L'éclairage électrique
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- I) I [{ECT I O N SC I E \ T I E I QUE
- la-
- A. DARSONVAL
- A. CORNU
- G. LIPPIYIANN
- TOME XXVI
- 1er TRIMESTRE 1901
- PARTS
- GEORGES CARRÉ ET C. NAUD, ÉDITEURS
- 3.
- KACINE, 3
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- Samedi 5 Janvier 1901.
- 8* Année. — N» 1
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l'Institut. — A. DARSQNVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- LES BOBINES D’INDUCTION
- construction des bobines d’induction n’a pas fait les progrès que l’on pouvait espérer après le développement si considérable de leurs applications, depuis la découverte des rayons X. L’empirisme règne encore en maître [dans cette construction et les perfectionnements annoncés de différents cotés se résument, somme toute, à bleu peu de chose. Une des principales causes de cette immobilité relative tient évidemment à ce que les phénomènes utilisés sont discontinus, ou, tout au moins, de période trop courte pour nos instruments ordinaires de mesures, et de p;0._ T _ Bnbinc Hirschmann,
- là résulte l’impossibilité actuelle d’elahlir une théorie sulhsante pour permettre le calcul des meilleures conditions à réaliser. En un mot la bobine est encore trop un appareil de physique, il faut qu’elle entre dans le domaine de l’ingénieur, pour atteindre le degré de perfection auquel on arrive aujourd’hui pour la plupart des machines électriques industrielles.
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- Pour les interrupteurs il n’en est pas de même et, sans vouloir dire que nous possédons aujourd’hui un modèle parfait, on peut estimer qu’il y a, sans même chercher en dehors des
- appareils exposés, des interrupteurs susceptibles de répondre à la plupart des exigences de la pratique; il suffit de choisir dans les nombreux modèles qui existent actuellement celui qui remplit le mieux les conditions particulières du problème posé.
- Bobines. — Tous ceux que la question des bobines intéresse ont été frappés delà tendance à augmenter les dimensions des bobines. Il y avait à l’Exposition plusieurs bobines indiquées pour i m d’étincelles (Klin-geliuss, de Bâle, Max Levy, de Berlin). Dan s'la section française, deux Fio- -2 — Transformateur Klingelfiiss. bobines donnant environ 80 cm
- d étincelles ont fonctionné couramment (Ducretet, Radiguet;. Enfin, beaucoup d'autres constructeurs avaient exposé des modèles à peu près équivalents. De l’ensemble on peut conclure 'que les bobines de 3o à 5o cm d’étincelles sont aujourd’hui très courantes, tandis qu’il y a deux ou trois ans, à peine, elles étaient l’exception.
- Si nous examinons d’abord la forme extérieure, nous voyons que les bobines allemandes ont presque toutes le même aspect (fig. i). Entièrement revêtues d’ébonite, elles ont. sauf peut-être celles do Siemens, un inducteur beaucoup plus long que le eorps de la bobine et cet inducteur est. lui-même recouvert d’un tube d’ébonite. Cette disposition permet de faire glisser l'inducteur dans le eorps et, par suite, de faire varier l’induction mutuelle entre les deux circuits; il en résulte un moyen de réglage assez simple.
- Le plus souvent les bobines sont séparées de leur condensateur et, dans quelques cas, elles sont suspendues à des potences isolantes de façon à tenir moins de place (Allgemeine Elektricitats Gesellschaft, A. E. G-.). A tigl 3' T^sformaieur K mge nas l’étranger nous ne trouvons de forme différente que
- celle de la (bobine à circuit magnétique fermé, de Klingelfuss rie Bâle (fig. 2 et 3).
- Dans la section française, au contraire, les formes sont assez variées. La bobine Ducretet, de 80 cm d'étincelles, est enveloppée dans une boîte rectangulaire en ébonite, et placée au-dessus de son condensateur. La bobine Radiguet, de même longueur d’étincelles, est enfermée dans une très grande cuve, à parois en verre, remplie de paraffine ; les modèles courants de cette maison sont composés de corps cylindriques noyés à moitié dans la paraffine du socle. Les bobines Caiffe sont enfermées dans des boites rectangulaires en bois, et les bobines Carpentier sont couvertes d’une enveloppe polygonale en bois {fig. 4). Les transformateurs Rochefort sont enfermés dans des cuves cylindriques verticales, les
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- bornes étant Tune au-dessus de l'autre (*}; enfin, on trouve aussi chez M. Carpentier des modèles verticaux qui rappellent un peu les dispositions de certaines bobines construites au début par Ruhmkorff.
- Comme particularités dans la construction, il y a lieu de signaler que l’emplo
- épand pas beaucoup, nier est formée de sectir n isolanl pâteux spécial, emploient les isolants
- isolants liquides ou pàtt font usage. La bobine de ce de verre et le tout est noyé dans Tous [les autres constructeurs solides : paraffine, cire, résine.
- Chez Siemens et llalske, les inducteurs sont enroulés sur un faisceau composé de lames de tôle, de largeurs inégales, de façon à s’inscrire dans un cylindre.
- Dans la bobine Klingelfuss, à circuit magnétique fermé, le noyau est composé de tôles en forme d’U ; sur chacune «les branches verticales est placée une des moitiés du secondaire. Afin de fermer mieux encore le circuit magnétique, deux pièces polaires, également en tôle, peuvent être ajoutées, laissant seulement entre elles un entrefer étroit. Enfin, il parait que l’enroulement est fait avec un instrument spécial, qui place les fils dans l’isolant, de sorte qu’il n’y a même pas de contact entre les couve
- ls MM. Rocliefort et Ducretet ( par des cloisons t
- de plus, les spires sont t
- Ph,f
- •litres de soie des spires conti-
- moins, selon la différence de potentiel
- tage Électrique, t. XIII, p, 36a, au nov. 1897.
- (*) É'Êclait
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- qu’elles supportent. La niasse de fer qui entre dans oes bobines étant, à longueur d’étincelles égale, plus grande que dans les bobines ordinaires, il est possible de réduire les
- Fig-. G. — Interrupteur Yillard. Fig. 7. — Interrupteur Vilkrd relevé,
- nombres de tours des circuits inducteur et induit, mais on peut se demander si l'hysté-résis ne joue pas un rôle prépondérant dans ce modèle.
- Dans les bobines unipolaires de M. Rochefort, nous trouvons le modèle dit transforma-
- I'ig, 8. — Interrupteur Vilkrd à diapason.
- teur de quantité, dans lequel le secondaire ost formé de deux bobines seulement, construites selon la disposition habituelle de cette maison, mais ces deux bobines sont couplées en quantité; par ce moyen, dit M. ltoehefort, l’étincelle est plus nourrie que s’il y avait une seule bobine, ayant le même nombre de tours que l'une d’elles, mais en fil de section double 'î Peut-être laut-il voir là un effet de la capacité de l’enroulement secondaire ?
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- Ce qui est intéressant, c'est que celle bobine a permis à M. Tissot de transmettre 'des dépêches à 65 km, en mer, avec le même matériel qui, avec d’autres bobines, de même longueur d’étincelles, ne lui permettait pas de dépasser 35 km. 1
- Dans les transformateurs de tension de M. Roeheforl, le nombre de bobines secondaires augmente, elles tendent à occuper presque toute la longueur du primaire ; comme nous
- Fig. tj. — Schéma d’installation do l intorriiptour Yillard, pour courant alternatif.
- l’avions prévu (J), ce constructeur se rapproche ainsi du type ordinaire, mais cependant la répartition des bobines n’est pas uniforme, leur écartement entre elles et la distance eiiLre le noyau et le fil. induit vont en augmentant du milieu aux doux bouts-.
- La bobine de M. Max Levy était accompagnée de sa courbe d’essai sur laquelle on pouvait voir que l’étincelle de i m est obtenue avec une intensité -maximum de. 35 ampères* tandis qu’il suffit de 20 ampères pour obtenir 85 cm. Il serait à souhaiter que l’usage de ces courbes se généralisât, carie procédé le plus employé, qui consiste a indiquer Pintensilé moyenne ne permet pas de comparer deux bobines, puisque cette valeur moyenne dépend du réglage de l’interrupteur.
- Interrupteurs. — Les nombreux interrupteurs que nous connaissons aujourd’hui peuvent être rangés dans trois grandes catégories : interrupteurs secs, interrupteurs à liquide isolant et interrupteurs électrolytiques. Les appareils de la première catégorie, dérivés du classique interrupteur à marteau, ne sont guère employés pour les bobines donnant plus de 25 cm d’étincelles, et ils ne peuvent pas supporter reguheremenl de*s, forces électromotriees supérieures à 20 volt.s. L’usage de ces instruments est ainsi assez réduit et limité, soit aux expériences de courte durée, soit aux petites bobines comme,- par exemple, celles qui servent à l’inflammation des moteurs à gaz. Parmi la grande variété de; formes que l’on rencontre aujourd’hui, il n’y a rien de particulier à signaler, sauf cependant rinteiTupleur de Mac Farlane Moore (2), exposé par Max Kohl, de Chemnitz. Cet appareil,
- — _ ' . i
- . f1) VÉclairage Électrique, t. XIX, p. 4a; i5 avril. 1809. . '
- (*) L'Éclairage Électrique, t. XXIII, p. 29, 7 avril c9oo.
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- (fig. 5).consiste simplement en une lame vibrante placée dans une ampoule où on a. fait le vide le plus parfait possible. Un électro, attirant la masse de 1er portée par la lame, entretient la vibration de celle-ci et l’ouverture du circuit se fait dans le vide, entre deux contacts do platine, de sorte que l’étincelle de rupture est très réduite. Cet instrument, qui avait été
- signalé il y a déjà quelques années, esl assez peu connu [et encore plus rarement employé.
- Les interrupteurs à liquide isolant, présentent une grande variété de formes et de principes. Parmi ceux qui rappelleut le modèle classique de Foucault, il faut signaler les interrupteurs de M. Villard, construits par M. Cha-baud.
- Dans les interrupteurs Villard le mouvement de vibration de la Lige qui plonge dans le mercure est entretenu par l’action électrodynamique qui s’exerce cuire le courant et un aimant permanent. Dans le petit modèle, qui est destiné à donner ao interruptions, environ, par seconde (fig. 6 et 7), une tige G' est fixée à un ressort plat encastré à ses deux extrémités; une masse, mobile le long de la lige, permet de régler la vitesse des oscillations. La tige C' passe dans l’étroit entrefer ménagé dans un aimant annulaire et elle porte un fil en nickel qui plonge dans le godet à mercure. Au repos le contact existe entre le fil et le mercure et le^ courant passe dans la tigeC', mais si l’on a eu soin d’onvoy'or le courant dans le sens convenable, son action sur l’aimant tend à relever la tige et à faire sortir le fil de nickel du mercure; le courant est ainsi rompu et l’élasticité de la lame ramène les choses à l’état initial. La tige prend ainsi un mouvement vibratoire dont on peut faire varier l’amplitude en agissant sur la vis R qui règle la plongée du fil de nickel dans le mercure.
- Grâce aux dispositions ci-dessus, la rupture peut être réglée pour une intensité déterminée, OU à peu près, et Fig. 12. — Interrupteur turbine de FA P] G.
- il n’y a pas besoin d’une source auxiliaire pour entretenir le mouvement de vibration. Le système,'aimant et tig-c vibrante, est porté par une planchette articulée à charnière sur le socle, ce qui fait que l’on peut sortir le godet à mercure sans changer le réglage.
- Le grand modèle repose sur le même principe, mais il est disposé pour des oscillations
- Fig. xi. - Interrupteur turbine do l'AEG.
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- plus rapides : 4° à 4$ par seconde. La lame vibrante est remplacée par un diapason (fig. 8). La manette qui est en avant sert à la fois à fermer le circuit et à mettre le diapason en mouvement, il suffit de la faire tourner de i8o° pour faire les deux opérations, une clef venant dans ce mouvement, écarter les branches du diapason. Des masses, mobiles le long des branches, permettent une faible variation de la fréquence. Le même appareil, très légèrement modifié, peut servir pour actionner les bobines à l’aide du courant alternatif, ce qui peut être utile dans les villes où ce courant est seul distribué. Le diapason ordinairement
- employé, 4° à 4:> vibrations doubles par seconde, convient pour un grand nombre de réseaux.
- Si dans l’appareil de la figure 8 on envoie un courant alternatif, et si le diapason est en synchronisme avec ce courant, il est évident que pendant une phase la lige tendra à plonger dans le mercure, tandis que dans l'autre elle tendra à on sortir; il n’y aura donc qu’une seule rupture par période. Mais comme il faut que la bobine no soit parcourue que par du courant de même sens, il faut produire l'excitation du diapason par un courant spécial, pris sur le même réseau, tandis que le courant de la bobine passe d’un godet auxiliaire au godet où se fait la rupture, sans traverser l’aimant. L’installation, représentée schématiquement par la figure 9, est ainsi faite : une dérivation prise sur le réseau alimente un petit transformateur dont le secondaire est relié à l'interrupteur; le courant transformé parcourt toujours la partie du diapason qui traverse l’aimant, mais comme le courant est décalé par rapport au courant primaire, il est possible de régler les choses pour que la fermeture, qui se fait entre le godet D et le godet auxiliaire, se produise au début de la phase utile, tandis que la rupture se produit au maximum de cette phase.
- Un modèle d’interrupteur qui se généralise de plus en plus et qui, il faut le reconnaître,
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- petit moteur électrique, alimenté par une source spéciale, ou en dérivation sur le réseau, imprimé un mouvement vertical alternatif à une tige de cuivre qui plonge et émerge du mercure. Cette disposition se retrouve, avec quelques variantes, chez presque tous les constructeurs : Hirschmann (fig. io), Max Kohl, Ducretet, GaifFe, etc. Ces appareils se recommandent par leur très grande régularité de marche, leur amplitude uniforme, qui évite bien des ratés, et le uiouvemenL vertical de la tige qui produit le minimum de projection et de pulvérisation du mercure. Par contre, ces inlei’rupteurs ne sc prêtent guère à
- la réalisation des fréquences élevées, et ce n’ chaque bout de l’arbre du moteur, que M. GaifFe obtient ioo interruptions par seconde.
- Nous avons déjà eu l'occasion de parler ici de l'interrupteur turbine de l’A. E. G. (‘). Dans cet appareil (fig. 11 et 12), une petite turbine, dont l’axe est vertical, pompe le mercure contenu dans une cuve en fonte. Lo mercure monte, dans l'arbre creux de la turbine, jusqu'à un disqiic horizontal où il rencontre un ajutage ; il sort de là, projeté par la force centrifuge, sous forme d’un jet fin et rigide. Ce filet de mercure rencontre en tournant les dents d’un anneau de fonte suspendu dans la cuve et isolé électriquement de celle-ci. Quand le filet de mercure tombe sur une des dents le circuit est fermé ; il est ouvert quand le filet tombe dans l'intervalle de deux dents consécutives. Les interruptions sont très franches, de môme que le contact s’établit bien. La fréquence des interruptions peut être augmentée facilement: il suffit de remplacer la couronne dentée par une autre ayant un plus grand nombre (*)
- est qu’en disposant deux godets semblables,un à
- de dents. La turbine est actionnée par un petit
- (*) /. Éclairage Électrique, t. XIX, p. 43» i5 avril 1899.
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- •rupteur Hir
- 'iter l'élévation
- moteur électrique que l’on voit sur le côté, ou par une manivelle tournée à la main. Il y a lieu de remarquer que cet interrupteur ne fonctionne pas à une faible fréquence, la turbine ne s’amorçant pas au-dessous d’une certaine vitesse. La cuve est naturellement remplie d’un liquide 'isolant'; celui qui paraît préférable dans cet appareil, c’est l’alcool. Cet interrupteur pulvérise fortement le mercure, mais l’inconvénient est assez faible puisque la turbine puise toujours le mercure homogène au fond de la cuve. Les deux ailettes hélicoïdales que l’on voit sur la coupe ont pour but d’cmpêcher la masse de mercure de prendre un mouvement de rotation continue qui désamorcerait la turbine.
- Une conséquence évidente du principe de cet interrupteur, c’est que l’arrêt, accidentel ou volontaire, de la turbine, coupe immédiatement le circuit ; cette particularité [permet de supprimer le
- rhéostat que l’on met généralement sur le circuit de la bobine pour anormale de l'intensité en cas d’arrêt.
- Une autre disposition est donnée à l’interrupteur àjetde mercure par M.Max Levy,(‘) de Berlin. Dans cet instrument (fig.[i3 *4 et i5), le jet de mercure est fixe et c’est la couronne dentée qui tourne. L’arbre qui porte la turbine porte également une couronne métallique à dents triangulaires. Le mercure, refoulé par la pompe rotative dans d’ajutage f est projeté sur les dents de la couronne dentée qui passent sur son trajet, mais comme l'ajutage / est mobile et peut être soulevé ou abaissé, en. tournant le bouton i, le jet de mercure, dirigé plus ou moins haut, rencontre les parties plus ou moins larges des dents, ce qui fait que lia durée du contact peut être modifiée, même en marche, indépendamment de la fréquence [des interruptions.
- L’interrupteur rotatif Ducretet est tout à [fait différent. Sur un axe horizontal, [actionné par un moteur électrique, sont fixés un disque et une étoile métalliques, qui plongent dans deux godets en fqntè remplis de mercure et isolés l’un de l’autre; le tout est renfermé dans une cuve remplie d’alcool ou de pétrole. Le disque plonge constamment dans son godet, tandis que; les pointes de l’étoile plongent re. Pour régler la durée du contact, il suffît d'élever
- Fiç. 18. -
- •rupteur Wulmelt.
- et sorLenl. successivement du ou d’abaisser les godets.
- Dans l’interrupteur Radiguet (fig. 16), la rupture se produit entre deux pièces de cuivre» La tige supérieure est suspendue à l’armature d’un électro par l'intermédiaire d’un ressort elliptique semblable à un ressort de voiture. L’électro étant excité par le courant même de
- (h L'tclax
- XXIII, p. 29, 7 avril 1900.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- la bobine, son armature se lève et rompt le contact qui existait entre la tige verticale et un gros bloc do cuivre porté par une potence. Le couranl étant rompu, l’armature el la tige retombent en rétablissant le contact. Grâce au ressort, la Lige verticale presse sur le bloc pendant une fraction réglable de la période, et la rupture se fait quand la vitesse de l’armature est déjà devenue assez grande, ce qui assure un arrachement brusque de la tige verticale. Le réglage s’obtient par le déplacement du contact, au moyen, de la potence qui le porto.
- Une disposition assez originale est colle de l'interrupteur Hirschmann à contact glis-
- sant (fîg. 17). Un moteur électrique M fait tourner une lame de cuivre qui glisse sur une autre lame fixe et, pour assurer un bon contact, sans produire un frottement trop énergique, une mince couche de mercure est interposée entre les deux lames. Le réglage de la durée du contact se fait au moyen du ressort G. Got interrupteur, sur lequel nous no possédons pas d’autres renseignements, donne, paraît-il. une grande régularité dans les interruptions et l’usure du mercure est réduite au minimum.
- Les interrupteurs électrolytiques ne semblent pas avoir répondu aux espérances que l’on avait fondées sur eux au début ; cependant on retrouve des modèles, très peu différents les uns des autres, chez beaucoup de constructeurs. Les figures 18 et T9 montrent les dispositions adoptées par Max Levy et Siemens et Ilalske.Dans le modèle simple,l’anode, réglable au moyen d’un bouton nioleté, est placée dans un tube du porcelaine, el son extrémité sort à la partie inférieure ; la cathode est une lame de plomb enroulée autour du tube. Pour un fonctionnement continu, afin d’éviter réchauffement exagéré de l'électrolyte, lequel a, comme on le sait, l’inconvénient d’arrêter la marche de l’appareil, dès que le voltage est supérieur à 4° ou 5o volts, la cathode est un vase en plomb, placé dans un récipient plus
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- grand, dans lequel une circulation d’eau est ménagée. Afin d’amener un refroidissement ‘ plus rapide de l'électrolyte, le vase cathode porte, latéralement, un serpentin en plomb dont une des extrémités est à la partie supérieure. l’autre à la partie inférieure, de sorte qu'une circulation s’établit également dans l'eau acidulée. le serpentin étant plus facilement refroidi que le vase.
- Dans le modèledeM. Carpentier (fig. 20 et 21), réchauffement de l'électrolyte est au contraire utilisé pour permettre le fonctionnement à bas voltage, i5 à ao volts environ. Dans cet appareil, l’anode réglable est placée dans un tube de verre et plonge dans l’électrolyte renfermé dans un vase en plomb formanL cathode, mais, alîn d’éviter le refroidissement du liquide, ce vase est entouré d’une enveloppe en feutre et en bois. Pour mettre en marche cet interrupteur, il faut, ou remplir le vase d'eau acidulée, chauffée vers 90°, ou échauffer le liquide sur place en faisant fonctionner l’interrupteur sur un circuit à 100 volts environ; au bout de dix minutes, en moyenne, avec une intensité de 10 à i5 ampères, la température est assez, élevée pour fonctionner à bas voltage et cette température se maintient très bien si l’interrupteur est employé d'une façon continue.
- L’étude de l’interrupteur Wehnelt ayant montré qu’il s’agissait là, principalement, d’un phénomène calorifique très intense qui, se produisant au conLact de l’anode et de l’électrolyte, amenait la formation d'une gaine de vapeur isolante, il était naturel, de penser que si on réalisait cette résistance en un autre point du circuit, on arriverait au même résultat. L’expérience fut tentée presque en même temps on Angleterre par Gaidwell, en Allemagne par Simon,de sorte que la modification qui en est résultée porte, suivant le pays, l’un ou l'autre de ccs doux noms. L’interrupteur Simon, tel qu’on le voit chez Max Lovy et chez Siemens (fig. 22), est composé essentielle-. ment d'un vase cylindro-sphérique, en porcelaine, percé, dans sa partie sphérique, de deux petits trous. Une électrode en plomb est placée dans ce vase, une seconde électrode, également en plomb, dans le vase extérieur et, le tout étant rempli d’eau acidulée, si on interpose cet appareil dans un circuit à plus de 5o volts, on obtient des interrup-Fig. 22. — Interrupteur Simon. tions comme avec le Wehnelt. Pour régler l’in-
- tensité du courant, il faut changer le diamètre des trous. Cet interrupteur, le plus simple do tous, fonctionne bien entre do et 200 volts ; dans l’exposition de Siemens et llalske avec 2/>o à s>.4o volLs, les résultats obtenus étaient très remar quables. Le phénomène calorifique étant produit par la grande résistance que présentent au courant les petits trous percés dans la paroi de porcelaine, et les deux électrodes étant de môme nature, l’appareil est symétrique et il fonctionne également bien quel que soit le sens du courant; cette propriété permet de l’employer aussi bien sur courant alternatif que sur courant continu, mais, dans cocas, les décharges fournies par la bobine sont également alternatives ou, plus exactement elles se composent de séries de décharges alternées. H. Armagnat.
- Fig. 21. — Anode d'interrupteur Wehnelt.
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- LAMPE A ABC THURY
- La nouvelle lampe Thury, construite par la maison H. Cuenod, de Genève.comporte un dispositil’ de réglage à la fois robuste et simple, n’utilisant ni mécanisme d’horlogerie, ni engrenages délirais dont le fonctionnement peut être gêné par la poussière.
- Ce dispositif de réglage se compose d’un inducteur MX, d’un induit A, d’un axe G portant deux galets sur lesquels s’enroulent les câbles de suspension C des charbons et portant également un tambour sur lequel s’enroule une corde formant l'rein et commandé par l’arbre de l’induit, d’un contrepoids B fixé sur ce' dernier arbre, enfin d'un amortisseur à air P.
- Le contrepoids est réglé de manière que, quand le courant normal traverse la lampe, la position de l'armature est telle que l’écartement des charbons se trouve avoir sa valeur
- rude. •
- : Les câbles de
- spens
- iC sont<
- sur les galets G. Le poids du porte-charbon supérieur l’em-: porte sur celui du porte-charbon inférieur, de sorte que ces deux charbons tendent constamment à se mettre en contact. Ce mouvement est empêché par le frein, formé comme il a été dit, par une corde enroulée sur une poulie solidaire des galets. Cette corde étant attachée par une extrémité à un ressort fixé à la monture de la lampe, par l’autre à l’arbre de l’armature, le mouvement de celle-ci tend la corde et cette tension arrête la rotation de la poulie.
- Si l’écart des charbons devient trop grand, l’armature tourne dans le sens opposé, la corde se relâche et les charbons se rapprochent sous l’action de la pesanteur. Si au contraire l’écart diminue, l’armature se met à tourner dans le premier sens et la corde, déjà tendue, fait tourner l’axe des galets G dans le sens correspondant à un écart des charbons.
- L’armature est très sensible aux variations du courant et l'amplitude de ses mouvements est assez grande pour empêcher le collage des charbons. En raison de ccttc sen-sibilifé il pourrait se produire, principalement au moment, de l’allumage, une série d’oscillations; ces oscillations sonL évitées par l’amortisseur à air, qui agit directement sur l’axe de l’armature en modérant la rapidité de ses mouvements sans pouvoir pour cela introduire de résistance per* inanentc qui puisse gêner la sensibilité du réglage. En pratique, les mouvements de réglage sont imperceptibles et la tension utilisée aux bornes de la lampe reste très sensiblemenL constante.
- Les lampes à courant continu se construisent, soit comme lampes en série, soit comme lampes différentielles, pour des intensités de 3 à 8 ampères avec durée d’éclairage de 5 à 6 heures, pour des intensités de fi à i5 ampères et durée de io ou 16 heures, enfin pour dés intensités de îo à ào ampères et mie durée de ifi à 18 heures.
- ’ Thury.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Les lampes à courants alternatifs du même type se conduisent également suivant trois modèles prenant 6 à 8 ampères, ou 8 à i5 ampères ou encore io à 20 ampères.
- LAMPE A ARC DOUBLE KŒRTING ET MATHIESEN
- Parmi les nombreux types de lampes exposés par la maison Kœrting et Mathiesen, signalons aujourd’hui la lampe à arc double pour distribution à uo volts.
- Lampe à arc double Kœrting cl Mathiesen.
- Le mécanisme do réglage est du système à mouvement d’horlogerie commandé par un électro-aimant en dérivation. L’armature m de cet élecl ro-aimant a (fig. 2) est maintenue par un ressort n dont la tension peut être réglée par une vis s agissant sur le levier r, Une
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI. — N° 1.
- bielle o, fixée à cette armature, commande le balancier/) q v qui lui-même commande la roue d’échappement a,. Celle-ci règle, au moyen d'engrenages, l’écart des charbons n. Le balancier/) q v est relié, au moyen d’une lige k comprenant un régulateur de température ('), au balancier/), </, iq qui règle l’écart de la seconde paire de charbons. Un amortisseur à air P évite des oscillations de trop grande amplitude au moment du réglage.
- E. Reyval.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- La loi de répartition des lignes de force sur la périphérie d’une dynamo, par G. Westplial, Elektrotcchninc.he Zeitschrift, t, XXI, n° 36, p. 747, 6 septembre 1900.
- I. Si l’on considère dans une dvnanio un tube de lignes de force élémentaire ferme, toujours traversé par le nombre de lignes de force IX = Bdq, 011 a la relation :
- est le nombre d’ampèretours inducteurs, le nombre d’ampèretours induits coupés par le tube élémentaire.
- Or, on peut admettre que, dans le fer de l’induit et de l'inducteur, la densité des lignes de force et par suite la valeur
- est la même pour tous les tubes de force du cbamp magnétique; nous pouvons donc écrire
- c q- ~- + — 91Ea;
- Le nombre de lignes de force d’un semblable tube est égal au quotient de la somme des am-pèretours entourés par le tube, divisée par la somme des résistances magnétiques de ses différentes parties.
- II. Eu égard à la symétrie, le champ magué-tique, dans une machine à pôles alternés, est semblable en grandeur et en forme, en deux points distants de l’espace de répartition des
- Nous allons appliquer ces deux lois à la théorie des machines à courant continu.
- Supposons cpie le nombre de lignes de force AN du tube élémentaire fermé traverse l'entrefer entre le pôle nord etl’induit au point P;, avec une induction B', une surface A)/etunclongueur l, le 1er de l’induit avec les valeurs correspondantes R,, A/,, et l’inducteur avec Ba, A«/s, l± ; enfin l’entrefer entre l’induit et le pôle nord au point P", avec les valeurs B", A/", l ; on obtient l’égalité
- B'I lij/,
- F
- ii"l Baù
- "PL IL
- - £% +
- or, on peut poser = ©Ry, -f- ©Ry,, où ©îè/a = C = nombre d’ampèretours nécessaire pour le 1er, et l’équation précédente devient :
- w B'V( V?- + wj = “fl + **-
- Choisissons le point P'1" â une distance de P' coi'respondant a la distance de 2 pôles, il vient d’après la 2® loi :
- 13' — B" ; A q' — A tj" ; jr' = jjl".
- ©Ry, est donné et constant pour tous les points P;, ©R.(i est le nombre d’ampèretours sur l’induit
- r , . . • I
- Les résistances magnétiques—----------- peuvent
- être calculées exactement, de sorte que l’induction B s’obtient facilement de l’égalité
- (3) B A</ —— = 91trt -f- <3\ia
- A q\>.
- (i) Elelilrotechnische, Z.cit&chrfil, t.'.XY, 1e1' août 1898.
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- Dans les machines à induits dentés et épanouissements polaires, il faut remplacer ( par une valeur dépendant de la résistance magnétique dans l'entrefer, dans les dents et les épanouissements polaires. Cette valeur eft est une fonction plus ou moins complexe de la position de P et de l’induction; il est pourtant facile de déterminer des valeurs séparées de cette fonction et de la représenter graphiquement.
- Nous allonsétudier maintenant graphiquement la répartition des lignes de force sur le pourtour d’une dynamo.
- A. Marche à eide.
- si cH est la résistance magnétique de l’entrefer pour l’unité de section. Les courbes Ia et I,, de la figure i représentent la fonction ^ en fonction de a, qui donne la position de P par rapport aux pôles. Les courbes ont une direction horizontale sous les pôles, et tombent rapidement aux cornes polaires pour devenir asymptotes à la ligne des abeisses.
- On détermine le nombre de lignes de force du pôle nord, traversant l’induit, en supposant le pôle sud voisin rejeté à l’infini. Comme 0Tt.fJ est constant, la courbe Ia représentera cette distribution des lignes de force ; la courbe É donne la répartition pour le pôle sud obtenue avec la même hypothèse.
- J.a distribution réelle des lignes de force s’obtient par la différence des courbes Ia et l’7( et est donnée par la ligne Ia, Ij.
- Si les balais se trouvent dans la ligne neutre, représentée par la ligne ponctuée, la force élcc-Iromotrice est proportionnelle à la surface Fc comprise entre la courbe Ia Ic et la ligne des abeisses. La zone neutre tombe dans la ligne de symétrie, où il y a autant de lignes de force du pôle nord que du pôle sud.
- B. Charge de la machine sans déplacement.des balais.— A la force magnétisante indiquée sur le diagramme par les deux parallèles aa, a'a', s’ajoutent les ampèretours induits. Au point P, les ampèretours agissant sont ceux compris entre les points P et P -j- —.
- Si P coïncide avec la position des balais, 9Tt
- a la valeur tnaxima
- si P est placé au milieu des .1 balais, 91L(r — o.
- Lavariation de 0îéa est représentée par la ligne bb.ba. La densité des lignes de force dans l’entrefer dépend de la différence des ordonnées des parallèles aa, a'a', et de la ligne brisée hbj)r On voit de suite que les ampèretours induits augmenteront le champ sous la corne de départ, et le diminuent sous la corne d’arrivcc.
- Cette variation en produit une sur la résistance magnétique «R, qui est d’autant plus élevée que la saturation des dents est plus grande. Cette variation est représentée par les lignes ponctuées I(i et I;,.
- De ces courbes corrigées, on obtient la répar-
- tition idéale des lignes jle force par simple interpolation, dans les courbes lfc et IÉ (fig. 1).
- Si
- J’o= à v^0’
- y — — en charge,
- l’induction B en un point P est:
- y «fc, —
- B - y'o W/ •
- De ces 2 courbes II„ et 11^, on obtient, par addition algébrique, la courbe exacte TIa IIC 1 Iû.
- La zone neutre est déplacée dans le sens du mouvement.
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- La surface comprise entre la courbe II,, TI, et la ligne des abcisses est proportionnelle à la force électromotrice induite dans l’induit; si l'onpla-nimètre cette surface, on trouve F = Ô2,25 cm2. La valeur de la surface F0 correspondant à 91^ à vide est égale à 65 cm2.
- Cette diminution de force électromotrice est due à la saturation des dents et au déplacement de la zone neutre.
- C. Charge de la machine avec décalage des balais. — Pour éviter les étincelles au collecteur on déplace les balais dans le sens du mouvement; examinons ce que vont devenir les am-pèretours-induils.
- Si la charge reste constante, la ligne bbtb2 se déplacera parallèlement à la ligne des abscisses sans changer ses ordonnées. Supposons que M, ait la môme valeur que précédemment, nous
- obtenons (fig. 2) la courbe II dé réparliliou des lignes de force, .la fonction f[a) étant bien
- entendu représentée par I,, et I/(.
- On trouve que la surface correspondante F, = 5o cm2, ce qui donne une diminution de i5 p. 100 de la force électromotrice.
- Or, dans les dynamos il y a deux points importants :
- 1” Pour une excitation donnée, correspondant à la force électromotrice normale à vide, quelle est la chute de tension en charge ?
- 20 De combien doit-on élever l’excitation pour obtenir la tension normale en charge ?
- Pour répondre à cette question, il faut consi-dérerles ampèretours inducteurs nécessaires pour l’aimantation du fer.
- Posons les données suivantes :
- est la partie des ampèretours d’excitation qui, à vide et à force électromotrice normale, produit dans l’entrefer le nombre de lignes de force N = C F
- A 91Zft est un accroissement de ces atnpère-
- Fj est la surface comprise entre I„ Tc et l’abs-
- F2 la surface pour la courbe II.
- Soit à calculer la surface Fs correspondant à l’excitation 91^, -f- À9îlA.
- La courbe I (fig. 3), représente la caractéris-
- tique à vide d’une dynamo pour 23o volts, la courbe II donne les ampèretours relatifs à l’entrefer, la courbe III ceux nécessaires pour l’excitation du noyau de l’induit et de l’inducteur. La courbe IV enfin représente la dispersion, et en réalité scs ordonnées donnent le nombre de ligues do force dont il faut augmenter les lignes de force utiles pour obtenir le flux magnétique total. Scs ordonnées sont à rapporter aux ampèretours de l’entrefer c’est-à-dire aux abcisses de la courbe II.
- Dans le premier cas, l’excitation de la machine reste constante. Les ampèretours induits diminuent le flux utile dans l’induit, ainsi que dans l’inducteur. Mais, au plus petit nombre de lignes de force du champ, correspond une plus petite valeur 91Zf> de l’excitation à obtenir sur la courbe
- m (%. 3).
- On gagne ainsi un certain nombre d’ampère-tours pour l’entrefer,et le nombre total de lignes de force n’est pas diminué autant que le donne
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- la surface Ft de la courbe Ti (fig. 2). Les ampè-retours employés pour l’inducteur agissent comme régulateur de tension, en diminuant la chute de tension due à la réaction d’induit.
- La dispersion a une action toute opposée,elle croît avec les ampèretours de l’entrefer ; pour une réaction d’induit donnée, la chute de tension sera d’autant plus grande que la dispersion sera plus élevée.
- Soit €HZfi l’excitation de l’inducteur avide,
- 9îl/2 l’excitation de l’inducteur en charge, eK la résistance magnétique de l’inducteur, F3 le nombre de lignes de force utile on charge,
- «tj la dispersion correspondant à Fa, on obtient les 2 relations :
- (F3 + <J>3) St = Wfi'.
- s’obtient de ces équations par approximations successives. Reprenons le cas précédent, et soit F3 67 cm2 correspondant à une chute de tension de 5 p. 100. Comme F, = 5i cm2, on
- SfCfi — 9000, Wi.fi — 12 5oo,
- A la surface F0 = 65 cm* correspondait une force électromotrice- de 260 volts, à F, = 61,7 correspond 202 volts. Sur la courbe 1TJ on lit que pour 202 volts, l’excitation est de 9 200 ampèretours avec une dispersion qui correspond à 8 5oo ampèretours induits ; cette dispersion lue à l’échelle des volts sur la courbe IV donne 46 volts. Mais on trouve sur cette courbe que, pour 91Zn— 11 290, on a une dispersion de Go volts.
- On obtient par suite l’excitation du champ en charge pour une force électromotrice de 262 volts sur la courbe III, en prenant la valeur de la force magnétisante qui correspond à la force électromotrice = 202 -f- (60 — 46) -= 26G volts. On devrait avoir 0ît/2= 11 000. La seconde équation n'est pas résolue, donc la chute de tension admise est trop faible.
- Prenons 6 p. 100 de chute, Fs = 61,1 cm2,
- Les 10 55o ampèretours devraient suffire pour produire un champ qui corresponde à la force électroniotrice de
- 249 +(58-46) = a59 volts.
- La courbe III donne M/a = 10 4oo, on voit donc que la chute de tension de 6 p. 100 est à peu près exacte.
- L’excitation, qui produit la force électromotrice normale en charge, est plus facile à obtenir. L’augmentation d’ampèretours AM/( est donnée directement par l’équation
- Soit dans l’exemple ci-dessus :
- \Wfl = y000. — 26i5
- L’augmentation du champ perdu par la dispersion se déduit de la courbe IV par 7 volts. Sur la courbe III, nous voyons que le nombre d’ampèrelours nécessaires pour l’excitation du champ est de 16 200. d’où :
- L'induction totale en charge est :
- 9K = 16 200 + 11 645 = 27 845.
- correspondant aune augmentation de 22,8 p. 100.
- Ün voit d’après cela l’importance de la dispersion dans les machines fortement saturées.
- L’auteur a réalisé les différentes conditions indiquées par les figures, sur une dynamo de 210 kilowatts de la « Compagnie Internationale d’Elcctricité à Lüttich », par un choix convenable du nombre de tours et de surcharge, et a obtenu des résultats concordant bien avec la théorie. P. D.
- Accumulateur L. F. Lacroix à grande capacité pour la traction, par Léonce Fabre.
- Dans les accumulateurs du type Planté, on obtient la légèreté en divisant le plus possible
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- une masse donnée de plomb de manière à augmenter la surface. Mais cette division ne peut être poussée trop loin. Ainsi, lorsqu’on emploie du plomb laminé à i mm d’épaisseur, la surface active est de i-j dcm- par kg et elle atteint 35 dcm'2 si on prend du plomb laminé à 0,0 mm. On a un intérêt évident à employer le plomb laminé à o,5 mm, mais il y a par contre un inconvénient. En effet, pour atteindre la capacité de io ampères-heures par kg plomb, une plaque de o,5 mm doit être attaquée ou formée sur une profondeur de o,o38 mm et pour 4° ampères-heures par exemple, capacité qu’il faut chercher à atteindre, la couche attaquée est de 0,102 mm sur chaque face, soit au total o,3o4 mm sur o,5 mm épaisseur de la plaque. La partie non attaquée qui forme l'aine du support est donc de 0,190 mm seulement. Une épaisseur aussi faible ne tarde pas non seulement à se lormer totalement, mais encore à se couper sous le moindre effort. De plus, l'attaque ne se fait pas d’une manière absolument symétrique par couche, de sorte que le métal peut être formé de part en part à certains endroits, ce qui augmente la résistance électrique de la couche métallique médiane qui doit servir de conducteur au courant. Aussi, après un certain temps de fonctionnement, quoique la quantité de matière active ait augmenté, voit-on la capacité diminuer alors que, si l’âme était intacte, la capacité utile aurait du augmenter.
- Pour remédier à cct inconvénient, M. Lacroix a rendu l’âme de ses électrodes non formable en la constituant avec un alliage non formable tel que le plomb antimonié, tout en laissant la partie extérieure en plomb doux.
- Ces électrodes sont constituées par des fils bimétalliques de faible diamètre. Chaque fil se compose d'une âme en plomb antimonié ou tout autre alliage non formable de o,o5 à o,6 mm de diamètre recouvert par une couche anuulaire de plomb doux de 0,2 mm environ d’épaisseur. Ce fil constitue les éléments des électrodes identiques pour les positives et les négatives
- plomb et d'antimoine fondu en un lingot devant former l’âme du fil. Le lingot est ensuite étiré à la filière jusqu’à la grosseur de o,5 à 5 mm2 environ, puis décape et passe
- Une électrode se compose, par exemple pour l’élément de 120 ampères-heure, de 3oo morceaux de fil de 200 mm de longueur placés sur
- fig 1
- F,g 3
- _______________________ RS-4
- fig. 5
- 3 rangs de roo et soudés à la soudure autogène par un bout à une lame support S en plomb antimonié. A l’autre extrémité tous les fils sont soudés entre eux par un coup de chalumeau ou
- ivoc le plomb chaud et les deux métaux se trouvent ainsi ’ ’ ” ‘ ” ” c plus qu’à les étirer à la
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- bien sont soudés à une barrette en plomb anti-monié. Tl n’y a pas de cadre : les fils sont simplement tenus en haut, et en bas, ils peuvent donc librement se dilater.
- Avec ces électrodes ainsi constituées, on forme les éléments. Un élément de 120 ampêrcs-h cuire par exemple, se compose (fig. 1 a 5) :
- i° D’un bac en ébonite demi-durcic ou tout autre matière ;
- 2° De neuf électrodes et de 10 séparateurs en ébonite perforée.
- Le bac porte a la partie supérieure deux épaulements ee' avec des espèces de créneaux O Cr'. Les encoches qui reçoivent les supports des élecLrodes sont placées en quinconce sur les épaulements et ont alternativement comme profondeur, tantôt la hauteur du support, tantôt près de deux fois cette hauteur. Les encoches de plus grande profondeur reçoivent toujours la partie surbaissée du support, tandis que les encoches moins profondes placées en regard sur l'autre épaulement reçoivent la partie droite. Les supports des négatives, par exemple, ont la partie surbaissée dans les encoches les plus profondes de l’épaulement de droite, tandis que la partie droite est dans l’encoche moins profonde en regard de l’épaulement de gauche. C’est alors la partie surbaissée des positives qui est logée dans les encoches les plus profondes de l’épaulement de gauche, tandis que la partie droite est. dans les encoches moins profondes de l’épaulement de droite. De cette manière, les extrémités des supports étant alternativement sur deux plans différents, on voit qu’il est très facile de placer les barres collectrices du courant. Ces supports obtenus par coulage portent à leur partie supérieure une projection cylindrique p qui vient se loger dans les trous pratiqués sur les barres collectrices. De cette façon, il suffit, après avoir placé la barre collectrice, de donner un coup de chalumeau sur la partie supérieure de la projection pour obtenir très rapidement et Lrès facilement une bonne soudure indestructible.
- Les barres collectrices b a b ri portent en leur milieu une projection épaulée,filetée,sur laquelle on visse un bouton molletc qui sert à établir les connexions entre deux éléments consécutifs.
- Avant de placer les barres collectrices un petit morceau d’ébonite est logé dans la partie vide de l'encoche qui renferme la partie sur-
- baissée des supports et empêche ainsi tout con- ‘ tact et tout déplacement. Enfin des séparateurs en ébonite perforé avec des renflements seulement de distance en distance sont logés entre les électrodes pour les maintenir et empêcher leur contact. Gomme on le voit, les. électrodes sont bien assujetties, quoique montées élasti-quemenl et de cette manière les chocs ont le moins de répercussion possible sur elles.
- Bien qu’un élément ainsi monté ait une apparence de fragilité, il rien est rien ; le fil bimétallique, par exemple, dont chaque brin pèse 1 gr environ est capable de supporter même après formation complète de la partie formable plus de ?.5o fois son propre poids. La dilatation peut s’opérer dans tous les sens, les électrodes étant suspendues. Enfin l’électrolyte a libre accès dans toutes les parties des électrodes.
- De cette façon, un élément d’accumulateur peut atteindre jusqu’à 20 ampères-heure de capacité utile par kilogramme de poids total et sa durée sera toujours suffisante pour permettre un taux d’amortissement pratique.
- Comme on peut le voir sur le plan du dessin (fig. 2), la fermeture des bacs est. obtenue par une plaque en ébonite qui rentre forcée dans l’ouverture du bac. Celte plaque est non seulement percée de trois trous dont deux pour le passage des tiges de connexion et un au milieu pour l’évacuation des gaz, mais elle porte encore, sur sa partie supérieure, une nervure de 4 à a mm de hauteur qui forme connue une sorte de petit réservoir rectangulaire au-dessus d’elle.
- Ce réservoir a des avantages : d’abord le trou d’échappement des gaz étant placé en son milieu, si de l’acidc vient à être projeté à l’extérieur du bac, il ne peut se déverser au dehors, d’autant plus que cet acide pouvant s’étaler sur une .grande surface en forme de couche extrêmement mince, ne peut-être projeté même sous les chocs les plus violents.
- Ensuite, la partie comprise entre l’extérieur du réservoir et le bac peut être remplie de paraffine ou tout autre corps analogue de manière à rendre la fermeture du bac aussi étanche que possible.
- Dispositif Thury pour la régulation de la tension dans /es installations à courant con-
- ' La disposition préconisée par la Compagnie
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- de l’Industrie électrique de. Genève permet de régulariser la tension par l’emploi d’une batterie d’accumulateurs en dérivation, et cela sans l’aide du commutateur à augets qui est employé souvent pour le réglage par mise en circuit d’un nombre variable d’éléments.
- La batterie est insérée dans le circuit d’une dynamo en dérivation sur les conducteurs de distribution du réseau ; le champ magnétique de la dynamo peut varier dans de larges limites entre deux valeurs égales et de sens contraires.
- Le point particulier de l’invention réside dans le réglage graduel d’une force clcctromotrice dont la grandeur, par suite du renversement de la polarité, est double de celle d’une dynamo
- La figure i représente le schéma de la disposition : G est la génératrice, a et b les deux conducteurs du réseau de distribution D. Un pôle d’une batterie B est relié directement au conducteur a, l’autre pôle est relié au conducteur h par l’intermédiaire de l’induit d’une ma-
- chine g destinée au réglage de la tension et mise en mouvement par un moteur quelconque. La force électromotrice de cette dynamo s’ajoute à celle de la batterie quaud la distribution est forte, tandis qu’elle complète la tension insuffisante du réseau pour la charge de la batterie dans les périodes de faible consommation.
- La machine auxiliaire remplit ainsi le rôle de génératrice, renforçant alternativement la force électromotrice de la machine principale pendant la charge, puis celle de la batterie pendant. la décharge; la force électromotrice d’un élément secondaire varie environ de i5 p. ioo entre ces deux périodes, et la différence de tension entre a el b reste constante.
- Ce résultat est obtenu par un régulateur disposé en dérivation sur le circuit D et qui agit sur le champ magnétique de la machine anxî-liaire#, en déplaçant les balais mobiles ni ml d'un commutateur SSj (fig. a). L’excitation de g sc compose de deux circuits identiques disposes en série et divisés en un même nombre de sections égales. Les points de partage sont reliés à
- une série de contacts.sur lesquels peuvent glisser les deux balais mmi reliés respectivement •aux deux conducteurs a et b par les secteurs. S et S,. Dans la position des balais représentée par la figure o., le courant suit le chemin indiqué par les flèches; si on déplace les balais m : eu 5 et mi en 6, la polarité est renversée ; si les balais occupent les positions 3 et 8, le champ induit est nul, la force électromotrice de la dvnamo est nulle. Dans les autres positions, la valeur de l’induction due à un certain nombre de sections l’emporte sur celle des autres, et l’induction résultante peut être variée d’autant plus que le nombre des sections est plus élevé.
- La manœuvre du commutateur est effectuée automatiquement par un des procédés usuels.
- G. Goisot.
- Sur les systèmes de tarification propres à augmenter le « facteur de densité » des réseaux de distribution, par O. Turnbull. Communication faite à la séance du 26 novembre igoo de la section de Newcastle de la Institution of Electrical Engi-ucers. Electrician, t. XLVT, p 3oq, ai décembre 1900.
- Sous le nom de « facteur de densité » l’au-
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- leur désigne le quotient f du nombre de lampes de 8 bougies reliées à un réseau par les frais d’établissement du réseau de distribution exprimés en livres sterling, ou bien encore le quotient f' du nombre de kilowatts-heure vendus par les frais d'établissement (* *). A l’aide des données fournies par le Manuel de Garckc sur les réseaux de distribution dans les villes anglaises, il a trouvé pour ces deux quotients les chiffres suivants (*) :
- f
- Brighton i,o3
- Dorbv 0,89
- Kdinburgh 1,12
- Harrow o,61
- Il est -certain (pie plus ces rapports f ou j' seront grands, meilleure sera l’utilisation du capital de premier établissement du réseau. L’auteur estime en outre que leur augmentation a nécessairement pour effet d'augmenter le facteur de charge de l’usine (c’est-à-dire le quotient de la quantité d’énergie produite par l'usine par celle qu’elle pourrait produire en fonctionnant toujours à pleiue charge) et par conséquent de rendre également meilleure 1 ’utilisa— lion du capital de premier établissement de l'usine (8). Aussi M. Turnbull recherelie-l-il
- f1) 11 est bien évident que ces quotients peuvent avoir
- rieure au tiers de la valeur à Brighton. Au point de vue pratique, le facteur f' est, nous semble-t-il, beaucoup
- {2) Dans le cas des réseaux à courants alternatifs les frais d'établissement du réseau de distribuliondevraient comprendre également ceux des transformateurs placés
- en. ligne de compte ces dernières dépenses, les données
- (*) Celte dernière hypothèse nous semble un peu hasardée, car l’extension des installations chez les abonnés ou l’augmentation de leur consommation peut fort bien avoir pour conséquence d’augmenter la charge do l’usine précisément aux heures où celle-ci est déjà surchargée; dans ce cas, 1 installation de nouvelles imités génératrices s’imposerait et celte installation pourrait entraîner une diminution du facteur de puissance.
- Quoiqu’il en soit, on ne peut nier qu'une augmentation des facteurs f ou f> ne soit à désirer par les exploitants
- quels moyens peuvent être employés pour augmenter l’un el l’autre des facteurs f et f.
- 1. L’un de ces moyens consiste à effectuer gratuitement les installations intérieures. M. Turnbull ne croit pas à l’efficacité de ce moyen, surtout étant donnée la tendance actuelle de faire payer aux abonnés d’installations de ce genre une redevance annuelle élevée, l’énergie consommée leur étant livrée au tarif ordinaire. Il estime que si l’on tient à adopter une tarification de ce genre, il conviendrait d’apporter aux dispositions actuelles les modifications suivantes : a) Toute installation comprenant une dérivation iiuique, une seule lampe et un interrupteur principal, serait frappée d’une certaine taxe trimestrielle ; (>) Chaque dérivation d’une seule lampe commandée par le même interrupteur serait l’objet d’une redevance trimestrielle plus faible; e) Toute lampe, en plus de la première disposée sur la même dérivation, donnerait lieu à une taxe fixe encore plus faible ; ‘id. Enfin, le locataire pourra devenir propriétaire de son installation, soit à terme, en payant une redevance trimestrielle plus élevée, soit à tout moment moyennant le paiement d’une somme fixée à l’avance et allant en décroissant à mesure que le nombre des taxes locatives acquittées croîtrait.
- L’auteur a appliqué ce système à Tynemouth. La redevance est, par trimestre : de o,uo frpoui* l’installation a, o,4o fr pour b, o,3o fr pour c. En payant le double de ces taxes, le locataire devient propriétaire de son installation au bout de quatre ans et demi; en payant une fois et demie ces taxes, il devient propriétaire au bout de six ans et demi ; à tout moment il peut acquérir l’installation moyennant un prix modéré.
- M. Turnbull 11’est pas d’avis que l’entreprise de distribution se charge d’effectuer par son personnel les installations intérieures qu’elle donne en location. Il estime que la surveillance constante qu exigent les travaux de ce genre est incompatible avec les nombreuses occupations des ingénieurs de l’usine et du réseau; de plus, pour un petit réseau, les installations seraient
- d'installation du réseau, depuis la sortie de l’usine jus-des dépenses totales de premier établissement.
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- en général trop peu nombreuses pour assurer un travail régulier; enfin ce mode de procéder entraînerait nécessairement des réclamations de la part des installateurs, ce qu’il faut toujous éviter avec soin dans une petite ville. Il croit donc qu’il est préférable de faire effectuer le travail par un installateur, la compagnie de distribution se chargeant du recouvrement des redevances qu’elle verse ensuite à l’installateur.
- 2. Un second moyen, employé à Brighton et dans quelques villes anglaises, est l’adoption du système de tarification de Wright basé sur la considération du maximum de puissance demandé par l’abonné. Ce moyen n’a pas les sympathies de l’auteur. Il a en effet l'inconvénient de maintenir toujours l’abonné dans la crainte que ses domestiques ou ses employés ne viennent à provoquer, par l’alhimage simultané de toutes les lampes de l’installation, une demande de puissance d’une valeur si considérable qu’elle l’amènerait à paver l’énergie au tarif maximum. Aussi, pour empêcher qu’un tel fait puisse se produire, l’abonné s upprimc-t-il toutes les la ni p es qui ne lui sont, pas indispensables et réduit-il son installation au strict nécessaire. C’esl donc un résultat tout à fait contraire à celui qu’on espérait de l’adoption du système de tarification. On Uîbien, il est vrai, cherché à diminuer cet inconvénient soit en autorisant labonné à mettre hors circuit son indicateur de maximum dans certaines circonstances exceptionnelles, telles qu*hne fête, une réception, soit encore en plaçant les lampes de l’installation sur deux ou plusieurs circuits munis d’interrupteurs disposés de telle sorte que, quand l’un des circuits est fermé, les autres ne puissent l’être; mais ce ne sont là que, des palliatifs qui d’ailleurs gênent les abonnes dans la libre disposition de l’énergie électrique, ce qui n’est pas fait pour provoquer un développement de la clientèle des réseaux d’électricité.
- A. Le troisième moyen est l'emploi de compteurs à double tarif, l’énergie étant tarîfîée à un plus bas prix pendant les heures de faible charge que pendant les heures de forte charge. Mais avec ce système de tarification, un boutiquier, qui nécessairement utilise de l’énergie aux heures de forte charge pour assurer son éclairage, se trouve taxé au tarif le plus élevé pour la majeure partie de sa consommation, tandis que le directeur ' d’un bureau paie la
- presque totalité de sa consommation au tarif minimum; et cependant le boutiquier, par suite de la durée considérable de son éclairage à toute époque de l’année, est pour une usine électrique un client bien meilleur qu’un directeur de bureau, lequel no consomme que pendant quelques heures en hiver et qui, en outre, peut être une cause de gêne pour l’usine s’il consomme une seule fois au moment du maximum. Pour celte raison, M. Turnbull ne considère pas ce système de tarification comme
- f\. Le seul moyen qui ait ses sympathies est celui qui consiste à diviser l’installation d’un abonné en plusieurs parties munies chacune d’un compteur (en deux parties par exemple, l’une alimentant les lampes qui restent longtemps allumées, l’autre les lampes qui ne restent en fonction que pendant peu de temps), cl à considérer chaque partie de l’installation comme celle d’un abonné particulier. Les consommations relevées sur chacun des compteurs sont taxées comme si elles avaient été effectuées par deux abonnés distincts, de sorte que pratiquement ie client profite du tarif minimum pour une fraction importante de sa consommation totale et paie le reste à un tarif élevé. Ce système a bien un inconvénient pour l’usine, l’abonné pouvant utiliser en même temps ses deux installations aux heures les plus chargées; mais comme le fait observer M. Turnbull, il est fort rare qu’un boutiquier éclaire ses chambres à coucher aux heures où son magasin est cclairc. En tout cas, ce système a l’avantage de supprimer les craintes que fait naître l’application ordinaire du Lurlf de Wright, eL celte suppression ne peut être qu’avantageuse à l’extension des installations. Quant au système de tarification qu’il convient d’appliquer aux divers compteurs d’un même abonné, il peut être l’un quelconque de ceux qui ont pour effet de diminuer les charges des clients consommant beaucoup et pendant longtemps; toutefois, pour les raisons déjà indiquées, l’auteur ne conseille pas le tarif de Wright, qui d’ailleurs aurait encore cet inconvénient d’exiger autant d’indicateurs de demande maximum que l’installation comprend de parties (*).
- (') Cette manière de voir de Turuhull n est pas
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- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ ALLEMANDE D’ÉLECTROCHIMIE
- Congrès de Zurich {')
- Le président, M. vax t’Uoff, fait observer, en ouvrant la séance, que pour la première fois le Congrès se réunit en pays étranger : on a choisi la Suisse où la Société compte une cinquantaine de membres et la ville de Zurich dans laquelle le professeur Lorenz a constitue un sous-groupc important. M. van t’IIoff termine par quelques mots émus en l’honneur de Bunsen et de deux autres membres de la Société décédés depuis la dernière réunion.
- M. le conseiller K. üaffter, de Frauenlcld, souhaite la bienvenue au Congrès ; il l'invite à visiter divers établissements scientifiques de Zurich, l’Ecole de chimie, l'Institut de physique, les laboratoires pour l’essai des machines et des matériaux ; il fait allusion au nouveau diplôme de docteur des sciences techniques (reniai tcchniearuin) dont le Polytechnikum projette la création.
- Enfin, le professeur Lom:xz, de Zurich, appelle l’attention de l’assemblée sur l’exposition intéressante qui comprend l’ensemble des produits électrochimiques fabriqués en Suisse et qui a été organisée par toutes les usines éicctroehi-miques du pays. Cette exposition témoigne de l'intérêt que l’industrie électrochimique de la Suisse prend aux travaux du Congrès.
- Le grand-prix de la Société, avec diplôme
- est dit eu oflyL que « le système de Wright est probable-
- Cotte discussion a déjà été faite dans ce journal par M. Pellissier (t. XII, p. 5^7, 18 septembre 1898 et t. XVII, p. 368, 26 novembre 1898) et plus récemment au Congrès international d'élcciricitc (t. XXIV, p. 416, i5 septembre 1900). Etant donnée l’importance de la question nous la reprendrons lorsque des données sur les résultats d’exploitation du réseau de Puteaux où le système d« Wright, est appliqué nous auront fourni de nouvelles bases.
- (*) D’après la Zeits. f. Eleklrochetnie, organe de la Société, t. VII, p. 167, et suiv., octobre 1900.
- d'honneur, a été décerne cette année au docteur Quixckh qui est chargé de visiter l’Exposition universelle de Paris et de faire un rapport sur les questions d’ordre électrique susceptibles d’intéresser les électrochimistes.
- Sur la passivité des métaux, par le professeur Hittorf, de Münster.
- On se rappelle les expériences de l’auteur sur l’attitude chimique si singulière du chrome (*).. Dans la réunion de Gotliugen (*), il s’est efforce de démontrer que dans l’étal inactif le métal n’est pas recouvert d’une mince couche d’oxyde invisible. On sait que, depuis Faraday, 011 explique de cette façon la passivité du fer eteette explication est, jusqu’à présent, considérée comme exacte par la plupart des chimistes.
- En présence de l’analogie des deux métaux,' M. Iïiltorf soumit le fer à la meme étude que le chrome; il fait un exposé parallèle des propriétés de ces corps.
- Les deux métaux sont dans l’état actif, quand ils forment ou sont susceptibles de former leur combinaison inférieure : c’estlàlcur état normal. Dans certaines circonstances les deux corps quittent cet état normal, mais dès que ces causes ont disparu ils y reviennent plus ou moins rapidement.
- Le chrome perd son état normal dès qu’il est anode dans la solution de 11’importe quel électrolyte . Ii suffit pour cela du courant propre fourni par une chaîne telle que
- Cr J PfaCl | CrO® dissous | Pt
- Cr l NaAzG® | CrO8 dissous j Pt,
- la force électromotrice diminue d’autant plus vite, que le courant est plus fort, c’est-à-dire que lif résistance du circuit est plus faible.
- Le fer se comporte do la même façon, mais seulement dans les solutions des sels oxygénés, ainsi que Schœnbein l’a établi; il n’en est pas
- C) IJ Éclairage Électrique, t. XVT, p. 94. 1898. (2) VÉclairage Électrique, t. XXI, p. a5, 1899.
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- do môme dans les solutions des sols halogènes, chlorures, bromures, iodures, fluorures (excepté les cyanures).
- On met ces faits en évidence, en intercalant sur le circuit de la chaîne un galvanomètre de faible résistance. La déviation devient do plus en plus petite et finit par être presque nulle; le fer conserve son éclat métallique et son poids reste invariable. Si on ouvre le circuit la force électromotrice croît, et au bout d’une demi-heure environ, on retrouve la -première devia-
- L’cxpérience se fait aussi très bien avec l'élec-Iromètre à quadrants. La chaîne ouverte donne la déviation qui correspond à l’état actif (0,1 volt); si on la lcrinc pendant quelque temps et qu’on examine ensuite brusquement la force électromotrice on trouve souvent moins de o,i volt, mais la différence de potentiel sc met aussitôt à croître et au bout d’une demi-heure, à peu près, elle a repris sa première valeur.
- Si on laisse la chaîne en court-circuit pendant longtemps, durant des journées entières, le 1er reste brillant et inattaqué, et le retour à l’élut normal est plus lent. C’est ainsi que se comporte ce métal plongé dans les solutions d’azotates, de chromâtes ou d’acétates. On ne réussit pas avec les solutions de sulfates (la chaîne n’étant parcourue que par son propre courant) ; ici le fer demeure actif et su dissout à l’état de sullate ferreux proportionnellement à l’intensité et à la durée du courant. Il faut un courant plus fort pour amener l’état passif.
- Dans ces expériences, le métal revient de lui-même à l’état, actif. Ce fait semble donc inconciliable avec l’existence d'une pellicule superficielle d’oxvde, car l’oxyde étant insoluble et non volatil, suivant M. HiLlorf, lu passivité devrait persister.
- Si le courant est suffisamment fort pour décomposer le sel oxygéné, le fer qui sert d’anode ne se combine pas à Fanion. Il se comporte ici comme un métal précieux ainsi que Schœnbcin l’avait déjà montré : l’oxygène se dégage en bulles le long de sa surface et le liquide environnant est acide. Ceci se passe môme au soin des sulfates, à la condition que le courant ne soit fermé que par l’immersion du fer (’).
- p) Noua rappelons cependant que M. Arth a obtenu au Bcin d’une solution d'acétate de soude soit deVacétate fer-
- On sait que l’allure du chrome est différente ; dans les solutions des sels oxygénés, des chlorures et des bromures, on obtient la combinaison la plus élevée, l’acide chromiquc (*). Cette réaction ne peut se produire avec le fer, à oausc de l’instabilité de l’acide ferrique.
- Le chrome devient passif, même sans être anode, au contact de certains acides (acides chlorhydrique, bromhydriquc, acide azotique fort, acide chromique) qui, cependant, ne s’y combinent pas. Cet état se maintient quelque temps après le contact.
- Le fer ne se comporte de la môme manière qu’en présence de l’acide azotique concentré qui ne l’attaque pas. Mais dès que la densité tombe au-dessous de i,3 la réaction se fait vivement. Le fer conserve l’état passif s il est relié à un métal noble ou à un peroxyde et' qu’on ferme le courant en l’immergeant dans l’électrolyte où il sert d’anode. L’étal que prend le fer dans l’acide azotique est très instable ; il cesse dès qu’il n’y a plus contact. Si l’acide est étendu, on ne peut empêcher l’attaque qu’en prenant le fer comme anode avec un courant assez fort ; l’oxygène se dégage alors en bulles gazeuseSj
- Le seul fait qui pourrait porter à croire à 1 existence d’une pellicule invisible à la surface du fer passif est basé sur une expérience de Schcen-bein relative au métal oxydé par la chaleur. La pellicule ainsi formée ne se dissout pas dans l’acide azotique dont la densité est environ i,3; elle protège le métal contre l’attaque de l’acide. Mais quand ce dernier est plus étendu (densité 1,2) l’oxyde et le métal se dissolvent facilement.
- On a admis tacitement que le fer ainsi oxydé par la chaleur est à l’état passif; ce 11’est pas exact, pas plus que pour le chrome. Si l’on construit la chaîne
- » i NiiAzO3 I OO3 (lissons | Pt
- et qu’on examine sa force électromotrice avec l’éleotromètre ou constate quelle n’est que loft
- reux, soit de l’acétate ferrique, suivant la force éleetro-motrireflu courant [Hall. Soc. Chim., I. XXI, p. 766, i8yy (Le lied.).
- (*) L Éclairage Électrique, t
- XVI, p. 9!», 1898.
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- peu inférieure à celle donnée par le métal dont la surface vient d’être frottée.
- Ainsi il est impossible que la force électro-motrice très petite du fer réellement passif puisse provenir d’une couché d’oxyde qui serait encore bien plus mince et invisible.
- L’état passif du fer, qui disparaît spontanément mais avec lenteur, cesse presque instantanément de même que celui du chrome, quand le métal sert de cathode. Ainsi qu’il résulte des expériences de Schœnbein et d’autres chimistes, il suffit même de le toucher avec un métal électropositif tel que le zinc. Le simple contact de rhvdrogcnc gazeux ne produit pas le meme résultat; l’état naissant est sans doute, néces-
- Le fer garde son état passif plus faiblement que le chrome; les métaux analogues, nickel et cobalt peuvent le prendre aussi, quoique à un degré beaucoup moindre; le cobalt en particulier ne le conserve que fort peu.
- M. l’ingénieur Lif.runow, de Berlin, rappelle qu’il a étudié en commun avec M. Sthasseh, l’action de ht potasse en fusion sur divers métaux, fer, nickel, argent et cuivre ; il a constaté chez tous l’existence de l’état passif qui se produit quand le courant a passé quelque temps et que l’oxygène de l’air a pu agir. Le phénomène de la passivité des métaux est bien plus général qu’on ne le croit d’habitude. Le plomb lui-même qui sert d’anode dans les accumulateurs est protégé contre les atteintes de l’acide sulfurique, grâce a un certain étal passif, bien plus que par ht couche de peroxyde. Il suffit ou effet d’ajouter unpeu d’acide chlorhydrique ou d’acide acétique pour que l’attaque du noyau de plomb se fasse sentir plus ou moins vivement. D’autre part, l’addition d’acide azotique peut être rendu inoffensive pour le plomb à la condition que l’acide sulfurique soit suffisamment concentré.
- M. IlrTTOKi', à propos de la généralité de l’état passif, résume en quelques phrases un mémoire actuellement à l’iniprcssîon (l), où il étudie spécialement l’argent et le plomb. Si l’on prend l’argent comme anode dans une solution de sulfate de soude, il se produit d’abord, au moment de la fermeture du courant, un trouble dû au sulfate d’argent dont la solubilité est très
- PJF« dans Zeits. f. PkysiJ,. Chem., I. XXXTV,
- faible au sein du sulfate de soude. Cette formation diminue peu à peu, puis cesse complètement. Si maintenant on fixe l’anode dans un endroit de la solution où il 11’y a pas encore de sel d’argent, il ne se fait plus de sulfate et au bout de quclqué temps le métal devient noir. L’oxygène donné à présent du peroxyde, et dès que l’argent eh est entièrement recouvert le gaz se dégage en bulles.
- Le plomb se comporte delà même manière : quand il serl d’anode au sein de l’acide sulfuriquè on obtient d’abord du sulfate de plomb peu soluble ; si l’on attend un moment on voit diminuer la formation du sel et le plomb briiuit en se recouvrant de peroyxde.
- Sur Futilisation des chutes d’eau dans l'industrie électl'OCllimique, par l’ingénieur Oscar von Miller, de Munich.
- La production de grandes forces âbon marché et le choix rationnel de la nature de ces forces sout d’une importance capitale pour l’industrie éleclrochimique.
- Parmi les diverses sources d’énergie les chutes d’eau jouent un rôle particulièrement important puisque dans ces dernières années les-iisines éleclrochîiuiques d’Allemagne, d’AuLriohe et de Suisse ont aménagé une puissance hydraulique de près de 200 000 chevaux. Malgré le très grand nombre d’installations les opinions sont encore bien partagées; les uns, considérant faccroissement continuel du prix de charbon et le danger présumé de l’épuisement total dos mines de houilles sont de chauds partisans des forces hvdrauliques, les autres au contraire, redoutant les variations de débit, la formation de la glace, la situation souvent défavorable des chutes d’eau ne veulent pas entendre parler de ces forces naturelles. Comme toujours la vérité est entre ces deux opinions extrêmes.
- Il faut, sans aucun préjugé, soumettre au calcul les avantages respectifs de l’usine hydraulique et dos usines mues par la vapeur ou par les machines à gaz pauvre. Sans doute la eomr paraison est difficile, car, précisément pour îés établissements hydrauliques, les frais d’instalhf tion varient notablement avec la grandeur et la hauteur de la chute et la durée du travail. La difficulté devieut moindre s’il ne faut s'occuper que d’une seule branche industrielle, par exemple, la grande industrie électrochimique. Ici;
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- en effet, la marche de l’usine est ordinairement continue, on travaille pendant toute l’année. De plus, ou n’a affaire en général qu’à des installations de plusieurs milliers de chevaux, les termes de comparaison varient alors proportionnellement entre certaines limites ; enfin, il est permis de se borner à certaines usines favorablement situées qui seules sont, en mesure de lutter avec les grandes usines à vapeur ou à gaz pauvres qui ont reçu tant de perfectionnements dans ces derniers temps.
- Les conditions les plus favorables à l'établissement d’une usine hydraulique sont remplies par une chute élevée, même si le débit est relativement faible, à la condition que le canal d’arrivée ne soit pas trop long. D’une façon générale la construction des canaux, tuyaux,
- écluses, turbines etc., est plus économique (à puissance égale) pour une grande hauteur de chute et une petite quantité d’eau, car les sections sont notablement plus petites ; les installations serontdonc, eu général, moins coûteuses dans les montagnes avec leurs chutes élevées que dans les pays relativement moins accidentés.
- L’orateur prend en conséquence, comme terme de comparaison, une installation hydraulique d’environ 8om de chute, semblable à celle qu’il a dirigée sur la Sill. près de Matrei.
- 11 fait précéder ses tableaux de quelques considérations générales sur les qualités que doit présenter une telle installation si on veut la voir fonctionner dans de bonnes conditions de sécurité.
- Toute installation hydraulique comprend
- d’abord un barrage A (lig. i) qui arrête 1 eau et l’amène dans le canal usinier par la vanne B ; cette construction qui est exposée aux atteintes des hautes eaux et qui peut être aussi facilement minée doit être exécutée avec une grande solidité. A coté du barrage on dispose ordinairement une vanne C qui est ouverte pendant les hautes eaux, autant pour éviter un refoulement trop grand que pour permettre l’entraînement rapide des grosses pierres et autres matériaux amenés par le courant.
- Après lè barrage vient le canal E qui peut, être soit à ciel ouvert, soit recouvert, soit en forme de tunnel; ce canal possède une pente très faible, de i à 2 p. iooo et conduit l’eau jusqu’au réservoir F d’où partent les tuyaux à pente rapide qui descendent à l’usine U.
- Pour assurer une marche continue au travail et pour protéger les turbines il est important de
- debarrasser 1 eau de tous les matériaux solides qu’elle entraîne, tels que feuilles, bois, glace, gravier, sable. On emploie pour cela un système de râteaux, ordinairement trois R, R', R" dont les intervalles sont de plus en plus petits ; avec cette disposition on n’a pas à craindre l'obturation subite du dernier râteau, malgré le rapprochement des dents.
- Pour achever la purification de l’eau, on intercale, entre la vanne B et le canal proprement dit E, un autre canal D dont la profondeur augmente graduellement, si bien que la vitesse de l’eau diminue peu à peu et que le sable et le gravier ont le temps de se déposer. Les couches supérieures de cette eau pénètrent dans le canal E à travers le râteau R; et la vanne B', tandis que le sable sort par la vanne G'.
- L’installation électrochimique du Brenner est munie de deux de ces canaux, l’un après
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- le barrage (ainsi que l’indique notre figure', l’autre dans le réservoir. Les vannes 13' et G sont construites de telle façon qu’on peut prendre l’eau a volonté soit a la partie supérieure, soit à la partie intérieure du canal D. Si le courant roule du sable ou d’autres débris lourds, on ouvre la partie inférieure de la vanne C', tandis qu'on enfonce B’ et que l’on emmène ainsi l’eau de la surface. Si au contraire le courant charrie de la glace, des bois flottants etc., on enfonce C' au-dessous de la surface et on capte l’eau profonde avec la vanne B'. Grâce à ces précautions l’eau est très pure et l’on évite facilement les interruptions de marche, l’usure rapide des
- Enfin il s’agit de maintenir automatiquement la pression de l’eau aussi constante que possible dans le canal et le réservoir, c’est-à-dire de conserver le même niveau, soit qu’il y ait une crue de la rivière, soit qu’ou arrête ou qu’on actionne subitement les turbines. A cet effet le réservoir, qui doit être suffisamment spacieux, est muni d’un trop-plein qui permet l’écoulement des eaux et leur retour à la rivière, dès la moindre crue. Au Brenner il y a deux de ces dispositions, l’une au barrage supérieur et l’autre au réservoir. Les eaux descendent vers l’usine U dans les tuyaux K qui devraient être posés à une profondeur suffisante pour se trouver à l’abri de la gelée. L’épaisseur des parois des tuyaux va en augmentant avec la pression ; au Brenner elle croît de 8 à 16 mm.
- L’eau pénètre maintenant dans les turbines ou elle transforme sa force vive en énergie mécanique, puis elle retourne à la rivière par le canal de fuite L. L’axe clés turbines est horizontal ou. vertical; quand la hauteur de chute est suffisante le nombre de tours est assez grand pour qu'il soit possible d’accoupler directement turbines et dynamos en évitant ainsi les frais, la perte de travail, le bruit, etc.,qui accompagnent d’habitude les transmissions par engrenage.
- L’auteur préfère le réglage à la main à la régulation automatique assez dispendieuse et sujette à des perturbations. Au Brenner les robinets de réglage de chaque turbine sont fixés directement sur le tableau de distribution, cette disposition très simple est largement suffisante, même pour les fabriques de carbure où la consommation d’énergie est extrêmement variable. A l’aide d’un rhéostat qu’on peut manier
- au tableau de distribution, il est également facile de maintenir constant le travail de la turbine quand celui qu’on exige de la dynamo vient à diminuer; c’est là un mode de régulation qui a donné les meilleurs résultats.
- La charpente métallique de la turbine se refroidit avec la plus grande facilité ; pour éviter la formation souvent redoutée de la glace à l’intérieur de la turbine, il suffit de diriger sur le bâti l’eau plus chaude d’une source ou bien celle d’un puits qu’on élève à l’aide d’une petite pompe.
- Explication des tableaux. — Chacun des tableaux comprend à droite quatre colonnes qui se rapportent chacune à une installation spéciale.
- La rubrique I comprend une installation hydraulique telle qu’on vient de la décrire avec 6 turbines de 1200 chevaux dont l’une sert de réserve, On admet que la chute d'eau fournit toute l’année fi 000 chevaux; il en est ainsi par exemple dans les usines de Meran, sur l’Adige, qui. possèdent une chute de 71 m avec un minimum de 8,5 m3 d’eau par seconde.
- La rubrique II suppose une installation hydraulique avec une réserve de vapeur. Nous avons ici 5 turbines de 1200 chevaux. On admet que la chute d’eau 11e fournît 6000 chevaux que pendant huit mois de l’année, tandis que pendant deux mois elle n’en donne que 4 800 et pendant deux autres mois 3 600. O11 demande le complément aux machines à vapeur, l’une tra-vaillant pédant quatre mois et l’autre pendant deux mois. Un grand nombre d’usines hydrauliques sont soumises à ces conditions, par exemple toutes celles qui utilisent non pas le courant d’eau minimum, niais le courant moyeu. Il en est ainsi au Brenner qui ne dispose de ses 6000 chevaux normaux que pendant environ huit mois, tandis que pendant quatre mois cette force est réduite de 20 a 4° p- 100. Cette usine n’a du reste pas encore recours à la vapeur : la fabrique de carbure qui consomme la plus grande partie de l’énergie s’adapte facilement aux variations de puissance de la chute d’eau ; ce fait est d’ailleurs presque général dans l’industrie électvochimique.
- La rubrique III contient les dépenses d'installation d’une usine à vapeur. On suppose également une puissance de 6000 chevaux répartie en 5 unités de 1 5oo chevaux dont l’une est mise en réserve. La vapeur est fournie par 16 ehau-
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- Tableau I. — Frais d'installation pour 6000 chevauv effectifs.
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- dières tubulaires (dont 4 de réserve) présentant chacune 325 m2 de surface de chauffe. L’auteur ne considère pas les chaudières tubulaires comme les meilleures que l'on puisse adopter dans une usine électrochimique ; il ne les a choisies que pour introduire dans son devis le moins de frais possible.
- Enfin la rubrique IV suppose une usine de 6000 chevaux actionnée par les gaz des fours à coke, ou bien de hauts fourneaux produisant journellement 4<>o tonnes de fonte. On admet, que 65 pour 100 de ces gaz sont employés par les hauts fourneaux eux-mêmes pour chauffer le vent pour actionner les machines soufflantes, les pompes, etc., tandis que 35 pour 100 sont utilisés par l'industrie électroehimique. Ces grandes installations ont été, dans ces derniers temps, l’objet de nombreux discours et de chaudes recommandations, mais elles n’existent encore qu’en petit nombre. M. von Miller s’est servi dans ses calculs des indications fournies par la fabrique de moteurs Deutz et par la Deutsche Krnftgasgesellschaft, de Berlin. On prévoit y moteurs à gaz de 1 000 chevaux dont un pour la réserve.
- La purification des gaz sera très différente d’une installation à l’autre, elle dépendra de la purification préalable (service du haut fourneau), de la quantité plus ou moins grande de poussière, de la longueur plus ou moins considérable
- Surles conseils de la Deutsche Kraftgasgesolls-chaft l’auteur a choisi un système de scrubbers à coke et d’épurateurs à la sciure de bois, ce qui suppose, pour une puissance de 6000 chevaux, une superficie d’environ 1 000 m2. On a également prévu un gazomètre de 600 m3, mais qui ne sert que pour l’égalisation des pressions.
- Relativement aux chiffres du tableau I l’auteur fait observer que les calculs des frais d’installation de l'usine hydraulique ne reposent pas sur des bases théoriques, ils correspondent aux dépenses réelles constatées au Brenner et peuvent être considérés comme des moyennes applicables dans d’autres cas. Les frais d’acquisition de terrain et de travaux préliminaires sont en général assez faibles pour les usines à vapeur et à gaz pauvres. L’évaluation est très difficile dans le cas de l'usim e hydraulique : quelle valeur attribuer h l’eau qui dans la majorité des cas s’écoule sans aucun profit pour personne ? Il n'y a guère
- qu’une marche à suivre, c’cst d’exécuter les calculs dans chaque cas particulier, d’additionner les Irais des constructions, turbines, etc., et d’v ajouter la somme à payer pour la jouissance de la chute, l’examen du total permet alors de se rendre compte s’il esL possible de lutter avantageusement avec une installation à vapeur ou à gaz. On a pris ici comme base les sommes payées au Brenner pour l’aequisition du terrain, les droits de chute et les travaux préliminaires, sommes d'ailleurs très faibles dans le cas particulier. Pour les turbines, les machines à vapeur, etc. (somme 3) l’auteur donne les prix des installations qu'il a dirigées lui-même; quant aux moteurs h gaz, il prend les chiffres de la Deutsche Kraftgasgesellschaft avec une augmentation de 5 p. 100 pour le transport, le montage, la mise en marche. Les épurateurs ne sont inscrits que pour i5o 000 fr, le gazomètre et les tuyaux pour 220000 fr. Pour les chaudières à vapeur on a adopté le chiffre de 81 fr environ par m8 de chauffe ; la tuyauterie est estimée d’après les prix actuels du fer.
- Les frais d’installation totale (somme a) sont calculés pour un cheval-heure effectif et l’on a tenu compte des dépenses occasionnées par les
- Pour arriver à fixer le prix du kilowatt (au point de vue de l’installation), on a admis qu’un chevul effectif rend 683 watts et que le prix des machines électriques et appareils de distribution est de 55 fr par kilowatt.
- Les nombres du tableau peuvent être considérés comme valables pour le courant continu comme pour l’alternatif, le prix légèrement supérieur des machines à courant continu 11e donnant qu’une augmentation relative très faible si on la rapporte à la dépense totale.
- Dans la comparaison des frais occasionnés par l'aménagement des diverses forces naturelles on doit évidemment tenir compte de la situation de ces forces. L'usine hydraulique placée à proximité de la chute d’eau, l'usine à vapeur érigée dans le voisinage d’une mine de houille, pour avoir le charbon à bon compte, l’usine à gaz pauvres construite à côté des hauts fourneaux, toutes ces installations sont en mesure de fournir l’énergie à bon marché, mais il est des cas où il n’est pas possible de l’utiliser sur le lieu même de production, où il faut en conséquence
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- Lexpédier.à des distances plüs où moins grandes.
- C’eSt pour cette raison que l’auteur a pris en considération dans ses tableaux la transformation de l'énergie dans une station secondaire éloignée. On emploiera pour cela une .machine primaire, le mieux polyphasée, qui transforme l’énergie mécanique en courant de haute tension ; la canalisation peut être aérienne ou souterraine; une machine secondaire retransforme l’énergie électrique en travail mécanique.
- Pour évalùer les. dépenses de cette installation on a supposé un transport de force à une distance de io km, par canalisation souterraine ; la tension est de to ooo volts a la station primaire, on admet une porte de 5 p. ioo dans la canalisation. La somme 5 indique les frais de ce transport. Il est ainsi facile de calculer les dépenses d’insLalluLiou pour un cheval transporté. La perte totale due au transport et à la double transformation est évaluée à 20 p. 100.
- Dans le cas où l’on n’a recours qu’à l’énergie çàloritique du courant, comme dans les fabriques de carbure, on peut employer à la station inferieure des transformateurs au lieu d’électromoteurs et diminuer ainsi en même temps les frais
- et les pertes d’énergie ; la perte totale est évaluée à 8 p. 100. La somme 6 nous permet de calculer le prix du kilowatt ainsi transporté.
- Si l’on a besoin d’un courant continu à basse tension il est naturellement impossible de le transporter directement à cause du prix élevé de la canalisation et des pertes de courant. Il faut produire le courant continu à la station secondaire aves des dynamos actionnées par les moteurs de cette station. La somme y comprend les dépenses de ce transport. La somme e donne (après une division) les frais d’installation pour le transport du kilowatt dans les conditions précédentes (courant continu), en admettant une perte totale de transport de 28 p. roo.
- On suppose dans chaque cas que la canalisation est souterraine, si elle était aérienne l’économie serait d’environ 125 000 fr, l’auteur la considère comme négligeable à côté des autres frais; elle correspondrait, par suite de la diminution des intérêts à payer et de l'amortissement, à environ 0,020 fr par kilowatt-heure.
- Le tableau ci-dessous résume encore une fois les dépenses qui se présentent dans les divers cas considérés.
- '.allation pour 6 ooo chevaux primaires effectifs, •
- Ce ne sont pas les frais d’installation mais les frais cCexploitation qui permettent de porter un jugement sur la valeur des diverses sources d’énergie dont il vient d’être question.
- On admet ici que l’énergie produite est utilisée par l’usine électrochimique elle-même, et l’on
- n’a pas tenu compte d’intérêts à payer de ce chef. Si la force était fournie par une société spéciale il faudrait ajouter dans les quatre cas une certaine dépense supplémentaire.
- Suivant l’usage des fabriques de produits chimiques, l’auteur suppose que la force est
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- utilisée pendant 320 jours de 24 hcnres, si bien que l’usine primaire doit fournir environ 46 millions de chevaux-heure. Dans l’usine hydraulique avec réserve de vapeur dont il a été question plus haut, les turbines produisent exactement les • Çfjio de ce travail, les machines à vapeur i/'io,
- On admet le chiffre de 4 p. ioopourlcs intérêts
- du capital engagé, x,;>p. îoopourrumortisserneut ell’cntretien des bâtiments, 10 p. 100 pour les machines, 6 p. 100 pour les machines a vapeur de réserve de l’usine mixte qui ne travaillent en moyenne que pendant trois mois.
- Les frais de graissage et de nettoyage correspondent, à la réalité et en tenant compte que les grandes machines donnent relativement lieu à moins de dépenses que les petites. On a supposé aussi qu’tiu seul machiniste est capable de surveiller deux grandes machines a vapeur et qu’un chauffeur peut entretenir six à huit chaudières, quand le chauffage est automatique; c'est ainsi qu’on a établi d’abord les éléments de la somme A (voir tableau II) d’où 011 a'extrait le prix de revient du chcval-heure, dans le cas où le. charbon et le gaz ne coûteraient rien.
- ' On voit qu’il existe des chutes d’eau plus économiques que, des installations à la vapeur ou au gaz pauvre, même si: l’on suppose que le combustible ne coûte rien.
- Il est cependant naturel que l’on tienne compte d’une certaine dépense pour le combustible, môme quand l’usine à vapeur," sise auprès d’une mine, n’utilise que des déchets, ou des lignites, môme si l’usine à gaz pauvre consomme des gaz qui auparavant étaient totalement perdus. 11 est en effet évident qu’aussitôt que ces déchets de charbon ou ces gaz de hauts fourneaux pourront être utilisés, ils prendront une certaine valeur et l’on devra payer une petite redevance; il faut egalement prendre en considération les trais d’extraction et d.e transport.
- Admettons que les machines à vapeur dont il a été question consomment 8,3 kg de vapeur par cheval-heure'indiqué, qu’en outre le charbon tournisse 8 fois son poids de vapeur, on arrive à une consommation de x kg de charbon par cheval-heure effectif. La .réserve de vapeur de l’usine mixte qu i ne travaille que pendant i/iode l’année consommera par conséquent 0,1 kgj de charbon par cheval-heure (moyenne de Tannée).
- -Quant aux gaz des hauts fourneaux il en faut 3,5 m® par cheval-heure d’après les indications
- actuelles et ce nombre est peut-être susceptible d’être diminué dans la suite.
- Dans le devis relatif à l’usine mixte, on a admis que le prix du charbon varie de 25 à 5o fr la tonné par suite des frais de transport; pour l’usine à vapeur proprement dite ces prix soiit abaissés de 6,20 à 18,yo fr la tonne puisque l’on choisît, pour élever une fabrique, un endroit, favorablement placé, où il est facile de se procurer le charbon à bon marché. ;
- Il est aussi malaisé de fixer un prix pour les gaz de hauts fourneaux qui jusqu’à présent s| perdaient dans les airs que de déterminer la valeur de l’eau qui s’écoule sans profit. L’auteur a pris comme base d’évaluation la puissance caj lorifique du gaz c’est-à-dire environ 900 calorie^ par m3 ; si l’on compare ce nombre avec la puissance calorifique du coke générateur on trouvé pour un prix du coke de 10 à 3o fr la tonn$ une valeur de 0,125 à 0,3^5 centirnes par m3 dj; gaz. Avec ces nombres une installation à gaz pauvre [peut encore lutter avec la vapeur, le.prix du chéval-houro étant légèrement inférieur i> celui produit par la machine à vapeur.'Sans douté le prix' du gaz pourrait encore être abaissé, cé qui favoriserait son emploi, • mais il est asse^ peu probable que les hauts fourneaux consentent a une jdiminution sans y être obliges par lxj concurrence des machines à vapeur. .
- Le tableau II est basé sur les données précé-} dentes; on y trouve le prix de revient du cheval-heure sur le lieu de production ; dans le même tableau est consigné le prix do revient du kilowatt-heure sur le lieu de production.
- L’auteur, suivant la même marche que dans le calcul des frais d’installation,a évalué aussi les frais d’exploitation qui correspondent au transport de l’énergie mécanique 011 électrique.Tl prélève 4 p- 100 pour l’intérêt du capital engagé, xo p. 100 pour .l'amortissement et l’entretien des machines, 5p. 100 pour les transformateurs, 3p- 100 pour la ligne, il prévoit une certaine somme pour le service des machines électriques ainsi que pour le graissage et le nettoyage.
- Les dépenses de la ligne sont indiquées séparément de manière à permettre un calcul facile des frais, en moins ou en plus, au cas où la longueur de la canalisation serait supérieure ou inférieure à 10 km. Pendant le transport de force, l’énergie passe, par suite des pertes, de 46 millions à 36,8 millions de chevaux-heure;
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI. — NM
- lors du transport du courant alternatif, 31 i 5 millions de kilowatts-heure se réduisent à 29 millions, enfin quand on emploie le courant continu dans la station inférieure, les 31,5 millions de kilowatts-heure descendent à 2.4,20 millions. Les tableaux C, D, E, donnent le prix dé revient
- du cheval-heure ou du kilowatt-heure en supposant d’abord, comme plus haut, que le charbon ou le gaz ne coûtent rien.
- On a ensuite tenu compte du prix du combustible ; le petit tableau suivant résume encore une lois ces frais divers d’exploitation.
- Frais d' exploitation d'une énergie annuelle de 46 millions de ckev.-heure.
- Il est d'abord visible, par ses tableaux, qu’avec une bonne chute, le prix de revient d'un cheval-heure, même transporté à 10 km du lieu de production, est encore plus faible que celui de l’énergie fournie sur place par n'importe quelle usine à vapeur ou à gaz pauvres.
- On voit ensuite qu'il est avantageux d’aménager des chutes d’eau qui utilisent, non seulement la quantité d’eau minimum, mais la quantité normale (moyenne), et ces avantages subsistent quand la fabrique peut s’adapter aux variations du courant d’eau aussi bien que dans les cas où elle travaille a puissance constante avec une réserve de vapeur.
- Une usine mixte avec réserve de vapeur travaille plus économiquement qu’une usine à vapeur proprement dite, dès que pour cette dernière le prix du charbon dépasse 12,00 fr la tonne, même quand l’usine mixte est obligée de transporter son énergie à 10 km de distance.
- Il peut être avantageux pour une usine à vapeur de se placer assez loin du lieu de eon sommation, si son établissement dans le voisinage d’une mine de houille lui permet de payer la houille de 6,25 à 12,00 fr. la tonne.
- On voit aussi que les installations 'a gaz pauvres sont susceptibles de lutter facilement avec les usines à vapeur, même si le haut fourneau vend son gaz h des prix avantageux pour lui. Un abaissement du prix du gaz permettrait aux usines à gaz pauvres de produire l’unité de travail a meilleur compte et de se rapprocher, à ce point de vue, des bonnes usines hydrauliques; mais cette diminution de prix est peu probable selon l’auteur, car même dans les conditions actuelles l’énergie trouverait preneur.
- (A suivre.) P.-Th. Muller.
- Le Gérant
- : C. NAUD.
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- À. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. UPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. —D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l'École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur .des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université; Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE iaoo KILOVOLTS-AMPÈRES DE MM. GANZ ET O ET DE M. L. LANG
- La Maison Ganzet Cie de Budapest, qui est un des plus anciens ateliers de constructions électriques et dont la réputation est universelle, a exposé deux groupes éiectrogènes de même puissance dont l’un, celui installé dans la section hongroise, est commandé par un moteur à vapeur de L. Lang de Budapest.
- Les alternateurs construits par MM. Ganz et Cie sont d’un type nouveau, cette maison ayant abandonné maintenant le type Ganz-Zipernowsky qu’elle avait construit pendant de nombreuses années. Ils sont caractérisés par une construction spéciale du bobinage consistant à disposer toutes les bobines d’une même phase dans des positions identiques de façon à éviter le croisement des conducteurs de phases différentes et les erreurs de groupement des bobines.
- Ces alternateurs appartiennent à la classe des alternateurs à saturation magnétique élevée et ont par suite des chutes de tension assez faibles, même dans le fonctionnement avec un facteur de puissance relativement petit.
- La photographie de la figure i donne une vue du groupe hongrois dont nous allons donner une description détaillée.
- Moteur a vapbur. — Le moteur à vapeur de M. Lang pound à deux cylindres conjugués.
- Les dimensions principales en sont les suivantes :
- [ tlu Ivi
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- L’ÉCLAIR A. G R ÉLECTRIQUE
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- La vitesse angulaire normale est de id.5 tours par mitnile et la pression de io kg : rm2. La puissance normale de la machine est de iaoo chevaux indiqués; mais elle peut facilement être poussée jusqu'à ijoo chevaux.
- La distribution de la vapeur se fait par soupapes équilibrées. Les soupapes d’admission sont placées à la partie supérieure des cylindres et les soupapes d’échappement à la partie inférieure ; les unes et les autres sont commandées par des excentriques actionnés par deux arbres placés parallèlement aux axes des cylindres, un pour chacun d'eux.
- Fig. i. Groupe electrog.ne a commis t, iph.M ^ ^ ™ laàn U , a P P
- Chacun des arbres de commande de la distribution est actionne par engrenage; par l'arbre même du moteur. Les deux manivelles sont calées à 90°.
- Le régulateur à axe horizontal est calé sur l’arbre de distribution du cylindre à haute pression ; il agit directement sur les soupapes d'admission de ce dernier ; l'échappement. du petit cylindre et l'admission et l'échappement du grand sont réglables à la
- La machine comporte deux condenseurs placés dans les fondations et deux pompes à air verticales commandées par des balanciers qui reçoivent, leur mouvement de bielles articulées sur des prolongements des tiges de pistons lesquelles circulent sur des glissières disposées à barrière des cylindres.
- Les bâtis à baïonnettes sont boulonnés sur les cylindres et ceux-ci reposent sur les fondations par quatre pattes fixées à la maçonnerie par des boulons.
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- Alternateur. — L’alternateur Ganz et G1 * * 4® est à courant triphasé et sert de volant au moteur à vapeur.
- Sa puissance apparente est de 1200 kilovolts-ampères et sa puissance vraie de 84o kilowatts, ce qui correspond à un facteur de puissance de 0,7.
- La tension aux bornes, qui est en même temps la tension par phase, les enroulements induits étant groupés en triangle, est de 2200 volts. Le débit par phase est de 182 ampères et l’intensité du courant dans la ligne de 315 ampères par conducteur.
- Le nombre de pôles inducteurs est de 48, ce qui, à la vitesse de 12a tours par minute, correspond à une fréquence de 5o périodes par seconde.
- Les figures 5 à 7 représentent des vues de face, en bout et en plan de l’alternateur Ganz du groupe hongrois ; les figures 8 et 9 sont des coupes par l’axe et perpendiculaire à l’axe 3 portion de la machine.
- Inducteur. — Le volant portant les pôles inducteurs est en fonte et est coulé en deux
- est r
- 1 moyeu
- par 6 doubles bras dont deux sectionnés en deux parties à l’endroit du joint des deux moitiés du volant.
- L’assemblage de deux demi-volants se fait à l’aide de deux boulons par bras simple et de
- 4 frettes circulaires posées à chaud dans des gorges pratiquées sur les faces de la jante.
- L’entraînement se fait par 2 clavettes à 90°.
- La jante a une section en forme.
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- d'U à branches [courtes ; son diamètre extérieur est de 3.70 m et sa largeur de 71 cm.
- Elle est percée <le deux trous par pôles disposés un peu obliquement à sa surface extérieure et servant à la ventilation de l’induit.
- Les pôles inducteurs en acier sont encastrés dans des logements ménagés à la surface polygonale de la jante, ils sont maintenus sur celle-ci par de fortes vis et leur rotation autour de leur axe est empêchée par un ergot.
- Un dispositif simple, consistant en une tôle recourbée, empêche le desserrage des vis de fixation des pôles.
- Les noyaux polaires ont. une section circulaire et sont cylindriques ; leur diamètre est de 19cm. Ils sont surmontés par des épanouissements polaires rectangulaires. Lesbordsdes épanouissements polaires, parallèlement à l’axe de la machine, portent un léger chanfrein de façon à obtenir une répartition du flux dans l’entrefer plus voisine de la loi sinusoïdale.
- Les dimensions des épanouissements polaires sont de 3i cm. sur 16,5 cm.
- L’enroulement des pôles est constitué par une couche unique d’une bande de cuivre nu, de 20 mm. sur 3,5 mm., enroulée sur champ et dont les spires sont isolées les unes des autres par du papier Japon.
- La section du cuivre inducteur est de 70 mm2 et le nombre de spiresde chaque pôle de 5o.
- Toutes les bobines inductrices sont groupées en série et les extrémités du circuit ainsi formé aboutissent à deux bagues placées une de chaque côté du volant et sur lesquelles frottent des balais en charbon.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- La résistance du circuit inducteur est de o.45 ohm à chaud.
- Le poids du volant sans l'arbre est de ooo kg dont i o3o pour le Le diamètre extérieur du volant est de 4,<38 m et l’enlrefer de 6 mi Induit. — La carcasse de l'induit se compose de deux anneaux à s couché, placés concentriquement et serrant entre eux, à l’aide de deu fonte avec eux, le noyau induit.
- en forme d’U es venues de
- groupe hongrois (Ganz-l.ang).
- i plan horizontal ; ils
- sont fixés entre eux par deux séries de boulons l’une près de la surface extérieure et l’autre traversant en même temps les tôles.
- La carcasse porte intérieurement et extérieurement de largos ouvertures pour la ventilation.
- La partie inférieure de la carcasse est boulonnée sur deux pattes épousant sa forme circulaire et reposant sur deux plaques de fondation par ^'intermédiaire de vis calantes à filet, carré.
- Ces vis s’appuient sur deux larges sièges e! sont creuses ; dans leur axe passe un boulon qui sert à fixer la carcasse induite une lois l’entrefer réglé.
- Pour obtenir facilement un déplacement horizontal de l’induit dans un sens perpendi-
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- culaire à l'axe, on a muni chacune des plaques de fondation d'un écrou venu de fonte avec (die, et dans lequel s'engage une vis pouvant tourner librement dans un trou pratiqué dans les pattes rapportées.
- Deux petits vérins placés au fond de la fosse du volant supportent la partie inférieure de l'induit.
- Le diamètre extérieur de la carcasse est de 0,026 m et sa largeur de 85 cm.
- Lu noyau d'induit est composé de tôles de fer de o,5 mm d’épaisseur partagées en quatre couronnes entre lesquelles sont laissés des passages pour Ja ventilation. Les couronnes sont maintenues éloignées les unes des autres par des lames en matière isolante présentant
- des chicanes comme le montre la ligure 5. La hauteur radiale des couronnes de tôle est de 20 cm et leur largeur de 7 cm. Elles sont séparées par des intervalles d'un centimètre ; la largeur totale est par suite do 3i cm.
- Le diamètre d'alésage de l’induit est de 4-[5o 111.
- Dans le noyau d’induit sont pratiquées 36o encoches, très légèrement, ouvertes, à raison de 10 par paire de pôles.
- Le bobinage est fait par des câbles en fils assez fins (toron de 19 fils de 1,6j ninf, d’une section de 38 mm2 et traversant des tubes en mieanite.
- Ce qui rend intéressant le bobinage de cct alternateur Ganz, c’est la circonstance qu’il y a deux rainures et demie par pôles pour l’enroulement de chaque phase.
- L'enroulement est fait à peu près comme un bobinage triphasé où toutes les bobines d’une même phase sont disposées de la même façon, mais toutes les bobines complètes d’une mémo phase n’occupent, pas. le meme nombre d'encoches.
- Pour deux des phases, une moitié de ces bobines comporte 3 éléments enroulés dans 6 encoches, tandis (pie l’autre moitié en comporte seulement 2 enroulés dans 4 encoches ; les deux séries de bobines différentes sont naturellement intercalées l’une dans l’autre. Il eu résulte (pie chacune de ces phases comprend bien 5 encoches par paire de pôles et par suite deux encoches cl demie par pôle.
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- i de leurs bobines rabattues l’u
- - la i
- de l'altei
- La troisième phase^dont les bobines sont droites nprcnd par paire de pôles trois éléments enroulés is deux encoches seulement et un dans quatre.
- : ; En somme, le dispositif consiste à occuper com-
- «........ plètement, avec une des phases, l’encoche dont la
- 1( j j j..nduit seconde moitié appartient théoriquement a lune des nz du eroupe hongrois. autres phases et à permuter ensuite les phases occupant ccs encoches à partager.
- représente le schéma de ce bobinage, les bobines peu élevées ont leurs comportent qu’i
- La figi
- parties extérieures droite; autres, .comportant alternativement 2 et 3 bobines élémentaires, ont leurs parties externes rabattues vers le haut ou vers l’entrefer.
- Le.nombre de conducteurs par encoche est de 4, chacune des deux premières phases comprend donc 12 bobines complètes à 12 spires et 12 bobines complètes à 8 spires toutes groupées en série. La troisième phase- comporte 36 bobines à 4 spires et 12 à 8 spires.
- La résistance de chacune des phases est de 0,185 ohm à chaud.
- Le poids total de la machine y compris l'excitatrice etlcs plaques de fondation est de 444°° kg.
- Excitatrice. — L’excitatrice de l'alternateur Ganz du groupe hongrois n'est pas calée sur l’arbre do l'alternateur, mais est commandée par une contre-manivelle.
- C'est une dynamo de 18000 watts sous une tension do 90 volts ; elle est représentée sur les
- La carcasse inductr rapportés, en acier, l’inducteur est de i3i sage de 67 cm; la lar
- I/induit denté est
- Tablka
- est en fonte et les 6 pôles, diamètre extérieur de m et le diamètre d'alé-ir est de 4-> cm. roulé en tambour avec
- x. — Le tableau de distri-
- bution consiste
- en fer fore
- du grouj
- ir nue plaque de marbre ; l’intérieur est diverses connexions entre les appareils et les coupe-circuits à haute tension.
- Pour éviter que toute partie nue exposée à la haute tension soit accessible à la extérieure du tableau, l'interrupteur tripolaire a interruption multiple est exécuté contacts derrière le tableau. De plus les ampèremètres sont reliés aux circuits sec< de petits transformateurs spéciaux, dont les circuits primaires sont en série avec
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- cuits principaux à haute tension. Un rhéostat, monté à la partie inférieure du tableau, est inséré dans le circuit d‘excitation en dérivation de l'excitatrice et sert, au réglage de la tension aux bornes.
- Résultats d’essais. — I,e couvant d'excitation nécessaire pour obtenir, à vide, à la vitesse de iao tours par minute, la tension de 2200 volts aux bornes, est de 120 ampères.
- L’intensité normale de 3 r 5 ampères par conducteur extérieur ou de 182 par phase est obtenue en oourL-cireuil pour une intensité du courant d’excitation de 48 ampères.
- En pleine charge, avec une puissance apparente de 1200 kiiovolts-ampères et un facteur de puissance de 0,7, l’intensité du courant d’excitation atteint 200 ampères.
- Si 011 maintient la vitesse et le courant d’excitation constants, et si l’on interrompt le courant fourni par la génératrice, à pleine charge inductive répondant à un décalage de cos œ = 0,7, la tension augmente de i5 p. 100 ; si la charge est non inductive, l’augmentation de la tension à l'interruption du courant ne comporte que 5-6 p. 100.
- La génératrice est dimensionnée de telle manière qu'en marche continue à pleine charge cl au décalage de cos s> — 0,7, aucune partie ne s'échauffe de plus de 35° C au-dessus de la température ambiante.
- Quand la génératrice marche à vide, la courbe de la tension est si près de la sinusoïdale, qu’aucun écart ne peut être constaté ; à pleine charge la différence est moins de ± 1 p roo de la valeur de l'amplitude maxitna.
- GROUPE ÉLECTROGÈVE I)E 1200 KILO VOLTS-AMPÈRES DE MM. C.ANZ ET O ET DES ATELIERS BRUINER
- Le second alternateur do JIM. Ganz et Cie, construit dans les ateliers de Leobersdorf, près de Vienne, est exposé dans la section autrichienne ; il est attelé directement à un moteur à vapeur de l’Erste Briinncr Masehinenfabricks ' Gesellschaft de Brünn (Autriche).
- Moteur a vapeur. — Comme le moteur à vapeur du groupe précédent, le moteur de l’Erste Briinncr Masehinenfabricks Gesellschaft est du type eompound à deux cylindres conjugués et à condensation.
- Les dimensions principales de la machine sont :
- Diamètre du cylindre à haute pression Course commune des pistons ....
- La vitesse normale de la machine est de 126 tours et la pression initiale de la vapeur de 12 kg : cm2. La puissance de la machine avec une détente de 10 fois le volume de la vapeur est de 1 000 chevaux effectifs.
- Le moteur est représenté sur les figures 1 à 4.
- ’ Les bâtis sont du type à baïonnette et sont boulonnés aux cylindres, lesquels reposent sur des fondations par des soubassements à compensation permettant la libre dilatation de la machine.
- Sur les fonds arrièro des cylindres sont rapportées des glissières à support pour les tiges de pistons prolongées, recevant également des gaines protectrices.
- 90 cm.
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- Sa
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- La soupape d’arrêt fait corps avec le cylindre et toutes les tubulures de vapeur sont placées en dessus des cylindres.
- La distribution de vapeur dans les deux cylindres se fait par soupapes à course guidée de B. Hugo Lentz et AV. Woit.
- Dans ce système de soupapes, le siège est venu de fonte avec le double clapet de façon à former un renflement autour de la partie médiane du clapet. Ce dernier et le siège sont travaillés en même temps, puis ce siégé est détaché de manière à former un anneau pouvant coulisser le long du double clapet.
- ün place alors le siège, avec son clapet correspondant, sur le siège principal sur lequel il est centré, puis fixé. Ce dispositif permet d’avoir un siège inférieur, de même diamètre que le siège supérieur, d'obtenir le plus grand allègement possible et, par suite, de faciliter la commande de la distribution.
- La distribution du petit cylindre est contrôlée automatiquement par un régulateur axial d’une grande délicatesse, celle du grand cylindre est réglable à la main.
- Les tiges des soupapes de distribution n’ont pas de presse-étoupe, venant augmenter inutilement, par leur serrage, le frottement de ces tiges ; elles sont rendues étanches, graissées et refroidies par une distribution d’huile débitée par des récipients placés èn dessus des tiges. Le régulateur est variable au moyen d’un volant monté sur le palier extrême do l’arbre de distribution.
- Les pistons, du type llamsbotton, sont pourvus de deux segments en fonte à serrage; automatique. Los crosses sont en acier forgé, avec coussinets en bronze rouge pour le
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- tourillon, et patins de glissières en fonte à surface cylindrique. Les coussinets de crosse et les patins sont amovibles.
- Les bielles sont d'une part affourchées, d'autre part fermées pour les coussinets amovibles.
- Les manivelles ne sont pas calées à 90° suivant l’usage : la manivelle du grand cylindre
- a une avance de iao° sur celle du petit cylindre; les masses en mouvement sont ainsi mieux équilibrées et la marche plus régulière.
- Les excentriques en acier coulé, avec contrepoids en plomb fondu, sont calés à froid à
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI. — N° 2.
- la presse hydraulique. Un de ces excentriques porte un pignon qui est attaqué par le vireur à vapeur.
- Les paliers de l’arbre sont très puissants, et font corps avec les bâtis : les coussinets, garnis de métal blanc, sont en quatre pièces, les parties latérales amovibles.
- UUU:ÛUUÜ'QUUy Lllfjfj
- Le condenseur par mélange est disposé dans le sous-sol. La pompe à air à double effet, combinée avec la pompe d’alimentation est commandée par le bouton de manivelle côté grand cylindre.
- Le graissage est assuré largement et avec soin. Des graisseurs automatiques desservent les cylindres, les presse-étoupes du petit cylindre et les principaux coussinets. Des écrans d’un modèle élégant empêchent les projections d'huile et les excédents d’huile sont recueillis.
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- La machine est établie pour fonctionner également aveu de la vapeur surchauffée.
- Altf.rxa.telk. — L'alternateur Ganz de la section autrichienne ne diffère de celui de la section hongroise qu'en quelques points et présente les mêmes dispositions générales.
- Nous passerons donc en revue uniquement les différences entre ces deux machines.
- La puissance apparente et la tension sont les mêmes, mais la fréquence n’est que de .{>. périodes par seconde.
- Comme la vitesse est à peu près la même (126 tours au lieu de ia5) le nombre de pôles a été réduit à 4o.
- Les figures a à 7 donnent des vues d’ensemble de l'alternateur, et les figures 6, 8 et y dos coupes par l’axe et perpendiculaires «à l’axe.
- Inducteur. — Le volant, dont la jante polygonale a un diamètre de 3,70 m et une largeur de 67 cm, porte des pôles inducteurs en acier dont les novnux ont une forme tronconique. Le diamètre à la base encastrée dans la jante est de a3 cm ; près de l'épanouissement, ce diamètre est de 20 cm.
- La surface des pièces polaires, à bords chanfrinés, est de 3y sur 22 cm ou 858 cm2.
- Le diamètre extérieur de l’inducteur est de 4d>88 m et l’entrefer toujours de 6 mm.
- L’enroulement inducteur est fait avec une bande de cuivre de 2a mm. sur 3 ou de 7.) mm2 de section ; le nombre des spires est de 55 par pôle.
- La résistance à chaud de l’inducteur dont toutes les bobines sont en sérié est de 0,42 et le poids de cuivre employé sur l’inducteur de 1 ?.5o kg.
- Le poids du volant n’est, ici que de 20000 kg.
- Induit. — La carcasse de l'induit a le mémo diamètre extérieur que dans l’alternateur du groupe hongrois, sa largeur est un peu plus forte : 90 cm.
- fie circuit magnétique induit esL composé ici de (i couronnes de tôles d’une largeur totale de 3y cm y compris les espaces ménagés pour la ventilation de t cm environ. La largeur utile est donc de 34 cm. La hauteur radiale des tôles est de 22,5 cm.
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- L’ÉCLAIRAGE É L K C T li 1 QU E
- Le nombre total d'encoches étant le mèi nant an nombre de 9 par pôle.
- Le diamètre d alesage de l'induit est de 4. Le bobinage comprend maintenant trois
- Le diamètre d’alésage de l’inducteur est
- que précédemment, celles-ci sont mainte-
- cneoches par pôle et par phase. Il 11’est pas toutefois exécuté à la façon ordinaire. Toutes les bobines d’une même phase sont encore ici semblablement placées ; deux des phases ont. leurs bobines formées à trois sections élémentaires de même axe, la troisième phase, au contraire, celle dont les bobines n'ont pas leurs parties extérieures rabattues, est formée de deux sortes de bobines, les unes comprenant quatre encoches et les autres deux. Chaque groupe de deux bobines est en série avec une bobine simple et constitue une bobine donnant la même tension que celles des autres phases.
- Le nombre de bobines complètes de chaque phase est 20, et chacune comporte 12 spires de câble de 158 mm2, le nombre de conducteurs par encoche restant toujours
- égal à 4.
- Le groupement est encore en triangle.
- La résistance de l’induit par phase est de 0,21 à chaud.
- Le poids do l'Induit est ici de 23 000 kg dont 4oo environ pour le cuivre.
- Excitatrice.— L’excitatrice est analogue a colle du groupe hongrois et est commandée de la même façon.
- Sa puissance est de i5 kilowatts : 180 ampères sous 84 volts. La ligure in en donne une coupe et la ligure 11 une vue en plan.
- Elle a des dimensions toutefois un peu plus fortes. Son diamètre extrême est de 138 cm et sa largeur de 5o.
- 69 cm.
- Tableau. — Le tableau est analogue à celui du groupe hongrois.
- Résultats d’essais. — Le courant d'excitation, a vide, à la vitesse do 126 tours et pour une tension de 2 200 volts aux bornes, est de 86 ampères.
- En court-circuit, l’intensité normale de 182 ampères [par phase, est obtenue avec un courant, d’excitation de 48 ampères comme pour l'alternateur du groupe hongrois.
- En charge, avec un facteur de puissance de 0,7, l'intensité du courant d’excitation est de 180 ampères.
- J. Rkyval.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- TRACTION
- Les tramways électriques de Zurich, pur S. Engcstrom. F.leMrotechnisr.he Zritschnfft. t.X.XJ, p. 323, 26 avril 1900.
- Les tramways électriques de la ville de Zurich desservent mi parcours de 22,6 km avec une longueur de voie de 39,7 km. En achetant l'ancien réseau électrique, la ville est devenue acquéreur de la station centrale de Burgwics, qui possédait 2 machines compound de 90 chevaux actionnant par courroies deux génératrices compound, et une batterie de 3oo éléments Tudor '277 ampères-heure).
- On lut oblige de donner do l’extension à cette station et le station actuelle comprend en outre une dynamo de25o kilowatts tournant à 90 tours. Le moteur est une'machine compound SuLcr, la dvnamo compound est d’Ocrlikon. Le volant de la dvnamo agit par courroie sur une trans-
- mission qui actionne l’atelier de réparations, une dynamo pour la charge des éléments de
- Fig. 1. — Rail Phénix.
- réglage et une pompe centrifuge pour l’eau de condensation. L'installation de chaudières fut également agrandie. Aux deux chaudières de Cornouailles de 02 m2 de surface de chaude, on
- en ajouta une troisième de la maison Kseher Wyss, de meme grandeur. La pression est de io,5 atmosphères. La nouvelle dynamo suffit pour actionner les lignes situées sur la même rive de la Limmat : les deux anciennes servent de réserve. Outre la station centrale de Burgwics on a construit à Scluau une station transformatrice rénova ut. le courant de la station du Letten. Enfin lu station de Flunlern de la gare’ centrale de Zurich, alimente un certain nombre de lignes.
- Les hangars a voilures sont répartis en plusieurs endroits situés en dehors de la ville : ils peuvent contenir au total 190 voitures.
- Pour les rails on a utilisé pour la première fois le profil Phénix (fig. 1) qui offre les avantages suivants : éclisses de grande longueur, de grande résistance et ayant sur les rails une grande surface d’appui ; emploi de 3 boulons très forts, à hautes têtes ; grand moment résistant (64,o); rainure profonde; large semelle.
- Le poids par mètre courant de rail est de
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- 4q,4 kg cl Par niètre courant de voie de 112,4 kg. Tous les rails ont été placés bout à bout sans intervalles et môme dans les plus grandes chaleurs on n’a encore eu aucun désagrément.
- Les connexions entre les rails sont faites d’après le système Bryan et le système Edison-Brown. Le premier qui est représenté par la figure 2 comprend 2 ou 4 boulons qui maintiennent au moyen de rondelles les fils de cuivre contre les rails. Les surfaces de contact sont
- nettoyées et frottées d’amalgame Edison. Ce système présente les avantages suivants : grande surface de contact entre le conducteur et le rail ; aucune soudure ; possibilité de changer les conducteurs ou d’employer plusieurs fois les memes. — Par contre le prix est plus élevé et atteint 9 fr par joint en sc servant de deux écrous et de fil de 8 mm.
- Le joint Edison-Brown (fig. 3) présente les deux premiers avantages, mais est aussi un peu
- Càvpe, CD (bupeA-B A Eléoatum.
- Fig. 3. — Eclisse syster
- Brown.
- meilleur marche sans être aussi durable que le premier. Le courant passe à travers une masse d’amalgame liquide maintenue entre le rail et l’éciissc par une plaque de liège et en contact intime avec le rail et l’éclisse.
- La ligne aérienne exécutée par la fabrique d’Oerlikon est partout à double fil, ce qui évite le déraillement du trôlet et diminue l’usure du fil. Elle se compose de 2 fils de cuivre étiré de 8 mm et est protégée du sol par une double, voire même par une triple isolation. Les isolateurs sont du système Aetna. Autant que possible, ou a suspendu les fils aux murs des maisons. La pose de la ligne a été faite en se basant sur le tableau suivant dans lequel la limite d’élasticité n’est même pas atteinte à
- — 2ܰ C.
- 12,8
- 16,0
- i8,3
- 37
- La ligne est divisée en 20 sections par des
- isolateurs Macaîlen (fig. 4). Chaque section est alimentée directement par la station. Des interrupteurs permettent, soit de réunir plusieurs de ces sections, soit de les isoler complètement; ces interrupteurs sont disposés dans des boîtes portées par les poteaux.
- Les sections de la ligne aérienne sont ali-
- Fig. 4. - Isolateur ,lo sections.
- montées par des câbles souterrains. Le retour du courant se fait en partie par les rails et en partie par 3 câbles isolés reliés aux rails et de mêmes dimensions que les feeders. Tous les câbles sont armés d’une double enveloppe de plomb et sont placés dans des conduites en briques remplies de sable. Le matériel roulant comprend 5o voilures à plates-formes fermées avec 16 places assises et 18 debout, 28 voitures à plates-formes ouvertes avec :4 places assises et 18 debout, t6 voitures de construction plus ancienne, et environ 3o anciennes voitures de tramwavs servant de remorques. Les ressorts
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- Pi F, Y UE D’ÉLECTRICITÉ
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- tances, i parafoudre, 2 interrupteurs automatiques. Les nouvelles voitures ont été équipées partiellement d’après le système Wulkcr, et partiellement d’après le système de la General Electric C°. Les voitures en construction seront équipées de 2 moteurs G. E. 60. 2 contrôleurs type Walter et 2 résistances type Union.
- La ligure 5 donne le schéma du système. Les différentes lignes sont fixées à une plaque de distribution disposée dans la banquette. Ce dispositif facilite le montage et les réparations en évitant les soudures.
- La construction des lignes urbaines de Zurich, a été effectuée sous la direction de l’administration des tramways, par des entrepreneurs privés. Les frais de montage en ont été très réduits : une voiture pesant 7 400 kg revient au total à id 000 fv E. H.
- DÉCHARGE ÉLECTRIQUE
- Décharges électriques stables deCns l’air atmosphérique, par M. Toepler. Drude's Annalen, t. Il, p, 56o-636, juillet igoo.
- M. Toepler a étudié les décharges qui se produisent entre deux électrodes auxquelles on fournit une quantité d’électricité uniforme. Il prend comme variable indépendante la quantité d’électricité fournie pendant l’unilé de temps ou Intensité du courant : la différence de potentiel et la distance explosive sont regardées comme des fonctions de l'intensité.
- Comme source d’électricité sert une machiue de Toepler à 60 plateaux, munie de conducteurs diamétraux. Une pareille machine donne uu débit proportionnel à la vitesse de rotation et variant peu avec la différence de potentiel entre les pôles. Le débit ne dépend pas beaucoup non plus de la nature de la décharge qu’elle soit a peu près continue {aigrette) ou franchement intermittente (étincelle).
- Les circonstances dont dépend la nature de la décharge sont très nombreuses et par suite les formes de cétte décharge sont très variées. Cependant on peut les grouper sous quatre modes principaux.
- Décharge par lueurs » » aigrette
- » » arc d’aigrettes
- Môme quand les pôles sont tout' à fait svmé-
- ÉLECTRIQUE
- triques la décharge ne l’est pas. On distingue toujours plus ou moins nettement une partie positive (du côté de l’anode) et une partie négative (du côté de la cathode). En général, la partie positive est plus développée. De plus, la partie positive et la partie négative ne rentrent pas forcément toutes deux dans le même mode de décharge, l’une peut avoir la forme d’uue aigrette alors que l’autre a la forme d’un arc d’aigrettes. En prenant comme électrodes un plateau médiocrement conducteur, en ardoise ou en basalte, par exemple, et une pointe métallique de très faible capacité, on supprime presque complètement la partie de la décharge qui correspond au plateau. On isole ainsi une des parties de la décharge; mais ceci est assez difficile à réaliser, quand on veut supprimer la partie positive de la décharge qui tend toujours
- Si l'intervalle des pôles est sufïisant(G à 7 cm), on obtient successivement les différents modes de décharge, en faisant croître peu à peu l'intensité du courant.
- Mais on n'observe de décharge intermittente, par étincelles proprement dites, qu'autant que les électrodes ont une certaine capacité. Par capacité des électrodes il faut entendre celle de toutes les pièces conductrices en bonne communication métallique avec elles, en sorte que le système de ces pièces puisse céder instantanément toute sa charge aux électrodes.
- Quand l’une des électrodes est constituée par un conducteur médiocre on doit considérer sa capacité, comme très petite et, dans ce cas, on n'obtient pas la décharge intermittente. La décharge par aigrette se transforme sans intermédiaire en décharge par arc d’aigrettes.
- Si on augmente l’intensité du courant en laissant invariable l’écartement des pôles, la différence de potentiel entre les pôles croît d’abord rapidement, puis elle atteint ensuite une limite qui correspond à l’intensité liiniLe du courant et varie avec le mode de décharge.
- Sur le trajet de la décharge par aigrette, on peut placer un conducteur de petites dimensions sans provoquer de perturbation essentielle dans la décharge ; il sc forme en arrière du conducteur du côté de la cathode une ombre, tandis que du côté de l’anode la lumière est au contraire renforcée.
- Un conducteur chargé provoque une dévia-
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- ;>9
- tinn de l’arc d'aigrettes quand on l’en approche à une petite distance.
- Si au lieu d’amener l'électricité aux électrodes avec une vitesse uniforme, on la leur fournil, par à-coup, les phénomènes sont modifiés; entre autres différences, on observe que les intensités limites du courant répondant aux divers modes de décharge sont plus grandes ; les différences de potentiel limites sont plus faibles.
- Tant que la capacité des électrodes est très petite, on n'obtient que des décharges quasi continues.
- Dans les décharges positives (anode à la pointe, cathode au plateau semi-conducteur), on observe, en faisant croître progressivement
- l'ig. i.
- l’intensité du courant, la décharge par lueurs, la décharge par aigrette et finalement l'are d aigrettes.
- Dans la décharge négative (anode au plateau, cathode à la pointe) on observe d’abord la décharge par aigrettes, puis par arc d’aigrettes quand l'intensité du courant a atteint une valeur suffisante.
- Le passage d’une forme de décharge à l'autre se fait d'une manière continue; cependant la transformation proprement dite se fait dans un intervalle peu étendu de l’intensité du courant, ce qu.i permet de parler de l’intensité limite
- correspondant à une forme déterminée dé la décharge. Ces intensités limites dépendent d’ailleurs de la distance des pôles; mais elles sont les mêmes qu’on les détermine soit en faisant croître, soit en faisant décroître l’intensité.
- A chaque forme de décharge quasi continue correspond une région de l'intensité et de la distance explosive dans laquelle cette forme seule est possible, dans les circonstances normales (fig. i et i).
- Fi?- a-
- Lorsque la capacité des électrodes n’est plus infiniment petite, le passage d’une forme de décharge à l’autre ne se lait plus d’une manière continue, mais à chaque passage on observe une décharge discontinue intermédiaire. La région correspondant à cette décharge discontinue est hachurée (fig. 3 et 4) ; elle augmente d’étendue quand on fait croître la capacité des électrodes
- (fig. 5 et, 6).
- La différence de potentiel entre les électrodes a une valeur déterminée pour un écartement des pôles et une intensité de courant donnés; ccs conditions définissent d’ailleurs le mode de décharge.
- Pour un écartement fixe des pôles, la variation de la différence de potentiel avec l'intensité du courant dépend de la nature de la décharge et de son signe ifig. pour une capacité très
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- petite des électrodes'). L’influence de lu capacité des électrodes ne se fait pas sentir sur la diffé-
- rence de potentiel, pendant un régime de dé-
- Fig. 4-
- charge, mais seulement à l’instant où la décharge change de nature.
- Lorsque les électrodes ont une capacité no-
- table. le passage d’un mode de décharge à l’autre ne se fait pas directement comme il a été dit,
- Décharge posiLLoe.
- Fig. 5.
- mais dans l’intervalle on obtient une décharge
- - 4 $
- .s t û-
- li A
- 1 SJ )k £
- S
- u
- yk
- -Décharge- rJ.gaixot Fig. 6.
- par étincelles. La « différence de potentiel explosive » est donc une notion mal définie, car chacune des différences de potentiel limites
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- séparant les divers modes do décharge pourrait recevoir ce nom. On peut éviler l'ambiguïté dans la plupart des cas en désignant ainsi la différence de potentiel initiale, pour laquelle on obtient la première lois lu décharge par étincelles, quand on fait croître l'intensité du courant il partir de zéro.
- Entre des électrodes sphériques un peugrosses
- t
- /
- ;
- fi À-
- !
- -----
- la décharge par lueurs ne se produit que sous une différence de potentiel supérieure à la différence de potentiel initiale. En général cette décharge ne pourra se produire qu’au delà d’un certain écartement des électrodes.
- L’aigrette à tige unique ne se maintient pas non plus à des différences de potentiel qui sont beaucoup plus petites que la différence de potentiel initiale
- Sur les électrodes de très grande surface, on observe en général la production simultanée de plusieurs modes de décharge sur différents points de la surface.
- Lorsque l’écartement des pôles est très grand, la transformation de la décharge par lueurs en décharge par aigrette, n'est plus accompagnée d’une chute de la différence de potentiel.
- Le leu Saint-Elme est sans doute un phénomène analogue à la décharge s’effectuant entre une électrode aigué et une électrode en forme de plaque très éloignée.
- Les éclairs en boule sont aussi une forme particulière de décharge dont on peut expliquer la formation comme il suit :
- Ces éclairs en boule sont toujours précédés
- d’un éclair ordinaire. L’air est devenu, sur le trajet de cet éclair, plus conducteur que dans les régions voisines. Si immédiatement après l’éclair il se produit un nouvel échange d’électricité entre le nuage et le sol, cette décharge suit le même trajet que le premier éclair. Mais les conditions seront différentes et au lieu d'une décharge explosive, il pourra y avoir une décharge lente et prolongée. Si le flux d'électricité est uniforme, les phénomènes lumineux prendront une apparence régulière le long de la trajectoire : éclairs en chapelet ou
- L’cclair en boule rentre probablement dans le groupe des décharges par arc d’aigrettes; ses déplacements sont dus sans doute au déplacement des couches d’air conductrices sous l’influence des courants atmosphériques. L’éclair peut contourner les corps conducteurs qui se trouvent sur son trajet ou bien, dans certaines circonstances, les suivre : deux cas qui peuvent être réalisés en plaçant un petit conducteur sur le trajet de la décharge en arc d’aigrettes. Quand la décharge passe sur le conducteur elle s’y divise et les deux arcs sont indépendants ensuite l’un de l’autre. Ceci explique comment les éclairs en boule peuvent pénétrer dans l’intérieur des bâtiments : le toit ou les cheminées jouant le rôle de conducteurs intermédiaires entre le sol et le nuage.
- Souvent l’éclair en boule disparaît sans bruit; d’autres fois on entend un bruissement sourd ou un faible craquement. Mais la plupart du temps cette disparition est accompagnée d’une forte détonation; sans doute, dans ce dernier cas, la trajectoire de l’cclair eu boule sert de passage à un éclair ordinaire. D’après diverses méthodes d’estimation, on trouve que l’intensité du courant dans un éclair en boule doit être comprise entre 2 et 20 ampères, M. L.
- Genèse des ions dans la décharge de l’électricité à travers les gaz, par J.-J. Thomson. Philosophical Magazine, t. L, p. 278, septembre igoo.
- Dans beaucoup de cas de la décharge électrique dans les gaz, ce n’est pas l’action du champ électrique même qui engendre les ions: ils sont
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- engendrés par des actions externes, telles que les rayons • Rœntgen, la radiation de 1’uranium et d’autres substances radio-actives, l'action de la lumière ultra-violette sur les métaux, les filaments incandescents, etc. Il y a cependant, à côté de ces cas, la très intéressante série de phénomènes qui comprend la décharge sous l'orme d'étincelle et la décharge ordinaire à travers les tubes b vide, et dans lesquels il n’y a pas de source extérieure qui produise les ions; ils doivent donc avoir leur origine dans l'action du champ même.
- On rencontre beaucoup de difficultés si on essaie d'admettre que les molécules seules sont désagrégées par la lorce électrique dans le champ, tirant l’ion positif dans une direction et l’ion négatif duus la direction opposée. Pour ne parler que d'une seule de ces difficultés, remarquons que la force électrique nécessaire pour produire la décharge est presque mille comparativement a la force due a une charge atomique agissant à une distance atomique. L’autour, dans ses a Recent Researches » a proposé l'explication suivante : 11 admet que sous l'action du champ électrique quelques-unes des molécules s’associent, formant des files longues et. minces possédant des capacités inductives spécifiques plus grandes que celles de leur entourage; ces files agissent sur les lignes de force comme le font les conducteurs longs et pointus et produisent une grande concentration de ecs lignes sur les extrémités des files, de sorte que la force maximum dans le champ sera infiniment plus grande que la force moyenne, lu seule que nous puissions mesurer.
- Il v a d’ailleurs plusieurs recherches qui démontrent que là oii il y a des particules électrisées se mouvant dans un gaz, il y a formation d’ions (du moins si les particules sont électrisées négativement). Lenard a en outre montre que le passage de ses rayons b travers un gaz rend ce dernier conducteur d’électricité. Or. les ravons de Lenard sont des particules électrisées négativement ; donc, d’après la théorie de J .-.I. Thomson, la conductibilité observée par Lenard serait due b la production des ions.
- L'auteur a en outre montré (P/iil. Mag., oct. 1897) que le passage des rayons cathodiques à travers un gaz ionise ce dernier et ceci concorde avec le fait observé par Stoletow [Journal de Physique, IX, p. 468), à savoir : qu a force
- électrique constante, le courant entre deux plaques métalliques dont une est éclairée par de la lumière ultra-violette, croit avec la distance eutre les deux plaques, cet. accroissement étant le plus marqué quand la pression est la plus basse. Ceci s'explique sans difficulté si nous admettons que les ions négatifs en partant de la plaque éclairée produisent, par suite de leur passage h travers le gaz qui existe entre les deux plaques, d'autres ions nouveaux.
- L'auteur se propose dans le présent mémoire de montrer que Y ionisation, dans les cas ordinaires de déchargea travers les gaz, est produite par le mouvement b travers les gaz des ions ou i corpuscules déjà présents dans les gaz.
- I Ces ions ou corpuscules, sous l’action du | champ électrique, acquièrent une vitesse et une I énergie cinétique; et. quand cette vitesse ou énergie atteint une valeur définie, qui ne, doit ! pas être la même pour l’ion positif cl pour l’ion I négatif, ces ions ou corpuscules sont aptes à : produire, par suite de leurs chocs contre les molécules qui les entourent, d autres ions ou I corpuscules. Cette dissociation peut être due, directement, b la collision, ou, indirectement, i aux ravons (ceux de Rœntgen, par exemple), produits par les chocs.
- i Prenons le cas d’un gaz dans lequel il y a peu d'ions en liberté; si l'énergie ou la vitesse im-, primé/' par le champ électrique b ces ions 1 dépasse une certaine valeur critique, chacun de | ces ions produira alors d’autres ions, qui a leur 1 tour donneront naissance a d’autres ions et ainsi de suite, de sorte que le nombre des ions et par suite la conductibilité du gaz s’accroît rapi-! dement. Cet accroissement se continue jusqu'à ce que fa conductibilité du gaz atteigne une ! valeur telle que le travail résultant de l’action ! du champ électrique (qui est diminué) sur un ! ion soit égal à la valeur critique de l’énergie imprimée par le champ à ces ions; une fois cette limite atteinte chaque ion ne peu? plus produire | qu’un seul ion, de sorte que le nombre des ions reste constant et le gaz atteint un état stable.
- Maintenant, si la valeur du champ est sufli-1 sammonl faible pour que le travail exercé sur mi ion n’égale pas la valeur critique dont nous parlions plus haut, le uombre des ions ne s’accroîtra plus et on n’aura pas de décharge b travers le gaz en question (on n’aura que des légères fuites dues à la présence des quelques ions qui
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- se trouvaient primitivement dans le gaz'1. Ccei explique donc la nécessité d'une valeur déterminée du champ pour que la décharge puisse se produire au travers d’un gaz.
- L’énergie cinétique maximum acquise par l'ion par suite de la présence du champ électrique est mesurée par le travail exécuté sur l’ion pendant son chemin libre, car après le choc la perturbation qui se produit dans l'énergie et dans la direction de son mouvement est excessivement grande.
- Donc si À est le chemin libre moven, e la charge de l’ion, F la force électrique, l’énergie cinétique de l’ion, acquise par suite de la présence du champ électrique, aura pour mesure Fc>a; la condition pour que la décharge ait lieu est que l’énergie cinétique maximum soit égale à q : <f étant une fonction de la nature du gaz dans lequel s’opère la décharge. Il en résulte que la force électrique nécessaire pour produire la décharge est on raison inverse de A; or, A est inversement proportionnel il la densité du gaz, F est donc proportionnel à cette densité. Ce résultat immédiat de la théorie de l’auteur est vérifié avec assez d’approximation et dans une étendue assez grande de pressions.
- La théorie de l’auteur explique donc assez bien et d’une manière très simple qu’il est plus facile de produire une décharge à travers un gaz sous faible pression qu'à travers un gaz sous haute pression. Cette théorie explique également pourquoi il faut une force électrique plus grande pour envoyer une étincelle h travers une couche mince de gaz qu’a travers une couche plus épaisse, pourvu que l'épaisseur de la couche mince soit moindre qu'une certaine valeur qui est en raison inverse de la pression ; et cela se comprend facilement : pour que les ions puissent en effet produire la dissociation, il faut qu'ils rencontrent dans leur chemin des molécules du gaz il travers lequel s’opère la décharge, ou, si la dissociation est produite par des rayons ultraviolets, etc., il faut que cette couche soit assez épaisse pour absorber ces radiations, car, dans le cas contraire, c’est-à-dire dès que l’épaisseur de la couche devient comparable à la valeur du chemin libre moyen d’un ion, la chance pour que •les ions dans leur évolution rencontrent d’autres ions ou particules avant d’atteindre l'autre électrode, diminue rapidement; et, bien que 1 épaisseur de la couche, quand lu force électrique
- (13
- commence à croître, soit grande par rapport au chemin libre d’une molécule se mouvant à travers le gaz. elle ne l’est plus, comparée au chemin libre d’un corpuscule, c'est-à-dire d’un des petits ions qu'on trouve dans les rayons cathodiques, et qui, nous avons tout droit de le croire» joue un rôle important dans tous les cas de décharges électriques.
- Remarquons, cependant, que dans cette manière de voir, on est obligé d’admettre l’existence primitive d’un petit nombre d'ions dans le gaz, Or, les recherches de W. Linss [Me.ie.or. Zeits, l\,p. 352, 1887) et les récentes expériences de Lister et Geitel (Terrestrial Magnelism ami Atmospheric Electricity, IV, p. 2i3, 1889) semblent montrer que de pareils ions sont présents dans les gaz, dans des conditions ordinaires. On remarque, d’ailleurs facilement, toutes les fois qu'on produit une décharge, que la première étincelle se conduit beaucoup plus irrégulièrement que celles qui la suivent : ceci est d'accord avec la manière de voir de plus haut : 011 a vu, en effet, que les conditions qui président à sa formation sont capricieuses et-presque accidentelles.
- Considérons maintenant le phénomène plus compliqué du passage de la décharge à travers un gaz à basse .pression. La production d'ions peut avoir lieu à l’intérieur du tube ou peut être localisée en certains endroits. Il faut cependant avoir au moins deux endroits où s'effectue l'ionisation, car, d’après la théorie de plus haut,
- 1 ionisation, en un certain point A, est produite par des ions apportes en A par le champ électrique ; il faut donc avoir d’autres centres d’ionisation d’où les ions seront amenés par le champ électrique. L'auteur, dans un récent mémoire (Philosophical Magazine, mars 1899!, a démontré comment, par l‘étude de la distribution de la force électrique dans un tube de 'décharge, nous pouvons déterminer les endroits d’ionisation maximum : il v a un centre d’ionisation près de la cathode et un autre dans la lueur négative ; d’après ce que nous venons de voir ces centres sont dépendants l’un de l'autre et cette manière de voir semble être confirmée par les expériences de Villard \ Journ. de Phys., janvier 1900'' dans lesquelles on place un écran devant la lueur négative et on observe immédiatement que l'émission des rayons cathodiques provenant de la cathode protégée par l'écran est arretée.
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- xxvi. — N°
- Les corpuscules négatifs provenant de la cathode ionisent le gaz dans le voisinage de la lueur magnétique, produisant dans cette région un grand nombre d'ions. Ceci amène comme résultat la chute de la force électrique à une valeiy très petite (à cause de la grande conductibilité acquise par la région en question).
- Vovons maintenant ce qui arriverait s'il n'y avait pas de centre d'ionisation entre la lueur négative et l'anode. Le courant dans cette partie du tube serait porté par des ions négatifs produits dans la lueur négative ; une telle distribution d'ions dans le tube causerait une augmentation de la force électrique vers l'anode, et si cet accroissement n'entraînait pas une augmentation de l'énergie cinétique des ions de façon qu’elle excède la valeur à laquelle ces ions sont aptes à produire d’autres ions, la force électrique augmenterait sans interruption jusqu'à l'anode. Si. cependant la force électrique s’accroît à un tel degré que l’énergie que le champ communique aux ions est plus grande que celle nécessaire pour la dissociation des molécules entourantes en d’autres ions, alors dans'la région où la lorce électrique atteint cette valeur, de nouveaux ions seront produits. Ceci amènera un accroissement de la conductibilité du gaz et par suite une diminution de la force électrique. Ainsi donc la lorce électrique, après avoir atteint une certaine valeur, diminue, augmente et diminue encore jusqu'à la valeur où Fionisalioii a lieu et ainsi de suite jusqu’à l’anode : c’est la décharge striée.
- Cette manière de voir, à savoir que les stries sont des alternances de couches de conductibilités élevées dues à l’ionisation du gaz par une force électrique qui excède une certaine valeur critique, avec des couches de gaz à travers lesquelles la force électrique est trop petite pour produire l’ionisation, explique très clairement la diminution de distance entre les stries avec l’accroissement de la densité, et elle explique également pourquoi l’espacement des .stries dans nn tube de calibre égal est plus petit dans les parties étroites que dans les parties plus larges du tube. La force électrique dans la partie striée tle la décharge est beaucoup plus faible que tout près de la cathode ; et on pourrait dire que si le champ près de la cathode était sufli-sant pour ioniser le gaz qui entoure la cathode.
- la valeur plus petite qu’il possède dans la partie striée de la décharge ne serait plus suffisante pour produire l'ionisation. Mais il faut se souvenir que l’ionisation de la région de la cathode est nécessairement produite par des ions positifs, tandis que dans le reste du champ elle peut être due aux corpuscules négatifs; et il se pourrait très bien que les gros ions positifs soient moins efficaces comme ioniseurs que les corpuscules négatifs.
- Eugène Néculcka..
- Déperdition de l’électricité dans l'air traversé par les rayons ultra-violets, par p. Lenard. f)mde's Ann., t. III, p. 298-320, octobre 1900.
- Un conducteur placé en dehors d’un faisceau de ravons ultra-violets perd sa charge : la déperdition d’une charge positive est plus rapide que la déperdition d’une charge négative.
- J.a source de ravons ultra-violets est une étincelle d’induction éclata rit entre pôles d’aluminium. Cette source est placée derrière un écran de zinc relié au sol et percé d’une ouverture carrée que ferme une lame de quartz très limpide. Pour limiter le faisceau, cette lame de quartz est recouverte sur la lace qui regarde l’étincelle d'une feuille de cuivre percée d’une ouverture circulaire de 1 cm de diamètre. Le faisceau se propage ensuite librement sur une distance d’environ 5 ni jusqu’au mur opposé de la pièce. Sur le côté de ce faisceau est disposé lin morceau de toile de cuivre, de manière que la surface soit partout éloignée d’au moins 4 cm. Cette toile est reliée à un éleetroseope d’Lxner. Quand l’air est traversé par la lumière, la divergence des feuilles de l’électroscope diminue. L'intensité du phénomène diminue rapidement quand on augmente la distance du conducteur à la source.
- La déperdition devient beaucoup plus marquée quand on souffle un courant d’air à travers le faisceau lumineux, contrôle conducteur; mais il faut <pie ce courant d’air soit violent, surtout quand la charge du conducteur est positive.
- Si le conducteur est primitivement à l’état neutre, il ne prend aucune charge quand on fait agir la lumière, même quand on souffle le courant. d’air.
- I.es phénomènes sont provoqués par les rayons ultra-violets, car ils subsistent, quand on recouvre la fenêtre de l’écran avec un quartz de a mm
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- 12 Janvier 1901.
- REVUE D’ÉLECTRICITL
- d'épaisseur, mais disparaissent si on ferme cette : fenêtre par une lame de métal ou de mica.
- [/interposition d'un second écran percé d’une ouverture à travers laquelle peut passer le faisceau tout entier, ne modifie pas le phénomène : mais l'e/Fet disparaît quand on met près de la fenêtre un bec papillon par lequel s’échappe une lame de gaz d'éclairage non allumé.
- La nature de la surface du conducteur n'a pas d'influence.
- Pour étudier ces phénomènes d’une façon précise, il importe d'avoir des surlaces conductrices, (pii ne sont pas sensibles à l’action que les rayons ultra-violets exercent sur la déperdition de l'électricité négative. L’eau pure ou l’eau de savon répondent à ces conditions.
- T,a vitesse de déperdition augmente avec le potentiel du conducteur moins rapidement que
- La lumière n'agit pas directement sur le conducteur qui n'a pas besoin d'être éclairé, mais sur l’air qui absorbe les ravons ultra-violets. T.a décharge du conducteur ne résulte pas d’une perte d'éleetriciLc par ce conducteur, mais d u:i afflux d'électricité de nom contraire vers ce conducteur. C’est ce que prouve entre antres l'effet d'un couvant d’air dirigé vers le conducteur (voir ci-dessus). Un courant d’air dirigé on sens contraire, a l’effet opposé et peut même annuler l’action de la lumière.
- 11 est donc naturel de supposer que l'action de la lumière sur l’air consiste dans une séparation des véhicules de l'électricité positive et de l'électricité négative- D’après le résultat des expériences, il faut attribuer a ces deux espèces de véhicules des vitesses de translation très différentes. Les positifs obéissent a peine aux forces du champ et doivent pour la plus grande partie rester dans l’air.
- I/expérienco suivante montre qu’il en est ainsi. Une cage cubique de 12 cm de coté est formée par une carcasse de fil métallique recouverte d’un filet à mailles de 1 cm2. Au centre du cube est suspendue une boule de cuivre de 3 cm de diamètre, par un fil de soie.
- Toute la cage est enduite d’eau de savon, sauf ce fil de soie qui reste sec. -La cage, isolée du sol^ est reliée à un éleetroscope : la boule est électrisée. Dès que la cage est éclairée, elle se charge progressivement, et cette charge augmente encore pendant quelque dix secondes après que l’illu-
- mination a cessé. Cette charge, est toujours négative, quelle que soit l’électrisation de la boule. Comme la cage ne peut recevoir de charge de ce qui l'entoure, ce résultat montre que l’air quitte l'intérieur de la cage en emportant une charge positive. Si pendant que la cage est illuminée, on v fait passer un violent courant d'air, la charge négative est d'abord plus grande que sans le courant d’air, mais 11e s’accroît plus quand 1 illumination a cessé.
- Avec des moyens d’observation plus délicats, 011 constate les mêmes phénomènes sur une
- simple plaque métallique placée au voisinage de la fenêtre de l’écran.
- L’effet résiduel observé après que l'illumination a cessé, se produit plus rapidement quand on fait un courant d’air : il ne s’explique donc pas par une persistance de conductibilité de l’air. Tout s’explique, au contraire, en admettant que sous l’influence du champ électrique et de l’illumination, de l'électricité positive s’accumule dans 1 air : cette électrité s'écoule ensuite lentement d’elle-même, plus rapidement si elle est entraînée par un cornant d'air. Si le courant d’air existe dès le début (1e l’illumination, l’accumulation de l’électricité se trouve empêchée.
- Dans une enceinte complètement fermée, on d’ailleurs toutes les lois que la vitesse de l’air ne dépasse pas une certaine limite, les vitesses de déperdition sont les mêmes pour les deux électricités.
- Pour déterminer la vitesse des véhicules de l’électricité négative; dans l’air irradié, Lenard emploie le dispositif suivant (fig. 11 :
- Devant Ja fenêtre de l’écran j^’^’sont placés deux cadres métalliques rr, R R sur lesquels sont
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- T. xxn. — N° 2.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- tendus des filets à mailles de i cm2. L’air est traversé par les rayons lumineux entre ces deux cadres, mais le bord du faisceau reste toujours éloigné de a cm du petit filet rr. Normalement aux deux cadres, on envoie un courant d'air dont la section est plus grande que le petit cadre. La vitesse du courant d’air qui peut se régler est mesurée par un anémomètre à ailettes. On mesure la déperdition pendant 10 secondes pour differentes vitesses. La déperdition est à pen près en raison inverse de Ja vitesse de l’air, jusqu'à ce que cette vitesse atteigne j,3o m:see. La vitesse des véhicules négatifs relativement aux filets est donc égale à la différence entre leur vitesse de translation propre et celle de l’air; il semble que le champ électrique était suffisant pour que la diffusion des véhicules ne se fasse pas sentir. Le cluunp était de 4l6 volt:cm; si on admet que la vitesse est proportionnelle à l'intensité du champ, on la trouverait égale pour le champ unité à 3, t3 cm:sec. C'est environ le double de ce qu'a trouvé Rutherford dans des conditions différentes
- On peut évaluer à priori celte vitesse par un procédé analogue à ceux qu’on emploie dans la théorie cinétique des gaz.
- Soient m la niasse du véhicule, M, celle de la molécule d'air, supposés sphériques tous deux, e, la charge du véhicule; F l'intensité du champ, L, le chemin moyen, V la vitesse moyenne du véhicule, due au mouvement moléculaire, N le nombre des molécules dans Funitc de volume, W la vitesse moyenne de ces molécules, s =-/•-[- R la somme des rayons moyens du véhicule et de la molécule, la vitesse o> de migration du véhi-
- " y/vâ -+- W2’ \ M 1 -un)-
- Ou peut faire trois hypothèses sur la grandeur relative de M et de ni :
- i" m est petit, vis-a-vis de M : la densité du gaz étant D — X M, un a :
- _ t eY , /~
- - uîT “ïbèvrY “hT
- ,» est égal à M
- „ , e¥
- 3U m est grand vis-à-vis de M :
- j — *
- Ces trois formules s’accordent avec les lois trouvées par Rutherford, d'après lesquelles est proportionnel à F et inversement proportionnel à la pression du gaz, c’est-à-dire à 1).
- Mais seules les deux dernières iormules peuvent représenter 1 es résultats relatifs à l’influence de lu nature du gaz. La vitesse in est en effet très différente d'un gaz à l’autre. Or w, est presque indépendant de la nature du gaz, car l.)\Y est à peu près proportionnel à pM. Au contraire w et w3 sont en raison inverse de y'D, ce qui est à peu près conforme aux expériences.
- En adoptant le nombre de Thomson e — 6,6. nr10 C. G. S., on trouve s= o,65 io"; cm, en prenant l'équation (a). Il semble donc d'après cela que les véhicules négatifs soient les molécules isolées, peut-être les atomes.
- La vitesse des véhicules positifs est très petite, comme il a été dit : le calcul l’évalue à o,ooi5 cnusec dans un champ égal à l imité : le rayon de ces véhicules serait alors environ jo fois celui des molécules. Ceci fait supposer que ees véhicules sont des systèmes d'atomes assez com-pliqués.
- Lenard a vérifié que l’air absorbait fortement les rayons actifs et que l’air modifié par ces rayons ne renferme pas de noyaux de condensation pour les vapeurs : l'action des rayons n’est presque pas diminuée quand le faisceau traverse un brouillard.
- En résume, sous l’influence de la lumière, il se produit dans l'air atmosphérique quatre espèces d’éléments : des véhicules d'électricité négative, qui paraissent être des atomes ou des molécules chargées, des véhicules d’électricité positive qui sont de plus grandes dimensions, des noyaux de condensation, (pii sont à l’état j neutre, enfin de l'oznnc. M. L.
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- 12 Janvier l'Jûl.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECTIMOIJES
- ACADÉIŸilE DES SCIENCES
- Séance du .'> décembre 1900 suite).
- Sur la théorie des phénomènes èlectroca-pillaires, par Gouy. Comptes rendus, t. (iXXXT. p. ÜÎ9-943-
- « i. La théorie usuelle de l'électroeapillarité est encore celle de la couche double, due à Ilelmholtz, avec celte addition plus récente, (pie la couche électrique de l'électrolyte est formée par des ions. Cette théorie n'est plus d’accord avec l’expérience (Q En principe, on peut lui reprocher de ne tenir aucun compte des forces non électriques, qui peuvent s’exercer à très petite distance entre le mercure et les ions ou les molécules du corps dissous, forces (pie je désignerai par la lettre a. Que de telles forces existent en général, c’est ce que montrent les propriétés absorbantes des solides poreux ou très divisés; elles sont électives au plus haut degré, et on leur donne souvent le nom d'affinité capillaire.
- » y,. Au maximum de tension superficielle, où le théorème de M. Lippmann nous apprend que la couche électrique mercurielle est nulle, la couche électrique de l'électrolyte serait nulle aussi, d’après la théorie usuelle, en sorte que l'électrolyte resterait homogène. Or, la valeur maximum de la tension dépendant, eu fait, de la concentration de l’électrolyte, on peut démontrer que, dans la masse liquide, la concentration varie avec l'étendue de la surface mercure-électrolyte (2), ce qui implique l’e.xistçnce, près de
- () Comptes rendus, i'-'1' lévrier 1892. 25 novembre i8y5. s3 juillet et iy novembre 1900 : T.umière Électrique i%2 ; Eclairage Électrique.
- XLin.
- 71, 7 décembre i8y5 ; t. XXIV :t décembre 1900.
- p;s : le premier est couvert d’un
- le second mercure, de surface S.
- ipienl est adapté paroi semi-perméable,
- *900; t. XXV
- dépolarisant solide, et im corps de pompe fermé par
- qui contient un volume v d’eau sous la pression P en désignant par p la pression osmotique. En pren; et (’ pour variables, on obtient par un cycle isothern
- cette surface, ou d’une accumulation du corps dissous, ou au contraire d'un appauvrissement de la solution. Le premier cas est celui où le maximum varie en sens inverse de la concentration ; c’est celui des corps dits actifs, cl. je m’en occuperai d’abot'd.
- » 3. Je vais examiner les effets de forces ® attractives appartenant aux anions seuls. Au maximum, oii la couche mercurielle est nulle, ces forces accumulent les anions à la surface de l’électrolyte et produisent ainsi une couche négative. Le champ devant être nul dans l’intérieur de l'électrolvte. il se produit un peu en arrièr e une couche positive égale (caillions) qui est retenue par les forces électriques f1). * *\insi. au maximum, il existe une couche double dans l’électrolyte, très près de sa surlace.
- » Quand la couche mercurielle est positive, si les torces o n’agissaient pas, il y aurait à la surface de l’élcctrolytc uue couche d’anions égale à la couche mercurielle. Puisque les forces o concourent avec les forces électriques pour attirer les anions, l'équilibre ne peut exister ainsi, et la couche d’anions doit être plus importante. De plus, comme il faut toujours que la somme algébrique de toutes les couches soit nulle, il existe un peu en arrière une couche de caillions.
- ; ta concentration loin du 1
- PS ôp (V
- * = -
- d S.
- pi On peut se demander pourquoi ces deux couolics ne fusionnent pas, obéissant à leurs attractions électriques, mais, dans lu théorie moderne des électrolytes.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI.
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- » Quand la couche mercurielle est négative, les forces électriques qui en émanent tendent à en éloigner les unions, et sont ainsi en opposition avec les forces s. Si la couche mercurielle est assez iaible pour que les forces x prédominent, on a à la surface de l'électrolvte une couche d’unions, et plus loin une couche de eathions. Si, au contraire, la couche mercurielle est très importante Tories polarisations négatives}, les forces électriques l’emportent sur les forces s, les allions ne peuvent s'accumuler à la surlace, et il v existe une couche de catliious. Les lor-ces a, devenant insensibles a très petite distance et n'agissant pas sur les eathions, deviennent négligeables, et l’on a la couche double de la théorie usuelle.
- » Ainsi, il existe en général une couche électrique triple qui, dans certains cas, se réduit à une couche double (J).
- » 4* Voyons maintenant quels effets en résultent pour la tension et le potentiel. D’après théorie de la capillarité, les forces attractives qui s’exercent à petite distance entre le mercure et la solution diminuent la tension superficielle ; les forces o produisent donc cet effet, qui s'ajoute à celui des l'orces électriques. En particulier, elles diminuent le maximum, d'autuut plus que la concentration est plus grande et que les unions sont plus actifs, c’est-à-dire plus aptes à exercer et subir de pareilles forces.
- » Quant à la différence de potentiel A entre le mercure et l’intérieur de l’électrolyte, elle résulte, comme dans la théorie usuelle, des actions électrostatiques des diverses couches. En particulier, au maximum le mercure est, négatif par rapport à C électrolyte, et d’autant plus en général que le maximum est plus primé. Pour les fortes polarisations négativ la relation entre A et la tension est a peu prcsla môme pour les diverses solutions, puisque, comme on l’a vu, les forces s deviennent insen-
- rtanco do leur couche doit donc aug-
- » r>. Quant aux mélanges, oii les corps actifs supplantent les corps peu on point, actifs, ce fait résulte de ce que les forces tp, attirant les unions actifs, les amènent à former la couche superficielle, au détriment, des autres auions qui sont peu ou point attirés par ces forces. La viscosité éleetrocapillaire en résulte simplement. Supposons, par exemple, que la surface mercurielle devienne subitement très grande, à potentiel constant. L'équilibre électrique s’établit très vite, et les unions les plus proches île la sur-, lace, actifs ou inactifs, viennent il ce moment former la couche superficielle. Peu à peu, les auions actifs remplacent les autres, à mesure que la diffusion les amène dans la zone d’action des forces »; la tension superficielle diminue donc graduellement, jusqu’à l’équilibre final.
- » L’hvpothèse formulée au 11e 3 parait ainsi rendre assez bien compte des principaux phénomènes pour les corps actifs, qui dépriment le maximum déjà en solutions étendues. Avec les corps qui 11e donnent d’effets bien marqués qu’en solutions concentrées, classe qui comprend les corps qui relèvent le maximum, les forces o semblent différentes; je remettrai leur examen à plus tard. >>
- Séance du 10 Décembre.
- Sur la concentration aux électrodes dans une solution, avec rapport spécial à la libération d’hydrogène par î’èlectrolyse d un mê lange de sulfate de cuivre et d’acide sulfurique, par H.-J.-S. Sand. Comptes rendus, t. CXXXI, p. 992-993.
- L’auteur a effectué des recherches dans le but de trouver une formule qui servit à exprimer la concentration aux électrodes dans la solution d’un seul sel ou d'un mélange. Dans le cas de la solution d’un seul sel, dont les valeurs de transport de llittorf sont constantes, dont la diffusion répond à la loi de Fiek, dans laquelle le métal du sel est déposé unilorinément sur l’électrode et où des courants de convection n’ont pas lieu, on peut faire ce calcul d’une manière théori-
- que (')•
- explicite* avec les mélanges [Comptes rendust 19 110-(J) Xous supposons que la solution est contenue* dans trode, et nous représentons les concentrations mesurées
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- iSOi.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- M. Sand :i utilisé lu formule T'" de la note ci- < jointe comme hase d'une méthode pour la déter- ! minatio» du coedicicnt de diffusion du sulfate '
- Dans le cas d'un mélange, l'auteur croit qu’il ! n'csl pas possible à présent de calculer exacte- 1 nient la concentration de la solution aux élee- : trodes d'une manière théorique, il a obtenu : copeTidant l’expression des limites supérieure et I inférieure entre lesquelles lu concentration vraie j doit sc trouver, et il a emplové ces exprès- I sions a calculer les limites du temps qui doit s'écouler jusqu’à ce que la concentration du | cuivre aux électrodes d’une solution acide de sulfate de cuivre devienne nulle, quand le cuivre seul est déposé. Les valeurs obtenues étaient comparées au temps qui s’écoulait jusqu’à ce que l’hydrogène commençât à être libéré dans les mêmes solutions quand elles étaient élcetrolysées par un courant constant sans qu’il y eût de courants de convection dans le liquide. Comme résultat, il a trouvé que ce temps sc trouvait toujours entre les limites théoriques, prouvant dans les limites qu’il a pu atteindre que la libération d’hydrogène n’a lieu qu'après que le cuivre a disparu de la partie du liquide
- en contact avec l’électrode. Il a généralisé aussi l'équation T" eu donnant à la signification de la valeur de transport du cuivre dans la solution
- et il a calculé par cette formule le temps qui s'écoule jusqu’à ce que la concentration du cuivre à l’électrode devienne nulle. Les résultats de ses expériences démontrent que ces.valeurs
- mentaux; il est donc probable (pic la formule 1" peut être emplovée pour calculer avec une exactitude suffisante, pour beaucoup d'applications, la concentration aux électrodes soit, d’un mélange, soit d'un sel simple.
- Comme conséquence de ces considérations, il doit être possible d'empêcher l’évolution d’hydrogène pendant l’électrolyse d'une solution acide du sulfate de cuivre, en agitant très for-nt le liquide, même dans les cas où l’hydrogène semble être produit tout de suite, quand on n'agite pas. M. Sand a fait des < un appareil construit
- trouvé,
- exemple, que dans un cas où 61 p. 100 des équivalents libérés pendant la première minute en hydrogène, on pouvait empê-
- agitation vigoureuse du liquide. !1 est évident, par ce résultat, que les expériences dans lesquelles la proportion est déterminée entre la quantité d'hvdrogène et de cuivre libérée par diverses densités du courant, comme -celles de M. ] ioullevigue ivi, doivent être influencées d’une manière très grande par la nature du vase dans lequel l’électrolyse a lieu cl doivent être différentes, suivant (pie celui-ci est bien ou mal dispose pour faciliter la
- (I-)
- V'~f
- Vf
- (*) Ann. a,un. et Phys.. 7« série, l. Il, p. Tji ; iKyL
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- I.’ÉCLAIR AGF ÉLECTRIQUE T. XXVI. -- N° 2.
- qui relie la
- lel fil lorsqu'il est
- M. du Rois, qui
- ilp de pli
- minute à 49°°>
- a la0 était R1S
- unités C. G. S.", la
- tré que, jusqu'à
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- REVUE R’ÉLECTRICITÉ
- Il résulte de ses . échantillon de fer et mi 5
- de cette limite
- Appareil permettant diverses applications Physiologiques de la lumière produi te par une 'ampe à incandescence, par Foveau de Cour-nelles et G. Trouvé. Comptes rendus, t. CXXXI,
- Luminescence d’un gaz raréfié ai s métalliques communiquant à
- . CXXXI, p. j j 96-1198.
- lumineux observés par lui dans un tube en verre rempli d’un gaz plus ou moins raréiié et muni d’un fil en platine, tendu suivant Taxe du tube, quand une extrémité du fil communiquait par un condensateur à l'un des pôles dune bobine do RuhmkorfT, dont l'autre était mise à la terre, et quand les pôles étaient branchés teur à étincelle. Dans la note qui nous (
- ES?;
- de larges (2 cm-4 cm) anneaux plios-; à des distances presque égales le
- volts et phi-
- plus grande, cette luen du tube, dont la partie
- plus d'anneaux.
- 9 L'n tube muni isolés l’un de l’autre d,
- s le cas où un dos 1
- fil llrrlî rl"
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- L’ÉCLAIR AG K ÉLECTRIQUE
- T. XXVI. — N° 2.
- miroir parabolique. I.a
- cathodiques en employant' des tubes communiquant au i,uhmkorü‘, comme il a été décrit plus haut, mais munis
- la terre (une toile bande, ùon mise à la terre, n’a aucune
- ii 8. Raréfaction modérée. — Quand le (il communique au pôle positif du ruhnikorff, on voit se former des aigrettes plates d’uti violet rougeâtre, régulièrement disposées et dont les points d émanation d’une lueur plus vive sont posés sur le (il. Ces aigrettes sont dirigées vers la bande d’étain. Quand le fil communique au pôle négatif, on voit une lueur unie entre le (il cl la
- » 9. Raréfaction avancée. — Quand le lil communique au pôle positif, le tube semble rempli d’un brouillard lumineux, et sur la partie de la surface du verre, opposée à la bande d’étain, apparaît une bande phosphorescente vert jaunâtre, coupée par l’ombre nette du fil, 1.'approche du doigt de l’observateur (isolé de la terre) à la bande d’étain ou l’adjonctiou à la bande d’une capacité quelconque provoque un rétrécissemenl de la bande
- général, cette bande phosphorescente apparaît comme
- partie du tube et sensible à l’approche du doigt et d'un
- de cette lueur vert jaunâtre semble augmenter.
- « Quand le fil communique au pôle négatif, toute la
- phosphorescence on voit se manifester toutes les inégalités et aspérités'du fil,
- u ] o. Les phénomènes qui apparaissent dans un tube à deux fils et à bande d’étain, parallèle à l’axe du tube et équidistante des deux fils, sont encore plus intéressants. Un tel tube pont surtout être utile pour manifester les propriétés des rayons cathodiques et principalement pour démontrer l’influence exercée par une cathode auxi-
- pour montrer l’action d’un aimant sur ces rayons, plateaux du condensateur, intercalé entre les pôles du tube apparaît rempli d’une lueur unie, soit que Je fil circonstances, on peut observer après l’interruption de quas minutes même, une lueur résiduelle du gaz rappe-plus longtemps et semble distribuée plus uniformément tuent au pôle positif du ruhmkorff.
- relativement bref, la surface intérieure du tube se couvre d’un enduit noir. Quand la bande d’étain est mise à la
- lumière colorée, et notamment la lumière rouge, conseillée eu ces derniers temps pour empêcher les cicatrices de variole, est obtenue par un disque mobile diversement coloré, placé devant le miroir paraboliqne. La lumière froide s’obtient par l’absorption des ravons calorifiques, au moyen d une solution d’alun interposée sur leur trajet, au besoin entourée d’un courant d’eau froide. La lumière chimique, que Finscn a préconisée en radiothérapie contre le lupus, jusqu’ici incurable, peut être également produite par le même appareil auquel on adjoint un tronc de cône s’emboîtant sur l’ouverture du miroir par sa grande base et terminé à sa petite base par une lentille plan convexe de quartz, destinée a laisser passer les rayons chimiques ultra-violets; entre la lampe à incandescence et la lentille terminale se trouvent, l’un entourant l’autre, un manchon extérieur dans lequel circule un courant d’eau froide constamment renouvelée, et un manchon intérieur contenant une solution cupro-ammoniucaîe destinée à ne laisser passer que la lumière chimique. L’air chaud entourant la lampe a incandescence peut s’échapper par de petits trous appropriés. Une pompe fait circuler indéfiniment la même petite quantité d’eau qui vient se refroidir dans un récipient extérieur. Divers robinets permettent soit la circulation d’eau froide, soit le renouvellement do la solution cupro-ammoniacale que les rayons lumineux allèrent rapidement.
- Sur Vélectricité atmosphérique d’après les observations à la Tour Eiftel et au Bureau Central météorologique, par A.-B. Chauveau. Comptes rendus,l. CXXXI, p. i2<34-I2bb-
- « J’ai l’honneur de soumettre à l’acaaémie un résumé de l’ensemble des observations sur la variation diurne de l’électricité atmosphérique dont les premiers résultats lui ont etc communiqués à la fin de 1893 (J) et qui ont été poursuivies depuis, sans interruption, jusqu’en 1899.
- compagnes d’une lueur particulière ayant la forme d’un
- lueur à la place de contact. »
- (1) Comptes vendus, t. CXYTI, p. 1069: 26 décembre
- i893.
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- 12 Janvier 190!.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- » Les dépouillements des courbes d’enregistreurs, effectués de demi-heure en demi-heure, fournissent 48 observations quotidiennes. Les moyenpes en ont, été calculées pour les trois périodes d’été (mai à août), d’automne (septembre et octobre) et d’hiver (décembre et janvier), les observations de la Tour Eiffel se rapportant seulement aux deux premières.
- » Nous avons pu caractériser ainsi les deux régimes d’hiver et d’été dont nous avons signalé la dissemblance, au voisinage du sol, dans une note précédente ('), et ce résultat est confirmé par la transition qu’établit, entre ces types extrêmes, l’étude des mois d’automne. Nous avons voulu, en outre, établir si la variation saisonnière de l’intensité moyenne du champ, croissant de l’été à l’hiver près de la surface du sol, se retrouve ou non à une certaine distance de cette surface.
- » Le tableau suivant donne, de deux heures en deux heures, les valeurs positives ou négatives des excès sur le potentiel diurne moven.
- Minuit . .
- 4-
- *Sj!).r' (niT).
- + IO - 22 — 34
- — 9 — 38 — 56
- — 22 — /,7 — 63
- + 8 — 16 — 34
- + +25 + 24
- — 9 +5 +2.
- _ 32 - 23 + 13
- — 26 - 24 + 24
- 28 — 6 + 28
- — 4 +69 + 5o
- + 45 +56 + .33
- + 3o +.10 — 6
- i34 ' 177 202
- — 36c
- — 29c
- — 36o
- — 43o
- — 2G0
- — /,o
- verticales, donnent respectivement les différences de potentiel entre le sol et les deux surfaces de niveau, horizontales au-dessus d’un sol plan et d’altitudes h et H, qui, en se relevant le long-dès parois, passent par les points explorés. La hauteur h ne peut être déterminée exactement a l’intérieur de Paris, mais, d’après l’ensemble des mesures directes connues, elle est certainement voisine de 2 m. D’autre part, si l’on suppose le champ constan L jusqu’à l’altitude 11 (hypothèse que nous dirons tout à l’heure inexacte et que nous n’emplovons que pour fixer les idées), sera donné par le rapport des potentiels moyens, soit 16 pendant les mois d’été, et cette valeur est un maximum. On observe donc au Bureau central comme à 2 m au-dessus d’un sol plan, au sommet de la Tour comme à 3o m environ, et c’est entre deux surfaces de niveau moyen aussi voisines que se produisent les différences remarquables constatées dans la varia-
- » L’examen des observations d’automne fournit un résultat nouveau.
- » Le potentiel diurne moyen pendant cette saison, au Bureau central, est notablement plus élevé que pendant l’été; il passe de i34 à volts. A la Tour Eiffel, il reste à peu près constant. Ainsi, de l’été à l’automne, les surfaces de niveau se serrent auprès du sol et ne changent pas sensiblement à une hauteur relativement faible au-dessus de sa surface. La variation du champ avec l'altitude (dont nous ne connaissons sûrement, pour les couches basses, ni la loi, ni même le sens) est modifiée par les saisons; celte influence, considérable au voisinage du sol, cesse de se faire sentir à une trentaine de mètres au-
- » La simplification de l’oscillation diurne au voisinage du sol pendant la saison froide, la remarquable analogie de cette variation d’hiver avec colle qui s’observe pendant l'été au sommet de la Tour Eiffel sont des résultats que nous avons déjà indiqués.
- » Pour les interpréter exactement, il ne faut pas oublier que, dans nos deux stations, les appareils collecteurs, situés le long de parois
- (b Comptes rendus, l. CXXIX, p. 5oo; a5 septembre 1899. Voir Ecl. Elect,, 1. XXI, p. 221, 11 nov. 1899.
- » Il suit de là que le champ n'est pas constant quand on s’élève, car, si 011 le suppose tel en été, il ne l'est certainement plus en automne et aucune raison n'existe pour que cette constance se manifeste dans une saison plutôt que dans une autre. Il est du moins’ beaucoup plus probable que la variation inconnue conserve le même sens toute l’année, la loi seule changeant avec les saisons.
- » Cette conséquence de nos observations offre l’intérêt de localiser dans une région de très faible épaisseur les effets perturbateurs dus à la dissémination dans l’atmosphère de l’électricité
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- négative du solj elle concorde d'ailleurs entièrement, dans cette hypothèse, avec le sens des modifications éprouvées par )a variation diurne.
- )* Pour compléter l’étude de ce dernier élément, nous indiquerons dans tme prochaine communication les résultats de l’application de la formule de Foncier à chacune de nos séries (le moyennes. .
- SOCIÉTÉ DE PHYSIQUE DE LONDRES
- Séance du 26 octobre 1S00.
- Sur la concentration aux électrodes dans une solution, par H.-J.-S. Sand.
- Cette communication a été l’objet d’une note de l'auteur à l'Académie des Sciences, analysée p. (18 de ce numéro.
- Séance du 9 novembre 1900.
- .Force électromotrice et pression osmotique, par R.-A. Lehfeld.
- Dans cette communication, l'auteur cherche à aplanir une difficulté qu’il a rencontrée dans l’interprétation d’une formule logarithmique donnant la différence de potentiel au contact entre un métal et une solution d’un de ses sels, formule établie par lui dans un mémoire présenté au meeting de Douvres (1899) (^e Rritish Association for the Advanccmcnt of Sciences.
- Le résume qui nous a été adressé de cette communication manquant de clarté, nous ne faisons que la signaler.
- Appareil modificateur de phase pour emploi avec un voltmètre électrostatique, par A. Campbell.
- Les voltmètres électrostatiques n'ayant qu’une sensibilité très faible pour les petites différences de potentiel, il convient, pour la mesure précise de ces différences, d’ajouter à celles-ci une différence de potentiel connue amenant l’aiguille indicatrice dans la partie de l’échelle où la sensibilité de l’instrument est maximum. Si la différence de potentiel à mesurer est constante, la différence de potentiel auxiliaire est fournie par un courant continu et aucune difficulté ne se présente. Si au contraire la différence à mesurer est alternative, la différence auxiliaire doit aussi être alternative et avoir même période et même phase que la première. L’appareil décrit par l’auteur a pour but d’obtenir la coïncidence
- Pour cela on décompose une différence de potentiel alternative en deux autres ayant même valeur maximum U mais décalées de r./a l’une par rapport h l’autre. On prend une fraction sin c5 de la première et une fraction cos f de 3a seconde et on les ajoute; on obtient ainsi une différence alternative présentant une différence de phase variable à volonté, avec la différence de potentiel primitive.
- Mesure de la puissance dans les circuits à courants alternatifs, par A. Campbell.
- Sur le circuit considéré, dérivé d’un réseau do distribution, est connectée en série une résistance sans self-induction. A l’aide d'un transformateur Indifférence do potentiel aux extrémités de cette résistance est transformée en une différence décalée de ~h.. Celle-ci est ajoutée à la différence de potentiel aux bornes du circuit considéré, puis elle est renversée et ajoutée de nouveau; chaque fois le voltage efficace est mesuré. La différence des carrés des nombres exprimant ces deux mesures est, à un facteur près, égale à la puissance dépensée dans le circuit.
- Obtention de courants et de différences de potentiel de même phase sur circuits fictifs, par A. Campbell.
- Dans l’étalonnement d’instruments destinés à la mesure de grandes puissances ou de grandes quantités d’énergie électrique, il convient de se servir de charges fictives, c’est-à-dire de soumettre l’instrument à une intensité de courant et à une différence de potentiel représentant la charge réelle. Pour obtenir une charge fictive non inductive avec des courants alternatifs, il faut que l’intensité et la différence de potentiel correspondantes soient, de même phase. Le courant est produit par un transformateur branché sur le réseau de distribution. La différence de potentiel de même phase est obtenue en faisant circuler le courant dans une résistance non inductive et en accroissant son voltage jusqu'à Ja valeur requise au moyen d’un second transfor-
- Séance du 2» novembre 1900.
- Pont de Wheatstone a réglage automatique de Griffiths et Whetham, par W-C-D. Whetam.
- Le dispositif pour obtenir automatiquement
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- 12 Janvier 1901-
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- le réglage du pont est des plus simples. Le galvanomètre, du tvpe d’Arsonval, qui.sert a vérifier ce réglage, est muni de deux aiguilles légères, l’une fixée à la bobine de l’instrument, l’autre suspendue parmi fil de bronze phosphoreux à cette bobine; quand ce fil est sans torsion, les deux aiguilles sont dans un même plan vertical. Au-dessou> de l’aiguille inférieure se trouve un fil métallique servant au réglage du pont; entre les deux aiguilles monte et descend constamment, sous l’action d’un mouvement d’horlogerie, une tige de bois Quand la tige appuie sur l’aiguille inférieure, celle-ci presse contre le fil de réglage. Si le pont n'est pas réglé, un courant passe dans le galvanomètre et fait dévi:r dans im certain sens l'aiguille fixée à la bobine de cet instrument ; la tige de bois cesse alors d’appuyer sur l'aiguille inférieure et celle-ci se déplace sous l'influence de la torsion du fil qui la relie à la bobine. Los connections étant telles que ce déplacement amène l’aiguille de contact vers la position correspondant au réglage parfait, on conçoit que ce réglage s'obtienne automatiquement à la suite de quelques montées et descentes de la tige de bois. Une échelle placée au-dessous de l'aiguille intérieure permettra donc de lire la valeur de la résistance mesurée.
- L’appareil est particulièrement destiné b la détermination de la résistance d’un thermomètre à résistance de platine. Dans ce cas, une variation de i degré dans la température produit un déplacement appréciable de l'aiguille indicatrice.
- Séance du l't décembre 1900.
- Sur l’inertie électrique et sur l’inertie de la convection électrique, par A. Schuster.
- Dans le calcul de la self-induction d’un conducteur, on suppose que le courant qui le traverse est réparti uniformément sur toute la longueur de ce conducteur. Et cependant, lorsque Je conducteur est de nature électrolytique, il est généralement admis que le passage du courant s’effectue par les charges d’ions irrégulièrement distribués. Comme dans le voisinage immédiat d'un ion en mouvement, le champ magnétique a une • valeur clc beaucoup supérieure h celle qu’il aurait dans l’hypothèse d’une distribution uniforme du courant, les résultats du calcul basé sur cette dernière hypothèse doivent être plus faibles
- qu'il ne conviendrait. D’autre part, l’idée de.con-sidérer un courant comme résultant du mouvement de particules chargées a été étendue aux courants qui traversent les gaz, et quelques auteurs trouvent fort admissible que la conduction dans les eorps solides soit duc a un mouvement d’électrons positifs et négatifs se déplaçant avec des vitesses différentes. Par conséquent, pour ces corps comme pour les électrolytes, les calculs cle la self-induction, tels qu’on les fait ordinairement, doivent subir une correction si l’on admet les idées précédentes.
- C’est ce terme correctif que l’auteur a cherché ii évaluer. Le traitement, mathématique cle la question montre qu’il peut être considéré comme une inertie électrique. Pour un conducteur solide, sa valeur serait d’environ a X io-12 unités C.Ci.S, résultat à rapprocher d’un résultat de Hertz qui a montré que l’inertie électrique, si elle existe, doit être inférieure b i8x io_s C.G.S. Pour les corps gazeux et les électrolytes, ce terme ' correctif est beaucoup plus important et peut-être pourrait-il être mis en évidence par l'expérimentation.
- En tenant compte de ce terme correctif, l’auteur a établi une étude théorique des décharges des condensateurs et des décharges à travers les tubes à gaz sans électrodes, ainsi qu’une théorie électromagnétique de 1? lumière. A propos de décharges à travers les gaz, il fait observer que l'absorption d'énergie qui accompagne ce phénomène peut n'êtro pas due seulement h la résistance du gaz, mais encore à l’inertie électrique.
- Sur la précession magnétique, par A. Schus-
- Dans cette seconde communication, l’auteur développe une conséquence des considérations exposées dans la première.
- Si l’électricité se comporte comme une substance possédant de l’inertie, la rotation d’un eorps devra modifier la distribution des courants électriques qui le traversent, de même que la rotation de la terre modifie la direction des courants d’air. Dans l’hypothèse de l'atmosphère où le magnétisme terrestre serait dû a des courants électriques, la direction et la valeur du champ terrestre devront donc être influencées par le mouvement de la terre.
- Il était intéressant de rechercher si cette influence permettrait d’expliquer les variations
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- T. AXVI. — K" 2.
- L’ÉCLAJRAGE ÉLECTRIQUE
- séculaires «lu magnétisme; c’est cette recherche qu'a faite le professeur Schuster. Il a bien trouvé une variation ayant tous les caractères de la variation séculaire, mais en différant toutefois énormément par la lenteur. Ainsi, en supposant les courants répartis dans tout Je volume de la sphère terrestre, un cycle de variation ne durerait pas moins de n X ion ans ; en supposant ces courants concentrés dans une couche superfi. cielle d’assez faible épaisseur, la période serait encore de i4Xio8 ans. Rour avoir la période réelle de la variation séculaire il faudrait que cette couche ait des dimensions de l’ordre de celles des molécules
- Sur le champ magnétique produit par les tramways électriques, par A.-W. Rücker.
- Considérant le cas où le courant est amené par un conducteur aérien et retourne à l’usine en partie par les rails, en partie par le sol, l’auteur démontre que la composante verticale de la force magnétique perturbatrice exercée en un point est due aux courants qui traversent la ligne aérienne et les rails, les courants faisant retour par le sol affectant seulement la composante horizontale du champ magnétique terrestre. Comme d’autre part les observations ont montré que ce sont surtout les appareils servant à la mesure de la composante verticale de ce champ qui sont influencés, M. Rücker en conclut qu'un cours d’eau passant entre une ligne de tramways et un observatoire ne peut nullement protéger, comme on l’a cru, l’observatoire contre les effets perturbateurs des courants.
- Pour calculer la valeur de la perturbation sur la composante verticale, M. Rücker admet tout d'abord que l’intensité du courant de retour est la même en tout point des rails, cette intensité étant inférieure à celle du courant dans le fil de ligne; eu d’autres termes, il suppose que les pertes à la terre, au lieu de se produire tout le long des rails, se produisent uniquement à l’ex-
- M.,BLAKK*i,STdenlanù« si !» période trouvée popr U yh-vialion séculaire est la même suivant que Ion suppose liquide ou solide Vinléricur de la terre. M. Schuster répand que si l'on cousidère comme liquide la partie intérieure de la terre, on trouve une période environ IOO fois moins longue que dans l'hypothèse où la terre
- trémité de la voie la plus éloignée de l’usine. Daus cette hypothèse, il trouve que la perturbation croît avec la longueur de la ligne de tramway et que pour une longueur donnée de cette ligne elle est maximum aux points situés sur la perpendiculaire élevée sur le milieu de la ligue; mais les valeurs numériques auxquelles il arrive pour la perturbation ne concordent pas très bien avec les valeurs observées dans des essais faits à Stoekton.
- Il fait ensuite le calcul en supposant que : 1° les deux extrémités de files de rails sont il des potentiels différant du potentiel moyen du sol d’une môme quantité, la différence étant positive à une extrémité, négative a l'autre; 2° lu perte à la terre en chaque point d’une file de rails est proportionnelle à l’exccs du potentiel en ce point sur le potentiel moyen du sol. Il se trouve ainsi conduit à un problème analogue au problème de Fourier sur lu distribution de la température le long d’une barre chauffée à une extrémité et refroidie a l’autre. Ce calcul le conduit a des résultats tout à fait concordants avec ceux dos observations de Stoekton ; ainsi'il obtient parle calcul une perturbation de 3a composante verticale égale à io,5XJ(»'5 C. G. S alors que l’observation a fourni 7 X io-“.
- Toutefois l’auteur estime que pour les besoins de la pratique il est souvent suflisant de faire le calcul en considérant l’intensité du courant de retour comme constante d’une extrémité à l’autre de la ligne et égale a sa valeur moyenne.
- Note sur T application de la théorie des perturbations magnétiques causées par les courants de retour, par R.-T. Glazebrook.
- Dans cette note, l’auteur montre comment il est parvenu a mettre sous une forme commode pour le calcul les formules obtenues par le professeur Rücker et indiquées dans la communication précédente. Il a utilisé ces formules pour dresser des tables donnant les distances à partir desquelles les perturbations produites par des lignes de longueurs données sont pratiquement négligeables. Nous reviendrons sur cette communication, s’il y a lieu, lorsque ces tables auront été publiées.
- Le Géi
- : C. NAUD.
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- Tome XXVI.
- 8* Année. — N° 3
- L’Éclairage Électrique
- S'BIBUOTHiÿi
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS '''n£V
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l'Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. —D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des-.Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Prolesseur au Collège Rollia.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- INSTRUMENTS UE MESURES DIVERS
- Après avoir passé en revue les Expositions de l'Allemagne, de l'Angleterre et des États-l nis, il ne restait plus guère d'appareils de mesures à voir dans les autres sections étrangères ; cependant, dans quelques vitrines, il existait encore des appareils intéressants ; nous allons les examiner.
- En Hongrie, on trouvait, chez Ganz, les différents modèles des wattmètres bien connus de cette maison, ainsi que les compteurs Blathy. On sait que ce dernier est un compteur-moteur à induction et il n’est pas sans intérêt de faire remarquer, devant le développement considérable des appareils à induction, montré par l’Exposition, que le moteur Blathy a été construit, et fonctionne, depuis plus de ioans.
- Chez Ganz également se trouvait une bobine étalon do self-induction, construite sur les données du D1' J. Frohlich. Cette bobine, analogue à un anneau Gramme, est enroulée sur un tore en marbre, de section carrée, dont les diamètres sont respectivement 5o et 70 cm. L’enroulement est fait à deux fils parallèles, séparés l’un de l’autre par un fil isolant. Le diamètre du fil de cuivre est de o,3<) mm. La valeur de cet étalon est très voisine de 0,1 henry. Evidemment, avec de pareilles dimensions, l'instrument est d’un poids considérable et ne se prête qu’à un petit nombre de mesures, mais ces dimensions sont nécessaires pour la détermination en valeur absolue.
- La Suisse est presque entièrement tributaire de l’Allemagne, pour les appareils de mesures. La plupart des machines installées étaient munies d’appareils Siemens ou Hartmann. Les compteurs font exception et la Suisse en montrait quelques-uns, beaucoup même, si 011 compare à son nombre d’exposants.
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- ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- ' ont été décrits
- Phusemètre
- Pour la section Italienne, deux vitrines attiraient l'attention : l’une, celle du professeur Riccardo Arno, montrait un certain nombre de dispositions susceptibles d’applications aux appareils de mesures industriels ; l'autre, du constructeur Olivetti, renfermait, à côté de quelques modèles de galvanomètres sans grande nouveauté, un ampèremètre et un voltmètre thermiques assez intéressants.
- Un certain nombre des appareils du professeur Arm des tangentes(1), phasomètre pour courants triphasés[(2), nous n’y reviendrons pas.
- Le voltmètre pour circuits triphasés est plus original et, bien que réalisé d’une façon sommaire, il contient peut-être le germe d’appareils intéressants. Ce voltmètre repose sur l’observation du retard de l'électrisation dans les diélectriques, retard que l’inventeur a démontré en plaçant un cylindre ou un disque isolant dans un champ électrostatique tournant (3).
- Un tube de laiton, cylindrique, est coupé eu trois secteurs isolés l’un de l’autre. A, R et C (fig. 1) ; ces secteurs sont reliés chacun à un des pôles d’un système triphasé, de sorte qu’un champ électrostatique
- tournant prend naissance entre eux. Un équipage mo- pj 1
- bile est formé d’un léger disque D, en carton paraffiné,
- monté sur un axe concentrique au cylindre ’et reposant sur des pivots. La direction ^de la force électrique tourne dans le disque et, à cause de l’hystérésis diélectrique, elle tend à entraîner celui-ci; un petit ressort spiral s’oppose à ce mouvement et un index permet de lire la déviation sur un cadran divisé. Le couple moteur étant proportionnel à la différence de potentiel moyenne entre les trois pôles et indépendant de la fréquence, la graduation est
- uniforme et peut :
- • pou
- ants tripha.
- Le dispositif de M. Arno, pour la mesure de la fréquence, consiste à placer en série une résistance sans self et un condensateur. Un électromètre multicellulaire mesure la différence de potentiel aux bornes de la résistance et les choses sont réglées de telle sorte qu’à chaque variation de 1 volt, lue sur l’électromètre, correspond une variation d’une unité sur la fréquence ; le réglage s'obtient par un choix convenable des valeurs de C et de bien entendu, il n’a de valeur
- R, mais
- qu’entre certaines limites et pour un circuit à potentiel constant.
- Les appareils thermiques d’Arcioni, construits par Olivetti, renferment un System plification commun à l’ampèremètre et au voltmètre. Le fil chauffé est tendu entre u fixe P (fig. 2) et un point F attaché au levier 0>1 ; à l'extrémité de ce levier est fixé non métallique, qui s’enroule sur une poulie R et est tendu d'autre part au moyen 1
- d’a
- (*) L’Éclairage Électrique, t. XII, p. 5ao, n sept. 1897, l. XXI, p. 226, 11 nov. 1899.
- (2) L’Éclairage Électrique, t. XXII, p. 379, 10 mars 1899.
- (3) L’Éclairage Électrique, t. XXlfl, p. 269, 19 mai 1900.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 79
- sort M. Quand le fil se dilate, le point M du levier se rapproche de R et cette poulie tourne sous l’action du fil rappelé parle ressort. Un levier et un disque amortisseur, semblable à celui de Hartmann, sont fixés sur l’axe de la poulie R. Grâce à ce modo d’amplification, les déviations do l’index sont, paraît-il, proportionnelles aux intensités du courant.
- Dans le voltmètre, la résistance totale est constituée par le fil chauffé ; celui-ci s'enroule sur deux petites poulies cannelées A et B, en verre ou en porcelaine, comme une
- Esc
- corde sur une moufle, les extrémités du fil aboutissent aux points M et N (fig. 3) ; de cette façon, tous les brins sont en série au point de vue électrique, mais en parallèle au point de vue mécanique; il en résulte que l’on peut, sans inconvénient, augmenter la tension du ressort M et, par suite, le couple directeur de l’index. Ces voltmètres absorbent o,io à o.la ampères.
- Dans l’ampèremètre, le fil A B (fig. 4) est simple, mais au moyen de conducteurs de faible résistance, on amène le courant en différents points, dé sorte que le fil est divisé en quatre sections, réunies en parallèle, aux bornes M et N. Il est évident que le courant qui traverse chaque section doit rester constant pour une même dilatation, mais comme la longueur de chaque section est quatre fois moindre, la différence de potentiel nécessaire est aussi réduite au quart. Cet ampèremètre absorbe une différence de potentiel de |o,i8 volt,
- 11. Armaunat,
- INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES DE LA TOUR EIFFEL
- La Tour Eiffel a dû subir une transformation considérable, pour recevoir les visiteurs de l’Exposition universelle : la plupart des machines et appareils installés en 1888, lors de sa construction, avaient subi une forte usure; l’expérience avait démontré la nécessité d'agrandir certaines parties de la Tour et de rendre plus rapides les moyens d’accès. Enfin, l’éclairage existant était insuffisant et il ne restait rien comme appareils d'illumination.
- Les travaux exécutés à la Tour, en vue de l’Exposition de 1900, peuvent se diviser en cinq parties : i° Modification de certaines parties de la charpente de la Tour avec agrandissement du 28 étage et modification des constructions élevées sur la Tour (restaurants, etc.'. — 20 Modification de deux des ascenseurs afin d’augmenter leur vitesse et remplacement de doux anciens ascenseurs par deux ascenseurs nouveaux, plus rapides et de plus grande capacité. — 3° Peinture de la Tour. —• 4° Modification et agrandissement des installations d’éclairage existantes et installation des illuminations. — 5* Transformation complète de la salle des machines par suite de l'extension des services des ascenseurs et de l’éclairage.
- Nous nous proposons de décrire les installations d’éclairage et d’illumination (*).
- (*) Les études de ces installations ont été faites sous la direction de M. Milon, directeur du service technique de la tour. Pour l’exécution du travail, M. Milon a été assisté d’un ingénieur de MM. Sautler, Harlé et Cie, M. Besson, détaché à la Tour pour la durée de l’Exposition. Le montage dos machines, canalisations et lampes, a duré environ
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- 8o
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI. — N° 3.
- I. Généralités. — L’énergie électrique absorbée par l’éclairage de 1889 à 1900 était produite par deux dynamos Sautter-Lemonnier de 600 ampères à 70 volts, commandées par courroie et actionnées par deux moteurs à vapeur pilon compound, de 70 chevaux environ. Pendant l’année 1889,1e phare et les deux projecteurs ôtaient seuls électriques. A partir de 1890, l'éclairage électrique comprenait les restaurants et la plate-forme du premier étage, les escaliers, deux projecteurs et un phare.
- Pour 1900, l’Administration de la Tour décida de compléter l’installation de la première plate-forme, d'éclairer le deuxième étage, les ascenseurs, leurs accès et les bureaux; d'adopter pour l’illumination qui, en 1889, était produite par des rampes horizontales à gaz placées aux trois étages, des lampes à incandescence munies de réflecteurs appropriés garnissant toutes les arêtes de la Tour, du sol au sommet ; enfin d’installer un projecteur très intense au troisième étage de la Tour, en plus de ceux existants.
- En outre, pendant l’Exposition, des essais d’embrasements électriques furent faits au moyen dé lampes à arc à projection verticale de bas en haut.
- L'installation complète comprit abors :
- 2 000 lampes à incandescence do ro bougies pour l’éclairage ordinaire.
- 1 phare de 100 ampères...........................................
- 2 projecteurs de 100 ampères.....................................
- 1 » x5o ampères................................................
- La tension adoptée aux lampes étant de 120 volts, avec une perte consentie de 10 volts dans les câbles, celle aux bornes des dynamos était de i3o volts.
- La puissance réelle aux bornes des dynamos était donc, pour l'éclairage et l’illumination fonctionnant ensemble, de: •nl 200 x 1 0 _ 2r,2 380 watts.
- Les expériences faites sur les dynamos de la Tour ayant démontré qu’un cheval sur l’arbre produit 660 watts environ aux bornes, la puissance mécanique absorbée par l’installation électrique à charge normale, était de 272 38o : G60 = 413 chevaux.
- En réalité, cette charge fut souvent dépassée, elle correspondait à 272380 : i3o = 2 095 ampères. Or, souvent les ampèremètres indiquèrent 2 200, 2 4oo et même 2 800 ampères, les jours de fête.
- Ces augmentations de charge provenaient de ce que de notables additions ont été faites à l'installation en cours d’exploitation. Ainsi, pendant les principales fêtes de l'Exposition, une partie des guirlandes de lampes à incandescence, placées dans les arbres du Champ de Mars, furent alimentées par du courant venant de la Tour. Puis de grosses lampes à arc, système Bremer, au nombre de 4. une par pilier, furent installées à la pi’emière plate-forme de la Tour, pendant le mois d'octobre ; chacune de ces lampes absorbait 5o ampères sous i3o volts. Enfin, du courant fut fourni aux grues électriques de Mocomble pour la charge de leurs accumulateurs.
- les illuminations et 22 pour l’usine électrique et le
- e, n’utilisait que n personnes, savoir : t un aide conduisant le phare et les pi
- en des illuminations. §
- is aucun accident, comme d’ailleurs to
- un ingénieur, ajecteurs ; un al et le rem-
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- 19 Janvier 1901.
- REVUE D'ELECTRICITE
- i la Tour et absorbèrent beaucoup
- Deux installations électriques furent également faites d'énergie électrique, Tune surtout.
- Pour remplacer les embrasements aux feux do Bengale que le public avait admiré 1889, puis plus tard pendant les fôtes russes, l'Administration de la Tour décida l'installation de lampes à arc renversées éclairaut de bas en haut. A cet effet, 70 arcs de 3a ampères furent installés sur la Tour, tout d’abord à partir du sol jusqu’à l'étage intermédiaire (station entre le deuxième et. le troisième':, puis ensuite à partir du premier étage seulement. O.s lampes étaient munies de réflecteurs en plaqué argent donnant un faisceau lumineux vertical, légèrement divergent. Elles étaient placées à l'extérieur de la Tour, de façon que le faisceau lumineux vint lécher la charpente. Ces appareils 11e furent mis en service qu'un petit nombre de fois.
- Un cinématographe géant fut aussi installé sous la Tour, mais son écran en toile de 800 nr de surface ne put jamais résister à l’effort du vent et l’exploitation en fut abandonnée.
- U. GÉNÉRATEURS UK V;
- — -Les générateurs de seurs ne font pas pariie. des installations éleelriq desservent les machines des ascenseurs hydrauliq machines des groupes dirons donc que quelqi
- ‘‘EUR ET CONDENSEURS.
- upeur et les conden-à proprement parler, es de .la Four, car ils . vapeur des pompes, les, aussi bien que les
- Jusqu’en 1900,1a chaufferie comprenait quatre générateurs Collet, capables de produire chacun 1 000 kg de vapeur à l’heure. Pour l'Exposition de 1900, on leur a ajouté deux générateurs Babeok et'Wilcox de chacun a 000 kg de vapeur ii l’heure. La puissance totale d’évaporation des six chaudières était donc de 10 000 kg à l’heure, ce qui correspondait à environ 800 chevaux utiles sur les arbres des machines, défalcation faite de la vapeur perdue par les purges des enveloppes de cylindre et celles de la conduite générale de vapeur, ainsi que par les petits chevaux alimentaires. Fig. 1. —
- Les chaudières de la Tour ont été de tout temps chauffées au coke, afin d'éviter complètement la fum sortent par un carneau horizontal d'environ 100 mètres de dans une cheminée verticale en briques placée près du pilie
- le la combustion vient déboucher
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- L’ÉCLATRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI. — N° 3.
- La conduite principale de vapeur forme un circuit complot autour de la salle des machines, sur son trajet sont placées trois bouteilles de purges.
- Les chaudières Collet étaient timbrées à io kg : cnr cl les chaudières Babeok à 12. La pression de vapeur a été maintenue en moyenne à 9 kg : cm2 pendant le service de l'Exposition.
- En cours d'exploitation, deux des chaudières Collet ont été munies d’appareils d’insufflation d'air, système Meldrum pour augmenter le tirage. Ces appareils ont permis d’augmenter considérablement la puissance de vaporisation des chaudières.
- La vapeur d’échappemeul de toutes les machines (pompes et groupes électrogènes) était .canalisée vers un collecteur de condensation correspondant à quatre condenseurs automoteurs Worthington, composés chacun de deux corps de pompe commandés chacun par un cylindre à vapeur. L’ensemble des deux cylindres à vapeur de chaque condenseur forme une machine coinpound.
- III. Groupes électrocèxes. — Les calculs préliminaires avaient montré la nécessité d’installer des machines d’une puissance de 420 chevaux au moins pour le service électrique. Par prudence, afin de parer à toute éventualité, cette puissance fut doublée ; il fut décidé que l’on installerait une usine de 840 chevaux, de façon à avoir toujours en réserve des machines de puissance égale à ce-llos en mouvement.
- A cet effet, les deux moteurs à vapeur conduisant les anciennes dynamos furent restaurés et leur régulateur remplacé par un autre beaucoup plus sensible. Enfin, pour gagner de la puissance et de la place, les courroies furent supprimées et ces moteurs accouplés directement avec des dynamos de 5o kilowatts chacune tournant à 3oo tours par minute. Ces dynamos sont du type AR 66, construit par MM. Sautter, Harlé et Cifi ; elles sont à 4 pôles, excitées en dérivation ; leur induit en tambour à rainures est monté sur un croisillon en bronze, clavetô sur l’ai’bre. Les paliers de ces machines sont à rotule et à graissage automatique par bagues. Sous la pression de 9 kg : cm2, la puissance aux bornes des dynamos a été maintenue plusieurs heures à 5a kilowatts, ce qui correspond à 80 chevaux-vapeur par ensemble. Ces deux ensembles électrogènes sont destinés à rester à la Tour, après l’Exposition, où ils feront le service de l’éclairage, les illuminations étant supprimées.
