L'éclairage électrique
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DJ UKCTJON SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL A. CORNU G. LIPPMANN
- D. IY10NNIER
- H. POINCARÉ
- A. POTIER
- J. BLONDIN
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- TOME XXVIII 3" TRIMESTRE 1901
- TARIS
- ANC'1' LIB™ G. CARRÉ ET C. NAIT)
- C. i\ AUD, ÉDITEUR
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- Tome XXVIII.
- Samedi 6 Juillet 1901.
- 8» Année. — N° 27
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut, — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université,
- EXPOSITION UNIVERSELLE
- GROUPE ÉLECTROGÈA'K DK i ooo KILOWATTS DK MM. SIEMENS ET HA1.SKE DE VIENNE ET DE M. F. RINGHOFKEll DE PRAGUE
- La succursale de MM. Siemens et Ilalske. à Vienne, et M. F. Ringhofter, de Smiehow-les-Prague, avaient exposé en commun un des groupes à courant continu les plus importants du Palais d’Elcctrieitô et ic seul groupe à courant continu de la section autrichienne.
- Cet ensemble, très remarqué, est représenté sur la photographie de la figure / ; il présente, tant, ait point de vue du moteur à vapeur que de la dynamo, des pa rliculariLés très caraeLérisLiques qui en foui un des groupes les plus intéressants à étudier.
- Moteur a vapkur. — Le moteur à vapeur de M. F. RinghofTer est du type vertical à triple expansion et à quatre cylindres ; mais, contrairement à ce qui existe dans toutes les autres machines à quatre cylindres exposées, il y a, pour des raisons que nous donnerons plus loin, deux cylindres à haute pression.
- Les dimensions et conslanLes de la machine sont les suivantes :
- Vitesse angulaire en tours par minute..................... <p
- Pression de la vapeur d’admission......................... 12 kg : cm-.
- A celte vitesse et à cette pression, la puissance normale de la machine est de i 6oo chevaux indiqués; cette puissance peut être poussée facilement à a ooo chevaux.
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- Chacun des petits cylindres (fig. a et 3) est. monté en tandem avec l'un des gros, l’un des cylindres à haute pression et le cylindre à moyenne pression sont placés à droite de la dynamo el Fautre groupe de deux cylindres, à gauche ; les petits cylindres sont à la partie
- Les considérations que donne M. F. Ringhoffer pour l’adoption de deux cylindres à haute pression sont nombreuses, nous les reproduisons ici telles qu’elles ont été présentées aux membres du Jury.
- i° Cette division du cylindre à haute pression diminue considérablement la charge des tiges de pistons, puisque c’est le cylindre à haute pression qui, pour certaines charges modérées, subit des pressions initiales très élevées. En employant la disposition choisie, ces pressions sont réparties par moitié sur les deux tiges.
- 2° Pour la même raison, la division du travail sur les deux manivelles est très avantageuse et donne d’excellents résultats, à n'importe quelle charge, en ce qui concerne Légalité des efforts. Il en résulte qu’on peut utiliser un volant relativement léger.
- 3° La régularité est presque semblable à celle de deux machines jumelles, c’est-à-dire excessivement précise ; à chaque révolution, le régulateur agit quatre fois, et presque coup sur coup, des deux côtés de la machine.
- 4° La stabilité de la machine est considérablement améliorée par suite de la petitesse et do la légèreté extrêmes des cylindres à haute pression par rapport aux autres.
- Les doux groupes de. cylindres travaillent chacun sur un arbre distinct, et les doux arbres sont réunis à l’arbre de la dynamo par des plateaux d’aeeouplemeiiL forgés avec les arbres eux-mèmes.
- Les deux manivelles sont à 90°; celle correspondant au groupe à moyenne pression est
- Les deux arbres sont soutenus par deux paliers chacun, portés par les plaques de fondation; les bâtis reposent sur ces plaques par quatre pieds placés symétriquement. Les cavités on l'on Le servant à recueillir l’huile sont prolongées suivant les contours extérieurs du bâti et également sur les paliers principaux de façon à ce que les plaques de fondation atteignent une hauteur sérieuse et assurent une grande résistance contre les dé.viaLions.
- Les crosses de pistons sont en acier coulé et ont des glissières réglables en fonte doublées de métal blanc. Les pistons sont en fonte et creux, ils ont. des anneaux également en
- Le cylindre à moyenne pression et celui à basse pression n’ont pas d’enveloppe de vapeur; ils ont chacun, pour l’échaulfement avant la mise en route, deux petites soupapes communiquant directement.
- Les enveloppes de vapeur des petits cylindres servent uniquement à Féchauffemenl préalable cl, à la vapeur s’échappant de ces cylindres.
- Celte, disposition s’applique très avantageusement à l’emploi de la vapeur surchauffée, caria vapeur d’éjection, sortant par la chemise de vapeur, provoque un refroidissement de la surface supérieure des cylindres.
- La vapeur est amenée aux petits cylindres par un tuyau placé extérieurement et débouchant par deux conduites séparées dans les boîtes des soupapes supérieure el inférieure. De cette façon, la paroi intérieure du cylindre à haute pression est sans ouverture sur tout les parcours du [liston ; il en résulle que la dilatation du cylindre, produile par Féchauffemenl préalable, est très régulière.
- Pour réunir les deux parties de la machine longitudinalement, on a disposé deux fortes traverses de fonte, l’une entre les supports, Fautre entre le cylindre à moyenne pression el
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- celui à bosse pression ; ces traverses servent en même temps à porter les deux galeries principales destinées à assurer le service de la machine. Le service des crosses de piston
- est l'ait de deux petites galeries séparées, disposées sur les supports. Les diverses galeries sont reliées entre elles par des escaliers simples.
- La distribution dans les deux c)'lindres à haute pression se fait par des soupapes à double
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- Fig. i et 3. — Vues de face et de bout avec coupes partielles, du groupe dlectrogène de i ooo
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- siège avec déclic système A. Collmann, aussi bien pour les soupapes d’admission que pour les soupapes d'échappement. Les quatre soupapes de chaque cylindre sont commandées par un seul excentrique. Pour les soupapes d'admission, la position des déclics dépend de la position du régulateur; l’admission peut atteindre 70 p. 100 de la course.
- Pour les soupapes à échappement, les déclics sont animés d'un mouvement auxiliaire, que leur communique un des points du plateau tournant par l’intermédiaire d’une biollette de la distribution Gorliss des cylindres à moyenne pression et de basse pression; ce mouvement provoque le déclic seulement après la fermeture de la soupape d’admission et permet
- ainsi de régler à volonté le degré de. compression. Le régulateur est un régulateur d’axe, et placé sur l'extrémité libre de l’axe.
- La distribution dans les evlindres à pression moyenne et à basse pression, est à tiroirs tournants genre Corliss.
- Dans le cylindre à pression moyenne les tiroirs d’admission et les tiroirs d’échappement sont actionnés chacun par un excentrique de façon à permettre le réglage de la charge et la compression indépendamment l’une de l’autre. Dans le cylindre à basse pression, les quatre tiroirs sont actionnés par plateau tournant Corliss, et l’excentrique transmetteur du mouvement est remplacé par un bouton de manivelle assujetti à l’e.xlrémité libre de l’arbre.
- De cette manière il n’est pas fait usage, ni dans la distribution, ni dans le système de
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- régulation, d'engrenages ou d'arbres de distribution; on est donc assuré d’une marche silencieuse et on évite toutes les inexactitudes, souvent Lrès sérieuses, qui résultent de l’usure des dents ou de déviations de l'arbre. Tous les appareils en mouvement de la distribution sont disposés sur les entés extérieurs de la machine pour protéger autant que possible la dynamo installée à l’intérieur contre les projections d’huile.
- Le graissage central est employé pour tous les paliers principaux, les boutons de manivelle, les crosses, les glissières, les excentriques et les tiges actionnant la pompe à air. L'huile, venant d’un véservoir installé sur la galerie centrale, est conduite tout d’abord à quatre tubes distributeurs disposés à différents points. De là, elle est distribuée aux
- différents points de consommation par des appareils à écoulements réglables. Toute l'huile qui s’écoule est recueillie dans les cavités ménagées sous les excentriques et les manivelles; de là elle passe par une conduite et arrive à doux libres planés clans le sous-sol. Après avoir été purifiée dans ces filtres, l'huile est renvoyée au moyen de pompes dans le réservoir central.
- Les condenseurs et pompes à air sont disposés dans les fondations de la machine. La conduite allant du cylindre à basse pression aux condenseurs, va tout d’abord jusqu’au milieu de la machine, puis se bifurque et se rend dans les deux condenseurs.
- La longueur du chemin à parcourir par la vapeur depuis le cylindre jusqu’à l'un des deux condenseurs est ainsi la même ; de plus, ces condenseurs sont encore réunis par un tuyau de communication aboutissant aux chambres d'eau.
- Chaque condenseur est muui d’une vanne do fermeture séparée, dans le but de régler la quantité d’eau projetée.
- Les pompes à air sont verticales et à double effet.
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- Une des particularités de ce système, inventé par M. le professeur Doerfel de Prague, consiste en ce qu’au-dessus du piston sont disposés des caissons à air; l’air contenu dans ces caissons prend part à l'expansion et à la compression, et assure une marche douce et régulière.
- Les trois systèmes de soupapes des pompes à air sont munis de recouvrements on caoutchouc « Dermatine », et les deux pompes à air sont mues par les bielles des machines, au moyen de leviers et de tiges en fer forgé.
- Le moteur à vapeur comporte, outre la partie tournante do lu dynamo, un volant sur
- lequel est fixé l'induit de la dynamo. Le poids du volant est de ?4 000 kg et son diamètre de 4 ni ; la largeur de la jante est de 42 cm.
- La consommation de vapeur surchauffée à une température de 33o° et 34ou, mesurée à l’entrée des cylindres à liante pression, est de 44 kg par cheval-heure indiqué pour une pression inilialc de 12 .kg: cm2 et sous la charge la plus favorable.
- Dynamo. — La dynamo à courant continu de MM. Siemens et. llalslce à Vienne commandée par le moteur à vapeur de M. F. Ringhofler est du type volant.
- Sa puissance est de 1 000 kilowatts sous une tension de 000 volts ; ce qui correspond à un débit de 1820 ampères; toutefois, la machine peut faire la même puissance avec une tension de 5oo volts seulement et un débit par suite de 2000 ampères.
- La vitesse delà machine est de y5 Leurs par minute.
- Gomme nous l’avons dit en débutant, la dynamo à courant continu de MM. Siemens et Halske présente de nombreuses particularités tant au point de vue mécanique qu'électrique.
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- C’est une dynamo destinée à un service de traction et susceptible par suite d’une surcharge assez considérable.
- La photographie de la figure 4 représente une vue de la dynamo, les figures 5 et 6 en sont des vues debout et de face avec coupe partielle eL la ligure 7 une demi-coupe par l’axe. Les figures 8. 9, 10 et ri montrent des détails de constructions des pèles inducteurs et des carcasses des bobines.
- Inducteurs. — Les inducteurs sont constitués par une carcasse en fonte coulée en deux parties, assemblées suivant un diamètre horizontal et portant à la partie inférieure deux pattes par lesquelles la machine repose sur scs fondations.
- Le centrage du système inducteur est obtenu par un procédé assez simple consistant à faire reposer les pattes sur la plaque des fondations par des vis calantes et la partie inférieure de la carcasse sur un tabouret placé au fond de la fosse.
- La surface d'appui de ce dernier est légèrement inclinée et un coin déplaçable avec une vis dont ilforme l’écrou permet de soulever plus ou moins la partie inférieure de la carcasse.
- Les pèles inducteurs sont feuilletés et les tèles ont 2 mm d’épaisseur.
- La fixation des pèles sur la carcasse inductrice est aualogue à celle employée sur quelques alternateurs; elle est obtenue à l’aide de clavettes à -section en forme de queue d'aroude qui viennent emprisonner les rebords laissés sur les tèles des pèles inducteurs; chaque clavette est fixée à la carcasse par deux fortes vis.
- Le diamètre extérieur de la carcasse inductrice est de 388 cm et son diamètre intérieur de 336 cm. La largeur totale est de 106 cm. La longueur des tôles inductrices parallèlement à l’axe est de 49 cm eL celle des noyaux polaires, perpendiculaire à Taxe de 32 cm: les épanouissements ont un développement de 4^,3 cm.
- L’alésage des inducteurs n’est pas régulier, l’entrefer, suivant une disposition déjà employée par quelques constructeurs, va en croissant d’une corne polaire à l'autre.
- L’entrefer minimum est de 8 111m et se trouve sous les cornes polaires où le flux tend à s’affaiblir par suite de la réaction d’induit c’est-à-dire sous les cornes situées en arrière dans le sens de rotation de l’induit; l’entrefer maximum sous les cornes d’avant est de 12 mm. De cette façon la distribution du Aux le long de l’entrefer est dissymétrique à vide, mais la dissymétrie diminue avec la charge pour devenir plus ou moius symétrique de chaque côté de l’axe des pôles à pleine charge.
- Le diamètre moyen d'alésage est de cm.
- Les bobines inductrices sont enroulées sur des carcasses en laiton en deux parties fixées par des vis sur les tôles inductrices. Les deux parties sont serrées l’une contre l’autre à l'aide de petites vis et la carcasse reçoit une bobine en fil de 5 mm de diamètre et comportant 770 spires.
- Toutes les bobines inductrices sont montées en série ; la résistance du circuit ainsi formé est de 18 ohms à chaud. La machine est excitée en dérivation.
- Le poids du cuivre de l'enroulement inducteur est de 3ooo kg.
- Induit. — L’induit a une constitution tout à fait particulière. La machine comporte un volant spécial clavelé sur le même arbfo que la dynamo qui sert en même temps de support à l’induit.
- A cet effet, celui-ci est disposé sur un double tambour portant chacun un anneau courant le long do-la surface extérieure, et c’est entre les deux anneaux que sont serrées les tèles. de l'induit. L’un des tambours est boulonné sur les bras du volant tandis que le second est fixé au premier par des boulons traversant des rebords ménagés extérieurement sur les deux tambours.
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- La partio interne du second tambour, située du côté du collecteur, est un peu évasée et reçoit un disque à bord légèrement troneonique qui y est fixé à l’aide de boulons.
- Ce disque est omnianebé sur une couronne venue de fonte avec un support claveté sur l’autre et dont les bras sont légèrement inclinés sur la verticale.
- Les surfaces latérales des deux tambours sont percées de nombreuses ouvertures pour la ventilation et sont consolidées par des nervures qui réunissent les anneaux de serrages
- des tôles aux rebords ménagés sur les tambours et. servant en même temps d'appui aux conducteurs induits.
- Les tôles induites sont partagées en six anneaux concentriques séparés entre eux par des cales de 10 mm d’épaisseur et permettant la bonne ventilation des tôles. La largeur totale des anneaux, y compris celle des cales, est de 54 cm.
- Le diamètre extérieur de l’induit est de >5o cm cl la hauteur radiale des anneaux de 23 cm.
- Le diamètre extérieur des tambours supportant l’induit est de 170 cm.
- La surface extérieure de l’induit porte 286 rainures de 5 cm de profondeur radiale et de i,3 cm de largeur. L’enroulement de l’induit est du type série-parallèle d’Arnold avec 10 circuits en quantité. ’ '
- Chacune des rainures comporte 4 conducteurs formés par une bande' de cuivre plat de 1,8 cm de largeur et 4 mm d’épaisseur ; le nombre total des sections est de 072'ét chacune d’elles comprend une seule spire.
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- Le collecteur est fixé sur un tambour circulaire après le support d’induit; les lames y sont serrées par des segments en forme de cornières cintréeset retenues par des vis.
- Le collecteur comporte 572 lames isolées au mica ; son diamètre extérieur est de 208 cm et sa largeur utile de 27 cm. Sur ce collecteur frottent quatorze rangées de 5 balais en charbon. Los lignes de balais sont supportées par un anneau ajouré pouvant tourner autour de la carcasse inductrice à l’aide du petit volant à main.
- La surface de contact de chaque ligne de balais est de 74 cm2 ; ce qui correspond à une densité de courant de 5,4 amp : cm2.
- Les axes des tiges des porte-balais ne sont pas parallèles à l’axe de la machine, mais sont inclinés d’un certain angle réglable à la main de façon à faire varier à volonté la surface de recouvrement de chaque ligne de balais,
- La résistance de l’induit entre les balais est de 0,0037 ohm.
- Le poids de la dynamo sans le volant auxiliaire est de 45 600 kg.
- Résultats d’essais. — L’intensité du courant d’excitation correspondant à la marche à vide avec une tension aux bornes de 55o volts est de a3 ampères.
- Le courant d’excitation en charge est de 24 ampères ; la perte par excitation est par suite de i3,2 kilowatts, soit i,3 p. 100.
- Le rendement électrique de la dynamo est de 90 p. 100.
- L’élévation de température au-dessus delà température ambiante, après 24 heures de marche en charge, est de 3o° C.
- Les inductions dans les différentes parties de la machine pour la marche à vide sont les suivantes :
- Dents (induction apparente)
- v„(wiP ^
- lM.wm.v- n.dai.-PR O-alrnWt
- magnétomotrices nécessaires pour aire passer le flux sont : a45 Gilber
- Les ampère-tours totaux sont donc de 11 32.5 à vide ; pour la charge normale, les ampère-tours calculés sont de 18000.
- La chute de tension en charge est d’environ 3 p. 100.
- MATÉRIEL DE MM. J.-J. RIETER ET Cie DE W INTERTHUI!
- I. -- MATÉRIEL A COURANT CONTINU
- Dynamos a courant continu. — MM. J.-J. Rieter et Cie de Winterthur avaient exposé à Taris divers types courants de leur matériel à courant continu.
- Les dynamos à couraut continu de MM. J.-J. Rieter et Cie sont classées en trois séries, désignées par les lettres H, R et L.
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- Les dynamos de la première série représentées par les types Ho,5 11 puissances aux bornes sont respectivement do 45, 180 et 6oo watts poi i 5oo, 2000 et i 8oo tours par minute, sont du type à inducteur en fer r graphie de la figure r se rapporte à un de ces types. La photographie respond à un moteur de la même série, mais du type c moteur commande un ventilateur.
- Les dynamos de la seconde série étaient représentées p Rio, R2a, R40 et R6o, dont les puissances sont respeeliv 1700, 3 000, 4800 <;I 6000 watts avec des vitesses de 1 400 1 100 tours par minute.
- T.a figure 3 se rapporte aux dynamos de cette série ; toutes ces machines sont bipolaires avec carcasses inductrices de forme sphérique.
- Les dynamos de ces deux séçics, comme celles de la troisième du reste, sont à induiL denté et sont susceptibles d’une surcharge momentanée de 3o p. 100. .Elles sont établies généralement pour des tensions
- ,5 et 115, dont les r des vitesses de cheval; la photo-
- : i25 volIs.
- Les lames des collecteurs sont Les dynamos de la troisième
- ; dur étiré et, s
- étaient ]
- ; par les types
- 5pi„
- kilowatts sous d'une batterie
- spécialement, )n variable de 3 ampères ou
- par minute et le
- ire 4 est une photographie, a une puissance de 4a de 120 à 170 volts, de façon à permettre la char d'accumulateurs. Elle est à 4 pôles.
- La seconde* dont nous nous'oceuperi a une puissance de 70 kilowatts sous un 120 à 180 volts. Le débit est par suite 388 suivant les cas.
- La vitesse angulaire est de 55o to nombre de pôles de 6.
- Les figures 5 et 6 sont des vues d’e partielles de cette dernière machine.
- Inducteurs. — La carcasse mduct.vie» couronne en fonte en deux parties assemblées par des boulons et dont finie, la partie inférieure, porte deux pattes qui reposent sur le bâti. Ce dernier porte les 2 paliers venus de fonte avec lui.
- Les pôles inducteurs, à section circulaire, sont en acier et portent avec eux leurs épanouissements polaires déformé rectan-p. . gulaire. Ces pôles sont encastrés dans la couronne inductrice
- continu pour ventilateur de l'a<‘on a diminuer l’effet de la résistance magnétique des
- MM.J.-J. Kieter et Clc. joints. Ils sont fixés à la carcasse par un boulon la traversant
- complètement.
- Le diamètre extérieur maximum de la carcasse est de i3o cm et sa largeur de 35 cm ; I:épaisseur do la couronne inductrice est de 9 cm et son diamètre intérieur de 112 cm.
- La hauteur radiale des pôles y compris celle de l’épanouissement et de la partie encastrée est de 28 cm. La partie extérieure du noyau a une hauteur de 20 cm ; le diamètre des noyaux est de 22 cm.
- La longueur des épanouissements polaires est de 34 cm et leur largeur dans le sens
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- L'anneau induit porte iao rainures, de 28 mm de profondeur et 6 mm de largeur, dans lesquelles est réparti l’enroulement induit en tambour multipolaire en quantité.
- Chaque rainure comporte deux conducteurs de 2a mm de largeur et de 1,6 mm d’épaisseur.
- Ces conducteurs sont pliés a leurs extrémités, à angle droit de façon à former des développantes de cercle qui sont ensuite connectées entre elles par de petites gouttières, ou aux lames du collecteur; on réduit ainsi considérablement le nombre des soudures.
- L'enronlement induit comprend i5o sections de 2 conducteurs chacune aboutissant aux lames du collecteur.
- Le collecteur est monté sur un manchon clavelé sur l’arbre. Les lames au nombre de i5o
- sont isolées au mica et sont ser-
- elles
- i et
- e partie tournée retenu par des
- Le poids de l’induit tout monté est de 87 poidie en porte à faux d’un diamètre de 63 en
- Le diamètre extérieur du collecteur est. de 3a cm et sa largeur utile de 19 cm.
- Le courant est recueilli par 6 lignes de balais en charbon. Le». axesportanl les porte-balais sonL montes sur un support tournant autour d’un anneau venu de lontc avec le palier, et fixés a 1 aide d’une vis à pui-
- La résistance de l'imluÎL entre balais est de o,oo35 ohm à chaud et le poids de cuivre employé de 90 kg. icliine esl commandée par une rgour de 4 c, cm.
- Deux anneaux (
- nt les balais de même polarité.
- Moteuh m: tuamiv.iv de 20 chevaux. —’ Les moteurs pour tramways de MM. J.-J. Rieter et Cie étaient représentés à l’Exposition par le type de 25 chevaux que montre la photographie de la figure 7.
- Les figures 8 et 9 sont des vues d’ensemble avec coupes de ce moteur qui est établi pour une tension de 5oo volts aux bornes et une vitesse normale en charge de 45<> tours par minute.
- Le moteur est à 4 pôles dont deux seulement portent les bobines inductrices.
- La carcasse est en acier coulé et en deux parties réunies entre elles par deux charnières. La partie inférieure supporte les paliers venus de fonte.
- Les deux pèles porLant l’enroulement inducteur sont circulaires el sont creusés à l’intérieur de façon à venir s’emboîter sur une partie correspondante de la carcasse à laquelle ils sont fixés par des boulons.
- Les pièces polaires venues avec les noyaux ont leurs rebords parallèles Ji l’axe légère-
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- fions, lesquelles ont ainsi leurs extrémités et leurs sorties aboutissant, chacune à une lame
- Le collecteur est monté sur manchon claveté sur l’arbre et portant un système de développantes logées à l’arrière et réunissant 2 à aies lames diamétralement opposées.
- Les lames, isolées au mica, sonl serrées sur le support par une bague en acier maintenue par des vis après ce support.
- Le diamètre du collecteur est de 29 cm et sa longueur utile de 9 cm.
- Les deux lignes de balais, qui comportent chacune 4 halais en charbon, sont fixées à la partie supérieure de la carcasse.
- L’arbre du moteur actionne par un pignon en acier d’un diamètre extérieur de i3,G cm une roue dentée en fonte grise de Go,8 cm de diamètre extérieur et calée sur l’essieu.
- Les nombres de dents du pignon et de la roue sonL respectivement de iy et yd, ce qui donne un rapport dp vitesse t/4,46.
- Le moteur est supporté par l’essieu à l'aide de deux paliers venus de fonte avec la carcasse et par une suspension élastique le reliant au truok du trainvay.
- JJ.---MATÉIUEX. A CCU.HAXTS AT.TCnN ATIFS
- TiiANsroHMATECKs. — Les transformateurs à courants alternatifs de MM. J.-J. Rider et G1* étaient représentés par divers types WT à courants alternatifs simples de 1 à 4 kilowatts et par quelques types DT de 3 à 3o kilowatts. Nous donnerons la description de ec dernier
- *ype-
- Ce -transformateur est établi pour une tension primaire de 4 4ÛO volLs : la tension par phase est de 2640 voils, lYnroulement à hauLe tension étant groupé en étoile l'intensité du courant primaire par phase est de 3,on ampères.
- La tension secondaire aux bornes est de 190 volts, soit 1 ro volts par phase avec groupement des circuits en étoile. J/intensité du courant secondaire par phase est de 91 ampères.
- La fréquence des courants est de 5o périodes par seconde.
- Le transformateur de 3o kilowatts de MM. .T. J. Uieter et Cie est représenté sur la photographie de la figure 1. Les figures 2, 3 et. 4 sont des vues d’ensemble et coupes de eel appareil. Il est du type à noyaux.
- Le circuit magnétique est constitué par trois colonnes verticales formées do paquets de tôles lamellées de différentes largeurs de façon à ce que la section totale inscrite dans un cercle fournisse une utilisation maxima. Ges trois noyaux sonL serrés à l'aide de boulons et de plaques de serrage;ils sont, disposéssur un novau horizontal et surmonté d’un noyau de mémo forme qui complète le circuit magnétique. Des boulons d’assemblage réunissent le socle et le chapeau.
- Les deux noyaux horizontaux sonl disposés dans des caisses en foule formant, l'un le socle cl l'autre, le chapeau de l'appareil.
- La hauteur des noyaux verticaux est de Gy cm ; les a paquets de tôles qui les composent ont des largeurs respectives de 12,6, 10,6, 18,4, 10,G et. 12,6 cm et des épaisseurs de i,5, 2,5, 7, 2,5, i,5, ce qui donne une section totale par noyau de 2^,G cm2.
- Chacun des noyaux horizontaux a une hauteur de 15,5 cm et une largeur de 15,5 cm également, leur longueur est de 91 ein.
- La hauteur totale du transformateur, y compris le piton d’enlevage, est de 122 cm, la longueur dans les deux sens est de 19.4 cm cl de 52 cm.
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- L'onroulemenl primaire* placé' extérieurement est formé de bobines enroulées sur des carcasses isolantes. Chaque phase comprend. 10 bobines superposées disposées en
- Chaque bobine comporte 112 spires de, fil de y.8 mm de diamèlre, soiL 1 120 spires par phase.
- La résistance du circuit primaire par phase esL de 0,80 ohm à chaud.
- L'enroulement secondaire est formé pur une bobine unique par phase enroulée* sur une carcasse isolante et constituée par /\()o spires d'un fil de 120 mm3de diamètre.
- La résis [a ruai du circuit secondaire par phase est de o,oo5 ohm à chaud.
- Les extrémités des circuits à hante et basse* tension traversent des ouvertures ménagées dans le chapeau et sont isolées de eolui-ei par des tubes en porec-
- Le* transformateur est enveloppé par une tôle perforée qui protège les enroulements contre les chocs extérieurs.
- MOTEURS ASYNCHRONES TRIPHASES. ------
- Pour terminer notre étude sur le* matériel électrique de MM. J.-.T. Uielcrel Clff. nous donnerons la description de deux des lypes des moteurs asynchrones triphasés désignés par la lettre 1).
- Les moteurs asynchrones triphasés de MM. J.-J. itieter et Cie sont divisés (*Ti deux séries; dans l'une, qui comprend les tvpos de 0,18 che\al à 8 chevaux, les moLeurs ont un induit en cage; d’écureuil ; élans l'autre, celle des types de 10 a 3oo chevaux, les induits permettent Un- Fi(_, leur en,m,,is triph,™»do 3o kilovolt.-
- troduclion de résistances variables pour ampères <!<• MM. J.J. Tlk-t.r-r h O, de Wimcrtlmr. le démarrage.
- Dans les 2 séries, l’inducteur esl fixe et l'inclniI mobile. Tous ces moteurs sont établis pour une tension simple de 1 eo volts, ce epii permet de* les employer sur dc3 réseaux de no volts ou 190 volts suivant le groupement des circuits inducteurs.
- La photographie de la figure 5 représente un moteur de 200 chevaux à courants triphasés de MM. J.-J. Rieter et Cift. Les figures 6, 7 et 8 se rapportent à des petiLs moLeurs ; le premier commande un arbre de transmission par l intermédiaire d’un engrenage, le second un ventilateur et le troisième esl. destiné à actiouner un métier à tisser.
- Nous décrirons plus spécialement un des types de chaque série.
- Moteurs a induit en court-circuit. — Le moteur représenté sur les ligures 9 et ro est celui de 3 chevaux. La tension composée est de 190 volts, l'inducteur étant groupé en étoile.
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- Ce moteur est établi pour une fréquence de 5o périodes et son nombre de pôles est de 4 ; là vitesse correspondant, au synchronisme serait donc de i 5oo tours.
- L’inducteur est supporté par une caisse cylindrique en fonte portant intérieurement des
- nervures sur lesquelles viennent s'appuyer les tôles. Celles-ci sont serrées entre deux anneaux retenus T un, par une partie plus élevée des nervures et l'autre, par des petits coins en bronze. Deux flasques boulonnées sur la carcasse portent les paliers à bagues et des oreilles pour la fixation du moteur.
- Le diamètre extérieur de la carcasse est de 35 cm et sa largeur de 20 cm. Le noyau inducteur a un diamètre d'alésage de i5 cm et une hauteur radiale de 8 cm ; la largeur du fer de l’inducLeur est de 10 cm.
- La surface intérieure du noyau inducteur porte 36 encoches fermées dans lesquelles
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- sont disposés les enroulements inducteurs formés de deux bobines par phase. Chaque bobine complète est répartie dans (S rainures et les deux bobines de chaque phase sont' montées en série.
- Le nombre de spires de chaque bobine est de 73,2a par bobine élémentaire, soit 2a conducteurs par rainure. Le diamètre du fil inducteur est de 2,2 mm.
- La résistance calculée fie l'inducteur par phase est de 0,(18 ohm à chaud.
- L’induit se compose d’un noyau de tôles laminées clavelé sur l’arbre et serré entre
- Fig. 5. - Moteur asynchrone à courants triphasés de 200 chevaux, de MM. J.J. Rietcr et C1» de Wintcrthur.
- deux disques en fonte à l’aide d’un petit anneau logé dans une gorge rectangulaire de l’arbre.
- Le diamètre extérieur de l'induit esL de 14>9 cm et l’entrefer de 0,0 mm.
- La hauteur radiale des tôles est de 3,7 cm. Elles sont percées de 29 trous circulaires dans lesquels sont logés des conducteurs ronds de 8 mm de diamètre réunis outre eux à leurs deux extrémités par deux bagues en cuivre de 4,5 cm de largeur et de 4 mm depais-
- L’inlensité du courant dans l’inducteur à pleine charge, de 3 chevaux est de 9,85 ampères par phase et le facteur de puissance de 0,81.
- Le glissement de cette charge est de 6,2 p. 100, .ce qui correspond à une vitesse angulaire normale do 1.420 tours par minute environ.
- Le rendement à pleine charge est de 84 p. 100.
- Moteurs a. induit a bagues. — Le moteur à induit avec résistances variables, dont les figures 11 et 12 sont des photographies et les figures i3 et 14 des vues d'ensemble avec
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- coupes, est d’une puissance de 12 chevaux. 11 est à 6 pôles, ee qui, avec dos courants d’ali-menlation d'une fréquence de 5o périodes par seconde, correspondrait au synchronisme à une vitesse angulaire de 1 000 tours par minute.
- Ce moteur est d’une construction analogue au précédent, nous nous contenterons donc d'en donner les dimensions principales.
- Le diamètre extérieur de [a carcasse inductrice en fonte est de 54 cm et sa largeur de 27 cm. non compris les flasques portant les paliers.
- Le diamètre d’alésage des tôles est de 3o cm et l'entrefer de o,5 mm.
- La hauteur radiale des tôles atteint 10 cm et la largeur de l’inducteur i4 cm.
- L’enroulement est réparti dans 72 encoches, soit 4 par pôles et par phase.
- Chaque phase comporte 3 bobines montées en série et enroulées chacune dans 8 encoches fermées. Chaque encoche comprend 7 conducteurs de 4,2 mm de diamètre, ce qui correspond à 28 spires par bobine complète.
- Le groupement des trois phases est en étoile pour une tension d’alimentation anx bornes de 190 volts.
- La résistance calculée à froid par phase est de 0,10 ohm.
- L'induit a un diamètre extérieur de 29,9 cm, une hauteur radiale de 00 cm et une largeur' de 3o cm.
- Les encoches complètement fermées sont au nombre de 54, soit 3 par pôle et par phase. L’enroulement inducteur en tambour comprend 3 bobines par phase enroulées chacune dans 6 encoches. Le nombre de spires par bobine est de i5 et celui de conducteurs par rainure de 5 ; le diamètre du fil de l’induit est de 5 111111.
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- La résistance calculée de l’induit par phase est de o,o3 ohm à chaud ; les trois phases sont groupées en triangle.
- moteur asynchrone de 3 chevaux à induit
- Les parties extérieures de l'enroulement, induit sont maintenues par des goujons isolés,
- Fig. ii et la. — Moteur asynchrone de ia chevaux à induit à bagues de MM. J.J. Rieter et Cie do Wintertbur.
- vissés dans les disques de serrage des tôles, de façon à empêcher l’action de la force centrifuge.
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- Los points d’entrée du circuit induit aboutissent, par des conducteurs logés dans l’arbre creusé à cet eil'et, à trois bagues do frottement on bronze montées sur J’arlire et en porte-à-faux. Ces bagues ont un diamètre de 18 cm et une largeur de 2,5 cm.
- Les balais frottant sur ces bagues sont supportes par un axe serré dans une oreille fixée sur l’une des flasques portant les paliers.
- A charge normale de n chevaux à la poulie l’intensité du courant, dans l’inducteur est de 35,4 ampères par phase ; le facteur de puissance atteint 0.87.
- Le glissement de l’induit en charge est de 3,5 p. 100 et la vitesse de régime par suite de 970 tours.
- Le rendement à cette charge est de 8^ p. 100.
- Un moteur de 20 chevaux de construction identique au précédent et établi pour les mêmes constantes de tension cl de vitesse, a les dimensions principales suivantes :
- Le diamètre d’alésage de l’inducteur est de 38 cm et la largeur du fer de; i5 cm, l’entrefer est de 0,-5 mm.
- La surface intérieure de l’inducteur est pereée de 72 encoches, soit 4 par pôle et par phase. Chaque phase comprend 3 bobines enroulées dans 8 encoches chacune, le nombre de conducteurs par encoche est. de 5 et celui de spires par bobine complète de 20. Le diamètre du fil inducLour est de 5,6 mm.
- Les 3 bobines de chaque phase sont groupées en série.
- L’induit a un diamètre de 37,80 cm et. une largeur de i5 cm : il porte 54 encoches comprenant chacune 5 conducteurs de 5,8 mm de diamètre. Ces conducteurs constituent 3 bobines par phase enroulées chacune dans 6 encoches.
- L’intensité du courant dans l’inducteur est de 57 ampères par phase et le facteur do puissance de 0,89.
- Le glissement en charge de 20 chevaux est de 2,0 p. 100, la vitesse angulaire normale do 960 tours par minute.
- Le rendement est de 88 p. 100.
- J. Reyi
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- COMPTEURS A TARIF VARIABLE
- Dans le but de provoquer la consommation d’énergie électrique pendant les périodes où elle est le plus faible, certaines stations d’électricité ont abaissé le tarif de vente pour l’énergie spécialement employée à la force motrice ou au chauffage par exemple. Mais cel emploi de l'électricité qui semble ou réservé aux heures pendant lesquelles l’éclairage électrique absorbe peu, ou encore réparti uniformément sur les différentes périodes de la journée, peut provoquer un accroissement fâcheux de la consommation pendant les heures les plus chargées. U est donc plus rationnel de maintenir le tarif habituel pendant la période de forte charge et d’abaisser au contraire ce tarif le reste du temps et cela quel que soit l’usage qui peut être fait de l'électricité consommée (J). C’est pour répondre à ce système de tarification qu’ont été établis les compteurs diLs à tarif variable et dont plusieurs exemples ont été déjà décrits dans ce journal f).
- Lorsqu'on emploie le dispositif de G. Ràscii de Carlsruhe (;,ï, les bobines d’intcnsiLé AA (fig. i) doivent être toutes insérée,s sur le même conducteur principal; les bobines de
- lés deux pôles, comme cela a lieu
- habituellement, sont
- •incîpal par l’intermédiaire d’
- rt-circuit; la Lension
- aux heures de tmil, la résistance W est insérée et abaisse la tension aux extrémités des bobines VY : l'indication donnée parle compteur est abaissée proportionnellement à cette diminution do lension.
- Pour éviter la perte de tension dans le réseau auxiliaire, il est bon do donner au conducteur une section suffisante, 2 mm2 suffisent, caria consommation dans un bon compteur ne dépasse généralement pas ^ampère. „
- Ce syslème a l’inconvénient que le consommateur ne sait pas quelle est la tension envoyée dans le réseau auxiliaire et par suite quel tarif lui est appliqué. GetLe tension pourrait même être supérieure à celle du réseau principal au lieu de consommation, ce qui élèverait le tarif au delà de sa valeur maxirna. A ce point de vue, le dispositif du compteur Anox est préférable car la tension du réseau auxiliaire y est remplacée automatiquement parcelle du réseau principal lorsque celle-ci devient inférieure à la précédente: de cette façon, la tension la plus élevée qui puisse exister aux bornes de l’induit du compteur u’est jamais supérieure à celle du réseau de consommation. * (*)
- f) Voir à propos do la tarification de l’électricité G. Pellissikb, l. XII, p. 537. — Brovvx et Ronn, t. XIII, i>. i57 et t. XIV, p. 93.
- (*) Armagkat, t. XXV, p. 186.
- (a) Elcktrotecknistihe Rundschau, t. XVI, p. 118.
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- Le système Aron consiste dans l'emploi d’une source d'électricité auxiliaire ni disposée à côté de la génératrice M (fig. 2); cette source sert à changer la tension au compteur de manière à appliquer les différents tarifs. Le conducteur 1 de la machine auxiliaire m est relié à la horne K du compteur avec l’un des fils dérivés du courant principal. Delà le conducteur 1 se rend à l’enroulement du pendule p tandis que le conducteur a traverse l’électro-aimant E et revient à la dynamo auxiliaire m. Un levier H porte à une de ses extrémités une pièce de contact l mobile entre les deux contacts k et ki eL à l’autre extrémité une armature commandée par l’électro E. Le contact de l avec k est assuré par le ressort f
- En tarif normal, le courant revient du pendule p par le conducteur 4 au contact k et de là par le conducteur 3 à la source auxiliaire. Si au contraire la tension du réseau auxiliaire est trop élevée, l’électro E attire son armature, et la pièce l vient en contact avec kt, de sorte que le courant va de la borne K par le conducteur 1 au pendule p et par le conducteur 4, 1^ levier H, le contact h\ et le conducteur 5 à la borne K f du compteur; la tension de la source auxiliaire est ainsi remplacée par la tension actuelle du réseau.
- Le Dr Aron a fait construire aussi un compteur à tarif mobile (’) commandé par un mouvement d’horlogerie faisant partie du compteur; le principe est à peu de chose près celui du compteur Demichel (1 2).
- L’appareil dispense de fil auxiliaire et grâce au mouvement d’horlogerie, distribue périodiquement l'électricité à des Laux différents; il enregistre séparément sur deux cadrans la consommation en électricité de jour et électricité de nuit, pour permettre ensuite de totaliser la dépense. Le mouvement d’horlogerie actionne des roues munies de manchons portant une entaille à paroi inclinée ; grâce à celle-ci les roues se dégagent des doigts qui ont pénétré dans l’entaille, se déplacent parallèlement à leur axe et viennent comprimer des ressorts qui produisent les transformations mécaniques voulues.
- Lin indicateur permet de savoir quel est le tarif en vigueur. Ce système peut être employé pour introduire différents trains d’engrenage dans le mécanisme du compteur, pour produire un contact, pour introduire des résistances dans le circuit ou les supprimer.
- U faut naturellement autant de mécanismes de changement qu’il y a de périodes à tarifs différents.
- On peut placer dans la même catégorie, le compteur de rUxiox Elektiuzitæts Gesell-schaft, de Berlin (s).
- Il comprend deux rouages à cadran indicateur actionnés par un compteur moteur. T/un des mouvements est toujours relié au moteur, tandis que l’autre n’enlre en action qu’aux moments où est appliquée la taxe spéciale; sur un des cadrans est donc indiquée la quantité totale d’énergie consommée et sur le second, la quantité à tarif spécial.
- T/induit du compteur m est en dérivation sur les conducteurs nax (fig. 3) et les électros sont en série avec a. Le moteur commando les deux mouvements d et di de la manière sui-
- (1) L'Éclairage Électrique, t. XVI, p. 34.
- (2) Brevet français, n° 288872. 10 mai 1899. (A Brevet allemand, n° 99021.
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- vante : Taxe b du moteur porte une vis sans fin w qui engrène avec la roue dentée u’, (fig. 4) calée sur l’axe w., du totalisateur d (celui qui marque l’énergie totale consommée). L’arbre du second totaliseur dt est prolongé en bi et. se termine par la roue dentée tl qui entraîne la roue t dont l’arbre est dans le prolongement même de wr L'accouplement de ces deux arbres t et wi se lait par un embrayage à griffes constitué par les leviers n mobiles aulour d’un bras ?it fixé à l’arbre <f, les extrémités de ces leviers viennent s’engager dans la roue dentée o calée à l’extrémité de l’arbre u\,.
- Le couplage est produit par les électro-aimants eei.
- Les tiges n sont commandées par le levier /, solidaire de l’armature des électros et muni à son extrémité d’un anneau r dans lequel les tiges n peuvent tourner libre-, ment. Les électros sont alimentés par le conducteur q
- et par les conducteurs qt reliés aux contacts p et pl sur le cadran d'une horloge k. L’axe de l’aiguille /‘est relié à la ligne par le conducteur h. Les contacts p et />, sont isolés l’un de l’autre et l'aiguille f glisse à leur surface produisant ainsi la liaison de l’un d’eux avec la ligne. Quand l’aiguille est sur le contact p, l’électro eL est excité et attire son armature,
- débravant ainsi les bra
- t la roue v. Les bras n sont maintenus en prise avec la boîte h de l’arbre l par le ressort s. Le mécanisme est au repos jusqu’à ce que l’aiguille / atteigne le contact pt, l’éb est alors excité et dt remis en marche par le
- Fig. 4. — (
- et de «v
- L’électro-aimanl agissant est maintenu en circuit pour assurer le fonctionnement de l’appareil.
- Dans leur brevet, MM. Lourery, François eL Kunkei.-mann il) ont passé en revue quelques dispositions simples qui permettent de réaliser la tarification mobile avec les compteurs à tarification iixe. Elles consistent à agir à distance pour faire varier la vitesse du compteur, en se servant d’une horloge-mère placée à la station centrale ou en un point déterminé du réseau et susceptible d’envoyer pendant un temps déterminé un courant électrique dans un éleetro ou dans des bobines adjointes à chaque compteur. L’action peut être produite sur l’amortissement du compteur, sur le système qui mesure la tension ou sur celui qui mesure l'intensité.
- Lorsque l'on agit sur l’amortissement, dans le cas par exemple d’un compteur rotatif dont l’axe porte un disque métallique tournant entre les mâchoires d’un aimant permanent, on dispose un éleetro auxiliaire entre les armatures duquel tourne aussi le disque amortisseur, cet éleetro est actionné par l’horloge-mère et produit un frein dont l’action est proportionnel au courant qui le traverse. Si le compteur ne possède pas de disque amortisseur, il suffit d’en disposer un sur l’axe du moteur.
- Dans le Cas où l’on n’a à appliquer que deux tarifs, on pont mettre l’électro auxiliaire n en dérivation sur les fils de ligne; l’horfogc-mère actionne alors simplement un éleetro (iig. 2) qui commande l’interrupteur du circuit du premier éleetro. Comme il ne s’agit alors que d’une commande à distance, on peut aussi bien employer une commande pneumatique.
- 0 Br<
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- Si l’on veut agir sur la tension, on munit ce Système d’une -deuxième bobine qui ajoute son action à celle de l’appareil et qui est alimentée par la ligne de l’horloge-mèrc. Ainsi dans le cas d’un compteur Aron par exemple, on place concentriquement à la bobine de fil fin une deuxième bobine fixée comme la précédente sur le balancier, mais alimentée parle courant spécial de l'horloge-mère.
- Pour agir sur les bobines d’intensité, l'horloge-inère alimentera vin électro de manière à slmnter les bobines de gros fil, le compteur n’est plus alors traversé que par une fraction du courant principal.
- On peut agir encore sur la tension en introduisant en série ou en dérivation sur la bobine de fil fin un rhéostat à résistance variable. Un électro à chaque impulsion de l'hor-loge-inère attire son armature et fait avancer d’une deriL mie roue à rocket solidaire d’un disque à secteurs qui introduit ainsi les résistances.
- Il est évident que l'on peut clans les dispositifs précédents alimenter l’éleelro auxiliaire par le couvant de ligne, et l'horloge commandera simplement alors un commutateur.
- G'. Goisot.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- ACCUMULATEURS
- Accumulateur Joseph Skwirsky. Brevet allemand Ii5m, du iü novembre 1898. Ceniralblutt ffir Accumulataren mut Ktemenienk.un.de, l. Il, p. io, iep jau-
- L’élément est constitué par des électrodes de forme cylindrique empâtées de matière active uniquement sur la face intérieure.
- De telles électrodes de diamètre de plus en plus grand sont introduites dans un récipient également cylindrique, en plomb, garni intérieurement de matière active.
- L’emploi, d’électrodes cylindriques n’est pas nouveau, mais celles-ci. étaient empâtées des deux cotés et il en résultait que la matière active, foisonnant sous l’influence de la charge, s’écaillait et se détachait du support. Dans le brevet allemand a8 742, les élecLrodes sont coniques et on dispose entre chaque une substance isolante comme le sable, la silice, le verre, etc. qui comprime fortement la matière ; mais on augmente ainsi inutilement le poids.
- La disposition avec électrodes cylindriques empâtées seulement intérieurement présente les avantages suivants :
- i° La matière est très bien retenue dans son support; car, plus elle tend à foisonner par la
- charge, plus elle se comprime et moins sa chute est h craindre;
- ?.° Les réactions chimiques sont favorisées, car la matière active est en contact intime avec le plomb métallique du support.
- 3° Le montage est très facile.
- La ligure r ci-contre donne une coupe longitudinale par Je milieu de l’élément, la figure ü est une vue en plan, 3 montre les crochets formés sur le coté intérieur des cylindres, et destinés à retenir la matière; les figures 4 3
- représentent un peigne isolant pour la séparation des électrodes.
- L’accumulateur comprend une électrode centrale À autour de laquelle sont disposés les cylindres C, D, E, F. Ceux-ci sont munis do perforations obtenues mécaniquement à l’aide d’un instrument pointu et de façon à former intérieurement des barbes, dents ou crochets qui retiennent solidement la matière active empâtée.
- Les peignes isolants sont on bois ou en verre paraffiné. Le récipient B est constitué comme les électrodes C, D, E, F.
- La forme cylindrique donne aux électrodes comme au récipient, une grande solidité et. permet l’emploi de supports très minces; les itiéga-
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- lités d’action chimique sur les deux faces
- Fig.2
- Fig. i à 5. — Aeenmulaleur Skwirsky.
- 11’exisliml pus ici, il ne peul pas y avoir de déformation. L. J.
- Accumulateur Paul Emile Placet. Brevet américain n° 668 356 du i.'( novembre 1899. Centralbhitt für Accumulalorr.n und FAc.mentenkunde. 1. II, p. i:3, 1-avril ,901.
- Lu plaque de cet élément est constituée de la façon suivante : comme support a (fig. 1 et 2), ou emploie un tissu (feutre, toile', canevas, crin), enduit de matière inattaquable à l'acide (paraffine, bitume, solution de caoutchouc, silicate, etc ). Autour de ce support est enroulé un fil conducteur b en forme de spirale, recouvert lui-même par la pastille c de matière active. Celle-ci est constituée par un mélange d’un ou de plusieurs oxydes de plomb avec de la glycérine. Le séchage a l’air s’effectue en deux heures. On l’accélère en plaçant l’électrode entre deux plaques métal-
- liques chaufiees. Pour donner plus de porositém la matière active, on peut ajouter une substance qui se volatilise au séchage (comme le camphre et la naphtaline) ou qui se dissout dans la suite
- (comme l'amidon ou la magnésie). Les deux électrodes positive.et négative sont constituées de
- Elément, secondaire Leslie W. Collins. —
- Elemenlenkunde. t. TT-, p, 126, 15 avril 1901
- L’inventeur veut fabriquer rapidement et à bon marché les parties de la grille et les assembler ensuite solidement, et intimement.
- Le cadre A de la grille se compose de doux
- Fig. 1 et a. — Blément secondaire W. Collins.
- parties dont une porte la queue. Dans les entailles B de ce cadre s’appliquent les tenons Bs des extrémités des baguettes B2 qui, après l’introduction, sont fondus ou sondés. Ces différentes parties peuvent être estampées. La section des baguettes est, comme le montre la vue en perspective de la ligure 1, en forme de double T. La matière active est introduite dans les intervalles de deux baguettes voisines.
- Les plaques à grille avec ouvertures carrées
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- n’offrent aucune élasticité pour compenser la dilatation et la contraction de la matière active el il se produit une sulfatation.entre celle-ci et le support- Au contraire les longues baguettes qui existent ici se prêtent aux variations de volume de la matière qui reste en contact intime avec elles, de telle sorte que la chute et la sulfatation sont rendues impossibles. L. J.
- Elément secondaire, Henry G. Porter. — Brevet américain n° 669486 du 27 décembre 1898. Cen-Iralblall fur Accumulatoren-und ElemeiUenfnwde, t, II. P- i1» mai 1901-
- C. Porter place entre les deux électrodes A et B (figure 1, en élévation) une pièce isolante T). Celle-ci consiste en trois baguettes verticales JIII, (fig. 3, coupe horizontale) qui portent des entailles dans lesquelles sont fixées les traverses
- horizontales J (fig. », coupe verticale). Ces traverses sont disposées alternativement sur les deux côtés des baguettes. On obtient ainsi un séparateur très rigide, très isolanl. De plus, le déplacement des traverses offre un canal vertical au passage des gaz qui peuvent ainsi se dégager facilement et rapidement. L. J.
- Plaque d’accumulateur, Henry C. Porter. — fur accumulatoren-und Elementeknnde, t. II, p. 125, II.-C. Porter veut exposer à l’action électro-
- lytique une surface aussi grande que possible de matière active, sans pour cela diminuer la solidité du quadrillage. Celui-ci est coulé d’une seule pièce et comprend un cadre A (fig. 1, coupe verti-
- cale) B (fig. 2, vue en perspective), puis des nervures verticales C et des nervures horizontales D. Ces dernières sont deux fois moins épaisses que les verticales qui sont situées au milieu de la plaque; elles doivent protéger la plaque contre les déformations de côté. Les nervures 1) de chaque côté de la plaque peuvent être alternées comme le montre la figure 4 ou encore se couvrir par moitié ainsi que l’indique la figure 3. La plaque ainsi constituée est empâtée de matière active.
- L. J.
- Plaque d’accumulateur Harry M-N. Muhle. Brevet américain, n° 668295, du ‘il oelob.ro 1900. Cen-
- La soudure employée jusqu’ici des plaques de même polarité avec la barrette de connexion a comme inconvénient d’introduire une résistance de contact, cause d’une perte d’énergie. De plus, une rupture aux points de jonction peut se produire brusquement sans être remarquée; d’autant mieux que ces points se sulfatent et sc corrodent facilement, car ils s’oxydent par la soudure ou la fusion et sont soumis ensuite à l’action électrolytique de l’acide sulfurique.
- Pour éviter ces inconvénients, l’inventeur coule, estampe ou découpe les plaques et la connexion en une seule pièce. On obtient ainsi, par exemple, un ensemble représenté par la figure 1 dans laquelle les deux plaques C' et C'/ sont réunies aux queues A des plaques CC par les
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- REVUE D’ELECTRICITE
- deux barrettes A1' A''. Entre les deux plaques se trouve la prise de courant 13.
- En courbant ces différentes pièces, 011 obtient alors la figure 2 qui montre les plaques prêtes à être montées. L. J.
- pose d’un cadre A dont les montants sont creuses intérieurement (a lig. 2) et qui possède dons toute sa longueur des traverses B en zigzag également creusées intérieurement, de sorte que la matière active C est retenue solidement. Pour consolider la plaque et empêcher la déformation des traverses, celles-ci sont reliées en différents poiuts par des nervures horizontales D qui sont disposées alternativement sur une face et sur l’autre et ont besoin seulement d'avoir comme épaisseur la moitié de celle des traverses.
- L. J.
- Electrode d’accumulateur de Accumuîato-ren-und Elektricitætswerke A. G. (ancienne maison W. A. Bœse et C'"). Brevet allemand, ii5oo6, rhi 7 mars 1900; addition an brevet allemand, 104243, du 16 février 1898. C'entralblàtt fur Accumulato-ren und Elcmentcnkundc. t. TI, p. 9, jcr janvier 1901.
- Plaque d'accumulateur John Hewitt. Brevet américain n° 668117 du 12 juin 1900. Centralblatt fur Accumula for en und Elemcnt.cnlundc, t. II, p. 111,1er avril 1901.
- Cette plaque, représentée par la ligure 1 en
- >/Kz>Az xi
- élévation et par la figure 2 en coupe,
- section montre d’un côté de la plaque un triangle isocèle, et de l’autre un trapèze. Ces pièces sont rangées alternativement côté ' triangle et côté trapèze dans le sens horizontal aussi bien que clans le sens vertical. Comme la partie triangulaire est plus longue que la partie trapézoïdale, il en résulte que la plaque présente l’aspect d’une grille ajourée.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVIII. — N° 27.
- C’est ce qu’indiquent nettement les figures ei-contre : i représente la plaque en élévation;
- 2 une coupe d’après la ligne A B de la figure i;
- 3 une coupe suivant C D de la figure i; 4; une coupe horizontale selon E F de la figure i ; 5 une coupe horizontale suivant GII de la figure i. Enfin la figure 6 offre une vue en perspective d’une partie de In nouvelle plaque.
- Cette plaque est obtenue par coulée, et la ligure 7 montre une coupe verticale du moule en deux parties, employé ici. L. J.
- Electrode d’accumulateur et connexion interchangeable^de Albert Ricks. Brevet français,
- La plaque se compose d’un support milice en matière isolante, celluloïd, mica ou encore en matière conductrice comme l'aluminium, mais recouverte d’une couche isolante. Sur ce support 911 fixe un enduit d’une substance agglutinante
- Après le séchage de cette première couche, on empâte comme sur une plaque ordinaire.
- On peut également amener le support à Fêtât plastique, en le chauffant par exemple, et le saupoudrer à cet état de la première couche de matière active.
- Afin d’obtenir des connexions facilement démontables et interchangeables, cclles-ci sont constituées par des bandes a (fig. 1, 2, 3 et 4) recourbées en forme d’U et qui peuvent affecter différentes formes (fig. 5, 6 et y). Ces bandes sont appliquées sur la matière active des électrodes c, et pour assurer un bon contact avec celles-ci,, des bandes lloxibles b bi en matière élastique, caoutchouc par exemple, viennent opérer le serrage. L. J.
- Sur la polarisation gazeuse dans Vaccumulateur au plomb, par le Dr Strasser et le D1 Oahl. --Zeitschrift fur Elchtrochemie, t. VII, p. 11. 5 juillet 1900.
- quelconque, une solution de caoutchouc ou de celluloïd par exemple. Puis 011 répand sur cctle couche de la matière active finement granulée.
- Les auteurs ont déterminé au laboratoire de l’Accum iilatorenfabrik A.-G. de Hagen, la tension nécessaire au dégagement de l’hydrogène pour des électrodes à différentes teneurs d’antimoine.
- Ils essayèrent d’abord à ce point de vue les alliages de plomb et d’antimoine, à surface métallique polie et trouvèrent que l’hydrogène se
- Fig. 1.
- sépare le plus facilement h l’antimoine pur et le plus difficilement au plomb pur, les différents alliages se plaçant intermédiairement comme l'indiquent les valeurs suivantes rapportées aux
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- différences de tension par rapport au plomb
- Plomb pur......................... o,oo volt
- Plomb avec f> p. too d’antimoine . . . o,io a
- Plomb avec »/[ p. inn (Fantimoinc . . o,3o »
- Ces valeurs sont presque indépendantes de la densité de courant employée ; mais elles dépendent beaucoup de la nature de la surface. Elles se rapportent d’ailleurs à une densité d’acide de 1,18.
- Pour montrer que cette différence do tension ne provenait pas de la matière, on déterminait l’influence d'une addition d'antimoine à l’clcc-trode négative, sur la force éleetromolriec de l'accumulateur. Les valeurs suivantes étaient obtenues :
- Au point de vue de la force éleetromolriec, l’addition d’antimoine est donc presque sans influence, même pour des grandes quantités.
- A égale intensité de courant,, on observe que pour les alliages d’antimoine, les bulles d’iivilro-gèue dégagé sont, plus petites que pour le plomb
- Les auteurs ont également recherché l’in-llucncc du plomb spongieux pur ou antimoniaux sur la séparation de l’hydrogène.
- Les électrodes étaient constituées ici par un mélange de litharge, glycérine et eau, autour d’un conducteur eu plomb.
- Le plomb spongieux antimoniaux était obtenu en chargeant la plaque en regard d’une anode constituée par une petite baguette en antimoine, ce qui précipite l’antimoine.
- On observait ici la différence de potentiel totale en charge, la positive étant une grande plaque peroxydée, chargée, et la négative, la petite électrode de recherche. Les courbes de la figure i montrent que l'hydrogène se sépare le plus facilement à une électrode en plomb spongieux, antimonieux. Viennent ensuite, le plomb spongieux pur et le plomb métallique. On peut en conclure que pour une négative formée, l’hydrogène doit sc séparer au plomb spongieux, et non pas au quadrillage ou au
- En dehors du plomb spongieux fabriqué par réduction de la litharge, un autre essai était effectué avec du plomb spongieux en couche mince obtenu par formation Planté.
- La courbe relative à ce cas sc place entre le plomb doux et le plomb spongieux.
- On peut conclure de ces recherches que la tension nécessaire au dégagement d’hydrogène est essentiellement dépendante de la matière de l’électrode négative. La présence de l'antimoine dans la grille seule ne peut pas abaisser la tension de charge, car l’hydrogène se sépare, même pour les graudes intensités de courant, presque complètement à la matière ou est à vaincre une moindre tension supplémentaire. Mais si, pendant l’exploitation de l’élément, de l’antimoine pénètre dans lu masse, la tension de charge baisse considérablement. !.. J.
- Sur le calcul d’une batterie pour un travail donné, par le D K. Norden. Electr. World a. Eng, t. XXY1I. ji. 396, 1901. t'entrall/l<itt fur Accumulatoren-nud Elr.mentenkande, 1. II, p. 125, ij avril 1901.
- Si le travail de la batterie est donné par la courbe de décharge (lig. i', on décompose la
- surlace de celle-ci en une série de rectangles dont la hauteur est l’intensité moyenne et la largeur, l’unité de temps, l'heure par exemple.
- On obtient une fois pour toutes le diagramme du type d’élément considéré en traçant d’un poinL 0(fig. 2j la verticale Oi de longueur correspondante h la capacité de décharge en une heure d après le catalogue. De 1, on tire la droite in parallèle à l’axe des x. Les points 2, 3, etc. sont les points d’intersection do cette droite avec les arcs de cercle de rayon Oa, 03, etc. de longueur correspondante à la capacité de décharge en 2, 3, eLc. heures. On prend ensuite sur chacun de ces rayons une longueur correspondant à une
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- heure (le décharge au régime considéré, soit 0.io'=: ~ O.io. 0.6' =0.6. 0.3' =-!• 0.3,ctc.,
- et on obtient la courbe î, 2', 3', 6', io\
- La figure i indique que la capacité totale débitée doit être approximativement 2 200 ampères-heure en six heures de décharge. Pour
- ccllc-ci. on trouve dans le caLalogue, par exemple, i ipo ampères-heure pour la décharge en trois heures. Si la longueur du rayon 0.3 est égale à3ocm, 1 cm correspond a = 65 ampères-
- heure. Comme l’intensité moyenne est, pendant la première heure, I : — 286 ampères, du point 0 on tracera l'are OA de rayon OA — = 4>4 cm
- qui coupera la courbe 1 3' 0 en A (fig. 3).
- Sur ce rayon on devrait porter ensuite le nombre d'ampères-heure débités avec celte intensité. Dans le cas particulier étudié ici, c’est OA qui représente celte valeur, car on a
- Fig. 3.
- pris l’heure comme largeur des rectangles élémentaires de la ligure 1 ; dans le cas de décharge d’une demi-heure a l’intensité précédente, il laudrait prendre —f— .
- Si 011 lire du point A nue horizontale, celle-ci coupe sur chaque rayon la capacité déchargée à
- l'intensité correspondante. I.'intensité suivante coupe la courbe en B ; par ce point on mène un nouveau rayon et la valeur de la capacité débitée à ce régime d’après la figure 1 portée sur cette droite lionne le point B. Du point A' on porte une longueur A' C = 0 B et la nouvelle capacité est ainsi ajoutée géométriquement à la pi'écc-
- En opérant ainsi successivement, on obtient, comme dernier point, le point N sur la droite 0.3. Si ce point coïncide avec 3', cela indique que la batterie choisie est absolument juste. Si N est au-dessous de 3, la batterie est trop forte ; si au contraire, il se trouve au-dessus, la batterie a été choisie trop faible. Lorsque la différence est trop considérable, il est utile de répéter la construction avec une autre grandeur de halLerie. De cette manière, on obtient un résultat tout à fait satisfaisant. L. J.
- DIVERS
- Rotation électromagnétique et induction unipolaire, par E. Hagenbach. Dr. .tnn., t. TV, ]>. v33-î>77, février 1901.
- L’auteur décrit un grand nombre d’expériences sur les rotations électromagnétiques et les phénomènes d’induction dits unipolaires.
- Il est inutile de revenir sur cette question qui a été discutée ici par M. Raveuu(l). M. T,.
- Distribution de l’électricité sur un ellipsoïde, par H. Dorrie. Dr. Arm. t. IV, p. 638-6/(i, mars tqot. Id.. par G. Jaeger. Ibid. t. V, p. 240, mai 1901.
- II. Dorrie expose une méthode de calcul pour déterminer la densité électrique en un point de la surface d’au ellipsoïde. G. Jaeger rappelle que cette méthode a été indiquée déjà par Stefan. Elle consiste à considérer l’ellipsoïde comme résultant de la déformation d’une sphère. Al. L.
- Électrique, t. XXTl,p. 1G1, février 1900.
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- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 11 juin 1901.
- Sur les forces êlectromotrices de contact et la théorie des ions; par E. Rothé. Comptes rendus, i. CXXXII. p. 1478-1481.
- On suit (jue l’électrométre capillaire de M. Lippmann permet de déterminer aisément la force éleetromotricc de contact entre le mercure et le liquide qui le baigne, si on admet qu’au moment où la tension superficielle capillaire atteint son maximum, la couche double est nulle à la surface de séparation du liquide et du mercure capillaire. M. Rothé a étudié par ce procédé comment varie celte force éleclromo-Irice avec la concentration dos solutions.
- L’appareil, qui lui a servi ne diffère de l’élec-tromètre ordinaire de M. Lippmann que par la forme de la cuvette : des dispositifs particuliers permettent de laver lacilement la pointe capillaire et de changer les liquides. Dans toutes les expériences, le large mercure était recouvert d’un sel de mercure peu soluble, contenant le même union que le liquide : l'expérience a montré en effet que, sans cette»précaution, la force électro-motrice du compensateur correspondant au maximum n’est pas bien déterminée; elle croit lentement pendant plusieurs mois avant d’atteindre une valeur limite jusqu’à ce que le liquide soit saturé de sel mercureux; cette limite est au contraire obtenue immédiatement quand on recouvre le mercure d'une couche de sel ruercu-reux. Ces sels sont d'ailleurs assez peu solubles
- : pour que le mercure capillaire soit encore par-. taitemenl polansable. Les liquides étudiés se ; trouvent ainsi être des solutions très étendues - de sulfate mercureux dans l’acide sulfurique et de chlorure mercureux dans l'acide chlorhydrique de différentes concentrations. Pour la préparation des solutions étendues, il était nécessaire d’employer de. Veau distillée, exempte de matières organiques aussi bien que de sels minéraux : l’eau du commerce a été distillée d’abord sur le permanganate de potasse, redistillée et purifiée ensuite par congélation fractionnée.
