L'éclairage électrique
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DE$. TRANSFORMATIONS
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- 3-3 A
- DIRECTION SCIEjN TIF J O UE
- A. D’ARSONVAL A. CORNU G. LIPPMANN
- PROFESSEUR AU COLLÈGE DE FRANCE, PROFESSEUR A L’ÉCOLE ROI.Y ILCHNUJUE,
- D. fflONNIER H. POINCARE A. POTIER
- PROFESSEUR A LECOLE CENTRALE PROFESSEUR A LA SORRONSE, PROFESSEUR A I,'ÉCOLE DES MI
- J. BLONDIN
- AGRÉGÉ DE L’UNIVTRSITÉ
- PROFESSEUR A LA FACULTÉ L
- TOME XXVI J
- 2e TRIMESTRE 1901
- PARIS
- GEORGES CARRÉ ET C. NAUD, ÉDITEURS
- 3,
- RACINE, 3
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- Tome XXVII.
- Samedi 6 Avril 1901.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l'Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut, — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures. Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- COMMUTATRICES DE 3oo KILOWATTS, DE LA COMPAGNIE FRANÇAISE THOMSON-HOUSTON
- L'alternateur de la Compagnie française Thomson-Houston alimentait à l’Exposition, ainsi que nous l'avons dit antérieurement, des commutatrices placées dans les sous-stations dos Invalides et du Grand-Palais,
- Ces commutatrices au nombre de deux, une dans chaque sous-station, ont une puissance de 3oo kilowatts.
- La tension est de 5oo volts normalement, aux balais, et le débit de 600 ampères.
- La vitesse angulaire est de 5oo tours par minute, ce qui correspond à un nombre de pôles inducteurs égal à 6.
- Les figures r et 1 représentent des vues et coupes d’une cominutatriee Thomson-Houston et la ligure 3, une coupe par l’axe à une plus grande échelle.
- Inducteur. — L'inducteur est constitué par une carcasse en deux pièces dont l’une est fixée au bâti, lequel porte également les paliers de la machine.
- La largeur de la couronne inductrice est de 5i cm et son diamètre extérieur de 195 cm.
- Les noyaux inducteurs sont en acier coulé d’une section circulaire et sont fixés à la carcasse par un seul boulon. Les épanouissements polaires venus avec les pôles ont leur arête parallèlement à l'axe de l’induit légèrement courbée de façon à rendre la courbe du flux pénétrant dans l’induit aussi voisine que possible de la loi sinusoïdale.
- Le diamètre d’alésage de l'inducteur est de 92,36 cm, et la largeur des pièces polaires dans l’entrefer parallèlement à l’axe, de 21,5 cm. La largeur maxima des épanouissements dans le sens perpendiculaire à l’axe est de 38 cm.
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- L'enroulement inducteur est compound ; chaque inducteur porte deux bobines, l'une
- Fig. 3. — Demi-coupc par l’axe d’une commutatricc do 3oo kilowatts do la Compagnie Thomson-Houston.
- en fil fin, placée près de l’épanouissement polaire, cl Faulre formée d'une bande de cuivre, disposée contre la partie intérieure de la carcasse,
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- Chacune des 6 bobines à fil fin comporte 1890 spires réparties en 34 couches ; le diamètre du fil qui les compose est de i,5mm. Les bobines de l'enroulement série sont formées alternativement par 8 et 9 spires d’une bande de cuivre de 65 mm sur 5,5 mm ou 357,5 mm2 enroulée sur champ.
- La résistance du circuit inducteur shunt dont tous les éléments sont montés en série est de 27.5 ohms et celle du circuit série, de o,oo3a6 ohm.
- Le circuit inducteur shunt peut, à l’aide d’un interrupteur double, être partagé en trois tronçons de 2 bobines, de façon à ce qu’au moment du démarrage par courants alternatifs la tension induite dans ce circuit ne soit pas dangereuse pour les isolants.
- Induit. — L’induit de la commu-tatrice Thomson-Houston est formé par un manchon en fonte claveté sur l’arbre portant deux disques serrant entre eux les tôles de l’induit à l’aide de bossage. Ces disques sont percés de trous pour la ventilation et portent des nervures soutenant une cuvette sur les bords de laquelle s'appuie l'enroulement induit.
- Les tôles induites de o,35 mm ; * d’épaisseur sont partagées on 4 paquets de 5 cm de largeur, séparées \.-entre elles par des cales en fer de
- ,0 mm d'épaisseur _ *
- Le support de 1 induit a un dia- française Thomscm-Honston.
- mètre de 27,0 cm et une largeur de
- 38 cm. Le diamètre extérieur des tôles induites est de 91,4 cm, et la large l’anneau induit y compris les espaces laissés entre les paquets est de 3o,5 en est de 4,8 mm.
- L’enroulement induit est réparti dans 216 rainures et comporte 482 sections réunies par des développantes aux 482 lames du collecteur.
- Les connexions prises sur l’enroulement pour l’arrivée des courants alternatifs sont réunies à trois bagues de contact en bronze. Ces bagues ont un diamètre extérieur de 39,3 cm et une épaisseur radiale de 2,5 cm; leur largeur est de 4° mm.
- Le collecteur est fixé sur un manchon claveté sur un prolongementdu support de l’induit Les lames, terminées en queue d’aronde, sont serrées par des boulons entre deux anneaux en fer forgé ; elles sont isolées entre elles au mica.
- Le diamètre du collecteurestde 76,2 cm. et salargeur utile de 3i cm. L’induit est groupé en quantité ; il y a 6 lignés de balais comprenant 8 balais en charbon d’uné surface d’appui de 3i X 16 mm ou 482 mm2.
- La résistance de l’induit entre deux séries de balais est de 0,0287 °^ni-
- r totale- de L'entrefer
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- Transformateur. — Le courant à 5 ooo volts fourni par la ligne est abaissé à 34o volts par des transformateurs à courant alternatif simple, un sur chaque phase.
- Ces transformateurs sont du type bien connu à insufflation d’air ; leur puissance est de i io kilowatts, ce qui correspond à un débit de 3a5 ampères par appareil.
- Les transformateurs représentés sur les figures 4> 5 et 6, sont cuirassés. Le circuit magnétique est constitué par 7 piles de tôles d’une hauteur totale de 58 cm séparées par des intervalles de 20 mm ménagés pour laisser passer le couvant d’air refroidissant. Les dimensions extérieures horizontales des paquets de tôle sont de 69 cm et de 26 cm. Les largeurs
- — j yf-
- des trois noyaux parallèles sont deuo cm pour ceux extrêmes, et 20 cm pour le noyau central.
- La largeur des noyaux parallèles aux pians des bobines est de 9 cm. La section du fer à l’intérieur des bobines, et de 993 cm2 et de 496 sur les côtés.
- Le poids total du fer est de 940 kg.
- Les bobines primaires et secondaires sont au nombre de deux pour chaque enroulement et les bobines à haute Lension sont placées au milieu entre celles <le l'enroulement secondaire. Les prises de courant primaire sont à la partie supérieure et celles du secondaire à la partie inférieure.
- Le nombre de spires de l'enroulement primaire est de 396 et celui de l’enroulement secondaire, de 27 spires ; la section du fil primaire est de 10,79 mî«2 et celle du circuit secondaire de 198 mm*.
- Les résistances à chaud des deux enroulements sont respectivement de 1,9 et , 00769 ohm.
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- Fig. 7 et 8. — Vue de face et vue do
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- L’ensemble des tôles et. des bobines est disposé sur un socle en fonte dont le milieu est creux, le transformateur reposant simplement sur un rebord du socle. La partit; supérieure est munie d'un chapeau portant des oreilles pour le déplacement de l’appareil et réuni à la partie inférieure par de6 boulons et par une tôle entourant complètement, l’appareil.
- Le chapeau est percé à la partie supérieure d’orifices laissant passer l’air après son échauffement. Des trappes latérales de réglage permettent de donner sortie, sur les côtés
- des transformateurs, à la partie de l’air refroidissant qui traverse les paquets de fer du noyau, sur les Uèches indiquant les chemins suivis par l’air.
- Les trois transformateurs sont montés sur un même massif traversé par un caniveau aboutissant à un ventilateur conduit par un petit moteur à courant continu alimenté par le courant à 5oo volts de la commutatriee.
- Le même socle porte également une bobine de self-induction à courants triphasés, dont les trois circuits sont placés en série chacun sur une des phases de la canalisation à basse tension et laquelle est destinée au réglage de la tension aux bornes de la commutatrice par variation du courant déwatté d’excitation de cette dernière suivant le procédé bien connu.
- Fig. Q. _ Rhéostat à relais de la Compagnie française
- Thomson-Houston. TABLEAU DE DISTRIBUTION. —
- Chacun des tableaux de distribution des sous-stations comporte (fig. 7 et 8) deux panneaux en marbre affectés l’un au courant alternatif et l’autre au courant continu.
- La partie supérieure du panneau du courant alternatif porte les coupe-circuits, l’interrupteur tripolaire de la haute tension et ù la partie inférieure, trois coupe-circuits et trois interrupteurs unipolaires pour la basse tension ; ces derniers constituent un interrupteur tripolaire à deux directions permettant, pour le démarrage à l’aide des courants alternatifs, de fermer successivement les circuits comme nous le verrons plus loin:
- Ce tableau porte, en outre, trois lampes à incandescence disposées en série avec l'enroulement d’un voltmètre à électro-aimant, un voltmètre à 5o volts permettant de lire alternativement la tension sur les secondaires de deux petits transformateurs dont les primaires sont branchés, l’un entre deux des bornes des secondaires des transformateurs principaux, et l’autre entre deux bagues de la commutatrice et servant par suite à égaliser les tensions lorsqu’on démarre à l'aide du courant continu, et enfin un ampèremètre de 5o ampères disposé sur l’un des conducteurs à hauLe tension.
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- Le panneau du courant continu comprend un disjoncteur automatique, les deux interrupteurs unipolaires pour le courant continu, l’ampèremètre général à courant continu du circuit, le volant de commande (lu rhéostat d’excitation delà commutatrice, un interrupteur pour la mise en marche du petit moteur actionnant le ventilateur dont le démarrage se fait automatiquement à l’aide d’un rhéostat de démarrage à relais (lig. 9).
- Sur le côté de ce dernier panneau est fixé par des charnières le voltmètre du courant continu qu’on peut voir ainsi dans toutes les directions.
- A l’Exposition l’absence d'accumulateurs nécessitait le démarrage par le courant alter-
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- natif. A cet effet l’interrupteur tripolaire à double direction est connecté arec un compensateur de démarrage formé de trois bobines montées en étoile.
- Au démarrage, les circuits inducteurs sont mis hors circuit, les interrupteurs sont rabattus vers le bas de façon à 11e prendre aux bagues de la commutatrice qu’une partie des voltages fournis par les transformateurs, comme le montre la figure 10 représentant^ schéma des connexions de l’installation.
- L’appareil une fois démarré, on relève successivement les trois interrupteurs de façon à les rabattre vers le haut ; à chaque déplacement d’un de ces appareils, on supprime les bobines correspondantes du compensateur.
- La durée du démarrage est de 00 à 60 secondes et l’intensité du courant de démarrage 200 à 3oo ampères, soit environ la moitié dû courant de pleine charge.
- La commutatrice une fois amenée ainsi au voisinage du synchronisme s’accroche d’ellc-même et l’on n’a plus qu’à fermer l’interrupteur double qui divise le circuit à excitation shunt en trois tronçons, puis l’interrupteur placé au tableau sur ce mémo circuit.
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- Résultats d’essais. — Nous avons représenté sur la figure 11 les caractéristiques à vide
- de 3oo kilowatts de la Compagnie Thomson-IIouston.
- ; commutatvice de la Compagnie Thomson-Houston. La courbe I est la caractéristique à vide prise du côté du courant continu, et la courbe II, celle prise entre deux bagues du côté des courants alternatifs. Ces courbes ont été prises pour des excitations croissantes, puis pour des excitations décroissantes, co qui explique la présence de deux courbes voisines pour chaque caractérislique.
- La courbe III est la droite de correspondance des ainpéretours par bobine inductrice du courant d’excitation.
- La figure 11 montre la courbe en Y de la commu-tatrice relative à l’intensité du courant en fonction du courant d’excitation dans le fonctionnement comme moteur synehorne à vide. La courbe II représentée sur la même figure est celle de la tension aux bagues.
- La courbe en V de la figure i3 est analogue à celle de la figure 12, on y a substitué simplement aux intensités des courants d’excitation les tensions alternatives induites correspondantes.
- On voit sur ces diverses courbes que le courant d’excitation pour obtenir la tension normale à vide sans courant magnétisant ou démagnétisant fourni par la canalisation est de 1,55 ampère ; l’excitation en charge est dé 1,08 am-
- bés par la commiilatrice en fonction de la
- per
- cillement.
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- Le rendement dés commutatrices à pléiné charge est de 94,8 pour 100. Les pertes se décomposent ainsi :
- Pertes à vide (frottements, hystérésis et courants de Foucault). . . . 9810 watts
- Perles par effet Joule dans l’induit....................................... 5 35o «
- Pertes par effet Joule dans l'inducteur (série et shunt)................... 1 6yo »
- Pertes totales. . ............................... . 16 85o >
- SUR LE SYSTÈME DE TRA YSM J SSIG Y BEDE LL
- A COURANT ONDULÉ
- M. Bedell a propose à T ce American Association for the advancemont of science », l'utilisation des courants ondulés dans les transports d'énergie. Elle semble, ainsi que l'Elec-trotechuische Zeitschrift l'a rapporté, sensiblement plus avantageuse au point de vue de la dépense de cuivre.
- Le couraul ondulé résulte, comme on sait, de la superposition d’un courant continu et d’un courant alternatif dans le môme conducteur. Sa supériorité s'établit par un raisonnement simple, mais spécieux : si l’on suppose un conducteur traversé à la fois par un courant continu i et un courant alternatif \/2 i! sin cat (y/2 i' étant l’intensité inaxima d'un courant sinusoïdal d’intensité efficace i'), le carré de l’intensité efficace du courant ondulé résultant, proportionnel à la puissance perdue par effet Joule dans la ligne, sera :
- -rj"v+vri'sin °“}'dt=*’’ + **»
- alors que, parla superposition de deux courants de même nature, il serait :
- t2 + i'2 +
- Cependant les courants i et i' étant débités sous la même tension E, la puissance trans-r = E(i + i').
- Pour transporter la même puissance avec le continu ou L’alternatif seuls, en utilisant des générateurs de même tension E, il faudrait faire passer dans la ligne un courant i -(- i', et la perte par effet .Joule au lieu d’être comme avec le courant ondulé :
- serait :
- c’est-à-dire double dans le cas où i = i'.
- Pour la séparation de l’alternatif et du continu dans la génération et la réception, M. Bedell propose un dispositif en particulier qui n’est autre, en réalité, que le dispositif Pierre Picard, dans la télégraphie. On sait comment le système Pierre Picard permet d’utiliser les deux fils formant un circuit téléphonique pour une communication télégraphique.
- Supposons installé un premier transport d’énergie avec l’alternatif (figure 1) où l’on emploie: des transformateurs au départ et à l’arrivée : TD, TA. Nous pouvons, pour un
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- deuxième transport d’énergie en courant continu, utiliser les clotix conducteurs l et déjà posés, comme conducteurs d’aller du courant continu : le courant continu se partagera par parties égales entre les conducteurs l et V et n’apportera aucun trouble dans le fonctionnement des transformateurs, s’il est amené et rcpi'is^ au milieu de leurs enroulements secon-
- Dans le cas enlin où le premier transport d’énergie alternatif comporte une deuxième phase, les deux nouveaux conducteurs que cette dernière nécessite peuvent être également utilisés comme conducteurs de retour pour le courant continu. Les 4 fil* de la ligne seront, dans ces conditions, traversés par des courants opdulés.
- Mais on peut so rendre compte que la supériorité prêtée au courant ondulé n’existe pas ; sa supériorité apparente provient simplement, en effet, de l'utilisation qu’il entraîne d’une tension efficace plus élevée pour la transmission.
- Sans nous inquiéter de la séparation du continu et de l’alternatif à la génération et à la réception, prenons le cas simple où l’on met en série, avec une tension continue E, une tension alternative efficace Eù Sans doute la tension moyenne :
- —p- f (E + v/rE' sin «,()* = E
- est toujours la même ; mais_ il n'en est plus ainsi comme on sait, de la tension efficace,
- "T / (E + E' si“ dt = /Ki + E'!
- Or, c’est bien évidemment la tension efficace seule qu’il convient do considérer La ut pour la conservation dos isolants, la perte par défaut d’isolement que pour les accidents. Si nous supposons E = E', celle tension efficace devient avec le courant ondulé E sjz. Comme la puissance perdue par effet Joule est inversement proportionnelle au carré do cotte tension, on voit que la réduction de 5o p. 100 de la perle en ligne que nous avons indiquée tout à l’heure dans le cas particulier où L=ï, E = E' n’arien d’anormal. Elle s'explique immédiatement, car on so trouve exactement dans les conditions réalisées plus simplement par un seul alternaleur ou transforma Loin- donnan t directement une tension efficace E \J 2 entre les fils. Utiliser le courant ondulé revient donc, en réalité, à compliquer graLuilemenl. l'installation d’une génération hybride.
- D’une manière générale, rappelons simplement que, si la tension instantanée dans la ligne est : e — E/*(?), le courant à chaque instant en l’absence de tout décalage dans la ligne sera : i— T f(t) la puissance transmise :
- E =if- El j f‘W dt ,
- la tonsion effi<
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- l’intensité efficace : ______________
- Or, on vérifie immédiatement que
- E I — P t — p
- Pour réduire I„r/> on n’a donc que la ressource^’augmenter et il ne saurait y avoir
- pour fit) quelque fonction remarquable plus avantageuse qu’une autre à ce point de vue.
- La conclusion s’impose :
- L'économie de cuivre dans un transport d’énergie, ne s’obtient et ne peut s’obtenir que par Vulitisation de tensions plus élevées, soit eu consentant à une dépense plus grande pour l'isolement. Aucun artifice technique ne saurait prévaloir là-contre.
- Marins Latouh,
- Licencié és sciences. Ingénieur diplômé de l'École supérieure d’Électricité.
- LÀ TRACTION ÉLECTRIQUE
- SUR LE CHEMIN DE FER ÉLEVÉ DE MANHATTAN
- Le chemin de fer élevé de Elle de Manhattan (New-York) a été exécuté de 1878 à 1880. Depuis cette époque, ce sont des traius remorqués par locomotives à vapeur qui circulent sur ses voies. Pour se faire une idée de l’intensité du trafic, il suffît de noter que le chemin de fer transporte annuellementplus de deux cent millions de voyageurs : aux époques où la circulation est la plus intensive, on expédie par heure un total de 280 trains de 6 voitures. Le matériel roulant se compose de 3to locomotives dont, les plus lourdes pèsent 15,5 tonnes, etde 1 i58 voitures. La consommation annuelle de charbon dépasse 280 000 tonnes. Les vitesses régulières sont de 22 km à l’heure pour les trains ordinaires, de 22,5 à 27,0 km à l’heure pour les express.
- En 1899, les administrateurs de la Compagnie furent d’avis que l’époque était venue de substituer la traction électrique à la tractiou à vapeur. L’état de l’industrie électrique permettait de faire cette substitution sans craintes, et on était en droit de penser que cette substitution aurait pour-résultat un accroissement de la capacité de la ligne.
- Le capital social de la Compagnie fut, donc augmenté de 90 000 000 fr. et les travaux commencèrent. Aujourd’hui, ils sont à peu près terminés, et on pense pouvoir mettre en marche l’installation au mois de juin prochain.
- Cette entreprise est certainement unique; l’usine génératrice est exécutée pour 100000 che-
- Àussi, semblc-t-il intéressant d'étudier ce qui a été lait par les américains, et la chose est rendue facile par les articles très documentés publiés dans le « Street Railway Journal » de janvier, dernier par les ingénieurs mêmes de la Compagnie.
- I. La voie. — La voie est constituée de rails de 44,5 kg par mètre courant. Les éclisses mécaniques sont à 6 boulons. Par dessus, passent les connecteurs en cuivre, constitués de coupons de câble de io3 mm2 de section, terminés par des têtes en cuivre rivées, à l’aide d’une riveuse hydraulique, dans des trous pratiqués dans l’âme du rail.' Tous les 3o m environ, la voie est reliée électriquement à la masse de la charpente métallique et les poutres longitudinales de cette charpente sont elles-mêmes éclissées à l’aide de 2 ou 4 connecteurs semblables à ceux de la voie. On espère avoir ainsi un excellent retour.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- II. Système de distribution. — i. Puissance à fournir. — Les calculs ont permis de dresser la courbe delà figure i ; elle représente, en fonction du temps, la charge en kilowatts que doit fournir l’usine : la ligne continue se rapporte à l’ensemble de tous les services : chauffage, lumière et traction; la courbe poinlillée, à la traction seule. La puissance moyenne est de 3o ooo chevaux environ ; la puissance miuinia, de 5 ooo chevaux : on a choisi la puissance des unités, de façon qu’un seul alternateur suffise pour cette charge mininia.
- 2. Système adopté. — Des alternateurs triphasés fournissent du courant sous n ooo volts et
- Fig. t. — Charge en kilowatts en fonction du temps. Ligne continue : chauffage, lumière et traction ;
- 2.5 périodes par seconde; des câbles à trois conducteurs le distribuent à des transformateurs abais-seurs de tension, disposés dans sept sous-stations convenablement placées. Des convertisseurs reçoivent clc ecs transformateurs les courants triphasés sous 390 volts et fournissent eux-mèmes du courant continu a 6a5 volts; ce dernier courant est amené au troisième rail à l'aide de câbles à un seul conducteur. Ce système est schématisé sur la figure 2.
- Peut-être, plus tard, mettra-t-on dans chaque sous-station une batterie d’accumulateurs de 3 ooo kilowatts-heure; pour le moment, la place de cette batterie est seulement prévue.
- Le plan général du chemin de fer est donné sur la ligure 3.
- III. Usine uénéhatkjue. — 1. Dispositions générales. — L’usine génératrice (fig, 4) comprend huit unités complètes et indépendantes. L’équipement est le suivant :
- 64 chaudières de 5oo chevaux l’une, pouvant fournir la vapeur sous une pression de i4 kg par
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- centimètre carré. Ces chaudières sont disposées par batteries de deux; elles sont munies de grilles mécaniques. Il y a un économiseur par paire do batteries de chaudières.
- 8. machines de 8 ooo chevaux, directement accouplées aux alternateurs.
- Ces machines se composent de deux machines compound qui attaquent chacune une extrémité de l’arbre ; le cylindre haute pression est horizontal, son diamètre est de i i io mm, le cylindre
- Fig. 2. — Schéma du système de distribution.
- basse pressiou est vertical, son diamètre est de 2 220 mm ; la course commune est de 1 020 mm, et le nombre de tours, de 70 par minute.
- 8 condenseurs à injection servent pour ces machines. Ces condenseurs pourront être transformés, s'il y a lieu, en condenseurs à surface. Les pompes a air sont du type triplex et font actuellement 3o tours par minute. Leur vitesse sera diminuée de moitié au moins, lorsqu’on aura monté les condenseurs à'surfacc. Les pompes à air sont actionnées par un moteur électrique. L’eau de condensation est puisée dans l’East River.
- 8 pompes d’alimentation du type triplex, mues a l’aide d’un moteur à courant continu fonctionnant sous 000 volts.
- 4 machines à vapeur compound horizontales, directement accouplées aux excitatrices. Les
- cylindres ont respectivement 38o et 635 mm de diamètre; la course commune est de 460 mm. La pression d’admission est de 10 kg : cm2, le nombre de tours de 200 par minute. Avec condensation, ces machines développent 3oo chevaux.
- 2 condenseurs sont adjoints à ces machines.
- 4cheminécs de5,2o m de diamètre intérieur et de 85 mdc hauteur, en briques Cuslodis. Elles ont nécessité en tout 85o m3 de béton et près de 5 800 m3 de briques..
- iC ventilateurs permettent de faire du tirage forcé. On ne les a installés que par prudence, en vue de prévenir tout arrêt accidentel. Cha'cun, tournant à 180 tours par minute, peut fournir
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- J/ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XIVII — N« 14.
- i 600 m3 d’air par minute, à la pression de 45 gr. par centimètre carré, ils sont conduits par un moteur à courant alternatif directement accouplé.
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- Un ponl roulant de 5o tonnes et deux ponts plus petits.
- On remarque que les machines auxiliaires, et en particulier les pompes, sont mues par des moteurs à courant continu sous 5oo volts. Pour le démarrage de la station, il y a une petite batterie d’accum ulateurs.
- 2. Alternateurs. — Les alternateurs sont accouplés directement avec les machines à vapeur, auxquelles leur inducteur tournant sert de volant. L’inducteur a un diamètre de 9,750 m et pèse 170 tonnes. La hauteur totale de l’alternateur est de 12,800 m, le poids total, de ^00 tonnes environ.
- Les 4o noyaux polaires et leurs bobines constituent, pour ainsi dire, la jante d’un énorme volant, dont le rayon de giration serait de 3,070 m. L’inducteur est claveté sur l’arbre de la machine. Les noyaux sont constitués d’un empilage de tôles, dont la longueur est égale à la largeur de deux pôles. Ces tôles sont assemblées en queue d’arondc avec le moyeu qui les entraîne, et la jante, ainsi que les pôles et leurs fiasques d’extrémités en acier, sont séparément boulonnés entre eux. Le moyeu qui supporte les tôles est maintenu par deux surfaces de tôle boulonnées avec le moyeu d’acier coulé. Les parties qui sont soumises à des actions mécaniques sont donc constituées par de l’acier laminé. Dans le corps des noyaux polaires, à des intervalles d’environ 7 cm, on a ménagé des conduits de ventilation. L’enroulement inducteur est constitué d’un ruban de cuivre enroulé de champ en une seule couche,les spires étant isolées entre elles. L’isolement des bobines inductrices sera essayé par l’application de 2 5oo volts alternatifs pendant une minute.
- L’inducteur est muni de circuits amortisseurs, disposés de manière à aider à maintenir mécaniquement les bobines excitatrices.
- L’induit est fixe et disposé à l’extérieur du volant inducteur. 11 se compose d’un anneau de tôles, muni d’encoches à sa partie intérieure : dans .ces encoches sont disposées les barres de
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- l'enroulement, à raison de trois par encoche ; chaque barre est isolée, et les trois barres d’une .encoche peuvent cire retirées sans qu'on doive toucher à leurs voisines ni faire aucun démontage. Les figures 5 et 6 sont des vues et coupes d’un alternateur de 5 ooo kilovolts ampères.
- Le constructeur a accepté pour l’induit l’essai par application d’une tension alternative dans les conditions suivantes et au choix des ingénieurs chargés de la réception : 20 ooo volts pendant do minutes ; 3o ooo volts pendant i minute ; 35 ooo volts pendant i seconde.
- Pour que la courbe de la force électromotrice soit sensiblement sinusoïdale, on a taillé en biseau
- les bords des pièces polaires. Il y a quatre encoches par phase et par pôle de manière que la forme de Fonde soit aussi régulière que possible.
- La puissance de ces alternateurs est de 5 ooo kilovoltsampères, soit 263 ampères par phase .et 11 ooo volts composés. L’induit est muni d'un enroulement triphasé en étoile.
- Le courant d’excitation sera d’environ 220 ampères sous 200 volts, à pleine charge non inductive ; il augmentera d’environ i5 p. 100 dans les mêmes conditions de charge, si le facteur de puissance du circuit d’utilisation est de go p. 100.
- Le constructeur garantit que si la charge non inductive de 263 ampères par phase est brusquement enlevée, la tension ne montera pas de plus de 6 p. 100, à vitesse et excitation constantes.
- Sous charge non inductive, le rendement calculé à l’alternateur n’est pas inférieur k go p. 100, à quart de charge; 94,5 p. 100 à demi-charge; g5,5 p. roo a trois quarts de charge ; y6,5 p. 100 à pleine charge et 97 p. ioo pour une surcharge de 23 p. 100. Ces rendements calculés ne tiennent d’ailleurs pas compte des frottements mécaniques.
- Sous charge non inductive, les alternatears pourront fournir leur pleine puissance pendant vingt-quatre heures, sans qu’aucune de leurs parties né s’échauffe de plus de 35° C au-dessus de la température ambiante ; dans les mômes conditions de facteur de puissance, les machines pourr
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- ront fournir pendant vingt-quatre heures, sous 11 ooo volts, un courant supérieur de ?.5 p. ioo à leur débit normal avec un échaufTemcnt inferieur à 45" C : ou, pendant deux heures, un courant supérieur de 5o p. 100 à la normale, avec un échauffement inférieur à 55° C.
- 3. Excitatrices. — R y a quatre excitatrices de ü5o kilowatts, directement accouplées avec la machine à vapeur. La tension normale est de 2 ao volts. Chaque excitatrice peut suffire pour quatre alternateurs. Les excitatrices sont à-huit pôles : elles sont enroulées en parallèle.
- 4- Tableau de distribution du courant alternatif. — H y a deux jeux complets de barres omnibus, et tout alternateuroutout feeder peut être connecté à l’un ou à l’autre. II existe, sur les barres, des interrupteurs de sectionnement permettant de Jairc marcher les alternateurs en deux ou quatre batteries. Les interrupteurs disposés entre les interrupteurs propres des feeders et les barres omnibus sont montés de manière que le courant qui traverse un groupe d’interrupteurs de feeders et les feeders correspondants passe aussi par un <c interrupteur de groupe », avant de se diriger vers la sous-station. Il y a toujours deux interrupteurs entre l’alternateur et les barres
- Les interrupteurs sont à rupture dans l'huile ; ils sont commandés par des moteurs électriques, conjugués à de puissants ressorts: la mise en marche de ces moteurs est effectuée par des moyens électriques, et les appareils de commande de ces relais sont réunis en un tableau spécial.
- Les figures 7 et 8 font comprendre le principe de la distribution et l’organisation des appareils. Deux lampes sont montées avec chaque interrupteur à haute tension : l’une, rouge, s'allume quand l’interrupteur est fermé, l’autre, verte, quand il est ouvert.
- 5. Canalisation.. — La puissance est transmise de l’usine génératrice aux sous-stations par des câbles à trois conducteurs disposés souterrainement dans des conduites en poterie vitrifiée, lutées au ciment, et entourées de béton (fig. 9). Le câble est représenté sur la figure 10 ; il pèse environ i3,5 kg par mètre ; son diamètre est d’environ 76 mm.
- IV, Sous-statioxs. — 1. Dispositions générales. — Les figures 11 et 12 montrent la coupe d'une sous-station. Chaque commutatriec reçoit du courant à 390 volts d'un groupe de transformateurs connectés en triangle. On synchronise toujours en se servant des conducteurs basse
- Notons en passant que sur la figure 12, on aperçoit, à petite échelle, le profil entravers de la
- 2. Tableau haute tension. — Le tableau haute tension des sous-stations est analogue à celui de l’usine génératrice, mais il n’y a plus qu’un seul jeu de barres omnibus : lesquelles peuvent être sectionnées en trois parties. La figure i3 fait bien comprendre les dispositions générales.
- 3. Transformateurs. —Chacun des transformateurs est de 55o kilowatts; et est à ventilation forcée.
- Les rendements garantis sont les suivants :
- Quart de charge................................ q5 p, 100.
- Demi-charge.....................................97 »
- Trois quarts de charge..........................97,65 «
- Pleine charge...................................97,75 »
- a5 p. 100 de surcharge..........................97,70 «
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- Pour une marche de vingt-quatre heures avec une surcharge de 20 p. ioo l’élévation de température ne doit pas dépasser 45" C.
- Avec une surcharge de 5o p. ioo pendant deux heures, l’élévation de température ne doit pas dépasser 5o° C, pourvu que la température initiale ne dépasse pas elle-même la température ambiante de plus de 36°.
- L’isolement entre le primaire et le fer, comme entre le primaire et le secondaire, est garanti comme pouvant résister à 26000 volts pendant trente minutes, 3o 000 volts pendant une minute ou 35 000 volts 'pendant une seconde. Les tensions correspondantes d’essai entre le secondaire et la masse sont respectivement de 6 000, 7 5oo et 9 000 volts.
- 4- Commutatrices. — Les commutatrices ont chacune une puissance de 1 5oo kilowatts en service continu ou de 2 2.5o kilowatts pendant quelques heures.
- La machine est à douze pôles : la vitesse est de 200 tours par minute. L’excitation est compound, l’excitation shunt étant prise aux bornes mêmes de la machine. Le courant continu est fourni à la tension de 620 volts.
- Les rendements garantis sont les suivants :
- Quart de charge . . .
- Demi-charge..........
- Trois quarts de charge Pleine charge ....
- 89 p. 100. 93.5 »
- 95,25 »
- 23 p. 300 de surcharge.................
- L’isolement des enroulements est garanti comme devant minute d’une tension alternative à 3 5oo volts entre les conclue
- L’enroulement est on parallèle : la différence de potentiel ci deux barres voisines ne dépasse pas 12 volts.
- La carcasse polaire esten acier coulé, les pièces polaires, en n laminées; la machine est munie d’amortisseurs. Les bobines e trices doivent résister à l’application pendant une minute d’ tension alternative de 3 5oo volts entre les conducteurs en pl le bâti de la machine.
- Le compoundage permet de régler la tension entre 570 v (à vide) et 620 volts (pleine charge)'.
- Le poids total de chaque commutatriee est de 4^ tonnes ; l’espace occupé en plan est de 4 m X 3 m environ ; la hauteur est de 4,100 m.
- Le démarrage se fait du côté continu, a l’aide d’un petit groupe moteur as)rnchrone-dynamo à courant continu ; le détail des connexions est donné sur la figure i5.
- Pour démarrer, on fait la connexion 1 vers la droite, on ferme 2, on ferme 3 vers le haut, puis on abaisse 6, on ouvre 8 ; on pousse 1 vers la gauche, on met en phase ; on ferme alors l'interrupteur du courant alternatif, on ouvre 2 et 3, puis 8 ; on établit la connexion de 7 vers le bas, on ferme 9 et jo et on relève 11.
- 5. Tableau à courant continu. — Le schéma complet des connexions est donné dans la figure .4-
- Y. Troisième «ml. — Le troisième rail pèse environ 5o kg par mètre ; la longueur des barres est de 18 m. La compasition du métal est la suivante :
- Carbone. . Manganèse. Soufre, . . Phosphore. Fer ... .
- °’.34i P »
- 99.444
- C’est donc un fer très doux, dont la résistance
- faible ; par contre le rail,
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- qui a une section de 63ao mm2, est équivalent à un conducteur de cuivre de 790 mm2. Les troisièmes rails sont réunis en parallèle par des connexions de cuivre disposées tous les 100 m. La section de cuivre par cclisse est d’ailleurs de 885 mm3 : sa résistance est donc un jjcu inférieure à celle du rail.
- La longueur de voie entre sous-stations ne dépasse pas 1 p8o m : aussi le troisième rail, avec des trains de six voitures marchant à 24 km à l’heure, peut-il en moyenne suffire il maintenir la tension normale à 10 p. 100
- La ligure 16 indique comment le troisième rail est soutenu et isolé.
- La file de rails conducteurs est divisée en sections de cinq longueurs de rails, chaque section est solidement ancrée sur la plateforme : les sections sont reliées par des éolisses à dilatation dont la ligure 18 montre'la disposition. Quant aux éc.lisses courantes, elles sont représentées sur la figure 17 ; ces deux figures montrent aussi la disposition des éclissages électriques.
- L’alimentation du troisième rail est expliquée par la figure 19. Afin qu'un court circuit produit sur une certaine section d’alimentation ne puisse se communiquer à la section voisine par l'induit d’un moteur, on a prévu un disjoncteur de 2 000 ampères. Ce disjoncteur fait passer le courant à une section de troisième peut faire la connexion entre une section et la
- rail isolée et de telle longueur c
- Installation du troisième rail.
- VI. Eclairage. — L'éclairage des usines, sous-stations, gares, etc., ne comporte pas moins de i5 000 lampes à incandescence et 200 lampes à are, et absorbe environ 1 000 kilowatts.
- Le courant primaire étant à 20 périodes, on le transforme en un courant de 60 périodes et 2 300 volts.
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- Chaque sous-station constitue un centre de distribution d’éclairage. Il y a en tout 200 transformateurs de 3 200 et 6 4°° watts qui réduisent la tension de 2 3oo à no volts.
- VII. T.noéniochs et coNSTnucTKuns. — MM. W.-E. Baker ; L.-B. NillwcU ; E.-T). T.envilt : C.-II. Pegram ; A.-E. Magie et Skill ont établi les plans d’ensemble.
- Fig. iB. — Eclisse mécanique à dilatation et édisse électrique.
- Les constructeurs sont :
- Chaudières : Babcock and Wilcox C°. Economiseurs : Green Fuel Economizer
- Ventilateurs : B.-F. Sturlevant C°.
- Pompes : Goulds Manul'acturing C°.
- Machines à vapeur : E.-P. Allis C“ (alternateurs) ; Ilarrisburg Fundry and Machine Works '(excitatrices).
- Condenseurs : licnry C. Worlhington.
- Ponts roulants de 5o tonnes : Morgan Engineering C°.
- Alternateurs : Westinghouse Electric and Manufacturing C°.
- Excitatrices : Westinghouse Electric and Manufacturing C°.
- Transformateurs et eommutatrices : Westinghouse Electric a'nd Manufacturing C°. Tableaux : General Electric C°.
- W. R. James
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION
- Génératrices de grande puissance a courants continus, par A. Rothert. Elektrotecknische Zeitschrift, t. XXII, p. 191, a8 février 1901.
- A la suite d’un article publié l’année dernière par M. Parshall dans le Street Railway Journal, sur les grandes génératrices pour la traction électrique, l’auteur a pensé qu’il serait intéressant de comparer les résultats de M. Parshall avec ceux qu’il a obtenus lui-même, et qui se rapportent à des machines de 120 à 65o kilowatts.
- Ces machines étaient destinées h fournir du courant pour la traction électrique, mais devaient également être employées à d’autres usages, c’est pourquoi elles sont calculées comme machines en dérivation, et en réalité de manière que le même enroulement et les mêmes entailles de l’induit puissent servir pour 5oo, a5o et 120 volts, les connections de l’enroulement variant seules avec le voltage.
- Les générateurs de tramway hypercompounds qui doivent donner 000 volts à vide et 55o volts en charge ont une vitesse supérieure de y p. 100 à celle des génératrices en dérivation, car pour un nombre de tours égal la tension ne pouvait, être atteinte par suite de la saturation magnétique du fer. Comme l’augmentation de vitesse est sensiblement proportionnelle à l’augmentation de tension, il en résulte que lu machine eompound est dans les mêmes conditions que la
- Parshall calcule ses machines en prenant pour point de départ le rendement supposé. 11 répartit les pertes entre les différentes parties de la machine ; pertes Joule dans l’induit, dans le ter, l’excitation, etc., et on déduit les surfaces de
- L’auteur emploie une constante qui dépend de la grandeur et du genre de machine, mais t]ui, pour uu diamètre donné fournit immédiatement la largeur de l’induit. Il choisit ensuite le nom- i bre de pôles en relation avec la vitesse, et détermine l’induit de manière que les surfaces polaires soient a peu près un carré dans le milieu duquel se trouve le pôle cylindrique. Le rende-
- ment se calcule en dernier lieu, car pour de gros scs machines on arrive toujours à un résultat sullisant. En somme les données qui influent le plus sur les dimensions d’une machine sont la saturation magnétique des dents et la considération de l’économie du matériel.
- Xous allons comparer ici les résultats de Parshall et ceux de Rothert.
- Pertes Joule dans l’induit. — Parshall donne 2,20 p. 100 comme perle moyenne, Rothert adinel 2,7 p. 100 pour les grandes machines et jusqu’à 4 P- 100 pour les petites (i2f) kilowatts,
- Cette différence provient de ce que Parshall emploie plus de cuivre et moins de pôles, tandis que Rothert calcule ses maehiues aussi petites que possible; il en résulte que le rendement moyen est meilleur, car le rendement maximum est atteint pour une charge d’autant plus faible que les pertes dans le cuivre sont plus grandes.
- La densité admise par Parshall dans l’induit est 2,3 ampères. Rothert admet 2,68 à 2,95 ampères, malheureusement Parshall ne donnant pas le poids de cuivre dans l’induit et les inducteurs, il est impossible d’établir line comparaison sur
- Saturation dans les dents. — Parshall donne comme saturation apparente 2i5oo, Rothert compte jusqu'à 23 5oo. Cette grande saturation a pour but d’éviter les étincelles au collecteur, mais elle nécessite l’emploi de plusieurs lamelles au collecteur (2 à 3) par entaille. Rothert donne comme dimensions d’entailles, i3 à i4 mm de large et 35 à 45 mm de profondeur ; avec de telles entailles la self-induction d’une bobine est très faible, ce qui est d’une grande importance pour la marche sans étincelles.
- Saturation du fer de l'induit. — Rothert prend B = 11 5oo à 12 000, valeur en général supérieure à celle de Parshall, mais qui ne joue aucun rôle.
- Intensité par barre. — On admet souvent qu’on ne doit pas dépasser i5o ampères par barre, Rothert dépasse souvent cette valeur et va quelquefois jusqu'à 25o ampères.
- Vitesse tangentielle. — Parshall compte environ 12 m : sec, Rothert de 8,5 à ri,5 111 : sec,
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- la vitesse augmentant avec la puissance des machines, le nombre de cycles restant sensiblement constant. Dans le cas des machines oompounds la vitesse admise par Rotliert varie de 8,5 à 11,5 m : sec,ce qui correspond an chiffre de Parshall.
- Surface de refroidissement par watt perdu. —
- Rotliert admet 85n d’augmentatiou de température, Parshall seulement 3o°, ce qui lui donne de o,G0 à i" par watt et par décimètre carré, tandis que Rotherl arrive à i.o5° et i,4°C. Ces différences relativement grandes proviennent de la meilleure utilisation du matériel et par suite des dimensions plus faibles des machines de Rotliert.
- Naturellement, dans toutes ces machines, on emploie des évents qui seuls permettent mie aussi grande utilisation du matériel.
- Nombre de pôles. — Parshall semble travailler avec peu de pôles, c’cst-à-dire avec un nombre de cycles restreint ; il en résulte des machines lourdes et une mauvaise utilisation du matériel. Rothcrt. donne comme nombre de cycles convenable 17 à 20 par seconde, nombre qui s’élève de i8,5 a 22 cycles pour les machines cotnpounds à 55o volts, tandis que Parshall se limite u i5. Un grand avantage de l’augmentation du nombre de pôles est la diminution du poids du cuivre des bobines inductrices. Les bobines ont de plus petites dimensions, or l’on sait qu’une petite bobine peut être proportionnellement pins chargée qu’une grande, car la surface est proportionnelle au carré, l’intérieur au cube dos dimensions linéaires; c’est ce qui explique la plus grande densité dans les bobines inductrices des machines de Rotliert. Cette densité atteint 1.4 ampère par millimètre carré pour les grandes machines en dérivation, 1,65 pour les petites. Ces valeurs s'écartent notablement de celles de Parshall 'environ 1 ampère par millimètre carré) ; ce grand écart est dû fort probablement à l’utilisation par Parshall de pôles ^rectangulaires' lamelles, tandis que Rothert emploie des pôles cylindriques en acier dont la longueur moyenne de la spire d’enroulement est beaucoup plus faible, les extrémités polaires seules sont lamellées.
- Surface de refroidissement des bobines inductrices. — Parshall donne 3Ù,8 d’échauffement par volt et décimètre carré, Rothcrt compte 12 watts par décimètre carré de sürface pour une élévation de température de 85°, ce qui correspond a 5° par décimètre carré.
- Dispersion du champ. — Parshall donne comme moyenne i5p. 100 avide et 18 p. 100 en charge, ce qui correspond aux valeurs de Rothert.
- Arc polaire. — L’arc polaire de Rothert est plus faible, et égal à 72 p. 100 de la division polaire (Parshall 80 p. 100).
- Induction dans (. entrefer. — La détermination de l’induction dans l’entrefer varie suivant les constructeurs, aussi Rotliert préfère-t-il comparer la partie de l'excitation nécessaire à l’entrefer, ici o,y, ce qui correspond au chiffre de Parshall.
- Saturation des pôles. — Le chiffre de 15 800 donné par Parshall est un peu faible d'après Rothert, et spécialement pour les grandes machines en dérivation, il y a avantage à avoir une grande saturation, de façon que la tension ne baisse pas par trop à la suite de variations brusques de charge.
- Saturation de la culasse. — Cette question est avant tout économique. Rothert admet une valeur un peu supérieure à Parshall et en réalité i3 000
- Pertes dans le fer de l'induit. — Parshall les admet égales aux perles dans le cuivre, soit 2,2.5 p. 100, y compris naturellement les pertes par courants de Foucault dans les cornes polaires. Rothert choisit des valeurs inférieures, 1,7 à 1.8 p. 100 pour de grandes macliiucs, ce qui joint aux 2,7 p. 100 de pertes dans le cuivre donne également 100 comme pertes totales dans
- l’induit. Pour les petites machines 011 trouve 2,3 à 2,4 p. 100.
- Excitation. — Parshall u’admet que 0,75p. 100 comme perte par excitation, chiffre très faible, ce qui indique que Parshall emploie énormément de cuivre pour obtenir un rendement un peu meilleur.
- La différence qui existe avec la perte par excitation admise par Rotliert est énorme, par exemple pour une machine de 65o kilowatts, 80 tours par minute, Rothert trouve 1,07 p. 100, donc plus du double de la valeur donnée par Parshall (peut-être ce chiffre de 0,70 p. 100 ne se rap-porte-l-il. qu'aux pertes dans l’enroulement en dcrivationl.
- Rendement. — Les pertes supplémentaires par frottement et dans les balais sont à peu près égales à 0,70 p. 100. En Europe on donne ordinairement le rendement sans y faire intervenir les pertes par frottement dans le cas de machines
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- directement accouplées. La porte clans les balais est do 1.5 volt, donc o,3 p. roo; nous avons donc 4,5 p. ion de pertes dans l’induil, i ,5 p - ïoo d’excitation et o,3 p. ïoo dans les balais, de telle, sorte que le rendement est de 93,7 p. 100, pertes par froltemeut non comprises, et ce pour des machines d’environ 5oo kilowatts et 90 tours : min. Pour une machine de 1 000 kilowatts le rendement s’élèverait à 95 p. 100 sans frottements.
- Balais de charbon. — On admet en général une densité de 5 a 6,5 ampères par centimètre carré, c’est-à-dire 16 à 20 millimètres carrés par ampère, chiffre qui correspond bien à celui donné par Parsliall. Ces chiffres se l'apportent à des charbons durs mm lubrifiants marque « Le Carbone » ou « Partridge (Etats-Unis) ».
- L’auteur compare ensuite ses résultats et ceux de Parsliall avec les données d'une machine de 1 000 kilowatts, de la Société Siemens et Halske de Vienne et qui a figuré à l’Exposition.
- Cette machine dorme, à 55o volts et 90 tours : min, une intensité de 1 800 ampères, elle possède 14 pôles, un diamètre d’induit de a5o cm etuno largeur de fer de 54 cm, y compris 5 évents de 10 mm.
- Nous 11e donnerons ici que les chiffres qui different de ceux de Parshall ou de Ruthert.
- Vitesse Langenticlle : 12,5 ni.
- Densité dans l’induit : 2,02 ampères.
- Intensité par barre : 180 ampères.
- Perte par excitation : i,3 p. 100.
- Rendement : 95 p. 100 sans frottements.
- Induction dans l’induit: i3 4oo.
- Induction dans l’entrefer i3 000.
- E11 résumé, il y a autant de principes de construction que de constructeurs et ils tendent tous à avoir d’aussi petites machines que possible. L’un construit la machine avec un champ magnétique intense (Siemens, et Ilalske, \ienne), un autre avec un champ faible (Parshall), et enfin en se tenant dans une valeur moyenne (Rothertj.
- L’un admet la plus grande partie des perles de l’induit dans le cuivre (Rothert), l’autre dans le fer (Siemens et Ilalske), Parshall choisit les pertes dans le fer égales aux pertes dans le cuivre.
- Toutes les machines étudiées ci-dessus sont des types modernes, construites pour des services très durs et qui, munies de balais en charbon, fonctionnent sans déplacement des balais.
- P. Dijînt.
- ÉLECTROCHIMIE
- Support d’anodes Chapman et' ISatt pour èlectrolyseurs à chlore. Brevet anglais n° 2929,
- Ce support est construit en vue de permettre l’abaissement des anodes à mesure qu’elles s’usent, de manière à pouvoir les utiliser complètement et augmenter ainsi leur durée.
- Les têtes des charbons anodiques a (fîg. 1)
- sont emprisonnées dans un bloc de plomb anti-moiiié b coulé autour d’elles. Dans ce bloc est fixée une tige de cuivre c filetée à sa partie supérieure et protégée à sa partie inférieure par une gaine de plomb d. La partie filetée traverse un long écrou/'muni d’un contre-écrou k. Au sommet de la tige est un double écrou h servant à fixer le conducteur positif.
- On commence par tourner l’écrou/’de manière à amener le bloc de plomb anlimonié aussi près que possible du couvercle e. Quand les anodes sont en partie usées, on tourne l’écrou en sens inverse de manière à les abaisser. A chaque mise en place, on coule en g du ciment ou toute autre matière permettant d’obtenir un joint étanche.
- Electrolyseur Haas pour la préparation de liquides de blanchiment. Brevet anglais 9331, •l.-posé le 21 mai 1900, accepté le 3o juin 1900.
- Cel electrolyseur a pour but d’utiliser le déga-
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- gemeul des bulles d’hydrogène sur la cathode pour produire une circulation automatique de l’électrolyte, et économiser ainsi la dépense d’énergie qu’exigent les pompes généralement, employées pour obtenir cette circulation.
- Pour, cela, la cuve d’électrolyse a. (fig. r) est
- placée dans un récipient v de plus grandes dimensions contenant l’electrolvte. dont le niveau dépassé legerement les parois de la cuve. Dans celle-ci sont déposées les eleclrode.s doubles e entourées dune moulure isolante y? et les électrodes simples e' des extrémités. Le tond de la cuve est percé d’ouvertures l.
- Quand l’élcctrolvseur est en fonction, l'hydrogène libéré émulsionne la solution et celle-ci, devenue ainsi plus légère, s’élève dans les compartiments ; elle est remplacée par le liquide du récipient extérieur qui pénètre par les ouvertures l ; de la sorte s’établit une circulation con-
- L’inventeur fait valoir que la circulation étant d’autant plus active que l’intensité du couvant d’électrolyse est plus grande, il est possible d'obtenir des solutions de blanchiment ayant un degré cbloromélrique constant en proportionnant convenablement les ouvertures.
- J. R.
- Electrolysenr ImhofT et Raschin pour la préparation des chlorates. Brevet anglais n" 19120,
- Cet éleclrolyseur est caractérisé par 1 emploi de feuilles de nickel comme cathodes et d'anodes en platine de grande surface en vue d’éviter la production de réactions secondaires qui diminuent le rendement on chlorate.
- Pour obtenir des anodes de grande surlace
- avec une faible quantité de platine, ces anodes sont, formées de bandes de platine ou de platine iridié très minces c (lig. 1) suspendues à une barre métallique c et maintenues par des fils de platine transversaux c'.
- L’anode est disposée suivant le plan médian de chaque bac d’électrolyse ; de part et d’autre sont disposées les cathodes en nickel : le bac est entouré d’une enveloppe de vapeur permettant de maintenir la température de l’électrolyte à yo° environ.
- Le bac d’électrolyse peut servir de cathode ; dans ce cas on recouvre la surface interne de ses parois d’une couche de nickel.
- Èlectrolyseur Walker, Wilkins et L,ones pour la préparation des zincates alcalins. Brevet anglais n° 16215, déposé le 8 août 1899, accepté le 19 mai 1900.
- Cet èlectrolyseur, qui n’est qu’une modifications d’un appareil breveté antérieurement (B P y3oo-, 1892 ; 10942, iSyd ; fQd. r8y4) a principalement pour but la préparation des zincates alcalins en utilisant, sous lorme de courant, l’éucrgie chimique mise en jeu par l’action de l’alcali sur le zinc.
- Il se compose d’un récipient en matière non conductrice, en ardoise par exemple, sur le fond a (lig. 1) duquel est placée une pièce d’ardoise a1 percée intérieurement de canaux a" eL creusée à sa partie supérieure en forme de V; deux plaques d’ardoise perforées b sont placées de part et d’autre: contre les surfaces extérieures de ces plaques sont appliquées deux diaphragmes i eu étoile de laine ou en asbeste; entre ecs diaphragmes el les parois perforées d de la cuve sont suspendues des laines de nie*
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- kel ou des toiles métalliques en nickel i ; du charbon de bois ou du charbon de cornue en grains remplit l’espace h, le charbon situé eu dedans des lames de nickel étant pulvérisé plus finement que celui situé au dehors. Enfin, suivant le plan médian de l’appareil sont sus-
- pendues, à une tige/:, des barres ou lames épaisses de zinc l.
- En m, dans la cavité que forme la pièce a', on met du mercure qui amalgame le zinc; dans le compartiment central g on verse la solution de soude ou de potasse ; la solution qui traverse le draphragme peut circuler librement d’un côté à l’autre de l’appareil parles canaux a". Lorsqu’on réunit par un conducteur métallique les plaques de nickel i et la barre k qui supporte le zinc, un courant prend naissance : il y a jélectrolyse de la solution alcaline avec formation de zincatc d’une part et d’hydrogène d'autre part.
- L’oxygène de l’air qui peut pénétrer librement dans l’appareil par les parois perforées d, oxyde, parail-il, cet hydrogène, et la polarisation de l’élément de pile que forme l’ensemble Ise trouve ainsi évitée.
- Four à carbure de calcium Grauer. Brevet anglais nU5 16824, déposé le 18 août 1899, accepté le
- Ce four est caractérisé par l’emploi d’une électrode creuse par laquelle arrive la matière a traiter et par un déplacement relatif des deux électrodes.
- La figure 1 représente un four dans lequel l’électrode supérieure creuse a est fixe, l’autre
- électrode en forme de creuset h étant disposée sur un support c solidaire d’un arbre i tournant dans une crapaudine f fixée excentriquement sur un plateau que fait tourner l'arbre Le courant est amené à cette électrode par une tige k et un collier n fortement serré sur l'arbre f; l’extrémité recourbée m de la tige k est guidée par une glissière l ; de la sorte, l’arbre i ne peut tourner sur lui-même. Dans ces conditions l’arc qui jaillit entre l’électrode a et la partie centrale de l’électrode h décrit un cercle autour du centre de celle-ci et par conséquent agit successivement sur le mélange de charbon et de chaux tombant de l’électrode supérieure. Un diaphragme e et un disque d empêchent l’éta-
- Fig. 1 cl a.
- blissement d’un courant d’air ascendant venant refroidir le creuset.
- Dans le four représenté en figure a, c’est l’électrode supérieure qui est mobile. Elle est mise en mouvement comme dans le dispositif précédent par l’arbre g et un support excentré f. Mais comme il n’y a plus nécessité d’empêcher l’électrode de tourner sur elle-même, le collier i amenant le courant n’est serré que dans la mesure suffisante pour assurer un bon contact électrique tout en permettant à l'électrode de tourner dans son intérieur comme le fait un plateau d’excentrique dans son collier.
- L’électrode est fixée au support /'par une four-che o qui permet le passage du mélange de chaux et de charbon jeté dans la cornue p. Un
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- disque q empêche les gaz chauds du four de
- L’inventeur revendique en faveur de ce four l’avantage do permettre, en réglant convenablement la rapidité du mouvement relatif des-élec-trodes, de ne faire agir l’arc que le temps strictement nécessaire pour raccomplissen\eut de la réaction et d’éviter ainsi les pertes de carbure qui
- se produisent par une action prolongée de l'arc.
- Ce système de four convient aussi bien pour la fabrication continue que pour la fabrication intermittente. Dans le premier cas, le creuset électrode b est muni d’un trou de coulée ; dans le second, on abaisse l’électrode b ou ou soulève l’électrode a (suivant le dispositif emplové), et on laisse relroidir le carbure formé.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Sur la radio-activité induite provoquée par les sels de radium,. par p. Curie et A. Debierne.
- M. et Mme Curie ont établi qu’une substance quelconque, placée dans le voisinage d’un sel de baryum radifère, devient elle-même radio-active. Cette radio-activité induite persiste longtemps apres l’éloignement du sel de baryum radifère ; cependant elle diminue avec le temps, d’abord rapidement, puis de plus en plus lentement, et semble tendre asymptotiquement vers zéro. M. A. Debierne a montré que les sels de baryum mis en contact intime avec les sels d’actinium acquièrent temporairement une partie des propriétés des sels de baryum radifère et conservent cet état pendant plusieurs mois.
- D’autre part, Mml' Curie avait constaté, en mesurant la radio-activité de l’oxyde de thorium, des irrégularités qui n avaient pu être expliquées à ce moment. M. Owens lit les mêmes remarques et montra que les courants d’air suppriment, en quelque sorte, une partie de l’activité de l’oxyde de thorium. M. Rutherford, étudiant à nouveau ce phénomène, montra que l’air ayant séjourné dans le voisinage de l’oxyde de thorium, et entraîné au loin, conserve pendant environ dix minutes ses propriétés conductrices. Il observa également que l’oxyde de thorium était capable de produire des phénomènes de radio-activité induite analogues à ceux provoqués par les sels de radium. Enfin il constata ce fait important que les corps chargés d’électricité négative s’activaient plus énergiquement que les autres. M. Rutherford explique ces phénomènes en .
- admettant que l’oxyde de thorium dégage une émanation radio-active particulière, susceptible d’être entraînée par l’air et chargée d’électricité positive par les ions positifs de l’air. Cette émanation serait la cause de la radio-activité induite. M. Dorn a reproduit, avec les sels do baryum radifères, les expériences que MM, Owens et Rutherford avaient faites avec 1 oxyde de tho-
- Enfin, dès le début de leurs recherches sur les corps radio-actils, M. et Mme Curie ont pu obtenir, en chauffant la pechblende, un gaz qui est resté radio-actif pendant un mois (h.
- MM. Curie et Debierne ont enLrepris de nouvelles recherches sur cette radio-activité induite, qui se présente sous des aspects très variés et dont la nature parait loin d’être élucidée (2). (*)
- (*) M. et XT“,e Curie, Comptes rendus, novembre i8yy; llct. lilect., t. XXI, p. 279, r8 novembre 1899. — A. Dk-diiuixe, Comptes rendus, juillet 1900; fiel. Êlect., t. XXIV, p. a'iy, 11 août 1900. — Mme Curie, Comptes rendus. avril 1898, Éct. Élect.. t. XV, p. 199, 3o avril 1898. — Owens, Phil. Mag., octobre 1899, — Ruiuhiifoud, Pkil. Mag., janvier et février 1900. — ])okn, Abh. Naturforsh. Gesetl. Halle, juin iyoo. — M. et Mmi1 Curie, Congrès de
- (2) La radio-activité était étudiée par la méthode électrique. Les expériences ont montré que :
- lorsqu’on opère en vase clos ; 1° qu’elle 11c se produit pas plètemenl fermée ; 3° qu’elle se manifeste sur des corps qui contient la substance radifère que par des tubes ca-
- Ces phénomènes ont été constatés avec divers sels de baryum radifère (chlorure, sulfate, carbonate). Les composés d’actinium produisent également la radio-acti-
- très actifs, no produisent aucune activation. Comme on
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- On peut conclure, de ces premières expériences, que le rayonnement du radium n’intervient pas dans le phénomène de la radio-activité induite. Seuls pourraient intervenir des rayons extrêmement absorbables qui agiraient sur l'air en contact immédiat avec la matière radiante.
- La radio-activité induite se transmet dans l'air de proche en proche, depuis la matière radiante jusqu'au corps à activer; elle peut même se transmettre par des tubes capillaires très étroits. Les corps s’activent progressivement, d’autant plus rapidement que l’enceinte dans laquelle ils se trouvent est plus petite, et tendent à prendre une activité induite limite comme dans un phénomène de saturation. L’activité limite est d’autant plus élevée que le produit agissant est lui-même plus actif.
- La théorie de l’émanation de M. Rutherlord permetd’expliquerasscz bien ces différentsrésul-tats; mais, comme on peut concevoir facilement d’autres explications satisfaisantes, il semble prématuré aux auteurs d’adopter une théorie quelconque. De nouveaux faits sont nécessaires pour élucider la question.
- Séance du 11 mars 1901 (1).
- Sur les lignes télégraphiques ou téléphoniques établies sur la neige, par J. Janssen. Comptes rendus, t. CXXXIJ, p. (3oG.
- Répondant à une communication sur ce sujet faite par M. 15. Brunhes, à une précédente séance (2), M. Janssen fait observer que les faits connus antérieurement relativement à lu mauvaise conductibilité de la neige (*) ne pouvaient
- viables par le champ magnétique, il convient peut-être une note de M. Aug. Carpentier sur les Nouveaux carac-
- "i8 février {Écl. Élect., t.XXVI, p.
- (2) Ecl. Élecl., t. XXVI, p. 422,16 mars 1901.
- (s) M. Lagardc a publié à ce propos des études théo-
- lies essais"ont été faits par l’Administration des Téléété renversés pur un ouragan, en posant des fils nus sur
- préjuger le succès d'une ligne téléphonique étendue comme celle qui a (onetiouné au Mont Blanc sur une longueur de près de 10 km. Aussi l’Administration des Télégraphes attachait-elle une certaine importance à la mise hors de doute de la possibilité d’établir des communications avec des lignes simplement posées sur la neige ou la glace, alors même que le relèvement de la température amène une fusion partielle de cette neige ou glace.
- Surun électroracliophone àsonstrèsintenses et sur la cause qui les produit, par Th. Tom-masina. Comptes rendus, l. CXXXI1, p. 617.
- Ce nouvel électroradiophone donne des sons pouvant être entendus très distinctement de tous les points d'une grande salle. Sa sensibilité est un peu moindre que celle des appareils à cohéreurs décohérenls il charbon, décrits dans une précédente note (*), mais elle est encore suffisante, car l’appareil répond, par un son fort et net, à chaque étincelle de 1 mm qui éclate à l’autre extrémité d’une salle entre une petite sphère isolée et. l’un dos pôles d’une bobine d’induction; aucun relais n’est utilisé et l’appareil est simplement en circuit, avec une pile et un téléphone.
- Il diffère des cohéreurs à charbon ou à limailles en ce que, dans ceux-ci, les grains doivent, être autant que possible libres de se mouvoir et ne subissent que la pression due à leur poids, tandis que, dans le nouveau radio-conduetour, la limaille se trouve dans un mélange isolant pâteux, et, suivant le système Branly, sous une pression réglée de façon à permettre le passage d'un courant d’une certaine intensité
- paraît d’ailleurs que cette pratique a été employée par les russes pendant leur dernière guerre avec les turcs, (t) Écl. Élect., t. XXIV, p. 515, 29 décembre 1901.
- Des radioconductcurs aptes à fonctionner dans l’in-
- truils de la manière suivante :
- Dans chacun de deux morceaux de tube capillaire de thermomètre, longs de 5 cm, on a introduit un fil de platine tordu en boucle d’un côté. On les a enroulés pour former une petite spirale plane sur l’autre extrémité de chaque tube. On en a fait entrer un, par le bout portant la spirale, dans un tube en verre dont le diamètre intérieur était égal au diamètre extérieur du capillaire. Les deux tubes ont été fondus ensemble à l’autre extrémité,
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- Le courant induit pur chaque décharge oscillante dans le circuit de ce récepteur produit dans le mélange une action qui sépare momentanément un ou plusieurs des petits contacts. L’aiguille du galvanomètre descend vers le zéro, mais elle reprend un instant apres sa position initiale, s’arrêtant parfois dans des positions intermédiaires. Mais, quelle que soit la position de l’aiguille à l’instant où l’étincelle éclate, on observe toujours une déviation indiquant un accroissement de résistance. Si l’on augmente l’intensité du courant primaire qui traverse l’é-lectroradiophonc, les sons deviennent toujours plus intenses, mais l’aiguille du galvanomètre sc fixe au point le plus élevé de tension critique, et si le réglage est parfait, elle devient presque immobile. Dans ce cas, les interruptions doivent être instantanées et complètes, car l’appareil donne les mêmes sons qu’ou perçoit en interrompant le circuit. Ces radioconducteurs constituent. donc de vrais interrupteurs actionnnés directement par les ondes hertziennes (').
- Ce nouvel éleetroradiophone se prête aux expériences de cours et. de laboratoire, car il permet a un expérimentateur d’entreprendre seul des recherches qui demandent actuellement l’aide d’une autre personne. M. Tomrnnsina se propose d’étudier, l’été prochaiu, son application aux décharges atmosphériques.
- placé alors le mélange pâteux sur la spirale do L'autre tube et introduit aussi celui-ci dans le grand jusqu’à
- réglé ensuite la pression sous l’uction des ondes hertziennes, et fermé complètement le tube au chalumeau en ne laissant en dehors que l’autre boucle de pla-
- (*) C’est le diélectrique liquide remplaçant l’air qui est la cause de ce phénomène, car si on l’ajoute dans un cohéreur à limaille, à charbon, ou à mélange de limaille et de poudre isolante, l'accroissement de l’intensité des
- L’auteur a obtenu ce phénomène avec de l’eau distillée, mais c’est la glycérine, seule ou mélangée avec de la vaseline, qui fait produire les sons les plus intenses. De même, c’est la limaille d’argent qui semble donner le meilleur résultat. Quant aux poudres isolantes, elles peuvent être cfuelconques : lycopode, soufre, silice, verre pilé, etc. ; leur rôle est d’empêcher la cohérence permanente de la limaille d’argent et de permettre une pression suffisante pour faire agir un courant plus énergique
- Sur les périodes de l’aurore australe, par Honryk Aretowski. Comptes rendus, t. CXXX1I p. 651.
- Dans une note sur les aurores australes observées pendant l’hivernage de l’expédition antarctique belge, présentée l’an dernier à l’Académie (1) et dans quelques autres notes (2t, l’auteilr a fait connaître plusieurs faits nouveaux sur les aurores polaires des régions antarctiques. Parmi ces faits, deux sont à retenir : c’est d’abord l’analogie qu'il y a entre les aurores australes notées à bord de la Belgica et les aurores boréales observées en 1878-1879 par A.-E. Xordenskiold ; puis la simultanéité du phénomène auroral dans les deux hémisphères, signalée par A. Harvey, de Toronto (3).
- Dans.la note qui nous occupe, M. Aretowski communique les chiffres relatifs aux variations qu’ont subies les phénomènes de l’aurore polaire (dans notre station d’observation’; pendant les mois de mars à septembre de l’année 1898 (4).
- (‘) Ecl. Elect., I. XXIII, p. 27.5, 19 mai 1900.
- res d’observations correspondant à chaque heure. Les
- 3 3 14 3r 29 26 25 24 23 10 4 2 1
- » Le maximum de la période diurne est à 9 heures du pour abscisses et les sommes pour ordonnées, on eous-
- '1882-188 S), par exemple (Auoi.r- Bobrik vo> Boluka,
- Polarlicht und Spektral-Beobachtungcn, PI. I).
- >< Pourtant, la courbe devient quelque peu différente si,
- défavorables) n’ont pu être suivies depuis leur moment d’apparition jusqu’à l’extinction complète de la lueur au-rorale. Les 17 aurores qui ont été observées dans leur développement complet, depuis le commencement jusqu a la lîn, nous fournissent les chiffres suivants ;
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- doit adopter ni l'une ni l’antre de ces conclusions et il conclut en ces termes :
- En résume, l’étude que nous avons faite des combinaisons du fer et du silicium établit nettement l’existence, dans les ferrosiliciums industriels, des siliciures SiFe2, SiFe et Si2Fe. Nous avons, en outre, donné des procédés de préparation qui nous ont permis d’obtenir ces composés purs et cristallisés et de faire l’étude de leurs principales propriétés, résultats qui faciliteront les recherches concernant la structure des alliages siliciés. Enfin la siliciuratiou du fer par les pro-
- cium, du soufre et du phosphore, (jui peuvent aussi
- sur les ferrosiliciùras se produit, la température est suffisamment élevée pour que le siliciure de carbone soit
- amorphe. Toutes ces raisons nous paraissent rendre un
- extraits de ees produits complexes.
- » Les échantillons industriels que nous avons examiné»
- silicium. En présence de ces résultats, en apparence sible, le siliciure Si2Fe.
- poids déterminé dé fer avec un grand excès de siliciure de cuivre ; dans ces conditions nous n'avons obtenu que
- ce métal se trouvait en présence d'une autre substance capable également de se combiner au silicium. Afin de détruire cette sorte d’équilibre, nous avons ajouté, au mélange de siliciure de cuivre et de fer, du silicium libre, afin d’obtenir en quelque sorte la combinaison du fer et du silicium au sein du siliciure de cuivre fondu
- eium combiné, la réaction paraît se limiter par In volatilisation même du silicium.
- » Nous avons toutefois réussi à préparer le sili-
- granrl excès de silicium. A l’aide dè réactifs appropriés nous avons pu isoler de petits cristaux très brillants, beaucoup moins foncés que le produit primitif et qui ont présenté à l’analyse la composition exigée par la formule Si-Fe.
- » Ce siliciure, qui a pris naissance dans un produit renfermant 8o p. ioo de silicium, est la combinaison la plus riche en métalloïde que nous ayons pu produire, b
- cédés électrométallurgiques peut avoir, suivant la nature des matières premières employées, deux limites correspondant à la formation des composés SiFe et Si2Fc.
- Séance du 25 mars 1901.
- Sur les relations èîectrochimiques des états allotropiques de l’argent, par M. Bertbelot. Comptes rendus, t. CXXXTT, p. 732-7')!.
- Dans des recherches termoehimiques récemment publiées^), M. M. Berthelot a établi que l’argent présente plusieurs états allotropiques; ce sont : argent amorphe (fil d’argent, feuilles minces d’argent); argent modifié par l’action de l’oxygène à 55o°; argent précipité par le cuivre, non chauffé; le même chauffé ensuite; argent cristallisé. Le passage d’un état à l’autre donnant naissance à un dégagement ou une absorption de chaleur, il était à prévoir qu’il existerait une différence de potentiel entre deux électrodes d’argent à deux états allotropiques différents et plougces dans le même électrolyte; c’est ce que M. Berthelot a vérifié.
- L’électrolyte employé était une solution d’azotate d’argent au dixième. La différence de potentiel était décelée au moyen d’un galvanomètre d’Arsonval. En opérant avec deux fils d’argent ou deux feuilles minces, on no constatait aucune déviation; en opposant à l’argent en feuilles les quatre autres états allotropiques de l’argent, l’opération s'effectuant chaque fois dans un vase distinct, on observait la production immédiate d’un courant, l’argent battu en feuilles jouant le rôle positif par rapport aux autres variétés, ce qui est conforme au signe thermique des chaleurs de transformation, l’argent en feuilles étant celui qui possède la plus grande chaleur d’oxydation.
- Le courant développé diminue d’intensité, rapidement pendant la première minute, puis lentement, et s’annule au bout de quatre à cinq minutes. Par suite de cette rapide variation de la diftérence de potentiel entre les pôles, la détermination de la force électromotrice initiale n’a pu être effectuée; M. Berthelot a essayé de la mesurer par la méthode d’opposition à l’aide du dispositif de M. Bouty, mais il n’a pu y par- (*)
- (*) Annales de Chimie et Physique, 7e série, t. XXII, p.307, 1901.
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- tetir et du récepteur, et M. Slaby a récemment exécuté dans cette voie une série de recherches qui paraissent avoir été couronnées de succèsf1).
- Le lieutenant de vaisseau Tissot qui, depuis plusieurs années, poursuit à Brest des essais qui ont donné de très beaux résultats, a cherché à déterminer expérimentalement cette période, la formule de Lord Kelvin ne pouvant, en raison do la complication du circuit de la décharge, donner que des résultats très approximatifs, li a adopté le procédé de Fcddersen, consistant à recevoir l'imago de l’étincelle de l’excitateur sur un miroir concave animé d’un mouvement rapide de rotation et à la renvoyer sur une plaque photographique où elle so trouve dissociée et fixée.
- Il employa tout d’abord l’appareil même qui servit à M. Décombe daus des recherches analogues et <pii a été décrit, dans ce journal (2). Il le remplaça ensuite par un appareil formé d’un train d’engrenages actionné par un petit moteur électrique ^oo à 5oo t : ml et entraînant, avec un multiplicateur exactement égal a 20, un miroir notablement plus grand que celui de l’appareil de M.Décombe(2,6 cm au lieu de 1,5 cm de diamètre).
- surtout la plaque photographique dans le voisinage de la projection orthogonale de ces points. Du côté exposé au
- des arêtes inférieures. De l’autre côté, les limites de l’oinhre s’expliquent simplement. Quant au renforcement
- réflexion diffuse particulière s’ajoutaût au rayonnement
- » Ces divers phénomènes sont produits constamment
- des rayons lumineux.
- » Dans d’autres expériences et en particulier dans l'épreuve Unique que j’ai obtenue il y a cinq ans au fraies apparences sonL différentes : elles sont identiques à celles que donnent la réfraction et la réflexion totale de la lumière, de sorte qu’on est conduit à penser que dans
- été produit par des rayons lumineux ayant traversé un écran d’aluminium. »
- (4) Llicl. Électr., t. XXVI, p. 307. a3 février 1901.
- (*) L'Écl. Électrt. XIV, p. 369, 26 mars 1898.
- L’évaluation de la vitesse de rotation du miroir par la mesure du nombre de vibrations de son d’axe n’ayant pas paru suffisamment exacte Cf), M. Tissot employa une méthode indirecte indiquée par M. Lippruann (*).
- L’obtention d’images photographiques nettes exigea quelques tâtonnements (3).
- Pour faire varier la période des ondes hertziennes. M. Tissot faisait varier la capacité du système oscillateur-antenne, au moyen de capacités auxiliaires connectées à la partie inférieure de l'antenne. Dans ces conditions, la période est parfaitement déterminée. Les lranges obtenues sur les épreuves sont nettes et rigoureusement équidistantes (v). La période est donc unique et demeure invariable pour une longueur donnée de l’antenne et une même longueur d’étincelle. Cette période varie, non seulement avec la longueur de l’antenne, ce qui est évident, mais aussi avec la longueur de l’étincelle. Les périodes mesurées sont comprises (pour première approximation) entre 0,6 io“5 seconde et 1,8 10 8 seconde.
- (J) Ce son so trouve d’ailleurs en partie, masqué par le bruit du train d’engrenages.
- mobile du train d’engrenage,'décharge n fois par seconde un condensateur étalonné dans un des enroulements d’un galvanomètre différentiel ; dans l’autre enroulement on fait passer un courant d'intensité connue et réglée de manière à maintenir l’aiguille au 7.éro ; on en déduit la valeur de n. Pour la commodité de 1 observation, ,1e procédé est utilisé, daus le cours d'une série de mesures, par méthode de déviation et non de réduction à zéro. T/étalonnage préalable exact a été opéré au galvanomètre différentiel, et contrôlé par une méthode stroboseopique (observation à l’aide d’un électro-diapason muni d une fente, de rais équidistants traeés sur un disque entraîné par l’axe du miroir ; la lenteur de la déviation galvanométrique fournit immédiatement la valeur de la vitesse au moment même do l’expérience et permet de contrôler à tout instant la valeur de cette vitesse.
- (:h) Eu premier lieu, il convient d’interposer sur le Irnjet du faisceau tombant sur le miroir, une lentille cylindrique de grande distance focale qui étale légèrement les images absolument rectilignes de l'étincelle. E11 second lieu il faut éviter l’emploi (le miroirs en verre à face postérieure argentée à cause de la formation d’images multiples ; M. Tissot s’esl servi d’un miroir travaillé optiquement et. argenté par le procédé Foucault.
- P) L’amortissement sc traduit sur les épreuves par la décroissance de l'intensité et de la longueur des images. Cet amortissement est toujours très marqué, parfois assez considérable pour que 1 on ne distingue nettement que trois ou quatre images au plus.
- Le Gérant : C. NAUD.
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- L Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE I
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur h l'Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Itollin.
- L’EXPOSITTON UNIVERSELLE
- MATÉRIEL A COURANT CONTINU DES ATELIERS DU CREUSOT
- MM. Schneider et Cle avaient réuni, dans le pavillon des ateliers du Creusot, une des exposiLious les plus importantes des maisons françaises et môme étrangères.
- Cette exposition comportait, en ce qui concerne le matériel à courant continu, des exemplaires des différents genres de machines que construisent les ateliers du Creusot et en particulier une machine d’un dispositif nouveau qui est appelée à un certain succès par suite de sa simplicité et des nombreux avantages qu’elle présente.
- Le matériel à courant continu construit par MM. Schneider et Cie comprend les dynamos enlièrement étudiées et établies par le service électrique du Creusot et le matériel à courant continu de M. Tliury don! les ateliers de MM. Schneider et Cie ont la concession en France.
- Matériel proprement dit des ateliers du Creusot.
- Le matériel à courant continu étudié et construit par le service* électrique du Creusot sous la direction de M. O. Ilolmer était représenté :
- i" par trois machines diLes de la série S, série normale à courant continu ;
- a0 par une machine spéciale pour éleetrolyse ;
- 3° par une dynamo sans collecteur ou plus exactement à induit collecteur du dispositif nouveau dont nous parlions plus haut.
- Nous donnerons successivement la description de ces trois genres de machines.
- Dynamos de la série normale. — Les trois machines exposées de cette série sont dénommées machines Sso, S6s, S18u, l'indice de la lettre S indiquant la puissance de la dynamo.
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- Toutes les machines de celle série; sont multipolaires : elles sont à quatre; pôles pour les types de 20 et do kilowatts, à six pèles pour ceux de 4a, 65, qo et 120 kilowatts et à huit pôles pour les types <le 160 et 200 kilowatts. Elles peuvent cire établies, sur demande, pour des puissances supérieures à 200 kilowatts.
- Les tensions normales aux bornes sont de no volts ou 220 volts ; les trois machines exposées sont établies pour cette dernière tension.
- La photographie de la figure 1 représente la machine de 120 kilowatts et celle de la figure 2 une machine de 20 kilowatts.
- Les figures 3 et 4 sont des vues et. coupes de la machine de 20 kilowatts, et les figures 5 et 6 se rapportcnl à la machine de 65 kilowatts.
- Inducteurs. — Dans Joutes ces machines, les inducteurs sont en acier coulé, de grande perméabilité. Les noyaux inducteurs sont venus de fonte avec la carcasse polygonale qui est coulée en deux parties.
- La partie supérieure des inducteurs s’enlève pour le démontage do l'Induit; la partie inférieure porte deux pattes venues de fonte qui viennent s’appuyer sur le bâti en fonte coulé avec les paliers.
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- Les noyaux polaires portent des fentes radiales et les différentes parties de la carcasse magnétique sont réunies entre elles par des nervures. Les épanouissements polaires sonL eu fonte et fixés sur les novaux à l’aide de vis; ces épanouissements portent une fenêtre
- Fig. x. — Dynamo à couranL continu do 20 kilowatts de MM. Schneider et Ck', type S.2Ü.
- longitudinale débouchant dans les fentes radiales des [tôles et allant en se rétrécissant vers l'entrefer do façon à éviter la déformation du fiux inducteur le long de l’entrefer. Les Imites radiales ainsi constituées permettent, sans nuire à la solidité de l’ensemble, d’amoindrir le llux de réaction d'induit, et par suite le décalage des balais.
- d«s ateliers du Creusol.
- Les bobines inductrices sont enroulées directement sur des carcasses isolantes et sont simplement enfilées sur les noyaux polaires sur lesquels elles sont retenues par les
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- épanouissements» polaires. Toutes ces bobines sont généralement montées en série et les machines sont excitées en dérivation.
- Les types à quatre pôles ont deux paliers et les types à six pôles et au-dessus, trois paliers ; ces paliers sont à graissage automatique avec bagues en bronze.
- Induits. — Les induits des machines de cette série sont du Lvpe en tambour et denté. Le supporL de l'induit est en fonte et elaveté sur l’arbre; il est constitué par une étoile ayant autant de bras qu’il y a de pôles.
- Les tôles induites sont serrées entre deux disques en fonte par des boulons noyés mi-partie dans les tôles, mi-partie dans les bras du support.
- Les deux disques supportent à l’aide de nervures deux anneaux sur lesquels viennent s’appuyer les conducteurs; ces nervures ménagent outre elles des trous pour assurer une bonne ventilation de ces conducteurs.
- L’enroulement induit est composé de barres de cuivre préparées à l’avance sur gabarits et interchangeables.
- Dans les machines de grande puissance de ce type, les ailettes de connexions de l’enroulement induit au collecteur réunissent les lames au môme potentiel, suivant le dispositif connu de Mordey.
- Le collecteur dos 2nachines delà série S est monté sur un manchon clavelé sur l’arbre. Les lames sont serrées entre un anneau venu de fonte avec le manchon et un second anneau coulissant sur le manchon : le serrage est obtenu à l'aide de vis se vissant dans des oreilles ménagées sur le manchon.
- Les lames sont isolées au mica et les collecteurs établis pour pouvoir fonctionner avec des balais en charbon.
- Les supports des tiges de balais sont serrés sur des anneaux venus de fonte
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- Tableau I.
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- avec les paliers ; le décalage des balais, pour les machines à six pôles et à huit pôles, s’effectue à l’aide d’une vis tangente s’engageant dans un écrou fixe et faisant tourner plus ou moins le support.
- Nous avons réuni sous forme de tableau les principales dimensions et constantes de construction des trois machines exposées de cette série; ce tableau I contient également quelques résultats d’essais et les inductions admises dans les diverses parties des machines.
- Résultats d'essais. — En dehors des résultats d’essais reproduits ci-contre, nous pouvons donner les résultats très complets des essais obtenus sur une machine du type S!;J0, mais enroulée pour fonctionner à no volts avec un débit par suite de 1100 ampères.
- Les dimensions de celte machine diffèrent peu de celle de même puissance à 220 volts, les principales données sont résumées dans le tableau suivant :
- Ta OLE au II.
- Puissance en kilowatts. . .
- Inducteurs.
- Nombre de polos inducteurs....................
- Résistance du circuit d’excitation à 22° eu
- 6
- /j8°
- 3,2
- lJiainètre intérieur des tôles induites en centimètres ..................................... 45,5
- Hauteurs radiales des tôles en centimètres . i3 Largeur totale des tôles induites............. 4°
- Largeur des rainures en millimètres ....
- Profondeur des rainures eu millimètres . . .
- Nature dé l’enroulement induit tambour. . . en parallèle.
- (o,ooi4 cumul, -f- 0,002, balais et câbles). o.oo34
- Courant d'excitation en charge en ampères . 7
- La caractéristique à circuit ouvert est représentée en I sur la figure 7, elle correspond à la viLesse normale de 45° tours, l’excitation est indépendante.
- La caractéristique en charge, pour une tension constante de 110 volts aux bornes, est représentée sur la courbe II de la figure 7 ; on voit que la chute de tension en pleine charge est de i5 p. 100 environ.
- Pour avoir une idée de la réaction induite, on a essayé la machine en court-circuit avec excitation indépendante; la courbe I de la figureS représente la valeur du courant d’excitation en fonction du courant dans l’induit; elle montre que le courant d’excitation correspondant au débit normal de 1 100 ampères est de 1,24 ampère.
- Pour établir la courbe du rendement do la figureB, on a employé la méthode des pertes séparées. On a fait fonctionner la machine à une vitesse constante de 45o tours comme moteur pour différentes excitations et l’on a déduit le travail absorbé par l’induit, pour uni! excitation de 6,4 ampères, correspondant à la tension de no volts aux bornes augmentée, de la chute de tension obniique dans l’enroulement cl. les balais.
- A ce travail, qui représente les pertes par frottements mécaniques, par hystérésis et
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- TABLEAt III.
- 6,65 et 6,82 ampères.
- LTue marche en court-circuit pendant huit heures à 1200 ampères a donné pour surélévation de tempéraLure dans l’induit 2i°C, et sur le collecteur : 690C.
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- Dynamo four électrolysk. — Cette dynamo destinée à l’électrolyse est capable de débiter 3 ooo ampères sous no volts à la vitesse de »5o tours.
- Le débit considérable de celle machine a molivé le choix d'un grand nombre de polos (12) ainsi que l’emploi de doux enroulements indépendants et de deux collecteurs. Avec les deux enroulements en tension, la dynamo débiterait 1 5oo ampères sous 220 volts et pourrait être employée sur une distribution à 3 fils.
- 1 S 9 ^ distribution à 3 fils. ' ^ ^
- La photographie de la ligure 9 se rapporte à cette machine dont les figures 10, 11 et t-j. représentent desvues diverses avec coupes partielles.
- Inducteurs. — Les inducteurs sont constitués par une carcasse en acier moulé Robert très perméable; ils sont en deux parties dont l’une, la partie intérieure, porte des pattes reposant sur le bâti. Les noyaux sont tenus avec la carcasse extérieure dont la section est d’une forme spéciale qui assure une grande rigidité à l’ensemble.
- Les épanouissements polaires sont fixés aux noyaux à l’aide de vis. Les arêtes dos pièces polaires sont légèrement inclinées par rapport aux conducteurs induits ; on obtient ainsi une répartition du flux coupé par chaque conducteur sensiblement sinusoïdale de façon à faciliter le plus possible la commutation.
- Le diamètre extérieur maxima de la couronne inductrice est de a55 cm et sa largeur de 35 cm. Le diamètre d’alésage des inducteurs est de i^5 cm.
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- Les noyaux inducteurs sont ronds et d’un diamètre de «a,5 cm, l’arc embrassé par les pièces polaires est de 24° et leur longueur parallèlement à l’axe de la machine de
- Les bobines inductrices sont, supportées par les épanouissements polaires ; elles comportent chacune 4,,(-> spires de fil de 5 mm de diamètre nu et 5,4 mm guipé.
- Toutes ces bobines sont réunies en série elle circuit formé, placé en dérivation aux bor-
- résistance calculée à chaud do 5,25 ohms.
- ouiements induits, inducteur est de 1
- Le poids du euivi
- Le poids de l’inductei
- e, les coussinets si
- parties, la partie supérieure en fonte et la partie inférieure en bronze, les portées sont longues et soutenues uniquement au milieu.
- (ndait. — L’induit est supporté par une étoile à douze branches clavetée sur l’arbre. Les tôles induites sont découpées a l’emporte-pièce et les six segments composant chaque circonférence sont munis sur leur bord intérieur de deux queues daronde qui s’ajustent dans douze rainures pratiquées sur les branches du support.
- Ces tôles d’une épaisseur de o,35 mm sont isolées ail papier et sont serrées entre deux
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- l’anneau induit est do
- radiale
- dimens
- joues de fonte munies d’ailettes pour la ventilation. La largeur 27,5 cm et son diamètre extérieur de i~3,4 cm.
- Le diamètre intérieur des tôles de l'induit est de 138 cm et la hauteu 17,7 cm. L’entrefer est de 8 mm.
- Le nombre de rainures pratiquées à la surface extérieure de l’induit est de '13?.; leurs i sont, do 6,6 mm de largeur pour 26 mm de profondeur.
- ix enroulements, en tambour, sont du genre imbriqué ; ils se composent chacun de 43? barres de 10 mm sur 5 mm ou 5o mm- de section façonnées sur gabarit et exactement interchangeables, les barres sont logées deux par deux dans les rainures ; elles Sont isolées par une tresse légère, et par un carton glacé.
- Les parties extérieures des barres forment jonction sans être rabattues sur les flancs de l’induit. Cette disposition donne une très grande surface de refroidissement en même temps qu’elle assure une meilleure ventilation.
- Toutes ces barres, encastrées dans les rainures, raccordées à leurs extrémités par dos gaines en laiton étiré, et soudées, forment un tout, compact d’une grande stabilité qui, par surplus, est frotté soigneusement.
- L’induit peut être animé d’une vitesse périphérique atteignant jusqu’à 3o m par seconde en temps normal ; il peut même supporter 1 aucune c plus de 5 Chacu de deux chacune.
- chaque
- des vitesses d’emballement de m par seconde.
- des induits comporte 216 sections conducteurs ou d’une spire unique
- Les deux collecteurs sont fixés sur des supports emmanchés sur l’arbre, les lames isolées au mica sont sevrées à l’aide de boulons entre les deux anneaux dont l’un est venu de fonte avec le support.
- Chaque collecteur a 216 lames, son diamètre est de 70 cm et sa largeur utile de
- Afin d’éviter réchauffement anormal du collecteur et les étincelles causées par l’équilibrage imparfait des différents circuits, les lamellos de jonction des enroulements au collecteur réunissent extérieurement les lames aux mêmes potentiels comme dans les machines de la série normale S. La section de ces lamelles est en forme de V, ce qui leur donne une grande rigidité et empêche leur déformation par la force centrifuge malgré leur longueur et leur inclinaison sur le rayon.
- Le courant est recueilli sur chaque collecteur par douze rangées do dix balais en charbon ; le débit pour chaque rangée n’est ainsi que le douzième du courant total soit 2Ôo ampères, la longueur des collecteurs sc trouve ainsi très réduite et la défonnation dos lames par suite d’un éehauffement exagéré n’est pas à craindre.
- Le réglage des balais s’effectue simultanément ou séparément pour les deux collecteurs au moyen d’une combinaison do leviers et de vis montrée sur les figures cl. la photographie.
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- La résistance calculée de la machine entre balais avec le montage des deux induits en quantité est à chaud de o,ooo54 ohm.
- Le poids du cuivre de l'induit complet est de 35o kg et celui de l’induit tout monté de 6 ooo kg.
- Résultats d'essais et inductions. — Le courant d’excitation pour obtenir la tension de iio volts à vide avec une vitesse de aoo tours est de i5 ampères, en charge le courant d’excitation est de 17,2 ampères.
- La caractéristique à vide est représentée sur la ligure i3.
- Fig. 14. — Dynamo de uoo kilowatts à induit dente nolleeteur des ateliers du Crousot.
- Les inductions admises dans les diverses parties de la machine et les sections correspondantes sont les suivantes :
- Induit................................................... a*UT' ^-.o
- Dents.................................................... 14 800 4o5
- La chute de tension est d’environ if> p. 100.
- Dynamo a induit collecteur. — La dynamo à induit denté servant en mémo temps de collecteur a une puissance de 200 kilowatts avec une tension aux bornes de 700 volts. Le débit.est par suite de 267 ampères.
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- La vitesse angulaire est de 3oo tours par minute et le nombre de pôles de 8.
- La figure i4 est une photographie de cette machine et les ligures i5 et 16 des vues d'ensemble et coupes partielles de la même dynamo.
- Inducteurs. — Le système inducteur de celle machine a une constitution analogue à celui de la machine normale do la série S que nous avons décrite plus haut, nous nous contenterons donc d'en donner les principales dimensions.
- Le diamètre extérieur de la carcasse en acier coulé est de i48cm et sa largeur de 4^,5 cm. Les noyaux polaires ont la mémo largeur parallèlement à l’axe et une largeur totale de 17,2 cm dans le sens perpendiculaire.
- Le diamètre d'alésage de l’inducteur est de 92,5 cm et l’arc d’embrassement des pièces polaires en fonte de 36°; leur largeur est ici un peu supérieure à celle des noyaux soit 54 cm. L’entrefer est de 1,7 cm.
- Les bobines inductrices Lotîtes en série comportent chacune 262.5 spires de fil de 1,75 mm de diamètre nu et 1,95 guipé. La résistance du circuit inducteur est de 24° watts à froid et le poids de cuivre de l’inducteur de 65o kg.
- Les inductions admises dans les différentes parties du circuit magnétique inducteur sont de 7 700 unités CGS dans l'entrefer, 635o dans les pièces polaires, 15700 dans les noyaux et i3 5oo dans la carcasse.
- Le poids de l’inducteur sans le bâti est de 3 i5o kg.
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- Induit. — Le circuit magnétique de l’induit est également supporté de la même manière que dans les machines du type normal ; toutefois pour faciliter le refroidissement, les tôles induites sont ici partagées en cinq anneaux séparés par des cales métalliques.
- Le diamètre extérieur de l’induit est de 90,8 cm et le diamètre intérieur des tôles de 57,0 cm, ce qui correspond à utio hauteur radiale de 16,7 cm. La largeur totale de l'induit, y compris les espaces entre les paquets de tôles, est de 57 cm et la largeur des vides de i3 mm
- L’induit enroule en tambour est denté et porte 225 rainures de 6,5 mm de largeur sur 43 mm de profondeur. Le nombre de sections de l’induit est de 220 et chacune d’elles comprend une seule spire ou deux conducteurs.
- La particularité principale de celte machine est que le courant est collecté directement sur les conducteurs induits par les halais.
- Les ligures 17 à 22 montrent schématiquement les dispositions adoptées.
- Fig. 17, 18 et 19. — Induit dcnlc collecteur des ateliers du Creusol; disposition des barres pour constituer le collecteur et le mode de serrage de celui-ci.
- L’enroulement induit est composé de deux rangs de barres A et B, superposées et encastrées dans les rainures (fîg\ 17). Les parties extérieures A'BLV'B" de ces 3>nrres forment connexion sans être rabattues sur les flancs de l’induit, et, c’est sur les deux connecteurs cylindriques ainsi constitués par les barres placées extérieurement que frottent les balais de prise de courant.
- Les barres A du rang supérieur sont séparées entre elles par des lames de mica M, comme h; montre la ligure tu.
- Un dispositif spécial, composé de deux roues dentées R et R' (fig. 17 et 18) en acier, maintient les barres à leurs extrémités et permet, à l’aide d’oreilles O, fixées sur l'induit, et de vis V, l’écartement des barres A pour l'introduction entre elles des lames de mica, ainsi que le serrage énergique de celui-ci, par le décalage dans un sens et dans l’autre des roues dentées par rapport au tambour.
- Quatre frottes F, placées à chaud, donnent à l’ensemble une grande rigidité qui permet de tourner facilement la surface extérieure des barres.
- On obtient ainsi de chaque côté du tambour deux collecteurs dont les lames sont disposées en hélice. La longueur utile de chacun de ces collecteurs est ainsi plus grando que la longueur apparente.
- La déformation de ces collecteurs n’est pas à craindre, car le serrage des lames de mica est aussi énergique, sinon plus, que dans les collecteurs ordinaires.
- La section des barres du rang supérieur est d’ailleurs légèrement trapézoïdale; elle est
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- supérieure à la section des barres du second rang, afin de permettre de tourner une ou plusieurs fois les collecteurs.
- La hauteur des barres supérieures est do 24 mm et leur largeur de 4 mm en haut et 3,92 en bas ; la hauteur des barres inférieures est de \o. mm et leur largeur de 4 nim.
- Le poids du cuivre de l’induit est de 387 kg, dont 27 a pour les barres supérieures et 112 pour les barres inférieures.
- Les barres sont, isolées avec le plus grand soin dans les dents de l'induit comme dans les dents des roues R et R.
- Le nombre de lames sur chaque collecteur est naturellement de 22a, le diamètre est de 90 cm et la largeur apparente de 9 cm.
- Les portes-balais ont leur axes inclinés sur la direction de l’axe de façon à rester parallèles aux lames du collecteur. Chaque axe est porté par un supporL fixé à un plateau mobile autour du palier de façon à permettre
- élev
- chaqu
- glage des balais llceteur.
- Dans les machines à tensi , comme c’est le dynamo exposée,
- ér do côtés diffé Juil les balais de
- iils de
- de polarité contraire; 011 évite ainsi la formation d’arcs ou d’étincelles faisant le tour du collecteur. C’est pourquoi la machine a quatre rangées de huit balais de même polarité sur chaque collecteur.
- b ohm à froid.
- La résistance de l'induit entre les balais es
- Le poids de l'induit tout mon Lé est de 2600 kg.
- Les inductions admises dans le fer induit et dans les dents sont respectivement de 7200 et 14900 unités C. G. S.
- Remarques. — En cas d’accident, la réparation se fait comme pour un induit ordinaire muni de ce genre d'enroulement; la section défectueuse est enlevée et remplacée s’il le faut par une autre prête à l’avance. Il faut toutefois enlever les frottes, desserrer les vis V, puis resserrer à nouveau, puis refretter. Un très léger coup de tour sur les collecteurs suffit pour les remettre en état.
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- Cette machine étant à tambour oiFre sur les autres machines dites sans collecteurs, comme la machine Siemens qui est à anneau, tous les avantages du tambour sur l’anneau.
- Celle dynamo présente en
- i° Augmentation sensible du rendement, due à la diminution de la résistance totale de l’induit. Cette résistance augmente très peu dans le cas où un nouveau tournage des barres collectrices est nécessaire ;
- 2° Meilleure utilisation spécifique du cuivre induit ;
- 3° Construction plus simple, prix de revient réduit et encombrement minimum.
- Résultats d'essais. — L’intensité du courant, d’excitation pour obtenir à 3oo Leurs par minute la tension normale de yao volts aux bornes, est de 2,2 ampères.
- En charge, le courant d’excitation monte à 2,6 ampères.
- Misk kn marche pour tramways.
- - - Le combinaient' de MM. Schneider et C‘e est du type « série parallèle » à un seul cylindre, il permet le marche avant, le freinage électrique et la marche arrière, avec deux ou un seul moteur, l’autre étant, découplé.
- Il se compose (fig. 2.3 et 9.4) d’une caisse en fonte portant le cylindre et ses accessoires et fermé hermétiquement à l’avant par une porte en tôle.
- Le cylindre est formé de rondelles d’ambroïne portant les contacts en bronze, ces rondelles sont
- tement l’une contre l’autre et maintenues à la partie supérieure
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- par une roue à rocliet oL en dessous par un écrou de serrage ; l’arbre est supporté par un bossage, situé à la partie inférieure de la boîte, maintenant une erapaudine. Une vis penne,t le réglage de la position du cylindre dont la partie supérieure de Taxe traverse le couvercle de la boîte et porte la poignée de manœuvre qui ne peut s’enlever que dans la position de repos.
- Un taquet d’arrêt empêche de passer involontairement de la marche avant au freinage électrique.
- Cette mise en marche comporte un soullleur magnétique placé en série sur le circuit principal ; Tune des pièces polaires est fixée à la boîte et porte la bobine du soullleur ainsi que les frotteurs de la mise en marche bien isolés de leur support; l’autre pièce polaire mobile, se ramenant en avant, permet une visite rapide des frotteurs et du cylindre ; elle porte également une série de languettes en ambroïne venant se loger entre les contacts.
- Une série d'interrupteurs permettant le couplage ou le découplage des moteurs est placée sur l’un des cotés de la caisse, tandis qu’une autre planchette placée au fond de la boite à la partie inférieure sert à raccorder les fils de la mise en marche à ceux de la
- Un galet maintenu par un ressort vient s’appliquer dans les encoches de la roue à roehel afin de bien préciser les différentes positions du cylindre qui sont indiquées extérieurement sur un cercle gradué parcouru par une aiguille indicatrice fixée a la poignée de manœuvre. Cette mise en marche comporte 8 positions de marche dans les deux sens, 4 positions en série et 4 on parallèles dans lesquelles on supprime graduellement les résistances intercalées dans le circuiL; le passage de la marche en série à la marche en parallèle se fait sans interruption. Le freinage électrique comporte également 4 positions, les moteurs étant en parallèle. La marche arrière qui ne doit s'employer qu’accidentellement n’en comporte qu’une seule, les moteurs étant en série.
- J. Reyvat,.
- ESSAI CIUTKATE S LU! LES THÉORIES DE L1 RAMOCOJN Dl'CTJOX
- T/organe essentiel de réception employé dans les dispositifs delà télégraphie sans fil consiste le plus généralement en un tube à limaille conductrice compris entre, deux électrodes. Ce tube peut d’ailleurs être remplacé par toute disposition réalisant un contact imparfait entre deux ou plusieurs conducteurs. »
- L’étude des modifications qu’un ébranlement sonore fait éprouver ii un contact imparfait a conduit Hughes à l’invention du microphone.
- L’étude des modifications qu’une décharge électrique oscillante fait éprouver aux contacts imparfaits réalisés par une colonne do limaille métallique a conduit M. Branly à l’invention du radio-conducteur ou eohéreur. *
- Le nom de radio-conducteur donné par M. Branly au tube à limaille ne présume rien sur le mode de fonctionnement du dispositif. Il rappelle seulement que l’appareil devient conducteur sous l’influence de radiations électriques, ce qui est l’expression même du fait observé.
- Le nom de eohéreur donné par M. Lodge au tube à limaille semble indiquer que, sous l’influence des ondes électriques, les divers grains de limaille qui constituent une colonne hétérogène de particules conductrices séparées, ont subi une adhérence, une cohésion de telle sorte que la colonne de limaille peut être en quelque sorte assimilée, après qu’elle a subi l’action des indcs, à un conducteur homogène.
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- Diverses explications du phénomène que présentent les tubes a limaille ont été proposées. Nous allons les passer brièvement en revue et nous indiquerons à la suite de chacune d'elle les faits d’observation qu’elle explique aisément et ceux qui la rendent douteuse ou qui l’infirment.
- Explication de M. Branly. — M. Branly (J) admet que le diélectrique interposé entre les divers grains conducteurs de limaille devient lui-même conducteur sous l'action passagère d'un courant de haut potentiel.
- D’après cette hypothèse, les ondes électriques rendraient conductrice la mince couche d'isolant qui sépare les particules de limaille. La radio-conduction serait due à une conductibilité temporaire de l’isolant.
- M. Branly admet en outre que, lorsque deux conducteurs fermant un circuit sont amenés au voisinage immédiat l’un de l’autre, il n'est pas indispensable pour livrer passage à un courant électrique (même de faible intensité] que le contact parfait des deux conducteurs soit réalisé. Le passage du courant a lieu alors que les deux conducteurs sont encore à une certaine distance f. La production d’ondes électriques au voisinage du contact imparfait, a pour effet d’augmenter notablement la grandeur du rayon d’activité p.
- Ainsi donc pour M. Branly un isolant peut devenir conducteur. 11 suffit de le prendre sous une assez faible épaisseur. En général, dans uue colonne de limaille métallique les lamelles isolantes qui séparent les grains conducteurs ont une épaisseur supérieure à cette épaisseur limite.
- Les ondes électriques auraient pour effet d'augmenter la grandeur de cette épaisseur limite : une couche isolante d’épaisseur trop grande pour livrer passage a un courant donné, éprouve sous l’.action des ondes électriques un changement qui équivaut à une diminution d’épaisseur.
- Cette manière de concevoir le phénomène rend parfaitement compte du fonctionnement que présentent les radio-eon duc leurs qui reviennent d’eux-mêmes à leur état premier tel que le « cohércur auto-dccohérent » à poudre de charbon de M. Tommasina, tels que les radio-conducteurs à contact charbon-charbon, charbon-métal, métal-métal étudiés récemment par M. Ferrie (2). On conçoit en effet que chaque train d’ondes rendant conductrice la couche isolante en agissant sur elle comme si elle en diminuait l’épaisseur, le tube à limaille devienne conducteur pendant tout le temps qu’il reste soumis à l’action des ondes. On comprend également que dès que les ondes cessent d agir, « Vintervalle que Visolant maintient » (3) entre les particules conductrices redevienne résistant comme avant l'action des ondes.
- Mais cette hypothèse, de la conductibilité de l’isolant, ne nous paraît pas rendre compte d’une manière complète du fonctionnement des radio-conducteurs ordinaires, tels que ceux de M. Branly, qui nécessitent une intervention étrangère (choc ou élévation modérée de température) pour reprendre la résistance qu’ils présentent avant l’action des ondes. Si la disparition de la résistance doit être seulement attribuée à la conductibilité de l’isolant — conductibilité produite par les ondes — et si aucun mouvement des particules conductrices ni aucune liaison de ces particules ne s'est produite, le radio-conducteur doit reprendre sa résistance primitive lorsque les ondes cessent d’agir. Les lamelles isolantes ont en effet gardé leur épaisseur, supérieure h l’épaisseur limite pour laquelle la conductibilité de l’isolant a lieu. Les ondes ont cessé de produire sur ces lamelles isolantes l'action équivalente à une diminution d’épaisseur. Tout dans le tube à limaille doit donc être revenu dans le même état qu’avant l’action des ondes. S’il en est autrement, si le radio-conducteur ne reprend sa résistance primitive que sous l’action d’un choc, c’est qu’il a dû subir soit dans la disposition des particules, soit dans les liaisons de ces particules des changements que le choc est appelé à faire cesser.
- f1) Branly. — Comptes rendus de l'Académie des Sciences, t. CX\III, p. 348. 12 février 1894. — Les Itadio-conducteurs (Rapports présentés au Congrès international de physique de Paris, 1900, t. TT, p. 3î5).
- (2) G. Ferrie. — Sur les cohéreurs décohérents et sur un essai de théorie des cohéreurs en général. Congrès international d Électricité. L'Éclairage Électrique, t. XXIV, ac 3g, 29 septembre 1900, p. 499-
- (3) Branly. — Lest radioconducteurs, loc. cit., p. 338.
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- I/RCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- On remarquera que les hypothèses de M. Branlv sont ainsi susceptibles de rendre parfaitement compte du fonctionnement des radio-conducteurs qui reprennent spontanément leur résistance primitive alors qu'elles ne permettent pas une explication complète du fonctionnement des radio-conducteurs ordinaires. Elles n'expliquent pas en effet la nécessité du choc ou de l’élévation de température pour ramener ces radio-conducteurs à leur état primitif.
- On pent, il est vrai, ajouter aux hypothèses de M. Brauly la suivante : l’action des ondes électriques sur la mince couche diélectrique qui sépare les particules conductrices a pour effet de rendre conducteur le diélectrique non pas h la manière d'un conducteur ordinaire mais en y produisant une sorte de polarisation (L que le choc a pour effet de faire disparaître.
- Bien qu’il soit'peut-ètre un peu hasardeux de supposer que les ondes électriques produisent une polarisation du diélectrique, polarisation qui se conserve après la cessation de l’action de ces ondes, admettons cette dernière hvpothèse. Nous zendons alors parfaitement eompLe du fonctionnement des radio-conducteurs nécessitant un choc pour revenir à leur premier état, mais nous éprouvons une difliculté pour expliquer d’une manière complète le fonctionnement des radio-conducteurs qui reprennent spontanément leur résistance primitive. Le même diélectrique, en effet, sépare les granules de charbon qu’étudient M. Tommasina, M. Ferrié.et les grains de limailles métalliques que M. Branly a si ingénieusement disposés. Pourquoi les ondes polariseraient-elles d'une manière permanente ce diélectrique lorsqu'il est compris entre deux particules métalliques^ et ne le polariseraient-elles plus que temporairement lorsqu’il se trouve limité par deux grains de charbon?
- Il faudrait alors admettre encore que celte polarisation produite par les ondes, ou du moins sa permanence, dépend de la nature du conducteur au voisinage duquel elle se produit. X’est-ce pas là faire jouer un rôle au conducteur? C’est en tout cas rendre bien compliquées et bien nombreuses les hypothèses que nécessitent l’explication basée sur la seule considération de l’isolant.
- Explication de M. Lodge. — Envisageons maintenant l’explication qui fait intervenir le conducteur, et comment elle supporte le contrôle des faits observés.
- M. Lodge admet que le phénomène présenté par les tubes à limaille sous l’action des ondes électriques est dû à la production entre les particules conductrices de très petites étincelles. Ces étincelles percent la couche diélectrique comprise entre les grains et entraînent des particules métalliques qui se soudent l’une à l’autre et forment un pont conducteur entre les grains de limaille.
- Au lieu d'envisager une propriété particulière de l’isolant M. Lodge considère les particules conductrices et suppose qu’à la faveur des ondes électriques elles se déchargent les unes sur les autres, criblant les lamelles isolantes d’autant de petits filets conducteurs qu’il s’est produit de décharges et transformant ainsi la colonne hétérogène formée de grains conducteurs isolés les uns des autres en une colonne ne présentant plus au point de vue de la conductibilité aucune solution de continuité.
- Pour M. Lodge, la radio-conduction serait due à une cohésion de la colonne de limaille qui présente alors une chaîne ininterrompue de conducteurs en parfait contact les uns avec les autres. De la, le nom de cohèreur donné par le savant électricien anglais au tube à limaille.
- Réduite à ces seules hypothèses, l’explication de M. Lodge rend parfaitement compte du fonctionnement des cohéreurs nécessitant un choc tels que ceux do M. Branly, tels que ceux utilisés
- (’) On a, par exemple, imaginé qu’à la faveur des oscillations électriques des ondes stationnaires, sc produisent entre les grains conducteurs. En dehors du fait que ces ondes stationnaires doivent disparaître lorsque cessent les oscillations qui les produisent, leur existence même nous paraît plus que douteuse. L’intervalle qui sépare les grains conducteurs dune colonne de ^limaille est en effet beaucoup trop faible pour permettre l'établissement dondes
- ment utilisées dans les dispositifs de télégraphie sans fil. Ces longueurs d’onde sont, en effet, de beaucoup supérieures à celles produites parles dispositifs spéciaux de M. Righi, deM. Lebedew, de M.Bose qui, eux-mêmes excitent des ondes dont la longueur serait encore bien trop grande pour permettre l élablissemeut entre les grains de limaille d’ondes électriques stationnaires.
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- par M. Marconi, par M. Tissot. On conçoit fort bien la nécessité du choc pour rétablir la résistance primitive de la colonne de limaille. Le choc, en effet, disloque les petits pouls conducteurs élablis entre les grains de limaille.
- On oppose souvent, comme lait d expérience non explicable dans cette manière de voir, celui du fonctionnement de radio-conducteurs constitués par d'intimes mélanges de limailles conductrices et de diélectriques fusibles 'soufre et limaille d’aluminium). Certains de ces mélanges qui ont la dureté du marbre n’en présentent pas moins le phénomène de la radioconduction comme de simples colonnes de limaille. 11 nous semble au contraire que l’explication de M. Lodge rend aussi parfaitement compte du fonctionnement de ces cohéreurs que de celui des colonnes de limaille.
- • Ces crayons compacts contiennent en effet des grains conducteurs très voisins séparés par une couche d’isolant solide. Pourquoi la décharge dont on admet la production entre les grains de limaille ii travers l’air à la faveur des ondes électriques, ne se produirait-elle pas, sous l’influence des mêmes ondes, à travers la couche isolante solide, peut-être moins épaisse que la couche d’air qui sépare les grains conducteurs d’une colonne de limaille. Ces radio-conducteurs d’aille.urs nécessitent, pour reprendre leur résistance primitive, un choc que leur dureté même rend plus énergique. Les ébranlements .matériels que provoquent ce choc suffisent à disloquer les ponts conducteurs établis entre les grains métalliques disséminés dans l’isolant solide : d’ailleurs ces cohéreurs semblent bien moins sensibles que les tubes à limaille ordinaires. Cette diminution de sensibilité n’est-elle pas due à la dilficultc plus grande qu’éprouve chaque décharge à percer la lamelle isolante solide ?
- Si les radioconducteurs en forme de crayons solides de M. Branly présentaient le phénomène de la décohésion spontanée, on eût pu tirer de ce fait un argument très puissant pour combattre la manière de voir de M. Lodge. Le fait qu’ils nécessitent un choc pour reprendre leur résistance primitive les range au contraire au nombre de ceux dont le fonctionnement s’explique aisément comme le propose M. Lodge. :
- L’explication du fonctionnement des cohéreurs à décohésion spontanée est peut-être un peu moins aisée avec la manière de voir de M. Lodge. Elle nécessite en tous cas une hypothèse supplémentaire.
- Pourquoi le choc n’est-il plus nécessaire dans le cas de ces cohéreurs particuliers? Que deviennent les petits ponts conducteurs établis entre les grains de charbon par les décharges produites à la faveur des ondes électriques? En ce qui concerne les cohéreurs nécessitant un choc, nous venons d'admettre que les très petites particules métalliques que l’étincelle de décharge étage entre les grains conducteurs se soudent les unes aux autres d’une manière assez forte pour que la brisure de la chaîne formée nécessite un choc. Il n'en est plug de même dans le cas des cohéreurs à décohésion spontanée. Nous devons supposer alors que les particules de charbon, qui réunissent les grains au moment de la cohésion, ne se soudent plus les unes aux autres ou que leurs soudures sont trop précaires pour qu’elles subsistent après l’action des ondes et pour qu’un pont conducteur reste établi entre les grains de charbon.
- Rien que cette h-vpothëse ait un caractère un peu particulier, elle paraît assez acceptable. Elle s’accorde d’ailleurs fort bien avec le fait, d’observation que, seuls, les cohéreurs k poudre de charbon ou k contact charbon-métal présentent nettement le phénomène de la décohésion spontanée. Si l’on sc reporte à la très intéressante étude des cohéreurs faite par M. Ferrie 'b, on constate que parmi les divers contacts étudiés, (charbon-charbon, métal-charbon, métal-métal, métal-liquide conducteur), les deux premiers présentaient seuls d’une manière bien nette et bien constante le phénomène de la décohésion spontanée. Le contact métal-métal ne présente le phénomène en question que d’une manière fug'ace. Le réglage du contact est difficile, la durée précaire. Il semble que les limites entre le contact imparfait ne réalisant pas encore un cohéreur et le contact imparfait réalisant un cohéreur nécessitant un choc, sont trop voisines pour laisser aisément place k un con-' tact imparfait réalisant un cohéreur k décohésion spontanée.
- Si l'explication de M. Lodge rend aussi aisément compte du fonctionnement des cohéreurs
- I1) G. Fef
- -ique, 1. XXIY, 3ç>, 29 septembre lyou.
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- nécessitant un choc que du fonctionnement des cohéreurs à décohésion spontanée, elle ne semble pas susceptible de rendre compte du fonctionnement des dispositifs que Ton désigne sous le nom d’anti-cohcrcurs.
- L’explication de M. Branly ne semble pas d’ailleurs devoir être plus heureuse à l’égard de ces derniers détecteurs d'ondes.
- M. Branly a réalisé, dès i8yi (‘) des radio-conducteurs a accroissement de résistance. — Si le terme de radio-conducteur donné a tous les détecteurs d’ondes électriques est très acceptable comme n’exprimant que l’observation d’un fait, l’explication de M. Branly sur le rôle de l’isolant semble encore moins convenir aux radio-conducteurs à accroissement de résistance qu’aux radio-conducteurs nécessitant un choc. Il est vrai de dire que l’explication de M. Lodgc se heurte à la même difficulté.
- Explication de M. lUghi. — M. Righi a cru devoir compléter l’explication donnée par M. Lodge par l’admission d’une hypothèse complémentaire : la possibilité de petits mouvements des particules conductrices (â). Ces mouvements auraient pour effet de ranger les grains conducteurs d’une colonne de limaille en chaîne conductrice offrant une suite de contacts parfaits.
- Ce complément à l’explication de M. Lodge ne nous paraît nullement nécessaire. 11 est même, si on le soumet au contrôle de l’expérience, de nature à restreindre la généralité de l’explication de M. Lodge en mettant cette explication ainsi complétée en désaccord absolu avec des faits très nets d’observation.
- Il sera difficilement acceptable, en elfet, comme le fait remarquer M. Branly, que les grains conducteurs de radio-conducteurs formés par des crayons solides formés d’un mélange, compact de limaille et d’isolant, éprouvent de semblables mouvements. L’explication de la radio-conduction présentée par des colonnes de disques métalliques, par des rangées de lourdes billes d’acier, Lrès acceptable avec les seules hypothèses de M. Lodge, devient inacceptable avec l’hypothèse de M. Righi.
- On a très souvent présenté comme preuves à l’appui de l’explication de M. Lodge les expériences de M. Arons (3), de M. Tommasina (4), de M. Malagoli [*) et de quelques autres observateurs. Les conditions dans lesquelles ces expériences ont été faites ne nous semblent pas leur donner le caractère démonstratif qu’on leur prête.
- M. Arons observe au microscope les étincelles qui se produisent au sein de limailles métalliques formant pont entre deux bandes de clinquant supportées par une lame de verre, — Lorsqu’on fait agir sur ce système les ondes produites par un excitateur de Hertz et concentrées par des fils disposés suivant les indications de M. Lecher, on observp dus mouvements des grains de limaille et on aperçoit uu flux de vives étincelles se produisant entre les grains conducteurs.
- Ainsi que le fait remarquer M. Branly (6), les conditions de cette expérience ne sont en rien comparables aux conditions réalisées dans les dispositifs pratiques de télégraphie sans fil. L’action des ondes sur un tel système est considérablement plus puissante que l’action des ondes émises par une antenne sur un cohéreur situé à 5o ou 80 kilomètres de cette antenne.
- La même raison rend les observations de chaînes conductrices produites par M. Tommasina inacceptables en tant qu’expériences de contrôle de l’explication de M. Lodge ou de l’explication complémentaire proposée par M. Righi.
- Ces différents observateurs nous paraissent s’être éloignés par trop des conditions réalisées
- P) E. Branly. — Société française de Physique, avril 1891.
- (2) A. Rigiii. — Les ondes hertziennes. — Rapports présentés au Congrès international de physique de Paris, 1900, t. II, p. 3o8.
- :s) Arons. — Wiedemann's Annalen, t. LXV, p. 567, 1898.
- {*) Tommasina. — Comptes rendus de l'Académie des Sciences, 1899 et 1900. Kcl. Électt. XIX, p. 278 ; t. XX, p. 35 et 75 ; t. XXIII, p. 79.
- Malagoli. — EUeltricita, t. VII, p. ig3. Êcl. Éiect., t. XXII, p. 483 ; t. XXIII, p. 270.
- («) E. Branly. - Les Badio-conducteurs. Rapports présentés, etc., p. 336.
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- en général dans les expériences de télégraphie sans fil. En exagérant ainsi la puissance des appareils producteurs des phénomènes n'ont-ils pas troublé, par des actions accessoires, les phénomènes qui se produisent au sem des tubes à limaille utilisés comme récepteurs en télégraphie sans fil?
- M. Tissot qui a examiné, tant au microscope qu’à l’aide de phénomènes de diffraction, la colonne de limaille de fer qu'il emploie dans ses ingénieux dispositifs, n’a jamais observé aucun mouvement de la limaille, ni aucune orientation de celle limaille (J). A-t-il aperçu les étincelles que l'explication de M. Lodge suppose entre les grains de limaille ? Sans nul doute, non, car il n'eût pas manque de les signaler. — Leur non observation n’implique cependant pas leur absence.
- Un fait observé, qui nous paraît bien plus susceptible d'être invoqué en faveur de l’explication de M. Lodge, est l’utilitc, sinon la nécessité, d’une mince couche isolante enserrant les grains de limaille, utilité si nettement mise en évidence par les expériences de M. Blondel (2). — M. Blondel a montré en effet que les métaux inoxydables à l’air (argent, or, platine), ne constituaient que de très médiocres radio-conducteurs et qu’au contraire les métaux légèrement oxydables permettaient de réaliser de très sensibles radioconduetcurs.
- .Explications de M. Ferrie. — M. le capitaine Ferrie a proposé diverses hypothèses relativement au fonctionnement des radio-conducteurs. Ces hypothèses peuvent se diviser en deux groupes : un premier groupe vise le fonctionnement des radio-conducteurs nécessitant un choc pour reprendre leur résistance première; un second groupe a trait à l’explication des phénomènes que présentent les radio-conducteurs revenant spontanément, à leur état primitif.
- M. Ferrié considère le condensateur formé par deux grains de limaille consécutifs et par la lamelle diélectrique qu’ils comprennent. — Ce condensateur est susceptible de supporter sans se décharger sur lui-même, sans « crever », une certaine différence de potentiel. Mais lorsque la différence de potentiel atteint une certaine valeur limite V, le condensateur considéré « crève ». C’est alors que, suivant la manière de voir de M. Lodge, une étincelle jaillit et qu’un pont, conducteur s’établit entre les deux armatures du condensateur considéré, c’est à-dire entre les deux grains de limaille consécutifs.
- M. Ferrié propose les hypothèses suivantes relativement aux conditions qui déterminent la valeur limite de Y :
- La différence de potentiel limite que peut supporter le condensateur considéré dépend :
- i° De la nature et de l’épaisseur du diélectrique interposé entre les grains de limaille.
- i° De la nature des conducteurs constituant les armatures, c’cst-à-dirc de la nature de la limaille.
- La première hypothèse est toute naturelle et doit évidemment être faite. La seconde mérite de ne pas être acceptée sans discussion.
- Si l’on suppose, en effet, que la limaille employée est très propre, sans couche d’oxyde, sans nuage de sulfure (ce qui est le cas des radio-conducteurs les moins sensibles), on ne voit pas en quoi la nature du conducteur peut influer sur la différence de potentiel que peut supporter sans crever le condensateur. — Si, au coutraire, on tient compte de la couche superficielle d’oxyde ou de-sulfure, peu ou point conductrice, qui, dans touL bon cohéreur, recouvre inévitablement (ne serait-ce qu’après quelque temps d’usage) chaque grain de limaille, il nous semble que c’est de la nature et de Vépaisseur de cette couche que doit dépendre la valeur limite de la différence de potentiel que peut supporter, sans crever, chaque condensateur formé par deux grains consécutifs de limaille. — Ainsi entendue, la seconde hypothèse de M. Ferrié est des plus plausibles et permet de rendre parfaitement compte des degrés de sensibilité si différents que l’on constate entre les cohéreurs construits avec des limailles métalliques différentes et qui nécessitent un choc pour reprendre leur résistance primitive. La nature du métal formant limaille influe sur la valeur de V par la nature de l’oxyde ou du sulfure formant gaine pour chaque grain de limaille. * (*)
- (fi C. Tissot. — Comptes rendus de l'Académie des Sciences, 2 avril 1900.— Congrès international d’Electricito, VÉclairage Électrique, t. XXIY, 29 septembre 1900, p. 489.
- (*) Blondkl. — Quelques remarques et expériences sur les cohéreurs. — Congrès de Xantcs, de l'Association française pour l'avancement des Sciences, 1898, p. 216. Écl. Èlert., t. XYT, ji. 3i6.
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- • Ces hypothèses admises, on peut aisément expliquer la supériorité du mélange de limaille employé par M. Marconi sur les limailles dont se sert M. Bratily. Cette supériorité est due à la différence existant entre les valeurs de V relatives à ces deux sortes de cohéreurs. Cette différence provient de la nature et de l’épaisseur de la couche d^diélectrique baignant la limaille (sur lesquelles influent la grosseur du grain, le degré de vide, le tassement) et aussi de la nature et de l’épaisseur du voile d’oxyde qui, dans chaque dispositif, recouvre les grains de limaille. — Si la valeur de V assignable aux condensateurs considérés dans le mélange employé par M; Marconi est bien-inférieure à la valeur de Y assignable aux condensateurs formés par les dispositifs de M. Bran'ly,' on conçoit que les ondes électriques agissent efficacement à une bien plus grande distance sur les cohéreurs de M. Marconi que sur ceux de M. Branly.
- C’est cette valeur limite de la différence de potentiel V, que M. Blondel a proposé de désigner sous le nom de tension critique de cohésion.
- Les dispositifs imaginés par M. Tissot empruntent justement leur intérêt et leur puissance pratique au fait qu’ils rendent très facilement réglable et variable à volonté la tension critique de cohésion. Il suffit pour cela de faire varier le champ magnétique clans lequel sc trouve placé-la limaille.
- L’essai de théorie de M. Ferrie indique donc que la sensibilité d’un cohéreur sera d’autant plus grande qu’il y aura une plus faible marge entre la différence de potentiel qui fait crever le condensateur et celle qu'on peut-établir au préalable entre les armatures, sans le crever (*). Cette explication du fonctionnement des cohéreurs nécessitant un choc, qui peut être considérée comme un développement et une illustration en quelque sorte de celle préconisée par M. Lodge est en tout point d’accord avec les résultats de la très complète étude des diverses limailles, faîtes par M. Blondel fJ). — Elle indique de plus qu’il y aura avantage à utiliser une limaille très fine et surtout à grains très réguliers et uniformément tassés, de telle manière que la tension critique de cohésion de chaque couple de grains soit très sensiblement la même, en toute région de la colonne de limaille. Il v a egalement avantage à n’utiliser qu’une très petite colonne de limaille, ce qui est conforme aux résultats observés; on a ainsi, en effet, plus de chance de réaliser l’homogénéité de la colonne de limaille.
- Pour expliquer le fonctionnement des cohéreurs à décohésion spontanée, M. Ferrié imagine l’hypothèse suivante :
- Lorsque deux particules conductrices (deux grains de limaille) sont très rapprochées, avant qu’il y ait contact parfait entre les particules, il existe une position pour laquelle le diélectrique est refoulé en dehors des portions des surfaces les plus voisines : une gaine vide se produit entre les conducteurs. Le diélectrique occupe l’espace d, 6?(fig i) compris entre les deux grains de limaille A, A, saufl’espace a qui constitue une gaine vide de matière.
- Celle hypothèse admise. M. Ferrié explique le fonctionnement des cohéreurs à déeohésion spontanée de la manière suivante : Le contact imparfait constitué par deux grains de limaille est-il
- intercalé dans un circuit contenant une faible force électromotrice ? Il se produit entre les deux conducteurs un effluve qui occupe- l’espace vide a. Une conductibilité du circuit doit donc être observée. C’est en effet ce que l’observation vérifie. — Qu’une cause quelconque vienne augmenter progressivement la force électromotrice entre les deux grains conducteurs, l’effluve renforcé agrandit alors le chenal vide existant a, repoussant le diélectrique d jusqu'à ce qu'il s’oppose, par son élasticité ou son adhérence à la matière, à cet élargissement. Alors, si la différence de potentiel s’accroît encore entre les deux grains conducteurs A, A, une étincelle disrnptive se produira entre eux et les réunira momentanément en formant pont.
- limaille placée dans des conditions de très faible oxydation).
- Radiocondueteur.
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- Ce méeaaîsme'de la décharge entre les grains conducteurs par effluve précédant la formation d'une étincelle rend très bien compte de l'entretien d’un téléphone attelé à un cohéreur à décohésion spontanée par l’intermédiaire d une pile lorsque le cohéreur est soumis à l’action d’ondes électriques.
- On constate, en effet, que les variations de résistance du contact imparfait réalisé par le cohéreur suivent le rythme de 1 interrupteur employé avec la bobine qui entretient l’excitateur des ondes. — On peut admettre que chaque train d’ondes agit simultanément sur l’effluve produit en a et que cet effluve s’élargit lorsque la différence de potentiel entre les grains conducteurs À est augmentée par l’action du train d'ondes, puis, revient à son état premier, grâce k l’élasticité du diélectrique, lorsque l’action du train d’ondes cesse. Les variations de largeur de l’effluve qui se produit en a se traduisent par des variations de même sens dans l’intensité du courant qui entretient le téléphone. De là l’imitation, par le bruit rythmé entendu dans le téléphone, du rythme meme de l'interrupteur. Si l’explication proposée par M. Ferrié relativement aux cohéreurs nécessitant un choc pour la décohésion peut être considérée comme un développement de celle proposée par M. I.odge, l’hypothèse qu il propose pour rendre compte des phénomènes présentes par les cohéreurs à décohésion Spontanée constitue un essai de théorie quijoint au mérite d’ètre fort ingénieux celui de suivre assez loin les particularités que l’on observe dans le fonctionnement de ces sortes de cohéreurs.
- Classement des détecteurs d’ondes. — Si l'on jette un coup d'œil d’ensemble sur les divers essais de théorie que nous venons de passer en revue ou constate qu’aucun d’eux ne permet de donner une explication complète des faits observés avec tous les détecteurs d’ondes électriques aujourd’hui si. divers et si nombreux.
- Nous proposons de classer les divers détecteurs d’ondes en employant la terminologie suivante.
- On a réalisé :
- i° Des détecteurs d’ondes à limailles qui ne reprennent leur résistance primitive que sous l’action d’un choc (Branlv, Lodgc, Popof, Marconi, Blondel) ou par la suppression d’un champ magnétique préalablement établi (Tissot).
- 2° Des détecteurs d’ondes k limailles qui reprennent d’eux-mêtncs, spontanément, leur résistance primitive {TommasiTm. Popof, Ferrié).
- 3° Des détecteurs d'ondes constitués par des tubes k vide dont les électrodes sont très rapprochées (Righi, Blondel).
- 4° Des détecteurs d’ondes (limaille, poudre, feuilles minces) k accroissement de' résistance
- 5° Des détecteurs d’ondes k couche de buée ou de vapeur (Aschkinass, Xeugschwender, Schaffer).
- Ce sont là, à notre connaissance, les seuls détecteurs d’ondes utilisés ou dont l’emploi a été préconisé en télégraphie hertzienne.
- On désignera tous ces détecteurs d’ondes sous le nom général de Radio-conducteurs, indiquant par lk que tous ces dispositifs décèlent les ondes électriques par une variation de leur conductibilité (diminution ou accroissement de résistance).
- T,es Radio-conducteurs comprendront alors :
- a. Les Radio-conducteurs-cokèreurs ou plus simplement les Cohéreurs répartis en deux classes :
- i° Les Cohéreurs à cAoe,. qui reprennent leur résistance primitive sous Faction d’un choc.
- (Dans cette classe pourrait prendre rang le cohéreur de M. Tissot, sous le nom de cohéreur magnétique).
- 2° Les Cohéreurs à décohésion spont'anèe qui se décohèrent d’eux-mêmes.
- b. Les Radioconducteurs proprement dits qui comprendront:
- 3° Les Radio-conducteurs à vide qui sont constitués par un tube k vide contenant deux électrodes rapprochés.
- 4" Les Radio-conducteurs résistants qui désigneraient et les détecteurs d’ondes k accroissement de résistance de M. Branlv.etles détecteurs d’ondes k couche de buée ou de vapeur de M. Ascliki-nass, de M. Xeugswendcr, de M. Schaffer.
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- Celte terminologie présente l'avaniage de n’accorder le nom de cohéreur qu’aux seuls dispositifs au sujet desquels on peut admettre qu’il y a de la part des ondes effet de cohésion, réservant le nom da radio-conducteur qui ne présume rien sut le mécanisme de leur fonctionnement aux autres détecteurs d’ondes. Ces derniers pourront d'ailleurs ultérieurement prendre rang ou non parmi les radio-conducleurs-cohèreurs ou plus simplement cohéreurs, suivant les résultats auxquels leur analyse expérimentale conduira.
- Conclusions.— Nous résumerons ainsi, en adoptant cette terminologie, les divers essais de théorie précédents.
- L’explication de M. Branly ne permet pas d’expliquer à la fois le fonctionnement des cohéreurs à choc et des cohéreurs à dècohèsion spontanée. Suivant l’interprétation admise elle ne s’adapte qu’à l’une ou h l’autre classe de cohéreurs. Cette explication ne rend aucun compte des phénomènes présentés par les radio-conducteurs proprement dits.
- L’explication de M. Lodge qui semble la plus plausible et la plus générale de toutes celles proposées jusqu'à ce jour, réussit à expliquer le fonctionnement des cohéreurs à choc et des cohéreurs à dècohèsion spontanée, mais elle est impuissante à rendre compte des phénomènes observés avec les radio-conducteurs proprement dits. Peut-être d’ailleurs, les phénomènes présentes par ces derniers dispositifs et surtout par les radio-conducteurs résistants sont Ils très différents de ceux présentés par les cohéreurs.
- L’incrénieuse manière de voir de M. Ferrie qui rend si parfaitement compte des observations faites à l’aide du téléphone sur les cohéreurs à dècohèsion spontanée semble limitée à ces sortes de cohéreurs. Peut-être s’appliquerait-elle encore aux radio-conducteurs à vide, mais elle ne parait pas pouvoir servir à expliquer le fonctionnement dûs cohéreurs à choc pus plus que celui des radio-conducteurs résistants.
- En résumé tous ces essais de théorie manquent de généralité. Chacun d’eux s’applique à un groupe de radio-conducteurs a l’exclusion de tous les autres.
- Bien que quelques-uns pénètrent assez avant les particularités du fonctionnement des dispositifs qu'ils se proposent d’étudier, ils nous semblent être encore un pou prématurés.
- N’y aurait-il pas lieu tout d’abord de classer d’une manière bien nette les phénomènes déjà si divers présentés par tous les radioeonducteurs et de chercher à en faire une analyse expérimentale qui permette de grouper, s’il se peut, ces faits autour de lois expérimentales bien établies que les théoriciens pourront se proposer alors d’expliquer ?
- Quoiqu’il en soit, ces divers essais de théorie ont sans , nul doute inspiré déjà de très heureux dispositifs et d’intéressantes expériences ; ils sont susceptibles d’ailleurs d en faire naître d’autres. C’est là leur véritable mérite et leur utilité.
- A. Turp.un.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- ACCUMULATEURS ET PILES
- Accumulateur Cheval-Lindeman pour traction. Communique par E. Piérard.
- Les difficultés que rencontre l’emploi des accumulateurs en automobilisme (l), tiennent à
- due à des engouements excessifs, l’automobilisme a'certes
- ce fait qu’ils doivent, pour avoir une grande capacité, renfermer dans leurs électrodes une
- ans, de prédire que l’électricité allait bouleverser l’éco-II paraîtra sans doute hardi, à l’heure actuelle, de pre-
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- importante masse d’oxvdes plus ou moinsfriables, I qu'il l’aul protéger contre les trépidations et ! particulièrement contre l’action éminemment | destructive, dos lavages incessants qn’cxeree sur eux l’électrolyte.
- De là, la naissance d’accumulateurs dont les deux électrodes, à ramifications multiples, se pénètrent l’une l’autre, de manière à localiser la masse liquide en des compartiments étroits, dans lesquels l’action de masse, de projection ou de remous n'a plus d’effet.
- C'est à ce type tout récent, qu’appartient l'accumulateur Cheval-Lindeman f1). L’une des électrodes 'en pratique la négative), présente l’aspect d’un parallélépipède régulièrement percé d’évidements, dans lesquels viennent sc placer les bougies ou crayons composant l’autre électrode (positive).
- Les divers cléments de celle-ci sont constitués par une masse active ; de peroxyde de plomb (fig. i), maintenue à l’intérieur d’une gaine „r, en matière isolante ou non, perforée d’une multitude de petits trous et fermée hermétiquement à son extrémité inférieure. Un bâton central en plomb ?/, pourvu d’un bourrelet h’ où se fait i’att.aolio de la connexion t>, sert à capter le courant.
- Les bougies peuvent être pleines ou creuses ; dans ce dernier cas, la masse activé z est. maintenue entre doux gaiiies concentriques.*',r'(fig. 2). Au sein de la masse active, sont noyés un ou plusieurs conducteurs en plomb ou en charbon // y, servant à recueillir le courant et soudés aux connexions u (fig. 3).
- Les bougies, en nombre indéfini, son L attachées par leur extrémité supérieure à une plaque isolante 1 et constituent ainsi un tout rigide.
- Telle est. la première électrode.
- Que fant-il pour cela ? Simplement trouver un accuœu-
- d) Brevet belge riû 143 332 du 19 juin 1899 : brevet allemand u° 128 670 du 5 août 1899.
- La seconde électrode a sa carcasse constituée par les parois verticales A, B, C, I), perforées ou non, soudées à deux plaques horizontales E, F percées de larges ouvertures circulaires ou polygonales a, b, e, (fig. 4) aux distances et
- aux dimensions convenables, de manière que les bougies viennent s’y introduire symétriquement. Dans les ouvertures des plaques E F sont soudées des gaines adéquates, verticales, isolantes ou non, perforées, limitant le logement des bougies, tout en laissant autour d’elles un inter-
- Fig. 1 et 2. — Electrodes positives Cheval-Lindeman.
- valle suffisant pour recevoir l’électrolyte et éviter les courts-circiiils. L’espace compris entre ces différentes gaines verticales et entre ces gaines et. les parois verticales A, B, C, D, est rempli par la masse active de l'électrode. Au sein de cette masse sont noyées un certain nombre de conducteurs/, /, qui se réunissent à la plaque ou aux lames de connexion s.
- Si les parois À, B, C, D de la carcasse sont perforées, l’élément (constitué par l'agencement des deux électrodes est placé dans un récipient extérieur qui contient l’électrolyte H. Si ces parois n’ont pas été perforées, elles forment, en y soudant un fond G, à une certaine distance de la plaque horizontale F, un récipient étanche.
- La matière active est celle des accumulateurs ordinaires.
- La disposition adoptée, le s proportions admises
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- et l'état des matières, permettent des débits considérables sans que l’élément paraisse en souffrir.
- île l’accumulateur Chcval-
- Yoici les principales caractéristiques de 1 accumulateur de i5 kg de poids total se décomposant comme suit ;
- i5 kg
- ^ électrodes
- j’, kg de mutiéi 3,8
- Densité du liquide 1,24, soit 28° Beaumé. Nombre de bougies i5
- u en largeur 3
- récipient \ , D
- . largeur ' hauteur
- ( » u d’électrodes. 5
- ” eC rtrsc ^ „ » totaux. ... 3
- Capacité '>>0 A-H soit j ^ ^ tolau,
- Une batterie de 4o éléments Cheval-Lindeman du poids de r5 kg alimente depuis le mois d'octobre dernier, une automobile pesant en ordre de marche avec 5 voyageurs 1 970 kg. La batterie permet d'effectuer 60 km de parcours en terrain accidenté avec des rampes de 12 p. 100 et
- i5 p. 100.
- D’autre part, deux accumulateurs de 6 kg ont fonctionné journellement à poste fixe, pendant un an et demi, aux régimes ci-dessus, sans présenter de traces sérieuses d’usure, à part une tissure constatée dans une gaine.
- Emile Pieiïatu).
- Fabrication de plaques d’accumulateur par pression du plomb spongieux humide. Dr Jacob Myers. Brevet allemand 116923 du 19 février 1899. Centralhlatt fur Accumulaloren und Etemenlenhunde,
- Le procédé sc distingue des méthodes actuellement connues en ce que la compression n’est pas faite en une seule fois, mais avec interruptions pendant lesquelles les plaques sont séchées, a (lu de leur enlever l'humidité qu’elles possèdent encore, dans une atmosphère exempte d’oxygène. Apres ce séchage, la compression est reprise. On obtient de cette façon uue épaisseur uniforme des plaques et on évite que, pendant la coulée du cadre autour de la plaque, les bords de celle-ci éclatent par suite de la vaporisation de l’eau encore contenue dans les pores.
- Les plaques sont fabriquées de la manière suivante : on mélange du sulfate de plomb pur avec une certaine quantité d’une solution de sel de cuisine de façon à avoir une bouillie épaisse. Celle-ci est portée entre deux plaques de zinc dans une solution de sel de cuisine et y reste jusqu’à ce que tout le sulfate de plomb se soit réduit en plomb. Le plomb spongieux obtenu est bien lavé et comprimé jusqu’à ce que son
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- poids spécifique ait atteint 4> pour éviter le danger d’une oxydation rapide. La masse est alors séchée dans une atmosphère d'hydrogène ou de gaz d’éclairage; on reprend ensuite la compression qu'on interrompt de nouveau, et ainsi jusqu’à obtention d’un poids spécifique égal à 7,75.
- L. J.
- Diaphragme pour pile a deux liquides. Dr Jean-Pierre Fontaine. Brevet allemand 11641-2 du 19 décembre 1899. Cenlralblatt fur Accumulatorcn und Elrmentenkunde,t. Il, p. 36, iot février 1901.
- Dans les piles zinc, solution de soude étendue, charbon, solution étendue d’acide nitrique, J.-P. Fontaine augmente considérablement la durée du diaphragme en le constituant de la manière suivante : un cylindre en celluloïd ou en caoutchouc durci muni de perforations renferme la solution d’acide nitrique. Autour de ce cylindre se trouve uuc deuxième couche cylindrique en carton on eu pâte à papier qui est recouverte d’une troisième couche en matière tissée qui peut laisser pénétrer lentement la lessive de soude et tient le cylindre de carton cil contact durable avec le cylindre de celluloïd. En même temps le carton, bien maintenu, ne peut pas gonfler fortement ni se rompre. Les réactions violentes entre les deux liquides sont évitées et le diaphragme a une très longue durée, beaucoup plus grande que celle de la porcelaine ou des matières argileuses qui sont attaquées assez rapidement par la lessive de soude et se détruisent peu à peu. l>. J.
- L’acide sulfurique pour les accumulateurs électriques, par Rudolf Heinz. Cenlralblatt fur Ae.eumulatoren und Klemenienkunde, t. II, p. 35, icr février 1901.
- L’auteur, qui a une longue expérience de la fabrication de l’acide sulfurique et principalement de celui qui est employé dans les accumulateurs, donne quelques renseignements à ce
- L’industrie des accumulateurs exige un acide sulfurique exempt d’impuretés. Comme il est impossible d’atteindre la pureté absolue, les fabricants d’accumulateurs ont imposé un maximum d’impuretés et l'acide à leur livrer doit être tout a fait exempt de métaux du groupe de l'hydrogène sulfuré, le plomb excepté; parmi les métaux du groupe du sulfhydrate d’ammoniaque, il ne doit pas renfermer plus de 0,01 p. roo
- de fer; d’autre part la tolérance en chlore est de 0,002 p. 100, et celle en azote (sous forme d’ammoniaque, d’acide niLrique, d’acide nitreux, etc.), de 0,1 p. 100. Enfin l’acide 11e doit pas renfermer trace de substances organiques cl être aussi exempt que possible d’hydrogène sulfuré. Ces teneurs se rapportent à l’acide sulfurique monohydraté.
- De tout l’acide sulfurique livre pour le remplissage des accumulateurs, il y eu a peu cependant ijui ait subi une purification et notamment le traitement à l’hydrogène sulfuré ou au sulfure de baryum qui est prescrit pour l’élimination de l’arseuic.
- Dans la plupart des cas, l’acide dit exempt d'arsenic est fabriqué en partant du soufre brut, ou aussi de l'hydrogène sulfuré obtenu comme produit secondaire, puis eoucenlré à 66° Baumé dans des marmites en platine ou eu or platiné. Cet acide est simplement étendu d’eau pour l’ameiier à la concentration exigée pour l’acide de remplissage. Très fréquemment aussi on dilue l’acide de distillation obtenu pendant la concentration de l’acide ordinaire pour en taire de l’acide pour accumulateurs.
- L’acide sulfurique au soulre brut est le plus souvent libre d’arsenic, mais il peut cependant parfois renfermer des traces de ce corps dont le sonfru brut 11’csl pas toujours exempt. Celui qui est fabriqué avec l’hydrogène sulfuré peut être considéré comme exempt d’arsenic.
- Mais tous ces acides empruntent, par leur concentration dans les appareils en platine ou en or platiné, une quantité plus ou moins grande de ces métaux qui restent, dans l’acide dilué. Le 1er et les métaux de et; groupe existent seulement en très petite quantité; le chlore, en quanlités variables. Par contre, il peut rester une certaine quantité de produits nitreux. Cependant, comme ceux-ci attaquent les appareils de concentration, on cherche à les décomposer par une addition de sulfate d’ammoniaque, ce qui est très ellicace et 11’a que l’inconvénient de laisser dans l’acide un petit excès de sulfate d’aininoniaque.
- Les dommages résultant de l’emploi d’acide sulfurique impur pour le remplissage des accumulateurs sont tellement considérables qu’011 aurait avantage à employer l’acide purifié malgré l’augmeutation de prix. T.es fabriques d’acide sulfurique sont évidemment les mieux placées pour effectuer celle [jurification. L. J.
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- Sur la résistance des accumulateurs au plomb, et sa répartition sur les deux électrodes. par F. Dolezalek et R. Gahl. Zeitschrift fur Electrochimie, l. VII, p. 429 et 487, 24 et '->1 janvier 190t.
- L’accumulateur se distingue de toutes les autres combinaisons voltaïques par sa résistance intérieure qui est excessivement faible, et de l’ordre des centièmes d’ohm pour les petits éléments, et des dix-millièmes pour les gros. Dans le cas d’un mauvais entretien de l’élément, par exemple apres un très long isolement suivant une décharge, la sulfatation qui en résulte peut elever considérablement cette résistance jusqu’à un ohm et plus; mais c’est là une circonstance exceptionnelle.
- Les premières mesures de résistance intérieure de l’accumulateur sont dues à Hall-vvuehs qui interrompait à intervalles déterminés le courant de charge et de décharge et mesurait la résistance à l’aide des courants alternatifs par la méthode connue de F.- Kohlrausch.
- 11 trouvait ainsi que, pendant la décharge, la résistance augmentait peu à peu avec une vitesse croissante, et pouvait atteindre à la fin une valeur 3o lois plus élevée qu’au début; pendant la charge les variations de la résistuuce avaient lieu en sens inverse. Mais ces mesures ne sont pas sans objection puisqu’elles se rapportent à la résistance de l'clémcnt à circuit ouvert qui n’est pas la môme que lorsque le courant passe.
- Des recherches effectuées par Haagn (2) ont montré que la résistance intérieure dépend très peu de l’inlensité du courant. Cependant les auLeurs, dans leurs mesures, trouvent que cette dernière influence esl sensible et que la résistance varie très vite après l’ouverture du courant, de telle sorte que seules les mesures en circuit fermé peuvent ôtre exactes.
- Haagn a essavé aussi clans ses expériences de mesurer séparément la résistance de chacune des électrodes en la chargeant en regard d’une plaque de zinc et en déterminant la résistance intérieure de cette combinaison. Mais il obtint I ainsi des nombres cinq fois plus grands que ceux de l’accumulateur et qui se rapportaient principalement aux variations de résistance a L’électrode de zinc.
- p) Wicd. Ann., t. XXII, p. 9'), iRRf.
- (* *) Zeitschrift f physik. Chemie, t. XXIII, n° 1, 1897.
- Au point de vue des méthodes à employer, il n’y a aucune difficulté quand il s’agit de la détermination de la résistance à circuit ouvert. On peut alors se servir de la méthode de F. Kohi-rausch, ou du pont Matthicssen et Hockin (I).
- Pour la mesure de la résistance à circuit fermé, la méthode qui consiste à déterminer, au même instant la différence de potentiel et la force électromotrice, donne des résultats inexacts. Aussi ne peut-on tirer aucune conclusion des mesures de Sieg et Sclioop (2).
- Des méthodes plus appropriées sont celles de Boccali (3), Uppenborn P), Froblich(;) et Nernsl (6) qui toutes reposent sur des variantes du pont de Wlicastone.
- Les auteurs emploient la méthode de Nernst
- Fig. 1.
- et Haagn, avec quelques améliorations. La figure 1 donne le schéma du montage. Gomme il s’agit de très faibles résistances, la bobine d'induction employée a son circuit à fil fin, avec l’interrupteur en tension, branché sous 110 volts, et le courant alternatif est fourni parle circuit à gros fil, fixé aux deux extrémités du pont, le condensateur Ca étant clans ce circuit. Les deux condensateurs de comparaison C, et C2 sont composés d’environ 5o feuilles d’étain de 4 dm2, séparées par du papier paraffiné.
- Le pont de mesure se compose d’un fü de rhéotan AB ayant 1 m de longueur, et 3 mm de diamètre; ü est monté sur une planche et soudé
- (J) Leitfadcn d. prakt. Physik, par Kohlrausch, Réédition, p. 3,3.
- P) EleUroUchnische Zeitschrift, 1900,?.
- (3) Id., 1891, p. ai.
- (*) Id., 1891. p. i57.
- (sj Id., 1891, p. 37o.
- (fl) Uaaon, Zeitschrift fur Eleklrochemie, t.
- 1897.
- III, p. 421
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- à ses extrémités à un bloc de laiton terminé par une tige épaisse qui plonge dans un godet de mercure. Des contacts semblables étaient employés k tous les points où on voulait éviter une résistance de contact. Le téléphone utilisé avait une bobine composée d’un petit nombre de spires d’un fil assez fort, ce qui diminuait sa résistance.
- L’élément W, dont on voulait déterminer la résistance était chargé et déchargé directement sur un circuit d’éclairage h iio volts, un certain nombre de lampes étant disposées en tension avec lui. La résistance de ce circuit ainsi que celle du voltmètre branché sur l’élément, étant considérablement plus élevées que la résistance de l’élément d’essai, leur iulluence sur la mesure pouvait être négligée.
- Le pont était étalonné empiriquement en plaçant une résistance connue en W,. On déterminait ainsi plusieurs points du pont correspondant à différentes résistances et on interpolait, entre ces différents points. La résistance de l’élément d’expcricncc pouvait donc être lue directement à la place du contact glissant.
- Les chiffres du tableau I suivant, obtenus par cette méthode, se rapporLenl à un petit accumulateur composé de trois plaques : une positive à cadre empâte de matière active et deux négatives à grilles triangulaires également empâtées. La positive avait sur chaque côté une surface de matière active de 0,9 dm2 et une surface totale, cadre compris, de 1,2 dm2. Les négatives, un peu plus grandes, avaient une surface totale de i,3 dm2 sur chaque côté.
- Tari,lui; 1
- Décharge à 2,5 amp. — Température 20° C.
- Ce résultat est exprimé également dans la figure 3 où la courbe I se rapporte à la variation de résistance, et I' à la variation de différence de potentiel.
- On remarque que la résistance eroît toujours plus vite vers la fin de la décharge; c’est ce qu'avait déjà signalé Haagit.
- Pour déterminer la répartition de la résis-tance aux deux électrodes, les auteurs emploient, lorsqu'il s’agit de mesures à circuit ouvert, une électrode intermédiaire. Ils préfèrent, une positive aune négative par suite de l’avantage qu’a la première de pouvoir être conservée à l’air.
- En mesurant ainsi les résistances intérieures d’un élément, composé d’une plaque positive à grande surface et d’une négative à grilles triangulaires, l’électrode intermédiaire étant semblable à la positive, on trouve pour l’élément fin charge : i° contre la plaque à grande surface 0,01 ^4 ohm ; 2° contre la plaque à grilles triangulaires 0,0189 ohm,
- k la température de 17e C. et pour une densité d’acide de 1,18.
- Si on considère que les plaques positives ont une section de 13 5 cm2 et la négative de r33 cm2, et que les distances sont de 1,4 cm entre les positives et i,45 cm entre la positive et la négative, le calcul donne pour la résistance de la couche d’acide de densité 1,18, à la température de t8°C.: i° contre la plaque k grande surface 0,0145 ohm ; 2° contre la plaque k grilles triangulaires o,oi5a ohm.
- Ces chiffres munirent que pour l’accumulateur chargé, la résistance de l’acide forme la partie principale de la résistance totale. La résistance complémentaire a son siège dans la matière active, la résistance du support en plomb étant absolument, négligeable, et aussi dans ce fait que les lignes de courant pénètrent dans les porcs de la matière active, ce qui a pour conséquence de donner une distance réelle entre les plaques plus grande que la distance apparente ayant servi de base aux calctds.
- L’élément précédent, monté k deux plaques, était ensuite déchargé k 4 ampères et la résistance k chaque électrode était mesurée de la même façon, en interrompant de temps eu temps le courant et en faisant chaque lois la mesure 5 minutes environ après l'interruption.
- Les valeurs obtenues sont exprimées par les courbes de la figure 3 qui montrent que la résis-
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- tance de la positive croît considérablement, tandis que celle de la négative varie peu. Les courbes sont irrégulières parce que, comme on le verra plus loin, la résistance varie rapidement: après rinterruption du courant et que les différentes mesures ne sont pas faites exactement à des moments correspondants.
- Cette méthode de l’électrode intermédiaire ne pouvait pas servir à la mesure en circuit fermé, car dans ce cas elle se serait chargée d’un coté et déchargée de l’autre. D’autre part, dans la disposition précédente, les plaques ne travaillaient que d’un coté, ce qui ne représente évidemment pas les conditions pratiques.
- Les auteurs montent alors la plaque positive dont on veut déterminer les variations de résistance entre deux négatives de bien plus grande capacité, de même construction que ci-dessus. Comme les recherches précédentes ont montré que la résistance des négatives varie peu, en
- faisant encore moins travailler celles-ci, on peut négliger cette variation. Il suffit alors de mesurer la résistance d’un tel accumulateur pour obtenir les variations ducs à la positive
- Dans la figure a, on trouvera le résultat de
- Fig.
- telles mesures effectuées sur 3 plaques de différents systèmes :
- 1 se rapporte à une plaque à cadre et matière empâtée; II, à une plaque à âme et matière empâtée; et III à une plaque a grande surface.
- Les courbes montrent tics nettement la dépendance entre les résistances (1, II et III} et les différences do potentiel (I', IL IIL). La chute du voltage correspond à une augmenta-
- tion de la résistuuee intérieure. Les plaques TT et 111 étaient déchargées à 3 ampères ; la plaque I, plus petite, à a,5 ampères seulement.
- Dans la figure 4» on a ramené les valeurs précédentes à égale grandeur de plaque, égal écartement et égale capacité. La capacité considérée ici se rapporte à la quantité d’cicctrieité que peuvent fournir les éléments jusqu’à la différence de potenliel de i volt.
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- C.os dernières courbes indiquent qu’à égale intensité les résistances des plaques do constructions dillerentes diffèrent peu.
- Dans la figure 5, les mesures ont été effectuées sur les mêmes plaques, à deux intensités différentes (3 ampères el 5,i ampères). Dans les deux cas l'augmentation de résistance (cour-
- bes A, correspond exactement à la diminution de la différence de potentiel (courbes A2 Bâ). Comme dans le cas de la décharge plus rapide, la quantité d’éloclricilé débitée est moindre, on pont conclure d’après les courbes que la résistance ne dépend pas seulement do cette quantité d'électricité, mais aussi de l’intensité du cou-
- rant de décharge, les fortes intensités accélérant l’augmentation de résistance. On peut expliquer ce fuit théoriquement par une dilution plus grande de l’aeido dans les plaques quand l’intensité est plus élevée.
- Si on coupe le courant fin décharge et qu’on mesure la variation de résistance d’un accunui-
- Fig.
- repos, elle s’ôtait abaissée à o,oi46o)im, soit près de la moitié.
- Los auteurs démontrent que la diminution de la résistance est bien due dans oe cas a la dillu-sion : comme la conductibilité spécifique de l’acide sufurique est, d’après E. Kohlrausch, une fonction linéaire jusqu'à la concentration ao p. ion, et que, d’autre part, la vitesse de diffusion peut être prise en première approxi-
- Iateur immédiatement après l’interruption, on trouve, comme le montre la figure 6, une courbe tombant d’abord très rapidement, puis ensuite de plus en plus lentement jusqu'à égalisation complote des densités de l’acid»; des plaques et du liquide extérieur. La résistance fin décharge atteignait, ici o,oa67 ohm. Après i4 heures de
- mation proportionnelle à la différence de concentration entre le liquide imprégnant la matière active et le liquide extérieur, on peut représenter la conductibilité Cf de l’accumulateur au temps t pat- l’équation
- C„, étant la conductibilité après rétablissement complet [t ~ cc ) ; a étant la différence Cw—C0
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- entre la condueLlbilité finale et la conductibilité initiale ; e la base des logarithmes naturels et p une constante qui tient compte du coefficient de diffusion, de la section des pores, de l'épaisseur de la matière active, etc.
- pour valeur
- Dans la figure 6, on a représenté par la courbe ponctuée les valeurs obtenues à l’aide de cette équation. Cette courbe diffère très peu de celle donnée par les mesures. On avait, ici comme valeurs des différents facteurs C„,= 68,5; a-.3i,i; j3=o,24<).
- La variation de la résistance pendant laeharge est donnée par la figure 7 qui se rapporte à la même positive que dans le cas précédent. Après décharge à 3 ampères, l’élément était isolé 1.4 heures, puis chargé à la môinc intensité. Dans la figure, les chiffres supérieurs des abscisses sc rapportent à la charge ; les inférieurs, à la décharge.
- Cette expérience réfute d’une façon absolue l’affirmation fréquemment soutenue d’une augmentation de la résistance à la fin de la charge par suite du dégagement gazeux. La figure 7 montre bien une petite augmentation sur la résistance au commencement de la décharge, mais celle-ci est due à la sulfatation provoquée par le repos de 14 heures.
- Les résultats précédents se rapportent exclusivement aux plaques positives. Pour vérifier que les négatives 11e variaient pas do résistance pendant les essais, les auteurs effectuaient l’expérience suivante : une positive à grande surface était montée entre les doux négatives; l’élémciil déchargé jusqu’à 1 volt donnait 16,6 ampères-heures et la résistance montait de 0,0102 à o,oai3 ohm. A ce moment la positive était remplacée par une semblable et la décharge continuée pendant une demi-heure montrait, une constance de tension et de résistance, cette dernière étant égale à 0,0116 ohm. La densité de l'acide diminuant pendant la décharge, la mesure indiquait pour la résistance d’un centimètre cube d'acide 1,39 pour l’acide initial et 1,58 pour l’acide final.
- Comme les rapports et sout sen-
- siblement égaux, on peut en déduire que les ,
- uégalives n'ont pas varié de résistance pendant
- Des expériences entreprises pour mesurer la variation de résistance due aux négatives seules ont donné les résultats exprimés par la figure 8 dans laquelle les courbes 1 et F, se rapportent à la résistance et à la différence de potentiel d’une négative à cadre empâté, de matière active ; et
- II et IL, aux mômes variables d’une négative également empâtée, mais à âme. La première donne, comme on voit, une élévation plus rapide de la résistance fin décharge. Une plaque à grille donnerait une élévation moins rapide que la plaque à âme.
- Dans tous les cas, cette augmentation ne survient que lorsque la tension aux bornes de l’élément est déjà très faible.
- De ces observations, on peut conclure que dans la pratique où les décharges ne sont jamais poussées si loin, la variation de résistance due aux positives est seule importante.
- L. J.
- ÉLECTROCHIMIE
- Causes de la formation du plomb spongieux et conditions à remplir pour a voir du plomb compact, par Glaser. Zcitsch, fur EleMrochemic, t. Vit, p. 365 et 38i, i3 et u-j décembre igoo.
- Nous avons résumé ici mémo (*) le rapport de Fœrster cl Gvmthcr sur l’élcclrolyse du zinc et sur les conditions à remplir pour déposer du zinc à la cathode en couches compactes, exemptes de zinc spongieux. Glaser a fait le môme tra-
- I (h Voir (ZÉclairage Électrique du 3 décembre J898.
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- vail sur le plomb; nous donnons ici les parties essentielles de cette ctudc.
- L’électrolyse du plomb a été étudiée en solution acide et en solution alcaline.
- I. — Electrolyse ex solution acide
- La tension cathodique (l) nécessaire à la sépa-paration du plomb, pour une concentration normale (e’esl-k-dire à gr de plomb par litre) est de -J-o.iy volt, la tension cathodique de l’hydrogène étant o. Etant donnée la grande différence qui existe entre ces deux valeurs, il semble que l’électrolyse du plomb en solution acide (c’est-u-dire dans une solution contenant
- des ions H) doive être accompagnée d'un abon-daut dégagement d'hydrogène et par suite que le dépôt de plomb doive se laire très difficilement. La môme conclusion devrait être porLée sur l’électrolyse du zinc et dans une mesure encore plus grande, puisque la tension cathodique de ce métal s’élève à -f-o,j4 volt. Ces conclusions sont cependant lausscs, et le zinc ainsi que le plomb peuvent très bien se déposer en couches régulières et adhérentes dans des solutions acides, sans même qu'il y ait un dégagement sensible de gaz hydrogène. Celte contradiction entre la théorie et la pratique n’est qu’apparente. E11 effet, la tension cathodique de l’hvdrogène a été trouvée égale à o avec l'emploi de cathodes en platine, et Caspari et Jahn p) ont démontré que cette valeur variait avec chaque métal, qu’elle était en particulier de 0,7 volt avec une cathode en zinc et de 0,64 volt avec une cathode en plomb (Caspari). Avec ces nouvelles valeurs on comprend que le zinc puisse se déposer facilement si la concentration des
- ions II est faible, autrement dit en solution faiblement acide, et que le plomb puisse se déposer encore plus facilement, comme le prouve la pratique.
- Essai. — Dans une cuve de 5oo cm3 on a
- P) Les lecteurs qui ne seraient pas encore familiarisés
- la signification dans la Théorie des ions el l’électrolyse de A. Hollahd, p. 122 et suivantes.
- (2) Voir Zeitschrift fur phys. ckern. XXX, p. 89 et la Théorie des ions et l’électrolyse de A. Hollahd , p. i3a.
- plaeé comme cathode une plaque de cuivre de 5o cm* et comme anode une feuille de plotnb d’égale grandeur. Le bain contenait du nitrate de plomb (4oo gr par litre), du nitrate de sodium (100 gr par litre) et de l’acide nitrique (6,3 gr par litre). L’intensité du courant était do 0,8 ampère par dm2 et la tension aux bornes n’était que de o,o5 volt. L’acide libre était dosé d’heure eu heure par titrage avec du rouge de Congo ; les résultats do l’analyse ont été les sui-
- o heures 6,3 gr pur ioo cm3
- Ainsi la concentration do l’acide libre diminue de moins en moins; à cette diminution d’acide correspond une augmentation proportionnelle de la concentration du nitrate de plomb.
- Le dépôt de plomb obtenu était parfaitement compact et homogène.
- Glaser a fait une série d’essais pour montrer l’influence de la concentration des ions P b sur le dépôt cathodique. Les électrolytes étaient constitués par des solutions de nitrate de plomb, ce sel présentait toujours un caractère acide. Tl n’obtenait de lions dépôts que pour de fortes concentrations de nitrate de plomb et avec addition de nitrate de sodium ; ce sel a le grand avantage d’abaisser la tension de polarisation. Les meilleurs résultats ont été obtenus avec un bain légèrement acide et contenant pour loocm3, 35 gr de nitrate de plomb et 10 gr de nitrate de sodium; le bain était mis en mouvement.
- 11 n’est pas bon de se servir de bains saturés de nitrate de plomb ou de nitrate de sodium.
- De même que la solution de chlorure de zinc dissout facilement l’hydrate de zinc et les sels basiques de zinc (J) ; de même le nitrate de plomb dissout aussi l’hydrate et les sels basiques de plomb, bien que cette solubilité soit moins grande que pour les sels de zinc correspondants. Le nitrate de sodium, comme le nitrate de plomb, dissout l’hydrate et les sels basiques de plomb.
- (1) Voir L'Eclairage Électrique du 3 décembre 1898,
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- Os solutions de sels basiques de plomb donnent des dépôts spongieux peu adhérents.
- Si l’on ajoute des acides à ces solutions, les sels basiques n’existent plus et le dépôt se lait de
- Si l’agitation ou la circulation du bain n’est pas sullisante, il se produit en solution de nitrate de plomb une différence dans les concentrations du bain aux électrodes et la concentration du bain à la cathode devient assez faible pour ne plus pouvoir dissoudre les sels basiques de plomb; eeux-ci se précipitent alors sur la cathode et provoquent la formation de l’éponge de plomb.
- Les corps qui favorisent la dissolution des sels basiques de plomb, comme le persulfale d'ammonium en petite quantité, un dégagement d’acide hypochloreux, influent aussi favorablement sur la qualité du plomb .déposé. 11 en est de même du pyrogallol et de l’hydroquinone.
- Une élévation de température augmente aussi la solubilité des sels basiques; à 90° cependant le dépôt de plomb est mauvais. Une température un peu élevée favorise, en effet, la formation de sels basiques. Glaser n’indique pas quelle est la température la plus favorable.
- Glaser conclut de ses essais que la formation de plomb spongieux est due à la précipitation sur la eathode de sels basiques de plomb qui sont difficilement solubles et qui empêchent la cristallisation régulière du plomb. Tous les corps qui favorisent la dissolution de ces sels basiques ou qui réduisent l’hydrate Pb (OU)2 favorisent aussi la formation d’un beau dépôt de plomb. On voit que ces conclusions sont les mêmes que celles que Fcerster et Giinter avaient données au sujet du zinc (').
- El.ECtnOUVSE DUS SELS DE ULOMIÎ DIFFICILEMENT
- solubles. — Chlorure de plomb. — Glaser sc servait d'un bain contenant pour 100 emJ, 6 gr de chlorure de plomb, 3o gr de chlorure de potassium.
- Cette solution était ainsi saturée de chlorure de plomb ; le chlorure de potassium augmente la solubilité dans le bain du chlorure de plomb. L’intensité du courant étaiL de 0,2 ampère par décimètre carré et la tension initiale de 1,7 à i,B volt.
- p) L’Éclairage Électrique, loc. cit.
- Il se forme à l’anode une couche de chlorure de plomb qui sc dissout à peine et qui augmente la résistance du bain, par suite aussi la tension électrique aux bornes. Cette tension monte lentement et finit par provoquer un dégagement d’hydrogène à la cathode. Le dépôt de plomb à la cathode est noir et spongieux.
- On obtient de meilleurs résultats en séparant l’anode d’avec la eathode au moyen d’un diaphragme, en agitant le bain dans l’espace cathodique et en employant une petite densité de
- En remplaçant les 3o p. 100 de chlorure de potassium par 3o p. 100 de sulfate de sodium, il se forme a l’anode pour une tension de i,8 volt et une intensité de 0,2 ampère par décimètre carré du peroxyde de plomb très adhérent.
- Sulfate de plomb. — [.es phénomènes qui accompagnent l’éieetrolvse du sulfate de plomb ressemblent à ceux qu’on observe pendant l’élec-trolyse du chlorure de plomb.
- Une solution d’acide sulfurique étendue contenant du sulfate de plomb ne donne, pour une tension de r,8 volt, qu’un dégagement d’hydro-gcnc a la eathode, si celle-ci est constituée par une feuille de platine. Si l’on remplace le platine par du plomb, il n’y a plus de dégagement d’hydrogène, mais formation de bioxyde de plomb à l’anode.
- En diminuant FintensiLé du courant on peut obtenir à la cathode du plomb adhérent, tandis qu’il se iorme de l’acide sulfurique eu solution. La séparation du plomb continue à s’effectuer jusqu’à ce que la concentration en acide devienne trop forte.
- Application des phénomènes qui phkcèdent a
- tieèbe. — Glaser s’est servi d’un bain de nitrate de plomb saturé de chlorure de plomb et d’anodes en plomb contenant 5 p. 100 d’argent. Il se formait une boue d'argent autour de l’anode, qui ne tardait pas à tomber au fond de la cuve. Cette boue contenait des parcelles de plomb ; quant au plomb qui se déposait sur la cathode il était exempt d’argent.
- Il se formait à l’anode des traces d’acidc hypochloreux ; en effet, l'anode de plomb, vis-à-vis dos chiotnves agit comme anode insoluble.
- La séparation de l’argent d’avec le plomb réussit également bien dans une solution d’acétate de plomb.
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- II. — Ei.ectroi.yse es solution alcaline.
- Le bain contenant du nitrate de plomb et du nitrate de sodium était additionne de soude ; le nitrate basique de plomb restait en solution, grâce à la solide et au nitrate de sodium qui sont pour lui des dissolvants. Avec une circulation suffisante du liquide, la tension restait basse et le dépôt de plomb était compact et très adhérent. 11 se l'ormait également du bioxyde de plomb à l’anode ; en effet, la solution contenait
- le sel dissocié en ions BbO3 et Na.
- La solution contenait également l’hydrate de
- plomb Pb (OH)-*, dissocié en ions Pb et OU. Plus il y a de soude en solution, par suite, plus il y
- ___ _ + +
- a d’ions OH, moins il y a de cations Pb ; il ne faut donc pas que la solution contienne trop d’alcali.
- Lorsqu’on élevait la tension au delà d’une certaine valeur, il se produisait un violent dégagement d’hydrogène et un dépôt spongieux de plomb, dépôt d’autant plus spongieux que la concentration des cations Pb était plus faible ; ce dépôt de plomb provenait, vraisemblablement, de l'action réductrice du sodium du sel Pb^Q^ , sodium qui se serait séparé sous l’influence de la tension élevée.
- Glaser montre l’influence de la concentration en alcali par les essais suivants :
- Essai i. — De l’hydrate de plomb fraîchement précipité et bien lavé tut dissout dans une solution déei-normale de potasse, à la faveur d'une longue ébullition. Le bain ainsi obtenu était élcctroivsé avec une intensité de o,4 ampère par décimètre carré et une tension aux bornes de i ,22 volt. La solution était bien agitée.
- La cathode se recouvrait ainsi d’un beau dépôt compact de plomb sans dégagement d’hydrogène; l’anode se recouvrait de bioxyde de plomb. En laissant s'élever la tension aux bornes, il v avait dégagement d’hvdrogène et formation de plomb spongieux à la cathode (c’est la formation secondaire dont nous avons parlé plus haut).
- Essai 2. — Avec une dissolution, également saturée, d’hydrate de plomb dans de la potasse huit fois normale, c’est-à-dire quatre-vingts fois plus concentrée que la précédente, la formation d’épong-e se faisait rapidement et la proportion
- de bioxvde de plomb à l’anode était beaucoup plus forte que dans l’essai 1.
- Conclusion. — D’après ce qui précède, on voit qu’en solution acide ou neutre la formation de plomb spongieux est due, comme la formation de zinc spongieux, à la formation de sels basiques qui se précipitent sur la cathode, et que les additions de corps susceptibles de dissoudre ces sels basiques ou de les réduire empêchent la formation d’éponge.
- K11 solution alcaline, la formation de plomb spongieux est duc au dégagement d'hydrogène, se produisant à la cathode en même temps que le dépôt de plomb, lorsque la concentration du bain en ions l3b est très faible. A. H.
- DIÉLECTRIQUES
- Nouvelles recherches sur les déformations des condensateurs, R. O. del R. tnutitutn t.om-bardo, série 2, vol. 33, 19QO. ft'ucnv Cimcnto, série IV, 1. XII. p. i55, oet. 1900, par Cantone et Sozzani.
- But de la recherche. —Dans un mémoire publié l’année dernière (’), j’ai montré que les formules qui donnent les déformations du diélectrique d’un condensateur cylindrique (2) sont :
- -r-^+'W-sar (I)
- 4b- -[3 (»+*.) + X r*o (1 + !,)+*, - -y ]X|r
- TT H 3 (“ + - TU <’ + w + *•- « JS
- (3)
- Si Von détermine expérimentalement les dimensions d’un condensateur (longueur L) (volume
- {Annales de phys. et chimie, 7° s., t. XX, p. 289-077, p.'457-531, 1899!) [Éclairage Élect., 7 avril 1900).
- petit pour que les puissances de • - supérieures à la
- première soient négligeables ; remarquons que s
- . négligeable, les équatious (1) (u) (3), se rédui-
- 1 Aü0 _ 1
- 1 C7~ "T
- AU,
- = (« + *,)
- KV-
- 87;$*
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- interne U„, volume externe U,, épaisseur de paroi o, rayon interne R„) ; les coefficients élastiques (a égal à l’inverse du module d’élasticité, coefficient de Poisson p.) et la constante diélectrique (K) do la substance qui constitue son diélectrique, et enfin les déformations (AL, AU#, AU,) que subit ce condensateur lorsqu’on le charge à un potentiel V, l’inspection des formules ii) (2) (3) montre alors immédiatement qu'elles permettent de calculer les coefficients (') et /.•„ qui représentent ce que j’ai appelé les coefficients de variation de la constante diélectrique par traction normale et par traction parallèle aux lignes de force : tel est le but des expériences de MM. Cantone et Sozzani.
- Pour la détermination de et ks, deux équations suffisent, on a donc le choix entre deux méthodes :
- Ve méthode. —Déterminer rallongement AL et l'accroissement de volume interne ou externe (AU0 ou AU,) du condensateur.
- 2e méthode. - Déterminer les accroissements de volume interne et externe (AU0 et AU,) du condensateur.
- La seconde méthode est préférable a la première au point de vue de la détermination du coefficient/^, car on ne réussit jamais à trouver pour la construction des condensateurs des tubes de verre à axe parfaitement rectiligne, ni d’épaisseur rigoureusement constante : les perturbations qui en résultent, afléctent AUU et AU, dans la meme proportion tandis qu’elles peuvent altérer notablement leur rapport avec AL, au point de masquer l’eflet des termes en '
- MM. Cantone et Sozzani ont donc adopté la deuxième méthode, mais après avoir vérifié par l’expérience que, selon les prévisions, la jxre-mière méthode donne, pour Z'2, des résultats beaucoup moins concordants.
- Appareil. Expériences (*). — Condensateur. —
- (J) La détermination de AL suffirait à elle seule pour le calcul de 7c, ; M. Cantone avait lait en 1888 une première série de mesures sur l'allongement des oondensa-
- cit., p. 369-372) que, de ces mesures, on déduisait d’après (1) que le coefficient kL était positif et de l’ordre de io-‘2 CCS.
- étant très unalogues à ceux adoptés par M. Cantone dans
- Un tube de verre convenablement choisi est fermé à ses deux extrémités par des calottes de forme hémisphérique et d’épaisseur uniforme ; la calotte supérieure est terminée par un petit tube dans lequel on peut adapter, au moveu d’un bouchon de caoutchouc, un tube capillaire soigneusement. calibré (le même dans toutes les expériences). On argente le tube extérieurement (armature exlerne) et on le remplit d’eau (armature interne), on a ainsi un thermomètre condensateur.
- Pour charger ce condensateur, l’armature externe étant au sol, 011 relie l’interne à une machine électrique et à une dérivation dans laquelle se trouve un micromètre à étincelles pour la mesure des potentiels de charge (2 à 10 mm d’étincelle).
- La mesure des variations de langueur sc fait, par le déplacement de franges d’interférences produites avéc la lumière du sodium entre deux lames, l’une fixée à l’exlrémité inférieure du condensateur, l’autre portée par un tube coaxial du premier et lié à lui à sa partie supérieure.
- Les variations de volume interne sont données parles déplacements du niveau du liquide dans le tube capillaire ; 011 observe ce déplacement au moyen d’un microscope à oculaire micrométrique qui permet d'apprécier un changement de niveau de —mm ce qui revienta obtenir à 2 X to 5 près.
- Dans ces expériences, le thermomètre condensateur est protégé contre le rayonnement extérieur par des écrans et par une enveloppe en bois a double paroi; en outre la température de la salle est rendue 1res constante au moyen d’un fourneau et on a soin de ne commencer les lectures que deux heures au moins après que la température est devenue stationnaire et en tous cas jamais avant (juc les positions du niveau dans le tube capillaire et des franges par rapport aux repères, soient devenues invariables.
- La mesure des variations de volume externe est effectuée en enfermant le thermomètre condensateur dans un réservoir cylindrique en verre rempli d’eau privée d’air par ébullition
- mazione dei Condensatori : îi.C. delta />. Ace. dei Lin-coi. vol. IV, 1er sein., avril 1888), les auteurs prient de se
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- et en prenant beaucoup de précautions pour éviter la présence de bulles d’air adhérentes aux parois; les variations du niveau de l’eau dans un tube capillaire dont est muni le réservoir, indiqueront les variations de volume externe du thermomètre condensateur ; le tout était placé dans la glace fondante pour maintenir la température parfaitement constante.
- Les dimensions des condensa,teurs se déterminent facilement par mesure directe et par l’emploi de la méthode hydrostatique ; pour les i3 condensateurs employés par MM. Cantone et Sozzani, la longueur variait de 66,79 cm à 78.60 cm, le rayon interne de o,420, cm à 0.914 cm et l’épaisseur de paroi de o,o45 cm à 0,206 cm,
- Les coefficients élastiques (Ep.) étaient obtenus en mesurant pour chaque condensateur :
- i° La diminution de volume interne (oUJ produite par une pression externe P,.
- 20 L’augmentation de longueur oL (mesurée par l’emploi des franges d’interférences) produite par une pression interne P0.
- Si nous représentons par y l’expression
- nous aurons :
- y __ 1 — ___R;o__
- oh H*,— H-0 '
- "lp7
- Enfin, pour déterminer la, constante diélectrique, il suffit de mesurer la capacité électrique du condensateur puisque nous en connaissons déjà les dimensions ; cette capacité électrique est obtenue par comparaison avec celle d’un condensateur à air (de iorme géométrique et de dimension connues), comparaison qui était effectuée au moyen d’un bon éleclromètre à quadrants Yillari : on prenait toutes les précautions pour éviter toute déperdition tant par le condensateur et l'électromètre que par le commutateur.
- Résultats (*). —MM. Cantone et Sozzani ont
- _RjL _
- T R\
- R20
- dérive) qui sont contenus dans ce paragraphe, diffèrent original de MM. Cantone et Sozzani; ta divergence est c’est, d’accord avec les 'auteurs, que j’ai fifil ici les rec-
- opéré sur i3 condensateurs, dont chacun a etc l’objet de- plusieurs séries d’expériences qui toutes ont donné des résultats bien concordants.
- Dans toutes les expériences, la proportionnalité de la deformation au carré du potentiel s’est trouvée très bien vérifiée et. les petits écarts inévitables entre les résultats expérimentaux et la loi ne présentaient rien de systématique ; ils étaient tantôt d’un signe tantôt d’un autre ; l’accord était encore meilleur pour les résultats obtenus par la deuxième méthode, probablement parce que la glace fondante réalise mieux une température constante.