- Pour la durée de l’Exposition seulement, il fut installé deux autres groupes électrogènes beaucoup plus puissants, soit de 34o chevaux chacun.
- Chacun de ces groupes comprend un moteur à vapeur système Carels à grande vitesse, du type pilon compound à simple effet. Le mouvement, complètement enfermé, baigne à sa partie inférieure dans de l’huile. Autour de ce bain d’huile est une circulation d’eau froide. La machine comporte 4 cylindres à vapeur, dont a à hante pression à la partie supérieure, et 2 à basse pression au-dessous. Enfin, au-dessous de ces derniers, se trouvent des cylindres de compression d’air comme dans la plupart des machines de ce genre. La distribution se fait par une lanterne rotative montée sur un axe vertical situé entre les deux lignes de cylindres. Cet axe est commandé par un engrenage d’angle dont la roue motrice est calée sur l’arbre de la machine, entre les deux manivelles. Ces dernières sont à 180" l’une de l’autre. Avant l’entrée dans la machine, la vapeur est séchée dans une bouteille de grandes dimensions, munie d'un purgeur automatique. Chaque moteur à vapeur conduit, par l'intermédiaire d’un accouplement élastique système Zode'l à bande de chanvre, une dynamo Sautter, Ilarlé, type M 200 de 23o kilowatts, soit 1 770 ampères sous i3o volts. Cette dynamo est. du type multipolaire à 6 pôles excités en dérivation, plus 6 pôles redresseurs de champ magnétique excités en série. L'efficacité de ces redresseurs de champ est telle
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- que le calage"des balais reste fixe, quelle que soit la charge de la dynamo. Malgré la présence d'élecLros supplémentaires en série, la dynamo se comporte comme une machine oixlinaire excitée en dérivation, au point de vue du couplage en parallèle avec d'autres machines sur le tableau de distribution. Les détails do construction mécanique des dynamos de ado kilowatts sont les moines que ceux des dynamos de 02 kilowatts précédemment décrites. L’ensemble tourne à de5 tours par minute.
- En outre des 4 groupes éleetrogènes principaux il a été également installé un petit ensemble de 12 chevaux, soit 8 kilowatts, alimentant le circuit d’éclairage de jour, c'est-à-dire les lampes placées dans les cuisines, offices et caves des restaurants, dans les fouilles aux pieds des piliers, ainsi que les ventilateurs électriques, et en général, tous les appareils utilisant le courant dans la journée. Cet ensemble est formé d'un moteur à vapeur Sautter, Harlé et Cip, type pilon, monoeylindrique, actionnant, par l'intermédiaire d'un accouplement à bandes de cuir, une dynamo multipolaire tournant à 4$o tours par minute.
- En résume, la pnissancedes groupes électrogênes de la Tour Eiffel était la suivante :
- ensembles Carels-Saulter Harlé de 340 ensembles Sautter-Harlé de 80 chevaux
- Totaux.
- La marche des groupes électrogènes fut irréprochable ; il n'y eut, pendant toute la durée de l’Exposition, ni un entraînement d’eau dans les machines à vapeur, ni un échauflcmcnt de l'une quelconque des parties frottantes des ensembles, ni usure des collecteurs de dynamos, ni même un seul court-circuit dans l’ensemble d’une installation à laquelle sa durée éphémère ne pouvait donner qu’un caractère provisoire.
- .Pendant ce laps de lemps de sept mois, soit du 14 avril au 12 novembre, l’énergie totale produite par les ensembles électrogènes fut de plus de io5 000 kilowatts-heure.
- IV Tablkau ve DisTRinurinx. — Le tableau de distribution et de couplage des dynamos a été construit par MM. Mornat et Langlois, sous la direction du Service électrique de la Tour. Ce tableau a une longueur de 5,5o m sur une hauteur de 2,70 m, il se compose de trois panneaux en marbre blanc encadrés dans une moulure-en chêne et reposant sur une petite muraille avec interposition d’une bande de caoutchouc.
- Le panneau central porte les appareils de couplage et. de réglage. Pour chaque ensemble éiectrog-ène de a3o kilowatts se trouvent : un ampèremètre de 2 000 ampères apériodique, un disjoncteur-à •minimum de 2 000 ampères, réglé pour rupture à 5o ampères, et un cadran de rhéostat à 20 touches pour le réglage do l'excitation. Les appareils de réglage et de couplage des deux groupes de 5e kilowatts sont les mômes, mais plus petits, les ampèremètres sont de :>oo ampères ainsi que les disjoncteurs. Enfin, sur le meme panneau, sont disposés deux voltmètres apériodiques, l’un branché de façon fixe aux barres du tableau, l’autre pouvant être relié à Fane quelconque des dynamos, par l’intermédiaire d’un commutateur bipolaire à 4 directions.
- Les deux panneaux latéraux servent à la distribution de l’électricité dans les 29 circuits de là Tour. Ils sont reliés au panneau central par deux barres en cuivre rouge feuilletées afin d’augmenter leur surface de refroidissement. Ces barres sont de 1 5oo mm2 de section chacune, de façon que l'intensité du courant par min' ne dépasse pas 1 ampère connue dans toutes les connexions du tableau. Ces barres sont apparentes tandis que les connexions d’appareil à appareil et les départs de câbles sont placés derrière le tableau.
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- Le panneau de droite comprend les i3 circuits d’illumination absorbant en moyenne 85 ampères chacun, le circuit du projecteur n° 3 absorbant i5o ampères et le circuit du cinématographe disposé pour i5o ampères, mais affecté à des usages divers tels que l’illumination des jardins depuis la suppression de cet appareil (en tout id circuits).
- Le panneau de gauche comprend les deux circuits des restaurants-du icp étage, un circuit pour les rampes lumineuses des restaurants, le circuit des projecteurs i et 2, et du phare, de chacun 100 à 110 ampères, les quatre circuits des lampes Bremer, de chacun 5o ampères, un circuit alimentant certains appareils automatiques à musique placés aux irr et 2e étages, le circuit de plates-formes comprenant tout l’éclairage des ire et 2e plates-formes, non compris dans les circuits précédents, enfin le circuit de jour.
- Ce dernier circuit est commandé par un interrupteur bipolaire à 2 directions pouvant le mettre en relation pendant le jour avee la machine spéciale de jour (groupe de 8 kilowatts), et pendant la soirée, avec les barres du tableau. Les 28 autres circuits sont commandés chacun par un interrupteur bipolaire de 100-200 ampères à coupe-circuit. Chaque circuit comporte, en outre, un ampèremètre gradué jusqu’à i5o ampères, sauf pour le projecteur n° 3 où la graduation va à 3oo ampères. Ces ampèremètres sont du type ordinaire de demi-précision.
- Le tableau est placé à une distance de 80 cm du mur voisin. Derrière lui, sont les résistances d’excitation et celle du phare ainsi qu’un petit tableau spécial au circuit de jour et une batterie d’accumulateurs desservant les appareils enregistreurs de niveau d’eau pour les ascenseurs.
- Le tableau est relié aux dynamos par des câbles nus en cuivre portés sur des isolateurs en porcelaine à double cloche, armés d’une tète en fonte sur laquelle les câbles sont serrés par des boulons.
- L’intensité du courant dans les différents circuits à pleine charge est :
- imination, ensemble . >3....................
- 1 phare, chacun ru
- Appareils automatiques (intcusitcs négligeables) Cinématographe (ne fonctionne pas)..........
- tpcres
- Total.....................
- d'illumination des jardins
- Total
- L’intensité maximum de 2 800 ampères correspondait à une puissance de 2 800 X i3o = 864000 watts, soit 5i2 chevaux-vapeur. Il avait été prévu primitivement que le service devait être fait par un groupe de 34o chevaux et un groupe de 80 chevaux, donnant au total 4*-o chevaux, mais, cette puissance étant devenue insuffisante par suite de l’extension des installations, le service fut organisé comme suit :
- De 11 heures du matin à f\ heures du soir en moyenne, marche du groupe de jour de 8 kilowatts ;
- De 4 heures à 5 heures 1/2, marche d’un groupe de 02 kilowatts;
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- De 5 heures 1/2 à 10 heures 1/2 ou 11 heures, marche d’un groupe de 2<io kilownlls.
- Los jours d'illuniinalion, soit en moyenne trois Ibis par semaine, mise en marche d'un deuxième groupe de :>.3o kilowatts, couplé au premier pendant la durée de. l'illuminulion.
- N'. Circuits. — Les canalisations 6leelri<|ues sont en cuivre. Les câbles partant du tableau sont isolés légèrement par un guipage correspondant aux preseriplions de la circulaire ministérielle (isolement FDM 4° de la Société des Téléphones). Cos câbles sont fixés a des isolateurs en porcelaine à double ou triple cloche, montés sur des chevrons et madriers boulonnés sur la charpente de la Tour. Les fils de dérivation sont à fort isolement au caoutchouc ('série CVR 11 des Téléphones) ; ils sont placés, en général, sur taquets ou poulies cri porcelaine, sauf dans l’in Lé rieur des restaurants, kiosques et bureaux où ils sont sous moulures.
- Tousles coupe-circuit sont bipolaires, ainsi «pie les principaux interrupteurs.
- Les circuits d'illuminations, au nombre de i3, installés par la maison Beau, vont du tableau à différents points delà charpente extérieure delà 'Pour où ils se divisent en dérivations portant une vingtaine de lampes chacune, chaque dérivation étant munie d'un coupe-circuit bipolaire. Les lampes d’illumination sont montées sur des planchettes de bois supportant aussi les isolateurs recevant le fil conducteur. Ces planchettes sonL fixées à des cordages métalliques tendus sur les arêtes de la Tour et venant s'attacher à des colliers embrassanf les arbalétriers et poutres métalliques. Chaque lampe est munie d'un réflecteur en fer-bianc ondulé. Comme nous l’avons dit plus haut., ces lampes sont de 10 bougies chacune et au nonihre de 4 200.
- Les circuits du phare, et des 3 projecteurs montent directement du tableau au 3" étage de la Tour, à l’intérieur du pilier sud. Dans la longueur de ces circuits sont insérées des résistances en câbles de maillechort constituant une partie de la canalisation elle-même, afin d’éviter l'encombrement el faciliter leur refroidissement. Des résistances additionnelles et réglables sont installées, pour le phare, derrière le tableau de distribution, dans la salle des machines, et pour les projecteurs, près de ces derniers, au 3“ étage de la Tour(’).
- Le circuit de jourïx sa sorLie du tableau, se rend à un petit tableau accessoire placé derrière le tableau principal, où il se divise en 4 branchements. L'un de ces branchements alimente la salle des machines, le deuxième charge la batterie d’accumulateurs actionnant les enregistreurs, le troisième alimente les ventilateurs électriques de la salle des machines eL de la chaufferie, et le quatrième monte an premier étage où il se divise encore en plusieurs dérivations, dont l’une alimente les lampes de jour du deuxième étage, l'autre une
- (s) Lcr trois projecteurs sont installés sur le toit du pavillon surmontant la troisième plate-forme, c’est-à-dire à 3i5 mètre-au-dossus du niveau de la mer, soit 281 mètres environ au-dessus du sol du Chatrip-de-Mars.
- au-dessus du sol du Champ-de-Mars.
- rique Mangin de qr> centimètres de diamètre, ils sont pourvus de lampes à réglage automatique, mais leur déplacement s effectue à la main. T.’im d'eux a été constamment braqué sur l’étoile couronnant le Palais de l'Electricité
- sur Passy, le Bois de Boulogne, le Mont-Yalérien, l’Arc de l’Etoile, etc.
- Le plus gros des projecteurs a été installé en 1900 et seulement pour la durée de l’Exposition, il a été placé su*' la face nord-est regardant Paris. La manœuvre de cet appareil est obtenue électriquement par des électromolcurs
- Les trois projecteurs sont du système Mangin; ils ont été, ainsi que le phare, construits par MM. Saultcr, Ilarlé et O.
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- ceinture passant sons tout le premier étage et desservant les lampes de jour des restaurants, enfin les autres dérivations redescendent le long des trois piliers Ouest, Nord et Est, pour alimenter les kiosques à tickets, les fouilles où sont placés les mécanismes des ascenseurs et une partie du bureau du pilier Nord '*).
- Les circuits des restaurants sont au nombre de deux; chacun d’eux alimente deux des restaurants du premier étage. L’arrivée de chaque circuit dans les restaurants est faite sur un tableau de distribution particulier d’où parlent toutes les dérivations alimentant le restaurant. Chaque dérivation est munie d’un interrupteur spécial, les appliques extérieures ont une dérivation et les appliques intérieures une autre. Tout a été prévu pour que la fusion d’un plomb ne plonge dans l’obscurité aucune partie du restaurant.
- Le circuit des plates-formes aboutit ail premier étage ; de là il se divise en 3 branchements, dont l'un alimente les boules de la galerie du premier, l’autre une ceinture placée sous le premier étage sur laquelle sont branchées les lampes des boutiques, kiosques, bars, ascenseurs, etc. ; le dernier branchement alimente toutes les lampes à incandescence du deuxième étage, autres que celles de jour.
- Les rampes extérieures des restaurants du premier étage sont indépendantes de l’éclairage des restaurants eux-memes et du circuit des plates-formes. Elles sont constituées par des groupes et rampes de lampes à incandescence placées à l’extérieur des restaurants, mais à l'intérieur de la Tour. Chacune des faces intérieures des 4 restaurants comporte un. un interrupteur bipolaire à coupe-circuit, placé à l’intérieur du restaurant, mais alimenté par un circuit spécial, qui les réunit tous les quatre et part du tableau de distribution principal des machines. Ce circuit très important absorbe i5o ampères et comporte 6oo lampes de ro bougies, soit i5o par restaurant.
- Les 4 lampes B renier sont de grosses lampes à arc formées chacune de 4 arcs élémentaires enfermés dans la même enveloppe et montés par deux en tension ; ces lampes sont de construction spéciale rappelant le principe de la lampe Soleil, leur lumière orangée est produite par des charbons spéciaux dans la composition desquels il entre des matières minérales, telles que la magnésie, la chaux, etc. Chaque lampe absorbant 5o ampères est alimentée par un circuit spécial parlant du tableau principal et montant au icr étage., où sont disposées les résistances. Ces lampes sont suspendues à 20 m au-dessus de la première plate-forme à l'intérieur et à chaque angle de celle-ci. Un câble d’acier, passant sur des poulies et venant s’enrouler sur un treuil manœuvré au premier étage, permet de faire varier leur position. Elles peuvent être placées soit à 20 m au-dessus de la plate-forme, soit à 10 m au-dessous et occuper toutes les positions intermédiaires.
- Le circuit des arcs alimente 24 lampes à arc placées comme suit : 4 su sol, soit 2 au pilier Ouest et 2 à l’Est, 12 au premier étage, soit 2 au pilier Nord, 2 au Sud, 4 à l’Ouest ; 3 au deuxième étage disposées aux 4 faces et aux 4 pans coupés du restauraut, sur la plateforme supérieure de l’étage. Le circuit monte de la salle des machines au premier étage, d’où il se divise en branchements redescendant dans les piliers Est et Ouest pour les arcs du sol montant au deuxième et enfin desservant les arcs du premier.
- Le circuit des appareils automatiques va des machines au deuxième étage avec branchement au premier ; il alimente deux appareils placés l’un ix chaque étage et ayant la
- (h Los la.njx éclairage de sec aurait suffi de m
- de jour sont ains lis. En effet, si u
- s points essentiels de la Tour, de façon h cm était produit au tableau de «IwlrLbutiou pi ntcrrupteur spécial avec la machine de juu
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- forme de distributeurs automatiques. Lorsqu’on place une pièce de 0,10 fr dans l’appareil, le poids de la pièce agit sur un mécanisme qui met en mouvement un moteur électrique actionnant lui-même une guitare automatique. Ce circuit est relié sur le tableau principal au circuit de jour.
- Le cinématographe était alimenté par un circuit partant d’un tableau spécial installé dans la salle des machines et relié lui-même au tableau principal. Ce circuit correspondait, d'une part, à un câble armé souterrain allant jusqu'auprès du pont d’Iéna où étaient installés les appareils de projection et, d'autre part, à un électromoteur placé sur le soubassement du pilier Sud et destiné à soulever l’écran. Ainsi que nous l’avons dit plus haut., ce circuit n'a été utilisé qu’à des essais.
- VI. Circuits modifiés, appareils spéciaux. — Pour l'installation des lampes Bremer, de l'éclairage extérieur des restaurants et des appareils automatiques, on a utilisé les 6 circuits ayant primitivement servi aux embrasements électriques supprimés à la fin de juillet. Ces circuits allaient aux f\ piliers delà Tour, desservant le premier étage et le sol, un autre .circuit allait au deuxième étage et le dernier à l’étage intermédiaire, entre le deuxième et le troisième étage.
- Il y a lieu de remarquer qu’aucun circuit d'incandescence ne dépasse le deuxième étage. Cependant, lorsque la nuit arrive avant que le troisième étage soit évacué par le publie, il est nécessaire d’avoir de la lumière au troisième étage et il l’intermédiaire. A cet effet, des dérivations ont été prises en ces deux points sur la ligne alimentant le projecteur n° 3.
- Les cabines de l’ascenseur Edoux allant du deuxième au troisième ne sont pas éclairées électriquement, cet appareil ne devant servir qu’exceptionnellemenl le soir. En revanche, la cabine de l’ascenseur Nord allant du sol au premier et les deux cabines de chaque ascenseur Est et Ouest allant du sol au deuxième sont éclairées à l’électricité au moyen d’un trôlet roulant sur des fils en bronze silieieux tendus le long du chemin de roulement des ascenseurs. Ces trôlets sonL alimentés par le circuit des piaLes-foinies.
- CONDUCTIBILITÉ ÉLECTRIQUE DE CERTAINS SELS
- ET DU SODIUM DISSOUS DANS L’AMMONIAQUE LIQUÉFIÉE (l 2 *)
- L’étude de la conductibilité électrique des dissolutions a une importance très grande en raison des indications qu’elle est susceptible de fournir sur l’état physique de ces dissolutions.
- Cette étude a été faite surtout jusqu’à présent dans le cas des solutions aqueuses ou alcooliques. Ces dissolvants renferment tous l’oxhydrile OII qui, dans la théorie d’Àrrhé-nius, joue un rôle spécial.
- Il n’est donc pas sans intérêt d’étudier un dissolvanl tout différent ne renfermant pas ce groupe.
- M. Bouty (4) avait déjà étudié les dissolutions des sels alcalins dans l’acide azotique,
- (>) Thèse présentée à la Faculté des Sciences de Paris, le au juin 1900. (Extraits.)
- (2) M. Bouty. Sur la conductibilité de l’acide azotique et sur une généralisation do la loi des conductibilités
- moléculaires. Mémoires publiés par la Société Philomathique à l’occasion du centenaire de sa fondation, t888, p. 187.
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- presque monohydraté. Il avait reconnu que la loi des conductibilités moléculaires s’applique à peu près aussi bien à ces dissolutions qu’aux dissolutions aqueuses.
- L’ammoniaque anhydre (gaz ammoniac liquéfié) est susceptible de dissoudre un certain nombre de sels métalliques et les dissolutions obtenues possèdent une conductibilité électrique du même ordre de grandeur que la conductibilité électrique des dissolutions aqueuses de même concentration. En outre, elle dissout aussi le sodium métallique, en donnant une dissolution fortement conductrice à laquelle ses propriétés spéciales ont fait attribuer la conductibilité métallique par M. Cady (*).
- Sur les indications de M. Bouty, j’ai entrepris l’élude de ces dissolutions ammoniacales. Mon but principal a été d'en déterminer la conductibilité électrique (*). J’ai cherché de plus si la relation observée dans les dissolutions aqueuses entre la conductibilité et la viscosité du dissolvant se vérifiait dans le cas des dissolutions ammoniacales.
- Méthode kt appareil de mesure. — Je me suis proposé de réaliser les mesures de conductibilité de l’ammoniaque pure ou contenant des sels en dissolution en employant
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- lui
- î force électromotrice aussi faible que possible ; on évite ainsi les porturbatio diauffement du liquide, à l’ébullition qui en résulte cl aux changements de co î peut provoquer le passage d’une quantité notable d’élee-
- ’ai choisi la méthode i donnée M. Boutv.
- Description de l’appareil. — Je me suis appliqué à réaliser un dispositif satisfaisant aux comblions suivantes :
- i° L’étanchéité, afin d’éviter la diffusion de l’ammoniaque.
- 2U La possibilité de mesurer dans chaque expérience, sur le même échantillon, la conductibilité de l'ammoniaque et celle de la dissolution ;
- 3° L’homogénéité de la solulion obtenue par une agitation
- Il <
- giqu
- autant qi
- ient aussi, bien entendu, de soustrai possible l’ammoniaque à l’action de l'air extéricu
- Le récipient est un tube à doubles parois évacuées « (fi ayanl environ 3 cm de diamètre intérieur et 20 cm de hauteur. Ce tube est fermé pur un bouchon de caoutchouc percé de 3 trous.
- L’un de ces trous donne passage à un tube de verre d qui sert à l’introduction de l’ammoniaque.
- Les deux antres livrent passage à des tubes c qui renferment les électrodes principales' et parasites. Chacun de ces tubes mesure 10 mm de diamètre à sa partie supérieure ; il se continue à sa partie inférieure par un tube capillaire e, long d'environ 8 cm, sur un diamètre intérieur d’un millimètre. Ces tubes sont fermés par des bouchons de liège parafliné qui donnent passage à deux autres tubes de verre : l’un f porte à sa partie inférieure un fil île platine scellé qui servira d’élee-eipale. Il est relié à la source de courant par un fil plongeant jusqu’au fond : le contact est assuré par
- trod
- de
- du mercui
- Le second tube g forme l'électrode parasite et débouche aussi près que possible de l’orifice du tube capillaire. Fig, ,
- La construction de l’électrode impolarisable qui ’ devait réunir l’électrode parasite au reste' de [‘appareil n'élail pas sans quelques difficultés.
- On 11e pouvait employer les dissolutions aqueuses qui se seraient congelées dans l’ammoniaque liquide f—33u). Après quelques essais infructueux, j'ai utilisé une électrode impolarisable de llelmhoitz, dans laquelle l'alcool remplaçait l'eau comme dissolvant.
- Cette électrode (fig. 2) est, en effet, constituée parmi flacon dont le fond est recouvert d’une couche do mercure. Sur ce mercure on a versé iifle bouillie épaisse de calomel délayé avec une dissolution de chlorure de sodium dans l’alcool éthylique ; on achève de remplir le flacon avec cette dissolution. Le m’ereure est relié électriquement à f extérieur par un fil de platine p scellé à l'extrémité d’un tube de verre qui l’isole de la solution de chlorure.
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- Dans ce tube pénètre i
- i iil de cuivre dont le contact est assuré avec le platine par une goutte de mercure. Un siphon h plonge dans la dissolution de chlorure qui le remplit ainsi que le tube g relié au siphon par un joint do caoutchouc. Le sel alcalin ne donne pas de précipité dans l’ammoniaque comme cela arriverait avec les sels des métaux lourds. D’autre part, la conductibilité, do la solution alcoolique, quoique bien plus faible que celle de la solution aqueuse, est suffisante pour assurer l’égalisation rapide des potentiels. Pour empêcher l’excès de pression, qui règne dans l'intérieur du récipient, de chasser le liquide du siphon, l'orifice inférieur du tube g est fermé par un tampon de papier Joseph. Ce tampon s’imprègne de la dissolution, empêche le mouvement du liquide sans interrompre la communication électrique.
- Le tube d (fig. i) porte un branchement latéral r qui permet à l’ammoniaque vaporisée de. s’échapper. En diminuant l’orifice
- même de provoqu
- : du i
- lies capillaires e et dans les tubes larges qui les surmontent. L’ammoniaque qui peut se vaporiser dans l’intérieur de ces glant l’échap-
- tubes s’échappe par peinent du gaz pa
- lintient le s constant à u-dessus dn ncipale. Ce pla-; d'anneau bori-
- que pos-
- i du liquide à peu p un centimètre environ platine de l’électrode p tine est enroulé en forn zontal pour répartir l’arrivée d’une manière aussi uniforn sible dans la section du tube
- La résistance offerte ' au courant par la colonne d’ammoniaque est‘constituée pour la plus grande partie par celles des colonnes capillaires. Aussi, comme je l'ai vérifié constamment, une petite variation dans la position des électrodes, tant parasites que principales, ira pas d'in-
- huenec appréciable sur La mesure. Un courTcimuC ltltc,J01ULlie d ld I01!’ nt,IS *-llcu,T et
- calcul très simple montre, du reste, que
- la résistance de la partie du liquide comprise entre les électrodes et l’exl rémité supériei des tubes capillaires est. inferieure au millième de la résistance totale. La construction l’appareil oblige, d’ailleurs, les électrodes à occuper une position à peu prés invariable.
- — M.
- o T. — K
- de
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- L'appareil a été étalonné au moyen d’une solution centinormale de chlorure de potassium.
- La figure 3 représente l’ensemble de l’installation.
- Étude des solutions salines. — Les expériences ont porté sur y.3 sels différents. Parmi ces sels les uns sont suffisamment solubles pour que l’on ait pu opérer sur différentes concentrations. Ces sels appartiennent aux groupes des chlorures, des iodurcs, des azotates.
- Les résultats sont représentés par les courbes i'1) des figures 4 et 5.
- Étude des mélanges d’ammoniaque et d’eau. — La conductibilité des solutions d’ammoniaque dans l’eau a été étudiée par Kohlrausch (*).
- Cette conductibilité passe par un maximum très accusé correspondant à une concentration d’environ !\ p. ino (en poids) d’ammoniaque. D’autre part, j’ai vérifié que la glace se dissout facilement en proportions indéfinies dans l’ammoniaque liquéfiée.
- J’ai mesuré la conductibilité de ces solutions à une température voisine de — 3o°. Les résultats sont représentés sur la courbe de la figure 6. Les abscisses de cette courbe sont proportionnelles au rapport du volume d’eau au volume total de la dissolution et les ordonnées aux conductibilités spécifiques.
- La conductibilité croît d’abord lentement avec la proportion d’eau, puis plus rapide-
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- 9^
- inent. Au contraire si l’on part de l’eau et que l’on ajoute des proportions croissantes d’ammoniaque, la conductibilité, comme le montre la partie de la courbe à droite du diagramme, croît très rapidement jusqu’au maximum et décroît ensuite un peu moins rapidement.
- Expériences sur le sodium. • liquide en donnant une liqueur fortement colorée en bleu foncé.
- Contrairement à ce qu’avait annoncé Bleekrode-, mais d'accord avec Cady, cette coloration appax*aît immédiatement et elle est indépendante du passage du courant.
- Etude de la conductibilité.
- - Une difficulté se présentait dans In détermination de la teneur en sodium de la solution. Etant données les faibles masses de sodium employées, il eût été absolument illusoire de les peser en nature.
- Le sodium, fondu dans un courant d’hydrogène, était coulé, dans des tubes de verre étirés, très étroits et très minces. Au moment de l’expérience, on coupe un morceau du tube et on le projette immédiatement dans l'ammoniaque. O11 obtient souvent ainsi des surfaces de sodium fraîches qui n’ont pas le temps de s’oxyder d’une façon appréciable.
- Les mesures terminées, on laisse l’ammoniaque s’évaporer et on lave soigneusement le récipient en recueillant les eaux de lavage. Ces eaux renferment tout le sodium bonate.
- Par une analyse alcaliméî.rîque, il est
- Les résultats des mesures sont donné
- étalliqu
- dissout dans l’ammoniaque
- nployé à l’état soit de soude, soit de
- de déterminer la quantité de i dessous :
- )dium.
- Poids du
- tnbre de molécule? par litre o,oi35
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- M. Cadv a trouvé pour dos concentrations beaucoup plus'élevé
- p7 gr o,a33 « _
- 6,o5 >» o’-i63 »
- La conductibilité moléculaire du sodium, calculée comme la cou
- i lés nombres suivants :
- 393.10-’ ,
- 4i3. ».
- 448. »
- clibililé d’un sel; serait
- donc énorme (3 fois et demie celle des autres corps). Cette circonstance a fait supposer-que la dissolution du sodium dans l’ammoniaque n’était pas un électrolyte, mais-simplement une dissolution de métal jouissant do la conducti- . bilité métallique. C'est l’opinion de M. Cadv qui la trouve confirmée par ce fait que les électrodes de platine 110 se polarisent pas au sein de cette dissolution.
- Cet exemple de dissolution jouissant de la conductibilité métallique serait jusqu’à présent unique. Aussi ai-je jugé à propos d’étudier de plus près cette dissolusion ammoniacale de sodium.
- La dissolution du sodium . dans Vammoniaque est-elle un électrolyte ? — Pour trouver la réponse à cette question, j'ai cherché : i° s’il y avait des dépôts sur les électrodes ; 20 si les électrodes se transport d'ions ; 4° comment
- polarisaient ; 3° si le passage du courant pr variait la conductibilité avec la température.
- i° Dépôt sur les électrodes. — Il se forme adhérent, en trop petite quantité pour que Fo ment qu’il était insoluble dans l’eau e
- L’électrode négative n’est le siège d’aucun dégagement de gaz : la reste inaltérée et brillante.
- 20 Polarisation. — La polarisation des électrodes de platine est touj
- l'électrode positive * que Ton puisse l'analyser. J’ai l’acide chlorhydrique concentr d’aucun dégagement de gaz
- i dépôt brun très constater seule-
- rface du métal
- \ insensible. Elle
- n'a jamais dépassé Ford.
- Ces résultats confirment donc les ob 3° Transport des ions. — Pour n: que pourrait provoquer le passage di
- 4 volt).
- ations de M. Cady. permettre d’étudier les différences de concentrations courant, j’ai dû modifier la formule des électrodes. La
- forme qu'ont reçue ces électrodes est représentée par la figure 7.
- Les deux électrodes sontidenliqucs. Le fil de platine qui amène le courant passe à travers un tube capillaire auquel sont soudés deux tubes plus larges, verticaux. L’un de ces tubes a sert à maintenir l’électrode dans le bouchon, le fil de platine est scellé en b dans le tube capillaire et débouche au fond du second tube large c.
- Le tube de Dewar étant rempli de gaz ammoniac sec, on y introduit le sodium et
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- jusqu’à remplir le tube à quelques eonti-s au-dessus de l’orifice des tubes c.
- On relie les électrodes aux pôles d’une batterie donnant 70 volts.
- Le courant est d’environ, an début, de 0,080 ampères (ou 0,000, suivant la concentration de la liqueur').
- Cette, intensité tombe peu à peu : l’ammoniaque s’évapore, ce qui a deux efTels contraires : d’une part, la concentration de la liqueur peut augmenter, d'autre part, la section de passage du courant diminue. Du reste, ceLte diminution est assez peu sensible, car à la fin de l’expérience, c’est-à-dire quand le niveau de l'ammoniaque n’est plus qu’à r mm ou 2 au-dessus du bord des tubes électrodes, l’intensité est seulement descendue à 0,070 (ou o,o45) am-
- Après avoir interrompu le oou-l'ig. 6. rant, on soulève légèrement les tubes
- de façon à séparer leur contenu du reste de la liqueur pour éviter toute diffusion. On laisse ensuite s’évaporer l’ammoniaque.
- Après avoir relire les électrodes du tube de Dcwar, on les netLoie soigneusement à l’extérieur. On les retourne ensuite et on les lave à l’eau chaude à l’intérieur. On recueille les eaux de lavage, ou les porte quelques instants à l’ébullition pour éliminer l’ammoniaque, on amène leur volume à iào cm3 et ou iài1 l’analyse aloalimétrique,
- Dans deux expériences, la teneur en soude n’a pas présenté de différence.
- Un centimètre cube de la liqueur acide employée dans l’analyse alcalimé-trique correspondait à 0,00016 gr de NaOH.
- Si donc il y a réellement électrolv se de la liqueur sodammonique.il faudrait conclure de là que les deux ions ont la même vitesse de migration. Ceci no serait pas invraisemblable.
- Influence de la tempékatutie sua la conductibilité des dissolutions salines. — Les électrolytes aqueux ont une conductibilité qui croît quand la température s’élève. Cette propriété parait générale et peut même servir à caractériser la conductibilité électrolylique. En effet, la conductibilité des métaux et des corps métalliques (exception fuite pour le charbon) décroît au contraire quand la température s’élève. En particulier, dans le cas qui nous occupe, nous pouvons faire usage de ce critérium pour décider si la solution de sodium dissous dans l'ammoniaque se comporte comme un électrolyte.
- Tout d’abord, il fallait vérifier si les dissolutions salines dans l'ammoniaque 'même loi que les dissolutions aqueuses.
- Cette étude a été faite par M.Vl. Goodwin et de Kay Thompson {loc. cü.), mai conditions anormales. Leurs dissolutions, en effet, sont surchauffées, car ils <
- m
- suivent la dans des
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- E’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI. — N° 3.
- vases clos sous pression. Il m'a paru plus correct de faire descendre la température au-dessous du point d’élmliition normal sous la pression atmosphérique on maintenant constamment cette pression.
- Dans l’appareil décrit plus haut, j’ai remplacé le tube de Desvar par une éprouvette ordinaire divisée eu centimètres cubes. Celte éprouvette est plongée dans un bain d’acétone dans lequel on dissout de l'acide carbonique solide. Ce procédé permet d’obtenir un bain restant liquide jusqu’à des températures île — 8o°. Il est très commode de régler la tempérai Lire par additions successives de petites quantités d’acide carbonique. La température est indiquée par un thermomètre à toluène plongeant dans l’ammoniaque même.
- J’ai borné mes expériences à l’élude de cinq sels Lypes facilement solubles dans l'ammoniaque. AzH’Cl, KC1, Kl, AzOsAzHl, AzOïAg.
- L’allure générale de la variation est représentée par les courbes de lu ligure 8. Ces courbes s’écartent peu de lignes droites (‘j.
- Le coefficient Ho variation est donc indépendant de la température. C’est aussi ce que l'on a observé pour les dissolutions aqueuses. Dans l’ammoniaque, nous trouvons pour : Kl, o,oifi ; — Az(AAzJl\ o,ouf ; — AzlDCl, o,oi3 ; — A.zCEAg, 0,011 ; — KC1, 0,0078. Les nombres diffèrent notablement entre eux, tandis que dans l’eau tous les sels neutres ont des coefficients de température très voisins.
- Influence le la température sur la conductibilité des dissolutions de sodium. — Le sodium est introduit dans un tube de verre muni de doux électrodes de platine. Le gaz ammoniac est conduit, après son passage sur de la chaux sodée et sur du sodium fondu, dans ce tube entouré d'un mélange réfrigérant, d’acétone et de neige carbonique.
- Quand on a recueilli une quantité de liquide suffisante, le tube est scellé à la lampe. 11 est indispensable que l’appareil ail été desséché avec le plus grand soin. Plusieurs échecs de l’expérience ont été uniquement dus à des traces d’humidité : le sodium se transforme peu à peu en soude, ce qui provoque un accroissement très rapide de la résistance masquant complètement la variation occasionnée par la marche de la température.
- Le tube étant fermé, on relie les électrodes à un réseau de Wheastone. L'emploi du galvanomètre n’a pas d’inconvénient dans le cas actuel, étant donnée la très faible valeur de la polarisation. Cependant celle-ci ne parait pas être rigoureusement nulle : en effet, au moment où. l’on ferme le circuit du galvanomètre, il se produit une élongation brusque ;
- tibilité est sensiblement proportionnelle « celle de la température. On peut donc les représenter par une formule
- Pour ÀzIDCI on a — KC1 —
- Ct ~ 0,660. io—5 [1 -f- o,oi3 (f -j- 60'] Ct = o, s [1 + o,oo;3 (f + 60)j
- c:~o, -3;i + u,oi4 ù + M.I
- Ot = 0,519.io-s 11 +0,011 \t +- 60)]
- C, = 0,806.10-* D + 0,016 [t + 60)]
- — AzO’AzH* —
- — AzO’Ag —
- — Kl
- D’après MM, Goodwin et de Kay Thompson [The Physical Review, janvier 1899, n° 1, YTII), le coefficient de variation de conductibilité avec la température est, pour l'ammoniaque liquéfiée et dislillée aux environs de
- cales, quoique plus petit. La conductibilité propre de l'ammoniaque n'étant qu’une fraction assez faible de la cou-
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- l'équipage revient ensuite à une position fixe en relation avec: l’état d’équilibre du pont (]).
- La solution de sodium que nous avons employée avait, une concentration voisine de o,365 gr ou o,oi58 molécule par liLre. La résistance est équilibrée :
- à — 45" — 43° — 3g0 — 35° — a6°
- Elle décroît donc quand la température s’élève. La courbe (fig. 8), construite en prenant
- pour abscisses les températures et pour ordonnées les résistances, se confond sensiblement avec une droite, sauf vers son exlrémité supérieure.
- Eri considérant la partie rectiligne, nous pourrons représenter celte droite par la formule :
- Rt^Rt,|i+a(<- t’)}
- ou, en calculant le coefficient relatif à la température de — 6où
- R, _ Ü5f>;i — O.OJ 6y(/ + 6o)J.
- formule qui représente la variation de la résistance en fonction de la tempéralure.
- La conductibilité de la dissolution ammoniacale de sodium augmente donc quand la température s’élève : le sens de ceLIe variation caractérise les électrolytes. D’autre part, le coefficient de variation est du même ordre de grandeur que celui des autres dissolutions. A, défaut d’autres circonstances, ce résultat nous permet d'afli rmer que la dissolution en question est. un électrolyte.
- (‘) l>u reste, par des mesures directes, je me suis assuré que la polarisation ne dépassait pas 4/1000 de volts même à des températures notablement intérieures à celle du point d’ébullition.
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- Viscosité et conductibilité des dissolutions ammonivcales.— Grossmann avait, émis l’idée que la conductibilité d’une dissolution saline est inversement proportionnelle à la viscosité du dissolvant.
- Les travaux de MM. Bouty, Foussereau ont vérifié cette loi tant pour les sels dissous que pour les sels fondus. En particulier, M. Bouty a énoncé celte loi sous la forme suivante :.
- « Le produit de la conductibilité d'une dissolution saline par son frottement intérieur « est indépendant de la température. »
- Il est évident, d’après ce qui précède, que cette loi ne peut s’étendre aux dissolutions ammoniacales. Le coefficient de variation de la conductibilité avec la température étant différent d’un sel à l’autre, ne peut être égal pour tous au coefficient de variation de la viscosité.
- Cependant j’ai déterminé la viscosité de l'ammoniaque liquéfiée et son coefficient de variation avec la température pour voir jusqu’à quel point les dissolutions ammoniacales s’écartent des lois précédentes.
- J'ai déterminé la viscosité par la méthode de Poiseuille à — 36° et à 6o°, et j’ai trouvé à — 36', o,62q.io_i et à — (>o°,0,700. io_i.
- D’après cela, le coefficient moyen de variation de la viscosité de l’ammoniaque entre — 36° et —6o° est déterminé par la relation :
- ’ . + (JL — 36 - (- 60) j d’0i‘ : ? ~ °'°°47•
- Or le coefficient de température de l'ammoniaque rapporté h —• 3o° est égal à 0,0070, c’est-à-dire notablement différent de [5. La loi de Grossmann 11e s’applique donc pas à l’ammoniaque.
- Conclusions. — De l’ensemble des mesures que j’ai faites découlent les conclusions suivantes :
- i° Les dissolutions des sels dans l’ammoniaque liquéfiée n’obéissent ni à la loi des conductibilités moléculaires limites, ni à la loi de Ivolilrausch ; leur conductibilité moléculaire croit constamment avec la dilution et à aucune concentration on ne peut représenter les conductibilités comme la somme de deux nombres caractéristique, des deux ions;
- 20 Le coefficient de température de ces dissolutions est du même ordre de grandeur ({lie celui des dissolutions aqueuses et ne leur serait à peu près égal que si l'on considérait
- 3° La dissolution du sodium dans l’ammoniaque est un électrolyte; il ne se produit pas de depot appréciable sur les électrodes, ni de dégagement do gaz, il n’v a que dos traces de polarisation; mais la conductibilité augmente avec la température,, ce qui est caractéristique des électrolytes ;
- 4U 11 n’y a pas de relation simple entre la conductibilité des dissolutions ammoniacales et la viscosité du dissolvant, et la loi de Grossmann ne s'applique pas à l'ammoniaque.
- Emmanuel LkGkwd,
- Doct
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- MOTEURS
- Détermination de la forme des courbes de courant et de tension dans les rotors des moteurs asynchrones, par H. Rupp. Elektro-te.ck7iischc Zeitschrift, t, XXI, p. S20, 4 octobre îyoo.
- La méthode de Joubert et les méthodes qui en dérivent, pour déterminer la forme de la courbe d’un, courant ou d’une tension, ne peuvent s’appliquer que lorsque l’on dispose d’un arbre tournant avec une vitesse synchrone de la fréquence du courant à étudier. Mais dans le rotor d’un moteur asynchrone, la fréquence varie avec la charge et n’est même pas de l’ordre de grandeur de la fréquence du stator.
- Pour déterminer néanmoins la forme de l’oude, on peut se servir du courant du rotor pour mettre en marche un moteur synchrone excité avec du courant continu. L’induit du
- moteur svnchrone tournera à une vitesse correspondant à la fréquence du courant dil rotor. En montant sur l’arbre un disque h contact, on pourra relever des courbes de tension et de courant. Mais le rotor du moteur asynchrone se trouve alors fermé sur un circuit résistant et inductif et se trouve par conséquent dans des circonstances toutes différentes de celles de la marche normale.
- On peut se rapprocher de la marche normale en fermant le rotor sur ses résistances de démarrage et en couplant le moteur synchrone en parallèle avec ces résistances (Kg. 1), mais il faut se garder de mettre le rotor en court-circuit, car on n’aurait plus une force électromotrice suffisante pour actionner le moteur synchrone.
- C’est en employant celte méthode qu’on a obtenu les courbes des figures 2, il, 4> représentant le couranl et la tension dans le rotor d’un moteur de 5 chevaux. La figure 2 représente la tension composée dans un rotor en étoile fermé sur des résistances notables. La fréquence dans le rotor était de r8,3 et le glissement de 4«,o p- 100. On a porté en ordonnées les déviations d’un balistique dans lequel on déchargeait un condensa-
- teur chargé à la tension cherchée ; en abeisses on a porté les positions correspondantes du contact tournant.
- Les courbes de tensions des figures 3 et 4 sont., relatives à une phase du rotor. Le point neutre a été relié par un conducteur à l’arbre du moteur
- et un balai frottait sur celui-ci. Ces courbes ont été prises avec une résistance extérieure très faible (0,790 ohm par phase). Les courbes de la figure 3 représentent le courant et la tension à faible charge (1/4 environ, glissement, 7,6 p. 100, fréquence dans le rotor, 4?1)- En relevant les mêmes courbes à plus forte charge (glisse-1
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- T. tfXVl. — N”'3'.'
- L’ÊÔllAIRÂGÉ- ÉL’ÉCTRI^ÜE
- ment,21 p. 100, fréquence, n,rl, on a trouvé un décalage moindre,'mais une forme semblable.
- Les courbes de la figure 4 ont été prises, le rotor étant actionné extérieurement à une vitesse ipfprieure.,à-celle'du synchronisme.'L’avance du. rotor était dp» 7-3.‘p. ioo, la fréquénee'de 3,8.
- J)ans le montage employé pour ces expériences, le rotor du moteur asynchrone ne se trouve pas placé dans les mêmes conditions que celles de son emploi pratique. Mais on tous cas, cette méthode permet de mesurer le glissement d’un moteur asynchrone. Si l'excitation continue esl convenablement choisie, la vitesse du moteur synchrone correspond au glissement du moteur asynchrone. Lorsque ce dernier tourne à vide, le 'moteur 'synchrone tourne très lentement; en chargé, il s’accélère. Si le rotor est porté méca-niquementausynchronisme, le motcursynehrone s’arrête ; si la vitesse croît, le moteur synchrone tourne en sens inverse.
- Pour étudier le rotor dans les circonstances mêmes de la marche normale, il faut employer un dispositif qui utilise un contact glissant soumis au mouvement relatif du champ tournant et du rotor. A cet effet, l’un des contacts tourne en synchronisme du champ tournant du stator du moteur ; l’autre tourne avec le rot or. ho premier contact est fixé sur l'arbre d'un moteur synchrone branché sur le réseau et se compose de 2 frotteurs juxtaposés mais isolés Lun de l’autre, et reliés à 2 bagues fixées sur l’arbre du moteur synchrone. Le second contact se compose d’une poulie de bois fixée sur l’arbre du moteur asynchrone, qui porte sur sa face antérieure une bague de fibre : les deux frotteurs glissent sur la face interne de cette bague. Un petit morceau de métal fixé en un point de la face interne de cette bague, établit un contact ' momentané entre les 2 frotteurs et par suite entre les 2 bagues du moteur synchrone. Les instants où se produit ce contact correspondent
- toujours à la même fonction relative du champ et du rotor,, et par suite à la même valeur instantanée de la force électromolrice du rotor. Au moven des bagues du moteur synchrone on I réunit ces contacts aux frotteurs du moteur : asynchrone : on peut ainsi à l’aide d'un condensateur et d’un- 'balistique [obtenir une' déviation 'correspondant à lu valeur instantanée de la ten-1
- sion dans le rotor.
- Pour obtenir diverses valeurs instantanées, il faut pouvoir mettre les deux frotfeurs en contact pour diverses positions relatives du champ et1 du rotor. A cct effet, les 2 frotteurs doivent | pouvoir se déplacer par rapport à l’arbre dans
- le sens de la rotation ; le déplacement sera lu sur i un cadran gradué en-degrés. Cela exige que l’on j arrête chaque fois le moteur synchrone, ce qui | est incommode et peu précis. En effet, dans les I moteurs multipolaires, on peut obtenir autant
- de positions du champ qu’il y a de paires de pôles et par suite les divers points obtenus ! peuvent appartenir à des ondes différentes delà 1 ; courbe obtenue dans une rotation relative eom-Iplète du champ tournant et du rotor.
- Il est plus commode de sc servir d’un moteur jsvnchronc dont le stator est mobile autour de
- jl’axe. On peut alors établir le contact pour 'diverses positions relatives du champ cl du rotor «ans avoir chaque fois à arrêter le moteur svn-ichronc : if suffit chaque fois de déplacer le stator du moteur synchrone. Mais il n’est pas facile de construire un moteur synchrone dont le stator soit mobile.
- On arrive au même but si, au lieu de déplacer le stator lui-même, on déplace le champ qu'il produit. A cet effet, on adjoint an moteur synchrone un moteur asynchrone au repos, servant de transformateur. L’une des parties de ce moteur, le stator ou le rotor, suivant l’enrou-
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- ;sREVUE‘ D’É'LECTRaciTÉ ' M
- einent, est branchée sur le réseau, tandis que l’autre alimente le stator du moteur synchrone. On obtient ainsi le montage de .la figure 5..Si-l’on modifie la position du rotor du moteur asynchrone servant de transformateur, on obtient un déplacement correspondant du champ dans le stator du moteur synchrone, par suite on modifie la position relative du champ tournant, et du rotor du moteur étudié à l’instant du contact entre les 2 balais. Il suffit donc de donner avi rotor du moteur asynchrone fixe diverses positions repérées sur un cadran. Les angles lus sur le cadrau représentent les abscisses des points correspondants. Suivant le nombre de pôles du moteur asynchrone auxiliaire une onde de la courbe correspondra à une rotation de 36o° ou à une fraction de 36o°. E. B.
- Calcul des moteurs a synchrones, par J. Fis-
- L’auteur nous communique les erreurs typographiques suivantes qu il a relevées dans l’analyse, donnée dans les numéros des 8 et 29 décembre 1900, de son étude sur les moteurs asynchrones :
- 389
- 393
- 392
- 395
- 397
- 5o3
- 509
- ELECTRO-OPTIQUE
- Notes sui la lumière,
- la théorie électromagnétique de par A. Mc. Aulay. — I. Propriétés do la surface d’onde, etc. Pkil, J/a-., 8, février 1900,
- L est M. Olivier ileaviside qui a étudié pour la première lois les propriétés de la surface
- d’onde 'électromagnétique {^ /.Imai-s comme èes méthodes de .calcul ne sont pas familières à toûâ’ les physiciens,’M. Mac Aulay'Vest ” proposé Ile .démontrer les memes propriétés et d’autres p.ro-[ priétés nouvelles de la'surface d'onde en em* *“ ployant les méthodes courantes de calcul ; dansla; note que nous voulons analyser, il se proposé fen particulier de démontrer que la surface d’ondeq électromagnétique est la projection^ de >deux> manières différentes, de la surface d’onde- He Fresnèl. ’ . ; d
- La terminologie et les notations employées-par: l'auteur sont empruntées au Traite d’optique, physique de Basset (•).
- L’auteur prend d’abord pour base la théorie • électromagnétique de la lumière de Maxwell dans laquelle les milieux sont considérés comme : :étant non magnétiques; dans ces conditions, si1 l’on considère une onde plane se .propageant dans un milieu non absorbant, 011 obtient des conditions analytiques identiques dans les trois autres théories de la lumière,, à savoir : la théorie de Fresnel, la théorie de Mac Cullagh et la théorie de Lord Kelvin (éther contractile). C’est,
- i° Le déplacement magnétique, D, est, mathé-. manquement, exactement équivalent au déplacement de Fresnel;
- 2uLa force magné toxnotrice électromagnétique, II (ou, ce qui revient au même dans le cas présent, l’induction magnétique B) est, mathématiquement, exactement équivalente au déplacement de Mac Cullagh ;
- 3° La iorce éleetromotriec électromagnétique E, est, mathématiquement, exactement équivalente au déplacement de Lord Kelvin.
- L’équivalence mathématique précédente s'étend, dans le deuxième et troisième cas, non seu- • lement aux propriétés des ondes planes dans un seul milieu, mais aussi aux conditions limites entre deux milieux différents. Dans le premier cas, cette équivalence mathématique s’étend aussi aux conditions limites entre deux milieux, seulement tant que les lois de la réflexion et de la rétraction imposées par les deux théories en question sont identiques à la limite des milieux isotropes transparents en question.
- (q Oliver Ileaviside, Elertrical Paper*, vol. II, p. 1; PUilosophical Magazine, vol XIX, juin i885. p. 397.
- (*) Basset- Physical optics.
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- 102
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI. — N° 3.
- Notation. -— L’auteur désigne sous le nom d’intensité, l'énergie par unité de volume.
- Les quantités D, E, B, II qui sont chacune proportionnelles à la raeine carrée de l’intensité correspondante seront désignées respectivement par o, p, y.
- L'ellipsoïde du déplacement D sera désigné par abréviation par le mot D-oïde ; l’éllipsoïde de l’induction magnétique B par B-oi'de ; etc.
- Le vecteur du rayon-vitesse fray-velocity) et le vecteur-indice (index-vector) seront désignés respectivement par p et 3-; c’est-à-dire que la grandeur de p est la vitesse de propagation d’un rayon parallèle à p, et la grandeur de a est la réciproque de la vitesse du front de l’onde correspondant, t étant lui-môme perpendiculaire au front de l’onde et dans la direction de son
- Les lieux géométriques des extrémités de p et de t sortant de l’origine commune O seront appelés la surface d’onde et la surlace-indice correspondante (').
- Pour fixer les idées, l’auteur prend pour unité de longueur le centimètre, et pour unité de temps -t—-—seconde ; dans ces conditions la sphère de la surface d’onde et celle de la surface-indice auront des rayons égaux à i cm.
- Voici maintenant les propriétés de la surface d’onde électromagnétique.
- Première propriété. —Les lieux des extrémités 3, t, rj et v sortant de 0 sont des ellipsoïdes ayant pour centre commun le point 0.
- Nous avons vu que ces ellipsoïdes sont désignés par l’auteur par D-oïdc, K-oïde, B-oïde et II-oïde.
- , Deuxième propriété. — Le D-oïde et VE-oïde sont polaires réciproques et o et t sont les vecteurs correspondants de ceux-ci :
- ( o — SS de. — Ssrfo
- Le B-oïde et le H-oïde sont polaires réciproques et fj et y sont leurs vecteurs correspondants :
- La. surface d’onde et la surface-indice sont polaires réciproques et p et s sont les vecteurs correspondants : '
- ( Sps— -!
- ( O = S?d<7 — Ssdp
- Maintenant (voir la fig. 4)> si on note sur une circonférence six points équidistants l’un de l'autre et si on les désigne successivement par p, y, 3, t, [3 et e, on remarque facilement que les vecteurs correspondants signalés dans la deuxième propriété se trouvent deux à deux aux extrémités d’un môme diamètre (fig. i).
- Troisième propriété. — Les vecteurs correspondants étant, ainsi distribués (fig. i), chaque vecteur est le produit des deux vecteurs adjacents pris dans l’ordre cyclique qu’on vient d'indi-
- 1 On aura ainsi :
- p = Vsy T = VpS ,
- Mais on peut introduire une simplification ; employons k cet effet la .figure a. Les lignes courbes de cette figure représentent des arcs de
- ( o = Spdy = Sv dp
- (*) Nous avons cru utile de conserver les notations et la terminologie originale de l’auteur pour faciliter la
- grands cercles, vus do dehors (de 90°), décrits sur une sphère et les points p, y sont les points où les ravons partant du centre de la sphère et parallèles aux vecteurs p. y, rencontrent la sphère.
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- Quand le vecteur B est parallèle, à 11, la Heure 2 devient la ligure 3- ...
- Daus la figure 4, le plan du tableau représente
- le plan qui, dans la figure 3 contenait p, cy $, 2; cette figure représente toutes .les relations entre <r s et o énumérées dans la deuxième propriété; elle montre en outre que 2 est parallèle à la projection du rayon sur le front de l’onde et que s est parallèle a la projection de <j sur le plan tangent a la surface-indice et que B et II sont, perpendiculaires à tous les autres vec-
- Quatriéme propriété. — t et y sont, en direction, conjugués Tvn par rapport à l’autre, par rapport, à l'E-oïdc et au H-oïde.
- o et '3 sont, en direction, conjugués Vun par rapport à Vautre, par rapport au D-oïde et au Boïde.
- Cette proposition (quand l’E-oïde et le Fï-oïde sont donnés) suflit pour pouvoir déterminer t, y, o et P quand on se donne la direction d’nn seul de ces vecteurs. Or, la propriété 1 fait connaître la grandeur de chaque vecteur quand ou connaît leur direction ; il s’agit donc de pouvoir déterminer la direction de chaque vecteur pour avoir
- En effet, supposons que la direction de t soit donnée : puisque y est conjugue par rapport à l’E-oïde, il est astreint de se trouver' daus un plan déterminé; d’autre part, y est également conjugué par rapport au IÏ-oïde : il doit donc se trouver dans un autre plan déterminé ; il résulte de là qu’il se trouve à l'intersection de ces deux
- plans : sa direction est donc bien déterminée.
- Maintenant, z et ' étant connus, la propriété II fait connaître 2 et 3.
- D’autre part,
- on connaît doue ainsi aussi c. et c\
- C. Q. K. D.
- Mais remarquons que la propriété IV nous' fait aussi connaître les six vecteurs précédents quand on connaît la direction de o et de t; elle nous donne également des constructions géométriques pour la surlace d’onde et la surface-indice.
- Ainsi, si la direction de p est donnée, le plan déterminé par s et y (perpendiculaire à p) est connu. Ce plan coupe l’E-oïde et le H-oïde suivant des ellipses connues et s et y sont conjugués par rapport à ces ellipses.
- Soient (lig. 5) On,E2, OEjI12 les demi-dia-.mètres communs conjugués de ces ellipses ; £ peut être ou :±()E ou±OEj- Si nous prenons s = ÔK, alors y — rfc 011, parce que y et s sont conjugués. Il en résulte que p a une des quatre valeurs
- o ± Y.OE) ,OH)
- p —dz V.ÜEj.OHj.
- Ceci nous indique une construction géométrique de la surface d’onde électromagnétique qui montre que cette surface d’onde est une surface à deux nappes et dont le centre est en O. Cette construction géométrique se réduit à celle de Fresnel, si l'un des ellipsoïdes se réduit a une sphère.
- On aura la même construction géométrique pour la surface-indice (qui dépend du D-oïde et du B-oïde).
- Prenons maintenant,
- e — ÔJT, et y = ÔHp
- lu. propriété indique que — o~‘, — [3“* sont les perpendiculaires menées de O sur les plans tangents en Ej et IQ à l’E-oïde et au H-oïde.
- Maintenant, puisque c = Ydfi, le front de l’onde, supposé tracé par le centre O, contient ces deux normales ; ce front de Fonde est donc
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- l’éclairage 'électrique t. xxvi. - n° 3.
- le plan perpendiculaire .à la ligne d’intersection des plans, tangents, de plus.Imut.
- De plus, puisque o = Yyt; J3 = Yts (prop. III) les directions de o et '3 sont données (’J.
- Les directions des six vecteurs son-t donc don-nées par la ligure 5. _ '
- Si les deux ellipses de la ligure 5 sont semblables et semblablement placées, les directions de e et de v sont celles de deux diamètres con-juguésquelconques de l’une ou l’autre ellipse.
- Par la construction précédente du front de l’onde, on voit qu’il doit toucher un cône ; ce cône est du deuxième degré.
- Les propriétés géométriques de la réfraction conique sont donc facilement explicables par cette méthode.
- Les démonstrations que l’auteur donne des propositions précédentes sont plus simples que celles qu’on donne généralement.
- L’auteur part des relations suivantes que Maxwell donne dans sa « Théorie de l’électromagnétisme » en négligeant le facteur 4~s (suivant la méthode de Heaviside),
- = VAH, D = cE,
- dt
- B = [j.H,
- <)
- où c et p. sont des fonctions de vecteurs linéaires conjuguées (self-conjugate .h'near vector-fono tions) d’un vecteur (permitivitè et perméabilité), . .
- -i- t SDE + SBIlj = — (3)
- d'ondes : les oudps planes où les quantités précédentes out une valeur constante sur le front de l’onde. ’
- Prenons l’uxe des ? normal au front de l’onde et prenons sur cet axe une longueur égale a l'unité, qui sera le vecteur - unité k dans cette direction. - Si une onde se propage dans cotte direction avec une vitesse c, nous aurons alors
- ^H, E, e,u.) — fonu (s vtj
- et en désignant les dérivées partielles par des ô ronds, nous avons pour ces tondions
- au _ ai)
- a/ "ar
- ou, en posant, en accord avec la définition de comme vecteur-indice -
- D —— Vall B — VjE
- (4)
- Mais d’après (4) et (3)
- SDE ^ SîEll = SBH = — w (5)
- et d’après (4) (5)
- ce sont les relations établies par M. Ueaviside. Maintenant, d’après (a) '
- SDdE = SEJD • • .
- SBdH = SHùB . ,
- où w est l’énergie par unité de volume, c’est-à-dire l’intensité.
- L'auteur ne considère qu'une seule catégorie
- (i) Elles se trouvent dans le front de l’onde, perpendiculaires respectivement aux projections de T et de s sur , le front de l’onde. ..............1
- J)’où, d’après (5).
- ----—rf,v^SDrfE = SErfD = SBiH = SIIrfB ' (?)
- Quant à p, il est défini par la condition
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- JR?
- D’après (5), on a
- Spo-:
- (9)
- D’autro part, d’après (4)
- SHdB=SII<A'jE =SH3^E -|- SdjYEII == SDdE -] wSodff d’après^) «t (9) -
- Sp de — o Sîrfp = o.
- Ceci montre que les lieux des-extrémités do £ et de <? sont polaires réciproques et que p=es le vecteur do rayon-vitesse (r-ay-velocitv).
- Maintenant, en posant, en accord avec no: premières définitions >
- u=dE).
- h = yV/»- l
- Soi=SJï= — i
- (7 = Y5P
- o= SS* = Ss di -- S Y/-- = S-,*
- D’où, en tenant compte de (i3).
- Voilà donc la propriété I démontrée. En ce qui concerne les propriétés II et III, elles sont contenues : la IP, dans les équations (9), (10), (i3j et (i5), et la IIP,-dans les équations (12), (i4), (*6) et - ,
- s = Ypp; Y ="Vp5 (19^
- Pour démontrer la propriété IV, remarquons, pie les équations (18) sont les équations de. l’E-oïde, II-oi'de, D-oïdc et B:oïdo..
- Des çquations
- • - SfJs — o ,'Soy o '
- propr. III ou cquat., (12)],.nous tirons en,tenant
- compte de (iy) , ‘ ;.,j. • . . .
- ’ • Sï^on
- ce qui exprime que £ et y sont conjugués entre eux par rapport au Il-.oïde et par rapport à l’E-oïde Mémo méthode de .calcul pour 0 ct I1- . > V-’.'! il
- Remarquons que toutes ces propriétés géome* triques delà surface deTonde ont etc démontrées sans établir l’équation de la.surfape d/oïide électromagnétique, ni celle de la surlace-indice. Mais, dans certains cas, il est .utile de-reconnaître ces équations. , .
- Pour établir,ces équations (méthode,de M.Heai-viside) on peut, opérer ide la manière .suivante.:
- On a , . . ...
- cî = a — vTfff = .*
- cji désignant, par m le produit des trois perméabilités principales, . , „ .... \
- . = 1
- C’est l’équation de la surface-indice.
- rface d’onde électro-rr un calcul analogue
- En ce qui concerne 1 magnétique, o au précédent,
- SP|i-‘ (n.-ific-i 4. S,OU-1? J , P = I. ..
- 1 Cette méthode de calcul est applicable ég,ale-r meut aux autres théories de la lumière ; seule-r ment, l’introduction des vecteurs précédents n.a se fait pas d’une; façon aussi naturelle que. pour lu théorie que nous venons d’exposer. Celatient à ce-que dans les autres.théories, — presque sans exception, —>- il n’y a .que deux vecteurs ^0, ’$
- O Ceci, d’après les dei
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- 106 L’ÉCLAIRAGE
- ou (3, y) qui s'introduisent d’une manière toute naturelle; quant aux «jeux autres, il faut les introduire par définition.
- Eugène Nkcclcéa. •
- Notes sur la théorie électromagnétique de la lumière, par A. Mc Aulay. — IL Réflexion et réfraction à ta surface des cristaux, Philusophtcai Magazine. t. XI,IX, p. 237, février 1900.
- Il y a peu de personnes, d’après l’auteur de cette note, qui aient connaissance du théorème suivant que Sir XVni. iiowan Ilarnilton a donné dans ses Eléments of Quaternions et qui a une importance considérable dans la théorie électromagnétique de la lumière. Voici ce théorème.
- Si nous supposons que les forces mécaniques II, — H,, — H'„ II", H", agissent aux points dont les coordonnées vectorielles sont f-, ç/„ p'a, p",, p"8, elles se réduisent alors à un couple dont le plan est parallèle à la face du cristal.
- Dans ect énoncé les lettres II,—H’,, etc., désignent les forces électromotrices des cinq rayons (incident, réfléchis et réfractés) au point de l’incidence., à un instant quelconque et p, o'(, etc., les vecteurs correspondants des rayons-vitesse (ray-velocity).
- La démonstration que Ilarnilton a donnée de ce théorèmee.st assez compliquée, probablement parce qu’elle est basée sur la théorie de Mac Culiagh. L’auteur arrive à en donner une démonstration beaucoup plus simple, basée sur la théorie électromagnétique de la lumière et dans ce dernier cas le théorème en question devient, comme nous allons le voir, une simple interprétation des équations fondamentales de cette théorie. La démonstration est même plus générale dans ce dernier cas, car ITamilton se place dans un cas particulier : celui où le rayon se trouve dans un milieu isotrope et est incident à la face d’un cristal et où la polarisation du rayon incident est telle qu’il n’y ait qu’un' seul rayon réfracté ; dans le cas de la théorie, électromagnétique,' on peut supposer que les.deux milieux sont cristallins et que la polarisation'est arbitraire; cela .nous donnera, en tout cinq rayons (un rayon incident, deux réfléchis et deux réfractés! alors que dans la théorie de Hamillon (comme dans celle de Mac Culiagh) il n’y en a que trois.
- Mais remarquons que ce théorème n’est vrai que pour les milieux non-magnétiques (cas où
- ÉLECTRIQUE
- on sc place dans la théorie électromagnétique do la lumière) ; cela n’a . d’ailleurs pas d’inconvénient, car cette restriction 11e gène en rien l’explication de tous les phénomènes op-
- Mais avant de donner la démonstration en question il est nécessaire de faire quelques re-
- Si l’on se donne le front de l’onde incidente et les deux surlaces d’onde (surface indice et surlace' d’onde électromagnétique) dont les centres soûl au point d’incidence, la construction d.e Huyghenç nous donnera tous les cinq fronts d’ondes ; ces fronts d’ondes contiennent la ligne d’intersection du front de l'onde incidente avec la face du cristal; l’auteur appelle cette intersection la trace de l'onde incidente sur le cristal. Connaissant ces cinq fronts d’ondes, on connaît également les directions des cinq forces magnétomotriees et il ne nous reste plus qu’à déterminer leurs grandeurs. Ces forces magnétomotriees se trouvant dans les Ironts
- r la trace, (fq
- Ainsi donc, quand les circonstances de l'incidence sont données, il nous faut encore les quatre grandeurs des forces magnétomotriees des ondes réfléchies et réfractées. Le théorème donne cinq conditions, mais l une d éliés est toujours satisfaite par ce fait que les cinq vec-' Leurs se rencontrent en un point (sur la trace).
- Ce théorème est, dans chaque cas, non seulement nécessaire, mais encore suffisant pour déterminer les quantités inconnues.
- Dans ce qui va suivre, si on a une expression
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- de la formeN^dr. {.....)-où la quantité entre
- pareuthèses se réfère à un des cinq rayons, le signe indiquera que cette sommation s’é-
- tend à un milieu et \— à l’autre milieu.
- Démonstration. Soit k la normale-unité au point T (fi g. 2). Les conditions aux limites sont
- que les composantes tangentielles de 11 et. E et les composantes normales de B et D, sont continues. Donc {*)
- y ±]VilI = o; \ =fc ViE =y± ViYBo = o (Voir revue précédente, troisième propriété.)
- SiB = o; ^±S*D = o.
- (J) Ici. nous avons en apparence six conditions pour, déterminer quatre inconnues. Mais un examen attentif montre que les deux dernières conditions sont une conséquence dos autres. En ellet,—j.r’j,... sont perpen-
- tmee. Leurs composantes parallèles à la face du cristal sont donc égales. Four exprimer que le pied de la perpendiculaire abaissée de O sur la trace est dans chaque front d’onde on a
- — \ — Sas = Saa'j ...,
- 2 est le vecteur passant par O et perpendiculaire à la
- Introduisons maintenant la condition que les milieux sont non magnétiques, c’est-dire que B est parallèle et proportionnel à H. Dans ce cas
- les deux composantes normales =tS/i‘B -=o^ et tangenlielles ± VHIo"j de 11 sont
- continues, c'est-à-dire que,
- V±H = o;
- d’autre part la condition =L Y/tE == o entraîne la suivante.
- V zt ViV?U = 0.
- La première condition exprime que les forces mécaniques II se réduisent à un couple. La deuxième condition exprime que le moment vecteur des forces autour du point O (pris comme centre des surfaces d’ondes) est parallèle à la normale à la face du cristal, c'est-à-dire que le plan du couple est parallèle à la face du cristal : ri1 est le théorème de Hamihon.
- Voici une application de ce théorème :
- Supposons que II soit dans le plan d’incidence, c’est-à-dire que la lumière incidente soit polarisée dans le plan d'incidence. Dans la ligure 1 le plan d'incidence est, pris comme plan du tableau ; p, e>\ p" sont les vecteurs des rayons-vitesse de la lumière incidente, réfléchie et réfractée. H est situé dans le Iront de l’onde incidente et dans le plan d'incidence. On voit alors que si IL, et H" sont tracés également dans
- Doue, = W, =.......=7;
- où t; es parallèle à la trace.. Mais en tenant eompte de la condition^ dz "ViE ~ o, il vient,
- y ± SkB = V± Si(rE = y±Sr1E=o.
- être déduite de-^ rfcYMl — o.
- Mous allons cependant employer la condition
- V ±SX-R o.
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- les fronts des ondes réfléchie et réfractée et. dans le plan do, l’incidence (comme l'indique la figure), trois forces mécaniques H,— IL, H" peuvent être en équilibre, c’est-à-dire qu’elles se réduisent à un couple (zéro) dont Je plan est parallèle à la face du cristal.
- La règle des sinus, pour trois forces concourantes en équilibre, nous donne :
- TH _ Tir TIT
- où on remarque que les intensités (f sont proportionnelles aux carrés des dénominateurs. La figure 6 sert également pour le cas on la lumière est polarisée perpendiculairement au plan d’incidence ; seulement dans ce cas II, H', R7 agissent aux points P, P', P/ et sont perpendiculaires au plan du tableau.
- Maintenant puisque les dislanccsde P, P', P" à la face du cristal sont respectivement, OTcos < sin i OT cos r sine, OT cosf sini, il vient
- TH ±TH'' __ TU'
- sin ai -}- siu 2r sinai—sînar usinât
- ou encore
- TH _ TII’ __ ztTH"
- Tin {i -1- r) cosi» ai ~~ cos (,-f-r) sin (i—rj. '
- relations qui donnent le rapport des intensités
- — Supposons maintenant que les deux milieux soient cristallins. Désignons par T 'j'', v's>
- ___ d/', — les angles d’ineidcnce, réflexion
- et réfraction. Soient (Og. 2) : OP le rayon incident, OS la perpendiculaire abaissée de O. sur le front de l’onde, OT la perpendiculaire abaissée de O sur la trace, K le point d’intersection de TS avec la parallèle menée par P à la trace, X l'angle POS du rayon avec la normale à l’ondo, -—-•— 0 l’angle de II avec la trace, et 2 la longueur de O T.
- Puisque H est perpendiculaire à 0 et par suite parallèle à PS, l’angle PSK = ~ — 0. En écrivant II à la place de TH, les 'composantes (*)
- (*) Voir revue précédente. Notes sur la théorie électromagnétique de la lumière, équation (.>).
- de II parallèles à la normale à la face (à OT) et à la trace sont respectivement,
- II cos 0 sin >}/ ; H cos 0 cos 'l ; II sin 0.
- Donc, en cmplovanl le théorème de LIarnillon,
- \± Il sii. 0
- et en prenant les moments autour OT,
- 0 = V± « ». t(rf» i l»g /, + ».. 11 «t f )
- Quand le milieu d'incidence est isotrope, ces équations se réduisent aux équations (49) du paragraphe 420.du traité d’optique physique de Basset.
- Ce théorème de IJamilton, malgré son importance capitale 11’cst mentionné que dans VEncy-clopédia Britannica et dans le Report on Opücnl théories de Glazehrooks.
- Eugène Xik< lck.v. DIVERS
- Méthode pour étudier les lignes de force électrostatiques, par F.-J. Rogers. Phys. liai-ip«•. t. XI, n° 1, p. 56; juillet iqoo.
- L’auteur décrit dans ce mémoire un petit appareil qui lui a servi à mettre en évidence les lignes de force électrostatiques. Cet appareil se compose d’une aiguille électrostatique montée sur un axe et dont les deux extrémités sont munies chacune d’une petite sphère dorée. L’auteur a employé cet appareil sous doux formes différentes : la première consiste en un court lil d’aluminium (dont les deux extrémités portent chacune une sphère dorée) monté sur un axe horizontal qui est fixé dans un manche d’ébo-nite. Quand cette aiguille est portée dans un champ électrique un peu fort, les deux petites sphères acquièrent, par induction, des charges électriques de signes contraires, et alors les forces qui agissent sur elles obligent l’aiguille
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- se placer dans la direction des lignes de force.
- A l'aide de ce petit appareil, il est très facile de constater que :
- i° Les lignes de force sont normales à la surface d'un conducteur chargé;
- 2° Qu’elles no sont pas normales à la surface d’une tige de caoutchouc durci dont un des bouts a été électrisé par frottement;
- 3° Que dans le cas de deux conducteurs voisins dont les charges sont de signes contraires, les lignes de force, issues d’un de ces conducteurs, vont joindre l’autre conducteur dont la charge est de signe contraire de celle du pre-
- 4° Que dans le cas de deux conducteurs promut des charges de même nom, les lignes de force, issues de chacun de ces conducteurs, ne rencontrent jamais les lignes de force issues de l’autre.
- La seconde forme de cel appareil employé par l’auteur ne diffère de la première qu’en ce que le fil d’aluminium de l’aiguille électrostatique est remplacé par une courte tige de caoutchouc durci; on charge les deux petites sphères dorées à l’aide d’ùne machine électrostatique, avant de placer l’appareil dans le champ électrique à explorer. Cette nouvelle forme de Y aiguille électrostatique permet de constater, en plus de ce qu'on pouvait constater avec le premier modèle, le sens positif des lignes de force.
- Eugène Nuculcéa.
- Sur Veffet Volta et sur une nouvelle méthode pour le mesurer, par Q. Majorana. Rendiconti dei Linr.ci, p. i3a, 19 août 1900.
- Influence de l’état superficiel et des basses températures sur l’effet Volta. id., p. 162, a sep-
- L’auteur continuant ses recherches sur l'électricité de contact (‘) indique une disposition expérimentale permettant de mesurer rapidement l’effet Volta.
- Un fil de quartz argenté F est suspendu (fig. 1) entre deux sphères A et Z formées des deux métaux que l’on veut étudier, l’ensemble est enfermé dans une cage de verre et l’on peut établir toutes connexions de l’extérieur. On règle
- (')Rend. I.incei, t. VIIT, p. 188, a55 et 3oa 1899. fdÉclair. Éhctr., 1. XXIY. p. 116.
- les distances de telle sorte que le fil de quartz chargé à 200 ou 200 volts dévie dans un sens ou dons l’autre suivant le signe de son électrisation quand les deux sphères sont en communication directe. On établit alors entre les sphères une différence de potentiel telle que le fil reste immobile; cette différence s’obtient à l’aide d’un accumulateur dont le circuit est formé sur deux boîtes de résistances identiques R, et R., en série,, la moitié des liches est supprimée, de
- telle sorte que la résistance de ce circuit reste constante, la sphère A est. reliée à un pôle de l’accumulateur, l’autre sphère Z est reliée à l’intervalle des deux boîtes de résistances Ri et R.,. En déplaçant les fiches, on peut ainsi égaliser les potentiels de A et Z.
- Cette méthode, appliquée au cas de deux disques parallèles disposés à la place des sphères de l’expérience précédente, révèlent des variations dans l’étal superficiel. Avec des sphères de différent diamètre, il semble que la différence de potentiel entre les deux sphères diminue avec le diamètre de ces sphères ; mais ceci est encore dû à l’état superficiel, et l’on peut obtenir 1111 résultat indépendant du diamètre en prolongeant le polissage des sphères de plus petit rayon.
- Il est difficile d'étudier les variations de l'effet Volta avec la température ; il semble impossible en effet de chauffer un corps sans changer son état superficiel.
- L’auteur a pu, cependant, donner d’intéressants résultats sur cette question en opérant aux basses températures, il étudiait a cet effet la variation de la différence de potentiel lorsque le svstciue utilisé dans l'expérience précédente, étant d’abord porté à la température de liquéfaction de l’air, est abandonné à un réchauffement graduel jusqu’à la température ordinaire.
- Il résulte de ces expériences que les diffé-
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- rences do potentiel au contact qui sont de l’ordre du volt à la température ordinaire diminuent quand la température s’abaisse el semblent tendre vers zéro. G. G.
- Action exercée par un courant à bas potentiel sur certains cohéreurs quand ceux-ci ont acquis la conductibilité, par S. Marcucci. 11 Nuovo Cimento, t. XI, p. 173 mars. 1900.
- L’auteur observe qu’un faible courant peut faire perdre à un cohéreur sa conductibilité. Les cohéreurs employés par Marcucci sont formés par un fil métallique posé transversalement sur deux autres fils horizontaux isolés. Avec un fil d’antimoine placé sur deux fils d’aluminium, la résistance était de 1 méghom, après excitation, en mesurant la nouvelle résistance au pont de W'heatstone, l’aiguille indique que la résistance a beaucoup diminué, mais elle reprend sa valeur primitive, ou à peu près, avant qu’on ait ramené l’aiguille au zéro.
- En diminuant l’intensité du courant qui traverse le cohéreur, on peut éviter cette action, il y a une intensité critique.
- Le phénomène se vérifie bien quand l’un des métaux est l’antimoine, mais il faut que la résistance primitive soit de l’ordre du mégohm.
- L’expérience montre que la conductibilité ne va pas en diminuant graduellement, elle disparaît tout d’un coup. G. G.
- Interrupteur à pendule de Helmholtz, par M. Th. Edelmann. Prudes Jnnulen, t. IAl, p. 274-283, octobre 1900.
- L’interrupteur à pendille de Hemholtz est fréquemment employé dans les expériences où il est nécessaire de connaître exactement l’époque et la durée des interruptions. M. Edelmann, le constructeur bien connu a réalisé l’appareil sous une forme propre à donner une mesure précise de ces éléments.
- La figure 1 représente l’ensemble de l’appareil : la masse du pendule est constituée par un bloc de fer doux A, qui au départ est suspendu a l’électro-aimant E. En supprimant le courant dans cet électro-aimant, on fait osciller le pendule autour d’un axo horizontal qui repose sur -des galets m. Le pendule porto deux queues h h qui viennent heurter les mécanismes qui sont destinés à établir ou supprimer les contacts (fig. 2 et 3). Ces mécanismes sont portés par
- des tablettes qui sc placent sur les glissières q q.
- La figure 2 représente en projection le dispositif employé pour interrompre un courant : A
- et B sont des bornes constamment en communication métallique, l’une avec le contact/??, l’autre
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- avec l’axe c du levier b. Ce levier b se termine par deux faces à angle droit dcXf dressées, pou-
- vant s’appliquer contre le ressort^; ce ressort n'est pas dans le même pian que le levier b. Quand le pendule vient heurter la pointe a, le
- levier tourne de yo° : la face /'s’applique sur le ressort, le contact m est supprimé et la pointe a n’esl plus sur le trajet du pendule.
- La figure 3 représente le dispositif fermant un circuit, où se retrouvent les mêmes pièces que dans le précédent. En plus, le levier b porte un arrêt n, contre lequel butte le levier p, mobile autour de l’axe r et tiré par le ressort s. Quand le pendule heurte a, le levieresL dégagé et le contact se produit en y et ferme un circuit dont les extrémités sont reliées aux bornes C et D. Les vis de réglage M et Q servent à réduire l’intervalle de temps qui sépare la fer meture du circuit du choc du pendule en a.
- Dans la plupart des expériences, on fait usage à la lois des deux mécanismes et il faut déterminer la valeur en temps du pas de la vis micro-métrique qui sert à faire varier la distance entre les deux contacts. Cette détermination s’effectue, soit eu. calculant, parla formule du pendule, le temps qu’il emploie à franchir-la distance considérée, soit en mesurant ce temps au moyen de la décharge d’un condensateur. La première méthode a donné t =0,0001 U74 sec.,la deuxième t o,oooi563 sec. M. L.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 31 décembre 130(1.
- Application directe d’un récepteur téléphonique à la télégraphie sans ûî, par Popoff et Ducretet. Comptes rendus, t. CXXXI, p, 1295-1298.
- Les auteurs décrivent un porte-récepteur construit par l’un d’eux à la suite des résultats obtenus en mai et juillet 1899, par M. Popoff, dans ses essais de transmission sans fil avec récepteur téléphonique /).
- Des expériences faites entre des postes d’essai distants de 5oo m, ont montré que ce nouveau récepteur est plus sensible que les récepteurs ordinaires il relais.
- (') Voir Écl. Élect., t. XXIII, p. 79 et io3, 14 et 21 ’vril 1900.
- ur la variation diurne de l’électricité atmosphérique, par A.-B. Chauveau. Comptes ren-’us, t. CXXI, p. 1298-1300.
- L’excès A du potentiel, observé ii l'instant t, ur la moyenne diurne peut être représenté parle développement A = «, sir, (a + ?l) + a, sia 'a« -f %)
- + as sin '3a + <?,) + ... où a est l'expression angulaire du temps t, compté de midi à minuit à raison de 3ûo° par 24 heures. L’auteur a calculé les valeurs de <2 , a2,.... tu, es,, çs,.... pour les séries indiquées dans une précédente communication
- Séance du 7 janvier 1901,
- Sur la valeur absolue des éléments magnétiques au janvier 1901. par Th. Moureaux, Comptes rendus, t. CXXXII, p. 3o-K
- « Les observations magnétiques ont été .conti-
- (')Écl.ÉU
- t. XXY.l, p. ;a, lajam
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- nuée» régulièrement et sans lacunes, pendant Tannée 1900, dans les observatoires du Parc Saint-Maur, de Perpignan et de Nice. Les trois stations sont pourvues d’appareils identiques : un magnctographc de M. Mascart et des boussoles de Brunner pour la mesure absolue de la déclinaison, de l'inclinaison et de la composante horizontale. Les courbes de variations, dont les repères sont fréquemment vérifiés, sont dépouillées pour chaque heure du jour.
- « Le développement récent des lignes de tramways électriques dans la banlieue-Est de Taris, a rendu très difficile le dépouillement des courbes magnétiques à l’observatoire du Parc Saint-Maur, le champ terrestre étant troublé par les courants dérivés dus au retour du courant
- principal par la terre. Préoccupé de cette situation, M. Mascart a obtenu la concession de la propriété domaniale du Val Joyeux, située à Villepreux ; Seine-et-Oise;, en vue d’y continuer les études de .magnétisme terrestre établies eu 1882 au Parc Saint-Maur. Un pavillon vient d’être construit dans cette nouvelle station, et un magnétographe y fonctionne régulièrement depuis le 26 décembre.
- « Les valeurs des éléments magnétiques au rcr janvier 1901, pour les quatre stations, sont déduites de toutes les valeurs horaires relevées le 3i décembre 1900 et le Ier janvier 1901, rapportées à des mesures absolues faites aux dates qui précèdent, et suivent immédiatement le i^jan-
- Valeurs absolues des éléments
- Parc St-Maur
- Latitude nord..........................1S'3q"
- Déclinaison occidentale.................i4°43'78"
- Inclinaison............................64°5i' 9"
- Force totale........................... 0,46510
- « Les observations de Perpignan continuent d’être faites par M. Cœurdevacho, sous la direction de M. le D‘‘ Fines, cl celles de Nice par M. Auvergnon. Au Val Joveux, elles ont été confiées, sous ma direction, à M. Itié, aide-météorologiste, attaché depuis dix ans au service magnétique.
- a La différence de longitude entre le Val Joyeux et le Parc Saint-Maur étant de 29', les déclinaisons devraient différer seulement de i3; environ : l’écart observé est de 3o'6. D’autre part, la lalitude des deux stations est sensiblement la même et leur distance est faible (36 km); l’inclinaison et la composante horizontale devraient avoir à peu près la même valeur dans les deux stations ; or, au Val Joyeux, l'inclinaison est plus grande de 8' et la composante horizontale plus faible de o,ooo<)3 qu au Parc Saint-Maur. Ces écarts tiennent au fait que le nouvel observatoire est situe dans la région soumise a Tauomalie magnétique du bassin de
- « La variation séculaire des différents éléments résulte de la comparaison entre les valeurs ae-
- yy/éfi’’ F,
- 44,J43’i7"
- 6og 9' »
- 0,38819 M9077
- 0,218‘i 2 0,21938
- 0,05271 o,o465o
- 0,44844 o,45o54
- Luelles et celles qui ont été données pour le icr janvier 1900 (4).
- Variation séculaire des éléments magnétiques en 1900-
- Déclinaison . . — 3’,78 — 5',48 .— 3',48
- Inclinaison. . . — 3',3 — a',o - i',4
- rizontalc. . . -f- o,ooo44 -f- 0,00029 -f- 0,0000g
- Composante ver-
- nord. .... -f- 0,00048 + o,ooo36 -|- o,00014 Force totale . . + 0,00009 + °,oooi3 — n,oooi5
- « De 1883 a 1898, d'une manière générale, la variatiou séculaire de la déclinaison était plus grande et cel le de l’inclinaison plus faible dans le nord que dans le midi de la France : c’est le contraire depuis deux aimées. »
- P) dompte.s rendus, t. CXXX, p. C5, 1900; Eel.Elect. I. XXII, p. 112, aojanv. 1900.
- magnétiques au 1er janvier 1901.
- O o°3u’4>'' Tî
- 48»4<fi6" 4a°1a' 8”
- i5c’i4’4o'' i3°34,77’/
- 64û59' 9” 59°5;’ 5"
- 9662
- o,iai6i
- Le Gérant : C. NAUD.
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- Tome XXVI.
- Samedi 26
- 1901.
- îée. — N» 4
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l'Ecole Polytechnique, Membre de l'Institut. — A. DARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN. Professeur à h Sorbonne, Membre de l’Institut, — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. - - A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de i’Université, Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSITION UN î VERSE LEE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE jSo KILOYOLTS-AMPÈRES DE MM. I)ELAUXAY-BELLE VILLE ET C’°
- ET UE T,A MAISON' RP.EC.EET
- Le groupe électrogène, exposé par MM. Delatmay^Belleville el G,c et par la maison Brégnet, est le seul groupe à grande vitesse de la section française. Le moLeur à vapeur, du type vertical el construit dans les ateliers de Sainl-Denis-sur-Seine, est accouplé directement à un alternateur eompound Boueherot du type asynchrone.
- Moteur a vapeur, — Le moteur à vapeur est à triple expansion ot à 4 cylindres : un à haute pression, un à moyenne pression et deux à basse pression.
- Les dimensions principales de la machine sont les suivantes : longueur 6,io m, largeur o.,4o m, hauteur 5,4<> m, diamètre intérieur du cylindre à haute pression 55 cm, diamètre intérieur du cylindre à moyenne pression 8a cm, diamètre intérieur des deux cylindres à basse pressiou 85 cm, course commune des pistons 4b cm, vitesse angulaire en tours par minute a5o.
- Cette machine est.'établie pour fonctionner avec une pression de vapeur de i3,3o<> kg: cm2. Dans ces conditions, elle peut développer une puissance indicpiée de i yoo chevaux à ?.5o tours par minute.
- A l’Exposition, où la pression de la vapeur n’est que de 9 à 10 kg, elle ne peu-t développer que 1 260 chevaux à ?.5o tours.
- Les deux manivelles de l'arbre sont calées à 90°. Cet arbre est en deux parties, il porte, à l'une de ses extrémités, l'excitatrice commandée également directement. Le poids total de la machine est de 40000 kg environ.
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- ipes du moteur à grande vitesse de MM. Delauuay-Belleville et C’
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- La plaque de fondation est d’une seule pièce, son poids est d’environ i5 tonnes. Elle forme trois compartiments, dont les deux extrêmes servent au passage des manivelles et celui du milieu contient les excentriques et pompes de graissage, qui sont placées dans un bas-fond. Ces deux pompes sont oscillantes sans clapet. Leur piston est actionné parles colliers des excentriques de commande des tiroirs. Le nombre de coups de piston de chaque pompe est donc de e5n par minute.
- Ces deux pompes refoulent l'huile sous pression dans des filtres et de là aux paliers.
- puis aux bielles, patins do glissières et barres d'excentriques, par l’intérieur de l'arbre qui est foré sur une partie de sa longueur. Le graissage des mouvements est ainsi complètement automatique et la pression de l'huile, qui remplit les jeux des articulations, équilibre en très grande partie la pression que les pièces de ces articulations exercent l’une sur l'autre, do telle sorte que le mouvement a, pour ainsi dire, lieu sur une couche d'huile et non sur des surfaces métalliques. L'usure est, par suite, presque nulle. Sur la plaque s’appuient quatre montants en fonte, dont deux forment glissières ; les deux autres sont percés de portes pour l'accès aux bielles. Le tout est entouré d’une enveloppe étanche en tôle et fonte. Les quatre montants sont reliés entre eux par une entretoise en foule, qui a pour but d’atténuer la transmission de la chaleur des cylindres à la plaque de fondation et, en outre, de faciliter le service des boîtes à garnitures inférieures, placées sur les fonds' des cylindres et tiroirs. Le démontage des fonds des cylindres à basse pression et de leurs pistons se
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- fait par l'intérieur de l’enîreloise. Les deux cylindres à basse pression reposent sur celte entretoise.
- Le cylindre à moyenne pression et celui à haute pression sont placés au-dessus des cylindres à basse pression et leurs piston et tiroir sont actionnés par les mêmes tiges que ceux à basse pression.
- Ces cylindres sont séparés des cylindres à basse pression par une pièce en fonte qui les supporte et qui sert de couvercle aux cylindres inférieurs et de fond aux cylindres supérieurs. Ces pièces comportent, intérieurement, une garniture étanche sur les Liges (le piston.
- Les tiges de tiroirs sont visibles entre les cylindres, ce qui facilite leur visite et l'entretien de leurs boîLes à garniture. Les pistons et tiroirs sont en acier moulé. Les tiroirs sont cylindriques avec passage de vapeur au centre. Ils sont conduits par deux excentriques calés sur l'arbre des manivelles. Les garnitures des pistons et tiroirs sont du système Ramsbotlom.
- Le régulateur à boules est actionné par un engrenage calé sur l’arbre principal. Tous les mouvements de cet appareil sont montés sur roulement à billes. Le régulateur agit sur une lanterne équilibrée placée dans la boîte d’arrivée de vapeur, qui est elle-même fixée à la partie supérieure delà boite à tiroir à liante pression. Un système de ressorts permeL de régler éet appareil et de faire varier, dans une certaine mesure, la vitesse de la machine.
- Les garnitures des tiges de pistons et tiroirs sont toutes du même type métallique à serrage élastique.
- Les cylindres sont garnis de calorifuge et recouverts d’une enveloppe en tôle. Il n’y a aucune enveloppe de vapeur. Toutefois, les fonds des cylindres à basse pression peuvent cire réchauffés avec delà vapeur vive, au moment de la mise eu marche ; un robinet permet également d’introduire de la vapeur dans le réservoir situé entre le cylindre à moyenne pression et les cylindres à basse pression pour le réchauffage avant la mise en marche.
- La vapeur est amenée à la boîte du clapet du régulateur et introduite dans la boîte à tiroir du petit cylindre. Un tuyau en cuivre réunit l’échappement, (le ce cylindre à la boîte à tffoirdu cylindre à moyenne pression, puis l’échappement deice dernier se divise en deux, et. distribue la vapeur dans les boîtes à tiroir des cylindres à basse pression par les couvercles de ces boites. Les parcours de vapeur sont aussi réduits que possible. Enfin les échappements des cylindres à basse pression sont réunis en un seul pour conduire la vapeur au condenseur, qui est indépendant de la machine.
- Deux passerelles avec échelles facilitent le service des parties supérieures de la machine.
- Le déplacement des pièces se fait au repos par un vireur à main, installé sur le bâti même de la machine, entre celle-ci et l’excitatrice. Cet appareil se débraye seul lorsque la machine se met en mouvement.
- Condenseur. — Le condenseur indépendant est du type à surface.
- Il se compose d’une caisse à lubes en tôles avec plaques de tôle en laiton laminé. L’eau circule dans l’intérieur des tubes et la vapeur arrive à l’extérieur.
- La pompe centrifuge de circulation est actionnée directement par une petite dynamo, à la vitesse de 900 tours environ par minute.
- Le même arbre porte un pignon qui transmet, au moyen d’une roue dentée, ce mouvement à la pompe à air, dont la vitesse n’est que de i5g tours par minute. De cette manière, chacune des pompes tourne à la vitesse qui. convient le mieux à sou genre de travail, ce qui assure à l’appareille meilleur rendement possible.
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- Les machin es à grande vitesse de MM. Delau-nay-Beileville ont, en outre de la simplicité de leur construction, l'avantage d’une consommation de vapeur assez faible.
- Nous n'avons aucune donnée sur la consommation de vapeur de la machine exposée, mais nous pouvons reproduire les cliiü'res obtenus sur une machine du
- sanec de 3oo chevaux indiqués.
- Les essais faits par M. Compère, directeur de l’Association Parisienne des propriétaires d’appareils à vapeur, sur une machine à triple expansion de 3oo chevaux à 36o tours ont donné a pleine charge une consommation de 7,i5 kg de vapeur par cheval effectif et par heure pour la marche à condensateur cl de 8,86 kg par cheval effectif et par heure pour la marche à échappementlihre. La pression de la vapeur au petit cylindre était de 13,2 kg: cm2, celle entre le petit cylindre et le cylindrcà moyennepres-sion, de 4,7 kg : cm2 et-celle entre ce dernier cylindre et les cylindres à basse pression de o,G5 kg: cm2. La durée de l’essai était d’une heure et demie.
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- Les essais de rendement mécanique dans la marche à condensateur sont peu précis, on peut toutefois affirmer que ce rendement est compris entre 92 et 94 p. 100, chiffre rela-livemenl élevé pour des machines de ce genre.
- Altkrnatbtjk. — T/alternateur Bouchcrot de la Maison Bréguet commandé par le moteur à vapeur de MM. Dclaunay-Belleviile et C10 est eoinpoundé à voltage constant, quel que soit le facteur de puissance, par une excitatrice spéciale excitée par l'alternateur lui-mèmc.
- M. Boucherot ayant exposé lui-même dans celte revue la théorie du eompouiidage de
- son système notre rôle se bornera ici à donner une description purement technique do l’alternateur et de son excitatrice en renvoyant le lecteur à l'article de M. Boucherot pour l’étude du fonctionnement de cette intéressante machine (*).
- Ld puissance de l’alternateur triphasé est de 875 kilovolts-ampères avec un facteur de puissance minimum de 0,8, ce qui correspond à une puissance vraie de 700 kilowatts.
- Ld tension aux bornes est de 2 200 volts et l’intensité du courant par phase de 23o ampères, l’induit étant groupé en étoile.
- Ld Vitesse est de ?.5o tours par minute et la fréquence de 5o périodes, ce qui correspond à un nombre de pôles de 24.
- Inducteur. — L’inducteur (fig. 4, a» 6) formant volant est constitué par un cylindre en fonte réuni, par 6 bras doubles entretoisés, au moyeu à emmanchement conique.
- (') L'Éclairage Électrique, t. XXV, p. 342, 1™ décembre 1900.
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- Fîg. 8 à 13. — Coupes et vues partielles de finduit de l'alternateur Boucherot de 875 lcflovolts-ampcrcs.
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- Le noyau inducteur, analogue à celui d’un moteur asynchrone à inducteur mobile, est placé sur trois bossages circulaires ménagés sur la carcasse et est serré entre deux anneaux de fonte fixés après celle-ci par des goujons de centrage, comme le montre la figure 3 représentant une coupe agrandie d’une partie de la carcasse.
- Le novan inducteur est partagé en quatre parties égales ménageant entre elles des canaux pour la ventilation et serrées par des boulons.
- La largeur de chacun des noyaux est de i5 cm et celle de's canaux de i,4 cm; la longueur totale des tôles, y compris les intervalles, est donc de 64,6 cm.
- Le diamètre extérieur de l’inducteur est de 219 cm, le diamètre intérieur du noyau de 178 cm et sa hauteur radiale de 20,5 cm. La largeur totale de l’inducteur est de -4 cm environ
- Sur le noyau inducteur sont pratiquées 192 encoches légèrement ouvertes, soit 8 par pôles. Leur largeur (tig. 7) est de i3 mm pour une ouverture de 5 mm seulement dans l’entrefer; leur hauteur est de 9.4, S mm.
- Ces encoches reçoivent un enroulement diphasé en tambour et à 24 pôles ; chaque phase comprend 24 bobines montées en série et réparties dans quatre encoches chacune. Chaque bobine a 20 spires ce qui correspond à 10 spires par encoches.
- Les deux circuits inducteurs 11e sont utilisés que dans le fonctionnement de la machine, comme génératrice asynchrone ou panehrone ; à l'Exposition où l’alternateur fonctionne comme une génératrice synchrone, un seul circuit est employé pour l'excitation qui se fait par un courant continu,
- Les extrémités des deux circuits aboutissent à des bagues de prises de courant sur lesquelles frottent des balais métalliques.
- Chacun des enroulements inducteurs constitué en câble souple a une résistance de o,5 ohm.
- Induit. — La carcasse de l’induit (fig. 8 à r3) est constituée par une caisse en fonte cloisonnée présentant de nombreuses ouvertures pour la ventilation. Cotte caisse est en deux parties dont l’une, la partie inférieure, porte deux pattes reposant sur les plaques de fondation fixées à la maçonnerie.
- De chaque côté de cette carcasse sont fixées deux couronnes de protection dont l’une, celle placée à l’extérieur, est réunie par six bras à une couronne portant un palier de guidage et de centrage.
- Le noyau induit, en tôle de 0,4 mm d’épaisseur, est serré par des boulons entre un anneau venu de fonte avec la carcasse et des segments rapportés s’embéquetant sur la
- Le noyau d’induit est partagé comme celui do l’inducteur en quatre parties de r5 cm de large séparées entre elles par des cales en bronze nervurées. Les anneaux de tôles sont isoles de la carcasse par des plaques isolantes placées sur les bossages sur lesquels reposent ces tôles.
- Le diamètre extérieur de la carcasse est de 309 cm et sa largeur de 1 xo cm.
- Le diamètre extérieur des noyaux d’induit est de 261 cm et le diamètre intérieur de 220 cm. L’entrefer est donc de 5 mm. *
- La hauteur radiale des tôles est de 20,5 cm.
- L’enroulement induit est un bobinage triphasé ordinaire réparti dans 6 encoches par pôle, soit 144 encoches pour toute la circonférence.
- Ces encoches sont légèrement ouvertes, 5 mm d’ouverture pour une largeur de 18 mm ; leur hauteur radiale est de 70 mm.
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- Chaque phase comprend 12 bobines et chaque bobine est enroulée clans 4 encoches. Chacune de ces 12 bobines comporte 12 spires formées par une bande de cuivre, le nombre de conducteurs par encoche est par suite de 6.
- Les trois phases de l’induit sont groupées en étoile.
- Excitatrice. — L’excitatrice de M. Roucherot a, en ce qui concerne l'inducteur, une constitution analogue à celle d’un moteur asynchrone.
- Cet inducteur fixe est constitué (fig, 14) par une carcasse en fonte formée d’une caisse portant intérieurement deux anneaux venus de l'onle avec elle et entre lesquels sont serrées les tôles. Sur les faces de celle enveloppe sont rapportées deux flasques portant chacune des paliers de l’excitatrice.
- Le diamètre extérieur de la carcasse inductive est d’environ 120 cm et sa largeur de
- Le diamètre extérieur de la couronne de tôles inductrices est de 111 cm et son diamètre d’alésage de 86 cm. La largeur du paquet de tôles est de i5 cm et sa hauteur radiale de
- Le noyau inducteur comporte 72 encoches, soit 6 par pôles.
- L’enroulement inducteur est un enroulement triphasé à barres à 12 pôles. Le nombre de conducteurs par phase est de 46 soit 4 par pôle ; il y a deux barres placées l’une,au-dessus de l’autre par encoche. Los trois circuits sont groupés en étoile, et les trois bornes de l’inducteur réunies avec celles du transformateur de compoundage.
- La section des barres de l’inducteur est de noinml
- L’induit est formé par une caisse en fonte fixée au croisillon; sur une partie de cotte caisse en fonte vient se fixer, à l’aide de boulons un anneau également en l'onte. La face libre de la caisse et l’anneau rapporté portent des projections terminées par des équerres qui viennent soutenir l’anneau de tôles induites d’endroit en endroit.
- L’anneau induit formé d’une seule pile de tôles a un diamètre extérieur de 85,8 cm et un diamètre intérieur de 66 cm, sa largeur est de i5 cm et sa hauteur radiale de 9,9 cm.
- L’entrefer est de 1 mm.
- Sa surface est percée de 288 encoches qui reçoivent un enroulement anneau ou plus exactement deux enroulements sinusoïdaux.
- Chaque encoche reçoit deux bobines dont les nombres de spires sont proportionnels, pour la première, au sinus du double de l’angle changé de signe que fait le plan de l’encoche avec un plan origine et pour le second, au cosinus du double du même angle changé de signe.
- Le nombre d'encoches par pôle est de 12; c'est egalement le nombre de sections de chaque enroulement, sections dont les nombres de spires varient de 1 à 8.
- Les sections sont groupées ensemble suivant le schéma indiqué par M. Roucherot et aux 288 lames du collecteur à l'aide d’un connecteur réduisant le nombre de lignes de balais à deux de chaque polarité.
- Comme l'excitatrice doit fournir dans les fonctionnements en asynchrone et en panclirone deux courants décalés d’un quart d’onde, il y a en tout 8 rangées de balais.
- Le collecteur a un diamètre de 55 cm et une longueur utile de 10 cm.
- Les aileltes du collecteur sont en mailleehorf. Le collecteur est mont.6 sur un croisillon en fonte portant deux nervures courant sur toute la surface extérieure et contre lesquelles sont serrés deux anneaux retenant entre eux les queues d’aronde des lames du collecteur.
- Sur ce collecteur frottent les 8 rangées de 4 balais en charbon supportes par un balan-
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- cier permettant le déplacement de l'cn'semble des porte-balais. En outre, chaque rangée peut élre réglée indépendammenldes autres.
- Les huit lignes de balais son! réunies par paires aux 4 bagues de prise de courant, de l'alternateur.
- L’excitatrice à enroulements sinusoïdaux est entraînée par l’arbre de la machiue à vapeur à l’aide d’un manchon d’accouplement représenté sur la partie gauche de la figure.
- L’excitatrice est calculée pour débiter un courant, maximum de 200 ampères sous une tension maxima d’excitation de 200 volts.
- poundxge. — Le transformateur de compoundage (fig. i5 et 16) est formé de trois transformateurs à courant alternatif simple disposés l’un à côté de l’autre dans une caisse unique.
- Ces transformateurs sont du type a noyau à une seule bobine primaire et une seule bobine secondaire toutes deux disposées concentriquement et horizontalement.
- Le noyau est formé par des tôles découpées en forme ’d’U surmontées par un noyau droit portant les enroulements.
- Les dimensions des tôles en lorme d’U sont de 56 cm de largeur, 2p cm de hauteur ; les largeurs de la partie inférieure et des jambes verticales sont respectivement de i5 et 12 cm, l’épaisseur de la pile de tôles est de 15,4 cm.
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- Le noyau formant le circuit magnétique a une largeur de 5tS cm et une hauteur de
- Un entrefer réglable à volonté à l’aide de cales est ménagé entre le noyau cl les branches de l’U.
- L'enroulement primaire est placé à l'intérieur et comporte 3p spires formées d une barre de cuivre à section rectangulaire.
- L’enroulement secondaire est disposé extérieurement et comprend un môme nombre de spires de même section que, le primaire. De plus, les spires de 1$ couche extérieure sont nues afin de permettre de disposer l'extrémité du circuit sur telle ou telle spire de cette couche de façon à faciliter le réglage pour obtenir le eompoundage Je plus précis possible.
- Résultats d'essais. — Dans le fonctionnement de l'alternateur à l’Exposition comme génératrice synchrone, c’est-à-dire en alimentant l'inducteur avec du courant continu par un seul de ses circuits, l’intensité du courant d’excitation pour obtenir à vide et à vitesse normale la tension de 2 200 volts est de i4o ampères.
- En court-circuit, le courant normal de débit de 23o ampères est obtenu avec un courant d’excitation de 97 ampères.
- J. Reyval.
- TRAMWAY ÉEECTRIQl E DE GRENOBLE A CHAPAREILEAN
- L’emploi du courant continu assure, dans les distributions d’énergie électrique, une sécurité plus grande que ne peut l'oIYric actuellement le courant alternatif. Le courant oontiuu serait toujours préféré s’il n'entraînait une dépense d'installation plus grande : la limite supérieure do voltage que l’on peut admettre n’est pas très élevée: d'où la nécessité d’augmenter la section dos conducteurs.
- On peut accroître cette limite de voltage et par suite diminuer la dépense de métal, en employant la distribution à trois bis. Ce dispositif a été en effet utilisé dans diverses installations urbaines pour l’éclairage et le transport de l’énergie : mais nous ne croyons pas qu'il ait encore reçu d'application importante à la traction sur une ligne de grande longueur, comparable à la ligne de Grenoble à Chapareillan.
- Nous avons eu l’occasion de visiter récemment cette ligne sur laquelle l’énergie électrique est distribuée aux voitures automotrices par un système à trois fils. Cette installation nous a paru mériter une courte notice.
- La voie ferrée longue de 43 Uni déroule son double ruban de métal dans la pittoresque et bien connue vallée du Grésivaudan entre Grenoble et Chapareillan (fig. 1 et 2).
- gares ou haltes sont échelonnées sur cette ligne, où circulent de trois heures du matin à dix heures du soii1, des trains nombreux transportant voyageurs on marchandises.
- Les premiers projets avaient prévu l'emploi de la locomotive à vapeur ; mais dans ce pays où, la «houille blanche » des glaciers alimente si généreusement la force motrice des chutes d'eau, la traction éiectrique ollrait des avantages indiscutables.
- Sans nous arrêter à l’élude de plusieurs projets où les couvants alternatifs sous diverses formes jouent leur rôle si prépondérant à l'heure actuelle, dirigeons-nous vers Lancey où se trouve l’usine génératrice.
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- La petite bourgade de Lancey située à 12 km de Grenoble dans la direction de Chapa-rcillan doit tout son développement à de magnifiques chutes d’eau de 4^o m de hauteur.
- Elles ont été découvertes par un ingénieur dont le travail persévérant est couronné d’un succès bien mérité;j’ai nommé M. Berges. Ces chutes lui appartiennent et la Compagnie du tramway de Grenoble à Chapareillan achète au compteur l’eau nécessaire au fonctionnement de ses turbines.
- Usine génératrice. — L’usine est pour ainsi dire agrafée à une paroi de rochers escarpées. L’eau arrive à une pression de 4-5 atmosphères par une conduite en tôle rivée.
- Des robinets vannes, d’une manœuvre toute spéciale en raison de l’énorme pression, commandent directement les ajutages des turbines centrifuges.
- Ces turbines sont au nombre de 3 et développent chacune 34o chevaux à ?>»5 tours. Chacune d’elles possède un régulateur à force centrifuge maintenant la vitesse à peu près indépendante de la charge. I/eau, après avoir travaillé, se rend au compteur. Ce compteur mérite de fixer quelques instants l’attention à cause de son extrême simplicité.
- Étant donné le débit considérable des turbines, il était très difficile de mesurer directement l’eau écoulée. Le problème a été résolu très heureusement de la façon suivante par M. Berges.
- L’eau s’échappant des turbines arrive par le fond d’un vaste entonnoir surmonté d’un corps cylindrique en cuivre rouge. 80 fenêtres rectangulaires soigneusement calibrées sont pratiquées tout autour du cylindre, leurs bords inférieurs se trouvant tous dans un même plan horizontal. O11 conçoit que l’eau arrivant dans ce réservoir s’écoulera par les fenêtres dont elle utilisera pour s’échapper une hauteur plus ou moins grande suivant la valeur du débit. Il en résulte 80 veines liquides dont l’identité dépend uniquement de la précision avec laquelle on a pratiqué les fenêtres. Une des veines est recueillie dans un bassin jaugé. Le reste de la mesure de l’eau se comprend de lui-même.
- Chaque hydromoteur commande par un accouplement élastique, genre Raffard, une dynamo compound hexapolaire, système Thury, donnant 4!7 ampères sous 600 volts (fig. 3). Deux unités sont toujours eu service, la troisième sert de réserve.
- Les 2 dynamos sont reliées parleurs pôles de noms contraires, les 2 autres pôles sont réunis aux barres du tableau dont l’une est à -f- 600 et l’autre à —600 volts (fig. 4)-
- Les génératrices sont à excitation composée. Le circuit à fil fin comprend un rhéostat de réglage commandé par le régulateur automatique Thury qui maintient constante la différence de potentiel aux barres du tableau.
- Le circuit à gros fil des génératrices ne comporte aucun réglage.
- Des barres du tableau partent trois groupes de deux feeders qui alimentent la double ligne aérienne divisée en trois tronçons indépendants.
- Les points d’arrivée des feeders sont Grenoble, les Drogeaux et Chapareillan. Etant données les distances qui séparent l’usine de ces trois points, Il existe une perte de charge de a5o volts à Grenoble, de i5o volts aux Drogeaux et de 22a volts à Chapareillan.
- Pour compenser un tel abaissement dans le voltage, le courant de chaque feeder passe dans un survolteur (voir fig. 4)-
- Ce survolteur consiste simplement en une génératrice série. Chaque groupe de 2 feeders possède 2 survolteurs disposés de chaque côté d’un moteur eoinpoud qui les entraîne par deux accouplements élastiques.
- On sait que les moteurs compound tournent à une vitesse sensiblement constante quel que soit l’effort qu’on leur demande.
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- Grâce à cette propriété, les génératrices séries qu'ils commandent tournent aussi à une vitesse constante. Elles créent donc- une élévation de potentiel d'autant plus grande que le courant qui les traverse est plus considérable, le champ variant proportionnellement à ce courant entre certaines limites. Ces dynamos séries survoltent donc le courant en raison directe de la perte de charge en ligne.
- Un réglage préalable d’un rhéostat, shuntant l’enroulement des inducteurs, permet de
- compenser sensiblement l'abaissement du voltage dans les feeders. Aussi dans le cas le plus défavorable la perle de charge ne dépasse pas 60 volts.
- Chaque survolteur possède à l'extrémité de son arbre un déclic dont le rôle est de mettre automatiquement l’induit on court-circuit dan^ le cas de rotation en sens inverse de la rotation habituelle. Un tel accident se produirait si. par suite d’une avarie, un des moteurs qui commande le survolteur venait à s’arrêter. Le survolteur fonctionnerait alors comme moteur et n'ayant pas de charge s’emballerait forcément.
- Ajoutons que le courant avant de quitter l'usine traverse des déclencheurs d’intensité à maxima qui, lorsque l’intensité dépasse de 5oA 60 p. ioo sa valeur normale, coupent auto-
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- niatiquement le circuit et. isolent ainsi de l'usine la section de la li< débit exagéré.
- Des voltmètres indiquent la tension du courant au départ de l’usi
- i l’on demande un
- due dans chaque groupe de iéeders.Iis mettent en évidence par leur excédent sur 600 volts la valeur du survoltagc et par là même la perle en ligne pour un débit donné.
- Ces appareils, ainsi q ne les ainpè remètres controleurs du débit dans les diverses sections, les régulateurs automatiques de champ des génératrices, les déclencheurs à maxima, sont groupés sur un vaste tableau de marbre.
- Desparafoudres sont placés sur chaque feeder pour protéger l’usine contre les décharges atmosphériques. Tls sont du système Thury à rupture automatique sur charbon.
- Ligne. — La ligne est constituée par deux fils parallèles suspendus à des potaux métalliques. Ces conducteurs de 9 mm en cuivre rouge sont fixés comme tous les vhéo-phores de tramways à trolley.
- La voie est composée dans Grenoble de rails à ornière Broca de 4o kg et en dehors de la ville par des rails à patin de 20 kg au mètre. Bien entendu on a eu recours à l’éclissage électrique.
- Voitures automotrices. — Elles sont du type tramway ordinaire à couloir central à deux essieux, à la fois porteurs et moteurs. Leur poids à vide est de'9,2 tonnes.
- Le courant est recueilli par deux perches qui le prennent sur les deux câbles aériens par l'intermédiaire de deux frotteurs munis d’un métal anti-friction ; 011 évite ainsi les nombreux inconvénients de la roulette.
- Sur le toit sont groupés les rhéostats de mise en marche des moteurs qui travaillent.toujours en tension sur 1 200 volts.
- Les deux moteurs série commandent à la façon ordinaire les essieux par une paire de roues dentées. Los voitures marchent dans les deux sens, ce qui évite l’emploi de plaques tournantes. Le conducteur n’a qu’a emporter son volant de. commande de mise en marche et en le plaçant il assure, automatiquement, le renversement, de sens de rotation des moteurs
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- La puissance développée par les deux moteurs est de 52,5 poncelets qui leur permet de remorquer un train dans de bonnes conditions de vitesse même sur les parties les plus accidentées de la ligne.
- En dehors des freins à action mécanique, il existe sur ces voitures dos sabots à action magnétique. Le principe du système est indiqué par le schéma (fig. 5). On le comprend aisément. Tous les freins des voitures sont reliés électriquement. Le conducteur lance le courant des moteurs, qui agissent alors comme génératrices, dans Le circuit des freins et toutes les roues sont freinées puissamment d’une façon instantanée.
- Le chauffage des voitures est assuré par des résistances placées sous les banquettes. Un faible courant suffit à entretenir l’hiver une douce température.
- La puissance de l’usine permet la circulation simultanée de 9 trains de 23 tonnes dont 8 de voyageurs et 1 de marchandises.
- Tel est, dans ses grandes lignes, ce véritable chemin de fer dont le fonctionnement est remarquable.
- La partie électrique a été exécutée par MM. Schneider, du Creusot, et le matériel hydraulique sort des ateliers de MM. Rrenier et Neyret,de Grenoble.
- Nous tenons, en terminant, à remercier notre ami M. Maréchal, chef do traction et ancien chef d’atelier à l’Ecole supérieure d'Electricité qui, grâce à l’aimable autorisation de l’administration, nous a montré dans tous ses détails celle installation modèle qui fuit honneur aussi bien à ses constructeurs qu’à ceux qui l’exploitent.
- Emmanuel Legrand,
- ANALYSE É LE C ï RO LY T[QUE
- H. Ost et W- Ktapprûth (*) ont repris l’étude du dosage de l’antimoine dans la solution de son snlfosel, en présence d’un excès de sulfure de sodium. Ce dosage, décrit par Classer!, n'csL pas sans inconvénients, car la quantité croissante de polysulfure qui se forme au cours de l’analyse, fait tomber le voltage; de plus, ce composé passant par diffusion jusqu’à la cathode, peut y redissoudre une partie de l'antimoine métallique déposé, si l’on n’iuter-rompt pas l’opération assez à temps.
- Les auteurs ont cherché à supprimer ces défectuosités par l’emploi d’un diaphragme, en cherchant en même temps à se rendre compte exactement de ce qui se passe pendant celte électrolyso. — Comme cathode, on employait une capsule dépolie de Classen ; le disque servant d’anode était placé dans une petite capsule en « l'ukal-massc » (fournie par la manufacture de Berlin) ; les deux capsules étaient recouvertes de verres de montre fendus. — Pour les divers essais effectués, on faisait usage d'une solution de sel Seldippe Na3 SbS', contenant 0,0980 de Sb dans 10 cm3, et d’une solution de sulfure de sodium pur à 19a gr (= 200 gr NaOII) par litre.
- Si l’on place la solution d’antimoine, partie en dedans, partie en dehors du diaphragme, ou trouve que la précipitation est toujours incomplète. Sur la cathode se précipite à l’état
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- métallique l’antimoine qui se trouvait en dehors du diaphragme dans la portion cathodique de la cellule, le reste demeure dissous dans la portion anodique ; ce qui montre que les ions d’antimoine ne traversent pas le diaphragme.
- Si la solution d’antimoine se trouye tout entière dans le compartiment cathodique, le métal se précipite intégralement, et, à la fin de l’opération, il est impossible d’en retrouver soit en dehors soit en dedans du diaphragme. Ce résultat n’est cependant atteint qu’en présence d’une quantité suffisante de sulfure alcalin et avec un faible voltage par conséquent. Au contraire, avec peu de sulfure alcalin et un voltage plus élevé, une petite portion de l’antimoine se transporte dans le compartiment anodique de la cellule et se précipite sous forme de sulfure Sb2S5 sur l’anode.
- Yienl-on maintenant à placer tout l'antimoine dans le compartiment anodique, il ne sc dépose pas trace de métal sur la cathode, mais du sulfure sur l'anode.
- On peut déduire de ces expériences que, l'antimoine ne se transportant pas, il ne participe pas à la conduction du courant et ne se dépose pas par action primaire ; c’est le sulfure de sodium qui est d’abord électrolysé,
- INVS = Na* + S.
- Le sodium mis en liberté à la cathode dégage à son tour de l’hydrogène ou déplace de l’antimoine par action secondaire,
- 5.Na -J- Nas SbS1 — Sb -f- 4Na2S.
- Dans le cas où la quantité de sulfure alcalin est faible et la tension du courant élevée, l'antimoine se transporte sous forme d’ion complexe
- NVSI.S1 = 3.Na + SbSl.
- En résumé, comme Ost l’a fait voir, la tension du courant est fonction de la quantité de sulfure alcalin, et la dose d’antimoine, présente dans la solution, n’excree qu’une faible influence.
- Dans d’autres séries d’expériences, on a cherché à déterminer quels sont les autres produits de l’électrolyse formés dans les deux compartiments de la cellule cloisonnée ; une disposition particulière permettait de recueillir les gaz dégagés et de les comparer à ceux d’un voltamètre à gaz tonnant placé sur le circuit.
- Silesliquid.es ne renferment que du sulfure de sodium, il se dégagé à la cathode de l’hydrogène pur en quantité sensiblement égale aux 2/3 du volume gazeux qui se trouve dans le voltamètre ; si l’on introduit de l’antimoine dans la solution, la quantité d’hydrogène diminue, mais on retrouve le même volume en ajoutant au volume de gaz dégagé celui qui correspond à Sb déposé, à raison de 5 H pour 1 Sb ; ce qui en même temps permet de vérifier que l’équivalent électrolytique de l'antimoine est bien i/o Sb.
- A l’anode, il ne se dégage pas de gaz. ; au début de l’opération, le soufre mis en liberté se dissout en donnant du polysulfure jaune ; plus tard, il se produit aussi de l’oxygène qui donne naissance à du thiosulfate aux dépens du polysulfure. —Les expériences sur ce sujet ne sont d’ailleurs pas encore terminées.
- Les auteurs se proposent on outre de revenir sur l’emploi des diaphragmes dans l’analyse électrolytique pour discuter leur utilité et la limite de leurs usages ; dans le cas de l’antimoine, le diaphragme ne produit aucun inconvénient.
- L. Kahlknbkug (j) a été conduit, par ses études sur la tension électrolytique des métaux
- f1) Journ. Phys. Chemistry, t. IV, p. 349-354. Extrait dans Xe.ils. fur êlectrochem, octobre 1900, p. 196.
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- vis-à-vis do leurs solutions, à se demander si la loi de Faraday s’applique dans le cas des dissolul'ons de sels métalliques dans un liquide autre que l’eau. — Les expériences ont été faite.i avec des solutions de nitrate d’argent dans la. pyridine, l’aniline, le benzonitrile, la ohînoline ; de nitrate de plomb dans la pyridine ; de triehlorure d’antimoine et de tri-chlorure de bismuth dans l’alcool méthylique. Le circuit comprenait, en même temps que la cellule à électrolyse, un voltamètre contenant une dissolution de nitrate d’argent à 1/7 ; la température était de 20°.
- Ti’auleur pense que la loi de Faraday est applicable aux cas qu’il a examinés, sauf pour la chirioliue qui donne des résultats trop faibles. Les dépôts ont en général une couleur brune, mais peuvent devenir blancs par un léger chauffage.
- On a également fait des essais de dosage avec des dissolutions aqueuses de nitrate d’argenl chargées de quantités plus ou moins fortes de pyridine, d’aniline ou d’acétone. Les résultats en sont assez satisfaisants.
- Le prix sans cesse croissant, du platine nous engage aujourd’hui à insister sur une méthode qui permet d’économiser une quantité sérieuse du précieux métal, soit en faisanl usage de cathodes d’un poids relativement faible, soit même en substituant, dans certains cas, des cathodes de laiton aux appareils de platine.
- La première idée de ces modifications est revendiquée par H. Paxveck, qui exposa au Congrès international de chimie appliquée, à Vienne en 1898, un procédé pour le dosage du zinc dans ses minerais, en déposant le métal à l’état d’amalgame. Dans ces opérations, le platine est toujours un peu attaqué. Pawock a cherché d’abord à le remplacer par une lame de zinc amalgamée, sans obtenir des résultats bien satisfaisants, ets’est arreté ensuite à l’emploi d’une toile métallique de laiton, amalgamée une fois pour toutes par électrolyse dans un bain renfermant 0,6 gr de biohlorure de mercure et 5 cm3 d’acide azotique concentré dans un volume de 200 cm3.
- Les cathodes ont la forme d’un disque de 6 cm de diamètre ; au centre se trouve fixé perpendiculairement un fort fil de laiton pour suspendre le disque et amener le courant. Les anodes sont formées de lames percées de trous ou de toiles do platine disposées en dessous de la cathode et parallèlement à celte dernière, disposition qui a pour avantage de produire le mélange du liquide par l’effet du dégagement gazeux qui prend naissance dans le fond du vase sur Fanode.
- Le zinc se dépose très bien d’une solution contenant du sel do Seignette et de la soude caustique (suivant Yortmann) ; après la pesée, on l’enlève de la cathode avec de l’acide chlorhydrique presque concentré. Les autres opérations, lavage, dessiccation, etc., se font avec les précautions habituelles.
- D’après les expériences du même auteur, la toile de laiton se prête très bien aussi au dosage du cuivre en petite ou en grande quantité, en présence d’acide azotique, à celui du
- Dans les cas où la toile de laiton 11e peut convenir, on se sert de cathodes en platine, dis-: ques de 6 cm de diamètre en toile à 10 hls de o,tu mm par centimètre, avec, au centre, une tige perpendiculaire de 8 à 10 cm de long et de i,5 mm d’épaisseur. Le tout ne pèse que 9,5 gr environ.
- Ajoutons que Cl. Wixkiær, l’analyste bien connu, a de son côté indiqué l'emploi d’une cathode en toile de platine roulée en cylindre (*).
- ______________ G. A HT il.
- (*) Vhemik. Zeit., 1698. i'“r sem., p. 646 et 1900; 2L' seni., p. 855 et 85fi.
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- DISTRIBUTION
- Poteries W. Sykes pour canalisations souterraines. Uevue industrielle, l. XXI, p. 5oo, ay décembre t 900.
- Il s’agit, en l'ait, de caniveaux remplis de bitume et fermés par un chapeau suffisamment robuste pour résister aux cttorts provoquas par im trafic intensif: ce sont de longues auges en grcs, affectant une forme semi-circulaire prolongée de chaque côté par des eôlés verticaux.
- Environ aux deux tiers du fond de cette poterie,
- lemenl luisant saillie à l’extérieur et s’étendant tout le long de la canalisation. On constitue ainsi un siège pour supporter un chapeau forme d'un mélange en proportion convenable de ciment Portland et de sable.
- Après avoir posé le cable électrique dans la poterie et rempli cette dernière de bitume jusqu’au niveau de ses épaulemenls, on la recouvre simplement avec le chapeau de ciment. Portland.
- Les tronçons d’une canalisation de ce genre sont réunis entre eux par emboîtement; afin de pouvoir en régler 1 alignement, on a ménagé dans la partie inférieure du bout femelle un évidement dans lequel on introduit entre cette dernière et le bout male un coin en grès de l’épaisseur convenable.
- Les croquis figures 1 et 2 montrent le cas d’une canalisation unique et la figure 3, l’extension du système à un caniveau disposé pour recevoir plusieurs conducteurs électriques.
- Influence des enveloppes de fer sur les câbles parcourus parles courants alternatifs. par Feldmann et Herzog. Elektrotechrùsehe Zeitschrift, t. XXI, p. 861, 18 octobre 1900.
- Les prescriptions de l’Union des Electriciens allemands interdisent l’emploi d’enveloppes de fer pour les câbles simples parcourus par un courant alternatif et n’admcltcnt cet emploi que lorsque les conducteurs d’aller et de retour sont enfermés dans la même enveloppe.
- L’influence d’un tube de fer sur un conducteur
- siime par un accroissement de l’impédance. Tout d’abord la présence du feraugmeute l’inductance, mais les lignes de force ne se répartissent pas uniformément dans le 1er : par suite des courants de Foucault, l’induction diminue de la périphérie au centre. L’induction moyenne est donnée approximativement par
- ù [j. désigne la perméabilité du for, H0le maxi-uira de la force magnétisante à la périphérie, la demi-épaisseur du tube, t la résistivité du *r et c/d la fréquence. Le conducteur pouvant tre considéré comme indéfini, la force magnéti-ante II„ due à l’intensité efficace J est
- u.^i£ = „,Sc4,
- oyeu <lu tube. Do
- . 0,4nJ .
- et la force contre-électromotrice a pour valeur
- —4,44. B co l-xa 10—« = ^— J. 10-«volts.
- Ceci ne correspond pas à une perte d’énergie, mais accroît la perte do tension aux extrémités de la ligne. Les courants de Foucault induits
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- dans le 1er par centimètre cube correspondent
- Soif l la longueur du tube en centimètres, ^’lii section en centimètres carrés, la perte en watts par courants de Foucault est de
- Le courant watté qui en résulte a pour va-
- Ce courant est on phase avec la force contre-électromotrice <?, ; ruais celle-ci est due, non nu courant total Jj, mais à la composante déwattée
- - i0
- et est par suite un peu inférieure.
- Si on trace le diagramme des courants (fig. i'i,
- on calculera d’abord les vecteurs in et e, déduits des équations ci-dessus. Puis le triangle rectangle OAB donne les deux composantes du courant ; la force eonlre-éleetromotrice OC = es est perpendiculaire àA la suite delà tension OD = Eâ à l’extrémité dé la ligne, nous portons la perte ohmique DF = e. Puis par le poiut F nous menons FG = es, et on obtient alors OG=E,, tension au début de la ligne en grandeur et
- En pratique, nous considérerons trois cas limites :
- i° Le tube est très épais et i est très voisin de J. Alors la chute de tension totale est à peu
- •' Ei — Eâ = e + *«
- Ce cas se rencontre rarement, mais il peut être dû, dans certaines installations à carbure, aux armatures métalliques du four, ou à l’armature des câbles. Ce cas s’est aussi présenté à l’exposition de Vienne en i883, où les conducteurs simples étaient placés sous la ferme métallique d’une galerie. Un fait analogue s’est passé au théâtre d’Odessa où la ligne qui amenait le courant à la rampe faisait le tour de la toiture en fer.
- 2° La force contre-électromotrice est petite vis-à-vis de la tension employée. Ce cas est fréquent et la perte de tension est d’environ.
- El-Ei=efe.-y-,
- par suite, moindre que dans le cas précédent.
- 3° La force contre-éleclromotrice est grande vis-à-vis de la tension employée. Alors on a appmxim atîvement
- Ei — Es = eK
- Ce cas se présente lorsque l’on emploie deux câbles simples armés pour prolonger une ligne en vue d’une installation primaire. Le résultat est alors surprenant pour ceux qui ne sont pas prévenus, car si le courant est assez intense, le câble absorbe toute la tension employée.
- Dans une installation primaire faite il y a assez
- Fig. 2.
- longtemps, on avait employé deux câbles simples ayant ensemble aïo in de longueur et une section de cuivre de ioo mm4. Ils .étaient armés de deux rubans de fer de i,:> mm d’épaisseur et de 3o mm de largeur. La fréquence était de 4a. Supposons
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- j 34
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- Le tableau suivant indique la concordance entre les calculs et l’observation :
- (calculé). Watts \V/
- Des phénomènes analogu
- 3,5 28,8
- 6,1
- 6,9
- 7,8
- 8.7
- 54.5 fio,5
- 67.5
- 74
- 82
- 87
- 90
- 9=
- peuvent aussi se
- LZZEZZL
- fis. 3.
- présenter lorsque, clans un câble arme, alimenté aux extrémités par des transformateurs ou des
- J*+Jz
- Fig. 4.
- feeders, il se produit des défauts, ou si un fusible fond (lig. 2, 3, 4} > ü sc produit alors aussitôt
- les mêmes phénomènes que dans un câble sim-
- ple; il suffit même qu’un seul plomb fonde pour donner lieu h une chute notable de tension, par suite de l’inégale répartition du courant (lig. 4)* Pour déterminer l’inlluence de la grandeur et de l’épaisseur des tubes sur l’impédance des lignes simples, on a entrepris dans les laboratoires de la Compagnie Hélios quelques essais dont les résultats sont consignés dans le tableau suivant et dans les courbes de la ligure 5.
- .3.5 9,5
- 16 n
- 26 19,5
- 8,i
- 0,168
- 0,168 0.168 o, 168
- E. B.
- TRACTION
- Freins électriques à courants alternatifs, par J. Fiseher-Hmnen. Elektrotechnischc Zeitschrift, t. XXI, p. 767, i3 septembre 1900.
- La puissance d’un frein électrique, basé sur une attraction magnétique, peut s’exprimer par le produit de l’effort de freinage par le chemin parcouru. Si nous considérons cette puissance comme donnée, il faut calculer les dimensions de l’appareil électrique de façon b réaliser cette
- puissance avec une dépense aussi faible que possible de volts-ampères. La consommation en watts est toujours très faible et se réduit aux perles dans le fer et dans le cuivre. Malgré cela, le chiffre des volts-ampères ne doit pas être exa-
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- géré pour ne pas diminuer le facteur de puissance de l’installation.
- m \\
- Les freins à solénoïdes présentent l’inconvé-
- nient qu'il est presque impossible de calculer d’avance leurs dimensions. Dans les appareils de levage à courants triphasés construits par la maison Krizik, de Prague, M. Fischer-IIinnen
- emploie un appareil do freinage facile à calculer et qui exerce un elïort constant pour un très long trajet.
- Cel appareil se compose d’un stator analogue I lement bipolaire et d’une armature pouvant tour-à ceux des moteurs asynchrones, avec un enrou- | ner de qo0 : l’enroulement de cette armature est
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- en série avec celui du stator et, dans sa position moyenne, décalée d’une demi-largeur polaire par rapport au stator. Les figures i, 2, 3 indiquent le schéma pour courants monophasés, diphasés et triphasés. La figure 4 indique la combinaison de cet appareil avec un frein. Des câbles flexibles amènent le courant â l’armature. Ces appareils sont en série avec les moteurs ou plus simplement en parallèle.
- I. Appareil de freinage pour courants .monophasés. — Désignons par :
- N le nombre de barres de la partie lixe ;
- X le nombre de barres de l’armature ;
- Bj l’induction maxima au point A (lig. 1) produite par les spires N, traversées par un oou-
- J le coura'nt efficace commun au stator et au
- Bâ l’induction maxima en C produite par X2;
- B, l’induction dans le fer;
- D l’alésage en cm ;
- l la longueur du fer, y compris le papier;
- b = = la demi-largeur polaire en cm;
- a la rotation de l’armature en cm à partir de la position moyenne ;
- 5 = l’entrefer en cm;
- a= rapport de la réluctance totale à celle de l’entrefer ;
- c= fréquence;
- w et — nombre d’ampères-lours par cm de périphérie = ou 'y ;
- coelfïcie/il de foisonnement (environ 0,7). a. Détermination de Veffet, moyen. — Nous parlons de la relation connue
- B.JJ.
- Effort en kg —
- qui s'applique à un seul conducteur parcouru par le courant et placé dans un champ d’induction B. La figure 1 donne la répartition du courant sur la périphérie de l’armature. L’effort moyen exercé par le champ inducteur sur les barres du rotor est donc
- :—u----è Bi
- f),8r.ioS ‘
- m-B.JÏVfi— JJ)
- Mais le champ secondaire exerce sur les barres primaires une réaction dont la valeur est, de même
- Z1 = -~L b* J (1 — Ê2)
- L’etfort taugentiel total exercé sut est la somme de 7^ et Z2.
- Si on remarque que
- •B _ 1 _ 3. , JN,
- JX,
- b, = »,3.4-8si-
- on trouve pour l’effort total
- z = —sr^" <’ -lia) 1
- ou en faisant N, — N, = N.
- jlv h ,
- Z= —
- b. Calcul de la force électromotrice de self-induction. — On trouve (')
- Les barres A C produisent en A une induction
- ace de self-induction Es, dans les deux enroulements réunis a pour valeur :
- j:
- 34UT
- ----X (n<j — u’2) dx + B' (/> — a) {b
- K+»*>+15" '!>+») ;*-«)(»,—
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- REVUE D’ELECTRICITE
- Examinons maintenant comment on peut utiliser les valeurs de Z et de E, pour un calcul pratique. Cherchons d’abord la valeur de l’énergie nécessaire pour obtenir un effet déterminé avec un certain bras de levier.
- Divisant membre à membre (0 par (2), ou trouve
- JES= 0,16 cZD (
- Suivant que l’appareil de freinage est en série ou en parallèle avec le moteur, on connaît .1 ou Ct. On a donc à calculer les dimensions et l’en-roulement d'un appareil pour un effort tangen-tiel Z et un chemin parcouru U (perpendiculairement au bras de levier).
- Supposons pour simplilier ^ = o,0 (rotation de qo3). Le diamètre de D est donné par
- Lorsque l’armature a accompli sa .rotation,
- l’on, déduit suivant le »
- Les dimensions des barres si d’après les pertes en volts admis
- déterminent es. On a en-
- Enliu, nous avons à calculer la largeur du fer n supposant une induction maxima Bc. Soit, h elle largeur en cm (longueur d’encoches non
- inplace B1 et B” par leurs valeurs 1 a = <fl, et & = -^r
- e, =_ jzg. | p.+>ys (+s* <» - r=) + («1- Ni)’(-?)’ 0> + ?)J
- comprise].
- y 2 B7y ( 0,f3 /> + o,a5 b\ = 0,8.» B,. Ut
- (o,85
- •ffieient de foisonnement). Donc L = „.385 =,„
- On vérifiera que les dimensions trouvées pour le fer conduisent à des pertes admissibles.
- Dans l’exposé précédent, il n'a pas été tenu compte de la dispersion qui réduit l’intensité dans le montage en parallèle' et augmente la force éleelromotrice de self-induçtion dans le montage en série. 11 sera bon de prévoir un effort supérieur de 10 à i5 p. 100 h l’effort théorique pour le montage en parallèle, et d’augmenter la tension pour le montage en série (’).
- IL Appareil nu freinage pocii couuaxts polyphasés. — Pour ne pas compliquer le calcul, nous supposerons tout de suite X1 = Njj=N, nombre total des barres des ni phases. Soit <î> le flux total'du champ tournant supposé sinusoïdal: B l'induction maxima; J l’intensitc dans une
- p’1»»- .
- On a pour un enroulement bipolaire (2)
- y±L N"t = kf Wt^JS
- _ 7: <î> ’ï>
- '<) Exemple. Soit à calculer 1 c 10 kg pour un parcours <Iu Les autres données sont :
- Nous supposerons le frein couplé pti parallèle avec le moteur. L’elfort vertical de 10 kg correspond àunolTort
- .TE____0,72i âo. i5.8 — 4 3oo
- (2) Eclairage Eleclrit/tte, 8 décembre j
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- T. XXVI. —-N6 4.
- Les valeurs de" k et de k' sont données parle tableau suivant :
- L’elfort tangentiel constant a pour valeur
- ____ Dttii’ _ ^ ; En;,
- l~~Kkk' dV*'2 Z Si nous posons enfin
- <î> = o,85 ai/B,
- on trouve
- . ____ i ,3
- ib
- Si Ton compare ces formules à celles du courant monophasé, ou voit que l'appareil de freinage est sensiblement plus réduit avec le courant polyphasé (f\ E, B.
- K / /•’
- La force électromotrice instantanée produite par la rotation d'un flux sinusoïdal <1> est par
- Deux champs égaux agissent sur Tenroule-mont fixe : l'un est produit par 1 euroulerueut tixe lui-même; le second produit par l'enroulement induit est en retard de 90 (1 — $ sur Je premier. De même l’armature est soumise à a champs, l'un est produit par l’enroulement induit; l’autre, produit par le stator, est cri avance sur le premier de 90 (1 — fi) degrés. On
- N2J
- pif
- K k k'
- De ces formules, nous déduisons comme précédemment :
- Frein électrique pour voitures de remorque, par A. Krebs. F.lerlrntcchnische Zeitschrift, L. XXI,
- Ce frein, construit par l'Allgemeine Elcctri-citiits Gesellschalt, peut s’adapter a toute voiture déjà construite. Il consiste en un dispositif électromagnétique agissant sur le pnlonnicr du frein. Ce dernier peut donc être actionné soit mécaniquement, soit électriquement. L’appareil électrique consiste en un solénoïdc A (fig. i) enfermé dans une armature cylindrique’B. Un
- Effort vertical = 32 ]<g; donc Z := 2a cos .7 5° — 1X. 4 kg. Admettons 1 7 kg.
- Course verticale 11(2,0 cm. Donc D -----------bld—
- Le l'roiu.cst coupé en parallèle avec le moteur
- Admettons 6 spires par pôle et par phase (K Jfc/;') =r o,"5.
- Pour B := 8 noo on a :
- c ZD
- nombre total de barres par anneau est de
- = a8o
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- noyau de fer mobile C est relié à la barre de frein Z. Si le solénoïde est traversé par un courant, le tirant Z est appuyé et applique le patin contre la roue. Les figures a et 3 représentent l'installation du frein sur la voilure. J) est le système électromagnétique fixé sous la plateforme. Le courant est amené au moyen de deux conducteurs qui sont reliés aux prises do courant EE fixées sur Lavant et l'arrière de la voiture. Ces bornes servent à relier la voiture de remorque
- à la voiture motrice. Cette dernière porte un con-
- trôleur qui permet de lancer le courant dans le solénoïde.
- en certains points déterminés des résistances. La figure 4 représente la position de freinage. Elle montre que i’on freine simultanément la voiture motrice et les remorques.
- Pour pouvoir utiliser les installations déjà existantes, il est nécessaire d’employer un petit appareil qui lance automatiquement le courant dans le circuit de la voiture de remorque. On
- l’appelle reîai de freinage. La figure 5 en explique le fonctionnement. Tant que le contrôleur est à la position de marche, le relai est parcouru par un courant direct. L’armature A est attirée et interrompt le circuit de freinage de la voiture remorquée aux points x et y. Si. le contrôleur est mis à l’arrêt, l’armalure A retombe et remet en circuit la ligne de freinage de telle sorte qu'en mettant le contrôleur à la position de freinage, le courant de court-circuit passe dans le solénoïde.
- Les avantages mécaniques de ce système consistent dans ce fait que tout l’appareil de freinage est enfermé dans un cylindre de fer, ouvert seulement aux deux extrémités, de telle sorte que l’on puisse facilement retirer le tirant du frein. Ce cylindre est peu encombrant; par suite il est éloigné du sol, et facilement accessible.
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- ' Les essais pratiques ont donné de bons ré tats et cc frein est adopté sur le chemin de
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- Les deux roues arrière ou motrice sont calées sur un essieu et celle d’avant ou de direction est prise dans une fourche eu acier coulé dont les extrémités sont entretoisées par l'axe même de cette roue qui est alors folle sur l'axe. La partie supérieure de la fourche porte un tourillon de 280 mm de diamètre et 400 mm de hau-
- Chaque roue est munie de raeloirs épousant la forme des cannelures.
- Le châssis du rouleau est formé de l'ers E, de tôles et cornières. Sa rigidité doit être parfaite. Il porte deux paliers pour l’essieu moteur, et à l’avant une disposition spéciale dans laquelle vient se placer le tourillon de la fourche de direction.
- 1 0 ir
- La partie avant du châssis porte une plalc-lorine avec l’abri nécessaire au conducteur du rouleau.
- La marche du rouleau a lieu par le movou d’une roue formée d' un moyeu en fonte et d'une couronne dentée en bronze. Cette roue est calée sur le milieu de l’essieu moteur et entourée d une enveloppe étanche pour contenir la graisse nécessaire. Une vis sans lin «à trois filets, rece-vant son mouvement directement d'un moteur électrique par le moyen d’un manchon d’accou-
- plement élastique, communique le mouvement il celle roue. L’arbre de la vis est porté pur deux paliers de butée à billes, de disposition et de construction tout à fait spéciales, permettant de diminuer considérablement les frottements produits dans les paliers ordinaires de butée et donnant par suite un très bon rendement pour le travail de la vis sans fin.
- La direction du rouleau a lien par une couronne eu bronze dentée, portant un rebord formant cuvette pour contenir un bain d’huile et
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- calée il lu partie inférieure du tourillon de la iourche.
- Sur cette couronne, et, par suite, dans le bain d’huile, est placée une grande rondelle spéciale à billes sur laquelle vient reposer la partie avant du châssis. C’est sous cette partie que doit pivoter la roue de direction.
- La rondelle spéciale à billes et le graissage constant par bain d’huile servent à diminuer le plus possible le frottement dû au poids de la partie avant du châssis agissant sur la fourche, afin que le conducteur ait un effort très hlible à exercer pour la direction.
- Cette couronne en bronze, et par suite la Iourche, reçoit son mouvement pivotant par une vis sans lin à un seul filet commandée, par l’intermédiaire d’engrenages dans le rapport de i à 3, au moyen d’un volant placé à la portée du conducteur.
- Cette vis sans fin, comme celle de la marche du rouleau, repose sur deux paliers de bulcc à billes de construction également spéciale.
- î.a direction est indiquée par un secteur gradué, bien en vue du conducteur, au moyen d’une aiguille fixée au centre et à la partie supérieure du tourillon de la fourche.
- Le moteur électrique, d’une construction très légère, est un moteur à eourant continu de a5o volts, à 4 pôles et d’une puissance de 18 chevaux.
- Il repose sur le châssis auquel II est fixé par quatre boulons. 11 est entièrement garanti par une enveloppe en tôle, et comme il est dit plus haut, communique sou mouvement de rotation à la vis sans fin à l’aide d’un manchon d’accouplement élastique.
- Un coupleur servant à la marche du moteur, et placé à la portée du conducteur, sert, avec les résistances nécessaires, au démarrage progressif et au réglage de la marche du rouleau. Il a été établi de manière à obtenir des vitesses différentes et variant, suivant le degré de compression, de 3 km à 6 km à l’heure.
- Les conducteurs en cuivre isolés nécessaires aux différentes connexions sont placés dans des tubes fixés au châssis et offrant toute la garantie désirable.
- Un voltmètre et un ampèremètre placés sous la vue du conducteur permettent de se rendre compte à chaque instant de la puissance dépensée suivant les différents passages. Uu interrupteur
- ÉLECTRIQUE
- bipolaire, un parafoudre et des coupe-circuits sont également installés afin de donner toute
- L’arrivée du courant a lieu par trôlets roulant sur des fils de ligne de 7 mm de diamètre.
- Chaque trôlet possède un câble souple fortement isolé, de section et de longueur convenables, dont l’extrémité libre porte une partie de prise de courant venant se joindre à l’autre partie fixée au rouleau.
- La figure 3 représente le schéma du montage de cette partie électrique, fournie et installée par la Société Alsacienne de Belfort.
- I-es lignes d’amence de courant électrique sont au nombre de quatre, à deux fils chacune.
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- Elles sont éloignées les unes des autres de i.) à 18 ni et établies au-dessus de la fouille qui a 3oo ni de longueur et 70 ni de largeur a une hauteur de 9 m environ, ce qui permet de faire un remblai comprimé très important sans être obligé de changer ces lignes (1).
- Afin de n’avoir aucun obstacle et aucune dilli-culté pour le répandage des terres et la marche du rouleau, c’est-à-dire pour laisser absolument libre toute la surface du corroyage, tous les points d’appui des supports des lignes ont été pris en dehors do eettc surface.
- Pour cela, et pour les supports intermédiaires, on a placé sur les bords de la fouille et dans le sens longitudinal des ancrages et de torts poteaux en supin, éloignés de 20 à 20 ni, entre lesquels, et perpendiculairement à la longueur de la fouille, ou a tendu fortement des fils d’acier très résistants. C’est sous ces fils que sont fixés les
- f1) Lo rouleau a été livré au commencement de l’année. Son poids total csL de 3 aoo kg et a été réparti de ma-
- à sa largeur de jante, soit par suite de la largeur totale des juntes des roues, t7.5 kg par décimètre de largeur.
- Il fonctionne régulièrement depuis huit mois et d’une manière parfaite.
- La compression est excellente et dépasse de beaucoup les prévisions. D'après les résultats obtenus dans les travaux de ce genre. 011 avait constaté une compression
- remblai corroyé et comprimé était de 10 p. roo inférieur au cube d’emprunt de la terre naturelle.
- Les résultats constatés à Grosbois, et à différentes reprises, ont indiqué une compression de 3oà35 p. 100.
- Pour obtenir cette compression, le nombre des passages du rouleau varie de 12 a i5 par couche de terre répandue, et pour 1 m de hauteur de remblai corroyé et comprimé, il faut i/\ couches. Dans ces conditions, 1,67 5 m étant la largeur utile du rouleau, pour 1 ms de remblai . . . X 14 r
- le rouleau devra parcourir au maximum — - • — — = 120111.
- Le cube du noyau do la digue étant de 190 000 m3, le rouleau devra parcourir pour ce travail 23 75o km.
- Pour la terre en aval formant butée du noyau, dont la compression doit ctre bien moindre que celle du noyau, on peut admettre au maximum 00 m de parcours du rouleau pour 1 m3. Le cube total de celle partie étant environ de 90000 m3 le rouleau devra parcourir 4 5ookoi, soit eu tout 28 5oo km. j
- Jusqu’au 10 novembre, le parcours du rouleau, assez j rigoureusement contrôlé, était de 3 000 km correspondant à un cube comprimé de 20 000 ms. La faible usure constatée dans les principaux organes donne la certitude i que le travail sera achevé dans de très bonnes conditions I et que le rouleau pourra être encore utilisé pour des I travaux de ce genre. i
- supports à isolateurs à pinces, pour les lignes en fils de cuivre.
- Quand aux supports d'extrémités, c’est-à-dire les points d’attache des lignes d’amenée de courant, ce sont des ancrages ou des poteaux en sapin également placés aux deux extrémités de la fouille et distants d’environ i5 à 18 m.
- ÉLECTROCHIMIE
- Les progrès de F électrochimie et de Vélec-tromètallurgie en 1900, par John-B.-C. Kershaw. The Eleetrician, t. XLYI, p. 388 et 428,
- Avant de passer en revue les diverses industries électrocliimiques et électrométallurgiques, l’auteur fait remarquer que si l’année 1900 n’a été marquée par aucune découverte importante dans cette branche des applications de l’électricité, elle indique un développement continu de ces industries. Pour deux d’entre elles, l’industrie de 1 ozone et celle de l’aluminium, le développement est entravé par les difficultés de trouver des applications importantes à leurs produits ; toutefois on est parvenu à accroître les débouchés de l’aluminium et la production de cc métal a sensiblement augmenté. Quant à l'industrie du carbure de calcium elle se ressent de l’empressement que l’on a mis à créer de nouvelles usines avant d’avoir assuré l’écoulement de leurs produits et pendant quelques mois plusieurs usines ont dû vendre leur carbure à un prix inférieur au prix de revient.
- 1. Alcalis ht chlorure de ciiaux. — Le nombre des usines fabriquant ces produits par élee-trolyse s’est accru de or pendant l’année 1900, accroissement dû surtout a ce que la plupart des usines en cours de construction en 1899 sont actuellement en exploitation. Deux usines ont cependant cessé leurs operations : celle de Cla-vaux, en France, et celle de .Rmnford Falls, en Amérique. La fermeture de la première est due à des raisons financières ; celle de la seconde provient de ce que l’installation a été transférée a Berlin halls où la lubrique de pâte do bois de la Burgers Sulphitc Wood Fibre Cu constitue un débouché importune pour les produits de la nouvelle usine i1).
- (!) Celte information ne concorde pas tout à fait avec celle que donnait .M. J. Royval dans l’article qu’il cotisa-
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- Le procédé le plus appliqué est celui de la Chomiselie Fabrik Eleklrou Adieugesellschail de Francfort qui, emplové pour la première fois il Griesheim, près Francfort, en 1890 et ensuite à BJtterfeld en i8q3 est maintenant, exploité par de nombreuses sociétés filiales fondées par la Clicmis'chc Fabrik Elektron (jesellschafft et la Elektrochemisclic Werke Bitterfeld depuis la fusion de ces deux sociétés. Quant à la nature de ce procédé, elle est cachée avec le plus grand soin. Il a bien été dit que c'est un procédé à diaphragme, niais il semble résulter de renseignements fournis par Ahrem cette année que c'est un procédé avec mercure, les électrodes étant en charbon et la séparation du mercure du sodium s’obtenant à l’aide d’un courant d'air qui oxyde ce dernier métal. Les usines utilisant actuellement ce procédé sont celles de Grics-heini. Bitterfeld (2 usinesi, Rheinfelden, Lud-\\ igshafen, Westeregeln, I.amottc, Monthey, Siaviansk et Flix.
- Le procédé qui vient ensuite au point de vue de l’importance des applications est celui de Castncr-Kellner à cathode de mercure. Il est exploité à Weston-Point, Ostcrnieuberg et Nia-garn-Falîs ; une modification de ce procédé est exploitée par Solwav et Cü à Jemmapes (Belgique) el à Donciz (Russie). L’usine de \\ es-ton-Pomt, la plus ancienne, donne lien à une exploitation très rémunératrice; depuis sa fondation il est distribué régulièrement un intérêt de 8 p. 100 aux actionnaires ; ccLte usine utilise actuellement 4000 chevaux. I.es faits de l’année les plus importants en ce qui concerne ce procédé sont, d’une part, le jugement rendu récemment contre la Casluer-Kellner Alkali C" au profit de la Commercial Development Corporation,
- crait l'an dernier (l. XXIi. p. 212, 20 février 1900} au
- gie en 1899. Dans cet article (p. 216) la fermeture do l’usine de Kimiford l'alls était déjà indiquée et la raison donnée do cotte fermeture était la baisse considérable du prix des produits chimiques aux Etats-Unis, baisse qui rendait peu rémunératrice l’exploitation de l’usine.
- montrer, une fois de plus, combien il est dil'licilè d’ob-l’industrie élcclrochimiquo, même lorsqu’il ne s'agit, tance secondaire et paraissant des plus faciles à se pro-
- nimr (>’. J.I.R.).
- et, d’autre part, la formation aux Etats-Unis d’une société filiale, lu Castnor Kloctrolylio Alkali C°. Le jugement portail sur des revendications (le brevets ; ht Castncr-Kellner Alkali C° a interjeté appel devant la Chambre des Lords qui est actuellement saisie de la question ; quoi qu'il en soit du jugement définitif, il ne peut guère affecter l'exploitation delà Castncr-Kellner Alkali C1’, les brevets eu cause et dont elle revendique la propriété, n’étanl pas utilisés par elle. La formation de la compagnie américaine a été motivée par l’agrandissement de l’usine déjà existante de Aiagara-Falls ; cette compagnie est au capital de 15 600 000 f'r dont les deux tiers ont été pavés à la Muthieson Alkali Cn pour l’achat de l’usine : 3 yno 000 fr seront utilisés pour porter à 6 000 chevaux la puissance de l’usine actuellement de
- 000 chevaux; 1 000 h’ resteront comme
- fonds de roulement.
- Le procédé lTargreaves-Bird n’est encore utilisé que dans deux usines d’essais, celle de Karn-worth (Angleterre) et de Chauny (France' ; il doit être appliqué en grand à Middlevvieh, en Choshire, mais l’usine n'est pas encore terminée ; une société a clé formée pour l’exploitation de ce procédé cn Espagne, toutefois aucun détail n’a été encore publié suc le rôle de celte société.
- Le procédé Hulin employé à Clavaux (Fiance) 11’a pas donné des résultats financiers satisfaisants et l'usine est actuellement fermée.
- Le procédé Richardson et Holland a passé une nouvelle année sans qu’on ait sur lui d’autre renseignement que celui-ci : les arrêts temporaires dans les essais sont motivés par ties perfectionnements du procédé.
- Le procédé Rhodin est actuellement eu essais industriels à Sault-Sainte-Alarie, en Amérique, où deux usines sont en construction.
- A Niagara-Falls une nouvelle usine est aussi en construction; elle fonctionnera en 1901 el emploiera le procédé Ackers qui. comme le procédé Hulin, emploie le sel marin fondu et une cathode de plomb cn fusion.
- Les autres procédés aclucllcmen l en usage sont : le procédé Le Sueur, à Berlin-Falls ; le procédé Oulheniu-Chalandre, à Chèvres, Mou-liers-de-Saiul-Marccl ; le procédé Spilker cl Lowe, a l.eopoldschall ; enfin, le procédé de la Oestr. Yerein. f. Chem Produktion iprocédé à gravité) à Aussig, en Autriche.
- L es usines éleetroehimiques à soude en exploi-
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- l/p
- lation à la fin de 1900 sont au nombre de 27, réparties comme il suit :
- Russie ^ 3
- Etats-Unis 2
- Belgique, Jlaüe 4
- Trois usines sont en construction, dont deux aux Etats-Unis.
- 2. Aluminium. — Les producteurs européens d’aluminium continuent à tenir secret le chiffre de leur production. D’après une estimation officieuse, la production totale des huit usiues qui actuellement fabriquent ce métal serait de 5 000 à 7 5oo tonnes ; Fauteur considère, le premier de ces nombres comme le pins probable. Ua PitLs— burg Rpduotion de Niagara-halls est toujours en tête des producteurs : en 1899, la production oflicieile des deux usines de Niagara-Falls s’est élevée à 2 990 tonnes et celle de 1900 paraît devoir la dépasser de quelques centaines de tonnes. II est à prévoir que l’avilissement des prix de vente du carbure de calcium pendant l’année dernière ne sera pas sans influence sur la production d'aluminium de l’année courante, car la plupart des usines européennes d'aluminium fabriquent aussi du carbure, fabrication qu elles devront abandonner quand elles n’y trouveront plus de bénéfice.
- Pendant l’année 1900, le nombre des usines d’aluminium s’est accru d’une unité par suite de la création de l’usine de Lend-Castein (Autriche) par la Société anonyme pour 1 industrie de l'aluminium; cette nouvelle usine utilise une chute de 63 m de hauteur et de 5 000 chevaux de puissance de la rivière Acheu ; elle est, comme les usines de Neuhausen et de Rheinfelden, sous le contrôle de la Société primitive de Neuhausen, de sorte que cette dernière société se trouve avoir en tout une puissance do i/\ 000 chevaux ; si cette puissance était entièrement utilisée à la fabrication de l’aluminium, la production de cette société serait supérieure à colle de la Pittsburg Réduction C°. 11 est vrai que cetLe dernière a récemment agrandi ses usines de Niagara-halls et qu'elle dispose maintenant d’un matériel générateur et transformateur de 10000 chevaux; en
- outre, elle construit à Shawinigaii-Falls (Canada), une usine qui sera en exploitation dans le courant de l’année ; la puissance de cette usine sera de 5 000 chevaux, mais il est douteux qu'elle soit entièrement employée à la fabrication de Falummi uni.
- Los usines d’aluminium sont actuellement au nombre de huit cl la puissance totale dont elles disposent est de 06000 chevaux, dont la moitié seulement est utilisée pour la fabrication du métal. Ces huit usines sont celles de Niagara-Falls (2), Foyers,'Neuhausen, Rheinfelden, Lend Castein, La Praz, Saint-Michel.
- Aucun procédé nouveau n’a été breveté en 1900 pour la fabrication de l’aluminium ; toutes les usines exploitent le procédé Iléroult ou le procédé Hall. Le brevet anglais Iléroult expire en 1900 et la British Aluminium C° qui on a la possession a demandé récemment la prolongation des garanties de ce brevet. Eu Amérique un jugement est intervenu dernièrement au 'sujet des brevets Bradley. La Cowles Company qui les possède a eu gain de cause, et il est probable que toutes les sociétés employant des fours électriques devront désormais obtenir une licence de la Clcvcland Electric Smclting C°. Cette décision peut avoir des conséquences lâcheuses pour la Pittsburg Réduction C°.
- Le prix de vente de l’aluminium en feuilles, barres ou lingots, n’a pas subi de changement appréciable pendant l’année dernière. L’aluminium en fil pour canalisations électriques a été vendu en Amérique au-dessous du prix de revient, soit 3,35 ir le kilog au lieu de consommation, alors que le prix de vente est ordinairement de 4,17 fV pour l’aluminium ainsi travaillé el encore pour de grandes quantités.
- Les applications de l'aluminium ne se sont pas encore beaucoup étendues ; toutefois les produits en aluminium présentés à l’Exposition de Paris laissent entrevoir un prochain développement. Son emploi comme conducteur électrique est jusqu’ici restreint aux Etats-Unis ; de ce côté de l’Atlantique, on doute de sa résistance aux agents atmosphériques. Cependant les rapports sur les lignes installées en Amérique commencent à être publiés et tous sont favorables à l’aluminium ; où des ruptures se sont produites, elles étaient généralement dues à des portions de fil de mauvaise qualité. Eti Angleterre, un seul réseau de distribution, de faible importance d’ailleurs, a
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- adopte l’aluminium ; c’est le réseau de Northal-lerton (Yorkshire).
- L’un des faits les plus importants à signaler au point de vue de l’utilisation de l'aluminium est la découverte d’uu procédé de soudure autogène par Jleracus. de Hanau. Depuis longtemps en effet, on se trouvait arrêté par la difficulté d’obtenir une soudure durable ; bien des procédés ont été indiqués, mais à l’exception de celui de Richard, aucun ne donnait satisfaction. Dans son procédé, lieraeus utilise la propriété reconnue par lui que l’aluminium chauffe au-dessous do son point de fusion devient plastique et peut être forgé ; les bords des plaques ou les extrémités des fils que Von veut réunir sont portés et maintenus à cette température, puis sont. « pétris » ensemble jusqu’à ce que l'on ait mie masse homogène. À l’Exposition on pouvait voir un fil de j ,5 ni de longueur formé de 12 morceaux soudés par le procédé ileraeus. L'inventeur est cgale-inenl'parvenu à iabriquer un récipient constitué par 5 plaques d’aluminium de io mm d’épaisseur, d’une capacité de 8io litres et pouvant supporter une pression interne de 5 atmosphères.
- L’intérêt qui s’attache aux alliages d’aluminium va croissant, car il est de plus en plus évident que les usages de l’aluminium non allié seront toujours restreints. En France, plusieurs sociétés se sont fondées dans le but d’entro-preudre la fabrication de ces alliages parmi lesquels deux, le « Partinium » et V « Al b radium » sont considérés comme avant un large champ d’applications. Le premier est un alliage d’aluminium et de tungstène employé dans la construction des voitures automobiles. Le dernier est un alliage de cuivre, de nickel, de zinc et d’aluminium. Les divers alliages industriels de l'aluminium ont une densité comprise entre 2,8 et 7.1 ; ils sont employés pour l’obtention par moulage de pièces délicates de machines qui, jusqu’alors, étaient obtenues par tournage.
- En ce qui concerne les autres applications de l’aluminium — équipements militaires,' construction de bateaux, lithographie, réductions chimiques — il n’y a aucun fait saillant à signaler pour Vannée 1900. La guerre de l’Afrique du Sud a donné lieu à une fabrication intensive, mais de courte durée, des équipements militaires ; l’emploi de l’aluminium en lithographie •se développe lentement en Angleterre, plus rapidement en Allemagne et aux Etats-Unis ; le pro-
- cédé Goldsehmidt pour l’obtention des hautes températures au moyen de l’aluminium a fourni un nouveau débouché à l’aluminium, mais la découverte de ce procédé remonte à deux ou trois ans et ne saurait être mise au bilan de
- 3. Carbure de c-u.cirM. — Le fait le plus important à signaler est la baisse considérable qu’ont subi les prix de vente du carbure, baisse prévue depuis longtemps et qui devait nécessairement terminer le « boom » qui s’est produit depuis la fin de 1897 dans cette industrie. Au commencement de 1900, le carbure se vendait de 3-?5 à 5oo fr la tonne sur les lieux de fabrication. Six mois apres on pouvait se le procurer à 262,50 IV la tonne franco de port et d’emballage à Hambourg et à Rotterdam. À ce prix la plupart des usines de carbure ne peuvent avoir aucun bénéfice ; beaucoup ont été fermées pour un temps indéterminé, quelques-unes ont utilisé leur puissance à la production d’autres produits électrochimiques.
- Au Congrès allemand des acétylénistos tenu à Dusseldorf en septembre 1900, l’avenir de l’industrie du carbure a etc le sujet d’une chaude discussion. Licbetanz y a déclaré que beaucoup des usines nouvellement construites et alimentées par des chutes d’eau étaient très mal situées et ne pourraient l'énumérer le capital engagé dans leur installation ; à son avis, d’ici peu d'années. des usines empruntant leur torce motrice à des moteurs alimentés par des gaz des hauts fourneaux s’établiront au centre des régions industrielles et lutteront avantageusement avec les usines hydrauliques construites dans les coins ignorés de l’Europe. Le D‘‘ Munstcrberg, de Berlin, a objecté à celte prévision qu’aux prix de vente de septembre dernier, aucune usine ne pourrait retirer de bénéfice et qu’il serait nécessaire que ees prix remontent au moins à 3y5 fr la tonne pour que les usines existantes ne soient pas en perte.
- Mais si ces bas prix sont désastreux pour les fabricants de carbure, ils font par contre la joie de ceux qui sont engagés dans V éclairage par l’acétylène et qui on L vu ainsi diminuer de 3o a 5op. 100 leurs dépenses eu maLières premières. Cette remarque n’a pas manqué d’être faite, et à plusieurs reprises, au Congrès de Dusseldorf, et il est certain que les acctylénistes s’opposeront tant qu’ils pourront au rétablissement des anciens prix.
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- r/»7
- L’industrie de l'acétylène se développe d'ailleurs assez activement. Il y a déjà 34 usines en Europe et 5 aux Etats-Unis pour l’éclairage au moyeu de ce gaz. L’éclairage des wagons par l'acétylène mélangé au gaz de houille ou d’huile se répand de plus en plus en Europe et, d’après le D1 Rose, les chemins de 1er de l’Etal allemand auraient consommé pour cet usage environ 8 ooo tonnes de carbure pendant l’année 1900.
- Grâce à l’augmentation du nombre des fabriques d’acétylène en fonctionnement, il est maintenant possible d’avoir des renseignements sur les difficultés de fabrication et sur les prix auxquels est vendu l'acétylène. Un premier point mis en évidence est la nécessité de purifier l’acétylène, bien que la pureté du carbure livré au commerce soit actuellement bien supérieure à ce qu’elle était il y a deux 011 trois ans ; pour cette raison, il ne semble pas que l’usage des générateurs domestiques de faible capacité puisse beaucoup se développer. Quant aux prix do vente ils varient de 2,ai) fr à 3,10 fr le mètre cube. La baisse sur le carbure amènera probablement une baisse de 20 il 3o p. 100 sur les prix de vente de l’acétylène. Toutefois M. Kershaw ne pense pas qu'à ces prix l'acétylène puisse lutter avec le gaz d’éclairage, l'acétylène à 2,1 fl fr le mètre cube n’étant pas plus avantageux que le gaz de houille à o,ai fr le mètre cube ; aussi croit-il que l’éclairage à l'acétylène 11'a de raison d’être que là ou il n’a pour concurrent que l’éclairage au pétrole.
- Par suite de l’état iustable du l'industrie du carbure, il n’a pas été possible d’évaluer exactement la production de cette substance pendant l'année 1900. Le nombre des usines qui en fabriquent, ou plutôt en fabriquaient, dépasse 100, mais il est évident qu’aucune d’elles n’a fabriqué lu quantité correspondante à la puissance disponible. Suivant RI. Kershaw la production totale 11’a pas dû dépasser 86000 tonnes. En Angleterre, la British Aluminium C° pourrait, à l’usine de Foyers, produire annuellement 3 000 toxines; son principal client est la Acetvlene Jiluniina-ting C° qui s’occupe activement de l’éclairage par l’acétylène et qui, cette année, a installé plusieurs usines centrales.
- Deux jugements intéressants ont été rendus eu 1900 à propos des brevets relatifs à la fabrication du carbure de ealeium. I/un, rendu en France, a reconnu la validité des brevets Bullier.
- L’autre, rendu en Angleterre, a donné gain de cause à la Acetvlene ILluminating C°, propriétaire des brevets Wilson, contre la Midland Aoot.ylene G0.
- Comme cette dernière compagnie est en liquidation, la victoire de la première a peu d'importance , toutefois, la United Alkali C° se proposant de labriquer du carbure de calcium, il sera intéressant de voir si la Aeetylene Uluminating C° osera, s’appuyant sur le précédent jugement, intenter un procès à cette puissante société.
- 4- Chlorates de potassium et de sodii:m. — Les usines à chlorate soûl actuellement au nombre de 11, ainsi réparties : Etats-Unis 3, France 3, Suède 2, Allemagne 2, Autriche 1, Suisse 1 (11. Leur puissance totale est de 4 000 chevaux, mais comme une fmnne partie de cette puissance a été utilisée à la fabrication du carbure, l’évaluation de lu'production du chlorate no peut reposer sur des bases certaines. Toutefois, il est certain que les chlorates éleclrolytiques entrenL suivanl une proportion toujours croissante dans la consommation totale et que les chlorates préparés par voie purement chimique perdent chaque jour du terrain. M. Guillet, dans une récente revue de l’industrie chimique française, estimait en effet la production totale de la France en 1899 à 3 85o tonnes, dont 3 000 tonnes par les usines électrochimiques de Saint-Michel et de Chedde et 800 tonnes seulement par le procédé chimique.
- La découverte de Muller, que l’addition d'une petite quantité de chromate de potassium (s) à l’électrolyte augmente considérablement la quantité de chlorate de potassium produite par cheval-heure (suivant llausserman, le rendement serait doublé) sera sans aucun doute appliquée dans toutes les usines électrolvtiqucs et il est bien probable qu’avant peu d’années le procédé chimique aura cessé d'exister. Un autre perfectionnement, qui paraît devoir conduire à d’importants résultats pratiques, a récemment été décrit dans un brevet allemand ; il consiste à ajouter dans la cuve uue petite quantité d’alumine qui, se combinant avec l'hydrate de sodium formé à la cathode, réduit les pertes résultant d’électro-
- l'usine autrichienne ayant été omise ; depuis a été fondée une petite usine à Alby, en Suède.
- (2) Kcl. Liée., t. XX tl, p. 3o8, 14 février iyoo.
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- lyses secondaires. Comme le rendement des élec-trolyseurs à chlorates n’était guère que de 20 p. 100 avec les procédés originaux, il v a donc une large marge pour l’augmentation du rendement.
- Dans le courant-de Tannée 1900, Carlsen a publié quelques renseignements sur le procédé employé à Mansboe, en Suède. La cuve 11e contient pas de diaphragme et la solution électrolytique est alcaline. L’emploi d’une solution alcaline ayant été revendiqué dans le premier brevet accordé à Carlsen (brevet suédois, n° 3614 de 1890), les derniers brevets de Kellner et de Schuekert et Cie, relatifs à l’addition d’alcalis dans les cuves à chlorates se trouvent invalidés. A ce propos l’auteur de cette revue lait remarquer que beaucoup de brevets relatils à la fabrication des chlorates n’ont aucune valeur el que Carlsen lui-même a été devancé dans ses revendications par Charles Wall dans son brevet n° i3~55 de 1801.
- Le prix des chlorates a subi une augmentation d’environ 20 p. 100 pendant Tannée 1900. Au 3 t décembre 1899 le chlorate de potassium était vendu 0,71 fr le kilog et, douze mois après, o,84 fr. Celle augmentation est principalement duc à la hausse du prix du charbon.
- Un fait important a signaler est le procès intenté par la Corporation de Saint-Helens a la United Alkali C° à la suite de l’explosion désastreuse de Tune des usines à chlorate de cette dernière compagnie, survenue en mai 1899. La Corporation réclamait isjôoo f'r de dommages pour la destruction d’un gazomètre ; la United Alkali C° déniait toute responsabilité disant que, jusqu’alors, le chlorate do potassium n’était pas considéré comme un explosif par lui-même. A la suite de longues expertises, le jury a déclaré que la compagnie devait savoir que le chlorate est par lui-même un explosif dans certaines conditions et qu'elle devait empêcher ces conditions de se réaliser dans ses usines. Le jugement a été prononcé contre la United Alkali C°.
- D’autres procès eu suspens seront probablement terminés par des transactions. Le résultat pratique de cette explosion sera la prohibition absolue du bois et autres matériaux inflammables dans la construction des usines à chlorates.
- Procédé de cyanuration Park-Whitaker.
- L'Industrie électrochimique, t. IV, p. 91, septembre 1900.
- Le procédé de cyanuration Park-Witaker est destiné au traitement des minerais et concentres cuivreux aurifères. Il est actuellement en expérimentation. sous la direction de M. J. Park, aux mines de Monovaï dans laNouvelIe-Zélande. Le minerai ou les concentrés sont soumis à un grillage chlorurant et traités ensuite par lixiviation pour l’extraction du chlorure de cuivre formé. La solution cuivreuse est. précipitée par cémentation sur des tournures et déchets de 1er. Le minerai débarrassé des chlorures solubles est lixi.vié avec une solution alcaline et ensuite avec une solution diluée de cyanure alcalin qui dissout l’or et l’argent. Ce dernier métal se trouve dans le minerai il l’état de chlorure très soluble dans le evanure, par suite du grillage chlo-
- Avec le minerai des mines de Monowaï, Ju-bilée et Svlvia. le rendement a été de 92 p. 100 pour l’or et de 85 p. 100 pour l’argent.
- La composition de ce minerai est la suivaute :
- Gangue insoluble.........................90,13
- Pyrite de fer. ............................4/m
- Galène .................................. 0,23
- Blende................................... 0,26
- Alumine, etc............................. 1,16
- Ce minerai ne peut être traité par le procédé ordinaire de cyanuration.
- Procédé de l’électrocyanuration Hannay. L’Industrie électrochimique,X. l\, p. 91» septembre 1900.
- Dans cc procédé, le minerai pulvérisé est remué avec une dissolution de cyanure (le potassium dans une cuve de ter reliée au pôle négatif d’une source d’clectrieité. Le fond de la cuve est recouvert d’une couche de mercure qui forme la cathode. L’anode, de forme circulaire, est en charbon et est à 10 ou i5 centimètres au-dessus du niveau de la couche de mercure. Les particules d'or libre sont absorbées par le mercure, tandis que l’or flottant et l’or réfractaire sont dissous par îc cyanure et déposés sur la couche de mercure sous l’action du courant électrique. L’or est donc récupéré a l’état d'amalgame. Cc procédé a été expérimenté sur divers minerais.
- Du minerai d’or pyriteux de Bornéo a donné un rendement en or de 89,2 p. 100 et un rende-
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- ment en argent de 85 p. ioo. Du minerai de Maroloto (Nouvelle-Zélande), renfermant du sélénium et du tellure a donné un rendement de i)5,3 p. ioo pour For et de 98,3 p. 100 pour l’argent. La quantité traitée à chacun de ces essais était de 10 tonnes. La durée d’une opération est, suivant la nature du minerai, de deux h quatre heures. Ce procédé est, somme toute, un procédé perfectionné d éleelro-amalgama-
- II est à craindre que l’usure des électrodes de charbon soit trop rapide pur suite du frottement continu des particules de minerai.
- Procédé Scheid pour la préparation du silicium au four électrique. L’Industrie électrochi-
- D’après le Dr Scheid, il est facile de préparer du silicium métallique au four électrique par simple réduction de la silice par le 4'arbonc. Celte réduction se produit suivant l’équation SiOa + -2C = Si + a CO.
- En chauffant, en suiyant toutes les précautions voulues pour évitcil.hwvolatilisation du silicium, un mélange d'éVFtBKflflf.'lies de silice et de »4 parties de charbon, avec un courant électrique de 5oo à 600 ampères sous a5 volts, on obtient du silicium métallique très pur si les matières premières sont pures. Il est cependant préférable, d’après le l)r Scheid, d’emplover industriellement un mélange de carborundum cl de silice. Le silicium est produit d’après 1 équation
- îSiC -p SiO2 ~ JSi + 2(^0.
- Somme toute, la préparation industrielle du silicium 11’oiïYe aucune difficulté. 11 nous est meme souvent arrivé, dit le rédacteur de VIndustrie électrochimique, de produire accidentellement du silicium métallique au cours d’essais avec des fours électriques munis d’une garniture intérieure en silice; cette dernière étant réduite par le carbone des mélanges soumis à j l’are électrique. On peut donc obtenir du silicium métallique par réduction de la silice, I contrairement à l’affirmation de M. Moissan, i que le composé le plus stable que l’on obtienne en chauffant, de la silice et du carbone est le ear-bonudum ! Il est même fort probable que le silicium vendu par l’usine électrométallurgique
- de Boekenheim, près de Francfort, est simplement produit par réduction de la silice par le carbone au four électrique.
- Procédé Mills pour la fabrication des sili-ciures alcalino-terreux. Brevet anglais, II0 I4I-J4,
- O11 traite au four électrique un mélange de charbon (coke ou anthracite), de silice et de 1 oxyde alcalino-terreux en proportions déterminées par l’équation chimique de la réaction. Au lieu de l’oxyde, on peut prendre un sel quelconque du métal : carbonate, sulfate, phosphate, silicate, etc. On aura par exemple
- BaO +2Si02-fAC = Ba Si2 +- 5CO.
- BaCO3 + 2S1O- 4- 6C = BaSi2+7CO BaSO* -ylsiO3 + 6C = Ba Si* + SOa + CCO Ba1PiOs|B)SiO- -J- 20C = 3Ba Si2 + aP -f aoCO
- On peut employer lin four quelconque, mais de préférence le four rotatoire continu de Bradlev.
- Les silieiurcs alcalino-terreux sont blancs ou blases bleuâtres ; ils ont un aspect métallique et cristallin ; ils s’oxydent lentement à l’air a la température ordinaire, plus rapidement à chaud, en donnant de la silice et de l’oxvde du métal.
- Comme les carbures ils décomposent l’eau, en donnant, d’après la réaction
- CuSi* -f- 611*0 = Ca 'OU,2 sSiO2 -J- 10II,
- de l’hydrogène dans un très grand état de pureté qui ne possède pas la mauvaise odeur de l’hydrogène préparé par l’action d un acide sur le zinc ou le fer. La rapidité de l'attaque par l'eau est plus grande polir le siliciure de barium que pour le siliciure de strontium et plus grande pour ce dernier que pour le siliciure de calcium. Ce mode de préparation de l'hydrogène semble devoir présenter des avantages sur le procédé ordinaire pour le gonflement des ballons.
- Les acides^étendus décomposent les silieiurcs alcalino-terreux avec dégagement de Si T14 mélangé de H. Avec le siliciure de calcium il se forme aussi un siliciure d'hydrogène non décrit jusqu’ici et dont la formule Si2 112 est analogue à celle de l’acétylène. Ce silico-aeétylène se forme également, mais en très faible quantité, dans le traitement du siliciure de strontium par les acides étendus. C'est un corps solide, cristallin, de couleur jaune, insoluble dans l’eau et les acides, s'oxydant rapidement à l’air en donnant de la
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- silice hydratée, décomposable par la chaleur en tube scellé en donnant du silicium amorphe et de l'hydrogène, attaquable par une solution de soude avec formation de silicate de soude et dégagement d'hydrogène. J. B.
- Procède Cowper-Coles pour la fabrication êîoetrolytique dea feuilles et tubes minces de -cuivre, brevet anglais nu 16 210, déposé le 9 août 1899, accepte le 19 mai 1900.
- Un mandrin cylindrique en laiton poli ou toute autre matière conductrice, tournant avec une très grande vitesse angulaire dans un'bain de sulfate de cuivre, sert de cathode. Quand le dépôt éleetrolytiquo a atteint une épaisseur suffisante, on retire le mandrin du bain et on recouvre sa surface d'une mince couche de matière grasse ou encore d'oxyde ou de sulfure de cuivre ; la couche de matière grasse est obtenue en plongeant le manchon dans une solution alcoolique de cire d’abeilles, la couche d’oxyde par un jet de vapeur surchauffée, la couche do sulfure par immersion dans une solution de sulfure de potassium ou de sulfure d'ammonium. Cette couche formée, on remet le mandrin dans le bain et un nouveau dépôt électrolytique sc forme a sa surface. On recouvre ce nouveau dépôt d’une couche grasse ou d’oxyde ou de sulfure, puis 011 remet une troisième fois dans , le bain. Quand le nombre des dépôts électrolytiques est suffisant, on fend le cylindre obtenu suivant une génératrice, on aplanit et on sépare aisément les feuilles de cuivre superposées grâce à la couche qui les sépare. Si l’on veut, des tubes, on arrive, sans aucune difficulté prétend l'inventeur, à séparer les uns des autres les cylindres coaxiaux formés sur le mandrin.
- M. Cowper-Coles attribue cette facile séparation des dépôts à ce que ceux-ci sont parfaitement unis lorsque, suivant le procédé qui fait l'objet de son brevet 21 974 du 19 mai 1898, on emploie des cathodes tournant avec une très grande vitesse (vitesse circonférentielle d’au moins 5oo cm : sec dans le cas actuel).
- L’inventeur ne dit pas comment il rend con-conductrice la couche isolante qui, à chaque opération, est formée sur le dépôt électrolytique, ni comment il la met en communication avec le pôle négatif de la source de courant.
- 1 Procédé Dumoulin pour la fabrication électrolytique de bandes et barres de cuivre. Brevet anglais n° 7 918. déposé le i5 avril 1899, accepté le i5 avril 1900.
- Dans le procédé Dumoulin (brevets i6 36o du 3i août 1895 et 2709 du 2 février 1897), le cuivre est déposé sur un mandrin tournant sur lequel trottent des « imprégnateurs ». Lorsqu’on vent avoir des bandes étroites de cuivre on découpe suivant une hélice le manchon de cuivre déposé sur le mandrin. Celle- opération exige une dépense de force motrice assez considérable qu’a pour but d’éviter le perfectionnement faisant l’objet du brevet qui nous occupe.
- Ce perfectionnement consiste dans l’emploi d'un mandrin creusé d'une rainure hélicoïdale de profondeur et de largeur convenables dans laquelle on coule une substance isolante: do la sorte le dépôt galvanique affecte la forme d’une bande hélicoïdale que T ou déroule ensuite. Les bords de cette bande sont, dit le brevet, très nets et sans bavures, grâce à l’emploi des « im-prégnateurs » ; il n'y a donc pas d’autre opération que le déroulage h faire subir au dépôt avant de le livrer an commerce.
- On peut obtenir un dépôt suffisamment épais pour que l'on ait des barres de cuivre à section carrée qui peuvent être travaillées immédiatement à la filière. J. B.
- Electrolyseur S. Stepanov pour l’extraction électroîytique du zinc de ses minerais. Brevet anglais n° 22710, déposé le i,\ novembre 1899, accepté le 10 février 1900.
- Le minerai, blende ou calamine, est transformé par grillage en oxyde, cet oxyde est traité par l’acide sulfurique et le sulfate obtenu est soumis a l’électrolyse. Dans cette dernière opération il sc produit, l’anode étant inattaquable, de l’acide sulfurique qui sc diffuse dans le bain éleetrolv-tique et donne lieu à plusieurs inconvénients : d'abord il y a redissolution d’une partie du zinc déposé à la cathode- en outre, il y a décomposition de l'acide sulfurique avec production d’hv-drogènô à la cathode, ce qui entraîne une perle d’énergie électrique ; enfin, par le fait que la solution est acide, le dépôt de zinc est arborescent et les arborescences peuvent, en se développant outre mesure, atteindre les anodes voisines des cathodes.
- L’électrolyseur Stepanov est combiné en vue
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- il’éviter ces inconvénients. Il se compose d’une grande cuve rectangulaire dans laquelle sont disposées verticalement et parallèlement les unes aux antres, les anodes et les cathodes. Ces dernières sont constituées par des feuilles d'aluminium de 6 mm d’épaisseur; les anodes sont en plomb ou en substance conductrice recouverte d’une couche d’argent. Entre deux électrodes consécutives sont tendues, sur des cadres en ébonite, des membranes en papier parcheminé qui s’opposent à la diffusion dans le compartiment cathodique du liquide acide du compartiment anodique. L’un des bords verticaux des électrodes el des cadres en ébonite est encastré dans les parois latérales de la cuve d’éleetrolyse de manière que le liquide puisse circuler d’une extrémité à l'autre de la cuve en formant deux courants traversant, l’un, tous les compartiments cathodiques, l’autre, tous les compartiments ano-diques. Ainsi, ce dernier courant commence par circuler le long d'une face de la première anode, de droite à gauche par exemple, contourne le bord gauche de l’anode qui est à quelque distance de la paroi correspondante de la cuve, revient vers la droite en longeant l'antre face de l’anode et est amené au compartiment anodique suivant
- par un conduit qui contourne le compartiment cathodique voisin, et ainsi de suite jusqu'à l’extrémité de la cuve. Le courant cathodique est établi de la même façon.
- lai liqueur qui a traversé tous les compartiments anodiques et qui est acide, est amenée dans un récipient contenant du minerai grillé. L’acide dissout l’oxyde de zinc et la liqueur ainsi régénérée est de nouveau soumise à l’électrolyse.
- J. B. "
- DIVERS
- Conductibilité électrique et thermique des phosphures et des arsèniures de cuivre, par A. Rietzsch. Drude’s Ann., I. III, p. 402-4-28, novembre 1900.
- La présence dans le cuivre du phosphore 011 de l’arsenic, môme en quantité très làiblc, entraîne une diminution considérable de la conductibilité électrique. L’influence de ces impuretés sur la conductibilité calorifique est plus grande encore : le rapport des conductibilités s’écarte donc de la loi de Wicdemann-Franz en sens inverse de ce qu’ont trouvé récemment Jæger et Dièsselhorsl pour les alliages où n’entrent que des métaux. M. L.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du lé janvier 1901.
- Sur la corrélation des expériences faites à Dijon en 1894 pour l’application de l’idée de retour commun pour circuits téléphoniques et les expériences faites depuis cette date de 1894 sur la téléphonie sans fil, par Rlieius. Comptes rendus, l. CXXXII. p. 77.
- « Les expériences faites à Dijon en 1894-189;» pour l’application de l’idée du retour commun mentionnées dans la brochure reçue par l’Académie dans sa séance du i5 novembre 1900, el dans l’article du juin 1896 du Journal télégraphique International ('), ont montré que les
- (r) Écl. Élect. V. VIII, p. 177, a5 juillet 1896. — Nous publierons dans un prochain numéro quelques rcnsci-
- mélanges de conversation produits dans des circuits appartenant au même retour commun sont causés par de mauvais isolements, c’est-à-dire des perles à la terre.
- » En d'autres termes, le courant téléphonique nuisible passé d’un poste à l’autre, non par le coiwlucteur métallique qui les unit, mais par les terres des deux postes. Ceux-ci communiquent donc, entre eux par leurs terres, c’est-à-dire sans
- hl.
- » 11 y a donc corrélation complète entre ces expériences et celles qui ont été fuites à cette même date de i8y4 par M. Gavey, reprises en 1899 par sir William Preece, et actuellement encore par Gavey et dont sir William Preece a dernièrement rendu compte. »
- cette question (N. d. 1. p8r M' b“r
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXV. — Nu 4.
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE
- Séance du 1H janvier 1901.
- M. Bouty expose ses recherches sur la cohésion diélectrique des gaz, qui ont déjà été publiés ici-môme ('h
- Il rappelle que les gaz et les -vapeurs sont, sous une pression de quelques millimètres, beaucoup plus isolants que les meilleurs diélectriques liquides et qu’à partir d’un certain degré de raréfaction, ils deviennent conducteurs sous l'action d’une force électromotrice, dont la valeur, en fonction delà pression p est représentée par nue expression de la forme
- r = ‘ + ¥ + yr
- Les expériences consistent à mesurer la variation de cap sud té que subit un condensateur lorsqu’on introduit entre les armatures un ballon plat renfermant le gu/.. Le coefficient b se trouve être voisin de celui qui ligure dans la formule par laquelle M. Max Wolf a représenté le potentiel explosif dans des gaz soumis à des pressions variant de i à 5 ohms.
- Les coefficients a des deux formules sont très différents.
- M. Villard présente d’intéressantes observations. D’abord au sujet d’une expérience de M. Jaumann (2) dans laquelle on étudiait l’action d’uu champ électrostatique variable sur- les rayons cathodiques produits à l'intérieur d’une ampoule plongée dans l’huile . Ce, liquide, comme vient de l’indiquer M. Bouty, présente une conductibilité qui peut être très sensible dans les expériences électrostatiques et peut se comporter comme un conducteur parlait vis-à-vis des charges minuscules qui entrent en jeu dans ces expériences. Les résultats inexplicables et contruU-cs à ceux que pouvait faire prévoir la théorie généralement admise des rayons cathodiques, qu’a obteuue M. Jaumann, peuvent s’expliquer par la conductibilité de l’huile ; en clfel, M. Jaumann a toujours vu la tache fluorescente revenir rapidement à sa position après avoir été déviée, pendant un temps très court, par une * (*)
- {') L'Eclairvgc Electrique, t. XX, p. i<p et 200, 5 août i8gy et t. XXIV, p.'3g8, 8 septembre iyoo.
- (*) L'Eclairuge Electrique, t. IX, p. agi; 14 mars 18y6.
- modification du champ électrostatique ; l'huile luisant écran et donnant lieu, au moment des variations, à des phénomènes inverses de ceux qui se seraient produits dans un isolant parfait.
- M. Villard parle ensuite d’un double régime de décharge dans les gaz. Quand on alimente un tube à électrodes par une machine statique munie d un condensateur de plusieurs mètres de capacité, qui assure la constance du potentiel, on peut voir d abord, si on place le faisceau cathodique dans un champ magnétique tournant, se produire des taches lumineuses qui décrivent un cercle. Le condensateur reste chargé, comme dans la décharge par aigrette. Si on élève progressivement le potentiel, il arrive un moment où, brusquement le condensateur se décharge, comme si une étincelle avait passé. Si la capacité est faible, la tache devient d’abord plus brillante et la déviation augmente ; pour des capacités plus grandes, on finit par avoir mie illumination générale du gaz, c’est-à-dire une émission de rayons cathodiques à faible vitesse, comme dans un tube de Geisslcr.
- Ces phénomènes ne paraissent pas entièrement comparables à ceux qu’a observés M. Bouty. Celui-ci considère la décharge se produisant dans ses expériences comme avant la môme nature que i’clîluve ; au contraire le rapprochement avec les résultats de M. Max Wolf tendrait à faire penser qu’elle est analogue au second régime observé par M. Villard.
- M. Bouty observe que les expérieuces de M. Villard et les siennes sont toutes différentes, puisqu’il a opéré sur des ballons de verre sans électrodes : d’ailleurs, il n’a jamais dépassé la pression do 0,0?, mm. A ces très basses pressions, des expériences en cours semblent montrer que l'ellet des parois prend de l’importance ; c’est ce qui semble résulter du fait que le coefficient c2 de la formule semble avoir pris, pour un môme ballon maintenu constamment en service, des valeurs très différentes de celles qu’il avait, il y a un an. Il y a peut-être dégagement de gaz vicies par les parois ou intervention d un eflet de surlacc et d’un, effet de volume. Enfin il ne faut pas s’exagérer l’importance du rapprochement avec les résultats de M. Max Wolf. C. R.
- Le Gérant : C. NAUD.
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- Tome XXVI.
- Samedi 2 Février 1901.
- S* Année. - N° 5
- L’Éclairage Électrique f.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l'Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE 35o KILOWATTS DE LA SOCIÉTÉ ÉLECTRICITÉ ET HYDRAULIQUE DE CHARLKROI ET DES ATELIERS RÉUNIS D’AUGSBOURG ET NUREMBERG.
- La Vereinigte Maschinenfabrik Augsburg und Maschinenbaugesellschaft Nürnberg et la Société Electricité et Hydraulique de Charleroi ont exposé, en commun, dans la section belge, un groupe électrogène de 3ao kilowatts destiné à la station centrale de Saint-Pétersbourg.
- La photographie de la figure i représente une vue de ce groupe.
- Moteur a. vapeur. — Le moteur à vapeur des ateliers réunis d’Augsbourg et de Nuremberg, attelé à l'alternateur de la Société Electricité et Hydraulique, est d’un type analogue à celui des mômes ateliers commandant le groupe mixte de la société Sohuckert, mais d’une puissance bien moindre.
- Sa puissance normale n’est que de 5oo chevaux à la vitesse de j4?- tours par minute et pour une pression de 11 kg : cm2.
- Les principales dimensions de la machine sont les suivantes :
- Diamètre du cylindre ù haute presssion........................... 45 cm.
- Diamètre du cylindre à moyenne pression.......................... 71,5 cm
- Diamètre du cylindre à basse pression. . . . ................... 106 cm.
- La pompe à air, mise en mouvement au moyen d’un balancier par l’une des crosses des tiges de pistons, a un diamètre de 6o cm et une course de 20 cm.
- Le poids total du moteur à vapeur est de 43ooo kg.
- La distribution, au lieu de se faire par soupape, se fait ici, sur la demande de la station
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- T. XXV. — N» 5,
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- centrale de Saint-Pétersbourg, par tiroirs cylindriques pour le cylindre à haute pression et par tiroirs plans pour les deux autres cylindres. Les tiroirs cylindriques du pptit cylindre sont du type Ridet et équilibrés.
- Les colonnes en fer forgé et les couronnements portant les cylindres sont ici remplacées par des colonnes en fonte.
- Il n’y a pas, étant donné la faible hauteur de la machine, de galerie pour le service.
- Alternateur. — L’alternateur de la Société Electricité et Hydraulique accouplé avec le
- Fig. i. — Groupe éleetrogènc à courant alternatif simple de 45o ldlovolts-ampères de h Société Électricité et Hydraulique de Charlcroi et do la Société des Ateliers Réunis d’Augsbourg et de Nuremberg.
- moteur que nous venons de décrire est du type volant et à courant alternatif simple. Cette génératrice est du même genre que les alternateurs de 800 kilovolts-amperes do la même Société dont nous avons donné récemment la description (*).
- Sa puissance vraie est de 35o kilowatts, avec un facteur de puissance voisin de 1’unité. La tension aux bornes est de 2000 volts et l’intensité du courant en charge de xy5 ampères.
- La fréquence est de 4^,5 périodes par seconde et le nombre de pôles de 36, ce qui correspond bien à la vitesse angulaire de 142 tours par minute du moteur à vapeur.
- Inducteur. — L’inducteur comme le montre les figures 2, 3 et 4 est formé par un volant en fonte, coulé en une seule partie et réuni au moyen de six bras doubles à section elliptique. L’entraînement se fait par une seule clavette.
- La jante, à section sensiblement rectangulaire (fig. 5 et 6), porte à sa surface 36 pôles en
- (») L'Éclairage Électrique, t. XXV, p. 365 et p. 416, 8 et
- ibre 1900.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- acier épousant la forme de la jante ; ils sont -fixés chacun par deux vis les traversant complètement.
- La section des noyaiix polaires est comme dans les machines de 800 kilovolts-ampères déjà décrites; le diamètro maximum de cette section est de 23 cm et le diamètre minimum de 10 cm, la section droite est de 208 cm*.
- La hauteur des pôles est de 20 cm ; les épanouissements polaires, venus de fonte avec les noyaux, sont rectangulaires et légèrement arrondis sur les bords parallèles à l’axe
- Fig. 2. — Vue en élévation avec coupc partielle de l’altcrnatenr de 45o kilovolts-ampères de la Société Électricité et Hydraulique de Charlcroi.
- de la machine. Leurs dimensions sont de 28 cm parallèlement à Taxe et de i3,5 cm dans le sens perpendiculaire à l’axe.
- Le diamètre du volant à l’extrémité des pôles est de 3o8,8 cm et celui de la jante de 268.8 cm. La largeur de la jante est de 41 cm et sa hauLeur radiale de a3 cm.
- L’enroulement des bobines inductrices est fait ici avec un fil à section circulaire de 21,2 mm2 (et un diamètre extérieur de 5,5 mm). Chaque bobine comporte 176 spires réparties en 8 couches. Ces bobines sont enroulées sur des carcasses avec joues en bronze et retenues par les épanouissements polaires
- Toutes les bobines inductrices sont montées en série et les extrémités du circuit aboutissent à deux bagues de prise de courant calées sur l'arbre.
- La résistance du circuit d’excitation est de 4,5 ohms à chaud.
- Le poids net de cuivre sur l’inducteur est de 920 kg et le poids total de l’inducteur sur l’arbre de 12700 kg.
- Induit. — L’induit a une forme identique à celle des alternateurs de la même société décrits précédemment, mais est d’une largeur un peu plus grande relativement.
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- Le diamètre extérieur de la carcasse est de 385 cm et sa largeur, de 65 cm.
- La carcasse de l'induit est en deux parties et la partie inférieure porte des pattes boulonnées sur un bâti.
- Ce dernier, sur lequel sont fixés les deux paliers'de la machine, est en quatre parties assemblées entre elles par des boulons à raison de 4 par joint et par des pattes en 1èr forgé placées à chaud dans des logements pratiqués à cet effet. Le réglage de l’entrefer se fait à l’aide de vis calantes.
- La couronne induite se compose d’une série de .3 paquets chacun en deux parties, séparés par des cales ménageant des espaces pour la ventilation, et serrés entre eux par des boulons
- i -7;
- Le diamètre intérieur de l'induit est de 31 o cm et la largeur totale des tôles, y compris les espaces vides, est 3o cm; ceux-ci ont une largeur de io mm environ. La hauteur radiale des tôles est de 17 cm et l’entrefer de 6 mm.
- L’anneau induit est percé de 72 trous dont la section a la forme d’un rectangle terminé du côté de l’entrefer par un demi-cercle. Les dimensions de ces trous sont de 43 mm sur 34 mm et les isthmes qui les séparent ont une largeur de 2 mm environ.
- L'enroulement induit comporte 36 bobines, une par pôle, réparties chacune dans deux encoches. Chaque bobine se compose de 11 spires d’un câble fermé de 19 fils de i,3 mm de diamètre ; la section du câble est de 33,6 mm2 et son diamètre extérieur, y compris l’isolant, de 9 mm environ. Les bobines sont isolées du fer par des caniveaux en micanite.
- Toutes les bobines sont disposées en série et le circuit ainsi formé a une résistance à chaud de o,336 ohm.
- Le poids de cuivre de l’induit est de 170 kg et celui de l'induit, non
- compris le bâti, de
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- Excitatrice. — L’excilalrice est calée sur l’arbre de l’alternateur et en porte à faux. C’est une petite machine de 9 kilowatts, à 200 volts et capable par suite de débiter un courant de 5o ampères.
- L’inducteur est formé d’une carcasse en fonte en une seule pièce portant six pôles inducteurs avec pièces polaires rapportées.