- Pour chacun des liquides, M. Rothé a déterminé à la façon habituelle la courbe de graduation de l’électromètre, en portant en ordonnées les hauteurs de mercure, et en abscisses les forces électromolrices, et évalué la force éleelro-molrice correspondant au maximum par la méthode du diamètre rectiligne.
- Les courbes ainsi obtenues permettent d’énoncer les résultats suivants :
- La force électromotrice du compensateur correspondant au maximum de tension superficielle augmente avec la concentration.
- Les hauteurs de mercure soutenues, soit au maximum, soit quand les deux mevcurcs sont en communication, diminuent quand la concentration augmente.
- Les courbes sont d'autant moins inclinées sur l’axe des abscisses que la concentration est pins grande.
- Les variations de la force clcctromoti'iee sont indiquées ci-dessous :
- pensateur e
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- 0,3 g, do métal, 3 gr de
- de Fixin, prés
- cms de liquide dans la
- volt ; Yintei
- dit-il, à
- et delà, je
- de 7o° a 8o°. Le
- Forage, qui
- moi. Puis, après
- rectilignes et d< îouvel intervalle,
- l’aspect du
- (pour o, î gr
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- Tome XXVIII.
- îedi 13 Juillet 1901.
- 8* Année. - 28
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur «u Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’institut. — D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARE, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l'École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des ArtB et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université,
- Professeur au
- Collège Rollin.
- LE CHEMIN DE FER SUSPENDU MONORÀIL
- DE BARMEN-ELBERFED-YOHWINKEL (Système Eugen Langen)
- La Continentale Gesellsehaft fur Elektrisehe. Unternehmungen, de Nürnberg, avait exposé, en 1900, à l'annexe de Yincennes, un spccimcn de chemin de fer suspendu mono-rail dont l’invention est due à l’ingénieur Eugen Langen. La figure 1 montre la portion de voie, et la voilure exposées. Cet intéressant système de chemin de fer suspendu, a reçu une application importante : une ligne de ce genre, récemment inaugurée, relie entre elles les trois cités industrielles de Barmen, Elherfeld et Yohwinkel. C’est cette ligne, qui constitue une innovation hardie et ingénieuse, que nous allons décrire d’après les nombreux documents dont nous sommes redevables à la complaisance des constructeurs.
- Généralités. — Un premier tronçon de la ligne, commencée en 1897. a été inauguré et livré à l’exploitation le ier mars 1901. un deuxième tronçon, soit au total 7,0 km, vers la fin du mois de mai de la même année et. le reste sera mis en service au cours de l’été 1902. Entre les deux points extrêmes, Kittershausen et Vohwinkel, elle comprend une longueur de i3,3 km, 20 stations avec deux voies monorails écartées de 4 m et réunies à leurs extrémités par des courbes de 8 m de rayon, de façon à former un circuit fermé et ininterrompu. Le tracé général est représenté sur les figures 2 et 3. On voit que les trois villes ^ont échelonnées le long de la rivière et donnent l’illusion d’une agglomération unique dont la population est évaluée à 3oo 000 habitants. En certains endroits, la largeur de la vallée ne dépasse pas 5oo m ; elle est néanmoins sillonnée par deux grandes voies ferrées et une multitude de tramways qui 11e laissaient plus de place disponible que pour une voie aérienne. Le succès de eelle-ei 11e semble pas douteux, étant donné l’activité nommer-
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- HEOue)") 4
- &
- T
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- T. XXVlIl. — N° 2
- ciale qui se développe de jour en jour entre les trois villes,, et grâce aussi aux nombreux réseaux qui y amènent, les voyageurs des campagnes environnantes.
- Le viaduc métallique qui supporte le rail est installé, sur un parcours de io km à partir de Rittershausen, au-dessus du lit même de la YVupper, dont il épouse toutes les sinuosités. Aux environs de Sonnborn, il s'éloigne de la rivière presque à angle droit pour gagner la route de Sonnborn à Vohwin-kcl. Pendant 3,3 km, il passe :
- les
- ayon minimum de
- des villes. Le
- tra
- si de
- 9°
- deux points, oii il a été abaissé jusqu’à jô m ; le raccord de la partie courbe à la partie droite se fait par un are de parabole do nom de long. Pour les voies de garage et de manœuvre, on emploie couramment des courbes de 8 m de rayon, avec des rampes de 4,5 pourcent, tandis que sur la voie principale, la plus forte rampe est de a,- pour cent. On a eu soin, d'ailleurs, de répartir les rampes et les courbes de telle sorte qu’il ne soit jamais nécessaire de réduire la vitesse. C’est là, on effet, un des avantages caractéristiques du système Eugen Langen, de pouvoir franchir les tournants les plus difficiles sans aucun danger ; les voitures cèdent bien à l'influence de la force cenlriluge; mais, par suite de la pesanteur et surtout du mode spécial de suspension,
- eeiai de susper eiiiienllenleinent leur
- position d'équilibre sans qu «>>11900. sécurité et le confort de
- marche aient à en souffrir.
- Pour une courbe de yo m de rayon, la plus grande vitesse tolérée sur les lignes de ch< min de fer est 3o km à l’heure ; les voitures suspendues, au contraire, peuvent les franeh à une allure de 5o km à l’heure en prenant une inclinaison de i5° qui est la valeur noi male admise(1). Elles sont donc susceptibles de fournir une vitesse moyenne supérieure
- la
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- 43
- celle des tramways et chemins de fer aériens ordinaires; pour ceux-ci, elle est de i5 et 25 km à l’heure, tandis que le système Laugeii laisse prévoir une vitesse commerciale de 36 km à l’heure : peut-être même ira-t-on à 4° km, les essais ayant démontré qu’on pouvait atteindre cette vitesse io à i5 secondes après le démarrage. Pour tout le parcours de i3.3 km, les voitures du chemin de 1er suspendues n'emploieront pas plus de temps que les trains express de l’État, quoique cotte dernière ligne ait un kilomètre de moins et que. les trains ne s’y arrêtent qu’à deux stations intermédiaires, tandis que les voitures- du chemin de fer suspendu stopperont à 20 stations, avec un arrêt do i;> secondes.
- Ces stations sont établies, autant que possible, aux points de croisement avec les tram* ways, ou à proximité des ponts (b ; leur distance est comprise entre 320 et 1000 m. Les gares, avec quais d’embarquement extérieurs à la voie, sont à la hauteur du niveau des plus hautes eaux sur la rivière, et, sur les roules, on les a élevées le moins possible. T/clcvation moyenne du plancher des voitures au-dessus du sol est de 4,5o m; 011 l’augmente de 25 cm sur les routes fréquentées par les tramways. Ce même plancher se trouve à 3,5 m au-dessous de 3a surface du rail, qui court donc au moins à 8 m au-dessus du sol.
- Les voitures comprennent-5o places dont 3o assises ; il est possible de composer des convois de 4 voitures qui, se succédant i* deux minutes d’intervalle, pourront transporter à la J'ois, dans chaque direction, 6oqo personnes à l'heure (2).
- ieure, malgré le fa
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- Usine génératrice. — Le courant est fourni par l'usine génératrice d'Eiberfeld, située àWcstend, dans le voisinage immédiat du chemin de fer suspendu. Les dynamos-vapeur,' de 85o kilowatts, débitent 1^9.0 ampères sous 600 volts ; une batterie tampon sert à parer aux fluctuations de charge de la ligne. Une deuxième batterie de 60 éléments, absolument indépendante, est installée à Vohwinkel où elle distribue l’éclairage et la force motrice au hall de garage et aux ateliers de réparation. Onia charge au moyen d’une dynamo qu’on accouple à une deuxième branchée directement sur la ligne. Les rôles peuvent être renversés c’esl-à-dire qu'on décharge la batterie dans la première dynamo qui entraîne la deuxième fonctionnant en génératrice sous une tension égale .à celle du réseau soit 600
- volts. Il va trois centres de distribution pour le Lronçon actuellement en exploitation : le premier, au Jardin Zoologiquc d’Eiberfeld,alimente la section Jardin Zoologique-Yohwinkel ; les deux autres à Wosleod desservent, Lun la section Westend-Jardin Zoologiquc,l’autre la section Wesleud-Kluse, celte dernière station étant le point terminus actuel.
- Voie. — Piliers. — Pour supportor la voie aérienne, les conditions locales né permettaient pas de s'en tenir à un modèle unique de colonnes ou de piliers. Nous avons dit que, sur un parcours de près de 10 km, la ligne s’élevail au-dessus du lit meme de la rivière,
- qu'ils ne soient pas fortement serrés, sans trop de tendance à être faussés, lors du passage du véhicule dans les courbes. »
- M. Richard Petersen, Ingénieur en chef de la Continentale Gcsclischnft fur Elektrische Ifnternehmungen, dans une étude comparative très documentée, a fait ressortir la supériorité du chemin de fer.suspendu sur tous les autres
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- dont la largeur varie entre i5 et 4o mètres, et dont les bords sont plus ou moins escarpés. D’autre part, le cahier des charges rie tolérait que l’emploi du fer, à l’exclusion de toute autre matière. Après bien des essais, où les considérations esthétiques entraient aussi pour une grande part, la Société concessionnaire a fixé son choix sur deux types : les piliers à treillis, d'une construction simple et robuste et les supports à arceaux, tous les deux à section carrée et s'élargissant de la base au sommet. Les premiers sont utilisés tout le long de la Wupper. On consl.il.iK! un support à l’aide de deux do ces piliers disposés obliquement au-dessus du cours d’eau et réunis par une poutre transversale en plaques de tôle rivées ensemble. La figure 4 donne une vue d’ensemble d’une palée le long de la
- r suspendu de Barmon-Elborfeld-Yohwinkel.
- Wupper et la H g*. 5, le détail do construction d’une colonne en for. Le pied des piliers est articulé sur un solide massif en maçonnerie, bâti sur les berg-cs ; mais il n'a pus toujours été possible de les établir au-dessus du niveau des plus liantes eaux. Pendant les grandes crues, en effet, la Wupper inonde les rues riveraines de Barmen et Elberfeld, et la construction d'ouvrages hors de l’atteinte des inondations présentait des difficultés énormes et de nombreux désavantages ; aussi les autorités compétentes ont-elles permis que les piliers pénètrent d'environ deux mètres au-dessous du niveau des plus hautes eaux. Grâce à la distance (21, 24, 27, 3o et 33 mètres'l qui sépare les piliers les uns des autres, il ne peut
- chemins de fer rapides à 200 et moine 230 km à l'heure. Nous regrettons que le manque de place nous empêche de publier entièrement le travail de M. Petersen. L’idée qui s:en dégage est la suivante. Les courbes qui existent nécessairement sur tout tracé de chemin de fer sont un obstacle à une marche rapide à cause de l'inclinaison que prend le convoi sous l’influence de la force centrifuge. La surélévation du rail extérieur est une mesure préventive insuffisante, car elle ne eouvieut que pour nue courbe et une vitesse bien déterminées. En outre, les défauts de cons-
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- se produire de remous, ni d'élévation notable du niveau de l’eau. Chacun d’eux se compose en réalité de 4 parties, de constructions et de dimensions variables de l’un à l'autre, suivant les exigences de remplacement qui doit le recevoir.
- L’extrémité supérieure est un prisme droit dont la section carrée a 8o cm de coté inlé-rieurement. et 87,6 cm extérieurement; ce qui donne une épaisseur de fer de 7.6 cm. Sa hauteur est comprise entre 3o et 1 5o cm ; ensuite, Famé a pour longueurs 11.25, 13,8, 16
- et 19,2 m, et diminue, de haut en bas, en formant un tronc de pyramide quadrangulaire, dont la petite base a 4° cm de côté intérieurement.
- Le caisson qui relie le fût au pied, varie entre 155, r et 5o.o,?. cm, par degrés de 100 mm.
- L’arche qui réunit deux piliers est simplement une poutre droite qui mesure 6 m et dont Ja section rectangulaire a [mur dimension 85 X 53 cm-. Le raccordement se fait sous un angle assez obtus pour ne pas g-éner le libre balancement de la voiture dans les courbes. Les deux rails sont à 4 m l’un de l’autre ; on n’a nullement cherché d’ailleurs à faire coïncider l'axe de la voie avec le milieu de la rivière.
- Au-dessus des rues principales de Sonnborn et Yohwinkel, la voie est maintenue par
- maçonnerieou eu fer. Le chemin de fer suspendu est, en principe, affranchi de toutes ces imperfections ; il semble
- inclinaison de 26° ne troublait
- la sécurité des voyageurs. Prenons
- de Deutz
- cette valeur comme valeur limite ; il ressort du tableau que, à rayon de courbure égale, le chemin de fer suspendu a une vitesse a,5 fois plus grande, ou. pour une vitesse donnée, il se contente d’un rayon égal au i / 6 de celui imposé aux chemins de fer ordinaires.
- séo d'une largeur de 7 m, tandis que 4 m suffisent au chemin de fer suspendu. La vitesse ruaxiina des trains urbains ne dépasse jamais 5o 1cm à l’heure à cause du rapprochement des stations ; en sc reportant au tableau précédent, ou voit que les rayons de courbure ne devront pas être inférieurs à 40 m pour le chemin de fer suspendu et 160 m pour
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- des supports en forme d’arceaux, partant des trottoirs et également articulés à leur base. La distance des colonnes, dans la largeur des rues, est de 11,4 m ; l’arche transversale se
- s ces raisons, le s
- le système «Beyer», (fig.ft). Dans ce:
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- raccorde, avec la partie verticale des piliers, suivant un quart de cercle de 3,^5 m de rayon ; elle s’élève en général à 6,86 m au-dessus du sol. Toutes les colonnes n’ont pas la même hauLeur, et, comme ou a pris les plus longues pour modèles, il en résulte qu’elles sont d’autant plus larges à leur base que leur hauteur esL moindre. La largeur du bâti qui. reçoit le pied varie, par suite, entre 33o et 44° mm. Ce n'est donc que par la longueur de la partie verticale et quelques accessoires de construction que les supports diffèrent les
- courbes sur les véhicules suspendus excentriquement est la même que sur les véhicules de la première catégorie, tème c PerlaV'IIale » (iig. f). '
- Dans le système « Enos », le véhicule est supporté en dessus et. guidé en bas par la semelle de la même poutrelle au moyen de deux galets au-dessus, et dans le système « Perlay-Hale u par uu galet fixé en dessous des véhicules et roulant entre deux rails-guides.
- Aucun des projets que nous venons de résumer rapidement ne constitue un chemin de fer suspendu, avec libre balancement du véhicule, tel que l’a conçu Eugen Langea.
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- lins des autres. La figure 6 est une vue d’une rue de Sonnborn, et la figure n représente en détailla construction du support. La chaussée n'est nullement encombrée ; les retombées des arceaux n’occupent guère plus de place sur les trottoirs que les réverbères ou les mâts supportant les conduites éleelriques, qui peuvent «railleurs se fixer aux arceaux. Une semblable disposition des piliers est tout à fait avantageuse dans les rues plantées d’arbres. Les piliers peuvent être fixés dans l’alignement des arbres de telle sorte qu’ils n’enlèvent rien à la circulation et ne frappent pas la vue. Les supports arceaux ne sont plus à âmes ajourées, mais pleines. La libre oscillation des piliers leur permet de se déplacer dans le sens de la voie, dont la dilatation peut s’effectuer librement. Tous les aoo
- ou 3oo m sont disposés, tant sur les bords de la rivière que dans les rues, des pylônes plus importants absolument fixes, à partir desquels la voie peut s’allonger dans les deux directions ; au milieu de l’espace compris entre deux pylônes fixes, on a ménagé un raccordement pour compenser le vide qui se produit.
- Pour franchir la distance qui sépare la Wupper de la route, c'est-à-dire, à trois kilomètres avant l’arrivée à Yohwinkel, les supports sont formés de a potences verticales, avec poutre transversale qui se prolonge extérieurement par une solide console à laquelle est suspendu tout l’édifice métallique.
- Le genre de pilier qu’on voit figure i n’a pas été utilisé pour le chemin de fer d’Elber-feld, bien que son aspect soit d’ailleurs très élégant; il convient surtout pour la traversée des places dans les villes. Pour tout le réseau, il n’a pas fallu moins de 55o supports ; le montage a pu être effectué, soit au moyen d'échafaudages établis dans le lit du fleuve, soit avec longrines sans échafaudages.
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- Viaduc métallique.. —L’édification de la superstructure métallique présentait, au double point de vue de l’esthétique et de la solidité, les plus grandes difficultés.
- La partie de la ligne qui traverse les rues des villes exigeait une construction claire et légère pour laisser un libre accès à l’air et à la lumière. Ce but est atteint, grâce à un système de support breveté, sous le n° 9164a par la Vereinigle Masehinenfabrik Augsburg und Maschinenbaugesellschaft Niirnberg, mais dont l’invention revient au directeur Rieppcl. Le viaduc métallique qui porte les voies est formé de poutres en caissons à treillis. Ces supports résultent de la combinaison de supports élémentaires tel que celui représenté en ses
- diverses formes parles figures 8, pet 10. Le support élémentaire c, d, a; 6, e, f, a la forme d’un double T. Toules les forces verticales sont supportées parla poutre a. 6, qui est renforcée par les poutres horizontales c, d et e, f qui Ja font résister aux forces latérales et empêchent qu'elle soit, faussée. Une particularité de cette construction, grâce à laquelle on économise du fer, consiste en ce que la membrure supérieure de la poutre a, b est supprimée, car elle se confond entièrement avec les deux membrures extérieures c et d de la poutre horizontale supérieure c, d; la membrure inférieure de la poutre a, b, par contre-est une membrure faite comme à l’ordinaire. Les membrures de la poutre horizontale inférieure e, f sont formées par les porte-rails e et f. Les forces verticales agissant en e et / sont reportées sur la poutre verticale «, e, par les tirants a, e et a,f Dans les courbes, la poutre a, b et la poutre horizontale supérieure c, d sont identiquement les mêmes que dans
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- la ligne droiJe et il n'v a que les porto-rails e et/qui soient modifiés avec leurs tirants (fig. 9). Les supports élémentaires successifs sont reliés entre eux, dans les plans supérieur et inférieur, par des poutres de rive formées respectivement de deux cornières ou d’une poutre à double T supportant le rail. Des treillis en forme de croix de Saint-André sont établis horizontalement, dans les plans des poutres de rive entre deux supports consécutifs. Ceux-ci sont d’abord reliés, dans Taxe du viaduc, par de solides écharpes. Les rails à eouvre-joinls du système Haarmann sont fixés sur les poutres de rive, au moyen de platines et de plaques de feutre destinées à amortir le bruit des convois. Ges rails ont une hauteur de 10 mm, une longueur de 10 m, et pèsent 24 kg par mètre. Ils ne sont pu lixés d’une manière rigide à leur support ; on s’est arrangé pour qu’ils puissent légèrement
- glisser sur leur assise métallique et suivre ainsi les variations de longueur provenant de la dilatation. Il n’était pas possible, en effet, à cause de la continuité exigée pour la voie, d’y praliquer une coupure correspondant aux vides dont le rôle a été expliqué plus haut.
- Les poutres en caisson, rcsullant de la combinaison des supports élémentaires, ont une longueur moyenne de 3o m. Elles reposent par leurs abouts sur les poitrails transversaux des pylônes qui soutiennent, en définitive, le tablier métallique de la voie. On voit en A, fîg. 5, un des dispositifs adoptés pour faire le raccordement du viaduc avec la poutre transversale ; celui représenté en fig. 5 fris est surtout appliqué aux pylônes fixes.
- Celle sorte de construction, où il ne se trouve qu'une poutre verticale, fait que la perspective de la voie est légère et claire (voir fig. 1, 4 et 6), tandis que les constructions en fer exécutées avec plusieurs poutres principales, ont presque toujours un aspect embrouillé et indistinct à cause des nombreux fers qui se croisent irrégulièrement.
- Entre les deux rails, on peu facilement installer un passage permettant l'inspection de la voie. Suivant la position de la voie on peut choisir, soit une couverture étanche au-dessus des rues fréquentées, soit une couverture moins obscurcissante laissant filtrer l'eau. Sur la ligne de Barmcn-Elberfed-Vohwinkel, on a recouvert la partie située enLre les deux rails, de planches ou de lattes sur une largeur de 2 m.
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- Le poids total de fer, y compris les colonnes, n'est que de u4o kg par mètre courant sur le parcours au-dessus de la Wupper et de ioGo kg sur le parcours au-dessus de terre ; ccs chifïres sont de beaucoup inférieurs à ceux des chemins aériens ordinaires ; par exemple, le poids du chemin de fer aérien électrique de ilM. Siemens et Halske, à Berlin, pour une portée de i6,5o m sans matériel de voie, est de 1400 kg, et ce poids s'élève à 1800 kg pour une portée de 21 m. La construction du chemin de fer suspendu est donc beaucoup plus économique.
- Les aiguilles. — Les deux voies du chemin de fer suspendu sont réunies aux points extrêmes Ritlershausen et Vohwinkel, par deux i*ai!s en demi-cercle de 8 m de rayon et forment ainsi un anneau ininterrompu dont aucune partie n’est mobile. Pour amener les voitures sur la voie principale ou les en écarter, il faut donc recourir à des aiguilles; en particulier, celle installée au Jardin Zoologique d’Elberfeld pour permettre à une partie des véhicules de retourner en arrière sans être obliges d’aller à Vohwinkel. présente des détails de construction très intéressants.
- Les roues qui courent sur le rail ont un double mentonnet de 3o mm et, de plus, un bec de sûreté a, dont le rôle est indiq Lié plus loin (fig. 20), déborde légèrement sur le bourrelet intérieur. L’aiguille doit donc être constituée de telle sorte que la roue et les accessoires soient soulevés au-dessus du rail principal pour pouvoir le franchir. On utilise (pour cela une aiguille pivotante qui se raccorde avec la voie par un arc de cercle de 8 m de rayon (fig. 11). Elle est munie, du coté de la bifurcation, d’une gorge destinée à recevoir le mentonnet correspondant et s’élève graduellement au-dessus de la voie (fig. 12) par une courbe de 3o,25 m de rayon jusqu’à une hauteur de y.j mm qui estsuffisante pour dégager le deuxième mentonnet et les accessoires. A partir de ce point, la ligne d’évitement s’incline en sens inverse suivant une pente de p. roo sur une longueur de 60 m pour passer ensuite sous le.réseau principal. La circulation n’est donc nullement gênée par les trains qui empruntent la voie d’évitement. De l’autre côté, symétriquement à l’axe de la voie, se dresse une construction semblable ; les deux parties sont réunies par un rail en demi-cercle de 8 m de rayon qui constitue le tournant proprement dit.
- Le viaduc métallique de l’embranchement repose sur les supports mêmes de la voie ; sçulement on a donné à ces derniers (nos 220, 221, 222, 223) une largeurde /J, 3 m. Entre les supports220 et 221 est comprise l’aiguille; ils sont écartés de 8 m et reliés entre eux exactement dans l’axe de la voie. La distance entre les n05 221 et 222, 222 et 223 est de 3o m. repos, est soutenue par son pivot et, à deux mètres de ce point, par un
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- bras recourbé en acier, réuni au train d’engrenages de l’appareil de manœuvre. En service, ces points d’appuis sont renforcés par deux tiges fixées à la voie principale et visibles, avec les ouvertures qui leur correspondent, sur la lig. i3 qui est la photographie prise d’en dessous d’une aiguille ouverte d’un côté et fermée de l’autre. Enfin, l’aiguille porte à son
- extrémité deux projections qui s’enfoncent dans les poutres de rive où elles sont maintenues par une fermeture à baïonnette.
- La figure i4 est une vue d’ensemble de cette installation ; on y remarque deux appendices qui sont les amorces d’une voie de garage qui sera installée ultérieurement sur le prolongement de la ligne actuelle. Pour y accéder ou en sortir, on se servïrad’aiguilles analogues aux précédentes; elles n’en différeront que parla courbure du rail contre-aiguille. Ce dis-
- positif est également appliqué à la station de Vohwinkel où se trouvent une remise de voitures et une gare de manœuvres. La remise aux véhicules a 8 voies dont 6.sont reliées entre elles à leurs extrémités. Ces voies sont reliées par 4 au moyen d’une aiguille pivotante a, b ou c, d et d’un rail en deini-cerclc (fig. i5). On peut dès lors, d'une voie quelconque de la remise, parvenir à une voie do l’autre côté, sans manœuvrer en arrière. La remise et l’installation de triage sont reliées aux voies principales par les aiguilles a, f, g, h. En général, les voitures rentrent le soir par les aiguilles f et e dans la remise et la quittent le lendemain par les aiguilles g et h.
- En cas d'accident à l’une de ces deux voies d’aiguillage, on peut employer les deux autres aiguilles pour la rentrée et la sortie des voilures. Les véhicules sont ainsi rangés au premier étage de la remise.
- Au rez-de-ehausséc se trouvent les voitures des lignes de tramways électriques qui aboutissent en ce point, et des ateliers communs aux deux services. Un ascenseur permet
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- de descendre dans l'atelier les voitures du chemin de fer suspendu et de monter de nouvelles voitures sur la voie.
- Bail de contact. — Le courant est pris sur un rail de contact e, au moyen d’un sabot de glissement g muni d’un ressort à boudin (voir plus loin fig. 19) ; après bien des essais avec du cuivre profilé et du cuivre en barres cylindriques, on a choisi un conducteur en fer présentant exactement l'aspect des rails de chemin de fer à voie étroite, de 4° mm de hauteur, 5oo mm2 de section et 10 in de longueur pour réduire autant que possible le nombre des joints. L’éclissage mécanique est constitué par deux plaques métalliques qui épousent exactement la forme du rail et se raccordent en s’amincissant de plus en plus sur le eham-
- <îu Jardin Zoologique d’Elberfeld.
- pignon lui môme ; le passage du frotteur n'est nullement gêné par cet accessoire. L’éclissage électrique, comprend deux tiges de cuivre de 8 mm de diamètre terminées par des coins qui s’enfoncent dans l'âme du rail. La courbure des tiges est calculée pour laisser toute liberté à la dilatation du rail de contact. Des précautions particulières sont prises pour assurer la continuité électrique de ce dernier aux vicies ménagés au milieu de chaque travée. Le courant est amené en divers points des rails de contactai! moyen de conducteurs dérivés de deux conducteurs principaux, de 7a mm2 de section, logés dans une sorte d'auget, dans l’axodu viaduc et à sa partie inférieure. Si on prend une épaisseur de cuivre de conductibilité équivalente à celle du rail de contact, on voit que l’ensemble des conducteurs présente une section de 235 mm2. Le rail de contact est accroché solidement aux cnlretoises du viaduc métallique dont il est isolé électriquement ; il est aussi protégé contre la pluie. On lui a donné une inclinaison telle que la surface du patin fait un angle d'à pou près 3o° avec la verticale ; cel artifice de construction était nécessaire à cause de la forme spéciale du frotteur en prise avec le champignon du rail, cl aussi à cause du balancement de la voiture.
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- Sur tout réseau de traction électrique, il est important de pouvoir localiser le plus rapidement possible les défauts ; à cette effet, on a installé, à chaque station du chemin de fer suspendu et sur chacun des conducteurs principaux, séparés dès leur départ du centre de distribution, un interrupteur de section. Nous reviendrons prochainement sur ce dispositif.
- Fig. 14. — Plan d'ensemble de la gare de retour du Jardin Zoologique d'Elberfeld.
- Stations. — Les bâtiments sont, à peu près sans exception, construits sur un modèle unique, tel que celui représenté par la fig. 16 qui est la photographie de la garo do la « Breite Strasse ». On établit, entre un pylore fixe et un support oscillant, deux poutres en treillis reliées à leurs extrémités par des enlrctoises. Sur ces poutres reposent la ferme du hall ainsi que toute la charpente métallique des quais et dos escaliers auxquels on accède par des passerelles jetées en travers de La. rivière. Les fig. 17 et 18 sont dos coupes en long et en travers d'une gare. On remarque que les murs sont constitués par des cloisons vitrées
- qui s’étendent jusqu’à 1,20 m au-dessus du quai. On substitue au verre, dans les parties inférieure et supérieure, des plaques de tôles de 4 nim d'épaisseur.
- A l’exemple des chemins de fer élevés de Berlin, New-York, etc., on a préféré les quais d’embarquement extérieurs aux voies. Ce dispositif exige un personnel plus nombreux, mais il offre certains avantages qui compensent largement ce surcroît de dépense. Le plancher des quais est formé de solides madriers de 45 min d’épaisseur ; dans certaines stations,
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- on les a rccouverfs d’un lit bitumé étanche destiné à protéger les bureaux installes au rez-de-chaussée. La largeur des quais est de 3 à 3,5o m ; celle des gares de ii à i3 m ; la partie couverte permet d’abriter deux voilures, ce qui correspond à une longueur de m. Sur le pourtour des quais sotiL élevés des parapets pour éviter les accidents ; dans le meme but, on a disposé sous la voie un grillage en fil de fer. Le public est guidé vers les portes des wagons par des barrières et. l’accès en est rendu facile, grâce à l’ingénieuse combinaison suivante. En bordure des quais, on a inslallé une solive en bois de 5o cm de largeur dont la surface est taillée suivant la forme mémo des voitures ; celles-ci sont munies à leur partie
- inférieure d’un solide ressort qui vient s’appuyer sur la solive, empochant ainsi toute oscillation pendant l'entrée ou la sortie des voyageurs. Du quai à la voiture, la hauteur est de 20 cm. Dans les petites gares, les côtés perpendiculaires à la voie sont complètement ouverts et protégés par un simple parapet. La station de Doppersberg construite sur les plans de l’architecte Bruno Alohring, de Berlin, est d’un style plus recherché.
- Voitures. — Suspension. — Les voitures, sorties dos ateliers Van der Zypen et Charlier, de Deutz, réalisent une des innovations caractéristiques de ce sysLème de chemin de fer.
- Chaque voiture est suspendue au moyen de deux châssis pivotants qui permettent le passage dans les courbes brusques. La distance séparant les châssis pivotants est de 8 m. Les roues dont les mentonnets doivent embrasser le rail sont montées sur deux axes de ces châssis. Chaque paire de roues est actionnée par un moteur électrique.
- La transmission du mouvement du moteur à^cjuwntn^des roues se fait par engrenages,
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- au moyen d’un pignon monte sur l’axe du moteur en prise avec deux couronnes dentées solidaires des roues.
- Le châssis de suspension se termine, à la partie supérieure (fig. 19 et 20), par deux
- Fig. I-. - Coapc en long d’une gare.
- plaques en tôle de fer et cornières, renforcées par une partie médiane, en acier coulé, qui sert de palier à l’arbre du moteur. Les axes des roues reposent de meme sur des paliers en acier, avec coussinets en bronze. Ces divers paliers sont munis de dispositifs de graissage. Tous les organes de la transmission du mouvement sont complètement çnvcloppés et mis à l’abri de la poussière.
- Au-dessous du palier du moteur le châssis r afïecte la forme générale d’un crochet. Il est constitué par un caisson formé de deux tôles épaisses placées transversalement à la voie et maintenues entre de fortes membrures courbes r' r". Ce châssis se prolonge au-dessus du rail en formant patin et se termine par un bec desûreté a, qui déborde légèrement sur le mentonnet de la roue. Ce dispositif permet, en cas de rupture d’un axe ou d'une roue, de faire reposer aussitôt le châssis sur le rail, sans qu’il y ait à redouter la chute du wagon.
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- Le châssis se relève ensuite horizontalement et contourne le longeron t qui supporte la voie s, de telle sorte que l’inclinaison du véhicule ne puisse dépasser i5°. Ce résultat est dû à l’adaptation au-dessus de la branche horizontale du châssis, d’une tôle b qui se trouve à 7 mm au-dessous du longeron. Ce faible jeu rend impossible tout déraillement du véhicule, les mentonnets des roues ayant une hauteur de 3o mm.
- Le châssis se termine par une partie droite verticale, renforcée à son extrémité par deux fers en U. C’est en ce point que se trouvent installés les organes qui permettent aux roues et au châssis de pivoter par rapport à la voiture.
- En effet, les membrures verticales du châssis sont percées chacune d’une ouverture. Par ces ouvertures peut passer une solide traverse c, également en forme de caisson, par l’intermédiaire de laquelle est porté le véhicule. Au milieu do cette traverse se tixe un
- Fig. 19 et 20. — Dispositif de suspension d'un véhicule.
- pivot d, en acier, qui peut reposer sur une crapaudine solidaire du châssis et être guidé à la partie supérieure dans un collier. On conçoit dès lors comment le châssis peut prendre dans les courbes diverses orientations par rapport au véhicule.
- En cas de rupture du pivot, la traverse vient simplement reposer sur les fers en U du châssis, la voiture ne peut tomber.
- Les abouts des traverses de support passent par des ouvertures pratiquées dans de fortes poutres longitudinales p qui constituent l’ossature de la voiture, à sa partie supérieure. Toutefois ces poutres ne reposent pas directement sur les extrémités des traverses. L’appui se fait élastiquement, par l’intermédiaire de ressorts à lames t>, à jumelles.
- Les poutres longitudinales et les traverses ne viennent en contact qu’en cas de rupture du ressort.
- Caisse. — Les poutres longitudinales supérieures de la voiture sont reliées par des montants en fers en U à un cadre inférieur, également en fers en U, au-dessus duquel vient se placer le plancher.
- Les parois du véhicule sont formées de feuilles de tôle rivées sur les membrures prin-
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- cipales. Les divers panneaux sent, d’ailleurs, pourvus de eontreventements; transversalement à la voiture, les eontreventements sont obtenus par les membrures près des portes.
- En résumé, toute l’ossature de la voiture est métallique: il n’y a que les revêtements intérieurs qui soient en bois.
- Le toit de la voiture est surélevé dans sa partie médiane, entre les deux points de suspension. Le cadre do cette toiture est métallique; la couverture est faite en bois dans La partie médiane et en feuilles de tôle aux extrémités. A l'intérieur, le plafond, est recouvert de boiseries; en certains points se trouvent des orifices de ventilation.
- Il existe deux portes latérales qui s’ouvrent vers l’intérieur et servent seulement à l’entrée et à la sortie des voyageurs. Ces portes, ainsi que celles des extrémités, sont toujours fer-
- mées et pourvues d une serrure dont la clef est entre les mains du conducteur. Dans la paroi opposée aux portes latérales et vis-à-vis de l’une do ces portes, un panneau mobile peut être ouvert, le cas échéant, par le conducteur pour permettre de passer d’un train dans un autre. Les glaces des fenêtres voisines des extrémités de la voiture peuvent s’abaisscr.
- Chaque voiture peut contenir cinquante voyageurs dont trente sont assis; les banquettes sont disposées transversalement, de part et d’autre d’un passage. Le conducteur, placé à l’avant, est complètement isolé du compartiment des voyageurs. Les voitures peuvent être accouplées les unes aux autres à hauteur de la toiture, pour former des trains.
- Equipement électrique. —La puissance normale de chacun des moteurs précédemment définis est de 36 chevaux avec une tension aux bornes comprise entre 58o ± 3o volts.
- On peut faire varier leur puissance en les couplant en série ou en parallèle ou en intercalant des résistances. Ces diverses commandes se font, dans le cas de plusieurs véhicules accouplés, de l’avant, du premier véhicule (fig. 21). Les mécanismes de régulation sont pourvus des dispositifs de sûreté ordinaires. Les résistances nécessaires sont placées sur le toit de la première voiture.
- Le réglage de la marche, peut d’ailleurs, le cas échéant, s’obtenir séparément sur clia-
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- cun des véhicules. La figure 21 est le schéma du contrôleur; la partie de gauche se rapporte à la voiture de tète, celle de droite à une voiture attelée, qui est aussi munie des accessoires pour la mise en marche.
- Le courant est pris sur le rail de contact e, au moyen du sabot de glissement g muni d’un ressort à boudin (fig. 19). Dans le cas d'un train, le premier wagon est seul alimenté directement par le courant, un câble souple formé de plusieurs fils amène aux autres voitures le courant nécessaire soit aux moteurs, soit aux lampes. Sur le pourtour du plafond des voitures sont installées des lampes à incandescence avec leurs accessoires ordinaires.
- Freinage. — Les dispositifs de freinage comprennent : un frein à air comprimé, système Westinghouse, agissant au-dessus des roues et commandé par le conducteur de l’avant de la voiture; un frein à main, qui agit également sur les leviers du frein à air comprimé. Un freinage électrique peut enfin être obtenu en mettant les moteurs hors circuit ou en renversant le courant.
- Les cylindres des freins Westinghouse font corps avec les châssis pivotants, à la partie supérieure de ceux-ci. Des leviers oscillants répartissent égalementl’effort du frein sur les deux roues, au moyen de larges sabots. L’air nécessaire au fonctionnement du frein est emmagasiné, au point terminus de la ligne, dans un réservoir spécial, disposé sous la voiture. Un dispositif particulier, permet aux voyageurs en cas de danger immédiat, d’actionner eux-mêmes le frein à air comprimé. Le réservoir est calculé pour permettre une dépense de 0,48 litre d’air à la pression de 4 atmosphères, par arrêt et par tonne. La pression initiale peut atteindre 9 et 10 kg (1).
- Block-système automatique. — Cotte ligne, destinée à un trafic intense, exigeait un block-système automatique conçu de telle façon que chaque train pût exécuter lui-même la manœuvre du disque rouge destiné à le couvrir et du disque vert ouvrant la voie au convoi suivant.
- Le dispositif, imaginé et réalisé parla Elektricitàts A.-G., vorm. Schuckert et C°, de Nürnberg, offre le précieux avantage de soustraire le circuit qui renferme les signaux à toute influence étrangère : défaut d’isolement ou décharge atmosphérique, grâce à un appareil à action différée qui effectue la double manœuvre on deux phases distinctes. Les feux sont constitués par deux groupes de 4 lampes de 3a bougies, vertes et rouges, qui brillent alternativement. Ils sont logés dans des lanternes carrées S> en tôle dont une face seulement, celle tournée vers la station, est ouverte. On les incline légèrement pour éviter l’accès des rayons solaires. Le changement de couleur se produit au moment où le train franchit une section isolée J, de 3 à 4 m de longueur, établie à la sortie de chaque section.
- Pôur bien faire saisir le fonctionnement du système, il convient de rappeler que les deux frotteurs de chaque voiture sont distants de 8 m, environ le double de la section isolée, et qu’ils sont reliés électriquement. Lorsque le premier est en contact avec le rail isolé, le second lui envoie du courant ainsi qu'au rail et, par ce dernier, au circuit comprenant le fanal rouge et le signal « arrêt ». Le circuit s'ouvre quaud le premier frotteur a quitte la section isolée et se referme quand le deuxième vient en contact avec elle. C’est pendant cette deuxième période, très rapprochée de la première, que le courant est lancé dans la (*)
- (*) C’est à peu près la consommation constatée sur d’autres voies; ainsi, le tramway électrique de Bruxelles exige, dans les mômes conditions, de o,66 à 0,^3 litre d’air à 4 atmosphères ; le chemin de fer souterrain de Londres, 0,53 litre, et le chemin aérien électrique de Liverpool, seulement o,39 litre. L’écart provient, dans le premier
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- ligne aboutissant a ia station antérieure à celle que la voiture vient de quitter et où apparaît le disque vert.
- Le schéma de l’installation est représenté par la figure 22. Les parties de droite des deux tableaux se rapportent à la direction Rittershausen-Eberfeld, Vohwinkel; celles de gauche, à la direction contraire. Une dérivation du conducteur principal est reliée aux barres Ni N„ N3 N4 et répartit le courant dans l’un ou l’autre circuit de lampes suivant la position des commutateurs U2 et U4; les barres inférieures sont en relation avec le conducteur de retour. On remarque, à droite et à gauche des tableaux, des lampes rouges et
- Légende
- du Block-Systèr
- vertes, en série avec les lanternes S, et S.,. Ces lampes de contrôle sont affectées à l’usage du chef de station. Des sections isolées Jt, Jr.. partent des fils qui se rendent aux électros Ea, E8, puis aux appareils à action différée Va et V4, et enfin au conducteur de retour.
- Supposons un train à la station II, où le disque vert indique au mécanicien que le tronçon de voie devant lui est libre et qu’il peut se mettre en route. Arrivé à la section isolée, une première fermeture du circuit amènera le commutateur U4 sur le signal « arrêt » et allumera les feux rouges qui le protégeront. En même temps, le levier L4 est partiellement libéré et prend la position figurée en L2 au tableau I ; à la rupture du courant, il est complètement lâché elle circuit comprenant les lampes vertes de la station précédente se trouve alors fermé en L, et au moyen du levier h abaissé sur c (tableau I). Quand le second frotteur mettra à son tour le circuit dérivé de J4 en charge, le courant gagnera la ligne par la dérivation en Eg, les leviers Li et hs le plot c, la ligne II vers I, et enfin l’électro Ê3 qui amènera le commutateur U2 sur le signal « marche » et allumera les feux verts.
- S’il survient sur la ligne un accident qui nécessite un arrêt de la circulation, les com-
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- mutateurs X2 et Nv sont tournés de droite à gauche [X, et X3, de gauche à droite], de sorte que le signal rouge reste constamment visible ; la ligne est bloquée.
- Les différents circuits sont représentés par des traits caractéristiques, et il sera facile au lecteur de suivre le fonctionnement du système sur la figure
- Les trains, rarement il est vrai, sont susceptibles de marcher dans deux directions différentes; dans ce cas, le procédé que nous venons de décrire n’est plus applicable. Il faut alors recourir aux signaux habituels par télégraphe et téléphone.
- Les mêmes dispositifs de sûreté sont appliqués à la boucle du Jardin Zoologiquo d’EI-
- Fig. 23. — Chemin de fer suspendu à voie légère de campagne et de montagne d'après le système Kugcii Langeu.
- berfeld, c’est-à-dire, qu’un convoi, qui doit emprunter la voie d’évitement, protégera sa manœuvre en actionnant les signaux rouges et- verts. Si deux trains se trouvent en môme temps sur ce tronçon de ligne, ils sont garantis par des signaux mobiles analogues à ceux employés sur les voies ordinaires. On a pris un surcroît de précaution destiné à éviter toute erreur d’aiguiLlage de la part du poste-vigie; pour cela, les verrous de l’aiguille sont reliés à la station elle-même, d’où s’effectue la manœuvre du déverrouillage.
- Frais d’installation et d'exploitation. — Xous avons donné plus haut les poids par mètre courant du viaduc métallique à savoir i r4o kg au-dessus de la Wupper et io65 kg au-dessus des rues. Les frais de premier établissement de la ligne ne dépasseront pas 6oo ooo à 65oooo fr par km. Les autres frais pour l'équipement électrique et pour les voitures dépendent de la vitesse cL du trafic à satisfaire. A Elberfeld, pour le moment, l’installation est faite pour qu’il puisse partir, toutes les trois minutes, un train de ioo personnes marchant à une vitesse de 4o à oo km. Le total des frais de premier établissement, avec équipement complet, s élèvera à environ qoo ooo fr par kilomètre. A titre de comparaison, nous
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- rappellerons que les frais de premier établissement du chemin de i'er aérien éleclriqiie de Berlin, construit par Siemens et Ilalske, ont été de i ôooooo fr, ceux du chemin de fer aérien de Londres de 4 ooo ooo à iooooooo fr par kilomètre. Bien que la consommation d'énergie électrique croisse rapidement avec l’augmentation de vitesse prévue, elle ne semble pas devoir être supérieure, par place-kilomètre, à celle qu'entraînent les tramways électriques ordinaires, dont la vitesse est trois fois moindre. Les conditions générales de frottement sur les chemins de fer suspendus sont particulièrement favorables à ce point de vue.
- Autres aupj.icàtions nu chkujn de fer suspendu. — La Continentale Gescllschaft fiir Elektrisohe rnternehmungcn a construit également, à litre d'essai, une voie légère de campagne el de montagne, qui est représentée par la figure 23 et qui convient aussi bien comme voie de pénétration dans les contrées des tropiques. Complètement indépendante des accidents de terrain, elle est garanlie contre les inondations, les tempêtes et la rapide végétation et peut être construite relativement bon marché.
- Tout le corps de la voie se compose d'un support en double T qui est pourvu en haul et en bas d'une tète de rail pour les roues. Ce support est soutenu tous les 6 ou 8 m par deux poteaux en fer creux ou en bois, au moyen d'une pièce en forme de crochet et composée de tôle et cornières : les extrémités supérieures des deux poteaux sont réunies par un joint arficulé dans lequel passe le crochet qui est mobile. Ce raccordement articulé du support de rail avec les chevalets a pour but de permettre que les montants obliques du chevalet soient toujours chargés également et par conséquent facilement maintenus, qu'ils soient très droits ou très penchés; il facilite, en outre, l'allongement des rails produit par les changements de température. Environ tous les 200 m, on relie fortement entre eux deux
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- chevalets voisins pour obtenir des points fixes assurant la stabilité de la voie et empêchant le mouvement longitudinal des celle-ci. Dans ces conditions, le poids par mètre de voie, supports compris, est de :
- i5o kg pour voitures do 4 tonnes aoo » » de 6 »
- Cette voie permet, de plus, d’augmenter à volonté l’adhérence. En pressant des roues, au-dessous des supports de rails, on peut faire agir des roues supplémentaires comme des roues motrices. Sur le tronçon d'essai installé à Cologne-Deutz, une locomotive a pu monter en toute sécurité, avec doux voitures au complet, une rampe d<;-| (fig. 24).
- Pour des rampes plus fortes, on peut employer, d'uno façon 1res simple, des chemins de fer à crémaillère. 11 suffit de transformer le rail inférieur ou une crémaillère dans laquelle s'engage une roue dentée solidaire du châssis du véhicule. Dans ce système, il est complètement impossible que la roue dentée quitte la crémaillère, car on ne peut jeter sur celle-ci, puisqu'elle est tournée vers le bas, ni pierres, ni objets susceptibles d’amener une obstruction des vides de cette crémaillère. Enfin, 011 pourra, dans certains cas particuliers, employer des chemins de fer suspendus funiculaires. C'est ainsi que l’on installe un petit chemin de fer de montagne à Loschwitz, près de Dresde, pour un parcours de 200 met une élévation verticale de 80 m.
- Le poids du fer employé est de 3oo t ; il a été fourni, ainsi que les voitures, par la Vereinigle Maschinenfabrik Augsburg und MasehinenbaugeselJschaft IViirnberg A.-C. La double voie est supportée par 33 piliers oscillants, de i5 m de hauteur en moyenne, renforcés par un pylône fixe seulement. Us sont terminés à leur partie supérieure par des consoles qui reçoivent les poutres de rive sur lesquelles sont fixés les rails. Le matériel roulant se compose de deux véhicules, Tun montant, l'autre descendant, reliés entre eux par un câble en acier de 44 nim de diamètre et capable; de résister à un effort de 90 o00 kg. Chaque voiture pèse 21,8 t et contient >0 plaçais ; son équipement se compose d’un frein à main et. d'un frein automatique. La station supérieure abrite la machine à vapeur qui fait mouvoir les deux véhicules; elle possède aussi un frein qui assure automatiquement l’arrêt au point terminus. Ce; chemin de fer suspendu funiculaire appartient à la Société « Elektra », de Dresde, qui l’exploite elle-même. T. Pausert.
- ONDOGRAPHE OU CYMATOGRAPIIE HOSPITALIER O
- I. Bu-t de l’instrument. — Jéondographe — ou, pour les puristes, le cytnatographe — a pour objet d'inscrire ou d’enregistrer directement, à l’encre, sur une bande de papier, les courbes représentatives d’un phénomène électrique périodiquement et rapidement variable (forces électro-motrices, intensités, différences de potentiel, puissances, etc.).
- P) Cet instrument a été présenté par M. Hospitalier, à la dernière séance de la Société internationale des Electriciens, le mercredi 3 juillet. M. Hospitalier ayant bien voulu nous communiquer les épreuves de l’article qu’il y consacre dans le numéro du 10 juillet de L’Industrie Électrique, nous pouvons dès maintenant donner une descrip-
- forces électromotriceaj différences de potentiel, intensité, etc.; nous remercions vivement M, Hospitalier de cette
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- Par cette définition on voit immédiatcment’les services qu’il est appelé à rendre dans l’industrie électrique aujourd’hui où l’emploi des courants alternatifs se répand de plus en plus, et où les ingénieurs sont obligés de connaître dans leurs moindres détails les formes des courbes des forces électromotrices ou des courants qu'ils produisent ou qu’ils utilisent, l’hypothèse simpliste de Informe sinusoïdale ne fournissant qu’une première approximation manifestement insuffisante.
- D'autres appareils, parmi lesquels les oscillographes de M. Blondel et de M. Duddell, et le rhéographé de M. Abraham, fournissent il est vrai une solution du même problème, et en fait une solution plus exacte, car ils donnent la forme de chaque onde tandis que, comme nous le verrons par sa description, l’nndographe de M. Hospitalier ne fournit que la forme moyenne d’une série d'ondes. Mais ces appareils sont d'une manipulation délicate, les courbes qu'ils fournissent ne peuvent être enregistrées que par la photographie, mode d'enregistrement incomparablement
- Fig. i. — Ondographe Hospitalier.
- moins commode que l’inscription directe sur un cylindre tournant. Comme le fait remarquer M. Hospitalier ce sont sans doute ces raisons qui ont retardé le développement industriel de ces appareils, « malgré les nombreux services qu’ils pourraient rendre si leur emploi était plus répandu. » II. Principe ft description de i.’osDounAPiiii. — L’ondographe (fig. i) est basé, en principe, sur une combinaison de la méthode par points successifs de M. Joubert, delà méthode strobosco-pique et des appareils enregistreurs électriques.
- Il se compose essentiellement :
- i° D'un moteur synchrone à courants alternatifs simples, actionné directement, ou après transformation convenable, par la source électrique dont on veut obtenir le tracé des variations périodiques des éléments {'j. (*)
- (*) Dans le premier appareil construit à litre d’appareil d’étude par lu Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d'usines à gaz, le moteur synchrone est constitué par un petit moteur à courant continu obligeamment prêté par M. Blondeau. Il est excité par deux accumulateurs, et l’induit en anneau Gramme reçoit le courant
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- 2° D’un train d’engrenages avant pour objet d’imprimer à un coupleur ou commutateur tournant une vitesse angulaire telle que, lorsque le moteur a effectué un certain nombre de tours, ce commutateur en effectue un nombre égal (ou un multiple) augmenté ou diminué de i. Il est préférable pour que pour l’inscription de la courbe se trace dans le même sens que l’écoulement du temps, que Je coupleur tourne moins vite que le moteur. Ce retard ou cette avance, essentiel au système, évite d’imprimer une rotation réelle aux balais du rtioteur.
- 3° D’un coupleur ou commutateur automatique formé d’un noyau cylindrique en matière isolante portant un tube de cuivre ou de laiton convenablement découpé contre lequel appuient trois balais (fig. 2). Cet ensemble 0 pour objet de mettre successivement en connexion avec un condensateur : a) deux points des circuits où se passe le phénomène périodiquement variable à enregistrer : b) ; un appareil de mesure. Dans la première opération, le condensateur se charge ;• il se décharge dans l'appareil de mesure dans la seconde opération. Pour le tracé de la puissance, le coupleur se réduit à une simple barre conductrice fermant périodiquement le circuit une fois par tour sur la bobine à fil lin de l’enregistreur par l'intermédiaire de deux balais.
- 4° D’un condensateur dont la capacité peut être constante ou variée à volonté par des fiches, afin de régler la sensibilité de l’appareil d).
- 5" D’un appareil de mesure approprié au phénomène à inscrire.
- Pour les différences de potentiel et les intensités, l'enregistreur est un appareil à cadre mobile de sir William Thomson, type Deprez-d’Arsonval, WosLoti, Chauvin et Arnoux, Meylaii, etc., disposé horizontalement ou verticalement.
- Pour les puissances, l’enregistreur est un waltmetre ordinaire (2) : le courant périodique traverse la bobine primaire fixe d'une façon continue, tandis que la bobine mobile à fil fin est placée dans le circuit périodiquement fermé par le coupleur rotatil sur la différence de potentiel définis-
- Ce moteur est alimenté par un petit transformateur à teusion variable de M. Gaiile qui permet de régler la tension aux bornes en fonction de l'excitation, pour que le petit moteur travaille dans le voisinage du minimum de La
- rence de potentiel directe do 110 volts, ce qui simplifie considérablement l’installation, par la suppression de l'accumulateur et du transformateur.
- (-) Dans ses essais M. Hospitalier s’est servi d’un compteur Thomson monté en wattmètre : l’axe est soumis à
- principal traverse les bobines fixes et la bobine mobile à fil fin est mise en dérivation, une fois par période et pendant un instant très court, par l’intermédiaire du commutateur et des balais, avec la différence de potentiel définissant la puissance à mesurer.
- Sous l’influence des impulsions successives que la bobine reçoit, par le fait des courants intermittents qui la traversent et du courant alternatif principal, la bobine fait avec sa position d’équilibre un angle proportionnel à la puissance ii chaque instant de la période définie par la position du commutateur, et entraîne par un levier la plume de l'enregistreur. Cette proportionnalité résulte du fait que l’angle décrit par la bobine mobile autour de sa position
- wattmètre peut être considéré comme n ayant subi aucun déplacement au point de vue des actions électrodynainiques. ment normal de l’appareil. Ce fonctionnement normal correspond à l'amortissement critique d une part, et à une
- période. Si la durée d’oscillation est trop grande, oïl diminue la dimension du disque, ou on l’établit en aluminium ; si l’amortissement est trop grand, on éloigne les aimants. On obtient ainsi une grande marge de réglage.
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- sant le second facteur de la puissance. Le réglage se fait par l’introduction de résistances dans le circuit à fil fin (l).
- Dans tous les cas, l’équipage mobile de l’appareil enregistreur reçoit une série d’impulsions dont la fréquence est égale h celle du courant à enregistrer. 1. •ésente une inertie et un amortissement calculés pour que la position du cadre mobile à chaque instant corresponde à celle que lui ferait prendre le courant moyen correspondant à la quantité d’électricité qui le traverse pendant une période.
- 6° D'un enregistreur cylindrique ou continu commandé directement à la vitesse convenable par le moteur synchrone. L’enregistrement peut être quelconque : à la plume, la roulette, au papier chimique, au papier fumé, etc. Le papier peut être monté sur un cylindre tournant, se dérouler sur des rouleaux plans ou se déplacer longitudinalement dans le sens des génératrices d’un cvlindre avant pour axe celui de l’appareil de mesure et pour rayon la distance de la plume
- Dans le modèle construit, l’enregistreur est du type imaginé par M. Meylan.
- M. Hospitalier à d’ailleurs apporté une modification heureuse au dispositif de commande de la plume d’inscription ; nos lecteurs en trouveront la description- plus loin.
- III. FoNCTrOxxEMKNT. •— La première opération à réaliser est de mettre en marche le moteur synchrone. Pour cela on lance le moteur au moyen du train d’engrenages et d’une manivelle. On juge que la vitesse du synchronisme est atteinte en éclairant, au moyen d’une lampe alimentée par la même source que celle qui doiL alimenter le moteur, un disque à secteurs alternativement blancs et noirs monté sur l’arbre de ce moteur. Quand les secteurs paraissent immobiles on connecte le moteur ; la manivelle se dégage automatiquement par un dispositif analogue à celui de la manivelle d’un moteur d’automobile.
- Quand le moteur est en marche et les connexions de l’appareil de mesure effectuées suivant la nature de la quantité que l’on se propose d’enregistrer, il suffit de laisser la plume appuyer sur le cylindre d’enregistrement. Comme le diamètre et la vitesse de ce cylindre sont calculés de manière que trois périodes entières soient inscrites pendant la durée d’un tour, la plume repasse, au second tour du cylindre, exactement sur le tracé primitif si toutefois la forme de Fonde n’a pas changé dans l’intervalle.
- IV. Résultats. — Nous avons dit que M. Hospitalier a utilisé son appareil au tracé de plus de plusieurs centaines de courbes. Parmi les courbes obtenues signalons celles des forces éleetromo-triees des machines génératrices des diverses usines à courants alternatifs de Paris et de la banlieue, des différences de potentiel et des intensités aux bornes de lampes h arc, aux bornes de soupapes éleclrolytiques et tout particulièrement des courbes d’un développement total de fi m montrant les phénomènes résultant de l’accouplement en parallèle et du désaccoupleinent d'une machine nouveau type et d’une machine ancien type de l’usine d’Issy, du secteur de la rive gaucho, machines ayant des courbes de force électromotrice notablement différentes.
- Ces résultats indiquent suffisamment le genre d’applications de l’appareil. Dans sa communication M. Hospitalier les résume dans cotte phrase qui nous servira de conclusion :
- « L’ondographc sera surtout utile aux constructeurs de clvnamus, de moteurs et de transformateurs ; aux usines centrales à courants alternatifs; aux fabricants de câbles à haute tension, qui ont un si grand intérêt à connaître la forme des courants alternatifs auxquels leurs câbles sont soumis ; aux écoles industrielles et aux laboratoires de recherches et aux laboratoires d’enseignement pour lesquels ils rendront visibles et immédiats des faits dont l’explication est souvent si difficile et si pénible. »
- J. Blondin.
- (l) Cette méthode directe peut s'appliquer également à l’inscription des différences do potentiel et des intensités ce qui supprime l’emploi du condensateur, mais le condensateur présente certains avantages pratiques. '
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- DISPOSITIF HOSPITALIER
- POUR UE REDRESSEMENT DES ORDONNÉES D'UN TRACÉ D’ENREGISTREUR
- Dans la plupart des enregistreur» à tracé direct, on est obligé de réduire la longueur de l'aiguille commandant la plume, afin que le frottement de la plume contre le papier ne fausse pas l’enregistrement d’une façon sensible. L’emploi d’une aiguille courte commandant la plume à la manière ordinaire, nécessité par la faiblesse du couple directeur et le frottement de la plume, présente plusieurs inconvénients.
- i° Les ordonnées, curvilignes ont un rayon de courbure relativement, petit., et la courbe enregistrée subit, de ce fait, une déformation souvent gênante ;
- 2° La trajectoire curviligne décrite par la plume l'empêche de porter bien exactement sur tous les points du cylindre enregistreur, dont elle décrirait une génératrice si le rayon était infini. Dans ces conditions, une plume bien réglée inscrit par points dans certaines parties, appuie fortement sur le papier dans d’autres parties, et n’appuie plus du tout sur les parties correspondant
- 3“ La tige portant la plume devrait être à la fois rigide pour la direction et flexible pour l’inscription ; il est difficile de réunir dans un même organe ces deux qualités contradictoires.
- Pour réduire ces inconvénients dans une large mesure, M. Hospitalier emploie un dispositif qui consiste, en principe, à séparer complètement, tout en les laissant solidaires, l’organe de direction et l’organe d’inscription, et à réaliser, avec un système directeur de faible rayon, un enregistrement dont les ordonnées ont un rayon assez grand pour que l’inscription se rapproche sensiblement de celle que donnerait un enregistreur dont la plume décrirait un arc decercle de
- L’appareil d’enregistremenl se compose de deux organes distincts : l’aiguille directrice et la plume d’inscription.
- L’aiguille directrice est un levier rigide monté sur l’appareil de mesure et dont l’extrémitc la plus éloignée de l’axe de rotation se termine par une fourche étroite dans laquelle vient s’engager le levier portant la plume. Cette fourche décrit, pendant l’enregistrement, le chemin que décrirait la plume de l’enregistreur ordinaire pendant la rotation du papier.
- La plume d’inscription est constituée par un levier de grande longueur, dont l’une des extrémités pivote autour d’un axe parallèle a celui de l'enregistreur, mais en est éloigné d’une distance sensiblement égale a la différence des longueurs des deux leviers. Son autre extrémité s’engage dans la fourche de l’aiguille directrice et porLe, un peu au delà de cette fourche, la plume inscrivante. qui peut être quelconque (plume Richard, roulette Chauvin et Àrnoux, fil de crin sur papier fumé, tube capillaire renfermant, do l’encre, etc.).
- On comprend que. dans ces conditions, pendant que la fourche décrit un arc de cercle de petit rayon, la plume décrit un are de grand rayon : on donnant au levier qui la porte une longueur suffisante, cet arc peut, dans les limites de la largeur du cylindre, se confondre sensiblement avec la tangente en son milieu. Le point de contact de la plume avec le papier s’éloigne ainsi fort peu d’une génératrice, et l’inscription se fait avec une égalité parfaite dans toute l’étendue du cylindre. La plume et son levier peuvent donc être proportionnés pour satisfaire aux conditions de flexibilité et de réglage de l’inscription, et de l’inscription seule, puisque la direction de la plume est confiée
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- à un autre organe auquel on donne, de son côté, toute la rigidité nécessaire pour remplir exactement cette fonction directrice.
- Le levier directeur et le levier inscrivant décrivent des arcs de cercle de rayons différents ; il en résulte que le levier portant la plume glisse légèrement, animé d’un mouvement de va-et-vient, dans la fourche ménagée sur le levier de direction. Le levier et la fourche doivent être combinés pour faciliter ce déplacement relatif. Dans ce but, la tige de la plume est bien polie dans la région du glissement, et la fourche est taillée en biseau orr arrondie sur les côtés pour permettre les légers déplacements angulaires relatifs des deux organes.
- M. Hospitalier a appliqué le dispositil que nous venons de décrire au type d'ondograpbe destiné à l'enregistrement de la puissance instantanée des courants alternatifs. L’aiguille directrice du wattmetre a 18 cm de longueur, tandis que le levier commandant la plume a une longueur double, soit de 36 cm. Dans ces conditions, il est facile de démontrer que la différence de longueur entre les deux ordonnées curvilignes, l’une correspondant à la valeur théorique, pour l'aiguille de 18 cm, et l’autre, à l’ordonnée redressée de 36 cm de longueur, est absolument nulle. En effet, si l’angle a décrit par l’appareil de mesure est proportionnel à la grandeur à mesurer, il est. facile devoir sur la figure qu’en faisant 00' — r — — ' le triangle OO'A est isocèle, il en résulte que a = a a\
- L’arc AB de longueur l est égal à l’arc BC de longueur l' et l’appareil reste rigoureusement proportionnel.
- L’inscription de la courbe se fait presque rigoureusement sur la génératrice du cylindre enregistreur, et la plume, plus indépendante et plus facilement réglable, ne produit plus aucun raté d’inscription. Nous croyons que le dispositif sera utilisé avec avantage dans tous les cas où l’allongement de l’appareil résultant de l’emploi d’une plus longue aiguille ne constitue pas une sérieuse objection à cct emploi.
- J. B.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTJFIQUE
- GÉNÉRATION
- Sur la non-utilité de la condensation dans les usines d'éclairage électrique, par R. V. Picou. L'industrie électrique, t. X, p. 2fi9, 20 juin 1901.
- Il est généralement admis qu'il est indispensable, au point de vue de l’économie, do munir de condenseurs les machines à vapeur dès que leur puissance atteint i5o chevaux. D’après M. Picou cette opinion, si répandue quelle soit, estinexacte en ce qui concerne les usines d'éclairage dont les machines ne sont utilisées que pendant un petit nombre d’heures par jour(I).
- Pour prouver par des chiffres l’exactitude de cette assertion, M. Picou examine successivement le cas ou chaque machine est munie d’un condenseur actionné par elle et celui où l’installation ne comporte qu’un seul condenseur indé-
- Premier cas. — Faute de données sur des machines de construction tout k fait récentes. M. Picou prend celles qui ont été publiées par Kl. Delafond, ingénieur en chef des mines, dans les Annales des mines de septembre-octobre 1884 et qui se rapportent à des essais effectués en 1884
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- sur nne machine type Corliss construite par les ateliers du Creusot. Parmi ces données il utilise celles qui correspondent à une marche avec ou sans condensation, avec emploi d’une chemise de vapeur dans les deux cas, la pression de la vapeur aux chaudières étant de 7,7a kg : cm3. Dans ces conditions les consommations de vapeur moyennes par cheval heure, pour des puissances variant de 12a à a4° chevaux suivant le degré d’introduction, ont été de
- A. condensation : Puissance indiquée . . 7,58 kg.
- — effective. . . 9.47 » Sans condensation : Paissance indiquée . 9,9a »
- Chevaux indiqués................ i5o
- — effectifs............... 120
- — disponibles............. 118
- Vapeur dépensée eu kg . . . 113^
- — par cheval disponible, en kg...............
- «Différence, 1,82kg par cheval disponible.
- » Il faut maintenant mettre en regard de cette économie le supplément de dépenses d’établissement occasionné par la condensation.
- » Prenons d’abord le. cas le plus favorable, celui où le condenseur est attelé directement et où l’eau, étant en abondance, est rejetée après
- « Dans les chiffres ci-dessus, on trouve d’abord, dit M. Pieou, une indication importante relative au rendement organique, dont la valeur est :
- à échappement libre : p =: • = 0,87.
- » L’écart donne la mesure de la dépense de puissance motrice nécessitée par le jeu de la pompe ii air. Il est à noter que, dans ces essais, celle-ci était en tandem avec le cylindre à vapeur, c'est-à-dire dans une position éminemment favorable à la réduction des frottements, par l’absence de tout balancier ou bielle de renvoi de mouvement.