- Calcul du coefficient ki, — Les variations de longueur obtenues dans la première méthode permettent, de calculer /c, d’après la formule (t) _ AL 8it8' ,
- 1 “ ~T HW _ ;I j
- Les variations de volume interne et externe mesurées dans la deuxième méthode permettent également d’obtenir kl au moyen de la formule suivaute déduite de (2) (3) par addition :
- 8tïo2
- HW
- La table qui se trouve un peu plus loin contient les valeurs de kt obtenues par les 2 procédés ; 011 voit que celles provenant de la deuxième méthode sont en général un peu plus petites que celles qui découlent de la première.
- La conclusion à tirer de ces nombres est
- La constante diélectrique du verre augmente par une traction perpendiculaire aux lignes de force kl positif et de l’ordre do quelques unités
- 10-12 c.G.s.; (‘) (2).t
- tifîcations nécessaires il est donc entendu que les véritables résultats sont ceux contenus dans la présente analyse.
- Sacerdote, toc. cit., p. 872] de ma formule (1) et des premières expériences de M. Cantone (1888) sur l’allonge-
- signe. Voir à ce sujet Saoeroote (loc. cit, p. 374) et les principio délia Consorvaziane de H eletlricita. (Nuovo Ci-
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- Calcul du coefficient Ici. — Comme nous l’avons dit au début, la première méthode ne se prêterait que très mal à la détermination de À-,.
- On pourrait procéder à cette détermination d'après les résultats de la deuxième méthode en employant l'une des formules |'a) ou (3) dans lesquelles tout est maintenant connu sauf ; mais les résultats obtenns seraient un peu illusoires car les incertitudes inévitables sur les nombres expérimentaux prennent ici une grande importance par suite de la petitesse du coefficient ^. MM, Cantone et Sozzani préfèrent opérer de la
- Retranchons (3) de (3) il vient :
- coïncident assez bien avec ceux calculés dans l’hypothèse h., =0 et en tous cas beaucoup mieux qu avec les calculés dans l’hypothèse ki = ki.
- Mais ks 11’entrant dans les formules que multiplié par le coefficient ^-toujours petit, toute conclusion relative à k3, tirée d’expériences aussi délicates sera toujours un peu hasardée : nous nous contenterons donc de conclure sur ce point que : Une traction parallèle aux lignes de force ne semble produire sur la constante diélectrique du carre qu'une modification, sinon négligeable, en tous cas moindre que celle qui résulte d'un traction normale aux lignes de force.
- P:\ur. Sacekdoth.
- Désignons le deuxième membre par s : il est entièrement connu par l’expérience ; puis calculons les valeurs (s, i3) que prend le premier membre quand on v introduit successivement les deux hypothèses l\2—-1>\ et Æ2=o; et vovons enfin quel est celui des deux systèmes de valeurs calculées (s, et sâ) qui sc rapproche le plus des valeurs des £ observés.
- i-eontre montre que les s observés
- menlo, l. XI, p. i36, février 1900.] Ercot.tm, Xariazionc <îella Coslantc dielutlrica del Vetro per la trazione rneer.a-nica [jYiiov0 Cimen/o, t. XII, p. 77-90, août 1900].
- Capacité inductive spécifique des diélectriques dans un champ magnétique, par Edward Coleridge Roberts. Physical Iteview, t. XII, p. 5c>,
- L’iiutetir démontre, dans Ce mémoire, que si l'on place un diélectrique dans un champ magnétique, ce dernier n’a pas d iniluence sur la capacité inductive spécifique du diélectrique ou, pour être plus prudent, cette influence, si. elle existe, est tellement faible qu’avec les appareils dont on dispose actuellement on ne peut la mettre en évidence.
- Le principe de la méthode employée par l’auteur est le suivant : si l’on place dans un champ magnétique un condensateur à lame diélectrique (dont les armatures sont cotistituées par des feuilles d’étain), chargé et isolé, la moindre variation de la capacité inductive spécifique de ce dernier sera manifestée par une variation de la différence de potentiel entre les deux armatures du condensateur.
- La forme de condensateur adoptée est le condensateur plan à lame diélectrique. L’électroaimant employé est celui de Faraday dont chaque bobine possédait a3oo tours ; cct éleetro aimant était capable de produire un champ de 1 5oo lignes par centimètre carré et à travers une distance polaire de 3,5 cm; les pièces polaires avaient 5,3 cm de surface.
- Le condensateur ainsi que les fils qui réunissaient ses armatures à un électromètre étaient enveloppés dans des écrans électromagnétiques ; et pour rendre possible la lecture des déviations de l’clectromctro, ce dernier fut à son tour enfermé dans un écran magnétique.
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- Première méthode. —Les cadrans de l'éleclro-mètre employé pour mesurer la différence de potentiel des armatures du condensateur, étaient chargés à 3oo volts. Une armature du condensateur était au sol et l’autre en communication avec l’aiguille de T électromètre. Le condensateur était chargé au moyen d'une pile à liquides de ioo élé-
- En établissant le champ magnétique et en employant un commutateur inverseur pour changer le sens du champ,-l’auteur ne remarqua rien qui puisse indiquer un changement de la capacité inductive spécifique du diélectrique qui est placé entre les armatures du condensateur placé dans le champ magnétique. Ces essais ont. été répétés avec le caoutchouc durci, l’ébonitc et le verre, mais on a toujours obtenu des résultats négatifs. L’éleetromètre était cependant capable d’accuser des différences de potentiel correspondant a une variation de la capacité inductive spécifique égale à i/ooo de sa valeur primitive.
- Deuxième méthode. — On employait dans cette méthode un courant alternatif très uniforme qui était en communication avec un des condensateurs que nous avons décrits ci-dessus et une résistance constituée par un trait de graphite de 5 m de longueur tracé sur une plaque do verre, et relié en série avec le condensateur. On protégeait, avec les mêmes précautions que précédemment, le condensateur et l’éleetromètre des actions perturbatrices extérieures. L’électromètre était placé en dérivation sur la résistance de graphite ; la différence de potentiel était ainsi mesurée idio-statiquement. On mettait enfin le condensateur entre les pièces polaires de l'électro-aimant. Le résultat de ces expérien-
- méthode. La sensibilité de cette méthode permet de mesurer des variations de la capacité inductive spécifique correspondant à 1/200 de sa valeur primitive.
- Troisième méthode. —Cette méthode est lapins sensible ; elle 11e fut appliquée qu’au caoutchouc comme diélectrique. Voici son principe. On découpe une lame de diélectrique de même largeur que dans les expériences précédentes, mais d’une longueur double et on colle sur cette lame des feuilles de papier d’étain ayant mêmes dimensions que dans les expériences citées. On constitue ainsi un couple de deux condensateurs sur la même lame diélectrique. O11 place un de ces condensateurs
- dans la partie In plus intense du champ magnétique, l'autre condensateur sortant forcément de l'entre-fer des pièces polaires de l’électro-aimant. Une paire des armatures adjacentes sont mises au sol, et les deux autres, opposées aux premières, sont réunies aux cadrans opposés de.l’électromè-tre, les deux autres cadrans opposés étant chargés à une différence do potentiel élevée, et bien isolés. L’aiguille de l’électroinèlre est chargée par Une étincelle produite au moyen d’un élee-trophore. On emploie le même système d’écrans magnétiques que précédemment; de cette manière les deux condensateurs et par conséquent les deux cadrans de l’éleetromètre étaient soumis aux mêmes sources de perturbations électrostatiques. Mais malgré toutes ees précautions très subtiles l’éleetromètre n’accusa aucune déviation. En vérifiant la sensibilité de cette méthode on trouve que l’éleetromètre est capable d’accuser une différence de potentiel égale à 1/00 volt ; le potentiel correspondant a la charge étant de “o volts, on voit que l’éleetromètre peut accuser une différence de potentiel correspondant a —r— volt. La variation de la capacité inductive spécifique du diélectrique, si elle existe ne peut donc pas dépasser de sa
- valeur primitive ; en admettant bien entendu que le champ magnétique entourant le second condensateur est très faible par rapport à celui qui entoure le premier condensateur.
- Eugène Nécüi.cka.
- DIVERS
- A propos du Mémoire de M. V. de Turine « Diminution de lapi^ession osmotique causée par les actions mutuelles des charges électriques liées aux ions », par M. Lamotte.
- Dans VEclairage Electrique du ier décembre dernier, j’ai, en analvsant le mémoire de M. de Turine, adressé à l’auteur une critique qui n’est pas justifiée.
- Pour calculer l’énergie relative des N ions positifs et des N ions négatifs que renferme une sphère de rayons R, M. de Turine considère un ion positif, en un point A de la sphère. De ce point A, comme centre, il décrit une sphère de va von c et une autre de rayon c-\~dc. Tous les ions contenus dans l’espace compris entre ces deux surfaces sphériques sont à une distance du
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- 8o
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- poinl A, ne différant <le c que par des infiniment petits. Le nombre des ions négatifs dans celte couche
- S ôtant la surface de la c
- C’est, sur cette dernière formule que ma critique. Il me semblait que le fait de < de l’ensemble un ion positif A ne pouvait modifier la répartition des ions dans la couche ique considérée qui est extérieure au point que le nombre des ions positifs de cette
- M. de Turine m’adresse à ce sujet les reproduites ci-dessous (*) qui me tilicr son calcul, dont voici les ré
- » értamemcnl’li elqu un u“dh'“je prend,
- vous déniaitdo" quelle est la probabilité d'y trouver un
- L’énergie électrique do la sphère d’électrolyte
- " - < TT TT
- q étant la charge d’un ion. D le pouvoir inducteur de la dissolution (ou dans une première
- Si le rayon de la sphère augmente de dR,
- Cette diminution d’énergie peut
- P étant la pression produite par les actions mutuelles des ions et dirigée vers l’intérieur de
- ' -ï’2^r ir
- Or %
- . Soit Q la s ; d’hydrogène contenu
- , K la <
- ^
- P — 0,4 q — QK — M5.io|!! —jy-t
- mt qu’il y ait (N-f-n)
- la sphère d’où
- en dynes, par
- ! m
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- Tome XXVII.
- Avril 1901.
- ». — N° 16
- Samedi 20
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l'Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de FUniversité, Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- MATÉRIEL THURY DES ATELIERS DU CRLUSOT
- En dehors du matériel que nous venons de décrire, les ateliers du Creusot construisent le matériel Thury à basse tension lequel était représenté à l'Exposition par une dynamo de chaque série : série à doux pôles avec un seul polo bobiné, série à deux pôles et série à six pôles. Le matériel Thury comprenait en outre un moteur pour tramway avec son combinateur.
- Le matériel Thury est bien connu de nos lecteurs, principalement les dynamos de la série hexapolaire ; nous nous contenterons donc d’en donner une description rapide.
- Dynamos a une seule nom ne inductrice. — Ces dynamos se construisent sous trois types • différents correspondant à des puissances aux bornes de. 4oo, 8oo et i 65o watts avec des vitesses respectives de a 5oo, a 3oo et i 65o tours par minute; la dynamo exposée était le premier type, Mj, de cette série. La ligure i représente une vue de cette machine et les figures 2 et 3 des coupes et vues partielles.
- Les machines de cette série sont caractérisées par l’emploi d’un seul pôle bobiné ; elles sont constituées par un cadre venu de fonte avec la plaque de fondation et portant le pôle inducteur et son épanouissement, tous deux en fer doux, à l’aide d’une vis munie d’un anneau de levage ; la rotation du pôle autour de son axe est empêchée à l’aide de deux ergots.
- L’induit est lisse et bobiné en tambour.
- La forme compacte de ces machines permet de les loger dans des locaux restreints;
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- elles exigent: peu do surveillance et ont un bon rendement; leur fonctionnement est satisfaisant aussi bien comme génératrice que comme moteur.
- La dynamo de cette série exposée a une puissance de 3p6 watts : 3,6 ampères, sous i io volts à la vitesse de a 5oo tours.
- Le diamètre du noyau polaire est de 9 cm; l’are d'embrassement des pièces polaires est de 15'4U. Le diamètre d’alésage de l’inducteur est de 80 mm et la largeur de l’épanouissement polaire dans le sens de l’axe de 90 mm.
- La bobine inductrice est faite en fil de o,5 mm de diamètre; elle comprend environ 475o spires; sa résistance mesurée a 180 C. est de i5a ohms.
- L’induit a un diamètre de 71 111m et une longueur de 90 mm, le bobinage comporte
- 21 sections do 9.4 spires en fil de 0,6 mm de diamètre et isolé à la soie.
- Le collecteur a 21 lames, son diamètre est de 4<> mm et sa largeur utile de 3a mm. Les balais sont en charbon, il y a deux balais par ligne.
- La résistance de l’induit entre balais mesurée à 180 C. est de 3,09 ohms. L’entrefer est de 4,5 mm. L’induction admise dans l’induit est de 7 5oo unités C. G. S.
- MaCIITNES BIPOLAIRES A POLES CONSÉQUENTS. — Les machines de celte série se construisent pour des types correspondant à des puissances aux bornes de 33oo, 5500,7700,10000 et i5ooo watts avec des vitesses respectives de 1 35o, i 3oo, 1 200, 1000,900 tours par mi-Fig. I — Dynamo Thurv type M de* ateliers du Creusot mite. La dynamo exposée de CO type
- qui porte également la désignation M était la derniero de la sono, le tvpe _MS. La figure /j représente une vue de cette machine et les ligures 5 et 6 dos coupes et vues partielles.
- Les machines de cette série se composent d’un bâti en fonte portant les paliers à graissage par bag-ues et les deux pôles également en fonte boulonnés ensemble et fixés au bâti ; chaque pôle porto deux bobines de chaque côté de l’épanouissement polaire.
- L’induit est lisse et bobiné en tambour; il est muni d’un ventilateur permettant de limiter l’échaufFement et donnant à ces machines une grande puissance spécifique.
- La dynamo exposée a une puissance de 15000 watts; 187 ampères sous no volts. Elle est excitée en dérivation, sa vitesse est de 950 tours.
- Les noyaux polaires ont une section ovale dont le grand axe a une longueur de 28 cm et le petit axe une longueur de 18 nu près des culasses et 16 cm près des épanouissements polaires. La largeur de la culasse est de 35 cm.
- Les épanouissements jiolaires ont une largeur parallèlement à l’axe de 34,5 cm; leur axe d’embrassement est de 160°; les rebords parallèlement à l’axe sont légèrement arrondis. Le diamètre d’alésage des inducteurs est de 21 cm et l’entrefer de 9 mm.
- Les 4 bobines inductrices comportent chacune i 064 spires réparties en 19 couches.
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- Le diamètre du lil inducLeur est de 2 mm nu et 2,a mm guipé. Les 4 bobines sont montées en série et la résistance du’eireuit inducteur est de 21,8 ohms à 210.
- L’induit tambour a un diamètre extérieur de 19,2 mm, sa longueur est de 28 cm. Les tôles sont serrées entre deux anneaux en acier vissés sur l’arbre, dos anneaux en fibre vulcanisée les recouvrent et sont fixés aux premiers et aux tôles par des vis à tètes fraisées. L'induction admise dans l’induit est d'environ 12000 unités C. G. S.
- L’enroulement de l'induit est réparti en 45 sections de 2 spires chacune; le diamètre du fil est de 2,9 mm nu et 3,i guipé, il y a deux couches à la surface de l’induit.
- Fig-. 3 et 3. — Vues el coupes d’une dynamo Thury, type M't des ateliers du Creuset
- Le collecteur est serré sur un manchon clavelé sur l’arbre, il comporte 43 lames et a un diamètre de 12,5 cm; sa largeur est de 11 cm. Le courant est recueilli par des balais en charbon ;• ehucu ne des deux tiges fixées au balancier mobile autour du palier a 5 porte-charbons du type bien connu Thury.
- La résistance de l’induit, entre balais est do o,o3i ohm à 210.
- Résultats d’essais. — La caractéristique à vide de la dynamo Thury de i5 000 watts est représentée sur la figure 7, on voit que le courant d'excitation pour obtenir la tension de 110 volts à vide est de 3,6 ampères.
- Une caractéristique en charge avec résistance constante dans l'inducteur est également représentée sur la figure 7. Le courant d’excitation en charge de 187 ampères sous 110 volts est de ampères et la chute de tension correspondante de 27 volts. En supposant la
- résistance de l’inducteur constante, la chute do tension entre la marche à vide et la marche en charge à la même vitesse est de 35 volts.
- Machines hexapolaires. — Les dynamos de cette série, dite série H sont les plus connues des dynamos Thury à cause de leur forme particulière bien caractéristique. Elles sont
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- à 6 pôles et à 3 paliei's mais peuvent également se construire à deux paliers avec poulies ou accouplement en porte à faux. Cette série comprend les types de 45, 6o, 8o, qa, ia5, i35. i8a, aïo et 82;) kilowatts avec des vitesses respectives de 65o tours par minute pour les trois premières, 55o pour les trois suivantes et 426 pour les trois dernières. Ce genre de machine se construit aussi à 8, 10 ou 12 pôles pour dos puissances allant jusqu’à 1000 che-
- La dynamo expo: dvnamo de cette
- ie. La figure 8 représente une vue d’une rapportent à la dynamo du tvpe H„ [et montrent des coupes et vues partielles de celle machine.
- la
- forme d’un hexagone et se compose de 6 noyaux prismatiques en acier, réunis entre eux par les pôles proprement dits qui sont également en acier laminé. Ces pôles sontsoigneusementajustés etrodés sur les parties des noyaux inducteurs où ils sont, fixés à l’aide de vis: le rodage diminue considérablement les perles magnétiques ducs aux joints.
- L’ensemble de la carcasse est porté par deux supports en bronze qui sont boulonnés sur le bâti et qui servent en même temps à isoler magnétiquement les inducteurs du bâti.
- porte les deux supports
- des trois paliers qui
- par
- démontables < e parlie alésée es inducteurs
- f’ig. 4-
- ncenlnq ne ment avec :s paliers sont à bagues.
- Les pièces polaires ont une forme >s arrondie.
- Les bobines sont portées par les sont par suite à pôles conséquents
- es machines de cette : précédente.
- L'induit est supporté par deux croisillons clavetés sur l’arbre et sur lesquels sont boulonnées des traverses en bronze. Les tôles de l’induit sont empilées sur ces traverses qui servent à les entraîner en môme temps qu’à les isoler magnétiquement du support en fonte. L’induit est lisse et porte un bobinage en tambour avec enroulement en quantité.
- Le collecteur est porté par un manchon en fonte claveté sur l’arbre qu’un écrou empêche de se déplacer longitudinalement. Le serrage dos lames est obtenu à l’aide d’une couronne fixée au manchon par des vis.
- La dynamo IC exposée est établie pour une puissance de 45 000 xvatts : 392 ampères sous n5 volts à la vitesse de 6ao tours.
- Le diamètre d’alésage des inducteurs est de 58 cm et la longueur axiale des pièces polaires de 36 cm ; l’axe d’embrassement de ces dernières est de 46°.
- La longueur des noyaux prismatiques est de 3o cm et leur épaisseur de 6 cm environ ;
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- chacun d’eux porte une bobine inductrice formée de 880 spires réparties en u couches de 80 spires. Le diamètre du fil inducteur est de 2,8 mm nu et 3 mm guipé.
- Toutes les bobines sont en série et la machine est excitée en dérivation. La résistance du circuit inducteur mesurée à 36° est de 11,6 ohms.
- Le poids de cuivre sur les inducteurs est de 198 kg.
- Le diamètre extérieur de l’induit est de 563 mm et l’entrefer de 8.5 mm.
- La largeur du noyau induit est de 36 cm et la hauteur radiale des tôles est de 6,5 mm,
- L’enroulement induit comporte i53 sections d’une spire chacune, constituée avec un câble toronné de 37 fils de 0,75 mm de diamètre; le diamètre extérieur du toron est de 5,2.5 mm nu et 5,65 mm guipé.
- le collecteur portent chacune 6 poric-charbons
- charbon dt
- La résistance de l’induit mesurée à 36° est de 0,0071 ohm.
- Le collecteur a un diamètre de 27,5 cm et sa largeur utile estdei3,5em: les 153 lames sont isolées au mica.
- Le poids total de la machine est de 2400 kg environ.
- Résultats d’essais. — Le courant d’excitation nécessaire pour obtenir à vide et à la vitesse normale la tension de n5 volts aux bornes est de 7,2 ampères, ainsi que le montre la caractéristique à vide représentée en 1 sur la figure 12.
- L’intensité du courant d’excitation en charge est de 8,1 ampères, et la chute do tension correspondante de 17 p. 100.
- Une caractéristique en charge avec résistance constante dans le circuit inducteur est représentée en II sur la figure 12; elle montre que, pour une résistance constante dans
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- tramway, de M. Thury sonl destinés
- l’inducteur, la chute de tension entre la marche à vide et la marche en charge est de 24 volts, soit 21 p. 100.
- Los principaux avantages des machines Thury des séries M et TT peuvent se résumer ainsi :
- i° Vitesse angulaire très faible due à l'emploi d’un grand diamètre pour l’induit et au mode d'enroulement de celui-ci.
- 20 Très faible résistance et faible réaction d’induit due également à la détermination des enroulements.
- 3° Absence d’étincelles au collecteur, même pour une variation rapide de charge et sans avoir à décaler les balais, propriété qui permet de conserver le collecteur presque iiukifimment.
- 4° Encombrement minimum résultant d’une bonne utilisation des matériaux de l’inducteur.
- 5°Rendement élevé par suite do la faible induction dans [les tôles, de la faible résistance des circuits magnétiques, etc.
- Moteurs pour tramways.— Les moteurs, série pour vue d'un encombrement minimum relativement à leur
- Fig. 8. — Dynamo Thury, type H des ateliers du Crensot.
- puissance ; ce but est obtenu par la parfaite utilisation de l’espace à l’intériei
- de la carcasse.
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- Ces moteurs, représentés sur les figures i3, 14 et o, sont à 4 pôles dont deux conséquents. La carcasse en acier coulé est en deux parties réunies entre elles par une charnière qui permet ainsi un démontage très rapide.
- Les deux pièces polaires en acier placées au fond des deux moitiés de la carcasse, et
- i..........«
- liexapolaire Thury d<
- qui portent les bobines inductrices, sont boulonnées sur cette carcasse ; les deux autres pièces polaires qui appartiennent chacune par moitié aux deux parties de la carcasse inductrice sont venues de fonte avec celles-ci.
- Sur les côtés de la partie inférieure viennent sc fixer deux plaques en fonte portant les paliers à bagues; d'autre part la partie supérieure porte des regards pour la visite intérieure du moteur.
- La carcasse de chacune des bobines inductrices est en bronze et serrée à force sur la
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- pièce polaif'
- rapportée de faco
- rî?..u... jrjjji1-'
- maintenir le systèn
- duetour absolument indéformable par le choc ou les trépidations.
- L’induit est porté par un support en bronze sur les rayons duquel les tôles sont empilées et serrées entre deux bagues en acier,
- s appuie i
- du support et maintenue en logée
- dans des rainures pratiquées sur les bras du support.
- L’enroulement, en anneau, est logé dans des rainures suffisamment profondes pour qu’il ne puisse se détériorer en venant toucher l’un des pôles par suite d’un excentrage possible de l'arbre dù à l'usure des coussinets.
- Le collecteur est fixé sur un support en fonte emmanché sur un prolongement du support d’induit et vissé sur ce dernier. Le serrage des lames est obtenu comme dans les machines précédentes.
- Les balais sont en charbon et calés sur la ligne neutre de façon à permettre la marche dans les deux sens ; les prises de courant pour les deux enroulements sont faits extérieurement à la carcasse du moteur à l’aide de serre-fils débouchant en dehors de la carcasse.
- Ces moteurs sont supportés, d’une part, par l’essieu de la voiture maintenu par des coussinets entre les deux moitiés de la carcasse et, d autre part, par une tige avec un anneau fixé à la caisse de la voiture ; de forts ressorts
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- porte un pignon engrenant avec son mouvement'à ce dernier ; un c Le moteur exposé est établi po L'intensité du courant absorbé on
- ohs.
- male
- . otla longueur axiale des épanouissc-
- donnent une grande élasticité de suspension au moteur. L'extrémité de l’arbre de l’induit une roue dentée fixée sur l’essieu et qui communique pot protège l’engrenage et le met à l’abri des pouss r une puissance de 20 chevaux à la tension de 55o pleine charge est de 33 ampères et la vitesse ne de 4oo tours par minute, toutefois le moteur est prévu pour supporter sans dang< intensité de 58 ampères.
- Le diamètre d’alésage des inducteurs est de 4° ments polaires.de a5 cm; Tare d’embrasement de ces derniers est de 6o°.
- Les deux bobines inductrices comportent chacune 276 spires de fil de 5 mm de diamètre nu et 5,4 mm guipés, réparties en iç) couches ; ces deux bobines sont montées en tension et leur résistance mesurée à 20° C. est de 0,706 ohm.
- L’induit a un diamètre extérieur de 3p,4 cm; l’entrefer est par suite de 3 mm. La longueur de l’anneau induit est de 20 cm et son épaisseur radiale de 7,3 mm.
- Le nombre de rainures pratiquées à la surface de l’induit est de 110 comprenant chacune une section formée de 6 spires d’un conducteur à section rectangulaire de 3 mm sur 2 111m ou
- L’enroulement de l’anneau est en série.
- Le diamètre du collecteur est de 21,8 cm et sa longueur utile de 5,5 cm; les 115 lames sont isolées au mica.
- Les deux lignes de balais [portent chacune deux porte-balais en charbon.
- La résistance de l’induit est de o,4a5 ohm à 3o°.
- Résultats d’essais. — Les courbes de la figure 16 représentent quelques résultats d’essais obtenus avec ce moteur.
- Ces courbes sont exprimées en fonction de la puissance utile à la jante de la poulie. La courbe I est celle de l'intensité du courant; elle montre que le régime normal de 20 chevaux est obtenu avec un courant de 33 ampères.
- La courbe II est celle de l’effort à la jante des roues dont le diamètre est de 80 cm. le rapport des vitesses du pignon et de la roue dentée étant de 4^5.
- La courbe III donne la vitesse de la voiture en kilomètres par heure ; enfin la courbe IV est celle du rendement à chaud.
- J. Reyval.
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- PRÉDÉTERMIXÀTIOX
- l)K LA CULTE DE TENSIOA DÀiNS LES ALTEKNÀTELRS
- ET FONCTIONNEMENT DLS CIRCUITS DITS -< AMORTISSEURS »
- Application pratique des formules. — On semble avoir beaucoup discuté sur cette question sans néanmoins être arrivé à rien de précis et de définitif. Nous croyons que cola tient surtout à ce que l’on s'est toujours préoccupé de tenir compte de coefficients de self-induction ou de voltages dits de fuites qui n’ont jamais eu, dans les alternateurs en fonctionnement, l’importance qu’on leur attribuait.
- Tout se simplifie et s’éclaircit dès que l’on se place en présence des faits eux-mêmes.
- Nous allons commencer par montrer que l’induil d’un alternateur en fonctionnement ne peut avoir qu’une self-induction relativement faible.
- Considérons, en effet (üg. i), deux pièces polaires et, en face des épanouissements, deux bobines induites parcourues par un courant.
- Quand il n’y a pas de courant dans l’inducteur, les bobines induites émettent un flux sc fermant autour d’elles et ayant pour effet d’y développer une force électromotrice de self-induction.
- Il n’en est plus ainsi dès qu’on met dans l’inducteur un certain nombre d’atnpères-tours supérieur à celui de l'induit et les flux circulent alors en raison de la différence des ampères-tours inducteurs et induits en égard aux différentes positions de l’inducieur, par rapport aux bobines induites et à la valeur instantanée du courant pour ces différentes positions.
- Ceci n'est pas une simple affirmation, mais est basée sur une expérience précise que nous avons faite et dont nous allons parler.
- Quand on fait fonctionner un alternateur en court-circuit, s’il est nécessaire de développer des volts pour faire circuler dans l’induit le courant normal, il faudra naturellement que celui-ci soit traversé par un flux proportionnel à ces volts. Il est facile de les mesurer.
- Pour ce faire, nous avons superposé à l’une des bobines induites d’un alternateur donnant d2oo volts, dont nous parlerons plus loin, un petit circuit de voltmètre. Ce circuit était bobiné dans les dents de l’induit et avait exactement le même nombre de spires que le .circuit principal. Il est clair, dès lors, que le voltmètre branché sur ce circuitauxiliaire devait nous indiquer exactement la force électromotrice développée dans la bobine. Dans ces conditions, nous avons trouvé que le flux, traversant la bobine quand l’alternateur donnait 200 ampères en eourl-eircuit, correspondait à 260 volts.
- Cette force éloctromotrice se décompose en deux : l’une correspondant à la perte ohmique, soit 80 volts, et l’autre correspondant à la self-induction.
- On aura, pour valeur de force éloctromotrice de self-induction seule,y Tgos—go-* — volts ou 8 p. 100 du voltage normal. On voit de plus qu’en court-circuit, l'alternateur fonctionne sous un cos © de = 0,307 et non sous un cos cp nul comme on l’admet fréquemment.
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- Mentionnons en passant que, pour faire passer 200 ampères dans cet alternateur non excité, mais tournant à la vitesse du synchronisme, il fallait mettre 1 200 volts aux bornes. On aurait donc commis une grosse erreur en considérant cette valeur comme force éleo-ti'omotriee de self-induction.
- Calcul de la chute de. tension. — Considérons d’abord le cas du fonctionnement à vide.
- Nous avons représenté (fig. 2) le fantôme magnétique d’un alternateur. On voit qu’il y a deux circuits principaux, dans lesquels circulent les lignes de force.
- i° Le circuit formé par les noyaux inducteurs, l’entrefer et l’induit.
- C’est dans ce circuit que circule le flux engendrant la force électromotrice de la machine.
- 20 Le circuit formé par les noyaux inducteurs et les côtés des épanouissements polaires : c'est le circuit de dispersion.
- Soit dq le premier flux et R, la résistance magnétique de l’entrefer.
- Soit dq le deuxième flux et R., la résistance magnétique du circuit de dispersion dans l’air.
- Supposons que, suivant la ligne AB, on dispose d’un nombre mi d’ampères-tours inducteur pour faire passer les flux dq et dq, en notant que, pour avoir le nombre total d’ampères-lours, il faudra ajoutera mi ceux qui sont nécessaires pour faire passer 4», -J- dq dans les noyaux de l’inducteur.
- On aura 0,4 ^ mi = <&1Ri = 4qRî.
- Supposons maintenant que nous considérions le fonctionnement en charge avec cos » =0, nous aurons, sur l’induit, un nombre NI d’ampères-tours s'opposant au passage du flux dq, et si nous supposons que la somme des flux reste constante dans le noyau inducteur, il nous faudra, suivant la ligne AB, une nouvelle force magnétomotrice (0,4r. mi'/, et nous aurons une nouvelle répartition du flux total en deux flux dq7 et dq' liés par la relation
- 4»('Rj + o,4wNl = 4>qR2 = (0,4™»)'
- avec la condition
- -(- 4>s = 4>q + <t»q = k.
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- Nous allons chercher quelle est la nouvelle valeur du flux <I>/ en fonction de <ï>,. on a
- d’<
- tire
- <ü>', = tl>1 —
- o.4^NI
- R, -f ït2
- :4>'s — «I>â
- De plus, pour faire passer ce flux <!>/ dans l’induit, il faudra disposer d'une foret motrice
- Iti + Ri ‘
- Si donc, nous considérons successivement deux points, l’un de la caractéristique à vide et l’autre de la caractéristique en charge (cos ô = o), tels que la somme des flux dans les noyaux inducteurs soit constante, on voit que les flux traversant l'induit et les forces magnétomotrices nécessaires pour faire passer un flux depuis la ligne AB jusqu’au delà de l'entrefer, seront respectivement :
- *)'= «i»1R1 q-
- D’autrc part, il est évident que, comme nous avons supposé que
- __R2
- rT+X
- <t*! q- = 4»'! + <ï>'â
- les forces magnétomotrices nécessaires pour faire passer le flux total dans le noyau inducteur seront les mémos dans les deux cas.
- On voit donc de suite que, possédant la caractéristique à vide d’un alternateur, on pourra en déduire immédiatement la caractéristique interne en charge avec cos'j/ = o.
- Pour ce faire, il sullira de retrancher le nombre de volts correspondant au flux et
- d’y ajouter le nombre d’ampères-tours correspondant.
- NI
- R,
- Rt + R.,
- Le nombre de volts à retrancher étant d’ailleurs donné par la formulo
- Pour trouver la caractéristique aux bornes avec cos <l = o, il faudra encore retrancher de la caractéristique interne un certain nombre de volts pour tenir compte de la résistance ohmique et de la self-induction de la machine.
- Nous sommes donc conduit, pour trouver la caractéristique interne, à déplacer tous les points de la courbe à vide d’une même quantité et dans une môme direction, cette quantité et cette direction étant déterminées par le nombre de volts et d’ampères-tours trouvés
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- ci-dessus. Ce résultat avait, d’ailleurs, été indiqué par M. Potier ('). Nous l’avons représenté sur la figure 3.
- Influence de l’amortisseur. —Considérons (fig. 4) une série de bobines induites, a, b, c, que nous supposerons parcourues par un courant complètement déwatté et une pièce polaire A qui se déplace devant ces bobines.
- Quand la pièce polaire est placée suivant l’axe j , l’influence de la bobine a est maxima et ses ampères-tours tendent à s’opposer au passage du flux. Quand la pièce polaire est
- venue suivant l’axe 2, l’influence des bobi-
- induites sur la pièce polaire A pourra se représenter par les coordonnées d'une sinusoïde (figurée en traits pleins sur la figure), ces coordonnées étant comptées à partir de la ligne BC.
- Si NQ est le nombre d’ampères-tours maximum d’une bobine induite, l’ordonnée maxima, comptée à partir de BC, sera égale à NI0, niais l’amplitude maxima de la sinusoïde ne sera KTn
- que —1 .
- Si maintenant nous supposons que la pièce polaire est munie d’un circuit amortisseur, représenté par une seule spire fermée sur elle-même, on pourra dire que tout se passe comme si cette pièce polaire A était un transformateur dont le primaire serait parcouru par un courant ondule toujours de même sens variant entre I0 et o.
- Un tel courant pourra sc représenter par l’expression --------------— cos —'T ••, I0 étant
- l’intensité maxima débitée par l’alternateur et-^-, su fréquence.
- Le secondaire, au contraire, sera parcouru par un courant qui sera toujours égal et de signe contraire au terme oscillatoire de l’intensité du primaire, ce sera donc -j- cos -4~; c’est également une sinusoïde de fréquence double de celle de l’alternateur. Nous l’avons représentée sur la figure par une courbe en traits mixtes.
- On voit que le résultat des ampères-tours primaires et secondaires sur la pièce polaire considérée comme transformateur, sera
- (l) Voir Éclairage Élec
- trique, t. XXIV, p. t33, *8 juillet 1900.
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- Tout revient donc à supposer que Ton a enroulé sur l'inducteur un nombre d’ampères-tours constant 44 agissant en sons inverse des ampères-tours inducteurs.
- On arrive donc au même résultat que celui annoncé par M. Leblanc et démontré par lui à l’aide de la décomposition en vecteurs tournants, c’est-à-dire que, quand l'inducteur d’un alternateur monophasé est muni d’un circuit amortisseur parfait, INI,, ampères-tours sur l’induit correspondent à une diminution de - ampères-tours sur l’inducteur.
- On voit, de plus, que le circuit amortisseur est parcouru par un courant équivalant à cos 4^ ampères-tours ; la valeur moyenne de ces ampères-tours sera donc ^ .
- Dans tout ce qui précède, nous avons supposé que le secondaire de notre transformateur était parcouru par des ampères-tours égaux et opposés aux ampères-tours oscillatoires du primaire, ceci ne peut être vrai qu’à condition que le circuit magnétique où circule le flux allernatifcorrespondant soit parfaitement perméable, et que le circuit amortisseur n’ait ni self-
- induction, ni résistance; oriln’cn est jamais ainsi et à-^4- cos ampères-tours sur le
- primaire ne correspondra plus que fi—a)~~ eos-^4 ampères-tours sur le secon-
- sultanle des ampères-tours prii
- s et seconda
- il restera donc un terme oscillatoire qui sera d’autant plus grand que l'amortissement sera moins parfait.
- On peut également envisager le phénomène de l’action des ampères-tours induits sur l'inducteur d'une autre façon.
- Fig. 5 Fig. 6. Fig. 7.
- Considérons (fig. 5, 6 et 7) différentes positions de l’inducteur, par rapport à deux bobines induites a et b. Dans la position de la ligure 5, le courant circulant dans la bobine a agit sur toute la surface du pôle et la bobine b n’a aucune action.
- Dans la position de la figure 6, la bobine a agit sur une surface S' avec le courant qui la traverse à ce moment et la bobine 0 agit sur une surface S" avec un courant inverse. La surface dont on devra tenir compte dans l’expression de la réaction de l’induit sur l’inducteur sera donc S'— S".
- Dans la position 3 (fig. 7), la surface sur laquelle agissent les ampères-tours de la bobine a est égale à celle sur laquelle agissent les ampères-tours de la bobine b ; comme ces deux bobines sont enroulées en sens inverse, l’action est nulle.
- Quand la bobine aura dépassé la position 3, l’action deviendra inverse, c’est-à-dire que la surface soumise à l’action des ampères-tours de b, deviendra plus grande que celle des ampères-tours de a.
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- On peut représenter ce phénomène par une sinusoïde telle que la courbe I.
- Supposons maintenant (fig. 8] que les bobines a, 6, c soient parcourues par un courant 1=—10 cos —T|/~ à 90° de la force électromotrice, les ampères-tours de l’induit seront à
- chaque instant — cos—^r- repi’ésen-
- tés par la courbe II, mais pour avoir l’action résultante de ces ampères-tours sur le pôle, il faudra les multiplier par les ordonnées correspondantes de la courbe I, qui est également une cosinusoïdc, on aura donc pour action résultante des ampères-tours induits sur le pôle
- résultat idenitque à celui trouvé plus
- Si le courant, au lieu d'ètre à 90° de la on pourra le représenter par
- ce éleelfomotriec, en est décalé d’un angle a,
- et la réaction d’induit pourra s'écrire
- On voit que les ampères-tours que l’on devra ajouter dans l’inducteur pour compenser la réaction d'induit se composent d'abord d’un terme constant — —10 sin et de deux termes oscillatoires.
- Si ralternateur est muni d’un amortisseur parfait les termes oscillatoires seront compensés exactement par des termes égaux et de signes contraires ; si l’amortisseur n’est pas parfait 011 pourra écrire pour la réaction de l’induit sur l’inducteur
- Calcul rectifié de la chute de tension, dans le cas d’un cos a quelconque. — Les considérations qui précèdent nous permettent de reprendre avec plus d'exactitude le calcul de la chute de tension.
- Quand l'alternateur fonctionne à vide et qu’il est convenablement conçu on a approximativement pour valeur du flux à chaque instant
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- T. XXm — 16.
- D’après ce que nous avons dit précédemment le nombre d'ampères-tours nécessaires pour faire passer le flux dans l’entrefer sera
- donc
- = «iRp
- On aura également pour valeur du Aux de dispersion <I>2 = <l’1 .
- Quand la machine est en charge il passera dans l’entrefer un nouveau flux «IQ qui produira une chute de potentiel magnétique 3QR, de plus il y aura un certain nombre d’ampères-tours qui s’opposeront à la sortie du flux dans l’entrefer et l’on aura
- I = fc'aR*
- *£'2 étant le nouveau flux passant dans le chemin *de dispersion et Râ la résistance magnétique de ce chemin.
- Nous nous imposons comme précédemment la condition
- de façon à avoir le mémo Aux total dans les noyaux inducteurs et par conséquent le meme nombre d’ampères-tours pour le passage du flux dans ces noyaux.
- Des équations précédentes nous lirons
- o,4t:M0
- H(ïï7+rJ
- [
- Quant au nombre d’ampères-tours qu'il faudra mettre sur l'inducteur pour faire passer le Aux il sera
- *,Rl + ?) ]= *,R, + }
- 5 qui montre qu'il faut ajouter sur l’inducteur un nombre d’ampères-tours égal à
- NI„
- 1 [Ri •
- R,] R’ [SU1 '
- expression dont la valeur moyenne est Posons a on aura nom
- valeur du flux <T>'
- A vide la valeur du flux traversant la bobine induite était à chaque instant
- en charge cette valeur deviendra
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- La force éleelromotriee sera
- On remarque tout de suite dans cette force éloctromotricc la présence d'une 3e harmonique qui disparait quand a = o c’est-à-dire quand l’alternateur est muni d’un amortisseur parfait.
- Cette force électromotrice peuts’écrire
- Remarquons d’ailleurs que la 3l harmonique du flux sera toujours fortement atténuée par les courants de Foucault développés dans l’induit et on pourra représenter approximativement la force électromotrice par
- en désignant par <§ la portion de force électromolrice eu phase avec le déplacement de la pièce polaire.
- Comme nous avons posé d’autre part
- on voit qu’il faudra ajouter à la force électromotrice en phase avec le mouvement du pôle une nouvelle force électromotrice décalée de 90° en arrière de l’intensité.
- Ces considérations nous permettent de tracer l’épure complète du fonctionnement de l’alternateur.
- Sur la figure 9 nous avons tracé en BC la force éleelromotriee à vide E = — <t,) et.
- sur cette longueur nous prenons à partir de B une longueur BA =—ja sin », 011 aura donc AC =- — -a sin = S. La force électromolrice induite sera, comme nous l’avons
- dit, la résultante de S et d’une force électromotrice décalée de 90° en arrière de
- l’intensité, nous porterons donc perpendiculairement à I, une longueur AF = —~ ——- et E' = FC sera la force électromotrice induite.
- Pour avoir la différence de potentiel aux bornes de l’alternateur il faudra composer F/ avec FJ) = /ri perpendiculaire à I el représentant la self-induction et avec DO =- ri en phase avec I et représentant la perte ohmique.
- On voit qu’on obtient ainsi, pour la différence de potentiel aux bornes, une droite E' faisant un angle d avec l’intensité. Cet angle est en général différent de ».
- .Vous allons pouvoir maintenant tracer l’épure pratique donnant toutes les conditions de fonctionnement d’un alternateur en charge.
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- Remarquons d’abord que pour une intensité donnée les quantités /'I, kl, • ja sin 3
- et ------- sont des constantes, donc si on se donne I en grandeur et en direction le point
- O est fixe.
- 1 l’intensité
- longu
- AK =
- de l’intensité,
- De plus si on prend sur la perpendiculaire ; point B choisi Lel que AB = —7“ ;a sin 3 décrit un cercle sur AK comme Traçons maintenant ffig. 10) une droite AI représentant la directio traçons le cercle AK = —X p cl. déterminons le point O en portant Al) = —Ç- -|- kl0
- etOD = rI0, par 0 menons OM parallèle à AI et 0.\ perpendiculaire à QM et menons toutes les droites correspondantes aux différents cos 6 représentant les décalages aux bornes.
- L’épure se trouve ainsi tracée pour une valeur donnée de l’intensité, en effet pour avoir la caractéristique en charge avec cos = 0,6 par exemple nous mènerons par A les droites telles que BC, la longueur BC représente la tension à vide correspondant d’après la caractéristique à vide à un nombre d’ampères-tours mi\ E"=OG représente la tension en charge avec le courant I et un décalage aux bornes 0,6 et avec un nombre d’ampères-tours mi-\- p.R2 sin f.
- Remarquons que la force électromotrice réellement induite dans l’alternateur est représentée par la droite FC et que cette grandeur ne sera en coïncidence de phase avec la tension aux bornes que pour un cos ti. correspondant à
- la dii
- FO.
- On voit de plus que pour passer de la charge, pour un cos <L donné, il faut déplacer la première îs-lours constant et d’un nombre de volts en général e devient constant que pour le cos correspondant à la
- caractéristique à vide à celle e courbe d’un nombre d’arnpt variable. Ce nombre de volts direction AO.
- On peut arriver a montrer, par une construction analogue à la précédente, que pot courants en avance sur la force électromotrice il suffira de porter les valeurs négatives au-dessous de OM.
- • les
- Par exemple : La force électromotrice aux bornes étant représentée par OC', pour cos A = 0,6 et un courant en avance, la force électromotrice à vide sera B'C’; pour avoir le point correspondant de la courbe en charge il faudra retrancher des ampères-tours à vide une valeur égale à p. R, sin 3.
- Nous avons porté dans l’épure (fig. 10} les valeurs maxima des forces électromotrices, pour avoir les valeurs efficaces il suffira de multiplier toutes les lignes de. la figure par-^ Remarquons que, dans le cas particulier du fonctionnement sur îésistances entièrement inductives, on a très approximativement pour valeur de la différence entre la force électromotrice avide et de la force électromotrice en charge
- [-Ah
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- dans ce cas particulier Je nombre de volts à retrancher des points de la courbe à vide est constant pour une même intensité et proportionnelle à l’intensité pour des intensités differentes.
- C’est le résultat auquel est arrivé M. Potier.
- Il en sera de même pour tous les cos A compris entre la direction AO et ON, mais ce résultat deviendra inexact pour les valeurs plus grandes de cos A et d’autant moins juste qu’on se rapprochera de cos A=.i.
- i.'examen de l'épure nous montre qu'elle s’applique aussi bien au fonctionnement de l’alternateur en génératrice qu’en moteur synchrone ; en effet, quand A angle de la force éleo-tromolriee aux bornes E" avec l’intensité I sera plus petit que 90% on aura une génératrice ; quand il sera plus grand que 90°, on aura un moteur; on pourra donc dresser le tableau suivant :
- Quadrant .NOM générât*
- Quadrant MOX’. générât
- Quadrant N'OM' moteur
- Quadrant M OX moteur
- rd
- rd
- On peut voir de plus que toutes les caractéristiques tracées sur un cos A quelconque aux bornes, soit en génératrice soit en moteur, avec des courants soit en avance soit on retard partent du même point O correspondant au court-circuit. Ceci est évident à priori, car quand on fait fonctionner la machine sur un réseau de cos A donne en diminuant peu à
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- peu la résistance apparente, on doit forcément aboutir au point du eourt-< soit le décalage initial du réseau.
- 11 convient également de remarquer que toutes les caractéristiques
- : quel que
- même point, ne peuvent être parallèles* il s
- aboutissant au peut même que pour des décalages voisins de cos <i = i, elles reviennent en arrière du point de court-circuit, ce qui n’a rien de remarquable. On peut concevoir, en effet, qu’il Taille moins d’excitation pour faire fonction-alternateur sur résistances mortes avec un petit voltage que de le faire fonctionner en courtcircuit avec le même débit, car quand on ajoute des résistances mortes on diminue l’angle œ c’est-à-dire le décalage intérieur de l’alternateur.
- On voit également sur l’épure que pour la direction AO le décalage intérieur et le décalage extérieur sera le même, donc le nombre de volts à retrancher et le nombre d’ampères-eonslani et la courbe en charge sera parallèle
- arbes seront plu j plus fort moins
- inclinées sur l’horizontale que la ncliuées à partir du point de eourt-
- . — Considérons (fig. n) le cas de de
- : bobii
- tours à ajouter à la caractéristique ï à la courbe à vide.
- Pour un cos ô plus faible les < caractéristique à vide et pour un co: circuit.
- Cas de deux bobines concentviqu cenlriques placées devant un pôle.
- Appelons O, le flux traversant la bobine ab et R, le résistance magnétique de l'entrefer correspondant.
- Soit d>2 le flux traversant l’espace compris entre ab et cd, Ra la résistance magnétique correspondante.
- Soit <ï>sle flux de dispersion c’est-à-dire celui émis par pôle et necoupantpas les bobines, R, est la résistance magnétique correspondante.
- Si nous désignons par A le nombre de spires d'une seule bobine et par I0 le courant maximum qui la traverse on aura pour la réaction d’induit de la petite bobine ab en appliquant les mêmes formules que précédemment et en remarquant que l’espace ab est enveloppé par a N spires
- D’autre part l’espace compris entre ab et cd créera sur l’inducteur une réaction d’induit
- A vide on aura comme nous
- et en charge
- (o/,n m,)' = *',R, + sin <? —
- tiré plus haut q ^<ï>, R, = 4>sr.„
- Ra.
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- Comme nous nous imposons la condition
- -i- 4>2 4- 4*3 — <ï>,1 -(- <i>'2 + <î>'3 on a en résolvant les équations ci-dessus
- Quant aux ampères-tours en charge ils seront devenus
- on aura pour le ilux traversant la bobine ab en charge
- et pour le flux traversant la bobine cd
- + -3ç] | >“ =) J-
- On aura comme précédemment pour expression de la force électromotrice développée dans la bobine à chaque instant en négligeant la 3a harmonique
- E'< 51,1 ÇT + — ““[tt -(? + —) ]
- et pour la bobine cd
- Si maintenant nous désignons par Kj et K, les 2 coefficients de Kapp afférents aux 2 bobines ab et cd et que nous nous reportons à l'épure (fig. 9), on voit que l’on aura pour valeur de la force électromotricc efficace totale, en coïncidence de phase avec la force élec-Iromotrice à vide, l'expression
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- On aura do même pour valeur de la force électromotrice totale perpendiculaire à l'inten-
- Quant aux ampères-tours à retrancher ou a ajouter, ils seront donnés par
- Réserve concernant les harmoniques supérieures. — Pour faire le calcul précédent nous avons supposé :
- Que Ja courbe représentant le flux en fonction du temps était parfaitement sinusoïdale.
- 2U Que 1 intensité débitée par la machine était également représentée par une sinusoïde.
- La première condition peut être réalisée d'une manière presque parfaite par une disposition judicieuse des bobines sur l'induit et par un tracé convenable de l’épanouissement de la pièce polaire.
- Si celle condition est réalisée et que l'alternateur comporte un circuit amortisseur parlait, l’intensité et la force électromotrice seront rigoureusement sinusoïdales à vide et en charge car le coefficient y. — o.
- Si cette condition n'est pas réalisée, la courbe du flux comportera un certain nombre d'harmoniques qui détermineront dans l’expression de l'intensité et de la force électromotrice des harmoniques correspondantes, que l'amortisseur ne déirujra que partiellement.
- Mais il faut remarquer de plus que même si la première condition est réalisée la deuxième ne l’est jamais, si l’alternateur n’a pas d’amortisseur; car l’hypothèse que nous avons faite que
- nous a conduit h la conclusion qu’il y avait une troisième harmonique‘dans l’expression de la force éleclromotrice, il y en aura donc nécessairement une troisième daus l'expression de l’intensité.
- On voit donc que les conditions nécessaires et suffisantes pour fabriquer un alternateur dépourvu d'harmoniques supérieures sont :
- i° De l’étudier de façon à ce que la variation du flux à vide puisse être représentée par une sinusoïde ;
- a0 De la munir d'un amortisseur.
- {A suivre.)
- G. G:
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- APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉLECTRICITÉ <‘î
- La question ancienne déjà du tclphérago qui semblait, malgré les belles espérances de son début, presque délaissée, est actuellement reprise avec activité aux Etats-Unis par la Consolidated Telpherage C° de New-York. qui se propose de l’appliquer à la fois aux transports souterrains, notamment en concurrence avec les tubes pneumatiques, cl aux transports aériens, où il aura à lutter avec les transports par câbles ou cablewav.
- On sait quel développement ces cable-ways ont pris principalement aux Etats-Unis dans ces dernières années sous la forme soit de simples moyens de transfert d'un point à un autre d’un atelier,
- Fig. i. d’un chantier ou d’une carrière, soit sous Fig. a. ' ' '
- celle de véritables lignes qui ont jusqu’à
- 3o km de long, avec des mouvements de marchandises allant jusqu’à 2000 tonnes par jour On connaît tous les avantages généraux de ces systèmes : bon marché d’installation, facilité de franchir les rivières, ravins et déclivités de toute espèce, insensibilité aux intempéries, neiges, glaces, etc. Leur principal inconvénient est l’obligation d’avoir, sur toute la longueur de la ligne, un câble de traction toujours en mouvement, en frottement et en usure, passant difficilement en courbes et exigeant des stations de relais tous les 4 ou 5 km. Lo tclphérage, qui dispense de ce câble, présente de ce fait seul un avantage en principe des plus précieux pour les longues lignes. Son installation est extrêmement simple; une avarie à un porteur n'immobilise pas les autres ; il se prête facilement à l’utilisation de courants produits par des chutes d’eau à une distance quelconque de la ligne.
- Toutes les pièces des chariots sont (fig. 1 à 4) interchangeables et. ces ehariols fort simples sont disposés (lig. 3) en unités que l’on peut facilement grouper deux par deux. Les dynamos de ces chariots attaquant directement leur essieu, sans engrenages, on se borne à donner à la roue motrice le diamètre correspondant à la vitesse que l’on veut obtenir. Quant à la résistance au roulement en palier, elle est d’environ 1/2 p. 100 de la charge.
- Ori peut aussi considérer comme dérivées du telpherage les grues ou treuils roulants
- P) ^Éclairage Électrique. t. XXYI, p. -io5, 9 février 1901.
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- ’ mouorails du £
- présente la figure 5, et qui sont de plus en plus employés dans les ateliers.
- Le cableway électrique installé par M. W.-F. Brothers, pour les chantiers du Rapid transit tunnel de New-York est 'fig. 6) caractérisé par la substitution aux gros pylônes fixes ordinaires (fig. 7) de deux chèvres à contrepoids tendeurs du câble et pourvues de trémies par où les charges se déversent dans les camions du déchargeur. On a pu ainsi augmenter notablement la course du treuil. En outre, si l’on désigne par AB (fig. 8) le poids invariable d’un des contrepoids. BC la tension du câble au départ du treuil, de sorte que AC, la résultante, représente la poussée sur la chèvre, on voit que, à mesure que le treuil s’éloigne de celte chèvre et que rinclinaison du câble passe de CB à Cb, AC' et BC' augmentent en ayant pour effet de soulever le contrepoids. La longueur du câble étant telle que ces deux contrepoids ne peuvent toucher terre en même temps, celui de la chèvre d’où part le treuil se soulève, puis, au retour du treuil, il redescend en restituant au treuil son travail de montée. Dans l’ins-ntrepoids, de 3o tonnes chacun, se levaient d’environ 0,60 m, u’gie d’environ 4 chevaux-minutes qui se restituait pendant les dernières secondes de la montée, ainsi notablement facilitée par cet artifice, qui, en outre, empêche toute tension démesurée du câble.
- La dynamo du treuil est de i5 chevaux avec rhéostats, commutateur et changement de marche actionnés par l’ouvrier qu’il emporte (fig. 9). L’arbre de la dynamo se termine par un galet qui actionne deux grandes poulies de friction à jantes en bois. La poulie inférieure commande la levée de la charge et la partie supérieure, la translation. Charge maxima,
- 3 tonnes. Le courant'continu à 220 volts est pris par trôlet ou un câble relie au réseau Edison à trois fils. Fig e et 7
- La grue roulante de Jessop et Appleby,
- représentée par les figures 10 el 11, est remarquable parce que tous sesmouvements sont commandés par une seule dynamo de 20 chevaux marchant à 92a tours par minute. La levée est commandée par un train réversible à trois pignons, ainsi que l’inclinaison de la volée, dontlepivotement est commandé par une couronne dentée horizontale. Le roulage de la grue est commandé, d’un arbre central vertical, par un train réversible à embrayage. Rayon maximum de la volée 9 m. Puissance, 4o tonnes de charbon à 4,5o m en 24 heures,
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- par charges de 5oo kg. L'on a souvent proposé, pour les grues électriques, d’employer comme frein retardateur de descente, la dynamo même qui l’actionne, transformée en génératrice restituant 'ainsi au circuit une partie de l’énergie â niotrice. Ce procédé, adaptable particulièrement aux dynamos en série qui n’ont pas de vitesse critique, a clé appliqué avec succès aux grues du port de Hambourg.
- Le rendement diffère beaucoup suivant qu'on emploie la grue pour charger ou pour décharger un navire. Dans le second cas, la charge, soulevée de 4 111 environ pour pouvoir passer au-dessus des obstacles du quai, est descendue de i6 m environ dans la cale du navire, hauteur considérable qu’il faut, au contraire, remonter quand on décharge le navire. A la vitesse de levée de o,6o ni par seconde y charge : i5oo kg, le rendement du mécanisme est de 82 p. too environ et celui du moteur à la descente, Je rendement du mécanisme tombe à 79 p 11X au moteur qui en livre 17,30 pour la levée. A de nix et on en récupérait 3,85. En chargement d’un navire
- do, et l’on restitue ainsi -charge, on dépensait in récupérait 83 p. 100 de l'énergie formée eu pleine charge et 4q r/2 P- 100 en demi-charge ; au déchargement, on 11e récupérait que en moyenne, 27 et 16 p. 100 x opérations à pleine et demi-doit considérer comme excep-
- 6 1/2 et 3,9 p. 100 : soi pour l’ensemble des dei chargée, chiffres que l’on tionnellement favorables.
- Dans la grue de C. \V. Aldiuuge représentée par les ligures 12 — 14, le tambour a, fou sur son axe b, est entouré par l’embrayage logarithmique d quand on le serre par le levier e sur le tambour f calé sur b. Le levier e est, à cet offel. poussé par un plateau Ji, rainuré sur b et commandé, du levier i, par le renvoi 1, 3, 4* le ressort 5, 6 et 7. Ce même levier i commande par le renvoi 8, 9, 10, 11, 12, i3, le secteur i5 et le pignon 16, l’arbre m du rhéostat l. Quand le levier i est au zéro, l’embrayage, rappelé par le ressori. g d, est desserré, il ne passe pas de courant au moteur AM, et l’on règle la descente de la charge par le frein t, serré sur ar par la pédale 20 et le renvoi 19, 17, c.
- Quand on amène le levier i dans la position 1 ffig. i4)> l’armature A et l’inducteur M sont en série avec les résistances R,... R5; l’embrayage se serre et le moteur tourne à sa vitesse minima ; de 2 à 6, on supprime graduellement les résistances Ri... R.; en 7, les résistances R, Rs R3 ; en 8, il 11e reste plus en parallèle que R, et le moteur tourne à pleine vitesse. Quand on ramène ih l’encoche 00,
- Fig.Q)__C.cibleway électrique Brothers. 011 supprime de nouveau le courant, et la levée s’arrête.
- On remarquera que le ressort 5 permet de continuer la manœuvre du rhéostat même après le serrage de l’embrayage d.
- La dynamo pour courants alternatifs B (fig. i5) de l’ascenseur Otis représenté par les
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- figures i5, commando son treuil A2 par une vis sans fin B2 avec frein Bs et arrêt automatique A/, aux extrémités des courses de la cabine.
- La bande du frein est attachée d’une part au levier droit Ds e*, par son autre extrémité,
- au levier coudé L>t. avec réglage par les vis D6, et ces leviers sont, au repos de l’ascenseur, maintenus dans leur position de serrage par les taquets II II, (lig. 18); quand on excite les électros D et D,, leurs armatures écartent II et H, par ht d.l puis, une ibis lancées grâce au jeu de leurs encoches d dt, soulèvent vivement D;i et D,.
- Le distributeur de courants E comprend deux commutateurs E, E2 (fig. 16) avec chacun
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- Grue Aldridge (1900). Elév;
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- six contacts dont de autres [e4 e. e6 e7] [e8
- ei o.z à une extrémité, et ordinairement ouverts, et les quatre l’autre bout, ordinairement fermés. Ces commutateurs sont aussi commandés, des électros D, et D3, par ]es tiges L Li et les boutons l\ ces tiges une fois relevées pour desserrer le frein et fermer ek... e8 restent accrochées par leurs encoches ls jusqu'à ce que l'armature F,, pivotée en f et attirée par F vienne, par son taquet f ifig. 20) repousser I et déclancher L. Ce meme déclenchement se produit quand, aux extrémités do la course de la 'cabine, l'embrayage As, ûleté sur l’arbre du treuil, vient, en faisant tourner
- églable c
- l’excentrique Afi, pousser la barre A„
- La figure 21 montre comment on peut, en meme temps, enclencher par E. le commutateur EJ qui se trouve ainsi fortement relié à L.
- Lorsqu'on ne dispose pas de courants polyphasés il faut ajouter à ces mécanismes un
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- en train G, (fig. 22) qui par le renvoi G3 Gs G„ G., train dès que le moteur a
- régulateur de le circuit de m atteint sa vitesse.
- Cette rupture se fait graduellement, d’abord en g, gg grâce à l’élasticité du bras Gg, puis en Si ë-i ëi ës> grâce à l’élasticité des lames gL et gv et, dès que la vitesse du moteur baisse ces contacts sc refont en sens inverse par le rappel des ressorts G9etga.
- On a figuré au schéma (fig. 25), en 1, 2 et 3. les fils'qui amènent le courant au moteur triphasé B, et en M le commutateur d’étages, tournant à mesure que la cabine se déplace, et portant autant de hou tons m± mr.. que d’étages ou d’arrêts, correspondant aux boutons Pt P2 de ces étages.
- A11 repos, les différents opérateurs du circuit sont dans les positions (fig. 25) avec eei et e% eÿ fermés. Si l'on pousse l’un des boutons, P4par exemple, le circuit est fermé par iB, 4
- l’électro Q, 5, P,, 1 b, l’électro N, mr mt et, de ms, id il se bifurque par i?la résistance r et i^sur 3, et, par i9, l’électro S, e et Ci sur 2. L’électro X, attirant Ni, ferme le circuit de Q, qui attirant Q,, rompt le contact 5 à 7 et coupe Pf du circuit. D’autre part, S attirant S,, ferme le circuit ih de l’électro D, qui, levant son armature, desserre le frein et, rompant le contact ee,, ferme et sur le moteur. Quand la cabine arrive à l’étage du contact. M a rompu le circuit en mi ; N, lâchant son arjnature, rompt le circuit dérivé autour de P15 et Q, lâchant Q,, reforme en 5 le circuit pour la prochaine manœuvre d’un bouton et,
- en 7, celui de l’électro d’arrêt F qui, lâchant le frein, arrête le moteur, dont il coupe le circuit par e* e, en refermant ee..
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- Les mêmes opérations se poursuivent quand on pousse le bouton I’.,, mais avec le concours de l’éleetro I), au lieu de D.
- Avec un moteur monophasé, la marche des opérations est encore la même par intervention du régulatur (fig. 26) et de ses contacts comme nous l’avons expliqué plus haut
- et dont le jeu se comprend facilement-d'après le diagramme (fig. 26), la rupture des contacts g. g8 séparant tout d’abord le moteur du circuit des boutons qui ne peuvent plus, dès lors, intervenir dans la marche du moteur avant la refermeture de g, gi par 1 arrêt ou le ralentissement du moteur.
- 1 1
- Le mode de réglage récemment proposé par MM. See et Tylj-.h a pour objet de faciliter .le contrôle de la cabine aux grandes vitesses nécessitées par la hauteur des maisons américaines, malgré les variations de l’équilibrage par contre-poids, qui rendent, selon les charges de la cabine la puissance exig’ée du moteur extrêmement inégale, parfois même négative à la levée.
- La commande se fait de la cabine A (fig. 27) par la manette a et la corde sans fin ai montée sur la poulie came W. Au repos, la lige l, pivotée en 4, pose par son galet lx dans l’encoche u’ do cette came et ne ferme aucun des contacts 11, 22, 44 et 33 ; quand on tourne a à droite ou à gauche, w appuie l sur 33, 44 ou 22, 11, [jour permettre la montée ou la descente de la cabine, et l3 desserre par l3 4 le frein b de l'arbre M de la dynamo. La mise en train ou l’arrêt se font graduellement par le rhéostat R, qui commande le levier s, à dash-pot p du solénoïde S, intercalé dans le circuit principal.
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- D'autre part la came W commande, par sa rainure el le galet e, un galet de friction E, eu prise avec le plateau L) du treuil, el. rainure sur l'arbre e, qui, par les pignons ff f et leurs cliquets inverses, commande toujours dans le même sens, quel que soit celui de la rotation de D, l'arbre E du régulateur G. Ce régulateur commande par l'embrayage h et l’inverseur h^ hsj, tantôt dans un sens tantôt dans l’autre, suivant la vitesse de D, le bras k\ du rhéostat oa odont la course est limitée par les taquets et 7*^.
- Quand on a à exécuter une courte course de montée ou de descente, on ne tourne la
- Sec et Tyler (1900).
- manette a de la cabine que de ce qu'il faut pour faire agir le commutateur L. de manière que le galet E reste sur le bord de D et commande à grande vitesse le régulateur G, qui, ainsi, ne laisse prendre à D qu'une faible vitesse. Pour une longue course, au contraire, on prolonge la rotation de a de manière à ramener E près du centre de D el que le régulateur laisse prendre à D toute sa vitesse et, vers l’arrêt on ramène E à la périphérie de L) afin que cet arrêt se fasse graduellement, par l’introduction des résistances o3. Lorsque 7i\ se déplaçant ainsi à droite, est amené au bout de o3, la vitesse est telle que h se débraye, à moins que la dynamo ne soit entraînée par sa charge, auquel cas, le bras k, passant suro„ coupe le moteur du circuit principal et le ferme en court circuit sur les résistances os, de sorte qu'il agit comme génératrice el frein jusqu'à la reprise de la vitesse normale, après cjuoi l’on peut arrêter sans choc par la rupture finale du circuit, en ramenant w sous par les rhéostats S et le frein b.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVII. — N°i6.
- La figure 28 montre comment on peut remplacer la commando mécanique a du type précédent par un manipulateur électrique n, 12, i3... 16 agissant sur l par deux électros g et gt et, par deux autres électros u et sur l’embrayage t, qui fait commander le régulateur tantôt à grande vitesse par r3 /\ t, et tantôt à petite vitesse par i\ r t.
- (à suivre).
- G. Richard.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- DIVERS
- Expériences surl’hystérésis dans un champ tournant, par A. Dina. Rendiconti dcl R. Jst. Lomb. di sc. e lett.. (a), t. XXXIII, 1900 (34 p.).
- L’auteur a compja^.expérimentalement l'énergie dissipée par cycle dans un champ tournant et dans un champ variant lentement par bonds. Dans le deuxième cas, l’étude de l’induction magnétique est faite par la méthode balistique, et l’énergie déduite de l’aire des courbes. Dans le premier, l’énergie mise enjeu est déduite de l'élévation de température, qui 11e sert cepen-pendant que d’intermédiaire : le noyau étant d’abord soumis au champ tournant, pendaiil une minute par exemple, s’échauffe sous l’action de l’énergie d’hystérésis; ce noyau est constitué par un fil de fer recouvert, dont la résistance totale (environ 2000 ohms) varie par suite de l’élévation de température précédente ; ou mesure cette variation de résistance, et on cherche l’intensité d’un courant continu qui, passant dans le fil, l'échauffe de manière à produire la même variation de résistance, c’est-à-dire y développe une quantité de chaleur égale à la précédente \ de l’intensité de ce courant et de la différence de potentiel aux extrémités du fil, on déduit l’énergie dépensée par le courant dans le fil, et on admet qu’elle est égale à l’éneruie mise en jeu par l’action hystérélique du champ tournant.
- Le noyau est constitué par r8 couches d’un fil de fer de o,235 mm de diamètre, recouvert, et forme une bobine de 8 cm de long, y,p5 cm do diamètre intérieur et 9,7a cm de diamètre extérieur. C’est le noyau qu’on fait tourner, à la vitesse de 1200 tours par minute, dans le champ fixe produit par les inducteurs d’une dynamo Edison. Des contacts tournants permettent d'é-
- tablir les communications nécessitées par la mesure de la résistance.
- Voici les nombres qui résument les résultats :
- à mesure que l’induction maximum croît.
- 11 est regrettable que l’auteur n’ait pas pu continuer ses intéressantes expériences pour des inductions plus élevées ; c’est en effet à peu près pour les valeurs de l'induction auxquelles il s’est arrêté que l’allure de la variation s'est modifiée sensiblement clans les expériences de Beattie et Clinker (’l, faites, il est vrai, dans des conditions fort différentes ; le dispositif de M. Dina étant très voisin de celui du noyau de l'induit des dynamos, les renseignements que donne sa méthode sont particulièrement importants.
- Ch. Maurain. (*)
- 5*9, 1896.
- (*) éclairage Électrique, t. IX, p.
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- 20 Avril 190i.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Passage du courant électrique à travers un diélectrique liquide, par Egon v. Schweidler. Dr. Ann., t. IV, p. 3ü7-3j6, février 1901.
- L’auteur compare la conductibilité d’un diélectrique à celle des gaz d’une flamme, ou des gaz traversés par les rayons de Uontgen ou de Becquerel. La conductibilité diminue par le passage du courant à cause de la disparition des ions libres.
- Il a fait des expériences par la méthode gal-vanométrique sur le toluol. La conductibilité du toluol diminue rapidement après la fermeture du circuit : Cette diminution se produit d autant plus vite que la force électromotrice employée est plus considérable. La diminution du courant n’est pas due à la polarisation, car il n’est pas possible de mettre en évidence une force con-trélectromotrice de grandeur appréciable.
- L’analogie entre ce diélectrique et les gaz renfermant des ions a été démontrée par la mesure du champ électrique entre les électrodes. La valeur du champ augmente au voisinage des électrodes, comme dans les gaz, ce qui atteste la préseuce de charges libres, 'négatives au voisinage de l’anode, positives au voisinage de la
- Remarque au mémoire précèdent, par E.War-burg. Dr. Ann., t. IV, p. 648 ; mars 1900.
- Les phénomènes observés par M. Schweidler ainsi que ceux décrits par M. Warburg en 1895, doivent être attribués à des impuretés électrolytiques contenues dans le diélectrique. Une fois débarrassé par le courant de ces impuretés, le diélectrique suit la loi d’Ohm. M. L.
- Sur 7a prétendue perte de charge électrique par évaporation, par Sella et Pochettino. Rnidi-conli dei Lincei, juillet 1900.
- La méthode employée par les auteurs consiste à déterminer le temps nécessaire pour une perte de charge déterminée d’un petit plateau métallique sur lequel on pouvait déposer une couche d’eau, pendant que l’on faisait balayer cette surface soit par un courant d’air sec, soit par un courant d'air saturé d’humidité. La dispersion par les supporLs était maintenue constante, l’élec-trometre employé était de petite capacité.
- I.a conclusion est que l’évaporation ne produit pas de perte de charge pour des densités électriques de l’ordre de 2 X ro3 L. E.S. Ce résultat peut être rapproché de ce qu’il n'y a production d’électricité ni par évaporation, ni par condensation. G.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ELECTRICIENS
- Séance dn mercredi 3 avril 1901.
- 11 est procédé, en assemblée générale, à la lecture des rapports de la commission des comptes et du secrétaire général, puis à l’élection des membres du bureau et du comité d’ad-
- Les deux rapports font ressortir l'état prospère de la Société, du Laboratoire et de l’Ecole. Les comptes de l’exercice écoulé se sont soldés par des excédents de recettes de 3 635,92 fr pour la société, 3960,01 fr pour le laboratoire et 9 118,80 fr pour l’école; l’avoir net total des trois services s’est élevé à 025 5^2,20 fr, en augmentation de 94390,31 fr.
- Les résultats des élections ont été les sui-
- Président : (exercice 1902-1903), M. llarlé;
- Vices-Présidents : MM. Darcq, Gosselin, de Romilly ;
- Secrétaire général ; M. Grosselin;
- Secrétaires : MM. Branchotte, Laporte;
- Membres : MM. Abraham, Azaria, Binet, de Bovet, Chaperon, Clérac, ('.1ère, Esehwège, Javaux, Larnaude, Lauriol, Mornmerqué, Mon-nier, Pellissier, Rechniewski, Rey, Szarvady, YVulckenaër;
- Commission des comptes : MM. Arnoux, Bou-c-herot, Dcsroziors.
- L’ordre du jour appelle ensuite une communication de M. Perrin sur les Appareils de mesure enregistreurs ayant figuré à l’Exposition universelle de 1900. Cet intéressant travail sera publié in extenso clans l’Eclairage Electrique.
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- n4 L’ÉCLAIRAGE
- A la suile de eetto communication M. Jacquin donne quelques détails sur les Applications des appareils de mesure enregistreurs sur le matériel roulant des chemins de fer et des tramways. Tl rappelle les essais faits, vers 1892, par la Société pour le travail électrique des métaux, sur les tramways à accumulateurs de la Ma deleine à Saint-Denis; par M. Vuilleumier, en : 1896, puis par la Société Thomson-Houston, 1 également sur des tramways. Des essais ont été entrepris par la Compagnie P.-L.-M. au moyen d’appareils enregistreurs Richard simplement posés sur les banquettes des voitures ; les résultats n’ont pas été satisfaisants. D’autres essais ont été entrepris par la compagnie des chemins de fer de l’Etat; ils ont été suivis par M. .Tac-quin, qui a reconnu que pour obtenir des résultats satisfaisants, il l’allait que les mouvements du style enregistreur fussent très fortement amortis, afin que les trépidations n’altèrent pas complètement la forme de la courbe; si l'amortissement est trop considérable, cependant, l’appareil devient tellement paresseux qu’il cesse d’obéir aux variations du courant et qu’il n’en-rcgislre qu’une ligne sensiblement droite. Les meilleurs résultats ont été obtenus en faisant plonger dans un tube rempli d’uu mélange d’eau et de glycérine une tige, solidaire de la plume enregistreuse, et munie d’un disque percé de trous. Dans ces conditions, l’appareil est moins sensible que les appareils fixes moins fortement amortis, mais il n’est plus affecté par les vibrations du train de chemin de fer, et il enregistre une courbe donnant une indication très satisfaisante de l’allure du phénomène.
- M. P. Janet expose ensuite les résultats des mesures effectuées au laboratoire central d'électricité pour mesurer la .Résistance à l’isolement des gants protecteurs pour ouvriers électriciens, mis au concours par l’Association des Industriels de France contre les accidents du travail.
- Sept, modèles avaient été présentés au concours. Ils étaient presque tous fabriqués avec du caoutchouc allié avec de la toile ou d’autres substances ; ils différaient surtout par le soin apporté à la confection des joints, et des coutures. Un seul était établi avec un tissu en toile sur lequel avaient été enfilées des perles en verre; il a donné de très mauvais résultats et
- ÉLECTRIQUE
- n’est pas compris dans les tableaux suivants :
- Deux séries de mesures ont été faites; une à basse tension (io5 volts), l’autre a hante tension; dans le premier cas, les essais ont été faits d’abord à sec et ensuite, avec les gants mouillés; la seconde série d’essais a été faite seulement avec les gants mouillés, ce qui se rapproche plus des conditions de la pratique, les mains des ouvriers, enfermées dans des gants en caoutchouc étant toujours mouillées parlatrans-
- Pour les essais à sec, les gants étaient remplis de mercure et plongés sur une hauteur de 20 cm dans du mercure. Pour les essais à l’humidité, les gants étaient remplis de sable humidifié par une solution de sel ammoniac.
- Les résultats ont été les suivants :
- Gant A n'a pus résisté. » B »)
- Le gant F, qui a obtenu le prix du concours, avait aussi donné les meilleurs résultats dans les essais pratiques auxquels ils avaient été soumis sur les secteurs; il est en caoutchouc à l'extérieur et est doublé intérieurement d’un tissu en toile.
- M. 11 n.LAiRKT déclare que l’on ne saurait trop s'élever contre l’emploi de semblables mesures de << sécurité ». C’est une responsabilité qu’on doit éviter à tout prix, car on risque la vie des ouvriers. Quel que soit le modèle de gant protecteur employé, on n’est jamais certain qu’il ne présente pas un point faible; on ne peut essayer tous les gants mis en service et même si on les avait essayés, on ne serait pas certain qu’au bout d'un certain temps d’usage, ils ne seraient pas plus ou moins détériorés. La seule mesure de sécurité qu'il faille appliquer est de ne jamais toucher à une ligne alternative en charge; mieux
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- 20 Avril 1901.
- REVUE 1VÉLECTRICITÉ
- iï5
- vaut interrompre complètement l’éclairage de tout un quartier pendant les réparations que de risquer la vie d'un homme. C. P.
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du j?5 mars Î90i (suite).
- Théorie de la machine de Wimshurst sans secteurs, par Bordier, Comptes rendus, L. C.XXXIT.
- . ;üi.
- Considérons une machine à plateaux ou à cvlindrcs, par exemple le modèle construit par Bonelti, avec ses conducteurs diamétraux ce' et
- . c\ (fig. i), et ses doubles peignes P et P' reliés aux collecteurs A et B.
- Pouf* amorcer la machine, dont les cylindres ou les plateaux d’ébonile tournent en sens inverse, comme l’indiquent les flèches, il suffit d'appuyer le doigt bien sec, ou mieux recouvert d’or mussil, sur un des cylindres ou plateaux, en face des balais de Tuu des conducteurs diamétraux Cj, par exemple en I). L'expérience montre qu alors le pôle positif va se fixer sur le collecteur A situé dans le sens de la rotation du cylindre sur lequel le doigt est appuyé.
- Sous l’inlluence du frottement exercé par 1 épiderme sec sur l’éboiiite, le corps frotté s’électrise négativement, tandis que le corps frottant l'épiderme s’électrise positivement; cette «‘barge positive qui se trouve en face des balais c provoque un phénomène d’influence qui a pour conséquence de faire écouler par ce balai t-j do l’électricité négative sur le cylindre intérieur. Cette électricité négative est transportée dans le sens de la rotation, d’abord en face du balai c, puis en face du peigne P, organes sur lesquels elle agit par influence. Au niveau du balai c, il va v avoir écoulement d’électricité positive, laquelle sera transportée par le cylindre extérieur
- dans le sens de la flèche vers le peigne P', qui sera soumis a l’influence de charges positives. Les peignes P et P'-sc trouvent ainsi respectivement en présence d’électricité négative, d’une part, et d’électricité positive, d’autre part.
- Les phénomènes d’influence qui vont immédiatement se manifester auront donc pour conséquence de développer une charge négative sur le collecteur B et une charge positive sur le collecteur A, ce qui déjà est en parfait accord avec l’expérience.
- Mais les collecteurs A et B, il faut le remarquer, sont isolés, et les charges qu’ils possèdent créent un champ donnant naissance encore à des phénomènes d’influence : le conducteur B va agir sur les balais c et les plus rapprochés de lui, et par ces balais s’écouleront des charges positives qui, étant entraînées par les cylindres ou les plateaux dans le sens des flèches, iront par induction augmenter la quantité d’électricité positive contenue sur le collecteur A; de môme le collecteur A agira sur les balais c' et c,, les plus voisins de lui. et par ces balais s'écouleront des charges négatives qui, grâce au sens de rotation des cylindres on des plateaux, iront augmenter par induction, en passant par le double peigne P, la quantité d’électricité négative contenue sur le collecteur B.
- Le fonctionnement de la machine est maintenant établi et les charges des collecteurs vont en croissant de plus en pins jusqu'à l’obtention du régime permanent (*).
- (L Pour s’assurer de l’exaelitude de la théorie M. Bor-iu Au lieu d'amorcer en appuyant Je doigt sur l’un ries
- lame étant électrisée négativement provoque les mêmes
- ^ Si les choses se passent comme il a été expliqué
- encore ce que l’expérience vérifie. Dans ces conditions, le débit n'est pas diminué autant qu'on pourrait le croire o: priori : à l'aide de la bouteille électrométrique de
- on obtiendrait vingt-neuf étincelles en deux minutes, la machine étant munie de tous ses balais, et vingt et une
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- T. XXVII. — N° 16.
- Tèl&utographe Ritchie, par Brauer. Comptes rendus, t. CXXXII, p. 766.
- Cet appareil permet, comme le pantélégraphe Caselli, de transmettre l’écriture et, d’une façon générale, tout dessin ou tracé linéaire à une distance quelconque. Nous ne faisons que le signaler, une description complète de ses divers organes devant être publiée bientôt ici.
- Sur la radio-activité induite et les gaz activèsparle radium, parP. Curie et A. Debierne. Comptes rendus, t. CXXXII, p. 768-770.
- Continuant les recherches indiquées dans une précédente communication (voir le numéro du 6 avril, p. 33} les auteurs ont reconnu le fait suivant :
- i° Un corps placé dans un tube scellé contenant une substance radio-active, prend une activité limite qui dépend de la nature de la substance radio-active, mais ne dépend ni de la nature, ni de la pression du gaz.
- 2° Si l’on fait un vide très parfait, le corps ne s active pas tant que la trompe maintient ce vide; si l’on isole le tube de la trompe, des gaz occlus se dégagent et l’activité reparaît.
- 3° Le gaz du tube est violemment radio-actif; le verre de l’ampoule devient lumineux dans l’obscurité et noircit rapidement comme lorsqu’il est exposé au rayonnement des corps les plus fortement radio-actifs; l’activité du gaz diminue lentement et est encore très forte au bout de
- 4° L’air du laboratoire dans lequel les auteurs travaillent depuis plusieurs années est devenu progressivement de plus en plus conducteur; il n’est plus possible d’avoir un appareil bien isolé et l’on ne peut plus faire que des mesures grossières à l’électromètre.
- En chauffant du chlorure de baryum hydraté dans le vide, on obtient une certaine quantité d’eau distillée qui, recueillie dans une ampoule, s’est montrée radio-active; cette eau évaporée ne laissait aucun résidu radio-actif; si on la conserve en tube scellé., son activité 11e disparait que très lentement.
- Nous ne pensons pas encore, concluent les auteurs, avoir élucidé le mécanisme de la propagation de la radio-activité induite. On peut, il est vrai, supposer que des gaz ordinaires contenus dans l’air s’activent au contact de la matière J radio-active et se diffusent ensuite en communi- I
- quant, par contact, leur activité aux autres corps; mais bien des faits ne sont pas expliqués avec cette manière de voir. En effet, l'activation limite est sensiblement indépendante de la pression et de la nature du gaz; de plus, la propagation de l’activité par les tubes capillaires semble beaucoup trop rapide pour pouvoir être produite par une simple diffusion des gaz.
- Production directe des rayons X dans l’air, par A. Nodon. Comptes rendus, t. CXXXtt, p. 770-772.
- L’auteur a constaté que les rayons X peuvent être produits directement dans Vair et en dehors du vide de Crookes : des rayons X prennent naissance sous l’influence simultanée de radiations ultra-violettes et d un champ électrique.
- Si l’on crée un champ électrique entre les deux armatures d’un condensateur à air et qu’on dirige un faisceau de radiations ultra-violettes sur l’une des armatures, il y a production de rayons X.
- Ces rayons X se propagent suivant la même direction que les lignes de force électrique du champ. Ils ne sont pas émis dans d'autres directions. Ils possèdent une activité plus considérable quand la direction des lignes de force du champ est la même que celle de la propagation des radiations ultra-violettes, c’est-à-dire quand l'armature éclairée est de polarité négative.
- L activité des rayons X émis est ensuite fonction : de l'intensité du champ électrique, de l'intensité des radiations ultra-violettes, de la longueur d’onde de celles-ci, et enfin de la nature des substances à la surface desquelles ils prennent naissance.
- Les propriétés générales des rayons X produits directement dans l’air sont identiques à celles des rayons X produits au moyen des ampoules de Crookes.
- Ils déchargent les corps électrisés après leur passage au travers de l’aluminium et du carton noir paraffiné. Ils possèdent dos propriétés photogéniques. Les radiations ultra-violettes qui servent à produire les rayons X peuvent être obtenues à l’aide de diverses sources, telles que : l’étincelle électrique, l’effluve électrique, l’arc voltaïque ordinaire et enfin l'are voltaïque qui se produit entre deux crayons de graphite munis d’âmes en aluminium (‘).
- C) L“ charge électrique du champ était obtenue à 3’aide
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- Les phénomènes actino-èleclriques sembleraient. trouver leur explication dans la production directe, dans l’air, de rayons X, sous la double influence de radiations ultni-violelles et d’un champ électrique.
- Méthode de détermination des poids ato-tniques iondèe sur les lois de transparence de la. matière pour les rayons X ; poids atomique de l’indium, par L. Benoist. Comptes rendus, l. CXXLIT, p. 772-774.
- Les lois de transparence de la matière poulies rayons X, exposées dans deux précédentes Communications ('), constituent la base d’une
- Les appareils étaient dans l’obscurité, alla d'éviter l’action aetmicfiie des rayons lumineux extérieurs.
- j Une première série de recherches a été effectuée au moyen du dispositif suivant- :
- a Une feuille d’aluminium mince fermait l’ouverture centrale d'un disque de carton noir. Un plateau métallique de diamètre plus petit que le disque était disposé parallèlement à celui-ci et à une distance variant de
- » La feuille d’aluminium et le plateau métallique formaient les deux armatures d'un condensateur plan.
- u La source de radiations ultra-violettes était disposée devant la feuille d’aluminium. Celle-ci formait écran aux
- 0 En chargeant le condensateur et en éclairant la surface extérieure do l’aluminium, on constatait la production de ravuus X sur la face intérieure de ce métal.
- » L'activité des rayons X produits était alors sensiblement atténuée par suite du passage de ces rayons au
- » Un second dispositif permettait d’éviter cette cause
- » Ce dispositif se composait d’une feuille d'aluminium isolée, qu’on inclinait à 45°, sur un faisceau de radiations ultra-violettes.
- » Un conducteur, réuni à la terre, était disposé dans l’obscurité, à 3o cm environ de la face éclairée de l’alu-
- n L’ensembie formé par la fouille d’aluminium isolée et le conducteur à la terre était susceptible de réaliser un condensateur électrostatique.
- interne de la feuille d'aluminium, il y avait production de rayons X.
- i> La propagation dos rayons X s’effectuait dans ces conditions, suivant la déviation des lignes de force du
- > Comme ces rayons X n'avaient pas à traverser l’épaisseur de l’aluminium, ils possédaient une activité plus considérable que dans l’expérience précédente. 0
- (l) ÉcJ. filectr., t. XXVI, p. 417 et 4^4» 16 mars 1901.
- nouvelle méthode de détermination directe ou de vérification des poids atomiques, méthode plus générale et, à certains égards, plus précise que celle qui résulte de la loi de Dulong et Petit sur les chaleurs spécifiques des éléments. En effet, l’opacité spécifique d’un corps simple, ou ce qui la représente pratiquement., son équivalent de transparence défini et mesuré dans des conditions bien déterminées, constitue une constante physico-chimique bien plus étroitement liée au poids atomique que la chaleur spécifique, puisqu'elle est indépendante de tout ce qui peut faire varier cette dernière.
- Cette constante peut être déterminée, par un examen physique aussi simple que rapide, soit sur l’élément lui-tneme, soit sur un mélange ou un composé connu qui le contienne. La valeur numérique obtenue assigne à l’élément donné une place déterminée sur la courbe d’isofranspa-rencc qui correspond aux conditions choisies ; delà, aussi, une valeur déterminée assignée au poids atomique. On peut augmenter au besoin la sensibilité du procédé, on modifiant la pente de la courbe par une transformation logarithmique.
- L’auteur a appliqué cotte méthode à l'indium, dont la place dans la classification des corps simples est encore discutée, les chimistes ayant à choisir entre deux valeurs possibles, 70,(> et 113,4, de son poids atomique.
- En opérant sur une Jaible quantité (o,44° g'O d’acétvlacétonate d’indium, il a trouve qu’il convenait d'adopter le poids atomique ii3,/j à ('exclusion formelle de la valeur 70,6.
- Séance du 1er avril
- Sur les propriétés èlectrocapiîlaires de quelques composés organiques en solutions aqueuses, par Gouy. Comptes-rendus, t. CXXXI1, p, 8'i,2-8'24.
- Le fait que les acides oxygéués en solutions concentrées (acétique, citrique, tartrique, etc.) abaissent notablement le maximum électi-oca-pillaire a appelé l’attention de l’auteur sur les effets des molécules non dissociées en ions. Il a étudié à ce point de vue quelques composés organiques, peu ou point conducteurs, et a constaté qu’ils produisent des effets électrocapillaires très sensibles, et souvent plus considérables que
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- ceux des électrolytes les plus actifs (1). Dans sa note, AL Gouy se borne à parler du maximum de la courbe éicctrocapillaire.
- La mesure peut en être faite avec la solution aqueuse, pure, comparée à l’eau distillée, mais il est plus commode de prendre pour dissolvant une solution étendue d’un électrolyte, ce qui est. d’ailleurs indispensable si l’on veut étudier la courbe dans son entier. L'auteur a fait choix de la solution centi-norrnale (a) de sulfate de sodium. Soient. H le maximum de hauteur de la colonne de l'électromètre ca2i>illairc avec cette solution, et IL le maximum après l’addition du corps organique. La différence 11 — IL s’est jusqu’ici montrée positive. Pour rendre comparables les mesures faites avec des tubes différents. on ramène cette différence à la valeur o qu’elle aurait, si le tube était tel que H i ooo mm, par la formule
- M. Couva trouvé jusqu’ici 3 indépendant de l’électrolyte employé ainsi comme auxiliaire, pourvu qu'il fuL très étendu, inactif par lui-inème, et ne réagît pas chimiquement P).
- D "Voy. les publications antérieures de l’autour « Sur les propriétés électrocapillaires dos électrolytes ». Comptes-rendus, iL'r février 1892; aS novembre i8ç)>; •23 juillet, iy novembre et 3 décembre 1900. Journal de Physique, 1894, J.um. Plecl., t. XLIII, p. 389, 20 février 1892. Ecl. Eled,. t. Y, 7 décembre 1895; t. XXTY, p. a35, 11 août 1900; t. XXV, p. 357, i'''1 décembre jyoo;
- (2) Cotte solution contient —A—• d'équivalenl-gnunmc
- par litre. Les solutions normales dont il est question dans les publications antérieures sont toujours rapportées à réquivalent-gramme. Ici la concentration paraît du reste indifférente, pourvu qu’elle soit petite, mais on n’a pas fait la vérification dans tous les cas. 11 est bon que le sel soit exactement neutre et exempt de chlorures, pour la facilité des expériences.
- (s) Le tableau suivant, où M désigne une molécule-gramme par litre, donne les valeurs de 3 pour quelques
- » clhyüque..............17
- » allyliquc . . . . 58
- Aldéhyde ................... jg
- Glycérine................... 10
- Érythrite....................21
- La viscosité électrocapillaire existe avec les caractères indiqués antérieurement] par l'auteur pour les électrolytes 'U, surtout avec les solutions très étendues de corps extrêmement actifs, tels que la caféine et l'amvgdaline. Aux dilutions modérées, elle est nulle ou ne dure qu’une ou deux minutes, à moins qu’il n’yjait des traces d’impuretés très actives qui manifestent ainsi leur présence à l’expérimentateur. Sauf aux dilutions extrêmes, la mesure de 3 est une opération facile et rapide qui n’exige ni le tracé de la courbe ni des mesures électriques précises.
- Cette nouvelle constante physicochimique 3 paraît intéresantc, en ce qu’elle a des valeurs bien différentes pour les divers corps, même isomères ; lu manière dont elle varie avec la dilution est aussi caractéristique. On peut donc espérer qu’elle trouvera des applications utiles.
- M. Gouy a montré ailleurs que, avec les solutions <£ni dépriment le maximum, il V a nécessairement accumulation du corps dissous à la surlace du mercure (s). Ce théorème rend pour ainsi dire évidente l’existence, dans le cas actuel, de forces attractives s’exerçant, presque au contact, entre le mercure etles molécules dissoutes. La constante 3 mesure l’effet de ces forces, qu’on doit vraisemblablement rapprocher de ce que Chevreul appelait affinité capillaire, plutôt que de l’allinité chimique proprement dite.
- Phénoï *. ' ‘ ‘ . '. »
- Pyrogiillol.................yfi
- Hydroquinonr . . »
- Amygdaline................... »
- pillaii-c.
- la mobilité du ménisque dans le tube capillaire, sans laquelle Pexpérieuue’ ne signifie rien; en mettant une solution nouvelle, nettoyer le tube capillaire en faisant
- (3; Ecl. Eled., t. XXVI, p. 67, 12 janvier 1901.
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- L’Éclairage Électrique (
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. —D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l'Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin,
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- LF MATÉRIEL A COURANTS ALTERNATIFS DES ATELIERS DU CREUSOT
- Nous avons décrit dans nos précédents articles1 les principaux types du matériel à courant continu construits par MM. Schneider et C1'; nous nous occuperons maintenant de la description du matériel à courants allernalii's.
- Les ateliers du Creusot, en ce qui concerne le matériel à courants alternatifs, exploitent les brevets de M. Thury et de MM. Ganz et G10 de Budapest ; MM. Schneider et Cie ont en outre créé un certain nombre de types de moteurs et de transtbrniafeurs.
- A LTKRNATEURS.
- Alternateurs Tiiury des ateliers nu Creusot. — Le matériel Thurv à courants alternatifs des ateliers du Creusot était représenté à l’Exposition par un alternateur à courants diphasés du type à flux ondulé.
- Ces machines sont destinées plus spécialement a la fabrication du carbure et aux applica-tionséleetrométallurgi(|ues en général ; elles sont d'une construction très robuste, peuvent résister à de forts à coups et supporter, àd’emballement, une vitesse linéaire atteignant ioo m par seconde.
- Ces machines sont équilibrées d’imo façon parfaite ; elles se construisent pour des puissanes de 4oo à iooo chevaux.
- L’alternateur exposé a une puissanccapparente de 4bo,8 kilovolts-ampères soit 23o,4 kilo-volts-ampères par phase, avec un facteur de puissance minimum de o,85. La tension aux
- P) Voir L'Éclairage Électrique des i3 et 20 avril 1901.
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- bornes, suivant le groupement des divers enroulements d'une même phase, estdc4<>, 80, 120 ou 160 volts, ee qui correspond à des débits respectifs par phase de 5jGo, 2880, J920 et 144° ampères.
- La vitesse angulaire est de 600 tours par minute et la lréquencs de 60 périodes par seconde, le nombre des saillies polaires par couronne étant de 12.
- Cet alternateur est représenté sur la photographie de la ligure 1. Les ligures 2 et 3 sont des vues d'ensemble avec coupes partielles et les ligures 4 et 5, des coupes et vues d une partie de l’induit et de l'inducteur.
- Fig. 1. — Alternateur diphasé Tlmry de Goo chevaux, des ateliers du (Ireusot.
- Inditcleurs. — Le cireuil magnétique inducteur est. constitué par un volant en acier moulé, clavelé sur l'arbre et portant deux séries de six saillies polaires correspondant chacune à un des induits.
- Le volant est formé par une couronne réunie au moyeu par un disque plein et les saillies polaires sont retenues par de fortes nervures.
- Les deux faces du volant sont munies de tôles de façon à diminuer les perles par ventilation.
- Le diamètre extérieur de la couronne formant support est de 120 cm et sa largeur de 3o cm. Le diamètre extérieur des saillies polaires est de 147 cm. Ces saillies polaires ont leurs rebords parallèllemenl à l’axe légèrement arrondis ; leur largeur dans le sens de l’axe esi de 27 cm et leur largeur dans le sens perpendiculaire de 28 cm.
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- to.'S
- Le poids de la partie tournante est de 49^4 kilos.
- Induit. — La carcasse supportant l’induit est en acier coulé et en deux parties. La partie intérieure porte, venus de fonte avec elle, deux empattements par lesquels l’induit repose sur le bâti.
- Ce dernier est en une seule pièce et porte les deux paliers qui se raccordent avec lui suivant des surfaces cylindriques alésées avec la carcasse induite. Les coussinets sont en bronze et sont supportés uniquement sur une portion médiane.
- Le diamètre extérieur de la carcasse fixe est de aoo cm et sa largeur de 8i cm.
- Lies deux induits proprement dits, en tôles minces, sont logés dans des chemises annulaires en fonte emmanchées à frottement dur dans la carcasse. Chacune des enveloppes en
- de MM. Schneider et O
- fonte porte un couvercle annulaire qui sert à serrer les tôles entre elles et qui est boulonné à la fois sur la carcasse en acier et sur l'enveloppe.
- La largeur de chacun des induits est de 28 cm et leur hauteur radiale de i5 cm ; [le diamètre d'alésage de l'induit est de 148 cm et l'entrefer de 5 mm.
- Les deux induiLs sont munis de 288 rainures très légèrement ouvertes. Ces encoches ont une hauteur totale de 28 mm et une largeur de 5,5 mm. Elles reçoivent chacune une barre de 20,0 mm de hauteur et de 3 mm de largeur, soit 76,0 mm2 de section.
- Ces barres sont reliées entre elles par des lames de cuivre en forme de V de façon à constituer 12 bobines de b spires par induit cl. par phase. Ces bobines sont groupées par 6 en quantité, à t’aide de cercle do couplage en cuivre rouge aboutissant à des bornes en bronze placées sur le bâti et isolées. Les 6 bobines normalement en parallèle sont placées sur chaque demi-machine à droite ou à gauche d’un plan vertical ; un dispositif de couplage très simple constitué par des barrettes, permet de réunir en tension ou en quantité les deux circuits de chaque induit.
- Les deux induits peuvent en outre être également réunis en série ou en parallèle, de façon à obtenir les quatre modes de couplage correspondant aux tensions de 4°• 5o, r20 et 160 volts aux bornes.
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- Les deux induits peuvent être aussi complètement séparés de façon à permettre à la machine d’alimenter 4 fours au lieu de i.
- La résistance de chaque induit ou demi-machine par phase pour le fonctionnement à 4o volts, qui est le plus normal, est de o,oooi63 ohm à chaud.
- et perpendiculaire
- partie de l’induit et de l'inducteur d’un alternateur
- Le poids du cuivre induit est de 38o kg et le poids de la partie fixe sans le bâti esl. do 9 395 kg.
- Les deux couronnes induites sont séparées par un intervalle de 39. cm où sont logées
- alternateur dij
- idique de la tension à vide d’
- les connexions des barres induites et la bobine inductrice laquelle est maintenue par la carcasse extérieure.
- Celle bobine esl. en deux parties et comporte ^oo spires de fil de 4 mm de diamètre.
- Sa résistance est de 5,4 ohms à chaud et le poids de cuivre employé de 45o kg.
- Résultats d'essais. — Les courbes de la ligure 6 représentent les caractéristiques de l’alternateur à courants diphasés Tliury construit par les ateliers du Oreusol. La courbe I est la caractéristique à vide avec le couplage correspondant h la plus faible Lension, on
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- voit, que h; courant, d'excitation nécessaire pour obtenir la tension de 4o volts à vide est de 5.85 ampères.
- La courbe II est la caractéristique en court-circuit ; l'intensité normale de débit de D760 ampères par phase est obtenu avec un courant d'excitation de 4^35 ampères.
- En charge, la dépense d’excitation ne dépasse pas o,5 p. 100 et le rendement est de
- 92 p. 100 environ.
- T.a courbe périodique de la tension aux bornes en circuit, ouvert, est assez voisine de la sinusoïde; elle est représentée en Irait plein sur la ligure 7. La courbe poinLillée est une sinusoïde de même ordonnée moyenne.
- Alternateurs Ganz des ateliers du Creusot. — En dehors des alternateurs à carbure Thury, .Mil. Schneider et G1* construisent également des alternateurs des différents types de MM. Ganz et G'* de Budapest.
- Nous avons déjà donné la description de l'alternateur à courants triphasés de i4oo kilo-vol ts-ampères des ateliers du Creusot qui est du type Ganz à pôles séparés ('). MM. Schneider et Clc ont en outre exposé un alternateur.du type à llux ondulé des mêmes constructeurs.
- Les alteriiaLeurs de ce type désignés par les lettres AF sont à llux ondulé et se construisent pour des puissances de 3o à 4oo kilovolts-ampères.
- Ces machines fournissent des courants alternatifs triphasés, mais sont munies seulement de deux enroulements suivant le dispositif de Scott.
- L’alternateur exposé de ce type est le cinquième de la série. Sa puissance est de 70,1 kilovolts-ampères avec un facteur de puissance minimum de 0,8. La tension aux bornes est de 3 000 volts et l’intensité des courants dans les deux circuits, principal et auxiliaire de i3.5 ampères.
- La vitesse angulaire est de 600 tours par minute; le nombre de saillies polaires sur chaque couronne est de 5, ce qui correspond à une fréquence de 5o périodes par seconde.
- Les figures 8, 9 et 10 représentent des, vues d’ensemble avec coupes partielles de l’ai-
- (') Toit- L’Éclairage Électrique, t. XXY, p. 97, 20 octobre 1900.
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- ternat.eur eL do son excitatrice ; la figure 11 est une vue du circuit inducteur de l’excitatrice Les figures 12 et i3 sont des coupes et vues d’une parLie de l’induit et do l’inducteur.
- Inducteurs. — La partie mobile du circuit magnétique est constituée par un manchon en acier coulé, claveté sur l’arbre et portant, venues de fonte, deux séries de 5 saillies polaires.
- Les deux séries de saillies polaires sont décalées l’une par rapport à l’autre d'un angle égal au quart de celui que font entre eux les axes de deux saillies voisines.
- Les saillies polaires sont surmontées par tôles présentent chacune nui» queue d’aronde forme pratiquée à la surface de la saillie en "acier. Les tôles sont serrées à l’aide de deux vis entre un rebord de la saillie et un segment en acier s’embequetant sur la saillie.
- Le diamètre extérieur de l'inducteur est de 79,5 cm et sa largeur totale de 65 cm
- La longueur des pièces polaires en tôles parallèlement à l’axç est de 17 cm et la largeur le long do l'entrefer de 19,88 cnn. L'entrefer est de 6,5 mm.
- La hauteur radiale des tôles de l’inducteur est de 8,20 cm.
- Le poids de la partie mobile de l’arbre est de 1470 kg.
- induit. — T.a carcasse supportant, l'induit est eonsLiluée par une caisse sphérique en fonte, en deux parties, dont l'une, la partie
- des épanouissements en tôles feuilletées: ces qui vient se loger dans une rainure de môme
- férieure, est venue de fonte avec le bâti lui-
- Ce dernier porte les paliers et le support de l'excitatrice, dont l’induit est monté en portc-à-faux sur l’arbre.
- Les coussinets, comme pour les alternateurs du type à carbure, sont supportés uniquement parleur parlie centrale ; ils sont ici en métal anli-friction.
- Le diamètre extérieur maximum de la carcasse fixe est de 142 cm et sa largeur 71 cm. Le diamètre intérieur de la partie cylindrique do la carcasse est de 117,8 cm.
- La carcasse présente de nombreuses ouvertures radiales pour la ventilation.
- Les tôles induites des deux circuits magnéliques induits sont serrées à l’aide de boulons entre les rebords extérieurs de la caisse et des anneaux intérieurs. Les tôles sont on outre serrées par des boulons isolés, un par pôle de l’induit, de façon à empêcher leurs vibrations Les enroulements sont logés dans de très larges rainures légèrement fermées qui découpent dans les tôles de véritables pôles induits.
- Le diamètre d’alésage des induits est de 80,8 cm et leur largeur de i8,5 cm.
- La largeur des noyaux polaires induits est de 17,5 cm et celle des épanouissements polaires induits de 21,5 cm. .
- Comme nous l’avons dit plus haut, les deux séries de saillies polaires sont décalées d’un quart de pôle ; il s’en suit que, les rainures des deux induits étant sur le prolongement les unes des autres, les tensions induites dans les deux circuits sont décalées d'un quart de période.
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- Chacun des induits comporte 10 bobines isolées par des caniveaux en micanite. Les bobines de l’un des induits sont constituées chacune par 82 spires do fil de 2,3 mm de diamètre c’est-à-dive de 4,1 mm2 de section. Les bobines de l’autre induit ne comportent chacune que 71 spires d’un fil de même diamètre. L’une des extrémités de ce second circuit est reliée au milieu du premier.
- 11 résulte, de là que le rapport des tensions dans les deux circuits est de 0,867 ou 5 c’est bien le rapport théorique indiqué par Scott, mais il }r a lieu quelquefois de prendre un rapport un peu plus petit à cause de la plus faible chute de tension sur le circuit auxiliaire que sur le circuit principal, par suite du moindre décalage du courariL dans la phase auxiliaire. •
- La résistance du circuit principal esta chaud de 3,200 ohms et celle du circuit auxiliaire dans les memes conditions, de 2,824 ohms.
- Le poids de cuivre sur l'induit est de 53 kilos et celui de la partie fixe, sans le bâti, de 1700 kilos.
- Les deux induits sont séparés par un intervalle de iy cm servant à loger les parties externes des bobines induites et la bobine inductrice.
- Cette dernière est encastrée dans la carcasse, elle a un diamèlre extérieur de 122,6 cm et une hauteur radiale de 21 cm ; sa largeur est de i3 cm.
- Elle est constituée par r San spires d'un fil de 3,5 mm de diamètre réparties en 5i couches.
- La résistance du circuit inducteur est de 8,5y ohms et le poids du cuivre employé de 420 kg.
- Excitatrice. — Le courant d’excitation est fourni par une petite dynamo à courant continu d’une puissance de 1800 watts sous 120 volts.
- Cette machine est à 4 pôles. L’inducteur en fonte est en deux parties ; son diamètre extérieur est de 77,5 cm et sa largeur de 28,5 cm. Le diamètre d’alésage des inducteurs est de 23,4-cm et renlrefcr de 2 mm.
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- Les pièces polaires affectent la forme d’un parallélogramme de façon à ce que leurs arêtes soient légèrement inclinées par rapport aux conducteurs induits.
- La machine est excitée en dérivation et les 4 bobines inductrices, qui comportent chacune 1155 spires do fil de 1,2 mm de diamètre, sont montées en série. La résistance du circuit inducteur est de 34.»ô ohms.
- L’induit denté est enroulé en tambour; son diamètre est de 23 cm et sa largeur de i5 cm, il porte 85 sections de 5 spires de fil de 2,6 mm de diamètre chacune.
- Le collecteur est monté comme l’induità l’une des extrémités de l’arbre de l’alternateur ; son diamètre est de 10 cm et sa largeur de 7,0 cm. Les tiges de balais sont montées sur un collier mobile supporté par un croisillon fixé à la carcasse inductrice.
- Résultats d'essais. — L’intensité du courant d’excitation pour obtenir à vide la tension normale de 3ooo volts à la fréquence de 5o périodes par seconde est de 15,4 ampères, comme le montre la courbe I de la figure 14 représentant le caractéristique à circuit ouvert.
- Le circuit d'excitation nécessaire pour obtenir l'intensité normale de 13,5 ampères en court circuit n’est que de 2,6 ampères et correspond à une tension induite égale au quart environ de la tension normale.
- Le rendement en pleine charge est d’environ 91 p. 100.
- Moteurs
- Moteurs asynchrones triphasés Ganz des ateliers nu Creusot. — Les moteurs asynchrones à couranLs triphasés construits par MM. Schneider et G10 sont du type Ganz. Ces moteurs désignés par la lettre K comprennent deux séries distinctes : pour les puissances inférieures ou égales à 8 chevaux* l’inducteur est fixe et l'induit, mobile et fermé sur lui-même. Au-dessus de 8 chevaux, l'inducteur est mobile et l’induit fixai avec interposition de résistances pour le démarrage.
- Les ateliers du Creusot avaient exposé deux moteurs de la première série, ceux de 1 cheval et de 8 chevaux, et un moteur de la deuxième série, celui de 3o chevaux.
- Moteurs a inducteur fixe. — Le moteur à inducteur fixe représenté sur les figures i5 et 16 est celui de i cheval Fr
- Ce moteur est à 4 pôles et établi pour une fréquence de 5o périodes, sa vitesse au synchronisme est donc 1 5oo tours par minute.
- La tension aux bornes est de 110 volts et l’inducteur est monté en étoile, la tension simple est par suite de 63,5 volts.
- L'inducteur est constitué par un noyau en tôles lameliées et maintenu par une carcasse en fonte, laquelle supporte deux flasques boulonnées sur clic et portant les deux paliers avec graissage à bagues.
- La partie intérieure de l'inducteur porte des rainures légèrement ouvertes dans lesquelles est logé l'enroulement inducteur en anneau. Le diamètre extérieur de la carcasse inductrice est de 3a cm et sa largeur de 18 cm. Le noyau inducteur a un diamètre d’alésage de 18,i5 cm et une hauteur radiale de 4?- nun, sa largeur est de 11,4 cm.
- Le nombre total de rainures sur l’inducteur est de 72, soit 6 par pôle et par phase; chaque rainure comprend une bobine élémentaire de i5 spires de fil de i,5 mm de diamètre et chaque phase comporte par pôle 6 X ia ou 90 spires, les 6 bobines élémentaires sont groupées en série. Les 4 bobines de chaque phase sont montées en série et les 3 phases groupées
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- La résistance <le chaque phase est de 0,582 ohm à chaud et le poids du cuivre sur l'inducteur de 6,5 kg.
- L’induit mobile est formé par un anneau en tôles assemblées sur un moyeu en bronze claveté sur l'arbre ; son diamètre extérieur est de 18 cm et sa hauteur radiale de 3,6 cm. La
- largeur du noyau est de 11,4 ci
- L'anneau induit est percé
- rainures portent
- rectangulaire à bords arrondi
- entre elles par des ec
- de 16 cm, de façt
- c à 4 pftli
- qui est ensuite drcuil par série
- tambour diphas
- mieux tétraphast
- totale de l'induit, avec Loules les barres supposées en série, est de o,oi4o ohm-et le poids de cuivre sur l’induit de 2,y5 kg.
- Les résultats d’essais obtenus avec un moteur de ce type sont représentés sur la figure 17.
- La courbe I est celle du courant par phase, la courbe P., celle de la puissance réelle fournie à l’inducteur, la courbe Papp celle do la puissance apparente, la courbe r, celle du rendement, la courbe cos 9 celle du facteur de puissance, la courbe « colle de la vitesse angulaire du moteur et enfin la courbe g celle du glissement en pour cent; toutes ces courbes sont représentées en fonction de la puissance utile à la jante de la poulie.
- Une dernière courbe, la courbe C, représente le couple moteur en fonction de la vitesse angulaire en tours par minute à partir de la vitesse du synchronisme, laquelle était de 1 4/4 tours pendant les essais.
- On voit que, pour une charge de 1 cheval sur la poulie, l'intensité du courant par phase est de 6,9 ampères et le facteur de puissance de 0,7 ; le rendement à ce régime est très voisin du rendement maximum 0,84 p- ioo, et le glissement a une valeur de. 2,9 p. 100. Le facteur de puissance maximum est de 0,78.
- Le second moteur du type à inducteur fixe Fs est à 4 pôles comme le précédent.
- Sa tension aux bornes est encore de 110 volts avec montage de l’inducteur en étoile eL sa vitesse de 1 5oo tours au synchronisme.
- Le noyau inducteur a un diamètre d’alésage de 32,2 mm et une largeur de 20,6 cm ; sa hauteur radiale est de 7,9a cm, il est muni de 120 rainures, soit 10 par pôle et par phase.
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- Chaque paire de rainures comporte une bobine élémentaire de 5 spires constituée avec 2 fils, de 2,3 mm de diamètre, groupés en parallèle. Le nombre de spires par phase et par champ est par suite de 5o, les 2 bobines de chaque phase étant montées en série. La résistance de chaque phase est de 0,019 ohm à chaud.
- Le noyau induiL a un diamètre extérieur de 3a cm et une hauteur radiale de 5,8 cm. Sa largeur est de 20,6 cm et l’entrefer a une valeur de 1 mm. Il comporte 144 rainures dans lesquelles sontlogécs i44barres rectangulaires dont les bords sont arrondis suivant un rayon égal à la plus pel.ile dimension.
- Ces barres ont une hauteur de 5 mm et une largeur de 3 mm, leur section est de 20,6 mm2.
- Elles sont réunies en série par des connecteurs en V d’une largeur de 11 mm, d’une épaisseur de 1 mm et d’une longueur de 27,6001.
- L’enroulement en tambour tétrapolaire série ainsi formé est mis en court-circuit par section de 36 conducteurs de façon à constituer un induit Létra-
- phasé. La résistance de l’enrou- p;,r plume I, de la pnimanre réelle Pv i
- lemenl induit complet e o,o34 ohm à chaud.
- Les résultats d’essais oble- grammètres en fonction de la v
- nus sur un moteur de ce type
- sont résumés sur les courbes de la figure 18 qui représente, comme pour le moLeur précédent et en fonction de la puissance utile en watts : l’intensité du courant I par phase, la puissance réelle Pc fournie à l’inducteur, la puissance apparente Papp,, le rendement rM le facteur de puissance cos tp, la vitesse angulaire w et le glissement g en p. 100; la courbe C et la courbe du couple moteur en fonction de la vitesse à partir de la vitesse du synchronisme qui était de 1 470 tours par minute.
- T/intensité du courant en charge normale est de 45 ampères et le facteur de puissance de o,83, très voisin du facteur de puissance maximum qui atteint 0,84.-Le rendement au régime normal est de 80,5 p. ioo cl le glissement de 4,5 p. 100.
- o, de lu
- couple
- Moteurs a inducteur mobile. — Les moteurs à inducteur mobile du type F se construisent pour des puissances do 10 à 200 chevaux.
- La photographie de la figure 19 se rapporlo à un moteur de 3o chevaux de ce type. Les figures 20, 21 et22 sont des vues d’ensemble avec troupes partielles du type de 3o chevaux que nous allons décrire.
- Ce moteur est établi pour une tension de 110 volts avec groupement de l’inducteur en triangle et pour une fréquence de 5o périodes par seconde. La vitesse correspondant à celle du synchronisme serait de 1 000 tours, le nombre de pôles est par suite de 6.
- L’induit fixe est constitué par une caisse en fonte percée de nombreuses ouvertures
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- pour la ventilation et portant intérieurement un anneau venu de fonte contre lequel vient s’appuyer le noyau induit serré à l'aide d’un second anneau par des vis.
- La carcasse induite porte deux pattes qui servent à la fixer sur le bâti. Les deux paliers sont rapportés sur des parties cylindriques venues avec le bâti et alésées en même temps que
- Le diamètre extérieur de la carcasse est de 7a cm et sa largeur du 46 cm.
- Le noyau induit a un diamètre d'alésage de 48,3 cm et une bailleur radiale de 6 cm ; sa largeur esl de 3i,4 cm. Il est pourvu de 216 rainures, soit 36 par pôle, recevant chacune une barre de 12 mm de largeur sur 4 mm d'épais-
- L’enroulcment induit esl en tambour et tètra-phasé ; les 216 barres constituent 12 bobines de 18 barres et les 6 bobines de chaque phase sont groupées en deux sections on parallèle de 3 bobines en série.
- L’emploi d’un enroulement diphasé dans ce moteur, comme dans ceux cpie nous avons décrits plus haul a pour but d’atténuer les variations du couple dans les différentes positions relatives de l’induit el de l'inducteur.
- La résistance de l’induit par phase esl de o,oo5 ohm et le poids de cuivre sur l’induit de Si kg.
- ].-,v Ig — Moteur asynchrone tHpbasé Pour que le démarrage puisse s’effectuer
- <te 3o chevaux Ganz, des ateliers du Crcusot. avec un couple supérieur ou égal au couple
- normal, sans que l’intensité du courant dans l’inducteur atteigne une valeur excessive, on intercale des résistances liquides dans les doux circuits de l’induit, qu’on diminue progressivement jusqu’à mettre les deux phases en court-circuit.
- L'inducteur mobile est formé par un noyau en tôles supporté par une monture en bronze, ou en fonte, clavelée sur l’arbre et sur lequel il esl serré par un anneau en bronze retenu par des boulons.
- Le diamètre extérieur de l’inducteur esl de 46 cm ot l’entrefer de r,5 mm.
- La largeur du noyau inducteur est de 31,4 cm et sa hauteur radiale de 7,0 cm.
- L’inducteur porte a5a rainures dans lesquelles est réparti l’enroulement inducteur. Celui-ci est en anneau et comporte 18 bobines, 6 par phase ; chaque bobine est formée de 7 bobines élémentaires en série, enroulées chacune dans deux encoches et comprenant 10 spires de fil 2,3 mm de diamètre. Les fi bobines de chaque phase sont montées en parallèle et les 3 phases groupées en triangle.
- Les trois sommets du triangle aboutissent à trois bagues de prise de courant en bronze sur lesquelles frottent trois balais.
- La résistance de chaque phase est de 0,091 ohm et le poids de cuivre employé sur l'inducteur de 100 kg.
- Moteurs a courant alternatif simple Ganz des ateliers du Creusot. — Les moleurs à courant alternatif simple construits par les ateliers du Creiisot sont également du type
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- Dans ces moteurs à courant alternatif simple, la construction mécanique est identique à celle des moteurs polyphasés que nous venons de décrire.
- Au point de vue électrique, l’induit est bobiné en diphasé et l’inducteur porte deux bobinages distincts décalés d’un quart de pôle.
- Le démarrage s’effectue à vide par l’emploi d’appareils auxiliaires portant une self-induction permettant de décaler une partie du courant arrivant au moteur, et, aux bobinages de l'inducLeur, de recevoir des (murants diphasés. Lorsque la vitesse de régime est. atteinte, un dispositif de l’appareil auxiliaire met en série les deux bobinages qui reçoivent alors un courant alternatif simple.
- Pour les petits moteurs avec induit en court-circuit, le bâti a un troisième palier qui porte une poulie folle, qu’un volant peut venir serrer contre celle du moteur et par suite l'entraîner dans son mouvement. Quand la vitesse do régime est atteinte à vide, on bloque progressivement la poulie folle portant la courroie de transmission contre l’autre; cette poulie est ainsi entraînée et aLtoint, lorsqu’elle est bloquée contre colle du moteur, la môme viLesse que cette dernière ; à l’aide d’un embrayage porte par le palier auxiliaire, on charge la courroie en la passant sur celle du moteur et on débloque la poulie folle.
- ripha*
- (le Mil. Schm
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- RÉGULATEURS DR VITESSE DES TURBINES HYDRAULIQUES (') (Suite).
- Ajutage réglable de MM. Singrln frères pour turhines a injection partielle (-). — Les turbines pour très hautes chutes (jusqu'à 800 m) que fabriquent MM. Singrun frères sous le nom de « turbines Excelsior » sonl, en principe, des roues Pelton. Les constructeurs les munissent d’un ajutage réglable qui présente la particularité spécifique de conserver à la veine le même angle et le meme centre d’injection.
- ?.. — Ajutage réglable Sir
- Cet ajutage (lig. 1, a et 3) se fixe à l’extrémité do la tuyère d’eniréc de l’eau L. La veine liquide qui en sort jaillit toujours suivant la direction LM. La veine est limitée en largeur pardeuxcloisonsvcrticaI.es parallèles F et G, et, en hauteur, par les deux pièces 11 et IF, mobiles d’un mouvement longitudinal symétrique à l’aide de pignons I et I', actionnés par engrenages et vis sans lin ; l’arbre Q de la vis porte un volant pour la manœuvre à la main, ou bien est actionné directement par un régulateur.
- lia figure 2 montre un ajutage de ce genre, presque entièrement fermé : elle permet de se rendre compte de la manière dont les languettes sont guidées par les surfaces parallèles 00' et NN'.
- Enfin des rainures conduisent l’eau sur la face extérieure de ces languettes, afin d’équi- (*)
- (*) Voy. L’Éclairage Électrique, t. XXV, p. 65, i3 octobre 1900.
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- Jibrer les pressions, et de réduire autant que possible la puissance nécessaire pour le réglage.
- Régulateur de vitesse de MM. Laurent frères et Collot (1). — Ce régulateur est un appareil à double cône de friction, de principe très classique. —L’intérêt qu’il présente provient de ce que le travail qu’a à fournir le régulateur pour effectuer l’embrayage, est très réduit.
- La figure 4 représente l’embrayage. T est la tige dont le déplacement verLieal est conjugué à celui du régulateur ; oo est un arbre recevant son mouvement de l'arbre principal de la turbine ; Kv un arbre auxiliaire sur lequel est calée une roue d’engrenages coniques et qui, par un dispositif quelconque commande le vannage. — Avec cette roue b peut
- engrener l’un ou l’autre des pignons a ou a!. selon que les manchons d’embrayage m ou m! viennent en contact avec la couronne extérieure des pièces D ou D'. — La particularité de l’appareil réside dans la liaison entre les pièces D, D; et les pignon a et a'. Un ressort à boudin r est fixé d’une part à la pièce D, de l’autre au pignon : entre ces deux organes se trouve line bague t. calée sur l’arbre oo. — On conçoit comment, dès que le manchon prend contact avec D, le ressort s’applique soit sur la circonférence extérieure de la bague T, soit sur la circonférence intérieure du cylindre E, solidaire de D : la première éventualité correspond au mouvement du vannage et, dans ce mouvement, te rôle de l’embrayage D est seulement de maintenir le ressort bandé, puisque la puissance est.transmise en majeure partie au pignon par suite de l’adhérence des spires de ressort sur la bague t. En cas de surcharge du ressort r, un déclanchement se produit en M, isolant la roue b.
- Régulateur a courants de Foucault de J.-J. Rieter. — Nous ne voulons pas passer sous silence ce régulateur (2) : il agit en absorbant les excès de puissance. Le frein proprement dit possède un système inducteur à une seule bobine analogue à celui de certains
- (l) Classe ao. Section française.
- (J) Déjà décrit dans L’Éclairage Électrique, t. IX, p. i.Çg, 24 octobre 1896.
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- alternateurs à pôles alternés. Cet inducteur tourne à l'intérieur d'un anneau massif dans lequel se développent des courants de Foucault. Pour refroidir l’anneau un certain nombre de bagues de tôle mince, perpendiculaires à l’axe, sont prises par un bord dans la fonte, et de l’autre côté font largement saillie à l’extérieur.
- Le tachymètre agit sur un rhéostat, et modifie l’excitation du système inducteur, de manière que l’excès de puissance soit intégralement absorbé par les actions électromécaniques.
- Régulateur a. frein de l’A. G. vs. Joh. Jacob Rif.tf.r(Y — Nous ne dirons que quelques mots de cet appareil : une pompe centrifuge met en mouvement un liquide : eau, glycérine ou huile minérale, dans une enceinte fermée, et l’écoulement est réglé par une soupape chargée, commandée par le régulateur.— Cet appareil est du même principe que le régulateur Rusch décrit dans un précédent article (2). Il existe trois modèles pouvant respectivement freiner de i à, 10, i à 20, 1 à 70 chevaux. La vitesse de la pompe est d’au moins 3oo tours par minute, la capacité de l’appareil en litres de liquide, respectivement 3o, 00 et 170.
- Régulateur universel de MM. Esciier Wyss et C‘e(3). — Ce régulateur est encore un régulateur à double embrayage, comme celui de MM. Laurent frères et Collot, mais le système est ici tout à fait original.
- (2) L’Eclairage Électrique, t. XXV, p. 69, i3 oc
- (3) Classe ao, Section suisse.
- nobre 1900.
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- Les pièces principales sont deux caisses B dont on voit la coupe représentée figure 6 : ces caisses sont en forme de cylindre plat, ayant môme axe que l’axe général de l’appareil, elles contiennent deux engrenages formant pompe foulante, dont l’un a également comme axe l’axe général, et l’autre est excentré. Deux orifices R et Q servent respectivement au refoulement et à l’aspiration. Chaque caisse porte un engrenage d’angle en prise avec le pignon E de l’arbre de commande des vannages. — Le mouvement est donné à l’ensemble par la poulie D.
- Les orifices Q restent toujours ouverts dans la caisse A, laquelle contient de l'huile ; les orifices R aboutissent à un système de distribution, comprenant un tiroir G, actionné par le régulateur au moyen des tiges K, J et H, le point fixe étant M.
- Lorsque les orifices Q et R sont ouverts, les boîtes B restent immobiles, ce sont les engrenages des pompes qui tournent. Mais si l’orifice R d’une des boîtes est obturé, les engrenages ne peuvent plus tourner, c’est la boîte correspondante qui prend un mouvement de rotation et entraîne l’arbre F. — Suivant que c’est la boite du dessus ou celle du dessous pour laquelle l’échappement de liquide est entravé, l’arbre F tourne dans un sens ou dans l’autre.
- En réalité, le point M que nous appelions tout à l’heure le point fixe;, n’est pas réellement fixe : en effet, il est situé sur une pièce constituant f écrou d'une vis qui prolonge un arbre N. Cet arbre porte un pignon O qui engrène avec une roue P, calée sur la boîte B. Cet ensemble forme le freinage, c’est-à-dire le dispositif qui oblige le retour à l’état normal et évite l’excès de réglage.
- (A suivre).
- J. Reyval.
- PRÉDÉTERMIXATIOX
- DE LA CHUTE DE TENSION DANS LES ALTERNATEURS
- ET FONCTIOXNEMEXT DLS CIRCUITS DITS « AMORTISSEURS » (i)
- Vérification phatique des resültats précédents. — Xous allons appliquer nos formules à l’alternateur dont il est parlé dans l’article de M. Potier (2).
- Rappelons que cet alternateur monophasé tourne à 6o tours et peut fournir 200 ampères sous 3200 volts ; il comporte 80 pôles inducteurs ayant 320 spires ; les bobines sont groupées par 20 en quatre séries parallèles^.
- Chaque pôle de l’induit est formé de 2 bobines concentriques de chacune 12 spires, les deux moitiés de l’induit sont en .parallèles. ’
- On a relevé certains points de la courbe en charge de l’alternateur avec un-courant extérieur de 100 ampères décalé de 90°, soit en avant, soit en arrière de la force éleelro-motriee; ces points sont indiqués par des croix sur la figure 12.
- De plus pour connaître la force électromotrice totale nécessaire pour vaincre la perte * (*)
- l1) Toir numéro précédent, p. 90.
- (*) L’Éclairage Électrique, t. XXIV. p. i33, 28 juillet 1900.
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- ohinique et la self-induction de l’alternateur, nous avons fait bobiner au-dessus de l’enroulement induit un circuit ayant le même nombre de spires et fermé extérieurement sur un voltmètre. La dynamo étant fermée en court-circuit et débitant son courant plein, soit 200 ampères, le nombre de volts indiqué par le voltmètre était la mesure réelle du voltage induit dans l’enroulement.
- On a ainsi trouvé qu’il fallait i3 volts pour 2 pôles, soit 260 volts pour les 4o pôles en série, ceci avec un débit de 200 ampères.
- La perte ohmique étant de 80 volts, la force électromolrice de self-induction sera
- \r' 260"— 8os — 247 volts.
- Pour un débit de 100 ampères, nous devrons compter 123,5 volts.
- Nous avons calculé les résistances magnétiques pour un entrefer de 6 mm et nous avons trouvé :
- Résistance magnétique de la partie de l’entrefer correspondant à la petite bobine R, = 0,0016.
- Résistance
- bobine
- tagnétique de la portion de l’entrefer compris entre la petite et la grande Rs = 0,00235
- Résistance magnétique du circuit de dispersion R;1 = 0,0041
- Les coefficients de Kapp calculés, respectivement pour la petite et la grande bobine sont K1=3,77 Ko = 5,06.
- Proposons-nous de tracer la caractéristique en chargée pour 100 ampères extérieurs avec cos « = o. Il passera 5o ampères efficaces dans chaque bobine et on aura
- On pourra alors calculer toutes les grandeurs nécessaires au tracé de l’épure (fig. 9);
- DF= 123,5 volts
- F-"rrxir'x?ix [* ‘57+ K*(157 + ^7)
- I (6„5 +308} =5,9 volt,
- soit 0,9 X 4° — 236 volts pour les 4o bobiues en série. On aura de môme
- soit 472 volts pour les 4° bobines en série.
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- :^9
- Les ampères-tours dont il faudra tenir compte seront égaux à
- Remarquons que la quantité AF que nous avons trouvée égale à 236 volts pour a = i s annule pour % — o, c’est-à-dire quand la machine est munie d’un amortisseur parfait.
- volts pour
- de perte ohmiqi
- ampères.
- la caractéristique à vide delà machine,
- caractéristique avec 100 ampères déballés en retard en ajoutant à toutes les abscisses 3 a o ampères-tours et en retranchant de toutes les ordonnées, soit
- 12'}.5 — 236 —4-2 = 83i,5 volts,
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- s'il n’y a aucun amortissement, soit
- 1 ^3,5 472 = 5q5,5 volts,
- si la machine est munie d’un amortisseur parfait.
- Sur la figure 12 nous avons représenté en I la caractéristique à vide, en U les caractéristiques calculées en charge avec un débit, de ioo ampères décalées de 90°, soit en avance soit en redard et en supposant un amortisseur parfait.
- En III ces mêmes courbes dans l’hypothèse où l’on n’a pas d’amortisseur.
- Les points relevés sont indiqués par des croix et l’on voit qu’ils sont compris entre ces deux courbes.
- L’alternateur était muni d’un circuit amortisseur et l’on voit en effet que les points relevés sont presque sur la courbe II au moins dans la partie haute, c’est-à-dire pour les régimes où l’influence de la troisième»* harmonique est très atténuée.
- Nous avons également représenté en IV la caractéristique sur cos ù = 1.
- Nous avons figuré en traits mixtes les caractéristiques calculées pour les forces électromotrices réellement induites.
- On remarque, comme nous l’avons dit, que toutes les courbes en charge aux bornes partent du point de court-circuit. La caractéristique avec cos *!< = 1 et celle avec des oouranls en avance s’inclinent en arrière.
- Toutes les. courbes de force électromotrices induites partent également d’un même point correspondant à la force électromotrice induite en court-circuit.
- On peut s'en rendre complu en se reportant à la figure 10, car il est évident que toutes les courbes induites doivent partir du point F où la tension induite est FO.
- Nous donnons ci-dessous un tableau des points relevés et de points calculés sur l’alternateur dont la caractéristique est indiquée (fig. 12).
- T A R L k a u T
- Nous avons également fait quelques essais sur un alternateur identique au précédent, mais ayant une caractéristique légèrement différente (fig. i3). Nous donnons ci-dessous la comparaison entre les résultats du calcul et des essais.
- Dans ce tableau les 4 premières colonnes donnent le voltage, l’ampérage, le nombre de kilowatts relevés et le cos aux bornes. La colonne 5 donne les volts induits relevés avec
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- le petit circuit de voltmètre. La colonne 6 donne ces mêmes volts relevés sur l’épure. La colonne y donne la force électromotrice BC (fig. 9).
- Tableau II
- Celte force électromotrice correspond à mi ampères-tours sur la caractéristique à vide, mais pour avoir véritablement E" aux bornes nous avons dit qu’il fallait' disposer sur l’in-
- ducteur de de façon qi
- nombre supplémentaire d’ampères-tours zvi„ ; l’on ait
- colonne 8
- à (mi)' correspond une nouvelle force électromotrice E'" (col. 9) qui est celle que donnerait l’alternateur s’il marchait à vide avec (mi)' ampères-tours.
- La chute de tension calculée est E/w — E" (col. 12).
- D’autre part le nombre d’ampères-tours relevé est indiqué colonne 10, le nombre de volts correspondant est porté colonne n et la chute de tension relevée colonne i3.
- On voit que l’accord est satisfaisant.
- Xous avons indiqué sur la figure i3 la correspondance des ampères-tours et des volts du tableau II.
- Remarque concernant les alternateurs diphasés et triphasés. — Dans le cas d’alternateurs di et triphasés, on aura constamment à faire aune réaction d’induit constante ainsi que le montrent les figures 14 et id si N désigne le nombre de spires d’une bobine etl,, le courant maximum qui la traverse.
- La réaction d’induit sera ^2 dans le cas d’un alternateur diphasé et dans le cas du triphasé, il en résulte que les ampères-tours et les volts dont il faudra tenir compte dans le tracé de la caractéristique en déwatté seront :
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- Pc
- riphas
- P
- /.
- îpci
- Pour la caractéristique sous un cos ^ quelconque il faudra tracer une épure semblable à
- celle que nous avons indiquée plus haut en remplaçant partout p par i p pour le diphasé et par 3 p pour le triphasé. •
- On aurait des formules analogues dans le cas de deux bobines concentriques.
- Cas des machines homopolaires. — Considérons (fig. 16) une machine homopolaire munie d’un certain nombre de bobines.
- Si nous supposons comme précédemment que l’on ait suivant la ligne AB un certain nombre d’ampères-tours disponibles sur l’inducteur et que <î>, représentant le flux maximum
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- traversant la bobine a, <l\2 représente le flux traversant b, on aura
- 0,4- mi =Z 4>jR, = 4>;R„
- la force éleelromolrice développée sera proportionnelle à la variation du flux
- En charge les ampères-tours induits tendront h diminuer <i>, et à augmenter <P3, donc
- ifj i ii i i ! n , i i i i. i ry
- 7i\!;
- pou)' ces deux raisons la différence des llux sera augmentée si nous désignons comme précédemment la réaction d’induit, par
- On pourra écrire, eu désignant p-
- -i»’, Ki
- donc
- et les nouveaux flux en charge,
- 4>’;R1 +o,4ïcNJ0 si» <? — o,4k>'T0 a sinf-Ç-— © j-^CR,
- On voit que cette formule est identique à celle que nous avons trouvée dans le cas d’un alternateur ordinaire sauf que la réaction d’induit est doublée, on trouvera donc en posant toujours
- o.4rNL
- -*f| smo - » Si» (4^----?) |-
- On tire do môme
- Le voltage est proportionnel à
- On voit que tout revient à remplacer p. par 1 p dans les formules précédemment trouvées dans le cas des alternateurs hétéropolaires.
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- La force électromotrice en charge deviendra donc
- On retrouve encore dans celte formule une troisième harmonique qui s’annule pour a = o, c’est-à-dire quand L’amortissement est parfait, si on néglige ce terme on a :
- Quant aux ampères-tours nécessaires pour faire passer le flux <!»', ils seront donnés par
- On voit qu’il faudra ajouter un nombre d’ampères-tours supplémentaires égal à
- vr Rj —Kt ' + S1“-'
- Ces résultats sont analogues à ceux trouvés dans le cas des machines hétéropolaires, nous pouvons donc faire les mômes constructions que celles indiquées précédemment
- t ‘ ' 'U ;
- Pour avoir la caractéristique eu charge avec cos d» = o. il faudra décaler les points de la caractéristique à vide d’un nombre de volts égal à
- et d’un nombre d’ampères-tours.
- •dîb + R,] •
- Pour avoir la caractéristique avec un cos ù quelconque, on sera forcé de construire une épure de tous points semblable à celle de la ligure io, mais où l’on aura remplacé u par 2 u. Tl faudra également tenir compte d’un nombre d’ampères-tours
- • *[Ki+<y
- Dans le cas d’alternateurs biphasés ou triphasés on aura affaire à une réaction d’induit constante et si NI0 désigne toujours les ampères-tours maximum d’une seule bobine, il faudra dans le cas des alternateurs diphasés tenir compte d’un nombre d’ampères-tours NI0 ^
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- et d’un nombre de volts qui sera
- Pour un décalage quelconque, on tracera l’épure donnée dans le cas des machines hétéropolaires monophasées en remplaçant p. par 4 p.
- Pour les alternateurs triphasés, on aura pour les ampères-tours INIu ^ et poulies volts
- Pour un décalage quelconque, on tracera toujours la même épure en remplaçant. U par 6 y.
- En résumé l’étude qui précède nous amène aux résultats suivants :
- i J Tous les alternateurs non munis d’un amortisseur parfait ont, dans la force électro-motrice’en charge et par conséquent dans l'intensité, une troisième harmonique même si la force électromotrice à vide est rigoureusement sinusoïdale.
- 20 La partie la plus importante de la chute de tension ne provient pas de la self-induclion de l’alternateur.
- La force électromotrice de self-induction, c'est-à-dire la force électromotrice provenant du iliix enveloppant les bobines induites sans couper l’inducteur, est toujours faible et n'excède pas 8 à io p. ioo de la tension normale de l'alternateur.
- 3° La chute de tension totale se compose de 2 termes ; le premier dû à la self-induclion, le deuxième qui est fonction des ampères-tours de la bobine, des résistances magnétiques des circuits d’entrefer et du circuit de dispersion de l'inducteur, et du décalage intérieur de l’alternateur.
- 4° Pour un fonctionnement en courant complètement déwatté on pourra, comme l’a indiqué \T. Potier, passer de la caractéristique à vide à celle en charge en décalant tous les points de la première courbe d’un nombre constant d’ampères-tours et de volts.
- Nous avons montré qu'il était facile de calculer à priori ces nombres d’ampères-tours et de volts.
- Ce résultat ne sera pas applicable pour d'autres décalages et il faudra tracer l’épure que nous avons indiquée.
- 5° Ces mêmes résultats sont applicables aux machines homopolaires ; mais, toutes choses égaies d’ailleurs et toute autre considération mise à part,.la chute de tension y sera deux fois plus grande que dans les machines hétcropolaires.
- (>° Dans un alternateur en court-circuit la force électromotrice n’est pas à 90° de l’intensité, car la force électromotrice de self-induction a une valeur très comparable à celle de résistance ohinique.
- 70 Toutes les caractéristiques construites pour un même débit, mais pour des décalages différents aux bornes partent du point de coui*t-circuil. Les caractéristiques construites pour des courants en avance ou pour des cos «L voisins de l’unité reviennent en arrière de ce point de court-circuit, c’est-à-dire qu’il faudra moins d’ampères-tours pour fonctionner sur des réseaux ayant les décalages correspondants qu’en court-circuit.
- 8° Enfin l’épure tracée pour le fonctionnement d’un alternateur en générateur représente également son fonctionnement en moteur synchrone sous intensité constante, mais comme I on a généralement à examiner la marche de ce dernier genre de machine sons voltage
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- constant et avec excitation constante, il y aura lieu de mettre le tracé sous une autre forme, c’est ce que nous ferons dans un prochain article.
- 9° Le circuit amortisseur appliqué aux alternateurs a pour effet de diminuer très sensiblement leur chute de tension.
- George Giles.
- SUR UES EK ROULEMENTS DES MACHINES A COURANT CONTINU
- Sur la saturation des dents des indutts, les étincelles au collecteur et les pertes
- PAH COURANTS DE FOUCAULT ET SUR LES ENROULEMENTS A PLUSIEURS BOBINES PAR ENCOCHE
- M. Fischer JItnnkn, directeur de la Elektrotechnische Fabrik Fr. Krizik. de Prague, nous adresse la lettre suivante à propos [de l’article de AI. A. Rothert, publié dans le numéro du 3o mars de ce journal :
- Dans l’article de M. Alexandre Rothert se trouve (p. 4GB) le passage suivant : « Universellement connu et recounu est le fait que pour une bonne marche du collecteur, sans étincelles aux balais, il faut une saturation des dents aussi élevée que possible, a
- Cette assertion me paraît contestable à plus d’un point de vue : i° parce qu'elle est en contradiction avec la pratique généralement employée; 2° parce qu’elle ne s’accorde pas avec la théorie de la commutation, dans laquelle la saturation des dents n entre pas.
- Sans aller plus loin, je ne citerai ici que quelques machines quc.j’ai étudiées dernièrement pour les Ateliers de Constructions Electriques Fr. Krizik, à Prague, et qui, malgré leur faible saturation des dents, marchent sans les moindres étincelles.
- Les données principales de ces machines sont résumées dans le tableau suivant :
- L’élévation de température apres une marche de dix heures ne dépassa, dans aucune des machines précitées, 4<>à 5o,JC. pour la partie la plus chaude. On remarquera en outre leur poids relativement faible par rapport aux puissances spécifiques. En particulier le moteur C15, qui pèse iao kg et dont la puissance normale d’après le catalogue est de i,5 kilowatt, fut soumis à une charge de 2,7 chevaux (!) à 1 000 tours (marchant en moteur). Après une marche de trois jours et nuits consécutifs, les élévations de température suivantes ont été relevées : Induit : dents, 46° C; enroulement, 36" ; électros, 19°. L’intensité dans les dents était de 11 000 lignes par env ; le rendement industriel de 83 p. 100.
- 11 serait intéressant de comparer ces chiffres avec ceux obtenus par M. Rothert.
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- Bien que la saturation dans les dents soit choisie aussi basse que possible, les pertes par courant Foucault dans les dents atteignent néanmoins i-i,5 p. ioo. Par conséquent, en employant, comme le propose M. Rothert ’p. 469) <les intensités de »3 000-20 000 lignes par cin2, on arriverait fatalement à des pertes de 4 à J p. 100, ce qui est tout à lait inadmissible, mémo si l’on pouvait limiter Réchauffement par un procédé convenable.
- En ce qui concerne enfin l’enroulement à plusieurs bobines par encoche, pour lequel M. Rothert revendique la priorité, je me permets de lui faire observer que ce procédé, universellement connu d’ailleurs, mais rarement employé, présente le grave inconvénient d’augmenter la production d’étincelles. Il nuit en chercher la raison dans l’accroissement de la self-induction des bobines en court-circuit, laquelle est inversement proportionnelle au nombre d’encoches. De plus, la commutation des bobines consécutives a lieu en des endroits différents ayant par conséquent des intensités de champ différentes. Il peut donc arriver que certaines lames s’usent d’avantage, que les autres. Toutes ces raisons expliquent pourquoi on n’a recours à ce bobinage que quand on ne peut pas faire autrement et seulement dans le cas de moteurs.
- J. Fischer-Hinnen,
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- AIMANTATION
- Contribution à l'étude des aimants permanents, par C. Chistoni et G. G. de Vecchi. A*. Acc. di Modenu, série III, l. II, p. iu5,
- Dans un mémoire publié en 1897 les auteurs ont étudié les aciers au tungstène ('), c’est la suite de cette étude qui fait l’objet de la note actuelle dans laquelle l'influence des divers traitements auxquels peuvent être soumis ces barreaux magnétiques est plus particulièrement examinée.
- Des barreaux aimantés ayant pris leur état, stationnaire sont portés lentement jusqu’à ioo° et abandonnés à cette température pendant quelques heures; en général le moment magnétique diminue et passe en outre par une nouvelle série de variations. Cette action est plus sensible sur les barreaux doués d’une faible intensité d’aimantation. Un phénomène analogue se produit si l’aimant est soumis à des sauts brusques de on à ioo°. Il est à remarquer que si après une nouvelle et intense aimantation, on donné à 1 aimant une très légère aimantation, il acquiert un moment magnétique presque constant. Si l’on aimante successivement un barreau avec les
- p. 216," septembre 1897. 'L'Éclairage Électrique, l. XIV, p. a57.
- différentes méthodes, on n'observe pas de variations brusques au moment magnétique. La valeur du moment magnétique après traitement suivant Barus et Strouhal, n'est presque jamais inférieure à celle «pie l’on observe quand on aimante la barre sans la soumettre au retour, mais 011 constate que l'état stationnaire n’est pas toujours atteint immédiatement.
- Les auteurs recommandent pour obtenir une bonne aimantation de placer le barreau dans la direction d’un champ très faible d’abord et qui est augmenté jusqu’à une grande intensité et diminué ensuite.il est bon de soumettre successivement le barreau à des aimantations inverses suivies. d’une aimantation intense dans le sens
- La variation du moment magnétique avec la température ne jjeut être représentée par :
- M( M,, (1 - tf(t) )
- où/' (if) serait de la forme car, pour une
- même valeur de ?, f (j) diffère suivant que f croît ou décroît. Lorsque l’on renverse la variation de température, f (1) éprouve une discontinuité.
- Les auteurs concluent des mesures qu’ils ont effectuées que le meilleur moyen de déterminer Mfi pour les exigences pratiques est de partir de no° et de limiter la détermination de f\t) à o et 4o°. Il est utile de déterminer f (t) entre
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- T. XXVII. — N°t7.
- 10 el 3o° pour vérifier si la marche est. bien ré-glllii-rc.
- MM, Chistoni et de Yeeehi sont d’avis que la valeur du coefficient thermique d’un aimant dépend principalement de la qualité de l’acier et de sa trempe. G. G.
- Essai des aciers à aimant, par J. Klemencic. Dr. Ann., t. IV. p. 3i6-3a3, février 1901.
- La nature de l'acier qu’il faut employer à la construction d’un aimant pour obtenir une constance suffisante de l’aimantation dépend- du régime auquel doit être soumis l’aimant. Par exemple, l’aimant peut avoir à subir des vibrations mécaniques répétées, des arrachements de l'armature : ou bien, il doit être placé dans des supports relativement fixes, comme dans les appareils de mesure. Ce sont là les deux cas extrêmes et une espèce d’acier qui convient bien dans le premier cas ne présente pas forcément les mêmes avantages dans le second.
- M. Klemencic a étudié un assez grand nombre de barreaux provenant de diverses lubriques et trempés avant la livraison. Ces barreaux ont été aimantés dans une bobine donnant un champ uniforme de 6 à 700 unités. Leur moment était ensuite mesuré par la méthode magnétomé-
- Au bout de vingt-sept jours, les barreaux maintenus immobiles avaient perdu de 0,72 à 1,23 p. 100 ou o,89 à 1,72 p. 1000 de leur moment, suivant que le rapport de leur longueur au côté de leur section était 20 ou 10.
- Les différentes marques par ordre de constance, se rangent comme il suit :
- 45 43 o ou L’I
- (marques de la fabrique).
- Au bout de quatre mois, la perte s’élevait à i,65 p. 100 ou 3,84 p. 100 pour certains et l'ordre de constance est alors :
- M. Kriise a étudié l'influence sur ces mêmes barreaux des vibrations et des chocs et du contact avec les morceaux de fer : il a aussi mesuré leur force eoêrcitive. l.cs pertes d’aimantation provoquées par les chocs sont d’autant plus grandes que la force eoêrcitive est plus petite. Par exemple :
- Longueur du barreau : i5 cm : côlo 6 mm.
- Marque . )..............o, 00, . Ll 43 45
- Force eoercilive. . . . 84 76 63 69 5;
- Diminution par le choc. 3,5 5,4 5,5 5,9 6,7 p. 100
- En comparant l’ordre des deux séries, on voit que les aimants qui résistent le mieux au choc présentent en général une constance moindre quand ils sont laissés en repos. Dans ces dernières conditions, les aimants les plus constants sont ceux qui ont la plus petite force coercitive. En fait, des expériences provisoires ont montré que le fer doux conserve l’aimanlaliou rémanente presque sans variation pendant longtemps, si on a soin de le soustraire aux chocs.
- M. L.
- DIVERS
- Déformation de la surface plane d’un liquidé en présence d'un corps électrisé, par A. Sella. Rendiconti dei Uncei, t. IX, p. 80, 1900.
- La surface plane d’un liquide se déforme lorsque l’on en approche un corps électrisé ; *» clic sc soulève au voisinage de ce corps. S’il s’agit d’une sphère conductrice au-dessus d'un liquide conducteur, la déformation dépend de la différence de potentiel, et, inversement, cette différence peut se déduire de la déformation.
- L’auteur indique la relation entre le rayon de courbure de la surface déformée à l’ombilic et les autres données (différence de potentiel, densité du liquide, rayon de la sphère, distance à la surface plane) dans le cas où la déformation est suffisamment faible pour ne pas altérer la distribution électrique.
- L'ordre do grandeur do ce rayon de courbure est indiqué par les résultats numériques suivants, déduits de la formule, dans le cas où le rayon de la sphère est égal à l’unité, le liquide est le mercure et la différence de potentiel est aussi égale à l'unité.
- G. G.
- Note sur les causes des variations séculaires du magnétisme terrestre,par P.-S. We-dell-Wedellsbor^. Drudcs Ann., t. 111, p. 54<>-54'3, novembre 1900.
- « Kxner et d autres physiciens ont démontre
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- que le globe terrestre possède une électrisation négative notable. Par des expériences directe®, H.-A. Rowland a montré qu’un corps électrisé animé d’un mouvement de rotation engendre un champ magnétique. Enfin on sait que le nickel et le fer, au voisinage de leur point critique d’aimantation, s’aimantent môme dans des champs magnétiques très faibles. Par suite, la rotation de la terre engendre un champ magné,-tique, dont l’axe coïncide avec celui de la terre. On sait d’autre part que l’axe magnétique de la terre fait un angle d’environ :>.o° avec l’axe de rotation et en outre tourne lentement autour de ce dernier dans le sens opposé à celui de la rotation de la terre. Les deux pôles magnétiques se déplacent donc lentement vers l’ouest. On peut chercher les causes de ce phénomène dans les observations et les vues théoriques d’Adam Paulsen.
- « Paulsen a démontré par l’expérience que les rayons issus des taches solaires provoquent sur la terre des courants électriques, dont la répartition est la suivante : Des contrées équatoriales, où l’énergie solaire se transforme en énergie électrique, le courant positif est dirigé vers l’intérieur du sol pour ressortir vers les hautes latitudes, taudis que le courant négatif, des basses latitudes se rend dans les couches supérieures de l’atmosphère vers les régions polaires. Ces courants ont évidemment une période d’un jour, puisque leur force électromotrice a son origine dans la chaleur solaire : admettons qu’ils soient plus intenses pendant le jour que pendant la nuit : ils formeront sur chaque hémisphère un solcnoïde en forme de demi-anneau, qui sc trouve toujours sur le côté de la terre exposé au soleil. Les lignes de force magnétique de ce solénoïde sont dirigées de l’ouest à l’est sur l'hémisphère nord, de l'est à l'ouest, sur l’hémisphère sud. Les pôles magnétiques de la terre doivent être toujours en dehors de ces solénoïdes, c’est-à-dire profondément enfoncés dans le sol : ils seront pendant le jour dans la région où le champ magnétique est le plus faible, pendant la nuit, dans lu région où il est le plus grand; par suite, ils reçoivent chaque nuit une impulsion vers l’ouest et se déplacent lentement de ce côté.
- « On admet généralement que les rayons émis par les taches solaires sont absorbés par lès couches supérieures de l'atmosphère, où leur
- 1 énergie se transforme en énergie électrique : cette énergie électrique se manifeste par des aurores boréales, des tempêtes électriques et magnétiques. Evershed et Ricco regardent ces rayons comme des rayons de très courte longueur d’onde et à haute température. Ces rayons ont comme on le sait la propriété de se transformer en énergie électrique quand ils sont absorbés par les gaz. Admettons que l’attraction de la lune retarde les couches supérieures de l’at-mosplicre par rapport à la rotation de la terre, les charges électriques produites dans ces couches auront dans le champ magnétique terrestre un mouvement dirigé vers l’ouest : par suite, l’électricité positive se dirige vers le sol, l'électricité négative vers le ciel et vers les pôles. C. Meldrum, en i8y3, a observé que les taches solaires provoquent dans les contrées tropicales des cyclones puissants et dos pluies abondantes ; comme l’air électrisé a la propriété de condenser la vapeur d’eau, ceci indique un courant descendant. C’est bien de l’électricité positive que transporte ce courant descendant : Paulsen a observé en effet que le potentiel des couches inférieures de l'atmosphère a une valeur négative plus grande dans les régions polaires que dans léV régions équatoriales où l’électricité négative du sol est en partie neutralisée par l'électricité positive du courant descendant.
- M. L.
- Sur la polarisation avec les courants alternatifs, par Francesco Oliveri II Nuovo Cimento, t. XII, p, i4i- octobre 1900.
- Mengarini a trouvé pour l’expression de la force électromotrice de polarisation avec courants alternatifs sinusoïdaux, une fonction sinusoïdale ('), mais ce résultat n’est valable que si la valeur de la polarisation est suffisamment inférieure a la valeur maxima qu’elle pourrait atteindre.
- Malagoli (1 2), en partant de la formule de Bur-toli (3) qui est applicable pour des valeurs de la polarisation inférieure au maximum, niais très près de ce maximum, a poussé plus loin la théorie. En continuant cette étude, l’auteur con-
- (1) Mkwc-ucisfi. Bendiconti dei I.ineei, t. VI., série IV. 2t Obf.kbeok, Wied. Ann., l. XXI, p. 139. 1884.
- (2) Malagoli. Atti. dell Arc., di Catania, t. V, série IV.
- (*) Baktoli. Nuovo Cimento, s. III, t, VII, p. a34.
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- dut que dans le cas où les valeurs de la polarisation s'approchent très près du maximum, la marche est encore approximativement sinusoïdale.
- E. OJiveri déduit sans calcul la loi suivante énoncée par Alalagoli.
- I.a condition nécessaire et suffisante pour que le phénomène de l’èlectrolvse avec courants alternatifs soit possible est que; la quantité d'électricité que l’on envoie dans le voltamètre pendant une demi-période soit supérieure au double de celle qui est. nécessaire pour que le voltamètre même atteigne le maximum de polarisation.
- On en déduit que pour qu'il y ait éleetrolyse avec un courant alternatif d’iiitensitc donnée, il faut que la valeur maxima de cette intensité multipliée par la période et divisée par II, soit plus grande que le double de la quantité d'électricité nécessaire pour produire le maximum de la polarisation. I
- L'auteur a vérifié ces résultats par la méthode des contacts instantanés employée par Joubert. 11 trouve aussi que pour des fréquences supérieures à une certaine limite (variable avec la nature de l'électrolyte), la marche de la polarisation est très voisine d’une sinusoïde.
- Dans un circuit parcouru par un courant alternatif, un voltamètre dans lequel la polarisation atteint seulement des valeurs éloignées du maximum se comporte comme une capacité. Ce résultat n’est plus vrai quand la polarisation atteint sa valeur maxima et qu’il y a électrolyse ; dans ce cas, le déplacement de phase dépend de la nature de l’électrolyte puisqu'il dépend du temps nécessaire pour que (avec une intensité donnée), il passe dans le voltamètre la quantité d’électricité nécessaire pour produire la polarisation maxima.
- G. G.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE
- Séances et Exposition de Etiques.
- L'année dernière la SociétéFraneaisc de Physique avait, en raison de l’Exposition universelle, décidé de ne pas prier, comme à l’ordinaire, les constructeurs de présenter leurs appareils nouveaux, dans l’hôtel de la Société d’Encouragement. Les réunions avaient, été remplies par des conférences dont le succès fut, on se le rappelle, si grand (pie l'on résolut de ne plus négliger désormais un élément aussi important. Celte année, outre l'exposition, ouverte aux jours et' aux heures ordinaires, le programme annonçait six conférences des plus intéressantes ; plusieurs d’entre elles vont être résumées plus loin. Je dirai aussi quelques mots des appareils (pie j’ai pu voir, en m’excusant de n’èlre pas plus complet. A l’heure où l’exposition, pendant l’après-midi du samedi, est réser- I vée aux membres de la Société de l'hvsiqne, qui !' peuvent la- visiter avec soin et. se faire donner j tous les renseignements qu’ils désirent sur les J appareils, trois conférences se faisaient à l'am- J phithéatre de physique de la Sorbonne. j
- La veille, vendredi i s> avril, M. P. Weiss nous avait entretenus d’un nouveau système de voltmètres et d’ampèremètres rendus indépendants, par compensation, des variations accidentelles de leur aimant permanent. Rl. Weiss exposera bientôt ici même le détail de scs recherches ; j’en indiquerai seulement le principe. Dans un galvanomètre Deprez-d’Arsonval, la seusibilité décroît avec l’intensité d’aimantation de l’aimant permanent ; au contraire dans l’ampèremètre ordinaire à pâlotte de fer doux, la force antagoniste proportionnelle à l'aimantation de celte palette varie on sens inverse. On peut done se proposer de combiner les deux effets pour obtenir un appareil dans lequel les variations accidentelles se compensent automatiquement. M. Weiss rend ce résultat, sensible au moveu du galvanomètre dont s’était servi autrefois M. Ledeboer et dans lequel l'aimant permanent est remplacé par un électro, ce qui permet de faire varier le champ. A mesure que le courant excitateur croit, la sensibilité augmente d’abord, puis, assez rapidement, elle se fixe à une valeur déterminée et reste très sensiblement invariable quand on donne au courant des valeurs de plus en plus grandes. La théorie
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- complète montre que l’on pourrait, si le champ variait entre des limites assez étendues, observer, après un maximum de la sensibilité, lin minimum. Il est possible de rendre ce maximum et ce minimum presque égaux et de créer par conséquent, sur la courbe de sensibilité un long palier, dans lequel l'effet voulu est entièrement atteint.
- Le nombre que cite M. Weiss montre que la perfection de la compensation dépasse certainement le r/ioo. Il en résulte que, pour Jes appareils industriels, on n’a plus à se préoccuper de la valeur initiale de l'aimantation et qu’un défaut de centrage, qui amène l'équipage dans la région oii le champ varie suivant une loi inconnue, ne cause pas de perturbation sensible. La précision est assez grande pour que M. Weiss puisse affirmer que son procédé permet de construire des appareils répondant il tous les besoins des laboratoires scientiliques et pour que nous partagions l’espérance qu’il conçoit d arriver à la réalisation satislaisante d'étalons absolus aussi invariables que les éleclrodynamomètres.
- Les appareils ont été construits par la maison ; Japy frères.
- M. Eorda a présenté le tèlautographe système Elisha Gray-Flitchie qu'il a fait fonctionner devant l’auditoire.
- Il y a quelques années déjà que M. Yoisenat avait présenté à la Société internationale des Electriciens et à la Société des Ingénieurs civils l'appareil d’Elisba-Gray. On se rappelle que cet appareil fournissait du problème de la transmission de l’écriture, une solution très satisfaisante, mais encore bien compliquée. 11 comportait quatre fils, ce qui nécessitait l’emploi d’une ligne spéciale. La régularité de son fonctionnement avait été constatée entre Paris et Londres, grâce à l'emploi de deux lignes téléphoniques qui réunissent les deux capitales.
- Mae Seherson trouva le moyen de revenir à deux fils seulement, mais c’est à Ritchie que revient le mérite d’avoir pu, peu de temps après la mort du professeur Gray, débarrasser l’appareil de tous les mécanismes délicats.
- i° Pour donner le mouvement parallèle au ftapier, on emploie deux circuits en dérivation alimentés par une batterie d'accumulateurs, le retour se faisant par le- sol. Dans chacun de ces circuits se trouve, à l'appareil transmetteur.
- un rhéostat, un récepteur, un ampèremètre à cadre mobile. Le crayon traçant est relié à deux tringles, dont les déplacements entraînent le frotteur du rhéostat; la plume réceptrice est entraînée par des tringles fixées aux deux cadres mobiles, les résistances sont calculées de façon que l’amplitude des mouvements au transmetteur soit reproduite au récepteur.
- •a" Pour appuyer la plume sur le papier on transmet des courants alternatifs sur la double ligne. La main qui tient le crayon, appuyant sur le papier, provoque la fermeture du primaire d’une bobiné de HuhmkoriF dont le secondaire agit, par l'intermédiaire d’un condensateur, sur la ligne ; un autre condensateur recueille ces courants à l'arrivée.
- 3° Pour donner du papier chaque fois que l’on arrive au bout d’une ligne, un contact spécial rompt les communications précédentes et fait fonctionner, à l'arrivée et au départ-, par l’intermédiaire d’un relais, des ressorts qui déplacent la bande de i5 mm. En même temps la plume se trempe dans l’encre.
- Des dispositions accessoires permettent d’utiliser hi ligne pour les transmissions téléphoniques et assurent la mise en état de réception dès que l’on a cessé d'écrire.
- L’appareil a fonctionné, avec beaucoup de succès, devant la Société.
- Le samedi i3 avril, M. A. Cotton a exposé do quelle ingénieuse façon il avait pu réaliser des réseaux sans se servir d’une machine à diviser. Le sujet trop spécial de cette communication ne permet pas do la résumer ici, mais M. Cotton y a ajouté quelques mots au sujet de l'arc a mercure, tel (pie le construit M. Dufour. La partie délicate de cet appareil est le tube intérieur sortant an milieu du bain de mercure et servant de cathode. Beaucoup d’expérimentateurs, en se servant de l’appareil de MM. Pérot et Fabry, plus ou moins modifié, ont vu ce tube de verre s’altérer sous l’action de l’arc qui le lèche. M. Dulour, qui a réussi à fabriquer divers appareils on quartz : thermomètre, serpentin, etc., emploie comme tube intérieur un tube de quartz; l’ampoule a Sa forme sphérique; il n’y a pas de soudures; le courant est amené par des fils de fer traversant des bouchons main, tenus dans le mercure. Un tube muni d’un robinet permet de faire à nouveau le vide suffisant quand 1 appareil a servi pendant quelque
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- temps; il peut opérer régulièrement avec, un courant de quatre ampères- Le quartz pouvant supporter les variations de température les plus brusques sans se briser, on n’a pas à craindre qu’une mise en court-circuit accidentelle provoque la rupture de l’appareil. Tout ce qui peut arriver, c’est qu'au bout de quelque temps la paroi supérieure se ramollisse et cède à la pres-
- Si Ton veut avoir les raies du mercure entièrement fines que MM. Pérot et Fabry ont utilisées pour leurs recherches sur les interférences à très grande différence de marche, il faut utiliser la lumière horizontale. Dans Dusage courant, on pourra obtenir une intensité notablement plus grande en plaçant au-dessus de l’ampoule une lentille et un prisme à réllexion
- M. Macé de Lépinay fait savoir, à ce propos, qu'il a pu se servir pendant dix-huit mois, à raison de deux ou trois heures par jour, d’un tube a mercure du modèle Pérot et Fabry, qui a été mis hors d’usage par accident. 11 ne faut pas dépasser trois ampères, sauf au moment de l'allumage et avoir soin de faire rentrer le mercure assez fréquemment dans le tube intérieur par de petites secousses’; c’est d'ailleurs ce qui se produit automatiquement si la quantité de mercure est convenable.
- 1VI. Turpain avait apporté de Bordeaux un matériel considérable, pour répéter ses très intéressantes expériences Sur les oscillations hertziennes.
- Il répète d’abord une expérience fondamentale mettant en évidence l'existence de ce qu’il a appelé le champ interfèrent. Quand un résonateur est placé, d’une façon symétrique, perpendiculairement au plan de deux fils parallèles qui concentrent le champ d’un oscillateur hertzien, il entre en vibration aux ventres. M. Turpain montre que les deux vibrations qui sont transmises par les deux fils sont de sens contraires; en effet, si on allonge l’un des deux fils de a/?, pour mettre en présence d'un ventre de l’un, le ventre suivant de l’autre, on voit les étincelles
- M. Turpain s'occupe surtout du. résonateur de Hertz. Toutes les théories s’accordent à reconnaître un nœud au micromètre d’un résonateur circulaire, et un ventre au point diamétralement
- opposé. Comment ce fait se concilie-L-il avec les phénomènes présentés par un résonateur qui, placé dans une section ventrale du champ, tourne de 36o° dans son plan ?
- Dans cette rotation, la longueur de l’étincelle passe par deux maxima quand le micromètre est sur le diamètre vertical; il y a extinction dans la position rectangulaire. Un résonateur à quatre micromètres présente simultanément ces phénomènes, qui ne semblent pas d'accord avec le résultat des théories, rappelé d'abord, ni avec le fait observé (pie la longueur du résonateur est la moitié de la longueur d’onde des oscillations électriques.
- L’explication de M. Turpain est basée sur une propriété, qu’il a autrelois établie, des résonateurs et coupure (dans un tel résonateur, la coupure joue le rôle que le micromètre jouait dans le résonateur complet) et sur de nombreuses expériences dans lesquelles les différentes parties d’un résonateur à coupure, sont maintenues dans le vide à l’intérieur d’un ou plusieurs tubes de verre diversement limités, de façon à permettre l’étude spéciale des régions voisines de la coupure
- En particulier, on peut employer un appareil symétrique constitué par deux demi-cercles de métal maintenus dans le vide sauf à leurs extrémités, qui forment les pôles des deux micromètres à étincelles m et p. On constate les phe-
- t fer
- pas de luminescence ;
- luminescence faible;
- 3° m très ouvert, p fermé : les deux tiers des arcs finissant en m sont illuminés; il n’y a plus d’étincelle ;
- 4" m très ouvert; on ouvre graduellement u : la luminescence diminue et disparaît en môme temps que les étincelles en p;
- 5° m et p peu ouverts. On peut avoir des étincelles en. m et p; la luminescence se déplace.
- Tous ces phénomènes s'expliquent en considérant le résonateur électrique en activité comme le siège d’un courant oscillatoire cl eu admettant que la luminescence croît avec la densité de la couche électrique. Elle doit donc disparaître quand l’étincelle passe dans des micromètres égaux, c’est alternativement l'un ou l’autre qui joue le rôle de coupure ou qui laisse passer l’étincelle.
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- pour obtenir la résistance en ohms. Les boîtes universelles sont munies cl’une petite lunette avec une règle divisée. Le balistique, dont l'équipage est chargé par des niasses additionnelles, a une période d’oscillation de i3".
- M. Püvkusson présente ses éleetrolyscurs à électrodes hélicoïdales.
- Dans le domaine des applications, la Société anonyme des anciens établissements Paryillée Frèbes et CiB présente un type d’isolateur à haute tension dans lequel une chambre d’air ménagée à l’intérieur réduit la capacité électrostatique et un isolateur blindé pour support du troisième rail, où la décharge et le nettoyage sont facilités. La même maison présente divers appareils de chauffage ; un réflecteur parabolique avec combinaison de lampes destiné à l’application simultanée (les bains de chaleur et de lumière ; un rhéostat mctalloeéramique, qui, sur une base de 20X20 cm et avec un poids de r 200 gr, peut absorber couramment 20 ampères sous 110 volts avec surcharge possible de 00 p. 100 pendant plusieurs minutes; enfin diverses résistances qui peuvent atteindre jusqu’à l’ordre de grandeur du mégohm.
- M. Rosset a créé une pile régcnérable dans laquelle le fonctionnement réduit du cuprate d'ammoniaque à l'état de euprite, qui est oxydé à son tour par l'air atmosphérique.
- (f. Raveau.
- Séance du vendredi 19 avril 1901.
- M. Lauriol ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, ingénieur des services généraux d’éclairage de la ville de Paris, parle des divers systèmes d’éclairage et de distribution de la chaleur.
- L’étalon employé au laboratoire de la ville de Paris est toujours la c-areel ; en observant minutieusement les prescriptions de Dumas et Régnault, 011 obtient la constance it 0 p. 100 près, avec des huiles de * provenance variable.
- Pour évaluer l’augmentation de rendement dù à l’emploi des manchons à incandescence on rencontre une difficulté provenant de fa qualité inférieure du gaz employé au laboratoire, qui est au point extrême des canalisations. La vitesse est très faible et la composition mauvaise. Le
- pouvoir éclairant est de i5 ou 20 p. 100 plus petit qu'à la partie moyenne des canalisations. On considère une careel fictive qui serait l’intensité d’un bec Àrgand brillant io5 litres de gaz a l’heure. Telle est aussi la méthode suivie par M. Vauthier, à Lyon. Ses imperfections sont moins grandes qu’on ne pourrait le croire, s’il est vrai, comme l’avance M. Buntc, que le rendement lumineux par incandescence ou le rendement calorifique du gaz soit indépendant du pouvoir éclairant.
- Il y a encore à Paris beaucoup de becs papillons dépensant i3o litres par carcel-heure. T es becs récupérateurs, qui ne sont plus employés, avaient un rendement double.
- Les becs à incandescence ont donné d’abord la carcel-heure pour 20 ou ?.5 litres. Les perfectionnements de l’injectcur, auquel ou a donné la forme même de ia veine gazeuse. Tinlroduc-lion de la cheminée de verre trouée ont abaissé la consommation h 10 litres dans un appareil neuf et à i3 litres dans un bec qui a fonctionné 200 heures, soit o,3 centimes par carcel-heure.
- Les moteurs à gaz ont couramment des j>uis-sances de 200 à 3oo chevaux ; ils ont atteint 1 000 chevaux dans certains types figurant à l’Exposition de ryoo.
- Les gaz à l'eau sont employés de plus en plus eu Allemagne et en Angleterre; ils forment un appoint précieux, dans les cas de brouillard par exemple, où la consommation augmente brusquement. Les rendements indiqués paraissent extraordinairement élevés ; il résulte d’ailleurs d’explications données à la fin de la séance par M. Le Chatelier que si Ton a pu dire que le gaz h l’eau donnait, dans un appareil a incandescence, le même rendement que le gaz de houille, cette affirmation ne peut se rapporter qu’aux anciens appareils el non aux brûleurs perfectionnés qui brûlent 10 litres par carcel-heure. L’air carburé 11’a donné lieu à aucune expé-
- Le pétrole, dans des appareils à incandescence, a donné le brillant éclairage qu’on a pu admirer l’année dernière sur le quai des Tuileries, avec une dépense de 4 gr par carcel-heure. Les inconvénients sont la durée de l’allumage et le sifflement.
- L’alcool, mélangé de la moitié de son poids d'un carbure volatil, donne la carcel-heure pour
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVII. —Nu 17.
- pou plus
- litres par
- lo prix
- ni injecteurs
- cium, le prix
- à o. litres,
- volts (rue de Rivoli,
- Une petite
- ni de la lampe Auer
- lampes à bas voltage, qui o ?es depuis l’année dernière,
- de longue
- par la Compagnie P.-L.-AL
- à se répandre
- intensité'île 1; 1
- contraire que \ i
- ténacité du fil oblige ii
- par l’électricité
- du gaz : le
- Richard que la'
- que je n’i
- ît fourni par l'électricité,
- Pique du gaz
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- Tome XXVII.
- Samedi 4 Mai 1901.
- 8- Année. — N» 18
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l'Institut. — A, D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. —G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Ans et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arls et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Proiesscur au Collège RoUin.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- LE MATÉRIEL A COURANTS ALTERNATIFS DES ATELIERS M/ ClîEL'SOT (suite) t'1) MOTEURS (suite)
- Moteurs a collecteur a courants alternatifs simples. — En dehors des moteurs du type précédent, MM. Schneider et Gîe construisent des moteurs h eollocLeur pour courants alternatifs simples, destinés aux applications qui nécessitent un fort couple au démarrage.
- Ces moteurs à collecteur se comportent comme des moteurs-série à courant continu et peuvent d’ailleurs fonctionner comme tels en remplaçant les charbons minces, employés pour le courant alternatif, par des charbons plus larges. Us s’établissent pour des puissances assez faibles ne dépassant pas 3 chevaux. La série de ces moteurs comprend les types de i/8, 1/2, 1, 1 1/2, 2 et 3 chevaux et se désigne par la lettre V.
- La photographie de la figure «3 se rapporte à un moteur de cette série, celui de 2 chevaux. Les figures 2.4 et 20 sont des coupe et vue du moteur de 1 cheval, que nous allons décrire.
- Sa puissance est de 1 cheval sous une tension de ito volts. L’intensité du courant qui Je traverse on pleine charge est de 23 ampères ; sa vitesse est d'environ 1 3oo tours. Le nombre de pôles inducteurs est de 4 et la fréquence du courant d’alimentation de 5o périodes par seconde environ.
- La partie fixe est constituée par un socle en foute sur lequel sont fixées deux couronnes également en fonte portant les paliers à graissage automatique à bagues ; ces couronnes
- (h Voir le
- iéro précédent p. 121.
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- sont entretoisées et main tiennent les circuits magnétiques inducteurs en tôles lamellées, serrées entre deux montures en bronze.
- Les inducteurs se composent d'un anneau de tôles découpées à l'emporte-pièce et assemblées ; les rainures découpées dans l'anneau Jbrnienl. des épanouissements polaires.
- Le diamètre extérieur de la carcasse inductrice est de 3i cm et sa largeur totale de art,5 cm. Le diamètre extérieur du noyau inducteur est de 27,0 cm, sa largeur de 14 cm et sa hauteur radiale de 4A cm.
- L’arc d'embrassement des pièces polaires esL de 75°.
- L’enroulement inducteur se compose de 4 bobines montées en tension et disposées en série avec l’induit elle rhéostat de démarrage ; chaque bobine comporte 28 spires de fil de 4 mm de diamètre.
- En dehors de l’enroulement série, l'inducteur comporte des enroulements lèrniés sur eux-mèmes dont le but est d’annuler le. Ilux de réaction d’induit; ces enroulements jouent donc ici un rôle identique à celui des enroulements compensateurs, dits de Rvan.
- Ces enroulements, fermés sur eux-mèmes, sont constitués sur le moteur Y, par 4 boulons en cuivre, un par pôle, rivés dans les flasques en bronze servant de support.
- La résistance du circuit inducteur est de 0,066 ohm et le poids de cuivre employé sur ce circuit, de 8,5 kg.
- L'induit mobile est constitué par un noyau en tôles lamellées, monté sur l'arbre, et serré
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- 4 Mai 1901.
- KKVÙE D’ÉLECTRICITÉ
- loy
- entre deux plateaux en bronze. Son diamètre esl de 19 cm et sa largeur de 14 cm; sa hauteur radiale all.eint8cm. L’entrefer est do 2 mm.
- Le noyau induit comporte 4» rainures destinées à recevoir l'enroulement. Celui-ci esl en tambour multipolaire, en quantité il comprend 90 sections de 4 spires chacune, en fil de 2 mm de diamètre ; le nombre de conducteurs par encoche, est par suite, de 8.
- Le collecteur comporte 90 lames isolées au mica, il a un diamètre de 10 cm et une largeur utile de 3 cm ; il est monté sur un peLit: manchon claveté sur l'arbre. Les balais sont en charbon et montés sur un support permettant de faire varier leur calage.
- La résistance de l’induit entre balais est de o,2ba ohm et le poids de cuivre employé, de
- 4.4 kg-
- Les résultats d'essais obtenus avec un moteur de ce type, sont résumés sur les courbes de la figure 26. Ces courbes représentent la puissance utile en watts Pu à la jante de la poulie, le couple C en kilogram-mèLres. la vitesse angulaire en tours par minute, le rendement et le fadeur de puissance en fonction de l’intensité du courant dans l’induit.
- Les moteurs V2 et Vs ont une construction sensiblement analogue à la précédente qui est commune aux moteurs V1;* Vv« \\ et V 1 112
- •bos
- s à Ja j
- 3 de la
- Le noyau inducteur esl toutefois serré, C0”P
- dans les moteurs V2 et Vs, dans une cou- tours p ronne en fonte en deux parties portant, deux flasques protégeant les enroulements el supportant les paliers. L’enroulement compensateur est constitué par des boulons en cuivre reliés par des couronnes en cuivre.
- Le moteur de 2 chevaux, type Vs, est établi pour une tension de 100 volts, il esta 4 pôles ; l'intensiLe du courant en pleine charge atteint 28 ampères .et sa vitesse est de
- 900 tours.
- Son diamètre d’alésage est de 22 mm et sa largeur de 14 cm.
- Le diamètre extérieur de l’induit est de 26 cm et l’entrefer de 2 mm.
- L'enroulement inducteur comprend 4 bobines en série de 10 spires de fil de 6 mm de diamètre. Sa résistance est de 0,018 ohm et le poids de cuivre employé, de 6 kg.
- L’induit comporte 56 rainures dans lesquelles sont réparties . 112 sections, comprenant 3 spires de fil de 2 mm de diamètre. La résistance de l'induit est de 0,091 ohm et le poids du cuivre induit, de 12 kg.
- Le collecteur a 112 lames.
- La vitesse des moteurs à collecteurs est naturellement variable et se règle automatiquement- avec la charge ; pour un même couple, on peut la faire varier, soit en agissant sur le calage des balais, soit sur le rhéostat de mise en marche.
- Pour une position donnée des balais sur le collecteur, la vitesse est à peu près inversement proportionnelle au couple résistant appliqué sur la poulie, et le travail reste sensiblement constant pour cette position. Ces moteurs ne doivent jamais fonctionner à vide, et on ne doit prévoir qu’un rhéostat de démarrage par moteur. Le démarrage peut se faire à pleine charge, le couple développé est alors égal, pour une même intensité, à trois fois le
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- couple normal ; tou Le surcharge correspond à une diminution de vitesse (pii reprend sa \aleur normale des que la surcharge cesse.
- Ces moteurs peuvent fonctionner sur des circuits variant de o à 5o périodes par seconde et pour des tensions de ioo à i3o volts.
- Transkormatkurs a courants polyphasés. — La série courante de ces appareils comporte onze types de puissance variant de i à 100 kilowatts. Le rendement est d’environ 97p. 100, et la chnto de tension sur résistances non inductives de i:a p 100.
- L’un des appareils exposés,- celui que nous allons décrire et qui est représenté sur les figures et 28 a une puissance de 5o kilovolts-ampères.
- 11 est établi pour une tension primaire de 3 ooo volts et un débit par suite de 9.6 ampères par phase. La tension secondaire aux bornes est de ni volts cl l’intensité du courant par phase de ado ampères.
- La fréquence est de 5o périodes par seconde.
- Il est constitué par trois colonnes verticales lamellées de section carrée avec angles abattus ; ces colonnes sont placées au sommet d’un triangle équilatéral et sont réunies à leurs extrémités par des culasses assemblées et recourbées en forme de Y à angles arrondis.
- La hauteur de chaque no^au esl de 72 cm et le côté de la section carrée est de 14.1 cm La hauteur des culasses est de.19 cm el leur largeur de y,ou cm. Le rayon du cercle passant par les trous des axes de trois noyaux est de 20 cm. L'induelion admise dans les Lôles est de 6 000 unités C. G. S.
- Les circuits primaires et secondaires se composent de bobines concentriques»
- Les circuits à basse tension, étant à l'intérieur des circuits à haute tension, ils laissent entre eux et les colonnes un jeu suffisant pour faciliter les ventilations et l'isolement.
- Pour la confection des bobines à haute tension, on emploie généralement du fil de cuivre de haute conductibilité, tandis que les bobines
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- à basse tension sont formées de rubans d réservé.
- Ces bobines sont constituées et isolées tension double de la tension normale.