- Le diamètre extérieur de cette carcasse est de 100 cm et le diamètre d’alésage de l'inducteur de 60,6 cm, la largeur des épanouissements parallèlement à l’axe est de »5 cm. Chacune des bobines inductrices comporte 6a5 spires.
- L’induit bobiné en tambour multipolaire série a un diamètre de 60 cm; l’entrefer est par
- suite de 3 mm. Cet induit est denté et porte i85 rainures; chaque rainure contient 4 spires et le nombre des sections est également de 180.
- Le collecteur comportant un môme nombre de lames a un diamètre de 4o cm et une largeur utile de 10 cm. Les deux lignes de balais sont placées à 6o°.
- Résultats d’essais. — Le courant d’excitation nécessaire pour obtenir, à vide, à 14^ tours, la tension normale de 2000 volts est de 4° ampères.
- L’intensité du courant d’excitation correspondant au débit normal de l’induit en court-circuit est de 12 ampères.
- Pour un facteur de puissance égale à l’unité, l’intensité du courant d'excitation à pleine charge est 45 ampères.
- Le poids de cuivre total de l’alternateur est de 1120 kg, ce qui correspond à une utilisation de 3,2 kg par kilowatt ou à 313 watts environ par kilogramme de cuivre.
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE 23o KILOVOLTS-AMPÈRES DE MM. ESCIIER WYSS ET C*
- ET DE LA COMPAGNIE DE L’INDUSTRIE ÉLECTRIQUE
- La Compagnie l’Industrie Electrique de Genève a exposé en collaboration avec Mil. Esoher, Wyss, de Zurich, un groupe éleetrogène de 23o kilovolts-ampères à courants diphasés dont l’alternateur est destiné, à la station centrale génératrice de Skjaerscelven, alimentant le réseau d’éclairage et de traction de Christiania.
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- L'ensemble représente un groupe très compact qui n’a fonctionné qu’à vide à l'Exposition.
- Moteur a vapeur. — Le moteur à vapeur de MM. Escher, Wyss et Cie, commandant l’alternateur de la Compagnie de l’Industrie électrique est du type vertical à triple expansion, à trois cylindres et à condensation.
- Les principales dimensions et constantes de cette machine sont :
- Diamètre du cylindre à haute pression......................... 3a cm.
- Diamètre du cylindre à moyenne pression...... 52 »
- Diamètre du cylindre à basse pression........ 8o »
- Course commune des pistons................................. 45 »
- Vitesse angulaire en t : m................................ i?S
- La pression normale de la vapeur d’admission au petit cylindre est de 12 à t3 kg : cm2 el la puissance correspondante de 260 à 3oo chevaux effectifs. La consommation de vapeur, dans ces conditions, est de 5,87a kg par cheval indiqué et par heure.
- Les cylindres sont disposés sur des fortes colonnes en acier et sur des supports en fonte fortement ancrés sur le bâti ; le cylindre à haute pression est placé au milieu des deux autres de façon à obtenir une plus grande facilité d’accès aux divers organes de distribution. Les trois cylindres sont à enveloppes de vapeur, traversées, celle du cylindre à haute pression, par la vapeur vierge et celles des deux autres, par la vapeur sortant des réservoirs intermédiaires.
- La distribution dans le petit cylindre se fait par tiroirs cylindriques, système Rider avec admission à l’intérieur de façon à ce que les presse-étoupes ne soient constamment soumis qu’à la pression delà vapeur des réservoirs intermédiaires.
- Lu distribution dans les deux autres cylindres se fait par tiroirs plans, système Penn, dont le poids est amorti par un piston.
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- Le régulateur de la machine est du type horizontal à pendules à ressorts sans contrepoids ; il est pourvu d’un mécanisme pour la variation de la vitesse en marche, pour la mise en parallèle dans le cas d’accouplement avec des alternateurs ; la variation possible est de 5 p. ioo environ.
- La commande du régulateur se lait à l’aide d’une chaînette articulée en acier.
- Les manivelles sont calées à 120°; l’arbre est accouplé, d’une part, à celui de l’alternateur à l'aide d’un manchon forgé dans l’arbre et d’autre part, à une pompe à air verticale à simple effet avec condenseur à injection.
- Le graissage s’effectue automatiquement à l’aide de pompes de circulation.
- Le démarrage se fait dans n’importe quelle position de manivelles; à cet effet, chaque cylindre a été pourvu de soupapes spéciales communiquant avec la conduite d’amenée de la vapeur, de façon à pouvoir opérer la mise en roule par un quelconque des trois
- Ce type de machine est employé à la station centrale de Saint-Pétersbourg.
- Alternateur. — L’alternateur de la Compagnie de l’Industrie électrique a été étudié par M. Thury. Nous en avons donné une courte description à propos du transport d’énergie de Skajaerscelven à Christiania f1) ; nous la compléterons rapidement ici.
- Cet alternateur du type hétéropolaire est à courants diphasés ; sa puissance normale à la vitesse do 35o tours par minute est de 460 kîlovolts-ampères, 23o par circuit, avec un facteur de puissance minirna de o,g, ce qui correspond à une puissance utile de 410 kilowatts ; pour une vitesse de 170 tours, la puissance est d’environ 200 kilowatts.
- La tension aux bornes est de 5ooo volts par phase et l’intensité du courant de débit de 46 ampères. La fréquence est de 46)66 périodes par seconde, ce qui, avec une vitesse de 35o tours par minute, correspond à un nombre de pôles de 16.
- Inducteur. — L’inducteur mobile formant volant est constitué par une couronne en fonte fixée, au moyen de 8 boulons, à un disque venu de fonte avec le moyeu.
- Le diamètre de la carcasse inductrice est de 112 cm et sa largeur de 55 cm environ.
- Les pôles inducteurs sont en tôle feuilletées, ils sont élargis un peu à la base et cintrés de façon à s’appliquer exactement sur la jante.
- Les épanouissements polaires sont arrondis de façon à ce que l’entrefer décroisse suivant une certaine loi depuis l’axe des pôles jusqu’à l’extrémité des cornes polaires ; on obtient ainsi une courbe de la tension très sensiblement sinusoïdale. Les noyaux portent une fente radiale très voisine de l’entrefer, analogue à celle pratiquée dans quelques types de machines à courant continu et destinée, comme dans ces machines, à diminuer l’importance du flux transversal du aux ampèretours de l’induit.
- La fixation des pôles sur la jante est obtenue à l’aide de clavettes à section rectangulaire traversant les tôles et formant écrou pour des vis de fixation traversant complètement la jante. Les bobines inductrices sont enroulées sur une carcasse et protégées du côté de l’entrefer par une bague en bronze retenue par l’épanouissement polaire. Le fil inducteur est à section carrée. Toutes les bobines inductrices sont montées en série et le circuit ainsi formé aboutit à deux bagues de contact.
- La largeur des paquets de tôles, parallèlement à l’axe, est de .02 cm et celle des épanouissements, perpendiculairement à l’axe, de 19 cm environ. Le diamètre de l’inducteur à l’extrémité de pièces polaires est de 149 cm.
- O L'Éclairage Électrique, t. XXIV, p. 395, 29 septembre 1900.
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- Induit. — L’induit est formé d’une caisse en fonte munie de nombreuses ouvertures pour la ventilation et portant des nervures radiales disposées dans des plans passant par l’axe. Sur ces nervures s’appuient des clavettes à section trapézoïdale, le long desquelles sont empilées les tôles de l’induit disposées en deux paquets séparés par une intervalle de quelques millimètres et serrées entre un disque venu de fonte avec la carcasse et un anneau de fonte rapporté. Le serrage s’elfeetue avec les clavettes elles-mêmes dont les extrémités sont filetées.
- Le diamètre extérieurde la carcasse induite est de 220 cm et sa largeur totale de 109 cm. Le diamètre d’alésage de l’induit est de i5o cm et la largeur totale des tôles y compris l’intervalle ménagé pour la ventilation de 54 cm ; la hauteur radiale des tôles atteint i5 cru.
- Le noyau induit est muni de rainures légèrement fermées ; chaque pôle de l'induit comporte quatre rainures et l’enroulement de chaque phase comprend 16 bobines réparties chacune dans deux rainures et isolées du fer par des tubes en micanite à section rcctan-
- Toutes les bobines d’une même phase sont couplées en série et les extrémités des circuits aboutissent à des prises de courants montées sur des isolateurs en porcelaine.
- La machine entière repose sur son bâti séparé du sol par des isolateurs en porcelaine sur lesquels elle repose.
- L’induit et les balais sont boulonnés sur le bâti.
- Résultats d’essais. — L’intensité du courant d’excitation nécessaire pour obtenir la tension normale de 5ooo volts par phase, à vide et à la vitesse de 35o tours par minute, est de 17, 3.
- L’intensité correspondant au courant normal de débit en court-circuit est de 6 ampères.
- D’après les chiffres qui nous ont été communiqués par la Compagnie de l’Industrie électrique, l'augmentation du courant d’excitation de la marche à vide à la pleine charge sur les alternateurs identiques de Skjaerscelven n’est que de 4 P- 100; la chute de tension est donc assez faible.
- RÉGULATEUR AUTOMATIQUE TIIURY
- Dans les installations de distribution d’énergie électrique exécutées sous la dii*cction de M. i'hury, on trouve généralement un ing'énieux dispositif de rég-ulalion, différent d’ailleurs d’une installation à l’autre suivant la nature particulière du problème à résoudre. Le nouveau régulateur que construit M. H. Cueriod, de Genève, et que celui-ci présentait à l'Exposition, n’est pas moins intéressant, que ceux que les lecteurs de ce journal connaissent déjà par les descriptions qui en ont été données à propos des installations où ils étaient appliqués; il est môme plus intéressant car ceux-ci comportaient l’emploi de contacts électriques servant à provoquer le déplacement des organes de régulation, contacts s’altérant à la longue par suite des étincelles impossibles à éviter et qui ont été complètement supprimées dans le nouveau régulateur.
- Avant d’en donner la description, rappelons que les régulateurs automatiques se divisent en deux catégories : dans la première, l’apparei qui provoque le réglage actionne directement les organes régulateurs, et dans la seconde, le rôle de cet appareil consiste à faire agir le mécanisme de réglage par le moyen d’un moteur séparé.
- Les appareils de la première catégorie, régulateurs à action directe, parfaits en prin-
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- eipe, sont en général paresseux; les déplacements du novau du solénoïde, provoqués par les variations du voltage ou de l'intensité du courant à régler, sont entravés par les résistances qu’oppose l’organe régulateur à mouvoir.
- Pans les régulateurs à action indirecte, par contre, la force disponible pour le réglage peut dépasser très largement les résistances à vaincre, mais le moteur qui actionne le réglage n’est qu’indireetement dépendant de l’appareil régulateur et ne lui obéit que d’une façon imparfaite.
- S’il s'agit de régler des machines ou moteurs, par le moyen de leur courant d’excitation, l'action du régulateur ne se fait ^ sentir qu’avec un certain retard, dû à la self-induction des circuits. Ce retard est cause de la principale difficulté du réglage automatique ; il rend les régulateurs a action indirecte, sans asservissement, absolu ment inutilisables pour ces applications à cause, des oscillations qu’il provoque.
- Ces mêmes régulateurs fonctionnent par contre dans de bonnes conditions s’ils sont utilisés pour régler un courant qui peut varier instantanément avec le réglage, comme par exemple pour actionner des réducteurs d’accumulateurs.
- Le régulateur Thury est un appareil à asservissement, il
- agit donc comme un régulateur à action directe, loul en ayant la sensibilité et l’énergie d’un régulateur à action indirecte. Par le fait de la disposition adoptée, l'asservissement n'est que momentané et n’intervient que pendant le temps nécessaire pour éviter la formation de périodes.
- Description. — Ce nouveau régulateur dont la figure i nous donne une vue d'ensemble, se compose d'un appareil de mesure (voltmètre ou ampèremètre) à course très réduite et d’un mécanisme à décliquetage destiné à transmettre la force et le . mouvement à un rhéostat, de réglage ou tout autre organe régulateur.
- Pour les installations à courant continu, l’appareil de mesure est à action électromagnétique ; dans celles à courants alternatifs, l’appareil utilise les actions thermiques.
- L’appareil de mesure du régulateur à courant continu est formé d’un inducteur à circuit magnétique fermé, sauf un entrefer unique de forme annulaire, dans lequel sc meut une bobine parcourue par une dérivation du courant à régler.
- • Cette bobine B [fig. 2), très légère, construite de manière à rendre l’appareil apériodique, est üxée sur un des bras d’un levier conlre-coudé, qui pivote en son milieu et porte à une de scs extrémités un ressort do réglage A et a l’autre une butée en acier trempé C.
- Dans le régulateur alternatif ce même levier se déplace suivant les dilatations ou les contractions d'un fil de platine, soumis à l’action du courant; ce qui est dit ci-dessous du
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- fonctionnement de l’appareil à courant continu s’applique donc également au régulateur à courant alternatif.
- Lorsqu’un courant d’intensité normale circule dans la dérivation qui forme la bobine, mobile, en meme temps que dans l'enroulement inducteur, la bobine prend une position d’équilibre, déterminée par la tension du ressort A et correspondant à une position moyenne du levier. Si le courant augmente d’intensité, la bobine est soulevée par l’action magnétique et la butée, portée par le levier, occupe sa position inferieure. Si, au contraire, le courant diminue d’intensité, cotte butée se trouve dans sa position supérieure.
- Les positions diverses de la butée sont utilisées pour provoquer le réglage, sans que la
- sensibilité de l’appareil de mesure soit de ce fait en rien atténuée. Cette butée est placée sur la trajectoire d'un système d’encliquetage D supporté par une pièce en forme d’équerre E, qui reçoit un mouvement de balancement régulier autour de l’axe de l'appareil au moyen d’un arbre à manivelle, actionné par le moteur du régulateur.
- Pour déterminer le réglage, il faut que la roue dentée H, qui est calée sur l’axe du régulateur, soit entraînée, dans un sens ou dans l’autre, par ce mouvement de balancement ; cela se produit dès que l’un des cliquets I portés par la pièce E s’engage dans la denture de la roue.
- Si le courant à régler est normal, la butée n’esl pas touchée par le balancement des leviers coudés K qui servent d'arrêts aux cliquets, l’un se déplace au-dessus et l’autre au-dessous, /appareil reste donc à l’étal de repos. Si /intensité du courant dépasse la valeur normale, la butée C se place en regard du petit levier coudé K do droite, lequel est alors relevé à chaque balancement, et laisse ainsi le cliquet qui lui correspond tomber sur la roue dentée qu’il entraîne. Si l’intensité du courant est inférieure à la valeur normale, c’est au contraire le levier de gauche qui est touché par la butée et permet au cliquet correspondant de s’engager sur-la roue dentée pour /entraîner dans l’autre sens.
- Il suffit habituellement de i5 à 20 secondes pour que le régulateur soit déplacé d’une extrémité de sa course à l’autre, mais cette rapidité de réglage peut au besoin être augmentée jusqu’au double.
- L’asservissement est obtenu par /intermédiaire d’un ressort L, dont une extrémité est fixée sur l’équipage mobile de /appareil de mesure, et l’autre reliée à un levier M dont le déplacement est en relation directe avec la manette du rhéostat.
- Le sens dans lequel ce levier se déplace est tel que le ressort s’oppose au mouvement de l’équipage mobile.
- Le ressort lui-même se tend ou se détend proportionnellement à la course effectuée par le levier: le courant nécessaire pour maintenir /équilibre- de l’équipage mobile varie donc proportionnellement à l’angle de déplacement de la manette.
- 11 en résulte que, d’une extrémité à l'autre du réglage, le régime du courant réglé diffère, dans une certaine .proportion, qui est en rapport avec la résistance du ressort choisi.
- Fig. a. — Détail du i
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- Cette différence, ou pourcentage de régularisation, a l’avantage d’assurer à l’appareil une parfaite stabilité de fonctionnement, mais aurait, par contre, l'inconvénient d’amener une variation du régime du courant qui peut être gênante dans certains cas ; aussi, pour v obvier, l’extrémité du ressort L est fixée au levier M par l’intermédiaire d’un amortisseur à huile N qui, peu à peu, permet au ressort de se détendre et de reprendre dans toutes les positions, le même degré de tension.
- L’asservissement n’est ainsi que momentané et le régime du courant peut être ramené exactement à la même valeur dans toutes les positions du réglage.
- Applications. — La description de cet appareil permet d’entrevoir déjà ses applications en montrant qu’il peut agir aussi bien sur le rhéostat que sur le calage des balais d’une machine électrique à régler, comme sur l’admission ou la détente du moteur à vapeur ou sur le distributeur de la turbine qui la commande.
- Il permet, donc de maintenir dans un circuit une force électro-motrice constante, soit : i° En faisant varier la résistance du circuit d’excitation d’une machine shunt ou à excitation indépendante ; 2° en faisant varier la résistance du circuit extérieur dans le cas d’une distribution par feeders ; 3° en modifiant les rapports de transformation dans une distribution à courants alternatifs par transformateurs ; 4° en faisant varier le nombre d’éléments d’une batterie d’accumulateurs ou en introduisant des résistances variables dans son cireuit de décharge.
- Il permet de maintenir constante l’intensité d'un courant utilisé pour la distribution en série, pour l’éclairage à arc ou la force motrice, soit : i° en shuntant plus ou moins le circuit d’excitation d’une dvnamo-série ; 2° en en décalant dans les limites voulues les balais ; 3° en introduisant dos résistances variables dans le circuit de distribution.
- Dans ces applications, le régulateur automatique, construit pour courant continu comme pour courant alternatif, peut être utilisé au réglage d’une machine seule ou de plusieurs machines travaillant en parallèle.
- Dans ce dernier cas, le régulateur automatique actionne simultanément les rhéostats de toutes les machines travaillant ensemble, et ces rhéostats permettent soit le réglage à la main, soit le réglage automatique. Il suffit donc tout d’abord d’ajuster à la main la machine à laquelle le réglage automatique peut être appliqué et do la relier au mécanisme de commando en serrant l’embrayage à friction.
- Le régulateur automatique peut d’ailleurs être employé pour faire le réglage complet des machines ou seulement pour compléter le réglage à la main. Dans ce dernier cas, le régulateur automatique n’a à agir que pour régler les variations minimes, io volts par exemple, et le régulateur à la main doit être employé pour ramener le régulateur automatique au milieu de sa course toutes les fois que le surveillant de l’usine s’aperçoit qu’il est près d’atteindre l’extrémité de sa marge de réglage. Dans ces conditions, le régulateur automatique corrige les écarts les plus minimes qui peuvent se produire sans supprimer la surveillance de l’usine, en donnant un réglage beaucoup plus exact et plus sur.
- Au lieu d’agir sur les générateurs électriques, il peut être utilisé tout aussi bien à régler la vitesse des moteurs à vapeur ou hydrauliques qui les actionnent.
- 11 peut être appliqué au réglage de la vitesse do moteurs électriques.
- Il permet encore de régler automatiquement les fours électriques, en maintenant constante la différence de tension utilisée au moyen de l’écartement ou du rapprochement des électrodes, par l’intermédiaire d’un treuil de suspension.
- Cette énumération permet déjà d’entrevoir que cet appareil aura de nombreuses applications immédiates et que bien d’autres viendront s’y ajouter par la suite. J. Reyval.
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- SUR LA POLARISATION ROTATOIRE MAGNÉTIQUE
- ET T,'AXIOME I)E CLAL’SIIJS (PARADOXE DE WIEN)
- Sous le titre « Critique de deux théorèmes de H. \V. Wien » M. Planck, qui avait fait en 1900 à la Société de Physique de Berlin la même réfutation que moi-même en 1898 (Ecl. Èlect., t. XV, p. »65, \/\ mai 1898) du paradoxe de Wien, réplique à une nouvelle forme donnée par M. Wien à sa démonstration, dans le n° de novembre des Annalen der Physik sous le titre <c Zur Théorie der Strahlung der sclrwarzen Kürper. Kritisehes » et dans L'Éclairage Electrique du ?.o octobre 1900 (L. XXV, n" 42? p- n4)-
- Je traduirai tout ce qui est relatif au paradoxe de JVic/t, m’associant entièrement à la réfutation de M. Planck. Je laisse de côté la critique deM. Wien et la réplique de M. Planck au sujet de deux importants mémoires de M. Planck'1), dont, je n’ai pas parlé dans ce recueil.
- « Malgré les objections de M. Brillouin, conformes à ce qu’il semble à celles que j’ai développées moi-même récemment sans avoir connaissance de son travail, contre l’existence du paradoxe, M. Wien maintient que la rotation magnétique du plan de polarisation dans un milieu diathermane est en contradiction avec le second principe de la thermodynamique, à moins qu’il 11’y ait une compensation jusqu’ici inconnue. 11 a complètement abandonné son ancien calcul de la transformation non compensée, contre lequel seul les objections étaient dirigées, et cela sans donner un seul mot d’explication. Pour maintenir son paradoxe, il emploie maintenant un mode de calcul tout différent, et un dispositif nouveau : un miroir Dj destiné à renvoyer vers </.s’2les rayons émis par dsi vers dsl mais non reçus par dsr Mais cc nouveau raisonnement n’est pas plus acceptable que le premier. À chaque rayon qui revient de D,, tombe sur ds2 et y est absorbé, correspondent nécessairement des rayons, sc propageant en sens inverse, émis par dst dans la direction de D,. Ces rayons tombent sur D15 mais ils se répandent dans l’espace libre apres des réflexions répétées, principalement sur ; il en est ainsi, quelque grand que l’on suppose D,, à moins qu’on n’imagine un autre arrangement. Dans le calcul, de Wien, il n’est pas tenu compte des rayons qui se répandent dans l'espace libre ; ces calculs présentent donc une lacune, et il n’est pas besoin d’ètre prophète pour attribuer justement à ces rayons négligés le rôle compensateur qu’exige le second principe de la thermodynamique,ets’opposer ainsi à l’existence du nouveau paradoxe.»
- J'ajoute que j’avais décrit avec soin le dispositif expérimental, réalisable, sur lequel j’ai raisonné. Le nouveau dispositif imaginé par M. Wien, ne permettant pas d’opérer sur de la lumière monochromatique, est irréalisable expérimentalement.
- Que M. Wien imagine un dispositif expérimental à lumière sensiblement monochromatique, et dont tous les rayons soient suivis jusqu’au bout de leur parcours, c’est-à-dire jusqu’à leur retour à l’une ou l’autre des doux seules sources en présence, la paroi limite de l'espace étudiée étant entièrement réfléchissante, et cela me paraîtra fort intéressant. Mais, sans reg-arder le second principe de ia thermodynamique comme article de foi. je 11e puis m’empêcher de remarquer que toutes les objections ont résulté jusqu’ici de raisonnements inachevés. C’est seulement dans des expériences où l’on suivrait les molécules individuelles pendant un temps très court, qu’on le trouverait en défaut.
- Marcel Bhjllouin.
- (’) UüberirrovorsiblcSti-ahlungsvorgangc; J»H.^à.janv. icjoo. EntropieiradTciuprratur stralileuder Warmc. avril.
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- ANALYSE É L E C T R O L Y TIQ l E
- M. le professeur Arth a décrit dans le dernier numéro de cette revue la méthode de dosage de l’antimoine de MM. Ost et Klapproth qui consiste à éleetrolyser la solution de son sulfosel en séparant les électrodes par un diaphragme.
- Ces auteurs font, en effet, remarquer que la quantité croissante de polysulfures qui se forme au cours de l’électrolyse autour de l’anode passe par diffusion jusqu’à la cathode où elle peut dissoudre l’antimoine déposé. Le diaphragme arrête cette diffusion et permet d’obtenir des résultats rigoureusement exacts.
- Nous ferons observer que les inconvénients dus à la diffusion n’ont été observés par MM. Ost et Klapproth que sur l’ôlectrolyseur de Classen lequel est constitué, comme l’on sait, par une grande capsule servant de cathode et par un disque situé à l’intérieur servant d’anode. Avec cet appareil on conçoit que les polysulfures formés autour du disque gagnent par l’effet de la pesanteur le fond de la capsule et y dissolvent de l’antimoine.
- Avec le cône de Luckow ou encore avec notre électrolyseur (J) ces inconvénients n’exislcnt plus, le,s polysulfures gagnant le fond du verre ; les expériences que nous avons faites sur l'exactitude de la méthode ne laissent aucun doute à cet égard. Nous faisions usage du sulfhydrate de sodium concentré^ de densité 1,22, préconisé par Classen.
- Mais l’emploi de sulfhydrate de sodium offre un grave inconvénient que nous avons eu déjà l’occasion de signaler à plusieurs reprises (2) ; il dissout en même temps que l’antimoine des quantités appréciables de cuivre (de 3 à 4 milligr. par 100 cm"), métal qui accompagne trop fréquemment l’antimoine; et ce cuivre se dépose en même temps que l’antimoine sur la cathode {* *).
- Aussi avons-nous tourné la difficulté en faisant passer le cuivre à Tétât d’ions complexes non susceptibles de se déposer sur la cathode ; il nous a suffi, à cet effet, d’ajouter à la solution de sulfhydrate de sodium de l’eau et du cyanure de potassium. La solution antimonique contenait, en outre, pour un volume de 220 cm3, i3 gr de cyanure de potassium et 20 cm3 de sulfhydrate de sodium concentré. Dans ces conditions le cuivre ne se dépose plus; les dosages sont parfaitement exacts et les dépôts sont d’une adhérence et d’un poli parfaits, pour des quantités d’antimoine ne dépassant pas, avec notre électrolyseur, 0 centig. L'intensité du courant, avec notre électrolyseur, doit être de o,o5 ampère.
- En présence d’étain la teneur du bain en sulfhydrate de sodium doit être augmentée sous peine de voir l’étain se déposer avec Tantimoine. S’agît-il, par exemple, de doser l’antimoine contenu dans l’étain commercial, on prendra une solution composée de 3 volumes de sulfhydrate de sodium concentré (densité 1,22) et de 1 volume de cyanure de potassium à 20 p. 100 ; l’intensité du courant étant toujours de o,o5 ampère.
- Nous ajouterons qu’il serait intéressant de rechercher si la dissolution de Tantimoine par les polysulfures est encore à craindre, en capsule de Classen, en présence du cyanure de potassium. Nous ne le croyons pas.
- (*) Voir Annales de chimie analytique du i5 septembre 1900.
- (*) Comptes rendus du 7 el 14 décembre 1896 ; Annales de chimie analytique, Ier juillet 1897 ; Bulletin de la Société chimique, t. SLXUI, P- 291, 1900, etc.
- (*) L’électrolyse du cuivre eu solution de sulfhydrate de sodium nous a donné des dépôts de cuivre remarquables par leur adhérence, par leur couleur rosée et par leur degré de poli.
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- Il ne reste pas moins des expériences de MM. Ost et Klapproth que l'usage des diaphragmes a permis de voir plus clair dans le phénomène de la migration des ions Sb en solution de sulfosels et qu’il rendra certainement, de grands services à l’analyse éleetrolytique.
- Auguste Hollàku.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- MACHINES DYNAMOS
- Répartition des lignes de force dans les induits dentés des dynamos, par- G. Dettmar, JHektrotPxhnische Zeitscrhift, p. 944, 15 novembre 1900.
- Les pertes dans le fer d’une dynamo sont d'ordinaire sensiblement supérieures à celles que la théorie indique. L’écart est souvent de 100 à 200 p. 100. On attribue souvent cette majoration au travail des tôles (tournage des tôles, fraisage des encoches) mais l’auteur estime qu’elle provient des masses polaires et expose une méthode expérimentale destinée à constater ce fait.
- C’est un fait bien connu que, dans la partie des pôles tournée vers l’induit, les lignes de force se répartissent inégalement. Mais on n’est pas d’accord sur la longueur de l’entrefer pour laquelle cette inégalité cesse. L’auteur a cherché à observer la répartition des lignes de force au moyen de limaille de 1er de façon a obtenir directement des fantômes magnétiques. De la
- Fig. 1.
- limaille très fine fut étendue sur une plaqne de mica g\ (tig. 1) recouverte elle-même d’une seconde plaque identique g2. Des bandes de pressaphn, collées le long des bords de ces plaques, les maintenaient à une certaine distance l'une de l’autre de façon à permettre à la limaille de se déplacer. Puis la plaque g2 fut recouverte d’une feuille do papier p enduite de colle. Ce dispositif lut introduit dans l’entrefer d’une dynamo non excitée, le papier venant toucher la surlace polaire. Puis le courant fut lancé
- dans les inducteurs; lorsqu'on retira la plaque ga, la limaille vint sc coller contre le papier/; de façon à dessiner un fantôme magnétique. Quant à la plaque g, elle était appuyée contre l’induit par le reste de la limaille. On put ainsi observer l’entrefer en l’éclairant à la lampe et voir la répartition des lignes de force.
- On soumit à cette expérience trois dynamos à coûtant continu et un alternateur. Les deux premières étaient d’anciennes machines, pour lesquelles l’entrefer était trop petit par rapport à la largeur des encoches. La troisième était une machine moderne deKôrting, dans laquelle on 11e put distinguer qu’une petite irrégularité dans la répartition des lignes de force.
- Dans la dvnamo n° 1 l’entrefer n’avait que la moitié de la largeur d'une encoche; dans la dynamo n° 2 il était un peu moindre qu’une encoche, et dans la dynamo n° 3 il était 1,86 fois plus grand; dans l’alternateur, l’entrefer mesurait 6,5 mm, la largeur de la dent, 5 mm, l'encoche 22 mm et l'isthme 4 mm. Les figures 2 et 3 représentent la répartition observée; si l’on prolonge les limites observées des lignes de
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- force jusqu’à leurs points de rencontre, c’est-à-dire jusqu'aux points où la répartition est à peu
- près uniforme, on trouve que la valeur de o pour toutes les machines est environ le double de la largeur de l’encoche v. On a donc
- D = ar
- et l’épaisseur de la masse polaire soumise à un magnétisme variable est
- Dans l’alternateur, où les dents sont à moitié fermées (fig. 8), on a
- Ces formules permettent de calculer les pertes dans les masses polaires par analogie avec ce qui se passe dans les freins électriques basés sur les courants deFoucault. Dans ces freins, le travail absorbé varie à peu près proportionnellement à la vitesse ou plus exactement à la puissance 1,2 de cette vitesse. C’est du moins ce qu’indique l’expérience, car une théorie qui ne tiendrait pas compte des effets d’induction des courants de Foucault conduirait à une variation proportionnelle au carré de la vitesse. A vitesse constante, le travail absorbé varie comme la puissance 1,6 ou 1,8 de l’induction. Comme la perte par hystérésis est très faible, il semble que les pertes par courants de Foucault sont proportionnelles à une puissance un peu moindre que 2, de l’induction. Les courants induits dans les masses polaires ont une fréquence notablement plus élevée que les courants des freins et, par suite, les effets d'induction sont encore plus marqués, mais on ne
- possède pas encore d’éléments suffisants pour soumettre ces effets au calcul.
- Une autre mélhode qui permet de mesurer, assez grossièrement d’ailleurs, les pertes dans les niasses polaires, consiste à mesurer les pertes dans le fer d’une meme machine pour des entrefers différents. Si les pôles sont d’une seule pièce avec la culasse, on est obligé d’aléser. Si les pôles sont, rapportés, on peut modifier l’entrefer en interposant des cales. Si l’on détermine ainsi les pertes dans le for à diverses inductions et diverses vitesses, on peut calculer les pertes dans les masses polaires. L’auteur a appliqué cette méthode a un moteur de quatre pôles de 10 chevaux, 110 volts, 900 t:m. Dans la figure 4-'la courbe 1 représente les pertes
- Fig. 4-
- totales dans le fer à 1 000 t:m, pour un entrefer double de 5 mm, la courbe II les pertes pour un entrefer de 7,0 mm. La différence représente environ les pertes dans les quatre régions polaires s’étendant à i,a5 mm au-dessus de l’entrefer (courbe III). Les pôles avaient i3omm de largeur, 200 mm de longueur. Les 3y encoches avaient 9 mm de large. On voit que la perte dans les pôles varie à peu près comme le carré de l’induction, mais à induction constante, on trouve que la variation avec la vitesse est plus rapide que les essais de lrcins ne l’indiquaient. On trouve en effet que les pertes croissent comme la puissance 1,7 de la vitesse.
- Mais cette mélhode manque de précision. La variation de l’entrefer fait varier la répartition des lignes de force dans les dénis et par suite
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- les pertes dans l'induit. Si nous désignons (fig. n) par t la profondeur des dents, par v la
- largeur des encoches, par A l’entrefer simple, par B. l’induction dans l’air au milieu de la dent, par B», l’induction dans l’air au milieu de l’cncoche, on a
- B. _ X + t
- Pour les deux valeurs X = 2,5 mm et X —
- On voit donc que l’induction et par suite les pertes dans les dents varient. La différence entre les courbes I et II représente donc, non seulement la variation des pertes dans les pôles, mais encore la variation des pertes dans l’induit. Il faut donc être prudent dans l’application de cette méthode. E, B.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Perfectionnements aux appareils employés en télégraphie sans fil, par G. Marconi. Brevet anglais n° 565", du i5 mars 1899. Accepté le 17 février
- Dans le brevet n° 12039 de ^96 est décrit un arrangement d’après lequel le transmetteur consiste en un excitateur dont une des boules est en communication avec l’antenne et dont l’autre boule est mise à la terre. Le récepteur contient un cohéreur dont une extrémité communique avec l’antenne et l'autre avec la terre.
- On sait que le conducteur aérien peut être parfois chargé d’électricité d’origine atmosphérique et lorsqu’on emploie le même conducteur pour la réception et pour la transmission, les
- décharges atmosphériques peuvent se produire à travers le corps de l’opérateur quand il met le conducteur aérien du transmetteur sur le réeep-
- L’objet de l’invention actuelle est de prévenir cet inconvénient.
- L’antcnnc est reliée d’une manière permanente à une des boules de l’excitateur e (lig. 1).
- Par suite, si 011 emploie pour produire les ondes une bobine de Ruhmkorffou un transformateur, le conducteur aerien se trouve relié a la terre à travers la bobine. Les ondes électriques venant du transmetteur de la station voisine ne peuvent traverser les spires de la bobine et vont à la terre à travers le récepteur lorsque le fibaérien est connecté avec elle. On sait aussi qu’il est avantageux d’iutercaler une bobine d’impédance entre les extrémités de la bobine d’induction employée pour l’émission et la sphère qui est connectée avec l’antcnnc.
- Les signaux sont envoyés au moyen d’une clef de Morse fermant le courant d’une batterie locale à travers le primaire d’une bobine d’induction ou d’un transformateur.
- Dans le dispositif actuel, le levier formant la clef est prolongé et porte une terminaison isolée qui est en communication constante avec la sphère de l'excitateur et par suite avec l’antenne. Cette terminaison repose sur une pièce métallique en communication avec le récepteur. De celte manière, lorsque le manipulateur revient h sa posi-
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- tien de repos, il met en communication l’antenne et le récepteur. Le fil reliant le récepteur à la clef Morse doit être de préférence enfermé dans un tube de métal, de manière à être protégé contre les effets du transmetteur local.
- Cette disposition est applicable si on remplace la terre par une capacité aérienne. Elle l’est aussi pour les récepteurs contenant une bobine d'induction, pour celui décrit dans le brevet n" 12326, de 1898. Le moyen employé pour protéger le récepteur est préférable à celui décrit dans le brevet n° I23î5.
- Ci-joint un dessin représentant un récepteur et un manipulateur arrangé suivant la description ci-dessus.
- a est une batterie, b, une clef Morse ordinaire fermant le circuit à travers le primaire de la bobine c. Les extrémités du secondaire sont reliées aux deux sphères de l’excitateur e.
- L’antenne u est reliée à l’une des sphères e, l'autre est reliée à la terre.
- La clef b a deux contacts h% isolés l’un de
- La figure montre la clef dans la position voulue pour envoyer des ondes. b{ en touchant bL ferme le circuit de a à travers le primaire de c. Lorsque la clef est abandonnée à son propre poids, son long bras en tombant réunit b2 à bs qui est relié au récepteur par le fil M.
- L’cspacc existant entre bt et bs doit être large pour prévenir la production d’étincelles entre ces deux contacts.
- Il est avantageux d’intercaler une bobine d’impédance d entre la sphère c et la bobine c.
- Perfectionnements aux cohèreurs, par A.-S. Popoff. Brevet anglais n° 2797, du 12 février 1900. Accepté le 7 avril 1900.
- Le récepteur employé en télégraphie sans fil est basé sur là découverte du cohéreur du tube radio-conducteur de Branly. Cet appareil offre ordinairement une grande résistance au passage du courant électrique, résistance qui disparaît sous l’influence des ondes électriques.
- Le changement de résistance sc produit instantanément et continue après le passage des ondes électriques. Dans le but d’arrêter la conductibilité de la limaille aussi promptement que possible, le tube est frappé ou remué. De nombreux dispositifs automatiques ont été imaginés dans ce I but. I
- Le nouveau récepteur ne demande pas qu’on rende à nouveau résistante la limaille. Ce résultat assez important est atteint en constituant le tube d’une chaîne conductrice formée de charbon et de métal qui constitue un contact microphonique. Alors les changements de résistance sont plus considérables et plus constants.
- A la première influence des ondes, la résistance du radio-conducteur décroît, elle se maintient ensuite à une certaine valeur durant tout le temps de l’influence de l'onde électrique. La résistance varie sans qu’il soit nécessaire de choquer le tube.
- Ces variations de résistance sont aisément perçues dans le téléphone.
- L’arrangement du récepteur est représenté dans les figures ci-jointes. Un circuit comprend le tube à limaille, un ou plusieurs éléments de pile, un ou plusieurs téléphones avec lesquels l’opérateur écoute les sons particuliers qui correspondent à chaque décharge de la station qui transmet. On obtient alors à la station de réception une réception en signaux Morse.
- •L’emploi du téléphone associé au résonateur de Hertz à intervalle micrométrique a bien été réalisé par M. Turpain, mais l’arrangement convient seulement pour les expériences classiques à petite distance. Cet arrangement ne peut être associe avec le tube cohcreur constitué par des grains d’acier à contacts libres et réalisant des distances plus faibles que celles que présente le résonateur de Hertz.
- On peut, avec ce radio-conducteur, transmettre des messages sans fil à toute distance.
- Le meilleur métal à employer est l’acier marchand en forme de perles polies-qui sont broyées et produisent les grains utilisés dans le radio-
- Pour éviter des secousses au cohéreur pendant la transmission, le tube est supporté par du caoutchouc assez mou.
- Le son de l’appareil téléphonique peut être perçu à une certaine distance de l’orcillc. L’emploi de deux téléphones débarrasse l’opérateur des bruits extérieurs.
- On peut encore ajouter un relni microtéléphonique pour l'appel et pour l’enregistrement des
- Le radioconducteur est représenté figure t. Dans un petit tube de verre ou d’autre substance isolante sont placées deux petites bandes de pla-
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- tine placées h proximité l’une de l’autre. Dans l’intérieur du tube se trouvent les grains d’acier produits par broiement. La grosseur des grains dépend de la distance entre les deux bandes. L’état d’oxydation de la surface des grains de métal assure à l’appareil une sensibilité parfaite. Ce radioconducteur convient parfaitement a la
- cer l’électrode P' et de la rapprocher ou de l’éloigner de Pw On peut constituer le cohéreur
- à l’aide de trois électrodes P', P'', P'" 'fig. 2). au lieu de deux. La limaille se trouve alors en L
- ?
- réception téléphonique des ondes éleetromagtié-
- Pour faciliter la distribution uniforme des grains de métal, le tube peut être divise au moyen de séparations formées d’une matière isolante en petites loges.
- La figure 2 représente le plus simple des dispositifs de réception. La figure 3 montre le môme dispositif augmenté d’un transformateur Tr. I et I' sont les primaire et secondaire tels qu’on les emploie dans les appareils microtéléphoniques. Ce dispositif accroît l’intensité du son perçu dans les téléphones, mais il n’est pas indispensable.
- Perfectionnements aux appareils pour rece-cevoir les ondes hertziennes, par Ducretet. Brevet anglais, n" 9791, du 9 mai 1899, accepte lo 7 octobre 1899.
- Fig. 3.
- et en ]/. Il faut alors mettre l'électrode médiane P" en communication avec le circuil. À cet effet, une vis E" traverse la paroi du tube et assure le contact avec P".
- Ces perfectionnements des cohéreurs ont pour but de les rendre plus sensibles et plus commodes.
- Le tube T (ûg. 1) qui renferme le cohéreur est en verre, en ivoire, en stéatite ou en une autre substance isolante.
- Pour régler facilement la pression de la limaille, une vis de pression V permet de dépla-
- Fig. 4.
- La disposition du cohéreur dans le circuit est représentée par les schémas des figures 3, ‘4, 5 et6.
- La figure 3 représente les connexions relatives à un cohéreur à deux électrodes : H est le relai,
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- P la pile, B?- le cohéreur. La mise en communication avec la terre a lieu par l’intermédiaire d’un condensateur.
- La ligure 4 représente le même disposilil utilisant un cohéreur à trois électrodes.
- Dans la figure 5, les ondes reçues par l’antenne c traversent le primaire d’un transforma-
- teur 1 et sont dirigées vers la terre par l'intermédiaire d’un condensateur Co. Le secondaire de la bobine est mis en communication avec le cohéreur Br, par l’intermédiaire d’un condensateur C.'o ; le cohéreur fait partie d’un circuit comprenant un rclai R et une pile P; ce circuit est mis en communication avec la terre par l’intermédiaire du condensateur Co.
- Le même dispositif est. représenté ffig. 6). Le
- cohéreur, au lieu d’ètre à deux électrodes, est à trois électrodes.
- Les limailles qui sont utilisées pour la fabrication des cohéreurs sont des limailles d’acier mélangées avec des limailles d’argent ou de
- Perfectionnements aux cohéreurs électriques, par DerviJl.Ærevet anglais, n° 6684, du 10 avril 1900, accepté le 12 mai 1900.
- Cette invention apporte des perfectionnements au cohéreur de Branly. Cet appareil bien connu consiste en un tube de verre contenant de la limaille resserrée entre deux électrodes
- Le perfectionnement a trait exclusivement à la nature de la substance formant limaille. On emploie uniquement l’or, l’argent, le platine et les alliages de ces métaux, on les produit à Tétai de précipités obtenus par dos procédés physiques ou chimiques.
- L’auteur emploie également les métaux cristallisés à l’état natif.
- Appareil de réception pour transformer les ondes hertziennes en signaux perceptibles, par Johann Christian Schâfer. Edouard Renz et Paul Llippold. Brevet anglais, n° 600:1, du 20 mars 1899, accepté le 20 avril 1900.
- Le récepteur utilise le fait suivant : lorsqu’un métal en forme de plaque, de fragments ou de fils superposés est introduit dans un circuit électrique, il possède une certaine résistance qui est susceptible de changer si la plaque de métal est mouillée.
- Sous l’influence des ondes électriques qui la frappent, cette plaque reprend sa résistance primitive. Par suite de cette variation de résistance, la transcription des signaux produits par les ondes électriques peut être aisément effectuée au moyen d’un relui.
- Les figures i, 2 et 3 représentent les deux modèles de récepteurs. Dans le premier, des pièces de métal q, r, s, t, sont disposées côte à côte de part et d’autre de deux supports isolants, à l’intérieur d’une boîte c qui supporte deux bornes k et z servant, a introduire l’appareil dans le circuit électrique.
- Les pièces métalliques sont situées à une petite distance les unes des autres et le mouillage continu de ces pièces est produit soit par des gouttelettes, soit par une admission de vapeur,
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- soit encore plus aisément au moyen de mcches ou de corps poreux humides.
- La figure 3 montre une disposition relative des pièces q, /•, s, t un peu différente.
- La figure 4 représente le schéma du circuit de réception : h figure l’antenne, m le récepteur et ile relai.
- Appareil multiple pour télégraphie sans fil, par Bertram Cohen, et Ph.-H. Cole. Brevet anglais, n° 5 543 du 14 mars 1899, accepté le 10 mars
- Ce système permet à plusieurs stations, munies d’appareils de télégraphie sans fil, de communiquer entre elles simultanément deux h deux sans se Iroubler les unes les autres ni mêler leurs transmissions.
- L’arrangement qui permet ce partage met les stations successives en instance de réception ou de transmission pendant l’intervalle de temps de une minute, si bien que s’il y n 10 stations le cycle complet sc répète toutes les dix minutes. Durant cet intervalle de temps toute station a pu soit recevoir, soit transmettre à toute autre station.
- Chaque station possède un dispositif de réception propre à enregistrer les ondes électriques. En outre, il se trouve à chaque station une série de clefs permettant d’actionner une bobine d in-
- Un dispositif spécial et qui constitue la partie originale de l’invention met en sommunica-tion chaque groupe de deux stations. Ce dispositif que les inventeurs appellent sélecteur n’est autre qu’un distributeur. Un type de sélecteur est représenté par les Figures 1 et 2. 11 est
- constitué par des balais h, A, A qui, animés d’un mouvement de rotation, viennent frotter sur la suite de contacts k, /;,, I disposés suivant
- un arc de circonférence et isolés les uns des
- Le mouvement de rotation est commandé par un électro-aimant, f qui met en mouvement le mécanisme provoquant la rotation par l’attraction d’un déclic. L’axe porte-balai peut faire un quart de tour avant d’ôtre à nouveau arrêté par le jeu du déclic. Un des balais est alors durant ce mouvement venu en contact successivement avec tous les contacts s’étageant de k a l.
- Un autre type de sélecteur a pour organe mobile une gouttelette de mercure qui coule le long d'un tube incliné. Ce sélecteur est représenté ainsi que tous les organes necessaires au montage d'un poste par la figure 3.
- La figure suppose le cas de quatre stations. Le dispositif et les connexions sont identiques pour toutes les stations. Une des stations, celle dite station synchronisante est dépourvue de quelques connexions supplémentaires. Ces connexions sont représentées en pointillé dans la
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- ligure. C’est cette station qui commande et règle le débit el par là le volume de la goutte de mercure qui, à chaque station, parcourt le tube incliné.
- Sélecteur ou distributeur. — Un réservoir de mercure a est muni à sa partie inférieure d’un robinet b qui permet au mercure d’avoir accès dans l’ampoule c. Un second robinet d permet de diviser le mercure contenu en c en gouttelettes qui suivent le tube incliné g. Ce tube est en matière isolante, sauf une bande h disposée dans le sens d’une génératrice ot mise en rela-
- tion avec la borne K. Des pointes métalliques équidistantes k, kv k„,... I traversent le tube perpendiculairement k son axe et sont étagées suivant une génératrice diamétralement opposée à la bande conductrice.
- Ces pointes sont au nombre de neuf, c’est-à-dire une de plus que le double du nombre de stations.
- Synchronisme- — Etudions d’abord le jeu du synchronisme.
- A la station synchronisante on abaisse une première fois k la main le levier e. Le robinet
- d s’ouvre, une gouttelette de mercure pénètre dans le tube. L’action du rcssorl antagoniste e' referme le robinet d.
- La goutte suit le tube et avant de tomber dans le vase rn, elle inet en relation les bornes l et h'. A la station synchronisante le circuit, h' R C t fl sc trouve donc fermé. La pile R actionne alors la bobine d’induction C et l’clcctro-aiinant /’. Cet électro-aimant agit sur le levier e et permet k une seconde goutte de mercure de pénétrer dans le tube incliné.
- Quant à la bobine d'induction, elle entretient pendant la durée du contact l’excitateur D. Une émission d’ondes électriques part donc de l’an-leune d’émission A. Quel effet va-l-elle produire aux trois autres stations ? Reçue par l’antenne de réception B clic rend leur cohc-reur G conducteur. A chaque station le' circuit G L K. M L, W W W G se trouve donc fermé et le relai T est actionné. Alors k chacune des trois stations le circuit T x f xl l s p ccy_ h’ R T est fermé. La pile R actionne l’électro-aimant f et
- le robinet d se trouve ouvert k chaque station en même temps et le môme laps de temps. La durée d’ouverture du robinet dest celle du contact de la goutte de mercure avec le contact l de la station synchronisante.
- Ainsi donc, au môme instant, une goutte de mercure est introduite k la partie supérieure du tube incliné de chaque station et cela tant k la station synchronisante qu’aux trois autres sta-
- Cominent le synchronisme se maintient-il et comment obvie-t-on aux différences inévitables entre les volumes des quatre gouttes de mercure contemporaines ? A cet elfet aux trois stations synchronisées, le contact l n’est pas constitué par un simple fil mais il se trouve formé d’une petite bande représentée en pointillé
- De cette manière la communication assurée par la goutte de mercure entre les bornes l et h' est prolongée ; elle commence un peu avant que la goutte atteigne la pointe l et se prolonge un
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- T. XXVI. — N° 5.
- peu après qu'elle a cessé de toucher la pointe l.
- Si donc il arrive que la goutte de mercure qui a eu précédemment accès dans le tube par le jeu du robinet d, ouvert sous l’acLion des ondes, est en retard ou en avance sur celle qui est émise a la station synchronisante, la fermeture du circuit à travers l’électro-aimant f ne s’en produit pas moins. Cette fermeture ne pourrait être obtenue si le contact avec la borne l n’était ainsi prolongé et que la goutte eût cessé de toucher la pointe l ou ne l’eût pas atteint. Enell’et, aux trois stations svnclironisées le premier mouvement du levier e produit la suppression de la communication de ce levier avec le ressort s, qui demeure dans la position s'. La lermcturc du circuit a travers l’électro-aimant ue peut doue plus Être produite que par la réunion des bornes î et li par la goutte de mer-
- Le synchronisme étant ainsi réglé au même instant a chaque station, une goutte de mercure fait communiquer la bande conductrice h avec la même pointe. Nous allons examiner la manière dont les communications simultanées sont assurées entre les stations.
- Transmission. — Supposons que la station synchronisante n'* i transmette à la station n° 2. Ou doit pour cela abaisser le levier II. Le circuit H kl h' R C r II se trouve fermé au moment du passage de la goutte de mercure en face de la pointe kr (Les axes TI, IIr H2 sont en effet reliés à toutes les stations avec la borne r. Cette connexion a été omise pour ne pas surcharger la figure). A. ce moment une émission d’ondes a lieu en A. Cette émission reçue par les trois antennes B des stations synchronisées, a rendu conducteurs les cohéreurs G et les relais T ont été actionnés aux trois stations. Alors le circuit T ü k., h' R T a etc fermé à la station n° 2, et le récepteur O de cette station a été actionne. A la station nn 3 les connexions sont telles que c’est le galvanomètre P qui y a été actionné par le passage de la goutte do mercure en face la pointe k . A la station il0 4» 1° galvanomètre P a également été actionné de la même manière. Ces galvanomètres P, Pj, Pâ, sont placés pour iudiquer par leur mouvement quelles stations reçoivent des ondes afin qu’on ne puisse venir intempestivement troubler la réception. Dans le cas actuel les stations 3 et 4 seront avertis par le mouvement des galvanomètres P que la station 2
- reçoit. On ne devra donc pas toucher au manipulateur réservé à la transmission à la station 2.
- Cela n’empêchera pas les stations 3 et 4 de communiquer entre elles. Elles profiteront pour cela du passage de la goutte de mercure en face de la septième et huitième pointe. La septième pointe étant par exemple réservée à la transmission de 3 vers 4 huitième à celle de
- 4 vers 3.
- 11 est une particularité au sujet de laquelle les inventeurs ne donnent aucun détail. C’est la manière dont on opère pour abaisser le manipulateur convenable au moment même où la goutte de mercure Louche la pointe qui doit assurer la communication dérivée, ils ne s’expliquent pas non plus sur le procédé qu’ils emploient pour pouvoir utiliser les signaux Morse dans leur système multiple. Chaque goutte de mercure restant le même laps de temps en contact avec une des pointes on ne s’explique pas comment l’abaissement plus ou moins prolongé d’un manipulateur, peut don-
- d’ondes électriques, tantôt à une émission brève.
- Perfectionnements à la télégraphie par ondes hertziennes permettant aux signaux d’être transmis à toute distance au moyen de relais intermédiaires, par Ph.-H. ColeetBertram Cohen. Brevet anglais n° 7641, du 11 avril 1899. Accepté le 17 mars 1900.
- Pour atteindre ce but, on place aux stations intermédiaires des relais qui, fermant un circuit local à travers une bobine d’induction, déterminent ainsi une nouvelle émission d’ondes qui atteint la station suivante.
- U11 inconvénient est à prévoir : si une des stations intermédiaires, la quatrième par exemple, répète un signal, l’émission d’ondes produite affecte les troisième et cinquième stations qui à leur tour agissent sur chaque couple de stations voisines, si bien que les ondes, tout en se propageant de stations en stations reviennent également à la station d’émission.
- Parmi les divers moyens qui permettent, d'obvier à e,et inconvénient, nous citerons les suivants :
- Un premier moyen consiste à arranger l’armature du relai de chaque station, de telle sorte que lorsque l’onde émise revient à celte station, elle trouve l’appareil de réception incapable encore
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- d’émission et ne peut ainsi être affecté par les ondes de retour provenant de la station voisine. Ainsi, si la deuxième station envoie des ondes, le récepteur de la première station est hors du circuit, et de même pour le récepteur de la deuxième station quand la troisième station transmet.
- Le troisième moyen consiste à employer comme antennes deux Lis verticaux à chaque
- station. Chaque antenne est garantie contre les ondes émises par sa voisine à l’aide d’un demi-cylindre de métal qui la suit dans toute sa longueur et est terminé au sommet par un capuchon, de telle sorte que les signaux peuveul seulement être reçus dans une direction par une des antennes et transmis dans la direction opposée par 1 autre antenne et vice versa.
- Les figures ci-jointes i à 4 montrent les appareils d’une station intermédiaire : a, a' sont les deux antennes, chacune permettant de recevoir ou de transmettre dans une seule direction,
- Les détails sont représentés ligure 5 : c est une bobine d’induction avec un excitateur d pour trausmetlre les ondes; e et c' sont les cohéreurs, et en connexion avec eux sont les relais h-el h' actionnes par la pile w. I et V sont deux relais auxiliaires, s, une batterie, / et/'les trembleurs servant à décohérer e et e' ; l> un condensateur et p,la terre.
- Ce dispositif fonctionne de la manière suivante : les stations extrêmes sont constituées à la manière habituelle, les stations intermediaires
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- le sont comme le montrent les figures i à 4-
- Supposons qu'une onde soit envoyée de la première station et soit reçue sur le fil a de la première station intermédiaire. Cette onde passe du pôle a à travers le levier tn du relai auxiliaire l qui est sur le contact o, puis à travers le cohéreur e et se rend à la terre en p. Alors le circuit du relai h est fermé : k vient en contact avec J et la batterie s actionne le relai V. Alors les deux leviers m' et n’ viennent en contact respectivement avec // et r'. Le levier supérieur m' coupe ainsi la communication entre le cohéreur e' et le pôle a' et mot cette antenne a' en relation avec l’un des pôles de 3’excitateur de la bobine c.
- Le levier inférieur n' ferme par r' le circuit de la batterie s à travers les déeolvéreurs f et f' et le primaire c. Les ondes se trouvent ainsi transmises à nouveau par a' à la deuxième station intermédiaire.
- Perfectionnements relatifs à la transmission de signaux électriques sans fil, par Braun. Brevet anglais n° i 8f>2, du 26 janvier 1899, accepté le 6 janvier 1900.
- Les vibrations électriques peuvent, d’après l’inventeur, être classées en trois groupes :
- Le premier groupe comprend les vibrations obtenues par le déplacement relatif d’aimanls et de bobines. Ce sont les courants alternatifs industriellement employés pour la production de la lumière et la transmission de la force.
- Un second groupe de vibrations a été étudié par Fcddersen. Ce sont celles consistant en oscillations produites par la décharge d’une bouteille de Leyde liée ou non a une bobine d’induction. La fréquence de ces oscillations est considérablement plus grande que la fréquence des courants alternatifs.
- L’inventeur classe dans un groupe différent, le troisième, les oscillations hertziennes dont la fréquence est de beaucoup supérieure à celle que présentent les vibrations de Fcddersen.
- Jusqu’ici les ondes hertziennes seules ont été utilisées pour les transmissions télégraphiques sans fil. Leur emploi présente l’inconvénient de nécessiter l’absence de tout obstacle matériel entre les deux stations correspondantes. D’après les expériences du professeur Slaby, les obstacles interposés entre transmetteur et récepteur affaiblissent et suppriment souvent complètement les communications!
- L’utilisation des vibrations de moindre fréquence produites à l'aide de bouteilles de Levde, ne présente pas, d’après l’inventeur, les mêmes inconvénients. L’auteur prétend que grâce à leur plus grande longueur d’onde ces vibrations traversent les obstacles même métalliques pourvu que ces derniers soient de faible épaisseur.
- Le brevet contient plusieurs dessins indiquant les connexions à établir entre les bouteilles de Leyde utilisées, l’antenne de transmission et les sphères entre lesquelles jaillit l'étincelle excita-
- Les figures r et 2 indiquent deux manières d’utiliser une seule bouteille de Leyde en mettant soit l'armature intérieure (fig. 1), soit l’armature extérieure [fig. 2) en communication avec l’antenne ; P, S, sont des spires de faible self-induction. Les figures 3 et 4 représentent des dispositifs analogues réalisés en employant deux bouteilles de Leyde associées en cascade.
- Transmission de signaux électriques sans fil sur des sur/aces, par Braun. Brevet anglais
- i863, du aC janvier 189g. Accepte le 6 janvier 1900.
- Pour obvier aux difficultés que présentent les transmissions télégraphiques sans fil à travers des obstacles, l’inventeur s'est proposé de charger la surface même du sol de transmettre d’une station à l’autre les ondes électriques.
- Il fait appel au fait suivant observé, clit-il, et pour les corps conducteurs et pour les corps
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- semi-conducteurs comme l’eau, la terre. Lorsque
- des courants alternatifs de haute fréquence sont fournis par des conducteurs cylindriques, la surface externe du conducteur est le facteur important dans la transmission de l’énergie et les portions internes du conducteur jouent un rôle peu important dans cette transmis-
- Les ondes produites sont conduites par des fils à deux plaques de terre d’où elles partent pour atteindre en suivant la surface du sol la station de réception.
- Dans les ligures 1 à 4 on voit les connexions de la bobine d’induction R avec les sphères excitatrices a, av ainsi que les relations de celles-ci avec les plaques de terre P,, Ps, soit directement, soit par l’intermédiaire de condensateurs C15 C2. Les figures 5, 6 et y montrent quelques variantes parmi les dispositions susceptibles d’être données aux condensateurs, aux boules excitatrices et à leur relation entre elles et avec les plaques de terre.
- La figure 8 indique les dispositions générales d'un poste de transmission et d’un poste récepteur. Le poste de transmission est organisé suivant le schéma donné figure 3. Au poste récepteur les plaques de terre P\, lv2 sont reliées aux extrémités du cohéreur F, relié lui-mème a la terre par l’intermédiaire d’un relai M et d’une pile B.
- .<Sl
- Renforcement des ondes électriques et annulation des pertes par rayonnement, réflexion et autres causes au moyen d’un condensateur, par Braun. Brevet anglais n° 5io4, du 8 mars 1899. Accepté le 8 mars 1900.
- Après avoir rappelé que p condensateurs pi'é-sentant chacun une capacité C procurent une énergie marquée par
- Vf,— -l-pC\ri pour la connexion en surface;
- Wa . -i pour l’arrangement en cascade
- et que la période est \Jp fois plus grande dans le premier cas et ne change pas pour le second
- arrangement, l’auteur indique comment il dispose les condensateurs pour éviter toute perle par rayonnement, réflexion, etc....
- .La figure 1 montre l’arrangement adopté pour augmenter l’énergie : les condensateurs Cv G,, Ca sont associés en série, la décharge se produisant entre les sphères a., aa..
- En construisant les condensateurs de manière que l’armature externe de chacun d’eux entoure le plus complètement possible l’armature interne, on obtient un dispositif préférable (fig. a).
- Dans la figure 3, des bobines primaires et secondaires t, 2, 3 sont intercalées entre chaque condensateur.
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- l’éclairage électrique
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- Un dispositif particulier, représenté figure'4, consiste à enfermer dans un trou pratiqué dans
- le sol l’une des armatures C du condensateur, la seconde armature est formée par les parois du trou, c'est-à-dire par la terre.
- Perfectionnements en télégraphie sans fil, par Braun. Brevet anglais n° 32420, du i/t juin 1899. Accepté le 28 avril 1900.
- L’auteur préconise le remplacement des antennes ordinairement employées en télégraphie sans fil par des réseaux de fils s'épanouissant à partir d’un point A en at ... (fig. 1) et réunis tous par un fil unique au cohéreuf C.
- On peut encore former un treillis de fils parallèles at ar... (fig. 2) réunis de part et d’autre à un cohéreur C suivi d’un condensateur K.
- On peut varier encore de bien des manières la disposition des fils ainsi multipliés, soit en formant une série de spires rectangulaires (6g. 3 et 4) soit en associant deux treillis de fils parallèles (fig. 6 et 7), soit enfin en disposant deux épanouissements de fils parallèles se croisant à angle droit (fig. 8).
- Au lieu de mettre directement le système
- adopte comme antenne en communication avec
- Fig. i à 9.
- le cohéreur, on peut intercaler une bobine d’induction (fig. 9).
- Méthode et appareils pour actionner les gouvernails au moyen des ondes calorifiques, lumineuses ou électriques, par Axel Orling et G. Georg Braunerhjelm. Brevet anglais n° i865, du 26 janvier 1899. Accepté le i3 janvier 1900.
- D’après ce brevet les inventeurs obtiennentla manœuvre à distance des gouvernails au moyen d’ondes calorifiques, lumineuses ou électriques émises par une source. Ces ondes agissent sur dos résistances comprises au nombre des organes de l’appareil de réception. La matière qui constitue ces résistances est sensible aux dites ondes.
- Dans les appareils de cette nature proposés avant celui-ci on fait usage d’un rayonnement continu agissant sur des résistances sensibles et qui en fait varier la valeur. Ici le rayonnement envoyé est intermittent. L’appareil est construit de telle sorte qu'une courte ou longue émission d'onde actionne le récepteur dans un sens opposé à celui qu'il présente précédemment.
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- La figure i montre un schéma de l’appareil et | actionnée à chaque attraction de l’armature i
- des connexions établies.
- Le circuit si comprend une pile B , u tance x qui constitue le récepteur et est aux rayons émis et en dernier lieu un électro aimant qui, lorsque les ondes agissent sur a
- ble
- Fig.
- attire l'armature ar Cette armature est maintenue au repos éloignée du contact k2 par le ressort antagoniste
- Le relai M, produit donc ainsi la fermeture ou l’ouverture du circuit ,s2.
- Le circuit s2 comprend une pile B2 et un électro-aimant M2.
- Lorsque les ondes n’agissent pas en x le circuit .s3 est ouvert. Il se trouve fermé dès qu’elles permettent l’élablisseuien t du courant de la pile B, dans l’électro-aimant Mr
- Ma attire alors le levier as qui, mobile en o, porte en t un style st susceptible de venir heurter la pièce m el de la faire basculer soit il droite soit à gauche de sa position horizontale, position pour laquelle le style st se trouve en face de la dent médiane dont est munie cette pièce.
- On conçoit aisément que la pièce ni soit
- alternativement [ l’autre des deux ressorts f, f. Ces ressorts viennent alors au contact des pièces Ks, K4, et la pile B3 se trouve fermée à travers l’un ou l’autre des deux électro-aimants M,, M4.
- Ainsi, lorsque l’armature reste attirée, l'un ou Vautre des circuits s3, $t est fermé et l’électroaimant correspondant M3 ou M4 maintient le gouvernail dans une position inclinée. Quand la pression sur la pièce m cesse, le levier fs ou fK quitte le contact k3 on Æ4 et le circuit correspondant est coupé. Comme aucun courant ne passe plus dans les circuits s3 ou s4, le gouvernail reprend automatiquement sa position droite.
- Il est dès lors possible de diriger le navire dans la direction désirée en exposant le récepteur à de longues ou courtes émissions d’ondes.
- Récepteur perfectionné pour ondes lumineuses, calorifiques ou électriques, par Axel Orling et G. Georg Braunerhjolm. Brevet anglais n° 1866, du 26 janvier 1899. Accepté le 23 décembre 1899.
- iscntiellement d’une en contact logées
- Fig,
- entre deux électrodes dans un tube fermé (fig. 1), dont l’air a été partiellement ou complètement enlevé. Ces billes offrent ordinairement au courant électrique une résistance notable qui décroît considérablement lorsqu’elles sont frappées par des ondes calorifiques, lumineuses ou électriques. Le réglage du tube s’obtient en inclinant plus
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- ou moins le tube, ce qui est aisé comme le tre la figure i.
- Pîr
- îerhjeli
- L’appareil représenté dans les figures i
- est fixé dans un joint universel, de manière à conserver son inclinaison sur l’horizon. Les billes métalliques a, a sont placées 'dans un tube isolant b, bl et viennent au contact des électrodes c, reliées en d et d'au circuit comprenant la batterie B et l’électro-aimant R.
- Perfectionnement au récepteur précédent, par Axel Orling et G. Georg Br aimer hjelm lîre-vet anglais n° 1867, du 26 janvier 1899. Accepté le 23 décembre 1899.
- Comme le montre la figure, par la rotation de l’arbre q qui commande l’aimant permanent M, on peut agir sur la pièce de fer A qui permet de presser les billes métalliques a, ar L’électrode k.t peut même amener les sphcrcs <z( à chevaucher sur les sphères a. Le tube O est fermé et vide d’air. Deux tiges métalliques kl, ks le traversent et communiquent avec les électrodes. Elles permettent d’intercaler le récepteur dans le circuit /<,'MR/-3.
- A, Tvrpaik.
- SOURCES D’ELECTRICITE
- Sur les conditions de fonctionnement des bobines d’induction, par K. R. Johnson. Br. Jnn., 1. III, 438-461, nov. 1900 ; p. 744-74y, déc. 1900; ibid'., t. IY, p. t37-i65, j;mv. J901.
- Les phénomènes qui se passent dans une bobine d’induction sont représentés, en comptant 1*? temps t à partir de la rupture du circuit primaire, par le système d’équations:
- dt
- - M -
- • -y Rp! = Ej
- 4. = a.
- rentes lettres qui équation est assez connue pour qu’il soit inutile de la spécifier de nouveau.
- S’il ne -se produit aucune étincelle ni dans le circuit primaire, ni dans le circuit secondaire, on peut éliminer trois clés variables et obtenir une équation différentielle du troisième ordre qui ne renferme plus que l’une d’elles. On peut dans ces conditions déterminer la différence de potentiel maxima qui se produit entre les bornes du secondaire.
- S’il y a une étincelle aux bornes du secondaire, la différence de potentiel maxima entre cesbornes est déterminée par la distance explosive et le calcul précédent n’a plus de valeur que pour l’intervalle de temps compris entre la rup-
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- ture du circuit primaire el l’explosion de la première étincelle.
- Si l’étincelle secondaire est très courte, on peut dans une première approximation prendre E2 = o. L’équation qui donne E, se réduit à :
- cos 3* V+A^
- I^,+oA2 (V + Aa*)p -
- Approximativement :
- M» \ d3K / R, n.,\ E •
- 1 LjLt / dt* L, Ll) dt*
- . U - C.Rdè, R,
- + L^Cj ' tff + L,L;JC1 Ll "
- * que nous écrirons, pour simplifier l’éi
- d2K
- - + w-
- 4 ««E :
- JE
- en remplaçant, dans le coefficient de ‘ pa l’unité le facteur i -f- qui en est toujour:
- L’intégrale de cette équation est de la forme
- — y et — a dz £p'Zr"i étant les racines d< l’équation caractéristique :
- /l;c4a
- _ Rj
- Les intensités f, et i2 satisfont.à la môme équation différentielle que Es : leurs expressions ne diffèrent de celles de E, que par les coefficients constants, lesquels sont déterminés par les conditions initiales.
- Différence da potentiel primaire. —Le terme' non périodique A„e fl aura, en général, peu d’influence sur l’époque du maximum de la différence de potentiel primaire. Ce maximum a pour valeur l’expression
- Kimax = V“Y'± (A, + A2)e-a‘
- quand on y remplace t par l’époque du maximum ; cette époque t est définie par l’équa-
- f étant le facteur d’amortissement. La différence de potentiel doit donc devenir très grande quand C4 est petit. Si on fait croître C,, on arrive à une valeur pour laquelle il n’y a plus d’ctincelle. La valeur de Cj la plus favorable est ln plus petite valeur qui permet de supprimer Vétincelle.
- , , M2 , .
- A est égal ai-----fTT " ’ P us cst PetlL c est
- à-dire plus M est grand, plus est petite la valeur de Ci qui suffit à la suppression de l’ctincelle.
- Décharge par étincelle dans le circuit eccon-dafre. — On admet que la différence de potentiel explosive ne dépend que de la longueur de l’intervalle explosif.
- À l’époque /-^o, ^=0; ensuite E2 croît jusqu’à la valeur E,, pour laquelle la première étincelle éclate.
- M. Johnson déduit do son calcul une allure des phénomènes semblable à celle qui a étc observée par Moll, mais en supposant que les termes périodiques dans l’expression de E2 sont négligeables.
- Par une méthode d’observation, analogue à celle de Eeddersen, Moll a déterminé l’intervalle moyen entre les étincelles successives d’une môme décharge. Il a trouvé que cet intervalle moyen croît avec la distance des électrodes et avec la capacité du secondaire, décroit quand l’intensité du courant primaire augmente. Johnson arrive par le calcul à des lois analogues pour les intervalles eux-mèmes.
- Courant de fermeture. — Le courant de fermeture présente autanL d’intérêt- théorique que le courant de rupture, quoique son importance pratique soit à peu près nulle.
- Avant la fermeture du circuit, le condensateur primaire est chargé à une différence de potentiel égale à la force électromotrice E0 de la source de courant. Au moment de la fermeture, le condensateur se décharge par l’interrupteur et ccttc décharge se produit pour la plus grande partie par les fils qui mènent au condensateur. La résistance r de ce circuit de décharge est
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- donc très faible, ainsi que sa scll-induction A.
- Si i est l’intensité du courant qui passe dans l'interrupteur, /, l’intensité dans le circuit primaire, e la différence de potentiel entre les armatures du condensateur, les équations du phénomène seront :
- En supposant que la charge du condensateur n'est pas retardée parla présence du courant /,, le calcul conduit aux résultats suivants :
- Le courant de fermeture et le courant de rupture auraient la même action sur une aiguille de galvanomètre, au sens de la déviation près. Un électrodynamomètre éprouverait une déviation plus grande par le courant de rupture que par le courant de fermeture.
- Conditions de la décharge. — Les conditions exactes dans lesquelles se produit la décharge sont très mal connues. Comparons par exemple les deux courants induits, de fermeture et de rupture. Tous deux transportent la même quantité d’électricité : la différence de potentiel maxima aux bornes du secondaire doit donc être la môme dans les deux cas. La différence observée dans les deux cas ne peut donc provenir que de la variation rapide du potentiel dans le cas du courant de rupture, ii et deve-
- nant plus grands.
- D’après les expériences de Walter (*) et de Mizuno f* 2), la longueur maxima de l'étincelle secondaire est inversement proportionnelle h la racine carrée de la capacité primaire ; or dans l’expression de i2, les termes périodiques seuls dépendent de cette capacité : l’amplitude en est indépendante. La fréquence n'influe donc pas sur la différence de potentiel maxima du secondaire et cependant la longueur maxima de l’étincelle est proportionnelle à cette fréquence.
- Ces conclusions sont confirmées par les expériences électrolvtiques, effectuées en mettant dans le circuit secondaire un voltamètre muni d’électrodes à la Wollaslon. On constate en effet que le courant induit de fermeture ne provoque aucun dégagement de gaz. En faisant fonctionner l’interrupteur automatique, on trouve que les volumes de gaz dégagés aux deux électrodes sont dans le rapport 2:1: mais aux deux électrodes on trouve du gaz tonnant. La différence de volume provient de la dissymétrie de la bobine. Le rapport des volumes varie avec le sens du courant primaire, mais on peut éliminer celte variation en insérant dans le primaire une résistance de valeur convenable.
- La quantité do gaz obtenue par unité de temps est a peu près en raison inverse de la racine carrée de la capacité primaire.
- Le courant de fermeture ne provoquant pas 'de dégagement de gaz, l’apparition de gaz tonnant aux deux pôles prouve qu’il se produit dans le courant de rupture des oscillations très
- * La variation de la quantité de gaz électrolytique et de la longueur maxima d’étincelle en raison inverse de la racine carrée de la capacité primaire, montre que toutes deux dépendent de la fréquence.
- D’après les expériences de Reattie, la longueur maxima de l’étincelle secondaire produite par le courant de fermeture n’est altérée par aucune modification du primaire, pourvu qu’on laisse l’intensité primaire constante, sauf quand on fait varier la force éfectromotrice. Elle est en gros proportionnelle à cette force éleclro-
- La longueur maxima doit donc dépendre du produit de la fréquence par l’amplitude, produit qui est indépendant de la fréquence et proportionnel à R0. Elle est donc proportionnelle à l'amplitude. Si on ajoute encore la condition qu’elle augmente avec la différence de potentiel de décharge, on sera conduit à une relation de la forme :
- ka;-2-(v—vj
- (]) L’Éclairage Électrique, t. XIV, p. 174, janvif
- 1898.
- (2) Ibid., t. XIX, p. 151, avril 1899.
- où A,: est l’amplitude du courant, sa fréquence, V la différence de potentiel produite par ce courant.
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- revue d’électricité
- On aurait pu tout aussi bien chercher les conditions de la décharge dans la variation de la différence de potentiel secondaire, ce qui conduirait à la relation ;
- Suivant qu’on adopte l’une ou l’autre de ces lois, on trouve que les intervalles des étincelles partielles doivent être proportionnelles à C2 ou à C|. Les expériences de Moll, qui donnent les intervalles moyens, semblent décider en faveur de la seconde loi, mais ce n’est qu’une appa-
- Condensateur en dérivation sur Vètincelle secondaire. — Si un condensateur est mise en dérivation sur les pôles de l’étincelle, l’équation caractéristique est du quatrième degré et la discussion en devient difficile, sauf dans des cas particuliers.
- Supposons que la self-induction des fils conduisant aux pôles de l’étincelle soit très grande. Plus elle est grande, plus est faible l’inLensité du courant qui traverse ces fils et plus sont faibles les oscillations provoquées par ce courant, ce qui est d’accord avec les expériences de Hem-salcch.
- Si est la résistance des fils allant à l’étincelle, leur self-induction, i\2 et À, les grandeurs analogues pour les fils allant au condensateur, on peut avoir :
- Dans ce cas, les oscillations locales qui se produisent dans la dérivation jouent un rôle prépondérant à côté de celui des oscillations qui ont leur siège dans le secondaire. Le produit de l’amplitude par la fréquence de ces oscillations est presque indépendant de la capacité du condensateur en dérivation et cette capacité ne peut influer que surl’aflliix d’électricité: les intervalles des étincelles doivent être proportionnelles à la capacité secondaire.
- Décharge silencieuse, — Quand on diminue la capacité, le nombre des étincelles partielles augmente, elles sont d’abord très nourries,‘puis deviennent plus faibles. Si on diminue encore plus la capacité, la décharge devient en partie continue. Apres quelques étincelles survient la décharge silencieuse qui est suivie d’un nombre
- plus grand d’étincelles. Le nombre des étincelles qui précèdent la décharge silencieuse est très variable : toutefois il diminue quand on diminue la capacité et ne tarde pas à se réduire a l’unité.
- La décharge silencieuse se compose en réalité d’étincelles très petites qui se succèdent trop rapidement pour que l’observation puisse les séparer. Les étincelles isolées qu'on distingue sont dues sans doute à une élévation du potentiel résultant soit des oscillations du secondaire, soit de l’interférence de ecs oscillations avec les oscillations locales dans la dérivation.
- Il est assez difficile de soumettre au calcul cette question compliquée par la production simultanée de trois systèmes d’oscillations. 11 semble que pour une valeur assez grande de la capacité en dérivaLion, la décharge silencieuse ne puisse plus se produire.
- M. L.
- Irrégularités au voisinage de O0 des éléments Weston avec amalgame de cadmium à 14.3 p. 100, parW. Jægcr. Prude's Annalen, t. IV, p. i23-i3,i, janv. 190,.
- Les éléments au cadmium présentent des irrégularités sur lesquelles plusieurs auteurs ont attiré l’attention : en premier lieu Jæger et Waohsmuth, puis Cohen et Kohnstanuu et plus récemment Barnes (l).
- De semblables irrégularités avaient été constatées déjà dans l'élément Clark et on en a trouve l’explication dans les transformations du sulfate de zinc. Ce sel peut exister sous differents états d'hydratation dont la stabilité dépend de la température.
- Il ne semble pas que les irrégularités de l’élément au cadmium soient dues à une cause analogue. Toutes les expériences montrent que ces variations ne dépendent pas des transformations du sulfate de cadmium.
- M. Jæger a étudié une série de ces éléments entre la température de congélation de la dissolution saturée de sulfate de cadmium (—i60^ et +400, à température croissante et à température décroissante. En outre, il a mesuré la force clectromotrice de 34 autres éléments à la température de o°. Parmi ces 34 cléments,
- (') Cf. L'Éclairage Électrique, t. XXV, p. 281,
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- 14 avaient la force éleetromolrice normale, c’est-à-dire égale à celle donnée par la formule à 0,0002 volt près. Les 20 autres présentaient des écarts dépassant, 0,002 volt et tous écarts positifs.
- Dans ces éléments, il paraît exister à o° une série d’états autres que l’état, defini par la formule et susceptibles de se transformer l’un dans l’autre d’une manière continue.
- Sur l’un des éléments la formule qui n’était vérifiée qu’entre o° et 26° reste exacte entre >— 160 et-4-4o°. 11 faut excepter les expériences dans lesquelles s’étail formé le cryohydrate de sulfate de cadmium dont la formation est toujours accompagnée d’une diminution notable de la force électromotrice. Néanmoins, revenu à la température ordinaire, l’élément reprend sa force éleetromotrice normale.
- Ces résultats 11c concordent pas avec ceux de M. Bar-nes, quoique la force clectromotricc des éléments étudiés par ce dernier ne diffère pas essentiellement de celle des éléments étu-
- diés par M. Jœger. En effet, d’après M. liâmes :
- tandis que M. J;eger a trouvé 1,4o663 — 1,4o6^q.
- Deux autres éléments dont la variation ne suit pas exactement celles de la formule aux basses températures reprennent à partir de -j- io° la force électromotrice indiquée par cette formule, même après avoir été refroidis jusqu’à — 20°.
- Les variations sont dues sans doute à l’amalgame de cadmium : elles n’empêchent pas leur emploi comme étalons du moment que leur température reste supérieure à -j- io°.
- Les éléments construits avec de l’amalgame à i3 p. 100 présentent des variations beaucoup moins accentuées.
- Quoique certains éléments aient présenté des variations dont l’allure rappelle celle des variations des éléments Clark, il n’a pas été possible d’obtenir une seconde courbe de température.
- M. L.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ ALLEMANDE D’ÉLECTROCHIMIE
- Congrès de Zurich (*)
- Sur la. régénération èîectrolytique de l’acide chromique et la fabrication de diaphragmes résistant 3 l’acide, par le professeur Dr Le Blanc.
- On sait que le bichromate de sodium en solution acide constitue un rnoven d’oxvdation coui'am-ment employé dans l’-iudustrie, par exemple pour la transformation de l’anthracène en anthraqui-nonc. On régénérait jusqu’ici par voie chimique l’acidc chromique du sulfate de chrome formé en précipitant par la chaux et en chauffant à l’incandescence le mélange de sulfate de chaux, oxyde de chrome et excès de chaux ainsi obtenu, La masse qui renfermait le chromate de calcium était traitée par une solution de sulfate de sodium qui régénérait, par double décomposition, la solution de chromate de sodium.
- Ce procédé est peu rationnel et donne lieu à des pertes importantes en chrome pendant que
- (*) Voir L'Éclairage Électrique, du 5 janvier, p. 27.
- l’acide sulfurique est transformé en produit
- La solution de sel chromeux peut également être oxydée électrolvtiqucnient, soit en solution alcaline, soit en solution acide. Le premier procédé a l’inconvénient de perdre l’acide sulfurique.
- L’oxydation électrolytique en solution acide a été déjà mentionnée en 1886 dans un brevet anglais de Fitzgerald. 11 portait la solution acide de sel chromeux à l’anode d’une cuve avec diaphragme, pendant qu’à fa cathode il extrayait le zinc d’une solution de sulfate de zinc.
- Ce procédé n’est évidemment pas- employablc quand on a en vue la régénération de l’acide chromique en grand. L’auteur a breveté un procédé qu'il emploie dans les grandes teintureries et qui évite l’enrichissement en acide sulfurique dû à l’électrolyse. Pour cela il porte, à une première régénération, ' le liquide à l’anode d’une cuve à diaphragme : le sulfate de chrome se transforme en acide chromique et la solution s’enrichit en acide sulfurique à l’anode pendant
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- qu'elle s’appauvrit àla cathode. La solution anomique est alors utilisée telle que dans la fabrica,-tion, et après sa réduction, ou la porte cette fois au côté cathode, l’ancienne solution cathodique devenant la solution nnodique. Cette dernière, qui s'était appauvrie en acide sulfurique redevient normale par le passage du courant qui la charge aussi à nouveau cl’acidc chromique, et ainsi de suite. La solution oxydante reste ainsi toujours semblable à elle-même.
- Le rendement en ampères-heures du procédé est variable évidemment avec la concentration en chrome, avec la quantité de substances organiques qui sc trouvent dans la solution et aussi avec la nature des électrodes et la température. Il peut atteindre de 70 a go p. 100 dans une grande exploitation.
- Pour la tension nécessaire, les données sont moins certaines par suite de la variation avec la conductibilité des solutions utilisées, lu densité du courant, la distance des électrodes, la température et la nature du diaphragme. La tension peut ainsi varier entre 2,7 et 4 volts.
- Comme anodes, les électrodes en plomb, qui se recouvrent de peroxyde, conviennent le mieux. Le rendement qu’on obtient avec elles est bien supérieur au rendement que donnent les anodes en platine, ainsi que Regelsbevger l’avait déjà constaté (J).
- Cependant la régénération de l’acide chro-mique par le procédé décrit ici rencontrait une grosse difficulté dans la qualité des diaphragmes utilisés. D’autre part, si on éleetrolyse sans diaphragme, on obtient un rendement très faible. C est ainsi qu’avec une solution a too gr d’oxyde par litre, des électrodes en plomb et une densité de courant de o,o3 ampère par cm2, le rendement en ampères-heures n’atteint pas. 10 p. 100, et à la fin de l’électrolyse la concentration en acide chromique ne dépasse pas][6 gr par litre.
- Darmstàdter, dans un brevet récent, indique une voie permettant l’oxydation sans diaphragme en ajoutant la substance à oxyder dans le bain acide de chrome. L’acide chromique cédant son oxygène aussitôt formé, la cathode n’exerce plus son action réductrice.
- t Malheureusement, en réalité, il 11’en est pas ainsi, car l’oxydation des substances organiques ne se fait pas instantanément.
- '?) Zeitschrift fur Ehktro,,hernie, t, VI, p. 3o8, 1899.
- Une troisième voie offre un certain intérêt théorique; c’est celle de l’oxydation de l’oxyde de chrome par le peroxyde de plomb. Si on plonge une anode d’accumulateur dans une solution de sulfate de chrome, elle se décharge en oxydant la solution. En reportant la plaque déchargée ' dans l'accumulateur, pour une nouvelle charge, ou a ainsi évité l’emploi d’un diaphragme et l’oxydation s’effectue avec une faible tension. Malheureusement, le procédé n’est pas pratique.
- O11 peut en conclure que la régénération élec-r trolytique de l’acide chromique est actuellement impossible sans diaphragme et qu’on doit porr terses efforts vers l’amélioration de celui-ci.C’est cc que l'auteur a entrepris, aidé du DrEckardt.
- Les premières recherches dans cette voie furent faites à froid : on mélangeait de l’amiante en poudre, du sable et une solution de verre soluble, ainsi qu’une certaine quantité de chlorure de sodium. Les plaques façonnées avec cette pâte étaient séchées à l’air, puis traitées par un acide fort dans le but de séparer la silice du silicate soluble et de former ainsi un ciment qui vient boucheries pores de la masse pendant que le chlorure de sodium, qui se dissout, donne la porosité voulue à la plaque. Celle-ci est en meme temps inattaquable aux acides.
- Les plaques ainsi fabriquées présentaient le grave inconvénient d’être trop fragiles, surtout quand il s’agissait de dimensions un peu grandes et malgré l’emploi de nervures en matière dure non poreuse pour augmenter la rigidité.
- Dans la suite furent essayées les matières cuites à haute température. En employant un mélange de sable, de verre soluble et de soufre en proportions déterminées pour la conlection des pièces, après séchage à l’air et cuisson à environ 1 ooo", 011 obtient une matière poreuse très résistante à l’acide. Il s’est formé ainsi un silicate très stable. Le soufre permet de faire varier la porosité dans de grandes limites.
- Un inconvénient qui se produisait déjà dans le façonnage des plaques était la présence d’innombrables petites bulles d'air dans la masse, d’où il résultait une trop grande porosité. Pour corriger cet inconvénient, les plaques étaient portées apres la cuisson dans une solution de verre soluble et d un sel soluble dans 1 eau. Après séchage, on opérait comme dans la première méthode, un trempage à l’acide.
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- Les plaques obtenues étaient cependant encore cassantes et môme se fendillaient b la cuisson, malgré l’application d’un refroidissement pro-gressif.
- Dans une matière présentée par l’auteur, on a obtenu la plasticité en même temps qu’une très grande résistance aux acides. La matière cuite a comme composition no p. 100 A1203 et 70 p. ioo SiO2. On peut obtenir ainsi de grosses pièces, telles que celles que montre l’auteur : une plaque de 72,0X97,5 cm, soit une surface de 0,7 m2; un cylindre de 70 cm de hauteur et 3i cm de diamètre d’une contenance d’environ 55
- L’épaisseur de ces pièces varie de 4 à 7 mm, selon la grandeur.
- La résistance intérieure est très faible ; c’est ainsi qu’avec une épaisseur du diaphragme de 5 mm dans l’acide sulfurique à 10 p. 100, avec une densité de courant de 0,02 ampère : cm2 la perte en volt due au diaphragme n’est que o,i5 volt à la température de 20° C. Avec la solution chromique employée ici, on obtient 0,20 volt de perte.
- Après deux années de service d’une plaque, on n’a pas constaté la moindre attaque ni la moindre variation dans la porosité.
- Ces plaques sont construites par la maison Villeroyct Boch. Elles ne résisteraient pas dans les solutions alcalines.
- Discussion. — Le Dr Elbs atti're l’attention sur l’intérêt qu’il y aurait pour les travaux de laboratoire à trouver dans le commerce différentes formes de ces diaphragmes ainsi que des diaphragmes résistant aux solutions alcalines.
- Le professeur Nernst rappelle que Ostwald a déjà indiqué la supériorité de l’électrode peroxy-dée et que, en portant un conducteur en platine en bon contact avec une électrode peroxydée dans l’acide concentré, il se dégage de l'oxygène sur le platine.
- Sur la détermination de la répartition du courant à la surface des électrodes, par l'ingénieur D1 Konrad NordeD, de Francfort-sur-Mein.
- En se basant sur les phénomènes électrolytiques, le D1'Norden a antérieurement (*) trouvé une méthode permettant de déterminer la surface vraie d’une électrode.
- emie, t. VI n° 3l, 1899.
- Il présente ici une méthode de mesure de la répartition du courant à la surface des électrodes, qu’il a étudiée au laboratoire scientifique de la fabrique d’accumulateurs système Pollak.
- Dans sa forme la plus simple, la disposition consisterait à placer en regard de l’électrode à ctudier une contre-électrode représentée par une surface métallique unie et sur laquelle les produits de l’électrolyse viendraient figurer la répartition du courant.
- Mais un tel procédé ne serait pas rigoureux, car la répartition du courant ne dépend pas seulement de l’clcctrode étudiée mais aussi de l’électrode placée en regard.
- Il est donc indispensable de conserver les deux électrodes initiales et de ne pas remplacer l’une d’elles par la contre-électrode.
- L’auteurplace alors, entre cès deux électrodes, une électrode intermédiaire qui agit par rapport à celle qu’on étudie comme la contre-élcctrode
- A. Tribe (*) avait déjà employé celle méthode pour la « recherche électrochimique du champ de l’action électrolytique », mais sans succès, car, ainsi que l’ont montré Gustav Wiedemann et d’autres, il se produit entre les deux côtés des petites électrodes intermédiaires, que Tribe plaçait en différents points de l’électrolyte, des courants de polarisation qui faussaient les résul-
- On trouve aussi sur cefte question un travail défaille de J. Stark (2).
- C. Heim (3) employait également cette méthode el pour éviter l’erreur due aux courants de polarisation, il était obligé de prendre une électrode intermédiaire très épaisse, de façon à augmenter le plus possible la distance des deux faces opposées de celle-ci.
- Pour que l’électrode intermédiaire donne l’image de la répartition du courant, il faut qu’elle occupe pratiquement toute la section de l’électrolyte, qu’elle soit placée le plus près possible de l’électrode étudiée et parallèle à celle-ci. Dans ces conditions on voit très nettement les séparations des lignesde courant; si on augmente la distance, l’image s’efface par suite de la dispersion de ces dernières.
- («) Phil. Mag. (5), t. II, p. 446; 1881.
- (2) Wied. Ann., t. LXVI, p. 24$: 1898.
- (3) Zeitschrift fur Elektrochemie, t. IV, p. 5a7.
- P) Zeitschrift fur Elektrocht
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- La disposition étant ainsi déterminée, il faut choisir un électrolyte donnant des produits de décomposition appropriés. Si on prend par exemple une solution de sulfate de cuivre, avec, comme électrode intermédiaire, une plaque aussi mince que possible insoluble, le cuivre se déposera sur celle-ci, et en chaque point en quantité correspondante à la densité du courant, d’après la loi de Faraday.
- telle sorte que celle-là donne la mesure de celle-ci. Comme d’autre part la couleur de l'alliage varie avec sa composition, chaque couleur correspondra à une densité de courant et on pourra juger à l’œil la répartition de celui-ci.
- La relation qui existe entre les différentes teintes et les différentes densités de courant se détermine par une expérience- préalable. On obtient une échelle appropriée en inclinant une des électrodes par rapport à l’autre.
- Ces deux électrodes étant représentées figure 1 et 2, si on appelle x la distance en un point déterminé, e la tension du bain.^n bipolarisation, et ) la conductibilité spécifique, on a, d’après la lcd d'Ohm, pour le courant di- sur une section transversale dq infiniment étroite
- rft-_ (e—^ et pour la densité de courant
- • di — fc-p)-* M
- dq ~ X ‘ (l)
- [e—y») À peut s’exprimer en fonction du courant total.
- i=B
- En découpant la surface en un certain nombre de sections et en pesant celles-ci on pourra déterminer la répartition du courant.
- Une solution plus élégante consiste à rendre sensibles à l’œil les différentes densités de courant sur la plaque. L’auteur emploie pour cela un électrolyte composé de sulfate de cuivre et de sulfate de zinc. On sait que l'électrolyse d’une telle solution donne du cuivre pur quand on emploie une faible densité de courant ; en augmentant celle-ci on dépose en même temps du zinc et l’alliage qui se forme est d’autant plus riche en zinc que la densité de courant est élevée. iloullevigne (1) a montré que, lorsqu’on a atteint la tension de décomposition correspondant à l’ion le plus difficilement séparable (ici le zinc) la composition du laiton précipité ne dépend plus que de la densité du courant, de
- t1) Cvmptes rendus, l. CX, p. 637; 1890.
- Soient en effet a et b les distances extrên :• la largeur de l’électrode, on a
- D’où il résulte
- Si on porte cette valeur dans l'équation (i), on trouve
- di
- dq
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- La densité du courant est donc donné*
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- chaque point par le courant total et les constantes géométriques des électrodes.
- Ceci suppose évidemment que la polarisation/.) est égale en tous les points. L'auteur vérifie cette hypothèse en mesurant dans deux cas les intensités de courant pour une même tension et des constantes géométriques variables. D’après les formules, on doit avoir
- dans le cas où px=pz-
- Entre les valeurs trouvées et les valeurs calculées, l’accord est satisfaisant et les différences ne dépassent pas 6 p. ioo.
- En élcctrolysant dans les conditions ainsi déterminées, la cathode étant inclinée, on obtient sur celle-ci toute l’échelle des teintes, du blanc bleuâtre au rouge et pour chacune d’elles, le calcul donne la densité de courant correspondante.
- Afin - d’éviter les troubles que viendraient apporter les phénomènes de diffusion, il convient de tenir l’électrolyte en mouvement par agitation ou par insufllatiou.
- Dans le cas où il y aurait à l’anode un dégagement d’oxvgène, comme par exemple avec les anodes en plomb ou en platine, les mesures seraient également troublées par la présence des bulles gazeuses. Ou devra, dans ce cas, faire usage d’un dépolarisant non dissocié comme par exemple l’hydroquinoue. Lorsqu’il s’agit des plaques d’accumulateurs le dépolarisant est la couche de matière-activc.
- L’auteur montre à ce sujet les images représentatives de la répartition du courant sur une plaque négative d’accumulateur qu’on a laissée se sulfater. On voit nettement l’irrégularité de cette répartition due a l’accumulation irrégulière du sulfate de plomb.
- Cette méthode permet également de constater l’influence de la disposition supérieure ou inférieure des barrettes reliant les plaques de môme polarité. On sait que les parties inférieures des plaques travaillent moins par suite de leur résistance plus grande. Cet inconvénient a été évité par la construction de conducteurs symétriques.
- ('/est ainsi, que dans le montage employé par
- y « E. P. S. C° » ou par la fabrique de machines « Oerlikon», le courant arrive aux positives par la partie supérieure et sort de la partie inférieure des négatives. Ce montage est, il est vrai, assez incommode h effectuer. La fabrique d’accumulateurs système Pollak rend ce montage pratique en adoptant des plaques (brevet allemand i3o 489) munies d’une entaille verticale et d’une autre horizontale dans le bas, de telle sorte que, le courant arrivant aux positives par la partie supérieure'et d’un côté, quitte les négatives par la partie inférieure et de l’autre côté, il y a ainsi symétrie parfaite et toutes les parties des plaques travaillent également.
- Discussion. — Le D1' Lob dit que l’électrode intermédiaire change la répartition du courant. Le D1' Norden répond que cela n’a pas lieu si on place cette. électrode bien parallèlement aux électrodes principales, et que la méthode peut servir également a la mesure de la répartition du couvant à la cathode comme à l’anode et aussi dans toutes les sections intermédiaires.
- L’ingénieur Licbenow fait remarquer que dans les accumulateurs l'inégale répartition du courant ne provient pas seulement des inégalités de résistance mais qu’elle dépend beaucoup plus des différences de concentration de l’acide. A la par* tie inférieure des plaques, l’acide étant plus dense, la force électromotrice est plus clcvcc; par suite, le bas des plaques débite plus à la décharge et reçoit moins pendant la charge.
- Le Dr Fœrstcr appelle /attention sur le phénomène suivant, encore inexpliqué : si on se sert d’une anode soluble et qu’on prenne soin de bien agiter l’électrolyte, 011 trouve néanmoins à la partie inférieure une attaque beaucoup plus importante qu’à la partie supérieure, alors que le contraire devrait avoir lieu. Le même phénomène s’observe aussi avec des électrodes en charbon.
- Le D1 Norden répond que ce phénomène pourrait être expliqué par le fait qu’en général les électrodes ne reposent pas sur le fond du bac et que la section de l’électrolyte qui existe à la partie inférieure peut contribuer à diminuer la résistance intérieure en ce point.
- Le Gérant : C. NAUD.
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- Tome XXVI.
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- 8* Année. —
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- â. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Prolesscur au Collège Rollin.
- L’EXPOSITION UNÏVEHSELLE
- ____________ W..
- LES APPAREILS DE MESURES DE LA SECTION FRANÇAISE ' .*
- La Section française était, naturellement, plus étendue et comptait plus d’exposants que les Sections étrangères ; d’autre part, les appareils exposés étant, presque tous, déjà très répandus en France, il nous a paru utile, pour abréger et aussi pour éviter des répétitions, de faire un choix plus limité et de ne décrire que les appareils réellement nouveaux, ou présentant des modifications intéressantes. On ne trouvera donc pas ici certains instruments qui figuraient dans l’exposition française, alors que des instruments similaires, mais de construction étrangère et, par cela même, moins connus, ont été décrits.
- Il n’y a pas de grandes modifications à signaler dans la construction des galvanomètres. En particulier les appareils à cadre mobile ont été simplement adaptés aux différentes applications courantes et on ne constate pas les tendances, très visibles en Allemagne, à en faire des instruments extrêmement sensibles,
- En examinant de près la question, on reconnaît que les cas où une grande sensibilité est nécessaire sont assez rares, et on comprend facilement qu’il est inutile de sacrifier des qualités aussi indispensables que la rapidité d’indications et la robustesse, à une sensibilité dont on n’aura peut-être jamais besoin ! Evidemment, dans certaines recherches, où le temps n'intervient pas, il est indispensable d’obtenir une sensibilité extrêmement grande et alors les qualités du galvanomètre-à cadre mobile sont précieuses à conserver, mais il. ne faut pas perdre de vue que la sensibilité ne peut s’obtenir qu’en augmentant beaucoup la durée d’oscillation et Y amortissement, de sorte que, dans les applications où le galvanomètre est fermé sur des résistances relativement faibles, la déviation ne se produit qu’avec une lenteur beaucoup plus grande que dans un galvanomètre à aimant mobile, un
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- Thomson, par exempL
- courant en France ont généralemenlune durée d’oscillation de moins d’une seconde et, même en court-circuit, ils prennent leur position d’équilibre dans le môme temps. Ces appareils peuvent aisément être amenés à une sensibilité plusieurs centaines de fois plus grande, mais alors, en court-circuit, ils mettent quelques minutes à prendre leur position d’équilibre!...
- Les galvanomètres à microscope deM. Carpentier (fig. i) sont à cadre mobile etcomposés des mêmes éléments que les galvanomètres ordinaires du môme constructeur; le montage est différent afin d’avoir plus de rigidité pour mieux se prêter aux transports et il y a un système de calage pour le cadre mobile. L’ensemble est renfermé dans une boîte de dimensions très réduites, qui sert aussi à ranger le système do lecture, pendant le transport.
- Le microscope est monté à vis sur la paroi de la boîte, en face du cadre mobile; le miroir de celui-ci est une lentille 'achromatique plan convexe, à face plane argentée, qui forme l’objectif du microscope. Entre réticule dont la distance est réglée de telle sorte que
- îroscopc.
- l’objectif et l’oculaire se trouve
- son image conjuguée vient se former sur un micromètre, divisé en dixièmes de millimètre, placé devant l’oculaire. Une petite lampe, placée sur le côté du microscope, envoie un faisceau de lumière qui est réfléchi par une glace sans tain, placée à 4^°* et vient ainsi tomber sur l'objectif après avoir éclairé, par transparence, le réticule placé sur son trajet. Les distances et les foyers sont calculés, de manière à obtenir la même sensibilité qu'avec une échelle ordinaire placée à i mètre.
- Ce modèle peut recevoir des applications quelconques. Dans un des modèles, qui a été disposé pour la mesure des isolements, le fond de la boîte renferme des shunts, une résistance et un commutateur qui permet do faire varier le pouvoir multiplicateur du shunt de i à io, 100 et i ooo, et aussi de mettre le galvanomètre en série avec la résistance à
- mesurer, ou de supprimer celle-ci. Une résistance de 100000 ohms, qui est constamment intercalée dans le circuit de la pile, sert de résistance de comparaison et protège l'instrument en cas de court-circuit. Avec ce galvanomètre il suffit d’une pile isolée, de 5o à ioo volts, pour mesurer des isolements jusqu’à 3 ou 4oo mégohms.
- t 3. — Gakaoom
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- Le galvanomètre Brocaf), construit parla maison Carpentier, est’un galvanomètre a deux bobines de très petites dimensions — diamètre a5 à 3o mm, — au milieu desquelles se trouve un équipage asiatique qui l'orme le point capital de l’appareil. Cet équipage (lîg. 2 et 3) est composé de i barreaux aimantés, longs et fins, parallèles entre, eux et verticaux ; ils sont suspendus par un fil de cocon et un très petit miroir est collé à leur partie inferieure.
- Chacun de ces barreaux a trois pôles : deux de même noi extrémités et un pôle conséquent au milieu, de sorte que dernier est bien au centre du barreau, celui-ci est asiatique par lui-môme. Grâce à ce fait les deux barreaux peuvent n ôtre pas exactement parallèles, 1 astatieité du galvanomètre n’en souffre pas. Les barreaux ont, ITin le pôle nord au point conséquent, l’autre le pôle sud. Les pôles conséquents, placés l’un à côté de l’autre, sont au centre des bobines et les barreaux sont plus larges que le diamètre de celles-ci. Pour diriger un système semblable on ne peut pas employer un grand barreau aimanté, ' qui agirait à la fois sur tous les pôles, il faut avoir recours à Fig-- 4 et 5.
- un petit aimant, placé très près d’une des extrémités de l’équipage, et auquel il est nécessaire de donner des mouvements micrométriques ; deux boutons molelés sont disposés dans ce but, l’un pour élever, l’autre pour tourner l’aimant.
- Une démonstration intéressante des propriétés de la suspension Julius (-) était faite dans le petit laboratoire installé par M. Carpentier : un galvanomètre balistique, à cadre mobile.
- était suspendu à une cloison légère et montrait une fixité d’autant plus remarquable qu’à côté les autres galvanomètres se livraient à un mouvement désordonné. Cette suspension peut être, soit universelle, pour s’adapter à un galvanomètre quelconque, soit, et c’esl: ici le cas. appropriée spécialement à l'instrument à isoler; cette dernière solution parait préférable car elle simplifie le dispositif et, en outre, il est assez rare que l'on 'emploie cette suspension dans le cas où l’on a souvent à changer d'appareil.
- (J) L’Eclairage Électïit/ue, t. VIII, p. -226, rer août 1896.
- (2) L’Éclairage Electrique, t. VIT, p. 4i, 4 avril 3892 ; t. X, p. 219, janvier 189-.
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- l’éclaira;ge électrique
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- Peu de choses à signaler relativement à la construction des résistances; les boîtes ont des formes bien connues et les faibles résistances sont à refroidissement par l’air ou par circulation d’eau, ou encore à bain de liquide isolant.
- Dans les ohmmèlres, destinés à la mesure rapide des résistances, on trouvait lesjappareils do MM. Chauvin et Arnoux fi) et de M. Carpentier fi). Un nouveau modèle (le cette dernière maison mérite une mention sommaire ; c’est un ohmmètre à bobines fixes, et à palette de fer doux ; une des paires de bobines est, comme dans le modèle déjà connu, placée en dérivation sur 3a résistance à mesurer, tandis que l’autre est placée en série ; la résultante des deux actions étant dirigée selon la grandeur de la résistance à mesurer, l’aiguille de fer doux s’oriente selon cette résultante, mais, comme il n’y a pas d’amortissement, les oscillations sont longues. Pour rendre les mesures plus rapides, l’index, solidaire de l’aiguille, est maintenu par une fourchette, commandée elle-même par un bouton mobile, concentrique à l’axe de l’aiguille (fig. 4 et 5). Quand celle-ci n’est pas à sa position d’équilibre, l’index appuie sur un des côtés de la fourchette et il suffit de tourner le bouton moleté pour l’amener, lentement et sans oscillations, à cette position. Un shunt permet d’augmenter l’échelle des lectures; en appuyant sur l'un ou sur l’autre des [boutons d’ivoire de l’appareil, on mesure la résistance directement lue sur le cadran, ou une valeur dix fois plus grande.
- Deux potentiomètres méritent une certaine attention, ce sont ceux de MM. Chauvin et Arnoux et de M. Carpentier.
- Le potentiomètre Chauvin et Arnoux rentre dans la catégorie des appareils portatifs, dans laquelle ccs constructeurs ont déjà créé un certain nombre de modèles intéressants. Cet appareil fiig. 6) est contenu dans une boîte qui renferme, en outre du potentiomètre proprement dit, un réducteur de potentiel, un galvanomètre apériodique à aiguille, deux éléments étalons Clark et, enfin, les commutateurs nécessaires. Une petite boite, placée au bout de la première, contient un élément d’accumulateur, destiné à fournir le courant auxiliaire du potentiomètre.
- Comme dans le potentiomètre Crompton (3), nous trouvons ici un fil tendu, de 5o cm de longueur, sur lequel glisse un curseur porté par une règle divisée en i ooo parties. Une rangée de i5 bobines, chacune ayant une résistance égale à celle du fil tendu, et composée d’ailleurs du même iil, se trouve immédiatement derrière ; un contact glisse sur les plots de jonction des bobines. Ces deux parties constituent le potentiomètre proprement dit, elles sont reliées en série et toujoui's parcourues par le courant ; les contacts glissants, du fil et des plots, sont les points de départ du circuit dérivé renfermant le galvanomètre et la différence de potentiel à mesurer.
- Une autre série de 7 bobines, semblables aux précédentes, et un second fil tendu, placé au fond de la boîte, peuvent être introduits dans le circuit pour amener la différence de potentiel aux bornes de chacune des bobines à la valeur exacte de 0,1 volt. Dans ces conditions le potentiomètre peut mesurer jusqu’à 1,6 volt.
- Le commutateur tournant, placé h gauche de la figure, permet de placer dans le circuit dérivé, soit l’un ou l’autre des étalons Clark, soit la différence de potentiel aux bornes d’un shunt, pour les mesures d’intensité, soit, enfin, la force éleclromotrice E à mesurer. Dans
- fi) L’Éclairage Électrique, t. VII, p. 120, 18 avril 1896. fi) L’Éclairage Électrique, t. X, p. 170, a3 janvier 1897.
- (3) L’Éclairage Électrique, t. XXV, p. 141, 1a décembre 1900.
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- ce dernier cas une manette, placée sur la petite glissière de droite, au troisième rang, permet do faire passer la force éleclromotrice à travers le réducteur de potentiel, ou, lorsqu’elle est poussée à 7,éro, directement dans le circuit dérivé. Le réducteur de potentiel se compose d’une résistance totale de 100 000 ohms, divisée en quatre bobines de 100, 900, 9000 et 90000 ohms ; le circuit dérivé étant relié aux bornes de la résistance de 100 ohms, on obtient les pouvoirs multiplicateurs 1 000, 100 ou 10, selon que la manette est sur les plots i, a ou 3,
- Le galvanomètre est un Deprez d'Arsonval dont l’index est placé sous une forte loupe qui facilite l’observation des petits déplacements. Un bouton de contact, placé sur le commutateur tournant, sert à fermer le circuit dérivé au moment de l’observation. Le réglage se fait, comme pour tous les potentiomètres, en inscrivant la valeur de l’étalon sur les curseurs du fil et des i5 premières bobines, et en amenant le galvanomètre au zéro, par la manœuvre des résistances auxiliaires.
- TjVWAWWW
- Le potentiomètre Carpentier est, au contraire, un appareil de laboratoire, destiné à servir avec un étalon de force électromotrice et un galvanomètre quelconque. II mesure directement de 0,000 i à 1 volts et, à l’aide d’un réducteur de potentiel, contenu également dans la boite, il peut aller à 600 volts. II n’y a pas de fil tendu, tontes les résistances sont constituées par des bobines. T/ensemblc a, à peu près, la l'orme d’une machine à calculer (li g. 7) ; sur une paroi cylindrique, inclinée, se déplacent q via Ire curseurs représentant les dixièmes, les centièmes, les millièmes et les dix-millièmes de volt; un bouton, à gauche, correspond au volt et, à l’opposé, un autre bouton commande une clef qni sert à fermer le circuit dérivé. Comme les curseurs sont rangés dans l’ordre de la numération, la lecture «lu chiffre obtenu est très facile. Un commutateur, des résistances de réglage, le réducteur de potentiel et les bornes de jonction, se trouvent à la partie supérieure.
- Le schéma (fîg. 8', montre la disposition employée. Le potentiomètre proprement dit se compose d’un double système analogue au pont de Thomson-Yarley. Dans le premier u bobines de 1 000 ohms sont en série; le premier curseur, celui des dixièmes, B, porte deux contacts qui prennent toujours, entre eux, deux bobines ; ces deux contacts sont reliés à une seconde série de 10 bobines de 200 ohms, sur les plots de laquelle se déplace le second curseur a, celui des centièmes de volt. Dans le second système il y a ri bobines de 10 ohms et le troisième curseur, C, dont les contacts sont reliés à une série de
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- io bobines de a ohms; sur les plots de cette dernière se déplace le curseur b des dix millièmes de volt. Le bobine de i volt peut être portée, par la manœuvre du bouton correspondant, de A en A', c’est-à-dire entre les deux systèmes précédents, ou en dehors d’eux, mais en restant toujours dans le circuit; un contact met en court-circuit les deux points où n’est pas cette bobine. Le courant employé doit avoir une intensité de 0,0001 ampère ; il peut être fourni par une source quelconque, pourvu qu’elle soit de faible résistance intérieure et qu’elle ait entre 2 et 4 volts. Le réglage est assuré par un rhéostat de 20000 ohms, variable de 2 en 2 ohms.
- Le commutateur permet de placer le circuit dérivé sur les bornes (étalon), (.#), (X). Dans ce dernier cas l’appareil mesure une fraction connue de la différence de potentiel X, prise sur un réducteur ayant les pouvoirs multiplicateurs 3, 10, 3o, 100, 3oo. Ce réducteur a une résistance totale de 3oo 000 ohms. La clef de fermeture du circuit dérivé est munie d’une résistance de 100 000 ohms, destinée à protéger le galvanomètre et les étalons ; quand l’équilibre est presque atteint, il suffit d’appuyer plus fortement sur le bouton pour mettre celte résistance en court-circuit.
- Les essais magnétiques du fer étaient seulement représentés par le perméamètre Carpentier et l'hystérésimètre Blondel.
- Le perméamètre Carpentier est destiné à la mesure rapide de la perméabilité des échantillons de fer. Le barreau de fer a essayer est placé dans une bobine magnétisante et a ses extrémités engagées, à frottement, dans des trous percés dans un bloc de fer doux annulaire (fig. 9) ; des vis le fixent dans cette position. L’anneau est coupé diamétralement, suivant un plan perpendiculaire au barreau, par deux entrefers semblables, dans l’un desquels est suspendue une aiguille aimantée munie d’un index. La suspension de cotte aiguille est faite à l’aide de fils d’argent, de sorte qu’on peut, en tordant ces fils, ramener l’aiguille à être constamment perpendiculaire aux lignes de force qui traversent l’entrefer. Quand le courant est envoyé dans la bobine magnétisante, le flux de force créé passe dans J’an-neau et traverse l’entrefer où il tend à faire dévier l’aiguille aimantée; en ramenant celle-ci à sa position normale, la torsion du fil donne une valeur proportionnelle an flux, c’est-à-dire proportionnelle à l'induction ê6 à laquelle est soumise l'échantillon de fer.
- L’aiguille aimantée est placée dans un tube plein d’huile, pour amortir ses oscillations, et elle porte un index qui se déplace devant un petit cadran muni d’un repère, afin de fixer sa position. Le bouton de torsion, placé à la partie supérieure du fil de suspension, porte deux index opposés, au-dessous desquels est un cadran circulaire, divisé empiriquement et portant deux graduations, l’un pour l’induction l’autre pour la correction C. Le cercle gradué est mobile, à frottement doux.
- Une boîte accessoire renferme un rhéostat, destiné à régler le courant magnétisant, un commutateur inverseur et un galvanomètre dont la graduation indique directement, au lieu des ampères, la valeur, en gauss, de la force magnétisante K.
- Pour éliminer l’effet de l’hystérésis, on procède par renversement et la mesure est donnée
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- par la somme des torsions. La manœuvre de l’instrument est la suivante : le courant est envoyé dans la bobine magnétisante et renversé plusieurs fois à l'aide du commutateur ; ensuite, à l’aide du bouton de torsion, on amène l’aiguille au zéro et on fait coïncider les zéros du cadran mobile avec les index de la torsion. Un nouveau renversement du courant fait dévier l’aiguille, que l’on ramène encore au zéro, et il suffit de lire à ee moment les chiffres indiqués parles index, sur le cadran mobile, pour connaître la valeur de l’induction cB, en gauss, ainsi que la correction C qu’il faut faire subir à la valeur de lue sur l’ampèremètre, pour avoir la valeur réelle, du champ magnétisant : K' = K — C. On sait que cette correction est nécessitée parla présence du bloc de fer et de l’entrefer, qu’elle est une fonction constante, mais non proportionnelle, de cB ; par conséquent, il suffit de graduer le cadran empiriquement, pour éviter l'emploi des courbes de correction.
- Les perméamèlres ne donnent que la courbe moyenne de SB en fonction de à cause de la présence des masses de fer étrangères à l'échantillon, il est impossible de s’en servir pour déterminer exactement les courbes d’hystérésis. L’bystérésimètre Blondel-Carpentier a pour but de donner directement la valeur du fer essayé, au point de vue de l’hystérésis.
- Cet appareil fi) repose sur les principes suivants. On sait que, d'après la loi de Steinmetz, la perte d'énergie causée par l’hystérésis dans le fer, suit, pratiquement, la môme loi dans tous les échantillons, ceux-ci différant entre eux par un coefficient à déterminer expérimentalement et appelé souvent coefficient de Steinmetz. D’autre part, lorsque deux échantillons de fer, de mômes dimensions, sont placés dans le champ magnétique créé par un aimant permanent, l'induction à laquelle ils sont soumis est indépendante de leur perméabilité, pourvu que l’entrefer ait une réluctance très grande par rapport à celle de l’échantillon. Dans ces conditions, si on fait tourner l’aimant autour de l’échantillon, après un tour' complet, celui-ci aura parcouru un cycle magnétique complet, qui sera le meme quel que soit le fer essayé. Le travail dépensé par l’hystérésis dépend alors de la vitesse de rotation, de l’induction maximum, du volume du fer et enfin du coefficient de Steinmetz. Mais si l’échantillon est porté par un axe, concentrique à l’axe de rotation de l'aimant, et maintenu par un ressort, le travail dépensé sera aussi proportionnel au produit du couple de torsion du ressort par la vitesse; par conséquent, la déviation que prendra le système sera indépendante de la vitesse et, comme deux échantillons ne diffèrent entre eux que par le coefficient de Steinmetz, le rapport des déviations indiquera le rapport des coefficients.
- Dans l’hystérésimètre Blondel-Carpentier (fig. io), un aimant en U tourne autour d’un axe vertical, il repose sur un pivot et sa partie supérieure est munie d’un large disque qui est guidé, latéralement, par trois galets. Le mouvement est donné à l’aimant par une manivelle, avec transmission par disque et galet. Entre les pôles de l’aimant on place l’échantillon, sur un arbre vertical, dirigé par un ressort à boudin ; cet arbre est porté par deux pivots, celui du bas repose dans une crupuudine fixe, celui du haut dans une seconde cra-paudine, placée au milieu delà glace de fermeture de l’appareil ; un index est fixé, à frottement, sur l’arbre, pour lire la déviation sur un cadran divisé solidaire de la glace. Un tube enveloppe l’arbre et le ressort; il est rempli d’huile pour amortir les oscillations. Les échantillons sont découpés en forme d’anneaux de 38 et 55 mm de diamètre, empilés de façon à former une épaisseur Je 4 mm.
- La manœuvre est très simple : l’échantillon, placé sur un support spécial, est fixé sur l’arbre, puis l’index est mis en place et 1 appareil fermé en remettant la glace supérieure ; en fait alors tourner l’aimant et, en tournant la glace de l’autre main, on amène le zéro du
- fi) Éclairage Électrique, t. XVII, p. 497, 17 décembre 1898; t. XVIII. p. 227, 12 février 1899.
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- cadran divisé en face de l’index. Puis, faisant lo
- est plus longueJ que la période du courar d’oscillation est indifférente.
- On sait [que l’équation d’équilibre d’i
- er l’aimant en sens inverse, on obtient une nouvelle déviation qui se lit sur le cadran. Le rapport de la déviation obtenue, à celle donnée par un échantillon d’hystérésis connue, donne la valeur cherchée. On peut aussi déterminer l’hystérésis on partant des constantes de l’appareil : couple de torsion du ressort, volume du fer, induction maximum. Cel instrument donne l’hystérésis tournante.
- On peut aussi employer une méthode statique, en mesurant la déviation maximum obtenue en tournant lentement l’aimant ; [cette méthode, imaginée par M. Blondel, peut être utile dans quelques cas, malheureusement le manque d homogénéité des fers du commerce en rend l’emploi assez pénible.
- Le rhéographo de M. Abraham a déjà été décrit ici à plusieurs reprises (1), nous nous contenterons de rappeler brièvement son principe et de dire comment il était réalisé à l'Exposition. Cet appareil est un oscillographe dans lequel la durée d'oscillation du système mobile à mesurer ; d’une façon plus générale, la durée
- galvanomètre, parcouru par un courant, peut
- . +A_+Wa=;B i,
- en appelant a l'angle de déviation, K le moment d’inertie, A le moment des forces amortissantes, W le couple de torsion.
- D’autre part, à l’aide du dispositif représenté schématiquement par la figure 11, on peut réaliser, électriquement, une équation de la mémo forme. Les deux transformateurs, AB et CD, envoient dans le galvanomètre un courant-^- ; l’action directe du circuit A sur le circuit D donne un courant-^-; enfin, une dérivation prise sut* R donne un courant proportionnel au courant I mesuré, de sorte qu’on a :
- K' -j- A' ~ + W'I = Bi'. dtl ~ dt ~
- En donnant aux coellîcients d’induction et aux résistances une valeur telle que l’on ait : K A W __ i
- les intensités i et i' étant aussi petites que possible, on voit que l’on doit avoir, à chaque
- (») L’Éclairage Électrique, t. XI, p. r45 et 46a ; t. XII, p. 180 et 35o.
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- c’est-à-dire que le rhéographe doit suivre la forme exacte du courant.
- Le rhéographe se compose de trois parties : le galvanomètre, la table de compensation et l’appareil d’observation.
- Le galvanomètre est un Deprez d’Arsonval à électro-aimant dont le cadre est très petit, afin d'augmenter la sensibilité du système.
- La table de compensation renferme les deux transformateurs AB et CD et la résistance réglable R. Le premier transformateur est une bobine piale, sans fer, naturellement, d'environ 20 cm de diamètre et le second, beaucoup plus petit, est placé au centre du premier; ils peuvent faire entre eux un angle quelconque, de façon à faire varier Tinduction' de A sur D et, par conséquent, le facteur À' de l’équation.. La résistance est prise, au moyen de deux curseurs, sur une barre de < de section appropriée à l’intensité du courant. Comme l’appareil est double — volts et ampères — il y a deux galvanomètres et deux séries de tiansformateurs ; ceux-ci sont réunis sur un seul tableau muni, en outre, des commutateurs nécessaires.
- graphe
- Fig. i2. — Installation du rhéographe Abrah
- L’appareil d’observation se compose d’une chambre noire et d’un système de prismes destinés à réfléchir sur les miroirs mobiles, puis sur le verre dépoli, la lumière d’une lampe. La figure 12 montre le trajet des rayons lumineux.
- Le rhéographe donnant au point lumineux un mouvement horizontal,- proportionnel à lintensité du courant, il faut donnera ce point un déplacement vertical, proportionnel au temps, afin d’obtenir le tracé de la courbe Dans ce but les rayons incidents traver-
- sent une fente verticale, placée contré la lentille d’éclairement, et, derrière cette fente, tourne un disque, percé lui-même de trois fentes en développante de cercle. La fente fixe est tangente au cercle générateur de la développante, de sorte que le point de croisement des deux fentes se déplace verticalement et proportionnellement au temps, quand la vitesse du disque est uniforme. Un moteur synchrone commande le disque ; ce moteur porte, sur son arbre, un commutateur, pour pouvoir fonctionner sur courant continu ou sur courant alternatif, et un interrupteur destiné au réglage.
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- Les choses étant: ainsi disposées, on lance le moteur à l’aide d’un courant continu et on observe la courbe tracée sur le verre dépoli ; quand celle-ci reste immobile, un commutateur permet de passer du courant continu à l’alternatif et le mouvement est alors synchrone.
- Le réglage se fait en observant la rupture périodique d’un courant fourni par deux ou trois accumulateurs. On incline plus oû moins le second transformateur, ou on modifie l'écartement des curseurs de la résistance R, jusqu’à ce que le retour au zéro, après la rupture, sc fasse par une ligne droite, perpendiculaire à l’axe du temps et nettement raccordée avec lui. Une fois réglé, l’appareil est prêt pour la mesure.
- App\r mètres à voltmètre
- ms industriels. - - En Fr; adre mobile sont, à pc ; pour
- , comme dans les sections étrangères, les galvano-u près exclusivement, employés comme ampèremètres et ni continu. Dans ce genre on peut citer les nombreux modèles de MM. Chauvin et Arnouxi1), parmi lesquels nous trouvons l’ampèremètre elle voltmètre jumelés pour aulomobilesffig. 13); chez M. Carpentier, les voltmètres de précision bien connus et différents types pour tableaux de 18, a5 et 5o cm de diamètre.
- Dans l’exposition de la maison Gaiffe, il faut signaler un dispositif de cadre mobile susceptible d’clre retiré du champ magnétique sans démonter le noyau de fer doux ; ce démontage amène souvent, une modification du champ. Le cadre b • (fig. i4 et i5) est divisé en deux parties collées de chaque côté d’une cloche cylindrique cen aluminium, de telle sorte que les parties verticales et la partie supérieure ont la forme habituelle, tandis que les parties inférieures se recourbent de chaque côté pour contourner le bord de la cloche ; colle-ci est fixée à un axe concentrique porté par des pivots oo', à la façon habituelle. La cloche enveloppe le cylindre de fer doux etgicutètre retirée sans touchera ce derniei*.
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- onnal de M. Meylan. de fer, l'aimant seul
- La même maison exposait les voltmètres et ampèremètres à aimant Dans cet appareil (fîg\ 16) il u’v a pas de pièces polaires, ni de noyai forme le champ ; à cet effet, il a ses deux extrémités recourbées et un des côtés du cadre mobile passe entre elles, l’autre côté restant en dehors du champ. Par cette disposition la force magnétomotrice du cadre mobile, lorsque le sens du courant est convenablement choisi, est toujours dirigée dans le môme sens que la force magnétique de l’aimant; on évite ainsi, paraît-il, la désaimantation qui peut se produire dans les appareils à cadre mobile symétrique, lorsque le cadre reçoit un courant trop intense sans pouvoir dévier.
- Dans les appareils mixtes, pouvant servir aussi bien sur continu que sur alternatif, il faut signaler les appareils thermiques de MM. Chauvin et Arnoux, J. Richard et Gaiffe.
- Il est intéressant de remarquer combien, sur ce point, les idées , divergent : les uns estiment que l’emploi des
- saire, (Hartmann, Olivetti), les autres admettent que'la capacité calorifique du fil est assez grande pour ralentir notablement les oscillations et la température et, par conséquent, les rendre beaucoup plus lentes que celles des organes mobiles (Arnoux). Le problème de la compensation est aussi envisagé à des points de vue assez différents : le procédé employé primitivement par Cardew, puis par Hartmann, qui consiste à former le support de deux métaux réunis bout à bout, avec des longueurs telles que la dilatation totale soit la même que celle du fil, alin d’éliminer les déplacements de zéro dus à la variation de la tempéx-ature ambiante, ce procédé a été remplacé par nos constructeurs, soit par l’emploi du système bi-métalLique qui produit un déplacement de l’extrémité fixe du fil, (Richard), soit par un support entièrement invariable avec la température, (Gaiffe), soit, enfin, par une disposition dans laquelle la tension des fils actifs est équilibrée par celle des fils parallèles et de môme longueur (Chauvin et Arnoux).
- Dans les voltmètres thermiques Richard (fig. 17 et 18), le fil actif est composé d’un alliage de résistance électrique à peu près invariable avec la température; il est fixé, en A, à un châssis métallique, logé dans le boisseau de l’appareil, et il passe sur dos poulies isolées P,, Ps, etc. Son extrémité libre s'attache au petit bras du levier C ; le grand bras do celui-ci est attaché à un fil qui s’enroule sur. la poulie T, dont l’axe porte l’index, et qui va, ensuite, s’accrocher, en D, à un ressort R, destiné â maintenir le .fil actif toujours tendu. Le point fixe A est porté par le compensateur B, formé de zinc et d’acier au nickel. Un vis de réglage, V, agit sur le point et: permet de remettre 1 appareil au zéro. Une résistance additionnelle, formée du môme fil, est placée en H.
- Dans les appareils de la maison Gaiffe, la flèche du fil donne la mesure du courant. Le
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- support, construit en acier Guillaume, à dilatation nulle, ne compense pas la dilatation du fil sous l’effet des variations de la température ambiante, il est donc nécessaire de faire la remise au zéro à chaque mesure ; cette disposition part d’un po int de vue tout à fait différent. Au moment où l’appareil est mis sur le circuit, le fil et le support sont à la même température, le fil passe brusquement à une température supérieure et accuse une différence de
- dilatation avec lo support ; mais, peu a peu, celui-ci aussi s’échauffe, car la quantité de chaleur émise par le fil n'est pas négligeable, et il en résulte une diminution apparente de la dilatation, ce qui peut fausser les mesures. Cet effet est évité par l’emploi du support invariable.
- Dans les appareils thermiques de MM. Chauvin et Arnoux, le fil actif est en cuivre; sa dilatation est amplifiée par une combinaison de leviers (fïg. 19). L’extrémité A du fil est fixée dans une forte pince en laiton et l’extrémité B s’attache sur un petit cylindre porté par une lame de ressort très courte ; le cylindre lui-même porte un levier métallique L, dont l’extrémité libre est munie d'un fil de cocon qui s'enroule sur le treuil de l’axe portant l'index. Quand le fil se dilate, le petit ressort fléchit, en faisant tourner le levier L, et ce mouvement se traduit par un déplacement de l’index.
- Le ressort est fixé, isolé, dans une seconde pince en laiton. Les deux pinces peuvent tourner autour de leur centre, mais des fils, semblables au fil actif, sont tendus parallèlement à celui-ci et s’opposent à l’écartement des pinces, que tend à produire un fort ressort R, placé du côté opposé. On conçoit facilement que, par cette disposition, l’écartement des pinces correspond toujours à la dilatation des fils et compense exactement les variations de la température ambiante, ainsique les variations dues à réchauffement progressif du milieu.
- Diverses dispositions sont prises dans l’ampèremètre pour réduire les résistances inertes et, par là, réduire la différence de pot^n-ticl nécessaire ; c’est ainsi que le petit ressort d’acier de la figure 19 est doublé de deux minces rubans de cuivre ; les connexions aux bornes sont également faites avec des conducteurs aussi peu résistants que possible. L’appareil présenté au Congrès des Électriciens absorbe 0,1 volt et o,35 watt.
- Parmi les électromètres pour hautes tensions, ceux de la maison Carpentier sont bien connus ; la maison Chauvin et Arnoux a créé un modèle à quadrants, dans le genre de celui de lord Kelvin, mais avec amortissement magnétique produit par l’action directe d'un aimant sur l'équipage de l’éleclromètre. Cet appareil (fig\ 20) est enveloppé dans une boite métallique qui le protège, la division seule est visible.
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- Pour la mesure des courants alternatifs employés par les médecins, la maison C.aiffe présentait un milliampèremètre électromagnétique, gradué jusqu’à 120 milliampères et absorbant 8 volts. C’est un appareil, du genre bien connu, où une armature hélicoïdale, en fer doux, placée dans un solénoïde, tourne autour d’un axe parallèle à celui du solénoïde. La môme maison construit aussi des milliampèremètres électro-dynamiques, à cadre mobile dans le champ créé par deux bobines fixes. Cet appareil est plus résistant que le précédent : le modèle de 60 milliampères absorbe environ 15 volts.
- Le voltmètre Caron.de la Société des téléphones, est exclusivement destiné aux courants alternatifs. lTne bobine mobile, très plate et de l'orme oblongue (fig. 21 et 22), est suspendue à un axe horizontal, perpendiculaire à son plan, elle forme comme une sorte do pendule qui peut osciller entre lus pôles de deux électros fixes, dont les noyaux sont formés de tôles minces. Le système mobile est dirigé par un contrepoids réglable. Des leviers agissent sur un index et lui transmettent les déviations de la bobine, en les amplifiant. Un amortisseur à air, formé de pistons glissants, sans frottements, dans des cylindres fermés, atténue les oscillations et rend l’appareil apé-riodique.
- Dans le voltmètre, les bobines fixes et le cadre mobile sont en série et constitués par des enroulements en fil de maillcchort, ce qui rend .l'instrument à peu près indépendant des variations de température et fait que sa résistance apparente esta peu près invariable, quelle que soit la fréquence. Ainsi monté un voltmètre de no volts donne seulement des écarts de 2,5 à 3 volts quand la fréquence passe de 25 à 80 périodes par seconde. En ajoutant à l’appareil un petit transformateur dont le primaire, très résistant, est monté en dérivation sur les bo le secondaire est relié au cadre mobile, on arrive, paraît-il, à co l’effet delà fréquence.
- Dans l'ampèremètre il y a toujours un transformateur, dont le primaire, formé d’une seule spire, est intercalé dans le circuit à mesurer, et dont le secondaire est fermé sur l’ensemble des bobines de l’appareil, montées en série.
- Parmi les wattrnètres on peut signaler ceux de la maison Carpentier et celui de MM. Rlondel et Labour (1), construit par M. Dueretet. Ces appareils sont à torsion, comme les wallmètres de Ganz.
- Une disposition intéressante a été appliquée par la maison J. Richard pour indiquer le
- npens
- rollmètre, et dont assez exactement
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- sens de la puissance fournie dans un circuit. Dans certaines usines oii des alternateurs travaillent en parallèle, sur des charges très variables, il arrive quelquefois que l’un des alternateurs ne suit pas, aussi rapidement que les autres, les variations et sc trouve tout à coup décroché; cette machine devient alors réceptrice au lieu d'être génératrice et il. en résulte un emballement. qui peut être dangereux, si la surveillance n’est pas très active. Dans l’appareil Richard, un cadre mobile est simplement pose devant un des conducteurs et muni d'un index qui, selon le sens de. la puissance, vient buter à droite ou à gauche, puisque Je sens relatif du courant total et du courant dérivé change quand le rôle de la machine est inversé. L'index, en fermant le circuit d'un relais, actionne une sonnerie, ou une lampe rouge, qui avertit à temps les électriciens de service. Cet appareil a été appliqué à la raffinerie Sommier, sur les indications de l’ingénieur, M. Henry, et a fourni de très bons résultats.
- Les enregistreurs étaient fort bien représentés dans la section française. La maison J. Richard, dont le nom est toujours à rappeler dans cette catégorie d’instruments, présentait, en dehors des appareils déjà connus, un voltmètre thermique construit sur le même principe que le voltmètre à lecture directe signalé plus haut (fig. 23). Jusqu’à 3oo volts ces enregistreurs renferment leur résis-de 3oo à i ooo volts, la résistance est. dans
- Richard.
- une boîte indépendante et enfin, au de tension est employé.
- La même maison construit des wattmètres enregistreurs dans lesquels la bobine mobile a la forme d’uno 'sphère placée au centre des bobines fixes (fig. a/j). Les oscillations de la bobine mobile sont amorties par un petit disque qui est suspendu à l'extrémité de l'index opposée à la plume et. qui plonge dans un petit vase rempli dé glycé-
- L’enregistreu'r Yolta
- -dessi
- transformateur réducteur
- Gaiffe -nomètre Richard.
- maison t composé d’un galva-mant normal, déjà signalé pl
- haut, muni d’un index portant une plu
- mregistreurs Chauvin et Arnoux (fig. 2a), sont aussi des galvanomètres mobile, mais ils présentent un certain nombre de particularités. La plume est i
- cadre e sorte
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- de molette, fixée au bout do l’index et susceptible de tourner autour de celui-ci; elle roule sur le papier, sans frotter, ce qui fait qu’elle oppose très peu de résistance aux déplacements du cadre mobile ; son réglage est ainsi beaucoup facilité. La molette est composée de deux petites calottes sphériques dont les bords sont séparés par un disque de matière poreuse ; quand la molette est remplie d’encre, le disque s'en imprègne et laisse une trace sur le papier.
- Le tambour sur lequel on place le papier est commandé par un des axes du mouvement d’horlogerie, intermédiaire entre le barillet et l'échappement, ce qui permet d’éviter le jeu qui existe, trop souvent, quand le mouvement est communiqué par des rouages spéciaux. Le papier sur lequel se lait l’enregistrement est enroulé en forme de tube, en collant ensemble les doux extrémités, et placé sur le tambour, grâce à la flexibilité de eclui-ci qui est fendu suivant une génératrice et qui, sons la pression de la main, peut prendre un diamètre plus petit.
- Le galvanomètre enregistreur, à cadre mobile, de Al. Ducretet, emploie une disposition antérieurement utilisée par AI. Carpentier. L’index ne froLte pas sur le papier, mais, à des intervalles réguliers, un levier, commandé par le mouvement d'horlogerie, vient le faire fléchir et trace un point correspondant à la valeur de l'intensité h ce momcnl, puis abandonne l'index et le cadre peut osciller librement (fig. 24).
- Conclusions. — St maintenant lions voulons jeter un coup d'œil d’ensemble sur les appareils de mesures de l’Exposition, nous voyons que, dans cette branche comme dans les autres, il n’y a ou aucune découverte sensationnelle, mais cependant que des progrès réels ont été réalisés. Presque toutes les mesures nécessaires en électricité peuvent être laites avec dos appareils spéciaux, à lecture directe, tandis qu'il y a quelques années
- encore, ces mesures exigeaient des méthodes employant un nombre assez considérable d’instruments et ne pouvant être appliquées que dans les laboratoires, par des expérimentateurs exercés.
- Ce sont plutôt les applications industrielles qui ont bénéficié des progrès accomplis, car, du côté de la science pure, il semble que l’Exposition a marque une sorte d’abstention de la part des constructeurs de tous les pays. Par contre, il est vrai, les appareils industriels ont vu leur précision s’accroître beaucoup et la plupart des laboratoires sont largement pourvus de ces instruments.
- Comme on pouvait s’y attendre, ce sont les courants alternatifs qui ont lo plus profité des perfectionnements ; il existe aujourd’hui, pour ces courants, une variété d’instruments
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- aussi grande que pour le courant continu, variété qui a l’avantage de permettre la comparaison, élément indispensable du progrès.
- Parmi les instruments dont la réalisation a été l’œuvre de ces dix dernières années, on peut citer, en première ligne, les oscillographes. L'essai magnétique des fers, indiqué à l'Exposition de 1889, par le pont magnétique d’Edison, est aujourd’hui entré dans la pratique, grâce aux appareils que nous avons cités plus haut. Les potentiomètres prennent, à l'heure actuelle, une place prépondérante dans les laboratoires bien outillés. Les galvanomètres à induction, ébauchés en 1889, ont pris, depuis, à l’é tranger, une place importante.
- Si lions joignons à ces progrès d’ensemble, l’emploi plus raisonné de matériaux mieux connus, comme, par exemple, la substitution des alliages à faible coefficient de variation aux alliages employés autrefois, l’usage pins rationnel d’aimants mieux préparés, etc., nous pouvons conclure que les dernières années ont été aussi utiles à la science électrique, que la période précédente, celle des grandes découvertes.
- L’Exposition ne nous a malheureusement pas permis de juger complètement l’élut de l'industrie électrique dans tous les pays, car il est bien certain que l’Angleterre et lesjEtats-Fig. 26. — Galvanomètre enregistreur Ducrotct. Unis n’étaient [pas représentés
- en proportion de leur valeur. Il n’est pas douteux que beaucoup de Français ont eu une révélation imprévue de la puissance industrielle de l’Allemagne. Ce pays nous a présenté, presque partout des expositions extrêmement instructives, qui dénotent une grande persévérance au travail et, surtout, un grand esprit de suite. Nous aurons certainement, de la peine à soutenir notre industrie contre la concurrence allemande et nous avons intérêt, à ce point de vue, à conserver à notre construction ce cachet d’élégance et de fini que les Allemands eux-mêmes ont été les premiers à reconnaître; il faut reconnaître que la construction allemande a beaucoup gagné dans ce sens.
- La différence entre la France et les pays concurrents, au point de vue spécial des appareils de mesures, paraît être surtout due à notre organisation commerciale et industrielle, plutôt qu’aux progrès techniques ; car, si nous examinons l’ensemble des progrès accomplis, nous voyons que nos constructeurs ne sont pas restés en arrière pour ce qui est des idées originales et de la bonne réalisation des instruments.
- II. Ah.ua.gnat.
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- APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉLECTRICITÉ «
- Le remplacement dos transmissions ordinaires par des transmissions électriques à dynamos, commandant plus ou moins directement les différentes machines d'un atelier, d'une usine ou d’une forge, est de plus en plus à l’ordre du jour : il suffira de rappeler le grand nombre de machines-outils qui figuraient à l’Exposition de 1900, spécialement adaptées à la commande par l'électricité, au moyen de dispositifs pour la plupart déjà connus de nos lecteurs (2) et qui présentent, entre autres, le précieux avantage de rendre les machines outils extrêmement mobiles (3).
- Ainsi que l’a fait remarquer 11. Aldrtch, dans une récente communication à Y American Society of mechanical Enginccrs (4), l’électricité qui, seule, présente l’avantage de grouper en un point unique la génération de la puissance mécanique, de la lumière et do la chaleur, et d’en permettre la distribution en ramifications infinies, présente aussi parfois celui d'une économie immédiate par la possibilité de placer la machine à vapeur loin de l’atelier, bien à la portée de l’arrivée du combustible et de l’eau nécessaire pour la condensation. La puissance motrice peut, tout en restant groupée dans un même endroit, être divisée, suivant l’allure de’ l’atelier unique en plusieurs unités interchangeables, ce qui procure une précieuse garantie de sécurité de marche en dépit des avaries et aussi un important élément d’économie, en ce sens que l’on peut s'arranger facilement de façon que chacune des unités en marche fonctionne à peu près en pleine charge, c’est-à-dire dans les meilleures conditions d’économie et de conservation.
- Presque toujours, pour tous les mécanismes rotatifs, continus ou alternatifs, à vitesse uniforme ou variable, la dynamo convient parfaitement : elle cède le pas, au contraire, à l’eau sous pression pour la commande des machines qui développent toute leur puissance en un mouvement alternatif variable et précis, comme pour les grues et crochets de levage, bien que l’on puisse parfois employer avec avantage, même dans ce cas, comme pour nombre d'ascenseurs décrits ici môme (* *), les appareils hydro-électriques. Ces appareils présentent, on effet, l’avantage d’ajouter à la sécurité et à la précision de la manœuvre hydraulique la souplesse de la commande électrique (e).
- On sait combien les perles proportionnelles par frottement augmentent avec les transmissions ordinaires à mesure que le travail de l’atelier diminue (T) ; ce fait est rendu particulièrement sensible par l’examen des courbes (fig. 1 à 6) de 11. Aldrieh. On y a supposé l’emploi d’un moteur à vapeur de 270 chevaux, avec rendement organique en pleine charge de 90 p. 100, et commandant par des transmissions ordinaires la machinerie de différents ateliers : (À) tréfilérie, (B) petits et (C) gros outils, (D) chaudronnerie, (E) planeric, (F) construction de ponts, qui absorbent utilement les pourcentages de la puissance totale du moteur portés en abscisses, d'après les évaluations de 11. G.-H Benjamin (8). La courbe
- p) L'Éclairage Électrique, 27 octobre 1900. •
- (2) L’Éclairage Électrique, août et a4 octobre 1896, p. 207 et tôt, et 4 septembre 1897 p. 442.
- (*) Engineering Magazine, octobre 1899, p. 74, Zeitschrift der Deutsckcr tngemeur, t. IVi f. 2, 18 février et 18 mars 1899. Ateliers de l'Allgemeinc Elektricitüts Gcscllachaft, à Berlin.
- p) Réunion de Cincinnati. Enginerring Record, 19 mai igoo.
- [5) Exemples : les types de Hcrdman et Westinghouse, L'Éclairage Electrique, 12 décembre 1896, p4 486 et 3o avril 1898, p. 180. ' _ • -
- (:) Exemple : le tour hydroélectrique Brockcria, L’Éclairage Electrique, 3o avril 1898, p. 184.
- (8) Revue de mécanique, février igooi.p. 209.
- Ç) L’Éclairage Électrique, 4 septembre 1897. p. 442.
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- M donne les variations du rendement total du moteur et des transmissions dans un \atelier de grosse machinerie. On voit que le rendement, qui est de 4^ P- »oo quand ces machines marchent en pleine charge — c’est-à-dire en absorbant toute la puissance motrice — tombe
- à2o p. ioo quand elles marchent à 70 p. 100, puis à zéro quand elles marchent à 55 p. ioo : tout est alors absorbé par les frottements; autrement dit, ces frottements absorbent alors 55 p. 100 de la puissance motrice totale disponible. Avec l’électricité au contraire, le ren-
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- deraent mécanique des récepteurs varie bien moins avec la puissance qu’on leur fait développer.
- On a supposé, en figure 3, trois cas de transmission électrique avec : i° deux réceptrices de ioo chevaux ; 2° quatre de oo ; 3° vingt do io chevaux, avec machines à vapeur correspondantes de ao5, 2-5 et 3i5 chevaux. Les 20 récepteurs de ?o chevaux donnentdes rendements de 63 p. 100 on pleine charge, 62 et 5i p. roo aux ~ et en demie charge, et zéro au h-de charge à peu près : résultat bien supérieur à celui de la courbe M. (fig. 1), et qui montre que le rendement de la transmission électrique reste, tout au contraire de celui de la transmission mécanique, excellent entre ia5 p. 100 et p. 100 de la charge normale, ce qui lui assure, étant données les variations incessantes et considérables de cette charge dans la plupart des ateliers, une supériorité pratique incontestable. Celte supériorité est encore considérablement accrue par l’augmentation que la commande par l’électricité apporte au rendement propre des machines et de la main-d’œuvre qui leur est allée Lee (*).
- Actuellement, les électromoteurs polyphasés sont les préférés avec des voltages de no à 55o, aux États-Unis du moins, bien que 55o volts paraisse une tension encore plutôt dangereuse. T/absence de balais est très précieuse pour des machines aussi exposées à la poussière et souvent mal entretenues. On sait que la vitesse des réceptrices polyphasées diminue presque proportionnellement à la charge, mais peu, et sans inconvénient en pratique, et qu'il faut en abaisser un peu le rendement pour leur assurer un démarrage rapide sous une forte charge et la faculté de s'adapter à des vitesses Lrès variables. Ces vitesses, plus considérables qu’avec les monophasées, peuvent facilement, et par une disposition très simple des enroulements de l’armature, se réduire à moitié, au quart, au huitième... faculté précieuse en ce qu’elle permet de simplifier les modificateurs de vitesse des machines commandées par ces dynamos. En cas de surcharge elles s’arrêtent sans se brûler, puis repartent d’elles-mêmes quand on supprime cette surcharge. D’autre part, les perles par self-induction dans les câbles deviennent relativement considérables aux faillies charges. Ce rapport de la puissance utilisée par le moteur à celle qui est fournie à son circuit diminue alors comme l’indique la courbe de ce rapport ou facteurs de puissance, tracée (fig. 4) pour un moteur de 4° chevaux, ainsi que celle de son rendement réel A : rapport de la puissance du moteur à celle qui lui est réellement fournie par son circuit, déduction faite des pertes de ce circuit.
- Les moteurs synchrones, employés quand il faut assurer une vitesse uniforme rigoureusement et quand il n’y a pas d’objection à l’installation d’un circuit excitateur direct, peuvent, lorsqu'ils sont à champ tournant, démarrer d’eux-mêmes sous une faible charge et supporter sans se ralentir des charges doubles et même triples de leur charge normale. On a tracé, en figure 5, les courbes de rendement d’un moteur synchrone de 40 chevaux correspondant à celles P et Q des facteurs de puissance, qui dépendent de l’excitation. Plus'ce facteur se rapproche de l’unité, plus le rendement réel s’améliore en dépassant (fig. 6), comme celui des moteurs d’induction, le rendement des moteurs directs.
- L’on aurait ainsi, dans bien des cas, interet à emplojœr les moteurs à induction pour la commande directe des machines et. les moteurs synchrones pour celle de groupes de machines de faible puissance, jusqu’à deux chevaux par exemple, et marchant presque tout le temps.
- (M l’Éclairage Électrique, septembre 1897, p. 444-
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- D’après M. Aldrich, dans certains cas typiques assez fréquents, l’emploi des transmissions électriques aurait réduit la dépense du charbon jusqu’au cinquième de ce qu’elle, était avec les transmissions mécaniques, et celle de la puissance motrice nécessaire de 4o p. 100.
- La facilité avec laquelle on peut mesurer, à chaque instant, le travail des dynamos a permis de se procurer, sur la puissance absorbée par les machines-outils, des données très précieuses, lion seulement pour le mécanicien, mais aussi pour l’ingénieur électricien s’occupant de l’installation électrique des ateliers de construction. Mous avons déjà fail connaître quelques-uns de ces résultats (‘), nous y ajouterons les exemples suivants, empruntés à un mémoire présenté récemment à Y American Hailwny Master Mechanic.H Association par un comité nommé à cet effet (-).
- SATURE DT. LA MACHINE-OUTIL
- Raboteuse double pour châssis
- Raboteuse de 2,18 «ira. . , Terccuse avec du fer et forets de
- Cisaille ..............
- Cinlreusc pour tôles . .
- '.ïï Raboteuse.........
- Jt j Rabolcu^e.^ . . .
- j j IVlortuiscuse. . .
- g \ Scie à bande de 40 m
- PUISSANCE ABSOIÎHÉE EN CHEVAUX
- » de i,4« m
- châssis
- profondeur.
- Quant au rendement des transmissions électriques, ce comité les estime aux chiffres suivants, d’après un grand nombre d’ateliers américains :
- Génératrices..................................8G à 90,7 ;
- Réceptrices...................................78 à 90
- Rendement final. •.......................... '62 à 77
- chiffres évidemment approximatifs, et d'indication seulement.
- Mous avons déjà lait remarquer l’avantage tout particulier que les transmissions * (*)
- (’) L’Éclairage Électrique, ier août, 4 septembre et 24 octobre 1897, p. 207, 442 et 161.
- (*) Yoy. aussi The Engineer, 23 mars 1900, p. 3o4, les diagrammes de M. Tresidder qui fout ressortir la nature très variable du travail des machines outils.
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- électriques présentent pour la commande des imprimeries en citant l’exemple très remarquable du Government PrintingOffi.ee do Washington (').
- Cette intéressante application est aussi très répandue en Angleterre, où l'on rencontre souvent l’emploi de la commande par deux moteurs d’après le système Hot.mks Clatvcorthy. Tel est, par exemple, le cas de la grande presse rotative plieuse en 8 pages du journal le Globe commandée par deux moteurs Lundell, l'un de 20 et l’autre de 3 chevaux. Le premier commande par un pignon de 22 dents un pignon de 100 dents, calé sur l’arbre de la presse
- et son arbre porte (tig. 7), dans son prolongement hors do la presse, un pignon hélieodïal à embrayage électromagnétique et engrené avec la vis sans fin du petit moteu i\ qui ne sert que pour la marche lente et la mise au point de la presse, laquelle se fait facilement cl. avec un grande précision par le manipulateur représenté en figure 8 qui se compose d’un régulateur et d’un triple commutateur manœuvres par une seule manette. Cette manœuvre commence par serrer l’embrayage électromagnétique du petit moteur, qui se met en train, puis on augmente sa vitesse, et l’on met le gros moteur en circuit. Dès (pie la \ilesse de ce moteur est normale, l’embrayage se défait automatiquement, et son recul coupe le circuit du petit
- C) L’Éclairage Électrique, 3 mars 1900, p. 33i.
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- moteur, puis Fou augmente graduellement la vitesse de la presse en augmentant la résistance dans l'enroulement on dérivation du gros moteur. Ce moteur dépense 70 à y5 ampères X 200 volts — 19 à 20 chevaux — pour un tirage, par heure, de 14 à iaooo journaux de 8 pages grand format, et l’on peut, en poussant le moteur jusqu’à 25 chevaux, tirer à 48 ooo (').......................
- Parmi les imprimeries américaines fonctionnant par l'électricité, on peut citer, comme des plus intéressantes, celle du Republie de Saint-Louis (2), grand journal du matin dont le coup de collier se donne de une heure à 5 heures du matin, condition très favorable pour l'utilisation du courant du secteur peu utilisé à ces heures. Ce journal occupe 3 presses Hoe quadruples, pouvant tirer chacune à 24000 par heure. Chacune d’elles a son arbre principal, qui (ail. 200 tours par minute, attaqué (fig. ô) par une dynamo de 4° chevaux à
- 700 tours. Pour la mise au point en marche lente, on envoie dans cette dvnamo le courant du sec Leur abaisse de 47° à 80 volts par un transformateur-moteur, et Ton en règle la vitesse par des rhéostats spéciaux commandés par un manipulateur analog-ue à celui des tramways, avec aiguille indiquant sur un quadrant, par sa position de zéro à six, les six vitesses que l’on peut ainsi donner à la presse au moyen du transformateur : de six à dix, le tirage passe de 2 000 à 20 000 à l'heure, au delà, tous les rhéostats régulateurs introduits dans le circuit de l'armature sont supprimés, oti marche à 22 000, et l’on peut encore accélérer en introduisant des résistances dans le circuit en dérivation du moteur Des boutons disposés bien à la portée, en six points du bâti de la presse, permettent de l’arrêter au moyen d'un coupé-circuit cl d’un frein électro-magnétique.
- Les 20 linotypes Mergenthaler de la composition sont commandées chacune par 'une dynamo d’uu <{uart.de cheval. La stéréotvpie est commandée par 3 dynamos : une componnd de 2 chevaux 1/2 à 45o tours pour le laminoir des formes, une de-4 chevaux à 1400 tours pourla scie, une de 4 chevaux commandant par pignons en cuir la raboteuse des formes. Une dynamo'dc 5 chevaux en dérivation commande le ventilateur qui fournit l’air comprimé au convoyeur à tubes desservant tout l’établissement.
- L’un des exemples des plus remarquables de transformation d’atelier, en vue d’en commander les machines par l’électricité, est celui de l'atelier de la Compagnie des freins Westinghouse, à Pittsburg. Cet atelier comprend une chaufferie centrale de 2000 chevaux qui fournissait auparavant la vapeur à 3o machines de 5 à 225 chevaux, par une canalisation qui perdait en condensations environ 5o chevaux. Actuellement, tout cela est remplacé par une
- (q The Engineer, i3 juillet 1900, p. 4i-(2) Engineering Racord, 0 juillet 1900, p. i3.
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- installatien électrique comprenant trois turbines à vapeur Parsons rie ooo chevaux commandant directement, à 3 fioo tours, trois génératrices bipolaires de 3oo kilowatts, fournissant du courant alternatif diphasé à 44o volts : fréquence 72. Cette énergie électrique est distribuée à 56 réceptrices, dont une de 3o chevaux, deux de 100, une de 80, 24 de i5 et les auLrcs variant de î>5 à 5 chevaux. Au premier étage de l'atelier, les dynamos, à 1120 tours, commandent à na tours, par courroies et contre-arbres, les arbres de transmission qui occupent toute la longueur du bâtiment : 120 iri ; au 2e étage, les arbres sont
- commandés à 172, 17a et 112. tours. On a pu économiser par l’emploi des dynamos, dans l’atelier des machines outils, 2,3 tronçons de transmission de 4,80 m de long- sur 70 mm. de diamètre. Auparavant, chaeuno des transmissions de 120 m de long était commandée par une machine à vapeur placée an centre. Pour l’installation électrique, 011 divisa chacune de ces lignes d’arbres en 4 tronçons, que l’on découpla successivement afin de pouvoir apprécier, par l’indicateur, la puissance à donner à la dynamo qui devait la commander. La puissance totale des 56 dynamos est de ioi5 chevaux, dont 760 pour les machines-outils, au lieu de r 370 et q49 avec les machines à vapeur, et l'on a réalisé ainsi des économies d’environ 3a p. roo de combustible et 42 P- *00 de vapeur (*)•
- Une autre usine américaine, les Howard axle JFo/'A-.?(2), a ses deux génératrices, de 1 600 ampères 200 volts, commandées l’une par un moteur à vapeur et l’autre directement par un moteur Westinghouse vertical à 3 cylindres de 65o chevaux marchant au gaz
- (h Railroad Gazette. 18 mai igoo, P) Iron Age, ter novembre 1900.
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- nulurcl qui disLribuent. Tour puissance à 28 alternateurs Westinghouse, dont la puissance' individuelle ne dépasse pas 5o chevaux. Les Rillettes sont on fabrique, dans celte usine, les essieux de wagons ; ils sout transportés automatiquement par des ponts roulants électriques aux fours à réchauffer, passes au laminoir, transportés successivement aux différents marteaux qui les forgent, puis aux machines dresseuses et finisseuses, actionnées chacune par une dynamo de ro chevaux, el enfin aux centreuses et aux toursj puis aux marteaux d’essai, qui éprouvent chaque essieu et qui sont aussi commandés par l’électricité. Les matières traversent ainsi toute l’usine avec très peu de manutentions .
- G. Richaud.
- PROPRIÉTÉS DES DÉPÔTS ÉLECTROLYTIQUES DE 1ER
- OBTENUS DANS UN CHAMP MAGNÉTIQUE
- L’action d'un champ magnétique modifie les propriétés d’un noyau magnétique ; on peut espérer que les modifications seront plus profondes si, au lieu de faire agir le champ sur le noyau tout formé, on le fait agir pendant la formation meme du noyau, obtenu par ôleetrolyse. Beclz a étudié des dépôts de ce genre (1) ; il trouva que des dépôts en minces filets acquièrent dans des champs assez faibles une aimantation permanente aussi grande que possible : des champs plus intenses n’auginentaient pas cette aimantation ; mais les champs qu’il employait étaient produits par des aimants permanents dont il n’indique pas les constantes, de sorte qu’on n’a aucun renseignement sur leur valeur. J’ai repris et étendu ces expériences en en précisant les conditions.
- Principe des expériences. — Les dépôts étaient obtenus par élcctroiyse à l’intérieur d’une bobine magnétisante disposée près d’un magnétomètre. Je pouvais ainsi étudier d’une part l’aimantalion acquise .par les dépôts pendant leur formation, pour des valeurs variables et connues du champ, et, d’autre part, sans toucher aux dépôts ni changer leur position par rapport au magnétomètre, les modifications apportées à leur aimantation initiale par des variations de differentes sortes du champ magnétique.
- Disposition. — Le magnétomètre est constitué par un petit miroir rectangulaire sur lequel sont collés trois aimants plats, suspendu à un fil de cocon ; les déviations sont observées au moyeu d’une échelle Carpentier située à 297 cm du miroir. Le laboratoire se trouvant à proximité de deux lignes de tramways électriques qui produisent des perturbations, toutes les mesures ont été faites le soir, après l’extinction du courant des tramways.
- La bobine magnétisante, formée de deux couches de fil, était placée verticalement derrière le magnétomètre, de manière que son axe fût seulement à quelques centimètres du miroir (3,S cm dans la plupart des expériences) ; diamètre extérieur, 3,6 cm ; longueur, iôo cm ; nombre de spires par centimètre, 25,5. Le milieu de la bobine était à peu près à-la hauteur du miroir, de sorte que l’action du courant sur le magnétomètre était faible, et facile à compenser au moyen d’une bobine auxiliaire.
- (i) Beetz, l'ogg. Ann., t. CXI, p. 107-iai; 1860.
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- L’anode était constituée par six fils de platine de 5o cm de long, réunis à leur extrémité supérieure, et fixés le long de tiges de verre de manière à constituer six génératrices équidistantes d’un cylindre de 2,5 cm de diamètre (j’ai d’abord employé"au lieu de cette l'orme d’anode une spirale de fil de platine, mais l’expérience a montré que les dépôts étaient moins réguliers qu’avec la forme précédente); les cathodes étaient des tiges de laiton de 0,41 cm environ de diamètre, maintenues suivant l’axe de ce cylindre par deux montures placées aux extrémités. Ces montures glissaient juste à l’intérieur du cylindre de verre sur lequel était enroulée la bobine magnétisante, et le système était descendu pour chaque expérience de manière à occuper par rapport à la bobine et par suite au magnéto-mètre une même posilion, fixée par un repère. Cette position était celle d’action maximum sur le magnétomèlre, déterminée en faisant glisser dans la bobine un dépôt aimanté ; en somme, l'extrémité inférieure du dépôt était à peu près dans le plan horizontal du centre du miroir.
- Au moment de l'aire une expérience, une lige de laiton bien dressée était polie à l’émeri fin, puis plongée quelques instants dans : ammoniaque puis eau distillée, acide azotique puis eau distillée, et fixée aussitôt dans la monture des électrodes ; l’anode et là cathode étaient reliées aux extrémités du circuit d’éleetrolyse, où le courant s’établissait ainsi au moment où on plongeait le tout dans le bain mis à l’avance dans la bobine.
- Comme bain, j’ai d’abord employé la solution Obtenue en versant du sulfate ferreux dans une solution concentrée de pyrophosphatc do sôrnle (il se forme un précipité qu’on redissout en agitant), puis la solution suivante : oau distillée, i litre; oxalate double de fer et d’ammonium, 20 gr ; oxalate d’ammonium, 8 gr, avec un courant d’éleetrolyse d’environ 0,002a ampère par centimètre carré de cathode, dans la plupart des expériences. Les deux bains donnent, d’excellents dépôts, brillants et très adhérents; mais le bain au pvrophospliale a l’inconvénient de ne pas demeurer identique au bout de quelques jours ; il s’y forme un dépôt s’il est trop riche en fer, et, môme s’il est étendu, sa couleur change (cependant, quand il est très étendu, il a la curieuse propriété d’être incolore) ('). Dans ce qui suivra je donnerai donc seulement, sauf indication contraire, des résultats obtenus avec le bain à l’oxalate, les conditions étant ainsi mieux comparables.
- L’intensité du courant magnétisant était mesurée au moven d’un ampèremètre étalon de Hartmann et Braun ; celle du courant d’éleetrolyse, par un autre ampèremètre et en môme temps, pour plus de sensibilité, par un galvanomètre Depre/.-d’Arsonval en dérivation sur l’ampèremètre.
- Observation du magnétomètre pendant la formation des dépôts. — Tout étant préparé pour une expérience, et les deux électrodes étant reliées an circuit, on plonge ensemble les électrodes dans la bobine contenant le bain d’éleetrolyse. On note ensuite les dévia-tioimdu magnétomètre, et on construit une courbe donnant ees déviations en fonction du temps, le moment où on a plongé les électrodes dans le bain'étant pris pour origine. Ces courbes sont des lignes droites, sauf pour les trois ou quatre premières minutes : le mouvement du magnétomètre, d’abord insensible, s’accélère pendant ces trois ou quatre minutes jusqu’à la rapidité c^ui reste ensuite constante ; les courbes ont donc d’abord une partie légèrement courbe (voir fig. 6, deux exemples de ces courbes), mais tout le reste est une ligne droite, ce qui montre que l’action sur le magnétomètre croît proportionnellement au temps ; comme d’ailleurs l’épaisseur de la couche déposée croît aussi propor-
- H A. Job, Ann. de Ch. et de Pk. (7), t. XX, p. 207; 1900.
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- tionnellement au temps, il résulte de la forme rectiligne des courbes de déviation que l’aimantation des différentes couches du dépôt a la même intensité. On peut donc parler pour chaque dépôt d’une aimantation bien définie. Le champ démagnétisant était tout à fait négligeable, à cause de la très faible épaisseur des dépôts.
- Quant à la période initiale où l’action sur le magnétomètre croit plus lentement, elle se rattache sans doute à ce fait que les propriétés d’un corps ne deviennent bien définies que pour une certaine épaisseur ; dans la série d’expériences qui sont, décrites dans le paragraphe suivant, fépaisseur totale moyenne de dépôts obtenus en :>o minutes était 1,16 p. ; l’épaisseur correspondant au passage du courant pendant une minute est donc o,oa3 p environ 'ce courant prend bien sa valeur dès qu’on forme le circuit d’électrolysc) ; ainsi, l’épaisseur des couches déposées pendantla période initiale est bien de l’ordre qu’on s’accorde à attribuer à l’épaisseur nécessaire pour que les propriétés d'une substance deviennent définies, épaisseur précisée récemment pour l'argent par M. Vincent fl).
- Quoi qu’il en soit, comme la duree do formation des dépôts que j’ai étudiés était d’au moins 5o minutes, la légère perturbation du début n’a pas d’influence sensible sur les résultats obtenus.
- Variation de l’aimantation des dépôts avec le champ. — Pour étudier cette variation, j’ai eifectué plusieurs dépôts dans des champs différents, toutes les autres conditions étant aussi identiques que possible : bains empruntés à une même solution d’oxalale, même intensité de courant d’électrolyse, même durée de formation (5o minutes). La courbe de la figure i a été construite en portant en ordonnées la déviation totale A, proportionnelle à "aimantation du dépôt, et en abscisses le champ correspondant; ce champ est la somme de la composante verticale du champ terrestre, pour laquelle j’ai trouvé 0,46 là où était placé l’appareil, et du champ de la bobine, pour lequel on peut admettre la valeur fanj. Dans quelques expériences, j’ai cherché à compenser la composante verticale en envoyant dans la bobine un faible courant de sens convenable ; la variation avec le champ de l'aimantation acquise est si rapide que, comme il est difficile de réaliser une compensation rigoureuse, j'ai toujours obtenu une aimantation appréciable dans un sens ou dans l’autre ; je n'ai pas indiqué sur la figure les points correspondants, parce que le champ, très faible, n’était pas connu alors avec une assez grande précision relative.
- Voici les valeurs du champ H et de A correspondant aux points marqués sur la figure ; H est donné en unités C. G. S. électromagnétiques (c’esl-à-dire en gauss d’après la décision du récent Congrès d’électricité).
- Il | 0,46 0,9:) i,63 2,8g 4,26 6.s3 7.67 10,39 i3,28
- A | 37 86,5 175,3 182 205 223,6 279,5 297,6 3oi
- Il était important de comparer Vaimantation de. ces dépôts avec celle acquise par un dépôt identique, mais primitivement peu aimanté, sous faction d'un champ croissant. Pour
- (‘) G. Yinoejjt, Comptes rendus, 14 mars 1898 et Thèse de doctorat. — Je continue l’étude de celle période initiale, intéressante par elle-môme, en effectuant les dépôts électrolyliques sur des métaux différents.
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- obtenir la courbe d’aimantation ordinaire, j'ai soumis à un champ croissant plusieurs dépôts obtenus exactement dans les mômes conditions que les précédents, mais le champ terrestre étant alors compensé, plus ou moins complètement, par celui de la bobine. Comme je l’ai, dit plus haut, l’aimantation initiale n’est pas nulle, et différente dans chaque expérience, de sorte que les courbes d'aimantation obtenues ne coïncident pas ; mais elles diffèrent pou, comme on le voit sur la figure a, où sont représentées : i° deux courbes (A et R) obtenues par l'action d’un champ croissant sur des dépôts qui avaient été retirés du bain (au bout de 5o minutes), séchés, vaselines, puis replacés dans la bobine, vidée, dans la position où ils s’étaient formés ; a0 une courbe (C; obtenue en laissant un dépôt dans le bain, maintenant 1e couvant d'éleetvolyse tel quel et. faisant croître rapidement (au bout de la 5oe minute) le champ magnétisant. (L’aimantation des nouvelles couches déposées pendant cctLe opération, et dans un champ qui s'élève jusqu’à 3o gauss, s’ajoute à celle
- acquise par les couches primitives sous l’action du champ croissant, de sorte que la courbe est trop élevée vers son extrémité ; mais cette expérience montre que les conditions différentes où ont été obtenues les deux courbes plus correctes A et R ne modifient pas très profondément la courbe d’aimantation.)
- Dans la figure 3, j’ai réuni à une même échelle la courbe d’aimantation des dépôts (celle de la figure i). et la courbe intermédiaire A de la figure précédente: on voit que la première monte beaucoup plus vite que la deuxième ; de plus, elle n’a pas la môme allure ; elle ne présente pas de point d’inflexion ; elle monte très rapidement dès l'origine, cette période d'ascension rapide prenant fin pour un champ d'environ io gauss. Lorsqu’on aimante ù la façon ordinaire, par l’action d’un champ croissant, du fer très doux, la fin de la période d’ascension rapide a lieu parfois avant que le champ atteigne cette valeur, niais il faut remarquer que le fer éleetrolytique ordinaire se comporte comme un acier dur (l), ce que vérifie d’ailleurs bien la courbe A pour le fer obtenu ici.
- Valeurs absolues de l’intexsiné d'aimantation. — Dans ce qui précède j’ai indiqué seulement les déviations du magnétomètre, proportionnelles aux valeurs do l’intensité d’aimantation. .T’ai de plus cherché à obtenir ces valeurs elles-mêmes. 11 fallait pour cela
- f) V. en particulier : L. Cailletf.t, C. R., t. LXXX, p. 3ig; 1875. — W. Leick, W 1896.— L. Houllkvigue, J. dePh. (3), t. VI, p. 24G; 1897.
- Tied, Ann., t. LXVIII, p. 691:
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- étalonner le magnétomètre. C’est ce que j'ai lait par l'action d'une longue bobine faite avec soin et de constantes bien connues, placée verticalement derrière le magnétomètre, dans le plan de symétrie de la position d’équilibre, l'extrémiLé inférieure étant dans le plan horizontal du centre du miroir. On mesure les déviations du magnétomètre correspondant à différentes intensités d’un courant passant dans la bobine (mesurées au moyen de l’ampèremètre étalon de Hartmann et Braun), et on en déduit les valeurs, bien concordantes, dç la constante du magnétomètre. J'ai trouvé que la déviation qui correspondrait à la production au point où est le miroir, d'un champ de —^ de gauss (unité électromagnétique C. G. S.) perpendiculaire nu champ directeur (composante horizontale du champ terrestre au point eousidéré) serait de 278 divisions de l’échelle. Dès lors, de la déviation due à un des dépôts précédents on déduit, par proportionnalité, le champ qu’il produit au point où est le magné-tomètre; si on désigne par S la section droite du dépôt et par 1 l'intensité d’aimantation, à chaque extrémité correspond un pôle de masse magnétique SI ; comme le dépôt est. placé dans la position d’action maximum sur le magnétomètre, on peut considérer le pôle inférieur comme étant dans le plan horizontal du centre du miroir; quant au pôle supérieur, situé très loin du miroir (48 cm environ tandis que le premier est à 8,8 cm), l’erreur qu’on peut commettre sur sa position en tenant compte de son action est négligeable. Le point délicat est le calcul de la section S; j’ai déduit, sa valeur de la masse des dépôts, dont la longueur est bien connue, et pour la densité desquels j’ai trouvé 7,5t (en opérant sur un dépôt dont la masse était 0,721 gr, obtenu dans les memes conditions que les précédents). J’admettais dans ce calcul la régularité du dépôt.
- Pour déterminer la masse, j’opérais ainsi : le barreau portant le dépôt étant bien essuyé et séché, j’en fais la tare en le suspendant au plateau d’une balance Curie; puis je le plonge dans l’acide sulfurique étendu qui dissoul le dépôt de fer; le barreau ayant été essuyé et séché, la diminution de sa masse donne celle du dépôt. On ne peut espérer avoir ainsi ces masses avec une grande approximation, la masse totale du barreau étant d'environ 6.4 gr, alors que celle des dépôts étudiés est voisine de o,o5 gr. D’ailleurs le nettoyage et le décapage do la surface, qui doivent procéder immédiatement l’immersion Hans ic bain, ne permettent pas de procéder en mesurant aussi l’augmentation de masse due au dépôt, ce qui aurait fourni un contrôle.
- Voici les niasses obtenues (en centigrammes), l’ordre correspondant à celui des nombres du tableau donné plus haut :
- 5,4 ccntigr — 5,4 — » — 5,^3 — ^,78 — 5,71 — 5,08 — 5,47 — 5,16.
- Si on fait intervenir dans le calcul de l’intensité d’aimantation de chaque dépôt la masse correspondante, on obtient (les nombres qui se placent moins bien sur une courbe que les déviations totales A elles-mêmes ; j’ai donc cru mieux faire en prenant comme masse de chaque dépôt la moyenne des masses précédentes, car il est probable que les masses des différents dépôts, obtenues dans des conditions aussi identiques que possible, sont plus voisines que les nombres que je viens d’indiquer.
- D’ailleurs, l’hypothèse que le dépôt est régulier ne semble pas correcte ; si on fait agir sur le magnétomètre successivement les deux extrémités d’un des dépôts, placées à la même distance, on constate que l’action de celle qui était le plus éloignée du magnéto-mètre pendant la formation du dépôt est un peu plus forte que l’autre, dans un rapport compris en général entre 1,1 et 1,2; mais il serait difficile détenir compte de ce fait dans le calcul, parce que l'extrémité supérieure du dépôt est peu nette, à cause sans doute
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- de l’agitation que produisent à la surface du bain, pendant la formation du dépôt, le dégagement de bulles gazeuses. Cette dissymétrie provient sans doute de ce que la communication entre les électrodes et le reste du circuit se faisant par le haut, la densité du courant sc trouve un peu plus faible dans les parlîes inférieures du bain, qui se trouvent pour ainsi dire en dérivation sur les parties supérieures; elle était beaucoup plus accusée avec la forme d’anode en spirale que j’ai employée d’abord.
- En somme, ce qui précède montre les difficultés des déterminations en valeur absolue dans les conditions où j’opérais ; mais ce qui est intéressant est moins la valeur absolue des intensités d'aimantation que leur comparaison. Le résultat du calcul donné pour l'intensité d’aimantation, proportionnelle à A, des dépôts se rapportant au tableau précédent, la valeur
- ces valeurs sont d’ailleurs sans doute un peu trop faibles, à cause de la circonstance que je viens d’indiquer.
- Interprétation des résult\ts iie Beetz. —Les résultats précédents permettent d’interpréter ceux obtenus par Beetz : les filets de fer très minces qu’il trouva aimantés à saturation étaient sans doute formés dans des champs déjà assez notables pour correspondre à la partie élevée de la courbe obtenue ici ; au contraire, il n'obtenait pas la saturation pour les dépôts formés dans les mômes conditions, mais beaucoup pins massifs (par exemple, longueur = 72 mm, largeur = i5 mm, épaisseur = 1,2 mm, ou, dans une autre expérience, 33 X r4 X 1,06) : c’est que le champ démagnétisant devenait dans ce cas très considérable,-alors qu’il était négligeable pour les filets minces, de sorte que le champ dans lequel s’effectuait la plus grande partie du dépôt était en réalité beaucoup plus faible que dans le premier cas, bien que les aimants qui le produisaient fussent placés de même, et correspondait ainsi à une région antérieure de la courbe. Il faut remarquer que Bcelz mesurait seulement, l’aimantation permanente conservée par ses dépôts, en les portant, tout formés, près d'un magnétomètre ; il ne pouvait donc pas suivre l’aimantation pendant la formation même, ni étudier, sans rien changer à la position du dépôt, faction cfune variation du champ, comme je fai fait dans les expériences suivanles.
- Action dune variation du ciiaa-lp sur 1/aimantation des dépôts. — Pour étudier cette action, on peut opérer de deux façons :
- i° Le dépôt venant d’ètre obtenu à l’intérieur de la bobine magnétisante, dans laquelle passe un courant d'intensité i{„ qui produit un champ total II0, on peut simplement faire varier finlensité du courant à partir de en l’augmentant ou en la diminuant au moyen de résistances ; on a ainsi l’effet des variations du champ sur le dépôt Ici qu’il a été obtenu,, et à partir du champ dans lequel il a été obtenu. Une difficulté se présente : si on maintient pendant ces mesures le courant d’électrolvse, la masse du dépôt augmente, et l’aimantation de ces nouvelles couches empêche les mesures cfètre comparables entre elles ; si on enlève au contraire le courant d’électrolyse, une cause d’erreur inverse intervient : le courant d’électrolyse étant supprimé et le champ maintenu constant, on voit l’action sur le magnétomètre décroître très rapidement d’abord, puis de plus en plus lentement. (Je reviendrai plus loin sur ce phénomène.) Pour obvier à ces causes d’erreur, dans fapplication de ce procédé, j’ai employé deux moyens : s’il s'agit d’étudier f effet d'une variation peu compliquée du champ, il suffit de maintenir le courant d’électrolyse et d’opérer cette variation, à un moment donné, par, exemple après 5o minutes d’électrolyse, avec une grande
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- rapidité, de façon que la couche déposée pendant la variation soit négligeable par rapport à la couche déposée antérieurement; ceci convient par exemple quand on veut chercher l’aimantation rémanente, puisqu’il n’y a qu’à supprimer plus ou moins brusquement le champ, ou encore quand on veut étudier l’action d’une augmentation brusque du champ à partir de Hy. S’il s’agissait d’étudier l'effet d’une variation plus complexe, par exemple d'obtenir un ou plusieurs cycles d'hystérésis, je réduisais d’abord le courant d'élcctrolysc à une intensité très faible, suffisante pour empêcher la décroissance que je viens d’indiquer, cl telle que la couche déposée pendant les mesures fût insignifiante.
- 2° On peut retirer d’abord le dépôt du bain, le sécher, le vascliner pour prévenir son oxydation, el le replacer alors, soit de suite, soit quelques jours après, suivant l’axe de la bobine magnétisante, vide cette fois ; les mesures portent alors sur une couche parfaitement définie, mais il y a le double inconvénient que la position du dépôt par rapport au
- Fig. 4.
- Fig.
- 5.
- magnétomètre peut n’ètre pas tout à fait la meme que celle où il s’est formé, et que la variation du champ part alors de zéro et non pas de la valeur ll0 du champ dans lequel le dépôt a été obtenu. J’ai donc employé ce deuxième procédé seulement dans quelques expériences particulières, ou pour contrôler les résultats obtenus par le premier.
- a. Aimantation rémanente à partir de l’aimantation initiale. — Elle est très sensiblement égale à celle acquise pendant la formation du dépôt, quel que soit le champ dans lequel s’est effectuée cette formation : la déviation du magnétomètre diminue à peine quand on fait décroître le champ de Il0 à o. Cette aimantation rémanente est d’ailleurs moins sensible aux chocs que celie des aimants ordinaires. On peut donc espérer obtenir par dépôt électrolylique dans un champ assez fort de très bons aimants permanents.
- b. Effet d'un accroissement du champ a partir de H0. — L’aimantation s’élève au-dessus de celle acquise pendant la formation dôme manière d’autant plus notable que le dépôt a été obtenu dans un champ plus faible, ce qui est naturel puisque le dépôt a une aimantation initiale d’autant plus éloignée de la saturation ; mais lu courbe d’aimantation à partir du point initial monte beaucoup moins vite que la courbe d’aimantation des dépôts, qui passerait aussi par ce point initial ; cette nouvelle branche de la courbe d’aimantation ne ressemble pas non plus à la courbe d'aimaulalion ordinaire : elle est en effet concave vers le haut, comme on le voit sur la figure 4- Pour le dépôt primitivement très aimanté correspondant à la figure 5, la partie AB qui traduit l’action d’un accroissement du champ se confond presque avec la branche de retour.
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- c. Cycles d’hystérésis. Champ coercitif. — Les courbes cycliques sont très différentes suivant la valeur du champ FI^ : quand H0 est très faible, c’est-à-dire l'aimantation initiale peu intense, la forme des cycles est la forme classique, dans laquelle il n’y a pas de coude brusque sur les branches (fig. >). Quand est relativement élevé, c'est-à-dire l’aimanta-lion initiale déjà forte, la forme est différente; supposons par exemple qu’on fasse croître d’abord le champ de II,, à une certaine valeur maximum IIm; si on fait ensuite décroître le champ, la décroissance de l’aimantation est très lente, môme quand le champ est devenu négatif; ce n’est que pour une valeur—• II, (notablement supérieure à Hm dans l’exemple correspondant à la figure 4) que l’aimantation sc mot à décroître; mais elle décroît alors avec une extrême rapidité, il y a un coude brusque de la courbe d’aimantation; si, après avoir dépassé légèrement cetle période de variation rapide, on fait croître à nouveau le champ, on obtient une branche de forme semblable, et. finalement, une courbe fermée qui diffère peu d'un rectangle (fig. 4 et 5, correspondant à des dépôts provenant d’un bain au pyrophosphate). Pour des valeurs intermédiaires de Hy, on obtient des formes intermédiaires. Le champ coercitif est d’autant plus grand que 1TU est plus grand, pour des dépôts obtenus dans les mêmes conditions.
- Dans les cas où le renversement de l’aimantation s’effectue brusquement, à l’aller et au retour, dans une très petite région du champ, si, lorsqu’on est arrivé dans une de ces régions de variation rapide, on maintient fixe pendant un moment le champ, on voit la tache continuer à se déplacer sur l'cchelle, très rapidement d’abord, puis de plus en plus lentement, décelant ainsi un traînage magnétique ; par exemple, pour la première branche descendante de la figure 4, le champ étant porté de la valeur — 20,4 à la valeur — 21, la tache effectue sur l’échelle un saut brusque et oscille ; on la fixe rapidement (*) ; elle continue alors à se déplacer dans le même sens de 17 divisions pendant la première minute et y,5 pendant la deuxième. Ces phénomènes de traînage ont ceci d’intéressant qu’ils se produisent pour des valeurs élevées du champ. On peut dire que l’action du champ pendant la formation du dépôt a placé toutes les molécules d’une manière semblable, et particulièrement stable à cause de l’uniformité des actions magnétiques qui s’exercent ainsi entre elles ; lorsque l’action d’un champ négatif l’emporte, c’est à peu près en môme temps pour toutes les molécules, d’où la rapidité de la variation dé l’aimantation, et le mouvement des molécules se continue de proche en proche, d’où le traînage.
- Lorsque, dans les mêmes cas, on n'augmente pas la valeur du champ négatif jusqu’à celle qui correspond à la variation rapide, el qu’on fait alors revenir le champ en arrière, on reste dans une région de faible variation de l’aimantation, et, bien que le champ décrive un large cycle à limites symétriques, l’aimantation reste positive et ne subit que de faibles variations, meme si on répète celles du champ.
- Actions qui se produisent quand on supprime le courant d’klectkolyse.—J’en ai dit un mot plus haut, et j’ai indiqué la manière de se mettre à l’abri de la cause d’erreur qui en résulte ; mais le phénomène étant intéressant par lui-niemc, je vais donner ici quelques détails. Supposons un dépôt en formation ; la courbe représentant la variation d en fonction du temps est, après quelques minutes, rectiligne (OA, fig. 6) ; si à un moment on supprime le courant d’éiertrolyse, la tache lumineuse rétrograde sur l’échelle (parties AB des deux courbes) ; il semble bien que ceci provienne de ce que le bain attaque le fer qui vient
- prend un clémeni^eelanché et un interrupteurplacé sous la main de l’opérateur; on^mortil ’ ainsi très facilement les oscillations du magnétoraètre en les contrariant par l'action de la bobine.
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- d'être déposé; en effet, lorsque j’avais laissé ainsi le dépôt, dans le bain qui avait servi à l’électrolysc, pendant 12 ou i5 heures, le magnélomèlre était à peu près revenu à sa position initiale, et le dépôt de fer avait presque complètement disparu. Cette action destructive du bain est plus rapide, surtout dans les premiers moments, pour un bain de pyrophosphate (courbe 1 de la fig. 6) que pour un bain à l’oxalate (courbe 2). De plus, si on vient à rétablir le même courant d’électrolyse (le dhamp magnétisant étant toujours resté le même), la tache lumineuse se remet à monter, mais rapidement (parties BC des courbes), plus rapidement que dans la période initiale OA; puis au bout d’une ou deux ^ minutes se rétablit une variation rectiligne dont
- la vitesse est. sensiblement la même que dans la période OA (parties CD des deux courbes) et la distance des deux portions parallèles OA et CD, comptée parallèlement à Taxe do.s ordonnées, représente à très peu près la quantité dont aurait augmenté la déviation d pendant la durée de la suppression du courant d’électrolyse, si ce courant avait été pendant ce temps maintenu. Le fait curieux est la rapide réparation de la couche qui avait été détruite par le bain ; peut-être peut-il s’expliquer ainsi : le bain contient deux corps, un sel de fer et un autre sel; le courant d’électrolyse se partage entre les deux, de sorte que le dépôt de fer est moindre que celui qu’on calculerait en appliquant la loi de Faraday au sel de fer supposé seul; or, l’action du bain sur le dépôt, après qu’on a supprimé le courant d’électrolyse, produi t autour de la cathode une solution de composition différant de celle du bain, plus riche en fer, et ne (se diffusant qu’assez lentement dans la masse ; quand on rétablit le courant, l’électrolyse porterait ainsi, pendant les premiers moments, sur une solution plus riche en fer, d'où un dépôt de fer plu dant qui se manifesterait par la portion BC des <
- Fig. 6.
- rbcs
- Action des premières couches du dépôt sur lus suivantes J’ai observé une action intéressante de couches ayant une certaine aimantation sur la formation des couches suivantes. Dans les expériences rapportées plus haut, le champ de la bobine magnétisante était maintenu constant dans toute la durée de la formation de chaque dépôt ; mais si à un certain moment on change brusquement le champ magnétisant, qu'on le porte par exemple de llu à H,, l’aimantation que prendront les nouvelles couches sera-t-elle constante, et aura-t-elle la valeur qu’elle aurait eue si le champ avait eu dès le début la valeur H, ? L’expérience montre que les nouvelles couches acquièrent bien une aimantation constante (au moins pour les épaisseurs correspondant à mes expériences), mais que celte aimantation est supérieure à celle constatée lorsque le champ a la valeur IIa dès le début, si > H,, et inférieure si H,, < 11*. En d’autres termes, l’aimantation des conciles primitives augmente celle des nouvelles couches si elle lui est supérieure, et la diminue si elle lui est inférieure. Voici quelques résultats qui mettent ce fait en évidence (0 désigne le nombre de divisions dont se déplace l’image sur l’échelle pendant une minute ; les champs successifs indiqués ont été maintenus chacun pendant 8 minutes, sauf le premier, qui est maintenu assez long-
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- temps pour que la perturbation initiale, *dont j'ai parlé plus haut, ait complètement disparu ; pendant chacun de ces intorvalles la vitesse de déviation du magnétomèlre, et par suite l’intensité d’aimantation, s’est bien maintenue constante, sauf pour un des intervalles, comme je l’indique dans Le tableau correspondant; pendant chaque expérience le courant d’élcctrolyse est naturellement maintenu constant) :
- ir0 expérience (bain au H | 2,7 | 8,26 | 14,66 | 8.26 | 2.7
- pyrophosphate 0 | 0,64 | i,5 | a,9 | 1,88 | 1,62
- 2- expérience (bain à U | o,46p) | a,7 I «,a6 | 14,66 | 8,26 | 2,7 1 0,46
- l’oxalate) 0 j 0,98 | r,7i | 3,62 | 6,55 | 3,65 | 2,89 [ 2,4
- Ainsi dans ces deux expériences, où on a d'abord donné au champ des valeurs successives croissantes, puis les mêmes en décroissant, les 0 (qui mesurent l'intensité d'aimantation de chaque couche) sont plus faibles dans la première période, où chaque couche ôtait précédée d’une couche moins aimantée qu’elle, que dans la deuxième, où chaque couche était précédée d’une couche plus aimantée qu’elle.
- Les expériences suivantes correspondent à des dépôts provenant de bains à l’oxalate :
- . II [ 14,66 8,26 2,7 0,46 2,7 8,26 14,66
- expérience 5 | 5,25 ^g5 5 5,35
- Ici, où l’ordre de succession des champs était inverse de celui établi dans les expériences précédentes, c’est dans la première période que les aimantations correspondant à un même champ sont les plus fortes.
- Les deux expériences suivantes ont été faites avec une même intensité de courant d’élec-trolyse, et avec deux solutions empruntées à un moine bain.
- H | 14,66 | 8,26 | 3,7 | o,46
- 0 | 5,983 | 5 | 3,91 | 3,38
- H | 0,46 | 3,7 j 8,26 | 14,66
- S | 1,19 I I 3,3 | 6 à 5 (non constant).
- Dans la quatrième expérience, où les champs allaient en décroissant, les intensités d’aimantation sont supérieures à celles obtenues dans la cinquième, où les mêmes champs étaient atteints en croissant.
- On peut donc dire que l’orientation moyenne qu’ont prise les aimants particulaires dans les couches primitives indue sur celle que prennent les nouvelles particules eu se déposant à leur tour (i). Cette action n'empêche, pas les résultats que j’ai donnés plus haut d’être parfaitement déterminés, puisque chacun des dépôts comparés avait alors été obtenu dans un champ maintenu constant dans toute la durée de sa formation.
- Ch. Maurain,
- Maitre de conférences
- ________________ à la Faculté des Sciences de Rennes.
- P) C'est-à-dire la composante verticale du champ terrestre.
- (2) Supposons que, pendant L’électrolyse, on remplace II0 par H, pendant un temps 6, puis qu’on rétablisse IIQ : si l’aimantation conserve la valeur qui correspondait primitivement à H0, 011 sera en droit d’en conclure que l’action de la couche primitive sc fait sentir à travers celle déposée pendant le temps 0, et même l’emporte sur l’action de cette nouvelle couche; j'espère, en cherchant ce qui se passe quand on fait varier 9, obtenir des renseignements
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- l’éclairage électrique
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION
- L’usine génératrice de la Kander, par H. Rupp. Elektrotecfmische Zeitschrift, t. XXI, p. 898, i0P novembre 1900.
- La station centrale de la Kander, située près du confluent de cette rivière, avec la Simmen, fournit l’éuergie nécessaire au chemin de fer de Burgdorf à Thun f1). La force motrice, s’élevant parfois à 3 600 chevaux, est empruntée à une chute de la Kander. La limite de la puissance disponible est de 4 5oo chevaux. Un barrage a écluses coupe la Kander et renvoie l’eau dans un canal d’amencc : l’altitude est de 62g m. Près de l’orifice du canal se trouve une écluse à cailloux, que l’on ouvre aux hautes eaux pour chasser les pierres entraînées par la Kander. L’entrée du canal est barrée par une grille «pu sert à empêcher les pierres de s’y engager. Sur un parcours de 680 m., ce canal ne présente qu’un différence de niveau de 6 p. 1 000. H amène l’eau à une conduite souterraine qui traverse un dos de montagne sur une longueur de 860 m.
- A l’entrée de cette conduite se trouvent un déversoir et une grille à glace, puis l’eau passe sur une grille très fine et couverte pour qu on puisse la nettoyer par tous les temps. La galerie est voûtée et à sol plat.
- L’eau en sortant de cette galerie pénètre dans une conduite forcée de 1 800 mm de diamètre et 6 mm de d'épaisseur. Cette conduite longue de 225 m mène à un château d’eau pourvu de 2 vannes. Ce château d’eau est le point de départ de la conduite forcée proprement dite. E11 cet endroit on a projeté la construction d’un réservoir de 170000 m3, alimenté par la conduite actuelle et une seconde conduite également projetée.
- Le canal et la galerie peuvent débiter 6 m3 à la seconde. Grâce à la seconde conduite, le château d'eau pourra débiter en tout de 8 à 10 m3. De la sorte on pourra, lorsque le réservoir sera construit, utiliser la nifit, par seconde,
- (i) Voir Ècl. Élect., t. XXIII, p. 210 et 5oa. 12 mai et 3o juin 1900.
- 2 m3 de plus que le débit du fleuve, grâce à l’eau accumulée pendant le jour.
- Apres le château d’eau, la conduite a un diamètre de r 600 mm et une épaisseur croissant de 6 â 1 i mm. Elle mène à un réservoir situé à 400 m plus loin qui sert de tampon pour parer aux à-coups de pression. C’est de là que part la haute chute qui va jusqu'à la station située à 3-5 m de distance. La chute totale est de
- 64 m-
- La conduite contourne la station et pénètre dans la salle des machines du coté du lac de Thun. ha seconde conduite projetée pénétrera par l’autre extrémité de la station et aboutira à l’extrémité de la conduite existante. De la sorte les turbines seront alimentées par une canalisation en boucle.
- La station est située tout au bord du lac de Thun. La salle des machines mesure 33 m sur 1 r m. Elle est prévue pour 6 groupes et en contient 5 actuellement. Les turbines, construites par Escher Wyss et Cie de Zurich, sont à injection partielle de Girard. L’axe est. horizontal, la puissance de 900 chevaux à 3oo tours par minute. La régulation se faitsoit à la main, soit au moyen d’un régulateur automatique qui déplace un registre situé entre les aubes motrices et réceptrices. En cas de décharge brusque, ce régulateur ouvre un déversoir situé sur le bâti de la turbine, de manière à parer au coup de bélier. Ce déversoir est ensuite lentement fermé par le régulateur. L’évacuation des turbines se fait dans le lac par des conduites dont l’orifice est toujours au-dessus du niveau de l’eau. Comme les turbines Girard ne doivent pas plonger dans l'eau, on envoie de l’air dans le canal d’échap-ment, de sorte que l’eau d’échappement ne dépasse jamais un certain niveau.
- Les alternateurs triphasés sont accouplés directement avec les turbines. Ils sont à inducteurs tournants ; les bobines inductrices sont constituées par du cuivre plat. Sous 4 000 volts composés, ils donnent 620 kilowatts. La chute maxima de tension à charge inductrice est de 18 p. 100 à 115 ampères, ce qui nécessite une augmentation de 38,7 p. 100 des ampères-tours. Les alternateurs doivent pouvoir donner leur
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- pleine charge sur le réseau d’éclairage en monophasé et la chute de tension, avec charge non inductive, n’est alors que de 9,1 p. roo. Le courant d'excitation est fourni par une dynamo à courant continu à 4 pôles dont l’induit est monté directement sur l’arbre. Ces excitatrices sont excitées séparément par deux dynamos à courant continu de 14 kilowatts, 12a volts, actionnées chacune par une turbine de 20 chevaux
- tournant a 85o tours-minute. Ce dispositif a pour but. de soustraire l’excitation des excitatrices aux variations de vitesse des turbines.
- Le réglage de la tension aux bornes peut être fait à volonté sur 2 groupes choisis ou sur l’ensemble des génératrices. Elle est obtenue au moyen du courant d’excitation secondaire. Grâce à des résistances de réglage et de substitution, mises automatiquement en circuit, toute
- variation de résistance dans le circuit des excitatrices secondaires est évitée. La charge des excitatrices secondaires est donc invariable,
- • même pendant le réglage. Comme l’intensité que ces excitatrices secondaires fournissent à chaque groupe n’est que de 6 ampères, les résistances de réglage et de substitution sont très réduites.
- Le tableau de distribution fig. 1 et 2, en marbre blanc comprend i3 panneaux, reliés par des câbles aux bornes des génératrices. Les rails collecteurs de courant sont situés derrière le tableau. Le tableau lui-même ne porte pas de rails et les connexions reliant les panneaux aux rails sont, facilement, amovibles ; ce qui permet de travailler au tableau sans danger.
- Les rails collecteurs sont divisés en deux systèmes : par suite la station peut alimenter deux réseaux désignés sous les noms « fixe » et ce variable ». Les deux systèmes sont disposés en boucle, que l’on peut soit fermer, soit ouvrir en certains points. On peut donc alimenter les deux réseaux simultanément ou séparément. Le réseau <c variable » alimente le chemin de fer Burgdorf-Thun, le réseau a fixe » alimente le reste. On a prévu une réunion des deux systèmes pour le cas où l’extension du réseau fixe venant à croître, les variations de charge dans un chemin de fer, n’auront qu’une faible influence sur la charge totale.
- Le réglage de la tension sur les deux réseaux s.e fait au moyen de 2 voltmètres qui se trouvent
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- aux deux extrémités du tableau. Pour que l’on puisse coupler une génératrice quelconque indifféremment sur l’un ou l'autre réseau, les manettes des rhéostats de champ peuvent être solidarisées soit, en un seul, soit en 2 groupes et actionnées au moyen d'un seul ou de deux volauts.
- Deux panneaux du tableau servent à relier les rails aux transformateurs qui élèvent la tension de 4 000 ù *6 000 volts, et qui peuvent également être groupés en 2 systèmes. La tension de 16 000 volts n’est utilisée que pour les transmis-
- sions éloignées. Les localités rapprochées (Spiez, Fanlenseebad), sont alimentées directement à 4 000 volts.
- I.’aile nord du bâtiment, construite en forme de tour, contient le départ des lignes. C’est là que se trouvent les transformateurs. Un pont roulant de 6 tonnes sert à élever les transformateurs sur un chariot qui peut rouler sur des glissières allant d'un bout à l’autre de la salle des transformateurs. Un massif de béton atteignant la hauteur de la plate-forme du chariot reçoit le transformateur. La salle peut en con-
- tenir 18, soit g de chaque coté. Il y en a en tdut 8 actuellement. Ce sont des transformateurs monophasés, à huile et à réfrigération d’eau de 3oo kilowatts. Rendement : 98 p. 100. Quatre d’entre eux sont branchés sur le réseau fixe : deux sont couplés en parallalèle sur l une des phases et servent à alimenter le réseau d’éclairage, les deux autres sont réunis en triangle avec les précédents et concourent avec ceux-ci à l’alimentation des moteurs. Le réseau variable est alimenté par d autres transformateurs. Enfin un dernier sert de réserve et peut, au moyen de commutateurs spéciaux remplacer l’un quelconque des 7 autres.
- Toutes ces lignes qui partent des transformateurs (basse et haute tension), traversent le pla-
- fond pour se rendre à la salle de couplage des transformateurs. L’isolement est obtenu par des tubes de verre épais, de 5o cm de longueur. Dans cette salie se trouvent tous les interrupteurs et appareils de mesure des circuits primaires et secondaires des transformateurs, et un départ des lignes. Chaque transformateur possède un panneau particulier, avec interrupteurs, nmj)èremètre, fusibles. A11 milieu de la salle se trouvent les rails des circuits à haute tension. Les fusibles consistent en bandes d’aluminium enfermées dans des tubes de porcelaine recouvertes de plaques d’ardoise et d’une grille de protection mobile.Ces appareils ne sont pas groupés sur des tableaux, mais fixés à des charpentes de fer. On peut ainsi les surveiller facilement.