- » Lorsqu’on aura à condenser, il sera extrêmement rare qu’on n’ait pas à élever l’eau nécessaire, — soit avant la condensation pour la tirer d’un puits, — soit après, pour la refouler aux réfrigérants. Il faut donc encore prévoir le travail d’une pompe élévatoirc, travail facile à calculer. L’eau de condensation étant d’environ 200 litres par cheval-heure, si l’on compte l’élé-vation à 10 m, on aura à produire, par cheval-heure, 2000 kgm en eau montée; soit, pour i5o chevaux, 3oo 000 kgm ou i,it cheval. Avec les rendements de pompe et de transmission on arrive aisément à 2 chevaux effectifs absorbés, valeur certainement au-dessous de la vérité.
- » Les chiffres ci-dessus permettent d’établir l’économie réelle de vapeur due à la condensation. Le tableau comparatif s’établit comme il
- » Los relevés faits sur les prix courants des divers constructeurs donnent des valeurs assez concordantes pour le coül du condenseur; il vaut environ 3 000 fr d’acquisition. À ce prix il faut ajouter au moins 2 000 fr pour les tuyauteries et vannes, et 5oo fr pour supplément de fondations. Nous admettrons même que le bâtiment n’a pas besoin d’être agrandi, malgré que cela soit toujours nécessaire lorsque le condenseur est en tandem.
- » La dépense d’établissement du condenseur dans le cas le moins coûteux est donc de 5 5oo fr, et ce ne sera pas une estimation exagérée que de compter à 10 p. 100, soit 55o fr, la charge annuelle d’intérêt et d’amortissement. Il ne faudra pas beaucoup de clapets remplacés pour que cette somme suit sensiblement dépassée.
- » Ceci établi, une équation commerciale immédiate va nous donner la durée limite de marche pour laquelle il y a indifférence à condenser ou non, en fonction de la vapeur du combustible.
- » Appelons F le prix du kilogramme de charbon, et t, la durée annuelle de marche du groupe considéré ; enfin, comptons à 7,5 la vaporisation des chaudières (rapport du poids d’eau vaporisée à celui du combustible brut). Nous avons comme dépense correspondant au surplus de vapeur dû à l’absence de condensation :
- » Egalant à 55o fr, charge annuelle due au condenseur, dans l’autre cas, on en tire :
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- ' » D’où selon les différents prix du combustible, le tableau :
- P. t
- •20 fr. par tonne. '871 heures paraît.
- 3o — 58o —
- « Ainsi, même avec le charbon cher, il n’y a aucun intérêt financier à condenser si la durée de marche annuelle du groupe considéré est inférieure a 58o heures, soit 1 heure et demie : par jour environ ; et avee le charbon à «5 fr la tonne, la limite est de'700 heures, soit environ 2 heures par jour.
- » Si nous prenons comme exemple une usine centrale comprenant six groupes semblables, il y en aura certainement, un, probablement deux, mais très probablement pas trois pour lesquels la 1 condensation sera réellement avantageuse; et on peut affirmer que ce serait une erreur que de l'appliquer a toutes les unités indistinctement.
- » Reste à déterminer auxquelles il convient de l'appliquer.
- » Les usines centrales destinées a l’éclairage sont établies sur deux plans généraux différents en ec qui concerne les dimensions d’unité. Dans le premier, on emploie des machines de puissances étagées, qui sont mises en marche selon le débit prévu. Cette disposition est celle qui assure le minimum de machines en service. Dans l’autre plan on installe des unités toutes de même puissance; et c’est le nombre en service qui varie avec les besoins de la distribution.
- » Dans le plan par machines h puissances étagées, il n’estjpas douteux que ce soit aux plus faibles unités que la condensation soit avantageusement applicable. Le condenseur attelé directement est alors tout indiqué comme étant le plus économique. »
- 2e Cas. — L’installation d’un condenseur indépendant, nécessaire dans les usines à unités identiques, change très notablement les conditions d’établissement de l’équation de la durée limite, telle qu’elle a été établie plus haut. M. Picou la rétablit dans l’hypothèse, souvent réalisée, où le condenseur indépendant fonctionne avec de Peau refroidie artificiellement, dans un appareil type Chaligny, Sée ou autre analogue, et sans tenir compte encore de la valeur du terrain supplémentaire occupé par le
- réfrigérant. Il arrive alors par des considérations analogues à celles exposées plus haut à l’équation,
- d’où l’on déduit les valeurs :
- P. i. *
- — 1904 —
- Ainsi, môme avec le charbon cher, il n'y a intérêt à condenser dans ces conditions que si la marche dépasse 4 heures et quart par jour; avec le charbon à 20 fr, il faut atteindre 6 heures et demie pour qu’elle devienne avantageuse.
- Coxci.usions. •— « Ces chiffres, ajoute M. Pi-cou, pourront causer quelque surprise aux ingénieurs-mécaniciens ; ils 11’en sont pas moins exacts en ce sens que, si l’on peut contester en quelques points leur valeur absolue, on ne changera toujours pas beaucoup, en les modifiant,
- f1) La dépense de vapeur d’un condenseur indépendant est toujours assez élevée. De divers chiffres d’es-
- de vapeur à l’heure sont la dépense minimum probable d’un condenseur indépendant pour i5o chevaux, puissance considérée ci-dessus, bile est, d’ailleurs, peu supérieure à la dépense de vapeur correspondant au condenseur attelé : 0,07 X i5oX7,58 = 79,6 kg. Le rendement organique reste alors le même avec ou sans condensation, et. r3o chevaux effectifs correspondent aux 1 5o indi-
- Au moteur 7,58. i5o=: . . . 1137 kg 1488 kg
- 1237 kg 1488 kg
- Soit, par cln-val-'apcnreffectif et par'heure '........... 9,5 kg ti,5kg
- Différence....................2 kg
- Comptons maintenant les frais d’achat et’d’inslallation ci-dessous ;
- Condenseur indépendant..........4 5 00 fr
- Itéfrigérant....................^ 8 000 »
- Tuyauterie et fondations........4 000 »
- Total . . . ..........16 5oo fr
- Correspondant à uu amortissement annuel de i65o fr. L’équation devient alors
- Tpîüxl P. — i(j5o, t. P. = 47,60,
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVIII. — K° 28.
- les limites qu’ils déterminent. La condition des usines presque uniquement affectées à l’éclairage est toute spéciale, très désavantageuse certainement au point, de vue de l'utilisation du matériel. Les électriciens ne l’ignorent pas, et font tous leurs efforts pour trouver la charge de jour si désirable; mais en attendant qu’ils l’aient trouvée, ils peuvent se dispenser de monter la condensation sur leurs machines de service du soir. Ils y gagneront en simplicité de service et économie.
- » O" 1'"'™ nous reprocher d’avoir négligé dans notre raisonnement un facteur important, relatif aux chaudières. Si la marche à échappement libre dépense, en chiffre rond, 16 à 20 p. 100 de vapeur de plus que celle à condensation. il faudra, semble-t-il, en tenir compte dans le coût de l’installation des générateurs de vapeur, en leur donnant un accroissement de dimensions correspondant. En apparence, ce raisonnement est exact; en pratique, il ne l’est pas. Car, la marche à échappement libre permet très facilement d’alimenter avec de l’eau à près de ioo°; tandis que la condensation ne fournit l'eau qu’à 4°° tout nu plus. Or le fait d’alimenter à ioo° correspond pour les chaudières aune augmentation de vaporisation à surface de chauffe égale qui est précisément de l’ordre de grandeur de i5 p. 10» ; en outre il y a une légère économie de combustible, et un accroissement correspondant de la vaporisation proprement dite (rapport des poids d'eau vaporisée et de combustible).
- » La balance est donc rétablie du fait de l’alimentation à l’eau bouillante.
- » Enfin une dernière considération qui ne doit pas laisser indifférents les directeurs d'usine est celle de la sécurité de la marche. Sur 10 arrêts accidentels de machines, il en est 6 ou 7 qui ont leur cause dans un défaut'de condensation ; rentrées d’air, destruction de clapets, mauvais jeu des pompes souvent reléguées dans des
- Or l'arrêt accidentel est la première chose à éviter dansdes usines d’éclairage; car ses conséquences peuvent être chiffrées bien au delà de la valeur de quelques tonnes de charbon; et le renom de l’entreprise en souffre notablement.
- » En terminant ces notes, je crois devoir mettre en garde le lecteur contre une interprétation trop absolue des chiffres qui s’y trouvent. Dans tout cas particulier les circonstances locales
- sont à prendre en grande considération. Ainsi, dans tel cas particulier, un moteur à vapeur
- charge, en quantité toujours très suffisante pour la condensation, alors même qu’elle manque comme force motrice On peut et on doit mettre alors un condenseur éjecteur, qui ne coûte que fort peu, ne comporte aucun mécanisme, et qui sera toujours largement payé par l’économie de combustible, si faible qu’elle soit.
- » Et ainsi de bien d’autres circonstances telles que le voisinage immédiat d’une rivière, etc.
- » L’essentiel est d’être en garde contre l’emploi delà condensation lorsque, loin de procurer une économie, elle n’appoi'Le qu’une charge, aggravée encore de complications de service et de risques d’arrêt. »
- MOTEURS
- Interruption du courant dans les moteurs shunts sans étincelles, par R. Krause. Klektro-tecknische Zeitschrift. I. XXTI, p. a33, t4 mars
- On sait que l’on peut rompre le courant d’un moteur shunt marchant à pleine charge, sans produire d’arc en se servant d’un interrupteur 1 (fig. 1) disposé de telle sorte que l’enroulement
- Fig. 1 cl 2.
- en dérivation ne soit branché qu’après lui. Mais si l’on ouvre cet interrupteur avant que le moteur n’ait atteint sa vitesse normale, on obtient un arc d'autant plus intense qu’on est plus éloigné de cette vitesse. Ou voit donc que le moteur doit être soumis à la totalité du voltage, sans qu’une partie en soit perdue dans le rhéostat de démarrage.
- Le moteur marchant à pleine charge, soit ni sa vitesse, I l’intensité dans l’induit. La force contre-électromotriec est donc
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- Wa étant la résistance de l’armature. Si l'on rompt brusquement le courant en r, la vitesse diminuera graduellement, mais, dans les premiers instants, elle sera/i2 très voisine de la vitesse de régime grâce à l’inertie des pièces en meuve-ment. Mais la valeur de l’intensité J„ est réduite a l’intensité d’excitation i et
- On a alors
- E„ — E — iwa.
- Si on a encore rc2 = /i , nous avons meme
- E?j > Ej,.
- I.’arc à la rupture 11e dépend que de la force électromotrice de self-induction et, comme celle-ci est fonction de~, il en résulte que l’intensité devrait varier lentement à la rupture. On arrive a ce résultat par la rupture de l'interrupteur i. La force contre-électromotrice de l'induit est alors fermée sur l’inducteur sur lequel elle travaille en génératrice. Si /•„ estpetit EV1 est égal ou très peu inférieur a la tension E. La self-induction de l’induit est nuisible à la rupture sans étincelle, carest alors très grand. L’intensité J devient en effet i qui n’en est que les 2 ou 3 p. ioo. Mais comme l’induit a peu de spires, la force électromotrice de self-induction, dirigée dans le même sens que la force électromotrice appliquée au moteur 'et par
- Fig. 3 et 4. * *
- suite en sens inverse de la force eontre-électro-moli'iee de l’induit qui tend à supprimer l'arc) peut ne pas prendre mie grande valeur. Les machines a grande vitesse sont donc plus faciles à interrompre sans arc que les machines lentes, car les premières ont moins de spires sur l’induit.
- L’Eleklrotechnisdie Zeitschrift a déjà indiqué
- un certain nombre de dispositifs, dont l'efficacité s’explique par les considérations qui précèdent. Le premier de ces dispositifs est représenté par la ligure a et a été décrit par M. Fischer-llinneii f1). On y rencontre toujours le circuit suivant : induit, rhéostat, manette, induit. Au démarrage la manette est en i ; eu marche normale, l'induit est branché directement sur la source et l’inducteur reçoit son courant par l’intermédiaire du rhéostat, ce qui n’a que peu d’importance, puisque le rhéostat est toujours très^peu résistant par rapporta l’inducteur.
- Mais en pratique, on peut rencontrer certaines difficultés. Soit un moteur de 180 ampères, iro volts qui reçoit son courant d’une station centrale qui édicte certaines prescriptions relatives à la résistance des rhéostats de démarrage, afin de ne pas produire d’à-coups au moment de la mise en circuit des moteurs. Si l’on veut par exemple que le moteur démarre avec le ~ de l’intensité normale, il faudra un rhéostat de 2,4a ohms. Si les inducteurs consomment 3,5 p. ioo de la puissance, soit6,3 ampères, leur résistance est de 17,3 ohms. Si 011 les met en série avec le rhéostat, l’intensité d’excitation est réduite à 5,5i ampères, ce qui produit une élévation notable de la vitesse. Mais comme le montre la figure 3, il est très facile de se tirer d’affaire en ne branchant l’excitation que sur le troisième plot du moteur en a. En ce point, la valeur de la résistance de démarrage restant en circuit est telle que le moteur soit parcouru par le courant normal. Le moteur ne démarre pas encore, puisque le couple de démarrage est supérieur au couple normal, mais les inducteurs sont déjà excités normalement et en continuant à déplacer la manette le moteur démarre.
- Un autre dispositif a été indiqué par Menges (2) et est représenté figure 4- L’inducteur reçoit immédiatement la tension normale. Mais au moment de l’arrêt, le courant des inducteurs varie plus rapidement que dans la méthode précédente, si l'on a uu grand moteur qui ne démarre qu’au plot a, caria force conlre-élcetromotrice de l'induit doit vaincre la résistance totale • de l’inducteur et du rhéostat. E. Bectom.
- (1) Ele.it. Zeits., p. 93, 1898. Êcl. Élect., 1. Xy, p. 94 «t 407; 1898.
- (*) Elek. Zeits., p. 739, 1897; Écl. Élect.. t. XV, p. 93 et 4o3;i8y8.
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- DIVERS
- Ionisation des gaz traversés par un courant: décharge unipolaire à la surface des corps incandescents, par J. Stark. Dr. Ann., p. 402-416,
- D’après J.-J. Thomson, l’ionisation d'un gaz, c’est-à-dire la séparation des molécules en ions, serait due uniquement au choc des 10ns en mouvement : elle pourrait se produire seulement quand la vitesse des ions, pur conséquent l'intensité du champ, dépasse une certaine limite.
- M. Stark pense qu’il ne faut pas mettre de côté toute act.iou directe du champ.
- Lu séparation d’une molécule en ses ions exige une certaine dépense de travail : ce travail est égal à la variation d’énergie potentielle que subit le système des deux ions en passant de l’état libre à l’état combiné. L’ionisation se produit quand l’énergie cinétique de la particule en mouvement qui vient, heurter la molécule, plus le travail que peut fournir le champ électrique, donne une somme au moins égale à cetLe variation d’énergie potentielle.
- Si la température n’est pas très élevée, l’énergie cinétique provient aussi pour la plus grande partie de l’action du champ. La somme en question est alors fonction du champ et eelui-c.i doit, être supérieur à une certaine limiLe pour que l’ionisation soit possible.
- L'énergie potentielle des ions est fonction de la température absolue T et d’une constante k caractérisant la substance considérée : l’énergie cinétique communiquée à un ion par le champ 1' dépend d’une constante xe (ou r„i et du chemin moyen de lion l„ (ou ln).
- On peut donc exprimer la condition pour que l’ionisation se produise par une certaine équa-
- x, [)- o
- Il est difficile de représenter par une fonction analytique la différence de potentiel limite au-dessous de laquelle un courant autonome cesse de passer dans un gaz. Par courant autonome, il faut entendre un courant qui donne naissance lui-même aux ions qui lui servent de véhicule. Cette limite dépend en ell’et des dimensions de la trajectoire du courant. Cependant pour chaque intensité du courant, il existe une différence do potentiel au-dessous de laquelle ce dernier n’est plus possible.
- Tout ce qui précède suppose implicitement
- que, déjà avant l’qpparition du champ, le gaz renferme quelques ions libres. Ces ions, entrant en mouvement sous l’action du champ, provoqueront. par leur choc, l’ionisation d’autres molécules.
- S’il n’y a pas d’ion libre, il faudra que. le champ croisse assez pour que son action soit égale à celle de l’attraction qui lient unis les ions d’une molécule neutre. Mais dès qu’il s’est séparé quelques ions, on peut abaisser le champ jusqu'à la limite donnée par l’équation /=o, sans supprimer le courant. C’esL le phénomène du retard à la décharge.
- Pour une force électromotricc donnée, l’ionisation ne peut croître sans limite : il se forme sans cesse des ions, mais par contre, il en disparaît sans cesse qui reforment des molécules neutres. L’élal stationnaire est réalisé quand le nombre des ions qui disparaît est égal à celui des ions qui sont libérés dans le même temps.
- Le nombre des ions libres varie non seulement par la décomposition et la recomposition des molécules neutres, mais aussi par la diffusion et la différence de concentration provoquée par l’action électrique (1).
- Ou a nié la possibilité d’un régime d’ionisation stationnaire : mais les conditions nécessaires à l'etablissement de ce régime peuvent être réalisées si l’intensité du champ est suffi-
- Les ions positifs et les ions négatifs ne se comportent pas d’une manière identique. Toutes choses égales d’ailleurs, on parvient à donner aux ions négatifs une quantité d’énergie cinétique plus grande qu’aux ions positifs. Il est vraisemblable que le chemin moyen des ions négatifs ln est plus grand que celui des ions positifs : alors l’énergie cinétique moyenne des premiers dans un champ F, c’est-à-dire F^est plus grande que celle des autres, F^,. Il en résulte que la force clcctromot.riee limite est plus petite pour les ions négatifs que pour les positifs. Lorsque les deux limites sont très différentes, la forme de la décharge dépend essentiellement des ions négatifs; en particulier, 1 intensité du courant dépend surtout des conditions au voisinage et à la surface de la cathode.
- En réalité l'énergie cinétique des ions et par suite l’ionisation ne sont pas proportionnelles à
- (q Cf. Stakk, Écl.Élect. t. XXVII, p- 295, mai 1901.
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- l’intensité que présente lé champ au point, considéré. En effet, sous l’action du champ, un ion se met en mouvement et éprouve un certain déplacement sans perdre rieu de son énergie cinétique : il peut donc arriver ainsi dans une région où le champ est plus faible et y posséder encore une énergie cinétique plus grande que dans la région où le champ est plus intense, en d’autres termes, l’ionisation est décalée par rapport au champ dans la direction du déplacement des ions. La grandeur moyenne de ce décalage dépend du chemin moyen des ions. Si le champ est uniforme, ce décalage ne se remarque pas et rionisation peut être représentée par l’intensité du champ ou même point. Il n’en est plus ainsi quand le champ cesse d'ôtre uniforme: les maxima d’ionisation sont alors déplacés par rapport aux maxima du champ. Ce déplacement joue un grand rôle clans les stratifications.
- Le choc des molécules neutres est susceptible aussi de produire rionisation, si comme on La admis, ce phénomène dépend seulement de |
- l’énergie cinétique de là particule en mouvement. Dons un champ nul, l’élévation de température pourra provoquer uue ionisation, parce qu’à température élevée l’énergie cinétique d'une molécule est plus grande que l’énergie poten lielle du système d'ions.
- Si le champ n’esl pas nul, l’énergie cinétique d’un ion est égale à la somme de deux termes : l’un dépendant de la température, l’autre du champ électrique; elle est donc en moyenne plus grande que celle d'une molécule neutre, sur laquelle le champ n’a pas d’action. L’ionisation due au champ se produira donc plus tôt que celle 'qui est due à l'action seule de la température. La différence de potentiel limite, pour un même corps décroît donc quand la température s’élève.
- À la surface d’un corps incandescent, la différence de potentiel limite peul devenir très petite : elle est toujours plus petite pour les ions négatifs que pour les ions positifs, ce qui peut s’expliquer par lu présence sur la surface du corps d’une couche mince de gaz ionisé. M.-L.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ DES ÉLECTRICIENS DE BERLIN
- Séance du 26' février J901.
- Le système de télégraphe multiple Baudot, par Gralbert. Eleklrotechnische Zeitschrift, t. XXII, p. 282, 28 mars 1901.
- Nous ne faisons que signaler ccttc communication, le système Baudot étant bien connu des lecteurs français.
- Recherche des courants telluriques, par le prof. Fœrster. Elektrutechnische Zeitschrift, t. XXII
- Sur la proposition do Werncr Siemens se forma en 1881 un comité ayant pour but la recherche des courants telluriques. C’est le résumé des travaux de cette commission que M. le professeur Fœrster présente à la société des électriciens, sous la forme d'un ouvrage in-8° avec atlas intitulé : « Les courants telluriques sur le réseau impérial allemand et leur relation avec les phénomènes magnétiques terrestres. »
- La rédaction scientifique de. cet immense amas de matériaux fut confiée à un physicien éminent, M, le professeur VNeînstem, qui s’était
- déjà distingué par des recherches identiques.
- M. Fœrster examine ensuite l’historique delà question. Les observations régulières sur les courants telluriques eurent lion de 1882 à 1887 ; pendant ce laps de temps 22 000 lectures furent effectuées, lectures très exactes et comportant des mesures de fractions de millimètre.
- Toutes ces mesures devaient être comparées aux observations correspondantes des observatoires magnétiques de Wilhelmshaven et de Victine, ainsi qu’à celles des observatoires polaires internationaux, et principalement, de l’observatoire allemand, qui possédait des mesures magnétiques très complètes pour 1882 et i883.
- Deux câbles furent posés, l’un entre Berlin cl Dresde, dirigé sensiblement du nord au sud, l’autre entre Berlin et Thorn, orienté sensible ment de l’ouest à l’est. Les courants terrestres qui se divisent dans ces lignes métalliques, l’un suivant la composante nord-sud, l’autre suivant la composante ouest-est, étaient enregistrés, sur la ligne Berliù-Dresde, par un enregistreur Siemens, sur l’autre ligne, par un appareil photographique qui travaillait concurremment avec un
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- galvanomètre à miroir Siemens, muni d’un
- M. Weinstein publia ses premiers résultats à l’Académie des sciences en i88(L 11 ne lut pas possible à cette époque de donner des résultats exacts ; on ne pouvait affirmer que quelques points, entre autres que les grandes variations des courants telluriques se comportaient vis-à-vis des forces magnétiques terrestres, connue un courant qui entoure un galvanomètre.
- Toutes les variations de direction ou d’inten-sitc du courant terrestre se présentaient, sur l’un des câbles, comme les oscillations de la déclinaison notées dans les observatoires magnétiques ; sur l’autre câble, comme les oscillations de la composante horizontale mesurées dans ces observatoires, et ceci d’une façon si exacte, que l’on essaya de déterminer la différence de longitude entre Berlin et Wilhelmshaven, où les annotations magnétiques étaient faites, en notant d’une part le début des variations magnétiques à Wilhelmshaven, et d’autre part l’apparition des oscillations telluriques à Berlin. Le résultat fut exact à la seconde.
- Sans nous attarder à suivre le conférencier dans l’examen des faits connus sur la relation qui existe entre les courants telluriques, les variations de la surface solaire et les aurores boréales, nous arriverons de suite aux résultats obtenus par la commission.
- Un résultat très important est lu relation parfaite qui existe entre la marche de la période quotidienne de la composante verticale du magnétisme terrestre et la période quotidienne du courant tellurique. Le maximum de la période quotidienne du courant tellurique,dans le milieu de son parcours, correspond presque exactement avec le maximum de la période quotidienne de la composante verticale.
- Ici se pose la question ; Quelle est la première des deux apparitions ?
- Nous ne suivrons pas M. le professeur Fœr-sler dans ses hypothèses et nous ne retiendrons que sa conclusion : « C’est que les oscillations des courants telluriques donnent naissance aux variations magnétiques terrestres. »
- M. le professeur Weinstein indique que pour les courants telluriques,'les variations de son intensité et de sa direction n'entrent pas seules en jeu. mais égalementla position relative de ce que nous appellerons la surface du courant. Les
- ÉLECTRIQUE
- observations dans les lignes ne peuvent donner de renseignements là-dessus, car elles se rapportent à des éléments trop faibles vis-à-vis de la grandeur des courants telluriques.
- La position relative de cette surface de courant a beaucoup d’importance, malheureusement il a été impossible de déterminer jusqu’ici ses variations de position, en sorte qu’il reste bien des lacunes dans l’interprétation des rapports qui existent entre les phénomènes magnétiques terrestres et les phénomènes telluriques.
- M. Weinstein a cependant découvert bien des particularités sur ces rapports dans ses diagrammes et sur les courbes qui indiquent les oscillations quotidiennes des composantes des courants terrestres et du rmignétmnèlre.
- Mais comment se produisent ces variations de la surface du courant ? L’auteur les explique de
- Il semble de plus en plus probable, depuis les progrès de la science, que les phénomènes lumineux polaires ont un caractère électrique, et indiquent des courants qui se propagent entre les couches supérieures de l’atmosphère, les couches inférieures, et pénètrent à l’intérieur du globe terrestre, et ne produisent en général une lumière claire que dans les couches élevées.
- Il est certain que de semblables courants dans l’atmosphère influencent très fortement les courants électriques dans le globe terrestre et que, par suite, des variations dans les positions des surfaces de courants du courant terrestre peuvent se produire.
- De toutes ces recherches on peut tirer des conclusions pour une étude générale de ces phénomènes :
- Il faudrait organiser sur différents points du globe des observatoires chargés de noter les variations des courants telluriques, d’après une convention internationale ; en même temps des observations correspondantes des phénomènes magnétiques et de lumière polaire seraient effectuées ainsi que le relevé de l’état électrique de l’atmosphère.
- Il faudrait également faire des observations complètes sur les phénomènes solaires, et particulièrement sur ceux qui présentent des relations avec les courauts telluriques ou l’électricité atmosphérique. F. Diéxy.
- Le Gét
- : C. NAUD,
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- Samedi 20 Juillet 1901.
- 8- Ai
- }. - N» 29
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- A. CORNU, Prc
- de France, M. Professeur à de l’Institut. Arts et Manu Professeur ai
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- jfesseur à l’Ecole Polytechnique, Met embre de l'Institut. —G. LIPPMANN, I l’École centrale des Arts et Manufac — A. POTIER, Professeur à l’École factures, Professeur à la Faculté libre u Collège Rollin.
- l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège r à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, - H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre •s, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des nces de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université,
- EXPOSITION UNIVERSELLE
- ALTERNATEUR T)E 65o KILOVOLTS-AMPÈRES DES ATELIERS D’OERLIKON
- Nous avons décrit précédemment, deux des alternateurs exposés par les ateliers d’Oer-likon ; un troisième alternateur du type à flux ondulé, était accouplé à une turbine Piccard, Piolet et CiB, de Genève.
- Cet alternateur à courants triphasés a une puissance apparente de 65o kilovolts-ampères avec un facteur de puissance minimum de o,8. La puissance utile est donc de 5ao kilowatts.
- La tension aux bornes est de 7000 volts, soit 4 33o volts par phase, l’induit étant groupé en étoile. Le débit par phase est de 5o ampères.
- La vitesse angulaire est de 200 tours par minute, ce qui, avec 12 saillies par couronne correspond à une fréquence de 5o périodes par seconde.
- La photographie de la figure 1 est une vue de l'alternateur. Les figures 2 et 3 montrent des vues d’ensemble avec coupe partielle par l'axe d'un alternateur de mêmes dimensions, mais établi pour 4° périodes seulement et les figures 4 et 5 des coupes et vues d'une’partie de l’induit et de l’inducteur.
- Inducteur.-—L’inducteur mobile est constitué par une couronne en acier coulé boulonné sur un support en fonte claveté sur l’arbre. Les 6 bras du support sont doubles et solidement nervures.
- Le diamètre extérieur de cette couronne est de 189 cm et sa largeur de 92 cm. L'épais*-seur est de ia,5 cm.
- Les saillies polaires sont disposées en deux séries et placées en regard les unes des autres, Elles sont formées par une pile de tôles feuiLletées et présentent une rainure en-
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- queue d'aronde clans laquelle est glissée une clavette de même forme fixée à la jante par deux boulons la traversant complètement.
- Los saillies dont, les bords parallèles à l’axe sont légèrement abattus, ont une hauteur radiale de i5 cm ; leur largeur dans le sens de l'axe, est de a3,5 cm et leur largeur dans le sens perpendiculaire, de 23 cm.
- Le diamètre extérieur de l’inducteur est de 219,2 cm et l’entrefer de 4 mm.
- Fig. 1. — Alternateur à eouranls'lriphasés de 65o kilovolts-ampèrcs des ateliers d’Oerlikon.
- La bobine inductrice est en deux parties; elle est placée entre les deux séries de saillies et est centrée par rapport à l’inducteur à l’aide de supports en forme de T qui la retiennent après la carcasse do l’induit.
- Les deux parties de l'enroulement inducteur sont constituées par une bande de cuivre de 6 cm de largeur et. de 2 mm d’épaisseur, le nombre de spires de chaque partie est de 83 et les deux denii-bobines sont groupées en série.
- Le nombre de spires total est donc de 16b : et le circuit ainsi formé a une résistance de 0,2 ohm à froid.
- Le poids du cuivre inducteur est de 1 200 kg, celui de la partie mobile complète atteint j fioo kg.
- Induit. — La carcasse supportant les anneaux induits est formée par une couronne en fonte, en deux parties, et de section trapézoïdale. Cette carcasse présente dans sa partie cylindrique 12 fentes radiales destinées à assurer la ventilation de la bobine inductrice.
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- Le diamètre extérieur maximum de cette carcasse est de 309 cm et sa largeur de go cm. Le diamètre intérieur est de
- Les couronnes de tôles de 1 induit sont serrées par des boulons entre deux anneaux venus de fou Le avec la carcasse et deux anneaux en deux parties s’embé-quetant sur cette carcasse.
- Les anneaux rapportés supportent deux disques de protection percés d’ouvertures oblon-
- Le diamètre extérieur des noyaux de tôles est de q54 cm et leur hauteur radiale de 17 cm. Le diamètre d’alésage des induits est de 220 cm et la largeur de chacune des couronnes, de
- Sur les deux induits sont pratiquées 72 rainures, 2 par saillie et par phase, lesquelles reçoivent deux enroulements triphasés constitués par des bobines enroulées sur gabarit et isolées par des gaines en micanite. Ces bobines sont maintenues dans les rainures par des cales en fîbrfe glissées dans de petites rainures triangulaires pratiquées sur les bords des dents.
- Chaque induit comporte 12 bobines par
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- phase. Chaque bobine e3t formée de 33 spires de deux fils de 3.2 mm de diamètre enroulés en parallèle. Les ;i2 bobines de chaque phase sont montées en série ainsi que les phases correspondantes des deux induits. La résistance de chaque phase ainsi composée de l’alternateur est de i,3} ohm à chaud. Le poids du cuivre utilisé sur l'induit est de 6oo kg.
- Le poids de la partie fixe est de j5 4oo kg.
- Les prises de courants de l’induit et de l’inducteur sont placées à la partie inférieure de la machine.
- Résultats d'essais. — Les principales caractéristiques de l’alternateur de 65o kilovolts-ampères des ateliers d’Oerlikon sont représentées sur la figure 6.
- La courbe 1 est la caractéristique à vide et la courbe II celle en court-circuit.
- L’intensité du courant d’excitation correspondant à la marche à vide est de 56 ampères ; celle nécessaire pour obtenir l’intensité normale en court-circuit est de 3i ampères.
- Deux points de régime en charge obtenus expérimentalement ont été représentés sur la figure. L’un correspond à un débit de 46 ampères, soit une charge réelle de 48o kilowatts avec un facteur de puissance de o,8. L'excitation correspondante est de 8o ampères et la chute de tension de 19 p. 100.
- Le second point se rapporte à une charge réelle de 910 kilowatts avec un facteur de puissance de 0,7 ; c’est une charge double de celle de la charge normale et avec un facteur de puissance un peu plus faible que le facteur normal. L’excitation correspondante est de i3o ampères.
- Ce régime, qu’il n’est possible de maintenir que quelques instants, montre la grande capacité de surcharge de cette machine.
- Au régime normal de 5o ampères de débit par phase, avec un facteur de puissance de 0,8, l’intensité du courant d’excitation seraiL de 90 ampères. La chute de tension est alors de 9.5 p. 100.
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- Le rendement à charge normale est de 93,0 p. 100. Les pertes se décomposent ainsi :
- Pertes à vide....................................24 3oo watts
- Portos par effet Joule dans l’induit.............10 3oo »
- Pertes par effet Joule dans l'inducteur ... 1810 »
- Pertes totales.....................30 4io watts.
- Excitatrice. —L’excitatrice, non représentée sur les figures 2 et 3, est calée sur l’arbre en portc-à-faux.
- Sa puissance est de 3600 "watts sous une tension d’environ 3o volts.
- ipères d’Oerlikoit.
- Elle est à 4 pôles et excitée en dérivation, l’inducteur en acier est annulaire ; les noyaux polaires sont fixés à l’aide de vis.
- L’induit denté est enroulé en tambour multipolaire en quantité, type Arnold.
- TRANSFORMATEUR ROTATIF DE 200 KILOWATTS DES ATELIERS D'OERLIKON
- Le transformateur rotatif exposé par les ateliers d’Oerlikon, identique à ceux déjà installés par cette importante maison à la sous-station de Selnau, à Zurich, était constitué par un moteur asynchrone triphasé de 3oo chevaux attelé directement à une dynamo à courant continu de 200 kilowatts, d’un type spécial.
- Le transformateur rotatif des ateliers d’Oerlikon est représenté sur la photographie de la figure 1. La figure 2 en est une vue d’ensemble.
- Moteur. — Le moteur asynchrone triphasé du groupe transformateur des ateliers d’Oerlikon a une puissance utile normale de 290 chevaux sous une tension aux bornes de 1 p5o volts et une tension simple de na5 volts.
- La puissance vraie absorbée par l’inducteur en charge est de 222 kilowatts et le facteur Je puissance de 0,9 ; la puissance apparente est par suite de 247 kilovolts-ampères et correspond à une iutensité de 72,2 ampères par phase.
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- La fréquence des courants dans les inducteurs est de 5o périodes par seconde cl la vitesse qui correspondrait au synchronisme de 3^5 tours par minute ; le nombre de polos esL de 16.
- Le moteur est représenté sur les ligures 3 et 4 qui sont des vues d’ensemble avec coupes partielles. Les figures 5 et 6 sont des coupes et vues d’une parLie de l’induit et de l'inducteur.
- Inducteurs. — L’inducteur fixe est formé par une caisse cylindrique en foute consolidée par quatre nervures annulaires couranl le long de la surface de la caisse.
- Deux des nervures sont élargies à la partie inférieure et supportent les pattes par lesquelles l’inducteur repose sur son bâti. Les paliers à bague sont venus de fonte avec le bâti.
- Deux protecteurs en tôle perforée sont rapportés sur les faces latérales de la caisse et protègent les enroulements. De nombreux trous circulaires sont ménagés dans la car-casse pour assurer une bonne ventilation.
- Les tôles inductrices, en un seul noyau, sonL serrées à l’aide de boulons entre un anneau venu de fonte avec la carcasse et un anneau rapporté.
- Le diamètre extérieur maximum de la carcasse est de 204 cm et sa largeur de 62 cm.
- Le diamètre extérieur du noyau-de tôles de l’inducteur est de 19.3 cm et sa largeur de 22 cm. Le diamètre d’alésage est de i5ô cm et la hauteur radiale des tôles de 21,5 cm.
- L’entrefer est de 1,2 mm.
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- La surface intérieure de l'anneau inducteur est percée de \f\f\ Irons, soit 3 par pôle et par phase. Ces trous qui affectent près de l’entrefer une forme ogive reçoivent 24 bobines enroulées chacune dans 6 encoches et constituées par 24 spires de 3 fils de 3,6 mm de diamètre en parallèle. Le nombre de conducteurs distincts par encoche est donc de 8.
- Les 8 bobines d’une meme phases sont réunies en série et les 3 phases groupées on étoile. La résistance de chaque phase est de 0,109 ohm a froid et le poids de cuivre utilisé sur l’inducteur, de 24 kg.
- Le poids de l'inducteur avec son bâti est de 0600 kg.
- Induit. — L’induit mobile est supporté par la jante d’un volant en une seule pièce serrée sur l'arbre par deux anneaux en fer forgé posés à chaud.
- Les tôles induites sont serrées, à l’aide de boulons, par deux anneaux en fonte portant des chevilles pour l’entraînement des parties extérieures des enroulements et deux séries de bossages destinées rime conjointement avec les chevilles d’entraînement, à la fixation de protecteurs en tôle perforée et l’autre à supporter les connexions de l’enroulement aux bagues et à l’appareil de court-circuit.
- Le diamètre extérieur de l’induit est de 149,76 cm et sa largeur de 22 cm; le diamètre intérieur du noyau est de 112 cm, ce qui correspond à une hauLeur radiale do 18,88 cm.
- L’enroulement induit est un enroulement triphasé ordinaire monté en étoile et réparti dans 192 trous de forme analogue à ceux de l’inducteur, soit 4 par pôle et phase.
- L’enroulement de chaque phase comporte 8 bobines de 4 spires disposées dans 8 enco-
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- ches. Le nombre de conducteurs distincts par encoches est par suite de i ; chaque conducteur est formé de 8 fils de 4>4 mm groupés en quantité.
- Les 8 bobines d’une même phase sont montées en série et la résistance de l’induit par phase est de 0,007 ohm. Le poids de cuivre utilisé sur l’induit est de 160 kg.
- . Les trois extrémités libres aboutissent : d’une part, à 3 bagues collectrices en bronze elavetées sur l'arbre et, d’autre part, à trois contacts isolés fixés sur le moyeu.
- Ces contacts peuvent être réunis entre eux par un appareil de court-circuit formé par une bague pouvant, coulisser le long de l’arbre par l’intermédiaire d’un levier et portent des contacts qui viennent s'engager sur ceux fixés sur le moyeu.
- Le diamètre des bagues collectrices est de 29,0 cm et leur largeur, de 4^5 cm.
- Les courants sont amenés par trois séries de balais dont les axes son supportés par un balancier fixé sur un anneau venu de fonte avec l'un des paliers.
- Un second anneau supporte un balancier muni de tiges parallèles à l’axe qui permettent de venir relever les balais dès que le moteur a atteint sa vitesse de régime et que l’induit a été mis en court-circuit par l’appareil spécial dont nous avons parlé plus haut.
- Le démarrage se fait comme d’habitude en introduisant des résistances liquides dans les circuits induits.
- Le poids de l’induit complet est de 2900 kg.
- L’accouplement du moteur et de la dynamo, du type Zodel, est effectué au moyen d’une courroie en cuir, enlacée dans les évidements à 2 anneaux concentriques, solidaires, l’un du moteur et l'autre de la dynamo.
- Résultats d'essais. — Les résultats d’essais obtenus sur le moteur de 3oo chevaux des ateliers d'Oerlikon sont représentés sur la figure 7.
- La courbe rt est celle du rendement effectif et la courbe rlapPii celle du rendement
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- apparent ou rapport entre la puissance utile et la puissance apparente, toutes deux en fonction de la puissance utile.
- La courbe cos a donne la valeur du facteur de puissance, et la courbe I la valeur du courant inducteur par phase pour chaque régime.
- La figure donne également les valeurs des pertes par hystérésis et par frottement ainsi que les pertes par effet Joule dans l’inducteur et dans l’induit.
- Toutes ces courbes correspondent à une tension aux bornes constante et égale à ipoo volts.
- Le glissement en charge est de i,3 p. ioo, et la vitesse de régime, par suite, de 3^0 tours par minute.
- Le rendement déduit de la mesure dos pertes séparées, est de 96 p. 100.
- Dynamo. — La dynamo accouplée au moteur précédent a une puissance de 200 kilowatts soit une tension de 55o volts. Le débit est par suite de 365 ampères.
- Cette machine à 4 polos est représentée sur les figures 8 et 9 qui sont des vues d’ensemble avec coupes partielles; les ligures 10 et n montrent des vues et coupes d’une partie de l’induit et de l’inducteur à plus grande échelle.
- Inducteurs. — La carcasse inductrice est formée par une couronne cylindrique en acier coulé en deux parties. La partie enfermée porte deux pattes qui sont boulonnées sur le bâti portant les paliers à bagues venus de fonte.
- Les noyaux polaires, également en acier, à section circulaire, reposent sur des parties planes dressées de la carcasse et y sont fixées chacun par deux boulons. Les épanouissements polaires sont venus de fonte avec les noyaux et retiennent les bobines inductrices.
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- Le diamètre extérieur maximum de la carcasse esl de 199 cm et son diamètre intérieur de i65 cm. La largeur est de 44 cm.
- Fig. -, — Caractéristiques d’un moteur asynchrone triphasé de 3oo chevaux des ateliers d’Oerlikoo. r. Rendement effectif en fonction de la charge sur la poulie. — r,,,,,,, Rendement apparent. — I. Intensité du courant par phase. — II. Pertes par frottement, hystérésis et courants de Foucault. — III. Pertes par effet Joule dans l'inducteur. —
- Les noyaux polaires ont un diamètre de 4?-,5 cm ; les dimensions des épanouissements polaires sont de 48 cm dans le sens de l'axe et de 60 cm dans le sens perpendiculaire.
- Le diamèLre d’alésage est de 102 cm et l’entrefer de io cm.
- L’enroulement est compound.
- L’enroulement en dérivation se compose de 4 bobines enroulées si
- des carcasses
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- Fig io et ii. — Coupes et vues d’une partie de l’induit et de l’inducteur de la dynamo de 200 kilowatts
- Le circuit série est formé également de 4 bobines enroulées sur les précédentes et constituées par une bande de cuivre de 17 cm de largeur sur 2 mm d’épaisseur.
- Le nombre de spires est alternativement de 3 et de 4 par bobine.
- kilowatts des ateliers d'Ûerlikon.
- T. Rendement en fonction de la puissance fournie. — T. Pertes par hystérésis. — II. Pertes par ventilation et frottements — III. Perles par excitation shunt. — IV. Portes par excitation compound. — V. Pertes par effet Joule dans l’induit.
- Ces 4 bobines sont également montées en séries, leur résistance totale est de 0,0015 ohm à froid.
- Le poids du cuivre inducteur tant série que shunt est de 700 -kg.
- Le poids de l'inducteur sans le InUi est de 2200 kg.
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- Induit. — L’induit est supporte par une couronne en fonte soutenue par deux anneaux réunis entre eux par des nervures et venus de fonte avec un moyeu claveté sur l’arbre.
- Les deux anneaux sont percés de trous pour alléger le support.
- Les tôles induites réparties en deux noyaux, séparés par des cales évents en bronze, sont entraînées par des clavettes et serrées entre un anneau venu do fonte avec le support et un second anneau s’embéquetant sur ce support sur les bras duquel il est fixé.
- Le diamètre extérieur de l'induit est de 100 cm et sa largeur de 5o cm y compris celle de l’espace ménagé entre les deux noyaux, qui est de u5 mm.
- La hauteur radiale des tôles est de 20,5 cm.
- L’enroulement induit en tambour multipolaire série-parallèle, aveu 4 circuits en parallèle, est réparti dans 24° rainures comprenant chacune 2 barres de 22 mm de largeur et 1,4 mm de hauteur.
- Les barres sont repliées à leurs extrémités de façon à former des développantes qui sont soudées dans des gouttières en cuivre retenues, du côté opposé au collecteur, contre l’action de la force centrifuge, par un anneau isolé en fonte. Cet anneau est placé sur l’un des anneaux fixés au support de. l’induit par des vis cL maintenant les gouttières dont ils sont également isolés.
- Les 480 conducteurs sont groupés ainsi en 240 sections d’une seule spire aboutissant aux 240 lames du collec teur.
- Ce dernier est constitué par un support claveté sur l’arbre et sur lesquelles les lames isolées au mica sont serrées par un anneau vissé dans des oreilles venues de fonte avec le support.
- Le diamètre du collecteur est de 58 cm et sa largeur de 20 cm. /
- Les axes des porte-balais au nombre de 4 sont fixés sur un support annulaire en deux parties pouvant tourner autour d’un anneau venu de fonte avec le palier.
- Chacune des quatre lignes de balais comporte 8 balais en charbon.
- La résistance de l’induit entre balais est de o,o34 ohm à chaud.
- Le poids total de l'induit est de 2 400 kg dont 200 kg pour le cuivre de l'enroulement.
- Résultats d'essais. —Le courant d'excitation nécessaire pour obtenir la tension normale à vide est de 2,20 ampères.
- Les courbes de la figure 12 représentent les différentes pertes de la machine en fonction de la charge.
- La courbe 1 est celle des pertes par hystérésis et courants de Foucault et la courbe II, celle des perles par frottements et ventilation.
- Les courbes III et IV se rapportent aux pertes dans les deux circuits d’excitation et la courbé V aux pertes par effet Joule dans l’induit.
- Le rondement déduit de ces pertes mesurées par la méthode des pertes séparées est de t)4 p' ico.
- Les élévations de température au-dessus de l’air ambiant sont de 25° dans les coussinets, 45° dans les bobines inductrices fixes, 45° dans l’armature mobile, 5o° sur le collecteur et 5o° dans toutes les autres parties de la machine.
- Remarques. — Les transformateurs rotatifs des ateliers d’Oerlikon, employés généralement dans les stations de tramways, ont une très grande capacité de surcharge ; le transformateur de 200 kilowatts peut eu particulier fontionnev à 200 kilowatts pendant plusieurs heures.
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- MOTEURS ASYNCHRONES TRIPHASES DES ATELIERS D’OERIJKON
- Les moteurs à courants triphasés des ateliers d’Oerlikon sont groupés en 3 séries, deux à basse tension et une à liante tension.
- La première série de moteurs à basse tension comprend n types de petits moteurs de 1/2 cheval à 12 chevaux; ces moteurs ont un induiL à cage d'écureuil et ne comportent pas, par suite, de dispositif de démarrage.
- Ces moteurs ont un très grand couple au démarrage ; leur enroulement induit est fait en fil de cuivre ou de laiton nu.
- Les moteurs de la seconde série comportent des résistances de démarrage dans l'induit. A partir de 20 chevaux, ces moteurs sont munis d’un dispositif permettant d’établir le court-circuit de l'induit sur le rotor lui même, et d’un dispositif soulevant les balais aussitôt le court-circuit établi.
- Les moteurs de ces deux séries sont établis pour 190 volts ou pour 38o volts.
- Les moteurs de la troisième série comprennent i3 types de 20 chevaux à 55o chevaux: les tensions normales sont de 1700,
- 3 4oo et 5 000 volts.
- Le moteur du transforma leur rotatif décrit plus haut peut servir d’exemple pour les moteurs de celte dernière série.
- Nous donnerons en outre la description d'un moteur de la seconde série, celui de i3 chevaux. Ce moteur est représenté sur la photographie delà figure 1 et sur les figures 2 et 3. Il est établi pour une puissance normale de i4 chevaux pour des courants d’alimentalion de ou périodes par seconde.
- La tension aux bornes est de 190 volts, soit 110 par phase, l’inducteur étant groupé en étoile.
- La vitesse correspondant au synchronisme est de 1000 tours, le moteur ayant 6 pôles.
- L’inducteur est constitué par un noyau en Lôles lamolléos serré dans une caisse cylindrique en fonte entre un anneau venu de fonte avec la caisse et un second anneau retenu dans une rainure pratiquée dans la caisse.
- Celle dernière porte les pattes par lesquelles elle est fixée sur les rails tendeurs. Sur les deux faces de la caisse sont boulonnées deux flasques, chacune en deux parties, portant les paliers à bagues.
- Le diamètre extérieur de la carcasse est de 54 cm et sa largeur, non compris les flasques, de 36 cm.
- Le diamètre extérieur du noyau inducteur est de 44 cm, et sa hauteur radiale, de 7,75 cm.
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- Les 3 ph;
- Le diamètre d’alésage est, par suite, de 29 eni. La largeur du noyau parallèlement à l’axe est de i4,5 cm et l'entrefer de 0,6 mm.
- La surface intérieure de l’iudueLeur est percée de 72 trous de section en forme d’ogive près de l’entrefer, soit 3 par phase; et par pôle.
- L’enroulement inducteur est réparti en 9 bobines, 3 par phase.
- Les 3 bobines de chaque phase sont enroulées dans 8 trous et comportent 20 spires de fil do 4>4 mm de diamètre; le nombre de conducleurs par trous est par suite de 5.
- La résistance de l’inducteur par phase; est de o,o65 ohm et le poids du cuivre utilisé sur l’inducteur de 18 kg.
- Le poids de la partie fixe est de 33o kg. L’induitestformé par un noyau de tôles feuilletées, elavelé sur l’arbre et serré par des boulons entre deux disques en fonte. Il est muni de 96 trous de forme analogue à celle de l’induc-Leur et dans lesquels sont enroulés les circuits induits.
- Ceux-ci sont entraînés et retenus contre les disques de serrage par des entraîneurs vissés dans les disques et servant en môme temps de supports à des protecteurs en tôle perforée.
- Le diamètre extérieur de l’induit est de 28,88 cm et sa largeur de i4,5[cm; la hauteur radiale des tôles est de 6,5 cm.
- L'enroulement induit comporte 48 bobines élémentaires enroulées chacune dans 2 trous. Chacune de ces bobines est formée de >. spires de4 fils de 2,8 mm enroulés en parallèle,
- Deux des phases comprennent i5 bobines élémentaires en série et la troisième 18.
- La résistance moyenne de chaque phase est de 0,02 uhm et h; poids de cuivre utilisé sur l’induit de i5 kg. et les extrémités libres des circuits abou-
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- tissent, par des conducteurs passant à travers l'arbre creusé à cet effet, à 3 bagues de contact en bronze, montées sur un support clavelé sur l’arbre et en porte-à-faux.
- Le diamètre de ces bagues est de 16 cm et leur largeur de 2,4 cm.
- Les balais métalliques frottant sur ces bagues sont portés par un axe dont ils sont isolés et qui esL maintenu par un support venu de tonte avec le chapeau de l'un des paliers.
- Le poids de la partie mobile est de i3o kg.
- Le courant inducteur par phase à vide est. de i4 ampères pour une tension d’alimentation do 190 volts.
- En charge, le courant inducteur atteint 4c27 ampères. La puissance apparente absorbée est alors de i3 600 watts et le facteur de puissance de 0,87.
- Le rendement en charge normale est de 87 p. 100.
- Le glissement de l'induit est de 3 p. 100 et la vitesse par suite de 970 tours.
- TRANSFORMATEUR DE 20 KILOVOLTS-AMPÈRES DES ATELIERS D’OERLIKON
- Les ateliers d’Oerlikon qui construisent des transformateurs à courants triphasés depuis anoo watts jusqu’à 44° kilowatts, avaient en service un certain nombre de leurs types (ourants. Nous décrirons celui de 20 kîlovolts-ampères.
- La tension primaire est de 2 200 volts aux bornes, soit 1270 volts par phase les enroulements primaires étant groupés en étoile. Le débiL par phase est de 5,2.5 ampères.
- La tension secondaire est de 110 volts avec montage en étoile et le débit par phase de io5 ampères. La fréquence des courants est do 5o périodes par seconde.
- Le transformateur est du type à noyau; il se compose de 3 colonnes verticales formées chacune de plusieurs paquets de tôles de diverses largeur et épaisseur, do façon à utiliser r le, mieux possible la section circulaire des bobines.
- Les 3 colonnes sont réunies en haut et oti bas par deux noyaux horizontaux reposant sur des nervures dans deux caisses en fonte dont Tune forme, le socle de l’appareil et l’autre le couvercle.
- Ces deux caisses sont réunies par 4 boulons de serrage.
- Le section utile des noyaux verticaux est de 100 cm2.
- L’enroulement primaire est disposé à l’intérieur du secondaire, il comporte par phase 5 bobines en fil de 3 mm de diamètre.
- Chaque bobine comprend 200 spires et les 5 bobines sont montées en série.
- Le poids de cuivre utilisé sur l’enroulement primaire est de 90 kg.
- L'enroulement secondaire comprend une seule bobine par phase ; cette bobine est constituée par 2 fils de y,5 tuui de diamètre enroulés en parallèle ; le nombre de spires est de 5o.
- Le poids du cuivre dans l'enroulement secondaire est de i.3o kg.
- L'appareil est complètement entouré par une tôle perforée qui proLège les enroulements contre les chocs extérieurs.
- DYNAMO A COURANT CONTINU DE 55 KILOWATTS DES ATELIERS D’OERLIKON
- Comme type normal de dynamo àcourant continu des ateliers d’Oerlikon, nous décrirons celui de 55 kilowatts.
- La tension aux bornes est de 125 volts et le débit de 44° ampères; la vitesse angulaire est de 600 tours par minuLe et le nombre de pôles inducteurs de 4-
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- Cette dynamo est représentée sur les figures i et 2 qui sont des vues d’ensemble ayec coupes partielles de cette machine.
- Inducteurs. — La carcasse, inductrice est constituée par une couronne en acier coulé, en deux parties, dont Tune, la partie inférieure, porte les pattes par lesquelles l'inducteur est fixé sur le bâti; ce dernier est venu de fonte avec les deux paliers à bague.
- Le diamètre extérieur de la carcasse inductrice est de n3 cm et sa longueur do 26 cm. Le diamètre intérieur est de 94 cm.
- Les noyaux polaires, également en acier, sont à section circulaire et portent des épanouissements polaires de forme rectangulaire venus de fonte avec eux. Les noyaux reposent sur des parties planes dressées de la carcasse et sont fixés chacun par deux vis.
- La hauteur des noyaux proprement dits est de 19 cm et leur diamètre de 24 cm. Les épanouissements polaires ont une longueur parallèle à Taxe de 3a cm et un arc de 25,5 cm le long de l'entrefer.
- Le diamètre d’alésage des inducteurs est de 48 cru et l’entrefer de 5 mm.
- Le circuit inducteur est en dérivation et comporte 4 bobines enrou-
- deux supports < maintiennent et
- lées sur des carcasses en tôle. Chacune des bobines comprend i5oo spires de fil do 2,y mm de diamètre.
- Les 4 bobines sont en série et la résistance du circuit inducteur est de 16,4 ohms à froid.
- Le poids de cuivre utilisé sur l'inducteur est de 35o kg.
- Induit. — L’induit est serré entre a bronze clavetés sur l’arbre ; le serrage s’obtient à l’aide de boulons qui même temps des cylindres en bronze destinés à supporter les dévelop-
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- pantes et les gouttières réunissant les extrémités des développantes. L’entraînement du noyau induit en une seule partie se fait à l'aide de clavettes logées dans les bras du support.
- Le diamètre extérieur de l’induit est de 47 cm et son diamètre intérieur de 26 cm, la hauteur radiale des tôles est par suite de io,5 cm. La largeur des tôles induites est de 3a cm.
- L'induit porte 116 rainures de 22 mm de hauteur et 6 mm de largeur. Dans chacune d’elles sont logées deux barres de 18 mm de largeur et 1,8 mm d’épaisseur, repliées à angle droit à leurs deux extrémités et courbées de façon à ce que celles-ci constituent des développantes de cercle.
- Les extrémités des développantes sont soudées dans des gouttières en cuivre isolées entre elles et du support, et serrées par un anneau en fer.
- Les 282 conducteurs constituent un enroulement en tambour multipolaire série-parallèle avec 4 circuits en parallèle ; ils forment 116 sections, aboutissant au 116 lames du collecteur.
- Le collecteur est monté sur un manchon claveté sur l’arbre. Les lames isolées au mica sont serrées par un écrou vissé sur le manchon. Le diamètre du collecteur est de 23,6 cm et sa largeur utile de a3 cm.
- Les axes des porte-balais sont supportés par un balancier monté sur un anneau venu de fonte avec le palier et dcplaçable à la main à l’aide d’une poignée a vis.
- Il y a 4 lignes de balais comprenant chacune 10 balais en charbon.
- La résistance de l’induit entre balais est de 0,0077 ohm, et le poids du cuivre de l’enroulement est 70 kg.
- Résullals d'essais. — T/intensité du courant d'excitation pour obtenir la tension normale à vide à la vitesse de 600 tours est de 3,6 ampères.
- En charge, le courant d’excitation atteint 4,7 ampères et correspond à une tension à vide de i45 volts ; la chute de tension est donc de 20 volts, soit 16 p. 100.
- J. Reyvàl.
- TÉLÉGRAPHIE SAAS FIL
- EXPÉRIENCES DE MARCO-XI ENTRÉ ANTIBES ET LA CORSE
- Bien que la télégraphie sans fil par ondes hertziennes ait donné lieu, principalement sous l'impulsion de la Wireless Telegraph Marconi’s Company, à diverses applications pratiques, des essais se poursuivent toujoursen divers pays dans le double but d'augmenter la portée des ondes et d’obtenir une syntonisation des appareils de transmission et de réception.
- Parmi ces essais nous avons déjà signalé ceux du professeur Slaby (d), à Berlin, qui est parvenu à recevoir avec une seule antenne réceptrice des messages envoyés simultanément par deux postes transmetteurs produisant des ondes de longueurs différentes.
- Il nous faudrait encore parler des divers essais effectués en Angleterre par Marconi qui est parvenu à transmettre à une distance de 3oo km (entre l’île de Wight et la pointe Lizard), de ceux exécutés en Belgique par Guarini Foresio et le lieutenant , enfin
- des essais qu’effectuent quotidiennement les officiers de nos escadres de la Méditerranée et
- P) L'Éclairage Électrique, t. XXVI, p. 307, a3 février 1901.
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- de l’Océan et tout particulièrement des expériences méthodiques et raisonnées qu'exécute à Brest le lieutenant de vaisseau Tissot. Nous comptons y revenir ; pour l'instant nous nous bornerons à donner quelques renseignements sur les essais exécutés entre les côtes de Provence et la Corse par la Mareom’s International Marine Communication Company, essais commencés en avril dernier après autorisation du gouvernement français et qui se poursuivent encore au moment où nous écrivons ces lignes.
- Fig. I. —Station de Calvi.
- Appareils employés. — L’une des stations est installée à Calvi, en Corse, l’autre à Biot, près d’Antibes, point d’atterrissage du câble sous-marin reliant la Corse à la France. La figure i représente le mât d'antenne et le bâtiment de la station de Calvi ; la figure 2 donne la vue du poste récepteur récepteur de Biot 'sur la gauche de cette figure se trouve reproduite la photographie de M. Marconi).
- Les deux stations sont distantes d’environ ryo km ; elles sont toutes deux à peu près au niveau de la mer et à moins de 200 m du rivage.
- Les appareils de transmission et de réception sont disposés suivant les indications d’un brevet récent de la Wireless Teiegraph Company (brevet anglais, n° , déposé le , accordé le : brevet américain,-n° ; brevet français n° 3o5 060 du 3 novembre
- 1900. Les figures 3 et 4 représentent respectivement pour le transmetteur et le récepteur ces divers appareils et leurs connexions.
- L’examen de la figure 3 montre deux particularités nouvelles. D’une part la bobine d'induction unique toujours employée jusqu’ici est remplacée par deux bobines B, et B3 dont les enroulements primaires sont disposés en série, tandis que les eni’oulements secondaires sont reliés en parallèle. Chacune de ccs bobines peut donner des étincelles do 20 cm ; elles
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- sont connectées aux bornes d’un oscillateur dont les boules sont écartées de 6 mm au plus, D’autre part, on remarque que l'antenne n'est plus directement connectée à Tune des bornes de cet oscillateur : elle aboutit à un transformateur S dont le primaire est parcouru par la décharge oscillante du condensateur C ; ce condensateur est formé par i3 bouteilles de Leyde d’un volume d'environ i litre montées en surface ; le transformateur est constitué par un cadre de bois, de forme carrée, de 7a cm de côté, complètement plongé dans Vhnile et
- sur lequel est enroulé un seul tour du fil du circuit primaire et une quinzaine de tours du fil constituant le circuit secondaire.
- La figure 4 nous montre, à la partie inférieure, le fameux « jigger », déjà employé en 1899 dans les essais entre Wimercux et Douvres (*) mais dont la construction était alors tenue secrète. On voit qu’il se compose d’un transformateur à enroulement primaire unique e et à deux enroulements secondaires e, et er L’enroulement primaire est formé d’un fil de 0,2 mm de diamètre et de 2,10 m de long enroulé sur un cylindre isolant; il est relié d’une part à l’antenne, de l’autre à la terre. Chaque enroulement secondaire est formé d’uno bobine de fil de 0, 1 mm de diamètre et de 21 in de longueur ; les deux bobines sont symétriquement placées par rapport au milieu de la bobine primaire ; une des extrémités de chacune est reliée au cohéreur c, l’autre à un circuit comprenant une pile p d’un seul élément, deux bobines de réactance un condensateur K et un relais polarisé R shunté par un condensateur K, et une résistance de 1 000 ohms ; le condensateur K empêche le
- t1; Voir L’Éclairage Électrique, t. XXII, p, 307, 3i mars 1900, et particulièrement
- la ligure de la pa
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- passage du courant de la pile dans le relais tant que le cohéreur est résistant; les bobines de réactance s’opposent au passage des courants de haute fréquence induits dans les bobines e2 par les oscillations traversant le primaire e.
- Les autres appareils du poste récepteur ne diffèrent pas de ceux employés antérieurement. Le cohéreur est toujours le tube à vide avec électrodes taillées en biseau et poudre métallique formée de 94 p. 100 d’argent et 6 p. 100 de nickel (J). Toutes les parties de cir-
- cuit entrp lesquelles peuvent se produit
- tances appropriées. L’ensemble des appareils, sauf le Morse M, est enfermé dans une boite métallique reliée au sol; deux
- condensateurs K2 et K, empêchent la mise en court-circuit de la pile P, de huit éléments, qui actionne le Morse et le frappeur du cohéreur.
- A chacun des postes l’antenne a une hauteur de 5a m au-dessus du sol. Elle est constituée par quatre câbles réunis en quantité et disposés suivant les arêtes d’un prisme à base carrée de i,5 m de côté environ (2).
- Les prises de terre sont formées par des plaques de zinc d’une surface de 20 à 3o m2 enterrées horizontalement à o,5o m de profondeur.
- Résultats des essais.— De l’avis de diverses personnes qui ont assisté aux essais et qui
- (i) Voir la description, t. XXII, p. 5io, 3i mars 1900.
- (-) Dans quelques essais tout récents, M. Marconi s’est scr i d'antennes terminées par des cylindres de aine de i,5o m
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- ont bien voulu nous communiquer leur impression, les résultats obtenus sont tout à fait remarquables. Les messages échangées entre les deux stations ont toujours, malgré la distance considérable qui séparait celles-ci, été correctement enregistrés ; les points et les traits de l’alphabet Morse étaient bien formés et bien séparés; la vitesse de transmission maximum a été de io à 12 moLs par minute, la vitesse ordinaire de 6 à 8 mots.
- La grande distance franchie et la netteté sont attribuées à la syntonie réalisée entre le transmetteur et le récepteur. Gette syntonie est obtenue empiriquement. M. Marconi essayant successivement un grand nombre de jiggers dont les enroulements primaires et secondaires ont des longueurs et des montages différents (*).
- Toutefois cette syntonie ne paraît que très grossièrement réalisée. Souvent on enregistrait des télégrammes émis par des navires de guerre de différentes nationalités passant au large à des distances inconnues mais généralement supérieures à 3o km. Inversement, à des distances d'environ 3o km. un récepteur quelconque était capable d’enregistrer les signaux émis par l’antenne Lransrnettricc.
- D’autre pari des essais faits pour envoyer par la même antenne des ondes de périodes différentes et recevoir ecs ondes par une antenne reliée à deux appareils récepteurs réglés pour que l’un d’eux soit influencé par une série d’ondes sans l’ètre par l’autre, n’ont pas donné des résultats très satisfaisants. Toutefois un récepteur accordé pour des ondes de 3oo m (?) n’était pas influencé par des ondes de i5n m (?) et réciproquement.
- Un autre point mis en évidence par ces essais est la difficulté de m,cttre les appareils de réception à l'abri d’influences secondaires provenant sans nul doute de décharges atmosphériques : aux heures chaudes de la journée on enregistrait des oncles parasites qui atteignaient parfois une intensité telle qu’elles empêchaient complètement les communications. Pour celte raison, il semble qu’il soit peu avantageux d’employer des cohéreurs d’une trop grande sensibilité, puisque les cohéreurs utilisés par M. Marconi, d’une sensibilité médiocre, accusent ces ondes parasites.
- Un dernier point qu'il convient de faire ressortir est la fréquence relativement faible des ondes qu’utilisentM. Marconi. D’après les chiffres indiqués pour les longueurs d’ondes (100 et 3oo m), la fréquence de ccs oncles est en effet une centaine do fois moins grande que celles des ondes employées par Hertz et plusieurs milliers de fois inférieures à celles des ondes hertziennes que l’on sait produire aujourd’hui. Comme l’amortissement des oscillations hertziennes croît rapidement avec la fréquence, il est permis de se demander si cette fréquence relativement basse ne constitue pas, en donnant un amortissement moins rapide, un des éléments du succès de M. Marconi dans ses transmissions à grande distance.
- En résumé, on peut conclure de ces essais que, malgré les perfectionnements qu’ils ont mis en évidence, divers inconvénients de la télégraphie sans fils subsistent encore : insécurité des communications qui peuvent être troublées par des ondes d’origine atmosphériques ou émises par d’autres appareils; nécessité d'établir des antennes de grande hauteur;
- (*) La seule règle à laquelle on s'astreint, d'après les dires de M. Marconi, est que le secondaire doit avoir une longueur égale à la hauteur des antennes, c’est-à-dire au quart de la longueur d'onde lorsque la hauteur d’antenne est convenablement choisie d’après la période des oscillations.