- Les bobines à haute tension sont au nombre de 5 par colonue et sont formées chacune en deux parties. Chaque bobine complète comprend i/\f> spires de fil de 3,9 mm de diamètre nu et isolé avec trois couches de coton.
- Toutes les bobines d'une même phase sont montées en série et les trois phases groupées en étoile. La résistance de chaque phase à 2ou est de 0,93 ohm et le poids de cuivre employé sur la haute tension de 210 kg.
- Les bobines à basse tension sont formées d’un seuil enroulement par colonne constitué par 3 rubans do 4b mm de largeur et de a,3 mm d’épaisseur enroulés en quantité. Le nombre de spires est de 27.
- La résistance de chaque phase a la tempé de cuivre basse tension de ibo kg-.
- L'ensemble du transformateur est placé ei
- ! utilisant mieux l’espace qui leur est
- ; est de o,ooi5 ohm et le poids
- tre doux plateaux en fonte de forme Lriangu-ïux par trois tirants ; les deux plateaux et
- rigidité
- plateau
- res sont
- une tige centrale reliai formant aussi boulons de serrage r piton de levage et donne une grande à l’appareil pour la manœuvre. Le inférieur est muni de pieds.
- Les bornes primaires et secondai fixées, sur la culasse inférieure et sous les bobines, par des isolateurs en porcelaine. Le iransformatcur est complètement entouré par une tôle perforée s'appuyant sur les plateaux en fonte et dans laquelle sont pratiquées trois portes pour la visite et l’accès des bornes : ces portes sont fermées pendant le fonctionnement de l’appareil.
- Résultats d'essais. — Le courant à vide du transformateur en l’alimentant par sa basse tension sous une différence de potentiel de 111 volts est de 8,5 ampères par phase avec des courants d’une fréquence de 5o périodes par seconde. La puissance consommée à vide est de 698 watts.
- Les résistances à chaud étant par phase de 1,2.5 ohm pour la haute tension cto, 00178 ohm pourra basse tension, on en déduit pour les rendements sur résistance sans induction à diverses charges :
- MM. Schn.
- kilos olls
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- La chute de tension peut s< La différence de potentiel r
- i la marche
- 1 court-circuit.
- la haute tension pour obtenir, avec la basse tension en court-circuit, l’intensité normale du courant de 9,6 ampères est de 155 volts et la puissance absorbée alors de 1 069 watts. Avec 4,5 ampères la tension est de 77 volts. On déduit de là que la force électromotrice de fuite est de 0,16 p. 100 de la tension aux bornes.
- Il résulte de ces chiffres et dos valeurs des résistances à chaud que la chute de ten-
- duetives en pie
- char
- Les surélévations de température du. transformateur 'bobines et tôles) de 5o kilo-volLs-ampères sont représentées en fonction de la
- de
- ehe
- les
- In certain nombre de Lransfor t alimentés par l’alternateur de
- courbes de la figure 29.
- Les transformateurs triphasés des ateliers du Creuset se construisent aussi avec bobines superposées.
- Un transformateur de 5ki-iovoUs-ainpèrcs du type normal ôtait également exposé par les ateliers du Crcusot. Leurs de puissances diverses étaient en outre en service 10 kilovolts-ampères que nous avons décrit précédemment.
- Transformateurs a courants alternatifs simules.— Les transformateurs à courants alternatifs simples construits par les ateliers du Creusot sont du type cuirassé et sont à noyau simple ou à noyaux multiples.
- Transformateurs à noyau simple. — La série do ces appareils comprend n types, de puissance variant de 000 watts à 3o kilowatts. Le rendement de ces appareils varie d& 0,9 pour les plus petits à 0,98 pour les plus puissants. Leur chute de Lension en pleine charge ne dépasse pas 2 p. 100 sur résistances non inductives et 4 p. 100 sur résistances inductives avec un facteur de puissance de 0,7.
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- do io kilovolts-ampcv' re est établi pour une te -5 volts et un débit ( î secondaire est de 11 a vol
- Deux de ces appareils étaient exposés : ceux dt représentés sur la photographie de la ligure do. L< formateur de ioooo watts.
- Le transformatc que nous allons dét sion primaire de H.4 ampères; la Lensi et l’intensité du couranl de 8(1 ampères. L fréquence est de périodes par seconde.
- Le circuit magnétique est constitué par deu paquets de tôle en forme d’E, et ayant les bra en regard l’un de l’autre.
- La hauteur de la pile de tôles est de do cm la hauteur des E est de 34 cm; la largeur du lira central est de 8 cm et l’induction admise d ^35o unités CCS. Les bobines primaires, c secondaires, de forme allongée, sont placée
- o watts. Ils sont rtent à un trans-
- ; du Cr<
- côte à côte et disposé par les tôles ; elles r Connue pour les haute conductibilité p> sont faites à l’aide d’u L’isolement des bobin
- mitrale du faisi
- > verticalement à cheval sur la trave nplissenl l’espace laissé libre par ces dernières.
- xnsformateurs décrits plus haut, on emploie encore ici du fîl de ir les bobines à haute tension, tandis que les bobines à basse tension ruban de cuivre.
- contact avec les parties métalliques est très soigné et elles peuvent sans inconvénient supporter une tension double de lu tension
- L’enroulement à haute tension comprend d bobine,s groupées en série, chacune comporte u83 spires de fil de i mm de diamètre nu, guipé deux fois. La résistance de ce circuit est de 4,928 ohms à chaud et le poids de cuivre employé de 3o kg.
- L’enroulement à basse tension est formé par •>. bobines, disposées entre les bobines primaires, et constituées chacune par 34 spires d’un ruban de 0.0. mm de largeur et de 1,8 mm d’épaisseur. La résistance du circuit à basse tension est de 0,01 ohm à chaud et le poids du cuivre correspondant de 3o kg.
- Le circuit magnétique est maintenu entre 4 bras en fer forgé, placés deux à doux sur un grand bras de l’E de façon à serrer fortement les deux faisceaux de tôles entre eux el réduire ainsi l’iniluenee du joint magnétique. Ces montants sont solidement eutretoisés par des boulons de serrage el portent une gaine én tôle qui enveloppe et protège le transformateur tout en facilitant la ventilation en formant. (-11011111100 d’appel. Une plaque en fonte placée à la partie supérieure du transformateur supporte les bornes par l'intermédiaire d’un plateau isolant ; des manilles de levage sont fixées aux montants. Lorsque, le
- i mullipli
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- transformateur doit être isolé du sol, on scelle le pied des montants dans des isolateurs en porcelaine.
- Les résultats d’essais obtenus avec un •transformateur de ce type sont représentés sur la figure 34- La courbe y; est celle du rendement, pour un facteur de puissance égale à l’unité, en fonction de la puissance utile. La courbe P;, est celle de la puissance perdue dans le fer en IbncLion de l’induction ; enfin les autres courbes représentent les surélévations de température des bobines et des tôles en fonction du nombre d’heures de marche.
- Thanspoiimatkurs a
- NOYAUX MULTIPLES. .
- Les appareils de ce type se construisent pour une puissance
- lo volts-ampères.
- Un appareil de ôo kilownlls de cette forme était exposé par les ateliers du Creuset ; il est représenté sur la photographie de la ligure 35.
- Les figures 36 et 37 représentent des coupes de ce I transformateur. 11 est établi pour une tension de 2875
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- L'induction admise dans glandulaire ‘sont snperpo
- ; tôles est : et logées
- volts ; le courant primaire est par suite de iy,4 ampères. La tension secondaire est de 5n volts et le débit de 434 ampères; la fréquence est de 4‘>- périodes par seconde.
- Les circuits magnétiques sont au nombre de 4; chacun d'eux est formé par deux piles de tôles en forme d'U, placées en regard «le façon à ee que les branches se louchent.
- La largeur des U est do 35,4 cm et leur hauteur «1(‘ 22,2 cm. L’épaisseur des branches est de 8,2 cm et celle des noyaux de 20 cm. de 5 200 unités GGS.
- Les bobines de forme circulaire et à section r dans les vides laissés par les branches des V.
- Elles sont alternées; il y a deux bobines à basse tension placées entre 3 bobines à haute tension.
- Les bobines à haute tension, montées en série, comportent chacune i~5 spires de fil de 5 mm de diamètre, la résistance du circuit à haute tension est d.c o,yo8 ohms.' Les bobines à basse tension sonl disposées en parallèle, elles sont formées chacune par un ruban de cuivre de 48 mm de largeur et de 5,5 mm d’épaisseur; le-nombre de spires est de 21 par bobine. La résistance du circuit à basse tension est de
- Les noyaux sont serrés entre deux plateaux, dont l’inférieur porte des pattes, par 4 boulon un anneau <le levage sert également de boulon de serrage.
- Les plateaux sont percés de trous pour la ventilation et l'ensemble est enveloppé par une tôle perforée.
- Les prises de courant sont disposées sur la culasse supérieure sur des supports en matière isolante.
- «le serrage ; une lige centrale portant
- Ce type de transforma Leur présente une grande surface de refroidissement. Les résultats d’essais obtenus avec cet appareil ont été résumés sur les courbes de la figure 38.
- La courber, est celle du rendement en fonction de la puissance utile ; la courbe P? montre les perles dans le fer en fonction de l'induction. Enfin les deux autres courbes sont celles des surélévations de température des bobines et des tôles en fonction de la durée de fonctionnement du transformateur.
- T,A PLATE-FORME ROULANTE. DE L'EXPOSITION
- Dans une communication faite en janvier d<irnier à la Société internationale des Electriciens, M. Jovigxot a donné, sur la construction et l'exploitation de la plate-forme mobile, dos documents fort intéressants ; nous en extrayons les renseignements qui suivent, renvoyant pour plus amples détails au texte de la communication qui a été publiée dans le dernier Bulletin de la Société!1).
- Ce n’est pas cependant que nous n’avons désiré leur faire connaître plus tôt cette originale application de 1*électricité aux transports en commun et les tenir an courant des modifications apportées au projet primitif de
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- Historique — M. Jovigrmt commence par faire un historique succinct de la question d’après une notice de M. Armengaud sur ce sujet'1).
- Il rappelle le projet de Dalilol, datant de 1880, dans lequel apparaît, pour la première l'ois, l'idée do l’emploi d’un plancher composé de wagonnets montés sur roues ou galets et mis en mouvement par une machine fixe (fig. 0 : Puis celui proposé en r885 par l’américain Bliven, dans lequel le planrhm* circulaire, supporté par deux files de rails (fig. 2), reposai!, par ces rails sur deux séries de roues, reliées par des essieux el par des plates-bandes médianes articulées et entraînées par la friction de ces plates-bandes sur des galets tour-
- Fig, 1. — Système Dalilol (1880).
- Fig'. 1. — Système Bliven (i885).
- nants. 11 cite ensuite le premier projet Blot, de 1886, où les roues porteuses sont supprimées, le châssis reposant sur des galets à la fois porteurs el d’entraînement; le projet Bénard, de 1887, consistant à établir un plancher sans fin sur wagons plats (fig. 4) : projet de trains à gradins de Retting, datant de 1888. Il signale encore les applications faites à l'Exposition de Chicago, en i8q3, et à l’Exposition de Berlin, en 1896, du système imaginé par MM. Schmidt et Sjlsbee, et arrive enfin aux projets Blot (1895) et Guyenet dont la fusion devait amener le projet définitif Biol, Guyenet et de Mocomble (*).
- Ce dernier système comprend deux plates-formes se déplaçant l’une à eot.é de l’autre avec des vitesses différentes et un trottoir fixe que longe la plate-forme qui se meut avec la moindre
- MM. Gnvenet cl de Mocomble décrit en détail dans /.'Éclairage Électrique du 29 janvier 1898 (t. \'ÏV, p. 191) Dès novembre 1899, nous arrêtions en effet, de concert avec MM. Jovignol et 'fripier charges, sous la haute direction de M, Maréchal, ingénieur des Ponts et Chaussées, «le la construction de la plalo-lorrne mobile et du chemin de fer électriques de l'Exposition, le plan des articles descriptifs que nous comptions faire paraître sur ces deux modes de transports. Les difficultés nombreuses rencontrées par MM. .lovignot et Tripier dans l'accomplissement de leur tâche, ne leur ont pas laissé le temps nécessaire à In rédaction de ces articles. De là le retard apporté à la publication de ces descriptions.
- Ajoutons d'ailleurs .qu’une élude très documentée de M. Tripier sur le chemin de fer électrique ne tardera pas à paraître, complétant ainsi la description que nous donnons aujourd’hui de l'un dos deux systèmes adoptés par la Compagnie, des transports électriques de l'Exposition.
- ('} Pésumée dans L’Éclairage Électrique du j8 mars 1899, t. XVIII, p. cxxîr.
- (2) Pour les systèmes Blot {1886 et 1895), Guyenet (1895), le système Blot, Guyenet et do Mocomble, et le système Schmidt et Silsbcc (1893), voir pour plus de détails, t. XVIII, p. 194 et suivantes.
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- vitesse. Chaque plate-forme est constituée d’une série do châssis de trucks articulés, fixés sur une plate-bande médiane; longitudinale située dans un plan vertical et appelée poutre axiale. Celle poutre repose sur des galets à suspension élastique dont partie sont moteurs ;
- la poutre axiale sc trouve ainsi entraînée par friction. Pour assurer l’équilibre et la .direction de l'ensemble des trucks, un l.ruck sur deux est inuni de galets à double boudin roulant
- Yojn. — Dans l'application de ce svsLème qui a cLé faite à l'Exposition, les deux fîjes de rails dep deux plates-formes avaient une longueur de J 3yo m et étaient, partout supportées en viaduc. Nous renvoyons à la communication de M. Jovignot pour la description des dis»-positions adoptées pour la construction de ce viaduc.
- de:
- Plates-formes. —• Le nombre des châssis de chaque plate-forme était de 84
- iv b e
- châssis
- étaient terminés p;
- leurs planchers un jeu maximum de 10 mm.
- Pour diminuer les efforts supportés par les charnières réunissant les tronçons de la poutre axiale, deux galopins, 14, R ou b, ô, lixés à chaque extrémité des châssis des trucks à roues AA ou art offraient appui aux trucks sans roues intermédiaires (fig. S).
- Dans le platelage des trucks à roues de grande vitesse, quatre trappes donnaippt accès aux roues. Ces roues étaient montées indépendamment les unes des autres, chaque roue ayant son axe propre sur lequel elle était calée ; cet axe était terminé par deux fusées eL la roue était maintenue entre ses plaques de garde par deux boîtes à huile à coussinets en métal blanc. Pour permettre le changement d’une roue pendant la marche, les deux plaques de garde étaient réunies sur un socle mobile'en fonte venant s’emboîter par glissières dans un cadre fixe où il était maintenu par des boulons. De la sorte on pouvait enlever d’un seul coup la roue avec ses org-anes (fig. 6).
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- CL AIRAGE ÉLECTRIQUE T. XXVII. - N° 18.
- Pour la petite vitesse, deux boîtes à roues sont montées dans un meme châssis de fonte te.nant toute la largeur des trueks (fig. 7).
- La poutre axiale de chaque plate-forme, formée de tronçons de 4 m de longueur, reposai! sur 568 galets G ou g (fig. 8) espacés de 6 m environ. Ces galets étaient montés de lu façon
- suivante : Un châssis en fer reposait sur les traverses de la plate-forme entre les longrines des voies; sur le châssis était fixé un axe autour duquel venait osciller le bâti du galet;
- un ressort à lames, monté sur menottes, pouvait, à l’aide d’un réglage par vis et écrou, recevoir une tension correspondant à la charge qu’on voulait lui donner (tig. 9 et 10).
- Les galets moteurs de la plate-forme grande vitesse, au nombre de 172, étaient commandés, avec double réduction de vitesse, par des moteurs électriques ; les galets moteurs de petite vitesse, dont le diamètre élait moitié moindre que celui des precedents, étaient reliés à ceux-ci par un arbre d’accouplement avec double joint à la cardan, de Fig. 10. — Dotai! de manière à laisser jouer indépendamment les ressorts de chaque vitesse U «wpflMio*. (% „i,3, p. ,,3).
- Moteurs. — On avait tout d’abord songé à actionner les galets d’entraînement par moteurs à courants triphasés, suivant la solution adoptée aux essais de Saint-Ouen, et l’on
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- que l'enipioi de cos moteurs ne donii&L lieu ù des perturbations dans son réseau, on se décida, àü dernier moment, il prendre des moteurs à courant continu du système série.
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- vaient fournir un couple de 5 kgm en absorbant 9 ampères et un couple de i5 kgm avec un débit de 20 ampères. Leur rendement à pleine charge était de 85 p. 100.
- Sur les 172 moteurs employés, 120 furent fournis par la Compagnie Westinghouse ; les
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- autres par la Société d’applications industrielles. Les premiers avaient 120 lames au collecteur ; leurs essais fournirent les courbes de la figure i4 ; leur isolement fui essayé à
- seconds n'avaient que 67 lames au collecteur; leur isolement fut essayé à 1 000 volts.
- lisation principale par des
- en passant par un interrupteur et un coupe-circuit réunis
- placée à côté des treuils
- La canalisation principale était logée à l’intérieur des poutres à treillis sous le trottoir fixe (fig. i5); elle était constituée par un réseau dis-
- tributeur formé de deux câbles de 100 mm2 faisant tout le tour du traeé, fixés sur isolateurs montés sur potelcts distants de 4?5 m en moyenne.
- Les feeders d'amenée du courant étaient au nombre de six, dont, quatre en barres de et deux en câbles de 120 mm; l’emploi des barres ayant été indiqué en raison de la forte section de cuivre nécessaire et du peu de place disponible dans le voisinage des fers.
- déplacer les frotteurs dans le même sens, le transformateur de phase fonctionne alors comme il est indiqué préeé-» Finalement, lorsque les frotteurs se trouvent, fL sur la lame 6, f2 sur la lame 2, f3 sur la lame 4, le moteur sc
- » La Société industrielle d’Électricité (procédés Westinghouse) proposait d’alimenter les moteurs par courants triphasés sous 400 volts, fournis par six groupes de transformateurs uniformément répartis sur le parcours cl reliés
- » Pour le démarrage, les barres collectrices seraient connectées à une paire d’autotransformateurs à plusieurs touches, permettant d’obtenir le voltage demandé au démarrage, et que l’on estimait devoir être la moitié du voltage normal (fig. /).
- » La Société Westinghouse estimait en outre que le courant, pris au moment où l’on mettrait l’interrupteur dans la position correspondant à la marche normale, ne serait pas plus grand que deux fois le courant normal et que la chu^e de tension dans le système n’apporterait pas de perturbation inquiétante dans le réseau.
- ce procédé étant généralement employé lorsque l’on veut obtenir le démarrage à vide de moteurs relativement puissants avec induit en court-circuit, pour réduire l’intensité au démarrage; mais la fréquence du courant restant
- pour une fréquence donnée, au carré de la tension d'alimentation) sera considérablement réduit.
- » D’autre part, il était demandé qu’au démarrage on pût avoir un couple égal à deux fois et demie le couple normal. MM. Brovvn-Bovori estimaient que, dans ces conditions, les moteurs prendraient un courant égal à cinq ou six
- cédentes, l’intensité restant à peu près proportionnelle au couple, l'intensité demandée ne serait égale qu’à deux fois et demie environ le courant normal » . !
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- Ges foeders étaient supportés par des isolateurs à double encoche fixés tous les 3 m sur le platelage inférieur.
- Des coupe-circuits d’un modèle spécial protégeaient les différents tronçons du réseau.
- Les canalisations av liforméinent répartie s
- ;nt été calculées pour u le parcours. La perte
- pour le chemin de 1er d’i
- puissance de 6oo kilowatts supposée ligne admise était de 6 p. ioo dans les feeders, a p. ioo dans le réseau distributeur. Le poids total de cuivre était de l\i tonnes.
- L’expérience a prouvé que les prévisions avaient été exagérées et que le poids de cuivre aurait pu être réduit au tiers, la puissance moyenne absorbée n’ayant pas dépassé aoo kilowatts. Mais la prudence dictait les chiffres adoptés.
- Sous-station de transformation. — L'énergie fournie aux moteurs provenait d’une station de transformation sise au coin du quai d’Orsay «generûti-iee]du et de l’avenue de La Bourdonnais poits; b, gc-m-. (fig. 17 et i8). Elle avait ôté installée iti<m haut'^ien- Par Société Westinghouse (*) et était composée de deux commuta-puissance unitaire de 45o kilowatts dont une de
- fi) U
- chines de
- description spéciale.
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- réserve, deux groupes élcctrogcncs pour la plate-forme, composés d’un moteur asynchrone de 85o chevaux, 5ooo volts, accouplé directement sur une génératrice à courant continu de 600 kilowatts donnant i 100 ampères sous 55o volts ; l’un des groupes servait de réserve.
- Deux groupes électriques de 3o kilowatts servaient à l’excitation et au démarrage des deux groupes électrogènes de 600 kilowatts. Le moteur asynchrone marchait sous 200 volts.
- synehron
- Démarrage. — Le démarrage s’opérait de la manière suivante :
- Le groupe d’excitation était mis en marche en fermant le circuit du sous demi-voltage (100 volts), puis sous 200, et sa génératrice mise en charge sur la génératrice du grand groupe dans laquelle elle envoyait un courant d'intensité croissante jusqu'au moment où elle démarrait.
- La génératrice future du groupe générateur fonctionnait donc alors comme moteur, et comme elle est en dérivation, elle tournait dans le même sens comme moteur et comme génératrice. En agissant sur le rhéostat d’excitation, on amenait sa vitesse au delà du synchronisme. On fermait alors le courant triphasé à 5 000 volts sur le moteur de 85o chevaux et l’on coupait le circuit reliant l’induit à courant continu d’un groupe d’excitation.
- La génératrice du groupe principal fonctionnait donc alors à excitation séparée et pouvait être mise en charge. Les interrupteurs de feeders étant fermés, on agissait lentement sur le rhéostat de champ de manière à augmenter le voltage de la génératrice et, par conséquent, le voilage aux bornes des moteurs jusqu’au moment du démarrage. Les plates-formes étant mises e ment leur vitesse jusqu’à atteindre l'état de de l’excitatrice, 011 confiait l'excitati. machine sehunt.
- Le 11 avril 1900 la plate-forme de petite vitesse fut mise en marche d’abord, puis celle de grande vitesse ; le 12 avril les deux plates-formes à la fois. L’intensité demandée à ce premier démarrage fut énorme, aucun appareil n’étant rodé, et les organes mécaniques étant restés, pendant les mois do montage, à l’état de repos. II fallut atteindre près de 2600 ampères alors que la génératrice était faite pour 1 100 normalement, 1 5oo à la rigueur. Comme le naufrage du Pauillac. qui amenait le groupe de réserve, laissail sans aucune ressource en cas d’accident au groupe établi, il était peu prudent de renouveler l’expérience. D’ailleurs, en admettant même qu’on eût un second groupe à sa disposition, il n’eût pas fallu songer à mettre les deux groupes en parallèle dans ces conditions de démarrage pendant lequel les inducteurs étaient très loin de la saturation et, par suite, pendant lequel le voltage manquait de stabilité.
- marche lentement, on augmentait graduelle-îgime. Dès que le voltage était égal à celui séparée et la génératrice fonctionnait dès lors comme
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- M. Jovignot a propose alors d’adopter pour le démarrage un système analogue à celui employé en traction : mise en série des moteurs par deux au démarrage, puis mise en parallèle sur le réseau bouclé, système permettant de n'utiliser sans danger qu’une des généra-
- système, deux interrupteurs bipolaires I (fïg. 19) permettaient de
- séparer les câbles distributeurs en deux trou statiou. Ces interrupteurs, qui devaient reste
- et symétriques par rapport à la a moment du démarrage, étaient placés, Fun à l’entrée des feo-ders sur la plateforme, l’autre au milieu du parcours à 1 700 ni du premier.
- On pouvait opérer ainsi, car dans la distribution les différentes parties sont symétriques deux à deux. An moment du démarrage, les feeders 1 et i', 2, et 2!, 3, et 3' sont, par l'intermédiaire des coupleurs C et des deux parties du réseau, réunis en série.
- Le démarrage fait, les coupleurs pouvaient être ramenés dans leur position normale et les interrupteurs I fermés pour alimenter alors tous les moteurs en dérivation. Toutefois la vitesse de la plate-forme, les moteurs étant deux par deux en série, ayant été jugée suffisante (7,4 km à l’heure pour la grande vitesse), on conserva définitivement les connexions pour la marche en série.
- Résultats d’exploitation. — Dans ces conditions l’intensité nécessaire au démarrage les deux premiers jours fut d’environ 1 3oo ampères sous a'3o volts; elle 110 tarda pas à s’abaisser à 900 ampères sous 190 volts apres quelques jours de fonctionnement.
- La marche normale demanda 800 ampères sous SûS volts pendant les premiers jours; peu à peu la quantité d’énorgie requise diminua, et vers le 3o juin on ne dépensait plus que 3io ampères sous 480 volts.
- L’influence de la charge due aux voyageurs était à peu près nulle sur la puissance nécessaire à la marche; elle tic dépassa pas 2a kilowatts bien que celte charge ait atteint certains jours une valeur à peu près égale à la charge morte (1800 tonnes dont i3oo pour la grande vitesse et 5oo pour la petite vitesse).
- En cours d’exploitation on n’a eu aucun accident de quelque gravité, si ce 11 est deux déraillements de la plate-forme de petite vitesse survenus le cinquième jour à une heure d'intervalle; ils provenaient d’un défaut de réglage des ressorts.
- Les moteurs ont donné toute satisfaction.
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- La dépense d’huile a été en moyenne de ao litres pour les mécanismes et 8 litres pour les postes à roues.
- La plate-forme a coûté i ooo fr par mètre courant, tout compris.
- Elle a transporté en sept mois sept millions de voyageurs payants; le prix de l’entrée était o,5o fr.
- Le chemin parcouru a été d’environ 19000 km.
- L'énergie était payée 0,15 fr le kilowatt; la dépense journalière était environ de 25o fr.
- Les dépenses totales de traction, entretien, réparations, frais de main-d’œuvre et eon-sommation d’énergie se sont élevées à 180000 fr environ.
- Les dépenses totales d’exploitation à 240000 fr.
- Ce qui met'le prix de revient de lu tonne kilométrique à environ 0,0125 fr tous frais compris, sur lesquels o,oo54 fr seulement reviennent à la traction, les 0,0072 restant provenant des frais d’exploitation.
- J. Reyval.
- LA FABRICATION ÉLECTRIQUE DES FERRO-SILICIUMS
- ET DU SILICIUM
- L’emploi de plus en plus considérable des ferro-sîlieimns dans la mclaJlurgio du fer, de l’acier et de la fonte, a suscité de nombreux travaux relatifs tant à la fabrication mémo de ces ferro-siliciums qu'à la recherche des composés définis qui les constituent (‘).
- (l) Nous résumerons ci-dessous les faits les plus importants relatifs au rôle du silicium dans la métallurgie du fer, fontes et aciers et les résultats des recherches les plus récentes sur la constitution des ferro-siliciums indus-
- Rôle du silicium dans le procédé Ressemer. — Comme on le sait, l’affinage de la fonte par le procédé Bessemer est basé sur l’oxydation par insufflation d’air des diverses impuretés que renferme la fonte.
- Sous l'action de l'air le sificium s’oxyde d’abord, puis successivement, le manganèse, le fer et le carbone et enfin le phosphore que l’on fixe par l’intervention de la chaux caustique ou de matières basiques employées en revêtements ou additionnées au bain.
- aièsê) est d'empêcher l’oxyde de fer formé de rester en solution et de donner du fer rouverain. Mais le rôle le plus important du silicium dans l’opération de Bessemer est dû au grand dégagement thermique qui accompagne son oxydation et qui, sans intervention d’autre combustible, suffit à maintenir liquide le bain d’acier. En efTel, 1 p. 100 de silicium contenu dans la fonte dégage par sa combustion 7 83o calories qui restent en totalité dans le bain, et sont capables de relever sa température de 3oo°, tandis que l’oxydation de 1 p. 100 de carbone produit, seulement 2473 calories, dont la majeure partie est emportée par lés produits gazeux de la combustion sans pouvoir modifier d’une façon sensible la température du bain.
- Rôle du silicium dans les fontes. — C’est en i885 que Turmek, en incorporant des quantités croissantes de silicium à de la fonte peu earburée a reconnu, qu’à proportions égales de carbone, le silicium à la dose de 1 p. 100 donne à la fonte le maximum de résistance à 1 écrasement et à la dose de 2 p. 100 le maximum de résistance à la trac-
- C’est en appliquant les observations de Turner que Wood et Stad parvinrent à fabriquer la fonte grise de moulage par transformation directe de la fonte blanche au moyen d'additions convenables do silicium.
- En France, c’est Gautier qui le premier eut l idee d’incorporer le ferro-silicium aux fontes blanches ordinaires par, tusion directe du cubilot.
- Emploi du ferro-silicium pour les aciers. — Ou a cru longtemps que le silicium rendait les aciers fragiles,
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- .Nous avons ôté amené à nous occuper de la constitution des ferro-siliciums riches en silicium et des moyens industriels de les produire. Ce sont les résultats de nos observations
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- et d’essais de fabrication assez prolongés que nous avons réunis dans la présente élude, avec le'seul objectif de venir en aide au développement d'une branche intéressante de l'électrométallurgie.
- I. Fabrication industrielle nu ferro-silicium a l’aide des battitures. — La fabrication du ferro-silicium à l’usine de Meran a été commencée sous l’habile direction de 11. Rançon, en reproduisant d'abord autant que possible, les conditions de production par les hauts fourneaux.
- Dans les hauts-fourneaux de’Slyrie, on traite un mélange formé de : battitures de for, t ooo kg ; quartz, 4io kg ; coke, o4o kg.
- Pour la fabrication électrique, nous avons employé les proportions suivantes : battitures de fer, i ooo kg ; quartz, 410 kg ; coke, 3pS kg.
- pour la première fois par TTaiin. Ann. Ch. et Ph. CXXIX.
- Le siliciurc FcSi2 a été signalé par M. Chaxmot. Je l’ai préparé à l'état
- 2 Fe-Si -f- lre-Si2 = a Fo’Si2
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- Les matières premières présentaient la composition suivante :
- i° Rattitures de fer : Fer, 71,90 ; matières volatiles (eau, graisse, goudrons, etc.), 4,80 ; oxygène et non dosés, a3,3o.
- 2° Quartz : Silice, 91,30 ; divers, 8,70.
- 3° Coke : Carbone total, 63,90 ; humidité, 19,65; cendres, r6,45.
- La mise en marche du four a été très facile et le régime normal a été atteint au bout d'une demi-heure envmm. Lu densité de puissance en régime normal était de 70 watts par centimètre carré. Les coulées ont eu lieu normalement pendant i5 heures et la production en ferro-silicium a été de 776 kg, ce qui représente un rendement de 1 2.40 kg par four et par 24 heures ou 200 gr par kilowalt-hcure.
- Le rendement en silicium a été de 80 p. 100.
- L’analyse du ferro-silicium obtenu a donné : silicium, 21,45 ; fer, 77,00 ; non dosés-, 1 ,oo.
- Le prix de revient se décomposait comme suit :
- Matières premières: Report..................... n3
- Après ces premiers essais de fabrication, nous avons obtenu facilement des ferro-siliciums à teneur plus élevée, en augmentant progressivement la proportion de quartz et en faisant varier en sens inverse la densité du courant. Dans les meilleures conditions de travail compatibles avec le matériel existant, le rendement en silicium a atteint 83 p. 100 et le prix de revient n'a pas été majoré malgré l’augmentation de la teneur en silicium.
- Dans ces conditions, la fabrication des alliages riches présente plus d’intérêt que celle des alliages à leueur moyenne, car le prix de vente croît avec le nombre d’unités de silicium.
- En Autriche, le prix de base est de 200 kroners pour le ferro-silicium à io p. roo ; les unités supplémentaires se paient à un tarif croissant avec la richesse.
- En France, les hauts fourneaux produisent une certaine quantité de ferro-silicium à 10 p. 100, les alliages pauvres se paient un peu meilleur marché, mais par contre le prix des ferro-siliciums riches que l'on tire d'Angleterre est plus élevé.
- On peut compter : ferro-silicium à 10 p. 100, 180 fr ; ferro-silicium à 20 p. 100, 3oo fr; ce qui met à 8 fr l'unité supplémentaire entre 10 et 25 p. 100. Au delà de a5p. 100, les unités supplémentaires se paient 10 à 12 fr.
- IL Fabrication directe a l’aide des minerais de ter siliceux. — A Meran, nous avons entrepris la fabrication avec les battitures de fer pour économiser l’énergie et le coke nécessaires à la réduction des minerais. En réalité, cette économie est un peu illusoire et lorsque l'énergie électrique n’est pas très coûteuse et que l’on a sous la main des minerais pauvres, il revient au même de fabriquer directement avec les minerais. J'ai installé ce mode de fabrication dans une autre usine qui avait à sa disposition des minerais de valeur métallurgique à peu près nulle.
- Les matières premières présentaient la composition suivante :
- - a. Minerai : Oxyde de for, 09,2 ; protoxyde de manganèse, 2,1 ; silice, 24,6 ; eau combinée et hygroscopique, 14,7; divers. 9,4-
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- I). Sable quarUeux : Silice, ç)3.“ ; divers, 2,1 ; humidité, 4c>..
- c. Coke : Carbone, 78,9; cendres, i 1.3 ; Immidilé, 9,8.
- On opérait sur un mélange établi d’après les proportions suivantes : Minerai de fer, 1 Soo kg ; sable quartzeux, 420 kg ; coke, 720 kg.
- Les poids ci-dessus correspondent à la production d'une tonne de ferro-silicium et peuvent se traduire par la formule suivante :
- 13580 SiO2 -f 6660 l'VCU -f- 47200 C.
- Le produit obtenu contenait par tonne :
- Le rendement était donc de 80 p. 100 pour le silicium et 91,7 p. 100 pour le fer; le manganèse était volatilisé en presque totalité.
- Calcul de l’énergie dépensée. — Calculons les quantités de chaleur consommées tant pour le chauffage et la fusion des matières premières que pour l’expulsion de l’humidité et les réactions chimiques, en supposant qu’elles se produisent' à une température de régime de 2 ooo°.
- L'équation qui symbolise la réaction est la suivante :
- i358o SiÔ2 -f «660 Fc20f+ 47140C + 1900 o II2O -f divers ___ iogao Si -p iFc ^ miio Si 4- '090 Fc -+ 7900 o 1Ï20 -f- 17140CO j_ ] , ,
- Pour plus decommodiLé dans les calculs, nous supposerons que les matières groupées sous la dénomination « divers « et donL le poids total est de 209 kg- environ sont représentées par 4 3oo molécules de silice ; cette hypothèse ne peut modifier sensiblement le résultat final et nous permet d’établir comme suit le tableau des calories consommées.
- Chauffage de 17880 SiO2. . » 6660 Fc203
- « 47140 C . .
- Chaleurs de volatilisation.
- » 66G0 Fe20:i
- Vaporisation de 19000 IT20.
- 14580 X «79>ü 6660 x 195,6 19000 X 10.9
- 405,870 eal,
- 9448968 cal. 1802696 »
- 200800 »
- Formation de 47J0O CO.
- Si2Fe2. .
- 4/i4o X 29,4
- 0162064 cal. 13 8 5 910 a
- Total des calories consommées........Q = (X -j- Y— Z) -f- 8776148 cal.
- Pour arriver à une première approximation et par suite de l’ignorance dans laquelle nous sommes des quantités X, Y, Z, donnons-nous Q = 4 000000 calories.
- Cette quaniité de chaleur correspond à 4 63a kilowatts-heures. Or, la production industrielle ayant exigé 6 200 kilowatts-heures <9 si l’on considère l'évaluation ci-dessus comme suffisamment approchée, 011 cti dédidi que le rendement industriel du four étant égal à :— -?5 p. 100, co qui est un rendement acceptable, bien que susceptible d'etre amélioré.
- On verra plus loin que la fabrication directe à l'aide des minerais aussi bien que la fabrication au moyen des battitures conduisent toutes deux à un prix de revient exagéré et qui
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- peut être réduit par Temploi que j’ai imaginé des scories métallurgiques comme matières premières des ferro-alliages.
- III. Ea.hhica.tion m: fehro-silicium avec les scories mktalluroioces. — Les scories pro-venanl des opérations sidérurgiques contiennent en dehors d'une certaine proportion de fer, la presque totalité des éléments plus oxydables que le fer et notamment le silicium, le tiLane, les métaux alcalino-terreux et le manganèse préexistants ou introduits pendant le traitement.
- En régénérant ees éléments, on peut done reconstituer, avec des sous-produits dont la valeur est actuellement nulle, des alliages propres à la réalisation d’un nouveau incle d’alfiriHg’O.
- D’autre part, il est à considérer que le fer et le manganèse contenus dans les scories s’y trouvent à l’état de protoxydes dont la réduction exige moins de carbone et une moindre dépense d'énergie que colle des minerais dans lesquels ces métaux sc trouvent à l'état suroxydé.
- De plus, on économise encore les calories nécessaires à la vaporisation de l’eau combinée ou hygrosropique des minerais, eau qui ne peut exister dans les scories obtenues par voie ignée. Et enfin, et c'est là un point d'une importance, capitale, les scories des fours Ressemer ou Martin acides ne contiennent que peu ou pas de phosphore, ce qui permet 3a production de ferro-alliages n’en renfermant eux memes que des quantités insignifiantes et par suite éminemment propres pour les opérations métallurgiques.
- Si l’on recherche les applications antérieures des scories métallurgiques. Ton constate qu’elles n'ont jamais été utilisées que pour- la fabrication du fer. C’est ainsi que l’on a pu réemployer les dépôts provenant des anciennes affineries au bas-foyer; on tire aussi parti des scories phosphoreuses provenant des fours à pudler pour la fabrication des fontes Thomas.
- Et d’une manière générale, on peut observer que ce réemploi des scories dans les hauts fourneaux lie peut avoir- Heu qu'après un grillage préliminaire qui peroxvde le fer et met la silice en liberté. En elîet. la combinaison des oxydes métalliques avec la silice les rond réfractaires à l’action des gaz réducteurs et leur emploi ne devient possible, comme il vient d’ètrc dit, qu’après dissociation par voie do liquidation et suroxydation reconstituant un véritable- minerai de fer que l’on sépare pour le faire rentrer en fabrication.
- En ce qui concerne les lerro-alliages, on n’a pas réussi, avec les ressources de la métallurgie ordinaire, à les fabriquer dii-eclement au moyen des scories, et le principal obstacle à cette régénération réside, comme il vient d’ètre dit, dans la difficulté de séparer les métaux parla seule action des gaz réducteurs du haut fourneau. La réduction des scories par le four électrique esL au contraire très facile et supprime l’inconvénient signalé.
- L'utilisation nouvelle de ees produits accessoires réalise donc un résultat industriel important qui peut se résumer ainsi :
- i° Utilisation d’un déchet de fabrication de valeur nulle pour la production d'un produit fabriqué de valeur importante;
- a0 Economie notable dans les dépense d'énergie et de carbone réducteur par suite du degré moindre d’oxydation des métaux qui sont réduits en même temps que le silicium ;
- 3" Possibilité de produire dos ferro-alliages presque exempts île phosphore, ce qui constitue un très grand progrès sur les anciens procédés.
- Cotte dernière question a une très grande importance an point de vue commercial. En cifet, les consommateurs imposent comme limite maxiina de la teneur en phosphore o,if>
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- pour le ferro-silicium et 0.070 pour le silieo-spiegel. Or. il est avéré que dans les usines qui fabriquent, actuellement ces fcrro-alliages au four électrique, certaines livraisons ont donné lieu à des réclamations et à des contestations qui ne pourront que se renouveler dans l’avenir, car les exigences de la métallurgie augmenteront certainement avec le nombre des producteurs.
- J'ai réalisé le premier et fait breveter la fabrication des ferro-siliciums et silico-spiegels au moyen des scories métallurgiques. Mes expériences les plus prolongées ont été faites sur les scories finales acides de four Martin.
- Fabrication au moyen, des scories Martin. — Voici lo détail des observations faites au cours de la première fabrication.
- Les scories employées, qui provenaient d’un four produisant de l’acier à o, i3 de carbone avaient la composition suivante : SiCÉ, 00,42; APO3, 2,26; FeO, 34,10; MnO, 9,92; CaO, MgO et divers, 3,3o.
- Cette scorie avait donc, par tonne, la composition suivante : 8200 SiO” -f- 220 APO3 H-6100 FeO -f- 1800 MnO -f- 600 CaO (en supposant que les corps portés à la dernière rubrique soienl exclusivement composés de chaux!'.
- Le mélange nécessaire pour la production d’une ioune de ferro-silicium se composait de : Scories Martin, 1 680 kg; coke à 80 p. 100 de carbone, 600 kg.
- Les premières coulées donnèrent du ferro-silicium à 23,8 p. 100 de silicium, puis la teneur augmenta peu à peu. L’analyse moyenne de toute la production concassée et mélangée avant l'emballage en tonnelets fut, en centièmes : Silicium, 29,64 ; fer, 53,70 ; manganèse, i3,t8; carbone, 0,02; divers et non dosés, 2,96.
- Cette composition correspond à la formule ; io6o<» Si-j-9600 Fe-f-2400 Mn, c'est-à-dire qu’elle comporte un peu moins de silicium qu’il n'en faudrait pour la formule : wFeSi + nMnSi.
- Les rendements proportionnels des divers éléments sont les suivants :
- Le rendement en silicium est faible et cela s'explique par le fait que la densité de courant était trop élevée et qu’il était impossible de la modifier immédiatement. Nous avons donc été contraints de marcher à une allure un peu chaude.
- Malgré la perte par vaporisation, la production en no heures de marche continue, au régime moyen de 6 geo ampères et 29,1 volts a donné 4 °9° kg de ferro-silicium, ce qui correspond à une consommation de 5 38o kilowatts-heures par tonne.
- L’emploi des scories Martin a donc permis, dans ces premiers essais, d’économiser ia p. 100 de l’énergie consommée pour la production à l’aide des minerais de marais. D'autre part, la consommation de coke a diminué de 120 kg par tonne, de telle sorte que l'économie réalisée atteignait 14 fr par tonne, non compris l’écart de prix de revient des matières premières.
- Les résultats ultérieurs ont été plus satisfaisants et l’économie totale réalisée tant sur l'énergie que sur les matières premières et le coke dépasse aujourd’hui 3o ir par tonne.
- Calcul de l’énergie consommée. — D’après les fabrications les plus récentes, et en tenant compte des impuretés du coke que je suppose ajoutées au minerai, l’équation thermique
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- peut s’écrire comme suit :
- 13700 SiO2 4- 10200 FeO -f 3oooMnO | 400 APO3 + 1000 CaO + 40600 C
- ___ 10700Si 4- 9600 Fc + u5oo Ma 3ooo Si 4- 600SooMn -j- 40600CO résidus
- Fcrro-alliago Matières volatilisées
- La consommation thermique se décompose comme il est montré ci-après :
- Chauffage de 13700 SiO2 . . .
- » 400 APO? . . .
- » 1000 CaO . . .
- >» 40600 C......
- » 3ooo SiOCVI n . .
- » 5oo SiO2. . . .
- de 40600 CO . . . Si2Fe2 + Si2Mn2
- . . Q zz (X -(- Y - Zi |- 336ai3o calories
- Nous pouvons avec ia meme approximation que dans le calcul relatif aux minerais de marais prendre Q = 3 5oo 000 calories, ce qui représente environ 4 000 kilowatts-heures par loime. Comme on est arrivé à fabriquer avec une dépense effective de 5 120 kilowatts-heures, il en résulte que le rendement des fours atteint 78 p. 100 et qu’il peut être encore amélioré.
- IV. SiLTnrrM chtstatxisk. — M. Je I)1' Seheid, dans un brevet pris à la fin de 1899, indique un procédé de fabrication du silicium basé sur la réaction :
- SiO2 -J- 2C z_ Si -j- aCO
- km faisant, agir le courant électrique dans un four à résistance su v le mélange de silice et de charbon en proportions convenables, on obtiendrait le silicium en quantité considérable. Le Dr Seheid propose aussi ia substitution du earborundum au charbon :
- aSiC -|- SiO2 = 3Si •}• aCO.
- Il indique également la réaction du carborundum sur le silicate acide de sodium :
- 4SiC q- SFOhNV = XVSiO2 + 4CO -J- 6Si.
- J'ai pu à l'aide des moyens indiqués, fabriquer du silicium cristallisé, .mais les rendements ont éLé beaucoup plus faibles que ne l'indiquait l’équation thermique.
- Avec le sel acide de sodium, il se produit des fumées blanches d’oxyde de sodium sublimé qui attaquent violemment les muqueuses nasales et les organes respiratoires et qui rendent les abords du four.inhabitables.
- J’attribue lu faiblesse des rendements constatés à la volatilisation inLense du silicium, ce qui revient à dire que la densité de puissance était trop considérable.
- En employant une densité plus faible, le silicium reste empâté dans la masse fluide et son extraction est très difficile.
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- J'ai obtenu des résultats beaucoup plus favorables en traitant par un courant alternatif un mélange on proportions convenables de silice, tdiarbon et fluorure de calcium.
- V- Conclusions. — Comme on le voit, la fabrication électrique des silieiures de fer. des silieo-spiegels et mémo celle du silicium cristallise sont maintenant devenues industrielles et il semble certain que cette branche de l'industrie éieelrométallurgique se développera avec une grande rapidité, car elle pourra profiter des nombreuses et puissantes usines hvdro-éleetriques installées en vue de la fabrication du carbure de calfciuui et dont la plupart sont maintenant sans utilisation par suite de la crise que subit momentanément cette industrie.
- La métallurgie française recevait de l’étranger le ferro-silicium et le silieo-spiegel nécessaires à sa consommation ; elle pourra maintenant produire ces alliages en France en profilant de ce double avanlagc d’économiser des frais do transport onéreux et d’éviter le droit de trente-sept francs dont ces produits sont frappés par la douane française.
- Gustave Gtn, Iiigonieur-Kleclroinctallurgisle.
- ÉTUDE GÉOMÉTRIQUE DU CONDENSATEUR TRANSFORMATEUR
- La méthode de représentation géométrique des vecteurs est d’une grande ulilité dans l’étude des courants alternatifs. Non seulement elle conduit à des épures qui permettent plus facilement que les calculs de mesurer les diverses quantités qui interviennent, elle peut encore, dans certains cas, montrer très facilement l'influence des variations de l’une d’entre, elles.
- .Je traiterai le cas du condensateur transformateur.
- Les deux bornes do l’alternateur O de f. é. m., e — K sin w, de résistance r, de self-induelance L d’impédance a -— \/ra -|- ï*J , de décalage intérieur a (/g 'f = —p-'j sont
- reliées d’une part aux deux extrémités du eireuild’utilisation BDA, de résistance /*,, de sclf-inductance et d’autre part aux deux armatures d’uu condensateur C ainsi placé en dérivation mitre les extrémités A. et R du circuit d’ulilisaLion (fig. i).
- Ce cas est à peu près celui qui se présente dans la pratique f [ 3
- quand les deux bornes de l’alternateur sont reliées aux deux exlré- o Cfd c—r- 5°
- mités du circuit d'utilisation par des câbles armés souterrains pré- ^ sentant de la capacité. . r
- Appelons i. it, i„ les courants à un moment donné dans les circuits AOB, BDA.ÏïCA, comptés positivement dans les sen le voltage à ce moment entre les extrémités B et A, on u
- ruliqués. En appelant i
- «-«’iL + 'i
- £ii_
- dt
- du
- dt
- Représentons r, i\ par le vecteur OF dh phase de — sur i\ t, et d’amplitude w lp
- mplitude i\ I,, est. u
- = OF X C’est FG.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Le vecteur OG, somme dos doux vecteurs ÛF et FG, est donc le vecteur u d’amplitude U = T, an (7t = impédance du circuit BDA == y'r* ^ GÔL
- i., est en avance de phase de — sur u, son amplitude est C <» U. Représentons le vecteur rl i%. Ce sera OII tel que OH est perpendiculaire à OG et que tg OGH = r, C to.
- La somme des deux vecteurs OF = r, il et. OH = i\ i. donne le vecteur OR = i en retard de phase de ^ sur OG = u.
- Construisons maintenant le vecteur c. Tour cela, par le point G, menons uno droite GL parallèle à OR et égale à OR y—, GL représente le vecteur ri, puis par L menons LM en avance de phase do sur GL et de longueur égale à GL X LM représente
- Par suite, le vecteur OM, somme de OG = u, de GL =n\ de Lit = -^1- représente le vecteur e. GM représente le vecteur d’amplitude I a. Comme l'amplitude de c est donnée et égale à E, il en résulte que l'échelle à laquelle a été construite la figure est déterminée et qu'on peut mesurer les diverses quantités J. ],, I2, U, etc.
- Dans la pratique, ce qui intéresse est de savoir comment varient les rapports -y—et-^-quand la capacité C varie, le courant I, dans le circuit d'utilisation étant supposé constant.
- La ligure monLre que
- I __ GM. F. _ OM
- 77 *ôcT x ÇT ~ ~ “ckT
- Tout revient à voir comment se déplace le point M quand C varie.
- Lorsque C varie, le point II se déplace siir la droite 011 perpendiculaire à OG, le point R se déplace sur FKj parallèle à OII menée par F.
- \ On a donc
- Par suite
- GM eus 4/ = al cos 0 = «h cos ?1 = confiante.
- Menons par le point G la droite GX faisant, avec le prolongement de OG l’angle et abaissons de M la perpendiculaire MNY sur cette droite. L’égalité des angles MGN}, LGZ, KOR, = 7 montre que
- FiS-
- donc que le point M se déplace sur la droite fixe MNY faisant avec OG un angle —-----9 et
- distante de G de «T, ços co1.
- Pour G = O, H est en O, K en F, ù = ?i, M est en M, tel que angle NGM, r= ?i NM, —- FR,.-T.
- Les triangles semblables OFR et MGM, montrent alors que
- MMj = FK —- = aCwU.
- Donc, quand C varie, le point M se déplace M, d’une longueurs CwU.
- la droite Mj NY en s'éloignant du point
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Nous pouvo
- liatcnant étudier la '
- i des rapports
- ï qui était évident à pr Comme
- OM,a — Ij2 cas (o_e
- Lorsque C augmente, le point M se rapproche de, N, GM diminue -L et — diminuent, ainsi d'ailleurs que le décalage >i.
- Lorsque M est en N, e’est-à-dire pour une valeur de C donnée par
- que OM, dot
- -- passe par un minimum i phase avec a, et
- • X-> — cos «„ <1 =
- sten concordance de
- E _ ON __ y a* + a* coss
- C continuant à croître, i devient en avance de phase sur u. y croit alors continuelleinent.
- — lui, continue à décroître pour passer par un minimum lorsque M est on P, pied de la perpendiculaire abaissée de O sur NY, c’est-à-dire pour une voleur de C donnée par = MjN -j-NP =L« sin^ + I^ siü ?
- C =---------------------------------------------------i- + -
- La valeur minimum correspondante de y éga
- I G*P (I, i/a a s
- moment y = y(i Xy sera V J— 1 u, sera donné par
- l1- et le décalage
- î de plia
- C continuant ensuite à croître, y- et — croissent indéfiniment.
- Cette discussion montre que pour faire passer dans un circuit d'utilisation donné un courant d'intensité donnée on peut, en plaçant en dérivation un condensateur, cmplover une force éleelromotrice plus petite, que colle nécessaire sans cela, et qu’en outre il passera dans le circuit de l'allernalem* un courant plus petit donnant naissance à une dissipation plus faible d’énergie par chaleur de Joule.
- Le condensateur agit comme un transformateur recevant, un courant I sous une force éleelromolriee E et donnant un courant plus fort I4 sous un voltage plus faible L\
- Sou. ejnploi est particulièrement avantageux quand la capacité C est -j — qui donne le minimum de * = cos E. Perreau,
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- TRACTION
- Appareil Gaiife pour l’examen des joints de rails. Communiqué par M. P. Renaud.
- Lorsqu’on établit une voie, ou a soin d’établir des connexions électriques spéciales. Plusieurs formes ont été employées P), les principales sont: le Chicago, l'Edison Brown (au mercure;, le Falk (joint londul, etc. Mais ces connexions se détruisent peu à peu, soit, comme nous l’avons observé sur un réseau français, à cause du mauvais ctat du sous-sol, ce qui provoque des vibrations dans la voie et détruit rapidement les connexions, soit paf suite de défauts lors du montage.
- Le seul moyen de surveiller l'état des voies est donc de laire de temps à antre un examen et d’observer la différence de potentiel existant aux bornes des différents joints de la voie. Ces indications ne sont pas sud'isantes, car suivant que l’intensité est plus ou moins grande, et. l’on sait combien elle est variable avec les Lramwavs, la différence de potentiel a une valeur plus ou moins élevée. Il faut donc autant que possible faire une comparaison entre la différence de potentiel existant aux deux bornes du joint et celle exisLauL aux deux extrémités d'un rail de longueur connue et de section connue : c’est pour arriver à ce but ([ue différents constructeurs ont étudié des appareils différents. -Nous signalerons ici un appareil qui nous a paru, après de nombreux essais, ce qu’il y avait de plus pratique : il est dû à la construction de M. Gaiffe, l’ingénieur électricien connu.
- Les conditions à remplir pour un appareil de ce genre sont : i° tout d’abord d’être portatif, puisqu’il doit être déplacé le long d’un réseau de voies ; n° d’être d’un emploi pratique, puisqu’il est appelé a être confié à des contremaîtres ; 3° de donner une comparaison immédiate entre la différence de potentiel existant au joint et celle observée sur un rail entier ; 4e enfin, autant que possible, le même appareil, doit servir à faire des mesures de différences de potentiel comme milli-voltmètre.
- (°, Voir le Mois scientifique et industriel, p. 656. 6-7,
- Pour arriver à ce résultat, ou a tout d’abord proposé l’emploi de millivoltmètres à suspension filairc, très sensibles, assez portatifs mais déii-
- L’inconvénicnt d’un simple millivoltmèlrc est qu’il faut lire très rapidement une différence de potentiel, et mesurer immédiatement l’autre, cil répétant l’opération plusieurs fois, de façon il corriger l'erreur due aux variations d'intensité
- de courants qui ont pu se produire pendant le changement de position des contacts; aussi a-t-on dû chercher d’autres dispositifs, c’est alors qu’on a songé à utiliser un galvanomètre différentiel, dont l’un des circuits est placé en dérivation du joint, tandis que l’autre est placé en dérivation d'une longueur donnée du rail.
- Il y a plusieurs inconvénients dans ce dispositif: tout d’abord l’emploi de galvanomètre différentiel oblige à mie construction délicate ; dans le cas particulier il faut au moins 3 spiraux, ce qui peut donner lieu à des courts-circuits.
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- En second lieu les galvanomètres différentiels ne servent que comme indicateur do zéro et lorsqu'on fait une observation il faut déplacer le long du rail que l’on prend comme étalon la pointe de connexion jusqu’au moment où l’équilibre est établi ; on mesure alors la longueur du rail correspondant à la résistance du joint, ce qui nécessite une série de manipulations assez délicates. Au contraire le constructeur de ce nouvel appareil a cherché à simplifier les manipulations et en un mot à les rendre pratiques. I/appareil (fig. r) est un pont de Wheatstone, dont le galvanomètre est remplace par un milli-voltmètre, svstème Meylan-d’Arsonval, exLra-sensible, à champ concentré et monté à pierre. La construction mémo de ce galvanomètre indique tout de suite un appareil robuste.
- Dans ce pont de Wheastoue (tig. 2), 2 branches
- \ par le joii
- rail entier ;
- l’appareil et que l’on apei . Les points de contact ni.
- fixes, tandis que le point p est relié à la manette du rhéostat ; on déplace celle-ci pour établir l’équilibre, c'est-à-dire ramener le galvanomètre à o. Le long du rhéostat se trouve placée une graduation qui indique à chaque instant le l'apport des branches b et c, on lit du même coup le rapport de la résistance de a à d, c’est-à-dirc le rapport de la résistance du joint au rail • entier.
- En résumé on se contente d’appliquer les trois pointes de contact sur la voie (fig. 3), aussitôt une déviation du galvanomètre a lieu, on déplace la manette du rhéostat jusqu’au moment où l’équilibre semble établi et pour vérifier si 1 aiguille est véritablement au zéro, il suffit
- d'interrompre le contact correspondant à n, ce qui provoque une interruption dans le galvanomètre et l'aiguille doit rester immobile. On Ut à ce momeuL sur la graduation du rhéostat le rapport entre la résistance du joint et la résis-
- D’autre part l'appareil tel qu’il est réalisé peut servir de pont de Wheatstone pour mesurer toute résistance en plaçant d’un côté un étalon et de l’autre côté, une résistance à mesurer. 11 peut
- servir aussi comme millivollmèlre eu établissant des connexions entre 2 bornes voisines cL en ramenant le rhéostat à o. On peut diminuer do moitié la sensibîlilité de ce galvanomètre en amenant la manette du rhéostat en face d'une flèche rouge, ce qui introduit dans le circuit du galvanomètre une résistance égale à sa résistance propre.
- Enfin, on d'autrcscas, on peut établir 2 bornes extérieures servant à établir le millivoltmètre comme voltmètre, ce qui est 1res utile lorsqu’on mesure une différence de potentiel entre le rail et la canalisation, eu un mot cet appareil très étudié est appelé à rendre de grands services, permet d’économiser beaucoup de temps et évite bien des désagréments que 1 on avait avec le simple millivoltmètre.
- Paul Renauu,
- DIVERS
- Température dans les tubes de Geissler, par K. Kerkhof; Br. Ann., I. IV, p. 32^-345, février 1901.
- La température à l’intérieur du tube de Geissler est déterminée au moyen d'un fil bolométrique. Les tubes renfermaient du gaz carbonique, de l’oxygène, de l'hydrogène ou de l’air.
- La température daus la lumière positive dé-
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- croit quand la pression diminue jusqu’à ce que la pression critique soit atteinte: ensuite elle croit rapidement. A la même pression, la température est plus élevée dans le gaz carbonique que dans l’air, plus élevée dans l’air que dans l’hydrogène. Mais les rapports changent avec la pression.
- Lorsque la décharge est fournie par une bobine, il n’y a pas de relation simple entre la température et la section du tube, mais il est certain que les températures sont loin d’être en raison inverse de cette section, comme l’a annoncé M iedemaun.
- La nature de 1 interrupteur de la bobine n’a pus d’influence essentielle sur le phénomène.
- D’après l’analyse spectrale, on admet en général que la température du gaz dans les tubes de Geissler s’élève quand on introduit une étincelle
- dans le circuit. Cette élévation de température se produit en effet quand l'étincelle a une longueur de à 3 centimètres ; elle est d’autant plus aecusée que la pression est plus basse. L’introduction d’une étincelle courte provoque au contraire une diminution de la température.
- Pour une longueur déterminée, variable avec la pression, la température présente un mini-
- La présence d’une self-induelion dans le circuit amène une élévation de température dans la lumière positive, un abaissement, au contraire, dans la région voisine delà cathode.
- L’autcur a observé également sur les électrodes d’aluminium une formation d’alumine, ainsi que l’avaient signalé déjà IliLloiT, Graham et Warburg.
- M. !..
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 15 avril 1901.
- Action des rayons du radium sur le sélénium, par Eugène Bloch. Comptes rendus,t. CXXXIÏ, P- 9r4-
- W. Smith a découvert en 187.3 que la résistance électrique du sélénium diminue sous l’action de la lumière. M. Perreau a généralisé cette propriété (‘) en montrant que les ravons de Rbnlgen produisent sur le sélénium une action tout à fait comparable à celle de la lumière, il était intéressant de rechercher comment le sélénium se comporterait vis-à-vis des nouveaux corps radioactifs. C’est cette recherche que l’auteur a entreprise et il a pu mettre en évidence une action des rayons du radium sur le sélénùim, du même ordre de grandeur que les deux précédentes, quoique plus lente ;"•*).
- (*} Ecl. Elect., t. XXI, p. 47g, e3 décembre 1899.
- (2) Un premier élément au sélénium couslruit suivant
- spirale formée par deux fils métalliques parallèles, dans laquelle on coule du sélénium) possédait dans l'obscurité, une résistance à peu près stable voisine de 3o 000
- L’autour voit dans ce résultat un argument en
- Wheatslone, avec l’aide d’un daniell, d’une boite à pont,
- quelques minutes à i5 000 ohms; elle reprenait dans
- O11 a placé alors vis-à-vis de l’élément, et à 1 mm de distance environ, un échantillon de carbonate de baryum radifère (obligeamment prêté par M. Debierne); cet
- ûèrement ta faible lumière émise par le corps radioactif, miles elle était tombée à 29 000 ohms. L'échantillon ayant
- qu’au bout de deux heures. — Le corps employé possédait d’ailleurs une radioactivité 1000 (mille fois celle de l'uranium), et il est probable que les échantillons beau-
- une résistance norinaledc 6:>4 ouo ohms environ, qui tom-rayons du radium. — Ici eucore l’actiou est à peine infé-
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- faveur de l’idée que les rayons du radium sont formés d’un complexe de rayons cathodiques et de rayons de Liôntgon.
- Décharge disruptive dans les électrolytes, par André Broca cl Turchini. Comptes rendus, t. CXXXII, p. 913.
- Les auteurs ont constaté que si l’on fait passer dans des électrolytes très conducteurs des oscillations électriques dont la longueur <1 onde calculée est de 300 à 4°o ni (un peu moins de un million de vibrations par seconde), 011 peut obtenir des étincelles disruptive» a travers ces électrolytes (l).
- grosse bobine de Rnlimkord adionnéé par le courant
- ou 6 cm d’allumage de l'arc dans nos conditions ( 110 voll s, 4a périodes, 5<> ampères). La capacité employée (environ ia 5oo unités élecirostatiques) était assez grande
- duisons celle-ci dans l’air, réclatement dans l’huile ou le
- larités gênantes. Si "l’on place dans ce circuit une cuve disposée pour l'éclatement do l’éLincelle dans l'huile,
- étincelles puissantes, d’un éclat extrême et très bruyantes, jaillir entre les deux houles de laiton, de 2 cm de dia-
- leînps, quelques bulles do gaz se produisent et les étincelles se maintiennent jusqu'à une distance que nous
- distance où se produit le phénomène précédent, on voit échaufTement électrolytique comme celui qui a lieu dans effet, l'intensité efficace est supérieure à ce qu'elle esL
- » Aiusi, on ne peut produire une étincelle active daus
- le circuit, et que la distance est convenable, il se produit dans l’électrolyte une étincelle ayant tous les caractères de l’activité.
- » Une raison encore nous porte à croire que c’est un
- Les électrolytes se comportent donc comme des diélectriques pour des oscillations de tré— quencc suffisamment grande. Comme d après, la théorie électromagnétique de la lumière, tout diélectrique doit être transparent pour la lumière, la transparence des électrolytiques, qui semblait être en contradiction avec cette théorie, se trouve donc ainsi expliquée.
- Sur les étincelles oscillantes, par G.-A. Hemsaleah. Comptes rendus, 1, CXXXII. p. 917,
- Une étincelle ordinaire a une forme très irrégulière causée par la distribution irrégulière de la vapeur du métal qui constitue les électrodes ; aussi la décharge initiale ou le Irait lumineux est-il 1res marqué. L’auteur a constaté qu’en insérant dans le circuit de décharge une self-induction variable à volonté et augmentant peu à peu cette self-induction, la forme de l’étincelle devient de plus en plus régulière et la décharge initiale devient de plus ou plus faible, de*manière que l’étincelle semble consister seulement en vapeur métallique incandescente. La (orme que prend l’éLinoelle est celle d'une sphère ou d’un ellipsoïde scion sa longueur ; la nature du métal semble aussi influer sur la forme de l'étincelle oscillante. Des formes très régulières sont obtenues avec le cuivre et l’aluminimn. Le cadmium et le plomb donnent dos étincelles plus ou moins irrégulières.
- L’éclat de ces étincelles oscillantes dépend en premier lieu de la nature des métaux entre lesquels éelatentlcs étincelles. M. llemsalcch a lait â ce sujet diverses observations intéressantes que nous 11e faisons que mentionner, l’auteur se proposant de les exposer bientôt plus complètement dans ce journal.
- Séance du T2 avril 11)01.
- Sur la constructionet l’emploi du thermomètre à résistance de platine, par Paul Chroust-choff. Comptes rendus, t. CXXXII, p. rpî.
- Dans des recherches cryoscopiques l'auteur s’est servi d’un thermomètre à résistance de pla-tiue sur lequel il donne les renseignements qui suivent :
- 1. Le thermomètre de MM. Callendar et Griffiths, avec la forme particulière que j’ai dû lui donner pour être applicable à nies recherches, a 1 été construit d’après mes indications, en 189”,
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- par la Scientifiv. Instrument Company, à Cambridge ; il se distingue de l'instrument original par ceci : la tête (’) du thermomètre a été faite avec une forte plaque en ébonite et recouverte d’une couche, épaisse de paraffine au moven cln vernis [dissolution saturée de paraffine dans du benzène] que j’avais indiqué dans ma première Communication sur cette question (1896, en russe}. Ce détail de construction, indifférent on apparence, est au contraire d’une grande nécessité : je i/ai réussi à obtenir des mesures constantes dans toute une série d’observations et de l'ordre des millièmes d’un degré centigrade que grâce à cet isolement parfait de la lôte du thermomètre et de tous les isolateurs de l’appareil. M. P- CUappuis a bien voulu m’informer qu'il a été amené h user aussi d’un lourde main aualo-gue. Grâce à celte petite modification nécessaire de l’instrument, j’ai pu me servir, dans mes recherches, d’un courant ininterrompu (fourni par un grand accumulateur) dans le pont do Wheatstone, malgré la. sensibilité assez grande du galvanomètre employé. La disposition de mon appareil permettait de n’introduire le galvanomètre dans le circuit qu’au moment de la lecture (constatant l’absence de déviation) ; chaque mesure définitive représente une moyenne de deux lectures consécutives faites avec renversement du courant par un commutateur bien isolé.
- Ce pont de Wheatstone a été construit dans mon laboratoire et se réduit à trois branches (système BurstalL dont deux ont des résistances exactement égalisées (au cent millième d’ohm près) et dont iatroisicmc possède une résistance j égale à celle du thermomètre électrique. Le thermomètre lui-même forme la quatrième branche du pont et contient une résistance d’environ fio ohms comme, du reste, chacune de ces quatre branches. Les trois résistances (branches) du pont sont toutes immergées dans un mémo bain d’hvdrocarbure isolant.
- J’ai déjà fait remarquer, dans ma première Note, que je n'ai pu obtenir de résultats exactement concordants qu’en éliminant les corrections dues aux changements daus la résistance de la troisième branche du pont avec la température ; j’ai déjà dit que cotte élimination a été
- (9 Lieu d’uttachc dos quatre bornes pour l’iotrodiic-
- produite par des expériences parallèles faites à blanc avec le dissolvant pur. La nécessité d’avoir recours à ce procédé provient de l’extrême dit-ficulté d’obtenir, pour chaque degré centigrade, des valeurs suffisamment, exactes et constantes du coefficient de température pour les résistances en manganine dont je me suis servi pour les trois bobines du pont de Whealstonc. Lu petitesse du coeflicienl concourt avec sa variabilité pour exagérer cette difficulté.
- J'ai trouvé très commode de faire le calibrage de la résistance du fil eu platine-argent, le long duquel se déplaçait le contact mobile, simultanément avec celui des divisions do la règle en argent qui m’a servi a mesurer les longueurs entre deux poluts de contact sur le fil. Comme contrôle, j'ai comparé les résistances do plusieurs divisions du fil à uae résistance normale, par la méthode bien connue de Carey L’osier.
- Sur un nouveau système d’ampèremètres et de voltmètres indépendants de l’intensité de leur aimant permanent, par Pierre Weiss. Comptes rendus, t. CXXXII, p. 957.
- L’auteur donne quelques indications sur les propriétés de ces instruments dont le principe a été exposé dans le dernier numéro de ce journal (p. ioo).
- Sur l’influence de la self-induction sur les spectres d’étincelles, par G.-A. Hemsalech, Comptes rendus, t. CXXXII, p. 939.
- Dans une note anterieure \1'., l’auteur a montré qu’en insérant une scll-induction dans le circuit de décharge d’un condensateur, le spectre de l'étincelle subit des modifications considérables. Dans celle-ci il fait connaître les résultats que lui a fournis l’étucle du môme sujet avec des appareils plus perfectionnés.
- Oscillations périodiques produites par la superposition d’un courant alternatif au courant continu dans un arc électrique, par E. Kœnig, Comptes rendus, t. CXXXII. p. 962.
- On sait qu’un arc électrique produit par un courant continu entre charbons peut se comporter comme un téléphone Aussitôt que les conducteurs des lampes sont exposés à des phénomènes d’induction provenant de conducteurs voisins, l’arc subit des modifications par suite
- (i) Éc.I. Êlcct., t. XX, p. U18, 26 août 1899.
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- desquelles ii se produit un son plus ou moins accentué. Par des perfectionnements du dispositif on a pu arriver à une reproduction claire de la parole. En répétant ces expériences, M. E. Kœnig a fait quelques recherches sur l’influence de la superposition de courants sinusoïdaux au coura ni continu sur la lumière de l’a te.
- Un transformateur a circuit fermé (de 3 kilowatts) était placé dans le circuit de la ville de p.40 volts et 4° périodes. La bobine primaire avait 3o8 tours ; la secondaire en avait 80 répartis en 5 bobines de 17 tours chacune, pouvant donner ainsi un voltage de i3, 26, 3(), 5a, 65 volts. Ou intercalait, dans un circuit à courant continu de 120 volts, une résistance métallique, uue lampe à arc avec régulateur à main, et les 1- tours d’une bobine secondaire du transformateur. Aussitôt la superposition du courant alternatif, la lumière, jusque-là stable, montra des oscillations lumineuses périodiques se suivant assez lentement pou?- être perceptibles à l’œil.
- Tandis qu’en allongeant Tare on entendait un son faible correspondant à 4o oscillations par seconde, la période d’oscillations de la lumière était de de seconde environ (estimée à l'aide de la méthode stroboscopique). En élevant l'intensité du courant périodique, les oscillations lumineuses devenaient plus fortes sans changer de fréquence.
- Sur un appareil qui imite les effets des fontaines lumineuses, par G. Trouvé. Comptes rendus. t. CXXXII, p. ç)fi3.
- Cet appareil est destiné à imiter fes effets des fontaines lumineuses ; il fonctionne sans eau ('). Le liquide est remplacé par une masse de grains ou de balles solides (grains de riz, balles en celluloïd, clc.i. Ces grains sont lancés sous forme de gerbes ascendantes par un jet d’air continu ; iis relombeut dans une vasque, en étoffe sous laquelle est dissimulée la pompe centrifuge et le moteur qui l’actionne ; ils sont ainsi ramenés dans le jet gazeux qui les relance. On obtient ainsi l’apparence d’un feu d’artifice indéfini. Un jeu de Jatnpes électriques permet d’en faire varier l’aspect.
- (b On pouvait voir un de ees appareils, pendant l’Exposition universelle, à l’Andalousie au temps des Maures, et tout'dernièrement à l’Exposition de la Société de Physique.
- SOCIÉTÉ ALLEMANDE D'ÉLECTROCHIMIE
- | Congrès de Zurich (suite et lin) p).
- Sur la vitesse de réaction dans les rèduc-
- I tions èiectrolytiques, parle professeur Dr H. Gold-Schmidt, d’Heidelberg. Zeitschrift fur Elehtrocheinie. I. VTI, p. >63, 8 novembre 1900.
- ! L’auleur a entrepris depuis deux ans des recherches en vue de déterminer la relation ! existante entre la vitesse de réduction et la concentration de la substance réductible. Si on réduit par exemple du nifrobenzol en solution alcoolique alcaline à l’aide d’une intensité de courant suffisante, une partie de l’hydrogène séparé h la cathode se dégage sous forme gazeuse pendaut qu’une autre partie est utilisée à la réduction du nifrobenzol. Si ou diminue successivement l’intensité, 011 arrive finalement à un point pour lequel il ne se dégage plus du tout d’hydrogène. Comme tout l’hydrogène entre alors en réaction avec une quantité équivalente de nifrobenzol et que d’autre part, sa quantité est proportionnelle n l’intensité du courant, cette dernière sera par conséquent proportionnelle à la vitesse de réduction.
- Pour obtenir la variation de la vitesse do réaction en fonction de la concentration du corps à réduire, il suffira donc de mesurer, pour chacune des différentes concentrations, l’intensité du courant pour laquelle le dégagement d’hydrogène cesse à la cathode.
- Wilheimv a donné la loi suivante .:
- J,„ — C. Consi.
- J,„ étant l’intensité maxima du courant qui ne produit pas de dégagement d’hydrogène, et C lu concentration du corps à réduire.
- Joseph Malzi a entrepris la vérification de cette loi. Il utilisait à cet effet une anode en platine et des cathodes en différentes substances :
- | platine poli, platine platiné, nickel et cuivre. La solution alcoolique alcaline du corps à réduire | était agitée à l’aide d’un courant gazeux d'hydrogène qui la traversait. L’intensité du cou-j rant était mesurée avec un milliampèremètrc.
- ! Le courant était choisi au début suffisamment élevé pour qu’il y ait dégagement d’hydrogène, j Par la manœuvre d'une résistance on le dimi-
- (i) Voir L'Éclairage Électrique, t. XXVI, 5 janvier igot,
- I p. a 7 ; février, p. 184 : 9 mars, p. 373 ; sJ mars, p. 453.
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- nuciit peu à peu jusqu’à cessation du dégagement des bulles de ce -gaz.
- Mais cette méthode est sujette à de nombreuses erreurs par suite de la nécessité où on se trouve de cesser l’agitation pour observer la disparition des bulles d’hvdrogène.
- On trouve d'ailleurs que la formule donnée plus haut ne se vérifie’pas et que les constantes diminuent beaucoup lorsque les concentrations croissent.
- Des nombreuses recherches effectuées, on déduit la loi
- la puissance n —- — étant donnée par la lor-__ losJw logJm/
- U ~ loge —logC
- Le tableau suivant donne le résultat des obser-
- vations obtenues avec le iiilrobenzol dans une solution de Gql cm3 d’alcool à 90 p. too,3o~ cm3 d’eau et 4 gr de soude caustique. La cathode était un disque de platine poli de 4 cm de diamètre et l'anode, mu disque de même métal perforé de 3,2 cm de diamètre, largeur du platine. 1,2 cm; température 20°.
- Aidé du Dr Jean Billitzer, le Dr Goldschmidt a imaginé une autre disposition de recherche qui permet de déterminer exactement le point
- où le dégagement d’hvdrogène commence. Ici les deux électrodes sont séparées par un vase, poreux. Celui-ci est rempli d’une solution de soude hydratée k 10 p. 100 dans laquelle plonge l’anode constituée par un disque de platine de 2,y cm de diamètre. Dans le vase extérieur, rempli d’une solution du corps à réduire, plonge la cathode .qui est formée d’un disque en uieke-line de !\ cm de diamètre. La solution employée ici est la mémo que ci-dessus. La méthode repose sur le principe suivant : si on détermine la courbe de variation de la tension de polarisation en fonction de l'intensité du courant, on trouve, pour des intensités croissantes, une tension également croissante jusqu’au point où le dégagement d’hydrogène commence. A partir
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- île ce moment, si on continue à augmenter progressivement l’intensité, on ne constate plus qu'une élévation très lente de la tension de polarisation. La courbe présente donc un point d’inflexion qui correspond exactement à l'intensité maxima considérée ici.
- Dans leurs mesures de la tension de polarisation, les auteurs se servent de l'électromètre capillaire d’après la méthode décrite par Le
- La figure i montre bien l'allure des courbes ainsi obtenues. Ces courbes se rapportent à des solutions de différentes concentrations de j nitrobcnzol, à la température de 20°. Les abscisses représentent les intensités de courant et les ordonnées, les tensions de polarisation exprimées ici en centimètres du pont de mesure.
- Le tableau ci-après donne, pour les différentes concentrations C les intensités maxima J)(i correspondant au point d'inflexion, les valeurs des rapports ^ et enfin les forces électro-motrices de polarisation r. observées en ce même
- Comme c'était h prévoir, les forces électro-niotrices sont sensiblement les mêmes.
- En opérant à différentes températures et avec différents corps : nitrobcnzol, nitrotoluol, azoxy-benzol, azoxyphénol et azobenzol, on constate toujours l'exactitude de la loi.
- Les recherches du professeur ilaber 11e sont pas en accord avec cette équation parce qu’elles ont été effectuées à des intensités encore éloignées du dégagement d’hydrogène.
- Comme explication de celle loi, on peut supposer que la réduction a lieu seulement à la surlace de la plaque, là où le métal et le liquide sont en présence.
- Le coellîcient de température de la réduction électrolytique est très petit, une différence de
- (’) Zeitschr. fur pliyn. Chemie. t. 5. p. 4-0.
- 10 degrés augmentant seulement la constante de vitesse d’environ un tiers, ce qui est conforme aux observations de Ilaber et Tafel.
- En ce qui concerne l’influence des métaux
- composant la cathode, les plus anciennes recherches, basées sur l’observation dos bulles de gaz, ont montré que le platine poli, le nickel et le cuivre donnent, les mêmes constantes ; par contre, celle du platine platiné est beaucoup plus grande 1'1].
- p) Discussion. — Le professeur I)1, IÏatier, de Carls-rnhe, dil; qu’il est remarquable que la fonction linéaire entre la concentration et l’intensité ne se vérifie que poulies densités de courant croissent plus lentement que les
- exercer dans certains cas l’augmentation de tension due trodes de mercure. Si on éleclrolyse avec une cathode en
- ou pourra réduire ce corps par des intensités de courant considérables, sans qu’il y ait dégagement d’hydrogène. Pour tourner la difficulté, on devra prendre dans cc cas, pour mesure de la vitesse de réaction l’iiitcnsité maxima
- que le Dr <Toldschmidl a placée dans son équation n'est la cathode.
- celle du T)r'Kœrster. Pour lui', la 'vitesse de réaction
- celle de l'électrolyte et non celle beaucoup plus petite qui règne à l'électrode. Sur la disposition expérimentale du 3)r Goldsclimidt, il fait seulement remarquer qu’il y aurait eu plus de simplicité et d'exactitude en employant trois électrodes. Tl demande aussi quels résultats on ob-
- Dr FœrsLcr, signale qu’il a porté toute son atlenLion sur les variations de concentration ; lorsqu'il n'y a pas agi-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVII — N° 18.
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- •96
- : W. C. Heraeus, par
- VIT, p. 269, 8 no csistunces de la
- Ileracus ont été <
- < ™ vue des appliou-ont inattaquables aux
- tuées par des baguettes en ;
- à iuo ohms qui ont le grand avantage c 0ir supporter de fortes surcharges. P01 quelques modèles courants v< très relatifs à ces résistances.
- 10 5 , a
- o,G6 0.80 i,2ü
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- Samedi 11 Mai 1901.
- L'Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. DARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. - A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- ALTERNATEUR DE ioo KILO VOLTS-AMPÈRES UE MM. GAXZ ET O, DE ISlfDAPEST
- En dehors des deux alternateurs de i 200 kilovolts-ampères affectés au service de l'éclairage et (lu transport de l’énergie a l’Exposition, MM. Ganz et Gi8 avaient présenté un alternateur à pôles séparés de leur type normal, dit type « O ».
- Cet alternateur est à courants triphasés et a une puissance apparente de 100 kilovolts-ampères. Comme tons les types normaux de MM. Ganz et Cc, il est établi pour un facteur minimum de 0.7, ce qui correspond à une puissance utile de 70 kilowatts.
- La tension aux bornes est de 33o volts et la tension par phase de 191 volts, l’induit étant groupé en étoile. Le débit par phase est de 178 ampères.
- La vitesse angulaire est de 420 tours par minute et la fréquence de 42 périodes par seconde ; le nombre de pôles inducteurs est de ia.
- L'alternateur Ganz de 100 kilovolts-ampères est représenté sur la photographie de la figure 1..
- Inducteurs. — L’inducteur mobile est constitué par un manchon elaveté sur l'arbre et portant une couronne en fonte soutenue par deux rangées de bras.
- Les pôles inducteurs de section circulaire, en acier moulé, sont encastrés à la surface extérieure de la couronne et y sont maintenus par des boulons traversant cette dernière. Un petit ergot empoche la rotation des pôles autour de leur axe.
- Les pôles inducteurs sont surmontés d’épanouissements polaires rectangulaires et vissés sur les noyaux. Les bords des épanouissements, dans le sens de l’axe, portent un léger chanfrein de façon à répartir le flux dans l’entrefer suivant une loi plus voisine de la sinusoïde.
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- I/ÉGLAIKAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVII. —N° 19.
- Le diamètre des pôles inducteurs est de i3,5 cm et leur bailleur de i4 cm. La longueur des épanouissements polaires dans le sens de l’axe est de 14 cm et leur largeur, dans le sens perpendiculaire, un peu inférieure au diamètre du pôle.
- L’enroulement de chaque polo inducteur est formé par une bande do cuivre, de 18 mm de largeur et de a,2 mm d’épaisseur, enroulée sur champ et dont les spires sont isolées entre elles par une bande de papier Japon.
- La section de cette bande est de 4o mnr et le nombre de spires de 65 par bobine.-
- Toutes les bobines inductrices sont disposées en série et les extrémités du circuit d’excilalion aboutissent, l’une à la masse et l'autre,, par un conducteur traversant l'arbre creux, à une bague de contact disposée en bout d’arbre à eôté’du collecteur de l’excitatrice.
- La résistance du circuit d’excitation est de o,i85 ohm à 20°'
- Le poids de l’inducteur sans l’arbre esl de 880 kg dont 120 pour le cuivre.
- Le diamètre de l’inducteur à l’extrémilé des pièces polaires est de 102 cm et l’entrefer de 4 mm.
- Induit. —Lu carcasse de l’induit se compose de doux couronnes de fonte réunies par des nervures ménageant entre elles de larges ouvertures pour la ventilation.
- Les deux couronnes portent des rebords intérieurs entre lesquels sont serrées les tôles de l'induit.
- Sur les deux couronnes sont rapportées deux üasques en fonte portant les paliers et les pattes par lesquelles la machine repose sur ses fondations.
- Le, noyai) d’induit en tôles de o,5 mm d’épaisseur esl partagé en deux parties entre lesquelles est laissé un espace libre pour la ventilation.
- Le diamètre d’alésage de l’induit est de 102,8 cm et sa largeur, y compris l’espace de 10 mm ménagé enLre les deux paquets, de 14 cm. La bailleur radiale îles tôles esl de i'- cm et le diamètre extérieur de la carcasse dos tôles de 136,8 cm.
- Le noyau induit est muni de 108 encoches à demi fermées, soit 9 par pôle.
- L’enroulement triphasé est exécuté avec du câble souple de 60 mmà de section constitué par un toron de i9 fils de 2 mm de diamètre. , .
- Chaque phase comporte 6 bobines complètes réparties dans 6 encoches chacune. Le nombre de spires par bobines est 9, ce qui correspond à 3 conducteurs par trou.
- ' Les trois phases de-l'induit sont groupées en étoile et la résistance de chacune d’elles est de 0,022 ohm à froid.
- Le poids de cuivre de l’induit est de 120 kg et celui des tôles de la même partie de 600 kg.
- Le poids total de la machine y compris l’excitatrice est d’environ 4 000 kg.
- Excitatrice.—L’alternateur Ganz du type 0 est excité par une petite dynamo calée en bout d’arbre.
- Sa puissance est de 2 200 watts sous une tension maxima de 22 volts, le débit maximum est par suite de 100 ampères.
- L’inducteur de cette machine est fixé sur un support venu de fonte avec l’une des flasques portant les paliers. Il est à 4 pôles et en acier coulé ; son diamètre d’alésage est de 23,5 cm et sa largeur, parallèlement à l’axe, de i3 cm.
- L’induit est enroulé en tambour multipolaire série. Son diamètre extérieur est de 23 cm et l’entrefer de 2,5 mm; sa largeur est de i3 cm.
- L’induit denté comporte 174 rainures portant des barres de 6 mm de largeur et de s,3 mm d’épaisseur, réparties en 29 sections de 3 spires chacune.
- Le diamètre du collecteur est de 18,5 cm. Les deux lignes de balais portent 2 balais
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- il Mai 1901.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- en charbon et communiquent Tune avec la masse et l'autre, avec une bague de prise de courant disposée à côté du collecteur.
- Résultats d’essais. — Le courant d’excitation nécessaire pour obtenir la tension à vide à la vitesse de 420 tours est. de 02 ampères.
- L’intensité normale de débit. 170 ampères, est obtenue en court-circuit avec un courant d'excitation de 34 ampères.
- L’intensité du courant d’excitation en pleine charge de 100 kilovolts-ampères avec un facteur de puissance de 0,7 est de 90 ampères, et correspond à une tension pour la marche à vide de 3pô volts. La chute de tension en pleine charge avec le facteur de puissance minimum est donc de 20 p. 100 environ.
- Le poids total de cuivre est de 24a kg, soit 2,4-> kg par kilovoll-ampère ou 4in watts environ par kg de cuivre utilisé.
- TRANSFORMATEUR DE 3oo KILOWATTS A COURANTS ALTERNATIFS SIMPLES DE MM. ÜANZ ET Cie
- MM. Ganz et C‘ü de Budapest avaient exposé un très grand nombre de transformateurs de divers types tanta courants alternatifs simples qu’à courants alternatifs triphasés. Nous nous contenterons d’en décrire le plus important, un transformateur à courants alternatifs d’une puissance de 3oo kilowatts.
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- Cet appareil est établi pour une tension primaire de 5 ooo volts et une tension secondaire de 435 volts. L’intensité du courant primaire est de 60 ampères'et celle du courant secondaire do 690 ampères.
- de Budapest.
- d’étoiles de façon à intéresser au serrage
- La fréquence des courants est de a5 périodes par seconde.
- Ce transformateur est du type à noyaux. Il est représenté sur les figures a, 3, 4 et 5 qui montrent des vues diverses avec coupes partielles de cet appareil. Le circuit magnétique est constitué par deux colonnes verticales formées de plusieurs paquets de tôles lameilées séparés les uns des autres par des espaces d’air destinés à activer la ventilation du fer et à augmenter sa surface de refroidissement.
- Ces deux noyaux sont réunis par deux piles de tôles avec surfaces en regard dressées de façon à diminuer l’influence des joints. Les noyaux sont serrés par des boulons munis ; surface plus grande.
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- La partie inférieure des noyaux et la culasse inférieure sonL disposées dans une caisse en fonte en deux parties assemblées par des boulons et formant socle ; la culasse supérieure est serrée par deux systèmes de flasques.
- Des boulons munis de pilons d’enlevages servent à réunir les deux culasses de façon à former un ensemble parfaitement rigide.
- La hauteur de chacun des noyaux verticaux est de 187 cm, ils sont inscrits dans un cercle de 3o cm environ de diamètre.
- La hauteur des deux culasse^ est de 4<> cm et leur largeur totale y compris les espaces libres pour la ventilation de 27 cm.
- La hauteur totale de l’appareil, y compris les pitons d’cnlevagc, atteint 222,2a cm; la largeur est de io3,2 cm et la largeur, dans le sens perpendiculaire au plan du cadre, de 67,2 cm à la barre et de 60 cm à hauteur des enroulements.
- L’enroulement primaire placé à l'intérieur du secondaire est composé de deux bobines enroulées sur des carcasses isolantes. Chacune de ces bobines est partagée en 4 sections.
- Cet enroulement est bobiné avec un fil à section rectangulaire de 10 mm de hauteur et de 5 mm de largeur. Chaque bobine comporte 4°° spires, soit ro5 par section et les deux bobines primaires sont groupées en série.
- La résistance du circuit à 20° est de o,36 ohm et le poids de cuivre primaire employé de 45o kg.
- Les bobines secondaires sont constituées à l'aide d’une spire de cuivre à section carrée de 25 mtn de côté. Les deux bobines secondaires comportent ensemble 73 spires et ont une résistance totale à ao°C. de o,oo32 ohm.
- Le poids de cuivre de l'enroulement secondaire est de 600 kg.
- Le poids total atteint. 4000 kg dont 1 ooo pour le cuivre et •>. 3oo pour les tôles.
- Le transformateur est entouré par une tôle perforée entourant les bobinés, la partie supérieure est elle-même munie d’une enveloppe.
- Les prises de courants sont placées à la partie inferieure.
- Le transformateur est disposé pour être refroidi par une ventilation artificielle obtenue à l’aide d’un petit ventilateur centrifuge absorbant j5o watts.
- Résultats d’essais. — Le transformateur essayé à vide absorbe, pour une tension primaire de 5000 volts, 3 100 walts correspondant aux pertes dans le fer; le courant à vide est de i,3 ampère et le facteur de puissauee correspondant, de 0,49.
- Les perles en charge sont les suivantes :
- Le rendement réel est donc de 97,7 p. 100.
- T.es surélévations de températures après cinq heures de marche à pleine charge avec une ventilation artificielle sous une pression de 8 à 10 mm d’eau, soit environ 4°° litres d’air par seconde, ont les valeurs suivantes :
- La différence do potentiel nécessaire aux bornes de la haute tension pour obtenir
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- l'intensité normale du courant dans le primaire est de 220 volts. On en déduit que la force électromolrice de fuite est de 4,4 P- 100.
- Cette valeur permet de calculer la chute de tension pour différents facteurs de puissance. On obtient ainsi une chute de tension de 1 p. 100 avec un facteur de puissance égal à l’unité et une chute de. tension de 2,3 avec un facteur de puissance de 0,9.
- Les chiffres précédents se rapportent à la marche à 2Ô périodes par seconde.
- Le transformateur a également été essayé à 5o périodes et à une puissance de 4oo kilowatts, son rendement atteint alors 98,4 p. 100 environ.
- Ce transformateur a été également essayé à vide pendant une demi-lieure à une tension de 9 000 volts aux bornes de l’enroulement primaire et chacune des deux bobines primaires à Gooo volts pendant plusieurs heures.
- DYNAMO A COURANT CONTINU DU Go KILOWATTS DE MM. GAN2 ET CM, DE BUDAPEST
- Le matériel à courant continu de MM. Ganz et Cin était représenté par quelques dynamos d’un genre nouveau, breveté il v a deux ans environ [(ai1* M. de Kando, ingénieur de MM. Ganz et Cie (*).
- Les dynamos de celle série, désignées sous le nom de série E, sont construites pour des puissances 1 800 watts à 200 kilowatts, elles sont caractérisées par une utilisation très satisfaisantes des matériaux et une faible réaction d’induit, grâce au système particulier de pièces polaires employées.
- Les types exposés étaient ceux de 1,8, 6,- 18 et 60 kilowatts; les vitesses correspondantes sont de 1 900, 1 4oo, r 100, fiao l : m. Pour la charge des accumulateurs, les vitesses de ces machines sont augmentées de façon à obtenir la marge de tension suffisante. Les poids de ces machines sont respectivement de 85, 3oo, 620 et 1 65o kilos.
- Nous décrirons plus spécialement la-dynamo de 60 kilowatts, donlla ligure 6 est une photographie, mais se rapportant à une machine bobinée pour 120 volts.
- La tension aux bornes peut varier de 56o à 760 volts ; le débit normal est de 107 ampères.
- La vitesse angulaire maxima est de 820 tours par minute et le nombre de pôles de 6.
- Inducteurs. — La carcasse inductrice est formée par une couronne en acier eu deux parties, dont l’une est fixée par deux pattes sur le bâti portant les deux paliers.
- La carcasse a une section en forme d’U et porte les pôles on acier à section circulaire. La fixation de ceux-ci est obtenue à l’aide d’un boulon traversant complètement ia carcasse.
- Les pièces polaires fixées par des vis ont une forme spéciale; leurs côtés parallèles à l’arbre affectent la forme d’une arête de poisson, c’est-à-dire présentent des dents qui vont en se rétrécissant depuis le noyau jusqu’à l’extrémité des cornes polaires.
- On obtient ainsi une diminution croissante du (lux sous les cornes polaires, qui permet d’obtenir une variation de flux plus sinusoïdale et par suite un arc d’embrassement plus grand, en même temps que l’on diminue la réaction par suite de l’augmentation de la résistance du circuit magnétique de l’induit. L’entrefer va de plus en croissant légèrement depuis l’intérieur des cornes polaires, vers l’extérieur.
- Le diamètre d’alésage do l’inducteur est de $25 cm et l’entrefer de 2,5 mm.
- 1 Voir C.-E. Guilberï « Machines dynamo-électriques : dynamos à courant continu a, t. XXII, p. 449» a4 mavs 1900.
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- Les bobines inductrices sont enroulées sur des carcasses retenues entre la couronne inductrice et les épanouissements polaires.
- Les six bobines sont montées en série; la résistance du circuit d’excitation est de i85,83 ohms à froid et 221,2 ohms, à chaud, après une marche de trois heures à charge normale, ce qui correspond à une surélévation de température d’environ 5o°.
- partagées en trois paquets laissant entre eux des intervalles assez larges, de façon à assurer une ventilation très énergique.
- Le diamètre extérieur de l’anneau de l’induit est de 52 cm et sa longueur totale a environ i5 cm, l’épaisseur des anneaux est de 4,a cm environ et celle des intervalles de 10 mm.
- A la surface de l’induit sont pratiquées 4n rainures à demi-fermées dans lesquelles est logé l'enroulement induit. Celui-ci est du tvpe en tambour multipolaire série. Il est constitué par 200 sections de 20 spires chacune aboutissant aux 200 lames du collecteur.
- Ce collecteur a un diamètre de 36 cm et une longueur utile de 8 cm. Les balais sont en charbon, iis sont au nombre de 6 répartis sur deux lignes.
- La résistance de l’induit à froid est de 0,186 0I1111.
- J. Reyval.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- \PPVREILS DE MESl RES. COMPTEURS
- Dans le nouveau compteur pendulaire de G. IIookiia-M ('), il n’y a qu’un seul pendule ; on évite ainsi la grosse difficulté, de la synchronisation des deux pendules dans les compteurs de ce genre. Le principe est le suivant : supposons qu’un pendule ordinaire soit relié à un train d'engrenages de façon à le faire avancer pendant un temps déterminé, 5 minutes par exemple, puis, par un renversement d'organes, à le faire reculer pendant a autres
- minutes ; il est évident que les rouages seront, au bout des dix, minutes, revenus à leur position initiale et, s’il y a des cadrans, ceux-ci seront au zéro, comme au début. Maintenant si, pendant les 5 premières minutes, on fait agir sur le pendule une force accélératrice, et, pondant les 5 suivantes, une force retardatrice, les rouages avanceront plus vite dans la première période, reculeront moins vite dans la seconde et, finalement, les cadrans indiqueront une valeur proportionnelle aux forces accélératrices et retardatrices employées ; or, il est facile de faire celles-ci proportionnelles soit à l’intensité, soit à la puissance, d’un courant à mesurer.
- L’appareil représenté dansJ.es figures i et 2 est un watt-heuremètre dont la bobine des volts, A,, est portée par le pendule A, de façon h osciller au centre de la bobine des ampères B. Le pendule est suspendu par une lame de ressort A3 et une fourchette Dj lui communique les impulsions données par l'échappement Dsü3; ce dernier est commandé par un mécanisme d’horlogerie de qualité très ordinaire.
- (’) Brevet anglais nu ax633, déposé le 14 octobre 1898, accepté le i3 janvier 1900. 8 figures.
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- Le mouvement du pendule est transmis aux cadrans J par l’intermédiaire d’uu levier E qui fait osciller deux cliquets, F, Fâ, au bout du bras F. Selon la position du contrepoids (I s, l’un ou l’autre de ces cliquets attaque la roue correspondante, I ou Is, et le mouvement d’horlogerie fait avancer ou reculer les aiguilles des cadrans, par l’intermédiaire de la vis sans fin I3 et de la roue Tx (fig. a).
- Pour que l’appareil ainsi constitué enregistre l'énergie dépensée, il suffit de changer, à des intervalles sensiblement égaux, la position de Ga, ainsique le sens du courant en A,,
- de façon à accélérer ou ralentir les oscillations du pendule. Cette double opération est réalisée au moven d’une horloge ordinaire qui fait mouvoir une carne L ; cette horloge n'a pas besoin d’être exacte, il suffit que la durée de rotation de L ne varie pas trop d’un tour à l’autre, quelle que soit sa valeur absolue.
- Un levier K porte une saillie K , qui appuie constamment (-outre la came L ; à la rencontre de l’encoche L, ce levier tombe et la butée K2 vient accrocher la goupille G,, parce que l’ensemble des deux cliquets et du contrepoids C3 oscille aulour de l’axe de l : il résulte de cet accrochage que le poids G, tombe à droite et met le cliquet F, en prise avec le roche11. Au bout d’un demi-tour de L, le levier Iv est soulevé par L, et c'est alors la butée K, qui accroche la goupille G, et faiL tomber le poids G;< à gauche ; les rouages reçoivent donc un mouvement inverse de celui de la première période. Le renversement des connexions se fait en même temps, parce que le levier qui porte le contrepoids G, esl muni d’un petit commutateur G dont le schéma est intercalé dans la figure i ; grâce à cetto disposition,
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVII. — N° 19.
- dont on retrouve des détails dans les figures 3 el 4, le sens du mouvement et des connexions est renversé simultanément.
- Le dispositif de E. Bergmann (*) s’adapte aux compteurs dans lesquels l’action du courant amène une différence de marche entre deux pendules ; il a pour but de relever cette différence chaque fois qu'elle a atteint une valeur déterminée, correspondante par exemple à i hectowatt-heure. Les deux pendules sont reliés chacun à Tune des horloges I el II dont, les roues i et a font mouvoir d'autres roues 3 et 4 (fig. 5 et 6). La voue 3 est fixée sur un manchon 8 qui est posé sur l’axe 7 ; la roue 4 est fixée sur l’axe 7 lui-mcme. Le manchon 8 porte un bras 10 muni d’un petit levier 11, pivotant en 12, qu’un ressort monté en 12 oblige à rester en contact avec une came i3 solidaire de l’axe 7. Un contact 14. isolé de l'arbre 7, est placé en face du cran de la came et relié au circuit par un frotteur 17. Le courant arrive au bras ïo et au levier 11, également isolés, par un autre frotteur 18.
- Tout étant ainsi disposé, si le courant lait avancer la pendule II et retarder la pendule I, le manchon 8 tourne plus vite que l’arbre 7 et, par suite, le levier n avance sur la came i3. Quand la différence de marche atteint un tour, le levier 11, arrivant au sommet de la came, la dépasse et retombe sur le contact 14, ce qui ferme le circuit de l’éleetro 2.0, lequel, à son tour, fait avancer d’une dent le premier mobile du totalisateur. La différence de marche continuant, le levier 11 abandonne le contact 14 et tombe au fond de la came pour remonter ensuite sur la pente de celle-ci. Le cliquet 6 a pour but d’empêcher le retour en arrière du bras 10, par suite d’un déréglage des pendules ; le même résultat peut être atteint en donnant à la came i3 la forme d’un rochet, comme ou le voit dans la figure 7.
- Une autre disposition (fig. 8 et 9), consiste à placer sur la roue 3 une came cylindrique sur laquelle roule le galet 35, solidaire du manchon 26 et de la roue 4- H est facile de voir que, par suite de l’avance relative de 3 sur 4, le galet s’est élevé et abaissé alternativement ; dans ce mouvement, il entraîne le levier 29, lequel fait avancer le compteur par le moyen du cliquet 33.
- L’ainpére-heuremètre de Percy Wtlbraiiam jXorthey et The Electric Motive Power C° (2) est plus particulièrement destiné à la conduite des batteries d’accumulateurs, pour indiquer, à chaque instant, la quantité d’électricité qui reste disponible ; aussi n’enregistre-t-il pas seulement la quantité d'électricité dépensée, mais une fonction de l’intensité et du temps, déterminée expérimentalement d’après la courbe de décharge de la batterie mesurée. Le mécanisme compteur (fig. 10. 11 et 12) se compose d’un tambour A renfermant l’horloge motrice qui lui communique une vitesse constante. Sur ce tambour, dont la surface conique est déterminée par la courbe de décharge, vient appuyer un galet D monté sur l'arbre F, sur lequel il peut glisser de façon à s’élever le long du cône A ; un ressort assure le con-lael: continuel entre le galet el le cône; l'arbre F communique le mouvement qu’il reçoit de A à l'aiguille I, qui indique sur un cadran l’état de charge de la batterie. La position du galet D sur l’arbre F est déterminée par un ampèremètre dans lequel un électro JK attire une armature de fer L et la fait tourner en entraînant la poulie O. Sur celle-ci s’enroule une cordelette sans fin qui passe sur les galets O et élève ou abaisse le galet D, selon l’intensité qui passe dans la bobine K.
- Pour que l’appareil enregistre la charge et la décharge, il faut pouvoir renverser le sens
- P) Brevet anglais, n° 12693, déposé le 17 juin 1899, accepté le 19 août 1899. 5 figures.
- (2) Brevet anglais, n° 22027, déposé le 19 octobre 1898, accepté le 19 octobre 1899. 11 figures
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- du mouvement et aussi faire tourner les rouages avec une vitesse différente dans les deux cas, pour tenir compte du rendement des accumulateurs. Le renversement de sens du mou-vement est assuré par le double électro Q et le relais polarisé S. Selon le sens du courant en K, l’armature S est attirée par l’un ou l’autre des pôles de J, de sorte que, par les contacts S,S2, le courant est envoyé dans l’une ou l’aulre des bobines Q et le noyau O, fait mouvoir le levier R,, lequel change le sens de rotation du cône A. Ce changement de sens peut être effectué à l’aide du rouage différentiel représenté par les figures 18 et 19, ce qui permet de faire varier la vitesse en même temps que le sens du mouvement.
- té et plan, de
- Au système cône et galet ci-dessus, on peut substituer deux cônes de direction opposée (fig. 14 et i5) reliés par une corde sans fin Dt ; celle-ci est alors élevée ou abaissée le long des cônes par les poulies Dü, commandées, comme précédemment, par une cordelette reliée à la poulie O de l’ampèremètre. L’ampèremètre peut aussi être constitué par un moteur dont la bobine induite L, tourne avec une vitesse proportionnelle à l’intensité à mesurer (fig. 16 et 17); dans ce cas, un régulateur à boules agit sur un levier J â qui élève le galet ou la courroie le long des cônes.
- L’appareil est muni d’un dispositif permettant d’enregistrer lo temps pendant lequel la batterie a été soumise à un régime anormal. Quand l’intensité est trop grande l’armature L (fig. i3), vient appuyer sur le levier U, pivotant en V, et ce mouvement a pour effet de tendre le ruban Y enroulé sur les tambours Y,, Y2 ; en môme temps la roue YV venant en contact avec X se met à tourner en entraînant le galet moleté W,, celui-ci tire sur le ruban Y le déroule de sur Y, pour l’enrouler sur Yâ où l’on trouve finalement une longueur proportionnée au temps pendant lequel la batterie a fonctionné à un régime anormal.
- Dans le watl-heuremètre de W.-C. Johnson et Th. .J. Murdat, (‘). l’appareil de mesures
- ), déposé le uy août 1899,
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- est constitué par un watLmètre dans lequel la bobine iixe o, ligures 20, 21 et 22, reçoit le courant total, tandis que la bobine mobile p est en dérivation, mais au lieu que cette dernière soit intérieure, comme cela exisle dans un grand nombre d’appareils de même g-enre, clic est placée à l’extérieur de la bobine à gros fil, ainsi que dans les watmètres de Ganz; cette disposition a pour but d’obtenir une action plus intense avec une moindre dépense d'énergie! La bobine mobile porte des tourillons / dans lesquels entrent des pivots fixes s ; des ressorts spiraux u amènent le courant et dirigent le système.
- Le mécanisme du compteur propre ment dit est celui décrit dans le brevet 12390 de 1896,
- Fig. 18. - Compte,.. Northey. Détails.
- Fig. 19
- il comporte un système à intégration discontinue commandé par le pendule d, figures 20 et 21 ; celui-ci fait avancer régulièrement la roue à rochet A, laquelle, au moyen d’un bras h, dirige toutes les opérations. Le levier i est muni d’une projection j qui appuie sur l’index k du wattrnètre et tend a le ramener à gauche, mais connut!, d'autre part, l’index est tenu par la coulisse Z, il ne peut se déplacer que quand ectte dernière lui rend sa liberté, ce qui se produit au moment où le bouton ni, du bras h, vient presser sur la tige nnr L’index et, par suite, le cadre mobile étant libres, prennent la position d’équilibre qui correspond à la puissance dépensée et, dès que le bras h abandonne le levier i, celui-ci remonte jusqu’à ce que sa projection j rencontre l’index k, mais celui-ci étant immobilisé à ce moment la course de i est limitée do telle sorte que quand le. bras h vient l’abaisser de nouveau, le' levier i ne peut parcourir qu’un espace proportionnel à la puissance mesurée ; dans cette course d’abaissement le levier i fait avancer les rouages du compteur. Le bras h a aussi pour effet de fermer le circuit du cadre mobile seulement pendant le temps nécessaire à la mesure, cela au moyen du levier x qui agit sur les ressorts w ; cette manœuvre économise l’énergie dépensée pour la mesure.
- Le mécanisme de J. Tourtel (l) a pour but d’effectuer la totalisation des lectures
- 0)
- 1° 20743, déposé U
- ihvo 1899, accepté le 16 déc€
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- successives d’un galvanomètre, comme dans tous les compteurs à intégration discontinue. A cet effet l’index a du galvanornèlre, qui pivote* en c, est ramené au zéro, à chaque tour de la roue/', figures a3, 24 ct2D, par la manivelle e qui vient appuyer sursabranche supérieure. La roue/'est conduite par le mouvement d’horlogerie, elle tourne constamment. T,'embrayage entre le mécanisme compteur et l’index a n’existe que pendant le retour au zéro ; il est obtenu par le dispositif suivant : un levier courbe h, pivotant en pp^ est rappelé par le contrepoids q, sauf pendant le passage de la came g qui appuie sur l’extrémité opposée à q. La branche supérieure de l’index a porte une projection 7c, sur laquelle oscille un levier à trois branches ol. Tant que le levier h est en contact, avec la came g, le levier ol est incliné en arrière, de sorte que son extrémité o est dégagée de la roue m, premier mobile
- de rouage compteur; pendant ce temps l’index a peut osciller librement pour prendre sa position d’équilibre. Dès que h quite g, le conLrepoids q l’entraîne et sa branche i, venant appuyer sur le levier 7, force l’extrémité o à s'engager dans la roue /«; l'index est fixé jusqu’au moment où la manivelle e l’ayant ramené au zéro, la came g vient reprendre le levier h et dégager 0 de la roue m. Pendant le retour au zéro, l’index étant solidaire de la roue /«,1e rouage compteur avance d’une quantité proportionnelle à l'indication du galvanomètre.
- Dans l’auipère-heuremètrc de En. S. IIalsey (’), l’armature mobile est constituée par un cylindre de cuivre mince, 2, figures 27 et 28, tenu au moyen d'un croisillon 14 sur l’arbre vertical 9. Ce cylindre tourne dans une cuve annulaire étroite, ménagée dans la masse isolante 3. L’aimant permanent 1 crée un champ magnétique dans l’entrefer compris entre les pièces polaires 4 et 5. La cuve annulaire est remplie de mercure et deux électrodes en cuivre, 22, amènent le courant qui traverse le cylindre suivant la génératrice plongée dans le champ magnétique. Comme le courant s’épanouit dans le cylindre de cuivre, entre les électrodes, on donne aux pièces polaires une forme également épanouie pour augmenter le couple moteur, figure 29. Dans cette disposition l’aimant agit à la fois pour produire le
- déposé le 17 juin 1899, accepté le
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- couple moteur et. le couple résistant, de sorte que la vitesse est proportionnelle à l’intensité ; comme il n’y a pas d’enroulement en dérivation, l’appareil ne peut pas démarrer quand l’intensité est nulle, ainsi que cela a souvent lieu avec les wattmètres.
- Une masse 7 forme volant et peut être abaissée et vissée sur le couvercle 6, de façon à fermer complètement la cuve pendant le transport. L’arbre commande les rouages du compteur au moyen d’une vis sans fin engrenant avec la Toue 10. Comme le moteur a un sens de rotation déterminé par le sens relatif du courant et de l’aimant, il faut attacher les conducteurs dans un ordre déterminé; pour éviter cette sujétion, l'inventeur dispose entre la roue 10 et le rouage compteur un système différentiel (fig. 31 et 3a), composé de deux ronos, et 38, folles sur Taxe et munies chacune d'un déclic 34 agissant sur une roue à rochet 33.
- Les roues 37 et. 38 sont actionnées, en sens inverse, par les pignons 35 et 36, qui reçoivent le mouvement de la roue xo ; il est facile de voir que, quel que soit le sens du mouvement de cette roue, le roehel 33 avance toujours dans le sens de la flèche inférieure, l’un des cliquets 34 étant en prise pondant que l’auLre glisse sur les dents de 33.
- Le moteur peut porter un disque au lieu d’un cylindre (fig. 3o) ; dans ce cas, les électrodes d’arrivée du courant sont l’une au centre, l’autre à la circonférence, et les lignes de force du champ coupent le disque deux fois, pour passer du pôle N à la pièce de fer 2.4 et revenir ensuite au pôle S.
- La fermeture de la cage est assurée par un petit doigt 21 qui retombe, ou est poussé par un ressort, et vient traverser le trou 32 du couvercle ; une fermeture plombée peut être adaptée au bout du doigt 21.
- La modification apportée aux compteurs moLeurs du genre Ferranti par H. Rea.so?< et The Mutual Electric Trust (7), consiste à faire usage d’un électro dont le circuit magnétique renferme, à l’opposé de la coupure 2 (fig. 35), qui constitue l’entrefer ordinaire dans
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- lequel se meut l’armature, une région où le flux de force est dédoublé. L’une des parties 5 (fig. 36) est en fer et sa section est assez faible pour que le flux de force produit par l'enroulement shunt, 3, suffise à le saturer; l'autre partie est coupée par un entrefer 6, de sorte que le flux de force produit par l’enroulement principal 4< obligé de passer par là, traverse un circuit magnétique très ouvert, ce qui réduit l'effet nuisible de Fhystérésis. Le
- circuit magnétique peut prendre la forme de la figure 38 : la bobine shunt 3 enroulée directement sur la branche 5 et l'entrefer de la seconde branche étant réglé par une pièce de fer i2, susceptible d’être approchée des pôles 9 et 10.
- L’appareil réalisé prend la forme de la figure 39: deux pièces de fer, 1, laissent entre elles un espace libre 2 fermé par nue bague d’éhouitc et tin anneau de cuivre i/\. Dans cet entrefer, dont la longueur est 16 à 20 fois plus petite que le diamètre, se meut le disque 22 porté par l’arbre a3 ; comme dans le compteur Ferranti, le courant va de la circonférence au centre, amené au bain de mercure qui environne le disque par la bague Le circuit
- magnétique est complété par deux culasses, 19, .20, et le noyau 5 saturé par l’enroulement shunt 3. La bobine série 4 est enroulée autour du noyau principal. Le second entrefer réglable 11 (fig. 38) est représenté ici par l’espace entre la pièce de fer mobile 12 et la culasse 19 ; la vis 27 permet le réglage de cet entrefer.
- Dans un second brevet i1}, les memes inventeurs arrivent à faire deux coupures complètes au circuit magnétique, 2 et 5 (fig. 4°), et ils se réservent du réglage en faisant l'un des entrefers de longueur variable par le rapprochement d’une des parties (lig. 41)* Le compteur se présente sous la forme, peu différente de la précédente, d’un électro-aimant (fig. 41 bis) gros et court, composé de deux parties 9 et 10, laissant entre elles un entrefer conique assez étroit, dans lequel, tourne une armature en cuivre plongée dans le mercure qui remplit tout cet espace; l’armature est elle-même conique et des trous 21 servent à empêcher l’air de s’amasser dans la partie supérieure du cône. La différence avec le précc-
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- dent modèle parait être l’absence de la branche dérivée 5 (fig. 3g) ; les bobines shunt et série sont enroulées sur le noyau en 3 el 4, Ie courant total passe également dans le cène, amené de la circonférence au centre par la bague i3 el le mercure. Le boulon 16 sert au réglage du second entrefer. L’armature peut être également plate (fig. 42)> ce qui rappelle plus encore le modèle ci-dessus.
- (A suivre.) H. ArMAGNAT.
- IA Tl! \C I ION ÉLECTRIQUE PAR COURANTS TRIPHASÉS
- A HALTE TENSION SUR LIGNES INTERURBAINES
- La question de l’emploi de la traction électrique sur les grandes lignes a acquis aujourd’hui une'importance telle que l’ingénieur électricien ne saurait s’en désintéresser.
- Il y a quelques années, on croyait que ce serait la commodité du public voyageur, qui en premier lieu exigerait fa subslilution'de la traction électrique à la traction a vapeur. Aujourd'hui ce sont les avantages techniques et économiques de la première, par rapport à la dernière, qui donnent à la question toute son actualité (').
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- La traction, électrique n’est qu’un cas spécial <le la transmission de l’énergie. Or le problème d’nne transmission électrique est déterminé par la puissance à transmettre et la distance à laquelle elle doit être transmise.
- Si nous comparons à ce point de vue la traction des tramways à la traction sur les grandes lignes, nous trouvons qu’il y a une différence considérable entre ccs deux cas, sans aucune transition entre eux.
- Dans le premier cas, eu effet, nous avons des puissances de 20 k 3o chevaux transmises à 10-20 km ; dans le second, il l’aul jdusieurs centaines de chevaux transmis à plusieurs centaines de kilomètres.
- Dans l’industrie nous trouvons de nombreuses applications des transmissions d’une puissance semblable à une distance pareille, même plus grande, mais personne ne songerait à y appliquer un courant continu à 5oo-yoo volts.
- Par contre le courant alternatif y est d’une heureuse application, étant donnée la simplicité do la construction des transformateurs et la facilité de construire les machines alternatives pour haute tension.
- II est étonnant, que les courants alternatifs 11’aicut pas trouvé jusqu’ici, si. l’ou en excepte quelques cas isolés, leur application à la traction. C’est le danger des courants alternatifs, qui en empêchait l'application et de plus encore le lait, que si l’on avait déjà transformé quelques grandes ligues à la traction électrique, on y avait installé un trafic de tramways. Nous nous proposons de montrer que les courants alternatifs conviennent cependant fort bien pour la traction, mais auparavant nous dirons quelques mots de la solution généralement utilisée : l'emploi du courant continu.
- I. Emploi nu courant continu. — Un trafic intense rend possible l’alimentation d’une ligne étendue par courant continu, en installant des stabons ou sous-stations de production de courant pour des tronçons relativement courts, Suivant le cas 011 est obligé d’y installer des machines à vapeur, ou des moteurs alternatifs k haute tension alimentés d une station centrale unique. Une troisième solution se présente encore dans l’emploi des commutatrices, mais alors il faut réduire la tension du courant primaire par l'intermédiaire des transformateurs.
- L’application de ce système aux grandes lignes rencontre de grands obstacles. Le poids énorme des trains de marchandises, la faible fréquence des départs dès trains express ou rapides internationaux, ne permettent plus la division du trafic en unités plus petites. Par suite, la charge maxima des stations, ou sous-stations de la ligne, diffère de beaucoup plus de la charge moyenne, contrairement k ce qui a lieu dans les usines de tramways, ou bien dans les stations centrales des lignes suburbaines k trafic intense.
- Pour illustrer par un exemple numérique ce que nous venons de dire, nous avons recueilli quelques données sur 3 lignes suburbaines, k courant continu, k proximité de Budapest.
- Ces lignes sont ; Budapest-Bndafok, Budapest-Ujpest-Rkkos-Palota, et Budapest-Saint-Lorinc.
- Le tableau I ci-après nous montre que le rapport entre les charges maxima et moyenne varie entre j,y et 2,9, variation qui exige déjà des dispositifs spéciaux, dont nous parlerons plus
- grandes Compagnies de chemin de l’or, notamment la a SocietÈi per le Strade Fcrrate Méridionale » el la « Strade Ferrate del .Méditerranée », à étudier la question de lu traction électrique et à lui soumettre des projets pour des essais étendus.
- Nous voyons que dans ce cas il n’était pas question d’établir un trafic de tramways sur des ligues isolées, comme heure, mais bien d’étudier un système, qui pourrait entièrement remplacer la traction vapeur d’aujourd'hui, et O à Budapest, à étudier avec elle la question.
- (•'est donc le développement naturel des choses qui a beaucoup contribué à donner à la question de la traction électrique sur les grandes lignes, l'actualité qu’elle possède aujourd 'hui.
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- en route, ou s'il y
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- jpî nous sommes obliges de dimensionner les stations ou sous-stations, de manière à pouvoir répondre à une surcharge momentanée d’une telle valeur, leur rendement moyen sera mauvais, leurs Irais d’installation seront élevés et la traction cessera d’être lucrative.
- Nous avons été conduits à donner au système une élasticité qui lui manque. L'emploi des accumulateurs résout le problème. Mais les frais d’installation, et surtout ceux d’entretien abaissent considérablement la valeur pratique d’une pareille installation (‘).
- II. Emploi des cochants alternatifs. — Si nous remplaçons les sous-stations, qui sont nécessaires au système à courant continu par des transformateurs statiques réduisant convenablement la tension primaire et si nous alimentons directement les conducteurs de contact par le courant secondaire, la solution devient beaucoup plus économique en raison des fortes surcharges que l’on peut momentanément faire supporter aux transformateurs.
- On sait, en effet, que la surcharge d’un transformateur à courants alternatifs n’est limitée que par l’élévation de la température, ou par la chute du potentiel, tandis que les dynamos à courant continu supportent dillicilement une surcharge de 5o p. ioo.
- Or; si c’est l’élévation de la température, et non pas la chute du potentiel, qui limite les dimensions d’un transformateur, celles-ci se trouvent être par rapport aux dimensions d’un transformateur correspondant à la charge moyenne, dans le même rapport que la moyenne des carres des courants instantanés Ir est au earré de la moyenne algébrique de ces mêmes cou-
- Si Ton fait les calculs pour les conditions d’exploitation indiquées dans la note de la page 214, on trouve qu’il faudrait une dynamo à courant continu d'au moins 1 000 kilowatts, tandis qu’un transformateur de 35o kilowatts suffirait en cas de courants alternatifs, la chute de potentiel dans ce transformateur étant, environ 11 p. 100 à une surcharge momentanée de i 000 kilowatts.
- Nous voyons donc qu'une machine à courant continu desservant, sans emploi d’accumulateurs, la ligne considérée devrait avoir une puissance au moins cinq fois plus grande que celle exigée par la charge moyenne, tandis qu’un transformateur à courants alternatifs dent la puissance serait supérieure d’environ 67 p. 100 a celle correspondant k la puissance moyenne, suffira pour le service (2).
- Avantage de l'emploi d'une tension élevée. — La comparaison précédente entre courant continu et courant alternatif devient encore plus favorable pour ce dernier, si nous cherchons à élever la tension dans les fils de contact, car cette élévation n’est guère possible qu’avec le courant alternatif; des expériences poursuivies pendant plusieurs aimées nous permettent d affirmer que les moteurs à courant continu (surtout leurs collecteurs) ne peuvent supporter des tensions dépassant 5oo à 700 volts.
- Or, avec l’élévation de la tension de contact, la longueur d’un tronçon de ligne croît aussi, ce qui correspond à une augmentation de la charge moyenne d’une sous-station, ou d’un transformateur. Partant, le rapport, entre charge maxima et charge moyenne diminue et les dépenses d'exploitation ainsi que celles de premier établissement deviennent plus faibles.
- Cette conclusion s’applique encore mieux aux glandes stations centrales alimentant les sous-stations. En effet, le rayon desservi par une seule station centrale croît avec l’augmentation de la tension primaire ; par suite le nombre des sous-stations desservies par une seule centrale peut aussi augmenter, de sorte que les inégalités de charge dans les divers tronçons peuvent, en partie du moins, se compenser aux bornes du tableau de distribution ; le rapport entre charge moyenne et charge maxima devient donc plus favorable.
- Un autre avantage de 1 augmentation de la tension, consiste dans l’économie de cuivre employé
- p) Une batterie d’accumulateurs calculée pour l'exemple de la noté précédente, coûterait 180 000 fr, avec une dépense annuelle de 7 000 à 9 000 fr pour l’entretien.
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- pour les conducteurs d’alimenlalion. On verra ci-dessous (*} que cette économie est des plus importante.
- Le danger des courants à haute tension. — La principale objection, contré l'application des courants à haute tension pour la traction, était le danger auquel le personnel et les voyageurs sont exposés, en cas d’un contact avec les conducteurs.
- 11 est incontestable, qu’un courant alternatif à haute tension devient dangereux pour l’organisme humain et pourrait en causer la mort. La question clu danger a été d’ailleurs largement traitée par des savants d'une renommée européenne, tels que Gisbert Kapp, "Weber et Sylvanus Thompson, a la suite d'une invitation faite par le gouvernement suisse, lorsqu’il a été question de la concession de l’emploi du courant polyphasé à haute tension pour traction sur la ligne de Burgdorl-Thun, en Suisse. Indépendamment l’uu de l’autre, tous trois ont, malgré les dangers reconnus, recommandé l’emploi des courants polyphasés a haute tension.
- Le professeur Weber a publié une série d’essais, d’après lesquels un courant peut devenir dangereux déjà à 100 volts de tension, mais qu’un courant à 3ooo volts n’est pas absolument mortel daus certaines circonstances favorables. 11 est donc illogique de vouloir limiter la tension au point de vue du danger.
- D’ailleurs les trois experts concluent qu’on peut installer des dispositifs de sécurité, qui, bien construits, peuvent protéger, tant le personnel du train que. le public voyageur, contre un accident quelconque provenant d’un contact accidentel.
- L’un de ces dispositifs consiste h entourer d’une enveloppe métallique reliée au sol les appareils mis en relation avec la ligne h haut, voltage.
- Si, en effet, par suite d’un défaut d’isolation, le courant trouve un chemin à travers des objets d’une mauvaise conductibilité, tels que du bois humide, une corde mouillée, etc., l’électricité, par suite de la mauvaise conductibilité de ces objets, ne s'écoule pas directement dans la terre, et toute personne qui les touche reçoit un choc inattendu.
- Partant, si nous relions électriquement lin objet quelconque avec lu terre, il est impossible qu’il acquière une tension*électrique élevée ; il devient donc inoffensif.
- (l) Nous savons que les sections des conducteurs sont directement proportionnelles aux carrés des courants, à égalité de distance, énergie transmise et perte en teusioo.
- Le rapport des intensités d’un courant continu de 700 volts et d'un courant triphasé à 3 000 volts, avec un décalage de. phase correspondant à cos o = o,85 est : ^ rt0(yj/3. °,85 . ^
- En supposant que les rails servent comme conducteur do retour lorsqu'on emploie le courant continu et comme dans le premier cas, de deux fils dans le second cas. Par suite le rapport trouvé ci-dessus entre les intensités des Le poids de cuivre sera donc 3,i5- ou dix fois plus grand avec des couranLs continus à 700 volts qu'avec des cou-
- conditions restant les mêmes.
- Dans cette comparaison nous avons entièrement négligé la perle d'énergie dans les rails, aussi bien dans un cas
- Or en supposant une puissance transmise de plusieurs centaines de chevaux par courants continus à 000 ou 700 volts, la perte dans les rails devient considérable et on ne pourrait guère la négliger auprès de la perte dans les conducteurs de contact. Au contraire, avec des courants triphasés, cette perte, à cause de la faible intensité des courants, reste toujours négligeable,, par rapport à celle dans les fils de contact.
- qu'avec des courants triphasés à 3 ooc* volts on emploie des fils de contact d'un diamètre de 8 mm, la section totale J 000 min2. Le prix.des fils, dans le premier cas, est environ 2 000 fr par 1cm, taudis que dans le second il s’élève à celui-ci pèserait environ 6a,5 kg par mètre courant, à équivalence de conductibilité. Le prix de ce rail serait encore
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- , Pour rendre possible l'application des moteurs et des appareils électriques à haute tension, sans le moindre danger, il suffit donc d’envelopper tout appareil et conducteur à haute tension d’une euveloppe métallique continue, au delà de la couche isolante, et de mettre cette enveloppe en communication avec le Lruek de la voilure, et partant, par l’intermédiaire des roues, avec les rails et avec la terre.
- De même toute partie métallique de la voiture, principalement la toiture, doit être mise en communication électrique avec la terre.
- L enveloppe métallique n’intervient d’ailleurs que s'il y a un défaut dans l’isolation, par lequel un contact entre public et conducteur serait possible, car il est évident que tout danger est conjuré tant que les isolants des divers appareils ou conducteurs sont intacts ; la couche métallique extérieure joue alors le rôle d’un parafoudre et amène tout le courant à la terre.
- Une rupture accidentelle du conducteur aérien, par suite de laquelle ce conducteur vient à tomber sur le toit de la voiture, devient alors sans danger pour le public placé à l’intérieur de la voiture, car l’enveloppe métallique du toit conduit aussitôt le courant à la terre. Le court-circuit fusible lond alors et la ligne cesse d’ètrc alimentée et tout nouveau danger est évité automatiquement
- Un seul danger peut subsister : celui provenant de la rupture d’un fil lorsque celui-ci atteint une personne sur la voie, avant d’avoir pris terre. Mais un pareil accident peut se produire avec chacun dos milliers de conducteurs à haute tension qui sont déjà installés. Il n’y a donc réelicmenl pas de motif pour prohiber l’application de la haute tension, à la traction. Une rupture accidentelle n’est d’ailleurs dangereuse qu'aux stations et aux croisements des lignes et des chaussées. Or en ces derniers points, on peut, sans inconvénient, appliquer les dispositions de sûreté, approuvées par la pratique, qui causent un court-circuit, après la rupture d’un fil, et partout mettent la ligne hors circuit, par la fusion du plomb fusible. Quant aux stations il est facile de les protéger en isolant du reste de la ligne les fils qui les traversent ; on ne les raccorde que quelques moments avant l’arrivée du train, on les met hors circuit aussitôt, que le train est arrêté. Le permis du départ étant donné, on insère pour le temps nécessaire les conducteurs respectifs, pour les mettre de nouveau hors circuit, lorsque le train a quitté le rayon de la station.
- C’est, là d’ailleurs un surcroît de sécurité : si, en effet, malgré l’entretien de la ligne et malgré l’inspection dont elle doit être l’objet, une rupture de fil se produisait, il ne devrait en résulter aucun danger, car la seule partie de la voie sous tension est inaccessible, puisque c’est celle sur laquelle se trouve le train en mouvement.
- f.imite, rationnelle de la tension. — Nous avons énuméré les divers avantages de l’emploi de la haute tension et démontré combien le danger, qui a constitué son plus grand désavantage, peut être réduit au minimum.
- f1) Les voitures motrices, construites par la maison Ganz et Gin, à Budapest, dont les moteurs seront alimentés directement sans transformation, par des courants triphasés de 3 ooo volts, sont pourvues de tous les dispositifs de securité nécessaires. Les appareils de manœuvre pour le courant à haute tension sont réduits au minimum ; il n'y on a qu'un seul : le disjoncteur primaire. Toute autre manœuvre, comme insertion de résistance dans l'induit, couplage
- exclusivement. Or la tension de ce courant peut ctre choisie à" volonté : dans ces voitures elle est de 3oo volts.
- Pour empêcher que le « watlinan » ne prenne contact avec le courant primaire en manipulant le disjoncteur primaire, celui-ci est enfermé dans une caisse en fonte fermée à clef. Cette clef est placée dans un appareil servant à l’élévation des prises ou rouleaux de ^contact,^ d’où ^elle ne peut être retirée que lorsque k's rouleaux sont ^abais-
- que la clef de la caisse soit remise à sa place ordinaire et la clef ne peut être retirée^ de la caisse qu’après que
- disjoncteur, sans avoir d’abord abaissé l'appareil de la prise de courant.
- Toute partie de l’équipement électrique sous tension, est donc absolument inaccessible au personnel. D’autre part une enveloppe métallique entoure les conducteurs conduisant de l’appareil de prise de courant jusqu’aux moteurs, et cette enveloppe no peut être ouverte qu’après un démontage complet des appareils.
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- Une cjueslion se pose maintenant : quelle est la limite rationnelle de la tension ; jusqu’à quelle valeur la pourrail-on élever ?
- La section des conducteurs décroit rapidement avec l’élévation de la tension. Mais au delà d’une certaine limite on ne peut pas diminuer le diamètre d'un fil de contact, sans compromettre la résistance mécanique.
- Nous pourrions cependant augmenter la distance des sous-slations en maintenant la section minima compatible avec la sûreté par l’augmentation de la tension. Mais il ne faut pas perdre de vue que, si l’on augmente la distance entre sous-stations voisines, le nombre des tronçons de la ligne, qui sont indépendants l’un de l’autre, décroît, ce qui a pour conséquence la mise hors de circuit du tronçon important, en cas d’une réparation quelconque des conducteurs ou transforma-
- Mais cette objection ne s’applique pas aux conducteurs primaires alimentant les sous-stations. Ceux-ci ne supportant aucun frottement mécanique sont en effet moins sujets à rupture que les fils de contact et d’ailleurs, par la division en deux parties des conducteurs primaires, toute interruption de trafic devient impossible par suite d’une avarie de la ligne primaire.
- D’autres raisons militent encore en faveur de remploi de sous-slations pas trop éloignées et de tensions primaires aussi élevées que possible.
- .Nous avons vu qu'un transformateur supporte facilement une surcharge momentanée égale à cinq ou six lois sa charge normale sans le moindre inconvénient. Il ne faut donc augmenter la longueur entre les sous-stations voisines que jusqu’à la limite qui assure, suivant l’horaire admis, que la variation de la charge reste entre ees limites.
- D’autre part, en ce qui concerne les stations centrales, la variation de la charge entre de grandes limites cause les mômes inconvénients, a la même influence défavorable sur l’économie de l’exploitation et de l’installation, celle indiquée quand nous parlions des stations centrales à courant continu. La tension primaire doit donc avoir une valeur telle que les sous-stations de la lign,e entière puissent être alimentées d’une seule centrale, car les variations de charge de tronçons sc compensent en partie aux bornes du tableau de distribution et le rapport entre charge maxima et charge moyenne décroît.
- On peut donc affirmer que l’augmentation de la tension de courant dans les fils de contact jusqu’à la limite extrême, n’est pas motivée, tandis que celle du courant primaire aux bornes du tableau de distribution peut et doit être la plus grande possible (').
- Jusqu’ici nous avons étudié les avantages de la tension élevée et la limite jusqu'à laquelle on la peut rationnellement élever. Recherchons maintenant les désavantages qui résultent d’une tension élevée au delà de la limite rationnelle.
- s'écoule «lu conducteur à travers l’appareil de ia prise de cornant.
- aériens, cette ressource fait défaut. " ' ' ' ' ' "
- La pression des trôlets ou des archets contre les fils de contact ne doit pas, en effet, compenser entièrement le
- applicable contre un fil de 8 mm de diamètre ne peut pas rationnellement dépasser 8 à io t'g! l'ar contre, si la pression est trop petite, le contact avec le fil n’est pas sûr, l’appareil quitte de temps en temps la ligne, des étincelles sc produisent, et le fonctionnement devient imparfait. Ces deux circonstances limitent donc le nombre total des
- Calculons l’énergie que nous pouvons transmettre par le fil usuel de,8 mm de diamètre à une tension déterminée. Soient E la tension en volts entre deux, fils conducteurs de courants triphasés, cos y = o,85 le décalage de phase, I, l’intensité du courant en ampères.
- La puissance reçue sera y 3 El o,85 = 1,47 El watts. Le rendement du moteur étant supposé de 0,90, la puissance effective fournie en chevaux sera . °’9 £j — 0,0018 El.
- 73ü
- L’intensité ma.ximu du courant pris d’un conducteur aérien, a été, à ma connaissance, de ôoo ampères, sur la
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- 11 serait très long de spécifier tous ces inconvénients. Nous nous contentons de les énumérer et de caraetérise'r par un exemple un d’entre eux quoique l’étude approfondie de la question présenterait un intérêt spécial.
- Les désavantages principaux sont les difficultés dans l’isolation, dans la construction, tant du moteur (‘) que de tous les appareils, servant à la réception ou manipulation du courant.
- II existe encore une autre solution de la question, celle de la transformation du courant par un transformateur placé à l’intérieur de la voiture. Mais il est facile de voir de suite que, si c’est une solution, ce ne peut être une bonne solution de la question de la traction électrique à haute tension, et nous ne l’aurions pas mentionnée, si une des plus grandes maisons de l’Europe ne l’avait recommandée, comme nous l’avons lu dans plusieurs journaux techniques.
- D’une part, en effet, la fabrication des moteurs d’une puissance suffisante pour la traction sur nos grandes lignes est possible sans difficulté, pour une tension de 4ooo à 5 ooo volts. Il n’est pas raisonnable d’augmenter la tension secondaire au delà de 4 000 — 5 ooo volts, pour diminuer les frais d’installation des conducteurs de contact, ou bien pour améliorer le rapport entre la charge maxima et moyenne des sous-stations en écartant celles-ci l’une*de l’autre, ayant égard aux puissances demandées aujourd’hui par des trains ordinaires.
- D’autre part, il est tout a lait irrationnel de placer la sous-station de transformation sur le véhicule même, car cette méthode sacrifie un des plus grands avantages de la traction électrique, la légèreté du véhicule moteur, en augmentant considérablement le poids mort de celui-ci.
- ligue Neiv-York-ycW'IIavea-Harti'ord, en Amérique: mais l’appareil de contact était, dans ce cas, sujet à usure rapide. Un autre cas, que j'ai été à même d’observer sur la ligne Détroit Mont-Clément, était la prise d’un courant de 3oo ampères, à plusieurs reprises, avec un fonctionnement parfait du trôlet.
- maxima transmise en fonction du voltage appliqué.
- À ce point de vue donc, une tension de 3 ooo volts suffit pour pouvoir remorquer un train du poids adopté aujourd’hui sur nos grandes lignes interurbaines.
- (l) Les figures r et 3 montrent uoe encoche de l’armature d’un moteur triphasé, avec les conducteurs logés* à l'intérieur et dont l’enroulement correspond à trois tensions différentes.
- La figure î représente un enroulement correspondant à 5oo volts ; les barres, au nombre de 4; oui une section chacune do io3,!> mm2. La figure 2 représente un enroulement à 3 ooo volts, avec 24 conducteurs, d’uu diamètre de
- 3 mm chacun. La figure 3 représente un enroulement pour 10000 volts, avec 80 conducteurs d’un diamètre de
- L'épaisseur de la couche isolante, qui sépare les conducteurs de la masse en for de l'armature, croît proportionnellement avec la tension employée. L’isolation des conducteurs d’enroulement est de 1 mm d’épaisseur dans
- T,a section totale du cuivre employé dans les trois'cas est respectivement de 4*4 mm2, 170 mm3 et de 40 mm2. Ces chiffres démoutrent par cux-méines qu’il y a déjà une différence considérable entre l’utilisa Lion de l’espace disponible entre les deux premiers cas, mais que le troisième dépasse déjà la limite de réalisation.
- La tension de 3 ooo volts se trouve donc être, pour cette raison, de construction la plus acceptable.
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- Pour mieux éclaircir oc dernier point, nous nous occuperons de l'adhcrcnce des voitures automobiles et des locomotives électriques, en comparaison avec le poids utile des locomotives à vapeur.
- -Vous savons que l'effort moteur d’une locomotive à vapeur dépend essentiellement de la position de la manivelle : l'effort maximum est à peu près 5o p. ioo plus grand que l’effort minimum, comme le démontre le diagramme du moment d'une locomotive a vapeur (üg. 4)-
- Fig. 4- — Diagramme du moment du couple moteur d’imo locomotive à vapeur en fonction
- Or un démarrage sur est limité par l’effort minimum, tandis que le poids utile doit être au moins tel que les roues ne patinent, pas à l’effort maximum. A couple de démarrage égal, le poids utile des locomotives à vapeur doit doue dépasser au moins de 5o p. ioo le poids d’une locomotive électrique.
- Mais il existe encore'une grande différence entre le coefficient d’adhérence des deux véhicules : le fait que les roues d’une locomotive électrique conduisent le courant, aux rails ou inversement en augmente l’adhérence. II en résulte que le coefficient d’adhérence, qui ne dépasse pas 0,20 pour les locomotives à vapeur, peut atteindre o,33 pour les locomotives électriques (').
- (J) Pour vérifier co que nous allirmoris, voici les résultats des essais faits sur la ligne Baltimore-Ohio.
- Suivant les résultats publiés par ,\1. N. Hefl au congrès international do chemin de fer à Paris, 1900, la locomotive électrique de Baltimore, d'un poids de q5 tonnes, a, à plusieurs reprises, exercé un effort total de traction atteignant 60000 livres (27000 bg environ). Suivant une publication du Street railway Journal (mars 1896, p. 161 ) la même locomotive a prouvé d’uue manière éclalante sa supériorité vis-à-vis dos locomotives à vapeur, lorsque,
- trains, démarrer avec le train entier, sur la' rampe de 8 p. iOO à crochets tendus, l.e train était composé de 44 vûi-avait donc un poids tofalde 1 9 J4 tonnes. Le coefficient de traction' était sur la ligne, suivant des essais faits anté-
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- Pour éviter des mécomptes ne prenons pas pour coefficient de l’adhérence o,33 p. ioo, — résultat trouvé à Baltimore, — mais seulement, n/j>5 ; nous aurons le quart du poids de la locomotive comme effort moteur maximum, étant donné que chaque essieu de la locomotive pourrait être muni d'un moteur.
- Admettons que l'équipement électrique d’une locomotive pèse 20 kg par cheval, les matériaux du véhicule lui-même, 20 kg, hvpolhèses qui ne sont nullement exagérées. Alors le calcul montre que la locomotive n’exige plus aucun balast à partir d'une vitesse de 2y km-heure, son poids propre étant déjà supérieur à quatre fois l’effort total demandé à ses moteurs. Quant au cas où la vitesse reste en deçà de 2-j km-heure, il ne peut se présenter que sur les lignes secondaires ou lignes de mines, et les locomotives employées sur ces lignes ont toujours un poids spécifique plus grand que 4° kg par cheval.
- Si l’on considère les voitures automobiles, celles-ci n'ont évidemment pas besoin d’un balast pour en augmenter l’adhérence.
- Donc on peut conclure : aucun véhicule à traction électrique n’exige de balast pour l’augmentation du poids de l’adhérence; un transformateur, placé sur lu locomotive, ou la voiture, est. donc un poids mort qui accroît considérablement les frais de traction, surtout lorsque la vitesse et les déclivités augmentent (').
- Il 11’est donc pas pratique de vouloir augmenter la tension dans les fils de contact, moyennant un pareil prix.
- Encore un avantage d.e la haute tension.— 1.es petites intensités des courants, circulant dans les conducteurs à hante tension, facilitent considérablement l’installation d’un système de block, sur les stations. En effet, il est facile d’imaginer que les conducteurs des différentes voies de la station soient combinés avec l’appareil central des aiguillages, ainsi qu’avec les signaux de block, et servent de la sorte a bloquer toute la station.
- Par exemple, supposons qu’aux deux extrémités de la station, sur les voies ordinaires, nous ayons des Lrcmçons de ligues d’une longueur de quelques centaines de mètres, pouvant être intercalés ou mis hors circuit par un disjoncteur spécial. Ce disjoncteur peut être mis on communication avec l’appareil central des aiguillages, de manière que le tronçon ne puisse être inséré qu’a-près avoir mis l’aiguille dans la position qu’il convient.
- En outre, pour que les trains s’arrêtent rapidement sur une section bloquée, les voitures motrices peuvent être munies d’un appareil, qui agisse automatiquement sur le frein continu à air (Westinghouse) lorsque la voiture reste sans courant. Il esL de la sorte impossible qu'une voiture continue sa marche en raison de sa force vive, lorsqu’elle reste sans courant.
- Von Kando.
- grand que l'effort necessaire à la traction en palier. Appliquant cette règle dans le cas précédent, nous voyons qu’il
- t1) Reprenons encore l'exemple précédent d'un train de 3oo tonnes à la vitesse de 70 km-heure et supposons
- La puissance requise sera
- Jioo (l0.~b . ) _~Q ^ gj __ j 0go kilowatts.
- Jtioo. 0,9 y’
- î.e poids approxi malif d'un transforma tour d'une capacité suflisante serait d’environ 1 j tonnes. Comptons encore
- d'un pareil transformateur dans la locomotive cause un accroissement d'au moins 8 p. 100 du poids total du train.
- Cet accroissement deviendrait très considérable, atteindrait 20 à 20 p. 100 du poids total, si Von voulait arriver
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- ACCUMULATEURS
- Procédé C. Heim pour augmenter la capacité des accumulateurs au plomb en les chauffant- Brevet lrauçais n° 3oi 784. novembre 1900. Brevet anglais 12 132, du 5 juin iyoo. Brevet allemand 118G66, du 18 février 1900.
- Planté appliquait le chauffage des cléments (*) mais c'était en vue de la formation.
- Ëntz et Philips {-} l’employaient également pour leur accumulateur zinc-oxyde de cuivre-potasse; mais ils voulaient éviter dans ce cas les troubles dans les réactions chimiques qui se produisent à basse température (3}.
- L’échaulfement employé par Cari Tleîm a pour but de diminuer la viscosité de l’acide sulfurique dans l’accumulateur au plomb et par suite d’ae-
- rature, la résistance intérieure diminuant et la force électromotrice augmentant avec la température.
- Pa figure 2 montre la disposition employée dans ce cas. l.’échauffement des éléments a est
- obtenu par la vapeur et en particulier la vapeur d’échappemexiL. Celle-ci traverse dans le sens des flèches des conduites h munies d’ailettes qui rayonnent la chaleur. On peut également employer l’eau chaude de condensation.
- Dans une autre disposition, chaque élément pourrait être muni à la partie inférieure d’un serpentin en plomb où circulerait de l’air chaud. L. J.
- célérer sa diffusion. Tl en résulte une augmen-
- nranezoei
- innHenq
- 1- — Disposition do batteries do traction.
- tation très sensible de la capacité et des recherches ont montré que celle-ci augmente d’environ 3 p. 100 par degré centigrade, ce qui doublerait la capacité pour une élévation de température de 35 degrés environ.
- Pour réaliser réchauffement pratique dans le cas de batteries pour automobiles, on réserve entre les éléments a (fig. 1) quelques cases b dans lesquelles se trouvent les systèmes de chauffage qui peuvent consister en biïileurs à alcool, a pétrole, etc., ou en circulation d’air chaud,
- Pour le réglage de la tension avec une batterie à poste fixe, on peut, au lieu de faire varier le nombre d’éléments, faire varier leur tempé-
- f1) Comptes rendus, t. XCV, p. 420. .
- (a) Brevet anglais 1484, 1892.
- (8) Voir Scaoor. Zeitschrift f. Elcktrochemie, I. I, p. i,33
- Procédé Wuillot pour la préparation mécanique préalable des plaques d’accumulateurs- Brevet anglais n° 23 728. demandé le ->8 novembre 1899, accepté le 3o décembre 1899.
- Pour rendre rugueuses et pour augmenter les surfaces, les plaques reçoivent, avant leur formation électrochimique ou leur empâtage, un jet de matières dures finement pulvérisées, telles que du sable, du verre, ou bien de la limaille de fer ou de cuivre.. A. Br.
- Procédé de fabrication Gottfried Hagen des électrodes d’accumulateur à nervures fines et très rapprochées, facilitant le dégagement
- des gaz. Brevet allemand 116924, du 27 juin 1899. Centrnlhlatt fur Accumulatorcn und Elementcnkunde, t. II, p. 63, i5 février 1901.
- Les électrodes à grande surface fabriquées jusqu’ici, et qui sont munies de fines nervures horizontales très rapprochées (fig. 1 et 2), ont
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- l'inconvénient d’eiupèclier le libre dégagement des gaz. Ces gaz demeurant sous les nervures masquent une partie de la surface de celles-ci. et il en résulte un travail chimique utilisable moindre.
- La fabrique, d’accumulateurs «le Gottlried Htigen, de Cologne, évite cet inconvénient en passant sur la plaque, perpendiculairement ou
- l'ig. là/}. — Accumulateur Gollfriotl Hugcn.
- obliquement, un outil coupant spécial qui entaille les nervures soit jusqu'à l’àme, soit, ce «pii vaut mieux encore, en partie seulement. 1/outil taille alternativement, dans les deux sens de sorte qu’âpres l’opération les nervures ne sont plus droites mais en forme de zigzag comme le montrent les figures 3 et 4> chaque partie de nervure devenant, en outre, une surface gauche. Dans ces conditions le dégagement des gaz peut s’ef-leetuer très librement. L. J.
- A propos de Vaccumulateur Ckeval-Linde-man. — Accumulateup multitubuîaire Tom-masi. — (lommuiiiquü par D. Tominasi.
- M. Tommasi nous adresse au sujet de l'accumulateur Cheval-Lindcman, décrit dans le numéro du 17 avril (t. XXYII, p. 64), une lettre dont nous extrayons lé passage suivant :
- « PermelLoz-uioi de vous faire observer que ledit accumulateur 11'est autre chose qu’une copie de celui que j’avais imaginé et fait breveter le 18 janvier 1890, n° 2o3 249. En effet, mon accumulateur est constitué (comme celui de « Cheval-Lindeman ») par un certain nombre de tubes
- perforés, d'où le nom de multitubuîaire que je lui avais donné.
- » La ligure ci-contre montre les détails d’une électrode à section circulaire et a section carrée ou rectangulaire. Chaque electrode, quelle qu’en
- soit la tonne, est constituée par une enveloppe tubulaire ou gaine en métal (plomb ou plomb antimouieux) ou en matière isolante rigide ou élastique (ébonite, celluloïd, porcelaine, caoutchouc, etc/: perforée d’une multitude de petits trous. Au centre de ce tube ou gaine est adaptée une tige en plomb ou tout autre métal ou alliage convenable et servant de conducteur au courant.
- » L’espace vide entre la tige et le tube est rempli de matière active (pcroxvde de plomb PbO" pour les positives et plomb spongieux
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- pour les négatives) préservée de toute chute ou J désagrégation par l’enveloppe perforée qui l’em- j prisonne ('). » I
- Sur les caractéristiques de Vaccumulateur ! au plomb et leur dépendance de la construction des électrodes, par Harry Wehrlin- Central-blatt fiir Accumulaloren- und Elementenkunde, t. II, p. 33 et 45, iBr et i5 février 1901.
- On sait comment la formation du sulfate de plomb aux électrodes, pendant la décharge, et l'affaiblissement progressif de la concentration de 1 acide à celles-ci, peuvent expliquer 1 allure des courbes de décharge et celle des courbes de variation de la capacité avec l’intensité du courant de décharge.
- La loi de ces dernières est impossible à établir théoriquement et les formules qui ont été énoncées, telles que celles de Schroder et de Peukert, sont absolument empiriques.
- L’auteur montre dans son étude comment une simple représentation graphique peut permettre de se rendre compte d’un seul coup d’œil des principales propriétés'd'un accumulateur et de leur variation avec la construction des plaques.
- Pour cela, on porte, comme dans les courbes 1, II et III (figure ij, en abscisses les temps do décharge et en ordonnées, les capacités correspondantes. Si ou trace, pour un élément déterminé, plusieurs courbes se rapportant à des dit- I férences de potentiel variables pour la fin delà | décharge, telles que celles choisies ici: 1.80 i,85 1,90 1,9?. 1,9a volt, le système de courbes ainsi obtenu ne donne pas seulement la variation de capacité avec la durée de la décharge, mais aussi l’allure mémo des décharges pour toutes
- Liïidêman » est précisément caractérisé n par une"masse
- » multitude de petits trous et fermée hermétiquement u pourvu d'un bourrelet où se fait l’attache de la con-
- » En quoi donc l'accumulateur « Chcval-Liudeman » diffère-t-il dit mien?
- en clfet, la même forme tubulaire, le même dispositif de la tige centrale qui sert en réalité plutôt de conducteur
- la même enveloppe ou gaine perforée destinée à empê-
- trodes. »
- les intensités. En effet, en joignant par une droite un point quelconque d’une des courbes à l’origine, celte droite représente une décharge effectuée à une intensité a qui est déterminée, car pour tous les points on a l’équation y=.ax qui peut se traduire par
- Les points de coupure de ces droites avec les 5 courbes donnent des points suffisants, si on connaît en outre les différences de potentiel initiales, pour tracer les courbes de décharge correspondant aux différentes intensités.
- Les courbes tracées ici (figure 1} d’après cette méthode sont affectées d’un indice 2.3, 5 qui signifie que la décharge a eu lieu en 2. 3 ou 5 heures (la différence de potentiel finale étant 1,80 volt).
- L’auteur a étudié comparativement, de cette façon, trois éléments qui différaient essentiellement par la construction deleursplaquos.Comme dansions ces éléments, les négatives avaient une capacité supérieure aux positives et 11e variaient que de quelques centièmes de volt pendant la décharge, c’est, par conséquent, une étude comparative de positives qui est faite dans ce eus.
- Les trois élénieuts étaient choisis de telle sorte qu’ils avaient môme capacité, 20 ampères-heures, au régime de 3 heures et jusque 1,80 volt. Les valeurs indiquées dans les courbes de différences de potentiel initiales sont celles obtenues quelques minutes après le commencement de la décharge, lorsque la période du coup de fouet est terminée.
- Dans l’élément 1 la plaque positive est une plaque à grande surface imaginée par l’auteur et construite par la fabrique d’accumulateurs Wiiste et Rupprecht. La plaque a une âme et les nervures- d’une face croisent celle de la face opposée. On obtient -ainsi la rigidité sans employer de barrettes transversales. Les dimensions de la plaque sont h)5Xt65 mm et 9 mm d’épaisseur, dont 1 min dame. Le rapport entre la surface active et la surface apparente est égal a 8. La plaque pèse 2 5oo gr dont environ 3oo à 4°° gr de peroxyde.
- La positive de l’élément II est du tvpc à grille construit par la même maison et déjà décrit dans ce journal ('). Elle est constituée par des
- f1) Éclairage Électrique, t. XXII, p. 34r, 3 mars 1900.
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- des décharges
- des décharge
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- pastilles en oxyde de plomb, fabriquées à l’aide I d’une presse spéciale, et munies de rainures et de trous. Ces pastilles sont disposées les unes à coté des autres dans un moule. Le plomb que l’on y coule ensuite remplit les rainures et les perforations que possèdent celles-ci ; de sorte que toutes les pastilles sont bien serties et que les deux cotés du quadrillage sont réunis par des rivets en plomb. La plaque essayée ici a comme dimensions iynXi()5 mm et 7 mm d’épaisseur. Sun poids total de 1600 gr se décompose en 720 gr de peroxyde, et 880 gr de quadrillage.
- Les plaques négatives des éléments 1 et II sont de ce même type, mais d'épaisseur 5 mm seulement.
- Les courbes 111 sc rapportent à une plaque à | matière empâtée. C’est un quadrillage composé 1 d’un cadre et de traverses qui le divisent en cases que l’on remplit de matière active. Lu plaque a comme dimensions iç)0Xi65mm et 6 mm d’épaisseur. Son poids est de 1000 gr dont 44o gr de quadrillage et 610 gr de peroxyde. Comme dans le cas précédent, la matière est perforée, et la plaque possède
- On a adopté le même montage pour les trois éléments, la distance entre les plaques est de 10 mm ; la concentration de l’acide est de »3 degrés Baume lin charge, et sn quantité telle que la variation n’est que de quelques degrés pour les différentes décharges.
- Entre ces trois types de plaques, il y a les différences essentielles suivantes :
- La plaque à grande surface T a une, quantité de peroxyde relativement petite, mais repartie en couche mince, ce qui assure une très grande surface de contact entre le conducteur et la nïatière active d’une part, et d’autre part entre celle-ci et l’électrolyte. Il en résulte une résistance moindre de matière active et une égalisation plus rapide des concentrations intérieure et extérieure de l'électrode.
- La plaque II a nue quantité de matière active environ double, mais en couche plus épaisse. Sa surface de contact entre le conducteur et la matière active est encore assez élevée, mais beaucoup moindre cependant que celle de la plaque 1. Le courant traverse encore assez également toutes les parties de la matière. Entre l’électrolyte et la matière active la surface de
- contact est petite car les barreaux de la grille recouvrent une partie du peroxyde.
- La plaque III a une quantité de matière un peu inférieure à II mais disposée en couche plus mince, 6 mm au lieu de 7. La surface de contact entre la matière active et le conducteur étant très petite, les parties voisines de celui-ci travailleront les premières.
- Par contre, entre l’électrolyte et la matière active la surface de contact est un peu plus grande que celle de II quoique cependant considérablement moindre que celle de I.
- De ces considérations, on peut déduire que pour l’élément I la capacité sera limitée par défaut de peroxyde, tandis que dans les deux autres cas, c’est le défaut d’acide dans la masse qui limitera en première ligne la capacité.
- La courbe des différences de potentiel initiales, plus élevée pour la plaque I montre bien pour celle-ci une résistance intérieure plus faible et une diffusion de l’acide s’opérant dans de meilleures conditions.
- Les mêmes courbes des plaques II et III indiquent aussi pour cette dernière une plus grande résistance, mais une plus grande facilité de pénétration de l’acide.
- C’est ainsi que la tension initiale étant la même, i,c)3 volt, pour la décharge en 5 heures, dans le cas des décharges plus rapides, la plaque
- II donne des valeurs supérieures à la plaque III, tandis que c’est l’inverse qui so produit dans le cas des décharges plus lentes.
- Les mêmes causes expliquent l’allure différente des courbes de variation de capacité avec la durée de la décharge. Celles de la plaque I montent le plus rapidement depuis l’origine pour se rapprocher rapidement ensuite de l’horizontale. Pour les décharges effectuées en moins de 3 heures fon sait que les trois plaques ont même capacité, en ce point) comme la capacité est limitée par le défaut d’acide à l’électrode, il est évident, et c’est ce qu’on trouve nettement ici que ce sont les plaques ayant la plus grande surface de contact entre matière et électrolyte qui auront le plus de capacité.
- Pour les décharges de durée croissante, la capacité ne monte pins que très lentement pour la plaque I car elle est bientôt limitée par la faible quantité de matière active.
- Au contraire, la plaque II et surtout la plaque
- III ont des capacités augmentant encore forte-
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- nient même pour des décharges déjà très lentes. Les courbures sont dans ce cas bien moins prononcées que pour la plaque I, et les courbes III avec différences de potentiel finales 1,92 et 1,90 volt s’approchent sensiblement d’une droite.
- Dans les courbes de décharges tracées d’après les précédentes, ainsi qu’il a été indiqué plus haut, on a porté en abscisses les ampères-heures débités et en ordonnées les différences de potentiel, pour des durées variables de décharge, O11 remarque d’abord que, daus les trois cas, la courbure est d’autant plus accentuée à la fin de la décharge que cclîc-ci a été effectuée à une
- intensité plus faible et par suite que la capacité a été plus grande.
- Ce phénomène serait encore plus net si les courbes avaient été poussées au-dessous de 1,80 volt. 11 s’explique par ce fait que lorsque la quantité d’électricité prise à une plaque augmente, les deux influences : défaut d’acide et défaut de matière active superposent de plus en plus leurs effets.
- On remarque également que, pour une même intensité, la courbe de décharge tombe plus brusquement pour la plaque 1 que pour la plaque II et aussi pour celle-ci que pour la
- plaque III. C’est que la matière active de la plaque I travaille beaucoup plus uniformément que celle des deux autres et que la plaque 111 est dans les plus mauvaises conditions à cet
- 'S'O'
- C’est aussi cc qui explique, qu’en pratique, lorsqu’on exige une différence de potentiel finale élevée, on perd moins de capacité avec la plaque à grande surface qu’avec les plaques à matière empâtée.
- Dans les expériences précédentes 011 pouvait considérer comme illimitée la quantité d’acide contenu dans les éléments. C’est ce qui se passe en pratique lorsqu 011 a affaire à des batteries stationnaires ; mais il n’en est pas toujours ainsi dans les éléments transportables où l’on est presque toujours limité par le poids et l’encombrement. Dans ce cas, en plus des considérations précédentes il y a lieu de faire intervenir l’influence de la quantité d’acide disponible.
- L'auteur a déterminé cette influence sur un
- petit élément de traction de la maison W’üste et Rupprecht. L'ensemble des plaques de cet élément pouvait être introduit dans deux récipients de grandeur différente, le premier pouvant renfermer ii-o cm8 d'acide sulfurique et le second,
- 27 degrés Baumé. fin charge.
- Dans chacun des cas, 011 mesurait les capacités aux differents régimes de décharge. Les résultats de ces expériences sont exprimés dans lu ligure 2.
- Les courbes a et b indiquent la variation de capacité avec la durée de la décharge, dans le premier et le deuxième cas. Les courbes a et b, se rapportent aux concentrations correspondantes de l’acide à la fin des décharges.
- On voit clairement que la capacité est plus élevée lorsqu'il y a une plus grande quantité d'acide dans l’élément. Mais les différences entre les deux courbes sont d’autant plus faibles que l’intensité de décharge est plus grande.
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- L’explication de ce phénomène est donnée par l'allure des courbes a et b, qui montrent que les concentrations d’acide à la lin île la décharge sont beaucoup plus rapprochées dans le cas de décharges rapides que dans celui de décharges lentes.
- Comme conclusion de ce (ait, on devra pratiquement tenir compte de la rapidité de la décharge dans la mesure des quantités d’acide pour éléments transportables.
- !.. J.
- Détermination de la grandeur des batteries d’accumulateurs, par l'ingénieur Edmund Suchy. Zeitschrift fur EleÀtrotechnik, t. XVIII, p. 609, iôdéccm-bre 1900.
- On sait que la capacité de l'accumulateur est variable avec le temps de la décharge et que la loi de variation peut être exprimée parla courbe
- L, de la tigurc 1, la courbe J se rapportant
- variation correspondante de l’intensité de décharge.
- Ces courbes permettent de calculer une batte-rielorsqu'on connaît laquaulité totaled’électricité à fournir sous une intensité constante.
- Mais ce n’esl pas la le cas qui se présente le plus généralement en pratique où la décharge se lait h des intensités variables, telle, par exemple, celle qui est exprimée par le diagramme de la figure 2. La surface comprise entre cette courbe et les axes représente la quantité d’électricité à fournir.
- C’est ce dernier problème que l'auteur résout dans son étude. 11 considère d’abord le cas où on connaît la grandeur d’une batterie. Tl divise les abscisses de la figure 2 en intervalles égaux,
- par exemple en heures, et remplace ainsi la surface totale par celle correspondante d’une série de rectangles ayant pour hauteur les intensités moyennes q q is etc.
- Soieut C, C2 Cn..... C„ les capacités de la
- batterie pour les intensités J, J., J3.Q et 1rs
- temps correspondants T, T„ T...... T„.
- La figure 1 montre qu’à l’intensité q du diagramme (fig. 2), la batterie peut donner une capacité C* correspondant à un temps Tx. Si donc on appelle t. les intervalles de temps égaux de la figure 2, la fraction de la capacité de la batterie débitée pendant le premier intervalle sera ~ . En raisonnant ainsi pour chaque intervalle, on devra avoir, si la batterie est calculée exactement,
- Si le premier membre est plus petit que l’unité la batterie est trop forte ; s’il est plus grand, la batterie est trop laible.
- La figure 3 montre que la courbe de variation de la capacité en fonction du temps est sensiblement une droite dans les limites de régimes ordinairement employés. Si on prolonge cette droite jusqu’à l’axe des ordonnées, elle le coupe au point A et si on appelle a l’ordonnée OA. on a évidemment pour la valeur de la capacité C„ correspondant au temps de décharge T„ l'équa-
- (a)
- b étant une constante qui diffère très peu poulies différents types de batteries et dont la grandeur moyenne est égale à 0,06 Mais comme on a aussi
- Cn—Jn.T„
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- la valeur de Tu déduite de ces deux équations devient
- En portant cette dernière dans l’équation (i)
- Fig. 3.
- et en remplaçant J„ par les différentes intensités i i,....etc., ou obtient la nouvelle équation
- t (i, — ah) t (j, — at, i ^ i (i„ — ah) ____ ^
- atteint no ampères pendant i heures, ioo ampères pendant une heure et 3o ampères pendant 5 heures On a ici
- b = 0,06
- Ce qui donne pour a
- La batterie satisfaisant aux conditions imposées devra doue avoir d’après l’équation (a) une capacité de
- ou encore
- ou encore
- qui forme eu quelque sorte l’équation caraclé-
- l'ig. 4.
- ristique de la batterie et permet de calculer
- L’exemple suivant montre l'application simple de cette formule. La figure 4 représente le diagramme de la décharge à effectuer ; l’intensité
- 1 L. J.
- MAGNÉTISME
- Recherches expérimentales sur l’aimantation rémanente du fer; par P. Holitscher. Prudes Arinalen, t 111, p. 683-y'iO, déc. iyou.
- Toutes les mesures ont porté sur un môme échantillon de 1er de Franche-Comté, tourné en forme d’ellipsoïde.
- La méthode de mesure employée a été la méthode magnétométrique et, après chaque série, l’ellipsoïde était désaimanté totalement par des champs alternatifs décroissants, jusqu’à ce qu’il 11’cxerçût plus qu’une action insignifiante sur le magnétomètre.
- Pour séparer l’effet de la durée de l'aimantation de celui des aimantations répétées, on ne fait varier la durée d’aimantation qu’après avoir obtenu une aimantation rémanente constante à une dizaine de reprises pour la même durée d’aimantation.
- L’aimantation instantanée ne dépend pas du temps pendant lequel on fait agir le champ magnétisant. Au contraire, l’aimantation rémanente dépend de la durée d’action du champ : elle augmente: d’abord avec cette durée pour atteindre un maximum. Le maximum était obtenu sur l’échantillon étudié avec une durée d’aimantation de deux minuLcs et demie. Celte « durée de saturation » augmente avec l’intensité du
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- a3o
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- champ magnétisant et atteint sa valeur maxima' limite pour l’intensité du champ à partir de laquelle le moinciiL rémanent devienl constant.
- Les résultats qui suivent se rapportent à des durées d’aimantation supérieures ou au moins égales à la durée de saturation.
- Si on aimante successivement l’ellipsoïde un grand nombre de fois dans le môme sens, le moment rémanent croit avec le nombre des
- aimantations. L’accroissement est rapide au début, jusqu’à 3— io aimantations, mais n’atteinl son maximum qu’aprês un très grand nombre d’aimantations. Si on change le sens de l’aimantation, la variation du moment rémanent devient insignifiante vis-à-vis de la précédente.
- Le moment M,. ne dépend pas de la vitesse d’aimantation, c’est-à-dire de la rapidité avec laquelle on amène le champ à la valeur considé-
- rée, mais varie avec la rapidité de désaimanla-tation : il est plus petit quand la désaimantation a été plus rapide.
- L’augmentation du moment rémanent avec le nombre d’aimantations s’observe pour toutes les intensités du champ magnétisant. Ce qui varie avec l’intensité du champ, c’est surtout le rapport I, : Iin et I2 : Im des moments obtenus après une ou deux aimantations au moment limite après un grand nombre d’aimantations. Quand on fait croître progressivement le champ magnétisant, ccs rapports décroissent d'abord jusqu’à un minimum, puis croissent ensuite, mais sans revenir à leur valeur primitive. Ces minima ont lieu pour la même intensité du champ et sont indépendants du mode plus ou moins rapide de désaimantation.
- En définitive, à un moment rémanent donné correspond non pas un champ magnétisant donné, mais une répétition suffisante de Tainian-tation.
- Lorsque le moment a acquis sa valeur limite dans les conditions où on opère, if peut être augmeuté non seulement par un champ plus grand, mais aussi par un champ plus petit.
- Pour passer d’une série d’expériences à une autre, c’est-à-dire d’une valeur du champ magnétisant, on peut procéder de deux manières : ou bien on prend comme état initial de l’ellipsoïde l’état où il se trouve à la fin de la première série, ou bien on le désaimante complètement.
- Les courbes reproduites ci-dessus représentent la variation de rinduetion rémanente Br en fonction de l’induction B et en fonction du champ
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- magnétisant pour ces deux cas. Le moment rémanent croit d’abord proportionnellement au moment temporaire et croît jusqu’à ce que le rapport du moment rémanent au moment temporaire atteigne son maximum.
- Il est à remarquer que le magnétisme rémanent sc produit dans des champs même très faibles, H = o,oo5.
- Si on cherche à représenter l’énergie dissipée par suite de l’hystérésis par une formule de la forme :
- A = t(B*
- en fonction de l’induclion B, on peut déterminer x d après les nombres obtenus avec deux cycles décrits entre dos limites différentes. On trouve que x, quand le champ diminue, croit à partir d’une valeur limite très petite, lentement d’abord, puis plus rapidement d’une manière régulière. M. L.
- Sur l’aimantation du fer; par C. Fromme. Dr. Ann., t. IV, p. 853-856, avril 1901.
- D’après M. Froumie, les divergences entre les observations de M. Ilolitseher et les observations antérieures s’expliquent en partie parce que ce dernier a opéré sur un échantillon unique, en partie par d’autres causes. M. Fromme rappelle qu’il a signalé déjà l'influence des à-coup du champ magnétique sur le moment permanent. D’après ses mesures, les rapports :
- I et l,i,n
- paraissent tendre vers l’unité quand l’intensité du champ magnétisant tend vers zéro, tandis que M. Holitschcr admet que I, : \m tend vers o,y4-
- Tandis que M. Holitscher trouve que le moment total est indépendant du nombre des aimantations, M. Fromme a trouvé qu’il croissait régulièrement avec ce nombre; de même il a démontré que le moment non permanent décroît constamment quand le nombre des aimantations augmente.
- M. Fromme rappelle encore qu’il a déterminé par de nombreuses expériences l’influence de la vitesse de variation du champ sur l’aimantation et la désaimantation. Si M. Holitscher n’a pas trouvé d’influence de ce genre, cela tient sans doute à ce que le barreau étudié avait des dimensions transversales trop petites par rapport à la
- M. Holitscher, contrairement à Frankenheim croit que la durée d'aimantation a une influence sur le moment permanent, mais M. Fromme uc considère pas ses expériences comme convaincantes, d’autant plus que, dans le mémoire de M. Holitscher, rien n’indique qu’il ait tenu compte de la viscosité magnétique
- M. L.
- Sur quelques questions relatives au phénomène de Hall résolues par la méthode alcali-métrique, par P. Moretto. Il Nuovo Cirnento. t. XI, p. 278, avril 1900.
- L’auteur applique la méthode alealimétrique déjà utilisée par Cardani {’) à l’étude des deux points suivants :
- i° Pour les courants de faible intensité, l’effet Hall, au lieu de rester proportionnel à l’intensité, eroit-il plus rapidement.'
- 20 Le phénomène de Hall a-t-il lieu lorsque la feuille conductrice est traversée par le courant de charge d’uu condens tour?
- Deux éprouvettes de verre (fig. 1) out le lond constitué par une garniture de laiton, portant soudés intérieurement : AB, un petit cylindre de cuivre r et CD. un petit fil de platine p. AB est rempli de sulfate de cuivre à saturation, CD de sulfate de sodium au 1/10 avec un peu de phta-léine du phénol. Les deux vases communiquent à la partie supérieure par un tube contenant la
- (i) Il A’uovo Cirnento, t. VII, p. io5, 1898. L'Éclair. Êlectr., t. XY111, p. 279, 18 février.
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- solution de sulfate sodique fermé par une membrane poreuse.
- Les feuilles en expérience (fig. 2) sont reliées à trois électrodes d'étain, A sert à l’amenée du courant de la batterie P, B et B' sont les électrodes de sortie; les deux courants partiels qui en résultent traversent en ce' et dd' deux appareils nlcitlimétriques comme celui décrit ci-dessus, et se réunissent ensuite en C.
- L’auteur, pour assurer les résultats de scs
- expériences, a vérifié d’abord les principauxfaits connus sur le phénomène de Rail : influence du champ magnétique, de l’épaisseur de la fouille, de ses dimensions, etc.
- Relativement aux questions étudiées, les résultats sont les suivants :
- L’effet Hall se maintient sensiblement proportionnel à l'intensité du courant principal jusqu’à la valeur o,o4 ampère; mais il devient relativement plus important pour des intensités moin-
- Avec les courants de décharge d’un condensateur, l’elfet Hall a lieu et sa valeur semble indépendante de la capacité du condensateur et de la distance explosive ; elle est sensiblement du même ordre de grandeur que pour les courants continus, si l’on exprime les courants principaux en coulombs. G. G.
- DIVERS
- Emploi de la self-induction avec l’interrupteur de Wehnelt, par T. Mizuno, Philosophical Magazine, 6e série, t, I, p. 246.
- D’après Simon [Wicd. Ami. t. LXVIII, p. 2^3 (1899)], un courant! envoyé à travers l’interrupteur de Wehnelt, dont la résistance r croît logarithmiquement et atteint finalement une valeur telle que la chaleur de Joule est expri-
- mée par
- o,14 J ri‘dl (,)
- est suffisant pour produire la vaporisation de l’électrolyte qui avoisine l’électrode active. Par suite de cette vaporisation le courant est subitement interrompu; mais à cette vaporisation suit immédiatement une condensation de la vapeur qui amène le rétablissement du courant, et ainsi de suite. Voilà en deux mots le fonctionnement de l’appareil imaginé par Wehnelt comme interrupteur. Mais cette condensation de la vapeur est-elle la seule cause qui assure le fonctionnement de l'appareil comme interrupteur? La réponse est négative. Ruhmer (Elektro-
- Fig- 1.
- chemische Zeitschrift, Jleit 26, 1899) a, en effet, montré, pour la première fois, que la self-induction du circuit joue également un rôle très important en ce qui concerne le rétablissement du courant interrompu par suite de la vaporisation de l’électrolyte pendant la première phase du fonctionnement de l’interrupteur.
- L’auteur de ce mémoire se propose d’éclaircir cette influence de la self-induction par des expériences précises qui sont en même temps très élégantes et concluantes.
- ire expérience Le Wehnelt est monté en série avec une bobine de self. X (fig. 1). En envoyant un courant dans ce svstème, on constate que l’interrupteur ne fonctionne pas pour une valeur du courant moindre qu’une certaine valeur critique; il y a simplement électrolyse et le fil qui constitue l’électrode active est porté au rouge; mais en introduisant un faisceau de fils de fer
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- dans la bobine N (pour accroître sa self-induction), l’interrupteur se met en marche.
- 2° expérience. Le Weknelt est monté en série avec une bobine d’induction AI et une bobine de self N; de plus, le Wehnelt est shunlè par un condensateur C possédant une grande capacité ffig. 2).
- Dans ces conditions, on constate les faits sui-
- a. Si le secondaire de la bobine d’induction est ouvert de manière qu’il n’v ait pas d’étincelles, l'interrupteur fonctionne comme àl’ordi-
- b. Si les extrémités du secondaire sont suffisamment rapprochées pour qu’il puisse y jaillir des étincelles, l’interrupteur cesse de fonctionner et l’électrode active est portée au rousse; le courant moyen indiqué par l’ampèremètre D est en outre fortement réduit.
- c. Même disposition qu’en b, mais en introduisant des fil» de fer dans la bobine de self. On constate alors que l’interrupteur commence à fonctionner et 011 remarque la présence des étincelles entre les extrémités du secondaire de la bobine d’induction.
- d. En gardant la même disposition expérimentale qu’en c, mais en retirant brusquement les fils de fer, l’interrupteur cesse de fonctionner et en même temps l’ampèremètre D nous indique un affaiblissement sensible du courant. En réintroduisant les fils dans la bobine de self, on constate que cela ne modifie rien à l’état actuel des
- Interprétation de ces résultats. — L’expérience (i ) nous montre qu’avec un courant donné, une self-induction de valeur spéciale est néces-
- saire pour assurer le fonctionnement de l’interrupteur.
- L’expérience (2) nous précise qu’une self-induction d’une certaine valeur est indispensable pour maintenir le fonctionnement de l’in-
- Les constatations a et b peuvent être expliquées par les considérations suivantes : que si le secondaire d’une bobine d’induction est fermé, la self-induction effective du primaire diminue jusqu'à la valeur L—(*). D’autre part, d’après Simon, l’établissement du courant dans l’interrupteur est donné par l’équation (2) ; ce courant croît ensuite, jusqu’à ce que l’intégrale (1) de la chaleur de Joule, atteint une certaine valeur nécessaire pour produire une vaporisation instantanée qui a pour effet l’interruption du courant. Mais les expériences (1) montrent que cette vaporisation dépend entièrement de la grandeur de la sclf-induction du circuit. En d’autres termes, avec une force électromotrice donnée, l’action de l'interrupteur continue ou s'arrête, suivant que la self-induction du circuit est supérieure ou inférieure à une certaine valeur particulière.
- Voyons maintenant ce qui se passe après la rupture du courant par suite de la vaporisation. Ici, c’est la force électromotrice L — qui joue le rôle le plus intéressant: c’est la force électromotrice de l’extra-courant de rupture. Si cette force électromotrice est suffisamment grande pour faire jaillir une étincelle à travers la vapeur qui entoure l’électrode active, le courant est alors rétabli ; car cette étincelle chasse.la vapeur en question qui se condense à son tour pour régénérer l’électrolyte. — Si, au contraire, cette force électromotrice n’est pas capable de faire jaillir l’étincelle à travers la vapeur, le courant est fortement réduit par suite de la présence de la vapeur- qui adhère à l’clcefrodc active : il n’v a alors qu’une simple éloctrolysc.
- Cette explication est corroborée par le fait suivant : si l’on introduit, en dérivation sur le Wehnelt, une capacité C, très grande par rap-
- (i) L = coc-ir. de solf-induct. du primaire.
- N — coeff. de self-induct. du secondaire. '
- M =: coetr. d'induction mutuelle du primaire sur le se-
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- port à la self-induction du circuit, la force élec-tromotrice de l’extra-courant est entièrement employée pour charger le condensateur, et le courant normal ne peut être rétabli. Mais si la self-induction est suffisamment grande, une partie de l’énergie due à l’extra-courant peut être employée pour chasser la vapeur qui adhère à l’électrode active. De plus, si le condensateur est shunté par la bobine et le Wehnelt comme dans l’expérience (3), son effet sur l’cxtra-eou-rant doit évidemment être nul.
- Nous vovons donc que rétablissement du courant dans l'interrupteur, jusqu’à l’interruption, est réglé par l’équation (2}, et qu’il y a ensuite un accroissement brusque du courant qui est produit principalement par la force électromo-trice due à la self-induction.
- En résumé, 3a suppression de l’étincelle dans la bobine d’induction est indispensable, de sorte qu’on doit insérer une capacité d’une valeur déterminée en dérivation sur le Wehnelt; l’absence de la capacité diminue les oscillations dans le primaire, (à cause de l'étincelle due à l’extra-courant! ; cette dernière étincelle doit donc être évitée autant que possible. Par contre, dans le Wehnelt, l’étincelle due à l’extra-courant est nécessaire pour maintenir son lonctionne-ment, car sans cette étincelle on ne peut pas chasser la vapeur qui adhère à l’électrode active et l’interrupteur cesse de fonctionner. Les actions de la capacité et de la self-induction sont donc directement opposées l’une à l’autre dans ces deux cas.
- Eugène Nécclcka.
- Courants rapidement variables dans les circuits dérivés. Communication à l’Association Eleetroteuhnkiuo Italienne, par le Dr O. M. Corbino.
- Le Dr Corbino rapporte les expériences suivantes :
- Le courant de 38 accumulateurs est interrompu par un Wehnelt \V ; dans le circuit est inséré un électro-aimant de forte inductance.
- I. — Dans une première série d’expériences, un banc de 12 lampes à incandescence de 100 volts 5 bougies en parallèle est mis en dérivation sur l’interrupteur W (fig. 1) ; un ampèremètre à courant continu est inséré sur une des branches du banc. Chaque lampe est commandée par un interrupteur. Toutes les lampes étaut interrompues, on fait fonctionner le système,
- puis l’on insère une lampe, cello-ci brille vivement, manifestant aux pôles de l’interrupteur une tension efficace bien supérieure à celle des accumulateurs. Le fait a d’ailleurs été observé par Wehnelt. L’ampèremètre indique un faible courant de 0,089 umpère quand il faudrait 0,2
- fÜüWüïïMMÜWMfrr]
- de courant continu pour avoir la même intensité.