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- Des rails collecteur deux groupes de lign du tableau de marbre lignes. Ces rails sont que
- èi haute tension partent i qui se rendent aux rails ommandant le départ des i deux sections boucle ou sépan
- partagés
- plusieurs points : de la sorte, les différentes lignes peuvent être groupées sur l’un ou l’autre des réseaux. Chaque panneau de ce tableau contient un ampèremètre et des fusibles, ainsi qu’un interrupteur tripolaire à huile. Tous les interrupteurs sont montés à la partie supérieure du tableau, pour éviter que l’arc ne vienne a sauter sur les lignes. Derrière ce tableau, se trouvent les parafoudres à cornes des lignes à haute tension, à raison d’un parafoudre sur chaque phas< Des fusibles et des résistances liquides protègent les génératrices en cas de fonctionneine des parafoudres. Enfin ce tableau porte les in< oateurs de terre des lignes à haute tension ; cet effet, des rails à haute tension de chac des deux réseaux partent six conducteurs av
- six fusibles à haute tripolaire sert à brancher 1’
- Ur
- di
- trois transformateurs, îr l’un ou l’autre des de
- lamp
- terre d’une ligne est indiquée ] de la lampe de phase correspo part, le voltmètre est branché sur les secondaires des trois transformateurs réunis en triangle : s'il se produit une terre, le voltmètre, qui en temps normal indique une tension triple,.
- Les lignes aériennes partent dernier tableau : elles sortent du versant une plaque de marbre ho' d’orifices daus lesquels sont fixe de verre. i4 lignes partent ainsi Trois d’entre elles partent din salle des machines et sont soum: de 4 000 volts (4 mm de diamè ligues sont à 16000 volts et ont mètre : elles suivent d’abord un jusqu’à Thun. Les poteaux en fer surmontés de
- bois imprégné portent d’un col chemin de fer Burgdorf-Thun, <
- 3 fils qui vout à Burgdorfet 5 alla deux réseaux sont séparés par teur, de sorte que l’on peut travailler sur l’un d’eux, l’autre restant en fonctionnement. Ces h lignes à haute tension suivent d’abord le lac de Thun jusqu’à Thun. Les isolateurs à
- >tec-
- double cloche ont 160 mm de hauteur et i5o mm de diamètre.
- À Thun, les lignes arrivent dans une tour de répartition. A partir de là, les poteaux sont en bois et ont de 8 à 14 m de hauteur.*5 lignes de 6 mm de diamètre suivent l’Àar jusqu’à Berne, avec une dérivation sur Mürningen. Les autres lignes ont 5 mm de diamètre : trois d’entre elles alimentent les transformateurs du chemin de (er, tandis que les autres, fixées sur les mêmes poteaux vont à Burgdorf. On pose en ce moment les lignes qui amèneront l’énergie à Saint-Bertenberg sous 16 ooo volts.
- Conformément aux prescriptions du Conseil fédéral du n juillet 1899, les lignes ne sont pas munies de filets protecteurs. Aux croisements des routes la flèche est suffisante pour supprimer les chances de rupture de câble, les attaches sont renforcées, les isolateurs consolidés. Enfin un fil qui réunit tous les poteaux de fer entre eux et à la terre, empêche les lignes à basse tension qui passent au-dessous de venir heurter les lignes à haute tension.
- En dehors du chemin de fer, les principaux centres d'utilisation sont Berne et Burgdorf. Berne est entourée d’une ligne circulaire fermée, comprenant 5 conducteurs. 4 stations transformatrices sont établies en 4 points de cette ligne et abaissent la tension à 3 000 volts. De là l’énergie est envoyée dans uri réseau urbain souterrain. Diverses sous-stations abaissent la tension à a5o volts, utilisés directement pour les moteurs et par une distribution à trois fils (2 X volts) pour l’éclairage. Il y a ainsi 2 réseaux distincts.
- A Burgdorf, 2 stations transformatrices abaissent la tension de 16000 à 5oo volts pour l'alimentation des moteurs puissants. Pour les petits moteurs et pour l’éclairage, on utilise 2 transformateurs rotatifs de 32 kilowatts qui transforment le courant alternatif de 5oo volts en courant continu de i5o volts. E. B.
- Procédé de fabrication de plaques en plomb poreux, par Richard Bauer. Brevet allemaud 115 61»5, 26 janvier 1900.
- Au lieu de traiter, comme on le fait souvent, le plomb fondu par un jet de gaz ou de vapeur, l’inventeur emploie une matière qui, par contact avec le métal fondu, se volatilise et se répand dans la masse pendant son refroidissement.
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- Il utilise k cet effet le soufre qui a en outre la propriété de se combiner au plomb en sulfure ; ce sulfure décomposé par l’acide chlorhydrique étendu laisse un plomb également poreux.
- Pratiquement, on opère de la façon suivante : on chauffe les deux parties du moule à plaques et on y introduit un peu de soufre fondu, de sorte qu’après refroidissemenlles parois sont tapissées d’une croûte de soufre.
- On coule alors rapidement le plomb chauffé au rouge ; le soufre se vaporise et, se répandant dans la masse, donne k celle-ci sa porosité. Apres refroidissement, la plaque démoulée est composée de plomb, de sulfure de plomb et d’un excès de soufre ; celui-ci est enlevé par lavage k l’eau ; puis la plaque est traitée par l’acide sulfurique étendu qui décompose le sulfure.
- La plaque ainsi obtenue en plomb pur extrêmement poreux peut être employée comme plaque d’accumulateur; elle peut aussi servir k la filtration des acides. L. 3.
- TRACTION
- A propos du frein électrique AEG pour voitures de remorque ; par A. Guénée.
- Monsieur A. Guénée nous écrit :
- « Nous trouvons dans J/K clair âge Electrique du 26 janvier (p. 138), une description d’un frein électrique construit par l’Allgemeine Electrici-t.ïts Gesellschaft. Ce frein est breveté en France depuis le 29 décembre 1899.
- « D’un autre côté, l’électro-aimant est fait d’une façon très caractéristique que reconnaîtront tous ceux qui ont vu les électro-aimants M. Bouchet que nous construisons, brevetés en avril 189”. »
- ÉLECTROCHIMIE
- Sur la, production èlectrolytique du persul-fate de plomb, par K. Elbs et F. Fischer. Zeitschrift fur Elcktrochemie, t. VII, p. 3/f3, 1900.
- Les auteurs ont obtenu le persulfnte de plomb en éleotrolysant l’acide sulfurique de densité 1,7 k 1,8 entre une anode en plomb laminé et une cathode en plomb formant serpentin.
- Le rôle de celui-ci est de permettre le refroidissement de l’électrolyte, de telle façon que la température ne dépasse pas 3o°C. k l’anode. En employant une densité de courant de 2 k 6 am-
- pères par décimètre carré k l’anode, l'électrolyte anodique se trouble et il se dépose peu k peu un précipité blanc de persulfate de plomb brut pendant que le liquide, de couleur jaune pâle se compose d’une solution de persulfate de plomb dans l’acide sulfurique. En se basant sur la quantité d’électricité dépensée, on trouve un rendement moyen de 60 p. 100 en persulfate de plomb
- Ce persulfate de plomb peut se conserver indéfiniment dans l’acide sulfurique de densité 1,7 k la température ordinaire et dans l’obscurité. Une pureté satisfaisante de ce produit n’a pas encore été atteinte jusqu’ici. Si on diminue la densité do courant a o,5 ampère par décimètre carré, il se forme presque exclusivement du sulfate de plomb. L’électrolyse d’une solution de sulfate de plomb dans l’acide sulfurique concentré, avec une anode en platine, ne fournit pas de persul-fate de plomb.
- C’est une poudre blanche, souvent très légèrement jaunâtre, qui n est pas nettement cristalline. Il se dissout difficilement dans l'acide sulfurique concentré et dans l’acide pyrosullurique, en formant probablement le composé IP Pb (So'")3. L’eau et l’acide sulfurique étendu le décomposent instantanément en acide sulfurique et peroxyde de plomb hydraté. C’est un oxydant énergique qui agit a la façon du peroxyde de plomb, mais plus énergiquement. Si on le dissout dans un excès d’une solution froide de lessive de soude k 20 p. 100, on obtient par neutralisation avec un acide un précipite br.un-rouge volumineux. Le persulfate de plomb forme avec les sulfates d’ammonium, de potassium, de rubidium et de cæsium des sels doubles jaunâtres. 11 forme également des sels doubles avec quelques amines.
- D’après les auteurs, le persulfate de plomb peut, dans certains cas, jouer un rôle dans le fonctionnement de l’accumulateur au plomb. Si, par suite d’une trop faible porosité de la matière ou encore par l’emploi d’une trop haute densité de courant, la densité de l’acide k l’intérieur de la plaque s’élève au-dessus de 1,65, il ne se forme plus alors sur le support en plomb une couche de peroxyde de plomb; mais il se produit, au détriment du support, du persulfate de plomb qui sc dissout dans l’acide. Il en résulte que la plaque positive agit comme une anode soluble.
- Le persulfate formé est ensuite décomposé par l’acide étendu en peroxyde de plomb ; mais ce
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- peroxyde n’est pas cristallin, c'cstune boue gélatineuse qui n’adhère plus au support.
- Cette influence est donc doublement néfaste puisque, d’une part, il y a attaque du support, et que, d’autre part, il y a diminution de l’adhérence de la matière. L. J.
- Les progrès de l’électrochimie et de l’êlec-tro-mètallurgie en 1901, par John B.-C. Kers-baW. The Eleclrician, t. XLVI, p. 388 et 4^8, 4 e*-ii janvier 1901. — Voy. L'Eclairage, électrique du 26 janvier, p. i43.
- Cuivre. — L’année 1900 a vu se maintenir les hauts prix de vente atteints en 1889, pour toutes les variélés de cuivre ; l’influence de la puissante Amalgamated Copper C° (de New Jersey], qui paraissait faiblir vers la fin de 1889, s’est affirmée pendant l’année 1900, et il semble y avoir peu de chances pour que le cuivre reprenne de sitôt les anciens cours, soit 1200 francs la tonne (*).
- Quelques compagnies qui out été fondées en 1889 n’ont pas encore pu influer sur la produc-
- Pour cette raison la production de 1900 ne doit pas dépasser de beaucoup celle de l'année précédente qui était de 470000 tonnes.
- Les 44 centièmes environ de cette production sont affinés éleetrolvtiqueinent dans les 42 raffineries situées en Europe, en Amérique et dans l'Extrême-Orient, et ainsi réparties : Amérique 8, xMlemugne 9, France 8, Angleterre 7, Autriche 4? Russie 8, Japon 2, Australie 1. Une seule de ccs usines, celle de Papenburg (Allemagne) traite directement les minerais ; les autres emploient des anodes en cuivre noir ou « bessemerisé ». Le procédé employé à Papenburg est dû à Hoepfner (2), il permet d’extraire
- (') Le maintien des hauts cours à 1 700 fr la tonne a permis à la Rio Tinto C° non seulement de distribuer 80 p. 100 de dividende à ses actionnaires pour l’année 1899,
- blés son fonds de roulement et son fonds de réserve. Ceci indique que le prix de revient du cuivre ne doit pas dépasser actuellement 1 000 fr la tonne et que les prix de vente actuels sont bien dus à la spéculation.
- (2) Le Dr Hoepfner, de Francfort-sur-le-Mein, est mort récemment, le 14 décembre dernier, à Denver (Colorado), de la fièvre typhoïde. Il arrivait d’Allemagne, appelé anx Etats Unis pour la mise en pratique de ses procédés. Il 1,'avait que quarante-quatre ans.
- Il a été un des pionniers de l’électrométallurgie ; il a
- en même temps le nickel contenu dans le minerai. On possède d’ailleurs fort peu de renseignements sur l'exploitation de cette usine et il ne semble pas qu’elle soit très prospère. Une usine semblable devait être installée à Hamilton (Ontario), mais des difficultés ont dû se présenter, car pour le moment il est sursis à l’installation du procédé Hoepfner.
- Plusieurs procédés nouveaux d'affinage ont été proposés l’an dernier, mais il semble qu’aucun d’eux n’ait encore été appliqué industriellement. En Amérique, la Àrlington Copper C° propose d’extraire le cuivre d’un minerai pauvre du New-Jersey, par grillage, concassage, lavage par l’acide sulfurique étendu et élcctrolyse de la solution de sulfate de’euivre ainsi obtenue; le minerai contient seulement 2 p. 100 de cuivre, dont on espère retirer 90 p. 100. En Angleterre, Cowper-Coles propose de préparer les tubes et feuilles de cuivre en déposant le cuivre sur des mandrins tournant très rapidement dans l’électrolyte; le frottement du liquide contre le dépôt rend celui-ci parfaitement uni et très dense sans qu'il soit besoin de brunissoirs (*) Il ne semble pas douteux que ce procédé donne d’excellents résultats, mais la priorité du brevet Cowper-Coles est discutée par Wilde et suivant Lees, le même procédé aurait été employé à Owens-College plusieurs années avant la prise du brevet de Cowper-Coles. Un procès est donc à prévoir si Cowper-Coles essaie de faire valoir les revendications de son brevet 16210 de 1899.
- 6. [Iypoühloiutks. — La production électrolytique des solutions d’bypochlorite de sodium pour le blanchicmcnt de la pâte de bois et des tissus prend chaque année de l’extension. Il est dilficile d’obtenir des renseignements sur le nombre des usines où ce procédé est employé et sur la puissance qui est utilisée dans ce but ; toutefois l'extension est manifeste sur le continent européen, et en Allemagne, en Autriche, en Russie, beaucoup d'usines ont abandonné le chlorure de chaux pour se servir de solutions électrolytiques.
- appliqués' en Amérique et en Europe. On ne saurait encore porter on jugement définitif sur leur valeur prtr-tique, mais il est hors de doute que l’électrométallurgie perd en lui un de ses représentants les plus açtifs.
- | (i) Écl. Élect., t. XXII, p. 432, 17 mars 1900.
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- Voici quelques renseignements sur les procédés actuellement en usage et qui tous sont des modifications du procédé original décrit par Charles Watt, dans son brevet anglais n°i3^55de i85i :
- Le procédé Hermite est employé à Stjernfors, en Norwège. pour le blanchiment de la pâte de bois traitée au sulfite; la production journalière de cette usine est de iy5o kg de pâte, dont le blanchiement exige 187 kg de sel marin et une puissance de y‘J chevaux. Ce procédé est également employé dans un grand nombre de papeteries Irançaises et en particulier a Essonnes. L’emploi de ce procédé pour le traitement de l’eau de mer en vue d’obtenir un liquide désinfectant, ne semble pas avoir eu de succès; les installations de Worthing, Lvlham, Ipswich et autres villes ont été abandonnées, bienque, a la Havane, un procédé semblable ait réussi.
- Le procédé Kellner est utilisé à Hailein, près de Salzburg, en Autriche, où l’on traite journellement ao 000 kg de pâte de bois, il est aussi employé aux papeteries de Gratz dans le même pays, dans les nouvelles usines établies on Nor-wège par la Kellner-Partington Paper Pulp C0, et dans de nombreuses papeteries d’Allemagne, de Suisse, de Hollande et de Russie où les installations ont été faites par la maison Gcbauer et C° de Francfort-sur-lc-Mcin. Avec la dernière forme de l’électrolyseur Kellner on traite des solutions à 10 p. 100 de chlorure de sodium et l’on obtient un rendement de 5o p. 100 de l’énergie dépensée.
- Le procédé Vogelsang est appliqué dans uu grand nombre de filatures de l’Allemagne du Sud, mais aucune information n’a été fournie sur son développement pendant l’année dernière.
- Le procédé breveté par Haas et Oettel diffère de ceux nommés ci-dessus en ce que le charbon est employé au lieu du platine pour la confection des anodes. Cette substitution réduit dans une large mesure la dépense d’établissement, mais elle exige la décantation ou la filtration de la solution. Ce procédé serait, d’après Octtcl qui en a donné une description complète, la plus efficace de ceux actuellement en usage pour la production des solutions d’hvpochlorite de haute concentration. 11 est applique pour le blanchiment de la laine dans les fabriques de Wolle, à Aue en Saxe.
- J ,cs autres procédés en usage, mais sur lesquels aucune information nouvelle n’a été donnée en 1900, sous ceux de Corbin, de Stefanow et de
- Woolf. Le premier est employé à Nancy, le second dans plusieurs usines de la Russie méridionale, le troisième à la Havane pour la désinfection.
- Jusqu’ici aucune fabrique anglaise n’aappliqué la méthode électrolytique pour la préparation des solutions d’hypochlorite. Toutefois des essais sont encours d’exécution à Bradfort et sans doute leurs résultats seront publiés dans le courant de l’année. (A suivre.)
- DIVERS
- Constance ou inconstance de la différence de potentiel explosive, par K. R. Johnson. Dr. Ann., I. ITT. p. 461-471, nov. 1900.
- D’après Heydweiller, la différence de potentiel explosive est à peu près indépendante de la capacité. D'après Jaumann, au contraire, elle dépend de la capacité parce que celle-ci influe sur l'amortissement de . Niais il ne semble pas que celte influence se vérifie expérimentalement. Johnson considère le cas où l’électricité est fournie par une machine de Holtz. L’un des conducteurs de la machine et l’un des pôles du micromètre sont reliés au sol. De l’autre peigne partent deux fils qui conduisent l’un a l’autre boule du mieromcLre et un autre à l’électro-mètre et à la bouteille de Levde.
- D’après le calcul, l'amplitude des oscillations dans la bouteille do Levde est indépendante de la capacité C, de cette bouteille. Elle resterait donc encore la même si C2 = ce : c’est-à-dire que les oscillations doivent aussi se produire dans le conducteur relié au sol. En fait, si on met un voltamètre à la place du micromètre, on obtient toujours un dégagement de gaz à l’électrode reliée à la terre.
- Toutes les expériences effectuées jusqu’ici conduisent à représenter la longueur maxima de l’ctincelle (ordonnée) en fonction de la différence de potentiel E„ ('abscisse) par une courbe, qui, partant de l’origine, s’élève d’abord en tournant sa concavité vers l’axe des abscisses, puis se raccorde aune droite-légèrement inclinée sur cet axe. D’après Jaumann, la partie rectiligne correspond aux conditions dans lesquelles les oscillations de potentiel sont petites vis-à-vis du potentiel statique : la partie courbe correspond au cas où les oscillations prennent une importance plus grande. M. L.
- Le Gérant : C. NAUD.
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- Samedi 16 Février 1901.
- 8* Année. - N" 1
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE Ç,,
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufacture». — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Tulle. — J. BLQNDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE i3;5 Kl LO VOLTS-AMPÈRES DES ATELIERS DOERUKON ET DE MM. ESCHER YvTÏSS ET C5*.
- Les ateliers d’Oerlikon, près de Zurich, ont exposé différents alternateurs, dont deux étaient affectés au service de l’Exposition.
- L’un de ces derniers, un alternateur à courants triphasés, était accouplé avec un moteur de MM. Esclier Wvss, de Zurich, et constituait un des groupes les plus justement remarqués parmi les groupes clcctrogènes à courants alternatifs.
- Moteüh a vapeur. — Le moteur à vapeur, montré sur la photographie de la figure i et en coupes diverses sur les figures a, 3 et 4, est du type compound-tandcm à condensation.
- La machine est construite pour une vitesse angulaire n’excédant pas io5 tours: minute et la pression de la vapeur d’adjnission est de 9 à 10 kg : cm2.
- Les dimensions principales de cette machine sont :
- Diamètre du cylindre à haute pression.................... 65 cm
- Diamètre du cylindre à basse pression....................110 »
- Course des pistons.......................................120 »
- La puissance normale de la machine est de 1 000 chevaux effectifs et peut être poussée a 1200 chevaux.
- A l’Exposition, la machine tournait à une vitesse de 94 tours.
- Le cylindre à basse pression est directement boulonné au bâti à baïonnette, tandis que celui a haute pression est placé à l’arrière du premier. Le palier de manivelle est venu de fonte avec le bâti; le diamètre du coussinet de ce palier, comme celui du palier de bout
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- d’arbre, est de 4° cm ët la portée de 7b cm. Les coussinets sont en quatre pièces’et réglables à l’aide de vis.
- La pièce intermédiaire reliant les deux cylindres repose sur une forte embase et une
- Fig. 1. — Groupe électrogène de i 3^5 kilovolta-ampère* des ateliers d’Oerlikon el de MM. Escher Wyss et O, de Zurich.
- large baie pratiquée dans cette partie permet une sortie facile du piston du grand cylindre. Dans l’intérieur de cette baie se trouve une glissière réglable sur laquelle s’appuie la tige des pistons, laquelle se meut dans des presse-étoupes pourvus de garniture mobile.
- i- un plan p£
- Les deux cylindres sont à enveloppe de vapeur ; l’enveloppe du petit cylindre est traversée par la vapeur avant son entrée dans ce cylindre et celle du gros cylindre par celle s’échappant du réservoir intermédiaire.
- Les pistons des cylindres sont pourvus d’anneaux en fonte système Rangbottom. La distribution de la vapeur se fait, sur chaque cylindre, par quatre tiroirs genre Corliss, actionnés par un [excentrique indépendant. La distribution dans le grand cylindre est
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- réglable à la main; relie du petil est réglée par un déclic d’un nouveau système breveté récemment par la maison Escher Wyss.
- Dans ce système, le levier angulaire, porté par une manette folle autour de l’axe du tiroir cylindrique, reçoit, en dehors du mouvement oscillatoire que lui imprime cette manette, un déplacement angulaire autour de son axe dépendant de la position du régulateur.
- Ce dispositif a l’avantage de mieux préciser le moment où se fait l’enclenchement et par suite l’introduction de la vapeur. L'admission une fois terminée, le tiroir est rappelé dans sa position normale par un rappel avec amortisseur à huile. Les doigts des déclics ont des grains en acier faciles à remplacer.
- Grâce à ce dispositif nouveau des déclics, les charges assez appréciables provenant des dash-pot et qui se faisaient sentir sur les axes des tiroirs de beaucoup de machines à distribution Corliss’ sonL presque entièrement éliminées.
- Des soupapes de sûreté contre les coups d’eau sont disposées sur les valves d'échappement des deux cylindres. .
- Le régulateur vertical à ressorts est du type normal de MM. Escher Wyss et Glü ; il a, en plus, un méeanismepermettant de modifîcr'en marche la vitesse d’environ io p. ioo pour faciliter la mise en [synchronisme de la machine avec une autre. La commande du régulateur se fait par un engrenage.
- Le moteur est muni d’un condenseur à injection ,et d’une pompe à air placée dans les fondations un peu en avant du gros cylindre. La pompe est actionnée par un levier qu’une bielle réunit au bouton de manivelle. Le vireur de la machine est commandé par un petit moteur à vapeur à simple effet à trois cylindres de 11 cm d’alésage et de io cm de course.. Ce moteur peut développer 18 chevaux à une vitesse angulaire de 3oo tours par minute ; la distribution se fait par un déclic décentré et par des tiroirs à pistons. Ce vireur agit sur une denture dont, est pourvu le volant inducteur.
- Le graissage des cylindres est assuré par un graisseur Uamelle à huit départs, quatre pour chaque cylindre.
- Tous les appareils de contrôle et de mesure sont disposés sur une colonnette placée du côté de la distribution entre les deux cylindres.
- Alternateur. —L’alternateur à courants triphasés, exposé par les Ateliers de contractions d’Oerlikon, est du type normal de cette importante maison. C’est un des plus puissants construits par ces ateliers.
- Il a une puissance apparente de 13^5 kilovolls-ampères avec un facteur de puissance minimum de o,8, la puissance vraie do la machine est alors iioo kilowatts.
- La tension normale aux bornes de l’alternateur est de 5 5oo volts ; l’induit étant monté en étoile, l’intensité du courant de débit, par phase, est de 145 ampères. La fréquence est de 5o périodes par seconde et le nombre de pôles 64-
- A l’Exposition l'alternateur n’élait utilisé que pour une puissance de i ooo kilovolts-ampères à la tension de 2 200 volts ; on s’est contenté, pour abaisser la tension, de disposer
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- les bobines inductrices en deux séries en parallèle au lieu de les grouper toutes en série, comme il est prévu pour la marche à 5 5oo volts.
- Cet alternateur, dont les figures 5 et 6 donnent des vues d’ensemble avec coupes et les figures 7 et 8 des coupes à plus grande échelle d’une partie de l'induit et de l'inducteur, présente quelques particularités intéressantes que nous allons signaler.
- Inducteur. — L'inducteur, servant en même temps de volant, est en deux parties assemblées le long de deux bras. L'assemblage est obtenu à l’aide de quatre boulons au moyeu et de quatre boulons par joint à la jante, deux à l’extrémitc des bras et deux passant dans des oreilles venues de fonte à l’intérieur de la jante. Les demi-bras sont serrés entre eux par deux boulons.
- La jante a une section en forme de T et est réunie au moyeu par 8 bras nervurés ; son diamètre extérieur est de 4^9° m et sa largeur de 70 cm. Son épaisseur radiale est de i3 cm sur les branches horizontales du T.
- Les 64 pôles inducteurs sont en tôles feuilletées et maintenues serrées par deux rivets. Leur partie supérieure est un peu plus large que le noyau et va en sc rétrécissant légèrement vers l’entrefer; leur partie inférieure est terminée en queue d’aronde. La fixation des pôles sur la jante est obtenue à l'aide de pièces en acier, à section trapézoïdale, se glissant entre les deux pôles voisins et maintenues sur la jante à l’aide de deux vis la traversant complètement.
- La largeur des épanouissements polaires, parallèlement à l’axe, est de 28,5 cm et leur largeur, perpendiculairement à l'axe, de 12,5 cm.
- Le diamètre extérieur de l’inducteur est de 4>99I m ®t l’entrefer de 4.5 mm.
- Les bobines inductrices sont bobinées sur des carcasses avec joues en bronze ; elles sont arrondies sur la face latérale de façon à laisser un espace assez large entre le noyau et la carcasse pour assurer une ventilation énergique de l’enroulement.
- Chaque bobine comporte 54 spires de fil de 11 mm de diamètre et réparties en 3 couches de 18 spires.
- Pour la marche à 5 5oo volts, toutes les bobines inductrices seront réunies en série et la résistance du circuit ainsi formé sera de 0,7 ohm à chaud. Comme il a été dit, les bobines étaient, à l’Exposition, groupées en deux séries disposées en parallèle.
- Le poids du cuivre sur l’inducteur est de 2800 kg environ.
- L’entraînement se fait avec une seule clavette.
- Induit. — La carcasse de l’induit est formée d’une caisse annulaire en deux parties assemblées suivant un diamètre horizontal et munie de nombreuses ouvertures sur les faces latérales pour assurer une bonne ventilatiou du noyau.
- La section de la carcasse est celle d’un U à angles non arrondis et dont les branches portent, dans une direction parallèle à l’axe, des rebords munis de nervures qui les réunissent à la carcasse.
- L’un des rebords est venu de fonte avec la caisse et porte une nervure intérieure s’appuyant sur le noyau d'induit.
- L’autre rebord est rapporté et vient s’embéquefer sur la carcasse à laquelle il est fixé par des boulons traversant en meme temps les tôles de l’induit; il porte également une nervure intérieure serrant les tôles.
- La carcasse de l'induit repose sur -trois plaques de fondation dont une située au fond de la fosse et deux sous les supports venus de fonte avec la partie inférieure.
- Des doubles coins de rattrapage, munis de vis pour leurs déplacements, sont disposés
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- Fig. 5 et 6.
- Vues d’ensemble en élévation et de bout
- coupes partielles de l’alternateur triphasé de i 3^5 kilovolts-ampèrcs des ateliers d’Ocrlikon.
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- N° 7.
- entre l’induit et chacune des plaques de fondation de façon à permettre d'obtenir un centrage parfait.
- Les plaques de support portent, en outre, des oreilles dans lesquelles passent des vis de butée permettant un déplacement perpendiculaire à l’axe et dans le sens horizontal.
- diamètre intérieur de 5 m et i
- o cm, sa hauteur radiale est de 2.4 cm. Dans le noyau induit sont pratiquées 192 rainures, soit 3 par pôle, destinées à recevoir l’enroulement induit.
- Celui-ci est constitué par des bobines enroulées d’avance sur un gabarit et isolées dans un un tube en micanitc sans joint. Ces bobines sont ensuite placées dans les encoches do l’induit où elles sont maintenues par des plaquettes en fibre glissées latéralement dans des petites rainures ménagées sur le bord des encoches.
- Les bobines induites sont au nombre de 32 par phase et comportent, chacune,
- 11 spires formées avec quatre fils do 3,8 mm de diamètre enroulés en parallèle.
- La résistance de chaque phase est de o,2.5 ohm à chaud; les trois circuits de l’induit sont groupés en étoile.
- Excitatrice. — L’excitatrice est calée sur l’arbre entre le volant et le palier de manivelle.
- C’est une dynamo à 12 pôles avec induit en anneau Gramme; elle est excitée en dérivation. Sa puissance est de 28 kilowatts, soit 200 ampères sous 140 volts.
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- Tableau de distribution. —Le tableau de distribution est réduit à une colonnette placée en avant de l’alternateur et portant trois appareils, un volmètre pour l’alternateur, disposé aux bornes d’un petit transformateur, un ampèremètre placé dans l’un des circuits de l'induit et un ampèremètre disposé en série sur le circuit inducteur.
- Le réglage de la tension est obtenu à l’aide d’un rhéostat en série avec le circuit inducteur ; toutefois, pour éviter les pertes d’énergie, ce rhéostat ne sert qu’à parfaire le réglage, celui-ci étant déjà obtenu approximativement à l’aide d’un rhéostat placé dans le circuit d’excitation de Vexcitatrico.
- Résultats d’essais. — Les courbes de la figure 9 représentent les essais effectués sur l’alternateur en le supposant groupé pour le fonctionnement à 5 5oo volts/
- On voit que l’alternateur est peu saturé, la tension pouvant atteindre 7 500 volts avec le maximum du courant d’excitation.
- L'intensité du courant d’excitation, pour obtenir à vide la tension normale de 5 5oo volts, est de 86 ampères.
- Le courant normal de 14a ampères par phase est obtenu,en court-circuit,avocun courant d’excitation de 33 ampères correspondant à une tension induite un peu moindre que la tension normale aux bornes.
- Avec une charge de 1 100 kilowatts et un facteur de puissance voisin de 0,8, le courant d’excitation nécessaire pour maintenir la tension de 5 5oo volts aux bornes est de 120 ampères, ce qui correspond à une tension induite de 6 ooo volts environ; la chute de tension est donc alors de 18 p. 100 environ.
- Pour l’excitation maxima de 200 ampères avec un facteur de puissance voisin de 0,7 la puissance de la machine peut être poussée à 1 5oo kilowatts avec un débit par phase de 220 ampères, soit une puissance apparente de 2 100 kilowatts-ampères. Le rendement réel dans ces condition serait dep3,5 p. 100 et la chute de tension atteindrait alors 38 p. 100.
- Au régime normal de. 1 100 kilowatts, avec un facteur de puissance de 0,8,le rendement est de 94,2.
- En dehors des caractéristiques à vide et en court-circuit, la figure donne les courbes du rendement et des pertes par hystérésis et frottement et des perles par effet Joule dans l’induit et dans l'inducteur, en fonction de la puissance vraie aux bornes et pour un facteur de puissance compris entre 0,7 et 0,8.
- A la puissance normale, réchauffement dans aucune partie de la machine ne dépasse de plus de 35° la température ambiante.
- GROUPE ÈLECTRQGÈNE A COURANT ALTERNATIF SIMPLE DE 35o KILO VOLTS-AMPÈRES DES ATELIERS DOERLIKONET DE MM. SULZER FRÈRES
- Le second groupe des ateliers d’Oerllkon est à courant alternatif simple et du type à flux ondulé. Il est couplé directement à un moteur à vapeur de MM. Sulzer frères.
- Ce groupe très compact est représenté sur la photographie de la figure 1.
- Moteur a vapeur. — Le moteur à vapeur de MM. Sulzer frères est du type pilon tandem eompound à condensation et à deux séries de cylindres.
- Les dimensions de ces cylindres et la course des pistons sontde :
- Diamètre des cylindres à haute Diamètre des cylindres à basse
- press
- pressior
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- La vitesse angulaire est de 200 tours : minute el lu pression de io kg : cm2. La puissance de ce moteur est de 385 chevaux indiqués avec une admission de o,2D dans le petit cylindre; avec une admission de o,4o la puissance indiquée est de 5i5 chevaux.
- Le bâti est fondu d'un seul morceau avec la plaque de fondation. La distribution se fait par tiroirs tournants communs aux cylindres de mémo diamètre.
- Les arbres du régulateur et du tiroir d’admission des cylindres à liante pression sont disposés pour pouvoir so débrayer facilement au cas où une résistance anormale se produit
- gulateur est muni d'un contre poids ' mobile permettant de faire
- culation.
- Des essais tion faits sur de ce type ont des puissances 297 à 314 che-pression ini-
- varianl entre vapeur par
- atei
- arier la vitesse
- dessous de la male pour la lèle.
- air du conden-mandéo par le graissage se pompe de cir-
- de consomma-une machine donné, pour indiquées de
- natif simple pig. 1. —Groupe «slect d’Ocrlikon est de'Wmterlhu
- ondulé. C’est
- teur à courant alternatif simple 35o kilovolts-ampèrcs, soit 160 ampères
- colts-ampères de MM', c constructions d’Ocrlikon. ’ du type à flux
- le seul alterna-
- l'Exposilion. Sa puissance apparente est de : 200 volts Le facteur de puissance minimum
- est de o,8, ce qui correspond à une puissance utile de 280 kilowatts.
- La fréquence est de 5o périodes par seconde et lo nombre de saillies polaires de 12, ce qui correspond bien à une vitesse de 200 tours par minute.
- Inducteur. — L’inducteur mobile est formé (fîg. 2 et 3) d’une couronne d’une seule pièce en acier coulé et réunie avec le moyen par 6 bras doubles.
- Le diamètre extérieur de celte couronne est de 189 cm et son diamètre intérieur de 172 ; son épaisseur est de 8,5 cm et sa largeur de 7 cm.
- Sur la eouionne inductrice sont disposées deux séries de 12 saillies polaires placées deux par deux en regard l’une de l’autre.
- Les saillies polaires sont constituées par des piles de tôles fixées à la jante par des clavettes à section trapézoïdale glissées dans des logements en queue d’aronde pratiqués dans les tôles. Chaque clavette est retenue par une vis traversant complètement la jante.
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- courant alternatif simple des ateliers d’Oerliktm.
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- Ces masses polaires ont une hauteur radiale de i5,i cm et une largeur, parallèlement à l’axe, de i5 cm.
- La longueur de chaque saillie, qui porte un léger chanfrein sur les côtés parallèles à J’axe, est de ->.z cm.
- Le diamètre extérieur du rotor est de 219,9 cm.
- La bobine inductrice, en deux parties, est placée au milieu de la couronne inductrice cl est centrée par rapport à celle-ci à l’aide des supports qui la retiennent après la carcasse de l’induit.
- Les supports soutiennent une carcasse annulaire à section en forme de T sur laquelle sont placées les deux parties de la bobine inductrice.
- Chacune des demi-bobines inductrices est formée d’une bande de cuivre plat de 60 mm de largeur et de 2 mm d'épaisseur. Les 70 spires formées par chaque bande sont isolées entre elles à l’aide de feuilles d’amiante.
- lies deux demi-bobines sont réunies en série et leur résistance totale est de 0,171 ohm à chaud.
- L’entraînement de l’inducteur se fait par une seule clavette.
- Induit. — La carcasse de l’induit de l'alternateur est constituée par une caisse en fonte en deux parties, dont l'ime, la partie inférieure, porte des pattes reposant sur les plaques de fondation par l’intermédiaire de vis calantes permettant le réglage de l’entrefer.
- Des ouvertures sont ménagées sur la carcasse pour faciliter la ventilation de l’induit cl de l’inducteur.
- Les noyaux induits, au nombre de deux, sont serres à l’aide de boulons entre deux couronnes intérieures venues de fonte avec la carcasse et deux anneaux en deux parties rapportés sur les faces de la caisse extérieure.
- Le diamètre extérieur de la carcasse de l’induit est de 9.97 cm et son diamètre intérieur de 255 cm ; la largeur totale atteint 109 cm.
- Les anneaux induits formés d’une seule pile de tôles minces ont un diamètre extérieur de 203 cm et un diamètre intérieur de 220 cm ; leur largeur parallèlement à l’axe est de 154 mm et leur hauteur radiale, de i65 mm. L’entrefer est de 4 mm.
- Les noyaux induits portent 72 entailles, soit 6 par pôle de l’induit, de façon à permettre éventuellement l'emploi de la machine comme alternateur à courants triphasés.
- Pour son emploi comme alternateur à courant alternatif simple, 011 11’a utilisé que 48 entailles pour loger les 24 bobines de chaque noyau induit.
- Los bobines induites sont, comme pour l’alternateur de 1370 kilo volts-ampères, enroulés sur gabarit et isolées à l’aide d’une gaine en micanite sans joint ; elles sont encore ici maintenues par des plaquettes en libre glissées dans des rainures pratiquées sur les bords des entailles. Entre les deux induits, les bobines sont alternativement rabattues vers le haut ou vers Je bas de façon à réduire la largeur do l’alternateur.
- Le remplacement des bobines se fait avec la plus grande facilité et sans démonter l’alternateur, il suffît d’enlever une des saillies polaires pour pouvoir dégager complètement chaque bobine.
- Chaque bobine comporte 3o spires formées à l’aide de deux fils de 3,5 mm enroulées ôn parallèle.
- Toutes les bobines sur chaque induit sont groupées en série et les deux circuits obtenus couplés en parallèle ; la résistance, totale de l’enroulement induit est de 0,253 ohm à chaud.
- Les prises de courant de l’induit et de l’inducteur sont dispsoées à la partie inférieure de la machine.
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- Excitatrice. — L’excitatrice est calée en porte à faux sur l’arbre môme de l’alternateur. Sa puissance de 2,0 kilowatts environ sous 21 volts. Elle est à quatre pôles et excitée en déri? votion; l'inducteur est annulaire et les noyaux polaires portent chacun une bobine do a44 spires de fil de 4,2 mm de diamètre.
- Les quatre bobines sont en série et la résistance du circuit d’excitation est de o,S6 ohm.
- L'induit denté est enroulé en tambour. Il comporte 65 dents, dans lesquelles sont disposés i3o conducteurs de 4 mm de largeur et 7 mm de hauteur, soit deux par dent. La résistance de l’induit de l’excitatrice est de 0,0172 ohm.
- Tableau. — Le tableau < ampèremètre et un voltmèlr et un ampèremètre pour l'excitation.
- Le réglage se fait comme pour l’alternateur do 1675 kilovolls-anipères à l’aide de deux rhéostats, un dans le circuit d’excilalion de l'excitatrice et un dans le circuit inducteur de l’alternateur.
- t encore ici réduit à une colonne portant trois appareils : u aux bornes d’un transformateur réducteur pour l’alternateu
- Résultats d’essais. — Les courbes de la figure 4 représentent les caractéristiques à vide et en court-circuit de l:altcr-nateur de 3:5o kilovolts-ampèrcs des ateliers d’Oerlikou. On y a ajouté les courbes du rendement et des pertes par frottement, excitation, hystérésis et courants de Foucault ainsi que les perles par effet Joule de l’induit et de l'inducteur.
- L’intensité du courant d’excitation donnant la tension à vide à la vitesse normale de 25o tours : minute est de 63.5 ampères; celle nécessaire pour obtenir l'intensité normale en court-circuit est
- La ligure porte deux points de régime en charge, l’un à 27a kilowatts avec un facteur puissance égala l’unité et par suite un débit de 12a ampères, l’autre à 3oo kilowatts,avec facteur do puissance de 0,8 et un débit de 170 ampères. Ce dernier correspondant à l'ex tation maxima que le circuit d’excitation peut supporter.
- Dans le premier cas, l’intensité du courant d’excitation est de 7a ampères; il est de 1 clans le second. Les courants de débit sont obtenus respectivement avec l’induit en cou circuit pour des intensités du courant d'excitation de 3y,5 ampères et de 53,5 ampères.
- Les chutes de tension, pour le fonctionnement avec charge sans'induction de 27a kil watts, sont do 8,6 p. 100 et pour la charge à 3oo kilowatts avec facteur de puissance de c de 26 p. 100.
- Le rendement, atteint dans le première
- ’ 9'
- 92 p.
- i le second.
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- GROUPE RLECTROÜÈ2Œ DE 700 KILOVOLTS-A.MPÈRE& DE MM. J. J. RIETER ET O ET DE MM. SULZER FRÈRES.
- La Société anonyme ci-dcvant Joli. Jacob Rieter et C'° de Winterthur et MM. Sulzer frères ont exposé en commun, la première pour l'alternateur et la seconde pour le moteur, un groupe électrogène à courants triphasés très remarqué autant à cause de la dynamo à induction extérieure que du moteur à vapeur d’un nouveau système de distribution.
- Ce groupe est représenté sur la photographie de la ligure 1 prise du côté de l’alternateur.
- Moteur a vapeur. —Le moteur à vapeur est du type compound tandem à condensation et horizontal.
- Ses principales dimensions et constantes sont les suivantes :
- Diamètre du polit cylindre....................................... 5a,5 cm
- Diamètre du grand‘cylindre....................................... 87,5 »
- La pression delà vapeur d'admission du petit, cylindre est de ti kg cm2. A cette pression et à la vitesse normale, la puissance normale de la machine est de 750 chevaux indiqués ou 65o chevaux effectifs et correspond à un degré d'admission dans le petit cylindre de 23 p. 100.
- Par une admission dans lo petit cylindre de 0,4, la puissance peut être portée à 1000 chevaux indiqués ou 900 chevaux effectifs.
- La principale particularité de ce moteur est son système de distribution par soupapes, qui est. étudié tout spécialement au point de vue de la commande des alternateurs et des dynamos en général et de façon à obtenir une grande régularité dans la marche, même pour de très faibles charges.
- MM. Sulzer frères ont obtenu ce résultat en employant, pour le petit cylindre* une distribution par soupapes (fig. 2), où le soulèvement des soupapes se fait par des leviers à point d’appui mobile permettant de faire varier le rapport des bras de leviers avec la charge de façon à obtenir un soulèvement de soupape aussi petit qu’on veut et sans ratés pour la marche à vide ou à très faible charge.
- Une seconde particularité, également intéressante, est l’emploi d’un dash-pot sur la tige de commande du levier à point d’appui variable et le transfert du déclic à l’extrémité libre de cette tige près de l’arbre de commande de la distribution. «
- Cet arbre de commande est disposé parallèlement à l'axe commun des cylindres et porte deux excentriques, dont le calage est variable avec la position du régulateur et qui actionnent le déclic par l'intermédiaire d’un système de tiges.
- A la mise en marche, le levier à point d’appui mobile, qui à l’arrêt est soulevé au-dessus de la surface d’appui, vient en contact avec cette dernière et soulève la soupape d'une quantité d’autant moindre que le point de contact est plus rapproché de l’axe de la soupape.
- Les soupapes sont à quatre sièges ; l’emploi du dash-pot a principalement pour but d’annuler la puissance vive après la fermeture des soupapes.
- Les soupapos d’échappement sont commandées également par les excentriques réglant l’admission et par l'intermédiaire de-leviers à point d'appui variable.
- La distribution sur le grand cylindre se fait par soupapes Sulzer ordinaires.
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- ,4,
- Alternateur. teursàinducteurs mobiles extérieurs.
- Sa puissance apparente est de 700 kilovolts-am-pères, avec un facteur de puissance égal ou supérieur à 0,8. La puissance utile est donc de 56o kilowatts .soit 800 chevaux en-
- - L’alternateur appartient au type, assez
- l'Exposition, d’alterna-
- par seconde, < qui, à la viles* de roo tours p; minute, corre pondà un nombi de pôles égal à 6 a ado, pour celte dynamo, le type à inducteur mobile extérieur,, parce que remploi machine tandem exige un très lourd volant et que le dispositif à inducteur extérieur permet de réd de la niasse du volant au
- ire le poids de la partie tournaille er : extrémités du plus grand diamètre.
- reportant la majeure partie
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Les figures 3 el 4 représentent des vues d’ensemble avec coupes partielles de l’alternateur de J.-J. Rietor et Cio ; les ligures 5 et 6 sont des coupes à plus grande échelle d’une portion de l’induit et de l'inducteur.
- Inducteur. — Le volant est solidement construit; il a été coulé d’une seule pièce, puis sectionné en deux parties assemblées à l’aide de 4 boulons par joint à la jante, et de a au moyeu.
- Fig. -J. — Coupc perpendiculaire à l’axe du petit cylindre du moteur à vapeur coropound tandem de MAI. Sulzer l'rc-res.
- La jante est réunie par 4 paires de bras au moyeu, ce qui donne une grande stabilité. La partie de la jante destinée à soutenir les pôles inducteurs est en portc-à-faux.
- Le diamètre extérieur de la jante est de 5,8o m et son diamètre intérieur de 4)9^ m. La largeur totale est de 97,0 cm.
- Les pôles inducteurs sont en acier coulé el sonlfixés à la jante par des boulons traversant la couronne intérieure formant celle-ci.
- Ils sont formés par des noyaux polaires de forme circulaire de 14 cm de diamètre sur
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- >0
- lesquels sont rapportées des pièces polaires, retenues par une vis et de forme rectangulaire, dont les bords,
- Taxe, sont légè.
- des pièces polaires sont de 2.4 cm sur
- lésage de l'inducteur est de 4,422 m et l’entrefer de
- L’enroulement
- istitué par des
- tion. Chaque bobine comporte i3^spires
- Le poids de cui-
- support de l’induit
- plaque de fondation d’un des paliers de lamachine à vapeur.
- La carcasse de l’induit est formée
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- par une caisse annulaire en fonte, ouverte sur sa surface extérieure de façon à recevoir le
- d’induit formé d’une pile
- des boulons
- de la carcasse, l’un venu de fonte avec cette dernière, l’autre, rapporte et divisé en plusieurs
- La carcasse est supportée par urie étoile à 12 bras pouvant tourner autour du support fixé au palier, de façon à permettre de rendre accessible n’importe quelle partie de l’induit pour visiter les bobines ou
- boulons fixent en temps normal la carcasse au support.
- Le diamètre extérieur de la carcasse de rinduitestde4,o4m. Le diamètre extérieur de
- de 24 cm. La hautoui
- L’enroulement induit est réparti dans 180 trous, c’est-à-dire 3 par pôle* Ces trous sont
- de MM. J.-J. Ricter et Cle. ... ... 1 ,,v
- sur ses petits cotes par deux
- demi-cercles. Les dimensions de ces trous sont de 55 mm sur 28 mm.
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- s4j
- L’enroulement de chaque phase comporte 3o bobines, une par paire de pôles. Chaque bobine est formée de 12 spires de 3 fils de 4.2 mm de diamètre en parallèle.
- La résistance de chaque phase est de 0,20 ohm, les 3 phases sont groupées en étoile.
- Le poids de cuivre de l’induit est d’environ 55o kg.
- Excitatrice. — Le courant d’excitation de l'alternateur est fourni par une excitatrice dont l'induit est monté en bout d’arbre. Les figures 7 et 8 représentent des vues et coupes de cette machine.
- C’est une dynamo de 10 à 12 kilowatts sous 160 à 170 volts.
- L’inducteur a 12 pôles, la carcasse inductrice est en fonte et les noyaux polaires, en
- Le diamètre d'alésage de l’inducteur est de 100 cm.
- L’induit denté a un diamètre extérieur de 99 cm et une largeur utile de i4cm.
- L'enroulement induit est en tambour série.
- Résultats d’essais. — L’intensité du courant d'excitation nécessaire pour obtenir la tension de 3 /00 volts aux bornes, à la fréquence de 5o périodes par seconde, est de 43 ampères.
- L'intensité du courant d’excitation, calculée pour obtenir en court-circuit l’intensité normale de débit de 123 ampères par phase, est de 15 ampères.
- En charge, avec un facteur de puissance de 0,8, l’intensité du courant d’excitation calculée est de 07 ampères.
- Le poids de cuivre total utilisé sur la machine est de 2000 kg environ, soit 3,6 kg par kilovolt effectif ou 2,85 kg par kilowat-ampère.
- Le rendement, en pleine charge et cos a = 0,08, est de = 94 p. 100.
- HORLOGE ÉLECTRIQUE TtlURÏ
- Cette horloge, construite clans les ateliers de M. 11. Cuénod, de Genève, convient aussi bien à la distribution de l'heure qu’à la mise en mouvement des appareils scientifiques exigeant une puissance motrice assez considérable en mémo temps qu’une très grande régularité de marclie, comme les équatoriaux astronomiques, les ehronographes enregistreurs, les séismoinètres, etc.
- Elle diffère des horloges ordinaires tant par la nature de la force motrice que par la nature du pendule régulateur. En effet, au lieu d'utiliser la pesanteur ou l’élasticité d’un ressort, elle utilise les actions électro dynamiques d'un courant fixe sur un circuit mobile, et comme organe régulateur, elle comprend un pendule conique au lieu du pendule circulaire presque toujours employé jusqu’ici (1).
- (b La substitution du pendule conique au pendule circulaire présente certains avantages.
- Le pendule circulaire, dont le mouvement alternatif exige le mécanisme de l’échappement pour sa transformation en mouvement circulaire de sens constant, ne permet en effet qu’un mouvement intermittent et saccadé, comme on le voit en examinant l’aiguille des secondes d’un régulateur destiné à l’horlogerie ; cela résulte do la nature mémo de l’échappement et ce mouvement saccadé ne peut être transformé eu mouvement circulaire uniforme qu’à l’aide de mécanismes délicats et avec un résultat final toujours imparfait. De plus, l’échappement exclut dans une grande mesure, l’emploi d’une force motrice disponible un peu grande, toutes les fois que la force disponible employée n’est pas absolument invariable.
- Les avantages du pendule conique n’avaient pas échappé à M. Thury qui, dès 1880, construisit un régulateur électrique à pendule conique qu’il appliqua à un équatorial de 6 pouces. Plus tard, l’observatoire de Genève, puis l’observatoire Urania, de Berlin, appliquèrent des régulateurs de ce genre à la conduite de grands équatoriaux.
- Cos appareils ont toujours fonctionné très régulièrement et les rapports d’essais effectués sur eux, rapports
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- Lorsqu’il s’agit, comme c’cst généralement le cas, de transmettre à distance le mouvement de l’horloge, celle-ci doit être complétée par an ou plusieurs appareils sympathiques. Le système complet se composera donc de l'horloge mère et d’un certain nombre d’horloges sympathiques. Pour actionner celles-ci, M. Thury a utilisé des moteurs synchrones alimentés par des courauts polyphasés produits par l'horloge mère.
- Description. — L'horloge mère, dont la ligure 1 donne une vue d’ensemble et la figure >. une coupe verticale, se compose d’un dynamo-moteur transformateur, muni d’un régulateur très précis. Le moteur est actionné par un courant continu fourni par une batterie d'accumulateurs 011 par toute autre source de courant et l'enroulement de son armature est relié en plusieurs points (ordinairement trois) aux tils de transmissions à distance.
- Le socle de l’appareil a supporte l'induit fixe o enroulé en anneau 'Gramme Paecinotti, à l’intérieur duquel se meut un inducteur d composé d’un noyau en fer doux traversé au centre par un axe creux vertical, sur lequel il est. assujetti. Cet inducteur, excité par une dérivation du courant continu ou par un courant continu indépendant, est réglé par le régulateur de vitesse.
- Les bobines inductrices / (fig. 2 et 3), supportées par le noyau, portent dans ce but deux enroulements distincts dont l’un sert au réglage et l’autre est excité en permanence par un courant convenable.
- Un plateau fixé au-dessus de Panneau sert de support au collecteur h du.moteur qui est fixe ; il maintient également le coussinet supérieur i de l’appareil, qui guide l’axe. Le coussinet inférieur k, formant crapaudine, est monté sur le socle; il guide et supporte l’axe, ainsi que toutes les pièces qui y sont assujetties.
- publiés dans les Mémoires de la Société de physique et d’histoire naturelle de Genève, t. XXIX, p. 16-31, i88.j. dans l’ouvrage Handhuch der Astronomischen Instrumental, l II, p. i 114, sont très favorables à l’emploi de ces régulateurs. Nous trouvons en effet les conclusions suivantes dans le rapport des essais sur ie régulateur de
- 9/100 de seconde, soit \j2,6000 du temps total.
- u Les plus grandes variations de marche dans le même laps sont sûrement inferieures à 4/10 de seconde, soit 1 ,'45oo du temps total.
- , » Les valeurs relatives seraient plus faibles si l’on eût prolongé davantage la durée des expériences.
- a On a préféré l'éleclromoteur à une horloge ordinaire pour les motifs suivants :
- » i° Jj’clcctromoli-üir n’exigeant aucun remontage laisse plus de liberté à l'observateur.
- Causées par le' poids des pièces accessoires, dont on peut être appelé "à charger le réfracteur durant, le cours d’une observation. On évite ainsi la nécessité de perdre un temps quelquefois très précieux, à chercher les nouvelles conditions d'équilibre de l'instrument lorsqu’il vient d’être chargé de ses accessoires.
- » 3° Enfin le mouvement de l’élcctromotcur offre une plus grande uniformité que celui de la plupart des horloges employées à mener les équatoriaux ».
- Ajoutons que le régulateur, dont il est question ici, était composé d’un pendule conique à ressorts avec douille mobile servant à établir ou à rompre un contact électrique. Cette disposition provoquait de légères résistances. L'appareil a été perfectionné, et aujourd’hui, il ne comporte ni douilles ni ressorts ; les deux bras du pendule conique sont suspendus librement et le contact électrique destiné au réglage s’effectue très près de ce point de suspension.
- Une variation extrêmement minime de l’angle d'écartement des bras suffit pour établir ou pour rompre le courant de réglage, qui est très faible et 11’excède pas o,o3 ampère sous 2 volts dans le dernier appareil construit. L'arrangement des circuits inducteurs permet d’éviter complètement la formation dans le circuit de réglage d’exlra-conrants capables de produire une étincelle. Il résulte de ces dispositions que le régulateur fonctionne sous un angle d’écartement constant et que les efforts nécessaires pour établir ou pour rompre le contact de réglage sont pratiquement négligeables, vu l’extrême faiblesse du courant à transmettre ; c’cst ainsi qu’il a été possible d'obtenir, dès les premiers essais, une précision de marche suffisamment grande pour pouvoir la comparer à celle des meilleures horloges à pendule circulaire et à échappement; des essais tout récents faits sur l’appareil qui a figuré à l’Exposition ont donné des résultats eucore plus satisfaisants.
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- Doux anneaux l et m, fixés
- * la
- vent à transmettre le courant continu, d'une part à l'enroulement excitateur de l'inducteur et, d’autre part, aux deux balais mobiles qui distribuent eux-mêmes le courant à l'armature.
- L axe de 1 appareil porte, à sa partie supérieure, un pendule conique à deux branches et h bras croisés, afin d être isochrone sous un angle aussi étendu que possible. Les bras du pendule portent des contacts p, dont une des surfaces, constituée par une vis réglable, est reliée à l'enroulement de réglage de l'inducteur. Lorsque les bras du pendule s'écartent au delà d’une limite déterminée, les contacts se rompent. Certaines fine- • luations de vitesse entre deux réglages successifs sont évitées en donnant, aux masses / et «du pendule conique, un poids relativement lourd.
- Le courant polyphasé est directement recueilli sur l'enroulement de l’induit fixe par trois prises q, faites sur chaque tiers de l'enroulement, d’où partent les trois fils pour la mise en mouvement svn-e des horloges sympa-L'un de ces fils peut être ; par la terre.
- On arrive ainsi à transmettre à distance une quantité d'énergie relativement grande, qui n’a pas à passer par l'intermédiaire de contacts autres (pie les contacts glissant sur le collecteur continu h ou les bagues continues l et m.
- Le seul contact alternatif, celui du régulateur.n'aàlransmetlrequ’une fraction très minime du courant.
- Le réglage de l’horloge est, comme cela a été dit plus haut, obtenu de l'enroulement excitateur f\ spécialement réservé à cet effet. Celte portion do l'enroulement est bobinée en sens inverse de l’autre, et a pour effet, d’affaiblir le champ, ce qui produit une accélération du mouvement.
- Aussitôt que les bras du pendule conique s’écartent suffisamment, les contacts coupent le courant qui traverse ces spires de réglage f le champ se renforce et la vitesse tend à diminuer; le (;ouranl qui traverse les contacts /> se trouve ainsi réduit au minimum.
- En d’autres termes, le courant passe en permanence dans l’enroulement d'excitation et circule seulement dans l’enroulement de réglage lorsque les contacts des pendules touchent la vis p. Le champ inducteur diminue alors, en présence des champs opposés produits par les doux bobinages; la vitesse du moteur augmente, le contact des pendules se rompt et l’enroulement de réglage est mis hors circuit. La vitesse de l'horloge mère oscille dont;
- chroniqu ihiques. ! remplacé
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- ; partie
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- T. XXVI, — N° 7.
- entre deux limites
- Pour les appareils réeepleurs qui provenant des moteurs triphasés, il s de disposer d’un courant hexaphasé qi synchrone.
- peut rapprocher autant qu’on veut en proportionnant convenablement les masses et les enroulements.
- L’étincelle d’extra-courant ne se produit pas parce que, le circuit d’excitation priueipal étant constamment fermé, les courants d’induction qui s’v développent, au moment d’une rupture du circuit de réglage, agissent, en sens inverse sur cet enroulement et réduisent la force éleelromotrice induite à une quantité négligeable.
- L'appareil récepteur, ou horloge sympathique, schématiquement représenté figure 4i est constitué par un moteur synchrone composé d'un aimant permanent en fer à cheval e, moulé sur pivot, qui actionne la minuterie, et de trois bobines iixes induites, reliées entre elles par un fil commun et par trois conducteurs avec l’horloge mère. Ces bobines sont ainsi parcourues successivement par les courants triphasés émis par le moteur de l’horloge, et le champ tournant produit entraîne l’inducteur en fer à cheval qui marche ainsi synchroniquement avec l’horloge mère. On obtient ainsi une minuterie très simple. Le mouvement des. aiguilles est pratiquement, continu lorsque la vitesse de l’horloge mère dépasse ipo tours par minute.
- On obtient un nombre de tours des horloges sympathiques plus faible que celui de l’horloge inère, en doublant ou en triplant, le nombre de pôles des bobines induites dos moteurs.
- û demanderaient un mouvement plus continu que celui
- rail facile, par l’intermédiair ’on appliquerait au moteur
- d’un transformateur,
- Avantages du système. — La transmission électrique de l’heure se fait ordinairement par le moyen de courants continus, émis périodiquement par l'horloge mère ; le moteur de l’horloge sympathique doit alors être assez puissant pour mener le mécanisme pendant un temps très court par rapport au temps Lotal, et le courant à transmettre pour la distribution de l'heure doit être proportionnellement plus fort. .
- 1 je courant moteur n’est, généralement émis qu’une fois par minute, et le temps nécessaire pour faire avancer le mécanisme est inférieur à une demi- seconde, soit 1/120 du temps total ; l’énergie à transmettre, pendant cette demi-seconde, doit donc être Piir
- ïp.o fois plus forte qu’elle ne le serait avec un mécanisme moteur Détails desTcomiexions agissant d’une façon continue.
- Dé plus, par le fait même du mouvement saccadé, d’autres dépenses d’énergie sont exigées pour vaincre l'inertie des pièces en mouvement, et ces dépenses 11e sont pas restituées au moment où le mécanisme s’arrête.
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- Avec les horloges sympathiques, du système Thury, qui emploient un moteur synchrone, dont la puissance peut être très réduite, les courants électriques nécessaires au fonctionnement sont réduits en proportion, et la distribution à un très grand nombre d’horloges devient possible. Les batteries d’accumulateurs ou les piles seront donc beaucoup moins l'orleu.el leur entretien rendu plus facile.
- Par suite de cette faible consommation de courant, la résistance ohmique des réseaux de distribution est pratiquement sans influence sur la marche des horloges sympathiques, et ces horloges peuvent être do très grandes dimensions sans exiger pour cela l'emploi de courants intenses.
- Les horloges sympathiques sont toutes indépendantes et sans influence les unes sur les autres.
- 11 convient encore de remarquer que les courants polyphasés ont l’avantage d'être émis, non par des contacts alternatifs, sujets à usure et déréglables, mais bien directement par la source même, soit par l'anneau du moteur transformateur, et n’ont, par conséquent, pas à passer par des organes de réglage. Cela a une grande importance au point de vue de la précision du fonctionnement ; le pendule n’est en effet pas influencé par la résistance qu'il aurait à vaincre, dans des horloges électriques ordinaires, pour établir les contacts nécessaires à la transmission d’un fort courant.
- L'influence perturbatrice des courants d'induction sur les réseaux de transmission de. l'heure : décharges atmosphériques, inductions de forts courants d’éclairage, tramways,' transmissions de force, sera réduite au minimum, sinon totalement suprimée, dans les distributions de l’heure par courants polyphasés. Cela résulte de l’emploi de moteurs synchrones, peu sensibles à tous autres courants qu’aux courants polyphasés, qui sont nécessaires à leur marche. Une distribution de l’heure à deux fils (le troisième peut être la terre) sera du reste beaucoup moins sujette aux effets-perturbateurs des orages et des courants industriels que les distributions ordinaires à un fil ; l'induction étant à peu près annulée par l’emploi du double fil.
- Il n’y a pas à craindre d'effets d’éleetrolyse dans les réseaux, ce qui facilite i’isoiemenl des conducteurs, qui peut être relativement médiocre, car la tension du courant nécessaire à la distribution peut être extrêmement faible, puisqu’une intensité de courant très réduite suffit a la marche de ces horlog-es à mouvement continu.
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- Enfin, un point important pour les distributions de l’heure dans des appartements, le mouvement des horloges sympathiques est non seulement continu, mais encore silencieux.
- J. Reyval.
- SUR LÀ NON-EXISTENCE DE LÀ SUPÉRIORITÉ SIGNALÉE
- DES COURANTS TRIPHASÉS DANS LES TRANSPORTS D’ÉNERGIE
- La supériorité des courants triphasés dans les transports d'énergie, au point de vue de la dépense du cuivre, se présente aujourd’hui sous forme d’axiome indiscuté en électrotechnique. On démontre :
- Le transport d’une puissance P, en courant monophasé ou en continu, sous une tension E, exige un courant-U.
- La même puissance, transportée par des courants triphasés, sous la même tension E, i P
- exige sur chaque phase un courant -jt»—.
- Avec le monophasé ou le continu, il faut deux conducteurs ; avec les courants triphasés, trois. Les dépenses de cuivre, à densité de courant égale dans la ligne, seront, par suite, dans les deux cas. comme :
- y „ P
- a' É“ ^ ° s/'i'ïL
- soit comme: 2 et y/3. Donc, à tension égale entre deux (ils de ligne, l’économie réalisée par l’emploi des courants triphasés est dans le rapport de 2 —• (;) à 2.
- Mais la comparaison dans ces conditions — tension égale entre deux fils de ligne — n’est pas légitime. Peu importe, en effet, la différence de potentiel entre les fils : clic sera certainement toujours trop élevée pour que l’on n’ait pas encore à se préoccuper des accidents, elle ne le sera pas suffisamment pour que l’on put déjà, dans le cas des fcanalisalions aériennes, redouter les décharges disruptives à travers l’air. D’ailleurs, accidents et décharges disruptives auraient plus de chances de se produire avec trois fils à tension différente qu’avec deux.
- La seule tension qu’il importe de connaître, en réalité la seule à laquelle le choix de tels isolateurs ou de tel isolement impose une limite, c’est la tension supportée par les isolateurs ou l’isolant dans la ligne.
- Pour comparer judicieusement le- courant monophasé (*) et les courants triphasés, il faut donc supposer que, dans les deux cas, on utilise mêmes isolateurs ou même épaisseur d’isolant et qu’isolateurs ou isolant travaillent sons la même différence de potentiel.
- Dans ces conditions, qui sont celles que l’on doit vraiment et uniquement envisager, nous allons voir que la supériorité signalée des courants triphasés n’existe pas et que
- (i) Comme on sait, par rappc que les courants triphasés reprt
- rants triphasés, c’cst « courants diphasés » qu’il faudrait dire. De même ois courants décalés dp transportés par trois conducteurs distincts,
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- l'economie de cuivre de 20 p. 100 que l’on porte à leur actif ne s’obtient précisément qu’on faisant travailler isolateurs ou isolant sous une tension plus forte qu'avec du courant monophasé, soit en rendant, de ce chef, l’isolement plus précaire, tout comme par l’utilisation d’une tension plus élevée en monophasé.
- Prenons, par exemple, le cas d’une ligne aérienne avec des isolateurs ayant une résistance à l’isolement p. Pour l’alternatif simple, il faut deux conducteurs, deux isolateurs par poteau p (schéma ï) ; pour les courants triphasés, trois conducteurs et trois isolateurs (schéma 2). Le poteau peut être considéré comme neutre : il est au potentiel du sol. Dans
- ces conditions, si F, est la différence de. potentiel entre les fils, avec le monophasé, chaque isolateur doit supporter la tension— ; avec les courants triphasés, pour lesquels le schéma 2 correspond au montage en étoile des trois résistances à l’isolement 0, chaque
- isolateur doit, on le voit, supporter uni sur l’isolement sont proportionnels.
- a plus forte Comme les effets destructifs •é de la tension auquel il est soumis, on îarque immédiatement l'infériorité manifeste des courants triphasés, à tension égale entre les fils, au point de vue de la conservation de cet isolement.
- Mais, silos isolateurs s’accommodent d’une tension E. entre les fils avec les courants triphasés, ils s’accommoderont, dans les mêmes conditions de fonctionnement, d’une tension E' =—entre les fils, avec du monophasé.
- V 3
- Or, si nous prenons cette nouvelle tension pour l’alternatif simple, les dépenses de cuivre seront précisément les mêmes pour les deux sortes de courants. Encore le monophasé comptera-t-il à son avantage de nécessiter un tiers de moins d’isolateurs, d’admettre une perte en ligne par défaut d’isolement d’un tiers plus faible, de réduire d’un tiers les frais d’entretien de la ligne.
- Cependant, pour que la comparaison au point de vue de la dépense de cuivre seule soit équitable, il faut encore supposer que nous consentons, dans les deux cas, à une même dépense pour l’isolement de la ligne et cela avec une même perte par défaut d’isolement.
- Je puis donc reporter l’isolement du troisième conducteur que nécessitent les courants triphasés, par parties égales, sur les deux conducteurs de l'alternatif simple. Au lieu de trois isolateurs à double cloche, par exemple, je prendrai deux isolateurs à triple cloche ; au lieu de trois cables avec une épaisseur d’isolant de 2 mm, je prendrai deux câbles avec une épaisseur d’isolant de 3 mm.
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- Dans ces conditions, la résistance à l'isolement p deviendra-^- p et l’on se rend compte que, si je consens a une même destruction spécifique de Visolant, je puis, avec du monophasé, a dépense pour l'isolement et perte par.défaut d'isolement égales, prendre entre les fils une tension -3- lois plus grande qu'avec les courants triphasés. La comparaison entre courant monophasé et courants triphasés ainsi conduite se solde par une économie de 20 à 20 p. ioo de cuivre en laveur du monophasé (*).
- II n’est même jusqu’aux pertes par conductibilité ou convection dans l’atmosphère qui ne soient à l'avantage du monophasé. À tension égale entre deux fils de ligne, ces pertes sont en effet trois fois plus grandes avec les courants triphasés. En prenant une tension i,5 fois plus grande en monophasé, ces pertes, si on devait les prendre en considération, seraient encore plus faibles avec ce dernier de
- Concluons donc :
- Au point de vud de l’économie dans l’installation de la ligne, la supériorité des courants triphasés est illusoire, et, si l’éclairage est le seul but de la transmission, c’est faire une véritable erreur technique que de les utiliser : on accroît gratuitement les dépenses pour l'isolement de la ligne. L’alternatif simple, à plus forte raison le continu, restent, au point de vue des frais de transmission, les courants les pins avantageux.
- O11 sait d’ailleurs que, pour un même nombre de fils utilisés, il en est de môme dans la distribution, où le monophasé à 3 fils est notablement supérieur aux courants triphasés avec 3 fils C).(montage des récepteurs en triangle).
- La comparaison entre le monophasé et tous les courants polyphasés se poursuit facilement. D’une manière générale, 011 se rend compte que la dépense pour l’isolement• augmente avec le nombre de phases; les «rourants improprement dénommés diphasés étant considérés comme tétraphasés.
- T.a particularité des polyphasés à nombre impair de phases (triphasé, pentaphasé, etc.) de réduire la tension efficace la plus grande entre les fils reste sans intérêt. Chaque phase doit ôlre isolée, dans tous les nas, par rapport à un même point neutre.
- Cependant, si 011 ne voulait pas consentir à renforcer assez l'isolement, pour arriver, par l'utilisation d’une tension suffisamment élevée, à réduire convenablement la section de cuivre employée, on serait parfois conduit, avec do l’alLernalif simple, à diviser chaque conducteur en n branches. Dans ces conditions, puisque l’on consent gratuitement à multiplier les isolateurs plutôt qu'à accroître leur pouvoir isolant, que, en d’autres termes, on préfère mettre l’isolement on quantité au Heu de le mettre en tension, sans s’inquiéter davantage de la réduction du poids du cuivre, il sera indifférent d’employer soit de l’alternatif simple, soit des courants polyphasés jusqu'aux courants polyphasés de 2 n phases inclus —les courants diphasés ordinaires étant toujours considérés comme des courants tétraphasés.
- Marins Latour.
- (2) Les dépenses de enivre sont comme 3a,a5 et 7$.
- c dans
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SC1ENTJFIQUE
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Dispositif pour obtenir des courants polyphasés d’une distribution monophasée.
- Oa sait que, dans un alternateur, le courant a un retard de phase sur la force électromotrice dépendant des résistances ohmique et inductive. Le courant qui parcourt le circuit peut être considéré comme résultant de deux forces élec-Lroinotrices présentant une différence de phase de 90° : celle qui produirait la même intensité dans un circuit de même résistance ohmique mais sans self-induction et celle qui serait nécessaire pour vaincre la force électromoLrice de self-induction du circuit.
- On peut obtenir deux courants présentant une certaine différence de phase et dérivés d’un alternateur monophasé, en intercalant clans un des circuits une résistance inductive. Mais si les courants ainsi produits doivent servir à l’alimentation d’un moteur alternatif, on perd une partie de la différence do phase obtenue par ce lait que les enroulements du moteur possèdent eux-mêmes une self-induction notable.
- II. Wagner a employé un procédé qui permet d’obtenir des courants avec différence de phase déterminée à Laide de deux courants présentant une faible différence de phase, obtenue parles procédés habituels.
- AD (fig. 1) représente en grandeur et position la force électromotrice d’une source alternative (alternateur ou secondaire d'mi transformateur), CD celle qui règne aux bornes d’une bobine d'induction qui forme une branche dérivée, ADC est l’angle de phase des deux, forces électromotrices, AC est la force électromotrice résultante aux bornes d’un circuit de transmission alimenté par la source AD et qui, par suite
- de l’inductance CD, fait Langle de phase CAD avec AD.
- La plus grande différence de phase que -Ton puisse obtenir ainsi est représentée par l’angle CAD. Si l’on dérive un courant entre le point C et un point E de AD, celui-ci fait alors Langle ACE avec AC- On peut évidemment former ainsi un nombre quelconque de circuits, présentant avec AC des différences de phases ACE, ACE,, etc,, et formant avec AD les angles CEA, CE,A, etc.
- AC représente la force électromotrice qui
- celui formé par les enroulements d'un moteur alternatif, elle peut être considérée comme la résultante de la force électromotrice de self-induction BC et de la force électromotrice A13 qui serait nécessaire pour produire le courant correspondant clans la même résistance ohmique et opposé à la force électromotrice engendrée
- CL représente la force électromotrice cjui règne aux extrémités d'un circuit de transmission, par exemple d’un système d’enroulement d’un moteur polyphasé ; sa grandeur et sa phase dépendent de celles des forces éleclromotrices
- AC, CD et AE.
- Les figures >. et 3 représentent l’application de ce dispositif «à des moteurs polyphasés.
- AD (fig. 2) est l’enroulement secondaire d’un transformateur T ; les deux enroulements X et. Y d’un moteur diphasé M sont reliées en C et communiquent par leurs extrémités libres avec A etE. La bobine inductive I est insérée entre D et C.
- -X,Y Z (fig- 3) représentent les enroulements d’un moteur triphasé, les bobines Y et Z sont
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- reliées en C, leurs extrémités libres sont attachées en A et E au transformateur T. L'enroulement X est établi entre les points A et E du
- transformateur et le point de liaison Ci est relié à l’extrémité 1) du secondaire du transformateur par la bobine d’induction I. G. G.
- Influence de la forme des courbes périodiques sur le courant de charge des lignes de transmission, par F.-G. Baum. The Electricul World, t. XXV’J, p. 6io, 20 octobre 1900.
- M. Steinmetz (’) a montré que, lorsqu’il y a des harmoniques dans la eourbc périodique de latension, l’intensité du courant, mesurée par un ampèremètre en série avec un condensateur placé dans le circuit, n’est pas donnée par la formule
- I ~ E. C oj (i * 3J.
- E étant la valeur efficace de la tension aux bornes du condensateur.
- Pour pouvoir étudier la variation du rapport qui représente la résistance apparente du condensateur, il est nécessaire de lire les valeurs de la tension sur un voltmètre électromagnétique, car les voltmètres électrostatiques étant aussi des condensateurs, à une erreur dans la mesure de l’intensité du courant, par suite de la présence d’un condensateur, correspondrait une erreur de même nature dans la mesure de la tension, et le rapport des deux lectures serait constant et indépendant de la forme de la courbe périodique de la tension.
- Au point de vue pratique, il ne s’agit pas de rechercher comment il est possible d'augmenter la capacité apparente d’un condensateur en in-
- i (1) Voir L'Êcl. Élec.l., t. XXII, p. 4i5, 17 mars 1900.
- P) \oir Jankt, ferons d éleclrolech/iic/ue générale,
- p. 3ig.
- troduisanl des harmoniques convenables dans la tension, mais de rechercher quelle est, avec les courbes périodiques de force éleetromotrice que donnent de bonnes machines, la variation de la capacité apparente.
- On peut admettre que les bons alternateurs ont des courbes périodiques de tension ayant seulement un maximum par demi-période et non une courbe dentée comme celle de la figure 1 ; nous supposerons, en outre, qu’il n’y a pas de résistance en série avec le condensateur.
- lérons
- maxim
- conque,
- quantité d’électricité en valeur absolue qui passe à travers l’ampèremètre pendant une période corn plète.
- Pendant que la tension varie de zéro à son maximum Emax la quantité d’électricité passée
- Q = Emoi C ;
- elle est par suite indépendante du temps que la tension met à atteindre sa valeur maximu. O11 a par suite pour une période complète Q = 4IW C
- et, pour f périodes par seconde,
- Q =4E«„C f.
- Cette équation montre que la valeur moyenne du courant est indépendante de la forme de la courbe périodique de la tension puisqu’elle ne dépend que de la valeur maxima IIlloy = 4Emax Cf.
- L'ampèremètre indiquant toutefois la valeur efficace, laquelle dépend de la forme de la courbe périodique, il en résulte que les valeurs efficaces,
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- pour des courbes ayant la môme valeur niaxima, peuvent être différentes.
- Pour la sinusoïde, on sait que le rapport est égal —, on a alors
- lctf = t:\J~ Emax Cf.
- Comme de plus E,„nir = E^y/2 , on a htr = mfErffC — Ec/r C w.
- considéi
- extrême
- courbe représentée sur la figure 2 et pour laquelle, comme 011 le vérifie facilement,
- On a alors
- Im,v - 4 pT V'ffCf.
- D’autre part, la valeur instantanée du courant dans le condensateur dépend de la variatiou de la tension et comme cette variatiou est constante pendant une demi-période, la forme de la courbe périodique est rectangulaire; c’est la ligne ponctuée de la figure 2.
- Pour cette dernière forme, la valeur efficace est la môme que la valeur tnoyenue, on a donc :
- tangulaire, car la variation est infinie ou nulle; mais on pourrait considérer celui de la figure 3. Le calcul serait un peu compliqué; mais, pour
- une même valeur efficace de la tension la valeur maxima sera un peu plus petite que celle correspondant à la sinusoïde et, par suite, à celle de la courbe de la figure 2. La forme du courant sera celle indiquée en pointillé.
- E11 résumé, les courbes pointues donneront des courants plus grands que ceux correspondant à la loi sinusoïdale.
- Avec des courbes à plusieurs pointes par demi période, l’intensité du courant ou Incapacité apparente seraient accrues dans des proportions considérables.
- Une courbe triangulaire ne pourrait être employée sur une longue transmission à 40000 ou 5o 000 volts, car avec cette tension et une ligne de 160 kilomètres, il faudrait déjà environ 1 5oo kilovolts-ampères pour charger la capacité de la ligne avec une tension sinusoïdale. Avec une courbe à plusieurs pointes, le courant de charge de la capacité pourrait être deux ou trois fois plus grand 'qu’avec une courbe sinusoïdale et correspondre h une puissance supérieure à celle de la station génératrice.
- C-F. G.
- ÉLECTROCHIMIE
- b,f — 4 v/3 EC/I Cf — -4v/,i . E,.rCw.
- Dans le cas de la loi sinusoïdale, ce rapport
- Il n’est pas possible d’étudier le cas d'une force électromotrice périodique de forme rec-
- Anodes pour la préparation èlectrolytique des alcalis, par A.-V. Weightmann. The Engineering and Mining Journal. 4 août 1900 et Moniteur scien-tifU/ue (4), t- XIV, p. 766, nov. 1900.
- Dès les débuts de l’électrolyse des chlorures alcalins, les inventeurs ont pensé que le nœud de la question résidait dans la durée des électrodes positives, et il n’est pas nécessaire de chercher bien loin pour quelle raison. La demande en charbons de bonne conductibilité
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- électrique et de bonne structure physique était très limitée, on ne les employait guère que pour les lampes à arc, et les fortes dimensions des anodes employées dans les électrolyseurs étaient une nouveauté complète. Il résultait de ces faits que les prix étaient si élevés qu'on considérait comme impossible la fabrication économique des alcalis et du chlore au moyen de l’électrolyse, si l’on ne pouvait assurer une longue durée aux anodes. On s’attacha donc avec ardeur à produire des anodes remplissant les conditions suivantes : i° posséder une bonne conductibilité électrique; 2°n’être pas attaquées par les produits de l’électrolyse.
- Eu ec qui concerne la première condition, les métaux, le carbone et quelques autres substances comme quelques sullures et oxydes étaient seuls possibles. La seconde condition nous réduit au platine ou aux métaux de ce groupe, à scs alliages et au carbone sous scs diverses formes. On regardait les premiers de ces corps comme trop coûteux ot le dernier comme trop pou résistant et on abandonna pendant un certain temps ces substances pour essayer de produire des anodes qui ne sc détériorassent pas en usage continuel.
- Fitz Gérald (Brevet anglais iC 1246 do 1890) introduisit dans le commerce une substance qu’il nomma « lithunode » ; c’était du peroxyde de plomb comprimé en plaques et durci par un procédé spécial'. Il se trouva cependant que la lithanode, bien que n’étant pas attaquée par F oxygène ni le chlore, se détériorait eu présence d’acide chlorhvdrique. Dans les sels du commerce généralement employés, on rencontre toujours des sulfates en petite quantité ; durant l’électrolyse, de l’acide sulfurique est libéré à l’anode et, en présence des chlorures solubles il se l'orme de l’acide chlorhydrique qui attaque la lithanode avec formation de chlorure de plomb et de chlore :
- >'.v»SO* + 2IPO = aNaOH -R H«SO» 4 2O
- II2SOl -f-2NaCl = Na2S04 + 2HCI TbO2 + 4IIC1 = PbCl* 4 Cl2 4 2IPO.
- La lithanode est un bon conducteur de l’élec-. tricité et est beaucoup employée dans les fabriques d’accumulateurs.
- Hocpfner (Brevet anglais n° 9079 de 1891] préconise l’emploi de « ferro-silicium avec ou sans carbone, de silicium, de bore, de tungstène, de chrome et de leurs composés avec le fer, avec
- ou sans addition de carbone ». O11 soumet au courant électrique une fonte siliceuse, à une température plutôt inférieure à celle de fusion du fer. On y place deux électrodes et Ton fait passer un courant continu, en employant une barre de fer, comme cathode, etunebarre.de charbon comme anode. La première se recouvre d’un enduit siliceux qui doit être bon conducteur et ne pas être attaqué par les produits de Télcc-trolyse. Liveing (Brevet anglais nos 3“43 et 3^44 de i8q3) porte au rouge, dans un courant de. chlore, les électrodes de charbon afin d’en chasser les hydrocarbures. Parker et Robinson (Brevet anglais 6007 de 1892) recommandent le phosphure de chrome.
- O11 n’obtient pas des électrodes parfaites, mais quelques-unes de celles que nous venons de signaler ont été, ça et là, définitivement adoptées. On a fait beaucoup d’essais pour fabriquer des charbons contenant diverses substances inactives, mais, dans la plupart des cas, seulement à l’étal do mélange mécanique, les inventeurs n’ayant évidemment pas tenu compte du fait que l'attaque des électrodes 11’est pas due à une action mécanique, mais à une actiou chimique. De fait, ces mélanges n’étant pas des combinaisons chimiques, les réactions chimiques des composants subsistent sans altération.
- Ce n’est qu’après avoir étudié et réalisé les conditions dans lesquelles se produit l'attaque des charbons qu’on pouvait espérer y remédier.
- Si Ton emploie comme anode, dans l'électro-Ivse d’une solution d’acide chlorhydrique pur, une plaque de charbon, de sorte qu’il 11e se dégage que du chlore, le charbon est très peu attaqué. D'autre part si Ton place la même plaque comme anode dans une solution d’acide sulfurique pur, de telle sorte qu’il ne se dégage que de l’oxygène, elle se détériore rapidement, la majeure partie de l’électrode tombe en boue noirâtre au fond du récipient, un peu de carbone s’échappe, avec l’oxygène, à l’état d’anhydride carbonique M une autre portion se combine avec les éléments présents pour former des composés organiques très complexes étudiés déjà en 1883 par Bartoli et Papasogli (Journal of fhe Chemical Society, 1883, p. 092). Ces auteurs ont établi qu’il se produit un composé qu’ils nomment mellogène C'IFO4, ainsi que des traces d'acides earboxvlés du benzène, de l’ncidc mel-liqueC^IDO^et de l’acide pyro-mclliqueC10H6Ofl.
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- Cohn a publié, dans la Zeitschrift fiir Elehtro-chemie, le résultat, de ses recherches sur les réactions du carbone quand on l’emploie comme anode dans une solution qui dégage de l’oxygène. Ce travail avait été entrepris dans le but de construire une batterie primaire permettant de produire l’électricité directement à partir du coke et il concerne plus particulièrement les réactions d’oxydation seules que les réactions d’oxydation combinées aux effets de désagrégation qui nous occupent actuellement.
- En considérant la destruction du charbon comme un mal inévitable, de nombreux inventeurs prirent des brevets pour tourner cette difficulté de diverses manières, en particulier en fabriquant les électrodes aussi bon marché que possible pour réduire à un minimum les frais de leur renouvellement.
- C’est surtout Holland et Richardson qui se sont distingués dans cette voie et leur méthode a été finalement adoptée par la Electrochcmical Company de St-Helens, Lancashire. On prend du charbon de cornue brut en bloc, on en polit grossièrement une des faces dans laquelle on creuse ensuite une gorge. On les place alors côte à côte en intercalant entre eux du plomb fondu, chaque bloc de carbone étant relié électriquement au suivanL par le plomb coulé dans la gorge. On enlève ensuite l’excès de plomb et les surfaces métalliques exposées sont recouvertes d’un vernis qui les protège des agents chimiques. Lorsque les électrodes sont usées, on en fond le plomb pour l’utiliser de nouveau. La méthode de Connor est à peu près la même, elle est employée par la Parent Eletrolytic Company à Farnwortb, Lancashire, pour le procédé Hargreaves-Bird.
- Une fois les causes de l’attaque des charbons bien définies, on se tourna d’un autre côté pour y remédier. Comme nous l’avons déjà dit, la cause principale de la destruction des anodes n’est pas le dégagement du chlore, mais celui d’oxvgène et, pour diminuer le plus possible cet inconvénient, c’est ce dégagement surtout qu’il faut empêcher. Or, il peut être dû à des causes diverses : ce sont la présence de soude caustique, celle d’hypoehlorite, de chlorate ou de perchlorate et de tous les acides oxygénés du chlore ainsi que celle des sulfates et d’acide sulfurique dans le compartiment des anodes.
- L’hypochlorite de sodium se produit lorsque,
- par suite de vices de construction de la cuve électrolytique, la soude pénètre dans le compartiment des anodes :
- 2 NaOH + aCI = NaCIO -f 11*0 + NaCl
- el, dans certaines conditions de température, etc., il peut se transformer en chlorate.
- HNaCIO = NaCIO* + 2 NaCl.
- On voit donc que la production de ccs composés ne représente pas seulement une perte directe en chlore et en soude caustique et, par conséquent, une diminution de rendement, mais exerce une influence considérable sur la durée des anodes. La perte est donc double, et, en empêchant la formation de ces composés, 011 atteint un but doublement avantageux. Les moyens et les méthodes employés pour arrivera ce résultat représentent, pour une bonne part, le succès de tel ou tel type d’électrolyseur.
- Causes qui modifient l'attaque des anodes de charbon. — Nous venons de signaler, comme cause prédominante de la dëstruetion des charbons, la présence de composés pouvant fournir de l’oxygène. On arrive à des résultats très curieux en faisant varier, les quantités d’oxygène et de chlore. Lorsqu’il se dégage de l’oxygène pur, l’attaque a constamment lieu à la surface de l’anode, répartie également sur toute cette surface ; le carbone tombe, en poudre fine, au fond du récipient. Quand il se dégage 10 à 5o p. 100 de chlore et go à 5o p. 100 d’oxygène, le carbone montre une tendance curieuse à se désagréger surtout à la surface de la solution. Cela est surtout marqué quand il se dégage 10 p. 100 de chlore et cela diminue graduellement jusqu’à 5o p. 100; ensuite le charbon est attaque régulièrement, proportionnellement à la quantité d’oxygène. Du reste tous ces effets varient beaucoup avec la qualité du charbon employé.
- La part importante qui revient à la densité de courant dans la destruction des charbons, n’est pas très généralement reconnue, celle-ci est d’autant plus rapide que la densité est plus forte. On voit qu’il est important d’avoir une densité de courant aussi faible que possible, ou, en d’autres termes, une surface d’électrode aussi grande que possible. Il faut aussi que le courant soit distribué très également sur toute la surface, sinon l’effet nuisible d'une forte densité de courant se fera sentir à certains endroits plutôt
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- qu’il d’autres et détruira plus vite le charbon en ces endroits. C’est ainsi qu’une anode irrégulière sera attaquée de façon que 'sa surlace tende à s’aplanir, les parties les plus voisines des cathodes travaillant à densité de courant plus fortes qiïe les autres. L'attaque des anodes augmente quaud la température s'élève, c’est une des objections qui ont été laites à l emploi de conduites de vapeur, etc., pour chauffer l'électrolyte.
- On a employé avec quelque succès des électrodes de graphite ou de charbon graphité à la surface, bien que Bnrtoli etPapasogli aientétabli que, lorsqu'il se dégage de l’oxygène, il se forme de l’acide graphitique (WlPO'b On a employé, pour le procédé Castner-Kellner, à Wid-nes et au Niagara, des charbons graphités préparés en plaçant des charbons ordinaires dans de la pondre de charbon, en y faisant passer un courant de 5o à 3oo ampères par pouce carré, de façon à les amener au rouge blanc et en laissant ensuite refroidir lentement. Les charbons perdent ainsi 5 p. ioo environ de leur poids, deviennent beaucoup plus- durs et augmentent un peu de volume ; leur résistance électrique
- Les fabriques qui utilisent les procédés Cast-ner semblent avoir maintenant abandonné cette méthode, surtout à cause du coùl de préparation. La « iMatthieson Alkali Works » à Niagara Falls^ la « Castner-Kellner Alkali Company » en Angleterre et la c Deutsche Solway Works » en Allemagne, qui, toutes, utilisent les brevets Castner et qui jadis employaient le procédé Cast-ncr pour la préparation de leurs électrodes, font maintenant usage d’électrodes préparées par la « Achcson graphite Company », à Niagara L'alîs, suivant les brevets Acheson. M. E. G. Achcson a montré que le charbon n’est pas converti en carbone graphitique par la chaleur seule, mais qu’il est nécessaire que le charbon passe par un evcle d’opérations chimiques effectuées à haute température. Pratiquement, à Niagara-Falls, le eoke est mélangé à du goudron et à un métal ou un oxvde métallique approprié; la masse ior-mée est moulée et après quelque temps, soumise il la température du lour électrique : la cuisson est prolongée jusqu’à ce que les réactions entre le carbone et les constituants métalliques se soient effectuées; il se forme des carbures qui sont aussitôt décomposés, le métal se 1
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- volatilise et le carbone est libéré sous forme de graphite.
- Gérard et Sroet (I). R. P. -89261 graphitent la surface des charbons on les chauffant avec l'are électrique. Lytc [Brevet anglais 110 7094 de 1893), emploie des charbons à noyau métalli-
- Essai des électrodes de charbon. — Les lois suivant lesquelles les électrodes sont attaquées étant très mal connues, il est extrêmement difficile de déduire leur qualité de leur composition chimique ou de leurs propriétés physiques, et il est préférable de les placer directement dans des conditions aussi voisines que possible des conditions industrielles. Pour cela, on prendra de chaque espèce do charbons une baguette de 6X^X1 pouces et on les suspendra dans un récipient convenable contenant une solution- a 10 p. 100 d’acide sulfurique. On emploiera, comme électrode négative, un cylindre de plomb entourant l’anode, de façon que tous les points de celle-ci soient à peu près équidistants de la cathode. On réunira les divers charbons en tension et on fera passer le courant, de telle suite qu'on obtienne une densité de courant voisine de celle employée dans la pratique. Les charbons avant été pesés avanL l’expérience, on laisse le courant passcrxlurant 10 à 12 heures; au bout de ce laps de temps, ou ouvre le circuit, ou retire les charbons, on les lave et on les sèche soigneusement et on les pèse de nouveau. On trouve toujours que le charbon qui a le moins perdu de poids est celui qui donne les meilleurs résultats dans la pratique.
- Emploi, du platine et de ses alliages. — T.a grosse objection faite à l'emploi du platine est son coût élevé, mais il présente le grand avantage de résister presque au chlore et à l’oxygène et absolument, s'il s’est allié à environ 10 p. 100 d’iridium. Les nombreux brevets qui ont été pris ont tous eu pour but d’économiser le métal et de diminuer ainsi les irais d’installation. On a d'abord essavé dé déposer électrôlvtiquement du platine sur du cuivre et d’autres métaux, mais c'est un fait connu que Jcs métaux se précipitent à l'état cristallin, la couche qu’ils forment est plus ou moins poreuse et ne protège pas d une façon efficace le métal sous-jacent. Au lieu de déposer du- platine sur du cuivre, 011 a pensé à déposer du cuivre sur de minces feuilles de platine afin de les empêcher de se gondo-
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- 1er et afin de leur conserver une conductibilité et une résistance mécanique suffisantes. On recouvrait d'un vernis les faces de cuivre exposées ou on plaçait dos à dos deux plaques. Ileraeus ( Brevet anglais 1154 de i8y0) se sert de tubes de platine remplis de plomb et reliés par de minces feuilles de platine. Kcllner (Brevet anglais 22207 de I^9^) préconise l’emploi de tubes de platine munis de projections latérales en forme de nervure et d’un noyau de métal. Le Sueur a récemment introduit, avec quelque succès, des électrodes en platine iridié qui ont été expérimentées par la « Electre Chemical Company » à Rumford-Falls, Me. et à Berlin, X. 11. Des fils fins "de platine iridié, à 10 p. 100 d'iridium, sont coupés en morceaux de 8 pouces de longueur, on les enroule, puis on les aplatit à l’exception d’un petit bout à chaque extrémité. On les coupe ensuite par le milieu, 011 réunit les parties non enroulées et on les soude dans un tube de verre de sorte que les extrémités en dépassent juste le fond. Ou eteud alors radiale-nient les parties aplaties et, pour les préserver durant le montage, on les fixe avec de la cire à sceller sur des disques de. carton. Une fois placées dans la cuve clectrolvtique, on les réunit avec; le conducteur en plaçant une goutte de mercure dans les tubes de façon à établir un contact entre les fils de platine et une tige de fer qui va du conducteur au fond du tube. On place dans chaque cuve un grand nombre de ces électrodes qui reviennent chacune ii environ centimes.. Les avantages préconisés par l’inventeur sont : i° la distribution régulière du courant au moyen de la quantité minimum de platine ; 20 la facilité offerte au dégagement du chlore gazeux qui permet d’éviter mie forte po-
- mince couche de gaz à la surlace des électrodes.
- On emploie exclusivement des électrodes de platine dans la fabrication du chlorate de potassium, la forte proportion d’hypochlorile empêche absolument de se servir du charbon, ces composés dégageant de l’oxygène au cours de l’élec-trolyse.
- Sur le dégagement d’oxygène à l’anode dans l’électrolyse des chlorures alcalins, par F. Foerster et H. Sonneborn. [Zeitschrift furElccktrocho-
- «««d. vr, P. 597l 1900.
- Les recherches effectuées sur l’électrolyse, avec ou sans diaphragme, des solutions neutres
- des chlorures alcalins ont démontré que, lorsque l’on emploie des électrodes en platine poli, de l’oxygène est libéré à l’anode, dès le début de l’électrolyse, et eu quantité d’autant plus forte que la solution est plus concentrée en ions CIO. Divers chimistes, parmi lesquels M. Foerster, en ont conclu que l’oxygène provient de la décomposition des hypochlorites formés par réactions secondaires.
- Mais, d'un autre côté, les expériences do Le Blanc et de llaber et Grinberg (2) ont prouvé qu’il se dégage de l’oxvgène à l'anode durant l’électrolyse dos solutions diluées d’acide chlorhydrique et que la quantité produite augmente fortement par rapport à la quantité de chlore libéré quand on accroît la densité du courant et quand on diminue la teneur de la solution en ions Cl. Comme, dans ces'conditions, il ne pouvait se former trace d’hypochlorite, on était tenté de conclure que, pour une concentration en ions OH notablement supérieure à celle des.solutions chlorhydriques, il so pouvait que ces ions se déchargent dans l’clcctrolyse des solutions neutres de chlorures alcalins, meme en présence d'un excès d’ions Cl. Toutefois le fait que, pour chaque ion négatif OH qui sc décharge, il reste dans la solution un ion positif II et qu’elle devient ainsi toujours plus acide, rend douteuse la conception que nous venons de mentionner. Aussi, afin de compléter nos connaissances sur l’électrolyse des chlorures alcalins, les auteurs sc sont proposé de déterminer dans quelle proportion il se forme de l’oxygène, directement, par électrolyse d’une solution neutre, soit à l’étal libre, soit à l’étal de chlorate formé par réaction primaire, el cela indépendamment des combinaisons oxygénées qui se produisent à l’anode par réaction secondaire.
- La méthode expérimentale, qui pouvait permettre d’élucider ce point, devait satisfaire aux conditions suivantes : i° Il fallait que l’alcali libre, qui se lorme à la cathode durant l’expérience, ne pût en aucune façon arriver à l’anode ; 2° Il fallait maintenir, le plus possible, la concentration en chlorure invariable à l’anode, pendant toute l’expérience, pour pouvoir rapporter les résultats expérimentaux à la concentration en chlorure employée ; 3° 11 fallait, enfin, que
- (‘) Zeils physiï. Chem., t. VIII, p. 327.
- (2) Zeits anorg. Chem., t. XVI, 198 et 329.
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- de o,3 h 3,i6 équivalents-grammes par litre ; l'intensité du courant était d’environ 1 ampère, ce qui correspondait à une densité de courant de o.o33 amp: cm2 ; la durée de chaque expérience était de 1 h. 47 ™ ; la température se maintenait à 180, sauf avec les solutions les plus diluées où elle atteignait parfois 20-21°. L’analyse des couches liquides situées entre l’anode et la cathode a montré que, dans tous les cas, il existait une couche intermédiaire, neutre, sans hypochlo-rite et dont la teneur en chlorure n’avait pas changé pendant l'expérience. Dans toutes ces expériences, il ne s'est dégagé à l’anode qu’une très faible quantité d’oxygène; il ne s’est formé dans la solution qu’une quantité très faible aussi d’acide chlorhydrique et la quantité de chlorate trouvée a été également extrêmement minime. L’énergie correspondant à l'oxygène dégagé n’était que 0,43 à 0,09 p, 100 de l’énergie totale dépensée dans l’éleclrolyse, pour les trois solutions les plus concentrées.
- Ces résultats ont été confirmés par ceux d'autres expériences avec des densités de courant plus élevées. Trois expériences faites sur des dissolutions d'acide chlorhydrique ont également montré que la quantité d’oxygène dégagé ne correspond qu’à une très faihle fraction (0,9 à 4,5 p. 100) cle l’énergie totale employée à l’élec-trolyse.
- Aussi les auteurs concluent-ils ainsi :
- avec une solution 0,1 N, el même le plus souvent o,co3 — 0,01 N, de soude ; on employait une solution êthéréc d’iodoêosme comme indicateur.
- Comme, d’après ilaber el Grinbcrg, dans l’éleclrolyse
- biné à l’étal chloriquc, il était important, au cours de ces essais, de déterminer s’il se produisait du chlorate de potasse ou de l’acide chloriquc, cl dans quelle proportion. La solution obtenue à la lin do l’expérience qui servait à l’analyse des gaz n’était pus susceptible de fournir ce résultat ; en effet, la quantilé^de chlore, tr-aus-
- résultat quelconque sur la quantité, en tous cas bien inférieure, de chlorate existant. Aussi, après qu’ou avait prélevé les petits échantillons de solution dont il a été parlé, aspirait-on environ 20 cm3 de liquide dans le voisinage immédiat de l’anode. O11 chassait le chlore de celte solution et on déterminait la quantité de chlorate quelle contenait en la distillant avec un excès d’acide chlorhydrique. On arrivait ainsi au moins à une appréciation de la quantité do chlorate produit. !
- « En présence des résultats que nous venons d exposer ainsi que de beaucoup d’autres antérieurs, on peut considérer comme définitivement fondé le principe suivant que nous avons déjà émis à plusieurs reprises :
- » Le chlorate et Voxygéné libre, qui se forment dans l’èleetrolyse des solutions neutres et pas trop diluées des chlorates alcalins, avec ou sans diaphragme, proviennent, pour ainsi dire exclusivement, de l'hypocklorite el deVacide hypochloreux produits au cours de Vèlectrolyse.
- » C’est dans ce principe qu’il faut chercher l’explication, encore aujourd’hui si discutée, do la formation électrolytique des chlorates.
- » Il faudra reprendre, d’une façon décisive, la question de la production du chlorate et de l’hypoehloritc, lorsque les recherches sur l’élec-trolyse des solutions d’hvpochlorite et sur l’influence intéressante, observée par Lorenz et Wehrlin, du platinage des électrodes, seront arrivées à leur terme.
- » Les expériences qui précèdent montrent d’une façon indubitable que les anions de l’eau, dans l’élcctrolyse même des solutions concentrées des chlorures alcalins, prennent part aux phénomènes de décharge, La proportion dans laquelle cela a lieu varie, avec la concentration en chlorure, de la même manière que Ilaber et Grinberg l’ont trouvé pour l’acide ehlorhvdrique dilué, mais d’une façon encore plus accentuée, car d’unepart, la concentration en ions Cl croit moins vite que la concentration en chlorure, dans les solutions un peu concentrées que nous avons employées et, d’autre part, plus il se décharge d’ions OH, plus leur concentration tend à décroître par suite delà formation d’acide chlorhydrique.
- » On 11e peut établir la diminution de concentration en ions OH au voisinage immédiat de l’anode; mais elle a toujours lieu lorsqu’on éleotrolvse une solution neutre de chlorure sans qu il se forme d’hvpochlorite. On serait porté à croire que, lorsqu’il se forme de l’acide hypochloreux, dans l’éleetrolyse avec diaphragme, il-agirait de façon à augmenter la quantité d’oxygène produit grâce à son instabilité et à cc que, en présence d’acide chlorhydrique, il tendrait à diminuer le nombre des ions II et, par conséquent, à augmenter celui dos ions OH (J). Cette
- (J) Cf Fiekster et Sorbk. — Zeits fur anorg. Chem,, t. XXIII, p. 158 et suiv.
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- action serait encore plus accentuée dans l'élec-trolyse sans diaphragme, où, en môme temps que l'acide hypochloreux, ses sels arrivent à l’anode. Plus forte est la concentration de ces sels, moins l’acide est dissocié ; ou pourrait peut-être expliquer ainsi, par l'augmentation des ions OU, produits par les ions CIO, le parallélisme signalé par l’un de nous entre le dégagement d’oxygène et la décharge des ions CIO. Ce n’est que de cette façon qu’on peut concilier avec l’expérience l’opinion soutenue par Wohl-ville et aussi par Lorenz et Wehrlin, que les phénomènes anodiques, dans l’électrolysc des chlorures alcalins, sont en connexion avec la décharge des ions OH. Il est douteux qu’on arrive à décider expérimentalement entre les deux .opinions, car l’état de l’clectrolyte aux environs de l’anode doit varier, suivant l’une et l’autre, à peu près de la même façon. »
- Les progrès de l’électrochimie et de l’élec-tromètaîlurgie en 1900, par John B C Kershaw. The ELectrician, t. XLVi, p. 388 et 428, 4 et n janvier iyui. Voy. L'Eclairage Electrique du 26 janvier, p. i-f.3 et du 9 février p. 143.
- 7. Nickel, — L’emploi toujours croissant du nickel dans l’industrie du 1er a amené les électrométallurgistes à s’occuper du problème de l’extraction et de l’affinage de ce métal par l’éleotrolyse.
- La production du monde entier pour l’année 1 899 a été estimée à r 35o tonnes, la plus grande partie du minerai utilisé provenant des mines de la Nouvelle Calédonie et des mines canadiennes de Sudbury. Ce minerai est encore traité par des méthodes purement métallurgiques pour l'obtention du nickel brut, mais l’affinage de ce métal est effectué éleetrolytiquement en Angleterre, en Allemagne et au Canada.
- Comme il a été dit précédemment à propos du cuivre, un procédé, dû à Hoepfner, est employé à Papenburg (Allemagne) pour l’extraction •directe du nickel de ses minerais par électro-lyse. Le minerai est grillé, concassé et lavé avec une solution renfermant du chlorure cuivreux et du chlorure de calcium. La solution est ensuite électrolysée entre des anodes en charbon et des cathodes en cuivre pour en retirer le cuivre. Quand la proportion de nickel en solution a atteint 10 p. 100, le cuivre, le fer et le plomb qui s’y trouvent sont enlevés par des moyens chimi-
- ques et la solution do chlorure de nickel ainsi purifiée est électrolysée en employant des cathodes en nickel sur lesquelles se dépose le métal. D’après une information fournie à l’auteur par le Dr Hoepfner. les résultats obtenus à l'usine de Papenburg seraient des plus satisfaisants ; toutefois, en raison de la date récente depuis laquelle l’usine est en exploitation, M. Kers-hnw pense qu ilest prudent de réserver toute appréciation sur le succès financier de l’entreprise.
- A Hamilton (Ontario), on a mis en essais un autre procédé électrolytique, celui de Frasch. Dans ce procédé, le minerai est employé directement comme anode, l’électrolyte étant de l’eau de mer. Il se forme à l’anode des chlorures des métaux contenus dans le minerai et à la cathode une solution de soude. De la solution des chlorures, le cuivre est retiré par voie électrolytique; les autres métaux, par voie chimique. Il serait prématuré de se prononcer sur la valeur pratique de ce procédé.
- Les méthodes électrolytiques d’affinage employées par la Balbach Go, aux Etats-Unis, par T. Rolton and Sons, en Angleterre, par Gus-tav Menne and C°, en Allemagne et par Niko-lajev, en Russie, sont analogues à celles utilisées pour l'affinage du cuivre. Une des principales difficultés que l’on rencontre dans ce mode d’affinage provient de ce que le nickel tend à c s’exfolier » quand 011 cherche à l’obtenir en couche un peu épaisse ; suivant Foerster, cette difficulté peut être surmontée en prenant un bain électrolytique a une température assez élevée.
- A Clydach, dans les South Wales, on emploie sur une grande échelle le procédé d’extraction de Mond, qui n’a rien d’élcctrolytique. On forme d'abord du niekel-earbonylc en faisant passer de l’oxyde de carbone sur le minerai chauffé et contenant le nickel à l’état métallique.
- A Sault-Sainte-Marie, dans le Ganada, on obtient dit-on des ferro-niekels par le traitement direct des minerais de Sudbury au four électrique de Clerguc. L’alliage produit contient y p. 100 de nickel, mais il contient aussi diverses impuretés parmi lesquelles le silicium, cl il n’est pas certain qu’il soit suffisamment pur pour la fabrication de l’acier au nickel. Si la pureté était suffisante ce procédé prendrait certainement une grande extension.
- 8. Ozone. — Peu de chose à dire sur le déve-
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- loppement de l'industrie de Fozone pendant l’année 1900.
- Le Commercial Ozone Syndicale, formé pour exploiter l’ozoneur Yarnold en Angleterre, s’est mis volontairement, en liquidation et aucune nou-yelle société ne s’est formée en vue de continuer son exploitation. L’application de l’ozoneur Yarnold qu’avait en vue le syndicat, le raiiinagc et le blanchicnient des huiles, n’a pas encore été réalisée bien que depuis deux ans des rapports très favorables d’experts aient été publiés sur la valeur de ce procédé.
- La stérilisation de l’eau au moven de l’air ozoné attire toujours beaucoup l’attention,.et la présentation à l’Exposition Universelle, par la Soeiélé industrielle de l’ozone, du procédé Mar-mier et Abraham, essayé antérieurement à Lille, a été beaucoup commentée. Suivant Borchers, ce procédé est actuellement en usage à Lille et à Boléo (Mexique), mais il reste quelque doute sur le caractère expérimental ou industriel de ces installations. Il est d’ailleurs peut-être encore trop tôt pour considérer ce mode de purification de l cau comme assuré d’un succès définitif et il est significatif que de semblables installations faites à Blankenburg, à Oudshoorn et à Paris ont cessé d’être exploitées.
- La valeur pratique des procédés d’épuration dépend de leur prix de revient. Comme l’eau doit être filtrée avant d’être soumise à Faction de l’air ozoné, le traitement par l’ozone est, dit M. Kershaw, certainement inutile pour les eaux que distribuent la plupart des compagnies eu Angleterre. En France, où l’on apporte moins d’attention à la pureté des eaux, les eaux potables sont, continue l’auteur, notoirement mauvaises et dans ces conditions, il peut y avoir nécessité à la purification de l’eau après son filtrage sur le sable (’). Suivant M. Abraham, la stérilisation
- d’une eau de contamination moyenne reviendrait à o,oo45 fr par mn, mais à l’Exposition on indiquait le chiffre beaucoup plus élevé de
- Les» seules autres applications de l’ozone, à la connaissance de M. Kershaw, sont le blanchiment des textiles, employé en Silésie, et la fabrication des parfums, utilisée en France ; dans le premier cas, on prend des ozoneurs Siemens et Ilalske, dans le second des ozoneurs Yerley.
- 9. Zixc. — Il n’y a guère de faits intéressants à l’actif de l’année 1900, à signaler dans l’industrie électrochimique du zinc.
- E11 Angleterre, le seul procédé exploité industriellement est celui dclloepfner. Les détails de ce procédé sont d’ailleurs tenus secrets. On croit qu’il consiste à électrolyser une solution de chlorure dans un appareil à diaphragme avec anodes en charbon.Du zinc électrolytique,obtenu par ce procédé dans leur usine de Winnington, en Chcshirc, était présenté par Brunncr, Mond and Co à l’Exposition Universelle. Ce zinc contient 99,0 p. 100 de inctal pur. L’usine de YVm-nington a cté agrandie cette année et son exploitation paraît rémunératrice.
- Le procédé Cowpcr-Coles n’est pas encore exploité industriellement et le procédé Swin-burne-Ashcroft ‘(qui difFère des précédents en ce qu’il exige une fusion) n’est pas encore sorti de la période expérimentale. Des perfectionnements ont cependant été apportes a ce dernier procédé cl 25o 000 lrancs ont été afl’ectés à des essais sur des minerais complexes de la Tasma-niau Copper Co. Le procédé modifié comprend les opérations suivantes : le minerai pulvérisé est mélangé avec du chlorure de zinc fondu, du chlore gazeux est envoyé dans la masse fondue ; le chlorure de zinc et le chlorure de plomb fondus ainsi obtenus sont décantés et séparés de la gangue insoluble, puis clcctrolysés dans un récipient spécial. Il semble que ce procédé présente des difficultés d’ordre mécanique assez grandes ;
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- elles peuvent sans doute être surmontées, mais Temploi de chlore gazeux sous pression n’est pas sans occasionner des difficultés d’un autre genre.
- A Elîesmere-Port, près de Manchester, le procédé Fry est actuellement en exploitation, mais le traitement électrolytique de l’oxyde de zinc obtenu est encore dans la période des essais. Jusqu’ici ce procédé a donc un caractère uniquement métallurgique, et ses produits sont du plomb-, de l’argent et de l'oxyde de zinc. L'obtention du zinc de ce,dcrmer produit est basée sur sa dissolution dans un bain de chlorure fondu et l’clcctrolvse de la masse entre dos anodes en charbon et une cathode en zinc en fusion (J).
- Le procédé Ellcrhausen, uniquement métallurgique aussi, était exploité à Llanelly (South Wales) pour le traitement des minerais sulfurés complexes. Le minerai est fondu; le plomb, l’argent et le zinc sont volatilisés et les vapeurs sont condensées par leur passage dans de l’eau. Les métaux sont recueillis en partie à l’état de boues, en partie à l’ctat de solutions de leurs sels. Une portion de l’argent, reste avec le cuivre et l’or, dans la matte. La Britîsh Sulphides C°, propriétaire des brevets Ellerhausen a, cette année, porté son capital a 2 ooo ooo fr et a en globe la compagnie française; l’usine de Llanelly a été fermée et le traitement effectué uniquement à l’usine française d’Angoulèmc. Aucun renseignement n’a été publié sur la méthode adoptée pour lé traitement des solutions métalliques fournies par ce procédé, mais il est probable que le zinc est séparé par voie électrolytique.
- En Allemagne, le procédé DiefFenbach, bien qu’il ait été considéré tout d’abord comme donnant toute satisfaction, n’est plus en exploitation industrielle; d’autre part, quoi qu’il ait été dit à ce sujet, il n’est pas certain que le procédé Hoepfner soit en usage dans ce pays. Les dernières informations que M. Kershaw a reçues relativement à l’application de ce dernier procédé indiquaient seulement que l’usine électrolytique de Hruschau, en Silésie, et celle du Canada, où doit être exploité cc procédé, ouvriraient probablement en 1901.
- Dans le cours de l’année dernière, Ronts-chewsky a fait des essais en vue de déterminer l’influence des agents d’oxydation dans le com-
- (i) Voir L'Êci. Électt.XXII, p. 3io, 24 février 1900.
- partiment anodique d’un électrolvseur à zinc. U a trouvé qu’en employant des anodes en plomb et une faible quantité de chlorate, il pouvait obtenir du peroxyde de plomb à l’anode sans diminuer la qualité du zinc déposé sur la cathode. En substituant du ehromate au chlorate et employant un électrolyseur à trois compartiments, il obtient à l’anode du ehromate de plomb ayant la teinte requise en peinture, et à la cathode du zinc métallique. Ces modifications au procédé usuel d’électrolyse peuvent'avoir de l’importance si l’on trouve des débouchés aux composés de plomb obtenus comme sous-produits.
- . Eu ce qui concerne l’électrogalvanisation, aucun fait important n’est à signaler à l’actif de l’année 1900.
- Conclusions. — Cette revue de l’industrie électrochimique et électrométallurgique montre que si le progrès est lent, il est néanmoins réel. Le nombre des usines utilisant l’électricité pour des opération chimiques ou métallurgiques s’accroît d’année en année, et aujourd’hui il doit dépasser 200. La plupart de ces usines emploient l’eau comme puissance motrice, mais comme on l’a fait observer à propos du carbure de calcium, cette source d’énergie n’est pas toujours la plus économique. Le développement de cette industrie en Allemagne et en Angleterre pourra donc se produire, l’utilisation des gaz des hauts fourneaux pouvant fournir une juste rémunération des capitaux employés dans cc but.
- La puissance employée par l’élcctrométal-lurgie et l’électrochimie est certainement encore inférieure aux 4*8 ooo chevaux que Rorchers donnait en 1898, et ce chiffre doit être considéré comme indiquant la puissance disponible et non la puissance utilisée.
- Pour quatre des applications de l’électricité, la puissance utilisée serait, d’après M. Kershaw, celle qu’indiquent les chiffres du tableau sui-
- Alcali ot blanehî-
- Aluminium ... 1 2000 8 28000
- Chlorates. ... o — 11 24000
- Cuivre.............. 7 iooo 62 16000
- Totaux.. . . 11 10520 88 120000
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- Les usines à carbure de calcium ont été, comme il a été dit, considérablement affectées par la baisse du prix de vente du carbure, et M. Kershaw estime que leur production en 1900 11'a pas du dépasser 85 000 tonnes, correspondant à une puissance de 85 000 chevaux.
- Les autres industries ne requérant qu’une faible puissance, il estime à 10000 chevaux la puissance dépensée pour la fabrication des hypo-chlorites, de l’ozone, l’extraction du nickel, du zinc, etc.
- L’ensemble de la puissance utilisée serait donc de 215 000 chevaux.
- L’Angleterre est loin d’occuper un rang honorable dans la liste des pays classés par l'importance de la puissance utilisée; il 11’y a que 21 usines éleetrochimiques sur les 220 installées dans le monde entier. Cette situation résulte de diverses causes, parmi lesquelles l’absence de chutes d’eau importantes, la routine des financiers, le manque de connaissances des chimistes et des électriciens.
- L’afÛnage êlectrolytique du cuivre, de l’argent et de l’or aux Etats-Unis, par Titus Ulke. The Electrical Review, de .New-York, t. XXXVIII, p. 85 el toi, 12 el 19 janvier 1901 t1).
- 1. Cuivre. — C’est en 1879 qu’a été applique pour la première fois aux Etats-Unis, l’affinage
- nombreux articles destinés à montrer le développement rapide qu’a pris l’industrie électrique aux Etats-Unis pendant la dernière partie du xix« sicelc. Bien qu’au point de vue historique il y ait pas mal d’erreurs à relever dans ces articles, les américains avant une tendance fâcheuse à ignorer ce qui sç passe en dehors des Etats-
- D après la notice biographique qui accompagne chacun de ces articles, l’auteur de l’article que nous analysons ici M. Titus U’ike, n’a pas cessé depuis 10 ans de s’occuper de l’électro-métallurgie. A sa sortie, en 1889, à l’âge de vingt-trois ans, de l’Ecole royale des Mines de Saxe, à Freyberg, il visita la plupart des mines et usines métallurgiques île l’Europe, puis fut attaché comme chimiste à la Harney Pink Tin Company, du Dakota. 11 passa ensuite à la United Smelting Company, puis travailla aux usines d’afünage êlectrolytique de cuivre de la Anaconda Mining Cornpanv. En i893 il fut nommé ingénieur de la section des mines et de la métallurgie à l’Exposition de Chicago. Depuis mai 1900 il est ingénieur en chef de la Copper and Nickel Smelting and Relining Works de la Lake superior Power Company, à Sault Sainte-Marie.
- êlectrolytique du cuivre préconisé des 1865 par James Elkington. A cette époque n’existait encore que la petite usine de Phœnixvilîe où se trouvaient seulement deux dynamos Weston du type employé pour le nickelage. L’établissement Bal-bach de Newark (N. J.) fut le premier où l’industrie de l’affinage se trouva appliquée en grand. Toutefois, en 1880 encore, la plus grande partie du cuivre des inities des États-Unis était exportée sous forme de mattes et affinée en Europe, Depuis, on constate une augmentation continue de la quantité de cuivre affinée aux Etats-Unis et une diminution correspondante de la quantité exportée. Aujourd’hui les usines américaines non seulement fondent et affinent la totalité du cuivre produit aux États.-Unis, mais encore traitent une quantité considérable de mattes et de cuivres bruts venant de l’étranger, principalement du Mexique, de l’Australie, de la Tasmanie et du Japon. L’exportation du cuivre, importante à la fois comme tonnage et comme valeur1, consiste maintenant en cuivre pur et non plus en minerai, matte ou bullion.
- Le développement de l’industrie de l’affinage êlectrolytique a été extrêmement rapide. En 1889 les États-Unis produisaient environ 80 ooû tonnes de cuivre raffiné dont 20000 seulement étaient produites par l’affinage êlectrolytique. Cinq ans plus tard la production du cuivre clcc-trolytique atteignait 07 000 tonnes, soit un tiers de la production totale du cuivre dans le monde entier à cette époque. En iyoo, elle s'élevait à 211 000 tonnes, soit environ huit fois ce qu’elle était dix ans auparavant, et la moitié de la production du inonde entier.
- On estime à 079 tonnes de cuivre la production journalière des 11 raffineries américaines. Leur traitement ne donne pas moins de 1 5oo kg d’argent par jour, soit 552 tonnes par an (environ le tiers de la production totale de l’argent aux Etats-Unis). On en retire en même temps environ 4 900 kg d’or annuellement.
- Un fait à noter est l'abaissement graduel du prix de l’affinage, qui, en 10 ans, a diminué de la moitié de ce qu’il était; actuellement il est inférieur à 4° fr Par tonne de cuivre, des contrats ayant été récemment passés à ce prix.
- Deux systèmes d’affinage sont employés : le système multiple el le système série. Ce dernier ou système de llayden est seulement appliqué dans deux raffineries, celle de Baltimore et celle
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- cle Brooklyn. Il exige que le cuivre brut que l’on traite soit suffisamment pur pour qu’on puisse le laminer en feuilles de j à fi mm d’épaisseur. Dans le système multiple la fabrication des ano-"(105 s'effectue par fusion et non par laminage. Comme le laminage demande le tiers de la puissance totale utilisée dans l’usine et qu'il faut souvent un affinage métallurgique du cuivre brut avant celte opération, on s’explique le peu d’extension du système série.
- La composition du cuivre brui soumis à l’affinage est, en général, la suivante : cuivre 99,200; argent o,338 ; or 0,001 ; oxygène o,3oo ; antimoine o,o;)4 ! arsenic, o,o33 ; plomb 0,009 ; sélénium et tellure 0,008 ; bismuth 0,002 ; nickel 0,002 ; fer, traces. Après affinage électrolytique ;
- 2. Atigknt. — La première raffinerie électrolytique d’argent des Etats-Unis fut érigée en 1886 par la Pennsylvania Lead C°, dans le voisinage de Pittsburgh ; cette usine a été reconstruite et est probablement encore en exploitation ; elle peut traiter journellement de 900 à 1 200 kg d’argent aurifère. Une raffinerie semblable a etc fondée, quelques années plus tard, par la Saint-Louis Smelting and Refining C°, mais elle est maintenant fermée. En 1890 on inaugurait à Pertli Àmboy l’usine Guggenheim qui a élé récemment reconstruite et agrandie et qui pro-
- et fusion le cuivre est formé de : cuivre 99,920 ; argent 0,001 ; oxygène 0,070 ; antimoine 0,002; arsenic 0,001 ; plomb 0,001.
- La caractéristique de l'agencement des usines modernes csl le soin pris pour diminuer la main d’œuvre. Dans les usines de Raritan, de MM. Lewisohti Bros, a Pcrth-Amboy, les plus grandes et probablement les mieux équipées du monde entier, le cuivre fondu est reçu dans des moules qu’un convoyeur, placé au-dessous du sol pour ne pas gêner l’approche du four de fusion, transporte au-dessous de grues capables de charger ou de décharger d’un seul coup l’un quelconque des i 600 électrolyseurs que contient l'iisiiie. Le tableau suivant donne, quelques renseignements sur les usines d’affinage élecLrolytique américaines.
- bablement est actuellement la plus importante raffinerie d’argent. Au printemps de 1898 entrait en exploitation l'usine de Denver de la Globe Smelting and Refining C°.
- Dans la séparation élcctrolvtique de l’argent et de l’or, il est inutile de chercher à obtenir le dépôt métallique sous forme de feuilles, car l’argent en cristaux est facilement fondu et coule en lingots. Cela est heureux, parce que à cause de la grande valeur des métaux traités, il estindispen-rable d’opérer rapidement et par suite on emploie une densité de courant aussi élevée qu’il est pos-
- Baltimore Smelting and Rolling C°, Balti-
- Niehols Chemical C°, Laurel Hill, X. Y.
- 111 g! .°^P............................................ê. .....................
- Buffalo Copper Works, Buffalo, N. Y.
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- pagne el duC’inadi et de ^ DcneralElectric la Mountain Coppi " ->nr> ^w‘
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- sible sans échauffer le bain trop fortement ou amener sur l’argent des impuretés de l’anode. Pour éviter les courts-circuits pouvant provenir de la formation d’un pont de cristaux d’argent entre une cathode et une anode, la surface des cathodes est constamment raclée. Ces principes fondamentaux d’une exploitation rémunératrice ont été reconnus par le l)r Bernard Moebius qui, en i884 puis en 1890 faisait breveter les deux seules formes d’appareils employées aujourd’hui.
- L’ancien appareil Moebius, en usage à Pittsburgh et à .Perth Ambov sc distingue du nouveau, employé à Denver, en ce que dans le premier la cathode est fixe, tandis que dans 3c second elle est formée par une bande sans lin en mouvement qui permet de rendre continue l'opération de raffinage. A. Perth Amboy, l’on appliqua d’abord le dernier procédé, mais on dût v renoncer à cause des difficultés que l’on rencontra à enlever le dépôt d’argent de la cathode mobile. Peu d’années après M. Nobel, autrefois assistant, du D*' Moebius, découvrit que l’huile empêche l’adhérence du dépôt a la cathode et c’est ce perfectionnement qui permit l’emploi du procédé continu à l’usine de Denver. Un autre perfectionnement utilise dans cette dernière usine est le remplacement des pointes de contact en platine primitivement employées par des pointes en argent qui sont a la lois moins coûteuses et meilleures conductrices. En outre on a soin de sortir des bains, lorsque l’éleetro-lyse est arrêtée, les bandes d’argent servant de cathodes, la pratique ayant fait constater que ces bandes sc dissolvent peu à peu dans le bain
- Le coût de l'affinage de l’argent aurifère par les procédés Moebius est d’environ 35 à 55 centimes par kilogramme.
- 3. Or.— L’au dernier, des essais furent faits par la Monnaie de Philadelphie sur le procédé Wohlwill employé depuis une dizaine d’années par la Norddeutsche Affinerie de Hambourg; iis ont conduit à l'adoption de ce procédé par le gouvernement des Etats-Unis.
- Le procédé Wohlwill, légèrement modifié par le Dr Tuttie et M. Sclaeker, sera donc installé dans fa nouvelle Monnaie de Philadelphie. Environ 1 000 kg ont été traités dans les essais faits à l’ancienne Monnaie pour en retirer d’une part de l’or pur, d’autre part du platine et autres
- sous-produits.
- La caractéristique du procédé Wohhvill est l’addition d’acide chlorhydrique ou de chlorure de sodium au bain de chloruré d’or dans le but de prévenir ou au moins de diminuer le dégagement de chlorure à l’anode et par conséquent l’appauvrissement en or de la solution soumise» l’élec-trolysc. Le chlorure d’or est dans la proportion de 20 à 3o gr par litre ; l’acide chlorhydrique est ajouté dans la proportion de 20 à 5ocm3 d’acide fumant suivant la densité de courant employé ; le chlorure de sodium, lorsqu'on l’emploie à la place d’acide chlorhydrique, est généralement dans la proportion de 21 gr par litre fil ne faut pas en mettre une trop grande quantité, car le chlorure d’argent formé pendant T’électrolyse se dissoudrait dans le bain, se trouverait électrocathode). Le bain d’électrolysc est maintenu à une température de fio-yo". La densité de courant peut atteindre 10 ampères par dm2.
- Dans ces conditions, l’or, le platine, le palladium contenus dans l’anode sont transformés en chlorures solubles par le passage du courant ; la majeure partie de l’iridium et des autres inétaux du groupe du platine ne se dissout pas ; l’argent se sépare à l’état de chlorure insoluble; le plomb sc précipite également à l’état de chlorure dès que la solution se trouve saturée de chlorure de plomb ; quant au bismuth, il se dépose à l’état d’oxvehlorure si la quantité d’acide chlorhydrique du bain n’est pas suffisante pour le maintenir à l’état de chlorure soluble. Le dépôt des matières insolubles contient également un peu d’or qui résulte de la formation a l’anode d’une petite quantité de protochlorure d’or (au lieu du perehlorure) et de la décomposition immédiate de ce protochlorure en perehlorure et en or finement divisé. Le poids de ce dépôt est environ le dixième de celui des anodes.
- L’or déposé à la cathode est très pur, meme lorsque le bain est déjà chargé d’une forte quantité des chlorures des autres métaux solubles, pourvu que la proportion de chlorure d’or ne s’abaisse pas au-dessous de celle indiquée plus haut pour la composition primitive du bain. Comme la quantité d’or déposée à la cathode est plus grande que celle dissoute à l’anode, une partie du chlorure provenant de la décomposition du chlorure d’or dissous étant employée à la formation des chlorures des autres métaux con-
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- tenus dans l’anode, le bain s’appauvrit peu à peu en chlorure d’or.
- L’acide chlorhydrique ouïe chlorure de sodium ajouté au bain diminue la rapidité de cet appauvrissement, mais sans l’empêcher complètement. Il faut donc ajouter de temps en temps du chlorure d’or.
- La présence des autres chlorures dans le bain, non seulement n’a pas d’influence lâcheuse sur la pureté de l’or déposé, mais elle a, au contraire, une influence heureuse sur les qualités physiques du dépôt : For déposé, qui est poreux lorsqu’on opère dans un bain de chlorure d'or pur, devient très compact quandle bain contient en outre des chlorures des métaux étrangers de l’anode.
- Les dépôts formés au fond des bains contiennent une petite quantité de platine que l’on extraitpar le’traitemcnt chimique ordinaire àl’état de chlorure double de platine et d’arumonium.
- À cause de la grande valeur des anodes, de la solution clcctrolytique ainsi que des produits de l’électrolvse, il importe d’opérer le plus vite possible. De là, la nécessité d'employer de grandes densités de courant. Avec une densité de courant de 5 ampères par dm2, une anode de 4 mm d’épaisseur est dissoute en 24 heures.
- Les cathodes sont faites de minces feuilles obtenues par laminage d’or électrique. Elles ont la même longueur que les anodes, mais elles sont beaucoup plus étroites, le dépôt forme, très adhérent même avec une densité de courant initiale très élevée, s’étendant rapidement sur les bords des cathodes. La grande adhérence et la grande régularité du dépôt permettent de mettre les cathodes à faible distance (3 cm environ) des anodes sans craindre de courts-circuits. Lorsque le bain est neuf, il convient d’augmenter cette distance, le dépôt n’étant pas aussi régulier dans ces conditions.
- L’appareil électrolytique estlormé d’une cuve en porcelaine ou en lave sur laquelle est placé un cadre en bois supportant les deux barres de cuivre du circuit électrique ; en travers, sont disposées d’autres barres, au nombre de neuf, qui soutiennent les anodes et les cathodes. Un certain nombre de cuves sont connectées en série.
- Comme il est nécessaire de maintenir le niveau du bain à la même hauteur, malgré l’évaporation rapide résultant du ehaulï'age de ce bain à 6o-7o°, on dispose au-dessus des cuves un réservoir contenant une solution de chlorure d’or. De ce réservoir, partent des tubes aboutissant
- ' au fond des cuves, lesquelles sont munies d’un trop plein. On envoie dans les réservoirs les eaux de lavage des cathodes et des dépôts.
- La présence d’une trop grande quantité d'argent dans l’or à affiner crée des difficultés ; il se forme alors des dépôts de chlorure d’argent sur l’anode, la surface d’attaque se trouve ainsi réduite, une partie du chlorure se dégage et la solution s’appauvrit rapidement, en or. Pour éviter ces inconvénients, on racle de temps en temps la surface des anodes pour en détacher le chlorure d’argent. Les anodes contenant du bismuth donnent lieu aux mêmes inconvénients ; on les évite delà même façon.
- Le traitement d’anodes riches en plomb donne lieu à la formation de chlorure de plomb un peu soluble qui ne tarde pas à saturer le bain et qui cristallise alors aussi bien sur les cathodes que sur les parois des cuves. Il convient alors d’ajouter au bain une certaine quantité d’acide sulfurique qui donne du sulfate de plomb moins soluble que le chlorure.
- La quantité d’or qui sera produite journellement à la nouvelle Monnaie de Philadelphie pur ce procédé est estimée, par M. Titius Ulkc, à 28 kg.
- DIVERS
- Forme simple de l'interrupteur de Wehnelt, par J. v. Pallich. Brude's Ann., t. III, p. 543-545, no-
- L’éleetrode négative est formée par un fil de cuivre de 3 à 4 mm de diamèLre et l’électrode positive par un fil d’acier de 1 à 2 mm. Ces fils sont enveloppés jusque vers leur extrémité par des tubes de verre. Celui qui renferme le fil d’acier a été rétréci à la lampe de manière à ne laisser que juste passer ce fil.
- Les deux tubes passent dans un bouchon de caoutchouc qui ferme un ballon d’un demi-litre, contenant de l’acide sulfurique étendu : ce ballon est lui-même plongé dans une cuve d’eau pour éviter i’échauffement trop considérable.
- Le fil d’acier passe à frottement dans le bouchon qui ferme son tube, ce qui permet de régler la longueur qui sort du tube.
- Naturellement le fil s’attaque assez rapidement, mais en le descendant peu à peu, on peut main-cnir la longueur la plus favorable au. bon fonctionnement de l’interrupteur. M. L.
- Le Gérant : G. NAUD.
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- Tome XXVI.
- îedi 23 Février 1901.
- ». — N' 8
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l'Institut. — A, D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. — G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l’École des Mines, Membre de l’institut. — A. W1TZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté, libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université,
- Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSI TJON UNIVERSELLE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE i 53o KILOWATTS DE MM. SIEMENS ITÈRES DE LONDRES ET D13 MM. WILLANS ET ROBINSON I)E RUGBY
- MM. Siemens frères, de Londres, et MM. Willans ef Robinson, de Rugby, ont exposé en commun le groupe le plus important qui figurait dans la section anglaise et qui fut en même temps le groupe le plus puissant à courant continu de l’Exposition.
- Il était composé d’un moteur à vapeur Willans et Robinson d’une puissance normale de o. 4oo chevaux et d'une dynamo à courant continu de MM. Siemens frères, de Londres, d’une puissance utile de aooo chevaux environ.
- L'ensemble du groupe est représenté sur la photographie de la figure i.
- Moteur a vapeur. — Le moteur à vapeur vertical est du type bien connu de MM. YVil-lans et Robinson, à simple effet eL à triple expansion; if comprend Irois rangées de trois cylindres superposés dont les diamètres et les courses communes des pistons sont les suivantes :
- Diamètre dos cylindres à haute pression.................................. 4^ cm.
- Diamètre des cylindres à moyenne prosorm................................. 77 »
- Diamètre des cylindres à basse pression.................................124,5 nu.
- La vitesse angulaire normale est de 200 tours par minute et la pression de 10 kg : cm2. A cette vitesse et à cette pression, la puissance normale du moteur est de 2 400 chevaux indiqués ; elle peut être portée sans danger à 3 000 chevaux indiqués.
- Les cylindres à haute pression sont placés à la partie supérieure et les cylindres à basse pression, à la partie inférieure.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XXVI. — N° 8.
- Le bâti est divisé en deux parties, dans un plan passant par l'axe, et çes deux parties sont solidement boulonnées l’une à l'autre ; chacune des deux parties pèse environ 15 ooo kg.
- La chambre où se prouvent les manivelles est partagée en quatre compartiments, de façon à permettre l’accès aux divers organes sans démonter complètement le moteur. La partie supérieure toutefois est en une seule pièce.
- Le régulateur, à force centrifuge, est du type normal employé par MM. Willans et Robinson, mais il est. placé verticalement et est actionné par engrenage par l’arbre moteur lui-mème. Il agit sur une lanterne équilibrée, placée dans la conduite d’arrivée de vapeur, et laminant plus ou moins la vapeur. . ..
- L'arbre est en une seule pièce et les excentriques sont venus de forge avec lui ; le diamètre de l’arbre dans les coussinets est de 36,8 cm et son poids est d’environ ia tonnes.
- Les manivelles sont complètement baignées dans l'huile; elles sont calées à i?.ou les unes des autres.
- La distribution de la vapeur se fait par les tiges des pistons qui sont creuses et à l’intérieur desquelles coulissent des tiroirs cylindriques commandés par les excentriques fixés sur les manivelles.
- Le poids total du moteur à vapeur n’est que de 15,0 tonnes ; la surface qu’il occupe est de ç),4a m sur 3,35 m ou 3i m2 ; la hauteur totale atteint environ 8,7 m.
- Le moteur ne comporte aucun volant spécial en dehors de l’induil do la dynamo.
- Dï.na/mo. — La dynamo de MM. Siemens frères était la plus puissante des dynamos à courant continu exposées à Paris. Sa puissance normale est de 1 53o kilowatts, sous 55o volts ; le débit est do a 780 ampères ; elle peut, sans inconvénient ni échaulfement exagéré, être surchargée de 20 p. 100 pendant, quelque temps.
- Cette machine est du type bien connu de MM. Siemens frères; grâce à sa vitesse de 200 tours par minute, assez rarement employée pour des machines à vapeur d’une puissance de 2400 chevaux, eette dynamo a des dimensions et un poids assez faibles.
- La dynamo de MM. Siemens frères, de Londres, est représentée sur les figures 2 et 3 qui sont des vues de face cl de bout; la figure 4 représente une coupe par l’axe, de l’induit et de l'inducteur.
- Inducteurs. — Les inducteurs, carcasse et noyaux, sont en acier coulé. La carcasse inductrice' est divisée en deux parties assemblées suivant itri diamètre horizontal ; la pavlie inférieure porte des pattes par lesquelles la partie fixe de la dynamo repose sur son bâti.
- La carcasse- inductrice a une section rectangulaire ; avec le rebord, son plus g*rand diamètre, est de 420 cm et. sa largeur totale, de 73 cm.
- Les noyaux, au nombre de 16, sont venus d’acier avec la carcasse, ils ont une section rectangulaire et leurs pièces polaires en fer forgé y sont fixées à l’aide de vis. Ces dernières ont leurs coté,s, parallèles à l’axe légèrement courbés, de façou à donner au flux pénétrant dans l’induit une répartition sensiblement sinusoïdale le long de l’entrefer ; la largeur des pièces polaires, parallèlement à f’axe, est de 53,5 cm et leur largeur maxinta, dans le sens perpendiculaire, de 43 cm.
- Le diamètre d’alésage des inducteurs est de 277,0 cm cl l’entrefer de 16 mm environ.
- Les bobines inductrices sont enroulées sur des carcasses isolantes avec joues en bronze ; elles sont faites avec un fil de 5,i mm de diamètre et comportent chacune 600 spires. Toutes les bobines sont disposées en série et le circuit ainsi formé a une résistance de 14,9 ohms à froid et de 17,1 ohms à chaud.
- Le poids de cuivre de l’inducteur est de 3 260 kg, soit 204 kg par bobine.
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- Fig. i- — Groupe électrogène à courant continu de 2 400 chevaux de MM. Willaûs et Robinson de Rugby et de MM. Siemens frères, de Londres,
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- Le poids de la partie fixe comprenant: un seul palier, le bâti et les inducteurs, est de 29 000 kg environ.
- induit. — La carcasse de l’induit est portée par un tambour eu acier que des disques intérieurs venus de fonte avec lui réunissent à un rnoveu claveté sur l’arbre. Cette carcasse
- Fiff. 2. — Vue eu élévation de la dynamo à cournnt continu de l 53o kilowatts de MM. Siemens frères, de Londres.
- est iormée par deux anneaux d'acier soutenus d’endroit en endroit par des bras venus de fonte avec le support et portant des projections destinées à maintenir les enroulements. De nombreuses ouvertures sont ménagées pour la ventilation.
- Les tôles induites sont serrées entre ces deux disques par des boulons; elles sont partagées en six paquets laissant entre eux des espaces pour la ventilation.
- La largeur totale de l’induit, y compris ces intervalles vides, est de 58,5 cm, la hauteur radiale de l’induit atteint 40 cm. Le diamètre extérieur de l’induit est de 274,3 cm, ce qui correspond à une vitesse tangentiello de 28,7 m par seconde.
- L’induit est denté et comporte 3o8 rainures recevant chacune quatre barres isolées avec une matière spéciale conservant ses propriétés mécaniques et électriques à la température assez élevée que la'dynamo peut atteindre dans la marche en pleine charge ou en surcharge.
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- L’enroulement est en tambour multipolaire en quantité; les extrémités des barres sont réunies par des barres en forme de Y qui assurent à l’induit une bonne rigidité.
- Les dimensions des conducteurs sont de 24 mm sur 5,5 mm, leur section est par suite de i32 mm2; elles sont réparties en 616 sections, soit 77 par paire de pôles.
- Le collecteur est disposé sur un cylindre en fonte boulonné sur le tambour supportant l'induit. Les lames sont serrées à la surface de ce tambour, à l’aide de boulons, par un
- 1 '
- anneau en fer et 22 segments, s cmbéqueLanl sur un rebord ménagé sur le tambour, de façon à rendre le démontage du collecteur particulièrement facile.
- Le collecteur comporte 616 lames isolées au mica; son diamètre est de 167,7 cm sa largeur utile d’environ 55 cm.
- Les balais sont en charbon; il y a 16 rangées de 19 balais portées chacune par un support fixé à un anneau de fonte réuni par des bras à un second anneau pouvant tourner autour de la carcasse iriduclrice: une vis, s’engageant dans un écrou fixé sur la carcasse porte-balais, permet do déplacer celle-ci d'un angle convenable.
- Les porte-balais sont en aluminium et les charbons sont appuyés sur le collecteur par des ressorts en acier ; des conducteurs souples servent à transmettre le .courant.
- Chaque ligne de balais peut être relevée séparément pour le remplacement de ceux-ci pendant l'arrêt.
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- La résistance de l'induit entre balais est de 0,000 945 ohm à froid et. do 0,001-110 ohm à chaud.
- Le courant de chaque ligne de balais est amené, aux bornes par un conducteur spécial logé dans L'anneau servant de support qui est creux.
- Le poids de l'induit complet est de 29 000 kg.
- Le palier unique disposé en avant du collecteur est monté sur rails.
- Tableau de distribution. — Le tableau de distribution (fig. 5) réunissant la machine
- de MM. Siemens frères au tableau général à couraut continu de l’Exposition est constitué par quatre panneaux en marbre supportés par un cadre en fer.
- Le panneau de droite porte un interrupteur bipolaire de 3 000 ampères et un interrupteur de champ ; ces deux interrupteurs sont disposés de telle façon que le premier ne puisse être fermé avant le second, ni ce dernier ouvert avant le premier.
- Le panneau1 de droite est réservé à la manœuvre du rhéostat de champ, laquelle se fait à l’aide d’un volant commandant une vis tangente qui fait déplacer un écrou mobile sur les touches du rhéostat.
- Au milieu du tableau, sur un troisième panneau, est disposé un interrupteur automatique à minima. Le quatrième panneau, enfin, placé au-dessus du précédent, porte l’ampèremètre de 3 85o ampères et le voltmètre de 600 volts.
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- L'interrupteur automatique a été étudié spécialement pour la forte intensité de courant l'il a à supporter. Le courant
- arrive à un contact fixe formé de, lames de cuivre arrangées de façon à ce que la pression du contact puisse être réglée ; ce coprant passe ensuite, à travers un levier en forme d’U, à un second contact identique au premier placé de l’autre coté de l’appareil. Le levier en U est isolé et articulé et abandonne le contact dès que le courant atteint le minimum prévu, comme dans tous les appareils di c'est-à-dire lorsqi de l’armature par mant est contrebala
- l'attraction l’effet
- d'i
- ‘ Par
- Le levier en U est muni d’une poignée spéciale permettant de le replacer facilement sur ses contacts, en dépit de la largeur de ceux-ci et des frottements à vaincre. A cet effet la partie supérieure de la partie mobile agit, pendant la dernière partie de la course, sur un levier assez puissant qui la presse suffisamment
- les contacts pour engager l’appare
- GROUPE ELKCTROGÈNE DE 33u KILOWATTS DE MM. SCOTT ET MOUNTAIN ET DE MM. ROBEY ET Ci0
- MA1. Scott et Mountain, de Newcastle-sur-Tyne, et MM. Robey et Gio, de Lincoln, ont exposé en commun un groupe électrogène composé d’une dynamo construite par les premiers et d’un moteur à vapeur sortant des ateliers des seconds.
- Ce groupe à courant continu, d’une puissance utile de 45o chevaux, est représenté sur la photographie de la figure i. Les figures 2 et 3 en sont des vues d’ensemble, en élévation et en plan.
- Moteur a vapeur. — Le moteur à vapeur exposé par MM. Robey et C‘° est du type horizontal compound conjugué à condensation.
- Les principales dimensions de ce moteur sont les suivantes :
- Diamètre du cylindre ^ à haute pression.......................... 5o,ü cm.
- Course commune des pistons.......................................106^7 »
- La pression de, la vapeur d’admission au petit cylindre est de 10 kg : cm11 et la vitesse
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- normale do 90 tours par minute. A cette pression et à cette vilcsse, la puissance de la machine est de 55o chevaux indiqués.
- Les deux pistons attaquent des plateaux-manivelles dont les deux manetons sont à 90°. Les bâtis des deux cylindres sont rendus solidaires l'un de l'autre par leurs paliers et les supports des glissières qui reposent sur le bâti même de la dynamo.
- Les cylindres sont à enveloppes de vapeur et en communication : celle du petit cylindre, avec la vapeur d’admission et celle du grand cylindre, avec le réservoir intermédiaire.
- La lige de piston du gros cylindre est prolongée extérieurement et soutenue par une glissière reposant sur un support porté par le fond de cylindre ; l’extrémité de cette tige commande la pompe à air du condenseur.
- La distribution de la vapeur se fait par soupapes circulaires, à double siège, commandées par des excentriques calés sur deux arbres disposés parallèlement aux axes des cylindres et actionnés par engrenage par l’arbre moteur.
- Une des particularités les plus intéressantes du moteur de MM. Robey et Cie est son régulateur. Ce régulateur est électrique et est destiné à maintenir constante la tension aux bornes, par variation de la vilcsse, de la machine ; il a été imaginé par M. Richardson.
- Il est formé, en principe, par deux solénoïdes dont les noyaux sont équilibrés ; l'un d'eux est disposé en dérivation aux bornes du réseau, et l'autre, en série avec le circuit d’utilisation. Le premier agit directement sur un contrepoids, disposé sur le régulateur à force centrifuge lequel est moulé sur le petit cylindre et est commando par un petit arbre oblique actionné par l’arbre de commande de la distribution do ce cylindre.
- Une variation quelconque de la tension aux bornes fait déplacer le noyau qui agit, par l’intermédiaire d’un système de levier, sur le régulateur et, par suite, sur-la distribution ; le degré d’approximation dans le fonctionnement de cet appareil est d’environ de 3 p. 100. Le second solénoïde doit entrer enjeu en cas d’interruption du courant; il agit alors sur le régulateur de façon à annuler complètement l’introduction de la vapeur et le moteur s’arrête de lui-même.
- La puissance consommée par l'enroulement du régulateur Richardson est de ioo watts ; un rhéostat est placé en série avec l’enroulement du solénoïde et permet de régler la valeur de la tension que l’appareil doit maintenir constante.
- L'induit de la dynamo est claveté sur l’arbre entre les deux paliers ; un volant spécial en fonte lui est adjoint pour assurer un coefficient de régularité convenable au moteur à vapeur.
- Le diamètre du volant est de 3,65 ni et sa largeur de 71 cm ; sou poids est de 20000 kg environ. Il est en deux parties cl porte, à la surface extérieure de sa jante, une denture intérieure qui permet de faire virer la machine à l’aide d'un pignon denté.
- La consommation de vapeur, garantie par cheval indiqué et par heure à la puissance de 600 chevaux indiqués et à la pression et à la vitesse normales, est de 6 kg.
- Dynamo. — La dynamo à courant continu de MM. Scott et Mountain est clavetée sur l'arbre du moteur à vapeur que nous venons de décrire. C'est une machine shunt d’une puissance de; 331200 watts sous une tension de 23o volts; le débit est par suite de
- La vitesse angulaire normale est de 90 tours par minute elle nombre de pôles de 8.
- Inducteurs. — Les inducteurs sont constitués par une carcasse en deux parties assemblées dans un plan horizontal ; la partie inférieure porte les supports qui reposent sur deux plaques de fondation. Le diamètre extérieur de la carcasse est de 280 cm et sa largeur de ;3,5 cm.
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- Les noyaux inducteurs sont rapportés à- l'intérieur de la carcasse sur des bossages dressés et sont fixés chacun par deux vis la traversant complètement. Ils ont une section rectangulaire de 5i cm de longueur parallèlement à l’axe et de 33 cm de largeur > leur hauteur est de 43 cm.
- Vis»;, i. — Groupe éleelrogène à courant, continu de MM. TVobcv et O, de Lincoln, et de MM. Scott et Moutain, «le* ,\Te ws: a s 11 c - s u r-Tyn e.
- Les épanouissements polaires foudus avec les novaux onl une largeur, perpendiculairement à l'axe, de.48 cm , l'espace interpolaire est de 12,8 cm.
- La longueur des épanouissements polaires parallèlement à l’axe est la même que celle des noyaux; la surface de chaque épanouissement e.-T par suite <le 2 4’5o cni3.
- Le diamètre d'alésage des inducteurs est dit 134,69. cm et l'entrefer a une longent* de 11,1 mm. Les bobines inductrices sont enroulées sur des carcasses en bronze, elles sont en fil rond de 5,4 mm de diamètre et comportent chacune 680 spires environ.
- Toutes les bobines^sont disposées en série et le circuit ainsi formé a une résistance totale de 10 ohms.
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- L'induction admise à pleine charge dans la carcasse est de 11 5oo et celle dans les noyaux polaires, de i58oo. Le flux total traversant chaque noyau induit, en prenant un coefficient v d’Hopkinson égal à i,a, est de 26,5 X 106 unités C. G. S.
- 4 4--$-r
- jgène de 33o kik
- L’induction dans l’entrefer à pleine charge est de 9000, le flux sortant de chaque épanouissement polaire étant de 22 X io‘ unités C. G. S.
- Induit. —Le circuit magnétique induit est supporté par un croisillon en fonte claveté sur l’arbre du moteur à vapeur.
- L’anneau induit a un diamètre extérieur de 102,4 cm et une largeur totale de 50,8 cm ; son diamètre intérieur est de 94 cm et la hauteur radiale des tôles de 29, a cm.
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- Cet anneau porte à sa surface 184 rainures destinées à recevoir l’enroulement. Les dimensions de ces rainures sont de 5o,8 mm de profondeur radiale et de 12,7 mm de largeur.
- La largeur des dents est de i3,3 mm et la densité du flux admise pour elles de 19400. L’induction dans le noyau de l’induit est de 12 200.
- L’enroulement induit est en tambour multipolaire et en quantité; chaque rainure reçoit quatre conducteurs de 20,3 mm de hauteur et de 3,81 mm de largeur. Le nombre total de conducteurs est, par suite, de ?36 répartis en 368 sections de deux conducteurs chacune.
- Les conducteurs sont réunis entre eux par des lames de cuivre d'une longueur de
- Le collecteur a un diamètre de 106,7 cm ^ comporte 368 lames de 25,4 cm de longueur et de 3,8 mm de largeur.
- Les axes des porte-balais sont au nombre de 8 et fixés sur un anneau mobile qu’on peut faire tourner légèrement à l’aide d’un volant commandant une vis à écrou mobile. Chaque ligne de balai comporte 3 balais.
- La résistance de l’induit entre balais est de 0,00420 ohm ; la chute ohmique de tension dans l’induit est donc de 6,i volts, soit 2,00 p. 100. La chute de tensipn dans les balais est de 4,ia watts ou 1,8 p. 100.
- Résultats d’essais. — Le courant d’excitation en pleine charge est de 23 ampères et la surélévation de température des inducteurs, en marche normale, ne dépasse pas 8°,5. La puissance perdue dans l'excitation est de 5 3oo watts c’est-à-dire environ 1,6 p. 100 de la puissance utile.
- Les pertes dans l’enroulement induit sont de 8 800 watts, soit 2,7 p. 100.
- J. Reyyal.
- SUR
- L’ÉCONOMIE DE CUIVRE SUSCEPTIBLE D’ÊTRE RÉALISÉE
- PAH L’EMPLOI DES ACCUMULATEURS DANS LES TRANSPORTS D’ÉNERGIE A FAIBLE DISTANCE
- On a souvent à utiliser, pour l’éclairage d’une ville, une chute d’eau voisine de quelques kilomètres. Généralement, on emploie l’alternatif et, sous prétexte d’économiser le cuivre, le triphasé plus spécialement. Cependant le continu avec accumulateurs peut présenter certains avantages.
- On sait d’abord que, en dehors d’une sécurité absolue dans le service, les accumulateurs donnent la faculté de réduire notablement, avec une marche constante des turbines, l’importance de l’installation. L’économie résultant de ce chef vient en dégrèvement de leur prix d’achat.
- Mais il pourrait y avoir un avantage plus sérieux à les utiliser dans le cas où l’on placerait les accumulateurs au centre d’utilisation au lieu de les laisser à l’usine génératrice.
- En effet, soient :
- E, la tension utilisée ; I, le courant à un instant quelconque dans la ligne ; Q, la quantité
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- totale d'électricité débitée par jour ; U, l’énergie totale à fournir dans la journée ; //,, l'énergie perdue journellement dans la ligne ; T, le nombre de secondes contenues dans 24 heures;
- E — E j' Idt _ EQ u~ r j l^dt.
- Avec ou sans accumulateurs au contre d'utilisation, f I dt — Q aura nécessairement la même valeur, mais i! n’en sera pas de même de Ç I- dt qui' pourra être réduit considérablement dans certaines installations avec accumulateurs à l’arrivée.
- .Avec ces derniers, en efFet, on pourra l’aire en sorte que I ait régulièrement pendant les 24 heures la valeur moyenne.
- ?-&•= 4--
- L’énergie perdue sera :
- Au contraire, sans accumulateurs, le courant sera essentiellement -variable. Il pourra se mettre sous la forme
- i étant successivement positif et négatif. Dès lors la perte par effet Joule deviendra
- »" = rfj (_p + ;) ** = rQL+, + rfm.
- On voit facilement que la deuxième intégrale du second membre est nulle. Par définition en effet :
- i =: I-et par suite : j un — j idt — Q — o.
- La perte par effet Joule devient doue
- Elle est plus grande qu’avec l’emploi des accumulateurs en raison du terme essentiellement positif formé par l’intégrale.
- En faisant une application numérique supposant que l'on a la pleine charge pendant 8 heures de la journée, une charge nulle pendant le reste du temps, la perte u" est égale à 3//.
- A perte égale par effet Joule dans la ligne, on pourrait donc, dans cet exemple, pour une môme tension, dépenser trois fois moins de cuivre avec accumulateur à I'arrivéé.
- A un autre point de vue, un raisonnement simple montre également que, si l’cqpjredonne la densité de courant maxima que l’on peut admettre dans le cuivre, celui-ci dictant la.-même quantité d’électricité Q dans un temps trois fois plus long, sa section peut-être
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- trois fois plus faible. Pour réduire la section de cuivre dans cette proportion par l’élévation de la tension utilisée, il faudrait prendre une tension trois fois plus grande.
- Mais dans le calcul précédent nous avons supposé que les accumulateurs avaient un rendement parfait. Ce n'esl malheureusement pas le cas. La quantité d’électricité Q’ à fournir avec l’emploi des accumulateurs sera plus grande que celle distribuée Q et le courant moyen qui traversera la ligne devra par suite être plus grand que-—- . Cette circonstance restreint sensiblement l’importance de nos considérations. Si nous supposons un rendement d’environ 0,7 pour la batterie, on peut calculer, dans l’exemple numérique précédent, que, au point de vue de la perte en ligne, au lieu de u'! — '6u\ on aura seulement
- En réalité, cependant, l’exemple numérique que nous avons choisi n’a rien d’exagéré et il pourrait arriver que le cuivre de la ligne, dans certaines installations, travaillât d’une
- manière encore plus irrégulière et que, par conséquent, le terme f i- dt prit plus d’im-
- portance.
- Quoi qu’il en soit, dans l’exemple considéré, si u" = uu', la disposition des accumulateurs à l’arrivée permet, à perte égale par effet Joule dans la ligne, de dépenser moitié moins de cuivre.
- Mais, plus généralement, si on se laissait seulement guider par la considération d'une densité de courant maxima dans le cuivre que l’on ne pût pas dépasser, on sc rend immédiatement compte que, la demande maxima de courant étant souvent quatre ou cinq fois plus grande que , la dépense de cuivre, en dépit du rendement imparfait des accumulateurs, pourrait être considérablement réduite.
- Il est à remarquer que ce mode de transmission diminue la dépense de cuivre sans augmenter celle pour Visolement. La basse tension de 5oo volts avec accumulateurs correspondrait facilement à la haute tension de 1 000 volts sans accumulateurs ; 1 000 volts avec distribution à 4 ponts de 200 volts correspondraient facilement à 2 000 volts. Cette dernière tension pourrait paraître suffisante dans quelques cas. Le mode de transmission préconisé supprimerait en outre l’emploi du transformateur à l'arrivée, c’est-à-dire la dépense dé matière et la perte d’énergie en résultant.
- Comparativement à la disposition des accumulateurs au départ, on peut se rendre compte que, si la disposition des accumulateurs à l’arrivée a l'inconvénient de faire traverser la ligne à l’énergie perdue dans les accumulateurs, elle permet, en outre, de restreindre dans une certaine mesure, l’importance de la batterie utilisée. Si p est le rendement de la ligne, C la capacité de la batterie qu’il faudrait placer au départ, la capacité de la batterie qu’il suffira de placer à l'arrivée sera C’ = pC.
- Enfin, les accumulateurs étant placés à l’arrivée, le service de la distribution ne pourrait pas être troublé par un accident quelconque survenu dans la transmission.
- Mariu!
- Latou
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- TURBINES A VAPEUR PARSONS
- Parmi les nombreux groupes éleetrogènes exposés à l’Exposition Universelle, un bien petit nombre étaient munis de turbines à vapeur (’). Etant donnés les avantages que présente l’emploi des turbo-générateurs dans les stations centrales d’électricité par suite do leur faible encombrement, de l’uniformité de leur vitesse due à l’absence d’organes alternatifs, de la possibilité de les installer sans fondations à n’importe quel étage de l’usine, on ne peut attribuer la faible proportion des groupes électrogènes avec turbines par rapport aux groupes électrogènes avec moteurs à pistons qu’à la réputation qu’ont les turbines de dépenser plus de vapeur que les moteurs à pistons pour la production de la même quantité d’énergie.
- Celte mauvaise réputation, qui était conforme à la réalité il y a une dizaine d’années, est bien loin d’ètre méritée actuellement. Déjà dans deux articles publiés dans cette revue en 189", l'un sur la turbine Parsons, l’autre sur la turbine de Laval, MM. J. Rcyval et Georges Claude (2) ont cité des résultats d’essais qui montraient que les turbines (*)
- (*) Sauf erreur de notre part, il n’y avait que quatre groupes turbo-générateurs «à l'Exposition.
- and C°." L’un, d’une puissance de 5oo kilowatts éta'i't formé d'une turbiue Parsons, d'un alternateur des mêmes constructeurs et de l’excitatrice de celui-ci ; sa vitesse angulaire était de 2 400 t:m et l’alternateur à 4 pôles fournissait du courant alternatif de fréquence 5o sous 2 400 volts'; ses dimensions en plan étaient de 7,5 X 1,9 m2 et son
- ses accessoires, n'était que do 18 tonnes. L’autre groupe électrogène, d’une puissance nominale de 5o kilowatts, mais pouvant donner 70 kilowatts, fournissait du coprant continu sous 110 volts en tournant avec une vitesse angu. taire de 3 5oo t : ni.
- sancc de 170 kilowatts, était exposé dans le stand de la maison Brëguet ; il fournissait du courant continu utilisé
- TJn emplacement avait été réservé, à l’intersection du Palais de l'Electricité et du Palais des Machines en bordure de l'avenue La Bourdonnais, pour l'exposition d’un cinquième groupe turbo-générateur formé d’une turbine Rateau et d’un alternateur Saulter. Harlé et Cie de grande puissance. Des retards dans la construction de ce
- Harlé et C’0.'
- (2) J. Rgyvai. , Turbines à vapeur Parsons, Ecl. Elect., t. XII, p. 260, 3i juillet 1897.
- G. Claude. La turbine de Laval ; les turbines de l'Exposition de Stockholm, Ecl. Elect., t. XIII. p. 4°b
- D’après les résultats cités par M. Reyval, essais effectués par M. Hunter sur un turbo-générateur à courant continu de 200 kilowatts et sur un Uirl>o7alternateur de i5o kilowatts, tous deux munis de condenseurs, la consommation de vapeur à pleine charge était : pour le premier groupe de 8,85 kg par cheval-heure électrique ; pour le
- quelque temps et à l cpoque de la publication de l’article, la consommation de vapeur des groupes récemment construits et munis de condenseurs et de surchaufFeurs de vapeur ne dépassait guère 7 kg par cheval-heure électrique ; les constructeurs garantissaient même une consommation ne dépassant pas 6,8 kg pour les turbo-générateurs qu’ils construisaient pour l’usine de St. Hclens.
- de 8 à 10 kg de vapeur à une pression de 10 kg : cm2 par cheval-heure effectif pour les turbines de puissance moyenne : elle descendait à 7,5 kg pour des turbines de 3oo chevaux ; elle se serait même abaissée à 6 kg pour les groupes
- vapeur à très haute pression (allant jusqu’à 220 atmosphères) produite dans des générateurs nouvellement imaginés par \T. de Laval, en tenant compte, dans le calcul de la consommation, de toutes les dépenses d énergie afférentes à la mise en marche des pompes d’alimentation, ventilateurs, etc., necessaires au fonctionnement des générateurs de
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- peuvent avantageusement lutter sous le rapport de l’économie de vapeur avec les meilleures machines à vapeur munies de tous les perfectionnements les plus récents. Un rapport sur des essais effectués dans le courant de l’année 1900 sur un turbo-alternateur Parsons de 1000 kilowatts destiné à l’usine électrique d’Elberfeld confirment cette opinion.
- Nous donnons plus loin une traduction'abrégée de ce rapport, dont nous devons la communication à la maison Brown-Bovcri, de Baden, qui depuis avril dernier a constitué une compagnie, la Société des turbines à vapeur (système Brown-Boveri-Parsons), pour la construction des turbines Parsons sur le continent. On verra, par la lecture de ce rapport, combien la commission chargée de ces essais, composée d’ingénieurs les plus compétents,
- a pris de précautions pour obtenir des résultats dignes de conliance ; on verra aussi combien ses conclusions sont favorables à l’emploi des groupes turbo-générateurs.
- Mais avant de reproduire ce rapport, il n'est peut-être pas inutile de rappeler brièvement le fonctionnement de la turbine Parsons.
- La figure 1 représente une coupe d’une des turbines du type à circulation parallèle, généralement employé. La vapeur, admise par la valve H commandée par le régulateur à force centrifuge R, arrive en J par un conduit non visible sur la figure, traverse successivement en se détendant les trois turbines A, B, C calées sur le même axe, et enfin, par G s’échappe à l’air libre ou se rend dans le condenseur.
- Chaque turbine se compose d’ailettes tournantes t et d’ailettes directrices fixes f. Les ailettes tournantes sont taillées avec inclinaison dans un certain sens sur la partie extérieure d’une série de disques en bronze serrés et fixés par des clavettes sur l’arbre moteur. Les ailettes directrices fixes sont taillées avec inclinaison en sens opposé sur la partie intérieure do rondelles en bronze de diamètfe plus grand fixées à l’enveloppe. Pour diminuer les fuites intérieures et forcer toute la vapeur à traverser successivement tous les disques,
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- les pièces tournantes sont ajustées avec lapins grande précision, de manière à ne laisser que le jeu strictement nécessaire pour éviter le frottement. L’augmentation du diamètre de la première à la dernière des turbines A, B, C permet la détente de la vapeur.
- Comme la vapeur, eu traversant les disques tournants, tend à presser ceux-ci parallèlement à l’axe de rotation contre les rondelles directrices, il importe d’équilibrer cette poussée. C’est ce à quoi servent les tambours D, E, F, clavetés sur l’axe et dont les diamètres sont respectivement égaux à ceux des trois turbines A, B, C ; les deux faces du tambour D sont respectivement soumises à la pression de la vapeur arrivant en J, et, par le conduit K, à celle de la vapeur qui a traversé- la première turbine, de sorte que la différence de ces pressions compense la poussée longitudinale sur A ; de meme les pressions exercées sur les deux faces de E par la vapeur arrivant par les conduits K et L équilibrent la pression exercée sur B; enfin F, dont les deux laces sont pressées par la vapeur avant son entrée (par L) et après sa sortie (par un canal non visible sur la figure) de la turbine C, équilibre la poussée qu'éprouve celle-ci. La surface de chacun de ces tampons est garnie de nervures circulaires s’emboîtant dans les rainures correspondantes de l’enveloppe de • manière à empêcher le passage de la vapeur le long de cette surface.
- Nous avons dit que la régulation était obtenue au moyen d’un régulateur à force centrifuge ; ajoutons que dans les turbo-générateurs d'électricité, la commande de la valve d'admission de la vapeur est souvent effectuée concurremment par un régulateur électrique très sensible. Ce régulateur est constitué essentiellement par un solénoïde dont l’armature est reliée à la valve ; toute variation de la différence de potentiel aux bornes de la dynamo fait mouvoir l’armature.
- Revenons maintenant aux csais des turbo-alterualeurs d’Elberfeld.
- Les mesures de la consommation de vapeur ont montré qu’avec de la vapeur à une pression de io atmosphères et surchauffée de i4°, cette consommation, à pleine charge est de 9,19 kg par kilowatt-heure, soit 6,y5 kg par cheval-heure électrique. C'est, on en conviendra, un chiffre qui peut soutenir la comparaison avec celui fourni parles meilleures machines à pistons.
- Elles ont en outre montré que celle consommation s’abaisse à 8,68 kg par kilowatt-heure(soit 6,35 kg par cheval-heure électrique) lorsque le groupe fonctionne avec surcharge de ?.5 p. 100 de sa charge normale. Quand la charge diminue, la consommation augmente, mais n’est encore que de 11,41 kg par kilowatt-heure à demi-charge.
- Les mesures de yitesse et de tension ont permis de constater le bon fonctionnement du régulateur centrifuge et du régulateur électrique. Avec le premier, la variation de vitesse était de 1,0 à 1,9 p. 100, pour des variations brusques de charge de 16 à 63 p. 100. et de 0,4 à i,3 p. ioo pour des changements progressifs des charges ; la variation de tension entre la marche à pleine charge et la marche à vide était de i,3 p. 100'. Avec le régulateur électrique la différence moyenne de tension était de 1,1 p. 100 pour une variation des charges comprises entre 12 et 62 p. ioo.
- Ce sont évidemment là des conditions de fonctionnement entièrement satisfaisantes pour une usine électrique.
- Mais ces essais effectués sur un seul gi'oupc éleetrogène ne pouvaient mettre en évidence un avantage important que présente l’emploi des tuibo-alternateurs. C’est la facilité avec laquelle peuvent être accouplés deux alternateurs commandés par des turbines, les mouvements pendulaires résultant de l’irrégularité du mouvement de rotation de l'arbre d’une machine à vapeur à pistons pendant la durée d'un tour n'étant plus h craindre.
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- A ces avantages d’une marche économique et d’un facile accouplement, viennent d’ailleurs s’ajouter ceux inhérents à l'emploi des turbines comme moteurs, et dont nous devons un mot en commençant : facilité d’équilibrage, faibles ébranlements et vibrations, résultant de Tabsence.de pièces à mouvements alternatifs ; faible encombrement et faible poids par unité de puissance par suite de la grande vitesse de rotation de l’arbre moteur ; frais d’établissement minimes en raison même des qualités précédentes qui évitent la nécessité de coûteuses fondations et d’emplacements considérables ; faible dépense d’huile, eelle-ci ne pouvant être entraînée parla vapeur puisqu’il n’existe aucun organe frottant sous vapeur et que le nombre des organes frottants est réduit au minimum ; facilité d’utiliser l’eau de condensation pour l’alimentation des chaudières, cette eau n’étant pas souillée par l'huile ; possibilité d’employer de la vapeur très surchauffée, les turbines ne présentant intérieurement ni surfaces de frottement, ni garniture, ni système de graissage sur lequel la vapeur surchauffée puisse exercer une action destructive, etc.
- 11 est donc à prévoir que les turbines à vapeur, qui pour la première fois furent mises en service industriel en i885, par M. Parsons, ne tarderont pas à prendre dans les usines électriques une importance de plus en plus considérable (*). •
- (J) Depuis que cet article a été écrit, la Rente de Mécanique a publié une traduction du rapport des essais du turbo-allernateur d Elbcrfeld, que M. Râteau, ingénieur au Corps des Mines, a fait suivre d’une courte note. La
- Mécanique' une série d’articles très remarqués dont quelques-uns ont été signalés" aux lecteurs de VÉclairagc Electrique, nous engage à reproduire ci-dessous les commentaires de M. Rateau :
- « La grande autorité des savants expérimentateurs qui ont signé le rapport dont nous venons de donner une
- Comme on l’a vu, tous les soins ont été pris pour assurer l'exactitude dos mesures et l’on doit par conséquent avoir une absolue confiance dans les résultats trouvés par MM. Lindley, Schrôler et Weber sur le turbo-alternateur Parsons do i ooo kilowatts. Ces résultats sont indiscutablement très remarquables, aussi bien pour l’alternateur que pour la turbine. Je ferai à leur sujet quelques brefs commentaires, d’abord sur l’alternateur, ensuite sur la turbine.
- lièrement des alternateurs ordinaires par son faible poids par rapport à sa puissance et surtout par sa très faible résistance et sa très faible réaction d’induit. Les expériences’ont révélé que la .tension aux bornes, avec un courant
- résistance non inductive, et que la chute de tension ne dépasse pas t5 p. ioo sur une résistance inductive occasionnant un décalage^ de 37° du courant sur la tension.
- la grande vitesse de rotation de la turbine permet de donner à l’induit une vitesse périphérique de beaucoup supérieure à celle des dynamos ordinaires. Cette vitesse ne dépasse généralement pas 3o m par seconde, tandis qu’ici elle atteint environ 6o m par seconde.
- l’armature est proportionnelle à la vitesse linéaire relative des barres d'induit par rapport au champ.. Par consé-
- une puissance donnée, la résistance ohmique et la réaction d’induit sont inversement proportionnelles à cette vitesse.
- L’attaque directe des alternateurs par les turbines à vapeur permet donc, on voit pourquoi, de faire des machines légères ayant une très faible résistance et une très faible réaction d’induit.
- Plus la vitesse périphérique sera élevée, mieux cela vaudra. Il n’est pas douteux qu’un alternateur ayant ioo m par seconde de vitesse périphérique sera encore beaucoup plus léger, pour la même puissance, que l’alternateur Parsons. Il est vrai que cette vitesse ne pourrait pas être atteinte avec un induit mobile sans danger de rupture. Mais elle ne présente pas de difficulté sérieuse si l’on adopte le type d’alternateur à fer tournant. Or pourrait même pousser la vitesse jusqu’à i5o ni par seconde. Il faudrait seulement prendre quelques précautions pour empêcher le frottement de la partie tournante sur l’air de prendre une trop grande importance.
- croît comme le carré de la vitesse tandis que, ainsi que nous venons de le dire, la puisssnec croit comme la simple vitesse. Il en résulte que l’effet volant de la partie mobile est proportionnel à la vitesse. C’est ce qui explique le peu
- ayant ioo ui de vitesse périphérique aura une allure encore plus stable.
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- maison C. À. Parsons et C1B, de Newcastlc-on-Tyne : i° deux turbines à vapeur avec condenseurs à surface et pompes à air ; 20 deux alternateurs de 1 000 kilowatts à 1 000 t : m, sous 4 000 volts, a la fréquence de 5o périodes par seconde avec un facteur de puissance égal à 0,80. Un régulateur centrifuge et un régulateur électrique ont été prévus pour régler la vitesse de la turbine et la tension de l’alternateur. Une commission, composée de trois membres, M. XV. II. Lindley, ingénieur civil à Francfort-sur-lc-Mein, M. le professeur M. Schroter de Munich, et M. le professeur Dr. H. F. Weber de Zurich, fut chargée des essais de réception.
- Fig. 2. — Turbo-alternateur de l’usine d’Elbcrfeld.
- Installation pouh les essais. — Un des groupes électrogènes lut soumis aux essais, dans les ateliers Parsons, avec une installation rigoureusement identique à celle prévue pour l'usine génératrice d’Eîberfeld (fig. 2). La vapeur, à la pression de 10 atmosphères, était fournie par :
- Une chaudière Babcock Wileok ayant................. 227 m* de surface de chauffe.
- Deux chaudières type marine ayant chacune.......... 55o m- »
- Et une chaudière type locomobilc ayant.............. 67 ni- »
- Un surchaullèur, système Babcock Wilcox, avec chauffage indépendant, avait été placé sur le trajet de la conduite de vapeur. Vu l’état de vétusté du matériel, on n’aurait pu de la mesure de l’eau d’alimentation déduire la consommation de vapeur ; c’est donc la masse de vapeur condensée dans le condenseur à surface qui a servi de base à cette évaluation. Une pompe centrifuge, mue électriquement, puisait l’eau de réfrigération dans un grand bassin et la ‘refoulait ensuite
- beaucoup. 11 me paraît possible de réduire la consommation avide à 10 p. 100 seulement de la consommation totale à pleine charge.
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- dans la tuyauterie du condenseur à surface; ces dispositions rappelaient, en tous points, celles de l’installation définitive.
- Consommation de vapeur. — Pour évaluer la consommation de vapeur d’après la masse d’eau de condensation, on mettait la pompe a air, par l’intermédiaire d’un tube spécial, en relation avec deux récipients cylindriques en fer torgé. A un signal donné, un robinet à trois voies, placé sur le trajet, permettait d’isoler brusquement l’un des réservoirs et d’établir la communication avec l’autre.
- Ces récipients avaient été jauges par la Commission, le 3o décembre. 1899. Ijil hauteur maximum de l’eau correspondait à une capacité de ii3f kg, divisée en cinq parties de 226 kg. chacune. Grâce à un tube de niveau sur lequel était tracé un repère, la substitution d’un réservoir à l’autre s’effectuait très exactement dès que le niveau y correspondait à la capacité de 1134 kg On notait l’heure de chaque opération, ainsi que la température du réservoir et de l’eau de réfrigération.
- Mesures sur les turbines. — Ces mesures portaient sur la tension de la vapeur en différents endroits, sur la température à l’admission, sur le nombre de tours, et enfin sur les variations de vitesse correspondant à des variations brusques de charge
- a. La pression de la vapeur, avant la valve d’admission, était relevée sur un manomètre de la maison Parsons et Cle. Cet instrument fut comparé sur place, à un deuxième, dont on établit ensuite la tare au laboratoire technique do Munich.
- b. Dans la chambre en relation avec la première couronne directrice, les hautes pressions ôtaient enregistrées par un indicateur système Dreyer-Roscnkrans qui appartenait à l’Ecole des Hautes Etudes mécaniques de Munich. La courbe donnait les variations de pression à l’admission dans la turbine, cl on constata que, à charge constante d avec la vitesse de régime, elles restaient comprises entre deux limites fixes. Il suffisait d’ajouter la pression atmosphérique, lue sur un baromètre à mercure, aux données du diagramme pour avoir la pression absolue en kg : cm2.
- c. A la sortie de la première turbine, la tension était mesurée par un indicateur de vide à mercure, étalonné par comparaison directe avec un baromètre à mercure normal. On corrigeait les lectures de la petite colonne d’eau qui se déposait toujours au-dessus du mercure et, autant que possible, ou cherchait à l’éliminer.
- d. Enfin, deux mesures donnaient la valeur des basses tensions à l’entrée et à la sortie de la dernière turbine. Un baromètre à mercure, en relation avec le condenseur et qu'on avait établi comme contrôle, marquait des pressions tellement identiques à celles de la vapeur à la sortie de la turbine qu’on n’a pas cru devoir les faire figurer dans les tableaux.
- e. La température de la s'apeur, immédiatement derrière la valve d’admission, était prise au moyen d’un thermomètre à mercure dont le réservoir descendait jusqu’à l’axe de la turbine. Il était protégé par un tube d’acier fermé parle bas et rempli de mercure.
- f. [/installation ne permettait pas l’emploi du compte-tours ordinaire et ne possédait pas non plus de compteur fixe. On évaluait donc le temps correspondant à 200 tours de la pompe à air avec un chronomètre au i/5 de seconde. Le nombre de tours à la minute s’en déduisait facilement; en le multipliant par 8, rapport des vitesses, on obtenait le nombre de l:m. de la turbine.
- Excitatrice; — La tension et Y intensité du courant d'excitation étaient lues sur des instruments de la maison Parsons et C‘s.
- Mesure de la puissance et de la différence de potentiel aux bornes de l'alternateur. — I/étude de l’alternateur au point de vue électrique nécessitait l’intervention d’un wallmèire, d’un voltmètre gradué pour 4 000 volts environ, et enfin d’un ampèremètre; tes expérimentateurs
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- avaient pour principal objectif le calcul de la puissance de la génératrice pour une charge inductive correspondant à un cos s égal à 0,80.
- Wattmètre. — La puissance effective était relevée au moyen d’un wattmètre de précision. Dans le circuit en dérivation de l’appareil, on insérait une résistance sans self-induction de 4o ooo ohms. Sa bobine fixe se composait de trois tours d’un fil de cuivre nu de i cm de diamètre. Deux jours avant son emballage, on avait établi sa constante avec soin, en le faisant traverser par un courant alternatif de 5o périodes à la seconde ; le -wattmètre étalon appartenait à l’Institut Electrotechnique de Zurich. Sept séries de lectures donnèrent, comme terme de correction, le nombre o,ogoio; de sorte que, si x représentait la déviation lue, la puissance effective en
- watts, était : W — o,ogoio X 4° ooo X oc ou 3,6o44 X# kilowatts.
- Trois jours après son arrivée à Newcastle, l'appareil fut sou mis à un nouveau contrôle ; on constata que le coefficient de correction avait diminué de de sa valeur ; cet écart tombait dans les limites mêmes des erreurs d’expériences ; on le négligea.
- Voltmètre. — On utilisa un voltmètre électrostatique, genre Kelvin, qui donnait directement les différences de potentiel depuis 5 jusqu’à 4 ooo volts. On vérifia au préalable sa graduation entre
- 3 5oo et 4 5oo volts, de io5 en io5 divisions, par comparaison avec un appareil étalon de l’Institut électroteçhnique de Zurich. De 3 5oo à 4ioo5 la correction était -{- 11 volts ; de 4IQo a
- 4 5oo, elle était y volts.
- Ampèremètre. — La détermination de l’angle de décalage œ exigeait la présence d’un ampèremètre dans le circuit. On choisit un ampèremètre calorifique dont l’échelle s’étendait de 5o à 35o divisions, avec la possibilité de faire les lectures à un ampère près. L’étalonnage révéla la nécessité des corrections suivantes :
- Nombres lus : 93 148 an 269 3a4 ampères.
- Corrections. . - 1 + 1 +1 + 1 o
- La mise en circuit de ces appareils était faite de la manière habituelle : l'ampèremètre en série avec le conducteur principal ; le voltmètre, en dérivation ; la bobine à gros fils du wattmètre, à la suite de l’ainpcrcmètre et la bobine à fils fins, en dérivation avec une résistance de 40 ooo ohms ; tous les circuits dérivés étaient attachés avant l’entrée du courant dans l’ampèremètre.
- L’énergie dépensée dans le wallmètre était —; en donnant à E sa valeur maximum, 4ooo volts, 011 a trouvé 4°° watts ou o,4 kilowatt.. C’est le terme adopté pour tontes les corrections. D’autre part, la maison Parsons et Cie avait de son côté installé un watlmèLre-balance de lord Kelvin dans les mêmes conditions que le précédent, y compris la résistance de 4oooo ohms, ce qui entraînait une nouvelle perte de o,4 kilowatt. La puissance effective de l’alternateur, en désignant par .rie nombre lu sur l’appareil des premiers expérimentateurs, était donc :
- W zz 3,6o44 x + 0,8 kilowatts.
- Ajoutons que les deux vvattmètres fournissaient des mesures presque identiques.
- Résistance a eau. — Pour absorber l’énergie disponible, la maison Parsons avait fourni une résistance liquide constituée de la façon suivante : Quatre électrodes, réglées au quart, à la moitié, aux trois quarts et à la totalité de la charge normale, plongeaient respectivement dans quatre bacs en fer. isolés de terre et dont le fond et les parois servaient de deuxième électrode. Un courant d’eau circulait sans cesse dans les bacs. Chacune des électrodes était reliée, individuellement, à un interrupteur placé dans lu salle des observations. Les parois des bacs étaient’ rattachées à une électrode supplémentaire qui plongeait dans le bassin à eau froide du condenseur ; dans ce bassin aboutissait également la plaque de terre en communication avec le deuxième pôle de la machine. On réglait la charge en immergeant plus ou moins ces deux plaques dans l’eau du réservoir.
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- Marche nr.s essais. — La missiou avait reçu le mandat d’exécuter les essais suivants : '
- I. — Evaluation de la consommation de vapeur pour : i° Charge normale de 1000 kilowatts ;
- 2° Surcharge, 1200 kilowatts ;
- 3° 3/4 de charge, yzo kilowatts;
- 4° 1/2 charge, 5oo kilowatts ;
- 5° r/4 charge, s5o kilowatts ;
- 6° Marche a vide avec excitation ; y” Marche avide, sans excitation.
- II. — DiiTérence de tours entre la marche à vide et la charge normale.
- 8° Avec le régulateur centrifuge.
- UT. —Variations de tours par des variations brusques de charge.
- Avec le régulateur centrifuge ;
- 10" Avec le régulateur électrique.
- IV. — Chute de tension entre la marche a vide et la charge normale.
- 1 iu Avec une charge inductive ;
- i2° Avec une charge non inductive.
- V. — Examen de la température des différentes parties de l’alternateur ?près six heures de fonctionnement.
- Consommation df. vapeur et travail utile produit. — Une épreuve préliminaire avait démontré que rien ne laissait à désirer dans l’installation des appareils. Dans le tableau J ont cté consignées les movennes d’un très grand nombre d’observations relatives aux essais de 1 à y. Apres deux heures de marche, la turbine se maintenait à un régime tellement constant qu’il aurait sulfi d'une durée de *6 minutes pour établir la proportion exacte de vapeur consommée et de travail produit. Les experts n’ont pas manqué de bien laire valoir ces qualités des machines en expérience.
- TABLEAU I Pression barométrique = j,o.3kg
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- Après cet exposé détaillé, on a récapitulé les résultats destinés à mettre en évidence, la vapeur dépensée, d’une part et le travail recueilli sur l’arbre du turbo-alternateur, d’autre part ; c’est ce qu’indique le tableau II.
- Tableau II
- v*““ - “ CHA““*: de “r“™èU de“”'™h.
- Surcharge 1 , cul , l-w 8.81 kg
- 99 b8 » 9>r4 » 9 ('9*
- 743,i »
- 498,7 » 11,42 » 5 695
- 1 / 4 de charge *46,5 « i5,ji » 3 774
- Marche à vide avec excitation 1 844
- Marche à vide sans excitation 1 i8i
- Il n’était pas possible de comparer ces nombres entre eux ; les mesures n’étaient exécutées ni dans les memes conditions de pression, ni à la môme température du surchaufFeur. Il Fallut donc les corriger, en admettant, pour la vapeur surchauffée, un excès de i4°,3C., moyenne des observations, el pour la pression 11 kg : cm2 ; la température correspondante de la vapeur est i97°,3 C. Les résultats de ces calculs sont donnés dans le tableau III, colonnes 12 et i3. Kn regard, dans les colonnes 14 et i5, se trouve la consommation d’une machine travaillant avec de la vapeur saturée, à la pression de 11 kg : cm2 et à la température de *83° C
- Tableau III
- Le rapport entre la quantité de vapeur consommée et le travail utile produit est donné par le quotient —N ~ , où Dn représente, en kg, la consommation de vapeur en une heure correspondant a un travail effectif N, et D0, la même quantité correspondant à la marche à vide avec excitation. Si, dans cette formule, on fait N = 246,5 kw-h, on trouve 7846.
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- X = 498,7 kw-h, on trouve........................ 7 840
- S- 74->,3 » », .........-............. 7601
- * — 994.8 » »> ....................... 7 261
- X = iigo,[ >» » ....................... 7214
- Ces nombres s’écartent absolument de ceux qui résultent des essais; la relation cherchée ne peut donc s’exprimer par une simple proportion.
- En portant la production utile en abscisse et la dépense correspondante de vapeur à 11 atmosphères, avec un surchaufî'age de i4°»3, comme ordonnée, on a obtenu une courbe dont la partie concave est dirigée vers Taxe des abscisses. Comme cette courbe dilïerait peu d’une ligne droite, on a pu exprimer la relation entre D et A par l’équation.
- D = D0 + aX — 6X2
- où D0 est la valeur observée = i84o kg. Avec les résultats des cinq séries d’observations, on a déterminé les coefficients a et b par la méthode des moindres carrés ; on a trouvé :
- a— 8,1178, 6 = 0,000789
- L’exactitude de la formule découle des calculs suivants:
- Pour X — 1 190 99^
- 745 498 246
- L’application de la formule aux puissances effectives suivantes : to.So, 1000, "5o, 5oo, uC)o kilowatts, a enliu donné les valeurs que les essais avaient pour but d’établir : m
- Tableau IV
- Dans tout ce qui précède, on s’est exclusivement servi des nombres fournis par les mesures de l’eau de condensation ; il était bon d’en contrôler l’exactitude en évaluant la consommation de vapeur d’après la quantité d’eau d’alimentation. On s’étail placé, pour cela, dans le cas de la demi-charge afin d’avoir à opérer sur de moins grandes masses de liquide ; la chaudière Babcock Wilcox sulfisait amplement pour cct essai. La pompe d’alimentation était actionnée par la vapeur d’une chaudière indépendante. On puisait l’eau dans un réservoir en fer au-dessus duquel se trouvaient deux bâches d’une capacité de 167 et 169 kilogrammes. Leur contenu était alternativement versé dans le réservoir. Par trois fois, au début, au milieu et à la fin de l’essai, on amenait les niveaux k leurs repères dans la chaudière et dans le réservoir.
- Dans l’intervalle, l’alimentation se poursuivait d’une façon continue, de manière à obtenir un
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- régime éminemment favorable. L'examen attentif de la conduite de vapeur révéla deux fuites presque insignifiantes dans le voisinage de la chaudière et du surehaulFcur. Le tableau suivant contient les résultats comparatifs des essais. Tableau V
- de Charges -biche. -alion diffékekoe
- 67 [69 kg ' tQla^ par heure. d« pour une heure.
- ii h— i h 35 34 11 616,4 kg 5 8i3,3 kg 5 779,8 kg 33,3 kg
- i h — 3 h i' 34 34 11 *>8,7 » 5 682,2 » 5 614,; » 67,5 0
- ii h — 3 h i' 69 68 -3 073,1 kg 5-47,. kg 5 695,8 kg 5,,3 kK
- On voit q Ie les JeL x méthodes présentent, dans le premie • intervalle, ui e différence de
- 33,5 kg par heure, soit u,6 p. 00 ; et dans e deuxième, 6 -,5 kg, soit 1 20 p. 100. La
- différence moyenne est 51,3 kK, u 0,9 p. ion. Il existait, entre la chaudière
- deux fuites qu peuvent expliquer cette anomalie l’écart est d’ailleurs si faible qu’il tombe dans
- es limites d’erreur de telles mesu res. Il est donc légitime de cou idérer les résultats si constants
- et si précis fournis par 1 consommation de vapeui 1 méthode du condenseur comme correspondant à la mesure exacte de la
- Différence DE TOURS ENTRE LA IAI1CIIE A VIDE ET LA CHARGE NOK> ale. -— Dès que la turbine avait
- atteint sa vitesse de rég valuait, à l’aide d’un chronomètre, la duree de 200 tours de la
- roue de commande de la pompe à nait les mesures avec celles relatîv air, qui correspondaient à 160 es à la charge normale. Tableau VI 0 tours de la turbine ; on alter-
- L’écart moyen était de 3,6 p. ioo de la vitesse antérieure.
- Variations nu nombre de tours par des variations brusques de charge. -— La résistance liquide lut divisée en quatre parties, réglées au quart de la charge environ. De chacune d’elles partait un conducteur qui aboutissait à un interrupteur spécial, à la portée des observateurs. A un signal donné, on supprimait ou insérait brusquement dans le circuit telle ou telle partie de la résistance ; les changements de charge ont toujours été supérieurs à 2D p. ioo.
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- Un tachymètre, sytème Ilorn, appartenant à l’école technique supérieure de Munich, enregistrait les vitesses.
- Régulateur centrifuge. — Lorsqu’on employait le régulateur centrifuge, le nouveau régime s’établissuil très rapidement, en 10 a i5 secondes.
- Dans le tableau VII, où sont consignées les moyennes de cinq expériences, on a inscrit :
- i° La valeur a du plus grand écart de vitesse par rapport à la vitesse primitive ;
- 2n La valeur b du plus grand écart de vitesse par rapport à la vitesse finale ;
- 3" La différence a — b, qui représente également la différence constante des vitesses initiale et finale en pour cent de la vitesse initiale.
- Tableau VII
- L’influence du régulateur centrifuge, sur le nombre de tours de la turbine, était, en chiffres ronds, de l.Q à 1,9 p. ioo pour des changements brusques des charges de 16 à 63 p. ioo et de 0,4 a 1,3 p. ion, pour des changements progressifs. La variation moyenne de la tension était de 1,3 p. ioo du voltage initial.
- Régulateur électrique. — L’action du régulateur électrique, ainsi qu’il résultait des diagrammes, se manifestait d'une façon toute différente ; immédiatement après une réduction de charge, par exemple, la vitesse augmentait, comme avec le régulateur centrifuge, mais pendant un temps très court, pour décroître ensuite jusqu’à un minimum, puis remonter à une valeur constante. Le phénomène inverse se produisait dans le cas d'un accroissement de charge. Ces deux phases de la régulation n’étaient d’ailleurs sensibles que pour des charges initiales assez fortes. La période variable était encore moins longue que dans la précédente expérience. On a représenté ”par d l’amplitude maximadela variation.
- Tableau VIII
- Chute de tension entre la maiichl a vide et la chaiige normale poun un .meme nombre de tours et une même EXCITATION. — I. Cas d'une charge non inductive. — Dans tous ces essais, on ame-
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- naît l’alternateur à sa vitesse de régime et la dillérence de potentiel aux bornes, dans le voisinage Je sa valeur normale. L’excitation était maintenue constante et on faisait 3o lectures dont on prenait la moyenne :
- Les résultats moyens de qes quatre essais
- » fermé............................. 9^4
- Différence........................
- 3 965 3yn
- 3 946
- 3 9.i5,3 3 918,0 37,5
- Pour un même nombre de tours et une même excitation, la chute de potentiel était donc 37,5 volts, ou 0,95 p. 100 de la valeur initiale quand on passait de la charge o à la charge 984 kilo-
- Par une simple proportion, on déduisait la valeur de cette chute dans le cas delà charge normale : on l’a trouvée égale a 1,02 p. 100 de la tension en circuit ouvert.
- 2. Cas d’une charge inductive. — Pour constituer une charge inductive, on intercalait dans le circuit une grosse bobine, dont le noyau était en grande partie formé de lames de tôles. Leur nombre était réglé de telle sorte que l’angle de décalage atteignait 38°, dont le cosinus est 0,78.
- Les essais étaient conduits de la même manière que plus haut
- v«.. ......
- ciiakgk aux bornes du courant. Cos4> d’exoitatioi
- kw. volts. ampères. ampères.
- ire expérience, circuit ouvert. 0 39^ 0 110,0 1475
- 789 3 571 282,8 0,783 1477
- 3e » ouvert. . 0 3 qi3 0 1 479
- 4e » fermé . 779 3 573 282,5 0.771 110,6 » 479
- 5e jj .... . 791 3 575 284 °j779 i4?4
- 6? » ouvert. 0 3 903 0 0 !09,8 1 482
- La moyenne est :
- ^ 9r9 1 4-9
- „ formé 786 3 574 283,i • 0,778’ no,4 1476
- Différence 345
- Ainsi la chute de tension était 345 volts, c’est-à -dire 8 p. 10c de h tension à circuit ouvert
- pour une charge de 1 000 kilowatts, la proportion était de 11 p. 100.
- Remarques sur les essais précéderas. — Les nombres trouvés pour la chute de voilage, dans les deux cas. sont extraordinairement petits, comparés à ceux que donnent les machines à courant alternatif d'autres constructeurs. Les meilleures génératrices, munies des derniers perfectionnements, présentent un écart d’au moins 6 à 7 p. 100, pour une charge non inductive, et de i5 à 18 p. 100, pour une charge inductive avec un facteur de puissance égal à 0,80.
- Ces qualités de l’alternateur Parsons résultent de la faible résistance de l’induit et de son coefficient de self-induelion presque nul. Les données des expériences précédentes vont nous permettre de calculer ces quantités en adoptant pour cos cp la valeur 0,778.
- Soient : K0, la tension dans la marche à vide; n, la fréquence ;
- I, l’intensité du courant en charge;
- cos o, le cosinus de la différence de phases;
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI — N° 8.
- AE,, la chute de tension avec charge non inductive;
- AE9, la chute avec charge inductive ;
- R, la résistance de l’enroulement de l’armature;
- L, le coefficient de self-induction de l’armature.
- On aura :
- AE, _ i [ 2 —n L1 '|8 , RI E0 _ a | E0 J + E0
- AE, i f 2 itnLI cos o— RI sin ç y2 , RI cos o + a jrn Ll sin o
- e’0 ' / H "“ë;
- (0
- 0)
- Toutes les quantités qui entrent dans ces équations sont connues, excepté R et L ; en les résol-vant par rapport à R et L, on a trouvé :
- Pour pouvoir rapidement et sûrement coupler ces alternateurs en parallèle avec ceux de la maison Brown, Bovcric. et CT® qui existent déjà à la station génératrice d’Elberfed, on sera obligé d’y ajouter un coefficient d’induction (sous forme de bobine avec fer) afin d’avoir le môme coefficient d’induction d'armature. JÜette modification est d’ailleurs très simple et peu coûteuse.
- Température des diverses parties du tueho-altf.rnateuh. —I. Température de Valternateur.— Cette température a été prise après quatre heures de fonctionnement en charge normale et deux heures, en surcharge, avec une intensité de 300 ampères. Le thermomètre, protégé contre le ravonnement par une enveloppe de ouate, était soigneusement appliqué sur la partie dont on voulait relever la température. On a trouvé :
- Température du noyau de l’armature............ 6y°4 C.
- » des bobines....................... 5a°6
- La température ambiante était t8°9.
- i. Etat, des températures dans le condenseur.
- Tableau IX
- TEMPÉRATURE do la TEMPÉRATURE ÉLÉVATION de température‘'entre
- F.fifi \ IS Condensée de la réfrigération tempéra- condensée la vapeur In vapeur
- le condenscui densëe. l’entrée à la (6)-(5) a 17ST (3HÛ
- (a) (3) (i) (5) iC>) (T) iS) 1.9) < C (10)
- kff « C ’C °C 0 C
- io485 31,6 5,3
- Charge riormalc . . 9 °92 33,9 28 9,2 27.6 18,4 j8'8 5,y
- 3/4 de charge. . . . 7 34,o 3o, 3 3o, 6 i5,3 3,4 3,7
- 5 6g5 26,2 id!a 29,3 C7 4,8
- ,!4 do «barge. 3 774 3^,9 24,8 27,6 8,8 :.,5 6 8,1
- Conclusions et comparaison des résultats des essais avec les conditions du cahier
- DES CHARGES.
- D’après le cahier des charges, chaque groupe de machines devrait fournir un ti
- ravail effectif
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- 29"
- ,le i ooo kilowatts sous 4 ooo volts et 5o périodes complètes par seconde, pour une charge inductive produisant un décalage des phases allant jusqu’à cos s = o,8.
- Les essais ont démontre que, non seulement ces conditions sont remplies, mais que le travail effectif est encore de beaucoup supérieur. La turbine fournit avec de la vapeur à n atmosphères absolues une puissance de i 3oo à i 4<>o kilowatts.
- La température de la génératrice ainsi que celle de l'excitatrice ne devait pas dépasser de /\o° la température de l’enceinte après une marche continue de six heures.
- Le 5 janvier, après une marche avec 3oo ampères en chiffres ronds, l’augmentation de la température était dans l’armature en 1er 48°,6; daus les électros excitateurs en fer 3o° (en chiffres ronds), dans les bobines des électros excitateurs 34° (en chiffres ronds). La maison Parsons et Ci,! augmentera la ventilation dans l’armature en fer et donnera sous ce rapport pleine satisfaction.
- La variation dans le nombre de tours ne devait pas dépasser 4 P- 100 en chargeant progressivement la machine depuis o jusqu’à pleine charge. Cette variation n’a pas dépassé 3,6 p. ioo pendant l’essai.
- Le régulateur centrifuge devrait pouvoir régler le nombre de tours de la turbine de façon que, pour un changement brusque de la charge de 20 p. 100, en plus ou en moins, le nombre de tours ne variât pas de plus de 0,8 p. too. D’après les essais, l’influence du régulateur sur le nombre de tours de la turbine était en chiffres ronds de 1 à 1,9 p. 100 pour des changements brusques des charges de 16 à 63 p. 100, et de o,4 à i,3 p. 100 pour les changements progressifs des charges. La tensiou mesurée au moment du changement, brusque du travail de la machine, en la chargeant ou en la déchargeant a donné une différence de i,3 p. 100 avec la tension primitive.
