 1899-févrior 1900, à l'Institut physico-technique de l'Empire allemand, à Charlot-lenbourg. Parmi ces travaux, figure 'page ij4) l’étude d'un alliage composé surtout de cuivre, zinc et aluminium, qui parait posséder, pour la confection des étalons de résistance électrique, des qualités supérieures à celles du constantan et de la manganine. Cet. alliage est dénommé 000 par le fabricant M. L. Kulmiz, à Achenrain, en Tyrol; il a l’aspect du laiton.
- Un alliage pour étalon de résistance électrique doit satisfaire aux conditions suivantes :
- i° Il faut qu'il ait une résistivité spécifique élevée et un coefficient de température autant que possible nul, surtout aux environs de 180 C. ;
- 20 II ne peut donner lieu, en combinaison avec le cuivre ou le laiton, à une force électromotrice thermo-électrique assez notable pour nuire aux mesures,
- Enfin 3° sa résistance électrique ne doit pas varier avec le temps.
- Les deux premières propriétés peuvent être examinées successivement, mais l’étude de la dernière exige que la résistance électrique soit mesurée, après un temps suffisamment long. C’est pour cette raison qu’il est actuellement encore impossible d’affirmer si l’alliage 000 doit être préféré ou non au constantan et à la manganine. Les-renseignemenls que nous donnons ci-après nous ont été obligeamment communiqués par M. L. Kulmiz et résultent des mesures faites a l’Institut de Charlottenbourg.
- Le poids spécifique de l’alliage, en fil, a varié entre 8,016 et 8,076 gr : cru3. La résisLivité électrique à io1’ C a été trouvée comprise entre 01,69 et 54,08 mierohms-centi-mètre, suivant les échantillons examinés, tandis que le coefficient de température, mitre 180 et aa°, toujours très petit et négatif, restait entre les limites — 0,00001 et — 0,000002.
- Des mesures de résistances électriques, faites entre —4° et + 6o° C. ont montré que l'alliage présentait un maximum de résistance électrique dans les environs de 20° C. ; aux basses températures, le eoefficientde température a une faible valeur positive; et, aux températures plus élevées, ce coefficient reste petit, mais est négatif.
- La force éleetroniotrice thermo-électrique de l'alliage 000, en combinaison avec le cuivre, est de o,56 microvolt entre o.o° et. 4^° C et de 0,62 microvolt entre 20° et 65e C,
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- pour une différence de i° entre les températures des soudures. Cette force électromotriee est donc extrêmement faible, et même plus petite que celle fournie par le couple manga-nine-cuivre. Cette dernière a pour valeur i ,3 rnicrovolt environ, alors que l'élément conslanlau-euivre fournit, dans les mêmes conditions, 4o microvolts environ.
- Il résulte de ces données que le nouvel alliage présente des propriétés qui peuvent le rendre souvent très utile dans les laboratoires et qu’il mérite d'être étudié, au point de vue de la constance de la résistance spécifique.
- ed. van Aurel.
- REYUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- ACCUMULATEURS ET DISTRIBUTION
- Sur la charge des accumulateurs à potentiel constant, par C. Heim. Eleklrotecknische Zeitschrift, t. XXI, u08 14 à. '*5, iyuo.
- Al. Heim a entrepris en 1898-1899 un certain nombre d’expériences sur la charge à potentiel constant; nous résumerons ici les plus importantes de ce long travail.
- Les accumulateurs expérimentés étaient à décharge rapide et sortaient de deux fabriques allemandes différentes : le type désigné par la
- Nombre de plaques positives...................
- » j) négatives........................
- Dimensions des plaques ^ largeur..............
- lettre A renfermait des positives à grande surface possédant un grand nombre de nervures minces, formées en Planté ; les négatives étaient grilles à mailles étroites. Le type désigné par la lettre B contenait des positives et négatives semblables, composées d’une âme munie d’un 'rand nombre de saillies sur ses deux faces et empâtées de plomb finement divisé qu'on comprimait, puis formait.
- Vous avons résumé dans le tableau suivant les principales constantes de ces deux types d élé-
- Fai
- Capacités en amp.-h. , au régime de 3 heures............
- Intensité maxima de charge, en ampères, donnée par les constru
- 6,8-»
- x,ai5i>5,ü«B)
- i5,8
- 69 a-h. à a3 amp. 49 a-h. à 49 aiuP-
- ï4,56
- 46 a-h. à 46 amp. 3o
- Avant les expériences dont il est ici question, les éléments avaient déjà effectué 5o charges et décharges à des régimes différents.
- Les expériences actuelles comportent plusieurs séries successives d'essais dans lesquels on a fait varier les conditions de charge et de décharge. On trouvera dans le tableau ci-dessous la succession de ces séries d’essais.
- Charges et décharges à intensité constante. — Le tableau précédent montre que les premiers
- essais avaient lieu à 'intensité constante. L’intensité employée correspondait à une charge en 4 heures et une décharge en 3 heures à 3 heures et demie. A la décharge, la densité de courant était 1,22 amp : dm3 pour A et 1,06 amp : dm'2 pour 13. Les décharges étaient arrêtées à 1,864 volt pour A et 1,816 volt pour B, valeurs qui correspondaient à une baisse de différence de potentiel de 6 pour 100 de la valeur obtenue quelques minutes après fermeture du circuit
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- T A151, K.
- I
- de décharge dans le cas où celle-ci est faite après un repos de n à i4 heures après la
- Des'i3 charges et décharges ainsi effectuées,
- il n’y a d'intéressant à retenir que les 4 dernières pour lesquelles la capacité normale était obtenue. Les résultats-de ces essais sont exprimés dans le tableau 11 :
- L'allure des courbes de charge est donnée par les figures i et a qui se rapportent a la 63e charge.
- Le tableau II montre que la différence de' potentiel moyenne à la décharge diminue lorsque celle-ci est faite après une pause. L'inverse se produit à la charge quand c’est la charge qui est effectuée après une pause. Ces phénomènes s’expliquent par la diffusion.
- Si on prend la moyenne des valeurs du tableau II, on trouve :
- Capacité en amp.-h. quand il entrelaVbarge eJda décharge
- le premier cas.........
- Rendement en amp.-h., dans
- i,8o6ào,8n
- 0,9^
- B
- «9,7
- >,9vU,0»945
- 0,916
- 0,767
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- 42;
- L’élément R perd donc, d'après cela, moins que A pendant les périodes d'isolement.
- L’auteur a aussi déterminé les variations de
- densité d’acide pendant ces essais, celle-ci était à la fin de la charge
- et
- i,aa5 à 2i°,5 C pour A
- Après une panse de 10 à 12 heures à la fin de la charge, la densité remontait par suite de la sortie des pores de la matière active d une petite quantité d’acide, et atteignait
- i,2ji5 à 17^,8 C pour À
- et
- ,i-3o à 19° C pour B.
- A la fin de la décharge,-la densité baissait a-
- déterminer la densité fin charge en differents
- Fig. 3.
- points de l’élément. On a trouvé les valeurs sul-
- et
- ,i455 à 20°,7 C pour B.
- Des expériences oui été faites également pour
- aire les plaques (II) an milieu'de la han-
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- L'ÉCLAIRAGE 'ÉLECTRIQUE
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- ClT\ HOF.S A POTENTIEL CONSTANT (2,4° VOf.'rs' l'.T
- déciiarces a intensif f.constante. — a. Charges de une heure et demie de durée,— Les différences de potentiel constantes adoptées étaient 2,402 volts pour A et 2,34‘J. volts pour B : l’écart de 0,06 volt correspondant exactement à la différence des forces électrmnotriccs des deux éléments [on a vu que B avait une densité plus faible que A).
- 1.'allure de la courbe d'intensité de charge est donnée par les figures 3 et 4 qui se rapportent à la 83,: charge qu’on a fait durer à dessein
- 2 heures. On voit que l'intensité très élevée au début, baisse rapidement pour remonter ensuite à un deuxième maximum après lequel la chute se fait régulièrement. Les courbes montrent que le deuxième maximum de B est plus élevé que celui de A, et se produit plus tard ; l’intensité de B reste ensuite plus élevée que celle de A, mais tombe plus rapidement dans la partie, moyenne.
- On a résumé dans le tableau 3 les principales données de ces differents essais.
- Kn prenant la moyenne de ecs différents essais, on trouve :
- » « (fiiand il.y a'ifne pause d’wue nuit calrc la cfiargi
- . preinièru demi-heure.........
- La capacité a donc diminue de 8 a 9 pour too pour A et de 16 à 17 pour 100 pour B de la capacité obtenue par la charge à intensité constante. Le tableau III montre aussi que la différence de potentiel moyenne à la décharge est plus laiblc que dans le cas de la charge à intensité constante. En revanche', le rendement en ampères-heures est plus élevé, car ici il y a très peu
- 66,1. 71,6
- 0,980 0,993
- 0,812 0,811
- 0,918 0,948
- 0,753 0,769
- 58.4 59,6
- 27.5 28,8
- 14,1 11,6
- de dégagement gazeux; le rendement en énergie n’est pas plus élevé à cause du haut voltage de charge. Le rendemont de B est plus grand que celui de A après pause, ce qui confirme le l’ait connu déjà que les plaques à couche épaisse de matière active perdent moins que les plaques à grande surface.
- b. Charges d’une, 1/2 heure de durée. *— Après
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- Revüe d’électricité
- 439
- 3 charges et décharges à intensité constante dont le but était de ramener les éléments à leur état initial, on. effectuait les essais (quatrième série) de charge à potentiel constant, le même que précédemment ; mais d’une demi-heure de durée seulement.
- Les courbes 5 et 6 donnent l’allure de l'intensité de charge; le tableau IV indique les valeurs principales dans le cas des décharges à a3 et 26 ampères comme précédem-
- Tabi.ea.l- IV
- D’après ce tableau, on obtient pour les valeurs moyennes :
- A B
- Capacité en ampères-heures quand la décharge suit la charge.................. 39,9 44,3
- charge................... ' . ' . . . '............'........... . . . . . 3^,4 43,3
- » cin watts-heures ' ' ' » ' ............................. o,S4f> 0,828
- » en ampères-heures dans le deuxieme cas. . ........................ 0,927 i,oo5
- Si on compare les capacités à celles obtenues
- 5y centièmes pour A et 09 centièmes pour B, ce qui est sensiblement le même rapport que celui de la quantité d’électricité chargée pendant la première demi-heure clans le cas d’une charge totale (58,4 pour 100 pour A et 59,6 pour B).
- La 90e charge a été prolongée jusqu’à 1 h 3o' et une décharge suivante après i3 heures de pause donnait 65,2 ampères-heures pour À et 77,2 pour B, valeurs égales à celles obtenues dans le tableau III.
- Si on fait clés décharges à intensité double (46 et 52 ampères) en conservant les mêmes conditions de charge, on trouve que pendant le premier tiers de la charge l’intensité est plus élevée, mais qu’elle tombe à la fin à une valeur plus basse.
- Les essais effectués dans ces conditions sont relevés dans le tableau V. Les décharges étaient arrêtées à 1,78 volt (A) et 1,74 volt (B).
- dans le tableau III, on trouve qu’elles sont ici les
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-
-
- 43ç
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T,
- XXV..— N° 50.
- Tableau V
- Lesi valeurs moyennes de
- essais sont les suivantes
- y ' '» quand il y a une paiïse d'une mrit entre la charge'et la de-
- charge.......................................................................... 3a,6 38,i
- Rendement en ampcrcs-heurcs, dans le premier cas .................................. 1,007 1,006
- » en watts-heures » ................................. o,8i3 0,807
- » en watts-heures, » ' ................................. 0,69 0,708
- on voit que la capacité obtenue ici est environ 94 pour 100. On remarque toujours que A perd plus que B pendant les pauses.
- Charges a potentiel CONSTANT (a,5o VOLTS) ET DECHARGES A INTENSITE CONSTANTE. — La différence de potentiel constante maintenue ici était 2,002 volts pour A et 2,44a volts pour B. Dans la septième série d’essais (voir tableau I) la charge à ce potentiel durait 1 II 3o' et la décharge avait lieu à intensité constante, 2.3 ampères (A) et 26 ampères (B).
- L’allure de l’intensité de charge est donnée dans ce cas par les courbes y et B qui montrent que l’intensité au deuxième maxi-Eri comparant avec le tableau précédent (IV) | mura est plus élevée de 26 pour 100 (A) et 38
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- pour ioo (R) de celle obtenue avec charge de même durée à une différence de potentiel inférieure de 0,1 volt. L’intensité finale est au contraire un peu plus faible.
- A la fin de la noe charge, effectuée dans ces conditions, l’intensité lut élevée à 20 ampères (A) et ampères (R) ;la différence de potentiel s'éleva alors respectivement à 2,590 et 2,660 volts, valeurs voisines de celles obtenues fin charge îi intensité constante. i
- Pendant ces charges, on constatait que l’acide se troublait par suite de la présence de peroxyde en suspension ; ce phénomène se produisait principalement pour A et aux premières charges à ce- régime. Le dégagement gazeux se leonsr tataiil dès le début de la change, il augmentait ensuite cl était plus important aux,positive s.
- Dans le tableau VI sont exprimées les principales valeurs obtenues pondant ces essais. i
- Tableau VI
- cha.ro J durée * h 3 T'é) INTENSITÉ 0O«.Ti«T»(; ) ^
- 1. heures -w.ll.-h,»™
- ..T'T. . -IL 'L° ... , _ ... en munriE»
- A A B A A A 15 A B A B
- 5a.3 06,9 78,4 85,4 196,0 2o8,3 _ _ _ IO 8
- 1,952 1,903 69,0 79 5 7 i34,7 904 957
- 75,6 82,1 189,' l8
- — 1,972 1,9'7 82,3 i48,9 167,8 fi
- 56, i 8l,2 84.1
- T l3 — ~ _ 1.954 1,908 72,1 78,5 '4o,9 i49,7 762 765
- Les valeurs moyennes sont les suivantes :
- " b quand il y a une pause d'une nuit entre la charge et la décharge ........................................................
- Rendement en ampères-heures, dans le premier cas...................................
- y en watts-heures, » ................'................
- Quantité d’électricité chargée en pour 100 j deuxième » ..................
- 63,8
- M,o
- 0,98;
- o,ÿ&
- 5,8
- On remarque que la différence de potentiel moyenne à la décharge est un peu plus élevée que dans le cas de la charge à o,i volt en moins; mais quelle n’atteint pas celle obtenue dans le cas d’une charge à intensité constante.
- Le rendement est moins élevé qu’avec la charge à potentiel moins élevé ; mais il est plus grand encore que celui obtenu avec la charge à intensité constante.
- Dans la huitième série d’essais, toutes les conditions étaient les mêmes que dans la série précédente, sauf la durée de charge réduite ici à une demi-heure. Le tableau V se rapporte aux valeurs ainsi obtenues.
- Les valeurs moyennes sont les suivantes :
- Capacité en ampères-heures, quand la
- a une pause d’une nuit entre la charge
- premier cas.......................
- Capacité en watts-heurcs dans le pre-
- Capacité en watts-heures dans le deu-
- 5a 58,3
- 1,021 0,989
- 0,811 0,778
- 0,966 0,974
- 0,755 o,755
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- Tableau VII
- Les capacités obtenues sont plus élevées do 3opour 100 que celles données dans le cas d’une
- Fg. 9. Fig. io.
- charge à potentiel inférieur de 0,1 volt (voir tableau V).
- Le voltage moyen à la décharge n’est pas plus
- faible que si on chargeait i h 3o' (voir tableau VI) par suite d’,une plus haute densité de courant à la fin de la charge, qui donne dans les pores de la matière active un acide plus concentré.
- L’allure des courbes d’intensité de charge est très sensiblement la môme que celle de la première demi-heure de la .charge précédente de i h 3o' de durée.
- Le rendement en quantité est le môme que dans le cas de la charge à 0,1 volt en moins ; le rendement Un énergie est naturellement plus
- Après i charges et décharges à intensité constante pour ramener les ‘ éléments à leur état initial, était effectuée la dixième série d’essais (tableau I) qui ne différait de la huitième que par l’intensité de décharge doublée ici.
- Les figures 9 et 10 donnent l’allure des courbes d’intensité de charge. En comparant aux deux essais précédents, on constate que l’intensité est plus élevée dans la première moitié de la charge, et plus basse dans la seconde.
- La moyenne de ces 3 jours d’essais donne
- Type A, ampères-heures chargés 54,4 5i,i 5i,4
- » débités. . 54,8 53,o 5a,a
- Type B, ampères-heures chargés 62,2 5;,4 54,9
- 0 débités. . 61,4 57,0 55,0
- L’auteur attribue la baisse progressive de capacité à la formation de sulfate dans la matière active ; cette formation serait favorisée par la charge incomplète de l’élément et par suite par l’absence de dégagement gazeux pour décomposer le sulfate.
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- La movcnnc de ces capacités est 53,3 ampères-heures (À) et 07,8 ampcrcs-heures (B) supérieure de 4° pour 100 à celle donnée par la charge à 0,1 volt en moins (tableau Y).
- Comme rendement on trouve, quand la décharge suit immédiatement la charge.
- » en watts-he'urcs. . . . 0,78a 0,773
- Les rendements en quantité sont les mêmes qu’avec les déchargés à régime moitié ; mais les rendements en énergie sont plus faibles. Il en est de même de ces rendements comparés à ceux obtenus avec charge à 0,1 volt en moins.
- La différence de potentiel moyenne à la décharge est aussi pjus élevée ici que dans ce dernier cas par suite d’une concentration plus lorte d’acide dans la matière active, due à la charge supérieure de 4o pour 100.
- Dans la onzième série d’essais, les conditions étaient les mêmes que celles de la précédente série sauf la durée de charge réduite ici à 10 minutes.
- Les courbes 11 et 12 qui se rapportent à une telle charge montrent que l’allure de la courbe d’intensité ne diffère pas de celle des lo.pre-'
- Fig. 11.
- mières minutes des charges précédentes effectuées sous la même différence de potentiel. Les valeurs obtenues dans ces essais sont contenues dans le tableau Ylll.
- Tableau VIII
- déduit les valeurs moyennes suivantes :
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- l’éclairage électrique
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- Les capacités obtenues sont euviroii les 48 centièmes de celles données par une charge semblable de 3o minutes.’
- Le rendement est plus élevé que dans l’essai précédent, la charge n’étant ici que le tiers environ de la chai*ge totale. La différence de potentiel moyenne à la décharge est sensiblement la même, pour la môme raison précédemment donnée.
- Les essais de la douzième série avaient pour but de déterminer si les constantes des éléments avaient varié. Des charges et décharges à intensité constante dans les conditions du début indiquaient une baisse de capacité de 6 pour 100 (A) et 5 pour 100 (B) dans le cas où la décharge suit immédiatement la charge, et de 9 pour 100 (À) et 7 pour 100 (B) dans le cas d’une pause
- Cette baisse doit être attribuée à la chute de matière positive. La différence de potentiel moyenne à la décharge et à la charge est restée la même. Quant au rendement, il est devenu un peu inferieur dans le cas où, il y a une payse d’une nuit, et un peu supérieur dans l’autre cas. Pour expliquer cette anomalie, l’auteur suppose que les plaques étaient encore un peu sulfatées au début, ce qui est la cause d’un rendement plus faible dans le cas ordinaire; mais ce qui diminue la sulfatation pendant une pause d'une nuit et par suite augmente le rendement dans ce dernier cas.
- Des mesures de densité indiquèrent une augmentation de 1 pour 100 que l’auteur attribue
- ciiAnuE. — Les courbes 1 et a qui se rapportent à la charge à intensité constante montrent que la diflerence de potentiel croit rapidement au début et très lentement ensuite. C’est que dès les premiers instants de la charge, la matière active se trouve environnée d’une couche acide de plus grande concentration que la conccntra-
- Diiïér
- Dans la treizième série d’essais, on a déterminé très exactement l'allure de la courbe d’in-
- tion moyenne de l’électrolyte. Mais les courants de concentration’ et la diffusion agissent bientôt pour égaliser les concentrations et il en résulte une concentration à peu près stationnaire ou ne s’élevant plus que lentement dans les pores de la matière active.
- Dans le cas de la charge à potentiel constant, le même phénomène .se passe au début, et la force électromotrice augmentant rapidement, il eu résulte une baisse brusque d'intensité. Pour expliquer le' second maximum de la courbe, l’auteur fait intervenir l’influence de la température et de la résistance intérieure.
- Dans les premiers instants de lu charge, on peut admettre que la concentration dans les pores de la matière active dépasse 3o pour 100 qui est le point de conductibilité' maxima et que l’augmentation de résistance intérieure agit avec l’augmentation de la force électromotrice pour faire baisser l’intensité.
- La résistance intérieure principale de l’élément résidant dans les canaux étroits de la matière active c’est surtout en cet endroit que l’effet Joule a le plus d’importance. Or par suite de la haute densité de courant du début, il peut résulter une rapide élévation de température en ce point. Si on considère d’autre part que la conductibilité de l’acide s'élève d'au moins 1,6 pour 100 par degré, on peut s’expliquer ainsi que le relèvement de l’intensité provient do cette diminution de la résistance intérieure. Celle-ci est bientôt compensée par l’augmenta-tiou lente.de la force électromotrice et la courbe d’intensité baisse ensuite progressivement.
- Cette hypothèse explique que le second maximum se produit d’autant plus rapidement que la différence de potentiel et par suite l'intensité de charge sont élevées et aussi que les épaisseurs de matière active sont plus faibles car alors Légalisation delà concentration et de la température se lait plus rapidement. C’est ainsi que les moyennes ont donné pour la charge en
- 1 h 3o\
- tensité pour les premières minutes. Les courbes ligures i3 èt 14 ainsi tracées montrent des irré-
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- 435
- gularités qui proviennent justement des fluctuations de la force éleotromotrice et de la résistance intérieure.
- courbes de décharge à intensité constante ; celle
- de la décharge effectuée dans les conditions normales est connue. Dans le cas où il v a une pause assez longue entre la charge et la décharge, la différence de potentiel descend
- d’abord rapidement pour remonter ensuite à un second maximum. C'est ce qu’indiquent nettement les figures i5 et 16 dans lesquelles la 149’’ décharge suivait la charge après 14 heures
- d’isolement, tandis que la r5o* décharge avait lieu quelques minutes après la charge.
- Dans le premier cas, il y a sensiblement égalisation entre les concentrations extérieure et intérieure. Comme il se forme dès le début de ’ la décharge de l’eau dans les porcs de la matière active, la force électromotrice diminue d’abord. Mais par suite de l’effet Joule et peut-être aussi par la chaleur de dilution de l'acide
- sulfurique, la température s’élève dans les pores et il en résulte une diminution de la résistance intérieure et par suite un relèvement de la différence de potentiel. Quand, la décharge suit immédiatement la charge, la force électromo-'
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV. — N° 50.
- trice est plus élevée pur suite d’une plus haute concentration dans les pores de la matière active. Au début de la décharge. la force électromotrice baisse vite, et comme la température de l’élément étant plus élevée que précédemment, il n’y a pas de variation sensible de température dans les pores, la différence de potentiel baisse constamment.
- Sur l’àugmextation de l'intensité de charge
- ET DE LA QUANTITÉ d’ÉI.ECTÎUCITE CHARGEE PENDANT une série d'essais. — On a résume dans le tableau TX les intensités maxima et les quantités d’électricité chargées pendant les différentes séries de charge à potentiel constant.
- Ce tableau montre pour une même série d’essais une augmentation progressive de l’intensité do
- Tableau IX
- charge et du nombre d’ampères-heures chargés.
- Pour expliquer ces faits, C. Heiin étudie les variations de température dans le cours des dil-férents essais. La température étant prise entre les plaques et au milieu de la hauleur, il trouve pour la dixième série d’essais.
- l3'2
- 133
- 134
- i8,>
- 2«!9
- 3o,o
- i8,3 au commencement
- 22,7 àlufin delà charge 26. r »
- et pour la variation pendant le cours d’une charge de 1 h 3o' de durée, à 2,5o volts, pour A.
- 76
- 34
- la température extérieure étant 3 C.
- A l’élévation de température ainsi constatée pour une série d’essais doit correspondre une diminution de la résistance intérieure. En prenant comme coefficient de température de l’acide 1,5 pour j 00 et une différence de ii°,5 C, 011 trouve que la résistance intérieure doit diminuer de 17 pour 100.
- Or le tableau IX nous montre pour la dixième série d’essais une augmentation.de l’intensité maxitna, de 'j3 pour 100 (A) et 20 pour 100 (13). Ces valeurs sont concordantes surtout si on tient compte que les variations de température dans les pores de la matière active sont plus élevées que celles de l’acide intermédiaire.
- L’élévation de température pouvait, il est vrai, agir en sens inverse par suite d’une augmentation de la force électromotrice, mais cette action est très faible puisqu’en supposant avec Strcintz une augmentation de o,ooo3 volt par degré, on n’obtiendrait pour l’augmentation ii°,5 C. de température qu’une diminution de l’intensité de 0,8 pour xoo.
- En étudiant d’autre part la force électroino-trice des éléments (in charge, l’auteur trouve qu’elle diminue pendant (le cours d’une série d’essais. C’est uiusi qu’il trouve les valeurs suivantes :
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- 437
- >33
- 135 j36
- 137
- 138
- A
- >.,282
- 3,266
- 3,260
- D
- 2,346
- Cette baisse est explicable par une diminution de la conccntrationde l’acide dans les pores de la matière active. Un sait on effet que la diffusion est favorisée par une élévation de température. Par conséquent, plus cette dernière sera grande et plus Ja concentration de l’acide renfermé dans les pores de la matière sc rapprochera de la concentration moyenne c’est-à-dire diminuera ; d’où diminution de la force électromotrice.
- Cette diminution de la force électromotrice concourt, avec l’augmentation de la résistance intérieure, pour augmenter l’intensité déchargé et pur suite aussi, pour lu même différence de potcutiel et la même durée, la quantité d’électricité chargée.
- Pour les mêmes causes les capacités données à la décharge augmentent dans le cours d’une série d’essais puisque, pour une môme différence de potentiel miniina, la décharge est poussée plus loin quand il y a augmentation de la température, par suite de la diffusion plus active et d’une diminution de la résistance intérieure.
- Pour expliquer l'obtention de rendements en quantité supérieurs à 1 dans le cas oii les décharges suivent immédiatement les charges, l’auteur démontre que pendant une série de charges successives au même potentiel et de la même durée, chaque charge est poussée moins
- loin que la précédente à cause de l’augmentation de température qui fait qu’à la fin de chaque charge l’intensité n’a pas encore baissé à la valeur de la charge précédente. C’est ce qu’indique d’ailleurs l expérieuce; pour la onzième série'd’essais par exemple, on trouve pour les valeurs successives des intensités fin charge :
- 119,6
- 126
- 129,8
- 129,4
- C’est un phénomène inverse qui se produit à la décharge ainsi qu’il est expliqué plus haut, et chaque décharge est poussée plus loin que. la précédente.
- On peut s'expliquer ainsi que quelques décharges successives d’une série puissent donner une quantité d’électricité plus grande que celle des charges qui les précèdent.
- C’est aussi principalement à lu diminution de température qu il faut attribuer la baisse de capacité après une pause d’une nuit.
- On a vu, dans la dixième série d’essais que la capacité baisse d’un jour au lendemain lorsque les charges successives sont incomplètes et qu'il y a un long repos entre chaque journée d’essais, ce que l’auteur attribue à la formation croissante de sulfate de plomb.
- Vérification expérimentale df. i,'influence de la température. — AQu de vérifier les hypothèses précédentes, C. lleim prit l’élément type A, dans lequel il disposa un serpentin à circulation d’eau chaude de façon à maintenir constante sa température. Dans ces conditions il reprit les charges à potentiel constant o.,5o volts, de 3o minutes de durée et les décharges à 4^ ampères et il obtint les valeurs suivantes:
- 228
- 32 3o, 6 3a, 8
- 3o, 1 29,5 80,9
- 3o,5 29,9 30,7
- 3o, 4 29,6 3r
- 3o 29,6 3<j,2
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- 220 29,3 28,5 3o.9 53,7
- 221 29,4 28,9 3o 52, ï
- 222 29,6 29,2 3o,a 5 j,7
- 223 29,9 28,9 3o,3 5i,7
- qui montrent qu’il n’y a plus ici élévation de l’intensité de charge ni de la quantité d’électricité chargée et déchargée. Quant au rendement il atteint pour les 4 dernières charges et les décharges intermédiaires 98 à 99 pour 100.
- Conclusions pratiques. —• L’auteur Lerminc cette longue étude par quelques considérations sur la durée dos plaques et sur l’opportunité de la charge à potentiel constant. Mais comme il compare la charge à intensité constante et la charge a potentiel constant dans des conditions très différentes de durée, nous ne nous étendrons pas'sur ces conclusions qui n’ont pas un grand intérêt.
- DIVERS
- Détermination de la fréquence d’un courant alternatif, par A- Samojloff. Dinde's Ann., t. Ill,
- Un disque divisé en secteurs alternativamont blancs et noirs, est éclairé par la lumière d’une lampe à incandescence qu’alimente le courant alternatif. Si on fait tourner ce disque avec une vitesse croissante, il arrive un moment où il parait immobile. La fréquence du courant est égale au nombre de tours que fait alors le disque en une seconde multiplié par le nombre des secteurs noirs. M. L.
- Influence d’une élévation de température locale sur la décharge à travers un gaz raréfié, par J. Stark. Prude s Annal., t. III, p. 221-2.43, octobre 1900.
- Les mesures effectuées par M. Stark ont porté sur trois tubes à décharges. Ces trois tubes étaient cylindriques : deux renfermaient des électrodes en aluminium, planes circulaires, un filament de lampe à incandescence et deux fils d’aluminium servant de sondes, disposés normalement à l’axe du tube. Dans le troisième tube, les électrodes se réduisaient à des fils et il y avait au lieu d’un, trois filaments de lampe.
- Les filaments de lampe servent à produire l’élévation do température locale. La température du gaz dans la région chauffée n’est pas uniforme et n’est pas susceptible d’une détermination exacte. Elle est évaluée d’après l’intensité lumineuse moyenne et la différence de potentiel entre les extrémités du filament.
- Le circuit du tube comprend une batterie d'accumulateurs à haute tension, un rhéostat, un milliampèremèlre, un téléphone, un commutateur, le tube, un deuxième commutateur après lequel il se ferme sur la batterie.
- L’intensité du courantse lit sur l’ampèremètre, pour avoir la différence de potentiel entre les sondes, on les réunit aux armatures d’un condensateur qu’on décharge ensuite à travers un galvanomètre balistique. Cette méthode suppose que la charge du. condensateur est constante tant que les conditions restent les mêmes. Cette condition est réalisée quand le courant est continu, c’est-à-dire quand le téléphone ne
- L’élévation de température dans la lumière positive, non stratifiée, augmente l’intensité du courant et abaisse la chute de potentiel.
- Si la température n’est pas augmentée, la différence de potentiel diminue avec l'intensité, suivant une fonction linéaire. Quand on élève la température, la diminution devient moins rapide : quand le filament est au rouge clair, la différence de potentiel devient indépendante de l’intensité : à une température plus élevée, elle croit avec l’intensité.
- L’élévation de température dans la lueur négative provoque des variations dans le même sens que les précédentes, mais moins prononcées.
- Si on élève la température dans la région obscure intermédiaire, l’intensité du courant diminue d’abord quand la température s’élève jusqu’à un certain minimum ; au rouge blanc, elle a repris sa valeur primitive, qu'elle dépasse ensuite de beaucoup quand la température continue à croître. T.a différence de potentiel s’élève d’abord et ne baisse qu'à de très hautes températures. D’autre parL, à toute température la chute de potentiel croit en même temps que l’intensité.
- Lorsqu’on veut étudier l’influence d’une élévation de température dans la région cathodique, on ne peut plus employer les cathodes en forme de disque, parce que les filaments de charbon
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- 43g
- sont attirés. Pour éliminer au moins pour la plus grande part, cette perturbation, on se sert du troisième tube avec les cathodes filiformes : les fils sont disposés de telle sorte que leur prolongement passe par le centre de la boucle du filament. Mais il n’est plus possible de mesurer la chute de potentiel dans la région chauffée. L'intensité du courant diminue à mesure qu’on élève la température dans la région cathodique
- Dans la lumière stratifiée, l'élévation de température d’une strate positive obscure, fait diminuer l’intensité du courant : l’élévation de température d’une strate lumineuse la fait augmenter.
- En résumé, toutes les régions obscures de la
- décharge se comportent de meme vis-à-vis d’une élévation de température; l’intensité du courant croît et la chute de potentiel décroît quand la température s’élève. Toutes les régions lumineuses se comportent aussi l’une comme l’autre, mais différemment des premières. Jusqu’au rouge sombre, la chute de potentiel croit avec la température et l’intensité décroît ; la variation augmente d'abord avec latempérature. puis diminue et parait changer de signe. La différenciation existe donc plutôt entre la section initiale (du côté de l’anode) et la section terminale (du côté de la cathode) d’une même région qu’entre les deux régions successives. Ces sections extrêmes sont des surfaces de discontinuité des variables qui définissent le courant. M. L.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE
- Séance du 7 décembre 1900.
- M. Pellat présente au nom de M. Menges. de la Haye, un ampèremètre à champ magnétique réglable.
- Une bobine, munie d’un novau de fer doux, oscille entre les armatures d’un aimant circulaire. Ces armatures sont fixées aux pôles ; pour donner au champ intérieur une valeur variable, on établit une dérivation magnétique constituée par une barre de fer doux qui peut se mouvoir parallèlement au plan de l’aimant. Le noyau, soumis aux actions du magnétisme et de la pesanteur peut prendre un mouvement de très faible amplitude ; on règle le champ jusqu'à ce que ce noyau oscille entre ces limites, au lieu de buter contre un des taquets. A ce moment la pesanteur équilibre une force toujours la même, c’est-à-dire que l’induction et le champ extérieur ont une valeur déterminée. Des essais préliminaires ont montré qu’on pouvait obtenir un champ constant à i p. ioo près avec des aimants dont l’intensité d’aimantation a varié de 3o p, ioo.
- M. Villard décrit et fait fonctionner un transformateur à haut voltage à survolteur cathodique.
- Aux deux bornes du secondaire d’un trans-
- formateur de 5o ooo volts efficaces, construit par M. Carpentier, sont reliées, par l’intermédiaire de deux condensateurs, les bornes d’uu excitateur. On obtient de 8c> à ioo étincelles présentant le même aspect que celles des machines statiques. On pourrait diminuer l’intensité en ajoutant d’autres condensateurs (le faible capacité. La dépense d’énergie nécessaire pour obtenir ces étincelles est presque insignifiante; l’intensité du courant primaire. reste à peu près la môme qu’en marche à vide.
- Pour utiliser cct appareil avec des tubes de Crookes, on met en dérivation une soupape électrique constituée par un tube à vide très dissymétrique ; une des électrodes est une spirale de fil épais, au milieu d’une cavité de grandes dimensions ; l’autre est une petite lame portée dans un tube de petit diamètre, qui est encore étranglé en avant de la lame. Le courant ne passe plus, quand cette petite lame tend à servir de cathode ; au contraire quand la spirale est cathode, il suffit d’une étincelle de quelques millimètres pour obtenir une décharge qui traverse la soupape. La spirale doit être reliée à la cathode du tube de Crookes.
- Cette soupape résiste à 6 ooo volts ; mais elle n’est pas suffisante, car dès qu elle est introduite, la tension monte à une valeur double : de 9 cm, la distance explosive monte à 18 cm entre boules et à 24 cm entre pointes. On emploie alors deux
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- soupapes en série. Peu à peu leur résistance augmente ; les cathodes en spirale déterminent alors sur les parois une fluorescence de même l'orme et le courant inverse passe ciîpartie dans les tubes de Crookos où 11 produit, derrière l’an-tieathode une plage fluorescente aisée à reconnaître ; on lait alors rentrer du gaz dans les soupapes parun osmo-régulateur.
- La puissance du transformateur étant bien supérieure à celle dont oti a besoin, ou peut alimenter plusieurs couples de transformateurs et laire fonctionner plusieurs tubes de Crookcs en [utilisant l’une ou l’autre demi-période du courant. On peut ainsi, au moyen de deux tubes, obtenir sur un écran fluorescent, deux images qui seront démasquées alternativement par un appareil synchrone.
- Les tubes résistants entrent en action beaucoup plus facilement avec la transformation qu’avec une bobine ; les images observées sur un écran fluorescent sont, beaucoup moins grises, à égale résistance du tube. C. R.
- SOCIÉTÉ DES INGÉNIEURS CIVILS
- Séance du 10 novembre 1900.
- Sur l’amélioration des transports en commun à Paris, par Marcel Delmas.
- Dans cette communication M. Delmas
- (*) Etant donné le développement actuel de la traction
- mun parisiens, la communication do M. Delmas et les nombreuses observations auxquelles elle a douné nais-
- cn janvier 1897, devant la Société internationale des de II. Hillariet à la” séance de décembre" 1896 de celte
- t' X, p. i34. 16 janvier 1897}^
- Mais si le sujet en discussion était le mèinc, la manière de l’envisager devait être forcément différente à quatre ans de distance. En 1896 les électriciens n'avaient
- obtenus dans des villes étrangères, ne pouvant sous
- de traction appliqués ou proposés, celui qui paraîtrait tous les systèmes de traction sont en application dans lèmes devenait possible, en se bornant toutefois à ne
- commence par rappeler les critiqués qui ont paru dans la presse étrangère sur nos transports en cominuu ; il -en examine ensuite les causes, puis il indique les moyens qui lui paraissent pouvoir remédier aux inconvénients signalés.
- La plus importante des critiques est celle qui est relative à la lenteur de nos omnibus et tramways. La vitesse commerciale de nos véhicules est en effet extraordinairement faible comme le prouvent quelques chiffres donnés par le conférencier. Mais suivant celui-ci les compagnies exploitantes ne sont pas entièrement responsables de cet état de choses. La faiblesse de fa vitesse commerciale provient surtout du temps perdu aux stations par la remise des correspondances, l’appel des numéros, la dilficullé de monter sur les impériales, etc., toutes questions qui dépendent uniquement du cahier des charges etpar conséquent du Conseil municipal.
- D’autres critiques visent exclusivement les Compagnies, telles sont le défaut d’éclairage des voitures, les démarrages trop lents et l’emploi de trains de plusieurs Voitures ; cette dernière critique est d’ailleurs d'autant plus fondée qu’il paraît que le prix de revient du kilomètre-voiture est le môme avec deux automobiles rapides qu'avec un train lent.
- Une autre critique est la faible capacité de nos moyens de transports. Elle amène le conférencier à comparer la capacité des trois systèmes actuels utilisant des voies ferrées : les tramways de surface, le Métropolitain et le Chemin de for de ceinture. A propos du Métropolitain M. Delmas fait ressortir à l’aide de chiffres relevés sur la durée des arrêts, les vitesses moyennes, les démarrages, tous les avantages de ee système de transport. Toutefois il lui reproche d’avoir une capacité relativement faible, cotte capacité étant actuellement limitée a 6 000 voyageurs par heure eL par voie taudis qu’un tramway de surface arrive à transporter r 5 000 voyageurs par heure et par voie si la fréquence des départs est suffisante (’[.
- géant des données qu’il serait imprudent de déduire M. Delmas qui semble 11e s’clre attaché qu’à la rapidité
- (*) Nous ignorons pour le moment comment M. Delmas établit ces chiffres; nous y-reviendrons s'il y a lieu lorsque sa communication sera publiée inextenso.
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- comme il convient que le système mécanique adopté puisse permettre l’utilisation d’une puissance de démarrage considérable, les systèmes dans lesquels l'énergie est empruntée à une station génératrice en relation constante avec le véhicule, c’est-à-dire les systèmes électriques ( à l’exception du système à accumulateurs} sont certainement les jffus avantageux.