- secondaire, ne concorde pas cependant très exactement avec cette règle, puisque la hauteur des antennes était de 5a m. Aussi croyons-nous^ devoir faire observer que ces deux nombres (4a. m et 5a m) nous ont été commu-
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- difficulté sinon presque impossibilité d’obtenir entre le transmetteur et le récepteur une syntonie permettant le secret relatif des transmissions (*).
- J. Blondis.
- TRACTION ÉLECTRIQUE DES TRAMWAYS
- SYSTÈME IURBILLION ET GRIfEISCH PAR DISTRIBUTEUR AUTOMOBILE A ÉCHAPPEMENT
- Dans ce système de traction électrique, les inventeurs se sont efforcés de concilier les avantages du système de traction par caniveau et ceux des systèmes à contact superficiel ; il convenait pour cela, d’une part, de chercher a réduire les frais d’installation considérables du premier tout en conservant ses qualités essentielles, et, d’autre part, d’augmenter la sécurité offerte par les seconds en restreignant, dans la limite du possible, le rôle des électro-aimants dans le mécanisme de la commutation.
- MM. Barbillion et Griffisch ont adopté le principe des distributeurs de courant actionnés par un moteur électrique spécial que traverse tout ou partie du courant principal. Ce moteur distributeur circule dans une canalisation souterraine absolument fermée, avec une vitesse toujours sensiblement supérieure à celle que peut prendre la voiture. U est arrêté dans son mouvement par une série de tocs-butoirs dont chacun correspond respectivement à un plot disposé sur la voie. Il est ensuite laisse libre de reprendre sa marche quand la voiture de tramway, avant rejoint le distributeur, a provoqué le dégagement du toc.
- Le fonctionnement de ce nouveau système est donc absolument analogue à celui d’une roue d’échappement en horlogerie dont le pendule serait à vitesse variable. 11 a pour effet de régler la vitesse moyenue du distributeur d’après celle de la voiture.
- I. Schéma de la distribution. — En se reportant a la figure i, on voit que le système distributeur comporte essentiellement une partie mobile et une partie fixe.
- La partie mobile comprend un chariot B, B1, B2, roulant sur deux rails, l’un continu a relié aux cables de l’usine fournissant le courant électrique, l'autre sectionné b, b1, b~. Le chariot B porte un moteur spécial M à deux enroulements distincts permcttaiu la marche du distributeur, et par conséquent celle de la voiture, dans les deux sens. Chacun des enroulements est relié, d’une part à un galet g roulant sur les rails continus a, et de l’autre à un ensemble F constitué par deux barres flexibles F1 et F2 isolées à leur point de jonction. Les enroulements du moteur sont réunis respectivement par les barres F1 et F2 aux chariots extrêmes B1 et B- qui, par les galets g1, g2, sont on relation avec les sections de rail b, i1, b2... »
- Le contact peut donc être établi du rail a aux sections b, b... par le moteur M du chariot suivant deux chemins, soit par la barre F2 et le chariot B2, ou par les mômes organes placés symétriquement F1 et B1.
- La partie fixe se compose du rail a relié aux cables de distribution, des sections de rails b, b*, b3, reliés directement à une série de plots P1, P2, P3... disposés suivant l’axe des voies et de la canalisation tubulaire qui supporte ces deux chemins de roulement, et enfin des mécanismes d’échappement ou tocs-butoirs.
- En général à chaque section b correspond un mécanisme d’échappement.
- Ce mécanisme d’échappement ou toc-butoir consiste en un électro-aimant E à noyau mobile.
- (*) A ce propos signalons une information lue récemment dans un journal anglais et d’après laquelle une société serait en voie de formation pour l’exploitation du système syntone Lodge-Moirhcad que nous avons décrit il y a près de trois ans {L'Ecl. Élect,, t. XVIII, p.8t, ai janvier 1899).
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- lequel est pourvu d’une fourchette R qui maintient mécaniquement à l’arrêt le distributeur. Au moment de l'arrêt du distributeur, un contact est établi entre le rail a et le plot correspondant par ce distributeur même et l'enroulement de l'électro-vûmant E. Si à ce moment une barre Trotteuse portée par la voiture vient fermer par un intermédiaire quelconque le courant sur les rails de la voie reliés au pôle négatif de l’usine, le noyau de l'électro-aimant est soulevé et le distributeur reprend sa course.
- Atin d assurer le soulèvement permanent du toc pendant le départ du chariot, î’éleetro-aimont est relié d'une part au plot P, de l’autre à des contacts ou lamelles LL qui viennent en prise sur des contacts permanents KK portés par le chariot distributeur et reliés directement au galet g. On a donc un courant qui se ferme par la barre frotteuse de la voiture.
- Quant au contact R, il a simplement pour effet, quand le chariot distributeur arrive à un toc, d’abord d’exercer un freinage par friction mécanique sur la barre F, puis, comme il sera indiqué plus loin, de fermer le circuit du moteur pour la marche avant, qui travaillait seul, sur l’enroulement du moteur pour la marche arrière fonctionnant comme résistance et par suite de faire frein électrique.
- La‘ voiture porte trois barres frotteuses de contacts, deux extrêmes, U1 et U2, dont les longueurs respectives sont supérieures à la distance qui sépare deux plots consécutifs, et une barre médiane U, dite de déclanchement, de dimensions restreintes.
- Le courant provenant du galet g el actionnant le moteur M du chariot distributeur B, se ferme donc toujours par les galets g' du charriot d’arrière B1, le plot P1 la barre U1 <*t les circuits des moteurs de la voilure.
- En marche normale la barre U2 de la voiture est toujours soulevée et la barre U1 en contact avec les
- Au moment où la région centrale de la barre F vient en contact avec la fourchette d’un toc R, celui des deux circuits du moteur, c’est-à-dire le circuit arrière qui travaillait, est fermé sur le deuxième circuit jusqu’alors inactif. Il en résulte un freinage énergique et un arrêt complet du moteur jusqu’au moment où la barre de déclenchement U vient frotter sur le plot.
- A ce moment le chariot se remet en mouvement sous l'influence du courant qui actionne l’enroulement du moteur correspondant au sens de la marche (*).
- l’avant et l’autre à l’arrière de la voiture. De même encore avec deux lougues barres de marche, le circuit de déclen-
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- II. Description des diverses parties de système. — "Voyons maintenant comment sont réalisées ccs diverses conditions.
- La figure a est une coupe longitudinale d’une voie de tramways sur chaussée montrant lappli-
- établie entre les rails, c’est-à-dire
- le passage de la voiti
- vcrsale correspondante où le câble d’alimentation est placé
- La figure 4 donne en plan la position du tube et des plots dans le cas d’un changement de voie et indique que l’aiguillage du chariot distributeur dans le tube peut se faire au moyen des organes de manœuvres de l'aiguillage ordinaire.
- Les figures 5, 6 et 7 tracées à une plus grande échelle, représentent respectivement l’élévation
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- dans ce cas, un seul tube peut contenir les distributeurs de la voiermohtnnte et de la voie descendante; de plus, le conducteur d'alimentation peut être également logé dans ce tube, et même constitué par une simple barre nue de fer ou d’autre métal, de section appropriée et portée sur des isolateurs eu porcelaine (').
- i° Canalisation souterraine. — La canalisation souterraine A placée soit dans l’axe même
- de la voie ferrée (fig. 2, 3, 4, 5, 6 et y), soit sous trottoir (lig. 8, 9 et 10), est constituée par des tuyaux de dimensions variables, suivant les cas, placés bout à bout et assembles entre eux pour constituer un ensemble solide et en même temps d’un démontage facile.
- Ces tuyaux peuvent contenir un. deux ou plusieurs chemins de roulement., permettant a des distributeurs indépendants, sans se gêner mutuellement, de se mouvoir dans un sens ou dans l’autre, en suivant les mouvements clos voitures. Cette disposition est essentiellement indiquée en figure 9 où l’on voit un chemin de roulement Y se rapportant à la voie montante, et un autre Z pour la voie descendante.
- Chaque section correspond en général à un plot qui se trouve relié, le plus souvent, au milieu de cette section.
- Les sections du rail b peuvent être séparées les unes des autres pur un intervalle de quelques millimètres, ou bien assemblées entre elles au moyen de boulons avec intercalation de matière isolante.
- 2 * Distributeur mobile ou chariot de prise de courant. — Le distri- F‘g- 7- — Coupe transversale, buteur mobile B comprend les organes suivants :
- a) Un moteur dynamo-série M dont l’arbre d’induit est pourvu à chaque bout d’un galet. De ces deux galets, celui /< (fig. G), portant sur le rail sectionné est seul isolé par rapport à la dynamo ; tandis que le second galet g est en relation électrique avec le pôle positif de ce moteur.
- Celte dynamo M comporte, soit un enroulement induit unique avec un seul collecteur, mais
- Fiq. 8. — Coupe d’ensemble d’nno voie avec distribution sous LroUoir.
- deux enroulements inducteurs en série sur l’induit, et dont le pôle positif commun, se confond avec le pôle négatif de l'induit de la dynamo, soit un enroulement inducteur unique, mais un double enroulement induit composé de deux parties bobinées en sens contraires, et aboutissant respectivement a un collecteur spécial. Dans ce dernier cas, le pôle positif de l’inducteur unique est relié au milel g. On pourrait évidemment adopter dans le même ordre d’idées toute machine magnéto-électrique ou autres dont les enroulements seraient effectués de manière convenable. On voit d’après le schéma delà figure 1 qu’en général le moteur ne fonctionnera que sous l’action de
- (b Dans toutes les figures, les mêmes lettres désignent les mêmes organes.
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- l’un de ces deux circuits, qui est parcouru par un courant fermé. Dans le cas où chacun de ces circuits serait parcouru par un courant, fermé de même intensité,| le moteur serait réduit à l’im m obilitc.
- La dvnaino M porto sur sa carcasse, h la partie supérieure, quatre saillies KK, ou surfaces de
- contact planes, isolées de la masse de la dynamo, mais reliées au galet g.
- Ces saillies sont destinées à assurer le contact avec les frotteurs LT. portes par la boîte E de l'elcctro-aimant et de permettre ainsi, par la mise en jeu de l’électro-aimant, le soulèvement du toc H et le nouveau départ du chariot B.
- b) Une barre flexible F1 et une barre flexible F2 qui sont fixées respectivement ii la portion avant et à la portion arrière Kg. 9. — Coup., d'rm distributeur soi.» u-ottuir. -de la culasse de la dynamo M. Elles
- sont reliées aux sorties du courant dans la dynamo, c’est-à-dire au pôle négatit du demi moteur avant ou du demi moteur arrière.
- c) Deux chariots B1 et B2 fixes aux barres flexibles F1 et F2. Les galets h1 et h'1 de ces chariots portant sur le rail continu a sont isolés par rapport à la masse; tandis que les galets g1, g2, portent sur le rail sectionné et sont en liaison électrique avec les barres F1 et F3 correspondantes.
- Le passage du courant est donc assuré par l’un ou l’autre des chemins réunissant le rail continu au rail sectionné, c'est-à-dire au plot, par l'intermédiaire de la dynamo M de l'une des barres F1 ou F2 et de l'un des chariots B1 ou B2.
- Vig. 10. — Coupc rt’iinp voie avec distributeur sous trottoir.
- 3° Contacts superficiels ou plots. — Dans le cas où la canalisation A est disposée dans 1 axe des voies, le plot est installé à la partie supérieure d’uue boite métallique O qui est isolée de la boite J, celle-ci contenant le toc butoir R (fig. 5, 6 et j j. La boîte supérieure O est en relation électrique d'une part avec le plot P et le fil e de l’électro-aimant, et d’autre part avec Je fil d de jonction au plot des sections du rail b (fig. 7 et ia). Dans le cas où cette canalisation A se trouve sous trottoir 'fig. p et 10J, un fil de dérivation D, de dimensions convenables, relie chaque plot P d’une part à la section b correspondante, d’autre part à l’enroulement de P électro-aimant E.
- 4° Mécanisme régulateur d'échappement du distributeur. —• Toc butoir. — Comme on peut le voir par les connexions électriques du schéma (fig. il, le courant qui parcourt le moteur du chariot. que nous supposerons à induit unique et à double inducteur, pour fixer les idées, se ferme par les galets d’arrière y1. Le moteur est calculé de telle sorte que sous l’action de ce courant, il puisse acquérir une vitesse moyenne supérieure à celle de la voiture de tramway.
- Le toc butoir comporte essentiellement un électroaimant fixe E, dont les enroulements sont parcourus par le courant capté sur les saillies KK du moteur M. Ce courant est transmis au plot. La prise de courant s’effectue sur les saillies polaires au moyen de lamelles LL offrant, deux contacts et montées sur l'électro-aimant fixe E. Si l’on voulait faire la prise de courant, au moyen de la fourchette du butoir R placée à la partie inférieure du noyau de l’électro-aimant E, cette lour-
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- chette devrait présenter des ressorts latéraux très élastiques m m (fig. 9) qui, dans le déplacement du noyau, assureraient le contact avec les enroulements de F d’une part, et les suriaces latérales ou supérieures des saillies RK de la dvnumo d’autre part ^voir fig. 5), Les saillies lvK elles-mêmes pourraient porter des lames flexibles destinées à rattraper I usure et en même temps empêcher le circuit de se rompre dans le cas où la fourchette R serait soulevée d'une façon excessive par le passage du courant.
- Les barres llexibles F1 F% de même la partie médiane F, présentent des gorges destinées,
- au moment où le distributeur B vient en prise avec le tond de la fourchette 11, à régulariser le mouvement du chariot et à l’empècher de s’échapper.
- Dès que la liaison est établie entre les saillies KK... de la dynamo, 1 ’élcctro-aimont E et le plot P, le frottement de lu barre de déclenchement supportée par la voiture aura pour effet, en établissant un courant fermé par les rails, de faire soulever le toc butoir R et de laisser échapper le distributeur jusqu’au toc suivant.
- Pour visiter le toc butoir, après avoir déboulonné le plot P, 011 enlève le bouchon, supérieur S (fig. 9). 11 suffit alors de sortir, au moyen de la poignée e1, l’ensemble constitué par l’éleetro-aî-munt F, la fourchette R et les connexions.
- La poignée e' est montée sur une concavité e3 qui sert en même temps à contenir de la grenaille en quantité couvenablc, pour régler par une charge suffisante le jeu du novau de l’éleclro-ai-
- Nous avons vu dans la description électrique du. système que lorsque l’équipage vient au voisinage d’un toc, la fourchette R ferme le deuxième circuit du moteur, jusqu’alors ouvert, sur le premier circuit. Il en résulte un freinage électrique énergique, et l’atténuation, dans des proportions considérables, du choc sur le loc butoir en prise. D’autre part, le choc très atténué du distributeur sur Je toc butoir en prise servira néaumoins h vaincre l’inertie de P électro-aimant dont le noyau sera ainsi invité à remonter au moment où le courant circulera dans l’électro-aimant.
- HL ï oNcTioNMi.Mr.NT Dr système. — i° Marche à pleine vitesse. — Plaçons-nous dans le cas où la voiture porte trois barres frotlcuses. Fn marche normale, la voiture portera relevée la barre IP située à son avant et baissée celle d’arrière U1. La barre de déclenchement IJ est supposée en
- contact permanent (fig. Ai.
- Le distributeur de courant R étant actuellement en P, et la voiture étant en mouvement, la barre de déclenchement U atteint le plot P et le chariot reprend sa marche suivi par la voiture.
- A ce moment, le moteur M du distributeur B est alimenté par les galets g, le circuit étant fermé
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- par le galet g1 du chariot d’arrière B1 ; quant à la barre de marche avant U‘ (c’est-à-dirc la barre d’arrière baissée) elle recueille le courant principal sur le plot P\ puis sur le plot P et l’envoie aux moteurs de la voiture. Les galets gx sont toujours en contact, soit avec une, soit avec deux sections et par conséquent, soit avec un, soit avec deux plots consécutifs P1 P par exemple. La voiture est donc toujours alimentée.
- D’autre part, quand la voiture marche à pleine vitesse, celle avec laquelle se déplace le chariot est, quoique plus grande, assez peu différente de celle de la voiture. Il en résulte qu’au moment où la barre de déclenchement arrive sur un plot P, le distributeur reprend aussitôt sa marche.
- Par exemple quand les galets g- du chariot B2 de tète ont atteint la section b2 de P2, l’avant de la voiture est déjà venu recouvrir ce plot PJ.
- 2° RalcntisHeme.nl et arrêt. — Sous peine d’avoir une voiture de dimensions exagérées, ou d’abaisser la distance des plots à une valeur inférieure à celle habituellement adoptée en pratique, on a du se mettre eu garde contre l’éventualité suivante.
- Supposons que la voiture se soit arrêtée de telle sorte que l’extrémité antérieure de la barre U n’ait dépassé que très légèrement le plot P. Nous aurons ainsi par l’arrière un courant qui actionnera le moteur M clu chariot B. Celui-ci va alors occuper la position P2.
- Il en résulte que le plot P3 situé à quelques mètres du tramway demeurerait chargé pendant l’arrêt. C’est là, au point de vue de la sécurité une condition impossible à admettre.
- Dans le but d éviter cet inconvénient, il suffit, quand la vitesse tombe au-dessous d’une certaine valeur, de laisser le déclenchement s’opérer au moyen de la barre centrale, mais d'entraver le mouvement du chariot do manière à ce qu’il ne puisse gagner, à l’arrêt, un plot qui ne soit pus couvert par la voiture. Pour cela il convient d'abaisser une portion seulement de la barre U1.
- La longueur de cette portion xx mise à lleur de terre est telle que cette barre n’entre en prise avec le plot P1 par exemple, que lorsque la barre de déclenchement, a quitté le plot P. Le moteur du chariot est ainsi sollicité dans une position convenable de sa course par deux courants de sens contraires, qui sc ferment par l’im et, par l’autre de ces deux circuits.
- Au moment de l’arrêt, grâce à celte disposition, le chariot du distributeur est toujours situé vers le centre de la voilure.
- Au moment du démarrage, il suffit de soulever la barre correspondant au sens de marche pour que le chariot du distributeur et par suite la voiture, par la manœuvre du régulateur ou controleur, se mette en mouvement.
- 3° Marche avant. — En effet, pour le démarrage avant, il suffit de soulever la portion xx de la barre U1 ; le chariot distributeur arrêté par exemple entre P et P" se déplace jusqu’au toc butoir R2 correspondant au plot P2. Le mouvement continue ainsi d'une manière absolument analogue à celle que nous avons indiquée.-
- 4° Marche arrière. — Il suffit de relever la barre U2 pour réaliser le sens de la marche arrière (*).
- (') Circuit de l'électro-aimant actionnant le loc-butoir. Suivant lo type «le barres frottcuscs adoptées pour la voi-constitué par un enroulement à iil (iu permettant de supporter une tension de 5oo volts. Quand, au moment de l'arrêt
- que cette tension est celle qui est établie ans bornes du moteur actionnant le cliariot. Le distributeur ne peut donc alors constitué par un enroulement à gros iil, parcouru par une portion du courant principal, et qui a pour effet de
- ne pas laisser en charge un plot qui ne soit pas couvert par la voiture.
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- IV.’ Conclusions. —En résumé, on voit que le système de distributeur automobile à échappement décrit ci-dessus, repose sur des principes absolument différents de ceux qui constituent les bases des systèmes à contact superficiel déjà connus. Il est caractérisé par plusieurs points très nets.
- i° L’emploi, pour la distribution de l’énergie aux moteurs des voitures, d’une canalisation souterraine absolument fermée dans laquelle se déplace un chariot à moteur indépendant, mais dont le mouvement est cependant nue conséquence de celui de la voiture.
- 2° Le système d’échappement du chariot réglé par le mouvement môme-de la voilure. Ce principe est absolument distinct de celui des trolots auto-moteurs à marche synchrone de celle de la
- 3° Le type de chariot distributeur, de rails continu et. sectionné, d’électro-aimant à succiou, et de moteur à double enroulement permettant de faire marche avant et marche arrière suivant que la barre frolleuse de la voilure en contact est la barre avant ou la barre arrière, et application de cette propriété au ralentissement et à l’arrêt de la voiture de tramway.
- 4° La possibilité dans certains cas particuliers (ligne à profil très régulier) de supprimer le mécanisme d’échappement cl de régler le mouvement du chariot pour l'envoi du courant dans son moteur spécial au moyen de barres avant et arrière convenablement disposées.
- J. Reyval.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- ACCUMULATEURS
- Accumulateur Goller. Brevet anglais !I° 5099; demandé le 8 mars 1899 ; accepté le 6 janvier 1900.
- La plaque de cet accumulateur se compose d’uu certain nombre de plaquettes unitaires placées de champ et réunies, en haut et en bas,
- La figure 1 montre la plaquette unitaire avec son cadre a et ses alvéoles remplis de matière
- active c, représentée par des haehnres en croix. La figure 2 est une vue de lace de la plaque constituée par l’assemblage de ses plaquettes, celles-ci sont placées leurs faces en regard, un espace libre f étant laissé entre elles pour permettre la circulation de l’électrolyte. Les plaquettes a sont soudées par le bas à une bande de plomb d ; par le haut à une pièce e portant deux prolongements S S ; l’un servant de connexion et de support, l’autre de support.
- A. Bn.
- Accumulateur Hanscom et Hough. Rrevot
- anglais n° 20986, demandé le 20 ocl.ohtv 1899 ; accepté le G janvier 1900.
- La plaque (fig. 1) se compose de pastilles rondes, avant une ouverture centrale r et percées de trous plus petits c.
- Ces pastilles sont obtenues par la compression de littrarge en poudre arrosée d’une solution de sucre et de sulfate d’ammoniaque; les pastilles une fois sorties du moule sont séchées, enfilées sur une tige en plomb et réduites à leur surface par le courant. Le plomb spongieux superficiel est comprimé et les pastilles sont enfin encastrées en coulant autour du plomb très chaud qui lait fondre le plomb spongieux comprimé. L’avantage de cette réduction superficielle et de
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- L’ÉCLAIR AGE ÉLECTRIQUE
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- cette compression serait de sertir mieux les pastilles et d’éviter leur déchaussement ultérieur.
- Fig. i.
- Les inventeurs décrivent en outre une presse permettant d’obtenir par moulage et compression les pastilles.
- A. Bn.
- Accumulateur Heebner. Brevet anglais n(> 14794, demandé le j8 juillet 1899 ; accepté le 19 août 1899.
- Les électrodes sont placées an fond de bacs en ébonite ayant la forme de troncs de pyrn-
- Fig. 1.
- mide ; ces bacs s'emboîtent les uns dans les autres.
- Chaque bac porte des surépaisscurs qui servent à soutenir le bac immédiatement superposé, tout en laissant un espace libre où sont logées les plaques. Les connexions d’un élément avec
- l’élément suivant sont des bandes minces G (fig. 2) qui passent d’un bac à l’autre en épousant la forme des pavois.
- La figure 1 représente une vue en plan d’un élément; les plaques E, (positives par exemple) sont reliées à une même barre E1 prolongée par la boude mince G. Les négatives seraient représentées en F.,. Il y a entre les plaques des séparateurs ondulés L. Les surépaisseurs sur lesquelles doitreposer le bac supérieur sont figurées en C. La figure 2 est une coupe suivant xx ; il y a quatre éléments superposés. Les électrodes sont constituées par un cadre f contenant des
- Fig. 2.
- pastilles G' d’une épaisseur plus grande que celle du cadre ; ces pastilles sont en plomb dont la surface est augmentée par des rugosités, L’inventeur décrit en outre une machine pour fabriquer les plaques de son accumulateur.
- A. Bn.
- Grille d’accumulateur GentetJevons. Brevet
- anglais n° ~'in, demandé le 7 avril 1899 ; accepté le
- Cette grille, en plomb, a la forme d’un treillis ou d un tissu à grandes mailles rectangulaires
- dont la chaîne serait constituée par des tiges verticales a (fig. 1 et 2) et la trame par des
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- bandes horizontales b reliant le3 tiges verticales. Le tout est coulé d’une seule pièce.
- La figure r montre une vue de face de la grille : la figure a, une coupe suivant x y.
- A. Bn.
- Procédé Highîîeld de régulation à l’aide d'accumulateurs. Brevet anglais il0 537, demandé le
- Pour maintenir sensiblement constant le potentiel aux bornes d’un circuit alimente par une génératrice, l’inventeur emploie une batterie d’accumulateurs, un survolteur et une dynamo auxiliaire dite excitatrice.
- Son procédé do régulation consiste à placer le circuit d’excitation du survoltcur on dérivation aux bornes de la batterie et a intercaler dans ce circuit dérivé une dynamo auxiliaire tournant à la même vitesse que le survolteur.
- a (fig. t a 3) est un moteur électrique, b est la
- dynamo excitatrice, c est le survolteur, d l’excitation du survolteur alimentée! par l’excitatrice b.
- Fig. a.
- Les armatures du survolteur et de l’excitatrice sont sur le même arbre commandé par le moteur (fig. 3). Lorsque la tension sur le circuit"/! baisse, le voltage de b devient supérieur à celui de la batterie ; la batterie charge cependant que le survolteur s’excite proportionnellement à l’intensité du courant fourni par b, et le voltage total tend a s’élever.
- Lorsque le voltage de la batterie monte et devient supérieur à celui de b, cette dynamo reçoit du courant de la batterie, elle tourne en
- moteur et le survolteur s’excite proportionnellement au débit, mais en sens contraire, et le voilage total tend à baisser.
- A. Bu.
- Machine Tiefenthal, Meyer et Neblung, à estamper les plaques d’accumulateurs. Biwot anglais nu i5 486, demandé Je juillet 1899 ; accepté lu
- Cet appareil permet d’obtenir des plaques ayant des alvéoles cylindriques, sans diminution de la rigidité des plaques ; les alvéoles d’une face sont dans le prolongement de ceux de l’autre face, une âme étant laissée entre eux.
- La plaque â estamper a (voir la figure' est entourée par un cadre h, qui empêche l'aplatissement de la plaque lors de la compression; elle est maintenue en haut et en bas par deux plateaux f et g qui sont reliés entre eux pur des vis d. Les deux plateaux, le cadre et la plaque forment un tout solidement relié, qui peut se déplacer verticalement, guidé par tiges c, fixées sur le sommier s de la machine; ce.tout est suspendu en outre sur des ressorts p guidés par des tiges 0.
- Chaque plateau porte un certain nombre d’ouvertures cylindriques par lesquelles passent des épingles / et i. Les épingles inférieures i sont fixées à une pièce k ; les épingles supérieures sont fixées au plateau m d’une presse à estamper. En manœuvrant la presse, les épingles supérieures descendent et rapprochent la plaque des épingles inférieures; la plaque se trouve ainsi comprimée entre elles et il se forme des alvéoles sur ses deux faces. Lorsque le plateau
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- de la presse remonte, les épingles supérieures | alvéoles de la face inférieure quittent les épingles sc retirent des alvéoles qu’elles ont formés, les I inférieures par l’effet des ressorts p qui remon-
- tent 3a plaque et ses deux plateaux. La plaque ainsi estampée est ensuite retirée. A. B.
- DIVERS
- Emploi du calorimètre dans les mesures effectuées avec les oscillations de haute fréquence. par F. Hamas. Dr. Ann.,t. V, p. 565-Sg-, juillet 1901.
- Dans un circuit traversé par des oscillations de haute fréquence, sont placées en dérivation l’une sur l’autre deux résistances liquides rv r\ de capacité c, et c2. Si aucune des substances n’exerce d’absorption sur les oscillations, le rapport des quantités de chaleur QJP Q2 dégagés dans les deux résistances est égale à —et est indépendant de la capacité et de la fréquence des oscillations. Si l'une des substances est absorbante, la quantité de chaleur qui s’y dégage est plus grande que la quantité satisfaisant à celle relation et la différence donne une mesure du pouvoir absorbant.
- Soit Q la quantité de chaleur dégagée dans la résistance liquide non absorbante r, Q' la meme quantité dans la résistance absorbante ?J,
- En d’autres termes on peut interpréter le phénomène en attribuant à la substance absorbante une certaine conductibilité anomale À', définie par l’équation :
- Si v est la capacité de résistance du vase, la résistance anomale spécifique • A sera définie par :
- Pour calculer ~ d’après les élévations de température observées, il faudrait connaître la capacité calorifique du système. On évite la détermination de cette capacité en étalonnant l’appareil par une expérience faite au moyen d’oscillations très lentes. La loi qui lie l’élévation de température à la capacité calorifique reste la meme, mais il n’y a pas d’absorption anomale.
- On a donc dans ce cas.
- Q» _ T
- Q'o j_
- _Q_
- Q'
- Q„
- Q',
- r / Q* 01 ' \ Q'o 0
- îplacé en fonc-
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- tiou des dévalions de température t0. t' f tt,
- P;ir T :
- Les coefficients d’absorption trouvés par cette méthode pour des longueurs d'onde comprises entre 022 et 1 a3o cm sont environ la moitié de ceux que Drude a déterminés pour la longueur d'onde de 70 cm.
- M. Llarms attribue ces divergences aux perturbations provoquées dans ces mesures par des oscillations plus lentes.
- D’apres la théorie de Licbenow la résistance élevée que possèdent les alliages métalliques provient de ce qu’il se produit pendant le passage du courant des forces eontrc-électro motrices thermo-électriques aux points de contact des différents éléments de l'alliage. Cos forces élec-Ironiotrioes ne prendraient leur valeur définitive qu’au bout d’un certain temps après la fermeture du circuit.. Si ou emploie des oscillations de haute fréquence, la résistance de l’alliage devrait décroître quand la fréquence augmente. Les mesures de résistance effectuées par la méthode calorimétrique n’ont pas permis de constater avec certitude la variation annoncée.
- M. L.
- Décharge par lueurs dans les mélanges gazeux par W. Heuse. Dr. Ann. t. Y, p. G70-671, juillet '9°> -
- L’auteur a déterminé, par la méthode des sondes de platine, le champ électrique à l’intérieur de lu lumière positive non stratifiée : i°dans l’azote, 2e" dans la vapeur de mercure; 3° dans le mélange de ces deux gaz.
- Le champ électrique dans l’azote est, à pression constante, indépendant de la tempéra-
- Dans la vapeur de mercure, le champ est très faible : le quotient de ce champ par la pression
- diminue quand la pression augmente, beaucoup plus rapidement que dans l’azote ou l’hydrogène.
- Le mélange d’une faible quantité de vapeur de mercure avec l’azote provoque une diminution notable du champ. La pression de l’azote à 180 étant 1,2 mm, le champ passe par un minimum quand la. température atteint 910. (pression de la vapeur de mercure — 0,1747), il augmente de nouveau quand on dépasse cette tempéra-
- En plaçant une portion du tube dans un mélange réfrigérant à — ao°, de manière à diminuer encore la force élastique de la vapeur de mercure, on constate une augmentation du champ dans l’azote,
- La vapeur de mercure commence a produire une augmentation delà chute de potentiel à la cathode entre 70° et 100^. M. L.
- Décharge par lueur dans l’hélium, par W. Heuse. Dr. Ann. t. V, 678-680, juillet 1901.
- Dans l'hélium, la décharge par lueurs commence à so produire à une pression notablement plus élevée que dans l’hydrogène : l’aspect de la décharge est le même dans l’hélium à 28,1 mm que dans l’hydrogène à 3,9 mm. Les stratifications selormcnt déjà à la pression de 5- 6 mm. D’après les valeurs du champ dans la lumière positive non stratifiée, l’hélium se place, dans l’ordre de grandeur décroissante, entre le mercure et l’hydrogène : le quotient du champ par la pression diminue quand la pression croît, mais la diminution est moins accentuée que dans les autres gaz.
- En avant de la cathode, le champ présente un minimum fort prononcé et un autre minimum, mais moins accusé, en avant de l’anode : le maximum se trouve dans la région médiane. M. L.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS
- Séance du mercredi S juillet 1001 M. Blondin décrit les transformateurs èlec-trolytiques de courants alternatifs en courants continus, système Poîlak Un article sur ce sujet sera publié dans Y Eclairage Électrique.
- M. E. Hospitalier expose le principe des appareils qu’il a récemment inventés pour l’étude de l’arc alternatif et pour l'enregistrement de la forme des courbes de courants alternatifs : l’arcoscope et l’ondographe. Ces deux appareils sont basés sur l’emploi de la méthode strobosco-pique ; ils réalisent la généralisation de la mé-
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- L ' É C L A i K A GE ÉLE C l’U1 QU E
- thode d’enregistrement par points de M. Joubert : lorsqu’un phénomène constant se reproduit à intervalles de temps réguliers, on peut déterminer un des points de ce phénomène pendant une première période, puis un autre point très voisin du premier, en avance ou retard sur celui-ci, pendant une seconde période, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'on ait déterminé poiul par point l’ensemble du phénomène.
- Varcoscope se compose d’un moteur asynchrone actionné par le meme courant qui alimente l'arc à observer, et qui entraîne, par un jeu d’engrenages, un disque percé d'une petite lente ; les engrenages sont calculés de façon que, si le phénomène se produit n fois par minute, Je disque, fasse n— i tours pendant le même espace de temps. Une lentille placée devant la fente du disque projette sur un écran l’image aggrandie de l’arc.
- M. Hospitalier montre, par ce dispositif les allumages et lès extinctions successifs de l’arc alternatif.
- Aous n’avons pas à revenir sur Yondogra-phe qui a été décrit dans le dernier numéro.
- M. Laporte expose ensuite les résultats de Fètude de la lampe à arc Bremer faite au l aboratoire central d’Électricité à propos de l'Exposition de 1900.
- On sait que cotte lampe se compose, en principe, do deux charbons disposés presque verticalement, à angle aigu l’un avec l’autre. Ils tendent à descendre par leur propre poids ; ils en sont empêchés par le serrage d'une plaque commandée par l’électro de réglage ; lorsque l’intensité du courant dans l’arc descend au-dessous de la valeur normale, la plaque est déserrée et permet ie défilage des charbons. Un dispositif spécial permet l’allumage automatique. Le dispositif le plus remarquable de cette lampe consiste dans le réglage dans l’intervalle de deux rapprochements des charbons : un électro-aimant parcouru par le courant principal, est muni de prolongements polaires qui viennent embrasser l’arc et produit ainsi un soufflage magnétique d’autant plus intense que le courant est plus fort; il en résulte un allongement de l'arc et, parlant, une augmentation de sa résistance automatique.
- On conçoit que pour obtenir de bons résultats par ce moyen, il fallait disposer d’arcs de
- très grande longueur. M. Bremer y est parvenu par l’emploi de charbons spéciaux. Une lampe de 43 à 45 volts et 9 ampères comporte un charbon positif spécial à mèche, de 7 mm de diamètre et un charbon négatif homogène Siemens de 6 min de diamètre ; le charbon positif a une résistivité de 12 3oo microhms : cm et le charbon Siemens une résistivité de 9400 à 8 3oo. lac structure du charbon Bremer est beaucoup moins homogène que colle des charbons ordinaires; ce charbon comprend, dans sa composition, différents sels métalliques et il donne en brûlant beaucoup de résidus, principalement de la ma-
- Des essais ont montré que dans les conditions ordinaires, on obtient, avec 9 ampères, un arc stable a 24 volts ; à Sa volts, l’arc, trop long, n’est plus stable ; à 4'». ou 4>> volts, la longueur de l’arc est donc très grande et sa stabilité ne peut être assurée que .par le soufflage inagné-
- Les essais de rendement ont douué les résultats suivants :
- Lampe iurmée d’un charbon positif Bremer de 7111m et d’un charbon négaLii'hoinugène Siemens de b mm ; à 28 volts et 9 ampères : 6yoo lumens, soit 19,8 lumens par watt;
- Lampe formée de charbons de Nanterre, posi-til à àme de i> ram. négalil homogène de 8 mm;
- 3o volts et 10 ampères : j/joo lumens, soit 11,3 lumens par watt.
- La couleur de la flamme, en raison des sels contenus dans les charbons, est d’une couleur très agréable, se rapprochant de la lumière des lampes à incandescence poussées.
- La répartition de la lumière, en raison du réflecteur conique employé, est aussi très particulière.
- Le tableau suivant résume les essais comparatifs faits sur la lampe Bremer. L’intensité était de 8 à 9 ampères, la différence de potentiel de 45 volts.
- 4 27 362 385 400 486 watts.
- i3 95o 4 aie 6 5oo 8000 4 5oo lumens.
- ,> 335 5-20 640 36o bougies (moyenne
- sphérique.
- 3î,7 1G9 l6-8 20 n>7 lumens par watt.
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- M- Janet expose ensuite les résultats des expériences faites nu Laboratoire central d’Électri-eité sur l’are chantant
- Le dispositif expérimental adopté est le suivant : dans le circuit primaire d’un petit transformateur, est placé un microphone transmetteur ; dans le circuit du secondaire de ce transformateur est placé un second transformateur; les extrémités du secondaire de celui-ci sont
- par l’intermédiaire d’un condensateur qui empêche le courant continu de passer. Dans ces conditions, l’arc reproduit d’une façon très pure et très nette, quoique faible, toutes les paroles, les chants, la musique, émis devant le microphone Lransmetteur. G. P.
- SOCIÉTÉ ALLEMANDE D’ÉLECTROCHIIYIIE Ç)
- Congrès de Fribourg {17-20 avril 1001)
- Sur une nouvelle méthode pour la détermination des vitesses des ions, d’après les recherches de B.-D. Steele (-). par le professeur D R. Abegg, de Breslau. Zeitschrift für Elektrockemic, t. VII. p. 618, 16 mai 1901.
- La mesure directe de la vitesse des ions par le courant, électrique a d’abord été effectuée par Lodge (3). Plus ^tard, une série de recherches de Wetham n'a donné que des résultats en partie inexacts.
- Les recherches de F. Kohlranseh P) et de II. Weber(6) ont été purement théoriques. C’est le professeur Masson (6) de Melbourne qui le premier a déterminé clairement les conditions importantes à réaliser pour de telles mesures. Cependant la méthode de Masson ne s’applique qu’aux vitesses des ions dans la gélatine et nécessite l’emploi d’électrolytes colorés. Or Ilittorf a montré que la présence des diaphragmes et aussi de la gélatine n’est pas sans influence sur la vitesse des ions, et seule celle relative aux solutions hydratées est intéressante pour la théorie du passage du courant.
- (l) Le dernier Congrès de cette Société tenu ù Fribourg (Bade) était présidé par le professeur Dr Van’tllolF.
- P) Trans. Chem. Soc.. 1901, t. LXXIX, p. 40-(3) Brit. assoc., 1886, p. 3g5.
- ('•) medem. Ann., L. XLII, p. euy, 1897.
- (5) Berl. Akad., p. 836. 1897.
- t®) Ostw. Zeitschr., I. XXIX, p. 5oi, 1899.
- Steele a réussi à éviter ces inconvénients par une méthode élégante et rapide, basée sur le principe suivant :
- Si 011 superpose dans un tube vertical deux électrolytes ayant un ion commun, l’anion par exemple (comme dans Li Cl et KCI) et de concentration sensiblement équivalente, par le passage du courant dans un sens déterminé, l’ion commun se déplacera dans un sens, et les deux ions différents, l’un derrière l’autre, en sens
- Trois cas sont alors à considérer, selon que la vitesse de l’ion qui suit est égale (1), plus grande (TI) ou plus petite (III) que celle de l’ion qui précède. Dans le cas I, la conductibilité et la chute de potentiel ont les mêmes valeurs dans les deux électrolytes. Dans le cas II la conductibilité de l'électrolyte antérieur (compté ici dans
- est moindre et sa chute de potentiel plus grande que les valeurs correspondantes de l’électrolyte postérieur. C’est l’inverse qui se produit dans le cas 111. Le degré de dissociation est supposé ici à peu près égal pour les deux électrolytes, ce qui a lieu le plus généralement.
- Far suite de la pression osmotique, l’ion d’un électrolyte sera toujours poussé vers l’autre électrolyte et il en résultera dans le cas I une diffusion qui effacera la limite franche initiale des deux solutions.
- Dans le cas 11, cette diffusion est encore favorisée par ce fait que l’ion plus lent de l'électrolyte antérieur diffusant en arrière de la limite initiale arrive dans un milieu où la chute de potentiel est plus faible et par conséquent où sa vitesse est encore ralentie, tandis que l’ion plus rapide de l’électrolyte postérieur, et qui a diffusé en avant, est accéléré puisqu’il trouve un milieu à chute de potentiel plus élevée.
- Par contre, le cas 111 qui est employé clans la nouvelle méthode, offre comme particularité intéressante cjue la séparation des deux électrolytes est obtenue automatiquement et est très nette. En effet, dès qu’un des ions de l’électro-lylc antérieur franchît la limite par diffusion, il trouve une chute de potentiel plus élevée qui accroît sa vitesse dans le sens du mouvement des ions et tend à la ramener en avant. Inversement, l’ion de l’électrolyte postérieur qui a diffusé tend à retomber dans la couche limite.
- Mais cette couche limite sc meut avec une
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- vitesse qui représente simultanément la vitesse des ions plus lents les plus en avant sous leur chute de tension plus élevée et celle des derniers ions plus rapides sous leur chute de tension moindre. Si on appelle P la chute de tension en volts par centimètre, dans la partie antérieure et u la vitesse spécifique (pour P ^ i) des ions plus rapides anterieurs, la vitesse U de tous ces ions, des derniers aussi, formant la limite, est égale à P. u.
- Si on imagine alors de placer à l’autre extrémité de l’électrolyte antérieur un nouvel électrolyte avant de commun avec ce dernier le cathion (K dans notre exemple) et un anion différent très lent comme l’anion acétique (Ac.), le même courant pour lequel on obtient la limite Li | K très nette donnera pour les mêmes raisons une limite Cl | Ac également nette qui se meut naturellement en sens inverse de la première et avec une autre vitesse V. Cette vitesse est évidemment celle des ions Cl à la couche limite Cl | Ac dont la vitesse spécifique v est multipliée par la chute de tension P, la même que précédemment puisque la conductibilité de l’électrolyte du milieu (KC1) reste égale d’une limite à l’autre, ün a donc comme précédemment V = Pp de sorte que le rapport des vitesses avec lesquelles se meuvent les couches limites est égal au rapportdes deux vitesses spécifiques des ions de l’électrolytc du milieu et qu’on peut le déterminer sans connaître P.
- Contrairement à ce que faisait Masson qui employait l’électrolyte à l’état gélatineux, Steele conserve sous la forme d’une solution hydratée l’électrolyte dont il veut déterminer la vitesse des ions pendant qu’il rend gélatineux les deux électrolytes indicateurs. Le premier est placé
- dans les branches A et R (fig. i) d’un tube en U ou en IL Des joints en caoutchouc peuvent les relier soit aux tubes CC soit aux tubes 1)1) qui
- Fig. i.
- renferment les électrodes et les liquides géla-
- Corame les concentrations de l’électrolyte moven et des indicateurs sont équivalentes, on peut évaluer facilement par avance la densité; de sorte que si l’électrolyte indicateur forme une solution plus dense que l’électrolyte moyen, on emploie les tubes D ; dans le cas contraire, on choisit les tubes C.
- Steele n’emploie pas d’électrolyte coloré, les couches limites étant suffisamment nettes.
- Les mesures de U et de V s’effectuent en déterminant à l’aide d’un cathétomctrc les distances parcourues par les couches limites pendant un temps donné. Comme les erreurs ne dépassent pas ± 0,1 mm et qu’on peut effectuer des lectures de plusieurs centimètres, on voit que l’exactitude de la méthode est très grande.
- . Voici quelles valeurs ont été obtenues ainsi avec une solution normale de KBr :
- La détermination de la limite se fait
- très bien par cette méthode pour des solutions
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- ijio normales. Dans le cas des plus grandes dilations l’auteur a essayé d’autres méthodes qu'il ne décrit pas ici.
- Il est nécessaire de plonger dans un bain d’eau le tube qui sert aux mesures afm d’éviter les courants de convection résultant de la chaleur du courant et qui amèneraient l'effacement de la limite.
- Des dispositions spéciales doivent être prises en vue d’éviter la formation des ions II et OU qui, par leur grande vitesse, dépasseraient les ions indicateurs et effaceraient la différence dans
- la chute de potentiel aux deux côtés, différence nécessaire pour le maintien de la limite. Dans ce but, on emploie pour éviter la formation des ions H, une anode en Cu dans Cu SO4, en Cd dans Cd SO4. une addition deLPCO3 dans Li Cl ; pour éviter la formation des ions OH, on additionne d’acide acétique l’électrolyte indicateur acétate de sodium et de K2Cr207 le KCrO4.
- Le tableau suivaut se rapporte à des essais entrepris pour montrer que le facteur de transport déterminé par cette méthode est bien indé-I pendant des liquides indicateurs emplovés,
- Solution Mg SOK binonnale.
- J" ™ “"™' dp — u + v
- “• Allions. Méthode de Steele. Méthn.lo d'Hittorf. |Mtthod» de Mosso».
- Cu/Mg Cu/Mg Cd/Mg J.i/Mg SOWCrO1 S0l/C-H302 S0l/C2H3O3 S04/C2H302 CuSO4 et K2Ci-04 CuSO* etKaC2H302 (IdSO ot NaC2IT302 U*SO» etNaC2II302 «>7^9 o,?U ' o,73a j o,n< \ -* i
- Pendant que les trois premiers essais montrent un très bon accord avec, les nombres obtenus d’après la méthode analytique de Ilittorf, le quatrième donne des valeurs variables et fausses parée qu’iei le enthion indicateur Li ne remplit pas la condition nécessaire d’être spécifiquement plus lent que le cathion Mg.
- Des mesures effectuées avec des sels alcalins, en prenant comme indicateurs Li et C2H302, ont donné les valeurs ci-contre.
- La colonne a se rapporte à la moyenne de toutes lectures faites pour des temps différents; dans la colonne b on a indiqué les valeurs extrêmes obtenues, ce qui permet de se rendre compte de la grandeur des erreurs d’observa-
- La tension à adopter dans ces mesures doit être suffisamment grande pour empêcher la diffusion ; d’un autre côté, elle ne doit pas être trop élevée, car il en résulterait un dégagement de chaleur nuisible. Si les tensions qu’on doit ainsi employer sont différentes pour les deux limites, on choisit pour chacune de celles-ci des sections de tubes differentes, de telle façon que la chute de potentiel atteigne la valeur déterminée. Gomme l’échelle des tensions utilisables
- latitude, il suffit dans
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- ”4
- presque tous les cas d’avoir pour les diamètres des tubes les rapports t : i, i : 2, i : 3, 2 : 3 que l’on obtient facilement à l’aide de 3 tubes différents.
- Si on calcule la chute de potentiel linéaire P dans l’électrolyte du milieu en mesurant galva-nométriquenient l’intensité du eouraut et en appliquant les chiffres de conductibilité donnes par Kohlrausch, il suffit de diviser par la valeur ainsi obtenue de P les valeurs observées de U et Y pour avoir les vitesses u et <> des ions en centimètres par seconde. On trouvera dans le tableau suivant quelques chiffres ainsi obtenus pour les sels alcalins :
- “ — llf
- KC1 «» o,ooo483 o.oou 458 0,000 529 0,000468
- Naül '2,0 O.Onn o.r/; 0,000 275 0,000 3g5 0,000 396
- 1,0 0,0003i8 0,000 315 0,000456
- K Br -, 0,000 538 0 /r. 0 neo ,<-o
- 0,000 484
- o,5 0,000 568 0,000 5 7 2 0,000 516 0,000 323
- L'accord entre les deux colonnes montre bien, que la vitesse des couches limites est identique a celle des ions de l’électrolyte du milieu.
- Ce tableau montre ainsi que les vitesses d'un ion ne sont pas toujours les mêmes, mais varient avec la concentration et aussi avec l’électrolyte. Los vitesses des ions sont, en effet, comme l’on sait, proportionnelles au degré de dissociation x, de sorte que l’on a
- uu et étant les vitesses pour les solutions infiniment étendues.
- L’orateur termine en signalant que des conclusions intéressantes ont été obtenues à l’aide de cette méthode sur l’existence d’ions complexes dans certains électrolytes ; mais il ne
- donne pas de renseignements plus détaillés à ce sujet.
- Le bioxyde d’hydrogène comme acide, d’après les recherches de Calvert, par le D' Bredig, de Leipzig. Zeitschrift fur Elcktrochemie, l. Vil, p, 622, rfi mai 1901.
- On a déjà souvent émis l’opinion que Je bioxyde d’hydrogène pouvait être considéré comme un acide dont les peroxydes des métaux alcalins et alcalino-terreux représentent les sels.
- Sous la direction de l’orateur, Calvert a 'entrepris de rechercher l’état du bioxyde d’hydrogène dans les solutions alcalines à l’aide des méthodes de chimie physique.
- Quand on neutralise une lessive étendue de sonde avec de l’acide acétique, à volumes constants, on sait qu’il n’y a pas abaissement du ploint de congélation. Calvert a trouvé que le point de congélation d’une lessive de soude 1/4 normale n’est pas abaissé non plus par l’addition de 1/6 d’eau oxygénée, quoique celle-ci seule abaisse de 0,33° le point de congélation de l’eau pure. L’eau oxygénée doit donc être combinée à la lessive de soude.
- La vitesse de saponification de l’acétate d’éthyle par un alcali devient très ralentie par l’addition simultanée d’eau oxygénée. Ainsi une certaine quantité d’acétate d’éthyle saponifiée en 18 minutes par une solution de soude 1/80 normale ne l’était plus qu’en iô’o minutes par une addition de 1/20 H20â.
- Quand on neutralise une lessive de soude par un acide, la conductibilité moléculaire de l’alcali baisse environ de la moitié au tiers de sa valeur initiale, Le même fait a été constaté ici par neutralisation avec l’eau oxygénée, ainsi qu’il résulte du tableau suivant :
- Conductibilité moléculaire à 2Ün en unités mercure
- LiOII XoOH KOH RbOH CsOU
- i/Sï alcali seul. . . 190,5 ai3.x 2Îo,6 234,9 ^9,4
- i;3a alcali-l-i'i6H2Oa 80,4 91,0 tu,fi 113,2 n6,5
- 1/32alcali -f-î /3* HCl 97,1 107,2 127,8 129.0 128,6
- Les mesures de conductibilité présentaient quelques difficultés par suite de faction catalytique décomposante qu’exercent la plupart des métaux sur l’eau oxygénée. C’est ainsi qu’il est
- PLSchone, Hunriot, Spring, V. Baeyer, cl d’autres.
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- revue D’Electricité
- impossible d'effectuer les mesures avec des électrodes en platine. Les auteurs employaient des électrodes en fer blanc qui agissent en effet très peu dans l’eau oxygénée alcaline et ne se rouillent pas. La précision de ces mesures atteignait 0,0 p. 100.
- L’eau oxygénée agissant comme un acide très faible, ses sels présentent une hydrolyse sensible. Pour mesurer leur conductibilité à l’état non hvdrolvsé, Calvert s’est servi d'une méthode i1) imaginée-pafe l’orateur et qui consiste à empêcher l’hvdrolysc d’un sel d’une base forte et d’un acide faible eu additionnant d'un grand excès d’acide, d’après la loi des masses. On obtient ainsi la conductibilité du sel pur non hvdrolvsé, car l'excès de l’acide faible devient non conducteur dans le mélange, en présence de son sel.
- Les valeurs ainsi obtenues par Calvert ont été les suivantes :
- H^O- — sol de LiOH NaOH IvOH RbOH CsOH
- p.3? = ‘ 70 80 101 io5 106
- a1 = 44 45 44 46 46
- La vitesse de Paillon du bioxyde d’hydrogène se calcule d’après cela par la méthode de K0I1I-rauseh et Ostivald (2) en déduisant la vitesse des cathions. On trouve ainsi a' — qS.
- Une dernière preuve directe clectrochimique de la formation d’anions de bioxvde d’hydrogène en solution alcaline a été réalisée par l’expérience suivante, semblable à l’expérience de cours de Noyés et Blanchard (3). Dans un tube en U (lig. 1) se trouve à la partie moyenne inférieure (i une solution gélatineuse rendue conductrice par du nitrate de potassium et une solution alcaline d'oxyde de plomb. Les couches gélatineuses bx b.2 immédiatement au-dessus contiennent seulement du nitrate de j^otassium. Les deux branches cici du tube sont enfin remplies d’une solution alcaline d’eau oxygénée. Le tube est refroidi extérieurement par de la glace et on lait passer un courant de 0,1 à o,3 ampère dans le sens des flèches, en employant des électrodes dd en fer blanc. Si le bioxyde d’hydrogène chemine comme anion vers l’anode, il doit
- (J) Zeitschr. f physik. Chem., t. XIII, p. ai4, 1894. (*> Zeitschr. f. physik. Chem., t. XIII, p. 191, 1894. C) Id., t. XXXVI. p. 1901.
- traverser, dans le sens inverse des llèehcs, la conehe indifFérentc bx et finalement donner par sa rencontre avec la solution alcaline de plomb, dans la couche limite entre bl et a un précipité brun de peroxyde. C’est bien ce qu’on observe en. fait et on obtient toujours en f un anneau brun de peroxyde. On peut donc en conclure que le bioxyde d’hydrogène forme bien des unions en solution alcaline.
- a
- En résumé, l’eau oxvgénéc agit bien comme un acide faible; ses sels sont sensiblement hydrolyses. Il offre a ce point de vue une grande analogie avec l’acide hypochloreux et est décomposé catalytiquemcnt par les mêmes corps : platine, ruthénium, bioxydes de cuivre et de manganèse, oxyde de cobalt, etc., en dégageant de l’oxygène.
- Discussion. — A la fin de cette communication, le président demande si le bioxyde d’hydrogène agit comme acide monovalent.
- Le D1 Bredig répond que des recherches sont entreprises actuellement sur la valence et le poids moléculaire de cet anion; mais que ces recherches ne sont pas encore terminées.
- Sur la réduction èlectrochimique des acétones, par le professeur D' K. Elbs, de Giessen. Zeitschrift fur Elecktrochemie, t. VIT, p. G',4, mai 1901.
- L’action réductrice du courant est plus forte que celle du mélange de zinc et d’acide acétique car elle ne se limite pas comme cette dernière aux acétones aromatiques.
- On emploie comme anodes des plaques de
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- plomb, et comme cathodes, des cylindres en feuille de plomb perforée. La solution anodique est constituée par de la soude ou de l’acide sulfurique à ro p. ioo ; à la cathode on place une solution d’acétone dans de l'alcool plus ou moins étendu, avec 2 p. 100 d’acétate de sodium ou 1 p. 100 d’acide sulfurique. La densité de courant à la cathode variait ici de o,5 à i,5 amp. : dm2, et la température de oo à go° C.
- En solution faiblement alcaline on obtient comme produits de réduction un mélange d’alcool et de pinacone, quand on part des acétones delà série grasse ou des acétones mixtes. Avec les acétones aromatiques on obtient surtout l’alcool secondaire.
- En solution faiblement acidulée sulfurique, les premières donnent encore un mélange d’alcool et de pinacone ; mais les acétones aromatiques donnent surtout de la pinacone. Les piuacones facilement transformables, comme la benzopina-cone par exemple, donnent la ji-pinacoline.
- La réduction électrochimique en solution alcaline faible est un procédé de préparation pour le benzhydrol C8II5 — CH (OH) — C6JP et ses homologues. En solution sulfurique faible, un grand nombre de pinacones s’obtiennent plus commodément que par les voies jusqu'ici employées.
- Dans un brevet allemand (n® 113 719), la maison K. Merck a revendiqué la fabrication élec-trOehimique de l’alcool isop?’opylique et de la pinacone de l’acétone, clans des conditions semblables à celles ci-dessus indiquées.
- Discussion. — A une question du professeur Willgerodt, le Dr Elbs répond qu’il a pu obtenir de très bons rendements jusque 90 p. 100 de produit pur.
- Sur les amalgames des substitués d'ammonium, par le Dr Crotogino, de Clausthal. Zeitschrift fur Elehtmc.hmiic t. VII, p. 648, 23 mai 1901,
- On connaît depuis longtemps l’amalgame d’ammonium, obtenu en traitant les solutions de sel ammoniaque soit par l’amalgame de sodium, soit par électrolyse avec une cathode de mer-
- Les amalgames des produits de substitution
- ont été observes pour la première fois par Le Blanc f1) en électrolysant les sels de mono-, a tétraméthylammonium et ceux de mono- a trié-thvlainmonium. avec des cathodes en mercure ; et en mesurant les polarisations résultantes. L’auteur a voulu rechercher ici, d’une part, les réactions chimiques décos amalgames, et d’autre part la possibilité de produire ces amalgames en partant d’autres bases. . .
- Dans l’appareil d’élcclrolyse employé, la cathode est constituée par un jet de mercure qui conduit l'amalgame dans un deuxième vase approprié, rempli par exemple d’acide chlorhydrique et dans lequel on examine les produits de décomposition. Le méthylammonium donne par sa décompositon de la méthylamine et pas d'ammoniaque. Par contre, le diméthylammo-niiim donne, non pas la dimélbylamine, mais seulement la monométhylamiue, car il ne se dégage pas d’hydrogène et l’équation de décomposition est :
- 2 AzII2 (CH*)* = 2 AzIPCÎI3 + (CH5)2
- Le tri- elle tétraméthylammonium ne donnent pas d’amalgame.
- Il en résulte qu’on peut effectuer par électrolyse une séparation des différentes bases de méthylamine.
- Par l’clectrolyso de Lélhylamine, on obtient un amalgame. Avec'la diélhylaminc ; il ne s’en produit que des traces en employant de très hautes densités de courant.
- On obtient également un amalgameavecl’éthy-lène diamine, et pas avec la diéthylcne diamirie. On peut ainsi séparer par formation d’amalgame l’éthylaminc et l’éthylène diamine de leurs homologues.
- Tous ces différents amalgames s’obtiennent aussi facilement en traitant les solutions salines correspondantes par l’amalgame de sodium.
- L. JüMAU.
- (9 Zeitschr. f. physik. Chemie, t. V, p. 4*>".
- Le Gcr
- • C, NAUt).
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- Samedi 37 Juillet 1901.
- S* Anuôe.
- V 30
- L Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- Manufactures. — H. POINCARË, Professeur à
- do l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l'École des Mines. Membre de L’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures. Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- REDRESSEURS ÉI, E C T K O L Y Tf Q U E S DE COURANTS
- SYSTÈME PÔLLAK
- Dans le numéro du 12 février 1898 de ce journal (t. XIY, p. ^3), nons:avons publié, à l’occasion des communications sur les soupapes électrolytiques faites par M. Pollak à l’Académie des sciences de Paris, et par il. Graelz à la Société allemande d’électrochimie, un historique de la question (‘). Depuis cette époque, quelques travaux intéressants sur le même sujet ont été publics par diverses revues étrangères. Nous nous proposons d'en donner très prochainement une étude d’ensemble. Aujourd'hui, nous nous bornerons à
- éleclrolylique contenant une lame d’aluminium et une lame métallique quelconque plongées dans un électrolyte, laisse passer un courant dont le sens est tel que la lame d’aluminium serve de cathode, mais arrête un courant de sens inverse ponvu toutefois que la différence de potentiel appliquée-anx êleolrodes ne dépasse pas mie certaine valeur (une vingtaine de volts).
- Celle propriété, passée inaperçue, fut observée de nouveau dix-sepl ans plus tard, en 187.par M. Duerolet qui Beel-t, en 1877, et Stveint'/, en 1887,^ cherchèrent, à se. rendre compte de la cause du phénomène ; l’uu et
- très grande valeur ou d’une lame diélectrique de condensateur,
- En 1891, MM . Ilulin et Leblanc, dans leur « Elude sur les courants alternatifs et leurs applications industrielles 0 montrèrent le rôle important que pouvaient remplir res clapets ou soupapes électrolytiques dans les distributions par courants alternatifs.
- part par M. Greatz ; le premier fit connaître ses premiers résultats dans des brevets pris en 1893 et dans une com-
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- parler des travaux récents exécutés par AI. Pollak au laboratoire des recherches de la Sorbonne et dont les résultats permettent dès maintenant d'entrevoir l’application industrielle des soupapes électrolytiques à la transformation des courants alternatifs en courants de même sens.
- I. Description ues soupapes Pollak. — La disposition à laquelle s’est arrêté M. Pollak est représentée par les figures i et a qui donnent une coup»! de l’appareil ; la figure 3 montre une vue do quatre soupapes.
- Fig. i et 2.
- Chacune d’elles se compose de trois lames d’aluminium Al et de quatre lames de plomb P b disposées à la partie inférieure d’un récipient de verre contenant une solution légèrement acide de phosphate de potassium; les lames d’aluminium onl 65 mm de large sur no mm de hauteur ; les lames de plomb sont un peu plus larges cl plus hautes.
- Le choix de l'électrolyte a une grande importance. En employant comme Buff, Ducrotef et Gractz, des solutions aqueuses d’acide sulfurique, la différence de potentiel maximum que l’on peut appliquer entre les deux électrodes sans passage de courant (la lame d’aluminium étant anode) ne dépasse guère 20 volts. L'emploi des sels alcalins permet de porter cette différence de potentiel à i4o volts, comme l’a reconnu M. Pollak dès 1896, et même à 200 volts, si l’on a soin de faire subir à la plaque d’aluminium une préparation préliminaire. D’ailleurs, tous les sels alcalins no conviennent pas également et parmi les phosphates, le
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- phosphate de potassium a donné de meilleurs résultats que le phosphate de sodium, et celui-ci de bien meilleurs que le phosphate d’ammonium f1).
- Quant à la préparation préliminaire de la lame d'aluminium, la formation de cette plaque, comme l'appelle M. Pollak, elle consiste à laisser la plaque pendant plus ou moins longtemps dans une solution faiblement concentrée de soude caustique, puis à la plonger-en face d’une plaque de plomb dans une solution légèrement acide de phosphate de potassium et à la relier au pèle, positif d’une source à courant, continu permettant d'élever gra-
- duellement jusqu’à 200 volts la différence de potentiel entre les deux lames. La première opération enlève les taches de graisse et les paillettes métalliques qui peuvent, s’ètre incrustées dans la lame pendant le laminage ; elle réduit son épaisseur primitive de i mm environ à 0,7a mm. Pendant la formation, la plaque purifiée devient irisée, tandis que les impuretés, si elles sont de peu d'étendue, se trouvent recouvertes complètement par des espèces de croûtes d’aspect terne Tonnées par des composés d’aluminium.
- Malgré cette formation, les plaques seraient assez rapidement détruites par le fonctionnement si on ne prenait, dans leur montage et leur disposition, trois précautions essentielles : disposer la lame d’aluminium enlicrcment au-dessous de la surface de séparation
- {*) Suivant M. Pollak, l’emploi des sels alcalins est indispensable lorsque le nombre des alternances du courant
- couche isolante (constituée probablement par un sous-oxyde d’aluminium), doit être réduite très rapidement lorsque, le courant changeant de sens, la lame d’aluuiinium devient cathode, et il semble que les ions K ou Na puissent produire cette réduction plus rapidement que les ions H mis en liberté dans le cas d'une solution aqueuse d’acide sulfurique.
- 1/obtention de meilleurs résultats avec le phosphate de potassium qu’avec le phosphate de sodium tient à ce que
- Quant au phosphate d’ammonium, il a l’inconvénient (comme les autres sels ammoniacaux) de donner lieu à la formation de gaz ammoniac qui s’échappe peu à peu de l’électrolyte, de sorte qu’au bout d’un temps relativement court il est indispensable soit de changer l’électrolyte, soit d’y remplacer le gaz ammoniac dégagé, ce qui conslitue une opération délicate, le remplacement ne pouvant sc faire par une addition d’une solution ammoniacale aqueuse 'pu aurait l'inconvénient de diluer l'électrolyte.
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- de l’air et de l’électrolvle ; éviter tout contact, au sein de l’électrolyte, de l’aluminium avec toute autre matière que le caoutchouc ; enfin, ne pas leur laisser prendre une température supérieure à 4°°.
- Les deux premières conditions sont réalisées par le montage indiqué en coupe sur la figure i. Les plaques d’aluminium, de forme rectangulaire, sont prolongées inférieurement par des queues de i cm de large environ, engagées dans les bouchons de caoutchouc Ga, fixés eux-mèmes dans des tubulures d'un cylindre en ébonite E; une tige de cuivre Ou. entourée de deux cylindres en laiton L et munie d’écrous L', réunit les extrémités des queues au conducteur H isolé du liquide par le tube en caoutchouc Ca. Un bouchon do caoutchouc Ca et un bouchon d’ébonile E servent à obturer hermétiquement le cylindre d’ébonite. L’ensemble est maintenu par un support en plomb PI) reposant sur le fond du vase. De la sorte on évite le contact des connexions avec le liquide électrolytique. Le seul inconvénient du dispositif est de permettre difficilement l’emploi de plaques d’aluminium de trop grandes dimensions sans crainte de déformations amenant un contact entre ces plaques et les lames de plomb qui les entourent.