- Le régulateur électrique devait régler la tension de façon que, pour un changement brusque de la charge existante de 25 p. 100, la différence des tensions ne dépassât pas 1 p. 100. D’après les essais, le régulateur électrique réglait le nombre de tours, et, par ce fait même, la tension, de manière que la différence moyenne des tensions était de 1,1 p. 100 pour une variation des charges "comprise entre 12 et 62 p. 100.
- En prenant en considération la valeur ainsi que la rapidité avec laquelle les changements brusques de la charge ont eu lieu, on peut dire que les régulateurs remplissent non seulement les conditions imposées par le cahier des charges, mais doivent être considérés comme amplement suflisaiits pour les fondions qu’ils ont à remplir, et c'est encore d’autant plus vrai si ou envisage la rapidité avec laquelle l’influence du changement brusque de la charge ou de la décharge de la lurbine à vapeur est vaincue par les organes de régularisation.
- La chute de tension entre la marche à vide et la marche à pleine charge, sans charge inductive, ne devait pas dépasser 5 à 6 p. 100 pour un nombre de tours et une excitation constants. D’après les essais, la chute de tension entre la marche à vide, et la marche normale avec 1 ooo kilowatts en chiffres ronds n’était que de 1,2 p. 100, c'est-à-dire 20 p. 100 seulement de la valeur prévue dans le cahier des charges, ce qui doit être considéré comme une propriété extrêmement luvorable à la machine.
- • I)e même, dans le cas de la charge inductive la chute de tension entre la marche à vide et la marche normale de 1 ooo kilowatts, qui n’était que de 11 p. 100, est favorable à la machine.
- Quant à la dépense de vapeur, le tableau comparatif suivant donne les consommations garanties et les consommations effectives :
- U faut aussi ici ajouter que la surchauffe de vapeur, pendant les essais, n’était que de i4°,3 et, par conséquent, la consommation sera encore un peu inférieure avec le surchauffage de la vapeur à 5o® prévue dans le cahier des charges.
- Si l’on traduit graphiquement les résultats donnés dans les colonnes 3 et 5, on voit que la courbe de consommation de vapeur garantie et la courbe de consommation de vapeur effective se coupent au point où la production est de 3jo kilowatts ; et que la consommation de vapeur poulies productions effectives dépassant 3oo kilowatts, est inférieure à celle qui a été garantie ; quant aux productions inférieures à 3oo kilowatts, la consommation est supérieure à celle qui est garantie.
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- En considérant que les turbines à vapeur fourniront rarement dans l’usine des productions inferieures à i/3 de la charge normale, et qu’elles marcheront encore plus rarement à vide, on peut dire, non seulement que les consommations inférieures pour des charges plus grandes que i/3 de la charge normale égalisent les consommations en plus pour les petites charges, mais que ceci doit être considéré comme très favorable aux turbines.
- T. Pacsert.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- TRACTION
- Système Strobawa de contacts électromagnétiques pour traction électrique, par J.-P. Doflein. Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXI, p. 934, 8 novembre 1900.
- Le système à contacts électromagnétiques, établi par la maison Hélios d’après les idées de M. Stobrawa, se compose de boites de répartition de courant établies sur les côtés de la voie, des plots de contact entre les rails, et de conducteurs reliant ces différentes parties entre elles. La boîte de distribution en fonte renferme 6 à 10 relais et est recouverte d’un couvercle brut de fonte. Un cylindre concentrique à la boîte se trouve à l’intérieur et les cables pénètrent dans la gouttière qui subsiste entre ce cylindre et les parois de la boite. Puis cette gouttière est remplie d’une masse isolante jusqu’à la hauteur de trous percés dans les parois de la boîte. L’eau qui viendrait à pénétrer dans cet espace sortirait par les trous. L’écoulement de l’eau est facilité par ce fait que toute la boîte est installée
- sur un massif de briques pilées. Les figures 1 et 2 représentent cette installation.
- Un cylindre occupant le centre de la boîte est tourné extérieurement et sert de guide à un cylindre de fibre qui protège le conducteur du courant principal. Ce conducteur pénètre par la partie inférieure et est en série avec un fusible1 qui sert à l’ensemble des relais. Le conducteur se termine par une étoile qui relie les divers contacts. Ceux-ci font saillie en dehors du cylindre et se terminent par un charbon. Un nombre égal de relais est réparti en cercle autour du cylindre (fig. 3), Ces relais se composent d’uu électro-aimant cuirassé (fig. 4)- * l’intérieur duquel se meut un novau dont le jeu latéral est très faible, et à la partie inférieure duquel est fixé une pièce de fer. Au centre du noyau se trouve un conducteur bien isolé l' aboutissant à un contact un charbon Kj porté par une pièce isolante. L’autre extrémité du conducteur l est reliée par un câble souple à une borne k qui termine un contact s auquel est relié le câble L qui va au plot de contact.
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- °-99
- Les plots sont disposés en deux rangées parallèles entre les rails. Ils ont la dimension d’un pavé ordinaire et ne dépassent le sol que d’une quantité insignifiante. Pour permettre la visite
- et le nettoyage des contacts des câbles, la partie supérieure des plots est amovible. Des câbles isolés relient ces plots aux boîtes de distribution situées sur les côtés de la voie. Ces câbles se
- composent d’un câble amenant le courant principal et d’un fil amenant le courant d’excitation des électros.
- Deux rails sont disposés sous la voiture et reliés d’une façon permanente aux deux pôles d’une petite batterie d’accumulateurs portée par la voiture. Le conducteur qui va du pôle négatif au rail de contact sert aussi à conduire le courant principal.
- Le fonctionnement du système est le suivant,
- Si les rails viennent h toucher les plots M0 et Mj (fig. 5) un courant va du pôle positif de la batterie au plot M0, de là passe dans l’éleclro-
- Fig. 4.
- aimant Ep retourne par le conducteur principal, le plot M, et le deuxième rail de contact au pôle négatif de la batterie. L’électro-aimant E,, attire son noyau, et amène au contact les deux charbons
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- K0 eL K,. Le courant principal passe alors par le conducteur l au plol M, et de là au moteur. Le retour se fait par les rails.
- Il n’y a aucun rapport entre la tension du réseau et celle de la batterie d’accumulateurs. La résistance des électros est en effet
- très grande et il
- du courant dérivée à travers réleclro. La majeure partie va directement à l’une des bornes du moteur par le câble de communication. La petite fraction du courant principal qui passe à travers la batterie contribue à charger celle-ci, les clcctros-aimants servant de résistance de protection. Cette charge est naturellement insignifiante et il faut recharger la batterie de temps eu temps. La tension en est de 5o volts et la puissance maxima nécessaire pour actionner les électro-aimants de 100 watts.
- Le courant principal suit donc le trajet suivant : il pénètre dans la boite par le cylindre isolant, traverse le fusible B ffig. 4), le bras a, les contacts de charbon K0 Ki, le conducteur l, les bornes s et k. De là, il gagne le plot M, par l’aide du câble L. Le courant d’excitation va de Mo à travers le petit fil du câble et l’clcctro à la borne k où i) se confond avec le couvant principal puis retourne au plot M,.
- La figure 5 montre le fonctionnement lorsque ' la voiture s’avance. Lorsque les rails de çgntact occupent la position en traits pleins, la plot Mj amène le courant, le plot M'. est mort. Si la voiture s’avance de façon que les rails de contact
- viennent occuper la position ponctuée, l’électro Kâ est excité par la batterie et les contacts K'0 et K't se touchent. Le courant arrive alors simultanément par Mt et M',, etc. E. B.
- Le chemin de fer électrique Gare d’Auster-litz-Gare d’Orsay, de la Compagnie des chemins de fer d’Orléans. llevue industrielle, i. XXXII, p. 34, 26 janvier 1901.
- Depuis le mois d’août dernier le prolongement de la ligne d'Orléans jusqu'au quai d’Orsay est en exploitation régulière et ceux de nos lecteurs qui ont suivi les visites organisées à l’occasion du Congrès d’Eleetrieité, du Congrès des Tramways ou du Congrès des Chemins de fer ont pu sc rendre compte de son installation.
- Dans un précédent nrftnéro de ce journal ('} ont été exposées les raisons qui ont fait adopter la traction électrique sur cette ligne d’environ 4 km de longueur, constamment en souterrain le long des quais de la Seine (tig. 1), ainsi que celles qui ont motive l’emploi de courants triphasés à 5 5oo volts pour la transmission de l’énergie et leur transformation en courant continu à 000 volts pour l’alimentation des moteurs des locomotives. Nous n’y reviendrons pas et, en attendant que nous puissions donner une description complète de cette intéressante installation qui fait le plus grand honneur aux ingénieurs qui l’ont exécutée, nous empruntons à la Revue industrielle, les renseignements qui
- située dans la gare des marchandises d'Ivry, près du pont de Tolbiac, à 5 3oo m de la gare du quai d’Orsay (fig. 2).
- La vapeur est fournie par 8 générateurs mul-titubulaircs Babeock et Wilcox, de 186 nr de chauffe chacun, disposés en deux batteries et combinés avec un groupe d'économiseurs Green de 4oo m2 de surface de chauffe à décrassage continu des tubes. Les chaudières, timbrées à i3kg: cm2 peuvent vaporiser, en marche normale, 2200 kg de vapeur, scche à l’heure et 2800 kg en poussant légèrement les feux ; elles sont alimentées au moyen de pompes attelées aux condenseurs et de deux pompes à vapeur compouud à action directe, capables de débiter
- (<) L'Éclairage Électrique, t. XVII, p. 541, 24 décembre 1898.
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- 15 ooo litres d’eau à l’heure et disposées de façon à refouler, soit à travers les économiseurs, soit directement dans les collecteurs d'alimentation des chaudières.
- Le service d’élévation d’eau de Seine, pour l’alimentation des condenseurs de l’usine électrique et celle des locomotives à vapeur s'approvisionnant au dépôt d'Ivry, comprend deux pompes centrifuges de ooo m3 d’eau à l'heure et deux autres du menie type de 35o m3. Les premières élèvent l’eau de la Seine à un premier réservoir où puisent les condenseurs des machines mo-
- trices; les secondes y prennent l’eau-et l’élèvent jusqu’aux réservoirs pour l'alimentation des locomotives. Toutes ces pompes sont actionnées par des moteurs électriques à courants triphasés, du type asynchrone, à inducteur fixe et induit
- Les machines à vapeur, au nombre de deux, fournies par MM. Dujardin et C1S, sont du type Corliss, à triple expansion et à quatre cylindres dont deux à basse pression ; à 70 tours par minute, elles développent, avec de la vapeur h 11 kg : cin2, une puissance de 1 aoo à 1 5oo che-
- vaux indiques a leur allure la plus économique et peuvent donner jusqu’à 1700 chevaux; des volants de 5o tonnes servent à leur régulation. O11 les iail marcher à volonté à condensation ou à échappement libre. Les cylindres ont respectivement comme diamètres : le premier 61 cm, le second 92 cm, les troisième et quatrième ioa cm ; la course commune est de i65 cm. Un dispositif de tuyauterie permet de marcher cil compouud sans le cylindre à haute pression ou avec une des deux moitiés de la machine.
- En outre, deux petites machines piloti-com-poun<l à grande vitesse, Vune de 35, l’autre de 7o chevaux, à échappement libre commandent directement les excitatrices des alternateurs tri-phases.
- Quant au matériel électrique de l'usine génératrice, il comprend deux alternateurs Thomson-Houston à courants triphasés, à couplage direct de 1 000 kilowatts chacun et à 4o pôles. L’induit
- y est fixe et l’inducteur mobile. A la vitesse de y5 tours par minute, la tension eflicace aux bornes est de 5 5oo volts, et la fréquence de 20
- L’excitation est produite par deux dynamos à courant continu, l‘une de 20 kilowatts, l’autre de 4° kilowatts à 123 volts directement couplées aux deux machines pilon. La dynamo de 4o kilowatts peut faire le service d’excitation des deux alternateurs.
- Les différentes parties des alternateurs sont calculées de façon à ne point s’échauffer de plus de L- au-dessus de la température ambiante après une marche de 10 heures consécutives à pleine charge ; ils peuvent supporter sans inconvénient, pendant une demi-heure, une surcharge de 20 p. 100 de leur puissance normale, et pendant 5 minutes une surcharge de 5o p. ioo.
- Leur rendement atteint t)5 p. ioo à pleine charge, $4 P- 100 à 3/4 et 92,5 p. ioo à demi-
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- charge. L’isolement des inducteurs a été éprouvé à une tension alternative de 2 000 volts et celui de l’induit, à 12000 volts.
- Le couraut primaire produit dans cette usine 11'est utilisé directement, avec ou sans réduction de tension, que dans quelques moteurs fixes à marche régulière comme ceux des pompes.
- Les locomotives électriques, les petits moteurs il marche intermittente et l’éclairage, qui comprend principalement des arcs en vase clos, sont alimentés en courant continu, obtenu par la transformation du courant triphasé, soit à l’usine même, soit dans deux sous-stations, formées l’une dans la gare d’Austerlitz, l’autre dans celle du quai d'Orsay.
- Fig. 3 et 4. Sous-statiou du quai d’Orsay.
- Les canalisations primaires sont établies en double pour éviter tout arrêt de service eu cas d'avarie partielle à cette canalisation, elles sont souterraines et constituées, entre l'usine et la sous-station d’Austerlitz, par deux câbles isolés et armés, sous papier, a trois conducteurs, de 70 mur de section ; entre la sous-station d’Austerlitz et celle d'Orsay, la section de cuivre de ces câbles est réduite à 5u mm2.
- Sous-stations.- — Le courant continu de la traction et des petits moteurs est produit b 55o volts dans deux sous-stations de transformation établies l’une au quai d’Orsav et l’autre à Austerlitz. Le circuit de Tcclairage, à 500 volts divisés en quatre ponts par des égalisatrices, est entièrement distinct de celui de la traction ; les appareils de transformation qui l’alimentent sont placés dans les deux sous-stations du quai d'Orsay et d’Austerlitz et dans l’usine génératrice d'Ivry. *
- Chacune des deux sous-stations possède une puissante batterie d’accumulateurs montés normalement en dérivation sur le circuit de traction, mais pouvant aussi alimenter le circuit d’éclairage.
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- Vue en. "b crut
- Pian et Coupe horizontale
- Coupe par A B Coupe par C D
- Fig. 5 à 8. — Locomotive électrique.
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- L’ÉCLAl RAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI. — N°8
- La sous-station d’Ivry ne seï't qu’à l’éclairage : elle se compose de i génératrices à courant continu de 100 kilowatts chacune, commandées directement par 2 moteurs synchrones, de 120 kilowatts alimentés par le courant de haute tension des alternateurs. L’un des groupes sert normalement de réserve.
- L'induit de la génératrice et les inducteurs du moteur synchrone sont calés sur le même arbre porte par trois paliers, sans aucun accouplement proprement dit entre les machines; l’ensemble tourne à une vitesse de 5oo tours par minute.
- Les moteurs svnchrones sont du type à induit fixe; ils sont à six pôles. Les bobines inductrices sont reliées en série, et leur courant d’excitation à 5oo volts est emprunté aux génératrices à courant continu. L’induit est alimenté directement sous la tension de 5 5oo volts.
- Les génératrices à courant continu sont également à six pôles. A l’allure de 5oo tours par minute, elles donnent 5oo vojts aux bornes.
- Le démarrage d’un groupe moteur synchrone-génératrice d’éclairage se fait soit au moyen du courant triphasé, soit, de préférence, en faisant
- fonctionner la génératrice comme moteur en l'alimentant au moyen du courant conLinu emprunté aux batteries d’accumulateurs des sous-stations de traction.
- T.a sous-station renferme, en outre, deux groupes d’égalisatrices pour compenser les différences de charge des différents pouls du réseau de distribution.
- Les deux sous-stations d’Austerlitz et du quai d’Orsay sont absolument semblables; elles comprennent, d’une part, le matériel destiné au service de traction, et d’autre part celui destiné au service d'éclairage ffig. 3 et 4) •
- Pour ce dernier service, chaque sous-station comprend deux groupes moteurs-générateurs de 100 kilowatts chacun et pour l’éclairage à cinq fils, deux groupes d’égalisatrices semblables à ceux de la sous-station d’Ivrv.
- Les trois sous-stations d'éclairage sont reliées en parallèle par des feeders de 200 mm2 de section, brandies sur les pôles extrêmes des circuits à cinq fils. Entre Austerlitz et Ivry, ces câbles sont portés par des poteaux le long de la ligne ; entre Austerlitz et le quai d’Orsay, ils sont sup-
- portés par des isolateurs fixés sous la voûte du
- Le matériel pour le service de traction comprend, à chaque sous-station, deux convertisseurs rotatifs de 200 kilowatts, six transformateurs statiques de 90 kilowatts, pourvus de deux ventilateurs électriques, et une batterie d’accumulateurs de 1 100 ampères-heure.
- Les transformateurs statiques sont à insufflation d’air : ils possèdent une puissance de 90 kilowatts sous la fréquence de 2Ô périodes et abaissent la tension de 5 5oo à 34o volts ; à pleine charge, leur rendement est de 96,8 p. 100.
- Les convertisseurs sont constitués par des dvnamos à quatre pôles tournant à ^5o tours, munies d’un collecteur ordinaire pour le côté continu et d’un collecteur à trois bagues pour les courants triphasés. Ils transforment en courant continu à 55o volts le courant, alternatif qu'ils reçoivent des transformateurs.
- Sur le circuit de chacun des convertisseurs est installé un régulateur de potentiel et une bobine de self-iuduelion permettant le réglage de la tension sous charges variables.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ 3o5
- batterie d’accumulateurs se compose de éléments de i roo ampères-heure de capa-m régime de décharge en une heure reliés rie. Chacun d’eux contient 18 plaques posi-a formation Planté et 19 plaques négî ; le poids total des 37 plaques est d’env
- S5o kg.
- s batteries satisfont aux deux services su
- vants : i° dans h de régulatrices p tant à ceux-ci de sant au moment d des machines dai
- En cas d’arrêt les batteries peuv service de la tra( assurer pendant. 1
- près Eariet batterie ali—
- tanément le ; également
- par deux pivots s commandés chac d’une puissance a5o volts.
- Cos moteurs or large afin de pou-fortes surchy
- âge
- d’u
- rges
- comprise) su la gare d’Au pendant 5 m
- 3). — Elle électrique
- ;ne les p urcr le dé-(locomotive
- endeinent minim ères est de 86 p La couronne d
- plètement le mot lecteur et les bal;
- Le moteur est ; l'enroulement in ruban en cuivre du mica ; l’indui noyau feuilleté à possédant chacu
- tant l’inspection gement des balais. En dessous carcasse présente une autre ou
- e en sérié ;
- lais, la
- du collecteur
- per
- tant d'inspecter le dessous du collecteur et do Les caractéristiques principales de la locomo-
- I.es longerons des bogies, en tôle d’acier d’une seule pièce sont portés par ressorts sur les boîtes à graisse des essieux; ils supportent eux-mêmes, par l’intermédiaire de ressorts, les traverses de pivots, de manière a réaliser une double suspension élastique entre la caisse et les essieux. Ils sont, eu outre, munis d’un dispositif de rappel spécial assurant le centrage du bogie dans les
- L’avant et l’arrière de la caisse sont aménagés de façon à permettre d’y loger les résistances de démarrage et les câbles de connexion. La cabine du machiniste est située au milieu ; elle mesure 3,oo8 m de longueur sur 2,718 m de largeur. Elle est munie de châssis vitrés permettant a la vue de s’étendre dans tous les sens.
- Cette cabine renferme le régulateur série-parallèle ou contrôleur destiné au couplage des moteurs et èi la manœuvre des trains et tous les appareils accessoires ou de sécurité que comporte l’équipement électrique. La disposition des appareils de manœuvre de toute nature est telle qu’ils peuvent être commandés avec la même facilité dans la marche en arrière, et en avant.
- Par la manœuvre continue de sa manette, depuis la position d’arrêt jusqu'à celle de pleine marche, les moteurs sont d’abord reliés par groupes de deux en série entre eux et avec les résistances de démarrage ; celles-ci sont ensuite graduellement supprimées au fur et à mesure de l’accélération du train. Les deux groupes de moteurs sont alors reliés en parallèle, et les résistances de nouveau intercalées afin d’éviter un afflux exagéré du courant, puis elles sont à nouveau successivement enlevées de manière à maintenir l’intensité du courant sensiblement constante jusqu’au moment où le démarrage est
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- T. XXVI. — N" 8.
- 3o6 L'ÉCLAIRAGE
- Le contrôleur est aussi muni d'un dispositif permettant de renverser les connexions des inducteurs pour produire la marche arrière de la locomotive.
- Indépendamment du contrôleur et des appareils de mesure ou autres (ampèremètre, voltmètre, vvattmètre, totalisateur, interrupteurs, etc.), les locomotives sont munies du frein à air comprimé, système Wenger, du type en usage à la Compagnie d’Orléans, d’une commande à main des freins, d’un sifflet de signal fonctionnant. par l'air comprimé du réservoir des freins. Le moteur de la pompe a air a sa mise en marche et son arrêt commandés automatiquement par la pression du réservoir.
- Le courant est généralement amené aux locomotives par un troisième rail, placé à l'extérieur et latéralement à la voie (fig. c)) ; cependant, sur quelques voies de manœuvre, de môme qu’a l'entrée de la gare du quai d’Orsay, l'alimentation est faite par un troisième rail placé dans l’axe de la voie; enfin, dans les aiguillages compliqués de cette gare, le conducteur est aérien ;lig. 10). Pour ces trois modes d'alimentation, les locomotives sont pourvues de tsix patins de contact placés trois à l’avant et trois à l’arrière, et d’une prise de courant aérienne disposée sur le toit de cabine; cette dernière prise de courant est constituée par un parallélogramme articulé, surmonté d'une pièce en forme de T qui assure un contact permanent.
- Le troisième rail est isolé au moyen de blocs de bois bitumé posés sur les traverses et la liaison des deux tronçons de rail conducteur est faite au moyen de deux connexions en cuivre de 120 mm3 de section chacune.
- Le rail conducteur de la voie montante et celui de la voie descendante sont réunis de place en place, dans les boites d'interrupteurs,au moyen de de uxcâbles isolés de 200 ni ni’de section chacun.
- Les deux lignes de rails conducteurs sont ainsi reliées en parallèle, de manière à se répartir à peu près également la charge et à réduire au minimum la chute de tension.
- Le retour du courant se fait par les rails de roulement. A cet effet, ces rails sont reliés à chacun de leurs joints par deux connexions en cuivre offrant chacune une section de 120 mm2. Les deux rails de chaque voie sont en outre reliés, tous les 100 m, par des connexions transversales en câbles de 120 mm2.
- ÉLECTRIQUE
- D’autres connexions également échelonnées relient entre eux les rails intérieurs des deux voies. La bonne conductibilité du circuit de retour est ainsi parfaitement assurée par les quatre rails de roulement reliés en parallèle.
- TÉLÉGRAPHIE
- Sur la possibilité de diriger les signaux dans la télégraphie sans fil, par R. Blochmann,
- M. Blochmann attribue la transmission des signaux dans la télégraphie sans fil, à lu déformation (1rs surfaces équipotentielles de l’atmosphère ('). D’après lui, il se produit autour de l’anteriTie une perturbation dans les surfaces, analogue à celle que provoque, à la surface de l'eau d'un bassin, une pierre tombant d'une grande hauteur. Si un morceau de bois flotte sur l’eau à quelque distance de l’endroit où est tombée la pierre, il se soulève et s’abaisse plusieurs fois au moment où passent les ondes. Ces mouvements peuvent être considérés comme indiquant qu’il s’est produit dans le voisinage un mouvement ondulatoire de l’eau. L’antenne réceptrice joue le même rôle que ce’ morceau de
- M. Blochmann pense donc que le phénomène de la transmission ne doit pas être regardé comme un phénomène de propagation d’ondes hertziennes, mais comme une perturbation systématique voulue de C état électrique normal de l'atmosphère.
- A l’appui de cette opinion, M. Bloehnnm, rappelle les trois faits d’expérience suivants :
- i° Les antennes horizontales aux deux stations, renforcent les signaux incomparablement moins ;
- 20 Des antennes tendues entre le pied et le sommet d’une falaise, et 11e dépassant pas la falaise, 11e donnent aucun renforcement même quand elles sont verticales ;
- 3° On a obtenu des transmissions à des distances telles que la courbure de la terre s’opposait à une propagation rectiligne.
- 11 m’est impossible de découvrir en quoi ces laits justifient les objections de M. Blochmann.
- munication au Congrès international d’Electricité qui a été signalée dans ce journal (t. XXIV, jj. 488, a 9 seP' ternbre 1900).
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- 23 Février 1901.
- REVUE D’E L E CT R l CI T E
- 3oy
- Je ne vois pas pourquoi refuser le nom d'ondes hertziennes, à des perturbations de l’état électrique normal de l'atmosphère, se propageant sous forme ondulatoire.
- (tuant aux objections tirées de la propagation rectiligne, si elles embarrassent. Fauteur, il lui suIlira d’étudier les phénomènes de diffraction, pour se Convaincre qu’ils expliquent bien la transmission, non à travers les obstacles, mais autour de ecs obstacles.
- M. Blochmann conclut à l’impossibilité actuelle de diriger les transmissions avec les appareils actuels. Quoi qu’on puisse penser sur ce point, il ne me semble pas que cette impossibilité résulte des faits allégués par M. Blochmann!
- M. F.
- Transmission syntonique et multiplex, par A. Slaby. Kleklrotechnische Zeitschrift, t. XX.II, p. 38, 10 cl 2/>, janvier i9oi.
- Dans tous les récepteurs de télégraphie sans iil qui ont été construits et employés jusqu’ici, le coliéreur est relié d’une part au sol, d’autre part à la base de l’antenne. La capacité du cohé-reur est très grande, assez grande pour que l’extrémité intérieure de l’antenne réceptrice forme un nœud des oscillations ou tout au moins se trouve très près d’un de ces nœuds. Or, dans le voisinage des nœuds, les oscillations de la différence de potentiel ont une amplitude très faible ; théoriquement, en effet, cette amplitude est nulle au nœud lui-même. La disposition actuellement en usage n’est donc pas la plus favorable, puisqu’elle n’utilise qne les variations de potentiel les plus faibles se produisant dans l’antenne réceptrice. Les résultats obtenus en dépit de cet arrangement défectueux doivent être attribués à ce que l’antenne réceptrice n’a pas en général une longueur exactement égale au quart de la longueur d’onde des oscillations émises par le transmetteur; on enregistre donc des variations de potentiel provoquées à la base de l'antenne réceptrice par des ondes parasites issues du transmetteur.
- 11 faut relier le coliéreur à un veutre des oscillations. Pour obtenir d’une manière certaine un nœud, il suffira de mettre l’antenne en communication directe avec une bonne prise de terre. L’extrémité supérieure de l'antenne sera un ventre des oscillations. Seulement il n’est
- pas possible de relier le coliéreur a cette extrémité. Mais si on fait communiquer avec le nœud un fil d'une longueur égale à celle de l’antenne de transmission, il se produira à l’extrémité libre de ce fil aussi un ventre. 11 n’est pas nécessaire, d’autre part, que ce fil auxiliaire soit rectiligne ; on peut l'enrouler sur une bobine de grand diamètre. On obtiendra ainsi un ventre de vibration en un point du fil dont l’accès est facile. La précision et la sûreté des transmissions sont ainsi accrues de beaucoup.
- Mais il y a plus encore, ce dispositif permet d’utiliser comme autemie tout conducteur vertical existant, qui est relié au sol par construction, paratonnerre, girouette, mât en fer d’nn bateau, etc. Il suffit de relier la prise de terre de ces conducteurs au récepteur par un fil de longueur convenable.
- Enfin, cette construction de l’appareil, fournit aussi un procédé de syntonisation et par suite un procédé de transmission multiplex.
- Comme on l'a va ci-dessus, la prise de terre de l’antenne est un nœud exactement pour les oscillations dont la longueur d’onde est égale à quatre fois la longueur de l’antenne. Cependant, il peut se produire en ce point des oscillations du potentiel, de faillie amplitude, provoquées par des ondes parasites . Si le fil auxiliaire a la même longueur que l anlenne, ces ondes parasites traversent le point nodal et vont se perdre dans le sol. Mais on peut aussi recevoir ces ondes dans un fil auxiliaire; il suffit de prendre ce fil d’une longueur telle que la somme de cette longueur et de celle de l’anteune soit égale à une demi longueur d’onde. Pour les ondes correspondantes à cette longueur, la prise do terre n’est plus un nœud ; elle laisse passer ces ondes, mais arrête les autres.
- Par ce moyen simple, on peut équiper une station réceptrice, de manière â la rendre susceptible d'enregistrer des ondes de longueurs déterminées. Il suffira d’établir un jeu de bobines auxiliaires, dont le fil ait une longueur conve-nableet, au besoin, un nombre de récepteurs égal à celui des stations avec lesquelles on veut, correspondre. On arrive de cette manière à recevoir avec une même antenne, simultanément, des télégrammes différents, arrivant de n'importe quelle direction et de n'importe quelle distance.
- Le professeur Slaby indique aussi un procédé très simple pour augmenter l’intensité des
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI. — N° 8.
- signaux. Il consiste h insérer, entre le fil auxiliaire et le cohéreur, uile bobine, dont la (orme et le mode d'enroulement dépendent de la longueur des ondes utilisées. La vitesse de propagation d’une perturbation électrique dans cette bobine est plus faible que dans le fil libre ; il en résulte un accroissement notable.de la différence de potentiel. Le professeur Slaby donne à cette bobine le nom de multiplicateur.
- En même temps, cette bobine intercepte les oscillations pour lesquelles elle n’est, pas accordée. La longueur des étincelles qu’on pouvait tirer d’un fil rectiligne parcouru par les oscillations s’est élevée de i à 10 cm, après l’introduction du multiplicateur.
- Jusqu'ici, il n’a été question que d'un récepteur susceptible d’enregistrer des ondes de longueur déterminée. Pour que la transmission puisse se faire régulièrement, il est nécessaire aussi que le transmetteur puisse envoyer des ondes de longueur déterminée. M. Slaby obtient ce résultat par l’emploi d’un condensateur, qui permet en même temps de mettre en jeu une grande quantité d’énergie électrique.
- Deux conducteurs verticaux sont réunis à leur extrémité supérieure par une bobine de lorte self-induction. L’un de ces conducteurs, DE {fig 1), est relié directement au sol. A la base de
- c WWi|D
- eX
- ris. i.
- l’autre, CA, sont insérés un condensateur K et l’exploseur AB. Le courant de charge du condensateur utilise tout le circuit : mais la décharge qui se produit au moment de l’explosion de l'étincelle, sous forme d’oscillations très rapides, est arrêtée par la bobine CD. Les oscillations transmises ont par suite une longueur d’onde quine dépend que de la capacité du condensateur et de la hauteur du fil AC. Il est possible de régler cette longueur d’onde en introduisant des bobines de self-induction déterminée.
- Des expériences ont été effectuées à Berlin. Deux récepteurs étaient reliés au même paratonnerre placé sur la cheminée de l’usine centrale d’électricité sur le Sehiffbauerdamm, un des quais de la Sprée. Il est certain qu’une notable fraction des ondes se rendait directement au sol par la cheminée et était perdue pour les récepteurs. Ceux-ci ne recevaient que Infraction assez faible qui parvenait à la tige du patonnerre. Cependant, cela était sulfîsant pour assurer une communication régulière.
- Les stations transiiietlrices étaient installées l’une h l’École Technique de Charlottenburg, dans le laboratoire du professeur Slaby, l’autre dans l’usine des câbles de la Ilaute-Sprée, à Schon-weide : la distance était de 4 km pour la première, de quinze pour la seconde.
- A Charlottenburg, l’antenne d’émission était conduite de la fenêtre à l’extrémité d'un mât de
- 16m, dressé sur le toit du bâtiment. La plus grande masse du bâtiment se trouvait sur le trajet des ondes.
- A Sehbnweide, l’antenne était tendue entre deux cheminées : les ondes devaient traverser une grande partie de la ville de Berlin.
- Malgré ces difficultés, la transmission s’est effectuée d’une manière très régulière, avec une vitesse de 72 lettres par minute (Yoy. fig. 2, la reproduction d’après une photographie de deux portions de télégramme, reçues simultanément).
- M. L.
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- Tome XXVI.
- Samedi 2 Mars 1901.
- 8* Année. — N°
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- DM Â
- L’ÉNERGIE I
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de PUnlversilé, Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- GROUPE ÉLECTROGÈNH DE 75o KILOWATTS DE LA SOCIÉTÉ ALSACIENNE DE CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES
- La Société Alsacienne de Constructions Mécaniques qui avait une des expositions les plus importantes de la section française avait exposé, comme types de son matériel à cotirant continu, deux groupes dont un, celui dont nous nous occuperons tout d’abord, était affecté au service de l’éclairage à l'Exposition.
- Ce groupe identique à ceux déjà installés par cette importante maison à l'usine du quai de Jemmapes de la Compagnie parisienne de l’air comprimé, dont nous avons donné autrefois une description détaillée (!), est représenté sur les photographies des figures i et 2; il a une puissance de i ooo chevaux effectifs.
- Moteur a vapeur. — Le moteur à vapeur de la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques est du type vertical compound à condensation.
- Ses principales dimensions et constantes sont les suivantes :
- Diamètre du cylindre à haute pression.............. 8o cm
- Diamètre du cylindre à basse pression.............. i35 »
- Course commune des pistons......................... 120 »
- Pression  la vapeur . . ^......................... *8 kg : cm*
- La puissance normale à cette pression de 8 kg : cm1 au petit cylindre et à condensation est de i ooo à i ioo chevaux effectifs.
- U) Voir L'Éclairage Électrique, l
- l. XV, p. ajo, 1898.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Les deux ])âtis (fig. 3 à 6) supportant les cylindres sont chacun en deux parties de façon à diminuer le poids des pièces, en faciliter le montage, et obtenir des pièces bien saines
- de fonderie. Ils reposent sur deux socles en fonte à très large assise portant eux-mêmes les paliers moteurs. Ces derniers sont munis de coussinets en fonte et antifriction et sont établis de façon à admettre une circulation d'eau autour du coussinet.
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- 2 Mars 1901.
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- 3i i
- L’arbre moteur, en acier doux, à double coude, est porté par les quatre paliers fixés sur le socle et par deux paliers extrêmes se trouvant g. ses deux bouts. Cet arbre est construit en
- Fig, a. — Groupe cleelrogène ù couvant contint] de 7T10 kilowatts de la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques de Belfort (Vue du côté de la dynamo).
- deux pièces assemblées entre elles par tics plateaux venus de forge. U a des collets principaux de 3ao mm de diamèlre et Goo mm de longueur; sa longueur totale est de 8,3oo m etson poids, d'environ ioooo kg. Les manivelles sont calées à j8ou Lune par rapport à l’autre, les tourillons ont 368 mm de diamètre et 270 mm de longueur.
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- La dynamo est fixée sur un prolongement de‘l'arbre moteur du côté du petit cylindre. Cette disposition donne plus de symétrie à l’ensemble el une meilleure répartition de la charge sur les paliers.
- Les deux cylindres sont à enveloppes de vapeur.
- TF-
- ipe, plan,
- té de la dyi
- L’enveloppe de vapeur du petit cylindre est chauffée par la vapeur directe des chaudières, celle du grand cylindre par la vapeur d’échappement du petit cylindre. Les fonds sont également chauffés. La distribution est faite, à chacun des cylindres, par 4 obturateurs» circulaires, deux servant à l'admission et deux à l'échappement de la vapeur. Au petit
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- ------i,a°o-------
- DYNAMO A COURANT CONTINU
- A JXDUIT EXTÉRIEUR
- de la Société Alsacienne
- DE CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES
- DE BELFORT
- Fig. 7, 8 et 9. — Vues d’ensemble : en bout, en élévation et en plan de la dynamo de ;5o kilowatts de la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques.
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- cylindre les obturateurs d’admission sont actionnés par un mouvement à déclic et un pot-à-air pour le rappel. Le régulateur à boules, actionne par une chaîne et deux engrenages, règle la durée de l’enclenchement des déclics, et par suite les admissions au petit cylindre, suivant la puissance demandée au moteur. La distribution employée permet de produire au petit cylindre tous les degrés d’admission entre o et 5o p, 100 de la course. Les obturateurs d'échappement du petit cylindre ainsi que ceux du grand cylindre sont mus par des excentriques spéciaux.
- Le volant a un poids de 3i ooo kg et un diamètre de 5,700 m ; il est en deux pièces assemblées par des boulons. La vitesse linéaire de la jante pourrait être sensiblement plus élevée eu égard aux efforts de la force centrifuge, mais on a limité le diamètre pour 11e pas être conduit, uniquement à cause du volant, à un encombrement sensiblement plus grand que celui qu’exigent les autres parties de la machine.
- La machine est munie d’un condensateur à injection dont la pompe à air est à simple effet et a un diamètre de 800 mm et une course de 44° mm. Cotte pompe est verticale, elle est placée derrière le bâti du petit cylindre et actionnée par un levier prenant son mouvement sur la coquille du petit piston.
- Une galerie est établie à hauteur des cylindres pour le service de la machine; des escaliers permettent l’accès au-dessus des cylindres.
- Une soupape spéciale à double siège, intercalée sur la conduite d’échappement, permet de travailler avec ou sans condensation.
- La consommation de vapeur par cheval indiqué est de 6,5 kg à la pression de 8 kgs : cm2 ce chiffre s’entend pour la totalité de la vapeur sortie des générateurs, purges des conduites et des enveloppes comprises, et pour une charge de 900 à 1 000 chevaux indiqués.
- Dynamo. — La dynamo de la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques attelée au moteur à vapeur vertical que nous venons de décrire, est du type bien connu à induit extérieur et « sans collecteur ».
- Sa puissance normale est de 700 kilowatts sous une tension pouvant varier de 48a à 600 volts, condition imposée parles exigences de l’exploitation à laquelle elle est destinée (secteur de la Compagnie parisienne de l’air comprimé).
- Le débit à pleine charg-e vario entre i2ao ampères sous 600 volts et 1 5oo ampères sous 5oo volts. Cette variation assez, considérable de la tension de régime est obtenue, sans inconvénient pour Réchauffement et la chute de tension, par l’emploi d’un induit lisse et en proportionnant les ampèrotours induits et inducteurs de façon à en maintenir un rapport convenable pour le débit maximum et le champ inducteur le plus faible.
- La vitesse de la machine est de 70 tours et le nombre de pôles inducteurs de 12.
- Les figures 7, 8 et 9 représentent des vues de face et en plan de la machine à pôles inducteurs internes de la Société alsacienne et la figure ro une coupe par l’axe.
- Nous avons, à propos de la description de l’usine du quai de Jemmapos rappelée plus liant, donné une description assez détaillée, de ce type de machine d’ailleurs universellement connu; nous nous contenterons donc d’en rappeler la constitution en y joignant les principales constantes de construction et les résultats d’essais.
- Inducteurs. — L’inducteur est constitué par un volant en acier doux portant une équerre fondue avec lui et boulonnée an bâti de la machine. Le diamètre extérieur de ce volant est de 228 cm et sa longueur de 56 cm.
- Sur la jante de ce volant sont fixés les pôles inducteurs à noyaux
- circulaires d’un
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- diamètre de 48 cm et portant chacun un épanouissement polaire d’une largeur, parallèlement à Taxe de la machine, de 5ï cm et d’un développement de 72 cm.
- Ces épanouissements polaires sont fixés aux noyaux par deux vis et l’ensemble est retenu à la surface de la jante par deux boulons traversant complètement cette dernière.
- Les bobines inductrices sont enroulées sur des carcasses en tôle avec joues en bois ; elles sont constituées chacune par 1 000 spires d’un fil de 0,2 mm de diamètre et d’une section par suite de 20,3 mm2.
- Toutes les bobines inductrices sont en série; le circuit inducteur a une résistance à chaud de 24,2 ohms.
- Le diamètre extérieur de l’inducteur est de 326.4 cm. Le poids de l’inducteur complet avec son support est de 20 000 kg dont 4 900 pour le cuivre.
- Induit. — L’anneau induit est porté par une étoile en fonte à 39 bras clavelée sur l’arbre même du moteur entre les deux paliers de la dynamo.
- Chaque bras porte un manchon en bronze isole de la fonte dans lequel est fixée la tige supportant les tôles induites.
- Le poids du support de l’induit est de 7500 kg'et son diamètre de 367,2 cm pris d’axe en axe de deux tiges.
- Los tôles induites forment un anneau d’une seule pièce d’un diamètre extérieur de 372 cm et d’un diamètre intérieur de 342 cm ; la hauteur radiale de l’anneau est donc de i5 cm. La longueur de cet anneau est de 5o cm y compris l’isolant entre les tôles et l’ensemble est serré à l’aide d’écrous vissés sur les tiges de supports isolées des tôles.
- L’enroulement induit du genre Gramme est constitué çar des barres de cuivre d’une section de 60 mm2 ; les unes sont courbées en U et ont une épaisseur de 2,0 mm, les autres sont droites, ont 4 mm d’épaisseur et portent, à chaque extrémité, une entaille de 2,5 mm. Les premières barres sont placées à l’intérieur et sur les surfaces latérales tandis que les secondes sont disposées extérieurement et reçoivent les premières dans leurs entailles. Toutes les barres sont disposées en série et leur nombre est de 2496.
- La longueur de l’induit ou celle du collecteur est de 56,7 om<
- La partie extérieure de l’induit a un diamètre de 380,9 cm et la partie intérieure un diamètre de 334,4 cm.
- L’entrefer est de 4o mm.
- Toutes les lignes de balais de même polarité sont réunies entre elles par des cercles en cuivre et la résistance de l’induit aux bornes est de o,oo5G ohm à chaud.
- Le support des porle-balais est constitué par une étoile à 12 branches qui est montée sur un support fixé au palier du côté du moteur à vapeur et autour duquel elle peut se déplacer a l’aide d’un volant commandant une vis tangente. Un dispositif permet en outre de relever les balais à volonté.
- Le poids total de l’induit sans l’arbre est de 19000 kg.
- Résultats d'essais. — Les diverses pertes de la machine, non compris les frottements dans les paliers, sont, pour le fonctionnement à 600 volts, les suivantes 2
- Pertes par hystérésis et courants de Foucault........................11600 watts
- Pertes par effet Joule dans l’induit................................. 12 730 »
- Pertes par effet Joule dans l’inducteur..............................i5ooo »
- Total...................................... 36 35o watts.
- t 0,53 p.
- A ce chiffre il y aurait lieu d’ajouter envi)
- pour les pertes par ventilation,
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- on arrive ainsi à une perte totale de 39 073 watts, ce qui correspond à un rendement de 94,7 p. 100
- Tableau de distribution'. —Le tableau de distribution, composé de Irois panneaux en marbre disposés dans des cadres en bois, comporte le rhéostat de champ de la machine, un voltmètre, un ampèremètre, un interrupteur à main et un interrupteur automatique.
- Ce dernier appareil est à inversion, e’est-à-dire ne fonctionne que lorsque le courant est inversé, de façon à mettre la machine hors service lorsqu’elle reçoit du courant au lieu d’en donner.
- Cet appareil se compose d’un interrupteur à main maintenu en position fermée par un déclic et tendant à s'ouvrir sous l’action d’un ressort. T.e déclic est commandé par un éleetro à fil fin mis en service lui-même par un relai polarisé.
- Ce relai bute à droite et à gauche, suivant le sens du courant qui le traverse, et mot en circuit l’électro à fil fin lorsque sous l'influence d’un courant inversé il vient à gauche.
- Le courant fourni au relai est obtenu simplement en shuntant l’une des barres du tableau ou l’un des conducteurs qui relient la dynamo à ce tableau. Celui fourni à l’électro à fil fin peut être obtenu en branchant celui-ci entre les barres.
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE 200 KILOWATTS DE IA SOCIÉTÉ ALSACIENNE DE CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES
- Le second groupe que la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques avait exposé comportait une dynamo à courant continu et une machine à vapeur à deux cylindres placés en tandem, de dimensions relativement restreintes, remplacement qui lui avait été concédé n’avant pas permis l'installation d'une machine plus importante.
- La photographie de la figure 1 représente, une vue d'ensemble de ce groupe vu du coté de la dynamo, et les figures et 3 des vues en plan et en élévation du groupe.
- Moteur a vapeur. — Le moteur en question a une puissance de 3oo-4oo chevaux el ses dimensions principales sont les suivantes :
- Diamètre du petit cylindre.................................. 44 cm
- « du grand cylindre.................................... 72 »
- Course des pistons . .................................. 90 »
- Nombre de tours par minute.................. 120
- Les cylindres de celle machine sont placés, comme il est dit plus liant, en tandem, le grand cylindre du côté du bâti, de façon à éviter le contact de cè dernier avec le petit evlin-dre recevant la vapeur la plus chaude. Cette disposition est avantageuse surtout avec l’emploi de la vapeur surchauffée, qui tend de plus en plus à se généraliser. Les deux cylindres reposent sur un châssis commun, scellé sur le massif, et peuvent se dilater librement sur le châssis du côté arrière de la machine.
- La distribution se fait à chaque cylindre par quatre obturateurs circulaires. Ces huit obturateurs sont commandés par deux excentriques placés sur l’arbre moteur. I/un de ces excentriques commande les quatre obturateurs du grand cylindre, réalisant une admission d’environ 5o p. 100 de la course, une avance à l'échappement et une compression d'environ
- L’autre excentrique commande les deux bielles d'admission du petit evlindre. Il est calé de telle sorte que l'on peut réaliser des admissions de o à 70 p. 100 de la course, suivant la position du régulateur, qui agit sur les déclics dont ces deux obturateurs sorti pourvus.
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- Les deux obture ' ment combiné dérr ment, et de compre les deux cylindres Les deux eylind affinant au cylindre deux boites à élon passage de la vapc cylindre parcourt b
- dernier. Le canal d vapeur du grand cy Cette dispositio: ter, évite les tuyau minimum les perte Pour accéder ai tretoise et le joinL c tire ensuite vers l’a
- peinent du petit cylindre sont commandés par un mouvts xceiilriqiies et donnant 5 à io p. ioo d’avance à l’échappe-cylindre. On réalise ainsi une distribution correcte pour il mécanisme relativement simple et d'un réglage facile, /us chacun d’une chemise de vapeur chauffée par la vapeur lindres sont reliés entre eux par une entretoise portant les ige du piston. Cette entrotoise sert en même temps an t du petit au grand cylindre. La vapeur sortant du pot.il ppement venu de foute avec celui-ci, traverse rcntreloise. ssion du grand cylindre par la chemise de vapeur de ce du petit cylindre, le vide de l’entreLoise et la chemise de t ainsi réservoir intermédiaire ou receiver. été Alsacienne de Constructions Mécaniques a fait brove-t habituellement à relier les deux cylindres cl réduit au î par rayonnemotiL.
- 'and cylindre, il n’y a que le joint entre ce cylindre et l’en-; vapeur au petit, cylindre, à démonLer. Le petit cylindre se châssis qui lui sert de base. La tige de piston se retire
- La vapeur d’écli à grande section a pompe à air, à simpl d'un balancier en a pape à double siè marcher sans coml
- La crosse dos rapportés et péri à têtes fermées, poids d’équilibre g'raissage auto ru;
- par graissage cent logue. La maiiîvelh complètement et é\
- grand cylindre se rend au condenseur par une tuyauterie condenseur placé sous le sol à l'avant de la machine. La rien de particulier ; elle est commandée par l'intermédiaire une bielle horizontale à la crosse des pistons. Une sou-dans la conduite d’échappement, permet au besoin de
- cier forgé; les patins en fonte, garnis d'aiitifrietion. sont apage du jeu de la glissière. Lîi bielle motrice est. établie boulons. La manivelle porte, venu de forge, un contre-arbre moteur, largement dimensionnés, sont pourvus d'un es d’entraînement. Le tourillon de manivelle ôst graissé lanivelle. Les excentriques sont graissés d’une façon ana-:otrîcc sont protégées par une auge à huile qui les entoure : projection d'huile.
- Dyxaxîo. — Lac Société Alsacienne Sa puissance es est par suite de 36<
- La vitesse de e< tours de io.
- Les figures 4 et la figure 6 est une < Inducteurs. — I parties assemblées La partie inférieur! au bâti.
- Le diamètre extériei
- rant continu’, attelée au moteur à vapeur ions Mécaniques, est du type à induit int atts sous une tension de 55o volts aux b<
- horizontal de la rnes ; son débit
- îst de 12o tours par minute et le nombre des pôles indue-
- t une coupe par l’axe et une vue de face de cette machine ; .r l’axe à une plus grande échelle.
- fixes sont constitués par une couronne en fonte en deux îs et portant, venus de fonte avec elle, les noyaux polaires, deux pattes par lesquelles la carcasse inductrice est fixée
- de cette carcasse est de 2,420 m 'et. sa largeur de 00 cm. Les
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- I- — Groupe éleclrogène à courant cihlinu de 200 kilowatts de la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques de Belfort.
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- L’ÉCLxMHAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI. — N6 9.
- plan du groupe do
- de Constructions Mécaniques.
- noyaux polaires à section rectangulaire ont une largeur, parallèlement à l’axe, de 3o leur développement le long de l’induit est de 37,5 cm.
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- Fig. 4 et 5. — Coupe par l’axe et vue de face de la dynamo de 200 kilowatts de la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques de Belfort.
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- Le diamètre d'alésage de l'inducteur est de 1,716 in.
- Les bobines inductrices sont bobinées sur des carcasses en tôles retenues apres les noyaux par des vis. Chacune d’elles comporte 1 000 spires d’un 01 de 3,?. mm !de diamètre et dont la section est par suite de 8 mm2.
- Le poids de
- kg, soit no kg par bobine, le poids
- chon en fonte elaveté sur l’arbre et sur lequel sont rapportés deux anneaux latéraux, formant joues entre lesquelles les tôles induites sont
- Le circuit magnétique induit, d’une largeur totale de 3o cm, est constitué par trois anneaux
- viron 1 cm d’épaisseur. Les tôles 1 traversées par les boulons de serrag< imanchent dans des entailles à queue d’
- e profon-
- deur de 4,6
- L’enroulement induit est en tambour multipolaire et en série. Tl est formé par des barres de cuivre de 20 mm de hauteur sur 4é*> mm do largeur et d’une section par suite de 90 mm2.
- Il y a quatre conducteurs par rainure et le nombre de spires induites est de 336.
- Les barres, toutes identiques, sont enroulées sur gabarit et soudées aux deux extrémités.
- Le collecteur, d’un diamètre de 107 cm et d’une largeur utile de 19 cm, comporte 336 lames isolées au mica et serrées par un anneau sur une Muie de tambour bouloimné sur un disque venu de fonte avec le moyeu de l’induit- Ce dispositif en rend le démontage et le remplacement très faciles.
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- Les porte-balais sont fixés sur des tiges portées par une étoile mobile autour d’un anneau fixé après le palier unique. Le déplacement des balais se fait à l’aide d’un petit volant monté sur un écrou double mobile-sur lequel sont vissées deux tiges fixées l’une à l’étoile supportant les balais et l’autre au bâti de la machine.
- La résistance de l’induit entre balais est de o,o35 ohm à chaud.
- Résultats d’essais. — Le courant d’excitation, en charge de 36o ampères à la tension de 55o volts, est de 11,5 ampères.
- Le rendement de la dynamo, non compris les frottements dans le palier, est de q3,6 p. ioo. Les pertes se décomposent ainsi :
- A ces pertes, il faut ajouter o,3 p. ioo pour la ventilation, soit 6oo watts environ, ce ijui donne une perte totale de 42 100 watts.
- ALTERNATEUR DE 1 340 KILOVOLTS-AMPÈRES DE LA SOCIÉTÉ ALSACIENNE DE CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES
- La Société Alsacienne do Constructions Mécaniques avait exposé à Paris, en dehors des deux groupes électrogènes à courant continu que nous venons de décrire, diverses machines dont nous commencerons la description par celle d'un alternateur de 1 34° kilo— volts-ampères.
- A vrai dire, pour des raisons d’emplacement, l’induit seul et deux pôles inducteurs ont été exposés dans le stand de celte Société, mais grâce aux renseignements qui nous ont été obligeamment fournis, nous pourrons'donner une description complète de l’alternateur.
- L’allernaleur, dont l’induit figurait à l’Exposition, est destiné à la station génératrice de la Société « le Triphasé » inaugurée il y a quelques mois à Asnières. Cette station comprend actuellement cinq alternateurs identiques à celui qui nous occupe ; quatre autres machines semblables sont en service également à la station centrale de Marseille de la Compagnie générale française de tramways. Dans les deux cas les courants fournis sont destinés à l’alimentation de commutatrices construites aussi parla Société alsacienne.
- Une commutatrice de ce genre figurait également à l’Exposition ; nous en donnons une description plus loin.
- Les alternateurs de la Société Alsacienne des stations centrales d’Asnières et de Marseille sont à courants triphasés et à faible fréquence. Tls sont elavetês directement sur l'arbre des moteurs à vapeur, mais ceux-ci comportent on outre un volant spécial d'un poids suffisant pour que l’ensemble de l’inducteur et du volant assure au moteur à vapeur un coefficient d’irrégularité d’environ j/4oo.
- Leur puissance apparente est de i34o kilovolts-ampères avec un facteur de puissance de 0,9 ce qui correspond à une puissance vraie de 1 200 kilowatts.
- La tension aux bornes est de 5 5oo volts et la tension simple, l'induit étant groupé en étoile, do 3 170 volts. L’intensité du courant de débit est de 14° ampères par phase.
- La fréquence des courants induits est de 2 5 périodes par seconde et la vitesse angulaire de 7a tours par minute ; le nombre de pôles inducteurs est par suite de 4°*
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- La photographie de la figure i représente une vue de l'induit de cet alternateur; les figures 2 et 3 sont des vues d'ensemble en élévation et de bout de l'alternateur complet et les ligures 4 et 5 des coupes et vues partielles d’une partie de l’induit et de 1 inducteur.
- Inducteur.— L’inducteur en fonte est coulé en deux parties; il est constitué par un volant dont la jante à section rectangulaire est réunie au moyeu par 8 liras à section ovale. L’assemblage des deux parties du volant se fait au moyen par quatre boulons et à la jante par un dispositif spécial constitué de pièces en fer forgé comme le montrent les figures.
- Ces pièces sont disposées les unes à la surface extérieure de la jante et les autres à la surface intérieure. Les premières enserrent à l'aide de clavettes chassées à force des projections ménagées sur chaque partie du volant ; les secondes, en forme d’U, serrées par les boulons de fixation des pôles, sont à cheval sur la partie intérieure de l’assemblage.
- Le diamètre extérieur de la jante de l’inducteur à l’endroit où sont placés les pôles est de 4/7 cm et la largeur totale de la jante de 5o cm.
- Les pôles inducteurs sont formés d'une pile de tôles en forme de double T el sont maintenus entre deux plaques de fonte.
- Les pôles sont légèrement cintrés de façon à épouser exactement la surface de la jante la fixation des pôles est faite par des barres en acier dans lesquelles sontvissés des boulons traversant complètement lajante.
- La largeur des piles de tôles, parallèlement à l'axe, est de 4° cm et la largeur totale des pôles de 4a4 cm ; la largeur des épanouissements polaires, dans le sens perpendiculaire à l’axe, est de 27,0 cm.
- Le diamètre dcl’inducteur est de 537,8 cm.
- Les bobines inductrices sonL constituées par une bande de cuivre de 110 mm de largeur et 1,2 mm d’épaisseur enroulée sur plat. Chaque bobine est formée de deux parties enroulées en sens contraires et réunies entre elles à la première spire. On constitue ainsi une bobine dont l’entrée et la sortie se trouvent à la surface extérieure. La dernière spire de chacune des deux bobines élémentaires est fermée sur clle-môme par une soudure de façon à empêcher le tout de se dérouler. Le nombre de spires de chacune de ces bobines est de 24 ; chaque pôle comporte donc 48 spires dont deux sont inactives ; les connexions des bobines entre elles sont faites à l’aide d’une bande de cuivre en double équerre soudée aux spires extérieures des bobines. Toutes les bobines sont disposées en série et le circuit fermé aboutit à deux bagues de prises de courant.
- Le poids de cuivre de l'inducteur est de 3 100 kg, soit 77,5 kg par électro.
- Le poids total de l’inducteur sans l'arbre est de 26000 kg.
- La résistance à chaud calculée du circuit d’excitation est de o,3p ohm.
- Induit. — La carcasse de l’induit est formée par une caisse cloisonnée en fonte, en deux parties et munie de nombreuses ouvertures pour la ventilation.
- Le diamètre extérieur maximum de la carcasse est de 690 cm et sa largeur totale de
- La partie intérieure de cette carcasse porte, outre des rebords destinés à servir de protecteurs à l’enroulement indnil, un anneau vertical venu de fonte avec elle et consolidé par des nervures radiales disposées de distance en distance. C’est entre cet anneau et une sorte de cornière formée de segments fixés à la carcasse par des boulons, que sont serrées les tôles de l’induit
- Ces tôles, maintenues et serrées par des boulons, sont assemblées en quatre parties séparées par des plaques-évents en laiton.
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- La largeur des tôles y compris les évents ménagés entre les paquets est de 4° cm ; l’espace libre formant un de ces évents est de io mm.
- La hauteur radiale des tôles est de eo cm et le diamètre |d’alésage de l'induit de 54o cm; l’entrefer est donc de n mm.
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- Le noyau induit porto 240 rainures, soit 6 par pôles, dans lesquelles sont logées les 20 bobines de chaque phase occupant chacune 4 rainures.
- Ces bobines sont constituées par une bande de cuivre de 00 mm de largeur et 1,2 mm d'épaisseur enroulée sur gabarit ; les bobines sont placées dans un caniveau en micanite et sont ensuite disposées sur l'induit où elles sont maintenues par des cales en bois retenues par les dents des encoches découpées dans les tôles.
- Le démontage d’une spire n'exige que celui des deux pôles inducteurs ; cette opération
- est facilitée par un petit chariot à galets sur lequel le pôle déboulonné de la jante tombe parallèlement à l’axe de la machine.
- Le nombre de spires de chaque bobine est de 18 et correspond à 9 conducteurs par ramure.
- Tonies les bobines d’une même phase sont montées en série et les trois phases groupées en étoile.
- Le poids de cuivre sur l’induit est de 1 960 kg et celui de l’induit complet y compris les plaques de fondation de 34 000 kg.
- La résistance calculée à chaud de chaque phase est de 0,262 ohm.
- Résultats d’essais. — L’intensité du courant d’excitation nécessaire pour obtenir à vide, à la vitesse normale, la tension de 5 5oo volts aux bornes est de i4o ampères.
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- L’intensité du courant en court-circuit pour le courant d’excitation correspondant à la marche à vide est égale à 2,7 fois l’intensité de débit pour la marche à 1 200 kilowatts avec un facteur de puissance égal à l’unité, c’est-à-dire 126 ampères. L'intensité du courant d’excitation pour obtenir un courant de i4o ampères par phase en court-circuit est donc de 58 ampères.
- Avec une charge de 1 200 kilowatts et un facteur de puissance égal à l’unité le rendement de l’alternateur est de 96,4 pour 100; les pertes sont alors les suivantes :
- Pertes par hystérésis et courants de Foucault..................... 14 /foo watts
- Pertes par frottements de l’air................................... 3 600 —
- Pertes par effet Joule dans l’induit.............................. 13600 —
- Portes par effet Joule dans l’inducteur (y compris le rhéostat). . i3 300 —
- Perles totales.................... 43 800 watts.
- Le courant d’excitation calculé pour la marche à 1 200 kilowatts sur résistance sans induction estde 155 ampères environ, et la chute de tension est d’environ 4 pour 100.
- Avec la même charge de 1200 kilowatts, mais avec un facteur de puissance de 0,9, le courant d’excitation nécessaire est de 200 ampères et la chute de tension atteint 15 pour 100, chiffre nullement exagéré quand il s’agit de l’alimentation de eommutatrices.
- Dans ce dernier cas le rendement est encore de près de 96 pour 100, les pertes dans les enroulements induits et inducteurs étant alors de i5 200 et i56oo watts respectivement.
- COMMUTÀTRICE DE 5oo KILOWATTS DE LA SOCIÉTÉ ALSACIENNE DE CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES
- A côté de l’induit de l’alternateur de 1 200 kilowatts que nous venons de décrire, la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques de Belfort avait exposé une conunutatrice
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- à six phases identique à celles déjà employées par le secteur de la place Clieliy, ou pour les tramways de Marseille, les tramways d’Epinay, etc.
- Ces commutatrices, bien qu’alimentées par des transformateurs à courants triphasés, sont, comme nous l’avons dit, à six phases.
- L’emploi de six phases, comme l’ont indiqué M. Kapp et différents auteurs qui se sont occupés de la théorie des commutatrices, a pour effet d’augmenter la puissance d’une machine donnée pour un même échauffement dansl induit.
- Si, en effet, on se reporte aux chiffres donnés par M. C.-F. Guilbert (l) pour des nom-mulatrices à trois et à six phases avec un facteur de. puissance égal à 0,90, on voit qu’une commutatrice donnant, pour une perte donnée dans l’induit, une puissance de 100 kilowatts lorsqu’elle fonctionne comme machine à courant'continu, donnera, pour la même perle par effet Joule, une puissance de 109 kilowatts lorsqu’elle est utilisée comine commutatrice triphasée, tandis que cette puissance sera de 144 kilowatts lorsqu’on l'alimentera avec des courants alternatifs hexaphasés. Avec un facteur de puissance égal à l’unité, les puissances respectives de la commutatrice, dans le cas d’alimentation avec des courants triphasés on hexaphasés, sont de 134 et 196 kilowatts.
- Les courants à six phases s’obtiendront facilement à l’aide d’un transformateur triphasé: il suffit d’amener les extrémités des trois phases de l'enroulement secondaire aux six bagues de la commutatrice.
- Les connexions des transformateurs à la comum.lalrice pourraient être également exécutées suivant quelques autres dispositifs qui ont chacun leurs avantages cl leurs inconvénients. La Société Alsacienne de Constructions Mécaniques a employé tous ces dispositifs, mais s’esl finalement arrêtée au premier à cause de la plus grande simplicité dans la construction des transformateurs et dans les connexions.
- Cette solution donne, pour le démarrage par courants alternatifs, une légère difficulté, que l’on supprime complètement par l’emploi, entre les transformateurs et la commutatrice, d'un interrupteur triple à double direction permettant de faire démarrer la machine avec des courants triphasés seulement et d’introduire un appareil de démarrage : résistances, compensateur ou self-induction.
- La commutatrice exposée par la Société Alsacienne a une puissance de aoo kilowatts aux bornes du courant coalhui sur une tension de 500 volts, le débit est donc de 910 ampères ; il peut être poussé facilement à 1 too, auquel cas la puissance débitée atteint Goo kilowatts environ.
- La tension, entre deux bagues voisines, est de 200 volts et celle entre les deux bagues d’entrée et de sortie d'un courant est encore, entre les bornes de chaque ciiVuil secondaire du transformateur réducteur, de 35o volts environ.
- La vitesse angulaire est de 37a tours par minute et la fréquence des courants alternatifs d’alimentation de a5 périodes par seconde ; le nombre de pôles est par suite de 8.
- La commutatrice de la Société Alsacienne est représentée sur la photographie de la
- Les figures 2. et 3 représentent une coupe et une vue de la commutatrice de la Société Alsacienne ; la figure 4 est une coupe par l’axe d’une portion de l’induit et à plus grande échelle.
- inducteurs. — La carcasse inductrice en acier est coulée en deux parties assemblées par des boulons ; la partie inférieure repose sur le bâti par deux pattes.
- (!) Voir* C.-F. Guilbert : L'Éclairage Électrique, t. XVIII, p. 388; 1. mars 1899.
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- Les pôles inducteurs sont feuilletés. Leur fixation après la carcasse est faite par un procédé identique à celui employé sur les alternateurs décrits plus haut c’èst-à-dire à l’aide de barres en acier traversant les tôles et formant écrous pour les boulons de'fixation qui traversent complètement la carcasse inductrice.
- Le diamètre extérieur maximum de la carcasse est de 200 cm.
- Les noyaux polaires ont une hauteur de 20 cm; leur largeur parallèlement à l’axe est de 4° cm et leur largeur perpendiculaire à l’axe, de 18 cm.
- Fig. 1. — Cominutatrice de 5oo kilowalls de la Suciélé Alsacienne de Constructions Mécaniques de Belfort.
- Ces noyaux ont leur base tournée du côté de la carcasse légèrement arrondie de façon à épouser la forme de cette carcasse ; les épanouissements polaires sont découpés dans les tôles elles-mêmes, leur largeur développée est do 33 cm.
- Le diamètre d’alésage des inducteurs est de 128,6 cm.
- Les bobines inductrices sont enroulées sur des carcasses isolantes, elles comportent chacune 1 470 spires de fil de 2,6 min de diamètre.
- Toutes les bobines sont en séide et la résistance totale du circuit ainsi formé est de 65 ohms à chaud.
- Le poids du cuivre sur l'inducteur est de 85o kg et le poids total de la partie fixe de
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- Induit. —L'induit est constitué par un manchon en fonte clavetc sur l'arbre et portant latéralement deux anneaux qui viennent serrer les tôles à l’aide de boulons. Ces anneaux sont, en outre, munis de projections destinées à soutenir deux cercles en fonte sur lesquels viennent reposer les conducteurs induits.
- Le cireuilmagnétiquo induit est constitué par quatre anneaux de tôles feuilletées séparés entre eux par des cales en bronze d’un centimètre environ d’épaisseur. La largeur de l'induit est de 4° cm, y compris l’épaisseur des cales.
- Le manchon est percé de trous pour la ventilation.
- Le diamètre extérieur de. l’induit est de 127 cm et l’en-Lrefer de 8 mm. La hauteur radiale des pôles est de 16 cm.
- L’induit est denté et comporte 24° rainures; la section du fer induit utile, laissé en dehors des rainures, est de 416 cm2 et le volume total du 1er induit de 142 dcms.
- Les rainures ont une profondeur de 3o mm et une largeur de 10 mm.
- L'enroulement est effectué comme celui d’une dynamo multipolaire en quantité ; chaque rainure comporte 4 conducteurs, et l’induit complet a 480 spires. La section de chaque conducteur est de 32 mm2.
- Le collecteur est monté sur un manchon en fonte clavelé sur l’arbre, les lames, isolées au mica, sont serrées entre deux pièces en forme de tore dans lesquelles sont pratiquées des
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- gorges où viennent se loger les rebords du support du collecteur et les extrémités des lames. Le serrage est. obtenu à l’aide de vis vissées dans des projections ménagées sur le manchon.
- Le collecteur.qui comporte oJyo lames a un diamètre extérieur de 66 cm et une largeur, utile de cm.
- Les 240 sections de l’induit, en dehors de leur groupement au collecteur, sont réunies par séries de 10, successivement aux six bagues de prises de courant des circuits alternatifs. Ces six bagues isolées entre elles sont montées sur un manchon en fonte claveté sur l'arbre ; elles ont un diamètre de 60 cm et une largeur do 5,5 cm.
- Le courant continu est recueilli par huit rangées de balais supportés par une étoile pouvant tourner autour d’un anneau fixé sur le palier de la machine situé du côté du collecteur. Le déplacement des balais- s'obtient à l’aide d’un petit volant formant écrou double dans lequel viennent se visser ou se dévisser deux tiges fixées l'iine, à l’étoile supportant les lignes de balais et, l’autre, au bâti de la machine.
- Les courants alternatifs sont amenés aux bagues de prises de courant par deux rangées de balais fixés sur un balancier dont ils sont isolés. Ce balancier est boulonné sur le palier du côté opposé au collecteur.
- La résistance de l’induit, prise entre balais du côté du courant continu, est de 0,01 olnn à chaud, cette valeur donne, pour la résistance de chaque phase des six circuits constitués par l’induit regardé comme enroulement polyphasé, une valeur de 0,0066 ohm.
- Remarques.— En général les eommutatriees de ce type construites par la Société Alsacienne sont alimentées par trois transformateurs à courant alternatif simple d'une puissance de 1-0 kilowatts chacun. Ces transformateurs sont du type à noyaux avec bobines juxtaposées de façon à réduire au minimum les fuites magnétiques.
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- Le rendement de ces derniers appareils est de 98 p. 100, les pertes étant sensiblement le 1 p. 100 dans le fer et 1 p. 100 dans les enroulements.
- La chute de tension qui se produit dans un groupe complet de transformateurs et com-nutatrioe entre la marche à vide et la marche en charge est de 4 à 5 p. 100.
- Le rendement de la conmiutatrice seule atteint 95,7 p. 100 et sc maintient à demi-charge 92,5 p. 100.
- Los pertes diverses sont les suivantes :
- Pc:
- par hystérésis.............
- par courants de Foucault . par eilet Joule dans l’induit par effet Joule dans l’induct dans les balais ....
- Total
- 4 340 watts
- Le courant d'excitatrice en charge est de 7,85 ampères et le courant do court-circuit dans l’induit pour cette valeur de l’excitation de 2,3 fois le courant normal.
- J. Rjsïvàl.
- SUR LES DÉFORMATIONS DES DIÉLECTRIQUES
- DANS tN CHAMP ÉLECTROSTATIQUE
- M. L.-T. More de l'Université de Nebraska vient de publier (’) le récit d’une série d’expériences dans lesquelles il s’étaîl proposé de mesurer rallongement qu’éprouve un. Lube de verre formant le diélectrique d'un condensateur cylindrique, lorsqu’on charge ce condensateur.
- Dans aucune de ses expériences il ne réussit à observer aucun allongement ou contraction du tube ; il en conclut que les déformations électriques des diélectriques n’existent pas, el que celles observées par Govi, Dater, Righi, Quincke, etc., n’étaient dues qu’à des causes perturbatrices.
- Je me propose dans la présente note de montrer que la conclusion à tirer du mémoire do M. More est tout antre :
- Par la disposition même de ses expériences, le tube ne devait subir aucun allongement appréciable : le résultat négatif de ces expériences prouve donc simplement qu’elles ont été soigneusement exécutées.
- I. Description de l’appareil. — Le condensateur employé par M. More se composait essentiellement d’un tube de verre A (de 2,5 mm d’épaisseur] et de deux tubes de laiton B'B" formant les armatures ; l’externe 13" était prolongé à ses deux extrémités par des tubes de verre {bfb^} (ô2ô2), le tout était fixé à un solide support. Le dispositif amplificateur de l'allongement de A consistait en un petit miroir fixé verticalement sur un trépied formé de trois pointes fines d'aiguilles : deux pieds reposaient sur B' et par suite étaient fixes, et le troisième sur A (ou vice versa) ; on
- («) Philosopkicul Magazine, vol. L, p. 198-aio (août 1900). [IJÉcl. Électt. XXV, p. 480, 22 décembre iÇ)oo\.
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- comprend facilement qu’à tout allongement de A correspondra une inclinaison du miroir et par suite un déplacement d’une petite image lumineuse réfléchie par ce miroir ; cette image était observée au moyen d'un microscope à oculaire micrométrique : i division du micromètre oculaire correspondait à un allongement du tube A de micron. M. More s'assurait de la sensibilité de celle disposition amplificatrice en l’utilisant au préalable à la détermination du coefficient d’élasticité du tube (L) de verre.
- Première expérience. — On remplissait l’intervalle entre B' et A ainsi que entre A et B” d’un liquide isolant (du kérosène) ; puis, l’armature B' étant au sol, on chargeait B' au moyen d'une machine électrique : M. More n’obtint jamais aucun déplacement appréciable do l’image lumineuse réfléchie par le miroir.
- Deuxième expérience. — Devant le résultat négatif de cctté première expérience, M. More résolut de répéter l’expérience sous une l'orme plus aualogue à colle réalisée par ses prédécesseurs. Pour cela, après avoir enlevé le cylindre B", il colla sur le tube de verre A une feuille de papier d’élain de 45 cm de longueur et remplit l’intervalle entre B' ef A avec de l’eau acidulée formant l'armature interne ; il n’obtint encore aucun allongement ni contraction mémo en chargeant le condensateur aux potentiels élevés qui correspondent à des distances explosives de 12 mm à 20 mm entre deux boules de laiton de 2 cm de diamètre.
- II. — Dans cette seconde partie, je me propose de montrer pourquoi ces expériences, folles qu’elles viennent d’ètre décrites, devaient forcément conduire à un résultat négatif.
- Discussion de la deuxième expérience. — Dans cette expérience nous avons affaire à un condensateur dont le diélectrique est le verre et dont les armatures étant adhérentes au diélectrique, en suivent les déformations : conditions tout à fait analogues à celles des expériences de Duter, Righi, Cantone (2).
- En prenant donc comme base les nombres obtenus par ce dernier, nous pouvons calculer a priori-, rallongement que devait subir le tube dans l'expérience de M, More.
- Désignons par :
- i la longueur du condensateur ;
- A l son allongement quand on le charge avec une différence de potentiel Y' ;
- e la distance des armatures c’est-à-dire l’épaisseur du diélectrique.
- Les expériences de M. Cantone ont donné pour l’expression ^-7-x 77^) 0 ^es val°urs variant de 4ib à 7,1 X io~lS ; prenons la moyenne fix io“ls.
- I1) Je laisse de côte toute critique relative à l’appareil, bien qu’à mon avis, pour des déplacements aussi petits, lu mesure directe par les (ranges d’interférences est la seule sur laquelle on puisse compter et elle est en tous cas bien préférable à tout procédé d’ainplilication mécanique.
- (-) Dans une longue critique des travaux expérimentaux faits sur cette question (Sacerdote. Recherches théoriques sur les déformations électriques des diélectriques solides isotropes : An. de phys. et chimie, 7° série, l. 20, p. 289-377, juillet 1900 ; uu résumé a paru à L'Ecl. Elect., 7 avril 1900) j’avais déjà montré (p. 3,14-369) que les
- professeur Cantone {It. C. delta H. Acc. dei T.inr.ei, 40 série, vol. IV, p. 344-333; p. 4;t-477» 1888) dans lesquelles l'allongement est mesuré directement parle déplacement des franges d’interférences, présentaient au contraire les-plus grandes garanties d’exactitude et que ce sont les seules sur les résultats numériques desquelles on peut
- (3) La formule de déformation du condensateur cylindrique à armatures adhérentes est = [a + kt) ——y (Sackkdoie, ioc. cit., p. 307, formule 10') dans laquelle : a désigne l’inverse du module d’élasticité ; K la constante diélectrique du verre; />, le coefficient que j'ai désigné sous le nom de : coefficient de variation de la constante diélectrique par une traction normale aux lignes de force ; — ces trois coefficients ne dépendent que de la nature du
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI. — N°9.
- En désignant par x rallongement à prévoir pour lu lube dans l'expérience de M. More (pourunedistance explosive de 12111m on aY= 110 GG S) nous aurons : x —
- d’où l’on tire : x — —— micron (') : ce qui correspond à 3 divisions et demie seulement du micromètre oculaire, déplacement qui ne pouvait évidemment être observé avec certitude puisque aux pages 202-203 du mémoire do M. More, sont indiqués des déplacements du zéro du micromètre dépassanL3 divisions (2).
- En résumé l’insuccès de cette seconde expérience est dû à la trop faible longueur du tube et surtout à l’épaisseur relativement trop grande du tube diélectrique (3), ce qui rend la dilatation trop faible pour être mise en évidence par l’appareil amplificateur de M. More.
- Discussion de la première expérience. — La dilatation que l’on peut prévoir pour le tube, dans la première expérience, est encore beaucoup plus petite que dans la deuxième ; en effet :
- Dans la deuxième expérience il s’agissait d’un condensateur à armatures adhérentes, la dilatation est donc donnée par la formule (1)
- t \ a/ KH2
- (1) — =(« + *i)-^r ,
- H désignant l’intensité du champ dans le verre c’est-à-dire II — — .
- Dans la première expérience, il s’ag-it au contraire d’un condensateur à armatures indépendantes du tube de verre, puisqu’elles en sont séparées par un diélectrique fluide ; la dilatation est alors donnée par la formule (2)
- h désignant la nouvelle intensité du champ dans le verre ; or : i° Le coefficient kt est notablement plus petit que [a -f- /:,) (;;) ;
- 2° Le champ h est beaucoup moins intense que 11 (les différences de potentiel emplovées étant les mêmes et la distance des armatures beaucoup plus grande).
- L'allongement 0 l sera donc encore beaucoup plus petit que 11 et par suite absolument inappréciable. Paul Saceiidotk.
- diélectrique ; la quantité X doit donc être sensiblement la même dans les expériences de M. More que
- dans colles de M. Canlone.
- Pour les valeurs de l'expression voir Sacerdote, toc. cit., table de la page 3G8 ; ces nombres viennent d être encore confirmés, par de récentes recherches : Cantone et Sozzani. Nuovo Riccrche intorno alla Doformazione dei Conden-satori (H. C. délia lt. Instituto Lomùardo, série 2, vol. XXX1IT, jpoo.
- J1) Pour une distance explosive de 'io mm (V— i3o) CGS, on obtiendrait a" — micron, c'est-à-dire moins de
- (2) M. More qui avait eu le soin do faire ce calcul préliminaire espérait obtenir des allongements correspondant à une trentaine de divisions du micromètre oculaire ; mais, n'ayant pas connaissance du travail de Cantone, il basait cette prévision sur les expériences de Righi et Quincke, qui je le répète (voir note 1 de la page précédente), sont à rejeter complètement au point de vue quantitatif.
- P) M. Cantone se servait de tubes ayant Co à 70 cm de longueur et seulement 0,4 mm à 0,06 mm d'épaisseur ; or la dilatation croit proportionnellement à la longueur et en raison inverse du carré do l'épaisseur
- (b La démonstration de cette formule se trouve au Journal de Physique, 1901. Sackrdotk. Sur un cas particulier de déformatiou électrique d’un diélectrique solide isotrope.
- (s) Voir Sagurdote, toc. cit.. p. 372 : est de l'ordre de -p to 12 CGS et a égal environ à 1,6 X 10- 12 CGS.
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- TÉLÉGRAPHIE
- Système de télégraphie sans fil Anders Bull. The Elcctrician, t. XLY1, p. 5“3, 8 février igoi.
- Depuis l’origine de la télégraphie sans ül les inventeurs ont recherché les dispositifs pratiques permettant d’obtenir la syntonie du poste transmetteur et du poste récepteur dans le triple but de pouvoir communiquer entre deux stations A et B sans inlîueneer une autre station C située dans leur voisinage, de pouvoir recevoir en môme temps avec deux récepteurs installés en A des signaux envoyés de B ctC, enfin d’assurer dans une certaine mesure le secret des eommunica-
- Dans une communication faite le i8décetnbrc k la Elektrotechnischer Verein de Berlin, M. Anders Bull a fait connaître un système de son invention remplissant ce multiple bul, bien qu'il ne mette pas en jeu la syntonie électrique des deux postes.
- Le principe de ce système est le suivanl. Le manipulateur du poste transmetteur ne ferme pas directement le circuit primaire de labobiue chargée de produire les ondes hertziennes; son rôle se borne à percer, k chaque manœuvre, un trou dans une bande de papier épais qui sc déroule au-dessous de lui. Cette bande glisse ensuite entre une plaque métallique et des balai placés à la suite des autres et tous reliés entre eux. Quand la perforation passe sous un balai, un contact s’établit entre celui-ci et la plaque métallique et ce contact ferme le circuit d’un relai qui kson tour ferme le circuit primaire de la bobine. Par conséquent, chaque manœuvre du manipulateur envoie dans l'espace autant de trains d’ondes hertziennes qu’il y a de balais sous lesquels glisse la bande de papier. Pour fixer les idées, admettons qu'il y en ait quatre, distants les uns des autres de longueurs a, b, c. Si le mouvement de la bande de papier est uniforme, les trains d’ondes se succéderont à des intervalles de temps proportionnels à a, b, c. Le cohéreur du poste récepteur se trouvera par conséquent influencé k ces mêmes intervalles ; il en sera de môme du relai qu’il commande et si le circuit de ce relai fait agir un perforateur située au-dessus d’une
- Lande de papier se déroulant avec la même vitesse que celle du poste transmetteur, cette bande se trouvera percée de quatre trous distants les uns des autres de a, b, c. Faisons maintenant passer cette bande de papier entre une lame métallique et quatre balais disposés k des distances a, b, c, les uns des autres et reliés en série entre eux. Quand les quatre trous de la bande se trouveront sous les balais, un circuit contenant l’appareil télégraphique récepteur se trouvera fermé et le signal envoyé par la station transmettrice se trouvera inscrit ou rendu
- On voit par cette description que, pour que deux stations puissent communiquer ensemble, il faut que les balais soient en meme nombre et disposés delà môme manière et que les bandes de papier se déroulent avec la même vitesse (Q.
- En d’autres termes, il faut qu’il y aitune sorte de syntonie mécanique entre les deux appareils transmetteur et récepteur.
- On conçoit immédiatement comment il devient possible que les siguaux envoyés en A et destinés k la station B ne puissent influencer le récepteur d'une autre station C; il suffit que le nombre ou l’écart des balais du récepteur de cette dernière
- station r le soit pt is le môme qi u’en A et en B. A la
- vérité, h ï cohéreurdc C seraiu dluencé p ar chaque
- train d’i mdes et pour chacun de ceux -ci le per-
- foratcur percera un trou dat is la ban de de C;
- mais co mme le: s quaire troi as fourn. is par un
- même s: tgnal ne pourront s< } trouver au môme
- instant : sous les balais, le ci reuit du récepteur
- ne pour: ra être fermé, les balais étant, comme il
- a été dit, reliés en série et le délaut de contact d'un seul d’entre eux empêchant la fermeture
- La possibilité de recevoir en À dans deux récepteurs distincts les signaux émis en B et en C, est évidente : il suffit d’avoir l’un des récepteurs accordés avec B, l’autre avec C.
- (1) A la vérité les vitesses de déplacement des bandes peuvent être différentes, mais alors il faut que les distances a’, !>', c’ des balais du poste récepteur soient par rapport à a,f>,c dans la même proportion que les vitesses de déplacement des bandes du récepteur et du
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- L’É CLAIR AGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI. — Nü 9.
- Quantuusecretd.es transmissions, il ne peut être absolu, car il est sinon commode, du moins possible d’arriver par tâtonnements à régler un appareil de manière à inscrire les signaux transmis par une station. Toutefois, on a la faculté de" rendre les difficultés de réglage presque insurmontables en en voyant de la station transmettrice, en môme temps que les signaux destinés à la station réceptrice, des trains d’ondes rhvtmés d'une façon quelconque qui n’auront aucun elfel sur cette dernière, mais dérouteront complètement ceux qui chercheraient à surprendre le rhytme des véritables signaux.
- On pourrait craindre que lorsqu’une station se trouve dans la zone d’influence de plusieurs autres, les perforations produites par les trains d’ondes, ne se trouvent par hasard précisément dans les conditions reguises pour faire fonctionner le récepteur. Cette crainte, sans être absolument chimérique, n’est guère fondée, car l’on peut rendre très minimes les chances d’avoir un fonctionnement intempestif du récepteur, en séparant les signaux par un intervalle de temps relativement grand, par rapport aux intervalles qui séparent chacun des trains d’ondes dont l’ensemble forme un signal. On doit o’ailleurs choisir ces derniers intervalles, pour les transmetteurs dont les ondes peuvent influencer une môme station, de telle sorte qu’il n’y ait égalité ni entre deux d’entre eux, ni entre les sommes de ces intervalles, pris deux à deux ou trois à trois. Ainsi, en désignant par a, b, c; d,o, f; g, b, i; k, l, m, les intervalles de quatre transmetteurs, on les prendra de telle sorte qu'aucune des quantités :
- a,b,c d,e.f, g,h,i k.l.m
- a-\-b,b-\-c g-\-h,h-\-i k, —m
- a + b+c d + e + f g + h + i k + l+m
- n'ait la môme valeur. Par exemple, on prendra les intervalles 9, 4> 5 ; - 2, 6, 12; 11, 5, i";3, 14, qui satisfont à cette condition tout en avant des valeurs assez faibles pour pouvoir être utilisés.
- Mais jusqu'ici, nous n'avons envisagé que la transmission d’un seul signal. Or, tout système télégraphique exige au moins deux espèces de signaux. Pour la transmission dans le code Morse, l'inventeur propose de convenir qu’un point correspondra à un signal unique et un trait à deux signaux très rapprochés, ou mieux, de
- prendre deux transmetteurs ayant des intervalles différents, les signaux de l’un étant considérés
- traits de l'alphabet Morse.
- Suivant l’auteur, l’emploi du télégraphe imprimant Hughes serait des plus commodes avec ce système de transmission; l’emploi de cet appareil rendrait à peu près impossible la compréhension des signaux interceptés en cours de
- En terminant, M. Ànders Bull fait remarquer que son système dont l’originalité consiste dans la décomposition d’un signal en plusieurs autres que l'appareil récepteur est chargé de recomposer, peut-être utilisé eu télégraphie ordinaire avec fil de transmission. Dans ce cas encore, les appareils télégraphiques Hughes seraient d’un emploi tout indiqué.
- J. R.
- ELECTROCHIMIE
- Electrolyseur Muller k cathode mercurielle pour préparer des alcalis. Brevet allemand, u° 1i36o3.
- Dans cet appareil qui repose sur l’emploi du mercure comme collecteur du métal alcalin, l’cleetrolyse se fait dans la cuve À (fig. 1 et 2). L’anode est une plaque de charbon a, percée de trous pour livrer passage au chlore mis en liberté, lequel s’échappe par b ; elle supporte un vase f\ criblé comme un tamis, qui contient le sel à décomposer et qu’on charge par le tube à entonnoir g. La cathode est constituée par du mercure qui, arrivant par d au sommet du double cône en porcelaine c, s'écoule en nappe mince sur la face supérieure qui forme toit en pente douce. O11 peut imprimer une faible rotation à ce système pour assurer une distribution plus uniforme du mercure. Ce dernier tombe ensuite sur la surface interne du cône inférieur et se rassemble au sommet d’où un tube e le dirige par A, dans la cuve de décomposition B.
- Dans un tube vertical i, concentrique à h, circule un courant continu de lessive qui forme avec l’amalgame une mixtion refoulée vers la partie supérieure de h, par la pression de J’amalgame non dilué, et conséquemment plus dense, contenu dans la partie verticale de c. Cette mixture pénètre, par l'embranchement k en forme d’U, dans la cuve B, pendant que la
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- lessive restée intacte s’élève, sous la pression de la colonue liquide de i, vers une deuxième tubulure supérieure /, également en forme d’U et s’écoule à son tour dans B.
- A sa sortie de k, l'amalgame descend le plan incliné ni, hérissé de saillies en forme de nez, qui le divisent et renouvellent sans cesse la sur-
- face en contact avec une nappe d’eau chaude; d’où résultent une oxydation énergique du métal alcalin et une séparation complète du mercure. Le mercure régénéré regagne, par un autre plan incliné situé au-dessous du premier, le tube d pour recommencer le même cycle. En même temps, une partie de la lessive s’écoule par le tubulure o, soudée vers la base du récipient B et passe dans p, où elle s’élève à un mètre environ sous l’action d’une faible compression d’air, appliquée en q. Du tube p, elle se déverse dans i par le canal r, pour exécuter de nouveau la même série d’opérations. Pour soustraire la lessive alcaline a l’action de l'acide carbonique, cm peut aussi faire décrire un cycle fermé à l’air qui entretient la circulation.
- De cette manière, il sc dépose, au fond du récipient B, une liqueur alcaline de plus en plus riche, qu’on soutire par l'ajutage s, recourbé vers le haut et mobile dans un plan vertical. Le courant de sortie est réglé de telle sorte qu’il soit rigoureusement compensé par le filet d'eau pure arrivant par la conduite t. L’inclinaison
- plus ou moins grande de s sert à égaliser les pressions clans A et B, ce dont on s'assure en observant le niveau du mercure dans a. C'est cet écoulement continu de la potasse ou de la soude et son remplacement par de l’eau pure qui permet de poursuivre sans interruption le cycle dès diverses opérations.
- B. K.
- Electrolyseur Eyken, Leroy et Moritz, à diaphragme, pour la préparation des alcalis. Hrev<u allemand, n° 114391 du 20 juillet 1899.
- Le procédé consiste dans l’emploi d’électrodes à grande surface, très rapprochées, de sorte que la dissolution se trouve sectionnée en tranches
- minces. Ces électrodes sont formées de deux parties, l’une servant de support à l’autre, qui joue le rôle actif. Le support, inattaquable au chlore et aux alcalis, est une sorte d’auget rectangulaire (fig. 1 el a), à larges bords ana, avec canaux b et c soudés aux tubulures e et d qui servent : e, à l’éliminalion des produits de
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- l’électrolyse et </, il l'introduction de Iîi dissolution, Les canaux b et c communiquent entre eux par des rigoles f, creusées dans le fond de l'auget, et dont les différentes sections sont représentées figure 3. La partie active est constituée par un faisceau de fils soudés a une lame f Jig. 4;* qui est vissée, rivée ou simplement pressée contre le bordrtaa, de façon il former un joint cLanehe ; on relie, à l'uu des pôles de la source, ou la lame f ou le support lui-même, s'il est conducteur, par exemple, s’il est en fonte et s’il porte la cathode. On emploie également des plaques de tôle ondulées à trous, ou des bâtous de charbon dont les tètes traversent le cadre en haut et qui reposent sur le rebord inférieur, comme l’indiquent les figures o et 6. Les deux bandes d’amiante, visibles sur la figure y, servent à protéger les charbons contre les chocs possibles ; on les supprime, si on fait usage d’un bon diaphragme en carton d’amiante. Les garnitures p, en amiante ou caoutchouc, s'opposent à la sortie des gaz ou des produits de l’électrolyse qui gagnent le canal b par les ouvertures ss ménagées entre les charbons extrêmes . et le cadre. j
- Deux supports équipés comme nous venons de i le dire, sont pressés contre un* diaphragme à ' l’aide de boulons ou d'embrasses en forme d’U et forment une cuve étanche que le diaphragme partage eu deux compartiments. Remarquons qu'un support peut avoir deux électrodes
- (fis- 7)- .
- Les ligures 8, 9, 10 et r 1 représentent un élé- \ ment spécialement destiné • à l’éleclrolvse du | chlorure de sodium. T,a cathode comprend le 1 support A, en fonte (fig. 10), le canal inférieur c, 1 le canal supérieur b. les rigoles i, l’électrode g en fils de fer soudés h une lame de cuivre les tubulures d et e (fig. 10} pour l’entrée et la sortie de l’électrolyte et de la lessive alcaline. J L’anode est constituée parle support 13 en bois, en grès, en fonte émaillée, en 1er cuirassé d’ébo-nite, etc., les charbons g', les canaux r' et b', et les tubulures d1 et e1 qui remplissent le même but que dans la cathode. Une condition essentielle d’un bon rendement est l'occlusion des vides rc' (fig. xi) que laissent entre eux les charbons de l’anode ; on les garnit de débris de charbon quelconques qui. sous la pression du diaphragme, font corps avec l’anode.
- Cet électrolyscur ren ferme très pe 11 de liquide ;
- ce qui permet d’y entretenir une circulation relativement rapide, grâce à laquelle les gaz se détachent facilement de l’électrode et n’opposent aucune résistance au passage de l’électricité. Son prix peu élevé résulte de l'emploi do matières a bon marc,lié comme le bois, la fonte, le carton en toile d’amiante. L'usure du diaphragme dont chaque lace supporte la même pression est presque insignifiante.
- B. K.
- Electrolyseur Salzers pour la préparation des liquides de blanchiment. Brevet allemand
- L'appareil est de forme cylindrique avec enveloppe extérieure en argile (fig. U. Les électrodes, en grand nombre, s’étagent, sur toute la hauteur du cylindre, une positive alternant
- avec une négative ; ce sont, des plaques circulaires, percées de trous et distantes de 4 l‘m environ, dans la composition desquelles il entre, soit, du charbon, soit un oxvde métallique. On réunit toutes les auodes d'une pari, et toutes les cathodes, d’autre part, au moyen de bâtons
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- de charbon ou d’une substance spéciale, isolés dans des tubes de verre, h a plaque du fond repose sur lin moyeu fixé au cvliudre ; toutes les autres s appuient sur des rebords en argile, de 4 t--m d'épaisseur. On donne aux diverses parties les dimensions suivantes :
- Hauteur du cylindre............. -5 à ioo cm
- Diamètre du cylindre............ 3o ,,
- Epaisseur des plaques........... i „
- Aux extrémités d’un même diamètre des électrodes sont pratiquées des échancrures pour le passage des tubes isolants, munis eux-mêmes des ouvertures nécessaires aux connexions. Au fond de l'appareil débouchent les conduites qui amènent l’air ozoné et le sel à décomposer; ce dernier peut aussi être introduit par le haut et se précipite alors au-devant du courant d’air ascendant. Dans ce cas, le robinet de vidange doit être au moins à la même iiauteur que l'orifice par lequel on charge l’appareil.
- U n’y a pas d’électrolysc dans l’intervalle compris entre le fond et la dernière plaque: il ne s’y forme donc pas d’hypochlorites ou autres produits, ce qui permet d’utiliser, dans cette région, des canalisations métalliques. De plus, on va ménagé une porte pour le nettoyage. Tous les joints des tubes sont garnis de caoutchouc ou de rondelles de cuir. Enfin, l'appareil est muni d’un couvercle avec cheminée pour la sortie de l’excès d’air et des gaz mis en liberté par l’électrolvse. Ce dispositif évite toute fuite de chlore et présente, au point de vue hygiénique, do grands avantages sur tous ceux adoptésjusqu’à ce jour.
- Le fonctionnement est le suivant. L’électrolyte pénètre par le bas de l’appareil et, à travers les trous des plaques, gagne successivement tous les compartiments qui constituent, autant de cellules élcctrolvtiques. Cette division du liquide assure une décomposition très uniforme, qui est encore considérablement augmentée par le courant d’air ozoné, dont le barbotage énergique donne à la dissolution une apparence laiteuse et provoque une oxydation rapide des éléments de la décomposition.
- En résumé, Salzers attribue les qualités suivantes à son procédé :
- iu Oxydation immédiate, grâce à l’ozone injecté, du chlore dégagé et de l’hydrogène dont l’action réductrice sur l’hvpochloritc est
- si nuisible. Evacuation des gaz inutiles par la cheminée du couvercle.
- 2° Eloctrolyse complète du sel alcalin par suite de la répartition uniforme de la solution dans les différentes cellules et de son agitation énergique sous l'action du courant d’air.
- 3° Rendement considérable en hvpoehlorite.
- JE K.
- Electrolyseur Hargreaves pour la préparation des carbonates alcalins. Hrevet allemand, n° ii3im du ly jauvier 189c).
- Nous rappellerons que l’appareil breveté antérieurement sous le n° 76047 utilise des diaphragmes-cathodes spéciales, formées d’une toile de cuivre, recouverte, sur une de ses faces d’un feutrage d'amiante et d’une couche de matière poreuse. De l’acide carbonique et de la vapeur d’eau arrivent constamment dans le compartiment cathodique ; l’acide est destiné à carboualer la soude produite, et la vapeur à dissoudre le carbonate de sodium. Hargreaves apporte à son appareil les modifications suivantes. Dans l’espace cathodique a (fig. 1) sont
- disposées obliquement des lames de cuivre ou de tout antre métal approprié h. inclinées vers la cathode d qu'elles pressent énergiquement contre le diaphragme. O11 les fixe à la paroi e du vase extérieur au moyen de mastic ou de ciment, mauvais conducteurs de la chaleur;
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- ce qui réduit les pertes de calorique. Un autre avantage résulte des orifices ou échancrures i pratiquées dans la partie inférieure des lames, au voisinage de la cathode d. De cette manière, le gaz carbonique et la vapeur, introduits par A-, sont astreints si circuler toujours le long de. la cathode où ils sc rencontrent avec la vapeur condensée et l’alcali formé, qui s’égoul-Lenl d’une lame à l’autre au fur et à mesure de leur production. Ce dispositif favorise les réactions.
- L’électrolyte pénètre dans le compartiment anodique^ par la conduite inférieure g (fig. 2),
- Fig. 2. - Elcctrolyseur Hargreaves.
- tandis que le liquide en excès et le chlore libéré gagnent, par le tube concentrique A qui affleure au niveau du liquide, une cuve placée sous l’appareil où s’effectue leur séparation. On sature le résidu recueilli qui se trouve prêt pour une nouvelle opération. Il est essentiel d’assurer le contact le plus intime possible entre le diaphragme et la cathode ; on passe donc aù rouleau le grillage qui la constitue afin d’aplanir toutes les aspérités qui se produisent surtout aux points de croisement des fils.
- R. K.
- Procédé Pa.ta.ky pour la préparation de Vacide chlorhydrique. Brevet allemandnw 114219 du 22 août [899.
- Le procédé Pataky repose sur la combinaison du chlore et de l’hydrogène en présence du charbon, qui absorbe l’acide chlorhydrique formé. L’appareil, eu argile, repose dans un bain d’eau destiné, soit à le réchauffer, soit à le rafraîchir. On le garnit, intérieurement, de charbon de bois grossièrement pulvérisé sur lequel on fait arriver le mélange gazeux. Au début, il est bon de faciliter la réaction en faisant usage du bain chaud qu’on remplace, une lois l’appareil en marche, par de l'eau froide renouvelée de
- temps en temps. Dès que le charbon est saturé, il abandonne une quantité d’acide proportion- 1 nclle à celle qui prend naissance au fur et à mesure qu’on introduit du chlore et de l’hydrogène. La formation de l’acide est ainsi très régulière, et si on prend soin de n’opérer que sur des masses gazeuses proportionnelles a leurs poids atomiques, ou'encore avec un léger excès d’hydrogène, l’acide chlorhydrique qu’on obtient est chimiquement pur, sans traces de chlore. On le reçoit dans une cuve à eau et sa dissolution est utilisée comme à l’ordinaire. B. K.
- Procédé Bradley et Jacob pour la préparation de l’oxyde de baryum au four électrique. Brevet allemand n* m 667 du 16 décembre 1898.
- Le procédé consiste à préparer de l’oxyde de baryum, presque exempt de soufre, au moyen du spath lourd. On traite, au four électrique, un mélange intime composé de i3y parties de spath lourd et de - à 12 parties de charbon, qui transformera le sulfate de baryum en sulfure, d'après la formule :
- 4 BaSO -(- 4C = BaS + 3 BaSO 4- 4CO.
- Aux hautes températures du four électrique, le baryum a plus d’affinité pour l’oxygcnc. que pour le soufre. Une deuxième réaction entre donc en jeu, dans laquelle le sulfure de baryum réduit le sulfate non attaqué en oxyde et acide sulfureux ;
- 3 BaSO4 + BaS = 4 BaO + 4 SO2
- Ces deux réactions n’ont pas lieu en deux phases distinctes, mais bien simultanément; et comme la réduction due au charbon est beaucoup plus rapide que celle provenant du sulfure, on voit qu’il y aura toujours un excès de sulfure et que tout le sulfate dépensé ne donnera pus une quantité équivalente d’oxyde de baryum. En résumé, on obtient environ 60 p. 100 d’oxyde, et 4° P- 100 de sulfure; une faible partie, 1 p. 100, de sulfate reste intacte.
- L'addition de spath lourd, quand îa réaction est déjà avancée, augmente le rendement en oxyde, Si on traite par l’eau chaude ou la vapeur surchauffée le mélange résiduel, on obtient de l’hydrate de baryum qui se dépose en cristaux si la solution est suffisamment concentrée.
- B. K.
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- MESURES
- Wattmètre a statique Hartmann et Braun, Elektrotechnische Rundschau, t. XVIII, p. a4, ifir novembre 1900.
- L’emploi d’un équipage mobile asiatique dans un wattmètre permet d'éliminer l’influence des
- champs extérieurs à l’appareil; la disposition proposée par Hartmann et Braun a en outre l’avantage d'éviter les elfets d’induction réciproque du champ fixe el du système mobile.
- Le solénoïde S (fig. 1) traversé par le courant principal produit le champ fixe qui agit sur les
- Fig. a.
- deux solénoïdes S, et S2. Les enroulements de ceux-ci sont disposés dans un môme plan avec l’axe de rotation, et les nombres de toufs de fil
- Fig. 3.
- sont tels que les champs de direction opposée qu’ils produisent soient égaux. Les champs extérieurs sont donc sans action sur l'équipage
- mobile, etle solénoïde S agit principalement sur St tandis que son action sur S2 est très faible.
- Les dispositions représentées par les figures 2 et 3 sont plus faciles à réaliser que la précédente. La bobine active a la même position, mais l’enroulement compensateur est séparé en deux parties de part et d’autre de Sj, soit sur les côtés (fig. 2), soit sur les faces (fig. 3) ; elles sont d’ailleurs presque complètement à l’extérieur de la bobine S. G.-G.
- Ampèremètre électrolytiqueBrediget Hahn.
- Zeitschrift fur Elektrochemie.
- L’appareil se compose d’un flacon de verre a contenant une lessive de soude à 2 p. 100 dans laquelle plongent deux électrodes en nickel b et c cylindriques et concentriques ; le flacon est fermé par un bouchon dans lequel est fixé un tube d en serpentin présentant à sa partie supérieure un évasement e rempli d’ouate et fermé par un bouchon traversé par un tube capillaire f de section et de longueur convenables ; sur le tube en serpentin est soudé l’une des branches d’un tube en U contenant de l’eau et formant mano-
- Quand un courant d’intensité I traverse l’appareil il se dégage par seconde sur les électrodes un volume d’hydrogène et d’oxygène proportionnel à I ; soit k ï ce volume. Le mélange gazeux s'écoule ensuite par le tube capillaire avec une vitesse proportionnelle k la différence de pression P existant entre la pression de ce mélange k l’intérieur du flacon* Fig., T
- et la pression atmosphérique, proportionnelle à la quatrième puissance du rayon r du canal capillaire et en raison inverse de la longueur l de ce canal. Quand la pression a atteint une valeur constante, la vitesse d’écoulement est égale k la vitesse de dégagement et l’on a
- ki = ÆlL 1
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI. — g.
- A étant une constante. Si I est exprimé en ampères, r en millimètres, l en centimètres et P en centimètres de colonne d’eau, la valeur do A est -L— pour la température de i5°.
- Pratiquement il n’est pas nécessaire de faire de correction de température, mais il convient de changer assez fréquemment le tampon d’ouate pour éviter que l’eau arrêtée par ce tampon, et qui l’imbibe, ne modifie la valeur de P correspondant au régime permanent.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS
- Séance du mercredi 6 février 1901.
- M. P. Janet expose le résultat des recherches qu’il a faites, en qualité de rapporteur de la classe 2.5, sur les compteurs électriques qui figuraient à l’Exposition universelle de 1900. Ces recherches ont été faites avec le concours du Laboratoire central d’électricité de la rue de Staël.
- Il étudie successivement les compteurs horaires, les compteurs de quantité et les compteurs d’én'fergie.
- Les compteurs des deux premières classes ne donnent pas lieu à des observations nouvelles. Cependant, il y a lieu de signaler, à propos des compteurs O’Keenan, l’application récente qui en a été faite aux compteurs de conversations téléphoniques et aux horloges à remontage automatique ; une horloge de ce genre qui est exposée en séance peut marcher pendant, paraît-il, près de dix ans sans nécessiter le moindre entre-
- Les compteurs d’énergie peuvent se diviser en trois classes principales : les compteurs à moteurs qui, eux-mêmes, se divisent en compteurs à bobines (dont le compteur Thomson est le type) et les compteurs à champ tournant ; les compteurs oscillants (compteur Aron), et les compteurs à intégration discontinue (type Siemens) .
- Dans les compteurs moteurs de la première classe, le couple moteur engendré est proportionnel à la puissance (El) du courant; le couple résistant est proportionnel à la vitesse du système mobile ; les résistances dues aux frottements sont donc, une cause d’erreur ; pour remédier à cc défaut, les constructeurs ont
- cherché à équilibrer les résistances passives par un couple moteur à peu près équivalent et qui reste constant quelle que soit la charge ; les résultats obtenus sont favorables si ce couple compensateur n’est pas trop fort ; dans le cas contraire, le compteur tend à tourner même lorsque aucun courant n’est dépensé sur le circuit d’utilisation. Ces compteurs tendent de plus en plus à se substituer aux compteurs à intégration discontinue qui, lors de l’exposition de 1889, étaient les plus répandus.
- M. Janet ne s’occupe que des appareils qui figuraient à la dernière Exposition etparmi ceux-ci signale les perfectionnements suivants :
- Compteur Thomson à deux enveloppes, avant pour but d’éviter les tentatives de fraudes ; tout le mécanisme est enfermé dans une enveloppe en tôle et les vis qui fixent cclle-ci sur le support du compteur sont plombées par le fabricant; seul le collecteur avec ses balais sort de cette enveloppe ; il est recouvert par une seconde enveloppe plombée par la compagnie d’exploitation qui peut ainsi entretenir le compteur sans toutefois toucher à son réglage.
- Compteur Vulcnin qui ne diffère du compteur Thomson que par son amortisseur permettant
- Compteurs à prépaiement, qui ont reçu d'assez nombreuses applications partout où l’énergie électrique est vendue à bas prix. La description de ces compteurs à prépaiement a été donnée par notre collaborateur, M. Arma-gnat.
- Compteur Lux, analogue au compteur Thomson, mais dont l’enroulement est semblable à celui des dynamos à arcs d’Elihu Thomson ; ce type de compteur permet une meilleure utilisation du cuivre que le compteur Thomson ordi*
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- 2 Mars 1901
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 343
- tiaire, mais son couple moteur n’est pas aussi constant, ainsi que le montrent les chiffres sui-
- Çouplc minimum (Lus)
- Couple moyen (Lux) ’9
- Couple moyen pour un poids do cuivre donné (Lm) Couple moyen pour même poids de cuivre (Thomson)
- = = 1,7-
- Dispositif Frager pour courants alternatifs : lorsque les compteurs du genre Thomson sont employés sur des circuits à courants alternatifs, l'impédance de la bobine eu dérivation tend à retarder le champ principal et, par conséquent, à fausser les indications de l’appareil. M. Frager a remédié à ce défaut au moyen d’une spire supplémentaire en court-circuit. Le tableau suivant, qui résume les mesures et les calculs de M. Janet, fait ressortir l’intérêt de cette clispo-
- o,3i
- o,38
- 0.46
- 4,00 p. 3,3o -3,6o -a,5o -
- 0,00 p. 100 6,60 —
- Ces résultats ont. été obtenus avec un courant constant de 16 ampères, en faisant simplement
- Les compteurs moteurs pour courants alternatifs sont basés presque tous sur le principe de Ferraris. Au couple amortisseur des aimants permanents s’ajoute le couple amortisseur des électro-aimants formés par les bobines de champ; ces compteurs tendent donc à retarder lorsque l’intensité du courant à mesurer augmente. Pour remédier à ce défaut, les constructeurs rendent généralement le couple amortisseur des aimants très grand par rapport à l’amortissement des bobines. M. Janet décrit ensuite les différents dispositifs (Hartmann et Braun, Raab, Hummel, Batault), proposés pour permettre d’obtenir le décalage de go° nécessaire dans le circuit dérivé.
- Dans tous les compteurs d’énergie, la bobine en dérivation reste constamment en circuit; il
- en résulte donc une perte d’énergie qui est loin d’être négligeable puisqu’elle se produit pendant tout le courant de l'année et sur tous les compteurs en circuit. M. Janet a mesuré la valeur de cette perte d’énergie sur différents compteurs et a obtenu les résultats suivants :
- Type de compteur A
- Thomson................ 10
- Vulcain................ 10
- Yulcain................ a5
- Schuckert..............i5o
- Schuckcrt.............. 10
- Aron................... 6
- Raab (Schukcrt) .... 10
- AEG (courant continu) . 5
- AEG (courant alternatif'. 10
- Perte dans les fils fins
- > 3,35
- ' a,43
- . 2,44
- > 3*35
- i 1,88
- On voit que sur des réseaux importants où plusieurs milliers de compteurs sont en service la perte annuelle, de ce chef, peut atteindre et dépasser 100 000 kilowatts-heures.
- M. Janet expose ensuite la théorie de l’application du principe de Ferraris aux compteurs pour courants triphasés telle que l'a établie M. J.-A. Moliinger dans VIndustrie Electrique (10 et a5 octobre 1900), puis décrit à propos des compteurs oscilants la solution apportée par M. Aron à l’enregistrement des courants alternatifs triphasés dans le cas le plus général où l’on emploie un fil de retour spécial.
- Enfin, M. Janet décrit les compteurs à tarifs variables. Dans l’un d’eux, l'horloge par un dispositif analogue à celui du réveil-matin, fait varier l’enregistrement entre certaines heures déterminées. Dans le système Brown et Routin, l’horloge de chaque compteur est commandée par une horloge mère établie à l’usine ; cette dernière peut ainsi faire avancer ou retarder les compteurs suivant les différentes heures de la journée ou suivant les saisons ; cette solution permet d’établir des tarifs mobiles très variables, mais elle exige une confiance pour ainsi dire illimitée de la part des abonnés.
- En résumé, les compteurs électriques existants ont apporté une solution presque parfaite pour tous les cas de la pratique et leur exactitude est au moins égale à celle des meilleurs appareils industriels, car leur cocificient d’erreur UK dépasse jamais a à 3 p. 100.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI.— n» 9.
- ACADÉMIE DES SCIENCES 1
- Séance du 28 janvier 1901.
- Sur la propagation des ondes hertziennes dans la télégraphie sans SI, par E. Lagrange. Comptes rendus, t. CXXXII, p. 2o3.
- L’auteur décrit succinctement quelques expériences qu’il a faites en vue de reconnaître le rôle que joue la terre dans la propagation des oscillations hertziennes. Leurs résultats (2) indiquent que les ondes ne pénètrent pas à l’intérieur du sol et que le rôle de la terre est de guider, comme le ferait un conducteur, les ondes émises par l’antenne ; probablement il y a aussi absorption et réflexion de ces ondes.
- Au point de vue militaire, ces expériences montrent dans quelles conditions la mise à feu des mines pourrait avoir lieu à distance.
- Appareil très simple pour l’application de la méthode photothèrapique de Finsen, par Lortel et Grenoud. Comptes rendus, t. CXXXII, p. 246.
- On sait que la lumière est aujourd’hui utilisée pour le traitement de certaines maladies ; mais il convient de n’employer que des radiations lumineuses et éliminer les radiations calorifiques qui les accompagnent.
- L’appareil que décrivent les auteurs est une lanterne de projection ordinaire dont on a remplacé le système optique par un ballon où l’on fait circuler un courant d’eau ; dans la lanterne
- (*) Voir l'Éclairage Electrique du 26 janvier, p. i5i . Aucune des communications faites à la séance du 21 jan-
- sentir sur un cohéreur enfoui dans le sol, à 3o cm de profondeur. Une cavité convenable avait etc creusée à une centaine de mètres du radiateur, alimenté par une
- de 2 in. Dans une caisse on bois se trouvaient les appareils récepteurs ordinaires ; le morse était remplacé par une cartouche de dynamite, placée à distance convenable et reliée par conducteurs souterrains au relai. Dans ces
- naît avec la plus grande facilité. Mais, lorsque la terre eut été rejetée, de manière qu’une couche de 3o cm recouvrît la caisse en bois, il fut impossible d’agir sur le
- reliant à une antenne, on obtint aussitôt la déflagra-
- est placée une lampe à arc. Les radiations lumineuses sont réfractées par l’eau et concentrées en un foyer ; les radiations calorifiques sont absorbées.
- Sur la relation de l’activité solaire avec la variation diurne de la déclinaison mag-në-tique, par Alfred Angot. Comptes rendus, t. CXXXII p. 254-257.
- M. R. Wolf a établi une formule qui donne approximativement l’amplitude moyenne annuelle de la variation diurne de la déclinaison à Vienne, en fonction du nombre relatif des taches solaires. M. Angot estime que, pour déterminer la loi du phénomène, on ne peut se borner à considérer ni la moyenne annuelle, ni l’amplitude totale de la variation, car dans la combinaison d’ondes d’amplitudes et de phases différentes, l’amplitude totale de la variation résultante ne présente pas de relation simple avec les amplitudes des ondes composantes. Pour obtenir une relation plus exacte l’auteur décompose, au moyen de la série de Fourrer, l’onde diurne en deux autres, l’une normale, l’autre perturbatrice et dans l’expression des coefficients de cette dernière il introduit le .nombre de taches solaires. Il arrive ainsi à quelques conclusions qu il se propose de développer dans un travail plus étendu (*).
- f1) « En désignant par t le temps compté en angles à
- A, cos t + Bl sin [ + At cos 2 t + B4 s.in 2 t +...,
- variation totale sont la somme algébrique des coefficients correspondants des ondes composantes.
- superposition do deux ondes ; Y onde normale, correspondant aux moments où le soleil est complètement
- des taches, et que l’on peut, comme première approxi-
- taches. On aura donc
- (i)A1 = A1' + «1r, Bi = B/+M, A, = A,' +
- Aj, Bi', A2’... étant les coefficients relatifs à l’onde nor-
- 0 Comme l’onde normale et l’onde perturbatrice dépendent toutes deux de la position du soleil, on devra les déterminer non pas sur des moyennes annuelles, mais au moins sur des moyennes mensuelles.
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- T. XXVI. — K» 9,
- acides pour ne s’occuper que de l’électrolyse des sels des acides J3.-alcooliques.
- Apres avoir préparé, avec beaucoup de difficultés d’ailleurs, l'acide 'ft.-amyloxypropionique CaIIMOCIPCH* 2CO-II, M. J. Ilarnonet soumet à l’électrolyse le sel do potassium de cet acide et il a reconnu que la décomposition électrolytique peut être représentée par l’équation :
- ( (2C5 *Hn0ClI2ClI-C02K)
- (3) J = K2 + 2CO- + {CBU1‘OCIIî — CIP
- ( — CH-CH3 *OC5HU).
- Le rendement a été de 5o p. ioo de la quantité théorique.
- Séance du 11 février 1001-
- Sur la génération des hydrocarbures par les carbures métalliques, par M. Berthelot.
- On sait que les carbures métalliques, lesquels sont pour la plupart obtenus au tour électrique, donnent en présence de l’eau des carbures d'hydrogène, tels que l’acétylène, l'éthylène, le for-mène, et des carbures liquides moins bien connus.Ce sont les conditions thermo-chimiques qui président à cette production de carbures que M. Berthelot. étudie dans cette communication.
- Sur la variation diurne de la déclinaison magnétique. par Alfred Angot. Comptes rendus, t. C.YXXII, p. 317-320.
- Faisant observer qu’il est très vraisemblable ([ue l'influence du soleil ne s’annule pas quand cet astre est dépourvu de taches, l’auteur en conclut que Y onde normale fvoy. la communication do la séance du y février) est elle-même complexe : une partie est d’origine solaire,
- molécule a une très grande influence sur les résultats se fait en proportion très convenable suivant l’équa-partie de l’éther s’hydrolyse :
- (2) RCH (OC8 *II“) CO-H + II-O = (KCllOHCO-H)
- + CKHll01I
- et c’est à peu près exclusivement sur l’aeide-alcool régé-
- néré que se porte l’action du courant électrique. Ii se
- forme alors de l’aldéhyde et des produits acétaliqucs.
- Ainsi l’acide amylglycoliquc CHI^OCH- — CO-'li et
- l’acide auiyllactiquc CH3CH (OC5HH) C02II n’ont donné
- ni la diamylinc du glycol de Wurlz, ni celle du bula-
- l’autre d’origine terrestre. Les observations ne sont pas encore assez nombreuses pour permettre de séparer ces deux parties et M. Angot a dû se borner à représenter l’onde normale par la série harmonique
- r, si„ p +?1)+c3 sin (*( +?i)+ ... -
- II en a calculé les termes jusqu’il ceux en 41 inclusivement et il est arrivé ainsi à quelques résultats qu’il indique dans sa communica-
- <;»" O-
- exprimés en fonctions du l’époque m, comptée à partir du icr janvier, minuit. Comme exemples, je donnerai sou-
- Saint-Maur. .. tj -|-o',8o s in (/m. -f- 271)°)
- + o',i. sin(awi + a8l«)
- Greenwich ... c, = 2,33 -j- 0,77 sin (m -p 278)
- -p o,io sin (*/m+3i>4°)
- Batavia...... cJ =0.67-[- 0,57 sin(m -f 97.
- Variation annuelle du coefficient c.l (terme semi-diurne). Saint-Maur. .. c3 =1 1 55 -p o',65 siu [m -p 278°)
- -p o’, 10 sin (2 in 4~ 3o4,Jj Greenwich ... c„ = J,45 -p 0,61 sin (ni -p 80).
- 4-0,23 sin {2 /« -P 2.58)
- Batavia...... eg = 0,71 4- 0,19 sin [m 4- 42).
- « Les termes en c, et c, montrent une variation bien nette avec la latitude; mais, dans l’ensemble, les résultats de Saint-Maur et de Greenwich présentent une concordance d'autant plus remarquable que les instruments employés no sont pas du même modèle; de plus, à Saint-Maur ou a utilisé toutes les journées d’observation sans exception, tandis qu’à Greenwich on a supprimé les jours de fortes perturbations.
- « Si l’on compare ces résultats avec ceux que j’ai donnés précédemment pour l’onde perturbatrice, on voit que
- mêmes lois dans sa variation annuelle.^ Le terme annuel
- que le terme semi-annuel (en sin 2 m) ; dans l onde perturbatrice, au contraire, les deux termes sont du même
- On doit en conclure que la partie de l’onde normale qui est d’origine solaire est petite par rapport à celle qui est d’origine terrestre. Cette dernière présente nneyaria-
- minimum en hiver. Enfin, en passant de l’hémisphère sud, la phase du terme annuel de change exactement de 180° (Saint-Maur 2790; Greenwich, 278°; Batavia, g"0)*
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- Calcul de la formule définitive donnant , loi de la distribution régulière de la comp santé horizontale du magnétisme terrestre t France au ï” janvier 1896, par E. Mathia , t. CXXXIT, p. 320-3a3.
- zontale, laites par M. Mourcaux pour la carte de la France et ramenées par lui a du icp janvier 1896, sont »n laite des a
- • la formule
- anomalies,
- AH = -i,26(Along.)-7;4a(Alüt.), (1)
- laquelle AM est la différence (X — Toulouse) pour le ipr janvier 1896, exprimée en > ordre décimal, (A long.) et d'arc. La eur calculée de AH, la
- luLlI^e —21780, (a;
- te horizontale de la
- station X au icr janvier 1896, donnée par M. Moureaux (*) et 21780 la composante horizontale à l’observatoire de Toulouse pour la même date (*).
- Dans la note qui nous occupa, M. Mathias éta-blit (3) (pie la formule définitive est
- c(A long.) et .le (A lut.), c i sont positives, ainsi qnc je 1 ai montré tlans ma pré-iente note, j’ai saisi la marche inverse de celle qui
- t tnnindres carrés un système é'étpiatious fournies c.e-virement par les stations régulières, et qui sont (le
- (3)
- AH=.c(Along.)+y(Alal.l,
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- T. XXVI..— 9.
- nce j>hi- M. CXXXTT, p. J
- L'auteur décrit un appareil qu’il i construit en vue d’éviter les incon présente la transmission a distance des indications d’un anémomètre à système centrifuge.
- L’arbre du panémone porte un petit anneau Gramme, qui tourne entre les épanouissements polaires d’un fort aimant permanent. La force électromotrice produite est proportionnelle à la vitesse de rotation. L’ appareil est relié à un volt-
- (toujours ^.T1^ du "J janvier 1896)" U VompZ » En Suisse : Airolo, Arth-Goldau, BeUînzona, Bodio,
- s'-T G^d S-enèVe’ LuCernU’ Luga
- » En Italie ’ Aoste, Chiasso. Civita-Yecchia, Cu .e, Oneglia, Ortebelln, I Sestri-Levanle, la Spe:
- régnlières et des stations anomales, ainsi que la tion en grandeur et en signe du quantum des an.
- un galvanomètre Deprez d’Ar-
- étant ferme sur une faible8 résistance (celle de l’induit plus celle de la ligne) est amorti : l’aiguille prend sa position d’équilibre sans oscilla-Pour éliminer l’influence de la tempéra.
- composé de fil de manga-
- l’appareil empiriquement, ou par
- ; téléphoniques, au moyen de :r la neige, par M. V. Ricco. Comptes rendus, t. CXXXII, p. 3a3.
- L’auteur, dans une lettre adressée à M. Janssen et datée de Catane, fait savoir qu’il :
- r ,qU a ?u ot l’observatoire de l’Etna et Nicolosi, avec une partie du fil simplement posé sur la neige.
- « On a, dit-il, étendu le fil sur la neige depuis l’observatoire jusqu’au bord du plateau, nommé Piano del Lago ; les transmissions téléphoniques la Cantoniera et de Lob-excellentes. » (‘)
- qui consiste à ôter le fil t mont sur la neige, dès que celle-ci a atteint une é
- sous ma direction, par MM. Lcspieau et Cauro (Écl. Élec.t., t. XXI, p. 514, 3o décembre 1899), nous avons constaté, en effet, que la neige ou la glace sont des isolants presque parfaits, et qui permettent des transmis-
- été faites à la
- ; C. NAUD.
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- Tome XXVI.
- Samedi 9 Mars 1901.
- 8» Année. — N° 10
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. -G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne. Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE MIXTE DES ATELIERS RÉUNIS D’AUGSBOUFG ET DE NUREMBERG ET MM. SCIIUCKERT ET O.
- T/Elektricitats Aktiengescllschaft vorm. Schuckertund C° (société anonyme d’électricité ci-devant Sehuekert et Cie) de Nuremberg et la Vereinigte Masehinenfabrik Augsburg und Mascliinenbaugcscllschaft Xürnberg ont exposé en commun un groupe électrogène donnant à la fois des courants alternatifs triphasés et du courant continu fournis, les premiers par un alternateur, et les seconds par une dynamo à courant continu placés chacun à l’extrémité de l’arbre du moteur à vapeur.
- Moteur a vapeur. — Le moteur à vapeur des ateliers réunis d’Augsbourg et de Nurenr berg est du type vertical à triple expansion à trois cylindres et à trois manivelles.
- Ses dimensions principales sont les suivantes :
- Diamètre du cylindre à moyenne pressioi
- Diamètre du cylindre à basse pression .
- Course commune des pistons....
- La machine est établie pour fonctionner à la vitesse de ioo tours par minute et à la pression de io kg : cm2 ; sa puissance normale est alors de a 5oo chevaux effectifs.
- A l’Exposition, la vitesse a été réduite à 83,3 tours pour lui permettre d’actionner l’alternateur devant fournir des courants d’une fréquence de 5© périodes par seconde, la puissance de la machine n’est alors que 2000 chevaux indiqués.
- 17-5 cm 124 -
- 180 —
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- T. XXVI. — N* 10.
- 3!
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- L’ensemble de la machine repose sur une plaque de fondation en trois parties portant chacune deux paliers venus de fonte avec elles.
- L’arbre reposant sur les six paliers est en deux parties terminées à leurs extrémités libres par des plateaux d’accouplement servant à la commande directe des deux dynamos munies chacune de deux paliers. La longueur totale des arbres du moteur et des dynamos est de 17 m environ ; l'arbre du moteur pèse à lui seul i4ooo kg.
- Les glissières des crosses des pistons ont la forme d’une fourche et sont montées sur les plaques de fondations ; elles sont munies de couronnements réunis entre eux par un sommier en fonte et supportés chacun par deux colonnes en fer de fortes dimensions.
- Les cylindres, celui à haute pression entre les deux autres, sont boulonnés sur les couronnements sans aucune liaison entre eux de façon à permettre leur dilatation indépendante.
- Les cylindres à haute et moyenne pression sont à enveloppes de vapeur, celui à basse pression n’a que les fonds chauffés.
- La distribution se fait par soupapes tubulaires à double siège pour le petit cylindre et par tiroirs genre Gorliss à liaison rigide pour les deux autres cylindres.
- La distribution est commandée par un arbre disposé horizontalement derrière les cylindres et mis en mouvement par des engrenages hélicoïdaux. Les soupapes d’admission sont commandées par un système à déclic actionne par un excentrique et en relation directe avec le régulateur ; les soupapes d’échappement sont actionnées par des leviers de forme spéciale mus par des excentriques.
- La machine comporte deux volants, un de chaque coté, d’un poids total de 4° 000 kg. L’un deux porte une denture sur laquelle eng-rène un pignon monté sur l’axe de la vis sans fin d’un renvoi actionné par un moteur électrique développant une puissance de 10 chevaux à 600 tours. Le rapport des engrenages est tel que la rotation de la machine s’effectue à raison d’un tour par 3 minutes. Ce dispositif sert également pour la mise en route de la machine.
- Le pignon engrenant avec le volant est à contrepoids et se renverse dès que la vitesse a atteint une certaine valeur.
- Deux pompes à air, mises en mouvement par des balanciers commandés par les crosses des pistons des cylindres à moyenne et à basse pression, sont montées derrière la machine ; elles sont à aspiration double et à refoulement simple. La condensation se fait par mélange.
- Le service de la machine se fait de la partie inférieure où se trouvent tous les organes nécessaires à la mise en route et à i’arrét, ainsi que les appareils de contrôle et de mesure. Toutefois, deux galeries circulaires sont installées vers le milieu des glissières et. vers celui des cylindres.
- En cas d’accident, on peut, sans recourir à la fermeture de la soupape de prise de vapeur, arrêter la machine très rapidement au moyen d’un dispositif agissant sur la distribution.
- Le graissage à circulation d’huile est, comme dans la machine compouml actionnant les dynamos de la Société anonyme d’électricité de Franefort-sur-Mein, ci-devanl Lahmeyer et C°, assuré par une petite pompe commandée par l’excentrique des distributeurs Corliss.
- Le poids de la machine à vapeur sans les volants est de 200 tonnes.
- Alternateur. — L’alternateur exposé par la Société anonyme d’électricité, anciennement Schuckert, de Nuremberg, est à courants triphasés, sa puissance est de 85o kilovolts-
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- 9 Mars 1901.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 35
- ampères et la tension aux bornes de 5 ooo volts. Les trois phases de l’induit étant groupées en étoile, la tension simple est de 3 170 volts et le débit par phase est de 98 ampères.
- lia fréquence est de ao périodes par seconde et le nombre de pôles de 72 ; la vitesse angulaire correspondante est, comme nous l’avons dit plus liant, de 83,3 tours par minute.
- La figure 1 est une photographie du groupe prise du coté de l'alternateur ; les figures 2 et 3, sont des vue en élévation et en bout et les figures 4 et 5 des coupes et vues d’une partie de l’induit et de l'inducteur de l’alternateur.
- Inducteur. — L’inducteur est formé par un volant en fonte en deux parties reliées au
- Fig. 1. _ Groupe élcctro^ène mixte de MM. Schuckert et O de .Nuremberg et de la Société des ateliers réunis d’Augsbourg et de Nuremberg, vue prise du côté de l'alternateur.
- moyeu par huit bras, à section en forme de double T. L’assemblage des deux moitiés du volant sc fait suivant deux bras partagés par moitié et il est assuré par huit frettes en fer forgé posées à chaud dans des logements pratiqués sur les laces de lajante et sur celles du moyeu.
- Les 72 pôles inducteurs sont en acier et fixés à la jante chacun par deux boulons la traversant complètement.
- Le desserrage des écrous de ces boitions est empêché par des pièces en foule dans lesquelles les écrous viennent sc logci-; ces pièces sont retenues ensuite à l'intérieur de la jante par de petits écrous vissés sur les prolongements des boulons.
- Le diamètre extérieur de lu jante est de 4,86 m environ et sa largeur de 60 cm.
- Le diamètre de l’inducteur à l’extrémité des piècps polaires est de 5,484 m el la largeur des pièces polaires, parallèlement à l’axe, de 4° em.
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- Le rapport de largeur du pôle au pas est de environ ; les dimensions des pièces' polaires sont de 4o cm et j8 cm.
- Les bobines inductrices sont constituées avec un câble à section rectangulaire enroulé sur plat. Toutes les bobines sont en série et le circuit inducteur aboutit à deux bagues de prises de courants.
- Le courant d’excitation est fourni à 220 volts par la canalisation générale de l’Exposition.
- Le poids total de l’inducteur est de 26 iao kg; la vitesse tangentielle est de 24 m environ par seconde.
- La figure 6 représente une photographie de l’inducteur pendant le montage des pôles.
- Induit. — L’induit est d'un aspect très léger ; il est constitué par une carcasse en fonte
- en quatre parties formant deux couronnes s’emboîtant Tune dans l’autre et serrées enLreî elles par des boulons. ' |
- Les tôles induites, partagées en cinq anneaux d’égale épaisseur laissant entre eux desl intervalles pour la ventilation, sont serrées par des boulons entre des projections venues? de fonte avec les deux parties de la carcasse. ^
- La partie supérieure de la carcasse porte des pitons d’cnlcvagc pour faciliter le montage^
- Pour empêcher toute déformation qui serait produite, soit par de légers tassements dans . la fondation, soit par réchauffement de la machine en marche, d’exercer la moindre influence sur l’exactitude du centrage, MM. Sehuckerl et C° emploient un système de tirants radiaux qui a fait ses preuves dans nombre de modèles de machines ; ces tirants très légers rendent l'enroulement à haute tension très facilement accessible pour l’inspection et le nettoyage. Le bâti annulaire repose sur de lourdes plaques de fondation au moyen de supports démontables boulonnés sur la carcasse induite, et de telle façon que, ces supports étant déboulonnés, il est très facile de faire tourner tout d’une pièce Panneau autour de son axe; de cette manière, on peut toujours, soit pour inspecter ou nettoyer à fond, ou faire
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- les réparations nécessaires, rendre accessibles aussi les parties de l’enroulement à haute tension qui se trouvent en temps ordinaire en contre-bas du sol.
- Le diamètre extérieur de la carcasse est de 6,i m et le diamètre intérieur de l’anneau induit de 5,5 m; la largeur de la machine extérieurement est'de 90 cm et la longueur du noyau d’induit y compris les espaces vides de 40 cm. L’entrefer est de 8 mm.
- L’enroulement induit est réparti dans 3 X 72 ou 216 encoches légèrement ouvertes. Chaque phase compte 36 bobines logées dans des tubes en mieanïte.
- Le poids de l’induit complet est de i4 35o kg dont 6600 pour la partie supérieure et 7700 pour la partie inférieure.
- La photographie de la figure 7 montre les deux moitiés pendant l’opération du bobinage.
- Le poids de la machine y compris l’arbre et les deux paliers est de 5o 810 kg.
- Le rendement électrique est de 94 p- 100 à pleine charge et de 91 p. 100 à demi-charge. A pleine charge les pertes se décomposent de la manière suivante :
- Pertes par elfet Joule dans l’induit. . \ ......................... 14,000 —
- Pertes par effet Joule dans l’inducteur...................................18,000 —
- Dynamo a courant continu. — La dynamo à courant continu de MM’. Sehuckert et C° est moulée du côté opposé à l’alternateur. Sa puissance normale est de 900 kilowatts sous Goo volts à la vitesse de xoo tours par minute. Le débit correspondant est de 1 58o ampères.
- A l’Exposition, la dynamo ne tournant qu’à la vitesse angulaire de 83,5 tours par minute, sa puissance n’est que de ?5o kilowatts sous 5oo volts avec le même débit.
- La photographie de la figure 8 représente une vue du groupe prise du côté de la machine à courant continu.
- Inducteur. — La carcasse de l’inducteur est en acier en deux parties ; elle affecte la forme d’un polygone à 14 côtés. Cette carcasse, qui repose par deux pattes sur les plaques de fondation, porte 14 noyaux de section rectangulaire venus de fonte avec elle. Des évidements sont ménagés sur la carcasse parallèlement à l’axe et en face de chaque noyau de façon à diminuer le poids du métal à employer.
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- Ces pièces polaires en acier sont rapportées sur les noyaux et servent à maintenir les bobines inductrices en place. Celles-ci sont enroulées sur des carcasses et placées ensuite sur les noyaux ; elles sont montées toutes en série et l’ensemble en dérivation aux bornes de l'induit.
- Le diamètre extérieur maximum de la carcasse est de 3,4 ni environ eL sa largeur de 41 cm.
- Le diamètre d’alésage de l’inducteur est de 3,042 m et sa largeur de 41 cm également.
- Induit. — L’induit est constitué par un anneau en tôles minces serré sur une carcasse en Tonie.
- Le diamètre extérieur de l’anneau est d'environ 3 m.
- L’induit est lisse et enroulé en tambour multipolaire en quantité. Les conducteurs induits sont formés par des câbles à section rectangulaire et sont réunis deux à deux entre eux du côté opposé au collecteur par des développantes de cercle formées par des lames do cuivre. Les connexions des barres avec les ailettes soudées aux lames du collecteur sont faites également avec des développantes.
- L’enroulement est retenu à la surface de l’induit par des coins d’entraînement et par des cerclages en fil d’acier.
- Le nombre tolai de conducteurs repartis à la périphérie de l’induit est de 1 072 logés dans 536 sections de doux conducteurs chacune.
- Le collecteur comporte 536 lames isolées au mica ; son diamètre est de 180 cm et sa largeur d’environ 20 cm.
- Les 14 lignes de balais sont montées sur une étoile pouvant tourner librement autour de l’arbre sur un anneau venu de fonte avec le palier. Le déplacement du support des porte-balais se fait à l'aide d'une vis sans fin agissant sur un pignon commandant un axe à l'extrémité duquel est fixé un second pignon engrenant avec une denture ménagée sur le support.
- (iliaque ligne de balais porte 4 balais en charbon.
- Ce poids de l’induit tout monté est de 16000 kg et celui de la dynamo complète de 43 oc» kg.
- Le rendement à pleine charge de 730 kilowatts est de 93,0 p. 100.
- Les pertes d’énergie dans ecs conditions de charge se décomposent ainsi :
- Pertes par hystérésis et courants de Foucault.t . . . aoAoo watts.
- Pertes par effet Joule dans l’induit............................14,700 —
- Pertes par effet Joule dans lmductéur........................... 7,800 —
- Pertes totales 48,800
- A demi charge le rendement atteint encore 91,6 p. 100.
- Tableaux. — En dehors de deux voltmètres et de deux ampèremètres placés sur la plateforme de la machine à vapeur de façon à faciliter au machiniste le service de la machine à vapeur, les appareils nécessaires au service des dynamos et au réglage de la tension du réseau sont disposés sur deux tableaux-kiosques, un pour le courant continu, l’autre pour les courants triphasés. Le kiosque à courant continu porte sur une de ses faces latérales un volt-mèlre pour 5oo volts, un ampèremètre pour 1 600 ampères, un second pour 60 ampères, et. de plus le volant à main du régulateur de champ.
- Les deux premiers instruments de mesure appartiennent à la grande dynamo à courant continu, tandis que le troisième mesure le courant du moteur de 10 chevaux qui actionne le
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- Le volant à main actionne, par une transmission à pignons d'angle, le rhéostat de champ magnétique de la dynamo, installé dans le sous-sol.
- Sur la deuxième paroi latérale du kiosque, sont disposés les divers interrupteurs et coupe-circuits, et notamment un interrupteur à minimum pour i 6oo ampères à 5oo volts, un interrupteur bipolaire de 6o ampères (pour le moteur du vircur), deux coupe-circuits unipolaires de i 6oo ampères à 5oo volts et deux autres de 8o ampères à 220 volts. En outre, cette face porte un commutaient- tripolaire destiné à la mise en marche d'un petit moteur, triphasé, construit pour commander des métiers à tisser.
- Fig. 8. — Groupe éleclrogèm- mixte de MM. Schuckcrt et Clu de Nuremberg cl de la Société des ateliers réunis d’Augsbourg et de Nuremberg; vue prise du roté de la dynamo à courant continu.
- La troisième face du kiosque porte la raison sociale de la maison, tandis que la quatrième lormant volet s'ouvre pour donner ainsi facilement accès à l'intérieur du kiosque lorsqu’on veuf inspecter les divers appareils qui s'y trouvent.
- L’interrupteur automatique à maximum, qui est combiné pour servir également d'interrupteur ^levier, est fixé au bâti de la dynamo à courant continu. Cet interrupteur automatique est relié au levier à main de telle sorte que le premier ayant ouverl le circuit, il est impossible de le reneleneher avant «l'avoir préalablement ouvert le circuit au moyen du levier. A cet effet, l'interrupteur à main seul est pourvu d'une poignée ; toute fausse manœuvre est donc impossible. Pour reneleneher. il suffit d’ouvrir, puis de refermer une seule fois l’interrupteur à main.
- Outre le contact principal, formé de ressorts en cuivre, il en existe un autre en charbon cuivré disposé dans le champ d'un électro puissant servant de souftlenr magnétique. L'action de l’éleetro principal est notablement renforcée par l’addition d’une bobine en
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- dérivation qui n’entre en jeu qu’à l'instant de la rupture du circuit par l'interrupteur automatique et qui peut dès lors être très réduite pour un effort donné. Les contacts principaux se trouvent il est vrai en dehors du champ extincteur, mais un puissant contact do cuivre, disposé à l'intérieur de ce champ, sert au passage du courant au moment de la rupture.
- Un cliquet empeebe d’ouvrir le circuit au moyen de l'interrupteur à levier, qui autrement serait détruit fa-
- ----------------------------9----------------------- cilementpar l’étincelle
- ! • shU. de rupture. En cas de
- ‘j’ ^ nécessité il est cepen -
- _______________________'y___j_______________________ dant possible d’inter-
- ! ; ! rompre à la main le
- ( ( |j (Murant principal avec
- l’interrupteur automatique au moyen d’une , poignée isolante fixée
- Wa&wM k l’armature de l'élee-
- tro-aimant.
- L’appareil est très sensible, car la pression de rupture agissant sur le déclic de l’arm a turc est considérablement diminuée par un levier réducteur particulier à bascule, de sorte que le frottement d’ouverture est insignifiant vis-à-vis de la force attractive de l’électro-aimant. Au moyen d’une vis se dC'placant sur une échelle graduée, l’interrupteur automatique peut se régler à tout instant pour tme intensité quelconque jusqu’à aooo ampères.
- Le kiosque-tableau
- de distribution pour les courants triphasés est aménagé d’une façon analogue.
- Sur la première face sont disposés un voltmètre, deux ampèremètres, deux manettes et trois interrupteurs tripolaires. Les voltmètres et ampèremètres à haute tension sont branchés sur des transformateurs de mesure qui se trouvent à l'intérieur du kiosque, de môme que Tes coupe-circuits à haute tension correspondants. La première des deux manettes actionne, de la meme manière que celui du kiosque de distribution à courant continu, au moyen de tiges et de pignons d’angle, un rhéostat de champ placé dans le sous-sol. Le
- s MM, Schu
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- second, dont la résistance est montée à l'intérieur, est un rhéostat de démarrage avec réglage de vitesse pour un transformateur rotatif.
- Ce dernier, qui est construit spécialement pour les laboratoires et peut transformer à volonté des courants alternatifs simples, diphasés ou triphasés en courant continu ou inversement, sert ici à transformer du courant continu à 220 volts emprunté au réseau général de l’Exposition en courants triphasés à une tension composée de 135 volts. D’autre part une ligne se détache du réseau à haute tension de la dynamo à courants triphasés pour se rendre à un transformateur statique à courants triphasés qui réduit de 5 000 à i35 volts la tension du courant.
- Ce dernier dispositif a été aménagé dans le but de pouvoir montrer en service un indicateur de-synchronisme dû système Schuckert.
- Les interrupteurs tri polaires mentionnés plus haut servent à relier le,s deux sources d’énergie avec l’indicateur de svuehronisme et à les coupler en parallèle. La disposition adoptée ressort clairement du schéma ci-contre (fig. 9'.
- L’indicateur de synchronisme système Schuckert se compose d’un certain nombre de lampes à incandescence disposées en cercle sur un tableau en marbre ; la progression de l’onde lumineuse rotative renseigne exactement sur la marche des deux machines et le moment qui convient à la mise en parallèle peut être reconnu de loin par l’apparition d’un certain groupe de lampes.
- Sur la deuxième face du kiosque de distribution à courants triphasés se trouvent un interrupteur à haute tension, un compteur à courant continu, un interrupteur et deux coupe-circuits.
- L’interrupteur à haute tension se trouve à l’intérieur du kiosque laquelle il est réuni par une longue bielle se trouve à l’extérieur.
- L’interrupteur est basé sur ce fai.t d’expérience que c’est entre de séparés les uns des autres par un espace de quelque lumineux à courant alternatif s'éteint le plus facilement.
- L’interrupteur (fig. 10.) se compose essentiellement d’une série de galets très mobiles disposés sur des ressorts plats ; ces galets forment une ligne continue et sont poussés de côté et serrés les uns contre les autres par des cames excentriques quand le levier à main est tourné dans la position de marche, tandis que les plots de ces cames les rendent libres, quand le levier est ramené dans la position d’interruption.
- La course des galets extrêmes est limitée par de forts ressorts à laine de façon qu’ils ne cèdent que peu ou pas à la pression exercée parles autres.
- Les galets sont montés de telle sorte qu’ils soient forcés de tourner aussi bien quand on
- galets m< millimètres seulement <
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- ferme que quand on ouvre le circuit : les points en contact de ces galets se renouvelant continuellement et l’oxyde formé par l'are lumineux étant enlevé au fur et à mesure par le frottement, l’appareil peut servir longtemps sans nécessiter de réparation, ce qui est d’une grande importance dans un interrupteur à haute tension.
- Les étincelles qui se produisent avec cet appareil sont si faibles, môme à une tension très élevée, qu'il peut être monté sans danger dans le voisinage de n’importe quels instruments.
- Le compteur disposé sur la même paroi du kiosque que l’interrupteur à haute tension indique l'énergie électrique prise au réseau général à courant continu à l’Exposition pour l’excitation de la grande machine à courants triphasés et la commando du transformateur rotatif.
- Ce compteur appartient à la classe des compteurs-moteurs et repose sur le même principe que le wattmèlre ordinaire.
- L’enroulement de l’inducteur sans fer (bobine principale) est parcouru par le courant à enregistrer ; l’induit en tambour, devant lequel se trouve intercalée en série une très grande résistance, est soumis à l’influence de la tension de régime ; le travail mécanique développé par ce petit moteur est absorbé pur un disque en cuivre tournant entre les pôles d'un puissant aimant. Ce compteur s’emploie de préférence pour le courant continu, mais peut cependant s’employer aussi avec la même constante pour un courant alternatif ; dans ce cas il enregistre toujours l’énergie consommée, que les circuits récepteurs présentent ou non un décalage de phase.
- COMPTEURS D’ÉNERGIE « VULCAIN »
- La Compagnie anonyme continentale pour la fabrication des Compteurs à gaz et autres Appareils exposait, outre les compteurs Brillié qu’elle construit depuis une dizaine d’années. deux types plus récents, mis sur le marché dans le courant de l’année 1898 sous le nom de compteurs « Yuleain ».
- Ces compteurs, qui appartiennent à la classe des moteurs-compteurs à intégration continue, présentent certaines dispositions spéciales de construction et de fonctionnement qui méritent de fixer l’attention ; l’un d eux est muni d'un mécanisme de prépaiement.
- Compteur Vulcciin ordinaire. — Cet appareil, représenté par les figures 1 à 3, est caractérisé par sa faible consommation dans la dérivation, son système de suspension de l’arbre et son dispositif de frein réglable.
- La résistance des bobines en dérivation B est de 5 000 ohms dans les compteurs à 110 volts ; la puissance dépensée dans ces bobines n’est donc que de 2 watts et la consommation annuelle d'énergie de 17,5 kilowatts-heure.
- L’extrémité inférieure de l’arbre portant la bobine mobile tourne dans une erapaudine à grain de saphir fixée à un ressort à boudin qui évite à la fols le jeu et un serrage excessif sur la pointe de l’arbre.
- Le frein est constitué par un anneau mince en cuivre relié à un croisillon calé sur l’arbre vertical. Cet anneau forme la partie mobile du frein; il se meut entre les pôles d’une série d’aimants, fixés à des bras portés par un moyeu fileté S. En faisant tourner ce moyeu sur le tube fileté F, on fait monter ou descendre les aimants et, par conséquent, on modifie l'encastrement de l’anneau entre les branches des aimants. C’est ainsi qu’on effectue le réglage; eelui-ci obtenu, on bloque le moyeu à l’aide d’une vis I qui le traverse.
- La forme cylindrique donnée au euivrc'du frein est préférable à la forme en disque; à freinage égal le poids du cuivre doit en effet être plus faible avec la première forme qu’avec
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- la seconde, car dans le cylindre tout le métal possède la même \ que dans la forme en disque les points voisins du centre ont une de la périphérie, et l’on sait que l'intensité des coui'ants de Ko vitesse. Cet allégement du frein a d’ailleurs pour conséquence de
- tesse tangentielle tandis dtcsse moindre que ceux cault augmente avec la iminuer le couple résis-
- tant dû au frottement, ce qui facilite le démarrage et permet d’augmenter la résistance du circuit dérivé.
- L’emploi de nombreux aimants est également avantageux : leurs pôles étant alternés et rapprochés, ces aimants se trouvent dans d’excellentes conditions pour la conservation de leur intensité d’aimantation.-
- Ajoutons que le mode de suspension de l’arbre permet un transport facile de l’instrument sans crainte de déréglage. A chacune de ses extrémités l’arbre présente une partie conique qui, lorsqu’on agit sur la vis V, vient presser contre les bords coniques de la crapaudine et de la pièce a. Dans ces conditions l’arbre est complètement bloqué et la pierre de la crapaudine est en sûreté, puisqu’elle n’appuie sur la pointe de l’arbre que grâce à la légère compression du ressort à boudin.
- La construction et la disposition des balais qui amènent le courant à l’induit mobile ont été aussi l’objet de soins particuliers pour diminuer les frottements.
- Compteur Vulccdn à prépaiement. — Ce compteur, dont la figure 4 donne une vue d’ensemble et la ligure 5 une vue schématique, se compose d’un' compteur Vulcàin ordinaire et d’un mécanisme de prépaiement dont le principe est dû à AL Laille.
- Pour faire fonctionner ce coinpleui\ il suffit d’introduire une pièce de monnaie, une pièce de dix centimes par exemple, dans la fente G et de faire tourner la clef II de gauche à droite. Ce mouvement ferme le commutateur qui met le compteur en circuit et cri môme temps bande un ressort relié à l’axé de la roue à roehet B. Sous l’action de'ce ressort, ce dernier axe tend à tourner en
- sens inverse dès que la pièce qui a produit le mouvement initial est tombée dans le tiroir-caisse T. Un échappement à ancre c mis en action par le premier mobile de la minuterie du compteur empêche cetle rotation tant qu’aucun courant ne passe et la rend proportionnelle à la quantité d’énergie débitée par le compteur quand un courant traverse celui-ci. Le ressort finit donc par se détendre, le commutateur coupe alors le circuit et le compteur se retrouve dans son état initial. Bien entendu, si l’on met successivement plusieurs pièces de monnaie dans l’apppareil la tension du ressort moteur augmentera en môme temps que le nombre de ces pièces et la quantité d’énergie que pourra débiter le compteur sera proportionnelle à ce nombre; une aiguille fixée sur l’axe de la roue B
- . — Compt
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- fait connaître à chaque instant le nombre de pièces qui restent «à consommer».
- On voit que le fonctionnement du mécanisme de prépaiement n’exige, de la pari du compteur proprement dit, d’autre effort que celui nécessaire à la mise en mouvement de l'échappement à ancre, effort extrêmement faible. C’est là un point important, car il est évi-
- dent qu’on ne saurait demander à un compteur-moteur un effort appréciable sans fausser ses indications.
- Quant aux détails mécaniques qui permettent le fonctionnement que nous venons d’indiquer brièvement, Us sont représentés par les figures 6 à 11.
- Les figures 6 et y montrent la pièce M introduite en li et tombée dans l’encoche D du boisseau G de la clef; on conçoit immédiatement qu’en tournant cette clef, la pièce, engrenant avec la roue B, fera tourner cette roue d’une dent, soit de un dixième de tour,
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- après avoir soulevé, par l’intermédiaire du levier coudé XLK, le cliquet qui la fixait La figure 8 fait voir, en élévation, le mécanisme qui tend le ressort en spirale Rdontil a été question plus haut. Ce ressort est fixé par une de ses extrémités à la monture et par l'autre à l'arbre A, lequel porte un bras perpendiculaire servant d’axe au pignon conique P du différentiel E PF. Les deux autres pignons du différentiel sont montés fous sur l’arbre A; l’un E fait corps avec le manchon sur lequel est monté la roue à encoches B ; l’autre F
- i). Cette cl
- étant -fixe quand le i
- est calé sur le manchon de la roue a (fig ne fonctionne pas, la rotation de B et par suite.de E fait tourner, par l’intermédiaire de P, l’arbre A d’un angle moitié moindre; soit d'un vingtième de tour chaque fois qu’une pièce est introduite dans le compteur.
- La figure 9 qui est une coupe de la précédente par le plan xo-io, montre le dispositif de fermeture ou d’ouverture du circuit du compteur. La came r calée à l’extrémité de l’arbre A tourne dans le sens indiqué par la flèche quand cet arbre est mis en mouvement par le jeu de la pièce de monnaie. Au début, une saillie p de la came appuie sur une goupille s que porte une des branches o d’une fourche terminant la tige n. La rotation de la came entraîne donc cotte Lige et par suite le couteau k qui vient se loger entre les mâchoires m et ferme ainsi le circuit.
- Une seconde goupille u fixée à la monture vient se loger dans l'encoche t de la fourche et maintient celle-ci en place, grâce au petit ressort, qui la tire vers le bas. En même temps, la saillie p se trouve dégagée et la came peut continuer à tourner. Une troisième goupille e, fixée sur la came sert à interrompre le courant quand la quantité d’énergie à laquelle le client a droit a été dépensée. En effet, comme nous allons le voir ci-dessous, l’arbre A sollicité par la tension du ressort R se met à tourner en entraînant la came dans le sens inverse de celui figuré par la flèche dès que le compteur fonctionne ; par suite* la goupille e vient soulever la branche supérieure de la fourche quand elle revient à sa première position; ce mouvement dégage la branche inférieure et le ressort z ouvre brusquement l’interrupteur.
- La façon dont fonctionne cet interrupteur montre immédiatement que l'arbre. A ne peut faire un tour complet; comme chaque introduction d’une pièce de monnaie le fait tourner d’un vingtième de tour, on ne pourra donc mettre plus de dix-neuf pièces immédiatement les unes après les autres dans le compteur:
- .Notons en passant que pendant que l'arbre A fait son premier vingtième de tour, tous les efforts nécessaires pour effectuer les manœuvres, enclenchements, bandages des ressorts R et z, ont été empruntés à l’énergie humaine qui a opéré la rotation de la clef II ;
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- partie de eetle énergie a été emmagasinée dans le ressort R, une autre dans le ressorts.
- La figure io qui est une coupe de la figure 8 suivant le plan 9-9 montre comment le mécanisme de prépaiement est relie au compteur; la figure 11 montre en plan celte partie de l’appareil ainsi 'que le mécanisme de fermeture et d’ouverture du circuit. La roue a calée, comme nous l’avons dit, sur le manchon du pignon F, est entraînée, au moyen de ce pignon et du pignon P, par l’arbre A que le ressort R tend à faire tourner. Un train d’engrenages b\ a", b",..., communique ce mouvement à la roue e. Celle-ci porte une goupille d qui bute contre la branche e de l’ancre / commandé par la tige g, munie d’une glissière dans laquelle s’engage une autre goupille h montée sur le premier satellite i de la minuterie du compteur. Chaque fois que ce satellite fait un tour, la roue e en fait également un; par shite la vitesse de rotation de l’arbre A qui commande l’interrupteur est bien proportionnelle à la quantité d’énergie consommée.
- on en monte deux, a" et b" par exemple, de manière à l les remplacer par pport
- Vulcain à
- ; du Compteur
- Dans la série des roues b', > pouvoir facilement les enlev d’autres ayant des nombres de dents dans différent. On change ainsi le prix de vente de l’hecto-watl-heure, ou pour mieux dire on diminue ou augmente la quantité d’énergie fournie pour chaque pièce introduite.
- Nous avons dit que l’appareil porte un cadran dont l’aiguille est mue par l’arbre A et qui indique le nombre de pièces restant à consommer. lien porte trois autres (unités, dizaines, centaines) marquant le total des pièces
- nlroduites dans l’appareil;
- totalisateur est commandé par un engrenage calé sur la roue à rochet. Avec cette double indication, il est toujours possible de vérifier si le nombre des pièces correspond bien à la quantité d’énergie enregistrée par les cadrans de la minuterie du compteur.
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- Ce type de compteur, qui ne s’adresse qu’à des consommateurs dont l’installation i
- Fig. io et ii. — Compteurs Yulcaiu.
- porte qu’un petit nombre de lampes, n’a ôte établi que pour 200 ou 3oo watts, ce qui correspond à 4 ou 6 lampes de 16 bougies allumées au même iuslant.
- J. Reyval.
- MÉTHODE GÉNÉRALE DE RECHERCHE DES DÉFAUTS
- D’UN RÉSEAU DE DISTRIBUTION
- Considérons une ligne ÀB, CD à deux conducteurs, avec une dérivation FG, EH présentant une perte à la terre sur un des conducteurs. Toutes les extrémités sont supposées débranchées du reste du réseau et isolées les unes des autres sauf B, D que l’on boucle ensemble, et À, C où l’on établit le pont de Wheatstone du schéma ci-dessous (fig. 1).
- On supposera pour un instant toutes les sections des conducteurs égales et leurs longueurs étant du reste connues. Quand, l’équilibre sera établi, la mesure donnera une équation
- entre des résistances ay b du pont, et certaines résistances x, y de la ligne. Si on appelle lx, ly, les longueurs correspondant à x, y, on a aussi
- U _ _ a
- ~ b et L+ly ~ a +j, '
- Trois cas peuvent se présenter :
- i° Le défaut est sur la ligne AB, CD en dehors du point de raccordement EF, en RI, par exemple ; alors les tronçons FG, EU ne jouent aucun rôle dans la mesure, et 4 + ly = 2L,
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- L étant la longueur de la ligne AB ; donc lx, distance de AG au défaut sera donnée par
- cette longueur étant naturellement mesurée sur le chemin ABDM. ou bien
- en mesurant l,, sur CFM.
- 2° Le défaut est aux points de raccordement soit en E, soit en F, l’équation donne encore la distance AE ou CF, de AG aux points de départ de la dérivation, lr -h lv étant toujours égal à 2 L.
- 3° Le défaut est sur la dérivation, on A’ par exemple ; alors GF n’intervient pas, ni HN ; quant à NE, il continue simplement le circuit de la pile jusqu’en E, comme le montre la figure i. La mesure donne alors pour lz, la distance AE de A au point de raccordement E, lx -\-lv désignant encore la longueur 2L ; et le chemin étant toujours mesuré suivant AEBD, etc.
- En résumé, si l’on remplace dans la formule lx 4- 4 Par 2L, la mesure donne pour lx une certaine longueur.
- Si le point extrême de cette longueur tombe en un point de la ligne différent des points E, F de raccordement le défaut est au point trouvé.
- Si on trouve au contraire, pour lx une des longueurs AE, ou AEBDF, le défaut est, soit à l’un des points E, F soit sur la dérivation FG, EH.
- Dans ce dernier cas, on bouclera G, H, et on dégagera B et D. On fera une nouvelle mesure, et on obtiendra une longueur V^ correspondant soit à l’un des points E,F soit à un point de la ligne FG, EH, et le défaut sera au point donné par Vx.
- Pour appliquer ces remarques à un réseau, on commencera par uniformiser toutes les sections de conducteurs. On adoptera comme section unique celle du plus gros câble, soit t celte section. On dessinera le schéma d’un réseau fictif, obtenu en remplaçant chaque longueur l, de câble d’une section s, par un câble de section y, et de même résistance que la longueur réelle. La longueur il u conducteur fictif sera donnée par
- Donc, si on trouve un defaut sur un câble A'B’ du réseau fictif, à une distance d’une extrémité, la distance lx du défaut à l’extrémité du câble réel de section s, sera donnée par
- En général, le défaut peut se trouver en un point M du système de la figure 3, où ABCD est le réseau réel, A’B’G'D’... ; le réseau fictif, on trouve par exemple, le défaut en M’, sur le dessin du réseau fictif, ce qui indique immédiatement qu’il est sur le câblo GH du réseau réel ; il suffit donc de chercher comme on vient de l'indiquer, la longueur CM correspondant à C’AIh
- On fera donc les mesures sur la canalisation, on cherchera les défauts sur le dessin du
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- réseau fictif en lui appliquant les lectures effectuées, et on prendra sur la canalisation les points correspondants.
- Généralisation du principe. —Ce que nous avons dit pour une ligne à uneiseule dérivation, s’applique, en général, à tout réseau ne présentant pas de mailles fermées. Autrement dit, si une vérification d’isolement a indiqué l’existence d’un défaut sur une ligne partant d’un point A, quelque complexe que soit cette ligne, pourvu qu’on puisse aller du point À à toutes les extrémités de toutes les dérivations ou branchement par un chemin unique, en marchant toujours dans le même sens, on pourra trouver sûrement le défaut par la méthode qu’on vient d'indiquer.
- En effet, dans ce que nous avons dit précédemment, rien ne suppose la dérivation FG, EH unique sur la ligne AB, CD (fig. 4)- Toutes les dérivations ayant leurs extrémités débranchées, celles qui sont intactes n’interviennenl nullement dans les mesures, si elles le sont toutes, le défaut se trouvera directement sur l’un des conducteurs AEPRB, ou CFQSD dont les extrémités sont bouclées, les chemins AEPRB, CFQSD étant supposés uniques entre AB, CD. Si le défaut n’est pas sur Pun de ces chemins, la mesure donnera le point de départ de la dérivation défectueuse. Cetle dérivation peut être elle-même aussi complexe qu'on voudra, puisque ce fait que la mesure donne l’un des points E, F, c f q s si le défaut est sur la dérivation qui en part, résulte
- Fig 4 uniquement de ce que l’un des points E, F se trouve
- mis à la terre sur la boucle ABDC par le défaut, si complexe que soit le chemin à parcourir pour aller de E ou F à la terre par le défaut.
- Mais une fois l’un de ces points donnés, il faut, pour pouvoir trouver exactement le defaut, que la condition générale soit remplie, c’est-à-dire qu’il n’y ait toujours qu’un seul chemin pour aller de E, F à chaque extrémité des dérivations dont EF sont les points de départ.
- On pourra alors traiter la ligne EU, FG comme on a fait pour AB, CD, et de proche en proche, trouver la dérivation simple qui renferme le défaut qu’on trouvera directement.
- Ainsi, au moyen de deux mesures au maximum on peut trouver, avec cette méthode, l’emplacement d’un défaut sur une canalisation principale accompagnée de dérivations simples, sans sectionnements par boîtes de distribution ou par manchons,
- Cette disposition de canalisation est d’ailleurs très fréquente, car on trouve presque toujours très rapidement l’artère de- distribution sur laquelle se trouve un défaut; dans cc cas ABCD (fig. 5) représenterait une ligne de distribution, et les dérivations telles que GE seraient des branchements d’abonnés. Si le défaut est en M, on le trouve par deux mesures : la première donne, en bouclant en D, le point C, la deuxième, en bouclant en E donne M.
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- Un autre cas plus compliqué conduit également à un nombre maximum de mesures peu élevé; c'est le cas d’une ligne principale ABCDE, avec des dérivations plus ou moins complexes, le point A étant, par exemple, le point d’arrivée de la distribution dans une installation importante comme une usine, une gare, etc. (fig. 6).
- Il n’est pas nécessaire d’ailleurs, que AB... E soit une ligne principale; et il y aura évidemment avantage à boucler une extrémité E telle que, pour la première mesure, le chemin de A à E renferme le plus grand nombre possible de points de départ de dérivations les plus simples. Ainsi, pour la mesure, les chemins CDE, et CFG sont à peu près équivalents, sauf les différences d'erreurs relatives dues aux inégalités de résistance des conducteurs.
- Fig. 6.
- Fig. 7.
- Le chemin ABCDE étant choisi, et E bouclé pour la première mesure, on obtiendra le point C, en supposant un défaut en M ; on bouclera ensuite G; ce qui donnera H, puis Q, ce qui donnera M. Donc, au moyen de trois opérations au maximum on trouvera le défaut.
- Nous appliquerons également la méthode à une distribution par feeders, représentée schématiquement figure y. Prenons deux feeders allant à deux centres d’alimentation consécutifs sur la maille fermée, formée par le réseau, soit par exemple, a [3 } t ; pour la condition de chemin unique, il nous faudra ouvrir la maille ; pour cela nous séparerons la ligne de distribution de son feeder en AB, mais du côté de LE seulement; nous pourrons alors installer le pont de Wheatstone, en aj3, et boucler en Às ; nous trouverons de suite, soit le défaut sur le chemin a, A, G, E, e ; soit la dérivation défectueuse parlant d’un point de ce chemin. Si nous étions sûrs des feeders, il vaudrait mieux boucler en AB le tronçon qu’on vient de séparer du feeder.
- Cette faculté de connaître par une seule mesure le point de défaut d’une section défectueuse esl évidemment d'une grande importance, puisqu’elle permet de la détacher du réseau qu’on peut aussitôt remettre en service. C’est, du reste, ce qui fait l’originalité de cette méthode.
- Les opérations que nous venons de décrire sont en pratique considérablement facilitées et abrégées par la disposition, en général assez, simple, des lignes de distribution, parles renseignements apportés par le contrôle et la surveillance des installations, et par des essais réguliers que les boîtes de distribution permettent de faire sur les divers tronçons.
- Appliquée dans toute la généralité, sur un réseau très étendu constiüé par des câbles
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- de grosse section et de faible résistance, la méthode ne peut prétendre à donner, du premier coup, remplacement exact d’un manchon ou d’une terre, pas plus que les méthodes similaires. La résistance introduite par des jonctions sur de gros conducteurs peut amener des erreurs appréciables. Par conséquent, si on trouve, dans une première mesure un point peu éloigné d’un manchon, il ne faut pas se hâter dé couper la canalisation à cet endroit : il est prudent de se rapprocher de l’endroit trouvé, pour effectuer une nouvelle mesure, et d’installer le pont de Weatstone au point accessible le plus voisin, tel que l'extrémité d’un branchement ou une boite de distribution. On pourra se résoudre souvent à ouvrir le manchon le plus voisin du point trouvé et à faire une série de mesures à ce point dans les différentes directions.
- Dans ce qui précède, on a supposé que la ligne était formée, de même que les feeders, de deux conducteurs sur toute sa longueur. Parfois, les feeders positif et négatif vont rejoindre la distribution à des points plus ou moins éloignés l’un de l’aulrc. Cette circonstance, dans laquelle les deiix conducteurs n’ont pas la même longueur, n’est pas un obstacle à l’emploi de la méthode, mais dans la formule
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- il faut naturellement remplacer 2L par la longueur totale, quelle qu’elle soit, des tronçons de ligne qui forment la boucle et gui sont divisés dans le rapport
- Nous avons supposé aussi que le .défaut consistait en une perte à la terre sur un conducteur d’une ligne à deux fils. La méthode s’applique aussi dans le cas d’un court-circuit entre deux conducteurs d'un système à 3 fils, continu ou triphasé ; ce qui est surtout utile pour le triphasé où les accidents de cc genre sont plus à craindre. Dans ce cas (fig. 8), il suffit de boucler le conducteur intact avec un des deux autres, de placer le pont de Wheatstone entre ces deux conducteurs à l’autre extrémité et de mettre le troisième conducteur à la terre.
- On pourra en général rechercher par cette méthodeun court-circuit, si le câble renferme un conducteur intact, dans un réseau aussi compliqué qu’on voudra.
- Ce qui précède suppose, ainsi qu’on l'a vu, que le service est complètement arrêté sur le réseau, ou du moins, sur le quartier reconnu défectueux; en outre, les extrémités des dérivations, dans les coffrets d’abonnés ou les boîtes d’extrémités, doivent être débranchées et les conducteurs isolés les uns des autres. Ces conditions, réalisables dans une foule de cas particuliers, ne le sont pas néanmoins dans le cas général d’un réseau très étendu, où le service 11e peut être interrompu. Enfin, la méthode est en défaut dans le cas où un court-circuit brûle complètement le câble, en mettant tous les conducteurs à la terre, et elle ne résout pas le problème général de la recherche des défauts sur un réseau, sans arrêt du service en aucun point, et par suite sans sectionnement. Hiecke et Frolich ont indiqué des procédés de recherche reposant sur le principe du faux zéro ; et permettant de trouver des défauts sans arrêt du service dans les distributions avec feeders; mais ces méthodes supposent la constance absolue du courant do la distribution et ne peuvent, par suite, prétendre à beaucoup de précision ; elles ne s’appliquent pas aux distributions à courants alternatifs.
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- Nous nous proposons d’indiquer prochainement une solution générale du problème de la recherche des défauts pendant le service, par application des principes précédents et de constituer, en même temps, une méthode de contrôle de l’isolement par rapport à la terre, applicable à tous les systèmes de canalisations.
- P. Charpentier,
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- MESURES
- Sur une nouvelle forme de condensateur à capacité capable d’un réglage continu, par Lyman J. Briggs. Phys. Review, t. XI, n° i, p. 14, juillet 1900.
- Les condensateurs à capacité réglable à volonté peuvent se diviser en deux classes : i° Ceux qui consistent en un accouplement direct en série et à volonté de capacités de divers ordres de grandeur, l’accouplement se faisant au moyen de fiches ou do contacts glissants (Willyoung, Condenser and their applications, publié chez Jas. G. Biddle, Philadelphie, 1898). Ces condensateurs ne peuvent donc douner qu’une capacité variable d’une manière discontinue, sans parler de l’inconvénient des mauvais contacts qu’on ne peut éviter qu'au prix de
- 2° Les condensateurs capables d’un réglage continu; par exemple, les condensateurs cylindriques glissants de Sir W. Thomson (À. Gray, Absolule mesuremenls, vol. 1, p. 4-^3) ou bien les condensateurs plans -glissants à air de Wilcke. En ce qui concerne le réglage continu, ces condensateurs ne laissent rien à désirer; seulement leurs dimensions exagérées, par rap-. port à leur faible capacité maximum, les empêchent de devenir classiques dans les laboratoires de physique.
- Jusqu’à présent, les condensateurs à capacité réglable les plus usités dans les laboratoires sont les piles de condensateurs plans, à lames d’étain et de mica, qui peuvent facilement être groupés ensemble de manière à avoir toute une gamme de capacités; mais si le fractionnement de capacité maximum est assez étendu, il n’en est pas moins discontinu. L’auteur s’est pro-
- 1 posé de modifier précisément ce point. Il y est arrivé delà manière suivante : le genre de condensateur qu’il emploie, c’est le condensateur plat à lame diélectrique; les plateaux conducteurs sont constitués de lames de laiton écroui, courbées par application contre la surface d'un cylindre de i5 à 20 cm de rayon; le diélectrique employé est le mica; les plaques métalliques sont disposées de telle manière qu’elles puissent être empilées et pressées, en bloc, au moyen d'une vis de pression qui se trouve à
- qui reçoit la pile de condensateurs. La variation de la capacité de cette pile de condensateurs s’obtient ainsi par la variation de l’épaisseur de la lame d’air [ou d’1111 diélectrique liquide, si l'on plonge le condensateur (muni dé ses lames de mica) dans un diélectrique liquide].
- La série des valeurs fractionnaires de la capacité. de ce condensateur dépend donc de la courbure primitive des lames conductrices et la capacité totale dépend en outre de l’épaisseur des lames de mica et de leur nombre. Dans un modèle construit par l’auteur de ce mémoire, la capacité maximum était huit fois la capacité minimum (avant de manœuvrer la vis de pres-
- Pour donner un exemple du fractionnement de capacité qu’on, peut obtenir avec ce genre de condensateur, nous allons transcrire quelques chiffres donnés par l’auteur :
- de la vis de pression.
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- Maintenant, remarquons que la capacité de ce condensateur n’est pas fonction seulement de la distance des plaques (ce qui arriverait bien si le diélectrique entre les plateaux était homogène] ; elle dépend aussi de la variation de la capacité inductive spécifique du mélange des deux diélectriques : air — mica ou pétrole — mica, etc. Les constantes diélectriques de l’air, rlu pétrole et du mica sont respectivement comme les nombres i, 2, 6 (approx.) ; puisque l’épaisseur du diélectrique solide reste constante, il en résulte que les variations de l’épaisseur du diélectrique gazeux (ou liquide) seront très grandes pendant les premiers stages du desserrage de la vis de compression, d’où une variation de capacité du condensateur beaucoup plus grande que pendant les derniers tours de vis qui achèvent le desserrage complet des lames. Pour avoir donc plus de latitude dans la variation de la capacité, il faut choisir comme diélectrique déformable un diélectrique de faible pouvoir inducteur spécifique (l’air par exemple).
- Il se trouve en outre, et c’est ce qui ajoute un nouvel avantage a l’appareil, que si on emploie comme diélectrique déformable (en dehors des lames de mica, bien entendu) l’air, l’isolement est assez suffisant pour les voltages ordiuaires. L'auteur put aller jusqu’à 225 volts. La résistance de l’isolcincnt à air (quand les lames sont serrées à fond) était de 55oo mégohms poulie condensateur étudié par l’auteur; on peut donc employer avantageusement, avec ce condensateur, les courants alternatifs.
- Les dimensions de l’appareil employé par l’auteur ne dépassaient pas 10 cm X 7 cm X 5 cm , et il obtenait (voir le tableau précédent) comme capacité maximum o,55 microfarad. Un condensateur glissant, plan, devrait, pour qu’il possédât la même capacité, avoir, pour une distance de r mm entre les plaques conductrices, 27a cm comme diamètre de ces plaques.
- Ajoutons toutefois que l’appareil présente un petit inconvénient : c’est que, vu la déformation rémanente des lames métalliques, il ne peut pas être étalonné. Eugène Néculcéa.
- DIVERS
- Production d’une force èlectromotrice par un courant d’eau, par C. Zakrzewski. Phy. X.eitsck, 8 décembre igoo. Résumé dans Electricien, t. XLVI, p. 3o4, 21 déc. 1900.
- Deux vases À et B (deux éprouvettes pour la dessication des gaz), à demi remplis d’eau,-sont réunis inférieurement par un tube capillaire argenté intérieurement; en face des deux extrémités de ce tube sont placées deux électrodes en platine. Si l’on fait circuler l’eau de A en B en comprimant de l’air au-dessus de l’eau située eu A, 011 observe une différence de potentiel entre les électrodes ; cette différence change de sens quand on inverse le sens de circulation, l'électrode au potentiel le plus élevé étant toujours celle qui se trouve à l’extrémité du tube par laquelle l’eau s’écoule. La valeur de cette différence diminue quand 011 éloigne les électrodes du tube, ce qui a pour effet de diminuer le nombre des molécules liquides qui viennent la frapper. Elle diminue aussi quand l’épaisseur de la couche d'argent recouvre la paroi interne du tube.
- L’auteur considère ces résultats comme une confirmation de la théorie des couches doubles de TTelmholtz.
- Procédé pour montrer la transparence des substances aux rayons du radium, par T. Mi-zuno. The Electricien, t. XLVI, p. 399, 4 janviér 1900.
- Entre les deux pôles d’une bobine d’induction sont disposés, en parallèle l’un avec l’autre, deux interrupteurs à étincelles. L’un A est réglé de manière que la distance de ses pôles soit très peu supérieure à la longueur des étincelles que donne la bobiue ; l’autre B, a ses pôles un peu moins distants que cette longueur. Normalement les étincelles éclatent donc à ce dernier
- Les substances dont on veut montrer la transparence aux rayons du radium est placée au-dessous de l’interrupteur A. Dès qu’on approche au-dessous d’elle une substance radifère,lcs étincelles cessent d’éclater à l’interrupteur B pour éclater à l’interrupteur A.
- Ce procédé, qui a l’avantage de pouvoir montrer à tout un auditoire la transparence des
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- substances examinées, est d’ailleurs très sensible. L’auteur a pu ainsi constater la transparence de lames d'ébonite et de laiton de i mm d’épaisseur, de lames de verre et de plomb de 2 mm, d’une plaque de nickel de 4,5 mm et même d’une plaque de cuivre ayant6 mm d’épaisseur.
- Théorie électro-atomique des métaux, par P. Drudô,. Dr. Ann., t. III, p. 36g-4o3, nov. 1900
- Dans cette deuxième partie, le professeur Drude étudie les phénomènes galvanomarmé-tiques et les phénomènes thermomaguéliques.
- Soit une plaque de métal homogène, ayant la lorme d un rectangle, dont les côtés sont parallèles à Oxel àüÿ, et se trouvant dans un champ magnétique de direction O;. On fait passer dans cette plaque un courant dans la direction O.r. Sous l’action du champ magnétique, les ions positifs seront déviés vers les y négatifs : il se produira donc dans cette direction un courant d’électrons, mais qui ne durera qu’un temps : jusqu’à ce que le bord de la plaque soit suffisamment chargé pour que la force électrique K compense l’action du champ magnétique. A partir de ce moment les électrons continueront à sc déplacer dans la direction parallèle à O.r. D’autre part, le mouvement transversal des électrons aura provoqué une variation de concentration dans le sens transversal au courant et il devrait s’ensuivre un courant de diffusion dans ce sens. Mais puisqu’un déplacement transversal des électrons ue peut se produire d’une manière permanente, ce courant de diffusion doit transporter le même nombre d’électrons que Ja force K tend à déplacer.
- Comme le nombre N des noyaux est une fonction de la température, une chute de concentration des noyaux entraîne une chute de température suivant la même direction et inversement. Ces effets transversaux, thermique et magnétique, seront caractérisés par la force électrique Y et la chute de température-^-.
- Si i est donné et que ~ = o, c’est-à-dire s’il n’y a pas de chute de température suivant Ox, on trouve que l’effet thermique transversal a le même signe pour tous les métaux, résultat conforme aux expériences de von Ettingshauscn et à la théorie de Rieclie. (*)
- c- • , tfT . ,
- üi 1 — o et que soit donne, on trouve que
- l’effet t h e r m 0121a gn étique peut avoir les deux signes, comme l’a donné l’expérience : la théorie de Riecke conduit à un seul signe.
- Comme les deux bords de la plaque ont des températures inégales, il y a dans la direction O y un courant d’énergie, quoiqu’il n’y ait pas de courant d’électrons dans cetLe direction. Les mouvements irréguliers des électrons en emportent autant vers l’un des bords de la plaque que vers l’autre. Les électrons se dirigeant vers le bord supérieur (vers les y positifs) ont une vitesse plus grande que ceux se dirigeant en sens inverse, puisque la température du bord inférieur est plus élevée. Les premiers sont rejetés par le champ magnétique vers Ja droite, les autres vers la gauche, mais un peu moins. 11 y aura donc accumulation d’ions positifs sur fa région droite de la plaque et eel effet longitudinal sera proportionnel à IP, puisque la différence de température transversale est proportionnelle à II. Il résulte de cette accumulation d électrons une force eontréleetromotrice, ou une augmentation apparente de la résistance du métal proportionnelle à IP.
- Le calcul conduit à deux solutions possibles des équations différentielles entre lesquelles il faut choisir. Il n’y a pas de raison péremptoire pour se décider. Mais l’étude du phénomène de Thomson permet de trouver Ja solution la plus probable. D’après les nombres trouves expéri-mcntalementpar von Eflingshausen, il faut attribuer la plus grande part de la conductibilité du bismuth aux électrons négatifs. On calcule en effet, que le rapport de la conductibilité des ions positifs à la conductibilité totale est o,oa34.
- En calculant r, d’après les données relatives au phénomène de Thomson, on trouve sensiblement la même valèur qu’en sc servant des phénomènes galvauo et thermomagnétiques.
- D’après la théorie de Moreau, l’effet transversal dans le phénomène thermomagnétique et dans le phénomène galvanomagnétique serait le même quand la force électrique X est la même. Cette conséquence paraît difficile à justifier, car les deux phénomènes sont differents. Les vérifications numériques qu’a obtenues Moreau ue paraissent pas décisives et il a constaté lui-même une exception à sa théorie dans le cas du nickel. AI. L.
- (*) Cf. L'Éclairage Électrique, t. XXIII, p. 348, juin 1900
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- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ ALLEMANDE D’ÉLECTROCHIMIE
- Congrès de Zurich?)
- Démonstration de Félectrolyse des sels fondus, par le Dr Richard Lorenz. Zeitschrift fur Eleklroçkemie, t. VII, p. 877, i5 novembre 1900.
- Dans cette communication, le professeur L)1' Richard Lorenz, de Zurich, décrit d’abord quelques appareils employés au laboratoire éleclrochimique de Zurich pour la démonstration de félectrolyse des sels fondus. La figure 1 représente un four de fusion ; celui-ci se com-
- pose d’un vase en fer ayant la forme d’une pyramide tronquée renversée, dont toutes les parois peuvent tourner autour de charnières et peuvent ainsi servir au rcglage et à l’observation du tube de fusion ; une enveloppe d’amiante protège les parties exposées au feu. Le tube de fusion est un tube en V en verre difficilement fusible ; au-dessus de 700°, on emploie des tubes en porcelaine. Les électrodes soûl des cylindres de charbon de 4 à nim de diamètre.
- Lorsqu’on veut obtenir une très grande constance de température, on emploie l’appareil représenté en figure 2 ; ce four est muni à la partie inférieure de plusieurs trous par où pénètrent les flammes de brûleurs ou de chalumeaux ; les trous supérieurs servent a l’cchap-pement. Dans Taxe du four se trouve un cylindre
- (*) Voir Y Éclairage Électrique du 5 janvier et du 2 février,p. 27 et 184.
- en fer dans lequel on introduit le Lube de fusion.
- Fig. 2.
- . Le four représenté en figure 3 est caractérisé par l’emploi du chauffage électrique. Construit
- par les docteurs Lorenz et Helbig, il se compose d’un cylindre en charbon fermé à la partie inférieure, et dans lequel on introduit le tube de fusion. Ce cylindre est relié en haut et en
- Fig. 4.
- bas à deux électrodes en cuivre ayant la forme d’anneaux ouverts creux dans lesquels on fait circuler un courant d’eau pour le refroidissement. On peut ainsi faire passer un courant très intense dans le evlindre. de charbon et le porter a l’incandescence à une très faible distance des électrodes ; le cylindre de charbon est
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- entouré d’une enveloppe épaisse en poudre de magnésie maintenue par des tôles de fer. Cet appareil permet de maintenir absolument constante pendant un temps très long une température pouvant varier de ioo à 1000 degrés C.
- Pour la production des très hautes températures constantes, on emploie le four de la figure 4 imaginé l’par le Dr Lorenz et M. Plüss. Le cylindre en charbon est ici serré entre deux joues en charbon qui communiquent aux électrodes en cuivre disposées également avec circulation d’eau.
- En étudiant l’électrolysc du chlorure de zinc fondu, l’auteur a trouvé deux sortes de chlorure, un bon et un mauvais électrolysable ; ce dernier ne donne aucune trace de zinc à la cathode où il se dégage de l’hydrogène ; à l’anode il ne se dégage que peu de chlore et le charbon est très fortement attaqué. Des nuages bleuâtres s’élèvent de la cathode et troublent l’électrolyte qui se souille d'hydroxyde de
- On peut faire passer le courant pendant très longtemps sans qu’il en résulte aucune modification. Mais les faits sont tout autres si on traite le chlorure de zinc mal électrolvsable préalablement par l’acide chlorhydrique concentré de façon à faire une bouillie qu’on évapore puis fond, de sorte qu’il reste toujours un excès d’acide chlorhvdrique.
- L’électrolyse se produit alors très nettement, à l’anode il se dégage du chlore pur et le charbon n’est plus attaqué ; à la cathode, après dégagement d’un peu d'hydrogène, il se sépare du zinc à l’état fondu.
- Les deux chlorures se rencontrent dans le commerce ; celui de Merck garanti chimiquement pur est toujours mal électrolvsable; celui de Goldschmitt d’Essen est ordinairement bien, quelque fois mal électrolysable.
- L’électrolyse du chlorure de zinc repose sur l’hydrolyse de ce sel d’après l’équation ZnCP -|- 2 IPO Zn (OH)8 -p 2 HCl qui se produit aussi dans les sels fondus, comme dans les solutions hydratées. Comme la réaction dans le sens de gauche à droite se produit beaucoup plus vite que la réaction inverse, il en résulte qu’un chlorure bon électrolysable, qui n’est pas dans un vase fermé par un bouchon de paraffine, vieillit assez rapidement et qu’il faut rajouter de l’acide
- chlorhydrique pour le rendre à nouveau bon électrolysable.
- Les phénomènes électrolytiques seront diflé-rents scion qu’il y aura en excès de l’eau ou de l’acide, ou que le sel sera basique, neutre ou acide. Tous les chlorures, bromures et iodures fondus se comportent comme le chlorure de zinc et on* ne peut bien les électrolyser que si toute trace d’eau est exclue de l’électrolyte. Mais ce sont évidemment les sels les plus hygroscopiques qui en souffrent le plus.
- L’auteur signale ensuite un deuxième fait important qui se produit quand on électrolyse les sels fondus en présence du métal correspondant. Si on prend par exemple un tube rempli de chlorure de plomb et avant un culot de plomb métallique au fond et qu’on chauffe légèrement de façon à obtenir le point de fusion du plomb et du chlorure celui-ci apparaît aussi clair que de l’eau et le ménisque qui le sépare du plomb est très net. Dès qu’011 élève un peu la température, on voit s’élever de la masse de plomb un brouillard brun qui vient colorer en jaune le sel fondu ; quand celui-ci en est suturé, le brouillard plane au-dessus du plomb et sç sépare assez nettement du sel fondu qui reste clair. En clevant de plus en plus la température, ce point de séparation s’élève également pendant que le brouillard devient beaucoup plus opaque et atteint le brun-noir.
- En diminuant peu a peu la température, les phénomènes inverses se produisent et on retombe finalement à l’état initial du plomb nettement séparé de son chlorure redevenu clair.
- M. llelfenstein a étudié ces phénomènes sur une série de métaux el ils ont été décrits sous le nom de « Diffusion des métaux dans leurs sels fondus ».
- Les brouillards métalliques possèdent des couleurs caractéristiques : celui du zinc est bleu ; le cadmium, brun ; le plomb, noir-brun ; l'argent, noir.- On peut les expliquer soit par une dissolution du métal dans le sel fondu, soit par une formation de chlorure, soit encore par une pulvérisation du métal, plusieurs de ces causes pouvant se produire à la fois. T.'auteur pense qu’il y a dissolution réelle du métal.
- 11 en résulte que le sel fondu agit comme dépolarisant à la cathode et que jusqu'à sa saturation par le métal celui-ci ne se dépose pas. Si
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- alors cette solution métallique se rend à l’anode, le métal s’emparera de l’halogène libre pour reformer le sel.
- Dans l’éleetrolyse d'un tel sel fondu, le rendement variera par conséquent avec la température, la densité de courant, l’écartemcnt des électrodes et la forme de l’appareil.
- La figure 5 (courbe I) montre le rendement qu'on obtient en plomb par l’éleetrolvse du chlorure de [plomb dans un tube en Y avec une intensité de courant de i ampère et un écartement d’électrodes de 35 mm h différentes températures.
- Au point d’ébullition du chlorure (906° C.) la courbe coupe l’axe, le rendement est nul ; il atteint 3,2 p. 100 h 920“ C. ; 1 2,3 p. 100 à 900° ; 54,9 p. 100 a Boo° ; 76,6 p. 100 a 700° ; 87,7 p. 100 à 600"; 92,2 p. 100 à 54o0 (un peu au-dessus du point de fusion). Ces rendements étant mesurés chaque fois après une durée de 4o minutes cl’électrolysc.
- Si on trace la courbe des forces contre électromotrices, on trouve qu’elle suit la môme loi et que là où le rendement est nul, la force électromotrice est nulle également et le courant passe comme dans un conducteur métal-liquo.
- Tout autre est l’allure de la courbe si 011 empêche la diffusion de se produire. On emploie pour cela l’appareil représenté par la figure 6; la cathode en charbon se trouve dans une enveloppe en verre difficilement fusible qui la laisse libre sur une longueur de 5 mm environ à la partie inférieure. L’électrode ainsi enveloppée est placée dans un tube à essai de i3 mm de diamètre qui est perforé à 45 mm du fond, d’un trou L de 3 mm do diamètre. Le tube est ainsi disposé dans une des branches du tube en V.
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- Ti anode est constituée de la même manière ; mais comme ici l’halogène doit se dégager, le charbon de 2 mm de diamètre est placé dans un tubo de 8 mm de diamètre qui repose sur le fond du tube à essai par deux dentelures à la partie inférieure : le tube à essai a un diamètre de r;5 mm et est perioré d’un trou L place à 4o mm du fond.
- En éleetrolvsant du chlorure de plomb dans cet appareil, on constate que seule la branche cathodique devient noire et ou obtient un rende-
- Fifr 6-
- ment sensiblement indépendant de la température, ainsi qu’indique la courbe II (fig. 51 comparable à la courbe I, toutes les autres conditions étant les mômes. A 56o° le rendement esL 1,9,3 p. 100 ; il est de 99,3 p. 100 à 600" ; de 98,5 p. 100 à 700°$ de 97,8 p. 100 à 8oo° ; de 96,8 p. 100 à 86o°;
- On peut donc soutenir que la loi de Faraday s'applique à l’éleetrolyse des sels fondus.
- Si on mesure la force contre-électrumotvice-dans ce dernier cas, on trouve 1,2 volt ; connaissant la force électromotrice et le coefficient de température on peut calculer la chaleur de réaction d’après l’équation de Gibbs-Helmholtz
- dans laquelle U est la chaleur de réaction, E la force électromotrice, 1’ la température, F la constante de la loi de Faraday, et n la valence.
- Les valeurs obtenues d’après de- nombreuses expériences sont données parle tableau suivant :
- lC|Pb[F'bCF|CFlCl
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- Dans ce tableau, t représente la température en degrés C ; A' est le travail extérieur, fourni par la combinaison de i molécule Pbet i molécule Cl, exprimé en calories. U —• A' — U,M représente la chaleur de réaction déterminée électrochimiquemeutet U,,,,celle obtenue d’après les données thermochimiques. On voit que la concordance entre ces deux valeurs est remarquable, et les différences A sont seulement de l’ordre de 100 petites calories.
- L’auteur a également étudié les chaînes de concentration telle que Ag J j j ^g
- le milieu étant un mélange de chlorures alcalins fondus, et il a trouvé que la formule de Nernst était applicable.
- Discussion. — Le Dr Goldsclimitt d’Essen dit qu’il a étudié il y a quelques années l’clcctrolyse du chlorure de zinc et qu’il a trouvé qu’il s’élec-trolyse bien s’il est pur et correspond à la formule Zn Cl3. Au contraire les chlorures basiques ne s’électrolysent pas. Il défend la
- pureté du chlorure de zinc fabriqué par lui à
- Le Dr Bredig fait remarquer qu’il est possible de s'assurer s’il y a suspension ou véritable dissolution du métal dans le sel fondu, eu examinant au nicol la lumière cmise ; si on a affaire à une suspension on doit observer une diffusion de lumière polarisée.
- Le I)1' Pip demande au Dr Lorenz s’il a observé dans ses essais le phénomène de l’incandescence de l’anode ; le Dr Lorenz répond affirmativement et assimile ce phénomène à celui de l’interrupteur de Wehnell. L. J.
- Sur une expérience pour la démonstration delà tension de dissolution électrique, par le 1>’"W. Palmaer, de Stockholm.
- L’auteur présente un appareil permettant de démontrer lu théorie de Mernst sur lu tension de dissolution. La figure i donne le principe de celte démonstration : un vase est rempli d’une solution de nitrate mercureux 1/2000 normale; au tond du vase se trouve une couche de mercure C: B est un tube de verre ayant une fine ouverture, ce tube est rempli de mercure et un robinet-non représenté ici permet de le laisser' s’écouler goutte à goutte. Lu tension de dissolution électrolytique du mercure est ici très petite et plus petite que la pression osmotique des ions llg dans la solution. Il en résulte qu’une très petite quantité d’ions TIg se portent de la solution sur le mercure qui se charge ainsi positivement, pendant qu’uu-dessus se forme une couche électrisée négativement, ainsi que le représente lu figure 1, par la quantité correspondante d’ions AzOL
- Quand la 'différence de potentiel résultante a atteint une certaine valeur, il en résulte un état d’équilibre; si à ce moment nous ouvrons le robinet du tube B, une goutte T de mercure se détache et tombe, cette goutte est chargée positivement et entraîne avec elle une certaine quantité d’ions négatifs AzO3. En répétant un certain nombre de fois cette operation, on doit évidemment appauvrir en ions llg et en ions AzO3 la solution aux environs de 13. Au fond du tube, en C, règne d’abord lin état d’équilibre, mais lorsque la goutte T y arrive, elle apporte un surplus d’électricité positive qui rompt l’équilibre et fait passer ainsi dans la solution environnante une certaine quantité d’ions llg correspondant également à l’excès d’ions AzO3 transportés par la
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- goutte. Le résultat final est donc que la solution doit s’appauvrir eTi sel mercureux en B et s’enri-
- Un appareil permettant de constater ces différences de concentration pourra ainsi servir à la
- démonstration de la théorie de Nernst. Cet appareil est représenté par les figures 2 et 3. La pre-
- Fi&. 3 et 3.
- mière montre le dispositif d’écoulement du mercure qui passe, assez fortement comprime, par les nombreuses fentes gravées sur un bouchon conique S en verre; le bouchon a ici 7 mm de diamètre et possède 100 fentes, soit 5 par mm de circonférence, ayant chacune environ 0,06 mm de largeur et euviron le tiers de profondeur.
- Ce dispositif, qui peut servir, également au filtrage du mercure, est placé en T dans l’appareil de la figure 3 et plonge dans un petit vase O
- en entonnoir relié par un tube étroit et un tuyau au vase M. En U se trouve un dispositif semblable pour recueillir le mercure.
- Le liquide est préparé de la façon suivante : on dissout o,a5 gr Hg2S04 dans 2 litres d’eau, de façon à obtenir la solution 1/2000,normale. On agite ensuite une heure avec du mercure pour porter la solution en équilibre avec le mercure en présence de l’oxygène de l’air. Le sel ne se dissout pas complètement et il se forme un sel basique jaune pendant que la dissolution devient an peu acide par suite de l’hydrolyse, il en résulte que la solution est un peu plus faible que
- En comprimant pendant 5 minutes le mercure îi 5 atmosphères, les variations de concentration se forment et peuvent être mesurées ; on peut les évaluer approximativement par coloration avec H-S. ^ oici quelques nombres trouvés pour les concentrations, Ja concentration primitive étant représentée par 1 1
- O 8 0,87
- M 1 1
- Comme on le voit, les variations sont beaucoup plus petites pour AzO3 que pour ïlg. Ce (ait peut s’expliquer en partie par l'hydrolyse; par suite de ce phénomène, en effet, nous avons en solution plus d’ions AzO'4 que d’ions 11g; comme les mêmes quantités deviennent transportées, Les variations p. 100 doivent être plus faibles pour les ions AzO3. 11 peut y avoir aussi insuffisance des procédés analytiques.
- Cet appareil, construit par la maison Max Kaehler et Martini, de Berlin, peut servir pour la démonstration de la théorie de Nernst dans les cours publics.
- Discussion. — La discussion qui suit et à laquelle prennent part les docteurs Abeeg, Le Blanc et Palmaer, porte uniquement sur la filtration du mercure, et ne :présente aucun intérêt.
- Sur la décomposition électrique de l’eau en grand, parle Dr O. Schmidt, de Zurich.
- Dans sa communication, le Dr O. Schmidt rappelle quelques généralités sur les appareils employés pour la fabrication de l’hydrogène et de l'oxygène électrolytiques; on sait que la
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- décomposition de l’eau s’opèredans des récipients en 1er, que les électrodes sont en 1er, l’anode étanl à l’état passif qui empêche son attaque par l’oxygène naissant, et qu'on emploie exclusivement comme électrolyte une solution alcaline.
- Sans vouloir passer en revue tous les appareils actuellement connus, l’orateur signale quelques inconvénients généraux de ceux-ci, tels que l’encombrement, la nécessité de placer en
- série un grand nombre d’appareils et, par suite, d avoir de nombreuses connexions, des canalisations compliquées de gaz et de nombreux isolateurs. 11 présente alors un appareil qui évite ces inconvénients.
- Cet appareil, représenté ici par la figure t, a une grande ressemblance avec un filtre-presse. Les électrodes unitaires sont à pôle double. Elles sont disposées les unes à côté des autres et des toiles d’amiante servent à la fois comme isolants et comme séparateurs des gaz. Les parties avant des électrodes sont reliées à un canal et les parties arrière, à un autre, ces deux canaux correspondant à l’hydrogène et à l'oxygène dégagés. Un canal inferieur amène le liquide.
- Cette disposition s’approprie particulièrement au cas des petites exploitations.
- La tension nécessaire aux électrodes est 2,0 volts au lieu de i ,44 volts qu'indique la loi «le .Thomson pour la décomposition de l’eau. Le rendement en ampères-heures atteint presque ioo p. ioo. On obtient ainsi dans la pratique, par kilowatt-heure, 168 litres d’hydrogène, et
- 84 litres d’oxygène représentant environ 54p. ioo du rendement théorique, en énergie.
- Comme pureté, on obtient l’hydrogène avec environ i p. ioo d’oxygène; et l’oxygène, avec y. p. ioo environ d'hydrogène, proportions quj sont sans inconvénients dans la plupart des cas.
- Après leur dégagement, les gaz peuvent être comprimés à iao-i5o et même à 200 atmosphères. Les compresseurs employés à cet effet.
- sont disposés en cascade, et refroidis. Il est intéressant de noter ici que le graissage dos cylindres ne peut pas être effectué, pour la compression de l’oxv-gène, à l’aide de substances combustibles, car celles-ci s’enflamment. On doit se servir de l’eau pour cet usage.
- La dépense d’énergie supplémentaire ;essaire pour la compression des gaz 5o atmosphères représente environ de celle dépensée pour la production.
- La conservation des gaz comprimés se fait dans des récipients en très bon acier d’une contenance pouvant varier rie 10 ii 25o litres. Le poids atteint ainsi, en movenne 10 kgr par mètre cube de gaz.
- Parmi les nombreuses applications “ ces gaz. on peut mentionner la soudure autogène. Dans le cas île travaux de plomb, et particulièrement dans les fabriques d'accumulateurs, l'emploi de ces gaz est très avantageux au point de vue de la rapidité du procédé.