- Quant à la diminution de la durée des arrêts, il résulte des observations de divers orateurs et en particulier de M. Delmas et de M. de Chasse-loup-Laubat qu’elle ne pourra être efficacement obtenue qu’en supprimant la « correspondance et les impériales ». Nous sommes également de
- En ce qui concerne les impériales, il est incontestable que les toitures dont on les a recouvertes dans les automobiles et que les escaliers qui leur donnent accès gênent considérablement la montée et la descente des voyageurs ; nous pourrions ajouter que l’esthétique, intervenue si souvent pour empêcher le développement de la traction par trôiet aérien, réclame
- que celte augmentation sera inferieure à six à neuf
- Paris. . _
- de Londres, qui a été commencé il y a quarante ans, ne donne pas 2 p. ioo du capital engagé. Il faudrait à Paris une ou deux voilures par traiu où l'on serait debout, mais où pourraient s’entasser ceux qui sont partisans
- a eu pour excellent résultat'de rendre visible ce besoin
- on doit donc l’économiser par tous les moyens possibles, trottoirs pour le faire; la chaussée doit appartenir à la
- loppc leur opinion, l'amplitude prise par la discussion a j lion brûlante à notre tribune et il l’eu remercie. I
- impérieusement la suppression des impériales ; peut-on en effet rêver quelque chose de plus laid que les lourdes voitures dont nous a gratifiés la Compagnie générale des Omnibus et vraiment l’aspect de l’avenue Raumesnil n’est-il pas plus agréable malgré la présence des fils de Irôlet et de leurs supports que l’aspect du boulevard Sébaslopol avec sa file de mastodontes à air comprime ?
- Au sujet de la suppression de la correspondance il nous parait nécessaire de faire une restriction. La correspondance gratuite présente, à coté de ses nombreux inconvénients, l’avantage de diminuer le prix payé par le public pour se faire transporter d’un point à un autre lorsque ces points ne sont pas reliés par une ligne directe. Cet avantage n’est pas négligeable et il paraît tellement séduisant do prime abord que bien des personnes, cependant très compétentes en matière de traction, voudraient voir introduire le système de la correspondance gratuite dans les villes où il n’existc pas. Le récent Congrès des tramways a montré qu’il avait de nombreux partisans parmi les ingénieurs étrangers et nous nous souvenons avoir lu dans le Street, iiailway Journal, il y a 6 ou 8 mois, un article sur l’exploitation des tramways parisiens dans lequel l’auteur décrivait enfermes très clo-gieuxee mode d’exploitation et on proposait l’introduction sur les réseaux américains. Les ingénieurs parisiens sont d'un avis diamétralement opposé, mais comme le public ne voudra pas admettre que la suppression de la correspondance soit pour lui une cause de surcroît de dépense, il faudra que cette suppression soit accompagnée d’un abaissement à i5 centimes du prix des places. Les nouvelles lignes de traction ont adopté ce tarif, et il faut espérer que l’on saura contraindre la Compagnie générale des Omnibus à en faire aulaivt.
- Bien d’autres observations sur des points de détail seraient à noter dans la discussion de la communication de M. Delmas ; nous laissons à nos lecteurs le soin de les relever }’).
- rendu un est donné dans le Supplément de ce numéro.
- Le Gérant : C. NAIJD.
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- Tome XXV.
- Samedi 22 Déc
- ibre 1900.
- i. - N» 51
- L’Éclairage Électrique ,
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. —D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Umvcrsitc, Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE iooo KILOWATTS GAIL ET THOMSON-HOUSTON
- La Société française de constructions mécaniques (Anciens Etablissements Cail) et la Compagnie française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston ont exposé un des groupes les plus puissants de la section française. Ce groupe est remarquable surtout pour la façon particulière dont l’énergie produite est fournie à l’Exposilion.
- Les courants triphasés à faible fréquence produits par l'alternateur Thomson-IIouston sont eu effet transformés entièrement en courants continus à 55o volts dans deux sous-stations situées l’une aux Invalides, l’autre aux Champs-Elysées.
- L’ensemble, générateur et récepteur, constitue un transport d’énergie analogue à ceux qu’installe en ce moment la General Electric C° au Métropolitain de New-York, mais la puissance est ici environ cinq fois moindre.
- La photographie de la figure i représente l’ensemble du groupe Cail-Thomson ; celle de la figure a donne une vue de l'alternateur.
- Motkun a vapeur. — Le moteur à vapeur est le plus puissant de la section française. Il est du type Allis vertical compound jumelé à détente Reynolds-Corliss. L’écartement des cylindres est suffisant pour loger entre les deux paliers moteurs la dynamo génératrice calée directement sur l’arbre et le volant.
- Les deux socles de la machine (fig. 3 à 5), absolument indépendants, portent chacun l’un des paliers de l’arbre ; ils présentent une grande surface d’appui sur les fondations et assurent au groupe une stabilité parfaite qui rend inutile tout entrecroisement des 2 bâtis verticaux.
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- Les coussinets moteurs sont de forme sphérique, assurant à l'arbre un portage parfait sur toute leur surface, et évitant ainsi tout risque «réchauffement résultant d’une légère flexion de l’arbre. Par surcroît de sécurité, ces coussineLs sont munis d une enveloppe à circulation d’eau.
- Les plateaux manivelles équilibrés sont en fonte spéciale et entièrement polis ; ils sont emmanchés sur l’arbre à la presse hydraulique et clavetés.
- Sur les socles sont boulonnés les bâtis verticaux en fonte, de forme circulaire, à large
- empattement formant avec les socles un ensemble absolument rigide. Les glissières prolongeant la partie supérieure des bâtis sont également de forme circulaire. Les cylindres à vapeur sont munis chacun de 4 oblui*uteurs rotatifs à double orifice et partant à faible course, dont deux pour l’admission do vapeur et deux pour l'échappement. Ces obturateurs, comme le montre la ligure 6, sont logés dans les fonds. Les cylindres sont complètement enveloppés de vapeur, aussi bien sur le pourtour que dans les fonds ; ils sont recouverts, ainsi que les tuyaux de communication des fonds, d’une enveloppe calorifuge protégée par une garniture en tôle. Cette garniture est facilement démontable pour permettre, ou cas de besoin, la visite ou le démontage des pistons à vapeur. Les tuyaux de communication des fonds sont munis de culottes flexibles en vue de prévenir toute fatigue
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- des joints résultant des dilatations inégales des divers éléments des cylindres- Les pistons sont construits de telle façon que les segments peuvent être remplacés très facilement sans sortir les pistons des cylindres. Un seul segment de construction spéciale et de grande largeur assure une étanchéité parfaite.
- Le reeeiver est constitué par un réservoir cylindrique en tôle d’acier disposé transversalement au bâti et supporté par deux consoles ; il renferme, vers le milieu de sa longueur, un faisceau tubulaire ehautle par de la vapeur vive à la pression d’admission du petit cylindre Cette disposition, qui assure à la vapeur d’échappement de ce cylindre une légère surchauffe avant son admission au cylindre à basse pression, est très favorable à une consommation de vapeur réduite. Le reeeiver est muni, comme le cylindre, d’une enveloppe
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- calorifuge protégée par une garniture en tôle, réduisant au minimum les condensations dues au rayonnement des parois.
- Les bielles motrices sont munies de coussinets en acier moulé indéformables, garnis
- Fig. 3, 4, 5 et 6. — Elévaliou latérale, vue de face et vue en plan du groupe Cail et Thomson-Houston.
- Coupe d’un cylindre.
- d'antifriction, avec coins de serrage permettant un réglage très précis. Leur longueur est égale à 5,5 fois le rayon de la manivelle; ce rapport, rarement atteint dans les machines verticales, assure au moteur un rendement organique élevé, en même temps qu’il atténue, dan3 une large mesure, les efforts du renversement et les ébranlements consécutifs dus aux réactions d’intensité variable des coulisseaux sur les glissières. Ces coulisseaux sont munis d’un système de rattrapage de jeu qui donne le moyen de conserver à la tige du piston une concordance parfaite avec l’axe de la glissière et du èylindre.
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- La distribution est du système Reynolds-Corliss dont la Société des Anciens Établissements Cail est la seule concessionnaire en France. Les obturateurs d’admission de chacun des cylindres sont munis d’un mécanisme de déclic composé d’un petit nombre de pièces simples et robustes, à déclanchement progressif.
- La distribution de chaque cylindre est actionnée par deux excentriques, ce qui permet de régler séparément l’admission et l’échappement, et de donner le degré de compression nécessaire au fonctionnement sans choc des organes moteurs.
- Toutes les biellettes de distribution sont munies de têtes à rattrapage de jeu ; elles sont de longueur facilement réglable, en vue de simplifier la mise au point de la régulation. La machine est munie de deux régulateurs. Le premier ou régulateur de vitesse agit simultanément sur le mécanisme de détente des deux cylindres ; cette disposition assure au régulateur une action très prompte et très énergique sur la machine et réduit ainsi l’amplitude et la durée des périodes d’accélération ou de ralentissement consécutives des variations brusques de la charge.
- Le second régulateur n'est qu’un appareil de sûreté. Réglé à un nombre de tours un
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- peu snpérieur'au nombre de tours maximum normal du régulateur de vitesse, il agit sur un déclanchement qüi produit la fermeture de l’arrivée de vapeur au cylindre à haute pression au cas où la machine tendrait à s’emballer par suite d’une avarie au régulateur de vitesse.
- Deux plateformes de service, fixées sur les bâtis et desservies par des escaliers convenablement disposés, permettent une surveillance et un entretien faciles de tous les organes moteurs et distributeurs.
- Par mesure de précaution la manœuvre de la soupape de prise de vapeur peut être faite soit, du sol. soit de chacune de ces plateformes.
- Le graissage des cylindres et de tous les organes en mouvement est assuré par des graisseurs appropriés et peut être effectué et réglé sans qu’il soit besoin d’arrêter la machine.
- La condensation de la vapeur d’échappement de la machine est faite dans un groupe auLomoteur vertical comprenant un condenseur à mélange et une pompe à air disposés en contre-bas du sol, du côté du gros cylindre Le cylindre moteur de ce groupe, placé au-dessus de la pompe à air, est muni comme les cylindres du moteur principal de quatre distributeurs rotaLifs du système Reynolds-Corliss à détente variable par le régulateur. Le régulateur, de construction spéciale, ferme complètement l’admission de vapeur en cas de chute ou de rupture de sa courroie de commande, lie condenseur jindépendanl ainsi établi est économique et sa dépense de vapeur ne vient grever que dans une proportion infime la consommation propre du moteur principal.
- Les dimensions principales et les conditions de fonctionnement de la machine sont les suivantes :
- Diamètre du cylindre à haute pression ....
- Diamètre du cylindre à basse pression ....
- Course des pistons....................
- Nombre de tours par minute............
- Pression initiale de la vapeur........
- Diamètre de l’arbre moteur dans les coussinets Poids total du volant................
- Les puissances indiquées aux cylindres à vapeur, correspondant à diverses pressions de vapeur et à divers degrés d’admission, sont données dans le tableau suivant :
- 3° Avec une puissance initiale cllèctive de 9 kg: cm2
- Admission au cylindre à haute pression . o,i5 0,23 0,40
- Puissance indiquée................... 970 chx i53oelix a3"0 chx
- Tous les organes de la machine ont été calculés pour une pression initiale effective de 12 kg: cm2 et leurs dimensions permettraient de soutenir • d’une façon continue, si cela était nécessaire 1111e puissance, indiquée maximum de 3 000 chx correspondant à une puissance aux bornes de la dynamo tle 1 71)0 kws environ.
- Avec une pression initiale effective de 9 kg : cm2 seuleinenl, la machine pourrait, assurer le service de la dynamo de 1 000 kw avec une admission au cylindre à haute pression moindre de 3o p. 100, c’est-à-dire dans des conditions très favorables à l’économie de la
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- Alternateur. — L’alternateur triphasé de la Compagnie française Thomson-Houston a été construit dans les ateliers Postel-Yinay. Sa puissance est de i ooo kilovolls-ampères avec un facteur de puissance égal à o,<).
- La tension aux bornes étant de 5 5oo volts, et l’enroulement de l’induit étant groupé en étoile, la tension correspondante par phase est de il 170 volts. L’intensité du courant pour la charge normale complètement wattée est de io5 ampères.
- La fréquence est de a5 périodes et la vitesse de 76 tours par minute et le nombre de pôles de 4o. >
- La fréquence très faible de 25 périodes est adoptée généralement maintenant toutes les fois qu’il s'agit d’un transport d’énergie utilisant cette dernière sous forme de courant continu à cause du bon fonctionnement et de la facilité de construction des eommutatriees pour cette période.
- L'alternateur a été étudié spécialement dans le but d’utiliser le mieux possible les matériaux au point de vue magnétique ; l’adjonction d’un volant à la machine à vapeur a permis en particulier de réduire au strict minimum le poids do la partie tournante. Ces considérations montrent pourquoi l’alternateur Thomson-Houston, malgré sa puissance élevée et sa faible vitesse angulaire, a des dimensions et un poids beaucoup plus petits que les alternateurs exposés par les autres maisons de construction.
- Inducteur. — L’inducteur mobile est constitué par une étoile à 8 branches (fîg. 7 à 9) coulée en deux parties assemblées par huit boulons.
- A cette étoile est fixée une jante en acier en deux parties réunies par des agrafes posées à chaud sur les faces latérales.
- L’entrainement se fait par deux clavettes.
- Les pôles inducteurs an nombre de 4<>, «ont formés chacun d'un paquet de tôles feuilletées (fig. 10 et r 1).; ils sont maintenus sur la jante par deux vis venant se lixer dans une barre d’acier de section carrée emmanchée dans un évidement ménagé dans les tôles et maintenue à ses deux extrémités par des plaques en bronze servant en mémo temps à serrer les tôles inductrices entre elles. Ces tôles sont en outre traversées par un boulon également maintenu par les plaques de serrage.
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- Les boulons Ho fixation des pôles qui se trouvent en face des projections des bras de l'étoile traversent ces projections et servent par suite à fixer la jante après elles.
- Les épanouissements polaires ont une section trapézoïdale de façon à obtenir une répartition du flux dans l’entrefer aussi sinusoïdale que possible. Les dimensions des épanouissements polaires sont de 41 cm sur 19 cm ou 780 cm2.
- Chaque pôle porte une bobine inductrice formée d’une bande de cuivre isolée, enroulée sur champ sur un mandrin puis glissée sur une carcasse en laiton.
- La section do ce ruban est de 38 mm sur 2,3 mm ou 87,0 mm2 et le "nombre de spires alternativement de 67 et de 68.
- Toutes les bobines sont réunies en série et les extrémités du circuit inducteur aboutissent à deux bagues de frottement en fonte montées sur l’arbre de la machine et sur lesquelles s’appuient des balais en charbon supportés par des colonnettes qui amènent le courant aux inducteurs.
- La résistance du circuit d’excitation est de 0,8 ohm.
- Le diamètre de la couronne inductive est de 3,n cm et le diamètre extérieur de l’inducteur de 3,54 cm.
- La largeur de la jante atteint 61 cm, celle des noyaux polaires (tôles seulement) est de 41 cm.
- Le poids de l’inducteur de l’alternateur n’est que de 18 000 kg.
- La vitesse linéaire à la circonférence de l'inducteur ne dépasse pas i4 ni par seconde.
- Induit. — L’induit fixe est formé par une sorte d’anneau creux en fonte, coulé on deux parties dont l’une, la partie inférieure, porte deux pattes qui reposent sur deux plaques de fondation le long desquelles elles peuvent être déplacées.
- Ce déplacement s’obtient à l’aide de deux écrous fixes un pour chaque support et de deux vis à filets carrés. Ces deux vis n’ont pas une longueur correspondant au déplacement total de l’induit et elles sont beaucoup plus petites, aussi les écrous doivent-ils être déplacés à chaque déplacement d’une longueur de vis.
- A cet effet, les écrous portent un goujon qui vient se placer dans des logements pratiques sur les plaques de fondation.
- Le réglage de l’entrefer on cas de déplacement éventuel peut être obtenu à l’aide de vis de calage pour le sens vertical et de vis de butée pour le déplacement horizontal.
- Les tôles induites de o,35 mm d’épaisseur portent des queues d’aronde qui viennent se loger dans des rainures pratiquées dans la carcasse. Elles sont serrées entre deux cornières, qui viennent buter contre des épaulements ménagés dans la carcasse, et qui sont réunies entre elles par des boulons ne traversant pas les tôles.
- Les tôles sont partagées en paquets de façon à augmenter la surface de refroidissement. Les piles de tôles sont maintenues à la distance voulue les unes des autres par des cales en acier de 10 mm d’épaisseur.
- La largeur totale des tôles induites y compris les espaces laissés entre les paquets est de 45,6 cm et leur hauteur radiale de 17,8 cm.
- L’enroulement induit est reparti dans 120 rainures à raison de 3 par pôle. Ces rainures ont une profondeur de 81 mm et une longueur de 46 mm. Les dents sont terminées en queue d’aronde de façon à maintenir en place à l’aide de cales en bois les bobines logées dans des tubes rectangulaires en papier huilé et enroulées préalablement sur gabarit.
- Les vingt bobines de chaque phase sont montées en série et sont constituées par a5 spires d’un câble simple de 12,2 mm sur 5,8 mm.
- La résistance de l’induit par phase est do o,34 ohm à froid.
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- Le diamètre d’alésage de l’induit est de 3,556 m et le diamètre extérieur des tôles de 3,912 m. L’entrefer a une valeur de 7 mm.
- Le diamètre extérieur de l’induit est de 4,(38 m et la largeur totale, y compris deux protecteurs en fonte, de 102 cm.
- Le poids de l’induit est de 20 000 kg.
- La ventilation do l’induit est obtenue par des voies ménagées sur les faces de la carcasse, sur les cloisons qui supportent les tôles et sur la surface intérieure de la carcasse.
- Excitation. — Le courant, d’excitation de l’alternateur est fourni par une petite dynamo •Postel-Vinay accouplée directement à un moteur à vapeur Bonite, Larbodière et GIfi.
- La puissance de cette dynamo est de 20 kilowatts à la vitesse angulaire de 35o tours par minute. La tension normale est de 120 volts.
- L’inducteur a 4 pôles ; la couronne inductrice est en deux parties et les pôles sont yenus de fonte avec elle.
- L’induit est en tambour et lisse.
- Tableau de distribution. — Le tableau de distribution est formé par une cabine en cornière sur le devant de laquelle sont disposés trois panneaux en marbre. Les autres face de la cabine sont revêtues d'un grillage..
- Le panneau central contient les appareils nécessaires à la génératrice et à l’excitatrice ; ce sont un voltmètre statique, un ampèremètre placé sur l’une des phases et un. interrupteur à huile, un ampèremètre pour l’excitation et 1 interrupteur du champ de l'alternateur.
- Les deux autres panneaux sont aménagés pour servir de départ à deux réseaux. Chacun d’eux comporte un ampèremètre de 100 ampères placé sur Tune des phases, un interrupteur à huile et un indicateur île terre. • • •
- Cet indicateur est formé de deux éluetromèlrüs a quadrants. Une paire do quadrants
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- pour chacun des électromètres est à la terre à travers une résistance en graphite de 6000 ohms environ. Les deux autres quadrants de chaque électromètre sont en relation chacun avec un des conducteurs de la ligne de façon que l'un de ceux-ci se trouve en relation avec un quadrant de chaque électromètre et les .deux autres avec un seul quadrant de l’un des deux élcctromètres.
- Des plombs fusibles constitués par des ressorts sont disposés h la partie inférieure à l’intérieur de la cabine.
- Résultats d’essais. — Les courbes de la figure 12 reproduisent la caractéristique à vide et la caractéristique en court-circuit de l’alternateur de la Compagnie française Thoiuson-Ilouston.
- T,'intensité du courant d’excitation, pour obtenir à vide la tension de 5 5oo volts aux bornes, est de 110 ampères.
- b’inlensilé normale de débil de io5 ampères, dans l’alternateur en court-circuit, est obtenue avec un courant d'excitation de 57 ampères, correspondant à une tension induite de plus de la moilié de la tension normale à vido.
- En charge de t 000 kilowatts, avec un facteur de puissance égal à l’unité, l’intensité calculée du courant d’excitation est de 126 ampères. La chute de tension dans ce cas est de 9,5 p. 100.
- L’intensité du courant d’excitation en charge est déduite des earactérisliqucs à vide et en charge ou plus exactement de la première et la caractéristique d’impédance synchrone ou rapport de la tension induite au courant en court-circuit pour une même excitation. L’impédance synchrone est représentée sur la figure i3, en fonction de la tension induite.
- Le rendement électrique de l'alternateur, c’est-à-dire, abstraction faite dos pertes par frottements dans les paliers du volant, est de 90,6 p. 100 à pleine charge.
- Les pertes dans ce cas se décomposent ainsi :
- Tories dans le fer induit...............
- Pertes par effet Joule dans l’induit....
- Pertes par effet Joule dans l'inducteur.
- Total
- A trois quarts de charge, le rendement est encore de 9:1,3 p. roo; à demi-charge, il est
- dc94,i-
- En fermant les enroulements induits en court-circuit, le courant dans ceux-ci, pour l’excitation correspondant à la pleine charge, est de a3a ampères soit 2,2 fois le courant normal.
- 19700
- 46i3o
- ACCUMULATEURS PIIÉXIX
- Une description très détaillée de ccs accumulateurs a déjà paru dans le numéro du 3 février 1900 de ce journal.
- Depuis cette époque, la Société française des accumulateurs Phénix a créé un nouveau type qui présente quelques particularités intéressantes, et que, pour cette raison, nous allons décrire ici.
- Ce nouvel élément imaginé par G. Phllippart(l) diffère des accumulateurs construits jusqu’ici, en ce que au lieu d’être constitué par des plaques séparées, les unes positives,
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- les autres négatives, celui-ci comprend seulement un certain n sentant chacun un petit élément complet, à une positive et une négative.
- Les figures i, 2 et 3 montrent la constitution d'un bloc élémentaire; la figure 1 est une coupe longitudinale suivant l’axe; les figures 2 el 3, des coupes transversales suivant AB et CD.
- Une tige centrale a en plomb antimonieux est entourée d’une enveloppe de peroxyde b qui repose en bas sur une rondelle r faisant corps avec la tige a. Autour de la matière positive b, est serré un tube c, en terre poreuse, formant manchon de support et de retenue pour la matière active, et servant de véhicule à l’électrolyte.
- Aux deux extrémités de ce tube sont disposées des collerettes de plomb de qui sont reliées par un fil de plomb /'roulé en spirale autour du tube c. Celte armature d e /"du tube c est recouverte d’un enduit formé par une couche de plomb réduit h s’appuyant sur c et l'englobant.
- Le pôle positif est formé par la Lige centrale a, et le pôle négatif par une tige en plomb g fixée à la collerette d et noyée dans l’enduit en plomb spongieux h. Celui-ci peut être entouré à son tour d’une gaine perforée isolante on conductrice qui conserve à l’ensemble son caractère do bloc.
- Les blocs construits actuellement ont une hauteur de a3o mm et un diamètre extérieur de 3f) mm, leur poids est de 600 gr.
- L’enveloppe extérieure de la matière active négative est une gaine en plomb mince perforée d’un grand nombre de. petits
- Le tube en terre poreuse friable employé ici est très peu résistant électriquement.
- Un accumulateur de ce système se compose suivant son importance d’un nombre plus ou moins grand de ces blocs et les pôles positifs et négatifs sont reliés respectivement à 2 plaques horizontales en plomb antimonié superposées formant les pôles de i’élé-rnent; le pôle négatif qui est en dessous est perforé pour laisser passer les tiges positives.
- lombre de blocs repré-
- r-iÿ !
- Les avantages revendiqués pour ce nouveau type d’accumulateur sont, d’après les constructeurs, une grande capacité el une grande durée dues à la grande proportion de matière active par rapport au poids total, d’une part, et d’autre part, au mainlien parfait de celle-ci qui ne peut plus tomber. De plus, le maniement et le montage seraient des plus faciles. Pig. ,, a et 3.
- D’après le genre d’applications, ces accumulateurs sont divisés Coupc d'un clément Phénix, en deux catégories principales : accumulateurs légers et accumulateurs à poste fixe qui ne diffèrent que par le montage, l’électrode normale étant la même dans tous.
- On trouvera dans le tableau suivant les principales caractéristiques d’éléments de ces (le.ux types.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV. — N° 51.
- a kg.
- Capacités aux différents régimes.
- Disposition ' nombre d’électrodes en hauteur des ’ u » longueur
- électrodes. s v » largeur .
- en mm. ^ hauteur (contacts compris). . . . Poids j des électrodes.........................
- . 1188 a i it/[5
- 237,6
- i0.3
- Ces capacités sont plus élevées que celles données par les éléments de l’ancien type ainsi qu’on peut s’en assurer par le tableau suivant relatif à ce dernier cas.
- Nature du bac Accumulateurs légers Accumulateurs 4 poste fisc
- 880 700
- Disposition / nombre d’électrodes en hauteur . 2 2 3
- des | » » longueur. aj 2 3û
- électrodes, f » » largeur , 16 3o
- i86,5 3oo
- ext. du bac ? largeur 186,6 22a 4l2
- en mm. f hauteur (contacts compris). . . . 205 296 425
- t2,32 23, I %I
- approxinial. ^ total 17,26 (liquide 28.0 (liquide 107 (liquide
- en kg. ( non compris)
- Capacités aux différents régimes, j - ,„o ,,t, A 4» ». 260 a.-h. 41,66a. qûü a.-h. à 166,66
- Les prix de revient ont été aussi très abaissés par le nouveau procédé.
- J. Reyvàj..
- SUR LES PHENOMENES THERMO-MAGNÉTIQUES
- Une plaque métallique mince disposée dans un champ magnédiqne, normalement aux lignes de force et traversée par un courant électrique on calorifjqijo, est le siège d’effets électriques et calorifiques transversaux, Uest-à’-dire, perpendiculaires au courant et au champ (Q.
- (!) J’ai laissé de côté les effets thermiques et électriques longitudinaux dus au champ magnétique, tels que la variation de conductibilité électrique ou thermique; la différence de température suivant les lignes du flux électrique ou la force électromotrice suivant les lignes de flux calorifique primaire (NVknst. Wied. Ann., 1887. Les premiers suivant des lois assez mal connues, au moins pour les métaux autres que le bismuth ,et les derniers sont
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- Avec un courant électrique primaire I on observe :
- 1. Un effet électrique ou force électromotriee do Hall ;
- 2. Un effet thermique, défini par la différence de température galvanométrique découverte par von Eltingshausen (Wied. Ann., 1887).
- Avec un courant calorifique primaire J, on observe :
- 1. Un effet électrique ou force électromotriee iherinomagnétiqua découverte par Nernst et von Ettingshauson {Wied. Ann.. 1887).
- 2. Un effet thermique analogue au phénomène de Hall et qui se traduit par une rotation des isothermes du courant J. Il a etc découvert par M. Leduc {C. H1887).
- Les effets précédents sont proportionnels au champ, au moins pour les faibles intensités et proportionnels au flux calorifique ou électrique. Il n’v a pas entre eux de caractères do réciprocité, c’est-à-dire que la différence de température galvanomagnétiqno n'est pas inverse de l'effet thermomagnétique. Ils ont tous été observés très nettement chez le bismuth. Chez les autres métaux étudiés, l’elfet Hall et l'elfet thermomagnétique de Nernst sont les seuls bien définis. Si on veut alors chercher entre eux une relation, il est avantageux de s’adresser à un de ces derniers corps plutôt qu’au bismuth où tous les phénomènes sont superposés et par suile l’étude de chacun d’eux plus délicate.
- Dans le présent mémoire, je me propose de montrer que l’effet thermomagnétique de Nernst est un effet Hall d’espèce particulière. Les observations de Nernst m'ont permis d’établir approximativement ccttc relatation et mes expériences sur les métaux magnétiques, définitivement.
- I. — Définition et relation des deux effets
- Considérons une plaque métallique, normale aux lignes de force d’un champ magnétique uniforme d’intensité H. Soient a sa largeur et £ son épaisseur comptée suivant le champ. Chaque section as est traversée, dans le même sens, par un courant électrique I et un flux de chaleur. Ce dernier correspond dans la section as à une chute de température Les deux effets, électrique et thermique, transversaux sont définis par les formules suivantes :
- 1. Force électromotriee thermomagnétique de Nernst :
- * = K * H . (s)
- K est 2. For
- l coefficient caractéristique du métal et constant pour les faibles valeurs de H. électromotriee de Hall :
- V)
- c. est aussi un coefficient constant pour les faibles champs et caractéristique du inélal. Eil appelant p la résistivité de la plaque et W la force électromotrice de T par unité de longueur, la dernière formule s’écrit :
- E = -^-H«W (3)
- Par suile de la chute dé température qui existe dans chaque section de la plaque, il y a, suivant l'hypothèse de Kelvin, une différence de potentiel par unité de longueur,
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV. — H* 51.
- i est, en unités mécaniques, la chaleur spécifique d’électricité du métal. Remplaçons dans (a) W par-^- il vient :
- E’ :
- - Ha
- c’est-à-dire une formule analogue à la formule Q).
- Nous interpréterons donc l'effet thermomagnétique de Nernst en le regardant comme un effet Hall des forces électromotrices que Thomson introduit dans sa théorie des courants ihermoélectriques, forces éleclromotricos échelonnées Le long des métaux d’un couple et caractérisées par a-.
- Pour que cette interprétation soit exacte il faut vérifier qu’on a en grandeur et en signe :
- K = ^L. (3)
- Les recherches de Nernst sur l’cfTet thermomagnétique et de Nernst et von Ettingshansen sur l’effet Ilall (Wied. Beiblatter, II, 1887) fournissent les valeurs de K et e à io° pour différents métaux. Les valeurs de p ne sont qu’approximalivernent connues pour les échantillons qu'ils ont étudiés, on peut néanmoins prendre les nombres des recueils à données numériques pour une première vérification de la formule 3. cr sera déduit des pouvoirs lhermoélectriques o des métaux par rapport au plomb, qui résultent des observations de Tait, Knolt et Rattelli, par la formule :
- ÔT
- où T est la température absolue.
- On obtienl alors le tableau suivant :
- Bismuth. Antimoine. Nickel. Cohult. Fer. Acier Cuivre ' Zinc.
- K observé +0,196 -[-0,0094 + 0,0073 -f 0,001*4 — o,ooi56 —0,00060 — o,oooo?3 — o,oooo54
- Dans ces colonnes, le signe+- indique que le sens du phénomène tliermomagnétiquc est celui do l'action électromagnélique du champ sur le courant primaire I dans la formule de Hall. Si on excepte le nickel et le cobalt, on doit considérer l’accord de la formule 3 avec l’observation, comme satisfaisant, car il faut se rappeler que a ci. p n’onl pas été déterminés sur les échantillons étudiés par Nernst et. que pour le bismuth, ces éléments varient avec le champ magnétique. Pour le nickel, la différence est considérable, nous en verrons p lus loin la signification ; pour le cobalt, l’accord des signes n’existe pas : cela tient, je crois à une erreur de sens dans l’observation qui s’est glissée dans le mémoire de Nernst.
- II. — Recherches sun les métaux magnétiques
- Les différences qui existent entre les nombres K, calculés par la formule (3) et ceux observés par Nernst sont très faibles, sauf pour le nickel et le cobalt. Je me suis demandé si elles s’annuleraient en déterminant sur le môme échantillon, les valeurs dos quatre grandeurs K, 7, p et c. Pour les raisons indiquées plus haut, j’ai fait des recherches sur les
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- métaux magnétiques, parce que les deux effets transversaux étudiés y sont très nets et les deux autres négligeables (rotation des isothermes de Leduc et différence de température galvanomagnétique de von Ettingshausen) ; en outre pour ces corps, les variations do ? et p sous l’action du champ sont très petites.
- Mes observations ont été faites à différentes températures et avec différentes valeurs du champ. U résulte une loi de variation de c. et K avec II qui peut servir à l’interprétation du phénomène de Hall et une loi de variation avec t qui établit l'existence d’une température d’inversion pour le meme effet. La vérification de la formule 3, est complète, sauf pour le nickel.
- Dispositif expérimental. — La lame métallique M (fig. 1) est placée entre les armatures d’un fort électro-aimant Weiss, normalement aux lignes de force du champ étudié avec une spirale de bismuth étalonnée. Elle est encastrée dans une forte barre de cuivre AB disposée horizontalement et chauffée en un point variable toujours éloigné de la barre. Elle provoque dans cette dernière un courant calorifique qu’on peut rendre parfaitement ’ régulier au moyen d’une deuxième source de chaleur placée convenablement en un poinL de l'autre parLie de AB.
- La lame M esL isolée, au point de vue thermique et électrique, des armatures de l’électroaimant par des feuilles de mica et d'amiante. Elle plonge à sa partie inférieure dans un bain de mercure maintenu à température constante, par un large manchon rempli d’eau.
- Dans la région uniforme du champ, figurée par le cercle O, on a soudé sur chaque bord de la lame trois couples Pt-Cu équidistants. Les couples a et aL donnent la température t„ de la section aax ; les couples b et celle de (a section/;^; les couples c et cL, celle de la section ccr On déduit ainsi la chute ~ pour la section moyenne bbx, dont
- la température est t.
- Naturellement les sources de chaleur sont réglées le long de la barre AB, de façon que-la différence de température aux extrémités d’une même section soit très petite, c’est-à-dire que les isothermes de la lame M soient parallèles et perpendiculaires aux bords verticaux de cette lame.
- Mesure de l’effet titermomagnétique de Nernst. — Un galvanomètre de Nobili à faible résistance (1,4 ohm) et très sensible (sur une échelle à 1,7a m du miroir, 1 mm de déviation correspond à un courant de o,o36 microampère) a été gradué en forces électron) o-trices au moyen de dérivations prises sur le circuit d’un élément Gouy. On a tracé une courbe reliant les déviations de l’aiguille, aux forces éleetromotriees dans un circuit de résistance connue R. En reliant à ce galvanomètre les fils do cuivre des couples b et bv on observera, sous l’action du champ, une déviation A qui caractérise la force éleetromotrice électromagnétique e. do la section bbv Si $ est lu force électromotrice donnée par la courbe du galvanomètre, pour la déviation A, si p est la résistance du courant formé par la lame M, les fils de communication b, bx et le galvanomètre, on a :
- En réalité A est la moyeune des quatre déviations obtenues en renversant le sens du
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- champ el le sens clu courant thermomagnétique dans le galvanomètre. Ou élimine ainsi les corrections d’ailleurs petites, de l’action de l’éieetro-aimant sur le galvanomètre et la différence de température qui peut exister entre les points b et bv >
- La formule (4) donne la force clectromotrice thermomagnélique correspondant ù la température L à la chute ~ et ou champ II.
- Mesure ue l’effet HaLl. —On Huporpose aii courant de chaleur un courant électrique I mesuré pur un ampèremètre de Hartmann étalonné par éleelrolyse. Sous l’action du champ, et suivant la section àb{, la force électromotrice de Hall E s’ajoute ou se retranche suivant le sens de I, à Ja force thermomagnétique e. En renversant le courant primaire, on mesurera connue avant e — E et e -f- E, d’où E et ime nouvelle mesure de e. La valeur obtenue pour E correspond à t° et au champ U.
- MesLUe t)E p et c. — La mesure de la résistivité p a etc faite à zéro par la méthode du pont. On découpa dans chacune des lames des expériences précédentes, des bandes de i à 3 mm de largeur, dont les différentes régions furent étudiées avec une machine à diviser et une vis micrométriqùe dans le but de déterminer la section moyenne et la longueur.
- La valeur do c, chaleur spécilique d’éleciricité de la lame M, fut déduite de la formule déjà iudlquée :
- r __ T T ~ 'ôTr *
- On mesurera f en étudiant des couples formés par Les bandes précédentes et des tiges de plomb pur. L’une des soudures était maintenue à zéro et l’auti'e portée à ioou et à la température du laboratoire avec une éluve à eau. Elles plongeaient dans des tubes de vorre pleins dé mercure où se trouvaient des thermomètres étalonnés donnant la température. L’observation dans les deux cas de la force éleetromotriee fournit la relation entre f et T.
- Résultats obtenus avec des lames magnétiques. — I. L’effet Hall et l’effet thefmonta-gnétique de Nernst sont proportionnels à l'aimantation de la plaque dans les quatre métaux, magnétiques.
- CetLe propriété a été établie pour l’effet Hall par Kundt [Wied. Annalen, t. XLIX, i8g3). Elle résulte immédiatement pour les deux effets, des deux tableaux cités dans la note ci-dessous (1) à titre d’exemples d'observations et qui se rapportent au fer doux et au
- M
- ~ t>,a6 mn Tempéra
- îa section bb' = ^A-
- = 14,8 1 = 1,25 ampère.
- 5 cm, épaisseur
- Ail
- les forces électromotrices E Chaiup H = 3?go
- — o,88
- l38oo
- 0,89
- >9>7 i09’^
- Ba,8 81,9
- io3,6
- 7L8
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- II. Entre o et 6o°, températures limites des observations, on peut représenter les va lions de c et K par des fonctions linéaires de la température. En posant :
- io5c = A + Bf ) 11>SK = + )
- on a obtenu pour les différents métaux magnétiques :
- A B A,
- For doux recuit...................+ 837 + 6,5 — 64,6
- Acier doux........................+ 662 -f- 11,2 — 5g,6
- Cobalt recuit...................-f- 23ü -f- 4.o5 — 80
- Cobalt..........................-j- 3yy -(- 7,8 — 146
- Nickel recuit.................— 742 — 12,2 216
- Bj
- — o,3g
- — 0,92
- + 4,1
- Le signe -J- indique, comme précédemment, que le phénomène a le sens do l’action électromagnétique du champ sur le courant primaire T dans l’effet. Hall.
- Dans les quatre métaux les deux effets sont opposés. Ces résultats, quant aux signes, sont identiques à ceux de Vernst à l'excepti.011 du cobalt, pour lequel ce physicien donne le signe +. Cela tient comme je l'ai dit plus haut, très probablement à une erreur d’impression dans le mémoire déjà cité.
- Voici à titre d’exemple et pour lo fer doux, les observations faites sur K et c et comparées aux valeurs calculées par (5).
- DIFFÉRFNCF c obsery.
- observé oal.oli otamé calculé
- 2 2<>8 72.9 73,4 — o,5 964 985 — 2 f 13,3
- 76,1 973 1019 — 46 12.8
- 29^8 76.3 i3,4
- 33° 3 + 1.8 JO89 + 36 1.3,7
- 38°5 79,7 79,6 + 0,1 1049 1087 — 38
- 4»°4 80,1 81,1 .09» 1112 — 20 i3,6
- 20 A'ickcl. — Lame recuite. Longueur 3o cm, tare
- =: 5 cm. épaisseur = = o.3 mm.
- La distance ac des couples des sections extrêmes précédentes citées pour le fer doux.
- An
- II
- “ÂT
- io*xK =
- 83
- 38o
- 2.39
- ce' est de 4 cm. File fut de 3 cm dans les observations
- i38oo
- i,36 2,37 2,36
- 12,3,)
- 366
- 99»9 87,9 69,7 00,8
- 297 262 208 *i5i
- v- Le rapport - H-- est constant quel que soit H, donc les deux effets sont proportionnels, quant nu champ.
- a0 Le rapport et les coefficients c et K sont constants jusqu’à i3 000 unités pour le fer doux et 5 000 pour le nickel. Ces deux limites du champ magnétique correspondent à la saturation de l'aimantation pour les lames étudiées, aimantation qui est proportionnelle à H pour les champs plus faibles, puisque les lames sont de petite épaisseur. Les formules 1 et 2 sont ainsi applicables jusqu’à ces limites.
- Pour le cobalt et l’acier doux recuit on obtient la saturation vers 10000 unités et les formules 1 et 2 se trouvent aussi vérifiées jusqu’à cette valeur du champ magnétique.
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- «le
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- accord entre les formules 5 et l'observation a lieu à i/3o de la valeur des coefficients, d’ailleurs là l’exactitude des résultats.
- on admet que les formules 5 sont valables au-dessous de zéro, on voit que les effets 5 suivantes :
- Il semble que les deux effets s’annulent ù la même température pour chaque métal. Pour le fer, il est vrai, les points d'inversion sont assez différents, mais pour les autres la concordance est satisfaisante, si on remarque qu’ils ont été obtenus par .extrapolation de formules établies pour un intervalle de températures limité.