- Quant au maintien de la température de l’appareil au-dessous do 4°u* il pourrait être facilement obtenu au nioven d’une circulation d’eau froide dans un serpentin plongé dans l’électrolyte. Mais si l’on a soin de prendre un vase assez profond pour que la hauteur de la colonne d’électrolyte soit environ trois fois celle des plaques, point n’est besoin de pette complication : le liquide échaulfé inférieurement par le fonctionnement de l'appareil, s’élève et se refroidiL. tant par rayonnement que par évaporation, suffisamment pour qu’on puisse utiliser l’appareil pendant quatre heures sans atteindre la température critique (‘L .
- II. Résultats des essais. — Les essais faits par M. Pollak, jusqu’en i8p5 dans son usine d’accumulateurs de Franeforl-sur-Mein et pendant ées deux dernières années au laboratoire de M. Lippmann, ont fourni les résultats suivants :
- i° Usure et durée des plaques. — Lorsque l’appareil ne fonctionne pas, les plaques se dissolvent peu à peu dans l'éleelrolyte. Pour éviter cet inconvénient, il convient, donc de
- pn .-oil représente pur H figure 3 cl fonctionnant nvec iinr densité df courant de I ;i mpère pue dm-' de la surface totale
- Le courant ail orna lit' utilisé «lait fourni par le secteur de la Rive Gauche (i 10 volts, 42 périodes); le courant redressé servait à la charge d'une batterie de -’5 accumulateurs. La tension du courant alternatif n'a pas été relevée d’une manière continue pendant les expériences; toutefois on peut alürnicr que les variations irrégulières de l'iutensilé et de la tension dans le circuit du courant redressé résultent de variations de la tension à l’usine génératrice.
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- vider les vases dès que l'appareil cesse de fonctionner. Les plaques peuvent alors se conserver indéfiniment.
- Lorsque l’appareil fonctionne, l’usure se manifeste, d’une part, dans l’électrolyte qui devient, de plus en plus alcalin, d’autre part, sur les plaques qui se sillonnent de stries et de raies produites mécaniquement par les bulles d'hydrogène, qui, en se dégageant, entraînent des parcelles de la couche isolante. L’alcalinité de l’électrolyte est combattue au moyen d’additions d’acide pliosphorique. Quant à l’usure dos plaques, elle est assez lente ; les plaques peuvent servir de 5oo à 800 heures avant que les stries soient assez profondes pour les mettre hors d’usage. Dans ces conditions, les frais d’entretien ne dépassent pas un demi-centime par kilowall-heure pour un ensemble de quatre groupes do soupapes.
- >.. Montage en sérié. — On pourrait croire que, bien qu’un seul élément ne puisse supporter plus de 200 volts, il soit possible de redresser directement des courants alternatifs de tensions plus élevées en disposant un nombre suffisant d'appareils en série. En réalité, il a été démontré expérimentalement que ce mode de montage ne peut guère être utilisé : au bout de peu de temps, la différence de potentiel entre les bornes d’un élément baisse pour quelques-uns cl: s’élève d’autant pour les autres jusqu’à ce qu’elle devienne suffisante pour percer la couche isolante ; le courant passe alors dans les deux sens.
- Ce résultat peut s'expliquer ainsi : par suite d’une action chimique de l’électrolyte sur la couche isolante, celle-ci tend constamment à disparaître et pour la maintenir un faible' couranL (quelques milliampères) traverse l’appareil quand il agit comme clapet fermé ; or, l’intensité de ce courant varie du simple au double d'un élément à l’autre, et quand deux éléments sont en série. l’intensité du courant qui traverse l'ensemble ne peut être que la plus petite des deux valeurs correspondant à chaque élément; la couche isolante 11e pourra donc sc maintenir dans l'élément, qui exige pour ce maintien le plus fort courant.
- Cette explication fournit, il est vrai, un moyen de remédier à l'inconvénient signalé : il suffit de mettre en dérivation sur les appareils à faible courant d’entretien, des résistances convenablement choisies de manière à ce que l’ensemble se trouve traversé par un courant ayant l'intensité maximum requise par l'un des cléments.
- 3. Rendement. — Comme toute espèce de transformation, le redressement des courants alternatifs au moyen des soupapes est accompagné d’une perte d’énergie. Cette perle provient, d’une part, de l’existence du courant maintenant la couche diélectrique, d’autre part, de l’efPeL Joule des courants alternatifs ou redressés traversant l’appareil.
- La mesure du rendement est très délicate. Les instruments de mesure à courant continu ne peuvent en effet donner d'indications exactes pour le courant redressé fourni par l’appareil ; les instruments à courants alternatifs ne conviennent pas mieux, leurs indications dépendant de la fqrme des ondes; les appareils thermiques donneraient de meilleures lectures, mais connue leurs indications sont indépendantes du sens du courant, ils fourniraient une valeur trop élevée pour le rendement dans le cas où la soupape «'arrêterait pas, comme elle le devrait, les courants d'un certain sens (').
- f) Un essai fait avec londographe de M. Hospitalier s.ir un groupe de quatre soupapes PolLk fonctionnant sur un
- graphe u’a pas permis de s'assurer qu’il en est encore ainsi quand le courant redressé est utilisé à la charge d’accumulateurs ou à l’alimentation d’un moteur, en d’autres termes, quand le circuit d’utilisation présente une force
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- AI. pollalc a pu cependant mesurer indirectement ce rondement pour un appareil à quatre soupapes moulées comme il sera expliqué plus loin, el chargeant une batterie d’accumulateurs. U mesurait l’énergie fournie à l'appareil redresseur pendant la durée de la charge, puis l’énergie que l’on pouvait récupérer par la décharge de la batterie ; le rapport des deux nombres trouvés donnait le produit du rendement de l’appareil redresseur par le rendement de la batterie ; ce dernier rendement étant évalué à part, le rendement de l’appareil redresseur se trouvait déterminé.
- Il a trouvé ainsi que l’appareil à quatre soupapes a un rendement de 7a à 80 p. 100 dans le cas d’un courant d’alimentation de 1 ampère par dm* 2 de surface de plaque d’aluminium, une tension de 110 volts et une fréquence de 4a.
- Il a également reconnu que ce rendement augmente lorsque la fréquence du courant diminue el aussi lorsque la différence de potentiod alternative aux bornes de l’appareil croît.
- III. Applications. — Dans l’article auquel nous référions plus haut, notîs avons indiqué d’après les publications de MM. Ducretol, Mutin et Leblanc. Pollak, Graetz, les diverses applications auxquelles peuvent se prêter les soupapes élcetrolyliques. La plus importante et la seule sur laquelle il y ait lieu de revenir est le redressement des courants alternatifs (*).
- Pour effectuer ce redressement et utiliser Ponde entière d’un courant alternatif .simple, il est. indispensable d’employer quatre soupapes (2).
- Celles-ci sont placées de manière à former les quatre branches d’un pont de YVheats-tone, deux sommets de ce pont sont reliés aux conducteurs d'alimentation, les deux auLres sommets forment les extrémités du circuit d’alimentation; on les dispose de façon que les deux soupapes reliées à un même conducteur d’alimentation y soient connectées l’une par la lame d’aluminium, l’autre par la lame de plomb, tandis que deux soupapes reliées à une meme extrémité du circuit d’utilisation s’y trouvent connectées par leurs lames do même nature ; c’est le mode de montage des quatre soupapes représentées en figure 4.
- On voit facilement que, dans ces conditions, le circuit d’utilisation est parcouru par des courants de même sens dont l'intensité croît depuis zéro jusqu’à un maxiniumpourrelomber ensuite à zéro, le maximum se produisant au moment où le courant alternatif d'alimenlalion passe lui-mêine par un maximum positif ou négatif. Ces courants se succèdent sans interruption lorsque le circuit d’utilisation ne contient aucun appareil dont le fonctionnement
- sammcTif,élevée. IJans ce cas, il suffit d’une seule soupape placée suc l'un des conducteurs reliant la "dynamo à la batterie, ia lame d'aluminium étant disposée par rapport à la lame de plomb, dans le sans normal du courant qui
- 20 "Utilisation comme sélecteurs dans un conducteur traversé par des courants circulant tantôt dans un sens, tantôt dans le sens opposé. Il faut alors bifurquer le conducteur en deux autres aboutissant respectivement l'un à la lame d'aluminium d'une soupape, l'autre à la lame de plomb d'une seconde soupape ; au delà de ecs soupapes ne passent, dans chaque circuit, que des courants d'un même sens;
- 3° "Utilisation comme condensateurs. Celte application ne pourrait s'effectuer que sur les circuits à courants
- sur la coiichc isolante, que'"pendant unefraetiort de seconde. Il est vrai que c'est précisément sur les réseaux à courants alternatifs que l’emploi des condensateurs serait surtout avantageux.
- (2) Avec une seule soupape disposée sur te circuit on obtient bien, au delà du la soupape, rien que des courants
- soupapes placées en dérivation et convenablement orientées, on utilise l’onde entière ; mais dans chacun des circuits les courants sont encore discontinus (voir les ligures i et a de la page 297 du numéro du 12 février 1898, qui correspondent à ces deux montages).
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- donne lieu à une force contre-éleetromotrioe ; dans le cas contraire, ils sont séparés par des intervalles d'autant plus longs que la force eontre-électromotrice est plus voisine de la différence de potentiel maximum du courant d’alimentation, mais ces intervalles sont nécessairement toujours inférieurs à une demi-période de ce dernier courant.
- Au point de vue de la durée des soupapes ce dernier cas est, d'après les essais de M. Pollak, le plus avantageux : les lames d’aluminium résistent plus longtemps dans ces conditions que lorsque le circuit d’utilisation ne présentant pas do force conlre-électromo-trice, le courant circule constamment. A ussi il. Pollalc préconise-t-il l'emploi de ses redresseurs électrolyliques pour la charge des accumulateurs, l'éclairage par arc. l'alimentation des moteurs ; ce sont d'ailleurs précisément les applications où il y a nécessité ou économie ou seulement commodité à substituer des courants continus aux courants alternatifs. <
- Pour l’éclairage à are |el l'alimentation des moteurs un inconvénient cependant est à craindre. Les courant fournis par les redresseurs électrolyliques n’ayant pas une intensité constante, il se pourrait que des effets de self-induction gênassent le réglage des lampes ou que des phénomènes d'hystérésis magnétique produisissent un éehauffement exagéré des noyaux polaires des moteurs si l'on n’a pas soin de constituer ces noyaux en fer lamelle. Quelques essais faits à Franc fort par M. Pollak ont montré qu’avec certaines lampes le réglage se fait très bien et que dans le cas des moteurs il suflit. pour éviter l'inconvénient signalé, de les exciter en dérivation, car alors le moteur fournit lui-même du courant au circuit d'excitation quand le courant d’alimentation est nul, de sorte que pratiquement le courant d’exoit.ation varie très peu [L).
- Quant à l’utilisation à la charge des accumulateurs elle ne présente aucune difficulté. Dans tous les essais faits par M. Pollak au laboratoire de M. Lippmann, le groupe de quatre soupapes décrit plus haut était employé à charger une balterie do 70 éléments, le courant d’alimentation étant pris sur le secteur de la Rive Gauche(2); toujours la charge, s'est effectuée dans d’aussi bonnes conditions quo lorsqu’on emploie un courant continu.
- Cette utilisation peut donner lieu à diverses applications. Non -seulement elle permettrait d'effectuer facilement et sans grands frais d'installation la charge des batteries d’automobiles dans les quartiers desservis uniquement par des réseaux à courants alternatifs, mais elle permettrait également la charge pendant le jour de batteries stationnaires assurant le soir l’éclairage des grands cafés, restaurants et hôtels, ou même d'un îlot de maisons ; les secteurs à courants alternatifs pourraient donc trouver ainsi une utilisation diurne de leur matériel générateur et réaliser par suite un bénéfice appréciable malgré le prix peu élevé auquel ils devraient, consentir la vente do l’énergie électrique pour ce genre d’applications.
- Une autre application spécialement étudiée par M. Pollak et pour laquelle il a pris un brevet (s) est la traction sur longues voies ferrées. Dans ce cas. en effet, la transmission de
- presque entièrement ceL obstacle, car la superposition des courants provenant de» trois phases donnerait lien à un courant dont l'intensité présenterait d'assez faibles variations.
- 11 est vrai que si l’on dispose de courants triphasés, il n:y a aucun, intérêt à effectuer leur redressement pour 1 alimentation, de moteurs, la mise eu marche des moteurs triphasés ne présentant pas plus de diïtiouUé que les moteurs à couranL continu. II ne resterait des lors que l'éclairage par are comme application possible des redros-
- (2) A la dernière séance de la Société des Électriciens pendant laquelle cet appareil H été présenté, cette application a été montrée en employant les courants redressés il la charge de 70 ^ éléments d’âceumulaleiirs pris sur les
- 1 intensité du courant fourni par l’appareil était de 6 ampères.
- (3) Brevet anglais, n° i4o58, déposé le «5 juin 1898, accepté le G mai 1899.
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- l’énergie par courants alternatifs à haute tension sc trouve imposée par la grande longueur supposée de la ligne et, d’autre, par!, l'emploi du courant continu pour l’alimentation des moteurs est considéré jusqu’ici comme presque absolument indispensable pour diverses raisons bien connues qu'il est inutile d'énumérer. Les redresseurs fournissent une solution élégante répondant à cette double condition : la ligne est alimentée par des courants alternatifs à tension aussi élevée que le permettent les règlements de sécurité; sur chaque voiture est disposé un transformateur (fui abaisse cette tension à la valeur la plus convenable (*1 et dont le secondaire est connecté à un groupe redresseur de quatre soupapes éieelrolytiques : une batterie d’accumulateurs de faible capacité placée en dérivation sur le moteur, termine l’équipement complémentaire de la voiture.
- .VL hollak entrevoit même la possibilité d’utiliser ses redresseurs éieelrolytiques dans les sous-stations, aujourd'hui assez nombreuses, où s’effectue la transformation des courants alternatifs de haute tension on <;ourants continus de basse tension. 11 ne conseille pas cependant la substitution de ses redresseurs aux groupes rotatifs actuellement, employés, le rendement des premiers étant trop faible, du moins jusqu’ici, pour que la substitution soit économique. Mais il estime qu’il serait avantageux de n'installer dans ces sous-stations «Iue le nombre de groupes rotatifs strictement indispensables -pour assurer le service courant. et de remplacer les groupes de secours ne devant servir qu’en cas d’avaries aux premiers par des batteries de soupapes électrolytiques. Le prix relativement peu élevé de ces derniers appareils, la possibilité de les conserver presque indéfiniment sans aucun frais d’entretien tant que les lames d’aluminium ne sont pas plongées dans l’électrolyte permettrait, à son avis, de réaliser une diminution suffisamment importante dans les frais de premier établissement et d’entretien pour que, malgré l’élévalion de la dépense d'énergie pendant le fonctionnement occasionnel des redresseurs, il y ait néanmoins intérêt à les employer.
- L’avenir nous apprendra jusqu’à quel point ces prévisions sont fondées. Quoi qu’il en soitM. Pollak aura eu le mérite de mener jusqu’à l’application industrielle une expérience de laboratoire. •!. Blondin.
- SU U LE AOITYEL ACCUM U LATEl K EDISO.N
- Dans un précédent numéro de ce journal (-J il a été décriI un accumulateur breveté par Edison et basé sur l’emploi du couple cadmium-polasse-oxydule de cuivre. Ce qui caractérise cet élément et le distingue de l'accumulateur alcalin bien connu, au zinc, c’est d’abord l’insolubilité dans la lessive alcaline de l’oxydule de cadmium formé (tendant la décharge; c'est ensuite le procède spécial de fabrication ducuivro réduit très divisé, de façon à nopro-duire pendant la charge que l’oxydule de cuivre insoluble et pas d’hydrate d’oxyde de
- P) La valeur de la différence de potentiel alternative appliquée aux bornes des redresseurs ii'esl pas en effet indifférente, puisque nous avons dit que le rendement du ces appareils augmente avec cette valeur. Il convient donc
- les soupapes sans crever. Cette dernière étant actuellement de aoo volts, la différence de potentiel efficace la plus avantageuse, dans l'hypothèse d'ondes sinusoïdales, est donc de aoo : ga, soit i-fo volts environ.
- Dans le cas où le courant d'alimentation est fourni par un circuit à no volts efficaces, il y aurait par conséquent intérêl à employer un transformateur élévateur amena ni ù i,jo volts la tension alternative aux bornes des redresseurs. P) T.’éclairage Électrique, t. XXYJl. p. B7!, 8 juin 1901.
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- î dont la solubilité dans la lessive alcaline est la
- : de troubles importants : dépô
- aies, destruction rapide de l’élé nploi du couple fer-potnsse-<
- élcclrolvtique de cuivre au pôle négatif, actions le
- Dans un brevet plus récent (*), Edison revendique supérieur de nickel ou de eoball qui jouit des mêmes propriétés que le précédent et possède une foret; électroniotrice plus élevée (2).La forme des supporls de ces plaques est représentée par les figures r à 4: 1 .est une vue en élévation; 2 une coupe verticale selon la ligne ponctuée ; 3 est une vue on plan de l’assemblage de deux plaques ; et 4 une coupe agrandie d'une plaque.
- Chaque plaque comporte doux parois 1 et 2 en tôle de nickel très mince (par exemple 0,120 mm) réunies par des rivets de nickel au cadre 3 et aux montants verticaux 4, 4- Dans les parois 1 eL 2 sont pratiqués de (petits trous espacés entre eux de 0,70 mm environ et de telle façon' que le métal estampé reste à l’intérieur; il en résulte alors une augmentation delà surface de contact entre le support cl. la matière active. Les plaques portent en outre des pièces de séparation 5,5 qui empêchent leur contact.
- Le nickel peut être remplacé dans cette fabrication par le fer nickelé et le cadre 3,4 par une matière non attaquable, comme l’ébonite, par exemple.
- Pour constituer la matière active négative, on opère de la façon suivante : 8 parties de monosulfure de 1er très finement pulvérisé et dont les particules ont traversé un crible possédant 6,4 trous par mm-sont mélangées intimement avec deux parties de graphite en poudre dont les particules sont un peu plus grosses que les ouvertures des plaques. Le Fiu. } , ,
- mélange est humecté avec de; la lessive de potasse à
- 20 p. 100 puis bourré dans les poches des plaques. On place ensuite une couche de (ils d’amiante 6 de 6 mm d’épaisseur; celle-ci est recouverte par une bande 7 en tôle de nickel maintenue solidement par un fil de nickel 8 (fig. 2 et 4)-
- La plaque ainsi constituée est oxydée électrolytiquement dans la potasse; le soufre libre sc dissout dans l’alcali, etilse forme de Lhydraoxyde de fer. On facilite le départ du soufre en renversant alternativement le sens du courant. L’électrode est finalement réduite en fer métallique. Pendant la formation de l’oxyde de fer, il se prpduit une très forte augmentation de volume de sorte qu’une pression considérable est exercée sur les parois de la plaque.
- Le monosulfure de fer a été choisi pour obtenir la plus grande masse possible d’oxyde
- (M Brevet anglais. 2490, du 5 fevr (2) D'après le Dr Rudolph Gahl, la mr la décharge en 7 heure» d’un 1
- n° 307 8
- -e ée potentiel
- du couple est inférieur à So p. 100. Pour l'a l tension de charge ; mais nous serions très p. intérieur à celui de l'accumulateur au plomb.
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- clans le plus petit espace et aussi dans le but d’avoir mi corps facilement, réductible éleclro-lytiquement. Or, les oxydes de fer secs ne possèdent fias cette dernière propriété; les hydrates, qui sont très volumineux, sont difficiles à utiliser eide plus ils so réduisent très fieu. D’autre part, le for spongieux obtenu par réduction par l'hydrogène est peu oxydable par le courant.
- La seule façon qu’Edison ait trouvée de produire un oxyde de fer complètement réductible par le courant est celle décrite ci-dessus. Le mouohvdrate qu’on obtient par une ébullition de plusieurs heures de l’hydroxyde ordinaire dans l’eau est bien également réductible; mais il est tcdloment volumineux qu’on ne peut pas en introduire dans les plaques mie aussi grande quantité que du précédent. Pendant la décharge, le fer s’oxydc*et. il no se forme pas de- ferrate soluble. Au pôle positif, les oxydes supérieurs de nickel et de cobalt donnent approximativement la même tension; mais Je premier eoùle moins cher.
- Pour constituer l’anode, on part de 1’Jiydrate d’oxvde de nickel précipité; on le sèche lentement à la température ordinaire et on le pulvérise de façon à le faire passer au crible de 6,4 mailles environ par mm2 ; 7 parties de cette poudre sont alors mélangées à 3 parties de graphite; le tout humecté d’eau est lassé successivement, en petites quantités dans les poches des plaques. Finalement, on recouvre avec de l’amiante et de .la tôle de nickel comme pour les négatives, et les plaques ainsi obtenues sonL oxydées élecl.rol> Liqucment dans la potasse, avec une densité de courant de 0,008 ampère par cm2. Le graphite est ici nécessaire pour obtenir une bonne formation dans louLe la masse. On n’y parvient pas sans des supérieurs de nickel et de cobalt paraissent être court nickel sont utilises ici de préférence aux autres combi-sont faciles à fabriquer, qu’ils se gonflent par l’introduc-de sorte qu’on obtient un contact intime et une grande uctiblcs éiectroiytiquement en métal.
- cette précaution, qu ducleurs. Leshvdra naisons de nickel (l lion du liquide dan solidité. Enfin ils 1
- Ni
- . propos de ce nouvel accumulateur quelques renseigne-
- . le :
- monts intéressants qui ont été communiqué Trislitute of Electrical Engineers par le ü1' Arthur E. Kennelly-(2).
- La constitution des supports présentés ici diffère un peu de celle décrite dans,le brevet précédent. La figure 5 montre l’aspect d’un tel quadrillage du type automobile; c’est une simple, grille à alvéoles rectangulaires, en tôle d’acier nickelé de o,6t mm d’épaisseur. Dans chacun do ces alvéoles on vient loger une briquette de matière active enfermée dans une boite en tôle d’acier nickelé de j'ig 5_ 0,070 mm d'épaisseur, perforée d’uu très grand
- nombre de petits trous qui laissent pénétrer l’électrolyte. La figure 6 montre une telle boite et son couvercle, ainsi qu’une briquette de matière active au milieu. Après introduction de alvéoles du quadrillage, 011 comprime le tout, à la presse hvdrauliqu
- dernier à l’Amerieun
- boîtes dans les ms une force de
- 5 3o3 763, du iS septembre 1900, préfère oxyder le nickel poreux q u:il élimine ensuite. Avec le zinc, il ublient, une carcasse de nickel solide déposé primairemeiil, mélangé de ui< (2) Transactions of tke American Inslilute of Electrical Engineers, t. .\ Ylli, p. 331, ai mai 1901.
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- ,oo tonnes. La plaque ainsi terminée a une épaisseur de 2,3 mm à l’endroit des boites et de o,56 mm seulement sur la grille.
- Le graphite employé ici est obtenu par un procédé chimique sous formes de hunes très minces tamisées, comme il est exposé dans le brevet, de façon que leur surface soit plus grande que celle des perforations des boîtes.
- Le mélange de matière active et de graphite est comprimé à une pression de 3oo kg par cm2 et moulé en briquettes de dimensions y5xi2,5 min en plan.
- Le montage des plaques s’effectue dans un récipient en tôle d’acier qui contient, comme électrolyte, une solution de potasse à 20 p. 100. Entre les plaques, on place des séparateurs perforés, en ébonite. Les plaques de meme polarité sont réunies entre elles par une soudure spéciale inattaquable par la solution employée.
- Les ligures 7 et 8 donnent les courbes de décharge à deux régimes différents pour un
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- élément de ce type d’une masse totale de 9 5t>5 gr. On constate que la force électromotrice atteint 1,5 volt fin charge pour baisser rapidement d'abord, plus lentement ensuite. La différence de potentiel moyenne utile varie de 1,14 à G2^ volt pour les régimes de 3 à 5 heures. Le crochet de la courbe se produit à 1,0 volt environ. La décharge qui se continue ensuile à une très faible différence de potentiel indique un changement dans l’action éleelro-chimique. Le premier crochet doit être attribué à l'épuisement de la plaque de fer.
- Comme énergies massiques, les chiffres annoncés parle conférencier sonL :
- 3o,85 watts-heure par kilogramme d’élément, au régime de puissance massique de 8,82 watts par kilogramme d'élément et 26,46 walts-heure par kilogramme d'élément, au régime de puissance massique de 26,46 watts par kilogramme d’élément.
- Le premier régime correspondant à une densité de courant de o,q3 ampère par dm2.
- Cependant, si nous nous en rapportons aux courbes, nous trouvons des valeurs un peu plus faibles en limitant la décharge au crochet (seule décharge utile! soit à 1,0 volt environ.
- Nous avons réuni ces valeurs dans le tableau suivant :
- Durée delà décharge....................................................
- Intensité massique, en amp : kg. J élément . . ^ .
- Dillcrciicc de potentiel moyimne à la déidiargo, en volt. ......
- h. 5 .46 .36 .233
- 8.97
- 28,72
- Ces chiffres présentent évidemment une anomalie puisque 1’énorgie massique est un peu plus élevée pour la décharge la plus rapide. Mais nous prendrons ici la valeur la plus favorable pour la comparer à celle obtenue avec l'accumulateur au plomb. Dans le tableau suivant, on trouvera résumées les principales caractéristiques des accumulateurs les plus légers construits jusqu'ici : f’ulmen B. G. S (2Ï, Société pour le travail électrique des métaux (*) cl. Heinz {').
- 13. C . S. pour™ “™u
- .« L-, — 7- — — eu».
- Intensité massique, ou amp : kg. d'élément .... 3.Ü2 3.98 2,8. 4 .02 06 3.4o
- ‘'uTd',"™™!"! comsP°’',l,mlc'cu ;u"i';'“nrc ; ii,85 10,90 is.tT rr,9S I.j. TO I2.IO 10^9
- D.llep,,™ *. J.»te„h,.l »,»« .h tlc-chnrjço, « i.cp V-9a ...p .,92 . rV 1.92 V9> V.92
- 4.62 7.64 4 60 633
- kg. d'élément 20,93 nfi 22,94 27.4y 2.3,23 23,00 i9.56
- .
- La comparaison de ces deux tableaux montre! que l’énergie massique de l'accumulateur Edison n’est pas beaucoup supérieure à (relie des éléments au plomb actuellement employés. Encore peut-on obtenir avec ceux-ci des valeurs plus élevées en faisant, des plaques plus minces, mais dont la durée est. malheureusement trop faible.
- Même, en comparant les valeurs correspondantes de la capacité massique, on peut être étonné de ne pas trouver une différence plus grande. En ‘effet, alors que dans l'accumula-
- (*) JJl-'claiiage Electrique, l. XXV, p. 142, 27 octobre 1900. — (2) là., t. XXV. p. 423, .5 décembre 1900. — (®) là., t. XXIY. p. 2$o, iS août iq00. — (4) là., t, XXIV, p. it>3, 4 août 1900.
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- teur au plomb, i ampère-heure engage 3,86 gr P.b et 4,46 gf PbO2, soit en tout 8,3a gr de matière active, il ne doit engager dans l’élément Edison que i,o43 gr Fe et x,685 gr *\iOi (en admettant la formation de ce corps), soit en tout a,-3 gr seulement de matière active. Si on tient compte de la proportion de matière active par rapport, au poids total de plaque, valeur qui d’après la description,- doit être voisine de celle donnée par l’accumulateur léger au plomb; et si, d'autre part, on se rappelle que le coefficient d’accessoires (rapport entre le poids d’élément et. le poids de plaques) doit être plus faible pour l’accumulateur Edison, par suite de la faible quantité nécessaire d'électrolyte, on peut en conclure que, dans ce dernier cas, le coefficient d'utilisation <le la matière acLive (rapport entre la capacité obtenue et celle déduite théoriquement de la masse de matière active) doit être plus faible que celui de l'accumulateur léger au plomb. L'utilisation de la matière active de ce dernier varie d’ailleurs, comme on sait, avec les differents modes d’oblention de celte matière, avec l'épaisseur sous laquelle elle travaille et aussi avec la densité de courant, et il n'y a pas de doute que l’élément Edison doive être soumis aux mêmes règles. Cependant, si on en croit l’inventeur, il faudrait renoncer à une amélioration dans celte voie puisqu'il aurait découvert la seule façon de produire la matière active.
- Fm ce qui concerne la durée du nouvel accumulateur, aucun renseignement ne permet d’affirmer a priori qu’elle soit supérieure à celle do l'accumulateur au plomb; il faut se conLenter actuellement à ce sujet de l’affirmation de l’auteur. Il serait intéressant do savoir à ce point de vue si la capacité sc maintient stable pendant, toute la durée et s’il no se produit pas un foisonnement de matière à un pôle et une contraction à l’autre, comme c’est le cas avec l’accumulateur au plomb.
- 1.'inventeur donne aussi comme avantage le bon marché de l'accumulateur. Nous ne doutons pas qu'il puisse en effet y avoir un avantage économique, si la durée du nouvel élément est très grande. Mais il ne paraît pas douteux cependant que le prix d’achat des batteries de ce système soit plus élevé, à égalité d’énergie, que celui des batteries actuelles au plomb, par suite surtout du prix très élevé du nickel, et aussi de l'augmentation des accessoires due au plus grand nombre d’éléments pour une tension donnée.
- Dans sa communication, le D‘ Kennelly ne donne pas la théorie exacte du nouvel accumulateur Edison; cependant il admet comme probable la formule Xi CF pour l’oxyde supérieur de nickel formé ici. Comme 1 application de la loi de Thomson, en ne considérant que la chaleur d’oxydation du 1er, donne pour la force éleolromotrice la valeur J,47 volt, valeur voisine de la force éleetromolrice mesurée, il suppose que col oxyde supérieur doit être bien près de la neutralité c’est-à-dire- que la quantité de chaleur dégagée ou absorbée par sa formation doit être très faible. No.us remarquerons à ce propos que l’emploi d’un oxyde supérieur do nickel comme dépolarisant dans un accumulateur n’est pas nouveau (ff. On a pu lire notamment dans ce journal (2) la description de T accumulateur au sesquioxyde de nickel, de Titus Ritter von Michalowski. Mais ce dernier attribue la formule Ni2 0;) à l’oxyde supérieur produit, qu’il considère comme une combinaison endothermique. Cependant ce corps est bien près de la neutralité si on s’en rapporle aux données lliermochimi-ques de l’Annuaire du Bureau des Longitudes puisque la réaction Xi-f-O —NiO dégage 6i,4 calories, et que + dégage 12a,a calories. C’est d’ailleurs ce qui résulte
- (Ç Dans le brevet français n" 261 885, du 4 décoi nickel comme dépolarisanl, et il obtient comme
- alcaline, la valeur 1,82 volt.
- (2) VÉclairage Electrique, t. XXII, p. 415, 17 mai brevets français 290481 du 3 juillet 1899 *'t 3o3 768 d
- mbre 1896, Kriêgcr revendique l’en » force éleetromolrice du couple form
- rs 1900, et t. XXV, p. 45, 6 octobre
- ! 1900. De Micbak
- >nski,
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- egalement de la force éleetromotriec i ,85 volt mesurée pour le couple de Mielv.dowski, zine-polaasts-sesquioxyde de nickel, car l’application do la loi de Thomson donne une valeur très approchée, en ne considérant que la chaleur d’oxydation du zinc.
- Y-a-t-il identité entre les deux oxydes supérieurs de nickel de ces deux éléments Edison et Miehalowski, il nous semble qu’il doive en être ainsi, .sinon de suite après la préparation de la matière active, préparation différente dans les deux cas, du moins après la charge. En tous cas, les propriétés ihonnoehimiques paraissent bien semblables.
- Eu résumé, l’iiitérèt de Tae<;ninuJntour Edison ne réside pas dans la découverte d'un nouveau couple, mais dans celle d’un procédé spécial d'obtention de matières que jusqu’ici on n’avait pu rendre suffisamment actives. C'est là ccrtaineineul une soluliort 1res importante et qui n’était pas sans difficultés si on en juge par Le nombre considérable d'expériences qui ont dû être effectuées, puisque pour le fer seul, le nombre de composés essayés a atteint plusieurs centaines. C’est aussi la voie ouverLe aux expérimentateurs et l'indication qu’il ne faut pas désespérer de trouver un moyen de rendre actives des substances qui peuvent entrer dans la constitution d’accumulateurs nouveaux.
- Quant à 1’irvvaviahLlité de l’élecArolyte, c’ost évidemment une condition favorable de fonctionnement de l’élément Edison ; mais comme le fait justement remarquer A. Dchisnlle, dans ['Industrie Electrique du a5 juin dernier, elle n’est pas nouvelle et on la trouve notamment, dans l'accumulateur E. YV. Jungner déjà décrit ici (*).
- Ce qui nous paraît beaucoup plus important, c’est l’insolubilité des substances actives à la fin delà décharge comme à la fia de la charge. C’est, là une deseonditions indispensables pour rendre réellement industriels les accumulateurs à oxydes, car, d’une part, il ne doit pas y avoir électroiysc du métal du dépolarisant sur la plaque négative, et d’autre part lorsque le métal de la cathode peut se dissoudre à la fin de la décharge, il faut, pour régénérer celle-ci par la charge, employer les précautions d’usage dans les dépôts éleclroehimiques, précautions qui sont, incompatibles avec les nécessités des charges industrielles.
- Celle condition est réalisée au plus hanl degré par les accumulateurs au plomb.
- L. JotAU.
- COMPARAISON
- ENTRE LA TRACTION ÉLECTRIQUE ET LA TRACTION A VAPEUR
- En traction électrique sur de grandes lignes oyenpe depuis plusieurs années le publie et les
- J .a question était à peine posée, le système de la traction qui aurait vaincu les difficultés techniques, tout en assurant une exploitation économique de la ligne, n’existait pas encore, que déjà des comparaisons étaient iait.e.s, entre la traction électrique et celle à vapeur.
- Comme ou ne connaissait guère que la traction électrique à courant continu, toutes les comparaisons se rapportent à ce système. Mais le courant continu se prête mal à la traction des lignes inter-urbaines, et jusqu’ici aucun système à courant continu n’a réussi à résoudre le problème. Aujourd’hui, où l'utilisation directe du courant triphasé à haute tension, suivant le système de M. Coloman de Kando (2) résout d’une mauière satisfaisante la question, une nouvelle comparaison
- (*) L’Éclairage Électrique, t. XXIV, p. 389, 8 septembre 1900.
- (*) Voir l’article do M. Coloman do Kando sue oc sujet dans L’Éclairage Électrique, du 11 mai i p. aia.
- .901,1. XXVII,
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- s'impose. C’est ce que nous nous proposons de foire dans le présent mémoire où nous envisage' rons uniquement ce dernier mode de traction électrique et le comparerons à la traction à vapeur. La substitution de la traction électrique a la traction à vapeur ne pouvant nécessairement
- lignes, conserver toutes les voitures existantes, i vapeur actuelle par une locomotive électrique.
- faire que progressivement, il faut, sur de longe et se borner au remplacement, de la locomotive Aussi nous envisagerons surtout l’examen de
- D'uu autre côté, les avantages de la traction électrique sur la traction à vapeur sont tellement évidents dans le cas d’utilisation d une source d'énergie naturelle que nous nous occuperons exclusivement de la traction électrique dans l’hypothèse où la force motrice est produite par des machines à vapeur.
- 1. Consommation de vaf — La consommation de
- heiire effectif, mesuré sur la jante de la roue motrice d'une locomotive à vapeur ordinaire, est graphiquement indiquée par la ligure i.
- Toutefois les locomotives eompouud, de construction récente, travaillent plus avantageusement à cet égard : ainsi la locomotive rom-pound à 4 cylindres du " Nord « français ne consomme que 8 kg de vapeur par elieval-heure effectif (ll.
- Nos grandes machines fixes, eompouud, qui travaillent par condensation et avec de la vapeur surchauffée, au-delà d’une puissance de n ooo chevaux consomment 5,5 kg de vapeur sèche par cheval-heure effectif. Or. en tenant compte des pertes qui. sc produisent inévitablement dans le cas de la traction électrique, dans les dynamos génératrices, dans les conducteurs, les transformateurs et les moteurs, nous pouvons compter ua rendement de 6o à yo p. ioo, de sorte qu’un cheval-heure effectif sur la jante de la locomotive électrique consomme de 5.5 : o.6 a 5,5 : o,y, soit 8 à 9 kg de vapeur sèche dans l’usine centrale. C’est à peu près le même chiffre que celui que nous vouons d'indiquer pour les locomotives delà meilleure construction.
- Cependant, il ne laut pas oublier que ce dernier chiffre se rapporte exclusivement aux meilleures locomotives connues, c’est-à-dire aux locomotives des trains express ou rapides. Les machines a allure plus lente exigent 5o p. 100 de plus de vapeur, à cause de l’admission plus grande dans leurs cylindres. Au contraire, les locomotives électriques consomment toujours la même quantité d’énergie spécifique, quelle que soit leur vitesse, ce qui revient a dire qu’une locomotive électrique d’un train de marchandises travaille aussi économiquement qu’une locomotive d'un train express.
- Mais, même en admettant que la consommation de vapeur par cheval-heure effectif soit la même pour les locomotives à vapeur des trains de voyageurs que pour des locomotives éleetrique.s, la consommation de charbon est beaucoup plus faible pour ces dernières que pour les premières.
- fout mécanicien sait bien, en effet, que le rendement d’une chaudière d’une locomotive est beaucoup plus mauvais que celui des chaudières fixes. Tandis que r kg de charbon produit 5,4b
- i1) Zeitschrift des « Vercines Drutsche.r Jngenieure » 1899. Leitzmann ; a Versucbc mit vicrnyljn.diingcn I,nr-o-fnotiven. »
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- à 6,81 kg de vapeur dans la chaudière d’une locomotive, suivant que celle-ci est à allure lente (marchandises) ou a allure rapide (voyageurs), soit en moyenne 6, i3 kg, la même masse du même charbon produit dans une chaudière fixe de hoiiuc construction, à charge normale, 7,60 à 7,90 kg de vapeur, en moyenne 7,8 kg, et à charge un peu forcée, 6,8807,90 kg, en moyenne 7,42kg (‘J.
- La différence est donc de 21 à 17 p. 100 en %n?ue hiveur des locomotives électriques, c'est-à-dire ivapeur) que pour remorquer uu train rapide par une locomotive électrique, il ne faut que 79 à 83 p. ioo de la quantité de charbon nécessaire à la locomotive à vapeur remorquant un train du même poids.
- La comparaison est encore plus avantageuse pour la traction électrique, si nous considérons une locomotive à allure lente. Outre In mcil-'urs leure utilisation du charbon dans le loyer, nous avons encore une consommation de vapeur plus économique de 20 à 3o p. 100, en laveur de lu traction électrique.
- U11 avautage considérable de la traction électrique se présente encore par le fait que les frais de la mise en marche sont incomparablement moins élevés que ceux des locomotives ordinaires. En effet, une chaudière fixe peut travailler plusieurs mois sans interruption. tandis qu’une locomotive à vapeur doit être chauffée préalablement presque toutes les Ibis qu’elle entre en service. En outre, les frais de la conservation de la pression de la vapeur dans la chaudière d’une locomotive entre deux services consécutifs, frais qui sont quelquefois très considérables, n’interviennent pas non plus dans le cas de la traction électrique, car la locomotive électrique ne consomme du courant qu'en travaillant et les trais de la conservation de la pression de la vapeur dans la station centrale sont négligeables, les pertes les chaudières fixes que dans les chaudières des loeo-
- de chaleur étant beaucoup plus petites d; motives mal protégées contre le rayonnement.
- Il y a encore une différence considérable entre les deux méthodes de tractiou. concerne la variation du rendement en fonction de la charge.
- {') Ce fait «VipJiqim ûuiiiédia)emeit(, si ikkis Miitiiiîiuns les couditioîi.s de
- d'une quantité pareille exige uu courant d'air tellement fort que les gaz s'échappent à ui Suivant les données du « Taschenbuch der Hiill.e » (Aide-mémoire de l'ingénieur) le
- lignite, de la tourbe, etc.), tandis que tes chaudières des locomotives exigent
- combustion du charbon dans lesd
- charbon de la meilleure qualité;
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- Le rendement d’iine locomotive a vapeur est maximum lorsque la machine travaille à l’admission de vapeur modérée et avec un chauffage non forcé. Mais lorsque la vitesse dépasse une certaine limite, on est obligé de forcer le chauffage pour pouvoir produire la quantité nécessaire de vapeur. Mais alors le rendement de lu chaudière diminue. De même, si nous augmentons le poids d'un train en conservant une vitesse médiocre, il faut augmenter l’admission de la vapeur dans les cylindres, ce qui diminue le rendement de la machine. Nous voyons donc qu’une locomotive à vapeur ne travaille qu’exoeptiomiellement avec un rendement combiné maximum, car, tantôt la machine, Lantôt la chaudière travaillent dans des conditions non économiques.
- La locomotive électrique est plus satisfaisante à cet égard. Ici, il nous faut considérer le rendement combiné de la machine à vapeur, de la dynamo génératrice, des conducteurs primaires et secondaires, des transformateurs et' des moteurs. La figure •>. montre la variation de ces rendements en fonction de la charge. Les ordonnées représentent les rendements respectifs, les abscisses, la charge en p. ioo. Le rendement combiné est le produit de tons les rendements. La courbe résultante montre que le rendement total est encore très bon il demi-charge et que la perte de 3o ii 4° p- ioo, admise précédemment, était plutôt exagérée. D’ailleurs, dans la pratique, il n’arrivera qu'cxceptiomicllement que la station centrale et la locomotive travaillent simultanément ii demi-charge. Le service journalier d'une grande usiue centrale, desservant une ligne étendue de chemin de 1er, peut en effet être organisé, soit d’après les horaires établis, soit d’après les indications des stations principales dirigeant le service, fournies à l’usine quelques heures avant le départ des trains, de manière que le nombre des chaudières ou de machines on service corresponde à la charge prévue. D’un autre côté, les moteurs des locomotives peuvent être intercalés, ou mis hors circuit séparément, suivant les besoins : an démarrage, tous les moteurs travaillent simultanément, puis, la vitesse normale étant atteinte, le conducteur met hors circuit successivement quelques-uns d’entre eux. Les autres travaillent alors presque à pleine charge; quant a ceux qui tournent à vide ils ne dépensent qu’une puissance négligeable, car ils sont directement couplés aux essieux, sans engrenages.
- ÎI. Poids dus locomotives. — Comparons le poids d’une locomotive à vapeur, el celui d’une locomotive électrique à égalité de puissance.
- D’abord la dernière n’exige aucun Lender, ou récipient d’eau ou de charbon, ce qui donne lieu à un abaissement du poids mort de :>.o-5o p. ioo, et par conséquent à une réduction importante des frais de la traction ('}.
- Mais, de plus, la locomotive électrique même est beaucoup plus légère que la locomotive à vapeur. La puissance de cette dernière étant limitée par le poids de vapeur produit dans l’unité de temps dans sa chaudière, une locomotive d’une grande puissance exige une chaudière à grande grille et grande surlaee de chauffe, dont le poids propre est généralement supérieur au poids correspondant à l’adhérence nécessaire, ii tel point meme que toutes les locomotives de grande puissance ont des essieux ou boggies porteurs, qui supportent le poids mort de la machine. Lu locomotive électrique, elle, ne porte que les moteurs et l’équipement électrique, dont le poids total,
- fies locomotives kilomètre, iails eu 1898, élail 4 ’>, 17 000 ; le nombre des leudcr-kiJoniètres est évidemment le même. Pur conséquent en comptant ao, 1 tonne par leader, le nombre des tonne-kilomètres, inutilement faits par aa, est de 84 761 700.
- Les frais de traction sur la mémo ligne étaient dans la mémo année en moyenne 0,444 brou/or par tonne-kilomètre. La dépense totale annuelle de la traction des tenders moule donc à .176318,85 florins, ou à poil près 9 p. too de la dépense totale de 4 lyi 000 florins.
- trouvé"ci-dessus est'certainement trop élevé. Mais on pourrait se placer à un autre point de vue et dire qu.’on aurait
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- s'il dépasse parfois aussi le poids strictement nécessaire pour l'adhérence, se trouve toujours avec ce dernier dans un rapport de beaucoup plus favorable.
- La locomotive électrique possède encore un grand avantage sur ia locomotive à vapeur au point de vue du coefficient de l'adhérence. Tandis que, d'après le calcul, on ne pourrait compter pour l'effort de traction maximum plus de i6 p. ioo du poids utile dans le dernier cas, on peut sans inconvénient compter ^:»-3o p. 100 dans le premier. T,a pratique continue <1 ailleurs cette allîr-
- Une valeur aussi élevée du coefficient d’adhérence est de la plus grande importance, surtout pour les trains de marchandises sur des lignes accidentées, où l'effort delà traction devient très considérable : une locomotive électrique n’exige, meme dans ces circonstances défavorables, aucune surcharge-pour augmenter son poids. La cause de ce fait singulier, souvent contesté, est que le couple moteur est constant à la jante de la roue motrice, tandis qu'il varie suivant la position de la manivelle, aux locomotives a vapeur ; une autre raison est que le coefficient du frottement entre rail et roue paraît augmenter par le passage du courant de retour (2).
- Mais uon seulement le poids de la locomotive électrique est inférieur à celui de la locomotive à vapeur, la résistance au roulement y est encore considérablement abaissée. Les frottements des diverses pièces de la locomotive à vapeur, surtout l’inévitable accouplement des essieux font en effet, que la résistance d’une locomotive seule est à peu près le double de celle des voilures. Celle-ci est. en palier, approximativement :
- W> — >>5 -f-e.ooi V-
- ct celle des locomotives,
- 4v/r+o,ooav*
- où a désigne le nombre des essieux accouplés cl. Y la vitesse en km-beure. La figure 3 montre comment varient Wv et i. avec Y r).
- Tous les avantages de la locomotive électrique deviennent évidents en étudiant le tableau
- (>) La locomotive électrique de la ligne Baltimore Ohio, a exercé, dans im cas spécial, 3o tonnes comme otforl
- les conditions de livraison d’une locomotive électrique, il était prescrit que celle-ci puisse démarrer avec un train do 90 tonnes (sans locomotive) sur une rampe de io p. ioo et dans une eontre-courbpe i">o m de rayon. Aux essais de réception officiels, faits par M. Potier même, il a été constaté que la locomotive, du poids total de- i.3 tounes, a
- était aGi> kg. Supposant que le poids de la machine éLait également réparti entre les deux essieux, le chiffre (-) La comparaison précédente devient encore beaucoup plus favorable pour l'électricité, si nous considérons une
- utile, mesuré au crochet du fendrr, nous trouvons que c'cst 20 kg. 7,a différence considérable entre ces deux chiffres, provient de la transmission de la locomotive avec son tender, et des divers frottements de la machine à
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- Nous voyous que le poids par cheval utile atteint ioo a no Lg pour les locomotives à vapeur, tandis qu’il est seulement (itS kg pour les locomotives électriques, et 33 kg pour les voitures
- motrices. Le poids mort est donc de 4° » 7° P- 100 pR,s petit dans le cas de la traction électrique. Nous savons en cifet que les locomotives à grande vitesse sont celles qui peuvent développer la plus grande puissance.
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- Un dernier point à relever est que, pour un même poids, la puissance d’une locomotive à vapeur dépend de sa vitesse. Cela tient à ce que l'échappement rapide de la vapeur produit un courant d'air intense, rendant possible la combustion d'une quantité de charbon considérable sur la grille relativement peu étendue. Les locomotives à vitesse modérée 11e peuvent pas consommer une pareille quantité de charbon, l'échappement de la vapeur se produisant beaucoup plus lentement. Une chaudière', avant la même surlace de chaude, partant le même poids, peut donc produire une quantité plus grande de vapeur en marche rapide qu'en marche lente, en palier qu’en rampe.
- La puissance de la locomotive électrique est au contraire entièrement indépendante de la vitesse. Elle est donc, a ce point de vue aussi, plus parfaite que la locomotive à vapeur.
- 3TI. Récupération ne. l’éneroif.. — Nous savons que le nombre des tours par minute d’un moteur triphasé est pratiquement constant à toute charge, même variable, et que si nous augmentons par une cause extérieure quelconque cette vitesse, le moteur devient automatiquement générateur et envoie des courants dans le réseau des conducteurs.
- Cette particularité des moteurs triphasés est de la plus grande importance pour la traction électrique sur les grandes lignes.
- En effet, si un train descend une pente, et si, par suite de la gravité, sa vitesse augmente au-delà de la vitesse de régime, le train est automatiquement freiné par ses moteurs. Mais l’énergie de la force vive n’est pas transformé eu chaleur par les sabots des freins ordinaires ; elle est récupérée sous forme de courants électriques et renvoyée aux conducteurs. Donc l'énergie nécessaire pour faire monter un train d’une certaine hauteur est, dans sa plus grande partie, récupérée à la descente, la perte étant celle qui correspond au rende me ut dos moteurs et des conducteurs. Les Irais de la traction sur les grandes lignes se trouvent considérablement abaissés par ce. fait. Aussi dans les projets de nouvelles lignes ne faut-il pas craindre les fortes rampes, au point de vue de l’exploitation économique. Le capital du premier établissement se trouve ainsi moindre que pour les anciennes lignes à vapeur.
- Le couplage des moteurs en série permettant la diminution de la vitesse do régime à la moitié de sa valeur normale, on peut marcher à deux vitesses différentes. Si lorsqu'un train marche h pleine vitesse, on accouple les moteurs en série, l’énergie de. la force vive correspondant à la différence des deux vitesses est également récupérée sous forme d’énergie électrique, et la vitesse du train est réduite à la moitié sans aucun freinage mécanique.
- L'énergie récupérée de cette manière est théoriquement les 3/4 de l’énergie nécessaire pour l’accélératiou du train depuis la vitesse nulle jusqu’à pleine vitesse, abstraction faite de la perte dans les moteurs cl dans les conducteurs.
- Cette particularité clés moteurs triphasés, lors de leur accouplement, est surtout très avantageuse sur des lignes à arrèl-s fréquents comme les lignes urbaines et métropolitaines à trafic intense.
- IV. Frais d’extkf.tien des chaudières.— i° Chaudières. La chaudière constitue la partie lu plus délicate d’une locomotive à vapeur; elle exige souvent des réparations. Les fréquents échauffe ments et refroidissements consécutifs déterminent, dans le métal, un mouvement moléculaire qui le détériore rapidement; le chauffage est extrêmement forcé, et au moment de la charge du combustible, de l’air froid entre dans le foyer à haute température, ce qui est également très nuisible. L’eau d'alimentation contient fréquemment des impuretés, qui contribuent pour beaucoup à lu détérioration rapide de la chaudière ; et l’épuration de l'eau est tellement difficile que très peu de Compagnies ont établi des épurateurs d’eau spéciaux (‘).
- L’entretien des chaudières fixes est beaucoup plus avantageux, car celles-ci sont en service continu pendant la plus grande partie de la journée, et se refroidissent lentement quand elles cessent
- (!) L'importance des répara Lions des chaudières est mise en évidence par ta mesure prise par la direction des Chemins de fer de l’Étal prussien, de mettre dans les dépôts des chaudières de réservi', atîn que les locomotives
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- d'être en service, lesimu celte chaleur. D'autro ps sorte qu'une influence m ment du charbon, il peut User ; uon seulement il v froid au moment de l oin tretien <lcs chaudières.
- 9° Mécanisme molew tion de la poussière, de J outre la conduite cTéehi d’éviter que les produits i de la conduite d’cchappe de petites particules de c rapidement.
- Les machines à vapeu bien éclairés, bien ventil machine dans de telles exiger de réparations qu' Quant aux moteurs él la plus délicate, e’est-à-c lique, de sorte que ni l‘h bagues glissantes, et les poussière et par suite Tus La réparation d’un m< parties étant intereliangci L’usure du. mécauism réduit par la trempe des Leur mouvement velatit e Les jantes des roues variation de la force taiq l’usure des jantes est don D’autre part, les roue: du freinage .mécanique si nique des locomotives él luisant par freinage éleet De ce qui précède on j tion à vapeur aura pour e des locomotives, les répai celles à vapeur.
- 3° Voitures. —L instu rieur sont rapidement dot' celle-ci constitue clone un Le démarrage lent et ont également une influer les Irais d’entretien du m;
- 4° Equipement. — Noi petit que celui d'une loco est limité par la eonstra essieu un moteur. La chai
- rs de chaleur empêchant une rapide déperdition de on des chaudières fixes peut être toujours épurée, de n.’est pas à craindre de ce chef. Quant au charge-iliquemcnt, suivant la méthode qui tend à se génern-rhaibon, mais encore suppression de l'entrée de l’air chargement et par conséquent économie dans l’en-
- apeur de la locomotive est toujours exposée à l'ae--, ce qui augmente l’usure des pièces frottantes. En aboutissant à la boite de fumée, il est impossible oient pas aspirés dans le cylindre, après la fermeture i piston ; pendant une partie delà course du dernier des cendres entrent donc dans le cylindre et l'usent
- le par contre sont placées dans des halls de machines otenus, oii ne règne ni poussière ni humidité. Une donc naturellement beaucoup plus longtemps sans
- .le construction actuel permet d’en proléger la partie est hermétiquement enfermé dans une caisse métal-cent l’atteindre. Il u’v a que deux coussinets, trois ‘ts à l'usure, mais ils sont aussi protégés contre la
- ge d ailleurs pas beaucoup de temps, ci tueuse peut immédiatement être remplacé ître l’induit du moteur et l’essieu peut otamment les lourillons et les douilles : ddérable
- rolive à vapeur s’usent inégalement par : étant constante pour les locomotives électriques.
- ; et considérablement moindre.
- apeur et du lender s’usent principalement par suite présentant, de grandes déclivités. Le freinage méea-aloyé que pour l’arrêt, la diminution de vitesse se es est par conséquent beaucoup moindre, îe la substitution de la traction électrique a la irac-îportance des ateliers de réparations et le nombre mibreuses et plus rapides pour ces locomotives que
- ’ toutes les
- ; de la
- voitures remorquées, ainsi que le vernissage exlé-;e de la fumée des locomotives, L’absence totale de on électrique.
- iphasés, l’usage moins fréquent du frein mécanique mservation de la caisse des voitures, c’est-à-dire sur
- le poids brut d’une locomotive électrique est plus îème puissance. Le nombre des essieux accouplés y [uc la locomotive électrique peut avoir sur chaque a donc moindre : ').
- bo^ii-s ayant chacun deux
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- Le mouvement ultenialif des masses d’uuo locomotive à vapeur produit un mouvement nuisible (lacet, langage, etc.), dont l’action défavorable sur la voie et le matériel est bien connue (É. La locomotive électrique n’a pas de mouvement nuisible.
- En résumé, la marche de la locomotive électrique est tranquille, son poids moindre, ses ressorts plus élastiques. Lavoie et le matériel sont donc moins laligués par la locomotive électrique que par la locomotive à vapeur.
- Enfin, on sait combien la Année rend dilücile l'entretien de la voie dans les tunnels : on est même forcé d’installer des ventilateurs spéciaux dans les longs tunnels pour en faciliter l’entretien. Dans le cas de la traction électrique aucune ventilation n’est nécessaire.
- V. Frais ni' personnel ni-: i.a locomotive. — La manipulation des appareils électriques d'une locomotive ou voiture motrice est extrêmement simple et n’exige pas de mécaniciens très instruits.
- Un seul conducteur par train suffit, tandis que le service d’une locomotive à vapeur exige deux personnes.
- Ojj pourrait objecter à cette solution que si le conducteur devient incapable de continuer son service en marche, par suite d’un accident quelconque, il n’y a ainsi personu^ pour le remplacer. Mais il est tellement invraisemblable qu’un conducteur devienne subitement incapable au service et qu’il n’ait pas le temps d’arrêter le train, que celle objection ne justifie pas encore le doublement constant du personnel de la traction.
- D’ailleurs les slatums sont munies d interrupteurs spéciaux permettant au personnel de ce s stations d’arrêter un train quelconque. Eu outre, il est facile d’installer un dispositil au moven duquel le chef du train puisse lui-même arrêter lé train en cas de danger.
- Une économie sérieuse en frais de personnel est donc possible.
- VJ. Avantages nr, i„\ traction électrique au point de \ce du trai-tc. — Les avantages sont les suivants :
- i° La sécurité du public voyageur-est incomparablement plus élevée, car les trains ne peuvent pas aborder les stations, ni les quitter, qu’après l’insertion du tronçon respectif de la voie dans le circuit électrique. Cotte insertion étant opérée par le chef de la station même, il est impossible que la négligence du conducteur soit la cause d’un accident1.
- 2° L’économie dans les Irais de la traction et de l’entretien rend possible l'augmentation de nombre et de la vitesse des trains, partant de l'intensité du trafic. Lu durée d’un parcours se trouve encore diminuée du temps qui est nécessaire à la prise de l’eau par la locomotive à vapeur.
- 3a L’augmentation de la vitesse de la locomotive à vapeur n’est possible qu’en augmentant la capacité de la chaudière, c’est-à-dire le poids propre de la machine. Mais alors la voie doit être renlorcée.
- Le nombre des essieux moteurs d'une locomotive électrique n’est pas resserré entre des limites aussi étroites que celui des essieux d'une locomotive à vapeur. l‘av suite, une augmentation de la puissance peut s'effectuer sans augmenter la charge par essieu, et on pourrait augmenter la vitesse des trains électriques tout en maintenant les voies actuelles.
- 4» La question si importante de l’éclairage des trains et des stations est évidemment résolue si l’on emploie l’élcctricité comme agent moteur.
- essieux accouplés et sa machine à vapeur distincte:. C est un progrès considérable dans la construction des locomotives, niais la solution est rendue onéreuse par suite de la multiplication des machines à vapeur et les frais d’eulic-tien sont élevés, car la conduite d'alimentation et d'échappement de lu vapeur exige dos dispositions compliquées et
- l'no locomotive électrique à deux boggies, avec deux ou trois essieux chacun, peut être d'ailleurs aisément construite ; les ressorts en seront plus longs et pins élastiques que ceux des essieux moteurs et essieux accouplés d’une locomotive à vapeur.
- machines à inptutr, qui a été récemment appliqué avec plein succès'aux machines de bateaux, réussisse également aux locomotives à vapeur, mais il faudrait alors au moins quatre cylindres. Cette solution n'csl doue possible, qu'au détriment de la simplicité.
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- L’éclairage des trains peut être assuré par deux circuits distincts : 1’nn, fonctionnant aussi longtemps que la voiture est sous tension, est alimenté par le courant de la ligne; l’autre, sur lequel sont insérées les lampes de signaux, est alimenté par une petite batterie d’accumulateurs.
- Les démarrages fréquents des trains donnant lieu h des variations de charge de la station centrale qui pourraient désagréablement influencer l’éclairage des stations, il serait avantageux d'installer aux stations de petites usines de transformation composées chacune d’une commutntriee et d’une batterie tampon, dont le courant continu à tension constante pourrait alimenter les lampes. Le courant primaire do la ligne permettrait d’ailleurs d’actionner les grues, les monte-charges, les disques tournants, et éventuellement les machines-outils utilisées pour l’entretien de la voie.
- 5" Tl n’est pas de voyageur qui no sache combien, lorsque la chaleur oblige d'ouvrir les fenêtres, la fumée est désagréable. C’est peut-être là un inconvénient secondaire pour le technicien, mais il est très important pour le public, qui préférera de beaucoup une ligne propre et sans fumée desservie par l’élcelrieilé.
- Enfin, les étincelles, qui constituent un des dangers de la locomotive à vapeur et qui obligent les Compagnies à protéger un certain ravon contre l’incendie, se trouveraient supprimées dans le cas de la tractiou électrique.
- \ J1. Trains a or.vndk vitesse. — Comme nous l’avons déjà dît, la vitesse des trains électriques pourra être augmentée sans rien changer il l'infrastructure de la voie. Cette augmentation est même indispensable car elle est considérée par le public comme le premier et le plus grand avantage de la traction électrique; toutefois elle est nécessairement limitée.
- L'une des courbes de la figure '» donne graphiquement le temps nécessaire pour le parcours Budapest-Vienne, en fonction de la vitesse, celle-ci étant supposée varier entre o et aoo km :
- La même figure nous montre aussi l'accroissement du coefficient de traction en fonction de la vitesse. Or, nous voyons, qu’au delà d’une certaine limite, le peu de temps que nous gagnons par une vitesse exagérée est très chèrement payé par le surplus de l’énergie nécessaire à la traction. Si l’on tient compte, en outre, de l’augmentation de l’entretien du matériel roulant et de la voie avec la vitesse, nous pouvons conclure que l'augmentation de la vitesse au delà de i ou, maximum i 20 k m par heure n’est pas motivée.
- YUL La traction électrique au point de vue stratéuique. — Souvent on a objecté contre la traction électrique, que la substitution de celle-ci à la tractiou à vapeur ne pourra se généraliser parce que, en cas de guerre, l’exploitation de tout un rayon serait à la merci de la destruction de quelques conducteurs et que la détérioration d’une station centrale aurait pour conséquence l'interruption du trafic sur un réseau entier.
- Mais ce n’est pas mie chose si simple que de couper un conducteur à 3 ooo volls, ou 'un feeder à 20000 volts. Il faudrait disposer d’outils spéciaux, comme échelles, gants en caoutchouc, etc,, et ce travail exigerait au moins la même préparation que la destruction d’une voie ferrée. Par contre, le rétablissement d’un conducteur coupé serait beaucoup plus simple que la réparation d’nue voie détruite.
- T)’un autre coté, les grandes stations ccntralesne seraient pas placées à la frontière, au terminus de la voie, mais au moins à 6o ou 8o km dans l’intérieur du pavs. Si une de ces stations se trouvait a un endroit exposé, serait-il si didieile de l’entourer de quelques fortificalions la défendant contre une attaque inattendue ?
- 11 est d’ailleurs probable, que les grands avantages économiques de la traction électrique détermineront les Compagnies à l’adopter et la substituer progressivement sur toute l’étendue de leurs réseaux, de sorte que, après un délai déterminé, offenseur et défenseur lutteront dans les mêmes conditions.
- En ce qui concerne l’exploitation d’une ligne située en territoire ennemi, il sera toujours possible de l’assurer par des locomotives à vapeur constituant, en temps de paix, la réserve nécessaire à tout service.
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- IX. Service descrandes stations centrales. — La puissance d’une station centrale, desservant un réseau étendu à trafic intense, atteindra ioooo à i5 ooo chevaux. La surveillance des machines et des chaudières pourra donc v être exercée par des ingénieurs instruits, ayant des connaissances théoriques et pratiques.
- Le chauffage des chaudières y sera constamment contrôlé par des instruments parfaits (pyro-mètres, analyseur des gaz de combustion, appareil pour mesurer le courant d’air, etc.' et le rendement des chaudières aura sa valeur maximum. De même l’eau d’alimentation subira un contrôle continu.
- Le fonctionnement des machines a vapeur sera contrôlé par des indicateurs, de telle sorte que tout défaut puisse immédiatement être découvert et réparé.
- Partant le rendement de toute la station sera élevé et l’exploitation en sera économique.
- Conclusions. — Les avantages de la traction électrique sur la traction à vapeur peuvent, d’après ce qui précède, êtro résumés ainsi :
- Economie eu vapeur jusqu'à oo p. 100, économie de charbon d'au moins 20 p. 100. Poids plus petit d'une locomotive électrique. Résistance au roulement plus favorable.
- Récupération de l’énergie en pente, entretien moins coûteux du matériel roulant, partant un matériel moins nombreux. Ateliers de réparation plus simples.
- Economie dans les frais du personnel; sécurité plus élevée du service. Etablissement d'un trafic plus intense avec unités plus petites et plus rapides. Possibilité de maintenir les voies actuelles pour des vitesses élevées. Bon éclairage des trains et des stations. Absence de liifnée, absence des étincelles de cheminée et enfin, possibilité de l’utilisation des forces naturelles.
- Par contre la traction électrique exige un grand capital de premier établissement, ce qui constitue la seule, mais sérieuse objection contre l'application générale de ce système. Mais ce fait ne pourra pas empêcher la généralisation de la traction électrique, car des sociétés se fonderont, — comme c’est le cas en Italie, — qui exploiteront tout un réseau, sous des conditions fixées, ou bien elles ne fourniront que l'énergie électrique, taudis que les propriétaires des lignes se chargeront eux-mêmes de rétablissement de l’équipement électrique, et se procureront le matériel voulant nécessaire.
- La supériorité de la traction électrique a été eu partie déjà démontrée par les tramways urbains. Mais l'application de cette méthode de traction sur des lignes interurbaines «'était pas possible jusqu’ici, faute d’un svslème convenable. Aujourd'hui la question est résolue, le système, étudié dans ses moindres détails existe déjà, rien ne s’oppose donc contre son application générale.
- Hugen Cbekhati.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- MOTEURS
- Moteurs d induction Lamine. Brevet français
- Ce dispositif a jiour but d'obtenir un couple moteur constant avec une vitesse variable. Généralement, pour faire varier la puissance dans l’induit, on tait varier des résistances reliées par des bagues au circuit de cet induit. Le procédé en question consiste à faire varier le courant
- d'un circuit qui est en relation inductive avec le circuit de l'induit, et qui contient une résistance invariable. Par ce moyen un voltage élevé peut être employé dans 1 induit, et un faible voltage dans le circuit qui contient la résistance invariable, ce qui permet d’employer un genre de résistance relativement peu coûteux et d’un usage efficace et durable.