- Si l’on augmente le nombre des lampes, celles, ci brillent toujours d’un vif éclat et la déviation de l'ampèremètre augmente à peu près proportionnellement au nombre des lampes. Le son rendu par 1 interrupteur monte très lentement. Quand on insère la 6e lampe, l'interrupteur s’arrête comme il arrive lorsque la self-induction du circuit est trop faible. Le courant passe d’une pari dans les lampes et les rend faiblement lumineuses (o,63 ampère à l'ampèremètre) et d’autre part dans le Wehnelt en maintenant la caléfaction à l’anode. Si Tou diminue le nombre des lampes, on ne change pas cet état, il faut, pour y parvenir, interrompre le circuit puis le
- En augmentant la self-induction du circuit par l’insertion du primaire d’une bobine en série avec l’enroulement de l’éleetro, l’intensité lumineuse devient plus vive et, l’arrêt ne se produit plus qu’à la septième lampe.
- Ainsi, dès que l’intensité dans le circuit dérivé n’est plus très petite vis-à-vis de celle du circuit principal, l’interrupteur cesse de fonctionner. On ne peut donc utiliser l’augmentation de tension aux bornes de l’interrupteur pour des circuits dont la résistance n’est pas très
- IL — Dans une deuxième série d’expériences, l’autour a disposé (fig. 2) le banc de lampes en parallèle avec le circuit de l’éleetro. Si le circuit est interrompu en M, en insérant les douze lampes on ne parvient pas à faire fonctionner l’interrupteur, on observe l’électrolyse silencieuse, les lampes sont faiblement lumineuses
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- comme si elles étaient directement reliées aux pôles de la batterie (o,i ampère par lampe).
- Si l’on ferme en M, la première lampe que l’on insère devient très brillante, l'ampèremètre marque seulement 0.02 ; à la cinquième lampe l'interrupleur s’arrête ; le son est très peu plus haut que celui rendu sans le circuit des lampes.
- 11 est donc encore impossible d’ulüiser la haute tension aux pôles de J’électro pour des circuits qui ne présentent qu'une petite résistance. Pendant le fonctionnement de l'interrupteur. les ampèremètres insérés dans le circuit des lampes et dans celui de l’électro indiquent des intensités inversement proportionnelles aux résistances ohmiques. On sait aussi que l’accroissement de l’intensité efficace dans le circuit dérivé s'explique par l’exLra-courant engendré par les interruptions dans 1 éleelro, qui, traversant d’abord le Welinelt, parcout alors le circuit
- III. —- La troisième disposition a été déjà décrite par Rothé ('), le circuit dos lampes est
- inséré directement sur les accumulateurs ((ig. 3). Le courant qui le traverse les rond faiblement lumineuses ; si l’on ferme le circuit de l’électro, le Wehnelt entre en action et la lumière des lampes diminue (avec onze lampes, l’intensité passe de i,i5 à 1,01 ampère). La présence
- _ (*) Complet rendus, p. 675, t. CXXIX, 1899. L’Éclair. Élect. 1. XXI, p. 819.
- > du circuit de l’électro diminue la tension en. A et G ; toutefois si la source est capable de ni ai 11-I tenir une différence de potentiel constante entre ! ces deux points, comme cela a lieu avec les conduites de la ville, la lumière et l’intensité des lampes peuvent ne pas baisser.
- Rothé avait annoncé, au contraire, qu’en se servant de la canalisation du secteur. les lampes brillaient d’une lumière plus intense. Cette divergence tient à ce que la conduite ou la source possédaient par elles-mêmes une self-; induction ; le phénomène doit être attribué à T extra-courant de la conduite et non à celle du circuit contenant l’interrupteur.
- Comme confirmation, il suffit d’insérer entre C et D une forte self-induction pour obtenir les résultats décrits par Rothé. C’est donc, bien Textra-eourant provoqué par les interruptions dans la conduite externe et non celui engendré dans le circuit principal qui détermine l’augmentation de lumière des lampes.
- L’arrêt de l’interrupteur lorsque, dans la disposition I, on met en dérivation une faible résistance, ne peut être attribué à la petite partie du courant qui 11e traverse plus l’interrupteur, car l’intensité dans ce dernier est encore suffisante ; d’ailleurs, on observerait alors Télectro». lyse continue et non la caléfaction.
- il semble plutôt qu’une forte étincelle d’ouverture soit indispensable à la production du régime des interruptions, comme si la secousse provoquée empêchait la formation de la gaine de vapeur permanente autour de l’anode dans l’état de caléfaction.
- Si l’on se reporte à la deuxième disposition, on aune autre anomalie, l’insertion d’un certain nombre de lampes arrête l’interrupteur tandis que le courant dérive dans les lampes n’est guère que le t/80 du courant total. La self-induction du système des doux circuits dérivés ne doit pas être très petite, si l’on en juge par le son relativement bas.
- En résumé, le fonctionnement du Wehnelt est entièrement différent de celui que l’on observe avec un circuit unique.
- L’auteur démontre pour expliquer ces faits,
- . que : Pour des courants variables suivant une loi quelconque, il n'est pas possible de substituer à deux circuits dérivés de résistance et de self-induction donnés, un circuit unique capable . de roduire le même effet, c’est-à-dire capable
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- N° 19.
- de ne pan altérer la loi des variations et la succession des valeurs de l'intensité.
- Le calcul montre en effet que dans le cas général, il faut pour que la substitution soit possible que les deux circuits dérivés aient la même résistance et la même seli-induclion.
- Dans le cas particulier où les. courants sont sinusoïdaux, le problème admet une solution, mais la substitution n’est possible que pour une valeur de la période.
- G. G.
- Condensateur à capacité variable d’une manière continue, par G. Ercolini. Il Nu->vo Ci-mento, t. XI), p. 279, décembre 1900.
- Des lames de verre bien planes sont disposées l’une au-dessus de l’autre, supportées par des petits cylindres métalliques fixés dans dos règles formant un rectangle déformable. T.os lames sont maintenues par des colonnes de verre qui ne permettent de déplacement que dans le sens de la hauteur.
- Les lames de verres sont recouvertes sur leurs deux faces de feuilles d’étain. La déldrmation du rectangle de soutien produit un rapprochement des lames inversement proportionnel au cosinus de l’angle d’inclinaison des supports.
- Détermination delà fréquence d’un courant alternatif, par R. Wachsmuth, Dr. Ann., t. IV, p. 323-3*7, lévrier 1901.
- Un petit carré de papier blanc est collé il l’extrémité d’un ressort maintenu dans une pince. Si le ressort est mis en vibration et que le papier soit éclairé par une source lumineuse alimentée par le courant alteriiatil, le papier paraît immobile quand la fréquence des vibrations du ressort est égale à celle du courant.
- On calcule la fréquence des vibrations du ressort par la formule
- ___ j,o*8 e. v
- N “ 6,36 P
- e étant l’épaisseur du ressort, l sa longueur, s> la vitesse du son dans le métal.
- Si le ressort est Un,' il faut faire une correction sur sa longueur pour tenir compte de la
- surcharge produite par le papier ; pour obtenir cette correction, on accorde le ressort surchargé avec un autre sans surcharge et 011 prend la différence de longueur.
- Cette méthode donne des résultats satisfaisants pour les fréquences comprises entre 1 et 100.
- M. L.
- Recherches relatives à Faction des ondes acoustiques sur les cohèreurs, par E. Drago. Il Nuovo Cimenta, t. XII, p. 191, novembre 190t.
- L’auteur, pour étudier le phénomène dans les conditions les plus simples, a employé comme cohéreur «ne lame de verre recouverte par deux lames d’étain, laissant eutre elles une bande libre de 3 mm. L'intervalle est recouvert de poudre de charbon de pile. La plaque attaquée sur le bord par l’archet donne les figures de Chladni.
- La résistance est alors notablement diminuée ; dans certain cas, elle passe par un minimum, puis croît jusqu’à une valeur constante correspondant à la formation des figures. Le courant passe par chaque ligne nodale. La conductibilité augmente avec la hauteur du son par suite du plus grand nombre de nodaies. Plus la résistance initiale est grande et moindre est l’écart des résistances minima et finale.
- Dans une deuxième série d’expériences, Rrago emploie deux sphérettes bien polies en laiton nickelé et de 1 cm de diamètre, soudées chacune à une hélice de li 1 de cuivre très fin les reliant au circuit du galvanomètre. T,es sphères sont placées sur la lame de verre vibrante. Lorsque la ligne des centres était normale à la nodale, les boules s’approchaient d’elle et se disposaient suivant cette ligne.
- L’auteur conclut de ses expériences que dans les cohèreurs ordinaires, la diminution de résistance sous l’influence des ondes acoustiques doit provenir du transport de la poudre des ventres vers les nœuds. Le contact peut être assez intime pour faire entrer en action les forces d’adhésion, comme le dit Aucvbach. G. G.
- Le Gérant ; G. IS'AUD.
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- Tome XXVII.
- ii 18 Mai 1901.
- Samedi 18 Mai 1901.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. —D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE 700 KILOWATTS DE Al. FRANCO TOSI ET DE MM. SC1IUCKERT ET O
- M. Franco Tosi de Legnano et la Société anonyme d’Eleetrieité ci-devant Schuckert et Cie de Nuremberg avaient exposé en commun : le premier pour le moteur à vapeur et le second pour la dynamo, un groupe électrogène qui figurait dans la section italienne et qui était affecté au service de l'éclairage de l'Exposition.
- Ce groupe, particulièrement remarqué à cause de la forme spéeiale du moteur à vapeur, est représenté on élévation et en plan sur les figures 1 et a. •
- Moteur a vapeur. — Le moteur à vapeur de M. Franco Tosi est du type horizontal à triple expansion et à quatres cylindres : un à haute pression, un à moyenne pression et deux à basse pression.
- Les principales dimensions et constantes de ce moteur sont les suivantes :
- Diamètre du cylindre à liante pression............................ 5a,5 cm
- Diamètre du cylindre à moyenne pression........................... 82,6 cm
- Diamètre commun des cylindres à basse pression. . ,............... 97,5 cm
- La puissance normale de la machine, dans les conditions énoncées ci-dessus de vitesse et de pression et à condensation, est de 1 200 chevaux indiqués.
- Les quatre cylindres sont disposés en deux séries en tandem comprenant : l’une, le cylindre à haute pression et un cylindre à basse pression ; l’antre, le cylindre à moyenne pression et le second cylindre à basse pression. Ces deux séries de cylindres sont placées côte à côte, les gros cylindres étant plâtrés à l’arrière.
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- Les soupapes de distribution du petit cylindre sont à doubl
- Le bâti est de cette façon commun aux deux cylindres, et porte un palier central placé entre les deux manivelles équilibrées, lesquelles sont disposées à 90°. Les glissières des deux crosses de pistons sont planes et comportent chacune une seule surface horizontale sur laquelle s'appuie la
- L'arbre moteur est en deux parties. U porte, à l’une de ses extrémités, l’induit de la dynamo à un seul palier et à l’autre extrémité, un volant qui peut être remplacé par l’induit d’une seconde dynamo dans le cas d’une distribution à 3 fils à courant continu ou, dans celui d’une production simultanée de couranL continu et de courants alternatifs, par deux dvnamos différentes, comme cela tend à se généraliser de plus en plus pour reculer la limite d'action des stations centrales géné-
- La distribution de la vapeur se fait par soupapes pour tous les cylindres : ces soupapes sont, actionnées par deux arbres commandés par engrenages par l’arbre moteur et disposés parallèlement aux axes des cylindres.
- Chaque cylindre comporte quatre soupapes, deux pour l'admission et placées à la partie supérieure, et. deux pour l'échappement placées à la partie inférieure.
- siège ; la grandeur de
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- *39
- l’admission est réglée
- par un régulateur Porter actionné par l'arbre de distribution du petit cylindre à l’aide d’une roue dentée et d’une vis sans lin. Les soupapes des
- à vapeur peut être variée par le déplacement d'un contrepoids placé sur le levier horizontal du ré-
- ixé sur le support di •égulaleur.
- Lés pompes à air di
- nindées par 1’
- bre principal, les p<
- pes sont à
- entre clics par
- papes des pistons et les soupapes d’aspiration sont supprimées dans ces pompes de façon à
- à l’entrée p<
- Le graissage est à ali-
- pression provenant d’i
- L’huile, recueillie dans deux profondes cuvettes placées au-dessous
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- de l’arbre moteur, est filtrée, puis est remontée dans le réservoir au moyen d’une petite pompe. Le petit cylindre a, en outre, un graissage spécial pour les deux soupapes d’admission. Le service de la machine est facilité par une petite plate-forme disposée entre les deux cylindres et à laquelle on accède par un escalier disposé à l’extrémité des deux rangées de cylindre.
- Le volant de la machine a un diamètre de 4-30 m et une largeur de 5o cm.
- Dynamo. — La dvn
- tambour, il est du type ondulé avec formés de câbles toronnés et rendus rectangulaires leurs répartis à la périphérie de l'induit est de i 83 chacune.
- de la Société anonyme ci-devant Schuckerl et Clc de Nuremberg accouplée directement au moteur de M. F. Tosi est de construction analogue à la dynamo de la meme maison exposé dans la section allemande ; elle en diffère uniquemenl par le bobinage de la dynamo construite et exposée par la Compagnie générale d'Electrieité de Creil, dont nous donnerons la description prochainement. Nous nous contenterons donc de donner quelques indications sommaires sur les constantes de cette dynamo.
- Sa puissance est de 684 kilowatts sous une tension aux bornes de 600 volts. Le débit est par suite de 1 140 ampères.
- La vitesse angulaire est de 107 tours par mi-
- Le nombre de pole-s inducteurs est de 14 et les bobines inductrices sont toutes groupées en série.
- L’enroulement induit est lisse et bobiné en nreuits en quantité. Les conducteurs induits sont sx la presse. Le nombre toLal de conduc- répartis en 4^9 sections de deux spires
- Le collecteur comporte 4^9 lames sur lesquelles irottent 14 lignes de 4 balais.
- La résistance de l’induit entre balais est de 0,0104 ohm à chaud.
- Le rendement à pleine charge est de p3 p. 100 et le rendement à demi-charge atteint encore 91,3 p. 100.
- La puissance perdue dans l'excitation en pie,inc charge est de 6000 watts, soit 0,88 p. 100 ; celle perdue dans l’induit est de i3 5oo watts ou environ 2 p. 100.
- La surélévation de température au-dessus de la température extérieure 11e dépasse pas 4o°C. sur aucune partie de la machine.
- La dynamo Schuekert du g-roupe Tosi était munie des mômes appareils de sécurité que la dynamo exposée dans la section allemande.
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE 400 KILOWATTS DE LA SOCIÉTÉ BACINI, DE GÊNES, ET DE M. F. TOSI, DE LEGNANO
- La Sociéta Esercizio Baoini, de Gênes, et il. F. Tosi, de Legnano, avaient exposé en commun : le premier pour la dynamo et le second pour le moteur à vapeur, un groupe à courant continu affecté au service de l’Exposition.
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- Moteur a vapeur. — Le moteur à vapeur de M. F. Tosi accouplé à la dynamo de
- '-K
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- Fig. 4
- 5. — Vi
- coupes partielles de la dynamo à courant continu de 400 kilowatts de la Socicta Esercizio Bacini de Gènes.
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- Sociéta Esercizio Bacini est du type pilon à quadruple expansion el à 4 cylindres. Ses principales dimensions sont les suivantes :
- Sâmèîîe il secmd'<cviindpe0.^>rc*!>10”‘ ;;;;;;;;;;;;; lli cm
- Diamètre «1» troisième cjlmdrc............................. 67,5 cm
- Diamètre du cylindre à basse pression...................... 100 cm
- La vitesse angulaire est dei6o tours par minute et la puissance normale de la machine,
- pour la marche à condensation, de 600 chevaux ; elle peut être poussée facilement à 800 ehe-
- Les 4 cylindres sont répartis en deux séries de deux cylindres en tandem attaquant chacune une manivelle. Les deux manivelles sont à 90°.
- Les cylindres d'une même série sont coulés d’une seule pièce, et le cylindre à plus faible pression, disposé au-dessus de l’autre. Le cylindre à haute pression qui est destiné à fonctionner avec de la vapeur surchauffée, n’a pas d’enveloppe de vapeur.
- La distribution de la vapeur se fait par tiroirs cylindriques équilibrés. Ceux des deux cylindres à plus faibles pressions sont actionnés par un même excentrique à calage fixe ; ceux des doux autres cylindres sont mis en mouvement chacun par un excentrique spécial à calage variable.
- L’admission dans le cylindre à haute pression est contrôlée par un régulateur permettant de la faire varier de 3 à 5° P- 100 de la course.
- Le régulateur à poids et à ressorts est monté dans un volant place à Tune des extrémités de l'arbre moteur et fait varier l’angle dé calage des excentriques des deux cylindres à plus hautes pressions. Un dispositif très ingénieux permet de faire varier le poids des masses du régulateur de façon à obtenir une variation de vitesse rapide, pendantla marche. A cet effet, les boules du régulateur sont creuses et une pompe à main permet de les rem-plir plus ou moins d’un liquide quelconque, la glycérine par exemple, ou de les vider en en chassant le liquide par de l’air comprimé.
- L’arbre est forgé en une seule pièce et reçoit à l’une de ses oxtrémités l’induit de la
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- dynamo ainsi qu'un volant. L’autre extrémité portant le régulateur ne peut être utilisée, comme dans la machine horizontale à triple expansion du même constructeur pour recevoir une seconde dynamo.
- Les glissières sont disposées comme celles du moteur de i 200 chevaux, c’est-à-dire comporte,ni: une simple surface plane fixée an bâti qui est divisé en deux parties symétriques et porte les 3 paliers.
- Los pistons sont formés de disques en fer forgé.
- La pompe à air à simple elle!, est montée derrière le moteur et est commandée par un balancier articulé à Lune des crosses d'une des tiges de pistons.
- Le graissage des cylindres et des tiroirs est assuré par une pompe à huile conduite par une bielle commandée par une des crosses des liges de pistons. Les autres parties de la machine sont lubrifiées par une distribution d’huile sous pression. L'huile après son passage est recueillie et filtrée, puis renvoyée à un réservoir surélevé à l’aide d’une pompe spéciale.
- Le service de la machine est assuré par un,e galerie placée un peu au-dessus dos cylindres, en face des glissières, et à laquelle on accède par un escalier disposé à l’extrémité opposée à la dynamo.
- Le moteur comporte, comme nous l’avons dit, en dehors de l’induit de la dynamo, un volant placé à côté de celui-ci. Ce volant a un diamètre de 2,70 m et une largeur de
- Dynamo. — La dynamo de la Société Bacini, de Gènes, est d’une puissance normale de 4oo kilowatts sous une tension de 5oo volts; le débit est par suite de 800 ampères.
- La vitesse angulaire est de 160 tours par minute et le nombre de pôles inducteurs de 16.
- Inducteurs. — La carcasse inductrice est constituée par une couronne en fonte coulée en deux parties et perlant venus de fonte les noyaux polaires. La partie inférieure porte deux pattes qui reposent sur le bâti par l’intermédiaire de coins qu’on peut déplacer à l’aide de vis et qui permettent par suite de centrer exactement l’inducteur.
- Le diamètre extérieur de la carcasse inductrice est de 27a cm et sa largeur de 44 cm.
- Celle carcasse porte deux protecteurs formés par des couronnes ajourées dont les ouvertures sont munies du tôles perforées. La largeur totale, y compris les protecteurs, est de (j2,5 cm.
- Les épanouissements polaires sont en fer foi-gé et fixés à l'aide d’une vis.
- Lu diamètre, d'ulésago dos inducteurs est de iy3.G cm et l’entrefer de 8 mm.
- Les épanouissements polaires ont 1111e largeur parallèlement à l’axe de 36 cm et un développement le long de l'entrefer de 19,4 cm.
- Los bobines inductrices retenues par les épanouissements polaires sont en fil de 3,5 mm de diamètre. Les 16 bobines sont réparties par séries de 4 groupées en parallèle et la machine est excitée en dérivation.
- Le poids de l'inducteur sans le bâti est de ro 5oo kg.
- Induit. — L’induit est porté par une couronne en fonte que six doubles bras réunissent à un moyeu clavelé sur l'arbre. Les tôles induites réunies en un seul noyau sont serrées entre deux anneaux en fonte à l aide de boulons.
- Le diamètre extérieur du noyau induit est de 192 cm et son diamètre intérieur de 1 44 cm ; lu hauteur radiale des tôles est par suite de 24 cm. Lu largeur des tôles induites est de 34 cm.
- La surface extérieure de l’induit comporte 5i6 rainures dans lesquelles sont logés les Conducteurs induits. Chaque rainure porte deux barres à section carrée de 16 mm2; les
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- 1 o3o barres sont réunies par des lames de cuivre de façon à constituer un enroulement en tambour multipolaire en quantité.
- Le collecteur est porté par une couronne en fonte supporlée elle-même par 4 bras réunis à un manchon s’engageant dans une partie tronconique ménagée sur le support de l’induit.
- Les lames isolées au mica sont serrées entre le support du collecteur et un anneau de fonte s’appuyant sur le support de l'induit. Ces lames sont an nombre de 5i().
- Lo diamètre du collecteur est de 100 cm et sa largeur utile de 10,4 cm.
- Le courant, est capté par i(î rangées de 2 balais. Le support des lignes de balais est formé par une couronne mobile dont le déplacement s’obtient à l’aide d’un petit volant à main.
- Cette couronne mobile est supportée par des pattes fixées à la carcasse inductrice.
- Le poids de l’induit tout monté sans l’arbre est de 5 000 kg. J. Reyvat..
- APPAREILS DE MESURES. COMPTEURS O
- La disposition du compteur moteur de A. Peloux (2) a pour but de supprimer toutes les bobines mobiles, de sorte que les circuits étant fixes peuvent être faits de dimensions de
- Fig. 43 à 5o. — Cor
- plus on plus considérables, porter un plus grand nombre de tours de fil et, par suite, le couple moteur peut être plus grand sans qu’on ait à surcharger la partie mobile. * (*)
- (‘) Voir le numéro précédent,.p. ,04.
- (*) Brevet anglais, n” 2,3334, déposé le 5 novembre 1898, accepté lo 9 septembre 1899. 18 figures.
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- Le système se réduit schématiquement à ceci: 4 bobines. At à A.v (fig. 43 et 44)» sont ‘entrecroisées de façon à ce que A, et A;, fassent entre elles un angle de 90°; Ces bobines sont successivement placées en dérivation sur le circuit principal ; à cet elfet, elles sont toutes reliées ensemble à un des conducteurs, chacune des autres extrémités étant reliée à une des lames d’un collecteur fixe I, sur lequel un balai mobile E amène le courant pris sur l'autre conducteur. Sur l’axe vertical II qui porte le ha lai E sont montées deux pièces de fer doux D, logées chacune dans un système semblable de bobines A; les pièces de fer D et le système do bobines À sont à 90° l'une de l’autre,'e’est-à-dire que les bobines inférieures occupent les deux quarts de cercle laissés libres dans ' les bobines supérieures. Un
- disque F lorme frein électromagnétique.
- Le courant principal passant Hans les bobines G, la pièce de fer doux D vient se placer suivant la résultante des champs créés par les bobines Aj et. G;
- tournant, elle entraîne le balai E, de sorte que A2 est substiLuéà A,, la résultante change donc de direction et le mouvement continue jusqu’à ce que la bobine soit atteinte ; à partir de ce moment, le courant est envoyé dans le système inférieur, chacun des groupes de bobines A agit donc pendant un quart de tour.
- Les variantes proposées sont norrtb reuses : dans l’une (fig. 46 014")» les bobines A sont toutes suivant toute la circonférence ;
- . — Compteur Hookb.
- ni réparties
- parallèles entre elles, mais les pièc< les bobines A étant parcourues successivement par le courant, le mode d’action est le même. Dans un autre modèle, la pièce de 1er D a à peu près la forme d’un S (fig. 48 et 49)» le noyau étant placé dans la bobine à gros fil C, tandis que les bobines A, réparties autour de C, sont actionnées successivement par le courant dérivé ; là encore, les pôles de D sont attirés par les bobines A et le mouvement est continu. La même forme d’armature peut aussi être placée dans la bobine dérivée A (fig. 5o), le rôle du balai E étant alors de renverser le sens du courant dans cette bobine. Pour éviter le point mort, cette disposition peut être doublée, les pôles de D étant à 90° l’un de l’autre.
- Le nouveau compteur de G. IIookham. f1) renferme un induit R (fig. 5i et 62) dont les bobines sont placées en dérivation sur le circuit; cet induit tourne dans le champ créé par une bobine G, traversée par le courant total. Un disque métallique H passe dans Tenlreler
- C1) Brovcl anglais
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- de deux aimants I et agit comme frein. Les particularités qui distinguent ce compteur des appareils du même genre sont : l’emploi du fer dans l’induit, la disposition des balais, le passago du courant principal autour des aimants du frein et, enfin, la disposition de l’ensemble.
- L’induit est constitué par des anneaux de tôle mince, réunis en faisceau et coupés suivant un diamètre, de sorte qu’il est facile d’y introduire les bobines B, enroulées séparé-ment, puis ensuite de refermer l’anneau au moyen de goupilles. Par cette disposition, on augmente notablement le couple moteur, à dépense égale dans l'induit, et comme, par suite
- de la rotation de l’armature, le fer est soumis à un cycle magnétique complet, de grandeur à peu près uniforme puisque le voltage est supposé constant, l’hystërésis n’intervient pas. D’autre part, l’enroulement séparé des bobines de l’induit permet de les faire avec un grand nombre de tours en fil fin, ce qui serait très dispendieux s’il fallait faire l’enroulement sur l’anneau fermé. Les bobines sont reliées aux lames d’un collecteur S, comme dans l'anneau Gramme.
- Le frottement des balais sur le collecteur amène des erreurs sensibles à faible charge ; aussi, dans ce nouveau compteur, le frottement varie avec l’intensité du courant principal, très faible au début, il augmente avec I, c’est-à-dire quand le couple moteur devient plus élevé et le frottement relativement moins gênant. La partie du collecteur sur laquelle frottent les balais a la forme d’un cône très aplati ; deux petits balais P (fig. 53 et 54), en fil de platine fin, sont portés chacun par une des pièces R, R, articulées sur un axe ; deux Liges de fer T plongent dans deux petits solénoïdes, Gi G2, *dc sorte que quand le courant est faible, le frottement est produit seulement par la prépondérance du poids de la tige T, mais, dès que le courant augmente, l’attraction du solénoïde s’ajoute à la pesanteur et les balais appuient plus fort.
- Les aimants I (fig. 55) ont leurs pièces polaires entourées d’une rainure J, destinée à
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- réduire la section du circuit magnétique et à assurer la saturation magnétique en ccs points. La partie inférieure, entre l’entrefer et la rainure, est assez haute pour permettre l’enroulement de quelques spires en série avec le courant principal. Ces spires, ajoutant ou retranchant leur action de celle de l'aimant, assurent-l’exactitude ‘à pleine charge ; elles peuvent faire varier le champ, en H, de 5 p. ioo en plus ou en moins, sans affecter la permanence de l’aimant.
- Comme, disposition d’ensemble, les inducteurs et l’induit, ainsi que les bornes N, sont portés par un châssis 'pivotant sur des charnières F, ce qui permet l’examen facile du mécanisme. Une bobine de résistance L, en série avec l'induit, est enroulée sur un noyau de-fer M et son action est réglée pour combattre la tendance du moteur à démarrer quand le courant principal est nul.
- Dans le compteur de W. Arthük Pkice m ), un moteur électrique est excité par une source de courant, qui tend à lui donner une vitesse constante, mais, par suite de la réaction électrodynamique entre le courant à mesurer et un aimant permanent, le courant d’excitation se trouve interrompu chaque fois que la vitesse du moteur est trop grande, relativement à
- nesurer ; il en résulte que le moteur \ycnne est toujours proportionnelle
- e série d’impulsions qui font que
- Les figures 56 et 5- montrent le schéma du système : l'armature A du moteur tourne dans le champ d’un -limant. M, sous l'action du courant constant qui lui est fourni par la pile E. Sur l’arbre de l’armature sont moulés un disque c, en cuivre ou aluminium, et la vis sans fin qui entraîne les rouages du compteur R. Un aimant permanent P, oscillant autour des pivots e, a ses pôles n et s très voisins du disque c ; enfin, entre l’aimant et le disque sc trouve un conducteur di traversé par le courant à mesurer. Le disque c tourne dans le sens de la flèche (fig. 07}, par réaction il entraîne l’aimant P qui oscille librement ; les butées h k limitent seules cette oscillation en arrêtant la pièce g, solidaire de l’aimant ;
- (‘) Tïrevc
- vembre.1898, accepté le 18
- ibre 189g. 8 figi
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- w
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- c’est donc sur k que vient s’appuyer g et le circuit du moteur se trouvant rompu, celui-ci s’arrête. Dès que le courant passe dans le conducteur dt, son action contrebalance celle du disque en mouvement et l'aimant se trouve ramené sur le contact A:, le circuit est fermé de nouveau et le moteur se met à tourner jusqu’à ce que sa vitesse soit telle qu’elle produise sur l’aimant l’un entraînement équivalent à l’effort exercé par le courant du conducteur dt ; un équilibre s’établit ainsi, par des ruptures et des fermetures, successives, jusqu’à ce que la vitesse soit proportionnelle à l’intensité du courant à mesurer. Ce système, pour lequel l'inventeur réclame seulement les dispositions décrites dans son brevet, rappelle le principe du compteur Brillié.
- Au lieu de procéder par rupture du circuit, ce qui oblige quelquefois à intercaler un
- condensateur K entre les points de rupture (fig. 56), on peut mettre en court-circuit l’armature du moteur et lui substituer une résistance R3, comme on le voit dans la ligure 61, où le couvant qui actionne le moteur est pris aux bornes du circuit.
- D'autres modifications de déLail peuvent aussi être apportées à l’appareil, notamment pour augmenter la puissance de l’aimant, la disposition représentée parles figures 58, 09, 60, laquelle consiste à faire usage d'un aimant fixe A, de.grande dimension, dont les pièces polaires, B, aimantent par influence les pièces de fer mobiles C ; ces dernières, réunies par un étrier D, en métal non magnétique, oscillent'autour des pivots F et K, leurs extrémités sont placées en regard du disque G, le conducteur 11 étant interposé entre l’une d’elles et le disque. Enfin, il est également possible de dédoubler le champ magnétique (fig. 62 et 63), le disque G passant dans une partie, tandis que le conducteur II, simple ou roulé en bobine plate, est placé dans l’autre partie.
- Dans le compteur de Ch. Sciiviidlin (‘), le courant à mesurer agit en retardant, la vitesse d’un moteur auxiliaire. Celui-ci est un mouvement d’horlogerie a (fig. 64 et 65) qui entraîne
- P) Brevet anglais, n° déposé le ij novembre 1898, accepté le 16 septembre 1899. 4 ligures.
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- un disque conducteur b, lequel est à demi plongé dans une bobine plaie d. La bobine d reçoit deux enroulements : l’un en fil fin e, en dérivation sur le circuit, tend à créer un champ constant, tandis que l’autre, f reçoit le courant à mesurer et agit de façon à détruire faction du premier; par conséquent, le champ est d’autant plus intense que le couvant est plus faible; à ce moment, le moteur est fortement retardé, il tourne à peine. Quand, au contraire, l’intensité est maximum, le champ de la bobine est nul, le disque n’est pas retardé, le moteur prend sa plus grande vitesse ; entre ces deux limites, la vitesse est proportionnelle à l'intensité mesurée.
- Pour éviter que le moteur tourne lentement quand le courant est nul, un frein i appuie sur le disque sous l'action d’un contrepoids j, mais dès qu’un faible courant passe dans le circuit / et dans l’éloelro g-, ce frein est attiré, il abandonne le disque qui peut alors tourner aussi librement que le lui permet la bobine d.
- Pour faire de cet appareil un watt-heuremètre, la bobine est remplacée par un aimant permanent k (fig. 66 et 67) porté à l’extrémité d’un levier fixé Iui-môme à la bobine mobile e d'un wattmètre ; scion la puissance dépensée dans le circuit, l'aimant s'approche plus ou moins de l’axe .du disque b, de sorte que celui-ci, coupant un nomhre diffèrent de lignes de force, peut prendre une vitesse proportionnelle à la puissance mesurée.
- Le brevet de F.-J. Beaumont (*) repose sur l’emploi d’un soufflet rempli d’air e
- (*) Brevet anglais. n° 2194.1, déposé le 18 octobre 1898, accepté le a3 septembre 1899, 5 ligures.
- it muni
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- •ilice dont l’ouverture est
- : par i
- avec ,une vitesse proportionnelle à l'intensité du courant.
- Dans la figure 68, on voit le soufflet A, dont-la paroi mobile est attirée par le solénoïde E agissant sur le noyau D. Chaque fois que le soufflet est vide, le levier L vient fermer, en R, le circuit dérivé qui passe par l’éleclro E, celui-ci attire le noyau D et le soufflet se remplit; dès que cette opération est terminée, le poids N agit sur la paroi mobile pour la taire remonter en expulsant l’air par l’orifice C, mais un second solénoïde, faisant fonction d’ampèremètre, ouvre plus ou moins cet orifice. Le mécanisme compteur enregistre le nombre de remplissages du soufflet.
- Dans la figure 69, il n’y a pas de réglage de l’échappement, qui se fait par l’orifice S, touj soufflet se font au moy<
- l dispositif qui permet à l’air de s’échappe
- t, mais la levée et l’abaissement du des bobines U, alternativement mises en circuit par le commutateur V. Ces bobines, mises en dérivation sur (e circuit, enveloppent des bobines fixes qui reçoivent le courant total, de sorte que la force qui les sollicite et qui règle les mouvements filet est proportionnelle à I ou
- El.
- 70, le moteur élec-vitesse constante un oie un courant d’air à ga/, J ; l'ouverture
- npteur de Harry Xtrxxs (’)
- Dans la figu trique I actionne ventilateur qui t dans le compteur à ga/. J ; ] d’échappement étant réglée par le solénoïde F, la quantité d’air qui traverse le compteur est proportionnelle à 1. Un moteur électrique à vitesse proportionnelle à l'intensité (fig. 71), peut aussi actionner un soufflet A, au moyen de la bielle W, de façon à le remplir et à le vider alternativement; le soufflet joue alors le rôle du disque amortisseur des compteurs ordinaires. Enfin, on peut aussi placer deux soufflets (fig. 72) reliés par un conduit Z; la quantité d'air reste constante et se déplace alternativemen t de l’un à l’autre des soufflets.
- enferme, comme ampèremètre, un solénoïde plat À,
- t plans.
- •embre 1898, accepté le
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- (fig. 73 à 76) dans lequel se trouve placée obliquement une lame de fer donxllj ; une autre lame, mobile autour du point Ct, est repoussée par H,, plus ou moins selon l'intensité du courant. Une tige D,, fixée excentriquement à C,, porte un pointeau F, qui vient obturer l’ouverture G, d'un tube relié au soufllet B,. Par ce mécanisme, l'échappement de l’air renfermé dans le soufflet se fait proportionnellement au courant qui passe dans la bobine, comme dans le compteur précédent.
- Le remplissage du soufflet sc fait automatiquement : un noyau de fer O pèse sur la paroi C par l’intermédiaire de l'articulation G et, dès que le soufflet est vidé, l'abaissement du levier F, solidaire de G. est assez grand pour que la tige J,, tirant sur le levier V, dég-age le verrou T qui lient relevé le couteau Q de l'interrupteur R. Ce dernier tombe alors de son propre poids, ferme un circuit dérivé renfermant l’électro P, lequel soulève aussitôt le noyau O ; celui-ci vient s’accrocher au verrou M, laissé en avant par le contrepoids K, pendant que sa partie supérieure relève le couteau Q ct ouvre le circuit de P.
- Le levier F, n'étant plus pressé par le noyau O, bascule sous l’action du contrepoids N, et fait remplir le soufflet B ; quand cette opération est terminée, la tige J, est relovée et a poussé le verrou T de telle sorte que le couteau Q est maintenu en l’air jusqu’à l’opération suivante, tandis que, grâce à la pression exercée par le levier F sur le poids K, le verrou M est tiré en arrière, laissant le noyau O libre de redescendre.
- Chaque mouvement de la lige J, fait avancer le compteur par l’intermédiaire du cliquet Kr
- II. Armagnat.
- LA DUALITÉ EN ÉLECTROTECIINIQUE
- En géométrie il 11’est pas de théorie plus féconde que la théorie des pôles et polaires. On sait qu’au moyen de la transformation dite par polaires réciproques à toute figure donnée, on peut en faire correspondre une autre et qu’à toute propriété descriptive d’une figure correspond une propriété corrélative de la figure réciproque. Par ce moyen nos connaissances sont pour ainsi dire doublées : car tout théorème démontré en comporte un réciproque qui se trouve démontré par le fait même et qu’on obtient en substituant aux termes droite et point, les termes point et droite. O11 obtient ainsi deux géométries qui se suivent parallèlement : la géométrie ponctuelle et la géométrie tangenlielle. . ’ ’
- On appelle principe de dualité cette remarquable réciprocité, cette double vue sur les propriétés descriptives des figures.
- Or il existe en électricité deux cas de dualité aussi remarquables' que la dualité géométrique. L’un de ces cas s’applique aux circuits de courants quelconques, le second est spécial aux courants alternatifs.
- Celte dualité une fois reconnue et démontrée, nous pourrons l’crigeren principe et sa fécondité sera aussi grande qu’en géométrie. Toute propriété, tout théorème démontré pour un circuit électrique quelconque, le sera par le fait même pour le circuit réciproque qui se dérivera du précédent d’une manière analogue à celle dont une figure dérive d’une antre par polaires réciproques. ’
- Nous nous occuperons d-abord de la dualité applicable aux courants quelconques et en particulier aux courants continus.
- t. ORiciN't de la dualité. —Pour bien se pénéIrer de la nature intime de ce principe de dualité, il est nécessaire de remonter aux premières définitions de l'électricité et en particulier à la théorie du potentiel.
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- On sait que tout conducteur de forme quelconque où l’électricité est en mouvement est un champ de forces. Nous supposons bien entendu que le régime stable se trouve atteint, c’est-àrdire qu'en chaque point la force électrique peut être représentée par un vecteur de grandeur et de direction constantes.
- En d'autres termes la valeur de la force au point [x, ij, j), qu’on appelle encore intensité du champ au point (x, ?/, z), sera donnée par trois équations, telles que :
- x =fi{*#,z), Y “ Z = /s(JV,=î,
- X, Y, Z étant les composantes suivant les trois axes.
- A partir d’ici apparaît le principe de dualité et, pour bien le faire ressortir, nous partagerons la page en deux, mettant d’un côté les propriétés et propositions directes et de l’autre, en face, les propriétés et proportions réciproques. "
- champ, il est intéressant de considérer celles qui en chacun de leurs points sont normales à la direction de la force en ce point. Ces surfaces s’appellent surfaces de niveau.
- Ces définitions étant posées, considérons un point M du champ et le vecteur F représentant l’intensité du champ en ce point. Il est évident que si nous voulons appliquer les méthodes du calcul intégrait! la recherche des propriétés du champ, nous pouvons, au vecteur F, associer deux sortes d’éléments métriques :
- i° Des éléments linéaires : ' j a° Des cléments aréolaires ;
- Si on considère une courbe passant par M, à F on j Si on considère une surface passant par M, à F on associera l’élément différentiel dl situé en M. associera l’élément différentiel doi situé en M.
- A priori, il semble que l’on doive tenir compte .aussi A priori, il semble que l'on doive tenir compte aussi de 1 angle de F avec 1 élément dl. O ri est alors conduit à de. l’angle de F avec l’élément du. On est alors conduit à considérer le produit géométrique élémentaire b'dl. considérer le produit géométrique élémentaire Frôo,
- Le produit géométrique Fdf est la •différence de poteu- Le produit géométrique F du est le flux de force élégie/ élémentaire. t j mentairc.
- Parmi toutes les lignes que 1 on peut tracer dans le champ, il est intéressant de considérer celles qui en chacun de leurs points sont tangentes à la direction de la force en ce point. Ces lignes s'appellent lignes de
- Les deux notions de différence de potentiel et de flux de' force sont deux notions réciproques, elles sout construites à partir du champ par des procédés identiques, la première avec des éléments métriques linéaires, la seconde avec des cléments métriques aréolaires.
- Si au lieu d’un élément de courbe on considère courbe finie AB. la différence de potentiel totale ; l'intégrale curviligne
- v= j VdT.
- Si au lieu d’un élément de surface on considère une re finie S; le flux total sera l’intégrale de surface
- = j f Fdto.
- Ou sait que celte intégrale est la somme cic trois inlé— On sait que cette intégrale est la somme de trois intégrales et peut s’écrire ' grales et peut s’écrire
- j Xdx -f- Ydj J- 7>dz.
- f fxdydz + Y dzdx + Z dx<
- Les deux expressions différentielles envisagées ci-dessus donnent deux expressions differentes de la valeur du champ. En effet on peut écrire
- dl étant un élément de ligne de fo
- clément de surface de niveau.
- En un point le champ est égala la dérivée
- du potentiel le long de la ligne de force qui passe par eu 1 du flux sur la surface de niveau qui passe par ce point. 1 point.
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- En égalant les deux valeurs de F on aura l’égalité d<t>________________________________________________dX
- dl dr»
- Cette dernière équation après une légère transformation deviendra l’expression de la loi fondamentale des circuits électriques : la loi d’ohm.
- 2. La loi d’Ohm. — H est naturél de supposer que le courant électrique s'effectue dans la direction même de la force électrique., c’est-à-dire, suivaut les lignes de force et normalement aux surfaces de niveau.
- On suppose en outre que l’intensité du courant, c’est-à-dire la quantité d’électricité qui traverse un élément de surface de niveau dans l’unité de temps, est proportionnelle au flux de force qui traverse le même élément.
- En d’autres termes, on pose
- di = ed'l>.
- L'équation précédente peut alors s’écrire
- di ____ ^ <iY
- Cette équation n’est autre chose que l’expression de la loi d’Ohm pour un conducteur de forme quelconque.
- Elle montre que le courant électrique possède deux propriétés
- - le potentiel ,j l’intensité
- qui restent constantes
- sur une surface de niveau, j sur une ligne de fort
- En résolvant l’équation précédente soit par rapport à i, soit par rapport à V on pourra définir :
- =//«-
- (____] étant d’après le théorème delà moyenne la valeur
- V d/ } i ^ ^ *
- appeler le point moyen. Le vecteur moyen ( ) est
- V dl J ,
- supposé perpendiculaire à la surface S au point moyen.
- V3irj fUnl d'ap
- de la fonction — -
- m un point de la ligne de force qu’ou
- peut appeler point moyen. Le vecteur moyen (.——
- 11 d. f . - ^ dr
- Considérons maintenant un conducteur avant toutes ses dimensions finies terminé à deux ! faces de niveau. On sait que les parois forment un tube de force
- pour toutes les surfaces de niveau comprises dans le
- pour toutes les lignes de force comprises dans le c
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- I Otant constant.
- La différence de potentiel ; de force sera donc :
- c extrémités de la ligiu
- S étant d'après le théorème de la moyenne l’aire de la surface de niveau qui passe par le point moyen de la ligne de force moyenne et L étant la longueur de la ligne de force moyenne.
- niveau moyenne.
- de la ligne de force qui passe par le point moyen de la
- On arrive donc des deux côtés à la même formule
- Il resterait à démontrer que les délimitons trouvées de part et d’autre pour la surface de niveau et la ligne de force moyennes, c’est-à-dire pour S et. pour L, concordent.
- Cette formule montre que :
- Si I est constant, c'est-à-dire le long d’un même tube
- site varie proportionnellement
- R = .
- K:
- Cette quantité est la résistance du conducteur.
- Cette quantité est la conductance du conducteur.
- De la définition même de la résistance et de la conductance, il résulte immédiatement que
- La résistance totale de conducteurs en série est la-1 La conductance totale de conducteurs en dérivation
- L’introduction de la conductance dans les problèmes où l’on traite de courants dérivés simplifie beaucoup les calculs et il est regrettable que ce soit la résistance dont la notion se soit offerte tout d’abord à l’esprit dos premiers électriciens qui avaient l’habitude de mettre tous leurs conducteurs en série. Actuellement les courants dérivés ont plus d'applications que les courants sériés et l’emploi des résistances dans l’étude de ces courants est aussi barbare que l’emploi, en analyse de coordonnées ponctuelles dans l’étude d’un lieu géométrique enveloppe de tangentes.
- Avec l’introduction de la résistance et de la conductance, la loi d’Ohm peut alors revêtir l’une des deux formes suivantes :
- La différence de potentiel entre deux points est égale I L'intensité du courant qui circule dans un conducteur au produit de la résistance par l'intensité du cou- I entre deux points est égale au produit de la conductance rant. I par la différence du potentiel.
- Et l’on aura les deux formules : ‘ '
- Y = RI I = KY
- Ces formules montrent la réciprocité qui existe entre -
- la différence de potentiel et Yintensité.
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- 3. Equations générales d'un circuit électriqre. — II semblerait qu’on ne puisse pas établir de corrélation de dualité dans le cas où le conducteur est le siège d'une force électromotrice.
- Or remarquons que l’existence d’une force électromotrice peut se déceler à circuit ouvert par une différence de potentiel ; cette différence de potentiel se mesure à l’électromètre et l’on est convenu de prendre précisément cette différence de potentiel pour mesure de la force électromotrice.
- Mais on peut tout aussi bien déceler la force électromotrice à circuit fermé par un courant.
- On mesure la force électromotrice par la différence de potentiel aux bornes de la source quand la résistance extérieure est infinie. Pourquoi ne pas la mesurer aussi par le courant qui passe entre les bornes de la source quand la conductance extérieure est infinie ?
- Ce courant qui est ce qu’on appelle le courant de court-circuit peut certainement se calculer en fonction delà force électromotrice et de la résistance intérieure de la source. Mais du moment qu'il faut deux éléments pour caractériser une source, il semble préférable de prendre la force électromotrice et le courant de court-circuit qui so.nt des éléments réciproques, que la force élec-tromolrice et la résistance intérieure qui n’ont aucun rapport de réciprocité.
- Dans le cas général d’un circuit qui n’est en communication électrique avec l’extérieur qu’en deux points A et B où le potentiel est \\ et V,„ dans lequel règne une force électromotrice voltaïque ou d’induction, — &. R étant la résistance du circuit, si l’on prend comme sens positif du circuit le sens de À vers B, I étant positif si le courant va de A vers B, négatif dans le cas contraire, on a dans tous les cas
- VB_VA + RI + S = 0.
- Posons
- On aura l’équation :
- ê + E+RI=o,
- On peut appeler E la force contre-êlectromotrice externe.
- S la force contre-électromotrice interne.
- R I la perle de charge externe.
- Cetle formule signifie que sur le tube de force où circule le courant I on peut trouver trois surfaces de niveau entre lesquelles les différences de potentiel sont respectivement E, & et R I. Si on
- Fig. i. Fig, a.
- complète le circuit par le circuit extérieur où la différence de potentiel est — E, la formule précédente n’est autre chose que l’expression de la première loi de Kirchhoff (fig. i).
- Divisons l’équation précédente par R on aura :
- k-+i + ke = “-
- rquons que — n’est autre chose que l’intensité de
- rt-circuit changée désigné. Nous
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- et l’on aura la formule réciproque
- 3 + I_|_KTÎ = o.
- Xoüs appellerons I le contre-courant externe.
- 3 le contre-courant interne.
- KE la perte de courant interne,.
- Cette formule signifie qu’entre les deux surfaces de niveau où la différence de potentiel est E on peut trouver trois tubes de force dans lesquels les courants sont respectivement I, 3 et KE. Si on complète le circuit par le circuit extérieur où le courant est — I la formule précédente n’est autre chose que l’expression de la seconde loi de Kirchhoff (fig. a).
- 4. Généralisation des formules précédentes.
- source, on a toujours lo droit d'ajouter cette résistance
- En effet, on a en considérant d'abord le circuit de la fi+ E, +11,1=0.
- a Dans le cas où il se trouve une conductance en dériva-
- des courants passant dans la source et dans la conduc-
- 3+1,-1 K,E = o.
- Considérons maintenant le circuit formé par la
- Considérons maintenant le circuit formé par le shunt,
- E., + R,I — 0.
- En ajoutant :
- S + E + R.I =
- 1,+ K.JÎ — o.
- En ajouta g _|_ I + K;E = o.
- Les deux formules ci-dessus sont générales pour dos sources ayant des résistances eu série ou des conductances en dérivation à condition de prendre
- pour <S la différence de potentiel aux bornes quand le courant externe est nul. pour 3 le courant externe quand la différence de potentiel aux bornes est nulle, pour R; et K, ln résistance et la conductance aux bornes nouvelles de la source! On a
- d'ailleurs :
- fi = H,3.- ll,K,- = i.
- La généralisation à laquelle nous venons d’arriver montre qu’une source n’ayant ni résistance en série ni conductance en dérivation peut être considérée indifféremment
- soit comme une source sans résistance en série avec sa propre résistance R, soit comme une soi^'ce sans conductance shunlèe par sa propre conductance K.
- o. Introduction de i.a résistance et de i.a conductance externes.
- S + E + Rfl _ 0.
- Ri désignant la résistance intérieure du circuit. Si Re dé-• signe la résistance extérieure, on aura en appliquant la
- que pour ce circuit supposé sans force élcctroinotrice la différence de potentiel aux bornes est — E,
- — E + RfI = 0.
- 3 + T + KjE = 0.
- Ki désignant la conductance interne du circuit. Si Ke désigne la conductance externe, on aura on appliquant la
- 3 + (K.j+K,)E = o.
- K; + Kn est la conductance totale du circuit. Nous la dé-
- fi + R, I = 0.
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- Nous arrivons ainsi naturellement à la généralisation de la loi d’Ohm dans un circuit fermé quand il existe une force électromutrice dans ce circuit.
- Remarquons que dans ce cas K. n'est pas l’inverse de la résistance totale, mais l’inverse de la résistance formée par la résistance interne et la résistance externe supposées en dérivation l’une par rapport à l’autre.
- 6. 1'OtiMur.B symétrique. — Il est possible d’avoir une formule symétrique, étant par suite à elle-même sa réciproque. En effet en divisant par & l’équation S -j- E-h KI = <>.
- ou par 9 l’équation
- 3 + I+KE = o.
- gaq-êi4-Ea = o
- y. Puissances. — L’équation générale d’un circuit peut donc revêtir l’une des trois formes :
- El -j- SI RI2 = o El + 3E+ Kt2_ o SS -j- SI -p SE “ o.
- Dans ces formules entrent six puissances que nous désignerons ainsi qu'il suit.
- El est la puissance externe ; <5 I est la puissance interne effective.
- ES est la puissance interne complémentaire ou fictive ; <S 3 est la puissance interne rnaxima.
- RP est la puissance perdue effective ; KE2 est la puissance perdue complémentaire ou fictive. Les noms adoptés rappellent les propriétés suivantes :
- En valeur absolue la somme de la puissance interne effective et de la puissance interne complémentaire est égale à la puissance rnaxima.
- Si on fait la somme des deux premières formules, on aura :
- S 3 — aEI + (RI2 -j- K K2).
- La puissance rnaxima est égale au double de la puissance externe plus la somme des deux puissances perdues.
- 8. Signes des puissances. — La puissance rnaxima qui peut s’écrire RcP ou K S1 est toujours positive.
- Il en est de même des deux puissances perdues RI2 et KE2.
- Quant aux signes des trois puissances El, £l et E3, il est facile de voir qu’ils dépendent les uns des autres. En effet i" D’après la relation
- Ki+si+ni* = o,
- on voit que El el Si ne peuvent pas être positifs en même temps. 2° D’après la relation
- Ei-J-E3+KE*=o.
- El et E3 ne peuvent pas être positifs en même temps.
- 3° D'après la relation
- S3 + SI + E3 = o.
- S 1 et EU ne peuvent pas être positifs
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- r
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- : donc que nous ne pouvons avoir que les trois <
- S 4" E -{- RI = o
- ; au circuit par la
- ; cas. — êidt <o FAdt < o. I
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- MACHINES DYNAMOÉLECTRIQUES
- Procédé Lecomte pour l’isolement des tôles d’armatures. /'Électricien, i. XXL
- Pour isoler cnLre elles les tôles des novaux feuilletés on emploie généralement une feuille de papier spécial, très mince, collée ou simplement étendue sur la tôle, ou un vernis isolant que l’on étend sur une ou sur les deux faces de la tôle ; ces matières, outre qu’elles sont assez coûteuses, ont le double inconvénient de néces-j. siter une main-d'œuvre considérable et d'augmenter considérablement la résistance magnétique des noyaux, l’cpaisseur des couches isolantes ne pouvant être, avec ces matières, inferieure à un dixième de millimètre.
- M. Lecomte leur substitue une matière peu coûteuse, le graphite ordinaire ou plombagine du commerce en suspension dans l’eau ; les feuilles de tôles sont plongées dans le liquide, séchées dans une étuve puis amenées entre des brosses rotatives qui étendent le graphite déposé, Le graphite, bien qu’assez bon conducteur de l’électricité, se comporte ici comme un isolant en raison de la faiblesse des forces électromotrices en jeu. Formant une couche d’épaisseur a peine appréciable il n’augmente pas autant que les matières ordinairement employées la réluctance des paquets de tôles.
- 'Des essais de ce procédé ont été faits à Aix-la-Chapelle dans les usines de l’Aktien Gesclls-chaf’t « Deutsche Elektricilaets Werke », anciennement Garbe, Lahineyer et CL Us ont porté sur une armature à disques de tôle isolés au papier et sur une armature à disques isolés par le procédé Lecomte, ces disques ayant été tout simplement superposés après avoir été enduits au pinceau et séchés sur la chaudière. Ces detix armatures, correspondant à une machine de 6 kilowatts de puissance, avaient 26 cm de lon-
- L’armature isolée au papier contenait 453 tôles de 0,55 mm d’épaisseur, soit 239,20 mm de fer; l’épaisseur totale de l’isolant était donc de 20,73 mm, soit 8 p. roo de la longueur totale. L’armature isolée au graphite contenait 455 tôles, soit 20 de plus que l’autre ; l’épaisseur de l iso-
- lant n’était donc que 10 mm, soit 3,85 p. 100 de la longueur totale, ou 4 P- 100 en moins que pour la première armature.
- Les deux armatures étaient bobinées pour 110 volts avec une vitesse angulaire de 1 2001 : ni. fin portant la viLossc à 2000 t. : m, on obtint 220 volts, et en maintenant ce régime pendant
- v T>
- 7^ !- -
- . -
- 2 heures 3/4, on observa une élévation de température de y5'' C. pour l’armature au papier et y8u C. pour celle au graphite.
- La mesure des pertes totales a montré que pour la marche a vide ces pertes sont d’environ 4,3 p. 100 plus grandes dans l’armature au papier que dans l’armature au graphite. Les résultats des mesures pour différentes valeurs du courant d’excitation sont exprimés, enwaLls, sur les courbes du milieu de la figure ci-jointe.
- Le relevé des caractéristiques à circuit ouvert, tracées sur la même figure, indiquait que la saturation de l'armature au graphite 11e se produit que notablement plus loiu que pour celle
- D’autres essais faits aux ateliers d’Gerlikon sur deux moteurs ont montré que le rendement individuel se trouve augmenté d’environ o,y5 p. 100 par l’emploi du procédé Lecomte. Bien cpie l'augmentation constatée soit de l’ordre des
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- erreurs des mesures, ecs essais ic ont laissé Fim-pressiou que ce procédé a une influence favorable sur le rendement industriel. »
- La maison Siemens et ITalsk se rallie à eel
- Ajoutons qu’au lieu de graphite, on peut prendre toute autre matière pulvérulente, même conductrice du courant dans une certaine mesure, cette matière étant disséminée dans une colle ou pâte appropriée pouvuul retenir les granules entre les tôles. Toutefois, au point de vue pratique, le graphite parait être la substance qui convient le mieux.
- Calcul de résistances et de moteurs pour fonctionnementîntermittent. par F. Oelschlager. ElektrotcrhnUche Zeîstchrifl, 1. XXi. p. 1 o58, 20 dé-r ombre 1900.
- Les moteurs et les résistances, construits pour un fontioTinement continu, ne s’échaufferont pas si le fonctionnement n’est qu'intermittent. Il est évident que le mode de fonctionnement, c’est-à-dire le rapport du temps de marche au temps d’arrêt influe beaucoup. Nous nous proposons de rechercher quelle surcharge on peut imposer à un moteur ou une résistance, si le fonctionnement est intermittent. Aous ne considérerons d’abord que le cas des résistances, mais il est évident que ce cas comprend tous les
- 1. Méthode graphique. — a. Augmentation de température à charge constante. — Soit une résistance froide dont nous supposons le coefficient de température nul, pour simplifier. Si nous soumettons la résistance à une charge constante, et que nous mesurions la température à intervalles réguliers, on arrive à une courbe qui monte d'abord rapidement, puis plus lentement et finalement l'ordonnée tend à rester constante. Si on varie la charge, on obtient un laiscenu de courbes représenté par la figure 1.
- Dans toutes ce s courbes, la constance de la température est obtenue à peu près au bout du même temps. Si nous laissons ensuite refroidir la résistance, on obtient une autre courbe de température que représente également la figure 1.
- b. Augmentation delà température à charge variable. — - Considérons l'une des courbes précédentes, et observons ce qui se passe lorsque la résistance, d’abord froide, est soumise par intervalles à la charge qui correspond à cette
- courbe, c’est-àrdire que le courant passe a minutes et est interrompu b minutes, etc. À partir du moment où le courant passe, la température croît rapidement jusqu’au temps o, puis le courant étant interrompu, la température suit
- la courbe de refroidissement pendant b minutes. Au passage du courant suivant, la température s’élève davantage, on obtient ainsi la courbe eh zigzags de la figure 2. Au bout d’un certain temps, on se rapproche de la partie horizontale de la courbe d’échiiufTeinent, tandis que la chute de température à l’arrêt croit toujours. A un
- moment donne, le gain de température pendant le passage du courant est égal à la perle de température pendant .l’arrêt et le régime est atteint. Ce régime est defini par la condition suivante : le gain de température 7—'~1 pendant le temps de charge a est égal au refroidissement t,—7a pendant l’arrêt (fig. 3). Il sera donc inutile de tracer chaque lois la courbe en zigzags. De plus, la température 7 à la fin do la période d’cchauH'emcnt étant égale à la température au début du refroidiesement 7», les points
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- L’ÉCLA.IRÂGE électrique
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- 7 et ’r, doivent se trouver sur une parallèle à l'axe des abscisses, il en est de même de t, et t3. Enfin, les intervalles correspondants doivent être égaux respectivement à a et à b.
- Dans la plupart des cas, le problème se pose d’une façon inverse. On tolère pour la résistance
- une élévation maxima de température 7, on donne les durées de marche et d’arrêt et l’on demande quelle intensité on peut taire passer dans la résistance pour que le plus haut sommet de la courbe en zigzags ne dépasse pas 7. Dans ce cas, la température 7 détermine le point de départ de la courbe de refroidissement; le temps b détermine le pointoù aboutit cette même courbe, ainsi que le point de départ de la courbe d’e-chaufFement. Nous avons donc pour la courbe d’échaufFement les trois données suivantes : températures initiale et finale, durée de la charge. Il reste à déterminer, sur le réseau de courbes de la figure 1, quelle est colle qui répond a ces données ; ou aura ainsi l’intensité de courant correspondante.
- Considérons ensuite le rapport
- a fi __ duree de la charge
- T+T “ T~ ~ durée de la période
- et portons ce rapport en abscisses et la charge en ordonnées. On obtient les courbes de la figure 4? relatives à 1, 2, 3, 4» 5 et 10 minutes de charge. On a supposé la résistance telle, qu’avec une charge de i5o watts, elle atteint la température limite 7 en charge extrême. Toutes ces courbes passent évidemment par un même point correspondant à b = o, ou ~ = i. On voit aussi que la charge peut être d’autant plus grande que — est plus petit et que la
- charge admissible dépend non seulement de y, mais encore de la valeur absolue de a. La courbe supérieure, correspondant à a, infiniment petite, est constituée par les tangentes
- aux courbes d’échaufFcmert et de refroidissement. Cette courbe est dite limite, car pour aucune valeur de ~ la charge ne peut être supérieure a celles indiquées par cette courbe.
- II. Méthode analytique. —a. Equations des courbes d'échaufjemeTU et de refroidissement. — Soit une résistance à laquelle nous donnons une charge Q. La quantité de chaleur développée pendant le temps dt est Q dt. La chaleur cédée a l’air ambiant pendant le même temps est :
- 7 étant l’excès variable de-température de la résistance sur l’ambiante, F la surlace et C le coefficient d’émission. La différence entre ces deux quantités de chaleur contribue à Réchauffement.
- Q dt—tFC dl=z Gscér (1)
- G =poids du corps; ,ç = chaleur spécifique. Soit 7„t l’excès maximum de la température du corps sur celle de l’ambiante, une fois le régime atteint. O11 a alors :
- Q-tmFG, Q)
- Dans l’unité de temps, la chaleur apportée = la chaleur émise. Comme G, s, F, C sont cons^
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- a63
- Si dans (i) nous remplaçons les termes par leurs valeurs tirées de (?.) et (3) on a :
- dt — --- dz ;
- (Ton
- *=' -Tloge(xni—0 + 0.
- Nous déterminons la constante parla condition que pour t = o, t = o. Donc :
- (4)
- C’est l’équation de la courbe d’échanffe-ment.
- Nous pouvons comparer ces phénomènes à ceux que présente un circuit inductif auquel on applique une force électromotrice constante. La température de régime correspond à l’iutensité finale .1, et t à l’intensité instantanée I.
- La grandeur T correspond à la constante de temps —• , L, coefficient de self-induction, est la grandeur qui s’oppose à 1 accroissement du courant; si L = ’O, J prend immédiatement sa valeur finale. De même ici, si la capacité calorifique Gs était nulle, la température ~m serait, immédiatementatteintc. Restlarésistanee qui détermine la valeur de .1, R -= . De même ici
- FC détermine la valeur de rm.
- ______Q_
- FC
- Nous basant sur cotte analogie, nous désignerons ainsi T sous le nom de constante de temps. Cette grandeur a une signification particulière au point de vue de la courbe d’échauffement. Si nous posons t = T, nous trouvons :
- La constante de temps est donc le temps après lequel la température atteint les o,633 de sa valeurmaxima. (Point A de la fig, 5.) Il eslfacile de voir que la tangente à l'origine OB coupe l'ordonnée en. un point B, tel que BC = T. On voit aussi que, si la résistance ne se refroidissait
- pas, on aurait :
- et par suite la courbe d’échauffement serait la tangente à l’origine : la température Tm serait atteinte au bout du temps T et non au bout d’un temps infini.
- Fig. 5.
- La courbe de refroissement s’obtient en posant alors dans l’égalité(i) = o ; nous aurons, en tenant compte de ce que pour-: = o, t=soo ,
- — T Iogc (7)
- étant la température, de départ. Cette courbe est symétrique de la courbe d’éehauffé-ment.
- b. Marche intermittente. — Nous considérerons le cas où la température oscille entre deux limites fixes et Pendant la période d’échauf-j'eraont, la température varie suivant la loi de la courbe d’échauffement. Soit C l’époque où la charge est introduite et t, celle où elle est
- et
- "î e T <*.-*) (8)
- De même pour le refroidissement, si on désigne par tt et ti les temps du début et do la fin de la période, par zi et les températures
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- *64
- correspondantes.
- t.i = T logr ~
- d’on :
- Si le régime permanent est établi.’on
- d’où
- Cette égalité confirme le rapport, c’est-à-dire le rapport del’excès maximum de température sur l’air ambiant que le corps atteindrait en régime fixe à l’élévation de température du môme corps en régime variable, au début de la période de refroidissement. D’après l’équation (2), ces deux températures finales sont proportionnelles aux charges Q correspondantes, donc
- Tm ____ surcharge _______
- t charge normale
- Si nous introduisons p dans l’égalité {10), on trouve :
- Cette équation donne le rapport de la surcharge à la charge nouvelle, en supposant que dans les deux cas la température du régime est la même. Le tableau suivant donne les valeurs de j), lorsque-^- el prennent les valeurs usuelles. Ce tableau a été résumé dans les courbes de la figuré G.
- Les courbes de la figure 6 se distinguent des précédentes en ce qu’elles s’appliquent à toute résistance pourvu qu’on en connaisse la constante de temps. Il suffira donc de connaître purement et simplement la constante de temps pour con-
- Valeurs de -re-
- naître immédiatement la surcharge que l’on pourra imposer à la résistance (* l).
- Nous examinerons encore quelques cas particuliers déduits de la formule (11).
- Supposons infiniment petit. La formule se
- (l) Exemple. — Soit une résistance pouvant supporter
- 1 000 watts en marche normale et soit T = 2,0 minutes la constante de temps. Cherchons la surcharge admissible dans les différents cas.
- Î. Soit tt = I» = o,5 min., P = 1 min. On a donc = 05; _?_=ol2. Le tableau elles courbes donnent p — o,85. On pourra cloné charger la résistance à 1 85o watts sans réchauffer plus qu'en marche normale à 1 000 watts.
- 7.. Soit a = ’o,5 inin., £1 4,5 min., P — > min.,
- — = 0,2. On trouve p — 4,8 ; on pourra charger
- 3. Soit a~ o,a m. P :> m. comme au nn 2. Mais supposons la constante de temps plus grande T =10 m. On a =c o,o5 et p—8. On pourra charger à 8000
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- réduit, en négligeant les termes du 2e degré, à
- P ~p '
- Les courbes se réduisent a une hvperbole que Ton a représentée ligure 6. C'est la courbe limite.
- 'Durée de la pt
- Dans les calculs usuels rclatifs.au régime intermittent, ou calcule les résistances comme si elles avaient à supporter la charge moyenne. On voit que rien n’est exact que s1 4jè est très petit.
- Dans l’égalité (11), on a y = 0 pour
- p = *r{p- r). (»)
- On a ainsi les pointes des courbes situées sur l’axe des ordonnées. Ceci peut se produire soit lorsque a est très petit, soit lorsque P est 1res grand. C’est le cas où la résistance sert de rhéostat de démarrage à un moteur qui marche ensuite assez longtemps pour que îa résistance ait le temps de se refroidir complètement. La formule (12) peut s’écrire :
- V - —
- Si on suppose petit, on trouve :
- T
- V — “y “T- 1
- et comme— est grand devantl’unité, on voit que
- la surcharge promise est proportionnelle à la constante de temps. Si par exemple, nous prenons une résislauce dont la constante de temps soit T - — 20 minutes, avec une charge dont la durée soit a = - minutes, la surcharge permise est p = 4° foi» la charge normale.
- Tout ce que nous venons de dire s’applique aussi bien aux dynamos, moteurs et transformateurs, a la condition, bien entendu, de remplacer le mot charge par la perte en watts dans la machine.
- III. Calcci. df.s constantes j>e temes. — Nous avons vu comment on peut déterminer la constante de temps par expérience. O11 peut aussi la déduire du calcul par la formule
- mais h la condition de connaître le coefficient d’émission C ainsi que la surface à introduire dans le calcul. Si on multiplie haut et bas par T,n, on trouve :
- F Czm chaleur fournie par seconde
- Si ou exprime G en grammes, et si on multiplie par 4.16 pour exprimer la chaleur accumulée en Joules, on a :
- T - '-"là—lL C11 secondes . (13)
- Si, donc on connaît la température de régime établie dans un corps par une charge Q, on peut trouver la constante de temps si on en connaît le poids et la chaleur spécifique. Pour des corps composés comme des machines et des transformateurs, on obtient une précision suffisante,en prenant comme poids la somme des poids du fer et du cuivre actifs et comme chaleur spécifique moyenne 0,1. Le plus souvent d’ailleurs, il suffira de connaître la constante de temps d’une façon approximative, car dans bien des cas, pour les appareils de levage, par exemple, la durée de la charge est très petite par rapport il la constante de temps. Pour les résistances, les constantes de temps sont de l’ordre de grandeur des minutes, ou seulement des fraetious de minute ; pour les machines au contraire, ou arrive à plusieurs heures. Dans ce cas
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- on n’a affaire qu’à la courbe limite infiniment petit) et la constante de temps disparaît.
- L’égalité (id) montre l’influence de la ventilation sur la constante de temps. Si dans une machiue on ménage des cloisons de ventilation, zm diminue et la constante C augmente. La constante de temps diminue. Inversement si on blinde un moteur, on augmente la constante de temps. On voit donc que, plus un moteur est ventilé, moins il peut supporter de surcharge. Il ne faudrait pas en conclure qu’on a intérêt à ne pas ventiler pour la marche intermittente. Lorsque la ventilation est mauvaise, le rapport de la surcharge à la charge normale, est plus grand que lorsque la ventilation est bonne, mais comme dans ce dernier cas la charge normale est plus grande que dans le premier, la surcharge est néanmoins plus faible que dans le premier cas. E. B.
- TRACTION
- Les tramways à accumulateurs en Allemagne. Elcktrotochnische Zeitschrift, t. XXU. p. 119, 1900.
- Le tableau ci-joint (p. 267) indique quel serait pour l’Allemagne l’état des lignes de tramways en construction ou en exploitation, depuis le iftC septembre 1899, et fonctionnant par accumulateurs ou par exploitation mixte (trolet et accum ulateurs).
- Rails Francq pour tramways à traction électrique.
- Ce rail a été étudié en vue de faire disparaître certains inconvénients des modèles de rails employés jusqu’ici (*) et en même temps d’as-
- (*) Une notice publiée par M. Francq résume ainsi les
- pose et d'entretien et de l’économie; mais ils ont le grave
- l'engorgement do la poussière, de la glace, do la neige.
- turbation dans le service de la traction, sans compter les inconvénients d’une trépidation désagréable. De plus, tes systèmes à fond fermé ne se prêtent pas à rélargissement
- surer la conservation des éclisses électriques. Les figures ci-jointes (p. 268) en montrent diverses coupes.
- On remarquera que l’ornière es! ouverte inférieurement (sauf aux éclisses), ce qui évite l'un des inconvénients reprochés au rail Broca; la poussière, la boue, la neige, les cailloux broyés peuvent tomber dans l'espace compris entre le rail et le contre-rail, espace que l’on nettoie seulement à de longs intervalles ; le nettoyage de l’ornière elle-même est d’ailleurs aussi commode que dans le cas des rails Broca, grâce aux saillies horizontales S et S, (fig. 1) que présentent le rail et le contre-rail et qui fournissent une surface d’appui à la raclette de nettoyage ; quant à l’eau elle’ne peut qu’exeeptionnellement passer au-dessous des patins, comme cela a lieu avec les voies type Marsillon, les patins du rail et du contre-rail étant en contact et formant ainsi une cavité pratiquement étanche.
- Les profils du rail et du contre-rail sont établis de façon à gêner le moins possible le roulement des voitures ordinaires et à faciliter le passage en courbe des voitures de tramway.
- C’est ainsi que l’on a été amené à augmenter l’arrondi n (fig. 1) pour éviter le fringalement des voitures ordinaires quand celles-ci coupent la voie ferrée sous un angle aigu ; on évite d’ailleurs en même temps une usure, anormale des
- fourrure capable, dans les courbes do petit rayon, et sur
- » Los autres systèmes, du genre Marsillon, ont fait
- contre-rail. De pfus, ccs rails n’offrent point d’appui
- verses. Ajoutons que le mode de fixation des coussinets
- Fécarleiuent rigoureux do la voie. Fnfin, la voie du genre Marsillon exige des travaux do dépavage et de repavage
- détachées, pour resserrer ou remplacer les boulons; il qui coûte cher de premier établissement. »
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- se-Kurfür
- Grosse Berlincr Stassenbuhn : 0ermaimpl-D»"t'Zigerstr . . .
- Allée......................
- tyiliccsdoi'f-Küsti'irierpl . . .
- lotteuburg.................
- Charlottcaburg.
- Berlin- Charl-Strasson-bohii Akt-Crr-s. :
- Stnâscnbht'. (Cbarlollenb,) Liit Stadtbhf. Charl.-Moabit
- i/wigshaj'cn-s. - tlhin.
- g Platz ...........
- Berlin-Charlottenb Strassenb.
- Hag-etier Slrassenbahn A. G.
- Babnbof-iickesey..........
- En construction ou terminées.
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- rails. Pour faciliter les passages en courbes on ;i donné à la face intérieure du rail une certaine inclinaison et on a muni le contre-rail d'une partie saillante c : la roue qui se trouve La plus rapprochée du centre de la courbe vient frotter contre cette partie saillante, ce qui réduit sa vitesse de rotation ; au contraire la roue du même essieu, qui est la plus éloignée du centre de courbure, prend une vitesse angulaire plus grande car, au lieu de porter par sa jante sur la
- partie plane du rail correspondant, elle porte par son bourrelet sur la face inclinée de ce rail ; de la sorte on peut arriver à ce que l'essieu se dirige de lui-même constamment suivant le rayon de courbure de la voie. D'ailleurs on peut, pour régler le frottement contre les boudins des roues, faire varier la largeur de l’ornière dans les parties en courbes au moven de fourrures placées entre le rail et le contre-rail. Pour les courbes de rayon exceptionnelle-
- ment faible, on peut placer un fond de rail f (fig. 2) dans l’ornière, de manière à faire rouler sûrement sur sort boudin la roue la plus éloignée du centre de la courbe.
- Les patins des rail et eoutre-rail sont disposés de manière à présenter une surface suffisante d’appui sur le sol et les traverses et à donner un soutien aux pavés qui bordent les rails et les contre-rails.
- L’éclisse, qui est centrale,, ést munie en haut et en bas de cornes contre lesquelles s’exerce la pression du rail et du contre-rail que serrent des écrous ; elle peut être faite à joints concordants des rail et contre-rail ou à joints alternés.
- La partie centrale de l’éclisse mécanique se
- trouvant «à quelque distance des âmes des rail et contre-rail, on peut facilement loger dans les intervalles les éclisses électriques ou connecteurs de rails. Les figures 1 et 4 montrent des connecteurs à rubans de cuivre disposés de cette façon ; on remarquera qu’étant, ainsi enfermés les connecteurs sc trouvent soustraits à bien des causes de détériorations auxquelles sont soumis les connecteurs disposés extérieurement; de plus ils ne peuvent être enlevés qu’après que le contre-rail a été relevé, ce qui les met à l’abri des vols fréquents dont ils sont l’objet à cause de la valeur du cuivre qui les forme, dans le cas des voies établies sur macadam.
- J.es connecteurs à matière plaslique, du type
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- Erlisou-Browii pur exemple, peuvcut aussi être facilement disposés entre l’éelisse mécanique et les âmes des rail et contre-rail ; c’esl ce que montre la figure 3 représentant une coupe à l’endroit d’une connexion électrique de ce genre. La présence de la matière plastique m ne gène d’ailleurs nullement le serrage à bloc des boulons d’éclissage, puisque la pression du rail et du contre-rail coutre l’éelisse s’exerce seulement sur les cornes de celle-ci.
- Le tableau suivant dorme le poids d’une lon-
- gueur de voie de io m, avec aecessoires.
- u contre-rails <!-.• m » . . 45o »
- a éclisses........................... 28 ».
- j 8 fourrures........................ 26 «
- 60 boulons . . . ^...................\ . 22 »
- Soit ni,4o kg par mètre courant de voie.
- J. R.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ELECTRICIENS
- Séance du mercredi !' mai 1901,
- M. de Marchena expose les conditions d’emploi des Commutatrices de courants polyphasés en courant continu. — Cette communication forme un tableau d’ensemble do la théorie des commutatrices et des conditions pratiques de leur fonctionnement; clic sera analysée dans l'Eclairage Electrique; nous nous bornerons donc k eu résumer les grandes lignes.
- Après avoir rappelé les avantages respectifs des courants continus et dos courants alternatifs pour la distribution et pour la transmission, et apres avoir exposé les considérations générales qui permettent de déterminer, dans chaque cas, s'il est préférable d’alimenter un réseau par une seule usine à courants alternatifs avec sous-station de transformation, ou par plusieurs usines à courant continu, M. de Marchena dit quelques mots des autres procédés de transformation, tels que le panehahuteiir Leblanc et l’entraînement d’une dyuamo ordinaire à courant continu par un moteur synchrone, puis il aborde l’étude des commutatrices.
- On sait que celles-ci sont constituées par une dynamo à courant conLiuu dont l'enroulement induit est relié, en des points convenables, à des bagues collectrices du courant alternatif; lorsque celui-ci circule dans l’appareil, l’induit entre en rotation comme dans un moteur synchrone et l’on recueille sur le commutateur de la dynamo
- du courant continu. 11 résulte de ce principe de construction les avantages et inconvénients sui-
- i° Le nombre de pôles de la dynamo ne peut être choisi arbitrairement ; il est déterminé par la fréquence alternative et la vitesse angulaire qu’on désire pour la machine. Pour ne pas être conduit à donner à la machine un trop grand nombre de pôles, on est obligé d’adopter des vitesses angulaires élevées et des fréquences très basses, généralement 25 périodes par seconde. C’est un inconvénient, car les basses fréquences entraînent une élévation de prix et une diminution de rendement des transformateurs, etc., et conviennent peu à l’éclairage.
- 20 Le voltage continu est dans un rapport déterminé avec le voltage alternatif; l’un ne peut varier sans l’autre ; le rapport entre la tension continue et la tension alternative se calcule aisément dans l’hypothèse d’une force électo-motrice sinusoïdale; dans la pratique les forces électromotrices ne sont pas sinusoïdales, mais les détails de construction peuvent être choisis de telle façon que les résultats obtenus soient sensiblement les mêmes que pour le cas théorique. Le tableau suivant donne les résultats du calcul pour un certain nombre de machines poîv-phasées.
- Dans ce tableau :
- Ea est la différence de potentiel efficace en voltage polygonal ;
- E'a est la différence de potentiel efficace en voilage étoilé ;
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- Et est la tension du courant continu corrosif est le courant walté entrant par chaque
- I'w est le courant watté circulant entre deux bornes de l’induit ;
- U est le courant continu.
- Rs
- o,354 of354 o>354
- .3° Quand le facteur de puissanee est égal à l’unité, les courants qui circulent dans chaque spire de l’induit sont, à chaque instant, la différence entre les courants alternatifs I'w et le courant continu lt — . L’échauffement de la commu-tatrice sera donc moindre, à débit égal, que réchauffement de la même machine fonctionnant comme dynamo à courant continu, sauf toutefois pour la commutatrice monophasée. Pour les autres, le calcul donne les résultats
- Sombre de phases. Rapport d 3
- 8
- Ces chiffres expliquent pourquoi les commu-tatrices polyphasées peuvent supporter sans échaulïement dangereux des courants beaucoup plus intenses que ceux qui sont possibles avec les dynamos ordinaires. Lorsque la puissance des commutatriees est assez élevée, il y a avantage à employer des courants hexaphasés; dans ce cas, la transmission se fait par courants tri-nhnsés, comme à l'ordinaire et l’on dispose'les transformateurs pour transformer ces courants triphasés en courants hexaphasés, ce qui ne présente aucune difficulté. Dans la pratique, les
- résultats sont un peu moins favorables que ceux indiqués par le calcul, en raison du décalage du courant par rapport à la différence du potentiel et en raison du courant watté qui circule pour compenser les pertes par frottements, résistance de l’air, hystérésis et courants de Foucault.
- 4° Un grand avantage des commutatriees, qui se démontre aisément par le calcul, c’est que le plan de commutation est indépendant des courants wattés et du courant continu circulant dans l’iuduit, c’est-à-dire de la charge ; cela permet d’obtenir une bonne commutation sans production d’étincelles quelles que soient les variations de charge, même avec une machine avant une très forte réaction d’armature.
- Le courant déwatté produit une action magnétisante de même direction que celle des inducteurs ; il renforce leur action lorsqu’il est décalé en arrière et l’affaiblit, quand il est décalé en avant; cela revient à dire que, dans une eom-mutatrice, on produit une avance du courant en augmentant l’excitation et en retardant l’affai-blissement.
- 5‘’ Le démarrage des commutatriees peut se faire de deux façons :
- a. En lançant le courant alternatif par les bagues ; la machine se met alors à tourner
- minulo, la vitesse du svnchrorüsme est atteinte. Il faut prendre différentes précautions pour éviter les accidents lorsque le démarrage est fait par ce procédé. En effet, au début, lorsque l’induit est immobile ou ne tourne qu’à une vitesse réduite, les enroulement des inducteurs et les enroulements de l’induit forment un transformateur; comme le nombre de spires par pôle des inducteurs est très grand par rapport au nombre de spires par pôle de l’induit, qui joue le rôle de primaire, il se produirait dans les premiers des tensions très élevées; on évite ce danger en divisant les enroulements inducteurs en sections, 4 généralement, qu’on peut ouvrir au moment du démarrage. Eu outre, dans ces conditions, le courant continu obtenu ne tend pas à prendre une polarité déterminée; il faut donc disposer sur le côté continu un interrupteur inverseur qui permet de relier les pôles convenables au tableau.
- b. En lançant un courant continu du côté du commutateur; cette disposition, qui est adoptée surtout lorsque la sous-station comprend plu-
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- sieurs eommutatrices, permet la mise en marehc et l'accouplement en parallèle sans gêner le tbnelionnement des autres machines. Le courant continu servant au démarrage est produit, en général, par un polit groupe spécial.
- 6° Quand lu vitesse du synchronisme est atteinte, la stabilité de la eornmutatrice est à peu près partaite. F.n effet, le voltage continu ne dépend que du voltage alternatif, tout nu moins quand la self-induction du circuit qui l’alimente est négligeable ; dans ce cas, la stabilité du voltage est pour ainsi dire parfaite, c’esl-à dire que la eornmutatrice est complètement insensible aux variations de l’excitation ; quand le circuit contient de la self-induction, la stabilité est moins pai'faile mais toujours supérieure à celle des dynamos a courant continu.
- D’autre part, on sait qu'une commntatrice est comparable à un moteur synchrone sans self-induction; elle se prête d'ailleurs très bien au ccunpoundage, de telle sorte que l'excitation augmente avec la charge; or, dans ces conditions, faible self-induction, forte excitation, un moteur synchrone décroche très difficilement. C'est, ce qui explique pourquoi une comnuita-trice peut supporter sans se décrocher de très fortes surcharges. Ln réalité, le circuit présente toujours de la self-induction, ce qui abaisse la surcharge possible ; mais le décrochage ne se produit, pour ainsi dire jamais, parce que les disjoncteurs automatiques du tableau sautent toujours avant que la limite de décrochage soit atteinte.
- Les eommutatrices de même type marchent très bien en parallèle entre elles. Cependant, quand plusieurs cominutat.riees compoundées sont accouplées en parallèle, on les munit, dans ce cas, de barres d’égalisatiou comme les dynamos à courant continu, — il se produit souvent des phénomènes d’oscillation du flux, occasionnées par la paresse d'une ou de plusieurs des eommutatrices à répondre aux variations de l’excitation. Pour atténuer cet effet, on peut disposer entre les cornes des pièces polaires des plaques de cuivre formant amortisseurs Leblanc ; eu outre, on a soin de ne jamais relier en parallèle les eommutatrices par leur côtés à courants alternatifs ; on affecte à chaque com-mutatrice des transformateurs spéciaux, de telle soitequele circuit reliant les enroulements polyphasés de deux machines en parallèle présente
- une self-induction et une résistance notables.
- Lorsqu’on veut accoupler des eommutatrices avec des dvnamos a courant continu actionnées par des machines à vapeur, la loi de variation du voltage des deux types de machines avec la charge n’étant pas la même, la charge ne su partage pas également; la machine qui conserve le plus haut voltage tend à prendre tout, l’excès de charge. On peut profiter de cette propriété pour faire marcher les dynamos à charge constante, la eornmutatrice supportant, tous les excès de charge : on diminue pour cela la sensibilité du régulateur de la machine à vapeur et on supprime le eompoundage de la dynamo. Mais si l'on désire que la charge se partage également, on doit équilibrer les compoundages et intercaler dans le circuit de la eornmutatrice une réactance calculée de façon h ce qui; le voltage des deux machines soit le même pour deux valeurs très différentes de la charge ; les moteurs des dynamos doivent, avoir un régulateur très sensible et un volant très puis-
- Les eommutatrices marchent très mal en parallèle avec une dynamo à courant continu entraînée par un moteur synchrone branché sur le même circuit alternatif.
- Nous avons vu que la tension du courant continu aux bornes de la commntatrice est en rapport constant avec la tension du courant alternatif qui l’alimente ; pour luire varier la première, il suffit donc de faire varier la seconde. Pour obtenir ce résultat, ou produit uue avarice ou un retard de la phase du courant en augmentant ou en diminuant l'excitation ; comme, d’antre part, un courant décalé en avant produit uue élévation rie tension en traversant une self-induction et un courant décalé en arrière un abaissement de tension, il suffit de disposer une self-induction convenable dans le circuit alimentant une commntatrjoo pour élever le voltage en augmentant l’excitation et inverse ment. Il est donc possible de compounder et même de surcompomider les eommutatrices.
- On peut aussi modifier la tension alternative en employant un régulateur d’induction,, transformateur spécial dont le secondaire mobile permet de faire varier le taux de transforma-
- -Vla suite de cette communication, M. P. Janet
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- rappelle qu’il a démontré (Q que les commuta-triees monophasées suivent des lois particulières et que, pour une excitation donnée, il existe une seule valeur de la tension alternative aux frotteurs pour laquelle la tension continue recueillie aux balais soit dans le rapport théorique \/ 2 : 1. Si, sans changer l’excitation, ou fait varier la tension alternative, le rapport y/ a 11e se maintient pas entre les deux tensions. La tension recueillie aux balais est alors une tension ondulée, qui se compose d’une tension continue et d’une tension alternative de fréquence double de la tension donnée. U en est de même, si la tension alternative conservant la valeur critique, on fait varier l’excitation.
- G. P.
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE
- Séance du 3 mai 1901.
- M. H. Morize rappelle dans une lettre adressée au Secrétaire Général que, dans sa thèse, publiée en 1898 à Rio-de-Janeiro et écrite en langue portugaise, il a décrit, sans la réaliser, une méthode pour la mesure de la vitesse des rayons de Rontgen,
- Un même flux de rayons X provoquerait successivement la décharge de deux micromètres chargés situés sur son parcours et séparés par une distance connue. On évaluerait au miroir tournant l’espace séparant les deux étincelles et on en déduirait la vitesse des rayons actifs.
- M. Morize propose aujourd’hui une autre méthode. Une fente fixe serait éclairée par une source de rayons X. Assez loin devant cette lente, un système de deux disques portés par un même axe horizontal peut être mis en rotation rapide. Ces disques sont munis de fentes qui, successivement, viennent se mettre deux par deux en ligne droite avec la fente fixe. Si les disques tournent très lentement, c’est dans cette position qu’un écran fluorescent placé derrière le dernier disque vient s’illuminer. Quand les disques tournent très vite, l'illumination de l’écran doit se déplacer, si les ravons X se propagent avec une vitesse finie, dans le sens du mouvement. I.a mesure du déplacement fera connaître la vitesse de propagation.
- (9 JEclairage Electrique, t. XVI, 27 août 1898,11" 35, p. 378.
- M. L. Benoit fait, savoir qu’il a établi et présenté à M. Lippmann, en mars 189g, en vue d’une réalisation ultérieure, un projet de mesure de la vitesse des rayons X, complètement étudié et identique en principe au second dispositif proposé par M. Morize.
- M. Crémieu a étudié l'action magnétique des coui’ants ouverts.
- Un disque d'ébonite a été doré suivant des secteurs isolés les uns des autres. Ces secteurs passent devant un inducteur fixe chargé et, se trouvant à ce moment en contact avec un premier balai, ils se chargent. Quand ils ont tourné de (io°, ils touchent un second balai et se déchargc'nt ; dans l’intervalle, ils ont formé un courant de convection. Les deux balais sont réunis par un fil métallique, qui est traversé par un courant de eonvuetion, dont l’intensité est voisine de 10 4 ampère. On constate que le courant de conduction ouvert exerce une action sur un équipage magnétique, tandis que le courant. de convection est absolument inactif.
- M. Sagnao expose les recherches qu’il a faites avecM. P. Curie sur l'électrisation négative des rayons secondaires dérivés des rayons X(l).
- M. Ch.-Ed. Guillaume retrace la carrière scientifique de 11. A. Rowland.
- dans plusieurs articles publics dans L'Eclairage Élec~ !.. XXIII, p. i‘>9, 28 avril 1900. Dans-le premier de ecs
- les métaux tels que le platine, le plomb pouvaient bien a constaté ultérieurement que les rayons secondaires du
- lent seuls dans le faisceau secondaire de l’aluminium.
- des rayons spontanés des corps radioactifs signalée par M™,; Curie.^ Elle s’accorde aussi avec l’analogie des
- A. Rigtu et le professeur P. Lenard ont, en effet, montré que les rayons ultraviolets peuvent, en frappant des métaux (électrisés ou non), provoquer une émission de
- Le Gérant : C. NAUD.
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-
- r
- XXVII.
- Samedi 25 Mai 1901.
- 8» Année. - N° 21
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. DARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —0. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne. Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à 1 École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne. Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l'Université, Proiesseur au Collège Rollin.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE 682,5 KILOWATTS DE MM. DAYDÉ ET P ET DE MM. WEYHER ET RICI1EMOND
- La Compagnie généraLe d’Éleclricilé de Creil, établissements Daydé et Pillé, et MM. Weyher el. Richemond de Pantin, avaient exposé en commun : la première pour la dynamo et les. seconds pour le moteur à vapeur, un groupe à courant continu affecté au service de l’Eclairage de l’Exposition.
- Ce groupe est représenté sur la photographie de la figure r que l’on montre en vue prise du côté de la dynamo et laissant voir seulement l’avant du cylindre du moteur à vapeur.
- Moteur a vapeur. — Le moteur à vapeur de MM. Weyher et Riehcmond est horizontal et à un seul cylindre. Ses principales dimensions et constantes sont les suivantes :
- Diamètre du cylindre......................................... io5 cm
- Course du piston............................................. îoo »
- Pression de la vapeur . . /....... ............................. 7 kg : eiu-
- A la vitesse do 120 tours et à la pression y km- : cm2, la puissance indiquée pour la marche à condensation doit être de 1000 chevaux avec une introduction de un dixième de la course.
- La distribution de la vapeur se fait par obturateurs analogues à ceux des machines exposées du meme constructeur et que nous avons déjà décrites ; ccs obturateurs sont du type Lelcr.
- La tige de piston est supportée à l’arrière par une glissière.
- Le condenseur est indépendant ; toutefois la machine est disposée pour recevoir un condenseur spécial disposé en tandem à barrière du cylindre, ou encore, dans le sous-sol.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVII. — Nu 21.
- Entre la machine cl l'induit de la dynamo se trouve un volant spécial destiné à assurer un coefficient d’irrégularité convenable à l'ensemble.
- Ce volant a un diamètre de 4>o m et une largeur de 5, i cm, son poids est de 3o tonnes. Dynamo. — La dynamo à courant continu de la Compagnie générale d’EIectricité de Crcil est une dvnamo du tvpe de la Société anonvme d’EIectricité de Nuremberg, ci-devant
- Fig. i. — Croupe éleclrogène de 682,:) kilowatts de la Compagnie générale dÉleririeilé de Creil, établissements Daydé et Pillé, et de MM. Weyhor et Ricliemond.
- Schuckert et Cie, dont jVIiM. Daydé et Pillé sont concessionnaires des brevets en France.
- La puissance de cette machine est de 682,0 kilowatts sous une tension aux homes de 2.00 volts. Le débit est par suite de 2-3o ampères.
- La vitesse augulairc est de 120 tours par minute et le nombre de pôles de i4-La dynamo do la Compagnie générale d’EIectricité de Creilest représentée sur la figure >. les figures 2 et 3 sont des vues d'ensemble avec coupes partielles, et les figures 4 et 5 des coupes et vues d’une partie de l'induit et de l'inducteur à plus grande échelle.
- Inducteurs. — La carcasse inductrice est en acier coulé en deux’partics, la partie inférieure-porte deux pattes venues de fonte qui fixent la machine sur son bâti ; le palier unique, d’une forme spéciale qui assure une grande stabilité, est également boulonné sur le bâti.
- La carcasse inductrice affecte la forme d'un polygone de 14 côtés et parlotes i4 noyaux
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- Fig. i el 'i. — Vues d’ensemble de la dynamo à courant continu de 682,!) kilowatts des établissements Daydé et Pillé.
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- polaires de section reclangulaire venus de fonte avec elle. Des évidements sont ménagés sur la carcasse parallèlement à Taxe et en face de chaque noyau de façon à diminuer le poids du métal. Les pièces polaires sont également en acier coulé ; elles sont fixées chacune par deux vis et servent à maintenir les bobines inductrices. Les bords des pièces polaires dans le sens de l’axe sont légèrement inclinés sur celui-ci.
- Le diamètre extérieur maximum de la carcasse inductrice est de 3.48 m et sa largeur de
- La longueur des noyaux parallèlement à l’axe est de 41 cm et leur largeur de 32 cm.
- Les épanouissements polaires ont une longueur de 49 cm et une largeur, le long de l’entrefer, de 48 cm. Les rebords sont inclinés de 3 cm sur leur longueur totale.
- Le diamètre d’alésage de l’inducteur est de 253,8 cm et l’entrefer de 18 mm.
- Les bobines inductrices sont enroulées sur des carcasses métalliques et placées ensuite sur les noyaux. Chacune d’elles comporte 48b spires de lil de 5,8 mm de diamètre et d’une section par suite de 24,6 min2.
- Toutes les bobines inductrices sont montées en série et l’ensemble disposé avec un rhéostat de réglage en dérivation aux bornes de la machine. La résistance du circuit d’excitation est de 8.12 ohms à froid.
- Le poids total de l’inducteur est de 12 100 kg sans le bâti et comprend 4 3oo kg pour la demi-carcasse supérieure, 4,5oo kg pour la demi-carcasse inférieure, et 3 3oo kg pour les inducteurs et les pièces polaires.
- Le poids de cuivre utilisé sur les inducteurs est de 2 870 kg, soit ao5 kg par électro.
- Induit. — L’induit est supporté par un tambour en fonle fortement, enlretoisé et dont le moyeu est claveté sur l’arbre ; deux frettes en fer forgé placées à chaud sont disposées sur le moyeu. Ce tambour porte 28 bras radiaux, les uns sont venus de fonte avec lui; les autres sont fixés à l’aide de vis et terminés en queue d’aronde ; ils retiennent l'anneau induit, qui est serré entre deux couronnes en bronze de i5 mm d’épaisseur.
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- De nombreuses ouvertures sont ménagées dans le support, pour assurer une ventilation énergique des tôles.
- Le diamètre extérieur de l’anneau induit est de 200,2 cm, et sa largeur de 5i cm ; la hauteur radiale des tôles est de 15,6 cm.
- L'induit est lisse et enroulé en tambour ; l’enroulement est du type imbriqué avec circuits en quantité. Les conducteurs induits sont en câbles toronnés on fils assez fins pour réduire le plus possible la production des courants de Foucault, dans le cuivre induit ; ces cables sont rendus rectangulaires à la presse et sont réunis entre eux et aux lames du collecteur par des connecteurs formés de lames de cuivre pliées en Y.
- Les développantes ainsi formées sont retenues par de petites agrafes soudées aux parties horizontales et s’engageant dans une couronne en bois, munie d’entailles, pour maintenir leur écartement.
- Le nombre de conducteurs répartis à la périphérie de l’induit est de 812; ces conducteurs constituent 4°6 sections réunies aux 4°6 lames du collecteur.
- La section des conducteurs induits est de 7a mm2 et celle des lames de jonction de 87 mm2. Le poids de cuivre utilisé sur l’induit est de 871 kg.
- Les conducteurs sont maintenus à la surface de l’induit par des câbles et par de forts cerclages en fil d’acier.
- Le collecteur est porté par un tambour en fonte fixé au support de l’induit à l’aide de boulons. Les lames isolées au mica sont serrées sur ce tambour par un anneau retenu à l’aide de vis.
- Le diamètre du collecteur est de 160 ein et sa largeur utile de 18,5 cm.
- Les i4 lignes de balais sont montées sur une étoile pouvant tourner librement autour de l’arbre sur un anneau venu de fonte avec le palier.
- Le déplacement du support des porte-balais se fait à l’aide d'une vis sans fin, agissant sur un pignon commandant un axe passant entre les deux jambes du palier et à l'extrémité duquel se trouve un second pignon engrenant avec une denture ménagée sur le support. La commande se fait à l’aide de deux petits volants à main placé.-» de chaque côté du palier.
- Les balais sont d'un type mixte formé d’un balai métallique et d’un balai en charbon ayant une arête commune, (iliaque ligne de balais comporte 8 balais.
- La résistance de l'induit enLre balais est de o,ooi565 ohm à froid.
- Le poids de l’induit avec collecteur mais sans l’arbre, est de 10,800 kg.
- Résultats d’essais. — L’intensité du courant d’excitation nécessaire pour obtenir la tension normale de 260 volts à vide est de 20 ampères. A pleine charge, l’intensité du courant d’excitation est de 20,5 ampères cl correspond à vide à une tension de 260 volts ; la chute de tension est donc de 10 volts, soit 4 P- 100.
- Le rendement de la machine est d’environ 94 à pleine charge.
- Les pertes dans ces conditions sont les suivantes :
- Ferles à vide (frottement hystérésis et courants de Foi
- .icault) .
- Pertes par effet Joule dans l’induit . . Pertes par effet Joule dans l’inducteur
- A demi charge, le rendement est encore de 91,5 p. iot
- J. Reyval.
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- LA DUALITÉ EN ÉLECTROTECHNIQUE «
- 9. Circuits réciproques. — La symétrie des deux formules
- El + g! + RI* = o El + F.3-f KE* = o.
- telle que la première .devient la seconde et réciproquement et que la dernière ne change pas quand on échange
- E et I & et 3 K et R
- iuggère la notion des circuits réciproques.
- On dit qu’un état d’un circuit est réciproque d’un autre état si les puissances externes sont le: nêmcs et si les puissances effective el fictive sont échangées entre elles. D’après le tableau pré' :édent, on voit immédiatement que :
- Un état générateur a un état générateur pour réciproque.
- Un état récepteur a un état mixte pour réciproque et'réciproquement. Si on affecte des indice: : et 2 les valeurs des éléments du premier et du second état, on aura :
- EâL = EjL
- <gï2 = E43 E23 = SI,
- RI** = KEj* KE,S= RI,*.
- Pour satisfaire
- égalités il suffit que l’o
- Il est un état qui est à lui-même son réciproque, c’est celui pour lequel on aura :
- E _ «g T ~ 3
- Il est évident que c’est un état générateur. Nous allons voir que cet état est intéressant à un autre point de vue.
- io. Discussion des trois cas. — Premier cas : Circuit générateur EI>o, SI <0, E3< o.
- On a entre les valeurs absolues des puissances les relations :
- <gl = El -|- ri*
- E3 = El + KE2
- La puissance maxima est constamment égale à la somme de la puissance effective et de la puissance fictive. De sorte que si l’on passe d'une manière continue du circuit ouvert au court-circuit, la première croîtra de o à £3 tandis que la seconde décroîtra de £3 à o.
- La puissance externe El est nulle à circuit ouvert ainsi qu’en court circuit. Il faut donc qu’elle soit passée par un maximum dans l’intervalle. Il est facile de voir quel est ce maximum. En effet le produit de deux facteurs E et I, qui sont liés par la relation
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- sera maximum lorsque l’<
- E _ ï i
- T" — T'~~2~ ‘
- On peut dresser le tableau suivant
- On peut énoncer le théorème suivant :
- La puissance externe maxima est égale à la moitié de la puissance interne actuelle et au quart de la puissance interne maxima.
- Au maximum de El, les valeurs de SI et de E3 d’une part et de RI2 et de KE2 d’autre part s’échangent entre elles. En d’autres termes, c’est le point de séparation des états réciproques.
- Deuxième et troisième cas. — Nous mettons ccs deux cas ensemble, car ils sont réciproques l’un de l’autre.
- Circuit récepteur El < o SI > o E3>,
- Circuit m El < o SI <
- E3 > o.
- On a entre les valeurs absolues des puissances les relations :
- El = E3 + KE2 El + 61 = RI2 S3 -f- 3E - IS.
- El = 81 + RI* El + E3 = KE2 83 -f SI = 83
- On voit que dans le cas du circuit mixte 51 puissance effective et dans le cas du circuit récepteur E3 puissance fictive sont plus grands que ce que nous avons appelé puissance maxima 53. Il faut donc entendre par là puissance maxima dans le cas du circuit générateur.
- 53 est au contraire un minimum de 53 (pour I = o) dans le cas du circuit récepteur et un minimum de 51 (pour E = o) dans le cas du circuit mixte.
- ri. Représentation géométrique. — Considérons un circuit dont les valeurs absolues de <g et 3 soient données ; de ce fait R et K sont aussi données. Il doit donc exister une relation entre E et I. Cette relation est
- Si on représente cette équation entre E et I par une courbe rapportée à deux axes coordonnés, on obtient une droite. Cette droite est la diagonale du rectangle construit sur & et 3. Le coefficient angulaire de cette droite est en valeur absolue la résistance R (fig. 3).
- La position du point figuratif sur la droite définit complètement l’état du circuit. La droite qui joint l’origine au point figuratif a pour coefficient angulaire -y c’est-à-dire la résistance du circuit extérieur supposé sans force électromotrice.
- Supposons que le point figuratif se déplace de cette droite de — oo à cc i° EnM, on a en valeur absolue :
- E = 8 + RI. KE = 3 +
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- Nous avons donc un circuit récepteur. a0 En M2, on a en valeur absolue :
- 8 = E + RI, 9 = 1 + KE.
- Nous avons donc un circuit générateur 3° En Ms, on a en valeur absolue :
- RI = g + E I = 3-j- KK.
- Nous avons donc un circuit mixte.
- Puissances. — 11 est facile de représenter géométriquement les six puissances &3. El, E9. SI, RI2, KE2. Ce sont différents rectangles qu’on peut trouver facilement sur la figure.
- Nous avons fait la figure dans les trois cas et, dans les trois cas, les mêmes rectangles représentent les mêmes puissances (fîg. 4)-
- ê3 est représenté par le rectangle ÛMPN El par OAIIB ou par HCPD E3 » OAD.N .. I3CPN
- SI » OMCB » MPDA
- RI2 » AMCH
- KE2 u BHDN
- On peut facilement vérifier dans tous les cas les équations
- El + êl + RI2 z= o El -1- 88 + KE2 = o 89 + SI + 68 = •>.
- Points réciproques. — Les points réciproques correspondant aux étals réciproques sont les points comme U, et H., symétriques par rapport au milieu S de la diagonale MN. Le point S est le point double. C'est en ce point que El est maximum. Le coefficient angulaire de OS étant la résistance du circuit extérieur, on en déduit que :
- La puissance externe d’un générateur (E et I constants) est mazinui quand la résistance externe est égale à la résistance interne.
- Réalisation d'un circuit présentant successivement les trois phases. — Considérons une batterie d’accumulateurs dont nous supposerons la force électromotrice et la résistance intérieure constantes. Les quatre quantités <S, 9, R et K sont donc constantes. Cette batterie peut passer successivement et par degrés insensibles par les trois phases suivantes, séparées par le circuit ouvert et le court-circuit.
- Etat récepteur. — La batterie est chargée par une
- génératrice. Supposons que la chargt
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- s’effectue à intensité décroissante. Alors E et I d’abord très grands iront en diminuant (en valeur absolue).
- Circuit ouvert. — A ce moment I est nul et la différence de potentiel aux bornes E est égale à la force électromotrice de la batterie <g.
- Etat générateur. — Fermons le circuit sur une résistance très grande. Alors E continue il diminuer et I augmente; si l’on diminue peu la résistance, on arrive au :
- Court-circuit. — A ce moment E est nul est I égal à 3.
- Circuit mixte. — Sans rompre le court-circuit, connectons aux bornes de la batterie la génératrice de charge du premier cas, mais les pôles étant inversés. Si l’on rompt le court-circuit, E change de signe. Si la puissance de la génératrice augmente, E et I augmentent indéfiniment (1).
- Circuit à résistance constante. — Supposons maintenant que seule la résistance R (ou la conductance K) soit donnée. Ce sera le cas d’une dynamo par exemple. Alors & et 3 seront variables et pourront môme changer de signe par exemple quand la machine tournera en sens inverse. (*)
- (*) On peut réaliser facilement des circuits présentant les différentes phases ci-dessus de îa manière suivante :
- les par des conductances K' et K”. Nous obtenons ainsi deux nouvelles sources dont les forces électromotrices internes seront (Voy. plus haut) :
- en posant, Kt = K -f- K' Ka = K + K". KA et K., sont les nouvelles conductances internes. Mettons ces deux sources en opposition, c’est-à-dire conneclons-les par leurs pôles de même nom et considérons la source (1) comme
- Fig. 5 et 6.
- Dans ces conditions on vérifie facilement la succession de phases suivantes suivant la variation de K' et K".
- r™™,, () CIRCUIT (2)
- K' < K1' Générateur Récepteur
- K' = K" Le courant est nul
- K' > K" Récepteur Générateur
- On voit ici l’exemple d’un circuit non ouvert où le courant est nul bien que la différence de potentiel ne le soit 2° Prenons les deux mêmes sources et mettons eu série avec chacune d’elles deux résistances R' et R" variables
- en posant
- R
- R2
- Rj — R + R' Rç, = R + R". Rj et R2
- les nouvelles résistances internes, Mettons ces deux sources
- :’est-à-dire connectons-les par les pôles
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- Dans cc cas la droite MN dont le coefficient angulaire est R se déplacera parallèlement à elle-même et balayera tout le plan dans son mouvement (fig. 7).
- Au point de vue de la distinction des régions, la position de la droite de fonctionnement n’est pas indifférente. Tl est facile de voir qu’au passage à l’origine, il y a permutation entre les régions
- réceptrice et mixte. De sorte que le plan peut être partagé en six régions comme l’indique la ligure, en six angles opposés par le sommet. La nature du circuit est la même dans deux angles opposés par le sommet.
- Un point quelconque du pian représentera un état de fonctionnement unique du circuit. Les coordonnées du point sont E et I. Si par le point on mène une parallèle à la droite zz, elle interceptera sur les axes des longueurs égales à § et 3.
- Circuit extérieur. —r Un circuit quelconque se ferme toujours sur un circuit extérieur qui lui aussi peut être générateur, récepteur ou mixte. Mais si E, etEs sont les deux différences de potentiel, on a E, =— Ej, si on suppose que I garde le même signe.
- Dans le diagramme, si oïl veut représenter les deux circuits avec les mêmes axes, au point figuratif du circuit (1) correspondra un point figuratif du circuit (2) symétrique par rapport à l’axe des E. Mais si l’on prend les axes des E de sens opposés, les points correspondants seront coïncidents. On obtiendra alors la figure 8.
- On voit que l'un des circuits étant générateur, 1 autre peut être récepteur ou mixte et qu’il n’y a pas d’autres combinaisons.
- En menant d’un point du plan une parallèle &zizl et une parallèle à rszs, elles intercepteront sur les axes <St, 3, et ë2, 32.
- 12. Caractéristiques des machines dynamo électriques. — Définitions et classification des
- î de R’ et de R"
- CIRCUIT () C,RC„,X0
- R' < R" Générateur Mixte
- R' = R" La diff. de potentiel aux bornes e t nulle
- R’ > R” Mixte G“"“ ur
- On voit ici l’exemple d’un circuit non en court-circuit où la différence de potentiel aux bornes est nulle bien que On remarquera la réciprocité qui existe entre les deux cas examinés.
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- caractéristiques. — Une machine dynamo étant donnée, il y a trois sortes de facteurs qui peuvent varier concomitament dans son fonctionnement.
- i° Les intensités, c’est-à-dire :
- 3, intensité de court-circuit;
- I, intensité du courant extérieur ;
- ia) intensité dans l’armature ;
- is ou id, intensités dans les spires inductrices, selon qu’elles sont en série ou en déri-
- 2° Les forces électromotrices et les différences de potentiel :
- <5, force électromotrice induite ;
- E, différence de potentiel aux bornes de la machine ;
- ea, différence de potentiel aux bornes de l’armature;
- esou ed, différence de potentiel aux bornes des spires inductrices, selon qu’elles sont en série ou en dérivation.
- 3° La vitesse angulaire de l’induit ou le nombre de tours par seconde, N.
- Remarquons que les quantités du second groupe sont les quantités réciproques de celles du premier.
- Les relations qui existent entre les y quantités sont, en considérant séparément une machine série et une machine dérivation :
- Machine dérivation.
- + E + R..I = S + 11/3= o.
- + 1 H- K,E = o $ + K.-S =o.
- g - n„ a = f[is)
- 6 + + ral = O
- 3 + in + *aV - O
- Dans les deux cas, il existe y relations entre les ,y quantités énumérées ci-dessus. Entre ces y relations, on peut éliminer G des variables, il restera donc une équation à trois variables.
- Il est facile de voir que la vitesse N n’entrant que dans l’une des y équations ne pourra être éliminée. De plus, si l’on convient que les deux autres variables devront être une force électromotrice (ou différence de potentiel) et une intensité, on arrivera à une équation de la forme
- . f{e,i,N) = o.
- La forme de la fonction /^dépend uniquement de la forme de la fonction qui donne la réluctance en fonction du courant d’excitation.
- Si l’on suppose N constant, la relation entre e et i représente une. courbe rapportée à deux axes coordonnées. C’est une caractéristique.
- Les caractéristiques importantes à étudier sont an nombre de deux pour chaque machine, et portent les noms suivants :
- Machine série. I Machine dérivation.
- /•(S,I) -o caractéristique interne. f (3. E) = o caractéristique interne.
- =o caractéristique externe. \ f( 1,E) =o caractéristique externe.
- Nous allons étudier successivement ces deux sortes de caractéristiques.
- Caractéristique interne. — Nous mettons d’un côté la machine série, de l'autre la machine dérivation.
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- Machine série.
- Machine dérivation.
- La caractéristique interne est la courbe représentant la force éleetromotricc en fonction du courant. Malgi
- qua circuit ouvert et d'autre part à circuit ouvert I est
- fera donc de l’excitation indépendante. J.a machine
- En portant I en abscisses et S en ordonnées,
- La caractéristique interne est la courbe représentant l’intensité de court-circuit en fonction de la différence de potentiel aux bornes. Il semble qu'on ne puisse pas dé-
- nul. Mais remarquons que la différence de potentiel'E
- dans ce but. On fera donc de l'excitation indépendante. La machine fonctionnera alors en court-circuit et l'on mesurera 3 aux bornes de la machine.
- une courbe ayant l'aspect de la figure io.
- Çes deux courbes ne sont autre chose que les courbes de magnétisme de la machine, les échelles ayant été amplifiées dans un certain rapport et la seconde ayant fait une demi-révolution autour de l’axe à 45° (*)•
- Fig. 9 et io.
- La méthode précédente nous donne la valeur absolue de § (ou U) en fonction de la valeur absolue de I (ou E). Si on tient compte de tous les cas qui peuvent se présenter, il faudra compléter la courbe par ses symétriques par rapport aux axes et par rapport à l’origine. On obtiendra alors
- Fig.
- les figures suivantes, où sont indiqués, d’après le signe <§I ou 3 E le genre de circuit correspondant (fig. ii et 12).
- Caractéristique externe. — La caractéristique externe des machines dynamos est la plus importante à étudier, car c’est la relation entre les deux éléments immédiatement mesurables pendant le fonctionnement de la machine.
- (*) Dans la construction 'de ces courbes et des suivantes, nous avons supposa que les courbes de magnétisme avaient une asymptote horizontale.
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- On peut la déduire de la caractéristique interne de la manière suivante :
- S + E + RJ = o
- Machine dérivation.
- — E=«4-R,I.
- Or la caractéristique interne nous donne S en fonction téristique externe celles de la droite d = Rjl.
- On obtiendra la ligure suivante où sont indiquées les différentes régions (lig. i3).
- Nous n’insisterons pas davantage
- — 1 = 3 +K,E —
- Or la caractéristique nous donne 3 en fonction de E. Il suffira donc d'ajouter aux abscisses de la earactéristi-
- ii = K{E.
- On obtiendra la figure suivante où sont indiquées les
- sur cette théorie de la dualité qui, semble-t-il, méritait d’ètre
- signalée, ne serait-ce qu’a titre de simple curiosité. Cependant l’exemple précédent montre qu’elle peut servir à simplifier certains calculs.
- Dans un prochain article, nous montrerons qu’il existe pour les courants alternatifs une autre dualité, tout aussi curieuse et aussi féconde.
- H. Sire DE VlLAH.
- SUR LES ENROULEMENTS DES MACHINES A COURANT CONTINU
- En réponse à la lettre de VI. Fiseher-Hinnen (publiée t. XXVII, p. 146, 27 avril) relative à un article de M. A. Rothert récemment publié (t. XXVI, p. 467, 3o mars), ce dernier nous adresse la Lettre suivante :
- La lecture attentive de mon article montrera que la plupart des objections de M. Fischer-Ilinnen se trouvent réfutée^ dans cet article même.
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- L’ÉCLAIR AGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVII.—N» 21.
- I, Tout d’abord je ferai observer que dans les trois premières lignes de mon article je dis : « Je parlerai... des dynamos à courant continu, multipolaires, de puissance, moyenne. » Or, M. Fischer-llinneu m’oppose des machines dont trois sont de puissance très faible et dont cinq sont à deux pôles seulement.
- II. Un peu plus loin, M. Fischer-IIinnen dit: « Bien que la saturation des dents soit choisie aussi basse que possible, les pertes par courant de Foucault dans les dents atteignent néanmoins
- Je suis d’avis qu’il eonviendail de substituer parce que à bien que, car lorsqu’on sature les dents leur volume diminue souvent plus vite que les pertes par unité de volume n’augmentent, cela surtout parce que les encoches n’ont plus besoin d’être aussi profondes. Naturellement, je ne prétends pas qu’il en soit toujours ainsi, mais c’est ce qui a toujours lieu dans les induits à petit nombre d'encoches. Aussi doit-on, dans ce dernier cas, chercher à obtenir une saturation aussi élevée que possible pour diminuer les pertes dans les dents. M. Fischer pourra s’assurer de l’exactitude de ce que j’avance par un calcul très simple.
- III. M. Fischer-IIinnen prétend que l’enroulement a plusieurs bobines par encoche présente le grave inconvénient d’augmenter les étincelles au collecteur. Or, c’est précisément l’objection qui m'a toujours été faite par ceux qui ne connaissent pas l’enroulement dont il est question. Aussi, pour prévenir cette objection ai-je cru suffisant de dire (p. 468, lignes [4-9 : « L’enroulement en série permet de réduire le. nombre d’encoches sans occasionner des étincelles aux balais, etc., {suit l explication pourquoi les étincelles ne se produisent pas). »
- Du reste il est facile de voir que, pour un enroulement induit en série, la commutation se produit toujours au même endroit, puisque les spires se trouvant on court-circuit entre deux balais sont réparties dans des encoches placées différemment par rapport aux pôles. L’objection serait juste seulement pour un enroulement en quantité, et encore pas toujours. Four un enroulement en série l’usure différente des lames consécutives n’existe pas (J).
- D’un autre côté il n’est pas juste de dire que la self-induction des bobines en court-circuit est augmentée. M. Fischer-IIinnen oublie que, dans le cas de trois bobines par encoche, seulement une bobi-ne sur trois est en court-circuit ; dès lors la self-induction est considérablement diminuée et non augmentée parce qu’il y a le même nombre de spires en court-circuit qu’avec l'enroulement ordinaire et que ces spires se trouvent dans une encoche au moins trois fois plus large et en même temps moins profonde.
- Cette forme particulière des encoches est encore accentuée par la forte saturation des dents, qui permet, de réduire leurs dimensions. Tout contribue donc à diminuer notablement la self-induction des spires en court-circuit et par là les étincelles aux balais.
- Aussi j’ose dire qu'une théorie de la commutation qui ne tient pas compte de la dimension des dents et par suite de leur saturation est insuffisante, sinon fausse.
- IV. L’enroulement en question ne s’emploie pas « seulement pour des moteurs et quand on ne peut pas faire autrement », mais il s'emploie de plus en plus en Europe, où on commence à l’apprécier, et généralement en Amérique, pour les grandes génératrices (‘2) aussi bien que pour les
- Si l’emplot d’une forte’ saturation des dents n’est pas général c’est que, eumriie je l’explique page 468, « avec les machines ayant autant d’eneoehes que de lames, il est rarement possible de saturer suffisamment les dents ». . •,
- V. Je ne sais pas oii M. Fischer-Hinnen a pu trouver que je revendique la priorité d’employer un enroulement à plusieurs bobines par encoche? En vérité je suis loin de revendiquer celle priorité et il me semble que rien dans mon article ne donne lieu à un malentendu pareil. Je ne
- Li) Voir l’article de l’auteur dans Elektrolecimische Zeitschrift, lyui, p. Jj6, où j’ai prévu et prévenu des objections de ce genre.
- (a) Voir l’article de l’auteur dans VElektrotechnische Zeitschrift du 18 février iyoi, analysé dans Y Éclairage Électrique, t XX VII. p. *8, 6 avril .yoi.
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- revendique au contraire comme priorité qu’un procédé de fabrication des cadres combinés, breveté, dans plusieurs pays et différant un peu de celui généralement, employé en Amérique.
- Comme M. Fischer-Hinnen s’intéresse aux résultats obtenus par moi, je n’hésite pas à communiquer le tableau ci-dessous qui montre qu’on peut construire des machines plus légères que celles' de mon confrère. J’ai établi ces machines en 1898 pour la C'e Internationale d’Elcctricité, de Licge, qui lésa présentées à l’Exposition universelle.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- TRACTION
- Comparaison entre les divers systèmes d’alimentation des longs réseaux de traction électrique, par G. Rasch. Elehtrolechnische Zeitschrift, t. XXI, p. io63, 20 décembre 1900.
- L’alimentation d’un réseau de tramways par une station centrale unique à 600 volts conduit souvent à des dépenses de cuivre exagérées si le réseau est un peu étendu.
- On peut alors recourir aux solutions sui-
- I. Alimentation des réseaux par plusieurs stations indépendantes.
- II. Station centrale unique produisant à haute tension le couranttranslormé dans diverses sous-stations.
- III. Alimentation directe de la ligne au moyen de courants triphasés produits dans une station centrale à haute tension et transformés par des transformateurs répartis le long de la ligne.
- Il y aussi d’autres systèmes qui peuvent étendre le rayon d’action d’une station, mais à un
- degré bien inférieur. Ce sont : 1° l’emploi de survolteurs pour les feeders alimentant, les points éloignés ; ?.° le système à 3 fils ; 3° l’emploi de batteries d’accumulateurs aux points éloignés du rcscau.
- Les survolteurs élèvent la tension des feeders pour que l’on puisse y admettre une plus grande perte de tension. Les sections des lignes et par suite les frais d'établissement en sont diminués. Ce procédé est surtout utile lorsque les fortes charges sont intermittentes, mais, môme dans ce cas, le rayon d’action de la station n’est pas beaucoup augmenté.
- Le système à 3 fils ne peut rendre de services que si l’on emploie les rails comme un moteur neutre. Mais on se prive ainsi du meilleur des deux conducteurs, la résistance des rails étant, avec des éclisses bien faites, souvent bien inférieure à celle de la ligne de cuivre. On n’économise de ce fait que 20 p. 100 de cuivre.
- Les stations d’accumulateurs présentent cet avantage que l’énergie utilisée pendant t heures do la journée peut être produite pendant
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- 24 heures. Si la sous-station doit fournir K kilowatts pendant t heures, la station centrale doit lui fournir (en tenant compte des pertes dans les accumulateurs! i,iK< kilowatts-heure en 24 heures et par suite on fait une économie de cuivre dans le rapport
- Mais dans bien des réseaux, le service est de 17 heures par jour, et on n’épargne que 4° P- 100 de cuivre et encore seulement pour les points éloignés de la station, ce qui ne fait au total que 20 p. roo, économie insuffisante pour justifier l’emploi des batteries d'accumulateurs. D’autre part, l’extension que ce système permet de donner au réseau n’est pas bien grande.
- : Examinons maintenant les limites dans lesquelles les trois premiers systèmes sont appréciables. Nous ferons diverses hypothèses destinées à simplifier le problème. En premier lieu nous supposerons la ligne suffisamment droite pour qu’il n’y ait pas lieu de se préoccuper de faire suivre un autre chemin aux feedei's. Nous supposerons ensuite que la eharge est régulièrement répartie sur toute la ligne. Nous désignerons par L la longueur de ces lignes en kilomètres ; par a L la charge totale en kilowatts.
- Ce chiffre a ne varie pas beaucoup.
- Si les trains se suivent à t minutes d’intervalle et vont à une vitesse de y kilomètres a l’heure, il circule en môme temps sur la
- Si un train consomme W kilowatts, on a
- d’oi
- <*L = NW; NW __ mW
- La puissance W consommée par un train peut être représentée par
- W = fG-f
- où f est le coefficient de traction en kilogrammes par tonne. Donc
- I/û vitesse y n’influe donc sur a que par le coefficient de traction f qui croit en force avec la vitesse. Il y a aussi un certain rapport entre le poids d’un train G et l’intervalle ", car plus les trains sont lourds, moins il est nécessaire de les faire circuler à intervalles rapprochés. Si donc G n’est pas absolument proportionnel à t, 011 voit que ces deux quantités sont cependant fonction l’une de l’autre.
- Cherchon s en suite entre quelles limites varie a. Nous considérons l’expression
- _ 120 W
- D’après des essais de Bill, un train de 64 tonnes marchant à 27,2 km à l’heure consomme 60,2 kilowatt. Un train aussi lourd ne circule guère que toutes les 20 minutes. Alors
- « = 14,4 kw par kilomètre.
- Pour un tramway consommant 6 kilowatts
- Fig. t.
- par voiture et marchant à 12 km, pour t =— 10 minutes, on aurait a = 5. On voit donc que, en moyenne, avarie de 5 à i5.
- Dans la comparaison des divers systèmes entre eux, nous désignerons par K, la distance par kilomètre-année relative aux lignes secondaires (ou dans le cas I à toutes les lignes). •
- K„ la distance relative à la transformation ;
- K3 la dépense relative aux lignes à grande tension ;
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- aSg
- K4 la dépense relative aux pertes d'énergie provenant de la substitution de plusieurs petites stations à une grande.
- Pour déterminer ce dernier chiffre, il faut connaître le prix de revient du kilowatt-heure. L’auteur a déterminé ce prix de revient pour les stations allemandes. La courbe de la ligure i résume ce travail. Cette courbe suppose une marche journalière de iy heures et une utilisation de 60 p. ioo de la capacité de la station. Cette courbe dépend beaucoup moins des circonstances locales qu’on ne serait tenté de se le figurer. Ainsi le kilowatt-heure dans une station de 5o kilowatts revient d’après cette courbe à 8,23 centimes se décomposant ainsi :
- Huile . .
- 3,‘‘ - centimes
- Si le prix du charbon varie de 20 p. 100, le prix du kilowatt-heure n’eu est affecté que de y,3 p. 100. Comme le kilowatt n’est jamais inférieur à la moitié de la différence de prix entre deux systèmes, cette différence n’est altérée en plus que de 3,y p. ioo.
- I. Alimentation du réseau par plusieurs stations indépendantes.— Soient n stations d’égale importance répai’ties le long de la ligne. 11 s’agit de choisir n de telle sorte que Kj + K4 soit minimum (K, et K, sont nuis). diminue lorsque n croit, puisque les frais de transport d’énergie diminuent ; K.v croît, puisque le prix p
- Fig. 3.
- du kilowatt-heure croit lorsque l’importance de la station diminue. La voie se compose de n sections; au milieu de chacune d’elles se trouve une station qui alimente dans chaque sens —kilomètres (tig, 2), auxquels elle fournit —kilowatts ii une distance moyenne de -** 1' 1-°-— mètres.
- Soit V la tension aux rails du tableau ; p p. 100 volts sont perdus dans la ligne et par suite la tension aux bornes du moteur varie de V à V , elle est donc en moyenne de V
- (r-----“)* l)our ne Pas compliquer le calcul
- nous supposerons p -—: 12. Donc la tension utile est de f V en moyenne.
- L’intensité mouvante qu’une station envoie dans un moteur est alors égale à
- La section Q de la ligne est donnée par
- Q= i,33. jo7
- c1 gL2
- c' étant la résistivité apparente de la ligne — ~-, elle dépasse la résistivité réelle c = ~ de la résistance des rails (’).
- Le poids du cuivre en tonnes serait donc Si 0 représente en francs le prix d’entretien et d’amortissement d’une tonne de cuivre par an, les frais de ligne sont
- Ki
- 9 n*p\*
- Comme prix de l’énergie perdue, il faut compter :
- i° Le prix de l’énergie réellement dissipée ;
- •L— 2l 365f - ;
- 20 Les frais supplémentaires résultant du prix
- f1) On suppose ici que la section du cuivre est uniforme le long de la ligne; le calcul montre que. en supposant la section décroissante depuis la station jusqu’à
- 1 extrémité de la section, ou arrive à une économie qui est au maximum de 10 p. joo, mais qui en pratique ne dépasse guère 5 à 6 p. 100. Nous supposerons donc la section constante.
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- plus élevé du kilowalt-heure dans une petite station ;
- aL. 365 t ----^1—
- fa représente la perte en pour-cent de l’énergie, t le nombre d’heures de marche journalière, et ji. les prix de revient en centimes du kilowatt-heure pour n ou pour une station. Donc
- LKj = 3,65 f,) .
- On trouve en définitive :
- K,t — 3,65 ai ^ -}- ™“~ P» )
- Pour déduire jâ de la courbe de la figure i, il faut connaître la puissance delà station S. Cette
- puissance est supérieure à la puissance utile----
- d'une part à cause des réserves, d autre part à cause des pertes en ligne. Comme les réserves ont une importance relative d’autanlplus grande que la station est plus petite et que, d’autre part, les pertes en ligne croissent avec la station, nous admettrons que la puissance utile est constamment les o,6 de la puissance de la sta-
- O Soit une ligne de résistance totale R sur laquelle consommant la même intensité t par train. Les diverses iTinteusité respective zi, (3— i(3—i)l, etc. La perte
- V«i = L j zV + ;* -!)>? + .... -h 9? + 4i* +;> ] _ K afs+Ofo + i)
- d’où
- P* _ « + *
- p iz
- pour « on a —_ o,ya, O,/S, o„ 0,6,.
- pa = 0,7 p.
- tion. Donc
- _ aL
- ‘ Si on suppose a — 10 L= 10 à 5o km; c' —• ~r Y = 600 t — 1 - 0 = 100 (correspondant à un prix de 1 3n5 fr la tonne de cuivre et 7 p. 100 d’amortissement), on a calculé pour n — 1 et n — 0. les valeurs de la somme K, -f- K4/ et repro-
- ---------]I Système 11.
- ---------illSystcmsllltruste
- Fig. L
- duit les volumes ffig. 3) dans les courbes I( et
- I2.
- Ou voit donc que jusqu’à 36 km (18 dans chaque sens) on peut se contenter d’une station et qu’à partir de celte distance il est préférable d’en avoir 2, ou bien de reeonrir à un des systèmes
- II et III. E. B.
- (A suivre.)
- ECLAIRAGE
- Systèmes de chauffage des conducteurs de seconde classe pour éclairage à incandes-
- Dans les lampes à incandescence constituées par un conducteur de seconde classe, le courant traverse au préalable un corps bon conducteur dont réchauffement produit l’élévation do température nécessaire au démarrage du corps lumineux. Dès que ce résultat est atteint, le corps de chauffage est mis automatiquement
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- hors circuit. ]1 en résulte généralement que si le courant est, par suite d’une désagrégation quelconque, interrompu dans le filament éclairant, le corps de chauffage est replacé dans le circuit, d’où consommation inutile de courant et destruction en peu de temps du corps de chauffage; la chaleur dégagée dans ces conditions peut môme être cause d’incendic..
- La Vebeixigte Elektiucitats A. G. (') de Bu-da-Pest propose le dispositif de sûreté suivant :
- Le corps de chauffage est en série avec une bobine dont le fil s’échappe suivant l’axe. Au bout d’un .temps déterminé ce fil axial chauffé par la bobine fond et interrompt le circuit de chauffage. La bobine n’est d'ailleurs pas indispensable; il suffît que le fd lusible soit disposé à l’intérieur d’une petite chambre dont les ouvertures peuvent être plus ou moins masquées par une glissière de façon à régler la circulation de l’air. Au bout d’un temps qui peut être ainsi parfaitement réglé, le lil renfermé dans cet espace demi-clos s’échauffe et fond.
- Cette disposition a l'inconvénient de nécessiter le remplacement du fusible à chaque allumage. On peut l’éviter en faisant passer une partie du circuit de chauffage dans un récipient fermé contenant un liquide ou un gaz; par suite de la dilatation de ce dernier, le couvercle se soulève et, par la commande d’un levier, coupe le circuit de chauffage. Il suffit alors d’abaisser le levier qui était maintenu par un petit ressort pour reproduire ultérieurement l’allumage.
- Remarquons que ce dispositif n’occasionne aucune dépense supplémentaire puisque le corps de chauffage ne peut généralement pas être soumis directement à la tension du réseau et est par suite toujours en série avec une résistance de compensation : celle-ci sera précisément utilisée pour échauffer le fusible, ou dilater le gaz qui doit commander l’interrupteur.
- Koerting et Mathiesen (1 2'i utilisent l’arc électrique pour échauffer le conducteur éclairant de seconde classe. L’arc est forme par des charbons tubulaires entre lesquels sc trouve le corps éclairant, l’amencc de courant à cc dernier se lait par le canal des deux charbons (fig. i et 2).
- (1) Brevet allemand, n° 116.599, 011 date du i5 juin
- (2) Brevet allemand, n° 1 r 1173 du 7 janvier 1899, accordé le 6 juin 1900.
- Les charbons étant au contact et recouvrant le corps éclairant, si l’on ferme le circuit, l’élec-
- tro c, est excité et attire son armature cl qui commande le levier angulaire en mobile autour du point i. Le bras n entraîne dans son mouvement la tige f mobile autour du meme point i et qui
- porte en g la poulie de commande du charbon supérieur, celui-ci est soulevé et l’arc jaillit (position de la figure i\
- Lorsque le corps éclairant b est devenu con-
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- ducteur, le courant d’éclairage traverse le solé-noïde m qui élève le noyau k, ce mouvement
- Fig. 3. _ Dispositif Siemens Brothers et O.
- relève la poulie g et écarte définitivement les charbons qui démasquent le corps b. Le courant de chauffage est ainsi interrompu. Un ressort h forme frein sur la poulie g pour éviter les à-
- C’est encore à l’arc que Siemens Brou'iiers et C° (l) de Londres ont recours pour échauffer le corps éclairant. Celui-ci g (fig. 3) est fixé entre les deux électrodes a et b. Une pièce conductrice l est reliée métaîliquement à b et pivote autour de cette électrode. Dans la position de repos, lorsqu’aucun courant ne passe, la pièce l hutte sur l’autre électrode et ferme ainsi le circuit entre les deux pôles de la lampe. Si l’on fait passer le courant, l’éleetro e attire son armature d, l s'écarte de a et l’arc jaillit, la chaleur
- P) Brevet anglais, n° 6220, 1899.
- dégagée par l’arc échauffe le corps de seconde classe g qui devient conducteur à la hase, l’arc monte peu à peu à mesure que réchauffement se propage vers le haut (fig. 4); finalement il a lieu entre g et l’électrode ô, à ce moment g est devenu entièrement conducteur et l’arc est remplacé par un courant non interrompu à travers le corps d’éclairage.
- Le corps l est protégé par une lame de charbon et l’électrode m par un petit chapeau de enivre m facile a remplacer. G. G.
- DÉCHARGE ÉLECTRIQUE
- Pression et température dans Vétincelle électrique. par E. Haschek. Dr. Ann., 1. III, p. 672-
- En photographiant le spectre de l'étincelle suv une plaque animée d’un mouvement rapide, Schuster a constaté que les lignes spectrales étaient inclinées dans la direction normale à celle de la fente. Une inclinaison pareille s’observe aussi sur les clichés obtenus par Fed-dersen.
- Elle est différente à différentes distances du milieu de l’étincelle ; en effet les particules lumineuses prennent naissance sur les électrodes et arrivent successivement au milieu du trajet de l’étincelle. L’hypothèse la plus simple pour expliquer ces observations consiste à admettre que ces particules lumineuses sont lancées des électrodes avec une certaine vitesse. Schuster a trouvé que dans le cas du zinc cette, vitesse serait de 2,10°—— à 1 mm de distance de l’électrode de 4.,ot —- à 4 mm de distance. Les particules ont donc un mouvement fort retardé. 11 s’ensuit un rapprochement des particules, c’est à-dire un accroissement de la densité et de la pression. La perte d’énergie cinétique qui correspond à la perle de vitesse se traduit par l’élévation de température.
- Pour arracher une particule à l’électrode, il faut dépenser un certain travail, plus grand pour une particule de l’électrode que pour une particule du gaz ambiant. Les particules gazeuses apparaîtront donc les premières dans la décharge, puis les particules empruntées à l’élcc-
- On peut toujours supposer qu’il n’v a qu'une seule électrode. Los particules détachées de cette électrode se diffuseront dans le milieu am-
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- r
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- REVUR D’ÉLECTRICITÉ
- >93
- biant et, céderont leur charge soit aux molécules du gaz, soit aux conducteurs voisins, aux mu-
- Haschek suppose les particules sphériques et admet que dans leur mouvement, elles éprouvent une résistance proportionnelle au carré de leur vitesse. Si elles conservaient leur vitesse initiale n0, les particules qui sont lancées par une surface s de l’électrode, se trouveraient au bout du temps /• à la distance nvr et occuperaient un cylindre de volume n0r.s. Par suite de la résistance qu'elles éprouvent, elles ont parcouru seulement un chemin x < n0r et se trouvent dans un cylindre de volume xs. La pression p qui régne dans ce cylindre est donc plus grande que la pression p0 qui régnerait dans le premier.
- En admettant que la variation de pression, qui se produit rapidement, constitue une transformation adiabatique, on peut déduire le rapport -E- du rapport des volumes. Ce dernier se calcule d’après les valeurs des vitesses déduites des hypothèses énoncées ci-dessus. Par les mêmes considérations, on peut trouver le rapport de la température T des particules retardées a la température T0 qui existerait si ces particules conservaient une vitesse uniforme.
- Si Tn est la température des particules, à la distance a de leur surface d’émission, n leur vitesse en ce point, T^,, la température maxima qui peut être atteinte, on trouve que :
- Tmax = (Ta - T0) -u, U'_ --r -f Ta et de même
- a-. - v —y—]
- a étant le coefficient de dilatation des gaz.
- En appliquant ces formules aux expériences de Schuster, on obtient, suivant qu’on admet que la vapeur du zinc est monoatomique ou diatomique, c'est-à-dire que le rapport des deux chaleurs spécifiques y est égal à 1,67 ou à i,4i, tableau suivant :
- v — 1,67 1 3nü i32d“ 27,6 28,7 7 = 7,41 731° 758° 17,5 18,0
- Les températures sont comptées à partir de
- - C., les pressions sont exprimées en
- atmosphères.
- Les observations de Haschek et Masche ont donné, dans des conditions expérimentales un peu différentes, pmaj .—: 44 atmosphères.
- La même méthode permet de calculer la répartition de la température le long de l’étin-
- Cette répartition est représentée par une courbe de la forme indiquée sur la figure. Cette courbe représente aussi la répartition de la pression, qui ne diffère de la température que par le facteur constant de —ti—
- D’après la formule, la température de l’étincelle dépend essentiellement de celle de l’électrode : en effet Ta représente la température initiale des particules, c’est-à-dire la température qu’elles possèdent tant qu’elles font partie de l’électrode.
- Si T„ augmente, la température maxima T de l'étincelle augmente. D’autre part, la vitesse des particules croîtra, quand la force de cohésion qui les retient sur l’électrode diminue : effet que produit aussi l’élévation de température de celte dernière. La température de l’étincelle croîtra donc plus vite que celle de l’électrode.
- 11 en sera pareillement pour la pression, si les étincelles se succèdent assez vite pour que la pression n’ait pas le temps de revenir à sa
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXYII. — K° 21.
- valeur primitive, celle de l'atmosphère ambiante. M. L.
- Figures produites par la décharge électrique, par S. Leduc.
- À l’exposition de Pâques de la Société de Physique, le!)1' S. Leduc, devantes, présentait
- Fig. i et 2. — Dessins produits par la décharge électrique.
- de nombreux dessins dont les ligures i et 2 montrent deux exemples. Sur notre demande, l'auteur nous a adressé la note suivante sur la manière dont on procède pour obtenir ces des-
- « Dans une salle éclairée par la lumière rouge, à l aide d’un cache en carton découpé, avec une poudre isolante uniformément répandue pur un tamis, on produit sur la face sensible d’une plaque sèche au gélatinobromure d’argent le dessin que l’on veut faire suivre à la décharge. La plaque est ensuite posée, par son côté non sensible, sur une feuille métallique en rapport avec l’un des pôles du générateur, l'autre pôle communique avec une pointe métallique que l’on fait reposer sur la lace sensible au milieu du dessin formé par la poudre. On fait éclater une seule décharge : avec un détonateur dans le cas d’une machine statique, en manœuvrant l'mler -rupteur à la main dans le cas de la bobine ; la plaque essuyée est développée par les moyens
- «En changeant le dessin, la poudre, la forme de la feuille métallique placée sous la plaque, en répartissant sur la plaque des pièces métalliques de formes diverses, ou des poudres variées, en employant l’un ou l’autre pôle du générateur, on peut obtenir une variété infinie de motifs d’ornementation, premiers spécimens de cet art bien nouveau, l’art électrique. »
- Courants transversaux et conductibilité dans les gaz traversés par le courant, par J. Stark. Dr. Ann., t. III, p. 4ga-5i3, nov. 1900.
- Calcul de la conductibilité du gaz traversé par le courant, dans la lumière positive, par J. Stark. Ibid, t. IV, p. 213-225, janv, 1901.
- On peut déterminer la conductibilité d’un gaz traverse par un courant 'dit longitudinal) au moven d’un courant transversal amené par deux électrodes qui sc terminent sur une même surface équipotentielie relative au courant longitudinal.
- Dans les expériences de M. Stark, le courant longitudinal était fourni par une batterie de 2000 petits accumulateurs. Ce courant était continu : du moins un téléphone inséré dans le circuit n’indiquait pas d’intermittences. Sur la longueur du tube (3o cm) étaient disposés 5 couples d’électrodes transversales : l’écartement des deux électrodes d’un même couple était 1 cm environ. Elles sont reliées aux pôles d’une batterie de 5 ou 6 accumulateurs par l’intermédiaire d’un rhéostat et d’un galvanomètre placé en dérivation.
- Pratiquement, il est très difficile de disposer
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- les électrodes transversales, de telle sorte qu’elles ne soient traversées par aucune dérivation du courant principal, c’est-à-dire qu’elles se trouvent. exactement sur une surface équipolentielle de ce courant. En intervertissant le sens du courant principal, on compare avec le môme couple d’électrodes la conductibilité du gaz dans deux régions de la décharge. Dans les régions lumineuses de la décharge, c’est-à-dire clans la lumière positive non stratifiée, dans la couche de lumière positive, dans la lueur négative, l’intensité du courant transversal est toujours plus grande que dans les régions obscures (couche positive obscure, région de séparation, région cathodique obscure'. C’est dans la région cathodique obscure que celte intensité est la plus petite, dans la lueur négative qu'elle est la plus
- Quand la section du faisceau de lumière positive reste constante, l’intensité du courant transversal est proportionnelle à celle du courant longitudinal ou mieux à la densité de ce courant. Dans la région obscure intermédiaire, l’intensité du courant transversal croît aussi avec celle du courant longitudinal, plus lentement d’abord que dans la lumière positive, puis plus rapide-
- Le courant transversal provoque une polarisation des électrodes qui lui donnent accès dans le gaz : de plus, la conductibilité des gaz est fonction de leur densité. Pour ces raisons, l’observation des courants transversaux ne peut donner qu'une idée approximative de la répartition de la conductibilité dans les diverses régions du gaz traversé par le courant. En admettant que la répartition de la conductibilité suive celle des courants transversaux, on arrive aux conclusions suivantes :
- La conductibilité dans un gaz traversé par un courant varie d’un point à l’antre : elle est plus grande dans les régions lumineuses que dans les régions obscures, niaxima dans la lueur négative, minima dans la région cathodique obscure.
- D’après les variations du champ électrique dans les différentes régions du gaz, telles que lésa observées Graham (l), on doit supposer que la conductibilité est faible dans la région cathodique obscure, forte dans la lueur négative,
- p) L'Éclairage Électrique, t. XV, p. 28, avril 1898.
- comme il a été dit ci-dessus. Par contre, elle devrait présenter des minima relatifs dans les régions lumineuses, des maxima relatifs dans les régions obscures.
- Cette contradiction s’explique sans doute par les charges libres qui se forment dans le gaz et dont la présence ne permet pas d’admettre que la résistance totale entre d-eux sections du gaz est proportionnelle à la différence de potentiel entre ces deux sections.
- Un gaz peut être rendu conducteur par diverses causes (élévation de température,* irradiation par les rayons de Rœntgen, les rayons uraniques, les rayons cathodiques ou les rayons-canal). D une manière générale, les ions en mouvement provoquent, une nouvelle ionisation et augmentent par là là conductibilité du gaz. Un courant qui traverse -le gaz augmente le nombre des ions et par suite la conductibilité, qui devient ainsi fonction de l’inlénsité du courant.
- La différence dé vitesse entre les ions positifs et les ions négatifs entraîne une diminution de la concentration des ions au voisinage de la cathode : il s'ensuit mie diminution de la conductibilité dans celte région. D’autre part, si les intensités du courant positif ou négatif varient d’un point, à l'autre, la densité des ions varie aussi et cette variation se répercute à son tour sur la répartition des intensités et ainsi de suite jusqu’à ce que se produise un régime station-
- Dans la lumière positive, lo rsqu’elle atteint une longueur un peu grande, la conductibilité transversale et le champ électrique sont à peu près constants. La conductibilité /. peut se représenter dans cette région, comme l’ont montré plusieurs auteurs pur la formule :
- •'I£>3- â—bi ’
- i étant la densité du courant, a et b deux constantes, b étant toujours beaucoup plus petit que o, surtout dans les tubes larges. Par suite, quand la densité du courant est faible, la conductibilité varie proportionnellement à la densité quand la densité est forte, elle varie plus rapidement.
- Cette formule se vérifie quand on fait varier l'intensité totale en laissant la section du tube constante. Si on fait varier la section, en laissant l’intensité constante, on trouve encore que
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- la conductibilité croît avec la densité. Cependant la loi de variation n’est pas la même dans les deux cas et si on la représente par des courbes rapportées aux mêmes axes coordonnés, les deux systèmes se coupent. La conductibilité est, toutes choses égales d'ailleurs, plus petite dans les tubes étroits. Cette diminution tient sans doute à ce que le gaz cède une partie de sa force vive aux parois et qu'il en résulte au voisinage de celles-ci une diminution de la conductibilité.
- La conductibilité du gaz croît beaucoup quand la pression diminue.
- Elle varie aussi d’un gaz à l’autre et si on veut comparer divers gaz à ce point de vue, il faut prendre leur conductibilité pour la même densité de courant, la même pression et la même section du tube. Dans un tube de 2 cm2 de section, où l’intensité totale est o.ooi ampère et la
- Pour l’azote : À = 11,28 io-6.
- Pour l’hydrogène : À — 17,29 1 0 " 6.
- Le rapport de ces deux conductibilités varie peu avec la pression. M. L.
- L’effet d’un champ magnétique sur la décharge à travers un gaz; par R. S. Wilows (Trinity College, Cambridge). Pkilosophicat Magazine [IYj, t. I, février 1901.
- On sait depuis longtemps que l’effet d’un champ magnétique transversal sur la décharge à travers un gaz raréfié contenu dans un tube à électrodes est d’accroître la différence de potentiel entre les deux électrodes et de diminuer l’intensité du courant qui passe entre ces électrodes. On sait également que l’effet d’un champ magnétique longitudinal est de faciliter le passage de la décharge dans le tube (l). Ces faits s’expliquent facilement par la théorie des ions.
- Mais supposons mainleuaul que ces tubes contiennent un gaz dont la pression varie de 0,1 mm à 1,0 mm. On constate alors que le champ magnétique transverse cause un fort accroissement dans l’intensité du courant passant à travers le tube et une diminution de la différence de potentiel entre les électrodes. C’est donc le contraire de ce qu’on observait précédemment. On remarque d’ailleurs facilement que cela ne tient pas à quelques purticu-
- p) J -J. Thomson. Recent lïesearches.
- larités du tube employé. Il s’agissait donc d’étudier la question de plus près.
- Le présent mémoire de M. Willows que nous voulons analyser contient précisément de nombreuses et très intéressantes expériences h ce sujet (*).
- L’auteur trouve d’abord que la nature de l’effet produit par un intense champ magnétique transversal sur la décharge dans un tube où la pression du gaz est inférieure à 1 mm, dépend de Ja partie du tube soumise à l’action du champ. Si c’est la cathode qui est placée dans le champ, on constate alors les faits suivants : A uue pression de 1 mm l’effet observé est T affaiblissement du courant de décharge ; c’est donc l’effet généralement observé ; en diminuant ensuite la pression, cct effet devient de plus en plus laible et finit par s’annuler pour une certaine valeur critique de la pression. Mais si, à partir de cct instant, on continue à diminuer la pression l’effet change de sens : l’intensité du courant au lieu de décroître, comme précédemment, commence, au contraire,
- L’auteur trouve en outre que la forme des électrodes inlluc également sur l’effet observé. Si la cathode est une pointe et si le courant est suffisamment intense pour que le champ magnétique n’arrôtc pas complètement la décharge, on constate alors pour une pression inferieure à o,i mm un fort accroissement dans l’intensité du courant.
- Si la cathode est en forme de disque, deux cas peuvent se présenter, suivant l’apparence de la décharge : le courant de décharge peut être augmenté ou diminué; et ici encore la pression du gaz intervient très nettement.
- La pression critique à laquelle le champ magnétique n’exerce aucune influence sur la décharge dépend de la valeur du champ et de l’in -
- (fi Un cllel remarquable d'un champ longitudinal sur
- par EiRiua.i™ [C. S., t. CXXVI,Sp. 586J, 1898 ; file et. t. XIV, p. 433, a mars 1898) ; M. Birkeland trouva que quand on place la cathode dans un champ magnétique et quand ce dernier atteint une certaine valeur critique, la différence de potentiel entre les électrodes tombe subitement à une valeur inférieure d'environ ~ de la valeur prévue ; la forme charge subit en outre des altérations important
- de la dé-
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- tensité primitive du courant de décharge (avant que le tube soit placé dans le champ'.
- Si, maintenant, eu laissant le champ magnétique constant, on diminue légèrement le courant de décharge, on constate que la pression critique diminue rapidement. Ceci explique ce que nous avons fait remarquer au commencement de cette analyse, a savoir : que pour un courant de décharge très faible le champ magnétique produit un abaissement ultérieur de ce courant, quoique la pression ne dépasse pas
- Les résultats légèrement différents qu’on obtient suivant que la cathode est une pointe ou un disque doivent probablement être dus à une distribution de l'électricité sur les parois internes du tube différente dans les les deux
- Quant à la forme de l’anode, voici ce que l'auteur a constaté : Si l'anode est une pointe et que le champ magnétique exerce son influence maxima dans la région de cette anode, l’effet du champ diminue linéairement avec la pression du gaz, passe par un minimum et commence ensuite à croître.
- Le minimum d’effet correspond à la pression critique qui est la même que celle trouvée pour la cathode (pour le même courant de décharge, et même intensité du champ, bien entendu); et il est à noter que cette pression critique ne dépend pas de la forme de la cathode.
- On obtient exactement le même résultat si c’est le milieu du tube qui est exposé au champ magnétique.
- Si l’anode a la forme d’un disque, on constate alors que la diminution de Tintensilé du courant de décharge est la même pour toutes les pressions et ne change pas si c’est l’anode qui est placée dans le champ ou bien la cathode.
- L’auteur termine son mémoire par une étude sur la variation de la différence de potentiel, par suite de l’influence du champ magnétique, en chaque point du tube. Il emploie un dispositif analogue à celui de 31. Wilson (’). Les électrodes du tube sont maintenues à une distance fixe au moyen de tiges de verre dans lesquelles elles sont scellées. L'électrode supérieure est suspendue au moyen d’un ressort enroulé en
- spirale ; 1 électrode inférieure est portée par une tige de verre traversée par un fïl qui plonge dans du mercure ; le tube porte en outre une tubulure latérale par laquelle on peut faire passer deux fils qu’on relie à un électromctrc à
- Voici les résultats obtenus par l’auteur :
- a) Si la pression est inférieure à o,o mm, le champ magnétique affaiblit la force électrique au voisinage de la cathode ; cet affaiblissement est fonction de l’intensité du champ et du courant de décharge employés ; aux hautes pressions le champ accroît la force électrique.
- b) S’il y a production de stries dans le tube, la force électrique y subit des variations périodiques.
- c) La force électrique à l’anode est en général accrue par l’action du champ.
- D’accord avec les expériences de Wilson (*), l'auteur trouve près de la cathode une très faible force apparemment négative.
- L’auteur croyait a priori que cette force apparemment négative était réellement due aux inégalités dans la distribution delà décharge, mais des expériences ultérieures lui ont montré que, quoique cette force ne soit pas, uniforme il travers la section du tube, ccs variations ne sonL pas suffisantes pour conclure à l’existence d’une force négative.
- Eugène Néculcéa.
- Sur la lueur phosphorescente dans les gaz, par John Burke. Philosophical Magazine, 6e série, t. I, p. 342-356, mars 1901.
- Les armatures intérieures de deux bouteilles de Leyde (9 litres de capacité) sont reliées aux deux pôles distants de 2 à 5 cm d’une machine de Wimshurst. Les armatures extérieures sont reliées par une bobine de quelques tours de fil à l’intérieur de laquelle on a placé un ballon A de 12 cm de diamètre relie à une trompe et à une jauge de Mac Leod par un tube T de 2 m de long et de 5 cm de diamètre.
- A chaque décharge des bouteilles de Leyde, il se produit dans le ballon A dès que la pression est suffisamment faible (1 cm de Hg) une décharge brillante en forme d’anneau. Entre certaines limites de pression (0,7 à 0,02 mm) une brillante phosphorescence suit le passage
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- de lu décharge annulaire dans le gaz et dure ordinairement quelques secondes parfois une ou deux minutes.
- Ce procédé pour obtenir une décharge dans un gaz raréfié a été, comme on sait, indiqué par J.-J. Thomson. M. Burke a étudié la lueur phosphorescente qui suit la décharge.
- Elle se déplace dans le tube T avec une vitesse de 2 m par seconde qui reste la même si on interpose un bout de tube de laiton relié au sol. M. Burke en conclut que cette lueur n’est pas produite par une fuite d'électricité le long des parois, mais qu’elle est un effet de volume du gaz, vue confirmée par ce fait que la lueur dépend de la nature du gaz et par l’analogie qu'elle présente avec la lueur qui se produit dans un tube à vide avec électrodes au voisinage immédiat de la cathode.
- La lueur n’est pas le résultat de la recombî-naison des ions produits par la décharge, car elle n’est pas modifiée par la présence de petites électrodes circulaires en toile métallique placées en divers points du tube T, qu’elles soient reliées au sol ou aux pôles d’une batterie de 180 accumulateurs. La lueur doit donc être produite par des molécules lumineuses non chargées d’électricité produites dans le ballon par la décharge annulaire et qui se déplacent tout à fait indépendamment de la condition électrique du tube. Celle vue semble confirmée parle fait qu’on peut faire diffuser la lueur d’un ballon A dans un ballon B où on n’a pas produit de décharge par l’intermédiaire d’un tube de laiton relié au sol (tube de io cm de long, i mm de diamètre muni d’un robinet ?).
- La lueur dure plus longtemps en B qu’en À. Ceci s’explique par l’ionisalion produite par la décharge. Cet effet destructif de l’ionisation est en effet nettement montré par des expériences où on produit des décharges entre des électrodes r ot d portées par un tube latéral soudé a A ou B. Quand la cathode est l’électrode qui envoie des rayons cathodiques dans l’intérieur du ballon la lueur disparaît.
- 11 semble donc que la décharge dans un gaz raréfié produise et des ions et des molécules lumineuses dont on peut augmenter la période de vie en les soustravant à l’action des ions.
- On peut rapprocher ce phénomène des phénomènes analogues observés par Smithells, Dawson. Wilson sur la flamme, par J.-J. Thom-
- son sur la non influence des ravons X sur la vitesse de combinaison du mélan ge H + Cl sous l’action de la lumière.
- M. Burke donne ensuite divers résultats relatifs à la phosphorescence dans les gaz.
- i° La phosphorescence semble due à des impuretés mélangées à l’oxygène qui paraît
- 2° Il rappelle l’expérience de Newall qui montre qu’un gaz traversé par une décharge à n’importe quelle pression accumule de l’énergie qu’il rend sous forme de lumière phosphorescente dès que la pression arrive à une valeur déterminée dite « pression de la lueur-w,
- La lueur dans ces conditions donne un spectre de bandes identique à celui de la lueur cathodique de l’oxygène dans les tubes à électrodes.
- La cause des deux lueurs doit, être la même : accumulation d’énergie pendant la décharge par le gaz qui la rend sous forme de lumière. Cette absorption d’énergie se ferait à la limite de 1 espace obscur comme l’indique la chute cathodique de potentiel (— 341 volts avec l’oxygène' qui a lieu à cet endroit. Dans le cas de tube à électrodes les rayons cathodiques augmenteraient l’intensité de la lueur en réduisant sa durée.
- 3° Si dans le lube À muni du tube latéral à électrodes c et d on produit une décharge entre c et d (c étant cathode), on obtient après la décharge annulaire un belle fluorescence autour du tube en c accompagnant la décharge annulaire et pouvant être obtenue une heure après la décharge entre c et d. Si c est anode, on n’obtient rien. Ceci doit tenir sans doute à une émanation de particules gazeuses de la cathode qui se produit longtemps apres la décharge comme l’a montré Philipps.
- On peut l’expliquer aussi par ce fait que la décharge est un effet explosif plus fort à l’anode qu’à la cathode qui comprime le gaz en c.
- Sur la distribution d’un gaz dans un champ électrique, par G. W. Walker. Pkilosophical Magazine, l. XLIX, p. 5a9-53g, juin t9üü.
- L’auteur se propose de donner dans cette note un résumé de son travail : Essai sur la théorie cinétique des gaz, travail qu’il n’a d’ailleurs pas encore fait paraître.
- Soit le nombre d’atomes libres positils
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- contenus dans l’unité de volume. «e le nombre d’atomes libres négatifs et N le nombre de molécules ; remarquons toutefois que ce n’est la qu’un nombre pris en moyenne et que cela n’implique nullement que les atomes qui constituent l’ensemble ni soient les mêmes à chaque instant. — Une molécule c’est un ensemble de deux atomes en contact possédant chacun une masse ni et un rayon a et portant d’ailleurs le premier une charge positive -h e et l’autre une charge négative — e.
- L’auteur considère d'abord le cas où le gaz est constitué par un volume en repos.
- Soient y le potentiel électrique et li la force résultante en un point. L’extension que Boltzmann a donnée de la loi de Maxwell donne à la
- Maintenant si ^ est la densité électrique, alors
- i*I/.
- = — 4 r.ç>,
- où I est l'intensité de l’électrisation due aux molécules.
- Dans le calcul de I on ne conserve pas les termes en ea d’un ordre supérieur au deuxième et on arrive finalement a démontrer que,
- SI
- ôx
- \ka-t
- «tr-
- ou N„ est le nombre de molécules contenues dahs l’unité de volume delà partie du champ où _ zéro On tire de là,
- = 4W (N**-N,.-*) - ^ *«l'aV -jî
- ceci pour une seule, coordonnée : quant à l’équation générale, elle est,
- où cos est l’angle que fait l’axe d'une molécule avec la direction de lî, c’est-à-dire — ^ ; h est la constante usuelle de la théorie cinétique des gaz (elle est inversement proportionnelle à la température).
- Cette loi de distribution satisfait aux conditions d’équilibre hydrostatique (*).
- (*) En effet, si p est la pression, nous avons
- P = ~/T "i it~+ -JT
- qui est la loi de la pression partielle de Dallon. .Si no supposons, pour le moment. que y ne dépend que d u seule coordonnée, x, nous avons alors
- - X0 7«a2 e1 ) A2/_ = 4we — N, .
- où le symbole désigne le paramètre différentiel du second ordre.
- Cela nous montre que l’effet produit par la présence des molécules dans le champ est d'accroître la capacité inductive spécifique, de sorte
- Nous ne discuterons pas ici la valeur de K. Il nous suffira de remarquer qu’avec les estimations usuelles des valeurs de N„A cta. on obtient pour e àpeu près la même valeur que J.-J . Thomson a obtenue en partant des équivalents clee-troehimiques.
- où X est la force effective agissant sur tous les atomes et sur toutes les molécules contenus dans l’unité de volume. Pour les atomes libres positifs
- X — _ Ml, _|ï- = _L
- pour les atomes libres négatifs
- i -%L 1 èx
- i ôn2 h dx
- X> = A
- j_ &n_ h ùc
- L’équation de l’équilibre hydrostatique
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- Cependant, pour un gaz, K est si voisin de l’unité qu’on, peut le considérer comme égal à i sans altérer sensiblement les résultats. En taisant K = i dans l’équation en y, elle devient
- A^ = 4^(N2s^-Nj£-rtï).
- Mais quand y ne dépend que de x nous pouvons obtenir l’intégrale complète ; nous avons en effet dans ce cas,
- Avant de discuter cette solution nous allons considérer le cas où il y a un courant électrique. L’auteur suppose que le courant est dû au transport effectif des atomes libres, pendant que les molécules il ont pas, pratiquement, de mouvement effectif.
- Fixons pour le moment notre attention sur le groupe positif d'aLomes ; soient : pt la pression. p, la densité et v{ la vitesse de ce groupe d’atomes, de sorte que
- dont l’intégrale complète est, eti employant les fonctions elliptiques (*),
- coi, elllàr ?.. — {ic + p,i;
- Les équations hydrodynamiqut dff, ^ ^ du, __ i dlogc.
- *{>) En multipliant par -ÿu e
- -b Xp—*
- -\/Ni IN^
- ; les conditions limites,
- aX
- ôj-
- (±) ’ = «WK.Ü, ( -y‘) |» + ^
- cnployons les fonctions elliptiques,
- X* — ‘irJie1 /N,N3 | > -
- a constante arbitraire.
- et,
- = B,,
- où Nj et B, sont des constantes.
- En ce qui concerne les atomes négatifs, on a, de la même manière,
- v/isyiv.
- ehy_ + a
- snÇw -b p, k)
- /.* — Sr.he2
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- pA = Bs.
- La densité électrique en un point est donc
- (Pi — Pi)
- et par suite, le courant électrique est
- Si les vitesses du groupe d’atomes considéré sont petites par rapport à e0 la vitesse de la lumière, le potentiel est donné par
- K-J-Ï- = -4* ~ (Pl— Pi)-
- Maintenant «, et u, peuvent être petits par rapport à c’est-k-dire par rapport à la
- vitesse du son et donner cependant des courants considérables.
- S'il en est ainsi nous avons approximativement
- et en faisant K = i,
- cette équation a môme forme que précédemment.
- La solution prend alors la forme
- et
- La forme particulière de la solution adoptée dépend des valeurs des constantes arbitraires introduites. Quand il n’y a pas de potentiel cl pas de courant, alors nous avons,
- N, = *,.
- De plus, si nous admettons la condition que le nombre total d’atomes, c’est-à-dire (N, + Ni + aN0) X (volume)
- est constant, nous pouvons alors regarder N2, N, et N# comme connus.
- Puisque le courant est produit par le transport de deux groupes d’atomes nl et nt de charges de signes contraires, nous ne pouvons déterminer B, et B2 sans imposer certaines conditions à ces deux constantes. La plus vraisemblable semble être la suivante :
- B1 — — B2
- Si on se donne la valeur du potentiel en deux points différents, alors ^ et B sont déterminés.
- Par la discussion générale de la solution on peut alors admettre que
- L, = „,(Xl. + M.)
- où a, P, À, A sont supposés connus.
- Ceci peut s’écrire encore
- coh(ehy + = i -|- |3,À') — i.
- Maintenant, coh(ehy -j-a) est proportionnel à la densité matérielle des atomes libres ; de plus la densité des molécules est une fonction de , et la première intégrale devient,
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- Ainsi donc, en général, la densité matérielle des gaz est périodique. La distance entre deux points d’égales densités est donnée par d où
- en désignant par <o et id les périodes complètes des fonctions elliptiques et par m et m' les entiers les plus petits qui rendent d réel. — sih (chy -j- a) qui est proportionnel à la densité électrique est ainsi périodique et de même période. Aux points où la fonction sih (ehy -+- a) s’évanouit, on a un nombre égal d’atomes libres positifs et négatifs ; c’est en ccs endroits qu’il y a le plus de chances pour que les deux groupes d’atomes sc combinent. Il est très probable que c’est cette combinaison qui donne naissance À l’éclat lumineux.
- Si les points de densité matérielle maximum coïncidaient avec les points de densité électrique minimum, alors le calcul ci-dessus montrerait l’existence d’un plan, très bien défini, d’éclat lumineux maximum.
- Mais les plans de densité électrique minimum et de densité matérielle maximum ne coïncident pas en général ; il en résulte que quoiqu’il existe des plans fixes d’éclat lumineux maximum, iis ne sont pas bien définis,
- Ces considérations suggèrent que ce que nous venons de trouver est intimement lié à la condition des effets de lumière striée dans un tube à
- où la valeur minimum de coheky est 1. Soit F la valeur de pour y = zéro, Alors
- — B
- AF*
- Quand F :—: o, la solution appropriée est, coh —fy- = cotk{\x-\- (j)
- >.* = Sr.he*ïit(i -j-iL-3—
- Ici la distance d est infinie, Comme F2 décroît de o à
- la forme propre est
- Afin de prouver ce fait ultérieur, nous allons chercher comment varie la distance outre ces plans de maxima ; nous verrons qu’elle varie
- Supposons que
- M, NaelB1 = _B8 de sorte que le courant y devient :
- B*-
- à sn(kx + ’
- Notre première intégrale prend alors la forme
- les petites valeurs de k' d=-L,log.-lr:
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- 3o3
- quand
- X2-
- 3»^
- h
- *h'L
- rf = -5-
- 'est la valeur minimum de d.
- X* = i-J----------------
- X2
- et si A*' est petit,
- La distance entre les stries dépend du diamètre du tube capillaire.
- Il est possible que la solution de l’cquation différentielle générale de y conduise à cette conclusion, mais l’auteur ne croit pas qu’on puisse attaquer directement l’équation en y^ appliquée à plus d’une dimension.
- Une autre déduction intéressante qu’on peut tirer de la solution de plus haut, déduction qui a été vérifiée expérimentalement depuis que l'auteur l’a calculée, est que tandis que est périodique dans les stries, le potentiel y n’est pas périodique.
- L’équation coh = snÇkx-\- fi,k) peut être transformée en (*)
- b est une fonction linéaire de y (A une constante quelconque.
- Celte équation est exactement de la même forme que celle d’un mouvement pendulaire simple, 6 étant l’angle de déviation et v le temps, et nous savons que quand le pendule effectue une oscillation complète il est possible d’exprimer >1 en une série de termes périodi-
- y est de plus une fonction linéaire 'de x et d’une série de termes périodiques.
- y doit être réel et les séries convergentes.
- . Ceci dépend de circonstances particulières.
- Quand il n’y a pas d’atomes libres, les séries convergent, alors vers o et
- Goldstein (*) a trouvé que d est inversement proportionnel à la densité, tandis que R. S. Wil-loughs (2) trouve que pour une certaine énergie du courant, la distance d diminue avec le courant. N, doit être proportionnel à la densité multipliée par une certaine fonction de F, de sorte que les formules de d sont en accord avec ces résultats expérimentaux si F2 est compris entre
- P) Wied. Armalen, XV, p. 277 ; i883. (2) Cavendisk Laboratory.
- X =A*+B
- est une solution complète de l’équation.
- -|S- = 8i:e\/N7N7siM«*,. + «)
- 6 pos°“ rfx + « = .'t, * =
- -|3- = +
- qui esl l’équation d'un pendule simple.
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- De plus est périodique, même quand y ne
- Les mesures de y dans les stries plaident en laveur des conclusions de l’auteur et d’autre part II. À. Wilson (s) a trouvé que est périodique. Eugène Nécet.cka.
- DIVERS
- Sur les équations fondamentales de l’êîec-trodynamique et l'expérience de Crêmieu ; par H.-C. Poeblington. Pkilosophical Magazine [VI1 t. I, p. mars 1901.
- L’auteur se propose de déduire les équations du champ électromagnétique en partant des résultats expérimentaux que nous possédons à l’époque actuelle combinés avec les hypothèses les plus simples possibles, et d’appliquer ces équations à la discussion de la question de savoir si une charge en mouvement produit un champ m.agnètique et si la charge subite d’un disque en rotation peut donner naissance à un courant induit dans une bobine disposée autour du dis-
- Voici les faits expérimentaux et les hypothèses invoqués par l’auteur pour rétablissement des équations fondamentales du champ électromagnétique.
- i° En ce qui concerne la force électrique :
- a. Fait expérimental. L’éther est homogène et isotrope.
- b. Hypothèse. La force électrique est régie par des équations différentielles.
- c. Fait expérimental. Ces équations différentielles sont linéaires.
- d. Fait expérimental. La vitesse de propagation est la même pour toutes les ondes.
- e. Fait expérimental, La propagation des ondes dans Véther se fait avec absorption.
- f. Fait expérimental. Si la force électrique est indépendante du temps sa convergence est
- En partant de ces faits expérimentaux et hypothèses et en désignant par a- la force électrique, par v la vitesse de l’onde et par (— As) le paramètre différentiel du second ordre, on arrive finalement à l’équation suivante pour la force électrique :
- a0 En ce qui concerne la force magnétique :
- a. Fait expérimental. Dans une onde plane, la force magnétique est ' perpendiculaire à la force électrique et le rapport des amplitudes de ces deux forces est indépendant de la longueur d'onde.
- b. Hypothèse. La force magnétique est liée à la force électrique par une équation différentielle.
- c. Hypothèse. La composante suivant une certaine direction, d'ailleurs quelconque, de la force électrique produite par un champ magnétique variable est égale à la force èlectromotrice induite dans un élément de longueur d'un fd tendu dans celte direction.
- En désignant par t la force magnétique on obtient au moyen de ces hypothèses les équations suivantes :
- A étant le paramètre différentiel du premier ordre. C’est bien la forme des équations de
- Considérons maintenant le cas d’une charge en mouvement. L’auteur fait l’hypothèse sui-
- d. Hypothèse. Le mouvement d'une surface ne produit pas de mouvement dansVèther à travers lequel elle se meut. Ceci a été vérifié expérimentalement pour le cas où la surface en mouvement tourne sur elle-même et occupe toujours une même portion de l’espace.
- Désignons par y la vitesse de déplacement de cette surface, vitesse d’ailleurs constante, on arrive alors à la lormule finale (‘)
- ' — VT + 'o (4)
- où est une solution de
- Vat9 = o SA"q = o.
- (i) Ici V et S désignent les quantités vectorielle et scalaire, respectivement. Nous avons, en effet, été obligés de conserver, dans ces deux dernières formules, la notation en quatermons, à cause de la symétrie résultant de l’em-
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- 3o5
- Dans cette équation (4) t est la force électrique actuelle ; si y est petit par rapport à v, on peut en première approximation poser égal à la force électrique dans l’état, du repos.
- Maintenant, si la surface chargée n’est pas infinie en longueur, le circuit peut être réduit a zéro et par conséquent l’intégrale de ligne de y, devient zéro. L’intégrale de ligne de V-';? ne doit pas s’évanouir ; il résulte donc de là qu’il doit exister quelque lorce magnétique autour de la surface en mouvement.
- Si l’hypothèse précédente [d) n’cst pas vraie, la vitesse de l’éther doit, à une distance suffisante de la surface, varier en raison inverse du cube de la distance. La force magnétique que nous venons de trouver varie en raison inverse du carré de la distance ; il en résulte donc qu’elle ne pourra pas être annulée au dehors par quelque effet que le mouvement de l'éther pourrait produire: Que l’hypothèse (d) soit vraie ou non, il doit donc naître une certaine force ma-
- Si la surface en question est infiniment longue, ce qu’on vient de dire ne s’applique plus. On peut cependant tourner la difficulté en perçant un trou en un point quelconque de la surface ; dans ce cas, même si le trou est très petit, l’argument précédent s’applique.
- Voyons maintenant ce qui arrivera si la surface chargée est déplacée à l’intérieur d’un tube conducteur de longueur infinie. On constate immédiatement que les conclusions précédentes sont encore valables pour l’espace compris a l’intérieur du tube. Quant à ce qui se passe à l’extérieur, il y a quelque difficulté à prouver que t0 est nul. Mais en prenant un tube de longueur finie, quoique très grande, et en supposant que la surface chargée se déplace à l’intérieur de ce tube «ans arriver jusqu’à ses bords, les conclusions précédentes s’appliquent, et alors la force magnétique à l’extérieur, qui sc réduit à tu, a son intégrale de ligne nulle. Si donc tout est symétrique par rapport à l'axe du tube, est nul ; c’est dire que dans ce cas, au moins, il n’v a pas de force magnétique à l’exté-
- Mais si, au lieu de considérer un tube continu, on considère un tube discontinu (constitué par exemple d’un tube de verre doré, dont la dorure est séparée en un certain nombre d’anneaux étroits par des coupures transversales), il sem-
- ble clair que si ce tube nesl pas électrisé', on aura par suite du déplacement de la surface chargée dans son intérieur, création d’un champ magnétique extérieur. Une électrisation du tube suffisante pour produire un champ égal mais opposé au champ moyen approximativement constant dû aux surfaces en mouvement à l’intérieur du tube, doit laisser le champ magnétique inaltéré. Mais remarquons que cette électrisa-tion est précisément égale à celle qui devrait être acquise si le tube de verre était légèrement conducteur ; ceci arrive généralement dans les conditions expérimentales ordinaires. Un pareil tube ne détruira donc pas le champ magnétique extérieur.
- Si maintenant nous considérons un fil conducteur et isolé enroulé autour du tube, il n’ysaura pas de lignes de force traversant ce fil, il n’y aura par suite pas de courant induit dans ce dernier, résultant d'une variation de la vitesse de la surface chargée ou d’une variation de sa charge. Et si l’on regarde le tube comme un agrégat de fils parallèles à l’axe, la même remarque s’y applique et il n’y aura donc pas de force électromotrice d’induction tendant à donner naissance à un courant le long du tube.
- Dans le cas d’un disque chargé en rotation l'équation qu’on obLient est différente et on ne peut pas l’iutégrer. Et la difficulté réside surtout dans la discussion du terme correspondant à Nous ne pouvons savoir avec certitude si une enveloppe conductrice peut, comme dans le cas considéré ci-dessus, annuler la force magnétique ; et nous ne savons pas non plus si la surface du fil dans une bobine peut exercer un pareil effet d’écran protecteur (partiel ou total) sur la matière du fil. Et l’auteur arrive à la conclusion que si un pareil effet d’écran Lolal ou partiel n’est pas démontré être théoriquement impossible, les expériences de M. Crémieu (Comptes hendus, CXXX, p. 1544 Q900), ne prouvent nullement d’une manière décisive, que les équations du champ électromagnétique se trouvent être en défaut. Eugène Nécülcéa.
- ERRATUM
- Dans l’analyse du mémoire Sur raimantation du fer, par C. Fromme, publiée dans l’avant-dernier numéro, p. 23i, au lieu de Iifm, etl,i„,,. lire U : IBl et I2 : I,H.
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- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE
- Séance du 17 mai 1901.
- A propos du projet de détermination de la vitesse de propagation des rayons X. communiqué par M. Morizt. à la dernière séance, M. B. Brunhes rappelle ses propres travaux, qui ont provoqué récemment la publication d’intéressants résultats de M. Swyngedauw et de M. Colardeau. Il fait observer que la méthode de M. Morize ne conviendrait que pour des mesures de vitesses très inférieures à celles de la lumière et qu’elle ne permettrait en aucune faconde trancher l'importante question de savoir si la vitesse des rayons X est ou non égale à celle de la lumière.
- M. Rosset présente la pile électrique à dèpo-larisant spontanément régènêrable par oxydation directe à l'air.
- Dans cette pile, qui avait déjà figuré à l’exposition de Pâques et dont nous avons fait mention à cette occasion, le dépolarisant agit, suivant les expressions imagées de l'inventeur, comme un véhicule chimique dans la respiration de l’air, jouant un rôle comparable à celui de l’hémoglobine qui fixe et perd tour à tour l'oxygène avec la même facilité.
- La pile est du typé Leclanché ; le charbon baigne dans une dissolution de cuprate d’ammoniaque, dont la formule théorique est Cu (OAm)2, additionnée d’une quantité variable d’ammoniaque.
- L'hydrogène ramène facilement ce cuprate à l’état decupriteen mettant en liberté de l’ammoniaque, suivant la lormule
- 4H = Cu2 (OAm.)* + (Am)2 + 2H2 O ;
- la solution de cuprite ammoniacal, très légère, remonte à la surface, où elle se trouve en contact avec l'air, qui Voxycle,
- Cu2(OAm)2 Àma + aO = aCutOAm)2
- Le cuprate plus dense redescend dans la
- Enfin, si la réduction a été assez complète pour
- amener la formation d’un dépôt de cuivre, il y a également régénération du cuprate conformément à l’équation
- CufOAmp -f- Cu — Cu2(OAm)2.
- Il y a nécessairement une légère perte en ammoniaque, mais on la compense en prenant comme second liquide, le chlorhydrate d’ammoniaque.
- On obtient des piles dontlarésistance intérieure est bien constante, tout en restant assez faible, en provoquant la formation d’une paroi colloïdale parla précipitation du cuivre au moyen du fer-rocyanure de potassium, qu’on ajoute au chlorhydrate d’ammoniaque, à la concentration de —-— ; le vase poreux conserve une résistance comprise entre 1 et a ohms. La membrane colloïdale, constamment entretenue et renouvelée par le jeu de la pile, reste en bon état. Si on substitue au chlorure d’ammonium, le chlorure de zinc, par exemple, on obtient un précipité qui calfeutre le vase poreux et la résistance monte à uo ou do ohms.
- L’usure du zinc dans cette pile est d’une régularité parfaite. M. Rosset montre des résidus de bâtons de zinc devenus presque do diamètre d’une aiguille à tricoter, sauf à la partie supérieure, où ils se terminent en un eôue qui permet de suivre la marche de l’évaporation du liquide pendant un mois de service.
- Les essais faits au laboratoire central d’électricité montrent la constance du régime de ht pile. Deux des éléments fermés sur une résistance de 10000 ohms ont présenté les forces électromotrices suivantes :
- La force électromotrice est de 1,10 volt en circuit ouvert; en circuit fermé, elle prend rapidement une valeur qui dépend du débit; elle ne varie ensuite d’une façon notable qu’au moment de l’usure totale.
- Il ne se forme jamais de dépôt de cuivre sur
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- 25 Mai 1901
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- le charbon; au contraire, le cuivre est soluble dans la dissolution employée.
- La réalité du rôle joué par l’air apparaît si l’on bouche la pile, la force électromotrice baisse avec rapidité, pour remonter dès qu’on rétablit la communication avec l’atmosphère.
- La puissance de dépolarisation est telle qu’il suffit, pour obtenir un courant constant, d’amener le charbon au contact du liquide, sans qu'il soit besoin de l’immerger.
- La rouille est le seul corps qui permette d’effectuer, avec une facilité comparable, le transport de l’oxygène de l’air ; on a essayé de l’employer à la construction d une pile. L’appareil actuel est bien supérieur à cause de la solubilité des deux corps actifs et de la possibilité d’entretenir une membrane colloïdale.
- M. de Chardonnet demande ce qui se passe, si l’on fait barboter de l’air dans le liquide.
- M. Rosset répond qu’on favorise ainsi l’oxydation et qu’on maintient la force électromotrice à i,i volt
- Quant a la perte en ammoniaque, elle n’augmente pas sensiblement. L’ammoniaque est, en effet, assez fortement combinée ; quand on porte la dissolution à l’ébullition, il y a précipitation d’oxyde de cuivre, mais sans disparition de la coloration bleue. La précipitation semble due à une diminution de la solubilité provoquée par l'élévation de la température, bien plus qu'à l'appauvrissement de la dissolution en ammoniaque.
- M. G. Lippmann présente un nouveau galvanomètre parfaitement astatique.
- Les galvanomètres ordinaires ne sont pas asiatiques, mais astatisès par tâtonnement; l’appareil actuel est théoriquement asiatique. Il n’y a qu’une aiguille aimantée, horizontale, qui est dans le plan du méridien magnétique ; une bobiue fixe agit sur l’aiguille, qui tend à se déplacer dans sa propre direction.