- En admettant le'mémo point d'inversion, on peut écrire
- ~K ~~ “ f6)
- où z est une eonsLante [jour un métal, relativement à la température. Les observations faites sur K et c entre o et Go° permettent de vérifier la constance de dans cet intervalle. Voici les moyennes obtenues pour o.
- 9~ -13,3 - .T,4 1 -*,57 - *,G8 -3,1(1
- Ces nombres ne s'écartent pas de i/3o, des valeurs extrêmes observées pour le rap* portqé, comme on peut en juger par la dernière colonne du tableau de comparaison des formules 5, au fer doux (*). i
- III. Vérification de la formule K —
- La formule (6) donne à zéro
- É/ = î-
- Donc si la formule (3) est vérifiée on aura :
- (7)
- - 0,0175 »
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- Les recherches faiLes sur g chaleur spécifique d’électricité par la méthode indiquée plus haut, nous fournissent gi( pour chaque métal. De la formule 7, on tire alors qu’on compare aux valeurs observées pour la résistivité à zéro.
- îT P« calculé Po observe
- 3,68 T i3353 13932
- 3,54 T 11017 10990
- i3,9T 10169 10^53
- 3,46 T 4711 «2360
- Dans la colonne gt, T désigne la température absolue.
- Pour les trois premiers corps, la formule peut être regardée comme vérifiée, puisque les rapports f sont connus à i/3o près. Cette vérification, faite à zéro, existe aussi pour les autres températures, car f est une constante, g- est proportionnel à T, p doit l’être aussi, ce qui est à peu près exact pour les corps bons conducteurs.
- Si on se rappelle le premier tableau où les résultats de Nernst sont comparés à la formule (3), 011 peut dire que' pour tous les métaux excepté le nickel, Veffet thermomagnétique est un effet Hall des forces électromotrices de Thomson.
- Interprétation des réscltats relatifs au nickel. — La résistivité à zéro calculée par la formule (7) est differente de la résistivité observée. Le rapport est de a,6 environ, c’est-à-dire que le coellicient thermomagnétique K déduit do lu formule est 3,6 trop faillie. Or la même remarque esta faire, à propos des résultats de Ncrnst. Les coellicients K calculés et observés sont 0,026 .et 0,07.3 au signe près, et leur rapport est 2,8, 1res voisin de 2,6. Cette coïncidence que j'ai d’ailleurs retrouvée avec deux autres échantillons de nickel, ne semble pas être l’effet du hasard et montre qu’à la rotation des surfaces équipolon-ticlles définies par le coellicient g de Thomson, doit se superposer un autre phénomène du même genre qu’il faut définir. Soit Gj — 2,6 X g, variera comme g avec la température. Pour interpréter g,, j’ai d’abord pensé à l’effet thermomagnétique longitudinal que Ncrnst a observé dans le bismuth. S’il existe dans le nickel, il doit se produire dans le sens du flux de chaleur, un flux électrique proportionnel au flux calorifique et qui pourra subir l’effet Hall. Je l’ai constaté, mais il est très faible et varie rapidement avec le champ suivant une loi très complexe. On peut d’ailleurs L’expliquer par un effet Thomson spécial analogue à celui que M. Houllevigne a trouvé dans le fer (.Tournai de Physique, i8p5). A cause de sa faiblesse, il ne peut correspondre à la différence g, — 7.
- Il me parait plus naturel d’admettre l’interprétation, suivante :
- 11 n’a pas été prouvé jusqu’ici que les forces électromotrices F qui correspondent à l’effet Peltier entre deux métaux M, et Mâ fussent les forces électromotrices de contact vrai E. Par suite on a pu supposer que les forces électromolrices définies par le coefficient g de Thomson, c’esl-à-dire par la formule
- ~ - T s force électroraotricc du couple Mj et plomb
- Fer doux.................. i3,3
- Çobalt...................— 2,68
- Xickel....................— 3,i6
- ne représentaient pas les forces électromotrices de contact vrai 9 entre deux parties d’un même corps à des températures différentes. On sail seulement qu’il existe entre ees forces vraies E et & et celles données par l’étude d’un couple M,, M,, la relation :
- 9 F ST
- SE
- ST
- <:Thermodynamique, Polncarü).
- On peut alors concevoir des corps où g = (J et des corps où g -sérail, différent de 0.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Pour les premiers, la valeur do t déduile de l'équation 8 coïnciderait précisément avec celle que loiirnit l’étude directe de l'effet Thomson par une méthode calorimétrique analogue à celle de YL Le Roux. Pour les autres au contraire il y aurait une différence.
- Dans la première classe, rentreraient tous les métaux des tableaux précédents, excepté le nickel, ainsi que l'ont prouvé les expériences do Batelli. Dans l’autre, serait le nickel pour lequel l’effet de Thomson déduit du transport électrique de chaleur est au moins deux lois plus petit que celui qui est défini par i d’après les recherches de Penrose.
- Si on admet cette classification, on peut généraliser la formule 3 en disant que l'effet thermomagnélique est un effet Hall des forces électromotrices de contact vrai de Thomson.
- Le nickel rentre alors dans la règle générale, car pour lui c’est 9 différent do i qui réglera la rotation des surfaces équipotcntiellcs.
- Note. —Remarques sur la théorie de Voigtif-).— Dans une élude thermodynamique des phénomènes thermo-électrique, Yoigt a interprété les phénomènes thermomagneliques transversaux. D’après ce savant, dans un cou-
- accumpagnées d’un courant de convection calorifique B qui produit les effets Joule, Pcltier et Thomson. Ce courant B
- Dans le"chainp'magnétique/À et B subissent l’effetIlail et C la rotation des isothermes de Leduc, d’où les phénomènes calorifiques et électriques transversaux.
- 0 est une fonction, de la température T et caractéristique du métal M. On a posé 0' = .
- iu Effet Joule.
- K est une fonction de T caractéristique du métal M. Le courant de convection correspondant est :
- u., -f- «K ; Cj — -j— vK ", n: -J- wK.
- Pour connaître K nous remarquerons que le coefficient de transport électrique ç de Thomson est
- dK
- w
- Or Yoigt est amené à écrire
- (m)
- (q Wied.
- i., t LXYII, 1899 et Éclairage Électrique, t. XX, 1899.
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- — fl'*
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- D’après la formule (io) connue =:
- i. 6’pi) est nul, Alors la formule (i5) devient
- Xt —----— pjj HT,,
- et donne pour le coefficient ihermomagnétique K
- K = (i7Î
- Voici les tableaux de comparaison de la formule (17) de Voigt avec les observations de Nernsl et les miennes.
- - 279 0,000018
- Dans ce dentier tableau, qui se rapporte à mes observations, ç(l est le pouvoir thcrmoélcclrique à zéro déduit On voit que lu formule de Voigt n'est pas aussi bien vérifiée que la formule (3). Pour le fer et l’acier elle donne 2. 6'pft est une constante qui nest pas nulle.
- ----— (©M + O'pf,). (18)
- Conclusion. — L’interprétation que j’ai donnée de l’elfet A'crnst paraît être la seule exacte. L'effet thermomagné-établir l’existence réelle de ces forces de contact cl vérifier la conception de Thomson sur la nature ,des courants
- G. Moreau.
- + o,oui8o +0,0
- Kobs. -[-0,196 -[-0,0094 -[-0,0073 +0,1
- Fer doux.................. — 1062
- Acier doux................ — i35i
- Cobalt.................. -{- i3i8
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- PILES ET ACCUMULATEURS
- Pile à gaz Andrew Plecher. Ceniralblatt fur Accu/nulaloren und Elementenkunde, t.I, p. 3i5, ta septembre 1900. Brevet américain 655no, du 23 novembre i899-
- Les figures 1 el 2 donnent. une coupe perpendiculaire et une vue en élévation de cetlc pile. Les vases A sont constitués par un mélange d’argile ou de plâtre el d’une solution de chlo-
- rure de platine ou de'chlorure de palladium. Après le séchage les vases sont cuits afin de les durcir et de décomposer le chlorure. Les parois intérieures des vases sont garnies d’un réseau conducteur formant électrode- x et relié au conducteur extérieur X. Une électrode semblable y règne extérieurement et est reliée au conducteur Y.
- La partie inférieure de la pile est constituée par une chambre \V munie d’un robinet d’écou-
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- lenient a et d'une conduite d’hvdrogène II. L’oxygène est emprunté a Vair atmosphérique. Grâce au platine ou au corps semblable finement divisé, la combinaison se produit dans les parois de l'élément. L’eau qui en résulte ruisselle des
- parois et tombe dans la chambre W intérieurement, et dans les rigoles W' extérieurement.
- Afin d’accélérer la combinaison, on peut faire usage d’une bobine d’induction C dont le circuit secoudaire est relié d’une part au pôle X de la pile et d'autre part au conducteur i situé à faible distance de la paroi extérieure du vase. Le circuit primaire de la bobine peut cire alimenté soit par une pile spéciale P, soit encore par la pile à gaz elle-même; dans ce dernier cas, les fils pp' (fig. 2j relient le circuit primaire de la bobine aux deux pôles X et Y de la pile.
- Un autre avantage de l’emploi de la bobine d’induction est de chasser l’eau formée des pores du vase et d’cmpèchcr par suite une polarisation. Pour son fonctionnement, cette pile 11’a donc pas besoin d’un électrolyte, la présence de celui-ci étant plutôt nuisible. L’évaporation de l’eau de combinaison peut être accélérée par un
- courant d'air ou de gaz sec. Enfin la pile peut servir également, pour la combinaison d’autres gaz que l’oxygène et l’hvdrogène.
- L. J.
- Accumulateur Wej-mcnscfi.Brcvetanglais 15017 du 21 juin 1899. Brevet français 297345 du i5 février 1900.
- La matière active est constituée par un mélange d’oxydes et d’eau acidulée renfermant uue certaine proportion, 5o p. 100 environ, de pyri-dine ou de composés de même nature. Les plaques sont séchces après leur empâtage. On les trompe ensuite alternativement dans 'une solution d’acide sulfurique ou chlorhydrique étendue et dans un mélange de 6 parties d’eau, 3 parties de pyridine et 1 partie d’aicool.
- On obtiendrait ainsi une matière active très dure, donnant une grande capacité et une longue durée. L. J.
- Batterie-tampon de la Peekskill Traction Company à Peekskill, New-York. Electrical Revicw, Now-York, l. XXXVI, p, 2(29, \\ mars 1900.
- La ligne de tramways a environ 8 km de longueur ; elle part de la station du New-York Central Railroad et aboutit, par des pentes variant de 1 à 8‘p. 100, à Peekskill.
- Le service se fait actuellement avec 3 ou l\ voitures. Par suite de ce petit nombre de voitures et do l’importance des rampes, les variations de débit sont très grandes.
- T.’énergic est fournie par la Peekskill Lighling Company, la compagnie de traction payant au kilowatt-heure consommé. Cette solution était plus économique que la construction d’une usine spéciale. Cette station centrale est située à environ 800 m de l’extrémité la plus basse de la ligne et sur la plus forte rampe, mais non la plus longue.
- En plus des machines et génératrices qui produisent la lumière, l’installation comprend une machine génératrice bipolaire Edison, de Go kilowatts sous 5oo volts et un suvvolteur, commandés par la meme machine.
- Une batterie-tampon complète cette installation qui suffit parfaitement à assurer le service
- Dans le cas de service exceptionnel, on se sert d'une génératrice multipolaire de 120 kilowatts ücLionncc par une machine compound verticale
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- qui eu temps normal fait tourner un des alternateurs du circuit d’éclairage.
- Un tableau spécial porte les instruments de mesure et de manœuvre nécessaires à assurer le service de la ligne de tramways.
- La batterie comprend 262 éléments du type F. 9 fabriqués par la Electric Storage Batlcry Company, de Philadelphie.
- Chaque élément, se compose de 9 plaques ayant 267 mm hauteur et 267 mm largeur, suspendues dans des bacs en verre dont les dimensions extérieures sont : hauteur 394 mm, longueur 3iy ram, largeur 270 mm ; ces dimensions sont sullisantés pour permettre l’addition de 4 plaques supplémentaires, ce qui augmenterait
- Les bacs en verre sont posés dans des plateaux en bois remplis de sable et supportés par les chantiers en bois au moyen d’isolateurs.
- Les plaques négatives sont du type à pastilles de chlorure coulé ; et les positives, du tvpe Plante à spirales de plomb doux.
- Au régime normal, la batterie peut débiter 4o ampères pendant sept heures ; elle est capable de débiter 160 ampères pendant de courtes périodes ; en fait, comme batterie-tampon, elle est souvent appelée à débiter momentanément à des régimes bien supérieurs et qui peuvent atteindre
- Fig. 1.
- On a relevé sur la ligure 1 les diagrammes de l’inlensilé de la ligne et de la machine génératrice pendant le fort débit à 7 heures du soir, le 27 septembre 1899; les lectures étaient faites toutes les cinq secondes.
- Les deux courbes montrent l’cfTicaeité du rôle de la batterie-tampon : alors que l’intensité sur
- la ligne varie de id à ?.5o ampères, celle do la génératrice reste sensiblement constante. On peut même remarquerici qu’au moment des lorts débits sur la ligne, l’intensité de la génératrice diminue légèrement au lieu d’augmenter.
- Ce fait est explicable par la disposition du survolteur ; on a, depuis, légèrement modifié celui-ci de telle sorte que la machine génératrice fournit aussi une faible partie des excès de débit (supérieurs au débit moyen).
- L’écart dos intensités du courant de la batterie entre le maximum de la décharge et le maximum de la charge fut de 200 ampères.
- En résumé, l’emploi de la batterie-tampon a permis de réaliser ici une exploitation économique, puisque sans elle on aurait dû adopter une machine beaucoup plus puissante qui aurait toujours travaillé loin de sa pleine charge, c’est-à-dire avec un faible rendement.
- L’adjonction d’un survolteur à la batterie-tampon 11’étant pas fréquente, cette installation nous a paru intéressante à signaler.
- L. J.
- DISTRIBUTION
- Méthode graphique pour la détermination des intensités et des tensions des systèmes polyphasés, par F. Bla.nc. IiUeAtrotecknische Zeitschrift, l. XXI, p. 7'33 et 749, 3o août 1900 et 6 septembre 1900.
- Daus les systèmes polyphasés à 3 conducteurs, on ne peut pas connaître immédiatement les valeurs des tensions aux bornes de résistances connues couplées en étoile. Les différences de potentiel entre le centre de l’étoile et les lignes dépendent de la grandeur des résistances et des impédances. Grâce à la méthode exposée ici, 011 peut déterminer exactement la valeur des tensions et des intensités, si l’on connaît les tensions de la ligne ainsi que les valeurs des résistances et des impédances. Nous supposerons que les tensions de ligne ne varient pas par suite de pertes en lignes ou de réactions d’induit. Dans tout ce qui suit nous désignerons sous le nom de résistances les résistances apparentes dont les constantes de temps -4^- sont indépendantes des valeurs absolues des résistances. Ainsi l’expression 5 ohms -j- 4°° voudra dire que — = 5 et que I est en retard de 4o° suri.
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- 46b
- Nous commencerons par examiner le cas simple d’un système monophasé à i conducteurs aux bornes desquels sont branchées deux résistances en série.
- i° Cas de i résistances non inductives
- La sotnthe des résistances s’obtient alors en additionnant algébriquement.. Le potentiel de leur point de jonction s’obtient en partageant
- le vecteur AB (fig. r) qui représente E dans le rapport des résistances. On obtient ainsi le point D.
- a0 Cas de résistances inductives :
- La' résistance composée s’obtient (fig. 2) en
- portant sur ÀD dcealé de cp4 la résistance wt et à partir de G la résistance wi décalée de css. AB donne en grandeur el sens la résistance résultante et la direction de la tension de la ligne. Soit AE la valeur de bette tension. En menant DE parallèle A BC, on obtient le point D1 ; DA et DE, sont les chutes de tensions respectives dans les deux résistances. Remarquons qu’en intervertissant, l’ordre des résistances, on aurait obtenu la même résultante, mais le potentiel du point de jonction aurait été donné
- par JT.
- Dans ce qui précède, la telision résultante s’obtient par la construction; si elle est donnée en grandeur el direction et si Ton veut trouver
- les valeurs sans construction auxiliaire, on procédera comme suit, Soit (fig. 3) AB la tension, E par exemple égale à 100 volts et supposons que
- Fig. 3.
- les résistances aient les mêmes valeurs que ci-dessus. Partageons AB en 2 parties de telle sorte que
- ADt _3_ _ 5 _ 6a,5 V D,iî — ' 3 37,5 Y '
- Faisons ensuite passer tilt cércle par Dp ayant pour rayon
- dontle centre Mj sera toujours extérieur au segment ÀB, et dont la direction sera déterminée par la règle suivante. Un observateur, placé au point où w, est branché sur la ligne et regardant le point de jonction avec verrait l’arc de cercle dans le sens de rotation du vecteur des temps, si oi—3S<0 et dans le sens inverse à partir de Dj si s, — o, > o. Dans notre cas
- Le point D vu du point A est situé sur l’arc de cercle dans le sens des aiguilles d’une montre. On a
- DA _ D,A _ «-j DB “ DjB ~
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- 4;o L’ÉCLAIRAGE
- Si sur A13 comme corde on décrit un arc de cercle tel que — 'f*= 4,)C\ eet arc coupe le précédent en un point D qui donne le potentiel au point de jonction. Remarquons que le centre M2 de cet arc est situé de l’autre coté de la corde tant que — ç>2 est compris entre o et ±90" et qu’il est situé du même coté tant que — cp3 est compris entre zt yo° et ± 18o°.
- Supposons ensuite une troisième ligne C reliée au point D par une résistance iv3 = ao, cela ne changera pas la position du point D. C’est là un cas particulier d’un système polyphasé. Supposons que la position du point C soit telle que
- AB = E, = j00 volts
- Faisons ensuite varier la résistance uq depuis ce jusqu’à o, l’angle de décalage restant constamment égal à 3o°. Le point D' décrira une courbe de D à C, car pour w3= 0 il vient en C. Cette courbe est un arc de cercle dont le centre se détermine de la façon suivante :
- Pour wt — o, on a :
- On en déduit graphiquement I3~ 06 ampères dans la direction indiquée par la ligure. Le vecteur représentant la tension e3, qui dans ce cas est nulle, est décalé de ©3 = 3o° dans la direction CE. La cordc DC représente, pour chaque position du point D, la tension en grandeur et sens. Donc, à la limite, elle est tangente au cercle cherché qui se trouve ainsi déterminé par cette tangente et les 2 points C et D.
- Tl reste h déterminer sur lequel des 2 arcs de cercle DDC ou DD'G il faut choisir sur le cercle. Si le point D se déplace vers le point C par suite de la décroissance de la résistance o>3, il faut que, pour la limite (r’3 = o le vecteur de la tension soit dans la direction du déplacement du point D.
- Si la résistance «’3 a une valeur déterminée, avec le même angle de phase <p3, on doit trouver sur l’arc de cercle ainsi déterminé un point qui corresponde à celte résistance. Pour cela, on laissera par exemple wi et w3 constants et
- ÉLECTRIQUE
- on fera varier depuis 00 jusqu’à o; on aura ainsi un nouvel arc de cercle, passant par B et coupant le précédant en 2 points. On distinguera le point convenable en répétant la construction pour le troisième cas (m, variable) (ou bien on distinguera les 2 cas comme précédemment). Le troisième arc de cercle passera par l’un des points d'intcrscclion précédemment déterminés, et ce point sera le point cherché.
- Pour compléter le diagramme, on mènera les 3 lignes de tension DA, DB, DC et on portera à partir de D :
- D’après la loi de KirehhofF, la somme de ces 3 constantes doit être nulle : on le vérifiera.
- L’auteur applique cette théorie à un certain nombre d’exemples pratiques (‘).
- lives. Soit (fig. 4).
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- trique de Grenoble, se trouve avoir une grande compétence sur la question de rutilisatiun de ces chutes, a voulu établir a quel prix maximum l’énergie captée à ces chutes pourrait revenir aux lieux où il est possible de l’employer.
- Il suppose une chute de 220 m de hauteur d’un débit moyen de 4 000 litres par seconde, avec débit minimum de 2 700 litres ; une telle chute donnerait une puissance moyenne brute de 11 700 chevaux avec minimum de 7 900 chevaux, soit approximativement 8800 chevaux ou G 4y5 kilowatts de puissance moyenne sur l’arbre des turbines, avec minimum de G 000 chevaux ou 4 4oo kilowatts.
- ' Cette hvpothèse faite. M. Dusaugey établit un devis dos frais d’installation et des frais d’exploitation d’une usine transformant l’énergie de cette chute en courants triphasés à 20000 volts, d’une ligne primaire transmettant ces courauts à 60 km de l’usine, de sous-stations translonua-
- tensites sont
- K. OA — $ \ .. 450
- B ~ —= 54,2ampcrcsavcc3iu C — ——- — Gi,? ampères avec6os La somme géométrique des trois courants est nulle.
- tant plus petite que le décalage entre les courants À elC est plus petite. Donc il est à recommander, pour dimi-
- mettre la plus grande self-induction dans la phase qui suit l’autre tout en étant du même sens.
- Los tensions aux extrémités de la ligne entre OE et OF s’obtiennent en retranchant graphiquement la chute de
- 1,9 ohms avec un décalage de 24°- On a donc une perle de tension
- AE = 1,9 x 46,5 = 88,5 volts;
- CF = 1,9x61,7 = 117 volts ;
- toutes les deux décalées de a4ù par rapport aux courants
- Les tensions OE et OF ont donc pour valeurs
- OE = 908 volts OF = 835 volts.
- E. B.
- trices abaissant la tension à 220 volts et enfin du réseau de distribution à basse tension.
- Usixe oé.néraiiuce. — 8e plaçant dûns des conditions peu favorables, il admet <pie l’eau est amenée par un tunnel de 6 km de longueur et de 2,5 in2 de section et une conduite descendante, en tôle, de 33o m de longueur et de r,45 m de diamètre ; pour l’usine, il prévoit un vaste batiment rectangulaire de 4p ui de long et de 24,0 m de large divisé en quatre salles : une salle pour cinq groupes élcctrugènes de 1 ;joo kilovolts-ampèrcs donnant des courants triphasés à 200 volts; une salle pour cinq groupes de quatre transformateurs de 3~5 kilowatts chacun, portant la tensiou à 20000 volts; enfin deux salles plus petites pour le magasin et l’atelier de réparation. Estimant chaque partie de l’installation a un prix de revient très élevé en raison des difficultés de transport que l’on rencontre dans les pays montagneux, il arrive aux chiffres donnés dans la seconde colonne du tableau I, tableau dont les colonnes suivantes indiquent le mode de calcul des sommes afférentes à l’intérêt et à l’amortissement des dépenses de premier établissement.
- On voiL par la colonne 1 que le total de ccllcs-ci monte à 2 4G3 000 fr ; la puissance minima disponible étant supposée de 4 4°° kilowatts, le prix maximum du kilowatt ressort donc à 2 w0q~~ soit 36ofr, chiffre supérieur à celui atteint dans plusieurs installations existantes.
- D’après la dernière colonne du tableau, l’intérêt et l'amortissement du capital de premier établissement grèvent les dépenses annuelles d’une somme de 23i o55 fr. À cette somme doivent être ajoutés les frais d’exploitation, lesquels se divisent en frais fixes indépendants de la quantité d’énergie fournie par l’usine et en frais variables avec cetie quantité. Les premiers comprennent les traitements et appointements du personnel : directeur {10 000 fr), ingénieur '6000 fr), chef de station (3 600 fr), aides-élec-Lriciens (6700 fr), garde-vannes (1 200), 2 comptables (5 Goo fr), 2 dessinateurs (4 000 fr), employés (1 000 fr), impôts (20000 fr), assurances (4 5oofr), redevances (4 5oo fr), frais divers (1 800 fr), imprévus (4 000 fr) soit un total de 82900 fr qu’il convient d’ajouter aux 23i o55 fr précédents, ce qui donne 313 900 fr. Les frais de la seconde catégorie, évalués en supposant une
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- Tableau I. —Frais de premier établissement d'une usine de 8 000 chevaux.
- Achat do lu chute, frais d’organisation et rpélmlcs. . . Ouvrages de prise d’oap......................... , . .
- Coalisation. } côX'to'en toi; ' *. 1
- Bâtiments de l’usine................................. . .
- Alternateurs................................... .
- Manchons d'accouplement...............................
- Ponts roulants................................. , , .
- Tableau basse tension.................................
- Tran «formate urs.....................................
- Id. de rechange ......................
- Outillage de l’atelier ...............................
- Chemin d’accès........................................
- Maison d’habitation...................................
- Direction, surveillance, frais généraux...............
- Intérêts pendant la construction ('i p. 100 sur 2 dooooo fr) Totaux................................................
- production annuelle de 18000000 kilowatts-heure, ce qui correspond aune marche de 44°° kilowatts pendant 4 100 heures, s’élèvent à 48 5oo fr, dont 7 000 Ir pour le graissage, 12 000 fr pour les fournitures de matières premières destinées aux réparations courantes, i6opo fr pour les grosses réparations, 4 5oo fr pour les impôts et assurances, 5 000 fr pour imprévus et 4 000 (V pour le personnel supplémentaire. La somme de tous ces frais est de 3i3 qÔ5+485oo— 36a 455 fr soit = 82,30 fr par kilowatt-an.
- Ligne df. transmission. — M. Dusaugcy évalue ensuite le prix de revient et les frais de l’exploitation de la ligne de transmission. L’évaluation est faite dans l’hypothèse d’une ligne de 60 km de longueur constituée par six câbles (de manières à avilir deux lignes triphasées) supporté» par des
- poteaux de 10, ia et i4 m do hauteur et distants de 40 m en alignement droit. Le prix de revient de l'installation complète (non compris le cuivre) est donué par le (ableiiu II qui indique également les sommes correspondantes a l’intérêt et l’amortissement.
- Tableau II. — Frais (le premier établissement d’une ligne de 60 kilomètres.
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- Afin d’évaluer la dépense en enivre, AI. Dusau-gey commence par chercher, suivant la méthode de lord Kelvin, la section de câble qui conduit au minimum de frais d’exploitation (’). Il arrive
- (*) La puissance minimum sur l’arbre des turbines et des transformateurs pouvant atteindre respectivc-
- dc 4 4oo ooo X o,9<) X 0,97 watts ; en divisant ce produit par e\/3 soit 20 ooo X on a pour l’intensité par phase I = ii6 ampères.
- Les frais fixes de l’usine étant do 3x3 g55 fr et les frais
- 3i3 g55 -j-o,ooo 0027 X
- à une section de conducteur de 87 ninr de section par phase et, comme pour des raisons de sécurité d’exploitation la ligne est supposée constituée par six conducteurs, ainsi que nous le disions, il se trouve amené à prendre six conducteurs de 45 inin3 de section chacun.
- Eu supposant les neuf dixièmes de la ligne établis en câbles nus et un dixième en câbles isolés suivant les prescriptions ministérielles, le prix de revient de ces conducteurs mis en place est de 5o3 900 fr, somme à laquelle il convient d'ajouter les intérêts à 3 p. 100 du capital dépensé en cuivre et resté improductif pendant la construction de l’usine et la construction de la ligne, soit les intérêts de 4^o 000 fr pendant un
- imcllemenl.
- Le prix de premier établissement du kilowat ayant été trouvé égal à 56o fr, celui du watt est de o,56 fr et l’on peut écrire :
- B — o,56 (El ^3 3RI2)
- El \/3 étant la puissance utilisée et IUS la puissance perdue en ligne. . ' d L 1' V
- C 3= 3o3 4g8 + 3 /» X S X 60
- 3o3 étant la valeur en francs donnée par le tableau II, S la section d'un fil de ligne en millimètres carrés et b le prix d’un fil mis en place rapporté au mm2 de section et au km de longueur. La valeur de b peut être évaluée en supposant, dans une première approximation, qu’il s’agisse d’un câble de 5o mm2 de section dont 1 /10 soit isolé ; on a alors pour 1 000 mètres :
- Main d’œuvre à o,o5 fr le mètre ... 5o »
- Cuivre pour ligatures, et surveillance. 65 »>
- Le tableau TI peut alors être complété comme
- Supports . . 3o3 498 tériel . . . 5o3 900
- 820 898
- 5i 558 fr
- 3 8 4o3i2 a
- 0 5 676 »
- 72 545 f'r
- Les frais d’exploitation de la ligne se réduisent à la surveillance et à quelques réparations. M. Dusaugey suppose la surveillance effectuée par trois équipes de deux hommes avec un cheval, son conducteur et son matériel roulant nécessaire; clic coûterait 18000 fr par an. Les
- -q-o,iTi-j-o,o8C = -
- L’énergie perdue sur la ligne sera, en watts-heures, 3RT2 X 4100, le nombre d’beurcs de fonctionnement ayant été supposé de 4100; on adoptant 2 microhnis par centimètre cube pour la résistivité du cuivre, on a 3xax6oXio5Xtoa ^ x /4loo — I99Xio9
- heure, et la dépense correspondante à celte énergie per-
- 199 X 109 _ 53y3oo '
- S ’ ' S
- ligue. Pour l’usine là somme des taux de l’intérêt et de
- + o,o56)EI /3 4- 3R12] 4-0,08 (3o3 498 4- 3x3n X Sx6oJ
- A— °° +0.056 (ei/T+ ^Ü‘6°° )
- + 0,08 (303498 + 5400 S),
- qui donne
- S = 87 -min2
- pour la section la plus économique des conducteurs d’unè
- même phase
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- reparutions courantes (remplacement des isolateurs, entretien des parafoudres, etc.) sont estimées 6 ooo fr (ioo fr par kilomètre). Au total une somme de 24000 fr qui, ajoutée à l’intérêt et a l’amortissement, donne 96 545 fr pour les dépenses afférentes à la ligne, soit 21,90 fr par kilowatt-an sur l’arbre des turbines.
- Socs-stations. — L’auteur admet l’installation de trois sous-stations transformatrices contenant chacune six transformateurs (dont deux de rechange) de 320 kilowatts. Chaque sous-station reviendrait à 128400 fr dont le détail suit :
- été supposé égal à o,y4 et celui des transformateurs élévateurs de 0,97. Le rendement de la ligne s'obtient en évaluant l’énergie perdue par effet Joule et en tenant compte du décalage entre le courant et la force électromotrice résultant de l’inductance; M. Dusaugey arrive à 0,82 pour ce rendement.-Eu prenant 0,97 pour celui des trans-1 armateurs réducteurs de tension, on obtient un rendement global de
- 0.9-î X °,97 X 0,82 x 0,97 — 0,725 et le prix de revient du kilowatt-an disponible
- Transforma -
- tours. . . 102000 5 10 i5 i5 3oo,oo «
- Parafoudres ot
- tableaux. . 17 ooo a 5 » 10 » 1700,00
- 128 4oo 1 7 787,50
- Pour les trois sous-stations, la dépense annuelle serait donc de 533oa fr, auxquels il convient d’ajouter 5 800 fr pour les fournitures de l’atelier et entretien, et 8 100 fr pour le personnel ; soit un total de 67 202 fr ou i5,üo fr par kilowatt-an sur l’arbre des turbines.
- Lignes secondaires. — L’installation de lignes secondaires à 225 volts est évaluée à 120 240 fr, dont l’intérêt et l’amortissement reviennent à t o 5 o o fr par an; en ajoutant 1 5oo fr pour fournitures diverses d’entretien, on obtient une dépense annuelle de 12000 fr, soit 2,73 fr par kilowatt-an sur l’arbre des turbines.
- Prix de vente. — 11 convient d’établir ce prix pour les usines ne fonctionnant que le jour, soit environ 3 ooo heures par an, et pour les usines où le travail est continu et qui fonctionnent, pendant. 7 700 heures par an.
- Les frais annuels étant de 538 202 fr dans l’hypothèse d’une marche à 44°° kilowatts et 48 5oo fr étant les frais proportionnels à la quantité d’énergie débitée, on aura pour les frais correspondants à une puissance P, pendant 3 ooo heures et à une puissance P2 pendant 7 700 heures :
- F = 48970a + 0,0027 (Pi X 3ooo + P, X 7700)
- les puissances étant exprimées en kilowatts. En appelant et />8les prix auxquels il convient de vendre le kilowatt pendaut io heures et pendant 24 heures par jour pour couvrir les frais, on.
- tion et les Irais annuels corr d’après ce qui précède :
- Coût
- Usine...................2 463 ooo fr.
- Ligne de transmission. 820 898 «
- Sous-stations........... 39^200 ».
- Lignes secondaires . . 320240 >.
- coût d’installa-spondants sont,
- Totaux ... 3
- 538
- ho prix de revient du kilowatt-an sur l’arbre des turbines sc trouve être de 122,32 fr.
- Pour avoir le prix de revient du kilowatt-an disponible aux extrémités des lignes secondaires, il faut évaleur le rendement total de l’installation électrique. Le rendement des alternateurs a déjà
- pFt x o,725 + p,P* x 0,735 = F.
- En supposant ton tel’ énergie vendue à des usines 11e fonctionnant que le jour,on trouvc/'1=i64,7olr, et en la supposant vendues à des usines à fonctionnement continu on obtient />2 = 182,10 fr.
- Suivant M. Dusaugey ces prix sont trop peu différents pour être strictement appliques. Ils créeraient aux industries ionclionnant d’une manière continue une situation privilégiée en comparaison de celle qu’elles auraient si l’énergie leur était fournie par des machines à vapeur, puisque dans ce dernier cas les frais proportionnels à la quantité d’énergie utilisée sont de beaucoup supérieurs aux frais fixes d'installation. Pour ne pas rompre complètement avec les habitudes
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- actuelles il propose un tarif croissant, avec la quantité d’énergie consommée, plus rapidement que celui résultant de l’application de l’équation ci-dessus ; il arrive ainsi a pt — i4o fr et = 224 h* comme prix minimum de vente sans tenir compte des bénéfices.
- Quant à la perception des prix de vente elle peut se faire d'après trois bases différentes : i° L’énergie vendue est comptée aux bornes du tran formateur secondaire ; les prix de vente sont alors ceux qui viennent d’ètrc déterminés ; 2° Elle est comptée aux bornes des moteurs ; les prix précédents doivent être majorés d'environ un dixième afin de tenir compte des pertes dans la ligne secondaire ; 3° Elle peut être évaluée sur l’arbre du moteur ; il faut alors diviser par le rendement du moteur les prix obtenus dans le cas précédent,
- À propos de ces modes de vente. M. Dusau-gey fait observer que l’on devrait faire entrer dans le calcul du prix de vente, le décalage introduit pari'installation du consommateur ; c’est l’idée développée l’an dernier par M. Bcnischkc et qui a été signalée dans ce journal (*).
- ÉCLAIRAGE
- Comparaison dos divers systèmes d’éclairage public par lampes a arc, par F.-H. Min-shall. FAtîcU-ic.al World and Mngineer, t. XXXVI.p. 836-83$, i"r décembre 1900.
- 33ans cet. article, l’auteur envisage la question de plusieurs points de vue différents : répartition de réclairement, consommation des lampes,
- 3. Prix de mmiixT annuer. — En supposant les lampes en fonction depuis le coucher jusqu’au lever du soleil, la durée annuelle de fonctionnement est de 3 710 heures. Si l’on prend o, 1565 fr pour le prix de revient du kilowatt-heure à la
- frais d’entretien, avantages et inconvénients des systèmes actuels de distribution, etc. Ces divers côtés de la question sont, à vrai dire, examinés plutôt simultanément que successivement ; dans l’analyse que nous donnons ci-dessous, nous les séparons autant que possible dans le but de mieux faire ressortir les quelques données intéressantes que nous fournit l’auteur d’après les résultats d’essais faits à Croydon (Angleterre).
- i, Réiurtjtiox de l eolairemext. — La première condition à laquelle doit évidemment satisfaire tout système d’éclairage public est de donner un éclairement très uniforme, ne présentant pas, comme cela arrive' trop souvent, des espaces fortement éclairés séparés par-des espaces obscurs. Cette condition est malheureusement fort mal remplie par l’éclairage à arc nu et l’emploi do globes opalins s’est trouvé imposé.
- Cet emploi occasionne une pcrle.de lumière de 10 p. roo au minimum avec des-globes très clairs et pouvant atteindre 60 p. 100 avec beaucoup de globes en usage. Avec les lampes à arc enfermé, il est possible de n'ejnployer que des globes très clairs, le dépôt qui se forme peu a peu sur la surface interne du petit globe intérieur ne tardant pas à intercepter une notable quantité de lumière ; mais alors le défaut d’uniformité de l’éclairement est accentué après les nettoyages des globes.
- 2. CoxsojuMATjo^i des abcs. — T-o tableau suivant douije la puissance absorbée par quelques types de lampes d’usage courant pour l’éclairage des rues, d’après des essais faits à Croydon :
- 36
- o.;4
- 0.66
- 0,60
- station génératrice, la dépense annuelle s’élève a 202 fr pour une lampe de 45o watts, à 3o6 fr pour une de ôoo watts et à 36o fr pour une de 600 watts.
- ^lais ces chiffres ne tiennent pas compte des pertes dans les transformateurs et dans les câbles de distribution. Le rendement global étant d’environ qo p. 100 dans les distributions par cou-
- f) tel. Élect., t. XXI, p. 3i, 7 octobre 1899,
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- rants alternatifs et de 85 p. ioo dans les distributions par courants redressés, la dépense réelle sc trouve être de 278,5 fr pour la lainpc de 45o watts (courants alternatifs), de 36o fr pour celle de 55o watts (courants redressés) et de 4oi fr pour celle de 65o watts (courants alternatifs).
- 11 faut encore considérer la dépense du renouvellement des charbons. Pour la lampe a arc libre inscrite sous le n0 i dans le tableau précédent, et qui consomme près de 55o watts, il a fallu 70 m de charbons pleins et jo m de charbons à âme, ce qui correspond aune dépense de 4a, 3 fr. Pour la lampe à arc enfermé (n° 5), il a fallu 3i ni de charbons à âme, ce qui correspond à une dépense do ai,4° fr.
- Quant à la dépense résultant du remplacement des globes cassés, l’auteur l’évalue a2,4ofr par an.
- L’intérêt à 5 p. ioo et l’amortissement à 5 p. ioo augmentent la dépense annuelle de 84 fr environ par lampe, les frais d’installation étant en moyenne de 84o fr par lampe. Toutefois pour les lampes à courants redressés, il convient d'ajouter à cette dépense une somme de 16,80 fr par lampe pour tenir compte de l’augmentation des frais qui résultent de l’entretien et de l’amortissement de l’appareil redresseur de courant.
- En tenant compte de toutes ces dépenses et de quelques autres moins importantes qui ne sont pas mentionnées dans son article, M. Min-shall arrive aux dépenses totales suivantes :
- Lampe k are libre, courants redressés,
- 55o watts. . ........ . . . . .541,jo fr.