- L'induit I du moteur est relié par les bagues et les frotteurs à l’enroulement primaire d’un transformateur triphasé T en étoile, dont le nom-
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- bre d’ampèretouvs est variable. Les enroulements secondaires du transformateur sont en étoile, et sont reliés par leurs extrémités libres en des points équidistants à une résistance appropriée R.
- Celle-ci peut être variable si on lo désire, mais en général on la choisira de façon à cc qu’elle ait une valeur invariable pour une machine don-
- On relie une série de points de chaque section de l’enroulement primaire à un commutateur C. qui permet de relier un nombre plus ou
- moins grand de spires du primaire aux frotteurs. La résistance du primaire est si faible, que des changements dans sa longueur, dans le but de laire varier la force électromotriee du circuit, ne changent pas la résistance ohmique de ce circuit.
- Puisque le couvant dans l’induit du moteur est à peu près constant pour un couple donné, une variation du nombre d’amporelours du primaire du transformateur fera varier de façon correspondante le nombre d'ampèretours du secondaire; comme le nombre de spires secondaires ue change pas, c'est le nombre d’ampères qui varie, et cette variation d’ampères fait varier la puissance dans l’induit, puisque la résistance est constante. Celle variation de la puissance fait changer le glissement et par conséquent la vitesse. Une augmentation dans les ampèrelours produit une augmentation dans le glissement dn moteur et une diminution de vitesse, le
- couple restant toujours à peu près constant.
- On pourra aussi faire varier la longueur de l’enroulement secondaire du transformateur, au lieu de celle du primaire. On peut employer un. nombre quelconque de phases, et donner aux enroulements de l’inducteur et de l’induit toutes les dispositions convenables, en rendant l’un ou l’autre mobile. A. Xiînès.
- DIVERS
- Déperdition de 1 électricité dans les régions élevées de l’atmosphère, par H. Ebert. Dr. Ann.,
- Cette étude de la déjjerdition électrique dans les régions élevées de l’atmosphère a été effectuée au cours de trois ascensions en ballon libre, dans des conditions météorologiques très différentes. L’une des ascensions a eu lieu en été (3o juin ryoo), l’autre en automne i io novembre 1900), le sol n’étant pas recouvert de neige, lu. troisième en hiver (17 janvier 1901), le sol étant couvert de neige.
- Les observations ont été faites au moyen du dispositif employé par F.lster et Geilel ('). Il a été vérifié avant le troisième départ que le voisinage du ballon n’avait aucune inlluence sur l'instrument chargé.
- Chaque fois, M. Ebert a constaté que, sauf dans les régions où existait de la vapeur d’eau condensée, la vitesse de déperdition croissait pour les deux électricités : de plus, la différence de vitesse qui se manifeste si nettement à la surface du sol au profit de l'électricité négative, diminue de plus en plus à mesure qu’on s'élève.
- Au-dessus de 3 000 m, dans une région où l’air était très sec et fortement exposé aux ravons solaires, la conductibilité de l’air était, notablement accrue et atteignait trois ou quatre Ibis la valeur qu’elle présente dans la même saison, par un temps clair, à la surface du sol. En outre, la vitesse de déperdition était à peu près la meme pour les deux signes d’électrisation (valeur moyenne du rapport : 1,0a.'.
- Jusque vers 1 4(>o ni, ou observe encore une unipolarité très marquée, qui s’atténue de plus eu plus entre 1 4oo et '2000 m. Jusqu’à l’altitude de 2 000 à 3 000 m, il existe donc dans l’air atmosphérique un excès d’ions positifs.
- M. L.
- (‘j L'Eclairage Electrique, 1. XXV. p. 3i8, uov. 1900.
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- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADEMIE DES SCIENCES
- Spfifirc du ior juillet -iDO1.
- Préparation et propriétés de la fonte de niobium, par Henri Moissan. Comptes rendus, t. CXWTH, p. -20-25.
- Ûn commence par préparer une Imite de niobium et de tantale en traitant au four électrique (1000 ampères, 5o volts, r a 8 minutes de chauffe) un mélange intime de charbon de sucre et de ntobxte réduite en poudre et contenant 83,5 p. ioo d'acide uiobique et d’acide tantalique. Par traitement chimique, on retire de cette fonte de l’acide niobique à .peu près pur. Cet acide est additionné de charbon de sucre et traité au four électrique à tube (6uo ampères, uo volts, 3 minutes de chauffe).
- M. Moissan a étudié les propriétés de cette
- Les ondes hertziennes dans les orages, par F. Larrpque. Comptes rendus, i. C XXX11T, p. ifi.
- Pour déceler ces ondes, l'auteur prend un disque horizontal en zinc de 4° cm de diamètre, exposé a l’air libre et relié à une prise de terre par un fil de i imn de diamètre. Ce fil traverse une chambre murée et obscure à l’intérieure de laquelle il présente une solution de continuité, pourvue d’un micromètre à étincelles ; on observe les étincelles sans grossissement.
- Pendant le mois de juin, l’autour a fait plusieurs séries d’observations nocturnes. Il a constaté des étincelles alors que le ciel était parfaitement serein au lieu des observations; Tune des séries coïncidait avec un orage de grêle signalé sur les Grampians, en Ecosse, l’autre avec un orage qui, dans la nuit du 18 au ip juin, eut lieu en Corse.
- Séance du 8 juillet 1901.
- La seule communication à signaler est une courte note deM. Pollak sur la mise en série des soupapes électriques; les résultats indiqués par l’auteur sont donnés dans l’article que nous consacrons aujourd’hui à ces appareils.
- Séance dit të juillet.
- Sur la direction d’aimantation dans des couches d’argile transformée en brique par des coulées de lave, par MM. Bernard Brunhes et Pierre David. Comptes rendus, t. CXXX1II, p. i5t>.
- On sait que l’argile, en cuisant dans un four à brique, prend une aimantation dirigée dans le sens du champ magnétique terrestre à l’inslanl de la cuisson, et que eetteaimantatiou, d’intensité variable avec la nature et la composition de l'argile, reste très stable. M. Eolghcraiter i'1) a fondé sur ces remarques une méthode d'étude de l'inclinaison magnétique terrestre dans l’antiquité : ses études ont porté sur des vases en terre cuite de l’époque étrusque et de l'époque romaine. L’incertitude où l’on est de Vorientation dos vases placés verticalement dans les fours pendant la cuisson n’a permis aucune conclusion relative à la déclinaison magnétique.
- Il serait intéressant de connaître les deux angles qui définissent la direction du champ terrestre, non seulement dans l’antiquité, mais, si c’était, possible, aux époques géologiques. Le,s observations faites par MM. Brunhes et David dans la région volcanique du Puy-de-Dôme, paraissent mettre sur la voie de la solution du problème (2).
- 1898; l. XXI, p. 226, 11 novembre 1899.
- (2) a Eu divers points, aux environs de Clermont, notre
- lesquelles est venu couler un tlcn\e de lace parfaitement
- mi-lres de profondeur 'fui-dcssuns de la lavé, sa couleur et son étald’urgile non cuila ; mais la couche supérieure,
- poteries "cuites au four dans le champ magnétique ler-
- l’nrgile cuite sur place n'a pas été déplacée depuis l'épo-
- a Xous avons, dans un grand nombre de ces carrières
- étudié leur aimantation à l'aide des appareils magnétiques appartenant à l’observatoire du Puy-de-Dôme. Nous
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- SOCIÉTÉ ALLEMANDE D’ÉLECTROCHIMIE <*)
- Ssur les phénomènes périodiques de l’èlec-
- En 1899,1e pro-
- cleclrolyse
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XïVIIl. - N* 30.
- Ces voleurs, qui ne sont qu’approchées, montrent nettement que le phénomène réside à l’anode, tandis que la cathode reste sensiblement invariable.
- Afin de déterminer si ces oscillations étaient dues ii une polarisation variable ou a une résistance variable, des mesures semblables aux précédentes étaient effectuées en vue d’obtenir celte lois les valeurs des forces clectromotrices correspondant au maximum et au minimum. A cet effet, le courant, d’éloctrolyse était brusquement ouvert pendaut un de ces passages et le circuit de mesures était fermé simultanément.
- On a ainsi obtenu les valeurs ci-dessous
- ^ maximum . -(- o,G4 volt, — 0,84 volt
- ^ . 1, maximum . + o,53 «
- qui indiquent clairement que les oscillations observées sont dues il une variation périodique de la résistance de l’anode.
- Cette variation de résistance à l’anode repose sur une séparation du soufre du sulfure alcalin et une dissolution de celui-ci par les ions S'7 diffusant électrolyliqueinent d’où résulte la formation d'unions bivalents du polysulfure, unions qu'011 peut désigner par S*.
- La résistance du soufre séparé atteint quelques ohms.
- Ce phénomène périodique de séparation et de redissolution du soufre peut être‘observé à l’eril nu dans certains cas, en particulier lorsqu’on utilise comme anode une électrode en platine poli. Celle-ci se recouvre de suite après le passage du courant d’une couche jaune de soulre qui forme un léger brouillard et dont 011 voit nettement les oscillations en certaines places.
- Afin d’obtenir les courbes d’oscillations, on a lait usage de l’appareil enregistreur (J) du pro-f'esseurjOstivald avec quelques modifications, car les oscillations sont ici d’une période beaucoup plus courte, que celles observées par Ostwald avec le chrome. C’est ainsi qu’on a multiplié la vitesse du cylindre, de façon a avoir r centimètre en 28,6 secondes. Pour l’inscription, on a adopté le procédé du Dr U.-Y. Steimvehr qui consiste en un fil traversé par le courant et
- 0 Zeitschrift fur physiial. Chrmie, t. XXXY, p. 38.
- muni d’une plume qui enregistre les variations dans la dilatation. Dans l'appareil présenté par l’orateur, il y a deux fils de 1er de 21 centimètres de longueur entourés d’un tube: de verre qui les protège des courants d’air extérieurs. La tension de ces fils est obtenue à l’aide de bandes en caoutchouc. Cette disposition a donné de bons résultats quoiqu’elle 11e soit pas sensible
- /vAJ
- AMJUAMN^
- aux brusques oscillations. Les ordonnées des courbes sont proportionnelles au carré de l’intensité ; aussi n'y a-t-il pas assez de sensibilité quand cette intensité est faible. Dans ce cas, on augmente la sensibilité en envoyant dans le (il un courant constant supplémentaire et de même sens que le courant principal. Les courbes que l’o/i obtient alors donnent des valeurs à peu près proportionnelles à l’intensité.
- La solution a électrolyscr est placée dans un tube à essai court, les électrodes en piatinc platiné ont environ 10 cm2 de surface sur un côté.
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- La figure x donne l’aspect des courbes obtenues dans différents cas ; elles affectent pour la plupart la forme de dents pointues on arrondies. Elles se caractérisent toutes par une brusque élévation de l’intensité qui ne décroît ensuite que plus lentement. Pour obtenir ces oscillations il faut se tenir, pour chaque solution, dans dos limites déterminées de densité de courant et de température.
- Avec le monosulltire de sodium, il faut employer des densités de courant de io à ao amp : dm2 et les courbes sont d’autant plus nettes que les solutions sont plus concentrées. Plus la solution renferme de polysulfure, plus les oscillations deviennent incertaines. Pour une solution n'a moléculaire normale de sulfure de sodium, la concentration limite inférieure était obtenue par une teneur correspondant sensiblement il la formule Na2 S2. Avec une solution double moléculaire normale, on. obtenait encore des oscillations avec Na' S2.
- Pour une même solution, pendant le cours de l'expérience la teneur s’accroît en polvsulfure et les périodes d’oscillations s’allongent tandis que les amplitudes diminuent. Quand l'oscillation a cessé, ou peut la iaire réapparaître pendant un temps court par une petite diminution de la densité de courant.
- L'influence de la température est liée à celle delà densité de courant ; cette dernière doit être d autant plus haute que la température est plus élevée. Pour une densité de courant constante, les oscillations ne se produisent qu'entre doux limites bien déterminées de la température.
- Ces faits sont en complot accord avec l’hypothèse émise au début d’une séparation et d’une redissolution périodiques du soufre, comme causes des oscillations. Ainsi, pour une intensité constante, la vitesse de dissolution du .soufre diminue avec la température et quand celle-ci est suffisamment petite, le soufre ne se redissout pas. Lorsque la température croit, celle vitesse de dissolution arrive à surpasser celle de séparation cl la dernière oscillation cesse alors avec la tension la plus petite et l’intensité la plus élevée, contrairement au cas précédent.
- Comme la dissolution du soufre dépend de la concentration du monosulfure, les oscillations cessent d’autant plus facilement qu'il s’est formé davantage de polysullure.
- Une influence très remarquable est celle île
- la surface des électrodes. On trouve que les oscillations sont d’autant plus certaines et régulières que la surface des électrodes est plus grossière. Ainsi, alors qu’on obtient de très belles courbes d'oscillations avec de vieilles électrodes en platine rugueux, des électrodes en platine poli neuf ne permettent pas d'oscillations durables. L’expérience a montré qu’avec des électrodes platinées les formes des courbes sont beaucoup plus simples et régulières et surtout que les résultats obtenus sont toujours semblables, dans les mêmes conditions, ce qui ne se produit pas avec les électrodes rugueuses, mais
- Cette influence de la surface des électrodes doit être due à ce que les phénomènes qui déterminent les oscillations se produisent à la couche limite entre l’électrolyte et le conducteur. L’auteur en donne comme preuve le fait suivant : pendant l’éleclvolyse a lieu à la cathode un fort dégagement, d'hydrogène qui produit une agitation de la solution sans troubler les oscillations. Mais si on insuffle de l’air dans la solution, on voit cesser immédiatement les oscillations pendant que l’intensité atteint sa valeur la plus élevée. L’agitation a. dans ce cas, troublé l’état stationnaire de la couche fluide voisine de l’anode et facilité la dissolution du soufre. L’intensité baisse peu a peu et les oscillations reparaissent quand on cesse l’agitation.
- Quant à l'explication de ce phénomène périodique, elle reste encore à trouver, car on ignore pour quelles raisons il ne se produit pas un étal stationnaire correspondant à un état d’équilibre entre les vitesses de séparation et de dissolu-
- Pour terminer, l’orateur signale qu’il a obtenu les mômes résultats avec d’autres solutions, l'io-dure de potassium par exemple (').
- gris par la séparation du métal alcalin; il so produit décompose; puis l'amalgame se forme à nouveau. On On peut interpréter ces faits de la façon suivante ; la
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- L’ÉCLAIRAGE KLKCTRïQUF,
- T. XXVIII. — JL 30.
- fut- Klc.blrochpmie, t. Vil, p. 635, a3 mai
- La préparation électrolytique des chlorates est
- qui produit ]
- Aussi est-il i
- . résultent des ehlo-
- D’un autre côté, les perchloratos offrent un grand intérêt pratique ii cause de leur forte teneur en oxygène. Ainsi le perehloratc de potas-
- sium contient en poids 4^ p. foo d’oxygène ; eux de sodium et d ai a et a4 p. îoo.
- La fabrication électrolvtique des est si simple qu’il t
- prix bien inférieurs
- prix t
- expérimentales sur lac solutions de chlorate et de chlorures alcalins.
- réleetrolyscPsont ? G la LnLntration de l'électrolyte ; 2° la densité de courant; 3U la température; 4° la composition des électrodes.
- Au sujet de l’influence delà concentration de l’électrolyte, il faut tenir compte de ce fait que
- trolysc d’une solution neutre de chlorate de sodium ii 20 p. îoo. La densité de courant était de 5 amp. ; dm2 et la température 2o°. Par l’analyse des gaz et de l’électrolyte, on suivait les différentes variations. On trouvait ainsi que le ; était au début de l'essai un peu inle-
- i de 70 p. 1110 pour se tenir conslant à
- rendement (d’après la quantité d’électricité) tant, qu’elle 11’est pas inférieure a un minimum déterminé. De plus, le perehloratc formé, qui prend part aussi au transport du courant, est sans
- de la densité de
- 2.0 p. 100 était électrolysée àt
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- tante avec des densités de courant variables. Les résultats obtenus sont nettement représentés par les courbes de la figure i. A la température de ou C. pour une densité de i amp. : dm2, le rendement en perehlorate atteint 5o p. îoo. Il monte à 68, ”8, puis enfin 90 p. 100 pour des densités de courant de 2,5, 5 et 10 amp. : dm2.
- À la température de 20® C. le rendement n’est que de 20 p. 100 pour une densiLé de courant de 1 amp. : dm2. Il monte .ensuite rapidement
- Il est a remarquer ici que la densité de courant était comptée sur les deux cotés de la sur-laee de l'anode quoiqu’il n’y ait qu'un coté de cathode en regard.
- Des valeurs ainsi trouvées on peut également déduire les courbes de variation du rendement avec la température, pour les différentes densités de courant. Ces courbes sont représentées en figure 2. La grande diminution de rendement entre 20 et 5o° C. provient du fait que l’acide chlorique formé n’est pas stable à ces températures et se décompose.
- En ee qui concerne les matières constituant les électrodes, il v a à distinguer entre les électrodes a surface polie et celles à surface rugueuse, comme l’ont, déjà indiqué EIbs, pour la préparation électrolytique de l’acide persulfu-
- poür atteindre 70 puis 92 p. îoo aux densités de courant de 5 puis 20 ainp. : dm2.
- Pour une température de 5o° C., On trouve à peine 5 p. 100 de rendement à la densité de courant de 1 amp. : dm2, piiis 4° et 70 p. 100 pour 10 et 20 amp. : dm2.
- Enfin, à la température de 8o°, lé rendement atteint à peine 5 p. 100 dans l’intervalle de 1 à 10 amp. : dm’ pour s’élever a 22 et 3;j p. 100 aux densités 20 et 4oanip. : dm8.
- Fig. •>..
- rique, et llaber, pour Véleetrolvse de l’acide chlorhydrique étendu. Les surfaces polies permettent une action oxydante plus considérable.
- Par exemple, l’électrolyse d’une sulutloii de chlorate de sodium à 20 p. 100 avec une densité de courant de 5 amp. : dm2 et une température de 20° C. s'effectue avec un rendement de 70 p. 100 clans le cas d’une anode en platine poli, et de Ôo p. 100 seulement avec du platiné platiné. À la température de 8o° CL, ces deux rendements baissent respectivement à 35 et 7 p. 100.
- Ün peut observer très simplement, ces diminutions de rendement en permutant les pôles de Vêlement d’essai. Pendant l’électrolyse, en effet, l’anode est attaquée et du platine est transporté vers la cathode. E11 employant du
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- platine pur, la perte à l’anode atteint environ 0,08 gr par kilogramme de chlorate de sodium suroxydé quand on travaille en solution chaude. La perte est beaucoup plus laible en solution froide. Une partie de ce platine tombe sous .forme spongieuse au fond du bac, l’autre se précipite sur îa cathode.
- On peut encore remarquer (pie par l’électro-Ivse d’une solution neutre de chlorate de sodium, il n’y a pour ainsi dire pas de réduction. Que la température soit basse ou élevée, jusqu'à So^C. la teneur en chlorure et hypochlorite est si faible, si on a soin d’opérer sur une solution de chlorate pure, qu’on peut la négliger.
- Dans le cas de l’électrolysc d’un chlorure alcalin, il peut être intéressant de connaître s’il y a des conditions sous lesquelles le per-chlorate peut apparaître au début, ou s il ne se forme qu'aprês transformation du chlorure en hypochlorite et chlorate.
- I.’élcctrolyse des chlorures alcalins peut être entreprise soit avec, soitvsans diaphragme. Dans le premier cas, l’alcali caustique se rend à la cathode et le chlore a l’anode. Si ce chlore est amené dans l’alcali caustique, soit dans le compartiment. cathodique, soit même en dehors, on obtient, comme avec le chlore lubrique ordinairement, de l'hypochlorite et du chlorate. Ce procédé de Gall et Montlaur paraît être employé dans différentes fabriques.
- L’électrolysc sans diaphragme a été effectuée par Œttel qui a trouvé comme conditions favorables de la formation du ehlorate l’emploi de hautes densités de courant en solution alcaline. Il augmente le rendement en produisant à la cathode une couche de chaux qui, agissant comme diaphragme, doit empêcher la réduction •de l’hypochlorite existant en solution.
- MüIIer recommande,"pour élever le rendement, l’addition de ehromate ou de bichromate, qui crée également à la cathode un diaphragme de chrom'ate d’oxvde (le chrome.
- L’auteur a éleelrolysé du chlorure clc sodium à l’aide de ces différentes méthodes, mais n’a jamais pu observer la formation primaire de perchlorate, aussi longtemps qu’il se trouve encore du chlorure en quantité importante dans la solution. Et ceci, aussi bien à basse qu'à haute température.
- Les résultats d’une série d’essais sont représentés graphiquement en figure 3.
- Quatre bains contenant y,5 litres chacun étaient, disposés en tension ; l’intensité de courant employée était de 22,0 atup. correspondant àladensilé de courant de 5o amp. : dm\ L’anode était pincée à une distance de 1 cm des deux cathodes en fer. La température montait rapidement de 80 à 90° C., puis se maintenait c«ns-
- Le bain n° 1 renfermait une sol 11 lion de chlorure de sodium pur additionnée de 1 p. 100 de
- heures
- Fig. 3.
- bichromate de sodium. Dans le n" 1, le bichromate était remplacé par r p. roo de chlorure de calcium. Le bain n" 3 était du chlorure de sodium sans aucune addition ; et eufin dans le n" 4 on avait ajouté, d'après (Kttel, 1 p. 100 de
- Comme on voit, le meilleur rendement est obtenu par le n° 1 cl le plus mauvais par le 11" 4-Apres t 4 heures d’éleclrolyse, les teneurs en grammes par litre de chlorate Je sodium étaient respectivement 535, 5iy, 4°8 et 345 pour les
- Pendant la durée de l’électrolvse, la teneur en chlorure de sodium était toujours maintenue supérieure à 10 p. 100. Dans aucun des bains on ne constatait alors la formation de perehlo-
- En ne rajoutant plus ensuite de chlorure de sodium, la teneur baissait et les courbes qui jusque-là étaient sensiblement des droites, s’infléchissaient. Pour le n° 1, ce fait se produisait pour la teneur 5 p. roo en chlorure de sodium.
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- '4 y
- Les rendements en chlorate des différents bains atteignaient alors
- Les teneurs en chlorure de sodium indiquées sur les courbes par les lignes inlcrponctuées ont été prises à une échelle io lois plus grande; de sorte qu’il faut lire, non pas 5o mais 5 p. ioo pour le n° i, par exemple. Avec cette teneur pour ce bain la formation du perchlorate commence et se fait pendant quelque temps parallèlement à celle du chlorate. Celle-ci diminue ensuite et on remarque une chute de la courbe des teneurs en chlorate jusqu’à la teneur r,6
- P- u,ü-
- Le chlorate était titré ici avec une solution acide de sulfate ferreux et on déduisait indirectement la teneur en perchlorate, du chlorate
- Après vingt-deux heures d’éleetrolyse, les ;>3à gr de chlorate du bain i ont été entièrement transformés en perchlorate. Le rendement en perchlorate atteignait dans les quatre bains :
- i......................O1.9p.roo
- *N°a..................6i'9 »
- N“ 3..................48,9 a
- N11 4.................3a,i »
- Dans tous les cas, le rendement en chlorate se maintient constant depuis le commencement de l’électrolyse tant que la teneur en chlorure de sodium est supérieure à 10 p. 100. La transformation du chlorate en perchlorate survient quand cette teneur baisse respectivement ù 5, 4, 1,2 et o,4 p< Joo pour les bains 1, 2, 3 et 4-Cette transformation se produit donc, ainsi qu'un le voit, avoir une teneur en chlorure d’autant plus élevée que le rendement en chlorate est meilleur.
- La teneur en alcali libre atteignait, pendant lVIeclroIysfij les valeurs suivantes pour les quatre
- On se rappelle que les bains 1, a et 3 étaient neutres au début. L alcalinité provient du dégagement de chlore au début de l’opération.
- Pendant l’électrolyse et dans tous les cas, les phénomènes se passent en solution alcaline autour de la cathode et en solution acide autour de l’anode. Dès que l’alcali rencontre le chlore, il se lorme de Lhypoehlorite puis du chlorate. Celui-ci s’électrolyse et le CIO-1 déchargé aide à l’oxydation de nouvelles quantités d’hypoehlorite et produit autour de l’anode une couche acide. Dans cette couche acide se forment des oxydations complètes, exception laite d une petite quantité d’hvpochlorite qui se produit par neutralisation de ClOli parla lessive de soude et se décompose par suite de la température élevée de l’électrolyse, eu chlorate et chlorure.
- 11 est compréhensible que l’alcalinité des bains est dépendante de la distance des électrodes, de leur forme et de leur situation. Lorsqu’on a uni; grande quantité de liquide, et quand les électrodes soûl très voisines, il ue se produit aucun dégagement de chlore ; il. y a réaction immédiatement avec la soude et le bain reste neutre. Au contraire, sHes électrodes sont très écartées, le chlore se dégage jusqu’à ce que la solution ail atteint une alcalinité minimum déterminée. A partir de ce moment seulement il entre en combinaison pour douner i’hypoehio-rite et le chlorate.
- Le tableau suivant montre quelles étaient les teneurs en hypochîorite pendant les deux périodes : formation du chlorate et formation du perchlorate.
- îles
- bains
- 4-9 , «
- Pendant la première période, celte teneur reste constante. Elle tombe pendant la deuxième.'1;.
- Sur les bobines d’induction, par Fr. KlingeJ-fuss, de Bàle. Zeitschrift fur L'iuhtrocketnie, l. VII,
- L’auteur s’est occupé d’établir des bobines
- communication, Engelhard l fait remarquer que la priorité
- do l’addition de ch minute pour la fabrication des chlorates ot hypochlorites, revient au Dr Paul Imhoff qui a pris son brevet avant l'apparition du travail de Millier.
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- donnant de meilleures actions que celles connues jusqu ici. Deux bobines sont présentées a l’assemblée. Tune avec noyau de fer droit pour une longueur d’étincelles de i ni, l’autre avec iiovHU fermé pour étincelles de 35 cm. La première donne avec un interrupteur électrolytique de Wcbnelt un véritable eourunt d’étincelles entre les deux pôles. (Jette bobine comprend deux enroulements primaires absolument séparés, l’un de 140 spires pour l'interrupteur électrolytique, l’autre de 800 spires pour l’interrupteur à mercure.
- Le circuit secondaire comprend 8b 000 spires et est enroulé par un procédé breveté, sans emploi de bobines partielles. Les inconvénients do ces dernières sont une utilisation défavorable de remplacement et une mauvaise répartition du potentiel, des différences de potentiel élevées dans des spires voisines occasionnant de grandes pertes à l’intérieur de l’enroulement..
- En mesurant la tension des étincelles d’après la tension primaire et le rapport des enroulements, l'auteur trouve d’abord qu’elle dépend delà forme plus ou moius poiutue des pôles de décharge. Pour une longueur d’étincelles donnée, la tension varie proportionnellement an champ maguélique. Ainsi pour une longueur d’étincelles de ro cm, on trouve 110000 volts avec un courant magnétisant de 2 ampères et 600 000 volts quand ce dernier atteint 17 ampères. Par l’emploi des mêmes pôles et de la même capacité pour le condensateur en dérivation sur l’interrupteur, voici comment varient dans l’air les tensiuus avec les longueurs d étin-
- ro uo -Jo 40 60
- Cette série cle mesures montre qu’au-dessus de 5o cm la tension croit plus rapidement que la longueur d’étincelle, mais sans proportion-
- Avec la bobine a noyau fermé, 011 a recherché
- pondante, en
- Tension ciorres-
- rinlluencc de la grandeur du condensateur. Les étincelles obtenues ici atteignaient l’épaisseur d’un doigt; en les soufflant on les décomposait en couches parallèles quifà égale vitesse de l’air, étaient d’autant plus espacées que la capacité du condensateur était plus grande. Les couches correspondent aux décharges partielles qui sont produites par les oscillations dans le condensateur et par suite de la très petite résistance (pic possèdent les spires de l’enroulement secondaire. Ces oscillations doivent suivre nécessairement les variations du champ magnétique. On obtient alors la relation K= dans laquelle K est
- la capacité du condensateur, l’intensité eu ampères du courant magnétisant, p le nombre de périodes par seconde et la tension en volts au condensateur. Comme les graudeurs K, 1 et peuvent être mesurées, on en déduit la valeur de p.
- O11 trouve ainsi que le temps périodique T varie proportionnellement- à la racine carrée de la capacité pour des intensités É comprises entre 7,6 et 25,5 ampères et des capacités R, de 0,08 a 2,4 niicrofarads.
- L’autour montre encore finalement comment on peut atteindre une longueur maxima d’étincelle sans élever la tension d’une manière dau-.gereuse pour l’isolation et l’enroulement, lors-
- Sar les phénomènes èlectrolytiques à la, surface de séparation de deux dissolvants, par E. H. Kiesenfeld. de Greltnigue. Zciatchriftfür Elt'.klro-rhernie, t. VU, p. 64a, niai iyui.
- L’auteur a recherché ce qui arrive quand dans un conducteur de deuxième classe, l'électrolyte passe d’un solvant à un autre.
- A cet effet, l’extrémité inférieure d’uu tube
- ('; Discussion. A une question du Président, Klingel-fuss répond que l'appareil n'est pas seulement construit
- très usages : production de très hautes tensions, télégraphie sans lils, rayons do Iloutgen, etc.
- Comme on demande aussi si ces étincelles sont dangereuses, l’orateur répond qu’elles sont, moins dangereuses que douloureuses, et qu i! lui est arrivé» d’en recevoir une
- ranl il se produit une décomposition du sang qui rause la
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- en U (fig. i l était remplie d’un premier dissolvant comme le phénol, puis recouvert d'une couche d'un deuxième comme l’eau par exemple ; on
- Kig. i.
- répartissait comme électrolyte K I. par exemple, de façon qu'il y ait équilibre. Deux électrodes en platine étant reliées à une batterie, un courant électrique traversait le tube en U.
- A l’intérieur des dissolvants, il ne peut résulter aucune variation de concentration, car à chaque moment, dans une section, il entre autant d’ions qu’il en part. Il n’en est pas de même aux surfaces de séparation. Si on appelle nt, le nombre de transport de l’ion K. dans l’eau et h, celui relatif au phénol fdans l’exemple cité plus haut) et qu’on suppose le passage de q6 54o coulombs dans le sens indiqué sur la ligure i,il arrivera a la surface 1 nl mol-gr. K et (1 —«„) mol-gr. I ; il partira d’autre part n2 mol-gr. K et (1 — «,) mol-gr. I. Il restera donc (u, — n„) mol-gr. K et (n, —n2) mol-gr. I soit Lq — «.,) mol-gr . Kl. Un raisonnement semblable montre qu’il restera (ns — nj mol-gr. Kl à la surface 2. Il y a donc augmentation de concentration à une surface de séparation, et diminution à l’autre, ces deux variations étant égales. I)aus chaque cas, c’est la vitesse de migration des ions qui détermine la surface d’accroissement de concentration et celle de dimuuilion. D’un autre coté, l’observation du sens de la variation de concentration peut servir a déterminer le rapport des vitesses de migration.
- L’orateur fait à ce propos la démonstration sur son appareil en utilisant comme électrolytes des solutions colorées d’iode dans i’iodure de potassium avec les deux dissolvants eau et phénol et il montre les variations qui se produisent dans les colorations. On peut en conclure ici que le nombre de transport n> dans le phénol est plus grand que celui ni dans l’eau. D autres électrolytes comme le bichromate de potassium donnent au contraire nl > ns.
- Le phénol s’approprie bien à ces recherches, car de tous les corps examinés, c'est lui qui, après le furl’urol possède la plus petite résistance. Cependant une petite colonne de 1 à 2 cm dans un tube de 1 cm de diamètre a une résistance d'environ 60 000 ohms de sorte qu’une tension de a4o volts est nécessaire pour avoir ici 4 milliam-
- On peut aussi, en appliquant la loi de Fick ~ =î) -j-j-, calculer la grandeur de la variation de concentration. On obtient ainsi les résultats représentés par les courbes de la ligure 2 sur lesquelles ou a porté en ordonnées les concentrations de l'électrolyte, et en abscisses les distances au point O qui correspond à la surface
- La concentration à la surface limite augmente avec le temps et proportionnellement à la racine carrée de celui-ci.
- Si on prend comme ordonnées les quantités qui diffusent pendant Limité,de temps, au lieu de la concentration, on obtient les courbes de la ligure 3. Celles-ci montrent comme résultat im-
- portant que les quantités diffusant de la surface limite vers les deux côtés sont indépendantes du temps. E11 appelant mi et m„ ces quantités rela-
- Fig. :l
- tives aux solutions 1 et 2 ; Dj et D, les coefficients de diffusion et k le coefficient de partage de l’électrolvte entre les deux solutions, ou a
- s:=*v/S
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- T. XXVIII. — Nu 30.
- ,5o. L’ÉCLAIRAGE
- Dans le cas do l’iodure de potassium avec l’eau et le phénol, on a
- de. sorte qu’on peut négliger m3 et dire que la variation totale de concentration se produit dans la couche d’eau où on peut la constater.
- Comme on vu ci-dessus, par le passage de 96540 coulombs, l’augmentation de concentration à la surface de séparation voisine de la cathode est (n2 — «J équivalents en gr. et la diminution à la cathode même (1 — «,) équivalents en gr. Si on sépare; après le passage du courant la solution cathodique hydratée de colle du phénol, la. variation totale de sa concentration sera une baisse de (1 —nj équivalents eu gr. De cette manière, on peut déterminer immédiatement le facteur de transport de Kl dans le phénol en mesurant simplement la variation de concentration à da cathode.
- Pour vérifier ces considérations théoriques, l’auteur a mesuré ainsi le facteur de transport dans des conditions différentes. En faisant varier la concentration de Ivl dans l’eau de 0.029 n à u,i6 n. il trouva comme valeurs 0,208 ; 0,196 ; 0,182/
- En variant la longueur de la couche de 3 i» 10 iîin., les valeurs devenaient 0,181 ; 0.198; o,r85. '
- Enfin, en augmentant de 2 à 4 heures le temps d'éleclrolvse pour nu même, nombre d’ampère-secondes, il obtenait o. 170 ; 0,196 ; 0,180.
- La moyenne de ees valeurs étant 0,19, on a pour le facteur de transport de Kl dans le phénol 1 — o, 19 = o, 81.
- Sur les diaphragmes, par le prolessem- m M. Le Blanc, do Carlsruhe. Zeitschrift fur Elektro-chi'inie, t. Vil, 653, , 3o mai 1901.
- Dans la précédente assemblée générale, 1 auteur a présenté des diaphragmes et des vases possédant une très faible résistance intérieure et s’appropriant très bien à l’électrolyse des solutions acides et particulièrement à la régénération de l’acide chromique (l). Il a trouvé
- (') L'Éclairage Électrique, 1. XXVI, p. 18.5, a t’è\rior
- ÉLECTRIQUE
- depuis, aidé du L>r Alic, une nouvelle substance inattaquable aux acides et présentant une résistance électrique moitié moindre que la première ; mais qui est cependant plus difficile a fabriquer et dont on ne peut faire d’aussi grandes plaques et -d'aussi grands vases qu’avec la pre-
- La mesure de résistance était effectuée en déterminant, d’abord la résistance intérieure entre deux électrodes plongées dans une solution d'acide sulfurique à 10 p. 100, puis en répétant l’expérience dans les mêmes conditions, mais en plaçant entre les deux électrodes le diaphragme de mêmes dimensions que celles-ci. O11 trouvait ainsi que pour une densité de courant de 0,08 ampère : cm2, lu chute de tension provoquée par une plaque de 5 mm d’épaisseur de la nouvelle substance (11). était de 0,1- volt, tandis qu elle atteignait o,4o volt avec l’ancienne (1).
- Comme composition chimique, celle dernière renfermait 70 p. 100 Si O2 et s>5 p. 100 Al2 Ob Dans la nouvelle substance, 2 p. 100 d’alumine sont, remplacés par un oxyde alcalin. La matière de Pukall, dont la résistance mesurée par Khrhurdl et Metzgcr est voisine de celle de la substance 1, a comme composition 70 à 71 p. 100 Si O- ; 27 à 28 p. too Ai'O’' et environ i,5 p. 100 d’oxvde alcalin.
- L’influence de la cuisson sur la résistance intérieure de la matière produite a été reconnue nulle apres essai d’une douzaine d’échantillons. Cependant on trouve que, à égalité de résistance intérieure, certains diaphragmes laissent passer pendant le même temps jusqu’à .60 lois plus d’acide chromique que d’autres, d’égales dimensions. Cette trop grande porosité peut être atténuée sans augmenter la résistance intérieure eu plongeant la plaque dans une solution de verre soluble de concentration déterminée et mélangée d’un sel soluble dans l’eau, puis un traitant par un acide après séchage.
- On pouvait supposer à priori que la porosité et la résistance électrique devaient être inversement proportionnelles. Pour comparer a ces deux points de vue les trois substances mentionnées plus haut, on a fait avec chacune d’elles des cylindres ayant, en moyenne 154 mm de hauteur (102,0 à 155,5) ; 69 mm de diamètre extérieur (68 à 69,0) et d’épaisseur variable de 4 à 5,5 mm eu différents points.
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- 27 Juillet 1901. REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 53
- Avec 6 cylindres de cos :
- cet effet, ils étaient remplis jusqu’il égal niveau d’une solution (35o cm1 environ' de chlorure de
- tnre constante. Après 4b heures, la conten; en grammes de NaC.l par litre était devenu suivante, pour le liquide du vase extérieur
- ici, la finesse des pores était très grande et on ne pouvait les distinguer à l’ceil nu ; au contraire, les dia-plusporeux, quoique d’égale
- L’<
- æ
- électrique est ir: h la section et ceci tes très grandes puisque von Beetz (') a vérifié cette loi pour des tubes capillaires de 0,028 mm
- Dans les deux premiers cylindres, le niveau avait baissé de 10 à i5 mm et seule 2 mm dans le cylindre Pukall. En
- l’expérience avec les deux premiers en al au début de 12 à 10 mm le niveau dans 1
- système de capillaires ;
- de pores et par suite à égalité de résistance électrique, les diaphragmes à pores fins auront, d'après ce qui précède, une 1
- électrodes des cylindres de plomb et comme électrolyte de l’acide sulfurique centi-normal. En ramenant à l'unité la valeur trouvée pour la résistance du evlindre de la matière II,
- 4.19
- $
- Ici encore on remarque la grande analogie entre les matières I et Pukall, pendant que II résistance électrique bien inférieure,
- on pouvait s’y attendre d’après la poro-
- une résistance électrique un peu plus laible que celle de la matière 1. La résistance électrique est, comme 011 voit, d'autanl plus faible que la quantité d’eau absorbée est
- res d'eau avant rem-on a trouvé après vingt-trois heures, L. et 33o cm3 pour
- do cm pour 11; do cm" pour • vase Pukall.
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- T. XXVIII. — N° 30.
- 154
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- La porosité, mesurer do cette manière, n’offre donc pas île relation avec la résistance éiectri-
- de chrome métallique par litre. Le tableau suivant donne les résultats obtenus à la tempéra-
- Sur le chromeèlectrolytique, parle? Dr B. Neumann, <!' Darmstadt. Zeitschrift fur Klektrockemie, i. VII. p. 6v6, 3o mai 1901.
- Dans nette communication, 1 auteur a en vue d’indiquer la préparation du chrome par élec-trolyse des solutions hydratées, et les propriétés du métal ainsi obtenu.
- C’est Bunsen qui a montré le premier, en i85o, que le chrome pouvait être séparé des solutions de sels de chrome, dans certaines conditions de densité de courant et de concentration, Son appareil consistait en un creuset de charbon servant d’anode et rempli d’acide ehlo-rhvdrique ; dans ce creuset on plaçait un vase poreux qui contenait avec la cathode en platine, une solution de chlorure de chrome. Il obtenait ainsi, par élcctrolyse, de petites feuilles de chrome.
- Dans ces cinquante dernières années, rien de nouveau n’a paru sur l'électroiyse du chrome, exception laite de quelques revendications de brevets pris depuis doux ou trois ans. Sans vouloir entrer dans la description de ceux-ci, l’auteur fait remarquer qu’il est très difficile d'obtenir le chrome en partant des solutions composées de ce métal, comme il est le plus généralement indiqué. Aussi dans les recherches suivantes qu’il a effectuées a-t-il pris des solutions simples de sels de chrome. Ces dernières étaient placées dansle compartiment, cathodique, pendant qu’à l’anode se trouvaient des acides minéraux ou des solutions salines. Comifie cathode ou utilisait le charbon ; le chrome adhère aussi sur des métaux comme le platine, le laiton, le plomb, etc. On employait, comme anode, selon la solution, le plomb, le platine ou le charbon. Il est important d’agiter fortement la solution cathodique parce que, par suite des .hautes densités de courant utilisées, l’appauvrissement de celle-ci se fait très rapidement, autour de la cathode et au lieu de déposer du chrome, on n’obtient plus que de l’oxydule.
- Dans les recherches suivantes, exécutées par Georges Glaser, on a d’abord déterminé l’influence de la densité de courant. Les solutions de chlorure de chrome utilisées contenaient 100 gr
- Si on fait varier la température, en maintenant constante la densité de courant, on trouve que le dépôt reste hou jusqu'à 5o° C environ. Rour des températures plus élevées, le chrome se sépare sous forme de poudre noire. Le rendement n’augmente que d'une manière insensible avec la température.
- Les variations de concentration influent d’une façon semblable à celles de la densité du courant, ainsi qu’on le constate d’après le tableau ci-dessous.
- Métal pur. Métal pur. Métal pur.
- Dans l’exemple cité, le rendement maximum alteiut seulement 5” p. 100 ; cependant il peut
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- s'élever jusqu’à 89,u p. 100 en changeant la solution anodique.
- Comme on voit, pour obtenir un dépôt métallique utilisable, il faut sc tenir dans des limites (Jéterminécs de concentration, densité de courant et température.
- Les solutions de sulfate et d'acétate se comportent comme celles de chlorure; seules les valeurs de la concentration cl de la densité de courant diffèrent. Pour les solutions de sulfate, la meilleure concentration est 65 à 85 gr Crpar litre et la densité de courant à employer, id à ao ampères par drrr. le rendement atteint 84.6 p. 100. Dans les meilleures conditions de température, le rendement peut s'élever à 86,2 p. 100.
- Avec les solutions d’acétate, on n’oblient que des dépôts défectueux et un rendement très faible.
- En ce qui concerne les propriétés du chrome électrolytique, il faut remarquer que le dépôt a comme celui de nickel une tendance à sc détacher en petites feuilles minces. Vais ou peu! obtenir sur les cathodes des enduits polis de plusieurs millimètres d’épaisseur. On peut obtenir aussi des excroissances cristallines si on fait tourner rapidement la cathode. Sur la cassure de morceaux épais, unis, on reconnaît nettement une structure feuilletée provenant de minces pellicules d’oxydule interposé. Le métal est gris clair, à éclat métallique, et ressemble fortement à l’acier poli. En couche mince, il paraît argentin. Le chromo électrolytique est dur et cassant, sa pureté est très grande ; il ne renferme que 0,1 à 0,2 p. 100 de fer, tandis que le chrome du commerce titre en moyenne 97 à 98 p. 100 seulement.
- Le chrome électrolytique se présente aussi sous deux états différents : actif et passif. Il est actif quand il sort du bain ; mais laissé à l'air, il devient de plus en plus passif. O11 le ramène facilement à l’état actif par la méthode de Hit-torf.
- L’auteur a également recherché le potentiel du chrome pur actif dans certaines conditions. Les valeurs absolues déterminées à l'aide de 1 électrode normale au mercure sont pour différents sels
- Chlorure -f- 0,141
- La mesure n’a pas été effectuée dans le nitrate, car, dans cette solution, le métal prend immédiatement un état plus ou moins passif. Comme l’a prévu Flittorf, le chrome se place entre le zinc et le cadmium dans la série dos potentiels. Pour ces trois métaux on obtient les valeurs suivantes :
- Zinc............ -f o,:j2,( -j- o,5oî
- Chrome .... -j- o,a4i
- Le point de décomposition des solutions a été également déterminé, mais pas avec les solutions normales, car avec elles on n’obtient pas le chrome métallique. Pour la solution de sulfate cinq fois normale, ce point est atteint à 1,898 volt; avec la solution de chlorure huit fois normale, la 'décomposition se produit à i,685 volt, En pratique, on a besoin cl’une tension au moins double (‘j.
- Sur la réciprocité de l’influence dos solubilités d’après les recherches de IV. T. Wils-more, par U- tr v. Rotlimund, de Godlingue. /.Ais-. chrift fur k'iellrockemie, 1. Vil, p.6"5, 3o mai 1901.
- D’après la loi de Dalton, appliquée aux solutions étendues, la solubilité d’une substance quelconque 11c devrait pas être influencée par l’addition d’une autre substance, en supposant
- iir séparer le chrome par voie ai/uiniiïothcrmicpm. il a
- meul des solutions chlorhydriques ou acétiques, mais ces dernières donnaient de plus mauvais résultats.
- d’un mouvement de rotation rapide autour de son axe; les anodes étaient eu charbon de cornue; Le liquide cathodique renferme dans le vase poreux était soumis à une agitation énergique. Los densités de courant atteignaient 10 à 40 ampères par dm2 et 011 obtenait ainsi "les couches de quelques millimètres d'épaisseur de chrome
- le procédé ne fut pas appliqué, parce qu’il nécessite des appareils trop compliqués .et une dépense élevée de cou-
- qii’on pourrait obtenir si on parvenait à effectuer de bons dépôts de chrome, car ce métal est plus inaltérable à l’aie que le nickel et même que le cobalt.
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- :5ti
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVIII. — Nü 30.
- l'ait lieu. Ce
- solubilité d'an non électrolvtc dans l’eau varie (diminue presque toujours)‘par l’addition d’un sel, la diminution étant souvent très considérable. Ce phénomène présente une grande im-
- ions n'agissent pas, dans toutes les circonstances, ne les molécules. Il doit être lié vraiscm-
- Iration du sel, on i
- ; le travail
- loi à l'Institut de chimie physique de Gœttingue. Avec le phénol comme non électrolyte, et le sulfate de potassium corn
- h ~jr-= ot * h loSio ~ — O.Ï2I. urs qui montrent l’exactitude de la formule L. .ItlMAU.
- n étant la quantité de sel et i le facteur de Yan’l
- dans les limites de concentration l2 et Iv
- Ces' deux travaux sont égaux, et comme
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- Tome XXVIII.
- îedi 3
- jût 1901.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. —D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. W1TZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Umversité, Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSiTlON UNIVERSELLE
- MATÉRIEL A COURANT CONTINU DE M. FR. K.R1ZIK, DE PRAGUE.
- M. F. Krizilc avait exposé comme exemples de machines à courant eoriLinu un type cle chacune des séries de dynamos étudiées et construites par M. Fiseher-Hinnen.
- Les dynamos à courant continu Fr. Krizik sont divisées en deux séries, une série bipolaire comprenant les types de i à 20 kilowatts et une série multipolaire se rapportant aux types de 27 à 155 kilowatts.
- Dynamo de 65 kilowatts. — Comme exemple de dynamo de cette dernière série, nous décrirons le type de 65 kilowatts représenté sur la photographie de la ligure 1.
- Celte dynamo a une puissance de 65 kilowatts sous une tension de i?.5 volts, son débit est par suite de 520 ampères.
- Sa vitesse est de 55o fours par minute.
- Les figures 2, 3 et f\ mollirent des coupes et vues partielles de cette machine.
- Inducteurs. — La carcasse inductrice coulée en deux parties est constituée par une caisse cylindrique en fonte, portant les noyaux inducteurs. La partie inférieure est venue de fonte avec le bâti et les paliers.
- Des évidements sont ménagés au droit des pôles de façon à alléger la carcasse.
- Le diamètre extérieur de la carcasse inductrice est de i36 cm et sa largeur do 42 cm. Le diamètre intérieur est de 104 cm.
- Les noyaux polaires, venus de fonte avec la carcasse, ne comportent pas d’épanouissements. Us ont une section carrée de 32 cm de côté.
- Le diamètre d’alésage est de 62 cm et l'entrefer de 5 mm.
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- CLAIRAGE' ÉLECTRIQUE
- L’enroulement inducteur est en dérivation ; les bobines inductrices sont enroulées sur des carcasses cm tôle retenues après Jcs pôles par 4 vis. Chaque bobine comporte 620 spires! de fil de 3,4 mm de diamètre',.
- Les 4 bobines sont montées en série; el. la résistance du circuit ainsi formé est de 8,3a ohms à chaud.
- Le poids de cuivre utilisé sur l'inducteur est de 3a;> kg.
- Fig. 1. — Dynamo de 65 kilowatts, de M. F, Krizik de Prague.
- Induit. — L'induit est porté par un croisillon en fonte dont les bras viennent s'engager dans des rainures pratiquées dans le noyau.
- Celui-ci est serré entre deux disques de tôle par des rivels non isolés.
- Du côté opposé au collecteur est disposé un anneau de soutien destiné à supporter l’enroulement. Cet anneau est réuni par des bras à un second anneau fixé sur le moyeu au moyen de vis.
- Le diamètre extérieur de l’induiL est de 61 cm et sa largeur de 32 cm.
- La hauteur radiale du noyau induit est de 12,20 cm, y compris la hauteur des dents qui est de 21 mm, ce qui correspond à un diamètre intérieur de 36,5 cm.
- L’enroulement induit du type série-parallèle avec !\ eireuîLs en quantité est réparti dans 98 rainures. Chaque rainure contient deux conducteurs ronds, de 7,8 mm de diamètre, et
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- 3 Août 1901.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- les 196 conducteurs dont les extrémités sont, repliées sur gabarit constituent 98 sections d’une seule spire aboutissant aux 98 lames du collecteur.
- Les extrémités des conducteurs sont, du coté opposé au collecteur, sondées dans des agraires.
- fonte claveté
- Le collecteur est fixé
- au mica sont serrées par un écrou vissé sur ce manchon et retenu par une vis.
- Le diamètre du collecteur est de cm et sa larg-eur de 16 cm.
- Les balais sont métalliques et portés par 4 liges fixées à un balancier en deux parties pouvant tourner autour d’un anneau venu de fonte avec le palier.
- Chaque ligne de balais comporte 3 balais Boudreaux de 4o mm de largeur et 6 mm d’épaisseu r.
- La résistance de l'induit entre balais est de 0,0171 ohm à froid et le poids de cuivre de l'enroulement, de 99 kg.
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- i6o
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVIII. — N* 31.
- Le poids de la machine complète, y compris la poulie et les rails tendeurs est de 3 5;:» kg.
- Dynamo dk 6 kilowatts. — La dynamo bipolaire représentée sur les figures 5, 0 et 7 a une puissance de 6000 wallssous une tension de iaa volts.
- La vitesse angulaire est de 1 200 tours par minute.
- inducteurs. — L'inducteur constitué par une caisse couverte en acier dont deux laces portent des paliers en fonte rapportée.
- Les noyaux polaires sont venus de fonte avec la carcasse et les pièces polaires en acier sont fixées au moyen de vis.
- La hauteur de la carcasse est de 02 cm et sa largeur dans le sens de l'axe de 75,6 cm; la largeur dans le sens perpendiculaire est de 38 cm. L’épaisseur de la carcasse atteint 4 cm.
- Les noyaux polaires de section circulaire ont un diamètre de 17 cm; les pièces polaires ont une largeur de r8 cm et un are d’embrassement de 135“.
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- r
- Le diamètre d’alésage des inducteurs esl de 22,6 cm et l'entrefer de 3 111m.
- La dynamo est excitée en dérivation.
- Les deux bobines inductrices sont enroulées sur des carcasses isolantes; elles sont munies d’une joue en /inc du côte des épanouissements.
- Ces deux bobines comportent chacune 1 800 spires de fil de t,i mm de diamètre.
- Les deux bobines sont montées en série; la résistance du circuit inducteur est de 46 ohms à froid et le poids de cuivre utilisé sur cet enroulement de 26,3 kg.
- Induit. — fî’induit est constitué par un noyau en tôles feuilletées, serrées entre deux joues en bronze par des rivets et clavetées sur l’arbre.
- Son diamètre extérieur est de 22 cm eL sa largeur de 18 cm, la hauteur radiale des tôles est rie 7,3 cm non compris les dents dont la hauteur est. de 18,a mm.
- La surface extérieure de l’induit est munie de 65 rainures dans lesquelles est réparti un enroulement eu tambour bipolaire.
- Cet enroulement comporte 65 sections de 2 spires chacune formées par deux fils de 3,2 min de diamètre enroulés en parallèle et préparés d’avance sur gabarit.
- Le nombre de conducteurs dislincls par rainure est par suite de 4-
- Les parties extérieures de l'enroulement situées du côté opposé au collecteur sont serrées par une calotte en bronze vissée sur l’arbre et retenue par une petite vis.
- Les 65 sections aboutissent aux 65 lames d’un collecteur de construction auuloguc à celui de la machine de 65 kilowatts.
- Le diamètre du collecteur est de i3 cm et sa largeur de 66 cm.
- Les balais sont supportés par un balancier pouvant tourner autour d’un anneau venu de fonte avec l’un 'des paliers. Les deux lignes de balais portent chacune 2 balais en charbon.
- La résistance de l’induit entre les balais est de 0,07a ohm et le poids de cuivre de l'enroulement de 12,6 kg.
- Le poids total de la machine est de 402 kg y compris la poulie et les rails tendeurs.
- Le rendement do cette dynamo est do 8a p. 100.
- MATÉRIEL A COURANT ALTERNATIF DK M. l'R. KRIZ1K.
- Le matériel à courant alternatif de M. Fr. Krizik de Prague était représenté à l’Exposition par une série de moteurs triphasés cl par des transformateurs triphasés.
- Moteur triphasé de 7 CHEVAUX. — Le Fi*. ,. — Moteur à conrai.ts triphasés Fischer-IImiHJU
- moteur triphasé que nous décrivons ici est de 7 chevaux,
- celui de 7 chevaux. La figure 1 est une
- photographie et les figures 2 et 3 en donnent des coupes et vues partielles. 11 est établi pour une tension de 190 volts aveu: groupement de phases en triangle, ou 33o volts avec groupement en étoile. Il a 4 pôles, sa fréquence est de 5o périodes par seconde
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- [62
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVIII. — N° 31.
- constitué par un anneau en tôles feuilletées, serrées entre deux disques en fer
- Cet anneau est fixé dans une caisse cylindrique en
- doux autres caisses de plus grand diamètre qui servent de logements aux parties
- en fonte por-
- tant les paliers à
- Le moteur est fixé ps pattes sur deux rails te:
- du noyau inducteur est de 44cm ctson diamètre d’alésage de 26,2 cm. La largeur de l'inducteur est de 14 cm
- tour est réparti dans
- 21,5 mm de hauteur. Chaque phase comporte deux bo-
- de 48 spires de fil de 2,3
- chaque ph[
- Le poids de cuivi
- noyau en tôles lamellées claveté
- l’arbre
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- 3 Août 1901.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- ot les 3 phases groupé
- '"'S
- cuire deux disques en fer. Les toJes sont assemblées par des rivels. Le diamètre exlérieur de l'induit est de 26 cm et sa largeur de 14 cm.
- La périphérie de l'induit porte 60 encoches un peu ouvertes et de 17,5 cm de hauteur ; l'enroulement induit triphasé comporte par phase deux bobines de 20 spires de fil de 3,2 mm do diamètre et enroulées dans 10 encoches.
- Le nombre do conducteurs par encoche est de 4-
- Les deux bobines de chaque phase sont montées 1
- étoile. _
- La résistance de l’induit par phase est de ! o,o663 ohm à froid et le poids de cuivre utilisé | pour l’enroulement complet, de 9 kg- 1
- Le poids du moteur complet avec poulie et. bagues est de 260 kg.
- Résultats d'essais. — L'intensité du couvant à vide est de 6,2 ampères par phase.
- Le courant par phase pour une charge utile de 7 chevaux est do i3,3 ampères, la puissance apparente absorbée par le moteur est par suite de 7600 watts. La puissance réelle fournie à l’induit est de 6 200 watts, ce qui correspond à un faeLeur de puissance de 0,82.
- Le glissement de l'induit est de 3,5 p. 100 et la vitesse du moteur en charge de 1447,0 tours
- ndement garanti est de 83
- TRANSFORMATEUR TRIPHASÉ DE 3 KILO VOLTS-AMPEIIES. — Le transformateur Lriphasé représenté sur la photographie de la ligure 4 et sur les figures 5 et 6 à une puissance de 3 000 volls-ampères sous une tension aux bornes de 3 3oo volts. L’intensité du courant par phase dans les circuits primaires est de 0,02;) ampères.
- La tension secondaire est de 190 volts et le débit par phase de 5,20.ampères.
- Ce transformateur est du tvpe à noyaux; le cir< nés disposées verticalement aux sommets d'un tri
- Les 3 colonnes sonl réunies deux à deux par ceux-ci par une feuille de papier très mince.
- La hauteur de chaque colonne est de 4b cm et le ont une section de 7,2 cm sur 3,7, soit 26,6 cm2.
- Los enroulements sont disposés concentrique
- ' section utile de 4o cm2. Les culasses eut, le primaire à la partie exté-
- Le circuit primaire comporte 3 bobines par phase comprenant chacune 1 204 spires de lil de 0,96 mm de diamètre ou 0,786 mm de section.
- Les 3 bobines de chaque phase sont groupées en série eL les 3 phases en étoile. La
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- r64
- L’ÉCLAJKAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVIII. — N° 31.
- résistance du circuit primaire par phase est de 00,7 ohms, ce <|ui correspond à une chute de tension oluniquc primaire do 1,4 p- >oo.
- Le poids du cuivre de l'enroulement primaire est de 3o kg.
- Le circuit secondaire comprend une seide bobine par phase; cetle bobine est formée de 38i spires de (il de a,a mm de diamètre ou 4.91 mm2 de section.
- Les 3 phases sont groupées en triangle el la résistance de chacune d'elle est de 0,18 ohms et correspond à une perLe de tension oluniquc de i,43 p. 100.
- Le poids de cuivre de l'enroulement secondaire* est de 17 kg.
- Les culasses réunissant les noyaux sont disposées dans deux caisses étoilées eu fonte dont Tune forme le socle et l’autre le chapeau de l'appareil.
- Ces deux caisses sont serrées entre elles par des boulons dont l’un centrai porte 11 ti piston d'enlevage.
- Un treillage entoure complètement l'appareil.
- Rds allais d’essais. Les transformateurs de la série dont nous venons de décrire un des types sont étudiés spécialement pourhalimcntation des moteurs d'induction, c'est-à-dire cil vue de présenter une chute de tension faillie pour un facteur de puissance assez petit.
- La tension aux bornes primaires avec le secondaire en court-circuit est. pour une intensité de courant égale à celle du courant normal, de i33 volts, soit environ \ p. 100 de la tension normale.
- Cette valeur ainsi que celles des chutes de tension ohmique montrent que la chute de tension en charge pour un facteur de puissance de 0,7 est seulement de 4S$3 p. me, valeur très faible pour un appareil d’aussi petite puissance.
- L'intensité du courant à vide est de 0,009 ampère, soit environ 10 p. 100 du courant normal.
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- [65
- GROUPES ÉLECTROGÈNES DU aoo KILOWATTS DE JA MAISON BRÉGUET
- La Maison Bréguet présentait à l'Exposition deux groupes, électrogènes (fig. i) de 3oo chevaux chacun formé d’une turbine de Laval et de deux dynamos à courant continu.
- Ces groupes montés en série étaient employés au service de l’éclairage.
- Moteurs a vapeur. — Les turbines de Laval des groupes Bréguet ont une vitesse de i)ooo tours à la minute. T.a pression sur les aubes est de io kg : cm2; la puissance normale est de 3oo chevaux. La roue à aubes a un diamètre de 8o cm.
- Le pignon calé sur l’arbre do la turbine attaque deux roues dentées elavotées qui réduisent la vitesse à 780 tours par minute.
- Les arbres des deux dynamos sont commandés par ces roues à J’aide d’accouplements élastiques Raflard.
- La distribution de la vapeur à la surface de la roue à aubes est faite par 6 ajutages principaux. Quatre de ces ajutages sont du type conique et sont destinés à la marche à condensation, les deux derniers du type cylindrique servent au fonctionnement à échappement libre.
- En dehors de ces ajutages principaux, la turbine possède 2 ajutages coniques avec ressort qui ne fonctionnent que lorsque la pression dans la conduite d’amenéc de la vapeur s’abaisse au-dessous de - kg : cm2.
- Le dispositif de graissage est le même que celui adopté dans les turbines de Laval déjà décrites dans cette revue {*).
- La condensation est faite avec des condenseurs séparés du type Black avec pompe à air conduite directement par un moteur spécial.
- Le poids de chaque groupe est de 11 5oo kg. L’ensemble, turbine et dynamo, occupe un rectangle de 45i6 m de long sur 1,91 ni de large.
- La consommation de vapeur par cheval-heure effectif est de 16 kg avec la marche à échappement libre et 7,0 kg pour la marche à condensation.
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- L'ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XXVIII. - N® 3i.
- Dynamos. — Les deux dynamos Bréguel commandées par chaque turbine de Laval ont une puissance totale de aoo kilowatts sous une tension de a5o volts aux bornes. Le débit est de Boo ampères.
- La vitesse des dvnamos esl.de 780 tours par minute.
- Les dynamos Bréguel sont du type cuirassé à 4 polos dont, deux seulement reçoivent des bobines inductrices.
- 1 figures 2 et 3 montrent l'ensemble de deux dynamos avec coupes perpendiculaires
- de l'une d'elles; la figure 4 est 1 Inducteurs. — La carcasse inducirn
- oupe par l'c chaque dvn
- des dynamos, ui acier et coulée en deux parties, elle affecte une forme hexagonale irrégulière.
- L’assemblage de deux parties de la carcasse est lait par des oreilles venues de fonte, de façon à ménager dans les polesnon bobinés une rainure radiale destinée à diminuer l'effet delà réaction d'induit.
- en outre ménagées dans le mémo but sur les pièces polaires des mêmes pôles.
- Les pôles bobinés, dont les noyaux sont évidés, sont également munis de 3 rainures chacun.
- La hauteur de la carcasse (>st d'environ 110 cm et la largeur dans le sens perpendiculaire à l’axe de 77,5 cm. La largeur dans le sens de l'axe est de ;>4 cm.
- La section des pièces polaires est de 28,4 cm sur 4' cm, soil 1 164 cm2 y compris les fentes radiales.
- Le diamètre d'alésage des inducteurs est de 56,8 cm et l’entrefer de 7 mm.
- L'enroulement inducteur en dcrivalion est formé de deux groupes de deux bobines superposées. Chaque groupe; comporte en charge i5 000 ampère-tours ; la densité de courant dans l'inducteur est de 1,6 ampère par mm2.
- Induit. — L'induit est porté par un croisillon en fonte elaveté sur l’arbre qui présente de plus une partie unique sur laquelle le support est serré par un écrou retenu par une vis sur l’arbre. Ce croisillon porte 6 bras qui supportent le noyau do tôles. L'entraînement se fait par boulons noyés mi-partie dans l’induit, mi-partie dans le support.
- Les tôles sont groupées 011 trois paquets 'séparés par des intervalles pour la ventilation, serrées entre elles par des boulons à l'aide de deux anneaux qui servent en même temps de soutien aux conducteurs induits.
- Le diamètre exlérieur de l’induit est de 55,4 cm et la hauteur radiale des tôles de 12,2 cm. La largeur du novau est de ix cm.
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- La périphérie du noyau est munie de Go rainures demi-fermées dans lesquelles est réparti un enroulement série parallèle avec 4 circuits en quantité.
- Les encoches de l’induit comportent chacune 4 conducteurs formés de barres de cuivre de 16 mm de largeur et de 2,5 mm d'épaisseur. La densité du courant dans l’induit est ainsi de 269 ampères par cm2.
- Les ?4o conducteurs sont groupés en 19.0 sections d'une spire de deux conducteurs chacune aboutissant aux 120 lames du collecteur.
- l’arbre; les 120 lames eau retenu par des vi;
- rebord di
- sont serrées eritri
- Le support des balais est constitué par un balancier en fonte pouvant tourner autour d’un anneau venu de fonte avec le palier.
- Les supports des deux dynamos du groupe peuvent être déplacés simultanément ou successivement à l'aide de deux petits volants commandant des vis sans fin.
- Les porl.e-balais sont d’un type spécial très léger de façon à permettre l’emploi d’une vitesse linéaire assez grande, inévitable avec la commande par turbine.
- Chacune des 4 tiges de balais porte 12 charbons d’une largeur de 16 mm.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVIII — N" 31.