- Les sections aérostatiques militaires font aussi usage de très grandes quantités d'hydrogène pour le gonflement dos ballons.
- Passant ensuite sur les petits emplois dans la médecine, les laboratoires, etc., l’orateur parle de l’hydrogène comme moyen d’éclairage et lui prédit un grand avenir; il le place à ce poiul de vue en première ligne comme concurrent de l’acétylène.
- Si on compare ces deux gaz, on trouve qu’avec un kilowatt-heure on produit en moyenne ibogr de carbure de calcium qui correspondent à 48 litres d'acétylène. Dans les brûleurs ordinaires de 80.bougies cette quantité d'acétylène donnerait 5i bougies-heure (bougies allemandes).
- Avec la même énergie, on obtient i(!8 litres d’hydrogène. La consommation de ce gaz étanl de 2 litres par bougie-heure, si on tient compte
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- du travail de compression, on trouve ainsi qu’une énergie de x kilowatt-heure correspond à 80 bougies-heure.
- Dans le cas du carbure de calcium, il y a d’autres frais que ceux de courant, notamment les dépenses en coke, chaux, électrodes et entretien des fours qui représentent environ 5op. ioo des frais d’énergie électrique. Ces dépenses supplémentaires n’exisleiil pas pour l’hydrogcne puisque la matière première ne coûte rien et qu'il n’y a pour ainsi dire aucun entretien d'appareil.
- Si donc on évalue à i centime le prix de revient du kilowatt-lieure et a ioo p. ioo les Irais généraux, on trouve que la bougie-heure [allemande) revient à 0,009 centime avec acétylène et à o.oaa centime avec. l’hydrogcne.
- Comme avantages de l’éclairage à l’hydrogène, on peut nientiunner le point de vue hygiénique,
- puisque dans la combustion il ne se forme ici que de la vapeur d’eau. C’est aussi la grande simplicité qui n’existe pas avec l’acétylène de production désagréable et présentant de plus des dangers d’explosion.
- Comme inconvénient, l’hydrogène pèse beaucoup plus à cause du poids du réservoir. C’est ainsi que, par bougie-heure, le poids d’hydrogène comprimé représente y à cj fois celui du carbure de calcium. D’où il résulte des frais de transport
- Ces différents chiffres peuvent permettre d’établir dans quelles limites d'éloignement l’hydrogène peut concurrencer l'acétylène; on trouve ainsi Goo à yoo km.
- Dans le tableau suivant, on a établi une comparaison entre les différentes sortes de gaz employés comme sources de lumière.
- Acétylène.
- Gaz à l’eau . Hydrogène.
- L’acétylène ne peut, dit l'auteur, être utilisé [ point de vue aux autres substances chimiques, dans les brûleurs Auer. J on obtient le tableau ci-dessous, dressé par le
- Si on considère l’hydrogène comme moyen professeur Borchers, de Gœttingue. de transport d’énergie et qu’on le compare à ce )
- P2Q5
- H20
- ZnO
- aC0* + H20
- Le Dr Schmidt présente un brûleur Aucr alimenté à l’hydrogène. Ce brûleur est encore imparfait comme construction et sa consommation est encore assez élevée. Dans un nouveau brûleur dans lequel le gaz arriverait à une pression
- d environ o,5 atmosphère, la consommation ne serait que de 2Î litres d’hydrogène par heure pour une lampe de 100 bougies.
- Si celte faible consommation est confirmée, on aura intérêt, à égalité d’énergie électrique à
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- produire la décomposition de l’eau et brûler l’hydrogène, plutôt cpie d’utiliser le courant dans les lampes à incandescence, même celles du professeur Nernst.
- En effet. 1 kilowatt-heure peut donner avec la lampe Nernst consommant i,5 watt par bougie, b66 bougies-heures.
- Or, par la décomposition de l'eau, on obtient par kilowatt-heure 168 litres d’hydrogène, qui correspondent à 672 bougies-heures.
- En pratique, 011 ne passera pas par ce détour; mais on peut prévoir ainsi l’utilisation des grandes quantités d’hydrogène produites dans certaines industries électrochimiques, et actuellement
- Discussion. —Le Dr Goldsehmidl, d’Essen fait remarquer que l’hydrogène produit dans le gaz à 1 eau est bien meilleur marché que l’hydrogène èlectrolytique. Il cite des exemples de grands établissements d’éclairage au gaz à Fcaii, notamment à Komotau, en Bohème, où on fait usage de peignes en magnésie qui produisent un très bel effet lumineux.
- Le professeur Nernst appelle l’attention sur les difficultés qu’on rencontre dans la photomé-trie comparée des lampes à incandescence et des becsAuer. Il ne doute pas qu’on puisse obtenir les résultats annoncés ; mais il croit que l’intensité lumineuse du manchon Auer doit diminuer très rapidement, en quelques heures.
- Répondant au professeur Nernst. le D‘ Schmidt dit qu’il est à supposer que les manchons auront une plus grande durée qu’avec le gaz d’éclairage car l’hydrogène électrolytique ne renferme ni soufre, ni poussières, ni fer, qui sont si nuisibles à la conservation des manchons.
- Le Dr Ilaber indique la tendance, actuelle à fabriquer un gaz mixte, mélange de gaz d’éclairage et de gaz à l’eau qui s’accorde très bien avec l’emploi des manchons.
- Il ne croit pas que l’hydrogène pourra concurrencer le gaz mixte dans les grandes exploitations. Dans le cas des petites installations, les considérations sont d’ordre si variable, qu’il pourra être employé dans certains cas.
- Le professeur D1 Foerster donne comme autre avantage de l’hydrogène snr le gaz à l’eau les dangers d’empoisonnement que peut occasionner
- M. Ileraeus dit fabriquer de l’hydrogène et de l’oxygène électrolytiques depuis quatre ans.
- Pourcc dernier gaz, on le demande inexplosible: Si on recherche quelle est la limite d’explosibi-lité des mélanges d’hydrogène et d’oxygène, on trouve que c’est 90 à 9a p. 100 d’oxygène. Il s’agit donc d’obtenir de l’oxygène aussi exempt que possible d’hydrogène. M. Heraeus est arrivé à livrer de l’oxygène à 98,0 p. 100, encore les impuretés renferment-elles de l’azote. Il se sert pour cela de solutions très pures et particulièrement exemptes d’acide sulfurique et de chlore; il emploie une solution de potasse plus facile a obtenir pure. Les électrodes s’usent en un an, et par suito des démontages d’appareils qui en résultent, on doit faire entrer en ligne de compte cette usure dans les calculs des prix de revient.
- Le D1' Schmidt répond que d’après ses expériences l’attaque des électrodes serait bien plus faible que celle qu’annoucc M. Ileraeus, et que des électrodes de 1 mm. d épaisseur sont encore en service depuis 1 ans et demi d’exploitation. Il ajoute que la solution employée est une solution de carbonate de potassium aussi pure que possible, et que les appareils sont purifiés seulement toutes les 8 semaines environ, l’exploitation marchant jour et nuit.
- L. J.
- Sur les procédés de réduction èlectrolytique, par le L>r Walther-Lûb, (le Bonn.
- Les recherches ont porté ici sur l’obtention de la benzidine par réduction èlectrolytique. Iliius-sermaun a déjà indiqué qu’on pouvait l’obtenir par réduction du nitrobenzol en solution sulfurique, etl’auteurl’a obtenue aussi en solution chlorhydrique, formique et acétique. Mais il est impossible, dans ces cas d’éviter la production de phénylhydroxylamine. La benzidine résulte de la transformation isomérique de l’hydrazobenzol, produit de réduction de l’azoxybenzol ou de l’azo-benzol.
- Le premier résulte d’après les recherches de Bamberger et Ilaber, de l’action de la phénylhydroxylamine et du nitrosobenzol en solution
- C6HsAzlIOII + C«H*AzO = C6HBAz —AzC6HB-f- HâO
- Mais la vitesse de cette réaction est si petite qu’il se produit surtout une transformation iso* mérique de la phénylhydroxylamine en solution
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- acide et il se forme de Pamidophénol ou l’éther correspondant.
- C«H5AzHOII = C6H*AzU*OH
- Il se produit aussi une réduction de la phényl-hydroxylamine en aniline, de sorte que la formation de l’azoxybenzol, point de départ de l’hydrazobenzol, n’est pas prédominante.
- L’azobenzol résulte des deux réactions suivan-
- uC'dPAzHOH = C8HsAz — AzC CH3 + 2H-O aCWAzO 4-t:»TT'AzH — HAzC*H* = C°H6Az — AzC«H» \ o /
- + C;HIBAz — AzC«H8 + HiO
- qui sont aussi très lentes.
- L’auteur a réussi à obtenir un très bon rendement en benzidine en faisant la réduction en deux parties. L’azobenzol est d’abord obtenu en solution alcoolique alcaline. On acidulé ensuite l'électrolyte et dans ces conditions il ne sc forme, plus que des produits de réduction de l’azobenzol c’est-à-dire l’hydrazobenzol et de très petites quantités d’aniline. L'hydrazobenzol se transforme alors en benzidine qui précipite à l’état de sulfate de benzidine insoluble.
- Pour arriver à un bon rendement, il faut une concentration déterminée de l’acide car l’azo-benzol peut se réduire aussi en aniline; d’autre part sa valeur dépolarisante est relativement petite et dépendante de la concentration; enfin, à côté de la benzine.
- OUI4 —AzH2 —p CH4- AzH2 — p
- il peut se produire aussi la dipliényline.
- * CH4 —AzH2 — p
- Après une longue série de recherches, la concentration la plus favorable a été trouvée la suivante: 8 parties d’azobenzol, iüo parties d’alcool et 20 parties d’acide sulfurique concentré.
- Dans ces conditions on obtient en benzidine pure un rendement de 80p. 100 du rendement théorique; lise forme 2 à 3 p. 100 de diphény-line et un peu d’aniline.
- L’auteur est parvenu également à produire l'azoxybenzol avec un rendement de 90 p. 100 du rendement théorique. Il emploie pour cela les solutions hydratées d’alcalis ou de sels alcalins. Dans ces conditions, la phénvlhydroxy-laïuine ne se transforme pas en azobenzol et la réaction unique se passe entre le nitrosobenzol et la phénylhydroxylamine, d’où résulte l’azoxv-benzol. Le dégagement d’hydrogène avertit de la fin de la réduction du nitrobenzol en azoxy-benzol. Ce dernier réduit en solution sulfurique donne de la benzidine et de petites quantités d’aniline et de diphényline dans la même proportion qu’avec l’azobenzol. Le rendement en benzidine est un peu plus élevé et atteint ici 82 p. 100 du rendement théorique.
- A côté de ces différentes conditions de nature chimique; il y a lieu de tenir compte des influences d’ordre physique. C’est ainsi que peuvent influer sur le résultat la nature des électrodes, la densité du courant et l’agitation de l’électrolyte.
- Pour la réduction en solution alcaline, du nitrobenzol, il n’y a aucune difficulté. Mais il faut se placer dans des conditions spéciales pour la réduction en solution acide de l’azobenzol et de l’azoxvbenzol.
- Le meilleur résultat est obtenu à l’aide d’électrodes en mercure, par suite sans doute de la grande différence de potentiel qu'il présente avec l'hydrogène; viennent ensuitelc plomb, le nickel, le platine.
- En solution alcaline, la formation d’amalgame ne se produit pas tant qu'il y a à la cathode du nitrobenzol, comme dépolarisant. Après dispari-. tion de celui-ci, l’amalgame se produit. Cette production est dépendante de la concentration de la lessive de soude, de la densité du courant et surtout de l’agitation. Ainsi avec une bonne agitation on peut employer des densités de courant de 4 à 5 ampères par décimètre carré et obtenir en azobenzol et azoxvbenzol le rendement théorique.
- L’influence de l’agitation est particulièrement remarquable dans le eas du nitrobenzol en suspension en solution hydratée. On peut alors employer des densités de courant de 5 à 8 ampères par décimètre carré et Utiliser entièrement le courant.
- Les électrodes en mercure se comportent également très bien dans le cas de la réduction en solution acide.
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- L’appareil employé pour ces recherches est représenté par la figure i. A est une batterie
- tfaccumulateurs, \V une résistance variable, J un ampèremètre, K un voltamètre à gaz tonnant. Z est l’élément Je décomposition. Le robi-
- réaclion E hermétiquement bouché, rempli d’acide sulfurique étendu qui sert à décomposer l'amalgame formé et permet de mesurer la quan-
- tité de celui-ci d’après le dégagement d’hydrogène, celui-ci se rend par'g dans une éprouvette
- où on le mesure. L’élément Z est fermé hermétiquement à l’aide d’un bouchon de caoutchouc au milieu duquel passe l’agitateur R; T est un vase d’argile dans lequel plonge l’anode en platine ; par deux autres trous passent la cathode et un tube G pour la mesure de l’hydrogène dégagé.
- Dans le cas de Fclectrolyse simple, on emploie l’élément représenté en figure a, et qui se compose d’un cylindre en argile dont le fond perforé au centre est muni d’un bouchon de caoutchouc qui laisse passer un tube deux fois recourbé rempli de mercure et en communication avec le conducteur.
- Les recherches de l’auteur sont en accord sur plusieurs points avec celles de J. Tafel. Cependant ce dernier a renoncé à l’agitation qui est trouvée ici essentielle.
- Discussion. — Le professeur Dr Haber appelle l'attention sur l’influence catalytique de l’électrode. Si on appelle I l’intensité du courant, C„ la concentration du dépolarisant, C6 celle de l’agent de réduction (II, Na, K), on a lorsque le courant est entièrement employé à la réduction
- La constante de vitesse K exprime peut-être l’influence catalytique du métal de l’électrode sur la vitesse de réduction. En remplaçant Cj par sa valeur dans la formule de Nernst,
- E — UT log„ ~-
- Cb (ions)
- Cette formule montre qu’on n'est pas autorisé a conclure à une opposition entre cette influence catalytique et celle du potentiel.
- Le Df Pip fait remarquer qu’il a déjà constaté en 1898 l’influence du métal de l’électrode sur la réduction de la pyridine et aussi de la succini-inide. Il a trouvé que lorsqu’on enlève les cathodes de l’électrolyte on trouve qu’elles sentent la pi-péridine dans le premier cas et la pyrolidine dans le second. Il en conclut que le métal de l’électrode est capable de recueillir ces bases,
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- et joue peut-être un rôle chimique plus important qu’on ne supposait jusqu’ici. L. J.
- Le potentiel de l’argent dans le mélange de bromure et de rhodanure d’argent, yar ic D>' Alfred Thiel, de Clausthal.
- Lorsqu’une électrode contient comme clépola-risant deux sels difiieilement solubles du métal qui la compose, le potentiel de cette électrode dépend dans chaque cas de la concentration des ions métalliques que le mélange envoie dans la solution.
- On peut prévoir que celui-ci variera avec le degré d’isomorphisme et avec la solubilité relative des deux sels, abstraction laite de combinaison entre les deux sels. Le potentiel du métal peut donc permettre de se rendre compte de la solubilité totale dans le mélange.
- Dans le cas où les deux dépolarisants ne se mélangent en aucune’ manière, le potentiel ne variera pas quelle que soit la proportion du sel le plus difiieilement soluble ajouté, puisqu’il n’y aura à considérer ici que la solubilité constante de l’autre sel. 11 se produit un saut brusque quand la proportion atteint ioo p. ioo.
- Mol fl en %
- Fig. i. —Courbe I.
- C’est ce qu’indique la courbe l, figure i, B désignant le corps le plus difficilement soluble et A le plus facilement soluble.
- Dans le cas de l’isomorphisme absolu, la courbe du potentiel est représentée par une ligne droite, courbe II figure 2.
- Avec des degrés d’isomorphisme plus faibles, on obtient les courbes III,, à II],., figures 3 à 5. Le cas lll„ a été constaté par l’auteur avec un mélange de chlorure d’argent et de bromure d’argent, le premier sel est ici i y,5 fois plus soluble dans l’eau que le dernier.
- Lorsque les solubilités de A et de B ne sont
- pas aussi différentes, le cas peut se présenter où le mélange est au début encore plus facilement
- Fig. — Courbe II.
- soluble que A. On obtient alors pour le potentiel la courbe UT, de la figure 5.
- Tl peut arriver aussi que, après une certaine addition de B, A devienne saturé; à ce moment
- l’addition de nouvelles quantités de B n’aura plus aucun effet sur le potentiel et la courbe, à partir de cet instant, sera une ligne horizontale.
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- Mais il se lormern également une solution saturcè fe A dans-B de sorte que, lorsque la quantité existante de À diminuera, la saturation disparaîtra et le potentiel variera à nouveau.
- C’est ce qu’indiquent les courbes IV,, et lVt, figures 6 et y, analogues aux cas llln cl III,,, et dans lesquelles la solubilité de B dans À atteignait 3o p. ioo et celle de A dans B, 5 p. ioo.
- Pour le cas IV„ bailleur a trouvé un exemple dans le mélange bromure d’argent et iodure d’argent.
- Le eas IV,- figure 8, analogue au cas HT, a été obtenu à l’aide d’un mélange de bromure d’argent el de sulfocyanate ou rhodanure d’argent.
- Les mélanges étaient obtenus en précipitant jjar le nitrate d’argent, une solution renfermant du bromure de potassium et du sulfocyanate de potassium ou encore en précipitant séparément les deux sels et en mélangeant lés précipités.
- On employait comme électrode un conducteur en platine argenté et les mesures étaient effectuées par la méthode du professeur Ktlster, à l’aide dé L'électrode normale H9IIyCl — n KCL
- - - L’élévation de la solubilité -du mélange, au début, s’explique par ce fait que les solubilités du bromure d’argent, et du sulfocyanate .(^argent sont dans le rapport de 8 à 11 ,?>. c’est-à-dire très
- Courbe IY»
- volâmes. Les potentiels des deux sels d argent diffèrent seulement de j5 millivolts.
- Le professeur Küster, de Clausthal, fait ensuite la démonstration de l’appareil employé à Clausthal pour les mesures de potentiel d’après la méthode de compensation de Poggendorf, et qui permet de lire directement le dixième de milli-
- Mol B
- Fig. 8. — Courbe TV,. .
- volt sans qu’il soit nécessaire de , faire aucun calcul.
- Le conducteur de mesure se'compose de platine-iridium; sa longueur est 6,28 ni et sa résistance 24,4 ohms; toutes les autres pièces telles que. la petite roue, la tige de glissement, etc., sont fortement dorées.
- L’appareil a été construit par la maison Keiser et Sclmiidl de Berlin. L. J.
- Le Gérant : C. NAUD.
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- XXVI.
- Samedi 16
- 1901,
- >. - N» 11
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de ITnslilul. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l'Université, Professeur au Collège Rollin.
- ^UtBUC
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE 35o KILOWATTS DE MM. MATHER ET PLATT ET MM. GALLOWAY ET O DE MANCHESTER
- MM. Mather et Platt, de Manchester, et MM. Galloway et Ci0, également de Manchester, ont exposé, en commun : les premiers pour la dynamo et les seconds pour le moteur à vapeur, un groupe électrogène à courant continu qui était affecté, au service de l’Exposition.
- Ce groupe d’une puissance utile de 3ao kilowatts est représenté sur la photographie de la figure Y.
- Moteijh a vapeuk. — Le moteur à vapeur de MM. Galloway et C:° est du lype vertical componiid jumelé et à condensation.
- Ses principales constantes de constructions sont les suivantes :
- Diamètre du cylindre à haute pression.................. 45 cm
- Diamètre du cyliudre à basse pression.................. 85 cm
- Course commune des pistons .... .......................91,0 cm
- La vitesse normale est de io5 tours par minuLe et la pression d’admission au petit cylindre de 10 kg: cm2. Dans ces conditions de vitesse et de pression, la puissance normale du mftteur est de 680 chevaux indiqués pour la marche à condensation. .
- Les deux cylindres sont portés par des supports formant g-lissière, et boulonnés sur un htUi unique, en plusieurs parties, dans lequel est fixé également l’inducteur de la dynamo.
- La distribution delà vapeur dans les deux cylindres est faite par tiroirs Corliss avec boîtes séparées pour l’admission et l’échappement. Les tiroirs reçoivent leur mouvement par l'intermédiaire d’excentriques conduits par l’arbre moteur de la machine ; ces excentriques sont
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI.— N° 11.
- placés extérieurement (le façon à rendre leur visite plus facile et en même temps pour empêcher que la dynamo placée entre les deux supports des cylindres puisse recevoir des projections d’huile ou d'eau provenant de la machine.
- Le réservoir intermédiaire entre les deux cylindres est formé d’une caisse cylindrique pourvue d’une enveloppe permettant, de surchauffer la vapeur avant son entrée dans le cylindre à basse pression ; ce réservoir est placé au-dessus de la dynamo.
- Le régulateur est du type à force centrifuge avec masse centrale ; il commande directement l’admission du petit cylindre. La vitesse du moteur peut être modifiée à la main pendant la marche.
- Le graissage est fait sous pression à l'aide de deux pompes à huile,' une pour chaque cylindre.
- Le condenseur, qui est du type éjecteur, est pourvu d'une pompe centrifuge indépendante.
- Le bàli est disposé de façon à résister aux trépidations de la machine et de la dynamo.
- Le service de la dynamo est facilité par deux petits escaliers permettant de surveiller l’ensemble du collecteur ; celui dos cylindres est assuré par deux plates-formes en communication l’une avec l’autre par une passerelle horizontale.
- Le moteur, outre l’induit de la dynamo, comporte un volant spécial portant une denture interne sur la surface extérieure de la jante permettant de faire virer le moteur à la main.
- Dynamo. — La dynamo de MAL Mathcr et Platt a une puissance de 35o kilowatts sous une tension de 2U0 volts ; le débit est. par suite de 1 4oo ampères ; il peut être porté, sans inconvénient pour la machine à 1600 ampères pendant quelque temps.
- La vitesse normale est de io5 tours et le nombre de pôles de 12.
- Cette machine présente quelques particularités spéciales, principalemcnl.au point de vue de la forme des inducteurs. Les figures 2 et 3 représentent des vues de face et de bout avec coupes partielles; les figures 4 et 5 sont des coupes d’une partie de l’induit et de l’inducteur à plus grande échelle.
- Inducteurs. — Les inducteurs sont constitués par une carcasse en acier coulé portanL des novaux polaires venus de fonte avec elle. La carcasse inductrice est. en deux parties et la partie inférieure repose sur deux équerres fixées sur des bancs scellés à la maçonnerie ; ces équerres sont simplement appuyées sur les bancs et on peul les faire descendre avec la partie inférieure de la dvnamo pour le remplacement des bobines inductrices ou pour l’inspection de l’induit ou de l’inducteur.
- La partie supérieure vient alors reposer sur l’induit et est soulevée par les deux pitons d’enlevage dont elle est munie ; elle est, on outre, recouverte d’une tôle cylindrique pour cacher les espaces libres laissés dans les noyaux polaii’es.
- Ceux-ci sont en effet évidés jusque dans le voisinage de l’entrefer de façon à diminuer le poids de la carcasse et à augmenter l’induction dans leur section en meme temps qu’à diminuer la réaction d’induit.
- Le diamètre maximum de la couronne extérieure des inducteurs est de 288 cm c.t sa largeur de 54 cm environ.
- La largeur des noyaux polaires, qui ne comportent pas d’épanouissements polaires, est de 48 cm environ dans le sens de l’axe et de 32,5 cm, dans le sens perpendiculaire.
- Le diamètre d'alésage des inducteurs est de 212 cm environ.
- Les bobines inductrices sont enroulées sur des carcasses en laiton et attachées aux noyaux par des vis.
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- Induit. — L’induit de la dynamo de MM. Mather et Platt est supporté par
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- T. XXVI. — N611.
- tambour non elaveté sur l'arbre, mais boulonné directement au volant placé à côté de l’ind acteur.
- Les Iblcs de l’induit présentent des rainures en queue d’aronde qui viennent se loger
- d’ensemble
- élévation et do bout
- coupe partielle de la dynamo à courant continu de
- dans des bras radiaux venus de Tonte avec le support. Les tôles sont divisées en trois anneaux séparés par des cales en bronze et sont serrés entre deux disques de fonte à l'aide de boulons.
- et perpendiculaire à l’asc
- partie de l’induit et do l’Inducteur de la dyr
- De nombreuses ouvertures sont ménagées dans le support pour assurer
- bonne
- ventilation de l’induit.
- La longueur totale de l’induit y compris les espaces laissés entre les paquets do tôles est d’environ 48 cm et la hauteur radiale des anneaux de i4>5 cm.
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- L'induit est denté, et porte un enroulement tambour multipolaire en quantité forme avec des barres de cuivre.
- Le support du collecteur est emmanché sur un prolongement de celui de l'induit ; les lames isolées au mica sont serrées par des disques s’embeequetant sur les rebords du support et le serrage est obtenu à l’aide de boulons.
- Le diamètre du collecteur est de 180 cm et sa largeur d’environ 3o cm.
- Les balais sont en charbon et leur pression sur le collecteur peut être réglée indépendamment pour chacun ; chaque porte-balai peut être relevé facilement pour remplacer les balais en marche. En outre, chaque ligne de balais peut être relevée et tenue éloignée du collecteur.
- Le rendement de la dynamo, d’après les constructeurs, serait voisin de o4 p. ioo, ce qui donnerait, pour un rendement de la machine à vapeur de 91 p. 100, un rendement global de
- ALTERNATEUR DE 270 KILO VOLTS-AMPÈRES DE L’ALLMANNA SVENSKA ELEKTRISKA AKTIEBOLAOET DE VESTERAS (Sukdk)
- L’Allmanna Svenska Eleklriska Aktiebolaget de Yestcras, qui exploite les brevets de MM, Wonstrom et Danielson, avait exposé, entre autres machines, un alternateur du type hétéropolaire qui fut particulièrement remarqué.
- (Suède).
- Cet alternateur, à courants triphasés, est d’une puissance de 170 kilovolts-ampèrcs et établi pour fonctionner sur un circuit avant un facteur de puissance égal ou supérieur à 0,75 ce qui correspond, en pleine charge, à une puissance utile de 202,5 kilowatts.
- La tension aux bornes est de 800 volts ; l’induit étant groupé en étoile, la tension simple est de 462 volts et le débit par phase de 19a ampères.
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- La vitesse angulaire est de a5o tours par minute et la fréquence de 5o périodes par seconde ; le nombre de pôles est par suite de 24.
- Cet alternateur est représenté sur les figures 1 et 1, qui sont des vues d'élévation et de bout aux coupes partielles. Les figures 3 et 4 montrent dos coupes et vues d’une partie de l'induit et de l’inducteur.
- Inducteurs. — Les inducteurs sont constitués par un volant en fonte en une seule partie claveié sur l'arbre de l'alternateur et sur lequel est rapporté une couronne en acier portant les noyaux polaires venus de fonte avec elle.
- La couronne en acier est fixée sur la fonte du volant à l’aide de deux vis par pôles placées en face de ceux-ci de chaque côté de l’induc-
- -jy
- tour.
- Le diamètre extéri de 115 cm et sa large Les 24 pôles ind 10 cm: leur section a terminé par deux demi la section est de 41 cm e
- ir de la jante du volant est de ao cm.
- leurs ont une hauteur de î la forme d'un rectangle clos ; la longueur de largeur de 7,0 cm. La
- Fi* 5. - t erjj
- l’alternateur
- Aktiebolaget
- section est par suite de 295 cm2.
- Ces pôles sont surmontés par des épanouissements polaires retenus à l’aide de deux vis et ayant une section trapézoïdale; cos épanouissements polaires sont, rectangulaires, leur longueur est de 5o cm et leur largeur de 10 cm.
- Le diamètre de l’inducteur à l’extrémité des pièces polaires est de i5y,2 cm et l’entrefer de 4 mm.
- Les bobines inductrices sont enroulées avec 1111e bande de cuivre sur champ de ij mm de largeur et 1,1 111m d'épaisseur. Ces bobines sont retenues, contre Faction de la force centrifuge, par une joue en bronze qui s’appuie contre les épanouissements polaires.
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- Le nombre de spires de chaque bobine est de no et toutes les bobines sont groupées en série ; la résistance du circuit inducteur calculée à froid est de 2,05 ohms.
- Le poids de l’inducteur sans l'arbre est de 3 4 * B kg, dont 395 pour le cuivre seul.
- L’une des extrémités de l’arbre porte un plateau d'accouplement destiné à atteler l'alter* nateur sur une turbine.
- Induit. — La carcasse supportant l’induit comporte deux cylindres en fonte, chacun en deux parties, et percés de nombreuses ouvertures pour la ventilation, Les deux cylindres portent, venus de fonte avec eux, deux disques entre lesquels les tôles induites sont serrées à l’aide de 16 boulons ne les traversant pas.
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- T. XXVI, — N° il.
- Sur les faces latérales de la carcasse de l'induit sont rapportés deux protecteurs en fonte destinés à préserver l’enroulement induit contre les chocs extérieurs.
- Le diamètre extérieur maximum de la carcasse est de 9.22 cm et sa largeur, y compris les protecteurs, de 78 cm.
- Les tôles induites d’une épaisseur de 0,7 mm sont partagées en trois paquets séparés par des intervalles vides permettant d’activer la ventilation ; la largeur totale de l'induiL est de 5o cm et celle de chacun des paquets de 16 cm environ.
- Le diamètre d’alésage de l'induit est de 160 cm et le diamètre extérieur des tôles de 187 cm, ce qui correspond à une hauteur radiale de i3,5 cm.
- Sur la surface extérieure de l’anneau induit sont pratiquées 144 encoches, 6 par pôles, destinées à recevoir l’enroulement. Ces encoches, représentées sur la figure 5, sont. légèrement ouvertes : 5 mm pour une largeur de 17 mm ; leur profondeur est de 23 mm.
- Chacune des rainures reçoit deux barres de section rectangulaire avec bords arrondis, isolées fortement l’une de l'autre et placées côte à côte dans une gaine en matière isolante épousant la l’orme intérieure de l’encoche. La largeur de ces barres est de i5 mm et leur épaisseur de 4;5 mm ; leur section est de 53 mm 2.
- Le nombre des conducteurs totaux sur l’ind uil étant de 288, chaque phase en comporte 96 ; les conducteurs de chaque phase sont tous disposés en série, la résistance d’une phase est à froid de 0,027 ohm.
- Le poids de cuivre sur l’induit est de 109 kg.
- Les connexions des barres entre elles sont faites avec des barres en forme de V suivant le schéma de la figure 6. La partie centrale de la figure représente une partie du schéma de renroulement à plus grande échelle.
- Le poids de l’induit compleL sans le bâti est de 4^90 kg.
- L’induit repose sur le bâti par quatre larges empattements fortement boulonnés.
- Les paliers sont venus de fonte avec le bâti. Ce sont des paliers à roLuIe, comme le montre la figure 2. L’axe de fixation du palier est creusé et muni d'un robinet de vidange.
- Résultats d’essats. L’intensité du courant d’excitation nécessaire pour obtenir à vide et à la vitesse de aao tours la tension normale de 800 volts aux bornes est de 27 ampères.
- En court-circuit, le courant normal de débit de 19.) ampères est obtenu avec un courant d'exeilation de 10 ampères.
- Le courant d’exeitalion en charge avec un facteur de puissance de 0,70 est de 42 ampères et correspond aune tension induite à circuit ouvert de 912 volts; la chute de tension est donc de 14 p. 100 avec ce facteur de puissance.
- Le poids de cuivre total de l’alternateur est de 5t>4 kg, soit 1,87 kg par kilovolt-ampère produit ou 0,537 kilovoll-ampère par kg de cuivre.
- La vitesse tangenlielle est de 20,8 111 par seconde.
- Cet alternateur est destiné à être excité par une excitatrice séparée.
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- 3()3
- SUR LES
- CONDITIONS DE FOIÏUÀTJOiN DES DÉCHARGES D1SRUPTIVES
- Il y a lin grand nombre de phénomènes électriques, par exemple les oscillations hertziennes, les courants de Tesla, etc., qui sont dus à une impulsion donnée par une décharge disruptive ; par suite, les lois auxquelles sont, soumises les décharges électriques, sont très importantes. On admet en général que la décharge dépend :
- i° De la différence de potentiel entre les électrodes;
- 2° De la forme et des dùuensions de ces électrodes ;
- 3° De la distance explosive ;
- 4® Et enfin de la nature, pression el température du gaz dans lequel éclate d’étincelle.
- Aux conditions citées ci-dessus M. .laumann (*) en a ajouté une nouvelle, c’est que la décharge dépend aussi
- 5° De la variation du champ magnétique.
- Cependant celle proposition a été contestée par la plupart des physiciens, lesquels ont cru trouver une contradiction entre les expériences et la théorie de M. Juumann. Toutefois, tous les phénomènes de décharge s’expliqueront bien nettement par cette théorie, comme il sera démontré dans la suite.
- Dans les expériences dont on se sert pour examiner les conditions de décharge, on a le plus souvent employé connue source d’électricité une machine statique, par exemple la machine de lloltz, dont l’un des conducteurs était en communication avec la terre et l’autre isolé. Chacun des deux conducteurs est en communication avec une branche correspondante d’un excitateur. En laisant varier la distance explosive de l’excitateur, on a cru trouver qu’il y a une relation particulière entre la valeur de la distance explosive et la différence de potentiel qui fait jaillir une étincelle, et que celte relation ne peul être déterminée que par l’expérience. Si à chaque distance explosive correspond une différence de potentiel bien déterminée, pourvu que les conditions 2° et 4° soient maintenues invariables, ce l'ait serait incompatible avec l’opinion qui a été énoncée par M. Jaumami, et c’est bien pourquoi ceLte opinion a été contestée. En effet, M. Chryslal a démontré que. pour une valeur de la distance explosive inférieure à r mm, les observations faites par M. Baille peuvent être calculées au moyen de la formule empirique
- V = *5, (0
- où V désigne la différence de potentiel el 3 la distance explosive correspondante. Les constantes a et b sont respectivement 4-997 ct Aussi, les valeurs observées par M. Liebig [') obéissent
- à la même formule, ruais seulement pour des distances explosives supérieures à 2,5 mm. En général, on peut constater que dans certaines limites, la différence de potentiel nécessaire pour produire une étincelle croît proportionnellement à la distance explosive. Mais, les valeurs de la difîérence de potentiel trouvées par divers observateurs sont un peu différentes,• et il semble que les variations peuvent être attribuées à des variations des constantes a et b daus la formule (i), variations qui sont dues à des oscillatious dans les conducteurs.
- La. variation du champ électrique. —• On a reproché à M. Jaumann de n’avoir pas réussi à prouver l’existence des oscillations ou des variations très rapides du champ électrique qu'il
- (*) G- Jaumamn, U'ied. Ann., t. LV, p. 656. i8yj.
- (2) Proceed. Koy. Edinb. Soc., p. 487. l<Vbr., t. YT. 188-2, iVied. He.ibL, 6. p. 881, i8y2.
- (3) I.-B. B.mi.t.k, Ann. de Ckim. et Phys., t. XXY, p. 486. 1882.
- ff) Li.auo, PI,il. Jlag., t. XXIV, p. 106, 1887.
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- prétend s'établir quand on charge les conducteurs d’une machine d’éleclrieilé statique. Mais ou a oublié que la charge ou la décharge d’un conducteur est en général oscillante, et qu’on a raison de soupçonner que les pointes d’un peigne de la machine ne peuvent pas laisser écouler à travers l’air l’électricité au disque tournant sans oscillations. Or, il sera inutile de discuter ici à qui est due la preuve, car elle a été présentée déjà par AVollaston (1).
- 11 fut. aussi constaté par Faraday qu’en remplaçant une électrode par un fil nu ou par le doigt, le gaz était dégagé encore à l’autre électrode comme auparavant, et ainsi que la décomposition était indépendante du courant passant d’un conducteur à l’autre. En répétant cette expérience, j'ai obtenu aussi la môme décomposition avec une électrode, même en retirant l’autre de l’eau.
- De ces effets chimiques, il faut conclure qu’il s’établit des oscillations très rapides, quand on charge le conducteur en faisant tourner le disque de la machine. Quand le potentiel de la pointe de platine va en croissant, il s'établit un courant de celle-ci à l’eau, et quand il va en décroissant il s’établit un courant en sens inverse, et voilà la cause du dégagement des deux gaz à la môme électrode. Si l’on se souvient que MM. Koch et Wüllner (a) ont constaté une force contre-élcctro-motrice de 3,8 volts à un courant d’intensité constante, il s’en suit qu’il faut des variations de potentiel de a><3,8 = 7,6 volts au moins afin que la décomposition décrite ci-dessus puisse s’établir. Il est bien entendu que le cas d’un courant d’intensité constante n’est pas directement comparable au phénomène que nous avons considéré ici. Pourtant, de ce qu'il faut une certaine grandeur des variations de potentiel pour eUecluer la décomposition de beau, on peut conclure cette conséquence : l’impossibilité de produire des eiï’ets chimiques au moyen dos oscillations hertziennes, du moins avec les appareils employés ordinairement. Les étincelles secondaires produites dans le résonateur sont très courtes, seulement quelques centièmes de millimètre, et aux décharges produites au moyen d’une machine statique cette distance explosive ne correspond qu’il une différence de potentiel de 1,5 à 3 volts environ. Par suite, une décomposition de l’eau au moyen d’un résonateur doit être impossible.
- Enfin j’ai confirmé' la conclusion tirée ci-dessus par une expérience analogue au moyen du transformateur de Tesla, en mettant les électrodes à la Wollaston en communication avec les pôles secondaires du transformateur. Les quantités de gaz dégagées aux électrodes étaient à pou près aussi petites qu’à la machine statique. En plongeaut les électrodes dans de l’eau pure, j’obtenais aux électrodes des petites étincelles, qui disparaissaient si l’eau était un peu acidulée. Si l’eau était très fortement acidulée, la quantité des gaz dégagés était bien diminuée, ou bien même 1 eau cessait d’être décomposée. Ainsi. 011 ne peut plus douter que le dégagement d’oxygène et d’hydrogène de la même électrode ne soit une preuve que le potentiel est au moins en partie soumis à des oscillations très rapides et que le conducteur de la machine sialique reçoit une charge oscillante. Les effets chimiques produits par une bobine de Ruhmkorff sont parfaitement analogues aux phénomènes du transformateur de Tesla, comme nous le verrons plus lard.
- Faraday loc. cit. fait aussi observer qu’en faisant jaillir des étincelles entre les houles des conducteurs la quantité des gaz dégagés est augmentée, et plus est graude la distance explosive plus grande estaussila quantité de gaz dégagée. Ce fait sert aussi à confirmer la théorie de M. Juumann, car on sait bien qu’il faut un potentiel plus élevé pour faire jaillir la première étincelle que les suivantes. Or, la première étincelle augmente l’intensité des oscillations dans le conducteur, comme on peut
- lui-mcmc plus tard (Experimental Researckes, I, art. 327-329, 1849) :
- « Wollaston employait comme électrodes deux tlls de platine soudés à l’extrémité d’im tube de verre de manière
- > était en communication avec son conducteur de la machine, et les houles de l’excitateur étant assez éloignées
- u gène à l’autre électrode, mais un mélange des deux gaz à chacune des électrodes. »
- (2) L'expérience fut auparavant faite par M. Richarz. Wied Ann. I. XXXIX, p. 67 et t, XLV1I. p. 067. 1892.
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- conclure de l’augmentation dé la quantité des gaz dégagés, et, d’après M. Jamuann, le potentiel nécessaire pour produire une décharge est d’autant intérieur que l'intensité des oscillations esl supérieure. Ainsi, il faut que la première étincelle éclate à un potentiel plus élevé que les suivantes. Aussi, il s'ensuit qu’on a deux sources du mouvement oscillant. : la charge intermittente du conducteur par l’elïluve aux pointes du peigne et la décharge par les étincelles jaillissant entre les boules de l’excitateur. L’étincelle qui éclate la première est due seulement aux oscillations provenant de la charge par les pointes; les étincelles suivantes sont dues au mouvement résultant des deux sources des oscillations.
- La décharge est a pkc près imdépendante de la capacité dü condensateur. — Les appareils pour mesurer les potentiels correspondant à des distances explosives déterminées sont, nuire, la source de l’électricité et l'excitateur, un condensateur (ou une bouteille de Leyde) et uu électro-mètre, qui sont mis en communication -avec le conducteur isolé. Ou a cru trouver en l’indépendance du potentiel et de la capacité du condensateur une preuve contre la théorie de M. Jauuumn, mais au lieu de la contradiction prétendue, ce fait, constaté par M. lleydweiller (]) peut cire déduit de la proposilion énoncée par M. Jaumann.
- Il sera supposé que le peigne de la machine est subitement chargé aux pointes d’une certaine quantité d’électricité Q((, et que cette charge esl répétée de temps en temps à de très petits intervalles. Soit c la capacité du peigne, c, celle de la houle de l’excitateur et Cs celle du condensateur; L( et U, le coefficient de sell-inductiou et la résistance du fil par lequel communiquent le peigne et 1 excitateur ; La et lls les mêmes constantes du fil qui passe du peigne au condensateur. Si l’on désigne par Y le potentiel du peigne, par V, celui do la boule de l'excitateur et par Yt celui du condensateur; par q l’intensité du courant qui passe du peigne à l’excitateur et par q l’intensité du courant au condensateur, ou aura les équations suivantes :
- + R; ij = v — y\ ' l.a Jh- -g Ra 4 = V — Y* \
- 1 O)
- • _ d\, . _ d\„ . . ___ d\ \
- h — ci dt ‘ ** - 2 Jl l> + '2 — c ~ ‘ ,
- Par ces équations il est exprimé comment se répand la quantité d’électricité Q0 à la surface du conducteur composé; et ce mouvement de l’électricité Qü ne forme qu'un élément de la charge du conducteur. 11 suffit ici de regarder cette charge élémentaire.
- On obtient des trois dernières formules (2)
- cd\ -p CjrfVj -f- c,d\i =z o, (3)
- et, par conséquent,
- «V + e,V, + ««V, = Q0. (4)
- abstraction étant faite pour l'électricité statique, qui est en repos à la surface du conducteur composé, et pour l’électricité dynamique d’une charge élémentaire précédente, qui peut être on mouvement.
- Or. il y a une seconde espèce des oscillations, qui proviennent de la décharge d’une étincelle entre les boules de l’excitateur. Si l’on veut considérer ces oscillations, il faut désigner par Q'0 la quantité d’électricité qui est transportée subitement par la décharge de l’une dos boules de l’excitateur à l’autre.
- Les lois du mouvement sont les mêmes que celles comprises dans les équations (>) et (3), mais la formule (4) est remplacée par la suivante :
- «V + ci Y, + CjV, = - Q'o, (40)
- P) A. Hettpweiller, IVied.
- t., t. XLYTII. p. 218, i8g3.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- si l’on regarde le mouvement effectué par la décharge indépendamment des oscillations excitée auparavant.
- Reprenons Informulé (4'. En éliminant V,, q el i1 des équations (2) et (4), on obtient
- d2\\ R, ~a¥~ + '
- _R|__ _
- ~~dP~+ L% nplifier le calcul il
- • +-7^- -T + -r +
- C2V, __ Q0
- ZlCCl ““ 4 cCj
- Çj V, _ Qn
- suppose qu on a y1- ;—= y = 2^, ce qui arrive peu près, silos fils sont de même épaisseur. En ajoutant les équations (3), après ai auparavant la première par x, il vient
- général à r multiplié
- -£r (xvt + v2) -h »? y- (xvt + v,) + Yj
- +-
- (7)
- +v* + 7,) |~-t-Lâ^ + W, I' (l!)
- Imposons aux coefficients les conditions suivantes :
- -^(-r+ 7r) + -ck- = K )
- 2iïr + -k(-7 + ir) =l- '
- Donc l’équation (6) sera réduite à
- (xv, -h vj + =)-£- (xv, + v.)+* (xv, +vj = ~ | 7^ + 7^
- Les équations (7) ont les deux paires suivantes de racines :
- +^~ -T-
- : V'[77 { ’ I- £)- 77 ("T + 77) ] +777! (9)
- *;S-"ï“l't(^+vr)+^('^+^)=tV/[-i!;(c-+7r)-77(-T+v)J +-i£?\(,0)
- Ainsi, la formule (8) contient deux équations diflérentiellcs, que l’on obtient en prenant A, et.r,, el A, et x., successivement au Ucn des indéterminées A et x. Les solutions des deux équations sout déterminées par les racines des équations algébriques
- Désignons ces racines par — lydryqy/—1 et — q±psÿ— 1. La première paire est toujours imaginaire, la dernière peut être soit réelle, soit imaginaire, selon la valeur des A. Pour les équations différentielles, comprises dans la formule (8) on obtient les solutions suivantes :
- x1y1 + v1=^^ + 7
- *.v,+v, = -g-(^ + î
- Pour déterminer les constantes arbitrait
- (I2)
- -J + e~q‘ (A1 cos p{t |- sin pp) J 4- e ,J\A., cos />./ + B2 si» p2t). |
- 1 Aj, B,, A2 et Ba, il faut considérer l’état initial
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- 39:
- On a pour t= o, c’est-à-dire à l’instant où la quantité d’électricité Q0est communiquée au peigne : V, = o, Va = o, ij = o et i, = 0,
- si l’on fait abstraction de l’électricité statique, dont le conducteur est chargé, et aussi du mouvement oscillant qui peut rester d’une charge précédente Q0. Or, il suit des équations (2) qu'on a aussi —jj- = o et — ^ ~ = o pour t = o, et ainsi il vient
- C’est surtout V, qu’il faut connaître; parles formules (12) et par soustraction on aura
- (X, - XJ V, = A> - À, + V*' (eos Pll + JL ,lTl Plt)J - A,e~-qt ( cos Pit + j- sin p,t) j -
- En évaluant As — A,, on aura
- A,—A, _ Qn X, -X, - C+Ci+ca
- et, par conséquent, la formule (i4) peut s’écrire
- V. = -
- c + Cl + r2
- La relation entre V, et q donnera
- Pi2+?:
- x;e + y, - ~iç=y
- X, —X,
- Pi
- nPlt+-
- La transformation
- ~kë + ~Q^)~ 77 ( 1 — 7177) *
- obtenue au moyen des formules (7), donnera pour A, la valeur suivante :
- „ _ q. 1 * \_ Q„ 7(7+7)+x7~—7)+s
- - + d + -fhr + T+s
- où par S est désignée la racine carrée entrant dans les formules (q) et (10).
- Or J-est très petit auprès de -L et 7—, et, par conséquent, la fraction dans la formule ci-dessus a une valeur approchée égale à l’unité, c’cst-à-dire que A, peut être remplacé par . Par suite, 011 a
- X, — X, = — Ltcct S '
- L’autre coefficient As est déterminé par la relation X, —X, = c + q + c2 + = "
- En général, la lraction ———est négligeable auprès de —, et les amplitudes
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- I/ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI. — N° il.
- 3y8
- deux oscillations, comprises dans les formules (i5) et (i6) sont ainsi à peu près égaux mais de signes contraires. Elles sont aussi indépendantes de la capacité du condensateur, et, comme il a été diL ci-dessus, ce fait est une conséquence de la théorie de M. Jaumann, et point du tout en contradiction avec elle.
- Mais il faut observer que les considérations ci-dessus doivent tenir pour C,= oc, c’est-à-dire qu’on 11e peut pas supprimer les oscillations du conducteur en le mettant au sol. En effet, j’ai mis un conducteur d'une machine de lloltz en communication avec la terre, en le faisant communiquer en même temps à une électrode à la Wollaston, et les gaz furent dégagés de la pointe de platine malgré la communication avec le sol. Pour tenir le potentiel d’un conducteur constant à zéro, il ne suffit donc pas, en général, de le faire communiquer avec la terre (').
- Après l’éclatement de la première étincelle, le mouvement est renforcé par les oscillations provenant du changement rapide du potentiel, qui est dû à cette étincelle, et il reste à calculer ce mouvement oscillant. Il faut doue remplacer Q0 dans les iorinules (12) par — Cfu. Ainsi
- Llcl
- XlV,+ V.= --g-
- xav1+vs = - ^
- Les constantes arbitraires sont dans ce
- V WL. V
- - e ‘,l (A, cos /;,( + B, sm p2t) j
- - -j~) + (A’coa f* + B«sin tA !
- 3 déterminées par les conditions initiales dYj dY.,
- B, • R, = -
- Au lieu des formules (i5) et (16) on obtient v*=
- 1
- P*i+g t
- ' s'mPd + x __ Y
- rien n’est changé, sauf la signification des constantes arbitraires A, Eu employant la transformation
- (,5a
- obtenue des formules (
- 1 peut réduire les formules (.i3 a) à la forn — . X, Q'n _ __ X2Q\
- (2) K.-R. Johnson, Aaualeu der Physik, t. III, p. 467. 1900.
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- et
- pour les amplitudes des variations du potentiel de l'excitateur.
- Sur des décharges produites par une hobine d’induction de Ruiimkouff. — Les expériences faites sur les décharges que l’on a appelés électrostatiques ne permettent pas d’examiner les lois de décharge, et il est évident que l’influence des oscillations très rapides ne peut être reconnue dans cc phénomène, parce que ces oscillations échappent elles-mêmes à toutes les observations directes. Or, il est montré que ces décharges sont accompagnées d’oscillations plus rapides que les décharges dynamiques. Rien n'empêche ainsi d’admettre que les lois des décharges « électrostatiques » sont les mêmes que poui' les décharges qui se font aux pôles d’une bobine de Ruhmkorff. Jusqu’ici on a suivi le chemin contraire et appliqué le théorème qu’à une certaine distance explosive correspond une différence de potentiel déterminée aux décharges électrodynamiques, mais une expérience de M. llemsalech (h a incontestablement prouvé qnc ce théorème est en défaut. Ainsi, il faut déduire les lois de décharge des observations faites nu moyen de la bobine de RuhmLorff.
- Soit L, le coefficient de self-induction de la bobine inductrice, L2 celui de la bobine induite et M le coefficient d'induction réciproque ; puis Rj la résistance du circuit primaire et Ra celle du secondaire; enfin par sera désigné la capacité du condensateur. L’intensitc du courant induit /, est donc à la rupture
- i. = f e~':‘ — <T“ ms jX ), (,9)
- oit a, [3 et y sont définis par les formules
- et i0 est l’intensité du courant primaire à l’instant de rupture. Le temps t est zéro au même instant [2).
- Si l’on désigne par Ch la capacité des pôles de la bobine induite et par E, leur différence de potentiel au Lenips Z, on aura
- supposé qu’aucune étincelle n’éclate entre les pôles pendant ce temps. En intégrant cette expression, on obtient: la formule approchée
- les termes d’un ordre supérieur à h étant négligés.
- Le courant induit par la fermeture ne donne, comme on le sait, que des étincelles courtes, et
- (*) Ci.-A. JtIemsalucii, Comptes rendus, t. CXXX, p. 898, 1900.
- {*) Los résultats cites ci-dessus sont publiés par l’auteur dans les Amialv.n d 1- Phrsik, t. III, p. 438, 1900. Peut-être, M. Armaguiat esl-il arrivé aux mêmes formules dans un travail publié dans L'Eclairage Electrique1. XXTI, p. i-ii, 1900, mais comme je n’ai pas ou l’occasion de le voir, il faut me référer à Ann. der Physik pour les l'or-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI. — N° 11.
- ses effets sont donc moins importants. Toutefois, ce courant induit porte la même quantité d’électricité que le second courant (c’est celui qui est induit à la rupture), et de là il faut conclure que les pôles sont chargés de quantités égales d’électricité par les deux courants induits, et, par conséquent, que la différence de potentiel atteint la même grandeur à la fermeture qu’à la rupture. Ainsi, la décharge ne peut pas provenir de la différence de potentiel seule, car, pourvu qu’il en lut ainsi, les deux courants donneraient des étincelles de même longueur.
- La longueur rnaxima des étincelles produites par la rupture varie avec la capacité du condensateur, selon les expériences laites pai MM. Walter (‘) et Mizuno (2). Pour cette variation on peut énoncer la loi suivante :
- La distance explosive maxima est en raison inverse de la racine carrée de la capacité du condensateur, pourvu que celte capacité soit toujours suffisante pour la suppression de l'étincelle de rupture (3).
- Or, la capacité C4 est contenue dans les formules (19) et (21) seulement en j3, et p est aussi en raison inverse delà racine carrée de la capacité Cf ; par suite, la longueur maxima de l'étincelle est directement proportionnelle à ® ou à la fréquence
- Mais, la longueur de l’étincelle dépend-elle des oscillations de l’intensité du courant ou des variations périodiques de la différence de potentiel ? et est-elle indépendante de l’amplitude des oscillations ?
- M. Beattie (') a répondu à cette dernière question par une expérience sur les décharges produites par le courant induit à la fermeture. A un courant d’intensité constante dans la bobine inductrice, la longueur maxima de l'étincelle produite à la fermetnre 11e varie, d’après M. Beattie, qu’à la force électromotrice, à laquelle elle est à peu près proportionnelle (a rough proportionality). Or, on sait que les oscillations produites par la décharge d’un condensateur ont leur amplitude proportionnelle à la différence de potentiel initiale du condensateur, et c’est précisément ce qui arrive à la fermeture. Le conducteur est chargé avant la fermeture à une différence de potentiel égale à la force éleclromotrice, et il est déchargé à la fermeture en partie par l’interrupteur et en partie par la bobine inductrice. Par conséquent cette décharge est oscillante, et les oscillations, dont l’amplitude est proportionnelle à la force électromotrice, sont induites dans la bobine induite, et comme la longueur maxima de l’étincelle est directement proportionnelle à la force électromotrice, il faut qu'elle soit proportionnelle à l’amplitude des oscillations.
- Ajoutons enfin que la longueur maxima de l'étincelle croît en raison directe de la différence de potentiel qu’ont prouvée les décharges au moyen d’une machine statique, du moins entre certaines limites, et cherchons à tirer de cos faits une condition générale de décharge. Au moyen des formules (19} et (21) on trouvera qu’il y a deux conditions possibles, l’une est
- 8„ = KAi -J- (E, — a)
- et l’autre
- (»3)
- où Zm désigne la longueur maximale de l’étincelle, A,- l’amplitude des oscillations de l’intensité du courant et Af l’amplitude des oscillations de la différence de potentiel des pôles. A, K et Kt sont des constantes. Evidemment les formules (22) et (2^) peuvent être généralisées, si l’on remplace la longueur maxima o,n par une distance explosive inférieure 0 et Kj désigne donc la différence de potentiel correspondant à cette distance explosive. Soit que 1 une ou que l’autre de ces formules * (*)
- (') B. Waltkr, IVied. Ann., t. LXII, p. 3o», 1897.
- (à) F. Mizaho, Phil. Mag., t. XLV, p. 447, 1898. p) K.-R. Johnson, Phil. Mag., 1. XUX, p. 216, 1900.
- (*) Bbattie, Phil. Mag., t. L, p. i39, igoo.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 4».
- soit vraie, la formule de Chrvstal i (i) y est contenue, aussi bien que tous les phénomènes delà bobine de Ruhmkorff, décrits ci-dessus, peuvent s’expliquer par là (J), soit qu’on emploie la formule (99) ou (a3).
- de longueur de jaillir mê
- exce de M. IIem
- de self-induction, l’excitateur et un tube de Geissler ; l’étincelle avait de i mm à 3 i ant entrer dans la bobine un i
- de très petites distances
- qu'une certaine différence de potentiel pour établir M. llemsalech serait parfaitement incompréhensible, i cédenle (3).
- explosives et que la était indépendante de:
- necessaire (
- ÉJ- e. quand (end , mule (a3) b = TÇZji •
- iscillations de la charge. Or, pL a la valeur t Ae fl tende vers zéro, et si l’on admet d’a-de la formule (»4) il suit ainsi que la dis-
- près la
- b doit s’s
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- En employant une bobine de RuhmkorfT au lieu de la machine de Wimshurst, M. Hemsalech a observé les mômes cfFets d’une bobine avec un noyau de fer et un tube de Geissler. Ce fait a été expliqué dans le travail cité ci-dessus, et il suflit de dire que la démonstration est presque la même que pour le Cas traité ici.
- Les 'Expériences de M. Raille. — Dans les expériences que l'on a faites pour vérifier ou plutôt trouver les lois, d’après lesquelles éclatent les étincelles, on a presque toujours fait usage d’une série continue d’étinccllcs entre les deux branches de l'excitateur, et, par conséquent, l’influence des oscillations excitées de l’étincelle a été très élevée, et ainsi la différence de potentiel à l’étincelle première et aux suivantes a été bien dilférente. En faisant tourner le disque de la machine lentement, M. Baille a obtenu que les étincelles suivent à des intervalles très grands et que, par suite, les oscillations provenant des étincelles soient diminuées par l’amortissement. C’est pourquoi les valeurs de la différence de potentiel, auxquelles est arrivé M. Baille et qu’indique le tableau ci-qoint, sont supérieures à celles déterminées par Lord Kelvin. Toutefois, M. Baille a aussi constaté que l’étincelle première a jailli à un potentiel plus élevé que les suivantes, et, par conséquent, il n’a pas réussi d’éliminer l’influence des oscillations excitccs par les étincelles.
- Tablf.ac des valeurs de la différence de potentiel correspondant à une distance explosive déterminée, donné par M. Baille.
- tance explosive ô tend vers zéro ou que les étincelles cessent de jaillir. Si l’on fait usage de la relation b — ^ A- , on trouvera des équations (i5), (16), (i5a) et (i6«), qu’on peut écrire A.CjP = - A.
- et, par conséquent, que AijB tend aussi vers zéro quand le fait Ae(J2. Ainsi, le phénomène constaté par M. Hemsa-l'ech a donc fourni à la proposition de M. Jaumann, que la décharge, dépend de la variation du champ électrique, une preuve très importante, mais une décision entre les deux conditions de décharge possibles ne peut pas en être
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- revue D’Electricité
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- Les résultats obtenus par M. Baille n’ont pas permis de traiter complètement le problème très compliqué de la décharge
- Quant au retard de décharge dont on s’est fort occupé depuis quelque temps, il est évident que les arrangements employés par MM. Jaumann et Warburg ont pour but de diminuer l’intensité des oscillations dans le conducteur, car l’excitateur étant chargé par le mouvement de l’un des plateaux du condensateur, il n’en résulte aucun ébranlement subit de l’équilibre et quelques oscillations peuvent à peine en provenir, si elles ne sont pas excitées auparavant par la charge précédente du conducteur composé. Par conséquent, le produit A,-3 est par ces arrangements très diminué a cause de l’amortissement, et ainsi il faut que V reçoive une valeur bien 'grande d’après' la formule (26). En effet, M. Warburg a constaté une différence de potentiel sept fois plus grande qu’à l’ordinaire dans ses expériences sur le retard de décharge.
- De tous les phénomènes regardés ci-dessus, je crois avoir constaté que la théorie énoncée par M. Jaumann est bien fondée et qu’il 11e faut que des expériences nouvelles pour la mettre en évidence.
- K.-R. Johnson.
- (!) Cependant, si l'on ajoute les deux éléments de l'amplitude Ai, on obtient
- et par la relation A* = — At c$, cité ci-dessus, on trouve que la relation
- est incompatible aux valeurs du potentiel V comprises dans le tableau, car cette relation comporterait que h* potentiel serait constamment diminué avec la capacité ci> c’est avec le rayon des sphères dans le tableau. Ainsi, il ne reste que la formule
- Si l’on suppose, par exemple, que la quantité d’électricité, qui est déchargée par l'étincelle soit directement proportionnelle à la capacité de la boule ou que ^ 0 soit une constante, on trouvera que le produit A;|3 a une valeur minimum, si l’on fait varier la capacité ci, et ainsi que pour une distance explosive déterminée ? la différence de potentiel a une^ valeur maximale. Ce fait a etc aussi constaté par M. Baille, et les valeurs mçxima sont dans le
- la capacité c,, indépendante de la distance explosive ; des expériences, au contraire, nous avons appris que le maxi-
- qUe_9_!L soit constant, car il est évident que 0 est plus petite à une boule d’un rayon plus grand. Le rapport calculé
- d\ _ 27:
- KAf|î
- est très variable aux boules d’un rayon petit, mais à peu près constant pour les capacités plus élevées. Il doit évidemment être ainsi, parce que °- est diminué pour des grandes valeurs de la capacité c,, et, par conséquent l’influence des oscillations excitées par l’étincelle est dans ce cas très petite.
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- l’éclairage électrique
- T. XXVI. — N" H.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Classification des appareils électriques ; par Ch.-P. Steinmetz, t. XXXVI, p. 6o5. The Elec-trical World, 20 octobre 1900.
- La classification ordinaire des appareils producteurs ou récepteurs d’énergie électrique en génératrices et moteurs et en machine à courant continu et à courants alternatifs ne répond plus aux besoins actuels;
- M. Steinmetz avant de donner une nouvelle classification, qui est celle adoptée par l’Association américaine des Ingénieurs Electriciens, fait remarquer que la division des appareils en génératrices et moteurs n’est basée sur aucun point caractéristique, puisque tout générateur peut être utilisé comme récepteur et vice versa, en réalité les différences sont simplement quantitatives. De plus, certains appareils ne sont ni des moteurs, ni des génératrices, tels sont les commutatrices, les moteurs synchrones générateurs de courants déwattés, etc.
- La subdivision des appareils suivant la nature du courant n’est pas plus satisfaisante, puisque elle met dans la même classe des appareils d’un caractère totalement différent.
- La classification de M. Steinmetz que nous reproduisons ici sans grands commentaires (') comprend six sections :
- I. Machines à commutation, consistant en un champ magnétique de direction définie et en ua induit à enroulement fermé connecté aux lames d’un collecteur ;
- II. Machines synchrones, définies par un champ inducteur de direction unique, et où une armature se déplace par rapport au champ inducteur avec une vilesse synchrone de la fréquence des courants alternatifs délivrés par le réseau sur lequel elle est branchée ;
- III. Redresseurs, ou appareils renversant le sens d’un courant ou de plusieurs courants alter-
- classiflcation et de donner l'embryon d'une classification
- cas plus complète. Voir « A propos de la réglementation américaine des essais » L'Éclairage Electrique, t. XXI, page 9G, 21 octobre 1899.
- natifs svnchroniquement avecla fréquence de ces courants ;
- IV. Machines d’induction, consistant en un circuit inducteur alternatif ou résultant de l’action de plusieurs courants alternatifs agissant sur un circuit mobile par rapport au premier et portant deux ou plusieurs circuits;
- V. Appareils d’induction statiques, ouappareils formés d'un circuit magnétique enroulé d’un ou de plusieurs circuits électriques;
- VI. Appareils électrostatiques ou èlectrolyti-ques, c’est-à-dire les condensateurs et les pola-
- Les appareils transformantl’énergie électrique d’une forme en une autre peuvent être grou-pés :
- i°En transformateurs, s’ils emploient le magnétisme comme intermédiaire ;
- 20 En convertisseurs, si c’est l’énergie mécanique qui sert d’intermédiaire.
- En principe les transformateurs sont des appareils stationnaires et les convertisseurs des appareils rotatifs. Les convertisseurs ne comprennent naturellement, ni les moteurs-gcnc-rateurs transformant de l’énergie électrique ou mécanique en énergie électrique par deux machines séparées, ni les dynamoteurs où ces deux machines sont combinées sur une même
- M. Steinmetz donne ensuite quelques détails sur la constitution de chaque groupe.
- I. Les machines à commutation employées comme génératrices sont usuellement construites à potentiel constant, pour traction, éclairage et distribution de force motrice ; dans quelques cas, cependant, elles peuvent être établies soit à puissance constante pour l’électro-métallurgie, soit à courant constant pour l’éclairage en série par arcs ou par incandescence.
- Comme moteurs, ces machines sont, soit à vitesse approximativement constante : moteurs shunt ; soit à couple puissant au démarrage : moteurs-série.
- Lorsque ces machines sont disposées en circuit de façon à donner une force électromotrice variant avec les conditions de charge des systèmes, elles portent le nom de modificatèurs de
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- tension : survolteurs, si elles élèvent la tension, auquel cas elles fonctionnent comme génératrices; dévolteurs, si elles abaissent la tension en fonctionnant alors comme moteurs.
- II. Tandis que les dynamosdugroupeprécédent ont toujours leur champ inducteur fixe, les machines synchrones peuvent avoir indifféremment leur induit ou leur inducteur fixe, ou leurs deux enroulements fixes et le circuit magnétique inducteur tournant (J).
- Ces machines, suivant le nombre de circuits induits, sont employées comme génératrices de courants alternatifs simples ou polyphasés.
- Comme moteurs, cette section fournit la categorie des môteurs synchrones, lesquels sont très employés pour les larges puissances lorsqu’il n’y a ni démarrages fréquents, ni couple résistant à vaincre au démarrage. Ces machines peuvent être employées comme compensateurs ou générateurs de courants déwattés ou encore comme convertisseurs déphasé, par exemple lorsqu’elles sont alimentées par un seul courant alternatif entre deux de leurs bornes.
- La classe la plus importante de ce groupe est celle des machines synchrones à commutation ; ces machines sont caractérisées par ce fait que leur induit est connecté à un collecteur ordinaire de machine à courant continu. Elles se partagent en convertisseurs synchrones ou simplement convertisseurs, en convertisseurs inversés (transformateurs de courant continu en courants alternatifs), et en génératrices de double courant, elles peuvent également transformer une partie de l’cncrgie électrique qu’elles reçoivent en travail mécanique.
- III. Les redresseurs sont des appareils redressant par l’intermédiaire d'un collecteur synchrone les courants alternatifs simples ou polyphasés. Les machines les plus importantes du groupe sont les machines a arc, àinduit ouvert, lesquelles redressent les courants d’un circuit connecté en étoile, comme dans les induits de machines à arcs Thomson-IIouston (induit triphasé) ou de machines Brush (induit à 4 pha-
- IV. Les machines d’induction sont générale-
- (») Il résulte de ceci que les machines à courant continu à inducteurs mobiles et induit fisc et balais tournants ne rentrent pas dans la première section à laquelle elles appartiennent cependant sans contredit (C F G).
- ment employées comme moteurs polyphasés ou à courant alternatif simple avec une vitesse pratiquement constante.
- Employées comme génératrices, elles donnent des courants d'une fréquence différente et tin peu plus faible que celles correspondant au synchronisme, de plusTeur fonctionnement dépend de la fréquence du circuit extérieur.
- Fonctionnant comme convertisseurs de phase, les machines d’induction peuvent être employées de la même manière que les machines synchrones.
- Leur rôle le plus important, en dehors de celui de moteur, est celui de convertisseurs de fréquence permettant de transformer un système polyphasé d’une certaine fréquence en un autre système d’une fréquence différente ; dans ce cas, si la fréquence est abaissée, un travail mécanique est également produit; si la fréquence est élevée, l’appareil absorbe au contraire du travail mécanique.
- V. L’appareil le plus important de ce groupe est le transformateur statique portant deux enroulements. Lorsqu'on utilise le même circuit ou une partie du même circuit, à la fois comme primaire et secondaire, le transformateur devient un compensateur ou un auLo-transformateur.
- Introduit en série sur la ligne, un transformateur disposé pour faire varier la tension par l’action du secondaire devient un régulateur de potentiel ou un modificateur de tension. La variation de la tension du secondaire peut être obtenue, soit en modifiant le rapport des nombres de spires, soit en faisant varier le coefficient d’induction mutuelle soit électriquement, soit magnétiquement.
- Les appareils d’induction fixes à un seul enroulement sont employés pour produire des courants déwattés en arrière.
- VI. Les condensateurs et polariseurs sontdes-linés à produire des courants déwattés on avance de phase, le second avec un très faible rendement.
- A cette classification, on peut ajouter un groupe correspondant aux machines unipolaires ou plus exactement aux machines sans pôles, dans lesquelles un ou plusieurs conducteurs se déplacent dans un champ uniforme, qui jusqu’ici n’ont eu aucune application industrielle importante.
- En ce qui concerne les appareils transformant l’énergie électrique en une autre forme d’éner-
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- 4i>6
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI.— N° 11.
- gie autre que l’énergie électrique ou mécanique, la transformation de l’énergie électrique en énergie chimique est représentée par les piles primaires et secondaires et les piles électrolytiques, et la transformation de l’énergie électrique en énergie calorifique par les fours électriques, les appareils de chauffage électriques, et les piles thermo-électriques. La transformation de l’énergie électrique en énergie lumineuse est faite par les lampes à arcs et à incandescence.
- C. F. G.
- Force électromotrice de self-induction dans les transformateurs, par J.-B. Whitchead. The Electrical World, n° i8, mai 1900.
- Différentes théories ont été données déjà pour expliquer l’influence des forces électromotrices induites dues aux fuites magnétiques sur la chute de tension dans les transformateurs. La
- Fig. 1.
- divergence des opinions réside dans ce qu’il y a une force électromotrice induite dans chaque enroulement et dans la difficulté d’exprimer leur effet combiné sur un seul de ceux-ci.
- M. J.-B. Whitchead tente une nouvelle explication de 1 influence des fuites et donne un moyen de les calculer. Ce moyen de calculer la force électromotrice induite n’est autre que celui déjà indiqué par M. Kapp(J), nous donnons toutefois les formules auxquelles arrive l’auteur parce qu’elles se rapportent à un cas(1 2 * * * * *)
- (1) Voir G. Kapp « calcul direct de la chute de tension
- dans un transformateur a,L'Éclairage Électrique, t. XVI,
- p. 4*9» rS98-
- (2) M. G. Kapp a en ctTct établi une formule pour les
- transformateurs cuirassés, en supposant qu'il n’y a que
- ne correspond à aucun cas de la pratique, puisque lu
- sensiblement la même pour chaque enroulement.
- non étudié par R1. Kapp et qui cependant se rencontre constamment dans la pratique pour le calcul des transformateurs du type cuirassé particulièrement répandu en Amérique.
- M. Whitchead reproduit tout d’abord un diagramme des tensions ou des courants, extrait du livre de M. Steinmelz (Les phénomènes des courants alternatifs), et qui du reste est analogue à celui de M. Kapp, mais en diffère toutefois en ce qu’il y a tenu compte de l’angle d’avance hystérétique.
- Sur ce diagramme (fig. i), 0$ est la direction du flux résultant auquel sont perpendiculaires les deux forces éïeetromotrices induites primaire et secondaire oE' et oc!. OIQ est la direction du courant secondaire décalée d’un angle [3 par rapport oe' ; la tension aux bornes secondaires est oei différence géométrique de oc’ et e'ei, cette dernière étant la somme géométrique de la force électromotrice de fuite secondaire oex perpendiculaire à oFj et de oer, chute ohmique secondaire.
- OF0 est le courant primaire et oF le résultant des ampère-tours primaires et secondaires ou le courant magnétisant à échelle convenable ; ce courant est o*I» d’un angle égal à l’angle d’avance hystérétique.
- La tension aux bornes primaires, décalée d’un angle A par rapport au courant, est oE0 résultant de oE' et E'E0> ce der-vecteur étant la somme géométrique de la force électromotrice de self-induction primaire oE, et de la chute ohmique primaire 0Er.
- Si l’on suppose que le rapport de transformation est égal à l’unité, ce qui revient à adopter des échelles convenables pour les vecteurs des éléments primaires et secondaires, la chute de tension est alors la différence arithméti-
- En pratique, oh sait que oFt et oFtt sont sensiblement sur le prolongement l’un de l’autre et les tensions de fuites proportionnelles aux nombres de spires, aussi les vecteurs oE: et oe, font un angle très petit sensiblement égal au supplément de celui dés courants.
- Construisons maintenant un nouveau diagramme (fig. 2) en supposant qu’il n’y a pas de force électromotrice de fuites, ni de chute ohmique dans le secondaire et qu’au contraire il y ait, daus le primaire, une force électromotrice de
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- 407
- fuite égale à la somme géométrique des forces clectromotriccs oE* et oex et des chutes de tensions ohmiques égales à la somme des vecteurs oE,. et oer. Nous admettons en outre que l’angle de décalage entre la tension secondaire, qui est
- maintenant représentée par le même vecteur que la tension induite oe', et le courant reste égale à a et que les courants aient la même valeur que précédemment, mais un décalage entre eux tel que l’angle d’avance hystérétique soit le même.
- Dans ce nouveau diagramme, la tension aux bornes primaires aura sensiblement la même valeur que dans le précédent-ainsi que l’angle A de décalage entre elle et le courant primaire
- En supposant les courants de phases opposées, on retrouve bien le diagramme simplifié
- • Fig- 3.
- des tensions (fig. 3) donné par Scott en 1894 et utilisé depuis par de nombreux auteurs lequel se trouve ainsi à nouveau justifié.
- La détermination des éléments du triangle E'E0À se fera, comme toujours, par l’essai en court-circuit; le diagramme est alors celui de la figure 4.
- La seconde partie de l’étude de M. Whitehead se rapporte au calcul des forces électromotrices de fuite.
- L’auteur considère d’abord le cas de la figure 5 celui d'un transformateur à deux bobines, une primaire et une secondaire.
- Soient L la largeur commune des bobines, X, et X2 leur hauteur respective \V=X1H-X3 la hauteur totale, ^ la longueur des bobines dans le fer ou — celle des bobines dans chaque trou formé par les tôles, ls la longueur des parties extérieures, ni et n2 les nombres de spires primaires et secondaires, i et / les courants.
- Fig. 4.
- Chaque bobine est environnée par le fer sur trois côtés, 011 peut donc admettre que les fuites passent à travers les bobines et négliger la résistance magnétique des chemins de fuites dans le fer.
- Pour calculer la valeur du flux de fuite primaire, remarquons que les ampère-tours à la distance x ont pour valeur —
- La valeur maxima du-flux traversant l’élément de section Idx est :
- La valeur moyenne de l’induction dans la section l (XA —x) est donc
- 'Vf1 j, 'xdx
- dont la valeur est pour x = o
- T,7^-»ib
- 2L
- Le llux produisant la force élcctromotricc induite dans les nA spires a pour valeur
- et la force électromotrice induite est e, = yfZ sNtfn. 10-8
- I N étant la fréquence.
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- T. XXVI. — ffo îl.
- A cette force électromotrice, on doit ajouter celle correspondant aux parties des bobines extérieures au fer. Il est assez difficile d’obtenir la réluctance exacte des chemins de fuite, mais on peut, en général, admettre que leur longueur est environ le double de celle du cas précédent et leur section à peu près la même ; avec cette hypothèse la force électromotrice due aux fuites primaires est
- | Le calcul montre que la force électromotricc j due aux fuites magnétiques et rapportée au primaire est alors :
- Ce qui donne une force électromotricc totale de fuite de
- On aurait de même pour la force électromotricc due aux fuites secondaires.
- un plus grand nombre de divi-
- ct en la ramenant à ce qu’elle serait dans le primaire, c’est-à-dire en la divisant par îe rapport ^
- La force électromotrice due aux fuites, en supposant celles-ci localisées uniquement dans le primaire, est donc finalement
- *, + «; = 3,92 m! i, N w 10-
- Si l’on considère le cas de la figure G, un secondaire placé entre deux bobines priifiaircs, on trouverait évidemment pour chaque bobine primaire la force électromotrice de fuite
- quatre pa
- le secondaire en deux, placées au milieu des autres, on trouve encore une expression aua-
- Pour le secondaire, les conditions deviennent
- Fig. 5.
- différentes de celles de la figure 5, la bobine n’est maintenant limitée par le fer que sur deux côtés, mais les lignes de fuite sont symétriques par rapport à la ligne tracée en pointillé.
- On a en effet pour chacune des bobines primaires placées aux extrémités de la série.
- pour les deux bobines primaires ensemble placées au centre
- et pour chaque secondaire
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- q„; do
- î encore pour l’ensemble x ‘,+°*h w —
- c’est-à-dire un seizième de la tension due aux fuites qu'on obtiendrait s’il n’y avait qu’une seule bobine primaire et une seule bobine secondaire. Avec la disposition étudiée de chaque partie du secondaire entre deux parties duprimaire, on voit que la force électromotrice de fuite décroit comme le carré du nombre de division du pri-
- Si le primaire et le secondaire sont divisés en un nombre égal de parties et placées alternativement, la tension due aux fuites n’est plus inversement proportionnelle au carré du nombre do division de chaque enroulement.
- Comme le fait remarquer l’auteur lui-même, les chiffres obtenus par l’application des formules précédentes sont trop faibles par suite de ce fait qu’on a négligé les espaces laissés entre les différentes parties des enroulements, espaces dans lesquels agit la totalité de la force magnétomo-
- En réalité, on peut en tenir compte facilement, comme l’a fait du reste M. Ivapp dans l’étude rappelée plus haut; on peut aussi remplacer le facteur 3,92 par un facteur déduit de résultats expérimentaux sur des appareils du même genre D’après IU. Whitehead ce facteur serait sensiblement le double du facteur théorique.
- C. F. G.
- Marche à vide des transformateurs triphasés, pac R. G-oldschmidt. EleHrotec.hniscke Zeitschrift, t. XXI, p. 991, 29 novembre 1900.
- Les transformateurs triphasés, dont les trois culasses ne sont pas absolument symétriques présentent cette particularité que les intensités et les watts à vide ne sont pas les mômes pour chaque noyau, bien qu’aux bornes de chacun d eux il y ait la même tension e ifig. r.) Si, en effet, on dessine les ligne,s de torce moyennes, on verra de suite que les réluctances des 3 circuits sont différentes, et cela d’autant plus que les joints magnétiques viennent encore créer une dissymétrie. La réluctance du circuit central est la plus petite, les deux autres réluctances sont égales. On serait tenté d’en conclure que le courant à vide 4 est moindre que 4 et que 4 et que ces deux derniers sont égaux, et qu’il en est
- de même des watts. En réalité, les 3 courants à vide et les 3 pertes en watts sont inégaux. Les courants des deux noyaux extrêmes ne sont pas très différents mais sont sensiblement plus grands que le courant du novau médian. Près
- de la moitié de la puissance perdue dans le fer est fournie par l’un des euroulements extérieurs, tandis que celui du milieu et le troisième produisent des puissances de même ordre;
- On peut expliquer ces phénomènes de la façon suivante. Soient Ri;R2, Rs les réluctances des noyaux, mesurées à partir des points at et a2 et i, 4, 4 les intensités ; si nous considérons les 2 circuits magnétiques a.,, Iat, IIa% et at IIIax JIæ2, on a, à la constante —— X n près,
- = Niït, — NeRs 4 — 4 = n.sr3 — >414
- N„ Ns> Ns étant les flux dans les noyaux I, II,
- III.
- D’autre part
- Posons pour abréger
- N1R1 — i' X2Ri = i" N3R, = i"' on a les égalités vectorielles
- '1 = ”1 3
- 3 * 3 3
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- 4)
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- Ces égalités nous montrent que chaque courant développe les — de la force magnétomo-trice nécessaire à sa propre culasse et de la force magnétomotrice nécessaire à chacune des
- Nous supposerons les 3 tensions ev ev e3 égales et décalées de 120°; donc les trois flux N,, X X3 sont égaux, en avance de 90° sur les tensions
- et décalés de 120® (fig. 2 et 3). Considérons d’abord un transformateur idéal dépourvu d’hystérésis. Les forces magnétomotriees i, i" et i"' sont alors en phase avec les Hux X,, N.,, X8 (fig. 2). En supposant les réluctances des deux noyaux externes égales et chacune d’elle double de la réductance médiane, on a
- Xous construirons alors.q, 4, 4 d’après les valeurs données par les égalités précédentes. Malgré notre hypothèse de pertes nulles (pertes dans le cuivre sensiblement nulles), les courants 4 et i. ne sont pas déwattés, 4 est en retard sur e3 de 90° — a et q est èn retard sur et de 90" -J- y.. La somme des watts fournis aux transformateurs est nulle, mais la phase T1I fournit de l’énergie . à la phase II. Nous voyons, en outre, que 4 est plus grand et 4 et 4 plus petits que ne l’exigent , les forces magnétomotriees des noyaux corres- I
- pondants, A la limite, lorsque la réluctance du circuit du milieu est négligeable devant les deux autres réluctances, 4 est minimum et on a
- en même temps y atteint sa limite (tg. a
- S'il y a des pertes dans le fer, les trois courants î' i" i’" ont des composantes wattées.
- Ces courants sont en avance sur les flux correspondants (fig. 3)
- En tenant compte des joints, la composante magnétisante des circuits extrêmes est plus forte que celle du circuit moyen. Donc d et d'1 sont plus grands que d’. Il en résulte que i" n’est plus décalé de 120° par rapport à i' et ïn. Si nous construisons les trois courants 4, h, 4’ nous trouvons (fig. 2) que 4 est plus petit que 4 et 4 et que ces deux derniers courants ne sont plus égaux, 4 étant plus petit que 4- Cette inégalité des extrémités est due à l'inégalité des décalages hystérésiques dans le circuit médian et les circuits extrêmes et de l’inégalité des angles {i" i') et [i'' iqui en résulte. Nous remarquons ainsi que a, Si nous posons
- ?' - f
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- ?3 = * - ?,=* + *,•
- l.c diagramme de la figure 3 correspond à un cas réel. On a supposé la réluctance d’un circuit extrême environ double de celle du circuit moyen.
- approchées suivantes :
- R' = (i +7>5nJrf*io-ï)R.
- Ces formules sont identiques, si dans la seconde on remplace p par l’unité. Si ou remplace R par —-Jgÿ- on trouve
- par
- i" = 39
- *"=39V5.
- I Le diagramme donne
- /, = 68 i„=5i i
- h ~b h + *s _ • i' i" -j- t"'
- d est le dia f la section,
- Les composantes wattées qui représentent les énergies par phase sont
- Phase I : *7,8 Phase II : *9,5 Phase III : 4;
- cos sp, = 0,409 cos Ÿ3 __ 0,578 cos oa = o,6Ga.
- Il y a des cas où la dissymétrie est encore plus grande. Cette dissymétrie disparaît en charge, car le courant à vide est négligeable devant le courant utile. Mais on voit que la méthode qui consiste a mesurer l’énergie perdue dans une phase et à la multiplier par trois pour avoir les pertes a vide n’est pas admissible si le transformateur n'est pas symétrique.
- K. R.
- 'e du conducteur, l sa longueur, •la résistivité en ohms-centimè-
- )ducteur est magnétique, p est si
- 1
- a0 I Eo
- —1
- 3r t
- .Résistance des conducteurs de fer parcourus par des courants alternatifs, par C. Feldmann et J. Herzog. Elektrotechniseho Zeits. chrift, t. XXI, p. 844, 11 octobre 1900.
- Lorsqu’un conducteur d’une section assez grande est parcouru par un courant alternatif, on ne peut pas considérer le courant comme uniformément réparti dans le conducteur. Les différentes lignes de courants produisent des champs alternatifs qui ont leur maximum de densité au centre du conducteur et qui, par suite, ne donnent passage en ces points qu’au courunt le moins intense. Lorsque les conducteurs sont en cuivre, on peut en général négliger l’accroissement correspondant de résistance. Si on veut faire la correction or» peut employer les formules
- grand qu'il faut considérer toute une série de termes : l’on emploie alors une autre formule approchée de Thomson et Erving. Thomson a montré que, si Ton considère une lame d’épaisseur ia parcourue par un courant dans le sens delà longueur, il se développe dans cette lame un champ IIC perpendiculaire à cette direction, maximum sur la surface de la lame et dont la valeur en un point situé à une distance x du plan de svmétrie de la lame est (fig. 1)
- —VU
- •=*v?
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- N® 11.
- Si nous supposons n10000, on trouve
- i ooo, t = 5o, I lames de différentes épaisseurs, on a le tableau 19,85. Pour des ! suivant :
- u,98
- >,98
- 0,98
- o, 78-
- 0,6
- 0,98
- o,8o5
- j,8
- >,985
- >.9
- --,98 /
- & \
- La figure 2 représente la répartition des lignes de force.
- On peut se représenter cet effet de la manière suivante. La plaque comprend 2 couches de magné-
- tisme uniforme II0 renfermant le même flux et entre ces 2 couches se trouve une couche neutre. L’épaisseur de chacune deces couches est
- Pour les valeurs précédentes c'est-à-dire
- on a (fig. 3)
- >,0248
- 99
- Pour m =28,1 (100 périodes), on a (fig. 3) :
- On peut dire en chiffres ronds que, pour des lames un peu fortes, le magnétisme ne pénètre que de y- mm pour la fréquence 5o et de ~~mm pour la fréquence roo.
- Les phénomènes sont absolument analogues pour un conducteur parcouru par un courant. Celui-ci diminue de la périphérie au centre, et on peut imaginer que vers l’extérieur du conducteur se trouve une couche parcourue par un courant uniforme et dont l'épaisseur est
- L’introduction d’une couche équivalente n’a été faite que pour la rapidité des calculs, mais ne correspond pas à la réalité. L’intensité diminue rapidement depuis la surface jusqu’au centre ; à une protondeur de 1 ram elle n'est que o,î4 et à 5 mm que ^ de l’intensité maxima superficielle.
- Soit un conducteur donné de résistance apparente R', de résistance ohmique R, de longueur l. de section f. Nous avons.
- _ 109 ffi
- ~ l
- L -H r h
- On peut en déduire l’épaisseur b en centimètres et la perméabilité p pour les lignes de force circulaires produites par le courant alternatif
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- et pour n — 5o.
- 11 39486*
- j On a obtenu les résultats suivants pour quel-j ques conducteurs de fer forgé, de fonte et d acier [ (fréquence üo).
- Cornière : périmètre 780
- La précision des mesures faites est suffisante pour montrer que l’épaisseur de la couche équivalente est d’environ mm et que la perméabilité est d’environ 1 000 ou 1 9.00.
- Ces considérations trouvent leur application pratique dans les chemins de fer et tramways à
- courants alternatifs. O11 ne peut prendre pour les rails la valeur de la résistance olimique puisque seule une étroite couche périphérique sert au retour du courant. Des mesures effectuées sur une voie d’essai de la Compagnie Ilélios à Ehrenfeld ont donne les résultats suivants :
- Tablhau II. — Fréquence 5o.
- 1U2 lt'U rt~’i b , (microhms : cm) H H' TT
- „ ... „,n „ „„r..r. 3.o3 o,64 18. 7 8,7
- 8 10 1) u 0,000681 0,00C 4 •2,80 1370 9,4
- 0,0035 o,oi5i5 4,35 0,93 25,4
- 10. 29» » » 3 B 0,0043 0,0309, 5,43 39,^
- o,ooo352 0,00078 93, a
- 0,ooo363 1,60 96,0
- i3. 180 m » » 18 » 0,016 0,0647 6,6 1,40 33,5 Jo»- 4,o
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- h4
- l’éclairage électrique
- Les rails pesaient 20 kg par mètre ; la périphérie était de 4/2 ,llm et la section de 2640 mm2. On voit d’après les essais y, 8, l'S que, s’il n’y a pas il’éclisse, la résistance apparente est neuf fois la résistance réelle, tandis que s'il y a des éclisses, la proportion n’est que
- de 4 : 1
- Daus le laboratoire de la maison Ganz et C° on a entrepris une série d’essais sur des rails non posés de 23, 3j kg par mètre courant.-Ces rails étaient étagés de telle .sorte que la distance horizontale de deux rails consécutifs était de 3o cm et la distance verticale de i5 cm. On put en employer ainsi 68 ni. Les connexions étaient faites en zigzag au moveu de câbles de cuivre, de façon à diminuer les effets d’induction mn-
- Tableau III
- 1.1 " 1.14 i5G,5
- Courbe de force clcctromotrice pointue. Volts. Ampères. "Watts. Cos ?.
- 8.1 188 10.33 0,81
- 7,25 i65 944 0.79
- 6.1 146,5 788 o,83
- Courbe électromotrice sinusoïdale.
- 6,2.5 J14
- 5,75 J96
- 5,2 174,6
- La résistance était donc de
- 11' = o,o43 Q -: 5,25R (h ~ 43) {onde pointue} R = 0,0295 Q = 3,6R (n = i5) (onde sinusoïdale).
- La perte de puissance par hystérésis et courants de Foucault était, dans le premier cas, quatre fois et dans le second trois lois plus grande qu’en continu.
- La résistance relativement élevée en continu parait due aux contacts ; c’est à cela qu’il faut également attribuer l’augmentation relativement moindre de résistance en alternatif.
- La conclusion de ces essais est la suivante: Si nous désignons par \Y le poids en kilogrammes d’un mètre de rails, la résistance offerte par une voie de 1 km à un courant de fréquence 5o
- R~ vY
- En courant continu, des éclisses soignées doublent la résistance des rails; en alternatif cet effet, est bien moins accentué ; si nous admettons pour 1 kilomètre de rails 200 éclisses de 0,002 £2, la résistance totale de ces éclisses est de 0,04 Ü, soit 10 p. 100 de la résistance offerte à un courant alternatif par des rails pesant 20 kg par mètre. On a donc au total
- résistance quatre ou cinq fois plus grande qu’en continu. La résistance du circuit de retour 11’est donc plus, comme en continu, le —7- de celle du circuit d’aller mais bien 1 fois à 1,0 fois plus grande.
- Comme la solution des problèmes des chemins de 1er sera certainement dounée parles courants triphasés, il nous a paru intéressant d’insister sur un phénomène dont on sera alors obligé de tcuir compte.
- E. 13.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ELECTRICIENS
- Séance du mercredi 6 mars 190.1 M. R. V. Picou expose quelle a été l’organisa-liou des services électriques de l’Exposition universelle de 1900 et les résultats obtenus. 11 s’attache à faire ressortir les difficultés aux-
- quelles sc sont heurtés les ingénieurs chargés de ces services, difficultés qu’ils sont arrivés à surmonter, non :i la satisfaction de tons, mais avec fine habileté digne des plus grands éloges. Ces dilficultés étaient considérables; le programme établi dès l’origine consistait, en elFet, à organiser les services de distribution d’éclairage et
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- 4.5
- de force motrice au inoven des machines exposées par les différents constructeurs; les conditions financières offertes aux exposants étaient loin de constituer un pont d’or : aussi les exposants s’empressèrent pen de faire des offres; pour assurer les services qui leur incombaient» les ingénieurs durent se montrer très conciliants, apporter des modifications constantes aux conditions qu’ils avaient imposées à l'origine et accepter des machines des types les plus différents; les installations durent être faites dans les conditions défavorables qui accompagnent toujours la hâte fiévreuse d’une installation provisoire telle qu’une exposition devant durer six mois où chacun, prêt au dernier moment, est toujours tenté de rendre responsable son voisin. Eu fait,les services électriques fureuttoujours considérés comme le bouc émissaire ; une interruption venait-elle a se produire, c’était la faute de l’électricité, bienque celle-ci souvent n’y fut pour rien et que l’interruption ait été causée par les chaudières, les conduites de vapeur, les moteurs, etc. ; si l’on ajoute à cela que les moteurs mis à la disposition du public étaient souvent manœuvres en dépit du bon sens ; que les canalisations, bien que souterraines, étaient exposées aux multiples accidents occasionnés par les ouvriers du service de la voirie ou par un arrosage trop abondant; que les postes de transformateurs étaient établis dans des kiosques qui furent souvent cambriolés, malgré les annonces de danger placardées sur les portes; enfin, que les différents éléments de l’usine génératrice, divisés a l’infini, composés de machines des types les plus différents, étaient commandés chacun par les agents d'un exposant différent; on reconnaîtra que c’est miracle que les interruptions n'aient pas été plus fréquentes, et qu’011 n’ait eu a déplorer ni mort d’homme, ni blessé, ni incendie, surtout si l'on considère l’importauce énorme des installations qui ressort des chiffres statistiques suivants.
- La puissance totale disponible était de 3y o85ÏL P., répartie entre 3o génératrices dont la plus petite était de 35o chevaux.
- Toutes les machines a courant continu étaient soit de 5oo, soit de 200 volts; on adopta donc une distribution à 3 fils h 220 volts par pont ; le tableau, construit par les établissements Glé-mauç.on, fut établi suc ces données; il ne comportait que les appareils de mesure et d’interrup-
- tion ; le réglage des génératrices était fait par les exposants eux-mêmes, sur ordres téléphoniques transmis par l’élcctricicu de service au tableau de distribution ; ce dernier comportait, à cet effet, un poste téléphonique très complet; les résultats obtenus furent très satisfaisants; on n'éprouva pas d’ennuis même quand on fit des coupures à très fortes intensités sous 5oo volts.
- L’exploitation des alternateurs fut beaucoup plus difficile, en raison de la multiplicité des types mis à la disposition du service électrique; on trouvait, en effet, des machines monophasées à 2 200 volts ; des machines biphasées à 2200 volts à 4a et à 00 périodes ; des machines triphasées a 3 000 volts ; des machines triphasées à 5 000 volts à 20 et à 5o périodes. On ne pouvait évidemment songer à mettre en parallèle deux machines quelconques, même de fréquence et de tension égales, mais fabriquées par des constructeurs différents; il en résulta donc une assez grande complication des tableaux qui 11e furent pas mis en service pratique sans de nombreuses difficultés et des modifications continuelles. Pour l’exploitation, on divisa les machines par groupes de 2 ou 3 machines qui étaient mises eu service alternativement.
- Le choix du mode de canalisations et du type de cables il adopter n’a pas été nou plus sans difficultés.
- Les canalisations à courant continu fureut réservées pour les installations du Champ-de-Mars, les plus rapprochées des groupes générateurs ; par mesure d’économie, et en raison des conditions spéciales dans lesquelles on se trouvait, les canalisations devant être posées sous des planchers en bois, on adopta des câbles sous caoutchouc mis directement en terre; cette disposition a donné des résultats suffisants, mais ne saurait être recommandée dans d’autres circonstances; elle 11e manquait môme pas de hardiesse pour le cas spécial où elle a etc adoptée. Outre ces canalisations souterraines qui desservaient l’intérieur des galeries du Cliamp-de-Mars, on disposa, pour l’éclairage des cafés et restaurants installés sur le pourtour de ces bâtiments, des canalisations aériennes; les deux canalisations, aérienne et souterraine, furent réunies en certains points pour profiter de toute la section des conducteurs et diminuer la dépense eu cuivre,
- Les ligues étaient protégées par des plombs
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI. — N° H.
- principaux; on ne tarda pas à reconnaître leur inutilité et même leurs dangers ; ils ne semblent avoir pour effet que de mettre à couvert la responsabilité des ingénieurs. La mise en marche malhabile des moteurs causa, au début, beaucoup d'ennuis; l'emploi de disjoncteurs automaliques, beaucoup plus sensibles et plus réguliers que les plombs, a permis de s’affranchir de ces ennuis.
- Les canalisations a courants alternatifs étaient formées de y lignes principales; chaque ligne comprenait a câbles; chacun de ceux-ci pouvait, au besoin, suffire à assurer le service; en temps normal les deux câbles étaient utilisés eh parallèle. Ils étaient divisés en sections; les sections consécutives étaient réunies par des commutateurs permettant de mettre momentanément hors circuit une section d’un câble pour la réparer, mais d’utiliser, sur tout le reste du parcours, toute la section de cuivre.
- La section des câbles fut choisie un peu arbitrairement, car les données pour la consommation probable et sa répartition exacte manquaient lorsque le projet fut établi. Cependant, les données qu’on avait adoptées au début furent eu pratique reconnues suffisamment exactes, et l’on n’éprouva, de ce côté, aucun mécompte.
- La longueur totale des câbles à courant, continu qui furent posés fut de 20 200 m ; la section totalisée des câbles au départ du tableau fut de 4Guo mm2. La longueur totale des câbles à courants alternatifs fut de 39970 m, avec une section totalisée de 2 700 mm- au départ. Ces câbles furent posés dans près de 28 km de tranchées. Ces chiffres font comprendre l’importance du travail réalisé qui, commencé le 1 5 janvier 1900, était terminé la veille de l'ouverture de l’Exposition, le i5 avril suivant; mais pour obtenir un tel résultat, au milieu de l’encombrement des galeries, malgré le mauvais état des jardins, la mauvaise volonté des exposants qu’on dérangeait, il fallut déployer une activité et une énergie énormes; M. Picou dut même, un jour, le dimanche qui précédait l’ouverture, demander que l’administration suspendit toute arrivée de wagons dans les galeries ; ce jour-lâ, 011 posa 5 km dé câbles !
- Los canalisations alternatives aboutissaient à 45 postes principaux et à 8 petits postes de transformateurs. De ccs 53 postes de transformateurs partaient les circuits secondaires d’utilisation qui
- étaient, pour la majeure partie, souterrains. L’éclairage des Champs-Elysées et de l’Esplanade des Invalides ainsi que l'alimentation des moteurs qui s’y trouvaient placés, étaient assurés dans des conditions spéciales, par la génératrice triphasée à 5 000 volts et 25 périodes dont le courant était transformé par des commutatrices en courant continu à 5oo volts ; il aurait été impossible d’obtenir un éclairage satisfaisant avec un courant de si basse Iréquence etl’onn’avait accepté cette génératrice qu’à la condition que le constructeur fournirait en même temps les eommutatrices.
- L’éclairage était assuré par différents entrepreneurs qui avaient été déclarés adjudicataires à la suite d’enchères ou de marchés de gré à gré. 11 comportait surtout des lampes à arc ; l’éclairage à incandescence était employé pour l’ornementation ou l'éclairage intérieur.
- La détermination du nombre de lampes à employer pour obtenir l’effet voulu fut assez ditli-cile, car on manquait de données exactes ; on se servit des éléments publiés par M. H. Fontaine lors de l’Exposition de 1889. Les résultats furent satisfaisants et l’on n’eut pas de remaniements à faire, bien qu’avant la mise en marche on était peu certain de l’effet qu’on obtiendrait ; c’est ainsi que pour la Salle des Fêtes, au Champ-dc-IVIars, M. Pieon avait fixé à 56 le nombre de lampes à arc nécessaires; l’entrepreneur, se basant sur sa longue expérience, déclarait que 200 lampes au moins seraient indispensables; en réalité les 56 lampes suffirent dans d’excel-lcnLcs conditions.
- Dans certaines galeries, comme les galeries des machines, principalement dans la section étrangère, où la grue épousait la forme de la galerie, on éprouva de grandes difficultés pour choisir l’emplacement des lampes ; aux Champs-Elysées, la grande quantité d’arbres touffus et de faible hauteur occasionna aussi de sérieuses difficultés,
- Pour établir les projets, on sc basa sur les don-
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- En acceptant ces chiffres, on calcula que l’éclairement moyen sur le sol était le suivant pour des différents emplacements :
- Galeries de l'Alimentation . . » bas côtés
- Galerie dus Machines...........
- Galerie du Ier étage du Palais
- de l’Electricité............
- Palais de l’Horticulture . . . Jardins des Champs-dysces .
- r 3,5
- Le palais de l’Horticulture lut éclairé par des arcs en vases clos ; la lumière d’apparence lunaire ainsi obtenue donna satisfaction; l’éclairement des jardins des Champs-Elvsées est celui qui résulte des calculs ; mais, en raison de l'ombre des arbres, bien que la hauteur des fovers lut parfois abaissée jusqu'à 3,5o m au-dessus du sol, il était certainement moindre ; tout ce qu’on peut dire, c’est qu’il y avait un fover de io ampères tous les 15o m2.
- En résumé l’éclairage oiiicîel comprenait 3 318 arcs et 4!>00f> lampes à incandescence.
- Le service de la force motrice comprenait 683 moteurs ; 583 de ceux-ci étaient placés dans les galeries du Uhamp-de-Xfars ; les i oo autres étaient répartis sur l’ensemble des réseaux; on sait, en effet, que l’administration avait décidé qu’en principe, les machines productrices seraient placées à coté du produit fabriqué el qu’il n’v aurait pas ou très peu d’arbres de transmission ; ces dispositions ont entraîné l’emploi d’un grand nombre de moteurs et leur dispersion un peu de tous les cotés. On a pu observer, par suite de l’emploi des moteurs à courants alternatifs, combien les génératrices à courants alternatifs sont impuissantes lorsqu'elles n'ont pas été spécialement construites dans ce but : une machine de plus de i 5oo chevaux sc trouvait presque complètement paralysée lorsqu’on lui faisait alimenter seulement un moteur de i5o chevaux.
- Pendant la durée de l’Exposition, mais non compris la période qui a précédé l'ouverture ni celle qui a suivi la fermeture, la durée de service de l’cclairage et de la force motrice a été de 2 y56 heures ; la durée de l’éclairage public a été de 909 heures ; la durée moyenne de marche de chaque génératrice a été de 710 heures.
- La puissance totalisée des appareils reliés aux canalisations a été de 11 65o kilowatts, dont 3 700 pour l’éclairage, 0700 pour la force motrice et 2 a5o pour les abonnes.
- La puissance moyenne débitée a etc de 3 400 kilowatts avec un maximum de 0700 kilowatts. L'énergie débitée par jour a été en moyenne de au 3oo kilowatts-heure avec un maximum de 38 000 kilowatts-heure.
- A cette puissance reliée aux canalisations « officielles », il faut ajouter 3 3oo kilowatts relies aux canalisations des secteurs parisiens, 4oo kilowatts environ alimentés par des petites installations privées avec moteurs à gaz et, enfin les installations du chemin de fer et de la plateforme mobile.
- A la suite de cette communication, M. Mascart fait observer combien est grande l’influence des surfaces sur l’éclairage des espaces. Avec des murs flancs, l’éclairement, à nombre de lampes égal, peut être quatre à cinq fois plus grand qu avec des murs sombres ou des feuillages ; c’est ce qui explique les lions résultats obtenus dans la Salle des l'êtes. G. P.
- ACADÉMIE DES SCIENCES P)
- Séance du U février 1901
- Lois de transparence de la matière pour les i-ayons X, par Louis Benoist. Compte.s rendus, 1. CX.WII, p. 324-3*27.
- Après avoir établi antérieurement (y! l’hétérogénéité des rayons Xcll’absorption sélective qu'exercent sur eux les corps qu’ils traversent, Fauteur a étudié, pour un certain nombre de corps, l’influence de leur densité et de leur nature sur cette absorption (3); il a montré que, en dehors de quelques cas particuliers, la transparence aux rayons X 11’cst pas uniquement fonction de la masse, mais que le pouvoir absorbant ou opacité spècifi-
- (*) Dans la communication cle M. R. Paillot, sur la Force électromotrice d’aimantation reproduite
- erreurs suivantes que l’auteur nous signale .-ligne de la 2e colonne au lieu de
- 8 0,26 ni
- 9 0,28 m2
- 12 . o,o5 in
- (-) L. Bexoist et I), Huhmczescu, Comptes rendus. t. CXXil, p. 379, 17 lévrier i8gG. Ecl. Élect.. I, VI, p. 412, 29 février 1896.
- (;1) L. Benoist. Comptes rendus, t. CXXIV. p. 143, 18 janvier 1897. Écl. Elect., t. X, p. 218. 3o janvier 1897.
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- que augmente on général assez vite avec la densité. II a constaté enfin que les corps possèdent une propriété que Pou peut appeler leur radio-chroïsme, car elle est comparable à la coloration des substances transparentes à la lumière, et en vertu de laquelle le rapport des opacités de deux corps change avec la masse traversée et avec la qualité des ravous X employés, le changement le plus rapide se produisant du coté du corps le plus dense.
- Continuant ces recherches, il s’est proposé de les étendre au plus grand nombre de corps possible (120 corps ont été étudiés!, et aux conditions les plus variées d’épaisseurs traversées et de rayons X employés (').
- M. Benoist appelle équivalent, de transparence d'un corps la masse, évaluée en décigrammes, d’un prisme de ce corps ayant i cm2 de base, et produisant sur les rayons X de qualité déterminée, qui le traversent parallèlement à son axe, une absorption déterminée, la même pour tous les corps, par exemple celle que produit un prisme de paraffine de mm de hauteur choisi comme étalon de transparence. Cet équivalent définit el permet de calculer l’opacité spécifique moyenne du corps considéré pour l’épaisseur particulière qui correspond à l’étalon choisi, et pour la qualité particulière de rayons X employés.
- La mesure des équivalents ainsi définis fournit un certain nombre de résultats intéressants dont voici les principaux :
- i“ L’opacité spécifique d’un corps [pour des conditions déterminées comme il a été dit plus haut) parait, indépendante de son état physique ; elle est la même, par exemple, pour l'eau et la glace, etc.; elle est indépendante de la température, etc.
- a0 L'opacité spécifique parait indépendante du mode de groupement atomique, c’est-à-dire des formes cristallines, des étals allotropiques, des
- seule capable de donner des valeurs absolues, M. Benoist
- ptiîque, pour lesquelles il a établi un dispositif donnant les valeurs relatives d'une façon suffisamment rapide et
- des corps étudiés ; ce dispositif comporte en particulier les précautions nécessaires pour éviter toute interven-
- condensalions moléculaires, aux différences de pureté chimique près, bien entendu : (die est la même, par exemple, pour l’alumine anhydre et le corindon, pour les diverses formes de carbone soit cristallisé, soit amorphe, pour le phosphore jaune et le phosphore rouge, etc; enfin pour des corps isomères, tels que
- L’aldobydc henzylique, C7H60, qui donne. E = 6iRr,
- Et pour la bcnzo'mc, CI4H,-Ol!, qui donne.. E =: 6of,'ï
- 3° T'opacité spécifique parait indépendante de l'état de liberté ou de combinaison des atomes, et l’équivalent de transparence d’un mélange ou d’une combinaison peut se calculer au moyen des équivalents de leurs éléments constitutifs, saul à tenir compte, s’il v a lieu, de la difiérence de qualité dans l'absorption sélective, c’est-à-dire du radiochi'oïsme particulier de ces cléments. Il en est de même pour le calcul inverse. Exemples :
- où quartz..........!
- < C
- Lilhiiie caustique (mm Oxygène (mesuré). .
- = 44.5 = H
- 44,5 113,8
- En un mot, l’opacité spécifique, rapportée à des conditions bien déterminées, constitue une nouvelle propriété additive des corps, comme la masse, le poids atomique, la capacité calorifique atomique, etc., avec l’avantage d’ètre indépendante de toutes les causes qui font varier cette dernière ('). (*)
- (*) M. Benoist ajoute :
- « Celte propriété paraissant dépendre uniquement de la nature des atomes, conduit à rechercher une relation entre les poids atomiques des différents corps simples et leurs équivalents de transparence pris dans certaines conditions déterminées. Portant les poids atomiques en abscisses et les équivalents en ordonnées, j’ai pu réunir tous les points obtenus par une courbe régulière, d'allure hyperbolique, ne laissant subsister que de petits écarts qu’il est possible d'expliquer soit par uu défaut de pureté absolue des échantillons éludiés. soit par de légères variations de qualité des rayons X employés. En même temps, j’ai tracé l’hyperbole équila-tère passant par l’un des points extrêmes, celui du lithium, et qui a pour asymptotes l'axe des poids atomiques et celui des équivalents. Les deux courbes, sensiblement confondues pour les poids atomiques les plus
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- résultats intéressants qui montrent l’existence d’uu mvonneiuciil secondaire (* l:.
- sou milieu, sur 10 mm de long environ et 1 mm d’épais-ilepuis près de onze mois, a servi aux expériences sui-
- semblc émaner de la matière active de la rainure au tra-ombres divergentes. Si ce rayonnement latéral proviout, des épaisseurs de plomb de 12 mm à 20 mm.
- seur de plomb est extraordinairement pénétrantet donne naissance à des phénomènes d'émission particuliers. Tl traverse facilement deux plaques photographiques super-
- sième, mais dans ce trajet la diffusion est très grande et sÎoti faite sur la première.
- pose un autre phénomène hiullendu : lu trace du bloc est parquée par un rectangle uniformément impressionné : celle impression uniforme rectangulaire se superpose à
- émis au travers du fond, et dans lequel on retrouve la silhouette diffusée de la source radiante.
- U Les mêmes apparences se reproduisent lorsqu'on couvre par une mince feuille do mira in plaque envelop-
- des vapeurs ordinaires de plomb.
- qui recouvre le papier enveloppant la plaque photographique, on le fait reposer sur une lame de plomb de 1 mm d’épaisseur, de forme quelconque, dëpassanlde plusieurs centimètres les contours du bloc actif, et si l'on dispose sur la plaque d'autres fragments de lames métalliques, ou observe, an bout du même temps de pose, qu'à plusieurs centimètres de distance, toutes les parties métalliques atteintes par le rayonnement ont donné sur la plaque une impression plus forte que celle qu'aurait produite le rayonnement direct. Il n'ost pas nécessaire que le métal soit en contact avec le bloc.
- » Une lame métallique, de plomb ou d'aluminium,
- La pénétrabilitë du rayonnement secondaire, plus laible que celle du rayonnement excitateur, est analogue à la même propriété des ravons secondaires qui dériventdcs ravonsdcRontgen'et (jui ont été découverts par M. Sagnac.
- Sur l’absorption spécifique des rayons X par les sels métalliques, par Alexandre Hébert et Georges Reynaud. Comptes rendus, t. CXXXIT, p. 408-409,
- Les auteurs l'ont observer que dans un mémoire publié en 1899 (’) ils ont déjà formulé plus ou moins directement quelques-unes des conclusions de M. Benoist 'voir plus haut, p. 417'.
- Leur élude portait sur l'absorption de solutions salines contenant une molécule-gramme par litre d’eau de chlorures, bromures, iodures, sulfates, nitrates de divers métaux. Ils ont constaté que l'absorption spécifique croit avec le
- posée sur la plaque photographique dans les conditions diquées ci-dessus, au lieu de paraître agir comme :ran pour arrêter le rayonnement de la source, donne
- 1 contraire une impression plus forte ; cette impression il sensiblement uniforme sur quelques centimètres caris de surface : elle va en diminuant avec l’augmentation de la distance, et de l’épaisseur du métal traversé nhli-
- » Sur les bords des lames disposées sur la plaque, on ibserve deux sortes d’effets : du côté exposé an rayon-
- déjà signalée il y a deux ans (Comptes 1899. /ici. Kle.ct. l. XIX, p.
- ; intense que j’ai ndus, l. CXX Vlll, 1899) ;
- traverser, ce qui montre que 1
- s ombres se projettent elles semblent les v parties métalliques direct n’émettent pas
- ment ne se propage qu'à une petite distance des points
- n Une seconde plaque photographique, placée au-dessous de la première dans l'expérience qui précède, montre avec une grande intensité Je rayonnement direct; le rayonnement secondaire des morceaux de plomb répartis surla première plaque traverse plus difficilement le verre de celle-ci, et la seconde épreuve donne une faible indication de ce rayonnement secondaire, au milieu des ombres plus intenses produites par les rayons directs.
- » J ajouterai que des lames de plomb ayant donné des impressions très fortes dans les conditions précédentes, et placées isolément à 1 abri du rayonnement excitateur sur des plaques photographiques, enveloppées de papier noir, n'ont produit aucune action ».
- (U Bulletin de la Société chimique, 3e série, l. XXI p. 392 et 394 ; 1899.
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- poids atomique du métal pour les uilrales et les chlorures ; pour les bromures, iodures et sulfates la variation n’est pas aussi nette, ce que les observateurs attribuent au poids moléculaire élevé du radical de ces sels. Pour les premiers sels, la courbe de l'absorption spécifique en fonction du poids atomique se rapproche sensiblement d’une hyperbole équilatère.
- En comparant l’absorption spécifique de divers acides combinés avec un même métal, ils ont constaté que l’absorption semble croître avec le poids moléculaire des acides, au moins d’une façon approchée.
- De l'ensemble de leurs résultats, ils concluent que daus un composé, c'est l’élément, dont le poids atomique est, le plus élevé qui imprime surtout au composé ses propriétés absorbantes, cet élément, pouvant être, d’ailleurs, électro-positif ou éleclro-négalif.
- Transmission nerveuse d’une excitation électrique instantanée, par Aug. Charpentier.
- Comptes- rendus, t. CXX.XII, p. 426-428.
- Dans une série de travaux antérieurs, cl notamment dans trois Noies présentées à l’Académie en 1899 (*), l’auteur a démontré que l’excitation électrique brève mettait le nerl dans un état oscillatoire spécial, se propageant à distance dans cet organe avec une vitesse qu’il a pu mesurer, et qui est la vitesse même de l’agent nerveux. 11 a déterminé aussi la iréquence de ces oscillations nerveuses et leur longueur d’onde. Enfin, il arrivait à cette conclusion, que ce phénomène physiologique était en même temps un phénomène électrique, eu ce sens que ce qui était ainsi propage le long du nerf dans les mêmes conditions que l’influx nerveux consistait dans une série d’oscillations électriques. C’est ce point que M. A. Charpentier est parvenu à démontrer par diverses expériences dont la description est l’objet de la note qui nous occupe.
- Séance dit 25 février 1901.
- Sur les propriétés isolantes de la neige, par Bernard Brunhes. Comptes rendus, t. CXXXIT,
- E11 qualité do directeur de l’observatoire du
- f1) Comptes rendus, t. XII, 26 juin et i3 juillet 1899. Écl. Élect., t. XX. p. 38 et 160, 8 et 29 juillet 1899.
- Puy-de-Dôme, M. B. Brunhes a eu l’occasion de s’occuper, cet hiver, d’une ligne télégraphique de montagne et de constater par lui-mème le fait, bien connu du personnel de l’Observatoire, des propriétés isolantes de la neige, fait sur lequel l’attention a été appelée récemment par
- M. Rico» (*).
- M. Brunhes donne quelques détails sur les conditions dans lesquelles il a lait celle constatation (‘J).
- f1} Jicl. Élect.. t. XXVI, p. 348, i mars 1901.
- gaine de givre qui peut atteindre jusqu'à o.fïo m de dia-
- delà de l'interruption, un fil de fer qu’ils posaient simple-
- telégraphique de l’observatoire. En ne moment, le fil traîne ainsi sur la neige, sur plusieurs dizaines de mètres de longueur, à travers les ruines du temple de Mercure.
- tagne, trop loin du sommet, Tonfait appel à des employés
- tile d'atteindre aux godets isolants des poteaux et d'ac-longueur, à une hauteur de 1 m à i,5o m, sans lin-
- façon normale, il arrive, comme j:ai eu l'occasion d<j
- et de neige qui transforme les poteaux en colonnes mas-
- fil occupe l'axe. Dès lors, il y a. sur une longueur d au moins 1 .km, communication du fil avec le soi par un large
- » Si" Tonna pas songé, ici, à tendre à demeure un fil nu sur la neige, c’est d’abord que’ce lil ne servirait que
- que certains points du flanc, de la montagne sont balayés parler des périodes où la température se relève assez
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- Séance du 4 mars 1901.
- Pour obtenir des rayons de courtes longueurs d’onde, on peut utiliser l’effluve électrique, source intense de rayons violets et ultra-violets, par s. Leduc, Comptes rendus t. CXXXII, p. 54a.
- I/appareil destiné à produire l’effluve se compose d’une sorte de condensateur dont une armature est une plaque métallique percée d’un orifice de a à 4 cni de diamètre et l’autre armature une sphère de 2 à 3 cm de diamètre disposée en face de l’orifice ; une lame transparente de celluloïd ou de mica sépare ces armatures. La sphère est mise en communication avec l'armature externe d’une bouteille de Levde dont l’armature interne communique avec un pôle d’une bobine d'mduction donnant au moins 6 cm d’étincelle ; un déüagrntcur est intercalé sur le trajet. L’autre pôle de la bobine communique avec l’armature interne d’une bouteille dont l'armature externe est mise au sol. On peut prendre une machine à influence.
- Les rayons émis par l’cl'lluvè agissent très activement sur les plaques photographiques. Ils agissent aussi sur les tissus et peuvent être utilisés pour l’application du traitement Finsen. Dans cc cas on comprime le tissu au moven d’une lame de quartz encadrée d'ébouite et l’on place le condensateur sur la lame de manière que la sphère se trouve en face la lame.
- Sur la propagation des oscillations hertziennes dans l’eau, parC. Gutton. Comptes rendus, t. CXXXII, p. 543-545.
- Lorsque les propriétés électriques et magnétiques d’un milieu isolant ne dépendent que de sa constante diélectrique, la longueur d’onde d'un résonateur reste, la même, quand on la mesure d’abord dans l’air, puis dans ce milieu. Cette proposition a été déduite par M. Blon-dlot (‘) de considérations d’homogénéité et vérifiée par lui dans le cas de l’huile de ricin et de la glace. Lorsque le milieu est magnétique, conducteur, ou encore présente une absorption * (*)
- porte sur poteau, et il sérail moins aisé do trouver les points de rupture, ün se trouve, au point de vue de la conservation de Ja ligue, dans les conditions climatériques les plus défavorables qu'il soit possible. »
- (*) H- IJloswi.ot, Comptes rendus, t. CXV, p. 225 ; i8ç)2, ott. CXIX, p. 3y5 ; 1894.
- notable pour les ondes hertziennes, ses propriétés ne sont plus définies par sa seule constante diélectrique, et alors l'égalité des longueurs d’onde d’un résonateur dans l’air et dans ce milieu n’est plus certaine d’avance. C’est le cas de l’eau de source ordinaire, dont les propriétés électriques dépendent d’autres paramètres que sa constante diélectrique. Cette eau a une conductibilité notable et les ondes électromagnétiques y subissent une absorption considérable. L’expérience seule peut décider si la longueur d’onde d’un résonateur est la même dans l’air et dans l’eau.
- Les essais faits par M. Gutton (J) montrent
- (l) « A Laide d'un excitateur de Hertz j'ai produit des ondes le long de deux fils de cuivre étamés parallèles el distants de 38 cm. A 2,5o m de l'excitateur, ces lils pénètrent dans une cuve en bois paraffiné étanche ; le léso-nateur, constitué par un cercle de 36 m de diamètre en 111 de cuivre étamé de 3 mm, y est disposé e.ntre les deux lils. Au delà du résonateur ces lils sc rapprochent el
- large et 5 cm de profondeur. Les deux fils y sont réunis par un pont. Lorsqu on déplace ce pont, l'étincelle à la coupure du résonateur passe par une série do minima et de tnaxima. Le quart de la longueur d’onde du résonateur est la distance entre les deux positions du pont, qui correspondent à un minimum et au maximum suivant,
- » J’ai d’abord placé le résonateur dans le plan des lils. L expérience étant faite dans l'air, les distances du pont au centre du résonateur pour le premier minimum cl le premier maximum sont les suivantes :
- à immerger complètement le résonateur et les fils, j'ai recommencé l’expérience. T/étincelle du résonateur jaillissait sous l'eau: si les ondes onvovées par l’excitateur sont assez intenses, celte étincelle, quoique courte, esl très brillante et s'observe facilement. Il est d’ailleurs indispensable de plonger dans l’eau la coupure du résonateur; sa période de vibration dépend, en effet, de sa capacité, et cette capacité, qui est justement modifiée lorsqu'on plonge ie résonateur dans l’eau, esl en partie ducaux bords eu regard de la coupure. Les mesures faites dans l’eau sont toutefois un peu moins précises, que celles qui sont effectuées dans l’air; cela tient à ce quel eau absorbant en partie l’onde do retour, les minima et les maxima deviennent d’autant plus difficiles à saisir que le pont est plus éloigné du résonateur. Les distances du pont au centre du résonateur ont été :
- c Ces nombres résultent de moyennes entre plusieurs expériences ; pour le premier minimum, le plus grand
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- que la longueur d’onde est la même dans les deux cas si le résonateur et les fils de transmission sont plongés dans l’eau; si seuls les fils de transmission sont plonges dans l’eau, la longueur d’onde est 8,3 lois plus petite dans l'eau que dans l'air.
- Quelques-uns des résultats de M. Gutton sont contraires à ceux que M. Turpain a tiré d'expériences analogues décrites dans oc journal (t. XXJ, p. r 4, 7 octobre 1899).
- jriier maximum, de 10 rm. Les positions du pont restent dans l'eau; 011 doit en conclure que la longueur d onde
- » J’ai • recommencé eu plaçant le résonateur dans un plan perpendiculaire aux fils de transmission. Vonr les expériences dans l'air, les distances du pont au résona-
- Preiuier minimum........................ . 182 »
- Pour les expériences dans l'eau :
- Premier maximum......................54 cm
- Premier minimum......................129 »
- la longueur d’onde reste la même lorsque le résonateur et les fils de transmission sont plongés dans Veau.
- grandeurs et" de capacité différentes, j'ai constaté que la
- l’excitateur. Cette vérification était nécessaire, car' les conclusions précédentes ne sont valables que si la réso-
- dans l’eau. Si l'eau, en effet, amortissait suffisamment.
- lieu d’immerger à la fois le résonateur et les fils de
- u La distance entre deux positions du pont qui correspondent à deux minimu consécutifs do l’étincelle, c’esl-à-dirc la demi-longueur d’oude du résonateur, a été de 145 cm lorsque les fils étaient dans l’air, .Si l’on
- » Le chemin parcouru par les ondes pendant une
- Lois de transparence de la matière pour les rayons X, par L. Benoist. Comptes rendus, l. CXXXII, p. 50-548.
- L’auteur, continuant l'exposé des résultats qui* lui ont fournis ses recherches, donne la courbe disotransparence pour des rayons X de dureté moyenne, celle relative à des rayons mous et enfin l’hyperbole équilatère limite, dont il a été question dans la précédente commmiica-
- Képondant à la réclamation de priorité de MM. Hébert et Reynaud (voir p. 4ai) il fait remarquer que ses recherches se poursuivent depuis 1896 et que dès 1899 il avait vérifié les résultats dont il publie l’ensemble.
- Sur un nouveau siliciure de cobalt, par Paul Lebeau, Comptes rendus, t. CXXXil, p, 556-558.
- On chauffe au four électrique, dans un creuset de charbon, un mélange de 4°° g1’ de siliciure de cuivre à 10 p. 100 et 4° g1' de cobalt en limaille ou en menus fragments. La durée de la chauffe est de 4 à 5 minutes pour un courant de 95o ampères sous 5o volts. On obtient dans ees conditions un culot fondu peu cassant qui, traité alternativement par l’acide azotique et une solution de soude, abandonne de très beaux cristaux de siliciure de cobalt.
- La composition de ce corps correspond à la formule Si Co.
- Ce siliciure est remarquable par sa résistance aux agents oxydants et il est peu attaquable par les acides, sauf l’acide chlorhydrique.
- e’est-à-dire l'indice de réfraction do l’eau pour les ondes
- wagen, C.olm et Zueman, Cole^' TNernst, Drude. immerge également le résonateur, la longueur d’onde
- • Le Gérant : C. *\AUD.
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- îedi 23 Mars 1901.
- 8- Année. - N» 12
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur & l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rotlin.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE ai5 KILOVOLTS-AMFÈRES DE MM. RUSTOX ET KRIZIIv DE PRAGUE
- La Prager Maschinenbau-Actien Gesellschaft, ci-devant Ruston et Cie de Prague el M. Krizik, également do Prague, ont exposé en commun un groupe éleelrogène à courants alternatifs triphasés.
- Ce groupe, non en service à l'Exposition, est destiné à l’éclairage de la gare de Pilsen en Bohème. Il esl représenté sur la photographie de la ligure i.
- Moteur a vapeur. — Le moteur a vapeur de la Société anonyme de constructions de machines de Prague est du type eornpound conjugué. Les figures i, d el 4 en donnent différentes vues.
- Les principales dimensions en sont les suivantes :
- Diamètre du petit cylindre.............................3; cm
- Diamètre du grand cylindre............................. 6o »
- Course commune du piston............................... 70 »
- La pression de la vapeur d’admission est de 10 kg : env et la vitesse de régime de 120 tours. Dans ces conditions, la puissance effective est de 240 chevaux pour la marche à condensation.
- Celle machine peut également fonctionner avec de la vapeur surchauffée, sa vitesse peut être portée à i5o tours par minute sans inconvénient.
- Les deux cylindres sont munis d’enveloppes de vapeur, traversées : celle du petit cylindre
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI. — N° 12.
- par la vapeur à la pression normale d’admission, et celle du gros cylindre par la vapeur sortant du réservoir intermédiaire.
- La distribution de la vapeur se fait par soupapes pour le cylindre à haute pression et par tiroirs Corliss, pour le cylindre à basse pression.
- Le type de soupapes adopté pour la distribution du cylindre à haute pression est celui de Radovanovic, mais avec une légère modification consistant à remplacer les leviers de commandes des soupapes, aussi bien pour l’admission que pour l’échappement, par des leviers doubles de façon à éviter le changement de sens des efforts sur les biellettesde commande des soupapes qui travaillent dès lors toujours dans le même sens.
- La distribution du peliL cylindre est actionnée par un arbre « (Pig. 5), commandé par engrenage par l’arbre principal.
- Sur cet arbre sont calés, a chaque extrémité du cylindre : un excentrique b. sur le collier c duquel est articulée la biellelte e commandant la soupape d’échappement au moyen du double levier dont le point d'appui se déplace sur la surface h ; le collier e, prolongé du côté du cylindre par un second collier entourant un disque portant une rainure dans laquelle coulisse une pièce de guidage calée sur un arbre r, dont l’une des extrémités est reliée à la tige d’un régulateur à feu centrifuge Proil.
- La Mollette de commande de la soupape d’admission est articulée sur un prolongement du second collier et agit sur la soupape par un dispositif analogue à celui employé par la soupape d’échappement. C’est l’arbre ;• qui, en se déplaçant d’un certain angle sous l’action du régulateur, fait remonter plus ou moins le second collier et donne le degré d’admission voulue.
- La distribution dans le grand cylindre se fait à l’aide de 4 tiroirs genre Corliss placés à la partie inférieure du cylindre et commandés par'deux excentriques, un pour l’admission et un pour l’échappement.
- Le condenseur et la pompe à air, qui n’étaient pas montés à l’Exposition, seront placés dans le sous-sol à l’arrière du cylindre à basse pression. La pompe à air est actionnée par une bielle articulée sur un prolongement de la tige du piston du grand cylindre ; elle est à double effet.
- Le graissage est particulièrement soigné ; il est assuré par des graisseurs munis d’une tuyauterie commune et. par des pompes à huile spéciales.
- Les appareils de contrôle sont disposés sur une colonnette placée en face, du cylindre à haute pression et à l’extérieur ; en avant d'elle se trouve la vanne de commande de la canalisation de vapeur.
- Etant donné la vitesse assez grande de cette machine, on a muni les deux plateaux-manivelles de protecteurs évitant les projections d’huile.
- Alternateur. — L’alternateur triphasé Krizik accouplé avec le moteur à vapeur des anciens établissements Ruston et Cifi estdu type volant à inducteur mobile.
- Sa puissance apparente est de 2i5 kilovolts-ampères avec un facteur de puissance minimum de 0,7. La puissance vraie est par suite, avec ce facteur de puissance, de i5o kilowatts.
- La tension aux bornes est 220 volts et l’induit est groupé en étoile ; le débit par phase est de 565 ampères.
- La vitesse angulaire est de 120 tours par minute et la fréquence de 32 périodes, ce qui correspond à un nombre de pôles de 32. Les figures 6, 7 et 8 sont des vues d’ensemble avec coupes ; les. figures g et 10 représentent des coupes d’une partie de l’induit et de l’inducteur.
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- de M. Krizik et de MM. Ruston et Cle, de Pr;
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- Inducteur. — L'inducteur est formé d’un volant en fonte en deux parties réunies au moyeu par 4 bras doubles très courts.
- L’assemblage des deux parties du volant est fait à la jante par 4 boulons et par 4frcttes posés à chaud dans des logements pratiqués à cet effet. Au moyeu, les deux moitiés du volant, assemblées suivant deux des doubles bras, sont serrées par 4 boulons et para frettes en ter forgé.
- La jante a une section affectant la forme d'un U à branches très courtes ; son diamètre est de 2ir,8 cm et sa largeur de fio cm environ. Elle porte les 32 pôles légèrement encastrés dans sa surface et retenus par des vis la traversant complètement. Un petit ergot empêche la rotation des pôles autour de leur axe.
- Ceux-ci ont une section circulaire de i4,."> cm fl6 diamètre et sont surmontés par une pièce polaire de forme rectangulaire dont les bords- sont légèrement arrondis. La largeur de ces pièces polaires parallèlement à l’axe, est de 23 cm et leur largeur perpendiculairement à Taxe, de 15 cm à la base et de i4 dans l’entrefer ; leur hauteur est do 32 mm.
- La hauteur des pôles inducteurs non compris la partie encastrée est de 27,0 cm.
- Les bobines inductrices sont formées par une bande de cuivre, de 20 mm de largeur et 3,8 mm d’épaisseur, enroulée sur champ. Elles son! retenues à la partie supérieure contre l'épanouissement polaire par une bague de bronze.
- Le nombre de spires de chaque bobine est de :>o et toutes les bobines sont montées en série ; le circuit d’excitation ainsi formé aboutit à deux bagues de prises de courants calées sur l'arbre, sa résistance à chaud est de 0,22 ohm.
- Le poids de l'inducteur sans l'arbre est de 7 p34 kg, dont 5p4 pour le cuivre.
- Le diamètre extérieur de l’inducteur est de 266,8 cm et l’entrefer de 8 mm.
- Induit. — L’induit très robuste est formé de deux caisses faites chacune en deux parties.
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- Cos deux caisses munies de nombreuses ouvertures pour la ventilation sont boulonnées ensemble et serrent entre elles le noyau induit formé d’nn anneau de tôle mince.
- Le diamètre extérieur do la carcasse de l'induit est de 33a cm.
- Sur les deux faces de l’induit sont boulonnés deux disques réunis à deux colliers supportés par doux anneaux venus de fonte avec des équerres fixées à la maçonnerie.
- L’ensemble de l’induit peut tourner autour de ces deux anneaux de façon à permettre do visiter ou-de réparer facilement une partie quelconque de cet organe.
- La largeur maxima de la carcasse de l’induit est de 90,5 cm.
- Le noyau d’induit a un diamètre d’alésage de 268,4 em et une hauteur radiale de 17 cm. Sa largeur est de
- 25 «
- L’enroulement induit est ns 96 rainures circulaires 1
- de l’(
- erliii
- dar.
- 1 et la larg< l’entrefer
- compris les supports est de 94^2 kg dont 3i5 pour le
- Chaque phase comporte 16 bobines enroulées chacune dans deux encoches ; le nombre de spires par bobine est de q et le diamètre du lil de 8,2 mm.
- Les trois bobines de chaque machine élémentaire sont groupées en étoile et les 16 machines élémentaires ainsi formées, disposées en parallèle.
- La résistance de chaque phase à chaud est de o,oo3a4 ohm.
- Le poids total de l’induit non
- Excitatrice. — L’excitatrice de l’alternateur Krizik est commandée par engrenages par le plateau-manivelle. Sa puissance est de a5 kilowatts sous 22 volts.
- C’est une machine à quatre pôles à inducteur en acier, les noyaux polaires sont venus de fonte avec la carcasse.
- Les inducteurs sont excités en dérivation.
- La largeur de la carcasse inductrice est do 46 cm et son diamètre extérieur de 70 cm. Le diamètre d’alésage est de 28 cm et l’entrefer de 5 mm.
- Chaque pôle inducteur comporte une bobine de 652 spires de fil de 3 mm de diamètre.
- L’induit est bobiné en tambour, son diamètre extérieur est de 27 cm et sa largeur utile de 19 cm ; il comporte 37 sections de 4 spires bobinées dans 37 encoches.
- Le collecteur a un diamètre de i5 cm et une largeur de 17 cm; les lames sont au nombre de 37.
- Les balais sont en charbon.
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- Rendement.— Le courant d’excitation prévu pour la marche en charge de 2(5 kilovolts-anipères avec un faeleur de puissance de 0,7 est de 92 ampères.
- Les pertes calculées en pleine charge sont les suivantes :
- Perles par effet Joule dans l’induit.......................... 3 100 watts
- Pertes par hystérésis et courants de Foucault................. 3;oo —
- Pertes par effet Joule dans l’inducteur....................... 3 200 —
- Pertes totales............... 10000 —
- Le rendement réel en pleine charge de 100 kilowatts avec un facteur de puissance de 0.7 est donc de 93,7 p. 100.
- L’utilisation du cuivre ressort à 6 kg par kilowatt et à 1.2 kg par kilovolt-ampère.
- J. Reyval.
- LA TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Sous le'nom de télégraphie sans fil, on a désigné divers procédés de transmission des signaux qui utilisent l'énergie électrique en présentant tous un caractère commun : celui de ne pas exiger l’existence d’une ligne conductrice continue entre le transmetteur et le récepteur.
- Parmi ces procédés, les uns cherchent à utiliser la conduction par le sol, les cours d’eau ou les nappes d’eau, lacs et mers, ou encore L’induction électrostatique,. D’autres enfin s’adressent aux phénomènes d’induction électromagnétique sous leurs formes diverses, qu’ils soient provoqués par des perturbations lentes ou par des perturbations rapides analogues aux ondes hertziennes.
- Cette division, du reste, caractérise les idées qui ont guidé les inventeurs plus qu’elle no correspond à la réalité. Il n’est pas toujours aisé de limiter la part exacte qui revient à chacun de ces phénomènes dans les expériences qui ont été réalisées.
- Nous ne nous occuperons ici que des procédés qui utilisent les ondes électromagnétiques do hautes fréquences ou ondes hertziennes.
- La description des autres procédés u été donnée dans ce journal pat’ lin article très docu* mente dù à un écrivain très compétent à ce sujet, M. Yoisenat (*) el auquel je 11e saurais rien ajouter.
- Expériences de Popoff et Marconi. —Les découvertes de Ilertz ont démontre la possibilité de propager dans l’espace, sans l’intermédiaire des conducteurs proprement dits, l’énergie électromagnétique sous formes d'oscillations très rapides. Seulement la quantité d'énergie transmise ainsi diminue bien vite quand on s'éloigne de l'oscillateur. Les premiers indicateurs d’ondo, résonateurs de formes diverses, à étincelle, à élément thermo-électrique, à résistance bolométrique, ne sont plus affectés par les ondes dès que la distance dépasse quelques dizaines de mètres.
- Quelques années après les expériences de Hertz, les travaux (le M. Hranly et de M. Lodge nous ont fait connaître dans le eohéreur un indicateur d’ondes d’une sensibilité extrême, telle pour ainsi dire qu’on n’aurail jamais osé l’espérer. L’histoire du eohéreur a
- P) Yoiskn’atj L'Éclairage Électrique., t. XIX. p. i3 ol Sa, avril 1B99.
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- été retracée dans un article précédent (') : nous n’y reviendrons pas, si ce n’est incidemment pour signaler les progrès qui ont été réalisés depuis cette époque.
- Il ne semble pas qu'on alL attribué dès le début aux expériences de M. Branly toute l'attention qu’elles méritaient. TouLefoîs M. Popoff, en Russie et M. Marconi, eu Italie, cherchèrent chacun de son coté à tirer parti de ces propriétés si curieuses des cohéreurs pour la transmission des signaux, Après des tentatives assez nombreuses, ils obtinrent l’un et l'autre une solution satisfaisante. Les deux systèmes sont du reste presque identiques dans leurs traits essentiels.
- Organes essentiels du transmetteur et du récepteur, — Réduit à sa plus simple expression, le principe de la télégraphie sysLèmo Popolf ou Marconi consiste à envoyer dans l'espace des ondes électromagnétiques qui viendront affecter un cohéreur et par lui, le récepteur.
- Fort simple à première vue, ce procédé ne laisse pas d’être assez difficile à réaliser en pratique et il a fallu beaucoup de patience et d'ingéniosité aux inventeurs pour faire d’une expérience amusante de laboratoire, un système (le transmission réellement appplicablo.
- L’organe essentiel du transmetteur sera un producteur d’ondes, ou oscillateur. Vous devons comprendre sous ce nom l’ensemble de toutes les pièces du transmetteur dont les propriétés géométriques ou électriques influent sur la longueur des ondes émises. Or, c’est précisément là mi des points restés obscurs dans la théorie de l’appareil : aussi ne pouvons-nous, à priori, en toute rigueur, définir eet. ensemble : eo n’est que par l’étude des résultats expérimentaux que nous arriverons à fixer quelque peu nos idées sur ce point.
- Le transmetteur comprend lout d’abord un oscillateur de forme simple, du type des oscillateurs do Hertz ou de ceux de Riglii.
- Or, ces oscillateurs, sous leur forme classique, émettent des ondes dont Ja portée de propagation est très limitée. Même avec les indicateurs d’ondes les plus sensibles dont nous disposions, if est difficile de les déceler à plus d’une centaine de mètres de l’oscillateur.
- L’expérience a appris que, pour accroître cetLe portée de propagation, il était nécessaire d'adjoindre aux oscillateurs simples différents organes supplémentaires, dont le rôle est fort important, disons même essentiel, quoiqu’eneore imparfaitement expliqué.
- Dans le transmetteur de Marconi, l’oscillateur est construit comme celui de Riglii.
- L’étincelle principale éclate dans l’huile de vaseline entre deux boules de cuivre pleines, avant io cm de diamètre et séparées par un intervalle de 8/io de mm.
- En dehors de ces houles, ayant leurs centres sur la même droite horizontale, s’en trouvent deux autres plus petites qui sont creuses et n’ont que 5 cm de diamètre : chacune est à î cm de distance de la grosse boule voisine.
- Les deux petites boules ou plus exactement les tiges qui les supportent sont reliées respectivement aux doux pôles de la bobine d’induction. En outre l’une des tiges est reliée au sol et l’autre à l'antenne. Cette antenne est formée d'un cable conducteur, dressé à peu près verticalement dans l'atmosphère, jusqu’à une hauteur qui peut atteindre 35 à 4o m. Le câble se termine à sa partie supérieure par une plaque de zinc dont la.surface est de x/3 à i/4 de m2.
- Dans le récepteur, nous trouvons le cohéreur, inséré dans le circuit d'une pile : ce circuit se trouve fermé quand le cohéreur esl devenu conducteur sous l’action des ondes (*)
- (*) M. Lamûtte. Cohéreurs ou radioco.iduclours (L’Éclairage Électrique, t. XXII, p. 48r, 3i mars 1900),
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- envoyées par le transmetteur. Le courant fait fonctionner un relais qui ferme un autre circuit et agit ainsi sur l’enregistreur télégraphique de Morse. Dans ce second circuit est inséré aussi un électro-aimant qui interrompt le circuit du eoliéreur et en même temps aelionnne un petit marteau : ce marteau venant frapper le cohéreur fait disparaître sa conductibilité. Des résistances sans induction sont disposées en dérivation sur les interrupteurs et les bobines, de manière à atténuer les extra-courants qui. pourraient influencer le cohéreur et produire des signaux parasites.
- Ce sont là les traits essentiels qui se retrouvent plus ou moins modifiés dans tous les appareils actuels de télégraphie sans fil.
- Nous chercherons à nous rendre compte, d’après les divers essais qui ont été effectués, du rôle de chacun de ces organes. Nous emprunterons une grande partie des renseignements aux expériences effectuées dans les environs de Brest par M. le lieutenant de vaisseau Tissot. Cos expériences avaient pour but principal d’établir une communication télégraphique entre la rade de Brest et Ouessanl. Elles 011L été conduites d’une manière très méthodique et ont non seulement conduit au résultat cherché, mais ont contribué beaucoup à fixer nombre de points restés obscurs jusqu'alors : elles font le plus grand honneur à l'expérimentateur.
- I. Transmetteur. — i. Oscillateur. — La nature de l’étincelle et par suite la construction et les inodes de connexion de l’oscillateur ont une grande influence sur la netteté et la portée des transmissions.
- Les oscillateurs du type Righi à étincelle éclatant dans l’huile ont le grave inconvénient de s’altérer rapidement quand on utilise de fortes décharges. Sous l'action des étincelles, l’huile; se décompose : il se dégage des bulles de gaz qui s’interposent entre les boules ou des filaments de charbon qui forment court-circuit. Ce n’est que dans des cas fout spéciaux qu’il y aura intérêt à employer ce genre d’oscillateurs.
- Le diamètre et le nombre des boules ne paraissent pas jouer de rôle important.
- Cependant, à des distances modérées (6 km), le lieutenant Tissot a obtenu de bons résultats avec un oscillateur à quatre boules, en reliant l’une des boules intermédiaires à l’antenne, l’autre au sol. Ce dispositif supprime une partie des inconvénients qu’entraîne la mise au sol de l’un des pôles de la bobinée. Celle mise au sol modifie beaucoup les conditions de fonctionnement de la bobine. L'étincelle diminue beaucoup de longueur : cette diminution dépend d’ailleurs de celui des pôles qui est mis au sol. 11. est probable que pour cette raison, il y aurait avantage à se servir du transformateur Wyd ts-Roohefort, dans lequel on peut réunir la cathode au sol sans provoquer de diminution de l'étincelle.
- Le caractère de l'étincelle change aussi et complètement quand ou a établi les communications avec le sol et avec l'antenne : elle est courte, blanche, brillante et produit un son caractéristique. Il est bon de lui donner la plus grande longueur possible, sans toutefois qu’elle cesse d’être continue et franchement oscillante.
- Pour réaliser une étincelle qui possède les qualités convenables, il est indispensable que l'antenne soit parfaitement isolée et la communication avec la terre, très bonne : le conducteur de terre doit avoir une résistance et une self-induction aussi réduites que possible, 11 faut aussi que les communications entre le primaire et le condensateur de la bobine soient Lrès soignées.
- Toutes ces précautions ne sont pas du reste spéciales aux appareils do télégraphie sans fil, mais tous ceux qui se sont occupés d'expériences sur les oscillations électriques, ont appris, souvent au prix de nombreux ennuis, quelle importance présentent les contacts
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- dans ces expériences. La production d’étincolles même minimes, quelquefois difficiles à découvrir, sur un point quelconque des circuits métalliques, occasionne des perturbations souvent graves dans le fonctionnement des appareils.
- Pour maintenir l’étincelle dans de bonnes conditions il est indispensable d’accroitre la capacité du condensateur en même temps que le voltage aux bornes du primaire.
- Cot accroissement de voltage est nécessaire quand on emploie des interruptions très rapides, ce qu’on doit faire pour obtenir sur le récepteur des traits continus. Or, quand la rapidité des interruptions augmente, il. peut arriver qu’on raison de la self-induction du primaire, l'intensité du courant n’ait pas le temps d’atteindre sa valeur maxima, c’est-à-dire celle qui correspond au régime permanent (J).
- Il faut donc, pour obtenir la même intensité au moment do la rupture, augmenter le voltage. L'interrupleur YVelinclt serait supérieur, pour cette raison, aux interrupteurs mécaniques. Mais on ne pourrait tirer de conclusions définitives que d’expériences de comparaisons systématiques. Le lieutenant Tissot a re,connu déjà que l’emploi de l’interrupteur Wehnelt permettait d’obtenir les mêmes transmissions avec une bobine plus faible.
- y. Antenne d’émission. — Comme nousl’avons dit déjà, l'antenne esL un conducteur ver-licnl do grande hauteur, auquel est relié Pim des pôles de l'étincelle. La présence de celle antenne accroît énormément la portée des transmissions : celte portée dépend même beaucoup plus de la hauteur de l’antenne que do l’oscillateur.
- Marconi terminait l’antenne à sa partie supérieure par une plaque métallique, autrement dit par une capacité. Il ne semble pas, que oes capacités aient l’importance que leur attribuait Marconi. M. Voisenat et M. le lieutenant Tissot ont fait des essais variés, avec dos capacités déformés diverses, plaques, cylindres, paniers en toile métallique, et en fin de compte, M. Tissot a supprimé complètement ces capacités. Il vaudrait mieux, d’après lui, placer une capacité au bas de l’antenne, auprès de son point de jonction avec l'oscillateur.’
- Le diamètre du fil et la couverture isolante influent sur la qualité de l’étincelle et sur la transmission. Pour les distances modérées (7 k), la transmission réussit avec n'importe quel fil. Le fil de cuivre nu de 1 mm de diamètre ou les fils couverts de 0,4 à 0,9 mm donnent des résultats satisfaisants. Le fil d’acier peut être employé sans inconvénient. Toutefois, pour les transmissions à longue portée, il est préférable de réduire la self-induction du conducteur et d’en augmenter la capacité : pour cette raison, il y aurait sans doute avantage à prendre un conducteur de forte section, voire un conducteur en tube ou en ruban (Voisenat. Tissot). M. Blondel pense, au contraire, que la surface de l’antenne et sa capacité n’ont aucune influence, mais seulement sa hauteur et. sa verticalité.
- l’n point très important en pratique serait de savoir comment varie la portée de transmission avec la hauteur de l’antenne.
- Los premiers expérimentateurs avaient admis que la portée croissait comme le carré de la hauteur de l’antenne : Ascoli avait cru établir celte loi par le calcul. Mais en réalité la loi véritable est moins simple.
- Slabv (2) a effectué dos expériences avec des antennes sans capacité terminale, il a trouvé que la portée des signaux dépendait non seulement de la hauteur de l’antenne du récepteur, mais aussi do leur visibilité réciproque. (*)
- (*) Cf. Walter, L’Éclairage Électrique, t. XIV. p. 176. janvier 1898. — La longueur de l'étincelle secondaire étant à peu près proportionnelle à l’intensité primaire au moment de la rupture, cette longueur peut diminuer quand ou rend les interruptions plus rapides.
- (2) Slàby, L’Éclairage Électrique, t. XV, p. 372, mai 1898.
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- Tl faut bien remarquer du reste que les comparaisons rigoureuses sont difficiles, car il n’est pas aisé d'obtenir des récepteurs d’égale sensibilité.
- A titre de renseignomcnl, nous reproduisons ci-dessous un tableau emprunté à la rela-tion du lieutenant Tissot ; les nombres ont été obtenus en prenant la moyenne de nombreuses expériences :
- * S>"0
- o, i5o kilomètre 0)280 —0(320
- 1 4o t _ 0,620
- L'inclinaison de l’antenne sur la verticale n’a qu'un rôle secondaire, au moins tant que cette inclinaison ne dépasse pas 4°° ; il en est de même de l’orientation du plan vertical dans lequel se trouve cette antenne. Lorsque les antennes ont une inclinaison notable sur la verticale, il est préférable qu’elles soient parallèles et que leur plan vertical soit perpendiculaire à la direction de propagation (Tissot).
- La condition de visibilité réciproque des antennes ne paraît pas indispensable. M. Marconi a obtenu des transmissions par dessus les falaises du cap Oris-iXez, mais M. TissoL n’a pas réussi à communiquer entre deux postes séparés par les falaises du Porl/ie (rade de Brest). Les expériences ne sont pas encore assez complètes pour fournir une conclusion définitive. Cependant la longueur d’onde des oscillations qui servent à la transmission est probablement de l’ordre tle ioo à 200 m : elles doivent donc contourner, par diffraction des obstacles déjà assez étendus.
- 2. Explication du rôle de Vanlennc. — Si l'on est à peu près d’accord sur l’importance du rôle de I'aulenne, il n’en est pas de même sur l’explication des phénomènes.
- Au début, on avait admis, peut-être sans raison péremptoire que les oscillations émises par le transmetteur étaient des oscillations d'assez faible longueur d’onde, de l’ordre de grandeur de celle des oscillations hertziennes proprement dites. Ainsi à propos des premières expériences de Marconi en Angleterrre, M. Preeeo évaluait cette longueur à 1,20 m, en admettant que les oscillations fussent les oscillations propres formées par les boules du radiateur elles tiges supportant ces boules.
- M. Délia Rieeia {*') fait remarquer que si ces tiges prennent part au mouvement oscillatoire, il n'y a pas de raison pour (pie l’antenne n'v prenne pas part aussi.. L'observation justifie du reste cette dernière hypothèse. En effet, tant que l’oscillateur fonctionne sans antenne, 011 réussit bien à accroître la portée du transmetteur en faisant usage d’un projecteur. Mais quand l'antenne est reliée au radiateur, l’emploi du projecteur ne donne plus d’amélioration : la portée est devenue d’autre part de beaucoup plus considérable. En même temps les ondes sc diffractcnt plus facilement, ce qui accuse une augmentation, de la longueur d’onde.
- P) Ces distances ne «Mit pas, sauf la dernière, les dislances maxima, 111013 les distances auxquelles les signaux (2j Della Riccia, Bull. Ass. Montefiore, 1. rx, p. i65, février i8y8.
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- Jusqu’à ccs derniers temps, on n’avait pu constater de résonance proprement dite entre les deux antennes. Mais il semble que ce résultat négatif tenait à un arrangement peu favorable des connexions, ainsi que le prouvent les expériences récentes de M. Slaby à Berlin, expériences sur lesquelles nous aurons à revenir.
- Pour expliquer l’inlluence des antennes, M. Délia Riccia (‘) fait intervenir la réflexion des ondes sur la surface de la mer (ou sur la surface du sol). Los ondes réfléchies interfèrent avec les ondes directes : il se produit des surfaces d’interférence, les unes sur lesquelles l’amplitude de l’ébranlement est nulle, les autres sur lesquelles cette amplitude a une valeur à peu près double de l'amplitude de l’onde directe.
- Par analogie avec les franges lumineuses, ou peut donner à ces surfaces les noms de surfaces sombres et cle surfaces brillantes. Entre deux de ces surfaces consécutives so trouve ce qu'on peut appeler une surface de passage, sur laquelle l’amplitude est égale à celle de l’onde directe.
- Dans le cas où la source se réduirait à un point, ces diverses surfaces formeraient une famille d'hyperboloïdes confoeaux, ayant pour foyers la source et l’image de cette source dans la surface réfléchissante. Mais comme fa source (ici l’antenne) a des dimensions notables, au lieu de surfaces d’interférence et de passage, nous aurons des x-égions. 11 suffira du reste de considérer les surfaces relatives à quelques points isolés. La première région de passage au-dessus de la surface réfléchissante, ne descend pas, si on la considère à i ooo m du radiateur, au-dessous de 3oo m, pourvu que ce radiateur n’ait pas de point situé à plus de 35 m au-dessus de la surface de la mer. Un récepteur placé à bord d’un navire se trouvera donc toujours dans la région d'interférence située au-dessous de la première région de passage, c’est-à-dire dans une région où l’interférence est de meroe nature qu’au voisinage immédiat de la surface réfléchissante. Or, celle nature de l’interférence sur la surface dépend de la direction suivant laquelle les ondes sont polarisées. Si l'antenne est horizontale, les ondes sont polarisées dans le plan d’incidence et l’interférence sur la surface donne une amplitude résultante nulle. Si l'antenne est verticale, les ondes sont polarisées dans un plan perpendiculaire au plan d’incidoncc et l'amplitude sur la surface est doublée.
- En réalité, l'interférence n’est pas complote, parce que l’intensité de l’onde réfléchie n’est pas égaie à celle de l’onde incidente : mais il résulLe de ce qui précède que l’antenne verticale doit exercer une action plus efficace que l’antenne horizontale.
- Cette explication de M. Délia Riccia est ingénieuse, mais elle ne paraît guère s’appliquer aux transmissions effectuées sur la terre ferme et en terrain montagneux, entre des stations dont l'altihule présente des différences notables..
- M . Blondel (1 2; attribue l'absence de résonance entre les antennes à l'amortissement des ondes émises. Le rayonnement est très intense et par suite l'amortissement est si énergique qu'il ne peut se produire que quelques oscillations d’amplitude notable.
- La présence de l'antenne aurait pour effet d'augmenter le volume de l’éther qui est ébranlé par l’oscillateur et en plus d'orienter les lignes de force magnétique en favorisant leur action sur le eohéreur. Ces lignes de force magnétique ont la forme de circonférences dont le centre est sur l’antenne d’émission et dont le plan est normal à celte antenne. En se dilatant, ces cercles viennent rencontrer l’antenne réceptrice ; si celle-ci est parallèle à l’an-
- (1) Délia Riccia, Bull. Ms. Monte flore, t. IX, p. 172, février 1898.
- (2) Blondel, Ass fr. av. sc., Nantes 1898. L'Éclairage Électrique, t. XVI, p. 3iG, août 1898.
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- tenne d’émission, loutes les forces électromotrices induites sont parallèles a son axe et leurs actions s’ajoutent pour impressionner le cohérent1 placé au bas.
- Si les antennes sont parallèles entre elles sans être verticales, la présence du sol provoque des perturbations qui affaiblissent rapidement les ondes.
- M. Broca (*) fait remarquer que le flux d’énergie défini par le vecteur de Poynting, se propage dans la direction de l’axe de l’antenne. Mais à l'extrémité libre de l’antenne, la direction du vecteur devient indéterminée. Si le fil se termine par une hémisphère de même diamètre, le flux d’énergie est concentré dans un plan normal à l’axe de l’antenne. En effet, les flux électriques, partout parallèles au flux d’énergie sont parallèles à l’axe du conducteur. L’axe du conducteur coupe la surface do ia sphère en un point où-1e flux est indéterminé : mais on ce point la force électrique est normale à la surface ; le flux d’énergie sera donc indéterminé dans un plan normal à l’axe. Les ondes étant polarisées, la répartition de l’énergie dans une onde sphérique est proportionnelle au carré du cosinus do Tazimut compté à partir d’un certain plan équatorial. La propagation doit donc être nulle dans une certaine direction.
- Il est à remarquer que le flux électrique ne peut être parallèle au IIux d’énergie puisqu’ils sont perpendiculaires par définition.
- D’autre part, il semble que dans la théorie de M. Broca la forme de l'extrémité de l’antenne aurait une influence beaucoup plus 'grande qu’on ne le constate en réalité.
- 3. Communication avec la terre. — La mise au sol de l’une des boules de l’oscillateur présente aussi une très grande importance : sans cette disposition, on ne réussit pas à transmettre les signaux à une distance notable. 11 est meme indispensable que cette communication soit établie avec beaucoup de soin. Au voisinage de la mer, on y parvient aisément en plongeant dans la mer une plaque de cuivre. Sur terre, il n’est pas toujours aisé de réaliser une communication suffisante : un des meilleurs movens consiste à souder l'extrémité du fil de terre à une conduite d’eau ou de gaz ayant une très grande surface de contact avec le sol. Le fil de terre doit posséder une résistance très faible et une self-induction négligeable [Tissot). Malgré toutes les précautions, il arrive que des étincelles éclatent entre le fil de, terre et les objets métalliques voisins : il y a lieu dans certains cas de se prémunir contre ces étincelles.
- II. Récepteur.— i. Cohéreur.—Le cohéreur est pour ainsi dire l’organe vital du récepteur : aussi a-l-il été l’objet de l’attention de la plupart des inventeurs. Dans notre article précédent, nous avons parlé des propriétés générales des cohéreurs : nous n’y reviendrons ici qu’en ce qui concerne spécialement la télégraphie sans fil.
- Dans l'appareil primitif do Marconi, le cohéreur est un petit tube de verre fermé, dans lequel se trouve, légèrement comprimée entre deux cylindres d’argent, une couche épaisse d’un millimètre environ de limaille de nickel et d’argent. Les cylindres d’argent sont soudés à des fils de platine scellés dans le verre, et le tube a été partiellement vidé d’air (jusqu’à une pression de io cm. de mercure); vers la fin de l’opération on réchauffe le mercure pour laisser une plus grande quantité de vapeur de ce métal dans l’atmosphère du tube. Il ne semble pas que ces dernières opérations soient bien essentielles.
- M. Délia Riccia (*) a obtenu des cohéreurs assez sensibles sans y faire le vide. Il termine simplement les fils de platine scellés dans le verre en forme de boudin et courbe un peu le
- (‘) Bkoca, Ass. fr. avane, sc., Nantes 1898. — L’Éclairage Électrique, t. XVI, p. 3i8, août 1898. (2) Dklla Riccia, Bull. Ass. Montefiorc, t. IX, p. ao3, février 1898.
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- tube près de l'interruption ménagée entre les boudins. Par suite de cette courbure la limaille se rassemble en cet endroit, sans être comprimée, quand le tube est placé horizontalement, la courbure vers le bas.
- 11 ne semble pas du reste que la qualité essentielle du cohéreur soit la sensibilité» mais bien plutôt la facilité avec laquelle il reprend sa résistance primitive» ou comme on dit avec laquelle il décohère.
- • Dans ses premières recherches, M. le lieutenant Tissot était guidé par cette idée que le succès de Marconi était dû à la sensibilité de son cohéreur et avait cherché à obtenir'des cohéreurs très sensibles. Il a reconnu que la sensibilité est à peu près indépendante du diamètre du tube, dans une certaine mesure, mais que la décohération se fait d’autant plus facilement que le diamètre est plus faible. Il est important que la limaille ait un grain homogène : on l’obtient par des tamisages successifs. M. Tissot n’a reconnu aucune supériorité au mélange indiqué par M. Marconi. Les limailles qui lui ont donné les cohéreurs les plus sensibles sont : la limaille de nickel pur oxydé, sans mélange, grain de 80 à 100 (passant dans le tamis à 80 mailles par pouce carré et restant sur le tamis à 100 mailles) et la limaille d’argent sulfuré (100-120).
- Les cohéreurs très sensibles ne conservent pas très long-temps leur sensibilité ; ils sont d’autant plus stables cependant que le tube a été mieux desséché.
- M. Tissot conclut en somme que les cohéreurs de sensibilité moyenne suffisent à obtenir des transmissions à des distances déjà très notables (jusqu'à plus de 3o km). Ces cohéreurs de sensibilité moyenne ont l’avantage sur les cohéreurs très sensibles dé dépendre moins des pertubations et surtout de décohérer d’une manière plus facile et plus sûre.
- On sait que, par un choc approprié, un cohéreur modifié par les ondes électriques reprend sa résistance initiale ou tout au moins une résistance voisine de celle-là. Ce retour est très important dans la télégraphie ; il est indispensable que le retour s’effectue franchement et immédiatement, sous l'action du premier choc, si on veut que les signaux traits et points soient distincts et lisibles.
- La nature du dispositif employé pour produire le choc n’a qu’une importance secondaire. Le choc est produit par un petit marteau formant l’armature d’un électro-aimant placé dans le circuit du relais. La nature du choc n’est pas d’ailleurs sans influence : un choc rapide el sec provoque la décohération immédiate, une suite de chocs légers rétablit la conductibilité.
- Dans l’appareil Marconi, le marteau vient frapper le tube au moment où il est attiré par rélectro-aimant. Dans l'appareil Ducretet, le choc est produit de haut en bas par l’armature qui est entraînée par un ressort lorsqu’elle a échappé à l’action de l'électro-aimant, l’étincelle de rupture se produit ainsi pendant que le cohéreur est encore conducteur et n’a pas d'action sur lui. Il n’en est pas de même de l’étincelle du relais qu’il faut atténuer par des shunts.
- T,es chocs trop forts font perdre sa sensibilité au cohéreur. Pour éviter ces chocs trop forts, M. Tissot fait agir le marteau non sur le tube lui-même, mais sur la planchette d’un microléléplîone à laquelle le tube est fixé : le marteau frappe cette planchette sur la tranche.
- La facilité de la décohération dépend aussi de la nature des limailles : le nickel oxydé,
- p) Pour obtenir la limaille de nickel voulue, il convient delà dégraisser avec soin en la lavant à l’éther de pétrole el à l’alcool. Apres l’avoir bien desséchée, on la chauffe légèrement sur la lame d’un contenu, dans lu flamme d’une
- la limaille entre l^s électrodes (Tissot). &
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- sans compression, l’acier chromé (grains de ioo à 120) entre électrodes de nickel donnent des cohéreurs à retour immédiat.
- Pour produire la décohération, Rupp au lieu de faire frapper le cohéreur, lui donne un mouvement de rotation autour de son axe, marqué par les fils conducteurs, pendant la durée du signal. Cette rotation est provoquée par la bande de l’enregistreur (fig. i et 2). La limaille ne doit pas être trop serrée, afin que les grains sc déplacent facilement pendant la rotation.
- Tuma (2) a observé que le cohéreur reprend difficilement une grande résistance lorsque son circuit reste fermé. Pour remédier à cet inconvénient, il emploie un second relais qui interrompt le circuit dès que le levier inscripteur entre en mouvement (fig. 3) ; les signaux 11e sont plus des traits continus, mais des successions de points.
- On peut accroître la sensibilité des cohéreurs en employant des électrodes en fer, de la limaille magnétique et disposant le tube dans un champ magnétique dont les lignes de force sont parallèles à Taxe du tube.
- L'intérieur du tube est vidé et parfaitement séché; on enferme même dans une ampoule latérale quelques fragments de carbure de calcium. Dans ces conditions, l’oxydation des limailles ne doit pas jouer grand rôle et en fait, apres plusieurs semaines, les grains de limaille restent tout aussi brillants qu’au début. (Tissot) (a).
- Ces cohéreurs à électrodes polarisées permettent d’employer dans leur circuit des forces électromotrices de valeur différente, suivant l’intensité du champ magnétique. La facilité avec laquelle un tube peut déeohérer dépend en effet beaucoup de l’intensitc du courant qui Ta traversé.
- Quand on applique aux extrémités du cohéreur une force électromotrice trop grande, il n’y a plus de décohération nette par le choc : la plus faible valeur E0 pour laquelle il y a encore décohération par le choc, a reçu de AI. Blondel le nom de tension critique de cohé-reuce. Il faut donc, pour enregistrer nettement les signaux que E, la force électromotrice introduite dans le circuit du cohéreur, soit inférieure à Ey et même notablement inférieure. Il faut que la différence de potentiel provoquée par les ondes soit, plus grande que Eu, pour que le tube soit sensible. Enfin il faut que le courant qui traverse le cohéreur devenu conducteur soit faible afin de ne pas le détériorer.
- Pour abaisser la tension critique, il faut employer des limailles peu oxydables et peu comprimées, une pile faible et un relais de faible résistance intérieure.
- P) Eleldroteck. Zeitch, t. XIX, p. ^7, avril 1898.
- (5) Elcktrotech Zoitsck, t. XYI, p. 46, janvier 1898.
- (:i) Tissot. C. Il, t. CXXX, p. 901. L'Éclairage Électrique, i. XXXIII, p. 78, avril 1900.
- 4. — Dispositif Rupp.
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- D’après MM. Rlondel et Dobkéwitch(‘), l’accroissement de résistance observé par M.Tissot n’est pas dû à une action spécifique du champ magnétique, mais provient d’une cause mécanique ; on obtient le meme résultat en augmentant l’épaisseur de la couche de limaille.
- Certains cohéreurs qui, dans le champ magnétique, ont une stabilité assez grande pour servir à la réception des signaux, deviennent assez instables quand le champ magnétique est supprimé. Avec ces cohéreurs, on peut laisser de côté le frappeur et Je remplacer par un électro-aimant auxiliaire que commande un relais (Tissot}.
- Autodécokéraiion. — Les g-rains de charbon tels qu’on les emploie dans les relais micro-phoniques peuvent aussi servir à la fabrication des cohéreurs. Ces cohéreurs ne sont pas très sensibles, mais ils possède ut celte propriété curieuse de revenir d’eux-mèmes à leur résistance primitive quand les ondes ont cessé d’agir. (Tommasina) ((i) 2). M. le capitaine Ferrié (3) a répété et varié les expériences de Tommasina. Le contact sensible ôtait inséré dans un circuit renfermant une pile, un milliampèremètre et le primaire d’une pelite bobine d’induction. Aux bornes secondaires de cette bobine est relié un téléphone très sensible. Pour obtenir des sons assez nets, il est nécessaire que le contact possède au repos une certaine conductibilité. Parmi les divers métaux essayés, le zinc et ses alliages sont ceux, qui toutes choses égales d’ailleurs, donnent les sons les plus nets elles plus inlenscs. Les contacts les plus sensibles sonL les contacts nickel-charbon et platine-charbon.
- Par un réglage convenable, on peut amener du reste un contact de deux métaux à déco-hércr spontanément.
- 2. Antenne réceptrice et mise h la terre du cohérent'. — L’un des pôles du eohéreiir est réuni à une antenne, l’autre pôle à la terre. On peut répéter à peu près de l'antenne réceptrice, ce qui a été dit de l'antenne d’émission. 11 est avantageux de disposer les deux antennes parallèlement Lune à l’autre, sans que cependant cette condition soit indispen sable.
- La mise k la terre est aussi importante pour le récepteur que pour le transmetteur*. 11 paraît même que sur la terre ferme, on rencontre parfois des difficultés assez grandes pour établir une communication suffisante, ce qu’on obtient aisément au voisinage de la mer par des plaques immergées.
- En raison de cette circonstance on sex-a peut-être obligé d’employer des antennes plus hautes pour communiquer sur la terre ferme que sur la mer à la même distance.
- 3. Shunts et bobines de self-incluclion. — M. Marconi attachait une grande importance à la suppression de toutes les étincelles de rupture susceptibles de se produii’e aux différents points du récepteur. Tous les circuits étaient shuntés par des bobines à double enroulement de grande résistance et sans self-induction.
- Si les cohéreurs sont très sensibles, ces shuntages sont indispensables. Mais M. Tissot a reconnu qu’en employant les tubes de sensibilité médiocre suffisants pour recevoir les signaux à 20 ou 25 km, les conditions de shuntage ne sont pas aussi rigoureuses. Il suffit
- (i) Blondel et Dûbkéwitcei. L’Éclairage Électrique, t. XXIII, p. 195, mai 1900,
- U) Tommasina. L'Éclairage électrique, t. XXIII, p. 79, avril 2900.
- (3) Ferrie. L’Éclairage électrique, t. XXIV, p. 499, sept. 2900,
- Fig. 3. — Dispositif Tuma.
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- de mettre en dérivation une lampe à incandescence ayant 4 ou 5 fois la résistance du circuit qui doit être shunlé.
- 4- Relais. — Nous avons vu que le oohcreur ne doit pas être traversé par un courant trop intense, si on veut que la décohération s’effectue nettement. Le relais doit donc être sensible. D’après les expériences de M. Tissot, le relais Claude à cadre mobile, convient très bien. Il suffit pour l’actionner d’un courant de r>,oo4 ampère.
- Direction de transmission. — Les ondes hertziennes qui transmettent les signaux se propagent dans toutes les directions autour de l’antenne d'émission. Actuellement, on n’entrevoit guère la possibilité de leur donner une direction déterminée.
- Le seul moyen que nous connaissions de résoudre ce problème, l’emploi de réflecteurs paraboliques, réussit quand les ondes sont relativement courtes. Mais avec des ondes comme celles qu’utilise la télégraphie, on serait conduit à des dimensions d’appareils absolument impraticables.
- Il en résulte que les signaux sont transmis dans toutes les directions autour de l’antenne d’émission et peuvent être recueillis par tout récepteur installé en dedans du rayon de portée maxima. Il est inutile d’insister sur les nombreux inconvénients qu'entraînerait en pratique cette divulgation des dépêches. Aussi, dès le début, s’est-on efforcé d’éliminer cetto difficulté en cherchant à syntoniser le transmetteur et le récepteur.
- Syntonisation du transmetteur et du récepteur. — Le problème désigné sous ce nom un peu étrange est le suivant : obtenir que les signaux lancés par un transmetteur ne puissent être enregistrés que par un récepteur déterminé, accordé sur le transmetteur et réciproquement, que le récepteur ne réagisse qu’aux signaux envoyés par ce transmetteur. La première condition est nécessaire pour assurer le secret des dépêches ; la deuxième, pour permettre le fonctionnement simultané de plusieurs appareils dans une môme contrée.
- Divers procédés ont été imaginés dont aucun ne paraît donner de solution complète, sauf peut-être celui qui a été publié récemment par le professeur Slaby.
- Le jigger de M. Marconi, dont il n’a pas donné de description raisonnée, parait consister dans une combinaison de bobines et de condensateurs susceptible de faire varier la période du transmetteur ou du récepteur. Mais les essais ne démontrent pas d’une façon indiscutable l’efficacité de cet appareil. M. Blondel (‘) a proposé d’accorder non pas les périodes des antennes, mais deux fréquences plus basses indépendantes de ces périodes : la fréquence des charges do l’antenne et les vibrations d’un téléphone monosélectif,.tel qu’un monotéléphone do M. Mcrcadicr. MM. Lodge et Muirhcadf) ont indiqué différents procédés pour obtenir des radiateurs et des récepteurs de période déterminée. Ils obtiennent ce résultat en reliant aux radialeurs ou récepteurs des plaques formant capacité ou des bobines de self-induction.
- Pour qu’un seul des récepteurs qui se trouvent dans le rayon d’action d’un transmetteur soit influencé, M. Jcgou munit chaque poste récepteur de deux antennes de longueur différente, chacune reliée à un cohéreur et à un circuit particuliers (a).
- Dans chacun de ces circuits se trouve l’un des enroulements identiques entre eux d’une bobine différentielle. Autour de ces enroulements se trouve un enroulement induit, relié à
- (J) Blondel. C. R., t. CXXX, p. i383. L'Éclairage Électrique, t. XXXIII, p. 35i, juin 1900. (5) Lodge et Mutrhead. L’Éclairage Électrique, t. XVIII, p. 100, janvier 1899.
- {3) Jégod. L’Éclairage électrique, t. XXV, p. 5i6, 29 décembre 1900.
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- un galvanomètre. Soient deux récepteurs B et C qui sont à des distances différentes d’un transmetteur A, muni aussi de deux antennes de longueur différente : la plus longue de ces antennes est choisie de manière que les ondes émises, puissent influencer l’antenne la plus longue de B. Si on emploie cette antenne d'émission, seule la plus longue des antennes sera influencée et le galvanomètre sera dévié. En C, au contraire, les deux antennes seront influencées en même temps et le galvanomètre ne déviera pas, -
- Le système le plus complet qui existe actuellement paraît être celui du professeur narquer que dans les appareils employés jusqu’ici, le cohéreur n nœud de vibration, où les oscillations de potentiel ont une 1 a quand même une transmission, cela tient à ce que l’antenne réceptrice n’a pas en général une longueur égale au quart do la longueur d'onde des oscillations émises par le transmetteur. La transmission n'iUilise que des ondes parasites. En reliant à la base de l’antenne réceptrice un fil auxiliaire de longueur égale à celle de l’antenne de transmission, on obtiendra à l’extrémité de ce fil un ventre, auquel on pourra relier le cohéreur.
- Slaby (b. M. Slaby fait re est placé au voisinage d’i valeur très faible (2). Si c
- Ce dispositif permet de réaliser 1 La prise de terre de l’antenne
- .• d’onde est égale à r que l'antenne, le
- mtonisath ceptric
- aire fois la longueur rides parasites vont
- point nodal. Mais si on donn longueur et de celle de l’ante,nue soit égale à une oscillations, ces oscillations seront reçues dans le fi ce dernier, on peut donc arranger un récepteur de des ondes de longueur déterminée. On pourra don' même temps des télégrammes de source différente, en rdiantles récepteurs à la base de celte antenne par des fils auxiliaires de longueur convenable, pourvu toutefois que les transmetteurs émettent des ondes de longueur dé ter. c
- minée. M. Slaby obtient ce résultat en employant deux conducteurs verticaux, réunis à leur partie supérieure par une bobine de self-induction.
- L’un des conducteurs est relié au sol par son extrémité inférieure; à la base de l’autre- sont disposés un condensateur et l’exploseur. Le
- un nœud pour les oscillations dont la ' de l’antenne. Si le fil auxiliaire a même se perdre dans le sol en traversant le longueur telle que la somme de cette ie demi-longueur d’onde de certaines fil auxiliaire. En réglant la longueur de e manière à ce qu’il ne réagisse que sur me seule antenne recevoir en
- anl de charge utilise l’ensemble du
- cuit: mais les oscillations de décharge ne peuvent traverser la bobine et leur période ne dépend que de la capacité du condensateur et de la hauteur du fil vertical en communication directe avec lui.
- Les expériences ont parfaitement réussi entre un poste récepteur et deux postes transmetteurs distants l’un de 4 km, l’autre de i5 km malgré des conditions locales assez défavo-
- îiécepteurs avec tubes à gaz raréfié. — Righi a observé que la résistance de certains tubes à gaz raréfié diminuait quand ils recevaient des ondes électriques (3).
- (!) Slaby. Elehtrotech. Zeitsch., t. XXII, p. 38. L’Écl Élcct., t. XXVI, p. 3o6, février 1901. (*) Cette circonstance avait été signalée déjà par II. Della Rïccia (loc. cit.).
- (») L Éclairage Électrique, t. XIII, p. 468. décembre 1897.
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- Tuma (') a proposé d’appliquer cotte propriété à la télégraphie et de remplacer le cohé-reur par un tel tube. Pour obtenir un tube très sensible, il emploie comme électrodes deux fils de platine dont les extrémités ont été argentées : ces extrémités sont amenées au contact, puis on dissout l’arg-ent dans l’acide azotique : il reste ainsi un intervalle d’un millième de millimètre à peine (fi g. 4)- Le tube est vidé jusqu’à ce que le passage du courant lui communique une luminescence bleue. La conductibilité ne disparait pas toujours instantanément, ce que Tuma attribue à une trop grande intensité du courant.
- Righi (2) pense que cette circonstance tient au dispositif employé par Tuma et il indique un autre procédé basé sur l’observation de la lumière cathodique. Sous l’action des ondes, cette lumière s’étend à partir de la cathode, souvent assez loin et reprend ses dimensions primitives quand l’action des ondes a cessé (fig. 5). Les tubes peuvent donc servir à déceler les ondes sans l'emploi d’un galvanomètre ; d’ailleurs cette modification de la lumière cathodique est accompagnée d’une variation d’intensité et par suite l’usage du galvanomètre n’est pas exclu. Leur sensibilité est moindre que celle des cohéreurs ordinaires pour les ondes de grande longueur: mais elle est plus grande pour les ondes courtes. Ils reviennent rapidement à leur état primitif, quand l’action des ondes a cessé. Il n’esl pas nécessaire d’autre part que: les ondes tombent directement sur le tube ou môme sur son circuit : il suffit qu’elles rencontrent un fil relié à un point de ce circuit.
- Concu-'sioxs. Etat actuel de la télégraphie, hertzienne. — En résumé, il parait relativement facile d’établir aujourd’hui des communications par la télégraphie hertzienne, sur mer ou en pays découvert à des distances de 3o ou 4o km. Cette distance est d’ailleurs loin d’être le maximum de la portée qu’on puisse réaliser (on a atteint jusqu’à 200 km). Mais au delà on est obligé d’employer des appareils beaucoup plus sensibles et partant plus délicats à construire et à entretenir.
- Les conditions d’établissement auxquelles il convient d’apporter le plus grand soin sont surtout les communications avec le sol et l’isolement do ces communications. La construction des cohéreurs exige aussi une attention particulière et en pratique il semble préférable de sacrifier un peu la sensibilité à une certaine rusticité de cet organe important.
- Au point de vue de la syntonisation, les recherches de M. Slaby réalisent un progrès important et il semble qu’elles donnent une solution satisfaisante de cette question vitale de la télégraphie hertzienne. Marcel Lamotte.
- (* *) Elektrotech. Zeitsckr., t. XVI, p. 46, janvier 1898.
- (*) Reridiconti délia Accad. Bologne, mai 1898.
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- SUR LES WÀTTMÈTRES A LECTURE DIRECTE
- Pendant longtemps on a rejeté les wattmètres à lecture directe, comme trop peu exacts pour les mesures précises des courants alternatifs, parce que, forcément, l’induction mutuelle n'est pas toujours nulle entre les deux circuits. Beaucoup de personnes préfèrent encore les -wattmètres à torsion, dans lesquels les deux circuits sont à go» l’un de l’autre et ne présentent, par suite, pas d’induction mutuelle.
- Cette opinion est aujourd’hui très répandue; elle part, il faut le dire, d’une conception théorique très exacte, mais que l’expérience montre superflue. En pratique, cette théorie a le défaut de faire douter d’appareils déjà trop suspectés à d’autres points de vue.
- On connaitbien aujourd’hui les erreurs des wattmètres causées par la self-induction du cadre mobile, nous n’y reviendrons pas et nous n’examinerons ici que l'erreur causée par l’induction mutuelle.
- Prenons un wattmètre dans lequel l’induction mutuelle entre les deux circuits est M, la self-induction du cadre mobile L et la résistance du circuit, des volts r. Evidemment le coefficient M est variable avec l’angle que font les deux bobines, mais, en calculant avec le maximum de M. on a la limite de l’erreur commise.
- Pour un courant de fréquence ~ , la force électromotrice efficace, induite dans le cadre mobile par l’action de la bobine fixe et le courant correspondant, ont pour valeurs :
- Si, partant des valeurs mesurées de Met de I, on calcule e, on est saisi par la grandeur de celle force élcclromotrice, relativement à la différence de potentiel E que doit mesurer le cadre mobile; e atteint facilement i à 2 p. 100 de E. Mais il ne faut pas oublier que celte force électromotrice est en retard de —sur le courant I delà bobine fixe, et le courant i lui-même est en retard d’un angle — + », très voisin de 90°. L’angle cp a, ici, la valeur habituelle :
- L
- tgo= w— .
- Or, le couple développé par le courant induit est proportionnel à la projection du vecteur qui le représente sur la direction du courant I, c’est-à-dire à :
- Comme » est petit, on peut le confondre avec son sinus et sa tangente et écrire, pour le couple dû au courant induit :
- tandis que le couple normal, proportionnel à la puissance mesurée, est :
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- L’erreur relative s peut être prise comme le rapport de W; à Wq, :
- _ _ i,)2ml ' I
- Cet'te erreur est négative, elle diminue toujours l’indication du wattmètre et, chose importante, elle est indépendante de la réactance du circuit sur lequel on fait la mesure ; on n’a donc pas à craindre de voir cette erreur devenir considérable, comme cela a lieu pour l’erreur causée par la self-induction L du cadre mobile.
- Un exemple fera mieux comprendre combien l'induction mutuelle a, pratiquement, d’influence. Un wattmètre à grande force directrice, ayant par conséquent des coefficients M et L élevés, a donné les valeurs suivantes :
- I = 200 ampères, M — 0,000012 henry, au maximum. r — 3 5oo ohms.
- E = ioo volts, L = 0,018 henry,
- Pour un courant de fréquence ioo, on trouve : e?ff — i,5i volt, ce qui est très élevé vis-à-vis de E = ioo ; mais, d'autre part : tgo=; o,oo32?., et., en définitive, l’erreur relative s tombe à :
- e = - 0,00485 p. ioo.
- valeur absolument négligeable. Le coefficient M pourrait devenir ioo fois plus élevé sans causer d’erreur appréciable.
- Nous pouvons donc dire, contrairement à l’opinion généralement admise, que l’induction mutuelle ne trouble pas les indications des waltmetres, parce que le courant inducteur et le courant induit sont à peu près en quadrature.
- H. Armagkat.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Sur l’emploi des matières élastiques dans les accumulateurs, par Franz Peters. Centmlhlntt
- i5 janvier 1901.
- Depuis longtemps déjà on a proposé l’emploi des matières élastiques pour retenir lu matière active. Payen, dans le brevet américain 54o i85, Faure et King, dans le brevet allemand 8^o4o proposent l’ébonite, le caoutchouc et autres matières élastiques semblables. Ribbe, dans le brevet allemand 89015, décrit l’emploi de plaques en celluloïd pour constituer des réservoirs de malière active.
- Mais si ces différents procédés sont assez efficaces pour empêcher les courts-circuits pouvant provenir de la chute de matière active, ils ne suffisent cependant pas à assurer un bon contact
- durable entre la matière active et son support, car l’élasticité des substances employées n’est pas suffisante pour suivre les dilatations et contractions successives de la matière active.
- Ch. St. W. Brown (brevet anglais 2297.3, i8p4) obtient un meilleur résultat en constituant la positive par un conducteur de forme spéciale autour duquel est entassée la matière active ; une enveloppe en matière isolante perforée retient celle-ci. Cette électrode positive est entourée, en forme d’anneau, de la négative qui est composée d’un conducteur perforé et de matière active retenue également par une enveloppe isolante semblable à celle de la positive. Entre les deux électrodes ainsi constituées est placée une bande en forme de vis en matière isolante, vulcanite par exemple. Une spirale semblable existe également entre l’électrode négative elle vase exté-
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 44:
- Cotte bande doit d’après l’auteur, i° maintenir la disposition concentrique etTécartementmème dans le cas de fortes secousses, 2° étayer une électrode par l’autre, 3° retenir les parties de l’enveloppe lorsque celle-ci se brise.
- Ce troisième point ne se réalise cependant pas et lorsqu’il y a fissure de l’enveloppe de celluloïd, la matière active filtre en ce point et les courts-circuits ne sont pas évités.
- Dans la disposition brevetée par J. Yaughan-Shcrrin (brevet anglais i6 5i6, 1896; brevet allemand 96668), la bande d’ébonite tordue en spirale forme partie intégrante de l’électrode, constituée en outre par un ruban de plomb en spirale, mais enroulé en sens inverse et noyé dans la matière active. Cette bande d’ébonite suit parfaitement les dilatations et contractions de la matière active de telle sorte que le contact entre cotte dernière elle conducteur est toujours assuré.
- Un élément monté à 4 positives et 5 négatives de ce type a été essayé par Franz Peters. Les positives étaient composées de 6 cylindres de construction ci-dessus décrite, ayant chacun xo cm de longour et 1,1 cm de diamètre. Les négatives étaient des plaques à grille empâtées recouvertes d’une enveloppe perforée en celluloïd ; leurs dimentions étaient 20X" cm.. Le poids total de l’élément était de 5,5 kg. dont 3.() kg d’électrodes, (y compris les barrettes et prises de courant), chaque positive pesant 5io gr et chaque négative 1290 gr.
- Les deux premières décharges, effectuées aux régimes de 9 et 6 amp, donnaient les résultats
- par kg do plaques............ 12,7 13,1
- Une troisième décharge en court-circuit sur résistance de 0,01 ohm donnait 34,4 amp-hjus-qu’au voltage final 1,655 volt.
- Aucune chute de matière active ne se produisait, et une décharge suivante effectuée 39 amp indiquait une capacité de 45 amp-h sensiblement la même qu’au début.
- En arrêtant les décharges à 1,80 volt et les charges, à 2,65 volts, on obtenait les rendements
- Rendement Rendement p. 100 p. ion
- Charge à 10 amp. Déohargo à 9 amp. 9^7 * 79,3
- » 10 » » 6 » 98,7 82,9
- ). iC * » 9 » 80.8
- )> 16 » » 6 » 83,2
- Les derniers chiffres se rapportent aux décharges qui suiven t celle en court-circuit.
- Ces accumulateurs sont construits par « The Accnmnlator Syndicale Limited». L. .1.
- L’inductance dans les grandes lignes triphasées parL. V. Columbo. L'Elettricista, icr février 1901, t. X, p. 2-,.
- M. Blondel, dans un mémoire intitulé Inductance des lignes aériennes pour courants alternatifs('), a donné les résultats correspondants au cas d’une ligne triphasée simple.
- Etant donné un svstèmc de n conducteurs cylindriques parallèles transportant n courants alternatifs dont la somme est constamment nulle, les coefficients de sclf-induetion et. d’induction mutuelle sont donnés par
- M — — ap0 log d,
- p.0 perméabilité magnétique du milieu ambiant, ut » » des conducteurs,
- r rayon d’un conducteur, d sa distance à un autre.
- Dans le cas ordinaire d’une ligne triphasée simple, les conducteurs sont non magnétiques, de même ravon et même distance.
- AI. Columbo étudie le cas d’un système de distribution triphasé composé de plusieurs systèmes simples. L’exemple choisi est celui d’une ligne à 6 fils; l’auteur compare les 3 dispositions suivantes : i° les conducteurs occupent les sommets d’un hexagone régulier ; 2'' ils sont disposés suivant deux triangles équilatéraux alternés ; 3° ils sont disposés suivant deux triangles équilatéraux symétriques.
- Les résultats montrent que la disposition en polygone régulier correspond au minimum de l’induction totale. Elle offre aussi l’avantage de ne pas influer sur l’équilibre de la ligne et conserver égaux les décalages entre les tensions au départ et à l’arrivée.
- eclrique, t. I, p. 241. 3i2, 3g3, 4!b
- (*) L'Éclairage Éle
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI. — N° 12.
- Mais les deux autres dispositions donnent pratiquement des résultats très peu différents et introduisent dans les décalages des tensions des différences négligeables.
- Appliquant le calcul au cas d'une transmission par conducteurs disposés suivant les sommets d'un polygone régulier, on établit que l’inductance pour chaque conducteur d’une ligne composée de n systèmes triphasés est égale a celle d'un conducteur d’une ligne triphasée simple de même diamètre et même écartement des fils, moins une constante.
- L’effet inductif d’une transmission composée de n systèmes triphasés est égal au i jne de l’effet relatif à un système unique équivalent à égalité de tension et de rendement.
- L’auteur déduit de ses résultats que pour réduire l’inductance dans les lignes il faut, diviser celles-ci en plusieurs systèmes triphasés et tenir les conducteurs voisins.
- La division de la ligne conduit à une augmentation des frais d établissement par suite du 1 nombre d’isolateurs nécessaires. En pratique, on adopte une conduite multiple quand la ligne simple nécessite des fils de plus de q mm.
- Le rapprochement des conducteurs est limité par la différence de potenliel des ligues ; avec les tensions courantes de ioooo à i5 ooo volts, on peut prendre en moyenne Cio cm. G, (i.
- APPLICATIONS THERMIQUES
- Chauffage par courants de Foucault : Appareil Alioth. Brevet allemand n° 108777 en date du 12 juillet 1898 aeccordé le 23 avril 1900. Appareil SnOW. Brevet français 11e '299802 pris le 14 a\ril 1900.
- Comme application de la chaleur dégagée par les courants d’induction dans les masses métalliques, la Société d’éleclricité Alioth indique le procédé suivant pour le chauffage des liquides :
- . La chaleur est développée dans un cylindre de fer a (fig. a paroi épaisse qui est plongé dans le liquide; ce cylindre est muni d'un uovau b eu fer massii entouré par le fil excitateur par- ' couru bien entendu par un courant alternatif. Le uovau b est fixé cm système par des obturateurs à vis c cil matière magnétiquement conductible.
- L’échaufFement du noyau est diminué en le formant de fer lamellé ou d’un tuyau fendu longitudinalement ou d'un faisceau de fils métal-
- La chaleur produite ainsi par les courants d'induction a été utilisée d’une façon analogue parE. P. Show pour le cylindrage et le calen-
- drage du papier, des tissus, etc. Le cylindre 1 (fig. a) est. muni d’un axe 4 entouré par un noyau magnétique lamellaire 7 sur lequel est enroulé le fil excitateur. Le métal qui constitue le cylindre est de laiblc conductibilité, tandis que celui qui forme l’axe et les a joues terminales est le plus conducteur possible, tel le
- Une enveloppe d’amiante ou de tout autre matière .mauvaise conductrice est disposée entre le fil excitateur bien isolé et la paroi extérieure du cylindre. Les extrémités du fil sont reliées aux bagues de frottement q et 10 qui servent à l'amenée de courant.
- Fig. 2 et J. Catendrc Snow.
- L’égalisation de la température dans le cylindre est obtenue en'donnant à sa paroi une section légèrement renflée vers le centre et amincie aux extrémités (fig. .f). G; G.
- Séchoir à chauffage électrique de Danio Hogeat et C‘e. Brevet allemand n° mlu, 8 janvier 1899, accordé le a1) juin 1900.
- Le séchoir Rogeal est particulièrement destiné aux matières textiles, le réglage de la source de chaleur se fait à volonté. L’air échauffé par son passage dans des tubes chauffants est poussé dans l’intérieur du séchoir par un ventilateur.
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- Les tubes de chauffage sont en argile mélangé de poudre de charbon (’) de façon que l'on puisse en fixera volonté lu résistance électrique; ces tubes a sont disposés en cercle autour de la chambre et l'élévation de température y est
- produite par le passage du courant électrique. L’air à échauffer est poussé par le ventilateur b à travers le tuyau c dans la chambre d d’où il passe par les tuyaux c dans les tubes de chauffage a, arrive par les embouchures / dans la chambre du séchoir dont il sort par les tuyaux h qui le conduisent à l’espace annulaire i, il revient au ventilateur par la conduite de retour k.
- G. G.
- Lampe â arc Richter, Weill et Cc avec ûl de dilatation. Brevet allemand u° i t > 785 du io décembre 1898, accordé le 13 août 1900.
- La caractéristique de la lampe à arc Richter, Weill et (R est qu’un fil de dilatation commande uu levier indépendant du mouvement d’horlogerie.
- La figure 1 représente Ta lampe à arc avec un simple fil qui sert à la fois pour la mise en marche et pour le réglage. Les charbons étant au contact le courant va du charbon supérieur au fil chauffant par l’intermédiaire du charbon
- intérieur. Par suite de l'intensité du courant, le fil H s’échauffe et se dilate abaissant le poids Q relié au bras a mobile autour de l’axe i ; cette pièce par le ressort F et le contact b entraîne le porte-charbon inférieur, le poids Q ajouté à celui de ce porte-charbon remporte sur celui du porte-charbon supérieur et les charbons s’écartent ; l’intensité est diminuée par la résistance de l’arc qui s’est formé et le fil se contracte relevant la pièce Q, cc qui rend libre en b le porte-charbon.
- Fu,l
- Fiff. 1.
- Lorsqu’en suite, le poids du porte-charbon supérieurl’emporte, les eharbonsserapproehent. Un mouvement d’horlogerie relié a un régulateur à ailettes empêche les descentes trop
- Dans la figure 2, le fil chauffant sert seulement à la formation de l’arc, et le mouvement d’horlogerie est mis en marche par un électro. Ea lampe à arc est différentielle. Le fil de dilatation sert de prolongement à la chaînette et supporte le charbon inférieur. Le courant principal traverse les 2 charbons, le fil H et la bobine IL tandis que la bobine de dérivation ÜS est en parallèle avec l’arc ; les deux bobines
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- sont tenues au plateau supérieur de la lampe, elles agissent par les noyaux F et F, sur le levier g muni du contre-poids Qr
- Pendant le contact des charbons, l’intensité du courant qui traverse le fil est grande, le fil s'échauffe et se dilate, les charbons s’écartent. Lorsqu’ensuite l’arc s'allonge, faction de N l’emporte sur celle de fl!, le levier g s’abaisse et rend libre le mouvement d’horlogerie qui par
- suite du poids plus grand du charbon supérieur produit le rapprochement des charbons jusqu’il ce que Tare ait pris une longueur convenable.
- La commande du mouvement d'horlogerie peut être due aussi bien au courant principal, au courant dérivé ou aux deux.
- La figure 3 représente une disposition qui permet de multiplier faction du fil chauffant et par suite d’utiliser un très faible allongement de celui-ci. G. G.
- ÉLECTROCHIMIE
- Procédé Leverrier pour le traitement électro-lytique des sels de nickel-
- M. Leverrier indique un procédé qui permettrait d’extraire le nickel pur de ses sels, par voie
- clectrolytique, au moyen d'un bain neutre oxydant. Si on emploie, comme électrolyte, une dissolution a rop. 100 d’un sel double, par exemple, le chlorure double de nickel et d’ammonium, additionné d’environ o p. ioo de chlorure de sodium, l’inventeur conseille d’ajouter au bain, de temps e/t temps, quelques traces cfun hypochlorite alcalin ou alcalino-terreux qui transformera l’oxvde ferreux en oxyde ferrique. Il est reconnu que ce dernier est moins soluble que l’oxyde ler-roux, dont la présence, surtout si le bain esL acide, déterminerait un dépôt de fer a la cathode. L’addition d’hypochiorite ou de tout autre oxydant a pour but de transformer tout le fer eu oxyde Fe*08 ; l’oxydation peut encore être produite par un courant d'air barbotant dans le liquide; on la provoque infailliblement en faisant usage de chlorure de chaux.
- Pour s’assurer que le degré d’oxydation nécessaire est atteint, on rend la solution acide et on y ajoute quelques gouttes de permanganate de potassium; s’il y a décoloration de ce dernier, c’est qu’il reste encore de l’oxyde ferreux. Un excès d’hypochiorite, au contraire, transforme Je nickel en oxyde Ni203, et le fer donne un précipité noir au lieu de jaune. Le contrôle des diverses manipulations est donc facile ; et l’obtention d’une solution neutre ou faiblement basique constitue la supériorité du procédé sur tous ceux usités jusqu’à ce jour.
- Si l’électrolyte est le sulfate double de nickel et d’ammonium, il convient d’oxyder avec un sel qui ne donne pas de sulfate insoluble, par exemple, l’hvpochlorite de sodium. Une liqueur trop basique, ou trop acide, sc corrige facilement par . l’addition d’un acide, dans le premier cas. d’ammoniaque ou de soucie, dans le second.
- Pour avoir de bons résultats, il faut agiter sans cesse le bain, et, de temps en temps, le soutirer et le filtrer. La forme de cuve la plus avantageuse est celle qui permet au 1er précipité de se déposer facilement. L’énergie électrique
- ioo ampères par mètre carré de cathode. Une intensité exagérée précipite le nickel à l'état de peroxyde.
- La méthode s’applique surtout à la séparation du nickel et du fer ; s’il y a du cuivre, il se dépose à la cathode en même temps que le nickel. Pour effectuer la séparation dans ce cas, on suit exactement la même marche ; on augmente seulement
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- un peu l’intensité du courant et on ajoute plus d’hypochlorite. Le cuivre se rend à la cathode, tandis que le nickel et le fer se déposent a l’état d’oxyde. Il peut arriver que les minerais renferment du soufre qui reste insoluble, ou qui se transforme en acide sulfurique; cela ne change en rien le procédé. Une trop grande quantité de soufre aurait l'inconvénient de diminuer beaucoup la conductibilité de la dissolution ; on s’arrange alors pour désulfurcr les produits avant leur emploi. B. K.
- DIVERS
- Phénomène électrique analogue au phénomène de Zeeman, par W. Voigt. lirudes Annalen, t. IV, p. 197-209, janv. kjoi.
- D’après la théorie de Lorenlz et de Wicchcrl, les particules électriques qui sont en vibration dans un corps lumineux et possèdent une masse apparente m, sont liées à une position d’équilibre par une sorte de lorce élastique. Ces positions d’équilibre peuvent être les molécules materielles M elles-mêmes et, en réalité, ces positions d'équilibre se déplacent lentement.
- Dans le cas le plus simple, où on néglige les actions mutuelles de ces particules, les équations de leur mouvement seraient de la forme :
- 0il k désigne une constante positive.
- Sous cette forme, les équations ne peuvent exprimer l’inlluenec d’un champ électrique sur le régime d’oscillation et par conséquent sur les propriétés optiques du milieu. Car une force constante superposée à la force élastique ne provoquerait qu’un déplacement des positions d’équilibre des électrons, sans changer leur période d’oscillation.
- E11 fait, celte forme d’équations ne doit être regardée que comme une première approximation. Le terme X—- — A\r, n’est que le premier d’une série de Taylor ordonnée suivant les puissances croissantes des coordonnées x, y, z.