- 4. Systèmes de distriiujtion. — Courant continu. — Lu distribution à courant continu peut paraître préférable au premier abord, le rendement lumineux des lampes à courant continu étant supérieur à celui des lampes h courants alternatifs. En réalité, l’alimentation par courant continu d’un réseau d’éclairage public assez, important offre d’assez nombreux inconvénients, même dans une ville possédunt une usine à courant continu, pour qu’il y ait lieu à discus-
- Si, en effet, on veut utiliser un réseau de distribution a basse tension,, celle tension ne sera
- pas, en général, un multiple exact de la différence de potentiel nécessaire aux bornes de chaque lampe, et il faudra munir chaque série de lampes placée en dérivation sur les conducteurs du réseau d’une résistance de réglage absorbant en pure perte une quantité d’énergie qui n’est pas négligeable. Ainsi sur un réseau à 110 volts alimentant des lampes à arc libre de 10 ampères exigeant environ 45 volts, l’énergie consommée dans la résistance de réglage de chaque série de deux lampes serait de (110 — 45 X 2)10 = 200 watts, soit 100 watts par lampe ; l’emploi de lampes à arc enfermé sur un tel réseau serait encore plus onéreux car chaque lampe devrait être disposée eu dérivation sur le réseau et, comme une lampe de ce genre exige une différence de potentiel de 70 volts entre ses bornes, la consommation d’énergie dans la résistance de réglage d’une lampe de 5 ampères serait (110 — 70)5 = 200 watts. Sur des réseaux à tensiou plus élevée (9.20, 4oo, 4-5o volts) la consommation pourrait être dans certains cas rendue plus faible par un choix convenable du type de lampes, mais elle resterait encore importante
- L’emploi de lampes disposées en série par groupes de 40 à 5o sur des conducteurs présentant une différence de potentiel suffisamment élevée serait de beaucoup plus économique. Mais cette solution que l'auteur, à juste raison, considère comme celle qui devrait toujours être adoptée, exige l’emploi de génératrices el de canalisations spéciales. Or, les génératrices à courant continu à haut voltage pour éclairage ont, du moins c’est l’opinion do M. Minshaîl, un Irès mauvais rendement. D’autre part, les canalisations à haut voltage, qui en raison des dangers qu’elles créent ne peuvent être aériennes, sont dispendieuses. Ce 11e sont là évidemment que des inconvénients de peu d’importance par rapport aux avantages que présente le système lorsque le nombre de lampes à alimenter est suffisamment grand. Malheureusement, l’cclai-rage public par lampes à arc ne se développe généralement que. peu à peu ; au début, il n’est jamais suffisamment important pour justifier l’emploi de génératrices spéciales el lorsque son extension commence à justifier cet emploi, les dépenses faites antérieurement font que souvent la transformation du système d’alimentation n’est plus une solution économique.
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- Courants allennatifs ou redressés. — Dans l’hypothèse où la ville possède un réseau de distribution à courants alternatifs à haute tension, plusieurs procédés sont susceptibles d'être uppli-
- n-) Emploi de moteurs générateurs transformant les courants alternatils de haute tension en courant continu <1 haute tension pour l’alimentation eu série, les coimnutatrices étant placées soit à la station centrale, soit dans des sous-stations.
- b) Emploi de redresseurs transformant les courants alternatils de haute tension en courants redressés à haute tension alimentant les ares en
- e) Alimentation de lampes à arc alternatif, enfermé on libre, disposées isolément en parai-lèles sur les conducteurs de distribution à basse tension partant soit de la station centrale, soit des sous-slations.
- d) Alimentation de lampes à arc alternatif dîs-posées en série sur les conducteurs du réseau à basse tension.
- • e) Emploi de transformateurs spéciaux disposés dans des sous-stations et alimentant un certain nombre de lampes en série.
- Suivant M. MinsbalJ, le premier procédé est le moins économique par suite do la double perte due à l’emploi (l’uu moteur générateur. En outre, si les moteurs générateurs doivent être placés dans une sous-stalion, leur surveillance augmente encore considérablement les dépenses d’exploitation.
- Le second procédé est celui que l’on emploie le plus couramment en Angleterre. Les redresseurs de courants ont cependant mauvaise réputation, mais l’auteur estime que cette réputation est imméritée et que la conduite de ccs appareils ne présente pas, pour un ingénieur habile, plus de difficultés que celle d’une dynamo génératrice. Quant aux lampes, elles fonctionnent fort bien avec ce système : leur rendement lumineux est très bon, la distribution de la lumière est pratiquement aussi avantageuse qu’avec un couraut continu, leur réglage se fait avec facilité.
- Le troisième procédé est aussi très employé, les lampes adoptées étant le plus souvent du tvpe a arc enfermé. La réduction de la tension du réseau àla valeur qui convient, pour l’alimentation d’une lampe s’effectue soit au moyen d’un
- transformateur réducteur, soit au moyen d’une bobine de self-induction, soit enfin par la com-bûiaison de ces deux appareils. Un petit inconvénient du procédé est d’exiger, pour ces appareils ainsi que pour l’interrupteur, un emplacement qu’on ne peut loujours facilement trouver dans le support do la lampe elle-même. A. ce propos, l’auteur signale une nouvelle lampe qui commence à se répandre en Angleterre, la lampe Lewis : la bobine de réaction et le transformateur sont logés dans la lampe elle-même, sans que le poids elles dimensions de celle-ci soient exagérées, et dans les derniers modèles on a pu supprimer sans inconvénient la bobine de self-induction.
- On objecte à ce procédé qu’il exige une dépense eu cuivre beaucoup plus grande que les procédés dans lesquels on dispose en série un nombre de lampes plus où moins grand. M. Minshall reconnaît que dans les villes où il n’existe pas de réseau de distribution à basse tension le système en série est certainement le plus économique, mais il est d’avis que, s’il existe un réseau do distribution, le procédé consistant à mettre chaque lampe isolée en dérivation sur ce réseau est aussi économique, même s’il est. nécessaire d’établir des canalisations spéciales pour l’alimentation des arcs ; il suffit pour cela que les points d’alimentation ne soient pas trop éloignés, ne soient pas distants de plus de 1 9.00 à 1 3oo m par exemple, et surtout de ne pas prendre, sous prétexte de réduire les perles en ligne par effet Joule, des conducteurs de dérivation de trop grande section (J).
- (!) A l'appui de cette opinion, M. Minshall donne les
- Dans cette ville les arcs soûl espacés d’environ 54 m (60 yards) ; ils consomment 55o watts s'ils sont alimentés par des courants redressés, 65o s’ils reçoivent des courants alternatifs : le réseau de distribution esd à
- éteindre les unes à minuit tandis que les autres restent en fonction toute la nuit, deux lampes consécutives alimentées par vn même circuit sont distantes de 54X2 = 108 ni (120 yards). Les câbles qui amènent le courant aux lampes sout du type 7-1C c’esl-à-dirc formés de 7 fil s du n° t6 de la Legal Standard (lauge, nu-
- câbles ont une section de 1.4,73 mniL La différence de potentiel entre l’origiue des câbles et la lampe la plus éloignée ne dépasse pas 46 volts, bien que les lampes
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- points du d'un certain nombre de lampes.
- A propos de l’un et l’autre procédé, on j se poser celle question : convient-il d'iusla
- spéciales pour l’éclairage public, : étant réparties par moitié sur l’une et l’autre de
- lampes de l’éclairage public sur le réseau d’éclairage privé offre, en effet, l'inconvénient d’exiger un employé pour l’allumage et l’extinctioii et en outre l'obligation d’allumer les premières lampes avanl l’heure et d'éteindre les dernières après l’heure fixée par la municipalité ; ces deux causes occasionnent des dépenses plus élevées que l’intérêt et l’amortissement du capital engagé dans la pose d’un câble spécial et des fils pilotes per-
- •1 plus faible entre les bornes de leurs transes câbles alimentant un même groupe de lampes csïde !» X 108 x-*= 1080 m el la chute de voilage est de
- s de ces câbles. Quant h l’emploi de s, il est avantageux . une lampe sur deux ins tous les cas il donne une plus grande sécurité d’exploitation, un accident sur un câble n’entraîuant pas l’extinction de toutes les lampes d’une rue (*)•
- Le. dernier procédé, consistant;» alimenter des
- circuit i
- peuvent être largement compensés par lagede diminuer l’importance de lacanali Il est quelquefois employé en Angleterre, en particulier a Jlammersmith. Dans cette dernière ville, les lampes sont à arc libre; elles l'onction-
- ment 4°o watts; chacune d’elles est munie d’une
- ment mise en circuit a la place de la lampe quand celle-ci cesse de fonctionner. Les lampes
- » eu Angleterre ;
- 5. Coxclusions. — Après quelques mots sur l’éclairage par lampes électriques à incandescence, qu'il reconnaît incapable de lutter éeono-
- au gaz, M. Minshall termine par deux vœux : i° Au point de vue économique, il serait dési-
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- râble que l’importance qu’est appelé a prendre dans une ville l'éclairage public par arc puisse être prévue au moment de l’établissement du réseau d’éclairage privé. Il serait alors possible de placer simultanément dans une même tranchée les canalisations séparées pour l’un et l’autre éclairage ce qui diminuerait le capital de premier établissement, les frais de tranchée et de pose étant plusieurs fois plus grands que le prix d’achat d’uu câble de même longueur ; le publie y trouverait aussi satisfaction, la gêne apportée à la circulation par la pose des canalisations, ne se renouvelant pas;
- 2° Au point de vue de l’uniformité de l’éclairement, il conviendrait de rechercher une lampe de faible intensité lumineuse, ayant néanmoins un bon rendement et dont le prix serait assez bas pour qu’il soit possible de multiplier le nombre de ces lampes.
- DIVERS
- Sur le frottement interne des liquides isolants dans un champ électrique constant, par G. Fâcher et L. Finazzi. // Xuovo Cimento, t. XI, p. 290, avril 19UO.
- Les résultats relatifs à l'influence d’un champ électrique constant sur le frottement interne d’un diélectrique sont contradictoires. Kœnig (*) dit qu’il n’y a pas d’action, tandis que Duff (2) trouve pour l’huile de ricin et la glycérine une augmentation et pour l'huile de vaseline une diminution. Quincke (s) conclut à une augmentation de viscosité proportionnelle à l’intensité du champ et à la constante diélectrique du liquide.
- L’auteur emploie comme Kœnig la méthode de passage à travers des tubes capillaires. Le liquide traverse l’intervalle annulaire très étroit de deux tubes concentriques formant les armatures d’un condensateur. Les expériences ont porté sur l’eau distillée, l'alcool, l'éther, le benzol, l’essence de térébenthine et le sulfure de carbone.
- Fâcher et Finazzi concluent delà que les liquides diélectriques soumis à l’action d’un
- (>) Kœnig. JVied. Arm., t. XXV, p. G18, i885.
- (2) Duff. The Physical Review, p. *3, 38, 1896.
- (q Quincke. JVied. Ann., t. LXII, p. 1, 1897. Voir aussi les objections formulées dans JVied. Ann., t. I.XV, p. 635, 1898.
- champ électrique n’éprouvent aucune variation sensible de leur viscosité. G. G.
- Détermination du point neutre d’un élément thermoèlectrique, par M. A. Abt. Prudes Ann, t. III, p, 320-328, octobre 1900.
- L’une des soudures de l’élément est enfoncée dans une barre d’acier rectangulaire : sur la face perpendiculaire se trouve le thermomètre plongé dans un trou rempli de limaille. Ou chauffe l’extrémité de la barre et on mesure l’intensité du courant obtenu. On note les températures des deux soudures ti et t3 au moment où le courant est nul. Le point neutre T est donné par
- L’expérience est facile à réaliser même dans un cours. M. L.
- Extinction de l’électroluminescence d’un gaz par une élévation de température par J. Stark, Prude s Ann., t. III,p. 243-247, octobre 1900.
- Dans des expériences où toutes les précautions étaient prises pour éliminer les décharges accessoires, M. Stark a constaté encore que l’élévation de température d’une région de la décharge, faisait disparaître l’électroluminescence du gaz. Il faut donc attribuer cette extinction à l’action de la température ou à une propriété de la décharge elle-même.
- Dans une décharge ordinaire, une région lumineuse correspond à un maximum relatif, une région obscure à un minimum relatif de la chute de potentiel. Or l’élévation d’une température dans une région lumineuse abaisse la chute de potentiel. Si on admet que le gaz a un minimum relatif de luminescence là où la chute de potentiel a un minimum relatif, on s’explique ainsi aisément le phénomène signalé. M. L.
- Sur la dilatation d’un diélectrique dans un champ électrique, par Louis T. More, Phitusophical
- La dilatation d’un diélectrique dan* un champ électrostatique a fait l’objet de nombreuses études car elle a été regardée comme une preuve expérimentale de la théorie de Faraday et Maxwell. Parmi ces recherches on peut citer notamment celles de Fontana (Volta, Lettere Inédite di Volta, Pesaro, p. i5 ; 1884)1 Govi (Nuovo Cimento XXI, XXII, p. 18-26 ; C. R.,
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- LXXXVII, p. 857), üutf.r (C. R. LXXXVII, pp. 828, 10.I6; LXXXVII, p. ip.6o),Righi (C. R. LXXXVIII, p. 12621, Qcincke [Wied. Ann.. X, p. 161, 374, 5i3 ; XIXV p. 545, 705; XXVIII, p. 529, 700; XXXII, p. 5.îo) et W. C. Rœntgen, [Wied. Ann., XI, p. 786). Leur conclusion, à part quelques contradictions, est que la plupart des liquides et le verre se dilatent quand ils sont soumis à une pression électrostatique et que le verre se dilate dans une direction normale aux lignes d’induction (lignes de flux d’induction). Ces variations de volume sont trop considérables pour pouvoir être expliquées autrement que par une nouvelle et particulière propriété de l’électricité. La plupart des auteurs ont adopté ces résultats ; par exemple J. 3. Thomson [Applications nf Dynamics lo Phy-sics and Chemistry, p. 5a et passim) et IL Poin-caoé (Electricité et Optique, chapitre xiii), et ils ont été considérés comme une confirmation expérimentale de la théorie de Faraday. Rœntgen en discutant les résultats obtenus par des recherches antérieures aux siennes, et en se basant sur ses propres recherches expérimentales, croit au contraire que ces changements de volume sont dus à la compression électrique des électrodes et à l’effet calorifique qui accompagne la charge électrique. Ceci est confirmé, du moins partiellement, par le fait que presque dans tous les cas étudiés il y a un changement subit de potentiel à la surface du diélectrique ; ce qui nécessiterait l’action de charges libres sur la surface du verre ou du liquide et l’attraction de ces charges produirait un changement de volume.
- L’auteur, M. More, se propose dans ce mémoire d’élucider la question, en se mettant à l’abri de toute critique. Et d’abord, en ce qui concerne le changement de température, son action sur le diélectrique est plus lente que les déformations électriques ; ces actions peuvent donc être séparées. — En ce qui concerne les charges libres ou apparentes à la surface du diélectrique, l’auteur les élimine en interposant entre le diélectrique solide et les électrodes un isolant liquide de même capacité inductive spécifique que le diélectrique solide. Son appareil est constitué de deux tubes en laiton, concentriques, entre lesquels on peut interposer un troisième tube en verre ; l'espace annulaire de part et d’autre du tube en verre était rempli avec un isolant liquide approprié. La variation
- de longueur du tube de verre est accusée par le déplacement d’une image lumineuse réfléchie sur un petit miroir de laiton solidaire avec le tube de verre et amplifié par un système de leviers optiques. Le tube intérieur (en laiton) est. relié au sol ainsi que le miroir ; le tube extérieur (en laiton) est en communication avec une machine électrostatique qui peut donner plus de 20 cm d’étincelle ; pour éviter toute attraction qui pourrait s’exercer entre le tube extérieur chargé et le miroir, on dispose au-dessus du miroir un écran de carton couvert de papier d’étain et relié au sol.
- Une échelle verticale donne, au moyen de leviers optiques, les déplacements du miroir ; chaque division de cette échelle correspond à un allongement du tube de de millimètre, et comme ces divisions sont observées dans la lunette a micromètre d’un cathétomètre, chaque division du micromètre correspond à un changement de longueur du tube égal à i,5 X io-* mm; on peut en outre avoir facilement le quart d’une division du micromètre.
- Après une détermination de l’clasticité du tube de verre qui renseignait Fauteur sur la sensibilité de son appreil, on remplissait les espaces annulaires de part et d’autre du lube en verre avec un isolant liquide et on mettait ensuite le tube de laiton extérieur en communication avec la machine électrostatique.
- Dans aucun cas ou n’a pu observer le moindre déplacement du miroir, interprète de l’allongement du tube.
- Les recherches de Righi et de Quincke exigent au contraire un allongement correspondant au moins à 10 divisions. — Righi, avec ses tubes de verre obtenait un allongement de ~— de millimètre.
- D’après lui, l’allongement Si serait proportionnel a
- d
- d'après Quineke il serait proportionnel à 1 cf2 ^ *
- Donc d’après Righi on s’attendrait à avoir un allongement de
- 0,002 X 0,45 X -^r =3,6X10-* mm
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- de potentiel
- que les
- Quiiicko par Govi. L’(
- l’obtint, pas
- Rœntgen ré-
- pas de diélectriques qui
- plus Inuit que Dut<
- : tentiel, est
- pur Higlii, Govi, Dater, et
- Quineke?—C’est que leurs appareils
- et que les
- qu’il 11 esl pus pro-
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- formule de Maxwell, car la grande sensibilité de l’appareil dont s’est servi l’auteur aurait pu la mettre en évidence d’une manière excessivement
- La tension dans l’élher exprimée par la formule de Maxwell est-elle donc effectivement accompagnée d'une déformation mécanique du diélectrique chargé ?— Les expériences de l’auteur ne semblent, pas le vérifier. D’autre part, le phénomène de Kerr (double réfraction d’un diélectrique fortement électrisé! ne permet pas non plus d’al'lîrnicr l’existence de cette action mutuelle,. Le phénomène de Kerr peut, en effet, être positif ou négatif ; quelques diélectriques, parmi lesquels leverre, produisent un effet, équivalant à une compression mécanique ; d’autres, comme la résine par exemple, produisent un effet équivalent à une dilatation \ou traction) mécanique. Or, la formule de Maxwell exige dans tous les cas une tension.
- Mais admettons même qu’on puisse expliquer le phénomène de Kerr par une, compression mécanique produite par les électrodes chargées. Le calcul suivant démontre que cette déformation n’est pas suffisante pour produire les change-
- ments de longueur observés (normaux aux électrodes].
- Soient
- V = 2 cm d’étincelle = i3o C. G. S. à = n,2:3 en.
- K = 5
- et le changement de longueur le long des lignes de force est égal à
- F d e o ,>,•> , _
- -ÿ- X -g- = X nue X — X IO’1 = 4,:> X io_s cm
- le changement de longueur normal aux lignes de force est égal à
- Les lul.es employés par l’auteur ayant 5y cm de longueur, subiraient donc dans ces conditions un allongement de. 6.3 x tofi mm; ce qui correspondrait;» moins d'une demi-division du micromètre et l'évaluation d’un pareil déplacement est illusoire. Eugène Nbculcéa..
- S O CIÉ T K S S A VA N T B S K T I B C R N f Q U F, S
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS
- Séance du lundi 16 décembre.
- M. Armagnat indique la disposition de quelques phaseniètres présentés à l’Exposition. Il rappelle que les instruments rangés sous ce nom mesurent en réalité des grandeurs très différentes.
- Dans l’hypothèse du courant alternatil sinusoïdal, la différence de phase entre doux courants de même période, ou entre la force électromotrice et l’intensité du même courant, est susceptible d’une définition mathématique claire et simple; sa connaissance est importante, particulièrement dans l’expression de la puissance
- Dans ce cas, on conçoit facilement le rôle et l’utilité d’un phasemètre donnant directement ?.
- En pratique, le courant sinusoïdal est assez
- rare et ou trouve souvent des formes de courant très complexes; mieux encore, on sait que le courant et la force éleetromotrice qui l’a engendré n’ont pas toujours la même forme, il en résulte que la différence de phase n’a plus un sens mathématique clair.
- Cependant, en pratique, la puissance développée n’est pas toujours égale au produit des volts efficaces par les ampères efficaces, il faut multiplier ce produit par un facteur, toujours plus petit que 1 unité, pour obtenir la valeur vraie de la puissance :
- P = KB(r],ffK;
- ce coefficient K, variable selon les circonstances, s’appelle le facteur de puissance ; c’est l’équivalent de cos ç, avec; plus de généralité, et abstraction laite de toute hypothèse sur la forme du courant.
- Enfin une troisième solution peut être envisagée : elle consiste à remplacer l’intensité
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- réelle par deux composantes : l’une en phase avec lu force électromotrice, a pour valeur J cos o, l’autre, en quadrature avec la première, a pour valeur. I sin ç ;. cette dernière est ce que l’on appelle souvent le courant dèwattc, pour exprimer qu'il ne produit pas d'énergie, la valeur moyenne de El sin » étant toujours nulle.
- 11 n’existe pas actuellement d'appareils donnant le facteur de puissance, par une simple lecture, mais cette détermination peut se faire assez exactement en comparant le produit des indications d’un voltmètre et d’un ampèremètre alternatifs avec la mesure de P donnée par un bon: wattmètrc.
- Tous les appareils proposés, exacts pour le courant sinusoïdal, sont sujets à caution pour les courants industriels ; ils peuvent, pour un même courant, donner des indications exactes pour une certaine valeur de K, fausses pour d’autres.
- Les phasemètres proprement dits étaient, à l’Exposition, ceux de Siemens et llalske, de Ricardo Arno (‘) et de Hartmann et Braun (2). L'appareil de l’Allgemeine était un ampèremètre donnant I sin o (s).
- Le phasemètre de Siemens est composé de deux bobines enchevêtrées l’une dans l’autre et reliées à 90°; elles sont parcourues par un des courants à étudier. Un équipage mobile, sorte de réduction de la cage d’écureuil des moteurs d’induction, mais sans fer, est suspendu par un 111 métallique au centre des bobines. Sousl’action du champ tournant créé par les deux bobines, l'équipage est soumis à un couple, proportionnel à IL sin », dont, la grandeur est indiquée par la déviation observée au miroir. Cet appareil est destiné aux recherches de laboratoire, il permet de mesurer des valeurs de <2 très petites : de quelques secondes d’arc à ion environ.
- M. Mascart insiste sur l'intérêt que présentent les phasemèlres ; il regrette que les appareils exposés n’aient pas été plus nombreux, et demande que M. Armagnat décrive, dans son
- (•) Êcl. Élect., I. XII, p.-5ao, t. XXI, p. 226 ; phasemètre des tangentes ; Écl. Élect., t. XXII, p. 379; phasemètre pour courants triphasés.
- (a) Éci. Élect., t. XXV, p. 339, i<" décembre 1900.
- ,f>) Écl. Élect., t. XXV, p. 3fo, ier décembre 1900.
- mémoire, les différents types d’appareils inventés, ce qui re/idra de réels services aux chercheurs.
- M. Guénée expose les applications industrielles de rèlectro-aimant et décrit les différents types d’électro-aimants qu’il a construits, en collaboration avec M. Bouchet, en vue de ces applications industrielles.
- On a, jusqu’à présent, construit fort peu d’électro-aimants puissants. On se heurtait à la difficulté d’obtenir de grandes courses et, d’un autre côté, l’effort, au début de l’attraction, était minimum, tandis qu’on exige, en général, un effort maximum au démarrage.
- Les électro-aimants que décrit M. Guénée permettent d’obtenir des efforts de traction considérables, constants sur toute la longueur de la course qui peut atteindre 3o à 4o cent., ou bien, au contraire, présentant un maximum bien caractérisé au début ou à la fin de la course. Ces résultats ont été obtenus au moyen d’électro-aimants cuirassés dans lesquels l’épanouissement polaire et l’armature ont reçu des formes particulières, déduites d’une théorie mathématique que l’auteur développe longuement au tableau. Cette théorie, dans son ensemble, ne paraît pas différer sensiblement de la théorie connue de l’électro-aimunl ; elle considère principalement l’effort statique.
- Les différents modèles d’électro-aimants présentés seront, décrits prochainement dans L'Eclairage Electrique avec figures à l'appui.
- M. Arxotjx fait observer qu’il serait intéressant de savoir quelle est la variation de l’effo-rt d’attraction exercé sur l’armature lorsque celle-ci est libre de se mouvoir. On pourrait, dans ce but, adopter une méthode analogue à celle que M. le général Sebert a employée dans ses études de balistique ; il suffirait de monter l’armature de telle façon qu’elle soit libre de se mouvoir sans aucune autre résistance que l’inertie de sa masse; un diapason, monté sur cette armature, tracerait sur un papier enfumé une série de sinusoïdes. On connaîtrait ainsi la vitesse en chaque point de la course et, de l’accélération observée, on pourrait déduire l’effort. G. P.
- Le Géi
- : G. NAUD.
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- i 29 Décembre 1900.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au College, de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut.— D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures. Professeur à là Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au College Rolliii.
- L'EXPOSITION UNIVERSELLE
- ACCUMULATEURS 1>E LA « CHLORIDE E LECTIIICAL STOUAGE SYNDICAT!! LIMITED»
- The Chloritle Elcctrical Storage Syndicale Limited expose un certain nombre d'éléments différents qu'elle.fabrique dans son usine de Manchester.
- Plaques. — La plaque positive semblable pour tous les types d’éléments, les dimensions seules étant variables, est représentée ici par la figure r, qui se rapporte à mm plaque ayant comme dimensions extérieures -. hauteur, a52 mm, queue non comprise, largeur, a35 mm. C’est un quadrillage eu plomb antimonieiix roulé sous pression, afin d’obtenir un métal plus homogène. Ce quadrillage coulé présente une série de trous de section circulaire et de forme troneonique, la petite base étant au milieu de la plaque, ce qui permet le démoulage. C’est dans ces trous qu'on vient loger le plomb actif ; celui-ci est constitué delà façon suivante : de longues bandes en plomb doux ayant comme largeur l’épaisseur de la plaque, soit environ 8 mm, sont laminées par des machines spéciales qui produisent sur un côté du ruban des côtes à section triangulaire et. le découpent ensuite de longueur convenable.
- Après cette opération désignée sous le nom de « gimping », les bandes sont enroulées en forme de spirale (rosette), puis introduites à la main dans les trous du quadrillage. Quand les plaques sont remplies, on les comprime à la presse hydraulique ; celle compression complote mécaniquement la fixation des rosettes. Les figures i, a et 3 montrent un ruban et une rosette.
- Les plaques ainsi fabriquées, montées comme positives en regard de plaques de plomb servant d’électrodes négatives d’atelier, sont formées éleetrochimiquement et sortent de celle opération recouvertes d’une couche mince el adhérente de peroxyde cristallin.
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV. — N° 52.
- Comme on le voit, cette plaque positive appartient au genre Planté.
- En modifiant convenablement le rapport entre le poids de plomb doux et le poids total de la plaque, on peut faire varier la capacité spéeilique de la plaque et en faire à volonté une plaque à poste fixe ou une plaque de traction. Dans le premier cas, ce rapport atteint environ uo p. roo ; il est ordinairement égal à 58 p. ioo environ dans le second cas. C’est ce qu’on peut'déduire du tableau comparatif suivant.
- mm*
- iw#mw
- i vws&e»
- mm»
- La plaque négative est du type à pastilles de chlorure de plomb. C'est la plaque bien nnue de la Société pour le travail électrique des Métaux. La forme seule de la pas Lille est ici un peu différente. La figure 4 qui se
- _______________ rapporte à une plaque négative de 272 mm de
- ------ hauteur (queue non comprise) et de a35 mm
- de largeur est composée, comme ou le voit, de pastilles hexagonales perforées chacune de deux petits trous qui assurent la circulation de l'électrolyte et empêchent les gonflements de matière. Le chlorure de plomb est fabriqué à l'usine par précipitation ; après séchage il est in troduil. dans des grands creusets, mélangé à du chlorure de zinc. Le mélange fondu est alors coulé ou pasLilles et ces pastilles sont disposées ensuite à la main dans un moule à plaques, Le plomb antimonieux coulé dans ce moule sertit toutes les pastilles dont tous les cotés sont en biseau. Pour la réduction, les plaques sont mises en contact avec des plaques de zinc eL les pastilles de
- p.g i ___plaqua posiiivc chlorure de plomb sont transformées en
- pastilles de plomb spongieux.
- En faisant varier les proportions relatives de plomb spongieux et île quadrillage, on peut, ire varier la capacité spécifique. Le tableau suivanL permet de comparer à co point de vue s plaques négatives à poste fixe et de traction.
- Le rapport entre le poids de plomb spong ms le premier cas et 0,472 dans le second.
- : le poids total de la plaque atteint o,/[35
- ensions desplaqm Poids en kg.
- Éléments. — Pour les éléments à poste fixe, le montage des plaques s'effectue dans des bacs en verre pour les petits éléments et, pour les gros, dans des bacs en bois doublé de plomb ou encore en plomb massif.
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- REVUE D’ELECTRICITE
- Los plaques sont suspendues par les crochets qu’elles portent à la partie supérieure (fig. r et 4) sur deux dalles de verre qui sont fixées en lias dans
- les rainures d’un châssis en bois reposant au fond du bac et rote- /\/\/\/\/\/\/\ nues en haut par les crochets de forme spéciale des négatives (voir lig. 4;• L'écartement des plaques est assuré par des tubes de verre
- possédant une tète aplatie qui. repose sur Ja partie supérieure des plaques. La figure 5 donne une vue d’ensemble do l’élément type RG " pour éclairage. Les plaques sont soudées à deux barrcLtes massives en plomb qui portent les queues de prise de courant.
- Pour les éléments de traction, ou transportables, le montage s’eiTecLue dans des bacs d’ébonitc.
- Fig. 3. D'après les constructeurs, les plaques positives de ce type, en service
- notamment sur les tramways de Birmingham, seraient capables de donner un parcours ch; 4° °oo kilomètres-voitures sans renouvellement.
- Dans Je tableau I ci-dessous, nous avons résumé les principales valeurs caractéristiques de deux éléments du type à poste fixe.
- i
- Fig. 4 - -- Plaque négative
- Le tableau II se rapporte à un élément spécialement employé pour la propulsion des bateaux de plaisance.
- Dimensions \ .haut- C" mîn-
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- T. XXV.— N° 52.
- Nombre de plaques
- Nature du Vac............................
- Dimensions extérieures ^ hauteur,
- Nombre de plaques...................
- Poids total de l’élément, en kg . . .
- , 9 heures
- Capacilcs l 6 o
- aux différents régimes i î »
- o (2 + et 3 -j
- i6,33
- Rapportée» au kilogramme (le poids total, les capacités massiques sont donc les vantes i
- 2,45
- Los différences de potentiel minima étant : i ,85 volt, pour la décharge « ,So volt, pour celle en 6 heures, t,-5 volt et i,65 volt, pour les décharges et heure.
- J. Reyval.
- i 9 heures, 3 heures et
- REPRÉSENTATION GRAPHIQUE DES VARIABLES EFFICACES
- DES COURANTS ALTERNATIFS EN FONCTION DES COURBES PÉRIODIQUES
- La variable efficace Xen d'un courant alternatif de période T étant liée à la variable réelle r la relation
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- la remarque suivante permet, dans beaucoup de cas, de calculer facilement et exactement la variable efficace en fonction de la valeur maximum XniBX de la variable réelle quand la courbe périodique X —: f[t) est connue graphiquement. Elle fournit, do l’intégrale f‘ * 1 X* dt, un mode de représentation susceptible, croyons-nuus, d’ètre fréquemment
- utilisé.
- Cette intégrale représente en effet le double du volume prismatique ou cylindrique ayant, pour génératrices, des droites perpendiculaires au plan de. la courbe X - -f {t), pour directrice, cette courbe, et limité, d’une part, à un plan passant par Taxe OT et incliné à 45° sur le planXOT, d’autre part à deux j pendiculaires à OT eL distants d’une longu à la période T.
- égale
- L'élément différentiel M.\L M'YL' de ce volume compris entre deux plans perpendiculaires à OT et distants de la longueur MM' = dt a en effet pour expression ~ ML X LN X MM' = — X- <lt et le volume total défini comme il vient d’être dit a bien pour valeur ~ f X2 dt.
- I. Courants sinusoïdaux. — Considérons en particulier la sinusoïde OABCT (fig. 1) définie par la relation X — Xm.„. sin —tjt- t.
- L'intégrale f X?dt correspondante peut être représentée par le volume OAA'BGO'T et il en serait de môme dans le cas où la courbe périodique serait delà forme X = Xmaï.
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- Comparons le volume OAA'B à celui du prisme OKF13GH (*} de hauteur OB = — et de base OEF=—A. X2max L’élérneut différentiel MXLM'X'L' du premier a pour expression X'2max. sin2 l’élément différentiel MPQM'P'Q' du second -^-X?maxdt-, il en résulte que
- l’élément différentiel LNPQL'.YP'Q' du volume OEFAA'BGII a pour expressionX2max — sin3 tj dt= -A X2niai cos2 ^ tdt et que le volume OA A'B est égal à la moitié du
- prisme OEFBGïI dont Fexpression est — T X X2m.,x.
- Donc lorsque X = Xmax sin ^ t ou XIn„ cos t l’intégrale j X'3 dt a pour valeur ~ T X^,^ et XcS. =
- :riablc réelle est la somme
- IL Couvants ondulés. — Dans le une quantité constante et d’une va
- d’un courant ondulé la • île alternative,
- par exemple dans le c On voit de suite;,
- x = xl + x, 5iu — ni ondulé sinusoïdal.
- 2, que, dans
- driques AHlBee et FGIEde sont équivalents. Il en résulte que le volume OAHIGFTBCDE, représentant l’intégrale ~ j X*dt (Tig. a), etla somme des volumes OABTEF et BCce^ED. représentant respectivement l’intégrale J* X2dt pour le courant continu et pour le courant alternatif, sont équivalents.
- On en déduit immédiatement la relation connue :
- XV(ondUlc^X*(«Km
- lit).
- G La
- de F
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- On voit en outre qu’il suffit, pour que cette relation subsiste quelle que soit la forme du eourant alternatif, que, dans retendue d’une période, les k dents .» de sa courbe périodique situées de part et d’autre de l’axe de comparaison présentent des surfaces équivalentes.
- III. Courants dont la fonction périodique, es-, représentée par une série de « dents » trapézoïdales et alternées par demi-période.— SoitABCD (fig. 3) l’une de ces dents ; le volume qui représente l’inlégrale Ç X2 dt n’est autre que le quadruple du tronc de prisme ABCDEF égal lui-même à la somme des volumes des deux pyramides ABEF et FABC.
- Si représentent les longueurs Al), BC en fonction delà période, Xmai la hauteur
- du trapèze ABC!) ainsi que la hauteur FC de la seconde de ces deux pyramides, le volume du tronc de prisme aura pour expression
- L’intensité efficace du courant sera donnée pai- la relation.
- En particulier
- Si m = n = *, (fig. 4)Xt/f=Xmai
- Si „« = ,, n— 4, (Kg. 5) X,„ = yix„r„ l/s
- Si .» = ,»=» (fig- »)X, = ^.
- En pratique la courbe X = f(t) n’affectera jamais des formes géométriques aussi simples que celles que nous venons de considérer ; son tracé comportera au contraire des « arrondis » plus ou moins prononcés (fig. 7).
- Le calcul de l’intégrale J X?dt peut encore s’effectuer exactement lorsque ces arrondis peuvent être assimilés à des portions de circonférences de rayons et d’ouvertures angulaires connus.
- Le volume total dont elle représente le double de l’expression pourra toujours en effet se décomposer en une somme de volumes partiels dont les expressions en fonction de leurs éléments linéaires sont généralement connues sauf, peut-être, pour les portions de cylindres ayant pour périmètre de base un arrondi et deux droites menées parles extrémités de l’arrondi, l’un parallèlement, l’autre perpendiculairement à l’axe de comparaison, et dont les génératrices seraient limitées à un plan passant parla première de ces droites et incliné à 4^° sur le plan de base.
- Une intégration simple conduit à l’expression du volume de ces éléments cylindriques. Cette expression diffère, bien entendu, suivant que la concavité de l’arrondi est tournée ou non vers l’axe de comparaison. Nous indiquerons seulement le résolut de cette intégra-
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- i° Soit ABCD (fig. 8) l'élément cylindrique considéré, r. le rayon do l'arrondi. /= arc BC, son ouverture*, et a la longueur oA. Le volume v — ADCD a pour expression :
- a°le volume sion :
- Aie l’élément BCDK (ilg. y)
- icavité inverse du précédent, a pour expres-
- En exprimant toutes les longueurs qui définissent les volumes partiels, dont le total
- forme le volume V représentantl’intégrale J X.2df, en fonctidn de la période T et
- do la va2’iable maximum Xina, co volume pourra toujours sc mettre sous la forme V = TX>wix?(U»..,)
- la fonction s ne dépeudanl. que de la forme géométrique des dents de la courbe périodique X ~ f (t) cl les quantités numériques f, ///., «... de leurs proportions évaluées par rapport à la période et à la valeur maximum de la variable.
- E. Biusse.
- V PKOPOS 1)E LA Kl FTP PE DE l/!SOIA_\T
- DES CAEbES CONCENTRIQUES
- , Le résumé du travail de M.Kapp sur les décharges dues aux effets de capacité daus les distributions à câbles concentriques, paru récemment dans ce journal ’b, nous a donné l’idée de publier quelques mots sur la question dans le but de montrer, parla méthode graphique, qu’un calcul très simple s'applique à la détermination de la tension maximum entre le conducteur extérieur et la terre et que l'emploi du graphique peut être facilement généralisé pour le tracé des courbes de tension.
- Xous forons l'étude d'un circuit à self-induction et capacité dans deux cas particuliers : le premier avec source de force éleetromotriee cl. self constantes, capacité variable; le
- f) lie!, thict., t. XXIII, ]). Ç)t, 51 avril 1900.
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- second donné par le secondaire d’un transformateur en court-circuit sur une capacité constante, le primaire étant alimenté sous tension constante. Puis, nous indiquerons l’application de ces cas à l’étude des effets de capacité traites par AI. Kapp.
- A. — Cas particuliers de fonctionnement d'un circuit à courant alternatif possédant de la self-induction et de la capacité.
- Soit (fig. 1) le circuit abede composé de la génératrice ab, d’une capacité <:d et d’une self de. OA (tig. 1) est la force, électromotrice aux bornes de la génératrice ou force électromoL#ice appliquée, AB la force cleclromotrice de capacité ou —BC la force clcctromotrice de self-induction ou 10LI et OG la force électromotrice effective ou RI, R étant la résistance ohmique du circuit bedea. On sait que le courant est donné par la relation :
- Trois voltmètres placés comme l’indique la figure r ou un seul voltmètre relié successivement aux différents points peuvent mesurer les forces cleelromotriccs OA = E. AU = Ee et BC = E,.
- Le cas général étant résumé, voyons la modification des valeurs relatives capable de produire, entre les bornes e et d, d et c, des différences de potentiel supérieures à celle OA créée par la génératrice, et pour laquelle le roseau est sensé calculé. Celte
- modification correspond à une faible résistance ohmique.de la self et à une self et une capacité appropriées. Les figures 3 et 4 représentent alors les valeurs de forces électromotrices à une certaine échelle. On y voit que les différences de potentiel AB et BC peuvent être beaucoup plus fortes que OA et mettre les canalisations en danger. Comme on le voit aussi, le courant peut être en retard ou en avance sur la force électroniotrice appliquée OA, selon les circonstances.
- Les tracés 3 et 4 ne correspondent pas, cependant, à la réalité des faits, parce qu’il n’y est pas-tenu compte des pertes par hystérésis et courants de Foucault dans la self. On sait comment on peut tenir compte de ces pertes et quelles sont les conséquences qui en résultent.
- Soient Ob = l (fig. 5) le courant total (à vide, pour un
- transformateur) ; O a = 1^ le
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- avec ce dernier est le n phase.
- I et la fore
- électromo-
- rant de magnétisation de la self, produisant le flux «ï> en pha; courant déwaLté ou en quadrature ; Od = I., le courant watté 01 La force électromotrice de self wLI.* est. en retard de go° \ triee de capacité en avance de go° sur le courant total 1.
- Admettons que la force électromotrice de la génératrice oi On voit que le tracé exact des forces électromotrices du (
- ! et BC respectivement perpendiculaires à Où et Oa ou à I et I.t.
- Pour I et I* donnés, BC estimposé et il y a deux solutions qui sont OABCO et OA'BCO et qui répondent à deux capacités différentes correspondant à
- AB =
- )A est constante, cuit est OABCO ;
- transformateu daire d'i
- que, dans l’application de ce qui pr ; (le circuit de self étant le primaire i
- cède le set
- transformateur}, OC = 111 varie, en charge, entre i 1 et a p. ïoo de BC normal et est négligeable, principalement à
- ins y, — Forces eloctromo- vide. Les polygones OABC et OA'BC se réduisent donc aux tance* ohmiqn^^self-imiuc- triangles CAB et CA'B construits avec AB et BC toujours restiez et capacité en tenant pecti veinent perpendiculaires à I et l;i.