- SYSTÈME PUPJN POUR LA TRANSMISSION DES ONDES ÉLECTRIQUES
- APPLICATIONS A LA TÉLÉPHONIE A GRANDE DISTANCE
- On peu! diviser en deux classes les peiTeelionuements apportés de nos jours à la téléphonie el à la télégraphie à longue distance :
- i° Ceux qui sont-localisés aux extrémités des lignes, plus particulièrement dans les transmetteurs et les récepteurs.
- 2° Ceux qui concernent seulement la construction des lignes entre les deux postes,
- Les premiers ont donné lieu à de nombreux travaux et mémoires, notamment ceux de Breisig (Ë. T. Z., i3 décembre kjo<>), de Grehore et Squier [A. 1. Ë. E. 1899) de Bedel] (brevet iG 3ü2 et communication à l'A. 1. E. E.)
- Les autres ont ôté exposés dans leur ensemble et sommairement par jM. Rœber (nos des i6 et ?.3 mars de YElectrical World and Enginer.r).
- A cette dernière catégorie appartiennent les systèmes de transmission préconisés par MM. Pupin, Thompson et Reed, reposant tous sur le vole favorable de l’inductance, déjà signalé par M. Heaviside au cours de ses remarquables travaux.
- Nous donnerons de ce rôle une idée sommaire, mais parfaitement suffisante; nous ne procéderons pas ensuite à la comparaison des systèmes dus à Pupin, Thompson et Reed, la traduction des articles de M. Rœber devant être prochainement publiée ici.
- Mais nous emprunterons aux mémoires el aux brevets du Pr. Pupin l’exposé de la théorie par laquelle il a jeté les bases précises d'applications désormais pratiques, et des expériences par lesquelles il en a tenté, et réussi, la vérification (“).
- Rôle de l’inductance. — Le rôle des lignes elles-mêmes a été l’objet d’études approfondies de Heaviside. Il a établi en principe que leur construction devait tendre à mie réduction aussi grande que possible des deux fncleurs principaux de la transmission, l’atténuation el la distortion, et pour obtenir ce résultat, il a montré qu'on était conduit à augmenter dans de grandes proportions, l'inductance propre des lignes.
- i° Atténuation. — En effet, la loi d’Ohm généralisée donne, à chaque instant, entre le courant 1, la force éleetromotrice (supposée EcpJ), la résistance R et l’inductance L cle la ligne, la relation suivante
- T/équalion rapportée à l’énergie et au temps dt est donc :
- Le premier terme représente l’énergie dissipée en chaleur dans la ligne, le second terme, l’énergie emmaganisée dans le milieu diélectrique, le troisième, l’énergie communiquée à la ligne.
- Pour améliorer le rendement de la transmission, il convient de réduire autant que
- P) La traduction cette revue [Suppléa,
- d'un
- lent d
- . été déjà publiée dans
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- possible le rapport du premier au second terme, résultat qu’on peut obtenir en réduisant la résistance R ou en augmentant proportionnellement l'indtictance L.
- Le premier moyen, qui. consiste à réduire la résistance R du conducteur, c’csl-à-diro à «augmenter sa section, se traduit par une plus-value proportionnelle de cuivre.
- Le second moyen peut souvent réaliser plus économiquement la même amélioration de la transmission : c'est à des solutions de cei ordre que se sont attachés MM. Pupin, Thompson et Reed (fig. i à 3).
- 2e Distorsion. — Il reste à définir le rôle de l’inductance dans la distorsion. Les ondes périodiques appliquées à la ligne au poste transmetteur se réduisent, d’après Fourier, à une série de sinusoïdes de fréquence et de phase différentes. Ces éléments subissent dans la ligne des atténuations qui dépendent de leur fréquence, cl sont généralement plus
- considérables pour les fréquences élevées : c’est eet inégal effet de la ligne sur les éléments sinusoïdaux des ondes qu’on appelle la distortion. Ileaviside a montré que l’inductance combat la disLorLion, et qu’un conducteur d’inductance considérable par rapport, à sa résistance transmet les ondes différentes avec une atténuation et une viLesse de propagation indépendantes de la fréquence.
- Pour montrer, dès maintenant, sous quelle incidence de praticien autant que de savant le l)r Pupin a envisagé, pour l.'uliltser, ce rôle de l’inductance dans les lignes, laissons subsister le tour original de ses démonstrations. Il expose comme suit, dans le brevet qui a suivi son mémoire à l’A. I. K. E. et qui en a précisé encore davantage le contenu, le double rôle reconnu déjà de l’inductance, et il a étudié le premier les conditions rationnelles de modification des lignes d’après ces données, en tenant compte des phénomènes de réflexion qui pouvaient si facilement faire cchec à ce système.
- i° Considérations sur le role favorable m: l'inductance. — Il convient de signaler, brièvement, dit-il au début de ce brevet, les résultats principaux de la propagation des ondes électriques dans les lignes de grande longueur pour faire comprendre le caractère véritable et la portée des revendications qui suivent. Nous ferons appel à certaines analogies mécaniques pour ajouter encore à la clarté do nos explications.
- Dans la figure 4, ARC représente un diapason fixé rigidement en C, le fil attaché en B étant supposé soumis à une certaine tension el fixé par-son autre extrémité en D. Sa position d’équilibre est représentée en traits pleins BD.
- P) Electromagnetic Theory et Blcctrical l'apers.
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- I/ÉCLAÏRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVIII. — N° 31.
- Supposons maintenant qu’on imprime au diapason des vibrations continues entretenues électriquement ou partout autre moyen, il en résultera dans le fil des vibrations soumises à la période vibratoire du diapason.
- Nous allons décrire brièvement deux formes principales de vibrations.
- La figure 5 représente des vibrations stationnaires, c'est-à-dire celles qu’on obtient quand les résistances dues aux frottements internes cl externes sont négligeables : l’amplitude des ondes demeure constante ; il en résulte que les ondes directes venant du diapason et les ondes réfléchies venant du point d'attache D ont la môme amplitude et donnent lieu, par interférence, à des ondes stationnaires dont les nœuds sont entfcp^D, ot les ventres en bd fh.
- La figure 6 correspond au cas où les résistances de frottement ne sont pas négligeables et où les ondes subissent une atténuation d'amplitude de R à D. Après réflexion en ce point, les ondes de retour ont une amplitude plus faible que, les ondes directes et leur interférence avec ces dernières ne produites un système d'ondes stationnaires : le fi J. ne représente donc plus à l’œil une forme ondulatoire définie, mais sa forme change constamment. Si on l’observe an moyen cl’un miroir tournant ou au moyen d'étincelles périodiques, on trouve qu’il affecte la forme a' b: c' d'e' f (fi g. 6}, forme ondulatoire à amplitude décroissante.
- Si on suppose que les résistances de frottement sont proportionnelles à la vitesse, le rapport d’atténuation sera constant.
- Les deux constantes les plus caractéristiques de cette courbe sont : la vitesse de propagation, qui fixe la longueur d’ondes pour une fréquence donnée, et le rapport d’atténuation (ou rapport des amplitudes des deux demi-ondes successives). Ces deux constantes dépendent de la densité, de la tension et des résistances de frottement du fil, ainsi que de la fréquence de l’ondulation. Si par exemple, toutes choses égales d’ailleurs, la tension est plus élevée, la vitesse de propagation sera plus grande, et il eu sera de mêmede la longueur d’ondes pour une fréquence donnée. Un intérêt tout particulier s’attache en téléphonie ou en télégraphie au rapport d’atténuation et à l’influence de la densité du fil sur la valeur de ce rapport. En employant des fils de densité progressivement croissante, nous pourrons réduire autant que nous voudrons ce facteur, en dépit môme dos résistances do frottement, et inversement, en employant des fils de plus en plus petils, on peut accroître progressivement l'atténuation; en d’autres termes, la transmission d’énergie se fait beaucoup mieux parmi (il dense que par un fil léger.
- I.’énergie transmise au fil par le diapason, et transmise par le fil au point I) existe en partie eommo énergie cinétique ou énergie de déplacement du fil, et en partie comme énergie potentielle ou énergie de déformation de ce dernier. La propagation des ondes consiste en transformation d’énergie cinétique en énergie potentielle et vice versa. Pendant cette transformation, une partie de cette énergie est dissipée en chaleur par les résistances de frottement. On suppose que ces réactions sont proportionnelles à la vitesse, et les pertes qui en résultent, proportionnelles ail carré de la viLesse.
- Considérons maintenant l'énergie cinétique d’un élémenl du fil : elle est proportionnelle au produit de la masse par le carré de sa vitesse. Si la niasse prend une valeur /r fois plus grande, l'élément sera capable d'emmagasiner la même quantité d’énergie cinétique avec une vitesse n fois moindre : mais puisque les pertes en chaleur produites par les frottements sont proportionnelles au carré de In vitesse, il s’ensuit que, dans le second cas, l’élément du fil transmet la mémo quantité d'énergie avec des pertes td fois moindres. En d’autres termes, les perles sont à peu près inversement proportionnelles a la densité. Le fait physique, que des fils denses transmettent plus efficacement l’énergie que des fils légers,
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- ; ramone donc au principe fondamental que des fils denses exigent pour emmagasiner une qnanLilé donnée d’énergie cinétique, et qu
- par conséqu
- ndre
- une vitesse i une vitesse moindre it une moindre atténuation donner des ondes station-
- la propagation des
- entraîne une moindre dissipation d de Fonde. Plus le fil est dense, plus sa vibration ; naires.
- La vibration du fil que nous venons de considérer est analog ondes électriques dans un conducteur B'
- D' relié (fig. 7) par une extrémité TF à 1111 a
- alternateur C, dont la force éleclromo- c'-?p trice est une harmonique simple et dont g J _
- l’autre extrémité est reliée à la terre. 1
- Cette analogie résulte de l’analogie parfaite des réactions accompagnant la vibration d’un fil et la transmission d’ondes électriques : la réaction d’accélération, la réaction de tension, et la réaction de frottement suivant les mômes lois que les
- réactions ohmique, inductive et de capacité : c’cst-à-dire que la résistance ohmique, l’inductance et l’inverse de la capacité par unité de longueur du conducteur, correspondent respectivement à la densité, à la tension et au coefficient de frottement du fil.
- Dans la figure 8, la lig-ne B' D' représente le fil conducteur de la figure 7. Les ordonnées de la courbe 8 représentent les valeurs instantanées du courant aux divers points du conducteur; cette courbe de courant a la même forme que la courbe du fil représenté figure 6. L’énergie magnétique du courant correspondant à l’énergie cinétique du fil vibrant, un fil dense présentera, sur un fil léger, les mêmes avantages au point de vue de la transmission de l’énergie électrique qu’à celui, de la transmission de l’énergie mécanique, par le pouvoir qu’il possède d’emmagasiner une même quantité donnée d’é: gnétique avec un courant moindre. Quand l’accumulation d’énergie magnétiqu par de faibles courants, l’atténuation des ondes est moindre, et l’on réalise 1 rendement. Ces faits résultent des calculs suivants.
- Faisons-Ies précéder d’abord de deux définitions.
- Dans notre mémoire sur la Propagation des Ondes électriques,^ mathémathiques des constantes les plus importantes ont reçu h
- elfectue
- les expressions de constante de
- longueur d'onde et constante d'atténuation, et jî ; leurs expressions mathématiques sont les s
- eprésentées par les symbole
- : \!~ + ^ +i>L j $ — \j~ Pc \v'pil‘ÎJr
- dans lesquelles ; L est la soif-inductance du fil par mille, C la capacité du fil par mille, R la résistance ohmique du fil par mille, p =4^-, T la période de la force électromotrice appliquée.
- La signification physique de ces deux constantes peut .être établie assez simplement. Soit :
- À=la Iongueur d’onde;
- alors :
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XX^III. — Nc 31.
- d’où le nom donné dans ce brevet do constante de longueur d’onde appliqué à la quantité a. Supposons transmise du point B' une onde d’amplitude U (fig. 7) ; au moment où elle atteint un pointa distance s de B', son amplitude devient U r où e est la base des logarithmes népériens. La constante £ mesure l’atténuation, d’où le nom de constante (Vatténuation qui lui a été donné. L’expression e-^ est ce que nous appelons facteur d’atténuation parce que c’est le facteur qui, multiplié par l’amplitude initiale, donne l’amplitude à distance s de la source.
- Considérons maintenant trois exemples numériques distincts pour montrer l’influence de ces constantes sur la transmission de l’énergie électrique dans les conducteurs.
- Les câbles souterrains du réseau téléphonique de New-York présentent les constantes suivantes :
- L= o (sensiblement nulle). C = 5 X 10-* farads. R =20ohms.
- Avec ces données, les formules donnant a et (3 sont :
- “=V/'tz,cr' p = \/-r/,CR-
- Soit : p = 2 tcx3 000
- La fréquence de 3 000 a été prise comme étant bien supérieure à la fréquence la plus élevée dans la transmission électrique delà parole. Nous allons montrer que, même à cette fréquence élevée, l’atténuation peut être grandement réduite par l’addition d’inductance à la ligne. Les valeurs pour cette fréquence sont les suivantes :
- a =0,974. P = 0,74.
- La longueur d’onde /. = —~ = 64 milles en chiffres ronds.
- L’atténuation à une distance de 200 milles, égale à peu près à la distance séparant New-York de Boston, est obtenue comme suit : soit U0 = l’amplitude initiale ou amplitude du courant à New-York. Alors le courant à Boston sera :
- ü0- s»? = U0 i4.
- Ce qui veut dire que,^pratiquement, aucun courant n’atteint le second poste. La résistance ohmique absorbe complètement l’énergie ondulatoire avant même que celle-ci ail fait la moitié du trajet. Même ;au cas où il serait possible d’employer un plus gros fil et de donner à R une valeur de 5 ohms, le rapport des amplitudes au point d’arrivée et au point de départ serait e~12, en supposant, que la capacité n’ait pas augmenté. Bans de telles conditions les communications téléphoniques entre ces deux villes seraient impossibles, même sur ce gros fil, et l’impossibilité subsiste même au cas où la fréquence téléphonique la plus élevée serait inférieure à 3 000 périodes par seconde.
- Examinons maintenant l’action du câble de 20 ohms par mille, en supposant qu’on élève son inductance à o,o5 henry par mille. Cette valeur est à peu près égale à 10 fois l’inductance des lignes téléphoniques de New-York à Chicago. La longueur d’onde et la constante d’atténuation de ce câble seraient approximativement :
- / — 6,66 milles, (3 = o,ui milles,
- et le rapport des amplitudes à Boston et à New-York de c-2'3. Dans ces conditions, il devient possible de communiquer sur une distance dépassant même 1 000 milles. Cos exemples numériques montrent clairement les effets favorables de l'inductance.
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- 2° Après ces considérations physiques et numériques sur le rôle de l’iiidueLance, Fauteur entreprend d’en réaliser l’emploi par des dispositifs expérimentaux décrits et représentés ci-dessous :
- Nous avons été, le premier à soumettre cette théorie au contrôle de l’expérience, et. nous avons décrit nos expériences dans la première partie du 3e chapitre de notre Mémoire. \on seulement ces expériences sont les premières qui aient permis de vérifier les données théoriques ci-dessus, mais c’est encore par elles que nous avons mis en pratique l’invention exposée dans le présent brevet. Les théories exposées jusqu’à ce jour concluent à l’emploi de conducteurs de grande inductance pour la construction des lignes électriques de grande longueur, mais elles ne donnent pas les moyens d’obtenir ce résultat. L’auteur, le premier, a étudié la réalisation pratique de ces conditions, une partie de ses recherches ont été exposées dans les chapitres n et ni du Mémoire cité ci-dessus. Nos figures 9 et io reproduisent les figures 4 et 5 du mémoire.
- Dans la ligure 9, E est un alternateur et F un appareil récepteur téléphonique par exemple. Lp Ls à L„ sont des petites bobines enroulées sur bois et ne présentant pas de fer. Chaque bobine a une self-inductance d’environ 0,0120 henry et une résistance de 2,5 ohms.
- Ces bobines sont reliées en série sur la ligne reliant l’alternateur E au récepteur F. Dans l’appareil qui a servi aux essais, et dont une partie est représentée dans la figure 9 de mon Mémoire, il y avait environ 400 de ces bobines. Ct, C2, C^ représentent des petits condensateurs en dérivation sur la ligne. Dans la figure 10, les condensateurs relient la ligne à la terre G. La capacité de chaque condensateur était voisine de o;o35 microfarad. La théorie mathématique de la propagation du courant alternatif dans un tel conducteur à faible vitesse de propagation est donnée dans le second chapitre du Mémoire. Elle est, je crois, entièrement nouvelle, son objet principal était de trouver à quel point un conducteur de cette nature pouvait réaliser les mêmes conditions qu’une ligne téléphonique ordinaire à inductance, capacité et résistance uniformément distribuées. La théorie que j’ai donnée résout entièrement ce problème : jusqu’à une fréquence de 1 000 périodes par seconde, j’ai montré qu'une telle ligne se comporte dans les mômes conditions qu’une ligne à inductance uniforme de 0,000 henry, de résistance de 1 ohm et de capacité de 0,01 microfarad. Meme pour une fréquence de 3 5oo périodes par seconde, un tel conducteur reste approximativement équivalent à une ligne ordinaire à éléments uniformes, l'approximation étant de l’ordre des erreurs d’expérience (que j’évalue à 1 ou 2 p. 100). L'analogie est pratiquement parfaite pour toutes les fréquences qui présentent quelque intérêt en transmission téléphonique. Une ligne à grande inductance et à haut potentiel a, non seulement l’avantage; d’offrir une.
- —-AVW—------------vVW/-AW----AW----
- Fig. 9, 10 et 11.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- faible atténuation, mais encore présente une faible distortion, dans ce sens que toutes les fréquences existant dans la voix humaine sont réduites au même degré : elles sont donc pratiquement exemples de toute altération.
- Nous allons énoncer la règle générale suivante :
- Si n est le nombre de bobines par longueur d’onde, te conducteur à faible vitesse de propagation sera, pour cette longueur d’onde, l'équivalent d’une ligne téléphonique ordinaire, si la différence sin -----est négligeable.
- Ainsi, par exemple, quand//= iG, on a^-= o,ig6et sin-^r- — o,h>6 — 0,00122; donc sindiffère ded’à peu près de a/3 de 1 p. 100. Cette loi déterminée théoriquement a été soumise à des expériences décrites dans le troisième chapitre du Mémoire. Définissons maintenant un terme technique que je trouve commode pour connaître la distance angulaire entre deux points d’un conducteur : nous pouvons dire que deux points séparés par une longueur d’onde ont une distance angulaire de 2-. Si la distance . linéaire des deux points est de-^-, X étant la longueur d'onde, leur distance angulaire
- sera •— , de sorte que la règle donnée plus haut est susceptible d'être énoncée comme suit : un conducteur à faible vitesse de propagation équivaut à un conducteur ordinaire uniforme -avec un degré d’approximation mesuré par le rapport de la moitié de lu distance angulaire à son sinus.
- Passons maintenant à un second type de conducteur à faible vitesse de propagation mieux adapté aux usages pratiques pour l’atténuation des ondes électriques, nous l’appelons conducteur à réactance. Dans la ligure 11, H est le transmetteur d’une longue ligne électrique. Aux points 1,2 a 10, 11, 12 sont introduites des bobines égales, en série avec la ligne et. à égale distance les unes des autres. Cette identité de bobines et de distance n’est pas absolument nécessaire, mais elle est préférable.
- Ce second type de conducteur diffère du premier en cc , et qu’il en est de même de son i oup plus près que le premier de
- i plus accumulée eeond type est Imam rdinaire, on peut don conducteur c
- qu
- comme 1
- nde
- la valeur de la moitié de la distance angulaire
- qu'il offre une capacité distribuée iductance et de sa résistance : ce réaliser le conducteur uniforme cas où le premier type se comporte tera mieux encore, ce qui a lieu quand nt.ro deux bobines consécutives est très
- 3rificr l’exactitude de ccttc
- Reprenons l'analogie déjà signalée du conducteur et de la corde vibrante. Dans ia figure 12, A'7 B" C" représentent nu diapason fixé rigidement en C". Le trait plein B"D'; représente un fil flexible sous tension fixe en D'7. Sur cc fil sont distribuées des masses égales à des distances égales : si on imprime au
- diapason un mouvement vibratoire, de période convenable, tel qu’il communiqu vibration dont la,longueur d’onde est égale ou supérieure à la distance B'' D", la vibration (fïg. i3) sera, à moins d'un p. roo près, la même que la vibration d’un fil simple do mémo
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- longueur, de même tension, de même résistance de frottement et de même masse que lui. La vibration mécanique de ce fil est parfaiLemenl analogue à la vibration électrique d’un conducteur de courant.
- Dans la figure n, l’alternateur II produit une forme élcctromotrice harmonique simple. Un des pôles de l'alternateur est mis à la terre, l’autre pôle est relié à un conducteur, qui porte en série des bobines égales à égale distance i, 2 à 10, it, 12. Supposons maintenant que la force électromotrice produite par l'alternateur développe dans la ligne une vibration électrique de telle longueur d’onde que les 2/3 de celle-ci équivalent à la longueur de la ligne ou à une longueur plus grande, la loi du courant dans ce conducteur sera la même que la loi de vibration du fil chargé, et quelques expériences avec celui-ci établissent l’analogie et permettent môme une étude facile des lois do transmission du courant. Ce conducteur équivaut à un conducteur uniforme de même inductance, mêmes capacité et résistance par unité de longueur, quand la demi-distance entre deux bobines successives, est approximativement égale à son sinus. Un tel conducteur olfre donc une faible atténuation et une distortion semblable où sa réactance par unité de longueur est égale par rapport à sa résistance. Cette condition est facile à réaliser avec des conducteurs ainsi constitués,' quand les sources de réactance rentrant dans leur composition sont de simples bobines. II convient de les faire sans noyau magnétique pour éviter l’hystérésis. les courants de Foucault et la distortion, et on y arrive dans chaque cas sans donner trop de volume ou trop de résistance ohmique à ces bobines. Si des raisons spéciales commandent remploi de bobines de faibles dimensions, on peut employer le fer ou mieux l’acier doux en maintenant finduclion aussi faible que possible. Pour la téléphonie, la distance angulaire entre deux bobines successives doit satisfaire à la condition énoncée ci-dessus pour la valeur la plus élevée de la fréquence.
- 3°Pour préciser l’application de ces règles en pratique, traitons les deux cas particuliers
- Supposons que l’on désire communiquer téléphoniquement sur une ligne de 3 000 milles de longueur : on souhaite que le facteur d’atténuation ne soit pas supérieur à celui des meilleures lignes New York-Chicago, c’est à-dire [déperdition mise à part), environ pour la fréquence la plus élevée de la parole, soit environ 1 5oo périodes par seconde.
- Soient donc : 3. la constante d’atténuation; /, la distance — 3 000 milles; c-3 003?, le facteur d'atténuation — e-1,c; alors : 3 000 ,3 = j,5.
- Employons un fil de cuivre d’une résistance de 4 ohms par mille, et supposons que la résistance ajoutée; par l’introduction des bobines d’inductance soit 0,6 ohm, la résistance toLalo par mille devient, donc 4,6 ohms. Quand la réactance par mille est assez grande par rapport à la résistance, la constante d’atténuation est donnée par la formule simplifiée
- Elle montre que (3 est indépendante de la fréquence et par conséquent le conducteur à réactance est sans distortion. Le fil de 4 ohms employé pour la ligne, monté sur poteau à la façon des lignes américaines, olfre une capacité égale à C = 0,01 microfarad par mille. L’inductance du fil est négligeable en face de l’inductance L des bobines : la valeur requise pour celle-ci se calcule d’après la formule ei-dessus, ce qui donne :
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVIir. — N° 31.
- d’où
- Ayant calculé l’inductance par mille, il nous reste à calculer la longueur d’onde pour la fréquence la plus élevée, c’est-à-dire r 5oo périodes par seconde.
- On réalise assez exactement les conditions d'une ligne uniforme en employant il> bobines par longueur d’onde de la plus grande fréquence, c’est-à-dire par longueur d’onde de 15 milles: ceci faisant une bobine par mille, l’inductance de chaque bobine est donc : L = 2 henrv. Sa résistance a été supposée égale à 0,6 ohm. Pour constituer une telle bobine sans fer, il faut prendre environ 5oo m de fil d’une résistance de 2 ohms par mille et l’enrouler sur une bobine de 12,7 cm de diamètre intérieur et de 3o,48 cm de longueur.
- Ou traiterait de meme le cas d’un câble sous-marin et on peut èLre conduit dans ce cas à employer des bobines à noyau magnétique, enfouies sous la gaine du câble, et présentant, dans de faibles proportions, des courants de Foucault et des pertes liystérétiques. Dans les figures 14 et 15, imaginons un anneau d’acier de 2 cm et demi de diamètre intérieur, de 6 cm et demi de diamètre extérieur et de 2 cm d’épaisseur, présentant une l'ente étroite en p q. Construisons avec de pareils anneaux, empilés de façon à donuer une longueur voulue, un noyau de 10 cm de long : la figure 14 représente la section transversale et la ligure i5 une vue de bout d’un pareil anneau, enroulé de deux couches de fil ayant une résistance de 8 ohms et demi par mille. Chaque couche de fil préscnLe 48 tours, sa longueur est de 24 m et sa résistance ohmique est par suite faiblement supérieure à 12à ohms. Il s’ensuit que 8 bobines, réparties sur un mille de longueur ajouteront 1 ohm par mille à la résistance de la ligne supposée de 5 ohms. Pour calculer l’inductance, il est nécessaire de connaître la perméabilité du fer. En téléphonie,la valeur maximum du courant au poste expéditeur est généralement inferieure à 0,0001 ampère, ou 0,00001 on unités C. G. S. : la force magnétomolrice du circuit magnétique pour celle valeur du courant magnétisant est égale à :
- M = 4rSC = 4- x 96 x iu-3.
- L’intensité H de la force magnétisante sera :
- où l est la longueur moyenne du circuit magnétique, égale à io cm, donc :
- Pour des forces magnétisantes excessivement faibles comme celles dont il s'agit, la perméabilité magnétique ja du fer de bonne qualité est d’environ 180 (Voir Ewing dans Magne tic Induction in Iron and Other Metals, p. 119, notamment sec. 87). L intensité de
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- l’induction magnétique sera : B —- rSo X 0,0012 : 0,22 lignes d’induction par centimètre carré. A cette très faible valeur de l’induction, l'hyslérésis est négligeable (Voir Ewing). U devient alors facile de calculer l’inductance de la bobine. La formule est :
- où S est le nombre de tours = 96; q = la section du noyau en centimètres carrés = 20 ; a = la perméabilité = 180; 1= longueur moyenne du circuit magnétique = 10 cm; L = o,o4a henry.
- Le diamètre de la bobine, une fois terminée, sera inférieur à 5o mm et sa longueur 11 cm; une telle bobine peut facilement se placer sous la gaine d’un câble sous-marin, encore est-il facile d’en réduire le diamètre en augmentant sa longueur. FI est bon de faire observer que des bobines à noyau magnétique ne donneront pas de conditions satisfaisantes si on ne prend pas la précaution de maintenir l’aimantation et l’hystérésis à une faible valeur. Il 11’cst cependant pas à craindre de dépasser la limite d’aimantation permise même au cas où le courant maguéLisant serait 32 fois plus grand que ce que nous avons supposé ci-dessus, c’est-à-dire atteindra une valeur de 3 milliampères (voir Ewing), intensité suffisante pour commander les appareils téléphoniques. TI faut encore observer que le noyau de fer représenté dans les ligures 11 et 12 peut être fait d’un fil de fer très fin convenablement enroulé, disposition qui présente encore l’avantage de réduire les courants de Foucault et de les supprimer presque entièrement.
- La section du noyau ainsi constitué do fil devrait être un peu supérieure à celle du noyau fait de tôle en raison des vides plus considérables subsistant dans les intervalles.
- Ce qui précède fait bien comprendre; ^application de notre invention à la téléphonie et à la télégraphie, mais l’invention s’applique encore aux transports de force par courants alternatifs. Pour n’employer que les procédés les plus simples et les plus directs, nous avons réalisé ci-dessus l’accroissement de réactance de la ligne par l’introduction de simples bobines ; il y a cependant diverses manières d’obtenir le meme effet. Par exemple, il est. possible de pourvoir chaque bobine de réactance d’un enroulement secondaire contenant un condensateur. En ajustant, la capacité du condensateur, on peut accroître ou diminuer dans de grandes limites Finduelauee et la résistance de la bobine même. Les deux bobines simples décrites ci-dessus constituent une excellente méthode pour arriver au même résultat. Tous ces arrangements augmentent la réactance de la ligne par unité de longueur, par l’adjonction de ce que nous avons appelé source de réactance, l’idée fondamentale de l’invention consistant, à transmettre l’énergie avec une faible intensité de courant, à ajuster, en vue de ce résultat, la réactance de la ligne et à diminuer ainsi les pertes calorifiques et l’atténuation correspondantes. Ce que nous avons dit des vibrations imprimées par une source étrangère s’applique aussi aux vibrations propres. L’équivalence entre un conducteur continu et un discontinu subsiste encore pour des courants ondulatoires comme ceux qui sont observés en télégraphie parce que chaque impulsion du courant équivaut à une série d’ondulations simples ayant des rapports harmoniques : il en résulte donc qu’un conducteur à l'éactance se comportera comme le conducteur uniforme correspondant pour les transmissions télégraphiques ordinaires, si le conducteur satisfait à la règle donnée ci-dessus pour une fréquence dont la période est suffisamment, faible en comparaison de la durée de l’ondulation communiquée ; il convient que le rapport soit égal à 25 au plus.
- Nous avons décrit jusqu’ici des conducteurs à réactance équivalent assez exactement à des conducteurs uniformes pour toutes les fréquences inférieures à une fréquence donnée,
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- ÉLECTRIQUE
- et nous avons spécifié l’emploi de 16 bobines par longueur d'onde correspondant à cette fréquence ; souvent il suffit d’une moindre exacliludc, et par conséquent d'un nombre moindre de bobines. Dans tous les cas la construction et la distribution des bobines do réactance dépendront de la nature de la force éleclroinotrice employée et de la forme de l'onde de courant résultant, en meme temps que de l'atténuation permise, et le calcul de ces bobines sera facile à faire d’après la règle donnée ci-dessus.
- \Y. Blackstoxe. - .
- SUR T/EXCITATEl R DE HERTZ
- ET SON APPLICATION A LA TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Pour expliquer les phénomènes qu’il a découverts, Hertz a supposé que le mouvement de, l'électricité dans l’excitateur était comparable au mouvement d’uu pendule ou à la décharge oscillante-d’uti condensateur et que la résistance opposée au mouvement par la distance explosive était de même ordre que celle d'un conducteur métallique.
- Cette hypothèse n'est pas appuyée par l’expérience, car les observations directes que l’on a faites sur la résistance d'un tube de Geissler (ou plutôt sur le rapport entre la force électromolrice et l’intensité du courant) ont donné constamment des valeurs de dix à mille megohms environ pour cette résistance (1). T.es mêmes résultats ont été obtenus par M. Drudc pour le transformateur de Tesla et le résonateur de Hertz f2). Pour la décharge d’une bobine de Ruhmkorff dans l’air libre, j’ai- aussi obtenu do pareilles valeurs en employant la durée observée de l’auréole pour ce-
- calculai.
- Enfin, MM. Ilagunbacb cl Zehnder (l) oui soulevé une antre objection contre l’hypothèse de. Hertz, c’est que le phénomène doit nécessairement dépendre de cc qui se passe dans la bobine induite, et l’on sait par expérience que l’étincelle visible se compose d’un nombre d’étincelles élémentaires, lesquelles éclatent tou jours dans le mémo sens, connue on peut l’observer au moven d’un miroir tournant ; Hertz suppose que la décharge doit être alternative.
- Enfin, l’hypothèse hertzienne semble être insuffisante, parce que l’on n’a pas réussi a en déduire les effets merveilleux de distance que l’on a réalisés pratiquement dans la télégraphie. Il ne reste alors à prouver que l'on n'a pas besoin d’une hypothèse et que l’on peut calculer les phénomènes sans une supposition quelconque. C’est le but du travail suivant, et, quoiqu’il doive paraître bientôt dans Annnlen der Physik, j’ai cru utile de le publier ici à cause de l’importance de ce sujet.
- L’excitateur de Hertz ou l’oscillateur est composé de deux parties égales, lesquelles ont la même résistance R, et le même coefficient de sell-inducLon Lt. Soit via capacité de chaque boule de la dislance explosive et av( la capacité du condensateur, par lequel sont séparées les deux branches de l’excitateur. Chaque branche de l’excitateur primaire a donc a ses bouts les capacités y et Yj (fig- 0- Enfin, soit R, la résistance de l’excitateur secondaire, L2 son coefficient de self-induction et C, sa capacité. Par u sera désigné le coefficient d’induction réciproque entre le résonateur et chaque branche de l’excitateur primaire. On supposera que le mouvement excité par une étincelle élémentaire soit amorti avant l’éclatement de 1’étincelle suivante, une supposition qui est confirmée par la comparaison de la- durée d’une oscillation hertzienne et le temps qui s’écoule entre les étincelles partielles d’une seule rupture de la bobine.
- (1) S. Akrhi-nius, Wied. Ann., t. XXXTT, p. 545, 1887.
- (2) P. Dkubl, Wied. Ann.
- (3) K.-R. Johnson, Annalen der Physik, 1. IA', p. 137 et 722, 1901.
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- Si la quantité d’éleetrieité Q„ est subitement transportée de la boule y de la branche I (fig. à l’autre boule y de la branche II. il en résulte, dans la première branche, un excès de potentiel dm le demi-condensateur •' au delà du potentiel de la boule v, et dans la seconde branche on aura la même différence de potentiel, mais c’est, alors la boule y qui a un potentiel plus grand. Ces différences de potentiel donnent naissance à un courant qui passe de v, h v dans la branche J, et à un autre courant dans la branche 11 dirigé de y vers v Le premier courant est réfléchi au bout, y et le second au bout y, et, par conséquent, ils changent de direction en même temps. Ainsi, on aura pour le mouvement dans la branche 1 les équations suivantes :
- dii
- ‘ I
- A-. \
- si l’on désigne par V le potentiel du demi-condensateur, par V, celui de la boule et par et i2 les courants primaire et secondaire. T.e mouvement dans la branche II étant parfaitement égal à celui dans la branche I, il ne faut pas s’en occuper. Seulement, il sera utile d’observer que par L, est exprimée la somme du coefficient de self-induction d'une branche et du coefficient d’induction réciproque dos deux demi-oscillateurs.
- Pour l'excitateur secondaire, on aura les équations :
- où par E., est désignée la différence de potentiel du condensateur, dont la capacité est G.,. A cause de l'influence des deux branches primaires, l’induction réciproque est représentée par le terme u deux lois.
- Les équations (V) sont transformées par l’introduction de la capacité définie par la for-
- YYi + Yi
- (3)
- et par l'introduction de la différence E,—Y—V,: en éliminant iL et i, entre les équations i i ) et (2!, on aura les relations suivantes :
- G)
- Pour la solution du ces équations différentielles simultanées, on obtiendra l’équation caractéristique
- (VV’-f-CdV + i) (V^ + C^+i) =2;^C1C2-A. (5)
- En désignant par — + p^J — t et - - q2 ± p*\f — i les racines de cette équation, on trou-
- vera facilement que les relations entre les racines et les coefficients de l’équation algébrique (5)
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- donnent les formules suivantes :
- *»« o>.* + ».*>+•* w+»>•) = \
- (Pi~ + (li) (pi2 + ?ia)= -
- où par A est désignée la différence
- Donc, l’intégration des équations différentielles (4) donnera
- R* = £i«"V JM + W cos Pll + V + T..-V cos /J2i
- OÙ X.Y,, X2 et Ya sont des constantes arbitraires. Pour E„ on aura une expression renie de celle de E, que par les valeurs des constantes arbitraires, mais nous nous à regarder les phénomènes secondaires.
- On a pour t — o, e’est-a-dire à l'instant où la quantité d’électricité Q0 est sub portée d’une boule y à l’antre
- (K,). = - , (K,)„ = n,(iJ, = „et (iJt = o.
- , en employant les équations (i), (2) et (4), on aura pour E2 et ses dérivées les valeurs
- = - m£&» • (-TT-^XAÏfc-- L‘ i LS
- mules (6)
- (K3)0=o, = # =~ (/»iB +î‘2) fo1 + î»1)* j
- 0 ~ ^H-QoCÿi + 'I2, \Pv + <lv) (Pt + <!*) \
- De la formule (7), îstantes arbitraires :
- Y, + Y, = o t
- xi/>i + xj/->s— U?, — ',!,= » j
- 3Ï1-XÜ>1 + aîi-Vii'i+ Yi(pr — ï,’) +Y',(/),* —Î,') =»1 iQ'. (A* + <!t) Ipf+'lt) , (9)
- />ii:xiPi + p!)v/*j+Ppi'—îi’)yiî, + iw "b1 v." . \
- “WeW+fflW l b?;)- ;
- Si l'on désigne par D la différence
- et par P le produit
- D = ft'+ îis — iPt+l/) P = (/'r+7rKA!+ ?>’).
- on aura do la deuxième et de la troisièaie des équations (q)
- »(*.- *>**, = »dQ'„P + Y, (•»,(», - ?,) - P] )
- -Vî =->pQ',P + Y1[P-2,)
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- En substituant
- valeurs de Xj/q et X2/72 dans la quatrième équation, on aura
- X = I 4(7*) [?*'
- (,u
- En substituant ces valeurs de Y, et Y., dans les formules ('io'l. on a
- xi - " - ) «lîi^+îi2)—?j(/»i:! + «7ii)]+‘7iD { j
- 1 ) + 'iiUh1 +?i2)l +f/a1) | j
- Cas spècial. — Supposons que les quantités CjRj et C,R, soient égales; on peut les remplacer par CR et on peut donc évaluer exactement les racines de l’équation caractéristique (r>). La solution est donnée par M. Blümeke (ri, et il suffit de citer les valeurs qu'il a données :
- Liel-f-L2C2 + ç Pi Y 7i’ —
- E|C|-i-LjC2 + p — CqL^A + L'C, —;
- i est désigné le radical
- (i3)
- Cela supposé, o l’on peut écrire,
- 7>(pt2 + 7i2) = 7i(iY+7/) lieu des formules (ii)et (12), tout simplement
- Y _ y _ 2fAQ'„P _ _apQ'0
- *7 2 » ? ' j
- I-'-Q'qP _ Jh_ _ -^Q'o Jh_ I
- D Pi ? Pi t
- ^-Q'pP q, _>h '
- (IU «)
- laquelle est comprise dans toutes les formules (12 a), est entièrement indépendants du coefficient d’induction réciproque, si la condition de résonance LjC, = L2C3 est remplie.
- M. Bjerknes a mesuré la différence de potentiel du résonateur au moyen d’un électromètre, et ainsi il convient de calculer l’indication d'un électromètre dans le circuit secondaire. Il sera supposé que le mouvement excité par une seule étincelle est amorti avant que 1 étincelle suivante éclate, et, par conséquent, que les effets des étincelles diverses peuvent être ajoutés l'un à l’autre. Si n désigne le nombre des étincelles partielles qui jaillissent dans l'unité de temps, et E 1 indication de l’électromètre, dont la constante est K, on a
- _________________ U = K. s/TTÏT, (ï4)
- (1) A . Itl iim«'kr., Wicd. Ann.
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- où l’intégrale 3 est définie par la relation
- En substituant dans cette relation la valeur cle K, donnée par la formule (7) ci-dessus, on trouvera :
- , _ -V I y,- , V + , aftXAi — 71 (-V — V) , 'àp-2 -~s tj — ii (V — \y)
- 4?, 4</* ,Ufia + '/i2) Kpi' + Vi2]
- (pt—p,) (XiYi-XtYi) + (7, + ?2) (Y.Y, + XtX,)
- *l(Pi Pi)* -MŸi + îa)2]
- I ipi +P>, (X^-. + X.Y,) + (?t-?3) (Ytï,—X,X,
- ^ *[(/’i+ft)2+(?i + '7i)2J
- Eu employant les formules (12 a), c’est-à-dire pour 01,11, = C2R,, la valeur de 4 sera réduite à la forme
- \ 2 S fi* + ?ia 1 P»2 + 7t2 1 <7,(W —<?,-) 1 ?i(W~ ft2)
- \ ? / ' tyiït W(h *PiW+<h*) "’r WW+li)
- , V»(Pi8 — +?I — fia98 + + (9i-h7i) (apif» — frg») _ ' (l5)
- W* (Pi-+ ?*)*] W2f(/’i+/'ii2+(îi + îoJï| 11
- Si la distance du résonateur à l’excitateur primaire est très grande, on aura pour L1C1 — LâC., les valeurs de p1 et pt à peu près égales entre elles et de même y, et ç/.r La fonction comprise entre peut donc être réduite en supposant px = p2 et (ji = <j2, .et on aura la valeur approchée
- ' ap.Q'u \ ) Sp^-f-3^2
- 3yd3pf — gr) i 8Pi^Pi2+<hTl )
- (16)
- ___________li^Q'o2__________ S W + ’W,- , 3y,(3p,a — y,3) /
- ^L,C, — L,Cj)2 H” 8ji2CiC2 ( üpi^h 8p,l> (./ïj- —|— qf) '
- (1 ^ «)
- Ainsi la valeur de A est indépendante du coefficient d’induction réciproque pour L1C1 = L2C2, c’est-à-dire si la condition de résonance est remplie. Par conséquent, l'indication de l’électho-mètre, donnée par la formule ^14), est dans ce cas indépendante de la distance entre le résonateur et l’oscillateur. Que les conditions
- Ls IC Ci
- soient nécessaires, nous ne pouvons pas le décider sans une discussion des formules générales, mais elles sont du moins sullisantes. La manière la plus simple de réaliser pratiquement ces conditions est de faire les conducteurs parfaitement égaux entre eux.
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- PUASEUETRE FR A A K IIOI.DKN
- On sait qu'un système triphasé équilibré jouit do la propriété suivante : si le (acteur de puissance est égal à l’unité, le courant dans une des lignes est en quadrature avec la lorce électromotrice entre les deux autres. Cette propriété sert de principe à l’appareil suivant qui permet d’indiquer la différence de phase entre les forces électromotrices et les courants d’un système triphasé ; nous verrons plus loin comment on peut en faire l’application à un système monophasé.
- La figure i représente l’appareil et en fait comprendre le fonctionnement :
- Doux bobines semblables D,D sont montées en série sur la ligne A de part et d’autre d un
- équipage mobile composé de deux bobines E et F pouvant tourner autour de l’axe S. Lu première de ces bobines E est montée en permanence entre les lignes R et C, et une résistance eu série avec elle limite à la valeur voulue la perte d’énergie dans le circuit. La bobine F, solidaire de la première et montée entre A et B, en série avec un rhéostat réglable, sert à compenser l'action des bobines fixes sur l’équipage mobile, ainsi qu'on le verra plus loin. 11 est évident que si le laet.eur de puissance de l’alternateur triphasé G est égal à F unité, le couple moyen exercé par les deux bobines 3), D sur la bobine mobile E, est nul, en raison des relations de phase signalées plus
- On peut donner du fonctionnement de l’appareil la représentation géométrique suivante (fig. ?.) : les vecteurs AB, BC et CA représentent les différences de potentiel entre les lignes correspondantes, el le vecteur A représente le courant dans la ligne A, en retard de 3o° sur la force électromotrice AB, ou en avance de go° sur la force électromotrice BC quand le facteur de puissance est égal à l’unité.
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- Si le facteur de puissance est inférieur à i, c’est-à-dire le retard du courant supérieur à 3o° (AJ,
- uple moyen agissant sur la bobine E cesse d’être n l’équipage mobile est libre de se déplacer, et ce dépk L’effet magnétique delà bobine K est représenté j gueur OE par exemple : si on monte la bobine F ent résistance, l’effet magnétique sur la bobine F est rep grandeur et position EF par exemple. La résultante de leur OF perpendiculaire au courant A,, ce qui réalise b
- luire une déflexion. Or, accusé par une aiguille. ) direction BC, de lon-m série avec une graude :teur de direction CA, de )E peut donner un vec-iitions, c’est-à-dire que, re mobile n’esl soumis à
- aucun couple.
- La connaissance des résistances employées permet de calculer l’angle EOF et par conséquent l’angle AOAi; qui lui est égal : on connaît donc indirectement le retard des courants, ou le facteur de puissance.
- Si la résistance du circuit E est constante, libre de la résistance en ; un angle correspondant isistance en série avec la ;e avec un rhéostat con-du retard de phase cor-du rhéostat pour laquelle î au o : sur chaque position stat peut être marquée la puissance correspondant, phase (A., pur exemple) À : il est facile d’établir de retard précédemment ne F et sur le rhéostat en
- mt alternatif simple, on 3 la bobine E est ajoutée
- resj
- les. de 1 vale
- Supposons maintenant que les courants prcsentci (lîg. 3) on dérive la bobine F entre A et B au lieu de la que l’angle d’avance correspondra aux mêmes constante repéré. C’est-à-dire qu’il n’y a qu’un double transfert à série avec elle et ce dernier conserve son étalonnage.
- Si on se propose d’appliquer le même principe dans peut opérer de la manière suivante. Il suffit de se repoi
- Les bobines D, D, E et F sont identiques aux promit une impédance 1 constituée par une bobine à noyau faible entrefer. La résistance propre de la bobine E esté h donner une Lrès faible chute de potentiel avec le ci le circuit.
- En dérivation sur cette impédance I est montée une r< de valeur élevée R.
- En série avec,l’autre bobine F est monté seulement ut (dans le but de compenser l’influence des variations de qu’on le verra plus loin).
- Reportons-nous à la figure 4 et luisons abstraction pt la bobine F. comme dans le premier cas : les éléme bobine E permettent de créer dans cette bobine un champ résultant de phase OR, perpendiculaire à la phase OB dans la ligne. Le vecteur AB représente, comme dans le premier cas, le, voltage de ligne quand les relations de pha, nous avons indiquées. Les bobines U, D n’exercent aucun couple sur la bobine retard R, 01, égal à AOB, est déterminé par la résistance R, comme précédemment.
- Tout ceci est exact avec une fréquence de courant rigoureusement constante : au cas où la fréquence subirait des variations, il en résulterait pour le courant traversant l’impédance I des
- ; sont celles que et l’angle de
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- variations inverses, de sorte que l’angle R, 01 ne serait pas strictement déterminé, en raison de l’incertitude de la valeur numérique du vecteur 01.
- On évite cette difficulté par l’emploi d’un condensateur en série avec la bobine F; monté de façon que les efforts exercés sur l’équipage mobile, d’un côté par l’intermédiaire de l’impédance I et de l’autre par l’intermédiaire du condensateur K, soient égaux et s'ajoutent (de façon à donner dans la figure 5 le vecteur ÔK — 01 H- IK.
- Alors se produit la compensation suivante : le courant du condensateur étant directement proportionnel à la fréquence, alors que le courant de l’impédance lui est inversement proportionnel, il s’ensuit que de faibles variations de la fréquence en modifient peu la somme : à des variations de 9.o p. ioo de la fréquence correspondent pour celle-ci des variations de 2 1/2 p. 100 ; h 10 p. 100, I,I p. 100 ; à 5 p. 100, o.i3 p. 100.
- Pour le degré d’exactitude nécessaire en pratique,, ou peut employer soit, l'impédance seule, soit l’impédance et le condensateur.
- Faisons remarquer aussi que l’emploi d’une seule bobine E pour.les deux courants R et f introduit une faible erreur, et qu’il y a intérêt, pour la rendre négligeable, à prendre aussi petites que possible 1 impédance et la résistance de E.
- P. Letheuj.e.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- MACHINES DYNAMOS
- Dispositif Siemens et Halske pour faire varier l’excitation d’un èlectro de champ. — Brevet allemand 114067, en date du 10 novembre 1899, accorde le 12 octobre 1900.
- Dans les électro-aimants, la grandeur du champ étant dans un rapport constant avec le nombre des ampèretours qui peuvent être disposés sur les bobines, le changement du nombre d’ampèvetours fait changer la valeur du champ. Ce changement peut s'obtenir soit en modifiant l'intensifé du courant d’excitation, soit en faisant varier le nombre des tours utilisés, soit en employant simultanément les deux modes précédents. 11 est bien certain d’ailleurs que, comme 011 réalise dans la construction la force magnétique maxima que l’on peut atteindre étant, données les dimensions possibles de l’enroulemenl, toute variation ne peut être qu’une diminution de la force magnétique.
- La tension de la distribution reste sensiblement constante et l’on doit maintenir également constante l’intensité, de sorte que la résistance du cii-cuit. dans lequel est insérée la bobine dont 1111 vent modifier l’excitation, doit rester la même. Si donc on agit en mettant hors circuit une partie de l’enroulement, on devra insérer
- simultanément dans le circuit une résistance égale à celle que l’on aura supprimée.
- La figure 1 représente une disposition de ce genre pour moteur en dérivation avec deux inducteurs ci a en vue d'obtenir y valeurs différentes du nombre des ampèretours. Chaque inducteur se compose d’une partie m continuellement en circuit et d’une partie complémentaire divisée en 6 sections n. line résistance auxiliaire e complote le système. Le commutateur produisant successivement les connexions représentées schématiquement de 1 ii y au-dessous de la figure 1, permet d’obtenir y valeurs différentes de l’excitation, tout en maintenant constante l’intensité du circuit inducteur. On voit que le nombre d'ampères-tours peut varier de
- (»'»+»*) I
- Cotte disposition nécessite 16 câbles reliant le j commutateur au moteur et 2,3 bornes de liaison.
- Le dispositif Siemens et Halske a le grand avantage de diminuer le nombre de ces fils et de ces bornes. C’est ainsi qu’avec 4 cables et 8 bornes on peut obtenir la même graduation que dans l’exemple ci-dessus.
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- La figure 2 représente schématiquement le modede oouncxions qui permet cette importante simplification.
- Chaque inducteur a se compose encore d’une partie iv -(-de, invariablement en circuit et d'une partie modifiable 3 e. Les résistances
- auxiliaires d = 3 c, e= fie et 12 t- complète le système.
- Dans la position 1, le nombre des ampères-tours est de {un -+- 12 n) I; les positions successives laissent la résistance totale du circuit constamment égale à 2 w -f- 12 v et font varier le nombre des ampèretours jusqu’à a m 1.
- Lorsque la partie modifiable 3 v est eu série avec une des résistances auxiliaires, une autre partie de ees résistances se trouve en dérivation pour compléter la résistance totale.
- Cette disposition simplifiée s’applique d'une manière analogue aux machines multipolaires et aussi bien aux dvnamos-série qu’aux dynamos-shunt. ou simplement aux électros.
- Elle parait particulièrement avantageuse pour
- les moteurs de trumwavs, avec lesquels îr^
- Eitf. a-
- connexions multiples sont toujours forts embarrassantes. C. G.
- Système Rougè et Faget de montage de balais tournants. Brevet français n° 307735, pris
- Ce porte-balai se compose de deux brauches ch presque équilibrées (fig. 2, 3 et 4)- La branche c, qui porte le balai b, possède un excès de poids, de façon que par la force centrifuge, le balai tend à s'écarter du collecteur a. Mais un contrepoids d, que la force centrifuge tend à faire tourner dans le sens de la flèche, agit par l’intermédiaire d’un ressort e sur le porte-balai pour surmonter la tendance à l’écartement et appliquer le balai b sur le collecteur avec une prsssion qui va en croissant avec lu vitesse. Cet accroissement devient de moins en moins important à mesure que la vitesse augmente, car la masse d est disposée de telle sorte que, au fur et à mesure que le ressort e s’allonge, l’effet de
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- la force centrifuge sur d augmente de moins en moins, attendu que la direction gk (fig. 2) se rapproche de la direction radiale.
- La figure 1 donne une idée de la courbe des pressions du balai aux différentes vitesses, et montre que cette pression varie fort peu quand la vitesse s’écarte même considérablement dans un sens ou dans l’autre de la vitesse normale e.
- Lorsque la tension du ressort est suffisante, la masse d rencontre la butée f et à partir de cet instant, son action n’augmente plus avec la vitesse. Si la vitesse croit encore, connue l’action d’écartement du porte-balai augmente seule, la pression du balai diminue, mais toutefois assez lentement pour rester sensiblement cons-
- II est d’ailleurs facile de régler celte pression, soit en changeant la position de la butée f, soit, en bandant plus ou moins le ressort e, soit en agissant des deux manières à la fois.
- Pour faciliter le réglage de la-butée, celle-ci peut être constituée par une vis, comme l’indiquent les figures 2 et 4.
- Afin que l’on puisse facilement régler le ressort e, celui-ci peut venir s’enrouler sur une petite bobine telle que i (fig. 2), qu'une vis de serrage t permet de faire tourner et d'immo-
- biliser sur un axe k faisant partie de la masse supplémentaire d-.
- La masse d peut être montée soit sur le même axe g que le porte-balai comme sur les figures 2 et 3, soit sur un axe différent comme sur la figure 4- Dans un cas comme dans l’autre, les axes de pivotement du porte-balai c h et de la masse d peuvent être, soit parallèles (fig. 2), soit perpendiculaires (fig. 3 et 4) h l’axe du collecteur.
- Dans l’exemple de la figure 2, la butée/‘est portée par une pièce m qui est montée sur l’axe g du perle-balai et de la masse d. Cette pièce m porte encore une but.ee n qui limite le mouvement du bras d- de façon à empêcher la partie h du porte-balai devenir au contact du collecteur.
- Plusieurs porte-balais, accompagnés chacun d’une masse additionnelle cZ, peuvent être montés sur le même axe g. lorsque le collecteur est très large. A.. Xunès.
- Moteurs à vitesses variables au moyen de pôles mobiles de la Société Coufûnhal et fils et de M. Wagner. ïîrevet français 11° 3o83o4 pris le
- Dans les moteurs a courant continu, on obtient ordinairement les variations de vitesse en introduisant des résistances soit dans l’inducteur soit dans l’induit. Mais les variations de vitesse ne sont pas 1res étendues et les rendements diminuent considérablement..
- Un autre procédé cousiste à faire varier la réluctance du circuit magnétique, en modifiant la grandeur de l’entrefer. La réaction d’induit diminue a mesure épie l’entrefer'augmente; la production des étincelles est ainsi reculée jusqu’à des écarts assez considérables de vitesse. Les courants inducteurs et. induits restent constants. L’éeurtement des pôles est limité par la dispersion nuisible du flux.
- Dans ces conditions, les vitesses varient par dcgvés insensibles et dans des limites étendues, la puissance et le rendement restent constants, et l’importance du moteur en égard à sa vitesse miniraa est réduite Its plus possible.
- Pour produire l’écartemcnt des pôles on peut employer divers dispositifs, dont l’un est indiqué par la figure 1.
- 11 suffiL de faire tourner l'arbre d\ le mouvement des pôles est obtenu au moyen des deux vis aa à pas contraires, sur lesquelles sont calés
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- deux engrenages bb actionnés par deux pignons ce montés sur l’arbre de commande d.
- On peut aussi supprimer l’arbre de commande et agir directement sur deux volants, en les manœuvrant de façou à conserver un cntreler égal pour les deux pôles.
- On emploiera des dispositifs analogues pour les machines multipolaires.
- Ces moteurs trouvent surtout leur application dans les machines-outils. On supprime ainsi l’emploi des cônes, qui ne donnent qu’un nombre limité de vitesses différentes, avec des écarts assez considérables. On peut supprimer les transmissions intermédiaires et les courroies par l'application directe du moteur.
- Ces moteurs servent aussi à la commande d’ap-
- [ 1
- ...
- pareils divers, tels que des appareils de levage, essoreuses, broyeuses, tramways, automobiles, de... " A, Xcxùs.
- DIVERS
- A13 (lig. i) est, fixé ii une charpente rectangulaire A13CD suspendue par un fil E. Ce disque entoure un électro-aimant NS et est chargé au moyen d’une batterie dont un des pôles est
- Sur l’effet magnétique de la convection électrique et sur les expériences de Rowland et de Crémieu, par Harold A. Wilson. Philo.s<-jihicat Magazine, 6" série, f. II. p. i,i'ri5a, jtiiîlH, 1901.
- Dans ce mémoire l’auteur cherche ii démontrer que les résultats négatifs obtenus par M. Crémieu dans ses expériences faites en vue de mettre en évidence l’effet magnétique de la convection électrique et lephénoinène réciproque, doivent être attribuées plutôt aux méthodes employées qu’à la non existence de ces elfets.
- Eu raison de I importance théorique du sujet et de la délicatesse des considérations exposées par M. Wilson, nous croyons devoir reproduire in extenso ce mémoire h Ja préparation duquel les professeurs J.-,T. Thomson et Larmor ont contribué.
- « Je considérerai d’abord, dit M. Wilson, l’expérience faite par M. Crémieu pour déceler Lcllel électrostatique d’un champ magnétique variable (r). Dans celte expérience, un disque
- f1) Érl. Électr. t. XXV, p. i3i, ao octobre iyoo.
- •0
- connecté au fil K. Pendant l’expérience le courant magnétisant et la charge du disque sont alternativement renversés. On s’attendait à ce que l’effet électrostatique du renversement de polarité de l’électro-airuaut 1er ait tourner le disque et tordrait le fil. Aucune rotation ne put être
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- observée et M. Crémieu conclut que l’effet en question n’existe pas. »
- Il est facile de calculer le couple impulsif exercé sur le disque quand la polarité de l'aimant est renversée. Mais il est aussi facile de voir que ce couple est compensé par un autre résultant du renversement de la charge du disque (l).
- Aussi M. Wilson coneîuL-il : « Par conséquent, lorsque la charge et la polarité de l’électro-aimant, sont alternativement renversées, le couple résultant moyen est nul et le disque ne doit pas tourner, ainsi que M. Créinieu l’a observé.
- « Comme l’existence de l’action exercée par mi champ magnétique sur un courant ne soulève aucun doute, il s'en suit que Vexpérience
- p) « Si dQ est un élément de la charge surir disque situé à une distance r du centre et II l'induction magnétique totale à travers l'élcctro-annanl, io couple impulsif exercé sur le disque, quand la polarité est renversée, est
- SS-Sr3F "*<> dt =Ar =- —>
- Qu étant, la charge totale sur le disque, et Hu l'induction totale à travers l’élcetro-aimanl quand le courant a pris sa valeur de régime dans l’une ou l’autre direction.
- a Quand la charge du disque est renversée, nn courant se produit dans lelil de suspension et la monture ; puisque ces parties conductrices sont dans le champ de l’électro-aininnt, un couple impulsif doit s'exercer sur la moulure
- « Considérons un élément de la monture de longueur dS situé dans une région quelconque de AI5CD. Soit H le nombre de lignes de force coupées par cel élément si la monture et le disque faisaient-un tour entier..
- axe vertical,' l'élément considéré se trouvera dans un
- champ d intensité ----jg- perpendiculaire à sa propre
- direction. La force exercée sur cel élément esl par con-
- t CdH . „ ,.................
- sequent ——, ou (. désigné 1 intensité du courant dans
- l'élément. Mais G = ~ . Q étant la charge du
- disque, le courant se séparant par moitié dans chacune
- « h1-’ couple impulsif exercé sur la monture quand la charge est renversée est par conséquent,
- ff-SL =-Ma,
- car toutes les lignes de force Iraversant la section médiane de l’élcctro-aimanl sont coupées par la monture quand celle-ci fait un demi-tour, »
- de M. Crémieu peut être regardée comme prouvant indirectement Vexistence d’une action électrostatique égale et opposée due au renversement de l’aimantation, car si celte dernière n'existait pas. M. Crémieu aurait dit observer la première.
- » Jo considérerai maintenant les expériences laites par M. Crémieu en vue de déceler le champ magnétique produit par la convection électrique (J).
- » Dans ces expériences, un disque chargé, en ébonite recouvert d’une couche d'or divisée en secteurs, est mis en mouvement à l’intérieur d’un tambour en laiton. Les extrémités du tambour parallèles au disque sont recouvertes de mica, lui-mème recouvert d’une couche d’or divisée en secteurs. Avec cette disposition aucun champ magnétique extérieur ne put être décelé, mais on enlevant les bases du tambour cl laissant les feuilles de inica, on put observer un petit effet, que M. Crémieu attribue aux courants induits dans les secteurs recouvrant le mica par le passage des secteurs du disque.
- « Il est cependant facile de s'apercevoir que les laces en laiton du tambour doivent annuler l’elfet cherché, car il se produira dans les secteurs et ces faces, par suite de la rotation du disque, des courants qui équivaudront à un courant égal et opposé au courant que porte le disque. Si les plaques de laiton sont enlevées, l’effet no pourfa être observé complètement, à moins que l’isolement des secteurs du disque eL des lames de mica ne soit parfail p). Kowlan'd,
- f1) Êùl. lilcc.t., t. XXV, p. 3a6, M novembre iyoo t. XXVI, p. 4iÿ, <.6 mars 1901.
- « Dans la ligure 2, A représente l’une «les plaques <le
- et cela chaque ligne se recourbé etvieiH loucher
- trouvent ainsi formées : l’noo partant do C, et aboutissant en A, l'autre partant de A et aboutissant en Br J,a ligne
- A. Los lignes courtes allant de A aux secteurs B,. D.,. so
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- ’.rine, t. XXVII, p. 445, j889.
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- magné^uc étoil «n moyen d'un équipage
- asiatique, suspendu entre les plaleaux de telle sorte que l'aiguille la plus bu
- : que ce dispositif est prati-ï identique à celui de Crémieu es de laiton, de sorLe que nous ; que l’isolement entre les
- de l’effet du champ magnétique sur les couranls de charge, effet qui est précisément égal et opposé à celui que Ion recherchait.
- » 2° Le résultat négatif de Crémieu constitue donc une preuve indirecte de l’existence d’un d’un champ magnétique a lu valeur prévue par la
- 3“ Dans l'expérience de répéter celle de Kowland. l’addition d'un m métallique disposé très près dos secteurs s avait pour résultat la production d’un
- 4° Le résultat négatif de Crémieu dans l’expérience où l’écran était enlevé, est très probablement dû au
- défaut d’isolement de ses
- â l’article de M. Wilson, pm-v.Cré-
- un corps chargé placé dans un champ magnétique variable repose toute entière sur une erreur de M. Wilson. Celui-ci avait cru. d’après les figures publiées aux Comptes rendus dans les notes de M. Crémieu, qu’il s’était servi, comme inducteur, d’un électro-aimant vertical a noyau, non fermé. J.e champ extérieur d’un pareil aimant aurait, en effet, exercé sur le circuit de charge de l’appareil, nue force électromagnétique égale et de sens opposé h celui des forces pon-déromolrices d'induction. Mais M. Crémieu t servi d’électro-aimants à
- T.a seconde est relative au rôle des seeleurs fixes dans une des expériences effectuées avec des disques tournants. M. Crémieu fait obserter que ce n’est que la répétition des objections déjà produites par M. Potier puis par M. Pocklington. Il y a répondu par deux expériences dans lesquelles tous les secteurs fixes étaient supprimés, et dont les résultats ont encore confirmé les
- ^L’auteur sc croit donc en droit de .maintenir de la convection électrique
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- T. XXVIII.—M° 3i.
- décrites dans ce mémoire ont porté sur des éléments de Clark et des éléments W eston de différente construction.
- Tons ces éléments étaient en forme de H; ils comprenaient :
- i" iy éléments Weston au cadmium, avec du sulfate de cadmium cristallisé en excès et avec de l’amalgame d’une teneur un peu inférieure à i/B (il li) p. mo);
- 2° 8 éléments Clark : deux de ccs éléments se trouvèrent bientôt hors de service par suite de la rupture du verre du côté, de l’amalgame : cet accident est assez frequent, comme l’a signalé déjà Lord Rayleigh : il en résulte un désavantage marqué dos éléments Clark sur les éléments Weston, dans lesquels semblable rupture n’a pas encore été observée à la Reichsanstalt ;
- 3° 5 éléments construits comme ceux de l’Eu-ropean Weston Electrical Instrument Co, c’est-à-dire renfermant, une dissolution de sulfate de cadmium saturée à -j- 4°, ce qui, d’après les tables de Mvlius et Funk, correspond ii iia,3 parties de sulfate dans ioo d’eau.
- Lu force élcctromotriec de chaque élément est mesurée au moyen d’un potentiomètre de Feussner perfectionné. On constate l’équilibre au niovcn d’uu galvanomètre de I)u Rois-Rubens dont la sensibilité est. suffisante pour permettre d’apprécier le deux-cent millième de volt, le courant de compensation avant une intensité de o,oooi ampère.
- I.'élément est entièrement plongé dans un bain de pétrole, agité par deux turbines et dont la température est donnée par deux éléments fer-constantan.
- En fait, la précision obtenue est très grande, puisque les plus grands écarts entre les valeurs trouvées pour le rapport Glisn : Cd2(lo ne dépassent pas le deux cent millième.
- D’autre part, le plus grand écart entre les lorces électromotrices des \y éléments Weston est de o,oooo3 volt.
- Le résultat générai des mesures de l’année i8py est que :
- Cl„0 : CV = .,40679 Cl0o : Cd,0o= 1,42*83
- et par conséquent :
- Cltf9— CliSP:= o,oi63.j.
- fate non saturée présentent entre eux des écarts notablement plus grands que les éléments à solution saturée. Une année après la construction, ces écarts avaient encore augmenté.