- Si 011 discute les termes d'ordre plus élevé, en admettant que le champ de force autour de la molécule ait la symétrie d’une sphère, on trouve que les termes du second ordre doivent être nuis et que les termes du troisième ordre reri-ferment les facteurs
- Les expressions des composantes deviennent alors :
- V = — l'k -|-ÆVJ)ar
- Y - — {k- k'r*) Y
- Z = — (* 4- k'T*)z
- k1 étant une constante. En appelant K la force résultante
- K = (k + k’r2)r k1 est défini par l’équation
- rf*K
- 6 drA
- Les équations du mouvement, s’écrivent
- ».4£ =
- iffT = - (* + *''%
- ~ f/, _p/'2)
- Admettons de plus que Lion considéré soit soumis encore à l’action d’un champ électrique constant d’intensité R et de direction parallèle à Oc : la position d’équilibre de cet ion sera déplacée dans cette direction d’une longueur qui sera grande vis-à-vis des amplitudes d’oscillation ,r, ÿ, z obtenues en dehors du champ magnétique. Posons
- et conservons seulement les termes du premier degré en ç, rl} il viendra :
- =- (* +
- j- m — eR— (/!• -|- k'
- d% _
- • part, par définition :
- £#(* + *'£*0 = —ett
- ne première approximation :
- En remplaçant par cetle valeur approchée nous trouvons :
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- Les amplitudes des trois déplacements, qui avaient primitivement la même valeur
- -FF
- prennent dans le champ électrique respectivement les valeurs c,, z , •z3 données par
- Eu égard à la faible valeur de k, nous aurons :
- ___ __
- ,L. x t, 8t:2 mkl
- 'swn***
- T""Ts_" ZrSvtk*
- Remarquons maintenant que suivant la théorie de Lorenlz, à une distance suffisante de la particule vibrante, ce sont seulement les composantes normales au rayon vecteur qui constituent la vibration lumineuse. Par suite, .un corps lumineux qui par lui-même émet une lumière monochromatique, émettra encore dans le cliamp électrique, parallèlement à la direction du champ une lumière monochromatique, dont la période T, sera un peu changée. Perpendiculairement à la direction du champ, il émettra deux couleurs, l’une de période t4, l’autre de période t.,, et on aura :
- ou en appelant À;( = r(le la longueur d'onde dans l’air ou dans le vide
- 3{À, —a).
- Les vibrations qui se propagent parallèlement à la direction du champ représentent de la lumière naturelle. Les vibrations qui se propagent normalement à la direction du champ représentent, celles de période T, de la lumière polarisée dans le plan méridien ou la section principale, celles de période -, de la lumière polarisée dans le plan perpendiculaire.
- On est ainsi conduit au même résultat par la théorie de Lorentz que par l’application du théorème de KirehhofF.
- Si'on veut calculer l’ordre de grandeur du phénomène, c’est-à-dire le rapport
- p - >-l — >3
- il faut avoir recours au phénomène de Kerr, Je seul phénomène électro-optique sur lequel on possède des données numériques.
- On trouve que dans un champ de ?>oo va-
- leur qu'il ne serait pas aisé d’atteindre clans une vapeur, les raies d’émission ou d’absorption de la vapeur s’élargiraient seulement du i/aoooo de la distance des deux raies D. On s’explique ainsi qu’on n’ait, pas réussi à observer le phénomène électrique analogue du phénomène magnétique de Zeemun. M. L.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE
- M. B. Brunhes expose ses nouvelles recherches sur la, durée d’émission des rayons Rœntgen.
- En cherchant à déterminer lu vitesse de propagation des rayons X, M. Brunhes a d'abord remarque que les phénomènes étaient compliqués par la durée de l'émission des rayons produits par chaque décharge. Une première série d’expériences, où l'on déterminait rallongement de la tache produite sur un écran fluorescent par un faisceau de rayons traversant des trous circulaires percés dans un disque animé d’un
- mouvement rapide, avait donné mie durée d'émission de — seconde (*).
- Dans de nouveaux essais, on a photographié les taches, pendant que le disque tournait à une vitesse comprise entre i5oo et 2000 tours,déterminée par uncompte-lours ou un cinémographe.
- La question de savoir si le train d’ondes émis par une décharge se déforme en se propageant, semble devoir être résolue par la négative ; on n’a pas constaté d'effet appréciable de la distance on la faisant varier entre l\o cm et 80 cm.
- (b L'Eclairage Électrique, t. XXII, p. i5^, a; janvier 1900 et t. XXIII, p'. 106, 01 avril 1900.
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- Kn faisant passer les rayons à travers des corps Irynsparenls (eau, bois, papier) on n'a pas obtenu de résultats bien nets a cause de l’affaiblissement de l'action photographique.
- Si, au lieu de fermer directement la bobine sur le tube, on interpose une étincelle la durée d’émission des rayons X ne parait pas diminuée bien que celle de l’étincelle, qui est extrêmement courte, ne soit pas augmentée. 11 peut arriver qu'en éclairant les trous par l’étincelle en série on obtienne deux ou trois images de l'ouverture partiellement superposées : elles proviennent de la décharge oscillante. Les oscillations se produisent dans des conditions assez mal définies, puisque l’interposition d’une grande résistance ' liquide ne les a pas amorties.
- Dans ces derniers essais l’étincelle est très voisine du disque et il faut tenir compte de la déformation qui résulte de l’étendue delà source lumineuse.
- M. Brunhes conclut que la durée d’émission des rayons X est très voisine de — ^ seconde.
- On pourrait d’abord expliquer ce phénomène en admettant que le courant n'est pas uniforme le Iondu circuit de charge, mais cette hvjso-tbèse est en contradiction avec les résultats de M. Swvnguedaw. M. Brunhes préfère admettre que la décharge proprement dite est extrêmement courte et qu’elle consiste dans le choc des particules cathodiques venant de l’intérieur du tube contre la cathode. Ensuite ces particules sont repoussées sur l’anti-cathode ; elles quitteraient la cathode avec des vitesses différentes et la durée du choc sur l’anti-cathode serait celle qu’a mesurée M. Brunhes.
- M. Vili.atid apporte une confirmation, aux résultats expérimentaux de M. Brunhes. Il a observé la tache que forme l’extrémité d’uu faisceau cathodique, quand on la soumet à l'action d’un champ tournant.
- Si l’on synchronise l’interrupteur de la bobine avec le champ, on obtient une seule tache immobile et déviée. Ea forme de cette tache est celle d’une bande courbée dont la ligne moyenne représenterait à peu près un accent circonflexe qui s’ouvrirait extérieurement au cercle que décrirait son sommet si la tache tournait. Celte apparence montre que l’émission se compose de rayons dont la nature est variable, ceux qui sont cmeut et à la fin étant plus
- déviés. La durée de l’émission est mise en évidence, maisM. Yillard se sépare de M. Brunhes quan! if l’interprétation ; rapprochant ce qu il a observé ‘de la séparation d’un faisceau de rayons X en éléments distincts, il pense qu’en employant un faisceau très mince on verrait, au lieu de la bande, une série discontinue de points, correspondant à des émissions successives. “
- M. Colxpot.au, qui avait déjà indiqué l’existence d’une durée notable de rémission des rayons X, communiqué quelques expériences qui sont restées inédites. Remployait en principe la même méthode que M. Brunhes, mais en faisanL tourner une plaque photographique, à 3o ou /|o tours par seconde derrière une fente fixe. Avec la charge ordinaire, on obtient une série d’images ou plus exactement une bande qui présente des variations périodiques d'intensité. Âu contraire, en mettant une étincelle en série et un condensateur en dérivation l’image reste aussi fine quand la plaque est en mouvement que quand elle est au repos. C. R.
- SOCIÉTÉ ALLEMANDE D’ÉLECTROCHIMIE
- Congrès de Zurich (suite) (*).
- Sur les sels alcalins solubles du peroxyde de fer et sur l’acide ferrique, par F. Haber, de Karlsruhe (travail partiellement'en commun avec M. W. Pick).
- On sait depuis longtemps qu’en fondant le fer avec du salpêtre on produit une substance qui se dissout dans l’eau avec une couleur rouge améthyste. Erémy montra cil 1841 qu’on est'en présence du sel de potassium (K2Fe03) d’un acide nouveau, l’acide ferrique, qui représente la combinaison la plus oxygénée du fer. Des études ultérieures ont confirmé la formule de Frémv.
- ‘ Poggendorf découvrit qu’il se forme également du iervate de potassium quand on prend comme anode certaines sortes de fonte plongeant dans la potassé, la cathode étant constituée par du platine immergé dans de l’acide nitrique qui est séparé de la potasse par un diaphragme. Il suilit aussi, quand on veut se passer de diaphragme, d’employer comme électrodes deux de ces plaques de fontes et comme élocLi'olyte de la potasse' concentrée ; la concentration favorise la conservation du sel.
- f1) Voir L'Éclairage Électrique du 5 janvier, du 2 février et du y murs, p. 117. 184 et 3;3.
- eommemu
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI. — N° 12.
- Dans une première série d’expériences, Fauteur prit comme électrodes des lames de tôle préalablement frottées à l'émeri et deM’aeier à limes ; la densité de la potasse était i,36 (à 26°). En faisant passer un courant de quelques ampères par décimètre carré, on aperçoit immédiatement la formation de stries rouges, mais au bout d’un instant il ne se produit pins qu'un dégagement d’oxygène. On peut répéter l’expérience aussi souvent qu'on le désire en intervertissant les pôles. Si l’on renverse le sens du courant environ quatre fois par minute, la liqueur ne tarde pas à devenir rouge foncé par suite de la production de lerrate de potassium (densité de courant : 1.2 ampère par décimètre carré). Le phénomène ne se modifie pas sensiblement si l’on quadruple la densité du courant ou si l'on remplace la potasse par la soude. Il est également loisible de diminuer beaucoup la concentration de l’alcali.
- La préparation du ferrate réussiL aussi avec de .faibles intensités à la condition que les lessives alcalines soient concentrées. On a fait des expériences quantitatives sur des anodes en fonte, en
- Les plaques sont disposées parallèlement dans des auges parallélépipédiques ; un fil de platine suspendu entre les. plaques sert de cathode. Après que le courant a passé pendant environ quarante-huit heures, on sorties électrodes, on acidulé le bain et on dose le 1er dissous au moven du permanganate de potassium. On dose séparément le 1er précipité métalliqucment sur la cathode ainsi que celui qui adhère aux plaques anodiques sous la forme d une couche de fer-rate facile à enlever par lavage. La quantité d’électricité est mesurée par un voltamètre à cuivre intercalé sur le circuit. Le tableau suivant, résume les résultats obtenus avec diverses sortes de 1er auxquelles on a joint du fer pur préparé par le procédé électrolytique de Ilicks et O. Sheu.
- La quantité de fer dissous dans l’électrolyte à l’état de ferrate s’élève a 62-74 P- 100 ; à >4 p. 100 se déposent sur la cathode de platine ; le reste adhère aux plaques anodiques et s’eulève par lavage. Dans les essais exécutés avec la fonte, 011 trouve dans le bain électrolytique de petits cristaux de ferrate de potassium. On reconnaît qu’il n'y a pas de différence fondamentale entre les diverses sortes de fer ; elles donnent toutes plus ou moins de ferrate en solution alcaline concentrée. La production du sel de sodium est plus abondante que celle du lerrate de potassium, sans doute à cause de sa plus grande solubilité.
- On a observé aussi que sur les cathodes de foute où la formation de ferrate est la plus abondante, les bulles d'oxygène grandissent lentement avant de se séparer et de se dégager; sur les portions de surface où l’on aperçoit de petites bulles de gaz la production de ferrate est très faible. L’agitation de l’électrolyte n’est pas favorable à la formation de ce sel. Des mesures directes ont montré de plus que la polarisation anodique n’est pas très grande ; on voit le ferrate se former sur le fer et l'acier pour les mêmes potentiels que ceux qui correspondent au dégagement de l'oxygène, potentiels bien plus bas que ceux qu’on observe quand le platine poli commence à se recouvrir de bulles d’oxygène.
- Pour étudier l’influence de la température, l’auteur s’est servi uniquement de fer déposé par éleclrolyse dans une capsule de platine dépolie (10 gr de sulfate double de fer et d’ammonium et 55 gr d'oxalate d’ammonium par litre), en suivant les indications de Classeu. Une expérience est exécutée sous les yeux de l’assemblée ; on opère sur 5o cm3 de soude de densité 1,46 qui recouvre tout juste le dépôt de fer ; la température du bain est portée à 70°. On fait passer un courant de 2,3 ampères pendant 90 secondes ; aussitôt on observe une formation abondante de ferrate, le liquide prend une coloration rouge intense. Le même essai effectué à o" ne donne qu’une faible quantité de ferrate. Si l’on réduit de moitié la concentration de la soude l’expérience est qualitativement la même à chaud et à froid ; mais le rendement diminue ; avec de la soude au dixième, on n’aperçoit plus qu’une coloration rougeâtre qui disparaît rapidement.
- Voici quelques données plus précises relatives au rendement. On commence l’éleetrolvse à o° avec un courant de 1,5 à 2 ampères et on dépense
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- 25o coulombs ; la température s’élève lentement, par suite du passage du courant, à G" puis à io°; dans ecs conditions on ne produit que des traces de ferrate. Toutes choses égales d'ailleurs, on obtient entre 3o° et 3a° une solution assez faible contenant environ i5 p. ioo du fer qui correspondrait a une formation quantitative de ferrate. A yû^-o0 il se forme une solution ronge foncé, en même temps il se dépose visiblement du fer sur la cathode. En tenant, compte du 1er tant dissous que déposé, on arrive ainsi à un rendement en ferrate très rapproché de ioo p. 100.
- Le fer qui reste sur Va capsule de platine après ces expériences montre le phénomène des anneaux de Xobili ; lorsque la duree des essais est un peu longue, il prend une teinte bleue ou uniformément foncée. En même temps le métal est devenu passif. Les acides sulfurique et chlorhydrique ,ne l’attaquent pas tout d'abord a la température ordinaire, l'action ne commence qu’au bout d'une demi-heure environ; la pellicule sombre et passive disparaît presque subitement et le fer se dissout ensuite rapidement avec dégagement d’hydrogène.
- La solution rouge de ferrate jouit d'une propriété remarquable : si on la fait bouillir pendant quelque temps la coloration rouge disparaît totalement; il se dégage de l’oxygène, mais il ne se précipite pas de fer. Quand on ne prend pas de précautions spéciales, la liqueur bouillie parait vert émeraude ; cette couleur indiquerait-elle peut-être la présence d’une combinaison nouvelle du fer, intermédiaire entre l’oxyde et l’acide ferrique? Dans l’industrie la soude fondue présente souvent cet aspect verdâtre que l’on a aussi attribué quelquefois à l'existence d’un acide inconnu du fer.
- L’auteur a constaté que la coloration est occasionnée par des traces minimes de manganèse et il a découvert ce métal dans tons les échantillons de soude caustique pure du commerce.
- En opérant finalement avec de la soude préparée au moyen du sodium, en purifiant minutieusement le fer destiné à fournir le depot électro-lytique, en évitant tout contact avec le verre, enfin en faisant bouillir le ferrate dans une capsule d’argent on réussit à obtenir des solutions complètement incolores. Bien qu’il se dépose des quantités notables de peroxyde de fer sur les parois de la capsule qui sont exposées au feu (inconvénient que le verre ne présente pas), on
- arrive cependant à préparer des solutions parfaitement incolores, tenant par exemple i5 mgr de fer dans 5o ems. Cette solution sc décompose assez rapidement sans dégagement gazeux lorsqu’on l’étend avec de l'eau bouillie; la décomposition est. plus vive si l’on neutralise partiellement; dans les deux cas, il se j^récipite de l’hvdroxydc ferrique en abondance. On obtient la même liqueur incolore en ajoutant du sulfite â la solution de ferrate. La solution devient légèrement jaunâtre si l’on prolonge l’éleelrolysc ou qu’on emploie une lessive de soude plus étendue. Enfin, quand la solution de ferrate est concentrée, il se précipite pendant l’ébnllilion de l’oxyde ferrique qu’on enlève par filtration sur de l’amiante.
- Pour établir la composition de. la nouvelle combinaison du fer l’auteur, après quelques essais infructueux, finit par décomposer la solution par l’eau en présence d’oxydes tanneux (dissous dans la soude), au sein d’une atmosphère d’azote ou d’hydrogène ; on a trouvé ainsi un demi-atome d’oxygène fixé sur une molécule Ee() ; on a donc affaire à une solution de peroxyde de fer et non à une combinaison plus oxygénée.
- Cela confirme les expériences de certains chimistes qui avaient affirmé que l’hydroxvde ferrique est légèrement soluble dans les solutions •concentrées de sonde; on obtient en effet un liquide clair, un pou jaunâtre en parlant de l’oxyde ferrique et d’une lessive concentrée de soude, mais il est beaucoup préférable de passer par le ferrate.
- La réaction caractéristique du nouveau sel (ferrite) est sans contredit celle qui résulte de sa combinaison avec les sulfures alcalins ou le sul-fhydrale d'ammonium : on obtient une coloration rouge magnifique qui représente sans doute, dans un plus grand état de pureté, le sulfure double de fer-et d'alcali que l’on rencontre dans l’industrie de la soude Leblanc.
- En résumé, pour préparer une solution de ferrite légèrement jaunâtre, tenant a gr de fer par litre de soude de densité i,452, on éleclro-lysc dans les conditions indiquées plus haut pendant 8 minutes et demie, avec un courant de 2,3 ampères à la température de 70° et l'on filtre sur de l’amiante. Si l’on olecLrolyse la solution de ferrite â une douce chaleur, dans la même capsule matequisert d’anode, il se reforme à peu près quantitativement du ferrate par oxydation;
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- en même, temps il se dépose un peu de fer sur la cathode. L’ébullition transforme à nouveau cetto solution de ferrate en ferrite.
- L’auteur termine par des considérations et par quelques expériences sur la solubilité du fer dans les solutions alcalines. La lessive de soude maintenue pendant trois minutes au contact du fer précipité sur la capsule de platine ne dissout que des traces de métal, à la température de 70°. Mais si l'on maintient la solution de soude à l’ébullition, elle se concentre peu à peu, le point d’ébullition s’élève jusqu’à 15o" et en quelques minutes on obtient une liqueur vert bleuâtre contenant un peu de fer. Venator, dans des essais qui ont duré de 3 à 10 jours, à la température de 300% a préparé avec de la fonte des solutions vert émeraude qui tenaient 1 gr de fer dissous par kilogramme de lessivé (1886).
- Suivant M, llaber ces liquides qui sc conservaient pendant des semaines à l’air libre n’étaient autre chose qu’une solution do ferrite coloré par du manganute.
- En faisant bouillir doucement de la soude concentrée dans la capsule recouverte de fer galvanique, il se produit au bout de quelques minutes une dissolution du fer à l’état d’oxydule ; l’addition d’eau provoque la formation d’un précipité brun noir légèrement magnétique qui, redissous dans l’acide chlorhydrique, donue avec le ferri-cyanure un précipité de bleu de Turnbull, Cette solution d’oxydule se prend eu masse par refroidissement et s’oxyde rapidement ; au bout d'un jour on ne constate plus que les réactions du sesquioxyde.
- Soumise à l’élcctrolyse cette solution de pro-toxvde de fer sc comporte exactement comme celle de ferrite ; elle sc transforme en ferrate et en faisant bouillir le ferrate on retombe sur la solution de ferrite.
- L’auteur termine en mentionnant une propriété curieuse du ferrite dissous : la lessive abandonnée à elle-même pendant 1 à 3 jours, à la température ordinaire, laisse déposer un sel bien cristallisé qui contient, à quelques traces près, tout le fer de la solution. Le sel est blanc, même quand le liquide est coloré en vert ou eu vert bleuâtre par des petites quantités de man-ganale. La nouvelle combinaison est extrêmement instable. Si l’on examine les cristaux au microscope, à l’air libre, on les voit devenir rouge brun en conservant d’abord leur forme. La
- même transformation se fait instantanément quand on retire^ les cristaux de leur lessive sodi-que et qu’on les arrose avec de l’eau. Si l’on souffle sur la substance déposée sur une plaque poreuse, elle est décomposée par l’haleine humide chargée d’acide carbonique et abandonne le fer sous la forme de sesquioxyde. Cette instabilité extrême a rendu l'analyse complète impossible jusqu’à présent. On s’esl contenté de doser le fer de la substance séchée rapidement sur la plaque poreuse, On a trouvé ainsi dans trois essais 20,30-19,8-16,8 p. 100 de sesquioxyde Fe20% L’auteur suppose qu’on est en présence de la forme la plus simple du ferrite.
- Fours de laboratoire destinés au chauffage électrique, par Nernst.
- M. Xernst présente à la Société une série de petits fours destinés au chauffage électrique et qui’sont construits par la maison Mohr et Loehrs à Rudolstadt. Ces petits fours sont constitués par une résistance en platine iridié qui est enroulée sur un tube de matière réfractaire. Le tube est protégé contre le refroidissement par des masses isolantes. Il ne faut qu’un courant de 2,4 ampères sous no volts pour élever la température jusqu’à i45o°. Il est facile de la mesurer avec un élément thermo-électrique.
- Sur le potentiel des électrodes, pur Nernst, de Gôtiingeu, (d après les essais et les calculs de
- Wilsmobk).
- Tout élément galvanique, toute cuve électro-lytique possède deux électrodes ; les différences de potentiel mesurées sont donc la somme d’au moins deux quantités, à savoir la tension à l’anode plus la tension à la cathode. Quand plusieurs liquides se touchent dans la cellule électrolytique, il se produit encore d’autres différences de potentiel que Ton peut calculer théoriquement, au moins dans le cas des solutions étendues et qui n’ont d’ailleurs qu’une faible
- Dans la plupart des travaux électrolytiques, il est important de mesurer séparément le potentiel des deux électrodes. Dans l’industrie des accumulateurs, ou se sert depuis longtemps dans ce but d'une troisième électrode constituée par un bâton de zinc ou de cadmium que Ton plonge dans l’acide.
- Depuis plusieurs années on a l’habitude d’em-
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- ployer, comme électrode de comparaison, l’électrode de calomel préconisée par Ostwald. Dans chaque cas on ne mesure d’ailleurs que la différence, de potentiel entre deux électrodes. Pour calculer en valeur absolue la différence de potentiel entre une électrode et le liquide qui la baigne, on n’a d’autre point d’appui que la théorie de Helmholtz. D’après cette théorie, si une électrode de mercure est polarisée jusqu’à coque sa tension superficielle soit maximum, il n’y a plus de différence do potentiel entre la surface mercurielle et le liquide avoisinant. M. Nernst pense que cette manière de voir est en contradiction avec un certain nombre de faits ; d ailleurs, quelle que soit la différence de potentiel, l’électrode auxiliaire disparait dans le calcul de la différence de potentiel des deux électrodes principales. On pourrait donc lui donner une valeur arbitraire. Depuis quelques années on emploie dans son laboratoire l’électrode à hydrogène plongeant dans une solution normale d’ions hydrogène et l’on admet que le potentiel de cette électrode est. nul. Si l’on se place dans ces conditions les potentiels des diverses électrodes deviennent :
- K 3,20 Na 2,82 15a 2,7a
- Mg i.85 Al i,27G(?) Mn 1,075
- Cd 0,420
- Fe o,34o
- Tl 0,322
- CO 0,232
- Ni 0,228
- H ±0 Cu -o,329 As -2,293 13i — 0,391
- Sb
- Ug
- Ag
- Pd
- Cl
- O
- Br
- 0,466
- 0I789
- 0,863
- I>°79
- A96
- 0,993
- L’auteur recommande l'emploi de l’électrode d'hydrogène comme électrode normale ; cette électrode posséderait divers avantages :
- iu Facilité de construction, il sullit de soumettre pendant 45 minutes une lame de platine bien platinée à l’action d’un courant d'hydrogène pour être sûr du potentiel à 0,001 volt
- Possibilité de calculer le potentiel de cette électrode dans les solutions des acides et des bases de titre connu. L’électrode d’hydrogène a été raccordée à l’électrode normale à calomel d’Ostwald. M. Wiismore a trouvé entre les deux la différence de 0,283 volt.
- A un point de vue systématique l’électrode
- d’hydrogène possède encore d’autres avantages. Elle est sur la limite entre les métaux qui dégagent de l’hydrogène et ceux qui n’en dégagent pas. L’hydrogène étant le réducteur par excellence, les métaux à potentiel plus élevé possèdent une force réductrice plus grande, ceux à potentiel moins élevé un pouvoir réducteur moins grand que l’hydrogène. Ainsi l'oxygène a un potentiel de r,o8 volt par rapport a l’hydrogène, les corps qui s’éloignent encore plus de l’hydrogène ont un pouvoir oxydant encore supérieur à celui de l’oxygène.
- Enfin, si l’on se contente d’une approximation plus faible, il est facile de réaliser l’électrode d’hydrogène d’une façon très simple. Si l’on oppose une petite pointe à une électrode d’environ 20cm’2, elles deviennent par polarisation l’une électrode à hydrogène et l’autre électrode a oxygène
- M. Wiismore a constaté que si l’on polarise la pointe cathodique avec des potentiels de 1,20-r,26-i,3o volt, elle produit par rapport aux solutions normales d’ions hydrogène des potentiels égaux respectivement à o,o35-o,o43-o,o5o volt, c’est-à-dire une électrode bien définie, quoique surchargée de quelques centivolts.
- Nous devons ajouter que M. Ostwald s’élève dans la Zeits. f. physik. Chimie, t. XXXV, 333, contre l’emploi de l’électrode à hydrogène, et il indique les raisons qui militent en faveur de L’électrode à calomel.
- P. Th. Muller.
- Sur la manière d’agir des sels manganeux à l’anode, par le professeur T)1, K. Elbs, de Gicsscn. Zeitschrift fur Klektrochemie , t. VII, p. 260, 8 novembre 1900.
- Lorsqu’on éleetrolyse une solution d’un sel manganeux avec une anode inattaquable, on peut obtenir, soit un sel mangunique, soit de l’acide permanganique, soit encore de l'oxyde brun de manganèse (braunstein). Sous ce dernier nom, 011 comprend tous les précipités bruns qui sont à base d’hydrates ou de dérivés autres du bioxyde de manganèse.
- Pour l’acide permanganique il faut distinguer entre les conditions sous lesquelles il est formé stable, et celles sous lesquelles il se décompose immédiatement après sa formation en un précipité
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- brun dont la formule est
- Pour former exclusivement l'acide perman-ganique, il faut partir des sels manganeux à acide fort, en solution très étendue et acide, et avec température pas trop élevée ne devant pas dépasser 8o°.
- Ainsi par exemple, une solution hydratée d’azotate manganeux renfermant un excès d'acide nitrique donnera facilement de l'acide permanganique, tandis qu’il ne s’en formera pas avec une solution d’acétate manganeux acidifiée à l’acide acétique.
- Des difficultés particulières se présentent dans l’élcclrolyse du sulfate manganeux, car il se forme ici, selon les conditions, du sulfate mangauique, de l’oxyde brun et de l’acide per-manganique, ou deux de ces produits à la fois. La couleur rouge-violette qu’on observe ne peut donc pas ici ôlre distinctive de l'acide perman-ganique puisque le sulfate manganique a sensiblement la même couleur. Le speelre d’absorption offre l'unique moyen de distinction de ces deux corps. Tous deux absorbent la partie jaune et verte du spectre, mais l’acide permanganique montre en outre, par une dilution convenable, cinq raies d'absorption caractéristiques.
- Jusqu’ici, on concluait toujours à la formation d’acide permanganique quand une solution sulfurique de sulfate manganeux se colorait en rouge-violet par l’éleetrolyse. En réalité, on peut avoir en solution soit l’acide permanganique, soit le sulfate manganique, soit encore un mélange de ces deux corps.
- L. J.
- Sur la séparation èlectrolytique du fer et du nickel des solutions de leurs sulfates, par le professeur D* W. Küster, de Clausthal. Zeitschrift fur Elektrochemie, t. VJI, p. 2fyj, 8 novembre 1900.
- Dans la précédente Assemblée générale, le D1' Küster a déjà fait une. communication sur ce sujet, àpropos des travaux entrepris parTœpfler à Breslau. Dans ses recherches sur la séparation électrolytique simultanée du fer et du nickel, de leurs solutions mélangées de sulfates, l’auteur avait montré ce résultat remarquable et contraire
- à toute attente, que les précipités devenaient d’autant plus riches en 1er que la densité du courant était petite. Une extrapolation des courbes obtenues indiquait que pour le cas limite où la densité de courant serait nulle, le précipité de fer serait exempt de nickel.
- Le Dr Küster, assisté du Dr von Steinwehr, a répété ces expériences en les complétant, dans
- Pour expliquer ses observations, Tœpfler avait recherché les tensions de décomposition des solutions de sulfates employées par lui. Il opérait d’après la méthode connue de la détermination des points d’inflexion dans les courbes d’intensité. Or, le Dr von Steinwehr a trouvé que par cette méthode il est absolument impossible de découvrir la tension de décomposition, pour le fer et le nickel principalement ; car le point qu’on obtient ainsi est toujours dû à la séparation de l'hydrogène. Avec des tensions plus élevées pour lesquelles le métal commence réellement à apparaître, les courbes sont, si irrégulières qu’on 11e peut plus discerner le point de séparation des métaux.
- C’est qu’en effet, la variation de l’intensité de courant due h la séparation du métal, disparaît complètement devant les irrégularités créées par le dégagement de l’hydrogène.
- L’apparition de taches métalliques noires ou grises à l’électrode n’est pas non plus un indice précis du point de décomposition et donne toujours des chiffres trop élevés.
- Contrairement à TœpfFer, le Dr Küster détermine seulement, dans.ses recherches, la tension cathodique. Pour cela, il maintient constante pendant 5 à 10 minutes une tension. cathodique déterminée, en faisant varier la tension appliquée au bain. Après ce temps, l’électrode est retirée et plongée dans l'acide chlorhydrique. I.orsqu’apparaît un dégagement d’hydrogène, la tension cathodique employée correspond bien à la tension de décomposition.
- Pour démontrer que le dégagement, d’hvdro-gène ne provient pas de l’occlusion de ce gaz dans le platine, on répète l’expérience avec une solution d’acide sulfurique de même concentration et eu employant la même tension cathodique.
- L’électrode plongée alors dans l’acide chlorhydrique ne donne lieu à aucun dégagement d’hydrogène.
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- Le tableau suivant exprime les résultats >blenus :
- Il montre que la tension de décomposition est dans tous les cas plus faible pour le nickel que pour le fer, la différence étant de o,i volt, en moyenne.
- Pour expliquer comment, malgré ces conclusions, Teepffer trouve dans ses alliages plus de fer que de nickel, on peut dire que, quoique le nickel se dépose le premier, il est en moins grande quantité parce que, à égale, tension le rapport
- H2
- Ni répare
- est plus grand que le rapport
- iwjbr
- en effet toujours assez élevées pour que la séparation des deux métaux apparaisse.
- L’influence de l’hydrogène sur la séparation dos métaux est intéressante à examiner. Pendant que les hautes concentrations des ions hydrogènes rendent difficile la séparation du métal à l’état naturel, ce qui est plus sensible avec le fer qu’avec le nickel, ces mêmes concentrations n’agissent que d'une façon insignifiante sur lu séparation des métaux. Dans les solutions dites neutres, le point de décomposition du fer est le même pour toutes les concentrations. Pour le nickel, il s’élève très peu lorsque croit la
- Cette influence ne peut s’expliquer que par ce fait que le métal ne se sépare pas libre, mais combiné à l’hydrogène, la combinaison se détruisant aussitôt après la séparation.
- Discussion. — Le professeur D1- Fœrslcr, de Dresde, dit qu’il a observé également les phénomènes signalés par le Dr Kiister. Un fait Félonne : si on précipite en commun plusieurs métaux, on obtient dans toutes les circonstances des dépôts spongieux; or, quand il s’agit du fer, du nickel et du cobalt, on peut obtenir des alliages très beaux, à aspect métallique poli.
- Le D1’ Fœvster a beaucoup travaillé cette question, car il pensait pouvoir obtenir ainsi les alliages si importants de fer et de nickel, mais il s’est toujours heurté à la difficulté que la composition de l’alliage variait avec la prolongation de l'éleetrolyse.
- Peut-être pourrait-on expliquer la particularité signalée ici par le pouvoir qu’auraient, ces trois corps, 1er, nickel et cobalt de se dissoudre réciproquement.
- Sur F ampère-manomètre, par le Dr G. Brédig, de Leipzig. Zeitschrift fur Elektrochcmie, t. VII, p. 259, 8 novembre 1900.
- Nous n’insistons pas ici sur cette communica-cation, une description de l’appareil ayant déjà paru dans ce journal (').
- Sur l’éleetrolyse de l’acide sulfurique étendu renfermant du fer, par le professeur I>p K. Elbs, de Giessen. Zeitschrift furEtektrochemie, t. VII, p. 261,
- F. Oettel a étudié cette question antérieure-
- Et les tensions employées parTepffer étaient
- (») Êcl. Élect., t. XXVI, p. 341,
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- nient, mais sans donner de valeurs sur l'inlluence des differents facteurs du voltamètre.
- L’autcur a comparé dans ses expériences deux voltamètres à gaz tonnant, l’un rempli d’une solution étendue d’acide sulfurique pur, de densité 1,170; l’autre de la même solution renfermant, en outre, une faible teneur en fer. Les électrodes étaient en platine poli.
- Les deux voltamètres étaient chargés en tension, et on comparait les quantités de gaz tonnant fourni.
- Le tableau suivant indique clairement les résultats obtenus pour différentes teneurs eu fer et differentes densités de courant, a la température ordinaire :
- i,i5o 1,9
- o,36o 6.3
- Si, au lieu d’électrodes en platine, on prend des plaques de plomb formées, on trouve moins de variation dans les valeurs.
- Au point de vue de l’exploitation des accumulateurs, ou peut conclure de ces essais que l’acide sulfurique b employer pour le remplissage des éléments ne doit pas seulement être exempt des impuretés précipitables par l’hydrogène sulfuré, telles que le cuivre et l’arsenic, mais aussi de 1er, et d’une manière générale, de tous les métaux avant des valences variables.
- Pour le manganèse, le fait est connu depuis longtemps, et on peut citer K ce sujet les recherches de v. Knorre.
- Le 1er, d’après les expériences ci-dessus a une influence très nuisible sur le rendement. En fait, on exige actuellement de l'acide sulfurique pour accumulateurs, qu’il ne renferme pas de fer; mais comme les réactions très sensibles de celui-ci indiquent qu’il en existe dans tous les acides et que, d’autre part, les poussières de
- Pair et les plaques peuvent amener des traces de fer, on peut se demander quelle limite de pureté on doit obtenir.
- On déduit des recherches effectuées ici que les teneurs inférieures à 0,01 p. 100 n’exercent aucune influence en pratique.
- Pour déterminer rapidement cette teneur, on peut se baser sur les faits suivants : si on sature un échantillon de 10 a i5 centimètres cubes de l’acide a essayer, avec une solution d’ammoniaque et qu’on n’obtienne aucun trouble, c’est que l’acide renfermera au maximum 0.008 p. 100 de fer; l’acide ayant 0,000 p. 100 de fer se colore encore immédiatement en bleu avec le ferro-evanure de potassium et en rouge avec le sulfocyauure de potassium. Par conséquent, si l’acide b .essayer donne une réaction avec ces deux derniers corps, inaispasavecl’ainmoniaque, cet acide est normal et peut être employé.
- Discussion. — L’ingénieurLiebenow de Berlin, fait remarquer que depuis plusieurs années, sa fabrique d'accumulateurs prescrit une teneur maximade 0,008 p. 100 enfer. Ce chiffre résulte d’essais effectués en 1894, par le D1' Lucas, au laboratoire de « l'Akkumulatoren fabrik Akticn Cesellschaft ». Rajoute que le 1er chemine entre les deux électrodes et transporte ainsi directement de l’une b l’autre, utie certaine quantité d’oxygcnc,cc qui dimiunele rendement. L’action du chrome est la même, par suite du double degré d’oxydation de ce corps.
- Le professeur Ilabcr parle ensuite des sels de manganèse et dit que la coloration rouge qu’on obtient avec eux ne serait pas due, d’après Rose, b l’acide permanganique, mais à un sel manga-nique presque identiquement rouge.
- En ce qui coucerne le fer, il a fait remarquer, il y a deux ans, dans son ouvrage « Grundriss der technischen Chemie » que l’acide devait en renfermer le moins possible.
- Une discussion à laquelle prennent part le Dr Van’t Hoff, M. Liebenow, le professeur EIbs et le D1' Lepsius, s’engage ensuite sur la pureté en fer de l’anhvdride sulfurique. Il en résulte que l’emploi de ce dernier additionné d’eau ne donnerait pas des solutions exemples de 1er.
- L. Juj/Ai;
- Le Gér
- : C. N AUD.
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- Tome XXVI.
- Samedi 30 Mars 1901.
- 13
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. M0NN1ER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur* la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE 35o KILOWATTS I)E LA SOCIÉTÉ ELEKTROTECHNISC.ilE INDUSTRIE DE SLIKKERVEER ET DE MM. STORK ET C1® D’ÜENGELO
- La Société i’Elektroteolmisolio Industrie, ci-devant Wilhern Sm.it et G"' de Slikkerveev (Hollande) et MM. Stork frères et (>’ d'Hengelo (Hollande) ont exposé en commun : la première pour la dynamo et la seconde pour le moteur à vapeur, un groupe électrogène de 35o kilowatts à courant continu affecté au service de l’Exposition.
- Les figures i et i représentent des vues en plan et en élévation de ce groupe.
- MoTEun a vapeur. — Le moteur à vapeur de MM. Stork frères eL C10 est du Lype com-pound conjugué à condensation ; il est horizontal. Scs principales dimensions et constantes sont les suivantes :
- Diamètre du cylindre à haute pression Diamètre du cylindre à basse prcssioi Course commune des pistons. . . .
- Pression de la vapeur à l’admission.
- Le moteur de MM. Stork a été étudié et construit pour fonctionner avec de la vapeur surchauffée à 35o°. A la pression et à la vitesse normales, la puissance est de Goo chevaux indiqués. ’
- La distribution de la vapeur sc lait par soupapes. L’admission dans le cylindre à haute pression est -commandée par un régulateur Dorfel-Proll, monté sur 1 arbre de distribution
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- disposé parallèlement à l’axe du petit cylindre. L’admission peut varier de o à o,d delà course.
- La distribution sur le cylindre à basse pression est actionnée par un seul -excentrique commandant à là fois les soupapes d’admission et d’échappement.
- La pompe à air est verticale et commandée par un prolongement de la tige du piston du gros cylindre.
- A l’Exposition, la machine était alimentée avec do la vapeur à io kg : cm2 sans sur-
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- chauffe. Avec de la vapeur surchauffée à une température de 35o° la consomma Lion de vapeur, par cheval indiqué et par heure, est de 4-35 kg. Pour diminuer la consommation de vapeur, on peut encore surchauffer ù 2oo° la vapeur avant son admission dans le cylindre à basse pression.
- Le moteur à vapeur, en dehors de l’induit de la dvnamo, comporte un volant en fonte en deux parties. Le diamètre do ce volant est de 5,ni- environ et sa largeur de 35 cm; son poids est de i3ooo kg.
- Fig. 3. — Groupe'électrogèiie de 35o kilowatts de k'Société 1 Ek-ktroLedn.ische Industrie, de Slikkervcer et de MM. Stork frères. d'Hengelo ; vue prise du côte do la dynamo.
- Dynamo. La dynamo de la société rElektrof.eehnische Industrie est une machine à courant continu multipolaire.
- Sa puissance est de 35o kilowatts : i5oo ampères sous s>.3o volts environ.
- A l’Exposition, la machine avait reçu un bobinage spécial permettant de la faire fonctionner à 55o volts avec un débit de 65o ampères environ.
- La vitesse de cette machine est de i io tours par minute, et le nombre des pôles fie io.
- La photographie de la figure 3 est une vue du groupe prise du côté de la dynamo. Les figures 4 ot 5 représentent des vues d’ensemble de la dynamo avec coupes partielles; sur la figure 4, le support des tiges de balais n'a pas été représenté. Les figures 6 et 7 sont des coupes avec vue partielle d’une partie de l'induit et de l'inducteur.
- Inducteurs. — Les inducteurs sont constitués par une couronne en acier coulé en deux parties dont l'une, la partie inférieure, porte deux pattes consolidées par des nervures et par lesquelles la dynamo repose sur ses plaques de fondation. Ces dernières
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- T. XXVI. — Mo 43,
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- sont munies d'oreilles dans lesquelles passent des vis de façon à permettre un léger déplacement de la machine dans le sens horizontal pour régler l’entrefer.
- Le diamètre extérieur maximum de la carcasse est de 33o cm et sa largeur, non compris le support des tiges de balais, de 46 cm.
- Les pèles inducteurs également eu acier coulé sont rapportés sur des bossages dressés ménagés sur la carcasse. La fixation est obtenue à l’aide de deux vis traversant complètement la couronne extérieure.
- Ces pôles ont une section circulaire de 35 cm de diamètre ; leurs épanouissements polaires sont venus de fonte avec eux. Les dimensions de ces derniers sont de cm dans le sens de l’axe cl de 4» cm dans le sens perpendiculaire.
- Le diamètre d'alésage des inducteurs est de 201,6 cm et l'entrefer de 8 mm.
- Les bobines inductrices sont enroulées sur des carcasses isolantes et retenues on place par les épanouissements polaires. Chacune d’elles est formée de 67a spires de fil de 4,5 mm do diamètre, et par suite d’une section de 16 mm2 ; toutes les bobines sont montées en série et la machine est excitée en dérivation.
- La résistance du circuit inducteur à froid est de 9,6 ohms. Le poids de cuivre ulîlisé sur l'inducteur est de i3oo kg et le poid$ total de l’inducteur, non compris les plaques de fondation, de 11700 kg.
- Sur la couronne inductrice est fixée à l’aide de supports une couronne en fonte portant les axes des porte-balais; nous y reviendrons plus loin.
- Induit. —Le support d'induit a une constitution tout à fait spéciale; il se compose d’un moyeu servant à la fois pour l’induit et le collecteur. Ce moyeu claveté sur l’arbre porte
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- 8 bras qui viennent se placer en face de projections ménagées sur une couronne en fonte servant à supporter les tôle,s induites. L’entrainement de cette couronne par les bras du
- moyeu se fait à l’aide de clavettes dont la section longitudinale affecte la forme d' trapèze. Ces clavettes sont glissées par paire dans les rainures pratiquées à cet elfel t la couronne et sur lesbras, ce qui permeL de centrer exactement le noyau de l’induit.
- Les tôles sont partagées en f\ segments portant chacun 4 queues d’aronde qui viennent se glisser dans des rainures de même forme ménagées sur des projections venues sur le support.
- Les tôles de l’induit sont partagées en 3 paquets séparés par des cales en bronze et l’ensemble est serré entre deux anneaux à l’aide de boulons ne traversant pas les tôles.
- Les deux anneaux de serrage cmbèqnètent sur la couronne supportant l’induit et ils portent, vers l’extérieur, des rebords destinés à supporter les enroulements. Le support de l’induit est muni de nombreuses ouvertures pour assurer une bonne ventilation. ,
- Le diamètre extérieur de l’induit est de 200 cm ; la largeur totale des tôles y compris les espaces vides, d’une longueur de i5 mm environ, atteint 4° cm. Le diamètre intérieur des tôles est de iÔ2 cm et la hauteur radiale des anneaux de 24 cm.
- La surlace extérieure de l’induit porte des rainures très légèrement fermées, les rebords des dents servant simplement à retenir des languettes en bois destinées à serrer les conducteurs. Le nombre de rainures est de 2.24 ; leur profondeur atteint 53 mm et leur
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- largeur, de i3 mm dans l’encoche, es! de io mm dans l’entrefer. Ces rainures sont représentées sur la ligure 8.
- L'enroulement induit est en tambour multipolaire en parallèle. Les conducteurs sont formés de barres laminées de 20 mm de hauteur sur 3 de largeur, soit 60 mm2 de section. Ils sont placés par 4 dans les encoches et sont isolés du fer pur une gouttière en micanito.
- Les 896 conducteurs répartis à la surface de l’induit‘sont coudés du côté opposé ait collecteur et réunis 2 à 2 de façon à constituer 448 sections, de 200 cm de longueur, réunies aux lames du collecteur à la façon ordinaire.
- Le collecteur est porté par un support analogue à celui de l’induit. Le moyeu de l’induit commun à ce dernier et au collecteur, comme nous l’avons dit plus haut, est muni de bras sur lesquels est clavelée une couronne en fonte portant les lames isolées entre elles au mica. Celles-ci sont serrées à l’aide de boulons entre deux anneaux de fonte dont la
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- section radiale a la forme d’an U el qui s’embèquetent à la fois sur [deux bagues serties à l’intérieur de la couronne du support el sur les extrémités des lames.
- Le diamètre du collecteur est de i5o cm et sa largeur utile de 3o cm.
- Le support des axes dos porte-balais (lig. 9 à 1a) est constitué par deux anneaux en fonte placés concentriquement et réunis par des rayons. Ce support est en deux parties assemblées par des boulons et peut tourner, à l’aide d’une vis tangente commandée par un volant à main, entre 4 bras boulonnés sur la carcasse inductrice.
- Les axes des porte-balais sont supportés par une fourche comme le montrent les figures 9 et 10; la tige portant cette fourche a une section carrée et est serrée dans une mâchoire qui est fixée sur la couronne mobile et isolée de celle-ci.
- Le courant est conduit de la lige aux anneaux collecteurs à l’aide de câbles souples. Les anneaux sont eux-mêmes supportés parla couronne mobile dont ils sont également isolés.
- Les porte-balais sont d’un système très simple que montre la figure 11 et la partie inférieure de la figure 12. Les charbons sont appuyés sur le collecteur par une barrette en aluminium rivée sur un ressort sur lequel appuie une projection du corps du porte-balai.
- Le nombre de balais de chacune des xo lignes est de 6 par ligne et la surface de contact de chacun, de 25 mm sur 4o mm. A l’Exposition, il y avait seulement 4 balais par Hgnis.
- La résistance dè l'induit est do o,oo3 olim à chaud.
- Le poids de l’induit tout monté est de 12000 kg dont 600 pour le cuivre.
- Résultats d’essais. — L’intensité du courant d’excitation nécessaire pour obtenir la tension normale à vide à la vitesse de 110 tours est de i4 ampères.
- En charge, l’intensité du courant d’excitation monte à iB ampères environ.
- J. Reyval.
- PERFECTIONNEMENTS
- AUX ENROULEMENTS A GOURANT CONTINU
- Je parlerai ici des perfectionnements apportés aux enroulements induits, laits sur gabarit, des dynamos à courant continu multipolaires de puissance moyenne. Les dynamos de puissance considérable, ayant d’ordinaire un enroulement à barres, ne seront pas discutées.
- Il ne sera question que de machines modernes, c’est-à-dire ayant un induit denté, en tambour cylindrique, et l’enroulement étant exclusivement en série et non en quantité.
- L’enroulement en quantité est aujourd’hui de moins en moins employé, étant donné que l’enroulement én série parallèle le remplace favorablement et se répand de plus en plus, quoiqu’il rencontre encore beaucoup de méfiance. Toujours est-il qu’il évite la plupart des inconvénients souvent graves inhérents à l’emploi de l’enroulement en quantité. Ces inconvénients so produisent toujours lorsqu’il y a la moindre irrégularité ou dissymétrie magnétique, soit que l’induit n’est pas concentrique avec l’alésage des électros, soit qu’il y ait des différences de flux dans les pôles, dues aux soufflures dans l’acier, etc. L’enroulement en série simple ou multiple présente, en effet, tous les avantages de celui en quantité sans en avoir les inconvénients ; ainsi il permet d’utiliser tout le pourtour du collecteur et d’avoir,
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- 'en choisissant nu enroulement en série parallèle, autant de branches en quantité; il offre même un choix beaucoup plus'grand sous ce rapport, puisque on peut avoir a, 4,6, 8, io, etc. branches, indépendamment'du nombre dé pôles. Avec tous ces avantages, il n’est nullement sensible aux dissymétries d’aucune sorte. Mais' l’avantage le plus important est peut-être que l'enroulement en série permet de réduire le nombre d’encoches de l’induit à la moitié ou au tiers du nombre de lames du collecteur sans occasionner des étincelles aux balais. En effet, les dissymétries provenant de la juxtaposition de plusieurs bobines de l'induit dans une mémo -encoche, se trouvent toujours neutralisées, vu que les bobines comprises ontre deux balais sont réparties sur tout le pourtour de l’induit.
- C’est pour cette raison même que les dissymétries du champ magnétique se compensent dans l'enroulement et ne nuisent pas à la bonne marche du collecteur.
- Ayant discuté les avantages de l’enroulement en série qui, presque seul, permet la réduction du nombre d’encoches à la moitié ou au tiers du nombre de lames au collecteur, je vais m’occuper maintenant de la valeur de cette réduction du nombre des encochés.
- Universellement, connu et reconnu est le luit que pour une bonne marche du collecteur, sans étincelles aux balais, il faut une saturation des dents aussi élevée que possible. Il en résulte en même temps une diminution du décalage des balais avec les variations de la charge, les dents très saturées ne permettant pas un déplacement trop considérable du champ. Aussi est-on arrive aujourd’hui à construire dos machines, dynamos et moteurs, pouvant marcher sans aucun déplacement des balais.
- Avec les machines du système presque généralement employé encore en Europe et ayant auLant d’cncoches que de lames, il est rarement possible de saturer suffisamment les dents. On n'arrive guère au-dessus de it> ooo à 18 ooo comme induction maxima dans les dents; autrement celles-ci auraient à leur hase une épaisseur insuffisante, tandis que, pour des raisons d’ordre purement mécanique, on no peut pas aller au-dessous de 3 mm.
- Ici les considérations mécaniques sont en désaccord avec colles d’ordre électrique ; celles-ci exigent un nombre de lames élevé, celles-là aussi pou d’encoches que possible pour avoir des dents plus fortes, un enroulement plus simple et moins de main-d’œuvre pour le poinçonnage et le bobinage. Ou ne sanraitguère concilier ces conditions différentes avec le vieux système consistant à employer une lame du collecteur pour chaque encoche.
- Aussi, la réduction du nombre d’cncoches présonle-l-elle une solution de ce problème; solution simple et à la fois très favorable sous d’autres aspects encore.
- Nous gagnons d’abord la possibilité de saturer les dents dans des limites voulues tout en conservant une épaisseur minima des dents enccfre largement suffisante, cette épaisseur étant, à autres conditions égales, deux ou trois fois plus grande.
- De plus, au lieu d’avoir un induiL à denture très fine, difficile à assembler et à limer après l’assemblage, vu la grande surface des dents et encoches, on a des encoches larges, plus accessibles, de fortes dents qui. ne se déforment pas, ce qui rend beaucoup plus facile un assemblage exact. De même, il y a beaucoup moins de travail avec l’isolement des encoches, la surface isolée étaut réduite à la moitié ou au tiers.
- II en résulte plus de place utilisable dans les encoches, ce qui permet de mettre une section plus forte du fil, ou bien de réduire le diamètre de l'induit en gardant le meme fil. En effet, en donnant à l’isolant la même épaisseur pour un voltage donné et n’ayant plus que le tiers ou la moitié des encoches, la place totale occupée par l’isolant en est réduite en proportion. Ceci n'est juste toutefois que pour les parties radiales des parois do l'encoche et non pour le fond ; toujours esl-il que l'espace gagné est. assez eonsidérable.
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- Les dimensions de l’induit peuvent être réduites encore par suite de la saturation des dents, considérablement augmentée et pouvant aller facilement jusqu’à 23 ooo et 20000 lignes apparentes par cm2. (En réalité, on n’aura pas d’inductions aussi fortes, puisqu’une partie des lignes traverse l’air entre les dents.)
- Ces deux raisons donnent au constructeur le moyen de rendre l’induit aussi petit que possible.
- En ayant soin de bien ventiler l’induil, ses dimensions ne se trouvent limitées que par la saturation du fer, réchauffement pouvant toujours être restreint par une ventilation suffisante. Cette ventilation constitue une partie importante des induits modernes; elle s’opère par l’interposition de couronnes spéciales, entre les paquets de tôles, ce qui donne libre accès à l’air dans l'intérieur de l’induit, l’air étant aspiré et mis en circulation par la force centrifuge. La diminution des dimensions de l'induit peut être très notable, étant donné que chaque réduction des dimensions permet en même temps de réduire la section du cuivre puisque la longueur moyenne d’une spire en est moindre. Donc, une réduction permet d’en réaliser d’autres, et ainsi de suite.
- Par cet enchaînement, on arrive à des dimensions très petites, cl c’estlà le Irait distinctif des machines modernes.
- Pour être juste, il faut cependant signaler un inconvénient que présente l’emploi d’une denture relativement grosse en comparaison de ce qu’on a été habitué à voir couramment. La largueur d’encoche la plus favorable est d’environ 12 à 20 mm pour les machines de puissance moyenne, et comme l’entrefer varie dans ces limites entre 3 et 7 mm environ, il est évident que des pièces polaires massives donneraient lieu à de forts courants de Foucault et chaufferaient outre mesure. Or, on est forcé de laminer, soit les pièces polaires seules, soit les noyaux d’électros entiers. Los deux procédés sont couramment employés sans que la pratique ait jusqu’ici décidé lequel des deux l’emportera sur l’autre. Sans beaucoup changer dans les types de dynamos adoptés en Europe, il suffît de laminer les pièces polaires ce qui ne revient pas plus cher, relativement aux pièces polaires solides ; on y gagne inômo un peu sur le rendement en supprimant ainsi pratiquement les courants de Foucault.
- Le constructeur n’a plus à s’occuper de donner à l'entrefer une épaisseur suffisante pour éviter un échauffement des pièces polaires; il doit tenir compte seulement des considérations d’ordre mécanique qui exigent un certain minimum raisonnable.
- En outre, il dispose librement, de l’entrefer, ce facteur important qui détermine la réaction d’induit.
- Nous nous sommes occupes jusqu’ici des considérations générales, il nous faut entrer maintenant dans les détails de construction et de fabrication des enroulements que nous venons de discuter. Nous verrons qu’il y a deux façons de réaliser ce problème, une qui est beaucoup employée surtout en Amérique, et une autre que j’ai imaginée comme perfectionnement de la précédente.
- L’enroulement des induits en tambour denté dont les cadres sont préparés d’avance sur gabarits (calibres) est suffisamment connu pour que je n’aie pas à m’attarder sur ce point. Beaucoup de maisons, même très sérieuses, en Europe, ne l’emploient pas encore, et préfèrent le bobinage à la main, à l’exclusion des enroulements à barres, bien entendu, dont il ne sera pas question ici. Les Américains, désireux de réduire au possible la main-d’œuvre, plus chère chez eux, ont, depuis longtemps, absolument supprimé le bobinage à la main.
- En effet, le bobinage sur calibre est toujours préférable à cause du meilleur contrôle et do la facilité de réparations.
- Aussi, une fois outillé en conséquence, on le trouvera toujours plus économique. Tl pré-
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- de bonne marche dcbimlirir de beaucoup supérieures, étant vérifier l’isolement de chaque pièce séparément avant de la placer sur l'induit. La ligure i nous montre un cadre bobiné sur gabarit et comprenant plusieurs spires. La figure 2 nous donne la section du cadre et la figure 3 la section d’une encoche, vieux système, 11e contenant que deux cadres superposés, ce qui correspond à une lame par encoche.
- Les quatre fils guipés, indiques dans la figure 2 sont tenus ensemble et isolés en commun par un ruban en coton enroulé autour du cadre, comme l’indique la figure r, les deux bouts du fil seuls sortant. Pour arriver à l’enroulement moderne que nous avons décrit, il faut réunir L’g- 1. Jrn*. a. deux ou trois cadres dans la partie supérieure de l’en-
- coche, et autant dans la partie inférieure, soit quatre ou six par encoche', appartenant à 2 ou 3 lames du collecteur. Ou lie préférablement ensemble
- 2 ou 3 cadres complets (voy. la figure f\ où le ruban qui sert à lier est en partie supprimé)
- pour obtenir ainsi un cadre combiné. '
- A 1 aide de ces cadres combinés, le bobinage se fait exactement comme avec les cadrés simples, à deux dans une encoche, superposés (voy. fi g*. 0). Il est évident que le bobinage de l’induit, suivant cette méthode, est extrêmement simplifié vu le petit nombre d’éléments de l’enroulement préparés d avance, constitués par les cadres combinés. En effet, un moteur de tramway ayant environ 3i encoches, avec 93 lames au collecteur, soit
- 3 par encoche, n’aura que 3i cadres, chacun entrant dans deux encoches.
- Un induit pareil peut être bobiné en quelques heures.
- Il faut cependant remarquer qu’il n’est pas toujours possible de lier ensemble les cadres comme le montre la figure 4- Pour cela, il est indispensable que les 3 cadres qui, dans une encoche, se trouvent réunis soient également réunis dans l’autre, condition qui 11’est pas «.toujours remplie. Les dynamos à 4 à 8 pôles avec trois lames par encoche satisfont toujours à celte condition.
- Par contre il n’est pas possible d’employer
- 2 lames par encoche avec 4 ou-8 pôles, ni
- 3 lames par encoche avec 6 pôles si on veut
- lier ensemble les cadres simples [tour en faire des cadres combinés. Tout cela est juste pour "
- l’enroulement en simple série; pour l’enroule-
- c’est le contraire; mais on ne fera pas favorablement usage d’enro î en fil ; on préférera toujours meure un fil plus gros, ou des bari nple.
- ’ pour pouvoir employer certains modes d’e
- u lieu du fil, en gardant l'enroulement «
- Je viens de parler des conditions à remplii
- roulements dans des cas partir ment entièrement symétrique,
- ilievs. Ces ît réparti
- entendent gaiement dans toutes les
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- toujours trouver le moyen de rendre possible tout enroulement voulu, en Laissant une ou plusieurs encoches à moitié remplies.
- L’emploi de ces « trucs », bien connus des spécialistes, ne présente aucun inconvénient, et c’est souvent grâce aux « trucs » seulement qu’on peut faire usag-e de la même denture pour plusieurs voltages comme par exemple ia5, a5o et 5oo volts.
- Dans les figures 2, 3 et 5, citées comme exemples d’enroulement, il n’est question que de fil rond. Je n’ai pas besoin d’insister sur ce point que, en pratique, on préférera, sauf dans les machines de très faible puissance, employer du fil rectangulaire ou carré, qui permet de mieux utiliser la place disponible dans l’encoche.
- D’après les principes discutés, j’ai, il y a quelques années, établi pour la Compagnie Internationale d’Elec-tricilé à Liège, un nombre assez considérable de dynamos de toutes grandeurs. Ce n’est que quelque temps après que m'est venue l’idée de perfectionner le système de fabrication des cadres combinés.
- Le procédé que j’ai imaginé présenle tous les avantages, signalés déjà, du système décrit en y joignant certains autres, non moins importants. Je suis arrivé à une simplification notable dans la fabrication, tout, en évitant quelques petits inconvénients de l’ancien procédé.
- Au lieu de fabriquer les cadres combinés en liant ensemble deux ou trois cadres égaux et préparés d'avance j'obtiens immédiatement mon cadre combiné sur des gabarits de forme convenable. Je n’ai qu'à enrouler le fil sur le gabarit on autant de spires qu’en doit contenir le cadre combiné.
- Ainsi ce dernier est fait exactement comme antérieurement chacun des cadres simples qui le constituaient. Il contient le même nombre de spires que l’ancien cadre combiné, mais ces spires sont enroulées d'une façon continue sur le gabarit.
- Ce n’est qit’après que l’on coupe le lîl convenablement pour diviser le nombre de spires en deux ou trois parties égales, chaque partie devant constituer une bobine d'induit appartenant à une lame. Un exemple illustré par les figures 6 et 7 fera mieux comprendre la chose.
- Prenons les mémos conditions que celles de la figure 5, c’est-à-dire 3 X 4 = 12 fils par cadre combiné. La ligure 6 représente un schéma du gabarit, A, et un rouleau de fil, B. Le gabariL peut tourner autour de son axe. Les lettres a b c d e/ indiquent les points autour desquels le fil doit être enroulé pour avoir la forme voulue du cadre; ces points dans le schéma sont mis dans un plan pour ne pas compliquer le dessin. On commence donc par enrouler le fil autour desdits points; on met. d’abord quatre spires, qui représentent la première bobine d’induit, et correspondent au premier des trois cadres de la figure 5.
- Au lieu d’aller maintenant au point a, comme pour les quatre premières spires, on fait un détour en faisant passer le fil autour du point g.
- La meme chose sc répète après la seconde partie de quatre spires et on finit le cadre en mettant les dernières quatre spires.
- Après avoir donné au cadre, préparé ainsi, la rigidité nécessaire en ^enveloppant danq
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- un ruban (sauf les extrémités des fils, bien entendu), on coupe les deux fils à l'endroit où ils touchaient le point g. On aura ainsi, avec l'entrée et la sortie du fil, six bouts, les trois entrées d’un coté, et de l’autre côté les trois sorties des trois bobines d’induit, remplaçant les trois cadres de la figure 5.
- La figure y nous montre un croquis du cadre combiné, complet.
- Jusqu’ici nous ne voyons comme avantage de mon système que la simplification du procédé de fabrication des cadres ; mais il y en a encore d’autres. D'abord on comprendra facilement qu’on gagne de la place sur l'isolement à l’intérieur du cadre combiné. D’après l’ancienne méthode, chaque cadre simple devait être, pour des raisons mécaniques aussi bien qu’électriques, enveloppé d'une bande isolante. Entre deux cadres on avait donc toujours la double épaisseur de l’isolant de chaque cadre, ce qui pour l'isolation seule était exagéré.-
- D’après mon procédé, on peut entièrement supprimer l’isolement entre les spires du
- 1’
- Fig. 8.
- cadre combiné appartenant à des bobines d'induit, différentes. Toutefois, il est préférable de séparer ces groupes de spires par une faible couche d’une matière isolante comme cela est indiqué dans la figure 8. Mais cet isolement peut être très mince et prend beaucoup moins de place que la double enveloppe de ruban. La place gagnée peut être utilisée pour augmenter la section du cuivre, ou bien on peut proportionnellement réduire les dimensions de l’induit.
- Un autre avantage, et peut-être le plus important de mon système, est également illustré par la figure 8. En effet, au lieu de grouper 3 parties de 4 fils comme dans ia figure 5, on peut maintenant les grouper suivant la figure 8; au lieu de 4 couches de 3 fils, on a 3 couches de \ fils chacune. Cette possibilité de grouper librement les fils sera appréciée par tout constructeur qui a eu à étudier des machines électriques. Elle sera surtout intéressante pour les fils ronds, car avec les fils rectangulaires, il y a presque toujours moyen de se tirer d’affaire, en choisissant convenablement la section. Toutefois, on arrive souvent à avoir des sections trop plates, peu favorables pour le guipage et le bobinage. Ceci aura lieu par exemple pour un moteur de tramway devant, avec la même denture, avoir différents nombres de spires pour différentes vilessefe.
- Il est évident que la possibilité de grouper à volonté les fils permet de donner à l’encoche la largeur et la profondeur les plus favorables, assurant une saturation appropriée des dents. C’est ainsi quê pour une puissance donnée, on peut obtenir les dimensions les plus réduites de l’induit.
- Jusqu ici nous avons toujours supposé que le nombre des spires dans chaque élément
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- (bobine d'induit) du cadre combiné doit être le même. En réalité une pareille condition n'existe point.
- On peut très bien, pour un enroulement en série bien entendu, donnera deux éléments consécutifs un nombre de spires différent, pourvu que ces nombres de spires se répètent alternativement.
- Ainsi, un cadre à 3 éléments peut avoir 3, 4 et 3 spires, le cadre suivant ayant 4, 3 et 4 spires. Un cadre à deux éléments aura par exemple 6 et 4 spires; tous les autres cadres du même induit auront le même nombre de spires. Une disposition du cadre d’après ce principe s’adapte spécialement pour mon procédé de fabrication, on n’a qu’à couper le fil en conséquence.
- Il semble que, en pratique, on n’a pas encore construit des induits ayant des nombres différents de spires entre deux lames du collecteur. Cet expédient sera souvent utile pour des induits à bas voltage, où il est quelquefois très difficile de trouver l’enroulement correspondant à une vitesse et un flux donnés. Notre procédé permet donc d’adopter un nombre de conducteurs intermédiaire.
- Quel que soit, d’entre les deux décrits, le système de cadre combiné qu’on préfère, il est certain qu’en introduisant l’induit denté à nombre d'encoches réduit, on réalisera toujours des avantages sérieux.
- On aura un meilleur induit, plus résistant, mécaniquement par la simplicité de l’enroulement et, en même temps, cet induit coûtera moins de main-d’œuvre tout en présentant une économie sur la matière première. Il ne me reste donc qu’à souhaiter que les perfectionnements discutés soient bientôt généralement appliqués en Europe, comme ils le sont déjà en Amérique. Alexandre Rotiiert.
- SUR LA TRÀCTJOA ÉLECTRIQUE PAR COURANTS POLYPHASÉS
- L’application directe des courants polyphasés à la traction des trains de chemin de fer paraît, destinée à un brillant avenir, ce système permettant l’emploi de tensions beaucoup plus élevées qu’avec le courant continu.
- On sait que la pratique actuelle consiste uniquement dans l’utilisation des courants triphasés, amenés aux moteurs par deux fils aériens et par les rails de roulement. Dans un tel système, les phénomènes d'induction jouent vin rôle considérable; et leur évaluation, même grossière, n’est peut-être pas complètement dépourvue d’intérêt.
- Je me propose donc d’établir quelques formules simples permettant de calculer les chutes vie tension et leurs décalages sur les courants pour chaque conducteur d’une ligne de traction triphasée. Ensuite j’établirai des formules analogues, dans l’hypothèse de l'emploi des courants biphasés avec retour commun par les rails.
- Soit un système de n conducteurs cylindriques, rectilignes, parallèles et indéfinis C,, Cr.. C„, de résistivités /„ ;*s. . /•„ et parcourus par des courants q, i2... in respectivement ; soit Lfti le coefficient d’induction mutuelle des conducteurs et C*, et Lw, le coefficient de self-induction du conducteur C,t, ces coefficients étant rapportés à l’unité de longueur et supposés constants. La chute de tension par unité de longueur sur le conducteur Cft sera
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- Cette formule suppose la direction positive des courants la même dans tous les conducteurs.
- Dans le cas qui nous intéresse, on a quatre conducteurs disposés en trapèze régulier : les deux fils de trôlet, que nous appellerons Ci et Ca, et les deux rails que nous appellerons C3 et Ck.
- Par raison de symétrie, les deux fils aériens se comportent de la même façon ; et les deux rails aussi : par conséquent, il suffira de considérer les deux équations que l’on obtient de la précédente en y faisant par exemple h = i et h = 3 successivement.
- Si donc on désigne par u et v respectivement la chute de tension dans un fil et dans un rail, on aura : pour les fils de Irôlet
- pour les rails
- Dans ces formules i\ et i\ sont respeetivcmenl les résistivités d’un fil aérien et d’un rail, it et 4 les courants dans les fils de trôlet, i3 et il les courants dans les rails.
- Les équations (i) et sont générales; donc elles sont applicables aux courants triphasés, aussi bien qu’aux courants biphasés.
- On a évidemment
- JÉi— dii - 1 di
- ls £i 2 l< 011 Jt dt 2 dl ’
- i étant le courant Zo/tfZ dans les rails.
- I. Courants triphasés. —Les expressions des Z,. en fonction du temps sont *
- où T est la période et tu On a alors
- y ,,
- d'oi
- y
- dit
- dt
- a. Fils de trôlet. — On doit appliquer la formule (i) : si l'on tient compte des relations entre les courants et leurs dérivées, on pourra l’écrire sous la forme
- di1
- dt
- -,
- ayant posé
- M — Lu ~~<M3 +lo)
- (4)
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- par conséquent l’équation (3) devient
- Posons pour simplifier
- A=,.,-L
- (5)
- » = I[Asmlut+Tîco.lo<].
- (6)
- A cetto équation on pourra donner la forme
- u = RI sin (o>t +
- (7)
- à la condition de déterminer R et a de telle manière que l'équation (6i soit satisfaite pour toute valeur de l, ce qui implique l'égalité des coefficients de sin <•> t et de cos a» t, séparément. dans les équations (6) et (7). Cette dernière donne
- d'où
- R 00s » = A, T5 sin 0 — B,
- R = \/aT~— Br, tang o — ~ ;
- emplaçant pour A et B leurs valeurs
- r=V ^
- R est alors l’impédance d’un fil aérien, et » est l’angle d’avance de la chute de tension sur le courant.
- De l’équation (7) on déduit la valeur efficace de cette chute en remarquant que sa valeur maxima est II I:donc :
- t> = -2L oubien Ucr=RI(ff.
- l/a
- Connaissant les coefficients hJlk on peut calculer les valeurs de II, <p et L'fir au moyen des équations (4) et (8).
- Les relations (8) indiquent comment on peut construire graphiquement R et © (fig.i) : R est l’hypothénuse d’un triangle rectangle ayant pour côtés
- ? esL l’angle compris entre l’hypothéiiuse et le côté de longueur /•, — w N.
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- 4?<>
- \jcff sera déterminé par une construction analogue.
- On voit que les choses se passent comme si le til de trôlet, étant soustrait à l’influence des autres conducteurs, avait une résistance métallique fictive
- ff = r \/r y
- et une self-induction
- en effet on aurait alors
- R ^ V/ff2 q_ L2
- jL
- ceci, bien entendu, seulement
- î qui concerne la chute de tension et le décalage. Cette modification apparente de la résistance métallique est due évidemment aux actions réciproques des différents conducteurs, puisque N n’est fonction que des coefficients d’induction mutuelle.
- Si nous admettons que les rails soient des cylindres circulaires ayant pour rayon le rayon moyen de la section d’un rail, on pourra adopter pour les coefficients les valeurs suivantes, données par M. Blondel :
- Fig. 2. Luh = --2 log, pA I-hk =— 2 loge dhk,
- et Pa étant la perméabilité et le rayon du conducteur C,M et dhk la distance entre les axes des conducteurs CA et C,(. Dans ccs formules les coefficients L sont exprimés en unités C. G. S. et se rapportent à l’unité de longueur.
- Pour les fils de trôlet on a
- 1 ' Pi = ?* = ?•
- On a donc, d’après les indications delà figure a,
- hn — ~---2 log, p Lrj — ~ a loge a
- Ll3_-2log „C L]4 — —-2 loge rf;
- et les équations (4) donnent
- M = ~ + log, N = log,-îi (a)
- ce sont les valeurs à introduire dans les équations (8) pour avoir R et ».
- Les formules (a) donnent M etN en unités C. G. S. (1).
- (‘j A titre de vérification, appliquons les équations établies jusqu’ici au cas d’une ligne triphasée ordinaire corn» posée de trois conducteurs égaux et disposes en triangle équilatéral. On devra poser dausles formules précédentes
- H K = o ;
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- 477
- - La chute de tension dans les rails est exprimée par la formule (2) :
- •' = -, i. + 4,4- + l» 4+ 4 +L» 4 •
- Pour simplifier les calculs, on peut prendre pour les courants les expressions
- ce qui revient à déplacer l’axe des temps de 120° en arrière : de kla sorte on arrive plus facilement à l’expression du décalage entre v et i. (Evidemment ce changement de coordonnées n’affecte pas la valeur efficace de 0).
- Soit iJ la résistance unitaire de l’cnscmblc des deux rails : on aura
- En tenant dent, écrire
- Le des relations entre les courants, on pourra
- la condition de poser
- P = -f (LM + L3t)-Lw Q — L31 — L32
- , comme dans le cas précé-
- Il est facile de voir que l’expression (2'} de v s’obtient de celle (3) de à la condition de remplacer /\, M et N respectivement par /•', P et Q ; et puisque l’équation (7) est une transformée de l’équation (3), on pourra écrire
- _ R'I sin (ü)l 4- 4) Yeff = R%
- R, = (p~4)s
- Dans ces formules leff est le courant efficace total dans les rails, R* 1' est l’impédance de l’ensemble des deux rails, et est l’angle d’avance de la chute de tension v sur le courant i.
- Les décalages entre les chutes de tension dans les (Us de tvôlot et. la chute dans les rails seront donnés par l’expression T(f — <i) àz
- ___________ wM
- R tangç=--—;
- M est dans ce cas l’inductance de l'un des lits. On a d’autre part, pour c = d,
- 1 d
- M = — + a logc — ,
- et l’on retrouve ainsi l’expression bien connue de l’inductance d'un lil de ligne triphasée équilibrée.
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- Ayant supposé les rails de section circulaire, si l’on appelle p' leur rayon moyen et leur perméabilité, on a, d'après ce qui précède,
- L„ = -£ _aIogep', LSi = — 2 loge r., Lss - — a loge d , h3i = — -2 logc h ;
- par conséquent les relations (9) donnent
- P = JL + log, ~ Q=alog,i_ (b)
- Les équations (10) montrent que l’on peut faire pour les rails une construction graphique analogue à celle du fil aérien.
- Les équations (8), (10), (a) et (b) résolvent le problème de déterminer les conditions de fonctionnement d’une ligne de traction à courants triphasés.
- Il est presque superflu de remarquer que les résultats obtenus ne sont qu'approximatifs, surtout parce que l’on a dû supposer p constant.
- La valeur de p à introduire dans les formules (b) sera celle qui correspond à la valeur efficace du courant dans l’un des rails.
- Elle pourra être déterminée par l’expérience, ayant soin d’opérer avec dos courbants d’une fréquence égale à celle que l’on veut adopter pour la ligne à construire.
- Ce serait préférable d’expérimenter directement sur les rails à employer, en vue de déterminer leur coefficient de self-induction unitaire pour les différentes valeurs du courant ; appelant A ce coefficient on aurait
- p=4+io&4-;
- de La sorte on pourrait éliminer presque totalement l’erreur provenant de l’hypothèse consistant à considérer les rails comme des cylindres circulaires.
- On aurait ainsi une approximation suffisante pour la pratique.
- Nous reviendrons prochainement sur ces questions, ainsi que sur l’application des formules précédentes (’).
- p) Faute de données expérimentales plus précises, on pourra déterminer p à l’aide des courbes ordinaires d'aimantation de l’acier et d’après la valeur moyenne du champ à l’intérieur des rails supposés de section circulaire. Si I est la valeur du courant dans un rail, le champ en un point distant de l’axe d’une longueur r < p' est
- l’intégration étant étendue à toute la surface s; en prenant pour ds l’expression connue en coordonnées polaires ds — r dr d9, on aura, puisque s — TTp'2
- On en déduit
- H,„ = .
- 3 p'
- L’action des autres conducteurs est négligeable. Pour I 011 prendra la valeur —î— lefr.
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- II. Courants biphasés. — La considération des formules précédentes montre, ce qui du reste est évident à priori, que les chutes de tension et les décalages dans les fils aériens ne sont généralement pas les mêmes que dans les rails. Par conséquent les trois phases ne sont pas également chargées, d’où il peut résulter une mauvaise utilisation des génératrices et des moteurs.
- Pour parer à cet inconvénient, on pourrait employer les courants biphasés avec retour commun parles rails: les deux phases seraient ainsi exactement équilibrées. La possibilité de cette solution a été déjà signalée, mais les constructeurs ne se sont pas empressés de l’adopter : toutefois la question mérite peut-être qu’on s’en occupe.
- Un tel dispositif amène une diminution de courant dans les fils aériens et une augmentation dans les rails, par rapport à la distribution que l’on aurait dans l’autre cas. En effet, soit it le courant triphasé et ib le courant biphasé dans les fils de Imlet, on a, à égalité de puissance, tension et décalage.
- le courant de retour i, pour le système biphasé est alors
- On aura donc une chute de tension plus petite dans les fils aériens et plus grande dans les rails, suivant les rapports précédents.
- A première vue, si l'on envisage seulement les résistances ohmiques des différents conducteurs, cetto solution paraît la plus rationnelle, puisqu’elle correspond à une meilleure utilisation de la conductivité de la ligne. Mais comme la self-induction des rails croît rapidement avec le courant, il pourrait se produire dans le circuit de retour une chute de tension et un décalage excessifs.
- On voit donc que la question ne peut être décidée à priori d’une manière générale: c’est un problème à résoudre dans chaque cas spécial.
- il est facile de déduire des considérations précédentes les formules relatives à une ligne à courants biphasés.
- Les équations générales restant les mêmes, on pourra encore appliquer les relations (i)
- et (a).
- Quant aux courants, leurs expressions seront
- et on aura encore
- S,
- *2,
- di:, di,t
- a. Fils de trôlet. — L’équation (ij prendra encore la forme
- où M et N sont définis par les formules (4).
- di
- dt
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- En vertu des relations
- dt
- ~ — loi sin coi,
- ou bien
- = l[ (r.-“N) 8in»i+»M cos «,( j ; u == RAI sin (wf -f- ©J, ueff = RA h,r
- On appliquera la formule (2) à laquelle <
- i pourra encore donner la l’orme
- où P et Q sont définis par les formules (9).
- Pour les courants il conviendra ici de prendre les expressions
- ce qui revient à déplacer l'axe des temps de i35° en arrière.
- On aura alors
- dt /— di, u>I , , .
- ~df = 10/2 I cos mt, -g- - -—(.osioi-p.mco/J,
- et par conséquent
- •-^[('-4)...........+-m)>............]•
- ou bien
- v — l\/i R’t sin (toi-j-L). Ve//-= R’Ll’<,ff,
- lang
- wQ_
- (io')
- Dans ces formules I'e/fest le courant efticace total dans les rails et r' leur résistivité combinée.
- Les décalages entre la chute do tension dans les fils de trôlet et celle dans les rails seront donnés par l’expression
- [(*-0Hr}
- Les formules (8) et (io') indiquent les constructions à faire pour traiter le problème graphiquement (l).
- Italo Galmozzi,
- (*) Faisons une vérification analogue à celle que l’on a faite pour les courants triphasés, c’est-à-dire appliquons
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- DISTRIBUTION
- Les installations de force motrice et d’éclairage des Forges de Donetz-Jnrjewka, par L. Gohs. JUchtrotechnische Zeitschrift, t. XXI,
- Les forges de la Société métallurgique de Donetz-Jusjewka se composent de hauts-fourneaux, aciéries et laminoirs. Il y a actuellement 5 hauts-fourueaux, 3 creusets Bessemer, 4 fours Martin. Le laminage comprend un atelier pour gros profils et grosses tôles, un atelier de petites tôles, un atelier de puddlage et peut traiter annuellement i3oooo tonnes. La commande de la plupart des engins de transport, des machines-outils, pompes et ventilateurs, se fait par l’électricité. Le courant est continu à 200 volts et en principe tous les moteurs doivent être cuirassés ou tout au moins protégés.
- La station centrale comprend 4 machines à vapeur horizontales do la société « La Meuse » de Belgique. La puissance de chacune d’elles
- est de 3oo a 35o chevaux sous une pression de y kg : cm2 et à une vitesse de 5:> tours par minute. Toute l’installation électrique a été faite par la maison Siemens et Halske, de Russie. Chaque machine à vapeur commande jjar courroies
- 2 dynamos de iy.5 kilowatts chacune. Ces dynamos sont à pôles intérieurs, du type bien connu de Siemens, sans collecteur, et tournent à 260 tours par minute. Les dynamos sont couplées en parallèle sur les lignes du tableau, d'où partent directement les lignes des moteurs et des lampes à arc. l-’incandescence est alimentée par un réseau à 3 fils de 2 X 12a volts, sur lequel la tension est répartie par une compensatrice de
- 3 kilowatts. L’éclairage comprend i3o lampes à arc de rj ampères chacune et 200 lampes à incandescence.
- Les régions pins éloignées de la station comprennent un éclairage de 800 lampes de 16 bougies, alimentées par une station à courant alternatif située dans le voisinage de la grande station. Deux machines monocylindriqucs do
- Pour les fils d’aller les équations (a) dorment encore
- N = o, M = —- -4- aiog, — ;
- a p
- Quant au conducteur de retour on ne peut appliquer directement les formules (A), attendu qu’elles' renferment
- diL
- dt
- 3'=Lî8 — l88, Q=L31 —Lm.
- ce qui montre que P' est l’inductance du fil de retour.
- Si maintenant on pose P = P', Q = o. r' — r" dans les formules (io'), on voit que l’on arrive au même résullat. En tenant compte des valeurs de L33 et L32 on trouve
- P' = — + loSe—r=~
- ïlogue il serait facile de vérifier les formules (10) du paragraphe 1.
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- 45-5o chevaux commandent chacune un alternateur de 20 kilowatts sous taoo volts. L’énergie est transportée à un kilomètre par câbles concentriques; 3 transformateurs de i5 kilowatts chacun abaissent la tension à 120 volts.
- lies canalisations pour le transport de force consistent exclusivement en câble sous plomb,
- Fie. i et 2. — transbordeur électrique pour pocli
- souterrain ; on a posé sous cette forme 6 000 kg de cuivre. Les conducteurs qui vont aux divers moteurs sont sous plomb, ou bien encore sont isolés au caoutchouc et passent dans des tuyaux à gaz. On a été conduit, pour l’installation, à disposer des centres de distribution d’où tout un groupe de moteurs put être commandé et surveillé. A cet effet, on a construit, aux points les plus favorables, des cabines surélevées, ayant vue de tous cotés et contenant les appareils de commande et de mesure. Il y a 6 cabines, commandant en mbvenne 16 moteurs chacune.
- La protection des moteurs s’obtient de deux façons différentes. Les uns sont recouverts d’une enveloppe de zinc, .que l’on peut enlever pour la visite des balais, et qui les protège seulement contre la poussière. Les autres sont entièrement cuirassés et sont également protégés contre les chocs.
- Passons maintenant à l’énumération des divers moteurs et engins.
- Aciérie. — Un pont roulant de 25 tonnes, 3 ponts de 5 à 10 tonnes, 3 tracteurs, r monte-charge de 5 tonnes et une pompe de compression sont commandés électriquement. Les 4 ponts roulants desservent une même voie de 160 m et. ont une portée de i5 m. Chacun a 3 moteurs shunt (le moteur de levage est cuirassé, les autres protégés). Les moteurs de levage des ponts de 5 tonnes ont une puissance de 3o chevaux (610 t : m), les moteurs de translation et d’orientation ont 6,5 chevaux (880 t : m). Ces ponts servent à disposer les lingotières dans les fosses de coulée. Le pont de 23 tonnes, dont le moteur de levage a une puissance de 16 chevaux(6ÿ>o t : 111) et les 2 autres moteurs 6,5 et 5 chevaux (88ot: m), sert à la coulée avec poche suspendue. Les vitesses du pont de 25 tonnes sont, en millimètres par seconde : levage 4o, orientation i5o, translation 3oo. Les vitesses des petits ponts sont : levage 3oo pour 5 tonnes et i5o pour 10 tonnes, orientation 35o et translation 35o à 700. Ces ponts ont été construits dans les usines de MM. Nagel et Hermann, â Bruxelles.
- Le transport des poches de coulée depuis les creusets Bessemer jusqu’aux fosses se fait au moyen de petites locomotives à vapeur, circulant sur deux voies, dont l’une court le long des creusets et l’autre le long des fosses. Pour aine-
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- ner les poches de l’une à l’autre voie, on se sert de deux transbordeurs électriques, pouvant transporter 4o tonnes utiles à la vitesse de i m par seconde. Les figures i et 2 représentent ce dispositif.
- Chacun de ces deux transbordeurs est actionné par un moteur de 4° chevaux (^90 t : ni).
- Un troisième transbordeur muni d’un moteur
- de 3o chevaux (610 t : m) sert à sortir de l’étuve les moules pour le coulage de l’acier. Le moteur commande par engrenages l’un des essieux. On a rencontré beaucoup de difficultés pour protéger contre la poussière et les scories les lignes de prise de courant. On a été obligé de disposer ces conducteurs dans des boîtes de fonte recouvertes d’un couvercle suspendu, egalement
- l’espace libre situé entre le couvercle et la boîte.
- Le monte-charge de l’aciérie sert à amener de la dolomie, du charbon et du manganèse, sur la plateforme de deux fours à sole, dont l’un sert à chauffer la dolomie destinée au Bcssemer et dont l’autre sert à fondre le manganèse destiné au convertisseur. Ce monte-charge est actionné par un moteur cuirassé de 20 chevaux (670 t : m) qui commande, par vis sans fin et engrenages, un tambour double sur lequel s’enroulent en sens inverse les filins des 2 bennes. Il y a un frein mécanique à main : vitesse de levage, 25o mm par seconde.
- La pompe de compression électrique sert de
- reserve pour une pompe a vapeur actionnant un monte-charge hydraulique et les creusets Bessemer. L’électromoteur est de i5 chevaux (670 t : m) et commande la pompe par
- Dolomie. — Dans cet atelier, une-transmission mue électriquement commande les broyeurs et malaxeurs qui servent à produire la dolomie nécessaire aux Bcssemer. Cette transmission est commandée par un moteur de 3o chevaux tournant a 610 t : m. Trois ventilateurs amènent l’air aux fours producteurs du gaz'destiné aux fours Martin. Ce sont des ventilateurs centrifuges avec bâti en fer forgé ; la roue a 3oo mm de diamètre, le débit est 100 m3 par minute à la pression de 100 mm d’eau. LéS moteurs, aecou-
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- plés directement, sont de () chevaux (1000 t : m).
- Laminoirs. — Los lingots encore rouges sont placés sur de petits chariots que des locomotives à accumulateurs amènent aux laminoirs. Chacune de ces 3 locomotives porte éléments Tudor de ampères-heure. La vitesse est de 3,7 m par-seconde, avec un effort de traction de i35 kg. I
- Les moteurs, munis de commutateurs inverseurs, ont une puissance de 7 chevaux. Les locomotives amènent les lingots d’abord aux fours à réchauffer, qui ont des ventilateurs de même type que les précédents, mais munis de moteurs de 12 chevaux. Une grue rotative (tig. 3} dépose les lingots sur une bascule d’où ils tombent sur-
- la sole inclinée du four. A la sortie du four, une seconde grue les saisit et les dépose sur les rouleaux du laminoir.
- Les grues (fig. 3 et 4) de Nagel et Hermann, soulèvent de 2 à 5 tonnes à des vitesses variant de 3oo à 600 mm par seconde. La vitesse de rotation est de 2 tours par .minute ; la vitesse du chariot, de 160 mm par seconde. Lorsque le moteur de levage est mis hors circuit, un frein automatique entre en action. Chaque grue est munie d’un moteur cuirasse de 27 chevaux (670 t : m) pour le levage. La rotation et le mou-
- vement du chariot sont produits par des moteurs protégés de g et 5 chevaux.
- Les chemins de roulement des laminoirs sont actionnés par des moteurs série qui transmettent leur mouvement à un arbre principal commandant les divers rouleaux par engrenages. Ces moteurs sont commandés des cabines dont il a été question plus haut. Les rouleaux ne font qu’une légère saillie au-dessus du sol. Les grands laminoirs ont ainsi 3 rangées de rouleaux, actionnées chacune par un moteur de 60 chevaux. Les petits laminoirs ont 12 chemins de roulement
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- avec des moteurs de 3o chevaux. Les grands moteurs tournent à 54o, les petits à 6iot : m. Un chemin de 12 m de long, composé de i5 petits rouleaux d’un mètre sert à transporter les lin-
- des lingots est de 3(
- transport des lingots perpcndiculaii
- Fig. 7 et 8. — Transbordeur pour lingots.
- aux laminoirs'. Le déplacement des lingots parallèlement à l’axe des laminoirs, d’un calibre au suivant, se l’ait au moyen de transbordeurs (fig. 5,6, 7,8). Ces transbordeurs portent sur les côtés de forts crochets, non représentés sur les figures, qui servent à glisser les lingots. Ils portent également des crémaillères verticales terminées par des crochets à la partie inférieure et qui servent, soit à retourner les lingots, soit à les saisir par en dessous. Dans ce dernier cas : les crochets s’engagent dans des rainures prati- I
- queesdans le sol. Le mouvement est donné par un moteur de 90 chevaux commandant l’un des essieux par engrenages. Les moteurs des crémaillères sont de 20 chevaux.
- Comme le montre la figure 7, l’électromoleur commande, par l’intermédiaire de 3 trains d’engrenages, uae bielle qui agit sur une crémaillère
- horizontale guidée par deux glissières. Cette crémaillère commande un petit pignon (non visible sur la figure) et ce pignon à son tour commande par les engrenages coniques représentés sur le dessin, la crémaillère verticale. Les deux transbordeurs sont semblables ; le plus petit sert au service du laminoir; le plus grand sert à amener les lingots du laminoir aux trains profilés situés à droite et à gauche. Le courant est amené par des fils fixés aux montants du bâtiment sur lesquels glissent des frotteurs.
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- Les autres trains de tôles avec chemins de roulement sont : un train de tôles pour fers à double T jusqu’à 800 mm de hauteur avec 3 laminoirs, un train pour petits profils avec 3 chemins de roulements. Un long chemin de roulement avec 24 rouleaux amène les pièces laminées avec une vitesse de 1 m par seconde à une scie 'fig. 9 et 10) qui coupe les pièces de longueur. Pour permettre de présenter exactement les pièces, les rouleaux peuvent prendre un mouvement d’avance et de recul. La scie, de Hagner et Cle de Dorlemend, tourne à 1 000 t : m et a un diamètre de i,5 m. Une coupe dans le plus grand profil prend au maximum i5 secondes. Les moteurs cuirassés de la scie sont compound et ont une puissance de 3o chevaux '’fiio t : ni;.
- Les perceuses et fraiseuses sont commandées par une transmission actionnée par un moteur de 3o chevaux.
- Près des trains de tôle précités se trouve le' train universel qui lamine les tôles plates jusqu’à 700 mm de largeur. À ce train est adjoint un chemin de roulement avec 60 rouleaux actionnés par un moteur de 3o chevaux. Le réglage des cylindres du laminoir après chaque passe est fait par un électromoteur par l'intermédiaire de vis sans lin el de roues hélicoïdales. Les vis de pression, accouplées deux par deux, peuveut ainsi tourner même d’une fraction de tour seulement et après la dernière passe, sont ramenées à leur position primitive. Les vis sont commandées par un moteur de 9 chevaux (84o t : m). Une cisaille mue par un moteur électrique compound de 18 chevaux sert à découper les tôles et un pont de 10 tonnes à les transporter.
- Trains de grosses tôles. —Les lingots destinés aux grosses tôles sont amenés par des locomotives précédemment décrites au pont de 5 à 10 tonnes qui les dépose dans le four à gaz. Le ventilateur de ce four (9 chevaux) est semblable aux précédents. Le même pont retire les lingots du four et les dépose sur les chemins de roulements. Les deux chemins sont commandés par un même moteur de 60 chevaux que l’on peut embrayer soit avec l’un soit avec l’autre. Au premier laminoir les 18 rouleaux transportent des lingots encore relativement étroits et ont chacun une longueur de 1 625 mm. Au finisseur la longueur est de 2 700 mm (600 mm de diamètre). Les 2 trains sont munis de moteurs électriques- pour la commande des vis (22 chevaux ,
- pour le finisseur, i5 chevaux pour le premier laminoir). Une fois le laminage terminé, un deuxième pont de 10 tonnes amène les tôles à une grande cisaille, dont les couteaux ont plus de 3 mètres et à une petite cisaille destinée spécialement aux cornières. Les moteurs compound des 2 cisailles ont respectivement 4o chevaux (610 t : m) et 3o chevaux (63o t : m).
- Petits trains. — Cette installation est absolu- • ment analogue aux précédentes au point de vue électrique. Elle comprend 2 fours à réchauffer, un chemin de roulement avec moteur de 3o chevaux, une scie circulaire avec moteur de 20 chevaux (670 t : ni), deux cisailles pour les fers à
- petits profils.
- petits profils (ûg. 11 et 1 2) mues par un moteur de 12 chevaux avec poulie de friction et engre-
- ,Trains de petites tôles. — La matière arrive du dégrossissage sous forme de tôles de 15 à 20 cm de large et de a5 mm d’épaisseur. Les vis de pression sont commandées électriquement ainsi que deux cisailles que les électromoteurs souterrains commandent par courroies. La longueur du couteau est de i5oo mm : il donne 20 coups à la minute ; on peut l’embrayer ou le débrayer, tandis que le moteur tourne constamment. Une
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- grue électrique -de 12 chevaux sert aux mànœu-
- L’atclier de mécanique comprend un pont de 20 tonnes, une transmission mue par un moteur de do chevaux, deux tours commandés chacun par 2 moteurs de 9 chevaux (600 t : ni).
- Le transport de force que nous venons de décrire comprend au total 70 machines ou transmissions actionnées par 92 moteurs, d’une puissance totale de 1 881 chevaux.
- E. B.
- MESURES
- Sur l'amortissement des oscillations de l’aiguille d’un galvanomètre ; par Maurice Solomon. Pkiloxophical Magazine, t. XLIX, p. 55g-571. Juin 1900.
- On sait que la diminution de la période d’oscillations d’une aiguille d’un galvanomètre par suite de l'accroissement de rinleusilé du champ magnétique, fait diminuer le décrément, c’est-à-dire le rapport d’une oscillation complète à la suivante. Il en résulte que pour une amplitude initiale donnée d’oscillation, une aiguille oscillant dans un champ magnétique intense, fera un nombre d’oscillations plus grand avant d'arriver au repos que si elle oscillait dans un champ magnétique faible; mais la période de chaque oscillation étant moindre dans le premier cas, il n’en résulte nullement que le temps necessaire pour que l'amplitude soit réduite à une fraction donnée par exemple^ de sa valeur initiale, soit plus grand avec un champ fort qu’avec un champ faible. En abordant la question théoriquement, et en supposant (comme on le fait en général) que les forces retardatrices sont proportionnelles à la première puissance de la vitesse, on arrive a la conclusion, que le temps nécessaire pour que l’amplitude soit réduite à ~ de sa valeur initiale est indépendant de la valeur du champ et que par conséquent le temps employé par l'aiguille pour revenir à l’immobilité (au zéro) en partant d’une déviation initiale donnée est le même que la période d’oscillation soit longue ou courte.
- Nous avons en effet, en tenant compte de l’hypothèse ci-dessus, comme équation du mouvement d’une aiguille de moment magnétique M et de moment d'inertie I, oscillant dans un
- champ magnétique uniforme dont la. valeur est II
- I 4Ï- +n4^- + HM sin a = o dt* dt — ’
- où % est la déviation au temps t et N le coefficient d’amortissement, ou la résistance qui tend à détruire le mouvement de l’aiguille. .Cette résistance est due à la viscosité de l’air, à la torsion du fil de -suspension et aux courants de Foucault produits dans les circuits métalliques voisins. Cette dernière force retardatrice est proportionnelle à la première puissance de la vitesse ; quant aux autres forces retardatrices, elles peuvent varier suivant une toute autre loi que la précédente.
- c- , N • IIM -
- 01 a est petit, en posant —2 n et -y — y;-,
- l’équation précédente devient
- d‘2cc dcc „ _
- en résolvant cette équation, on obtient pour la valeur de l’iutervalle de temps entre deux passages consécutifs au zéro (dans la même diréc-
- \fP* —n-
- en appelant £ le décrément, c’est-à-dire le -rapport d une oscillation complète à la suivante, de sorte que le logarithme du décrément qu’on nomme couramment le décrément logarithmique a pour valeur
- y/prir^ '
- La période réelle du système oscillant, c’est-à-dire la période qu’on obtient en faisant abstraction des forces retardatrices, est donnée par
- T — t — ~ .
- On tire de ces relations
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- de sorte que le rapport y est indépendant de l’intensité II du champ ; il restera par conséquent constant quand on fera varier t (au moyen de la variation de II) pourvu que N et I le soient.
- Le temps y nécessité pour que la déviation
- soit réduite à----eme de sa valeur initiale est
- donné par
- et ce temps est constant tant que -y est constant, c’est-a-dire tant que I et N restent constants.
- Ces conclusions théoriques demandaient une vérification expérimentale. Plusieurs expérimentateurs ont fait des recherches très sérieuses sur ce sujet et ils ont été amenés à conclure à une’ discordance très nette entre la théorie et l’expérience. La méthode adoptée était la suivante : on observait les périodes successives et les décréments correspondants en employant des champs différents ; on lirait de là 4.
- Voici les résultats auxquels sont arrivés différents expérimentateurs.
- M. Seaman a étudié le galvanomètre Mudford-Thomson (Phil. Mag., Juillet 1890, p. 70) et il a trouvé que le rapport 4-augmente avec l'accroissement de la période pour devenir ensuite sensiblement constant si la période employée est très longue. Le graphique (1} indique suffisamment ces résultats ; les valeurs de t sont portées en abscisses et celles de -r- en ordonnées.
- M. Macquày a étudié un galvanomètre ballis-tique construit p'ar MM. White d’après les dessins de MM. T. et A. Gray (loc. cit.) ; il a trouvé un accroissement de — avec l très nettement accusé (Voy. fig. 2).
- M. Taylor a étudié un galvanomètre Rosen-
- thal (loc. cit.). il a trouvé un accroissemen de 4- avec t ; cette variation était plus accentuée
- avec des périodes courtes (fig. 3)< M. Taylor a trouvé en outre que le rapport t- ne reste pas constant quand le champ varie mais il ne donne pas d’explication sur ce conflit entre la théorie et l’expérience.
- Fig. 3.
- M. Solomon cherche précisément à donner une explication de cette discordance.
- Nous avons vu que le rapport 4- n’est pas influencé par la variation du champ si N et 1 sont constants. Or, N, le coefficient d’amortisser ment, dépend de la viscosité de l’air, de la torsion du fil de suspension et des courants de Foucault ; il en résulte qu’il dépend, par l’intermédiaire de ces derniers, du moment magnétique M de l’aiguille oscillante qui est fonction à son tour du champ magnétique. Il y a donc deux explications possibles de la variation de ce rap-
- I. .1 n’est pas constant. — Ceci peut avoir lieu quand le champ oblige le système oscillant de dévier de la verticale et de changer ainsi l’axe de rotation : ceci est fort probable, surtout si l’on fait varier le champ en déplaçant un aimant dans un plan horizontal passant par l’aiguille.
- II. N n est pas constant. — Ceci peut se produire dans les deux cas diâérents suivants :
- i° Le facteur introduit par la résistance de l’air n’est pas constant (car la résistance de l’air n’est pas sensiblement proportionnelle à la première puissance de la vitesse) ;
- 20 Le facteur relatif a la torsion du fil de sus-
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- pension peut, pour la même raison, ne pas être constant ;
- 3° Le facteur relatif à l’amortissement produit par les courants de Foucault n’est pas constant; et il y a surtout trois causes qui pourraient le faire varier :
- a. Puisque la force électromotrice induite par l’aiguille oscillante est proportionnelle à la première puissance de sa vitesse et de son intensité d’aimantation, l’amortissement produit par les courants de Foucault sera proportionnel au carré de l’intensité d’aimantation de l’aiguille ; il est alors très probable qu’en faisant varier le champ, on fait varier en même temps l’intensité d’aimantation de l'aiguille.
- b. Si la bobine du galvanomètre a une self-induction telle que sa réactance ne soit pas négligeable (pour les périodes employées) par rapport à sa lésislance, les courants de Foucault non seulement seront en retard sur la force cleclromotrice induite, mais ils seront en quelque sorte étouffés ; et puisque ces effets sont plus accentués pour les périodes courtes, l’amortissement diminuera avec ccs périodes ; il en résulte que le rapport-4-augmentera avec la diminution de la période.
- c. Il est enfin possible que l’accroissement de température causé par ces courants de Foucault influe d’une manière appréciable sur la résistance de la bobine du galvanomètre. Ceci amènera en dernière ligne de compte un accroissement de JL avec la diminution de la période.
- Pour voir laquelle de ces trois hypothèses, très vraisemblables, est la plus vraie, M, Solomon a demandé le concours de l’expérience. La valeur de — était déterminée ; i° pour des valeurs diverses du champ et pour une aiguille oscillant dans un système où l’amortissement par les courants de Foucault était réduit au minimum sinon entièrement éliminé; et 20 pour la même aiguille oscillant dans le même système, mais où il y avait un amortissement sensible causé par les courants de Foucault.
- Le galvanomètre employé par M. Solomon comprenait un système asiatique de quatre petites aiguilles, suspendu à un fil de soie et oscillant entre les deux bobines qui faisaient partie du galvanomètre. Les parties métalliques des galva.
- nomètres ordinaires étaient presque toutes en bois. Les expériences étaient faites en circuit fermé et en circuit ouvert. Si les courants de Foucault intervenaient directement pour modifier le rapport-^-, les expériences en circuit fermé pourraient l’accuser avec beaucoup de sensibilité.
- M. Solomon a trouvé qu’en circuit ouvert le rapport 4-est constant pour toutes les périodes employées (de 2,5 à 16,5 sec): en circuit fermé
- il n’est plus constant : il croît avec la période ; de plus la self-induction des bobines du galvanomètre et le changement de leur résistance (par suite de la variation de la température occasionnée par les courants de Foucault) font que ce rapport croît quand la période diminue (fig. 4)-Il nous faut donc conclure que la variation du rapport—y est due à une variation de l’intensité d’aimantation de l’aiguille produite par la variation du champ.
- Eugène Néculcéa.
- Procédé acoustique pour mesurer la fréquence d’un courant sinusoïdal, pur Kempf et Hartmann. Elektrotechnische Zeitschrift, t. XXII, p. g, i5janvier 1901.
- L’idée de mesurer la fréquence d’un courant sinusoïdal au moyen d’un procédé acoustique n'est pas nouvelle, mais la réalisation de cette méthode rencontre un certain nombre de difficultés pratiques. L’emploi du diapason fournit une solution, mais il n’est pas très commode de régler ce diapason à la hauteur voulue. Les cordes vibrantes sont plus faciles à régler mais sont sujettes à des variations notables et
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- gênantes, par suite des changements de température en particulier.
- Au lieu d'employer ces systèmes vibrants à variation continue. M. Kempf et Hartmann utilisent une échelle de systèmes vibrauts dont les périodes propres varient d’une manière discontinue, dont le nombre de vibrations par seconde varie par exemple d’unité en unité (U.
- Chaque svstème vibrant est constitué par une anch'e analogue à celles des harmoniums, à cela près qu'au lieu d’être en bronze, elle est cm
- acier. Cette anche est disposée verticalement et fixée par son extrémité inferieure, tandis que l’extrémité supérieure est libre et se trouve en face de l’armature d’un électro-aimant, parcouru par le courant étudié.
- Une pareille anche est très aisément excitable, c’est-à-dire'qu'elle atteiut dans un intervalle de temps très court l’amplitude de la vibration maxima qui correspond à l’accord plus ou moins exact entre sa période propre et la fréquence du courant. Quand cet, accord est parfait, l’am-
- plitude maxima peut atteindre 3o mm ; l’énergie électrique dépensée ne dépasse pas 20 watts. Le son, qu'on peut au besoin rentorcer par une petite caisse de résonance, est plein et intense, plus clair que celui d’un harmonium ordinaire. D’après cette intensité et d’après la grandeur de l’amplitude, on peut juger parfois du degré d’accord qui est réalisé.
- La courbe de la figure 1 obtenue par enregis-
- (’) Deux modèles de fréquencemètres Kempf, construits par MM. Hartmann et Braun, figurèrent à Imposition universelle et ont été décrits dans l’article que M. Armsgnat a consacré aux instruments de mesure do la section allemande (t. XXV, p. 3*0, Ier décembre 1900).
- froment photographique représente la variation de 1 amplitude de vibration avec la fréquence, l’anohe étant réglée pour une fréquence de 90 vibrations doubles. Les ordonnées de la courbe sont proportionnelles à l'anrplitude maxima et les abscisses aux fréquences du courant. On voit que l’amplitude croît rapidement quand la fréquence ne diffère plus que de deux périodes de la fréquence correspondant au maximum. La diminution suit une marche analogue quand on dépasse la fréquence répondant à l’unisson.
- Pour pouvoir faire varier la fréquence d’une manière commode, on a tracé cette courbe au moyen d un courant continu interrompu à l’aide
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- d’une corde vibrante. A ce point de vue un courant intermittent a le même effet qu’un courant alternatif.
- En disposant devant l’électro-aimant une série d’anches accordées pour differentes périodes, ou rendra visibles simultanément les diverses portions d’une courbe semblable à celle de la figure i. Le tracé de cette courbe sera d'autant mieux accusé que l’intervalle des périodes d’une anclie à la suivante sera plus petit. Il sera possible de reconnaître immédiatement le point où la résonnance est la plus parfaite, en d’autres termes, l’anche dont la période est la plus voisine de la fréquence du courant.
- D’autre part, la courbe sera symétrique des deux cotes de ce point. Admettons que la fréquence soit ioo,5; les anches accordées sur ioi et 100 périodes vibreront avec la même amplitude : de même celles accordées sur 99 et 102. 11 suffira donc à la rigueur d’observer l’amplitude des doux anches qui comprennent l’amplitude inaxima.
- La figure 2 représente les amplitudes observées sur trois anches accordées respectivement sur 100, 101, 102 vibrations. On voit tout de suite que la fréquence est comprise entre 100 et 101. En outre, elle est plus voisine de 101 que de 100, puisque l’amplitude de fauche 101 est plus grande que celle de l’anchc 100; 011 estimera donc la fréquence à 100,y.
- Cette précision est supérieure à celle qu’exigent en général les applications techniques : il
- sera la plupart du temps suffisant de réaliser l’instrument de mesure qui indique à 1/2 p. 100 la grandeur cherchée dans les environs de la valeur moyenne. Les fréquences les plus couramment employées sont comprises entre 80 et no (4° à 55 périodes) : il suffira d’employer 3i anches dont les périodes seraient échelonnées par intervalles d’une unité, ce qui correspond à des intervalles d’une demi-période du courant alternatif.
- En toute rigueur, la hauteur du son rendu par un corps vibrant n'est pas indépendante de l’amplitude des vibrations ; mais cette circonstance n’influe pas d’une manière appréciable sur les mesures pratiques et n’empêcbe pas de mesurer la valeur absolue de la fréquence. Par contre, elle rend le dispositif très sensible aux variations relatives de celte fréquence, ainsi qu’en témoigne l’aspect de la courbe de la figure 1.
- Il est facile de construire un appareil qui décèle pour ainsi dire d’une manière automatique ces variations de fréquence.
- 32 anches d’acier, dont l’extrémitc supérieure est libre, sont fixées par leur base qu’on peut faire tourner sur une couronne autour d’un axe vertical, au moyen du bouton G ffig. 3). Pendant la rotation, les anches défilent devant les pôles d’un système de deux électro-aimants en fer à cheval, à noyau feuilleté Mj, Ms. Ces deux électro-aimants peuvent être rapprochés jusqu’au contact et agissent d’abord comme un aimant unique. Aussitôt que l’anche dont la période correspond à la fréquence du courant envoyé dans Tclectro-aimant pénètre dans le champ magnétique, elle se met à vibrer : à ce moment, on lit la fréquence sur l’échelle. La hauteur même du son est indifférente pour l’observateur ; il suffit qu’elle soit perceptible et d’ailleurs, on peut apercevoir les vibrations de l’anche à travers la plaque de verre.
- Pour déterminer les fractions, il suffit de tourner la couronne d’un intervalle en avant puis en arrière.
- Les deux aimants M, et M2 peuvent être écartés l’un de l’autre au moyen des boutons Kj et Ka ce qui permet de reconnaître les variations de la fréquence et leur sens. En effet, supposons que les deux aimants étant au contact, on ait réglé la vitesse du générateur de manière à réaliser la fréquence 100. On écarte les deux aimants, en déplaçant l’un par exemple d’une
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- division vers la gauche, l'autre d’une division vers la droite. Ils se trouvent alors respectivement en face des anches gg et ioi.
- Tant que la fréquence reste ioo, on n’entend qu’un son très faible, provenant des deux anches, voisines qui vibrent avec une faible amplitude. Aussitôt que la fréquence baisse, le son émis par l’anche gg augmente; de meme si elle monte, le son émis par l’anche ioi augmente. On est donc averti de la variation et on ramène, s’il est nécessaire, la fréquence à ioo, ce' qu’on peut vérifier en ramenant les deux aimants au contact.
- Si l’intervalle de 2 unités dans la fréquence est trop restreint, on peut déplacer les aimants de part et d’autre de la distance de 2 languettes.
- La variation de l’amplitude de vibration avec la force .électromotrice est assez faible, pour que l'expérience ne soit pas affectée par les oscillations de la force électromotrice.
- Pour utiliser l’appareil avec des forces électromotrices fort differentes, entre yo et r5o volts, on a disposé des résistances Kg qui peuvent se régler facilement.
- Il est aisé de construire sur ce principe un signal d’alarme fonctionnant quand la fréquence s’écarte d’une valeur à laquelle elle doit être maintenue. L’appareil renferme deux anches dont les périodes sont séparées par l’intervalle dans lequel la fréquence est autorisée à varier. Elles sont vissées sur un aimant en forme de E
- couché, les extrémités libres lournéesrpn face l’une de l’autre et oscillant vis-à-vis' .l.ë ' noyau médian de Télectro-aiinant.
- Tant que la fréquence conserve sa valeur normale, les anches n’exécutent que de faibles variations. Mais dès qu’elle baisse ou monte, l’une ou 1 autre des anches vibre plus fortement et vient Irapper un levier qu'actionne le signal
- (% 4)-
- Ces systèmes d’anches échelonnées permettent encore de déterminer la différence de deux fréquences ou de deux vitesses, c’est-à-dire le glissement d’un moteur.
- Supposons d’abord qu’il y ait une seule
- l-'ig. 4.
- anche, placée vis-à-vis d’un électro-aimant dont le noyau porte deux enroulements a et b. Dans la bobine a circule un courant A de fréquence nl supposée d’abord constante et dans la bobine b un courant B de fréquence variable 71,. Si l'anche est accordée pour la fréquence nit elle vibrera, tant qu’on ne lait agir que le courant A seul, avec une amplitude maxima relativement à A, mais dont on peut accroître la grandeur absolue. Si Ton fait agir B, il se produira un champ magnétique résultant, dont la grandeur dépendra de A, B, nv 'f, cp étant la différence de phase entre les deux courants. La période de variation de ce champ sera
- Si n, — ni est très grand, les battements se font à peine sentir. Ils commencent à devenir distincts seulement quand ni — /q = 2, plus
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- ni sc rapproche lentement de pins les batte- 1 II n'est pas d'ailleurs indispensable que l’anche monts sont nels (fig. 5). | soit accordée sur l’un des courants. Ainsi, dans
- Fig. 5. — Phénomènes de battements obtenus en faisant agir simultanément deux courants de période différente sur unc’anche unique, dont la période est égale à la période fixe de l’un des courants.
- l’expérience qui a donné la figure 6, laclifFé- 1 " Tl semble à première vue qu’une au die doit rence était de près de 1/2 période. j produire des battements avec chaque fréquence
- Fig. 6. — Analogue à la figure 5 avec ccttc différence que lancheji'était pas accordée exactement sur la fréquence constante,
- différente de sa propre fréquence. En réalité, | variations d’un régime de vibration établi : au ces battements ne se produisent que dans les | bout de très peu de temps, l'anche se met à
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- l’unisson du courant, tant que la fréquence de ce dernier reste constante. Mais aussitôt que le régime change, les battements réapparaissent.
- Cette propriété permet de trouver avec deux anches seulement, le sens d’une variation de la fréquence quand cette variation a dépassé les limites définies par les périodes propres de ces deux anches. Il suffit d’interrompre un instant le courant. Quand on le rétablit, on constate que
- les battements de l’anche dont la fréquence est le plus éloignée sont plus nombreux.
- Dans les applications, par exemple, dans la détermination du glissement d’un moteur, il sera avantageux de séparer les effets des deux
- Soient N,, le nombre de tours du générateur, i\, = —et le nombre de tours du moteur
- A?2 = Pour obtenir n2, on fera interrompre un courant continu (donné par trois accumulateurs, par exemple), r2 fois par tour du moteur, en faisant frotter un balai sur un anneau à segments solidaire de l’arbre du moteur.
- La figure 7 représente un modèle d’essai d’un appareil destiné à la mesure des glissc-
- Des aimants à large surface polaire peuvent se déplacer devant une série d'anchcs plus ou moins nombreuses (de 80 à 93 périodes) l’un Mt au-dessus, l’autre Mz au-dessous. L’aimant
- est relié à la canalisation de l’usine et fera connaître la fréquence du générateur nl ; l’autre M2 se trouve dans le circuit du courant interrompu et indique la fréquence des interruptions /î2. La différence n1 — n2 représente le glissement. En comptant les battements, il est assez aisé d’obtenir même une détermination plus précise.
- Par le moyen des anches vibrantes on reconnaît que la fréquence des interruptions produites par un interrupteur de Wehnelt éprouve constamment des oscillations.
- M. L.
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- DIVERS
- Sur les résistances électriques des métaux purs, par Edxn. Van Aubel. Communiqué par
- « Les résistivités électriques des métaux purs, à diverses températures, ont fait l'objet d'un grand nombre de travaux. Les valeurs des résistivités spécifiques à o° C. et des coefficients de variation de la résistivité avec la température sont très différentes pour un même métal, d’un physicien à l’autre. Les divergences peuvent être attribuées : i° aux impuretés contenues dans les produits étudiés, car un métal absolument pur est une grande rareté ; 2° à la structure moléculaire des échantillons examinés. On sait, en effet, que les diverses actions mécaniques, par exemple, modifient la résistivité, souvent d’une façon très notable.
- » Parmi les nombreux mémoires publiés sur cette question, ceux de Matthiessen et ceux de James Dewar et J.-A. Fleming' {*) renferment un très grand nombre de résultats et les valeurs obtenues par ces savants servent généralement comme termes de comparaison.
- » Depuis l’époque où Matthiessen a publié ses recherches, les méthodes chimiques de pré paration des métaux, à l’étal pur, ont été beaucoup perfectionnées. MM. James Dewar et J.-A. Fleming ont fait leurs mesures entre des limites de température très étendues (—197° à -)- 1920) et se sont attachés à opérer sur des produits autant que possible purs.
- » Le but du travail actuel est d’examiner les résultats obtenus par les deux savants anglais, pour l’étain, le cadmium elle nickel.
- » i° Etain. — Dans leur mémoire public en 189a (*), MM. James Dewar et J.-A. Fleming ont donné les résultats des mesures faites sur un fil d’étain pur étiré. Voici les valeurs des résistivités R qui ont été obtenues, en microhms-ccnti-mètre, aux diverses températures t.
- t. R.
- — 182“ C 2,553
- — 100° 5,671
- (<) Philnsophic.al Magazine, 5“ série, l. XXXIV, p. 826.1892; t. XXXVI, p. 271, 1893; l. XLV, p. 5a5, 1898. —Voir les analyses des deux premiers de ces mémoires dans La Lumière Électrique, t. XLVI, p. 2.0, 29 octobre 1892, et l. XLJX, p. 591, 23 septembre 1893. >) l.oco citato, p. 33i.
- -b 99°, 3 i3,837
- » Dans leur deuxième mémoire (!), les mêmes savants ont repris cette étude. Ils font remarquer que l’étain est un des métaux les plus faciles à obtenir à l’état pur. Dans ces expériences, l’étain granulé très pur a été fondu dans un creuset en porcelaine et ensuite comprimé à chaud dans une presse en acier, de façon à réaliser un fil.
- » Le tableau suivant renferme les résultats.
- R.
- 3.399 8,788 10*667 i3,100
- i3,734
- i4,i36
- 16,984
- » Ainsi, la résistivité de l’étain est 9,609 mi-crohms-cencimètre à o°,8 C., en 1892, et i3,ioo microhms-centimètre à i°,o C., en 1893 !
- Il convient de ne pas oublier, cependant, que les deux fils d’étain ont été préparés de façons différentes.
- 2° Cadmium. — MM. James Dewar et J.-A. Fleming (3) ont trouvé, pour un fil do cadmium pur, étiré :
- » Au contraire, d’après Benoit (4), la résistance électrique spécifique de ce métal pur, écroui, est 6,85 microhms-centimètre et la variation avec la température s’exprime par R, = Rn (1 -1-0,004264 t -f- 0,000001765 t'(i) 2)- Ce dernier résultat donne, pour le coefficient moyen de température entre o° et ioo° C.? : o,oo444°-
- (i) Loco citato, i8g3, p. 292.
- 'q Voir 3.-D. IIamilton Dickson, Philosophical Magazine, 5e série, vol. 45, p. 627, 1898.
- Philosophical Magazine, 5° série, vol. 36, p. 294,
- i8y3.
- (‘j Comptes rendus des séances de l'Académie des sciences, Paris, t. LXXVI, p. 345, i873.
- ,97 C.(9
- 04 » (2)
- 4o » (2)
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- T. XXVI.— N613.
- » 3° Nickel. — A. Matthicssen et C. Vogt (L ont mesuré la résistivité électrique du nickel en fil, qui leur avait été remis par le Professeur Wohler et avait été préparé, à l’état pur, par j Deville. Ils ont conclu que le mctal étudié était | impur et ont attribué au nickel pur la conductibilité électrique suivante à o" C. :
- Argent..........100 j
- A'iekol......... i3,ii '
- . » Il en résulte que la résistivité spécifique du nickel à o° C. est ia,35y mierohms-centimè-tve ().
- w James Dewar et J.-À. Meming.ont étudié le nickel, dans leurs mémoires publiés en 1892 , et 1893 (3). Tout d’abord, ils font remarquer que le seul produit parfaitement pur qu’ils ont pu obtenir avait été préparé par AL Mond, en faisant passer de la vapeur de nickel-carbonyle à travers un tube do verre chauffé. Ce nickel ne peut être étiré en fil; aussi 011 a découpé au tour, sur le tube, une spirale très fine de métal, qui a servi de résistance électrique.
- « Dans le travail publié en 1892. James Dewar et J.-A. Fleming attribuent à ce nickel pur les résistivités suivantes •:
- à i°,2 I2,35o microhms-ccntimètre
- d’où l’on déduit, pour le coefficient de température. o,oo493i entre -J- i°,2 et -f- 20° et 0,001)696 entre -4- i°,2 et -+- 94°,5. En i8g3, ces auteurs donnent pour le nickel pur, préparé de la même manière :
- | Fleming conduisent donc à des valeurs assez I concordantes pour la résistivité à i°,2 (ou i°,3}, mais les coefficients de température entre i° et 20° sont bien différents.
- » La courbe représentant les résultats des mesures de résistivités, faites à diverses températures en 1893, a une forte bosse aux environs de -f- 20n.
- J.-A. Fleming a publié,'plus récemment (’), un mémoire sur le même sujet. L’auteur fait remarquer que les tubes de nickel obtenus au moyen du tétracarbonyle sont trop cassants, pour être étirés en fil, et que lu fusion du du produit en altérerait certainement la pureté. Pour ces raisons, il a mesuré antérieurement la résistance d’une spirale, qui pouvait convenir pour l’étude de la variation de la résistivité avec la température (Q, .mais n’étail pas de dimensions suffisamment uniformes, pour permettre un calcul de la résistivité spécifique Dans son nouveau travail, le savant électricien examine un échantillon de nickel préparé par M. J.-W. Swan, en électrolysant une solution chaude de chlorure de nickel purifié avec très grand soin. Le métal déposé a été étiré à travers une filière et recuit dans une atmosphère d’hydrogène. Le fil de nickel ainsi préparé est aussi mou que l'argent. Il a été soudé a des fils de cuivre épais et enroulé sur un cadre d’une nature convenable, pour être immergé dans l’air liquide.
- » Le Professeur J.-A. Fleming a obtenu pour la résistivité à o° C. de ce nickel électrolytique 6,93i,mierohms-centimètre et un coefficient do température, entre o° et ioo°, égal à 0,00618 (').
- « à i8a,V- i1*653 »
- » à 9<>n,3 ) . . . 19,419 »
- qui permettent d’obtenir pour le coefficient de température entre i°,3 et i8°,y : o,oio43,
- valeur extrêmement élevée, et, pour le même coefficient entre i°,3 et 90°,35 : -f- o,oo635. Les deux travaux de MM. James Dewar et J.-A.
- f1) Poggkndorff’s, Annalen der Physik, t. 118, p. 444, j863.
- (2) J.-A. Flkming, Proceedings of the Payai Society, Londres, vol. LXYI, p. 57, 1900.
- (3) Philosopkir.al Magazine, 5e série, vol. XXXIY, p. 33i, 1892; vol. XXXYI, p. 291, 1893.
- (') Proceedings of the Royal Society, Londres, vol. LXYI, p. 5o, 1900.
- glaiseu 1893, el les divergences.entre les coefficients do de température, obtenus en 1892 et i8g3.
- whirh could be used l'or taking the resistivity ratios al different températures, but which wns not sufficiently
- be calculated ».' (Extrait du travail de- J.-A." Fleming, publié en 1900, I.oc.o citato, p. 5i).
- (l) 11 ajoute p. 54.
- The above observations indicate that this elcctrolylic
- it and much lowcr resistivity tban that employed for t by Matteiikssen tbirty-llve years ago.
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- RÉSISTIVITÉS OOE„,C„™ DE TEMPÉRATURE
- Nickel provenant du nickel-carbonyle. (Dewak et Fleming, Loco citato, 1892.) 12, 35o à i«,» 0,oo4g3i 0,005696 et 9.4, 5
- (Dewar et Fleming, Loco citato, i8g3.) ,Mo, à ,-,3 0,0298 entre— 182°, 97 et if, 35 entre i'y 3 et i8°,7 0,oo635 entre i°, 3
- Nickel électrolytique. (Fleming, Loco( g ^5 ^ Oo entre— i8a°,5 0,oo583 entre a<>.35 0,00618
- et 20,35 et ai0,3
- » J.-A. Fleming se contente de constater que le coefficient de température entre o° et ioo° C. du nickel étudié par lui et James Dewar, en i8y3, et celui du métal examiné par lui, en 1900, sont très voisins; mais il ne pousse pas plus loin la comparaison. Le tableau suivant, déduit de mes calculs, nous permettra de faire ce parallèle.
- » Les écarts si grands entre les divers résultats de J.-A. Fleming et James Dewar que j’ai signalés, antérieurement pour le bismuth (*) et maintenant pour l’étain et le nickel, me paraissent montrer qu’il est au moins imprudent de faire les mesures avec un fil enroulé sur un cadre et soumis a de grandes variations de température : il serait préférable de se servir de fils rectilignes.
- » Quoiqu’il en soit, de nouvelles recherches me semblent nécessaires pour établir les résistivités électriques de ces métaux et l’on est, peut-être, même en droit de se demander si les divergences signalées ici ne sont pas de nature à mettre en doute la conclusion principale des
- The value of tlic mcan température-coefficient of the nickel used in the experiments of Fleming and Dewar in 1893, and prepared by Dr. Ludwig Mono, was 0,0062a (Philosophical Magazine, Scplember t8<j3) belween o°C and ioo°C. It is clear tberel'ore that some exlraordinary electrical différence exists between nickel as it can now be produced clectrolytiually and nickel as it was produ-ccd by Matthirssen for bis experiments.
- Itwould be interesling to ascertain if any spccimen of nickel known lo hâve beon used by Matthiessen for his experiments still exists, and if so, to dicover the nature of the impurity (if impurity was présent), or at least the physical différence,which caused his nickel to hâve ncarly double the clectrical rcsistivity of that which can nowbe
- (t) Archive» des sciences physiques et naturelles, Genève, 4® période, t. IV, 1897.
- travaux de James Dewar et J.-À. Fleming, à savoir que la résistance électi’ique de tous les métaux purs tend vers zéro, quand on s’approche du zéro absolu des températures. D’ailleurs cette conclusion ne paraît pas justifiée, car la résistance électrique du platine, de l’argent, du cuivre et du 1er devrait s’annuler, respectivement aux températures — 2.58, — 248,4, 29.3 et — 223 degrés (*). »
- Théorie des phénomènes thermoèlectriques dans les électrolytes par A. H. Bu.eh.erer Brades
- Soit h le rapport des concentrations d’un corps dissous dans une dissolution et dans la vapeur de cette dissolution. A volume constant, le travail qu’elTeclue la pression osmotique entre deux sections (égales à l’unité) d’un tube dont la différence de température est dT est égal
- rfW = R,T-^(RT^)Æ
- Pour un équivalent électrochimique entier, répondant à y valences, ce travail sera, en unités pratiques :
- Mais par suite du transport des ions, ce n’est pas un équivalent entier qui sera passé de la température T, à la température T2. mais la
- P) B. Dessau, Neuere Untersuchungen über verflüs-sigte Gase und tiefe Tempcraturen, Physikalische Zeitschrift, a° année, nu3, p. 41- 20 octobre 1900.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI.— H* 13
- fraction ——- en appelant N le nombre de trans-
- port.
- En réalité, le travail sera donc, puisque N est une fonction de lu température :
- E sera nul dans deux cas : d’abord si 2N — 1 = o. alors que le courant n’entraîne aucune différence de concentration. Ensuite, E sera nul si P est uniforme dans toute retendue du tube.
- Pour vériiier expérimentalement l’équation (0, il faudrait connaître N et. h en fonction de la température et de la concentration. Cette vérification n’est, donc, possible directement que pour des .électrolytes dont on sait mesurer la tension de vapeur tels que IIC1, IIBr, III. De plus, cette équation est obtenue en partant de deux hypothèses, plausibles il est vrai, mais difficiles à vérifier par l’expérience notamment, que les lois des gaz sont applicables aux vapeurs des électrolytes et que le produit. PV demeure constant à partir d’une dilution suffisante.
- Mais on peut arriver à cette vérification par une voie différente. Si V est constant, on peut écrire :
- iw=v(-W-)v‘,T-
- D’autre part, le deuxième principe de la lhermo dynanique donne
- chaleur absorbée k température constante.
- Soieut donc deux éléments Clark en opposition, dans lesquels les solutions de sulfate de zinc sont respectivement aux concentrations Y et e\. Quand le circuit est traversé par un coulomb, un équivalent de sulfate de zinc a été amené de la concentration V à la concentration eV, par une transformation isothermique et réversible ; par suite, on doit avoir :
- 4,35.10—5 dQ diz _
- y <flogV dT
- En tenant compte du transport des ions, la (orce électromotrice doit donc être égale à :
- en unités électriques.
- D’après cette formule, on pourra calculer le pouvoir thermoclcotrique d’un électrolyte de
- centration -y- ,quand on aura déterminé laforce électromotrice d’une pile de concentration dans laquelle cet électrolyte sera aux concehtrations — et • Ceci suppose que Q est une fonction linéaire de log V ; autrement il faudrait déterminer — en fonction de la température.
- Kn supposant les lois des gaz vérifiées pour les électrolytes dissociés, on retrouve, eu partant de la forme générale de l’équation (2)
- dJi
- dlogY T
- l’équation déduite par Duane de la théorie de N'ernst (1). M. L.
- Si Q est une fonction linéaire de log V, comme dans le cas des gaz, y^r est la quantité de
- chaleur qui est absorbée k T° quand on amène la dissolution du, volume Y au volume eY. par une transformation isothermique et réversible. Or cette quantité de chaleur peut se déduire aussi de l’équation de Ilelmholtz
- où tî désigne la force électromotrice et U l’énergie interne du système : T est la quantité de
- ERRATUM
- A propos de son article sur la Télégraphie sans ûh publié clans le numéro du a3 mars iqoi. M. Lamotte nous écrit :
- Page 458, j’ai dit :
- « Il est k remarquer que le flux électrique ne peut être parallèle au flux d’énergie puisqu’ils sont perpendiculaires par définition.»
- Cette assertion repose sur une erreur provoquée par une confusion de notation et doit être supprimée. M. L.
- (i) L’Éclairage Électrique, t. XX, p. 475, sept. 1899
- U Gérant
- ; C. N AUD.
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- TABLE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES
- ÉLECTRICITÉ ET MAGNÉTISME
- — V. Crémieu. .
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- 5oo
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI. — N° 13.
- ruptivcs. — K.-R. Johnson.....................393
- Décharges électriques stables dans l'air atmosphérique. — M. Tœpler.................................... 58
- Double régime de décharge dans les gaz. — Vil-
- lard......................................... i5a
- Genèse des ions dans la décharge de l'électricité à
- travers les gaz. — J.-J. Thomson .... 61
- d’une bobine de RuhmkorlT. — /. Borgman. d’onde, on peut utiliser l’eflluve électrique,
- violets. — S. Leduc.........................
- cathodiques. — Villard......................
- Oscillations hertziennes, Rayons Rœntgen, Rayons Becquerel, etc.
- des oscillatious hertziennes dans l’eau. — G. Culton.....................................
- mWsf. , . . . . . . f. . . . 417 cl
- Georges Reynaud........................
- B. Brunhes............................î\o'i
- Remarques sur la durée d émission des rayons
- Rœntgen. -- P. Villard et E. Colardeau. 4^3
- daire des métaux, — Henri Becquerel. . 430
- tances aux rayons du radium. — T. Mi-~uno..................................dji
- Magnétisme.
- Propriétés des dépôts électrolytiques de fer obte- 1 Sur la force cleclromolriec d'aimaulation. — René
- nus dans un champ magnétique. — Ch. Paillol...............................
- Maurain..............................21a j
- Sources d’électricité.
- Sur l'effet Volta et sur une nouvelle méthode pour le mesurer. — Q. Majorana. ......
- Production d’une force électromolrice par un courant d'eau. — C. Zakrzewski.....................
- Sur les conditions de fonctionnement des bobines
- d'induction. — K.-R. Johnson...........
- Bobines Hirschmann..............................
- Bobine Carpentier...............................
- Transformateur Klingolfuss à haut potentiel pour
- laboratoires............................. 6
- Interrupteurs Moore, Villard, Hirschmann, AEG,
- Max Lévy, Radiguel, Ducretet, Carpen-
- Inlerrupteur à pendule de Helmhollz. — Th. Edel~
- Forme simple de l’interrupteur de Wehnelt. —
- J. Pallich.............................. 286
- Électricité atmosphérique et Magnétisme terrestre.
- Sur l’électricité atmosphérique d'après les observations à ta Tour Eiffel et au Bureau ccnti'al météorologique. — A.-B. Chauveau . . . Sur lu variation diurne de l'électricité atmosphérique. — A.-B. Chauveau...........................
- Sur la valeur absolue des éléments magnétiques au -Ier janvier 1901. — Th. Moureaux. . . . Calcul de la formule définitive donnant la loi de la distribution régulière de la compo-
- sante horizontale du magnétisme terrestre on France, au i01, janvier 1896. — E. Mathias ......................................347
- Sur la relation de l'activité solaire avec la variation diurne de la déclinaison magnétique. —
- Angot.......................................344
- Sur la variation diurne de la déclinaison magnétique. — Angot........................................ 346
- Sur la précessiori magnétique. — A. Schuster. . . 75
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- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- 30 Mare 1901.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 5o3
- AppU(
- 485-.
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- L'ÉCLAIRAGE électrique
- T. XXVI. — N° 13.
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 1894 pour l'application de l'idée de eh-
- Éc
- Lampe t arc Thury. _ /. Jtsfml ...............
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI.
- Nû 13.
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- 1901.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- DIVERS
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI
- 13.
- S 5 s i
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI. — n° 13.
- iï? &
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- î. — N°
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- jCTRIQÜ E
- (SfBIBLIOTHÈQUE V"? klIUiPiem-Laniral*
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 5 janvier 1901
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- EXPOSITION UNIVERSELLE
- Machine à vapeur « VUniverselle ». — Dans le stand de la Société centrale d’Kleetrieité, M. Pulsford exposait une machine à grande vitesse pour accouplement direct avec des dynamos, comme le représente la ligure ci-jointe :
- Cette machine construite en Angleterre par MM.
- en raison de sa regiuarue ue marene ci oc son économie.
- La descriplion détaillée en a été donnée dans ce journal (t. VII, p. n avril 1896) avec coupes et diagrammes de consommation; nous nausbornerons donc à rappeler les indications ci-dessus relatives à son fonctionnement :
- La vapeur, sous haute pression, entre par la par-
- tie inférieure du petit cylindr petit piston et le pousse
- dessous du le haut. A l’extrémité course ascendante, ce piston dépasse une rangée de trous pratiquée eireulairemcnt dans le cylindre et par laquelle elle se rend en partie dans un réservoir enveloppant ce cylindre à haute pres-
- Les deux pressions du réservoir et du cylindre, d'ailleurs très peu différentes, s'équilibrent, et à la descente du petit piston, la vapeur vient se détendre dans le grand cylindre, où, agissant au-dessus du grand piston elle le pousse vers le bas. Cette vapeur s'échappe enlin par une série de trous pratiqués circulairement dans la partie inférieure du grand cvlindre, en-
- • elle
- telettes
- de vapeu
- Raworth et en France pi Saint-Denis, a reçu de tr dans les usines électriqu>
- * JIM. Elwell et Seyrig, de s nombreuses applications
- * de l’autre côté du détroit,
- assuré par la forme unique du grand piston.
- T.a valve d'échappement est •eliée à la chambre inférieure :uation par un tuyau extérieur. — Le tuyau principal d’échappement débouche au niveau le plus lias, et, dans le cas de
- le tuyau étant, relevé, il y a lieu de diriger vers le bas un fort tuyau de drainage piqué sur le tuyau d’évacuation avant son premier coude de redressement.
- Les valves du type Corliss sont commandées par deux-tiges d’excentriques agissant sur des leviers fixés aux axes dé ces valves,
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- Supplément à L’Eclairage Êlectriqi
- L'excentrique de la valve à basse pression la supprime à moitié course environ et est fixé sur 1 arbre de la manivelle.
- L'excentrique de la valve à haute pression modifie l'admission entre o et 5/8 de la course. Il est entraîné par un régulateur à force centrifuge de forme spéciale, très sensible et très énergique qui assure à la marche une grande régularité.
- A ce régulateur peut être adjoint un modificateur de vitesse qui permet de modifier la vitesse de la machine en marche.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Installation électrique des mines delaSneyd Colliery C:‘ à Burslem. — Nous lisons dans l'Industrie électrique du io décembre.
- Le Sneyd Colliery CiP à Burslem a récemment organisé une installation électrique des plus modernes à la requête du docteur J .-A. Fleming. On a choisi pour les moteurs le type alternatif asynchrone, vu l'absence d’étincelles, puisqu’il i\’y a aucun collecteur. L’installation fut faite par la British Westinghouse Cie qui a maintenant des usines à Manchester. Elle comprend une machine Westinghouse qui marche à 3oo t : in avec de la vapeur à la pression de 5,-25 kg : cm*; une dynamo triphasée de 5o kilowatts directement attelée, et une dynamo excitatrice de 2 chevaux et à 120 volts actionnée par une courroie. Une petite fraction du courant total d excitation est fournie par un commutateur placé sur l'alternateur. Ceci fait que ce dernier se règle lui-même, afin de remédier aux grandes variations de charge auxquelles il est sujet. Le courant de eompoundage
- est fourni par un petit transformateur placé dans l'intérieur de l'armature.
- Les conducteurs de l'enroulement secondaire passent de l'arbre au commutateur. Ainsi, toute variation dans la charge est compensée de suite par un changement correspondant du champ magnétique. Le courant part de l'alternateur à une tension de 44o volts et 2.5 périodes : s. La distance de la salle des machines jusqu'au puits est de 46 m et la profondeur du puits est do 070 m.
- Les câbles sont supportés dans le puits par des petits ponts en bois longs de un mètre et placés à 8 m d’intervalle. Ces câbles sont du type Gallendcr à trois conducteurs ayant chacun une section de 1 cm". Les conducteurs sont isolés par de la libre bitumineuse, avec des rubans et des enveloppes bitumées et vulcanisées, et de plus protégés par des fils d’acier.
- Par un système de roues, ce câble actionne une corde à une vitesse maxima de 9,7 km par heure sur des tambours de 122 cm de diamètre.
- Le moteur marche à 400 volt», 20 périodes par seconde et 720 tours par minute.
- L’appareil de levage à corde sans fin a aussi un moteur de 20 chevaux.
- La réduction de la vitesse est 48 : 1, et. le moteur marche à 720 tours par minute.
- Chaque moteur est muni d'un interrupteur double pour renverser la marche. L’installation des pompes consiste en un moteur à 3o chevaux attelé à une pompe à trois pistons qui a un débit de 280 litres par minute sur une chute verticale de a36 m.
- On trouve qu’une telle installation possède d’immenses avantages sur toute autre actionnée par une transmission mécanique ou par l’air comprimé.
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- c (DA, p. 672-683, c
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- IX
- Le télégraphe imprimant Stelge ; WT, Gooldes (J E E,
- cembre). icr décembre).
- Statistique télégraphique comparative de 1899 (J T, p. 25a, a5 novembre).
- Les télégraphes et les téléphones^ à l’Exposition; Gavev
- (Aë, 58j', décembre).
- Tableau téléphonique pour moyens et petits bureaux d’après le système Alix et Geuest (ET Z, p. 1067,
- " Mj; Clv-bb' (E KN Y, p. 5iS, 14 novembre),
- Stroud (El, p. 198, 3o novembre).
- Le bureau central téléphonique de East Liberty (Etats-Unis) (ERNY, p. 640, 12 décembre).
- A.-S.' llioos (E RA' Y, p. 070, 28 novembre). Télautographe Ritchie [E*W, p. 888,^8 décembre).
- Applications thermiques.
- Mise ;i feu des^canons de marine par l’électricité (E R,
- Éclairage.
- Etude générale de l’éclairage : Louis Bell (E W, p. 882, Quelques-unes des qualités requises des générateurs Reist (E \Y, p. gîfi, i5 décembre).
- tinées à l’éclairage (O E L, p. 581, 8 décembre).'
- Arc à courant alternatif; C. Wilek (EllNY,p. 574, 28 novembre ; p. 600, 5 décembre';.
- si et 28 décembre; ER, p. 999, 1 088, 21 cl 38 décembre : FI, p. 269, 3io et 358, 14, 21 et 28 décembre).
- rant alternatif, système de la Incandescent Arc Light ^ Company, de New-York (E R X Y', p. fio8, 5 décembre).
- Smith (E RX Y,' p. 53o, 14 novembre).
- 28 décembre).
- 1880'; E.-WL Hammer (e\y, p. 83g, 880 et 918, i'!r, 8
- Jeu d’orgue pour théâtre de la YVirl Electric Company (A E, p. 588, décembre).
- des wagons (BEI,, p. 585, 8 décembre).
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- BIBLIOGRAPHIE
- AVIS A NOS LECTEURS
- I) nous reste un très petit xombrf, de collections complètes et un certain nombre de volumes séparés des Revues suivantes :
- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE.
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE.
- L'ÉLECTRICIEN.
- REVUE INTERNATIONALE DE L'ÉLECTRICITÉ.
- Nous fournirons a ceux de nos lecteurs qui nous en ferons la demande par lettre affranchie le tableau de ees collections et volumes.
- Pour les numéros séparés dont la liste est trop longue nous prions nos lecteurs de nous indiquer ceux qu’ils désirent. '
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- Tome XXVI
- Samedi 12 Janvier 1901.
- 8° Année. — N” Z.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques -
- L’ÉNERGIE
- , REYVAL, — L’Expnsilion universelle :
- . Gau»
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE Traction : Les tramways électriques de Zurich, par S. Esgestrom Décharge électrique : Décharges électriques stahlcs dans l’air atmosphérique, par M. Tœpi.
- s la décharge de l’électricité à travers les gaz, par J.-J. Thomson i .
- é dans l'air traversé par les rayons ultra-violets, par P.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ur la théorie des phénomènes éleclrocapillaires, par Gouy...............
- électrodes dans une solution, avec rapport spécial à la libération d'hydr< i mélange de sulfate de cuivre et d’acide sulfurique, pur II.-S.-S, San». . Les modifications permanentes des fils métalliques et la variation de leur résistance électrique
- Académie des sciences
- Sur la force éiectromotricc d’aimantation, par René Pailj.ot...........
- Luminescence d'un gaz raréfie autour des fils métalliques communiquant à 1'
- Appareil permettant diverses applications physiologiques de la lumière produite par
- descenee, par Foveau de Couhmki.i.ks et G. Trouvé Sur l’électricité atmosphérique d’après les observations à la Tour Eiffel et au Bureau central météorolo
- gique, par A.-13. Ciiauvhau...........................................................................
- Société de Physique de Londres : Sur la concentration aux électrodes dans une solution, par H.-J.-S.
- ï pour emploi avec un voltmètre électrostatique, par A. Campbell.
- Pont ^ie Vtheatsteme à réglage automatique de Griffiths et Whetham, par W.-C.-D. W
- Sur le champ magnétique produit par les tramways électriques, par A.-W. Rückek Note sur 1 application do la théorie des perturbations magnétiques causées par les courants de retour,
- SUPPLÉMENT
- Exposition universelle : Installations générales du service mécanique de ^'Exposition.. .— Sociétés
- savantes e
- électriciens. — Génération : Gaz Brevets d’invention - ......... ........
- AVIS A NOS LECTEURS
- Il nous reste un très petit nombre de collections complètes et un certain nombre de volumes séparés des Revues suivantes :
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE,
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE.
- L’ÉLECTRICIEN.
- REVUE INTERNATIONALE DE L'ÉLECTRICITÉ.
- Nous fournirons à ceux de nos lecteurs qui nous en ferons la demande par lettre affranchie le tableau de ecs collections et volumes.
- Pour les numéros séparés dont la liste est trop longue nous prions nos lecteurs de nous indiquer ceux qu’ils désirent.
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- NOUVELLES ET ÉCHOS
- EXPOSITION UNIVERSELLE
- Installations générales du Service méca-iique de.l’Exposition. — Sous ce titre, M. Ch. Bourdon a fait, le - décembre dernier, une com-îunication à la Société des ln
- de l'électricité, bon nombre des renseignements donnés par M. Bourdon ont déjà été publiés dans l’article que nous avons publié dans L’Eclairage 'ne du *3 juin. t. XXIII, p. 433, sensée
- titre « Les Mars ». Toutefois, M. la direction de M. D elaunav-Belleville, le principal organisateur de ce service, la < tion contient divers détails intéressants qui nous engagent à en reproduire le résumé d’après le procès-verbal sommaire public par la Société : civils :
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 12 janvier
- dans les différentes parties du Palais, on multiplia autant qu'il fut nécessaire le nombre des conduites ; en sorte que l’ensemble de la distribution comprenait 16 artères principales ayant un développement de près de 3 km.
- Quatre collecteurs munis de vannes permettaient de régler de l’extérieur, avec une grande sécurité, l'alimentation de chacune des conduites.
- L’écoulement des condensations, qui se faisait dans le sens du courant de vapeur, était assuré par 70 purgeurs automatiques raccordés à une canalisation spéciale collectrice de purges.
- Pour limiter les déplacements dus à la dilatation, toutes les conduites furent divisées en une série de tronçons de 3o m munies, quand leur extrémité n’était pas libre, de presses-étoupes formant, en même temps, butée du tronçon qui faisait suite à celui dont l’allongement déterminait le déplacement du presse-étoupe.
- A la suite d’un concours ouvert pour permettre aux constructeurs de présenter leur type de matériel, l’entreprise fut donnée à un consortium formé par la Société des générateurs Mathot, à Rœux-les-Arras, la maison Muller et Roger et MM. Supervielle et Pallier.
- Toute la canalisation fut établie en tuyaux de tôle d’acier rivée, assemblés entre eux au moyen de joints à bagues biconiques employés dans la jonction des éléments cl de la tuyauterie des chaudières de Kayer.
- IX. Disposition de l’installation des machines du service de la force motrice.— Appareils de levage.— Toutes les machines utilisées pour le service de la force motrice et pour l’éclairage furent des groupes électrogènes, c’est-à-dire des machines dans lesquelles lu dynamo était montée directement sur l’arbre du moteur. Des machines avec commandes par courroies auraient exigé des emplacements trop grands.
- En principe, toutes ces machines devaient être placées dans les deux galeries de 3o m, mais leur nombre ne permit pas de suivre complètement ce programme et plusieurs d’entre elles furent montées dans les halls voisins de la Salle des Illusions et dans les galeries du Palais Paulin, côté Suffrcn.
- Dans îes galei'ies de 3n m les dispositions des deux installations furent différentes, en raison de la manière dont étaient établies les voies de roulement des appareils de levage qui desservaient ces emplacements.
- Du côté fiançais, la grue Titan, de la maison Leblanc, avait sa voie de circulation dans Taxe de la galerie, et du côté étranger, le grand portique de la
- maison Fiorh, de Reriin, circulait sur une voie montée le long des piliers de la charpente.
- La disposition du côté de la Section française avait permis d’avoir dans l’axe de la galerie un grand chemin de circulation et de faire pénétrer les machines sous les galeries de pourtour. L’espace utilisable pour le montage des machines s’est ainsi trouvé augmenté dans une très notable proportion. En outre, l’emploi du Titan avait eu l’avantage d’éviter que les chemins de roulement de l’appareil de levage fussent intercalés entre les galeries souterraines contenant les canalisations d’eau et de vapeur et les machines à desservir.
- X. 7'ransmission du mouvement. — Les transmissions du mouvement avaient à l’Exposition une importance tout à fait secondaire puisque beaucoup des machines qui fonctionnaient étaient commandées directement par des dynamos alimentées sur la distribution générale d’énergie électrique. Cependant, dans quelques classes il fut indispensable d'établir des tronçons isolés d’arbres de transmission pour commander des machines non pourvues de dyna-
- La disposition adoptée pour l'installation de ces transmissions consistait en des supports descendant jusqu’au sol et écartés de 9 m, tandis que deux paliers intermédiaires reposaient sur des chaises supportées par une poutre reliant les deux piliers d'extrémité de la travée.
- XI. Règlement spécial relatif « Vinstallation et an fonctionnement des appareils mécaniques, électriques et hydrauliques-. — Ce document, très important, dans lequel se trouvaient toutes les prescriptions imposées aux constructeurs ayant des machines en mouvement, était complété, comme pièces annexes, par une série d’extraits des conventions, marchés et cahiers des charges établis pour les fournitures et travaux divers des services te"hniques.
- XII. Ventilation des principaux Palais du Champ-de-Mars. — L’administration de l’Exposition, craignant que pendant les chaleurs de l'été le séjour soit pénible dans la Salle des Fêtes, dans les deux portions du Palais de l’Agriculture et dans les gale-l’ies des groupes électrogènes décida qu'il serait établi une ventilation de ces Palais. Le cube total à ventiler était de r Suoooo m3.
- Le service mécanique fut chargé de cet important travail.
- Pour qu’un résultat favorable fût atteint, il était indispensable, aussi bien pour la Salle des Fêtes que pour les Palais de l’Agriculture, côtés français cl étranger d'amener de l’air frais au centre des locaux ; les courants venant du pourtour par les ouvertures
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- Prie Gaston Planté, île 3 ooo fr, qui sera attribué tvicité. P
- l’auteur du meilleur travail sur les applications diverses de l'électricité dans les Arts, l'Industrie et le
- tion amicale des ingénieurs
- Assemblée du 27 décembre 1900).
- • M. K. Sartiaux,
- Présents : MM. Solignae, lsbert. Grille, Chaunat,
- ,?r&r:XX
- .. jianeeuu, Harnn, G. Pellissier, Ro-’-May, b. Lévy, J. lley, G. Roux,
- de la dernière :
- le président annonce qu il a reçu p
- 11 explique également la part que prendra l'association à l'installation du téléphone au siège social ; M. Meyer-May a bien voulu se charger de cette participation. Des remerciements sont volés à M. Mcycr-May.
- M. le président expose qu'il existe des médailles
- . II s
- 5 de service. M. le r
- à 200 fr pour les ouvriers ayant r5 années de ser-
- ''Aprè^qu^qu^
- conditions à rem] pas payé ses col
- Après quelques observations le principe est adopté l'unanimité, et le bureau est chargé de régler les onditions à.-emplir et de faire un choix dans les
- 3 ans et n'a pas
- la Légion d'honneur! Les applaudissements' de l’assemblée prouvent à >L E. Martiaux U vive^ympa-
- <lu^lmreaf d’offrh“un hanqmTà1 M.'sarÜaux^Ce banquet aura lieu le samedi 12 janvier rqot: h commission des fêtes est chargée de l’organisation. Une circulaire sera envoyée à ce sujet.^ _ ^ ^
- collègues, MM. Ferdinand Meyer et Henri Beau,
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- XX
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 12 janvier 1901
- sien un rendement encore plus élevé : 3 m3 de gaz par kilo de charbon ordinaire. Ce procédé, breveté sous le numéro 90 (en Autriche ou en Allemagne?) a été décrit par In Thonindustrie ’Zeitung de Berlin du 2 juin dernier et le Mois scientifique (2e année, n° 3, p. 3oo) en donnait la description succincte qui suit :
- Le combustible est transformé en coke par l’action d’un courant de gaz à haute température et de vapeur d’eau.
- Les produits qui se dégagent pendant la distillation de la houille (gaz d’éclairage, goudrons, composés ammoniacaux), sorlenL mêlés de vapeur d’eau et viennent traverser une colonne de coke incandescent. Le gaz d'éclairage, les goudrons, les sels ammoniacaux et la vapeur d'eau subissent une décomposition et, après passage sur le coke, on obtient un mélange gazeux qui contient une assez grande quantité d'hydrogène.
- L’appareil comprend : 1" Un générateur formé par une colonne cylindrique renfermant du coke à sa partie inférieure et recevant le combustible à gazéi-lier par sa partie supérieure. Cette colonne est munie de trois ouvertures : A à la partie inférieure, B à la partie supérieure de la couche de coke et C au-dessus de la couche de combustible ; a0 Un cylindre régénérateur, entouré d’un autre cylindre faisant office de récupérateur.
- Nous supposerons que l'appareil a déjà fonctionné et que le récupérateur est chaud.
- On injecte de l’air, chauffé par passage dans le récupérateur, par l’ouverture inférieure du générateur; le coke brûle et s'échauffe. Pendant toute la durée de l’insufflation le gaz produit s’échappe par l'ouverture B au-dessous de la emiche de combustible et traverse le générateur.
- Dès que le coke du générateur est-suffisamment chaud et que le généraleur a pris une température suffisante, on ferme l’ouverture B cl l'on fuit sortir les gaz chauds par l'ouverture C ; de cette manière les g-az traversent la couche de combustible. On a ainsi des gaz riches en oxyde de carbone. On vient alors injecter de la vapeur d’eau au bas de la colonne de coke, et l'on ouvre une communication entre la colonne de coke et le régénérateur ; il y a alors aspiration d une partie des gaz du générateur et envoi d’un mélange de vapeur d’eau et de gaz dans le régénérateur. Par suite de cette aspiration il se produit une légère circulation des gaz dans le haut de l’appareil, ils trouvent à ce moment l'ouverture C en communication avec le régénérateur et viennent traverser le charbon.
- Le cycle des opérations comprend donc trois manœuvres : 1" envoyer de l'air chaud sur le ooke; 2° une fois le coke chauffé, lancer les produits de la combustion sur le charbon de terre et produire ainsi la distillation; 3° faire arriver de. la vapeur d’eau dans la partie inférieure de l’appareil, ce qui amène une circulation dans le haut de l’instrument et détermine, en même t^mps que la décomposition de l’eau par le carbone, un passage des gaz et des produits de la distillation sur le charbon de terre.
- TRACTION
- Informations. — Bilbao (Espagne). — La Compagnie des Tramways de Bilbao à Durango et Arratia à commandé à la Compagnie Thomson-Houston de
- la Méditerranée la fourniture de tout le matériel nécessaire à l’application de la traction électrique sur son réseau.
- Cette installation comprendra deux usines génératrices hydrauliques fournissant des courants à haute tension, une sous-station distante de i.ï km où ces courants seront, au moyen de coimnutatriccs, transformés en courant continu à basse tension, et enfin l’équipement d’un réseau de 18 km, dont 16 à double
- Cherbourg.— La Municipalité vient d’autoriser la substitution de l'électricité à la traction à vapeur.
- Gcorgestown (Guyane anglaise). — Cette ville qui, avec ses faubourgs a une population de 70 000 habitants, scrabientôL desservie par un réseau électrique de 10 km de développement qu'installe une société canadienne. Bien qu’un réseau de tramways à traction animale y ait été construit il y a seulement deux ou trois ans, la voie est entièrement refaite avec des rails lourds posés sur des traverses d’acier encaissées dans du béton. Les voitures seroriL découvertes, la température étant toujours fort élevée. La station génératrice contiendra 7 unités génératrices d’une puissance de i 3no chevaux.
- Paris. Maisons-Laffitc. — Cette nouvelle ligne de pénétration établie par la Compagnie des tramways mécaniques des environs de Paris (Nord-Ouest parisien) part du centre de Maisons-Lafïite, à proximité du parc, dessert cette localité, traverse le pont sur la Seine, suit la route de Houilles, sillonne les communes de Bezons, Charlebourg, la Garenne de Colombes, Courbevoie jusqu'au pont Biueau qui unit l’île de la Jatte à Courbevoie; à l’octroi delà Garenne, un embranchement se détache su dirigeant sur Colombes. Toute celte partie de la ligne est exploitée par trôlet aérien. Mais la partie qui, parlant du pont Bineau, traverse Neuilly-sur-Seine pour aboutir à. la Porte-Maillot nous offre un exemple d un nouveau mode de traction : la municipalité de Neuillv ayant, il y a quelques années, défendu d’une manière absolue l’emploi du trôlet aérien-sur le territoire de la commune, ou attelle à chaque voiture de voyageurs un fourgon contenant une batterie d’accumulateurs, on abaisse la perche du trôlet, on relie le controller à la batterie et, 1 une tenant l’autre, voiture et fourgon parcourent les quelques kilomètres qui séparent le pont Bineau de la Porte-Maillot. Le retour s’accomplit de la même manière, revenu à son point de départ le fourgon est détaché et la voiture seule achève sa course avec le trôlet; la batterie est rechargée après un voyage complet aller et retour; à cet effet on a construit près du pont Bineau un dépôt pour la remise des fourgons ou aboutit un câble qui amène le courant engendré à 1 usine centrale de Bezons.
- Certes ce procédé de traction 11e peut être recommandé comme économique, la voiture automotrice ayant àtraînéV un poids considérable qui n’est même pas utilisé pour l’adhérence; il est donc probable-qu’il ne sera appliqué sut' aucune autre ligne. Mais précisément pour cette raison on ne peut lui reprocher de manquer d’originalité. Son utilisation augmente d’une unité le nombre des procédés de traction employés dans Paris ou sa banlieue; quand nous serons à 100, et nous ne désespérons pas de voir ce chiffre bientôt atteint, nous ne manquerons pas de signaler le fait.
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- Lucien ESPlR
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- Supplément à L'Éclairage Electriqiu
- janvier 1801
- Omis (Karlj. (348 '>16-7, US Al', 29 juin 1899. iJi1mPc avec
- ncments apportes aux lampes de Nerust.
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- Wl-rts. 3oi 63a, B F, 26 juin igoo. Perfectionnements dans les systèmes d'éclairage an moyen des lampes de
- WuMTS, POTTKR, BlîNSFTT et llr.FIll-. 3oi 629, B F, 26 jllitl 1900. Perfectionne monts apportés aux lampes de Nei
- Wubts. PoTTFii et IIa.nkp. 3oi boo. b F- 26 juin n Perioetionuemeuts dans les appareils d amorcaga
- AlLBI!MI!IN1i Il I.EKT11ÏZI TA.TS CxESEI.LSt.UI AU . I1U Jïl, B HP.
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- 1898. Mode d oh-
- 'I'howi.kss. >-jbK. h P. 1899. Borps incandescents pour Alfffld. tnbo’!?, li h AP. n juin i8qq. Fabrication de
- BübtiM .). inan|. I) K P. 20 |anvier 181,9. Procédé de fabrication de filaments incandescents pour lampes
- Daxniuii. 000 104. B P, q mai 1900. Procédé de fabrication de corps incandescents électriques.
- Dannfut. 8 \ S1. B P. K|oo. Procédé pour la fabrication de
- LiNr.HiMs (R. 1. 10S 29b. 1)HP. n septembre iq<)8. Procédé1 de fabrication de corps a incandescence par clectro-
- Bœhm : W.). 1 ti 40b.I.) HP. 3 septembre 1899. Procédé de fabrication do corps incandescents électriques formes
- Procède de fabrication des corps de chauffage destines l excitation des corps incandescents en conduetrurs pyro clcctrolytiques.
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- BIBLIOGRAPHIE
- La Maison
- Fabius-Henrion
- Demande des Représentants
- Pour Vendre ses Dynamos
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- Tome XXVI
- Samedi 19 Janvier 1901.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thernûgjies
- LÉNERGIE
- La reproduction des articles de L'ÉCLAiRAGE. ELECTRIQUE est interdite.
- SOMMAIRE
- H. ARMAGNAT. — L'Exposition universelle. Instruments de mesures divers . . . J, REYVAL. — L’Exposition universelle. Installations électriques de la Tour Eiffel. E. 1/EGRAND. — Conductibilité électrique de certains sels cl du sodii
- dissous dans l'ammo-
- REVUE INDUSTRI
- SCIENTIFIQUE
- i de tension dans les rotors des
- Electro-optique : Propriétés géométriques de la surface donde, par A. Mc. AutAY............................. ioi
- Réflexion et réfraction à la surface des cristaux, par A. Mc. Auiax................................... 108
- Divers : Méthode pour étudier les lignes de force électrostatiques, par F.-J. Rogeus........................ 108
- Sur l’elfet Yolta et sur une nouvelle méthode pour te. mesurer, par Q. Majokana....................... 109
- Action exercée par un courant à bas potentiel sur oertains cohéreurs quand ceux-ci ont acquis la
- Forme simple de l’interrupteur de Wehnelt, par J. v. Pallich.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des sciences J Application directe d'un récepteur téléphonique h la télégraphie
- Popoi'ïï et Ducketf.t.
- Sur la valeur absolue dos éléments magnétiques au 1er janvier 1901, par Th. Moukeaux.......
- SUPPLÉMENT
- Génération et distribution : Gaz à.l’eau P. Clauss. — "Usine génératrice pour distribution de force motrice de Trueker-River. — Applications mécaniques; Installations électriques des usines métallurgiques de la Frodinghaui Steel and Iron Company (Angleterre). - - Traction : Substitution de la traction électrique à la traction à vapeur sur le métropolitain de New-York. — Chemin de fer électrique à troisième rail Albnncy et Hudson (Etats-Unis). — Chemins de fer électriques en Sicile. Elcctrolyse pour les courants de retour des tramways. — A propos de la corrosion électrolylique
- Brevets d’invention . . . . . . ... .
- Modem elcctric railway motors, pur George V. Haxoitett. — Traction éleclriqi
- AVIS A NOS LECTEURS
- Il nous reste un très petit nombre de collections complètes et un certain nombre de volumes sépare's des Revues suivantes :
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE.
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE.
- L’ÉLECTRICIEN.
- REVUE INTERNATIONALE DE L'ÉLECTRICITÉ.
- Nous fournirons à ceux de nos lecteurs qui nous en ferons la demande par lettre affranchie le tableau de ces collections et volumes.
- Pour les numéros séparés dont la liste est trop longue nous prions nos lecteurs de nous indiquer ceux qu’ils désirent.
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- XXX
- Supplément à L'Éclairage Êlectrigt
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- GENERATION ET DISTRIBUTION
- Gaz a l’eau F*. Clàuss. — Dans le precedent numéro nous donnions ;p. wrn et suiv. > quelques renseignements sur les procédés Dellwik-Pleisclier et btraehe pour la préparation du gaz n 1 eau : un troisième procédé est décrit par son inventeur, le I>r F. Clàuss, dans la Zeitschrift far dieleuchttuig&werke de Berlin -du do juin et des .10 et 20 pnllet : dans ses derniers numéros, le Mois scienlifujue et. industriel donne (p. 3oi et 3go : le resu me suivant, de cette sérié d articles :
- L11 mélangé intime de S parties de vapeur d eau très siirehauüees et de 2 parties de poussières 011 de liquides carbones est in]eete dans une chambre close ou il passe survies plaques maintenues au rouge blanc par une source extérieure de chaleur : la vapeur se décomposé, et le gaz se Inrmc.
- . Un peut employer ainsi des parois très minces, incomparablement plus conductrices que celles des
- mon de la matière carbonec.
- Le chauffage est limite a de petites surlaces toujours utilisées en totalité : il s obtient vite et bien avec lit Jlamme du gaz a I eau dont le peu de hauteur permet d éviter les notables portes de chaleur des
- Les surfaces de chaufle doivent posséder diverses qualités :
- - 11 Grande solidité en meme temps qu épaisseur
- a" Résistance a des températures de ijoo® G-sans deformation ni alteration ;
- .»•' Résistance aux brusques changements de température sans se fendiller- ou se crevasser ;
- 4- Résistance absolue a 1 attaque par la vapeur surcliauliee.
- La matière des creusets de Nassau, mélangé do graphite et d argile très 'réfractaire, a I inconvénient de laisser brûler le graphite au dehors. < >n fera donc, penetrer encore d autre graphite dans les pores a 1 aide de brosses, et on platmera par-dessrts.
- La glacure habituelle diminuerait ici beaucoup la conductibilité. . v
- On pourrait aussi prendre du carton d amiante, le rendre encore plus poreux en le battant avec des cardes, et remplir les porcs avec du graphite.
- On peut s épargner le platinage en ménageant aux brûleurs tout piste i oxvgene necessaire : mais la solidité de la chambre de décomposition doit etre beaucoup plus grande. La pression interne préviendrait la rentrée de 1 air parles gerçures possthle-s
- Avec la forme mentionnée dans le brevet tr io3 ç-3 les scories peuvent s accumuler sur la surface chauffée, et la chaleur u arrive pas assez vite au mélangé, qui reste trop peu cle temps en contact avec la paroi
- Ou peut v remédier en constituant ce etc* paroi par un disque cm un cvhndre tournants : mais il iaut un contact suffisamment long. L expérience apprendra la meilleure forme a donner a la chambre de décomposition. ainsi que la meilleure direction du mélangé, avec ou sans brise-jet pour diviser les scories. Il faut penser ici que si la tonne est celle d une cornue de distillation, la scorie sera expulsée avec le gaz piepi e ( ou me la i< 1 1 ilitm di g z but Un tei
- rsgner un certain excès dépréssion dans la chambre île décomposition.
- Restent les questions de vitesse delà vapeur dans la chambre de décomposition et le degre de surchauffe. Avec une haute surchaufie, on doit avoir besoin d une moindre quantité de chaleur a la plaque de chauffe. Le R1 Stracho, do Vienne, a réussi a chauffer la vapeur pisqu a 1000-1 ooo°, sans les mcon-
- Ln discutant les données calorimétriques. 1 auteur arrive pour son procédé au meme, rendement théorique que Meisoher a établi pour le procède Rellwik. Le. rendement reel est de rf> p. joo. .Mais il possédé
- 1“ /.a continuité, qui diminue les frais minéraux et d entretien et, permet d utiliser la chaleur perdue a la production de hi vapeur,
- 1 L emploi du gaz lui-meme ou chauffage, ce qui permet nue prompte mise* en marche, et rend Je p 10-cede applicable aux automobiles, locomotives, bateaux
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- Usine génératrice d’Oviedo. — La Société Popular Ovetense qui, depuis fort longtemps, distribue à Oviedo le gaz d’éclairage et possédait déjà trois petites dynamos CKrlikon pour l’alimentation d’un réseau réduit d’éclairage électrique, vient de terminer, en vue de l’extension de
- dont l’installation électrique a été confiée à la Compagnie Thomson-Houston de la Méditerranée :
- Irrégularité de sa i icnt brusque de la .
- et d’argent de Cutnstoek, situées sur le
- Virgi-
- nia-Citv (Nevada), n’avaient jusqu’à ces derniers
- pin. En
- obtenue par la coi 1899 fut fondée lu
- d’énergie que la îtiou du bois de
- e.w. eusse
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- XXXJI
- Supplément à L’Éclairage Êlectriqi
- 19 janvier 1901
- sous forme électrique, l'énergie nécessaire à leur exploitation. L'installation, commencée le u. janvier 1900, fut mise en service régulier le 20 octobre dernier. Dans son numéro du a4 novembre, Elcctrical World en donnait une description détaillée que le Génie Civil du 29 décembre résume comme il suit :
- Le barrage destiné à créer la retenue d eau, est situé à Floriston (Californie), sur la ligne principale du Central Pacific Railway. C’est un barrage en charpente, à remplissage de pierres ; il a 43.40 m de longueur et 2,15 m de hauteur. Le canal d’amenée a 180 m de longueur et 6 à 3o m île largeur ; il aboutit à un conduit en bois de 2 62a ta de long et de 2 m sur .3 m de section. Ce conduit transporte 8,5 m:i d’eau par seconde, avec une profondeur d'eau de 1,80 m; il se termine à un réservoir en bois, de 11 m de longueur sur 6,40 de largeur, qui est divisé en deux compartiments, d'où partent les deux tuyaux d’alimentation des turbines. Ces tuyaux sont formés de douves en bois ; ils ont i,85 de diamètre intérieur et 48,75 rn de longueur.
- L’usine qui mesure 26,80 m de longueur sur 9,40 m contient deux paires de turbines horizontales Mac Cormick de 0,70 rn ; chaque paire est capable de développer 1 4oo chevaux, à 400 tours par minute, sous une charge de 20,75 m d'eau. Chacune d’elles actionne une génératrice Westinghouse triphasée de 700 kilowatts à 5oo volts. Les excitatrices, deux machines de 22,5 kilowatLs du type multipolaire, sont actionnées par des turbines indépendantes à raison de 97a tours par minute.
- Deux groupas de trois transformateurs à isolement d’huile élèvent la tension du courant de 5uo à 2 200 volts. La ligne, composée de 6 fils, a 53 km de longueur; la perle à pleine charge à 2 200 volts, avec les deux circuits en parallèle, dépasse légère-
- A la sous-station de Yirgina City, le courant arrive à deux groupes de Lrois transformateurs, et il est distribue aux diverses mines à 2 200 volts, triphasé. La perte entre la sous-station et les usines ne dépasse pas 4 p. 100.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Installations électriques des usines métallurgiques de la Frodingham Steel and Iron CompanyiAngleterre).— L’applicationde l’énergie électrique à la manœuvre des engins em-
- ployés dans les usines métallurgiques commence il se répandre. Bientôt les Hauts fourneaux, Forges cl Aciéries de Denain et Anziu seront munis d’une installation électrique exécutée par la Société industrielle d’électricité, procédés Westinghouse, et diverses autres usines métallurgiques françaises des plus importantes sont sur le point de suivre cet exemple.
- Ko attendant- que nous ayons l'occasion de décrire une de ces installations, résumons une description donnée dans le dernier numéro du Bulletin des transports en commun d’utie ins-Inllalion du même genre faite à Frodingham (Angleterre).
- Station génératrice. — Des chaudières Lancaslùre utilisant les gaz de hauts fourneaux produisent la vapeur nécessaire; elles sont placés à l’air libre, tout à côté de la station. Celle-ci comprend un solide bâtiment en briques de ui,3om Je longueur sur 13,70 m de largeur ; le sol est en béton, le plafonnage en frises de sapin; les murs bien blancs sont recouverts d’un enduit solide, la couverture est en tuiles. On est ainsi dans une belle salle bien claire, purhiiîement saine et sèche dont les parois sont très solides et desservie dans toute son étendue par un pont roulant de 24 tonnes construit par la Frodingham L'on and Steel Cy elle-même. Grâce aux dimensions de ce bâtiment, L'installation actuelle peut être doublée, ce qui doiL avoir lieu du reste d’ici un an.
- La machine à vapeur sort des ateliers de MM. Ro-bey et CF, elle est horizontale eompound, ses cylindres ont respectivement 0,4A7 m eto,6Gm de diamètre avec une ('ourse des pistons de o,8G3 m et elle marche à la vitesse de 100 tours à 2a minute. L'admission de vapeur se fait par une valve du type équilibré, et l'échappement par une valve à trois orifices assurant une large ouverture .moyennant un très faible effort. La dotent*' peut varier de 0 aux 5/8 de la course. La machine est munie d'un volant-poulie de 5 m de diamètre portant sur sa jante 11 gorges pour câbles. Les deux faces de ce volant sont garnies de planches jointives, le tout relié aux bras par de solides boulons ; cette disposition réalise une économie de force d'environ 8 chevaux, par suite de la réduction qu'elle apporte à la résistance de l'air. Le mouvement de la machine à vapeur est transmis à l'aide de 11 câbles de 38 mm de diamètre à la machine dynamo-électrique qui porte, calée sur son
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- VÉclairage Électrique du 19 jauvier
- XXXI11
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- XXXIV
- Supplément à L'Éclairage Électrique du <9 janvier* 1901
- arbre, une poulie à gorges de 1,016 m de diamètre, )a distance des deux arbres riant d’environ y m.
- Cette génératrice est à 6 pôles, compound, du type normal Westinghouse de i3o kwà a5o volts.
- Dans la marche en pleine charge, raugmentation de voltage, grâce au compmmdage, atteint environ io p. îoo, ce qui compense largement. les pertes de tension en ligne. Des bobines d’induit sont, faites en barres de cuivre écroui de section rectangulaire elles sont confectionnées et isolées avant d’ètre mises en place dans les cannelures du noyau. Les bobines série sonL également formées de barres de cuivre à section rectangulaire. La carcasse magnétique est divisée en deux parties par un plan horizontal ; il est dès lors facile d’enlever la portion supérieure et de mettre ainsi l’induit entier à riu, ce qui permet d'en visiter aisément toutes les parties.
- Un tableau porte les appareils nécessaires à la conduite de la génératrice : voltmètre, ampèremètre, wattmètre, disjoncteur automatique, coupe-circuit fusible bipolaire, rhéostat de champ. Ce tableau est
- de hauteur sur 0,64 111 de largeur, auquel pourront être juxtaposés d’autres panneaux lors du développement de l'installation.
- Le tableau de la génératrice est relié aux barres collectrices d’un tableau de distribution situé dans l'usine distante d'environ 3ou m, à l’aide de six câbles isolés de 0,066 m traversant le plafond de la salle des machines en passant par six tubes en porcelaine. Arrivés au dehors, ces câbles sont soutenus par une petite charpente en fers cornières et portés ensuite sur des poteaux jusqu'en un point situé juste au-dessus du tableau de distribution où jls sont connectés à deux interrupteurs brusques destinés à couper le courant sur les barres collectrices. Le tableau de distribution, qui est fait en plaques d’ardoise de 5 cm d'épaisseur, a environ x m de hauteur sur une largeur à peu près égale et se trouve divisé en un certain nombre de panneaux. Au bas de chacun d’eux est placé un interrupteur à rupture brusque unipolaire dont, les lames sont terminées par un prolongement en plaques de charbon. Ce dispositif fait que l'arc île rupture ne se produit pas entre les pièces métalliques de l'appareil, lesquelles, dès lors, ne peuvent pas être détériorées. Lri outre, l'appareil est muni d un ressort d’une puissance et d'une disposition toiles, qu’en déplaçant la poignée d’un angle très faible lu tension du ressort devient suffisante pour ouvrir très brusquement l’interrupteur.
- En haut de chacun des autres panneaux sont placés il ampèremètres et un peu au-dessous 12 coupe-
- circuits fusibles : les 6 premiers sont reliés au pôle positif, les 6 seconds au pôle négatif.
- C’est de ce tableau que partent les circuits au nombre de 6 qui tous, à l’exception de celui qui va au chargeur, aboutissent aux cabines où sont placées les appareils de manœuvre et d'où sortent quatre câbles qui alimentent les différents moteurs, permettant de les faire tourner dans nn sens ou dans l'autre. Tous ces câblés sont sous plomb et. passentdans une canalisation en tubes de 1er. Comme le ripour peut présenter des coincements, on a pourvu son circuit d'un disjoncteur automatique afin d'éviter tout accL deul dans la conduite de celte machine.
- Moteurs. —-Trois moteurs numérotés 1, 5 et. 6 actionnent les cylindres de laminoirs ; lepreinicr est manœuvré d'une cabine A, les deux autres le sont d'une cabine R. Ces moteurs, par l’intermédiaire d’un engrenage à vis sans fin baignant dans l’huile et réduisant la vitesse dans le rapport de 9 qa à 1, actionnent un arbre qui porte des engrenages droits .transmettant le mouvement aux rouleaux des laminoirs. Deux moteurs n0’ 4 et 7 également manœuvres de la cabine B font fonctionner les rîpcurs ; à cet effet ils actionnent de la môme manière que les premiers moteurs un arbre intermédiaire lequel, à l'aide d’engrenages droits transmet son mouvement avec la vitesse réduite de moitié à un autre arbre portant des poulies à gorges dans lesquelles passent les chaînes ou les câbles actionnant le ripetir.
- Ces moteurs sont du modèle Westinghouse n° 53 et peuvent développer d'une façon continue une puissance de 3o chevaux et par intermittence des puissances atteignant 70 et 80 chevaux, Ils affectent la disposition générale des moteurs normaux Westinghouse pour chemins de fer.
- I,a partie magnétique est divisée en deux portions suivant un plan horizontal passant par l’axe de l’induit ; à l'intérieur émergent quatre masses polaires constituées à l’aide do foies minces d'acier doux, solidement assemblées entre elles cl prises dans la fonte de la carcasse. Les deux demi-carcasses sont réunies par des boulons et enveloppent complètement les bobines inductrices, l’induit, le collecteur et les balais, mettant ainsi toutes ces pièces à l'abri de la poussière et de l’humidité. Une seule ouverture, fermée par un couvercle à ressort, permet de visiter facilement les balais. La demi-carcasse supérieure s’enlève aisément pour permettre la visite de toutes les parties placées à 1 intérieur.
- Les bobines de champ, au nombre de quatre, sont enroulées mécaniquement et très soigneusement isolées.
- MACHINES A VAPEUR A GRANDE VITESSE “
- à double effet et à graissage automatique sous pression
- (Voir description dans notre numéro du 9 septembre 1899.)
- IL"
- Construction française do utes indu ' ' “
- ment silène
- toutes industries.
- Rendement moc;
- , ordre; ces machines sont un progrès pour >
- Pas de contact métallique des organes; marche absolu- <£
- ....... Usure rigoureusement nulle apres plusieurs années de
- marche. —Rendement mécanique exceptionnel. — Consommation de vapeur et Tk d’huile par cheval au frein et prix moindres à puissance égale qu’avec toute •<£, êj*, autre machine. — Se construit simple, double, triple et quadruple expansion. <
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- i deux ans, de 10 à 500 chevaux, à toutes les Industries.
- —(références de premier ordre)—
- Ateliers de construction BOULTE, LARBODIÈREet Ciô
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- Supplément à L’Eclairage Electrique
- XXXV
- L'induit est à cannelures et enroulé on tambour ; ie noyau est lamelle et pourvu dans le sens de la longueur de canaux assurai.L une ventilation énergique. L'enroulement comporte des bobines faites à la machine, et isolées avec le {dus grand soin avant (.Vôtre placées’ dans les cannelures. La forme des bobines, ainsi construites permet de les placer dans les cannelures sans martelage ni pliage.
- Le collecteur est composé de lames en cuivre dur étiré, isolées au mica ; il comprend un grand nombre do lames, ce qui réduit énormément les étincelles aux balais. De plus les bimes sont très hautes, laissant par ce lait une grande marge à l'usure.
- Les porte-balais sont parliculLèreinout forts et rigides ; ils sont fixés à fa parLie supérieure de la carcasse, on peut les régler normalement au collcc-•feur de manière à compenser 1 usure de ce dernier.
- Les coussinets ont des portées très grandes, il» sont, ainsi que la plaque pare-liuile, placés en dehors de la machine, ce qui rend impossible la projection de. l’huile sur les bobines de champ, sur L’armature ou sur le collecteur. On peut faire le graissage soit à l'huile, soit à la graisse, les paliers étant nmms d’une boîte à graisse et d’un réservoir dliuilc avec conduit spécial pour chacun d'eux.
- Contrôleurs type collecteur. *— Le contrôleur est constitué par une boîte en fonte renfermant la résistance ; A l’avant de celte boîte est fixé un. véritable collecteur à la périphérie duquel sont des lames ou plots en cuivre facilement démontables pour pouvoir être remplaces quand il est nécessaire. Au centre est un pivot autour duquel peut tourner un croisillon à quatre branches aux. exlronul.es dechacune desquelles se trouve un balai isolé qui dans le mouvement de votation du croisillon vient en contact avec les différents plots du collecteur. Une disposition spéciale assure magnétiquement l'extinction de l’arc, de rupture qui se produit. Enfin le croisillon est muni d une manette et c’est en agissant sur celle-ci qu on met le moteur en mouvement, qu’on en règle la vitesse, qu'on l'arrête ou enfui qu’on en renverse le sens de marche. Les plots sont reliés à différents points de la résistance logée dans la boîte «n fonte et (-'est le mouvement de rotation du croisillon qui, réglant la quantité de résistance mise en circuit, lait varier a volonté la vitesse du moteur.
- Charar.ur des fours. — Cette machine, construite par Lilhestall et Clft, sur les indications de la Frodin-gham lron and Street Cy peut manœuvrer des loupes mesurant 3 ni de longueur sur 40 cm de côté. Elle comprend un jeu de rouleaux porteurs qui amènentles loupes à réchauffer sur la table du chargeur ; après quoi celui-ci, qui est doté d un mouvement de translation, est amené de façon à présenter la table vis-à-vis la porte du four et la loupe est alors enfournée. L’opération inverse peut également s’effectuer : une loupe réchauffée est amenée par une griffe hors du four sur la table et de là dirigée sur le point de l’atelier voulu. Le dispositif de la grillé est. fixé à un arbre de section carrée qui peut être relevé en dehors de la ligne de travail quand il ne sert pas.
- Le chargeur porte deux moteurs Westinghouse n" du type de i5 chevaux offrant les mêmes dispositions et le même mode de constnidjon que le moteur 53 décrit plus haut. L’un est muni d’une vis sans lin communiquant son mouvement à 1 essieu du chargeur avec réduction de vitesse dans le rapport de i'± i\a à i ; c’est lui qui effectue la translation du chargeur. L’autre moteur, muni aussi d’une vis sans lin actionne un arbre intermediaire pourvu de doux
- embrayages mamruvrés par des volants à main ; par l’un des embrayages, on met en mouvement les cylindres porteurs, par l’autre on assure la manœuvre d’une chaîne Leva qui actionne la griffe dont il vi ont d’ètre parlé. Le courant est fourni par une. ligne à trôlet qui règne sur toute l’étendue du hall. Le chargeur peut manutentionner environ aoo tonnes de métal par jour.
- TRACTION
- Substitution de la traction électrique à la traction à vapeur sur le Métropolitain de New-York. — Par suite de F accroissement continu du trafic, les administrateurs des Klevetad Railwavs qui desservent, New-York et sa banlieue durent songer à modifier leur mode d'exploitation pour arriver a donner satisfaction à leur nombreuse clientèle. Après de longues discussions, signalées en leur temps par ce journal, il fut reconnu que la traction électrique pouvait seule permettre d’augmenter la capacité de transport des lignes en procurant, la possibilité de réduire considérablement la durée des démarrages et par suite d’augmenter la vitesse commerciale des trains. Cette solution avait encore l’avantage de mettre un terme aux doléances des riverains des lignes, quelque peu gènes par la fumée des locomotives h vapeur. Aussi fut-il décidé, malgré les énormes dépenses qui devaient en résulter, que la traction électrique serait substituée à la traction à vapeur. Cette substitution n’est pas encore un fait accompli, mais déjà le au novembre dernier des essais officiels furent faits avec un train électrique circulant sur la ligne de la Seconde-Avenue, entre les stations de Sixly-fiClh-street et Ninety-Secoml Street. La presse américaine nous donne sur ces essais les renseignements suivants :
- Les trains soumis aux essais étaient formés de 3 à 0 voilures dont deux automotrices placées aux deux extrémités du train. Ces voitures ne diffèrent, guère de celles actuellement en service, clics ont mèmè longueur et les plates-formes’ sont disposées de là même façon ; toutefois elles sont plus larges et mieux aménagées. Les voitures automotrices n’ont qu’une seule plate-forme ; à l'extrémité opposée à celle-ci se trouve la cabine du mécanicien, séparée du reste de, la voiture par une cloison vitrée et fermée en avant et sur les côtés par des glaces laissant au mécanicien la libre vue de la voie tout en le moUaul à l’abri des intempéries. Le châssis de ces voitures est renforcé par des longrines en 1er en I s’étendant d'une extrémité à l'autre. Les quatre essieux des boggies portent chacun un moteur donnant normalement i5o chevaux ; ces moteurs sont du type ordinaire de traction avec réduction de vitesse, par engrenage enfermé dans une boîte pleine d’huile. Ces moteurs, comme d’ailleurs les autres parties de l'équipement électrique, sortent des ateliers de la General Electric Company.
- Le courant électrique est amené aux voitures par un troisième rail en forme de T, en "acier d’une composition spéciale en vue d'avoir une grande oonducr..
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- XXXVI
- Supplément à L'Éclairage Electrique du 49 janvier 490
- tivité. Chaque tronçon de rail a 18 m de longueur ; aux deux extrémités sont percés deux Lrous dans lesquels sont rivés des connecteurs en cuivre ayant chacun a53 mm2 de section ; une simple éclisse réunit ce tronçon au suivant, l'effort mécanique exercé sur le rail étant très faible. Ce rail est isolé au moyen d’isolateurs de forme cubique formés d’une substance appelée « reconstructed granité » qui possède dit-on, une très grande résistance à l’action de la gelée, des corps gras, des acides et de la vapeur en meme temps qu'une très grande résistance mécanique. Il est protégé par deux planches de 5 cm d’épaisseur placées de chaque eôlé.
- La prise de courant s’effectue au moyen de sabots en fonte frottant sur le rail. Chaque voiture automotrice porte quatre de ces sabots, deux de chaque côté. De la sorte, quatre frotteurs alimentent normalement un train et aux aiguillages le troisième rail peut être interrompu sur une longueur presque égale a celle d’un train sans que le courant soit coupé.
- La régulation de la vitesse esttrès simple et, sem-ble-t-il, très efficace. Les quatre moteurs d’une automotrice sont normalement connectés en parallèle. Le combinateur, qui peut être commandé de l'une ou l’autre extrémité du train, met les deux groupes de moteurs des doux voitures automotrices en série entre eux et avec une résistance au moment d’un démarrage ; la résistance est mise peu à peu hors circuit, puis on dispose les deux groupes de moteurs en parallèle entre eux et en série avec une résistance; pour augmenter encore la vitesse, celte résistance est mise ensuite hors circuit. Un simple câble reliant les deux voitures automotrices d'un même train établit les connexions nécessaires.
- Un second câble s’étendant d’un boni à l’autre du train assure l’éclairage. Chaque voiture contient vingt lampes disposées dix d‘un côté et dix de l’autre ; de cette manière les voyageurs qui, montés en surcharge— la surcharge n’attire pas, aux Etats-Unis, 7,00 fr d'amende aux directeurs du Métropolitain, comme cela s’est produit récemment on France — et qui restent debout dans le couloir central ne projettent pas d'ombre sur ceux qui, plus heureux, ont une place assise.
- Led'reinage est obtenu au moyen d’un frein continu Westinghouse. L’air comprimé nécessaire à son fonctionnement est obtenu par un compresseur électrique placé dans la cabine du mécanicien et qui est mis en action automatiquement quand la pression descend au-dessous d’une certaine valeur.
- D’après les témoins des essais, la conduite d'un train est extrêmement facile bien que la vitesse soit très élevée. ' La consommation d'un train do six voitures marchant à la vitesse de 56 km ; h est d’environ 5oo ampères sous 5oo volts. Les sabots collecteurs donnent peu d'étincelles bien qu'au moment des essais la surface du rail de prise de courant lui oxydée.
- Pour ces essais le courant était fourni par l’usine de la Sixiy-Sevenlh Street et Third-Avcnue, la grande usine génératrice destinée à alimenter le métropolitain n'étant pas encore prête. C'est d'ailleurs l’achèvement de cette usine qui retarde l'application de la traction électrique en service courant. On compte cependant que dès l’automne prochain la substitution de la traction électrique à la traction à vapeur sera complète sur tout le réseau métropolitain.
- Chemin de fer électrique à troisième rail Albany et Hudson (Etats-Unis). — Dans son
- numéro du 8 décembre, The Kler.triv.al World and Engineer donne (p. 8j5) une description, illustrée de nombreuses photographies, d’une ligne de chemin de fer électrique à voie normale d’une soixantaine de kilomètres de longueur, mise récemment eu service et reliant Hudson à Albany, villes situées toutes deux sur la rivière lludson. Le Bulletin des transports en commun de décembre la reproduit comme il
- L’usine centrale est située sur une chute d’eau. Des turbines actionnent directement des alternateurs qui engendrent un courant -à une tension de ia ooO volts, transformé dans une série do sous-stations en un courant continu à CGo volts.
- Tout le long du trajet, le chemin est enclos entre deux grilles métalliques à mailles étroites, empêchant l’accès de la voie. Aux passages à niveau, le troisième rail est interrompu et la continuité du circuit est assurée par un câble souterrain.
- la ligne comportant .37,6 km de développement a
- La vitesse moyenne est de 55 à 60 km à l’heure, bien que sur certaines longues distances elle dépasse 80 km à l’heure. Les voitures sont douces cl confortables, d’excellent roulement; le train atteint très vite sa vitesse sans qu on sente les effets d'une accélération rapide ou les secousses déplaisantes que font éprouver les locomotives à mouvement alternatif des pistons.
- L’usine centrale, située aux chutes de Sluyvesant, n'alimente, pas seulement le chemin de fer; lu puissance mécanique est aussi transmise à distance et distribuée dans les villes d’Hudson, d’Albany, de Rensslaer, Aivervilie, Chatam et diverses autres localités le long ou près de la ligne ferrée. La traction électrique des tramways urbains, le service de l'éclairage électrique puisent leurs éléments à la même source. Les sièges d’industrie riverains du chemin de for, ceux de la vallée de fxinderhook Creek, utiliseront aussi ie courant mis à leur dispo-
- Fntre la ville prospère d'Hudson, sise sur la rive est d'Jludson-Rivcr et Albany s'étend une des régions agricoles les plus belles des Etats-Unis, réputée non seulement pour les produits de lu ferme et de la laiterie, mais aussi pour les manufactures de drap qui s’y 30iit établies.
- L’usine comprend neuf dynamos génératrices chacune montée directement sur l’arbre d’une turbine : trois alternateurs à courants triphasés d’une puissance de 730 kilowatts donnant une tension de îa 000 volts à 60 cycles dans chaque phase. Ils fournissent le courant du système do transmission au chemin de fer et pour la vente générale ; deux dynamos à courants continu de 600 volts d'une puissance de 200 kilowatts alimentent la section du chemin de fer contiguë à i’usiue centrale, jouant ainsi le rôle d une sous-station à l'égard de cette sec I in ri ; deux alternateurs à courant monophasé respectivement d’une puissance de a5o et 120 kilowatts à la tension de 2 200 volts pour l'éclairage électrique de Renssc-lacr et Hudson, leur courant de transmission est haussé aux potentiels de 11 000 CL 22000 volts; enfin il y a deux excitatrices de 'to kilowatts débitant du courant à 60 volts, ce qui fait un total de ix machines dynamos. Un des alternateurs de 730 kilowatts et les deux de a5<» kilowatts sont disposés
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 19 janvier 1901
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- pour fonctionner avec machines à vapeur verticales dans le cas où la chute d'eau serait entravée par la formation de la glace ou quelque autre obstruction.
- Le eourantalternatif provenant de l’usine centrale est transmis par la ligne aérienne à quatre sous-stations reparties aux deux terminus du chemin de fer et en deux points intermédiaires ; dans ces postes, il est reçu dans une batterie de transformateurs et son voltage est baissé avant d'actionner les convertisseurs qui changent le courant alternatif en courant continu au potentiel de 600 volts qui alimente le troisième rail.
- Chemins de fer électriques en Sicile. — D’après un article de M. Cesare Pio, publié dans le Street Railway Journal de décembre (p. 1010), la création d’un réseau de chemin de 1er à traction électrique reliant l’intérieur de Pile avec les côtes nord, sud et est, est actuellement à l’étude.
- Pour le moment cette parlie de l’île est fort mal dessei-vie par : le chemin de fer à vapeur à voie normale qui, allant de S. Stefano di Cainastra, sur la côte nord, à Calauia, sur la côte est, longe la côte en passant par Milazzo, Messina, Giardini et Giarrc ; le chemin de fer, à voie normale aussi, qui relie Catania à Calascibetta au centre de l'ile; enfin par un chemin de fer à. vapeur à voie étroite qui relie Catania à Giarre en contournant, à l'intérieur des terres, le mont Etna et desservant Palerno, Biancavilla, Aderno, Broute et Ranûazzo.
- Le projet prévoit l'établissement d’une ligne électrique reliant les deux ports de S. Stefano di Camastra et de Cerranova en traversant l’île du nord au sud et atteignant en certain point proche de la côte nord une altitude de 1 5Ô6 m; de la parlie centrale de cette ligue se détacheraient deux autres allant rejoindre la côte est à Giardini et à Catania, la première passant au nord de l’Etna, la seconde au sud de ce volcan. La longueur totale des lignes serait d environ ^20 km; le gouvernement accorderait une subvention de 5 000 fr. par kilomètre. L’énergie serait fournie par deux chutes, l une de i 000, l'autre de 8 000 chevaux. Les alternateurs, directement couplés sur les turbines donneraient des courants triphasés de fréquence 20 à loo volts, la tension serait élevée à 12000 volts pour la transmission à deux sous-stations situées à Vafguarnera et Cesaro et contenant des transformateurs rotatifs alimentant les lignes en courant continu à 55o volts.
- O11 prévoit qua la suite de l’établissement de ces lignes, la traction électrique serait substituée à la traction à vapeur sur les deux lignes qui actuellement aboutissent à Catane.
- Electrolyse par les courants de retour des tramways. — Bien souvent nous avons appelé l’attention des ingénieurs de traetion sur les dégâts importants que peuvent causer aux canalisations d’eau et du gaz les courants de retour circulant à travers le sol. Les exemples nous étaient fournis parla lecture des journaux américains, en raison, sans aucun doute, de ce que les réseaux de traction électrique des Etats-Unis étant les plus anciens, les détériorations, insen-
- sibles les premières années, se sont accentuées peu à peu.
- Dans la Jievue Industrielle des 22 et 29 décembre, M. Ph. Delaiiam. a rassemblé plusieurs de ces exemples d’après un rapport de M. Dab.nky II. Maury, ingénieur de la Peoria Water Works Company, qui, depuis plusieurs années, réclame à la Compagnie des tramways de Peoria des dommages-intérêts importants pour détériorations électrolytiques. Malgré sa longueur, nous avons cru utile de. Reproduire in extenso cet
- L'auteur se propose, après avoir décrit un certain nombre d’accidents causés par l’électrolyse des conduites d'eau, d’examiner la question de ia résistance électrique des joints des tuyaux en fonte, de montrer son importance au point de vue des remèdes proposés contre l’électrolyse et enfin les résultats auxquels il faut s’attendre dans le cas de maintien du
- Lé mal ne date pas d'hier. Au commencement de l’année le contremaître du service extérieur de
- de la Compagnie de Peoria signala que les branchements en plomb extra-fort qui passaient sous les voies des tramways se crevaient (were bursting) beaucoup plus fréquemment et que l'aspect des tuyaux crevés était anormal, tout différent même de celui qu'il avait pu observer jusqu'alors. Les phénomènes d’électrolyse sur les conduites d’eau et do gaz. étaient à cette époque à peine connus et il n’avait paru que très peu de renseignements à ce sujet dans les publications spéciales. L’auteur soupçonna dès le début la cause de ces avaries extraordinaires, cl le contremaître fût invité à donner avis • immédiat de chaque nouveau cas pour que les tuyaux crevés fussent visités sans retard et les circonstances de leur mise hors de service soigneusement notées. On a pu obtenir ainsi une série de 116 cas de tuyaux délérioriés par les courants électriques.
- Dans la recherche des causes de la destruction des branchements en plomb, la première idée qui se présentait était de l'attribuer à une corrosion chimique. Pour s'assurer qu’il s'agissait bien d'un phénomène d'ordre électrique, l'auteur pensa qu'il trouverait un clément de preuve dans les dépôts du métal qu'il Considérait comme enlevé aux tuyaux sous l’influence du passage du courant. Les recherches dirigées dans ce sens furent bientôt couronnées de succès : au commencement de mars 189L il remarqua, dans la tranchée ouverte pour remplacer un branchement, que du plomb s’était déposé dans le voisinage sous forme de pellicules brillantes on de couches métalliques minces sur la terre, le sable et le gravier, seulement au-dessus du tuyau et dans la direction allant de celui-ci aux rails du tramway’ ; un essai au voltmètre montra qu’à cet endroit la conduite était positive par rapport aux rails. Dans une autre tranchée où, le long d’une bande d’argile, le terrain était humide, il observa sur une longueur de fi pieds (1,80 m), dans la direction des rails, un composé de plomb qui, à l'analy’se, fut reconnu pour du sulfure. Des dépôts analogues de nature métallique furent trouvés au voisinage de branchements de gaz en fer et de conduites maîtresses de gaz et d'eau en fonte : les joints de ces dernières étaient entourés dans presque tous les cas de taches d’oxy’de de fer tandis qu’immédiateinent en face de la bague de plomb du
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- •ovenant de dépôts . > mars i8y',, le ré:
- l d'un bleu métal-
- d’acier et moulé parla Compagnie des eaux à 1 J31uii‘ éclata ; un ouvrier fut tué et quinze autres sonnes blessées. A l'examen des débris de tôles.
- sur la paroi intérieure
- îttiree par < des tôles d
- urique : leur apparence dittera.t
- des piqûres ordinaires par oxvdaüon qu elles étaient évidemment dues à une action élcrlrolvtique. l'n autre réservoir; monté à Kasl illufl' et identique au précédent fotalors mis à stwr-et ou v constata à l'intérieur des piqûres en tout pareilles : la surface des tôles était tapissée de végétations dont l'aspect exté-
- les vieux1 tuyaux en fonte. Ces S?:£S£
- formées par de l'oayde de for, et qij.d 0,1 J» «il» vait en grattant avec l’ongle, on trouvait en dessous la couche primitive de peinture noire, qui n’avait pa-subi la moindre altération et s’était à peine fendillée. Quand on enlevait la peinture avec une brosse, les piqûres du métal apparaissaient, beaucoup plus petites que la surface occupée par les végétations.
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- XL1
- travers l'eau ou le dépôt boueux. Les occasions d'observer ces corrosions sonl relativement rares, car l’action est naturellement plus lente à l'intérieur qu’à 1 extérieur, et il faut être familiarisé avec les effets de léleclrolyse pour en distinguer les manifestations; de plus, il faut se trouver là au moment où l’on remplace les conduites, sinon elles sont mises à la ferraille sans que personne les examine.