- compte des pertes par hys- Considérons un circuit alimenté par une génératrice donnant
- cault " ’ une force électromotrice constante OA = E (fig. 6) contenant une
- sell-induction invariable et une capacité variable, et admettons de plus, que l’angle A.OA de 1 et (transformateur à vide ou self-induction simple) soit aussi invariable, ce qui est à peu près exact et suffisant pour celle étude.
- La force électromotrice de self OB. dépend du courant d’aimantation seul. Elle vaut
- donc a)Ll;i.
- Pour OBs, il y a deux forces électromotrices de capacité -^r. Ces forces électromotriccs sont A. B, et A0B. et elles correspondent à des capacités C. et C9.
- Ces forces électromotrices étant toujours normales à I, on voit que l’on peuL réaliser une échelle do force électromotrice do self et (le capacité en faisant varier OB.
- Si OB, partant de la valeur de zéro, croît successivement et devient OBs, OB3, OB4, OB5, etc. (fig. 6) sa valeur maximum est OB., pour laquelle B, A, est normal k OAr
- Traçons sur la figure 7 le diagramme des forces éleelromotrices E,, et E de capacité et appliquées, en fonction des forces électromotrices Es de self-induction portées verticalement.
- A partir de OE, (fig. 7), aux différents points de division de l’axe vertical, portons les valeurs de AB et de OA données par la figure 6. La valeur de OA étant invariable, on obtient d’abord Ja droite CE parallèle à OEs La courbe des valeurs de AB ou E, fournit le tracé GDF symétrique par rapport aux axes dos coordonnées. On voit que Ec. = E pour Es =- o ou 1.^= o ; Ec et Es sont maxima à peu près au même moment, E,, avant E„ ; enfin, Ec est nul pour Es = E. Les valeurs de EP et E, ou sont donc réciproques.
- Nous pouvons nous rendre compte aussi avantageusement des variations de la capa-
- cité C.
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- Des relations E,, = —et E(1=ü>Tdfl = wLI cos x. on tire :
- En déterminant les quotients de Es par Ee ou de OB par AB, on trouve la courbe OCCJI do la figure y donnant les valeurs de la capacité en fonction de E*.
- La capacité est nulle pour Es = o et Ec est alors égal à E, ce qu'on comprend facilement et ce qu'indique aussi la figure 6. La capacité croît continuellement jusque l’infini entre E, — o et E, = E ce qui montre que. à capacité croissante, d’après 1a. figure 7, Ec. et E* passent successivement par une valeur maximum et que, pour C 0, Ec. = EelE„—o et, pour C — 00 , E„ = o et E, = E.
- ic la ligure 5 simplifié
- La figure 8 indique tous les résultats prévus par la figure 7. Elle est obtenue en portant les capacités en abaisses et les forces éleclromotrices en ordonnées.
- 11 résulte donc de ce qui précède que : si un circuit possède une faible résistance relative, de la self-induction constante à circuit magnétique, de la capacité variable, et qu’il est soumis à une force électromolrice invariable, les forces éleclromotrices de self et de capacité passent par des maxinia pour des valeurs de la capacité peu différentes; ces maxima peuvent être beaucoup plus grands que la force électromotrice appliquée ; ils augmentent quand l'angle du courant total et du courant cl'aimantation diminue ; pour une capacité nulle la force électroniotrice de self est nulle parce que. le courant est nul et la force électromotrice de capacité vaut, la forcé électromotrice appliquée; enfin, pour une capacité infinie la force électroniotrice de capacité est nulle et la force électroniotrice de self est égale à la force électromotrice appliquée.
- Appelons (3 l'angle de la force électromotrice appliquée OA avec le courant total I et a l’angle de I, avec T.
- On démontre facilement que la force électromotrice de (rapacité E,. est maximum pour
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- P=cl ou pour E en OA (fïg. 6) ; la force éleetroinotriee de self est maximum pour [3 = 0, ou E suivant I ou en OA- (fig. (i) ; enfin, ces valeurs maxima sont égaies et valent, d’après les triangles OA B et OA.B7.
- On peut calculer la valeur de la capacité correspondant au maximum de la force élec-Iromotrice E,. de capacité.
- Quand (lig. 6, triangle OABi
- uplaçant Ec par
- . E, par c»LI cos a, il vieuL, après réductic
- (4)
- (5)
- C'est la condition connue de l’équivalence de la self-induction et de la capacité.
- Nous vérifierons plus loin ces relations «pie nous venons de déterminer à l’aide des exemples pratiques traités par Kapp dans son article cité ci-dessus.
- Les valeurs des forces éleclromotriccs des figures 6, y et 8 qu'il est intéressant de connaître sont les maxima parce qu'elles soumettent les isolants à des différences de potentiel imprévues. Il est donc indispensable de savoir comment varient ces maxima. Les figures 5 et 6 et la formule (3) sont très expressives sous ce rapport.
- Si l'angle de décalage x de Q e! 1 augmente, E„ et Es diminuent et deviendraient égaux à E à la limite. Si le même angle diminue. E,. et E. augmentent et leur limite théorique maximum est l’infini.
- Ainsi, par exemple, si la self-induction est donnée par le primaire d’un transformateur à vide pour lequel on a ;
- Si E = 3 ooo volts, tension de la génératrice, Ef = 8 ooo volts.
- Voyons maintenant, d'après Kapp, dans quelles conditions do fonctionnement d’une distribution à câbles armés concentriques, oti peut appliquer les résultats théoriques qui
- B. — Application au fonctionnement d'une dérivation simple d'un, réseau primaire à haute tension quand le conducteur extérieur du. câble concentrique est coupé à son extrémité, avant le fil intérieur, le transformateur marchant à vide ou à charge infinitésimale.
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- REYLE D’ÉLECTRICITÉ
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- La ligure g représente les barres du tableau de distribution en et B? ; la ligne principale formée du conducteur intérieur ab et du conducteur extérieur fh du câble concentrique ; la dérivation bedfet le transformateur T dont le secondaire S est ouvert.
- Supposons que, par fusion d’un plomb de sûreté ou par une fausse manœuvre, le fil extérieur soit interrompu en/! Le circuit abedfh est bien interrompu, mais, comme la terre, en communication avec la gaine de plomb du câble armé concentrique, joue le rôle de seconde armature de condensateur par rapport au conducteur extérieur, le courant continue à passer par le conducteur intérieur abc, le primaire P du transformateur, le conducteur extérieur de dérivation ef la terre par la capacité G de ef e\ enfin le fil extérieur de ligne fh par la capacité C' de ce dernier.
- capacités C et C', étant couplées en série
- ¥
- i
- lans l’espèce, peuvent être mule capacité î’est-à-dire à
- npla de la
- somme de
- cités individuelles,
- C + C' *
- paeité de la dérivation G étant très petite par rapport à celle des conducteurs s de ligne qui sont toujours très étendus, G est négligeable devant G' au dénominateur et il. reste la capacité G après simplification (voir travail de M. Kapp).
- En d’autres termes, G' joue le rôle de court-circuit par rapport à G, ce qui permet de tracer le schéma de la figure io pour remplacer celui de la figure 9 qui est un peu compliqué.
- Ge schéma montre que l’élude du fonctionnement du circuit revient à celle qui est traitée dans les préliminaires.
- Cela établi, déterminons les données de calcul de l’exemplo indiqué
- de la figure
- par M. Kapp.
- Ce dernier menlé sous 3 c nant lieu à un égal à 3 1/2
- a déterminé, pour un transformateur de 20 kilowatts ali-do volls à la fréquence 45, en marche normale, et don-: perte de 3oo watts dans le fer à vide, avec un courant l 100 du courant de charge, quelles sont les courbes dos courants watté 1^, déwaLté I[À, total I à vide et des pertes dans le fer en fonction (le la tension appliquée aux bornes. Il a trouvé les courbes de la figure 1, p. g4 du journal du 0.1 avril auxquelles nous ajouterons par la pensée les courbes des sinus et des tangentes dos angles a formés par lp et I...
- M.*Kapp, en appliquant le tracé de la figure 6 à chaque courant total à vide donné par la figure 1 de la page 94 en tenant compte de la variation de l’angle a et sous 3000 volts constants aux barres du tableau de distribution, a trouvé les courbes de la figure 3 de la page y4 qui représentent les tensions aux bornes du transformateur et aux armatures du condensateur, c’est-à-dire entre le conducteur extérieur du câble armé et la gaine de plomb.
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- La méthode suivie est. ainsi assez longue, mais avantageuse pour le tracé de courbes complètes.
- Voici comment on peut se passer de tracés graphiques au moyen des formules de nos préliminaires si Ton vouL seulement les chiffres principaux.
- Sous le voltage normal de 3 ooo volts aux bornes du transformateur, le courant déwattc ou d’aimantation est sensiblement de 0,2 ampère et le coefficient do self-induction de
- La formule (7) donne la capacité procurant la tension maximum entre le conducteur ctérieur et le plomb.
- On trouve :
- C'est très sensiblement le résultat trouvé graphiquement.par Kapp.
- Pour déterminer la tension maximum, on peut, opérer de la manière suivante : Pour 3 000 volts aux bornes du transformateur (fig. 1, p. y4),
- 1;, IM— O,a, iv = T/ = 0.1 et
- Approximativement (formule 5) :
- Or, pour 6 000 volts aux bornes du transformateur (fig. i,p._94),
- La tension maximum vement de
- le conducteur extérieur et le plomb est donc approximati-mai. = -P- = iîîî- = 8 060 volt»,
- M. Kapp trouve 8200 à 8 3oo.
- Mais on pourrait continuer le tâtonnement en prenant maintenant sin a correspondant à '0°.°°-= 7 3oo. 11 vient :
- Mais la première approximation était très suffisante dans l’espèce.
- Les résultats les plus intéressants de ces calculs sont ceux-ci :
- 10 La tension maximum estsdonnée par la relation
- _ B _ tension de distribution
- Elle vaut a peu près ~~~ fds di tension normale de distribution.
- Étant inversement proportionnelle à sin a, elle est d'autant plus forte que les pertes dans le fer sont plus faibles et le circuit magnétique plus résistant.
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- 2° La capacité dangereuse coi*respond à la condition d’équilibre dos forces ôlcctromo-t.riccs de self et de capacité. Elle est donnée par la formule connue :
- C. — Fonctionnement d'un transformateur dont le secondaire est en court-circuit sur une capacité constante et le primaire alimenté sous potentiel invariable.
- Nous admettrons que les courants primaire et secondaire sont opposés en pliase et donnent lieu à une perte ohmique toLale de i,5o p. ioo en marche normale ; les forces électromotrices de dispersion sont de 4 P- 100 de la tension normale et en retard de 90° sur les courants; les pertes dans le fer sont relativement négligeables ; la résistance des circuits du transformateur et l'inductance de dispersion sont en raison inverse de la puissance. En particulier, on a, pour le transformateur de 20 kilowatts sous 3 000 volts :
- Courant normal efficace
- 1 = -7^7 "=6’7 a“p4r“;
- l étant la self-induction de dispe,
- ns formateur de puissance P kilowatts.
- 11 représente les fc la capa-
- Le triangle OAB de la figure transformateur en court-circuit su cité. OB ou E; est.»la force élecl.romotriee totale intérieure, AB ou Es = uÆ la force électromolrice de self-induction de dispersion et OA = RI la force éloetromotriec effective totale.
- La force éloetromotriec de capacité est en avance de 90° sur le courant I et elle vaut -7= , a) étant la vitesse angulaire corres-
- demi le priir
- pondant à la fréquence 45, ou 282 et G la capacité de tout un réseau que nous évaluerons à 100 force électromotrice peut donc être représentée par OC.
- Enfin, la force électromotrice d’induction due au flux du transformateur est CB. C est la force électromotrice appliquée ou E4
- Le polygone des forces électromotrices est finalement OCBAO.
- Le triangle OAB et les relations (8) et (9) donnent, en appelant a les angles ABO et BOG :
- _ BI _ i34I ,io>
- rofarads, par exemple. Cotte
- tg
- *= aou 3o'.
- On a aussi :
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- et
- sin a — o,35.
- La valeur de E' est la tension constante au primaire. BC étant constant, on voit par la figure que la tension de capacité OC sera maximum quand BC sera perpendiculaire à OB, en C'B'. Le polygone deviendra alors OC'B'A'O et on aura :
- d'où
- (”)
- (i2)
- (*3)
- (C)
- En faisant E' = 3ooo volts, on trouve au moyen des formules
- P donnant E max. = 2 X ^ X 282 X 100 X 10 __ ^ kilowatts_
- D. — Application au fonctionnement d'un réseau primaire en câbles concentriques dont le conducteur est rnis à la terre.
- Le schéma de cet accident est dessiné sur la figure d de la page 96 du tome XXIII. Il se confond avec l’objet du paragraphe C qui précède, parce que le primaire P est aussi en court-circuit sur la capacité totale du conducteur extérieur du réseau primaire et .que' le secondaire S est soumis au voltage constant du réseau secondaire.
- T/exemple que nous venons de traiter avec les données de M. Kapp donne 8 000 volts et n,5 kilowatts pour tension et puissance dangereuses. Ce sont sensiblement les chiffres trouvés par le savant électricien.
- Les tensions notamment eussent été égales si nous avions tenu compte d'une réduction du voltage de 3 000 volts par perle ohmique dans le réseau secondaire.
- Les formules (10) à (i3) que nous avons déterminées indiquent des conséquences nouvelles :
- i° La relation
- est semblable à la relation (4). Elle montre aussi que l'accident produit une tension égale à .* • fois la tension normale et que cette tension est d'autant plus grande que la perte ohmique intérieure est plus faible et la dispersion magnétique plus forte.
- Pour les couples de valeurs suivantes: i,5o et 2 p. too, iet6 p. 100, on trouve respectivement pour Ec : 5 000 et 18200 volts.
- 20 La formule
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- prouve que le courant de court-circuit croit proportionnellement à la capacité du réseau ; or. ce courant réagit sur le réseau secondaire.
- 3° Enfin la formule
- établit que les puissances de. transformateurs qui sont dangereuses sont proportionnelles à la cajmcité et que, par conséquent, ces puissances varient constamment avec l'extension du réseau.
- Ces transformateurs doivent donc être étudiés pour le réseau final.
- M. Kapp détermine les courbes de la ligure 8 de la page 98 en se servant du Irhmg-Ie OBC de la figure 9 ci-dessus et en opérant un tracé préparatoire pour chaque puissance P de transformateur considérée. Il se donne un courant I et une puissance P ; il trace le triangle connaissant les Fiç. 12. — Tracé simplifié de la ligure n. côtés OC et OB pour m 282, C = 100 X ix>-« et
- sin a = 0.35 ; il en résulte une cetiaine valeur pour RC et, comme celle valeur devrait être sensiblemeut celle do distribution ou 3 000 volts, il imilliplie OC et OB parie rapport 3^~ .
- Nous préférerions nous servir du tracé graphique comme ci-dessous.
- On divise par I les côtés du triangle OBC de la ligure 9. Nous obtenons ainsi la ligure 12.
- On se donne alous les puissances de o, 10, 20, 3o, 4o et 5o kilowatts; on calcule OB daus chaque cas et, puisque OC est une constante, ou obtient les côtés BC, d’où I = 3^°° et, pour chaque cas :
- 35,6 X I et K. 1= OB X T.
- On voit que î
- Pour une puissance nulle, BC -= ce , I = o et Et. — Eÿ = o ;
- Pour une puissance infinie, BC = E'= OC = —O- , T = wCE',
- La courbe des tensions, entre le conducteur extérieur et l’enveloppe de plomb, part donc bien de Poriginc, passe par un maximum quand I est maximum et. CB minimum (en CB) et tend vers la tension normale de 3 000 volts pour une puissance infinie (voir fig. 8, p> 98).
- On peut se demander aussi comment varie- la tension Ec quand la capacité du réseau est variable et la puissance du transformateur constante.
- Ou fait alors OB (fig. ioî conslanL et on prend OC variable en se donnant des capacités de o. 20. 4 <>, 60.... micro farad s ; 011 obtient ainsi les valeurs correspondantes de BC ou 3 j00’ qui donnent 1 et permettent de calculer E,- par la relation
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- Pour «ne capacité infinie :
- et
- *<—5r-°-
- Tout se passe en efï'cl comme s'il y avait court-circuit direct : Pour une capacité nulle :
- Enfin, on comprend que la tension normale do 3 ooo [ransmet entre la terre et le eon ducteur extérieur, le primaire P fonctionnant connue un secondaire à circuit ouvert.
- S. IIanai»pü.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- MOTEURS
- Calcul des moteurs asynchromes, par J. Fis-cher-Hinnen. Zeitschrift fier Eleclrotccknik, t. XVIII, p. !58i et 3<j7, 5 et 11 août tyoo, suite de la p. joa do cc
- 31. --- FoxCTION.MiME.VT DES -MOTEXUIS.
- i. Coefficient i>e dispersion. — Le coefficient, de dispersion o- n’est pas constant et dépend beaucoup de la saturation du fer. Mais s'il est déjà difficile de calculer ce coefficient à vide, il est tout à fait impossible de déterminer a priori les variations de t avec la charge. Suivant la forme des tôles et la saturation des dents, le coefficient'peut augmenter ou diminuer avec la charge. Ordinairement, la dispersion ne diminue que jusqu’au point qui correspond à la pleine charge et est maximum pour le démarrage sans résistance. Cela tient à ce que est assez petit au moment du démarrage ; la réluctance du champ de dispersion diminue donc plus rapidement que celle du champ principal. Par rapport à la marche à vide, le coefficient de dispersion au démarrage est plus élevé de jo à ioo p. ioo.
- Pour tenir compte de ces différences, nous désignerons par :
- y le coefficient qui correspond à la charge normale ;
- c-'1' le coefficient qui correspond au démar-rage;
- j'” le coefficient qui correspond à la charge ma xi ni a.
- 11 est facile de déterminer par expérience les variations de t. Par exemple [tour étudier la marelle à vide, on relie successivement les enroulements inducteurs et induits à la ligne et. on mesure la tension primaire et secondaire à circuit secondaire ouvert. Désignons, dans le premier essai, par Ej la tension primaire et par E., la tension secondaire ; dans le deuxième essai, soit lv2 la tension primaire et E', la tension secondaire. Nous avons
- Eo __ NjK,/», •</, i
- Ef_ __ N, K, m, c/., i
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- 5o3
- d’où on déduit
- Cotte méthode sert pour la marche à vide. Pour mesurer a en charge, on procédera ainsi. On relie successivement les enroulements inducteurs et induits à la ligne, l'enroulement étant en court-circuit, et on mesure les inlensilés primaires et secondaires.
- L’armature doit être, maintenue immobile et on réduit la tension primaire de telle sorte qu'elle donne l’intensité primaire normale. Désignons encore par J, et J2 les intensités dans le primaire et le secondaire pour le premier essai et par et ,1'2 les intensités pour le second. On
- A - AAAIl _L J j ~ M'2?1Na r,
- J,' _ /i-g k'<, ,h yt i
- 2. Cochant d’excitation. —Le courant d’excitation i0 dépend également du coefficient de dispersion, mais dans une mesure bien moindre, de sorte que nous pouvons, sans erreur sensible, le considérer comme constant.
- à. Pertes par frottements. — Les pertes par frottements des moteurs asynchrones sont, en gênerai, plus grandes qu’on n’est tenté de le croire. Cela tient à la petitesse de l’entrefer et aux fortes attractions magnétiques dues aux moindres irrégularités. Le tableau IX donne les valeurs de i —— z.
- Tableau IX. — Valeurs approchées du rendement mécanique (i — c).
- PA io a5 5o zoo i5o
- Marche à vide. . 0,94 0,9!) 0,96 0,97 0,97
- Marche normale . 0,92 0,93 0,94 o,g4 0,90
- Démarrage . . . 0,82 o,85 0,88 o,cjo 0,92
- 4- Couple.—Proposons-nous de déterminer les valeurs dn couple pour tous les glissements ' depuis g= o jusqu’à g -— 1. Nous considérerons un moteur pour lequel on a eos o := 0,86 à pleine charge. <7 = 0,08 ; e = 0,020 :
- $' = 0,025 ; 1 — s = o,g3 ; ' = 0,86.
- Il s'agit tout d’abord de déterminer ?/, car cette grandeur intervient dans tous les calculs. Cette
- détermination n’a pas besoin d’être très exacte, car lorsque y est supérieur à 5o, ce qui a presque toujours lieu, les autres valeurs ne sont que peu influencées. On a vu que
- — "h Li _ Lt Ji _ 1 L.
- 7 ~ "RT ~ Rt J, — T X *
- Dans les machines exécutées, les valeurs de -j- sont environ celles du tableau X. Pour ç = 0,86 et cos <p— 0,86, on aurait
- d’où
- -T — 0,025 X ôLT — I10’
- 100 en chiffres ronds.
- Nous pouvons en déduire x avec assez de précision.
- v,ï5TAîi=(-‘)(,-,|“î
- = 0,975.0,975.0,86 = 0,817:
- f;C tableau VI nous donne pour y~ 100 et .7 = 0,08
- Nous pouvons alors déterminer la courbe des couples pour tous les glissements, il suffit pour cela de calculer —-— car les autres grandeurs sont sensiblement constantes. Cette expression peut se déduire du tableau V pour toutes les charges que l’on considère dans la pratique. Dans les démarrages sans résistance, on a
- 7' est alors égal à o. 14. bai figure 16 représente la courbe.
- Pour que le moteur puisse démarrer, il faut que le couple résistant sur la poulie soit moindre que le couple ac ffig. îfi). Alors la vitesse croît rapidement jusqu’à ce (pic le couple, après avoir passé par un maximum, reprenne une valeur égale a celle du couple résistant. Lamarche du moteur n’est stable qu’après le maximum, c’est-à-dire dans une région telle que, pour une augmentation de la vitesse, le couple diminue, l a figure 16 et le tableau V montrent que le couple varie à peu près proportionnellement au glissement tant que 7 ne dépasse pas les valeurs 0,06
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- C ’E CE A I RAGJi ÉLECTRIQUE
- r. xxv. — 52.
- T-
- 0,7 0,70 M 0,82 0,84 0,86 0,88 o,yo •
- • o.oé „.„5 0,06 0,06 «>«? 0,07 0,08 0,08
- 1 °-7 ÏZ 1 i 162 ï% o,645 1,097 ' 0,638 i,o37 o,634 1,007
- 0.75 o,Coi 1.144 ïX 0,587 o,979 0.58. 0,944 m VX o,556 o,8i3
- 0,8 o.53o 0(9Î7 0,006 0,790 °oX °o& fàS IX
- 0.8a 0,180 0,781 . 0,460 0,702 Ï.& iX ix IX fefei
- 0- 1 M4 S:.M Ifà IX o,375 0,518 0,338 o,447
- 0,86 VM 0,390 o,6o5 “:?s o,36o ix o,333 o,45o o,3i6 0,417
- 3' 0,364 o,354 0,335 0,3 2 5 0,313 0,298 0,384 _
- oA9, 0,537 0.476 o,456 0,423 0.394 0,867
- o,33o 0,321 j o.3o5 0,280 0,370 _
- ,JU 0,524 0,475 0,424 o»4oi 0.377 0,348 — . —
- ; | o.3oo 0,29,3 0.280 . Ü.uf,0 ... _ _
- 1 0,466 0,424 o,3Ro 0,336 , ~
- :7Î-^ï
- WFFliï
- ,r““ ”lc“" s*B = yfJf
- i u.;3.
- =-.*4^ t—"!
- Ce couple n'est pus très grand ; si l'on voulait avoir un grand couple de démarrage sans se servir de bagues de contact, il faudrait augmenter le glissement et le rapport -1° . Pour g = 0,07 et i°. = 0,6, le couple do démarrage est les
- 'd = T|ü7 = 7ÜA,‘0“ ro!* q”
- le couple est
- ! - s')
- Â If ¥% Il il
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- 5t>5
- 44 p- nio du couple normal. Nous vovons que le rendement et le facteur de puissance en sont diminués.
- Couple maximum,— Pour déterminer la valeur maxinia du couple, nous annulerons la dérivée. On a
- Si?/ est supérieur «à 35 ou 4o.ee qui est presque toujours le cas, nn peut négliger ~ devant a-'''2 et on trouve simplement
- On a alors
- r’"[' + (,+^)'J
- (voir Talilaau -Nlj
- Le moteur ne se déeronhera que pour un couple triple du couple normal. Si ij — 35, le moteur se décrocherait pour un couple = 2,27 (ois le couple normal (“}•
- Démarrage avec résistances dans le secondaire. — Nous avons vu que
- Ce rapport ne varie pas si on multiplie les deux termes par un même nombre.
- Autrement dit : si on triple par exemple la résistance de l’induit an moyen d’une résistance additionnelle, on obtient la même valeur pour x et par suite les mêmes couple, intensité et décalage en triplant le glissement. Pour obtenir les courbes correspondant h ce nouveau cas, il suffit donc de multiplier les abeisses de la courbe primitive par 3 (fig. 16),
- Soit g le glissement du moteur pour le couple normal, l’induit étant en court-circuit ; r la résistance à mettre en série avec l'armature pour que le moteur démarre avec le couple normal.
- l’on a approximativement
- Mais ceci n’est qu’approximatif' et Légalité précédente résout mieux la question a Latrie du tableau XI, dans lequel on a fait
- Valeurs de
- Dans notre exemple s' = 0,08 ; a,,//=o,o6; le tableau XI nous donne A — = 5,05 et nous aurons
- Lu tableau VI nous donne pour
- valeur de a;, <r‘ = o, j \ et r — ioo.
- [>9
- Le moteur se décrochera donc pour un couple égal à 2,SS. 0,573 == 1,68 fois le couple normal, ce qui est inadmissible. La seule manière de donner de la stabilité à ce moteur consiste à augmenter le courant à vide, mais on diminuerait ainsi le facteur de puissance.déjà faible. — On voit ainsi qu’ello est riufluenpc du coefficient de dis-, persion sur la stabilité du moteur. Plus le facteur de puissance est élevé el moins le moteur présente de sécurité au point de vue des surcharges. Mais on peut dire qu’un moteur dont le coefficient de dispersion est supérieur à 0,13 ne peut être utilisé on pratique.
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- Soft
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- D'après la figure ij, on a
- La figure 17 montre que l’on obtient le même
- couple par doux glissements differents g et gt) ; le premier correspond a la partie ascendante de la courbe, le second a la partie descendante. Comme dans le premier cas, la résistance est plus faible, on aurait intérêt à démarrer avec la
- résistance la plus petite, et cela d'autant plus que le couple commence par augmenter. Mais il ne faut pas oublier que le courant de démarrage est alors bien plus élevé. Le démarrage sur la partie ascendante de la courbe n'est donc indiqué que pour les petits moteurs où on veut démarrer avec une seule résistance non subdivisée. Si on démarre dans la partie descendante de la courbe, le couple doit être plus élevé que le couple final. L’intensité au démarrage peut différer très peu de l'intensité normale.
- La division du rhéostat de démarrage peut se faire d’après la méthode de Gorges, à laquelle nous renvoyons nos lecteurs (*).
- Le démarrage peut aussi se faire automatiquement d'après le procédé présenté par l’auteur: Ce procédé a été décrit par M. J. Guillaume dans
- un des derniers numéros de L'Eclairage Élec-trique ().
- Hèglage de la vitesse au moyen de résistances intercalées dans le secondaire. — Si nous désignons par g le glissement en court-circuit, par g* le glissement avec résistance intercalée, par e et v' les vitesses correspondantes, on a-
- Or
- Donc, pour obtenir une vitesse v1, il faut introduire une résistance
- 5. Facteur de puissance (cos œ), — La courbe représentantes valeur de cos ©, en fonction de x, commence par monter rapidement, puis redescend très lentement après avoir atteint un maximum. Cette circonstance permet de simplifier le calcul du maximum de cos ©. Si, en effet, on differentie l’équation (33), on trouve
- équation du 4fn'e degré. Si nn suppose que —
- valeur supérieure de x, 1 chéc pour le calcul de quation (33), on a
- iplement x = ,
- 5 suffisamment appro-\ œ. Poi'tauL dans l’é-
- (A)
- on peut déduire les valeurs de C et les valeurs correspondantes de x du tableau suivant (2).
- (*) Éclairage Électrique, X. XXI Y,p. i3i, 28 juillet 1900. (*) Exemple. — guelfe est la valeur maxirna du cor o d’un moteur pour lequel on a
- (*) Elec
- chniscke Zeitschrift, as
- jvembre 1894.
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- Ta.bi.eau XII. — Valeurs de x et C pour cos o„
- L’égalité A confirme cette assertion de
- M. Blondel , k savoir que le maximum du cos es dépend uniquement du coefficient de dispersion et. du rendement du moteur.
- Cette égalité montre aussi combien il est important de réduire le coefficient de dispersion, et cela d’autant plus que l’on exige un rendement plus élevé. Un moteur dont le coefficient de dispersion est supérieur k 0,12 ou 0,10 est inadmissible.
- Une autre question intéressante est la suivante : quel doit être le rapport du courant k vide au courant normal y pour que le cos s soit maximum pour le courant I.
- On a
- C Ai G
- 1 (!-*)* - (l„=);i_7j-
- Si le moteur doit avoir son cos 3 maximum en pleine charge il 11’y a aucune raison de prendre le courant h vide au-dessous de cette valeur : mais si le moteur ne doit marcher en pleine charge que par intervalles, on a intérêt k atteindre le maximum du cos » pour une charge
- y — 100 on a c — 0,85g. La vraie valeur de c est environ c — 0,845, d’où
- “ = — 0,^-0,= 1"’9"-
- (*) ‘Eclairage Electrique. 26 octobre i8g5.
- inférieure k la normale. On sera alors conduit k réduire le courant k vide.
- Taki.eau XIII. - - Valeurs de. G.
- Nous supposerons donnés :
- la puissance du moteur on chevaux, c'est-à-
- dire E et 1 ;
- la fréquence c ;
- la vitesse approximative n = --10 C (
- le rendement.
- Nous supposerons que l’on a fait ui îe hype
- thèse sur le coefficient de dispersion. Vous diviserons le calcul en deux parties.
- 1" Calcul des dimensions et de l’enroulement du rotor.
- 2° Calcul de l'enroulement du stator.
- 1. Calcul de l’inducteur. — Courant d'excitation. — On décompose d’abord la valeur du rendement, en ses éléments constitutifs, (t — s) pour l’enroulement primaire ; : i — t1) pour le fer; (1 —g'j pour l'armature; {1 — c) pour le rendement mécanique ( tableau IX). On a :
- On calcule le premier membre qui ne renferme que des quantités connues; cm cherche ensuite dans le tableau VIH, la valeur correspondante de .r ; y n’est pas connu et on doit, en admettre une valeur estimative. Si l’on n'a pas d’autre donnée, on peut s'en tenir aux valeurs
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV. — N° 52.
- Le tableau YJII montre que l'évaluation de ?/ n est pas très difficile car les erreurs que l'on commet lorsque y > 5o sont insignifiantes. Ayant ainsi calculé x, on calcule le rapport du courant magnétisant au courant normal par la formule
- I ' (i-=)(!-*) (i-^r •
- Comme x est, connu on déduira le quotient ——— du tableau VI. Avant de poursuivre (i —v)x
- le calcul, il est bon de vérifier la stabilité. La stabilité, c’est-à-dire, le rapport du couple de décrochage au couple normal.
- r)‘]
- Longueur du stator. — Encoches. — Nombre de barres. — Nous partons do la relation R, =>>,L| = /IwjLr
- Remplaçant Lj par sa valeur
- a.io* 3»
- l/I,
- Afin de repdrc cette formule plus pratique, nous introduirons le produit du nombre de conducteurs par l’intensité, Cette grandeur dépend directement, de l’emplacement réservé à renroulcment et croît environ comme le carré du diamètre d’alésage. On peut écrire
- te.ra les vitesses suivantes :
- Moteurs de i à 5 chevaux..........io — i5 m .
- Il faut ensuite vérifier l’espace réservé au bobinage. On dessinera une partie de l’inducteur et on vérifiera si le nombre de barres
- peut y trouver place et si la perte ohmique correspond à t E. Si ou arrive à des chiffres admissibles, il est bon de reprendre le calcul en sens inverse et de déduire du nombre de barres que l'on admet, le courant à vide. De l'égalité
- I _ (<-£>£_
- *o(i-*)(*-*) A
- on déduira x à l’aide du tableau VL On vérifiera aussi si le cos » qui eu résulte ne diffère pas trop de la valeur primitivement admise.
- o.° Calcvi. de l’e.vroüeememt inüoit. — i " Induit ordinaire.
- Par définition
- On a
- _ K,Vf _______N* m
- i— a.io* ta# îrpr Îk' s'
- Désignons par L la longueur moyenne d’une barre augmentée de sa développante en cm et par si la section en cm2. On a
- jî varie de 6 à 8 pour les petits moteurs' ef de 5 à 6 pour les grands (la tension étant, de iro volts). Pour les moteurs à haute tension, fi est un peu inférieur à 4-5 par suite d’une utilisation moins favorable de l’espace réservé' à l'enroulement.. Remplaçant alors N par sa valeur, on trouve
- Kj t y /'[î-'j-r.
- Ra = I. D’autre part, to,
- 5o m2.v/J nb
- = — c. Il en résulte
- N2 s3 = 63 x
- ffcK^NyfU/v, ‘
- Comme on le voit, lorsque le produit s est invariable, le couplage de l’enroulement et le nombre de barres sont indifférents. Si donc, on ne se sert pas de bagues de contact, ou peut choisir le couplage et le nombre de barres arbitrairement. Si on emploie les bagues, on a intérêt à diminuer autant que possible le courant dans l'induit.
- Dans ce cas on se servira de la relation
- k\ Nt q.a_ .t
- i-* t/r+ï5 ‘
- Vérification : La vitesse de l’armature ne doit pas dépasser 2f> mètres. En pratique, on adop-
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- REVUE D'ÉEF.CTRICITÈ
- c mitre les milieux dos pôles; ,
- Vf + o ,G3D>-3-^-vg-ft v.
- 3 Ex l.\l P 1,1' l»lî C AF.r.rr. T)'l!X MOTKI.'TÎ . - Soit ;
- calculer un moteur diphasé de i5 chevaux i ooq tours, aaojolts, fréquence 5o périodes.
- lives ; EJt la
- dans une spire (a barres) ; * — Ja -* • l'intensité
- compliquer le calcul, nous supposerons que lajér-
- (laie. Appliquant les lois de Kirch hoffà un circuit fermé quelconque, abcd, ou trouve
- B*='"%***+/***«*-
- ~~!rr‘[l °‘,s df-xJx - " 8hl"if
- ou bien,en divisant les deux termes par shi et remplaçant les valeurs maxiuia par les valeurs
- Nous avons vu que
- d’où
- « (V+o^DX, -£-)
- i — = -- 0,97; x — î' =0,98; 1 — 5 = 8,97; 1 — 2=0,94. Nous ferons les hypothèses suivantes :
- 8 =0,1 j = 0,08 y = 100. a. Calcul du courant à vide. — On a ,_^y/_^r^=(i e) £1 S')CpS? = o.8o
- Pour 3#== ioo et u —0,08 le LahleauVIII donne Inversement du tableau VI on déduit
- = = 1,72a
- d’où
- 4-='= =***
- i== fff=”" ™p'ires
- Nous vérifions la stabilité : Pouit la charge maxima ou a environ d!’ — 0,06.
- -f- ^«A= W4.»,6M = 3,4.
- charge de a-Jo p.
- b.'Calcul des c stator- — Nous si
- et (le la longueur du
- 1,1 ; r =0,7 ; r1 = 1,04 . à raison de 5 par
- pôle et par phase :
- K = i,8 ; Rx = 0,77 ; R', = o,\r.
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- XIV.
- Plpl
- 1/2 5o 1450 *'* 5o i45o J/2 5o i45o
- Üss
- IP il
- 11:1111
- PPilii
- :; 5o 1450 4 5o t45o
- 6 *?0
- 6 4° h6ü 6 5o 1.4 >o
- 58o io no 178
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- 53.6
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- 3,5 X
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- 0,0.9 3;,S 35,4»
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- 1:1.6
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- P 1
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- 29 Décembre 1900.
- R E Y U F, D’ÉLECTRICITÉ
- On trouve alors
- KAjÆ', ffd'(vx
- D y À — 33.35.
- e. Dêtermnalion de Vépaisseur du fer hi. — La valeur du flux primaire est de
- Tenant eompLc du papier, on a
- Si nous prenons y = o,65,
- U = —— 36 cm 'vitesse tancentiellc = rS,3 m} o.yj
- l — 0,65.36 = 23.3 cm.
- e. Calcul de Venroulement primaire. — D’après nos hypothèses
- N, — p = 8,2 ——— ~ 480 barres en chiffre rond.
- La longueur moyenne d’une r/2 spire est d’environ L—56 cm.
- O» en déduit la section
- S‘— 5cn2?1*sEio* - 5o.2.o,o3.25o.iol °)10/-) tm
- Diamètre du fil : nu, 3,7 mm ; isolé, 4,4 mm'
- d. Calcul de Venroulement secondaire.
- ]°Iuduil avec bagnes de contact. — Admettons une intensité de 54 ampères dans l’induit et supposons un bobinage triphasé avec 72 encoches, 3 par pôle et par phase. On a K2 = 0,84 K'j = 0,467 r2=i,oî
- Pour continuer le calcul, on essaiera une valeur pour B,„, 4000 par exemple et l’on verra si la perte dans le fer correspond bien à la condition
- U faut naturellement tenir compte des pertes dans les dents.
- f. Dêtermnation de tépaisseur du fer h>, — La perte dans le fer de l’induit est très petite à charge normale ; en supposant l’induction et le volume égaux à ceux du primaire, la .perle dans le fer du secondaire est à celle du primaire dans le rapport . 11 suffit donc de prendre /t2 = 0,8 //, sans autre calcul.
- Le tableau XIV qui donne les dimensions principales de 3o moteurs exécutés par 5 maisons différentes sera d’au grand secours pour ces calculs. E. B.
- DISTRIBUTION
- ron 47 cm. L
- N.,.Sç —
- movenne d’une barre est d’envi-. section d’une barre est. donnée
- x 6382/;- L
- “ cK/^-fDè', — ’ :|’2 cm
- d’oü *a= 1:1,8 mm3.
- Fil nu, 4,*> mm ; isole, 5,2 mm.
- 20 Induit à cage d'écureuil. — Si on admet que la section des connexions est 5 fois celle des barres et que la distance des 2 cercles est de
- = 23,6 cm2
- ,6y mm*.
- Inductance dans les longues lignes de transmission, pviv G. Sartoxi. L'Elettricista, 1. IX, p. 5i, mars 1900.
- M. Sartori a étudié le transport d’énergie de la cascade Manojiovac sur la Kcrka jusqu’à la mer par une ligne de 4° km et par courants triphasés. C’est à ce propos qu’il indique la méthode de recherche employée et les formules obtenues par lui au sujet de l’inductance.
- Considérons deux conducteurs parallèles de même rayon r, à distance d des centres; l’un est parcouru par le courant I; et l’autre par le courant I(. que nous supposons de même direction. Si les deux courants, à un moment déterminé, se réduisent à zéro, nous pouvons admettre que les lignes de force sont réabsorbées dans leurs conducteurs respectifs. Un certain nombre N de ces lignes couperont ainsi l’élément £xIi—
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV. N' 52
- l’orme p(fig. l) et c'est de ce nombre que dépend filiformes p du conducteur.
- In force éiectromolrice induite de self et de mu-
- tueile inductions. Ce nombre N est dù aux lignes N,„= —i- -J- aflug iy]c i0g d.
- comprises entre lcy> circonférences de rayons o et /’età celles comprises entre les circonférences de rayons r et .H, pour le premier courant, en supposant qu’à la distance R, le champ devient pratiquement nul; il y a en outre les lignes comprises entre les rayons dÿ et R,, pour le second courant.
- De p à rie champ représenté par li = «l, -4- va en croissant ; tandis que le champ II = ul — de r à R,- et de dp à R,, va en décroissant.
- On a
- ,\ = lflLïZîL —3U I,log R, -(- ’i.\; log /• — al,, log R,, -j- al,, log dp.
- S’il s'agit d’un système triphasé ou de plusieurs systèmes tels (lignes à deux ou plusieurs circuits triphasés), on a autant de termes J,, qu’il v a de courants moins un.