- Un premier fil de cocon supporte un levier horizontal, constitué par un brin de paille et orienté de i’é'st à l’ouest ; à l’une des extrémités de ce levier est suspendu un second fil de cocon qui porte l’aiguille aimantée, orientée librement du nord au sud. Cette aiguille est placée suivant l’axe de deux bobines horizontales ; quand elle se déplace, la torsion des fils s’oppose à son mouvement. Le premier fil de cocon est supporté par un tambour qui
- permet de le faire tourner pour amener l’aiguille dans sa position naturelle. L’aiguille reste toujours dans le méridien magnétique ; il y a astasie complète.
- La sensibilité ne dépend que de la torsion du fil de cocon. Si on appelle 0 l’angle dont tourne le bras de levier et L sa longueur, le moment de la force qui le dévie et qui est proportionnelle à la masse magnétique p. du pôle de l’aiguille et à l’intensité i, peut s’écrire : KiuXL cos 9, Les torsions, des deux fils de cocons 9 qui sont égales entres elles, s’ajoutent et donnent des couples qui, pour des longueurs h et h' sont —^----b-^7-; l’équation d’équilibre est
- La condition la plus favorable est h = h' ; l’équation devient
- en négligeant la différence 1 — cos 9.
- La sensibilité est proportionnelle à la masse magnétique des pôles, qu’il convient de rendre aussi grande que possible.
- Dans un appareil construit rapidement, M. Lippmann a pu obtenir de bons résultats, sans que les caprices des fils de cocon aient causé les perturbations qu’on pouvait redouter à priori. L’équipage magnétique se compose de deux aiguilles. La durée d’oscillation est de 1 minute environ ; l’amortissement en circuit fermé, probablement à cause de la faiblesse de la force directrice est très grand, au bout de trois oscillations le mouvement est éteint.
- M, Lippmann observe que cette rapidité d’amortissement témoigne, en vertu d’un théorème général, de la haute sensibilité de l’appareil. Le galvanomètre Deprez-d’Arsonval, qui possède un amortissement si énergique devrait être, si on en tirait toul le parti possible, le meilleur des galvanomètres.
- Sans donner de chiffres pour faire connaître la sensibilité, on a pu constater qu’elle atteignait facilement celle des meilleurs galvanomètres Thomson. La construction de l’appareil est extrêmement simple ; il présente l’avantage énorme d’avoir un zéro sensiblement fixe, dans une direction connue, tandis que, dans les appa-
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- reils asiatiques ordinaires, la position d'équilibre est extrêmement variable avec l'ajustage des aiguilles et l’intensité de l’aimant direc-
- M. Lippmann termine en observant que le principe de l’appareil qu’il vient de réaliser n’est pas absolument nouveau. Antoine-César Becquerel a construit, sous le nom de balance électrodynamique un appareil où deux aimants verticaux suspendus au fléau d’une balance viennent se mouvoir suivant l’axe de deux bobines. Ou peut obtenir des forces bien proportionnelles à l’intensité du courant en ramenant le fléau à la position d’équilibre par des poids. L'appareil est asiatique, mais sa sensibilité est i ooo ou io ooo fois plus faible que celle de la balance de torsion.
- Un autre appareil de A.-C.-Becquerel paraît au premier abord très voisin du dispositil actuel, fl se compose d’un équipage de deux aiguilles horizontales dont les pôles pénètrent respectivement dans quatre, bobines. Mais les deux aiguilles sont reliées invariablement et leur direction change quand elles sont soumises à l’action du courant; le système n’est plus asiatique, mais aslatisé.
- Al. Cornu demande si on ne pourrait pas augmenter l’amortissement au moyen d'une boîte de cuivre rouge.
- M. Lippmman répond que les fils sont enroulés sur un cadre de cuivre.
- M. Pellal demande si on a pu constater l’cxis-tetice du terme en il, qui doit exister théoriquement, par suite de l’aimantation induite sur l’aiguille par le courant, mais qui semble bien être négligeable dans les expériences galvano-métriques ordinaires. AI. Lippman ne pense pas que les courants de l’ordre de io—5 ampère puissent avoir une influence notable. Répondant à une remarque de M. Cornu, il fait observer que l’astasie complète n’est pas obtenue aux dépens de la variabilité de la constante. Il est vrai qu’un courant un peu trop fort pourra modifier l'aimantation de l’aiguille, mais il n’y a pas lieu de craindre que col effet soit plus gênant que daus les galvanomètres ordinaires.
- AI. Broca rappelie^que les reproches qu'on peut adresser aux systèmes asiatiques ne sont pas justifiés lorsqu’il s’agit d’équipuges à aiguilles verticales, surtout quand elles présentent, comme dans le type qu’il a réalisé, des points consé-
- quents. La constance est remarquable ; en deux ans la constante (d’Ayrton) d’un galvanomètre à système asiatique à points conséquents n’a varié que de 320 à 3i<>. La sensibilité est très grande: AI. Armagnat a pu faire monter la constante jusqu’à stabilité est parfaite; la posi-
- tion d’équilibre est indépendante non seulement du champ terrestre, qui est uniforme, mais de l'existence d'un champ uniformément varié dans l’espace. AL Broca a pu, après avoir approché à 1,20 m d’un de ses galvanomètres, un aimant permanent de galvanomètre Desprez-d’Arsonval, retourner eet aimant bout pourbout sans obtenir une déviation du zéro sur l’échelle supérieure à
- AI. Guillaume fait observer que l’appareil de M. Lippmann serait très propre à recevoir un amortisseur du type employé dans les appareils Siemens, où un disque très mince se déplace à l’intérieur d’un cylindre dont il remplit presque exactement la section. Il observe que les conditions de sensibilité se compliqueraient si l’on tenait compte du poids mort de l’équipage mobile et qu’on emploie des fils de diamètre variable avec la masse à supporter.
- C. R.
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du ÿ9 avril 1901 (*)
- Suria mesure de ia période des oscillations électriques par le miroir tournant, par L. Décombe. Comptes rendus, t. CXXXII, p. i 037.
- Dans une note récente résumée dans le numéro du 6 avril 1901 de ce journal (p. 38), le lieutenant de vaisseau Tissot, qui -depuis plusieurs années poursuit à Brest des recherches méthodiques et du plus grand intérêt sur la télégraphie sans fil, faisait connaître les résultats d’essais entrepris par lui pour la détermination de la longueur d’onde des oscillations hertziennes utilisées dans ce mode de communication à distance.
- A ce propos, AI. Tissot signalait les difficultés
- nnJnote de M. G. Weiss intitulée "Recherches les
- électrique du nerf, ainsi qu’une note de M. A. Charpentier sur la Mesure directe de la longueur d’onde dans le nerf h la suite d’excitations électriques brèves.
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- Bto
- teurs électriques, quelque opposés que puissent paraître certains résultats d’expériences trop compliquées pour être discutées avec fruit. »
- Sur le spectre de bandes de l’azote dans rétincelle oscillante, par G--A. Hemsalech.
- Comptes rendus, t. CXXXII, p. i o4°.
- Par des expériences antérieures, l'auteur a montré (* *) qu’en insérant une self-induction dans le circuit de décharge d’un condensateur, le spectre de lignes de l’air disparaît, et que pour certains métaux on obtient un spectre débandés qu’il avait attribué à l’azote ; la faible dispersion dont il s’était servi ne lui permettait pas de comparer ce spectre à celui de 1 azote étudié par M. Ilasselbcrg (2) dans le tube de Geissler.
- En étudiant les spectres d’étincelle d’un certain nombre de métaux avec un appareil plus dispersif, il a pu mesurer les longueurs d’onde des raies de la première bande violette et de la bande ultra-violette, et il a retrouvé les nombres (a) de M. Hasselberg.
- donnés par le miroir en rotation. Rien n’est plus facile, tique sur l’instrument en accompagnant le son du miroir et d’apprécier sans difficulté aucune le~i- Lon-
- u En admettant ce chiffre pour base d'appréciation, ou
- entachée d’une erreur beaucoup plus importante que M. Tissot, pas plus que moi, n'a pu éviter. Quelques nettes que soient, en effet, les épreuves, leur mode de production même fait qu’on observe sur la plaque une variation périodique et continue de l'intensité dans laquelle il eat extrêmement difficile de déterminer la position exacte du maximum.
- » Il résulte de là une erreur relative importante qui dépasse, et de beaucoup, celle qui peut résulter de 1 emploi du son d'axe pour la mesure de la vitesse angulaire du miroir, »
- (*) G.-A. HemsAlech, Journal de Physique, 3« série, t. VIII, p. 642, 1899.
- (2) Hasselbekg, Mém. Ac. Saint-Pétersbourg, t.XXXII, n° i5, 188j.
- (3) Réduits à l'étalon de Rowltmd.
- Le spectre de bandes obtenu dans l’étincelle oscillante avec certains métaux est donc bien identique au spectre de bandes de l’azote du pôle négatif.
- Sur la variation de composition des eaux minérales ou de source décelée à l’aide de la conductibilité électrique, par P.-Th. Muller. Comptes rendus, t. CXXXII, p. 1 046.
- La longueur et les difficultés d’une analyse chimique complète, empêchent le plus souvent de la répéter aussi souvent qu’il conviendrait pour reconnaître l’influence des saisons ou le changement, de débit, les modifications dues à une infiltration accidentelle et ignorée ou encore à un déboisement aux environs de la source. M. Muller a pu s’assurer que la mesure de la conductibilité électrique de l’eau par les courants alternatifs constitue une méthode extrêmement sensible pour reconnaître les changements de composition chimique ; il faut s’astreindre seulement à opérer toujours il la même température, par exemple 20°.
- Il est évident que si l’on trouve une même vjüeur de la conductibilité pour deux eaux de provenance différente, on 11e saurait en conclure qu’elles ont la même composition chimique. Mais si l’on opère sur l’eau d’une même source ou de deux sources voisines jaillissant du môme terrain dioiogique, à une grande égalité dans la valeur de la conductibilité correspond une identité presque absolue de la composition chimique ; M. Muller l’a constaté par de nombreuses analyses, qui n’accuseront quelques divergences, d’ailleurs très faibles, que pour la silice de l’oxvde de fer, subtances qui existent dans l’eau presque uniquement à l’état colloïdal et sont alors mauvaises conductrices.
- Séance du 6 mai 1901.
- Sur l’existence des courants ouverts, par V. Crémieu. Comptes rendus, t. CXXXII, p. 1 io3.
- Dans cette note, l’auteur relate les expériences dont il a entretenu la Société de physique (voir le n° précédent, p. 272).
- Sur les alliages de l’aluminium. Combinaisons de l’aluminium et du tungstène, par Léon Guillet. Comptes rendus, t. CXXXII, p. ma.
- L’auteur a reconnu qu’en faisant agir l’aluminium sur les oxvdes métalliques suivant la mé-
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- thode indiquée par Goldschmidt pour la préparation de certains métaux réfractaires, on peut obtenir des alliages d'aluminium et du métal résultant de la réduction de l’oxyde.
- IL a particulièrement étudié la réduction de l’acide tungstique par l’aluminium en présence d’un excès plus ou moins important de ce métal, la proportion d’aluminium est limitée, d’une part, par la réaction correspondant au'tungstène, pur, d’autre part par la non inflammation du mélange contenant une trop grande quantité d’aluminium.
- En opérant avec des mélanges compris entre ceux correspondants à AITu10 et APTu, il a obtenu des culots métalliques qui, traités par l’eau régale, laissent un résidu cristallisé correspondant à la formule AITu2. Des mélanges compris entre AITu et AlinTu, ont donné des cristaux lamellaire de composition ALTu. Enfin des mélanges compris entre Al3Tu et AITu" ont fourni le composé cristallisé APTu.
- Séance du 13 mai 1901.
- de potentiel des armatures aurait diminué, puisque l’inversion fait communiquer l'armature positive de Tun des condensateurs avec l’armature négative de l’autre et vice versa-Cependant la différence de potentiel des armatures du petit condensateur a plus que doublé à un certain moment, puisque; l’étincelle éclate.
- Cette expérience s'explique facilement par les oscillations électriques dont la théorie classique rend compte parfaitement de tontes les particularités du phénomène. Les calculs, plus compliqués que dans la charge du condensateur, n’offrent pas de difficultés. On les abrège en négligeant des quantités très petites qui ne donneraient que des termes inobservables dans l’expérience (1).
- f1) « On trouve ainsi pour la différence de potentiel maxités du grand et du petit condensateur, la relation très
- Sur une expérience d’oscillation électrique, par H. Pellat. Comptes rendus, t. CXXXll, p. 1178.
- L'auteur signale à l’Académie l'expérience suivante dont le résultat parait paradoxal au premier abord :
- Deux condensateurs de capacité très inégale (une batterie de six grandes jarres et une petite' bouteille de Leyde, par exemple) ont leurs armatures respectivement en communication par un inverseur qui permet d’altcruer les communications. Celui-ci est monté sur colonnes d’ébonite de façon à pouvoir opérer avec des potentiels élevés. Toutes les armatures des condensateurs, ou trois d’entre elles, au moins, sont Isolées. Deux tiges de décharges sont placées près du petit condensateur et permettent à l’étincelle d'éclater quand la diflérenee de potentiel des armatures devient suffisante.
- Si l’on vient h charger les condensateurs de façon à leur donner la moitié seulement de la charge nécessaire à la production de l’étincelle, ou même un peu moins, et qu’on vienne ensuite a intervertir les communications des armatures en faisant jouer l’mverseur, l’étincelle éclate entre les tiges de décharges.
- Or, si Tétincelle n’éclatait pas, après l’inversion et l’état d’équilibre atteint, la différence
- » La différence do potentiel maximum \V"m entre deux points du circuit tels que, en passant de Lun à l’aulre par
- IL, en appelant L le coefficient de self-induction de tout
- O)
- \V„, _ G— c
- V„ “ C + c
- » Sur les deux fils parallèles qui réunissent les armatures. il y a un nœud, c’est-à-dire qu’entre deux points particuliers se faisant face la différence de potentiel reste constante pendant l’oscillation, étant de sens
- a pour la position do celui-ci
- (3)
- C
- C + C
- Le rapport des coefficients de self-induction 1/ et L étant sensiblement le même que celui des distauces au petit condensateur du nœud et du grand condensateur,
- si les capacités sont inégales.
- maximum entre les armatures du petit condensateur tend vers 3 fois la dilfércncc de potentiel initiale, quand le rapport des deux capacités tond vers zéro.
- » J'ai vérifié expérimentalement l’exactitude de la rela-
- ‘“l (,)<rr i t f 1 -i t
- électromètre de MM. Bichat ot Blondlot; on déterminait la différence de potentiel nécessaire pour avoir la décharge
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVII. — N* 21.
- 1
- rendus, t. CXXXII, p*. m8o.
- L’auteur a employé la méthode de Y isthme^). Des expériences préliminaires effectuées sur
- quelques échantillons de fer doux èt d'acier ordinaire lui ont donné des nombres très voisins de ceux d'Ewing et Low
- Voici quelques-uns des résultats obtenus avec des aciers au nickel obligeamment envoyés par M. Ch.-Éd. Guillaume :
- « I. Acier irréversible contenant a4,t p. ioo de nickel et o,3 p.^ioo de- carbone. (Tempéra-
- B. H. il
- io'Gu aoo5o • 1,020
- SE
- a
- bp.ioo,
- l'autre 27,2 p. 100 de nickel.
- la valeur de i,iy 4000 unités C.G.S. constante jusqu’à
- C.G.S.
- le nickel, de le manganèse.
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- Tome XXVII.
- Samedi 1" Juin 1901.
- 8S Année. - N° 22
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne. Membre de l'Institut. — D. MONNIER, Professeur è l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE 8oo KILOWATTS DES ÉTABLISSEMENTS DECAUYILLE ET DE MM. CRÉPELLE ET GARAND.
- La Société nouvelle des Etablissements Decauville aîné de Petit-Bourg (Seine-et-Oise) et MM. Crépelle et Garaud avaient exposé en commun le groupe à courant continu le plus puissant de la section française.
- La dynamo de la Société nouvelle des Etablissements Decauville aîné avait une puissance de 8oo kilowatts sous une tension de 5oo volts et était affectée au service de l’éclairage et du transport de force motrice par courant continu.
- Le groupe Decauville-Crépelle et Garand est un de ceux qui ont fourni le plus long service parmi tous les ensembles électrogènes de l'Exposition.
- 11 est représenté sur la photographie de la fig-ure i qui en est une vue prise du côté des dynamos.
- Moteur a vapeur. — Le moteur à vapeur de MM. Crépelle et Garand est du type horizontal à deux cylindres eompound juxtaposés actionnant un mémo arbre par l'intermédiaire de deux manivelles calées à 90°.
- Les principales dimensions et constantes de cette machine sont les suivantes :
- Diamètre du petit cylindre.......................... 71 cm.
- Diamètre du grand cylindre. . . ;................... »
- Course commune des pistons.......................... 160 »
- Vitesse angulaire en tours par minute............... 7°
- Pression de la vapeur d'admission au petit cylindre. 9 kg : cm2
- La puissance normale de la machine est de 1 2.00 chevaux indiqués pour la marche à condensation et avec une introduction de un quinzième.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVII. — N° 22.
- Les cylindres reposent sur la maçonnerie par l'intermédiaire de plaques en fonte dressées et sont reliés cireulairement aux bâtis formant glissières. Ces bâtis s'appuient sur les fondations par de larges patins et sont reliés aux paliers moteurs par de forts boulons.
- Les paliers reposent sur les fondations par de larges empattements.
- Les glissières des bâtis sont alésées concentriquement aux cylindres ; les coulisseaux en fonte, à grande surface et garnis de métal antifriction, s’appuient sur les joues des crosses de pistons par l’intermédiaire de coins do réglage.
- Les axes des crosses sont venus de forge avec les crosses. Les bielles motrices à tètes fermées du côté du toui'illon de manivelle ont une longueur égale à cinq fois et demie la manivelle ; elles sont reliées aux crosses par des tètes à chapes qui permettent un débiel-lage facile.
- Les pistons sont du type suédois avec prolongement de tiges à l’arrière.
- La distribution est du type Gorliss dit « à lame de sabre »; les déclics sont commandés pour chaque cylindre par deux excentriques, un pour l’admission et l’autre pour l’échappement.
- Les excentriques actionnent deux leviers à axes concentriques, l'un commandant directement les bielles des obturateurs d’admission, l'autre deux leviers porte-ressorts qui entraînent les obturateurs d'admission jusqu’à ce que les palettes d’entrainement viennent rencontrer les taquets portés par le levier du régulateur; à ce moment le déclenchement se produit et les obturateurs se ferment par l’action des ressorts.
- Le choc sur les butées d’arrêt est amorti par des pistons fonctionnant dans des cylindres à air à orifice réglable.
- Au grand cylindre les butées sont portées par un levier réglable à la main avec manette de calage de façon à rendre l’admission fixe à volonté.
- Les obturateurs sont circulaires et tournent sur des sièges alésés dans les enveloppes des cylindres, à la partie supérieure pour l'admission, à la partie inférieure pour l’échappement.
- Le petit cylindre est chauffé dans toutes ses parties, y compris les fonds et les couvercles, parla vapeur vive des chaudières.
- Le grand cylindre est chauffé par la vapeur détendue au moyen d’un régulateur de pression.
- Le réservoir intermédiaire est entouré simplement do calorifuge.
- L’autre en acier forgé est perforé dans toute sa longueur.
- Le graissage des paliers est assuré par une pompe rotative ; à sa sortie l'huile s’écoule sur un filtre et tombe dans un réservoir entouré d’eau froide, pour être reprise par la pompe.
- Le graissage des coussinets de tourillons des bielles est obtenu par un graisseur central; celui du tourillon de crosse est opéré par un lèche-gouttcs.
- Le condenseur est placé dans le sous-sol sous le g*ros cylindre. La pompe à air verticale à simple effet est commandée par un tourillon de la crosse, au moyen d'une bielle horizontale et d’un levier d’équerre articulé sur le couvercle meme do la pompe.
- Les clapets en caoutchouc, à soulèvement parallèle, sont circulaires, au nombre de six pour l’aspiration sur le piston et six pour le refoulement sur la plaque à clapets supérieure.
- Une soupape à frotteur, placée dans une chambre en communication avec le tuyau qui relie la pompe à air au condenseur, permet une rentrée de l’air si l’eau monte dans ce tuyau et l’empêche d’arriver au cylindre.
- Le moteur outre les induits des dynamos comporte un volant en deux pièces assemblées par clavettes à la jante et par boulons et frettes au moyeu.
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- plan du groupe électrogène de la Société Nouvelle des Établissements Decauvillcamé
- élévation
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- Le diamètre extérieur du volant est de 6,2 m et sa largeur de 3o cm.
- La vitesse à l’exposition était de 7a tours pur minute.
- Dynamos. —Les deux dynamos de la société nouvelle des Etablissements Decauville aîné sont calées sur l'arbre du moteur à vapeur, une de chaque côté du volant.
- Ces deux dynamos, de même puissance, sont susceptibles de fournir chacune une puissance de kilowatts sous une tension variant île 2Ôo à 20a volts. Le débit de chacune des machines est pur suite de 1 800 ot 1 600 ampères respectivement pour les deux régimes de
- Fig. 3 ot 4. — Vues d’ensemble avec coupes des dynamos de 400 kilowatts de la Société Nouvelle des Établissements Decauville aîné.
- marche. A l’Exposition, ces machines étaient groupées en série pour pouvoir fonctionner sur le réseau à trois fils.
- La vitesse angulaire est de 70 tours par minute et le nombre de pôle de 10.
- Ces machines sont du type à pôles conséquents et à induit lisse ; elles sont d’une très grande robustesse qui leur permet de supporter aussi bien les à-coups que les machines à induits dentés.
- Lus dynamos de la Société Decauville, de ce type, sont employées à la Société Electrométallurgique de l'Ouest et à la station centrale de Nancy.
- Les figures 2 et 3 représentent des vues d’ensemble avec coupes partielles des deux dynamos de la Société nouvelle des Établissements Decauville aîné : les figures 4 et 5 sont des coupes à plus grande échelle de l’une de ces machines.
- Inducteurs. — La carcasse inductrice est constituée par des noyaux prismatiques en acier coulé dont les bords extérieurs sont arrondis et qui sont réunis entre eux par les pôles proprement dits, également en acier. L’ensemble des’ plaques forme un polygone régulier qui est soutenu par deux chaises lesquelles sont elles-mêmes boulonnées sur deux plaques
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- de fondation reposant sur des massifs de maçonnerie. Des vis de réglage, agissant dans le sens vertical et dans le sens horizontal, permettent de centrer l’inducteur par rapporta l’induit.
- Les pôles inducteurs sont fixés sur les deux noyaux qu’ils réunissent par de foi'tes vis et les surfaces de contact sont soigneusement drossées pour éviter l'influence des joints magnétiques.
- Le diamètre maximum de la carcasse inductrice est de i85 cm environ et sa largeur totale de 35 cm. Les noyaux constituant cette carcasse ont une longueur maxima do 98 cm et une largeur de 35 cm.
- Les pièces polaires d’une longueur de 35 cm également ont un arc d’embrasement d’environ 3o°. Le diamètre d’alésage des inducteurs est de 280 cm.
- Les noyaux inducteurs portent, chacun une bobine inductrice enroulée sur une carcasse isolante. Ces bobines comportent 729 spires de fil de 5,5 mm de diamètre réparties en 9 couches de 8r spires.
- Les dix bobines inductrices sont groupées en série et l’ensemble est placé en dérivation aux bornes.
- La résistance du circuit inducteur ainsi obtenu est de 6,8 ohms à la température de 170.
- Le poids de cuivre sur chaque inducteur est de i5o kg environ, soit 1 5oo kg par machine.
- Le poids de la partie fixe de chacune des deux dynamos atteint 16 ooo kg.
- Induit. — Le support de l’induit est formé par un tambour en fonte percé de trous pour la ventilation et portant un anneau intérieur venu de fonte et consolidé par des nervures. Cet anneau vient se fixer sur un second anneau supporté par un moyeu elaveté sur l’arbre.
- Ce moyeu est en outre serré sur l’arbre par deux frottes en fer forgées placées à chaud.
- Le tambour porte à sa surface extérieure des supports à section en queue d’aronde sur
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- lesquels viennenl: se fixer les tôles de l’induit qui sont serrées entre deux joues en acier coulé. L’épaisseur des tôles est de o,45 mm.
- Le diamètre extérieur du support est de a3o cm environ; le diamètre extérieur de l’induit ôtant. 283 cm et la hauteur radiale des tôles 21,75 cm, il en résulte pour le diamètre intérieur de l’anneau induit une longueur de 240 cm.
- L’entrefer moyen est de 10 mm.
- L’enroulement induit est constitué par un câble pial à section sensiblement carrée; les dimensions extérieures de ce câble nu sont de 7,5 mm de hauteur sur 6,5 mm de largeur.
- Le bobinage est du système Arnold série-parallèle, les 1 200 conducteurs répartis à la périphérie de l’induit sont groupés en 62a sections de deux conducteurs et d une spire
- Fig. 7. — Caractéristiques d'une dynamo de 400 kilowatts de la Société Nouvelle des Établissements Decauville aîné.
- J. Caractéristique à vide. U. Caractéristique en charge à tension constante.
- chacune aboutissant aux 625 lames du collecteur. Les connexions des conducteurs entre eux sont faites avec des lames en V de 3o cm de longueur, de 3 cm de largeur et de 1,8 mm d’épaisseur.
- Du côté opposé au collecteur les parties inférieures des développantes sont isolées et sont munies d’une petite échancrure s’engageant dans un anneau qui vient se glisser, à frottement dur, sur un second anneau supportant la partie inférieure de ces lames de connexion et serré sur le support même de l’induit.
- Le collecteur est porté par un tambour s’emmanchant également sur le support de l’induit. Les lames isolées au mica sont serrées par un anneau en acier boulonné sur le support.
- Le diamètre du collecteur est de 200 cm et sa largeur utile de 20 cm.
- Les axes des porte-balais sont supportés par une couronne pouvant tourner entre cinq bras boulonnés sur la carcasse inductrice. Le déplacement de cette couronne est obtenu à l’aide d’un petit pignon mû par un volant à main. Les axes de même polarité sont connectés à deux cercles en cuivre sur lesquels sont fixées les prises de courant.
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- Les balais sont en charbon.
- La résistance de chaque induit entre balais est de o,oo5 ohm à chaud et le poids de cuivre utilisé sur les deux induits de 5oo kg, soit a5o kg par machine.
- Le poids total de chaque induit y compris son support est de 12 5oo kg.
- Résultats d'essais. — Les courbes de la figure 7 représentent les caractéristiques à vide et en charge de l’une des machines de 4*5 kilowatts de la Société nouvelle des Etablissements Decauville aîné.
- On voit que le courant d’excitation nécessaire pour obtenir la tension de 200 volts à vide à la vitesse de tours par minute est de 22 ampères.
- Pour une charge de 1 800 ampères, l’intensité du courant d’excitation pour le fonctionnement à 200 volts est de 34 ampères, ce qui correspond à une chute de tension de 8 p. 100.
- Par suite de la commodité des essais résultant de la présence de deux dynamos sur un même arbre, on a pu essayer les deux machines l'une débitant sur l’autre fonctionnant comme moteur.
- Après une charge de 1 800 à 2000 ampères pendant 10 heures et sans arrêt, la surélévation de température au-dessus de la température ambiante n’a pas dépassé 25° G. à la surface de l’induit et du collecteur et 20" sur l’inducteur.
- Cette machine qui a fourni près de 1 000 heures de marche en charge pendant la durée de l’Exposition a subi trois courts-circuits qui ont fait monter l’intensité à plus de 3 000 ampères pendant plusieurs minutes et sans endommager en rien les dynamos.
- J. Reyval.
- TÉLAUTOGRAPHE RITCHIE
- I. Objet et caractères distinctifs de l’appareil. — « Le télautographe Ritchie est un appareil destiné à transmettre l’écriture et, d’une façon générale, tout dessin on tracé linéaire à une distance quelconque en utilisant les lignes téléphoniques à deux fils. » Telle est la définition précise qu’en a donnée M. Lippmann à l’Académie des Sciences (*), et qu’il a fait suivre d’une description succincte où il met surtout en valeur le principe des différentes fonctions de l'appareil, et qu’il termine par l’appréciation suivante :
- « En somme, le télautographe est, avec le télégraphe et le téléphone, un troisième agent « qui vient compléter nos moyens d’économiser le temps et de supprimer la distance, « mais qui a cel avantage sur les deux autres de laisser entre les mains du destinataire un « autographe qu’il peut recevoir môme en son absence. »
- Depuis la présentation de cette note par le savant académicien, l’appareil a été présenté à la Société de Physique et à la Société d’Encouragement par i\I. Désiré Korda, qui s’est attaché à définir avec beaucoup de précision les caractères particuliers de la transmission télautographique et les différences essentielles qui apparaissent quand on compare l’appareil Ritchie à ses prédécesseurs et à ses émules. On ne saurait préciser en meilleurs termes les caractères distinctifs et les avantages de cet appareil, aussi ferons-nous à la première conférence de M. Korda les emprunts suivants :
- (l) Comptes rendus, a5 mars 1901. Note de M. Bbauer présentée par M. Lippmann.
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- « L’appareil constitue le « télégraphe » par excellence, c’est-à-dire un dispositif permettant la reproduction de l’écriture à distance. Ce ne sont plus les signes conventionnels du Morse ou du siphon recorder, ni des caractères d’imprimerie, mais bel et bien l’écriture autographe de l’expéditeur qui apparaît sur le papier de l’appareil récepteur avec tout ce qui lui est personnel, c’est-à-dire avec tous ses défauts et tous ses avantages, avec ses caractères plus ou moins embrouillés, avec ses illustrations, croquis et dessins, avec ses ratures et son authenticité.
- » Jamais une chose aussi difficile n’a été réalisée par des moyens électriques plus simples. Nous sommes loin des plaques hachurées, préparées chimiquement d'avance dans l'ingénieuse invention due, il y a cinquante ans à l’abbé Caselli, de même que des organes syn-
- chroniques réalisant l’impression mécanique des hachures employées par ceux qui suivaient la trace du savant abbé italien.
- » Le télautograplie procède d’une manière beaucoup plus directe. Il met en rapport immédiat l’expéditeur et. le destinataire comme s’il s’agissait d'un échange de conversation téléphonique, la seule différence dans le résultat par rapport aux téléphones étant que la conversation est écrite au lieu d’être parlée. Les caractères tracés par l’expéditeur apparaissent au fur et à mesure de leur inscription sur le papier du destinataire et celui-ci peut répondre de même dès que son « interlocuteur » a cessé d’écrire.
- » C’est une suite de lettres échangées sans le ministère du facteur et sans timbre-poste.
- » Et.ishaGray, l'illustre^nveTiteur du microphone, lé savant américain mort il y a quelques semaines à peine, s’était attelé de [mis longtemps à la solulion du problème que nous venons de signaler. Malheureusement, le résultat très encourageant qu'il a obtenu le fut au détriment de la simplicité et par conséquent de la possibilité d’une application vraiment pratique. Sans parler de la construction compliquée, délicate et coûteuse de son appareil, du réglage très difficile à cause de tous les organes mécaniques qu’il contenait : moteur, mouvement d'horlogerie, embrayage, etc., le télaulographe primitif de M. Gray était entaché
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- d'un grave inconvénient pratique, celui de nécessiter quatre fils entre les postes en communication.
- » M. Maccheiisox, un des élèves de M. Gray a réussi à éliminer cet inconvénient très important et à ramener le nombre do fils nécessaires à deux, mais sans pouvoir se passer des organes délicats, des bobines et contacts sans nombre.
- » C'est à un antre élève de M. Grav, à un électricien anglais M. Rttciite que fut réservé
- Fig. 3.
- le mérite d’avoir pu simplifier et mettre au point l’invention du maître, et l'appareil que nous avons sous les yeux est le résultat de ses recherches. Dans cet appareil, pins de mouvement d'horlogerie, plus de complications mécaniques. Un nombre très restreint d’électro-aimants et les deux fils qui réunissent les deux postes en correspondance suffisent, au moyen d’un artifice ingénieux, à transmettre toutes les manœuvres de l’appareil ».
- Maintenant qu'on a bien compris les fonctions du télautographe Ritchîe et ses conditions d’emploi, on peut voir, par la figure 4 où ont été réunies pour nos lecteurs les reproductions d’un message original confié à l'appareil, et de la transcription effectuée par ce dernier au bout d’une ligne équivalant à une distance de plus de ioo km, qu'il s’acquitte de ses fonctions avec une exactitude presque parfaite, tant dans la transmission du dessin que de
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- récriture ; et on peut aborder l’étude des principes simples auxquels il a été fait appel et des moyens de réalisation ingénieux qui ont été employés.
- II. Composition d’ln poste télautograpiiïql'k. — Tout d’abord, le premier effort d’analyse conduit à reconnaître de suite la nécessité, pour, chaque correspondant, d’avoir deux appareils distincts, pour la transmission et la réception des messages, et il peut avoir avantage à se réserver aussi l’usage du téléphone sur la même ligne, ce qui ne présente aucune difficulté. C'est ce qu'ont pu voir par eux-mômes les visiteurs de l’Exposition annuelle de la Société Française de Physique, où figuraient deux postes complets reliés par une ligne artificielle de 3oo ohms par fil, et c’est à l’aide du même ensemble d’appareils qu’a été obtenue la transmission du croquis et du texte présentés figure 4- Enfin c’est au même modèle que se rapportent aussi les photographies i, a et 3. Le téléphone, du modèle à main, bien connu, est visible à gauche de ces photographies ; il se met lui-même hors circuit
- lorsqu’il est posé sur ses crochets à la manière ordinaire, et il se substitue au récepteur télaulographique lorsqu’on le relire pour en faire usage.
- Le transmetteur est de même substitué au récepteur du poste par le jeu d’un commutateur simple représenté figure y, et sur lequel nous devrons revenir plus loin. L’expéditeur du message, parle jeu de ce commutateur, met en circuit son transmetteur et renverse la connexion à la terre de la batterie-locale utilisée pour la transmission électrique d’un poste à l’autre: il réalise ainsi les connexions représentées parl’iiri queleonqued.es croquis de la figure 4* <jui sont destinés à faire comprendre le principe de cette transmission électrique.
- III. Principes de l’appareil et leur réalisation. — On comprendra le fonctionnement de chacun des élémenLs représentés par les figures quand on aura passé en revue les principes essentiels de la transmission : ils doivent assujettir la plume réceptrice c' à reproduire les mouvements du crayon c (fig. 5), ce qui implique évidemment la réalisation des problèmes suivants :
- i° Reproduction des mouvements du crayon parallèlement à la surface du papier.
- 2° Mouvements de la plume pour la conservation des inlervalles de l’écriture.
- 3° L’avancement simultané du papier dans les deux postes.
- 4U Enfin les fonctions accessoires nécessaires à la commodité de la transmission.
- i° Reproduction des mouvements du crayon parallèlement h la surface du papier. — La réalisation mécanique de. l'identité des mouvements de la plume et du crayon est assurée par deux systèmes mécaniques articulés, représentés séparément (fig. 5). Dans ces mécanismes
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- identiques, c et c! représentent respectivement le crayon transmetteur et la plume réceptrice, a c, a' e' des points fixes ; et, pour que c reproduise fidèlement les mouvements du crayon dans le plan de la figure, il suffit que les tiges a' b' el d! e! reproduisent fidèlement le mouvement des tiges - a b et de. Là intervient le principe de la transmission électrique du mouvement, que représente les croquis donnés (fig. 4 et 6) et qui utilisent les variations d'intensité de deux courants continus distincts, passant dans les fils 3 et 5, sous le voltage total des batteries locales. Ces circuits 3 et a se ferment par la terre, et comportent respectivement. deux rhéostats C et D dont le frotteur mobile est solidaire des tiges a b, d e, et deux galvanomètres correspondants dont l’équipage mobile est solidaire des tiges d' c ci b'. On conçoit que le système soit réglé de façon à assurer l’égalité des déplacements des tiges correspondantes dans les deux postes.
- Pour cela, les éléments en jeu dans la transmission doivent être évidemment réglés de
- Fig- 5.
- manière que toute intensité possible dans chaque circuit corresponde à des positions angulaires identiques pour les bras calés sur les axes respectifs du rhéostat et du galvanomètre correspondant.
- Par éléments enjeu, nous entendons:
- a. Le voltage de la batterie, qui doit être constant : les batteries des deux postes, mises en série lors des transmissions, et donnant chacune ?-4 volts, réalisent celle condition avec facilité, puisque les deux circuits ne prennent qu’un courant minime, t/io d’ampère au maximum.
- b. L’intensité de champ (les galvanomètres, qui doit être constante ; aussi les aimants permanents ont-ils été remplacés par de puissants électro-aimants excités par la batterie locale du poste et saturés.
- c. La résistance de chaque ligne et do son rhéostat, qui doivent être théoriquement constantes, pour assurer la conformité absolue du message transcrit avec l’original. On voit de suite qu’un appareil réglé pour ces conditions et pour une distance de transmission donnée ne le sera plus pour une distance différente. Dans le cas où des postes échelonnés devraient correspondre entre eux, on devrait admettre de ce fait une certaine déformation, ou l’éviter par des rhéostats auxiliaires qui compliqueraient l’appareil. Heureusement, la déformation est si faible qu’il n’v a pas lieu, en général, de recourir à pareille complication.
- La valeur élevée de la résistance des rhéostats par rapport à celle de la ligne (rapport dans le cas qui nous occupe) a pour premier avantage d’atténuer beaucoup les déformations observées si la longueur de la ligne vient à varier; et son second avantage est d’assurer aux galvanomètres une plus grande constance de sensibilité pour les diverses positions de leur équipage mobile. Cela a permis de construire des rhéostats à sections uniformes, sur les principes exposés par les figures n à 14.
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- d. Enfin, l’isolement des Lignes doit être élevé et constant : il est soumis seulement à la tension d’une batterie, et la différence de volts entre la ligne et la terre ne dépasse pas par conséquent 24 volts.
- 20 Mouvements d'abaissement et de. soulèvement de la plume pour la conservation des intervalles de Vécriture. — Pour obtenir au récepteur les séparations de mots qui correspondent au soulèvement du crayon transmetteur, il faut donner à la plume réceptrice les mômes mouvements simultanés de soulèvement. Il faut de plus que le dispositif 11e trouble le jeu régulier des galvanomètres, ni par les courants électriques, ni par les frottements sur l’équipage. La première nécessité interdit l’emploi d’un relais à courant continu, la seconde oblige à certaines délicatesses de construction.
- L’emploi dos courants alternatifs ou vibratoires étant ici nécessaire, on l’a réalisé très ingénieusement comme permet de se le représenter la figure 6. Le circuit secondaire de la bobine de Ruhmkorff qui le produit est branché en dérivation, au delà des rhéostats, entre les lignes 3 et 5, et il est coupé par un condensateur qui prévient le passage du coui’ant continu dans la dérivation.
- En deçà des galvanomètres est branché, à l’autre extrémité, le circuit du relais K, qui obéit à l’action du courant vibratoire transmis, en ouvrant ou en fermant le circuit de Vélec-tro M, par le jeu duquel se soulève ou s’abaisse la plume. L’inductance élevée des cadres des galvanomètres et des relais E E' prévient tout passage du courant vibratoire dans leurs circuits, et par conséquent tout effet perturbateur sur l’appareil.
- Quant aux perturbations qui seraient à craindre pour les autres appareils avec un courant vibratoire parcourant un fil simple ou un circuit d’une certaine self-induction, elles doivent cesser de l’être si les deux fils constituant le circuit sont convenablement réunis dans toute leur longueur, comme il arrive d’ordinaire dans les lignes téléphoniques à deux conducteurs (*}.
- («) Revenons sur les figures 6,i5, 16, 17, 18, pc Lorsque les deux appareils sont en ordre-de comi
- tailler plus complètement le fonctionnement des divers tion, un courant local passe dans l'électro-aiinant M qui
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- 3° Avancement du papier et prise d'encre. — L’avancement du papier n’est pas automatique, et les rouleaux qui le délivrent aux appareils sont normalement immobiles dans les deux postes. L’expéditeur réalise l’avancement simultané d’une même quantité de papier dans les deux postes (i5 mm dans l’appareil exposé), par la seule manœuvre d’un levier qu'il meut avec son crayon, et qui exécute les opérations suivantes :
- a. Au porte transmetteur : a. Le déplacement, et le retour d une pince à papier qui donne l’avancement voulu. jâ. L’interruption du courant à la batterie.
- b. Au porte-récepteur : a. L'aller et le retour d’une pince commandée par un électro par l’intermédiaire d'un relais. (3. L’interruption du courant de la batterie et de l’excitation du galvanomètre, y. La prise d’encre (’).
- 4° Commutateur. — L’appareil Ritchie, ainsi réalisé pour satisfaire a ses fontions essentielles, serait cependant incomplet pratiquement s’il n’était pourvu d’un commutateur multiple dont nous avons tout d’abord dit la nécessité, et dont nous allons exposer le fonctionnement et d’appels et de dispositifs pratiques auxquels nous consacrerons quelque attention, parce qu’ils parachèvent l'appareil en le rendant véritablement pratique.
- Nous ayons vu que le téléphone et le télautographe n’étaient point frères ennemis, mais s’associaient volontiers pour constituer une communication parfaite. La mise en service du téléphone se fait par le jeu môme des crochets à ressorts sur lesquels cet appareil repose. Il se substitue de la sorte au récepteur ou au transmetteur du télautographe.
- La mise en fonctionnement de l’un ou l’autre de ces derniers, nécessite sa mise en cir-
- Q
- i=a-
- luigne
- Batterie -f.
- Fig. 7.
- soulève la plume (11g. 6.) ce courant lui étant fourni par le contact établi parle relai E qui attire son armature pen-
- tendu, celte plaque ayant un petit déplacement vertical établit un contact envoyant du courant dans le circuit primaire d'une bobine d’induction F dont le trembleur se met à vibrer. (Pour simplifier la figure 6 les prises de courant local aux deux pôles de la batterie sont simplement indiquées par des amorces portant les signes -j- ou —.)
- relai K à travers le condensateur L. L’armature de K est attirée et le circuit de courant local de M est rompu. La plume, primitivement soulevée par la barre XY (fig. 3), agissant sur les deux bras du support, tombe en contact
- les traverse pas d’une façon scnsibleet le circuit de ce courant se ferme comme suit : Circuit secondaire de la bobine F, condensateur I, ligne 5, condensateur L, relai K et ligne 3.
- (’) Supposons que, avec le crayon du transmetteur, l’expéditeur pousse jusqu’à fond de courseet relâche en-
- mis à angle droit à une bielle reliée à un volet et un châssis mobile permet de pincer le papier et de le faire avancer
- A chaque va-ct-vient en môme temps le contact 17 coupe et rétablit le courant qui passe sur la ligne.
- dans le même sens, a son armature attirée quand le courant même minimum passe sur ses fils. Un courant local passe alors dans les électros P qui, agissant sur le volet et le châssis mobile, pince le papier et provoque son dcpla-
- Lorsquc le courant est interrompu sur les fils de ligne, l’armature de E cesse d’être attirée et le courant local passant dans les clectros P est rompu ; le papier est relâché- et le châssis retombe par son poids sur scs butéds inférieures.
- Lorsque le crayon du transmetteur est placé- dans le Y du levier de manœuvre, la plume réceptrice qui reproduit exactement ses mouvements vient se placer au-dessus d’un encrier ; lorsqu’en poussant le V on coupe le courant de ligne le châssis élévateur de papier retombant, un bras qui y esL fixé vient appuyer sur le bras du galvanomètre de gauche et fait plonger la plume dans l’encrier.
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- 1
- cuit d’abord, et ensuite l’inversion de la batterie locale, pour que les batteries des deux postes soient en série lors du fonctionnement seulement, en opposition en cas d’expectative (‘).
- 5" Sonnerie d’appel. — Il est bien évident que l’appareil doit toujours être laissé sur récepteur et que celui-ci serait incomplet s’il ne lui était pas adjoint une sonnerie qui fonctionne en cas d’appel de l’autre poste. C’est de cette sonnerie que nous allons indiquer maintenant la double fonctionnes constructeurs la faisant servir aussi comme avertisseur automatique au cas où, par oubli, le poste serait abandonné à l’état de transmission, et non à l’état de réception comme nous venons de le recommander.
- Fig.10
- récepteur.
- La sonnerie est constamment reliée par une de ses extrémités au pôle négatif de la batterie locale. Lorsque le récepteur du lélauLogruphe est en circuit, il suffit d’appuyer sur un bouton à l’autre poste pour mettre un des fils à la terre et actionner la sonnerie. En effet, un courant passe de la batterie à la terre à travers l’enroulement du relais E' dont l’armature est attirée. Le circuit de la sonnerie se trouve fermé en dérivation sur la batterie locale. Le relais E' porte deux enroulements en sens inverse, en série chacun avec un des fils de la ligne, de façon que les courants égaux et de même sens sont sans action sur lui.
- Lorsque le transmetteur est en circuit, le circuit de la sonnerie est fermé sur une bobine de 200 ohms et un interrupteur. Tant que le bras de la personne qui écrit est posé sur la planchette, le circuit est coupé par l’interrupteur ; aussitôt que le bras se lève, la planchette animée d’un mouvement de bascule et soulevée par un ressort appuie sur l’interrupteur au moyen d’un bras et ferme le circuit de la sonnerie qui se met à fonctionner; elle ne s’arrête que lorsque l’opérateur a pressé avec le crayon le boulon A du commutateur dont il
- P) L’appareil étant à fêlai de repos, le commutateur (fig. 7) est maintenu abaissé par un cran découpé dans le levier 0 (iig. 6), le pôle positif de la batterie est en contact avec la terre et le récepteur en circuit avec la ligne ; ce résultat est obtenu par le contact des trois touches milieu avec les trois touches inferieures. L’appareil est alors disposé pour enregistrer les messages sans qu’il y ait aucune manœuvre à faire. Lorsque l’opérateur, avant de commencer à écrire, pousse le levier 0 avec le crayon, le commutateur, dégagé du cran, devient libre, se soulève par l’effet du ressort à lame, met le pôle négatif à la terre et le transmetteur en circuit à la place du récepteur; l’appareil est alors en ordre de transmission. Pour remettre l’appareil à l’état de réception, il suffit de presser avec le crayon sur le bouton A, le commutateur rentre dans le cran du levier 0 et reste abaissé. Sur ce récepteur
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- r
- . 327
- a été parlé plus haut, opération par laquelle le récepteur est remis en circuit. On ne peut donc pus quitter l’appareil sans l’avoir mis en état de réception.
- TV. Construction. — La disposition générale des appareils atteste une grande ingéniosité, et leur construction se caractérise surtout par les soins apportés pour éviter toute délicatesse de construction et. d’entretien.
- On a rejeté délibérément tous mécanismes d’horlogerie, engrenages,échappements, etc...
- Fig-, 15.
- % 16.
- Fig.18. • Fig 17.
- Fig. i5 à 18. — Vues des éleclros. butées, châssis el volet mobile pour l'avancement du papier au poste récepteur.
- 0'
- (SjBIE
- vi
- et on n‘a pas admis d’autre intermédiaire, quand il en a fallu introduire entre l’opérateur et les mécanismes distants, que des relais électriques constitués par de simples électros.
- En dehors de ceux-ci on a : Au transmetteur, un système de bras articulés, deux rhéostats, un commutateur, le mécanisme d’avancement du papier et différents contacts.
- Au récepteur, un système de bras articulés, deux galvanomètres el leurs amortisseurs à liquide, le mécanisme d’avancement du papier, el la barre de soulèvement de la plume.
- Tout ceci fonctionne en utilisant uniquement:
- i° Des axes tournant entre des pointes coniques; 20 Des articulations à rotule ; 3° Des articulations composées d’un œil el d’un axe ; 4“ Des flexions de ressorts.
- Aussi les constructeurs estiment-ils que l'entretien est pratiquement nul, et qu’il suffit de veiller à l’approvisionnement de l’encre et du papier nécessaires au maximum une fois par mois.
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- L’avenir dira si ces prévisions sont justifiées (’)•
- V. Conclusion. — Nous pensons déjà que le fonctionnement de l’appareil suffît à expli-quer son très légitime succès à l’Exposition de Physique. Il est à espérer que ce ne sera pas un pur succès de curiosité, mais qu'il en résultera des appl ieations pratiques : on peut d’autant mieux l’espérer que l'installation de l’appareil n’exige aucune modification essentielle (2) des réseaux existants et que la construction n’en est pas onéreuse.
- L’appareil ne prétend pas du reste se substituer au télégraphe ou au téléphone, puisqu’il est bien loin d’égaler le rendement du premier pour la rapidité des transmissions et qu'il vise surtout à perfectionner les avantages du second, dont il est Y auxiliaire précieux (3).
- informés déjà que plusieurs pays européens entrent dans la voie d’application et qu’il n’est pas impossible que la France s’y engage dans des conditions similaires.
- Les promoteurs demandent on général une licence d’exploitation sur les lignes téléphoniques existantes, et prennent à leur charge l'installation et l'entretien des appareils.
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- La Société anglaise du tétautographe a déjà passé un contrat avec le Post Office anglais, qui se réserve 34 p 100 des redevances payées à la société.
- On dit que l’appareil a reçu le même accueil satisfaisant des autorités allemandes et hongroises, et qu’une des applications poursuivies par ses promoteurs en France, est son installation dans les bourgs à faible trafic qui ne justifient pas la permanence d’un personnel de télégraphe hors de proportions avec les recettes faibles. Les messages s’inscriraient en l’absence de tout personnel et il suffirait de les relever de temps en temps.
- Nous suivrons donc avec intérêt tout ce qui sera fait dans ce sens et nous ferons un devoir d’en indiquer ici le développement. P. L.
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- PILES
- Sur le maniement des éléments au cuivre, par le Dr Eduard Jordis. Zeitschrift fur Etectrochemie. t. VII, p. 4'>9> 21 février 1901.
- Dans les cas où l’on ne peut pas employer d’accumulateurs, comme par exemple dans les laboratoires quand on craint les vapeurs acides, l’auteur recommande l’emploi des éléments zinc-oxydule de cuivre-soude ou mieux encore potasse.
- On sait que l’équation de la décharge est
- Zn + 2 ÎN'aOH + Cu20 = Zu (ONa)2 -f- IPO +2 Cu
- Les éléments ont comme avantage une capacité très grande et très constante; et pour des études d’clcctrolyse effectuées par l'auteur et répétées régulièrement tous les jours, il a suffi d’une régénération et d’une purification tous les six mois. En revanche ils ont comme inconvénients une faible force électromotrice, 0,80 à 0,82 volt, et une légère action locale au zinc.
- Pour régénérer l’élément, l’auteur recommande le procédé suivant qui est très rapide. Après démontage, on lessive les plaques à l’eau courante et on brosse leur dépôt. On les porte ensuite humides dans une étuve ou dans un four chauffe à i5o°. Pondant cette opération, les cristaux de zincatc sc décomposent en une poudre légère d’oxyde de zine et de carbonate de soude qui sc laisse beaucoup plus lacilement enlever par un simple brossage que le zincate cristallisé. Les plaques en cuivre réduit sc transforment à nouveau en oxydule de cuivre. Les cristaux attachés aux vases sont éliminés par un traitement aux acides sulfurique ou chlorhydrique forts. Si on chauffe trop longtemps à trop haute température on obtient l’oxyde CuO au lieu de' Cu20. Ceci n’a pas grande importance si on utilise de suite l’élément. Dans les autres cas. il se dépose plus de cuivre sur le zinc par suite d’une solubilité plus grande de l’oxyde que de l’oxydiile dans la lessive alcaline.
- La durée de telles batteries serait, paraît-il, 1res grande et l’auteur 11’a constaté pour les plaques de cuivre qu’une très légère diminution après quatre ans, par suilc de la faible solubilité, mais aucun endommagement. L. J.
- Thermodynamique des piles voltaïques par Henry S. Carhart. Phys, Iievicw, t. XI, n° 1, p. 1 ; juillet 1900.
- Partie théorique. — La théorie des piles donnée par Thomson qui admet que l’énergie électrique d’une pile réversible est l’équivalent de l’énergie chimique transformée a etc abandonnée depuis les recherches théoriques de Ilelmholtz (Die ihermodynnmik Chemische Vor-gàngc ; Stizunsher, der Akad. der Wissensck. zu Berlin, I, p. 24; 1882) et les confirmations expérimentales de Jahn (Wied. Ann., t. XXVIII, p. 21 et 491 ; 1886) et d’autres physiciens. 11 est maintenant bien établi que le débit de l'énergie électrique d'une pile réversible peut être ou supérieur ou inférieur à l’équivalent calorifique des réactions chimiques qui s’y produisent. Il est plus grand quand le coefficient de température de la pile est positif et vice versa. Si une pareille pile est intercalée dans un circuit possédant une résistance telle que la chaleur de Joule dégagée dans la résistance interne de la pile soit insignifiante, il faut alors, quand le courant v passe, pour maintenir sa température (de la pile) constante, ajouter une certaine quantité de chaleur, si son coefficient de température est positif. Il faut en retrancher, au contraire, si ce coefficient est négatif. Dans le premier cas, toute l’énergie potentielle chimique transformée se convertit en énergie électrique ainsi qu’une certaine quantité de chaleur ; dans le second une partie seulement de l’énergie chimique transformée se convertit en énergie électrique, le reste se transformant en chaleur.
- La pile à calomel, de Helmholtz, est un exemple d’une pile à coefficient de température positif et d'un convertisseur de chaleur en énergie électrique. La pile étalon de Clarke possède, au contraire, un coefficient de température négatif £t elle fournit de la chaleur quand on la fait fonctionner comme pile primaire. Dans la pile de Danicll, l’énergie électrique est presque exactement l’équivalent de la différence entre la chaleur de combinaison du SO'Zn forme et du SCVCu décomposé.
- Mais, jusqu’à présent, le principe de Helm-holtz 11’a, pour ainsi dire, été appliqué aux
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- piles qu’erc gros : on n’a jamais considéré séparément la partie positive et la partie négative d’une pile. L’auteur se propose précisément d’appliquer ce principe a une pile en considérant séparément les deux parties de la pile. Cette manière de voir n’est d’ailleurs qu’une extension du principe de Ilelmholtz.
- Considérons une pile de Danicll et supposons que sa force électromotrico soit contrebalancée par une autre force électromotrice inverse. En diminuant cette dernière on obtient un courant qui passe dans le sens normal : le Zn se dissout dans SO;‘H2 et on obtient en même temps un dépôt de Cu. Si, au contraire, on oppose une force électromotrico supérieure à celle du Danicll, on obtient un dépôt de Zn et le cuivre se dissout dans S04II2. En effectuant successivement ces deux opérations, on ne fait que ramener la pile à son état initial. Le cycle de ces opérations étant réversible, on peut y appliquer les principes fondamentaux de la thermodyna-
- Soit T la température absolue ;
- e?H la quantité de chaleur qu’il faut fournir ou enlever à la pile pour que sa température reste constante pendant le passage de la quantité d’électricité dq ;
- u l’énergie totale de la pile (fonction de la température des pôles -|- et — de la pile et fonction de q) ;
- J l’équivalent mécanique de la chaleur ;
- E la force électromotrice de la pile.
- Le principe de la conservation de l’énergie donne alors en désignant par ^ ^ et ^ j les quantités qui se réfèrent aux pôles (-]-) et (—) de la pile,
- La variation d’entropie pendant le passage de dq est,
- ^[w/T+(^)/r]
- d’où
- as
- ai
- • as
- a.?
- En ditférentiant la première des équations (3) par rapport à q et la seconde par rapport à T on obtient,
- Cette relation substituée dans (i) doi
- (4)
- (5)
- Cette dernière équation exprime, mécaniquement, la chaleur qu’on doit fournir ou enlever à la pile pour que sa température ne Varie pas pendant le passage de dq. En effet, si dT = o, celte équation devient,
- où est coefficient de température delà
- partie (-)-) de la pile, la température (—\ étant supposée constante; est coefficient de
- température de la partie (—) de la pile, la température de sa partie (-J-) étant supposée constante; l'ensemble des deux termes représente le coefficient de température de la pile complète, en négligeant les faibles coefficients dus aux forces éieclromotrices thermiques de contact h la jonction des deux parties de la pile. On voit donc que le coefficient de température de la pile complète ne peut être nul que quand les deux coefficients partiels sont égaux et de signes contraires ou quand ils sont nuis tous les deux. La première de ces conditions est réalisée approximativement dans la pile de Daniell. On a en effet pour
- >73
- Ca — CuSO4,
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- pour
- Zn-ZnSO', (-!£-)__= „,„oo-9
- et le coefficient total de température de la pile est négatif et très faible (voir Carhart, Primary Batteries, p. iSj-r/jfi).
- En divisant chaque terme du second membre de (6'î respectivement par la capacité thermique correspondante, on obtient la chute de température du coté positif de la pile et l’élévation de température d,u côté négatif.
- Ces variations de température sont dues aux forces éloctromotriccs d'origine thermique (effet Peltier) qui prennent naissance aux surfaces de séparation de deux milieux différents. Dans la partie (—) de la pile Daniell, par exemple, le courant électrique va du Zn vers l’électrolyte, il va donc en sens contraire du courant provenant delà forccélcctromotrice de Peltier; dans la partie (-}-) de la pile, c’est le contraire qui arrive : les deux courants sont de même sens, et alors on a de la chaleur qui est absorbée et convertie en énergie électrique. Si, maintenant, on euvoie dans la pile un courant inverse du précédent, tous les phénomènes que nous venons de considérer, sauf la chaleur de Joule, sont renversés. Donc, dans le premier cas (courant direct) la température du côté (—) de la pile augmente plus vite que celle du côté (-f-) et dans le cas du courant inverse c’est le contraire qui arrive.
- Bien que l'équation (fi) soit parfaitement générale, les conclusions précédentes ne sont applicables que quand le couvant de Peltier, à la surface du contact de l’électrode et de l’électrolyte, est dirigé de l’électrolyte vers l’électrode à travers le contact échauffé et ceci pour les deux côtés de la pile (-+- et —Il y a cependant quelques exceptions à cette règle générale ; ainsi, par exemple, la force éleetromotricc d'origine thermique du couple Fe — FeSO4 est nulle ; donc dans un élément de pile Fe —FeSO4
- — CuSO4 — Cu. le coefficient de température est positif (voir Carhart, À one volt Standard Celî ; Amer. Journ. of Sc., t. xlvi. p. 64)- Dans le cas de l'élément Volta : Ni —NiSO1—CuSO4
- — Cu, les deux forces thermoélectriques ont la même direction à travers la pile; le coefficient de température de la pile est grand, — environ o,8 p. ioo, — et on voit que dans ce cas la pile
- absorbe de la chaleur pour la convertir en énergie électrique.
- Partie expérimentale. — La pile étudiée par l’auteur, pour vérifier les conclusions théoriques auxquelles il est arrivé par l’analyse que nous venons d’exposer, est la pile Daniell et il y a deux raisons qui font amené à choisir cette pile plutôt qu'une autre : d’abord parce qu’elle est la plus commode pour les recherches expérimentales, et ensuite parce qu’elle a été le plus étudiée au point de vue de ses constantes numériques, qui sont a l’époque actuelle, les mieux connues. La figure i représente l’ensemble d’un élément de cette pile. Les solutions de SO'IP et S04Cu étaient employées au dixième ; leurs conductibilités relatives étaient
- de 32i et 3ao ; ceci est très utile pour ne pas avoir de dissymétrie de chaleur (provenant de l’effet Joule) dans les deux moitiés de la pile; pour éviter les pertes de chaleur par rayonnement. on suspendait tout le système dans une enceinte où toute déperdition cle chaleur est . impossible. Le thermomètre employé par l’auteur était le thermomètre de llaak donnant directement le cinquième de degré, et pouvant donner, an moyen d’une lunette, le centième. Les électrodes (de forme lamellaire) de Zn et Cu étaient en contact direct avec les thermomètres. à l’aide de bagues dû caoutchouc. La résistance de la pile était supérieure à ioo ohms ; on mettait en série avec la pile plusieurs accumulateurs et une résistance qui permettait de faire varier le courant de ces derniers pour pouvoir avoir ou bien le courant direct de la pile ou bien un courant inverse traversant cette der-
- Le graphique 2 montre les résultats ohtenus avec un courant de 0,2 ampère.
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- La courbe I appartient à S O'TP ; la courbe II au SCPCti. Les traits en pointillé indiquent les endroits où on a renversé le courant de la pile; pour le premier trait en pointillé, il est évident que la température monte plus vite' dans la moitié de la pile par où entre le courant. Pour le second trait en pointillé, on voit que le phénomène estmodifiépar suite duchangementdans
- la concentration des solutions ; c’est pour cette raison que la différence des températures entre les deux moitiés de la pile est moindre avant le renversement du courant qu après. Pour éviter les erreurs provenant de cette variation de concentration ainsi que de la différence possible de résistance des deux moitiés delà pile {résultant delà position relative des plaques, des dimensions inégales des deux moitiés de la pile, etc.),
- on procédait de la manière suivante : on faisait d’abord des observations pendant un certain temps avec le courant direct à travers la pile; on ramenait ensuite les deux moitiés de la pile à la même température et on recommençait les
- observations, pendant le même intervalle de temps, mais en employant cette fois-ci le courant inverse. On corrigeait les deux séries d’observations par la courbe de refroidissement qu’on obtenait préalablement, et la moitié de la somme des doux différences maximum de température est la valeur exacte cherchée.
- Les différences entre les quantités de chaleur générées dans la moitié (-(-) et {—) de la pile, d'abord avec le courant direct, ensuite avec le courant renversé, peuvent être exprimées par les équations suivantes :
- J.H' = I’R’i - IW! + rr(-||-) K PR'i— l2dR't — K
- -[»+Mn+T(»)«].
- La demi-différence algébrique de ces deux relations est
- T(-|r)/‘ + T(-!r)„I( = JÆ
- c’est la quantité cherchée {considérée arithméti-
- Pour les mesures quantitatives définitives, on remplaçait les deux thermomètres par deux couples thermo-électriques en communication avec un galvanomètre astatique très sensible ; sa période était de io'! ; la lunette qui servait à lire les déviations était placée à 2,80 in du galvanomètre et chaque déviation de i°de température était accusée par i38,3 divisions. Le graphique f3) indique les résultats généraux obtenus. La courbe I appartient aux observations faites au moyen d’un courant direct ; la courbe II, avec un courant de sens inverse du précédent et la courbe III est la courbe de refroidis-
- Ces résultats permettent de vérifier : i° si, conformément à la relation (6), la différence de température par seconde est proportionnelle au courant; 20 si les valeurs expérimentales trouvées des différences de température coïncident avec celles calculées au moyen des formules précédentes.
- Eh bien, si le phénomène est proportionnel
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- rait trouver toujours rr rrcction). Le tableau si
- istante
- tions est
- Pour calculer la différence de température des deux côtés l'-j-) el (—) de la pile, il faut se souvenir que l’équation '6) exprime seulement la chaleur nécessaire pour assurer la constance de la température de la pile entière pendant le passage de la quantité dq d'électricité. Pour calculer cette différence de température sur les deux côtés de la pile, il faut trouver les calories générées dans la moitié (-}-) de la pile et celles absorbées dans la moitié (—) et diviser leur somme par la capacité calorifique de la moitié de la pile.
- H = 0,24 X o.ooo;9 X 292 X 72 = 3,99 (côté Zn)
- H = 0,24 X u,ooo73 X 292 X 72 _ 3,68 (côté Gu).
- La chaleur spécifique des solutions par unité de volume est. 0,99. La capacité calorifique de la pile est 16,5. Donc la capacité thermique d'une moitié de la pile est
- La différence de température des deux moitiés de la pile pendant le passage d’une quantité d’électricitc de 72 coulombs est donc
- ^L=lH3L 0,160;voW 47.85 . ’ ^
- L’expérience donne de son côté 22,80 comme déviation moyenne du galvanomètre ; ce qui correspond h une variation de température de Ou,165. Eugène Nécui.céa.
- Réversibilité des piles voltaïques, par Sidney Moore. Philosophical Magazine, t. LIX, p. 492, mai
- L’auteur a étudié les cinq piles suivantes : i° Gu—SO'Cu—S04Zn—Z11,
- 20 Cu—SOiCu—SCPCd—Cd,
- * 3° Cu—CuCP—ZnCP—Zn,
- 4° Cu— CuCl2—CdCl2—Cd,
- 5’ La pile de Clark.
- Les expériences préliminaires ont été faites avec les mêmes métaux comme électrodes, mais on employant l’acide azotique à la place de l’acide sulfurique qui n’a été employé que dans les expériences et les mesures définitives ; le défaut de l’acide azotique, c’est qu’il ronge très profondément les électrodes avec lesquelles il est en contact; c’est cette raison qui a conduit l’auteur a préférer l’acidc sulfurique à l’acide
- Le dispositif expérimental est indiqué par la figure r.
- Fig. !.
- ABCDEK représente le montage ordinaire du potentiomètre.
- E indique la pile étalon (Clark).
- F indique la pile à étudier.
- G est une résistance variable à volonté.
- H représente un commutateur à trois direc-
- Ce commutateur sert :
- i° À placer la pile à ctudicr F en circuit fermé avec G;
- calculée).
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- 33;
- 2° A opposer les accumulateurs C à la pile à ctudier F h travers la résistance G
- Ce dispositif permet d’obtenir doux déterminations successives de la résistance intérieure de la pile qu’on veut étudier ;
- a) Au moyen du courant direct, quand la pile F est fermée sur G, et
- b) Par une lecture directe du potentiomètre, quand le courant passe à travers F et est en opposition avec celui produit par cette pile.
- Mais pour calculer la résistance intérieure dans cette dernière méthode, il est nécessaire de supposer que la pile à étudier est réversible.
- Soient :
- D la force électromotrice de la pile à étudier en circuit ouvert;
- Dj la force électromotrice de la pile à étudier, à travers une résistance de R ohms;
- D2 la force électromotricc de la pile à étudier, en courant inverse à travers une résistance de R ohms ;
- B la force électromotrice des accumulateurs.
- En désignant par r la résistance intérieure de la pile, le courant delà pile en question, fermée, à travers la résistance R, est D
- R+r;
- et par suite, la force électromotrice entre les pôles R(B-D)-
- B-----rT^- 2i
- _ D, -D “ B — D,
- R,
- (3)
- et si nous regardons la résistance extérù comme connue
- D,2 =
- rB 4- RD
- K + r
- (4).
- Cela nous permettra donc une comparaison entre les valeurs de /•, D,, Ds observées et les valeurs de r, D,, D2 calculées par les formules précédentes et c’est cette comparaison qui nous renseignera sur la réversibilité des piles que nous aurons à étudier.
- L’auteur a employé dans ses expériences un
- par conséquent, la force électromotricc entre les deux pôles de la pile, est
- D_
- ITT
- R= D,;
- (i)
- niais si nous regardons la résistance de la pile comme connue, nous avons
- Di
- —
- - R + r •
- W
- Maintenant, le courant de sens inverse à celui de la pile qui traverse cette dernière et une résistance de R ohms est,
- K + r
- si la pile est réversible.
- La force électromotrice extérieure est donc, dans ces conditions,
- x R
- Fig. 2.
- potentiomètre de Crompton et le dispositif expérimental définitif est indiqué sur la figure 2.
- Les solutions salines employées correspondaient approximativement à la formule R + iooIPO
- où R est la formule moléculaire du sel employé.
- Finalement, on rendait leurs densités approximativement égales.
- Voici d’ailleurs les densités des solutions employées par l’auteur :
- B - D
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- ltÉSULTATS
- I. Pile Daniell.
- Cu — SOCu — SOsZo — Zn.
- B — ^,o434 ''olLs.
- Les nombres de la deuxième colonne ont été calculés au moyen de la formule (i) ; ceux de la troisième colonne, au moyen de la formule (3) ; ceux de la quatrième, au moyen de 3a formule (2), et ceux de la sixième, au moyen de la formule
- (4).
- La valeur moyenne de r = i388,a ohms.
- II. Cu — S04Cu — SOCd — Cd.
- B __ 1,0434
- Valeur moyenne de r = 11.44.4
- III. Cu — CuCl- — Z11CI2 — Zn.
- B == 3,0434
- Valeur moyenne der = ^93,1
- IV. Cu — CuCl* — CdCP— Cd.
- B = 1,0434
- V . Pile Clark.
- B = 2,0434
- Ces tableaux montrent suffisamment que les piles étudiées par l'auteur peuvent être considérées comme réversibles.
- Eugène Nêculcéa.
- MOTEURS
- Résistance, distribution du courant et perte d’énergie des induits en court-circuit, par Osnos. Elcktrotechmsche Zeitschrift, t. XXII, p. J72, i.j février 1901.
- Si dans un moteur asynchrone les barres de l’induit sont mises en court-circuit par des bagues métalliques, la répartition du courant est très irrégulière aussi bien dans les barres que dans les bagues. Il en résulte que la perte totale par effet Joule augmente, tandis que le courant induit diminue. L’irrégularité de distribution du courant produit donc le même effet qu'une augmentation de résistance avec répartition régulière. '
- I. — Si la résistance p des deux segments d’anneaux qui relient deux barres voisines-est négligeable, l’intensité i9 de chaque barre a la môme valeur que si cette barre était seule et
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- formait un circuit fermé sur lui-même. (\oir l'article de M. le professeur Rossler paru dans l’Elektroteehniscke Zeitschrift, n° 45, 1898.1 On a donc
- ,1 = L- (o
- t la perte dans l’induit est de
- ; étant le nombre total des barres, E la force éleçtromotrice efficace induite dans une barre et W la résistance ohmique d’une barre. Si la résistance p n’est pas négligeable, l’intensité du courant qui passe dans une barre est
- S = 2 sin —~, z' nombre de barres par paire de pôles, p — résistance des deux segments d’anneau.
- On voit donc qu’on peut remplacer l’induit par un induit fictif pour lequel 0 = o, et la résistance d’une barre
- w, = w
- ce totale de l’induit
- De l’égalité (5) on déduit
- Si on porte en abscisses (fig, 1) le nombre de barres par pôle et par phase et en ordonnées la valeur ~, on obtient une courbe représentant
- l’augmentation pour cent de résistance d’une barre pour f = 1 p. 100. Si s' est dilîcrent de
- 1 p. 100, il suffît de multiplier les ordonnées par ce nombre.
- D’autre part, on déduit de l’égalité (5)
- = X-. (;„)
- Les ordonnées de notre courbe représentent donc aussi l’augmentation de résistance d’une barre pour p — 1 ohm. C'est un fait remarquable que,\cctte augmentation ne dépend que de 0 et du nombre de barres çt non de la résistance de la barre.
- Si nous désignons d’après M. Rossler par Àf la perte en watts dans les segments et Aw la perte dans les barres, on a
- Ps*
- (8)
- La courbe donne donc la perte de puissance dans les segments en pour cent de la perte dans les barres pour <r' = 1 p. 100.
- Pour calculer les dimensions des anneaux, il faut encore connaître- l'intensité moyenne du courant qui les traverse. Or on a (Rossler)
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- 338 L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- -^-est la seconde courbe qui se réduit presque IL — M. Fischer-Hinnen a montré (*) que
- en désignant par E, la force clectromotrice maxima induite dans une spire, par i l’intensité maxima dans un conducteur, par r la résistance de 2 barres consécutives, par ;• la résistance des anneaux mesurée entre les milieux de i pôles consécutifs, par N le nombre total des barres sur la périphérie de l’induit, jiar p le nombre de
- On en déduit pour la résistance d’une barre
- influence sur l’augmentation de résistance. Il y a donc lieu de rechercher si Ton n’a pas intérêt à diminuer p aux dépens de W. On pourrait en effet prolonger les barres de l’induit suivant des rayons et réunir par les bagues les extrémités de ces rayons : ou diminuerait ainsi le diamètre de l’anneau. Cherchons à déterminer la longueur a; du prolongement radial pour l’augmentation minima de résistance.
- Soit pu la valeur de p pour x — o, îj. la valeur de p pour x = x, qr la section de l’anneau, q la section de la barre, z le nombre de barres, R la conductibilité du cuivre. On a
- 'alité qui ne diffère de la nôtre que par ce fait je sin ~ est remplacé par Tare, ce qui est tou-urs légitime si le nombre de barres est grand.
- Si nous désignons ènsuite par J2 l’intensité axima par phase et par rn le nombre de phases, >us avons, en remarquant qu’il y a ~ spires i parallèle dans chaque phase,
- Remplaçant z par sa valeur da
- La résistance de la barre a augmenté de ^ par suite on a :
- Suivant que
- la résistance diminuera, ou augmentera avec x. Or on a—=--------r—: environ—'S. Si on pose
- M. Fischer-Hinnen trouve
- car il considère l’induit en court-circuit comme un induit polyphasé ayant autant de phases que de barres par pôle.
- 111. — Nous avons vu que la valeur de c, si le nombre de barres est grand, a une grande
- T) Zeitschrift fur Elektrotechnik, p. 399, 1900, Éclairage Électrique,i. XXV, p. 388 et 5oa, 8 et aa décembre 1900.
- on voit que l’inégalité précédente devient
- On aura à rechercher dans chaque cas si Ton a intérêt à recourber les barres. Soit par exemple a = 5 — = 3 avec 1 o barres par pôle et par phase.
- La courbe donne — = g,r>4 et Ton n
- Donc dans ce cas la résistance diminuerait, et >i des difficultés de construction ne s’y opposen
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- pas, on pourrait supprimer les anneaux et prolonger les barres jusqu'à ce que leurs extrémités se touchent, puis réunir ces extrémités par de la soudure.
- Si les barres recouvrent la moiLié de la périphérie de l’induit, .il faut, dans l'égalité n„ poser 2 x = et l’on trouve que l’augmentation de résistance est moindre de 24 p. 100 que
- L’augmeitlalion de cuivre est
- D;.?s — Tzüqrs = Dy.v (5 — am)
- s étant le poids spécilique du cuivre.
- Par contre, si les dents du rotor sont mi-fermées, on ne pourra introduire dans les encoches des barres recourbées d’avance ; on ne pourra pas non plus les recourber sur place, car on risquerait d’abîmer les épanouissements toujours très fins de la denture. Mais on peut toujours souder sur les barres une fois en place, des développantes analogues à celles des induits à courant continu.
- IV. — iVous comparerons enfin un induit en court-circuit avec un induit a phases de même graudeur. Nous supposerons que le poids de cuivre est le même dans les deux cas, et nous comparerons l'augmentation de résistance due
- Le poids de cuivre des deux anneaux est
- et celui des développantes
- Or comme gs = g,., on a
- D’autre part, on a
- et la résistance des développantes est F k(i
- Comparant à l’égalité on trouve VV0 — W _ _i6_ 1
- Si on remplace S2 par la valeur rapportée ^3,
- w„ — W Wi
- On voit donc que pour une augmentation égale de résistance, la dépense de cuivre pour les développantes est de 2,5 fois plus grande dans un induit à phases que dans un induit en court-circuit. E. B.
- TRACTION
- Connecteur de rails Holzmann. Brevet fran-
- Ce raccord est constitué par un bouchon de métal cylindrique, fendu par le milieu pour lui donner une flexibilité suffisante. Une de ses extrémités est fixée à l’un des deux rails, l’autre est introduite dans une douille solidement reliée à l'autre rail. Le bouchon sc déplace ainsi dans cette douille, suivant les variations du joiut.
- Deux variantes. Dans l’une, le bouchon a est logé dans les champignons des rails. Les douilles fixées dans les perforations des rails sont en bronze phosphoreux. Ce dispositif s’emploie surtout avec les petits joints à dilalaliou, comme pour les rails posés dans les ouvrages des rues.
- L’autre dispositif s’applique aux joints non
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- recouverts par le pavage. On fixe dans les patins soit dans le bas, comme sur la figure, soit sur le dessus du patin, de petits blocs de contact ei c.r On visse les blocs dans le rail après avoir versé du mercure dans le taraudage. Les deux blocs sont perforés et reçoivent le bouchon de contact a, qui est vissé dans le bloc c.2 et introduit dans l’autre bloc cr Pour que le contact coulissant soit plus parfait, le bloc ci est fendu, et les deux parties peuvent être serrées par une vis d’ajustage d.
- Ce raccord peut s’appliquer à des conducteurs rigides quelconques. A. Ncnès.
- Procédé Thomson-Houston pour la localisation de défauts d’isolement sur lignes de tramways. Brevet français, n° 3o6 3gi.
- Le procédé, imaginé par MM. G. Claude et Bombes de Villiers, repose sur l’emploi des courants de très haute fréquence et s’applique spécialement aux conducteurs de grande section tels que les rails des lignes à caniveau.
- On place un ampèremètre A (fig. i) et une
- Fig. i.
- source de courant de haute fréquence S entre les deux rails; l’intensité dépendra de la résistance D de l’isolement.
- Pour apprécier la distance à laquelle se trouve le défaut I), on rend la résistance linéaire apparente des rails comparable a celle de D, en utilisant comme source la décharge oscillante d’un condensateur.
- Les recherches peuvent se faire pendant le service ; il suffit de mettre en.série avec le circuit à haute fréquence un condensateur de très faible capacité, ci (fig. 2) qui n’oppose pas de résistance à ces contacts.
- On réunira une des extrémités du circuit à un rail conducteur et l'autre au bâti de Ja voiture.
- Le moteur ayant une grande sell-induction, les courants de haute fréquence nc pourront atteindre l’autre rail conducteur, et l’ampèremètre n’indiquera que les défauts d'un seul rail. Si on veut rechercher les défauts d’isolement
- entre les deux rails conducteurs, on placera en série deux condensateurs pour isoler les appareils à haute fréquence du circuit k courant con-
- On se sert d’un ampèremètre thermique ; s’il est enregistreur, le mouvement du cylindre est
- Ainsi appliquée la méthode aurait deux incon-
- i° Le circuit des moteurs est soumis k la différence de potentiel totale employée pour la
- 20 Les isolateurs en porcelaine qui supportent les rails conducteurs ont une capacité suffisante pour donner un courant appréciable ; l'ampèremètre indique un courant sensiblement constant le long de la ligne tant qu’il n’y a pas de défaut; ce courant diminue la sensibilité et. rend difficile l’emploi des potentiels élevés par suite de la grandeur de la déviation permanente.
- Pour y remédier, on place entre le circuit des moteurs et la prise de courant une bobine de self a'j, ; un condensateur c3 est dérivé entre cette bobine et le bâti de la voiture. La différence de potentiel utilisée pour la mesure agit en même temps sur ce circuit dérivé s3 cs.
- La bobine et le condensateur sont choisis de façon que : i° La différence de potentiel de haute fréquence soit presque totalement absorbée dans la bobine, afin de protéger le circuit des moteurs; 20 Que le courant de self-induction dans cette dérivation s3 c3 soit égal au cou-
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- rant dïi à la capacité des isolateurs, ees deux courants opposés s’annuleront sensiblement. On augmentera ainsi la sensibilité de la méthode.
- Pour réaliser le courant de haute fréquence on se sert : i° d’une source de courants alternatifs de haut potentiel et de basse fréquence. On peul prendre par exemple une bobine de Ruhm-korfl’ et des accumulateurs. Ou bien un petit moteur à quatre pôles M de grande vitesse, relié à la ligne ; il sert de commulatrice, ses bagues communiquent avec un transformateur T qui porte le potentiel à i5 ou 20000 volts; 20 d’un condensateur de faible capacité ct, et d’un solénoïcle .s(, présentant une faible self-induction, reliés aux bornes de la source a haut potentiel; 3° d’un cxploseur E mis aux bornes de cette source, et destiné à provoquer la décharge oscillante. Il faut mettre aussi un soufllao-e d’arc. Le mieux est de monter l'explo-seur sur le moteur M, le mouvement de l’air produit un souillage.
- Pour utiliser le courant de haute fréquence, on peut employer un transformateur dont le primaire est s et le secondaire des spires isolées. On peut aussi prendre une dérivation de s,. L’expérience montre que si la dérivation n’est prise que sur une partie du solénoïde le régime oscillatoire des courants n’est pas sensiblement changé.
- A. Nunùs.
- Comparaison entre les divers systèmes d’alimentation des longs réseaux de traction électrique (suite cl fin), voir p. 287 du précédent numéro, par G. Rasch. Elektrotechniache Zeitschrift, l. XXI. p. 1080, 27 décembre 1900.
- II. Système de distribution avec sous-stations. — L’énergie produite dans une station centrale est envoyée à haute tension dans une ou plusieurs sous-stations qui la transforment. Supposons un transport de force en courants triphasés à 5 000 volts transformés en continu à 600 volts dans les sons-stations, par l’intermédiaire de transformateurs et de commutatriccs. Dans la slation centrale chaque machine à vapeur commande un alternateur a haute tension et une dynamo à courant continu alimentant la partie du réseau, voisine de la station.
- Examinons d’abord s’il y a lieu de modifier la courbe de la figure 1. Supposons une voie de longueur L—35 km chargée a raison de a = 10
- kilowatts par kilomètre et alimentée par une station centrale et une sous-station. La station centrale alimente directement 2?) km fsoit 2ÿo kilowatts) et les dix derniers km par courants
- Fig. 4.
- triphasés. Si nous négligeons les perles de transformation et les pertes dans la ligne à haute tension, nous avons besoin de =4*7 kilowatts en continu et de —= 167 kilowatts eu triphasés. Admettant 5 p. 100 de perte dans la ligne primaire, 3 p. 100 dans les transformateurs statiques et 8 p. 100 dans les commuta-trices, la puissance en triphasés est de 197 kilowatts. La capacité de la station centrale est donc de 6i4 kilowatts. Si l’on adopte 3 groupes électrogènes, nous avons à comparer
- a. 3 dynamos à courant continu de ?.o5 kilo—
- b. 3 dynamos à courant continu de i4o kilowatts et 3 alternateurs de 6b kilowatts.
- L’exeédeiit de dépenses est au plus de 2 5oo fr. dans le cas b. Si on admet 10 p. 100 d’intérêt et d’amortissement, le prix du kilowatt-heure augmente de o,o3a centimes, soit-^--p. 100, ce qui est négligeable. Les nombres de la figure 1 s’appliquent donc dans ce cas.
- Supposons donc la station centrale Z à — km de l’extrémité A de la ligne (fig. 4) - La station centrale et la sous-station envoyant leur énergie dans les deuxseus a une distance égale, le point de séparation C est donc à x km de A et la sous-station U à———km de B. La distance Z 13 —- — •
- Le prix du cuivre de la ligne secondaire nous est donné par la relation précédemment obtenue où l’on fait n = 1. La dépense annuelle correspondante est donc :
- Le point C partage la ligne en deux parties
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- pour chacune desquelles nous pouvons employei cetle iorinule. Donc
- - (L- — SLa; + 3x3).
- Le total de la dépense de tranformation abstraction faite des pertes, peut s’exprimer pai la lormule.
- Les pertes d’énergie se chiffrent de la façon .
- i. Perte d’énergie dans la ligne secondaire,
- 2. Pertes dans les transformateurs et corn-
- — a (L _ x) kilowatts
- 3. Pertes dans la ligne primaire,
- La puissance secondaire de la sous-slation étant a (L — ,r), ou a
- Quant à la puissance primaire de la sous-station, elle est
- Wt
- (L x).
- La ligne a haute tension sc composera, pour la sécurité de l’exploitation de deux lignes triphasées, de section q ; q est donc le ~ de la section qu’une ligne à courant continu nécessiterait dans les mêmes conditions. On a donc
- On en déduit :
- K‘ = {r* +1'"’1 + ''6) T' (‘ —f-))
- On voit que l’on n’a pas intérêt à prendre x = — , car, tandis quel^, est minimum pour cette valeur, Ks, K3, K4 diminuent lorsque x croit. Donc on a intérêt à choisir x > — • On déterminera le rapport -j— par tâtonnements.
- On pose alors
- Pl\i C'2‘ a 1 °°° W, i ooo
- V, est la tension primaire multipliée par le facteur de puissance. La dépense relative au cuivre primaire est donc
- ft = ,,Eo^\/fV/,-X>=3(T)'
- tant que cette valeur est inférieure à 12. La perte pour 100 dans la ligne primaire est indépendante de -j— et a pour valeur
- 11 faut ajouter le prix des poteaux, isolateurs et montage qui est d’environ 2000 ir. par km, ce qui grève les frais annuels de 170 fr. Donc les frais cle ligne s’élèvent à
- LK3 = -K, _ -
- ' MA
- .caoL (L — x)
- Il reste encore à déterminer la valeur de A et B. Lorsque la charge est répartie à peu près uniformément sur les réseaux, les sous-stations ont presque toujours une puissance comprise entre 5o et i5o kilowatts. Dans le cas de puissances supérieures, il est plus économique de produire l’énergie dans des stations centrales séparées. Dans le cas des puissances inférieures, il n’y a pas lieu d’employer des sous-statious. Pour déterminer A et B, nous supposons que la sous-station renferme 3 transformateurs rotatifs, dont les puissances en continu sont K = 20, 4°
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- ou 60 kilowatts. L’un sert de réserve, les deux autres peuvent absorber une puissance égale à 128 p. 100 de leur puissance en continu. La puissance S de la station est donc de 2,56 K. Les trois transformateurs [triphasés dpnt l’un sert de réserve, doivent avoir une puissance de 1,28 K. chacun. Les frais d’installation se chiffrent ainsi
- K = 20 40 60
- Puissance de la station S = 5r 102 i59
- 1. 3 Comn
- 2. 3 transf
- kilowi
- 3. Tableau
- 28720
- 387.50 55625 68750
- Comme intérêt et amortissement, on comptera 10 p. 100 pour les trois premières lignes et 6 p. 100 pour la dernière. Les frais de personnel sont évalués annuellement à 5ooo francs. L’énergie dépensée a été comptée dans KA.
- L'huile coûte environ y fr, 5o, par kilowatt utile. On a alors le devis suivant :
- On peut représenter ces résultats par la formule 2 9 S -4— 55oo. Donc nous pouvons poser ' 55oo.
- La puissance de la station doit en toute rigueur être calculée par la formule
- O11 ne commettra pas d’erreur sensible en posant or = 0,6 L et pt-^n d’ou S = 1,8 xL.
- Ce système est nvantiigeuxî’orsque le système 1 donne à peu près les mômes résultats pour une ou pour deux sLalions. En faisant le calcul avec les chiffres ci-dessus et la valeur 0000 volts
- pour cos a o.q-f, on a obtenu la courbe II de la figure 3. Mais celte courbe est plus élevée que la partie la plus basse des courbes IA et I2
- résultat négatif dans tous les eas faisant partie de ceux que nous considérons ici. Lorsque, les lignes sont à peu près droites, et chargées uniformément à raison de 5 il i5 kilowatts par kilomètre, il est plus économique de les alimenter directement par une ou plusieurs stations.
- Le système à sous-stations trouve son application lorsque : i° La puissance totale est faible, car ce n’est qu’alors que la centralisation diminue le coût de la production de l’énergie, et 20 Lorsque l’extension de la ligne est grande et par suite le trafic peu dense. Dans les réseaux de chemins de fer un peu étendus, comme ceux des grandes villes et de leur banlieue, le système à sous-stations reprend un peu l’avantage, mais seulement lorsque la station centrale est éloignée du centre de gravité des points de consommation.
- III. Emploi direct des couvants triphasés. — Les courants triphasés à haute tension sont transformés en courants à plus basse tension au moyen de n transformateurs répartis le long de la voie et qui doivent fournir une puissance a L. Ce nombre n influe sur K,, Kâ, K3 mais non pas sur K.. Mais le chiffre Ks (relatif à la ligne primaire) n’est influencé que très faiblement par n. En effet, s’il y a n transformateurs, la ligne primaire a pour longueur non pas L km, mais seulement-^----T1 km. Nous en tiendrons compte
- dans le calcul de Ks, mais pour déterminer quel est le nombre n le plus favorable, nous ne considérerons que K, et Kr
- Les frais de transformation K2 croissent avec n tandis que le prix de la ligne secondaire K(
- donc une valeur de n pour laquelle -\- Ka est minimum. Mais cette valeur est si grande que les sections de cuivre correspondantes seraient trop petites. Or si l’on a égard à la solidité de la ligne, on ne doit pas descendre au-dessous de 8 mm de diamètre. Admettons donc la section Q2 = 5o mm2 au minimum. On a alors
- LK1= ^*.8
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- Soit s la résistance des rails et des cclisses par kilomètre, soit K = la résistance kilométrique de la ligne secondaire et J l’intensité par phase (montage en étoile). La puissance fournie par kilomètre est alors
- F (s + , K),
- Chaque transformateur alimente —km, la moitié dans un sens, l'autre moitié dans l’iiutre sens. La distance moyenne à laquelle l’énergie est transportée est donc et la puissance à fournir dans chaque sens — .
- L’intensité est donc
- (le cos a est compris dans Va). La perte d'énergie par seconde est donc
- rail serait ainsi
- ’ , a3o 0,086 ohm.
- La résistance s est donc
- S = 0,025 + 0,043 = o,068 ohm. Pour Qs = 5o
- aK — —— 0,727011111.
- s + 2K = o,795 ohm.
- Le prix d’installation d’un transformateur et les frais qu’il occasionne annuellement s’expriment par
- A kilowatts + B
- avecA = 6 et B — 5o. Comme un transformateur alimente km
- LKj = h (a — +B
- On peut négliger l’influence de la chute de tension qui est très faible.
- Par contre il faut admettre un rapportplus élevé que précédemment car sur le petit trajet alimenté par chaque transformateur il y a très peu de trains circulant simultanément. Si nous posons
- P* °>9 Pï>
- (« + aK)io"«»L» 4» /»aVaa
- (A)
- Reste à déterminer la valeur s, résistance des rails et des éclisses, par kilomètre. En admettant des rails de 10 m de long réunis par 3o m de fil de cuivre de roo mm2, la résistance des éclisses est de o,o5 [ohm par kilom. Si la fréquence est de 20 et la perméabilité du fer 55o, le courant passerait daus un tube de 2 mm de profondeur (formule de Jackson Gray). Pour des rails de 41 kg par mètre ayant une périphérie de 615 mm. on est ainsi conduit à une section de i23o mm2. La résistance kilométrique d’uu
- Calcul des frais de la ligne primaire. La distance moyenne de transport est de km L’énergie à transporter est celle que les transformateurs fournissent à la moitié de la ligne soit augmentée des perles correspondant à
- un rende nient de g5 p. 100, donc au total o,ü26aL. La perte d’énergie est annuellement
- LKt = *L Pl ~t-3C5 t kilowatts-heures
- 3,65 t%$.
- D’autre part on a
- K3 - n -—(140+ 3,ü
- et l’on peut poser - = 1 car si le nombre
- des transformateurs est grand, l’erreur est petite et si ce nombre est petit, le courant continu est plus avantageux.
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- Il s’agit maintenant de déterminer npl et pi de façon à rendre
- minimum. On trouve
- » = 6.,a I. \/‘-
- On en déduit pü par l’égalité (À). La puissance de la station est
- 5 comme pl et p, sont petits, il suffit d'é
- ments. Si l’on ne veut pas adopter les courants triphasés, les courbes montrent que l’on ne peut choisir qu’entre une et plusieurs stations produisant directement le courant continu. Le système II n’est avantageux que dans des cas exceptionnels.
- E. B.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Electrographe Lancetta. L'Elcttricista, t. X, p. mars 1901.
- Le professeur Lancetta, directeur de l’observatoire météorologique de Girgenti, a fait construire dahs l’atelier de mécanique de l'Institut technique, un instrument qui sert à révéler et à enregistrer les décharges électriques de l’atmosphère i'1). Cet appareil est particulièrement simple et d’un établissement peu coûteux.
- Ces calculs nous conduisent aux conclusions suivantes :
- 1. La ligne secondaire doit être calculée uniquement d’après la densité de courant et la résistance.
- 2. Les transformateurs les plus favorables ont de 12 à 21 kilowatts.
- 3. Si la charge est forte, il y a lieu, pour les distances supérieures à 35 km d’adopter une plus haute tension primaire. Mais on n’a avantage à cela que lorsque la haute tension peut être produite directement. Les transformateurs élévateurs de tension font en effet, dans le cas présent perdre l’avantage de la haute tension.
- Comparaison entre les 3 systèmes. — La comparaison des résultats précédents pour le cas où a = 10 nous conduit aux courbes de la figure 3. Le courant continu produit par une seule station garde l’avantage jusqu’à 22 km. Si la charge est plus forte la limite est 20 km, si elle est plus faible elle atteint 3o km. A partir de ce point, les courants triphasés l'emportent et cela d’autant plus que la ligne est plus longue.
- Mais il faut reconnaître que l’emploi direct des courants triphasés n’a pas encore rencontré beaucoup de partisans. Cela est dû surtout à 3a nécessité d’une double voie et aux difficultés que Ton rencontre aux croisements et aiguillages.
- On comprend ccs objections en ce qui concerne les lignes urbaines. Mais pour les chemins de fer à grande distance, l’emploi des longues voitures permet d’adopter une double prise de courant et d'interrompre les lignes aériennes aux eroise-
- Fig- 1.
- Le révélateur est formé par un cohéreur« uni en série avec un élément Leclanché e et un galvanomètre BB. Le récepteur est constitué par un Ireinbleur électrique cl, en série avec quatre éléments Leclanché e et le pivot 0 de Taignillo du galvanomètre. Le battant /"du trembleur est muni d’une boule i qui peut frapper le cohéreur et d’un crayon n qui peut tracer sur un cylindre pq actionné par un mouvement d’horlogerie k.
- Lorsqu’une décharge atmosphérique rend conducteur le cohéreur a, l’aiguille r s du galvanomètre dévie et ferme en l s le circuit du trembleur, le battant de celui-ci frappe alors le cohc-reur qui revient à l’état primitif tandis que le crayon fait une marque sur le cylindre enregis- (*)
- (*) Voir aussi l’Eleetroradiophone de M. Tommasina, Écl. Elect., t. XXV. p. 5>5.
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- treur. L’aiguille revient a sa position primitive, son mouvement est limité par l’arrêt z} Je façon à plus Je promptitude dans l’enregistrement.
- Le cohéreur est constitué par deux baguettes de charbon entrant à frottement doux dans un Lube de verre. L’intervalle des charbons est rempli de grains de tournure de ter un peu gros ou de pointe de petites vis coupées à la pince. Le cohéreur est réglé a l’aide de décharges résiduelles d'une bouteille de Lcyde, puis les charbons sont fixés définitivement avec de la cire.
- G. G.
- Le tèlêgraphone, parRollstab. Elektrotc.chrnsc.h.e
- Les' avantages du télégraphone de Poulsen ont été souvent énumérés, notamment par M. Blondin, dans le numéro du 16 juin 1900 do ce journal. Résumons-les brièvement.
- iu Comme phonographe, il enregistre la voix humaine au moven d’une transformation moléculaire. a0 Combiné au téléphone, il enregistre une conversation téléphonique. 3° Il reproduit les paroles enregistrées avec une intensité presque égale, ce qui permet d’envoyer simultanément un grand nombre de communications téléphoniques.
- Dans l’emploi pratique de cet appareil, on rencontre encore de grandes difficultés, dont les causes ont été étudiées par l’auteur dans le laboratoire de la Société Mix et Genest à Berlin. Le principe scientifique du télégraphone peut s’énoncer ainsi : la forme de l’onde cl’un courant alternatif est enregistrée de telle sorte qu’à un moment donné l’appareil puisse reproduire des courants alternatifs de même forme.
- Cet instrument, réduit à sa forme la plus simple, consiste eu un tambour de laiton, commandé par un électromoteur et sur lequel est enroulé en hélice un fil d’acier de 1 mm. Sur ce fil glisse un électro-aimant dont les pôles embrassent à moitié le fil (fig. 1). On voit que l’éleolro-aimant donne au fil un magnétisme transversal ; mais, à cause des spires avoisinantes, la totalité du lil no peut .être aimantée. On peut admettre, par approximation, qu’un long cylindre d’acierest aimanté perpendiculairement à son axe par un champ uniforme. L’électroaimant est guidé dans son mouvement par une glissière parallèle à l’axe du tambour. Le mou-
- vement d’avance lui est donné par l’hélice d’acier elle-même.
- Les courants produits par un microphone arrivent dans l’éleclro-uimanl qui donne au fil
- d’acier un magnétisme alternatif. A un moment arbitraire, on lait glisser sur le fil d’acier un électro-aimant semblable relie a un téléphone.
- Le fil d’acier produit daus l'electro des courants induits qui font vibrer le téléphone et reproduisent les ondes primitives. Si l’on veut effacer l’inscription sur le fil d’acier, 011 déplace devant lui un électro-aimant parcouru par un courant continu assez intense. La figure 2. donne le schéma des montages à employer.
- a représente le microphone récepteur en série avec la batterie B et la bobine primaire S,.
- Fig. 2.
- Le secondaire est en tension avec l’électro-ainiant inscrivent' cl la batterie de polarisation P. Pour l'audition on emploie le montage h et pour effacer, le montage c.
- Partons de ce deruier point qui caractérisera ensuite l’élal initial du fil. L’expérience a montré que, pour effacer l’inscription, il est avau la-
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- gcux d’adopter une intensité déterminée. La figure 3„ représente la courbe de magnétisme du fer doux. Remarquons que le circuit magnétique est loin d'étre fermé ; par suite il faut cal-
- Fig. 3„.
- culer le facteur démagnétisant qui transforme la courbe normale Pf de la ligure 3„ en P, oblique. Cette première courbe devrait être employée si le circuit était uniquement composé de fer doux.
- Nous pouvons admettre que le fil d’acier prend à peu près la même aimantation Pj que le fer doux. Lorsque l’effaçage est terminé, le magnétisme du 1er doux s’abaisse à P.,. Quant à l’acier, il perd l’aimantation représentée par Pj non parce que le courant continu est interrompu, mais parce que le fil est écarté de l’électro-aimant. 11 se produit alors une force démagnétisante très sensible ; et, bien que la force coercitive de l'acier soit bien plus élevée que celle du fer, après l'effaçage il ne reste sur le fer qu’un rémanent très faible Ps (fig. 3 b). Ce
- point P caractérise l’état initial du fil et de l’aimant.
- Etudions ensuite le mécanisme de l’inscription. Soient 1Q et L, la résistance et le coefficient de self-induction du circuit du microphone, et l’intensité du courant qui y passe. Soit R„ l’amplitude de la résistance du microphone ; soit n le nombre des vibrations du son agissant sur le microphone; soient He, L„ la résistance et le coefficient de self-induction du secondaire, M le coefficient d’induction mutuelie du transformateur ; les courants induits dans ce circuit s’ajoutent au courant constant lj de l’élément de polarisation.^. Le couranttotal a pour valeur."
- N est une fonction de n donnée par
- 11 en résulte que les vibrations constituant les différents sons de la voix humaine, ne sont pas reproduites avec leurs intensités relatives. Or l’amplitude relative des sons fondamentaux et de leurs harmoniques préside à la formation des voyelles et des consonnes. Cherchons comment on peut modifier ces circonstances.
- Le courant de polarisation agit en sens inverse du courant d’effaçage mais est notablement moindre. La qualité de l’inscription dépend du sens et de la grandeur du courant polarisant, mais ccs points sont difficiles a préciser. On peut dire ceci : la courbe de magnétisme a une inclinaison maxima, au point où, à force magnétisante décroissante, la force coercitive est vaincue. En ce point, les petites variations de la force magnétisante produisent leur maximum d’effet ; au voisinage du zéro, lorsque le résidu du magnétisme produit par l’effaçage est anéanti, les courants d’inscription ont leur maximum d’effet.
- Les effieLs sont différents suivant qu’on suppose le fil immobile ou en mouvement. Dans le' premier cas les courants alternatifs d’inscription donnent lieu à des cycles de magnétisme à peu près indépendants du point de la courbe d’où ils partent. Mais si le fil est en mouvement, nous avons en chaque point du fil des forces.
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- I
- magnétisantes assez considérables et se produisant subitement. Puis lorsque ce point s’éloigne des pôles, ces mêmes forces disparaisseul entièrement, Nous n’avons plus de petits cycles mais des cycles assez grands et c'est la différence entre les divers cycles consécutifs qui constitue l’inscription. Ces phénomènes sont encore peu connus. Nous essaierons seulement de calculer la valeur des inductions produites par des variations données du courant inscrivant.
- Les recherches expérimentales sont iort difficiles avec des masses magnétisantes si petites. Nous supposerons que le magnétisme rémanent J est proportionnel à l’intensité I., du courant
- le nombre de spirt
- ;tre de l’électri
- Fig. 4.
- guenr comptée suivant l’axe du fil, ). la longueur d’onde de magnétisme sur le fil.
- Supposons ensuite que l’électro-aimant récepteur est remplacé par une seule spire dont la
- TpTtoM
- surface est tangente à celle du fil d’acier, le point de contact a étant celui où l’induction est rnaxima (fîg. 4)* Si en effet le noyau de l’électro-aimant embrasse tout le flux émané d'une portion de surface du fil, toutes les spires de l’élec-tro-aimant se comporteront comme s’il n’y en avait qu'une. Par contre, une spire b recevra le flux émané non seulement de la surface contiguè au fil, mais encore des surfaces adjacentes. On voit donc que pour la spire a, la vitesse 0 du déplacement du fil pendant l’inscription et 1 audition n’a aucune influence tant que les dimensions de a sont petites vis-à-vis de la longueur d’onde. En outre, la force électromotricc induite est proportionnelle à l’induction dans le fil, à la surface de la spire, et nu nombre de vibrations n. Nous avons donc, dans ce cas une vitesse, minima déterminée par le rapport de la largeur du pôle à la longueur d’onde ; une augmentation notable de la vitesse n’a aucun avantage au point de vue de la spire a. 11 n’en est pas de même de A, pour laquelle la vitesse doit être aussi grande que possible. Il en résulte qu’il faut disposer les spires inductrices aussi près que possible du fil, et rendre les surfaces polaires aussi grandes que possible, mais néanmoins petites vis-à-vis delà longueur d’onde du son le plus haut que l’on ait à inscrire : enfin la vitesse et l’épaisseur du fil doivent être rendues aussi grandes que possible.
- Le courant induit dans le téléphone est une fonction compliquée du nombre de périodes. Si A est la self-induction et W la résistance du circuit téléphonique, le courant a pour valeur
- •R22^T,y»q_.,1^7^21 _j_
- Pour un certain intervalle de vibrations. 011 peut choisir les constantes électriques de telle sorte que le terme indépendant de n au dénominateur
- A2 W^L^ — Mâa)a.
- ait une valeur dominante vis-à-vis des autres. Dans ce cas la parole humaine sera reproduite fidèlement et nettement par l'instrument.
- Üj> voit donc que la condition analytique pour obtenir une reproduction claire de la voix, n’est pas la même quand on se sert du téléphone
- seul, du téléphone combiné au microphone, ou du téléphonographe. Comme cette condition comporte un plus grand nombre d’arbitraires pour le teléphonographe que pour le téléphone seul, on a plus de chances d'obtenir des reproductions claires avec le téléphonographe qu’avec le téléphone. C’est ce que la pratique vérifie pleinement. Pur eonLre l'intensité des sons obtenus est moindre avec le lélégrapbonc qu'avec un téléphone placé dans de bonnes condi-
- E. B.
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- i'r Juin 1901.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 349
- DIVERS
- raie prend alors la forme :
- Décrément des oscillations électriques pendant la charge d’un condensateur, par A.-F. Suudell el Hj. ,Tallqvist. Drude’s Annale», t. IV, P- 73-99, janv. 1901.
- Si on tient compte de ce que les résistances d’isolement R' du condensateur et r de l'enroulement de la bobine ne sont pas infinies, l’équation de charge du condensateur est :
- ir éliminer le défaut d’i dans l’équation habituelle
- Il suffirait don lement de rempli
- "P”R+f(ir + 7>
- La capacité du condensateur peut varier, L’énergie empruntée a la batterie se retrouve, sous forme de chaleur de Joule dans le circuit, R/Vi1, d’énergie électromagnétique dans la bobine d ( —Lr J, d’énergie électrostatique dans
- le 1
- ~ CV2
- 'riJ
- ; de travail méca-
- nique du condensateur — WC.
- J.'équation différentielle à laquelle satisfait la différence de potentiel Y devient :
- <PV _ { R dt* ’ • V L
- E11 particulier, si on suppose que la capacité »arie suivant une fonction linéaire du temps :
- C = C9 -j- ht
- d\’ 1 |-Rft
- dt + LC “TtT'
- Les coefficients de cette équation sont des fonctions du temps, car ils dépendent de C ; mais comme on n’appliqueralcette équation qu’à des intervalles de temps très courts, comprenant 2 ou 3 périodes, il suffira de remplacer C par une valeur moyenne Cw. L’intégrale gené-
- Le décrément logarithmique sera :
- Lestermes et Peuvent être négli-
- gés dans l’expression de vis-à-vis do . La variation de capacité du condensateur représentée par h n’aura donc pas d’influence sur la période, mais seulement sur le décrément logarithmique. Cette variation entraîne sur le décrément une variation égale en valeur absolue à :
- Quand la capacité du condensateur ne varie que lentement, ou peut regarder l’amortissement une uniforme pendant 1111 petit intervalle et calculer la valeur moyenne Q de' la charge normale », autour de laquelle la charge oscille, u moyen de trois valeurs extrêmes successives In_,, M„, MJI + 1 de cette charge.
- Mais ces trois observations ne suffiraient pas pour déterminer le décrément : il eu faut quatre, le décrément y (en log. vulg.) est donné
- pour la valeur de h et de C„t au moment des observations. Pour obtenir la valeur définitive de y, c’est-à-dire la valeur qu’il aurait si h était égal à o et C„, égal à la capacité complète C du condensateur, il est nécessaire de faire deux
- La première, pour éliminer l’influence de
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- 35o
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVII. — N® 22.
- l’accroissement de 1<
- AjY — — M
- i capacité : Qn+1 - Qn
- (Qn + Qn+j)
- Q„ a
- La c
- Qn étant deux valeurs successives de la ir Q„ délinies ci-dessus, îuxième, pour ramener la capacité à sa
- AQ = I .. Qo—(Qn + Qn+ll
- — (Qn + Q*+i) * [Qn '1- QVl) ’
- to0 étant la charge normale du condensateur.
- Pour déterminer la variation de la capacité avec le temps, on trace les courbes de charge obtenues sans bobine dans le circuit. On trouve que la capacité d'un condensateur il lame de mica, bien construit, atteint sa valeur complète au bout de deux secondes et d’autre part que la charge, après un temps très court, ne diffère plus que de quelques millièmes de sa valeur iuaxima.
- D’après les expériences, il semble que la capacité partant d’une valeur initiale inconnue augmente pendant la première demi-oscillation presque jusqu’à sa valeur définitive : l’amortissement subit de ce chef une augmentation considérable. Par suite, la charge normale est un peu augmentée, l'amplitude de la première demi-oscillation est agrandie, celle de la deuxième est diminuée.
- Pendant la deuxième demi-oscillation, la capacité diminue de nouveau, l’amortissement décroît : la charge normale est encore augmentée et l’amplitude de la troisième demi-oscillation.
- D’une manière générale, la capacité augmente pendant les demi-oscillations de rang impair et diminue pendant les demi-oscillations de rang pair.
- Les décréments calculés en tenant compte de l’oscillation de la capacité sont un peu supérieurs à ceux qui sont, calculés en prenant une capacité non oscillante : mais les différences ont peu d’importance.
- Entre le décrément y et la résistance Ii du circuit vérifient la relation linéaire :
- - = “-f \/Jc{ir + Jr) * =
- D’après les valeurs observées pour u, on peut
- Ce calcul montre que o reste constant dans une série de mesures effectuées avec la mémo bobiue, c’est-à-dirc avec r constant, et avec une capacité, c’est-à-dire une résistance R variable. Il, faut donc que R soit assez grand pour que 3 n’en dépende pas et qu’on puisse prendre p — r. Au contraire, en faisant varier la bobine, on trouve que p varie. La détermination de a permet donc de mesurer la résistance d’isolement d’une bobine d’induction.
- La correction qu’il faut ajouter à la résistance propre R du circuit,
- est du môme ordre de grandeur que R : elle influe donc sur l’amortissement des-oscillations de charge et on pourrait trouver là un moyen de mesurer la conductibilité des substances faiblement conductrices.
- Les valeurs théoriques du .coefficient h sont d’accord avec celles que donne l’expérience.
- La capacité du condensateur à mica atteint un temps très court après le début de la charge, la même valeur que la décharge soit oscillante ou
- Puisque les valeurs théoriques et expérimentales du coefficient b coïncident, on peut les utiliser pour la détermination des capacités et des self-inductions. Avec une même bobine et différentes capacités, on a trouvé pour la self-induction 0,5961, o,586i, 0,0923 henry.
- M. L.
- Propagation de la force électrique, par G. Platner. Elektruchemische Zeitschrift, l. Vil, p. 241-25o, lévrier 1901.
- La théorie de Maxwell n’a pas encore été appliquée à l’Electrochimie, parce que cette application se heurte à une grosse difficulté. Il est nécessaire, en effet, d’être fixé sur les relations entre l’éther et la matière, point sur lequel la théorie de Maxwell ne se prononce
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- pas. En particulier, rien n’indique quelle est la part dans le déplacement électrique qui revient à l’éther, quelle est celle qui revient à la matière. M. Plntner suppose que les atomes matériels sont soumis dans le champ électrique aux chocs des particules d’éther. Par suite de rénorme vitesse des ondes électromagnétiques, le caractère ondulatoire du mouvement de l’éther reste à ce point de vue tout à lait masqué. Leur action équivaudra donc à une percussion et on peut conserver à l'effet de cette percussion le nom de déplacement électrique.
- La manière dont un atome quelconque se comportera vis-à-vis de cette percussion, dépend de son mouvement propre et de son énergie potentielle ou de son degré de mobilité.
- L’ililluence du mouvement propre se traduit par la résistance électrique : cette résistance augmente quand on élève la température, parce que les mouvements propres des atomes augmen-
- Dans un métal, les atomes doivent être considérés comme entièrement, libres de se mouvoir: pour cette raison, un champ électrique ne peut se maintenir de lui-même dans un métal : car les atomes ne peuvent rester dans l’état contraint: aussitôt qu’établi, cet état est détruit et il s ensuil la production d’une quantité de chaleur correspondante (*).
- Pour maintenir l’état contraint, il faut fournir constamment une nouvelle quantité d’énergie électrique. La conductibilité pourrait être mesurée par l’inverse du temps nécessaire pour qu’une quantité d’énergie fournie au corps sous la forme électrique s’y transforme complètement en énergie calorifique (2).
- L’énergie potentielle des atomes, dont dépend aussi la résistance doit être faible, cependant elle permet d’expliquer les différences notables qui existent entre les résistances des divers
- (l) Cl', la déiiniüon d'un conducteur dans Yaschy, 'Théorie de Vélectricité, page ao (M. L.J.
- {*) L'auteur ajoute : a U résulte de là que la résistance
- corps et aussi l'influence très grande qu’exerce sur la valeur de cette résistance la présence de substances étrangères même en petite quantité.
- En ce qui regarde les diélectriques et les conducteurs médiocres, la théorie de Maxwell conduit à admettre que l’éther a une densité différente suivant les diverses directions de l’espace. L’auteur a été amené aussi à cette conclusion par l’étude de la méeuuique des atomes, en considérant que les attractions entre atonies varient avec la direction.
- 11 faut donc considérer l’attraction mutuelle des atomes comme une grandeur vectorielle.
- Dans un diélectrique, le déplacement électrique doit vaincre d’abord cette attraction. Les atomes se prêtent difficilement à ce déplacement: mais par contre, une fois produit, il ne disparait pas facilement. Ce déplacement ne représente autrcchose qu’une variation d’énergiedesatomes, principalement de l’énergie potentielle.
- Les diélectriques se distinguent donc des métaux, en ce que leur variation d’énergie est de nature « élastique », c’est-à-dire qu’ils reviennent à leur état primitif dès que la force cesse d’agir.
- Quoi qu’il en soit, le déplacement électrique • correspond toujours à une accumulation d’énergie dans le champ. Un électrolyte est caractérisé par cotte propriété, qu’il renferme divers éléments qui opposent au déplacement électrique une résistance différente.
- Dans la dissolution d’un sel métallique, se trouvent des atomes métalliques qui doivent être considérés comme entièrement libres : les autres éléments, sous l’action décomposante de l’eau, se trouvent aussi en équilibre instablç. On doit s’attendre à ce qu’une variation d'énergie qui aiïecte inégalement les divers éléments, puisse provoquer des transformations chimiques très accentuées et même donne naissance à des combinaisons qui ne pourraient exister dans d’autres circonstances (Ex. : eau oxygénée, acide persulfurique, acide perearbonique).
- Ou conçoit aussi que ces combinaisons essentiellement instables, nées à la faveur de l’énergie qui leur a été pour ainsi dire imposée, se . détruisent a la première occasion, pour redonner un état plus stable de leurs éléments. Le contact avec un conducteur leur fournira cette occasion.
- 11 y aura donc décomposition et cession d'énergie-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLEtTRIQUE
- T. XXVtl. — N° 22.
- Il faut encore expliquer le transport des ions. M. Plalner pense que ce phénomène résulte aussi des variations d’énergie, mais actuellement, on ne pourrait en rendre compte sans hypo-
- Dans un élément de pile, il faut définir l’intensité du courant et la force électromotiice. La dissolution du métal à l’anode se fait d’une manière très irrégulière sur la surface, par suite de l’hétérogénéité inévitable du métal. Il est donc peu vraisemblable que ce phénomène irrégulier engendre un mouvement ondulatoire régulier. Il paraît plus naturel de regarder l’énergie cinétique produite par la dissolution d'un atome de métal comme une impulsion, cette impulsion ayant une valeur particulière pour chaque valence. L’intensité du courant mesurerait alors l’intensité de chacune des impulsions pendant l’unité de temps et la force électromotrice, le nombre des impulsions.
- Ce n’est là qu’une image mécanique et il n’est pas possible provisoirementd’expliquer comment ces impulsions se coordonnent en un mouvement régulier, ni d’expliquer les lois de Faraday,
- Si le courant est envoyé à travers un autre électrolyte, il se forme un champ électrique dans cet électrolyte (Ostwald, Nernst, Liipkin). Considérons en premier lieu ce qui se passe à la cathode. L’existence du champ électrique correspond à une accumulation d’énergie caractérisée par l’existence de la force électrostatique et du déplacement électrique.
- Les atomes métalliques, les plus mobiles, sont en général le plus fortement atteints : ils sortent de leurs combinaisons et se déposent sur la cathode.
- .La polarisation par de faibles courants ne ans ces conditions, de décompo-le : le courant de polarisation la variation du déplacement, que nous avons dit ci-dessus, murant dépend du nombre des impulsions pendant l’unité de temps et celui-ci dépend lui-même du nombre des atomes métalliques dissous et de leur valence. Pour la séparation de chacune des valences, il faut une telle
- s’exj
- D
- l’inl
- impulsion : la quantité de courant correspondante doit être toujours la même : c’est la loi de Faraday.
- Dans la dissolution d’un sel métallique, l’acide et la base ne sont que très faiblement tenus l’un à l’autre : en raison de leur configuration, de leurs éléments, de leur énergie différents, ils doivent se comporter différemment vis-à-vis du déplacement électrique ; d’où la vitesse de migration differente des deux ions.
- Les atomes de métal ou d’hydrogène se séparent, les autres entrent dans des combinaisons plus ou moins stables, existant à la faveur de l’état contraint créé par le champ électrique.
- En arrivanL à l’anode, ces combinaisons lui cèdent leur énergie surabondante sous forme électrique et sc détruisent.
- Dans I’électrolvse des sels alcalins, on recueille à la cathode nonpas le métal, mais de l’hydrogène. Ordinairement, on attribue la production de cet hydrogène à une réaction secondaire du métal sur l’eau.
- Si on admet que la dissolution du sel sc compose de l’acide et de la base, il faut admettre aussi que c’est l’acide qui est décomposé, parce que c’est lui qui est le plus facile à décomposer.
- Dans du chlorure de sodium, par exemple, HCl sera décomposée en 11 et Cl. Mais les deux groupements peuvent être décomposés en même temps dans certaines circonstances : dans ce cas l’hydrogène reste occlus dans le métal qui se dépose à la cathode et lui donne une texture spongieuse.
- On comprend ainsi pourquoi les métaux se séparent toujours régulièrement des sels les plus complexes. Si l'hydrogène est, en dehors des métaux, le seul élément qui se dépose à la cathode, cela tient justement à cc qu’il se comporte dans ce phénomène ainsi que dans un grand nombre de réactions chimiques tout comme un métal. M. L.
- Le Gérant
- • C. NAUD,
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- Tome XXVII.
- ii 8 Juin 1901.
- îée. — N° 23
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines. Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Univcrsitc, Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE 22S KILOWATTS DE MM. ALIOTH ET O ET DE M. E. MERTZ DE BALE
- MM. Alioth et C'e de Bâle et M. E. Mertz également de Bâle avaient exposé en commun, les premiers pour les dvnamos et le second pour les moteurs, plusieurs groupes de différentes puissances dont l'un était affecté au service de l'éclairage électrique à l’Exposition.
- Ce groupe dent nous allons nous occuper tout d'abord, était formé d’un moteur à vapeur de 36o chevaux et d'une dynamo Alioth de 22a kilowatts.
- Moteur a vapeur. — Le moteur à vapeur E. Mertz de 36o chevaux est du type vertical à triple expansion et à trois cylindres dans chacun desquels travaillent deux pistons.
- Les principales dimensions et constantes de cette machine sont les suivantes :
- Diamètre du cylindre à haute pression.................. 29 cm
- La puissance normale dans les conditions précédentes de vitesse et de pression, et pour la marche à condensation, est de 36o chevaux indiqués et correspond à une consommation de vapeur de 6,9a kg par cheval-heure indiqué.
- Les trois cylindres sont disposés côte à côte : le cylindre de moyenne pression au milieu, sur un bâti unique muni d’ouvertures qu’on débouche pour l’inspection des organes de la machine.
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVII. — Nû 23.
- Les deux pistons se mouvant dans chaque cylindre se déplacent en sens contraire, de façon à neutraliser les efforts sur les coussinets de l’arbre moteur; les manivelles de chaque paire de pistons sont, par suite, à i8o° l’une de l'autre.
- Les tiges des pistons supérieurs peuvent coulisser à l’intérieur des tiges des pistons inférieurs qui sont creuses.
- Fig. ï. — Dynamo à courant continu de aa5 kilowatts do la Société d'Elcctricilé Aîiolh et O, do Bâle.
- Les crosses des pistons s’appuient sur des glissières simples fixées sur le bâti à l’arrière.
- La distribution de la vapeur se fait par tiroirs cylindriques du type Rider. Ces tiroirs sont au nombre de un pour chacun des cylindres à haute et à moyenne pression et deux pour le gros cylindre. Les deux premiers sont commandés par trois excentriques, deux pour le petit cylindre et un pour le cylindre à moyenne pression; un quatrième excentrique entraîne les deux tiroirs de distribution du cylindre à basse pression.
- L'admission de la vapeur est réglée une fois pour toutes dans les cylindres à basse pression et à moyenne pression.
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- 8 Juin 1001.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- Dans le cylindre à haute pression, l’admissi' centrifuge. A cet eiret,la distribution sur le petit cylindre se fait par un sysLèint* de deux tiroirs concentriques Rider dont le déplacement de l'un par rapport à l’autre dépend du calage relatif des deux excentriques les commandant, calage que le régulateur permet de faire varier dans des limites suffisantes pour obtenir tous les degrés d’admission voulus.
- Le régulateur est actionné par l’arbre principal à l’aide d’une chaîne à rouleaux.
- pie permet arche.
- Un dispositif trè de régler la vitesse
- Les cylindres n’ont pas d’enveloppes de vapeur; le réchauffement avant la mise en marche est obtenu à l’aide de robinets spéciaux qui permettent d’envoyer la vapeur dans les cylindres.
- L’arbre est en une seule pièce et repose sur 4 paliers venus de fonte avec le bâti.
- Le condenseur est du type par mélange.
- Le graissage des manivelles, bielles et tiges de pistons est obtenu par barbotage dans un bain d’huile; une pompe à huile spéciale est employée au graissage des tiroirs et des pistons.
- La machine comporte un volant relativement léger; ce volant n’a en effet qu
- si contrôlée par
- gulatcur à fore
- ; lara
- > de
- A l’Exposition où le moteur esl attelé directement à la dynamo do MM. Alioth et C‘e, la vitesse de régime avait été abaissée à 280 tours.
- A cette vitesse la dynamo a pu faire sa puissance de 36o chevauxindiqnés environ avec une admission de o,58 dans le cylindre initiale de 9,3 kg : cm3.
- haute pressio
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVII. — N°23.
- 336
- Dy.na.mo. — La dvnamo de la Société rî'ELectricité Alioth accouplée au moteur E. Mertz est d'un type normal de celte maison.
- La puissance est de 225 kilowatts sous une tension aux bornes de 55o volts ; le débit est de 410 ampères.
- La vitesse angulaire est de 280 tours par minute et le nombre de pôles inducteurs est de 10.
- Cette r Les fi g
- îacbine est représentée ! très 2 et 3 montrent une
- ? la photographie de la fi; npe par l'axe et une vue <
- élévation de cette machine. La figure 4 est une demi-coupe par l'axe de l’induit et do l’inducteur.
- inducteur. — La carcasse inductrice est constituée parune couronne en fonte coulée en deux parties et dont l’une, la partie inférieure, porte, venus de fonte, deux supports par lesquels l’inducteur repose sur le bâti. Ce bâti est en une seule pièce et comporte des paliers rapportés.
- Les pôles inducteurs à section sensiblement carrée avec bords arrondis sont en acier coulé et fixés à la carcasse chacun par deux vis. Les épanouissements polaires sont venus de fonte avec les noyaux et l’ensemble est muni d'une fente radiale dans le sens de l’axe destinée à diminuer les effets de la réaction d’induit.
- Le diamètre maximum de la carcasse est de 213 cm et sa largeur 4i,5cm.
- Le diamètre intérieur de la carcasse est de i.35 cm.
- La hauteur radiale dos pôles est de 16,8 cm et la largeur des noyaux parallèlement à l'axe de 23 cm ; leur largeur dans le sens perpendiculaire est de 22 cm.
- Les dimensions des épanouissements polaires, y compris la fente radiale d’une largeur de i5 mm, sont de 34 cm dans le sens perpendiculaire a l’axe et de 35 cm dans le sens de l’axe.
- Le diamètre d’alésage des inducteurs est de 102,4 cm et l'entrefer de 7 mm.
- La dynamo est excitée en dérivation. Les bobiues inductrices sont enroulées directement sur les noyaux et retenues par les épanouissements ; elles comportent chacune 1 600 spires de fil de 2 mm de diamètre.
- Toutes ccs bobines sont groupées en série et la résistance du circuit ainsi formé est de 116 ohms à chaud.
- Induit. — Le support de l'induit se compose d’un manchon claveté sur l'arbre et portant deux anneaux, venus de fonte, fortement entretoisés et munis de nombreuses ouvertures pour la ventilation.
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- 35;
- Les tôles induites sont serrées, à l’aide de boulons ne les traversant pas, entre deux couronnes de bronze qui viennent s’embèqueter sur les deux anneaux duvsupport.
- Les tôles induites d’une épaisseur de o,4 mm sont disposées en un seul anneau d’une épaisseur de 35 cm et d'une hauteur radiale de i3 cm. Le diamètre extérieur de l’induit est de i5o cm.
- L'anneau induit comporte 387 rainures dans lesquelles est réparti l’enroulement induit en tambour multipolaire ondulé série-parallèle, avec 6 circuits en parallèle.
- Chaque rainure contient 2 barres de 10 mm de largeur et de 3 mm d’épaisseur et l’ensemble forme 387 sections de 2 conducteurs ou 1 spire aboutissant aux lames du collecteur.
- Le collecteur est monté sur un tambour en fonte boulonné sur l'un des anneaux du support de l'induit. Les lames, isolées au mica, sont serrées sur le tambour par un anneau en fer forgé, fixé à l’aide de vis dans le support du collecteur.
- Le collecteur a un diamètre extérieur de 88 cm et une largeur utile de y,5 cm. Le courant est recueilli par 10 lignes de 4 balais en charbon. Les tiges de balais sont lixées à un plateau ajouré, monté en deux parties boulonnées et pouvant tourner autour d’un support retenu par des boulons au palier de la machine.
- La rotation de ce plateau est obtenue à l’aide d’un pignon commandé par un volant à main et engrenant avec, une partie dentée. Le volant est disposé à la partie extérieure et une manette de serrage permet de fixer le calage à la position voulue sans crainte de desserrage.
- Les tiges de même polarité sont en communication avec deux anneaux collecteurs sur lesquels sont disposés les câbles d’amenée du courant.
- Résultats d’essais. - Le courant d'excitation nécessaire pour obtenir à vide et à la vitesse normale la tension de 55o volts est de 4 ampères.
- En charge l’intensité du courant d’excitation est de 5 ampères et correspond à une tension à circuit ouvert de 585 volts ; la chute de tension est, par suite, de 6 p. 100 de la tension normale aux bornes.
- GROUPE É L E C T R O GÈ ?NT E UE 3o KILOWATTS DE MM. ALIOTH ET O ET DE M. E. MERTZ DE BALE
- Le second groupe électrogène à courant continu de MM. Alioth et C10 et de M. E. Mertz était formé par un moteur à vapeur de 00 chevaux indiqués et une dynamo de 3o kilowatts.
- Motkuk a vapeur. — Le moteur à vapeur de M. E. Mertz accouplé à la dynamo Alioth de 3o kilowatts est à simple effet, du type compound vertical, avec les deux cylindres en tandem.
- Les principales dimensions et constantes de ce moteur sont les suivantes :
- La puissance normale de la machine est de 5o chevaux indiqués pour la marche à condensation. La consommation de vapeur par cheval indiqué et par heure est de 11,14 kg pour la charge normale.
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- L’ÉC LAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVII. — N° 23.
- Le bâti formé d’une caisse en foute est surmonté par le cylindre à basse pression, le petit cylindre est placé au-dessus de celui-ci.
- La distribution de la vapeur se fait par trois tiroirs cylindriques : un pour chaque cylindre et l’admission dans le cylindre à haute pression est contrôlée par un régulateur agissant sur une valve oscillante située dans le prolongement des tiroirs.
- meme manie
- La machine comporte, outre l’induit de la dynamo tre et de 12 cm de largeur. '
- La vapeur, après sa sortie du grand cylindre et sa détente complète au-dessus du piston de ce cylindre, se rend au-dessous de ce piston durant la course ascendante et ne peut être envoyée au condenseur ([lie pendant la nouvelle descente du piston. On évite ainsi de mettre la chambre supérieure du piston en communication directe avec le condenseur et par suite Faction refroidissante de ce der-
- La crosse du piston agit sur un balancier dont les extrémités attaquent deux bielles commandant l’arbre chacun par l’intermédiaire d'un levier coudé et d’une bielle. Les deux manivelles font entre elles un angle de i5o° et les bielles qui les commandent sont naturellement dirigées er. sens contraire.
- Le graissage des divers organes est obtenu de la i triple expansion décrite plus haut.
- petit volant de 120 cm de diamè-
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- 359
- Dynamo. — La dynamo de la Société Alioth du groupe électrogène de 5o chevaux est également d’un ±ype normal à grande multipolarité.
- Sa puissance est de 3o kilowatts sous 12a volts, soit un débit de î>-4° ampères.
- La vitesse angulaire est de 425 tours par minute et le nombre de pôles de 10.
- Cette machine est représentée sur les figures 1, 2 et 3, dont la première est une coupe par l’axe et la seconde, une vue en élévation. La ligure 4 est une demi-coupe par
- Inducteur. — La carcasse inductrice est eonstitu deux parties et dont l’une, la partie intérieure, porte, venues de fonte, deux pattes reposant, sur le bâti. Ce bâti est unique pour le moteur à vapeur et la dynamo qui comporte un seul palier rapporté.
- La surface extérieure de la carcasse inductrice est sphérique et compr protecteurs munis d’ouvertures e chaque pôle de façon à assurer u ventilation.
- Les pôles inducteurs à section (
- : couronne 1
- nd deux
- et fixés à la carcasse cliacu
- par deux boulons la traversant complètement.
- Les pôles portent une gorge destinée à recevoir les bobines inductrices et qui découpe en même lemps des épanouissements polaires de forn
- Le diamètre extérr carcasse est de 120 cm pris les protecteurs, 1 couronne porte-bala
- fixée Le diamètre in
- compris la l’un d’eux,
- carcasse et de 101 cm.
- La hauteur radiale des pôles inducte est de 14 cm et le diamètre du noyau p polaires parallèlement à l'axe est de 17
- La longu
- • des épanouissements sens perpendiculaire
- Le diamètre d’alésage des pièces polaires est de -3,3 cm et l'entrefer de 6,5 mm.
- La dynamo est excitée en dérivation. Les bobines induel rires sont enroulées directement sur les novaux et retenues par les épanouissements polaires. Elles comportent chacune 600 spires environ de fil de 1,4 mm de diamètre.
- Toutes ces bobines sont groupées en série et la résistance du circuit ainsi formé est de 3o ohms à froid.
- Induit. — L’induit de la dynamo de 3o kilowatts de la Société Alioth a une constitution analogue à celui de la dynamo de 220 kilowatts. Nous nous contenterons donc d’en donner les principales dimensions.
- Les tôles induites, formanL un seul anneau, ont une largeur de 17 cm et une hauteur radiale de 7,5 cm. Le diamètre extérieur de l’induit est de 72 cm.
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- L’induit est denté et comporte 161 rainures dans lesquelles est réparti l'enroulement en tambour multipolaire série ondulé. Chaque rainure est munie de deux conducteurs de 10 mm de largeur et 4 mm d’épaisseur et l'enroulement comporte 161 sections de une spire chacune.
- Le collecteur est supporté, comme celui de la dynamo de 225 kilowatts, par un tambour posé sur l’un des anneaux du support de l’induit ; son diamètre extérieur est de 47 cm et sa largeur utile de 5 cm. Les lames, isolées au mica, sont au nombre de 161.
- Les tiges des porte-balais sonL portées par des supports isolés, fixés à un anneau pouvant glisser entre 4 bras vissés sur l’un des protecteurs de la carcasse inductrice.
- Des vis et des ressorts empêchent la couronne de s’écarler du protecteur. Cette couronne est mue à frottement dur à l'aide d’une petite poignée placée à la partie supérieure de la machine.
- Les io lignes de balais comportent chacune 2 balais en charbon cl sont reliées à 2 cercles collecteurs placés intérieurement à la couronne et connectant entre eux tous les balais de même polarité.
- Résultats d’essais. —L’intensité du courant d’excitation pour la marche à vide à la tension normale est de 2,7 ampères.
- En charge, l’intensité du courant d’excitation atteint 3 ampères et la chute de tension en pour cent de la tension normale est alors de 8 p. 100.
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE 7,8 KILOWATTS DE MM. ALlOTll ET Cle RT DE M. E. MERTZ DE BALE
- En dehors des deux groupes précédents, MM. Alioth et Cu' et M. E. Mertz avaient exposé un petit groupe de i5 chevaux.
- Ce groupe (fig. j) est formé d’un moteur à vapeur du même genre que le précédent et dont, les dimensions des cylindres à haute et basse pression et la course étaient respectivement de 17, 26 et.9 cm.
- La vitesse est do 520 tours et la pression de la vapeur de 10 kg : enr.
- Ce moteur était accouplé à une petite dynamo de 7 kilowatts sur une tension de 12j volts. Le débit est par suite de 55 ampères.
- Cette dynamo est d’une construction analogue à celle du g-roupe précédent, aussi nous nous contenterons d’on donner les dimensions et constantes principales.
- La machine est à 8 pèles ; le diamètre cl’alésage des inducteurs est de 5i cm et l’entrefer de 6 mm.
- Les pièces polaires ont une longueur parallèle à l’axe de 12 cm et une largeur, dans le sens perpendiculaire, do i3ein environ.
- Les 8 bobines sont montées en série; elles sont constituées par un fil de 1,4 min de diamètre.
- L'induit a un diamètre extérieur de 5o cm et une largeur de 12 cm. La hauteur radiale des tôles est de 6,5 cm.
- La surface extérieure de l'induit porte 141 rainures dans lesquelles est réparti un enroulement en tambour multipolaire série.
- Chaque rainure comprend 2 conducteurs en fil de 3,4 mm de diamè.re ou 9,1 mm2 de section et les 282 conducteurs sont groupés en 141 sections d'une spire chacune.
- Le collecteur a nu diamètre de 32 cm et une largeur de 6 cm.
- Les balais sont en charbon ; il y a deux lignes de 4 balais.
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- Lo courant d’excitation à vide à la vitesse de f>ao tours est de 1.7 ampère. En charge, pour une tension aux bornes et une vitesse constantes, sa valeur est de 2 ampères.
- La chute de tension en pleine charge est de 9 p. 100.
- Fig. 1. — Groupe cleclrogùnc do 3o kilowatts de la Société d’Eleclricité Alioll» et O et de M. E. Merlz, de Bâle.
- ALTER-NATEL'R DE i-ti.5 IyII.OVOLTS-AMPÈRES DE M.\J. AEIOTH ET C1® 1>E BATE
- La Société d’Electricité Aliotli de Râle avaitexposé, comme type de dynamo à courants alternatifs, un alternateur à courants triphasés de son type normal à flux ondulé.
- Cet alternateur a une puissance apparente de 176,5 kilovolls-umpères avec un facteur de puissance minimum de o,85; la puissance réelle normale est par suite de i5o kilowatts.
- La tension aux bornes est de 3 000 volts et la tension simple par phase de 1 730 volts,
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- l'induit étant groupé en éLoile. Le débit par phase, à pleine charge de 176,5 kilovolts-ampères, est de 34 ampères.
- La vitesse angulaire . est de 3-5 tours par inimité et la fréquence de 5o périodes par seconde ; le nombre des saillies polaires par couronne est de 8.
- L’allernateur de la Société Aliolh est représenté sur la photographie de la figure 1. Les figures 0. et 3 sont des vues d'ensemble avec coupes partielles de cette machine et les
- Fig. 1. — Alternateur triphasé à flux ondulé de 176, > kilovolts-ainpèrcs de la Société d’Elcclricité Aliolh, de Bâle.
- figures 4 et 5 des coupes et vues d’une partie de l'induit et de l'inducteur à plus grande échelle.
- Inducteur. — L’inducteur est constitué par une couronne en acier coulé supportée par deux anneaux portant chacun un manchon elaveté sur l’arbre. Cette couronne est divisée en deux parties par un plan perpendiculaire à l’axe et ces pariies sont assemblées par quatre tirants. Elle porte deux séries de 8 saillies venues de fonte lesquelles ne sont pas placées en face les unes des autres, mais décalées de l'intervalle correspondant à la largeur de chacune d’elles.
- Les saillies polaires sont terminées par des queues d’aronde sur lesquelles viennent s’empiler les tôles des épanouissements polaires. Ces tôles d’une épaisseur de 0,4 mm, sont serrées entre un rebord interne de la saillie et un segment s’embéquetant sur celle-ci après laquelle il est fixé à laide de deux vis.
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- Le diamètre extérieur de la couronne portant les saillies est de de 4^ cm. Le diamètre intérieur est de 54 cm.
- Le diamètre extérieur de l’inducteur est de 129,1 cm.
- Les saillies ont leurs rebords parallèles à Taxe légèrement coupés; leur longueur dans le sens de l’axe est de 17,5 cm et leur largeur, perpendiculairement à l’axe, de 26 cm.
- L’entrefer
- en âge
- entre l’induit et
- l’inducteur n’est que do 3,5 mm.
- La vitesse linéaire à la circonférence de l’inducteur est de p.5,5 m par seconde.
- Induit. — La carcasse supportant les anneaux induits est en acier coulé et en une seule partie. Cette carcasse repose sur deux supports venus de fonte avec le bâti et dont les surfaces d'appui sont concentriques aux' noyaux induits ; elle est fixée sur ces supports à l’aide de vis qui une fois enlevées permettent de la faire tourner de façon à faciliter le remplacement ou la réparation des bobines.
- Les deux anneaux induits en tôles de 0,4 mm d’épaisseur sont disposés entre deux cercles en acier et sont serres contre des rebords venus de fonte avec la carcasse par un dispositif analogue à celui employé pour les épanouissements polaires de l’inducteur.
- Le diamètre extérieur de la carcasse induite est de 170 cm et la largeur, y compris deux protecteurs en fonte retenus par des vis, de 82 cm.
- La largeur de chacun des novaux est de t8,5 cm et leur hauteur radiale de 20 cm.
- Leur diamètre d’alésage est de i3o cm.
- Les deux anneaux induits portent 48 rainures, 6 par saillie, d’une section rectangulaire. Ces rainures sont destinées à recevoir l’enroulement formé de bobines isolées par des caniveaux en mica-nite enroulées à la fois sur les deux noyaux et préparées d’avance sur un gabarit. Chaque bobine comporte 28 spires de ldi de 4i-’- mm de diamètre et les 8 bobines de chaque phase sont groupées en série; les trois circuits sont ensuite couplés en étoile.
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- La résistance de chaque phase est de o,5 ohm.
- Entre les doux induits est logée la bobine inductrice unique maintenue par 8 supports que des boulons retiennent à la carcasse.
- Cette bobine est formée par 700 spires de fil de 4iô mm de diamètre. Sa résistance à froid est de 2,0 ohm.
- Les deux paliers sont rapportés sur ce bâti.
- Excitatrice. — Le] courant d'excitation est fourni à l’inducteur par une petite dynamo à 4 pôles, montée en bout d’arbre.
- La puissance de celte machine est de 2000 watts sous 70 volts.
- L’inducteur est à 4 pôles dont deux seulement sont bobinés.
- Fig. 4 et f>. — Coupes par Taxe et perpendiculaire à l’axe avec vue partielle d’une partie de l’induit et de l’inducteur de l'alternateur de 176,1 kilovolts-ampères de la Société d’Klectricitc Aliolh, de Bàle.
- La carcasse inductrice et les inducteurs sont en acier coulé ; l’ensemble de la partie fixe est supporté par une console venue de fonte avec le palier.
- L’induit enroulé en tambour série multipolaire est monté sur un manchon claveté sur l’arbre.
- Les deux lignes de balais sont portées par un anneau en fonte tenu par deux bras fixés à la carcasse inductrice et entre lesquels il peut tourner pour faire varier l’uugle de calage.
- Résultats d’essais. — L’intensité du courant d’excilaLion nécessaire pour obtenir la tension à vide à la vitesse normale est de i3 ampères.
- L’intensité du courant d'excitation correspondant au courant normal de 34 ampères de débit par phase dans l’induit en court circuit est de 4>5 ampères.
- En charge, avec un facteur de puissance égal à l’unité, l’intensité du courant d’excitation est de i5 ampères. En cas de suppression brusque de la charge sans variation de vitesse la tension augmente de 6 p. 100 environ.
- COMMUTATRICES DF LA SOCIÉTÉ D’APPLICATIONS INDUSTRIELLES
- La Société des Applications industrielles, qui exploite en France, les brevets de MM. Alioth et C10 de Bàlc, avait exposé deux commulatriees, une à courants tétraphasés,
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- l'antre à courants hexaphasés et servant : la première, à l'éclairage de l'Esplanade des Invalides,et la seconde, à celui du Grand Palais.
- Commutatrice DK 3oo KILOWATTS a courants TKTRAi'HAsÉs. —La commutalrice Alioth à courants diphasés installée à la sous-station des Invalides a une puissance de 3oo kilowatts aux bornes du courant continu. La tension continue aux balais est de 55o volts et le débit de 55o ampères.
- Fig. i. — CoininntiUrice léti-aphasée Alioth de 3oo kilowatts de la Société d’AppIications Industrielles.
- La tension entre deux bagues voisines est de uyo volts environ, et celle entre les deux bagues d’entrée et de sortie d’un des courants de 3qo volts.
- La fréquence des courants d’alimentation est de 3a,5 périodes par seconde et le nombre de pôles de 16 ; la vitesse angulaire est par suite de 3r>,o tours par minute.
- La commutalrice à courants diphasés Alioth est représentée sur la photographie de la figure j. Les figures a et 3 sont des vues et coupes do eetle machine, et la figure 4 une demi-coupe par l’axe de l’inducteur et de l’induit à plus grande échelle.
- Inducteurs. — Le circuit magnétique inducteur est constitué par une carcasse en fonte coulée en deux parties assemblées par des boulons et dont l’une, la partie inférieure, porte, venus de fonte, deux supports qui sont boulonnés sur le bâti.
- Les pôles inducteurs, à section rectangulaire avec bords arrondis, sont en acier coulé ;
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- ils sont fixés à la carcasse inductrice chacun par deux vis cl leurs épanouissements polaires sont venus de fonte avec eux.
- Ces épanouissements sont munis de fente radiale dans un plan perpendiculaire à l’axe et correspondant à l’espace libre laissé entre les deux anneaux induits.
- Le diamètre extérieur maximum de la carcasse est de 220 cm et sa largeur de 5; cm. Le diamètre intérieur de la couronne de fonte est de 185 cm.
- La hauteur radiale des pôles est de 16,8 cm et la largeur des noyaux parallèlement à Taxe de 43.5.
- Les dimensions des épanouissements polaires y compris lu fenle centrale, sont de 02,5 cm dans le sens de l’axe, et de 20 cm dans le sens perpendiculaire.
- Le diamètre d’alésage des inducteurs est de ioi,4em et l’entrefer de 7 mm.
- L’enroulement inducteur est eompound.
- Les bobines inductrices à fil lin sont enroulées directement sur les noyaux et'retenues par les épanouissements ; .elles comportent chacune 1100 spires de fil de 1,9 mm de diamètre
- Toutes ccs bobines sont groupées en série et l’ensemble placé en dérivation aux bornes du courant continu.
- L'enroulement série se compose d’une bande do cuivre formant une seule spire autour de chaque bobine.
- La résistance du circuit shunt est de 14o ohms à chaud, et celle du circuit série de 0,002 ohm.
- Induit. — Le support de l’induit est constitué par un manchon claveté sur l’arbre et portant trois anneaux fortement entretoisés et portant de nombreuses ouvertures pour la ventilation.
- La clavette du moyeu est enfoncée à l’aide d’une vis.
- Sur les anneaux exlrêmcs viennent s’embéqueter deux couronnes en bronze entre les-
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- quelles sont serrées les tôles de l’induit à l’aide <io boulons ne les traversant pas complètement.
- Les tôles induites d’une épaisseur de o,4 mm sont partagées en deux paquets d’une largeur de 20 cm et séparés par l’anneau central venu de fonte avec le moyeu.
- La largeur totale de l'induit, y compris l'espace entre les (leux anneaux de tôles feuilletées, est do cm et la hauteur radiale de chacun d’eux de i3 cm. Le diamètre extérieur | de l’induit est de i5o cm.
- ..** Les anneaux induits sont munis de
- 480 rainures dans lesquelles est réparti l'enroulement induit en tambour nuillipo-
- Chaque rainure comporte 4 conduc-
- d’arrivéo des courants alternatifs.
- Ces quatre bagues en bronze sont montées sur un manchon clavelé sur l'arbre. Les supports des bagnes s’emmanchent coniqucrnent les uns dans les autres et l’ensemble des 4 supports est serré par un dispositif identique à celui employé pour le serrage des lames, du collecteur. Le diamètre extérieur des bagues est de 02 cm et leur largeur de 5 cm.
- Les supports des porte-balais sont fixés par un balancier boulonné sur le palier. Sur chaque bague frottent des balais en charbon.
- Transformateurs. — La eommutatrice à courants alternatifs diphasés Àlioth est alimentée par deux transformateurs à courants alternatifs simples.
- Ces transformateurs ont une puissance chacun de 200 kilowatts et abaissent la tension de 2200 volts à 4no volts environ.
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- Démarrage. — Le démarrage de la commutatrice Alioth de 3oo kilowatts se fait par le courant continu. A cet effet l'installation comportait un moteur asynchrone à courants diphasés alimenté par les transformateurs et accouplé directement à une génératrice à courant continu par un manchon élastique.
- Le schéma de la figure 5 représente l’ensemble des connexions de l’installation.
- La commutatrice démarre comme moteur à courant continu et elle est accouplée comme moteur synchrone dès que le synchronisme et la concordance des phases sont atteints.
- Fig. 6.—• Coiuniulatrice à courants hexaphasés de Alioth de 200 kilowatts de la Société d’Applications Industrielles.
- Résultats d'essais. — Le courant d’excitation nécessaire pour obtenir à vide une tension induite égale à la tension normale aux bornes est de 3(- ampères ; c’est le courant d’excitation correspondant au courant minimum dans l’induit considéré comme l’armature d’un moteur synchrone.
- Commutatrice de 200 kilowatts a courants hexaphasés. — La seconde commutatrice Alioth, installée dans les sous-sols du Grand Palais est à courants hexaphasés ; sa puissance est de 200 kilowatts sous une tension aux balais du courant continu de 55o volts. Le débit est de 38o ampères.
- La tension entre deux bagues voisines du côté des courants alternatifs est de 200 volts environ et celle entre les bagues, correspondant à l’entrée et à la sortie d’un des courants, de 390 volts.
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- Cette eommutatrice est établie pour une fréquence de 5o périodos par seconde ; elle a 16 pôles ce qui correspond à une vitesse angulaire de 370 tours par minute.
- La constitution de la com-mutatricc à courants hexa-pliasés de MM. Alioth et Cie est un peu différente de celle de la eommutatrice à courants diphasés. La figure 6 est une photographie de celte machine. Les ligures 7 et 8 sont des vues d’ensemble avec coupes par l’axe et la figure 9 une demi-coupe par l’axe à plus grande échelle de l’induit et de l’inducteur.
- Inducteurs.— La carcasse inductrice est formée par une couronne en fonte en deux parties assemblées par des boulons. La surface extérieure de l’inducteur est sphérique et porte, venus de fonte, deux protecteurs munis de nombreuses ouvertures pour la ventilation. L’un de ceux-ci sert en même temps de support à la couronne porte-balais.
- La carcasse repose sur son bâti par deux pattes venues de fonte.
- Les pôles inducteurs sont en acier et ont une section rectangulaire ; ils sont retenus à la surface interne de la carcasse par deux vis la traversant complètement. Les noyaux polaires portent une gorge destinée à recevoir les enroulements inducteurs, les épanouissements polaires venus de fonte avec les noyaux de forme rectangulaire.
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- Le diamètre extérieur maximum de la carcasse est do 192 cm et sa largeur y compris les protecteurs, mais non compris la couronne porte-balais, de 5o cm.
- Le diamètre intérieur de la carcasse est de 168 cm.
- La hauteur radiale des pôles inducteurs est de 10,93 cm, la longueur de la section du noyau de 28 cm et sa largeur de 10 cm. La longueur des épanouissements polaires parallèlement à l’axe est de 34 cm et leur largeur le long de l'entrefer de 16 cm.
- tatrice hexaphasée Alioth de la Société d’Applicatic
- I'ig. 9. — De
- Le diamètre d’alésage des pièces polaires est de 136,1 cm et l’entrefer de 6,5 mm.
- Comme pour la commutatrice précédente, l’enroulement inducteur estcompound.
- L’enroulement shunt comporte 16 bobines de 4oo spires de fil de 1,7 mm de diamètre. Ces bobines sont toutes groupées en série.
- L’enroulement série est formé par une spire d’une bande de cuivre placée sur chacun des pôles inducteurs par-dessus l’enroulement à fil fin.
- La résistance du circuit en dérivation est de 160 ohms et celle du circuit en série de o,oo3 ohm.
- Induit. — Le support de l’induit a une constitution analogue à celui de l’induit de la commutatrice à courants diphasés avec cette différence toutefois, que la largeur de l'induit étant moindre, il n’y a qu’une seule pile de tôles serrées entre les couronnes s’emhèquetant sur deux anneaux venus de fonte avec le moyeu du support.
- Les tôles induites ont une largeur totale de 34 cm et leur hauteur radiale est de 10,5 cm. Le diamètre extérieur de l’induit est de 134,8 cm.
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- L’induit comporte 432 rainures dans lesquelles est réparti l’enroulement en tambour multipolaire avec groupement en parallèle.
- Chaque rainure porte 6 fils de 2,5 mm de diamètre. L’enroulement complet comporte 432 sections de 3 spires chacune,.
- Un tambour en fonte, avec rebord intérieur boulonné sur la face de l’induit opposée au collecteur, soutient les parties de l’enroulement extérieures à l’anneau.
- Le collecteur a une constitution identique à celui de la commutatrice à courants tétra-phasés ; son diamètre extérieur est de ioo cm et sa largeur utile de 7,8 cm. Les lames isolées au mica sont au nombre de 432.
- Les axes des porte-balais sont portés par des supports fixés sur une couronne formée de deux anneaux réunis par des nervures et pouvant glisser sur l’un des protecteurs venus de fonte avec la carcasse inductrice.
- Des vis et des ressorts empêchent la carcasse de sortir de son logement.
- Le déplacement de cette couronne est obtenu à l’aide d’un volant portant un écrou fixe se vissant sur une tige filetée articulée à la couronne.
- Les 16 lignes de balais comportent chacune trois balais en charbon et deux cercles collecteurs réunissent à l'intérieur de la couronne porte-balais tous les balais de même polarité.
- Les sections de Uinduit sont partagées ici en six groupes de 8 circuits en parallèle chacun et aboutissant aux 6 bagues d’amcnce des courants alternatifs.
- Ces bagues ont un diamètre extérieur de 5o cm et une largeur de 3 cm. Sur chacune d’elles frottent 4 balais en charbon disposés sur 4 axes portés par une couronne fixée à un support en deux parties dont l’iihe est boulonnée sur la chaise du palier.
- La commutatrice à courants hexaphasés était alimentée par un transformateur triphasé à trois noyaux abaissant la tension du réseau de 3 000 volts à 35o volts.
- Le démarrage se fait comme pour la commutatrice tétraphasée avec le courant continu fourni par une petite génératrice à 5oo volts accouplée directement à un moteur asynchrone à courants triphasés.
- Les connexions de la commutatrice aux réseaux à courants alternatifs et continus et à l’appareil de démarrage sont représentées sur le schéma de la figure 10.
- J. Reyval.
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- 3;3
- SUR LES THÉORIES DE LA RADIOCONDUCTION
- A propos de l’article de M. Turpain sur ce sujel (t. XXVII, p. 56), VI. A. Righi nous adresse la lettre que nous reproduisons ci-dessous :
- « Veuillez me permettre quelques observations sur L’intéressant article de M. Turpain, paru dans le numéro du i3 avril de VEclairage Electrique, que je viens de recevoir.
- » Dans mon rapport sur les ondes hertziennes présenté au Congrès international de Physique, je n’ai entendu donner aucune théorie qui m’appartienne sur le fonctionnement des radioconduc-teurs. Seulement, après avoir cité l’explication de M. Lodge, j’ai ajouté qu’elle pouvait se comploter « en admettant aussi la possibilité de petits mouvements des particules métalliques. »
- » J’entendais par là simplement de signaler l’opinion des physiciens cités quelques lignes plus bas, qui ont déclaré avoir observé ces petits mouvements.
- » Et il est si vrai que je n’entendais fonder sur l’existence de ces petits déplacements aucune théorie des radioconducteurs, que dans la page suivante de mon rapport j’ai cité, comme objection à une théorie de cette espèce, les radioconducteurs de M. Branly formés par des particules métalliques immobilisées dans une masse diélectrique solidifiée.
- » 11 n’existe donc pas d'explication de. Righi, et au fond je me trouve en accord avec M. Turpain. »
- A. Righi.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- ACCUMULATEURS
- Accumulateur Edison. Brevet anglais 30 960, 20 novembre 1900. Centrcilblatt fiir Accumulatorcn- und Elementenkunde,t. U, p. 99, i5 mars 1901.
- Le nouvel accumulateur breveté par Thomas Alva Edison se distingue de ceux jusqu’ici connus par l’invariabilité de son électrolyte. Il en résulte qu’il suffit seulement d’une petite quantité d’électrolyte, contrairement à ce qui se passe avec l'accumulateur au plomb ou avec celui au zinc, oxyde de cuivre et potasse.
- L’électrode négative est constituée par du cadmium finement divisé et le dépolarisant employé ici est, comme dans ce dernier cas, l’oxyde de cuivre. Cependant on a évité les inconvénients résultant de l’emploi de ce corps. On sait en effet que dans les anciens éléments au zinc et à l’oxvde de cuivre, il se formait un sel de cuivre soluble qui amenait un dépôt de cuivre sur le zinc, d’où il résultait une action locale et une destruction rapide de l’élément. On avait bien tenté d’éviter cet inconvénient en entourant
- l’électrode positive d'une matière poreuse, mais sans succès, car cette enveloppe n’empêchait pas la circulation du sel soluble de cuivre et elle se détériorait rapidement sous l’influence de l’alcali. D’autre part, il fallait une grande quantité de liquide, et la résistance intérieure de l’élément était très fortement augmentée.
- Edison a trouvé que le cuivre très finement divisé forme dans la lessive alcaline exclusivement de l’oxyde de cuivre anhydre insoluble ; tandis que s’il existe seulement la plus petite quantité de cuivre massif ou de cuivre divisé suffisamment comprimé, il se forme de l’hydrate d’oxvde de cuivre soluble.
- On obtient ici du cuivre très finement divisé par la réduction du carbonate de cuivre par l’hydrogène. Le cadmium et le cuivre sont introduits dans des compartiments en nickel ou en autre métal, particulièrement en fer nickelé. La figure 1 montre une plaque en perspective; la figure 2, une coupe horizontale et la figure 3, une coupe verticale d’un élément à quatre plaques.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- La plaque i est constituée par une tôle en nickel réunie à un cadre 2 de même métal par des rivets 3 en nickel, et fusion électrique. Les plaques sont l’eliées entre elles par des boulons isolants ^ qui traversent les oreilles inférieures 4 pendant que les oreilles supérieures 5 servent pour les prises de courant 5L Les compartiments ou poches 6 sont également en nickel ou en
- Fig. 1 à 3. — Accumulateur Edison.
- métal nickelé perforé. On les obtient, avantageusement par estampage. Pour purifier les plaques le mieux possible, on les chauffe au rouge dans une chambre close et on réduit ensuite l’oxyde par l’hydrogène.
- Pour obtenir le cadmium très pur, très finement divisé et fibreux, on électrolyse une solution faible de sulfate de cadmium à l’aide d’un fort courant, entre une cathode en platine et une anode en tôle de cadmium. On détache de temps en temps le cadmium déposé, puis on le lave à l’eau et on l’introduit dans les poches de la
- La réduction du carbonate de cuivre par l’hydrogène, dansle but d’avoir ducuivretrèsdivisé, doit être effectuée à une température aussi faible que possible, la plus faible qui permet encore la réduction. Sans cette précaution, la densité
- du cuivre obtenu serait trop élevée. Le cuivre obtenu est moulé sous légère pression en forme de blocs minces que l’ou introduit ainsi dans les poches de façon k éviter toute égratignure dont l’effet serait d’augmenter la densité en certains points. Les plaques sont ensuite chauffées dans une chambre close pendant six à sept heures à une température qui ne doit pas passer 260° C. jusqu’à transformation du cuivre en oxvde noir. Une température plus élevée provoquerait une augmentation nuisible de densité. Les blocs d’oxyde de cuivre sont ensuite réduits électrolv-tiquement en métal, et. finalement, transformés par la charge en oxyde rouge.
- On ne remplit pas les poches des plaques directement de cuivre divisé, car à cet état, les particules de cuivre, qui n’affectent pas la forme de filaments, comme celles du cadmium, n’offrent pas un contact électrique suffisant, de sorte qu’il n’est pas aussi actif que préparé comme il est
- Le vase y contient comme électrolyte 8, de préférence une solution à io p. 100 environ de
- Comme il se forme pendant la charge de l’oxydule de cuivre à l’électrode positive, et pendant la décharge, de l’oxvdule de cadmium à l’électrode négative, il suffit d'une très petite quantité de liquide pour faire fonctionner l’élément, et on peut se contenter d’humecter à l'aide de l’électrolyte des feuilles minces d’amiante ou d’autres matières en poudre résistant aux alcalis. La résistance intérieure de l'élément est très
- Les matières employées seraient, parait-il, inattaquables et il u’y aurait pas d’action locale entre le cadmium et le nickel, ce dernier se polarisant complètement.
- Le vase y peut être constitué en nickel ou autre métal et être fermé hermétiquement ; une ouverture 9 est seulement nécessaire pour le dégagement des gaz résultant d’une surcharge.
- Il n’est malheureusement pas fait mention de la force électromotrice de l’élément qui doit d’ailleurs être assez faible. L. J.
- Accumulateurs L. Renaud. Brevet français du 6 décembre 1899. Brevet anglais 8471 du 8 ruai 1900, Brevet américain 664679 du *4 mai 1900. Centralblali fur Accumulaturen- itnd Etementenkunde, t. II, p. 38, ier février 1901.
- M. Louis Renaud prend comme récipient une
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- des électrodes, et enferme la matière active entre deux séparations rigides de façon à avoir un contact parfait.
- Les figures 1, 2, 4 et 6 montrent un accumulateur complet en coupes verticale et horizontale. L’électrode négative se compose d’une auge en plomb A que l’on recouvre extérieurement de gutta-pevcha, paraffine, etc., et qui renferme la
- matière active. Dans des cavités cylindriques ou autres de celle-ci sont introduits des tubes en plomb C qui reposent simplement sur le fond ou sont fixés à lui (par soudure par exemple) et possèdent des trous a! suffisamment nombreux et gros pour permettre le passage des gaz et de l’électrolvte. Les tubes peuvent aussi consister en matière inerte ou résistant à l’acide
- Fig. 1 i\ 6. —
- L. Reriaud.
- et non conductrice de nature très poreuse ou perforée.
- Pour que l’électrolyte puisse encore mieux pénétrer dans la matière active, on a ménagé dans celle-ci de très petites ouvertures D.
- I.a prise de courant peut se faire soit sur la cuve À soit sur les tubes métalliques C.
- La positive (fig. 1) est disposée dans un tube E ou autour d’un conducteur métallique F. Le tube E peut être uni on muni comme Iv (fig. 5 et 6) de bosses ou pointes b. On peut prendre comme dans la figure 1 une spirale G ou des disques en plomb II empilés les uns sur les ! autres. On peut aussi placer (fig. 3) dans un tube J muni de petits trous a' un conducteur métallique ou un tube K perforé et remplir de matière active l’espace compris entre les deux tubes inoxydables.
- Le tube .1 est fixé sur un bloc isolant et la « chandelle » ainsi obtenue est introduite dans le tube négatif C qu’elle ne touche nulle part.
- Elle peut aussi être introduite dans un tube M entouré de matière active et d’un autre tube extérieur.
- L’ensemble est ensuite glissé dans un des compartiments de la cuve A remplie de la matière active négative de sorte que celle-ci est en contact avec une grande surface de conduc-
- La disposition (fig. 3) peut également être utilisée comme accumulateur indépendant.
- Des pointes comme celles b qui existent à l’intérieur du tube J et à l’extérieur du tube K (fig. 5 et 6) peuvent également être disposées à l’intérieur de la cuve À et à l'extérieur du tube C pour augmenter les surfaces de contact.
- Lorsque les tubes G sont en métal, on les recouvre de matière isolante ; ou bien encore on place ceiie-ci sur les tubes J aux extrémités ou sur toute la longueur.
- La cuve A peut aussi constituer le pôle positif de l’accumulateur. L. J.
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- T. XXVII. — N° 23.
- Accumulateurs Chevaî-Lindeman
- A la suite de la publication de la note de M. Tommasi dans le numéro du i r mai dernier, M. Lindeman nous adresse la lettre que nous reproduisons ci-dessous (l) :
- Accumulateur Brault.— Brevet anglais, n° 26 343t demande- le i3 décembre 1898, accepté le 21 octobre 1899.
- La matière active positive est préparée en fai-
- P) Dans le numéro 19 du n mai de I.'Eclairage Electrique, t. XXVII, p. 2a3, M. Tommassi émet l'avis que l’accumulateur que nous avons fait breveter (brevet allemand, n° 128670 du 5 août 1899), Il’est « autre chose -»
- 1890, n° 2o3 249.
- description de nôtre accumulateur, publiée par M. Piérard dans le numéro du i3 avril 1901 de cette revue, page 64.
- entre l’accumulateur mullitubulaire de M. Tommasi et le nôtre, pour faire ressortir les différences fondamentales
- trode négative. « Ces tubes sont logés dans un récipient
- « trous, en deux ou plusieurs compartiments, renfermant
- « tifs, s (Brevet allemand (tombé), nu 56 4*3 du 2 juillet 1890).
- Dans l’accumulateur Cbcval-Lindeman, l’électrode négative est essentiellement distincte des électrodes
- deux électrodes ont la même forme extérieure et consti-
- Lindeman ont la forme de bâtonnets, forme dont 011 pourrait retrouver, du reste, des analogies dans des accumulateurs de divers inventeurs, aussi 'bieu que dans celui de M. Tommasi.
- Mais ce qui constitue le caractère distinctif de notre
- d"es évidements d’une seule électrode négative commune qui les enveloppe de toutes parts. Cette disposition
- posiLives, placées dans un récipient commun, de gaines perforées en matière isolante ou conductrice-. -Celles-ci laissent entre elles et les électrodes positives, un espace suffisant pour recevoir l’électrolyte ot éviter les courts-circuits. L’intervalle qui existe entre ces différentes gaines et entre les parois du récipient, est rempli par la masse active et constitue ainsi l'électrode négative.
- bien Reconnaître que notre accumulateur est « autre chose u qu’une copie de son accumulateur multitubu-laire. Lindeman.
- sant un mélange intime de litharge et d’environ 10 p. 100 de sulfate de chaux ou d un autre sel alcalinoterreux ou alcalin ; pour la matière négative, on ajoute en plus de 1 à 3 p. 100 de chlorure double de platine et sulfate de mer-
- Ficr-1.
- .Fig-, 1 et 2. — Accumulateur Brault.
- Les matières sont ensuite malaxées avec 10 p. 100 environ d’eau distillée, en faisant passer un couvant d'mnomaque gazeuse pendant ce malaxage ; la pâte obtenue est séchée et pulvérisée.
- La plaque est formée par l’assemblage de deux grilles en plomb, dont les barreaux ont une section triangulaire, l’une des grilles porte à ses croisillon des saillies, l’autre des ouvertures.
- Les figures 1 et 2 représentent une coupe de la grille portant ses saillies b ; et, une portion de plaque rivée mais sans matière active.
- Pour fixer la matière active, on place l’une des grilles, celle, par exemple, qui porte des saillies, dans un moule M figure 3 ; on ajoute la matière active en poudre^ ; puis on place l’autre grille, de façon que ses ouvertures soient en face des saillies; on ferme le moule par son couvercle N et on comprime fortement le tout; les deux grilles se trouvent ainsi rivées.
- La plaque est retirée, plongée pendant quelques heures dans l’acide sulfurique faible, puis séchée et enfin formée. A. B.
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- Accumulateur Gladstone et Beckett. — Brevet anglais, n°56l7. Déposé le iiîmars 1899 : accepté le
- L’électrode unitaire A est un tube à section rectangulaire a (fig*. 1), en plomb, percé d’un grand nombre de trous e, contenant une âme cetrale c et de la matière active b.
- partie plcii
- et plus épaisse f, qui s’emboîte
- st préalabb
- îent empàtéf
- is les perforations
- L’âme ainsi empâtée est introduite ensuite dans le tube.
- Une plaque esl constituée par l’assemblage de plusieurs électrodes unitaires, réunies en haut et en bas, par soudure autogène à des barrettes en plomb antimonié, d.
- Dans un élément, les plaques de polarités
- contraires sont séparées par des feuilles ondulées en ébonitc l.
- A. B.
- Plaque Mc Cartney. — Brevet anglais, ti» €73, demandé le 11 janvier 1900, accepté le 17 février 1900.
- La plaque se compose d’un cadre n ((]g. 1) et
- de deux, grilles laissant entre elles un espace vjde pour loger la matière active. Chaque grille est formée pat' deux séries de barreaux parallèles b, b{ ; les croisillons b2 d’une face alternent avec ceux de la face opposée.
- Entre les croisillons, les barreaux des deux grilles sont reliées par des barrettes Iransver-
- Fig. a.
- sales c, c (fig. 2); sur cette figure, la grille de face est enlevée pour montrer la disposition des barrettes transversales.
- Les grilles et les barrettes sont coulées d’une seule pièce.
- A. B.
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- T. XXVII. - N° 23.
- Plaques Wilhelm Majert. — Brevet anglais, n° 24 473, déposé le 8 décembre 1899, accepté le ao janvier 1900.
- Pour assurer la rigidité des plaques à âme et à ailettes (]), les nervures b (fig. 1) ne sont pas prolongées jusqu’au bord d de la plaque; sur
- Fig. r. —Plaque \V. Majêrl.
- l’autre face les nervures r sont arrêtées de même un peu avant le bord e opposé au premier, de façon k laisser sur chaque face une marge formée par l’âme non entamée.
- Br.
- Sur rinïluence des liants à action chimique sur la matière active des accumulateurs, par e professeurDr Friedrich Vogel, de Charloltenbourg. Centralhlatt fur Accumulatoren-und Élementenkunde, l. II, p. 4, Ier janvier 1901.
- Les matières employées comme liants dans lés plaques à empâtage peuvent se diviser en deux catégories : les unes agissantuniquement comme agglutinant, les autres produisant une véritable réaction chimique avec les oxydes de plomb.
- L'auteur a eu l’occasion, à propos d'une contestation, de comparer un de ces derniers procédés, qu’il ne désigne pas autrement que par la lettre B, avec d’autres procédés connus. Parmi ces derniers, il a choisi le procédé Jlainmaeher dans lequel la matière est malaxée avec une solution hydratée de phénol et le procédé Linde qui emploie une solution d'aloïne. Les deux plaques ainsi fabriquées sont désignées ici par lettres H et L.
- Dans les trois cas, on a employé les mêmes quadrillages provenant de la maison E. Franke, de Berlin. Les mêmes oxydes, minium et litharge, servaient à confectionner la pâte avec le liant particulier k chacun des trois cas. Le (*)
- (*) Pour plus «le détails voir la description des accumulateurs Majert dans L'Éclairage Électrique du 1» décembre 1900, t. XXV, p. 374.
- même empâteur garnissait les quadrillages, de matière active.
- Les plaques avaient une épaisseur de 6 mm ; les alvéoles de matière avaient comme dimensions 61 X 34 mm. Après empâtage, on examinait la solidité de la matière, d’abord après le séchage seul, et ensuite après la formation. Dans le premier cas, la charge de rupture était déterminée en plaçant dans le milieu d’une pastille un coin carré de 2 cm de côté que l’on chargeait progressivement jusqu'à la rupture.
- On obtenait alors les valeurs suivantes relatives k la matière sèche :
- B 11 L
- i,25 k-g i,5okg a,5okg
- i,-5 i,5o 3,oo
- 3,8o
- 3,65
- 3,4o
- Moyennes 1,62 kg i,65kg 3,23 kg
- Les différences entre les diverses déterminations peuvent provenir d’une petite inégalité d’épaisseur des différentes pastilles.
- Les essais sur les plaques formées sont effectués k l’aide d’une autre méthode qui donne les résultats suivants :
- 59 kg
- 60
- kg
- Moyennes 70 kg
- 77><g
- L’auteur en conclut qu’il n’est pas indifférent pour les qualités de la matière active d’employer un liant plutôt qu’un autre.
- L. J.
- ÉCLAIRAGE
- Sur les rapides variations du courant dans l’arc continu, par W. Duddel. Communication à l'Association des Ingénieurs électriciens de Londres. Décembre 1900.
- A chaque intensité du courant de l’arc correspond une section déterminée de la gaine de gaz qui l’entoure ; les variations périodiques du courant produisent une variation périodique de cette gaine et,par la, de véritables ondes sonores. On sait que tel est l’origine du ronflement des
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- arcs alternatifs. L’arc continu, lui même, produit un son. régulier quand les variations sont assez petites, celles produites par exemple par le passage des balais d’un segment du collecteur d’une dynamo au suivant.
- L’auteur a recherché quelles sont, les variations qu’il convient de produire dans le courant pour obtenir un son net et clair. L’arc étant alimenté par une batterie d’accumulateurs en série avec une forte self-induction, on envoie dans l’arc le courant d’un alternateur dont le circuit est coupc par un condensateur, ccttc disposition évite que les deux courants aient d’autres parties communes que l’arc même.
- Avec un arc de 3 à 5 mm et io ampères, on entend clairement un son pour un courant alternatif d’un milliampère avec de i ooo à 16000 alternances par seconde.
- Avec un courant alternatif de — à 1 d'ampère et 60000 alternances, on n’enlend plus aucun son, probablement parce que les vibrations dépassent la limite de perception de l’oreille.
- Avec de faibles courants téléphoniques, Dud-del a réussi à faire vibrer le gaz de l’arc, de manière qu’à plusieurs mètres de distance, Je son fut parfaitement clair. L’arc B (fig. 1} est
- Fig. 1.
- relié à une batterie d’accumulateurs avec un ampèremètre A, une résistance de réglage II et 1111e sclf-induction L, en série.
- Le circuit secondaire, D d’une bobine d’induction est placé en dérivation sur les charbons mêmes de l’arc, il est coupé par un condensateur F, de 2 à 3 microfarads. Le primaire C de la bobine est ferme sur un microphone et deux ou trois éléments Leclanché ; le microphone peut être très écarté de l’arc. Le courant continu des accumulateurs et le courant alternatif de la bobine D ne peuvent se mélanger par suite de la présence du condensateur F et de la selI— induction L.
- Les paroles dites sur le microphone sont, dans ces conditions, répétées d’une manière claire et forte par la lampe el peuvent 1res bien être entendues à 6 ra de l’arc.
- L’accroissement de l’intensité ne produit pas d’amélioration notable. Pratiquement, les meilleurs résultats s’obtiennent avec des arcs de 10 à 12 ampères et de 20 à 3o mm pour des charbons de 11 à 13 mm.
- Le phénomène est réversible, l’arc peut servir de microphone ; mais jusqu’ici, les résultats obtenus dans cette voie sont moins bons que les précédents. G. G.
- Sur la différence de potentiel existant aux pôles de l’arc, par O. M. Corbino et P. Liga. Il Nuovo Cimcnto, t. X, p. 49- mars 1901.
- Les nombreuses recherches (*) faites sur l’arc électrique n'ont pu encore résoudre d une façon décisive si l’hypothèse d’Edlund sur l’existence d’une force contrc-électromotriec de polarisation est ou non vérifiée.
- Blondel (2) a montré que de seconde après l’interruption du courant, il n’existe pas de différence de potentiel appréciable entre les charbons.
- Avec les courants alternatifs industriels qui ont au maximum 80 périodes, on n’a pu trouver un déplacement de phase entre l’intensité et la différence de potentiel aux pôles de l’arc.
- Les auteurs ont utilisé dans leur étude les courants très rapidement interrompus, obtenus à l’aide de l'interrupteur de Wehnclt.
- La formule la plus conforme à la réalité pour la représentation de la différence de potentiel e entre les pôles, en fonction de l'intensité i et de la distance l des charbons est celle de Mm0 Ayr-ton :
- Avec un courant variable ettoujours de môme sens, et supposant que la différence de potentiel e suit instantanément les valeurs de l’intensité, on a :
- _1. ^ Vdt— a\bl £ ldt + c + dl
- (q I.’Kcl Élect., t. IX, 1896.
- I (2) Journal de Phys., p. 5i3, 1897.
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- 011, en représentant par P,n et im la puissance et l'intensité moyennes :
- Pm = («+iOi„1 + e + <H.
- Ainsi, avec un courant continu ou un courant interrompu, la puissance dépensée dans l’arc est la même si l’intensité moyenne du second courant est égale à l’intensité constante du pre-
- Les auteurs ont précisément vérifié ainsi la formule précédente. Ils se sont assurés d’abord par comparaison avec un voltamètre à argent que l’intensité moyenne est bien donnée par un ampèremètre à noyau de fer.
- La méthode employée pour la mesure de la puissance moyenne est celle de Potier, avec la disposition du wattmètre électrostatique de Bion-dlot et Curie.
- L'appareil établi pour cette mesure était un éleetromètre ordinaire de Mascart modifié. L’aiguille d’aluminium était remplacée par un disque de mica recouvert sur deux secteurs semi-circulaires et des deux côtés par des feuilles d’étain ; le disque était tenu par une suspension bipolaire en soie. Les deux moitiés de l’aiguille communiquaient à deux fils de platine qui descendaient parallèlement et très voisins ; l’un
- plongeait directement dans un petit dé rempli d’eau et tenu latéralement, l’autre contournait le dé et descendait suivant l’axe dans un deuxième récipient.
- Les quadrants, au lieu d’être réunis deux par deux aux quadrants opposés, étaient réunis aux quadrants adjacents et chaque couple à un des pôles de l’arc.
- Une batterie de 5o accumulateurs (fig. i) était reliée à un circuit comprenant un ampèremètre Am, une résistance inductive variable L, les charbons mobiles à l’aide d’une vis, une résis-
- tance non inductive CD et un commutateur à deux directions a b c d permettant de fermer le circuit soit sur un interrupteur de Welmelt 1, soit sur une résistance variable R en argentan.
- Les deux moitiés de l’aiguille étaient reliées aux extrémités C et D de la résistance non inductive.
- R était d’abord réglé de façon qu’en manœuvrant le commutateur, c’est-à-dire en faisant passer le courant continu dans le courant interrompu du Wehnelt, la déviation de l’ampèremètre restât la même et cela avec une certaine latilude dans la longueur de l'arc.
- Les auteurs ont observé alors que pour des valeurs très différentes de la self-induction L, c’est-à-dire pour des valeurs très différentes du nombre d'interruptions et de l’in tensité moyenne, il n’v a aucune variation dans la déviation du wattmètre "NYlorsqu’on renverse le commutateur.
- Ce résultat est un grand argument en faveur de la probabilité qu'il y a à ce que Tare se comporte comme une simple résistance ohmique et en même temps une vérification de la formule d’Ayrton. G. G.
- ÉLECTROCHIMIE
- Electrolyseur Mercerpour la préparation simultanée du chlore et des alcalis.
- La cuve Mercer, représentée en détail sur la
- figure 1, consiste en un vase poreux de 460 mm de diamètre et d’une hauteur à peu près égale, non compris le couvercle et le tube de dégage
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- ment. L’ensemble a une hauteur de 900 mm j environ. Ce vase poreux, qui contient l’anode et l'élcctrolyte, joue en même temps le rôle de diaphragme. La surface extérieure est en métal et recouverte d’une couche de papier asbeste, sur laquelle est cerclé un cylindre de tôle fendu longitudinalement et percé de trous; ce cylindre,
- I de 3oo mm de hauteur, constitue fa cathode. J.es charbons de l’anode sont soudés à une plaque de plomb qui est reliée a la source d’énergie extérieure par un fil conducteur traversant le couvercle de l’appareil; cet ensemble formant une masse d’une certaine importance, on ne pouvait songer a la suspendre au couvercle.
- .ïisfâafiâââds
- Pour la maintenir, on a établi tout autour de la paroi interne de la cuve un rebord sur lequel viennent reposer les charbons. J,a plaque de plomb est perforée pour permettre au gaz libéré de gagner les régions supérieures de la cuve et delà, par un tube de dégagement adapté au couvercle, de se rendre dans un gros tube collecteur. Le couvercle est assujetti clans une rigole circulaire, qu’on achève de remplir avec de l’eau, de
- façon à réaliser une fermeture bien étanche. On remarque, sur la droite de la figure 1, un peu au dessous de l’anneau dans lequel est creusée la rigole, un ajutage recourbé à l’angle droit. Il sert à introduire la solution dans le compartiment anodique où le niveau de l’électrolyte ne doit jamais dépassçr la ligne ponctuée, tandis que le liquide extérieur s’élève un peu au-dessus.
- Cinq cuves semblables sont rangées dans une
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- auge en fer. Pour constituer une batterie susceptible d’un grand rendement, on disposera les auges, par deux, sur une série de massifs en maçonnerie étagés en gradins de i3o mm de hauteur, avec interposition bien entendu d’une matière isolante. Les figures ?. et 3 représentent une installation composée de huit auges en
- L’eau versée dans les auges les plus élevées passe aux suivantes par des trop-pleins visibles sur les ligures i et 3 et s’enrichit de plus en plus en alcali. La dissolution est recueillie à l’autre bout de la batterie. L’alimentation en eau doit être réglée de telle sorte que l’écoulement ait üeu par gouttes; un jet continu, eu effet, aurait l'inconvénient, de relier électriquement les réservoirs métalliques.