- Les phénomènes électrolytes constatés dans la conduite eu fonte qui servait d’entrée et de sortie au réservoir de West Bluff, en mars 189',, et ceux que l’auteur a retrouvés sur une conduite de 20 pouces (000 111m), en 1897, ont été probablement les premiers exemples signalés à l’attention des intéressés : depuis cette époque, il n’a pas manqué d’autres observa-
- Âinsi sur un tuyau de fonte do 12 pouces (3o<> uun), un joint à cordon et emboîtement présentait sur la tubulure des altérations très sérieuses, notamment des trous (le 10 mm de profondeur, tandis que le bout à cordon était presque inattaqué. La surface du plomb du joint était, par endroits, percée de trous profonds, et il avait disparu assez de métal pour que les empreintes du matoir fussent complètement effacées. La tubulure avait aussi de nombreuses piqûres intérieures tandis qu’il u’en existait pas sur le bout à cordon.
- M. Ivundson trouva, à Albany en 1899, de nombreuses traces d’attaque à l’extérieur eL à l’intérieur des tuyaux.
- Le professeur lilake, d’après de récentes observations, à Kansas City, écrit ce qui suit :
- Une conduite de 12 pouces (3oo mm), placée à
- angle droit de la voie d’un tramway électrique, et électrisée négativement par rapport aux rails, conduisait un courant variable et l’amenait à une conduite de 36 pouces (900 mm) située à une distance de 700 pieds (Vio m).
- Des traces d’attaque électrolytique ont été relevées en plusieurs points dans le voisinage des joints, seulement du côté positif, quand le courant était dérivé autour du joint; quelques-uns des trous produits ont 12,0 mm de profondeur; l’intérieur de la conduite n’a pas pu être examiné.
- Une autre fois, sur un tuyau de 6 pouces en fonte enlevé, dans une autre partie de la ville, des altérations intérieures dues à. l’électrolyse étaient apparentes près du joint ; une analyse chimique de la matière retirée des trous donne 22,3 p. 100 de graphite et 49,7 p. 100 de fer.
- Un second tuyau fut enlevé et brisé, et la cassure fraîche révéla l’électrolyse interne par le changement de couleur du métal à l’endroit où s’était produite la corrosion qui atteignait une profondeur de 12,5 mm. Un certain nombre de ces semblables furent décou-, verts et fournirent des preuves convaincantes que les tuyaux en fonte ne pouvaient servir de conducteurs du courant électrique sans souffrir d’attaques électro-lytiques, quand ces tuyaux font partie du circuit de retour des courants do tramways électriques.
- Dans le cours de l’année 1899, fauteur a eu l’occasion de faire relever une conduite de if> pouces (400 mm), (pii était négative par rapport aux rails et située à une disLance de 2 milles (3 200 m) de la station génératrice Mlle était à angle droit avec la voie, et la portion de la conduite que l’on renouvelait était
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du..26 janvier 1901
- nouvelles et échôs
- NÉCROLOGIE , '
- r Zeiiobe Gramme, vient de mourir, clytis. sa-
- ........
- Bien que né en Belgique, à .Tehaye-Bodegnée, près de Muy, dans la province de Liège, Gramme avait depuis longtemps considéré'la France comme patrie d’adoption cl c’est à Bois-de-Colombes, dans la banlieue parisienne, qu’il est décédé le 20 janvier. _t.Nous n'avons pas à rappeler ici les titres qu’a Grqjnme à la reconnaissance des électriciens. Ils sont ..ïiim connus.; ét d’ailleurs, il y a deux ans à peine, le •27 mars i8y8, ils. ont été rappelés par de plus autorisés que nous à la grandiose manifestation organisée en son honneur, 'à 'Bruxelles, à' l'occasion de' sa récente promotion au grade de Commandeur dans l'Ordre de Léopold.
- Gramme'était officier de noire Ordre national de la'Légion d Honneur et Chevalier de l’ordre de la Couronne de fer d’Autriche.
- Son.corps.a été .inhumé .mercredi au-cimetière du Père-Lachaise.
- génération’ et distribution
- Moteurs à gaz à deux temps à double effet, système Oec.helhauser et système. Kœrting. — Bien que les applications clés moteurs il gaz 1i la conduite dés' dynamos se mûlliplient chaque jour et qu’il soit de bon ton de prédire la substitution à court -délai clc ces moteurs aux moteurs à vapeur, il ne faut pas se dissimuler que toutes les difficultés soulevées par ce genre d’applications ne sont pas encore surmontées; en particulier, il serait sinon impossible, du moins extrêmement difficile d’accoupler en parallèle deux -alternateurs .commandés séparément par des moteurs h gaz.- - • •
- Cette quasi-impossibilité résulte de ce que la plupart des moteurs à gaz actuels fonctionnant suivant le cycle à quatre temps, il n'y a qu'un coup de piston moteur par double révolution de l’arbre et par conséquent une variation de la vitesse instantanée (fui 11e peut ftlre qu'imparfaitement atténuée par le
- volant, si lourd qu'il soit ; -eette irrégularité de marche est encore aggfavée lorsque la charge vient à diminuer brusquement _et que la régulation.du moteur s'effectue par le système, généralement.eçyplçjyé, du tout ou rien, le piston ne fournissant alors une course active que pour quatre tours au moins de la manivelle.
- Pour la conduite des alternateurs devant être associés en parallèle,des moteurs à gaz actuels sont donc bien inférieurs aux moteurs à vapeur qui cependant ne répondent qu’imparfaitement eux-mêmes aux desiderata des électriciens. -P-our faire disparaître cette cause d’infériorité, les constructeurs de moteurs à gaz ont cherché à augmenter la fraction de coup de piston moteur par- tour .de manivelle, les uns en prenant plusieurs pistons agissant sur ie même arbre, les autres, soit en adoptant le cycle à deux temps, soit en faisant agir l’explosion successivement sur les deux faces dupiston, soit enfin en corné binant ces deux procédés. Toutefois les tentatives de ccs derniers genres sont encore rares, du moins celles qui ont été couronnées parle succès ; aussi nous semblc-t-il intéressant de signaler ici, d’après un article par M. Deschamps public dans le Génie civil du 11 janvier (t. XXXYI1I, p. \-1>) sous le titre : « Les types nouveaux de moteurs à gaz de haute puissance », les résultats acquis dans cette voie, d'une part par MM. Koerting ft’èrcs, de Hanovre, d’autre part par M. von Oechelhauser.
- Le cycle utilisé par M. von Oechelhauser esL à deux temps, mais il diffère considérablement en principe du cycle à deux temps tel que celui du genre Dugald Clerk et n’a de commun avec lui que le nom. Au lieu, en effet, de machines où un cylindre spécial fonctionnait comme pompe de compression, amenant les gaz et l’air comprimés au cylindre moteur, qui marchait à deux temps comme une machine à vapeur, ces nouveaux moteurs gardent le bénéfice précieux du moteur à quatre temps, où la compression est faite dans le cylindre même de détente. Pour y parvenir, une pompe à faible pression fournit une chasse d’air qui balaie sans délai les gaz brûlés et permet l'introduction immédiate des nouveaux mélanges explosifs. En somme ce type de moteur diffère do celui il quatre temps en ce que les périodes d’expulsion des gaz brûlés et d’admission des gaz frais, qui s'effectuent pendant deux courses aller et retour du piston dans le moteur à quatre temps, sc font très rapidement au point mdrf, extrémité de la course dé
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 26 janvier 1901
- XJ.VU
- détente dans let:noilYeau moteur. M. von Occhelhau-sèr est parvenu à construire sur ces bases un moteur qui a donné dcs-uteultats tout à fait remarquables. Ce moteur se compose d’un long cylindre dans lequel se meuvent deux pistons marchant en sens inverse l’un de l'autre ; la chambre de compression est au milieu.
- Un point intéressant à signaler dans ce moteur, c’est l'absence complète de soupapes, aussi bien à l'entrée qu’à la sortie des gaz. Elles sont remplacées par des couronnes d’ouverture ménagées dans les parois du cylindre, communiquant, les unes avec les canaux de gaz et d’air, et les autres avec l’extérieur pour la sortie des gaz brûlés. Ces orifices sont démasqués en temps utile par les pistons lorsqu’ils arrivent à bout de course, de sorte que la distribution s’effectue absolument en mine avec des soupapes que des cames ouvriraient et fermeraient en temps opportun.
- Cette suppression absolue des soupapes a une grande importance surtout quand il s’agit de moteurs puissants. Tous ceux qui ont fait usage de moteurs à gaz savent que lorsqu'un dérangement se produit, c’est neuf fois sur dix à cause d’un mauvais fonctionnement de l'une ou l’autre des soupapes. Si le gaz est un peu goudronneux, la soupape d’admission colle sur son siège et fonctionne difficilement ; on peut, il est vrai, éviter cet inconvénient avec une honne et complète épuration. Le danger est beaucoup plus grave du coté de la soupape d’échappement; celle-ci en elfcL donne passage à des gaz à haute température qui dilatent fortement la soupape et son siège ; tant qu’on reste dans de faibles dimérisions, la dilatation est à peu près régulière, mais dès qu’on aborde les gros moteurs, il n’en'est plus de même. Les efforts exercés sur les soupapes atteignent souvent a5 kg par cin2 ; pour un diamètre de a5 cm cela représente près de iaSoo kg ; il faut donc donner des épaisseurs assez grandes aux soupapes et à leurs sièges. On les refroidit par des circulations d’eau pour empêcher des dilatations trop grandes et les déformations, mais il est difficile d’opérer ce refroidissement d’une façon tout à fait uniforme et d’empêcher un peu de gauchissement. Dès qu’il y a la moindre fuite elle donne passage au moment de l’explosion à des gaz incandescents qui corrodent le métal et bientôt la bonne marche du moteur est compromise.
- Les premiers essais de MM. Koerting ont porté sur un moteur à quatre temps et à double effet, qui donne à chaque tour une impulsion alternativement sur l’une et sur l’autre face du piston. Un moteur de
- ce genre de uoo chevaux, attelé à une dynamo, a été mis en marche dans leurs ateliers en i8y8 et n’a' cessé depuis cette époque de fonctionner régulièrement. Cependant ces constructeurs n’ont pas cherché à développer ce système auquel ils reprochent la' multiplicité des soupapes qu’il est difficile de rendre toutes abordables pour en permettre une visite rapide en cas d’encrassement et qui présentent, en outre, de nombreux inconvénients comme nous venons de le voir.
- Dans leur nouveau moteur, MM. Koerting ont adopté le cycle à deux temps avec double effet. Il n’y a pas de soupape d’échappement ; la sortie des gaz s'ell'ectue par une couronne d'orifices que le piston démasque en arrivant à l'extrémité de sa course. La soupape d'admission a été conservée, mais comme elle ne donne passage qu’à des gaz froids, elle -ne s’échauffe pas et n'est pas sujette à gauchissement ; de plus, sa levée n’avant lieu qu’après l’échappement se produit avec un très faible effort. Le diamètre du cylindre est de Ci cm ; la course de y(> cm ; le nombre de tours de no par minute. Dès que le piston est à fond de course l'échappement des gaz brûlés sc fait, automatiquement par les orifices que découvre alors le piston, comme il a été dit plus haut; presque immédiatement arrive de l'air comprimé par l’extrémité opposée du piston pour balayer les gaz restant encore ; ensuite la soupape d'admission laisse arriver le gaz qui doit être comprimé pendant le retour du piston. La compression de l’air et du gaz admis est obtenue par deux petites pompes commandées par la même tige et disposées parallèlement au cylindre moteur.
- La régularisation s’obtient en faisant varier le temps qui s’écoule entre l’ouverture de la soupape amenant dans le cylindre l’air comprimé servant à balayer les gaz brûlés et l’ouverture de la soupape amenant le gaz frais ; un régulateur qui commande une coulisse analogue à la coulisse Stephcnson fait varier ce temps. Il en résulte que si la vitesse vient à s'accélérer, l’admission du mélange se trouve retardée et le cylindre n’en reçoit qu’un volume réduit; la compression ne change pas cependant pour cela car la cylindrée est complétée par une partie d’air pur venant faire matelas.
- On peut donc considérer que dans un moteur en marche normale le cylindre contient un matelas d'air qui s’appuie sur le piston, et à sa suite une certaine quantité de mélange combustible. Le volume total est constant, mais les volumes relatifs varient en raison inverse l’un de l'autre sous l’action du régulateur. Le réglage de la vitesse s’effectue donc absolu-
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 2(i janvier 1901
- ment comme dans une machine à vapeur, Quant à la dilution que l’on pourrait craindre du mélange combustible dans le matelas d’air, elle est évitée par une f<^ae et une direction convenables des veines fluides qui leur permettent de se juxtaposer sans se confondre. L’expérience a montré qu'il ne se produit, jamais de ratés même dans la marche à vide, quand il n'entre plus dans le cylindre qu’une quantité très petite de mélange combustible.
- MM. Koçrting ont pu avec ces moteurs obtenir l'accouplement en parallèle d’alternateurs commandés par eux.
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- Mézières, Charleville, Mohon. —La population des trois villes de Mézières, Charleville et Mohon s’élève à line trentaine de milliers d’habitants rassemblés sur un territoire très étendu dont la configuration allonge encore les distances à parcourir.
- On compte jusqu'à cinq kilomètres d’écart entre les points extrêmes à desservir.
- La longueur totale des voies du réseau, installé par la Compagnie générale de Traction, est de 8,225 km dont 7,857 km en voie simple et 0,468 km en voie double. La largeur de la voie est de un mètre entre les bords intérieurs des rails. Les voies sont établies Soit en chaussées, soit sur accotements.
- Le réseau entier comporte trois lignes :
- La ligne n° 1, qui va de la place de la gare au faubourg de Flandre, est entièrement située dans l’enceinte de Charleville.
- La seconde traverse les territoires de Charleville et de Mézières ; elle part de la place de la gare pour aboutir à la rue du faubourg de pierre, à Mézières.
- Enlin, la troisième sillonne les territoires de Charleville, Mézières et Mohon. C’est la plus longue ; elle a 5,074 km de développement. Elle prend naissance à la place du Moulinet, à Charleville, et se termine à Mohon.
- La superficie occupée par les bâtiments de l’usine et ses dépendances est de 2 010 ni*. Elle est située en alignement d’un boulevard. Elle comporte chaufferie, salle des machines, remise pour voitures, atelier de réparation, magasins et habitation pour le personnel.
- Dans la chambre de chauffe sont installées deux chaudières semi-tubulaires de i35 m3 de surface de chauffe chacune, munies de tubes de 100 mm, système Derendorf. L’une d’elle sert de réserve.
- La salle des machines renferme deux machines motrices genre Corliss, d’une puissance individuelle
- de i5o chevaux à la vitesse angulaire de 160 révolutions par minute.
- Le volant a 2,80 m de diamètre. Sur sa jante est placée une courroie qui transmet son mouvement à la poulie d ’une dynamo hexapolaire d’une puissance de 100 kilowatts.
- Au tableau de distribution il y a un panneau affecté à chaque dynamo, comprenant tous les instruments, de mesure et de sécurité usuels. . •
- Le service actuel d’exploitation exige la mise en service journalier de 7 voitures automotrices et 2 voitures de remorque. Il y a en plus 2 voitures automotrices de réserve.
- Ces véhicules sont construits d’après le type dit « à cadre ». Leur poids est de 8 tonnes 1/2 pour 38 places offertes.
- Les trucks sont à équipement double de moteurs d’une puissance de 25 chevaux chacun.
- L’exploitation du réseau a commencé à la fin de décembre de l’année dernière. Les statistiques du mouvement accusent un accroissement graduel du nombre des voyageurs transportés mensuellement et des chiffres de recettes qui suivent la même progres-
- Nogent-les- Vierges (Oise). —L’établissement d’une ligne de tramways à traction électrique, entre la gare de Creil et Nogent, est chose décidée. La Compagnie concessionnaire se charge de tous les frais, et s’engage, en outre, à diminuer autant que possible le nombre des poteaux porteurs de câbles, en leur substituant des consoles scellées aux murs des maisons.
- Pittsburg {Etats-Unis), — D’après le Street Railway Journal de décembre, la Compagnie des tramways de Pittsburg a organisé un important service de distribution des colis. Des voitures fourgons accomplissent journellement 16 voyages aller et retour entre sept stations terminus distantes de ia à 22 km; les colis sont amenés aux voitures-fourgons à l’aide de camions à chevaux.
- C’est là une idée fort pratique et depuis bien longtemps nous sommes étonné qu’on n’ait pas encore mis à profit le réseau des tramways de Paris en effectuant par tramway, à certaines heures, pendant la nuit de préférence, le transport des colis; on diminuerait certainement ainsi l’encombrement de nos rues pendant le jour.
- Paris, — La chute de neige qui s’est produite à Paris pendant la première quinzaine de janvier a eu pour conséquence d’arrêter à pou près le service de toutes les lignes de tramways, bien que la couche
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- Supplément & L'Éclairage Electrique du 26 janvier 1901
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- de neige tombée n’ait atteint qu'une bien faible épaisseur. Sur les lignes à traction électrique avec caniveau de Saint-Ouen à Vincennes par l’Etoile, la gare Montparnasse et la Bastille, la Compagnie s’était empressée de déblayer ses voies en y faisant circuler des voitures munies de balais. Mais cette précaution a eu un résultat tout à fait contraire à celui que l’on attendait ; la neige, déjà mélangée de sel marin, fut chassée par les balayeuses dan3 les caniveaux et, en fondant, forma une solution bonne conductrice donnant lieu à une perte de courant telle que les voitures s'arrêtèrent. Aussi la Compagnie s’est-ellc promis de déblayer ses voies, à la prochaine chute de neige, avant que la neige ait été
- Séoul (Corée). — Le Street Railway Journal de décembre donne une courte description destramways de Séoul, les seuls de la Corée à traction électrique. La ligne principale s’étend de Queen’s Tomb à la rivière Han en traversant le centre de la ville; quelques embranchements s’en détachent. Le développement total du réseau est d’environ iG km dont 8 km en dehors de la ville. On n’y rencontre pas de rampe importante, mais par contre il s’y Lrouve bien des courbes de très faible rayon rendues nécessaires par la construction des fortifications de la ville. L’écartement de la voie est de i m. La station génératrice est pourvue de cinq unités de a3o kilowatts et d’une de 175 kilowatts ; les dynamos fournissent en même temps du courant alternatifpourl'éclairage de la ville. La ligne sert au transport d'une quantité appréciable de marchandises.
- Les indigènes avaient au début une prévention contre le tramway, son installation ayant coïncidé avec une saison extrêmement sèche qui leur causa des pertes importantes; ils sont peu à peu revenus à de meilleurs sentiments.
- Sicile. — Jusqu’ici aucune des villes de cette île ne possède de tramways. Le service est fait, dans cette ville, plutôt mal que bien, par des voitures peu confortables dont le tarif varie de o,5o fr à 1 fr pour l’intérieur de la ville ; si l’on veut se rendre aux alentours le prix, à débattre, est généralement fort
- Cependant plusieurs installations sont en projet. A Palerme, la Société Schuckert construit une impor-
- tante usine pour l’éclairage et la traction et tout récemment l’A E G a créé dans celte ville un puissant bureau chargé de s'occuper des affaires de trac-
- A Catania, sur la côte est, la compagnie Ilelios a installé une usine de 2000 chevaux pour l'établissement d’un réseau de traction dans cette ville. A Sj'ra-cuse, sur la même côte, une concession est demandée depuis trois mois environ. A Trapani, sur la côte ouest, une compagnie française a obtenu il y a environ six mois une concession pour un tramway interurbain reliant Trapani à Monte S Giuliano et à Paparella. A Messine la traction électrique va être substituée à la traction à vapeur sur une ligne de chemin de fer à vapeur à voie étroite d’une quinzaine de kilomètres de longueur.
- Plusieurs projets de chemins de fer électriques de grande longueur sont à l’étude et il semble que les applications de l'électricité à ln traction aient un grand avenir dans cette île montagneuse qui possède de nombreuses chutes d'eau.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Modifications des propriétés des câbles sous l'action prolongée des courants. —Récemment une note de M. Rheins à l’Académie des sciences, reproduite dans ce journal (t. XXV, p. 94), appelait l’attention sur les détériorations lentes qu’éprouvent les câbles; en réponse à cette note, M. Jona (t. XXV, p. cxli) objectait que des câbles en fonctionnement depuis longtemps n’avaient éprouvé aucune des modifications signalées par M. Rheins.
- Dans une lettre publiée par le Journal Télégraphique (t. XXTV, p. 291, 2$ décembre 1900), M. Rheins complète sa note à l’Académie par les renseignements suivants :
- Le texte de la note insérée au compte rendu de l’Académie des sciences peut, par suite de la connaissance de faits nouveaux, èli’e ainsi étendu.
- Lorsqu’un câble est soumis à l’action d’un courant caractérisé par des flux égaux d'électricité contraires,
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- Etat libre du Congo. — D’après les journaux, américains, l'Etat libre du Congo adopterait le système Marconi pour établir des communications entre les postes militaires ; des essais doivent être faits entre Borna cl Matadi.
- De t Angleterre à VAustralie. — On étudie un projet d’établissement de postes de télégraphie sans fil jalonnant la route des navires allant de la Grande-Bretagne à l’Australie de façon qu’un navire puisse toujours se mettre en communication avec l'un de ces postes.
- D'Angleterre en Amérique, — Le Daily Chronicle, à propos de l'acquisition «le terrains par M. Marconi au cap Lîzard et de l’érection sur ces terrains d’un bâtiment conlemantde puissantes machines, n’hésite pas à. annoncer à ses lecteurs que M. Marconi espère pouvoir d’ici trois mois communiquer d’Angleterre en Amérique ! ! Le prix de la transmission des futurs télégrammes est déjà fixé : un sou le mot, dit le
- Son-Francisco. — Le département de la Guerre des Etats-Unis vient d’établir deux postes complets de Lélégraphie sans fil dans le voisinage de San-Francisco, l’un à Alcatraz-Island, l’autre à Fort-Mason. Des antennes de ni ont été établies à
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- . Russie. — Le gouvernement russe va munir <|u système Popoif .tous les phares de là nier Moire. Deux cents appareils complets ont été embarqués récemment à Vladivostok pour Port-Arthur dans le but de munir de ces appareils les navires de guerre russes du Pacifique et pour relier Vladivostok et Port-Arthur par une série de postes échelonnés le long des côtes de .la. Corée.,
- ' ‘ ' ÉCLÀ1RÂÜE
- Comparaison dû prix de' revient des divers modes d’éclàïrâgè. — Cette comparaison a été établie à plusieurs reprises; elle vient cFétre faite à nouveau par un ingénieur danois,.M. C. Kj.vëk, et par un ingénieur français, M. Guérin.
- Le tableau I résume d'après le Journal du gaz et de l'électricité, du i5 novembre, les résultats des calculs de M. Kjær. La première colonne de chiffre^ donne le pouvoir éclairant en bougies de ehaquè source do lumière considérée, la seconde la consoinj-mation de cette source, la troisième le prix moyeni, au Danemark, du kilowatt-heure électrique, du métré cube de gaz ou d’acétylène et celui du litre dc.péi-
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- Génie civil du i5 décembre, la consommation jjar Lampe à arc (intensité moyenne). . 10 w-li.
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- o,35 fr. o,.5 » o,35 » o,55 » if,0 fr. o,30 « 0,75 fr. 0,20 » 0,40 a
- a colonne indique les prix payés par des chemins do fer du Nord, où
- cium que jettent sur le ) jours plus nombreuses, qt Kt^q^r Stuttgart! nous
- petites villes ('population montant jusqu a 5 ooo habitants) qui emploient l’éclairage à l’acétylène; un très grand nombre d’autres sont sur le point de l’adopter. Une autre application importante est l’éclairage gaz d’huile et d’acéty-.
- ter. Une ;s train
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- par 7 ooo ooo gallons (31 5oo ooo litres) de pétrole.
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 26 janvier 1901
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- Carbure comprimé Wenher et Kandler. — D’après un brevet que signale la Revue industrielle du rj novembre, MM. AVelmer et Kandler obtiennent du carbure comprimé de la manière
- Le carbure est d'abord pulvérisé, puis tamisé ; la poudre est mélangée, à mesure qu’elle tombe du cylindre taniiseur, à du sucre en poudre ; le mélange est ensuite comprimé, en cylindres ou blocs de forme quelconque, dans des moules chauds graissés de paraffine. Les blocs-moules peuvent être paraffinés superficiellement pour les mettre à l’abri de l’humidité.
- DIVERS
- Unification des écrous et têtes de boulons. — Nous lisons dans le Bulletin de la Société d'encouragement du 3o novembre :
- Le Congrès international de Zurich, les 3 et 4 octobre i%8, après avoir fixé les règles fondamentales du système international de filetages pour les vis mécaniques avait chargé une commission spéciale d’élaborer les règles accessoires concernant les dimensions des écrous et des têtes de boulons. Cette commission, composée de représentants de l'Union des Industriels Mécaniciens suisses, de l’Association des Ingénieurs allemands et de la Société d’Encou-ragement pour l’Industrie nationale, s'est réunie le ai) octobre dernier à Zurich, sous la présidence de M. le colonel Iluber-Werdmüller ; elle a arrêté les règles suivantes relatives aux ouvertures de clefs :
- A chaque diamètre normal de vis correspond une ouverture de clef spéciale.
- Ces ouvertures de clefs sonL les mêmes pour l’écrou et pour la tête de boulon correspondant.
- La même ouverture s'applique aux écrous bruts et aux écrous finis à la machine.
- Les ouvertures sont définies comme cotes limites, la largeur de la tête devant toujours se tenir en dessous de la cote et l'ouverture réelle de la clef toujours en dessus.
- Il est recommandé de donner à l’écrou une hauteur égale au diamètre d de la vis, et à la tête du boulon une hauteur égale à 0,7 d.
- Les ouvertures de clef sc rapprochent de celles calculées d’après la formule 1, 4 d 4 (en millimètres).
- Le tableau ci-après donne ccs ouvertures pour tous les diamètres normaux.
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- Le siège social et les ateliers (Anciens ateliers Ravasse) sont situés 99, rue de Grimée, (19* arrondissement),
- Cette société a pour objet la construction et la vente de tous appareils et machines électriques ainsi que l’exploitation de concessions relatives à la traction, l’éclairage, le transport et la distribution de force motrice par l’électricité.
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- Ce moteur n'était pas en marche à l'Kxp. Moteurs liidet et /CHr.son. --Ces moteur
- ^Urac^ishqüeT'et"moteu/’eîîî què lie d air y travaille.
- : vertical comporte deux niât
- pistons en sens inverse. Le piston plongeur étant à la partie supérieure de sa course, l'air placé au-dessous de lui est chauffé par une rampe de brûleurs à
- sous le piston moteur, sur lequel "il agit de bas en haut. A la course suivante, cet air, refroidi par la
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- LA'
- Supplément à L’Eclairage Électrique du 2 février 1901
- c’est une question infiniment délicate. A mon avis, pour établir (les comparaisons, il est indispensable non seulement de posséder des résultats, d’expériences, mais encore de connaître très exactement les conditions dans lesquelles ont été laits ces essais. Comme il était impossible de se procurer ces indications d une façon absolument précise, il valait mieux s’abstenir que de mettre en parallèle des résultats qui eussent pu n'élre pas rigoureusement comparables.
- Collecteur de dynamo E. D- Priest et G. I. Schermerhorn- — Le brevet américain 662 465 du 3o juin 1900, délivré le 27 novembre 1900, nous fournil les indications suivantes sur le but et la construction de ce collecteur :
- Les feuilles de mica servant à isoler les unes des autres les barz-es du collecteur étant plus dures que celles-ci, le frottement des balais les use moins vile que les barres elles-mêmes ; il en résulte que si les feuilles de mica et les barres du collecteur ont primitivement même hauteur, la surface des barres ne tarde pas à se trouver à quelques millièmes de millimètre au-dessous des bords des lames de mica. Chaque fois qu’une de ces lames passe sous les balais, elle soulève ceux-ci et nécessairement des étincelles, si courtes soient-elles, se produisent. Le cuivre étant volatil, tandis que Je mica ne l’est pas, la dénivellation s’accuse de plus en plus et les étincelles deviennent de plus en plus longues. Suivant les inventeurs, ce serait là la cause de, nouibz’euses détériorations de collecteurs de moteur de tramways restées inexpliquées.
- Le remède à celle cause de détérioration est bien simple ; il suffit évidemment de donner aux lames de mica une hauteur telle que les segments de cuivre du collecteur les dépassent d une faible fraction de millimètre,; c'est ce procédé si simple qu'ont fait breveter MM. Priest et Schermerhorn.
- Mais si le procédé est simple, il est aussi très efficace, du moins les inventeurs le disent. Des collecteurs de moteurs ou de génératrices qui, par suite de la nature de leur service donnent des étincelles, ont duré beaucoup plus longtemps sans réparation s depuis que le procédé précédent leur a été appli-
- Usine génératrice hydraulique de Saint-Croix (Wisconsin). — Dans une des dernières séances de l'Institut des Ingénieurs électriciens américains, M. II. b'LOY'donnait une description
- de cette usine destinée à transmettre l’énergie sous forme de couvants triphasés à 35 000 volts. Le Génie civil du 12 janvier donne de cette description le résumé suivant :
- La chute naturelle utilisée, située sur l’Apple River, a une hauteur de y,i5 m; en construisant, on amont de celle chute, un barrage di: i4,3o m de hauteur, on put utiliser, en tenant compte de la pente do la rivière, un charge d’eau totale de 25 m. Le débit de l’Apple River est suffisant pour fournir au minimum, dans ces conditions, 2 000 chx, et, pendant la plus grande partie de l'année, une puissance environ deux fois plus considérable.
- La seule pierre utilisable dans cette région n’aurait pas résisté à l'action continue de l’eau et l'on résolut de construite le barrage avec un noyau en pierres béton sur toutes ses faces. Le béton employé était composé de une partie en volume de ciment Port-land, de trois parties de sable et de quatreparties de cailloux.
- Le barrage est en forme d'arc de cercle de LI7,1 j m de rayon. Au voisinage de la rive nord et près du fond delà rivière, sont encastrés deux tuyaux en acier, de i,5o m de diamètre, destinés à régulariser l'écoulement de IV,'m. Le déversoir du bari’age a 3«,qo tu de longueur, et le barrage lui-même 106,62 m.
- Le conduit, qui alimente l’usine, a son origine à l'extrémité sud du barrage ; sa longueur est de 472, 't:> in, et il se termine à un réservoir, d'où part un tuyau en acier de 3,65 mde diamètre, qui aboutit à l’usine et au canal de fuite, situés à 20 m plus bas. Le conduit est entièrement en bois, il est recouvert de. 0,60 in de terre. Il livre passage, à une vitesse qui ne dépasse pas 0,90 m par seconde, à 18,70 m d’eau par seconde, quantité suffisante pour développer 5 000 chx sous une charge d’eau de 20 m avec • des turbines ayant un rendement de 80 p. 100.
- Le réservoir auquel aboutit ce conduit est en acier et a 7,30 m sur 7.80 avec une profondeur de 0,20 111.
- L'extrémité inférieure du tuyau en acier, (pii part de ce réservoir, se divise en quatre branches alimentant quatre groupes principaux de turbines et en une cinquième branche plus petite, se terminant en Y et qui alimente deux turbines d’excilatrice indépendantes.
- L'usine, qui mesure 42,62 m sur 12,22 m, est divisée longitudinalement en deux parties par uu mur, qui isole la salle des turbines de celle des dynamos.
- Chacun des groupes de turbines se compose de
- Ideux turbines Victor, dont l'axe horizontal traverse le mur de séparation et est accouplé directement à celui d’une génératrice de 720 kilowatts. Deux tur-
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 2 février 1901
- bines pins petites sont accouplées directement à deux dynamos excitatrices de 3o kilowatts à courant continu. Tous les alternateurs de 700 kilowatts sont triphasés à 800 volts, à 60 cycles à armature tournante, à excitation indépendante, et font 800 tours par minute. Les excitatrices sont à enroulement shunt ; elles font 9?.5 tours par minute, et chacune d’elles suffit à exciter cinq alternateurs.
- Six transformateurs, de 5oo kilowatts chacun, élèvent le voltage de 800 à 9,0000 volts. Deux circuits de transmission triphasés à trois lils relient la station génératrice à la station distributrice, située à Saint-Paul, à une distance de '»8>aoo km.
- Comparaison du matériel d’usines électriques des fabricants anglais et continentaux. — Dans un rapport sur l'Exposition Universelle publié récemment, M. M’Cowen, ingénieur-électricien en chef de Belfort, s'exprime ainsi :
- Si l’on regarde l'ensemble des appareils électriques exposés, 011 remarque une très grande différence entre la pratique anglaise et Ja pratique continentale en ce qui concerne les expériences des usines génératrices : les grands moteurs à vapeur à marche lente et de dimensions superficielles considérables contrastent avec les groupes électrogènes compacts à grande vitesse si largement employés en Angleterre; le développement de l’emploi des courants polyphasés et le nombre considérable de maisons construisant le matériel correspondant contraste également avec le peu d’extension quelle a en Angleterre. Sans aucun doute les maisons anglaises sont préparées à fabriquer ce materiel dès que les demandes leur seront adressées, mais il faut reconnaître que les maisons continentales tiennent actuellement le haut du marché et probablement fourni- ront ce matériel en Angleterre pendant quelque
- temps.... En ce qui concerne les moteurs, quoi
- qu’on soit tenté d’admirer la massive apparence de la plupart des moteurs à marche lente, la complication des organes de distribution et le nombre considérable de mécaniciens paraissant nécessaires à la conduite de ces machines, me semblaient extraordinaires en comparaison avec la simplicité cl la facilité de conduite de l'usine que je dirige.
- Pour le materiel à courant continu je 11e vois pas qu'il y ait lieu de préférer celui des maisons continentales à celui des maisons anglaises. Sans aucun doute la commutation est pratiquement parfaite dans les machines continentales à faible vitesse, mais est elle aussi bonne pour les machines de grande puissance à vitesse élevée ? La construction et le fini de ces machines peuvent être comparés à ceux des machines des meilleures marques anglaises. Aussi les offres des maisons continentales méritent-elles d’être considérées. Quant au matériel à courants polyphasés les maisons continentales sont incontestablement en avance et quand nous aurons besoin du matériel générateur ou transformateur de ces courants, il sera certainement désirable d'obtenir des soumissions do ces maisons.
- En ce qui concerne les chaudières, il y avait à l’Exposition plusieurs types de chaudières très intéressants. Les chaudières tubulaires A’iclausse venaient en première ligne et il serait bon d’examiner la possibilité d’employer ces générateurs lors de la création d’une nouvelle usine. Toutefois je crois qu’il n’y a pas nécessité absolue d'aller chercher au dehors nos chaudières quand nous avons les Babcok et autres marques bien connues qui donnent toute satisfaction.
- Succédané du caoutchouc. — Par le brevet américain 662 444 du *9 décembre 1899, accordé le •>.- novembre 1900, M. Cari Juxt; s'est assuré la propriété de la. composition isolante qui suit :
- Le caoutchouc brut est, après lavage, intimement mélangé avec de la caséine finement pulvérisée; le mélange se fait à la température de ào° ; une petite quantité de résine, telle que la colophane, peut être ajoutée. Un mélange convenant fort bien pour les applications électriques est formé de poids égaux de caoutchouc et de caséine. On obtient ainsi des produits aussi isolants que le caoutchouc, dit l’inventeur tout en étant d’un prix bien moins élevé.
- Comparaison des joints fondus et des joints èclissès. — Un article de M. K. B i:\t.r, ingénieur en chef à Esseu, que publie le Street Rail-
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- Supplément à L'Éclairage Èlectriqi
- •’ février 1901
- watj Journal de décembre (p, 1010), tend à démontrer que l’emploi des joints fondus par le procédé Goldschmidt, est plus économique que celui des joints éclissés.
- Un joint à éclisse avec les connecteurs électriques destinés à asssurer le retour du courant revient à T8,'3 marks; un joint fondu par le procédé Golds-chmidt coûte ao marks. Pour une voie de 5o km avec rails de 10 m de longueur le nombre des joints serait de 10000, et 1a dépense due aux joints serait de i33ooo marks dans le premier cas et de 200000 marks dans le second. Ibi supposant le poids linéaire des rails de 40 kg par ni, le poids de fer utilisé dans la construction de la ligne serait de 4 000 tonnes qui, à i'|0 marks la tonne, coûterait 5(>o <100 marks, l’ourla pose, l’auteur compte 0,80 mark par mètre courant de voie éclissée et o,fio mark pont* une voie à joints fondus. L'ensemble des dépenses s’élève à 781000 marks dans la première hypothèse et à 790 000 marks dans la seconde.
- Si l'on admet qu’une voie à joints éclissés peut durer 10 ans avec une dépense annuelle pour entretien et réparations de 1.75 p. 100 des frais de premier établissement, le capital qui, placé à 5 p. joo, produirait un intérêt égal à la dépense d'amortissement et d'entretien serait de 20 —|- 788000, et.
- ce capital ajouté aux frais d’établissement donne une somme totale de 2. 4-5 i f» m marks.
- [/usure des voies à joints fondus étant plus faible que celle des voies à joints éclissés, on peut admettre i5 ans pour la durée des premières, celle des secondes étant égale à 10 ans. Les frais d’entretien et de réparation étant plus faibles pour celles-là que pour celles-ci, l'auteur compte seulement o,5 p. 100 des frais de premier établissement. Le capital dont 1 intérêt permet de couvrir les dépenses annuelles serait alors de 20 -j- 790 000, et ce capital,
- ajouté aux frais d'établissement donnerait j 919700 marks. Cette somme est inférieure de 20 p. 100 à celle trouvée pour une voie à joints éclissés et à cette économie devrait être ajoutée celle résultant d une moindre usure du matériel roulant.
- L'auteur fait encore la comparaison en admettant une durée de 10 ans pour la voie à joints éclissés et une durée de 20 ans pour la voie à joints fondus. Pour cette dernière le capital nécessaire pour l'établissement, l'amortissement et l'entretien est alors de 20 ^ 79» ‘*00 -| 79» 000 - 1 609 000
- marks. Pour la première, il faut des rails plus lourds et une pose pins soignée pour qu elle puisse durer i>ans et les frais de premier établissement s’élèvent alors à 790 000 marks comme pour la voie à joints fondus; l'entretien annuel se trouve également augmenté et l’auteur prend 2 p. 100 des frais de premier établissement pour la dépense afférente ; il arrive ainsi à un capital immobilisé de 20 ^-^7- -f—^
- 790 000 -f- 790 000 = 2 3i(> 280 marks. L’économie résultant de i'emploi de joints fondus se trouve donc être encore pins importante dans ce cas que dans le cas précédent.
- Mais il convient de remarquer que dans le total du capital immobilisé c’est l'amortissement, qui entre pour la plus large part. Pour que les calculs précédents aient une base sérieuse, il faut donc être bien fixé sur les durées relatives des voies à joints éclissés et des voies à joints fondus. Pour résoudre ce point, M. Beyer a mesuré l'usure des rails à joints éclissés et à joints fondus en usage depuis quelque temps. Les profils des sections qu’il a relevées indiquent nettement que l'usure des premiers est très irrégulière cl se produit principalement vers les abouts tandis que celle des seconds est au contraire très régulière sur toute la longueur. Celte différence est certainement de nature à permettre d’affirmer que ces derniers rails doivent avoir une existence plus longue que les autres cl. justifie la différence que M. Beyer admet pour la valeur du taux d’amortissement. Toutefois comme la pratique des joints soudées parle procédé Goldschmidt est assez, récente, l'auteur 11'a pu faire porter ses observations que sur des rails à joints soudés ayant seulement un an d’usage tandis que celles se rapportant aux voies avec rails éclissés ont été faites sur des rails ayant jusqu’à (i ans de service. 11 nous paraît donc indispensable de faire quelque restriction sur l'exactitude des résultats trouvés par l’auteur.
- Ateliers de réparations de la Brooklyn Rapid Transit Company. — Le Street llailwoy Journal de décembre publie (p. yju-ySo), avec de nombreuses reproductions photographiques, la description de ces ateliers, qui peuvent être considérés comme modelés :
- Les voitures nécessitant des réparations arrivent à l'une des extrémités des ateliers et sonl réparties sur 13 voies pouvant recevoir chacune de 6 à 9 voitures. Des grues pneumatiques permettent de soûle-
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- "Construction française de W ordre; ces machines sont un progrès pour > toutes industries. — Pas de contact métallique des organes; marche absolu-ment silencieuse. —Usure rigoureusement nulle après plusieurs années de _ "onsommatio. iiissance egaie qu’avec toute
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- février 1901
- I.XIII
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 2
- ver les caisses au-dessus des trucks et <le les déposer sur des transbordeurs électriques. Les caisses et les trucks peuvent ainsi être amenés facilement aux divers ateliers. I.e plus souvcntils passent tout d'abord par la forge ou l'atelier de mécanique qui sont placés dans un même bâtiment de part et d’autre d une voie centvalequilesdessert. Les forges sont à tirage descendant, ce qui évite l’emploi de nombreuses cheminées dont le moindre invonvénient est de rendre l’atelier obscur en interceptant le passage de la lumière. L'atelier de mécanique contient de nombreuses machines-outils actionnées électriquement.
- De la forge et de l'atelier de mécanique les caisses passent dans l'atelier de menuiserie, où sont disposées toutes les machines nécessaires au travail du bois. Quant aux moteurs qui ont. été enlevés des trucks dans l'atelier de mécanique, ils sont élevés an moyen de monte-charges dans l’atelier électrique siLué au premier étage immédiatement au-dessus du précédent ; là sont réparées les armatures, les bobines de champ, etc., en un mot toute la partie électrique de l'équipement.
- Les caisses sortant de l’atelier de menuiserie sont amenées par un monte-charge dans l atelier de peinture situé au-dessus et par conséquent au meme niveau que l'atelier électriques ; toutefois ces deux ateliers n'onl aucune communication. Pour éviter l'accumulation de matières éminemment inflammables dans l’atelier de peinture, l’essence, l'huile et les matières colorantes sont mises en dépôt dans un petit bâtiment à un étage complètement isolé des bâtiments principaux et dont le premier étage communique par une passerelle avec l'atelier de peinture.
- Les caisses repeintes et les moteurs réparés sont amenés au rez-de-chaussée où ils sont remontés sur les trucks.
- Dans l'agencement général 011 s’est arrangé de manière que quelle que soit la nature de réparation, les diverses parties d'un véhicule passent d’un atelier à l'autre sans qu’il soit jamais nécessaire de faire revenir l une d’entre elles en arrière.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Câble transpaciûque tout anglais. — La question du câble destiné à relier le Canada à l’Australie en ne desservant sur son parcours que des colonies anglaises, question dont nous avons entre le h u nos lecteurs l’an dernier (t. XXII, p. xcv, 11 février 1900), a été discutée par les administrations télégraphiques de ces diverses colonies. Le rapport de gestion du Département des télégraphes de la Nouvelle-Zélande, publié par le Journal télégraphique du 20 décembre (t. XXIV, p. 283), nous apporte sur ce sujet les renseignements suivants :
- La question du câble du Pacifique n’est pas encore réglée. Depuis l’année passée, un comité de représentants des gouvernements coloniaux et autres intéressés s’est réuni à Londres pour la discuter. Le rapport de ce comité a été fait eonlidentiellement et n a pas été publié pour cette raison, mais l’essentiel en a été porté à la connaissance des colonies, et d y tout espoir que la question pourra se résoudre à bref délai d' une manière satisfaisante et pratique. Les propositions de la Eastera Extension Telegraph C° concernant le projet d’un câble reliant le Cap à
- l’Australie ont ralenti pour quelque temps les négociations au sujet du câble du Pacifique. Les colonies de l’Australie occidentale, l’Australie méridionale et la Tasmanie ont d’abord appuyé le projet de la compagnie concernant le câble du Cap, et celles de la Nouvelle Galles du Sud et de Victoria ont songé un instant à les suivre dans ce sens, liais elles en sont revenues, car aujourd hui les gouvernements de Victoria et de la Nouvelle Galles du Sud se sont mis d’accord avec ceux du Canada, de Queensland et de la Nouvelle Zélande pour insister sur un achèvement rapide du câble Pacifique. Les dernières nouvelles sont que le comité de ce câble a fait demander par son conseil des offres pour la construction et la pose du câble à forfait. Les pièces, qui seront soumises prochainement au parlement, contiennent en détail le résumé de cette affaire pendant l'année précédente.
- La ligne télégraphique du Cap au Caire. — L’un dernier, nous signalions (t. XXII, p. xn, 6 janvier 1900) l’étal d’avancement de la ligne télégraphique terrestre qui doit relier le Cap au Caire ; le Journal Télégraphique du 9.5 décembre 't. XXIV, p. 292) nous fournit à ce .sujet les renseignements suivants :
- A mesure que le chemin de fer de Mombassa, au lac Victoria, de 1 Etat d’Uganda, dans lAfrique centrale, avance, la nouvelle ligne télégraphique fait des progrès également. Vers la fui de cette année, elle aura atteint une longueur d’environ 800 km. Les fils conducteurs dont on fait usage sont d'un poids de 170 kg le kilomètre.
- Entre Slombassa et Nairobi, une distance d’environ 5'io km, la communication se fait par l’intermédiaire de trois fils conducteurs ; à partir de cette dernière station, elle sc fera par deux fils seulement. Environ 4^ stations intermédiaires ont été ouvertes à la communication. Entre Railhead et Port Florence, station terminale de la ligne allant an lac Victoria, on a construit une ligne télégraphique provisoire ; de Port Florence à Eutebbe, capitale du protectorat d’Uganda, c est une installation presque définitive.
- La communication sur celle ligne de 3g5 km de longueur est exploitée au moyen de vibratcurs système Cardev. Comme poteaux, on s’est servi d’arbres vivants, qu’on a plantés le long des voies et qu’on a couverts de peaux de bœufs. Cette mesure a été prise parce qu’il a été prouvé par l’expérience que les arbres vivants ne soûl pas attaqués par la fourmi blanche comme les arbres coupés. Ces arbres prennent facilement racine, ni on n’a qu’à les ébran-cher de temps en temps. On fixe les fils simplement avec des cordes en chanvre bien goudronnées ; on ne se sert pas d'isolateurs sur cette voie. Les arbres seront remplacés plus tard par des poteaux en fer, comme on Ta fait sur le parcours de Mombassa-Nairobi.
- Historique de la téléphonie en France. — Dans un précédent numéro (t. XXV, p. cxlvi, 29 décembre 1900), nous donnions, d’après un rapport du sous-secrétariat d’Etat des postes et des télégraphes, publié au Journal Officiel, l’historique du développement de la télégraphie en France. Le meme document nous fournit, les renseignements suivants sur la téléphonie :
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- LXV
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 2 février 1901
- reliant le poste supplémentaire au fil de l’abonné principal (décret du 3i inai 1890).
- La l'acuité fut laissée aux abonnés de faire recouvrer leurs quittances d'abonnement à domicile : mais le public appréciant peu ce mode de paiement, il fut supprimé.
- La durée minimum du contrat, fixée d’abord à trois ans (décret du 21 seplembre 1889), fut ramenée à un an (décret du 81 mai 1890). Le droit de résiliation dont 1 abonné ne bénéficiait que d année en année lui fut accordée par trimestre après l’expiration de la première année d’abonnement.
- Chaque abonné peut, à partir de son poste, expédier des messages et correspondre avec les départements et l’étranger en acquittant les taxes réglementaires qui sont prélevées sur une provision qu’il doit déposer à l’avance.
- Il a, en outre, la faculté d'expédier et de recevoir ses télégrammes par téléphone moyennant un abonnement complémentaire de 5o fr.
- Ces conditions d'abonnement furent modifiées dans un sens libéral par les decrets des 0 et. 7 septembre 189a sur les points suivants :
- Le taux de 5o fr fut appliqué à tous les postes supplémentaires établis dans le même immeuble que le poste principal, quel que soit l'usager de ce poste supplémentaire. Les postes privés mis à la disposition du public ne donnèrent plus lieu qu'au payement de l’abonnement normal.
- Le public a, en outre, la faculté de contracter, au taux annuel de a00 fr, des abonnements du mode dit <t interurbain » en vue de l’échange exclusif de communications interurbaines.
- L’abaissement du prix de l'abonnement et les facilités nouvelles accordées aux abonnés amenèrent un développement considérable du service téléphonique à Paris. L’introduction, le iPr février 1897, de l’appel au numéro, en rendant plus aisé cl plus rapide l’établissement des communications, permit de faire face dans de-bonnes conditions à l’accroissement du trafic.
- A pariir du moment où l’Etat a pris en mains 1 exploitation téléphonique, le nombre des abonnés et des communications a rapidement augmenté. Alors qu il n y avait en décembre 1889 que On55 abonnés à Paris, on en compte 22 468 en 1899, avec 28679 postes. Quant au nombre de communications échangées à l'intérieur du réseau de Paris, qui était de 3o 865 000 en 1891, il a été en j 899 de 111 900000.
- Le service téléphonique est exécuté il Paris par un personnel qui comprend, en dehors du personnel de direction, des mécaniciens et des ouvriers :
- 7 chefs de bureau, 2 sous-chefs de section, 12 commis principaux, 3o commis, 104 dames surveillantes, i35o dames employées et 199 facteurs-téléphonistes.
- __ Réseaux téléphoniques urbains dés départements. — Eu vertu de sa concession, la Société générale des téléphones mit en service :
- En j 880, les réseaux de Lyon et de Marseille ;
- En 1881, ceux de Nantes, Le Havre etEordeaux;
- En 1882, celui de Lille (racheté en 1884 par l'Elat et remplacé dans la concession par le réseau de Saint-Etienne inauguré en 1880) ;
- En i883, ceux de Calais, Rouen, Alger et Oran.
- , JjCS abonnements étaient délivrés dans les conditions suivantes :
- La ligne et les appareils étaient établis aux frais de la Société, qui en demeurait propriétaire.
- Le prix de l'abonnement était fixé à :
- 4oo fr pour un seul abonnement ;
- 700 fr pour deux abonnements ;
- 35o fr par abonnement lorsqu'il était souscrit plus de deux abonnements.
- Los cercles et les établissements ouverts au public acquittaient un abonnement double de l’abonnement ordinaire.
- Plusieurs abonnés demeurant dans une même maison pouvaient être desservis par une seule ligne en ayant chacun leur appareil. Dans ce cas, l'un des abonnes seulement payait l'abonnement normal; pour chacun des autre», l'abonnement était de 180 fr.
- L’installation d’appareils supplémentaires pour l'usage du titulaire de l'abonnement principal donnait lieu à des redevances spéciales (poste simple,
- 7° fr. »><')•
- L’abonnement ne pouvait être souscrit pour moins de deux années ; il se renouvelait ensuite par année.
- La Société subordonnait au payement d’une redevance spéciale de 5o fr par an la faculté pour l’abonné d’utiliser son poste pour la transmission et la réception de ses télégrammes et pour l’échange des com-municalione interurbaines.
- En 1882, l’Administration des postes et des télégraphes décida d'expérimenter le système de gestion directe par 1 Etat, A l’aide d’un crédit de aSoooo fr qui fut rnis à sa disposition par la loi du i3 juillet 1882, elle établit de 188.3 à 1887 un certain nombre de réseaux, parmi lesquels ceux de Reims, Roubaix-Tourcoing, Saint-Quentin, Troyes, Nancy, Dunkerque, Elbeuf, Amiens, Caen, etc.
- Le système d’abonneineul adopLé présentait de notables différences avec celui appliqué dans les réseaux de la Société générale des téléphones.
- Les abonnés devaient se procurer les appareils nécessaires à leur service et participer aux frais d’établissement de la ligne à raison de i5 fr par hectomètre de fil.
- Ils acquittaient, en outre, une somme forfaitaire de 70 fr pour la pose des appareils et la fourniture des piles.
- Par contre, le prix de l’abonnement était fixé à 200 fr dans les réseaux ne comprenant pas plus de 200 abonnés et à ijo fr dans les réseaux dont le nombre des abonnés était supérieur à 200.
- De même que dans les réseaux exploités par la Société, les cercles et établissements ouverts au public étaient soumis à une taxe double de l'abonnement normal.
- Les personnes qui souscrivaient plusieurs abonnements acquittaient 200 fr pour le premier abonnement et 15o fr pour les suivants ; dans les réseaux do plus de 200 abonnés, le tarif de i5o fr était uniformément appliqué.
- L'abonnement était souscrit pour une année, à l’expiration de laquelle il se renouvelait par tacite reconduction pour 1111e durée égale.
- Plusieurs abonnés habitant la même maison pouvaient être desservis par un seul fil, mais cette combinaison n’offrait d avantage pour les abonnés qu'au point de vue de l’économie des frais d'établissement
- L’installation d’appareils supplémentaires était faite moyennant le remboursement intégral des dépenses d'établissement majorées de 10 p. 100 à titre de frais généraux et le payement d une redevance annuelle fixée à 10 p. ruo du total de la valeur des appareils et des frais d’installation.
- La faculté était accordée gratuitement aux abonnés d utiliser leur poste téléphonique pour la transmis-
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- (E W, P. 998,
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- (ER, p. 5o, n'jan- '
- Notes historiques sur la traction él ^ Prague (ERNY, p. 45, 12 janvier). ^
- - • : (E H, p. 8
- électriques de New-York; R.-A. Fei.iss (E W, p. 5, 77, 5, 12 janvier).
- T,'évolution électromobile ; W.-II. Maxwell’ (Il R N Y, p. Si, i-2 janvier).
- •stème svntcne et multiple de télégraphie par . Hertziennes ; A. Slaby (F. T Z, p. 38, 10 janvier)
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- (EW. p. 95ï ,
- La télégraphie sans fil et la terre ; J. Tkowhk.doe (K H N Y, p. 65, n janvier).
- L’état actuel de la télégraphie sans lil ; A.-Y.
- (EW, p. 37, 5 janvier).
- I.-J. Rupin (Z E T.
- p. 633, 3r> décembre) ^ *
- °xï siède^Ch. BwchtTee'p. 47. » jànvièr‘)U “
- Le télégraphe au xrx* siècle : \Y. Maver (15 R N Y, p.
- Sur^rhistuire de la télégraphie ; L. Lewis (D. Am.. 1
- ; P.-B. JL)fx.vm\ (EW, p. 4-t,
- du téléphone et du télégraphe sur les lij min de fer; (i.-F. Je.nüs (E \Y, p 83, ru ..........................E R, p. 9. 9'2,4, 18
- de l’éclairage électrique fer ; D* M. Büttnfr (LT Z,
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- Tome XXVI
- Samedi 9 Février 1901.
- » Année. — N°
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — ThermigSt^
- L’ENERGIE tJ
- .. yy
- La reproduction des articles de L’ÊGLAIRAGèinterdite.
- SOMMAIRE
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- métro c'arpentirr ; llyslérésimètre Blondel ; Rhéogrnphe Abraham ;Ampèremètres et Voltmètres Chain in et^Àr^oux ; Voltmètredis^précîsio^Ga^ffe^Galvaiioi^àtrr Meyluii ; Voltmètre thermique Richard; Voltmètre
- G. RICHARD. — Applications mécaniques de l'électricité :
- CH. MAURA1N. — Propriétés des dépôts électrolytiques de fer obtenus dans un champ magnétique.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SC \ ENTIF I.QU E
- Génération : L'usine génératrice de la bander. par 11. livre.....................
- Electrochimie : Sur la production eleolrohtique du persuliale de plomb. par 1' . Lischkk. . Les progrès do 1 elrotrocbimie et de I electromclallurgio eu ii,oo, uur J.-B ,-L.^ R misttaw
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du <j février 1901
- qui fournissent le courant nécessaire à l’alimentation des lampes à arc éclairant les galeries du balcon et quelques salons. On y voit des moteurs Otto, Niel, de la Compagnie des moteurs universels, Pier-son, Cliaron, etc.
- Quelques exposants présentent des groupes électrogènes et des prises de courants pour charge des accumulateurs : la Société des voitures automobiles Dccauville expose dans la grande nef (stand 88 et 9.4) une voiture électrogène ; la Société Gramme (salon des moteurs, stand aa), un groupe électrogène, des dynamos et des moteurs ; la Compagnie générale de travaux d’éclairage (salon des moteurs, stand 7) un coffret de prise de courant.
- Dans ce même ordre d’idées, signalons le monte-charge pour l’enlèvement des accumulateurs placés sous les voitures, exposé par la Société Lyonnaise de mécanique et d'électricité (salon J. stand ir).
- Enlîn mentionnons à cause de leur caractère électrique, mais en nous demandaut ce qu’ils viennent faire dans une exposition d'automobiles, les appareils de télégraphie sans fil et les téléphones haut-parleurs de M, Ducrctct.
- ÉCLAIRAGE
- Dispositif Raab pour l’allumage automatique des lampes Nernst. — D’après le brevet américain 661-1929 du 3o avril 1900, accordé le t8 décembre 1900, M. Raab, de Kaiserslautern (Allemagne), obtient l’allumage automatique des lampes genre Nernst, comme il suit :
- Un filament ordinaire est monté en parallèle avec les filaments Nernst. Tous deux sont enroulés de
- façon à former les primaires d’un petit transformateur, les enroulements étant faits de façon que la force éleetromotrice induite par l'un des filaments en marche normale soit égale et opposée à la force éleetromotrice induite par l’autre. En série avec le secondaire de ce transformateur se trouve le fil qui sert à échauffer le filament Nernst.
- Quand on lance le courant dans la lampe, le fila-1 ment ordinaire seul se trouve traversé par le courant ; celui-ci induit dans le secondaire du transformateur un courant qui échauffe peu à peu le filament Nernst. Dès que celui-ci est suffisamment chaud, le courant primaire le traverse aussi et. à partir de ce moment le transformateur cesse de fournir du courant à l’appareil de chauffage, les forces éleetromotrices induites se compensant comme il a été dit plus haut.
- L’éclairage électrique et l’éclairage au gaz. — Sous le titre « L’Industrie du gaz : ses progrès; sa concurrence avec l’industrie électrique », M. E. nu Fonou, directeur de la Compagnie d’éclairage électrique de Budapest, vient de publier dans la Zeitsch. fur Elehtrote.chnik, t. XVIII, p. 576-577 et 587-092, novembre 1900, un article dont voici un extrait :
- L’industrie du gaz a suivi, avec une attention mélangée d’appréhension, les débuts de l’industrie électrique dont la concurrence paraissait devoir lui être fatale. Gcs craintes ne se sont pas réalisées, ainsi qu’en témoigne la consommation croissante du
- Cet accroissement est d’autant plus remarquable que la quantité de gaz employée à L’éclairage public
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 9 février 1901
- a subi une diminution notable à la suite de l'introduction de l’éclairage par incandescence. Mais cette diminution a été plus que compensée par l'extension de plus en plus grande des canalisations.
- Lorsque les producteurs de gaz se sentaient les maîtres du marché, ils se préoccupaient seulement des clients de choix ; c'est-à-dire des gros consommateurs établis dans un rayon assez restreint autour de l'usine. Plus tard, moins sûrs de leur situation, Us ont étendu leurs canalisations jusqu’aux limites extrêmes des villes et cherché dans la ville même les petits consommateurs.
- D’autre part, ils se sont aussi préoccupés d’imiter ce qui paraissait plaire au public clans l’éclairage électrique. Par exemple, on a donné aux manchons à incandescence la forme de globes de lampes à arc ; on a imagine la lampe sphérique, donnant une lumière jaunâtre, d’une teinte analogue à celle de ia lampe électrique et uniforme dans toutes les directions. Cette lampe sphérique donne effectivement une lumière intense, avec une faible consommation de gaz ; mais elle doit être alimentée sous une pression assez élevée, ce qui exige une installation
- Les lampes Auer présentent du reste un certain nombre d’inconvénients qu on s est elforcé d atténuer : la fragilité des manchons, la nécessité d employer une cheminée de verre, un maniement assez complique. En outre, elles ont de commun avec les lampes à incandescence, que leur éclat diminue assez rapidement ; cette diminution, peut être déjà de 8p. too après %\ heures de fonctionnement et parfois jusqu'à top. ioo après îoo heures.
- En ce qui concerne 3c prix de revient, il est facile de calculer que la lumière électrique ne peut lutter avec la lumière au gaz, si l’énergie électrique est obLenue par la machine à vapeur. Mais il faut bien dire aussi que le prix de revient calculé à égalité do temps d'allumage n’est pas le seul facteur qui entre en ligne de compte. Il faut faire intervenir aussi nombre de circonstances accessoires qui, le cas échéant, peuvent passer du second plan au pre-
- Ce qui est le plus apprécié dans la lumière électrique par le consommateur, dans le cas très fréquent où il n'a besoin que d’un éclairage intermittent, c’est
- certainement la possibilité d’allumer et d’éteindre instantanément une lampe ou une série de lampes par le jeu simple d'un commutateur. 11 peut ainsi limiter la consommation de lumière à la quantité réellement utilisée.
- On peut dire avec M. de Fodor, que tout système qui ne laisse pas cette possibilité se prive d'un grand avantage et se généralise difficilement.
- M.. de Fodor a non moins raison quand il reproche aux lampes à incandescence actuelles leur fabrication aussi défectueuse qu’irrégulière. Cette fabrication baisse de plus en plus de qualité,. alors que celle des manchons fait de sérieux progrès.
- En résumé, M. de Fodor pense qu’il est temps pour les électriciens de lutter sérieusement s’ils veulent conserver leur position et d'imiter l’ardeur déployée par les producteurs de gaz dans leurs essais de perfectionnement et aussi... leur réclame.
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- On fait un mélange suivant, les proportions requises par l'équation chimiquede : sulfate acide d'élhylc, éthylène, hydrogène et oxygène. On chautfe ensuite ce mélange et ou obtient d’une part de l'éther éth}’-lique (C-1P)20 qui distille et de l'acide sulfurique qui est employé à la préparation d'une nouvelle quantité de sulfate acide d’éthyle. L’oxygène et l’hydrogène nécessaires à la réaction devant être dans les mêmes proportions que pour former de l’eau, il est avantageux de prendre les gaz résultant de l’électrolysc de l’eau. Quant à l'éthylène, il peut être obtenu par Faction de l’eau sur les carbures terreux préparés au four électrique. Le procédé de fabrication de l’éther de M. Benjamin est donc, indirectement, 11:1 procédé électrique.
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- (J.). 66277a. USAP, i-’" septembre 1900. Lammk ;b!-G.). 660909. USAP, <4 septembre 1890.
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- L XXXII
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- Short (S.-II.). 66e 63o, U S A P, 28 juillet 1898. Support de balais.
- Rohki'r. 661669, IJ SAP, 22 juillet 1898. Conducteurs pour balais en charbon.
- Reist (H.-G.). 664 5o3, USA P, 29 mars 1900. Anneau collecteur.
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- Collis et Kelly. la x3g, B P, ,1900. Machine pour enve-dynamo.
- Gkise.yhoner (H.). 662 928, U SAI’. 18 janvier 1900. Bloc d'espacement pour armature.
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- Adams. 17257, BP, 1899. Appareil pour produire la ^ tension électrique.
- Milliîh. 3o4 015, B F, 24 septembre 1900. Dispositions
- Eiokemiîyer Rul.olï. 664.733, USA P, 21 novembre t 892. tifs en énergie mécanique.
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- Buevveu (II,-J.). 66o836, USAP, 7 juillet 1899. Piles.
- Dit Lamarre (C.-B). 666609, IJSAP, i5 août 1900. Piles.
- Hall (R.-E.). 665679, USAP, i5 décembre 1899.
- Hess (11.-K.). 665 782, USAP, n janvier 1899. Pile. Irvi.ng (F.-K.). 660 87a, U S A P, 19 mars 1900. Pile. Meyer. 18734, B P, 1899. Pile.
- Schoenmeiil l C .-B. ). 663 938, USAP, 22 mars 1900. Pile.
- Schoenmeiil (C.-B.). 664006-7-8, USAP, 22 mars,
- Slooiim (E.-L.). 664 362, USAP, 7 mars 1896. Pile. Coltimbus Elkktrigitakts Gesellschaft. 21076, BP, 1899. Piles et batteries.
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- SOMMAIRE
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- MAÏtIUS LATOUR. — Sur la non-existence de la supériorité signalée des coi les transports d’énergie..................
- nfllpar F.-(L Baum6 dC ^beS .pt™ ? t ® .* * . . . .g . Ï..’ a*4
- Electrochimie : Anodes pour la préparation électrolj-lique des alcalis, par A.-V. Weiomtmanm. ..... a55
- T II- sSkLborn . . ‘.g ^ ^. r.........T-^- ^ r','P.....
- UaVnagïé^tr^ aux 'ËStoÏÏril'pn TitL 1W !!!!!!! *65
- SUPPLÉMENT
- Sociétés techniques : Syndicat professionnel des industries électriques. - Association amicale des ingénieurs électriciens. - Génération et distribution : Usine hydroélectrique de Montmorency Fails (Canada). — Electrochimie : Procédé de la Société chimique des usines du. Rhône pour la préparation de l’éosine. — Procédé Bayer.pour la préparation de bleus dérivés de i’antliraqmnOTie.
- pour le traitement électrolytique des corps conducteurs. — Procédé Lavollay et Bouvgouin pour l’épuration des jus sucrés.'— Procédé électrique Kuess pour l’extraction de l’huile d’olives. Avis, lxxxau
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- LXXXVI
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Iricité ; Ribourl (Leon), Ingénieur à la générale de la Compagnie de Fives-Lille, à l’Ecole centrale des Arts et manufacture!
- Sont acceptées les démissions d (Lucien) et Albert (Léon) qui ont d'industrie électrique.
- Liste des Candidats à propose
- 3 pour constituer la nouvelle
- u cette année en vertu de i’ar-
- ^ntelcïni membres ci-après du Syndicat mi le plus grand ’ ’ '
- 5 à l'Assemblée gé:
- uïr^j-iS:
- io. Geoffroy. — n. Mildé —9’ta. Bénard.* — j3. Ducretet. — i\. Berne. — i5. De Lmuénie. — 16. Portevin. — i ~. Beau. • — i S.jBoisted. — 19. Àza-ria.— 20. DeTaveriner. —-ai. Yivarez.— aa. Jour-net.— i3. Bernheim. —24. Arnoux. — a5. DeBovet.
- • Meyer-May. . Yedovelli.
- projetés de l’Union des Industries métallurgiques et minières et des Industries qui s'y rattachent.
- L’article ia fait l'objet de quelques observations que la Chambre donne mission à ses délégués de présenter à la prochaine réunion des Syndicats composant l'Union. FAle désigne comme délégués le Prési-
- Après un échange d'observatio présents la Chambre invite ses . connaître les cas d'application de c
- i° M. le
- ion d'une lettre de M. H. Beau relative à 1 d’unilier les règlements appliqués à ce
- 3 l'examen de celte question à ale composée de MM. Azaria,
- te le reliquat 1 1 an dernier.
- M. le Président
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-
- Supplément à L'Eclairage Electriqi
- février 1901
- LXXXVII
- torisc le versement de r.ettc subvention fixée à 15o fr.
- j^M. le Président donne lecture de l'arrété ci-après du io décembre ipoo de M. le Ministre du Commerce, de l'Industrie, des Postes el des Télégraphes :
- 1° Les frais d'entretien des seconds fils établis pour assurer le fonctionnement des lignes téléphoniques appartenant à l'Etat ne sont plus mis à la charge des concessionnaires des lignes d'énergie électrique ;
- 2° Les clauses insérées dans les conventions intervenues jusqu à présent, entre VEtat et les industriels et contraires aux dispositions de l'article l“r seront unir Le présent arrêté sera exécutoire à partir du E’ janvier 1901.
- 5°M. Portevin rend compte de l'examen qu'il a fait conformément au désir de la Chambre, d'une étude de M. Victor sur la tarification de l'énci'gie électrique.
- La Chambre décide de publier retic étude dans les prochains bulletins.
- O" M. Tlillaiet donne communication à la Chambre de diverses délibérations de Chambres de Commerce ou d’associations relatives au projet de loi sur le règlement amiable des différends relatifs aux conditions du travail.
- La Chambre décide de publier ces documents en annexe dans l'un des prochains bulletins.
- l/ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à " heures.
- P." Esuuwègiî. F,. Saiipiaux. .
- Association amicale des Ingénieurs Electriciens [Assemblée générale du 29 janvier
- 1901). — T.’assemblce est présidée par M. E. Sartiaux, président.
- Présents : MM. Isbert, V. Meyer, Lacauchic, Meyer-May, Clerc, C. Jung, Leblanc, Yéry, Pellis-sict\ Lainnct, de la Malhe. Bancelin, J. Guillaume, Chaumat, Planzol, A. Grille, Guilbert, Jean Rev, Moussette, A. Cance fils, Broeq, L. Lévy. Bobard, Laffargue.
- Excusés : MM. TTérard, Montpellier, Loppé.
- Les démissions de MM. Venues el Yaucheret sont acceptées.
- MM. Bourguignon, Paul, V| bis, boulevard Saint-Marcel, Paris, el Jaéggé fils, <j-, avenue de Choisy, Paris, sont admis comme membres titulaires.
- M, le président annonce qu'il a reçu de M. Javaux, administrateur-délégué de la Société Gramme, une lettre faisant part de la mort de M. Gramme. Il a prononcé sur la tombe de Gramme, au nom de l’Industrie Electrique, un discours qui sera inséré dans le Bulletin.
- M. le Président communique la demande sui-
- En ingénieur de 26 ans demanderait à entrer dans une maison d Electricité, d abord comme ingénieur et pour devenir ensuite associé ou successeur.
- AI. le Président entretient l’Assemblée du vote émis en laveur de Mmo Gally, veuve d’un constructeur-électricien, au banquet du rti janvier, à la suite d’une proposition de M. Sciama. Il expose la situation pénible et intéressante de RI""' Gally et de ses enfants.
- L'Assemblée ratifie la decision à l'unanimité, et autorise son trésorier à verser la somme indiquée.
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- t Gray. — L’un des savants est intimement lié a l'invention <h Klisha Gray, est mort subitement, des suites d’une affection cardiaque, le 21 janvier dernier, à Ncwtonville (Mass), où il s était rendu pour s'occuper avec M. A.-J. Muiuly de la téléphonie
- D’a,
- Cray est né en psville (Ohio). Il lut dabor/1 apprenti t ce n est qu’à l'âge de 21 ans qu'il entra au collège Uberlin pour y étudier la physique pendant les cinq années qu’il y resta. Sa première invention fut celle d’un relai télégraphique à réglage automatique ; il avait alors 3o ans. Celle invention fut
- télégraphique ponXôtTTZ îélégrapU impriînanl et d'un répétiteur télégraphique ; depuis il a pris plus de 5o brevets, la plupart relatifs à la télégraphie et la téléphonie et dont les plus importants se rap-
- a, avec M. Barton, la maison Gray et Barton, d‘où sortit, le 1 ^février 1876, la Western Electric C». Le jour même de la forma-
- brevet sur la « trai
- vrage de du Moucel sur en 1878, se sont élevées au sujet de la priorité de Bell et de Gray. On a été jusqu'à dire qu’un des examinateurs de brevets nommé Wilhur aurait vendu
- «PEn matière de r rang celui qui la méthode d'opé-faite par Bell et par
- vet ; Bell la réalisa le premier quelques jours après le dépôt de ma description. Je donnai alors à Bell , il réalisa pra-
- moi qui lui tournis le moyen c salion. Le public ne peau être r
- '^Lt’profcsBeurGray^tait membre de ia Faculté du collège Oberlin ; en 1878, à l’occasion de l'Exposition universelle, il fut nommé Chevalier de la Légion d’honneur ; on 1898, il présida le Congrès international des Electriciens à Chicago.
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- nous donne, d’après le description suivante 1
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- tée parla « Québec Railwav, Liglit and Power Com-y 1 km; au sud de la ville canadienne de Québec, est,
- nales tant par la conception du plan que par la disposition des turbines qui y sont employées.
- Ces chutes se trouvent sur la rivière de M qui, dans la s
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- 5,5om,ilaf»,7o 1 sommet. Tel quel, il est d’une solidité à toute épreuve,
- comme à la poussée des glaces qui s’y accumulent pendant l’iiiver très long du climat canadien.
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 16 février 1901
- signées turbines à haute pression c< Victor ». D'après Zfngx/u'erauquelnousempruntous ces renseignements, « les constructeurs doivent être félicités d'avoir réalisé une turbine si parfaite après tant d’essais, de vicissitudes et de désappointements ».
- A 1 essai officiel, fait par les ingénieurs de la Que-bec Compagny, ces moteurs, marchant à demi puissance, ont accusé un rendement de 78 p. 100.
- Turbines. — La roue à aubes des turbines mesure j ,2 ty in de diamètre et marche à raison de 280 révolutions par minute. Chaque moteur a une puissance maximum de 1 000 chevaux sous une pression d’eau de 79.20 111. Sou ax'brc ^horizontal, qui tourne dans des paliers à anneaux de graissage, est réuni par un accouplement à brides à l'arbre du générateur, avec interposition d’une plaque isolatrice en fibres et emploi de manchons isolants pour les boulons, suivant la méthode ordinaire.
- Cette turbine est à action centrifuge et à injection partielle. L’eau, admise dans un distributeur central, s’échappe de celui-ci par les guides de deux segments circulaires et réagit sur les aubes de la couronne qui l'enveloppe. Une vanne à secteurs circulaires permet de régler l'ouverture du segment d'injection. Elle est, pour cela, reliée à Tin levier que l'on manœuvre au moyen d'un secteur denté, par l’interinédiaire de deux tiges de traction et d'un balancier de renvoi.
- L’admission de l’eau à la turbine est opérée par une vanne de yi !> mm munie d’un tuyau en dérivation et d’un robinet auxiliaire de i5a mm, destiné à équilibrer la pression sur les deux faces de la vanne pour faciliter son ouverture qui, autrement, devrait s'effectuer sous une charge de 36 tonnes,
- Pour régler la variation de la vitesse des turbines et des générateurs due à celle de la charge sur le réseau, chaque moteur hydraulique est pourvu d’un régulateur électromécanique GeislerV Nous ne pou-
- vons entrer dans la description de cet appareil, le détailler nous entraînerait trop loin. Qn'ilnous suffise de dire qu’à la vitesse de 28O tours, la variation de vitesse des unités fournissant l'énergie au réseau de tramways électriques, n'excède pas 3 p. 100 malgré les grandes variations de charge qui se produisent constamment sur la ligne. La variation des unités du réseau d'éclairage ne dépasse jamais 2 p. 100. Dans le cas d’un court-circuit sur la ligne ou d'une brusque décharge de celle-ci, le régulateur ferme la vanne en trois secondes d'une quantité suffisante pour maintenir la turbine à la vitesse de régime.
- Générateurs électriques. — Quelques mots sur les cinq générateurs électriques. Quatre d’entre eux sont des alternateurs biphasés de 600 kilowatts sous 5 000 volts à 286 tours par minute. Ils possèdent chacun un tableau de distribution particulier et sont interchangeables, l’un quelconque d’entre eux pouvant être substitué à un autre pour l’alimentation d'un secteur du réseau.
- La cinquième unité, installée ces mois derniers, est un généiuiteur Westinghouse à double courant (courant continu et courant biphasé) de Goo kilowatts sous 400 volts à 286 tours par minute. Le courant alternatif est transmis à la sous-s talion de Sainte-Anne de Beaupré, distante de i5 milles (24 km) par une ligne à trois fils. Ce type de générateur est, d’ordinaire, exclusivement réservé à la traction et à la transmission d'énergie à grande distance.
- Le courant continu produit par ce générateur alimente, par des feeders, la ligne contiguë à Tusine de force motrice, à la tension de 5oo volts. Le courant alternatif, à 400 volts, est amené, par des transformateurs et dans Tusine même, à la tension de 11 000 volts, transmis directement sous ce voltage à Sainte-Anne où des transformateurs statiques le ramènent de nouveau à 400 volts. Après un dernier changement dans un transformateur rotatif, le -cou-
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- rant alimente le trôlet à cette extrémité de la ligne de tramway sous 55o volts. Un autre feeder alimentant l’extrémité opposée de la ligne, du coté de Québec, on réalise ainsi une intensité à peu près uniforme et une vitesse régulière des voilures sur le parcours.
- ÉLECTROCHIMIE
- Procédé de la Société chimique des usines du Rhône pour la préparation de l’éosine. - Le brevet allemand nn to8 838, du 12 février 1899, et le brevet anglais ,3 186, du i3 février 1899, nous fournissent sur ce procédé les renseignements suivants :
- Par l’action des halogènes sur les fluorescéines en solutions alcalines et sous l'influence du courant électrique, on obtient l'éosine et analogues à un grand état de pureté, sans dépense de l’élément, halogène au delà de la proportion fixée par la matière colorante. 11 ne se forme d’ailleurs aucun produit accessoire, en sorte que l’on obtient, avec un excellent rendement, des produits teignant en nuances très pures.
- On a obtenu ce processus de réaction net en introduisant l’élément halogène dans la cellule anodique, où il est constamment régénéré, en présence de la
- molécule fluorescéine prèle à l’absorber, avant qu’une action oxydante puisse se produire.
- Ainsi, on dissout 1 kg de fluorescéine dans 3o litres d’eau et 1 kg de sel de soude; ou introduit dans la liqueur, en remuant, 1 kg de brome. On éieelrolyse dans un appareil à diaphragme, le compartiment cathodique recevant une solution de sel de soude ou de soude caustique. L’anode est en toile de platine, la cathode en fer. Le courant est réglé à 2-3 ampères par m2 de surface d’anode. Durant toute l’opération on agite la liqueur. La nuance du dérivé brome passe du jaune orange au rouge de plus en plus bleuté, selon la durée de l’électrolyse.
- On prépare de même l’érythrosine (tétraiodo fluorescéine) avec : fluorescéine 1 kg, eau do kg, sel de soude 1 kg, iode en poudre fine i-5kg.
- lin partant de la cli ou delà tétrachloro-fluores-céine, on prépare des dérivés bromes ou iodés de fluorescéines chlorées.
- Procédé Bayer pour la préparation de bleus dérivés de l'anthraquinone.— D’après le brevet anglais 7708, du 18 avril 1898, accepté le 17 février 1900, ces colorants bleus s’obtiennent par réaction électrolytique des dinitro-nnthra-rutine et dinitro-antrachrysonc disulfoniques.
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- dans 3<>o parties d'acide sulfurique dilué, par un courant de 3oo ampères par m- et à la température de yov C.
- Les anodes, qui sont constituées par du platine ou du charbon, sont placées dans de l’acide sulfurique dilué ; les cathodes peuvent être en plomb.
- Après peu de temps, la couleur de la solution est devenue bleue et la matière colorante se sépare en aiguilles ; lorsque la solution est devenue incolore, on arrête le courant et on filtre la matière colorante.
- Procédé Salcherpour la teinture électrique des tissus. — D’après le brevet français 191 y43 du 14 août 1899, ce procédé consiste à produire la substance colorante directement sur la fibre au moyen d’un courant électrique en plaçant les matières premières du côté de l’anode, séparées de la cathode par un diaphragme ; à la cathode se trouve une solution appropriée.
- Par exemple, pour obtenir un colorant vert, on prend comme liquide anodique une solution dans deux parties d’alcool d’une partie de chlorure de benzyle et d'une partie de diméthylnnîline, et comme liquide cathodique de l’acide chlorhydrique dilué. Pour fixer sur la fibre, on imprime, on sature les tissus avec les substances chromogènes et 011 applique sur une plaque ou sur un cylindre relié à l’un des pôles dune source d'électricité. La seconde électrode peut être formée par une plaque ou un cylindre placé sur le tissu ou dans le bain.
- On peut produire dés colorants diuzoïques en satu-
- rant le tissu de nitrite en solution à 1 p. 100 ; le mélange de deux composés que l’on désire combiner est appliqué et relié au pôle positif. Pour l’enlevage du vert-diamine, par exemple, 011 passe le tissu dans l’acide chlorhydrique à o,5 p. 100 et. on applique l’anode humide sur les parties à enlever. On peut produire des dérivés du triphénylméthane.
- Procédé Darmstaedter pour l’oxydation des substances organiques par l’acide chromique en bain électrolytique. — Dans ce procédé, qui fait 1 objet du brevet allemand n° 109012, du i3 janvier 1897, l’acide chromique est constamment régénéré par électrolyse à mesure qu’il est réduit par voie chimique.
- La substance organique est mélangée au baîu d’acide chromique soumis à. l’électrolyse. On préparera ainsi la quinone au moyen de l’aniline, l’aldéhyde acétique avec l’alcool, l’anlhraquinone avec l'anthracène, etc., de la manière la plus avantageuse et avec de très bons rendements-
- Lorsqu’on opère sur des substances insolubles, comme l’anthracène. par exemple, il est avantageux de se servir d’un appareil à deux cellules séparées par un diaphragme ou une simple cloison filtrante dont le compartiment anode contient le composé à
- On peut aussi, au lieu d’opérer comme ci-dessus, déterminer une circulation de l’électrolyte qui, après réoxydation partielle, arrive dans un récepteur séparé où il agit sur la substance organique ; après
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- Procédé Bohringerpour le traitement électrolytique des corps non conducteurs. D'après le brevet allemand ioqoui, l'inventeur surmonte, comme il suit, les dillieultés que présente le traitement électrolvtique des matières non conductrices de l’électricité.
- On fait absorber les corps non conducteurs par des corps poreux conducteurs et on emploie ces derniers comme électrodes. Ainsi en faisant absorber à du charbon poreux du nitro-benzène et en employant ce dernier comme cathode, l'hydrogène dégagé sur cette cathode réduit le nitro-ben/.ène en aniiine ; l’hydrogène agit même très énergiquement en raison de l’état de division du corps non conducteur dans l’électrode négative. Si l’on peut produire
- des oxydations, on incorpore le composé à oxyder dans la matière composant l’anode.
- Procédé Lavollay et Bourgouin pour l’épuration des jus sucrés. — Ce procédé est l’objet du brevet allemand 112 120.
- Il consiste à ajouter au jus sortant des filtres->resses, 0,0 à 1 p. 100 de manganalc de calcium, à e ehauüer à 6o°-8o° et à l'électrolyser. Il est avantageux de changer périodiquement le sens du courant. Après l’électrolyse, la solution est traitée par du carbonate de chaux, abandonnée au repos et. iiltrée. Les autres opérations se font suivant les méthodes habituelles. Ce procédé peut s’appliquer à tous les jus sucrés.
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- Supplément, à L'Éclairage Électrique du 16 février
- XCV
- le brevet français 291 Sdq du 8 août 1899, a pour objet l’extraction directe de l’huile d’olive et en général de toutes les huiles de la série grasse, par l’emploi d’une lessive alcaline et d'un courant électrique.
- On prépare une lessive alcaline marquant 3° B. ou 1,0212 de densité ; on peut l'obtenir avec 3 parties de carbonate de sodium, 1 partie de carbonate de potassium, On prend 100 litres de cette lessive pour 100 kg d’olives. O11 broie tout ensemble, on chauffe à 3o-/|0° C et l’on fait passer un courant électrique. L'émulsion grasse vient à la surface, les matières cellulosiques, gommeuses, etc., se dissolvent, les noyaux broyés tombent au fond. O11 sépare l’émulsion, on filtre et l’on sépare la matière grasse. L’huile est ainsi séparée des eorhonales et de la margarine. Cette dernière peut être saponifiée au moyen d’une lessive à 8U B.
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- Tome XXVI
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- L’Éclairage Électrique
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- SOMMAIRE -Kii.
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- XCV1II
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 23 février
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- NÉCROLOGIE
- Zènobe Gramme. — En annonçant à nos lecteurs, dans notre numéro du »6 janvier, la mort de Zénobe Gramme, nous nous abstenions de donner une biographie de celui qu'on a considéré à juste titre comme le pionnier de l'industrie électrique, convaincu que nous étions qu'une plume plus autorisée que la notre se chargerait de ce soin. Celle biographie vient d'ètre publiée dans le numéro du 10 février de Y Industrie Electrique, par M. Fontaine, un des fondateurs de ce journal.
- 1,'un des premiers à comprendre la portée de rinveulion. de Gramme et le collaborateur de eelui-eipendant près de trente années, M. II. Fou-taine était tout désigné pour faire connaître aux électriciens toute l’importance des services rendus à l’industrie électrique par l’invention de Gramme. Nous ne pouvons donc mieux faire que de conseiller à nos lecteurs la lecture des quelques pages qu’il y consacre. Nous croyons cependant devoir en extraire — et nous sommes assuré que notre confrère, M. Hospitalier, ne nous en voudra pas de ce plagiat — le passage où .\I. Fontaine,’après avoir indiqué les modestes débuts de l'inventeur, revendique en sa faveur tout l'honneur de la conception de l’anneau Gramme ainsi que le passage où il rappelle quelques-unes des nombreuses questions qui ont occupé Gramme depuis 1871.
- « Il est certain que Pacinotti, professeur à Pisc, a inventé et fait construire un moteur électrique, dès 1861, avec un anneau denté en fer, garni de spires de cuivre, présentant une complète analogie avec l'anneau Gramme, et que, dans le Nuovo Cimento de 186y, ce moteur est décrit avec l'indication qu'il peut être réversible ; mais il n'est pas moins vrai que ce petiL moteur est resté dans les collections de l'Université de Pise pendant douze ans sans que personne n’en parle, sans qu'aucune publication française, anglaise,
- allemande en ait été faite. Tl est donc permis de penser que, si la maison Gramme n’avait pas fait grand bruit dans le monde scientifique, celle de Pacinotti aurait continué à rester ignorée. En tout cas, on peut affirmer que cette dernière n’a rendu aucun service à l’industrie.
- Personne d’ailleurs, parmi les savants les plus autorisés : Lord Kelvin, A. Potier, E. Mascart, d’Arsonval, Preece, Elilui Thomson, Eerraris, etc., ne s’v est trompé, et tous les gens de bonne foi qui ont étudié cette revendication, ont rendu pleine justice à Gramme :
- M. Mascart.. dans son rapport, sur le prix de Voila, dit textuellement :
- « J, «minent professeur de Pise ne paraît pas avoir songé que sou appareil de laboratoire peut devenir une machine industrielle, personne n’y a songé davantage, car le mémoire que nous venons de rappeler est reste pour ainsi dire iueounu. »
- Plus loin, M. Mascart ajoute:
- « C’est surtout depuis le succès definitif des machines nouvelles que l’attention s’est reportée sur la découverte antérieure de M. Pacinotti. Moins que tout autre, Gramme était en mesure de la connaître, et ou n’a jamais émis un doute sur la loyauté avec laquelle il présentait son œuvre comme originale ni sur le mérite de l'avoir
- En 1884, Ferraris, qui présidait une réunion d’électriciens à Turin, me télégraphia :
- «Nous saluons M. Gramme, premier inventeur des machines dynamos industrielles. Ainsi, dans le pays même de Pacinotti, on admettait que le véritable créateur de la dynamo industrielle était Gramme. »
- Ce qui prouve mieux encore que ces témoignages, le génie inventif de Gramme, ce sont Les travaux extrêmement remarquables qu'il a menés à bonne Un dès que sa machine a été mise au point et a pu être construite par nos concessionnaires.
- Je ne puis guère ici que donner une nomenclature un peu sèche et bien incomplète des travaux de Gramme.
- Juillet 1871. - La dynamo à 5 pôles est présentée à
- 187-1'. — Etude et construction de la première dynamo industrielle pour la galvanoplastie.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 23 février 1901
- En 1874, sollicité par le docteur Wohhville, de Hambourg, Gramme réalisa une machine d’un grand débit pour l’affinage du cuivre. Il s'agissait de traiter les vieilles monnaies de billon de toute l'Allemagne et on exigeait une production de 800 kg de cuivre par jour.
- Cette machine cjui eut, comme celle de la maison Chistofle, un succès immédiat, donnait un courant de 3 000 ampères sous 8 volts de différence de potentiel.
- Si l’on veut bien se reporter à l’époque que j'indique, on comprendra l'effet que produisit dans le monde électricien, l’existence d’une machine de si grande puissance. En j 877, Gramme entreprit une série d’expériences sur des bains de sulfate de cuivre avec anodes solubles et anodes insolubles, dans le but de déterminer le travail mécanique nécessaire pour le traitement des malles plus ou moins riches et leur conversion directe en cuivre chimiquement.
- Les résultats de cette étude ont été communiqués à l’Institut le 19 août 1877.
- Indépendamment des machines et des éludes dont je viens de parler, Gramme apporta son concours a un grand nombre d’inventions dans le même ordre d'idées. C’est aussiluî qui lit des appareils électriques spéciaux, pour la tannerie, la teinturerie, le traitement des mélasses, la fabrication des parfums, etc.
- Son rôle dans ie domaine de Ecclairage fut non moins rapide ni moins fécond, et l équilc veut qu'on lui donne le premier rang parmi les inventeurs qui ont transformé les anciens modes de production de lumière artificielle. En 1871, il n'existait aucun établissement public ou privé, éclairé d une manière courante, régulière, permanente par la lumière électrique. On faisait bien des projections lumineuses et des éclairages temporaires au moyen de piles; on illuminait quelques phares avec la machine de « l’Alliance », mais personne n’éclairait des usines ou des maisons à l’électricité. Gramme étudia la question de répartition de lumière et dirigea les installations de nos ateliers, puis ceux de MM. Lauter, Farcot,Cail, Ducommun, Menier,Collette, dcQuillacq, Claparède, etc. F.n mai 1877, avant qu’une seule bougie Jahlochkoff soit employée, on comptait 35o machines Gramme alimentant des régulateurs à arc et éclairant 110 ateliers.
- En 1880, lorsque la lampe Edison fit son apparition, il existait plus de 1 000 installations d'éclairage électrique, réalisées à l’aide de la machine Gramme, de bougies Jabloehkoff et de lampes à arc.
- Certes, personne 11e peut nier que les travaux du célèbre américain ont fait faire à l’éclairage électrique des pas de géant, et que c'est surtout à lui qu’on doit la généralisation presque universelle de ce mode d’éclairage. Les meilleurs auteurs ont toujours asso-
- cié, dans un même sentiment ee reconnaissance, les noms de Gramme et d’Edison en parlant des créateurs de l’éclairage électrique, mais il n'est pas possible de refuser à Gramme la priorité des applications de ee nouveau mode d’éclairage.
- Dans la grande industrie du transport de l’énergie, Gramme mérite encore une place hors ligne.
- C’est lui qui avait construit des machines dont je me suis servi à Vienne, en 1873, pour réaliser des expériences publiques, véritable point de départ de toutes les applications industrielles du transport de l'énergie par les courants électriques. En historien fidèle, je dois relater ici que lorsque j’ai parlé à Gramme de mes expériences, il m’a affirmé avoir eu la même idée et avoir déjà fait tourner deux machines l’une par l'autre.
- Gramme, quelque temps après, combina plusieurs sortes de transformateurs. Les uns avec un seul anneau sur lequel il enroulait une série de bobines, de rang pair, construites avec, du gros fil et une série de bobines de rang impair, construites avec du fil fin, d autres constitués au moyen de deux bobines calées sur le même arbre, d’autres enfin ayant deux bobines fixées et des balais tournants.
- La première partie de cette étude a été représentée à l'Institut le 23 novembre iS
- Quelques années après, Gramme se consacra de nouveau presque exclusivement à cette importante question; il étudia les machines de Semaine pour le labourage électriqae, les machines de treuils pour les mines et les arsenaux.
- Il m’est impossible de donner des détails sur le vaste champ exploré par Gramme dans le domaine du transport. Je me contenterai pour terminer d'exposer une seule de ses combinaisons.
- Je lui avais demandé de trouver un moyen simple -d'empêcher un moteur électrique d’atteindre une vitesse exagérée quand la génératrice continuait d’être actionnée et que le travail résistant devenait nul,
- 1 lorsque survenait, par exemple, la chute d’une eour-
- II résolut le problème en mettant tout simplement l'âme de l’inducteur de la génératrice en fer et l’âme de l’inducteur du moteur, en fonte. Lorsqu'on supprimait brusquement tout travail résistant le moteur prenait une vive allure accélérée, mais, presque instantanément, la réaction du moteur sur la génératrice se faisait sentir et le courant direct s’affaiblissait d'une manière d autant plus accentuée que le fer de l'électro de la génératrice était plus pur. Cette disposition fut brevetée en 1882.
- J'aurais encore beaucoup de choses à dire si je voulais établir la liste complète des problèmes résolus par Gramme ; ee qui précède suffit amplement pour montrer son génie inventif et sa puissance de
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- Supplément à L'Éclairage Electrique du 23 février 190!
- En 1894, voulant, à litre de repos, se mettre à étudier quelques questions en dehors de l'électricité, il confia à 11. Emile Javaux, son élève préféré et son actif collaborateur depuis quelques années, ses formules et le soin de continuer son œuvre, mais vint régulièrement comme par le passé à nos ateliers et prodigua jusqu’à sa mort ses bons conseils à tout le personnel de la Société qu’il avait fondée........
- GÉNÉRATION ET DISTR1UTION
- Usine génératrice hydraulique du Saut-Mortier (Jura). — Le Génie Civil du 9 février publie une description complète des installations hydrauliques de cette usine, d’une puissance de 3 000 chevaux, établ ie par la société 1’ « Union Electrique ».
- La lorce motrice de 1 usine est produite par 1 Am.
- ( cite rivière a. dans cette partie de son cours une allure torrentielle : son débit de 4 irr par seconde à lattage, atteint, parfois 700 m- en temps de crue. Avec, le débit minimum de a m,! la puissance utilisable ne serait que de 600-chevaux. Pour obtenir constamment une puissance de 3ooo chevaux, on a établi un canal qui permettra cl amener dans la nviere. pendant les périodes de sccheresse. les eaux du lac de Chalam. situe a 40 km en amont du Saut-Mortier, sur la rive gauche de 1 Am. dont il n est séparé que par un depot d alluvions anciennes de i.3oo m d épaisseur. Ln canal souterrain, partant du tond meme du lac. peut prendre 12 m'* par seconde de manière a porter le débit de la nviere a ib ur ; le niveau normal du lac étant a 42 ni au-dessus de celui de la riviere au point le plus proche, et la superficie du lac étant de 205 hectares. 011 dispose ainsi dune reserve demi 1res importante : en liimlunt a ntmla baisse du plan d eau dans le lac on n a pas moins de 20 millions de mètres cubes.
- Les travaux execules sur 1A111. comprennent un barrage de 10 m de bailleur et de y> in de développement. un pertuis de navigation de 2.10 m. un canal de dérivation de 1000 m de longueur dont nu nu ciel ouvert et 12 1 111 en souterrain. Le canal est établi a liane, de coteau: certaines portions.
- où l’on craignait, la chute de pierres, sont recouvertes partie en maçonnerie, partie en ciment armé ; le souterrain se trouve immédiatement en amont de l’usine pour la traversée d'un contrefort formé de gros blocs isolés, éboulés du sommet do la côte.
- L’usine mesure 44,8 mX i4,5 m, soit une surface de 65o m2. Sa construction présentait certaines difficultés en raison de l’étroit espace dont on disposait entre la rivière et la colline et en raison des variations brusques du niveau des eaux, Elle contient actuellement quatre groupes éleclrogènes, formés chacun d’une turbine Piccard et Pietet de 700 chevaux commandant directement un alternateur triphasé Oorlikon à 7000 volts ; un cinquième groupe sera installé sous peu.
- Cette installation est en fonctionnement depuis le 10 novembre dernier ; elle fournit l'cclairage et ln force motrice dans la région comprise entre les villes dè Saint-Claude, Moirans, Orgelet, Arinthod, Oyonnax, soit dans un rayon de 20 km.
- U sine génératrice des tramways de Leipzig. — Le Génie Civil du 16 février en donne, (p. 2,5$)) la description suivante d’après le Prakdtsche-Maschinen-Konstructeur du 10 janvier :
- La nouvelle station de force occupe une superficie bâtie de 1 675 111-, dont 5i5 pour la salie des machines, avec caves, 537 pour les chaudières, 85 pour les pompes et 214 pour les accumulateurs.
- La cheminée de l’usine a une hauteur de 60 m et un diamètre intérieur de 2,70 m à sa partie supérieure.
- L’installation des chaudières comporte 5 chaudières tubulaires, dont trois déjà installées. Chaque chaudière peut produire à l'heure 4 5oo kgr de vapeur à 10 atmosphères. La consommation de charbon à l’heure est de 1 200 kg. Un dispositif de chargement automatique, actionné électriquement amène le charbon d’un magasin voisin sur les grilles inclinées des chaudières. J.es machines motrices sont au nombre de trois. Elles sont verticales, eompound, avec distributeurs à pistons. Leur puissance est de 420 chevaux, à 120 tours par minute. Ces machines sont directement accoupLées à des dynamos Thomson-Houston. Le courant à 5oo volts est utilisé pour les services
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- Supplément à L'Éclairage Electrique du 23 février 1S(
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- A l'usine de force sont annexés d importants ateliers pour l’entretien du matériel. Le chauffage de ces ateliers est assuré par de la vapeur à basse pression, les transmissions sont actionnées électriquement. L’éclairage se fait au moyen de lampes à arc. Grâce à ces transformations, la station de force pour tramways électriques de Leipzig devient, comme importance, la troisième de toute l’Allemagne.
- Effet de l’huile sur l’isolation du mica. — Parmi les matières isolantes le mien et l’huile sont considérés comme les meilleures. Toutefois celui-là est bien préférable à celle-ci et même il perd de sa rigidité diélectrique lorsqu’il est recouvert d’huile. C’est du moins ce qui résulte d'expériences que M. T.-O. Moi.omsy publie dans VElcctricnl Review, de New-York, du 19 janvier 1901.
- L’auteur a pris une laine de mica disposée entre deux - plaques métalliques bien planes, et a relié celles-ci aux bornes d’un transformateur à différence de potentiel ' variable ; la plaque bien sèche a pu supporter .sans rupture une tension de 16 000 volts. Remise dans les mômes conditions après avoir été recouverte d’une légère couche d'huile de paraffine, elle acté percée sous une tension de 9000 volts.
- Dans une autre expérience, une seconde plaque disposée de la même manière a supporté, étant sèche, une différence de potentiel alternative de 8 000 volts et a été percée, après graissage avec la même huile, sous une différence de potentiel de 4 000 volts.
- ' Des essais faits avec des huiles de diverses natures ont toujours indiqué une diminution de la rigidité diélectrique du mica sous l'influence de l’huile.
- De ces résultats il faut conclure que l’on doit prendre des précautions pour empêcher l'huile de venir au contact des plaques de mien employées comme isolants.
- Nouvelle plante à caoutchouc. - Nous lisons dans la Revue Scientifique du ad janvier.
- Le journal Erpcrimcnt Station Record (t. XII, fase. i) annonce qu'une substance capable de rendre les mêmes services que le caoutchouc peut être extraite d’un arbrisseau qui habite le Nouvcau-Mexi-
- Get arbrisseau porte le nom de Synanthcræa Mexi-cana ; il se présente à l’étal spontané, et couvre de vastes étendues. Sa hauteur moyenne, à I âge adulte, est d'un mètre environ. Il se présente en grande abondance, et se prête aisément à la culture. O11 le propage facilement au moyen de boutures en effet, et il supporte sans peine trois coupes à 1 année. Après chaque taille,’il forme de nouvelles pousses, et. le pied produit de nombreuses branches. Son suc n’est pas laiteux : et la plante n’a pas la consistance herbacée : elle forme un bois assez dur et constitue un buisson rabougri, mais robuste. Le bois et l’écorce contiennent une forte proportion d’une matière gommeuse qu'on extrait et isole de manière assez simple. On réduit le bois en fragments en le coupant, écrasant ou déchiquetant de façon quelconque, et 011 le fait macérer dans un liquide approprié : l’essence de térébenthine, la gazoline, le napbte, l’éther de pétrole. La matière gommeuse se dissout dans le liquide, et il est facile de l’en extraire ensuite. Elle forme une niasse visqu'euse et collante qui possède la plupart des propriétés du caoutchouc ; elle se vulcanise parfaitement, et ne contient point d’impuretés ou de corps étrangers, roo livres de plante donnent 40 livres de matière gommeuse. Les avantages de l’arbrisseau, — car il en est à la période où l’on ne lui trouve que des avantages, — c’est qu’il est de culture facile, et que l’outillage nécessaire à l'exploitation n’est ni coûteux, ni abondant, ni compliqué.
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- Procédé Chalandre, Colas et Gérard pour la préparation du chlore et des alcalis. — Le brevet n° t>î>H a été délivré le i5 janvier dernier par le Patent Office de Washington pour cc procédé dont la description a été déposée le 21 mars
- s».
- Ce procédé a pour but de détruire les composés oxygénés du chlore qui sc produisent par réactions secondaires pendant i’électrolyse du chlorure de sodium. Pour cela, une partie du chlore qui sc dégage à l’anode est combinée dans un récipient extérieur à l’élect ’oyseur, avec une partie de 1 hydrogène qui se dégage à la cathode ; l’acide chlorhydrique ainsi produit, est envoyé dans la cuve éleclrolylique où il décompose les composés oxygénés du chlore. Dans ces conditions, on recueille intégralement tout le chlore du chlorure employé et toute la soude cor-
- Les inventeurs étendent leurs revendications à I’électrolyse de toute solution donnant des gaz à l'anode et à la cathode.
- Procédé Æcher pour la fabrication électrolytique des alcalis. — Ce procédé qui est l'objet
- du brevet allemand n° 110 548 du 29 mars 1898 et du brevet irançais 292910, consiste en
- Le sel alcalin fondu est électrolysé entre une cathode en métal lourd (plomb) en fusion occupant le fond du bain et une apode inattaquable, horizontale, disposée près de la surface du bain. Au cours de I’électrolyse, le inétal lourd se recouvre d’une couche d'alliage plus léger. Dans un compartiment latéral, distinct de la cellule électrolytique, 011 effectue mécaniquement la séparation de l’alliage léger, surnageant le métal lourd. On alimente d’autre part le bain en métal neuf, de manière à maintenir à peu près constants la proportion de métal, le rapport entre la couche d'alliage et le métal total et la richesse de l’alliage enlevé. I/alliage léger est traité par de la vapeur d’eau.
- Procédé Gibbs pour la fabrication des chlorates. — Deux brevets, dont le dépôt remonte au 9 septembre i8q5, viennent d’ôtro accordés sousles nos 660426 01666427, àM, \V. T.Gibbs par le Patent Office dos Etats-Unis.
- Le premier dos brevets est relatif au principe du procédé. Celui-ci paraît être le chauffage du bain de chlorure à une température élevée, près de ioo°, pour activer la transformation de l’hypochlorile 'en chlorate. Le chauffage est produit par le passage même du courant; la densité de courant est indiquée comme étant de o,5 ampères par dm2.
- Le second brevet décrit l’appareil éleclrolylique.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 23 février 1S01
- servation des qualités mécaniques avec une plus grande proportion de zinc tiendrait donc à l’addition du fer. Ce dernier métal est introduit sous la forme d’alliage zinc-fer.
- Alliage complc.ro.. — L’alliage breveté par M. G. F. Bockuoin. B P. n° a3 38G, du ; novembre 1898 ajouté en petite quantité à de l'aluminium durcit et augmente I élasticité du métal, en même temps qu'il accroît sa résistance à la rupture.
- On fond dans un creuset, sous une couche de charbon de bois pulvérisé et d’argile qui protège le culot contre l’oxydation, un mélange de cuivre, de nickel, du fonte, d'acier et d’aluminium. Lorsque cel alliage est fondu, on v ajoute un alliage de zinc et d aluminium. Avant* la coulée de l’alliage résultant, on ajoute du ferrocyanurc ou du cyanure de potassium et l’on brasse avec une tige de bois vert pour alflncr et rendre la masse homogène.
- Procédé Kugel pour l’obtention de plaques épaisses de nickel — (le procédé lait l’objet du brevet américain GG5 91a, déposé le 24 mars 1900, délivré le 15 janvier 1901.
- Il .consiste à prendre un baie électr.olylique maintenu acide par une proportion convenable d’un acide minéral énergique et additionné d’une solution très concentrée d’un sel d’un métal léger, l’acide et le sel ajoutés n’étant pas décomposables par le courant dans les conditions dcl’électrolyse : le bain est maintenu à la température de 3o°. Le sulfate de nickel et le sulfate de magnésium sontindiqués dans le brevet comme couslituants du bain.
- On peut ainsi obtenir des plaques de nickel ou d’alliages de ce métal de toutes épaisseurs, ayant les mômes qualités physiques que les plaques laminées.
- Procédé Collins pour la préparation électrique de la peinture. — Deux brevets ont été accordés le 22 janvier par le Patent Office de Washington.
- L’un et l’autre sont relatifs à l’emploi d’un mélange d’un sel d’une matière colorante et d’un sel minéral choisi de telle sorte que, par électrolyse, on obtienne un précipité entraînant avec lui la matière colorante.
- Dans le brevet’666262, du 10 mai 1897, le mélange indiqué consiste en une solution de dithionule de baj.‘vum et une solution d’un sel d’aniline. Par l’éier-trolyse il se forme du sulfate de baryum qui se précipite en entraînant la matière colorante d'aniline existant dans le bain ou formée par la décomposition électrolytique du sel primitif.
- Le brevet 6GG3oa, du 11 avril 1900, revendique l’emploi de silicate alcalin au lieu du sel de baryum. Il se forme dans ce cas un précipité de silice gélatineuse entraînant la matière colorante.
- Procédé Schlomanil et de Castro pour le traitement électrique des tissus. — D’après le brevet anglais n° 2703, du 10 lévrier 1900, ce procédé permet de vendre très Facilement les tissus imperméables, incombustibles et imputrescibles.
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- Le tissu est plongé pendant quelque temps dans «ne cuve contenant une dissolution de sulfate de cuivre, de zinc, de nickel ou de tout autre métal ; «ne dissolution de 1 partie de sulfate de nickel et i partie d’ammoniaque dans 10 parties d'eau, convient très bien. Le tissu ainsi imprégné passe entre deux cylindres qui enlèvent par pression l’excès de liquide. Il est ensuite éLendu sur une table métallique en communication avec le pôle négatif d une dynamo; au-dessus est placée une plaque métallique qui presse le tissu et qui est en communication avec le pôle positif. Dans ces conditions la dissolution qui imprègne le tissu est électrolvsée cl une gaine un métal sc dépose sur les libres.. Cette gaine en mettant la fibre à l’abri de 1 air empêche sa détérioration par les intempéries, ainsi que sa combustion avec flamme ; si le tissu est suffisamment serré, il est rendu en meme temps imperméable à l’eau.
- Le procédé s’applique au traitement des cordes et tissus d’amiante, de liège, etc.
- Procède Paramore pour le traitement électrique du chlore. — Deux brevets américains (667099 et 667 100, des 21 février et a- mars 1900) accordes le 29 janvier à l’inventeur.
- Le chlore, préparé par voie chimique, est dirigé dans une chambre où se trouvent deux électrodes recouvertes d un enduit isolant inattaquable et reliées aux bornes d'un transformateur à haute tension. Le chlore ainsi traité par effluves est ensuite envoyé dans les chambres ou les récipients contenant la chaux ou Jes solutions alcalines destinées à être transformées en chlorures décolorants.
- Les raisons de ce traitement ne sontpas nettement indiquées; 1 avantage revendiqué estune augmentation du pouvoir décolorant des produits obtenus (?).
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- célèbre en fait de sciences physiques et expérimentales, histoire naturelle, mathématiques pures et appliquées, chimie, physiologie et pathologie, sans exclure la géologie, l'histoire, la géographie et la statistique ».
- Ce Concours sera clos le 3i Décembre 1902.
- La somme fixée pour ce prix, la taxe de l’imposition mobilière déduite, sera de 9600 (neuf mille six cent) francs.
- Qui a l’intention de se présenter à ce Concours devra le déclarer, dans le terme ci-dessus indiqué, par une lettre adressée au Président de l’Académie, et transmettre l’ouvrage par lequel il concourt. Cet. ouvrage devra être imprimé; on ne tiendra aucun compte des manuscrits. Les ouvrages qui n’obtiendront pas le prix dont il s'agit, 11e seront pas rendus aux concurrents.
- Aucun des Membres associés nationaux, résidants ou non résidants, do l’Académie de Turin ne pourra obtenir ce prix.
- L’Académie donne le prix à celui des savants qu elle en juge le plus digne, même s’il ne s’est pas présenté au Concours.
- TRACTION
- Comparaison expérimentale de l’archet et du trôlet. — Sous ce litre M. René Philippe, ingénieur des Ponts et Chaussées, publie dans le Génie Civil du 2 février (t. XXXVIII, p. 220), une courte note d’où nous extrayons les renseignements qui suivent :
- La supériorité prévue de l’archet sur le trôlet, pour ce qui concerne les aiguillages, sc trouve continuée nettement par l’expérience. Le passage de la voie principale à l'embranchement esl aisé ; il a lieu sans l'intervention du personnel, qui h’a plus qu’à effectuer la manœuvre des aiguilles. Dans les courbes cl les contre-courbes, on peut sc permettre un écart plus grand entre le tracé en plan du câble supérieur et celui de la voie ferrée.
- La forme d’archet fmalement adoptée est la forme triangulaire qui, mieux que la forme rectangulaire primitivement employée, empêche la rupture du contact par échappement du conducteur. Pour éviter l'usure de celui-ci par frottement, le coté supérieur de l'archet est constitué par une tige de laiton entourée d'une couche épaisse de métal blanc, ou bien par une barre d’aluminium creusée en forme de U dans la rainure de laquelle on met un corps gras, ou bien
- encore par une barre en forme de \V dont la cloison centrale est en métal blanc et dont les deux rainures sont remplies de matière grasse. Les archets graisseurs ont non seulement l’avantage de réduire considérablement les frottements, mais encore le suivant : en hiver, la mince couche de graisse permet de détacher aisément du fil le givre et la neige et diminue ainsi les chances de rupture.
- Un frotteur revêtu de métal blanc dure quinze jours : au bout de ce temps il est nécessaire de remplacer l’enveloppe; le frotteur en aluminium peut effectuer un parcours de 8000 km., c’est-à-dire qu’il reste en service pendant un mois et demi à deux mois. (A Bâle quelques frotteurs ont fourni 18000 et même 20000 km, mais ils avaient une forte section et une faible rainure). Les frais d'entretien, sensiblement les mêmes dans les deux cas, sont insignifiants : à Dresde, ils n’atteignent pas 0,09 centime par kilomètre-voiture.
- Lin raison delà faible pression qu’exerce 1 archet sur le conducteur, celui-ci s’use moins vite avec l’archet qu’avec le trôlet. Dans le dernier cas, l’usure se produit surtout latéralement, la roue de trôlet frottant par ses joues; avec l’archet, l’usure se produit à la partie inférieure du conducteur qui peu à peu devient plane : la surface frottante se trouve ainsi augmentée et la pression par unité; de surface atteint bientôt une valeur si petite que l'usure devient inappréciable. Avec un fil dur de 8 mm. de diamètre la surface plane cesse de s’étendre quand elle a 3 mm. de large; après quatre ans de service, un tel fil n’a perdu que 0,4 mm sur son diamètre vertical, soit 5 p. 100; dans les courbes l’usure peut atteindre
- Aussi l’auteur croit-il que là où l’on n’exige pas le trôlet latéral, l'archel pourrait avantageusement remplacer le trôlet axial, surtout dans les cas où l’on a besoin de prendre et do quitter fréquemment le conducteur comme cela a lieu sur les lignes dont certains tronçons sont équipés avec conducteurs aériens, d'autres avec contacts superficiels ou avec caniveau.
- APPLICATIONS THERMIQUES
- Procédépourla concentration del’acidesulfurique au moyen d’un courant électrique. — Dans le Génie Civil du 16 lévrier 1901, M. Léon Gaillet consacre un article sur les « Industries chimiques à l’Exposition » dans lequel nous détachons le paragraphe ci-dessous relatif à cette application de l’électricité :
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- CXIV
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 2 mars 1901
- M. IIi.otjnt a préconisé le chauffage de l’acide à concentrer par un (il de platine placé dans le liquide et porté à une température suffisamment élevée par un courant électrique. En se servant d’un fil de 5 millimètres de diamètre et de 77 centimètres de longueur, chauffe à 480°, on concentrerait 24 kg d’acide par vingt-quatre heures. Pour faire 100 kg d’acide à 66u, en partant d’acidc à Go0, il faudrait 44,2 chevaux-heure. Si la dépense en charbon est bien supérieure à c.elle occasionnée par les autres appareils, le prix et l'usure des récipients sont diminués dans de très grandes proportions ; en effet ccs vases ne transmettant plus la chaleur, peuvent être construits en métaux plus communs, et l'attaque par l’acide a lieu d'une façon beaucoup moins sensible.
- ÉCLAIRAGE
- Compai'aison des prix de revient des divers modes d’éclairage. — Sous ce litre, nous publiions récemment (Supplément du l>5 janvier t. XXVI, p. 1.1) quelques données fournies par M. Kjaer et par M. Guérin. D’une oomiminica
- tion faite ait Congrès international du Gaz de if)oo, par M. Lucomte, inventeur d’un brûleur à gaz et d’un brûleur à alcool, nous extrayons le tableau suivant relatif aux éclairages par le gaz, l'essence minérale et l’alcool.
- Ce tableau a été dressé d’après des essais authentiques effectués dans plusieurs laboratoires par divers opérateurs.
- Pour le prix de comparaison,.lc.gaz a été supposé à o,3o fr le mètre cube ; l’alcool dénaturé à o,65 fr le litre, soit 0,78 fr le kilogramme ; l'alcool carburé à 0,6a i’r le litre, soit 0,76 fr le kilogramme ; l'essence minérale densité, 0,680 à 0,40 fr le litre, soit 0,66 fr le kilogramme.
- Ce tableau démontre que le choix du bec n’est pas indiffèrent puisque,' suivant le bec, le môme liquide donne la carcel-heure pour 1,1 centime ou a,3 centimes, et même l’alcool carburé, clans les meilleurs becs, coûte environ deux fois autant que le gaz ; seule, l’essence minérale, hors Paris, coûte seulement 3o p. 100 de plus que le gaz ; on remarquera également que le rendement de l’essence, directement utilisée à l'état de vapeur est supérieure à celui de l’essence en dilution dans l’air.
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- 1901
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 2 mars
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- CXVÎ
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 2
- 1901
- tenant à l’Etat.
- A la même circulaire est jointe une notice exposant les précautions les plus urgentes à prendre en cas d’aroi-
- runt électrique. Cette notice doit être affichée dans tous les lieux où le public se trouve exposé à des accidents
- Vous aurez à contrôler l’exécution de cette prescrip-
- Circulaire n,J 43 bis, du 15 octobre 1900, relative à l’application de la loi du 25 juin 1895 sur l'etablissement des conducteurs d’énergie électrique.
- Monsieur le préfet : aux termes de la circulaire n° 43 du 5 septembre 1898, 1 instruction technique pour l’établissement des conducteurs d’énergie électrique doit être revisée chaque année après avis du Comité d’clec-
- d’électricité en juillet 1900.
- Je vous prie de substituer ce nouveau texte à l’ancien.
- En raison d'accidents graves survenus sur des instal-
- cité a été amené à émettre l'avis qu’à l’avenir lorsque de grands réseaux de distribution à courants alternatifs ou à courants continus à liante tension desservent un certain nombre d’agglomérations distantes les unes des autres,
- ' iu L’existence d’un moyen de communication directe et indépendante entre chaque agglomération importante
- rJ L’installation d’appareils permettant, en cas d’accident, de couper le circuit à l'entrée des conducteurs
- Il y aura lieu d’appliquer dorénavant ces nouvelles i prescriptions et même, au cas où la sécurité publique l'exigerait, on devra les imposer aux installations existantes..
- En outre, le Comité d'électricité a adopté la rédactiou de la notice ci-jointe destinée à être affichée partout où
- d'énergie électrique. Celte notice donne connaissance au public des précautions à prendre et des premières mesures à appliquer en cas d’accident ; elle est rédigée dans des termes qui la mettent à la portée des personnes les moins instruites. Elle devra être répandue à profusion dans toutes les localités parcourues par des courants électriques dangereux et affichée sur les poteaux des lignes d’énergie et dans tous les endroits où la chute accidentelle d'un conducteur peut le mettre à
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- 1901
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- vont présenter toutes les garanties de solidité néces-En particulier, les supports en bois doivent être
- isolateurs consécutifs ne doit pas être supérieure à
- Instruction technique pour F établissement des conducteurs d’energie électrique (juillet
- qu un conducteur est recouvert d'un isolant, la matière isolante doit avoir une épaisseur d’au moins i mm et
- § 3. — Interdiction de l'accès des conducteurs au pu-tée du public (*) ;
- h) Chaque support portera l’inscription : a Défense c) Dans le cas de courants continus à tension supé-
- 5o cm, à partir de 2 m au-dessus du sol, de dispositions
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- CXX1V
- Supplément à L’Éclairage Êlectriqt
- 1S01
- Dans l'intervalle des services de traction, les moteurs faisaient environ 165 tours par minute et ils développaient un travail indiqué de 3<) chevaux par ,\o admissions à la minute ; on lisait au tableau de 28 à 3'» ampères par 040 à 5G5 volts.
- Le gaz fourni par le gazogène gardait uy pouvoir mdyèn.très constant, correspondant à 1 243 calories par mètre cube, à o° et 7$o mm de pression, à volume constant, vapeur d'eau condensée. Ce pouvoir a été déterminé dans le laboratoire de Lille à l’aide de la bombe eudiomél rique de AI. Aimé Witz. Les nombreux diagrammes relevés au cours de ces essais témoignenl de la constance de la qualité du gaz.
- pendant six heures, en utilisant le courant sur des tonneaux renfermant une dissolution de sulfate de soude.
- Les moteurs A et B actionnaient une des dynamos. Le combustible employé était de la braiset.te d’Anziu, criblée à 30/007, renfermant près de 10 p. ro<> de cendre eL chargée de 1 p. 100 d'humidité, le poids de l’hectolitre était de 76,0 kg.
- La chaudière était chauffée par des fines, dont une partie était constituée par des menus de braisetle et des escarbilles extraites par criblage des cendres du gazogène.
- O11 a consommé en six heures :
- 1.46,5 kg de braisetle, soit 140 kg, humidite déduite dans le gazogène et 07 'kg de menus sous la chaudière, ce qui fait 202 kg en tout et correspond à 33,G kg par heure.
- La marche des moteurs a donné les résultats sui-
- Moteiir < A' ' l65s8a Par / 6S,3i sur 82,91
- Moteur , p ,66,4a » .. 63,25. ». 83,21
- Kn moyenne il se produisait par conséquent (>*>,73 admissions sur 83,oG, c’est-à-dire 79 p. 100 ; les moteurs n’étaient donc pas à leur limite de puis-
- La pression moyenne des diagrammes était de :
- d’où ressort un travail’indiqué de :
- 27,68 ChC*d°X 10 9 13
- donnant Go,08 chevaux pour les deux moteurs, d’où eu défalquant les résistances passives, oo,<)0 chc-"Vaux disponibles sur l'arbre des moteurs.
- 1 Lo- cheval-heure effectif ressort donc à une consommation de 65q grammes sans déduction des cendres et des escarbilles, ces dernières réutilisables en partie.
- La consommation de charbon par kilowall-hcurc a été trouvée de t 073 gr.
- La consommation d’eau vaporisée sous une pression de 4, j kg a été seulement de 37 kg par heure.
- Les tramways électriques de Bordeaux. — Nous lisons dans le dernier Bulletin Thomson-Houston :
- L’installation des tramways électriques de Bordeaux, faite par la compagnie Thomson-Houston, comportait, d’une paît, la transformation de lignes jusqu’alors exploitées au moyen de la traction animale, d’autre part, le prolongement d’un certain nombre de ces lignes cl la création de lignes nouvelles.
- Le réseau à transformer comprenait 11 lignes, représentant un tracé de .41 km dont 1 4,5 km en voie double et 25,5 en voie simple, soit 53 km de voie.
- La transformation du mode de traction a d’abord conduit au doublement des voies partout où il a été possible de le faire, et le service de ces lignes a été considérablement augmenté dès que la traction électrique a été substituée à la traction animale.
- Les nouvelles voies à créer comprenaient, indépendamment des prolongements de lignes anciennes, la construction de 5 nouvelles lignes et le réseau ainsi complété comprend actuellement 82 km de lignes exploitées au moyen de 200 voitures automotrices et de 100 voitures de remorque.
- Usine génératrice. — Bien que le réseau des tramways de Bordeaux soit très étendu, une seule usine génératrice suffit à son alimentation sans qu’il ail été nécessaire de créer une ou plusieurs sous-stations, et cela grâce à la disposition meme du réseau qui comprend un certain nombre de lignes circulaires formant éventail, et des lignes rayonnantes allant du centre à la périphérie et sectionnant les précédentes.
- L’usine génératrice, d’une superficie de 5 i33 m-, est située à la Bastide, près de la gare de la Compagnie d’Orléans, et à 200 m de la Garonne; sa position à proximité d'une gare et du fleuve rend très faciles les approvisionnements de charbon, et réduit considérablement les frais de transport.
- A cet effet, des voies seront très prochainement construites pour relier l'usine à la Garonne et à la gare, et permettre ainsi de transporter économiquement les-combustibles ou autres matières arrivant, soit par chemin de fer, soit par bateau.
- Chaufferie. — La chaufferie, à niveau du sol, a 4o m de longueur, sur 17,00 m de largeur et i3 m de hauteur; elle doit comprendre t3 générateurs dont 8 sont actuellement installés et 4 autres en cours de construction.
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- Supplément à L'Éclairage Électriqi
- 1901
- cxxr
- ries de 4, sont timbrés à t>. kg : cm2 et présentent chacun 170 m- de surfare de chauffe; 1 ensemble des 8 générateurs déjà installés peut fournir 20000 kg de vapeur à l'heure, ce qui correspond à 1111e puissance de 3 uoo chevaux environ qui sera portée à 5oo chevaux lorsque la nouvelle batterie de 4 générateurs sera installée.
- Les carneaux de fumée occupent toute la partie arrière des chaudières; les fumées peuvent être évacuées au moyen cl un système de vannes, soit directement dans la cheminée, soit en passant préalablement par un économiseur type Green de 400 ru2 de surface de chauffe.
- La cheminée, haute de no 111, mesure à la base 5,5o m de diamètre extérieur et 3,i5 m de diamètre intérieur; au sommet, son diamètre intérieur est de
- L’eau d'alimentation des chaudières est prise dans une bâche alimentaire de 4 m’ située au-dessous du sol et alimentée elle-même par deux grands réservoirs de 4 m de hauteur et n m de diamètre, placés sur des pylônes eu charpente métallique de 4,5o rn de hauteur.
- Les réservoirs peuvent recevoir soit 1 eau de la ville, soit 1 eau dun puits creusé pour obtenir de Iran d’inlillration de la Garonne, celte eau étant elevee jusqu aux réservoirs par une pompe centrifuge actionnée par un moteur E-8. Disons en passant que ce moteur, pince sous les réservoirs, actionne egalement quelques machines-oulils installées ces mêmes réservoirs pour les réparations couran-
- Troi* pompes a 2 cylindres, capable de débiter chacune 20 000 litres a 1 heure, aspirent 1 eau dans la bâche alimentaire et peuvent la refouler, soit directement dans les chaudières, soit en passant par l’cco-nomiseur, ce qui est le cas dans la marche normale. Deux de ces pompes sont à vapeur et la troisième est commandée par un moteur électrique cuirasse du type E-8 Thomson-Houston, tournant a i 000 tours-minute: ce moteur actionne egalement, par un renvoi de mouvemen
- la commande des
- racleiu En fi
- pendant l’a
- le des chaudières, se trouve drogene de 70 kilowatts qui usine et du dépôt de Lescure
- sc compose d’une machine à vapeur verticale, directement accouplée pur un manchon élastique à une dynamo du type M-P-70 üo, Un panneau de distribution, placé tout à côté de la dynamo, permet au mécanicien chargé de la conduite de ce groupe, de régler le courant d’éclairage.
- Le réfrigérant installé dans la cour d'arrière est constitué par un ensemble de canaux et de gouttières divisant méthodiquement l’eau de condensation élevée à la partie supérieure de l’appareil par une pompe centrifuge directement actionnée par 1111 moteur électrique. L'eau ainsi divisée en minces filets tombe sur un ensemble de lattes en bois disposées en chicane, qui la laisse retomber en gouttelettes. Une grande cheminée enveloppe les groupes de lattes et sert à établir un tirage qui refroidit encore l’eau tombant en gouttes. Cette eau froide est recueillie dans un large bassin et amenée dans un égout longeant les machines où elle est aspirée directement par la pompe à air. C’est dans ce même égout que doivent se rendre les eaux de condensation iciir-nies par le puits artésien, creusé à cet effet et encore en cours de forage. Ce puits a actuellement 3oo m de profondeur.
- Partie mécanique. — La salle des machines mesure 4 à 111 de longueur sur 18 m de largeur ; elle est au premier étage, à 3,40 m au-dessus du sol de la cour; de larges ouvertures vifrées donnent tout le jour et l'aération désirables.
- L'énergie fournie par l'usine est produite par des groupes électrogènes de Sou kilowatts ; deux de ces groupes sont actuellement en seivice, et deux autres en cours de montage.
- Chaque groupe comprend une machine à vapeur eompound à condensation de 700 à 1 000 chevaux et une dynamo de 000 kilowatts du type MP-8-000-90. Les cylindres des machines à vapeur sont à quatre distributeurs genre Corliss, dont deux à déclic pour l'admission.
- Leurs dimensions principales sont les suivantes :
- Diamètre du petit cylindre : 600 mm.
- Diamètre du grand cylindre : y5o mm.
- Course commune : 1 080 mm.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 9
- 1901
- soit à échappement à Pair libre, le passage d'un régime à l'autre sc faisant par la simple manœuvre d’une vanne.
- Les condenseurs sont à mélange et placés dans le sous-sol; la commande de la pompe à air est faite dans chaque machine par le piston du gros cylindre.
- Le volant a un diamètre de Ci m et pèse ï'i tonnes; il est calé sur l’arbre moteur à côté de l'induit de la dynamo et entre les deux paliers; l'induit pèse i3 tonnes; chaque volant est muni d’un vireur à engrenages.
- Toutes les commandes d’admission, d'échappement, de robinet d’injection d'eau au condenseur, de purges, etc., sont ramenées au-dessus du sol et à la portée du mécanicien.
- La vapeur est amenée des chaudières aux machines par une série de cols de cygne partant des valves de prise de vapeur des chaudières et aboutissant à une tuyauterie en boucle ; de ccttc boucle, et du côté opposé aux cols de cygne, se trouvent les prises de vapeur d’un côté ou de l’autre de la boucle par un jeu de vannes.
- La boucle de vapeur est inclinée de telle façon que les eaux provenant de la vapeur condensée soient recueillies dans des séparateurs d’eau placés sur les tuyaux de prise de vapeur des machines dans les sous-sols et évacuées par des purgeurs automatiques.
- Partie électrique.•— Le courant produit par l'usine électrique doit fournir l’cnergie nécessaire aux services suivants :
- i° L’alimentation des lignes aériennes;
- 2° L’alimentation des tronçons dévoies en cani-
- 3° L’éclairage de l’usine, des kiosques, bureaux d’attente ;
- 4° L’alimentation, à l’usine génératrice, des divers moteurs actionnant üéconomiseur, la pompe alimentaire, celle du puits, du réfrigérant ; .
- 5° L'alimentation du dépôt de Lescure pour tous les services électriques de ce dépôt, c’est-à-dire l’éclairage et divers moteurs. (Cette alimentation peut être assurée d’autre part par un feeder spécial) ;
- 0° L’alimentation du dépôt de Tivoli pour l’éclairage et la force motrice.
- L’énergie est fournie, comme nous l’avons dit, par
- quatre groupes électrogènes; la dynamo de chacun de ces groupes est d’une puissance normale de 5oo kilowatts, hypercompoundée pour donner à vide une tension de 5oo volts et tournant à y 5 tours. Les conditions de fonctionnement do ces dynamos sont absolument remarquables ; le calage des balais demeure absolument constant entre la marche à vide et à pleine charge, sans qu’aucune étincelle ne se produise, et réchauffement de toutes leurs parties est relativement peu élevé.
- L’usine comprend en outre, pour l'alimentation des tronçons en caniveau souterrain, des groupes moteurs générateurs constitués chacun par un moteur et une génératrice type M. P. 6; la génératrice est hypercompoundée pour donner un voltage de 55o volts à pleine charge de i5o kilowatts, et de Soo volts à vide, à la vitesse de pjo tours.
- Tableau de distribution. — Le tableau de distribution comprend d'abord les panneaux de mise en marche des dynamos avec tous les appareils de réglage et de sécurité ; le couplage en parallèle de ces machines se fait de la façon la plus simple. Chaque panneau peut alimenter la barre générale positive du tableau, en passant par un interrupteur automatique, réglé à i 25o ampères ; c’est de cette barre queparlent les feeders d’alimentation des ligues de trôlet en passant par divers appareils montés sur un panneau pour chaque leedcr. Un interrupteur automatique installé sur chacun de ces panneaux est réglé suivant le courant maximum admis dans la section alimentée par ce feeder.
- Tous les autres services, c’esl-à-dire ceux desmoteurs, de l’éclairage de l’usine, ne sont pas alimentés par la barre générale positive, mais par une barre positive spéciale, chaque dynamo pouvant alimenter cette barre par un interrupteur spécial et un coupe-circuit fusible.
- Le tableau de distribution comprend encore, pour le service de chaque groupe transformateur :
- Lin panneau pour le moteur, comprenant un interrupteur automatique branché sur la barre positive spéciale, un rhéostat de démarrage et tous autres appareils nécessaires ;
- Un panneau pour la génératrice ;
- Les deux panneaux de génératrices alimentent deux barres spéciales qui longent le tableau jusqu’au
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- Suppkément à L’Éclairage Electrique du 9 mars 1901
- panneau de départ des feeders du caniveau souterrain ; ce panneau permet l'inversion des pôles sur les feeders de caniveau souterrain.
- La barre négative existe sur toute la longueur du tableau; elle peut être connectée d’une part, aux câbles négatifs des dynamos génératrices de 5oo kilowatts et aux câbles négatifs des moteurs du caniveau. D’autre part, elle reçoit le courant des feeders de retour; ces feeders sont réunis en trois groupes dont L’un esL relié directement, à la barre négative ; les deux autres sont réunis à des panneaux dits de sous-volteurs. Ces panneaux permettent de relier le feeder de retour à la barre négative, soit directement, soit par l'intermédiaire d'une dynamo spéciale excitée en série par le courant de retour lui-mômc cl entraîné par un moteur alimenté à ooo volts sur la barre positive spéciale ; dans ces conditions, lorsque celte dynamo est mise en service, le courant de retour par le feeder correspondant augmente jusqu’à ce que l'augmentation de la perte de voltage dans le feeder soit égale au voltage créé dans la dynamo par le courant lui-méme qui excite cette dynamo, pour régler la valeur du courant que l'on veut faire rentrer à l'usine par l’un ou l’autre feeder. L’excitation en série de la dynamo est shuntée par un rhéostat réglable .monté sur le tableau et qui permet de faire passer clans l'enronlcmenl en série une fraction suffisante du courant total pour produire le relèvement du voltage
- Deux groupes de feeders de retour comprennent chacun une dynamo pour relever le voilage du courant ramené à la barre négative générale : ces deux dynamos sont constituées par deux induits calés sur le même arbre et commandés par un moteur unique.
- Le tableau de distribution est complété pat* les panneaux des divers circuits d’éclairage de l’usine et des moteurs.
- Enfin, au centre du tableau, se trouve le panneau de contrôle sur lequel aboutissent les fils pilotes destinés à indiquer les perles de voltage dans les rails servant au retour du courant.
- La salle des machines est reliée au rez-de-chaussée par quatre escaliers placés auprès des machines pour permettre aux mécaniciens de se rendre rapidement, en cas d'avarie quelconque, aux appareils contenus dans le sous-sol. Ce rez-de-chausséc contient toutes les tuyauteries de prises de vapeur, les tuyauteries intérieures des machines, les condenseurs et tous les câbles reliant les différentes machines électriques au tableau de distribution ; au-dessous du tableau de distribution de la salle des machines est installé un tableau duquel parlent tous les feeders. Dans cette salle du rez-de-chaussée sont aussi installés les tuyaux de décharge des condenseurs qui aboutissent à un grand collecteur de 800 mm de diamètre, longeant tout le sous-sol et permettant l’envoi de l’eau sortant des condenseurs soit au réfrigérant, soit à la Garonne, par un égout de »85 m de long, construit spécialement pour cet usage.
- Les bâtiments de l’usine renferment encore deux laboratoires : l’un de mesures électriques, l’autre de chimie. Le laboratoire de mesures électriques est situé dans le bâtiment d’habitation; il est pourvu de tous les instruments et appareils nécessaires pour effectuer les mesures d’isolement des feeders et relié dans ce but au tableau de feeders par une ligne soigneusement isolée. T.e laboratoire de chimie, situé sous les réservoirs d'eau, près de l’atelier de réparations. possède les appareils nécessaires pour faire des analyses de i’eau du puits destinée à l'alimenta*
- tion des chaudières, les analyses et essais de charbon, soit à la réception, soit des échantillons fournis lors du concours pour la fourniture.
- Disons pour terminer qu’une tuyauterie générale d’incendie avec postes en nombre suffisant a été établie avec une juste prévoyance ; les pompes alimentaires sont prévues pour ce service, et le personnel de l'usine est mis au courant, par des exercices fréquents, des différentes manœuvres à exécuter eu cas de sinistre.
- Àl.tMENTATTON ET SECTIONNEMENT DU IlÉSEAU. ------
- La partie aérienne du réseau de Bordeaux est alimentée par l'usine génératrice an moyen de quatre feeders, la partie en caniveau recevant le courant par deux feeders spéciaux.
- Il a été jugé ulile de sectionner le réseau des lignes aériennes en autant de parties que de feeders, chacun de ces derniers alimentant en un ou plusieurs points le secteur qu’il dessert. Ces points sont presque tous sur la ligne des Cours, qui forme la première et la plus importante ligne concentrique ; le courant est ensuite transporté aux boulevards qui forment la seconde ligne concentrique extérieure, par la ligne qui va du centre de Bordeaux vers la périphérie. Chaque secteur alimenté par son feeder spécial, est indépendant des autres, et l’on a laiL en sorte d’englober, autant que possible, des lignes entières clans le même secteur. Le? limites des secteurs‘sont déterminées par des interrupteurs de section ouverts en temps normal, lin cas d’accident sur l'un des secteurs, il est de la sorte facile de l’isoler immédiatement par une simple manoeuvre faite à l’usine. S'il est nécessaire, au contraire, de retirer momentanément un feeder du service, il suffit de fermer les interrupteurs de partage pour alimenter son secteur au moyen des feeders de secteurs voisins.
- Mous ajouterons, qu’en outre de ces interrupteurs d’alimentation et de partage, il a été placé aux abords de chaque carrefour des interrupteurs de section permettant d'isoler, en cas d’accident, une fraction de la ligne sans interrompre le service sur les lignes ou portions de lignes voisines.
- Ligne aérienne. —• Le système de lignes aériennes qui a été imposé à Bordeaux est celui du trolet latéral.
- Malgré les nombreuses sujétions qui rendent ce système plus compliqué et moins pratique que celui du trolet axial, la Compagnie Thomson-Ilouslon a pleinement réussi dans son execution ; elle fait remarquer cependant que les inconvénients qui résultent du système latéral ne sont pas compensés par une simplification dans la construction des lignes qui sont, au contraire, beaucoup plus compliquées, notamment à tous les carrefours où se présentent des croisements ou bifurcations.
- A Bordeaux le désaxemenl atteint est en moyenne de a m à a,00 rn, mais il atteint fréquemment 3 m et quelquefois H,5n m.
- La ligne est constituée partout par deux fils de cuivre dur de 8,->.â mm de diamètre, supportés tous les !15 à ',0 m environ soit par des fils transversaux, soit par des potences.
- Le mode de suspension et d’équipement des lignes diffère avec la nature des voies empruntées, et a été très heureusement approprié au caractère de chacune d’elles. C’est ainsi que, sur les promenades plantées d’arbres touffus et élevés, comme sur la ligne des boulevards qui entoure la Ville sur une longueur de près de 12 km, les fils sont supportés par des fils transversaux dac-ier galvanisé, tendus qntre des
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- Supplément à L'Éclairage Électrique
- poteaux dissimules dans les arbres : les lils de irolel sont rejetes de chaque cote des voies et rendus presque invisibles par le feuillage, surtout dans la plus belle partie de cette promenade comprise entre la rue Judaïque et la rue Croix-de-Seguey.
- bur d autres sections, ou 1 exiguïté des trottoirs ne permettait pas 1 emploi de poteaux en bordure, les lignes sont équipées egalement avec des fils transversaux, mais supportes par des rosaces partout ou la hauteur des maisons 1 a permis
- Dan-s les rues a trottoirs assex larges, ou la voie
- portée par des potences placées d un seul cote de la chaussée. D autres lignes, au contraire, sont munies de chaque cote de courtes potences supportant chacune un Id et rejettent ainsi la ligne aerienne sur les deux cotes de la-chaussée.
- Dans les rues a double voie, mais a un seul trottoir. les ligues sont suspendues au moven de consoles 1res allongées, d un modelé spécial: le desaxemenL de la tôte du trolet v est toutelois pousse a son extrême limite, de manière a réduire la longueur de ces consoles.
- Dans les larges arteres, les lignes sont suspendues au moven de poteaux places sur les reloges existant dans 1 entrevoie, et munis d elegantes consoles doubles qui doivent recevoir chacune une lampe a arc.
- Le travail de pose de 3a poteaux, suri unique pont de :kio m de long e1 n m de large qui dessert la ville de Bordeaux. a etc elleetue, comme tons les travaux, sans gener ou arrêter un seul moment la circulation qui v est 1res intense.
- Les travaux d installation de lignes aeriennes et de
- Les trois premiers de ces feeders ont «-te notamment poses sur toute la longueur du pont en une
- La pose de la voie ne lut pas moins rapidement executee : trois jours exactement subirent pour poser successivement les deux voies, soit i ooo m de voie simple, et elfectuer le dépavage et le repavage, sans interrompre la circulation.
- N oies de roulement. — Les voies du reseau de Bordeaux sont a ecartement de 1.44 m comme l’étaient celles de I. ancien reseau. Elles sont constituées par des rails a ornières de 4b kg le métré cou-
- bur la plus grande eteudue du réseau, les |oints des rails sont coules suivant le procédé balck que nous avons étudié dans un bulletin precedent : sur quelques autres lignes, celle des bouievarde notamment qui lorme la périphérie du reseau. les-joints -sont eclisses au moven de fortes eclisses a deux boulons, et la continuité électrique est obtenue par deux railbonds a chaque joint.
- Voies en caniveau. — Les parties de voie on caniveau comportent un développement de 4 000 m de voie simple : lesvsleme adopte est celui du caniveau a ramure centrale.
- Matériel roulant. — Les voitures automotrices du reseau de Bordeaux ne comportent qu une seule classe : elles peuvent recevoir 3b voyageurs dont 22 à. 1 intérieur et 16 sur.les deux plates-formes.
- Leur équipement électrique .consiste en deux contrôleurs rhéostatiquès.' commandant un moteur type Tll-a de « > chevaux de force; c’est-à-dire d'une puissance suffisante- pour actionner, à une vitesse normale, une voiture automotrice accouplée à une
- voiture «le remorque et transporter arnsi 80 vova-
- Ainsi que nous lavons dit. le materiel roulant comprend 0.00 voitures automotrices et -100 voitures de remorque ; elles sont reimsees aux depots de
- perlieie de 60000 m3 , peut contenir seul-, aaa voi-
- Eclair.vce elegtrioue. — L’eclairage électrique comprend, d une part, celui de toute 1 usine et de toutes ses dépendances. 1 éclairage du depot de Los-eure et celui de Tivoli, enim 1 éclairage des kiosques, dos bureaux d attente et celui de tous les points de la ligne aerienne ou il existe des aiguilles manœuvrables.
- L éclairage de l usine est entièrement installe sur circuits a. » 00 volts ; 1a lampes a are dit tvpe envasé.clos Thomson-I lousfon v fonctionnent d une maniéré irréprochable. Ces lampes sont montées sur 3 circuits indépendants, par a en sérié. Des circuits de lampes
- complètent cet éclairage.
- Au depot de Lcscure et au depot de Tivoli. 1 éclairage est obtenu par des lampes a arc du meme type et groupées de la meme maniéré qu a 1 usine : 1 éclairage plus particulier des ateliers, bureaux et batiments d administration est assure par des circuits de lampes a incandescence a 110 volts, ce qui permcL une meilleure répartition de 1 éclairage.
- Les circuits a 110 volts sont alimentes dans les de-
- est branche sur Je circuit a ooo volts, et dont la dynamo fournit le courant a un volts: ajoutons d autre part que ces dvnamos a 110 volts peuvent travailler en parallèle avec nue, batterie d accumulateurs chargée pendant les heures ou 1 éclairage ne fonctionne pas.
- L onorgie électrique necessaire a ces.divers services d éclairage est lournie. pendant la marche de I. usine par les grosses machines de traction durant 1 arrêt de ces machines. 1 unité spéciale de 70 kilo? watts placée dans la chaufferie assure 1 éclairage de 1 usine et celui du depot de Lescure. Pour le depot de Tivoli, et pendant 1 arrêt des machines de traction 1 éclairage est assure parles circuits a 110 volts alimentes par la batterie d accumulateurs.
- L éclairage des kiosques, des bureaux d attente, et celui des points termmus est assure par des lampes a incandescence branchées directement sur les lignes de trolet.
- L installation des tramways électriques de Bordeaux est une des plus importantes que la Compagnie 1 homson Houston ait etlectuees jusqu ici ;• elle a démontre une lois de plus la valeur incontestable, les qualités de robustesse et d élasticité de notre materiel.
- Pour 11e citer qu un seul exemple nous signalerons simplement ce tait qu une seule dynamo de ;»oo kilowatts a pu assurer le service de 0.3 voilures automotrices et de 3 > de remorque. Aux a-coups assez frequents celte dynamo, dont le courant normal est de qto amperes,-débitait parfois jusqu a 1,200 -ampères.
- Les tramways de Dudley (Angleterre). — •Une brève description en est donnée par le Street Rnihvay Journal de lévrier.
- Le réseau est alimenté par quatre groupes électrogènes Westinghouse, dont trois dq
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- ÉLECTROCHIMIE
- Sur la préparation industrielle des hypo• chlorites. — Dans, un article, sur la préparation industrielle des chlorates et hvpoehlorites paru dans la Revue de physique et de chimie, M. A. BiioeiiKT a donné la description suivante des procédés Dermite, Corbin, Kellner, Haas cl Oettel; que nous reproduisons d’après. Y Industrie électrochimique (t. LTV, p. ioi). Il n'a pu obtenir de renseignements sur les appareils de la mai-son'Sehuc'kcrt et lés appareils Vogelsang qui sont employés dans quelques usines de blanchiment.
- Appareil Hermitc.— On en a construit deux types. Dans l’appareil-industriel, les anodes, étaient formées de toile de platine maintenue dans des cadres en éhonite. Ces cadres étaient jumelés et montés ensuite en quantité. Knlre ces anodes se trouvaient des’ cathodes formées de disques en zinc moulés sur un arbre -et animés d'un mouvement de rotation. 11 existait deux séries de cathodes correspondant aux séries dnnod.eS. Les deux arbres étaient iixés directement sur la cuve, qui agissait également comme cathode. L’électrolyte était formé d’une solution renfermant par mètre cube Ôo kg de sel marin et > kg de chlorure de magnésium. D’après ce que nous avons vu, il y a formation surtout d'acide hypochloreux et de magnésie qui reste en partie à l'état de boue sur les cathodes ; le dépôt qui se forme est enlevé par des frottoirs se-trouvant sur les cadres anodiques. L'appareil industriel demandait de i oou à 1.200 ampères et 5 à G volts ; il absorbait de 8 à y chevaux.
- L’appareil produisait en vingt-quatre heures une solution dont le pouvoir blanchissant était égal à celui de 12!* kg de chlorure de chaux, soit environ '|0 kg de chlore actit. Or, i 200 ampères ne peuvent donner pendant ce temps que :
- i 200 X M X 1,325 = 38 kg do chlore.
- On avait donc un rendement plus fort, que la théorie, mais il ne faut pas oublier que l'on admettait alors (et cela est encore admis aujourd'hui) que le pouvoir blanchissant des hypoehloriles éleetrolv-tiqucs était plus considérable que celui des liypo-chiorites préparés par voie chimique. Nous avons dit que cela- tenait évidemment à ce que ces. solutions, à base de chlorure do magnésium, renfermaient de 1 acide hypochloreux et que l’on comparait ces solutions avec des hvpoehlorites à réaction alcaline ou tout au moins neutre, dont l'action était intini-nient lente, Il est probable que dans les mômes conditions l'action serait la môme. L'estimation d'un liyporhloriie électrolytique déterminé d'après son pouvoir blanchissant ne pourra être exacte que si on le. compare avec un hvpochlorite obtenu par voie chimique, mais placé exactement dans les mêmes conditions d'acidité.
- D autre part, M. Lambert a trouvé que par l'emploi de leau de mer on arrivait à un rendement
- moyen de p. ioo, avec le sel marin à ’>2 gr par litre un rendement de Go à 70 p, ioo,
- Dans l'appareil domestique, la cuve électrolytique était formée d'un cylindre en fonte servant de cathode, dans.lequel plongeait un fil de platine servant d’anode; un certain nombre de ces cuves étaient fixées sur un tube servant à amener le liquide à élec-trolyser qui pénétrait ainsi par la partie inférieure et s’écoulait par la partie supérieure dans un collecteur. Les appareils élémentaires étaient montés en tension et de telle façon que l'ensemble pouvait être mis sur un circuit à 110 volts.
- On voit, d’après cela, que l'appareil ne pouvait donner do bons résultats, étant donné la grande surface cathodique. De plus, le prix de l'énergie dans les villes rendra toujours impossible la préparation pour' les usages domestiques des hypochlo-riles éîeclrolytiques, par suite du bon marché des produits préparés par voie chimique.
- 'Appareil Corbin. — Il est employé à Lancey dans la papeterie Berges.
- Il est a électrodes bipolaires; chaque électrode se compose d’une lame dé platine sertie dans un cadre en ébonile bu 'autre matière analogue. Ces cadres sont, ajustés dans une eaisse et forment autant de • compartiments.
- Les- électrodes extrêmes reçoivent le courant de la façon suivante : les parois opposées de la cuve dans le sons de la longueur sont munies de deux ouvertures carrées à fermeture analogue à colle de trous d'homme. La plaque métallique est doublée de platine, elle obture l’ouverture par l'intermédiaire d'un bourrelet élastique. La vis servant à assurer la fermeture amène, le courant. . - ,
- Pour assurer la conservation des électrodes, on change de temps en temps le sens du courant.
- L’appareil renferme i3 lames de platine et absorbe iao volts et iào ampères, soit environ îi chevaux. On voit donc a priori que son rendement en énergie doit être faible; en effet, chaque cuve absorbe près de io volts; cela tient à ce que la solution employée est très étendue : elle est seulement à 2Ù5 Baumé, ce qui correspond à 20 gr de chlorure de sodium par litre. T.e même liquide sert indéfiniment. Malgré ces deux raisons, la perte en sel estencol'c assez grande, puisqu’elle représente 20 kg pour 100 kg de pâte de bois. Le liquide circule d'une façon continue; il sort ü’un récipient, arrive dans l’électrolvseur, puis dans un réfrigérant; il passe alors dans la pile de blanchiment où il se trouve en contact avec la pâle de bois chimique, c’est-à-dire traitée au bisulfite de chaux d'après le procédé de Mitscherlich, et déjà blanchie. On ne traite d'ailleurs par ce procédé que les qualités extra-blanc. Ces piles ont 2 m de diamètre, 1 de hauteur, ô de longueur; elles tiennent 720 kg de pâte qu'un agitateur fait circuler continuellement. L'écoulement continu se fait au moyen d'un tambour qui puise le liquide dans la pile d line façon constante et l'envoie dans un bac à double fond, d’où il est remonté dans le premier réservoir par une pompe centrifuge. Lorsque la pâte a un temps de contact suffisant, on l’envoiè dans le bac à double fond où elle s'égoutte.
- On admet que pour amener à l'extra-blanc 100 kg de pâte de bois il faut 20 kg de chlorure de chaux ; on voit donc que chaque appareil blanchissant en vingt-quatre heures c jo kg de pâté produit l'équivalent de tÔo kg d'hypoohlorite, soit 5o kg de
- La dépense sera donc :
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- L'Éclairage Électrique
- 1801
- ifjo kg de sel (îo kg X 7,5) à f> fr les ion kg. . 7,5
- 6oo chevaux-heure G. 5 X *4) à o,oi >5 (IO° ù'
- ch. an).................................... 6.90
- S <> U................ii,4°
- Ce qui rend le kilogramme de chlore à 0,29 fr, plus les frais d’amortissement, main-d'œuvre etc.
- Appareil Kellner. -- Les différents modèles de cet appareil sont employés avec succès, notamment dans les usines allemandes; ce sont des perfectionnements successifs du type primitif. •
- Le modèle primitif se composait d une cuve sur les parois de laquelle se trouvent disposés un certain nombre de liteaux alternant d une face à l'autre ; ces liteaux portent des électrodes, se trouvant ainsi disposées en chicane, entre lesquelles circule l'électrolyte. Ces électrodes étaient en charbon ou en métal platiné du côté servant d'anode.
- Dans le cas où l'on emploie des électrodes en charbon, iL faut mettre a la suite de 1 électrolyscur un filtre formé de colon de verre pressé entre deux lames de verre ou de porcelaine perforées, destiné à arrêter les particules de charbon entraînées provenant cle la désagrégation des électrodes. Les lames plaquées platine ne sont pas d'un bon_ usage. Cet appareil présentait l'inconvénient d'avoir des électrodes à grande surface; en outre, le liquide s’échauffait beaucoup.
- Le nouvel appareil sc compose d'une cuve en grès portant sur ses parois opposées des rainures destinées à maintenir les plaques do verre perforées, divisant ainsi la cuve en vingt compartiments d une largeur de i cm, Ces lames de verre servent de support aux électrodes de la façon suivante : de chaque côté se trouve une toile de platine ; ces toiles sont cousues ensemble au moyen de fils de platine posant à travers les trous et assurant la conductibilité du système, tout en le maintenant.
- l'n autre dispositif consiste à supprimer les toiles de platine et à employer simplement des fils traversant les lames de part en part, ces lames pouvant être soit en verre, soit en ébonite. Enfin, dans le dernier modèle figurant à 1 hxposition, la lame de verre est tout simplement entourée d'un fil de platine iridié, enroulé en spirale autour d'elle.
- La lame de verre est maintenue dans les rainures par serrage dans des gaines en caoutchouc. Les électrodes extrêmes sont formées de cadres constitués par des liges de cuivre habillées de tubes de platine, ces cadres supportant une toile de platine.
- L’électrolyte est formé d'une solution de sel marin généralement à io°.Baumé p. ioo, soit no kg par mètre cube. Il entre dans l’élcctrolyseur par une grosse tubulure placée à la partie inférieure et sort par une série de trop-pleins placés entre les lames de verre.
- On règle la vitesse du débit de façon que le liquide sorte avec une teneur de o,o5 p. îoo de chlore; il tombe alor3 dans un collecteur placé à la partie inférieure de l'appareil et dans lequel se trouve un serpentin en plomb durci dans lequel circule un courant d'eau froide. Une pompe centrifuge également en plomb antimonié remonte le liquide qui circule alors d'une façon continue, jusqu'à ce qu'il renferme de 0,7 à i p. ioo de chlore.
- D’après les données de la maison, un appareil Consommant en moyenne 112 volts et 1 f 4 ampères (soit 19 chevaux-vapeurs) donne en trois heures 35o litres d'une solution renfermant o,85 p. 100 de
- chlore, soit 5,5 kg de chlore actif. Le prix de ce chlore peut donc s'évaluer ainsi :
- G5o litres, soit 71,5 kg <lc sel à a fr les 100 kg . 1,45
- 19 chev -vap. pendant 3 heures, soit 5" ehev.-
- Amorlissetnent calculé sur un jour à 10 p. 100
- Soit pour 5,5 kg de chlore ...
- Ce qui remet le kilogramme de chlore à 0,7',5 fr.
- Si nous faisons le calcul du rendement chimique en quantité, nous voyons que, marchant avec 20 électrodes pendant trois heures à n\ ampères, nous devons obtenir :
- Soit un rendement de-
- Ce rendement n'est doncpas très élevé, étant donnée la faible teneur que l’on cherche à obtenir.
- Cet appareil, construit par la maison Siemens et llalske, est exploité par la maison Gebauer, de Char-lottenbourg.
- Appareil Haas et Œttel. — Cet appareil est à électrodes de charbon, la cuve est munie de rainures pour maintenir les électrodes, au-dessous desquelles se trouvent des plaquettes non conductrices destinées à éviter les courts-circuits produits par les boues qui se déposent dans le fond de l’appareil. Les électrodes sont bipolaires et peuvent durer quinze mois environ. La cathode finale est formée d’une plaque de fer.
- Le liquide ne doit pas rester dans l'appareil lorsque celui-ci ne fonctionne pas ; à cet effet, la cuve est montée sur un bâti en fer et peut recevoir un mouvement de rotation autour d’un axe horizontal ; il est alors facile de la laver par un courant d'eau.
- On emploie une solution de sel de Stassfurt dénaturé au pétrole, 1 p. 4 000, ou à la naphtaline; cette solution renferme 5o kg par mètre cube : elle est faite dans une cuve en bois munie d‘un agitateur et est envoyée dans l’électrolyseur ; elle circule dans celui-ci en passant alternativement dessus et dessous les électrodes pour changer de compartiment ; à sa sortie, elle est légèrement trouble par suite de particules de charbon entraînées ; elle passe alors dans trois bacs de décantation d’où elle sort limpide.
- On règle le débit suivant la richesse de la solution que l’on veut obtenir ; 011 peut s’assurer de la richesse de la solution par un moyen très ingénieux basé sur réchauffement. Dans les conditions où Ton opère, un échauffement de 5 degrés entre l’entrée et. la sortie du liquide correspond à 1 gr de chlore environ par litre de solution. On s’arrange en général à avoir une augmentation de i5 degrés, ce qui correspond à 3 gr de chlore par litre (environ 1 degré chlorométrique). L’appareil est en conséquence muni de deux thermomètres à l'entrée et la sortie du liquide.
- La maison Haas et Stalil, do Aue (Saxe), construit trois tvpes d’appareil marchant à 110 volts, pouvant produire en dix heures 1 200, 2 000 et 3 000 litres de solution à 2, 3, 5 gr de chlore par litre avec des intensités de 20, 4<> et 60 ampères.
- ]/appareil moyen permet de fabriquer par jour y kg de chlore ; la dépense est la suivante :
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- d kg de sel dénaturé à 20 fr la t
- Soit pour 9 kg. ... 7
- i le prix du chlore, nous avo
- 7,80 fr pour 9 kg, soit o,855 fr par kilo. Le rende-
- Rendort-^.= <,,848 ou 84,8 p. ,00.
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES
- ; J.-A. Fleming (E W, p.
- (ECZ, p. att, 1 Sur l’effet Voila; (
- Carraiia et M.-C. Levi (EV, p. 284. no-
- G. Plat- trique ; Arthur Schustk* (P Al, p. 227, févri ConductUnLité produite dans les gaz par le
- *77,
- , G.^ Commo (E^N, p.
- v,:hi iKC, p. 1.41, s
- :rolylique d’él
- liou avec’lu théorie des F. IIablr (Z E C, p. 441, 3r jan-
- m courant de particules électriques; Ed. Riecke (DA, t. IV, p.
- 'HATO (N C, p. 4l,
- 1 'Trqîdd^VgTn'v.1 £Zm(DAP IV,
- e (E R, p.3.M,zz février).
- «gaélique ; E.-C. Roa.ms (P R, p. 5o, janvier). <P,m gaz traversé par ml courant et décharge
- Stauk (DA, t. IV, p. 402-416, février),
- Sur l'inertie électrique et l'inertie de la couverture éler-
- CoiuluclünLité produite dans les gaz par le mouvem d’ions chargés négativement; John-S. Townsend (F
- Saï’l'ÎtdCLp magnétique sur la décharge à t ” " ..., p.^So.^ér • •
- J.-A. Fleem
- F'?p22
- 1 s tuoes d(PG'’8P8iCr.
- 1 p^Lj-S^Tyrier).
- p.55i, 1“ février; p. 588, 8 février; p. 609, 22
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- p.mvt.EW, p a;J, 16f
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- CX XXIV
- Supplément à L'Éclairage Électrique
- BIBLIOGRAPHIE
- Electricité et Optique. La Lumière et les théories èlectrodynamiques, par H. Poincaré, i vol. 8n de 6 *0 pages. Carré <‘t Naad, éditeurs, 1901,
- réédition de l’ouvrage Electricité et Optique paru* il y a quelques années : la troisième partie est consacrée à l’exposé de la théorie de Lorenlz. Les chapitres réédités
- électriques'ont fait l’objet d’un autre volume. Il subsiste . valu remanier, par exemple. les paragraphes relatifs à la
- très lentes et nous disposons aujourd'hui d’un grand . oscillations herziennes.
- 11 pourra paraître aussi qu’il n’a guère été parlé de la dispersion électrique, ^qui me semble pourtant intéres-
- expériences de M. Barbülicn, qui ne sont qu’une rcpéli-Tlming et de Drudc, ctfcctuées sur des centaines de
- dans la critique de ecs théories diverses, toute la sûreté devue à laquelle nous a habitués M. l'oincaré. 11 dissèque impitoyablement toutes les hypothèses avec la rigueur
- dans l'ombre. Mais à 'l'admiration se mêle pour ainsi
- dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- ce serait dépasser de beaucoup la p'ensée de'l’auteur que de tirer de son livre une condamnation absolue des
- M. Poincaré possède assez le sens de l’expérience pour progrès sérieux dans la physique expérimentale sans se
- après tout que cette considéralion soit exacte ou non. Si elle a conduit à un résultat, c'est là l’essentiel.
- En somme le mérite de Maxwell est moins dans l'exposé plus ou moins serré de sa théorie que dans les expériences de Hertz qu’elle a suscitées; de môme, quoi qu’on pense ou doive penser de la théorie de Lorenlz, il n’en est pas moins vrai qu’elle à engendré la
- Est-ce à dire cependant qu’il soit inutile de discuter après coup les hypothèses ? Assurément non, car il importe d’éliminer loul ce qui est arbitraire, et n’est pas
- méthode d'approximations successives. Aussi doit-on se trouver heureux, quand on peut prendre dans ces discussions un .guide aussi sûr et aussi éprouvé que M. Poinçaré. Pour rendre à chacun ce qui lui appartient, il convient
- .seconde édition est bien supérieure à celle de la première et d’en féliciter les éditeurs. M. L.
- Traité d’électricité industrielle, par R. Bus-.. quet, professeur à l'Ecole industrielle de Lyon, a vol. in-16 de 000 pages illustrés de 5oo figures. J.-R. Baillière et fils, éditeur, 19, rue Hautefeuille, Paris. Prix
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- C. XXXVI
- AVIS A NOS LECTEURS
- Il nous reste un trè§ petit nombre de collections complètes et un cer-’. tain nombre de volumes séparés des Revues suivantes :
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE.
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE.
- L’ÉLECTRICIEN.
- REVUE INTERNATIONALE OE L’ÉLECTRICITÉ.
- Nous fournirons à ceux do nos lecteurs <pii nous en ferons la demande par lettre affranchie le tableau de ces collections et volumes.
- Pour les numéros séparés dont la liste est trop longue lions prions .nos lecteurs de nous indiquer ceux qu’ils désirent.
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- Samedi 16 Mars 1901.
- • Année. — N° 11
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermie
- L’ÉNERGIE
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÈÙ£Q&fUQtJ£
- "'rcTF
- SOMMAIRE
- J. REYVAL. — L’Exposition Universelle :
- Groupe clectiog-ène de i5o kilowatts de MM. Mathor et Piatt et MM. Galloway et O.................... 385
- Alternateur de 9.70 kilovolts-ampères de I’AIIukuiiiu Sveusku Elektriska Aktiebaloget............... 38q
- K. -R. JOHNSON. — Sur les conditions de formation des décharges disruplives............................... 393
- Génération et distribution : Classification des appareils électriques par Ch.-P. Sth.inmi-tz .
- Force éleelromotriee de self-induction dans les transformateurs, par J.-B. Whiteuead......................
- Marche avide des transformateurs triphasés, par R. Goi.dscumi.dt..........................................
- Résistance des conducteurs de fer parcourus par des courants alternatifs, par C. Fr.i.nMAxx et T. Herzog.
- SOCIÉTÉS SAVA
- Société internationale des électriciens : Les scrv
- Picou...............................
- Académie des sciences : Lois de transparence de 1
- Sur la radio-activité secondaire des métaux, par I
- de rayons violets et ullra-\iolets, par S. I.sm Sur lu propagation des oscillations hertziennes d;
- Sur un nouveau siiiciure de cobalt, par P. LedLe
- iniverselle, par R.-V. Louis Blnoisi
- Association amicale des ingénieurs-éleclriciens. — Nécrologie : Delamare-lleboutlcville. — Téléphonie : Histoire de la téléphonie en France...................................................................e\
- Littérature des périodiques.................................................................................
- Adresser tout ce qui concerne la Rédaction à M. J. BLONDIN, 171, Faubourg-Poissonnière (9e arrondissement). M. R LO ND IN reçoit, 2, rue Racine, le jeudi de 2 à 4 heures.
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- Association amicale des ingénieurs électriciens ('séance du 26 février 1901). — La séance a lieu sous la présidence de m! Maurice Leblanc,
- NECROLOGIE
- ayant le plus contribué au déve moteurs à gaz, vient de mourir.
- e au Président de la Société
- des Ingénieurs civils pour
- de la Société Cockerill,
- Société Cockerill àWxpoaition 4c cette grande machine à gaz (;oo chevaux au gaz pauvre ou i ooo chevaux au gaz de ville!, qui a fait sensation au Chauip-de-Mars en tyoo. 'il était lier, et à juste litre, de l'exécution de cette œuvre qui. représente ce qui a été fait jusqu iride jdus considérable dans ce do-
- IIld>),ïl disparaît hélas” au moment où il a
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- Supplément à L’Éclairage Électnqi
- 1901
- être installés que dans l'immeuble où se trouvaille poste principal Cette condition cessa d'êire exigée, et la concession de postes supplémentaires à installer à des adresses quelconques fut autorisée moyennant un abonnement de 120 l’r par an et le payement, pour la ligne de raccordement, de la contribution de i5 fr par hectomètre de lil simple aux frais de premier établissement et d’une redevance d’entretien iixéc à 1,00 fr par hectomètre.
- La faculté d'utiliser leur poste pour la transmission clos télégrammes fut maintenue à titre gratuit dans les réseaux aériens ; dans les réseaux souterrains elle fut soumise à une redevance spéciale de
- Le tarif d'abonnement de 200 fr qui avait sa légitime raison d’ètre dans les grands centres de population, de commerce ou d’industrie, était trop élevé dans les villes d’importance secondaire, où le nombre des abonnés devait rester limité à un ehilfre assez faible et oii, par suite, le téléphone 11c pouvait procurer d'aussi grandes facilités.
- Pour répondre aux vœux quiavaient été formulés à cet égard, le montant de l'abonnement fut abaissé de 200 lr à i >0 fr dans les villes de moins de 2 j 000 habitants, par décret du 7 novembre 1890.
- De nouveaux besoins ne tardèrent pas à se manifester. Les villes dont l'importance ne comportait pas la création d'un réseau local avaient etc dotées de postes publics reliés au réseau général. Les habitants n'avaient pas intérêt à communiquer entre eux, mais certains désiraient vivement pouvoir correspondre â partir de leur domicile avec les abonnés d'autres villes par les lignes interurbaines.
- Pour leur donner cette facilité, le décret du 2 3 mars 1891 autorisa la création de réseaux à conversations taxées, dans lesquels pouvaient être délivrés des abonnements du prix de jo fr par cm, comportant le payement de toutes les conversations demandées à partir de ce poste d’après les tarifs applicables aux communications émanant des postes
- Les lignes d’abonnement des réseaux à conversations taxées étaient soumises aux mêmes conditions d’établissement et d’entretien que celles des réseaux urbains.
- La création des réseaux à conversations taxées aida puissamment à la propagation du téléphone ; le nombre des réseaux en service, qui était de 54 au 1'‘h janvier 1891, s’élevait à 112 au P1’ janvier 1892, à i85 au icr janvier 189L etc.
- Des décrets en date des 5 et 7 septembre 1890, complétés par un arrête ministériel du 20 décembre
- I suivant, apportèrent de nouvelles modifications aux régimes d abonnement.
- I Les tarifs antérieurs de l'abonnement principal j furent modifiés par la suppression de la surtaxe do I moitié qui était imposée aux cercles et aux établissements ouverLs au public. La taxe afférente aux communications locales échangées à l’intérieur d'un même réseau fut abaissée de ôo à 20 centimes.
- La concession de postes secondaires et de postes supplémentaires à installer dans le même immeuble que le poste principal ou dans un immeuble dilférent. fut autorisée dans les réseaux à conversations taxées, où elle n’avait pas été admise jusqu’alors. Les lignes destinées à desservir ces postes furent soumises aux conditions d'établissement et d’entretien admises pour les lignes de mêmes catégories des réseaux à abonnement.
- Les tarifs des abonnements secondaires et supplémentaires étaient fixés comme il suit :
- Réseaux à abonnement :
- Abonnement secondaire, 120 fr.
- Abonnement supplémentaire, 4o fr.
- Réseaux à conversations taxées :
- Abonnement secondaire, 5o fr.
- Abonnement supplémentaire, 3o fr.
- De nouvelles améliorations d’un caractère essentiellement libéral ont été apportées aux conditions d’abonnement par le décret du 1 fi novembre 1897.
- La classification des réseaux en « réseaux à abonnement » et en « réseaux à conversations taxées » fut supprimée, et cette mesure eut pour corollaire l'admission dans un même réseau des deux modes d a-bonnement jusqu’alors appliqués séparément, suivant la catégorie des réseaux.
- La faculté élaiL ainsi donnée aux abonnés de contracter à leur gré soit un abonnement forfaitaire conférant la gratuité jiour les conversations demandées par le titulaire avec tous ses coabonnés du réseau local, soit un abonnement à conversations taxées comportant le payement, pour les conversations locales demandées par le titulaire, d’une taxe qui était, réduite à 1 > centimes pour une durée de trois minutes.
- En raison des difficultés d exploitation que pouvait occasionner le comptage des communications dans les réseanx importants, où les relations téléphoniques sont très actives, le décret du 16 novembre 1897 limitait l’admission du mode d'abonnement à conversations taxées aux réseaux des villes de moins de fio 000 habitants. L’expérience ayant permis de reconnaître la possibilité d’étendre la mesure aux villes de moins de 80 000 habitants, cette exten-
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- CXl.1V
- On imagina bien ^des moyens" pour combatl divers ennemis de la téléphonie ; il en est retenir : l'usage de lils de bronze ou de eu l'exclusion du fer, l'emploi d'un circuit entièi métallique sans aucune prise de terre, la disp! symétrique des deux fils constituant le circi
- J au début de la lélé-e1 ordre d’idées. Plu-
- dos fils télégraphiques existai trop économique pour ne pas s lions télégraphiques. En France, on appropria, d'après la méthode indiquée par Van Rysselberghe, des lignes télégraphiques pour constituer des circuits téléphoniques entre Rouen et le Havre (ior janvier 188H, Paris et Reims fi” décembre i885), etc. Mais l'audition était tellement défectueuse que les lignes ainsi obtenues étaient à peu prés inutilisées. Pientol (vers 1887) on admit la nécessité d'établir des lignes spéciales en cuivre pour obtenir de
- simultané de la télégraphie et de la téléphonie était
- tion les fit. approprier pour les
- fond. Si la faute qu’on
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- CXLV
- du décret du 19 octobre 1889, qui prit pour base de la taxe le tarif de Jo centimes par unité de conversation de cinq minutes et par 100 km ou fraction excé-dente, la distance étant comptée sur la ligne réellement parcourue. En outre, le tarif fut réduit aux trois cinquièmes pendant les heures de nuit.
- Un tel mode de tarification, applicable assez aisément lorsque le nomb ce des villes en correspondance est faible, devient, lorsque ce nombre s'élève un peu, d'une extrême complication. On le modifia à la lin de 1898 en fixant les taxes une fois pour toutes ; on réduisit en même temps la durée de l’unité de conversation à trois minutes, et on abaissa en moyenne la taxe dans la même proportion que la durée de la conversation.
- Le décret du 3o décembre 1898 fixe le prix de l'unité de conversation entre deux bureaux de dépar-
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- fur remploi de la machinerie électrique dans les ateliers de travail du fer et de l’acier : S.-F. Walker (E M.
- Installation de force motrice à courants triphasés de la manufacture de tabac de Wetmorc (À E, p. 61, février).
- tements différents à i5 centimes par km mesurés à vol d'oiseau de chef-lieu de departement à chef-lieu de département, avec minimum de perception de /to centimes. Cette taxe de 40 centimes est également applicable aux communications échangées à l'intérieur d’un département. Toutefois, il n'est perçu que 20 centimes pour ics communications entre villes reliées par des lignes dont le développement réel n’excède pas 20 km.
- Ces taxes sont réduites des deux cinquièmes pendant la nuit et même des trois cinquièmes si les communications ont lieu en vertu <i’un abonnement pris pour au moins un mois et portant engagement de communiquer au moins une fois par nuit à une heure indiquée à l’avance. Cependant, le minimum de perception pour une unité de conversation ne peut être inférieur à 20 centimes.
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- élévateurs de grains (E W, p. 278, 16 février).
- Sur l'emploi de l’énergie électrique dans les ateliers de la Grande-Bretagne (E R, p. 34o. 22 février; p. ,38 r,
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- lit KSY. pP i5/. 2 février!. ' ^
- Maniiat.lan : !.. Tmi.jujuv Scott (E R, p. a63 et 3oe. i5 et Le chemin de ter électrique central London Raiîway (EL
- L inauguration du chcrniii de fer suspendu d’Llbcrlcld (ER. p. !l25. 22 février'.
- bue les tramways électriques a ramvaux souterrains de Londres (L, p. 2;|2. 22 lévrier: El, p. 651 : L R,
- Statistique des lignes a trautiou électrique en Allei 1 i^uc I. exposition d automobiles de Philadelphie (E \V, p. ah T,
- fE i5i?26 janiierl.tkail'I,US ^ “
- Le concours d’automobiles de Chislohurst (K 19 p. 669,
- J.es résultats du concours d'automobile do Chislohurst (Eli, _p. 38o,i” mars).
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- » télégraphes et les téléphones en France (J T, p. 1
- N pemlant^l’année^i898-189^ (J T,^p. 18, janvier). °,-esur a^conwucion^ es igcj ^ccp.omqucs en
- rations en téléphonie (ET U, p. fii,
- ^iqae;"W,S. H™ * E.-E. Dobbs (ERK Y,
- 4 (E T Z, p. 82, i/\ jan-
- tes principes de l'éclairage ; Louis Bjo.i. (E W, i56efa7i 26 janvier et 16 février).
- /'éclairage électrique au commencement du xx<- siècle l (E RXY, p. 2.3o, 16 f Jc
- (E W, p, :
- (E VV . p, a.*9, 9 février), î nouveau procédé pour produire 1 E. Rasgii (E T Z, p. 155f 14 févrû
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- (Eli, 301, i5 février). Rendement des lampes i
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- lE^nP' i!i aes oues , d'oxvde qui se dépose sur'le fer des noyaux (IIa.ns Kamps (ET Z, p 72, 24 janvier). Appareil pour la mesure de l’intensité des 1 tiques; A. CorroN (S F P, p. i/,8, a^fas
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- Union internationale permanente des Tramways [réunion de IQ02). — Le Comité <le direction de rUnion internationale permanente de tramways, présidé par AI. !.. Janssen, qui avait été chargé pai' la dernière assemblée générale, dans la séance du i3 septembre dernier, de désigner définitivement le lieu et 1 époque de la prochaine assemblée, a accepté l’invitation officielle qui lui a été adressée par la Tramways and Light Railways Association et a décidé que la réunion aurait lien à Londres les 1, 2, 3 et 4 juillet 1902.
- A celle occasion, il sera organisé une exposition spéciale, analogue à celle qui a eu un si légitime succès à Londres en 1900.
- Nous publions, ci-après, le questionnaire qui a été établi en vue de la orochaino assemblée. Ce questionnaire comprend deux catégories de questions : les questions de la première catégorie sont celles qui dès à présent sont mises à l’ordre du jour de l’assemblée et pour lesquelles des rapporteurs seront désignés ; la seconde catégorie comprend des questions de faits utiles à connaître pour les membres de l’Uuion, mais qui, ayant plutôt un caractère documeriLnire, ne comportent pas de discussion et ne doivent, comme telles, pas faire l’objet do rapports à soumettre à l’assemblée générale. Les réponses qui seront laites à ces dernières questions seront communiquées aux membres de [ Union en même temps que les autres.
- Un résumé dos réponses à chacune de ces questions documentaires sera dressé par les soins d’un membre de l’Union et distribué en même temps que les rapports. Il reste entendu toute-lois que, si le temps le permet, certaines de ces questions pourront faire l’objet d’une communication dans la dernière séance de l’assemblée.
- I. Questions df. la première catécorii-.
- conditions estimez-vous que l'établissement d’un service de correspondances est utile ou recommandable ?
- Quel est le système de billets de correspondance que vous employez ?
- Prière d’envoyer un spécimen de vos billets.
- De quelle façon ce système assure-t-il le contrôle du service de correspondances ?
- Quels sont les avantages et les inconvénients que
- ae question. — Fcnrtement des voies. — Quels sont les avantages et les inconvénients de la voie étroite cl de la voie normale pour les chemins de fer vici-
- 3e QuiiSTiôN. — Quelles sont les bases à adopter pour l’appréciation de la puissance des moteurs et des dynamos génératrices en tenant compte des divers éléments qui peuvent intervenir dans cette détermination, comme le rendement, la vitesse, le couple, réchauffement, etc. '•}
- 4P question. — Freins. — Quels sont les systèmes adaptes à vos voitures :
- Freins à main, à vis ou à chaîne ; freins à court circuit; freins électro-magnétiques; freins à air; freins à vapeur ; freins à patin, etc. ?
- Donnez la description des systèmes que vous em-ployez :
- a) . Pour la traction électrique ;
- /;). Pour la traction à vapeur, à air comprimé, etc.
- Indiquez quels sont les systèmes de freins adaptés simultanément à vos voitures :
- aj.^ Lorsque les voilures automotrices circulent
- b) . Lorsque l'on fait usage de voitures de romor-
- Prière d’indiquer, dans celte dernière hypothèse le système de freins appliqué aux voitures de remorque, et de faire connaître si les freins de ces voitures sont actionnés par le conducteur de la voiture automotrice ou de la locomotive.
- Dans ie cas où vous avez adapté simultanément plusieurs systèmes de. freins, quel est celui d’entre ces systèmes qui est employé comme frein de ser-
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 23
- Prière d'indiquer si vous avez employé spontanément ces systèmes ou si ceux-ci vous ont été imposés par les autorités.
- Veuillez indiquer les avantages et les inconvénients que vous avez constatés pour les systèmes que vous employez.
- Quelles sont les instructions données au personnel pour la manœuvre des freins ?
- 5e question. —Redevances. — Indiquez le principe d’après lequel devraient être établies les redevances à payer aux pouvoirs concédants pour les exploitations de tramways, de façon à concilier, dans la mesure du possible, les intérêts du public, des autorités concédantes et de l’exploitant ?
- X.-B. — Les différents systèmes de redevances les plus généralement en usage sont les suivants :
- Redevance proportionnelle ou progressive sur la recette brute.
- Redevance proportionnelle ou progressive sur les bénéfices d’exploitation.
- Redevance proportionnelle ou progressive sur les bénéfices nets.
- Redevance par voiture en service.
- Redevance par kilomètre de ligne.
- Redevance par voyageur.
- Redevance par billet delivre, etc.
- 0e question. — Quelles sont les obligations imposées aux compagnies de tramways relativement à la chaussée sur laquelle sont posées leurs voies?
- par rapport à la configuration du réseau. — Comment estimez-vous que les dépôts de voitures doivent être disposés par rapport à la configuration du réseau et aux services effectués sur vos lignes ?
- Etes-vous d'avis que les voilures doivent être concentrées en un nombre restreint de dépôts importants ou bien réparties en un nombre plus considérable de dépôts d’importance moindre?
- Discutez la question au point de vue de l’entretien du matériel roulant, del’ul.ilisation et de la surveillance du personnel, eL du trajet mort parcouru par les voitures au commencement et à la lin de la jour-
- Rans quelle mesure avez-vous pu réaliser vos vues, c’est-à-dire comment vos dépôts sont-ils disposés et quels sont les avantages et les inconvénients que vous avez constatés dans cette disposition.
- N. B. — Cette question a d'autant plus d'importance que sa solution influe d’une part sur les frais d exploitation (mouvement) en augmentant ou diminuant les transports morts des voitures et d’autre part sur les prix d’entretien du matériel roulant. Or, dans certaines conditions, il peut arriver que le coût d'entretien du matériel soit équivalent ail coût de production de la force motrice.
- 8e question. — Systèmes de traction. — Avez-vous en exploitation des lignes de tramways sur lesquelles la prise de courant s’ell'ecluc par d’autres systèmes que le système à fd aérien généralement
- employé ?
- (Conduite souterraine par caniveau, prise de courant par contact superficiel, etc., etc. )
- Quelle est la longueur des lignes sur lesquelles ces systèmes sont appliqués ?
- Depuis combien de temps votre installation fono liuimc-l-elle ?
- Quelles sont les considérations techniques quivous ont fait adopter ce système ?
- Indiquer le coût de premier établissement de la conduite proprement dite, en y comprenant, tonies les dépenses de main-d’œuvre (fouilles, dépavage et pavage, etc.) et du matériel nécessités par l’instaJla-
- n). Par kilomètre de simple voie ;
- b) . Par voiture en service.
- Indiquez le prix du matériel roulant (pt/ix d'une voiture avec indication du nombre et de la force des moteurs, et du nombre de places assises et debout) ?
- Indiquez les dépenses d’exploitation :
- a). Consommation de courant par voiture-kilomètre, comparée à la consommation correspondante dans le système à fil aérien ;
- b'). Frais d’entretien de la conduite et de ses accessoires par kilomètre de ligne ;
- c) . Frais d’entretien du matériel roulant par voiture-kilomètre ;
- d) . Tous autres frais d’exploitation par voiture-kilomètre.
- Quelles sont les observations que vous avez eu lieu de faire au point de vue du fonctionnement du système, et notamment au point de vue des accidents auxquels il a pu donner lieu, des interruptions de service qui ont pu se produire, de l'entretien des divers éléments do la conduite, de l'isolement, etc.
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- Supplément à L'Éclairage Electriqi
- 1901
- Questions de la seconde catégorie
- 9- question. — Utilisation du matériel. — Quel est le rapport entre le nombre de voyageurs transportés et celui des places offertes, et cela sur vos diverses lignes :
- iu Par an ?
- *a° Par jour, suivant les diverses heures de la jour-
- Fstimez-vous que la réduction des tarifs peut élever sensiblement ce rapport i‘
- Dans l'affirmative, indiquez la valeur maxima du rapport qui vous parait admissible avec une bonne exploitation, satisfaisante aussi bien pour les intérêts de l'exploitant que pour ceux du public.
- Va-t-il avantage à employer sur certains réseaux de tramways urbains, des voitures de différente grandeur pour tenir compte des variations de trafic.
- 10e question. — Usines centrales. — Donnez les renseignements techniques concernant l’entretien, les consommations elles rendements des chaudières, machines à vapeur, moteurs à gaz, dynamos, batteries fixes d'accumulateurs do votre usine génératrice et des appareils spéciaux que vous employez.
- lui questionnaire détaillé fixant les conditions dans lesquelles les consommations et les rendements devront être donnés, afin d’obtenir de l uniformité dans les réponses et permettre des comparaisons, sera envoyé ultérieurement.
- 1 ie question. — Faites connaître les renseignements que vous possédez au sujet de L'établissement, de la construction, du mode d’exploitation (traction à vapeur, électrique, par câble), des chemins de fer souterrains affectés au service intérieur des grandes villes, ainsi que les données de votre expérience au sujet de l'organisation, de l'exploitation de ces chemins de fer et des résultats que cette exploitation a donnés.
- 12° question. — Indiquez les applications nouvelles ou les améliorations apportées aux systèmes de chauffage employés pour les tramways ou les chemins de fer vicinaux (chaullereU.es mobiles, poêles, chauffage par briquettes placées dans des appareils installés sous le plancher ou sous les banquettes, chauffage à l'air chaud, à la vapeur, à l’eau chaude, chauffage électrique).
- i3e question. — Indiquez le coût de l’énergie électrique appliquée à latrartion des tramways mesurée au tableau de distribution de la Centrale, lors-qu’on emploie :
- i° La vapeur ;
- 20 T-e gaz pauvre ;
- 3° La force hydraulique.
- «). Indiquez l'objet de votre Centrale. Le courant produit, sert il uniquement à la traction ou bien est-il employé encore à l’éclairage ou à actionner des moteurs fixes, etc. ? Quelle est la production en kilowatts-heure et, le cas échéant, dans quelles proportions le courant produit est-il employé à la traction, à l’éclairage ou aux moteurs fixes ? Quel est votre débit journalier maximum et minimum ?
- N. R. — Dans le cas où des ateliers, des compresseur?, des pompes, ventilateurs, etc., sont actionnés par des moteurs électriques, cotte part de l'énergie peut être une fraction importante du débit de l’usine.
- b) Indiquez le coût de premier établissement de votre Centrale et de ses dépendances, comprenant toutes les constructions et installations destinées à la production de la force motrice et du courant jusqu’au tableau de distribution delà Centrale, soit ;
- i°pour les Centrales à tapeur ; terrains, tous,bâtiments, chaudières avec accessoires, condenseurs, pompes, réfrigérants, tuyauteries, etc. ; machines, dynamos, batterie-tampon et tous aménagements généralement quelconques, jusque et y compris le tableau de distribution de la Centrale, mais non compris les feeders conduisant le courant hors la Cen-
- •2° pour les Centrales à gaz pauvre : terrains et tous bâtiments, générateurs du gaz, épurateurs et accessoires, conduites aux machines, machines, accumulateurs-tampons, etc., comme ci-devant, servant tant à la production du gaz qu’à la production de l’énergie.
- N. R. —Les batteries-tampons sont indispensables lorsqu’on emploie des moteurs à gaz.
- 3°pourles Centrales desserviespar la force hydraulique : Prix d'achat de la chute d’eau, temfins et tous bâtiments avec dépendances y compris toutes les installations pour la captation et l’évacuation des eaux, tant en amont qu’en aval, les roues hydrauliques ou turbines, lus conduites, les dynamos, batteries-tampons, etc., etc., comme ci-dessus, jusque et y compris le tableau distributeur de la Centrale.
- Ploie. — Si votre Centrale emprunte la force à des tiers, indiquer le coût total et par unité (kilowattheure).
- c) Indiquez le coût d’exploitation par kilowattheure en le ramenant aux subdivisions principales suivantes :
- i° Traitements et salaires du chef, des employés et du personnel attachés au service de la Centrale et de ses dépendances, c’est-à-dire s’occupant de la
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 23 mars 1901
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- CLIV
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- ; des objets
- t paye-; et de
- ses dépendances (pue exemple pour prise d’eau, clc.)
- :>° Dépenses diverses. Ces dépenses comprennent tous les Irais à'exploitation, d’entretien, de rébellion,
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- d’ortie la Société, du poids de trente ducats, ou
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- Les réponses doivent être adressées Ier février iqoa au 1 le TV G.-J.-W. B
- luire ont de nouveau attiré l’attention. Ces plie
- unes des autres, selon qu’on admet l’une ouTai théorie sur l'électricité. Suivant une théorie ces j
- s de Duiiem, la Société c
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- Les ascenseui's électriques à l’Exposition de 1900. — Dans une série d’articles publics récemment dans le Génie Civil, t. XXXVIIL p. 188, 201 et 221, 19 et 26 janvier et 2 février, M. P. Dumesnii. passe en revue les différents systèmes d’ascenseurs exposés ou en service à l’Exposition de 1900.
- T^TjrdüS;:;:r
- A l'Exposition de 1900, dit-il, il était facile de se rendre compte des habitudes que le public a prises
- auquel la Compagnie des K aux livre l'eau sous près-
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 23
- li’s 1901
- t<>u- le*. fik el l'es .q>pai< il- a< . e^smies si disgi i ieu\ dans nno cage d escalier. Pour que ce système prenante toutes les condtlions de sécurité possible, il est facile de «e rendre compte qn il doit remplir un certain nombre de conditions qui sont il ailleurs communes a toute manœuvre électrique et que l on peut
- i° La mise en marche de la cabine doit s effectuer de la même façon, quel que soit le temps pendant lequel on presse sur le bouton d etage..
- a° Si. pendant la marche, une porte pahei e vient a être ouverte lortuitement. la cabine doit s aiietci dans nn perleelinnnciuent récent, 1 ouvertiiic de la pnTte de cabine produit aussi lallctj ,
- :>" Il est bon que la cabine soit munie intérieurement-d-'mi bouton d ar-ret indépendant;
- Les boutons de cabine, aussi bien d ailleurs que les boulons de paliers, permettant d appeler ou de renvoyer la cabine de chaque etage, ne doivent pas pouvoir produire d action tant que la cabine n est pas au repos et que toutes les portes palicres ne sont pas
- à'-1 l'.nfin. un lrem électrique doit bloquer 1 appareil si. en cours de marche, le courant vient a manquer pour une raison quelconque.
- tads électriques relies convenablement entre eux, la disposition qui a. d ailleurs, ihqa etc décrite dans
- l, tude d. MM Hun ml et Bu^uuif» lot. tou jours sensiblement la meme.
- Les ascenseurs O lis datent représentes par deux ascenseurs a treuil installes dans le Pavillon des Ltats-IIms. rue des Nations.
- lies deux ascenseurs étaient alimentes par du courant continu a a an volts lie moine que celui qui
- ac. tihnnaiL la plate-lorme roulante). Ils avaient chacun deux vitesses : 1.2.J ni a i.jii m el o.~> in a o.bo m pour le plus tort, qui pouvait soulever de i ooo a i ooo kg : n.r i m a o.bo m et o. u> m a o.o » m poulie, plus petit dont la puissance était de boo kg en\i-
- Ln dynamo commandant le treuil du premier appareil pouvait donner b a ampères en pleine charge: celle du deuxieme appareil, yo amperes seulement.
- L appareü nw î était manœuvre de la cabine au moyen d un commutateur relie par un hl souple a la < muiditd en < iv. 1 ij[i uell n J p d ni 11 nu m manœuvre et en plus une commande automatique par boulons qiupernielliiient de mettre la cabine eu marche a partir de n importe quel otage et de 1 arrêter a l'étage voulu suivant le bouton sur lequel on avait appuyé- Dette manœuvre fonctionnait d ailleurs aussi bien pour la montée que pour la descente.
- L installation du Pavillon américain comportait aussi un système d indicateur déluges qui n avait guère de raison d exister que comme reproduction d un système existant en Amérique ou il est presque indispensable dans les immeubles possédant un groupe de cinq ou six ascenseurs desservant quinze ou vingt elages. d autant plus que -parfois il v a un ou deux de ces ascenseurs qui desservent directement par exemple le dixième étage pour ne devenir omnibus qu apres ce parcours.
- Lutin, ce quil y avait peut-etre de plus nouveau dans 1 installation américaine de 1 Lxposilion. c était le système de termeture des portes paheres. En cave, se trouvait une pompe a air (commune aux deux ascenseurs i commandée par une petite dvnamo indépendante. Lelto pompe maintenait une pression sensiblement constante dans un réservoir a air comprime ;
- elle s arrêtait automatiquement de fonctionner et se remettait de meme en mouvement toutes les fois que la pression dans le réservoir atteignait, dans lin sens ou dans l'autre. 1rs limites qu elle ne devait pas dépasser |i a u kg ; cm2 par exemplep Ce réservoir communiquait a chaque etage avec un petit cylindre muni d un piston dont la tige était relire par une chaîne < l une ci. m uilei c iu\ pi it^s p ilm s 1 jj nu . s de deux vantaux roulantsur des glissières.T. ne pédalé manœuvree a l'intérieur des cabines par le conducteur, permettait de mettre en mouvement le piston du cylindre correspondant a chaque porte paliere, de façon a 1 ouvrir lorsque la cabine était arrivée au niveau de 1 etage correspondant.
- Les deux ascenseurs du pavillon américain étaient relies par une sonnerie de maniéré que, s il y avait affluence de monde a 1 nn d eux. le conducteur de cet appareil pouvait prévenir 1 autre conducteur de mettre sa cabine a la disposition des voyageurs, qui ne voulaient pas allendre le retour de la preunere. Enfin, inutile d a|outer que les deux appareils étaient munis, a chaque etage. de condamnations de manœuvre. commandées électriquement, empêchant de mettre la cabine en marche si toutes les portes n e-taient pas fennecs.
- En ascenseur électrique Stiei'ler était installe dans les tours du Palais .lu (renie civil, au Lhamp-de-Mars : il était actionne par un treuil commando par moteur électrique.
- Le treuil de 1 ascenseur IVisbech était expose au Palais de 1 Electricité, dans la section Scandinave. Les organes de ce treuil paraissent rationnellement construits et leur assemblage est simple et homogène; ce treuil n était pas en fonctionnement.
- Dans le dernier de ses articles. M. Dnnicsml s occupe des appareils de sécurité employés dans les divers systèmes d ascenseurs qu il a décrits : voici ce quil dit. concernant les ascenseurs électriques :
- Pour les ascenseurs électriques, les organes de sécurité pouvant exisler en cave consistent tous en des freins plus ou moins perfectionnes agissant automatiquement sur le moteur lorsque la cabine esL arrivée en haut ou en lias de sa course sans que les arrêts extrêmes se soient laits dans des conditions normales : c est pourquoi d est necessaire que 1 installation d un ascenseur, surtout d un ascenseur a grande vitesse, comporte sous la cabine une cuvette suffisamment, proionde : o.^n m a i rn. Lette cuvette qui prolonge, en quelque sorte, la cage meme de l escalier, a aussi pour but de parer-aux diJfereuces des . hauteurs auxquelles 1 ascenseur peut s arrêter suivant qu il effectue une descente a vide ou en pleine
- Lomme exemples de cuvettes sous cabine,s ainsi installées, ou peut citer les installations des aseen-
- amsi que celle du grand ascenseur du même type établi récemment par la maison Pitre aux magasins de la bainariLaine.
- Dans les ascenseurs alimentes par les secteurs a courants alternatifs et construits par la maison Pilre. on munit aussi généralement le tu n leur d un régulateur a force centrifuge: une disposition spéciale telle que basculeur aulomali'iue avec contacts liquides, coupe le courant lorsque le moteur atteint une vitesse capable de devenir dangereuse.
- Les appareils de sécurité pour les arrêts automa-
- prmcipaleinent de deux sortes : les un» produits par la cabine ou le contrepoids actionnant un doigt lias-
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- a.XIV
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- ALEXANDRE GRAMMONT, Successeur
- ! il IMjVI -nl -rilt lIl Y (Isère)
- EXPOSITION 0N1VERM DE 1900
- Cl,iss» 23. Groupe Y
- GRAND PRIX
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- Samedi 30 Mars 1901.
- 8e Année. —• N° 13
- Tome XXVI
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- SOMMAIRE
- J. REYVAL. — L’Exposition Universelle :
- Groupe électrogène de 35o kilowatts de la Société filektrotechiiischo Industrie, de Slikkevveer, et de
- MM. Stork ci O, d'Hongolo................................................................ 461
- A. ROTHERT. — Perfectionnements aux enroulements à courant continu................................... 467
- I. GALMOZZI, Sur la traction électrique par courants polyphasés...................................... 473
- Distribution î Les transports de force motrice et d'éclairage des Forges de Donelz-Jurjewka. par L. fions .
- Mesures : Sur l'amortissement des oscillations de l’aiguille d’un galvanomètre, par M. Solomon............
- Procédé acoustique pour mesurer la fréquence d’un courant sinusoïdal, par Kkui>ï-Ua.r.thsns..........
- Divers : Sur les résistances électriques des métaux purs, par Kdm. Vax Acbel...........................
- Théorie des phénomènes thcrmoélcctriqucs dans les électrolytes, par A. ëiichkbkr.....................
- Table méthodique des matières (y compris les matières publiées dans le Supplément), Table des noms d’auteurs..........................................................
- 481 '.87 489 4 9 5
- 497
- 499
- Brevets d’invention, Avis.................
- Adresser tout ce qui concerne la Rédaction à M. J. BLONDIN, 171, Faubourg-Poissonnière (9e arrondissement), M. BLONDIN reçoit, rue Racine, le jeudi de 2 à 4 heures.
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- '"lccmbrc l8"’
- Guraotv Oy.). 662 Jig.ïUi, USAI’, 5 avril itjoo. Cbe-
- *E3rJf2«a£USA"-
- i,î";,;S;:2;rïe>k^A,,’3,,,"rs,
- t C°. x3 o.|4. 13 P, ni les transformât
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- NicLg0 (a!)U 668 SA P, 12 juin 1898. Frein à air.
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- InôlTnui°1îîM45,rUsÀ%l,”Lctobrc™9h?Voilurc
- Kisgsccku. 24 792, BP, 1899. Méthode et procédé connecter des cordes à des moteurs de traction
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- Uell (C.-F.). 66-484, USAP, 25 mai 1900. Dispositif pour désinfecter les transmetteurs et récepteurs télé-
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- CLXXIV
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- 1901
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- Emsox. iîéya, B P, 1900. Inscripteur phonographiqui Fog (S.-L.). ^ 117 490. DR I1, 5 avril 1900.Procédé de
- reproduire les inscriptions plionograpliiques. Universal Talkisg Machine C". 24 629, B P, 1899. Mi chine à parler.
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- Roulées (V.). XJ7 3.ÎI, B RP, ai avril 1900. Procédé pour la réception et le renforcement des signaux et
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- Ikitzel. 661 m et 661 58(j,-L; SA p, icc juin et a3 sep-
- Jüxcas (J.-K9). GGcfiSa, USA P, 17 mai 1900. Tenailles pour fusion électrique.
- VOGX. 22 27,, BP, 1899. " '
- Ti!ômo»‘(Ë.).‘S6Ôo“6a
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- n? riï, I) R P, 23
- (R.-K.). GG4 7i3, USA P,
- (Ch.). 116
- (F-*C.). 1171J9, 1)RP, 26juillet
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