- D'où pour la force éloetronjutrieo induite
- dU
- dt
- dl
- dt
- L^~r+'alügr
- M = a log d.
- L’auteur applique ces résultats à un système triphasé unique équilibre.
- L = I0 ai» (toi — a) = L siu 2
- A, b, ç sont 1ns distances des centres des conducteurs et r leur rayon.
- Pour le premier conducteur, on a :
- et = — W„
- d-
- v)l
- Mi.'
- Mi.»
- /r*.Vi
- N
- -‘ihlog B,'-j-ah loge— log Re
- + aSL log dp.
- Si a = h = ct on »
- En prenant R suffisamment grand, on peut le considérer comme le même pour tous les conducteurs, et. comme I,- 4= 2lc est constamment
- N = Ij.---j-£— -J- M, r'J Jog log de.
- Pour trouver la force éiectromolrice moyenne induite dans le conducteur pendant la réabsorption des lignes de force, il faut considérer la valeur movenne de N étendue à tous les éléments
- e, = — (I— Mi<*I, 005*= - (L—M) iLj- .
- On peut donc dire que, dans ce cas, les effets combinés de self et de mutuelle inductions se réduisent à un seul effet de self-induction si l’on considère un coefficient de self-induction apparente L—M.
- On peut obtenir un résultat analogue dans le cas général où les trois longueurs a, b et c sont différentes.
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- REVU F, D'ÉLECTRICITÉ
- Ôi3
- m. L, l.s L,
- exemple
- soit Y,, la
- volts à l’arrivée, et
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADEMIE DES SCIENCES
- ! du champ magnétique terrestre sur !he d'un chronomètre aimanté, par . Complesrtnidus, l. CXXXI. p. 8)9-865.
- laiilii, pal- hiégardé, une <Umi-rkr<momMre elv.ip-
- l'aisante) „ profit,! étudier l'effet du i régime de marche c
- '> sPiral «-'U
- très sa
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV. — N° 52.
- axe vertical et maintenue pendant un nombre de jours sensiblement constant dans les quatre orientations rectangulaires N, S, E, 0, magnétiques, c’est-à-dire dans des positions telles que Içs rayons menés du centre du cadran aux heures XII, 111. VI, IX fussent successivement dirigés vers le nord magnétique. Les observations. poursuivies depuis juin 1898 jusqu'au moment de la publication de cette note, ont permis de constater, avec une netteté parfaite, la variation systématique de la marche diurne avec l’orientation et ont montré que cette variation est réglée par la loi sinusoïdale y = A sin (10 — Woj -pG,ÿ étaut la variation et u> l’azimut variable. Comme cette' loi est identique à celle que doit présenter la marche d’une montre dont le cadran est vertical et orienté dans divers azimuts, lorsque le balancier est insuffisamment équilibré, la condition découverte parPliilipps (’) pour éliminer l'influence de la pesanteur doit s’appliquer à l’élimination de l’influence du magnétisme; c’est là un des résultats intéressants de cette étude.
- s atténuent par suite de la direction de la ligne de leurs pôles vis-à-vis des pièces oscillantes de l'échappement. En tout cas, ces actions sont de deux sortes : les forces permanentes, dont la résultante peut augmenter le frottement des pivots sur les pierres, et les forces pério-
- mobilité des pièces et causer leur arrêt, mais les autres agissent alternativement comme retardatrices et comme accélératrices; elles ont pour effet d’altérer la période du balancier, c’cst-à-dire la marche diurne ainsi que son amplitude moyenne; il peut arriver cependant que celte amplitude tombe au-dessous d’une certaine limite, ce qui entraîne un arrêt. Mais si le rouage a fonctionné sans inlcrniption pendant vingt-quatre heures, il n'y a aucun motif pour que le mouvement ne continue pas d'une maniéré identique, car le remontage quotidien remet toutes les pièces dans la même position relative. S'il sc produit
- gère : choc, trépidation, poussières, approche d’objets
- Parmi ces causes d’arrêt, la plus importante paraît être la présence des poussières magnétiques qui, attirées par les pièces aimantées, viennent coincer les engrenages ou les pièces très mobiles de 1 échappement. M. Cornu a, en effet, remarqué qu’un léger choc fait repartir le balancier
- ioyage pur et simple du rouage, sans essai de désaimantation, fait disparaître les arrêts pendant longtemps, probablement jusqu'à ce que d’autres poussières magnétiques s’introduisent par les fissures du boîtier ou soient produites par l'usure des pièces d’acier du remontage.
- (!) Annale.s des Mines, ü° série. 1. IX, [>. I2.1. i8Gf.
- Rien que la variation systématique observée ne puisse être attribuée à d’autre cause que l’action du magnétisme, M. Cornu s’est assuré directement qu'il en est bien ainsi en étudiant la marche de la montre après avoir annulé T action terrestre sur le balancier par celle d'un barreau aimanté compensateur. Conformément aux prévisions, la marche diurne de la montre observée dans les quatre azimuts est restée sensiblement la même, c’est-à-dire indépendante de l’orientation.
- M. Cornu pense que cette inlluence du magnétisme terrestre est peut-être la cause de certaines anomalies que présente la marche des chronomètres sur les navires. Certaines pièces en acier trempé des chronomètres sont en effet toujours plus ou moins magnétiques et d’un autre côté les masses considérables de fer, de fonte et d’acier qui entrent dans la construction des navires actuels prennent une aimantation dépendant de l'orientation du navire. Aussi M. Cornutermine-t-ii sanote enconseillantd’étnblir, dans les observatoires où sont réglés les chronomètres, la formule de correction permettant de tenir compte de l'influence du magnétisme sur la marche de ces instruments /!'j.
- « i° Les chronomètres de précision sont influencés par
- des bâtiments en fer, surtout par les changements de
- » 2" Il importerait donc, avant de procéder à l'étude
- magnétique du balancier, muni ou non de son spiral : il est probable qu’on n’eu trouvera aucun absolument dépourvu de magnétisme.
- des chronomètres, il serait nécessaire de faire régulière-laires et de noterj s’il y a lieu, les variations systéma-
- 9 41'1 En tout ras, il importe de régler à 44oil l'amplitude totale des oscillations du balancier, suivant la règle découverte par Phillips, afin d’éliminer l’action du couple magnétique terrestre ; malheureusement, dans les chronomètres, cette amplitude est difficile à atteindre et sur-
- » 5° Enfin, par surcroît de précaution, il y aurait lieu d’ossaver, dans les observatoires aussi bien qu’à bord
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- 29 Décembre 1900
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Sur l’étude des orages lointains par l’èlec-troradiophone, par Th- Tommasiua. Comptes rendus. I. CXXXI, p. 876-878.
- Reprenant une idée déjà mise en pratique par divers expérimentateurs, parM. PopofT en particulier, le professeur Boggio Lcra, de Catane, a utilisé Faction sur les cohéreurs des décharges atmosphériques lointaines à l’enregistrement de ces décharges ; en se servant d’une série de relais de sensibilités différentes, agissant on nombre progressif suivant la. conductibilité acquise par le eohéreur, il est parvenu à faire tracer h ses appareils des petits traits plus ou moins longs suivant l’intensité des décharges lointaines F).
- Au moyen de ses cohéreurs décohérents dont il a été question antérieurement/'-'!, XI. Tomma-sina a réalisé un appareil de construction plus simple qui, s’il 11e laisse aucune trace écrite de l’existence des décharges atmosphériques, a l’avantage sur le précédent d’être plus sensible et de permettre de juger très facilement par l’oreille de l’intensité de ces décharges.
- Le eohéreur est constitué par deux petits cvlîiidres de charbon de lampe à arc, de 4 mm do diamètre, ajustés à frottement doux dans un tube de verre et entre lesquels sont placés de petits grains obtenus par écrasement d’un morceau du meme charbon, débarrassés de leurs poussières ; aux électrodes sont fixés des fils de platine dépassant les extrémités du tube. Les grains et les électrodes sont rougis à la famine pour les sécher ; l’espace entre les électrodes est réglé à la sensibilité maximum (’1 mm pour des grains de 2 à d dixièmes de millimètre occupant la moitié de cet espace) ; le tube est ensuite scellé aux deux extrémités pour empêcher l'humidité
- dus navires, d’envelopper chaque chrouomclre dans uni
- l’action magnétique de la terra et du navire.
- sinon faire abstraction du magnétisme inévitable des
- par des mesures préalables, l’imporlauce de I action
- f1) Atti dell Acndemia Giii'uia di Scienze naturali di Catnnia, 4Ü série, t. XXII. 20 janvier iyoo.
- (2) L'Éclairage JAectrii/ue, t. XXIII, p, 7tj, 14 avril 1900.
- de rentrer, ce qui ferait varier la sensibilité du eohéreur.
- Le eohéreur ainsi construit est placé suivant l’axe d’un récepteur téléphonique et relié en série avec la bobine de cet instrument et avec un élément de pile sèche. Lorsqu’on met le téléphone à l'oreille le eohéreur se trouve horizontal et les grains produisentune pression égale sur chaque électrode.
- L’auteur a constaté qu'avec cet instrument on entend, entre chaque signe tracé par l’élcctrora-diographe du professeur Boggio Lera, une « quantité de bruits spéciaux donnant l’illusion de se trouver transporté à proximité de l’orage de façon à pouvoir en écouter directement toutes les phases ».
- M. Tommasiua a pu ainsi entendre et étudier des orages lointains lorsqu’aucune trace u’en paraissait à l’horizon. Le 2g septembre dernier il observa un orage douze heures avant qu’il ne passât sur Intra (Italie) où il avait installé son appareil.
- M. Toiiimasina pense qu’à cause de sa simplicité et de l’absence de tout réglage, cet appareil, qu’il appelle électroradiophone, pourra rendre des services sur les navires, non seulement pour déceler les orages et suivre leur marche, mais encore pour distinguer, en utilisant des téléphones sélecteurs, les signaux dus aux décharges atmosphériques de ceux de la télégraphie sans
- Sur l’aimantation des dépôts èlectrolytiques de fer obtenu dans un champ magnétique, par Ch. Maurain. Comptes rendus, t. CXXXI, p. 880-882.
- L auteur a mesuré l'intensité d’aimantation qu’acquière, en se formant, un dépôt électro-lvtique obtenu avec un bain à l’oxalate double de fer et d’ammonium additionné d’oxalalo d ammonium placé dans un champ magnétique. Il a constaté que, conformément aux résultats d’essais antérieurs cette intensité croît très rapidement avec le champ et atteint environ 800 unités CCS quand le champ est. de g gauss ; quand le champ continue:! croître l’augmentation de l'intensité devient moins prononcée.
- La croissance rapide de l’intensité d'aimanla-
- (‘) LÉclairage Électrique. I. XXIV. p. 897, 8 septembre iyoo.
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- T. XXV. — N° 52.
- 5iG L’ÉCLAIRAGE
- tion avec le champ magnétisant indiquant que , la susceptibilité initiale est très grande, il était à prévoir que même sous l'influence d un champ aussi faible que le champ terrestre, un dépôt électrolvtique formé dans un tel champ présenterait nue aimantation sensible. C'est ce que l’expérience a vérifié. Toutefois en compensant la composante verticale de ce champ par celui que produit un courant d'intensité convenable circulant dans la bobine où est disposé l’appareil électrolvtique, M. Maurain a pu obtenir des lames ne présentant que des traces de magnétisation. Ces lames soumises, après leur formation, à l'action d’un champ d'intensité croissante, ont donné line courbe d’aimantation de forme ordinaire, c’est-à-dire préseu-tantunpoin t d’inllexion ; cette courbe est debeau-eoup en dessous de celle obtenue en portant en abscisses les champs et en ordonnées les intensités d’aimantalioii des lames formées dans ces
- Appareil pour localiser les dépêches dans la télégraphie sans fil, par Paul Jégou. Comptes rendus, t. CXXXI, p. 882-883.
- Cet appareil n'a pas pour but d’assurer le secret des messages transmis, mais seulement de faire en sorte que plusieurs récepteurs se trouvant dans le rayon d’action du transmetteur, le poste intéresse reçoive seul la dépêche.
- Pour cela chaque poste récepteur est muni de deux antennes réceptrices R et R' de longueurs différentes reliées à des cohéreurs C et C' disposés respectivement dans les circuits de deux piles P et P'. 3.'un et l’autre de ces circuits comprend un enroulement d'une bobine différentielle à deux enroulements identiques autour desquels est un troisième enroulement induit relié à un galvanomètre. Quand les deux cohéreurs entrent en action les deux enroulements primaires se trouvent parcourus par des courants dont le sens et l’intensité sont réglés de manière à c.e que les courants induits par eux dans leurs éléments secondaires se compensent. Si l'un seulement des deux cohéreurs entre en action, le courant induit correspondant fait, dévier l’équipage du galvanomètre,
- Cela posé supposons que deux postes récep-
- ÉLECTR1QUE
- teurs B et C soient à des distances différentes d’un poste transmetteur A. En A se trouveront deux antennes transmettrices de longueurs inégales, la plus longue étant réglée de manière à ce que les ondes qu’elle émet puissent agir sur la plus longue R des antennes réceptrices du poste le plus éloigné 13. En utilisant cette antenne pour la transmission, l'antenne R sera donc influencée, mais elle seule le sera si l'antenne R' du poste B est prise suffisamment courte ; par suite le galvanomètre de ce poste sera dévié, et A se trouvera en communication télégraphique avec B.
- Quant au poste plus rapproché C, ses deux antennes, bien qu’inégales, seront influencées en même temps, la diminution du parcours effectue par les ondes permettant à celles-ci d’agir sur l’antenne la plus courte comme sur la plus longue.
- Mais si on prend comme antenne Iransmel-trice la plus courte des antennes du poste A, les ondes ne pourront agir sur aucun des cohéreurs du poste B ni sur celui du poste C relié a a plus courte antenne de ce poste; par conséquent ce dernier poste recevra les signaux et lui seulement.
- Séance du 3 décembre 1900
- Etude du carbure de samarium, pur H. Mois-san. Comptes rendus,t. XXXI, p. 924-926.
- On fait un mélange de 200 gr d’oxyde de samarium Sa2 O* et u<> gr de charbon de sucre, on agglomère par pression et l’on chauffe peudant quatre minutes au four électrique avec un courant de 900 ampères sous 4J volts. On obtient un culot contenant un carbure cristallisé dont la composition, correspondant à la formule Sa2 G2, est comparable à celle des carbures de cérium, de lanthane, de néodyme et de praséodyme. Ce carbure décompose Tenu froide comme les carbures aloalino-lerreux, en fournissant un mélange complexe d’hydrocarbures, très riche eu acétylène; ce mode de décomposition rapproche le samarium de l'yttrium et l'éloigne du groupe des terres rares du cérium.
- Le (icrunt : C. XAUI)
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- TABLE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES
- ÉLECTRICITÉ ET MAGNÉTISME
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- 518
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV, — N° 52.
- Magnétisme.
- Magnétisme des atomes. — G. Lang................124
- Influence de la trempe et des cycles de température sur le moment magnétique et le coef-
- nonts en acier. — II. FrancÂ........... 91
- Girouette magnétique.— (l.Jaumann.............. 12a
- Ch. Maurain..........................515
- Résistance du bismuth dans un champ magnétique
- variable. — A. Eichhorn................353
- Phénomène de Hall dans les gaz de la flamme. —
- E. Marx................................20»
- Sur le frottement interne des liquides isolants dans un champ électrique constant.— G. Vacher
- et L. Vinazzi............................480
- Recherches sur l’effet inverse du champ magnéti-
- Sur les expériences de Rowland relatives à l’effet
- Sur l’effet magnétique de la convection électrique.
- — A. Potier........................... 35a
- Sources d’électricité.
- Nouvel interrupteur à liquide. — E. Grimschl................................................................... 87
- Irrégularités des interruptions dans les nouveaux interrupteurs à liquide. — E. Jhthmer........................ 88
- Électricité atmosphérique et magnétisme terrestre.
- Sur l’étude des orages lointains par l’électroradio- I magnéLisme terrestre en Franco. — E. Ma-
- phone. — Th. Tommasina................5i5 thias................................. 96
- Sur la distribution de la composante horizontale du I che d’un chronomètre aimanté. —A. Cornu. 5i3
- Thermoélectricité et Thermomagnétisme.
- Théorie thermodynamique de la thermoélectricité. réponse iiM, Yoigt. — C. Lie.bcnow. 207 Encore à propos de la théorie thermodynamique de la thermoélectricité d’après Liebenow. —
- H.. Voigl . ..............................208
- sulfures métalliques, en contact entre eux
- Détermination du point neutre d'un élément ther-moélectriquc. — A Aht............................
- 56
- 480
- 456
- Magnéto-Optique et Électrocapillarité.
- La polarisation rotatoire magnétique et l’axiome I Sur les propriétés éleclrocapillaires des mélanges
- de Clausius, — WiUy fVien.................114 I et la viscosité électrocapillaire. — Gouy. 357
- Électrobiologie.
- Le dernier signe de vie. — A.-D. Waller.................................................................... 93
- L’électricité dans les végétaux............................................................................cm
- APPLICATIONS
- Génération et Transformation de l’énergie électrique.
- Machines motrices. — Régulateurs de vitesse des turbines hydrauliques. — J. Reyval. . . Régulateurs de turbines Escher-Wyss. — J. Rey-
- tance hydraulique. —J. Reyeal....... 69
- Les forces motrices du Haut-Rhône Français. —
- I. Bonnefond........................lxxxiv
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- -1.»
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 5,g
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-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Sêt x&s
- p.520 - vue 517/752
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- 29 Décembre
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- • la préparai le et du chic
- du chlore par le pro-
- MESURES
- s ts s I S S § ë s » I » » » » I » s ié » ° S
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV. — N” 52.
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- DIVERS
- 35,
- SSî? S
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- 29 Décembre 1900.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV. - N° 52.
- Leçons de chimie physique. - J.-IL Van V Iloff. xcn
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- TABLE DES NOMS D’AUTEL RS
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV. — N°
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- S s. s
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- 29 Décembre 1900.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- 53a
- 'K CLAIR A. G K K I, K (. T R T Q l ! R
- T. XXV. - N° 82.
- Ï'S.I i is$ 1 -i &m
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- Tome XXV
- Samedi 6 Octobre 1900.
- 7* Année. — N” 40-
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermt
- SOMMAIRE
- Pages.
- J. REYVAL. — Exposition universelle :
- Groupe électrogèno de i 200 kilo vol fs-ampères de la Société L’Éclairage Electrique et de MM. Dujardin et O. Croupe électrogène de 5o kilowatts delà Société L’Éclairage Électrique et MM. Bonite, Lurbodière et C'e. Groupe électrogène à courant continu de 200 kilowatts de la Société L’Éclairage Électrique et MM. liictrix et O. J.-L. ROUTIN. — L’Usine d'Engins :
- Situation et puissance de la chute............................................................................
- Description de l’installation de l’Usine d’Engins.............................................................
- Réseau de distribution de l’énergie. . . ................................................................
- Résultats des essais du matériel électrique................................... ...............................
- 36
- Accumulateurs t Elément secondaire de Titus Riller von Michalowski................-.................. 4n
- Procède Hermann Schloss de fabrication des plaques d'accumulateurs.............................. 46
- Sur uu nouveau procédé de formation autogène des plaques d'accumulateurs du J)1’ H. Bcckmann .... 47
- Sur le eooliieient de température de l'accumulateur au plomb, par K. Doi.uzalek................. 48
- Mesures : Les essais magnétiques des tôles de fer, par I. Kpsteim.................................... 49
- Indicateur de courant à distance, par C. Michalkiî et O. Martiksssen............................ 02
- Dynamomètre de traction pour chemins de fer électriques, par G. K.vrp........................... 54
- Divers : Pouvoir thermo-électrique de quelques oxydes et sulfures métalliques, en contact entre eux ou
- Exposition universelle : Exposition de la Société L'Éclairage Electrique. — Traction électrique : Informations. — Eclairage électrique : Informations. - Electrochimie s Prix de revient de la soude
- et du chlore électrolytiques ...................................................................... 11
- Brevets d’invention........................................................................................... \i
- Bibliographie : Pratique industrielle des courants alternatifs (courants monophasés), par G. Cukviukr . . xn
- Eléments du calcul et de la mesure des courants alternatifs, par Omer be Bast.......................... xii
- L’élcctricilé à l’Exposition de 1900................................................................... ; xii
- Avis : Vente d’usine servant à l’éclairage électrique de la ville de Borl..................................... xii
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- profite de ce sectionnement des inducteurs pour rendre facile leur démontage et par conséquent la visite de l'induit. Les bobines sont aussi construites dans le même but : les fils sont enroules sur des manchons métalliques portant les garnitures isolantes et . les pièces de connexions ; les bobines ainsi faites sont fixées sur les noyaux. Dans ces conditions, il sullit
- de dévisser quelques écrous pour pouvoir enlever la partie supérieure des inducteurs, et soulever 1 induit au moyen d un engin de levage ordinaire.
- Le noyau de l'induit est constitue par des tôles mmees isolées et agglutinées au leu; ces tôles sont munies de ramures dans lesquelles passent les bras d un croisillon do bronze serrant les tôles et claveté
- Fig. i. --- Dynamo bipolaire LU. Fig. 3. — Dynamo bipolaire L C. Fig. 4. — Dynamo multipolaire LM.
- sur 1 axe. L'enroulement, établi en tambour ou en anneau, ne comprend généralement cju’uii petit nombre de spires par section ; dans les dynamos à tension moyenne, il est constitué par une seule couche de fil, ce qui permet d obtenir très aisément un isolement parfait.
- Les collecteurs sont largement établis et ont une grande épaisseur de cuivre utile de manière à leur assurer une durée considérable ; ils sont isolés au mica el montés sur un manchon qui en permet le démontage en cas de réparation. Le manchon est claveté sur l'arbre, il possède un chasse-goutte qui pré-
- serve la surface du collecteur de l'huile qui pourrait venir des paliers. Dans les machines puissantes les manchons portant le collecteur el l’induit sont à ventilation
- Les balais sont en métal anîifriclion dans les machines génératrices et dans les réceptrices dont le sens de rotation est invariable. N’ayuul jamais d'étincelles, ils brunissent rapidement le collecteur et ne
- s’usent que très lentement. Les balais en charbon sont adoptés principalement lorsque les dynamos doivent tourner dans les deux sens. Dans l’un et L autre cas, les balais sont reliés directement par des lames souples conductrices aux axes portant les prises de courant. Ils sont disposés sur un collier mobile qui permet de les amener dans la position la plus favorable lors de la mise en service de la ma-
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du G octobre 1900
- VII
- en q du transformateur, nu tampon cylindrique, formé aussi de tôles minces, est emmanché à force dans l'espace circulaire laissé exprès àla partie inférieure, afin de fermer Je champ magnétique. Le tranforma-teur est ensuite monté sur des plaques en fonte qui servent de hase. Des planchettes en bois ou des plaques en porcelaine sont disposées pour recevoir les bornes où sonl reliées les extrémités des circuits primaires et secondaires.
- Lorsque les transformateurs doivent fonctionner dans des locaux et pour voltage inferieur à 3 ooo volts, ils sont recouverts de tôles de fer percées de trous. Pour les appareils placés à l'extérieur et exposés aux intempéries ou pour des différences de potentiel supérieures à 3 ooo volts, ils sont plongés dans des bacs spéciaux en tôle galvanisée avec ailettes extérieures et remplis de paraffine épurée fondant à 35°.
- Pour des modèles spéciaux on emploie des doubles enveloppes dans lesquelles on fait circuler de l’air, de l’huile ou de l’eau.
- Pour les transformateurs triphasés les trois branches du circuit magnétique portant les bobines sont ou bien placées dans un même plan (puissance inférieure à ;>o kilowatts) ou disposées suivant les trois sommets d’un triangle (fig. 8).
- Le rendement des petits transformateurs est d’environ 90 p. ioo ; celui de*s transformateurs d’au moins j5 kilowatts est de 94 p. ioo à quart de charge, 96 p. 100 à demi charge et 97 p. 100 au moins à pleine charge.
- Les moteurs exposés comprennent des moteurs à courant continu et des moteurs à courants alternatifs, synchrones ou asynchrones, mono, di ou triphasés. Parmi les moteurs à courant continu signalons les moteurs des tramways, généralement à quatre pôles. La figure 9 donne l'aspect d’un moteur asynchrone.
- Une perceuse électrique (fig. 10) commandée, par 1 intermédiaire d’un flexible, par un moteur avec rhéostat de démarrage, et un ventilateur centrifuge (fig. iï) à accouplement direct, montrent quelques-unes des nombreuses applications de ces moteurs.
- Quant à l'appareillage, il est représenté par divers modèles de rhéostats, d’interrupteurs et coupe-circuits à haute tension, de boîtes de jonction, paca-foudres, etc.
- TRACTION
- Informations. — Grenoble. —• Par décret inséré au Journal Officiel du 22 septembre, est autorisé l’établissement, dans le département de l’Isère, d’une ligne de tramways à traction mécanique destinée au 1
- transport des voyageurs et des marchandises entre Grenoble et Villard-de-Lans.
- Le département de l’Isère a concédé la construction et l’exploitation de cette ligne, pour une durée de 70 ans, à M. Marius Martin, entrepreneur de travaux publics à Grenoble.
- La traction se fera par l’électricité, avec trôlet aérien. R.
- Paris. — Le Journal Officiel du 29 septembre publie le décret déclarant d'utilité publique rétablissement, dans le département de la Seine, de deux lignes de tramways à traction mécanique destinées au transport des voyageurs, de leurs bagages, et éventuellement des messageries entre Suresne et Paris (La Chapelle), d'une part, et entre Saint-Ouen et Paris (Porte-Maillot), d’autre part.
- La concession est accordée à MM. P. et B. Durand. Sous peine de nullité, les expropriations devront être accomplies dans le délai de deux ans. Le matériel fixe et roulant devra être de provenance française. Il ne pourra être dérogé à cette clause que sur autorisation du ministre des travaux publics, motivée par l’impossibilité qu’il y aurait à commencer l’exploitation dans le délai prescrit par le cahier des charges.
- La concession prendra lin le 31 décembre i q3o.
- R.
- ÉCLAIRAGE
- Informations. — Versailles (éclairage du. parc et des cascades de). — Pendant ces derniers mois plusieurs fêtes de nuit ont été données à Versailles à l'occasion de l'Exposition. L’électricité y a nécessairement joué le principal rôle. Voici à ce sujet quelques renseignements rétrospectifs :
- L'installation électrique a été faite sous la direction de M. Marcel Lambert architecte du Palais par MM. Jean et Bouchon les entrepreneurs d’éçlairage bien connus, avec la collaboration et le concours de la Société des tramways de Versailles. Les trois premières fûtes ont eu lieu au bassin de Neptune qui constitue un cadre unique au monde. Les eaux, dont les jeux sonl si abondants et variés sont une des principales attractions de Versailles, étaient éclairées à la fois par des groupes de projecteurs et pat* des lampes à incandescence à changement automatique de couleurs. La décoration lumineuse proprement dite composée de bandeaux, portiques, arceaux, etc., s’étendant jusqu'à l'extrémité de l'allée des Marmousets, comportait 8000 lanpes de dix bougies munies de réflecteurs métalliques système Jean
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 6 octobre 1900
- ol Bouchon. L'énergie électrique a été fournie par l’usine de la Société des tramways de Versailles. Les 8000 lampes ci-dessus étaient alimentées par 6 postes de transformateurs montés sur chariots mobiles dissimulés dans les bosquets et de 45 kilowatts chacun, soit au tolal %-o kilowatts. L'éclairage des eaux a nécessité une rampe de 700 lampes de 10 bougies et les jets lumineux employaient 800 lampes de 3a bougies ; il convient en outre d’ajouter, pour les lampes à arc, 52 arcs de 10 à 15 ampères ; l’éclairage total représente donc un débit de 3noo ampères en chiffres ronds, soit une puissance de près de 600 chevaux.
- ÉLECTROCHIMIE
- Prix de revient de la. soude et du chlore èlectrolytiques. — Dans le Traité théorique et pratique di électrochimie, que vient de faire paraître la librairie Ch. Bérenger, M. Adolphe Minet établit que l’utilisation des chutes d’eau permet d’obtenir la soude et le chlore électrolytiques à moins de aoeentimes le kilogramme et encore en supposant que l’ou ne recueille qu’un seul de ces produits, la soude ou le chlore suivant les débouchés de la région où est installée l'usine, l’au Lre produit étant considéré comme résidu sans valeur. Les procédés purement chimiques ne permettant pas d’obtenir la soude caustique à moins de 3o-4o centimes le kilogramme, et le chlore a moins de 60-70 centimes, on voit immédiatement l’inlérèl que présente la fabrication électrolytique de ces produits.
- L'estimation qui conduit M. Minet aux chiffres que nous venons d’indiquer, est basée sur les données suivantes :
- i° Un équivalent-gramme (soit gr) de sodium donnant 40 gr de soude caustique (NaOH) et exigeant pour sa mise en liberté <)6.|35 coulombs, un quantité d'électricité de 1000 ampères-heure (soit 3 600 000 coulombs) donnera environ ijoo gr de soude caus-
- 20 En meme temps que cette soude, il sera mis en liberté i3a5 gr de chlore.
- 3° La force électromotrice de décomposition du chlorure de sodium anhydre avec formation de chlore et de sodium métallique est, d'après les données thermocliimiques, de 4,'-» volts. Si le chlorure de sodium est en solution aqueuse, la chaleur dégagée par la réaction du sodium sur l’eau abaisse la force électromotrice nécessaire à 2,3 volts. Dans son estimation M. Minet prend > volts comme valeur pratique de la différence de potentiel qu il faut maintenir aux bornes de la cuve électrolytique ; sous cette tension moo ampères-heure correspondent à 5oou watts-heure, soit6,8 clievaux-heure. Il en résulte que la dépense d'énergie est de 4)5 chevaux-heure pour la production de 1 kg de soude, en faisant abstraction du chlore, eide 5,i chevaux-heure pour 1 kg de chlore, la soude n'élanl pas comptée.
- 4° Le cheval-heure électrique produit par des machines hydrauliques revient à environ 0,0120 fr.
- Nous reproduisons ci-dessous le détail de l'estimation théorique faite par M. Minet en la faisant suivre des résultats d’estimations de divers autres auteurs.
- Prix de revient de la soude caustique. — Quatre éléments principaux entrent dans le prix de revient de la soude électrolytique : matières premières (chlorure de sodium), énergie électrique, main-d’œuvre et combustible.
- I Théoriquement 58,5 parties de NaCl produisent 40 parties de Na 011 ; on devra consommer par conséquent 1 465 gr de chlorure de sodium pour produire un kilogramme de soude caustique ; comptons
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- Supplément à L’Éclairage Électriqi
- octobre 1900
- Avec les méthodes examinées par eux, la différence de potentiel aux électrodes était de 4,5 volts ; ta dépense d'énergie électricpie de 2 400 chevaux produisant en i| heures 8 481 kg de chlore et 9 878 kg de soude caustique, soit 18 tonnes de soude et de chlore réunis produits par 07600 chevaux-heure, et linalement une dépense de 8,2 chevaux-éloctriques-fieure pour une production de 1 kg de soude et
- Ajoutons que Cross et Bevan comptaient le cheval-heure (produit par des machines à vapeur; à raison de 2,0 cent et qu’ils tenaient compte de l’usure des appareils, diaphragmes, électrodes, etc.
- Hæussermanu (i8cp) se base, pour son calcul, sur une usine disposant d'une puissance électrique de 83? chevaux, pouvant fournir aoooo chevaux-heure par jour de 2 heures; la production journalière était de 5 000 kg de soude caustique et \ iro kg de chlore, en tout 9 410 kg de produits, soir une dépense d’énergie de chevaux-électriques-heure pour 1 kg de produits; la différence de potentiel était de 8,5 volts.
- Les frais nécessités par nue production journalière
- de 9 ',io kg de soude et chlore étaient de 1 946 fr, non compris les frais généraux, et 2 460 fr en les comptant ; le kilogramme de chlore ou de sonde caustique revenait donc, à 0,26 fr.
- La force motrice était fournie par des machines à vapeur et le prix du cheval électrique-heure était évalué à 2,8 centimes. Borchers, en se basant sur les procédés Castner et Kellner, Ilargreavcs et Bird, arrive à des chiffres beaucoup plus bas.
- Les dépenses afférentes à la force motrice et les matières premières ne seraient que de 212,5fr pour le premier, avec une production de 2090 kg de soude caustique et; r 400 kg de chlore, soit 35oo kg de produits, et pour le second de 216 fr avec une production de carbonatejde soude équivalant à 1 900 kg de soude caustique et de 1 pio kg de chlore, en tout 3 3oo kg de produits, de telle sorte que, suivant Borchers, le prix de revient de 1 kg de produit oscillerait entre 0,06 fr et o,o(»5 fr. Il faut dire que Borchers ne comprend dans ces chiffres ni les frais de main-d’œuvre, ni ceux d’entretien des appareils, pas plus que les frais généraux.
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- soutenir les chauffeurs, tout en leur faisant de gros yeux, sera elle-même obligée d'y mettre ordre ; tout le monde s’en trouvera d’ailleurs bien. Ce qui rend l'odeur si désagréable, c'est quele pétrole est imparfaitement brûlé et il faudra bien le brûler mieux à l'époque prochaine, ou l'on s’occupera du prix de revient. Le moteur était bruyant, trépidant. Des progrès considérables ont été faits dans cette voie, qui intéressait mieux la clientèle. Presque toutes les voitures nouvelles sont à moteur équilibré, certains de ceux-ci sont remarquables. Enfin, on peut espérer qu.on cessera de copier toujours les mêmes modèles avec une désolante routine et qu'on verra enfin un moteur souple et réversible.
- Pour que les moteurs thermiques soient universels, il ne leur reste que deux champs d'action. 11 n’y a pas à ma connaissance d’essais définitifs pour les grandes machines marines, où cependant l’économie du combustible et la suppression des chaudières seraient de premier intérêt. Je sais que l'on construit dans ce but un moteur Diesel et j’ai grande confiance en cet essai, La grande hauteur du moteur était un obstacle. On y a remédié en construisant un moteur plus ramassé, sans points morts, avec trois cylindres. Mais c’est surtout sut’ les locomotives que la machine à vapeur semble actuellement ne pas pouvoir être remplacée. Ce serait cependant intéressant de voir un moteur avec son gazomètre sur roues entraîner les trains dans les pays nouvellement ouverts, où le combustible coûte si cher que l’on doit chercher par tous les moyens à en réduire la consommation et où l’eau est souvent si difficile à approvisionner. Même dans les tramways, les moteurs à gaz et à pétrole ne semblent pas s’adapter. T.à aussi, peut-être, faut-il attendre un type différent du moteur à quatre temps ; un moteur réversible. Car c’est la une lacune bien fâcheuse dans les avantages du moteur à explosion. J’avoue trouver pénible l’emploi dans certaines locomotives, machines marines et tramways, du pétrole et des huiles lourdes pour chauffer des chaudières et transformer leur énergie en travail par l'intermédiaire compliqué dé la vapeur d’eau, avec un rendement réduit, alors qu'un emploi direct donnerait un rendement triple et éviterait l'em-combremenl des chaudières. Je crois n’être pas grand prophète en pensant que cette dernière étape sera bientôt franchie.
- Une autre' impression qûe l’on éprouve à l'examen de ecs divers moteurs, c'est que tous sans exception sont au moins des moteurs à quatre temps, sinon tous des moteurs Otto. C’est très frappant. Déjà en i88y, les moteurs à quatre temps étaient nom-
- breux, mais il y en avait un à six temps, plusieurs à deux temps et certains de ceux-ci semblaient d’avenir. D’autres moteurs, antérieurement, s’étaient signalés par des dispositions originales, ingénieuses. 11 faut garder un grand souvenir au moteur' Langen et Otto, se rappeler les premiers essais, le moteur si remarquable à mon avis de Bissehop, la variété et l’ingéniosité des moteurs Clerck, Ravel, Atkinson, Brayton, Gardie. Un seul type semble avoir survécu.
- Evidemment on a perfectionné le moteur à quatre temps, on a surtout cherché à modifier et augmenter sa détente. Le3 procédés de réglage sont différents chez beaucoup de constructeurs et tendent à s’écarter-du toutou rien d'Otto. Cependant pour ne citer que tous les exposants anglais, combien se sont tenus au type même d’Otto et n’y ont amené que des perfectionnements de détail. Ce qui frappe, c’est l’abandon de toutes les solutions originales, la victoire indiscutable des moteurs à quatre temps. Estelle due à la supériorité réelle de ce type ? Ees faits sont là. Il est certain que l’universalité des construc- * teurs ne suivrait pas uno mode'et que eeiDï-mémes qui fabriquaient des moteurs à deux temps les ont abandonnés pour aboutir au moteur à quatre temps, même et surtout en Angleterre, où cependant les brevets Otto avaient été le mieux protégés. Les avantages du moteur à quatre temps sont en effet de toute première importance. Le moteur peut être infiniment plus robuste, les explosions prématurées moins dangereuses. Aussi les constructeurs ont-ils cherché à perfectionner seulement le moteui- à quatre
- Dans le genre Otto, les dispositifs nouveaux sonL très nombreux. Certaines idées nouvelles semblent fort heureuses ; telles que celle du moteur Tangyc que l’on trouve aussi dans le nouveau moteur à pétrole Otto. Partout ailleurs, c’est la construction surtout qui s’est améliorée. On tend à garnir les cylindres d’une chemise dure plus facile à remplacer, retourner ou retailler que lorsque le cylindre était tout entier venu de fonte. Cela permet aussi de fondre le cylindre avec le châssis et de supprimer un joint'qui supportait les plus grands efforts. On s’es-ingénié à rendre les soupapes d’un accès et d’un démontage facile; la mise en marche qui se fait presque toujours avec une pompe, a été aussi améliorée pour les puissants moteurs. On a surtout cherché à éviter le choc brusque d’une première explosion sur un piston arrêté et l’on y a remédié chez divers constructeurs, soit en s’attachant à ce que le piston soit déjà légèrement en marche quand l’explosion a lieu, soit en donnant plus d’élasticité à l'explosion en
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- que le professeur Lomhardi décrivait au récent Congrès d’Electricité.
- EXPOSITIONS DE 1901
- La Pan-American Exposition de Buffalo.— L'an prochain aura lieu à Buffalo une exposition organisée pour célébrer les progrès de la civilisation dans toutes les Amériques pendant le xixa siècle. L’électricité y tiendra une large part et au récent Congrès d’électricité, il a été question, pour faciliter la visite de cette exposition aux électriciens français, de fréter un navire spécial pour transporter ceux-ci aux Etats-Unis. Les renseignements suivants que donnait récemment le Génie civil, d’après Engineering Record, montrent que les heureux qui auront le temps de faire cette excursion seront amplement dédommagés des petits inconvénients que comporte généralement la traversée de l’Atlantique.
- L’Exposition est divisée en quinze classes principales : électricité, beaux-arts, arts graphiques, arts libéraux, ethnologie, agriculture, horticulture, bétail, forêts, pêcheries, mines, machines, manufactures, transports, et enfin exposition des île.s Hawaï, des Philippines et de Porto-Rico.
- Les terrains occupés par l’Exposition se composent de i!io hectares de parc, situés dans la partie nord de la ville de Buffalo ; ils sont, de forme assez irrégulière, et leurs dimensions exLrêmea sont, d’environ 8oo sur 1600 mètres. Il sera facile d’y accéder de Buffalo par ad lignes de chemins de fer à vapeur et par des lignes à trôlet sur trois côtés. Une grande partie des terrains sera plantée d'arbres, de gazon et d’arbustes, et l’une des caractéristiques de J’Exposilioii sera la création, dans son enceinte, d’une grande quantité de pièces d’eau et de cours d’eau artificiels, entre autres un grand lac, d’autres plus petits, un canal qui entoure le groupe principal de bâtiments et un grand nombre de fontaines et de cascades.
- Le style général des palais est le style Renaissance, avec de longues lignes d’arcades et des ouvertures finement détaillées, des murs peints et décorés, des dômes et des tours en grand nombre et des toits couverts en tuiles rouges et ayant une hauteur uniforme de i5,a5 m.