- A sa sortie du collecteur installe sur une poutre entre les deux fils d’auge, le chlore traverse un serpentin, puis s’élève à la partie supérieure d'une tour d’absorption où il est appelé grâce au vide entretenu par la condensation d’un jet de vapeur. Sur toute la hauteur de la tour sont disposées des plaques circulaires perforées, dont le but est de diviser a l’infini l’eau qui tombe dusommcL; c’est, du reste l’artifice classique usité pour faciliter la dissolution du chlore. Le liquide est recueilli dans une bâche, d’où une pompe le refoule de nouveau au sommet de la tour, jusqu’à ce qu'il ait atlciut le degré ehlorométriqué voulu.
- Au point de vue électrique, le dispositif est le suivant. Toutes les cathodes d’une meme auge sont reliées en quantité par l’auge en 1er elle-même ; les anodes sont connectées à des barrettes qui se fixent à la poutre longitudinale. Les n auges d'une batterie sont ensuite reliées en série. Chaque cellule électrolvtiqne absorbe 5 volts et 144 ampères, ou, pour une auge, 5 volts et 'j20 ampères. Pour Lélectrolyscur représenté par les figures 2 et 3 et qui comprend 8 auges en série, l’énergie nécessaire était donc de 8 X 5 X 720 = 28 800 watts ou environ 4o chevaux. Telles sont, du moins, les prévisions théoriques ; or Ilobart, à qui nous empruntons cette description ('), fait remarquer que la génératrice qui fournissait le courant marchait à 94 volts et 600 ampères, au lieu de 4° volts et 720 ampères. 11 en conclut que cette dernière
- n’était pas appropriée au travail qu’on lui demandait ; mais il est plus simple de chercher l’explication de cette anomalie dans la résistance des cuves qui était bien supérieure à celle qu’on pouvait prévoir B. K.
- Sur le trouble de dèpolarisation cathodique provoqué par le chromate de potassium, par Erich Müller. Communication faite au laboratoire électrochimique de l’Université technique de Dresde. Zeitschrift fur Elektrochcmie, l. VU, p. 398, 3 jan-
- On sait que, dans la fabrication des chlorates, broutâtes et iodates par clectrolyse des sels halogènes, on obtient un rendement considérablement plus élevé lorsqu’on additionne la solution d'une petite quantité de chromate de potassium. On reconnaît facilement que cette addition a pour elFet de diminuer la réduction du produit d’oxvdation formé à l’anode, réduction qui, par l’électrolyse du chlorure de sodium en solution neutre par exemple, peut tomber de 55 à 4 p. 100.
- La priorité de cette découverte revient à Imhoff (brevet 110 5o5 demandé le 29 mars 1898) qui s’exprime ainsi dans son brevet : « la découverte est basée sur l’observation que le chromate dissous possède la propriété, additionné à l’électrolyte, d’efFectuer en quelque sorte mécaniquement, une séparation de l'hydrogène. »
- Il n’v est pas parlé de réduction, même éphémère, du chromate alcalin.
- Dans le brevet suédois 8820 du 2.4 novembre 1897, John Laudin (!) recommande, pour amc-liorcrlc rendement en chlorate, l’addition de combinaisons des métaux pouvant passer facilement par différents degrés d’oxydation. Parmi celles-ci, il nomme l’acide chromique. Celui-ci, par son oxygène, hâterait l’oxydation en chlorate, à l’anode ; d'autre part, à la cathode, il détournerait sur lui l’action réductrice de l'hydrogène qui ne s’exercerait plus alors sur l’hypochlorite et sur le chlorate.
- E11 ce qui concerne ce dernier cas, il ne pourrait y avoir réduction que de l’hypochlorite, car Fœrster (*) a montré qu’avec une cathode en platine, la réduction du chlorate n’est pas supposable.
- Mais l’explication donnée par Laudin n’est
- (1) Zeitschrift f. Elektrochcmie, t. VI. p. 482, 1900. (9) Zeitschrift f. Elektrochcmie, t. IV, p. 386.
- p. 539, 1900.
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- pas en concordance avec les faits puisque de très petites quantités de chromate suffisent et que d’autre pari, l’analyse des gaz qui montre dans le cas ordinaire un déficit en hydrogène de 54 p- 100, et seulement de 4 p- 100 lorsqu’il y a addition de chromate, indique bien que l’hydrogène n’est pas absorbé par la réduction du ch rornale.
- A l’anode, l’action catalytique (') de l'acide ehromique a déjà été envisagée par l'auteur qui pensait que celui-ci pouvait agir par la voie chimique et accélérer la transformation de l'hvpo-chlorite en chlorate. Cependant s'il en était ainsi, comme l’acide ehromique produirait une utilisation totale de l’oxygène électrolytique, la quantité de ce gaz sc dégageant inutilement par élec-trolyse ainsi que la quantité d'hvpochlorite formé, devraient être plus faibles avec addition de cbromale que sans cette addition.
- Or les laits apprennent le contraire : ainsi pour une solution neutre de chlorure de sodium à 3o p. 100 additionnée de chromate, on trouve après vingt heures d’électrolysc 28,0 p.' 100 d’oxygène inutilisé, au lieu de .12,4 p. 100 sans chromaLe [2).
- D’un autre côté, par électrolvse de solutions de chlorure de potassium additionnées de ehro-male, 011 obtient des lessives d’hypoehlorite d’une concentration supérieure à celle que l’on atteindrait sans cette addition. D’après des recherches exécutées par 1 auteur, l’addition de chromate élèverait de 1,15 à 1 ,yü grammes d’oxygène dans 5oocmJ la teneur, constante an h ont d’un certain temps d’éleetrolvse, en hypoehlorite (:().
- Pour expliquer tous ces faits, il émet alors les deux hypothèses suivantes :
- in 11 peut se former à la cathode un enduit mince d’hydrate de chrome qui, comme la chaux par l’électrolyso d’une solution de chlorure de calcium, agit comme diaphragme et protège de la réduction ;
- 2° Il peut se former à la cathode un alliage de chrome avec le métal employé à celle-ci.
- (*) Zeitschrift f. Phy.s. Cheinie, t. XXX11I, n,J 83,
- (-) Zeitschrift f. Elehtrochemic, t. V, p. 470. — Brochet. /tullelin Société chimique de Paris, 3e série, l. XXIII, p. 196, 1899.
- (3; Zeitschrift f. Elektrochemie, t. V, p. 470. — Bko-i'iikt. Bulletin Société chimique de Paris, 3e série, t. XXIII, p. i9°> i899-
- Brochet ne pense pas qu'aucune de ces deux hypothèses soit valable. Cependant l’auteur démontre ici que la première est en concordance avec tous les faits. Il constate d’abord que si on électrolvse avec des électrodes en platine, pendant un temps suffisant, une solution de chlorure de sodium additionnée de chromate, la cathode présente après lavage à l’eau, une coloration brun jaunâtre. En la traitant à cet état par de l’acide nitrique étendu, on reconnaît la présence du chrome dans la solution. Avec une cathode en chrome, on obtient, dans les mêmes conditions, un enduit jaune d’or insoluble dans la dissolution de chlorure de sodium.
- Le ï)1' Snnnehnrn. en exécutant l'électrolyse du chromate de potassium avec une anode en platine et une cathode cil plomb, obtint sur celle-ci un enduit jaune lorsque la solution était faiblement acide, et vert quand elle était neutre ou légèrement alcaline.
- Ces faits rendent très vraisemblable la séparation à la cathode, d’une petite quantité d'une combinaison du chrome.
- Pour montrer que la diminution de réduction ne provient pas des propriétés spécifiques du chrome métallique ou d’un alliage de chrome et du métal de la cathode, l’auteur entreprend l’expérience suivante : il électrolvse des solutions acides et basiques d’iodate de sodium avec et sans addition de chromate, entre une cathode en chrome et une anode do ?.X5 cm2 en platine. Il mesure la quantité d’hydrogène qui se dégage et la compare à celle fournie par un voltamètre ii gaz tonnant placé dans le même circuit.
- Les résultats de ces essais sont exprimés dans le tableau de la page 384, l’intensité du courant étant o,ü ampère et la tension, par suite de la iaible solubilité de l’iodate, de 8 volts.
- De ccs recherches, il résulte que le chrome n’est pas capable d’empôcher, comme métal, la réduction, et que les phénomènes observés par l’addition de chromate ne peuvent pas être attribués aux propriétés spécifiques de ce métal.
- Il n’y a donc plus à considérer que l’hypothèse de la formation d'un diaphragme. Pour examiner celle-ci, l’auteur a d’abord recherché lestensions cathodiques des trois solutions suivantes :
- 1. 1 20 NaTO* — aq. 0,01 KOII — n a. 1..20 K*CrOk —aq. 0,01 KOII — 11 3. 1,20 NaI0!) — aq. -|- i/2oKaCrO*—nqo.oiKOU—n
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- £ 2!) cm3 solutiou saturée NaIO:1'
- Les courbes (fig. 1 à 3) expriment les résultats obtenus.
- Une chaîne Pt platiné-II 0,01 KOII-n [ 0,01 KOII-n 1/20 JUCP-aq. Pt platiné donnait une lorce électromotrice de o,cj34 volt et une'"chaîne Pt platiné II o,oi KOII-n. | 0,01 KOII-n. 1/2.0
- Idg. 1 à 3.
- K'Cr 04-aq. Ptplatiné, une force électromotrice de 0,908 volt.
- Il résulte de cela que l’iodate parait un dépo-Iarisant plus puissant que le chromate et qu'il doit par conséquent se réduire par un plus haut potentiel, la différence entre les deux corps devant d'ailleurs être faible.
- Les faits ne confirment pas celte attente. Alors que, par suite du dégagement d’hydro-
- gène, la courbe monte au potentiel absolu -h o, 45 volt pour le chromate de potassium, cette élévation se produit à environ ±0,00 volt pour l’iodate. Pour la même valeur + o,4 volt du potentiel, 011 a dans le premier cas 10 000 E-e ;—: 35 et dans le second 10 000 E-e = 1.4 000.
- On peut déjà supposer que de petites quantités d’oxyde de chrome formant diaphragme empêchent la réduction.
- Bien plus probantes sont les courbes (fig. 2 et 3) obtenues avec un mélange de solutions d’iodate et de chromate à parties égales.
- Dans la figure 2 on avait attendu cinq minutes entre deux mesures successives, et 10 minutes dans le cas de la figure 3. Celle-ci montre une élévation de la courbe de passage du courant vers le potentiel correspondant à la réduction sensible de l’iodate.
- La courbe reste ensuite parallèle à l’axe des abscisses, puis redescend pour s’élever à nouveau rapidement au potentiel pour lequel les ions U se déchargent en IP gazeux.
- Cette courbe s'explique delà façon suivante : l’iodate étant le plus fort dépolarisanl est réduit d’abord. Le potentiel de dépolarisation du chromate n’étant pas encore atteint, mais celui de l’iodate dépassé, il y aura seulement réduction de ce dernier. Tant que le potentiel se maintiendra entre ces deux valeurs, il n’y aura pas formation du diaphragme d’oxyde de chrome et la réduction de l’iodate 11e sera pas évitée. Mais des qu’on dépassera le potentiel de depolarisation du chromate, le diaphragme sc produisant, la réduction de l’iodate sera en même temps évitée. La partie de la courbe qui reste d’abord parallèle peut s’expliquer par une vitesse
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- 385
- de réduction de CrOs en Cr203 qui est faible au début, de sorte que l’épaisseur de la couche d’oxyde de chrome n’est pas encore suffisante pour éviter la réduction.
- La courbe 2 montre un maximum pour le potentiel -j- 0,2 volt, puis une baisse avant l’élévation rapide correspondant au potentiel de dépolarisation du chromate. Dans ce cas, si, après le dégagement d'hydrogène, on revient en sens inverse vers les valeurs plus faibles, on obtient la ligne ponctuée qui s’explique très bien par ce fait que le diaphragme a une certaine stabilité et qu’une fois forme il empêche la réduction dans les cas où elle s’effectuait primitivement.
- Ces recherches 11e laissent aucun doute à l’attribution du trouble de dépolarisation catho-
- dique à la formation d’un diaphragme d’une combinaison de chrome.
- Il restait cependant, en outre, l’hypothèse d’une action catalytique du chromate à l’anode. La formation éleclrolytique du periodate n’a cependant jamais pu être observée. D’autre part, si on opère dans des conditions où l’action catalytique du chromate 11e peut pas être invoquée, on constate néanmoins la même influence de celui-ci. C’est ce que montrent les recherches 5 a y suivantes. Dans ces essais, les électrodes étaient des plaques de platine poli ayant 2X5 cm2. La solution était composée de 1 o gr Na2 SO' 10 aq. dissous dans 100 cm3 d’une solution saturée ide Na IOs. La densité de courant était aux deux électrodes de 0,1 ampère par
- QUANTITÉ D IIVDHOGIÏNF.
- NUMÉRO DE L'ESSU en minutes. RÉDUCTION OBSERVATIONS
- de gaz. «Æ.
- 3o 45 41.2 .5,5 62,7 ri, „
- sans chromate. 4L8 LA'J, Üm 1 anode.
- 3y! 3 37’2 5,9 Très faible séparation d'iode.
- addition de 0 1 gr 38,7 37,2 35,8 3,8 La densité de courant était 0,2 amp.
- de K'VirO'. 90 36,8 a, 7 La densité de courant était o,3 amp.
- h '1 thode avait servi comme cathode à l’électrolyse ,5 5o-9 33.6 35.7 33.8
- L’essai 6 montre bien sur l’essai 5 une diminution considérable de la réduction. Dans l’essai la cathode avait servi à l’électrolyse d’une solution neutre de chromate de potassium et était, employée ainsi après un lavage d’une heure à l’eau courante. Bien que le liquide ne renferme pas trace de chromate, il y a néanmoins diminution delà réduction sur l’essai 5.
- D’autres essais ont été effectués avec une solution de 100 cm3 KAzOs-n, qui elle aussi ne peut éprouver aucune influence catalytique à l’anode. Les électrodes employées étaient les mêmes que dans les essais précédents ; la densité de courant avait pour valeur 0,1 ampère : cm2.
- o,ï gr de( 33o KiCrOl .)
- Ces essais indiquent egalement une diminution
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- considérable de la réduction par l'addition de chromate.
- Ces différentes recherches suffisent bien à réfuter l’hypothèse d'une action catalytique à l’anode et h prouver la formation d’un diaphragme à la cathode par l'addition de chro-
- On comprendra l’action du diaphragme si on considère que le dépolarisant, pour pouvoir être réduit et par suite pour dépolariser l’hydrogène, - doit venir en contact avec le métal de l’électrode.
- Si cclui-ci est recouvert d’une combinaison insoluble, la diffusion du dépolarisant sera rendue plus difficile et la réduction sera entra-
- Quant à la constitution chimique de ce diaphragme, l’auteur admet qu’il est composé de chromate d’oxyde de chrome et d’oxvde de chrome. On trouve en effet lorsqu’on éleclrolyse une solution neutre.de chlorure de sodium renfermant du chromate, qu’il se forme d’abord à la cathode une couche d’oxyde de chrome qui restera stable tant qu’il n’v arrivera pas d'hypo-chlorite. Dès que celui-ci apparaîtra, il se produira la réaction
- Cr203 + 3 NaCIO = a CrO3 + 3 NaCl.
- Mais par suite de la faible vitesse de cette réaction, il n’y aura que la couche extérieure transiormée en acide chromiquc qui donnera avec Cr20:l restant un chromate d’oxvde de chrome difficilement soluble, pendant que la partie du diaphragme en contact avec la cathode sera constituée par du sesquioxyde de chrome.
- Cette circonstance est très favorable, car s’il y avait seulement production d’acide ebromique, celui-ci se dissoudrait il nouveau et l’addition de chromate ne donnerait plus aucun avantage.
- L’électrolyse avec addition de chromate représente donc un procédé avec diaphragme le plus parfait qu’on puisse imaginer. L. J.
- DIVERS
- Théorie de Vaberration de Stokes, dans l’hypothèse d’une densité variable de l’éther, par H. A. Lorentz. Koninklijke Akademie van Wetens-chappen te Amsterdam. Proceedings of the Meeting of Saturday, March 1899.
- Dans la théorie de l’aberration
- posée par Stokes, on suppose que l’éther a un mouvement irrotationnel et que, sur toute la surface de la terre, sa vitesse est égale à celle de la planète elle-même dans son mouvement annuel. Or ees deux conditions s’excluent réciproquement si l’éthcr est supposé avoir partout la même densité invariable.
- Le professeur Planck, de Berlin, a le premier eu l’idée de satisfaire h ces deux conditions en même temps, en supposant l’éther comme étant compressible et sujet à la gravitation, de sorte qu’il puisse se condenser autotir de la terre, comine le ferait un gaz. — U y a cependant une certaine force de glissement qui ne peut être évitée : seulement la vitesse relative de l’éther par rapport à la terre peut être considérée aussi petite que- l’on veut (en considérant une condensation assez grande).
- Voici comment on peut arriver à satisfaire à
- Au lieu de considérer la Terre se mouvant à travers l’éther, nous pouvons, et cela revient au même, supposer la Terre lixe et l’cthcr se mouvant autour d’elle ; supposons de plus que ce mouvement soit constant et irrotationnel et soit c la vitesse à une distance infinie, constante eu graudeur et direction. Nous supposerons de plus que l’éther obéit à lu loi de Mariotte-Boyle et que la loi de l’attraction est celle de Newton.
- Pour trouver les équations de ce mouvement de l’éther, plaçons l’origine des coordonnées au centre de la planète et dirigeons l’axe des s suivant la direction de la vitesse c.
- Désignons :
- Par r la distance d’un point au centre de la plauète ;
- Par r0 le rayon de la Terre ;
- Par ® le potentiel des vitesses ;
- Par j> la pression ,•
- Par h la densité ;
- Par V le potentiel de gravitation (par unité ,1e masse) ;
- Par a le rapport constant -— ;
- et par g la valeur de pour r= r0 (accélération à la surface de la Terre.
- Les équations du mouvement sont :
- qui a été pro-
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- On peut simplifier le problème en négligeant dans l’équation (2) le carré de la vitesse par rapport aux deux premiers termes. Cela nous donne :
- /4+v = c
- ou, puisque,
- Si k est la densité à la surface, et si nous posons
- celte équation devient
- log II — log t„ — » (-1--=0 (3)
- La simplification qu’on vient d’introduire conduit donc à la conclusion que la distribution de l’éther est indépendante du mouvement : qu’il est condensé au même degré que s’il était au
- En substituant cette valeur (3) de k dans l’équation (1) nous obtenons une équation différentielle, pour déterminer 's et on obtient comme intégrale de cette équation
- Pour déterminer les constantes d'intégration a et b nous avons les conditions :
- ___ 3? ___ â? ______
- 2" Pour r = r0,
- àr ° ’
- Cela donne
- -a + b-c (5)
- On trouve pour la vitesse v avec laquelle l’éther glisse autour de la Terre,
- 9 étant l’angle dii rayon correspondant au point considéré avec l’axe des z (qui coïncide avec la direction de la vitesse c).
- Maintenant, le professeur Planek remarque que, d'après (6), si —est suffisamment grand, a est très petit par rapport à b, de sorte que d’après (5), b est approximativement égal à c et alors la valeur (-) de c devient une faible fraction de e.
- Si -j- avait la même valeur pour l’éther que pour Pair à o", et si la force de gravitation agissait avec la même intensité sur l’éther que sur la matière pondérable, nous aurions,
- Le glissement serait alors imperceptible ; mais remarquons que cela provient de ce que la condensation est énorme, le rapport « entre les densités pour r = r0 et pour r = zo étant donné par (3),
- On peut trouver aisément le degré de condensation nécessaire pour l’explication des phénomènes. En effet, la constante d’aberration peut être supposée comme correspondant, jusqu’à r/2 p. roo près à la valeur qui lui est assignée par la théorie élémentaire de ce phénomène. Par conséquent, dans la Théorie de Stokes la vitesse de glissement 'ne devrait pas dépasser 1/2 p. 100 de la vitesse de la Terre.
- Maintenant, en posant — —: 10, on trouve pour la valeur maxima de la vitesse de glissement, ç = 0,011 c. Si-— = 11, alors v = o,oo55 c. On arrive ainsi à la conclusion que — ne peut pas être très différent de 11, de sorte que la dernière valeur admissible de la condensation est n eu. Ceci, en simplifiant 1 équation (2), comme il a été dit.
- Si on prend, au contraire, cette équation
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- comme point de départ on trouve qu'au voisinage de la Terre le résultat des calculs de plus haut est le même ; mais loin de la Terre, les résultats diffèrent beaucoup.
- Strictement parlant la condensation de l’éther doit être plus considérable que la valeur qu’on a trouvée comme nécessaire: si l’éther est attiré par la Terre, il est naturel de supposer que le Soleil ne lui est pas indifférent ; il subit donc une condensation par suite de l’attraction exercée par le Soleil ; la Terre décrit donc son orbite à travers un espace dans lequel l’éther est déjà condensé et elle produit à son tour une nouvelle condensation.
- Si on veut conserver la théorie de Stok.es par la supposition d'une condensation au voisinage de la Terre, il 'est nécessaire d’y ajouter une seconde hypothèse : que la vitesse de la lumière est la même dans l’éther fortement condensé que dans l’éther non condensé. C’est la théorie qui est opposée à' celle de Frcsuel [d’après laquelle l’éther n'a point de mouvement (n’esl pas entraîné dans le mouvement)].
- En comparant ces deux théories, l’auteur croit qu’on doit porter son attention sur les points
- i° La dernière peut arriver seule à son but si nous y introduisons le coefficient bien connu de Fresnel relatif à la propagation de la lumière dans les milieux en mouvement. Ce coefficient, trouvé expérimentalement, a été vérifié par des considérations théoriques bien fondées.
- 2° Si nous espérons rendre compte de la force de gravitation au moyen d’actions ayant le siège dans l’éther, il est naturel de supposer que l’éther n’est pas sujet à la gravitation.
- En se basant sur ces considérations et d’autres encore, l’auteur considère la théorie de Fresnel comme la plus satisfaisante des deux. Le professeur Planck est de la même opinion.
- I.'auteur termine son mémoire par les remarques suivantes :
- i° Si l’on tient compte de la grande condensation dont on a parlé plus haut et de la constance de la vitesse de propagation,quelle que soit la densité, on peut expliquer tous les phénomènes observés. 11 faut cependant remarquer qu’à une grande distance de la Terre, l’équation (4) n’esl plus vraie. Dans ces régions éloignées, en effet, les carrés de la vitesse v dans l’équation (a) ne sont plus négligeables, et de
- plus, l’attraction exercée par le soleil prend des valeurs sensibles. Mais on peut toujours avoir un mouvement «'rotationnel, et celui-là ajouté à la condensation suffisante au voisinage de la Terre, satisfait les conditions du problème.
- 2° Si on applique à la Terre on mouvement les équations de Hertz pour les diélectriques en mouvement, la propagation de la lumière va obéir à des équations très simples. Supposons en effet, la Terre au repos et l’éther en mouvement et considérons des axes de coordonnées fixes dans l’espace. Alors, si
- d désigne le déplacement électrique II la force magnétique v la vitesse de l’éther V celle de la lumière ;
- et si les propriétés de l’éther sont supposées entièrement indépendantes de sa densité, nous avons pour les équations de Hertz,
- _dIL &r
- ôH^
- bz
- bd,
- br
- En appliquant ces équations à un mouvement uniforme ayant un potentiel de vitesse ». sans bv bv , bv
- supposer que ^ ^ ^ _ o, mois en
- négligeant les carrés de s>, et en introduisant à la place de t une nouvelle variable t' définie pal-
- et à la place des vecteurs d et II les vecteurs F et IF définis par
- V, = 4tiY*dx + (v-IIy - vÿH;) ; etc.
- £['.» = H,— fa{vsdv — vyds); etc.
- les équations précédentes deviennent,
- any _ dtr,, __ i ap*. _
- br ôc Y2 àf ’
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- ÔH', an',; ôH's _
- ô.r ^ by bx ~ °
- ÔF. ÔF'y _ aH',
- br bz df'
- On trouve donc les mêmes formules que. si l'éther était, au repos ; cela nous conduit immédiatement aux. théorèmes très connus concernant la rotation du front de l’onde et la rectili-gnéarité des ravons de lumière. Nous voyons également qu'à la surface des différentes couches de l’éther, qui glissent les unes sur les autres, il n’v a jamais réflexion de la lumière.
- 3° Si l’éther peut être condensé par la gravitation, les forces moléculaires sont incapables de produire le même effet. Ceci explique pourquoi dans l’expérience de Fizeau en employant l’eau, il n’v a pas d'entraînement de l’éther.
- 4° On pourrait facilement décider entre ces deux théories si le phénomène d’aberration était suffisamment connu. Malheureusement, ce n'est
- Considérations et recherches sur F anomalie de la résistance électrique des dissolutions aqueuses aux environs de 4°, par T. G-nesotto. Atti del R. ht. Veneto, t. LIX, x, p. 997-1006, avril 1901.
- Lussana avait annoncé que la conductibilité électrique des dissolutions salines aqueuses présentait une anomalie au voisinage de 4°-
- Dcguisne, en reprenant les expériences de Lussana, n’avait pas retrouvé cette anomalie et attribuait les résultats obtenus par ce dernier à une détermination insuffisante de la température (1). Aucune conclusion définitive ne ressort de la polémique engagée à ce sujet entre Deguisine et Lussana.
- Gnesotto a étudié de nouveau cette question et mesuré au voisinage de 4° la conductibilité d’une dissolution de l’acide butyrique dans l’eau. Il a choisi cette dissolution pour la raison suivante :
- Lussana avait rapproché l’existence de l’anomalie de conductibilité de l’influence de la pression sur cette conductibilité : or cette influence est très accusée dans le cas de l’acide butyrique
- {>) Gf. Éclairage Électrique, 1. I, p. 428 et 662; t. II, p. 427.
- et par conséquent la dissolution de cet acide doit, si les idées de Lussana sont exactes, présenter une anomalie accentuée.
- Les mesures de Gnesotto lui ont indiqué un maximum du coefficient de température de la conductibilité entre 3 et 4°- Les courbés qui représentent la variation de ce coefficient avec la température ont une allure tout à fait analogue à l’allure des courbes qui représentent la variation du coefficient du frottement interne obtenues par Pacher. M. L.
- Sur la perméabilité magnétique du platine à la température de l’air liquide, par R. Man-zetti et A. Sella. L’FAeetricista, t. IX, p. 241, novembre 1900.
- Le fait, que la perméabilité magnétique du fer et dos éléments à poids atomique voisin devient très petite à température élevée, a conduit les auteurs à chercher si à température très basse les autres métaux n’acquerraient pas une perméa-.bilité comparable à celle du fer à la tempéra-
- MM. Mauzetti et Sella guidés par la place du platine dans la série de Mcndelejew ont fait des expériences sur ce métal.
- Dans la première méthode employée un courant à 5o volts V, V2 traverse en série deux bobines primaires identiques V, A et A Vs formées par une seule couche de fil de cuivre de 8/10 mm et de résistance telle que l’intensité est d’environ a ampères. Les bobines secondaires sont constituées chacune par 4 couches de fil de 2/10, leurs enroulements sont en série; un électrodynamomètre K est en’ dérivation aux points B et C
- Fig. 1.
- (fig. 1). Celui-ci. par suite de la symétrie du système, ne dévie pas quand le couvant primaire passe. Les noyaux des bobines sont constitués par des cylindres de bois de 4^5 m contenant chacun une éprouvette de verre, l’intervalle annulaire est rempli de laine sèche formant isolant thermique. L’introduction d’une
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- matière magnétique dans l’une des éprouvettes détruit la symétrie et (ait dévier rélcctrodyna-momètre. Les éprouvettes sont d’abord remplies toutes deux d'air liquide pour ne pas détruire la symétrie par la présence de l’oxygène magnétique. On n’observe aucune dëviatiou ; on introduit alors dans l’une des éprouvettes un cylindre de platine, on n’observe encore aucune déviation,
- La discussion de la sensibilité de la méthode montre'que la perméabilité j) ne peut atteindre 19 unités.
- La seconde méthode employée est plus sensible ; l’appareil employé permet de déterminer de très petites différences de phase entre deux courants alternatifs.
- AB et. CH sont, deux bobines d’axes OX et O Y à angle droit parcourues par deux courants dérivés de celui de la ville (fig. 2), AB est en série
- l’ig. 3.
- avec une résistance GJ.I dont le coefficient de self-induction est altéré par l'introduction d une substance magnétique.
- Un troisième enroulement EK enveloppe DC; il est fermé sur une résistance variable M à l’intérieur de laquelle se trouve un très léger cylindre d’aluminium suspendu à un lil de quartz et solidaire d’un miroir. Lorsque le courant traverse AB et CD, le champ tournant engendré par la différence de phase lait tourner le cylindre. On règle la résistance M de façon il annuler cette différence, le champ dans lequel se trouve le cylindre est rectiligne, il n’y a plus d’action.
- L’introduction du platine maintenu à basse température ne produit aucune déviation. Les courants de Foucault étaient d’ailleurs sans action sur le miroir. La sensibilité de cette méthode assigne comme limite supérieure à la perméabilité du platine à la température de l’air liquide la valeur 1,1,
- G. G.
- Sur la lueur phosphorescente dans les gaz, par John. Burke. Pkilosophical Magazine, 6ü série, t. I, p. 455-464, avril 1901 (suite delà page 297).
- Après chaque étincelle, le gaz contenu dans le-ballon et le tube qui le prolonge, devient conducteur. On mesurait cette conductibilité eutre deux électrodes, c et d formées de deux petits disques eu toile métallique placés perpendiculairement à l’axe du tube et. reliés le premier à un pôle d'une pile de plusieurs éléments dont l’autre pôle était à la terre et le second ii une paire de quadrants d’un électro-mètre dont l’autre paire était reliée au sol. Le tube était recouvert extérieurement de papier d’étain en communication avec le sol et tout l’appareil était protégé par des écrans contre Imite action électrostatique.
- La conductibilité du gaz ainsi mesurée est considérablement accrue lors du passage de la lueur il l’endroît où se trouvent les électrodes. Elle a pour effet de fixer à un potentiel détermine l'électrode isolée quel que soit son potentiel primitif. Elle n'est pas modifiée si entre deux autres électrodes a et b placées avant les électrodes c et d 011 établit un voilage de 3ao volts.
- Ceci conduit M. Burke à supposer que le phénomène de phosphorescence est produit pur des groupes moléculaires compliqués déterminés par l’étincelle, durant un certain temps malgré le bombardement, des autres molécules du gaz à cause de la répulsion qu’ils exerceraient sur elles. Ces groupes moléculaires détermineraient alors une conductibilité élcctrolvtique.
- M. Burke signale l'analogie du phénomène d’accumulation d’énergie dans un gaz traversé par l’étincelle, énergie rendue sous forme de lumière phosphorescente il une pression déterminée avec les phénomènes de thermolumines-cence qui sont produits comme l’a montre Wie-demann, non par les rayons ultra-violets de l’étincelle mais par d’autres rayons, « rayons de décharge », pour lesquels les corps solides sont opaques.
- Mais la conductibilité accompagnant la lueur ne peut pas s’expliquer par ces rayons de décharge qui se propagent avec la vitesse cle la lumière, et M. Burke conçoit plutôt la lueur comme une « émanation » de particules phosphorescentes venant de l’étincelle, ne transportant pas de charge électrique, mais ionisant le gaz par leur passage et par suite le rendant conducteur.
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- 39i
- Cette « émanation » serait ainsi analogue sous certains rapports à Y « émanation » du thorium signalée par M. Rutherford.
- En plaçant dans le tube qui prolonge le ballon, un bouchon métallique percé d’un trou, M. Burke a essayé de voir si un aimant ou un champ électrostatique pouvait dévier la lueur sans obtenir de résultats concluants.
- E. Perreau.
- Sur la polarisation êlectrolytique de certaines électrodes, par G. di Ciommo, il Nuovo Chnc/ilo. t. XII, p. 258, décembre i9ou.
- L’élude de G. di Cimnmo porte sur les électrodes plongées dans une solution d’un sel du même métal que celui qui la constitue. On sait qu'il y a dans ce cas polarisation, mais qu’elle est excessivement faible. Les recherches qui font l’objet de ce premier mémoire ont été exécutées avec des électrodes d’argent plongées dans une solution de nitrate d'argent.
- La méthode consiste à luire passer, dans un temps déterminé et constant, à travers un voltamètre, une quantité bien définie d’clectricité et à mesurer, immédiatement après, la force électromotrice de polarisation.
- La disposition est représentée par la figure i.
- En abaissant le double contact à ressort T, on charge pendant quelques secondes un condensateur C de 3 microfarads à l’aide d’une batterie P d’éléments Daniell dont le nombre varie pour produire la variation de la quantité d’électricitc du condensateur. Le contact T étant interrompu, on fait détendre un double ressort m'm" qui abaisse rapidement l’interrupteur I formé de 3 lames de laiton :
- l tenu au bout d’un ressort o porte un petit cylindre de fer p qui plonge dans le mercure e ;
- m et n placés au-dessous sont reliées aux bornes // el q.
- Dans le premier instant l vient en contact avec m fermant le condensateur sur le voltamètre c; immédiatement p émerge du mercure et coupe ce circuit, tandis que le contact de m avec n ferme le voltamètre sur le galvanomètre V dont on lit l’impulsion de l’aiguille.
- La quantité d’électricité qui traverse le voltamètre est déduite de l’impulsion du galvanomètre W, et la valeur de la force électromotrice de polarisation Elt de celle du galvanomètre V.
- Les résultats sont les suivants :
- Les électrodes d’argent dans une solution de nitrate d’argent se polarisent par le passage du courant. Les lois sont les mômes que pour les électrodes inattaquables :
- La force électromotrice de polarisation est fonction de la quantité d’électricité polarisante seule ; elle est égale à la somme des forces relatives aux deux électrodes et ces forces sont égales entre elles si les électrodes ont môme superficie. Pour une même quantité d’électricité polarisante et une même température, la force électromotrice est cil raison inverse de la surface des électrodes.
- Pour des électrodes de môme surface, à la même température et pour une même concentration, les valeurs de la iorce électromotrice E„ croissent d’abord dans le même rapport que la quantité d’électricité polarisante, l'accroissement est ensuite moindre; puis il y a diminution rapide d’abord et lente ensuite, lorsque cette quantité continue à augmenter.
- Toutes les autres conditions restant lus mêmes, les valeurs de Ej diminuent quand la température s’élève.
- La couche qui recouvre superficiellement l’argent lorsqu’il est abandonné dans l’atmosphère, et qui diminue son éclat, augmente la valeur de E„.
- G. G.
- De l’action de l’électricité sur le pouvoir de décharge de l'air rœntgenisè, par E. Villari ; Il yuovo Cimento, t. XII, p. 17. juillet 1901.
- L’auteur résume de la façon suivante les recherches qu’il a entreprises sur l’air rœntge-
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- L’air rœntgenisé perd complètement son pouvoir de décharge non seulement en passant sur deux corps chargés d’électricités contraires, mais aussi en traversant un tube de verre ou de parafine fortement chargé à l’intérieur avec une seule électricité.
- La charge et l’efficacité du tube décroissent et disparaissent lentement si l’on fait passer un courant d’air rœntgenisé et rapidement en balayant l’intérieur par une flamme de,guz.
- Un électroscope chargé et au voisinage d’un fil faiblement électricisé sc décharge un peu plus lentement si les charges sont contraires que si elles sont de même nature. La différence de durée, tout en restant dans le même sens, est uu peu moindre si l’on fait passer un courant d’air ordinaire qui frappe d’abord le fil électrisé et entraîne à l’électroscope un peu d’électri-
- Si au lieu d’un fil faiblement chargé on emploie un faisceau de fils fortement chargé par une batterie, le phénomène s’inverse lorsque l’on fait passer un courant d’air rœntgenisé ou non du faisceau à l’électroscope. La décharge de l’électroscope si les charges sont de même signe est très lente, elle est au contraire très rapide si les charges sont opposées. |
- Si un courant d’air rœntgenisé frappe d’abord ; un fil relié h un électromètre et ensuite à 20 cm au moins au delà un fil chargé par une pile sèche, l’électroniètre éprouve brusquement une forte déviation, si les charges sont de même signe. Dans ce cas, l’électricité qui parvient à l’électromètre ne peut lui être apportée par le
- courant d’air puisqu’elle se propage en sens contraire ; il semble donc que son déplacement soit dû à la conductibilité de l'air rœntgenisé. On observe la môme déviation, de l’électro-mètre si le courant d air rœntgenisé rencontre simultanément le fil de l’électromètre et le fil électrisé. Un courant d’air ordinaire est sans action dans les mêmes circonstances.
- Si l’air rœntgenisé rencontre d’abord le fil électrisé, son pouvoir s’affaiblit-et la déviation de l’électromètre est beaucoup moindre que dans le cas précédent. La déviation observée est due soit à l’électricité transportée par l’air ordinaire, soit à une conductibilité résiduelle de l’air rœntgenisé non totalement ramené à l’état ordinaire, soit encore à ces deux causes simulta-
- La conductibilité de l’air rœntgenisé doit être considérée comme une conductibilité électrique spéciale et spécifique. Amerio a d’ailleurs montré que sa conductibilité thermique est supérieure à celle de l’air (’).
- Une telle conductibilité pourrait être due par exemple au phénomène de convection, espèce de dause électrique des particules de l’air, accentuée par l’ionisation due aux rayons X.
- G. G.
- (i) Amerto. Il Nuovo Cimenlo, novembre 1859. L'Éclairage Électrique, t. XXIII, p. 267.
- :. XAUD.
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- Tome XXVII.
- îedi 15 Juin 1901.
- i. - N° 24
- L’Éclairage Electrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE '
- g.8l8ii
- \V„v
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. —D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- MATÉRIEL A COURANT CONTINU DE LA COMPAGNIE INTERNATIONALE D'ÉLECTRICITÉ DE LIÈGE
- La Compagnie Internationale (FÉlectrieité de Liège et MM. Van den Kercliove et CIe, de Gand, avaient exposé en commun deux ensembles éleetrogènes à courant continu à grande vitesse.
- Ces groupes formés de moteurs Willans-Robinson, construits par M. Van den Kerehove, accouplés à des dynamos de la Compagnie Internationale d’ÉIectrieité, ont des puissances respectives de i35 kilowatts et de 45 kilowatts.
- Ils sont montrés sur la photographie de la figure i.
- Nous nous contenterons de décrire en détail le plus puissant de ees deux groupes.
- Ce groupe est représenté sur les figures 2 et 3.
- Moteur a valeur. — Le moteur à vapeur de ce groupe est «l’un type normal de MM. Willans Robinson ; c’est un moteur compound à simpLe effet; il comprend 3 rangées de deux cylindres disposés en tandem.
- Les constantes et dimensions principales de ce moteur sont les suivantes :
- Diamètre du cylindre à haute pression................ 28 cm
- Diamètre du cylindre à basse pression............ 40 cm
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- T. XXVII. — N° 24.
- La puissance normale du moteur à la vitesse de 46o tours et la pression de io kg: cm2 est de 180 chevaux indiqués pour la marche à condensation.
- Les trois manivelles sont disposées à iaori.
- Dynamo. — La dynamo à courant continu de la Compagnie Internationale d’Elcctrieité* de Liège accouplée au moteur Wiilans a une puissance de 133 kilowalts, sous une tension aux bornes de 5oo volts. Le débit est par suite de r>-c\ ampères.
- La vitesse angulaire est de 4ôo tours par minute et le nombre de pôles de 6.
- Fig. i. — Groupes à courant continu de la Compagnie Internationale d’Eloctricité de Liège cl de AI. Y au den Kercfiove de G and.
- Cette dynamo est un type de la série normale de la Compagnie Internationale, elle est représentée sur les figures 4 et 5 qui sont des vues d’ensemble avec coupes partielles. La figure 6 est une coupe par 1 axe à plus grande échelle d’une partie de l’induit et de l'inducteur.
- Inducteurs. — La carcasse inductrice en acier est coulée en une seule pièce qui porte deux pattes par lesquelles Ja partie fixe de la dynamo repose sur son bâti commun avec celui du moteur à vapeur. Les paliers sont rapportés sur le bâti.
- Cet te carcasse est formée par une couronne portant, venus de fonte, les pôles inducteurs et deux protecteurs, ajourés pour faciliter la ventilation.
- Le diamètre extérieur maximum de la carcasse est de 1133 cm et sa largeur totale y
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- compris celle des protecteurs de 5q cm. Le diamètre intérieur est de i35 cm et la largeur intérieure de 3o cm.
- Les pôles inducteurs ont une section circulaire de 20,5 cm, ils sont munis d’épanouissements polaires formes de tôles feuilletées, serrées à l’aide de boulons entre deux segments en fer forgé.
- La longueur des pièces polaires parallèlement à l’axe est de 29 cm et leur largeur dans le sens perpendiculaire de 26 cm.
- Les pièces polaires ont leurs cornes légèrement relevées à leurs extrémités.
- Le diamètre d’alésage de l’inducteur est de 74,0 cm et l’entrefer, de 7,5 mm.
- L’enroulement inducteur est en dérivation ; il est formé de fi bobines enroulées sur des carcasses isolantes. Gcs six bobines comportent chacune 267a spires de fil de 1,9 mm de diamètre et de 2,83 mm2 de section ; elles sont toutes groupées en série et l’ensemble a, à chaud, une résistance de 120 ohms.
- Le poids de cuivre utilisé sur l’inducteur est de 420 kg.
- Induit. — L'induit est supporté par un croisillon en fonte claveté sur l’arbre et sur les bras duquel sont empilées les tôles s’engageant sur des clavettes. Ces tôles sont serrées entre un anneau venu de fonte avec le support et un anneau rapporté s’appuyant sur les tôles. Le serrage est obtenu à l’aide d’une frotte présentant des bossages venant se placer dans des logements pratiqués sur les bras du croisillon.
- Les tôles induites sont partagées en 4 anneaux ménageant entre eux des évents pour la ventilation.
- Le diamètre extérieur de l’induit est de 73 cm et la largeur totale des quatre paquets de tôles, non compris les espaces libres entre les anneaux de tôles, de 26 cm. L’épaisseur des évents est d’environ 1 cm.
- Le diamètre intérieur des anneaux induits est de 42-7 cm ; la hauteur radiale de ceux-ci est par suite de i5 cm environ. *
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- La surface extérieure <le l’induit porte ioo rainures de forme rectangulaire dans lesquelles est réparti un enroulement en tambour multipolaire avec groupement en série. Le nombre de circuits en parallèle est donc de 2 seulement.
- Chaque rainure contient 4 barres de 48 mm2 de section.
- Le nombre total de conducteurs à la périphérie de l’induit est de 398, répartis en i99 sections d’une spire chacune et aboutissant aux i99 lames du collecteur.
- L’enroulement induit est maintenu par des frettes en fil d’acier.
- Le poids du cuivre utilisé sur l’induit est de 14-5 kg.
- Le collecteur est monté sur un support en fonte fixé, par des vis,, aux bras du croi-
- sillon de l’induit. Les lames isolées au mica sont serrées sur le support à l’aide d’un anneau en fer forgé retenu par des vis serrées dans des oreilles venues de fonte avec le support.
- Le diamètre extérieur du collecteur est de 55 cm et sa largeur utile de 20 cm.
- Le support du porte-balais est constitué par deux couronnes en fonte réunies par des rayons et dont l’une s’appuie sur un anneau venu de fonte avec le palier. Son déplacement s'effectue à la main.
- Le nombre de lignes de balais est de six et chacune comporte 6 balais en charbon.
- La résistance de l’induit entre balais est de o,o38 ohm à chaud.
- Le poids total de l’induit tout monté est de 2 3oo kg.
- Résultats d’essais. — L’intensité du courant d’excitation pour obtenir la tension normale avide à la vitesse de 460 tours, est de 3,i ampères.
- En charge, l'intensité du courant d’excitation est de 4 ampères.
- La tension induite ou à vide correspondant à ce circuit d’excitation est de 02f> volts ; la chute de tension est donc de 26 volts soit 5 p. 100 environ.
- Le rendement de la dynamo de i35 kilowatts de la Compagnie Internationale d’Électri-cité de Liège est de 92,5 p. 100
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- Les pertes dans les de i,5 p. ioo.
- oulements induits et inducteurs sont respectivement de
- )K 45 KILOWATTS
- ;s 7 et 8, est constitué par un moteur à vapeur rangées de deux cylindres, et d’une dynamo
- . précédent ; sa vitesse angulaire est de
- Ce groupe, représenté sur les figui compound à simple effet et à deux de 45 kilowatts, accouplée directement.
- Le moteur à vapeur est d'un type analogue 470 tours par minute. La puissance normale du moteur est de 90 chevaux indiqués pour la marche à condensation et avec une pression de vapeur de 10 kg: cm2.
- Los diamètres des pistons sont respectivement do 24 et 34 cm.
- La dynamo est établie pour une tension de 22 5 volts, et un débit de 200 ampères. Elle est d’une construction analogue à celle que nous venons de décrire ; l'inducteur est également 56 pôles.
- Le diamètre extérieur maximum de la carcasse eu acier coulé est de 100 cm et sa largeur de 34 cm.
- Le diamètre d’alésage de l’inducteur est de 5a,1 cm; la longueur des pièces polaires en tôles parallèlement à l’axe est de 22 cm et leur largeur dans le sens perpendiculaire de 19cm.
- L’entrefer est de 5.5 mm.
- L’enroulement inducteur est comporte 1680 spires de fil de 1 à chaud de 62 ohms.
- Le poids de cet inducteur est Hc 5oo kg
- L’induil, d’un diamètre extérieur do 5i largeur de ?.3 cm.
- Il est muni de 1 io rainures dans lesquelles sont repartis 440 conducteurs périphériques de 28 mm2 de section formant un enroulement tambour multipolaire en série.
- Le nombre do sections est do 220.
- La résistance do l’enroulement entre balais est de o,o5 ohm et le poids de cuivre utilisé sur l’induit de 70 kg.
- Le diamètre du collecteur est de 36 cm et sa longueur utile de rr cm.
- Les balais sont en charbon et le nombre de lignes est de 6 comportant chacune 3 balais.
- Le rendement de cette dynamo est de 91 p. 100.
- En dehors des dynamos que nous venons de décrire, la Compagnie Internationale
- Liège.
- stitué par 6 bobines réunies en sérié. Chac m de diamètre et le circuit d'excitation a une
- diamètre intérieur de 33
- 1e d’elles ésistance
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- d’Électricité de Liège avait exposé un certain nombre de types de petits moteurs alimentés par la génératrice du transformateur rotatif.
- Ces moteurs au nombre de trois, tous du type bipolaire, sont établis pour une tension de
- iinblo du gr
- 220 volts. Leur puissance utile est de 9,4 et 2,5 chevaux pour des vitesses respectives de 1 15o, 1 4oo et 1 400 tours.
- Le second de ces moteurs conduisait directement une pompe Bcduwé.
- MATÉRIEL A COURANTS ALTERNATIFS UE LA COMPAGNIE INTERNATIONALE D'ÉLECTRICITÉ DE LIÈGE
- Nous avons décrit, dans un précédent article (*) l’alternateur de 1 000 kilovolts-ainpères exposé par la Compagnie Internationale d’Electricité de Liège. En dehors de cette machine, cette importante maison de construction avait également présenté divers types de son matériel à courants alternatifs, types dont nous donnerons maintenant une courte description et en commençant par les machines génératrices, représentées par un alternateur à courants triphasés et par divers moteurs et transformateurs.
- Alternateur a courants triphasés de 80 kilovolts-ampères. — Cette machine est du type normal à commande par courroie. Sa puissance est de 80 kilovolts-ampères avec un facteur de puissance égal ou supérieur à o,85, ce qui correspond à une puissance utile de 70. kilowatts.
- P) L'Éclairage Électrique, t. XXV, p. 249; 17 nov
- f. 1900.
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- La tension aux bornes est do 53o volts et le débit par phase de 87 ampères, l’induit étant groupé en étoile.
- La vitesse angulaire est de 600 tours par minute et le nombre de pôles inducteurs de 10; la fréquence est par suite de 5o périodes par seconde.
- Un alternateur delà même, série; mais à 12 pôles et à 5oo t : m, est représenté sur les ligures 1 et 2 qui sont des vues d’ensemble avec coupes partielles. Les figures 3 et 4 sont des coupes et vues d’une partie de l’induit et de l’in-ducteuràplus grande échelle.
- Inducteur. — L’inducteur est constitué par une jante polygonale en acier, en une seule pièce, réunie par 6 bras à un moyeu claveté sur l’arbre et portant, venus de fonte avec elle, les 10 noyaux polaires.
- Ceux-ci ont une section rectangulaire et sont surmontés d’épanouissements polaires en fer retenus chacun par 3 vis et emprisonnant la hobine inductrice.
- La largeur de la couronne inductrice est de 27,0 cm et le diamètre extérieur de l’inducteur de 63,9 cm.
- Les épanouissements polaires ont une longueur parallèlement à l’axe de 26 cm et une largeur, dans l’entrefer, de i3,5 cm. La largeur des noyaux polairesestde 7,5 cm.
- Chaque noyau polaire est muni d’une bobine inductrice comportant 260 spires de fil de 3,2 mm de diamètre ou
- apagnie Ii
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- de 8 mm2 de section. Toutes les bobines sont montées on série et les extrémités du circuit inducteur aboutissent, à deux bagues de prise de courant.
- La résistance du circuit inducteur est de 4,2 ohms à la température ordinaire.
- Le poids de l’inducteur sans l’arbre est de 45o kg dont i5o pour le cuivre.
- Induit. — La carcasse supportant l’induit est formée par deux caisses cylindriques concentriques en fonte et réunies par des nervures. La caisse annulaire ainsi formée porte, d’un coté, un anneau venu de fonte et, de l'autre, un anneau boulonné à la caisse. C’est entre ces deux anneaux que sont serrées, à l’aide de boulons les tôles de l’induit.
- '* La caisse extérieure porte, également venus de fonte, deux protecteurs destinés à proté-
- ger l’induit en môme temps qu’à donner une grande rigidité à la carcasse qui repose sur un bâti muni de paliers rapportés.
- coupes d’une parlîe de l’induit et de l’inducteur de l’alternatei de la Compagnie Internationale d’Electricité de Liège.
- de 80 kilo volts-ampères
- Le diamètre extérieur de la carcasse induite est de 180 cm environ et sa largeur totale de 55 cm.
- Les tôles induites sont partagées en trois couronnes dont la plus large, placée au milieu des deux autres, a une largeur double de ecllos-ei.
- La largeur totale des tôles y compris les espaces libres ménagés pour la ventilation est de 26 cm et celles des espaces libres de 10 mm environ chacun.
- Le diamètre d’alésage de l’induit est de 65 cm et son diamètre extérieur de 90 cm; la hauteur radiale des couronnes est par suite de i5 cm.
- L'entrefer est de 5,5 mm.
- Dans l’induit sont pratiquées 60 rainures très légèrement ouvertes, dans lesquelles est logé un enroulement triphasé analogue à celui de l’alternateur de 1 000 kilovolts-ampères, c’est-à-dire que les bobines sont enchevêtrées les unes dans les autres; elles sont enroulées préalablement sur gabarit.
- Le nombre des bobines par phase est de 10, soit une par pôle ; chaque bobine comprend 7 spires de hi de 20 mm2 de section.
- Toutes les? bobines d’une même phase sont réunies en série et les 3 phases groupées en
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- 0.075 ohm à la température ordinaire.
- La résistance de chaque phase est de
- Le poids de l'induit sans le bâti est de 800 kg- et le poids de cuivre sur l’induit de 60 kg.
- Excitatrice. — Le courant d’excitation de l’alternateur est fourni par une petite excitatrice montée en bout d’arbre. C’est une machine de. 2 200 watts : 20 ampères sous 110 volts.
- L’inducteur est à 4 pôles et en acier. Les noyaux polaires sont en deux parties assemblées par un boulon qui fixe en même temps le pôle à la couronne inductrice.
- L’induit est enroulé en tajnbour multipolaire série.
- Résultats d'essais. — Le courant d’excitation nécessaire pour obtenir, à vide, la tension normale de 53o volts à la vitesse de 600 tours est de 10,6 ampères, et celui correspondant à un débit de 87 ampères en court-circuit est de 5,2 ampères.
- L’intensité du courant d’excitation en charge normale de 80 kilovolts-ampères avec un facteur de puissance de o,85 est de ampères.
- La chute de tension en charge sur résistance non inductive estde 8p. 100.
- Le rendement industriel de cet alternateur est de 90 p. 100.
- Transformateur a courants triphasés de 20 kilowatts. —- Les transformateurs à courants triphasés utilises pour abaisser la tension de l’alternateur de 1000 kilovolts-ampères étaient disséminés dans le Palais du Trocadéro.
- Ces transformateurs au nombre de 39 comprenaient :
- 5 transformateurs de 3 000 volts-ampères ; 10 transformateurs de 5 000;
- 10 transformateurs de 10000; 9 transformateurs de 10000; 5 transformateurs
- Fig. 5 el 6. — Vues d’ensemble et coupes d’uu traiisformateu: tionale d’Eîeetricîté de Lièg^. P %
- Tous ces appareils, ainsi qu’un transformateur de 10 kilovolts-ampères destiné à alimenter les petits moteurs exposés par la Compagnie Internationale d'Électricité, son
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- établis pour.une tension primaire de 22.00 volts et une tension secondaire de 110 volts.
- Nous décrirons plus spécialement les transformateurs de 20 kilovolls-ampères.
- Le courant primaire absorbé par chaque transformateur est de 5,45 ampères et le courant secondaire correspondant de io5 ampères. Les enroulements primaire et secondaire sont groupés en étoile.
- La fréquence est de 5o périodes par seconde.
- Le transformateur de 20 kilovolts-ampèrcs est représenté sur les figures 5 et 6. Son circuit magnétique est constitué par 3 colonnes verticales en tôles lamellées disposées en plusieurs paquets de différentes largeurs et épaisseurs afin de réduire au [minimum l’encombrement des noyaux; ceux-ci sont disposés aux trois sommets d’un triangle équilatéral et sont réunis à leurs extrémités par des culasses cintrées.
- La hauteur des noyaux est de 42 cm et le diamètre du cercle circonscrit à la section, de 15,5 cm. La section du fer est de 126 cnil
- Les culasses ont une hauteur de i5 cm et une largeur de 6,75 cm.
- Le rayon du cercle passant par les axes des 3 noyaux est de 18 cm.
- Les enroulements primaire et secondaire sont disposés concentriquement. Le circuit primaire placé à l’extérieur est enroulé sur des carcasses cylindriques isolantes. Chaque phase comporte une bobine unique divisée en 3 sections. Chaque bobine est formée d’un fil de 2,3 min de diamètre ou de 4,2 mm2 de section; le nombre de spires par bobine est de 840.
- Les phases du circuit primaire sont groupées en étoile et la résistance de chacune d’elles est de 3,i5 ohms à chaud.
- Le poids de cuivre utilisé sur l’enroulement primaire est de 74 kg.
- Le circuit secondaire comporte également une seule bobine par phase, cette bobine est constituée par une barre de cuivre enroulée sur un mandrin.
- La section de cette barre est de 96 mm2 et le nombre de spires par bobine de 44-
- Les 3 phases groupées en étoile ont chacune une résistance à chaud de o,oo535 ohm; le poids de cuivre utilisé pour l’enroulement secondaire est de 71 kg.
- L’ensemble du transformateur est placé entre deux caisses en fonte en forme d’étoile à 3 branches dont l’une porte des pattes sur lesquelles repose l’appareil.
- Les deux caisses sont réunies par des boulons de serrage et une tôle perforée entoure complètement l’appareil.
- Les bornes des enroulements sont situées sur le chapeau du transformateur.
- Résultats d'essais. —Le courant primaire à vide du transformateur est de 0,18 ampère et le facteur de puissance correspondant, de o,44* La puissance perdue à vide est par suite de 3oo watts.
- Le rendement à pleine charge est de 90,8. Les pertes se décomposent:
- Pertes à vide.............................................. 3oo watts
- Pertes dans l’enroulement primaire......................... a8o —
- Pertes dans l'enroulement secondaire ..................... 180 —
- Pertes totales........................................ 760 watts.
- L’intensité normale de débit, avec le secondaire en court-circuit, est obtenue avec une tension de i43 volts aux bornes du primaire, on en déduit que la chute de tension en charge sur résistance non inductive est de 2,5 p. 100.
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- 4o3
- TRANSFORMATEUR ROTATIF DE 100 KILOWATTS DE LA COMPAGNIE INTERNATIONALE D’ÉLECTRICITÉ DE LIÈGE
- La Compagnie Internationale d’Electricité de Liège, qui construit des moteurs à courants triphasés de toutes puissances, avait exposé, en dehors de trois petits moteurs de i,3 et 8 chevaux, un moteur de i5o chevaux accouplé directement à une dynamo de 100 kilowatts et formant ainsi un transformateur rotatif de courants alternatifs en courant continu.
- Ce groupe transformateur est représenté sur la figure i qui est une vue d’ensemble. Les figures 2 et 3 sont dos demi-coupes par I’axc du moteur et de la dynamo.
- Moteur. — Le moteur asynchrone du groupe transformateur de la Compagnie internationale d’Electricité de Liège a une puissance utile normale de iÔ2 chevaux.
- La tension aux bornes de l’inducteur est de i 200 volts et la tension par phase de 1 270, l’inducteur étant groupé en étoile.
- La puissance vraie absorbée en pleine charge est de 122.0 kilowatts et le facteur de puissance de 0,88 ; ce qui correspond à une puissance apparente de i3g kilovolts-ampères. L’intensité du courant par phase est par suite de 36,5 ampères.
- La fréquence des courants d’alimentation est de 5o périodes par seconde et le nombre de pôles de i4 ; la vitesse angulaire correspondant au synchronisme est de 42& tours à la minute.
- Le moteur est montré sur les figures 4 et 5 qui sont des vues d’ensemble avec coupe partielle par Taxe.
- Inducteurs. — L'inducteur, qui est fixe, est constitué par une caisse cloisonnée en fonte d’une seule pièce et présentant extérieurement et intérieurement de nombreuses ouvertures pour la ventilation. Cette caisse porte latéralement deux protecteurs ajourés venus de fonte et repose par deux pattes sur un bâti sur lequel les paliers à bague sont rapportés.
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- Le diamètre extérieur maximum de la carcasse est de 154 cm et sa largeur totale de 58 cm.
- La carcasse inductrice porte à l'intérieur un anneau venu de fonte contre lequel sont serrés les anneaux de tôles à l’aide d’un second anneau et de boulons.
- Los tôles inductrices sont partagées en deux anneaux laissant entre eux un espace libre d’environ io mm pour la ventilation.
- Le diamètre extérieur des anneaux inducteurs est de 198.5 cm et leur diamètre d’alésage de io5 cm. L’entrefer est de i,5 mm.
- La largeur totale de l’inducteur est do 22 cm y compris celle de l’évent. La hauteur radiale des tôles est de 11,75 cm.
- L’enroulement inducteur est réparti dans 84 encoches demi-fermées, soit 2 par pôle et par phase.
- Chaque phase comporte 7 bobines enroulées chacune dans 4 encoches.
- Les bobines sont formées de deux bobines élémentaires concentriques et comprennent 70 spires, le nombre de conducteurs par encoche est par suite de 35.
- Le diamètre du fil inducteur est de 4,3 mm et sa section de i4,5 mm2.
- Toutes les bobines d’une même phase sont groupées en série et les 3 phases en étoile. La résistance par phase est de 0,73 ohm à chaud et le poids de cuivre utilisé sur l’inducteur de 240 kg.
- Induit. — L’induit mobile est supporté par un croisillon en fonte claveté. sur l’arbre et sur les bras duquel sont empilées les tôles. Celles-ci sont serrées entre un anneau venu de fonte avec le croisillon et un second anneau logé dans des échancrures pratiquées sur les bras du support.
- Ce second anneau porte venu de fonte un tambour avec rebord destiné à soutenir l’enroulement induit.
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- Les tôles induites sont réparties en deux anneaux. Leur diamètre extérieur est de 104,7 cm leur diamètre intérieur de 87,5 em ; la hauteur radiale est de 8.6 cm et la largeur totale de 2a cm y compris un intervalle de 10 mm pour la ventilation.
- Du côté de l’anneau venu de fonte avec le croisillon, les enroulements induits sont supportés par une couronne que 6 bras nervurés réunissent à un anneau entourant l’arbre. Cet anneau porte les touches d’un rhéostat de démarrage logé dans ie voisinage du moyeu.
- La surface extérieure de l’induit est munie de 98 encoches demi-fermées, soit 7 par pôle. Ces 98 encoches comprennent chacune 4 barres à leurs deux extrémités et connectées entre elles, de façon à former un enroulement ondulé série analogue à celui d’une dynamo à courant continu à 14 pôles, et qui est ensuite partagé en trois tronçons groupés en étoile.
- La section des barres induites est de 1 o5 mtn2 et la résistance de l’induit par phase de o,oi3 ohm à froid.
- Le poids de cuivre utilisé sur l’induit est de 220 kg.
- Le démarrage s’effectue par l’introduction de résistances dans l’induit.
- Pour supprimer l’emploi des bagues de contact, on a, comme nous l'avons dit plus haut, placé les rhéostats de démarrage sur l’induit lui-même.
- Les trois balais frottants sur les plots du rhéostat sont montés sur un anneau en fonte présentant une gorge dans laquelle vient s’engager la couronne du porte-touche du rhéostat.
- Cet anneau porte intérieurement une rainure hélicoïdale dans laquelle vient se loger un petit ei*got fixé sur un manchon clavctc sur l’arbre, mais pouvant coulisser le long de la clavette sous l’action d’un levier à main qui s'appuie sur une couronne fixée au manchon.
- Le déplacement du levier permet d’obtenir ainsi, au fur et à mesure de l’augmentation de vitesse, la suppression des résistances intercalées dans l'induit.
- Le poids total du moteur est de 4 600 kg.
- Résultats d'essais. — L’intensité du courant à vide est de 11,0 ampères par phase, et la puissance absorbée alors d’environ 4700 watts.
- En charge, le glissement est de 2,5 p. 100.
- Le rendement en pleine charge est de 91,5 p. 100.
- Les pertes se décomposent ainsi
- Perles à vide...................................... 4 7°° watts.
- Pertes par effet Joule dans l'inducteur............. 2^800 »
- Pertes par effet Joule dans l’induit........... 2 900 »
- Pertes totales. . .
- Dynamo. — La dynamo à courant continu, attelée au moteur asynchrone de 102 chevaux, a une puissance de 100 kilowatts sous une tension aux bornes de 220 volts. Le débit est de 455 ampères.
- La vitesse angulaire est de 420 tours par minute et le nombre de pôles de 6.
- Les figures 6 et 7 représentent des vues d’ensemble de cette dynamo avec coupe partielle par l’axe.
- Inducteurs. — Les inducteurs sont constitués par une carcasse en acier coulé, en une seule pièce, et portant deux pattes qui s’appuient sur le bâti.
- La carcasse porte-venus de fonte, les pôles inducteurs et deux protecteurs présentant des ouvertures pour assurer une bonne ventilation.
- Le diamètre extérieur maximum de la carcasse est de 140 cm et sa largeur totale do 5i cm. Le diamètre intérieur est de 124 cm.
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- Les pôles inducteurs, de section circulaire, ont un diamètre de a3 cm, et sont munis d’épanouissements polaires en tôles feuilletées.
- Celles-ci sont serrées par des boulons entre deux segments en fer forgé et sont fixées aux noyaux polaires par deux vis.
- La longueur des pièces polaires parallèlement à l’axe est de 28 cm et leur largeur dans le sens perpendiculaire, de 24 cm.
- Le diamètre d’alésage de l’inducteur est de 66,2 cm et l’entrefer de 6 mm.
- Le circuit inducteur est formé de 6 bobines enroulées sur des carcasses isolantes. Ces
- six bobines montées en série comportent chacune r,4oo spires do fil de 2,5 mm de diamètre ou 4?9 mm2 de section.
- Le circuit inducteur monté en dérivation a une résistance à froid de 27,5 ohms.
- Le poids de l’inducteur sans le bâti est de 1,800 kg dont 35o pour le cuivre.
- Induit. — Le support de l’induit est formé par un croisillon en fonte elaveté sur l’arbre et sur les bras duquel sont disposées les tôles retenues par des clavettes.
- Ces tôles sont serrées entre deux anneaux dont l’un est venu de fonte avec le support et portent une sorte de tambour sur lequel s’appuie l’enroulement induit.
- Le serrage des tôles est maintenu à l’aide d’une frette présentant des bossages venant se placer dans des logements pratiqués sur les bras du croisillon.
- Les tôles induites sont partagées en 5 anneaux séparés entre eux par des intervalles destinés à faciliter la ventilation.
- Le diamètre extérieur de l’induit est de 65 cm et la largeur totale des 5 paquets, y compris les 4 évents de 1 cm, de 28 cm.
- La hauteur radiale des tôles est de i3 cm et le diamètre intérieur des anneaux de 39 cm.
- La surface extérieure de l’induit est munie de 112 rainures de forme rectangulaire por-
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- tanl un bobinage en tambour multipolaire avec groupement en série parallèle avec 4 circuits en parallèle.
- Chaque rainure contient 4 barres de 32 mm2 de section et les 448 conducteurs sont répartis en 224 sections d’une spire chacune.
- L’enroulement estfretté par des cerclages en acier.
- Le collecteur est monté sur un support en fonte fixé par des vis aux bras du croisillon de l’induit. Les 224 lames isolées au mica sont serrées sur le support, à part un anneau en fer forgé retenu par des vis serrées dans des oreilles venues de fonte avec le support.
- Le diamètre extérieur du collecteur est de 5o cm et sa largeur utile de 17 cm.
- Les axes du porte-balais sont montés sur une couronne de fonte réunie par des bras à une seconde couronne qui s’appuie sur un anneau venu de fonte avec l’un des paliers. Le déplacement du support des porte-balais se fait par une poignée à vis.
- Les balais sont en charbon et sont répartis sur les 6 lignes à raison de 5 par ligne.
- La résistance de l’induit entre balais est de o,ot35 ohm à chaud. .
- Le poids total de l’induit tout monté est de i25o kg dont 100 pour le cuivre de l’enroule-
- Résultats d’essais. — Le courant d’excitation correspondant à la marche à vide à 220 volts et 420 tours est de 4>2 ampères. La chute de tension est de 6 p. ioo.
- Le rendement de la dynamo du Iransf'oiunateur rotatif de la Compagnie Internationale d’Eleetrieité de Liè^e est de 02 p, 100.
- J. Reyval.
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- DIAGRAMMES DU FONCTIONNEMENT D’UN ALTERNATEUR
- BRANCHÉ SUR UN RÉSEAU
- Dans ce qui va suivre, nous nous proposons de donner sous la forme la plus simple et la plus générale les diagrammes du fonctionnement d’un alternateur sur un réseau, dans tous les cas possibles (distribution à potentiel constant, à intensité constante, etc...).
- On sait qu’en général, dans un alternateur, lorsque le débit croît, la tension aux bornes
- diminue. De plus, par suite des self-inductions présentées tant par l’induit de l’alternateur que par les appareils branchés sur le réseau, l’intensité du courant est en retard de phase sur la force électromotrice de l’alternateur, et sur la différence de potentiel existant aux bornes de celui-ci.
- -f- R', enfin L, IV, l, les quantités coi Cherchons, la forme de la tension a l’intensité par rapport à cette tension i Nous aurons.
- Équation générale. — Soit E la force électromotrice maxima de l’alternateur, V, la tension maxima développée par l’alternateur et distribuée aux bornes du réseau, R et R' les résistances ohmiques de l’induit et du réseau, j\ la quantité r = R espondantes pour la self-induction, c bornes en fonction du débit I et du décalage d de ix bornes.
- V/R’2
- (i)(2)ct(3)
- Nous obtenons en élevant : leurs en fonction de d
- carré l’équation (i) et remplaçant R' et L' ta par leurs
- E2 = I2(R2 + LW) + 3YI(Rco8?' + Lo8m?’) + V2. (4)
- L’examen de cette équation nous montre qu’elle renferme quatre quantités variables E, I, V et d. Or entre I et V nous avons la relation (2), qui, en posant p = peut s’écrire V = p I. Notre équation (4) peut donc prendre la nouvelle forme
- E3 = I* (R* + L*u>*) + api* (R cos ?' + L wsin y' +) + I*p*. (4'J
- On peut représenter les divers éléments caractéristiques du fonctionnement d’un alternateur par le diagramme suivant, du reste bien connu, donné parla figure 1.
- Traçons à partir de O, la droite QB faisant l’angle <pt avec un diamètre fixe OC; <p, repré-
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- sente le décalage de l’intensité par rapport à la valeur qu’aurait la force électromotrice de l’alternateur fonctionnant en court-circuit, soit e cette valeur. Prenons OB = RI et menons BC perpendiculaire à OB. BG
- représente l’élément Ltol, rela- \
- tif à l’induit et le vecteur OG \
- nous donne e. \
- De même dans le triangle O G D {1 ), si l’angle G O D est égal à <pf. décalage de l’intensité par rapport à la tension aux bornes, les vecteurs OG, GD, et OD représentent les termes V, tension aux bornes, L'wl, et RT relatifs au circuit extérieur.
- Supposons que l’alternateur travaille à force électromotrice /
- constante. Nous aurons alors dans (4) ou (4') une équation /
- qui nous donne I e,n fonction j
- de celle des deux quantités p et Fig. %.
- cp' que l’on ne fixe pas a priori.
- Imaginons que la distribution à réaliser soit une distribution à intensité constante. On voit que si l’alternateur travaille à force électromotrice constante E, les constantes du cir-circuit extérieur p et a' devront être reliées par une condition. Autrement dit, seuls les circuits extérieurs satisfaisant à cette condition f (g a') = o, permettront de réaliser une
- \
- \
- \
- \
- — 'À1
- distribution à intensité efficace constante avec une machine travaillant à force électromotrice efficace constante. Si l’on suppose que cette force électromotrice puisse être modifiée, on voit que l’équation (40 nous donnera alors la loi de variation de E en fonction de celle des deux quantités a et a' qui n’est pas donnée a priori.
- Dans le cas d’une distribution à tension constante V = p I, aux bornes, le mode de discussion est analogue.
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- vant résame les différents ca i° E — Ce (a) (
- (0 ï-
- I = C« (fl) '
- . Distribution sous force électromotrïce
- ©' = c«
- P — Ce E = Ce
- ? = c«
- p = Cc
- ?' — Ce
- I = /-(P) !=/•(?') f(P?') =°
- E = /•(?)
- £ = /(?')
- f(Ÿ' t) = E = /’(?')
- E = ^
- > = y/R'2 + L/2 <j>2 de décrire Il en résulte que la figu
- î cercle de
- précédente est semblable construit en prenant pour côtés les quantités s = y/R2-f L2or I, t = y/ Le vecteur G'C'joue donc le rôle de tension dans ce diagramme
- Le terme d est constant, mais p est variable. ; C’est par exemple ce qui arrive quand le réseau dessert le même type de récepteurs, dont le nombre varie, mais pour chacun desquels le terme tg <p' = est constant.
- Considérons (fig. 2) une droite A O C. Du point 0, menons la droite OB faisant avec OC l’angle ?, avec tg cp, = -ÿ, en appelant le décalage relatif à l’induit seul. Construisons le triangle O B' C', connaissant l’hypothénusc OC' = y/R2-f-L2o)2,
- et l’angle CO B = 'fr Sur le prolongement de OB' construisons de même le triangle OG' D'. Pour cela, d étant supposé constant, il suffit pour la valeur déterminée de tre O, et de rayon égal à cette quantité.
- gramme do l’alternateur
- ! -j- L'2 to2 I, etc. duit. On peut donc
- Il en résulte immédiatement la construction suivante pour le diagramme.
- Menons par O une parallèle OX à G' C'. Décrivons, de ce point comme centre, un cercle ayant pour rayon la tension E supposée constante. Nous aurons ainsi un point T sur le prolongement de OX. Par T menons TC parallèle à OG'. Nous aurons en CG la tension aux bornes, parallèle au vecteur G' C'.
- La tension aux bornes est donc donnée à chaque instant par le vecteur GG, et l’intensité par le rapport .
- b. On se donne p — y/R- j- L'2 m2 et l’on cherche la valeur de la tension aux bornes V ou
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- de l’intensité pour chaque valeur de o'. La construction (fig. 3) est la même, seulement le point G' se déplace sur un cercle de rayon L,2oA
- Nous laissons au lecteur le soin de faire la discussion des diagrammes précédents.
- II. Distribution a intensité constante. — a. Quelle est la relation qui doit exister entre les constantes p, d’un circuit extérieur pour que l’alternateur travaillant à force électromotrice efficace constante assure une alimentation à intensité efficace constante ?
- II faut que la relation
- C' = -Ç- = p3 + .p (TL cos + Lu» „i»> o') + R* + IA.»
- soit satisfaite. Autrement dit, si l’on pose <j — y/R2-f-L2w2, on doit avoir C“ = -jâ- ~ P* + 2P3 cos (?i — ?') H-
- Le point figuratif G' se déplacera (fig. 4) sur un cercle de centre G', et de rayon ^ .
- La tension aux bornes sera donnée à chaque instant par le vecteur OG.
- En général, les constantes p et o' du cm pourra être maintenue constante. On aura à E pour réaliser une distribution à intensité efficace constante.
- b. Supposons d’abord p donné. Nous connaissons <r = OG/, ad = OG, et l’angle Nous pouvons donc construire les triangles OBC et OB'C'. Pour chaque valeur de <pn nous pourrons de même construire les triangles OG'D' et OGD, et par suite la force électromotrice GG == E (fig. 5).
- c. Pour p constant, la construction est à peu près analogue. Il suffit de supposer que le point figuratif G' se déplace sur un pour chaque valeur de la grandeur de la fc
- mit sont quelconques. Par conséquent E ne chercher comment il convient de faire varier
- cercle de rayon p (fig. 6). Nous aurons en GC, >rce électromotrice E.
- III. Distribution a tension constante aux bornes. — a. On a encore, .comme dans le cas précédent, à supposer l’existence d’une condition entre p et o', si l’on veut réaliser, avec un alternateur à force électromotrice constante, une distribution à tension efficace constante
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- Nous aurons d’après l’équation (4), si V = p I.
- i + — (R coBç' + LcoBiaçO + i.
- Y étant constant, et aussi E par hypothèse.
- Décrivons du point O comme centre un cercle
- \
- \ /
- : V comme rayon (fig. 7), du point G comme centre avec un rayon égal à la force électromotrice E. Nous obtiendrons, si C est l’intersection de ce cercle avec la droite OC, la valeur de E c’est-à-dire GG.
- Pour construire aisément celte tension, nous pourrons mener par O une droite quelconque OT. De son intersection T avec le cercle de
- centre O et de rayon E, décrivons un cercle de rayon V. Ce cercle coupe l’axe OC' en deux points G et Cr Par chacun do cos points menons une parallèle CG à OT. Les points G et Gj d'intersection de ces parallèles avec le cercle de centre O et de rayon Y nous donnent les positions des deux tensions aux bornes correspondant à un mémo décalage <p de la force électromotrice E par rapport au vecteur OG = 01, autrement dit à la valeur spéciale de la force électromotrice dans le cas d’un alternateur en court-circuit.
- b. Supposons p constant, et voyons comment il convient de faire varier la force électromotrice E en fonction de f pour réaliser une tension constante aux bornes.
- Considérons pour cela la figure 8 dans laquelle OG' = p et OG = V sont constants. Il suffit de mener la droite G' C' qui représente la tension réduite et par G une parallèle GC à cette droite. G C, limitée au point G d’intersection avec la droite OA, nous donne la force clectromotrice cherchée E.
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- c. Cherchons de même la valeur de celle force électromotrice quand d est constant, cl p variable. Pour cela, pour chaque valeur de p, sur la figure 9, menons G' C7 : la parallèle GC, à G'C' menée par G nous donne encore la force électromotrice cherchée.
- Les intensités dans les deux cas sont données par les rapports
- OG' _ 1 _ OC' p __ 1 _ OC
- OG ~“T — OC ’ i V Œ
- Les conclusions que Ton peut tirer de ces graphiques sont bien connues. Nous avons cependant cru utile de donner ceux-ci, qui nous sont d’un usage courant, en raison de leur grande simplicité.
- L. Barbillion.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- TRACTION
- Désignation de la puissance des moteurs de tramways, par Maximilian Müller. Elektroteck-nische Zeitschrift. I. XXII, p. ?3, 24 janvier 19ot.
- On désigne d’ordinaire un moteur de tramways par la puissance en chevaux qu’il peut donner. Cette désignation est insuffisante, à plusieurs points de vue. D’abord, la puissance est le produit de deux facteurs, par exemple, l’effort par la vitesse, ou le couple par la vitesse angulaire. Or, chacun de ces deux facteurs présente un intérêt particulier et l’indication du nombre de chevaux nous renseigne insuffisamment à cet égard.
- En outre, la puissance du moteur est dans une assez large mesure, arbitraire. On peut désigner le même moteur sous les noms de 5, ro, 10, 20 chevaux ; mais, bien entendu, aveedes eondiiions de marche différente.
- Même dans le cas où les fabricants indiquent le couple et la vitesse, l’unité des désignations est loin de régner; les uns en effet indiquent le couple sur l’axe du moteur, les autres sur l’essieu, tenant compte ainsi de la perte dans les engrenages.
- Donc, au lieu de désigner un moteur par sa puissancc'en chevaux {ce qui n’a d’autre avantage que l’emploi d’un seul nombre), il est bien plus logique de le désigner par l’effort de traction en kilogrammes et par la vitesse en kilomètres à l’heure. Ainsi l’indication ioo/i5 désignerait un moteur qui, pendant un temps à déterminer,
- pourrait donner un effort de traction de 100 kg, avec une vitesse de i5 km à l’heure, sans que sa température dépasse l’ambiante de plus d’une quantité donnée.
- Cotte désignation constituerait un léger progrès, si l’on tombait d’accord sur l’élévation
- admissible de température et la durée de marche du moteur. Mais elle est loin de répondre à tous les desiderata exprimes lors du congrès de l’exposition de 1900. Elle ne donne aucune indication sur le rendement, la puissance maxima, etc. 11 serait d’ailleurs téméraire d’essayer, par la simple désignation d un moteur, de résumer toutes ses propriétés.
- Il nous reste à déterminer l’élévation de température admissible et la durée de marche en pleine charge. L’élévation de température dépend des conditions climatériques et des propriétés
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- des isolants employés. Les maisons américaines admettent que les isolants au mica peuvent supporter d’une façon courante une température de ioo° C. En partant de ce chiffre, il faudrait admettre une élévation de température de y5° C, pour le nord et le centre de l’Europe et de 65° au sud.
- 11 est plus difïicile de fixer d’une façon précise la durée de la charge des moteurs, tandis que des dynamos marchant à charge constante ne doivent pas dépasser la limite de leur température, même après to ou 12 heures de marche, les moteurs de tramways peuvent atteindre cette limite après 3 heures de marche. Si l’on se basait sur une marche de 12 heures pour désigner les moteurs de tramways, on serait conduit à des
- conclusions radicalement fausses. En effet, les durées de charge des moteurs de traction sont toujours relativement courtes et séparées par de longues périodes pendant lesquelles le moteur a le temps de se refroidir.
- Il y a donc lieu de designer les moteurs par la puissance qu’ils sont capables de produire d’une façon continue pendant 3, 2 et même x heure sans s’échauffer d’une façon anormale. Lequel de ces chiffres faut-il choisir?
- La courbe de température d’un moteur soumis à une charge constante, dépend de la grandeur et de la durée de cette charge. La courbe de refroidissement ne dépend que de la température que le moteur a atteint et de la durée du refroidissement. Ces courbes ont les formes indiquées par les figures f et 2, où le temps a été porté en abeisses et l’élévation de la température en ordonnées.
- La température limite a laquelle chaque courbe d’échauffement est asymptotique, varie avec cette courbe, tandis que l’asymptote de la courbe de refroidissement est toujours l’axe des abeisses. Tant qu’on n’atteint pas la limite de température admissible, on peut, sans grande erreur, considérer les deux courbes eomme droites.
- Si nous considérons ensuite un moteur de tramways employé en service courant, on peut en représenter réchauffement par les courbes de la figure 3, dans laquelle les lignes montantes
- correspondent a l’échauffement et les lignes descendantes au refroidissement. T,es diverses lignes d’échaulfement ont des inclinaisons variables avec la charge, les lignes de refroidissement par contre, feront toujours le même angle avec l’axe des abeisses. Si nous mettons bout a bout toutes les lignes d’échauffement d'une part, et toutes les lignes de refroidissement d’autre part, nous obtenons une ligne brisée montante et une droite descendante. Si nous faisons la somme géométrique de ces deux lignes, nous obtenons une droite représentant la ligne moyenne d’échauffe-men’t du moteur et remplaçant la ligne compliquée que nous avions considérée en premier lieu. Nous pouvons même aller plus loin et remplacer la ligne brisée représentant réchauffement par sa résultante géométrique. Cette dernière correspond à la charge moyenne constante qui, au point de vue de l’échauffement, équivaut aux charges variables réellement appliquées au moteur. Nous sommes donc conduits en définitive à deux droites, l’une d’échauffement et l’autre de refroidissement qui nous donnent la température finale du moteur', laquelle est en même temps la plus haute température.
- Admettons ensuite que cette température finale est le maximum admissible ; supposons que l’on connaisse l’inclinaison de la ligne de
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- refroidissement, la durée de marche quotidienne et le temps du refroidissement, il est alors facile de calculer le temps pendant lequel un moteur déterminé doit pouvoir subir une charge constante et équivalant au point de vue de réchauffement à la charge variable du service. Ce temps devrait logiquement être indiqué pour chaque moteur de tramways. Un exemple éclaircira la chose.
- Supposons une marche journalière de 16 heures; pendant 8 heures, le moteur ne reçoit pas de courant et peut se refroidir ; limitons l’échauffe-ment k 75° au dessus de l’ambiante, soit 28® le refroidissement moyen par heure du moteur. Pendant les 8 heures de repos, le moteur se refroidit fictivement de 8 X 28 =224®. Comine il peut alors avoir encore y5° au-dessus de l’ambiante, son échaufferaient fictif sera de 299° ou en chiffres ronds 3oo°, pour une marche de 8 heures. Le moteur pourra donc s’échauffer de 37°5 par heure et par suite peut atteindre Réchauffement admis de 70° en 2 heures. Graphiquement, on obtient cette durée par l’intersection de la ligne d’échauffement avec une paral-
- lèle à l’axe des abeisses d’ordonnée égale à réchauffement admis (fig. 4)- Inversement, 011 appellera charge normale du moteur celle qu'il peut supporter pendant 2 heures sans dépasser la température admise.
- Ces considérations montrent, ce qui était d’ailleurs à prévoir, que la désignation de la puissance d’un moteur dépend des conditions d’exploitation. On a ainsi une base pour déterminer
- une durée de marche moyenne ; il faudrait toutefois faire des relevés sur un grand nombre d’installations existantes et en prendre la moyenne. Il faut d’ailleurs noter que les essais de refroidissement doivent avoir lieu non dans la salle d’essais, mais pendant l’exploitation, lors des plus chaudes journées d’été.
- On a d’ailleurs le droit de supposer que les chiffres obtenus dans les différents cas ne diffèrent guère entre eux. De plus, la durée d’une heure de charge adoptée par les Américains semble trop faible; celle de deux heures paraît se rapprocher bien mieux de l’échauffement moyen.
- Les diagrammes relatifs aux moteurs de tramways devraient toujours comporter des courbes d’échauffement. Il suffirait à cet effet de déterminer le temps au bout duquel le moteur soumis à une charge donnée atteint un échauffe-ment donné. Partant de la même température initiale, on répète cet essai pour diverses charges, et on obtient ainsi une courbe d’échauffement. Cette courbe a, en général, la forme indiquée parla figure 5. Si l’on prend comme
- température finale, la température admissible, l’intensité qui est asymptote à la courbe d’échauffement représente l’intensité à laquelle 011 peut soumettre le moteur en marche continue. L’usage-de cette courbe est très simple : elle donne, pour toute charge supérieure k la normale, la température du moteur en fonction de la durée de la charge, en admettant que l’échauffement soit une fonction linéaire du temps. Pour les
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- charges inférieures à la normale, cette fonction n’est plus linéaire, mais ces charges sont peu intéressantes en pratique. Pour ces charges, on peut obtenir une courbe II, correspondant à la moitié de la température finale.
- Un diagramme complet d’un moteur de tramways devrait donc comporter :
- a) courbes : r° L’effort de traction en kilo-
- 2° La vitesse en kilomètres à l’heure ;
- 3e Le rendement avec et sans transmission ;
- 4° L’échaufFement en fonction de l’intensité.
- b) Données : i° Rapport de transmission des engrenages ;
- a0 Diamètre de la roue motrice ;
- 3° Résistance ohmique de l’induit et de l’inducteur.
- 4n Apparition des étincelles ;
- 5° Tension d’essai. E. B.
- Sur le champ magnétique produit par les tramways électriques, par A.-W. Rücker. Pkilosophical Magazine [VI], t. I, p. 4*3, avril 1901.
- On a déjà un intéressant article sur ce sujet par M. Parry, dans l’Electrician du 10 août igoo ; mais lé présent mémoire en diffère sur beaucoup de points de détail. M. Rücker s'inspire dans son Travail des deux théories classiques de l’œuvre de Fourier (la théorie analytique de la chaleur) : la dissipation de la chaleur et spécialement la théorie du refroidissement d’une barre. Pour pouvoir appliquer la première de ccs deux théories il faut admettre que la terre est homogène; quant à la seconde, a priori, il ne paraissait pas probable qu’elle puisse représenter les faits au voisinage des extrémités de la ligne ; et les résultats expérimentaux confirment précisément cette manière de voir.
- L auteur insiste beaucoup sur le fait suivant, qu il s efforce d’ailleurs de mettre en évidence de la manière la plus claire, que les courants de déperdition dans la terre (en supposant la terre homogène) n’affectent directement que la force horizontale, tandis que la force perturbatrice verticale est due uniquement à la différence des effets des courants dans le fil-trôlet et dans les rails ou autres conducteurs horizontaux par lesquels le courant est envoyé à la voiture et reconduit ensuite à la station génératrice.
- Si les conducteurs de retour sont isolés et parallèles aux fils-trôlet, les courants hori- |
- zontaux d’aller et retour sont égaux (puisqu’il n’y a pas de perte) et leurs effets sont nuis en un point situé sur le plan horizontal des rails et dont la distance à la ligne est considérable par rapport à la hauteur du trolet au-dessus du sol. Ceci s’explique très facilement.
- Le courantélectrique provenant d’une station génératrice et arrivant en un point quelconque de la ligne peut-être assimilé, pour simplifier le langage, à une source d'électricité en ce point. Si alors un courant électrique circule depuis une pareille source placée à la surface d’un conducteur uniforme indéfini limité par un plan, le champ magnétique résultant n’a pas de composante perpendiculaire à la surface, car si on considère un plan qui traverse la source et qui est perpendiculaire à la surface il est évident, d’après la symétrie du système, que les composantes du champ magnétique parallèles à ce plan, produites par les courants sur les faces opposées du plan, seront égales et opposées.
- Complétons ensuite le circuit par jun conducteur linéaire indéfini passant à travers la source et perpendiculaire à la surface et considérons le courant total qui passe dans ce conducteur et qui diverge à partir du point où il rencontre la surface. La force due au système entier, en un point de la surface situé à une distance r du pied de
- laperpendiculaire, est ---; et puisque la moitié
- de ce courant est due au courant dans le conducteur linéaire, l’autre moitié est due aux courants divergeant de ses extrémités.
- Si, maintenant, nous introduisons dans la surface un point de fuite dont le débit est le même que celui correspondant au courant fourni par la source, ce que nous venons de dire pour la source s’applique alors également pour le point de fuite, et nous arrivons à la conclusion que le système de courants allant de la source au point de fuite n’a pas de composante perpendiculaire à la surface et que la composante parallèle à la surface est la résultante de deux forces : — et
- -----y où /* et r' sont les distances à la source et
- au point de fuite.
- Si maintenant nous regardons la source et le point de fuite comme des points où le courant peut passer à travers un moteur électrique, entrer dans la terre et retourner à la station génératrice, il est évident que pour des points
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- situés a une même distanee du tramway, le fil-trôlet doit être considéré comme un conducteur linéaire isole réunissant la source et le point de fuite. Le champ magnétique produit par ce conducteur sera partout perpendiculaire à la surface planedusol,etilpeutfacilcmcntêtre calculé.
- Jusqu’ici, on ne s’est pas encore occupé des rails. En rëalité le courant passe des rails dans le sol ou inversement. En tout cas le champ magnétique vertical produit par un tramway électrique est dû uniquement .à l'effet différentiel des courants horizontaux dans le fil-trôlet ou autre feeder et dans les rails, tandis que le champ magnétique horizontal est produit exclusivement par les courants dans la terre.
- Cette conclusion, quoique presque évidente, est intéressante, et les expériences montrent bien que les instruments capables de déceler la force verticale sont les plus sérieusement affectés par rétablissement d une ligne de tramway électrique dans le voisinage du lieu d’observation. On s’est encore demandé si l’effet précédent se ferait encore sentir quand môme le point d’observation serait séparé de la ligne du tramway électrique par un cours d’eau (une rivière). Mais d après ce que nous venons de voir, il n’v a plus ombre de doute sur l’inefficacité d’un pareil moyen de protection. On a, en effet, vu que c’est le courant circulant dans le fil-trôlet qui produit la composante verticale prépondérante et que, par conséquent., le cours d’eau ingénieusement découvert par les ingénieurs des compagnies de tramways électriques, comme médicament contre les perturbations subies par les appareils électriques se trouvant dans un laboratoire situé dans le voisinage d’une ligne de tramway électrique, ne saurait pas résister à la critique précédente de M. Rücker.
- Mais revenons aux rails. La méthode la plus simple consiste aies assimiler à des conducteurs isolés, par lesquels une fraction du courant total retourne à station génératrice. La force verticale est, aune distance de la ligne considérable par rapport à la hauteur du iil-trôlet au-dessus du sol, produite par la différence entre le courant total I et le courant des rails, uniforme par hypo-
- La théorie approchée basée sur ces hypothèses est alors réduite h la détermination des effets verticaux d’un courant horizontal l(i-L)
- où L < 1, et des perturbations horizontales produites par une source et un point de fuite d’intensité LI, placés respectivement aux points occupés par la génératrice et la voiture, station. Les mêmes conclusions s'appliqueront à un nombre quelconque de voitures en examinant la conduite de chacune, séparément ou en moyenne.
- Quant à la grandeur du couple perturbateur horizontal, il dépend uniquement du courant L1 et de la distance du point d’observation àla ligne ; si nous désignons par y cette distance, il vient alors pour ce couple
- LI
- E11 désignant par a la longueur de la ligne (prise pour axe des x), par y la longueur de la perpendiculaire du point d’observation à la ligne ; par b et b -+- a les distances des extrémités de la ligne au pied de la perpendiculaire y, J le courant total, les forces perturbatrices parallèles à .r y et z (verticale), sont
- F'-LIj Q* + /‘ (b + af+y*
- F» - (_±________b+“ \
- (4+ «)+,-
- 4 + a
- j +«)*+**
- Les expériences furent faites à Stockton en plaçant des instruments auto-enregistreurs à une distance de o,4 mille (1 mille = 1609 m.) d’une ligne de tramway de 2 milles de longueur ; dans le fil du trôlet circulait un courant d’eu-viron i5o ampères qui était distribué sur toute la longueur de la ligne.
- L’instrument qui indiquait la composante verticale accusait une perturbation de 7 X io~* C.G.S. deforcemagnétique. La pertuabation calculée, due au fil du trôlet était43X(io“5 C.G.S. d’où
- L = i6,3 p. 100.
- L'instrument accusant la composante horizontale donnait
- résultat assez concordant et qui montre que les effets produits sont les mêmes que si environ 84 p. ioo du courant retournait par les rails
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- comme un courant constant et 16 p. ioo entrait et quittait la terre aux extrémités de la ligne.
- Le courant ainsi déterminé est donc tel que si un courant uniforme de l’ordre de o,84 1 circu-laitdans les rails, la perturbation produite serait égale à celle actuellement causée par le courant réel dans les rails qui, dû à la perte, varie d un point k l’autre. On peut appeler courant courant uniforme équivalent et doit être distingué du courant moyen dans les rails.
- Ce dernier peut-être déterminé de deux manières :
- i° Si i est le courant moyen dans les rails, RÏ = V.
- 11 étant la résistance des rails et V la différence de potentiel entre leurs extrémités.
- Mais les variations du courant et de la différence'de potentiel étaient trop rapides, de sorte que les valeurs de i qu’on en déduit ne sont pas suffisamment d’accord pour les accepter avec conüance. La moyenne de g observations donne
- ~f-= ^3 p. ioo; elle conduit à une valeur trop grande de la perturbation àu point d’observa-
- •2° Dans cette seconde méthode, on admet que la déperdition en chaque point est proportionnelle à la différence de potentiel v entre le point considéré et la terre. Alors, si h et k désignent les conductibilités interne et externe et ix le courant en un point x, on a
- et en posant;
- on obtient l’équation
- dont la solution est
- c’est donc en somme le même problème que celui du refroidissement d’une barre traité, par Fourier.
- Si les coordonnées des extrémités des rails sont x — o et x = a et si tout le courant I passe k travers les rails en ces points, on a
- Soit maintenant, & la distance du point x-=o au pied de la perpendiculaire menée du point d’observation k une ligne droite ; soit y la longueur de cette perpendiculaire et a la longueur de la ligne ; la composante verticale de la force perturbatrice produite au point d’observation par les courants de sens opposés qui circulent dans le fil-tr.ôlel et dans les rails, est
- --dx
- l/(h + af+y‘
- Pour les observations faites k Stockton le point d’observation était opposé au milieu de la ligne
- de sorte que b —------—,
- Par conséquent la force perturbatrice est
- y v'«*+4y*
- et en posant #==(). + i) et y — ^
- 41 îIm
- Le premier terme de cette expression représente la perturbation due au fil-trolet; nous avons vu que dans les expériences de Stockton il avait pour valeur 43 X io-î C.G.S ; l’expres.
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- sion prise dans son ensemble représente la perturbation actuelle, c’est-à-dire jXio_5C.O.S. On peut donc écrire
- Il est facile de voir que les termes d’ordre supérieur en jj. sont négligeables.
- A Stockton a = a milles = 3,2 X i°5 cm, y ~ 0/1 mille ; donc u = o,4-
- En substituant ces valeurs dans la formule précédente on obtient
- En négligeant le second terme, on obtient p. — = o,636 5 en substituant cette valeur dans le second terme on obtient p — =0,678.
- En employant, la méthode de calcul de Gla-zebrook, quoique moins exacte, mais plus simple, et en développant entièrement en termes de p. — ’ la perturbation totale due aux fils — trôlet et aux rails se réduit à
- ce qui donne en faisant I et a= 3,2 X ios.
- valeur qui est probablement trop faible.
- Nous allons maintenant nous servir de cette valeur de u — pour calculer le courant moyen dans les rails et la déperdition totale.
- Le courant moyen entre o et a est
- _ J ^2
- = 15 C.G. S., 11=o,4
- courant total I et le courant minimum im au point central; en posant x = dans l’expression de im, on obtient,
- En employant la valeur la plus exacte (0,678) et la valeur approximative (0,61) de-^on obtient les résultats suivants :
- -ïi = 0,6-8 J^=o,6,
- 83,9»/. 86,7 p. 100 80,6 p. 100 87.4 p. IOQ 81.4 p. 100
- Les déperditions déduites du courant équivalent et du courant minimum sont 16,1 p. 100; iy,4 p. 100 et 18,6 p. 100 respectivement.
- O11 voit donc que la conclusion est la suivante : si on emploie les valeurs exactes de —l’approximation doit porter sur le second terme de l’intégrale, les autres termes ayant leurs valeurs vraies ; mais en négligeant tous les termes contenant des puissances de supérieures à là seconde, on aura des valeurs exactes des courants moyen et minimum en déterminant ^a au même degré d’approximation.
- La valeur evacte de l’intégrale
- S
- est la suivante ,
- (l) Pour évaluer cette expression on procède comme il
- .La déperdition totale est la différence entre le
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- et comme I— x5o ampères, m=*=s o,4, a = 3,a X io8, on obtient alors,
- Les coefficients de ce développement sont
- l’intégrale en question devient alors
- en posant
- + +
- 1 (X -h f3) d'h
- x I (i+p)*+«* I r
- beaucoup plus petits et convergent plus rapidement que'ceux qui entrent dans le développe-* ment de
- Il résulte donc de là que, pour une valeur donnée de on obtient une approximation
- plus exacte de la valeur vraie de l’expression en question en employant la valeur exacte du terme exponentiel et en évaluant l’intégrale jusqu’à une puissance donnée de -^-que si l’on développait les deux expressiens jusqu’à cette puissance donnée de
- Eugène Nécülcéa.
- et aux limites
- i+E | '~ P
- [(.+b>+«>]t
- Or, dans le cas particulier considéré, b = de sorte
- Et on obtient ainsi
- En posant
- V’ P-b P) _ A<>
- et en multipliant la quantité sous le signe y par
- (i+?)»+»*,
- F* = [+,+! + 3ftFs„+1 + (3? + »«) F„
- + ?(?+“)*»-.]•
- F!“+s=:+rL~3|ÎK“+,-| 3P‘ + “!(' + i)]F‘'
- -P(lb + «‘)F»-,
- ’-f-
- u* + :
- lo&^+/^4 + «a J—+ y/Hr+~ +
- = los<
- F, = —7=
- ;v/i+«2-i * + «
- 1 ---Lbsf„
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- Contact à temps, système W. Seitz, pour voie ferrée. Zeitschrift fiir Elecktrotechnik, t. XIX, p. 126, 17 mars 1901.
- Ce eontact à temps se compose d’une pédale qui ferme un contact électrique lors du passage d’un train, et dont le retour à la position initiale a lieu au bout d’un temps déterminé par un freinage réglable.
- L’appareil est supporté par deux tiges de fer W vissées aux rails (fig. 1). Un axe A, reposant sur
- des paliers, porte deux leviers li, aux extrémités desquels se trouve la pédale P parallèle aux rails. La pédale est maintenue au niveau du rail par deux ressorts B qui reposent sur la pièce transversale F, et dont les extrémités munies de rouleaux appuient contre la pièce E au centre de gravité du cadre.
- Le frein consiste en une pompe à glycérine fixée sur la pièce de fer S. Son piston est relié à la pédale par une articulation G. Un ressort spirale J (fig. 2) presse sur la soupape V. Le réglage se fait en déplaçant la pointe d’une vis U devant l’entrée du canal K ; à cet effet on n’a pas à enlever le couvercle ; grâce a la vis O, on peut régler de l’extérieur.
- Quand le train passe, la pédale s’abaisse, et en même temps le piston. La soupape V se soulève et la glycérine passe en grande partie dans la boîte au-dessus.
- Lorsque le piston cesse d’être comprimé, la soupape V retombe et empêche le retour de la glycérine. Le piston attiré par l’action des res-
- sorts B mettra un temps plus ou moins long à revenir suivant l’ouverture de la vis U.
- La vis N sert à chasser complètement l’air qui peut se touver sous le piston. La boite de réglage est percée de trous en R pour permettre le passage de la glycérine dans le canal.
- Fig. 2. — Détails de l’amortisseur.
- Dans le cas où le contact commande un déclenchement instantané, le réglage est fait simplement pour éviter les trépidations pendant le passage du train.
- On se sert d’un relais quand le courant doit agir sur des appareils de déclenchement, et produire dans les liaisons électriques des modifications s’effectuant seulement après l’ouverture du courant.
- Ainsi, par l’emploi d’un relais, on peut poser l’appareil auprès d’un poste de block-système, ce qui facilite la surveillance.
- L’appareil pourra encore êlre d’une application avantageuse dans un certain nombre d’autres cas. A. Nünès.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADEMIE DES SCIENCES
- Séance du 20 mai Î90t.
- Sur rèîectrolyse des tissus animaux, par Bordier et Gilet. Comptes rendus, t. CXXXII, p. 1239.
- Les auteurs signalent les phénomènes suivants observés dans l’étude de l’électrolyse des tissus
- et qui diffèrent de ceux que l’on constate avec les électrolytes ordinaires :
- 1. Deux aiguilles en platine étant piquées dans un tissu mort, on fait passer pendant cinq minutes un courant de 5o milliampères. Si l’on renverse alors le sens du courant l’intensité de ce courant monte immédiatement à 5i ou 52 mil-
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- liampères, pour descendre presque aussitôt et brusquement (en 4 ou 5 secondes) à i ou 2 milliampères (‘).
- 2. Avec des aiguilles en métaux attaquables (cuivre, fer, zinc) le renversement du courant ne produit généralement pas de diminution de l’intensité (2) ; le liquide qui se forme autour de l’aiguille positive pendant le passage du courant primitif disparaît toujours par le renversement.
- 3. Lorsqu’on opère avec des aiguilles en platine et qu’après le renversement on place une goutte d’eau autour de l’aiguille positive, l’intensité remonte puis retombe à 2 milliampères ; si l’eau est en plus grande quantité 1 intensité remonte à sa valeur primitive et s’y maintient.
- Cette expérience prouve que la condition nécessaire pour que le courant ne subisse pas une chute sensible après le renversement, c’est la présence constante, au niveau des aiguilles, d’un électrolyte en quantité suffisante pour imprégner les tissus (3).
- Séance du 28 mai.
- Sur une balance très sensible pouvant servir de galvanomètre, d'électrodynamomètre et d’électromètre absolu, par V. Crémieu. Comptes rendus, l. CXXXli, p. 1267.
- Dans cette note l’auteur donne la description
- des aiguilles, des bulles gazeuses qui s’y formaient pendant le passage du courant primitif; à la place, on remarque de nombreuses petites étincelles accompagnées do fumée ayant l’odeur de viande grillée. Si l’on veut ensuite retirer les aiguilles, on trouve qu’elles sont adhérentes au tissu ; une coupe faite dans un plan passant par la direction de chaque aiguille montre l’existence d’une ligne jaunâtre entourée d’une zone d’action chimique, zone d’aspect variable suivant le pôle correspondant à
- colloïde au pôle négatif.
- En mesurant la force éleclromotrice de polarisation créée par le passage du courant primitif, nous l'avons trouvée égale à 0,0294 volt.
- (2) Dans certains cas, où l’intensité primitive était de 35 milliampères, on a constaté, après le renversement, une intensité de 36 milliampères qui descendait à 11 milliampères, puis remontait à 36 milliampères au bout de quelques minutes ; dans ces cas-là, le liquide formé autour de l’aiguille positive ne disparaissait pas complètement.
- ccs faits ont été observés il y a plusieurs années déjà par Apostoli et qu’ils les ont conduits, Aposloli et lui, à l’étude des électrolytes visqueux (solutions de gomme
- d'un appareil remarquable par sa sensibilité et sa facilité de construction et qui peut être utilisé comme galvanomètre, électrodynamomètre,électromètre absolu (*).
- La partie essentielle est un fléau de balance en tube d’aluminium (poids 0,8 gr) soudé à une petite plaquette d’alumiqium laquelle est fixée au mastic Golaz à la pointe d’un Y très ouvert formé par un fil de cocon attaché par ses deux extrémités ; on réalise ainsi une balance sans couteau. Une tige verticale fixée au milieu du fléau porte un écrou de réglage.
- Pour avoir un galvanomètre, on suspend verticalement aux deux extrémités du fléau, par des fils de cocon, deux petits aimants; ces aimants pénètrent dans deux bobines parcourues par le courant à mesurer, le pôle inférieur de chaque aimant étant un peu au-dessus du centre des bobines (s).
- Si l’on remplace les deux aimants par deux bobines de mêmes dimensions, auxquelles on amène le courant par les fils de suspension, on a, sans autre changement, un électro-dynamomètre sensible.
- Pour obtenir un électromctrc, on suspend à une des extrémités du fléau un plateau circulaire (8 cm2 de surface) en aluminium entouré d’un anneau de garde et placé au-dessus d’un plateau fixe ; à l’autre extrémité ou suspend un aimant de manière que son pôle supérieur soit au-dessus de la bobine et on lance dans cclle-ci un courant de sens tel qu’il produise une répulsion sur l’ai-niant ().
- (*) Un modèle construit par M. Crémieu lui-môme, a été présenté par celui-ci à la dernière séance de la Société de Physique.
- I^2) Les aimants, de forme cylindrique, ont 6 cm de longueur et 2 mm de diamètre ; ils peuvent se déplacer verticalement de 6 cm. Les bobines ont un noyau eu cuivre rouge présentant une ouverture cylindrique de 4 mm de diamètre ; elles portent chacune 3o 000 tours de fil et
- L’appareil ainsi constitué est à la fois très amorti et parfaitement asiatique. Sa sensibilité, calculée par la méthode de Kohlrausch, est de 3,7 X ios : pour une période d'oscillation de 8 secondes, il donne, à i m de distance, une déviation de 11 mm pour io—9 ampères. La force motrice correspondant à ces conditions qui agit sur le fléau est de 3 X io~ 5 dyne ; on a donc une balance sensible au cent-millième do milligramme.
- (3) La force de répulsion est de la forme f~——> m étant le pôle de l’aimant, i l’intensité du courant dans
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- traversent l’aluminium comme si celui-ci n existait pas, et provoquent à peine des rayons secondaires.
- Des rayons déviables, partiellement absorbés, traversent l'aluminium sans que la trajectoire soit modifiée. On en conclut que le rayonnement qui sort de l’aluminium a la même valeur du produit — v qu’avant de traersver le métal; l’auteur avait déjà obtenu cette conclusion par une autre méthode.
- Les rayons partiellement absorbés provoquent sur les deux faces de l’écran d’aluminium des rayons secondaires intenses. Ces derniers forment, à l’extérieur de l’écran, un faisceau un peu diffus qui se superpose au faisceau transmis, sur la même trajectoire. La disposition permet de reconnaître très simplement, dans les faisceaux épanouis définis par la source et une seule ouverture, les limites d'absorption de divers écrans.
- L’analvse des rayons secondaires émis parles écrans métalliques a donné des effets moins nets. Dans un grand nombre de cas, des faisceaux de rayons secondaires sortent par les ouvertures en formant soit un faisceau diffus symétrique, soit, une gerbe épanouie dans les deux sens, soit, un faisceau épanoui en sens contraire du faisceau déviable incident. Ces derniers effets paraissent produits par les rayons qu’émettent les parois des ouvertures.
- Si l’on forme avec des écrans épais des espaces protégés contre le rayonnement venant directement de la source, mais présentant des ouvertures du côté d’écrans recevant le rayonnement, ces espaces sont le lieu d’impressions photographiques, intenses du côté de l’entraînement des rayons par le champ, montrant ainsi que le ravonnement secondaire comprend une partie déviable. Le rayonnement secondaire provoque sur les écrans qu’il frappe un rayonnement tertiaire, qui lui-même peut à son tour provoquer des rayonnements d’un ordre plus élevé. L’expérience est très nette avec les rayons secondaires du plomb, en laissant entrer ceux-ci, par un canal étroit, dans l’espace protégé; au sortir de ce canal, le rayonnement secondaire présente une déviation évidente par le champ magnétique, dans le meme sens que la déviation des rayons incidents et avec une courbure moyenne qui ne paraît pas différer sensiblement
- do celle des rayons excitateurs. Cette dernière conclusion n’est qu’approximative et demande à être confirmée par des mesures plus précises.
- SOCIÉTÉ DES ÉLECTRICIENS DE BERLIN
- Séance du 18 décembre 1900
- Sur les pertes élevées par frottement et hystérésis constatées dans les moteurs triphasés par J. Hissink. Electrotecknisckc Zeitschrift t. XXII, P- 226, 7 mars 1901.
- Chaque ingénieur a pu remarquer, par l’essai des moteurs triphasés, la grande différence qui existe entre les pertes par hystérésis calculées et celles fournies par l'expérience, pertes qui, pour les transformateurs, ne diffèrent que de quelques p. 100 dans les deux cas.
- Cette différence, qui peut influencer assez fortement le rendement, a été attribuée très souvent à l’hystérésis de rôtation ; d'après l'auteur cette influence 11c peut être que très faible, car en général la saturation du fer dans les moteurs varie entre des limites où le coefficient de Steinmetz est sensiblement constant, à l’ex-'ccption toutefois du fer des dents où on peut avoir une saturation pour laquelle l’exposant de l’induction a une valeur différente.
- Si l’on admet en outre que, pour des moteurs de même type, construits avec les mêmes tôles, on trouve des valeurs très différentes, il faut en conclure que les grandes différences observées sont dues à d’autres causes.
- Examinons la manière usitée jusqu’ici pour déterminer les pertes par hystérésis : on mesure les dépenses d'un moteur en watts à vide pour des tensions différentes; en en retranchant les pertes ohmiques dans le stator, on peut construire la courbe des pertes par hystérésis et frottements en fonction de la tension (fig. 1 ).
- En faisant cette mesure à des tensions de plus en plus faibles, on trouve le point h où la courbe coupe l’axe des ordonnées; ab représente les pertes par frottement.
- Comme le nombre de tours varie peu, les pertes par frottement sont constantes pour les différentes tensions, il suffit donc de reporter la courbe à une nouvelle abeisse bc pour obtenir les pertes par hystérésis.
- Mais comment se comportent en réalité les pertes par frottement ?
- Considérons dans ce but un moteur de .cons-
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- 4nS
- truction idéale, c’est-à-dire dont l’induit tourné géométriquement soit centré à l’intérieur d’un stator régulièrement alésé.
- Les pertes par frottement doivent certaine-
- ment être considérées comme constantes dans un tel moteur.
- Cependant, dans l’état actuel de la technique où on exige des moteurs possédant un cos o très élevé, et où, en conséquence, on n’admet que des entrefers très faibles, les plus petites différences dans le centrage auront une. grande influence.
- De ces différences, il résulte que l’entrefer n’est pas eonstant (fig. 2), et qu’au point le plus
- faible a on obtient une plus grande induction Baet au point opposé h une induction inférieure Bfi. D’où un couple excentrique, proportionnel à (B„2—B/) qui s'ajoute aux pertespar frottement.
- Les pertes par frottement ne doivent donc pas être considérées comme constantes, mais comme variables suivant la courbe bd (fig. 3). Désignons cet accroissement de pertes comme pertes supplémentaires de frottement.
- Les pertes par hystérésis se comportent d’une façon semblable, et par la concentration en un point, l'affaiblissement en un autre point, l’hys-térésis total augmente.
- Les pertes d’un moteur à vide se décomposent donc (fig. 4) :
- 1) Pertes par frottement comme moteur idéal (a).
- 2) Pertes supplémentaires par frottement [b).
- 3) Pertes par hystérésis comme moteur idéal (c).
- 4) Pertes supplémentaires par hystérésis [d).
- Il est facile de démontrer par une série d’essais l’exactitude de cette division des pertes.
- Mesurons en premier lieu les pertes à vide d’un moteur A, puis ouvrons le circuit de l’induit et entraînons-le synchroniquement par rapport au champ tournant du stator. Dans ce but accouplons le moteur A avec un moteur B avant le même nombre de pôles et muni d’un induit à bagues. Alimentons les deux moteurs à la même source; lorsque B a atteint sa vitesse, introdui-
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- sons du courant continu dans l’induit afin d’obtenir le synchronisme.
- Mesurons de nouveau la dépense en watts du moteur .4 pour différentes tensions; ces mesures nous donnent les perles par hystérésis dans le stator (naturellement après élimination des pertes dans le cuivre), car les pertes dans l’induit sont éliminées par suite du synchronisme.
- Les valeurs trouvées coïncidaient sensiblement avec les pertes par hystérésis calculées.
- Si l’on retranche les valeurs trouvées par la méthode précédente des valeurs des pertes totales à vide, on obtient une courbe qui contient les deux pertes supplémentaires et la perte constante de frottement.
- On admet toutefois dans les résultats précédents, que les champs sont semblables dans le cas du moteur à vide et dans celui où l’induit est entraîné synchroniquement, condition remplie d’après les essais faits par l’auteur.
- Essayons maintenant de séparer les pertes supplémentaires ducs à l’hystérésies des pertes par hvstérésis elles-mêmes.
- Comme l’influence de l’excentricité pour un moteur donné ne dépend que de la grandeur de l’entrefer, nous allons chercher les pertes à vide d’un moteur en modifiant son entrefer.
- Voici, entre autres, les essais d’un moteur de a chevaux à induit à cage d’écureuil et barres non isolées qui a été de plus en plus tourne.
- Les essais portèrent :
- i. Entrefer — o,4 mm.
- a. — = o,65 mm.
- 3. - = 0,9 mm.
- 4. — =i,4 mm.
- Les pertes constantes de frottement étaient | 3.16 = 48 watts.
- Les pertes par hystérésis étaient, lorsque l’induit tourne synchroniquement:
- De 3.21 — 63 watts pour o,4 mm d’entrefer et do 3.20 = 6o watts pour i,4 mm.
- D’où il résulte que les pertes par hystérésis étaient de peu d’importance.
- On mesura les pertes totales à vide :
- i. Pour o,4 mm. d’air : 3.6o = 180 watts,
- D’où pertos supplémentaires: 180 — 48 — 6o = -j2 watts.
- a. Pour o,65 mm : 3.47 = watts.
- Pertes supplémentaires : 141 — 108 — 33 watts.
- 3. Pour 0,9 mm : 3.43 = 129 watts.
- Pertes supplémentaires : 129 — 108 = 21
- watts.
- 4. Pour 1,4 mm: 3-4o — 120 watts.
- Pertes supplémentaires : 120 — 108 = i3
- Si l’on songe que la dépense totale du moteur est de 1 700 watts, nous trouvons que les pertes supplémentaires, pour des entrefers différents est de 4 t/4 P- 100, 2 p. 100, 1 i/4 p- 100, 0,7 p. 100 de la puissance totale dépensée.
- Ces essais montrent clairement que l'influence de l’excentricité, et par suite les pertes supplé-m entairos diminuent considérablement lorsqu’on augmente l’entrefer.
- Donc, pour diminuer les pertes dans le fer et par frottement, il faut augmenterl’entrefèr, ce qui est contraire à la nécessité d’avoir un facteur de dispersion très faible et par suite un cos o élevé et une grande capacité de surcharge.
- E11 réalité, on peut augmenter l’entrefer sans influencer considérablement la résistance du champ principal; ainsi, pour un moteur de 3,5 chevaux, on diminua les pertes de 2,5 p. 100 en augmentant l’entrefer, le facteur de dispersion varia de o,o38, pour le plus faible, à o,o45 pour le plus grand entrefer, auxquels correspondaient des cos f de 0,93 et 0,918.
- Aussi est-il nécessaire, à l’encontre de la technique actuelle, de s’occuper un peu du rendement, et de ne pas faire de la question de l’entrefer une question exclusivement mécanique.
- Chaque constructeur devra s’efforcer de chercher un compromis exact de manière k obtenir un bon rendement tout en conservant un cos <p convenable.
- Dans la discussion, M. le professeur Gorges donne quelques renseignements au sujet d’essais semblables faits chez Siemens et Halske ; d’après M. Gürges, il faut également attribuer aux pulsations qui se produisent dans les dents de la partie mobile, l’augmentation des pertes par hystérésis, pertes qui varient d’ailleurs suivant le nombre de pulsations et suivant la plus ou moins grande ouverture des dents.
- Si d’autre part, 011 considère la forme des lignes de force dans l’entrefer, on voit qu’au fur et à mesure de l’augmentation de l’entrefer le champ devient uniforme et les pertes dans les dents diminuent.
- P. Diéxv.
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- 15 Juin 1901.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 427
- Séance du 26 février 1901
- Couplage des transformateurs pour Valimentation des réseaux multiûlaires. Commu-
- M. de Dolivo-Dobrowoslky. Traduction in extenso d’aprcs YElectrotecknisc.he Zeitschrift, t. XXII, p. a65,
- Dans les installations à courant alternatif simple, et à courants triphasés, où il s'agit d’alimenter des circuits d’éclairage à faible consommation, et dans lesquelles on veut éviter l’emploi d’un trop grand nombre de petits transformateurs, on est souvent obligé d’avoir recours à certains dispositifs de couplage, du genre de ceux qu’on utilise dans les systèmes de distribution à il fils par courant continu. Cette solution conduit à l’emploi des fils neutres. Le système trifüaire-, appliqué au couvant alternatif monophasé, présente quelques difficultés en ce qui concerne les transformateurs.
- Pour éviter ces inconvénients, il est nécessaire d’adopter certaines dispositions que nous allons indiquer. Si le transformateur possède deux noyaux et si l’on monte les deux bobines basse tension à raison de une par noyau, de la charge inégale des deux ponts du circuit secondaire résulte une forte différence de potentiel entre les bobines.
- En effet, si la bobine b (fig. 1) par exemple A «
- MW
- ZMEZ
- tfM-
- est la plus chargée, il doit passer dans la bobine haute tension B correspondante une plus .grande quantité de courant. Mais ce courant ne peut pas atteindre l’intensité voulue, parce qu’il doit traverser la bobine A et que celle-ci n’est pas, ou pas assez chargée. Nous obtenons de la sorte des forces magnétisantes et des forces démagnétisantes réparties d'une façon tout à fait asymétrique, et, par conséquent, une dispersion asymétrique, qui augmente considérablement. Il en résulte que la tension tombe dans b et monte dans a. Les différences de potentiel qui se produisent lors de la pleine charge sur un seul pontpeuvent atteindrejusqu’àoop. iooetplus.
- On peut remédier à cet inconvénient de
- diverses manières, par exemple en répartissant par moitié les bobines a et b sur les deux noyaux (fig. 2) ; mais on peut aussi employer des
- >r-WW
- —mm
- Fig. 2.
- bobines spéciales, qui produisent une action compensatrice entre les deux novaux.
- Ces méthodes, qui ont déjà été proposées de divers côtés, ne permettent, d’atteindre qu’en partie le but désiré, car, malgré leur application, il peut se produire des différences de dispersion ayant comme conséquence l’induction des bobines a et b par un nombre de lignes de force différent. Elles obligent aussi, la plupart du temps, à donner au transformateur une disposition spéciale qui diffère de celles couram-
- J’ai trouvé que la méthode ci-dessous, appliquée déjà depuis plusieurs années à l’À. E. G. (la première fois pour la station centrale d’éclairage d Orenburg), était bien appropriée au but à atteindre. Le passage d’un nombre déterminé de lignes de force dans un noyau de fer, est assuré par ce fait que la bobine d’excitation est reliée à une source de courant alternatif à potentiel bien défini. Si nous voulons maintenir aussi constantes que possible les tensions dans a et /v, il faut avant tout veiller à ce que les tensions dans les bobines À et B à haute tension restent rigoureusement identiques à elles-mêmes. On atteint le plus aisément ce but en calculant chacune do ces bobines pour la haute tension prévue et en les montant chacune en dérivation sur la haute tension (fig. 3).
- Avec ce dispositif, on peut régler à volonté, et d’uue façon tout à fait indépendante, la charge de chacune des branches a et b : c’cst ce que l’expérience a prouvé.
- La chute de potentiel dans les deux branches
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- T. XXVII. — N° 24.
- 4a8
- est exactement la même, que la charge se trouve sur un seul pont ou qu’elle soit symétriquement répartie sur les deux. Il n’y a donc lieu de compter que sur une chute habituelle de tension de 2 p. 100, tout comme s’il s’agissait d’un simple système bifilaire.
- On peut employer une disposition analogue s il s'agit d’une distribution à courants triphasés. T.e système de couplage des lampes avec fil neutre, dans un système triphasé, est connu (fig. 4).
- fWVW—-------
- WvW---------rr
- wvw 1111 j-
- Fig. 4.
- Le dispositif que j’avais décrit, lors du congrès de Francfort en 1891, 11’avait trouvé que peu d’applications, dans des cas isolés, parce qu’il convient seulement à des installations à basse tension. Dès qu’on voulait en effet marcher à haute tension, et, par conséquent, avec des transformateurs, il fallait que le fil neutre fût aussi établi pour haute tension. C’est là évidemment, dans la plupart des cas, un empêchement direct, à cause des frais d’installation et de montage qui en résultent.
- Dans ce dernier cas, il est néanmoins possible d’obtenir l’équilibre de tension sans que le fil neutre parte de la dynamo. Le dispositif à employer rappelle assez celui décrit pour le courant monophasé. Ici également, en effet, on
- (VWW-
- couple les bobines à haute tension de telle sorte que chacune d’elles soit lice à la tension totale du réseau. Ceci donne lieu au montage bien connu en triangle (fig. 5b
- A une charge un peu plus forte de la bobinée, par exemple, peut correspondre une absorption de courant plus intense de la bobine à haute tension correspondante C, parce que celle-ci est, des deux cotés, directement en communication avec la génératrice. Ici encore, il ne se
- produit absolument aucune chute de potentiel autre que la chute normale dans un transformateur triphasé ordinaire. A voltage égal du réseau à haute tension, une phase secondaire du transformateur, complètement chargée, n’aura qu’une tension d’environ 2 p. 100 inférieure à celle des deux autres qui ne sont pas chargées j.
- Nous appelons couplage mixte un couplage de ce genre dans lequel un coté est disposé en étoile, et l’autre en triangle; par opposition, nous appelons couplage normal celui qui consiste à disposer simultanément soit en triangle, soit en étoile, les cotés primaire el secondaire du transformateur.
- Cette dénomination différente est absolument nécessaire, car un transformateur à couplage normal ne peut être accouplé avec un transformateur à couplage mixte, tandis que des transformateurs établis suivant un seul et môme de ces deux couplages, peuvent être accouplés entre eux de manière à travailler en parallèle. La raison de ce qui précède résulte de l’examen de la figure schématique 6. Les tensions secondaires, réunies, des transformateurs présentant des systèmes de couplage différents, ont leurs phases correspondantes décalées de 3o° les unes
- Tl n’est jamais résulté aucune difficulté pratique de cette façon de procéder : lorsque, pour satisfaire à des exigences spéciales, on doit ajouter, dans les installations avec réseau à 4 fils, aux transformateurs égalisateurs de tension des transformateurs usuels, on peut toujours installer des transformateurs à couplage mixte même s’ils n’ont aucune liaison avec le fil neutre. G. Roesch,
- tension totale 1,73 fois plus élevée. Comme dans une distribution multifilaire par courant continu, il suffît, pour
- leur relié au point neutre une section moitié de celle des autres üls.
- Le Gér
- NAUD.
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- Samedi 22 Juin 1901.
- S- Année. — N° 25
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MÛNNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. -- H. POINCARÉ. Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN. Agrégé de l’Uuiversité,
- COMPLÉMENTS
- THÉORIE GRAPHIQUE DES MOTEURS SYNCHRONES
- J'ai indique il y a quelques années (') pour l'étude des moteurs synchrones une méthode graphique plus simple que celle de Blackesiey et qui se prête, je crois, mieux aux applications pratiques.
- Je me propose de donner ici un exposé encore simplifié (J) qui me permettra en même temps d’étendre aux alternateurs fonctionnant en réceptrices la théorie des deux réactions (directe et transversale) que j’ai exposée pour les génératrices (3).
- Notations. — Soient:
- R, la résistance du circuit total du moteur (comprenant la réceptrice, la ligne et l'armature de la génératrice dans le cas du transport de force) (‘) ;
- L, la self-inductance moyenne de la réceptrice, l celle du circuit extérieur (ligne et génératrice; ;
- T, la période ; ta = -4^-, la vitesse de pulsation ;
- f1) L'Industrie électrique, 1896.
- (-) Cette théorie est exposée avec plus de détails dans mon petit livre Moteurs synchrones. ((îauthier-Villars, édi-(3) L'Industrie Electrique, septembre 1899. courants de Foucault produits parle courant de 1 induit daus les pièces polaires.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- X, la réactance du circuit total, réceptrice comprise, X = <o(L -f 1) ;
- X, l’impédance du circuit total, réceptrice comprise, Z — y/R2 -+- X2 ;
- E,, la force électromotrice efficace agissante, c’est-à-dire débitée parle réseau (ou induite dans la génératrice s’il s’agit d'un simple transport). Cette force électromotrice est supposée invariable, sauf avis contraire, dans toute la suite de ce travail;
- E2, la force électromotrice efficace induite dans le moteur synchrone telle qu'on la mesurerait à circuit ouvert avec la même excitation (*) ;
- S, la force électromotrice résultante des deux précédentes;
- 1, le courant qui traverse l’armature du moteur ;
- P,, la puissance électrique fournie par la force électromotrice E, ;
- P2, la puissance électrique engendrée dans l’armature par le courant, et comptée positivement dans le même sens que la puissance mécanique recueillie ;
- 9, le décalage entre les forces électromotrices E, et E2;
- », le décalage entre le courant I et la force électromotrice du moteur Es ; le décalage entre le courant 1 et la force électromotrice agissante E4 ;
- v, un angle auxiliaire représentant le décalage qui existe entre le courant et la force électromotrice résultante & qui le produit dans le circuit. 11 est défini par la relation
- w
- o, un angle analogue obtenu en ne tenant pas compte de la réactance de la réceptrice
- Épure bipolaire. — Je rappellerai d’abord que le principe de ma méthode graphique consiste à prendre pour riuteusité du courant non pas, comme on le fait d’ordinaire, même axe de repère et même échelle que pour les tensions, mais à attribuer à chacune de ces deux variables des axes de repère et des échelles différentes ; on choisit alors ceux qui s’appliquent au courant de façon que ce dernier soit représenté en grandeur et en phase par le même vecteur que la force électromotrice résultante du circuit.
- En ce qui concerne la grandeur, comme on a
- S =21,
- il suffit de prendre pour le courant I une échelle d'ampères Z fois plus grande que l'échelle des volts pour les forces éleelromolrices.
- Quant à l’axe de repère, son choix dépend du choix de l’axe des forces élcctromo-Irices. A ce point de vue, ou peut établir l’épure bipolaire de deux façons un peu différentes suivant qu’on prend comme ligne fixe le vecteur de la force électromotrice de la génératrice Et on celui de la réceptrice E2.
- C’est cette seconde solution que nous suivrons ici.
- Supposons les valeurs efficaces E, et Es des forces électromotrices comptées avec les signes qu’elles présentent quand on parcourt le circuit formé par la réceptrice, la ligne et la génératrice ; on sait, par expérience, que les forces électromolrices s’éloignent peu de l’opposition. Les deux vecteurs correspondants pourront donc être représentés par deux
- ifondre E, avec la force tours inducteurs et de la
- d induit. On appellera cette dernière plus loin
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- 43;
- apposés et faisant entre eux îs deux forces élcctromotric
- n petit ang i telles quV
- droites OA2 et OA, dirigées en sens (Cet angle indique le décalage entre 1 rerait au xbornes des machines, considérées comme accouplées en parallèle.)
- En charge, la génératrice tend à prendre de l’avance sur la réceptrice, le vecteur E, tournera donc dans le sens positif admis en mécanique, c’est-à-dire le sens inverse des aiguilles d’une montre.
- La force électromotrice ê résultante qui agit dans le circuit est représentée par le vecteur A,AS résultant de E, etE,; en projetant A(A2 sur une droite AaY faisant l’angle *v en arrière, on obtiendrait le vecteur AaD — RI rapporté en phase à la force électromotrice E2 ; l’angle DAjjA, mesure donc le décalage a du courant par rapport à E2 changé de signe, c’est-à-dire mesuré aux bornes comme la force électromotrice de la génératrice. Pour pouvoir prendre A,Aa comme vecteur du courant en grandeur et en phase, il suffît donc de lui attribuer comme axe de repère de phases, une droite Y'A^ faisant avec le repère des
- forces électromotrices OX, un angle égal à y et ayant pour sens positif A2YL On obtient ainsi re delà figure i.
- Cette épure est bipolaire parce que l’axe auquel est rapportée la force électromotrice E2 est l’horizontale OX, et le vecteur E, pivote autour de O comme centre ; tandis que le vecteur du courant AtA2 pivote autour de Aa et est rapporté à l'axe YA2Y'.
- L’épure de la ligur que le courant est plu directement opposé éleclromotrice E. ; on
- deu
- e i montre s ou moins à la force peut le décomposantes, l’autre
- opp'
- décalée de -é-. Cette décomposition se fait très bien sur l’épure de la figure 2 en projetant le vecteur A2A, sur la ligne AaA et sur une perpendiculaire.
- On obtient ainsi :
- iu La composante symphasique avec Ea, que nous appellerons, suivant l’expression de
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- Dolivo-Dobrowolsky, le courant watté.
- I,„ = Aol) :
- a0 La composante décalée de —, ou courant dé'watté ld : A,D.
- Les flèches indiquent les sens des vecteurs. En tenant compte du sens de YY' (en se reportant à la figure D, on voit que tout courant dé'watté A,D porté à gaucho de la ligne de repère A.,Y est un courant en retard par rapporta la force électromotrice Ea, mais en avance par rapport à K,; si le point A, \ient à droite de ASY (fig. 2), le courant dé'watté serait, en avance par rapport à Es, mais en retard pour E,.
- Emploi de cette épure pour l'étude de différents régimes. •— L'épure a pour but de permettre d'embrasser d’un coup d’œil les différents régimes du moteur. Elle se prête surtout bien à col examen quand la force éleetromotricc du moteur Ea est maintenue constante; car alors le point À, sc déplace seul, par l'effet d'une variation soit, de i'augle de décalage 0, soit de la valeur de la force électroinotriee de la génératrice E,. Dans les deux cas, les régimes sont définis par la courbe que décrit A, et que nous appellerons lieu de A, ; c’est un cercle quand l’excitation de la génératrice est constante aussi. Chaque position du point-A, définit le vccleur de la force éleetromotricc E, — OA, et le veilleur du courant. VA — A2Aj. La connaissance de deux quelconques des éléments E,, <j, i, 9 entraîne celle des deux autres.
- L'épure peut être nnployée quand E, varie, mais le point O varie en même temps que A,, de sorte que le lieu de A, ne suffit plus à définir les conditions de fonctionnement. Il y a alors avantage, si E, est constant, à recourir à l’épure de deuxième espèce.
- Ligne d'égale puissance à excitation constante de la réceptrice. — La puissance électrique (lu moteur étant égale au produit de la force éiectromotrice E., pur le courant watjé lu, sera, à excitation constante, proportionnelle au segment, A2D ; quand l’excitation du moteur reste constante, tous les régimes correspondants à des courants vvallés égaux sont représentés par des points A, siLués sur une même droite A,D perpendiculaire à l’axe A2Y ; cette droite A,J) est donc une ligne d’égale puissance pour la réceptrice quelle que soit la force élcclromolriee de la génératrice, qui peut, être variable ; il en est de même de toutes les droites parallèles. On peut représenter sur l'épure un réseau de ees droites portant chacune l'indication de la puissance correspondante E,IW à l'excitation constante, et ensuite, pour chaque position du point A,, on connaîtra colle puissance.
- La puissance mécanique est égale à la puissance électrique diminuée des pertes dues aux courants de Foucault et à Fhystérésisf1). L'effet de ceux-ci équivaut lui-mème à un certain courant watté notable j0 et à un courant déwatlé que Fou peut négliger pratiquement. On n'aura donc qu'à porter sur A2Y, un vecteur A.zd = Zj0 qui représente le courant perdu; et la puissance réellement utile sera proportionnelle au segment dl). Rien que la perte dout il s’agit varie un peu avec le régime, 011 peut, sans erreur sensible, la considérer dans la construction du diagramme comme constante sous une excitation donnée, et égale à la puissance nécessaire pour faire tourner le moteur à vide.
- La puissance électrique fournie par la génératrice se déduit immédiatement de la puissance électrique de la réceptrice en ajoutant les perles par effet Joule dans le circuit RF.
- p) Les Pc
- par effet Joule sont complet
- zc électrique EAt-.
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- Lignes d'égale phase. — Lu phase s du coura poinls régimes A, situés sur une même droite i lage 'f. Toute ligne issue de A, constitue donc une ligne d’égale phase.
- Cercle limite du courant. — Soit Ir„, la valeur maxirna du courant que peut supporter l'armature. Si. autour de A2 comme contre (fig. 3), on trace un cercle de rayon égal à 1,„ à l’échelle des ampères (ou ZI à l’échelle des volts', ce cercle limitera une région de l'espace dans laquelle pourront, se trouver les points régimes sans que le courant T en régime permanent soit supérieur à cette limite, tandis que les régimes situés en dehors ne seraient plus réalisables d'une façon prolongée.
- Relations algébriques déduites de l’épure.
- — Pour aider le calcul graphique, il est toujours utile d’avoir les expressions algébriques des variables. Ce qu’on a intérêt à connaître est l’intensité du courant, son décalage, la puissance de la réceptrice en fonction des forces éleetromolriees Es et E,, des constantes di La résolution des triangles de la figure a doi Dans le triangle A,l)Aâ
- it étant mesurée par l’angle A,ADâ, tous les ?sue de A, correspondent à un même déea-
- circuil, et du décalage (t, ou inversement, ne immédiatement les relations cherchées.
- ?, (0
- ?• (2)
- D’autre part, la projection ZI est égale a la projection de la ligne brisée AjDA^ sur OX
- ZI cos (v — <p) = ZI1" cos y -f- ZI, sin y “ Hbu + XL • (3)
- Le triangle OA2A, permet d’exprimer K, ou I en fonction des autres quantités
- V = ÏV H- (ZI)* + *Ea ZI cos (y - o) : (4)
- (ZIP = JV + JL2 - cos H. (5)
- Enfin, si l’on projette le triangle OA.,A, sur la ligne AJ) et sur une ligne perpendiculaire on a et I, en fonction de E,, E2 et ^
- ZI» E, cos (y — B) — E, cos T. (fi)
- ZI, = E; sin (y - B) - E, sin Y. O)
- Les puissances de la réceptrice et de la génératrice s’obtiennent aisément quant que le décalage qui est o. par rapport à Ej devient ? -(- 0. On a donc
- tq = Eji cos à = iqi cos («p -p 0)
- ou, en remplaçant I
- ? et 1 si
- o=-
- /p, = -
- ’i [>ar les valeurs de Iu, et I,,
- K cos ÛfEj cos(y — 6) — El> cos y]
- ' ( • - sinO sîû(y — 6 )—IS* sin
- (8)
- (9)
- (lOj
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- T. XXVII. — 25.
- Pi=-^-[EiC0ST-E2coS(e.|-T)]. (n)
- Exemple numérique. — Considérons un transport de force motrice à io kilomètres par deux alternateurs Mordev de 37,0 kilovolts (2000 volts, 18,5 ampères) ayant pour fréquence 100, pour résistance 3 ohms et pour réactance 43 ohms ('). Supposons qu’on impose comme perte dans la ligne 200 volts pour 20 ampères ; celle-ci aura une résistance r' = 10 ohms; si le métal employé a 2 microhms-centimètres de résistivité, la section de chaque conducteur est
- le diamètre correspondant est -, t5 mm. Supposons les fils écartés à 0,60 m. Les tables d’inductance des lignes (*) donnent immédiatement pour inductance linéaire, en milli-henrys par kilomètre :
- a(o,8i88-fo, I«:3)= 1,872.
- Pour 10 kilomètres de ligne et à la fréquence 100, la réactance sera donc (en supposant la capacité négligeable) :
- ou en chiffres ronds, 12 ohms.
- Dans ces conditions les constantes du circuit total sont
- R = 16 ohms, X = 98 ohms ; Z = 100 ohms
- en chiffres ronds ;
- Le rapport des deux échelles sera 100, la longueur 2000 volts correspondra à 20 ampères.
- Supposons maintenant que la force électromotrice de la réceptrice E2 = 2000 volts et représenLons-la par le vecteur fixe A20 (fig. 3), dirigé suivant Taxe OX dans le sens négatif. La droite YAâY' faisant avec OX un angle y en arrière sera l’origine des vecteurs représentant les courants. Les lignes d’égale puissance électrique de la réceptrice (perte par effet Joule dans l’armature non comprise) sont des droites perpendiculaires à YA2YL Nous avons tracé plusieurs de ces droites correspondant aux puissances croissantes de 5 en 5 kilowatts. Complétons l’épure en décrivant de A2 comme centre, avec le rayon ZI — 100 X 18,i> volts, le cercle de courant normal. Le point At caractéristique du régime peut se déplacer dans tout l’espace à l’intérieur du cercle de courant normal, mais il ne saurait en sortir en fonctionnement prolongé par suite de réchauffement de la machine. Dans chaque position du point régime A,, sa distance au point O mesurée à l’échelle des volts exprime la force élec-tromotriee correspondante de la génératrice et la distance A,A2 divisée par Z — la valeur du courant correspondant.
- P) Cette réactance a été déterminée directement d’après la caractéristique donnée par M. Mordey. Le chiffre donné ordinairement pour la self-inductance de cette machine est trop faible.
- (2) Voir un article de l’auteur dans L’Éclairage Électrique, octobre-décembre 1894.
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- 435
- Si nous supposons que la génératrice soit exactement semblable à la réceptrice, c’est-à-dire (pie sa force électromotrice soit 2 000 volts, l’épure nous montre immédiatement que la puissance maxinia pratiquement réalisable ne pourrait dépasser 3o kilowatts. Pour atteindre kilowatts, sans dépasser le courant normal, il faudrait donner à la force électromotrice de la génératrice E, la valeur de 2960 volts.
- Emploi de l épure pour Vétude de la marche à excitation constante. — A excitation constante (fig. 4) le vecteur de la force éleelromotriee de la réceptrice restera fixe et celui de la génératrice tournera autour du pôle O quand on fera varier la charge; l’extrémité A, décrira un cercle ayant O pour centre et E, pour rayon. Si l'on a tracé des lignes d’égale charge, leurs points de rencontre avec le cercle définissent complètement le régime (cou-
- rants et décalages) à chaque puissance. On aura les courants wattés utiles en retranchant des courants wallés eux-mêmes, le courant de perte .
- On remarquera que la puissance est nulle quand A, est sur la ligne de puissance passant par d ; si, par l’effet d’une surcharge, le moteur vient à ralentir, 9 augmente et en même temps la puissance motrice, le régime est donc stable pour les faibles puissances.
- Mais la puissance motrice est limitée ; son maximum correspond à la ligne de puissance tracée tangentiellement au cercle. Le régime N correspondant est la limite des régimes possibles, car l’effet d’une surcharge augmentant davantage le décalage 9 serait d’amener le vecteur OA, dans une position telle que OM, où la puissance motrice serait réduite, et, par suite, le moteur s’arrêterait.
- La ligne ON menée par O parallèlement à A2Y définit donc théoriquement la droite limite de stabilité et le décalage limite entre les forces électromotrices est égal à y. La puissance électrique maxima du moteur est égale au produit de la force électromotrice E2 par le courant watté correspondant Ç .
- Emploi de l’épure pour l'étude des régimes à puissance constante. — Il suffit de faire varier en raison inverse les segments OA2, O'A,,, 0/,A2, 0'"\2 (fig. 5), qui représentent les
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- forces électromotrices E2 et les segments A2D, A2D', A2D" qui représentent les courants wattés I*, de façon que le produit EJ,, soit constant et égal à la puissance I\ donnée. Si, de chaque point O, O', 0;' on décrit un arc de cercle ayaul pour rayon la force électromotrice de la génératrice Et, leurs intersections respectives avec les droites menées par D, D', D". 1)'" perpendiculairement à A2Y déterminent les points de régime A,, A’, A",, A'", et, par suite, les intensités I correspondantes aux diverses valeurs de E3. Cette construction permet d’obtenir les courbes dites courbes en V par une simple transformation graphique sans calculs ; il suffît de mesurer sur le graphique même les rayons vecteurs correspondants de force électromotrice et de courant, et de les reporter en abscisses et en ordonnées rectangulaires.
- La transformation de la figure 5 donne pour exemple la figure 6.
- Variations de la réactance avec le décalage du courant et la saturation des inducteurs. — Réactions d'induit. —- La méthode qu'on vient d’exposer est très commode, mais ne suffit pas pour tenir compte des variations, bien souvent constatées, de la self-inductance apparente d’un ' moteur synchrone, avec le degré de saturation de son circuit et le décalage du courant.
- Pour tenir compte de ces deux effets assez ^'ig- 6. facilement, il nous suffira de tirer partie d’une
- considération qui a été établie ailleurs (‘), à savoir que la self-induction de tout alternateur peut être remplacée plus exactement par deux réactions d’induit :
- i° Une réaction directement opposée aux ampères-tours excitateurs et qui équivaut à
- contre-ampères-tours, en appelant Irf l’intensité efficace du courant déwatlé par rapport à Kâ, X', le nombre de fils d’induit sous un champ inducteur, K, un coefficient dépendant de la forme des pièces polaires. Le flux inducteur est produit par la résultante algébrique d,es ampères-tours excitateurs et de ces contre-ampères-tours.
- 2° Une réaction transversale qui produit un flux qui se ferme transversalement dans les pièces polaires sans pénétrer dans les enroulements inducteurs et qui agit par conséquent sur un circuit magnétique différent du circuit principal ; elle équivaut dans son circuit spécial à
- K'M’L,
- V*
- ampères-tours en appelant K' un coefficient analogue à K, mais qui peut être différent.
- (‘) Théorie dos alternateurs, Industrie, électrique, 1900.
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- Cétte décomposition, dont, on a démontré ailleurs la légitimité. Lient compte du décalage, puisque le courant intervient par ses deux composantes waltées et déwallées relativement à la force électromotrice du moteur (l) ; elle tient compte aussi de la saturation des inducteurs, puisque 1 on calcule lo flux résultant dans les inducteurs d'après les ampères-tours eux-memes, d’après la courbe d’excitation relevée expérimentalement.
- Quant au tlux transversal, comme, en général, il est sensiblement indépendant de la saturation (parce que, vu la faible induction admise dans les induits d’alternateur, la résistance du circuit magnétique suivant lequel il se ferme est sensiblement constante}, nous pouvons le représenter ordinairement par une grandeur simplement proportionnelle
- au courant watté, en désignant par L' un coefficient de réaction transversale constante.
- Epure rectifiée: cas ordinaire de la saturation des inducteurs seuls. — Cela posé, il est facile d’établir dans ce cas une nouvelle épure des moteurs synchrones tenant compte de ces réactions ; il suffit de séparer la réactance principale du moteur de celle du reste du circuit. Soient donc : ; et x, l’impédance et. la réactance de la génératrice, de la ligne et des fuites magnétiques du moteur, R, la résistance du circuit y compris la résistance du moteur (l’impédance de la génératrice peut être considérée comme nulle dans l'alimentation par réseau) et Ss la force électromotrice effective de la réceptrice, c’est-à-dire la force électromotrice produite parle champ résultant des ampères-tours inducteurs et induits.
- La force électromotrice E, de la génératrice sera égale à la résultante de la force conlre-électromotrice effective AâO = S2 changée de signe, de la force électromotrice de réaction transversale changée de signe A2B =— wLT„, décalée de — en avance de et enfin des pertes de charge produites par l’impédance s ; celte dernière est représentée par un vecteur BA, — (fig. 7) faisant l'angle » avec une ligne BD tracée elle-même sous un angle 0 avec OA, tel que
- Prenons comme axe de repère des courants la ligne BD faisant avec OA., l'angle 3.
- Le vecteur z\ peut être décomposé relativement à cet axe, cil deux autres :
- z\u- représentée par BD, produit par le courant watté; et zl,, représenté par DA, produit par le (murant déwatté.
- La ligne AaD qui ferme le triangle A,BD représente alors l'ensemble des forces électromotrices de réaction dues au courant waLlé et fait avec OX l'angle y défini par
- tg T —
- Les lignes BA,, BD. DA, peuvent servir alors à définir en grandeur et en phase le courant I, lw, Id, si l’on prend BY comme axe de repère des phases et une échelle ; fois plus grande que celle des volts.
- olativement à uue force elcctromotri eut de celui qu’ou observerait aux bc
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- En outre on a
- 6 = - -yf KJVI-)
- en désignant par Ni, Les ampères-tours excitateurs et par/, la fonction qui définit la loi de variation de la force éleelromotrice induite avec les ampères-tours inducteurs totaux (loi qui est définie en pratique par une courbe). Les ampères-tours de l’induit sont, eu effet, démagnétisants quand Id est décalé en retard de c’est-à-dire quand le point A, est à droite de l’axe BY ; ils sont, au contraire, magnétisants quand At est à gauche.
- La puissance est la somme des puissances dés courants lu, et I,<; la force éleelromotrice induite se compose de la force éloctromotriee produite par le champ direct et de la force électromotrice (toL7î,c) produite par le champ de réaction transversale, et la première est en concordance de phase avec 1^, la seconde avec Id. On a donc
- P* = — wL'LJrf.
- L’épure donne donc encore toutes les conditions do fonctionnement du moteur sans que la complication soit notablement augmentée.
- Première application de l’épure rectifiée : détermination du courant déwallé en fonction de l’excitation, à puissance constante [et, par suite, à courant watté constant). — L’épure précédente permet de trouver aisément les valeurs du courant déwatté en fonction de l’excitation et du courant watté en s’aidant de la courbe d’excitation à circuit ouvert supposée relevée ou calculée préalablement; cette courbe
- (tig. 8) dorme pour chaque valeur F des ampères-tours la force éleelromotrice induite corrcspon-
- Soil, par exemple, Iu.t le courant watté donné. Connaissant l’angle ô, on peut donc tracer les segments A2B = coLd» perpendiculaire à Taxe A2X, puis le segment BD — zlœ faisant eet angle.
- On obtient ainsi la ligne de repère BY donnant la phase nulle du courant par rapport à Le lieu du point caractéristique A, est une droite DQ perpendiculaire à BD, tandis que le lieu du point Ot est la droite de OX. Pour chaque valeur de IWi on connaît donc les deux droites auxquelles doit aboutir constamment le vecteur AjO, égal à la force électromo-triee d’alimentation E, ffig. 9).
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- Tous les régimes correspondant à la valeur 1^ seront alors déterminés en prenant des points AIS A',. A",, etc., sur DQ, et en traçant des arcs de cercle de rayon E,, les intersections respectives O,, 0'„ O" avec O,A., déterminent des forces électromotrices &2 proportionnelles aux longueurs A,0,, A20',, A207,, tandis que les courants déwattés correspondants Id sont proportionnels respectivement aux longueurs DA,. DAt, DA",.
- Pour chaque paire de valeurs de Irf et g, ainsi mesurées, on obtient les ampères-tours excitateurs F correspondants, en se reportant à la courbe d'excitation. Prenons, en effet, sur cctto courbe le poinL M qui a pour ordonnée la force électromotrice résultante &, ainsi déterminée ; l'abscisse O m correspondante mesure les ampères-tours résultants
- Il suffiL donc de retrancher de cette abscisse les contre-ampères-tours de l'induit
- KlVbj pour avoir l’abscisse Qm' = F qui représente l’excitation et, par suite, la force électromotrice induite en circuit ouvert E, qu'on obtiendrait avec celle excitation.
- Il ne faut pas oublier que le courant déwatté Irf est démagnétisant et positif s’il, est compté à droite de l’axe YY' et magnétisant et. négatif s’il est compté à gauche (voir plus haut). Les signes supérieurs des formules ci-dessus s’appliquent au premier cas, et les signes inférieurs au second cas; on aura donc E2< ê2 si le point A, esta droite du point D et, au contraire, E2 > s’il est à gauche.
- L’épure permet donc, pour chaque valeur de la puissance de déterminer le courant excitateur nécessaire, en fonction du courant Iw, consommé, en faisant varier 1^ en raison inverse de <g2 et en traçant de chaque point O un cercle de rayon E, on obtienL une série de valeurs de I en fonction de l’excitation ; en les portant sur des axes rectangulaires on obtiendrait les courbes en V correspondantes.
- Dans le cas particulier où un moteur est branché directement sans rhéostat ni sclf-inductance additionnelle sur un réseau à potentiel constant de grand débit, et si le 2 dû aux fuites magnétiques est négligeable, D se confond sensiblement avec B et la ligue QD passe par le point B lui-môme, ce qui simplifie encore l’épure.
- Cas particulier où. la perméabilité du circuit inducteur est constante et les deux coefficients de réaction égaux. — L’épure que nous venons d’indiquer est la seulè exacte quand on a affaire à un alternateur à induit non saturé, dont les inducteurs travaillent dans le coude ou au-dessus du coude de la caractéristique ou à un alternateur présentant des coefficients de réactions direele et transversale inégaux comme certains alternateurs à fer tournant. La théorie élémentaire suppose, au contraire, la perméabilité du circuit inducteur pratiquement constante et les deux coefficients de réaction égaux.
- Il est intéressant de vérifier que, dans ce cas, mon épure à deux réactions comprend bien la première (fig. 1) comme solution particulière. Il suffit, pour s’en assurer, de remarquer qu'alors le coefficient de réaction transversale L' devient égal à ce que nous avons appelé le cofficient de self-inductance moyenne L; do même, la réaction directe d’induit qui produit K,YTrf contre-ampèrcs-tours dus au courant déwatté donne lieu à une force conîre-éleetromotricc qu’on peut représenter par a>LI,2. On a donc, entre la force électromotrice effective <g2 et la force électromotrice en circuit ouvert avec même excitation, la relation
- E2 = — wLL,
- Id étant toujours compté comme positif à droite de BY et comme négatif à gauche. Suppo-
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- Sons, par exemple, qu'on ait affaire au premier cas ; on devra, pour avoir E,, retrancher du segment 0,A2 (fig. 10) un tronçon
- 0,0^ = wUj.
- 11 revient au même de porter ce tronçon parallèlement à droite de À, en A,A', et de décrire de A', un arc de cercle de rayon E, qui coupera OA, précisément en 0',.
- Or, si l'on joint DA',, on voit que le triangle DAjA', est semblable à DA,B puisque les côtés DA, et DB, AjA', et BA2 sont pei’pendiculaires deux à doux et proportionnels. On en déduil que la ligne DA', est perpendiculaire à DA,. D’autre part, les vecteurs A,D et DA',,
- étant les résultantes des chutes de tension dans le moteur et dans le reste du circuit, représentent évidemment respectivement ZI„, et ZIrf en appelant Z, l’impédance totale du
- L'épure formée des droites A2D, DA',, A^V,, A,0P n'esl. donc pas autre chose que celle qu’on aurait tracée directement d’après la première méthode. G. q. f. d.
- On peut vérilier aussi l'exactitude de la formule de puissance donnée plus haut.
- S, G — wl.ï„.l,i,
- car en remplaçant par sa valeur ci-dessous
- on retombe sur G,!*,.
- Deuxième application : Fonctionnement à excitation constante avec alimentation a potentiel constant. — Rien n’est plus simple que de prendre les régimes à excitation constante sur les courbes en V une fois tracées. Mais on peut aussi les déterminer directement sur l'épure de la façon suivante.
- Prenons comme variable arbitraire le courant déwatté lrf et cherchons, pour chaque valeur de Q, le courant watté Iy, correspondant.
- La direction A,D (fig. n) étant donc constante peut être tracée une fois pour toutes;
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- de même, la direction A,\Y à laquelle les segments déwattés DA, sont parallèles, fait, avec OA2, un angle — — o connu. Comme on se donne I,„ on connaît
- si* el — KN'Irf \/ï~.
- Portons sur AAY un segment A2A == z\d\ le point A doit se trouver sur une droite AA, menée par le point A parallèlement à A J).
- D’autre part, connaissant E2, la courbe d’excitation donne les ampères-tours d'excitation F ; en retranchant K.YI(i, on a les ampères-tours résultants et, par suite, la force
- électromotrice effective Portons-la sur A2X en A20. Le point régime A, doit se trouver
- sur un cercle décrit autour de O comme centre avec E, comme rayon ; il est donc déterminé par la rencontre de ce cercle avec la droite AA, tracée précédemment.
- On obtient ainsi la valeur de ;I,„ = BD et, par suite, l’intensité 1,„. On en déduit la puissance électrique de la réceptrice
- P2= wL'I,0 x J*.
- D’autre part, I — \A'tf + l2œ • On obtient donc par points les relations entre I et P2 exprimés tous deux en fonction de &„ variable intermédiaire.
- Epure applicable au cas d'un induit saturé avec coefficients de réaction K et K' égaux. — Dans le cas spécial où l’induit seul étant saturé el les coefficients K et K' égaux, les ampères-tours wattés et déwattés suivent la même loi, on peut considérer seulement des contre-ampères-tours totaux.
- V a
- KM
- agissant en phase avec ce courant I et modifier A.,B qui représentait la réaction transversale.
- Toute droite A,A2 (fig. 12) menée par l'extrémité A5 du vecteur <§2 représentera encore la grandeur zI à l’échelle des volts et 1 à l’échelle des ampères et le segment résultant OA, la force éleclromotrice aux bornes E,.
- Les ampères-tours d’excitation s'obtiendront en prenant sur la courbe de la figure 8 les ampères-tours Si correspondants à la force électro-motrice ê2 et en les combinant géométriquement avec les ampères-tours de réaction d’induits.
- Comme le courant I est décalé par rapport à la force électromotrice d'un angle ,3 -f- o et que cette dernière est décalée d’un angle ~ en avance par rapport au flux, on portera (fig. 13) Si sur une droite FG parallèle à OA2 et^-KNT sur une droite GU inclinée de —
- — - 3 à gauche de la direction GA', parallèle à A,Ar .
- La résultante Fil indique les ampères-tours excitateurs totaux nécessaires pour réaliser le régime considéré.
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- Cette épure permet encore, comme on le voit, de résoudre, mais moins commodément que plus haut, l'étude des régimes à puissance constante, en déplaçant le point A, sur une droite AjD perpcndiculaireà et décrivant de chaque position de Aj un cercle de rayon Et qui détermine le point O ; la construction s'achève alors par la figure i3 et donne l'excitation correspondante à chaque valeur du courant ; on peut donc tracer la courbe en V par points, assez péniblement.
- Quand le moteur est branché sur un réseau de réactance négligeable, la droite A,Y s’incline vers la droite et se confondrait avec la droite OA, si les fuites du moteur étaient nulles.
- Conclusions.— On voit que la méthode graphique se prête à l’étude Fig. 13. des moteurs synchrones, môme en tenant compte des réactions
- d’induit sous des formes Variées ; elle présente à cet égard une grande supériorité sur les méthodes purement analytiques et permet une discussion beaucoup plus claire des conditions variées de fonctionnement. Enfin, comme on le verra bientôt, elle s’applique presque sans changement à l’étude des convertisseurs rotatifs.
- A. Blondel.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- ALTERNATEUR SAUTTER HARLÉ A FLUX ONDULÉ
- MM. Sautter et Ilarlô, qui ont entrepris depuis quelque temps l’étude d’alternateurs à flux ondulé en vue de leur commande directe par turbine à vapeur, ont créé un type d'alternateur homopolairo particulièrement intéressant à divers points de vue.
- Ce type d’alternateur est à un seul induit et deux systèmes magnétiques inducteurs conséquents. Les avantages qu’on peut tirer d’un pareil dispositif sont très importants en ce qui concerne les répartitions du flux dans l’entrefer dans le sens de l’axe et la diminution des fuites magnétiques de l'inducteur.
- L’emploi des alternateurs homopolaires à double noyau d’induit a l’inconvénient de donner aux circuits magnétiques élémentaires des résistances très différentes, surtout avec des entrefers assez petits, par suite de la différence relativement considérable des longueurs de ces circuits dans les parties magnétiques saturées de l’inducteur. Il en résulte une induction croissante dans l’entrefer et, par suite, dans l’induit dès qu’on se rapproche du plan de svmé-tric de la machine ce qui conduit à une augmentation des pertes par hystérésis et par courants de Foucault, pour un même volume de fer induit et une même induction moyenne le long de l'entrefer.
- Au point de vue des fuites magnétiques, la nécessité de donner à la machine une largeur assez réduite conduit à rapprocher autant que possible les deux couronnes portant les saillies polaires ; on augmente ainsi les fuites entre les deux rangées de saillies. On a loute-fois tenté de diminuer les fuites entre les saillies de nom contraire en décalant l’une des séries par rapport à l'autre de l’espace correspondant au pas polaire, mais ce dispositif ontraîne plutôt une complication dans la construction de l'alternateur et allonge le circuit magnétique.
- Ces inconvénients disparaissent ou tout au moins sont successivement amoindris dans le dispositif à circuits magnétiques conséquents de MM. Sautter et Ilarlé.
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- extérieurement et que MM. Santter et Hai*lé partagent encore en deux moitiés .superposées, augmente le refroidissement de cet enroulement, refroidissement qui a toujours cté une cause d’ennui dans les machines à flux ondulé et qui a forcé jusqu’ici à diminuer les pertes dans cette partie an prix d’une augmentation du poids de cuivre inducteur.
- Le dispositif de MM. Sauller et ilarlé exige bien, comme on le verra par la description qui va suivre, un entrefer supplémentaire, mais son importance peut être réduite énormément sans inconvénients mécaniques.
- Ces considérations posées nous donnerons une description d'un alternateur à courants triphasés Sautter et Harlé de ce type, mais destiné à être commandé par courroie,
- La puissance de cet alternateur à flux ondulé est de 60 kilowatts sur résistance non inductive et de 45 kilovolts-ampères sur résistances inductives de facteur de puissance égal à o,75.
- La tension aux bornes est de 5 s».oo volts et la tension par phase tl étant groupé en étoile. Le débit par phase pour* la marche sur résistai
- de 6,7 ampères ; sur résistances inductives le débit par phase est de 5 ampères.
- La vitesse angulaire est de 700 tours par minute et la fréquence de 5o périodes par seconde, le nombre de saillies polaires étant de 4*
- L’alternateur est représenté sur la photographie de la figure 1.
- Les figures a cl 3 sont des vues d’ensemble avec coupes partielles et les figures 4 ot 5 des coupes et vues d'une partie de l’induit et de l’inducteur à plus grande échelle.
- Inducteurs. — L’inducteur en acier est constitué par un moyeu claveLé sur l’arbre et serré à l’aide d’un écrou vissé sur ce dernier. Ce moyeu porte, venues de fonte. 4 saillies polaires.
- La longueur du moyeu est de 80 cm. Ge moyeu a un diamètre de 34 cm dans les parties extrêmes et de 42 cm au milieu.
- Le diamètre extérieur de l'inducteur à l'extrémité des saillies polaires est de 72 cm et la largeur de celles-ci parallèlement à l’axe de 27 cm.
- Les saillies polaires 011I une section, perpendiculaire à l'axe, trapézoïdale avec angles légèrement arrondis ; leur Largeur maxima dans le sens perpendiculaire à l’axe est de
- La vitesse tangentielle à la circonférence de l'inducteur est de 28,3 m par seconde.
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- Le poids de la partie mobile est de 8io kg, y compris l’induit de l’excitatrice dont l'arbre est accouplé par plateaux avec celui de l'alternateur.
- Induit. — La carcasse magnétique supportant l’induit est formée par une caisse en acier coulé. Celte carcasse est en deux parties dont l’une, la partie inférieure, porte des pattes qui reposent sur un bâti sur lequel elles sont boulonnées.
- Le circuit magnétique inducteur est complété latéralement par des bras courbes radiaux venus de fonte avec la carcasse extérieure et portant des couronnes à l'intérieur desquelles sont fixés des cylindres en fer forgé qui entourent les parties extrêmes du moyeu en ménageant un jeu ou un entrefer de 2 mm.
- Les cylindres en fer forgé, qui sont destinés à supporter les bobines inductrices, portent un renflement annulaire dans lequel viennent se visser les vis de serrage.
- Les tôles induites, constituant un anneau unique, sont serrées à l’intérieur de la carcasse
- entre deux disques en bronze, dentés intérieurement, par des boulons isolés, 6 par demi-couronne.
- Le diamètre extérieur de la carcasse est de 102 cm et son diamètre intérieur de g5 cm.
- Le diamètre extérieur des tôles induites est de 94,2 cm et le diamètre d’alésage de 74 cm; la hauteur radiale des tôles est par suite de 10,1 cm. La largeur de l’anneau induit est de 27 cm.
- L’entrefer normal est de 10 mm; il y a en outre un entrefer de 2 mm entre la partie extérieure de l’induit et la carcasse extérieure. La machine a donc 3 entrefers.
- La surface intérieure de l’induit est munie de 24 rainures, soit 6 par saillie, destinées à recevoir renronlernent.
- Ces rainures affectent une forme sensiblement rectangulaire et sont très peu ouvertes. Leur largeur est de 40 mm et leur hauteur radiale de 5o min.
- L’enroulement induit est un bobinage triphasé ordinaire ; il comprend 12 bobines, 4 par phase, formées chacune de i65 spires de fil de i,3 mm de diamètre et d’une section par suite de 1,32 mm2.
- Les 4 bobines de chaque phase sont montées en série et les 3 phases groupées en étoile.
- La résistance de chaque phase est de 16 ohms à chaud et le poids de cuivre employé sur l'induit de 60 kg.
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- Les bobines inductrices sont partagées chacune en deux parties.
- Les deux parties de chaque bobine sont placées entre deux joues en bronze ajourées de façon à permettre une ventilation très énergique des bobines.
- Chaque bobine est formée de 4o° spires d’un fil de 5 mm de diamètre et, par suite, de î9,6 mm2 de section. Les deux bobines sont montées en série et leur résistance totale est de i ohm. Le poids total de la machine est d’environ $ 8oo kg.
- Excitation.— Le courant d’excitation est fourni par une petite excitatrice à un seul palier.
- Fig. G. — Caractéristiques à vide et en court circuit de l’alternateur de 6o kilowatts de MM. Sautter et Harlé.
- I. Caractéristique à vide. — II. Caractéristique on charge.
- L’inducteur à 4 pôles est supporté par une console fixée à l’un des paliersdc l’alternateur.
- L’inducteur est un anneau Paccinotli.
- Résultats d’essais. — Nous avons représenté sur la figure diverses caractéristiques de l’alternateur.
- La courbe I est la caractéristique à vide, tension par phase, relevée en fonction du courant d’excitation pour une vitesse constante de j5o tours par minute. Elle montre que le courant d’exeilalion correspond à la marche à vide de 17,6 ampères.
- La courbe II est la caractéristique en court-circuit, le courant de débit normal est obtenu en eourl-oircuit avec un courant d’excitation de 7,0. ampères.
- L’alternateur a été essayé sur résistance non inductive à différentes tensions et différentes excitations, et à une vitesse constante de 700 tours par minute. Les résultats obtenus sont consignes dans le tableau suivant :
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- Le rendement de rallernateur travaillant sur résistance non inductive est de 89,3 p. 100. Les pertes sont les suivantes :
- Pertes par frottement et ventilation............................ 1 910 watts
- Pertes par hystérésis et courants de Foucault................... ^25o »
- Pertes par effet Joule dans l'induit............................ a 110 «
- Pertes par effet Joule dans l'inducteur......................... 890 »
- Pertes totales.................. 72I°
- Les pertes à vide ont été déterminées en entraînant l’alternatei rant continu taré, calé sur l’arbre même de l'alternateur.
- par un moteur à cou-
- J. Reyval.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- APPLICATIONS THERMIQUES
- Sur un nouveau mode de couplage des moteurs asynchrones, par Hugo Grob. Elcktro-technische Zeitschrift, t. XXII, p. 211, 7 mars 1901.
- La puissance d’un moteur asynchrone destiné à rester constamment en service est limitée, non pas par le couple, mais par réchauffement du primaire. On est donc conduit à essayer d’utiliser le rotor pour la transformation de l’énergie. Supposons donc que le stator et le rotor d’un moteur asynchrone soient mis en série. 11 faut, de toute nécessité, que les deux champs tournants tournent avec la même vitesse. Nous donnerons donc au rotor une vitesse double de celle du stator et nous ferous tourner le champ dû au rotor en sens inverse de la rotation du rotor.
- Comme nous ignorons encore si une machine constituée de la sorte peut véritablement donner un couple, nous supposerons que l’on donne artificiellement au rotor une vitesse double de celle du champ, les spires étant parcourues par le courant. Nous supposerons que le nombre de barres du stator correspond exactement à celui du rotor et que les coefficients de dispersion sont les mêmes. Alors la force électromotrice induite dans le moteur est indépendante de la phase du courant. Cette force électromotrice est nulle aux instants où deux bobines du même circuit se recouvrent.
- La puissance fournie par le courant est nulle lorsque son maximum coïncide exactement avec le zéro de la tension, en d’autres termes, lorsque les deux champs tournants se superposent exac-
- tement. Nous aurions ainsi la marche à vide représentée par le diagramme de la figure r, où OA =a la tension de la génératrice, OB = i0n la perte ohmique totale à vide, J)B = J#uttwL =3 la chute de tension inductive à vide, OD = J0R — la chute de tension totale à vide, ÀD =
- Fig. 1.
- la force électromotrice E2induite dans le moteur.
- Supposons ensuite que le couple artificiel qui entraîne le moteur soit remplacé par un couple résistant. Le rotor glissera et la force contre-électromotrice subira un retard, ce qui se traduit par une diminution de l’angle OAD et par suite de l’angle DOÀ. Il en résultera que les champs du stator et du rotor se sépareront. Dans la figure 2, les bobines d’une seule phase ont etc représentées par des conducteurs uniques au moment du courant maximum. Le champ résultant est représenté par la ligne pointillée. On voit facilement sur ce diagramme qu’il y a formation d’un couple dans le sens de la rotation
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- r. XXVII. - N° 25.
- et que, dans le rotor et le stator, il y a des forces éleetromotrices induites, avec une composante
- Fig. 2.
- opposée au courant, d’où il résulte la possibilité d’une absorption d’énergie.
- Diagramme du moteur. — Par suite de la dispersion, la figure a n’est pas tout à fait exacte. Supposons que le coefficient de dispersion Tsoit le même pour le rotor et le stator.
- Si nous voulons représenter ce qui se passe dans le stator, il faut augmenter la composante de son champ dans le rapport i : (j -j-v), et de même il faut augmenter la composante du champ du rotor. Si on néglige les pertes, le champ
- Fig. 3.
- résultant OB (fig. 3) est le troisième côté d’un triangle dont les deux autres côtés OA et AB sont dans le rapport crsnstant (i —|— t) : J. OP est la tension aux bornes.
- Pour chaque point A, on a = 1 ; il
- en est de même à vide en A0, donc AÀ0 est la bissectrice de OAB. Comme la relation ci-dessus est aussi vraie pour A', les points 0, B, A0, Ar sont conjugués harmoniques. On voit que le lieu de A est un cercle. Nous avons ainsi le diagramme des moteurs, dans lequel OA0 = le courant à vide, OA l’intensité aune charge donnée, OP la tension aux bornes, » le décalage. Il est facile de voir que le diamètre du cercle est
- Il est intéressant de voir que le diagramme de ce moteur a la même forme que celui du moteur asynchrone polyphasé, avec cette différence que le diamètre du cercle est double.
- Comparaison entre un moteur asynchrone et ce moteur. — Il faut d’abord remarquer que le moteur en question est synchrone, donc ne peut démairer seul. Comparons d'abordles propriétés d’un même moteur, utilisé soit comme asynchrone, soit comme synchrone, mais en supposant que, dans les deux cas, l’utilisation du fer et du cuivre soit la même. Ceci suppose que le moteur synchrone marche à une tension double.
- La vitesse du moteur synchrone est, comme ou l’a vu, double de celle du moteur asynchrone.
- Le courant à vide est réduit de moitié, car pour produire la même induction on dispose de deux fois plus despires.
- Couple maximum. — A dispersions et courants à vide égaux, le nouveau cercle du diagramme serait deux fois plus grand.
- Or la dispersion et le courant à vide ont leurs valeurs réduites de moitié, ce qui fait que le diamètre du nouveau cercle reste double de l’ancien diamètre. Il en résulte que le couple maximum du moteur synchrone est double de celui du moteur asynchrone. S’il était auparavant double du couple normal, il est maintenant quadruple. Par suite de l’augmentation de vitesse, la puissance maxima est égale à huit fois la puissance normale du moteur asynchrone.
- Décalage. — Le courant à vide étant réduit de moitié et le diamètre du cercle étant doublé, il en résulte que le décalage estréduit de moitié. Si le cos o du moteur asynehrone est de o,8, celui du moteur synchrone est de o,q4-
- Rendement. — Les pertes dans le cuivre restent les mômes, les pertes dans le fer doublent et les pertes par frottement et ventilation croissent comme une puissance 2 ou 3. Par contre, la puissance est doublée et le rendement reste sensiblement le même. L’augmentation de pertes dans le fer n’augmente pas Réchauffement puisque la surface rayonnante du fer a doublé. Par contre, la meilleure ventilation permet de mieux utiliser la matière, d’autant plus que l’augmentation de la surcharge et du cos v permettent d’augmenter les ampères-tours et d’utiliser une forme d’encoches moins favorable-pour la dispersion.
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- II est encore plus intéressant de comparer les deux moteurs a même vitesse et même utilisation du cuivre et du fer, en supposant le diamètre et le nombre d’encoches identiques.
- La tension est la même dans les deux cas.
- Le courant à vide est le même; en effet, il a fallu doubler le nombre de pôles, ce qui tend a doubler ce courant, tandis que l'action réciproque du stator et du rotor le diminue de nouveau de
- Couple maximum. —Le coefficient de dispersion varie en raison inverse du carré de l’arc polaire. D’autre part, la longueur du cuivre inactif servant aux connexions varie proportionnellement à l’arc polaire; or ce cuivre donne lieu à de la self-induction. Il en résulte que le premier effet est partiellement détruit et il en résulte que la dispersion est à peu près proportionnelle à l’arc polaire. Donc, dans ce cas, le cercle du diagramme du nouveau moteur est environ double de l’ancien. Comme conclusion, la surcharge possible d’un moteur couplé en série est environ double de la surcharge du moteur asynchrone de même grandeur et de même vitesse.
- Décalage. — Comme le cercle du diagramme a seul augmenté, et que le courant à vide a gardé la même valeur, le décalage n’a guère diminué.
- Poids. — Comme le nombre de pôles a doublé, la section du fer a diminué de moitié et le poids est sensiblement réduit. Les sections de cuivre restent les mêmes et les longueurs des développantes sont réduites de moitié. Il en résulte une économie de cuivre, une augmentation de l’espace disponible pour le bobinage, d’où une augmentation de la puissance limite pour une car-
- . T.e rendement, reste à peu près le même. D'une part, le masse de fer du stator et par suite les pertes ont diminué de moitié; d’autre part, dans le rotor, la fréquence est la même que celle du stator, d'où augmentation de pertes.
- Le rotor et le stator peuvent ainsi être couplés en parallèle ; mais, daus ce cas, les deux circuits doivent être rigoureusement équilibrés pour éviter les courants de circulation. Si le nombre de spires n’est, pas le même dans le stator et le rotor, il faudrait commencer par transformer la tension de l’une des parties.
- De même dans le couplage en série, il serait très désavantageux d’avoir un nombre de spires
- différent sur le stator et le rotor. Il en résulterait une dispersion anormale qui diminuerait la surcharge du moteur.
- On peut évidemment combiner plusieurs moteurs. Ainsi un système de deux moteurs forme un groupe auquel on peutdonner quatre vitesses,
- i° Les deux moteurs en parallèle, et dans chacun d’eux, stator et rotor en parallèle.
- 2° Les deux moteurs en parallèle, chacun d’eux étant utilisé comme un moteur asynchrone ordinaire.
- 3° L’un des moteurs étant asynchrone, et son rotor fournissant le courant à l’autre groupe en parallèle.
- 4° Les deux moteurs étant asynchrones, le secondaire de l’un alimentant le second.
- Lcsquatre vitesses sont daus les rapports a: i :
- T : T’
- Bien entendu, tout ce qui précède s’applique également aux courants diphasés. Avec les courants monophasés, il n’est pas possible d’arriver a une marche satisfaisante avec le couplage en série ou en parallèle, car, dans ce cas, la force contre-éleot.romotricc s’éloigne sensiblement de la forme sinusoïdale.
- L. B.
- Dispositif de V Union Elektrizitætsgeseîls-chaft Autrichienne pour le changement de vitesse d’un moteur-série. lUehtrote.chnische lîund-schau, \. XVIII, p. 64, ier janvier iyoï.
- Le dispositif de l’Union KlckLrizitadsgesells-chaft s’applique aux moteurs qui servent à la commande de machines à impression, calandres, machines-outils, etc., qui doivent marcher à des vitesses déterminées, mais dont la valeur peut varier entre de larges limites.
- Considérons le cas d’un générateur actionnant par courant constant un certain nombre de moteurs disposés en série. Lour faire varier la vitesse de rotation, on agit sur le nombre des ampères-tours actifs du moteur; cette action a pour effet de troubler l’équilibre du système, puisque, d’une part, le moment de rotation du moteur n’est plus égal au moment résistant à vaincre et que, d’auLre part, la force contre-électromotrice (lu moteur tend à écarter l'intensité de la valeur que l’on doit maintenir constante ; cet état transitoire dure jusqu’à ce que le moteur ait atteint la vitesse voulue.
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- Dans le disposilif représenté en figure i, la résistance de réglage iv est en parallèle avec l’inducteur h du moteur ni. Les différentes sections de cette résistance sont reliées aux plots/,
- sur lesquels se meut un contact gdissant g solidaire d’un écrou i dont le mouvementest obtenu à l’aide de la lige filetée s, dont l'axe prolongé l porte librement deux cônes u et \> qui peuvent être alternativement calés sur l’axe au moyen de l’embrayage k par l’intermédiaire des enroulements qui commandent ces cônes et qui sont insérés dans le circuit d’une source d’électricité indépendante J.
- La fermeture de ce circuit est laite par l'intermédiaire de l’aiguille d’un galvanomètre relais ;• mobile dans les deux directions; l'enroulement qui commande cette aiguille est en série avec une résistance auxiliaire variable q, le tout en dérivation sur l’induit du moteur. Le courant dérivé est négligeable vis-à-vis de celui qui tra-
- A chaque nombre, de tours du moteur correspond une valeur de la résistance auxiliaire q telle que l’aiguille du galvanomètre occupe la position médiane.
- Supposons qu’à la vitesse actuelle du moteur, l’aiguille du galvanomètre occupe la position centrale et que la résistance de réglage w soit insérée à moitié; on veut, faire croître la vitesse du moteur, on augmente alors la résistance q, le déplacement résultant de l’aiguille ferme le circuit de l’enroulement qui déplace le contact g vers la droite. L’intensité du courant inducteur augmente ainsijque laforcecontre-clcctromo-trice jusqu’à ce que cette variation provoque le déplacement du galvanomètre en sens contraire et ferme le deuxième enroulement de couplage. Le contact# se déplace alors vers la gauche, le courant inducteur diminue et le couple moteur s’abaisse au-dessous du couple résistant de sorte
- qu’aucune autre accélération du moteur ne peut avoir lieu.
- La force contre-électromotrice diminue simultanément et l’intensité dans le circuit en relais redescend à la valeur normale, l’aiguille revient dans la position moyenne et délivre l’axe l.
- Le système revient ainsi dans l’état primitif et le nombre de tours plus élevé du moteur correspond à la nouvelle valeur de la résistance q.
- La régulation du moteur dépend du rapport de la résistance auxiliaire q et. de celle r du gal-
- Si, pour simplifier, on admet que le nombre <le tours du moteur est proportionnel à sa force éleclrornotrice et si l’on veut avoir le rapport N entre les nombres de tours maximum et minimum, il doit y avoir approximativement le rapport X — i entre les résistances q et r.
- Dans une autre disposition représentée sché-
- matiquement par la figure 2, le changement du nombre des spires est opéré directement. Le contact glissant g se déplace sur des plots reliés aux sections de l'enroulement inducteur h.
- Le couplage k reliant l’axe l avec l’une ou l’autre des roues dentées u et v est commandé par un régulateur 0 à force centrifug port de transmission entre l’arbre . ment j et l’arbre régulateur y peut varier entre de larges limites, par exemple à l’aide de deux poulies coniques x et z. Le régulateur o joue ici le rôle du galvanomètre relais de la disposition précédente, le rapport de transmission variable entre les deux arbres tient la place de la résistance auxiliaire variable q. G. G.
- Br.
- Ce régulateur peut régler en même temps la vitesse d’un, moteur primaire et l’excitation du générateur électrique en déplaçant un volant soit à la main, soit automatiquement.
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- Il est particulièrement applicable dans le cas d’un moteur hydraulique, genre de moteur dont le régulateur n’est jamais parlait, de sorte qu’en pratique il faut, agir à la fois sur le vannage de la turbine et sur le rhéostat du générateur ; une difficulté du réglage sc présente alors, résultant de ce qu’à une position du rhéostat ne correspond qu’une ouverture déterminée du vannage.
- M. Roulin règle l'excitation du générateur a l’aide d’un rhéostat R (fig. i) calculé d’avance,
- de façon que les positions d’un écrou E sc déplaçant devant les plots i, 2, 3... rc, correspondent aux ouvertures voulues du vannage, produites par la rotation de l’axe X Y commandé par le volant V.