- Les principaux palais sont groupés autour d’une cour de plus de Gio ni de longueur, qui est coupée par l’Esplanade et par la Cour des fontaines, et qui est ornée de pièces d’eau, de fontaines, de statues, d’arbres et de balustrades.
- Les deux palais les plus importants sont celui des Manufactures et des Arts libéraux, et celui de la Mécanique et des Transports ; ils ont chacun i5a,/,om de longueur et 106,70 m de largeur. Les palais de 1 Agriculture et de l’Electricité mesurent chacun 152/,o m sur /,5,70 m. Celui de l’Horticulture est élevé sur un carré de 67 ni de côté; sa hauteur est de 7a ni. Enfin le palais du gouvernement des Etats-Unis mesure 182,90 m sur 39,60 m, et il est surmonté d’nn dôme de 76,20 de hauteur.
- Le directeur général de l’Exposition est M. W.-J. Buchanan, elle directeur des travaux, M. Newcomb Cari ton.
- La plupart des palais ne dureront pas plus que l’Exposition. Cependant le palais de l'Etat de New-Tort est un monument en inarbre et en granit, mesurant 2u m sur 39,60 m et qui coûtera 750000 fr; il est destiné à recevoir les collections de la Société historique de Buffalo. La galerie d'art Albright, qui coûtera 1 750000 fr, sera aussi un monument durable Ce i caractérisera surtout l'Exposition Pan-Américaine de Buffalo, c’est la grande importance donnée aux applications de l'électricité : applications industrielles, distribution de l’énergie, éclairage et effets décoratifs. On a prévu l’emploi de 9 000 chevaux électriques, dont 5 000 seront amenés-des chutes du Niagara, à une tension de 10000 volts par 19 câbles eu cuivre supportés par de hauts poteaux,
- Tous les palais seront éclairés et leurs dômes, leurs tours et leurs contours principaux seront dessinés par des lampes électriques; tandis que les nombreuses fontaines seront brillamment illuminées par l’électricité.
- T.a pièce principale concourant à ces illuminations sera constituée par une tour électrique de 1 i/,,3o m, de hauteur, qui s'élèvera au-dessus du grand bassin, de 122 m sur i83 m, situé à l’une des extrémités de la cour principale. Celte tour, dont l’architecte est M. John Galen Howard, repose sur une base carrée de 2i,35 m de côté; elle ne comporte d’entrée que sur une seule face. De part et d’autre de la façade opposée se développe une longue colonnade embrassant un espace demi-circulaire de plus de 60 m de largeur, ayant en son centre un immense jet d’can vertical, tandis que de la tour s’échappent de nombreuses cascades.
- Comme aspect général, la tour simule le marbre blanc, mais elle est décorée avec., profusion d’or et de brillantes couleurs. Deux grands groupés sculptés flanquent chacune des quatre faces de sa hase et au-dessus des cascades se trouve un écusson portant les armes des Etats-Lnis. Toute la surface extérieure de la tour sera d’ailleurs parsemée de lampes électriques.
- La partie principale de la tour se termine, à une hauteur de 61 m, par un entablement sculpté et découpé à jour, qui sera brillamment illuminé par un éclairage intérieur. Au-dessus de cet entablement se trouve le couronnement composé de trois étages superposés, surmontés par une figure allégorique de l’électricité.
- La tour comporte six étages : le premier est situé juste au-dessus du point de jaillissement des cascades ; le second est au niveau de l’entablement. Ils contiennent des salons de réception, des bureaux pour le service de l’Exposition, et des halls pour diverses attractions. Le troisième étage, situé à une hauteur de 6r m, sera occupé par un restaurant; il est desservi par deux ascenseurs. Les trois autres étages, contenus dans le couronnement, sont des observatoires auxquels on accède par des escaliers.
- Bien que celle tour soit une construction temporaire, son ossature est faite en acier avec assemblages rivés. Son revêtement extérieur est en staff. Le poids mort de la tour est estimé à r 677 tonnes; les surcharges atteindront un total de 602 tonnes.
- Exposition de Hanoï. — Nous recevons la circulaire suivante du commissaire général de cette exposition.
- J’ai l'honneur de vous informer que l’Exposition de Hanoï, dont l'ouverture est fixée au iM- décembre | 1901, comprendra les sections suivantes :
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 20 octobre 1900
- XXXIII
- i° France et Colonies françaises.
- a0 Indo-Chine française \Tonkin, Annam, Cochin-chinc, Cambodge et Kaos.
- 3° Pays d’Extrême-Orient, de Singapore au Japon : Chine, Corée, Japon, Philippines, Siam, Indes Néerlandaises et Straits Settlements.
- Elle sera, par suite, essentiellement française et asiatique.
- Dans l’esprit de M. le Gouverneur général de l'Indo-Chine française, cette Exposition, réduite aux pays d'Asie, doit être, en quelque sorte, dans des proportions modestes, la continuation de l’œuvre grandiose entreprise à Paris.
- Son but est de rendre plus étroites, plus effectives, les relations commerciales de la France avec l’Indo-Chine et les contrées d’Extrême-Orient.
- Notre objectif principal est donc d’attirer ici les exposants français dont les produits intéressent le commerce asiatique, les mettre en contact avec les producteurs et les consommateurs de l'Indo-chine et des pays voisins ; ces derniers seront à même d’apprécier les produits français, et, ainsi spécialisée, l'Exposition de Hanoï donnera d’excellents résultats.
- La date de l’ouverture a été fixée de façon à permettre aux'exposants qui auront pris part à l’Exposition Universelle de Paris, de venir une année après montrer, en Indo-Chine, leurs produits à un public spécial.
- L’Exposition de Hanoï coïncidera avec l’inauguration des premières lignes de chemins de fer indo-chinois et des grands travaux qui vont donner un essor déiinitif à la Colonie, une grande impulsion au commerce et à l’industrie, dont l’importance grandît d année en année.
- Au moment de l’ouverture de l’Exposition aura lieu l'inauguration du monument, érigé par souscription publique, à Haïphong, à la mémoire de Jules Ferry. I.'Indo-Chine française a à cœur de témoigner sa reconnaissance à l’éminent homme d’Elal qviia doté la Franeedesonplus beau domaine colonial.
- Les lignes de navigation maritime ou fluviale, les routes qui sillonnent le Tonkin, les chemins de fer, rendront les voyages et les excursions faciles et agréables aux personnes qui voudront profiler de leur séjour pour visiter les sites remarquables du pays.
- Bien que le règlement général, le programme et la classification de l’Exposition ne soient pas encore définitivement arrêtés, voici cependant dans ses grandes lignes quelle sera son organisation.
- Les exposants seront groupés par ordre géographique, chaque nation aura, dans un vaste palais, sa salle ou sa galerie, et les produits exposés seront classés en trois groupes principaux.
- Le premier comprendra les œuvres d’art, les collections archéologiques, les expositions scientifiques ; en général, tout ce qui a trait à l’enseignement, aux arts et aux sciences.
- Le deuxième groupe comprendra la série, aussi complète que possible, et classée méthodiquement, des produits naturels du sol et du sous-sol, ainsi que les produits ouvrés et manufacturés : mines et produits métallurgiques; productions agricoles et forestières ; produits de consommation.
- ” Dans le troisième groupe seront exposés : Le matériel et l'outillage du génie civil, des constructions, des travaux publics ; les machines de toute sorte tant agricoles qu’industrielles ; tout ce qui concerne la navigation, les chemins de fer, l’utilisation de beau, de la vapeur et de l’électricité, et • leur application à l industrie.
- Autour de cette Exposition, ainsi groupée et concentrée dans un palais unique, des expositions particulières ou spéciales, trouveront place dans l’enceinte même, ainsi que les théâtres, restaurants et attractions diverses qui donneront à cette réunion un cachet tout particulier de couleur locale et produiront un effet spécial, difficile à réaliser avec exactitude en dehors de l’Asie.
- Les conditions qui seront faites aux exposants seront analogues à celles de Paris, l’Administration fournira gratuitement l’abri dans le palais, la lumière et la force motrice ; elle prendra en outre toutes les mesures utiles pour que les exposants qui n’auront pas de représentants soient assurés de la bonne disposition et de la conservation de leurs produits.
- Les locaux affectés à l’Exposition seront constitués en entrepôt réel des Douanes. Les objets pourront être expédiés à Hanoï en connaissement direct.
- Je vous adresserai, ultérieurement, tous documents, renseignements et programmes relatifs à l’Exposition.
- Veuillez agréer, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.
- Le Commissaire général,
- P. Thomk.
- Pour tous renseignements et demandes d'admission, s'adresser :
- Au Commissariat général de l’Exposition, à Hanoï;
- Au Directeur de l'Office colonial, Palais Royal,
- Aux Légations et Consulats de France en Extrême-Orient.
- ÉLECTROCHIMIE
- Sur les fours électriques à carbure de calcium. — Dans un article dont une analyse étendue a été publiée dans cette revue {Jîcl, Élecl., t. XXIV, p. 65, i4 juillet igoo), M. R. Carlson faisait ressortir les divers avantages des four? à fabrication discontinue. M. O. Fnoi.rcii, dans un article plus récent (Zeitschrift fin' Elek-trochemie, t. VIT, p. i, o juillet 1900) combat les conclusions de M. Carlson :
- M. Frfilich commence par faire remarquer que l’extraction du carbure des fours continus 11e se fait pas nécessairement par coulées de la matière à l’état liquide, mais que dans les fours de ce système les plus nouveaux elles plus perfectionnés, on recueille le carbure à l’état solide, de telle sorte que la chaleur perdue se trouve réduite au minimum et est alors plus faible que dans les fours discontinus. Ces derniers semblent d’ailleurs exiger pour lu formation du carbure, dans les mêmes conditions de travail, une température plus élevée que les fours continus et ne donnent pas, d’après des expériences faites en se plaçant exactement dans les mêmes conditions, un rendement en poids plus grand que ceux-ci.
- Le développement qu’ont pris les fours discontinus 11e tient donc pas à un meilleur rendement, mais uniquement à ce que ces fours sont d’une construction plus simple et donnent lieu à une fabrication plus facile. Les fours continus semblent cependant devoir se répandre de plus en plus dans l’avenir, car seuls ils permettent d’obtenir des carbures de qualité supérieure, la fabrication de ces carbures exigeant que la température des fours se maintienne entre des limites strictement définies. En outre iis se prêtent à une production intensive.
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- BIBLIOGRAPHIE
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- Lucien ESPIR
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- Sillets d'aller et retour collectifs, valables 33 jours.
- les Tramways à FEx-
- sur le Chemin de fer qui dessert l’Expo d’ailleurs la liste des articles déjà publiés ;
- .Notice avec plans sur l’exposition des chemins i
- et les objets exposés par la Compagnie du Nord (180 pages avec dessins et 3 plan-
- Æ.T.L
- l'-L-M. (40 p.-
- sur le matériel et les objets exposés par la
- ie de l’Est (56 pages et ai planches).
- sur les objets exposés par le Service de l’ex-
- ; la Compagnie P.-U.-M. (iopages et 28 planches). Notice sur les chemins de fer français (Ministère des
- 5S£%?£Sl ftr .H..,(, pages).
- I C. OLIVIER. & G" suc-
- BESANÇON es ORNANS (txnis)
- Materiel Electrique
- de FORCE TRACTION
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
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- L’ÉNERGIE
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- du 27 octobre 1900
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Cours d’électricité industrielle à la Fédération générale professionnelle des chauffeurs mécaniciens• — Mairie du lVa arrondissement. — Cours de année': le mardi à 8 heures et demie du soir. Ouverture le' mardi 16 octobre. Professeur: M. L. llomiuen. Cours de 'P année : le jeudi à 8 heures et demie du soir. Ouverture le jeudi aa octobre. Professeur: M. J. Laffargue.
- Ecole communale, WG, rue (ïrangc-au.r-Bellcs. — Cours de ire année 5 le mardi à 8 heures et demie du soir. Ouverture le mardi ifi octobre. Professeur : M. Delassalle.
- I.ycée Voltaire, 101, avenue de la République. — Cours de ire année : le vendredi à 8 heures et demie du soir. Ouverture le vendredi 26 octobre. Professeur : M. Soulier.
- Ecole communale. 'iü, boulevard Diderot. — Cours de ire année: le samedi à 9 heures du soir. Ouverture le samedi 8 novembre. Professeur: M. Carol.
- Ecole communale, rue de l'Ouest. — Cours de 1r* année : le vendredi à 8 heures et demie du soir. Ouverture le vendredi 19 octobre. Professeur : M. TSissou.
- Ecole communale, 00, rue Saint-Charles. — Cours de Tr" année : ie vendredi à 8 heures et demie du soir. Ouverture le vendredi 19 octobre. Professeur: M. Jumau.
- Ecole communale, 18, rite Ampère. — Cours de ir,‘ année ; le mercredi à 8 heures et demie du soir. Ouverture le meroreei 24 octobre. Professeur : M. Chéneveau.
- Ecole communale, 00. rue de Clignancourt. —Cours de iM année: le vendredi à 8 heures et demie du soir. Ouverture le vendredi fi novembre. Professeur : M. Clcrbout.
- Ecole communale, 7, rue Barbanègre, ( 19e arrondissement). — Cours de i‘'e armée : le vendredi à 8 heures et demie du soir. Ouverture le vendredi 19 octobre. Professeur: M. Godard.
- Ecole communale, boulevard de Chateaudun, à Saint-Denis. — Cours de ire année: le mercredi à 8 heures et demie du soir. Ouverture le samedi 24 novembre. Professeur : M. II. Ilonuiien.
- Ecole communale, rite delà Liberté à Vincennes. — Cours de rr,! année : le mardi à 8 heures et demie du soir. Ouverture le mardi fi octobre. Professeur : M. Ch. Vallet.
- Ecole communale, rue J.-}. Rousseau, à Ivry. —
- Cours de iro année : le mardi à 8 heures et demie du soir. Oiiverturele mardi fi octobre. Professeur: M. F. Hoffmann.
- Ecole communale, rue Marjolin. à Lcvallois-Perret. — Cours de irc année: le vendredi à 8 heures et demie du soir. Ouverture le vendredi 9 novembre. Professenr : M. IV Augé.
- dredi à 9 heures du soir. Professeur : M. Marsou-lau, conseiller général. — Pour tous renseignements, s'adresser à M. J. Laffargue, secrétaire général des cours d'électricité industrielle, 70, boulevard Magenta, à Paris.
- EXPOSITION UNIVERSELLE
- Éclairage électrique des trains du Transsibérien. — Une importante fraction de la ligne ferrée qui, à travers la Sibérie- et la Mandchourie doit relier la Russie d’Europe au port Vladivostok sur l'océan Pacifique, est depuis quelques mois ouverte a l’exploitation. Trois trains rapides par semaine mettent Moscou et irkoutsk en communication directe. En raison de la longue durée du voyage (9 jours environ), il était indispensable de donner aux voyageurs toulle confortable désirable. Aussi chacun de ces trains, qui comprend cinq voitures (1 voilure de première classe, 2 voitures de seconde classe, un wagon restaurant-salon et un iourgon), contient-il une installation électrique fort complète servant principalement à l’éclairage et accessoirement au chauffage des voitures et à la cuisine.
- Dans le fourgon à bagages sont placées une chaudière, une turbine h vapeur et une d3’namo de 5 chvx fournissant le courant sous la tension de 65 volts ; un mécanicien-électricien est spécialement chargé de la surveillance de ce groupe électrogène. Sous un des wagons du train est disposée une batterie d'accumulateurs destinée à assurer le service de l'éclairage pendant 4 heures en cas d'avarie au groupe électrogène, à permettre l’arrêt de ce groupe lorsque pendant la nuit un petit nombre de lampes
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- oue dentée. I.a même à 6 divisions.
- •réle la machine aussi-de sorte que l'ouvrier i mouvement, peut la a contre-pla
- . de s
- : qu'il est facile de phu
- la tûle sans avoir besoin de la serrer sur le plateau.
- Il existe plusieurs numéros de ce genre de Machines suivant la nature des travaux
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- à merlin, Cologne, Vienne et Slockbolin : SCHUCHARDT 4 S'HUTTE
- Manufacture de BALAIS EU CHARBON
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- L'auteur, après avoir démontré combien est peu économique la marche en machine à un seul cylindre, malgré la faible dépense de premier établissement, préconise le système de détente automatique. Il discute ensuite l'emploi des machines compound laudem, cross compound, verticales, horizontales, avec ou sans condensation, et arrive aux conclusions suivantes :
- in Introduction de groupes électrogènes aussi puissants que possible, afin de diminuer les pertes organiques, les frais d'achat, de main-d’œuvre, etc. ;
- 2° Choix d’un type de machine consommant le moins de vapeur possible : Cross compound horizontale à condensation est le type idéal. Pour les petites unités (excitatrices par exemple), employer les petites machines verticales à grande vitesse, où les frottements sont moindres que dans le type horizontal ;
- L'introduction d'un système égalisateur : batterie tampon, qui permettra, en évitant les à-coups brusques, d utiliser une machine plus faible en la faisant ioiicliomier constamment à pleine charge. Cette condition, jointe à l’emploi des hautes pressions de vapeur, permettra l’emploi des triple et multiple expansion à condensation, réalisant le maximum d’économie ;
- 4° L'introduction de l’accouplement direct, évitant les pertes par glissement de courroie et réduisant les dimensions du volant ;
- à0 Grand soin dans le choix des appareils auxiliaires, tuyauterie, alimentation, chaudières, etc., qui sont un facteur important.
- Se posant enfin la question suivante : Y a-t-il avantage à mettre un réchauffeur d'alimentation sur l'échappement ou à avoir une machine à condensation ? M. Richter rejette absolument la première hypothèse, étant donné que 1 introduction du réchauffeur dans le circuit d'échappement crée une résistance suffisante pour augmenter la pression de la vapeur, ce qui se traduit par une contre-pression plus forte au cylindre et que la perte ainsi occasionnée est plus grande que le gain occasionné par l'élévation de température de l'eau.
- Sur les décharges spontanées dans l’accumulateur au plomb.— Sous ce titreM.M.Schoop publiait dans Y Elecktrolechnischer Xeuigheits Anzeiger (mai, p. 4I_4^L un article que le Mois scientifique et industriel résume comme il suit dans un de ses derniers numéros (t. II, p. 8).
- La mauvaise capacité de tous les accumulateurs doit être attribuée à cette décharge spontanée ou silencieuse. On croyait que ces décharges se produisent lorsque l'accumulateur est en repos, et qu'il y a production de gaz aux deux électrodes, c'est une erreur. Les études du docteur Kugel (Elecklrolcc-nisc/ie Zeitschrift., ont apporté leur éclaircisse-
- ment sur cette question. Il a trouvé qu’une minime quantité de métaux rares comme le palladium et le platine, des métaux non nobles tels que cuivre, arsenic, fer, etc., suffisent pour provoquer cette décharge silencieuse. Plus la différence de potentiel d'une matière avec le plomb sera grande, plus la réaction nuisible se produira.
- D’après les observations del’auleur,des décharges silencieuses peuvent se produire :
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- des grands réseaux de chemins de fer des États-Unis, la New-York, New-Haven and Hartford Railroard, exploite
- la clientèle qui l'avait quittée lignes de tramways qui de New-York, Nen-
- lïaven et Hartford. Cette exploitation a permis aux ingénieurs chargés de la diriger de faire beaucoup d'observations intéressantes pour l'avenir de l’application de l'électricité à la traction sur 1 es grandes lignes. Bon nombre de ces observations ont été signalées dans ce journal de t896 à 1898; les conclusions qui eu découlent ont été exposées il y a quelques mois dans le Street Railway journal (t. XY1, p. 9.59, mars 1900) par l'un des ingénieurs de In compagnie, M. K. C. Boivrox; en voici les principales d'après le Mois scientifique et industriel ( l. II, n" 2, p. i93).
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- Tome XXV
- Samedi 10 Novembre 1900.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermi
- L’ÉNERGIE
- i reproduction des articles de L'ÉCLAIRAGE Êljàÿ^ fyhrôitis
- SOMMAIRE
- J. REYVAL. — Exposition universelle :
- Société HéMos........... . . . . ^ ............. f
- Congrès international d’électricité :
- Accumulateurs : Sur les batteries à haute tension, par U. Sciioov.
- Diélectriques : Porte d’énergie dans les diélectriques, par G. Bkniscmki- . , Divers : Elude sut' le (lux de l'énergie mécanique, par Vitu Yoltiîrra.. , . ,
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- Exposition universelle : La tion et distribution du celluloïd. — Applications
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- NOUVELLES ET ECHOS
- EXPOSITION
- La presse électrique
- américain Elrct.riJl World and Engineer publiait un article éditorial [dont le titre Also Ran > n'avait, pas tout d’abord attiré • dans lequel il demandait pour quelle: presse édeetrique française n'est pas 1
- devant le jury. Aous ne pouvions
- "dôme, èl^Iospitalicrlt’ouf eifre’grettant^que confrère Electrlcal World and Engineer n’ait
- NÉCROLOGIE
- J.-M. Sarcia. — M. J.-M. Sarcia, ingénieur-électricien; chevalier de la Légion d'honneur, est mort le ai octobre,» Montmorency. M. Sarcia, après avoir dirigé la Société pour le travail électrique des Métaux, s’occupait spécialement de la traction électrique. II avait, en 1899, fondé, avec M. Moreau, secrétaire général du' Syndicat des employés d'omnibus, une société coopérative avant pour but l'exploitation de lignes de tramways dont il avait demandé la concession, et quelques jours avant sa mort il s’occupait encore de cette affaire.
- M. Sarcia était âgé de 5i ans; il avait su acquérir les sympathies de ceux qui l’appro-
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- TRACTION
- > ce titre, le dernier Supplément, d'un article de M. Bo
- rendu incompréhensible la fin de ce résumé , une portion d'une description do la ligne de
- enta des trois procédés de
- La question du transport des marchandises l'électricité est une question de l'avenir.
- et recommande 700 volts avec le conducteur positif, un rail d’acier pesant environ 00 kg par mètre posé
- I acier meilleur marché que le cuivre pour les feeders.
- II recommande aussi l’emploi d'un rail ayant la sec-
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- deux voitures automotrices était au minimum de 6'} tonnes ; il était réparti sur six essieux. Avec une locomotive ordinaire à deux essieux accouplés sur lesquels il serait réparti, le poids adhérent n’au-rail pas été supérieur à 5o tonnes.
- M. Richard Rtnkei. dons la Zeitschrift der V'ereines deutschen Ingénieur?, du 8 septembre, donne de nombreux détails sur ces expériences, au cours desquelles le train a effectué plusieurs fois son parcours à une vitesse moyenne de 40 km à l’heure, sans que l'on ait pu noter la moindre discordance entre les actions des deux voitures automotrices. T.e courant fourni était à la tension de 700 volts et la puissance nécessaire variait de o à 700 chevaux, toutes les quatre minutes, ce qui nécessitait, à 1 usine de force, l'emploi de batteries de choc. L'auteur décrit le matériel roulant en insistant, notamment, sur la description des moteurs, des appareils régulateurs, de la marche, des freins à air comprimé et de l'éclairage par lampe» électriques à incandescence. Il décrit ensuite la voie et les dispositions diverses du troisième rail conducteur. 11 termine par une étude complète de la station génératrice de force et signale une disposition particulière du tableau général de distribution.
- APPLICATIONS THERMIQUES
- Procédé pour couper les poutres de fer au moyen de l’arc électrique. — Il v a quelque
- temps, nous signalions une application originale, faite en Amérique, de la chaleur dégagée dans un conducteur par un courant. 11 s’agissait de détruire, rapidement et sans abîme)' les culées et les piles, un pont de bois que l oti voulait remplacer par un pont métallique ; on place sur les extrémités des poutres-machines de. chaque travée des câbles souples tendus par des poids et l'on fait rougir ces câbles au moyen d’un courant; les poutres furent coupées simultanément et la travée s’abattit.
- U11 des derniers numéros du Western Electri-cian nous fait connaître une application du même genre de l’are électrique.
- Pour agrandir les bureaux de la Corn Exchange Bank, à Chicago, il fallut enlever un mur en briques dans lequel se dressaient deux colonnes de fonte qui servaient de support aux poutres de l'étage supérieur. A ces deux colonnes, 011 voulait substituer une colonne unique en acier ; mais dans la nouvelle disposition il arriva que les poutres dépassaient l'alignement du plafond cl on décida de recourir à l’arc électrique pour les couper. Dans ce but, au moyen de cables souples, on relia un cylindre de charbon d'un pouce et demi de diamètre à l'mi des pôles d'une général rire de no volts et 400 ampères qui se trou-
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
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- L’ÉNERGIE
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- SOMMAIRE Pages.
- J. REYVAL. — Exposition universelle :
- ^ trieilô do Liège ^ . . . . ^ ‘ , - , - ^
- Congrès international d’électricité :
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Déchargé électrique : Courant de ruplnre dans un circuit ramifie, par K.-R. Johnson.....................
- Production dos rayons cathodiques par la lumière ultra-violette, par P. Tæxaiid....................
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
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- Sur les méhmgc s ^explosifs formes par l’air ctpar les hydrocarbures des principales^ séries ^organiques.
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- Supplément à L’Éclairage Blectriqi
- 17 novembre
- complètement. Les ingénieurs allemands reconnaissent en effet volontiers, ce que ne font pas toujours les ingénieurs d'autres nationalités, qu'ils sont redevables aux ingénieurs français de plus d’une idée : l'application des amortisseurs Leblanc aux machines de l’Allgemeinc Klektricitats Actiengesellscbaft en est une preuve.
- Nous estimons donc que, malgré les opinions déjà émises sur ce sujet, l’Exposition a permis d'apprécier à sa juste valeur la technique de chaque nation. Il est regrettable cependant que sa fermeture ne permette pas d'en faire une étude plus approfondie. L'Exposition ferme trop tôt, dit-on. Il vaudrait mieux dire : L'Exposition a été réellement ouverte trop tard. Ceux qui l’ont, vue au lendemain de l'inauguration officielle serouUle notre avis. Ce n’ostguère que vers le i5 juillet (3 mois après l'ouverture officielle) qu’il a été possible de l'explorer avec quelque fruit. Encore n’a-l-on pu avoir de renseignements des exposants qu’après les visites des jurj- et la distribution des récompenses. Ce n'est donc que pendant dix semaines que les techniciens ont pu tirer profit des facilités d'étude que leur offrait l'Exposition. Nos lecteurs nous pardonneront donc si nous n’avons pu nous-mêmo leur fournir pendant qu’elle existait les renseignements que nous aurions voulu leur donner pour leur en faciliter la visite et nous leur demanderons de conserver encore pendant quelques mois la rubrique « Exposition Universelle a.
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Les forces motrices du Haut-Rhône français. — Sous ce litre le Bulletin de la Société des Ingénieurs civils d'août dernier publie une note deM. F. Bonxiîiox» indiquant divers projets actuellement à l'étude avant pour objet d’utiliser les eaux du Rhône à la production de 100000 chevaux pendant les basses eaux et 200000 chevaux pendant les hautes eaux. Il nous a paru intéressant de reproduire cette
- Au momentoii les grandes forces motrices hydrauliques du monde entier sont mises, ou sur le point d’être mises en activité par le génie humain sous forme d’électricité, il nous a paru intéresssnt d’appeler l’attention des ingénieurs et des industriels sur les projets d'installations de très importantes forces motrices qui sont actuellement soumis aux enquêtes
- et qui ont été étudiés par trois groupes différents d’industriels.
- Disons un mot tout d’abord sur l'ensemble de ces projets. Sur le parcours qui s’étend de Pyriruont au fort de l'Ecluse, près la frontière suisse, le Rhône présente une grande déclivité ; par endroits même, comme à la « Perte du Rhône », par exemple, le fleuve se précipite dans de véritables gouffres et atteint brusquement des différences de niveau très grandes. Bref, sur un parcours de moins.de 20 km, il dépasse G4 m de dénivellation !
- D’autre part, depuis que la ville de Genève, au moven du lac Léman comme réservoir, a régularisé les bas débits du fleuve, on peut compter sur un débit do 100 in3 à la seconde sitôt après la jonction du Rhône et de l'Arve, par les plus bosses eaux.
- Il s’ensuit que la force motrice effective minimum, qui peut être créée sur ce parcours de 20 km, dépasse, roo 000 chevaux.
- Et si au lieu de se baser sur les plus basses eaux, on voulait tabler sur le débit moyen du Rhône en ce point, pendant 9 à 10 mois par an, on pourrait compter sur 200 000 chevaux.
- Une compagnie anglo-suisse utilise déjà 10000 che-
- Les trois autres projets appartiennent à des groupes d'industriels français qui attendent avec impatience que les formalités administratives soient terminées pour commencer leurs travaux, et, à ce sujet., il est même curieux de constater qu'il y a trente ans toutes les formalités furent remplies en trois mois, alors qii'aotiicllcment les projets français attendent depuis près de deux, ans ; cependant les éludes ont été faites depuis longtemps, les terrains nécessaires ont été achetés et les capitaux sont
- Passons rapidement en revue ces trois pro-
- i° P ito jet de malpertuis. — A4 km en aval de Beîlegarde, le Rhône se précipite d’une hauteur de 10 à 12 m environ, à la a Passe de Malpertuis ».
- Le fleuve coule cuire deux berges absolument à pic el à peine écartées de do m.
- L'économie du projet consiste à barrer le Rhône en A (fig. 1] et à en dériver une partie (i5o m3 à la seconde) au moyen d’un tunnel de Go m2 de section environ et de r 900 111 de longueur.
- Ce projet utilisera une chute totale de 17 a 18 m de hauteur, ce qui donnera une force motrice effective d'environ 2 j 000 chevaux, utilisables par les basses eaux d'hiver, c’est-à-dire au moment où les glaciers sont complètement gelés. Les éludes de ce
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- Brevets américains sur la lampe Nernst. — Le 26 juin dernier le Bureau des brevets de Washington ne publiait pas moins de 36 brevets relatifs à des lampes h incandescence, genre .Nernst. Notre confrère américain The Éleciri-eol World en donnait, dans le numéro du 7 juillet, t. XXXVI, p. 2 et 22, uue analyse sommaire que le Mois scientifique et industriel résume ainsi :
- Brevets E. Dodds. Les applications des 6 brevets Ltham 1. Dodds lurent enregistrées le 9 septembre 1899, et deux renouvelées eu mai 1900.— Le premier par ordre de publication est relatif à une clef automatique disposée pour fermer le circuit d'une lampe Nernst et, ensuite, par l’opération même, ouvrant le circuit d échauffement à la lin du temps précédent. En poussant un bouton, 011 ferme le circuit d’écliauffement et d’incandescence ; le fil d’incandescence est enroulé autour d'un réservoir à mercure ; le liquide chauffé graduellement ferme le circuit d’un éleclro qui libère un contact et ouvre le circuit d'écliauffement. — Le a1' brevet a même objet : quand le circuit d'incandescence permet aune certaine intensité de passer, un électro lâche une pièce qui rompt le circuit d’échaulfemeul. — 8e brevet: en manœuvrant l'interrupteur, la poignée est d’abord amenée à une position donnée, où les deux circuits sont fermés. Quand le bâtonnet est devenu bon conducteur, l'interrupteur est. amené à une position intermédiaire, supprimant le courant d’échauf-fement ; enfin, pour avoir toute la lumière, la manette est tournée à gauche ; toutes ces opérations s'exécutent tout d un coup par des ressorts. i° brevet : un bouton est poussé jusqu’à ce que le bâtonnet soit amené à une température conductrice, et quand il est abandonné, le circuit d’échauftcmcnt est coupé, mais le circuit d’incandescence fonc-
- tionne : ce dernier peut être coupé par un deuxième bouton. — 5e brevet : un interrupteur à couteau a deux contacts ; quand la lame est appuyée, les deux circuits sont fermés ; mais quand on ne presse plus, un ressort pousse la lame et fait rompre le circuit déchauffement. — 6e brevet: interrupteur pour circuits d'écliauffement disposé pour un mouvement prompt et soudain, de manière à éviter les étincelles quand le circuit d’écliauffement est coupé. Dans ce cas, la température d'un réservoir de mercure est élevée par le fil d'éehaullemcnt, et la dilatation établit un contact, qui fait rompre subitement le circuit d’écliauffement par le moyen d’un mécanisme d’interruption.
- Brevet Edward Bennett. — Un tube est préparé avec, du talc ou quelque autre matière réfractaire isolante convenable, et ensuite recuit. On enroule autour un fil d’écliauffement et ses extrémités sont fixées aux fils terminaux fixés à chaque bout du tube avant la cuisson. Le fil d'échaulfement est alors recouvert d'un enduit de matière réfractaire isolante assez épaisse pour le cacher. Le principal but du brevet est d’assurer des fils terminaux convenables.
- Brevets Marshal TV. Hankes. — Le icr breveta pour objet de pourvoir les tiges Nernst d'extrémités eu connexion aussi intime que possible avec le bâtonnet lni-mèmc, tout en pouvant être réunies aux fils. Les extrémités du bâtonnet sont fortementchauf-fées dans la flamme oxhydrique ou dans l’arc, et un peu de platine y est fondu. On chauffe à nouveau cette extrémité avec le platine pour que celui-ci y pénètre et forme un bon contact et une jonction solide. Les conducteurs sont promptement fixés en les plongeant dans le globule formé par ce métal fondu. — Le brevet a pour objet d’utiliser, quand 011 rompt le circuit d'éohâuffement d’une bobine, un solénoïde ayant autant de fils qu il y a de bâtonnets, chaque fil formant une partie de la résistance régulatrice pour le bâtonnet auquel il est adjoint. Tel qu’il est exposé, il y a une lampe multiple à 3 bâtonnets, et un électro à trois enroulements est réuni à chacun d’eux. L’électro rompt automatiquement le circuit d’échauffement quand il a accompli son but. — Le 3e brevet a pour objet une méthode de jonction des extrémités des bâtonnets aux conducteurs. On applique aux premières des gouttes de matière poreuse analogue à la chaux, qu’on soumet assez longtemps à la flamme oxhydrique. On fond ensuite par-dessus les conducteurs avec quelque alliage conducteur, tel que cuivre, platine, etc. Un bon mélange est obtenu avec de l’eau et du kaolin. — Le
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- Manutention du charbon dans les usines génératrices. — M. James Francis a publié dans l'American Electrician de juin dernier une étude montrant toute l’importance économique de cette question; en voici les conclusions :
- Dans les chaufferies comprenant au moins une puissance de a ooo tonnes, la manutention complètement mécanique du combustible s'impose.
- Le meilleur dispositif à employer consiste à élever au moyen d’un transporteur à chaîne sans fin le charbon dans des soutes placées au-dessus des chaudières. De là il tombe dans des trémies qui l’amènent directement sur les grilles. Les trémies peuvent être disposées pour le peser.
- Les cendres sont évacuées par le moyen du même transporteur dont le brin de retour passe au niveau des cendriers.
- Pour les chaufferies de 5oo à 2000 tonnes, le transporteur amène simplement le combustible dans . des soutes placées au même niveau que les chau- : ilières et vis-à-vis d’elles. Il en est tiré à la pelle par les chauffeurs.
- Il n’y a pas d’enlèvement mécanique des cendres.
- La manutention des charbons a l’usine génératrice de Leeds. — Le Mois scientifique et industriel vient de publier un résumé d’un article publié dans Engineering du 29 juin sur le même sujet et indiquant comment on procède
- Le charbon déchargé des camions dans une trémie est porté par un élévateur à augets réglé à la main, k un premier conveyeur à chaînes sans fin et palettes, qui le dépose par des trappes réglables de l’extérieur, dans un magasin (Coal Store) et revient au-dessous de ce magasin dans une tranchée de 4f>m X 1,00 iu X 2 m de haut, où il reçoit le charbon du bas du magasin par sept manches réglables et ein-brayablcs à volonté, commandés par un arbre longitudinal. Ce charbon est alors amené a un conveyeur à hélice, lequel le conduit à un second élévateur, qui qui le porte au conveyeur des chaudières ; ce second conveyeur distribue le charbon aux chaudières par des manches débouchant dans les trémies des grilles automatiques. Ou alimente ainsi de charbon huit chaudières Lancashire de 9 m de long et une chaudière Babcox et Wilcox à tubes d’eau d’une puissance totalc’de 5 000 chevaux. Au milieu de la chaufferie se
- trouvent trois machines à vapeur de huit chevaux, dont une de réserve ; il faut dépenser 4 chevaux pour le conveyeur du magasin,.2 et 5 pour celui des chaudières, 1 pour le conveyeur en hélice, 1,80 pour chacun des élévateurs, et un cheval environ pour les transmissions, soit en tout it chevaux. On manipule ainsi environ i5 tonnes de charbon par heure. Construit par Graham Morton à Leeds d’après les plans de M. Dickinson.
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- Téléphones et relais téléphoniques Gouin. — M. Gouin, agent des Postes et Télégraphes à Ilaïphong (Tonkin), adresse à La Natin-e une lettre dans laquelle il fait connaître certains perfectionnements qu’il a été amené à apporter aux appareils téléphoniques existants en vue de permettre la téléphonie à très grande distance et, en particulier, la téléphonie sous-marine. Voici un extrait de cette lettre :
- Tous les appareils téléphoniques actuellement en service, quel que soit le modèle employé, ne donnent qu’un rendement imparfait ; cela tient à plusieurs causes dont les deux principales sont :
- i° Affaiblissement des aimants à la longue et production d’une résistance magnétique occasionnée par 1 humidité et qui se manifeste au point de réunion de l'aimant et des pièces polaires;
- 20 Malgré la présence de l'anneau de fer doux logé dans le couvercle de beaucoup de récepteurs, la plaque vibrante est pour ainsi dire paralysée par suite de l’attraction puissante exercée sur elle par l’aimant. La plaque, dans cette position, peut être comparée à un arc constamment bandé et qui se détend plus ou moins pendant le passage du courant téléphonique ; elle ne peut donc, dans ccs conditions, parcourir le cycle complet de ses vibrations comme cela se produit dans une lyre lorsqu’on pince une corde, l'amplitude de sa course se trouve donc forcément réduite de moitié ainsi que le nombre des vibra-
- Four combattre les inconvénients signalés au premier alinéa, il suffit de supprimer les pièces polaires rapportées et de constituer l’aimant d’un seul morceau.
- En ce qui concerne les inconvénients du deuxième alinéa, la modification suivante apportée par nous présente une très grande amélioration, c’est ainsi que pour combattre la convexité du côté de l’aimant et rendre la membrane assimilable à la corde d’une lyre, c’est-à-dire à lui faire prendre une position rigoureusement rectiligne, nous avons remplacé l’anneau en fer doux logé dans le couvercle du système Ader par un aimant circulaire aussi puissant que l’aimant principal et dont les pôles viennent se
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- superposer exactement au-dessus de ceux de l'aimant principal. De la sorte, la membrane se trouve placée entre les deux aimants à égale distance des pôles. N'élanl plus sollicitée ni d'un côté ni de l'autre, sa convexité disparait et la position rectiligne est ainsi obtenue. Avec cette nouvelle modification on obtient les résultats suivant :
- i° Liberté complète de la plaque ou membrane vibrante, augmentation du nombre des vibrations et lcuy amplitude, renforcement du son à l'arrivée et augmentation du courant induit lorsqu'on se sert de l’appareil comine transmetteur magnétique ; on évite .enfin la désaimantation à la longue par suite du double champ magnétique ainsi constitué où les aimants se nourrissent l'un l'autre en raison de leur position respective.
- Avec des appareils ainsi modifiés, nous avons pu facilement correspondre de Paris à Brest sans l’aide du microphone ni de la bobine d'induction, soit un circuit aller et retour de plus de i -200 km environ et. de 5o<> ohms de résistance en y comprenant celle des appareils.
- Si l’on remplace maintenant les récepteurs ordinaires des postes microtéléphoniques par ceux-ci, il est évident que l'on obtiendra un rendement bien supérieur surtout sur les grands réseaux, étant donnée la portée considérable de ces appareils.