- Dans le cas où la ligne alimentée parle générateur présente des décalages variables, on peut en tenir compte en rendant le rhéostat mobile
- autour d’un axe O (fig. 2). L’écrou E, porte alors une tige T, glissant sur les plots du rhéostat. On 11e louche à la maneLte M. que lorsque la nature de la charge varie. Le cadran, devant lequel se déplace l’aiguille à l’extrémité du rhéostat, est gradué suivant les valeurs du coefficient de puissance.
- Pour produire la manœuvre automatique on se sert d’un petit, moteur asynchrone. Son induit
- I est entraîné par le moteur du groupe à l’aide d’une cordelette passant sur une pouliep (fig.3).
- Fig. 3.
- L’inducteur J ou stator peut osciller autour de l’axe du rotor, il porte des étriers e et des pointes rr au centre de l’axe. U est muni de deux leviers L, et Ls. Le levier Lj porte un contrepoids P, qui peut,, si on veut avoir un couple constant, être fixé aune cordelette sur un arc de cercle. Le levier L., oscille entre deux butées fixes bx bt. qui figurent schématiquement deux relais déterminant l’ouverture ou la fermeture de l’organe régulateur suivant que L., arrive en contact avec 5 ou b2. Ces relais mettent en mouvement un moteur électrique, ou un encliquetage mécanique, ou un servo-moteur hydraulique,
- Les butées peuvent être au besoin à contacts multiples et successifs de façon à permettre de faire varier en raison des besoins les vitesses d’attaque de la manœuvre du réglage.
- Un des dispositifs employés consiste à produire la manœuvre par un encliquetage mécanique imî par le moteur du groupe. 11 y a trois butées 1^ fi, R., de longueurs décroissantes formées d’un tube métallique dans lequel glisse une tige retenue par un ressort ; le ressort augmente momentanément l’action du contrepoids P.
- Le levier L4 est relié par un fil p dont le circuit se ferme par l'électro-aimant e, et les frot-teurs9,
- Le bras c. oscille sous l’action d’uue bielle b mue par le moteur du. groupe. Le roehet R, qui communique son mouvement au régulateur, ne se déplace que lorsque le cliquet d retenu par le ressort ^’est attiré par l’éleetro-aimant.
- La douille de rotation du bras oscillant porte un contact électrique en forme de portion de cylindre limité à deux génératrices, isolé de la masse et relié à l’électro-aimant e. f.es frotteurs 9i 9i 9‘.\ appuient successivement sur ce contact, et on utilise ainsi tout ou partie de la course
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- active du bras suivant que le levier est plus ou moins énergiquement pressé contre les butées.
- Si le réglage est actionné par un moteur électrique, on intercale dans le circuit de la pile p trois électros mis en action successivement par Bx B., B;, et produisant : le premier, la fermeture de l’interrupteur de mise en marche; le second et le troisième, l’accélération de la vitesse du moteur par des moyens connus
- Si le générateur est à courant continu, on crée le champ de l’inducteur J par une dérivation prise sur le générateur. On règle la vitesse 10 du rotor 1, sa résistance B. et sa self-incluction L de façon que Dans ce cas le couple
- développé croit avec la vitesse. Pour une vitesse déterminée, on peut même rendre cet accroissement linéaire.
- D’autre part le couple est proportionnel au carré du flux engendré par J, ce flux est lui-même proportionnel à la vitesse si le fer n’est pas saturé; de sorte qu’on peut rendre le couple proportionnel à la 3e puissance des variations de vitesse.
- Si le générateur est polyphasé, on produira dans le stator J un champ tournant en sens inverse du rotor. On simplifie le dispositif en rendant le stator immobile, et en fixant les leviers Lt Lt au rotor ; on supprime alors la poulie p et la cordelette.
- Si le genénateur est monophasé, on considère le champ alternatif du stator J décomposé en deux champs tournants, et on donne au rotor la vitesse de l’un de ces deux champs, a condition de remplacer to par la vitesse relative du rotor par rapport au champ tournant.
- T/appareil décrit est encore muni d’un res-
- sort r, à tension réglable, terminé par une crémaillère qui engrène avec un pignon commandé par le vannage. Pour le réglage on agit sur l’écrou X. L’asservissement, en agissant sur l’ellort transmis par le ressort i\ limite l'action de l’appareil de réglage automatique à mi effet instantané (fig. 3).
- On a encore disposé une cataracte à huile pour amortir les oscillations du levier, et des organes accessoires destinés à éviter l’emballement au cas de rupture de la cordelette.
- La rupture du circuit qui alimente l’inducteur, produirait le même effet; pour y obvier on intercale dans ce circuit un déclencheur à minima produisant la mise en non activité des relais b bt et la fermeture immédiate.
- Ce régulateur peut s’appliquer à un moteur quelconque, on monte sur l’arbre même du rotor un petit générateur, il n’alimente que les circuits de l’inducteur J et n’a pas besoin de rhéostat de champ. Tout ce qui précède s’applique à ce petit groupe électrogène.
- L'auteur revendique encore l’application du régulateur électromécanique comme dachymètre, et aussi comme fréquencemètre, avec ou sans l’adjonction prévue d’un petit générateur électrique. A. Nuxès.
- Pont roulant électrique de la maison Kol-ben, par A. Kolben. Elektrotechniscke Zeitschrift. t. XXIT, p. 168, 14 février 1901.
- Les appareils de levage présentaient naguère une très grande diversité. Dans les aticiens ponts roulants à transmission par câbles, les fabricants avaient purement et simplement, remplacé la commande par câble par un électromoteur.
- Toute la complication des anciens ponts roulants subsistait ainsi et on est en train d’abandonner ce procédé. Dans la très grande majorité des ponts construits actuellement, chaque mouvement est commandé par un électromoteur individuel. O11 obtient ainsi l’avantage, non seulement d’une plus grande simplicité, mais encore d’un réglage de vitesse bien plus facile et même automatique dans le cas de moteurs série.
- Les mécanismes de transmission des moteurs de ponts roulants peuvent se diviser en deux groupes : les engrenages et les vis.
- Les appareils de levage utilisent presque exclusivement ce dernier mode. Ce n’est que dans quelques cas exceptionnels, comme pour les
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- tambours des chemins de fer funiculaires que I outils précises et coûteuses, tandis que la cons-l'on utilise les engrenages. truction des engrenages est plus économique.
- La construction des vis exige des machines- ' À titre d’exemple, la figure 2 représente un
- DMilliMlîtjta
- pont roulant avec moteurs-série, tout à fait appropriés au service des ateliers et des fonderies. Le bâti du pont comprend deux poutres
- )is eudroils. Les pou-
- entretoisées
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- On voit sur la figure combien la construction en est condensée el combien l’encombrement en hauteur est faible : on a ainsi l'avantage d'une accélération plus rapide. La disposition en est symétrique, ce qui a pour effet de charger également les roues motrices, d’où démarrages laciles et sans secousses. Les moteurs-série commandent directement les vis qui sont placées au-dessus delà roue hélicoïdale. La vis est ainsi taeilement accessible et il est inutile de so servir de coussinets à graissage forcé. Le graissage se lait par bagues, tandis que la vis et la roue tournent dans une boîte remplie de graisse con-
- coupo de cette
- à plusieurs filets, est
- cémenté et rectifié. La poussée latérale est supportée par un chemin de roulement a billes. La vitesse de glissement est de 5 à 6,5 m par seconde. La roue a son croisillon en fonte avec couronne de bronze phosphoreux rapportée à chaud. Les dents sont taillées directement à la fraise. La roue transmet son mouvement au tambour de bronze par un pignon engrenant avec une roue dentée clavetée sur le tambour. L’enroulement du câble présente cette particularité que l'on s'est -efforcé, dans le cas des levages obliques, à compenser les tensions differentes des divers brins et à éviter ainsi les ruptures de câbles. La charge est suspendue à 4 filins. D’une part en effet le câble est enroulé
- des deux cotés de la grande roue dentée sur des gorges à pas contraires; d'autre part, les brins qui se déroulent passent sur un rouleau qui en égalise la longueur.
- Le mouvement de translation est actionné d’une façon analogue par une vis.
- ïi y a deux dispositifs de freinage employés.
- D'une part l’arbre de la vis porte une poulie de frein sur laquelle agit un ressort garni intérieurement de bois.
- Ce ressort est actionné par un dispositif électromagnétique couplé en parallèle avec le moteur de levage. La figure 3 représente ce frein. Le solénoïde se compose d’une boîte, en fonte fermée de toutes parts, à l’intérieur de laquelle se trouve la bobine excitatrice. La particularité de
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- ce frein consiste dans ce fait que l'attraction du noyau du solénoïde est amortie : le noyau en se soulevant ferme un petit canal d'air ce qui produit un vide partiel. A la rupture du courant le noyau est. donc attire par ce vide qui combat l’action du magnétisme rémanent.
- Un deuxième frein à patins est actionné, en cas de besoin, par le pied du conducteur du pont. A cela vient s’ajouter l’action retardatrice de la vis et de la roue hélicoïdale, cc qui rend inutiles les régulateurs centrifuges, indispensables dans le cas des transmissions à engre-
- Ces dispositifs de freinage sont indispensables dans les aciéries où 2 ou 3 ponts circulent souvent sur la même voie à de très grandes vitesses, sans que le conducteur puisse avoir le temps ou la présence d’esprit d’évaluer la distance que parcourra le pont après rupture du courant. Les longueurs des voies ne dépassent guère 3o ou 4o m et le pont marche à une vitesse de yo ou ioo m à la minute, il parcourra encore 12 a i4 m après la rupture du courant.
- La cabine du conducteur est disposée de telle sorte que celui-ci puisse facilement voir dans toutes les directions.
- Il a devant lui 3 leviers verticaux reliés par des tiges aux commutateurs inverseurs placés derrière son dos. E. B.
- ÉCLAIRAGE
- Mise en marche automatique pour lampe à électrolyte, système Ewald Rasch. Brevet allemand u° il} 3.17, 9 novembre r899, 5 février 1901.
- Le dispositif E. Rasch consiste essentiellement à laire communiquer l’ampoule fermée contenant le filament incandescent avec un cylindre dans lequel peut glisser un piston. Le mouvement du piston provoqué par la variation de pression intérieure de l’ampoule à l’allumage produit l’écartement du corps de chauffage et sa mise hors circuit, et le ramène au contraire au moment de l'extinction.
- La figure 1 représente l’application de ce système au cas où 1 échauffement du corps incandescent n est produit par l’arc qui éclate entre g et h. L'amenée de courant à l’électrode <>• a lieu par le piston e frottant sur la bande de contact d. A l’allumage le courant passe par kt h rldk2, réchauffement de la résistance r produit la dilatation du gaz de T ampoule a qui I
- repousse le piston e dans le cylindre b, l’arc jaillit entre d et # et. échauffe le corps incan-
- descent n. L’échauffemènt résultant achève le déplacement du piston qui allonge l’arc et rompt le contact du piston e avec la bande .d.
- A l'extinction, le refroidissement ramène le piston dans sa position primitive. La vitesse de déplacement du piston est réglée par l’ouverture p.
- Fig. 2.
- Le système s’applique également au cas d’une lampe à incandescence de forme ordinaire où le chauffage serait produit par une résistance# entourant le corps lumineux n (fig. 2). Le cylindre est placé dans le culot même de la lampe et le piston mobile z provoque le déplacement du corps de chauffage et l’interruption du courant correspondant amené par les bandes du contact ei et.
- Le déplacement du corps de chauffage a pour but de dégager le corps iucaudescent n et de lui permettre de rayonner dans toutes les directions. G. G.
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- Dispositif Cari Ftaab pour l’allumage des corps incandescents de seconde classe. Brevet
- allemand n° 116 989, 4 janvier 1900, 16 janvier 1901.
- La disposition Raab dont il est question ici s’applique aux distributions à plusieurs fils: les conducteurs de chauffage sont disposés sur le fil de compensation et la cessation de courant dans
- el. f c
- ccs corps chauffants résulte de l’allumage môme des corps incandescents de seconde classe.
- La figure 1 représente l’application au cas d’une distribution il trois fils ; les corps incandescents a et b sont en série sur les deux fils extrêmes d et e, l’allumage g est. sur le fil de compensation f En dérivation sur l'un des corps lumineux, b par exemple, est une lampe c dont
- Fig. 2.
- le circuit est commandé par l’interrupteur i. Lorsqu'on ferme cet interrupteur, le courant passe par la lampe c et le corps d’allumage^’', celui-ci échauffe les doux corps incandescents a et b, on ouvre alors i et le courant passe uniformément dans a et b, laissant g sans courant. L’interrupteur i peut être commandé automatiquement par le courant qui. traverse b.
- La figure 1 représente l’application du système au cas d'une distribution par courants triphasés en étoile. Les corps incandescents m,n,l sont sur les branches <j, s, t, et les corps d’allumages [> sont en série sur le conducteur de compensation r. Le passage du courant d’allumage se fait comme précédemment par la dérivation c k. G. G.
- Dispositif d’allumage pour corps incandescents de seconde classe de la Voltohm Elek-tricitæts Gesellschaft de Munich. Brevet allemand nu 11“ 171, 27 septembre 1898, 25 janvier 1901.
- Dans le dispositi('proposé par la Voltohm E.G., le chauffage du corps à incandescence se fait progressivement d’une extrémité à l’autre. A cet efl'ét, l’une des extrémités du corps est reliée
- Fig. . et 2.
- d’une manière constante avec un pôle de la source, tandis que l’autre pôle est en communication avec une piccc mobile qui peut glisser le long du corps à incandescence et que l’ou approche d’abord le plus possible du premier pôle. Sur une très faible distance le conducteur de seconde classe se laisse un peu traverser par le courant, s’échauffe et finalement devient bon conducteur. Le pôle mobile s’écarte alors découvrant une nouvelle partie du corps qui s’échauffe à son tour et ainsi de suite.
- La manœuvre se fait automatiquement par l’emploi d’un solénoïde c dans l’axe duquel sc déplace un noyau d qui entraîne dans son mouvement le contact glissant f. Le courant traverse le solénoïde, puis le fil de liaison e et arrive au
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- contact /j (fig. 1 et 2). A mesure que l’intensité augmente, le solcnoïde attire le noyau et rallumage se fait progressivement. T,e conducteur de seconde classe se termine par une partie conductrice fixe al qui sert de seconde électrode pendant la marche normale. G. G.
- DIVERS
- Images magnétiques, par H. Jaeger. Dr. Ann., t. IV, p. 34’î-367, février 1901.
- Le fer forme un écran magnétique d autant plus parfait, toutes choses égales d’ailleurs, qu’il est plus doux. L’effet d’écran. exprimé par la fraction du champ qui subsiste, croît quand 1 intensité du champ diminue.
- Ces résultats out été obtenus en étudiant le champ d’un conducteur rectiligne parcouru par lui courant de quelques ampères.
- Par contre, en avant de l’écran, c’est-à-dire du côté où se trouve le couducteur, le champ magnétique a une intensité double environ de l’intensité primitive. Sa valeur est la même que si ou remplaçait l’écran par un conducteur en tout identique au premier, situé' dans le plan de la face anterieure de cet écran. C’est à ce conducteur lictif que M. Jaeger donne le nom d’image magnétique du premier.
- Les vérifications directes sur le champ du conducteur rectiligne sont plus simples au point de vue théorique; mais, à cause des difficultés de réalisation pratique, M. Jaeger a effectué les expériences de vérification avec des solénoïdes. Il a fait construire deux solénoïdes aussi identiques que possible : il mesurait le champ obtenu d'abord quand les deux solénoïdes étaient en contact par leur face terminale et ensuite quand l’un était remplacé par l’écran et éloigne suffisamment pour que son action fût négligeable. Avec une plaque de fer doux formant écran presque parfait, le champ est très sensiblement le même dans les deux cas.
- En comparant les diverses variétés de fer, on trouve que cette action réfléchissante, ou ce qu’on peut appeler par analogue leur pouvoir réflecteur est fonction de leur dureté mécanique. Le pouvoir réflecteur diminue quand la dureté augmente.
- Il sc produit également un phénomène analogue à la réflexion quand, la plaque de 1er est inclinée sur l'axe du soléuoïdc et avec deux plaques formant un angle, on réalise un phénomène analogue à celui des miroirs angulaires (kaléidoscope).
- M. L.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 3 juin 1901 (suite).
- Action physiologique des rayons du radium, par Henri Becquerel et P. Curie Comptes rendus. !.. CXXXIJ, p. I-289-1291.
- Les rayons du radium agissent énergiquement sur la peau ; l’effet produit est analogue à celui qui résulte de l’action des ruvous de Roul-
- MM. Walkofï et Giesel ont les premiers observé ect effet (’), Ainsi M. Giesel avant placé sur son bras, pendant deux heures, du bromure de-baryum radifcrc enveloppé dans une feuille de celluloïd, constata sur la peau une
- (*) Wai.koff, Photogr. Rundschau, octobre 1900. Gieski., Bericktc der deutschen chemischen Gescllschaft,
- 1. XXX11I. p. 3569.
- légère rougeur : deux ou trois semaines plus tard, la rougeur augmenta, il se produisit une inflammation et la peau finit par tomber.
- M. Curie, M. Becquerel et Mmc Curie ont eu à subir des brûlures analogues dans leurs recherches sur les rayons du radium (* 1).
- f1) Voici quelques-uns des effets observés :
- c; M. Curie a reproduit sur lui-même l'expérience de
- feuille mince de gutla'-pcreha, el pendant dix heures, du chlorure de baryum radifcrc, d’activité relativement faible (l’aclivilé était 5 000 fois celle de lurauium métallique). Après l’action dos rayons, la peau est devenue rouge sur une surface de 6 cmè l’apparence -est celle d une brûlure, mais la peau n’est pas ou est à peine douloureuse. Au bout de quelque jours, la rougeur, sans s’étendre, se mit à augmenter d’intensité; le vingtième jour, il se forma dos croûtes, puis une plaie que l’on a soignée par des pansements; le quarante-deuxième jour, l’épiderme a commencé à se reformer sur les bords,
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- signant le centre, et. cinquante-deux jours apres 1 action des cuvons. il reste encore a 1 état de plaie une surtaee
- tification plus protonde.
- a M. H. Becquerel, en transportant un p>etif: tube scelle contenant quelques decigrainmcs de chlorure de bamuin i aditi i < ti s a<tit [ i< UmK SiOüüü fois a lie de 1 uranium avec 1 appareil de M. (.une], a subi des actions du meme ordre. La matière était enfermée dans
- daus une petite boite de carton. Le j et le i\ avril, celte boite a etc placée a plusieurs reprises dans un coin d une poche de gilet pendant un temps dont la duree totale
- qui devint plus toncee les jours suivants, marquant eu
- ovale de f> cm de long sur q em de large. Le -±.\ avril, la peau tombait, puis la partie m plus attaquée se creusa ou
- tissus mortihcs furent elnmues, et le aa tuai, c csl-a-dire quarante-neut jours apres 1 action des ravons. la plaie se
- n Vendant que 1 on donnait des soins a cette brulure, oblongue en regard de 1 autre coin de la poche du gilet soit à la meme date que plus haut, soit vraisemblablement
- quatre jours au moins apres I action excitatrice : 1 inflammation se développa, présentant 1 aspect d une brulure superhcielle : le ab mai la peau commençait a tomber;
- » Ces faits montrent que la durée de l'évolution des
- )> En dehors de ces actions vives, nous avons eu sur
- | Observations de la résonance électrique dans l’air raréfié, par Albert Turpain. Comptes j rendus, t. CXXXII, p. ilia-nir?.
- Dans do précédentes communications (*} l’autour a indiqué les résultats auxquels conduit la méthode d’observation qui consiste à entourer un résonateur électrique filiforme d'une gaine d'air convenablement raréfié. La luminescence de l’air raréfié indique la distribution électrique le long du résonateur.
- M. Turpain s’est proposé d’étudier par la même méthode, non seulement l’état électrique des diverses régions d’un résonateur en activité, mais l’état électrique des fils de concentration du champ hertzien et même celui de la région avoisinant les fils de concentration et le résonateur.
- La difficulté que présente cette recherche expérimentale réside dans l’extrême fragilité des vases, de volumes assez notables .'3 litres à 4 litres), lorsque 1 air contenu à leur intérieur doit être très raréfié. Pour permettre une disposition facile, à leur intérieur, du dispositif constituant le résonateur et du dispositif de concentration du champ hertzien, ces vases doivent être forcément constitués de deux parties adaptées l'une à l’autre par un masticage convenable. Après un certain nombre d’essais infructueux, M. Turpain a fait usage d’uue cloche à vide percée de trous dans lesquels on mastique des tubes de verre qui servent de guides aux fils de concentration. Ces tubes permettent de déplacer la cloche le long des fils et empêchent la luminescence Cfui sc produirait si les fils étaient en contact avec l’air raréfié.
- Le résonateur est formé d'un fil d’aluminium courbe en forme de circonférence de i5 cm environ de diamètre et dont les extrémités présentent un écartement de quelques millimètres. 11 est suspendu dans la cloche, de manière que son plan soit perpendiculaire à la direction des fils de concentration, ou bien il est supporté
- doigts qui oui tenu les tubes ou capsules renfermant douloureuses; pour l’un de nous, l’inflammation des
- lité douloureuse n’a pas encore complètement disparu
- O Écl. Êlect., l. XXXIII, p. et 761, 16 et a3 juin 1900.
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- par les tubes, de telle sorte que son plan soit parallèle au plan des fils de concentration. On peut aisément faire passer le résonateur de la première position à la seconde sans être obligé d’ouvrir la cloche. Il suffit d’imprimer des mouvements convenables à tout le dispositif. On peut également amener le résonateur à reposer sur la platine et le soustraire ainsi à l’action du champ. On obtient de cette façon, avec une seule cloche, des effets qui nécessiteraient la préparation préalable de deux ou de trois cloches. Il est alors facile d’observer les différences que présentent les aspects de la luminescence à l’intérieur de la même cloche pour ces trois positions du résonateur.
- Les phénomènes observés avec des résonateurs ainsi disposés confirment les observations précédemment faites I* 1) avec les résonateurs enfer-. niés ' dans des tubes à air raréfié (’).
- (*) Loco cilalo.
- cornent d’un pon1, ont montré que la demi-longueur est très sensiblement égale à la longueur du résonateur
- rapportée à la
- la différence entre les demi-longueurs d’ondes relative
- égale à deux fois la longueur du résonateur.
- lient directement cette loi théorique sans qu’il y ait àé
- crornètre, disposé dans une cloche à air raréfié, dont le
- A cet effet les doux extrémités qui forment les pôles du effectue le masticage de manière à emprisonner l’air
- do l’air du tube en même temps qu’on fait le vide dans Le déplacement du pont indique une longueur d’onde
- Influence de la température sur la force électromotrice d’aimantation, par René Paillot. Comptes rendus, t. CXXXll, p. i3i8-i3»o.
- L’auteur a employé la méthode ot le dispositif expérimental indiqués dans sa précédente noleC).
- Les électrodes du métal a étudier sont introduites dans les deux branches verticales d’un tube deux fois recourbé, dont Tune des branches est placée dans un champ magnétique. Ce tube plonge dans une cuve rectangulaire plate en laiton d’une capacité de i,5o litre environ. Dans cette cuve circule un courant d’eau il température constante, obtenu de la manière suivante : l’eau provenant, d’un réservoir placé à 2 m de hauteur s’échauffe par son passage dans un serpentin de cuivre, chauffé par un bec Bunsen, dont la flamme est réglée par un régulateur à mercure plongeant dans la cuve plate. Après avoir circulé dans cette cuve, l’eau se déverse dans un réservoir inférieur d’où une petite pompe rotative mue par un moteur électrique de faible puissance la fait remonter dans le réservoir supérieur. Dans ccs conditions 011 peut obtenir, pendant plus d’une heure, une température constante à 1/10 de degré près.
- Iles résultats obtenus (”) on peut tirer les conclusions :
- iu La force électromotrice d’aimantation du fer doux augmente avec la température ;
- 20 La variation de la force électromotriee d’aimantation du fer doux avec la température est d’autant plus grande que le champ est plus intense.
- 3° La force électromotrice d’aimantatiou du bismuth diminue quand la température s’élève.
- La variation delà force électromotriee d’ai-
- L’application de cette méthode d’observation de la résonance électrique dans l’air raréfié est susceptible de fournir, en offrant une sorte de spectre du champ
- f) Écl. Élect., t. XXYII, p. dia, aa mai.
- les Comptes rendus.
- Yoici quelques résultats :
- I. Électrodes en ferdoux de o,o5 cm de diamètre, préparées à la Wollaston, plongeant dans l’eau acidulée par
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- tnantalion du bismuth avec 3;t température est d’ailleurs très l'aible. Elle n’est, sensible que
- î Rigliî, de Yillari, de J.-.ï. de Perrin et de Sagnuc, ont démon-
- 1750 0,0042 0,0074
- 8800 0,0170
- i535o f»" o,o3ii 1
- 3„ïo° 0^332
- 'iloo . 0,0076
- 8800 m56o
- 2 K,00
- Soioo o,o358
- 1700 3100
- JH £1
- i55oo 0,0,3io
- 25900
- i-5o 3ioo
- 5ooo o,0127
- II.
- air travez'sé par les ravons X. La vitesse de la
- Si la décharge des conducteurs était causée seulement par l’ionisulion du gaz que traversent les rayons X ou les rayons cathodiques, la raréfaction de ce gaz devrait exercer la mémo iu-nce sur les perles en électricité positive ou mtive. Or, 1
- it un appareil dans lequel le conducteur à l’action des ravons X se trouve soustrait à l’influence du gaz'ionisé (l).
- perd sa charge jusqu’à une certaine limite sous l'influence des rayons X ;
- 2° Les feuilles d’or de 1’.
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- •aisons de l’aluminium et du molybdène, par
- En opérant par la méthode de Coidschmidl nr des mélanges d’aluminium et d’acide molvb-
- avec l’acide tungstique (^, M. Léon millet a obtenu des combinaisons cristallisées e formules. A!.Mo., AP.Mo et ATMo.
- Sur les alliages d’aluminium et de magnè-ium, par Boudouard. Comptes rendus, t. CXXXII,
- Dès i8ti6, Wochlcr préparait de ces alliages
- chlorure de sodîum; plus tard Parkinson obtint un alliage à 2 5 p. 100 de magnésium en opérant, la fusion dans nu creuset brusqué avec de la les alliages de ce
- préparé un alliage d'aluminium eontei 12 p. ioo de magnésium, plus léger que l’aluminium, d’une couleur semblable à celle de l’argent, pouvant être tourné, percé, taraudé.
- M. Boudouard a entrepris une étude complète des propriétés de ces alliages. Dans sa note a
- .........* il fait connaître les résultats qu’il a
- les points de
- niutn et en ordonnées les températures on n une courbe qui, partum Je 635" (point Je fusion Je Mg) s'abaisse il 356” pour a5 p. 100 Je Al,-se relève à 455" pour 33 p. ioo Je Al, abaisse il 445" pour 45 p. ioo, puis se relève Je ouveau il 462” pour 3o p. 100 Je Al, passe par n troisième minimum ù4^2° pour 70 p. ioode Al t atteint enlin 65o“, température Je fusion Je l’aluminium, Les alliages, contenant de o à 10 p. 100 soit d’aluminium, soit de magnésium, sont assez malléables. La fragilité de l’alliage
- reçoit une charge négative, qui la polarise on utliranl l'électricité positive et en repoussant l’électricité négative; la charge elle-même se dissipe sous forme de rayons
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- Séance du 10 juin J1).
- Vibrations produites dans un ûl à l’aide d’une machine a. influence, pan D. Negreano.
- « i. Si l'on réunit directement l'un des pôles de l’excitateur d’une machine "VYimshursl a un bout d’un fil métallique tendu, isolé et contenu dans un tube, l'autre pôle de la machine étant au sol, le fil métallique effectue des vibrations transversales. Si l’on regarde le fil vibrant dans l’obscuritc, on voit des parties alternativement lumineuses et obscures. Si le hl est attaché au pôle positif de la machine, on voit des lignes brillantes équidistantes plus larges vers le milieu et amincies aux bords. Dans le cas où le fil serait attaché au pôle négatif, on voit des points lumineux équidistants tout le long du. fil.
- » 1.'expérience a été réalisée avec un tube en verre de o.,5o m de longueur et 6o mm de diamètre, le diamètre du til métallique étant
- » Des expériences analogues, mais avec des dispositifs différents, ont été réalisées par MM. Bczolcl, Tommasina et plus récemment par Viol. Suivant ce dernier, ce phénomène serait dô aux vibrations mécaniques produites dans le fil, les parties lumineuses correspondant aux noeuds des vibrations.
- » 2. Si l’on réunit, dans l’air, deux fils métalliques de même longueur tendus parallèlement aux deux pôles de la machine, les deux autres bouts des fils étant libres, les fils entrent en vibration. Dans l’obscurité, sur le fil attaché au pôle négatif, on voit une série des points lumineux équidistants ; sur le lii posilil, une série dos lignes lumineuses, dont les milieux correspondent aux points lumineux du premier fil.
- » L’expérience esL très brillante si les deux fils sont soudés aux extrémités d'un tube on verre : les lignes et les points lumineux apparaissent très réguliers. Si les deux fils sont suffisamment rapprochés, l’expérience réussitjégale-ment en attachant l'un des fils à l’un des pôles de la machine, tandis que l'autre (il est réuni au sol. Onpourrait, dans ce dernier cas, considérer les deux fils comme les deux armatures d’un condensateur. »
- p) Outreles deux communications indiquées ici, signa-
- lytiques de courants alternatifs, appareils sur lesquels nous donnerons prochainement plus de détails.
- Sur un grisoumètre électrique, pur G. Léon,
- Comptes rendus, t. C.WWII, p. 1408-1410.
- Les indicateurs de grisou en usage sont basés sur les auréoles données par les flammes dans les atmosphères grisouleuses ; les lampes de sûreté ordinaires à huile ne permettent d’apprécier que des teneurs de grisou supérieures a 2 p. 100; un ingénieur autrichien, M. Picler, en recourant à la flamme plus volumineuse de l’alcool, a abaissé cette limite à deux millièmes et demi; M. l’Ingénieur des Mines Chesneuu, en dissolvant dans l’alcool employé de l’azotate de cuivre et du bichlorure d’éthylène (liqueur des llollandais'i et en produisant ainsi dans la flamme du chlorure cuivreux qui la colore en bleu, a augmenté la précision de la lampe Pieler et lui a permis de déceler un millième de grisou (').
- Un ingénieur anglais, M. Lîveing, a imaginé un appareil fondé sur un principe tout différent : en observant la différence d’éclat de deux fils de platine portés au rouge par le même courant électrique et placés, l’un dans l’air pur, l’autre dans l'air grisouteux, M. Liveing est arriver à doser le grisou à 1/2 p. roo près.
- M. Léon a obtenu récemment des résultats fort encourageants en observant, non pas la différence d’éclat ou la différence de longueur, mais la diflérenee de résistance électrique de deux fils de platine chauffés vers 1 ooo" par le même courant et placés l’un dans le grisou, l'autre dans l’air pur (2).
- i1) G. CiiEsxjiAr, Annales des Mines, 9e série, t. Il, p. ao3 : 1892: ibid., 9e série, t. Ut, p. 509; 1898 . — Compte rendu du II' Congrès international de Chimie appliquée, t. III, p. 42U 1896.
- mètre sont recouverts Je cuivre électrolytique, sauf en après que la gutta a été dissoute à l’aide du sui-
- sous une double toile métallique, forment les deux brandi constanlan. ont chacune une résistance d’environ
- l’appareil (0,68 dans les fils de platine, 1,36 amp. dans
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- La méthode se prête d'ailleurs an dosage de tous les gaz combustibles, notamment de l'hydrogène, dont la température d’inflammation est bien intérieure à celle du lormène pur, et de l’oxvdc de carbone.
- baulvt- (Clü<l»‘s mnu's di'Marly) 7-8 llllll""-. -’ossel-Iérin (O des mines dAn-
- ” mil.
- • npproximitliuii olli’s sont proportionnelles
- I uUcusito dans la seconde Immclte du pont
- SOCIÉTÉ DES ELECTRICIENS DE BERLIN
- Séance du 22 janvier 1901 Voltmètre statique pour de très hautes tensions, par M. le D1 Benischke. Eleltrotechniscke Zeitschrift t. XXII, p. iln, 21 mars 1901.
- L’auteur présente un voltmètre statique pour hautes tensions de TAIlgemeine-Klektricitats-('rosellschaft avec bâti en stabilit, comportant deux graduations, la première jusqu'à 7 5oo volts, la seconde jusqu’à 20000 volts.
- En 1898, M. le professeur Peukcrt a proposé de ramener la mesure des hautes tensions à celle de basses tensions. Dans ce but, plusieurs condensateurs de même capacité sont connectés en série; aux bornes de l'un d’eux est placé un voltmètre statique; pour-connaître la tension il suffit démultiplier la tensioulue au voltmètre par le nombre de condensateurs employés.
- Cette proposition n'a pas reçu d’applications pratiques, car il est très difficile de construire des condensateurs d’égale capacité et l’on est de plus peu sur delà constance de leurs capacités.
- x^ussi l’emploi de voltmètres statiques et de transformateurs à rapport connu sont-ils préférables. Les voltmètres, il est vrai, ne peuvent pas supporter de tensions très élevées à cause des étincelles qui peuvent se produire entre la partie (ixe et la partie mobile ; les transformateurs deviennent très grands, car l’isolation nécessite des bâtis de fer beaucoup plus forts et par suite beaucoup plus chers que ceux correspondant à la puissance nécessaire.
- [fauteur a admis le principe de Peukert pour augmenter le domaine d’1111 voltmètre statique ordinaire. Pour cet instrument, ou emploie 3 condensateurs de la manière suivante : au premier condensateur sont connectés les fils du voltmètre, qui sont également réunis avec les bornes à 7 ooo volts ; les bornes pour 20 000 volts sont réunies avec les connections du premier et du dernier condensateur.
- Le diélectrique des condensateurs est lormé de plaquettes de micanitcs placées vers le fond de l’appareil, le tout est monté sur une plaque en stabilit qui porte les bornes et les vis de fixation du voltmètre.
- Les 2 échelles sont établies par étalonnage.
- L’Ailgemciue-Eiektricitats-Gesellschaft construit ainsi des voltmètres jusqu'à 4° 000 volts.
- P. Dikxy.
- Le Gérant : C. N AUD.
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- Tome XXVII.
- Samedi 29 Juin 1901-
- L’Éclairage Électrique ^
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques^
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL. Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — D. M0NN1ER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur* 4 la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A- WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rolliu.
- RÉSONANCE DANS LES CIRCUITS A COURANT CONTINU
- Ce titre, bien qu'un peu paradoxal, ne peut tromper personne. Il est bien évident que Éon n’observe aucun phénomène de résonance sur un courant fourni par des piles ou des accumulateurs, lorsque celui-ci traverse un circuit ne présentant aucun phénomène périodique : une résistance constante, par exemple. Mais il est évident aussi, et il n’est pas un électricien qui l’ignore, que le seul fait d’introduire dans le môme circuit un appareil à variation périodique suffit pour superposer un courant périodique au courant continu.
- Plus généralement encore, on peut dire que tous nos courants électriques industriels se présentent comme formés par la superposition d’un courant réellement continu et de courants périodiques de plusieurs fréquences, produits par la génératrice et Les appareils récepteurs ; les fréquences de ces courants peuvent n’ètre pas harmoniques entre elles.
- Ces faits sont bien connus, mais ce qui l’est moins, c’est la grandeur du phénomène périodique, relativement au phénomène constant.
- L’observation, avec un oscillographe quelconque, d’nn courant dit continu, est extrêmement intéressante. D’abord, au lieu du trait droit et lin que l’on s’attend à trouver, on remarque une ligne estompée et sinueuse. Si l’on étale la courbe suivant l’axe des temps, on obtient, quand on prend le courant d’une machine ayant un grand nombre de lames au collecteur, une ligne plus ou moins finement dentelée, les dents ayant une amplitude faible par rapporta la déviation totale ; mais il suffit de placer, en dérivation sur le circuit, un moteur ayant peu de lames au collecteur, pour introduire une perturbation périodique de moindre fréquence et de plus grande amplitude.
- Un exemple montrera mieux l’importance relative de cos perturbations. Sur le circuit d’une dynamo à anneau Gramme, débitant environ 6o ampères sous 120 volts, on observe
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVII. - N° 26.
- des dents très serrées, ayant à peine i ou a volts d’amplitude maximum; l'aspect général est bien celui du courant continu, mais avec l’estompage du trait. En plaçant sur le circuit un moteur tétrapolaire, à induit denté, avant seulement 24 lames au collecteur et tournant à 20 tours par seconde, on introduit une perturbation périodique de fréquence 480 et dont l’amplitude maximum est voisine de i4 volts, alors que le voltage moyen est de 120 volts ! Or, pour produire cette perturbation le moteur absorbe seulement 4 ou 5 ampères dans l’induit, c esl-à-dire — environ de lu charge totale.
- Dans ces conditions on comprend mi aux l’expression de résonance dont nous nous sommes servis au début : en effet, comme dans les circuits parcourus uniquement par des courants alternatifs, on peut réaliser des conditions de résonance telles que le phénomène périodique soit amplifié au delà de toute mesure.
- Il est très facile de réaliser la résonance électrique par le procédé bien connu du condensateur et de la bobine de self-induction en série ; par ce moyen, qui n'est d’ailleurs que celui employé par Pupin pour l’analyse des courbes de courant alternatif, on peut obtenir des différences de potentiel très élevées et, de leur mesure, déduire la valeur efficace et la fréquence du courant alternatif qu'il faudrait superposer à un courant exactement continu pour obtenir la même forme de courant.
- Le système formé par un condensateur de capacité C et une bobine de self-induction L, a une période d’oscillation propre dont la durée est, en négligeant l’amortissement :
- t = ** v/cïï:
- Ce système, placé sur un circuit traversé par un courant de même durée d’oscillation, entre en résonance et la différence de potentiel efficace qui existe aux bornes de la bobine de self-induction seule, a pour valeur ;
- Uc/T — 1 LL,, .
- i/n.
- et, comme ie/r, l'intensité du courant qui passe au travers du condensateur et de la bobine, est simplement égal à :
- tiï lt ’
- c'est-à-dire au quotient de la force cicetromotrice efficace du courant périodique par la résistance de la bobine de self-induction, on obtient, finalement ;
- Celte différence de potentiel est égale à celle qui existe aux bornes du condensateur, mais avec un retard de 180’, el les deux différences de potentiel sont, à la résonance exacte, en quadrature avec e.
- Le rapport de U,.^ à ee(f peut être aussi grand qu’on le veut puisqu’il suffit que la cousit iule de le/nps, soit elle-même aussi grande que possible. D’autre part, pour une même bobine de self-induction, le rapport croit avec la fréquenceCe calcul suppose qu’il n’existe pas d’autre cause de dépense d’énergie que l’effet Joule; une bobine renfermant du fer et dépensant par hystérésis se comporterait comme si sa constante de temps était plus petite.
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- 29 Juin 1901.
- revue D’Electricité
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- Cette méthode d’analyse, appliquée au circuit ci-dessus, a donné les résultats suivants :
- \Je/r était mesuré avec un éiectromctre en dérivation sur la bobine. Dans ces conditions, on voit que eeff — 4,85 volts avec une fréquence égale à 482. Or. cette force électromotrico efficace correspond, si on la suppose sinusoïdale, à 7 volts maximum, d'où l’amplitude totale de 14 volts signalée plus haut.
- L’ensemble ainsi constitué pourrait au besoin servir soit comme indicateur d’harmoniques, dans les réseaux où l’on peut craindre des perturbations de ce côté, soit, comme indicateur de vitesse. En effet, comme dans toutes les expériences de résonance, on sait qu’un très petit écart, en plus ou en moins, entre la période du courant et celle du circuit de résonance, se traduit par une diminution extrêmement rapide du phénomène observé. Dans l’expérience ci-dessus la machine génératrice était soumise à des variations de vitesse incessantes et il était impossible d’obtenir une valeur stable de Y,efr ; le chiffre de 140 volts est le maximum constaté ; c’est celui que l'on doit prendre puisqu'il correspond seul à la résonance complète. Le condensateur amené à 0,10 ou 0,12 microfarad, Vefr tombait à moins de 20 volts.
- La première conclusion à tirer de cette expérience, c’est que tous les électriciens, si bien prévenus qu’ils soient du fait que les courants continus industriels ne sont jamais rigoureusement constants, n’ont pas une idée exacte de la grandeur des perturbations qui se produisent. Evidemment le calcul peut permettre do prévoir ces phénomènes, mais peut-être n’en tient-on pas assez compte dans la pratique; certains troubles, en particulier l’induction sur les lignes téléphoniques, n’out pas d'autres causes.
- Parmi les résonances électriques, la plus aisée à prévoir est celle qui résulte de la présence de câbles ayant une certaine capacité et de bobines ayant de la self-induction : c’est, pratiquement, le dispositif de l’expérience ei-dessus. On ne tient jamais compte de ces grandeurs L et C pour les courants continus et il ne semble pas d'ailleurs qu’il puisse résulter de la résonance un effet bien dangereux. En effel, comme nous l’avons vu, le rapport — est d’autant plus grand que la dépense d’énergie dans le circuit de résonance, est plus petite ; or, dans la plupart des cas, les bobines ayant une self-induction convenable renferment assez de fer, ou ont une résistance assez élevée, pour absorber l’énergie de la perturbation, sans produire d’élévation de potentiel dangereuse. Cependant, atout hasard, il serait intéressant, dans le cas de ruptures d’isolants inexpliquées, de rechercher l'influence de ces phénomènes.
- Les appareils de mesure peuvent-ils être affectés par ces perturbations;1 Dans le cas le plus général, il ne semble pas que l’amplitude totale de ces ondulations soit assez grande pour créer entre la différence de potentiel moyenne du réseau et la valeur efficace, un écart perceptible avec les instruments industriels. Il y a cependant un cas bien, connu où les appareils à aimants permanents et les appareils à courants alternatifs n’indiquent pas la même valeur : c’est quand sur le réseau se trouve placé un interrupteur éleclrolytique, Wehneit ou Caidwell ; on sait qu’on observe alors des dilférences, quelquefois très considérables, entre les deux sortes d’appareils; nous avons constaté jusqu’à 4 et 5 volts entre un voltmètre à aimant et un thermique, habituellement d’accord ! Le phénomène est d’ailleurs très visible sur les lampes à incandescence, car leur éclat augmon Le subitement, tan-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T, XXVII.— N° 26.
- dis que le voltag-e moyen reste constant. Il est évident que les interrupteurs électrolytiques sont aussi dangereux pour le circuit sur lequel ils sont placés, que pour les bobines auxquelles on les applique (*).
- Indépendamment des résonances électriques, certaines résonances mécaniques peuvent cire provoquées par l’existence de ces ondulations du courant dit continu et contribuent, peut-être beaucoup, à la destruction de certains organes par les vibrations.
- H. A ESMA.GNAT.
- EXPOSITION UNIVERSELLE
- MATÉRIEL DE L’ELECTROTECRNISCIIE INDUSTRIE CI-DEVANT W. SMIT ET C"= DE SL1KKERVEER
- mrant continu do l’Elektroteehnisclie Industrie de Slikkerveev était , dvnamos et moteurs très bien étudiés dont nous décrirons les principaux types.
- Dynamo de 65 kilo watts. — La dynamo dont nous notm occuperons tout d’abord est du type normal à 4 pèles. Sa puissance est de 65 kilowatts sous une tension de 46o à 5oo volts. L’intensité du courant de débit, pour cette dernière tension, est de i3o ampères.
- La vitesse angulaire est de 6oo tours par minute.
- Cette dynamo est représentée sur la photographie de la figure i, les ligures 2 et. 3 sont des vues d’ensemble avec coupes partielles.
- Inducteurs — La carcasse inductrice, en acier, est coulée en deux parties et porte, venus de fonte, les noyaux polaires à section rectangulaire.
- La partie inférieure est munie de deux pattes qui reposent sur un bâti portant les paliers à rotule. Le bâti est lui-même monté sur deux rails réunis par des tra-r lesquels il peut glisser de façon à donner la tension voulue à la courroie de
- commande. Le déplacement s’effectue à l’aide d'i
- is à filet carré supportée par le bâti et
- (*) Sur le même circuit qui a servi à l'expérience ei-dessus, un interrupteur Welmelt, en série avec une bobine d’induetion de ao cm d étincelles, produit, sur la courbe des volts, des dents très aigues et relativement espacées, dont la pointe extrême atteint le double du voltage moyen, soit ï/\0 volts !
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- s’engageant, dans un écrou fixe venu de fonte avec le rail, tendeur situé du côté de la courroie.
- Les épanouissements polaires sont également en acier et sont maintenus à l’aide de vis. Leurs arêtes dans le sens de l'axe sont légèrement inclinées par rapport à ce dernier, suivant le dispositif Swinburne. Les arêtes sont arrondies de façon à augmenter l’entrefer dans le voisinage des cornes polaires.
- Le diamètre extérieur maximum de la carcasse inductrice est de 114 cm et son épaisseur maxima d’environ 8 cm. La largeur est de 5o cm.
- Les dimensions des noyaux polaires sont, de 3i cm dans le sens de l’axe et 23 cm, dans le sens perpendiculaire. Celles des épanouissements polaires sont de 32 cm également dans le sens de l’axe et 29 cm dans le sens perpendiculaire.
- Le diamètre d’alésage de l’inducteur est de 5x,5 cm el l’entrefer de 7,5 mm.
- L’enroulement inducteur est en dérivation ; il comporte 4 bobines enroulées sur des carcasses isolantes; chaque bobine comprend 44ao spires de fil de 1,-6 mm2 de section, et les 4 bobines sont groupées en série.
- La résistance du circuit d’excitation est de 222 ohms à froid el le poids de cuivre utilisé sur l'inducteur, de 3oo kg.
- Le poids de l’inducteur sans le bAti est de 2000 kg.
- Induit. — L’induit est supporté par un croisillon en fonte retenu sur le moyeu par deux frettes en 1er forgé posées à chaud.
- Les tôles induites, partagées en trois noyaux séparés par des intervalles vides pour la ventilation, sont serrées entre deux anneaux de fonte
- portant des rebords pour supporter les
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- et maintenues par des vis entre cuir et chair. Le diamètre extérieur de l’induit est de 5o cm et la largeur totale, y compris les espaces libres, de 3a cm. La largeur des intervalles laissés entre les noyaux est d’environ to mm.
- La hauteur radiale des tôles est de 1i,5 cm.
- L’enroulement induit en tambour multipolaire ordinaire en série est réparti dans 55 rainures de 27 mm de profondeur et do i3 mm de largeur. Tl est. constitué par des lames de cuivre de 10 nun de largeur et de 2 mm d’épaisseur, soit 20 mm2 de section. Chaque rainure en comprend 6 réparties en a couches. Le nombre de sections de l'induit est de i65 el le nombre de conducteurs par section est de 2. Le poids du cuivre utilisé pour l'enroulement induit est de 54 kg.
- Le collecteur, qui comporte i65 lames, est monté sur un manchon en fonte : les lames sont maintenues par un anneau serré à l’aide de
- Le diamètre du collecteur est de 32 cm et sa largeur utile de 22 cm.
- Les supports des porte-balais sont disposés sur un collier en deux parties pouvant tourner autour d'un anneau venu de fonte avec le palier. Le déplacement, se fait, à la main et le collier est arrêté par une vis terminant, la poignée de manœuvre.
- Les deux lignes de balais en charbon comportent chacune 4 porte-balais d’un type analogue à celui que nous avons décrit précédemment.
- La résistance de l’induit entre balais est de o,o58 ohm à froid.
- L’arbre porte trois collets dont deux en bronze rapportés de façon à limiter le jeu latéral : le troisième .collet placé près de l’induit, du côté opposé au collecteur, est disposé de façon à éviter l’entraînement de l’huile.
- Le poids de l'induit tout monté est de 800 kg-.
- Résultats d'essais. — L’intensité du courant d’excitation pour obtenir la tension normale à vide est de 2 ampères.
- En charge, le courant d’excitation 11e serait que de 2,1 ampères.
- Moteur de 4 chevaux. T,e moteur de 4 chevaux, représenté sur la photographie de la figure 4. est d’un type analogue à la dynamo précédente. Les figures 5, 6 et 7 en donnent des vues et coupes diverses. La figure 8 est une coupe à plus grande échelle d’une partie de l’induit.
- Ce moteur est établi pour une tension aux bornes de 220 volts, sa vitesse est de io5o tours.
- La carcasse inductrice en acier a une constitution analogue à celle de la dynamo de 65 kilowatts ; son diamètre est de 47-5 cm et sa largeur de 3o cm. L’épaisseur maxima est de 32,5 mm.
- Sur cette carcasse sont rapportées deux flasques ajourées portant les paliers.
- La carcasse est fixée directement sur les rails tendeurs réunis par des traverses. Un dis-
- Fig. 4. — Moteur il courant continu de /, chevaux de MM. \V. Smit et C1" de Slikkerveer.
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- positif analogue à relui fie la machine précédente est employé pour le déplacement de la carcasse, toutefois la vis est. ici montée sur l’un des rails, celui le plus voisin de la poulie, et. l’écrou est fixé après la carcasse.
- Les dimensions des noyaux polaires sont de i3 cm dans le sens de l'axe et de 9 cm. dans le sens perpendiculaire. Celles des épanouissements polaires de forme rectangulaire, sont de i5 cm également dans le sens de l'axe et de 12 cm dans le sens perpendiculaire.
- Los bords des épanouissements sont arrondis de façon à augmenter l’entrefer près des cornes polaires, mais ne sont pas inclinés sur l’axe.
- Le diamètre d’alésage de rinducteur est de 21,5 cm et l'entrefer de a,5 mm.
- L’enroulement inducteur est en dérivation, il comporte 4 bobines de 3700 spires de fil de 0,7 mm de diamètre, enroulées sur des carcasses isolantes.
- La résistance de l'inducteur à froid est de 4o;> ohms et le poids de cuivre utilisé sur l’inducteur de 3i kg.
- L’induit est d’une construction analogue à celui de la dynamo décrite plus haut, toutefois les croisillons supportant l’induit et. les flasques serrant les tôles sont ici en bronze.
- Le diamètre extérieur de l’induit est de ai cm et la hauteur radiale des tôles de fi,:> cm. La largeur des tôles réparties en un seul anneau est. de i5 cm.
- L’enroulement de l'induit en tambour multipolaire ordinaire en série est disposé dans 33 rainures de i5 mm de profondeur et de 8 mm de largeur'. L’enroulement complet coin-
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- >5 mm de diamètre. Le nombre de conduc-du fil pour chaque section est de 2,35 m
- nporte
- des
- porte 99 sections do 3 spires chacune de fil de i leurs par rainure est par suite de 9 ; la longuei et le poids du cuivre utilisé sur l'induit do 3 kg.
- Le collecteur d’une constitution identique à celui de la machine précédente <
- 99 lames. Son diamètre est de 16 cm et sa largeur utile de 7,5 cm.
- Les deux axes des porto-balais sont fixés à des oreilles venues de fonte avec paliers. Chaque ligne comprend deux porte-balais du type normal de ADI. Sxnit et Cie.
- Les balais en charbon sont fixes, on peut toutefois les déplacer légèrement car les trous dans lesquels passent les axes sont ova-lisés.
- La résistance de l’induit entre balais est de 0,69 ohm.
- Le poids du moteur sans les rails tendeurs est de 35o kg.
- Le courant d excitation du moteur à vide esldo o,55 ampère, et le courant traversant l’induit à pleine charge de 16 ampères ; le rendement est de 0,80 p. xoo.
- Moteurs de i3 chevaux. — En dehors des dynamos multipolaires, la Société rEIektrotechuische Industrie construit également des dynamos bipolaires, du type cuirassé, destinées principalement aux applications mécaniques et dont nous décrirons un des types représenté sur la photographie
- r. de la ligure 9.
- Cette machine, employé volLs aux bornes. La vitesse <
- comme moteur 1 charge est de
- série, est établie pour une tension 800 tours par minute.
- Les figures ro et 11 sont des coupes et vues partielles de ce moteur.
- La carcasse inductrice est formée d’une caisse angulaire en acier portant, venus de fonte, les deux noyaux polaires et sur laquelle sont rapportées deux flasques portant les paliers. L’une de ces flasques, celle placée du côté collecteur, est munie de fenêtres pour l’inspection du collecteur.
- Les dimensions de la carcasse inductrice sont : hauteur 67 cm, largeur dans le sens de l’axe 37,5 cm, largeur dans le sens perpendiculaire à l'axe 5o cm.
- La largeur des noyaux polaires à section carrée est de 18 cm ; les épanouissements polaires, retenus par des vis, ont une longueur de 18 cm également et un arc d’embrassement de 1200.
- Le diamètre d'alésage de l'inducteur est de 27,6 cm et l’entrefer de 3 mm.
- L’enroulement série comporte deux bobines de 170 spires de fil de cuivre à section rectangulaire de 8 mm de largeur et 3 mm d’épaisseur. Ces bobines enroulées sur des carcasses isolantes sont montées en série et leur résistance à chaud est de 0,27 ohm.
- Le poids de cuivre inducteur est de 70 kg.
- L’induit est d’une construction analogue à ceux décrits plus haut; le croisillon et les flasques serrant les tôles sont en fonte.
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- Le diamètre extérieur de l'anneau induit est de *7 cm et sa largeur de i8cm et sa hauteur radiale de 8,sa cm. II porte à sa périphérie 64 rainures de 21 mm de profondeur el
- J/cnroulement induit est en tambour; il comporte 64sccti°ns de 3 spires de fil de 5,5 mm chacune. Le nombre de conducteurs par rainure est de 6. Le poids de cuivre induit est de n kg.
- Le collecteur a un diamètre, de ai cm et une lar-
- Les axes des porte-balais sont fixés sur In carcasse inductrice, chacun est muni de deux porte-balais du type normal avec charbon de 3o mm de largeur et i5 mm d’épaisseur.
- La résistance entre balais est de 0,19 ohm à
- Le poids du moteur est de Biu kg.
- L’intensité du courant en pleine charge est de ;>i ampères et le rendement de 85 p. 100.
- Groupe électrogènk DE 28 KILOWATTS. — NOUS terminerons la description du matériel à courant continu de MM. Smit et G"'par celle d'un petilgroupe élec-trogèn e de s tin é à Y écl airage des navires.
- La Société de l’Elek-trotechnische Industrie construit différents modèles
- „ ..._____________________________
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- d’un type de dynamo-vapeur spécialement employé dans les
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- applications de l’électricité à la marine. Le groupe représenté sur la photographie de la figure 12 a une puissance de 28 kilowatts, 35o ampères sous 80 volts, La vitesse est de 325 tours par minute.
- Les figures i3 et 14 montrent des coupes de ce groupe.
- Le moteur à vapeur est du type pilon eompound conjugué. Les diamètres des deux
- cvliudres sont respectivement de 18 et 3o cm et la course est do 18 cm. La pression de la vapeur d'admission au polit cylindre est de fi, r5 kg: cm2 cl la puissance normale <lo 5o chevaux environ.
- Le moteur à vapeur est complètement enfermé dans une caisse en fonte dont les parois peuvent cire enlevées partiellement et. facilement de façon à inspecter les parties en mouvement.
- Les cylindres ont toutefois leurs presse-étoupes placés a l'extérieur de façon à ce que l’eau ou la vapeur ne puisse se répandre dans la chambre des manivelles.
- La distribution se fait par tiroirs plans, commandés par des excentriques à calage fixe. La régulation du moteur est obtenue eu agissant directement sur la vapeur d'admission ; le régulateur est monté sur l'arbre meme du moLeur et agit sur une vanne équilibrée placée dans la conduite d'arrivée de vapeur.
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- La variation de vitesse entre la marche à vide et la marche en charge est de 3 p. ioo
- Une petite variation de vitesse peut être obtenue en marche en agissant directement sur un ressort placé sur la tige do commande de Ja vanne.
- Le graissage des pièces en mouvement est central.
- Ce moteur outre l'induit de la dynamo comporte un petit volant de 85 cm de diamètre et de io cm de largeur.
- La dynamo est d’un type spécial établi en vue d'obtenir une très grande robustesse. Cette machine est multipolaire.
- deux parties, est octogonale et est fixé<
- :hine à vapeur s
- commun.
- Les noyaux inducteurs venus de fonte avec la carcasse ont une section rectangulaire de 3o cm de longueur et 20 cm de largeur. Les épanouissements polaires également en acier ont une longueur de 3o cm et une largeur de 3p. cm. Les rebords sont légèrement arrondis comme dans les machines multipolaires décrites plus haut.
- Le diamètre d’alésage des inducteurs est de 01 cm et l’entrefer de 3 mm.
- L’enroulement inducteur est compound. L'enroulement shunt comprend 4 bobines de 690 spires de fil de 7 mm8 de section et montées en série.
- L’enroulement série formé avec des barres de i5 mm de largeur et 5 mm d’épaisseur comporte 20 spires par bobine ; les 4 bobines sont montées en quantité.
- La résistance- du circuit en dérivation est de 9.3 ohms à chaud et celle du circuit en série de 0,0010 ohm. Le poids de cuivre inducteur atteint 275 kg.
- Les bobines inductrices sont enroulées sur des carcasses dont les joues en fonte sont fixées à la carcasse octogonale.
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- L’induit est d’une construction identique à celui de la dynamo de 65 kilowatts précédemment décrite. Son diamètre est. de 5o cm et sa largeur de do cm.'La hauteur radiale des tôles est de 11.5 cm. 11 porte à sa périphérie 90 rainures de 20 mm de hauteur radiale et 6 mm de largeur.
- L'enroulement induit est en tambour multipolaire en série. Il comprend 90 sections formées chacune de 2 barres de 10 mm de largeur et 3 mm d'épaisseur. Le nombre de conducteurs par rainure est de 2. Le poids de cuivre induit est de 39 kg.
- Le collecteur, d'une constitution identique à ceux décrits plus haut, a un diamètre de 28 cm et une largeur utile de 20,5 cm.
- Les deux axes des porte-balais sonl fixés sur un collier pouvant lourner autour d’un anneau venu de foule avec le palier unique de la dynamo. Chaque axe porte 5 balais métalliques.
- Les conducteurs portant les axes des porte-balais aboutissent à deux cercles collecteurs maintenus par des supports fixés à la carcasse inductrice.
- La résistance de l'induit entre balais est de o,oo56 ohm à chaud.
- Le poids de la machine, non compris le bâti et. le palier, est de 6270 kg.
- Le courant d'excitation pour la marche à vide est. de 7 ampères: le rendement de la dynamo seule est de 90 p. 100 et celui du groupe remploi de 80 p. 100.
- Le matériel à courants alternatifs de MM. Smit et G1* de Slikkerveer était représenté par divers transformateurs et moteurs.
- Transformateurs. — Parmi les transformateurs exposés par MM. Smit et. Cîp, nous décrirons un des Lypes des transformateurs à courants triphasés, celui de 4o kilovolts-ampères.
- Ce transformateur est établi pour une tension primaire de 1 000 volts., le courant primaire est par suite de i3,65 ampères par phase. La tension secondaire estde 120 volts et le courant secondaire par phase de 111 ampères.
- La fréquence est de 5n périodes par
- Ce transformateur est représenlé sur la photographie de la figure 1, les figures 2, 3 et 4 sont des vues d’ensemble diverses avec coupes.
- Le circuit magnétique est constitué par 3 colonnes verticales de tôles lamellées disposées en plusieurs paquets de différentes largeurs et épaisseurs de façon à utiliser toute la section circulaire des bobines. Toutes les tôles d’un même noyau sont serrées entre deux plaques en bronze et assemblées par 5 boulons isolés en cuivre.
- Fig. 2. — Transformateur à courants triphasés de 40 kilo-volls-ampères c!c 1 Eloctrotoehnische Industrie de Slik-
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- Les 3 colonnes sont réunies à la partie supérieure et à la partie inférieure par deux noyaux horizontaux.
- La hauteur de chacune des colonnes verticales est de 84 cm et leur section de 262,4 cm2 ; leur largeur maxima est de 19 cm.
- TTt=. J
- Les noyaux horizontaux ont une longueur de 92 cm, leur section est rectangulaire, la
- Les enroulements sont formés de bobines superposées enroulées sur 3 cylindres de carton de 5 mm d’épaisseur.
- Chaque colonne porte 5 bobines de chaque circuit.
- Les bobines des circuits primaires sont formées chacune de 98 spires réparties entre
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- 7 couches de fil de 5 mm de diamètre ; elles sont isolées des bobines à basse tension par dos disques en micanite de :> mm d’épaisseur.
- Toutes les bobines d’une même colonne sont montées en série et les phases groupées en triangle. La résistance par phase est de o,346 ohm à froid et le poids de cuivre utilisé sur l’enroulement primaire de 210 kg.
- Les bobines secondaires sont constituées par une bande de cuivre de 24 mm' de largeur et 6 mm d'épaisseur enroulée sur plat. Le nombre de spires par bobine est de 12 et les 5 bobines de chaque phase sont montées en série.
- Le groupement dos phases du secondaire est en triangle. La résistance par phase est de o,oo5ç) ohm à froid et le poids de cuivre utilisé de rya kg.
- l^es deux novaux horizontaux sont logés dans des caisses en fonte avec rebords formant l'une le socle et l'autre le chapeau de l’appa-
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- Ces deux caisses sont réunies par des boulons d’assemblage.
- Une tôle perforée entoure complètement s enroulements de façon à les préserver des contacts extérieurs.
- Les bornes primaires et secondaires sont disposées à la partie supérieure de chaque côté du chapeau.
- Les dimensions extérieures maxima du transformateur, non compris l’anneau de levage sont de 1,2 m, pour la hauteur, 1.28
- dans le sens perpendiculaire.
- Motkvh ASYNcmtoxK TiupiiASÉ. Les
- moteurs asynchrones à courants triphasés de rElcktrotechnische Industrie sont généralement établis pour une, tension de 120 volts avec montage, de l'inducteur en triangle. ;\ons décrirons, comme exemple, le moteur de 10 chevaux qui est représenté sur la photographie de la figure 5 et sur les ligures 6 et 7.
- Ce moteur est à 6 pôles et la fréquence des courants d’alimentation est de 5o périodes par seconde.
- La vitesse correspondant au synchronisme serait donc de 1 000 tours, la vitesse réelle en charge est de <po tours environ.
- L’inducteur est constitué parmi anneau en tôles lameliées maintenu sur des nervures dans une caisse cylindrique on fonte, entre un rebord interne de celte caisse et un anneau rapporté. La carcasse supporLe deux flasques boulonnées sur elle cl. portant les deux paliers avec graissage ii bagues. De nombreuses ouvertures sont ménagée,s pour activer la ven-
- tilation.
- Le diamètre extérieurde la carcasse, usl.de 60 cm et sa largeur 36 cm. Le diamètre extérieur du noyau inducteur est de 5o cm et sa largeur de 18 cm. Le diamètre d'alésage est de 33 cm et l’entrefer de 0,7a mm.
- La surface extérieure de l’anneau inducteur est munie de rainures légèrement ouvertes représentées sur la figure 8 à plus grande échelle ; les rainures au nombre de 36, 2 par pôle et par phase, ont une hauteur radiale de 3a mm et une largeur de 14 mm.
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- L’enroulement inducteur en tambour comprend 3 bobines par phase enroulées chacune dans 4 encoches. Le nombre de spires par bobine est de 20, soit 10 conducteurs par
- La section du fil inducteur est de 9,70 mm3.
- î T'—
- Fig. 9. — Coupe d’uue partie do l'induit.et de l’inducteur du moteur triphasé de.io chevaux, do MM. W. Smit et Ci(! de Slikkcrvccr.
- Les 3 bobines d'une même phase sont montées en série et, la résistance de chaque phase est à froid de o5i olnn.
- Les trois phases sont groupées en triangle.
- Le poids de cuivre utilisé sur l'inducteur est de if,3 kg.
- L’induit mobile est formé par un noyau de tôles supportées par un croisillon en fonte et serrées entre deux anneaux de mémo métal fixés sur le croisillon à l’aide de vis. Le croisillon est maintenu sur l’arbre par deux freltes en fer forgé.
- Le diamètre extérieur de l’induit est de 32,85 cm et son diamètre extérieur de 16,9 cm. La largeur de l’induit est de 18 cm.
- L’enroulement induit est disposé dans des encoches légèrement fermées, d'une hauteur
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- radiale de u4 mm et d'une largeur de 5,3 mm. Le nombre d'encoches de l’induil. est de 90, a par pôle et par phase.
- L'enroulement induil est en tambour multipolaire série. Chaque encoche porte deux barres superposées de ia mm2 de section. Les trois circuits de 3o barres chacun, connectés en étoile, aboutissent à 3 bagues (le contact en bronza, séparées par des rondelles isolantes et montées sur petit un moyeu s'emmanchant coniquement sur l'arbre.
- Le diamètre des bagues collectrices est de i3 cm et leur largeur de 3,4 cm.
- La résistance de l'induit par phase est de 0,028 ohm à froid; le poids de cuivre utilisé sur l'induit atteint seulement 10 kg.
- Les frotteurs de l'induil sont supportés par un disque en fonte venu avec l’un des paliers.
- Résultats d'essais. — L’intensité du courant inducteur à vide est de 5,i ampères par phase.
- E11 charge, l'intensité du courant inducteur par phase est de 26,7 ampères, la puissance apparente absorbée par le moteur est alors de 9620 watts.
- La puissance vraie fournie a l’inducteur est de 8 660 watts, ce qui correspond à un facteur de puissance de 0,9.
- Le glissement en charge normale est de à p. 100.
- J. Rkyval.
- HR VUE i INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- La, théorie de Vaccumulateur au plomb, par F. Dolezalek.
- Sous cc titre, le D1’ Friedrich Dolezalek, dont on connaît les travaux sur la question, vient de luire paraître un intéressant ouvrage fM que nous analyserons ici.
- La caractéristique de ce traité purement théorique est qu’ii insiste tout particulièrement sur les nouvelles théories élcclrochîmiques.
- Le premier chapitre traite de la théorie chimique de la production du courant. La double sulfatation y est démoutréc, appuyée des travaux de Gladstone et Tribe('), Cladstonc et llibberl (a), \yrton, Lamb et Sehmith, Kohl-rauseh et C. Ileim ; et plus récemment par ceux •de Mugdan et de l’auteur. La théorie de Carrions et celle de Elbs y sont combattues.
- drich Uolezalek, 1901, 122 pages, figures..Editeur Knapp à llallc.
- (2) Lumière Electrique, t. VII, p. 284.
- (3) Lumière Électrique, t. XLV, p. Ü8.
- Tous ccs differents travaux ont déjà été analysés dans ce journal ; aussi n'y reviendrons-nous pas ici.
- Dans le chapitre 11, l’auteur étudie la thermodynamique de la production dtt courant. Il applique la loi dTIelmholtz avec les chaleurs données par Fr. Slreintz et Tscheltzow et le coellicient de température déterminé par Streinzt et montre la concordance obtenue avec les résultats expérimentaux, en admettant la double sulfatation.
- Signalons ici la détermination de la chaleur secondaire par Strcintz, qui mesure dans un calorimètre à glace les quantités de chaleur q' et q dégagées pendant la charge et la décharge par 1111 petit, accumulateur. En appelant S la chaleur secondaire, r la résistance intérieure de l’élément, et i l’intensité, on a évidemment
- q — ri- — Si et q' — rï* -f- Si d où ou déduit, en taisant i très petit K—(?' — ?)•
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- On a d’autre part, d'après lu formule d’Helm-holtz S = T
- Le tableau suivant montre la concordance des
- valeurs observées d’après les chaleurs (j et q' et des valeurs calculées à l’aide du coefficient de température.
- T.e troisième chapitre est entièrement réservé a la théorie osmotique de la production du courant. Cette théorie de Nernst;'1'; ainsi que celles de Le Blanc (f) et de Liebenow (3) ont été antérieurement exposées dans ce journal.
- Dans le chapitre suivant, l’auteur examine la variation de la force éleclromotrice avec la concentration de t acide. 11 mentionne à ce sujet les expériences de Heim, de Streinzl, de Gladstone et Ilibhert. 11 termine par la détermination mathématique déjà publiée ici. (4) de Ja variation de la force électromotrice avec la concentration dans le cas des solutions étendues et dans le cas général.
- La variation du potentiel de chaque électrode avec la concentration de l'acide est éLudiée dans le chapitre v. On y trouve les expériences connues de Streinzl et de Gladstone et llibbert (5) et enfin les déterminations plus récentes «le Mugdau ÇV qui calcule la force électromotrice des deux chaînes d’après la théorie osmotique de Nernst.
- Sur le coefficient de température qui fait l’objet du sixième chapitre, nous ne dirons rien ici, le travail de l'auteur sur eette question ayant été récemment analysé par nous dans eette revue (7).
- Nous ne connaissions pas encore de travaux sur
- (1) Éclairage Électrique, t. XXIII, p. 102.
- (2) Id., t. XVIII, p. 255.
- () Jd., t. XVIII, p. 255.
- (+) ld., t. XXIII, p. 499.
- (°J f.umière Electrique, t. XLY, p. '18.
- () Eclairage Électrique, XXIII. p. 102.
- l’influence de la pression extérieure, aussi résumons-nous ci-dessous ceux de I. auteur.
- Influence de la pression extérieure sur la force électromotrice de l’accumulateur. — Le D‘‘ Friedrich Dolezalek calcule cette influence de la façon suivante : il suppose deux accunnilafeurs mis en opposition et ayant exactement les mêmes conditions de densité d’acide, température, etc. Seulement, sur l’élément 1 règne une pression px et sur l’élément 2, une pression p., un peu plus grande.
- Si la force électromotrice E.; de 1 élément 1 est plus grande que K, nous pourrons emprunterai! système une certaine quantité d’énergie dont la différence de.potentiel F, — E, sera la cause. Si nous laissons passer une quantité d’électricité-égale à 96040 coulombs, nous engagerons 1 '2 molécule-gramme de Pb et de PbO" et nous obtiendrons dans le circuit extérieur un Lravail utilisable A, qui aura pour valeur
- Aj 96540 (E2 — E,) Malt-seconde qui représentera une décharge de l’élément 2 et une charge de 1.
- Dans l’élément 1 un aura formé 1/2 molécule-gramme Pb, 1/2 molécule-gramme PbO2 et 1 molécule-gramme IPSO4; et dans l’élément 0., t molécule-gramme PbSO4 et 1 molccule-gramme 1FO. Le travail des réactions chimiques est donc nul puisque les éléments ont même concentration et le travail électrique produit ne provient que de la pression extérieure.
- Si 011 appelle Av la variation de volume qui résulte de l’échange d’une demi molécule-gramme de matière active, le travail tiré de l’accumulateur 2 a pour va leur y;., Av et celui consommé dans l'accumulateur 1, y.» Av.
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- En exprimant v en litres, p en atmosphères, le travail A., utilisé pour la production du courant est égal à
- L’égalisation de l’cncrgie électrique cl de l'énergie mécanique donne — Ar D’où
- Ea — Ki = 1,04.10-3 (p3—p J Av volt. (1)
- Pour calculer la variation A(\ on peut se servir des chiffres du tableau suivant :
- ;3 représente la densité appa-
- 20 p. 100; son élés’alion provient de la forte contraction de volume qui a lieu par le mélange d acide sulfurique et d’eau.
- Des nombres exprimés dans ce tableau, on déduit que le volume de matière active atteint 08,37 cm3 avant la réaction et 66,7 cm3 après ; la variation de volume s’élève alors à
- le volume augmentant par la décharge et diminuant par la décharge d’environ o,3 cm3 par ampcrc-heure.
- Mais la valeur de Ac ainsi obtenue est incertaine par suite d’assez fortes variations des poids spécifiques des corps contenus dans le tableau ci-dessus.
- Aussi l’auteur a-t-il déterminé par une mesure directe la variation de volume. Il enfermait pour cela un petit accumulateur ayant de l’acide à 20 p. 100 dans un vase en verre et il lisait sur un tube calibré l’augmentation de volume qui résultait après débit d’un ampère-heure, la température étant maintenue rigoureusement constante. Il trouvait ainsi une augmentation de volume de 0,42 cm3 par ampère-heure déchargé,
- ce qui donnait pour Ac la valeur Av = — II.IO-3 litres.
- Si on porte cette valeur dans l’équation (1), il E( — E, = — 11,4.10— volt. (o)
- On peut conclure de cette équation qu’une élévation de la pression extérieure n’augmente pas, mais abaisse la force électromotrice d’une quantité égale à 0,0011 volt par 100 atmosphères.
- Gilbault (l) a mesuré la variation de force électromotrice avec la pression. Par l’euiploi d’acide à 8,8 p. 100, il a trouvé une diminution de force élcctromotrice de 0,0012 volt pour une élévation de pression de 100 atmosphères, chiffre en accord avec celui donné par la théorie.
- L’augmentation de pression agit au contraire favorablement sur la capacité,, le dégagement gazeux à la charge étant alors reculé et l’élément absorbant une plus grande quantité d’électricité. Mais cette augmentation de capacité est excessivement petite, et sans importance pratique.
- On connaît l’allure des courbes de charge et de décharge et les différents phénomènes qui les expliquent. Ce sont ccux-ei qui sont examinés dans le chapitre vm.
- La réversibilité de l’accumulateur est ensuite étudiée. L’auteur admet, comme on sait(2), une réversibilité parfaite, la perte d’énergie ne provenant que des variations de concentration. Le partage de celte perte d'énergie aux deux électrodes a été déterminé récemment par. Mug-
- Sous le titre phénomènes dans Vaccumulateur à circuit ouvert, Dolezalek donne des considérations générales sur le rétablissement de la force élcctromotrice après décharge ou après charge, sur lés actions locales et sur la sulfata-
- Le chapitre xi traite de la résistance intérieure, de sa variation pendant le cours de la charge et de la décharge et de sa répartition aux deux électrodes, d’après les travaux de Haagn, Ilallwachs, Ililberleir, Boecali. * (*)
- 0 Comptes rendus, l. CX.III, p. 465, i8yx.
- (*) Éclairage Électrique, t. XVII, p. 490. f) Éclairage Électrique, t. XXIII, p. i49-
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- Très important est le chapitre suivant qui se rapporte à la capacité. Après quelques généralités, l’auteur étudie l'influence de l’intensité du courant de décharge. Différentes formules empiriques ont été, comme on sait, proposées, notamment celles de Peukert. On doit à Dole-zalck et b Liebenow l’étude théorique suivante de cette question.
- Influence de Vintensité du courant de décharge sur la capacité. —- Dolezalek détermine théoriquement la courbe de capacité en fonction de l'intensité, à l'aide de la loi de diffusion de Fick.
- Si on appelle la concentration de l’acide extérieur, c; la concentration dans les pores de la matière active, s la section des pores et Heur longueur, on a pour la quantité Q d’acide se diffusant en une seconde,
- ‘tant le coefficient de diffusion.
- ) autre part, la quantité d'acide par seef nécessitée par le courant d’intensité T !
- k étant une constante. .
- Pour l’état stationnaire on a Q = Q' et pa.
- Après la fermeture du circuit de décharge, ce sont les couches extérieures de la matière active qui travaillent les premières; l’action électrolytique pénètre ensuite à l’intérieur de la matière proportionnellement à la quantité de courant. On peut, donc écrire l=k'\t.
- Pendant la décharge, la section des pores diminue considérablement par suite de la transformation de Pl>Os et de P b spongieux en PbSO'k Cette variation est également proportionnelle à la quantité d’électricité, de sorte que si on appelle s( la section initiale, on a pour la section après le temps t
- 8 ~ S, — k"U.
- Quant à la valeur de ce — cu elle peut être considérée comme constante. En effet, quel que soit le régime de décharge, celle-ci est en général terminée lorsque la force électromotrice
- baisse de 0,2 volt. Comme la force clectromo-trice 11e dépend alors que de la baisse de concentration dans la matière active, ce — ct possède une valeur constante.
- En plaçant ces différentes valeurs dans l’équation (i) ci-dessus, il vient
- P.i + A.I.< = B.
- A et B étant des constantes. Si on appelle C la capacité, on a C = I. t et l’équation devient
- Dolezalek a
- représente la variation observée de la capacité en fonction de l’intensité pour un accumulateur, et la courbe en traits pointillés la variation calculée à l’aide de l’équation (2) dans laquelle on a fait A = 28,9 et B ~ 263a.
- On voit que les deux courbes sont très voisines aux faibles intensités et s’écartent aux intensités plus élevées. C’est qu’en effet, la loi de Fick n'esl. applicable que pour- les faibles différences de concentration, condition qui n’est pas atteinte avec les régimes élevés de décharge; pour ceux-ci, l’équation (2) n’est donc plus valable.
- Liebenow f1) a trouvé comme formule empirique pour les intensités faibles C — ——j dans laquelle G est la capacité, 1 l’intensité et M
- (!) Zeitschrift far Elekirochet
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- et a des constantes. Cette équation est identique à celle (2) déterminée par Dolezalek.
- Comme formule empirique • générale, Lie-benow(J) a donné C = — (3), À' et a étant
- des constantes.
- Ces équations n’étant valables que pour les décharges à intensité constante, ce dernier auteur a traité théoriquement le cas de décharge a intensité variable.
- Si on appelle C, la quantité d’électricité qu on peut encore tirer d’un accumulateur qu on a déjà déchargé quelque temps à l'intensité i, ou peut
- Cj Cm«x—j idf - f dct,
- C„IÆiC étant la capacité maximum qu’on peut obtenir avec une intensité très faible,J' idt étant la quantité d’électricité prise après le temps Z; et de, représentant la capacité latente de l'accumulateur. Cette dernière quantité dct dont la valeur s’annule pour les faibles régimes, dépend du temps dt pendant lequel le courant i a agi, elle est de plus fonction © (i) de l’intensité et f (t)) du* temps 0 écoulé depuis le commencement de la décharge.
- O11 peut ainsi écrire
- de, = ©(i). f(0) dt
- c«=c„,„/ [i + ^o. «•)]«. (D
- Pour déterminer les fonctions 9 (i) et / (6) on peut utiliser l’équation empirique (3) ci-dessus. Dans ce cas, on a évidemment C; = o, t = et i et © ({) constantes puisqu’on a affaire ici à une décharge complète à intensité constante. L’équation précédente devient alors
- o = C,„M — U— ç(i)J f{t)dt
- (l)fd., t. IV, 1». 58, 1897.
- En identifiant avec l’équation (3), il vient
- -4! -Ljf(t)dt = a.t-»*
- Si on place -^4- = k. on trouve alors
- dt = -t- t-0'* qui donne par différenciation i faisant t — (J
- (/r
- En substituant les valeurs de © (i) et de/(f)) ainsi obtenues dans l’équation (4) on obtient finalement
- -/(’
- dont les constantes se tirent de l’équation (4) pour les décharges à intensité constante. L’intégration s'effectue quand on connaît i en fonction de l, ce qui est rare ; en pratique, on décompose la décharge en un grand nombre de décharges unitaires. Si on veut se servir de cette équation pour la détermination de la grandeur d’un élément pour un débit donné, on mesurera d’abord les constantes C'm(U. et a' pour une surface de plaque 1 dm2. Si la surface cherchée est de 11 dm2, Cmax devient n fois plus grand, et a n fois plus petit, de sorte qu’on a pour une décharge complète, pour laquelle C, — o
- D’après les données, on calcule
- i'id‘= B 7»*-c
- et il vient alors
- V1!+t(xV
- en luisant également Clluu -—A.
- Cette équation permet de calculer la surface n de plaque à adopter.
- L’influence de l’épaisseur de la plaque sur la capacité est donuée d’après la formule empirique de Liebenow
- k _ 14 ii d
- K étant la capacité ; M et a, des constantes ;
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- ! 1 intensité du courant et d, l'épaisseur de la plaque.
- Sur l’influence de la densité de l’acide, l’auteur donne les explications intéressantes suivantes :
- Influence de la densité de l'acide sur la capacité. — On sait que la capacité de l'accumulateur croit avec la densité de l’acide sulfurique cm-jjloyp, jusqu’à un maximum, pour décroître ensuite avec les densités très élevées.
- La densité correspondant au maximum de capacité a été trouvée égale à i.i (16 p. 100 d’acide S04I!-) par Heiin ; de 1,22 à 1,27 (3o à 34 p. 100 d’acide) par Karle. et do 1.22 à 1,20 par Schenck.
- Dolezalek admet que le maximum de capacité doit correspondre au maximum de conductibilité de l’acide, soit à la densité 1,224 (3o p. 100 ILSO ') et il explique co phénomène delà manière suivante :
- Au commencement de la décharge, les lignes de courant partent d’abord des couches extérieures de matière active, où elles trouvent une résistance intérieure moindre. Par suite de la polarisation de concentration qui se produit alors, elles pénètrent ensuite a l'intérieur de la matière de telle sorte que. la perte en volts 7-1 qui se produit dans les pores est égale à la polarisation régnante aux couches extérieures. Cette condition doit être remplie nécessairement car la matière active Pb et PbCP est très bonne conductrice et doit par conséquent posséder dans l’intérieur le même potentiel qu’extérieure-
- Lorsque la polarisation a atteint 0,2 volt, la différence de potentiel aux bornes de l’élément a baissé de 2,0 à 1,8 volt el la décharge est terminée. Dans l’hypothèse émise ici, les lignes de courant ont dû pénétrer clans la matière active à une profondeur telle que la perte en volts dans les porcs a atteint 0,2 volt. Or la résistance de ceux-ci est déterminée par la résistivité de l'acide sulfurique qu'ils renferment, de sorte que le produit ri aura atteint 0,2 volt d'autant plus tard, et par suite les lignes de courant auront pénétré d’autant plus profondément que la résistivité de l’acide sera plus faible. Comme les dissolutions d'acide sulfurique possèdent une résistivité minima pour la densité 1,224 (3o p. 100 H-SO4) la capacité devra être maximu en
- Dans une étude publiée dans ce journal O) nous avons montré que la densité correspondant au maximum de capacité est très variable avec l'intensité du (murant de décharge et qu’elle croît avec cette dernière. Ainsi, alors que pour les régimes lents, le maximum de capacité se produit pour la densité 1,20 (voisine de celle indiquée par Dolezalek) celle-ci peut s’élever a plus de i,32 dans le cas de décharges rapides, et lorsque la capacité de l'accumulateur est limitée par la positive. D autre part, en étudiant séparément chacune des électrodes positive et négative, nous avons trouvé que pour la première le maximum de capacité ne se produit à la densité 1.2 que pour les régimes de décharge très lents et qu’il peut dépasser 1,38 pour les régimes plus élevés.
- A la négative, au contraire, la capacité maxima ne coïncide avec la densité 1,2 que pour les régimes élevés; dans le cas des décharges lentes, la densité qui produit le maximum de capacité est plus faible et peut atteindre 1,12 pour les décharges très lentes.
- A priori, ces différences paraissent en contradiction avec l’hvpothèse émise par Dolezalek. U n en est rien, cependant, si au lieu de considérer la densité de l’acide extérieur, on tient compte des variations qui peuvent sc produire dans la concentration de l’acide à l’intérieur des pores de la matière active. On comprend très bien ainsi que la densité moyenne de l'acide à la positive ne dépasse pas la valeur 1,2 même dans le cas d’une concentration extérieure beaucoup plus élevée quand les régimes de décharge 11e sont pas très lents, et ceci par suite de la lenteur de la diffusion.
- A la négative, l’élcctrolvse de l'acide sulfurique qui amène pendant la décharge les ions SO4, peut expliquer que la densité correspondant au maximum de conductibilité puisse être atteinte dans les pores de la matière active pour une densité de l'acide extérieur inférieure à 1,2.
- Aux deux électrodes, le rôle de la diffusion explique que la densité qui produit le maximum de capacité doit s’élever avec la densité du courant de décharge, puisqu’il se diffuse de l'extérieur à 1 intérieur de la matière active d’autant moins d’acide que le régime esL plus élevé.
- (l) L'Éclairage Électrique, t. XYIII. p. 201, 11 lévrier i8yy.
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- Enfin, l’influence de la température sur la capacité est donnée d’après les expériences de Gladstone et IIibbert(‘).
- Dans le chapitre xm, il est question des rendements en quantité et en énergie. Dolczalek explique, comme on l’a déjà vu(* *), la perte d’énergie par les courants de concentration.
- Vient ensuite l'étude des phénomènes qui se produisent dans l'élément pendant la formation pour les deux types de plaques Planté et Faure.
- L’ouvrage se termine par la description des différentes méthodes de mesure (force électromotrice, intensité, résistance intérieure) principalement celles de la résistance intérieure, méthodes de Kohlrausch avec le pont de Mal-ihiesen et Hockin, de Boccali. d'Uppenborn et deNernstavec la modification de Gahl.
- Le traité forme un ensemble parfait au point de vue théorique et on ne pouvait d’ailleurs attendre moins de la notoriété de son auteur.
- !.. JcmaTj .
- Distribution de force et de lumière par courants triphasés, par C. Barberis. l'FAettricista, t. IX, p. s65, ict décembre 1900.
- Dans les grandes villes où l’on utilise les courants triphasés pour l’éclairage public, on a recours généralement à deux réseaux distincts,
- Fig. 1.
- un pour la distribution de force et l’autre pour la lumière, permettant ainsi l’allumage ou l’extinction des lampes par la manœuvre d’un interrupteur indépendant des lignes de distribution de force motrice.
- Ce double réseau serait évidemment trop coûteux pour les petites stations, et 1 on utilise un réseau unique, mais les dispositions habi-
- (!) Lumière, électrique, t; XLV, p. iy3.
- (*) Éclairage Électrique, t. XVII, p. 490.
- tuelles ne sont pas très pratiques. Ainsi les systèmes de Ulbrichl et de Sleinmetz ont l’inconvénient de faire adjoindre un interrupteur à chaque lampe afin de l’éteindre pendant le jour, lorsque les moteurs fonctionnent. Une autre disposition très employée et représentée en figure 1 a les mêmes inconvénients : 01, 02, o3 sont les branches dérivées d’une distribution à étoile, opq le fil neutre de compensation, l les lampes et m les moteurs ; dans ce cas, un interrupteur sur le fil neutre ne peut suffire pour commander les lampes lorsque les moteurs fonctionnent.
- La disposition do la figure 2 évite cet inconvénient.. La ville est divisée en trois zones I, II et III comprenant à peu près le même nombre de lampes, C est un interrupteur tripolaire dont trois contacts sont reliés au centre 0 de l’étoile et les trois autres respectivement à trois fils de compensation isolés les uns des autres n’, n'1, n"f et correspondant aux trois zones. Les lampes sont en dérivation, celles de la première zone entre les fils 1 et n\ celles de la deuxième zone entre 2 et if et celles de la troisième entre 3 et n’".
- Les moteurs fonctionnent à 225-220 volts et les lampes à ia5-i20 volts.
- Avec ce système, spécialement avantageux pour les petites agglomérations et pour certains établissements industriels, on réalise l’indépendance des moteurs et des lampes sans interrupteurs adjoints à celles-ci. G. G.
- ÉCLAIRAGE
- Système E. Dick pour Véclairage électrique des wagons isolés, par Emile Dick. Zeitschrift fur Elektrotechnik, t. XIX, p. 78, 89 et 101, 17 et 24 février et 3 mars.
- Il a déjà été question dans VEclairage Elec-
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- trique (t. XVII, p. 253), 14 décembre 1898, de l’emploi du système Dick pour l’éclairage des trains. On a cherché à généraliser l’emploi de ce système, et à l’appliquer a l’éclairage des wagons isolés.
- La plupart des dispositifs ont été modifiés, quoique l’ensemble reste le même en principe. Ainsi, la batterie a été dédoublée ; la première moitié, composée de 18 éléments, est en charge, tandis que l'autre moitié, en parallèle avec la première, sert au réglage de la tension. La nuit suivante on renverse les rôles de ces deux groupes d éléments.
- Dynamo. — Les dimensions de la dynamo doivent être largement calculées. Elle donne une puissance maxima de 3o ampères sur 4^ volts, avec un nombre de tours variant de 4oo à 1600. Le rapport de réduction des engrenages est de 1 à 3. La roue dentée est en acier fondu, et les dents sont découpées dans la masse. L’essieu est complètement enveloppé par la boîte de la machine, ce qui évite l’introduction des sables. Le graissage est continu, et n’a besoin d’être renouvelé qu’une fois par mois. Les paliers sont d’ailleurs de grande dimension, et de larges rainures y sont pratiquées pour permettre un accès facile de la graisse aux surfaces frottantes. La vitesse de 90 km à l’heure correspond à 1600 tours par minute. Le poids de la dynamo avec les engrenages, la boîte et l’appareil de suspension, s’élève à 38o kg.
- Accumulateurs. —- Les accumulateurs également doivent être larges et solides. Le celluloïd employé jusqu’ici de préférence pour les bacs est à rejeter, on ne doit se servir que d’ébonite non cassant. Les éléments sont réunis dans des réservoirs en bois dont le poids n’excède pas 5o à 70 kg pour permettre une inspection commode des batteries. Le montage des plaques a lieu comme pour les automobiles, de sorte qu’un court-circuit par détachement de la masse ou par courbure des plaques est rendu impossible (‘).
- deux côtés et aussi principalement dans les cloisons
- Appareils de réglage. — Tous les appareils de réglage sont placés dans une boite dans le corridor de la voiture. La seule manœuvre confiée au personnel est celle d’un commuta-
- teur qui commande toutes les lampes du wagon. Le poids total de la boîte est de 34 kg.
- dans un four, puis on les porte avec des pincettes dans un moule convenablement chauffé. Le moule est alors
- ouverture ménagée à la partie supérieure. Le plomb pé-
- entre les joints des pastillas, de sorte qu'on obtient une plaque d’une grande consistance. Après refroidissement le plomb se contracte, ce qui assure un contact excellent de la masse active avec la grille.
- pour empêcher l’acide de rejaillir. Le couvercle est assujetti par des rivets en plomb, ce qui établit une liaison
- réeipifents sont logés dans une boîte suspendue à la caisse de la voilure.
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- Cammiitateiir-conjoncteur. — Cet appareil, représenté en C sur la figure i et en détails en ligures a et 3, sert à la fois de commutateur, de conjoncteur-disjoncteur pour la dynamo, et pour mettre en court circuit une résistance S! intercalée entre la dvnamo et les lampes lorsque la dynamo est hors-circuit, ou pour l’iutercaler quand la dynamo est. en circuit..
- L’appareil se conquise d’un soîénoïde à o en-
- roulements, 1 à V. Un fléau porte d'un côté un noyau de fer doux A au milieu du soîénoïde. La course du noyau est limitée par deux écrous B aux extrémités du soîénoïde. Du côté droit, le fléau porte une tige D, avec un cadre rectangulaire E, dans lequel est logé un cvliudre horizontal T. Les deux tiges sont équilibrées par un contrepoids fixé à la tige de droite. Deux leviers II pourvus de ressorts en spirale pressent contre le cylindre, et leur course est limitée par une colonne R située entre ces leviers. Scion que la tige est sollicitée vers le haut ou vers le
- bas, l’un ou l’autre des leviers à ressort entre en jeu et le noyau tend à être ramené à la position moyenne qu'il occupe lorsqu’aucune force n'agit
- Au-dessous des tiges sont placés six godets à mercure M, dans lesquels viennent plonger six pointes de contact fixées à des traverses isolées. Les conducteurs aboutissant h ces pointes sont des câbles de cuivre extrêmement flexibles en forme de boucles. Lescouvereles vissés dans les godets sont en matière isolante. L’intérieur des godets est revêtu également de tubes isolants; lorsque le t est rompu il ne peut pas se former d'arcs entre les parois des récipients et les pointes. Les godets reçoivent encore un double fond en forme d’entonnoir pour empêcher le mercure de jaillir.
- Les godets sont remplis de mercure jusqu’au bord inférieur des entonnoirs. Ce s doubles fonds sont plus élevés dans les deux godets du milieu ; lorsque le fléau est horizontal les pointes du milieu seules plongent dans le mercure et mettent en court-circuit une résisLance S(. Enlin les godets extérieurs sont reliés électriquement en croix.
- Pour régler l’appareil suivant la tension employée on agit sur deux écrous, placés vers le milieu de l’appareil, à Laide desquels on peut' tendre plus ou moins les ressorts.
- Quant aux 5 enroulements, ceux qui sont ligures par des hachures croisées sont en gros fil et conduisent le courant principal ; ils sont en série l'un avec l’autre et le couraiil circule en sens inverse dans les doux. Les autres enroulements sont en fil fin. Ceux qui sont sous le gros fil sont aussi en série, et le courant de sens opposé. L’enroulement du milieu est en série avec, une résistance et avec l'enroulement intérieur d'un relais N ; il polarise constamment le novau. Les enroulements sous le gros fil sont, reliés aux balais par l’iiiLermédiaire d’une résistance et de l’enroulement d’un relais T.
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- Régulateur. — Le rôle du régulateur P est le même qu’auparavanl. II ne possède que deux enroulements.
- L’enroulement intérieur est en fil fin ; il agit seul quand le train est arrêté; le barreau de 1er doux est alors complètement attiré à l’intérieur du solénoïdc. toutes les résistances sont intercalées sur le circuit d'excitation de la dynamo, ce qui diminue la perte d’énergie. Pendant la marche le gros fit extérieur est parcouru par une partie du courant de la dynamo, et le barreau descend.
- L’extrémité inférieure du barreau est entourée d'un manchon isolant; ses déplaeements font varier le niveau du mercure qui vient ainsi mettre en court-circuit les résistances successives.
- Relais N. — Le relais V a pour but d'empêcher une surcharge des batteries. Il est constitué par un électro-aimant possédant deux enroulements. Quand la tension atteint 2,5 à 2,6 volts par élément, l’enroulement intérieur produit l’attraction d’une armature qui établit un contact, et l’enroulement extérieur est alors traversé par un
- A ce moment le régulateur P est influencé, il agit sur l’excitation pour maintenir la tension entre 2,2 et 2,4 volts par élément.
- Relais T. — Il a pour but, à l’arrêt du train, de réduire à un minimum la perte d’énergie dans l’excitation.
- Il porte un enroulement uuique en fil fin, relié à l’enroulement sous le gros fil du commu-tateur-conjoncteur et aux balais de la dyuamo, par l’intermédiaire d’une résistance servant à compenser les variations de résistance avec la température.
- Une armature placée sur un ressort établit au repos un contact, qui est rompu lorsque l'armature est attirée par le noyau du relais.
- Commutateur-. — Le commutateur sert à mettre en parallèle les deux batteries lorsque les lampes sont éteintes, pour qu’elles soient chargées simultanément. Quand les lampes sont en circuit, l’une des batteries, comme on a vu, sert au réglage de la tension et l’autre reste en charge.
- Le commutateur est analogue aux controleurs de tramways. La figure 1 montre les deux cylindres U, IJ2 développés sur un plan. Sur le cylindre de gauche glissent sept touches de contact, et trois sur celui de droite ; les con-
- nexions sont indiquées par la figure. Le commutateur est tourné à la main par une clef de lumière, et vient occuper quatre positions à angle droit dans le sens des aiguilles d’une montre. Une roue à rochet avec cliquet placée sur chaque cylindre empêche de tourner en sens inverse.
- La roue de gauche porte les indications Extinction-Lumière-Extinction-Lumière à angles droits, et celle de droite Marclie-Repos-Marche-Repos. Des segments, ménagés dans la plaque qui recouvre les cylindres, laissent apercevoir ces indications.
- Fonctionnemhnt. — Pendant la marche de jour, les lampes étant éteintés et les batteries en charge, le commutateur U, indique le mot Extinction, qui correspond aux positions 1 et3. Les cinq touches arrière sont au contact. Sur le commutateur U2 ou met l’indication Marche, ce qui correspond aux lettres a et e, les deux touches arrière sont reliées électriquement. Lorsque la voiture doit être remisée, on met U2 sur l’indication Repos. Le rôle du personnel du train sc réduit en somme à la manœuvre de la clef de gauche.
- A l’arrêt du train un faible courant traverse l’enroulement du milieu de VappaveilC, la résistance, et l’enroulement intérieur du relais N; le noyau de C est polarisé. Un courant traverse aussi l’enroulement intérieur du régulateur P, l’armature de contact du relais T et va au pôle positif de la batterie, en passant par le commutateur U2. L’enroulement intérieur du régulateur est ainsi soumis au voltage total de la batterie, soit environ 36 volts; le noyau est entièrement soulevé et toutes les résistances sont intercalées dans le circuit d’excitation.
- Un troisième courant traverse l’enroulement inducteur a, la résistance de réglage R, et se rend au pôle positif par U,.
- Lorsque le train se met en marche, ce courant d’excitation suffit pour produire une tension aux bornes de la dynamo. Un courant prend naissance dans le circuit dérivé formé par l’enroulement sous le gros fil de C, le relais T et une résistance. Ce faible courant suffit pour attirer l’armature du relais T. Le contact est rompu, le courant passera alors, après l’enroulement intérieur du régulateur, par l’enroulement extérieur du relais N et par une résistance
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- V divisée en deux parties, comme on le voit sur la ligure 4- Le courant étant ainsi affaibli, le noyau du régulateur P s’enfonce dans le mercure et met en court-circuit toutes les résistances R; l’excitation augmente, ainsi que la tension aux' bornes, qui atteint et dépasse légèrement celle de la batterie pour une vitesse de
- A ce moment le courant dans les bobines sous le gros fil a augmenté. Suivant le sens de la
- Fig. 4.'
- marche du train, la bobine supérieure ou la bobine inférieure ajoutera son effet à l’enroulement du milieu, le noyau monte ou descend, et les pointes s’enfoncent dans les godets de droite ou de gauche.
- Quand la vitesse du train augmente, le courant débité par la dynamo augmente. Le gros fil de l’appareil C ajoute son effet aux bobines précédentes, ce qui assure renfoncement complet des pointes dans les godets.
- Lorsque la tension atteint 2,5 à 2,6 volts par élément, le relais N attire l’armature ; une partie de- la résistance V est mise en court-circuit (fig. 4), et le courant augmente dans l’enroulement intérieur du régulateur P. Le noyau
- s’élève et introduit des résistances dans le circuit d’excitation. Le débit de la dynamo s’abaisse jusqu’à s'annuler. Le régulateur continue alors à maintenir la tension entre 2,2 et 2,4 volts par élément.
- L’enroulement extérieur du relais N sert à maintenir solidement l’armature au contact et l’empêche de vibrer.
- A l’arrêt du train, le courant de la dynamo tombe à zéro et s’inverse. D'ans l’appareil C, l’action du gros fil est alors opposée à celle des autres bobines, les ressorts ramènent le noyau à sa position moyenne et la dynamo est mise hors circuit. L’armature du relais T retombe, et met en court-circuit l’enroulement extérieur du relais N et la résistance V.
- L’armature du relais N revient au repos, et le noyau du régulateur remonte pour diminuer le courant d’excitation. On revient ainsi à l’état
- Un dispositif important est celui des résistances S, et S2. Le courant débité par la dynamo
- Fig. 5. Fig. 6.
- se divise en trois branches (fig. 5 et 6). Un premier couranL traverse la résistance de charge S2. Un autre passe par l’enroulement extérieur pi du régulateur P ; et un troisième par S,, résistance des lampes, et une résistance S3. Ces deux dernières se réunissent pour traverser une autre résistance S4 et rejoignent le conducteur I„.
- Les résistances S$ S4 et p1 sont des grandeurs constantes. Mais S, et S2 sont déterminées d’après le nombre et l’intensité deslâmpes et les dimensions des batteries; elles sont installées d’avance et on n’a plus à y toucher. Elles présentent ce grand avantage, qu’en les calculant
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- convenablement, on peut toujours employer les mêmes appareils quel que soit le nombre des lampes nécessaires à l’cclairage du wagon.
- Examinons maintenant le fonctionnement lorsque les lampes sont allumées. Le conducteur du train met le commutateur U, sur Tinclication Lumière, ce qui correspond h a ou à \ sur la figure i.
- Si le train est arrêté, les deux batteries alimentent les lampes; elles sont réunies par la résistance S2, qui est petite, et par les godets du milieu de l’appareil C, qui mettent S4 en court-circuit. Par suite de la position occupée par U,, la communication de S, avec le conducteur Ia est rompue.
- Pendant la marche, le fonctionnement a lieu comme précédemment.
- A partir de. la vitesse de 20 km à l'heure, la dynamo lournit la plus grande partie du débit des lampes. La batterie de réglage maintient la tension pour ainsi dire constante.
- Ce régime peut sc représenter par les équations suivantes. Soient : i le courant dans p, et Ss, f,dans S,, ia le débit de la batterie G2 de réglage; I le courant dans les lampes
- et la tension aux lampes est
- e-ia r^-R-i.S, — E-i(Pl + S3).
- E étant le voltage aux bornes de la dynamo, et e la force clcctromotrice de G.,. La batterie débitant fort peu, e est presque constant; ia et r sont très faibles, de sorte que la tension aux lampes varie à peine.
- Quant au courant de la batterie de charge, il est sensiblement égal à
- e' étant la f. e. m. de cette batterie. Le courant de charge diminue quand e' augmente.
- En hiver, pendant 36 heures de service, on a pu maintenir l’éclairage durant 16 heures sans interruption, grâce au débit de la dytiamo simultanément sur les lampes et sur la batterie en charge. A.. Ntjnès.
- ÉLECTROCHIMIE
- Etude sur le pouvoir réducteur du carbure de calcium par Fr. v. Kügelgen. Zeitschrift für Elekirochemie l. VII,p. 5/Ji à S8o, u, .8 et ?5 avril 1901.
- Le pouvoir réducteur du carbure de calcium
- a déjà été signalé antérieurement. Moissan (l) a trouvé qu’il réduit le peroxyde de plomb au
- Warren (2) dans une courte communication signale qu'il a réduit, par échaufïement avec le carbure, les oxydes de Sn, Ca, Pb, Mb, Tu, M11, Ni, Co, Cr et Fe. Il ne donne pas lès quantités de carbure employées, mais mentionne qu’il obtient ainsi un alliage de calcium et du métal. L’alliage de cuivre renfermerait d’après lui moins de 1 p. 100 de calcium.
- Moissan. en 1898, publie un travail (*) sur le pouvoir réducteur du carbure de calcium. Au four électrique par Faction du carbure fondu sur les oxydes de Al, Cr, Mb, Tu, Ti et Si, il obtient les carbures correspondants. Avec les oxydes des métaux ne formant pas de carbure, comme Pb, Sn, li\, il obtient le métal à l’état pur, le plomb seul retient des traces de calcium.
- Tarugi (4 *) trouve la formation d’un alliage du calcium avec le métal dans la réduction des oxydes et. sels de Cm Pb, Au, Ag, Pt, Sn, Bi, Sb, Cd, Zn, Xi et Co. La réduction des combinaisons de mercure et d’arsenic se fait facilement dans un tube de verre par échauffement avec du carbure pulvérisé et le métal sc dépose sur les parois du tube. Pour la réduction complète de l’oxyde de cuivre, il constate qu’il faut employer 5 gr de carbure pour 1 gr d’oxyde et qu’on obtient ainsi au rouge clair un alliage renfermant 1,27 à i,5 p. 100 de calcium.
- Frbhlich (°) déclare que pour la fabrication d’une tonne de cuivre il suffit de 100 à 25o kg de carbure.
- Gelmuyden (6) a fabriqué le carbure de bore par l’action du carbure sur l’acide borique anhydre an four électrique.
- Siemens et Ilalske (7) ont présenté à FExpo-.sition Universelle do Paris, 1900, une collection d’alliages obtenus en partant du chlorure et de l’oxyde.
- () F* éUctriquf, p. a;,.
- (2) Chem. News, t. LXXV, p. 2.
- (3) Soc. chimique de Paris, 1898, t. XIX, p. 870.
- ' {*) Gazz. ckim. ital.. 1899, L XXTX, p. 5og ; Chem.. Ztg.. 1899, l. XXIII, p. 292.
- (•) Zeitsck. f. angew. Chem., 1899, p. 1179.
- («) Comptes rendus, 1900, p. 102C.
- (’) Z. f. Elekirochemie, 1900, p. 23a.
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- Neumann (*) a indiqué en novembre 1900 le chiffre de 342 kg de carbure pour la réduction d'une tonne de cuivre.
- Ces différentes recherches jettent peu de clarté sur les réactions chimiques qui sc produisent par la réduction avec le carbure. Aussi l’auteur a-t-il entrepris dans ce but les recherches suivantes. Dans ces recherches, il employait un four à coke dont la température pouvait s’élever h i/foo0 C; les creusets utilisés étaient en argile comprimée, connus dans le commerce sous le nom de creusets d’essai d’étain. Le carbure de calcium employé était un produit commercial, car cc corps chimiquement pur est introuvable. Sa composition était la
- Ca 60.48 p. 100
- C 33.56 » calculé d’après le
- rendement en acétylène.
- D’après son rendement en acétylène, il contenait 88,07 p. 100 de carbure actif.
- Plomb.
- a. Recherches avec i.’oxyde de plomb. — D’après l’auteur, la réaction
- 5PbO + CaC2 — 5Pb + CaO + CO2 (1)
- se produit lorsqu’on emploie la quantité nécessaire de CaC2. Cependant lorsque la température atteint seulement le rouge sombre, la réaction est incomplète et le résidu traité par l’eau ne donne pas de dégagement d’acétylène. Après avoir dissous dans l’acide nitrique Pb, CaO et PbO, on trouve un résidu de charbon. L’auteur explique cc fait en décomposant la réaction en deux phases distinctes
- PbO + CaC2 zz Pb -J- CaO -f- 2C ; [ia) puis ensuite
- 4PbO + aC =r 4Pb -I- CO2, (ai)
- (*) Chem. Zig., 1900, L XC11I, p. ioi3.
- des deux facteurs de réduction du carbure, le calcium étant le plus énergique. On constate d’ailleurs que le carbure de calcium chauffé dans un creuset brûle son calcium avant son carbone, et si l’air est en quantité insuffisante, il reste du charbon.
- Afin d’empêcher la combustion par l’air, dans les expériences suivantes, le creuset était recouvert de chlorure de calcium. L’oxyde de plomb employé renfermant 91,15 p. 100 de plomb.
- Réduction à la température, de, 800 à 900°.
- — i° Le mélange renfermait to gr PbO et
- o, 63 gr Ca C’, quantité correspondante à l'équation (1) en considérant que le carbure employé renferme 88,07 P- 100 de Ca C2. La réaction était d’abord très violeute ; après quinze minutes, on ne remarquait plus de dégagement gazeux. On obtenait finalement 7,614 g*1 de plomb renfermant des traces très faibles de calcium.
- 20 Avec un mélange de 10 gr PbO et 1,0 gr CaC2, on obtenait 8,639 gr de plomb ayant des (races de calcium.
- 3U Le mélange de 10 gr PbO et i,5 gr CaC2 donnait 8,89 gr de plomb renfermant 0,048
- p. 100 de calcium. Le résidu était gris sombre par le charbon séparé.
- 4° Un mélange de 10 gr PbO et 2,5 gr CaC2 fournissait 8,935 gr de plomb contenant o,o55 p. 100 de calcium. Le résidu était ici presque noir.
- 5° En augmentant à 3,5 gr la quantité de CaC2 pour 10 gr PbO, le résidu csf si réfractaire par suite de la grande quantité de charbon séparé que le plomb réduit se réunit incomplètement et que le culot ne renferme que 6,5 gr de plomb contenant 0,074 P' 100 de calcium. Avec de plus grandes quantités de .carbure de calcium, le plomb réduit ne parvient
- Réduction à la température de 1000 à 11000 C.
- — 1 a. 10 gr PbO et o,65 gr Ca C2 dounent un résidu blanc 11e renlerinant pas de charbon, et une quantité de plomb réduit de 7,67 gr contenant 0,061 p. 100 de calcium.
- 2 a. Avec 10 gr PbO et 1 gr Ca C2, le résidu est gris par suite de la présence d’une petite quantité de charbon et 011 obtient 8,915 gr de plomb renfermant 0,068 p. 100 de calcium.
- 3 a. 10 gr PbO et i,5 gr Ca C2 donnent également un résidu gris et un poids de plomb de 9,060 gr contenant 0,076 p. 100 de calcium.
- 4. En élevant à 5 gr la quantité de carbure
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- pour 10 gr PbO, le résidu est très réfractaire par suite de la forte proportion de charbon séparé ; le plomb ne sc réunit qu’en partie en un culot de 4,6 gr qui contient 0,08 p. 100 de calcium. On remarque dans le résidu de petits globules de plomb métallique.
- Ces diverses expériences montrent que l’affirmation de. Neumann est fausse et qu’il se forme par la réaction non l'oxyde de carbone, mais l’acide carbonique. Sans cela il faudrait admettre pour les expériences 1 et la un rendement supérieur à i3o p. ioo, ce qui est impossible.
- Eu admettant l’équation (1), le rendement atteint 83,5 p. 100, pour l’expérience 1 et 85,13 pour la, les pertes provenant d’une combustion directe du carbure et de l’oxydation d’une petite quantité du plomb réduit.
- On voit que la teneur du plomb en calcium est si faible qu’on ne peut qualifier d’alliage le métal obtenu qui d’ailleurs a toutes les pro-• priétés du plomb pur.
- Cependant, en faisant les essais sans chlorure de calcium on trouve :
- 1 e. 10 gr PbO et o,65 gr Ca C2 donnent un plomb renfermant 0,12 p. 100 de calcium.
- 2 e 10 gr PbO et 10 gr Ca C2, après trente minutes d’échauffement donnent un plomb à 0,20:) p. 100 de calcium.
- Les teneurs en calcium, plus élevées ici que dans le cas d’une addition de chlorure de calcium, peuvent être expliquées en admettant que ce dernier corps dissout à nouveau daus le résidu le calcium combiné au plomb.
- b. Recherches avec le chlorure de plomb. — Dans ce cas, la réaction peut s’exprimer par l’équation
- PbCl2 + CaC2 _ CaCl2 + Pb + 2C
- Elle s’amorce à la flamme d’une allumette et se propage violemment dans toute la masse avec grand dégagement de chaleur.
- D’après l’équation, pour 1 gr PbCl2, il faut
- o, a3o4 CaÇ2 ou 0,2616 gr de carbure à 88,07
- p. 100.
- i° Avec un mélange de 5 gr PbCl2 et de i,3o8 CaC2 qui théoriquement devrait donner 3,638 gr Pb, on obtient ici 2,82 gr de plomb à o,o3i p. 100 de calcium.
- 20 5 gr Pb Cl2 el i,5 gr Ca C2 donnent 3,35 gr de plomb à 0,039 p. 100 de calcium.
- c. Recherches avec le mélange de chlorure et d’oxyde de plomb. — Dans la réduction du chlorure, le carbone est séparé et rend le résidu réfractaire. En mélangeant à l’oxyde de plomb, le carbone réduit celui-ci et on obtient l’équa-
- PbCls + 4PbO-t-CaC3 = 5Pb-|-CaCl*+aCOâ (x) à laquelle correspondent les quantités suivantes :
- . grPbCP; 3,i2 gr PbO et 0,2616 grCaC*
- L’auteur a fait des essais avec différents mélanges
- i° Avec i5o gr PbCl2, 481 gr PbO et 39.24 gr Ca C2, quantités correspondant à l’équation 'il, il remarque que la réaction ne s’amorce pas à la flamme d’un bec Bunsen. En faisant un noyau de PbCl2 et CaC2, la réduction s’effectue seulement dans ce noyau et ne se propage pas dans la masse.
- 2° En prenant un mélange de i5o gr PbCl2, 240 gr PbO et 39,24 gr CaC2, la réaction se propage bien à la masse, mais elle s’arrête bientôt par suite d’un dégagement de chaleur insuffisante. On obtenait ici 155 gr de plomb.
- 3° En abaissant à 180 gr la quantité de PbO, pour les mêmes quantités de PbCl2 et CaC2 que précédemment, lu quantité de chaleur dégagée suflisait pour chauffer au rouge sombre le résidu, et on obtenait iSogrde plomb.
- 4° Si on diminue enfin jusqu’à 120 gr la quantité de PbO, la réaction se propage très vite, le résidu bien fondu atteint la température du rouge clair et ne renlerme que peu de globules de plomb. Le culot de plomb métallique obtenu pèse 200 gr.
- On peut supposer d’après cela que la réaction s'effectue en deux parties
- PbCl- -f- CaC2 = Pb + CaCl2 + aC (a«)
- /Ü’bO +2C = 4l»b f-aCO3. (2b)
- La différence de pouvoir réducteur entre le calcium et le carbone est bien plus sensible dans ce cas qu’avec l’oxyde seul, car le calcium agit beaucoup plus violemment sur le chlorure que sur l’oxyde. D’autre part, son pouvoir réducteur est accru par le dégagement de chaleur que provoque la formation de CaCl2 qui ne se produit pas avec l’oxyde.
- En fournissant de la chaleur par une source
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- extérieure, on accélère la réduction par le carbone et on a l’équation i'i). Pour le vérifier, l’auteur introduit un mélange de 5 gr PbCl2, i6,o45 gr PbO et 1,3089 CaC2 dans un creuset chauffé jusqu’à l’amorçage (au-dessous du rouge) ; puis il ajoute le CaCl2 fondu à la température du rouge clair. La réaction était terminée rapidement, le culot de plomb pesait i3,2 gr et on trouvait encore du carbone dans le résidu. On peut supposer ici que les équations (2a) et (26) se sont effectuées simultanément.
- En introduisant le mélange dans le creuseL chauffé au rouge, la réaction est tellement vive que la matière est projetée hors du creuset. On ne trouve plus de carbone séparé. C’est donc l’cquation (1) qui se produit quand la température est plus haute.
- Pour les mesures quantitatives, l’auteur a effectué les deux essais suivants dans lesquels la matière était échauffée jusqu'à l'amorçage de la réaction puis recouverte de Ca Cl3 fondu.
- Essai}. — 5 gr PbCl2 (3,638 Pb), 16,04?» gr PbO (14,620 P.b) et 1,3089 t?r CaC2 donnaient un culot de 16,72 gr de plomb à o.oif) p. 100 de calcium.
- Essai II. — 5 gr PbCl3, 16,045 gr PbO et 1,8 gr CaC2 produisaient 17,7 gr de plomb à 0,018 p. 100 de calcium.
- On obtient donc .le métal pur. Lorsqu’on élève la quantité de carbure on n’obtient pas de teneurs plus élevées. En revanche, la séparation de carbone est plus forte et le résidu devient tellement. réfractaire que le métal ne se réunit plus que partiellement.
- Le rendement de l’essai I est de 91,56 p. 100 en admettant l’équation (ij qui est ainsi rendue très vraisemblable. D’après-l’équation de Neumann qui suppose la formation d’oxyde de carbone, le rendement atteindrait ici la valeur inadmissible de 102,8 p. 100.
- a. Recherches Avne l’oxyde de cuivre. — L’analyse des gaz indiquait, comme dans le cas du plomb, un dégagement d’acide carbonique. L oxyde de cuivre employé dans ces essais renfermait 77,71 p. 100 de enivre. Tei aussi 011 coulait du chlorure de calcium sur le mélange d’oxyde de cuivre et de carbure et la chaleur de ce chlorure fondu '20 gr pour 10 gr Cu O) suf-
- fisait pour amorcer la réaction qui se propageait dans la masse. Le cuivre réduit était obtenu très divisé ; afin de le réunir, le creuseL était placé dans un four à vent et chauffé au rouge clair pendant un temps court.
- En opérant ainsi avec des mélanges plus ou moins riches en carbure, l’auteur a obtenu les résultats ci-dcssous.
- i° 10 gr d’oxyde de cuivre (7,771 gr Cu) et i,83 gr de carbure, quantités correspondant à l’équation chimique, donnaient un culot métallique de 7,38 gr de cuivre contenant o,o36 p. 100 de calcium.
- 2e 10 gr d’oxyde de cuivre et 2 gr de carbure fournissaient 7,457 gr de cuivre renfermant o,o36 p. 100 de calcium. La scorie contenait encore de fines particules de cuivre.
- 3° 10 gr d’oxyde de cuivre et 2,0 gr de carbure produisaient un culot de 7,75 gr de cuivre à o,o44 p. too de calcium et la scorie ne renfermait que des traces de cuivre.
- 4° Enfin avec un mélange de 10 gr d’oxyde de enivre et de 5 gr de carbure, la réaction était si vive après la coulée du chlorure de calcium que, malgré l’emploi d’un creuset plus élevé, la matière était en partie projetée au dehors. En chauffant au four à vent, le cuivre se réunit très imparfaitement, la scorie étant très réfractaire par suite de la forte teneur en charbon. On n’obtient que 2,5 gr de culot de cuivre à 0,124 p. 100 de calcium.
- Ces essais sont en contradiction avec ceux de Tarugi qui prétend que pour la réduction complète, il faut cinq fois plus de carbure que d’oxyde. Or on atteint, ici la réduction complète avec un poids de carbure égal au quart de celui de l’oxvde, et la réaction qui s’effectue est la
- jCuO -4- CaC2 = CaO -|- 5Cu -f 2CO2.
- L’essai n° 1 qui correspond à cette équation donne un rendement de 95,4 p. 100 en cuivre, rendement plus élevé qu’avec le plomb, car ici la réaction est plus vive et l’action du carbone plus grande.
- L’auteur explique que Tarugi et Warren aient obtenu des alliages de calcium par l’emploi d’un grand excès de carbure et d’une haute température. Dans ces conditions la quantité de chaleur libre est si grande que la chaux résultante peut être réduite par le carbone du carbure.
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- Si on effectue la réduction sans chlorure de calcium, on obtient un métal plus riche en calcium, ce que montrent les trois essais ci-des-
- i° io gr d’oxyde et i,83 gr de carbure donnaient du cuivre à 0,099 p. 100 de calcium.
- 20 10 gr d’oxyde et 5,00 gr de carbure donnaient du cuivre à 0,607 p. 100 de calcium.
- 3° 10 gr d’oxyde et 10,00 gr de carbure donnaient du cuivre à 1,066 p. 100 de calcium.
- h. RECHERCHES AVEC I.E CHLORURE DE CUIVRE. --
- La réaction qui peut être amorcée par la flamme d'une allumette est encore plus vive que celle du chlorure de plomb ; elle so propage avec explosion et peut être représentée par l’équa-
- CuCb + CaC- = Cu + CaCla + -iC (1)
- L’auteur a effectué des essais avec des mélanges à différentes teneurs en carbure.
- i° 5 gr de chlorure cuivrique (a,341 gr Cu) et 2,71 gr de carbure, quantités correspondant à l’équation, donnaient 1,908 gr de cuivre réduit.
- i° Avec un mélange de 0 gr de chlorure cuivrique et de 3 gr de carbure, la quantité de cuivre réduit n’était plus que de 1,636 gr.
- 3° Enfin en élevant a 4 gr le poids de carbure pour la même quantité de chlorure cuivrique, on obtenait 1,891 gr de cuivre réduit.
- Dans ces différents essais, 011 constatait qu’une partie du carbure n’était pas décomposée, ce qui avait pour cause la projection sur les parois du creuset d’une certaine quatiLilé de matière inattaquée. Pour cette raison on ne pouvait tirer aucune conclusion au point de vue du rende-
- De meilleurs résultats étaient obtenus en grattant après refroidissement la matière attachée aux parois et au couvercle et après réunion à la partie principale en chauffant à nouveau au rouge clair sous une couche de chlorure de calcium.
- On obtenait ainsi :
- i° Avec 5 gr de chlorure cuivrique et 2,71 gr de carbure, 2,090 gr de cuivre réduit, soit 89,4 p. ioo du cuivre total.
- 2° Avec 5 gr de chlorure cuivrique et 3 gr de
- 3° Avec 5 gr de chlorure cuivrique et 3,5 gr de carbure, 2,161 gr de cuivre.
- De plus hauts rendements n’ont pas pu être
- obtenus, même en augmentant davantage la quantité do carbure. C’est qu’en effet une partie du cuivre réduit s’oxyde à nouveau. De plus, le chlorure cuivrique étant hygroscopique, une partie du carbure peut être décomposée par l’eau ainsi apportée.
- et d’oxyde. — L’auteur représente l’équation chimique de la réduction dans ce cas par
- CuCP-f-4CuO 4- CaC°= 5Cu-f- CaClÿ -f aCO2 {x)
- Ici aussi la réaction s’amorce à la flamme d’une allumette ot se propage rapidement, en deux secondes environ, dans toute lu masse. Une partie de la matière est également projetée et il convient d’opérer comme dans le cas précédent pour la détermination durendoment. On obtient alors les résultats suivants :
- i° Un mélange de 5 gr de chlorure, 11,910 gr d’oxyde et 2,71 gr de carbure, correspondant à l’équation (1 ), donne io, 19 gr de cuivre, soit un rendement de 87,66 p. 100.
- 20 En élevant a 3 gr. la quantité de carbure, on
- 3° Avec 3,5 gr de carbure, le poids de cuivre réduit atteint 11,4120 gr.
- <1. Recherches avec le mélange de chlorure de cuivre et d’autres oxydes. Cuivre et zinc.—Tandis que l’oxyde de cuivre se réduit en même temps que le chlorure, la réduction de l’oxyde de zinc est ici plus lente et on est obligée d’élever latempé-rature comme dans le cas ordinaire de la réduction de l’oxyde de zinc par le charbon. Avec un mélange de 5 gr de chlorure de cuivre, 5 gr d’oxyde de zinc et 3 gr de carbure, le culot métallique pèse 2,3 gr et renferme 86,4 p- 100 de cuivre, i3,48p. 100 de zinc et o,o4i p-- ioo de calcium. Cet alliage est mou et se travaille facilement. La scorie qui est très réfractaire retient encore des globules métalliques. En réalité la réduction de zinc est plus complète, mais une partie s’oxyde à nouveau.
- Cuivre et étain. — La réduction de l’oxyde d’étain se continue encore quelque temps après celle instantanée du chlorure de cuivre. En chauffant au rouge clair un mélange de 5 gr de chlorure de cuivre, 11,65 gr d’oxyde d’étain à 77,06 p. 100 d’étain, et 2,71 gr de carbure, le culot métallique pèse 7,25 gr et renferme 74,84
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- p. 100 d’étain, 24,47 P- 100 de cuivre, et 0,03^ p. 100 de calcium.
- Cuivre el manganèse. — La réduction de l’oxyde de manganèse pendant celle du chlorure de cuivre étant très faible et le métal ne pouvant se réunir par suite de la trop grande proportion de charbon séparé, on ajoutait dans ce cas de l'oxyde de cuivre. Un mélange de 5 gr chlorure de cuivre, 5 gr oxydule de manganèse, 5 gr oxyde de cuivre et 3 gr carbure donnait 5,87 de métal renfermant 91,02 p. 100 de cuivre, 8,88 p. 100 de manganèse et des traces de calcium. Cet alliage est très dur, mais peut être travaillé à froid à l’enclume.
- Cuivre et aluminium. — Frolich a exposé à Paris en 1900 un alliage de ces deux métaux obtenu par cette méthode. Cependant l’auteur n’a pas réussi à fabriquer le bronze d’aluminium par la réduction simultanée du chlorure do cuivre eide l'alumine. 11 est probable que l’aluminium réduit brûle à nouveau.
- Argent.
- La réaction entre le chlorure d’argent el le carbure, quoique moins violente qu’avec le chlorure de cuivre, est enco.re très vive et s’amorce à la flamme d’une allumette. Le rendement est meilleur qu’avec le cuivre. Un mélange de 100 gr de chlorure d’argent et de 25,3 gr de carbure a donné un culot fondu de 55 gr d’argent à 0,009 p. ioo de calcium ; il restait dans la scorie 6 gr de globules d’argent non rassemblés. Cette réaction s’approprie très bien au traitement des résidus de chlorure d’argent.
- Avec un mélange de 10 gr d’oxyde de zinc et de ij8o gr de carbure, aucune réaction ne se produit au rouge sombre ; au rouge clair on voit les vapeurs de zinc brûler à la sortie du creuset. Le calcium paraît ici le seul facteur de réduction pendant que le charbon se sépare.
- En mélangeant 20 gr de chlorure de zinc et 10,68 gr de carbure, la réaction s’amorce a la flamme d’une allumette et se propage très rapidement dans toute la masse, mais elle est moins vive qu’avec le chlorure de plomb et le zinc réduit ne se réunit pas, il reste à l’état spongieux et pulvérulent dans la scorie; il brûle lorsqu’on chauffe dans le but de le réunir.
- En chauffant an four h vent un mélange de 5 gr de chlorure de zinc, i4,49'5 gr d’oxyde et 2,67 gr de carbure, l’oxyde n’est réduit que partiellement et on n’obtient pas de culot métal-lique.
- En réduisant un mélange de chlorure de zinc et d’oxyde d’un autre métal, on obtient, facilement des alliages.
- Zinc et cuivre. — Un mélange de 5 gr de chlorure de zinc, 11,67 d’oxyde de enivre, et 2,67 de carbure, chauffé de façon à amorcer la réaction, puis porté quelques instants au rouge clair sous une couche de chlorure de calcium fournil 9,2 gr d’un alliage métallique renfermant 80,8t p. 100 de cuivre, i3,47 P- 100 de zinc et o,o35 p. 100 de calcium; ccl alliage de couleur jaune foncé est mou. La réduction est ici beaucoup plus facile qu’avec un mélange de chlorure de cuivre et d’oxyde de zinc, car les vitesses de réduction du chlorure de zinc par le calcium et de l’oxyde de cuivre par le charbon no sont pas aussi éloignées que colles du chlorure de cuivre par le calcium et de l’oxvdc de zinc par le charbon. Il en résulte que pendant la réaction principale, réduction du chlorure do zinc, la plus grande partie du charbon est brûlée par l’oxyde de cuivre.
- Zinc, cuivre et nickel. — On obtient un alliage de ces trois métaux en réduisant un mélange dé 5 gr de chlorure de zinc, 8 gv d’oxyde de cuivre, 2 gr d’oxydule de nickel et 3 gr de carbure. Il se forme 8,5 gr d’un alliage blanc très légèrement jaunâtre. En augmentant la proportion d’oxydule de nickel, on obtient de très beaux alliages blancs.
- Mercure.
- En chauffant 2 gr d’oxyde de mercure et o,i34 gr de carbure, il n’y a pas de réaction caractéristique. Si on double la quantité de carbure, la réaction amorcée en un point se propage à la matière environnante, mais elle s’arrête avant d’engager toute la masse.
- Si on opère sur 2 gr de calomel et o,3 gr de carbure, la réaction se propage tellement lentement dans la masse que le mercure réduit ne se rassemble pas et reste dans la scorie.
- Avec un mélange d’oxyde et de chlorure de mercure, la réaction ne se propage pas si on ne fournit pas de chaleur.
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- La réduction de l’oxyde par le carbure est très paresseuse et très incomplète au rouge sombre. En chauffant au rouge clair io gr d’oxyde d’étain à 77,06 p. 100 Sn et 1.97 gr de carbure, puis en fondant sous une couche de chlorure de calcium, on obtient 5,5 gr d’étain renfermant 0,04* a o,o3i p. 100 de calcium selon que le chlorure de calcium a etc ajouté au début ou à la fin de l’opération. Le rendement est faible car l'oxyde se réduit difficilement par le charbon.
- Un mélange de 20 gr de chlorure d’étain et 7,82 gr de carbure donne lieu à une réaction très vive qui s’amorce à la flamme d'une allumette, mais le métal réduit se trouve sous forme pulvérulente dans la scorie et ne se réunit que très partiellement en chauffant.
- En chauffant au rouge clair 5 gr de chlorure d’étain, 7,20 gr d’oxyde et 2,5 gr de carbure, on obtenait après trente minutes 7,0 gr d’étain renfermant o,o34 p. 100 de calcium.
- Etain et cuivre. — Pour les mêmes raisons que celles données ei-dessns à propos du zinc, la réduction du chlorure d’étain et de l'oxyde de cuivre se fait plus facilement que celle du chlorure de cuivre et do l’oxyde d’étain. 20 gr de chlorure d’étain, 35,4 gr d’oxyde de cuivre et 7,84 gr de carbure donnent lieu à une réaction très violente qui s’amorce a la flamme d'une allumette ; mais il y a trop de charbon séparé et le métal ne se réunit pas. En chauffanl dans un creuset 5 gr de chlorure d’étain. 8,35 gr d’oxyde de cuivre el i.c>6 gr de carbure, puis portant quelques instants au rouge clair sous une couche de chlorure de calcium, on obtient un alliage à 21,6 p. u»o d’élain et 0,0:1 p. voo de calcium.
- Arsenic.
- Pour réduire Vacidc arsénique parle carbure, il est nécessaire de chauffer au rouge sombre; l’arsenic se dépose sur les parois du tube dans lequel on opère.
- Bismuth.
- Oxyde de bismuth. —La réduction de l’oxvde par le carbure s’effectue très facilement. Elle correspond à l’équation
- 5Bi*Os + .tCaC* 10 Bi + 3 CaO -4- 6 CQ*
- Mais elle ne s’amorce ni à la flamme d’une allumette, ni à celle d'un brûleur Bunsen.
- Il ne faut pas disposer de couche de chlorure de calcium, car dans ce cas le rendement tombe considérablement, peut-être par suite de la formation d'nn oxychlorure. Par l’emploi de 10 gr d’oxvde de bismuth et o,t)3 gr de carbure, ou obtient un culot métallique de 7,0 gr de bismuth renfermant seulement des traces de Ca.
- Oxychlorure de. bismuth. —- La réduction se fait selon l’équation
- aBiOCI.+ ChC2 — ?.Bi -f- CaCl2 + CO* + C.
- Elle s’amorce à la flamme d’une allumette. Si on chauffe ensemble 10 gr d’oxvchlorure et t,4 gr de carbure, on obtient 6.5 gr de bismuth renfermant des traces très faibles de Ca.
- Oxychlorure et oxyde de bismuth. — La réaction s’amorce ici à la flamme d’un brûleur Bunsen ; elle se fait d’après l’équation
- GBiOCl + aBPO* + 3CaC* = 3CaCl* -f 6CO*4- loBi.
- En chauffant au rouge sombre 10 gr d’oxychlorure et les quantités correspondantes d’oxvde et de carbure, on obtient un culot de t 1 gr de bismuth renfermant 0,082 p. too de Ca.
- Chrome.
- Oxyde de chrome. — Avec un grand excès de carbure, la réduction s’opère en chauffant au rouge clair; mais elle est très lente. Le chrome réduit se présente dans la masse de chaux et de charbon sous forme de poudre cristalline grise ; mais le rendement est très faible. En opérant la réduction simultanée de l’oxvde de plomb, on obtient un alliage plomb-chrome qu’il suffit de traiter par l’acide nitrique étendu pour séparer le chrome à l’état de poudre cristalline.
- Chlorure de chrome. — Un mélange de 10 gr : de sesquichlorure de chrome sublimé et de 6,8 gr de carbure se réduit facilement et la réaction s’amorce à la flamme d’une allumette. Le métal réduit possède une forte teneur de carbone. Même en chauffant le mélange au four à vent, on n'obtient pas de petits globules métalliques, comme l’a indiqué Neumann,
- Molybdène.
- Un mélange de ao gr d’acide niolybdique et de
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- 16 gr de carbure réagit par échauff'oment au rouge clair. Après trois quarts d'heure, on trouve le métal réduit sous forme de poudre grise, mais non fondu.
- Tungstène.'
- En chauffant 20 gr d’acide tungstique et 10 gr de carbure à la température du rouge clair, on obtient le tungstène réduit, mais seulement à l’état de poudre.
- Manganèse.
- Oxyde de manganèse. — La réduction de 5 gr d’oxydule de manganèse par 1,3? gr de carbure 11e s’effectue qu’en chauffant au rouge clair. Encore la réaction est-elle très incomplète et le manganèse semble s’être en partie oxydé à nouveau. Le manganèse réduit est en poudre et renferme du carbone.
- Chlorure de manganèse.— La réaction s’amorce ici à l’aide de la flamme d’un brûleur Bunsen. Si on chauffe 5 gr de chlorure de manganèse et 2,89 gr de chlorure, on obtient des globules de manganèse, fort petits et de couleur blanche. Mais le rendement est très faible, une grande quantité de manganèse a du brûler. Ce manganèse renferme du carbone. On obtient un résultat semblable avec le mélange de chlorure et d’oxyde.
- Par contre la réduction du mélange de chlorure de manganèse et d'oxyde de cuivre réussit facilement et on obtient un bronze de manganèse. Avec un mélange de 10 gr de chlorure de manganèse, 12,1 gr d’oxyde de cuivre et 5,78 gr de carbure, chauffé au four à vent, la réaction est très vive. La plus grande partie de l’alliage formé est réunie en un lingot qui pèse
- 7»9 gr-
- Le métal obtenu, inaltérable à l'air, très dur, très ductile et se laissant marteler en plaque mince est de couleur blanche avec une pointe de rose. Sa composition est la suivante
- Mn 10,71 p. 100 Cu 89.36 «
- Ca 0,04 »
- Fer.
- Oxyde de fer. — Un mélange de 10 gr d’oxyde de fer et de 2,72 gr de carbure ne paraît pas
- réagir au rouge naissant; cependant il y a réduction ; mais le rendement est faible. Au rouge clair, la réaction est plus complète ; le fer réduit se trouve sous forme de poudre et
- Chlorure de fer. — En mélangeant 10 gr de chlorure de fer sublimé et 6,71 gr de carbure, la réaction s’amorce à la flamme d'une allumette. Elle est plus vive que celle des chlorures d’élain et de zinc, mais plus faible que celle du chlorure de plomb. Le fer est obtenu dans le même état qu’avec l’oxyde.
- Nickel.
- Oxydule de nickel. — La réaction commence au rouge sombre, mais pour obtenir le métal fondu, il faut chauffer au rouge blanc. Un mélange de 10 gr d’oxydule de nickel et de 1,94 gr de carbure donne un culot métallique de 7,8 gr de nickel ne renfermant pas de calcium.
- Chlorure de nickel. — La réaction s’amorce ici à la flamme du brûleur Bunsen. En chauffant. 5 gr de chlorure de nickel et 2.8 gr de carbure jusqu’à réaction, puis au rouge blanc sous une couche de chlorure de calcium, on obtient un culot de i.65 gr de nickel exempt de calcium ; mais il existe encore des globules métalliques dans le résidu.
- Chlorure et oxydule de nickel. — En opérant comme dans le cas précédent sur un mélange de 5 gr de chlorure, 11,5 gr d'oxydule et 2,8 gr de carbure, le culot métallique pèse 9,0 gr et est exempt de calcium.
- Métaux alcalins.
- Potassium et sodium. — La réduction des hydroxydes a lieu à assez basse température.
- Les chlorures se laissent aussi décomposer, et on voit de temps en temps le métal fondu venir brûler à la surface. Mais la réaction paraît, très paresseuse ; le rendement est faible et il semble que la réduction n’est possible que jusqu’à un état d’équilibre.
- En chauffant au rouge sombre un mélange de 100 gr de chlorure de sodium, 3o gr de plomb et 3i gr de carbure, on obtient un culot métallique de 28 gr de plomb renfermant 3,44 P- >oo
- de sodium et des traces de calcium ; à la température ordinaire, cet alliage décompose l’eau; la décomposition est très vive à chaud.
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- Magnésium. — Aux températures du four à vent, la magnésie n'est pas réduite. Au contraire, le carbure agit sur le chlorure de magnésium et. il se forme du chlorure de calcium ; mais le rendement est faible.
- Métaux alcalino-terreux.
- Aluminium. — La réduction de l'oxyde peut se faire par le carbure, mais elle est très incomplète. On obtient le métal en poudre grise entourée de carbone.
- LJn mélange de togr de chlorure d’aluminium et de io gr de carbure ne s'allume pas par cchauffcment à la flamme du bec Bunsen. Eu allumant un petit noyau de chlorure de cuivre et de carbure, la réaction sc propage dans toute la masse. Le. métal réduit ne peut être obtenu qu'en poudre. En faisant un mélange avec l’oxvde de cuivre, le culot métallique obtenu est exempt d’aluminium.
- Par contre, si on remplace l’oxyde de cuivre par du cuivre métallique, on obtient un bronze aluminium. Ainsi un mélange de io gr de chlorure d’aluminium, io gr de cuivre et io gr de carbure donne des petits globules de la grosseur d’un pois et non rassemblés par suite de la forte teneur en charbon. Le métal obtenu renferme 2,09p. ioo d’aluminium et o,o48 p. ioo de calcium. En ajoutant du plomb au lieu de cuivre le culot métallique pèse 7,5 gr, mais n’est pas homo-
- Cèrium. — L’oxyde n’est pas réductible aux températures du four à vent. Avec le chlorure, au contraire, la réduction a lieu; mais le métal réduit contient du carbone.
- L’auteur conclut de son étude que le carbure de calcium est un corps éminemment réducteur, la puissance de réduction étant plus grande avec les chlorures qu’avec les oxydes. Pour les métaux capables de former des carbures, on n’obtient pas ceux-ci a la température relativement basse qui correspond à la réduction. 11 faut une température beaucoup plus élevée, comme c’était le cas dans les expériences de Moissan. En ce qui concerne la teneur en calcium, elle est en général, très faible, cependant on peut l’augmenter, ainsi qu’on a vu pour le cuivre, en employant un grand excès de carbure. Le carbure de calcium trouvera son emploi de nouveau réducteur non seulement
- dans les laboratoires, mais aussi dans la pratique, et principalement quand il s’agira de l’obtention d’alliages de métaux dont la réduction seule offre de grandes difficultés. L. Jcmau.
- Procédé de graphilisation de la International Acheson Company. Brevet français, n° 3o6o3o, pria le 6 décembre 1900. 4
- Les électrodes, balais, charbons des piles qu’on veut graphiser, sontportéos à la haute température d’un four électrique. Les objets sont enfouis dans une matière relativement mauvaise conductrice formée de coke broyé. Leurs dimensions les plus longues doivent être à angle droit avec le sens du courant; ils offrent ainsi moins
- résistance
- Fig. 1 - Four Aehcson.
- La base a du four (fig. 1) est en briques réfractaires, ainsi que les parois b ; les prises de courant c sont en carbone amorphe. La sole h est en matière excessivement réfractaire, telle que du carbure de silicium. On étend d’abord une couche de coke broyé en grains d’environ i,5 mm ; on forme plusieurs piles avec les électrodes qui sont entièrement entourées de coke. On recouvre enfin d’une couche i formée d’un mélange de coke broyé et de sable.
- On commence par envoyer un courant de 1 4oo ampères à 210 volts. On augmente l’intensité. pendant 5 heures jusqu’à 3 600 ampères, en restant à 210 volts. Puis on diminue graduellement le voltage en augmentant l’intensité, jusqu’à 9000 ampères sous 80 volts. L’opération dure 24 heures.
- Quand on a des tiges cylindriques, on peut les placer en contact sur toute leur longueur sans matière de remplissage interposée.
- Cette méthode permet de traiter une masse de carbone dont la section est plus large que
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- les prises de courant; ceci est dû à ce que la majeure partie de la chaleur se produit dans la matière de remplissage et non dans les objets en carbone.
- Sur la préparation électrolytique de l’acide permanganique, par K. Elbs Xritsrhrift fur LiA-trocheinic, l. Vit. p.-2G0-261. 1900.
- Lorsqu’on électrolyse des sels manganeux, on obtient à l’anode soit de l’acide permanganique, soit des sels manganiques, soit enfin un précipité brun formé d'hydroxydes ou autres dérivés du peroxyde de manganèse, suivant la nature de l’acide du sel électrolvsé, la quantité d’acide libre contenu dans le bain, la densité de courant employée, etc.: en un mot suivant les conditions de l'expérience.
- Bour obtenir de l’acide permanganique, l’auteur recommande de prendre un sel manganeux à acide fort, d’ajouter au bain un grand excès d’acide libre et d’opérer à une température ne dépassant pas 8o°C.
- Toutefois, même en l'effectuant dans ces conditions, l’électrolyse du sulfate manganeux peut donner du sulfate manganique en même temps que l'acide permanganique, composés produisant l’un et l’autre une coloration violet rouge du bain et que dès lors il est possible de confondre. Pour les distinguer, il sullit. d’examiner le spectre d’absorption : le sulfate manganique absorbe la région jaune et la région verte; l’acide permanganique, en solution très étendue, donne le spectre d’absorption bien connu, qui diffère notablement du précédent,
- DIVERS
- Masse des atomes et charge électrique des ions, par M. Planck. Dr. Ann., 1. TV. p. 564-56;.
- La comparaison des définitions de l’entropie données par Boltzmann (théorie cinétique des gaz) et par Planck (théorie électromagnétique du rayonnement) conduit à la valeur :
- pour le nombre de molécules réelles contenues dans une molécule-grammes. O. E. Meyer a trouvé 6,4° to2\ nombre très voisin du précédent.
- La constante de Loschmidt, c'est-à-dire le
- nombre de molécules existant dans un cm1 de gaz à o° sous la pression d’une atmosphère est égale à 2,^6 1019 ou 2,1 1019 d’après Drude.
- La constante v. force vive moyenne d’un atome à la température absolue 1 est 2,02 10—1,1 d’après Boltzmann, 2,8:1 10—tB d'après Drude.
- Pour la eharge électrique d'un ion monovalent on aurait 4«$9 10—l" unités électrostatiques ou 1,29 10—10 (Iiicharz) ou(>,;> 10—1,1 (J.-.1. Thomson). ’
- L'accord entre ces divers nombres est assez satisfaisant; mais comme les relations qui les lient sont rigoureuses, si la théorie est exacte, il serait très intéressant d'en déterminer la valeur’par des méthodes plus directes que celles employées jusqu’ici. M. J..
- Câble Witzenmann à couches alternativement conductrices et isolantes. Brevet français,
- Le cable est entouré d’une couche en caoutchouc ou autre matière isolante, puis d'une couche conductrice constituée par un t«ube métallique enroulé en spirale, de la toile métallique.
- un ressort à boudin, ou une bande de métal, etc. Ce tube extérieur sert de fil de retour.
- On peut répéter à volonté la disposition des deux couches et obtenir un câble d un nombre quelconque de circuits d’aller et de retour.
- A. Nünks.
- Quelques expériences sur les rayons de Becquerel et de Rœntgen, par F. Himstedt. l)r. Ann., t. IV, p. 53i-5'3;.
- Action des rayons de Becquerel et de Rœntgen sur l’œil, par F. Himstedt ci A. Nagel. Ihid., p. 539-552, mars 1901.
- Avec un échantillon de radium préparé par M. Giesel, M. Himstedt a pu répéter en public les expériences connues : luminescence de l’échantillon ; son action sur un écran au pla-tino-cyanure de baryum à travers les parois d’une boîte an fer de o,5 mm. d’épaisseur; la phosphorescence de la blende de Sidot provo-
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- quée par les rayons du radium, l’action sur l’électroscope à travers les parois de la boîte, enfin l’action sur l’étincelle d’une machine élec-
- Cette dernière expérience a été réalisée déjà par Elster et Geitel. Ces derniers physiciens n avaient pu mettre en évidence la propriété semblable des rayons de Rœntgen. Ils attribuaient cet insuccès au défaut de continuité du rayonnement provoqué par la bobine d’induction. M. llimstcdl a obtenu l'effet des rayons de Rœntgen sur I'exploseur de la machine et pense que le tuhe employé par Elster et Geitel n’était pas assez puissant.
- 11 a également réussi avec sou échantillon à montrer la déviation des ravons de Becquerel par le champ magnétique.
- A la température de l’ébullition de l’air liquide, l’activité de ce radium, mesurée par l’action sur l’électroscope, n’a pas diminué.
- Les rayons de Becquerel n’agissent pas sur les cohércurs, mais provoquent une diminution de résistance du sélénium. L’effet des rayons de Rœntgen sur cette résistance est très considérable : la diminution peut atteindre 5o p. ioo.
- Lorsque l’œil est placé au voisinage immédiat de l’échantillon de radium, séparé de lui par deux épaisseurs de papier, l’œil bieu reposé •perçoit une l'aihlc lueur. Les diverses parties de l’œil, la cornée, le cristallin, l'humeur vitrée, la rétine, paraissent acquérir une fluorescence d’intensité à peu près égale. Il en résulte une sensation de lumière à peu près uniforme et on ne peut reconnaître la forme d’une ouverture pratiquée dans un écran de plomb qui est disposé entre l’œil et. la substance active.
- U est à remarquer qu’en mettant le radium du côté extérieur (vers la tempe) de l’œil, on a la
- cette région ; la même observation se répète avec les rayons de Rœntgen.
- Les rayons ultraviolets produisent sur l’œil une action analogue : mais il semble que dans ce cas, la fluorescence du cristallin soit plus intense que celle des autres parties.
- Mais il y a une différence entre l'effet des rayons de Rœntgen et des rayons de Becquerel.
- Lorsque l’œil est placé dans une position convenable, on peut reconnaître la forme de l'ouverture laissée dans réenui. Si cette ouverture I
- est placée de manière que le faisceau (défini géométriquement) ne puisse rencontrer qu’une seule fois la rétine, on ne perçoit qu’une seule tache lumineuse.
- Si le faisceau peut rencontrer deux Ibis la rétine, on perçoit deux taches ; s’il est tangent au fond de la rétine, cm a la sensation d’une ligne lumineuse.
- Ces observations confirment celles de Dorn et Brandès qui avaient été révoquées en doute.
- Lorsque la source de rayons Becquerel ou Rœntgen est placée sur le côté, la clarté maximu est perçue du côté même où se trouve la source. Ce fait est assez étrange et est encore inexpliqué. Eu dirigeant le faisceau successivement sur les diverses régions de la rétine, on trouve que l’impression est partout la même : la localisation de la sensation n’est donc pas due à une sensibilité de la rétine localisée dans une région déterminée. Ni dans l’œil humain, ni dans l’œil des animaux, on ne peut constater de fluorescence appréciable sous l’action des radiations. Il n’en résulte pas d’ailleurs qu'il ne se produise pas une fluorescence suffisante pour impressionner les organes récepteurs qui sont extrêmement voisins, insuffisante cependant pour être perçue par un œil extérieur.
- La nature de la sensation fait supposer qu’elle provient surtout des bâtonnets. Il est à remarquer encore que l’œil se fatigue très vite et devient au bout de quelques instants insensible.
- Le pourpre rétinien n’est pas altéré par une exposition d’une heure au rayonnement d’un tube de Crookes très puissant.
- Les rayons de Rœntgen provoquent, comme les ravons lumineux, une différence de potentiel entre le sommet antérieur et le sommet postérieur de l’œil de la grenouille. Cette expérience a été faite tant, sur un œil entier que sur un œil dont le cristallin était enlevé ; l’effet était le même. La fluorescence du cristallin n’intervient donc pas, si tant est qu'elle sc produise.
- Les rayons de Becquerel n’ont donné aucune action de ce genre, peut-être parce que l’échantillon radifere n’était pas assez puissant.
- M. L.
- Le Gérant
- : C. NAUl).
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- TABLE METHODIQUE DES MATIERES
- ÉLECTRICITÉ ET MAGNÉTISME
- Théories et généralités.
- Théorie *de l'aberralion de Stokes dans l'hypothèse
- II.-A. Lorentz. . . .....................386
- La dualité en électrotechnique. — II Sire de
- Vilar............................ 25a, 378
- Propagation de la force électrique. — G. Platner. 35o
- langue auxiliaire internationale de M. le I)r Zamenhof connue sous le 110m d’Espe-
- ranto. — Ch. Méray.......................... 119
- Sur l'utilité scientifique d’une langue auxiliaire
- Conducteurs, Électrolytes et Diélectriques.
- Conducteurs. — Déformation de la surface plane
- d’un liquide en présence d’un corps éle.c- -
- trisé. — A. Sella.......................«4® A
- Courants rapidement variables dans les cii’cuits
- dérivés.— O.-M. Corbino....................n34-
- Sur les équations fondamentales de l’électrodyna-mique et l’expérience de Crêmieu. —
- H.-C. Pocklingion...........................3o4
- Sur l'existence des courants ouverts. — V. Grenue u................................................3io
- Décrément des oscillations électriques pendant la charge d'un condensateur. — A.-F. Sun-
- dell et II). Tallqvist......................349
- Recherches relatives à l’action des ondes acous-
- Électrolytes. — Considérations et recherches sur l’anomalie de la résistance électrique des dissolutions aqueuses aux environs de 4U--- T. GneseUo.....................................38g
- Sur la variation de composition dos eaux minérales
- duclibilité électrique. — P.-Tk. Multer. 3io Sur la polarisation électrolytique de certaines
- électrodes.— G. di Ciommu..............3gi
- Sur la polarisation avec les courants alternatifs. —
- Francesco Olireri.................. i49
- Sur le trouble de dépolarisation cathodique provo-
- Evich Millier............................383
- propos du mémoire M. V. de Turine « Diminution de la pression osmotique causée par les actions mutuelles des charges électriques liées aux ions ». — M. Lamottc. . 79
- M. Planck................................4oo
- Sur les relations électrochimiques des états allotropiques de l’argent. — M. Berthelot. ... 37
- Sur la vitesse de réaction dans les réductions é!ec-
- troiytiques. — II. Goldsckmidt........... jy3
- Diélectriques. — Capacité inductive spécifique des diélectriques dans un champ magnétique. Edward Coleridge Roberts................... 78
- trique liquide. — Egon v. Schweidler. . u3
- Remarque au mémoire de M. Egon v, Schweidler.
- — E. Warburg.............................n j
- Nouvelles recherches sur les déformations des condensateurs. — Caalone et Sozzani. ... 73
- Calcul de la conductibilité des gaz traversés par le
- courant dans la lumière positive.—J. Stark. 294 Courants transversaux et conductibilité dans les
- gaz traversés par le courant. — J. Stark. 294 Sur la distribution d’un gaz dans un champ électrique. — G.-IV. Walker..............................398
- Décharge électrique.
- évaporation. — Sella et Pochettîno. . . . n3 I Burke.............297,390
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- 5o3
- Température dans les tubes de Geissler. — K. Kcr-
- khof.................................... 189
- //. Pellat.............. 3n
- oscillante.— G.~A. Hemsalech...........3io
- Sur Tinfluence de la self-induction sur les spectres
- d’étincelles. — G.-A. Hemsalech..............192
- Sur les étincelles oscillantes. — G.-A. Hemsalech. 1 g t
- Pression et température dans l’étincelle électrique. — E. Haschek........................292
- Décharge disruptirc dans les électrolytiques. —
- A. Broca et Turckini..................... 191
- Oscillations hertziennes, Rayons Rœntgen, Rayons Becquerel, etc.
- Observations de la résonance électrique dans l’air
- raréfié. — Albert Turpain...................4^8
- Classement des détecteurs d’ondes. — A. Turpain. 63
- sur la cause qui les produit. — Th. Tom-masina...................................... 34
- rayons X dans l’air. — A. Nodon.............116
- Umm jr.'îrwfefc'. **.T“ TT. . *7»
- De l'action des rayons X sur les- conducteurs et
- sur les isolants. —J. Semenow ....'. 480
- vés des rayons X. — Sagnac. et P. Curie. 272 Méthode de détermination des poids atomiques fondée sur les lois de transparence de la matière par les rayons X. — L. Benoist. 117
- Rayons Becquerel. — Quelques expériences sur les
- F. Himsledl.................................5oo
- l’œil. — /•’. Ilimstedt et A. Nagel .... 5oo Sur la radio-activité induite provoquée par les sels
- de radium. — P. Curie et A. Debierne. . 33
- Sur la radioactivité secondaire. — H. Becquerel. . 38
- Sur la radio-activité induite et les gaz activés par le
- radium. — P. Curie et A. Debierne . . . 116
- E. Bloch................................... 190
- Sur l'analyse magnétique des rayons du radium et
- ces rayons. — Henri Becquerel...............4a3
- Action physiologique des rayons du radium. —
- Henri Becquerel et P. Curie.................4^7
- Magnétisme.
- Contribution à l'étude dos aimants permanents. —
- C. Chistoni et G. de- Vecchi............. 147
- lissai des aciers à aimants. — J. Klemcncic. . . . 148
- nentc du fer. •— P.'Holitscker...........229
- Expériences sur l hystérésis dans un champ tonr-
- intenses. — René Paillot. ....... 3ia
- Sur la perméabilité magnétique du platine à la
- Sur quelques questions relatives au phénomène de Hall résolues par la méthode alcalimé-trique. — P. Moretto........................2,31
- motrice d’aimantation. — René Paillot. . 4^9
- Sources d’électricité.
- Théorie de la machine de VYiinshurst. — Bordier. n5 | Bobines d induction.—lîadiguet et Massiot . . . civ machine à influence. — D. Negreano. . . 463 [ Wehnelt. — T. Mizuno...................a3a
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVII. — N° 26.
- iiiiijçnélisme terrestre. — l'.-S. Wedell-WedeMsborg.........................................148
- Electrocapillarité- Électrobiologie.
- APPLICATIONS
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- ntt
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- T. XXVII. — N°
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 509
- Procédé Rieter pour la
- MESURES
- DIVERS
- Sociétés savantes, techniques et industrielles.
- I 1 ? H-sif-sit sfii ri ?
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- I/ÉGLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVII.— N° 26.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- du i6 avril du s4 mai i
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- 4o3
- Nécrologie.
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- TABLE DES NOMS D’AUTEURS
- (F.-J.)- —
- (H.).-!
- (P.). -
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- 5 t 5
- s? Z à
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- T. XXVII. — N° 26.
- et très rapprochées facilitant le dégage-
- Heilmann. — Mode de fabrication des électrodes
- Enveloppe protectrice pour électrode d’accumulateur...................................
- mulateurs électriques...............
- électriques.........................
- Hf.msalech (G.-A.). — Sur les étincelles oscillantes.
- Heraeus (W.-C.). — Résistances pour mesures. Hewitt (John et Thomas). — Voir Lindstrom. . Himstedt (F,). — Quelques expériences sur 1« rayons de Becquerel et de Rœntgen . .
- Holitscueii (P.). — Recherches experimentales s
- l’aimantation rémanente du fer......
- Holzmann. — Connecteur de rails...............
- Hookham. —Compteur............................ 204, 1
- Jacquin (Ch.). — Application des appareils de
- lant des chemins de fer et des tramways. 114, i56
- Jaeger (II.). — Images magnétiques.................457
- protecteurs............................. 114
- Janssen (J.). — Sur les lignes télégraphiques ou
- téléphoniques établies sur la neige. ... 34
- Jkssop et Applebv. — Grue roulante.................104
- Johnson (W.-C.) et Murdàt (Ph.-J.).— Walt-heure-
- ! Jordis (Eduard). — Sur le maniement des éléments j Jovignot. — La plateforme roulante de l’Exposition. t65
- K
- Kando (Von). — La traction électrique par cou-
- Katz (Alexander). — Plaques d’accumulateurs, t.xxxv Kennedy. — Perfectionnements apportés aux
- plaques d’accumulateurs................... xv
- Keukiiof (K). — Température dans les tubes de
- Goisslor..................................189
- continu dans un arc électrique............192
- Kof.rtjnc, et Mathiesen. — Système d’allumage de
- lampes genre Nernst.......................291
- Kugelgen (Fr.-V.). — Etude sur le pouvoir réducteur du carbure de calcium...........................491
- Lambert. — Voir Granier.............................. iv
- Lamotte (M.). — A propos du mémoire de M. V. de
- tique causée par les actions mutuelles dos
- Lancetta. — Electrographe............................340
- Latour (Marius). — Sur le système de transmis-
- vitessc do turbines hydrauliques.......... 135
- Latjrtol. • - Sur les.divers systèmes d’éclairage et
- ciums industriels......................... 36
- Lecomte. — Procédé pour l’isolement des tôles
- Ledvc (S.). — Figures produites par la décharge
- électrique............................... 394
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- Tome XXVÏI Samedi 6 Avril 1901. 8* Année. — N° 14
- L’Eclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 6 avril 1901
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Syndicat professionnel des Industries électriques (Séance-du 12 mars kjoij. La seanee est ouverte a a b. do sous la présidence de M. E. Sartiaux.
- Etaient. présents :MM. Azaria. Bancelin. Lardon. Beau. Bénard. Berne. Roistel. Cance. Cleirtancon. Duoretet. Rsehvvege. Geoffroy, ILllairet. Javaux. Larnaude, De Lonieme. Meyer-May. l’erd. Meyer. Uadigucl. lübourl. L. Martiaux. De Tavernicr. \iva-rez et Zetter.
- boni excuses : MM. (.haussenot. Laftargue, Mas-cart et Mildè.
- Le proces-verbal de la dermere seanee est adopte sans observation.
- Admissions et démissions. — boni admis comme membres du Syndicat : MM. Begot. a Reims; Gue-nee, a Pans ; belineider et a Paris, représentes par M. ITclruer. cbel du service électrique au Greu-
- Sont acceptées les démissions de MM. Amiard (René) : Berlin (André i : CJiapel I Edmondi : Daguier (Emile) ; Bubranle A. ; : Joret (Henri) : Mauhorgne (Lugene:. : Maugras (Louis) ; Renard (Georges) qui ont cesse de s oeccuper d electrieite.
- bouveaux membres de la Chambre. - Décorations. — M. le President adresse ses compliments de bienvenue aux nouveaux membres de la Lhambre : MM. De Bovet. Javaux. Journet. Lallargue. Balance. Lar-iiaude. Mascart. Mever-May. Ribourl, De lavermer: \ edovelli et Zetter et propose d adresser des lelici-tations a M. Zetter. nomme officier de 1 Instruction publique, et a MM. Dchesdm. Doignon et Geollrov.
- Classification generale des marchandises transpor-
- becretaire donne communication dune lettre de M. le President de la Chambre de Gommeree de Paris, dont voici un extrait :
- « Nous avons 1 honneur de vous informer que les compagnies de chemins de 1er et 1 administration des rhemius de fer de L Etat, pour satisfaire a une decision en date du a6 août idqq. de M. le ministre des iravaux Publies, soumettent al homologation nnms-
- titielh une lissiln atiOTi g» lier d» domii IhtkIims qu elles ont elaboree en commun et qui est destinée
- à remplacer et à simplifier celle du ier février i8qq.
- « La simplification consiste a retrancher de la nomenclature actuelle toutes les spécifications se luLluelnuil a une môme dénomination generique. Il \ aurait lieu d examiner les conséquences que celte simplification peut entraîner au point de vue de la vérification.
- « Les membres de voire Chambre syndicale intéresses aletude de cotte nouvelle classification pourront consulter les documents an secrétariat de la Chambre de Commerce île Pans et prendre dus renseignements auprès de M. Prouteaux, eliel du service des transports a 1 Office National du Commerce extérieur. J, rue Fevdoau. «
- La Chambre désigné une commission composée de MM. Javaux, E. bartiaux. bciama et Violet pour etudiur celte question et 1m faire un rapport en vue de la réponse a adresser a M. le president de la Chambre de Commerce de Pans.
- Reforme de la législation des conseils de prud’hommes. — La Chambre des députés a vole, avec quelques amendements dans ses seanc.es des ir. 12, iJ et iy février, le projet de loi de M. Charles Du-trcix et celui de Al. Paul Beauregard et Larmes de Montebello sur la reforme de la législation des conseils de prud hommes. Ce projet de loi est actuellement soumis a 1 examen du benat et il parait intéressant d etudier. sans retard, les modifications qu il pourrait y avoir interet a apporter et a présenter à la commission du benat dans 1 interet de 1 indus-
- La Chambre désigné une commission composée de MM. Renard. Clemancon, Javaux. berd. Meyer, E. bartiaux et bciama, pour etudier ce pnqel de loi
- •Subvention de la ville de Pans. — M. le President donne communication d une lellre du 1 y février iqoi de M. le directeur de l Enseignement primaire du departement de la Seine an sujet de la subvention de 2 000 francs demandée au conseil municipal de la ville de Pans le 12 mai iqoo, pour les cours prati-
- Malgre les renseignements Lres complets qui ont ete tournis a l appui de cette demande, la réponse a etc négative : une nouvelle demande a ete introduite auprès du Pretet le 26 février dernier.
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- i temps utile, une démarrés du rapporteur du budget de la ville, pour son attention sur l'intérét qu’il y aurait à ce Ihambre syndicale reçoive une le Président est chargé de
- ité h l'étranger. — M. le tication d’unelelLre qu'il a reçue de M. Ic Président lu Comité de direction de l'Office National du Coin-
- sur la publicité à faire à l'étranger au la Chambre décide de porter, à la
- un avis spécial à insérer dans le 13 ^
- Instructions sur le montage des triques.— M. le Président donne lecture dune let-
- tre qu il a
- E'in;
- et du Nord de la Fr; MM. Ch
- de Lyon, d’Amiens estion à l'examen de
- du décret du il mai 1851 sur la duree du travail dans les manufactures et usine informe la Chambre que je Comité
- i/mai i85i. Ce Comité a ptNparc un projet de
- La Chambre estime qu’il y a limite nommer,'Raccord avec le syndical des usines d électricité, une
- Elle désigne MM. Geoffroy, Parlé, RibourtetE?Sar-
- Projet de loi sur les usines hydrauliques pulU--M. le
- ET.1K
- e llsèresurî
- le G juillet
- ) MM. Ribourt, De Lo-
- ch rapport avec le syndicat des propriétaires et industriels possédant ou exploitant des forces mo-
- de^Laieedireeîcur?(Ie^l'officeH^alhm^1°du^c()^uietrce
- La Chambre décide la publication de ce renscignc-
- u-e charge M. E.
- îication d’une lettre de l’Union Indus-
- études poursuivies par "l’Union au sujet des projets de loi sur les grevés et l'arbitrage obligatoire.
- La Chambre renvoie celle question à l'examen de M. Hurlé, délégué du syndicat auprès de l'Union
- /U Communication à la Chambre d’une lettre de
- l’examen de la c
- application du décret du 10 août 1899 le taux normal la journée de travail
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- La Chambre décide qu’une démarche sera faite auprès de M. le ministre du Commerce, de l'Industrie, des Postes et des Télégraphes pour l'entretenir des diverses questions que soulève l’application du décret du 10 août 1899.
- Elle désigne à cet effet MM. Meyer-May, Pô s tel -Vinay, E. Sartiaux et Violet qui sont également chargés de faire une démarche auprès de M. le sous-sècrétaire d'Etat des Postes et des Télégraphes relativement au projet de location par 1 Etat d'appareils téléphoniques reliés aux urbains.
- -° M. le Président fait connaître qu'il a assisté le 10 février dernier, sur invitation spéciale pour représenter le syndicat, au banquet de la Société des Anciens élèves des Ecoles Nationales d’arts et métiers.
- M. le Président informe également la Chambre que par un décret de M. le Président de la République, en date du 5 mars, il a été nommé membre du Comité de direction de l’Office nalioual du commerce exté-
- La Chambre procède ensuite à l’élection de son bureau pour Tannée 1901.
- Sont nommés à l’unanimité :
- MM. C. Mildé, président ; E. Javaux, C. de Lo-mcnic, L. Violet, vice-présidents ; P. Eschvege, A. Meyer-May, secrétaires; A. Radiguet, trésorier.
- L'ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à
- G h. 3/4.
- ACCUMULATEURS
- Brevets français récents. — Le nombre des brevets relatifs aux accumulateurs augmente chaque année dans des proportions d’aulant plus extraordinaires que la plupart sc rapportent aux accumulateurs plomb-plomb pour lesquels il semble que depuis longtemps déjà ou ail breveté toutes les dispositions possibles. Dans l’impossibilité de donner les descriptions complètes de tous ces brevets, nous avons lait faire des analyses suceintes des brevets français les plus récents; nous en publions ci-dessous quelques-unes :
- N° 299 797. CisA.viER et Lambert. Accumulateur à diaphragmes et a haute tension directe. — J.es plaques disposées verticalement sont positives d'un côté, négatives de l’autre, les deux côtés faisant partie de compartiments spéciaux d’clectrolytc ; il y a donc, comme tension totale, autant de fois 2 volts qu’il y a de plaques.
- Le brevet ne porte que sur la dispositon des plaques dans l'élément qui se compose :
- i° De cadres constituant diaphragme : ce diaphragme est en matière inattaquable à l’acide. Les cadres sont en matière formant joint (caoutchouc par exemple).
- a0 De cadres spéciaux à double polarité formés par l’assemblage de deux plaques d’accumulateur établies sur un- support en plomb antimonieux, le tout monté dans un cadre en matière isolante (verre, ébonitc, etc.).
- Ces cadres disposés alternativement sont serrés ensemble par des boulons qui .traversent le tout. .
- N° 302. 494. Bainvu.lk, Nouvel accumulateur électrique. — Les plaques sont formées par l’assemblage de nombreuses tiges comportant une âme et des ailettes et obtenues à La filière. Les ailettes peuvent affecter différentes formes. Les plaques peuvent être formées en Planté ou empâtées.
- N° aqqfiTL Yox de h PoppexüURG. Electrode d’accumulateur. — La plaque se compose d'un cadre en ébonitc au milieu duquel peut se loger une grille en plomb. Dans des rainures du cadre, 011 peut venir loger des bandes horizontales en ébonite qui sont tdlcs-méuies traversées par des bandes verticales en ébonite. Ces traverses maintiennent des plaques perforées en ébonite ainsi que des plaques de feutre. La matière active est enchâssée entre celles-ci et la grille intérieure.
- N° 298939. RibiîE. Système d’accumulateur électrique à électrodes plissées. — Le brevet décrit une construction très compliquée des électrodes plis-
- N° 3ooG.i2.. M.EYCKET. Accumulateur léger. — Le brevet revendique :
- i° L’emploi de la filière pour l’obtention de baguettes de matières actives pleines ou creuses. Dans ce dernier cas, on (mule une lige de plomb à l'intérieur,
- 20 L’emploi d’une enveloppe protectrice de ces baguettes, formée par 1111 vernis ou un dépôt métallique, la porosité de cette enveloppe étant obtenue par passage sous un cylindre hérissé de pointes
- N'# Soi 4‘VL De Bobtxsky. Système perfectionné d'accumulateur électrique. —La plaque est composée de lames uniques ou formée de plusieurs feuillets alternativement plats et ondulés; chaque plaque comprend deux piles de lames disposées horizontalement, et laissant entre elles un écartement pour la dilatation.
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- La liste des brevets français est communiquée par l’Office L. Ba.rr.ujlt, 17, Boulevard de la Madeleine, Paris.
- Eclairage.
- Fleming (R-)- 667 1 19-120-12 1-122, USAT, 29 août 1900. Lampe à arc.
- Gilbert (F.-A.).. 662 gBi, USAI’, 22 juillet 1898. Lampe
- IIallberg (J.-II.). 663698, U S A P, 16 juillet 1898. Lampe à arc.
- Hàrtiian (C.-E.) ot Stevvns (G.-E.). 660795, USAI’. Hàktham (C.-E.). 667 128-129' USAP, 27 juillet 1898, HtAMiv (I.-A.J. 661 120-126, ' U S A P, 27 février 1900. Johnson (\\G-C.) et WnimHi.rcn (A.). 663 346. USAP,
- Johnson et Wunpekijch. 3 108, B P, 1900. Lauipes à arc. Lee. 400, B P, 1900. Lampe à arc.
- Martin et Stewart. 663 454, U S A P, 12 mai 1900. Lampe Osenberg (F-)- 116 975,1> R P, 8 décembre 1899, 116976,
- Rasmtjs (G-.). 669 015, USAP, 3o novembre 1900. Lampe
- (*) Voir Supplément du 3o mars, p. Cf,XVI.
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- 13 avril 1901
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Sur les conditions que doivent remplir les block-systèmes. — Bien que l'emploi de l’électricité ait permis d’apporter aux dispositifs de block - systèmes, dos perfectionnements qui semblent devoir en assurer le pariait lonelion-nement, la fréquence des accidents de chemins de fer montre que la perfection n’est pas encore pratiquement atteinte. Aussi de nombreuses dispositions nouvelles sont elles journellement proposées aux Compagnies de chemin de fer. Malheureusement la plupart des inventeurs négligent, souvent par ignorance des principes d’exploitatiou des voies ferrées, certaines conditions essentielles. Pour éviter aux chercheurs une perte de lenips souvent considérable, M. Savvack, membre du Conseil de la Société d’Encouragcment pour l’Industrie nationale, a cru devoir rappeler, dans le dernier Bulletin de cette société, les principales de ces conditions, renvoyant les intéressés, pour plus de détails, à une note publiée dans la Reçue générale des chemins de fer de février i88y fp. jq), par M. PicAnn, alors chef de l’exploitation de la Compagnie P.-L.-M. Nous reproduisons ci-des-sous un extrait des remarques faites par M. Sauvage :
- TJne voie étant partagée en sections successives, le le cantonnement, sous sa forme théorique lu plus complète, nepermel jamais que la présence d'un seul train dans une section : telle est la règle du block dit absolu dans toute sa rigueur. Mais si l’on tient compte des conditions de la pratique, on reconnaît qu'il est indispensable dans certain cas, et opportun dans d’autres, d’admettre des exceptions à ce principe rigoureux. Kn effet, si un train reste en détresse dans une section, il faut bien en laisser approcher un second train qui le poussera ou une machine de secours. Kn outre, en cas de dérangement des appareils qui mettent en relation les postes placés aux deux extrémités d’une section, on ne peut pas interrompre la circulation dans cette section, à moins que cette section ne soit excessivement courte, il est alors
- difficile de savoir, au moment où on y laisse pénétrer un train, si le train précédent l'a quittée.
- Outre ces dérogations inévitables au principe du block absolu, ouest parfois conduit à en admettre d’autres, surtout dans les sections assez longues, qui existent fréquemment sur les lignes à circulation moyenne. Lorsqu’un train se trouve arrête à l’entrée d’une section, par suite du passage d’un Irain précédent, au lieu de retarder ce train pendant un délai non limité, qui risque d'ôtre long (notamment en cas de dérangement d’appareils non encore connu), il peut être avantageux de le laisser continuer sa roule, lorsqu'un temps déterminé s’est écoulé depuis le passage du train précédent, et après avoir avisé de la situation les agents du train. Il faut remarquer que l’arrêt trop prolongé d’un train, n’est pas seulement fâcheux pour ce train meme, mais peut entraver la marche de plusieurs trains suivants, qui se trouveront. immobilisés chacun dans une section; la perturbation du service peut atteindre en amont des trains qui n’auront jamais à passer au point où se produit, l’embarras initial, parce qu’ils doivent se garer auparavant ou prendre une autre direction à une bifurcation. On voit que les conditions spéciales de l’exploitation de chaque ligne peuvent conduire à des règles différentes.
- Le système dit permissif réduit le signal d'entrée dans chaque section à un simple avertisseur qui n’oblige pas l'arrêt. A ce système on préfère généralement les systèmes conditionnels, qui autorisent également l’entrée des trains dans les sections bloquées, mais avec certaines formalités.
- A celle occasion, il est lion de remarquer que dans les systèmes primitifs et conditionnels, les échanges de signaux entre les postes correspondants sont un peu plus compliques qu’avec le block absolu. Il importe que res signaux soient excessivement simples et précis, pour écarter autant que possible toute chance d'erreur dans la transmission et dans l'interprétation. On conçoit que lorsqu’un poste annonce successivement plusieurs trains au poste suivant, sans recevoir après chaque annonce et avant la suivante, l’avis de l’arrivée de ce train, une erreur puisse arriver dans le compte de ces trains : finalement i’agent du poste d’entrée peut croire la section libre, taudis qu’elle est encore occupée.
- 11 semble que dans bien des cas ce danger soit plus à craindre que celui qui résulterait d’inattention ou d’imprudence de la part du mécanicien conduisant le train admis dans la section bloquée. Il est donc, très important qu'un système de block conditionnel tienne
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- XX
- Supplément à L'Éclairage Êlectriqi
- vrier 1901, (t. XXTT, p. ny-i34), publie une statistique. détaillée dos tramways électriques allemands. Nous en extrayons les renseignements suivants :
- La statistique est arrêtée au 1er seplenibre 1900 et ne renferme que les tramways électriques d’intérêt commun.
- Outre la mise en exploitation d’un certain nombre de nouveaux réseaux, plusieurs anciens réseaux ont particulièrement étendu le domaine de leur exploitais événement à noter est l'ouverture au ter août d’un chemin de fer électrique à voie normale, d’une longueur de t». km. entre Berlin et Zelüendorf. L'ne autre ligne, Berlin-Zossen, celle-ci de Ho km de longueur est actuellement en construction et doit servir
- à étudier sur une plus grande échelle la question des chemins de fer électriques à grande vitesse.
- Le tableau ci-dessous nous dorme une idée générale sur l'accroissement de la traction électrique en •Allemagne :
- Sous la désignation : Longueur de lignes, il faut entendre simplement la longueur totale des rues traversées, tandis que la longueur de voies comprend la longueur totale des voies posées.
- On voit que la puissance dos machines et des accumulateurs employée pour la traction électrique s'élève à 92 498 kilowatts au O1' septembre 1900, si 1 on y ajoute la puissance des stations centrales fournissant la lumière électrique et qui était ail i*r mars de aHoo58 kilowatts, dout 191646 kilowatts pour les machines et 38 412 kilowatts pour1 les accumulateurs, nous trouvons qu’au ier septembre 1900 la
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- Supplément & L'Éclairage Électriqi
- 13 avril 1901
- XXI
- puissance totale ries machines et des accumulateurs installés dans les slalions centrales allemandes s élève à 3«i». 5tx> kilowatts, soit 440 000 chevaux, ce qui correspond à une augmentation de 38 p. 100 par rapport, à l'année précédente.
- Nous trouvons également quelques chiffres intéressants, entre autres le nombre de kilowatts de la station centrale se rapportant à 1 km de voie et à une voiture automotrice. Pour une moyenne de 70 tramways, la valeur moyenne pour j km de voie est de 19,9 kilowatts, contre mpoen 1899 et 20,7 en 1898; la valeur moyenne par voiture automotrice est de >u,i kilowatt, «'.outre 14,3 et 14,2 en 1899 et .898.
- Naturellement, on rencontre de très grands écarts à ces valeurs moyennes, ces écarts dépendent des courbes, des rampes, du trafic et du mode de trac-
- En ce qui concerne la tension et les systèmes de traction employés, il y a peu de changement avec l’année précédente.
- Le système par conducteur aérien, soit avec archet ou trôlel est presque uniquement employé; ou a pourtant essayé sur certaines lignes le système mixte par conducteur aérien et accumulateurs, les accumulateurs étant rechargés lorsque la voiture parcourt les parties de ligne où existe la conduite aérienne. Ce système n'a pas donné de bons résultats à Berlin, il sera remplacé par une ligne aérienne à l'exception de quelques parcours où on emploiera le système à conducteur souterrain. Ce dernier système s’est fort peu développé en Allemagne et on ne le rencontre qu'à Berlin, Dresde et Düsseldorf, encore
- la longueur totale de ces 3 lignes n’est-ellc que de; 3 km 3oo. Il ny a que 3 lignes à accumulateurs,! mais deux de ces lignes ont 5o et Go kin de longueur; sur ie chemin de fer royal Bavière-Palalinat. Uni nouveau système, non utilisé jusqu'ici en Allemagne,; le système par troisième rail, 11 trouvé son'appli-. caliont sur le chemin île fer de Zohlcndorf à Berlin. P. D.
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- L’appareil breveté par Elihu Thomson (nn 666 161, du 3 juillet 1899) se compose d’un transformateur à noyau droit dont le secondaire est relié aux fers à souder et sur le primaire duquel est placé un inter-; rupteur de Wehnelt qui donne un courant toujours! de mémo sens, mais d intensité variable ; en somme l’appareil paraît avoir été imaginé en vue d’utiliser' les réseaux de distribution à courant continu pour la soudure par l’électricité des petits objets.
- Dans un brevet déposé à la même date (n° 66G 162); 1 inventeur décrit un antre appareil différant du précédent en ce que le noyau est fermé et par l'addition d’uu troisième enroulement sur le transformateur. Cet enroulement est traversé par un courunL continu et produit une aimantation toujours de mémo sens du noyau ; pour cette raison, sans doute, l 'inventeur l'ap-
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- l'emploi de bobines ainortisseuses, ou encore en munissant la commutatrice de fortes pièces polaires, propres à provoquer la formation de courants induits intenses; mais malgré cela on esl exposé à voir le courant sur la ligne aérienne interrompu continuellement.
- Enfin un dernier désavantage des commutatrices, c’est leur inflexibilité. Pour ramener la vitesse dans des limites acceptables, il a fallu soit abaisser beaucoup la fréquence, soit multiplier les pôles du circuit magnétique.
- Dans le premier cas, on alourdit inutilement les alternateurs et transformateurs, et dans le second cas le diamètre devient ridiculement énorme par rapport à la largeur; de plus la commutation ne s’effectue plus aussi facilement. Généralement, on choisit une fréquence de a5 à 3o. et l’on fait tourner aux plus grandes vitesses réalisables.
- L’hypercompoundage des commutatrices de trac-lion ne peut non plus s’effectuer de même manière que pour les génératrices de station centrale; l'on devra alors soit insérer un survol leur, soit si l'eu-roulement inducteur est bobiné en eompound, introduire des bobines de réaction entre les bagues de l’induit et le transformateur statique, lesquelles après réglage permettent d’obtenir une compensation parfaitement automatique.
- Pour opposer à ce long réquisitoire l’auteur nous donne seulement deux avantages, qui ne sont pas négligeables, il est vrai : un rendement excellent et une capacité de surcharge qui peut atteindre 5op. îoo, pendant une heure environ.
- Ainsi une commutatrice de 5oo kilowatts avec son transformateur réducteur de tension ont fourni à pleine charge, un rendement global d’au moins y4 p. ioo. Un convertisseur rotatif de même puissance n’aurait donné que 90 p. 100 au plus dans le cas du moteur synchrone et 8y p. 100 dans le cas du moteur asynchrone.
- Pour ce qui est du coût et de l'installation, la pratique nous apprend qu’iiidiffereinment une sous-sta-tion équipée avec l’un ou l’autre système revient au même prix, ce sera donc les seules raisons précédentes qui permettront d’arrêter le type à adopter.
- lén résumé M. Eburall n'hésite pas à décerner la palme au convertisseur rotatif, estimant très justement qu’au déLriment de quelques pour cent de rendement. il vaut mieux assurer une bonne sécurité de marche. Il ajoute qu’à partir de 3oo kiLowatls il 11’est plus convenable d’installer un moteur asynchrone, car l'entrefer très faible, nécessaire pour l’obtention d’1111 haut facteur de puissance, devient irréalisable
- mécaniquement ; ainsi au-dessus de 3oo kilowatts il sera bon de prévoir un moteur synchrone.
- Extensions récentes apportées a la ligne à 40 OOO volts de la Telluride O à \Provo (.E.-U.-A.} — O11 se rappelle les expériences de Scott sur les lignes de la « Telluride Company » jusqu’à des voltages atteignant i35ooo volts (voir la série d’articles de M. Ch. Eug. Glye, t. XXI, p. a4i, 4^2, 4^7» 12 novembre, 23 et 3o décembre 1899). Voici quelques nouveaux renseignements sur ce sujet :
- Le voltage en service courant sur ces lignes, est de 4° (l°ü volLs, et la distance de transmission jusqu’à ce jour était de 54 kilomètres. Il y a été ajouté 111 kilomètres, complétant un circuit de distribution en boucle autour du Luc Utah. Ce mode de distribution favorise beaucoup la division en deux sections indépendantes, par eonséquenti’enLretien et les réparations, pourvu toutefois que les défauts ne mettenL pas hors d’usage simultanément les deux bouts de la ligne au départ de l'usine, auquel cas on serait dans l’impossibilité d'alimenter la longueur intermédiaire de la ligne.
- Les transformateurs ont leurs enroulements à haute tension, montés en étoile, le neutre étant mis à la terre, de sorte que la différence de voltage la plus élevée entre un point et la terre esl réduite dans le rapport de \/‘\ à 1. Ils sont à bain d’huile, construits par la maison Wagner, de Saint-Louis.
- Les isolateurs sont en verre, à triple cloche, de la maison Hemingway Glass Ci0, de Muncie(Type Provo n® 1). Leur diamèlre est d’environ i;8 mm et les Als y sont montés latéralement, au lieu d’être supportés dans une gorge au sommet de l’isolateur.
- Il esl regretiable qu’aucune revue ne signale le degré de sécheresse du pays, de fayuu à permettre das rapprochements cl des conclusions en rapport avec nos climats, où l’humidité fait redouter l'emploi du verre enruison de ses propriétés hygrométriques.
- La distance à peu près uniforme des conducteurs deux à deux est de i.fia m l’un d’eux esl monté sur un support en pointe au sommet du poteau, et les deux autres sur des traverses de a,10 m de long.
- Les bois employés sont préparés à la paraffine et au bitume, qui les pénètrent jusqu'à une profondeur de y,5 m environ. -
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- XXXII
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 20 avril
- stène, Le point de fusion de ces mélanges est tellement élevé que l'on peut les porter à la plus brillante incandescence sans observer de ramollissement appréciable. Le corps incandescent s’obtient sans agglomérant en soumettant les composants en poudre extrêmement fine à des pressions considérables, jusqu'à 20000 kg par centimètre carré. La suppression d’un corps de liaison constitue un avantage pré-
- Perfeetionnements aux lampes Nernst. — Les deux brevets analysés ci-dessous sont relatifs au chauffage du filament.
- Les substances employées dans les lampes Nernst ne sont pas conductrices à la température ordinaire et nécessitent un chauffage préalable. Pour obvier à cet inconvénient, M. Pathoutij.bax; (B F, 290 "65, décembre 1899) emploie les oxydes terreux et analogues en poudre très fine et malaxés à chaud avec un hydrocarbure tel que le goudron de houille. Après refroidissement on broie et on tamise ; la poudre est moulée et comprimée à la presse hydraulique ou passée à la filière.
- Les comprimés sont recuits à haute température dans une alhmosphère réductrice ; les matières volatiles de l’hydrocarbure sont éliminées, et il reste un j résidu de carbone pur. I
- L’AllgemeineElektrigitats fri-isiii.LscHAFT a dans ' un brevet précédent (B Fn° 290 G97)proposé comme 1 corps de chauffage des hélices portées à haute terri- 1 péralure dans le vide ou en présence de gaz inertes !
- ou bien à l’air libre. Dans un brevet plus récent (B F 3o3 26 août 1900) cette Société indique un
- procédé de fabrication de corps de chauffage rentrant dans celle dernière catégorie. T.os hélices sont formées avec des baguettes de o,.f> à 2 mm d’épaisséur et de 2 à 3 cm de longueur en substance réfractaire telle que le kaolin, la magnésie, la poudre de brique réfractaire, etc. Ces matières pulvérisées puis comprimées après addition d’un liant donnent des baguettes que l’on entoure d’un fil fin en métal difficilement fusible Ici que le platine, nickel, etc.
- G. G.
- Résistances de compensation de l’A.-E.-G. pour lampe Nernst. — Voici, d’après le Brevet allemand n° 110 227 du 10 octobre 1899 (accordé le 16 janvier 1901), quelques renseignements sur les difficultés que présente la fabrication de ces résistances ainsi que sur la manière dont elles ont été surmontées.
- On connaît l'emploi du fer comme résistance de compensation pour éviter, l'emballement des conducteurs incandescents de seconde classe ; vers la température du rouge sombre, le fer a en effet la propriété d’augmenter considérablement, de résistance pour un faible accroissement de courant, et peut jouer ainsi à lui seul le rôle d’un mécanisme régulateur pour maintenir constante l’intensité du courant.
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 20 avril
- XXXIII
- l'inconvénient d une oxydation lente qui change les limites d action. En outre, suivant la conductibilité du corps incandescent et suivant sa nature, il est nécessaire de modifier la section du fil de fer ou sa surface d’émission ou toutes les deux simultanément; ce qui nécessite la fabrication de résistances différentes les unes des autres. Ajoutons à cela que les fils d’un diamètre moindre que 0,02 mm ne sont pas d'une fabrication pratique et que cependant cette section est juste suffisante pour des corps incandescents qui consomment au moins o,3 ampère; d’où résulte l'impossibilité d’employer le fil de fer à l’air libre comme résistance de régulation avec, les corps incandescents de consommation moindre.
- On a proposé, pour tourner la difficulté, de disposer le fil enroulé en hélice dans des ampoules vides ou remplies d’un gaz indifférent.
- La disposition brevetée de l'A. E. G. permet de régler l'intensité du corps incandescent tout en maintenant constantes sa longueur et sa section. On peut en effet soit changer dans l'enroulement en spirale, le pas et le diamètre, soit modifier la pression du gaz.
- Suivant que le fil est a spires plus ou moins écartées. leur diamètre est plus ou moins grand. Dans le premier cas- le fil est porte rapidement au rouge sombre et 1 émission est moins facile que dans le second cas. La variation dans 1 enroulement permet
- un premier réglage grossier que l’on achève en modifiant la pression du gaz inerte qui remplit l’ampoule où 1 on a disposé le fil de fer. Plus la pression est faillie et plus l’échange de chaleur avec le milieu ambiant sc fait difficilement. L'hydrogène est particulièrement. avantageux par suite de sa conductibilité.
- En outre, la diminution de la pression a 1 avantage de permettre d’utiliser les fils de fer pour les faibles intensités; les fils de plus petit diamètre peuvent encore servir lorsqu'ils sont dans le vide, quand on ne pourrait déjà plus les employer à l'air libre. Ainsi les fils les plus fins, utilisables avec des corps incandescents pour une intensité de <>,3 ampères, peuvent être employés dans le vide pour une intensité de 0,10.
- G. G.
- Les foyers électriques de l’avenir. — Sous ce titre, notre confrère E. Hospitalier publie dans son journal YIndustrie électrique (20 mars 1901, page 120) un article dans lequel il passe en revue les différents systèmes d’éclairage a arc (lampe Bremer, lampe Rasch), à incandescence (lampe Nernst, lampe Auër), et à luminescence {système Moore, système Tesla), proposés dans ces derniers temps. Bien que ces divers
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- Supplément à L’Éclairage Electrique du 20 avril 1901
- systèmes aient été signalés ici lors de leur apparition, profitons de celte, revue d ensemble pour en tirer quelques renseignements nou-
- Lumpe a arc b remer. — Cette lampe a etc tort remarquée a 1 hxposition et a ete utilisée pour concourir a 1 illumination de la tour Lilfcl. Les électrodes renieraient de 20 a 00 p. 100 de sels non conducteurs cl rcirarlaires. tels que des sels de calcium. de magnuMum. ainsi que de la silice. LUes sont disposées avec une inclinaison de par rapport a 1 horizontale La distance de leurs pointes est
- posiht analogue a celui de la lampe Rapieif i 11>—<)>. Les poussières blanches d oxvdes résultant de la décomposition des sels qu clics contiennent viennent sc déposer sur un réflecteur place au-dessus des charbons.
- La lumière obtenue est riche en radiations jaunes et rouges. La consommation d énergie électrique est. d apres M. Weddmg. de 0.1 watt par helner iccst-a-dire pour 0.9 bougie décimale d apres les expériences de M. Laporte), ce ehillre se rapportant a I intensité hémisphérique moyenne intérieure, la lampe ne donnant sensiblemeul aucune lumière dans 1 hemisphere supérieure.
- Lampe a arc llasch. — Dans cette lampe lare jaillit entre deux électrodes réfractaires tels que la magnésie, la chaux, la thorîne,' le zincone, etc. Comme ces subsLances sont très mauvaises conductrices de l'électricité à froid, il serait intéressant de .
- savoir comment l'arc peut être allumé et entretenu, mais c'est ce que l'auteur 11e dit pas.
- Des essais photométriques elfeclués sur cet nrc et publiés dans YElektrotechnischv Zeitschrifl du 1 \ lévrier dernier ont fourni les résultats résumés dans le tableau suivant :
- Ces chiffres, très élevés, se rapportent à l'intensité lumineuse dans un plan horizontal, direction du maximum pour cette lampe.
- Lampe Xernst. — D’après une étude publiée récemment par MAL W. .N’ekxst et AV. Wii.d dans la Zeitschrift fur L'iektrochemie, la consommation cil watt par hefner diminue rapidement quand l'intensité du courant augmente, la différence de potentiel restant sensiblement la même; c’est ce que montrent les chiffres du tableau suivant :
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- XXXVI
- Supplément à L’Éclairage Êlectriqi
- avril 1901
- moins connus en France, mais nous avons eu l'occasion de signaler aux lecteurs de ce journal ceux, réalisés en Amérique et en Angleterre où M. Moore est parvenu à éclairer une salle et une chapelle (l asse/ grandes dimensions.
- Il paraîtrait, d'après la presse quotidienne des Etats-Unis, que M. Tesîa aurait repris ses jjrcmicrs essais et serait parvenu à des résultats merveilleux. Mais cette information n'a été jusqu’ici confirmée par aucune publication technique cl. il est à craindre qu elle soit aussi dénuée de fondement que la nouvelle, lancée à la fin de 1899, annonçant que M. Tesla pourrait de son bureau de New-York mettre en marche les machines de l'Exposition de Paris au moyen d’ondes hertziennes, ou que la nouvelle plus récente que M. Tesla est parvenu à communiquer avec les habitants de la planète Mars !
- L’éclairage par l’acétylène dissous. — A. l’Exposition de la Société de physique qui vient de se terminer, l’éclairage de l’escalier était assuré par des beos à acétylène alimentés par des récipients renfermant de l’acétylène dissous dans l’acétone, suivant le procédé imagine par MM. Claude et Iless; dans l’une des salles on pouvait également voir une lanterne de projection avec bec à manchon à acétylène. Ce mode de transport et d'utilisation de l’acétvlènc commence à prendre un développement important et la Nature du 6 avril lui consacrait un article d où nous extrayons les quelques renseignements qui suivent :
- Les types de récipients les plus couramment employés sont :
- i° Un tube de 2 litres ayant 60 mm de diamètre intérieur sur 760 mm de long. Il contient 200 litres de gaz dissous et est monté sur une planchette portant les appareils accessoires, détendeur et manomètre réunis dans une même boîte en cuivre. Tl est utilisé pour des éclairages exceptionnels de courte durée, et peut fournir un éclairage de 100 bougies pendant deux heures eL demie ou de 5o bougies pendant cinq heures. Il convient particulièrement à I éclairage des lanternes à projection : si l’on brûle le gaz dans un bec à manchou incandescent, on obtient une intensité lumineuse supérieure à celle de la lumière oxydrique et qui ne le cède qu'à celle de 1 arc volLaïque. et cela avec la plus grande simplicité de manœuvre. A l’aide d’une monture appropriée, le même Lubc peut servir de Lorche à acétylène se portant sur 1 épaule ou se piquant en terre. Cet appareil est très avantageux pour l’éclairage des voitures
- automobiles : deux de ces tubes suffisent à assurer la lumière pendant treize ou quatorze heures avec une consommation largement suffisante de 3o litres à
- 2° Un tube de 12 litres ayant i5 cm de diamètre et 70 de long. Ce récipient, qui contient 1 200 litres de gaz, est appliqué à l'éclairage des tramways. Sur le funiculaire de Bellevillc, un pareil tube alimente les deux lanternes d’une voiture pendant quatre ou cinq jours saus être renouvelé. Ce tube, mis en communication avec un réverbère élevé, a été employé en un grand nombre d’exemplaires, pour l’éclairage du bois do Yincennes pendant l'Exposition de 1900. Il peut fournir 100 bougies pendant dix heures, et par l'emploi de l’incandescence donne le chiffre élevé de 5on bougies.
- U Un tonneau de 100 litres constitué par un tube de 4'> cm de diamètre sur 90 do long, entièrement enveloppé de douves de tonneaux qui rendent la manutention facile, protègent le récipient contre les chocs et l'abritent contre la chaleur du soleil. Ce tonneau contient 10 m3 d’acétylène et emmagasine i3 000 bougies heure; il convient aux installations
- 4° Une voiture de 1 ni3 qui comporte 4 grands réservoirs cylindriques de \ cm de diamètre et de
- 2 m de long, ayant chacun une rapacité de a5o litres. Elle contient ioo ni* d’acétylène pouvant fournir
- 3 000 bougies pendant 5o heures ou alimenter iouo becs de 3o bougies pendant cinq heures. A défaut de fortes canalisations de gaz et d'électricité, un tel éclairage ne. pourrait être obtenu par tout autre procédé qu’à l'aide d'installations considérables et très coûteuses. Celte voiture a déjà trouvé les applications tout indiquées pour l’illumination des fêtes et l’éclairage des grands'lhéâtres forains, et son emploi sera avantageux dans tous les cas où l'on aura besoin d’un grand éclairage sur un lieu déterminé pendant un temps relativement court.
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- Supplément à L'Éclairage Slectriqui
- qu on ne sauraiL juger une entreprise sur les résultats de 1 exploitation au cours des travaux, ni tirer aiu-nne conclusion défavorable des statistiques publiées. tant que la transformation il est pas complété et que 1 outillage puissant de l installation électrique il a pu donner sa mesure.
- Ainsi que nous lavons fait pressentir dans notre dernier rapport, un decret, en date du 10 avril iqoo, a approuve la convention passée entre le Ministre des travaux, publics et Va (sOmpaqnie (zenenùa Parisienne. de. Tramways, pour la prolongation, jusqu au -ii décembre iq$o. Je la concession de diverses lignes dont la duree expirait en mro. el pour la substitution de la traction électrique a la inaction animale sur les parties de voie restauI encore a
- Nous rappelons que 1 exploilauoii de cet important
- ml. tout d abord, la ligne BasLiIlc-Lha-s prolongements pro|etes desservis par l'usine Sainl.-Mande et fonctionnant par traction mixte hl ifiim PlHimnn soutmun Nous ne reviendrons pas sur 1 installation de celle ligne, la première que nous avons établie a Paris. ni sur les résultats qu elle a donnes. Le groupe comprend encore les lignes bainl-Uuen-(.hailip-de-Mars. Eloile-Montparnasse et Montparnasse-Bastille, entièrement a caniveau souterrain, et inaugurées dans le courant du second semestre njoii. L energie eleclnque ne-j par 1 usine de la rue
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- les entraves de toutes sortes que 1 exploitation a du subir pendant la période des travaux. Ajoutons que Les recettes de janvier et tewier de rei.le aimee, alors '.onstructnm ne sont pas
- ouvertes a 1 exploitation, se sontelevees a 96:1 ool fr, soit en augmentation de ijbioo tr sur les mois correspondants de 1 année derniere.
- Le dividende déclaré pour l exercice i<)oo est de lu. 10 lv soit .) p. too du capital nommai, résultat
- dividende s applique au capital verso des le r - janvier iqoo. alors que la ma|euro partie de ce capital lellemcnl commence a produire qu a dater du
- d la
- ai u mit ii < "< u (xpl ntatimi pu l u ton f'eiUiqne sur le réseau urbain de Nice au mois de mai dernier. (Liant a la ligue du Littoral elle fonctionne actuellement jusqu a Beaulieu.
- Les résultats obtenus jusqu a ce jour sur les parties actuellement exploitées sont très satisfaisants. Pendant 1 année 1900. en ellct. les reoeltes se sont elevees a la somme de i at>8 ',<»<) tr. contre Loi qjo lien i bqq. donnant ainsi une augmenta lion du o.>q fr. et le nombre des voyageurs transportes est passe de o 06e iSo en iHqq. a q (>4(1 000 en iyoo. Aujouril but que le roseau fonctionne entièrement a 1 électricité.
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- •menlatioii de 1 année derniere et eut accroissement coïncide avec une réduction du coefficient movun d exploitation. Le solde en bénéfices, pour 1 exercice 1900 permet-
- Lout en conservant une marge suffisante pour les réservés et le report a nouveau -. mais, dans un esprit de prudence et. de sage prevovance que nous approuvons. le Conseil d administration a propose déporter la plus grosse partie de ses benelices au compte d amortissement et de reporter le solde, purement
- Lnlin. nous devons ajouter que la hqnc de Nice-( limez, qui a e.te transformée par nos soins et dont ] exploitation est assurée par la Compagnie des Iraimvavs de Nice el du Littoral, a obtenu de la Municipalité de Nice la prolongation de la duree de sa concession jusqu au 3i décembre 197a.
- Les progrès que nous avons signales 1 aimee dernière pour la Société des frantways d Amiens, pur
- encore continues en 1900.
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- anglaise (S KJ, p. 281. avril).
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- .es tramways de Denver 'S P J, p. ri3, février).
- i (S R J, p. 253. avril',
- * Naples (S R J, p. 193,
- Les tramways de Naples Cesare Pio (S UJ, p. 261. avril). Les tramways de Hic de Thanct (Angleterre) (EL,
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- une description que le Mois Scientifique et Industriel résume ainsi :
- 1" Procédé, —- On prend des ülaments de charbon
- d'oxydes métalliques que l’on concentre par la chaleur. On répète plusieurs fois cctlc opération avec des liqueurs dont la teneur en oxydes s'accroît constamment. Il sc dépose ainsi autour du filament primitif une série de couches d'autant plus riches en métaux qu'elles sont plus superiicielles.
- 2" Procédé. — On prend un sel métallique pouvant donner sous l'action de la chaleur un résidu charbonneux et un oxyde. Ce sol est alors réduit cri poudre line, 011 additionne d'eau et on confectionne une pâle que l'on peut mouler, comprimer et calciner. Si le résidu ainsi obtenu n’est pas assez riche en métal ou oxyde, on ajoute à la masse délayée dans l'eau un sel ne donnant par calcination que du métal ou de l'oxyde.
- Ce procédé diffère entièrement des nombreux procédés connus jusqu'à ce jour qui emploient tous les mélanges de sels métalliques et d’oxydes avec du charbon ou des corps à résidu charbonneux (composés organiques purs).
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- Analyse et pureté des siliciums industriels. — La Chernikér Zeilung publiait récemment (l. XXTV, p. 8^9 et 888) sur ce sujet un article du Dr B. Xeumann, que le Mois Scientifique et. Industriel résume comme il suit t
- Depuis qu'on est arrivé à obtenir industriellement le silicium au four électrique, on prépare une certaine quantité de ce métal et on lui trouve des applications. En raison de cela, il a fallu chercher une mélhode pour l'analyse du nouveau corps. W. Hcmpel et von Ilaasv (/Ascii, anorg. Chem., iqoo, XXIII, 32), pour l’étude d’un silicium amorphe ne contenant comme impureté que de la silice, l'ont chaude dans un courant de chlore et ont ainsi déterminé le résidu. Ce procédé n’est pas applicable au silicium obtenu au four, à cause de la présence du fer. qui. dans h-s conditions de l'opération, se volatilise. II. Borntràger a proposé de dissoudre o,;5 gr de substance dans 100 cc de lessive de soude à 10 p. 100, de recueillir le précipité sur filtre, de traiter par riIGl, do purifier la liqueur delà silice qu elle renferme et de séparer le fer de l'alumine. Pour les sortes impures cette méthode est encore insuffisante, car une partie de l’aluminium passe dans la première liqueur sous forme d’aluminate de so-
- Les impuretés contenues dans le silicium obtenu au four électrique sont : du fer, de l’aluminium, du calcium, apportés par le sable utilisé; de3 cendres et du carbone fournis par les électrodes. Le fer se trouve partie sous la forme métallique, partie à l’état
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- duite dans la Nature du i3 avril dernier :
- Notre minerai de nickel n’est pas vendu à des Anglais de Glascow; la plus grande partie est achetée par la'Société le Nickel (une société française), <pii possède des usines au Havre, à Kirkintilloeh, près Glascow (Ecosse), à Erdington, près Eirmin-gham et à Iserlohw en Westphalie (celte dernière pour le traitement du cobalt). L'usine du Havre est utilisée surtout pour opérer la première fusion et les maltes sont expédiées à l'affinage à Glascow; mais les fonctions des deux usines n’ont rien d’absolu, car on affine également au Havre comme on opère la première fusion à Glascow. Il y a bien une usine anglaise qui reçoit notre nickel, mais en petite quantité, c’est celle de Swansea. En outre ce qui prouve que le nickel calédonien est fort demandé et prisé pour sa pureté, c’est que la colonie en exporte en Amérique, à New-York même, à côté du Canada. |\n tyoo, il a été expédié à une usine de cette ville 6670 tonnes de minerai et, pour la présente année iyoj, cette quantité va être beaucoup plus l'orLe. En l'année '900 le chiffre d’exportation de minerai de nickel a été de 100 310 686 kg, en diminution sur 1899; mais de grosses quantités de minerais n'ont pu être livrées, les navires ayant fait défaut par suite des guerres du Transvaal et de Chine. Si notre richesse minière est dilapidée, comme le dit assez justement La Nature, c’est à la législation minière actuelle en vigueur qu’011 le doit, au manque de main d’œuvre, et surtout à l'absence d’usine d’affinage en Nouvelle-Calédonie ; on est obligé de transporter i 000 kg de terre en Europe pour obtenir 60 kg de métal pur.
- Les teneurs marchandes minima exigées sont de a à 3 p. 100 pour le cobalt, 7 p. 100 pour le nickel et >9 à 5o p. 100 pour le chrome ; l’exploitant de mines est donc obligé d’envoyer au remblai les minerais qui n’atteignent pas ces proportions. Si nous possé-
- teneurs seraient acceptées et traitées. Par deux fois la société u Le Nickel » a monté une usine pour le trait e-uieiiL du minerai, à Nouméa cl à Thio; elle a été obligée d y renoncer et ses tentatives ont dû lui coûter gros. Une usine à cobalt, créée à Nouméa, a dû également être fermée. Nos conditions économiques actuelles
- s’opposentatitraitement du minerai sur place. On pro-cède en ce moment (la société « Le Nickel» et M. .1, Iligginson) à des expériences pour l'utilisation de chutes d’eau et à leur captation, dans le but de pouvoir ouvrir des établissements métallurgiques Irailantle minerai parla méthode électroiytique, tuais ces expériences réussiront-elles ? Si nos minerais vont à l'étranger, c’est parce que les capitaux français ne veulent pas entendre parler de la .Nouvelle-Calédonie ; nous avons deux Calédoniens, MM. J. 1 lig-ginson et A. Desmazures, qui nul passé plusieurs années en France à chercher en pure perte des capitalistes et qui, en désespoir de cause, se sont adressés eu Angleterre où ils ont trouvé un accueil empressé. Les Français placent bien leur argentdans les mines du Transvaal, d’Aulralie, d’Espagne, de Sibérie, de Turquie, etc..., mais les actions minières de nos colonies ne les tentent pas. On peut «lire qu’il serait d’un intérêt national que le traitement du nickel s’opérât au lieu de son extraction : le Gouvernement subventionne nu accorde des garanties d’intérêt à des entreprises privées dont il veut assurer le fonctionnement; ce serait une œuvre patriotique que de conserver à la France la production du nickel, et une situation maîtresse du marché de ce métal. A Cockle-Crcek, près Newcastle (Australie), en face la Nouvelle-Calédonie, on construit de vastes établissements métallurgiques pour le traitement de Lous les minerais par le coke cl en vue surtout.de l’apport des minerais calédoniens.
- Procédé Le Verrier pour Vaffinage de la fonte de nickel. •—(deprocédé, quifait l’objet du brevet allemand 112 8yo, du 21 mars 189g, s'applique comme il suit :
- La matte de nickel est employée comme anode dans un bain neutre oxydant, contrairement à l'usage courant qui consiste à prendre des bains acides ou fortement alcalins. Ce bain est constitué par une solution à 10 p. too environ d un sel soluble de nickel, par exemple de chlorure de nickel ou d’ammonium, additionné de 5 p. 100 de sel marin, De temps à autre, on ajoute une petite quantité d’un oxydant pour transformer 1 oxyde ferreux en oxyde ferrique.
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- LXVII
- ec disque, il ont eu le pouvoir de séduire — L'aiguille subtile et de lui faire oublier le nord qu'elle aimait. »
- En 1889 Rowland, dans des expériences exécutées avec llutcliinson, confirmait ce résultat qui est resté admis généralement jusqu’en ors derniers temps ; s'il est vrai, comme le pense M. Crémieu, que nous devions y renoncer, l'erreur aura toujours eu l’utilité de servir de point de départ à des théories relatives aux électrons, dont l'importance est considérable et il ne sera peut-être pas impossible, eu modiliant la base sur laquelle on les a assises, de conserver les parties essentielles.
- Lu détermination de l’équivalent mécanique de la chaleur a conduit Rowland à une découverte dont l’importance propre est encore dépassée par l’impulsion qu elle a donnée aux recherches calorimétriques de haute précision destinées h les contrôler. Rowland avança que la valeur de l’équivalent mécanique de la calorie variait en sens inverse de la température; en d'autres termes, la chaleur spécifique de l’eau commence par décroître quand la température s élève. Ce résultat a été confirmé depuis à plusieurs reprises; en particulier il est mis hors de doule par les recherches récentes de CallendaretBarnes, qui ont pu pousser jusqu’au voisinage de ioot' et déterminer avec exactitude la température du minimum de la chaleur spécifique de l’eau, qui est plus élevée que 11e l’avait d abord indiqué Rowland. L'étude des thermomètres mêmes dont s'était servi Rowland est une des belles applications Au thermomètre à résistance de platine, qui a servi ici d’intermédiaire entre les appareils primitifs et les étalons du Bureau International. A cette étude se rattachent les discussions très
- serrées des nombres obtenus depuis pour l’équivalent mécanique, discussions dont Rowland avait déjà donné un modèle dans une partie très étendue de son mémoire, qui constitue le fond où Von n’a pas cessé de puiser pour la partie historique.
- Je me bornerai à rappeler la construction de l’admirable machine à diviser, grâce à laquelle on a pu obtenir les réseaux qui ont permis aux spectroseo-pistes contemporains d’accumuler en quelques années tant de remarquables découvertes.
- Rowland semble s’être beaucoup intéressé à la découverte de Hall ; il publia plusieurs notes à ce sujet et donna une théorie du phénomène, qu’il rapprochait de la polarisation rotatoire magnétique ; le point de vue est développé dans- un mémoire de Y American Journal of Mat/iematics. Dansle domaine delà théorie, citons aussi une note où Rowland conclut à l'invraisemblance d'une théorie du magnétisme terrestre, que Ayrion et Pcrry avaient basée sur l’effet de la convection électrique (1880).
- Rowland s est occupé du rendement des lampes à incandescence, au moment de leur apparition, de l’influence des harmoniques sur la transmission de l’énergie par courants alternatifs; il avait construit un télégraphe multiplex, quia fonctionné à l’Exposition de 1900. C. Raveau.
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- Syndicat professionnel des industries électriques (Séance du 10 avril 1901). — La séance est ouverte a 5 h. 35 sons la présidence de M. Javaux, vice-président.
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- D'une lettre de l'Office National du Commerce extérieur, relative» un nouvel appareil allemand destiné à signaler les commencements d'incendie : la Chambre décide de porter relie communication à la connaissance de ses membres par la voie du Bulletin ;
- SV5 D’une demande de la Fédération Générale des Chambres Syndicales patronales françaises de l’industrie du bâtiment et des travaux publics, demandant l’adhésion du Syndicat. La Chambre estime que ce groupement ferait double emploi pour le Syndical avec celui de l'Union des Industries Métallurgiques et Minières etdes Industries qui s'y rattachent à laquelle elle a adhéré dernièrement ;
- 4° D’une lettre de M. Harlé relative à la circulaire du 7 mars 1901 de l'Union Industrielle dont il a été parlé dans la précédente séance.
- Dans celte lettre M. Ilarlé demande à la Chambre de le remplacer comme délégué et signale l'intérêt qu'il y aurait pour le Syndicat à suivre les travaux de l’Union. La Chambre désigne, comme délégué, M. Larnaude, qui se mettra en rapport avec «TUnion»;
- 7° La Chambre désigne sur la demande de la Fédération Nationale des Chauffeurs, Conducteurs, Mécaniciens-Automobilistes de toutes industries, MM. Bun-celin et Chaussenot comme examinateurs des Cours de cette Fédération.
- L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 6 h. 'io.
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- L'utilisation des forces motrices du Haut-Rhône. — En novembre dernier nous avons publié (t. XXV, p. lxxxiv) un résumé d’une intéressante communication de M. F. Bonne-fond sur les forces motrices du Haut-Rhône français, à la Société des Ingénieurs civils. A la séance du 19 avril dernier do cette même Société, M. À. Garcia est venu apporter de nouveaux renseignements sur cette question si intéressante pour le développement de notre industrie ; nous reproduisons ci-dessous le résumé de cette communication d’après le proces-verbal de la séance.
- M. A. Garcia dit qu'il vient apporter sa contribution à l'étude des Forces motrices du Haut-Rhône, élude d’un intérêt considérable, puisqu’il s’agit de la-mise en œuvre d’une source d’énergie comme il
- n’en existe pas d’autre en France, et dont la puissance vraiment formidable est telle qu’il est possible de capter, sur un parcours du Ileuve de 9.7 km à peine à partir de la fronlière, une force de plus de Mioooo chevaux au prolit do notre industrie nationale publique et privée.
- Tout en examinant brièvement les trois projets actuellement soumis aux enquêtes, projets auxquels est venue en dernier lieu s’ajouter une demande en concession des anciens établissements « the Rhône Land » de Bellegarde, il estime que la question doit être élargie, et qu’il serait insuffisant de considérer seulement tel ou tel tronçon limité du parcours du Haut-Rhône choisi suivant des intérêts particuliers, quand il s’agit de l'aménagement, pour l’avenir, de la plus grande source d'énergie des Alpes Françaises, c’est-à-dire d'une véritable richesse nationale.
- Il s'attachera donc à mettre eu lumière la solution assurant la meilleure utilisation totale du cours du Rhône, entre la frontière et Pyrimont, dans cette partie où il 11’est ni navigable, ni flottable, et où ses berges sont constituées le plus souvent par des falaises escarpées, surplombantes même,qui atteignent parfois une hauteur de plus de 100 m. Ces falaises, dans la partie surtout des molasses marines, sont rongées fréquemment en dessous par les eaux, qui se sont ainsi creusées de véritables lils souterrains; c’est ainsi qu’à 600 m en amont de Bellegarde le Rhône se précipite d’une hauteur de i3 ru dans une excavation où il disparaît même,, en basses eaux, pendant 200 m. Il y aura donc lieu de tenir grand compte de ces affouilJements dans les constructions de barrages ou canaux d'amenée relatifs aux usines de force motrice à créer.
- M. Garcia tient tout d’abord à déterminer le régime hydraulique du Rhône : il montre que les estimations du débit du Rhône fournies par le service administratif de la ville de Genève et comprises entre 07 nP à la seconde par basses eaux absolument exceptionnelles, et 1 a'3o m3 par crues également exceptionnelles, sont très inférieures à la réalité. Au moyen d’un service journalier des fluctuations du fleuve, et d un relevé très minutieux de plusieurs sections transversales de son lit, en amont de Bellegarde, il a été procédé à de nombreuses expériences de jaugeages qui ont démontré que la répartitiorf des débits s'établit ainsi approximativement pour Tannée îyoo :
- Débit inférieur à 170 m3, pendant 5 jours;
- Débit inférieur de 170 a 200 m3, pendant 38 jours ;
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- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Amèrican Institute of Electric al Engineers (Réunion de jluffolo). — Au- Congrès international d’Electricité de l’an dernier, les électriciens américains ont invité leurs collègues européens à venir visitée I mposition pan-américaine qui se tiendra à Buffalo jusqu'en novembre prochain. Pour permettre aux ingénieurs électriciens de tirer tout le profit possible de leur voyage, l’Àmerican Institute of Elcctrieal Engi-neers a décidé que sa principale réunion annuelle aurait lieu cette année à Buffalo et elle a élaboré un programme provisoire de conférences, de visites et d’excursions qu’elle vient de soumettre, par voie de circulaire, aux électriciens étrangers, désireuse de tenir compte de leurs observations pour l'adoption du programme définitif et principalement de la fixation de la date de la réunion.
- Voici les principaux points do ce programme provisoire :
- Le mercredi il août les ingénieurs américains recevront leurs collègues étrangers dans l'hôtel d’une des sociétés d’ingénieurs de New-York, le choix de cette ville se trouvant décidé par des raisons de commodité. La réception sera suivie d’un lunch et d’une excursion en bateau.
- Les deux jours suivants seront consacrés à des visites techniques dans New-York et dans les environs. Un banquet et une soirée seront organisés.
- La journée du samedi sera utilisée par les ingénieurs étrangers comme ils l’entendront.
- Le dimanche, départ pour ÏIudson-River, coucher à Albany.
- Le lundi 19, visite des usines de Schenectadv, de la General Electric Company. Départ pour Buffalo par train spécial.
- Le mardi ao, ouverture de Ja réunion générale à Buffalo dans le Temple de la Musique ; l’après-midi, visite préliminaire de l'Exposition.
- Les trois jours suivants, réunions le matin et peut-être aussi l’après-midi.
- Une journée sera consacrée à une excursion à
- Niagara F ails ; des visites seront également faîtes dans les diverses sous-stations de transformation de Buffalo.
- Le congrès sera probablement dos le dimanche
- Des excursions et des réceptions auront lieu les après-midi et soirées disponibles.
- Les ingénieurs désirant visiter quelques-unes des grandes villes américaines recevront tous les renseignements indispensables par les soins du secrétariat de 1 Association ; des comités locaux s'occuperont de faciliter ccs visites.
- Ajoutons que la Société internationale des Electriciens de Paris s’est chargée de rassembler les adhésions des ingénieurs électriciens français. Si le nombre en est assez considérable elle se chargera de l’organisation du voyage de France aux Etats-Unis. Suivant une indication fournie par M. ITillairet à la dernière séance de la Société, les dépenses duvoyage et du séjour en Amérique peuvent être évaluées à 3 000 francs environ.
- Association française pour l’avancement des sciences {Congrès d’Ajaccio). — Le congrès de cette association se tiendra cette année h Ajaccio, du 6 au i4 septembre.
- M. J. Macé de Lepixav, professeur à la Faculté des Sciences de Marseille, désigné comme président de la 5S section (Physique) prie les physiciens de bien vouloir exposer ou communiquer au Congrès les résultats de leurs recherches personnelles et leur deman de delui faire connaître, le plus tôt possible, les titres de ces communications. Les réponses doivent être adressées, soit à M. Macé de Lepinay,. ioj, boulevard Longchamp, à Marseille, soit au Secrétariat du Conseil de l'Association, 26, rue Serpente, Paris (VIi.
- Société industrielle de Rouen [Congrès de 1901). — Cette société organise pour le 19 août prochain, en même temps qu'une exposition des arts appliqués à la décoration des tissus, un Congrès des Sociétés industrielles.
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- l.XXX
- Supplément à L’Éclairage Electrique ilu 18 mai 1801
- avoir lieu le 2 mai. Il demande que des examinateurs soient choisis parmi les membres de l'Association. MM. Loppé et Jaègge sont désignés.
- M. Sartiaux fait part qu'une subvention a été demandée parle « Mois scientifique ». C’est une oeuvre intéressante qu’il paraît utile d'aider. Une discussion s’élève à ce sujet entre les divers membres présents. Le principe d'une subvention est rejeté par 15 voix contre 4-
- La proposition de prendre 8 abonnements est adoptée en principe par 10 voix contre 7, sous réserve d'un examen par le bureau, à la suite des observations laites par MM. Roux. Laifarguc, Montpellier et Guilbert.
- M. le Président fait distribuer les projets de règlements relatifs : le premier à une subvention annuelle pour des études d’ordre scientifique pouvant intéresser les industriels, et le deuxième, à des prix à accorder à des ouvriers électriciens ayant au moins i5 ans de services dans l’industrie électrique.
- 11 prie les membres de l'association de vouloir bieu en prendre connaissance.
- La discussion de ces projets aura lieu à la prochaine
- Société d’Encouragement pour l’industrie nationale. — On sait que l’un des moyens adoptés par cette société pour réaliser son but consiste dans la subvention de recherches de « science industrielle ». M. II. Le Ciiatelieh, membre du eouseil de cette société, s’est récemment préoccupé des conditions dans lesquelles ces recherches devaient être poursuivies et il a déposé le rapport suivant, publié dans le dernier Bulletin de la Société (do avril, p. 44’-’O
- Les recherches de science industrielle poursuivies dans ces dernières années sous les auspices de la Société d’Encouragement ont produit des résultats pratiques d’une importance aujourd’hui indiscutée. 11 suffit de rappeler que :
- Les études deM. Mohler ont introduit dans l'industrie des appareils et des méthodes précises pour la détermination du pouvoir calorifique des combustibles, tant en France qu’à l’étranger, il y a plusieurs centaines de mines, usines et laboratoires industriels profilant de ces travaux.
- Les recherches de Mrae Curie ont été très directement utilisées par la plus importante des fabriques d’aciers à aimants, hors de France, il est vrai, et. ont
- ainsi indirectement servi à différentes industries, notamment à celle des chemins de fer, dont les signaux consomment la majeure partie des aimants fabriqués.
- Le3 mesures de MM. üaraour, Chatenet, Grcnet, Coupeau sur la dilatation des pâtes et rouvertes céramiques ont été largement mises à profit dans tous les établissements céramiques où I on ne vit pas seulement sur les traditions du passé. Elles ont fait connaître la cause précise des difficultés si grandes qu'il y a à faire accorder pâtes et couvertes dans la fabrication de la faïence fine et ont donné l’explication des difficultés semblables que l’on a rencontrées à la manufacture de Sèvres, quand on a voulu reconstituer l’ancienne pâte tendre.
- Les travaux de MM. H. Gautier cl Churpy sur la constitution des alliages, sans avoir eu les mêmes applications pratiques immédiates, jouissent peut-être d’une notoriété plus grande encore. Ils ont été reproduits dans de nombreuses publications étrangères ; ils sont constamment cités au cours des études do plus en plus fréquentes qui se poursuivent de tous côtés sur les alliages métalliques, et dont personne ne conteste l'influence sur les progrès généraux de l’industrie métallurgique.
- Les éludes .de MM. Frémonl et Huillier sur le travail des machines-outils ont fourni aux mécaniciens et aux constructeurs des documents nouveaux certains et des plus précieux.
- En présence d’une telle situation, il n’y a qu’à aller sans crainte de l’avant. Mais, peut-être, avant de développer ces recherches de science industrielle, le moment est-il venu de préciser quelques points de leur organisation. 11 n’est pas question, pour le moment, d'innovations; nous vous proposons seulement, mettant à profit l’expérience acquise, de transformer en prescriptions impératives quelques-uns des conseils si sages formulés par M. Hirsch dans le rapport préliminaire qui a servi de préface aux premières recherches patronnées par la Société. Notre Société est une société industrielle et, comme telle, doit avoir une préoccupation constante du prix de revient : elle doit savoir que l’argent est une force considérable et que l’on ne doit pas, surtout quand il vous a été confié pour un objet déterminé, le laisser disparaître sans en retirer un résultat, utile équivalent. Or, il est facile, en fait de subventions pécuniaires, de donner sans rien recevoir ; des précautions particulières doivent être prises pour prévoir les abus, qu’il serait ensuite impossible de réformer une fois qu’on les aurait laissés s'établir.
- M. Hirsch, dans son rapport de i8yd, indiquait
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- que les travaux-subventionnés devaient être l'objet d’un examen attentif et de stipulations spéciales propres à sauvegarder les intérêts de la Société. Conformément à ces recommandations, le premier travail patronné par la Société fut suivi de très près par deux membres du Conseil, qui donnèrent ensuite leur appréciation dans un rapport inséré au Bulletin. Il est regrettable que cette façon de recherches ne se soit pas généralisée. Il semble nécessaire d’y revenir. Le procédé le plus efficace pour assurer un judi -deux emploi des fonds de la Société est de mettre en jeu. dans chaque cas particulier, la responsabilité', purement morale d’ailleurs, d'une personne qui, par sa compétence el sa notoriété, offre toute garantie. C'est là, d’ailleurs, une façon de faire conforme aux traditions de notre Société. Nos prix'ne sont jamais attribués sans un rapport signé par un membre du Conseil, et imprimé au Bulletin, avant la distribution des récompenses. Il est indispensable d'appliquer une règle analogue aux subventions, si nous ne voulons pas voir les fonds des recherches seieritiliques servir à alimenter des dépenses insuffisamment justifiées.
- Nous avons, en conséquence, l’honneur de soumettre à votre approbation les décisions suivantes, et de vous-demander l’insertion du présent rapport dans le Bulletin de la Société.
- « Toutes les recherches, subventionnées par la Société d’encouragement, seront faites sous le contrôle général de membres du Conseil, qui auront la faculté de s’adjoindre, le cas échéant, des savants ou ingénieurs étrangers au Conseil de la société, mais dont la compétence notoire oiïvira toute garantie au sujet del'utililé des recherches entreprises etdeleur bonne exécution.
- La personne qui s'occupera plus particulièrement de l'organisation et du contrôle des recherches devra fournir, pour être imprimes au Bulletin de la Société, deux rapports :
- u i® Un rapport préliminaire exposant le but précis des recherches, leur utilité éventuelle pour 1 industrie, les voies et moyens d'exécutions, le chiffre de la subvention demandée, les époques probables des payements et la désignation de l’expérimentateur auquel les études seraient confiées.
- » Ce rapport devra être soumis au bureau el approuvé en comité du Conseil de la Société ; son auteur n'en donnera le bon à tirer définitif qu après s'être assuré de la mise en train elfeclive des études demandées.
- u a° Un rapport final, accompagnant le mémoire définitif où seront consignés les résultats expérimentaux obtenus ; ce rapport appréciera la valeur de ces
- résultats, fera connaître si les recherches ont été convenablement exécutées et proposera, s’il y a lieu, l'impression du mémoire complet,- sinon, il en donnera simplement un résumé.
- » Ce rapport ne sera pas imprimé dans le ca3 où il conclurait simplement à l'insuffisance des résultats obtenus.
- » La subvention accordée à la personne chargée des expériences sera payée en deux fois ; moitié après l'impression au Bulletin du rapport préliminaire, moitié après l'impression du rapport final, et la remise du mémoire complet, pour la publication duquel la Société se réserve, s’il y u lieu, tout droit de priorité. Ces sommes devront, après ces formalités remplies, être ternies sans délai à la disposition du titulaire, qui n'aura d'autres justifications à fournir que celle de son identité.
- » Un exemplaire imprimé Je ce s règles sera remis aux intéressés dès le début de leurs recherches. »
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Règlement pour la construction des conduites de vapeur à haute pression. — 1, emploi de plus en plus répandu de la vapeur à haute pression amena le groupe Francoitie-Palalinat de l’Association des ingénieurs allemands à proposer, dès 1896, au comité de cette association d’établir des règles pour la construction des conduites, pièces en fonte et soupapes soumises à une forte pression de vapeur. Après plusieurs années d’études, son règlement a été adopté récemment et une traduction de ces règlements vient d’être publiée par le Bulletin de la Société (VEncouragement du 3o avril. Nous renvoyons nos lecteurs que cette question intéresse particulièrement a cette traduction, nous bornant ici à indiquer quelques points.
- La partie du règlement relative au choix des matériaux restreint l'emploi de la fonte à un petit nombre de cas ; jusqu’à une pression de Lt atmosphères, elle peut être utilisée pour des corps de soupapes ou des pièces moulées de n’importe quel diamètre et pour les conduites de ijo mru de diamètre au plus; mais pour les pressions de iT à 20 atmosphères, son emploi doit être limité à la construction dus soupapes d'un diamètre inférieur à 5o mm, On peut faire usage
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- I.XXXIV
- Supplément à L'Éclairage Êlectriqi
- 18 mai 1901
- 8,534 kg, soit une augmentation d'environ 10 p. J <>n, et la quantité d’eau vaporisée par heure de 698 kg à 1280 kg.
- On voit d'après cela les services que peut rendre ce nouveau procédé de tirage lequel est adopté successivement par toutes nos grandes usines. C'est ainsi qu’actuelleiuent une double installation est en cours d'exécution aux établissements du Creusot.
- Dispositif de la Société générale des Industries économiques pour l’utilisation des gaz des hauts-fourneaux a l’alimentation des moteurs- — Dans sou numéro du 4 mai (t. XXIX, p. 12), le Génie Civil publie sur les perfectionnements apportés par la Société générale des industries économiques (moteurs Charon), un article dont nous extrayons les renseignements suivants :
- Les gaz des hauts fourneaux ont Une composition très variable d’un moteur à l'autre et par conséquent un pouvoir calorifique non moins variable qui oscille entre 1 100 et 700 calories. Pour que la puissance fournie par les moteurs alimentés reste toujours au moins égale à celle qui a été jugée nécessaire, il faut donc que les moteurs soient prévus et calculés pour donner leur puiseance normale avec le gaz le plus pauvre qui peut être produit par les hauts fourneaux : ceci oblige les constructeurs à prendre des cylindres de diamètre plus grand qu’il ne convient, des procédés d’allumage suffisamment puissants pour enflammer les gaz très pauvres à 700 calories, et, de façon plus générale, à construire des machines plus lourdes, plus coûteuses et plus compliquées. En pratique cet inconvénient est atténué lorsqu’on utilise les gaz fournis par plusieurs hauts fourneaux, la richesse des uns compensant dans une certaine mesure la pauvreté des autres ; mais si l’on ne se propose que l'utilisation des gaz d’un seul haut fourneau ou seulement d’une partie de ces gaz, il est de nature à restreindre le nombre des installations.
- Pour l’évi ter complètement, la Société générale des Industries Economiques fait passer les gaz dans des colonnes verticales contenant du coke ou fout autre combustible porté à haute température par combustion ou récupération • la vapeur d’eau est ainsi transformée en oxyde de carbone et hydrogène, le gaz carbonique en oxyde de carbone, de telle sorte que, par un réglage convenable, le pouvoir calorifique des gaz sortants ait une valeur constante d’environ 1 000 calories.
- L’emploi de ces sortes de gazogènes a encore l’avantage de provoquer la décomposition des substances empyreumatiques et d’arrêter la majeure partie des poussières entraînées par les gaz des hauts fourneaux. La purification physique que doivent subir les gaz avant leur envoi dans les moteurs se trouve donc alors simplifiée.
- Brevets récents sur les accumulateurs (Suite voir p. xv, i3 avril 1901).
- N® 299 274. — Sarcia. Perfectionnements auxaccu-muluteurs électriques (août 1900). — La plaque brevetée ici se compose d’une âme centrale munie de bâtonnets courts perpendiculaires ; ces bâtonnets peuvent avoir une section quelconque et être disposés d’une façon quelconque. La plaque comporte un cadre, et le tout est venu de coulée. La plaque peut
- être coulée en plomb doux, ou encore, partie en plomb doux et partie en plomb antimonieux ; dans ce dernier cas, on dispose dans les parties du moule qui correspondent à l’âme et au cadre des morceaux de plouih antimonieux très riche en antimoine, qui doit se marier au plomb doux coulé ensuite.
- X® 298 048. — Gulchek. Procédé de fabrication d'électrodes Planté à grande surface (24 mars igoo). — Le procédé consiste à fabriquer commodément les électrodes composées de bandes ou lames minces en plomb séparées les unes des autres et autour desquelles on coule le plomb formant le cadre.
- Dans une forme spéciale, on alterne les bandes de plomb avec des bandes de papier ; aiin de dégager les extrémités des bandes de plomb qui doivent être noyées dans le plomb coulé du cadre, les bandes de papier ont été coupées moins longues et plus larges que celles de plomb, de sorte que la mise en place dans la forme se fait facilement.
- Le paquet de bandes ainsi formé est disposé dans un moule dans lequel on verse le plomb qui doit constituer le cadre. On peut aussi disposer plusieurs paquets dans un même moule quand il s'agit de grandes plaques.
- Le papier empêche le plomb de couler dans les intervalles des bandes. On l’élimine ensuite par un traitement quelconque, par exemple à l’acide sulfu-
- N" 298916. — Lebailly. Pile secondaire h l’argent (août iyoo). L’élément breveté ici est la pile connue au chlorure d’argent. On constitue l’élément à l’aide d’électrodes de zinc (négatif) et d’argent (positif). On charge dans une solution de chlorure de zinc, il se forme du chlorure d’argent au positif qui agit ensuite comme dépolarisant dans le fonctionnement du couple. La force électromolrice est j,02 volt.
- Le brevet est étendu à tous les éléments employant l’argent au pôle positif, celui-ci pouvant être libre ou enduit de matières retenues par un cloisonnement quelconque.
- X° 298 997. — Loppé, Morin, GiuxxEiiet Martin. Perfectionnements aux accumulateurs électriques (août 1900). — Toutes les électrodes de l'élément breveté ici sont horizontales et possèdent des canaux verticaux qui se superposent. Entre les plaques se trouvent des séparateurs isolants perforés également de trous verticaux. On obtient ainsi une circulation très active de l’électrolyte.
- Onpeut utiliser à cet effet toute espèce d’électrodes, mais le brevet recommande tout particulièrement des plaques à pastilles de forme quelconque, cespas-tilles étant perforées de trous ayant également une section quelconque.
- N® 298921. — Société Columbia axo electru; véhicj.E company. Perfectionnements dans lapplication de batteries d’accumulateurs aux véhicules à propulsion électrique. — Ce brevet qui est très long et a près de 3o figures, se rapporte aux dispositifs à employer pour enlever les batteries déchargées et mettre à .leur place les batteries chargées.
- Nu 299 1,41. — Damade. Nouvelle plaque d'accumulateur électrique. — M. Damade prend des tresses en fils de plomb ou en petits tubes de plomb pur ayant un nombre variable de brins de diamètre déterminé. Ces tresses sont acculées, juxtaposées et repliées deux ou plusieurs fois, de façon à composer la plaque. Le tout est ligaturé ou relié par des cou-
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- 1901
- LXXXV
- tures ou attaches en fils de plomb cm autres métaux et alliages appropriés.
- N° 3oo 677. —Devaucelleet Laiiaussois. Procédé de fabrication d'un nouvel accumulateur sans pastillage et à plaques rigides. — Un jet de plomb fondu nfct pulvérisé par un jet de vapeur électrisée fies inventeurs se basent sur les essais faits avec la machine hvdro-électrique d”Ar»îstong). Il se forme une dissociation moléculaire de la vapeur d'eau, et sous l'influence de l’électricité, il y a contraction des molécules d’oxvgène pour former l'ozone et le peroxyde d'hydrogène. Le plomb serait oxydé d'après l'équa-
- Pb 4- 1PO + Oa = Pb -f O.
- La matière ainsi obtenue est comprimée à 1 000 tonnes à la presse hydraulique. La plaque n’a pas de cadre,
- La connexion en plomb est soudée autogènernent.
- N° 3oo 748. — Alexander-Katz. Electrodes composées d’une carcasse non conductrice et à conducteurs en plomb cltangeables. — Des grilles en matière non conductrices et à larges mailles renferment la matière active ; ces grilles sont entourées de feuilles de plomb perforées. L’électrode pëut aussi être constituée d’une feuille do plomb au milieu, recouverte de matière active, puis de deux demi-grilles non conductrices et enfin d’une plaque perforée en forme de tamis pour faire pénétrer l’acide.
- N° 3oa 2i5. —Fouillaui). Appareil pour la coulée des métaux facilement fusibles, particulièrement applicable à la coulée des plaques d'accumulateur. — Le dispositif breveté est une boite à soupape adaptée à la marmite à plomb et qui ouvre le canal lorsque le moule est appuyé (à l’aide d une vis) contre la boîte. Un ressort extérieur rappelle la soupape sur son siège quand le moule est éloigné.
- TRACTION
- Résultats comparatifs du Métropolitain de Paris et du London Central Railway. — Nous lisons dans la Revue Générale des Chemins de fer et des Tramways du mois d'avril (’p. 426} :
- Dans son numéro du 19 janvier dernier, le Zeitung des Vereins a donné d’intéressants renseignements sur les résultats réalisés en 1900 par les chemins de fer Métropolitain de Paris et Central de Londres. La comparaison de ces deux lignes offre de l’intérét en ce qu’elles sont daus des conditions tout à fait analogues au point de vue de la situation (diamètre d’une grande capitale), de la longueur (10,5 km, à Londres, 10,6 km, à Paris, non compris les deux embranchements de i,5 km et de 1,6 partant de la place de l’Etoile et ouverts ultérieurement), du mode de traction, et même de la date d’ouverture à l’exploitation (3o juillet 1900, à Londres, 19 juillet à Paris, avec une exploitation restreinte, et 12 août avec une exploitation complète).
- Voici quel a été par semaine le mouvement quotidien moyen des voyageurs sur les deux lignes depuis le moment de leur ouverture d’exploitation complète Jusqu’à la fin de l'année 1900.
- L’influence des embranchements de l'Etoile à la porte Dauphine et au Trocadéro ne représente dans les chiffres ci-dessus qu’onviron 5 p. 100 du mouvement du Métropolitain de Paris. On peut donc la
- négliger dans la comparaison et admettre que celle-ci s’applique à deux lignes de longueur à peu près
- MOUVEMENT
- Total ....
- Moyenne journalière depuis
- ^ Recette totale
- 78666 66o34
- i09638(2
- 98387
- 108077
- O11 constate, d’après les chiffres ci-dessus, que la circulation est sensiblement plus active sur la ligne métropolitaine de Paris que sur le Central de Londres. On peut l’évaluer en chiffres ronds pour l’année entière à 40 millions de voyageurs soit 4 millions par kilomètre et à 33 millions et demi à Londres, soit 3,3 millions par kilomètre.
- Par contre, les recettes du Central de Londres ont été plus élevées que celles du Métropolitain parisien. Toutefois elles tendent à se rapprocher et on peut les estimer l’une et l’autre à 7 millions de francs, soit 700000 francs par kilomètre pour l’année entière. Le tarif de Londres est uniformément de 2 pences (0,21 fr), tandis que celui de Paris est de 0,25 fr en irê classe, o,i5 en aeclasse et môme o,io fr par trajet eh 2e avec un billet d’aller et retour. En 1900, il y a eu 12 124 453 voyageurs de 2P classe avec billets simples et 1 7G9 758 avec billets d’aller et retour contre seulement 1 990 849 voyageurs de P* classe. Par suite, le tarif moyen ne ressort qu’à 0,17 fr,
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- wro
- ÉCLAIRAGE
- Corps réfractaires pour lampes à arc. — La Zeitschrift fur Beleuchtungwesen du 3o octobre donne pour la fabrication d’un de ces corps une description que le Mois Scientifique et Industriel
- imparties de quart/, pulvérisé et »a parties d'argile-
- plus grande, et avec une couleur bien plus vois de la lumière naturelle.
- ÉLECTROCHIMIE Sur les qualités que doivent posséder les charbons employés comme électrodes. — Sous ce titre, M. F. Winïei.eu, du laboratoire du professeur Dieftenbach, à Darmstadt, a publié dans la Zeitschrift fur Elektrochcmie du b décembre 1()oo (t. Vil, p. 35b) un article dont la traduction suivante a été donnée par plusieurs revues françaises, en particulier L'Electricien (t. XXI, p. ï*5o, ‘io avril 1901) et pur L'Industrie Elec-; (t. V, p. 16, février 1901).
- 8° L’industrie de l’aWniuia ;
- 4e L’industrie du carbure de calcium.
- Ces industries typiques nous serviront de base
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- qui se dégage sous forme de fumée blanche,
- Si O2 + Fl* = SiFl*+Os
- 11 est également possible que la silice ou les combinaisons siliciqucs tombent en fusion au fond du bain où elles sont réduites par l'aluminium d'après la réaction que Wohler avait déjà utilisée dans sa préparation du silicium. On voit que la moindre quantité de silice dans les électrodes peut avoir une influence sensible sur le produit obtenu, puisque, d’après M. Minet, pour i kg d’aluminium, i à a kg du charbon des électrodes disparaissent.
- Dans la fabrication éleclroljtiquc de l'aluminium on devra donc employer un charbon qui, pourvu que la conductibilité soit suffisante, pourra contenir des carbures d'hydrogène, mais jamais de combinaisons de silicium. Le charbon de cornue, qui déjà, par
- suite de sa formation, n’est pas à recommander ne peut donc être employé dans ce cas ; il ne reste que le charbon artificiel. SL ce dernier est fabriqué avec de la poudre de charbon de cornue ou de coke, on doit faire subir à ces matières un traitement préliminaire pour les purifier ; mais il est mieux de n'employer comme matières premières que des produits ne contenant pas de substances minérales tels que le pétrole ou le coke de goudron.
- 4e CAS : Industrie du carbure de calcium. — Passons à la fabrication du carbure de calcium. Ici. comme dans la fabrication de l'aluminium, la pi*é-sence de carbure d’hydrogène n’est pas nuisible si la conductibilité et la compacité de l’électrode ne sont pas réduites à un trop grand degré, Mais, de plus, les impuretés inorganiques, pourvu qu elles ne contiennent pas de composés de phosphore,
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- primaire. L’ouvrage proposé en concours n’est destiné à former ni des ingénieurs ni des ouvriers électriciens, mais à mettre tout le monde à même de comprendre les questions électiques ». Le livre de M. (lais- il sera lu avec fruit par les personnes de tout fgc et dé décrites ici, avec force details ^sur tes nombreuses dis
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- Supplément à L’Éclairage Électrique
- NOUVELLES ET ÉCHOS
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- Sur l’utilisation des gaz des hauts fourneaux. — Le 5 mai, M. .1. Deschamps a fait sur ce sujet à la Société des Ingénieurs civils, une communication très documentée qui a été suivie d’une discussion très intéressante.
- De la communication elle-même nous ne retiendrons que ce qui concerne l’épuration physique des gaz et la description des moteurs actuellement employés, partie que résume comme il suit le procès-vcrhal de la séance :
- « Les gaz, tels qu’ils sortent des hauts fourneaux, sont impropres à être employés dans les moteurs à gaz, à cause de la grande quantité de poussières qu'ils entraînent avec eux et de l’état de division de ccs poussières qui semblent, disait jadis M. Lurr-raann, devoir résister à Loul procédé de nettoyage, traverser liltres et appareils laveurs, comme si elles constituaient une sorte de vapeur mélangée aux
- » Fallait-il s’attacher à poursuivre le nettoyage du gaz ? Fallait-il chercher à construire des moteurs qui puissent fonctionner avec dos gaz sales ?
- » Les deux doctrines ont eu leurs partisans dès le début.
- » M. Thwaite, avec une persévérance et une hauteur de vues remarquables, a, dès l'origine, cherché à rendre les gaz qu’il voulait employer convenables pour l'emploi du moteur à gaz, et n’a pas voulu s’inquiéter du moteur. Les essais ont été faits avec les moteurs les plus divers, Acmé, Hartley, Otto, etc.
- » Au contraire, à la Société Cockerill, on a poursuivi l’étude d'un moteur dérivé du plus gros moteur à gaz connu à cette époque, le moteur simplex de M. Delamarre-Deboutteville, et on s’est efforcé, de faire un moLeur qui puisse fonctionner sans épura-
- » A Hoerde, partant du même point de vue, on a poursuivi l’étude du très remarquable moteur von Oechelhaüser, qui semblait la solution idéale pour un moteur où la poussière soit à craindre, puisqu’il n’a pas de soupapes.
- » On peut dire aujourd’hui, jque l'épuration s’impose. Ni à Differdange, où est l’installation principale
- des moteurs Cockerill, ni à Hoerde, les moteurs ne marchent sans appareils épuratoires. Cockerill et von Oechelhaüser ont abouti à créer d’excellents moteurs, des machines remarquables qui ne font pas regretter les longues années d’études qu’elles ont demandées; Ils n'ont pas atteint le but cherché. Cela n’a aucune importance puisque, pendant le même délai, on est arrivé à purifier les gaz d'une façon suffisamment parfaite et par des procédés assez simples.
- » M. Deschamps décrit d’abord les procédés de M. Thwaite, parce qu’ils sont les premiers connus, et, ensuite parce qu’ils forment un ensemble bien imaginé et fort intéressant.
- » M. Thwaite a eu cette idée que l’épuration devait comporter trois phases : un premier nettoyage à sec, le passage dans une série d’appareils laveurs de plus en plus divisés et terminés par le serubber, enfin, un filtrage qui est l’opération terminale. M. Desc.hamps donne des détails sur les dispositifs employés par M. Thwaite.
- » Les installations du type Thwaite sont celles où l’épuration graduelle est la plus divisée.
- » Dans les hauts fourneaux où l’on a cherché l’emploi des moteurs à gaz, on a employé des procédés plus sommaires, mais l’idée générale reste la même.
- » Le plus souvenL l’épuration à sec commencée aux tuyaux d’orgue, se continue dans les longues conduites où des vannes de vidange sont disposées à tous les coudes, puis se poursuit toujours dans des appareils laveurs. Même à l’usine Cockerill, où l’épuration est sommaire, il y a des appareils laveurs où les gaz sont obligés de traverser une couche d’eau à plusieurs reprises, grâce à des chicanes, et y laissent beaucoup dépoussiérés. Mais, sauf à Seraing ce nettoyage ne suifil pas, et l’on doit le compléter toujours par des scruhbers. Il n'y est fait exception qu’à Diflerdange, où l’unique appareil employé est un ventilateur.
- » Enfin, pour terminer le nettoyage, les appareils à force centrifuge semblent présenter un intérêt fout particulier. Dans les uns, simples ventilateurs centrifuges, l’eau pénètre, dans le sens de l'axe, par les oreilles avec l'air ; eau et air sont entraînés, brassés, et vont s'écraser sur les parois, où les poussières se mélangent intimement à l’eau.
- » Dans l’appareil Theisen, le dispositif est diffé-
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- Supplément à L’Éclairage Êlectrigi
- 2b mai 1901
- rent, le résultat est semblable. Notre collègue décrit cet appareil, en s’aidant de projections. Il rappelle aussi les travaux de noire collègue M. Lencauchez.
- » Les gaz étant ainsi nettoyés et rendus convenables à l’emploi dans les moteurs à gaz, il fallait néanmoins,pour que le problème fût complètement résolu adapter les moteurs à des conditions de fonctionnement différentes et rechercher des unités de puissance plus grandes que celles habituellement employées jusque-là. Cela demandait des études et des essais.
- « -M. Deschamps indique d’abord les dispositions particulières communes à tous les moteurs créés ou transformés pour les gaz de hauts fourneaux : forme spéciale delà culasse, protection des soupapes, allumage électrique ; il signale la tendance actuelle aux chasses d’air.
- » A cet effet, il montre par des projections le dispositif breveté et appliqué par M. Thwaite, un brevet récent de MM. Crossley, cl décrit le moteur Le Premier.
- 3) Puis, avec des projections d’ensemble et. de détails, il montre les moteurs à quatre temps les plus employés, ou qui se construisent en ce moment dans ee but.
- » La Société Cockerilia construit des moteurs du type Simplex en collaboration avec notre regrctlé-coilègue M. Delamarre-Deboutteville. C’est un moteur Otto.
- » Différents moteurs du même genre ont été employés, tels que le moteur Acmé, le moteur llart-ley et celui de la Berlin Anhaltiche Maschincnbau Gesellschaft. Ces moteurs semblent tous s’être bien
- j) La maison Otto de Deutz s’esL fait particulièrement remarquer par ses installations, qui, toutes sans exception, ont fonctionné d’une façon parfaite. Notre collègue montre un nouveau type à soupapes opposées de cette maison.
- o Le moteur Letombe, que M. Leroux a déjà décrit ici, doit être essayé prochainement avec de grandes unités ; il y a déjà en fonctionnement un moteur d’essai à Marseille.
- » Tous ces moteurs sont horizontaux. Il convient de signaler le moteur Westinghouse employé en Amérique, dont les coupes projetées présentent l’apparence de celles bien connues des moteurs d automobiles, et qui, grâce à sa disposition verticale, ne s'ovalise pas et peut marcher à grande vilesse.
- » L’n type spécial de moteurs s’impose aujourd'hui à l’examen : ce sont les moteurs à deux temps.
- » A ce sujet, M. Deschamps explique au moyen de diagrammes ce qui différencie le plus essentielle-
- ment les moteurs à deux et à quatre temps, et l’aven i r
- » Il décrit ensuite avec projections le moteur Van Oechelhaiiser (voir f£cl. Elcct., t. XXVI, p. xi.vi, 26 janv. 1901), si curieux avec ses pistons opposés, son équilibrage et la suppression totale des soupapes, puis le moteur Koerting {Idem, t. XXVi, p. xi,vi), qui fonctionne à deux temps et à double effet comme une machine à vapeur. »
- Divers membres ont pris part à la discussion qui a suivi cette communication.
- M. A. Dutreux croit qu’il est bon de préciser par des chiffres ce qui a été trouvé jusqu’à ce jour, quille à rectifier plus tard les erreurs qui peuvent encore
- M. Deschamps a fait, a juste titre, la critique de la chaudière comme appareil intermédiaire de irausfor-malion. L'expérience démontre, en effet, qu’il faut environ 3,5 ms de gaz pour produire un cheval effectif dans un moteur à gaz, alors que cette consommation atteint de 12 à i5 m3 dans le cas où l'on emploie la
- les puissances disponibles, suivant que l’on emploie des chaudières et des machines à vapeur ou des moteurs à gaz, est donc de 1 à 4 environ.
- M. Deschamps a également eu raison de dire que la question de l'épuration des gaz domine toute autre question dans l'emploi des moteurs à explosion, et l'époque approche où les constructeurs de moteurs à gaz ne pourront plus revendiquer la supériorité de-leur « système » sur tel ou tel autre. Récemment encore, ils cherchaient à démontrer cette supériorité en invoquant les résultats acquis dans une usine par rapport à ceux d’une autre, où fonctionnaient les moteurs de leurs concurrents. M. Dutreux, relatant une expérience qui lui est personnnelle, a vu ainsi opposer les résultats différents de deux usines qu’il connaissait bien : dans l’une, où les moteurs marchaient d’une façon parfaite, les gaz ne contenaient que 0,187 8r de poussières à l'entrée au moteur, tandis que dans l’autre, où la marche des moteurs était déplorable, la teneur en poussières s’élevait à 2 ou 3 gr, c’est-à-dire qu’elle était 10 à i5 fois plus forte. Or actuellement, grâce à l'application des ventilateurs à injection d’eau, la teneur en poussières dans oeLle dernière usine est tombée au même chiffre que dans la première (o, if> à 0,20 gr), et les moteurs marchent toute la semaine sans interruption aucune. En présence des résultats excellents des deux types de moteurs, notre collègue ne voit aucun inconvénient à dire que ceux de la première usine étaient des moteurs Otto de Deutz, fonctionnant à Dudelange,
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 25
- et ceux de la seconde des moteurs Simplex de ' Cockerill, fonctionnant à Differdange.
- Il est donc fort probable que bientôt les usines métallurgiques pourront trouver de nombreux types de moteurs à gaz donnant toute satisfaction, tout comme on trouve de nombreux types de machines à vapeur. L'essentiel sera de bien épurer les gaz dont on disposera, et de choisir ensuite un constructeur consciencieux dont le mode de construction ne lais-
- Les ventilateurs à injection d'eau de Dudelange et de Differdange étant les appareils les plus simples, les plus efficaces et les moins coûteux pour le nettoyage des gaz des hauts fourneaux, il convient de citer quelques chiffres précis relevés dans l'usine de Differdange.
- A Differdange, les moteurs- consomment il in3 de gaz à 972 calories par cheval-heure. Comme il y a 5 moteurs de 6oo chevaux c’cst-à-dire 3 ooo chevaux en marche, il faut nettoyer 9 000 ms de gaz à l’heure, ce qui est facile avec un ventilateur absorbant 3o chevaux. Le nettoyage 11e consomme donc que 1,1p. ion de la puissance disponible. 11 faut au ventilateur par cheval-heure 4 ?7 litres d'eau, et par mètre cube de gaz nettoyé 1,55 litre d’eau. Ce ventilateur peut arrêter 480 kg de poussières en vingt-quatre heures.
- M. Dulreiix donne, sur la marche pratique des moteurs, d’autres chiffres qui présentent aussi beaucoup d’intérêt.
- Les moteurs de Differdange ont besoin de 10 litres d’eau de refroidissement par cheval-heure, dont 8 litres pour la circulation dans le piston. C’est là un renseignement qui a été fourni à notre collègue et qui vient d’être publié, mais qui ne concorde pas avec le chiffre élevé que citait M. Deschamps. Peut-être faut-il admettre qu’au début on attribuait la mauvaise marche en partie «à réchauffement et aux grippements et que, pour cette raison, on exagérait le refroidissement, que l’on aura pu modérer depuis que 1 épuration des gaz est devenue suffisante.
- Avnnl l'emploi des ventilateurs la consommation d’huile était énorme, à Differdange. Maintenant, il suffit de 65 litres d’huile et de 3 kg de graisse par moteur de 600 chevaux. La dépense par moteur et par jour s'élève de ce chef à 25 fr.
- A Dudelange, où l’épuration des gaz est au moins aussi parfaite qu’à Differdange, on a indiqué à M. Dutreux une consommation de 4,46 gr d’huile par cheval-heure, ce qui donne également une consommation de 64 kg par moteur de 600 chevaux et par vingt-quatre heures.
- Notre collègue croit utile de signaler sommaire-
- ment comment peut s'établir le prix de revient du cheval-heure effectif obtenu par les moteurs à gaz des hauts fourneaux. Ce prix de revient comprend les trois éléments principaux suivants : i° l’amortissement des capitaux engagés ; 2e1 la main-d'œuvre cl l’entretien ; 3° la valeur du gaz consommé.
- M. Dutreux se hase sur les dépenses afférentes à une unité de 600 chevaux. Une pareille unité, avec tous les frais de fondations, de conduites, d’épurateurs, etc., coûte actuellement environ 200000 fr. En comptant ro p. 100 pour l’amortissement et les intérêts, et 3oo jours de travail par an à 20 heures par jour, les dépenses d'amortissement par cheval-heure seraient de o,55 centime.
- Les frais annuels de main-d’œuvre par moteur de 600 chevaux (dans une station d’environ 2 à 3 000 chevaux permettant de répartir certains frais) sont de 4 000 fr. Pour frais généraux, entretien et réparations, notre collègue admet la somme de 7 5oo fr qui lui paraît très largement suffisante. Le graissage, à raison de 2;» frpar jour, coûtera également 7.500 fr. La dépense annuelle de main-d’œuvre et d’entretien pour un moteur de 600 chevaux serait donc de 19000 fr, soit o,53 centime par cheval-heure. (A Dudelange on a trouvé o,43 centime pour cet. élément du prix de revient.)
- Enfin, pour le gaz consommé, M. Dutreux n'admet pas, comme certains auteurs, qu'il ne coûte rien. Puisqu'il a une puissance calorifique et qu’on peut le briller sous des chaudières, il convient d’estimer sa valeur rapportée à la houille. A raison de 3,5 m3 par ehevai-heure. et de 900 calories par mètre cube, il faut 3 3a5 calories par cheval-heure, ce qui représente 4*6 gr de houille à 8000 calories. Si l'on complu la houille à 16 fr la tonne, cos .416 gr vaudraient 0,67 centime.
- Le prix de revient total serait donc de : o,55 -f- o,53 -j- 0,67= 1,70 centime par cheval-heure.
- Un prix de revient de puissance motrice inférieur à 0,02 fr. est un résultat qui, plus que tout autre, semble à notre collègue de nature , à favoriser le rapide développement de l’application des moteurs à gaz des hauts fourneaux.
- M. E. Demenge donne d’abord quelques renseignements sur l’étude des machines souillantes à gaz. qui est menée très sérieusement, et lui paraît intimement liée au problème de l'utilisation des gaz de hauts fourneaux. Il signale la machine soufflante actuellement, eh construction à la Kolnische Maschi-nenbau de Baycnthal, qui. figurera- l’an prochain à l’Exposition de Dusseldorf. Ce moteur à gaz monocylindrique est directement accouplé au cylindre
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- L'Éclairage Électrique du 25 mai 1901
- XCVJJ
- Mouillant ; la pompe auxiliaire, verticale, est reléguée sous le plancher comme un véritable condenseur, les organes sont simples, le diamètre est seulement de 77'j mm et la course de 900 mm, d’uü, pour la lige du piston soufflant, une vitesse de 3,uo m par seconde, au lieu du 5,70 m comme dans la machine exposée par Seraing, ce qui dispense de refroidir cette tige. Avec une vitesse de 100 tours par minute, cette machine fournira :joo m3 de vent à une pression de jo à io cm de mercure.
- "M. Dernenge eoulesle qu'à Hoerde on ait jamais eu eu vue d’éviter 1 épuration du gaz, bien que le moteur Oeehelhaueser ait moins à craindre les poussières 11e le moteur à soupapes. Il signale commenl l'usine e Differdange, imitant ce qui se passait dans les usines avoisinantes, est arrivée, mais dans un autre but, à employer un appareil excellent pour l’épuration. Cette question était déjà très étudiée en France, notamment par M. Lencauchez. Ce qui faiL surlouL l’intérêt du ventilateur-laveur, c’est la quantité considérable de gaz qu’il peut épurer et le faible encombrement de l’appareil.
- .Notre collègue doune quelques renseignements complémentaires sur les moteurs Oeehelhaueser, dont le premier, d une puissance de 600 chevaux, a été rnis en marche à Ilocrdc en mai 1898. Depuis celle époque, deux autres moteurs ont été commandés.
- M. Dernenge remarque que le principe des moteurs à deux temps convient surtout aux fortes puissances, cl par conséquent à l'utilisation des masses de gaz considérables qu,e déversent les hauts fourneaux. Le moteur Korling est théoriquement très intéressant, mais on peut se demander s’il a fait ses preuves
- comme machine industrielle. Ce moteur rappelle beaucoup la machine .Tunkers et Oeehelhaueser de 1898, machine dont la disposition, notamment en ce qui concerne la pompe auxiliaire, a été abandonnée par II. Oeehelhaueser dans son dernier type de moteur à gaz pauvre. On construit déjà des moteurs Oeehelhaueser rnonocylindriques de 1 000 chevaux. Quand la possibilité du double effet aura été prouvée, on pourra doubler la puissance de ces moteurs eu intercalant entre les deux pistons un troisième piston dont la tige traversera l'un des pistons extrêmes.
- M. L. Cahex-Sthatjss désire ajouter quelques .mots en ce qui concerne spécialement les moteurs à ! gaz verticaux de grandes puissances.
- -VI. Descbarups a rappelé que c’est en Amérique qu’ils furent construits en premier lieu, et il a projeté devant nous un groupe électrogène de 65o chevaux comprenant un moteur à gaz Westinghouse à trois cylindres parallèles accouplé directement à une dynamo produisant 400 kilowatts aux bornes, dont plusieurs fonctionnent depuis Lrois ans dans des
- Les trois manivelles étant à 120° l’une de l’autre, et chaque cylindre travaillant comme un moteur à quatre temps, on obtient ainsi trois impulsions par deux tours de l’arbre, ce qui assure une grande régularité de marche avec des volants d’un poids relativement faible, et permeL les accouplements directs, même avec des alternateurs et sans l’interposition d un manchon élastique.
- M. Deschamps a exprimé l'espoir qu'on ne s’eu Liendrail pas à la puissance de 65o chevaux. Son vœu est réalisé. Les ateliers Westinghouse, de Pittsburg, ont construit plusieurs moteurs à gaz triplex pour
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- une puissance effective <le i /in» chevaux. L’un d’entre eux doit déjà être en fonctionnement, aux usines Cur-
- Notre collègue M. Dutreux, examinant les dépenses diverses des moteurs à gaz, a dit un mot du graissage. C'est là, avec le rafraîchissement des cylindres, un poiriL très important. Or, les moteurs Westinghouse sont, ainsi que l a fait remarquer M. Dos-champs, construits comme des moteurs à automobiles, mais L’idée du graissage employé remonte aux machines à vapeur Westinghouse, qui datent de plus
- On obtient un graissage intensif par le battage des têtes de bielles dans une couche d’huile de quelques centimètres surnageant sur un bain d’eau. L’huile, projetée avec force sur le piston, le cylindre et les articulations, retombe sur le bain pour être projelée à nouveau ; ceci jusqu'à épuisement de 1 huile. On a ainsi une lubrification parfaite et très économique.
- M. A. Lencauchez remercie M. Deschamps d’avoir rappelé ses travaux sur l’épuration des gaz. C’est en i858 qu'il a imaginé ses laveurs à pluies multiples et ses pulvérisateurs centrifuges, sous pression ou dans le vide. En 1860, il imagina un grand laveur (’scrubber) pour produire douze pluies Unes sur le gaz des hauts fourneaux traitant des minerais zincifères. afin de récolter le zinc. En 1873, il étudia pour les luiuLs fourneaux de Livcrdun, des laveurs épurateurs, puis, en 1878, des laveurs épurateurs plus simples, mais moins efficaces. Il considère que son appareil de 1873 est encore ce qu’il y a de plus parfait dans son genre.
- En 1873 et 1870, notre collègue avait reconnu que la poussière des hauts fourneaux forme une sorte de feutre minéral très léger, appelé sublimé par les : praticiens. Ce feutre est d'une conductibilité presque nulle, ce qui fait que les canaux des appareils à vent
- calorique et n’en cèdent que très peu après l’inversion ; aussi les coopers mal chauffés ont-ils des hauteurs de 3o in dans certaines usines ; de même, les chaudières recouvertes de sublimé perdent une grande partie de leur conductibilité et ne produisent plus bien la vapeur. Un autre inconvénient du sublimé est d'encrasser rapidement les brûleurs; à côté de la difficulté d’avoir des brûleurs rationnels avec des gaz sales, il y a aussi l'impossibilité d’obtenir des
- et comme on ne peut demander aux ouvriers de régler continuellement les débits d’air et de gaz avec
- le tirage de la cheminée, le gaz est lrè.s mal brûlé. La perte atteint (>(> p. 100.
- Au contraire, avec des gaz. épurés et un régulateur de pression, les bons brûleurs, genre chalumeau, deviennent très pratiques, la combustion est complète, et, en laissant la moitié des gaz de hauts fourneaux disponible pour le Bessemer, le chauffage des fours Martin, des fours à réchauffer, etc., la quantité de gaz qui reste utilisable par les moteurs à gaz se trouve ainsi considérablement augmentée.
- Le ventilateur doit pouvoir donner une quantité de gaz supérieure à la consommation, d'où la nécessité de l'associer à un régulateur de retour, dit by-pass, manœuvré par le gazomètre qui, dans beaucoup de cas, se réduit à une cloche de régulateur de a,000 m de diamètre et de 2 m de hauteur. D'un autre côté, comme le vide ne doit pas se produire entre le venlilal.cur-exhaustcur et les hauls fourneaux, il faut un régulateur de pression. Ces additions sont encore plus indispensables ici que dans les usines à gaz d'éclairage, sous peine d’explosions de plusieurs milliers de mètres cubes de mélange tonnant. M. Len cauchez, appelé à collaborer à réputation deMiche-viLie, a doté ccs aciéries des appareils ci-dessus considérés comme appareils de sécurité.
- M. Lencauchez expose que les assurances données à la métallurgie par les usines de Seraing, à savoir que l’épuration à sec et sommaire était suffisante, a été démentie par les faits. Cette épuration, à laquelle il a collaboré à Micheville, laissait passer des poussières qui, 5o minutes après la première mise en marche, fin octobre 1900, ont rayé et fait gripper le moteur de 3oo elievutix au point de nécessiter un nouvel alésage; on ajouta alors trois scrubbers et un sécheur de gaz ; l'installation a été terminée lin février dernier : mais, dès le mois d’octobre, informé des chasses de décrassage du ventilateur-exhausteur de Dudelange, notre collègue conseilla de monter deux tuyaux d injecteurs d’eau continue dans les œillards du ventilateur qu’il avait installé. C’est ce qui a été fait fin février.
- Appelé en Lorraine pour une épuration de 5o m3 de gaz par seconde, M. Lencauchez, avec ses collaborateurs, se rendit compte qu'il faudrait un village de scrubbers pour obtenir une épuration parfaite, et il eut l’idée d’employer des chocs multipliés et la pulvérisation à haute pression pour mouiller le sublimé or mieux «Lie transformer en boues de lavage; il fut ainsi conduit à un quadruple ventilateur dérivé du broyeur Cavr, et à un triple ventilateur; il imagina une disposition de by-pass pour tuyaux de
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- •j,5oc> in. Ces divers appareils ont fait l'objel d’une demande de brevet le io janvier 1901, pour prise de date.
- A Uifferdangc, on profila du conseil donné par notre collègue aux aciéries de Mic.heville, et c’est là qu’on a marché pour la première fois, le a8 février, au ventilateur devenu laveur. Le succès a été très grand, comme l’a dit M. Deschamps, bien que M. Lencau-chez estime qu’il ne soit pas complet, puisque le gaz qui contient 4 gr de sublimé par mètre cube à son entrée au ventilateur a encore 0,2.5 gr à la sortie, ce qui force à des arrêts pour nettoyage tous les quinze jours. A MieheviÜe, où la mise en marche a eu lieu le 4 mars, l’épuration est beaucoup plus complète : c’est que, grâce à la plus grande quantité relative d’eau de lavage et au by-pass actionné par les régulateurs queM. Lencauchez a installés, le gaz est lavé deux fois avec seize fois plus d’eau. La direction de Micheville lui écrivait le i*r mai : « Nous pensons que le nettoyage ne sera nécessaire qu’après une très longue période de marche continue. »
- C’est à un by-pass et à ses régulateurs que uoLre collègue attribue la supériorité du lavage de Miche-ville. Il revendique la paternité du laveur-ventilateur, attendu que les chasses d’eau dans le ventilateur, employées à Dudelange depuis août 1900, avaient pour seul but de le décrasser, et qu’on n’a pensé à prendre des brevets qu’après les succès qu’il a obtenus à Diilèrdange et à Micheville. Il ajoute que la nécessité de décanter d’énormes volumes d’eau pour des installations ayant plusieurs hauts fourneaux
- nécessite l’établissement de bassins de décantation graduelle et méthodique, avec dragage et transport mécaniques ; il croit (pie ses bassins de décantation de i858 répondent bien à ccttc nouvelle exigence industrielle.
- M. Lencauchez donne quelques chiffres pour ] a puissance réclamée par les ventüateurs-exhausteurs, les laveurs, les pompes des bassins de décantation etc. Il termine en signalant les phénomènes qui se produisent dans les hauts fourneaux écossais iruirchanL au splintcoai, houille ligniteusc qui ne donne pas d’agglomération ni de collage du coke, mais produit à la tonne 55 à 70 kg de goudron entraîné par les gaz, exactement comme la poussière des hauts fourneaux. Dans un prochain mémoire, il traitera avec détails les curieuses propriétés de ces goudrons vagabonds qui sortent des hauts fourneaux à des températures de 200 à 3oo°. traversent des réfrigérants, jeux d’orgue, scrubhers, caisses filtrantes, etc., sans y laisser trace de condensation, et s'échappent sous l'orme de poussière onctueuse. Tous ces appareils. dont le développement considérable coûte autant que les hauts fourneaux, soit des centaines •le mille francs, sont remplacés aujourd’hui avec succès, au dire d'un collègue venant d’Ecosse, par un modeste ventilateur-laveur.
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- à nos lecteurs à l'occasion du Congrès international d’Electricité (t. XXIV, p. 356, itr septembre iyoo, et voy. aussi t. XXIV, p. i3a, 15 septembre 1900), vient d’être l’objet d’une note publiée dans le dernier numéro du Bulletin des Usines électriques.
- Rappelons que eu système, utilisable sur les réseaux à courants alternatifs, consiste à abaisser la tension aux bornes du filament au moyen d’un petit transformateur placé sur le circuit de chaque lampe ou de chaque groupe de lampes fonctionnant simultanément. Comme il est prouvé par l’expérience — -quoique théoriquement ce résultat soiL bien diiüeileà expliquer — que le rendement lumineux des lampes augmente quand on abaisse dans une certaine mesure la tension d'alimentation, M. Weissmann parvient ainsi à obtenir, à quantité d'énergie consommée égale ( transformation comprise), une plus grande quantité de lumière qu avec Ie3 lampes à 110 volts.
- Mais il semble que, du moins aux débuts de l’application de ce système, les avis aient été partagésau
- sujet de l’avenir qui lui était réservé, car l’article du Bulletin des Usines électriques a précisément pourbut de mettre en parallèle deux opinions opposées. La première, exprimée par M. Cari Hering lait craindre que le système ci ne puisse noir qu’une application très limitée, même si 1 avantage annoncé est réel, en raison de tous les frais et inconvénients existants ». La seconde, tavorable au système, est due au professeur Feussner, qui l'a motivée par diverses considérations dans son rapport sur T.exposition Universelle lu à la Société allemande des Electriciens, le to décembre 1900 et publié dans ïElektrolechnischc Zcils-chrift du a» février 1901, p. 207.
- Parmi les avantages, autres que l’économie revendiquée par les inventeurs, M. Feussner signale la possibilité de pouvoir obtenir* une plus grande division des foyers lumineux par l’emploi des lampes de 1 et j bougies fonctionnant économiquement et celle de pouvoir relever à 220 et même 440 volts la tension des réseaux de distribution des réseaux à courants alternatifs sans que celle élévation soit, préjudiciable au consommateur. Il signale, il est vrai, un inconvc-
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 25 mai 1901
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- nient possible : la production d’un courant déwatté considérable sur les réseaux par suite de la nécessité d'alimenter un grand nombre de transformateurs; mais en même temps il fait observer que cet inconvénient ne peut être grave, les transformateurs étant retirés du circuit en même temps que les lampes qu'ils sont chargés d’alimenter.
- Quant à l’économie d'énergie résultant de l'emploi de ce système pour une même quantité de lumière produite, elle ne paraît pas être discutée, au moins actuellement. D’ailleurs, si l’on s’en rapporte aux chiffres qui nous ont été fournis par les constructeurs lors de l’Exposition de Pâques de la Société de Physiqueoùeeslarnpesétaientpréeentées, la consommation d'une lampe de 12 bougies aurait pu être abaissée à i,G watt par bougie, la perte de lumière n’étant que de <• p. 100 après 178 heures de marche. Des lampes exposées avaient une consommation supérieure, quoique encore bien inférieure à celle des lampes à no volts;, elle était de o,çp ampère sous 110 volts aux bornes du primaire du transformateur alimentant un groupe de lampes de 16 bougies, soit 2,2 watts par bougie; une petite lampe de 2 bougies consommait dans les mêmes conditions o,55 ampères, soit 3 watts par bougie, ce qui est évidemment un beau résultat pour une lampe de si faible inion-
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- Electro-déposition des métaux. — Nous ex-travons du Moniteur scientifique du Dc Quesrie-
- ville. de mai, les analyses succintes qui suivent :
- Procédé E. Mies pour recouvrir Valuminium d'autres métaux. — D’après les brevets pris par 1 auteur (I).R.P. n3 8j6, du ifi décembre 1898}, on commence par décaper l'aluminium en le plongeant, pendant j minutes, dans un bain bouillant de phosphate de calcium acidulé d’acide sulfurique et additionné de sulfate de magnésium; on rince à l’eau et on plonge l'objet dans le bain galvanique dc cuivre, zinc, étain, etc., monté comme àl’habitude. Le décapage a modifié physiquement la surface de l’aluminium sur laquelle se fixent solidement les dépôts galvaniques.
- Procédé Columbus pour galvaniser tes plaques de fer. — La société Columlms, dc Ludwigshafen a fait breveter \D.D.P. 11 2 du 26 sept. 1899) un procédé dont le point principal consiste à maintenir les objets à galvaniser, plaques ou tôles de fer, en continuel mouvement dans le bain, au-dessus et à distance à peu près constante d’anodes fixes. A cet effet, les cathodes sont suspendues à des électroaimants eux-mêmes accrochés à une sorte de plate-forme mobile courant en cercle fermé au-dessus du bain électrolyli-
- Procédé S. Slepanowpour déposer électrolytiqnement le. zinc des solutions de son sulfate (Brevet russe, 28iô, du 18 janvier 1898). — Pour empêcher l’acide sulfurique formé à l’anode de se diffuser dans le bain et d'aller dissoudre le zinc déposé à la cathode,
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- Procédé Rieder pour la décoration électro-lytique des métaux.— M. J. Rieder,de Leipzig, qui à l'Exposition Universelle présentait un intéressant procédé de gravure éleetrolylique de l’acier qui a été décrit dans ce journal (t. XXÏ1I, p. 353, 9 juin 1900), a fait breveter le procédé suivant (I).R. P., n3453 du 3 octobre 1899) pour la décoration des métaux au moyen de l’électrolyse :
- On prend un électrolyte gélatineux, composé, par exemple, d une solution de gélatine glycérinée cl d'un sel ou acide convenablement choisi. Dans 1 élcdro-Ivte encore chaud, on plonge le métal à décorer, formant l'électrode positive ou négative suivant les cas. Lorsque le tout est refroidi, que la gelée a l'ail prise, on fait passer le courant. La diffusion de l’électrolyte
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- Alliages d’aluminium. — Nous avons publié récemment (t. XXVI, p. cv, a5 février 1901) la composition d’un certain nombre d’alliages d’aluminium préconisés pour des applications particulières ; voici- la composition de quelques autres :
- Alliage,s aluminium-magnésium. — La Deutsche magnalicm GESELLSCHAPT de Berlin a fait breveter (DRP, ii3 p35, 7 mars iSt^l'addition de 1 à iop.ioo de magnésium à l’aluminium en vue de faire disparaître les inconvénients que présente le travail de ce dernier métal aux oulils coupanLs ou à la lime.
- On savait déjà que les alliages d’aluminium et de magnésium jouissent à ce point de vue d'une réelle supériorité sur l'aluminium, mais ils sont moins malléables et moins ductiles. La Deutsche Magnalium Gescllschaft a reconnu que si l’on ne prend que >. à 10 p. 100 de magnésium, l'alliage obtenu se distingue à peine de l'aluminium. Mais si l’on passe plusieurs fois cet alliage au laminoir en le réchauffai il. à chaque fois vers 4°°0_5oo0, on obtient un alliage se coupant bien et se limanL bien comme s’il était beaucoup plus chargé en magnésium ; l’alliage
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 25 mai
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- a gardé, d'autre part, la ductilité et la malléabilité de l'aluminium pur.
- Alliage aluminium-étain-zinc. — Un brevet en date du 3o mars 1900 a été accordé aux Etats-Unis à M, R. C. Carpenter , d’Ithaca, pour un alliage formé de 5o parties d'aluminium, i5 parties d’étain et 20 parties de aine. L’aluminium est ajouté à l’étain fondu, puis ou abaisse la température et on ajoute le
- Un brevet américain (662952, du 8 août 1900) a été accordé le 4 décembre 1900 à M. Ludwig Macti, de Berlin, pour un alliage semblable. A 100 parties d'aluminium fondu on ajoute de 2 à 10 parties de magnésium et on refroidit rapidement le mé-
- DIVERS
- Bobine d’induction Radiguet et Massiot. — Parmi les appareils présentés par la maison Radiguet et Massiot à la dernière exposition de la Société de Physique, signalons une bobine d’induction ou transformateur à combinaisons multiples permettant d’obtenir diverses natures et diverses longueurs d’étincelles.
- L'induit est constitué par plusieurs bobines induites, quatre par exemple, disposées les unes à côté des autres et pouvant être connectées de diverses manières entre elles. L'inducteur, placé dans l’intérieur de l’induit, est formé de plusieurs couches de fils roulés sur un faisceau de fer doux, chaque couche étant faite d'un fil différent comme diamètre, longueur, résistance et nombre de tours ; les extrémités de chacun de ces fils aboutissent à un commutateur permettant de les employer simultanément ou séparément ou encore de les grouper suivant les effets à obtenir. Le faisceau de 1er doux peut glisser à l’intérieur de l'inducteur et celui-ci peut être déplacé par rapport, à l’induit de manière à permettre de modifier à volonté la self-induction.
- Il est ainsi possible d'arriver à conserver la même longueur d’éLincelles quellequesoit la fréquence des interruptions du courant primaire et quelle que soit
- la nature de l'interrupteur employé (mécanique, magnétique ou électrolytique).
- D’autre part avec un même interrupteur, il est possible de faire varier la longueur et la nature des étincelles suivant le circuit inducteur utilisé et suivant les connexions établies entre les bobines induites.
- Un seul appareil permet donc de réaliser des effets qui ordinairement exigent l’emploi de plusieurs bobines d’induction ; il a par suite des applications nombreuses dans les recherches de radiographie et de télégraphie sans fil.
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- le signataire, ainsi que le programme général de l’étude projetée.
- Art. 5. — L’Association avise immédiatement l’intéressé, qui est également informé du montant de la somme mise à sa disposition. Il est invité en même temps à faire connaître la date probable à laquelle il remettra le résultat de ses travaux, date qui tic pourra pas dépasser le octobre de la même année.
- Art. G. — La personne chargée dune étude doit faire parvenir, au moins une fois par mois, au Président de l’Association, une note succincte sur l'avancement de ses travaux.
- Art. 7, — Dans des cas exceptionnels, et pour des éludes reconnues particulièrement dispendieuses, un crédit supplémentaire peut être demandé à l’une des réunions mensuelles et accordé à l’intéressé qui doit jusLlfier des dépenses engagées.
- Art. 8. — Dès que les expériences sont terminées, liii rapport détaillé doit être remis au Président de 1 Association dans les délais prévus k l’art. 5.
- Après en avoir pris connaissance, le comité et la commission spéciale en rendent compte à la réunion d octobre, et font connaître, en même temps, la situation des dépenses.
- Art. 9. — Si le rapport est jugé insuffisant. le pre sident invite l’auteur k le compléter dans le sens qu’il lui indiquera.
- Art. to. — Pour assurer l’exécution des prescriptions qui précèdent, il est procédé chaque année, au moment du renouvellement du bureau, k l’élection de
- quatre membres qui, avec le président elle trésorier, constituent une commission permanente dite : « Commission de's prix et concours », chargée d’étudier et de présenter aux réunions de l'Association toutes les questions relatives au présent règlement, ainsi que. les modifications qu’il serait utile d’y apporter.
- Ecole pratique d’électricité industrielle. — Sous ce titre vient de se londor une nouvelle école éleclrolechnique. Voici quelques extraits de son programme :
- Bi t de l'École. —L’enseignement donné à l'École a un caractère essentiellement pratique; il s’adresse aux personnes qui désirent acquérir les connaissances utiles pour établir, diriger ou conduire une installation électrique.
- Conditions d'admission. -— L’École admet,.. sans concours, des élèves réguliers et des auditeurs.libres français ou étrangers.
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- Lorsqu'on cherche à façonner des objets en alumine. magnésie, chaux, etc., fondue au four électrique, il est difficile d'éviter que. par le refroidissement trop- brusque de la pièce, il s'y produise des fuites qui la rende inutilisable. Nous nous servons, comme moule à former l’objet, un creuset, par exemple, des charbons mêmes formant la résistance dans l'appareil de fusion électrique. A cet elfet, ceux-ci sont façounés comme moule offrant en relief dans la pièce inférieure le creux de la pièce à reproduire, un charbon annulaire délimitant les parois. On maintient le moule en charbon entre deux blocs de plus grande section, qui communiquent avec les rhéo-p h ores métalliques. On tasse la magnésie ou loute autre substance réfractaire dans l'espace libre contenant à la partie supérieure, pour l’excès de matière, un logement, qui restera vide après fusion.
- Après passage du courant, durant un temps iixé par ^expérience, on laisse refroidir complètement tout h; système avant de démouler. O11 obtient ainsi des pièces en magnésie fondue, compacte cristalline, sans aucune fissure.
- Procède Wœlker pour la fabrication du verre par l’électricité- — A. Wuît.kkii a fait bre-
- veter un nouveau mode d'application du chauffage électrique à la fusion du verre. (Brevet anglais n° 12673, 1900 demandé le i3 juillet 1900, accordé le i3 octobre 1900';.
- La fusion des matières premières qui constituent le mélange employé pour la fabrication du verre a déjà été effectuée par l’arc électrique. Le nouveau procédé consiste à employer ces matières mêmes comme résistances dans un circuit électrique ; à cet effet, les matières sont mélangées à 1111e autre bonne conductrice à froid, de telle sorte que le courant peut passer dès le début de l'opération. Le conducteur auxiliaire peut être du graphite ou do la poudre; de charbon de bois ou d’autres analogues.
- Chauffoir électrique de T’A. E. G. pour fenêtres. — Le ehaullage électrique a déjà été fréquemment utilisé dans l’industrie à cause de sa facile manipulation cl. de son efficacité ; cette utilisation s’est conservée dans quelques applications spéciales.
- Un nouvel exemple de la singulière facilité d’emploi des appareils de cliaulfage, c’est le chauffoir de la A. IL G. de Berlin.
- Cet appareil seitàpréscrvorles vitres des fenêtres, de la rosée et de la gelée.
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- CXVlll
- Supplèi
- L'Éclairage Électrique du 8 juin 1901
- NOTRE VOYAGE AUX ÉTATS-UNIS
- Dans notre dernier numéro nous annoncions l’organisation par L'Éclairage Électrique d’un vovage technique aux États-Unis à l’occasion de YExposition Pan-Américaine de Buffalo, Nous donnons ci-dessous les conditions générales du voyage ainsi que le programme adopté.
- Ce programme a été favorablement accueilli par les électriciens parisiens à qui il a été soumis. Aussi espérons-nous qu’il donnera entière satisfaction à ceux de nos abonnés et lecteurs qui se proposent de voir l’Exposition de Buffalo et qu’il permettra aux électriciens français de répondre en. grand nombre à l’invitation faite l’an dernier par les électriciens américains de visiter leurs installations.
- ITINÉRAIRE ET CONDITIONS GÉNÉRALES.
- Itinkhaiuu. —Paris (dépari le samedi S août), New-York.
- Philadelphie, Washington, New-York. Buffalo (visite de l’Exposition; excursion aux chutes de Niagara), Chicago, Kingston, descente du Saint-Laurent (les. Mille-Iles; descente des rapides), Montréal, Québec (excursions aux chutes de Montmorency), Plattsburg, les lacs Champlain et George, New-York, le Havre, Paris {arrivée le 13 septembre).
- Conditions générales. — I. — Le prix est fixé à 3ooo fr.
- Ce prix comprend :
- i° Les transports on ire classe en chemin de fer et en bateaux à vapeur de Paris à Paris.
- Le voyage du Havre à New-York et vice-versû s’effectuera sur les paquebots de la Compagnie Générale 'Transatlantique.
- a0 Le transport des bagages à la main.
- 3U Le séjour dans les hôtels comprenant le logement et trois repas par jour (petit déjeuner du matin, le déjeuner à la fourchette, et le diner, avec une bouteille de bière à chacun de ces deux derniers repas), Les repas pris en route sont également compris.
- Le prix des hôtels en Amérique étant calculé par journée entière aucune défalcation ne sera faite pour les repas qui seraient pris cil dehors pour une cause quelconque.
- 4° Les transports eu voitures ou en tramways pour se rendre des gares à l’arrivée, et vice-versâ, au départ de chaque ville, avec les bagages à ta main ; ainsi que les voitures pour les promenades indiquées dans le programme, et les entrées et pourboires pour la visite des monuments désignés.
- Les dépenses pouvant résulter de visites techniques non prévues seront payées a part. Ces excursions ou visites ne pourront modifier la duree de séjour dans les différentes villes à moins de nécessité reconnue et après entente avec M. Blondin chargé de la direction du voyage.
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du S juin 4901
- CXIX
- II. — Les voyageurs qui désireraient prolonger de huit ou quinze jours leur séjour aux Etats-Unis, au retour de Buffalo et du Canada, pourront prendre les paquebots de la Compagnie Transatlantique partant de New-York les jeudis i3 et aoseptembre pourvu qu’ils fassent connaître leur intention avant la date fixée pour la clôture des inscriptions.
- III. — Le dernier délai pour l’incription et le versement intégral du voyage est fixé au 8 juillet ; h l'inscription, il doit être versé une provision de 5oo francs.
- PROGRAMME DÉTAILLÉ
- Samedi, 3 août. — Départ de Paris à minuit 3o par le train spécial transatlantique (gare Saint-Lazare). Arrivée au Havre de bonne heure. Embarquement. Départ à io heures du matin.
- Dimanche, 4 au samedi, io. —Navigation.
- Dimanche, i i . — Arrivée à New-York. Débarquement dans l'après-midi. Dîner. Départ pour Philadelphie. Arrivée vers io heures du soir. Coucher.
- Lundi, u. — Petit déjeuner. Visite à pied de la ville : la Monnaie, la Poste, l’Hôtel de Ville, la statue de William Penn (fondateur de la ville), la salle de l'indépendance où se réunit le Congrès qui proclama l’indépendance des Etats-Unis en 1776, galerie de tableaux et objets historiques, Carponîovs Hall. Déjeuner.
- Dans l’après-midi, promenade d’orientation dans la ville, en voiture : le port, les quais de la Delaware, le collège Girard, la prison. Promenade à Mermont-Parc, les réservoirs ('Panorama de la ville), la statue d’Àbraharn Lincoln, le memorial Ilall, la cathédrale de Saint-Pierre et Saint-Paul. Retour à l'hotel.
- Dîner. Départ pour Washington, arrivée vers io heures et demie. Coucher.
- Mardi, i3. — Visite de la ville, en voiture : Le Capitole, belles portes en bronze avec bas-reliefs représentant l’histoire de la découverte de l'Amérique, la Rotonde, la salle des Echos, la Chambre des représentants, la bibliothèque, la Chambre de la cour suprême, la salle du Sénat, le Salon des Dames. Ascension du dôme, d’où l’on découvre un magnifique panorama de la ville. Visite de la Trésorerie, la salle des monnaies, l’atelier de labrication des billets de banque et de destruction d’anciens billets transformés en pâle à papier, les caveaux renfermant en espèces la' valeur des bank-notes en circulation, la Maison-Blanche (résidence du président, des Etats-Unis), les salles de réception, les ministères. Visite do la galerie de tableaux Corcoran. Visite de l’Hôtel des postes, la salle des rebuts, le monument de Washington, ascension au sommet par un ascenseur, belle vue de la rivière Potomac et de la ville.
- Départ vers 5 heures de l’après-midi. Arrivée à Netv-York. Souper. Coucher.
- Mercredi, 14 au dimanche 20. —On suivra le programme de h «American Instilute of Electrical Engineers », tracé provisoirement comme suit :
- Mercredi, 14 au samedi, 17 août. Séjour à New-York, visites techniques. Réceptions.
- Dimanche, t8.— Départ pour Hudson-River. Coucher à Albany.
- Lundi, i<).— Visite des usines de Se.licuectady de la « General Electric Company ». Départ pour Buifalo par train spécial.
- Mardi, 20 au dimanche, 20. — Séances de V « American Institute ». Excursion aux chutes du Niagara. Excursions diverses et réceptions.
- Dimanche, 2,5 août. — Départ de Buffalo, après le dîner, dans des wagons Pullmann-lits.
- Lundi, 26 et mardi, 27. — Arrivée à Chicago dans la matinée. Promenade d’orientation en voiture. Les principaux édifices. Le Palais de Justice et l’Hôtel de Ville. L’Hôtel des Postes. La Chambre de coin mercc. L’édifice des francs-maçons à dix-huit étages. L’Audiliorium Lincoln-Parc. Les principaux boulevards ouïes habitations somptueuses. Visite de3 Elcvatcd et des usines d’éclairage.
- Départ de Chicago, mardi, soir 27 août, pour Kingston, dans des wagons Pullmann-lits.
- Mercredi, 28 et Jeutii. 29. — Repas en route. Arrivée à Kingston le soir. Dîner. Coucher. Embarquement à bord du bateau de la Compagnie Richelieu et Ontario. Traversée des Mille-Iles à l’entrée du Saint-Laurent.
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- L'Eclairage Electrique du 8 juin l$Ql
- CXXI
- Supplément à
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- Nous rappelons à nos abonnés et lecteurs que la souscription aux Tables des matières et noms d’auteurs des 20 premiers volumes doit être eloso samedi prochain, 15 juin.
- Nous les prions personnellement de hâter l’envoi de leurs bulletins de souscription, car il est impossible, étant donnée son importance, d’entreprendre la publication de ces Tables sans avoir recueilli un nombre suffisant d’adhésions, et jusqu’ici ce nombre n'est pas atteint.
- Nous ne cacherons pas que ce résultat nous a surpris, les demandes de renseignements bibliographiques qui nous sont journellement adressées nous paraissant indiquer que celle publication offrait un réel intérêt pour le plus grand nombre de nos lecteurs.
- Ajoutons que, tout en suivant dans ses grandes lignes la classification adoptée, pour la Table des matières des 10 premiers volumes, nous nous proposons d'v apporter quelques améliorations : les sous-divisions seront multipliées, les titres de sa vticles et revues se rattachant à plusieurs divisions seront répétés, enfin un tableau d’ensemble' des divisions et sous-divisions adoptées sera publié en tête de la Table méthodique en vue de faciliter les recherches. J. H.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 8 juin 1901
- cxxm
- le gaz d’éclairage. En Allemagne, une consommation de 10 kilowatts-heure par tête et par an n’est que trè3 rarement dépensée, même dans les grandes villes; la moyenne serait, pour iyoo, cle 6, S kilo-
- Pour bien mettre en évidence ces résultats, M. Scliafer eite comme exemple la petite ville de Neuhaldensleben, en Saxe, dont la population est de 9924 habitants et qui fil construire, en 1892, une station d’électricité. Actuellement, c’est-à-dire après bans et demi d'exploitation, elle compte 142 abonnés avec 1 a y compteurs représentant une puissance totale de 272 kilowatts, qui se décompose en 3 ;>oo lampes à incandescence, 38 lampes à arc et 9 moteurs donnant 2 3 chevaux. T.a puissance moyenne, par 1 000 habitants, est donc de 27,4 kilowatts, par conséquent plus élevée que dans beaucoup de grandes villes, puisqu'elle est de 25,37 à Francfort-sur-le-Main, 1 7,46 à BorLin, i'3,ii à Cologne, g, il à Dusseldorf.
- En 1898, l'énergie distribuée à Neuhaldensleben a été de 78488 kilowatts-heure, dont 12610 pour l’éclairage public et 10170 pour les moteurs, soit 65,853 kilowalls-heure pour la consommation privée donnant une dépense de 6,6 par tète et par an. La consommation totale était de 7,9 kilowatts-heure par tête el par an, c’est-à-dire sensiblement égale à celle de grandes villes comme Hambourg, Munich, Leipzig, etc. Le jorix de vente étant de 0,80 fr le kilowattheure pour l’éclairage el de 0,40 fr pour la force motrice, la recette brute s'est élevée à. environ 4g oou fr, c’est-à-dire un peu plus de 340 fr par consommateur.
- L’auteur compare ensuite cette exploitation avec celle de la petite ville de Biickebourg (Schaumbourg-Lippe), dont la population n’est que de 6000 habitants el qui a fait construire, en 1894, une usine à gaz. Pendant l’année 1899-1900, il y avait déjà 289 abonnés possédant 355 compteurs, dont i07pour la force motrice. Le nombre des becs était de 3 679, et celui des moteurs de i3, pour une puissance de 4) chevaux. De plus, il ne faut pas oublier, dans la comparaison du nombre des lampes, qu’un bec de gaz. à incandescence donne plus de lumière qu’une lampe électrique à incandescence,
- La consommation du gaz s'est élevée à Biicke-bourg à 190098 in3, dont 29 129 pour le chauffage et 17812 pour la force motrice, soit une moyenne de 32,5 m3 de gaz par tête et par an, dont 14,9 p. 100 pour le chauffage et 8,9p. 100 pour la force motrice. En admettant qu’un mètre cube de gaz équivaut à peu près à un kilowatt-heure d’électricité, on-voit que la consommation privée est exactement 3 fois plus forte à Biickebourg qu'à Neuhaldensleben, et que la consommation par tête et par an est 5 fois plus considérable.
- Le gaz est vendu à Biickebourg 0,225 fr. le mètre cube pour l’éclairage et 0,170 fr. pour la force motrice et le chauffage.
- La recette brute de l'usine a donc été de 41*570 fr, soit environ 1.43,75 fr. par consommateur et par an, à peu près la moitié de la somme payée à Neuhalden-
- La recette totale de l’usine à gaz de Biickebourg approche quand même de celle de l’usine électrique
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- CXXIV
- Suppléme
- eut à L’Éclairage Éle
- ique du 8 juin 1801
- de Neuhaldensleben, grâce à la vente de ses sous-produits : eaux ammoniacales, goudrons et coke, ce dernier formant un combustible de plus en plus apprécié;
- Enfin, les usines électriques n'ont rien d’équivalent à ces nombreux appareils de chaulfage cl de cuisine qui sont pour les usines à gaz des petites villes, une source précieuse de revenus.
- Quant, aux villes qui construisent des usines à acétylène, elles n'assurent à leurs habitants qu'un éclairage relativement coûteux ; il est impossible, en effet, d'alimenter pratiquement avec ce gaz des moteurs ou des appareils de chaulfage, car le prix de la matière première nécessaire à la production de i ms de gaz acétylène est six fois plus élevé que les prix de revicntde i m3 de gaz de houilles et le pouvoir calorifique de l’acétylène est moins de 3 fois celui du gaz de houille.
- M. Schiifer constate, d'ailleurs, qu’en Allemagne, les petites villes ayant adopté l’acétylène sont assez peu nombreuses et que leur nombre ne tend pas à augmenter beaucoup. D'après lui ce gaz doit être
- réservé pour les bâtiments isolés qui ne sont pas à
- cité, fl fournit un éclairage excellent, mais il lui est impossible d’assurer le service d'une distribution de lumière, de chaleur et de force motrice.
- DIVERS
- Sur la théorie du fonctionnement des cohè-reurs. — Dans un article publié dans le numéro du i3 avril 1901 de ce journal (t. XXVII, p. 56), M. Turpain a donné un résumé très intéressant des diverses théories proposées pour expliquer le fonctionnement des cohérours ou radio-conducteurs. M. Jagaijis Chuxdep, Bose, professeur à Calcutta, qui depuis plusieurs animées poursuit sur les ondes hertziennes des travaux remarquables dont quelques-uns ont été analysés dans ces colonnes (t. XI, p. 33; Xll, p. 56y ; XVI,
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- Supplément à L'Éclairage Électriqi
- CXXV
- p. 553 ; XX, p. 3i4 ; XXIII, p. a33), a proposé, au meeting de septembre dernier de la British Association for the Advaucement of Science, une explication originale dont le Mois scientifique et industriel (nns 6 et 7, p. ^53), donne le résumé suivant :
- On expliquait jusqu’ici le fonctionnement du cohé-rcur, et, d'uue façon générale, la réduction dans la résistance des limailLes métalliques sous l'action d’ondes électriques, par une sorte d’union électrique causée par les étincelles jaillissant entre les parli-
- Le professeur Bose fait remarquer que, d'après cette théorie, la radiation électrique devrait produire une diminution de résistance dans tous les cas de contact imparfait.
- Or, il a trouvé, au cours d’une série de recherches systématiques, qu’un certain nombre de substances dont le potassium peut être pris pour type, présentent dans ces conditions un accroissement de résis-
- Le professeur Bose considère que les variations de résistance produites dans une substance par les ondes électriques sont dues à la formation de modifications allotropiques. Il assimile le phénomène à l’action photographique de la lumière sur les substances sensibles, et propose de substituer au mot cohércur celui de récepteur moléculaire (molecular
- Les points principaux de la théorie créée par Bose
- pour expliquer l’action de la radiation électrique par la matière peuvent se résumer ainsi :
- i° La radiation électrique détermine dans les substances matérielles la formation de modifications allotropiques ;
- 2° Lorsqu’une substance passe, sous l'influence de la radiation électrique, de l’état moléculaire A à l’élat B, ses propriétés physiques éprouvent évidemment un changement parallèle ; la conductibilité électrique pourra donc révéler, par ses variations, toute modification allotropique provoquée sur des ondes électriques ;
- 3° Le passage do l'état A à l’état B est accompagné par le développement d’un effet particulier de tension tendant à la transformation inverse. Cet effet augmentant d’intensité pendant que s'effectue le changement allotropique peut déterminer, à une certaine phase du phénomène, un retour brusque à l’état ori-
- Ainsi donc, après que la transformation de A en B a atteint une valeur maxima, l’action ultérieure de la radiation peut être de reconvertir B en A, dans une proportion plus ou moins grande. Ce renversement dans le sens du phénomène moléculaire se traduit par un renversement correspondant de la propriété élec-
- 4° La perte de sensibilité connue sous le nom de fatigue ne vient pas de ce que la substance, après un certain temps, n’est plus influencée par la radiation, mais s’explique par la présence simultanée des deux modifications A et B en proportions telles qu’elles se neutralisent.
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- L’électricité à la portée de tout le monde, par Georges Claude, ingénieur, chef du service do vcri-
- Houslon. — 5° mille, i vol. in-8û de 333 pages, avec i;8 figures dans le texte. Paris igoi. Ve Ch. Dumont,
- Au mois de juillet 1894, La Lumière Électrique cessait trique. M. Claude reprit^ la direction de ce dernier
- taires, les lois et les applications de l’électricité /'depuis
- couvre. Le livre gui nous occupe aujourd'hui est le fruit de ce long travail et cela explique en partie sa réelle valeur et son très grand succès.
- L'auteur n’a eu garde d’onhlier que l’électricité est
- chaque cas, par exposer le phénomène fondamental en indiquant au lecteur comment il peut Iiii-nième répéter l'expérience à peu de frais avec les objets qu’on a tous les jours sous la main ; il expose ensuite la théorie des phénomènes en se basant principalement sur les analogies hydrauliques ; il explique de même tous les termes techniques, la signification et la valeur des unités. Lorsque les principes sont ainsi posés, il décrit les
- de nom et d'apparence et utilise journellement : les piles, les dynamos, le télégraphe, le téléphone, les lampes électriques, les moteurs et leurs applications, notamment aux tramways; lus courants de haute fréquence et leur application à la télégraphie sans fil, mystérieuse encore pour beaucoup, sont clairement expliqués. Dans tous ces chapitres, les appareils sont d’abord réduits à leur plus simple expression afin d’en bien faire comprendre le principe que la complication — apparente — des appareils industriels aurait pu masquer, Une critique, cependant ; pourquoi l’auteur, après avoir décrit le principe-et la construction des appareils, ne donne-t-il pas 1rs conditions de leur emploi ? Pourquoi, par exemple, après avoir expliqué le téléphone et le microphone, ne décrit-il pas le tableau des postes centraux? Peu de personnes se rendent compte de sonfonctionnement, qui peut, pourtant, s’expliquer en quelques mots, simplement.
- Malgré cette légère lacune, facile à combler, l’ouvrage de M. Claude rendra de véritables services à tous ceux qui ne sont pas électriciens de profession et qui veulent sc rendre un compte exact de ce que sont et la science électrique et ses innombrables applications ; il restera un des modèlesde lalittérature de vulgarisation scientifique.
- Ajoutons que, tout en conservant Le même style alerte et imagé, l’auteur a châtié un peu plus la forme et que, ce n’est pas à négliger, les figures et l’impression typographique sont d’une exécution de beaucoup supérieure à celle des premières éditions. G. P.
- Die Théorie des Blei&ccumulators, par le
- Dr Friedrich. Dolezalek; 1 volume nu pages, 3o figures. Editeur Wilhelm Knapp, à Halle, 1901.
- 1,'apparition de ce traité allemand peut être saluée avec plaisir par tous ceux qui, s'occupant de la question des accumulateurs, veulent se tenir au courant des nouvelles théories électrochimiques et de leur application an cas spécial de la théorie de l’accumulateur au plomb.
- L’auteur qui a, comme on sait, à. son actif un certain nombre de travaux personnels sur la question est un partisan convaincu de la double sulfatation et on peut dire que son livre en est l’apologie. La démonstration en est faite dans les trois premiers chapitres qui se rapportent aux théories chimique, thermodynamique et osmotique de la production du courant; dans ce dernier, qui est le pins intéressant, on peut signaler particulièrement lestravaux de Nernsl, de Le Blanc et de Liebenow.
- Vient ensuite l’étude de la variation de la force élec-tromotrice avec la concentration de l’acide; Dolezalek établit la relation théorique qui relie ces deux facteurs et montre l'accord satisfaisant entre les valeurs mesurées et celles observées. 11 considère également le cas de la variation du potentiel de chacune des électrodes avec la
- Puis il aborde l'influence de la température et de la pression extérieure sur la force électromotrice.
- Dans un chapitre suivant, il étudie l’allure des courbes de charge et de décharge.
- L’auteur admet la réversibilité de l’accumulateur dont il explique la perte J’éuergie par les courants de concentration. Les différents travaux exécutés sur cette ques-
- Lp chapitre sur les phénomènes dont 1 élément à circuit ouvert est le siège, est aussi plein d’intérêt.
- Enfin, les principaux facteurs caractéristiques de 1 accumulateur, tels que la résistance intérieure, la capacité.
- 1, auteur termine, après quelques considérations sur les phénomènes qui se produisent pendaut la formation, par les méthodes de mesure.
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
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- U-r ‘'Mi.m-linml
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- CXXX1I
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 15 juin 1901
- 4° M. le Président donne communication d’une lettre de M. Brice, secrétaire de la Commission du travail dans l’industrie accusant réception de l’envoi du rapport des observations faites par la Chambre sur le projet de réforme du décret de i85i relatif à la durée du travail dans les manufactures et usines.
- 5n M. le Président fait ressortir les difficultés qu’éprouvent les industriels au sujet des contestations qui peuvent s’élever entre eux et l’Administration des postes et télégraphes au sujet de l'interprétation et l’exécution des marchés passés avec cette Administration. La Chambre est d'avis de faire une démarche auprès de M. le Sous-Secrétaire d'Etat pour demander au nom des industries électriques, une modification à l’article io des conditions générales des marchés.
- 6° M. le Président donne communication d’une lettre de M. Delmas, ingénieur à Montpellier et membre du syndicat et de la réponse qui lui a été faite relatives à un accident dû à une chute de poteaux supportant des conducteurs électriques, de haute tension, accident pour lequel le tribunal et le parquet paraissent vouloir le rendre responsable. La Chambre est d’avis de reproduire danslc bulletin la. note technique qui a été adressée à M. Delmas relative à l'entretien et à la vérification des poteaux en bois supportant des conducteurs électriques.
- yu M. le Président donne lecture d'une première lettre de M. le directeur de l’Officc national du commerce extérieur, demandant l’impression dans lo bulletin de la Chambre d’un avis destiné à appeler l’attention des intéressés sur les services que les industriels et les négociants français sont assurés de retirer de leurs relations avec i’Officc national du commerce extérieur. La Chambre autorise l'impression dans le bulletin de l’avis communiqué par l’Office et pendant quelque temps l'insertion mensuelle d’une note sommaire relative à la même ques-
- D’une seconde lettre informant la Chambre syndicale que le directeur du journal. « Australasian Hardware and Machinery », de Melbourne mettant gratuitement celte publication à la disposition des industriels pour divulguer les applications nouvelles de certaines inventions et les derniers perfectionnements réalisés dans l’industrie.
- 8° La Chambre vote une subvention de îoo francs pour distribuer des récompenses aux élèves des cours de la Fédération centrale des chauffeurs-conducteurs-mécaniciens de France.
- 9° La Chambre vote également une somme de 3oo francs à donner à M. Laffargue pour distribuer des récompenses aux ouvriers de la Fédération générale des mécaniciens-chauffeurs et électriciens des chemins de fer et de l'industrie qui ont suivi les cours et subi les examens habituels d’électricité pratique pendant l’année 1900-1901.
- io° La Chambre autorise l’échange du Bulletin du Syndicat avec le Moniteur des Syndicats patro-
- ii° M. lu Président donne communication d’une lettre de M. Larnaude chargé, cemme délégué de la Chambre, d’examiner l'intérêt que présente pour le syndicat, Faction de l’Union industrielle et la mesure dans laquelle il convient d’accueillir la demande de. participation aux études poursuivies par cette association. La Chambre approuve la proposition de M. Larnaude.
- 12" M. le Président donne communication d’une lettre de protestation de M. Sciama, relative à un tarif commun spécial P. Y. n° 114 présenté à l'homologation ministérielle parles compagnies des chemins de fer de l’Esl et du Nord pour le transport des machines, dynamos, etc. expédiées de Petit Croix-Frontière à certaines gares du réseau du Nord.
- M. E. Sartiaux fait connaître que ces tarifs n’ont eu d’autre but que de faire transiter par des rails français, et à des prix analogues à ceux des voies étrangères, ces machines qui empruntent actuellement les voies allemandes et belges : le nouveau tarif ne change d’ailleurs rien à l’étal actuel des choses.
- T «a Chambre charge M. E. Sartiaux d’examiner cette question pour la prochaine séance.
- i3° La Chambre renvoie à la prochaine séance l’examen des rapports reçus de la Chambre syndicale des fabricants de robinetterie, tourneurs en cuivre relatifs au projet de loi sur la reforme de la juridiction des prud’hommes et la loi du 3o mars 1900 sur le travail des enfants, des femmes et des ouvriers adultes.
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- CXXX1V
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 15 juin 1901
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Les forces motrices du Haut-Rhône français. — Dans le Supplément du u mai dernier, p. LX.X, nous donnions le résume d’une communication de M. A. Garcia sur ce sujet et nous rappelions une communication antérieure de M. F. Bonnefond (t. XXV, p. lxxxiv). A ce propos M. E. Carhonel nous adresse la note suivante qu’il a envoyée à la Société des Ingénieurs civils en novembre dernier :
- Le Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils du mois d’août 1900 contient sur : Les Forces motrices du Haut Rhône Français une notice de M. F. Bonxe-fono, que nous croyons intéressant de compléter.
- Il convient de rappeler tout d’abord les noms de ceux qui se sont signalés par leurs recherches sur l’utilisation du Rhône, au point de vue de la navigation et du côté industriel, et qui doivent être considérés comme les devanciers des promoteurs des projets faisant actuellement l’objet d'une enquête administrative.
- Un des ouvrages les plus intéressants publiés à ce sujet date déjà de 1843 ; il est dû à la plume compétente de M. L.-L. Vallée, inspecteur divisionnaire des Ponts et Chaussées.
- Dans sa publication Du Rhône et du Lac de Genève, AI. L.-L. Vallée se préoccupait de la navigabilité du Haut Rhône et il étudiait les divers systèmes d’écluses et de barrages que l’on pouvait construire sur le Rhône.
- Il est curieux de constater que, déjà à cette époque, il avait pressenti le type de barrage qui a été exécuté en 1896, à la Perle du Rhône de Rellegarde, par MM. Turquois et Bergeron, pour le compte de la Rhône Land et Water Power O, et que M. Bonnefond vient de faire adopter dans le projet du Pont de Grésin, auquel il collabore.
- Malgré ses vues d'avenir, M. L.-L. Vallée ne put faire prévaloir scs idées, et il nous faut attendre l’année 1871 pour voir l’attention de nouveau attirée sur le Haut Rhône.
- A cette époque, les industriels d’Alsace cherchaient sur le sol français une localité où ils pourraient transporter leurs usines. Une Société fut constituée à Rellegarde pour la création d’une usine hydraulique qui devait distribuer la force par transmission télé-dynamique.
- Une concession sur le Rhône avait été demandée par MM. Lomer et Ellershausen et, le 81 mai 1871, elle leur était accordée par un décret ministériel signé de M. A. Thiers, chef du Pouvoir exécutif.
- L’usine fut installée au confluent du Rhône et de la\alserine; elle était alimentée par une dérivation d'eau avec prise à l’amont de la Perte du Rhône et adduction par un tunnel d’amenée d’environ 5oo m.
- L'insuffisance de la prise d’eau et l’état précaire de la transmission télédynamique ne purent assurer aux industriels une livraison de force suffisante ou assez régulière, et la Société créée ne tarda pas à entrer en liquidation pour tomber aux mains d’une Société anglaise qui dut. sc liquider elle-même en laissant plusieurs millions de passif. Elle linit pourtant par se reconstituer sous le nom de la Rhône Land Water Power C°.
- Cette Société remplaça la transmission télédyna-mique par une transmission électrique. Mais l’électricité était encore dans son enfance, et il ne lui fut pas permis de recouvrer les pertes des aimées précédentes.
- C'est alors qu’en 1898 cette Société entra à son tour en liquidation et que son actif fut racheté par la Société Française des Forces hydrauliques du Rhône, dont le siège social est à Paris, 73, boulevard Hauss-
- Et ici, nous nous permettrons de signaler une erreur et une omission de M. Bonnefond.
- Il parle d'une Société anglo-suisse qui utiliserait 10000 chevaux à Rellegarde, alors qu’il n’existe aucune Société semblable, et il omet non seulement de parler de la Société Française des Forces hydrauliques du Rhône, mais il paraît ignorer ses projets d’agrandissenieul, qui font l'objet d’une instance auprès des Pouvoirs publics.
- Il est vrai que ces agrandissements vont à l’encontre du projet de la Boucle du Rhône.
- Pour être complets, nous devons ajouter que cette Société Française a développé et perfectionné notablement les installations qu’elle avait reprises, et qu’elle utilise actuellement la totalité des Go m* d’eau qui avaient été accordés à ses prédécesseurs en 1871.
- Et c’est précisément cette utilisation totale, qui lui lait, solliciter de l’Etat l’autorisation de capter un plus grand nombre de mètres cubes d’eau pour répondre aux besoins industriels qu’elle a à satis-
- Pour comprendre la situation, rappelons, comme
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- Supplément à VÊclairage Électrique du 45 juin 4901
- cxxxv
- le fait M. Bonnefond, que le Haut Rhône peut être subdivisé en trois parties susceptibles de donner lieu chacune à une usine hydraulique indépendante : en amont, le projet du Pont de Grésin présenté par MM. Buffaud et Tavian; en aval, celui de Malpertuis, présenté par MM. Planche et G1*, et au centre, celui de la Société Française des Forces hydrauliques du Rhône, présenté en concurrence de celui de la Boucle du Rhône.
- La priorité de cette subdivision revient., d'ailleurs, à M. Mermier, qui l avait indiquée il y a quelques années, dans un remarquable travail.
- Ne considérant pour le moment que la partie centrale, nous devons signaler les avantages que présente au point de vue technique, le projet de la Société Française des Forces hydrauliques du Rhône, comparé à celui de la Boucle du Rhône dont parle exclusivement M. Bonnefond.
- Ce dernier projet ne s’applique qu’à 1 excédent des eaux, au delà des Go nP déjà concédés à la Société Française des Forces hydrauliques du Rhône.
- Il utilise cet excédent en le dérivant par un tunnel cd et en le déversant en d passablement en uval de la restitution actuelle de la Société Française.
- De sorte que, sur le parcours du Rhône, on perdrait le bénéfice à retirer des premiers 6o m3 déjà concédés à la Société Française.
- Ajoutons que, sur cette partie, les eaux de la Val-serine viennentsejoindre àcelles du Rhône et qu'elles échapperaient également à toute utilisation.
- 11 en est tout autrement avec le projet de MM. Planche et Cie, demandeurs en concession du palier inférieur. Us font remonter leurs remous jusqu’à la restitution d’eau de la Société Française et ils évitent ainsi les pertes de force qu’entraînerait forcément le projet de la Boucle du Rhône.
- Il en résulte que les demandes de concessions présentées par MM. Planche et Cie et par la Société Française des Forces hydrauliques du Rhône sont celles qui utilisent le plus complètement et le plus judicieusement les forces naturelles et que, par suite, ce sont elles qui sauvegardentle mieux l’intérêt général.
- Nous devons encore attirer l'attention sur le chiffre des i5o m* auxquels M. Bonnefond évalue le débit minimum du Rhône.
- Nous ne connaissions jusqu’ici que celui de iao m;l qui a été indiqué par la Ville de Genève comme devant être réalisé lorsque les remarquables travaux auxquels préside M. Th. Turrettini auront reçu leur complet développement : mais, en attendant, il faut s’attendre à voir ce minimum descendis l’hiver à ioo m3, pendant plusieurs semaines, et cela mène loin des chiffres de puissance qui figurent dans le Bulletin du mois d’août 1900.
- Il est, en outre, un facteur qui a été passé sous silence et qui ne peut être négligé lorsqu’on parle de travaux à exécuter dans le lit du Rhône, dans la région de Bellcgarde.
- La nature de ce lit est très spéciale; et il ressort de toutes les constatations faites, que les eaux se sont partiellement créé un lit souterrain, comme en témoignent la Perte du Rhône et le Pas de Malpertuis. Il est possible qu’ainsi une partie des eaux échappe à toute captation, et nous estimons qu'il convient d'être très réservé à l'égard du minimum de débit sur lequel on peut compter à toute époque de l’année.
- Quant au projet d’aval, dit de Malpertuis, élaboré par MM. Planche cl Cie, rappelons qu’il y a déjà près de dix ans une première demande avait été déposée, en vue de l’alimentation de Lyon en énergie électri-
- II avait même été question un moment d exécuter ce projet à la place ou en concurrence de celui du Jonage, qu’a réalisé depuis la Société des Forces motrices du Rhône à Lyon.
- Les difficultés, que l'on éprouvait à cette époque dans le transport électrique, avaient empêché d’y donner suite, mais les derniers progrès réalisés permettent de l’envisager de nouveau avec la plus grande confiance.
- Il résulte, dans tous les cas, de ce qui précède, que la question de l’utilisation du Haut Rhône présente le plus grand intérêt, et qu’elle vient d’entrer dans une phase décisive.
- Nous avons pensé qu’il convenait de signaler à la Société des Ingénieurs Civils les précurseurs de cette utilisation, les efforts tentés jusqu’à ce jour et les résultats déjà obtenus parla Société Française des Forces hydrauliques du Rhône.
- Fermeture pour accumulateurs transportables. — Dans le Centralblatt fur Accumula-toren-und Elementenknn.de àui5 mai iqox (t. Il, p. 145Ï, le Dr Sjeg publie un article dont voici un résumé :
- On sait qu'une des plus grandes difficultés dans les éléments transportables est de trouver une fermeture évitant les projections d’acide par la charge et par les secousses, et aussi se laissant facilement démonter quand on veut visiter l’élément.
- L'expérience a montré lus inconvénients des accumulateurs transportables non fermés, soit pour les tramways, soit pour les automobiles.
- Quoique par l’emploi de bacs très hauts on arrive à éviter les renversements d’acide dus aux variations de vitesse, on n'empêche pas cependant les projections d’acide dus à la charge, de sorte qu’il règne
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- CXXXVI
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 15 juin 1901
- toujours dans la voiture une odeur d’acide plus ou moins pénétrante. Abstraction faite du prix plus élevé et des connexions plus hautes que l’on doit employer, l'inconvénient ci-dessus a suffi à jeter un discrédit énorme sur l’exploitation par accumulateurs des tramways de Berlin.
- En fermant l’élément et en munissant son couvercle d’une ouverture permettant seulement le passage des gaz, ou mieux encore d’un bouchon muni d'un orifice étroit, que I on peut enlever pour la visite de l’élément et le remplissage, l’acide projeté en charge retombe entièrement dans l’élément et on n’endommage plus les voitures ni n’incommode pins les voyageurs.
- Jusqu’ici cette fermeture était obtenue en coulant sur le couvercle dos compositions spéciales à base de cire, goudron, déchets d’ébonite et autres. Pour être satisfaisantes, ccs compositions doivent adhérer solidement au couvercle et au bac, ne pas se fendiller et aussi ne pas s’amollir trop fort par la chaleur. Mais elles ont l'inconvénient d’être difficiles à enlever quand on veut visiter l’élément. C'est là cependant un point important car, étant donné que dans les accumulateurs transportables il y a 1res peu de hauteur entre le fond du bac et le bas des plaques, pour éviter un poids et un encombrement trop considérables, on est obligé de démonter assez fréquemment pour enlever le dépôt.
- « Die Kolner Accumulatorenwerke Gottfrind ïiagen » emploient, pour leurs accumulateurs transportables, une fermeture simple et peu coûteuse et qui consiste en un couvercle en ébonite muni d’une bande de caoutchouc mou qui a été soudée à celui-ci pendant la vulcanisation (brevet allemand notilié). J-a bande est coupée obliquement de telle façon que la partie inférieure du couvercle passe exactement dans l’ouverture du bac et la partie supérieure s'appuie solidement contre la paroi du bac par l’enfoncement du couvercle. Les pôles traversent également le couvercle dans le caoutchouc mou.
- La fermeture obtenue est tellement étanche que l’élément peut être retourné sans laisser tomber d’acide. Pour le dégagement des gaz et le remplissage est un troisième trou que l’on ferme avec un bouchon muni d’un dispositif pour le dégagement gazeux. Lors du lavage d’un élément, il suffit de tirer ensemble le couvercle et le bloc de plaques et de les remettre ainsi après le nettoyage. Dans ces conditions, la visite complète d’une batterie de éléments avec dos connexions vissées demande à peine une heure. Ce couvercle s’applique' non seulement aux éléments pour tramways et automobiles, mais aussi aux éléments d’inflammation.
- L. J.
- Sur l’équilibre entre la self-induction et la capacité électrostatique dans un réseau de câbles concentriques- — Dans les numéros n, 12 et 13 de 1900 du Bulletin des Ingénieurs électriciens sortis de l’Institut Montefiore, M. G.-H. Julius a publié un mémoire très documenté, avec calculs et tableaux à l’appui, de résultats d’essais faits sur un groupe de feeders du réseau exploité par la Société anonyme belge, éclairage, électrique de Saint-Pétersbourg. Le der-uier numéro du Mois scientifique et indus- |
- triel en donne (p. 1024) le résumé suivant:
- Le réseau, de afo km de câbles, présente 200 nœuds et 900 transformateurs d’une puissance totale de 9 000 kilowatts; les mesures furent fuites sur 8 feeders en câbles concentriques isolés au caoutchouc et présentant ensemble une longueur de ai 433,i m. La capacité de ces feeders fut déterminée par la charge des câbles en mesurant Ee/rel I^eton trouva C — —^ — r i,38 mierofarads qui permit de déterminer le pouvoir inducteur spécifique k du diélectrique par la formule
- ,, H
- C.—-----------—— qui donna /c = 3,8.
- Cola établi, la capacité totale du réseau fut trouvée égale à 87,78 inicrotarads et le courant de charge du réseau (formant condensateur) pour une tension de •i 000 volts et 42,5 watts fut trouvé égal à 46,8 ampères, courant qui présente une avance de phase de-— sur la différence de potentiel qui l’engendre. Pour comparer cette valeur avec celle due à la self-induotioit des transformateurs (retard de phase de “j- sur la force électvoiuotrice) l’auteur considère la force éleclromotrice comme sinusoïdale, ramène son réseau au cas simple d'une self-induction en parallèle avec une capacité, et détermine la résistance et la self-induction équivalente de tous les transformateurs.
- Ces calculs (relevés dans un tableau à la fin du mémoire) ont donné pour la composante déwattée du courant total de marche à vide des transformateurs 2.41,5 ampères = 63°5o'.
- La résultante des composantes utiles, des composantes déwattées et du courant de charge donne le courant résultant et le décalage qui détermine la puissance demandée aux machines pour la rnagnétisa-tion des transformateurs. La charge du réseau augmentant, le décalage diminue pour devenir 7°28' (cos. H = 0,991) au plein débit de l’usine (1 5oo ampères).
- Des lectures de wattmôtre, voltmètre et ampèremètre permettraient de déterminer l’angle de phase et les résultantes précédentes, mais les erreurs et valeurs approximatives des appareils industriels donneraient des résultats trop aléatoires.
- T/auteur termine cette étude en montrant les avantages qu’il y a, pour les usines centrales, à réduire les perles dans le fer des transformateurs.
- Observation sur une méthode pour le calcul d’un réseau pour éclairage. — Sous ce titre M. Buffa a publié dans les numéros 6, y el 8 du Bulletin de VAssociation des Ingénieurs électriciens de l’Institut Montefiore un mémoire que le Mois scientifique et industriel résume (p. iodi) comme il suit :
- L’auteur rappelle la méthode de MM. Hertzog et Stark, méthode de sectionnement simplifiée en transportant les courants dans les nœuds, mais qui ne
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 15 juin 1901
- forme correspondant peut alors être énoncée comme suit : Un conducteur non uniforme est équivalent à un conducteur uniforme correspondant comme sin-2. l est
- h Comme 9 est inversomentproportionncl à la longueur d’onde, il en résulte que, pour une distance donnée entre les points de réactance, le degré d'équivalence diminue en même temps que la longueur d'onde. Si donc, ainsi qu'il arrive souvent en téléphonie, une onde d'une fréquence harmonique complexe est transmise le long d’un conducteur non uniforme, l’action de ce dernier sera différente pour les diverses composantes de cette onde. Cependant, si un conducteur non uniforme se comporte, avec une approximation suffisante, comme un conducteur uniforme pour la plus haute fréquence de l'onde complexe, cette approximation sera encore bien plus élevée pour les plus basses fréquences et par suite pour toutes les fréquences de fonde.
- « Un exemple numérique donnera plus de clarté à celte conséquence, mais auparavant il e3t utile de définit* d’une manière plus complète la signification de l’expression « équivalence entre un conducteur non uniforme et un conducteur uniforme eorrespon-
- « R.appelons-nous qu’une onde d'une fréquence donnée a une certaine longueur et une certaine constante d'amortissement ou d’atténuation. Si cotte onde a même longueur et même constante d'atténuation sur un conducteur non uniforme correspondant, nous dirons que ces deux conducteurs sont équivalents l'un à l’autre. Si les deux quantités diffèrent, mettons de 3 p. ioo, il n’y aura qu'une équivalence approximative dont le degré d’approximation est de 3 p. joo.
- « Considérons maintenant l’exemple numérique suivant : Un conducteur double, tel que ceux employés pour la téléphonie, a une longueur de 200 milles anglais (402,2.5 km) et scs constantes, par mille (1609 in), ont les valeurs suivantes :
- Résistance..............= 9 ohms,
- Capacité mutuelle .... = 0,074 microfarad.
- « D’après la règle très élevée, mais bien définie, employée par la A'ew-York Téléphoné Company, la distance limite de téléphonie sur un tel câble est de 39 milles (62,75 km), et d’après la règle encore en usage dans la téléphonie à longue distance, la limite serait de 78 milles (i35,5o km). Les résultats que j’ai obtenus expérimentalement semblent confirmer ces chiffres; j’estime qu'à une distance de >00 milles (160,9 km), la transmission téléphonique sur un tel conducteur est bien faible, impraticable même, et qu'à ia5 milles (201,12 km) elle est impossible.
- « Il s’agit donc de diminuer l'atténuation et la dis-tortion des ondes sur ce câble par l’insertion, à intervalles réguliers, de bobines d'inductance.
- « I.a constante d'atténuation |5, dans le cas qui nous occupe, est donnée parla formule :
- Admettons que 3—:o,oi5, et que l’introduction des bobines d’inductance augmente la résistance de 90 ohms par mille (7609 m), ce qui fera R = 28 ohms. Les valeurs de R et de C nécessitent L =o,56
- henry. Le facteur d'atténuation sur une distance de a5o milles (402,25 km) serait donc de e—250p —JL_ environ. Ainsi donc, 2 1/2 p. 100 du courant quittant le point de transmission atteindrait le point de réception. Ceci est suffisant pour la téléphonie, et d’ailleurs il est évident qu’on peut obtenir un meilleur rendement do la transmission en augmentant la valeur de L. Or, le facteur d’atténuation pour le même râble sans les bobines serait, pour une fré-
- quence de 600 périodes par seconde, de
- environ, de sorte que, avec un courant initial donné, le courant qui atteindrait le point de réception serait 6000 tois plus fort avec les bobines que sans clics.
- « II s'agit maintenant d’évaluer la longueur de l’onde delà plus haute fréquence en téléphonie sur un conducteur uniforme ayant L =0,006 henry,R = 18 ohms, (1 = 0.074 microfarad. Les résultats des meilleurs essais de téléphonie pratique indiquent que la plus haute fréquence est de 750 périodes par seconde-, La longueur d’onde correspondant à cette fréquence sur un conducteur uniforme ayant les constantes indiquées ci-dessus est de :
- 1 p\/tLC ’-t’6 “llll'-'b km)'
- « Si donc nous avons intercalé à chaque mille (1 609 m) une bobine d’induction L= o,o56 henry et 1222e résistauce R = 9 ohms, la distance angulaire <f pour une fréquence de 700 périodes par seconde du conducteur non uniforme ainsi obtenu sera . Le degré d’équivalence de ce dernier conducteur a son conducteur correspondant doit être mesurée par le degré d’équivalence de sin—-^-et—
- Or, sin —diffère de . de moins do 1 p. 100 de la valeur de—2^-; par suite, pour une fréquence de 700 périodes par seconde la longueur d’onde et la constante d’atténuation sur le conducteur non-uniforme différera de la longueur d’onde et de la constante d’atténuation sur le conducteur uniforme correspondant de moins de 1 p. 100 de la valeur de ces constantes. Une si minime différence ne peut être décélée par aucune des méthodes expérimentales employées jusqu’ici pour étudier la propagation des ondes et, en téléphonie, l'oreille ne pourrait la percevoir. Avec des fréquences plus basses, la différence sera encore considérablement amoindrie. Donc, un conducteur non uniforme ainsi obtenu représentera un conducteur uniforme sans atténuation ni distortion pour la transmission téléphonique.
- « On remarquera néanmoins que pour un câble sous-marin d’une longueur assez grande, mettons 2000 milles (3 218 km), la constante d’atténuation devrait être beaucoup moindre que la valeur de {ï donnée ci-dessus afin d’avoir un facteur d’atténuation suffisamment petit. Eu outre, la capacité par mille d’un câble sousrmarin est environ 4 fois plus grande que celle d'un câble téléphonique comme celui dont il est question plus haut. Par suite, l’inductance, par mille, en raison de la longue distance et aussi de la capacité qui est considérablement augmentée, devra elle-même être beaucoup plus grande que pour le cas précité. Mais une haute inductance jointe à une capacité élevée ne do23nera qu’une très courte longueur d’onde. Par exemple, si pour un câble sous-marin
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 15 juir
- CXXXIX
- ayant une capacité fi fois plus grande que celle d’un câble téléphonique ordinaire, on emploie une inductance 6 fois plus forte, on obtiendra, pour une fréquence de 700 périodes par seconde une longueur d'onde de -1 ’ ' ’ — 2,43 milles (’3 pop mi. Si doue les
- bobines d’inductance doivent être intercalées à un sixième de la. distance admise pour un câble téléphonique ordinaire, leur écartement serait de 880 pieds (ifi't m) environ. La distance séparant les bobines d inductance dépend donc entièrement des circonstances dans chaque cas particulier. Mais la règle donnée ci-dessus contient les indications nécessaires et suffisantes pour tous les cas.
- ce Cette loi et la méthode qui en dépend sont précisément préconisées dans ma théorie mathématique pour la construction des conducteurs d’ondes sans distortion et à haut rendement de transmission.
- « Pour savoir jusqu'à quel point l'expérience confirmait la théorie, on a construit un câble artificiel formé de a5o sections consistant chacune en une feuille de papier paraffiné portant sur chaque face une bande de fer blanc. La résistance de cette dernière étant de 9 ohms approximativement, et la capacité du condensateur formé par les deux bandes, de 0,07.4 microfarad environ, les a.5o sections ainsi composées représentaient un câble d'une longueur de abo milles (402,25 km) ayant une résistance de 9 ohms et une capacité de 0.074 niicrofarad par mille. Les bobines d’inductance se composaient chacune de deux couches enroulées sur une bobine de 120 mm de diamètre sur ii5 mm de haut et séparées par une feuille de carton de 0,4 mm d’épaisseur. Après l'enroulement, chaque bobine était plongée dans de la cire à 140° G. afin d'enlever l'humidité et
- assurer un bon isolement. Chaque couche était formée de 080 tours de fil B et S n° 20 et avait une inductance moyenne de o,o3o henry, et une inductance mutuelle de 0,028 henry. Donc, chaque bobine connectée à la ligne avait une inductance effective de o,o58 henry. Les connexions des diverses sections du câble, soit directement entre clics, soit avec les bobines, s’opéraient à l’aide de plots. Ceux-ci étant en place, toutes les bobines étaient mises en court-circuit et les sections reliées directement entre elles ; en les enlevant au contraire, les bobines sé trouvaient intercalées dans le circuit. Dans le premier cas, on a un conducteur uniforme, et dans le second, un conducteur non uniforme, d’une longueur de iôo milles (402,25 km) avec une bobine d’inductance insérée à chaque mille.
- « Les recherches expérimentales faites à l’aide d’un câble ainsi constitue avaient pour objet de déterminer l’onde électrique qui y est produite par l’action d’une force électromutrice harmonique. La courbe d’une onde de cette sorte permet d'en mesurer la longueur et de calculer la constante d’atténuation. La comparaison des résultats obtenus ainsi, avec ceux fournis avec la théorie mathématique ont montré une concordance satisfaisante.
- « Il a été démontré, en outre, que quand la répartition de bobines d’inductance le long d’un câble he donne pas à celui-ci une équivalence suffisamment approximative avec un câble uniforme correspondant, il se produit de fortes réflexions internes qui diminuent le rendement de la transmission de l’onde. A cet effet, les bobines d’inductance ont clé connectées en groupes de 10 ; chacun de ceux-ci étant intercalé dans le câble tous les 10 milles (16,09 km) de sorte «pie l'inductance totale du câble restait la même alors
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 15 juin 1901
- CXL
- que la distribution était toute différente. Une force électromotrice harmonique simple de ado périodes par seconde, ayant été lancée sur ce câble, on a trouvé que la longueur d'une onde de cette fréquence sur un conducteur uniforme correspondant était de \ i, \ milles (66,61 km') de sorte queles bobines d’inductance intercalées étaient séparées les unes des autres par une distance égale à un quart près de la longueur de l’onde dans le conducteur uniforme correspondant. Le degré d’équivalence entre les deux conducteurs est très faible, et il a éLé trouvé que l’atténuation sur un câble non uniforme était plus grand avec les bobines que sans elles. En d’autres termes, l’insertion des bobines d’inductance en d’autres points que ceux qui conviennent fait naître autant de barrières qui s’opposent au passage de l’onde et par conséquent clics nuisent au rendement de la transmission.
- « Les résultats obtenus par l’expérience ne laissent aucun doute sur l’exactitude des faits prédits par la théorie mathématique. I.cs essais ont été faits à l'aide de transmetteurs et de récepteurs de construction récente gracieusement mis à ma disposition par la ÜSew-York Téléphoné Company, et la communication téléphonique sur le câble entier a été effectuée avec une parfaite aisance ; l’articulation et l’intensité des sons transmis a été aussi bonne qu’il est possible souhaiter. En mettant les bobines d’inductance hors circuit pour se servir du câble comme un conducteur uniforme, la transmission demeurait bonne jusqu’à f»o milles (’Ho,i5 km), assez bonne jusqu’à ^5 milles (120,67 km), était très mauvaise à 100 milles f 160,9 km) et impossible à des distances au-dessus de 112 milles (180,20 km). L’augmentation de la distance dans la transmission sur un câble uniforme fait
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 15 juin
- terrains en raison du volume beaucoup plus faible par unité-d'inductance.
- « L’emploi pratique de ces bobines a été démontré d’une façon satisfaisante dans mon laboratoire et j’en fais actuellement construire pour une ligne aérieune projetée d'une longueur de i 800 milles (a 896,a km). La méthode a été complètement expérimentée par l'American Téléphone and Telegrnph Company sur une ligne longue de 7»5 milles {1 i5o,43 km) et a donnéd’excellents résultats. L'économie de cuivre sur ce seul circuit a été de 64 p. 100 ; mais il est possible d’obtenir mieux encore. Knfin, il reste peu de doute sur la possibilité de téléphoner à l'aide de ce perfectionnement à des distances au delà de 4 000 milles (6 436 km) en employant comme conducteur le fil étalon actuel adopté pour les transmissions à longue distance et à l’aide duquel 011 peut maintenant transmettre la parole jusqu’à une distance de 3 000 milles (1 6oy km). Par suite, il n’y a pas lieu de mettre en doute la possibilité de transmettre la parole par des câbles transatlantiques convenablement construits. Le coût de ceux-ci serait d’environ 2.5 p. 100 plus élevé que le prix de revient des câbles du type actuellement en usage. Naturellement, il y aurait d'ans leur construction quelques difficultés mécaniques à surmonter, mais qui toutefois ne semblent pas devoir
- « En outre, une autre question qui ne manque pas d’importance est l'adaptation de ce système aux lignes télégraphiques. On sait qu’une ligne suffisamment bonne pour la téléphonie est excellente pour la télégraphie rapide. Or, le moyen qui rendrait possible la conversation à travers l’Océan permettrait en même temps l’emploi des systèmes de télégraphie rapide sur ce câble, ce qui augmenterait son rende-
- ment commercial dans des proportions énormes. Pour cette raison, les dépenses supplémentaires d’installation ne sauraient être prises en considéra-
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- Synthèse de l’iodoforme. — Le Mois scientifique et industriel publie dans son dernier numéro, p. 945,une analyse d’un article de M. Dont 11ÉNAULT sur la synthèse de l’iodoforme publié dans la Zeitschrift fur Elektrochemie du 2 août 1900 (t. VII, p. 320) et l’analyse de la réponse à cel article faite par ]\1M. K. Elbs et F. Foerstjîh, dans le numéro du 28 novembre 1900 (t. VU, p. 343); nous les reproduisons ci-dessous :
- Article de M. Bony Hcnault.— Cette synthèse est très importante, car elle permet d’obtenir presque le rendement théorique.
- Elbs et Herz (Zeitsch. fur F.lect., t. IV, p. 113) ont indiqué qu’on obtenait les meilleurs résultats quand on emploie une solution contenant 5 gr CO*Na», 10 gr Kl, 20 cm3 d'alcool et ioi» gr d'eau.
- Lu température doit être d’environ 6ou, la densité do courant 1 ampère par décimètre carré, un vase poreux pour former le compartiment anodique.
- Fœrster eL Mewes <Zeitsch. fur Klcct.t. IV, p. 268) ont montré qu’il n’est pas nécessaire d’employer de diaphragme si on fait passer un courant d’acide carbonique sec pour diminuer l’alcalinité.
- il sc fait i o équivalents de base à la cathode, pour 7 seulement d’acide à l'anode, et c’est cet excès de
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- La réaction admise est la suivante (Elhs et Fcers-ter);
- CIPCIHOII + ioI-pHiO = CHIs-4-C02+7HI
- Nos mesures galvanométriques nous ont conduits à la théorie suivante :
- L’action de l’iode sur le carbonate de soude peut donner de l'hypoiodite, de l'iodate, du periodate. Le premier seul de ces corps peut contribuer à faire l’iodoforme suivant les deux égalités suivantes : i° Cil3.CH2.OH -j- 8 1IIO = CHP + CO2 + HIO3
- -f- 4 H20 + 4 III
- 2“ CH*.CH*.OH +jUIO = CHI®+COa + 4HîO-|-aHI.
- Les recherches de Elbs et Ilerz nous conduisent à rejeter la première égalité, l'iodate ne se formant pas en même temps que rjodoforme.
- Tous les auteurs qui se sont occupés de la formation de l’acide hipoiodeux nous ont indiqué sa décomposition en acides lil et HIO3. Mais, en présence d’alcool, il n’y aplus de lois de proportionalité pour l’iodate formé et l’iodoforme, car il se fait simultanément ces deux corps par suite des deux égalités
- Fœrster a montré que la proportion d’iodoforme formé diminuait avec l’alcali libre.
- La différence est essentielle entre la préparation chimique et la préparation éleclrochimique.
- Des essais directs montrent l’influence de l’iodure de potassium et de l’iodate.
- Trois ballons sont chauffés au bain-marie, à décoloration, ils contenaient :
- ( 5°C03Na34ogr pour MC î
- 34,3
- Poids CHP Rendement fermé. p. ioo.
- B Même que A + io gr Kl . . . i gr 3j5 49,6 C Mémo que A, mais la solution
- dcCO:,Na2est saturée de KIO3 1 gr755 63,3
- Sehœnbein a signalé l’acide hipoiodeux dont la solution est jaune et d’odeur safranéo ; on peut l’obtenir par élcctrolyse avec faible courant d’une solution de Kl rendue alcaline. Nous n’avons obtenu aucun résultat certain en voulant préparer une solution d’hypoiodite, en partant d’une solution privée d’iode
- En résumé, la formation de Liodoforme est secondaire dans le cas de la formation par voie chimique ou élccl rochimique. Elle résulte de l’action de l’acide hypoiodeux sur l’alcool, ce qui complète les analogies avec le chlore ou le brome.
- Nous n’avons pu former le chloroforme et le bro-moforme par le même procédé. 11 se forme des produits d’oxydation très rapidement.
- Remarques de MM. K. Elbs et F. Fcerster. — M. Dony ilénaull a étudié le procédé de Nernsl-(Ilaser pour la décomposition d’une solution d’iodure de sodium alcaline avec ou sans addition d’alcool, et il a trouvé dans les deux cas qu’il fallait exactement le même courant. Il conclut ainsi que l’alcool ne joue pas le rôle de dépolarisateur.
- L’égalité admise était :
- CII3.CU*.OH -F 10I + H40= CIH® +CO* + 7 HI,
- Une deuxième hypothèse consiste à faire intervenir une deuxième molécule d’alcool.
- Quant aux produits de réaction de l'iode sur les carbonates alcalins qui conduisent Dony Hénault à admettre la formation d’hypoiodiles, de nombreux chimistes prétendent qu’ils ne peuvent exister à l’état libre.
- Il semble donc que les connaissances théoriques
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- <lu chimisLe sur la formation de liodoforme ne sont pas accrues par le travail de M. Dony Jlénault.
- DIVERS
- Mesure des courants continus très intenses à l’aide de courants alternatifs. — Nous lisons dans Y Industrie Electrique du 25 mai :
- La méthode très originale que nous allons indiquer pour celte mesure a fait l'objet d'une communication de son auteur, M. le professeur Harris ,1. llvan, devant l'American Institut of Eleetrical Enginerrs, le 26 avril dernier. Elle utilise un transformateur spécial, un ampèremètre à courant continu gradué pour une faible inlonsité, et un indicateur de courants alternatifs.
- Le transformateur est constitué par un circuit magnétique entouré de rpiatre circuits électriques, deux de ces circuits (A et 11) traversés par du courant continu ; deux autres (G et 1)1 par du courant alter-
- Le circuit A, formé d'une seule spire présentant une grande section, est traversé par le courant très intense à mesurer ; le circuit. B est formé d'un nombre de spires convenable et intercalé avec un ampèremètre à courant continu bien étalonné sur des accumulateurs et un rhéostat continu. Les circuits A. el B sont disposés de façon à réduire les dérivations magnétiques à un minimum, et traversés par des courants tendant à aimanter le noyau on sons inverse.
- La bobine G est alimentée par un circuit à courants alternatifs, et la bobine D est reliée à un indicateur de courants alternatifs portant une graduation qui n'a pas besoin d’étre exacte, comme on va le voir dans un instant.
- Pour effectuer la mesure, on effectue les couplages indiqués et on fait varier la résistance intercalée dans le circuit B de façon à amener à une valeur minima la dérivation de I ndicateur du courant alternatif intercalé dans le circuit F).
- Puisque, dans l'expérience, le courant alternatif a une valeur constante, il en résulte qu’à ce point la perméabilité magnétique du circuit passe par un maximum, et pour qu’il eu soit ainsi, il faut que les bobiues à courant continu A et B ne produisent aucun flux magnétique dans le transformateur. Gela ne peut avoir lieu que si leurs forces magnétpmo-triccs sont égales. Il en résulte que l'intensité indiquée par l’ampèremètre du circuit B doit être mul-
- tipliée par le rapport du nombre de spires des deux circuiLs A et B pour représenter la valeur du courant continu traversant le circuit A. On peut, avec cct appareil, mesurer des intensités quelconques avec un ampèremètre dont l’échelle est limitée à quelques ampères seulement, en combinant convenablement les enroulements des circuits A et. B. On voit que, dans cette méthode, le courant alternatif ne sert qu’à indiquer l'égalité des forces magnél.omo-trices.ct remplace l’aiguille d'un galvanomètre différentiel qu’il serait impossible d'utiliser avec des courants aussi intenses. L'application lapins direcle est l’étalonnage facile des ampèremètres pour courants très intenses, étalonnage encore si difficile avec les méthodes actuelles, basées sur l’exactitude de la valeur d’une résistance très faible entre les extrémités de laquelle on mesure une différence de potentiel.
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- XXVII
- L’Éclairage Électrique
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- [Voir détails, page CXVIII.)
- St taaSS S
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- CXLVI
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Notre voyage aux Etats-Unis- — Le bienveillant accueil qu'a rencontré auprès des électriciens parisiens a qui nous 1 avions soumise notre intention <! organiser un vovage aux hlals-Tims s’est encore accentue depuis la publication de notre programme.
- Dans le numéro du înpim de 1 Industrie hlccln-que, notre ronlrere et ami L. Hospitalier, a bien voulu le recommander aux ler.leurs de son Tournai : M le professeur Lnc Gérard nous écrit que plusieurs des ingénieurs sortis (le 1 Institut eleeiroteehmque Monteüore miL l'intention de profiter de ce vovage
- des ingénieurs allemands viemienl de nous informer d un semblable désir : d autres enlm nous demandent
- Dans ces conditions, il semble déjà que le nombre minimum d adhérents necessaire pour la réussite de nos projets ne puisse manquer d cire atteint. Toutefois comme le temps presse, nous serions heureux que tous ceux qui croient pouvoir prendre part au voyage nous préviennent des maintenant. Gela nous permettrai!. non seulement de ne laisser aucune place a 1 imprévu dans 1 organisation du vovago aux Etats-Unis, mais encore, le cas 'clieanl. de preparer
- de visite aux usines d électricité parisiennes.
- Ajoutons que notre voyage est non moins favorablement accueilli en Amérique «pi en Europe. Au
- p if et. de M. (.ail ïlering. president de 1 American lnslitnle oi Klectricai Lngmeers. une lettre dans laquelle, en réponse a une demande que lions lui taisions de hum vouloir nous laire- piloter dans chaque ville par un ingénieur amern-am, n nous mlornic qu il se iera-im devoir et un plaisir de nous piloter hn-meme dans les villes américaines, et que M. Alail-
- de ces deux ingénieurs, leur amabilité et la lacilite avec laquelle ils parient le irancais. sont un sur garant tpie nos visites seront a la fois profitables et agréables.
- Syndicat des Usines d-électricité.— Samedi dernier io juin, à la suite de l’assemblée générale annuelle, les membres du Syndicat se sont
- réunis en Congrès, dans la salle des Ingénieurs civils, iq, rue Blanche, sous la présidence de M. b . Meyer, assiste du bureau du Syndicat.
- Ce congres n a pas ete moins mteressanl que celui tenu 1 an dernier et dont nous avons rendu compte dans le numéro du i “ décembre iqoo (1. A A Y . p. o j8|.
- Les moteurs a gaz pauvre, par M. .Deschamps. —
- — Les moteurs a alcool, par AI. Herard. —• Les turbines a plusieurs distributions, par Af. Brillouin.
- — Les appareils de mesure et compteurs, par AI. Roux. — Les canalisations, supports et isolateurs. par AI. t ontamc.— Les applications medicales do 1 électricité, par AL Brillouin. —Les nouveaux l\pcs de lampes électriques, par AI. I’ontame. — Les applications de 1 électricité dans 1 industrie, par AI. Derrv.
- Ces intéressantes communications seront publiées m-extenso. ü apres le compte rendu sLenographique, dans le bulletin des I. suies hteclnques.
- quet sous la presi<le.n,'e de AI Alongeot, sous-sec.re-taire d Etal aux Postes et des télégraphes, aux priu-
- du monde des sciences.
- Au moment des toasts. AL F. Mever a retrace magisl râlement les étapes successives du développement de 1 électricité en I rance depuis i8dq. Il a constate combien il v avait encore a iaire pour lui donner un elat-civil acceptable. Il a insiste pour que cette initiative vint du Gouvernement, de manière a permettre d aboutir plus rapidement. Il a termine en levant son verre a bi sanLe du President du Banquet et des invites du Syndicat.
- Dans sa réponse. M. Alongeot. sous-secretaire d Fiat, a insiste sur les fruits féconds que doit donner une saine association du capital et du travail. Il a cite comme exemple du développement rapide d( J t b ( lu il 1 s i onsid î il hs u ( i i ussr int nts ib s comrnumcalions téléphoniques interurbaines. Il a assure le Syndical et les Usines électriques du bienveillant appui du Gouvernement pour les pro|ets de lois a 1 etude.
- AI, le sous-secrétaire d'Etat a ensuite proclamé au nom de AI. le Ministre de l’instruction publique,
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- CXLVII
- IftleEOi-on, Unir de Usine deUt-npi'* duPalais-Royal et de M. Derry, directeur de 1 usine électrique de Nanles.
- Il a ensuite distribue les médaillés aux ouvriers les
- i MM.
- iu le plus vil succès.
- : lendemain, les congressistes se sont réunis a ainebleau -mi- U direction de M. koechlm
- ateur délégué de la Compagnie de tra t automoteur et de M. A. tiuvon.
- LnLm!î,i, pintes, d. s
- timnerontreali-c- dui la
- ciens. —Seance du 4 juin lllill. — La séance estpiesiilee pui M. Mauuce Leblanc, pi- snleiit
- Pi • s. ..Ls : MM E S.irtiaux, Solignir, Lainint, Grille, L. Lévv, \ erv, Jaegge. Esclnvege, Montpellier. Isbert, Jean Rev, Bailleux, Kurtbi. Bechmewskv. L<,ppe, D.lafoii. Gmlbeit Boi-U 1 Bmoelm linb.id Lallargue.
- Excusés : MM. Martine. Fontaine.
- Mit rini'l-, Vnfiérr et l’nil Weil, présemes dans
- M. le President donne lecture d'uue le lire de
- de- < m s d ele ti i< îtc d» 1 bs,, i ition polytechnique.
- de ioo francs est votée à titre
- M. le President dorme ensuite lecture d une lettre de M M.bilbau, Piaulent de la Soi uti dePr<-vovan.e ,t de S. roui- de la uuhon Ldlaire, «m nous adie-< um irn ildtion a une n union 11 o. « asum du centenaire de Jean Leclaire.
- i i!,Viiidre J|1 “i’pej1<'** ,ips
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- de (>o, o\ In vaux • l il e-t powble dt ldVn^»*r a
- 4. Sa hauteur- au-dessus du sol est de ur, de r>, m et sa largeur de m. La course du piston est de i »a cm et la vitesse angulaire «li 7 "> loin -, a la minute- axi i de la xapem -urduiiffie
- ^ L arbre principal, cm de diamètre,^pese a
- inenl. sur cet arbre tout près du volant qui est tonné .1 ..m, paittes isscn.J.le^, et .lent 1. d.amrt.c-
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- revient automatiquement a sonpomt nul de telle sorte qu au démarrage on a toujours toute la résistance en tension.
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- cylindres en tôle d acier semblables a ceux des tor-
- itres sont disposes au-dessus du tube lance-torpille. Ils peuvent etre branches parallèlement sur une con-
- reruphs d air Pour plonger, on lait entrer 1 eau dans les compartiments • symétriquement places en ouvrant, de 1 intérieur du bateau, les soupapes qui laissent dégager 1 air.
- Les poiuts deteclueux de ce sous marin sont des dimensions trop restreintes et une lension électrique trop elevee. Il en résulté que maigre la construction la plus soignée des éléments, il se produit des dérivations inévitables qui créent une destruction rapide des bacs eu ebomte. L emplacement est si limite
- quantité d acide dans les éléments suffit a peine a la Pendant les voyages d essais on a constate, par
- d éléments, un echanflemonl inadmissible de ceux-ci. Aussi doit.-on renoncer, dans ces conditions, aux
- étudiée a nouveau en Allemagne car il pense qu un bon resullul peut 6t.ro atteint.
- L. J.
- TRACTION
- Ligne d’omnibus a troîet de Fontainebleau a Samois. — Ainsi qu il est dit plus liant, a propos (lu Contres du Syndicat des Lsmes d électricité, un certain nombre de congressistes se sont rendus dimanche mutin ib eouraul. a l'on-tamebleuu. pour visiter la ligne d. omnibus électriques, en fonctionne meut depuis quelques jours seulement, qui relie h ontainebleau a
- Sa ni ois. Liant parvenu. — bien que six heures seulement séparassent la tin du banquet du moment du départ du tram — a elre exact au rendez-vous et a visiter cette installation nous avons pu recueillir ace sujet, 'grâce a la complaisance de M. Koechlin et de M. Guvon, les quelques renseignements qui suivent :
- Lu raison de la laiblc jiejnilal.ion de Sarnois (i 'ion hululants: et du luible Iralio prevu, le Conseil d administration des tramways de b ontaineblcau n avait pas cru devoir relier cette localité a son roseau par une voie terree. b tu* la demande de la bum-
- Lombard (rorin. on décida de créer une ligne d omnibus du Ivjae de ceux que les visiteurs de 1 Exposition ont pu voir lonctionner 1 an dernier a A meennes (voir kcl. Llcct.. t. WIA . p. l.xxvi. 18 août 1900).
- INous 11 avons pas a revenir sur la description-
- route d Issy-les-Moulineaux [kcl. klect.. t. AAI11, jj 2-. r avril 1900). Rappelons seulement qu il comprend une ligne a deux conducteurs suspendus a r métrés environ au-dessus de la voie sur lesquels roule un petit chariot relie au véhiculé par un cable souple a deux conducteurs: 1 un des J ils de ligue et
- de 1 omnibus, le retour s ellecluaiit pur 1 autre cou-dnclcnr et le second lil. tenant an chariot il est auto-
- courants triphasés qm commande par friction les galets de roulement et qm est alimente par des courants
- tout simplement en reliant trois jiomts de 1 enroulement d armature de ce dernier moteur au moteur Ici-phase au moyen de trois lils fins situes dans le cable meme contenant les deux conducteurs principaux d al-
- rouvonabiomont les roues de réduction de vitesse, on tait, en sorte que la. vitesse du trolet. proportionnelle a celle du véhiculé, soit toujours un peu supérieure a cette derniere. Dans ces conditions, le cable d alimentai.ion est toujours tendu ’jusijuati point ou la torce résistante qu il exerce sur le trolet automoteur provoque un patinage partiel de celui-ci). et 1 ou 11 a pi-a<idindi k- d( 1 dpige- et les unn 1 lin nt- qui se produiraient inévitablement si la prise de courant
- Ii installation de h ontamcblcau a harnais montre, comme 1 avait d ailleurs déjà tait celle du Bois de
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- allations d’électricité................u5->82i3,8q »
- 7U Loyers d'avance, installation et mobilier du siège social................. 19617,10 »
- 8° Impôts et droits de transmission à
- ’ecouvrGr.............................. 49 *>5i,a3 »
- Total de l’actif. . . . 14 020196,70 fr
- Passif
- i° Capital social...................10000000 u fr
- 2° Réserve légale et fonds d’amortissement du capital..................... 319090,38 »
- 4° Redevance due aux parts de fondateur et dividendes restant à payer aux
- actions.......................‘ . i8S58,52 ,,
- 3° Coupons arr iérés d'obligations remboursées.............................. 620,70 »
- A reporter..................13^53 812,5o »
- Report............................ri £.53 812,10IV
- 6° Compte de profits et perles :
- Report de l’exercice 1899 22 121,84 fr
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- ------------- 866 384,20 »
- Total égal à l’actif. . . 14020 196,70R
- Crédit
- Produit des valeurs de portefeuille. . Bénéfice d’exploitation des stations cntrales, théâtres cl installations d’élcc-
- Divors.............
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- BIBLIOGRAPHIE
- ! ttszL
- seul- <1 électricité à l’inivcrsité libre de Bruxelles. L*ne ! phio électrique s
- ‘beiyÏS^rie
- .lor.:'son
- on de télégraphie sans fil, R. Dongier. Extrait c > (le la conférence à la des- I son d’avril 1901. Deslia
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- Tome XXVII
- L’Éclairage Électrique
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- L’ÉNERGIE é
- i reproduction des articles de L’É
- SOMMAIRE
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- Eclairage : bvstemc E. Dick pour l'éclairage électriqu^dcs wagon» is^és par Finil Dh:k Electrochimie : Etude sur le pouvoir réducteur du carbure de raiciu -i j|-> v v Procède de uraphitisiition de la International Aehesou Lompnnv. . .
- Divers : liasse des atomes et charge électrique^ des ions, par i\! Piwon . ' ' !
- Quelques expériences sur les ravons de Becquerel et de Rœntgen. par I' IIimstedt . ..........
- Action des rayons de becquerel et de llœntsrcn sur l'œil, par F. H.iMsiiir'T et A Vrr.j-i ..........
- TABLES DES MATIERES ET DES NOMS D'AUTEURS
- Table méthodique des matières 'y compris les matières publiées dans le Supplément)........................
- Table des noms d’auteurs................................................................................... .
- 486
- 486
- 199
- SUPPLÉMENT
- Notre voyage aux États-Unis. — Nos tables des 25 premiers volumes Littérature des périodiques......................................
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- les ingénieurs du de divers côtés
- du 8 courant a été publié le programme du vovage organisé par /.'Éclairage Électrique clans le but de faciliter aux électriciens européens là visite de l'Exposition ] américaine de Buffalo et celle des principales installations électriques de '' '
- s à insister sur les avantages que retireront de ces > approbations et les encouragements que nous avons
- ni, fort bien appréciés par la majorité d'entre eux. Qu’on nous permette cependant d'attirer l’attention sur deux poinls du programme : les sites techniques et la date de clôture des inscriptions.
- En ce qui concerne les visites techniques, il nu sans dire que leur organisation est notre Nous eussions voulu pouvoir indiquer toutes celles que nous nous s’il était
- les villes comprises dans luinévaire, d'indiquer les i , les visites techniques exigeaient, pour être organisées sans aucune perte de temps, j détaillés sur la situation exacte des usines et installations, sur les moyens de ; être utilisés, etc. Grâce à la complaisance de nos collègues américains et cil particulier de M. Cari Ilering et de II. Mailloux, certains de ces renseignements nous sont déjà parvenus; toutefois quelques autres nous faisant encore défaut, nous n'avons pas cru, devoir trop spécifier les visites techniques dans la crainte qu'une modification indispensable ne vienne à y être apportée au dernier moment.
- D'ailleurs. M. Cari flering et M. Mailloux ayant bien voulu se charger du soin de nous piloter dans la plupart des villes américaines et canadiennes comprises dans notre, itinéraire, nous sommes assurés qu'aucune installation présentant quelque intérêt ne sera omise.
- En ce qui concerne la partie du programme dont se charge Y.American Insdlule <>f Electrical Enginecrs (du mercredi 14 août au dimanche ?.:> août'., il est actuellement presque certain qu'elle . M. Mailloux nous écrit, on effet, en date du j4 juin : étant pas encore officiellement déclaré définitif, peut être considéré comme tel. Les réponses reçues jusqu'à présent à notre circulaire d'invitation sont Mes favorables aux dates indiquées sur m.trefprograimi.e provisoire. I.cs membres des comités sous-comités de PA 1 EE avant l'affaire en main, sont à la presque unanimité, en faveur de doption substantielle du programme provisoire comme programme définitif. »
- 11 est dit dans notre programme que les voyageurs pourront prolonger leur séjour aux Etats-Unis de une ou plusieurs semaines sous la seule conclil
- « J.e program •e considéré coi îtes favorables i
- rloption substar 11 est dit dans
- Unis de une ou plusieurs semaines sous la seule condition de revenir en Eranee par paquebots de la Compagnie Transatlantique. Ajoutons que sur ht demande de quelques pe nous avons mis à l’élude un vovage circulaire de New-York à San Francisco, d'une duree
- Quant à la nécessité de nous faire parvenir le plus
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- Ju nouveau système de ‘
- ÆicÆÀTir'
- p. 861, a5 mai).
- J2.-D. Ckake 112 W, p. 926, Ier juin).
- •sternes mixtes à Irôlol et caniveau; A.-X. Connft (Kl, p. 9, 26 avril).
- R, p. 783 et 8.;:!, 10 et 17 mai; F, 649, 17 mai;
- SH
- IvC système à ui
- S R J. p. 37i..
- 3SSsCLamn
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- jC8 brisures de fils de Irôlet (S R J, p. 363, mai), ^curpour^ramwa^mo
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- cgZHfL
- Z“àlT,0,,0,';
- : E.VolkersiKTZ
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- ”'ZS“ ““““ des“,,ÎR'
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- ^(SRJ, p. 346, mai). (S 11 J, p. 357> mai).
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- V.-S. llrxuv (A E, p. 229,
- ' téléphoniques* .T- Pull-, (XK T, p. »8i, y juin). Construction des téléphones modernes; K.-B. Miller (E R X Y, p. 557. 593, 6,4, 4, net 18 mai ; p. 686 et 726. I"‘ et 8 juin ; E w. p. 765, 11 tuai).
- ...k
- i’usage de» télcphonc» (K HIT, p,33, «juin), [/annonciateur pour 5o Conducteurs doubles M. 99 des
- Montage de la sonnerie dans une’ installation lélépho-nique (ET IV, p. 176. i^jura).
- ..........
- (E W.p. 74*, XY, p. 5i6,
- idéal; C.-F. Jknks (ERX Y, p. 635,
- X Sa“(KUR 4 Y.tLp°l sjfc".î
- H.LE* (li IV, p. 6»7, ™ »vril)
- phoniques et télégraphiques; C.-C.i 55g, îmai. __
- (EUX Y.
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- Eclairage.
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- Lampe Xernst, modèle A (DEL, p.Y*5, '11 mai), p. 859, 17 mai).
- Les conditions de fonctionnement de la lampe Xerust (K 11XY, p. 543, 4 mai).
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- !PE.LILtr(IIE,
- Cooper Hkwjtt
- (E RX A’, p. 513, 37 avril).
- l/éclairage et la traction à Itford (E H, p. 977, 7 juin). Choix d’un photomètre pour stations centrales; W.-M. Stïm; lAE, p. 266. juin).
- c(AE,p. :
- C.-J. Relu (J Fl. p.
- Actions éiectrochiiniquos ; C.-J. Rel 393, mai; p. 4o3, juin).
- Sur les phénomènes périodiques de "
- Ea soudure duplomb au moyen du chalumeau oxhydrique : M.-Th SchOop (Z ET, p. 224, 5 mai).
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