- Cette combinaison d’aimants et la constitution spéciale de ce champ magnétique m'ont conduit à imaginer un appareil mixte servant indifféremment à la téléphonie sans pile ou à la téléphonie micro-téléphonique.
- Le microphone, dans cet appareil, consiste en un jet de line limaille métallique projeté entre les pôles de l'aimant principal et le dessous de la plaque vibrante ; cette dernière est isolée électriquement de l'appareil et reliée à un pôle de la pile, l'autre pôle est relié à la masse et le courant traverse successivement l’aimant, la limaille servant de microphone, et le circuit primaire de la bobine d'induction. On utilise le courant secondaire de la bobine comme à l'ordinaire. Ce microphone a ceci de particulier, il peut être réglé pour une dislance quelconque et constituer relais à l'arrivée comme cela se passe sur certains câbles sous-marins, où le courant reçu est beaucoup trop faible pour actionuer directement les récepteurs. En procédant ainsi, on pourra facilement à longue distance, un millier de kilomètres par exemple, faire fonctionner des .téléphones haut-parleurs auxquels une grande intensité est nécessaire. Actuellement, dans les microphones à granules ou à baguettes de charbon, l'intensité du courant primaire
- qui les traverse est assez faible; si l’on augmente cette intensité les charbons brûlent, la conversation devient difficile sinon impossible et l’appareil se trouve rapidement mis hors de service ; la force électroinotrice du courant induit se trouvant de ce fait forcément limitée, on est obligé de recourir à des conducteurs à gros diamètre, si l’on veut communiquer sur de grands réseaux à distance égale ; on pourrait avec ce microphone téléphoner de Paris à Marseille ail moyen de fils de bronze de 2 mm de diamètre, l'économie serait déjà considérable- et l'effet obtenu resterait le même. Un relais téléphonique basé sur ce principe est actuellement à l'élude ; cette question déjà si intéressante peut être envisagée; à un point de vue beaucoup plus élevé. Personne 11'ignore, en effet, que la téléphonie sous-marinc est encore à naître et qu'il est absolument impossible de téléphoner, par exemple, de Marseille à Alger, la distance cependant n'est, pas supérieure à celle de beaucoup de réseaux téléphoniques terrestres. Nous nous trouvons ici devant un problème difficile à résoudre et devant des difficultés énormes dont une des principales est la charge du câble, inhérente à sa nature ; le téléphone parle, dit-on, mais c'est l'oreille qui ne perçoit pas. A première vue, il semblerait qu'il n’y aurai 1 qu'à appliquer à la téléphonie sous-marine les principes du relais local d arrivée, utilisé sur certains câbles ; l'idée en elle-même est logique, mais la nature des courants téléphoniques et télégraphiques différant entièrement, il est indispensable dans ce but, de recourir à des moyens nouveaux. L’idée nous est venue de chercher à nous servir de cette charge du câble puisque l’on ne peut la détruire.
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- Le but du Dr Lessing a été de créer une substance absolument compacte, formée littéralement, annonce-t-il, de charbon fondu, possédant dans toute sa masse une structure d'une parfaite homogénéité, en d’autres termes, faire des anodes en charbon chimiquement pur, présentant aux influences chimiques la résistance la plus grande possible et une conductibilité électrique parfaite. En fait l’inventeur fabiûque un charbon possédant absolument l'aspect de l’acier, ayant un son franchement métallique et d une dureté telle qu’il n’est plus possible de le travailler à la meule, car il raie le verre avec la plus grande facilité.
- Une substance de cette nature, possédant en outre une bonne conductibilité électrique, a toutes les chances d'une longue vie pour les travaux d’électro-lvse et les essais entrepris, du reste, avec les charbons livrés par le I)r Lessing ont marqué un pro-
- On en trouve dans le commerce au prix des charbons employés dans la fabrication du carbure de calcium.
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- Les électrodes ainsi traitées diminuent de poids de 3 à 7 p. ioo, et se transforment partiellement en graphite.
- Le procédé Castner, plus ou moins modifié, est employé dans plusieurs usines.
- Charbon Girard et Street. — C’est un charbon graphitoïde obtenu en faisant passer des tiges ou bandes en aggloméré dans un four électrique.
- La fabrication s’effectue d’une manière continue, les liges ou bandes, poussées par des galets, entrant dans le four par la partie inférieure.
- Par cette opération la conductibilité électrique se trouve augmentée dans la proportion de i à 4 ! la condTictibilité calorifique varie dans la même proportion ; enfin la résistance à la combustion et à l’action des alcalis fondus est considérablement augmentée.
- Employés comme anodes, ces charbons se comportent d'une manière tout à fait remarquable.
- Les charbons agglomérés ordinaires, nous l’avons dit, se désagrègent rapidement, tombent en poussière et rendent toute exploitation impossible par la nécessité d’avoir à démonter et à remonter les électro-lvseurs à des intervalles extrêmement rapprochés
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- Dans une même partie (l'un végétal partant cependant des organes fort divers, M. Raphaël Dubois a pu vérifier la constance de cette loi. Une électrode étant appliquée à la base de l'inflorescence femelle d'un gouet (arum italicum) et l'autre portée successivement sur l'inflorescence femelle et sur le sommet du spadiée, on voit que le potentiel est plus élevé que celui de rinlloroscenee mâle et le potentiel de celle-ci plus grand que celui de l'inflorescence femelle. Sur des carottes et des salsifis munis de leurs feuilles et do la plupart de leurs radicelles, on constate facilement que le collet a un potentiel supérieur à celui de l'extrémité radiculaire.
- Ces faits connus depuis longtemps, ont été attribués aux phénomènes de capillarité qui se produisent dans les vaisseaux par suite de la montée de la sève. A vrai dire, ceLLe hypothèse n’est pas démontrée ; l'objection grave qu'on puisse lui faire est que la distribution est la même dans une carotte à l'état de vie active que dans une carotte extraite de terre depuis longtemps, à l'étal de vie ralentie et dont le courant des vaisseaux est par conséquent arrêté. Dans les investigations sur les carottes et les racines analogues, il est important de ménager les radicelles et de ne faire, d’une manière générale, aucune lésion grave à la surface des végétaux en observation.
- Voici une expérience qui prouve le bien fonde de cette recommandation. Si, après avoir constaté l’existence de la distribution normale du potentiel chez une carotte, on pratique une section perpendiculaire à son grand axe, on voit au bout d’un temps très court que la distribution du potentiel est bouleversée, le point qui avait le potentiel le plus élevé a maintenant le potentiel le plus faible : c'est celui où a été pratiquée la lésion et le courant a été renversé.
- Mais chose remarquable, on peut faire reparaître la distribution normale du potentiel en pratiquant une autre section vers l'extrémité de la racine alors môme que la nouvelle section serait plus petite que la première. On peut dire, en d’autres termes, qu’une première lésion a renversé le courant primitif normal mais qu'une seconde lésion, dans le point opposé, a rétabli le courant normal; celui-ci avait été d'abord compensé par un courant de sens contraire né de la première lésion ; ce dernier étant, à son tour, compensé par un courant de sens opposé, produit, par une seconde lésion, le courant normal réapparaît. Ce courant normal semble bien dû à l’activité physiologique trophique. AI. Raphaël Dubois propose de l’appeler courant trophique par rapport aux deux autres qu’il nomme courants traumatiques. La production de ces derniers est très générale ; on peut l'obtenir avec des fruits, des fleurs, des feuilles des
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- Une carotte cuite, puis refroidie, présente la môme distribution de potentiel qu’une racine vivante. Pourtant elle en diffère, car si on pratique la même section que dans la précédente expérience, il n’y a plus renversement du courant. La cuisson n’a pas détruit la distribution normale du potentiel, mais a supprimé la possibilité du courant traumatique. C’est probablement à des courants traumatiques qu’il faut attribuer les résultats obtenus par d autres observateurs qui ont noté que le bois était négatif par rapporta l'aubier et celui-ci également négatif ainsi que le cambien par rapport à l’écorce saine.
- A noter qu'avec de jeunes germinations la distribution normale du potentiel ne se retrouve pas. Dans une jeune plantule de lupin, en effet, le collet a un potentiel moins élevé que la partie supérieure des cotylédons, mais le potentiel de la radicule est plus grand que relui du collet : ou constate, en somme, l'existence de deux courants de sens inverses, marchant tous deux, à l’extérieur, des extrémités vers le collet. Ces faits s’expliquent si l’on songe que les matières nutritives partent des cotylédons pour aller dans deux sens, vers la racine et vers la gemmule.
- Que se passe-t-il dans les végétaux excitables, au point de vue électrique ? C’est ce que M. Raphaël Dubois a cherché sur une sensitive ligneuse robuste (Mimosa Spcgazmi). Pour cela il plante deux épingles dans la lige et les met en relation avec un galvanomètre. Puis il excite les feuilles pour les faire se fermer ou laisse revenir à leur position normale. La conclusion de ces expériences est que la transmission de l’excitation vers d’autres feuilles est accompagnée d'une onde négative qui fait baisser le potentiel successivement dans les deux aiguilles, la plus haute et la plus basse étant d'abord rencontrées par cette onde suivant le sens de la transmission. Quant à la fermeture lente et normale des feuilles, elle ne parait pas plus accompagnée de variation de potentiel que leur ouverture lente. Ces faits montrent bien nettement que l’excitation produit un elfet de môme sens que les traumatismes, c’est-à-dire une baisse de potentiel au point excité. Si l’excitation se transmet successivement de proche en proche, elle est accompagnée d’une onde négative, qui peut modifier en cheminant soiti’intensité, soitle sens du courant normal.
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- Sont élus, i° comme membre titulaire : M. Rei-gnier, directeur du service électrique de la Société des Hauts Fourneaux de Maubeuge, à Maubeugc ;
- u“ Comme membre correspondant : M. Jean Welter, directeur général de la Compagnie parisienne des voilures électriques procédés Kriéger, 2 bis, boulevard lnkermann, à ISeuilly-sur-Seine.
- Sont présentés, i° comme membres titulaires :
- M. Routin (Joseph-Louis), ingénieur-conseil, rue Saint-Dominique, i5, à Lyon;
- M. (Guillaume (Jacques), ingénieur, 12, rue Charlet,
- M, Rey (Jean-Alexandre), ingénieur civil des mines, associé de la maison Sauttcr, Harlé et C’% 76, rue Mo/art, à Paris ;
- u° Comme membre correspondant :
- M. Sprague.
- M. le président annonce le décès récent de notre camarade Sarcia, il rappelle en quelques mots son souvenir, et montre l’excellent camarade et ami que nous avons perdu.
- Sarcia avait été président-fondateur de notre Association en 1893 et président en 1894; il était depuis ï8jp président honoraire, Sarcia avait si) acquérir rapidement les plus vives sympathies ; il emporte tous nos sincères regrets.
- M. le président fait connaître qu’il a dû réunir le bureau et prendre les mesures nécessaires en ces douloureuses circonstances. La dépense s’élevant à 1 000 fr est approuvée à l'unaniimté.
- M. le président est. heureux d’adresser à M. Leblanc toutes les félicitations de l’Association pour sa nomination récente de chevalier de la Légion d’honneur, et qu’il a depuis longtemps méritée par ses longs et beaux travaux sur les courants alternatifs, donnant des solutions pratiques utilisées dans l'industrie en France et à l’étranger. (Applaudissements).
- M. le président explique pour quelles raisons il n’a pas été possible de donner suite au projet d'excursion formé en juillet 1900. L’association devait se réunir avec deux autres sociétés pour un grand banquet ; sur 767 lettres, un petit nombre d’adhésions seulement ont été envoyées. Après échangé d’idées, l'excursion est remise à 1 année prochaine.
- M. le président demande aux membres de l’association qui sont charges d’un travail sur l’Exposition de vouloir bien le lui envoyer le plus tôt possible.
- MM. Lainnet, Solignac, Bancelin, Loppé, Laf-farguc répondent affirmativement.
- La séance est levée à 1 h. 4^ m.
- Exposition Pan-Américaine. — A propos de cette Exposition, dont nous parlions récemment, nous lisons dans le dernier numéro du
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- La Société des ingénieurs électriciens des Etats-Unis, dont le président actuel est M. Cari Ilering, a invité officiellement la Société internationale des électriciens àvisiterl’exposition Pan-Américaine qui se tiendra à Buffalo en 1901. Afin de répondre à cette invitation acceptée en principe, la Société internationale des électriciens se propose de former une délégation de sociétaires et va réunir, à cet elfet, tous les éléments de nature à faciliter le voyage dans les meilleures conditions. ;
- Les membres qui seraient disposés à prendre part à ce voyage sont priés de se faire inscrire Je plus tôt possible au secrétariat de la Société, i\, rue de Staël. Des renseignements plus complets sur les conditions du voyage seront donnés ultérieurement.
- Exposition d’automobiles. —Encouragé par le succès des précédentes expositions, le Comité de l’Automobile Club de France, d’accord avec les Chambres syndicales de l’Industrie du Cvcle et de l’Automobile, a décidé, dans sa séance du 17 octobre, l’organisation d'une 3° exposition internationale d’automobiles.
- Cette exposition se tiendra du ai janvier au 10 février 1901, au Grand Palais des Champs-Elysées.
- Voici quelques-uns des articles du règlement :
- CLASSirrcATiON. — Art. 2. — Cette exposition sera internationale et comprendra les différentes classes ci-après :
- i° Voitures automobiles en tous genres, motocycles et toutes voitures à traction mécanique ;
- (Une catégorie spéciale sera créée pour les poids lou rds.)
- 20 Cycles de tous systèmes ;
- (Les constructeurs dans ces deux classes formeront une catégorie à part.)
- 3° Matériel de construction et outillage pour la fabrication des automobiles et des cycles ;
- 4° Bandages de roués de voitures automobiles, de motocycles et de cycles ;
- 5° Pièces détachées, accessoires et fournitures diverses pour automobiles et cycles ;
- 6° Moteurs pour automobiles et accumulateurs ;
- 70 Carrosserie pour automobiles ;
- 8° Costumes, habillements et équipements pour l’automobile, les cyclistes et les touristes;
- 90 Aérostation, navigation, sports divers et tourisme ;
- io° Inventions, applications diverses concernant, l'automobilisme, la vélocipédie et les sports ;
- 11° Bibliographie, photographie, publications, journaux, revues, cartes, etc.
- Prix d’entrée. — Art. 3. — Le public sera admis à visiter l’exposition moyennant un droit d’entrée fixé pour la journée de 10 heures du matin à 6 heures et demie du soir à :
- i franc par personne pour tous les jours sauf lû vendredi ;
- 3 francs par personne le vendredi ;
- 5 francs par personne pour certains jours exceptionnels que pourra déterminer la Commission exécutive.
- Au cas où il serait organisé des soirées, le public
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- Supplément à L’Éclairage Êlectriqi
- 1» décembre 1900
- ClX
- y serait admis moyennant un droit d’entrée qui sera fixé ultérieurement.
- Heures d’ouverture. — Art. 5. — L’exposition sera ouverte tous les jours de io heures du matin à 6 heures et demie du soir. La commission exécutive se réservé le droit de modifier ces heures'
- Prix d’emplacements. — Art. 6. — Des emplacements de toutes dimensions, depuis i in jusqu'à 8o in superficiels au maximum, seront mis à la disposition des exposants.
- Art. 7. — Les droits afférents aux remplacements concédés aux exposants sont fixés à a5 fr le mètre carré, pour les surfaces horizontales et à 20 fr le mètre carré pour les surfaces verticales.
- Dans le prix de a5 fr, sont compris le parquet et les tapis qui seront fournis par les soins de la commission exécutive.
- 50 p. 100 de la différence entre les recettes et les dépenses seront versés à titre de remboursement aux exposants au prorata du montant de leurs emplacements. Le surplus resLera acquis à l’Automo-bile-Club de France.
- Conditions d’admission. — Art. 8. —'Lesdemandes d’emplacement devront être adressées au commissariat général de l’exposition, G, place de la Concorde, avant le 3 janvier 1901.
- Art. 9. — Les demandes d'admission devront contenir la désignation exacte des objets à exposer et la surface demandée.
- Art. 10. — Toutes les demandes seront soumises à la commission exécutive qui statuera sans recours sur les refus ou admissions, et cela sans donner les motifs de ses décisions.
- Art. 11.—Ne seront admis dans la classe 7 que les véhicules automobiles, voitures et motocyles ayant effectué préalablement le parcours de Paris-Versailles et retour sous le contrôle d'une commission de réception, déléguée, à cet effet, par l’Automobile-Club de France.
- Délai d’installation. — Art, 28. — Les travaux d’installation se feront du 15 au 20 janvier 1901 et devront être terminés à cette dernière date.
- EXPOSITION UNIVERSELLE
- L’aluminium à l’Exposition. — Sous ce texte M, C. Matignon u public dans le Moniteur
- scientifique Quesnevelle, d'août dernier un intéressant article dont voici le résumé d’après le Mois scientifique et industriel .*
- Deux sociétés françaises fabriquent l'aluminium, la Société électro-métallurgique française, et la Société des produits chimiques d'Alais et de la Camargue. La puissance totale disponible est passée de i3 000 à 65 000 chevaux. En Suisse, la Société de l’aluminium utilise la chute du Rhin, près de Schaf-fouse, elle emploie Ja force de 40000 chevaux. La Société de Griesheim a installé une fabrique de magnésium à Ilemebvigen et paraît avoir l'intention de fabriquer l'aluminium. La British Aluminium Company est la seule maison anglaise fabriquant ce métal.
- Les Etats-Unis possèdent deux fabriques, lune utilisant z5 000 chevaux fournis par des ga/. naturels, l’autre absorbant rqooo chevaux aux chutes du Niagara.
- Les données relatives à la production totale de l’aluminium sont très divergentes, les chiffres varient selon les auteurs de 4 000 à i3 000 tonnes. Le procédé Iléroult est le seul en usage en Europe, et aux Etats-Unis, celui de Ilall, consiste dans l’élcctrolyse d’une solution d'alumine dans un mélange fusible de eryolithe, de fluorure de calcium ou dé sel marin. La pureté de ce métal est allée en croissant. En 1892, Frogcs produisait de l'aluminium renfermant 5 p. 100 d'impuretés; l’année suivante, un échantillon de Neunauscn ne donnait plus que \\ cri 1895, les impuretés tombaient à 1,20. Actuellement, les deux compagnies françaises produisent du métal à 99,0. Le prix de l'aluminium est tombé de 56 fr (1889) à 3,5<> fr le kg. Une usine française serait sur le point d’en fournir à 90 p. 100 au prix do 2 fr.
- L’alumine destinée à cette fabrication doit être aussi pure que possible. La matière première est la bauxite, que l’on attaque par une lessive de soude. On précipite l’alumine de la solution ainsi obtenue, en l’agitant au contact d’un peu d’hydrate d’alumine cristallin; peu à peu, l’alumine se précipite, il ne reste plus qu’une molécule APO:! pour 6 de soude. L’automobilisme a donné un grand débouché à l’aluminium et à ses alliages. L’électricité commence à l’employer à la place du cuivre. Il y a intérêt à en faire usage au prix actuel tant que le cuivre se main-tent au-dessus de 1,67 fr le kilogramme.
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- CXl
- pour la force motrice ; de 21',, pour le chauffage et enfin de r 2.09 pour l’éclairage public.
- Les dépenses ordinaires de l’Exploitation se sont élevées à j 2.', 1 367,10 fr conlre 984918,50 fr l’année précédente. Elles ont donc augmenté de 306 448,60 fr. La hausse du charbon est comprise dans cc chiffre pour près de 100000 fr. Quelques dépenses extraordinaires portent les frais d’Exploitation à i/,2» 742,85 fr.
- Les recettes de l’Exploitation sont de 3852873,80 fr contre 3 170 974,10 fr l’année précédente.
- Soit une plus value de 676 899,80 fr.
- La recette de 3 v»5i 779,80 fr sur 272 742 lampes de 10 bougies donne une moyenne de 11,92 fr par lampe ; cette moyenne était précédemment n;83 fr.
- L’excès des recettes sur les dépenses a été réparti de la façon suivante :
- Jetons des administrateurs. 5 p. 100 sur
- fr. 2 43o i3o,95........................ iat5oC,55
- Rémunérations des commissaires .... 1 200,00
- Intérêts des obligations.................... 3i3 337,85
- Intérêts divers.............................. i3 440.00
- Participation de la Ville de Paris .... 162626,80
- Participation du personnel dans les bénéfices ....................................... 56 460,00
- Dépréciation du réseau...................... 45o 000,00
- Il reste un solde disponible de......... 1 3n 566, 5g
- Total. ....... 2430180,95
- Sur le solde disponible, on a prélevé 3ooooofr pour être distribués à MM. les actionnaires à raison de 25 fr par action. Une somme de 929 189,8.) fr a été affectée au compte d’amortissement qui s'élève actuellement à 4 406 595,70 fr.
- Nouvelle usine génératrice du City and South London Electric Railway. Le Génie Civil du 17 novembre donne le résumé suivant d’une description détaillée, publiée par Engi-neer du 5 octobre, de la nouvelle usine qui vient d’êlre installée pour répondre aux développements du City and South Loudon Electric Railway.
- La nouvelle usine, établie au voisinage de l'ancienne qui a été transformée en ateliers de réparations, mesure 45,70 m sur 27,45 m et pourra être doublée. Les machines y sont installées au voisinage des chaudières de façon à réduire la longueur des conduites de vapeur. Les soutes à charbon peuvent en contenir 1 000 tonnes •, l’auteur décrit la manutention mécanique du combustible.
- Le bâtiment des chaudières contient 9 chaudières Davft-Paxman, de 4,70 m de longueur sur 2,60 m de diamètre, capables d’évaporer 3 600 m3 d'eau par heure, et timbrées à 11,2 kg.
- Les groupes éleetrogènes sont tous à accouplement direct, et leurs dimensions sont combinées de façon à satisfaire au débit aux differentes heures du jour, suivant le nombre des trains en circulation. A l’exception d’un groupe Siemens-Willians de 120 kilowatts, provenant de l’ancienne usine, toutes les génératrices ont été construites par l’Electric Construction C° ; elles comprennent une génératrice de 125 kilowatts accouplée à une machine Willians à grande vitesse et deux de 3o<> kilowatts accouplées également à des machines Willians. Les deux autres génératrices restantes, de 800 kilowatts chacune,
- sont accouplées à des machines Corliss compound à condensation. Chacun des groupes peut supporter une surchage de 33 p. 100 sans étincelles ni échauf-1 fement exagérés. Toutes les génératrices sont à enroulement compound pour maintenir un potentiel constant de 5oo volts au tableau de distribution.
- L'auteur passe successivement en revue les machines Corliss précédentes, dont la puissance est de 960 chevaux indiqués, à 85 tours par minute, avec de la vapeur à 10,5 kg; puis les génératrices de 800 kilowatts qui leur sont accouplées, et enfin celles de 3oo kilowatts et de 12a kilowatts.
- Il termine en décrivant rapidement les installations de la sous-station de la Denman-Street. Celle-ci reçoit. le courant à 2 000 volts et le distribue à 5oo volts; sa capacité normale est de 3oo kilowatts, mais elle peut être portée à 400 kilowatts pendant deux heures. L’auteur fait ressortir le haut rendement de cette installation. La sous-station comporte en outre une batterie de 556 accumulateurs Tudor, dont la capacité est de 400 ampères-heure, à raison de i5o ampères pendant trois heures, ou de 35o ampères-heures pendant une heure.
- Sur l'emploi des réchauffeurs intermédiaires dans les machines à vapeur a expansion multiple. — J. influence sur la valeur du rendement des réchauffeurs intermédiaires dans les machines à vapeur à plusieurs cylindres est toujours l’objet de discussions entre les praticiens et les théoriciens. Dans un mémoire présente à l’une des dernières séances de l’Amc-rican Society of Meehunîeal Enginccrs de Cincinnati, le professeur Thukston, dont la compétence en pareille matière est universellement connue, a présenté un mémoire dans lequel il cite les opinions des constructeurs, des exploitants et dos expérimentateurs sur ce sujet. 11 parait résulter de la lecture de ce mémoire que les réchauffeurs intermédiaires produisent une augmentation du rendement principalement parce qu’ils sèchent la vapeur, agissant d’ailleurs comme les enveloppes de vapeur et les surchauffeurs auxquels ils peuvent être substitués et vice-versa. C’est en effet le fait qu’on s’est attaché ii faire ressortir dans le résumé suivant de ce mémoire publié dans le Bulletin de lu Société des Ingénieurs civils, de juillet 1900.
- J.a pratique du réchauffage intermédiaire de la vapeur dans son passage d'un cylindre à l’autre dans les machines à expansion multiple, remonte déjà loin. John Bourne dit l’avoir employée dès 1809. Plus tard, M. F.,-A. Cowper fit des applications en Angleterre et aux Etats-Unis, le réchauffage fut employé dès 18G9 par Henry R. Worthington sur les machines élévaloires de Philadelphie notamment. IL fut aussi cmploj'é par Corliss et aussi par M. Lea-vitt sur scs célèbres machines de la mine de Calumet et Hocia.
- M. Thurstun cite, au sujet du réchauffage intermédiaire, l’opinion de divers ingénieurs distingués.
- M. Cari Sulzer de Wintberthur dans une lettre adresssée à M. Ilamiiton Jlill et publiée dans les
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- à-dire le séclmge de 1
- la séparation de 1 liage de la vapeur
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- le^LV/ncs4daasJlïiUelL
- (EW, p. i76, ;tETZ,
- p. 477, i4 juin).
- 4c meeting de l’Association for th Science ; W. Henry Haie (EW, p. la, , juillet).
- 4e nouveau laboratoire de physique de Owens Collège ; Arthur Schuster (Ecl, p. 397, 6 juillet).
- BIBLIOGRAPHIE
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- Tome XXV Samedi 8 Décembre 1900. 7* Année. — N° 49.
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- CXX1II
- La came motrice est calée sur un arbre qui reçoit son mouvement d’un câble flexible. Ce câble flexible est actionné par un petit moteur électrique porté sur un truck spécial complètement distinct de lu perforatrice.
- Les trucks porteurs sont combinés pour une, deux ou trois perforatrices au front de taille. Dans le cas de deux perforatrices, le truck est établi de façon à faire la mise en place, le réglage et la reprise des perforatrices sans aucun effort musculaire des ouvriers ; il en est de même en cas de deux ou trois perforatrices pour le truck porteur des moteurs qui deviennent indépendants et entièrement réglables
- Le moteur électrique est complètement cuirassé.
- Le poids de la perforatrice sur son affût est de i3o kg pour la perforatrice n° %. Celle-ci comporte un moteur de i cheval 1/2 et donne 420 coups à la minute avec emploi d’un ressort de 80 kg.
- L'avancement en trous de a5/3o min de diamètre est de 7 à H centimètres dans les roches de dureté moyenne, cl de 10 à 12 centimètres dans les roches tendres.
- La perforatrice n° 4 est identique, comme fonctionnement, à la perforatrice n° 2 ; elle est mue par un moteur de 4 chevaux et s’emploie avec un ressort de 120 à 1W0 kg; son poids avec affût est de 267 kilos. Cette perforatrice est principalement employée pour les roches extrêmement dures.
- Elle peut forer des trous de 45/00 min de diamètre. En trous de 3o/35, elle donne un avancement de 6 à 8 cm à la minute dans les roches les plus dures, (granits et roches silicieuses) de 10 à 12 dans les roches de dureté moyenne et jusque 18 à 20 dans les roches tendres.
- SOCIÉTÉS TECHNIQUES
- Syndicat professionnel des industries électriques. — f.e 18 octobre dernier a eu lieu, au Palais d’Orsay, le banquet annuel du Syndicat professionnel des industries électriques. A cette occasion divers discours ont été prononcés par M. Satitiaux, président de la Chambre syndicale, M. Guillatx, député, l’un des promoteurs de la loi sur les distributions d'énergie, M. A. Fontaine, directeur du Travail au Ministère du Commerce et de l’Industrie, et par M. Makscart.
- Comme c’était à prévoir, les orateurs n’ont pu s'empêcher de donner leur appréciation sur la part de l'électriciLé dans le succès de l'Exposition et sur ies conséquences que peut avoir sur le développement de cette industrie le vote par la Chambre du projet de loi sur la distribution de l'énergie. Nous reproduisons ci-dessous quelques extraits des discours. Nous en avons dû supprimer les paroles de remerciements; nous prions les intéressés de nous excuser. le défaut de place étant la cause de celte suppression.
- I. — Discours de M. E. Sahtiacx
- Je constate avec une grande satisfaction fa présence de quelques membres de la commission de la Chambre
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- Supplément 4 L’Éclairage Électrique du 8 décembre 1900
- CXXXl
- Comme nous le disions, cet appareil ne comporte pas de grille. La partie engagée dans le foyer est fermée en haut par des tuiles en fonte présentant plusieurs lignes étagées de fente horizontales par où se fait l'admission de l’air injecté par des tuyères. De
- bloker
- cette disposition il résulte que seules les couches supérieures du combustible, en contact avec l’air, peuvent brûler, tandis que les couches profondes se transforment graduellement eifcoke pendant qu’elles progressent vers le haut et vers l'extrémité du foyer, la chaleur rayonnée par les parties en ignition les
- forçant à abandonner leurs gaz avant de brûler elles-mêmes. En traversant les couches superficielles en pleine combustion, ces gaz sont intégralement consumés, ce qui assure la fumivorité de ce foyer.
- Le décrassage de l’appareil est peu fréquent ; le mâchefer doit être enlevé toutes les 7 à 12 heures suivant la qualité du combustible employé. Celui-ci, d ailleurs, peut être un charbon quelconque, variant du menu au bon charbon pour foyers dejehaudières ; dans ce dernier cas les gros morceaux sont broyés par des dents disposées au sortir de la trémie.
- L appareil peut être facilement adapté à tout foyer, et être facilement retiré d’une seule pièce; il est construit par une société américaine, lajjündcr h'eed btoker C°,
- Accumulateurs Blot pour traction. — D’une note rédigée, à propos du Congrès des Tramways, par MM. E. Gomonet et P. Girault, ingénieurs à la Compagnie des accumulateurs électriques Blot, nous extrayons les quelques renseignements suivants sur les accumulateurs de traction construits par cette compagnie.
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- compose d'une banque métallique flexible attachée à un anneau uhlong dans lequel passe une agrafe. Pour lixer le câble on enroule autour de lui la bande
- Fig. i. Fig. 2.
- métallique ainsi que l'indique la figure i ; il suffit ensuite de faire glisser l'agrafe dans l’anneau comme il est montré dans les deux figures suivantes pour maintenir la bande métallique fortement serrée sur le câble. Les deux crochets que porte l’agrafe permettent d'attacher le tout à un support soit directement soit au moyen d’une ligature en 111 métallique.
- Sur les modifications des propriétés des câbles sous l’action prolongée des courants. — Récemment M. Rheins présentait à l’Académie des sciences une note reproduite dans ce journal (t. XXV, p. g4, i3 octobre igool, où il disait que les cables parcourus par des courants de même sens finissent par perdre leurs propriétés électriques primitives par suite d une pénétration lente du métal dans l'aine du diélec-
- A cc propos M. F. Joxa, chef du service électrique de l’importante fabrique de câbles Pirelli et G'0, écrivait à notre confrère VIndustrie Electrique une lettre de laquelle nous croyons devoir reproduire le passage suivant : « Mais cette pénétration existe-t-elle, vraiment indépendante de la nature du diélectrique, dans une mesure pratiquement appréciable ? Il y a des réseaux d'éclairage par courant continu dont les câbles ont quelque quinze ou vingt ans d’existence et qui sont toujours en bon état de fonctionnement. Pour ma part, j’ai eu occasion de réparer récemment un câble sous-marin, dont une partie date de iSfiâ, sur lequel on transmet avec un seul courant, toujours de môme sens ; et je ne inc suis pas aperçu de la disparition annoncée par M. Ilheins. »
- TRACTION
- Sur les difficultés de l’exploitation des tramways de Berlin parle système mixte (trôlet et accumulateurs). — On lait actuellement assez grand bruit en Allemagne autour de l’exploila-tiou mixte (trolet et accumulateurs) des tramways de Berlin et de ses défectuosités et on ne parle de rien moins que de la suppression des accumulateurs et de leur remplacement par le conducteur aérien dans la plupart des voies et souterrain eu quelques points seulement. Ceci ne va évidemment pas sans de nombreuses protestations; aussi les journaux techniques allemands s’occupent-ils des causes des troubles d’exploitation.
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- Supplément à L’Eclairage Electrique
- la décembre 1900
- ÇXLllI
- blés aux voyagenrs, il y a lieu de les considérer ici comme tout à fait accessoires, puisqu'on a pu déjà éviLer complètement ces inconvénients sur quelques voilures. L. J.
- Plates-formes roulantes et trains continus. — Il y a quelques semaines les journaux quotidiens lançaient cette information que l’on étudiait les moyens d'utiliser la plate-forme roulante de l’Exposition pour desservir par un souterrain l’avenue de l'Opéra, la rue de liivoli, la rue de Turbigo, le boulevard de Strasbourg et les grands boulevards. Ce projet, qu’il nous semble difficile de mettre en pratique, le chemin de ter Métropolitain occupant déjà le sous-sol de la rue de Rivoli et devant occuper celui du boulevard Sébastopol, suggère à notre confrère la Nature (ier décembre, p. i4) la note suivante sur un système de transport différent mais atteignant le même but : les trains continus à embarcadères rotatifs.
- Nous avions dit récemment que, frappé des pertes énormes d'énergie occasionnées par le démarrage et l’arrêt des trains à chaque station du nouveau chemin de fer souterrain de Londres ^Centrai London Raiheay), M. John Pevry avait proposé de supprimer les stations en construisant des trottoirs roulants ou des plaques tournantes, Or, dès i8yi> —il V a plus de cinq ans — M. J. Thévenet Le Roui, ingénieur en chef des ponts et chaussées, avait déjà public un projet « d’embarcadères rotatifs », avec dessins à l’appui. (Revue technique, i8yhj. M. Thévenet Le Roui a conçu un train continu, une chaîne sans fin de wagons, dans lesquels le public serait
- mis à même de monter sans aucun arrêt dans un certain nombre de stations. Chaque station posséderait une plate-forme ou embarcadère rotatif. La plale-lormc serait animée d’un mouvement de rotation tel que sa vitesse à la circonférence extérieure fût égale à celle du train continu qui la contournerait. C’est une variante du trottoir roulant. Le trot-
- d’abord, puis, à cause de sa masse mouvante, il engendre des vibrations énormes, qui se propagent aux maisons voisines sur tout le parcours ; à moins de modifications importantes, il serait peut-être difficile de s'en servir, comme on l’a dit, en souterrain, dans une grande ville comme Paris. Un train continu serait plus confortable et autrement pratique, du moment où Ton pourrait s'y installer sans aucun arrêt. M. J. Thévenet Le Boul avait étudié son projet au point de vue d’un chemin de fer urbain à voie étroite, permettant de transporter dans chaque sens ijo ooo voyageurs par jour. Par exemple, pour une ligne hypothétique souterraine de la gare Saint-Lazare an Palais-Royal, par la rue Auber, distance i 800 m, avec trois stations à embarcadère rotatif, la dépense ne s'élèverait pas au-dessus de h millions, et les frais d'exploitation et d intérêt au capital à moins do 1 million. Pour assurer > pour 100 au capital, il suffit donc d'une recette annuelle de moins d'un million. A iü centimes par personne, cette recette représente un mouvement lofai de 0 millions de voyageurs, soiL
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- Usines électriques î Evaluation des prix de revient et de vente de l’énergie captée aux chutes d’eau des
- Alpes dauphinoises, par E.' Dusaugf.t............................................. 471
- Eclairage : Comparaison des divers systèmes d’éclairage public par lampes à arc, par F.-H. Minsiiali.. . . 476
- Divers ; Sur le frottement interne des liquides isolants dans un champ électrique constant, par G, Pacueu
- et L. Fjnoz/.i.................................................................... 4S0
- Détermination du point neutre d’un élément thermoélcctrique, par A . Àbt.................... 480
- Extinction de l’électroluminescence d’un gaz par une élévation de température, par J. Stakk. .480
- Sur la dilatation d’un diélectrique dans un champ électrique, par Louis-T. Moru;............ 480
- Société internationale des Electriciens : l’hasemôtres industriels, par H. Armagnat.............. 481
- Applications industrielles de l’élcctro-aimant, par A. Guéxée............................... .484
- Exposition universelle : Distinctions honorifiques. — Télégraphie; Historique de la télégraphie en
- France. — Génération : Informations. — Traction : Informations. — Avis............ . cxlvi
- Bibliographie : Etude économique d’un transport d’énergie à grande distance, par E. Dusattgkt. — L’Électricité à l'Exposition de iqoo. — La Mécanique à l’Exposition de 1900. — Les nouvelles conditions de transport par chemin de fer.......................................................... clvi
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- Au début de la télégraphie, ces échanges entre les bureaux centraux et les bureaux de quartier se firent par les ligues électriques ; mais en présence de l’accroissement du trafic, il fallut bientôt renoncer à ce moyen devenu insuffisant meme avec l'emploi d'appareils à grand rendement : on eut recours aux vélocipèdes, aux tilburys, et finalement on adopta le transport par les tubes pneumatiques.
- La télégraphie pneumatique ne constitue pas, à proprement parler, une méthode télégraphique de transmission, puisqu’elle comporte le transport matériel de l'objet de correspondance.
- Les premières lignes de tubes ont été établies à Londres en 1804 par Latimer Clark, qui faisait le vide en avant de la boîte, tandis que sur l’autre face s’exercait la pression atmosphérique. La force utilisée dans cette première installation était de G chevaux. Vers i8G:>, C.-F. Yarley songea à comprimer l’air en arrière de la boîte.
- Le système a été introduit à Paris en 18G8 avec y bureaux de tubes et 14082 ru de lignes pneumatiques; en 1889, le nombre des bureaux s’élevait à 92, la longueur des lignes à 200000 m, et le nombre des télégrammes ayant circulé par les tubes était de 10 980 981 : la force en chevaux dont disposait l’ensemble des centres était de 470. En 1899, cette dernière s’élevant à i35o, le nombre des bureaux à 106 et la longueur des lignes à 279 289, le nombre des télégrammes paraît diminuer : il n’est indiqué que 102802G0.
- Les bureaux dont le trafic était particulièrement important furent seuls, à l’origine, raccordés au réseau des tubes pneumatiques ; peu à peu le nombre des bureaux reliés s’augmenta et, en 1879, l’Admi-
- nistration décida de faire pénétrer les tubes dans tous les bureaux de Paris ; ce résultat fui atteint en 1883. Depuis cette époque, chaque nouveau bureau ouvert dans la capitale est doté de tubes pneumatiques.
- Il existe quelques lignes de tubes pneumatiques dans les départements : à Lyon, Marseille, etc., mats elles n'ont qu’un développement très limité et ne pénètrent que dans un très petit nombre de bureaux de ces villes.
- Service télégraphique urbain à Paris. Cartes et en-vcAapes pneumatiques. L’Administration, en reliant tous les bureaux de Paris au réseau pneumatique, avait en vue non seulement d'assurer l’acheminement des télégrammes de ou pour la province et l’étranger, mais encore de créer une nouvelle catégorie de correspondances : les cartes et enveloppes pneumatiques, qui constituent une véritable poste accélérée et rendent les plus grands services à la population parisienne. Les cartes acquittent depuis 1880 une taxe de 3o centimes ou de 5o centimes, suivant qu’elles sont ouvertes ou fermées ; les taxes avaient été fixées à l’origine (1879) à 5o centimes et 75 centimes; le prix est doublé si la carte contient une formule pour la réponse. Les enveloppes, qui ne doivent contenir aucun corps dur, ont été créées en 1880 ; leur prix, fixé au début à 70 centimes, abaissé à 60 centimes en 1886, a été réduit à 50 centimes en 189G. Tout d’abord, le poids maximum de l’enveloppe et de son contenu avait été limité à 7 grammes; le maximum a été porté à 3o grammes en 1890 et la taxe fixée à 1 fr lorsque le poids est compris entre 7 et i j grammes et à i,uo fr lorsque le poids excède 10 grammes. Les correspondances d’un poids supë-
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- TABLES DES MATIÈRES
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