- Dans les éléments Weston construits avec l'amalgame à i3 p. ioo, on n observe, plus mi voisinage de o°, les irrégularités constatées sur les cléments renfermant l’amalgame à i4,3p. ioo. Il est impossible de fixer exactement la limite de température à partir de laquelle ces éléments anormaux reprennent une allure normale et peuvent de nouveau servir d’étalons. La limite qu’il faudrait assigner dépend du reste du degré de précision qu’on se propose d’atteindre. En tout cas, on peut réduire de beaucoup l’influence de ces irrégularités en adoptant comme force électromotrice normale la moyenne des forces électromotrices de plusieurs éléments.
- La formule représentant la variation avec la température de la force électromotrice établie jusqu’ici pour les éléments avec amalgame à r4,3 p. ioo sc vérifie d’une manière très satisfaisante aussi pour les éléments avec amalgame à i3 p. ioo. La différence entre les forces élcc-tromolrices mesurées et les forces électromotrices calculées par la formule n’atteignent pas 0,00000 volt.
- Dans le cas des éléments Clark, les écarts sont plus considérables.
- D’après cette nouvelle série de mesures, les nombres donnés ci-dessus doivent être modifiés comme il suit :
- Clua : Cd,0n — 1,42282 CI15, : Cdnu, = 1,40667 ci0o — C1IS0 = o,oi645 volt.
- I.es éléments au cadmium avec amalgame à i3 ou à 19. p. 100 ne montrent aucune irrégularité, .même quand ils ont été maintenus toute une semaine à o5 : les expériences ont porté sur 80 éléments. l*ar conséquent, les éléments de ce type peuvent servir d’étalons à partir de oü el au-dessus.
- Les conclusions de M. Cohen (’) 11’ont de valeur que pour les éléments construits avec l'amalgame à 14,3 p. 100 sur lesquels il a expérimenté. 31. L.
- P) {.'Éclairage Électrique, t. XXV, p. 281, novembre j 900.
- Les éléments renfermant la solution de sui-
- te Gérant : C. NAUD.
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- Tome XXVIII.
- Samedi 10 Août 1901.
- ». — 32
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l'Institut. — A. WITZ, Ingénieur, des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Umversitc, Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE .
- ALTERNATEUR DE 180 KILOVOLTS-AMPÈRES DE LA SOCIÉTÉ L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- La Société L’Eclairage Électrique avait exposé, dans son stand, un alternateur à courants alternatifs simples dont la principale particularité était d’être établi pour fournir une tension de 3o ooo volts, tension la plus élevée obtenue directement jusqu’ici.
- Bien que cette machine; étudiée par AI. E. Labour, soit plutôt une dynamo d’essai qu’un alternateur destiné à un service industriel, elle montre la possibilité d'obtenir, directement, des tensions beaucoup plus élevées que celles que l’on a admises jusqu’ici pour les alternateurs. Elle marque donc un progrès réel dans la construction des alternateurs au point de vue de l’obtention directe de tensions très élevées, et il est heureux de constater que cette tentative ait été menée à bien par une maison française.
- L’alternateur à courants alternatifs simples de la Société l’Éclairage Électrique a une. puissance de 180 kilovolls-ampères, son débit est donc de 6 ampères.
- La fréquence de l’alternateur peut être variée do 4<> à 6o périodes par seconde par variation de la vitesse. Pour la fréquence de 5o périodes par seconde, la vitesse angulaire est de 4^8 lours. Le nombre de pôles est de i4-
- L’alternateur de 3o ooo volts de la Société l’Éclairage Electrique est représenté sur la photographie de la figure i. Les figures 2 et 3 sont des vues d’ensemble avec coupes partielles et les figures 4 et 5 des coupes et vues d’une partie de l’induit et de l'inducteur.
- Inducteurs. — L’inducteur est formé par une jante polygonale en acier doux, portant les pôles inducteurs venus de fonte.
- La jante a une section en forme d’U à branches courtes et est réunie au moyeu par deux séries de 4 bras.
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- L’inducteur est en une seule pièce et claveté sur l’arbre.
- Les épanouissements polaires sont en acier doux et ont une section trapézoïdale, perpendiculairement à l’axe ; ils sont maintenus à l’extrémité des noyaux polaires par des boulons traversant complètement les noyaux et la jante et serrés à l’intérieur de celle-ci par des écrous avec contre-écrous.
- Le diamètre extérieur maximum de la jante est de ioo cm et sa largeur de 53 cm.
- Le diamètre extérieur de l'inducteur est de 124,8 cm et la largeur des pièces polaires, dans le sens de l’axe, de 4a cm.
- La largeur des pièces polaires est de 19 cm.
- Les noyaux polaires ont une section rectangulaire de 42 cm de longueur et de 21,55 cm de largeur.
- Les bobines inductrices sont enroulées sur des carcasses métalliques ; elles sont constituées à l’aide d’un fil de 7,1 mm de diamètre, soit 4o mm2 de section ; chacune d’elles comporte 9G spires.
- Toutes les bobines inductrices sont montées en série et le circuit obtenu est amené à deux bagues de contact sur lesquelles frottent des balais en connexions avec la source d’excitation.
- La résistance du circuit d’excitation est de o,3y ohm à chaud.
- Le poids de cuivre employé sur l'inducteur esL de 280 kg.
- Le poids total du volant sans l’arbre est de 2 000 kg.
- Induit. — La carcasse de l’induit est formée par une couronne en fonte en une seule
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- partie, et repose sur deux supports venus de fonte avec le bâti. Ces supports sont alésés concentriquement à l’induit qui peut ainsi tourner autour de son axe pour faciliter la visite et les réparations.
- L’ensemble de l’induit peut, dans le même but>être glissé parallèlement à l’axe de façon à dégager complètement sa surface intérieure.
- Le diamètre extérieur maximum de la carcasse de l’induit est de i85cm et son diamètre intérieur de 158 cm. La largeur de la carcasse atteint 6o cm.
- Le noyau des tôles induites en quatre parties est isolé magnétiquement de la carcasse et est soutenu par des bras radiaux en bronze à section en forme de T dont la tête vient s’engager dans des rainures ménagées sur des oreilles laissées sur les tôles. Ce dispositif est d’ailleurs identique à celui employé dans l’alternateur de i 200 ldlovolts-am-pères do la Société l’Éclairage Électrique et que nous avons décrit précédemment.
- Le diamètre d’alésage de l’induit est de 126 cm et sa largeur totale de 42 cm (y compris 3 intervalles de ro mm ménagés pour la ventilation des tôles de l'induit) ; la hauteur radiale des tôles est de 10,5 cm. L’entrefer est de 6 mm.
- L’enroulement est réparti dans des trous circulaires très voisins de la surface intérieure de l’anneau induit.
- Le nombre de trous est de 42> soit 3 pôles, mais deux de ceux-ci seulement sont utilisés. Chaque bobine est enroulée dans deux trous de façon à embrasser sensiblement la surface d’un pôle de l'inducteur.
- Les trous sont isolés par des
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- tubes en micanite sans discontinuité et d’une épaisseur suffisante pour assurer une résistance parfaite à l’étincelle.
- Les tubes sont prolongés extérieurement au fer et les bobines sont bien dégagées de façon à se trouver à une distance suffisante de toute partie métallique.
- Fig. 6. —Caractéristiques de l'alternateur Labour de 180 kilovolts-ampères.
- I. Caractéristique à vide. — II. Caractéristique en court circuit. — III. Droite de correspondance des ampèrelours inducteurs par bobine eu courant d’excitation.
- Les 14. bobines de l’induit sont réunies en série, elles comportent chacune r56 spires de fil de 1,6 mm de diamètre réparties en 4 bobines élémentaires isolées entre elles.
- La résistance totale du circuit induit est de 3o ohms à chaud et le poids de cuivre utilisé sur finduil de 91 kg.
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- T^es prises de courants sont disposées à la partie supérieure et isolées par des isolateurs spéciaux en porcelaine.
- Résultats d'essais. — Nous avons représenté sur la figure 6 les caractéristiques à vide, pour une fréquence de 5o périodes par seconde et en court-cireuil de l’alternateur de 3oooo volts de la Société l’Éclairage Électrique.
- L’intensité du courant d’excitation nécessaire pour obtenir à vide la Lension de 3o ooo volts est de 4^,5 ampères.
- Le courant d'excitation correspondant à l’intensité normale de 6 ampères en court-circuit est de 8,i ampères.
- Le courant d’excitation calculé en pleine charge pour un facteur de puissance de 0,7 est de 104 ampères.
- Le rendement de l’alternateur est de 92,3 pour cent; les pertes se décomposent delà manière suivante :
- Pertes à vide (hystérésis, courants de Foucault et frottements)................4 860
- Pertes par effet Joule dans l’induit...........................................1 080
- Pertes par excitation..........................................................4 000
- Perles totales..............................................9 9.fo
- J. Reyyat..
- LES DRAGAGES DE C ABLES SOUS-MARINS PAR GRANDS FON DS
- I. — Les dragages constituent la partie la plus importante el la plus délicate des travaux de réparation do câbles sous-marins ; on pourrait meme dire, d’une façon générale, des travaux de câbles sous-marins, car il arrive souvent qu’une simple campagne de pose se transforme en campagne de réparations, soit que des défauts se déclarent en cours de pose, soit que, ne pouvant poser le câble en une seule fois, on soit obligé' de venir draguer, la bouée du câble ayant dis-
- Paru-
- Il n'est pas nécessaire d’insister sur le retard considérable que peuvent entraîner des dragages infructueux. D’abord, par grand fond, un dragage peut exiger une dizaine d’heures. Une série de quelques dragages infructueux occasionnera donc un retard de quelques jours, et peut-être de quelques mois, puisqu’on a à compter avec les éléments pour des travaux qui ne peuvent être elfectués que par beau temps. Il est arrivé, uon pas une seule fois, mais souvent, que de ce fait des dragages ont cto infructueux, des opérations ont été manquées et ont du être remises à
- Quelles sont les principales causes d’insuccès des dragages par grands fonds ?
- Il y en a d'abord une qui est visible, que les indications du dynamomètre décèlent sûrement, c est l’existence de rochers, très rares par les grandes profondeurs, mais qui s’y rencontrent néanmoins quelquefois; on en a eu récemment deux exemples remarquables sur la ligne du câble transatlantique Brest-Cap Cod, où 011 a rencontre une première région de fonds rocheux dans la direction du nord des Açores, une seconde vers la limite du confluent du Gulf Stroam et du courant du Labrador qui charrie les icebergs. Les grappins ordinaires crochent dans les rochers, s en dégagent difficilement, soit par rupture, en tout cas par soubresauts et l’insuccès est très probable.
- On peut essayer de remédier à cet inconvénient en munissant les grappins ordinaires de gardes arrondies fixées â la tige et précédant les dents d’un espace suffisant pour permettre au câble d’y entrer ; si un rocher se présente, l’effort de traction s’exerçant sur la garde arrondie, le grappin basculera et se dégagera.
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- L’idée première de ce perfectionnement remonte aux premiers dragages du Gréai Easlern, lorsque cc navire, après avoir posé avec succès, on 1866, le premier câble transatlantique, releva, le 2 septembre de la môme année, le bout, perdu l’année précédente, dn câble i865.
- Ce dispositif de garde paraît avoir eu surtout pour but à cette époque d’cinpècher le câble une fois croclié de s’échapper du grappin, dans les sauts brusques, sur un fond accidenté (i).
- Enfin, en 1898, M. Rouilltaud a été conduit, en poursuivant une idée analogue, à imaginer, en cours de campagne, le grappin centipcdc à contredents, qui a donné par fonds rocheux des résultats très remarquables (2) ; et c'est en somme à l’invention de ce grappin qu’est dù le succès final de la pose du câble transatlantique français, à l’approche de l’hiver {898 : le développement des operations ayant obligé de venir draguer le côté de Brest par des fonds de 3 000 m qui étaient rocheux.
- On peut dire qu’actuellement, l’existence de fonds de rochers n’est plus une réelle cause d’insuccès des dragages.
- Il arrive aussi que le fond de la mer soit en pente douce, qu’il n’y ait pas de roches, qu’on possède des données suffisamment exactes et sur le tracé du câble et sur la route de dragage, pour avoir la certitude de traverser le tracé du câble et que cependant dos dragagessoient infructueux. L’hypothèse faite le plus fréquemment pour expliquer cet insuccès est l'enlisement profond du câble, hypothèse pourtant bien invraisemblable lorsqu’il s’agit d’un câble même lourd, récemment posé par de grandes profondeurs, loin des côtes.
- Partant de ceLte hypothèse de L’enlisement, on est conduit à utiliser des grappins à longues dents qui affouilleront profondément la vase.
- Le grappin universel Rouilliard répond bien â ce but : il peut être muni de jeux de dents de longueurs différentes et les palettes disposées à l’arrière jouent le rôle du jas d’un ancre, raguant sur le fond comme le bâti d’une herse, tandis que l’une des dents s’enfonce dans la vase (3). Cependant, môme en employant des grappins perfectionnés, réellement adaptés au but spécial poursuivi (4j, on a encore des échecs. C’est qu’il y a d’autres causes d’insuccès des dragages que les causes provenant de la forme des grappins.
- II. — Influence nu hlin de drague sur le succès des dragages. — Le grappin et sa chaîne sont reliés au navire par un filin ; or, on a l’habitude d’agir comme si ce filin 11’avaitpas d’influence réelle sur le dragage ; je veux dire que, ayant â draguer avec un nouveau type de filin là où on a déjà dragué avec un type différent, on 11e change pas le mode de dragage.
- Comparons les tableaux 1, 2 et 3 (voir page 2o3). Les numéros des dragages infructueux sont entre parenthèses. Les dragages indiqués dans ces tableaux sont comparables ; ils ont tous été faits dans la même région, par des profondeurs à peu près identiques, la nature du fond étant semblable.
- Tls ont été faits dans les mêmes conditions, en observant les mêmes règles.
- Le tableau r montre que sur 27 dragages, 6 ont été infructueux, soit 22 p, 100.
- Le tableau a montre que sur 21 dragages, 17 ont été infructueux, soit 8t p. 100.
- Le tableau 3 montre que sur 14 dragages, 7 ont été infructueux, soit 5o p. 100.
- Les dragages des campagnes i, 2 et 3 ont été faits d’après les mômes règles, on a employé les mêmes grappins, mais on n a pas employé les mêmes filins de drague, et le filin est le seul matériel qui ait changé à chacune de ces campagnes.
- Donc le filin employé pour draguer a une influence sur le succès du dragage.
- De quelle nature est celte influence ?
- (1) Wilkinson. — Submariue Câble Laying and Repairîng, page 19.
- (2) P.-G. ve ÎS’krville. — Nouveaux grappins (système Rouilliard) de la Société industrielle des téléphonés pour le dragage des câbles sous-marins. Annales télégraphiques, mai-juin, 1899. Écl. Élect., t. XXY, p. 67, i3 janvier 1900.
- (3) F.-G. de Neryille. — Loc. cit.
- (4) Pour la description des autres grappins spéciaux, voir l'excellent Irailé de Wilkinson « Spécial Grapnels » p. 24 et suivantes.
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- Le filin qui a donné le plus d’insuccès, 81 p. 100 (tableau a), est le filin de la Corderie centrale pesant o,t)6o kg par mètre dans l'eau de mer. C'est le plus léger.
- Après vient le filin de l'Eastern (campagne n" 3) qui pesant 0,900 kg donne 5o p. 100 d'insuccès.
- Enfin le filin des ardoisières d’Angers (campagne n° 1 ) qui est le plus lourd, 1,600 kg, donne le moins d’insuccès 22 p. 100, d’où le tableau suivant :
- Campagne n° 1.................. 1,6 kg
- Campagne n" 3..................0.66
- Ce tableau me semble parler* de ini-mème, cl l’écart assez net pour qu’011 soit autorisé à élî-miuer les autres causes d’insuccès, tels, par exemple, qu'erreur de position, et à affirmer qu’il v a relation de cause à effet entre la légèreté du filin de drague et l’insuccès des dragages. Ne consultant que la statistique, on serait conduit à émettre cette règle empirique : Plus un filin de drague est léger dans Veau, moins on a de chances de prendre le cable.
- La conclusion de celle règle serait le rejet systématique de l'emploi de filins de drague légers qui cependant réunissent les conditions mécaniques nécessaires au relèvement cl qui, précisément à cause de leur légèreté, présentent des avantages multiples.
- Mais avant de préconiser cotte solution radicale, il conviendrait d’avoir expliqué comment il se fait qu'avec un filin plus léger on prenne le cible moins souvent qu'avec un filin plus lourd.
- Les trois types de filins que nous avons considérés précédemment et qui donnent une variation si nette dans le pourcentage des succès ont à peu près la même surface extérieure ; l'eau exerce donc sur chacun d’eux pendant les dragages la même résistance nu déplacement, et la force qui leur fait prendre une forme plus ou moins incurvée est leur poids par unité de longueur.
- A première vue, avec 1111 filin plus lourd, la courbe de la ligne de drague se rapprochera davantage de la verticale et par conséquent sera moins longue qu’avec un filin plus léger.
- Donc pour avoir les mêmes chances de prendre le câble, il faut filer d’autant plus de touée que le filin est plus léger.
- Et nous touchons du doigt la cause pour laquelle les insuccès ont été plus nombreux daus les campagnes n03 2 et 3 que dans la campagne 11° 1. Nous pouvons presque affirmer déjà que c’est parce que, ayant filé la même touée avec des filins plus légers, on ne se trouvait qu'en apparence dans les mêmes conditions de dragage.
- TTT. Dans quelle proportion la longueur a piler varie-t-elle avec le poids du filin? Quelle touée faut-il filer ? Règle puatique de dragage. —Nous devons d’abord nous demander quelle est la forme de la courbe prise par le filin de drague dans l'eau.
- Plaçons-nous dans le cas limite le plus voisin de la réalité et supposons que la vilesse de déplacement du navire soit nulle, c’est-à-dire que le navire exerce sur la drague un effort un peu moindre que celui qui entraînerait, la chaîne et le grappin. La ligne de drague est tendue, mais ne se déplace pas. La forme qu’elle prend est la position d’équilibre d'un fil pesant flexible et inextensible. C’est la forme prise par les fils télégraphiques entre les poteaux qui les supportent. C’est une chaînette.
- Pour draguer, il faut se déplacer; une nouvelle force intervient autre que la pesanteur, la résistance qu’oppose l'eau au déplacement du filin de drague. Seulement, en draguant, on se déplace à,très faible vitesse, un nœud à un nœud et demi au plus (environ o,5o m à o,y5 tri à la seconde).
- L’expérience nous a montré qu’à cette faible vitesse la résistance opposée par l’eau au déplacement du filin de drague est absolument négligeable. J’ai pu, en effet, constater par les relèvements, pris au compas du navire, des deux bouées marque, eten donnant de temps en temps quel-
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- ques tours en avant à la machine motrice, que la tension de dragage se maintenait, le navire ne se déplaçant pas ; quant à l’angle que taisait avec l’horizontale la ligne de drague à l’avant du navire, il n’augmentait pas d’une façon appréciable.
- Ainsi, on peut considérer la forme prise par la ligne de drague dans l’eau, à la faible vitesse de dragage qui ne devra pas dépasser 1 nœud et demi, comme une série de positions d’équilibre, c'est-à-dire comme- une chaînette.
- On remarquera que les flèches qui, dans le cas des fils télégraphiques, sont, pour les plus grandes portées, de quelques dizaines de mètres, sont, dans le cas actuel, de quelques milliers de mètres et qu’il ne serait plus légitime d’appliquer ici les formules ordinaires approchées consistant a assimiler la chaînette aune parabole.
- Le principe des tables que j’ai publiées àans U Éclairage Electrique du 21 mai 1898 est celui-ci : La chaînette, position d’équilibre d’un fil pesant de spécification connue, aura tous ses éléments déterminés lorsqu’on connaîtra deux quelconques des forces suivantes :
- Poids d’une longueur de fil égale à la porlée ; poids d'une longueur égale à la flèche ; poids total de la courbe ; tension au point le plus bas ; tension au point le plus haut.
- Le rapport de deux quelconques de ces forces est un nombre sans dimensions, qu'on trouvera dans une des colonnes des tables. Pour savoir à quelle colonne il faut se reporter, il n’y- a qu’à consulter les formules numérotées de 1 à 10.
- Ou restera sur la même ligne horizontale, et les nombres lus sur cette ligne donneront par une simple proportion tous les éléments de la chaînette.
- Revenons à la ligne de drague.
- Il nous faut, pour la déterminer, connaître deux des forces indiquées ci-dessus :
- i° L’une est tonte connue, c’est le poids d’une longueur de filin égale à la flèche, c'est-à-dire à la profondeur de la mer à l’endroit où on drague ;
- 20 En outre, il faut pour draguer exercer dans le fond sur la chaîne et le grappin une force suffisante pour les traîner, les dents labourant la vase. Cette force est la tension t au point le plus bas de la chaînette, au point où la tangente à la chaînette doit être horizontale avec les grappins du type courant. La valeur minima exacte de cette tension variera un peu avec la nature du fond, mais l’expérience permet de fixer une fois pour toutes une valeur convenable assez forte pour cette tensiou. Dès que cette valeur sera donnée, la chaînette de dragage sera complètement déterminée, et tous ses éléments se calculeront immédiatement à l’aide des tables.
- Règle de dragage :
- e Pour draguer à une vitesse qui ne devra pas dépasser i,ô nœud, on prendra pour tension de dragage dans le fond i, avec les grappins ordinaires, une tension supérieure de 3o p. 100 au poids de la chaîne et du grappin, tension qui ne devra pas être inférieure à 900 kg; on filera la touéo correspondante donnée par les tables ».
- Pour calculer la Louée, on divise le poids d’une longueur du filin égale à la profoudeur par la tension dans le fond, soit 900 par exemple, on ajoute l’unité au nombre ainsi obtenu. On cherché dans la troisième colonne des tables ('colonne Chu) le nombre le plus approchant. Le nombre lu sur la môme ligne horizontale dans la colonne cot donne la longueur à filer, en prenant comme unité de longueur la profondeur.
- O11 peut appliquer cette règle sans avoir la moindre connaissance de formules mathématiques :
- Exemple :
- Soit à draguer par 2000 m de profondeur avec du filin pesant 0,9 kg par mètre dans l’eau.
- Poids d’une longueur de filin égale à la profondeur :
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- Tl faudra filer 4o P- ioodc louée, soit 800 ra. T>a longueur de la ligne de drague sera de 2800 m (*).
- Mais pour draguer réellement, il ne suffit pas de filer la quantité nécessaire, il faut la filer dans des conditions convenables.
- Il faut d'abord ne jamais sonder avec la drague, c'est-à-dire que la ligne de drague ne doit pas être verticale lorsque le grappin atteindra le fond.
- On aura fait au préalable une série de sondages qui auront fait connaître le profil du fond.
- Avant qu’une longueur égale à la profondeur ait été filée, la ligne de drague devra avoir pris une direction bien oblique; le navire sera manœuvré en conséquence, à moins que celte direction oblique ne se prenne naturellement sous l’action du vent et du courant drossant le navire. Alors le grappin viendra eroclier surle fond sans que la chaîne qui reste tendue puisse se prendre dans une de ses branches comme cela estarrivé quelquefois.Et l’on voit immédiatement la cause de celaccideul :
- Un grappin quelconque est symétrique par rapport a su tige, la position verticale est une position d’équilibre stable avec le tvpe ordinaire des grappins. Si le grappin tombe verticalement sur le fond, il occupera lu position verticale tant qu’une force oblique n’agira pas sur lui.
- Avant que la chute de tension du dvnamomèlre ait indiqué le fond, avant que l’on ait mis le navire en marche doucement, avant que la traction exercée par le navire sur le filin se soit communiquée à la partie qui est au fond de la mer, la chaîne a eu tout le temps de se lover sur place et de se prendre dans une 011 plusieurs branches du grappin i2'1.
- Cet accident n’est pas toujours visible à la fi 11 du relèvement, le grappin, pendant celte opération, ayant pu chavirer et reprendre sa position normale à l’arrière de la chaîne.
- Il existe cependant deux types de grappins qui ne peuvent pas normalement conserver 1. équilibre lorsque la tige est verticale. Le premier tvpe est le type dit. eenlipède, le second est le type du grappin universel coupant (système Rouilliurd}.
- Le grappin ltouilliard a cet avantage de pouvoir être muni de plusieurs jeux de dents de longueurs différentes et par conséquent de pouvoir croc-her un câble profondément enlisé, mais nous avons vu précédemment que l’enlisement du câble qu’il s’agissait de saisir est invraisemblable.
- Je vois au grappin Rouilliard l’avantage principal, signalé par M. de Nerville dans l'article cité : C’est que les palettes qui sont à l’arrière des dents font qu’il no peut conserver une position d’équilibre dans laquelle la lige serait verticale. Dès qu’il touche le fond, ce grappin tend à se coucher horizontalement, l’une des dents s’enfonçant dans la vase, et à prendre de lui-même la position de dragage
- Il y a quasi certitude qu’avec ces deux tvpes de grappins, la chaîne ou le filin qui leur fail suite ne se prendra pas dans les branches, même lorsque le grappin atteindra le fond verticalement. Ces deux types de grappins ont un autre avantage, précisément à cause de leur tendance à se coucher horizontalement sur le fond, cet avantage est de pouvoir draguer, alors que la chaîne ou le filin qui les précède n'est pas tout à fait horizontal.
- Les deux palettes du grappin Rouilliard rejettent, en effet, le centre de gravité du grappin vers Carrière.En ce qui concerne le grappin eentipede, même si la tète du grappin n’est pus traînée sur le fond horizontalement, les dernières dents de l’arrière peuvent draguer réellement, et, en fait, il arrive rarement que le ccntipède croche le câble avec la première dent de l’avant.
- ü semble donc qu’avec ces deux types de grappins, on peut prendre le câble en filant moins de Louée qu’avec les types ordinaires.
- dévire ne doit être ni trop courte, ni trop longue.'.... Dansles fonds de moo à i5oo brasses, une touée de 1 /10, c’est-à-dire une longueur de cordage supérieure de 1 ; 10 à la plus grande profondeur que le navire doit rencontrer
- (-) Cf- Wiînschksdorkf. — Traité de télégraphie sous-marinc, p. 9.97. « Dès que le grappin touche le fond, ce « que Ton reconnaît aisément à la diminution brusque de la tension marquée par le dynamomètre, ou a soin de « faire marcher le navire doucement en aiant, de manière à étaler la drague et à empêcher la chaîne de s’entortiller
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- Il est remarquable, qu’après des échecs nombreux avec les autres types de grappins, on soit arrivé dans les campagnes de pose du dernier cable transatlantique français sur le François Arago et le Silvertown, à employer exclusivement ces deux types de grappins, le premier comme grappin relevant et coupant, le second comme grappin à roches apres avoir muni les dents de contre-dents de garde.
- T/invention de ces deux tvpes de grappins, constitue un perfectionnement notable, mais, je crois qu’il était pussible, sauf dans les fonds de roches, de draguer avec succès, avec les types ordinaires, sous la condition de suivre les règles données ci-dessus.
- Revenons au dragage :
- Lorsque le grappin touchera le fond il y aura, au dynamomètre, une chute de tension égale au poids de la chaîne et du grappin, qui ne sont plus suspendus.
- Le navire se déplaçant, ou continuera h lilcr la ligne de drague, on la filera avec une vitesse lin peu supérieure à celle du navire. On fera donc une pose par l’avant d'une partie de la louée de lu ligne de drague avec un certain mou. Et la tension indiquée au dynamomètre sera toujours inférieure au poids d’une longueur de filin de drague égale à la profondeur.
- ï.alongucur suffisante étant filce, on stoppera le filage,le navire continuant à marcher doucement.
- La ligne de drague se tendra progressivement, le mou se ramassant; l'angle qu’elle fait à l’avant avec l’horizontale augmentera de plus en plus et, au bout de vingt minutes ou d’une demi-heure, la tension de dragage sera établie.
- On peut la fixer à l’avance. Elle devra être : Le poids, augmenté de 900 kg, d'une longueur de filin égale à la profondeur.
- Cotte tension doit rester constante s’il 11’y a pas de coups de tangage, si lu profondeur, la nature du fond, la vitesse du navire ne varient pas.
- Avec un dynamomètre sensible, on peut même d’après les tensions indiquées, tracer un profil du fond, une dénivellation de 100 ni donnant à peu près une différence de tension de 100 kg, avec les filins ordinaires.
- Une idée fausse a eu cours, c’est celle-ci :
- « Quand, dans le cours d’un dragage, la tension ne subit pas de variation, on ne prend pas
- Le câble a été pris et souvent, pendant la campagne dont le tableau n° 5 donne les coustantes de dragage, la tension restant absolument constante, jusqu’à ce que le grappin ait croche le cable, alors la tension montait progressivement et très doucement. Cela indiquait tout simplement que la vitesse du navire, pendant le dragage, était uniforme et que le tond 11’avait pas de dénivellations, que le grappin labourait uniformément la vase.
- Dans l’affirmation que je viens de reproduire, il y a une observation juste et une généralisation fausse.
- Avec une louée insuffisante, on ne pouvait pas draguer d'une façon continue, les branches du grappin ne pouvaient crocher dans le fond que par iuLermitlences, mais si elles y crochaienl, il v avait des variations de tension : on avait des chances de prendre le câble.
- Quand, au contraire, les branches du grappin ne erochaient jamais dans le fond, soit que la touée ne le permît pas à la vitesse du navire, soit que, ayant sondé avec la drague, la chaîne se soit prise dans une branche du grappin, le traînant à reculons, il n’y avait pas de variations de tension : l’échec était certain.
- Les tableaux n0’ 1, 2, 3 et 4 donnent les constantes de dragages de 4 campagnes différentes :
- Colonne 1. — Profondeur en mètres : y;
- l Colonne 2. — Quantité filée en prenant la profondeur pour unité de longueur : col —;
- Dox.nées • Colonne 3. — Poids en tonnes d’une longueur de filin égale à la profondeur : py ;
- 1 Colonne 4. Rapport de ce dernier poids py à la tension de dragage sur le fond t, calculée en supposant
- -&= Ch,.-,.
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- >=^hr
- Tableau n° 4
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- On remarquera que lu tension t portée dans la colonne 5 permet d’indiquer le degré de probabilité de succès de dragage. lorsque les autres conditions restent les mêmes, ce qui est le cas pour les dragages des tableaux i, 2 et 3 laits par des fonds de nature semblable, avec le type ordinaire des grappins : plus la tension ?, calculée d’après les données du dragage, sera inférieure à 0,9 kg moins on aura de chances de prendre le câble.
- Table.u; 5. — Constantes de dragage de lOOlt à èt'IUO ni avec un fitin pesant 0,!l kg par mètre dans Cean de mer.
- Colonne 2. — Poids en tonnes d'une longueur de filirt égale à la profondeur ; pv ;
- Colonne 3. — Chu — 1 -]- —^— ;
- Colonne 4. — Cot —;— ;
- Colonne 4. — Longueur en mètres de la ligne de drague : S ;
- Colonne* G. — Différences premières des nombres de 1& colonne 5;
- IV. — Le dragage a été mis en route dans les conditions indiquées au paragraphe précédent, la tension de dragage s’est établie, la route de dragage a été lixce comme devant couper à peu près à angle droit la ligne du câble.
- Il faut pouvoir déterminer à chaque instant et la position du navire, et la vitesse du navire par l'apport ail fond.
- Une première bouée marque a été immergée et sa position déterminée avec soin par les procédés usités en mer.
- Eu prenant avec le compas du navire le relèvement de la bouée marque, on a une première ligne sur laquelle se trouve le navire.
- line seconde donnée est nécessaire pour avoir la position exacte du navire : on peut apprécier la distance à laquelle le navire se trouve de la bouée, appréciation qui manque de précision, 011 mieux on aura au préalable immergé une seconde bouée marque à quelques milles de la première et on aura déterminé avec précision la position de cette seconde bouée, en observant l'angle du compas sous lequel les deux bouées sont vues l’une par l’autre et en courant la ligne des deux
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- bouées ot évaluant la distance au loch ; on doit courir la distance dans les deux sens et prendre lu moyenne des résultats obtenus. pour éliminer l'erreur provenant du courant. Et cette détermination donnera la composante du courant, suivant la direction de la ligne des deux bouées.
- D'ailleurs pour avoir la direction et la grandeur de la résultante des actions du veut et du courant, il n'v a qu'à laisser dériver le navire quelque temps et observer sa position initiale et sa position finale par rapport aux bouées marque.
- Les positions des doux bouées marque ainsi que le tracé supposé du câble seront marqués sur une carte à grande échelle qui sera la carte de dragage.
- Eu cours de dragage, les relèvements des deux bouées seront pris au compas, toutes les dix minutes par exemple, ou pourra prendre en môme temps au sextant l'angle sous lequel, du navire, on voit la ligne des deux bouées : la position du navire ainsi obtenue sera marquée sur 3a carie par 1 indication de l’heure.
- Sur la môme feuille on reportera les lectures du dynamomètre.
- On aura ainsi toutes les données du dragage : tension de dragage qui normalement doit être celle indiquée au paragraphe précédent; positions du navire toutes les dix minutes, d'où l'on déduit la vitesse du navire par rapport au fond.
- On pourrait chercher à mesurer cette vitesse sans sc servir d’une seconde bouée marque dont cette détermination est la principale raison d’être; on ne peut songer au loch; le nombre des tours de la machine motrice ne peut non plus donner d’indication précise à cause de l’influence, qui peut être prépondérante à la faible vitesse de dragage, du courant et du vent. MM. Siemens, de Londres, n'utilisent d’ordinaire qu’une seule bouée marque et mesureul la distance parcourue par le navire, en déroulant un fil de sonde avec une tension telle qu’il se pose sans mou, la lecture du compteur donne la distance courue et par suite la vitesse de dragage.
- Pour obtenir la route et la vitesse que l’on désire, ou procédera par approximation, faisant varier et le nombre de tours de la machine motrice et l’angle de barre ou le cap.
- La route de dragage ne doit pas trop s'écarter de la normale au tracé du câble, mais celte route peut être suivie dans deux directions opposées et il n’y a pas de règle générale à donner indiquanl laquelle de ees deux directions convient le mieux; le choix en sera déterminé par les conditions particulières à chaque dragage. S’il y a une pente sensible, il vaut mieux, en général, draguer en remontant la pente quVn la descendant. La connaissance de la grandeur et de la direction de la résultante1 des actions du courant et du vent, et de leurs variations probables, interviendra aussi.
- On peut draguer contre cette résultante ou encore si cetle résultante est dans une direction franchement difformité de celle du tracé du câble et d’une grandeur suffisante, on peut se laisser dériver par elle, n'utilisant pas la machine motrice du navire ou ne l'utilisant que pour rectifier la route et la vitesse.
- L’important, est que la vitesse de dragage ne dépasse guère i.n nœud, limite qu’il sera d’ailleurs prudent d’abaisser par fond rocheux, et, qu’en tout cas, on doit pouvoir régler facilement, sans â coups; la souplesse de manœuvre du navire contribuera donc aussi à déterminer le choix de la direction à adopter.
- ^ • — La caractéristique de la règle donnée ci-dessus est de déterminer toutes les constantes de dragage en partant de la tension qu’il est necessaire d’exercer sur le grappin pour que les branches puissent crocher uniformément dans le fond, traction dont la direction doit, être à peu près horizontale avec les types ordinaires de grappins, et dont, en tout cas, avec n’importe quel type, la détermination expérimentale csl facile ii obtenir.
- Partant de cette donnée expérimentale, les constantes sont calculées en supposant qu’à la faible vitesse du navire pendant le dragage, il est. légitime de négliger la résistance opposée par l’eau au déplacement du filin de drague et d’admettre qu’il prend la forme d’une chaînette.
- Cette règle a reçu plusieurs vérifications expérimentales :
- iu Elle explique les insuccès des campagnes nos i, 2 et 3. elle explique pourquoi le pourcentage d insuccès augmente à mesure que le poids du filin devient plus léger et que, draguant d'après les
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- ’ EC LA IRAG K ELECTRIQUE
- T. XXVJII. — N°2
- s'éloignant de plus en plus de l’iiorizontale. Elle explique
- t plu s faible, sa direction ii° 4 ont été infructueux
- donner les anciens types ordinaires de grappins et amené 1 de deux types de grappins dont Ja particularité essentielle la position horizontale de dragage et. avec lesquels on pourra prendre le câble en iilant j de longueur do ligne de drague qu'avec les types usuels.
- 4" Eulin, une vérification directe a été donnée par la campagne n° 5 dragages ont. été faits d'après la règle du S UE en appliquant le tableau 5, et, seul a été infructueux (2).
- L’ÉTINCELLE ÉLECTRIQUE
- ROLE T)E LA SELF-1N DUCTIO N DANS UNE DÉCUAIUiK OSCILLANTE. ÉTUDE DES SPECTRES PRODUITS PAR f/ÉTINCELLE ÉLECTRIQUE '
- I. Étincelle électrique. — « Rien ne semble plus propre à mettre en évidence la grande importance des recherches sur la constitution des spectres que la eomparaison entre les méthodes employées et les résultats obtenus dans l’étude des diverses propriétés de la matière. » (3} La plupart des propriétés des corps simples ou éléments ne sont encore déterminées, en effet, que
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- 10 Août 1901.
- RKVUE D’ÉLECTRICITÉ
- d’une manière grossièrementapprochée ; car les valeurs numériques des constantes se rapportent, comme des moyennes, à un nombre immense de molécules ou d’atomes, se trouvant dans des conditions variées, et mêlés avec des atomes d'autres espèces en proportions mal connues, C’esl une statistique moléculaire.
- Mais considérons les spectres des gaz. Ici les choses se. passent tout autrement. Les molécules et les atomes agissent individuellement : chaque atome envoie ses raies propres, indépendamment de celles des autres. Pour employer l’heureuse métaphore de M. ltydberg, nous pouvons dire que les spectres senties langues des atomes; chaque élément parle toujours sa propre langue caractéristique et invariable, la même sur la terre et sur les étoiles les plus lointaines.
- C’est cette invariabilité cpii nous permet d’atteindre une précision extraordinaire dans la détermination des longueurs d’onde des raies.
- Mais il y a plus encore : pendant que chacune des autres qualités physiques ne nous donne en général qu’une seule valeur numérique isolée, les spectres nous en fournissent, par les différentes raies, un nombre presque illimité pour toutes les formes de vibrations de toutes les espèces diverses de la matière. C’est là la voie la plus sûre et la plus immédiate pour obtenir des données sur les propriétés individuelles des atomes, sur les relations des divers éléments et sur l’origine de la radiation.
- Malheureusement, les phénomènes spectraux que nous pouvons observer sont très complexes; leur interprétation est par suite extrêmement difficile et, de plus, nos connaissances sont fort bornées en ce qui concerne l’action des principales sources artificielles (arc électrique, étincelle électrique) qui provoquent les mouvements ondulatoires rapides de l’éther.
- Dans le cas de 1 étincelle électrique, cette action devient particulièrement dillieile à interpréter, car l’étincelle électrique est elle-même un phéuomèue très complexe. Mais voyons cela d’un peu plus près. Tout d’abord, qu’esl-ee que l’étincelle électrique iJ C’est le phénomène lumineux qui accompagne la décharge d’un condensateur entre deux électrodes métalliques à travers un gaz à la pression atmosphérique. Ce phénomène lumineux est caractérisé par son intensité (éclat) et par sa nature; ces qualités dépendent, en.premier lieu, de la résistance et de la self-induction du circuit de décharge; ils dépendent également de la nature et de la forme des élccLrodes, de la distance explosive et de la nature du gaz dans lequel éclate l’étincelle.
- Dans ce qui suit nous ne considérerons que les étincelles éclatant dans l’air à la pression atmosphérique.
- Dans une étincelle produite par la décharge d’un condensateur d’assez grande capacité, on distingue deux parlies : le trait lumineux et Y auréole qui entoure le premier. Cette dernière a, en général, une forme très irrégulière et nébuleuse (fig. i) et son étendue ainsi que son éclat varient avec la nature du métal qui constitue les électrodes.
- En ce qui concerne le caractère d’une étincelle, il dépend tout d’abord, avons-nous dit, de la résistance et de la self-induction du circuit de décharge.
- En tenanL compte de ces facteurs, on peut classer les étincelles, d’après leur aspect, comme il suit : i" Etincelle ordinaire: 2° Etincelle intermittente : 3° Etincelle oscillante.
- U étincelle ordinaire est celle qui prend naissance parla décharge d’un condensateur dont la résistance et la self-induction du circuit de décharge sont très petites. Feddcrscn a démontré expérimentalement que la décharge d’un pareil condensateur est oscillante ; la méthode employée était celle celle du miroir tournant. Ces expériences de l’cddcrscn ont été répétées par beaucoup de physiciens, main on n'a jamais insisté sur le rôle que jouent, dans une décharge, le trait lumineux et V auréole. « C’est là une question d’une grande importance au point de vue spectroscopique...- x^1). Celte distinction a été faite pour la première fois par MM. Schuster et Hemsalech (2).
- 11. Expérience de MM. Schustf.r et IIemsalecii. —• La méthode employée n’est pas celle du miroir tournant « qui est très incommode » (*); c’est une méthode photographique de translation. La
- v1) G. IIcmsalech. Thèse de doctoral de l'Université de Paris (1901).
- (-) Schuster et Hemsalech. Phil. Tvans., t. CT.XXXXIII, i>y>. 189-2.18 (1899). pi Thèse, loc. cit.
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- pellicule photographique étant fixée sur la partie plate d’un disque tournant avec une vitesse d’environ i?.o tours par seconde. Après développement de la pellicule on constata que « l'image du trait lumineux était restée immobile pendant toute la durée de l’étincelle ; tandis que l’image de l’auréole était allongée considérablement, surtout vers le milieu de l’étiucelle, ce qui montre que la durée d’éclat du trait lumineux est très courte, tandis que l’auréole reste encore visible pendant un temps relativement grand... » i1). Pour mettre en évidence les oscillations qui existent dans l’étincelle, MM. Schuster elHemsulech projettent l’image de l’étincelle sur la l’ente d’uu collimateur de manière à avoir une image fine et nette de cette fente sur la pellicule photographique qui se déplace.
- Grâce à ce dispositif Jes oscillations do la décharge s’imprimeut ad mirablement bien suvla pel-
- de ces intéressantes photographies (agrandie 5 fois'! obtenue par MM. Schuster et ilemsnlech avec une vitesse linéaire de ioo m : sec.
- Mais laissons la parole à lun dos auteurs de celte importante découverte pour expliquer et commenter cette photographie : « ... La ligne droite que l’on aperçoit sur celte gravure est produite par ia décharge initiale ou le trait lumineux; la série de ligne s courbes indique les oscillations de la déchargé et en comparant cette photographie... à une des photographies directes de l’étincelle ordinaire sur la pellicule mobile (sans projeter l'image de l’étincelle sur la lente d'un colli-nateur) il devient évident que ces oscillations ont. lieu dans Vauréole.Leur courbure nous indique que leur vitesse de propagation entre les deux électrodes est de beaucoup inférieure à celle de la décharge initiale qui est représentée par une ligne droite »
- MM. Schuster et llemsaleeh ont ensuite intercalé un prisme sur le trajet du faisceau lumineux et ont projeté le spectre de l’étincelle ainsi formé sur la pellicule photographique mobile : « ...Quand la pellicule était immobile les raies dans ce spectre étaient droites et ne lies; mais lorsque la pellicule se déplaçait avec une grande vitesse, on remarquait dans le spectre, après développement de la pellicule, des raies droites et des raies courbes. L’examen de ces raies montre que les raies restées droites sont celles ducs à l'air, et que les raies devenues courbes sont dues au mêlai qui constitue le s électrodes. U résulte donc de ces expériences que : la décharge initiale donne le spectre du gaz, et que, les oscillations qui apparaissent dans l'auréole donnent le spectre du métal
- Il résulte doue de ces très importantes expériences de MM. celle électrique se produit de la manière suivante : la couche d’air qui sc trouve électrodes est d’abord percée par la décharge initiale, et l’air qui se trouve dans Je immédiat parcouru par cette décharge est chauffé jusqu’à l'incandescence : c’est le, trait l Mais immédiatement après l’espace qui sépare les deux électrodes est comblé par la métallique entraînée parla décharge initiale : c’est l'auréole. Les oscillations qui suivent la décharge peur cl la réchauffent Or, comme nous \ oscillations qui se produisent dans l’auréole qui les électrodes : on prévoit donc déjà le rôle important que ces oscillations \
- . de le voir, ce sont préci-
- (l) toc.
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- dans In production du spectre caractéristique du métal. C'est à M. Ilemsalech que revient l’heureuse inspiration d’étudier le rôle que jouent les oscillations rapides et lentes d’une étincelle électrique dans la production des raies, spectrales. Ces recherches sont pour ainsi dire le corollaire d une autre série de recherches basées sur une découverte faite également par MM. Schuster et Ilenisalceh : Vaugmentation de la self-induction du circuit de décharge d'un condensateur est accompagnée de transformations considérables dans le spectre de l’étincelle jaillissant entre des électrodes qui communiquent avec les armatures du condensateur. Mais nous reviendrons sur les spectres d étincelles dans la dernière partie de cet article.
- Revenons pour le moment à notre étincelle ordinaire et augmentons progressivement la résistance du circuit de décharge du condensateur (à l'aide d une résistance liquide ou d’un fil mouillé i : on constate alors facilement que le nombre des oscillations diminue et qu’elles finissent, pour une résistance convenablement choisie, par disparaître complètement : la décharge devient alors continue ('), Mais augmentons davantage ht résistance : la décharge devient alors intermittente ; on obtient une série d’étincelles extrêmement faibles qui se suivent à des intervalles de temps croissants : c’est Vétincelle intermittente. La quantité de vapeur métallique qui se trouve dans ces étincelles est très petite et elle semble s'accumuler au voisinage' de Lune des deux électrodes (négative L1 * * seulement (-) et cola à cause delà résistance du circuit de décharge qui absorbe presque toute l’énergie de la décharge.
- Remplaçons maintenant la résistance que nous avons insérée dans le circuit de déchargé par une bobine de self-induction variable à volonté cl sans noyau de fer : on constate immédiatement que la forme de l’auréole devient, de plus en plus régulière (sphère ou ellipsoïde, selon la longueur de l’élincelle} et que le trait lumineux s’affaiblit très sensiblement, de manière que l’étincelle semble formée uniquement de la vapeur métallique incandescente, c’est l’étincelle oscillante.
- En ce qui concerne l’éclat des étiucelles obtenues de cette manière, il dépend tout d’abord de la nature métallique des électrodes; c’est ainsi qu’avec le for comme 'électrode et avec une self-induction variant de 0.0006 henry à o,o56 henry environ, on obtient un minimum et un maximum très nets; avec le magnésium on obtient un minimum, mi maximum et ensuite un second minimum. Le zinc, le cadmium, le cuivre, l'aluminium et le plomb se comportent de la même manière. En photographiant une pareille étincelle oscillante sur une pellicule mobile, on remarque (fj que la décharge initiale est beaucoup affaiblie tandis que les oscillations qui la suivent sont très marquées et en meme temps plus lentes et plus nombreuses que dans Vétincelle ordinaire : la durée de l'étincelle est donc augmentée considérablement.
- En augmentant davantage la self-induction, la décharge initiale disparaît presque complètement (4) : on remarque, en effet, que le spectre de Tair que l’on obtient toujours avec les étincelles ordinaires et qui est du au Irait lumineux, a complètement disparu, de sorte que le spectre de 1 étincelle oscillante en question ne contient que les raies dues au métal constituant les électrodes et dont l’éclat est considérablement augmenté. C’est sur cette découverte que sont basées
- i1' Ffudkrsex, Pogg. Ann., t. Cllf.
- (-) ITemsai.kcu. toc. rit.
- L; IltMSALEcri. Thèse, p. 10.
- {’) Schuster et Hic.msai.ech. Procrd. Royal S‘or., t. LXI V. p. 335 (1899).
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- toutes les recherches qui l’ont l’objet cle la très intéressante thèse que M. C. Ilemsaleeh vient de soutenir brillamment à la Faculté des Scieuces de Paris (J) et que nous nous proposons d’analyser dans la suite de cet article.
- 11. Quelle différence v a-t-il alors entre la décharge sans self-induction, en dérivation, et avec selt-induetion? —Voici celte diHereuce : sans self-induction, la décharge est brusque, de sorte que presque toute l’énergie est utilisée dans la décharge initiale ; avec self-induction la décharge est ralentie : il \ a des courants induits dans la bobine, de sens opposés, qui empêchent nue décharge rapide. Quant au mécanisme de cette déch'argc, il y a d’abord une faible décharge inilialc, qui traverse, en la perçant, la couche d'air qui se trouve entre les deux électrodes, et il y a en [outre production d’une petite quantité de vapeur métallique; cette vapeur métallique est ensuite traversée par la première oscillation qui la réchauffe et en produit encore davantage. La deuxième oscillation
- traverse, à sou tour, la vapeur engendrée par la première en produisant encore de la vapeur métallique, et ainsi de suite pour chaque oscillation d’une même décharge. Presque toute l’énergie dans une décharge oscillante est donc, utilisée pour chauffer la vapeur métallique ; c’est seulement la faible décharge initiale qui traverse la couche d’air, et elle, n'est pas assez iorte pour chauffer Pair jusqu’il l’incandescence ; elle est cependant suffisamment forte, comme nous venous de le dire, pour produire de la vapeur métallique qui est ensuite réchauffée par les oscillations qui suivent la décharge initiale, dont la quantité augmente à chaque oscillation. Ceci, nous le répétons, pour une étincelle oscillante avec nue self-induction en dérivation mais sans noyau métallique.
- Qu’arrive-t-il maintenant si l’on introduit dans la bobine de sell-inductiou un noyau métallique ? Lord Rayleigh (2) a le premier trouvé que le nombre des oscillations de la décharge est diminué; J.-J. Thomson a, de son coté, mis en évidence, l’action de différents métaux sur les décharges oscillantes. Enfin M. Jlcmsalech \\ a précisé les conditions de cos expériences en se servant de la méthode photographique déjà employée par MM. Schuster et Ilemsaleeh (V.
- Résumons en deux mots les expériences de J.-J. Thomson. 11 utilise la propriété bien connue des tubes à vide, sans électrodes, en présence d’une décharge électrique oscillante. Le principe de sa méthode est le suivant : On charge à l’aide d’une machine électrostatique deux bouteilles de Lcyde et on emploie comme circuit de décharge un fil qui possède deux spires distinctes A et B. Si, au moment de la décharge, on introduit dans la spire A un tude à vide sans électrodes, on remarque que ce tube brille d’un vif éclat; cet éclat peut être augmenté par Tintroduction d'uu
- i1; (T-A. Hkmsai.kcii. Recherches expérimentales sur les spectres d'étincelles, ('thèse de Doctorat de I L'niver-silé', Paris, aü juin, iqot).
- (-) O. I.odge, Modem. Yiewtî of Hlerlvioitv, p.
- Comptes rendus, 1. CXXX, p. 8y8 (lyoo). Journal de Physique, août ( 1900). p) Schuster cl Hkmsa.lf.ch. Pkil, Traits., série A, t. CLXXXXTTT, p, 190 (1899).
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- revue D’Electricité
- ' : JC
- ! s.:r* -wfrwkir
- noyau de laiton dans Inspire B; mais si, au lieu d’emplover un noyau de laiton, ou emploie un noyau de fer, l’éclat du tube diminue beaucoup et la décharge peut môme être complètement arrêtée. Si ensuite on entoure le noyau de fer d’un tube en laiton, la décharge est rétablie immédiatement. Réciproquement, si le noyau de laiton est protégé par un tube de fer, la décharge est arrêtée complètement. J1 résulte donc de ces expériences que ce sont les couches superficielles du métal qui interviennent directement et que les propriétés magnétiques du fer se font sentir même pour des oscillations de très courte période.
- Passons maintenant aux expériences de i\l. fl. ÎTemsalech. En ce qui concerne le fer, la méthode suivante a été employée par l'auteur (T. On insère en série dans le circuit de décharge d’un condensateur (en'dérivation sur le secondaire d'une bobine de Ruhmkorff ou sur une machine électrostatique de Whnshurst' une bobine de self-induction, un tube de Geissler et un déflagraleur ;i étincelle. En excitant la bobine, ou en faisant marcher la machine électrique, on ne constate pas de polarités distinctes dans le tube : les variations rapides de polarité ne permettent pas de distinguer la direction de la décharge.
- Mais si Tou introduit progressivement un noyau de fer dans la bobine de self-induction, on constate, de la manière la plus nette, que les oscillations de la décharge diminuent d’abord de nombre et finalement, sont complètement détruites : les deux pôles du tube de Geissler qui étaient précédemment identiques quant à leur aspect, commencent à sc différencier et. finissent par s’établir définitivement chacun dans une des extrémités du tube. En renversant le courant, F'fî- i-
- la polarité du tube est également renversée.
- Pour préciser encore cette action du 1er sur les oscillations de la décharge, l’auteur revient à la méthode photographique déjà employée en commun avec .M. Schuster.
- L’étincelle est photographiée sur une pellicule sensible fixée sur la périphérie d'une poulie qui peut tourner à raison de ooo tours par minute (2). La conclusion à laquelle arrive 1 auteur est la suivante : la suppression des oscillations d une décharge oscillante, dans les conditions énumérées ci-dessous, lient à deux causes : le magnétisme du fer et les courants de Fonça ait, Dans le cas du 1er, ces deux causes s’ajoutent Tune à l’autre, tandis que, dans le cas du cuivre, ce. sont les courants de Foucault seuls qui interviennent directement. Pour obtenir des étincelles bien oscillantes, on doit donc éviter toujours les bobines de self-induction à noyaux métalliques.
- Tj’auteur a en outre montré que l'augmentation du circuit de décharge d’un condensateur est accompagnée : TJ d’une augmentation d’éclat de l’auréole pour les métaux du groupe du fer; >? d’une diminution d’cclat pour les autres métaux. Dans le premier eas, la température de Tauréoie est augmentée, dans le second elle est abaissée.
- JV. Voilà la partie électrique de là thèse de M. llcmsalech. La deuxième partie est plutôt d’ordre spectroscopique pur. Quoique d’un intérêt capital, nous nous bornerons à la résumer en quelques lignes seulement, et cela pour deux raisons : G faute de place; tT pour être conforme au programme impose aux publications qui doivent figurer dans l'Eclairage Électrique.
- Disons donc deux mots sur les spectres produits par les étincelles électriques :
- Etude nus spectres produits par les Étincelles électriqces. —.M. llcmsalech emploie exclusi-
- (') Schuster et Hemsalech. Phil. Traitst. CLXXXXIII, p. 190 (1899).
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- vomeiît la méthode; photographique (l; et il s’attache surtout à l’étude des specLres produits pur l’étincelle oscillante. Il constate d’abord qu'au début toutes les raies d’un spectre s’affaiblissant avec l'augmentation de la self-induction. Parmi ces raies, il y eu a quelques-unes qui s’affaiblissant rapidement, d’autres qui diminuent lentement et d’une manière continue; d’autres encore qui diminuent. jusqu’à atteindre un minimum et augmentent ensuite en intensité, atteignent un maximum pour diminuer de nouveau.
- En comparant les raies de ces spectres avec les raies observées avec l’étincelle ordinaire et dans l’arc, on s’aperçoit facilement que les raies qui disparaissent rapidement avec la self-induction sont les raies de l’air et les raies métalliques de haute température qui se manifestent comme des raies « courtes » dans l’étincelle ordinaire. Ces raies ne sont pas visibles dans l’arc. Les raies dont l’intensité diminue lentement et d’une manière continue sont longues et très brillantes dans l’éfcin-ccllc ordinaire ; elles sont également visibles dans l’are.
- Enfin les raies qui atteignent un maximum d’éelat avec; l’augmentation de la self-induction sont moins brillantes dans l’éticelle ordinaire, mais très vives et très nettes dans l’arc.
- M. 1 femsaleeh propose alors la classiliealion suivante des raies spectrales au point de \ ue de la self-induction.
- Première dusse. — Raies qui diminuent rapidement d’intensité avec l’augmentation de la self-induction; cé sont les-raies de Pair et les raies métalliques de haute température. qu’/>/î obtient seulement dans l’étincelle ordinaire comme raies ce courtes ».
- Kxomples : Le doublet du zinc ; le doublet du cadmium ; la raie X = 4 4^1 ,4 A (2) du magnésium ; les raies X — 4 244-9A et X = 4-386,6 A du plomb.
- Deu.rième dusse. — Raies qui s’affaiblissent lentement et d’une manière continue avec 1 augmentation de la self-induction. Ces raies sont visibles et brillantes dans l’étincelle ordinaire, mais elles sont en général renversées ou nébuleuses dans l’are.
- Exemples : les deux triplets du magnésium : [X — o i83,8 A; X = 5 172.9 A; X = 5 167,6 A, et ]X = 3 838,4 À; X= 3832,5 A; 3829 fi A],
- Troisième classe. — Raies qui commencent par diminuer d’intensité, atteignent un minimum] puis augmentent considérablement en éclat, atteignent un maximum d’inteosité pour diminuer de nouveau. Ces raies sont également visibles dans 1”étincelle ordinaire et dans l’are; dans l’arc surtout elles sont 1res brillantes et très nettes.
- Exemple : la plupart des raies du fer et du cobalt.
- M. llcmsalech fait en outre remarquer que les raies appartenant aux séries de MM. Kayser et Range (excepté les raies du manganèse) appartiennent à la deuxième classe. Mais comme c’est dans l’ultra-violet que se trouvent la plupart des raies appartenant aux séries de MM. Kayser et Runge, cette étude demande à être poursuivie dans cette région spectrale en employant des prismes et des lentilles en quartz. La région spectrale explorée par M. llemsalech s’étend de X = 0900 A àX = 3 5ooA. Nous espérons pouvoir donner prochainement les résultats que nous sommes en train d’obtenir dans l’ultra-violet en poursuivant cette étude.
- Ajoutons enfin que ces recherches de MM. Schuster et llemsalech et de M. llemsalech ont eu un grand retentissement dans tout le monde spectroscopique et à l’heure actuelle les bobines de self-induction variable à volonté sont devenues dans les laboratoires de spectroscopie presque aussi indispensables que les prismes et les réseaux. Les recherches spectroscopiques semblent, en effet, reprendre leur vogue et s’introduire presque dans tous les laboratoires de physique.
- Eugène Nécvt.céa,
- f1) La dispersion employée par l’auteur était produite par differents prismes provenant de Sehmidi et Haensch de Berlin, de Hilger de Londres, et de Steinhel de Munich. Le spectrographe a été construit par Mailhat de Paris, la chambre photographique par Bilclife de Londres.
- (2) A signifie Angstrôm, unité récemment proposée par M. H. Kayser pour mesurer les longueurs d’onde. Celte unité correspond au quatrième chiffre significatif des longueurs d’onde du spectre visible exprimées en microns
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- TRACTION ÉLECTRIQUE DES TR A MM A VS
- SYSTÈME DE FELfCE, TOSI, PARBOX1 A COATACTS SUP Y, RFICIELS
- Ce système, dû à la collaboration de MM. Marco Tullio de Eelice, Giorgio Tosi et Àlfredo Par-Ijoni, rentre dans la catégorie des systèmes a prise de courant a niveau du sol avec contacts successifs superficiels. Il est caractérisé par l’emploi d’un commutateur spécial qui, non seulement a pour but d’éviter tous les inconvénients et les dangers que présentent les commutateurs inventés et en usage jusqu’à présent, mais possède encore l’avantage d’être d’une construction simple eL' solide, ce qui a pour effet de diminuer les dépenses-d'installation ainsi que celles d’exploitation.
- I. Principe du commutateur. — Voici le principe de ce commutateur :
- Si l’on introduit d’un tiers de sa longueur un evlindre en fer i (fig. \) (1) dans une bobine ou solonoïde a parcourue par le courant électrique, le cvlindre s’aimante et se trouve influencé par un flux de force magnétique, qui le fait entrer dans la bobine. Comme la force d’attraction de la bobine sur le cylindre diminue à mesure que celui-ci s’enfonce et que cette diminution serait un inconvénient, on rend cette variation de la force moins sensible en fixant une rondelle en for 4
- (fig. ?.) sur le support en bois ou en ébonite de la bobine a : de cette manière on joint à l’action dynamique du courant magnétisant qui circule dans la bobine, celle qu'exerce le cylindre mobile i, qui est devenu aimant, sur la rondelle en fer 4.
- Supposons maintenant qu’on dispose le même cylindre en fer l de manière qu’une de ses extrémités pénètre d’un tiers dans une bobine 2 (fig. 3) et que l’autre extrémité pénètre d’un autre tiers dans une seconde bobine 3, munies toutes les deux aux extrémités libres de deux rondelles 4; 5. Il est évident que si le nombre d’ampèretours des bobines est le même le cylindre 1 restera dans la position d’équilibre indiquée dans la figure, tandis que si on augmente le nombre des ampèretours de l’une des bobines en y taisant circuler un courant plus intense, le cvlindre 1 se déplacera vers cette bobine, d’une quantité proportionnelle à l'augmentation du nombre des ampèretours, 11 est évident aussi qu’iL eu serait encore de même si, an lieu de faire varier le nombre d’ampèretours, on faisait, varier la masse du cylindre en fer introduite dans une des deux bobines, le nombre des ampèretours dans les deux bobines restant le même.
- Beaucoup de systèmes régulateurs de lampes à arc, dits régulateurs différentiels, étant basés
- (;a 10—'mm.) et elle vaut par conséquent iO 4y, On désigne encore quelquefois celte unité de mesure pur]
- (*) Les clichés des ligures de cet article nous ont été obligeamment prêtés par M. Tullio de Police.
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- sur co principe, les commutateurs du système de traction que nous décrivons peuvent donc être appelés « commutateurs différentiels électromagnétiques ».
- II. Description nu commutateur. — Le commutateur différentiel est composé des parties suivantes :
- i" Le système électromagnétique différentiel ; 2° l'appareil de commutation ; 3° l’enveloppe extérieure ou boîte, contenant l’appareil complet.
- Le système électromagnétique différentiel est formé de deux circuits magnétiques de forme spéciale 6-6, 7-7 (üg. 4t étudiés de manière a avoir une force d’attraction considérable, avec une distance d’attraction relativement grande, un entrefer limité, et un faible courant, d’excitation.
- x seulement par leurs dimensions et par quelque détail, sont réunis par un anneau en métal diamagnétique 8-8 —XdfcC# fixé à un tube en métal diamagnétique 9-9, à l’intérieur
- j • * — — duquel peut se mouvoir un noyau de fer doux 10, terminé
- f I TjQ ' par deux troncs de cône 11-11. Ce cylindre sert, à com-
- pléter tantôt l’un, tantôt l'autre des deux circuits magnétiques, selon les cas. Autour du tube 9, et précisément dans la partie qui se trouve dans le circuit magnétique 6, sont, enroulées, dans des sens inverses, deux bobines en fil cle cuivre l’une 18, formées par un très
- Ces circuits, qui diffèrent entre
- grand nombre de spi res de fil d'un diamètre relativement petit, et ayant une résistance électrique d’environ 5oo ohms ; l’autre 12, îi’ayant que peu de spires de fil de grande section et par conséquent d’une résistance ohmique négligeable.
- Autour du même tube 9, dans la partie comprise dans le circuit magnétique 7, se trouve enroulée une bobine i5 de fil de cuivre avant 1111 nombre de spires inférieur a celui des bobines 12 et 16 ; cette bobine i5 est réunie en série avec une résistance bifilaire 16 (fig. 6) de manière que la résistance électrique totale des deux bobines i5 et 16 soit d’environ 2 000 ohms.
- Dans ces conditions, lorsqu'un courant passe dans une des deux bobines i3 ou 12, le noyau en fer 10 est attiré vers le hau1. et ferme le circuit magnétique 6-6 ; et lorsqu'un oonratit passe dans la bobine i5, le noyau est attiré vers le luis et ferme alors le circuit magnétique 7-7. Toutefois, pour que ce dernier déplacement se produise, il faut qu’aucun courant ne passe dans les bobines i3 ou 12, car autrement, 1c nombre des ampèretours de celles-ci étant beaucoup plus grand que celui de la bobine id, la force d’attraction des premières remporterait et le noyau 10 resterait attiré vers le haut.
- Passons a Vappareil de commutation.
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- Au noyau 10 est vissée intérieurement une tige de métal diamagnétique 26 (fig. 4 et 5), à laquelle est fixé un ressort 02-02, électriquement isolé de la tige 26 et portant à ses extrémités deux petits blocs de graphite 53-53, qui sont réunis électriquement entre eux et avec le ressort 02
- et forment ainsi, un pont; ces charbons sont aussi en communication électrique avec une extrémité de la bobine iu. Au-dessous du circuit, magnétique y-y, sont fixes doux autres petits blocs de graphite 54-54, qui sont isolés électriquement entre eux et1 du support; un de ces blocs est en communication électrique par un fil de cuivre avec le câble 3o qui amène le courant (voir fig. (i
- et y'. Sur un étrier inférieur sont fixés, en correspondance des petits blocs de charbon 53-53 et 54-54, deux autres petits blocs de charbon ou graphite 55-55 ; ces blocs sont isolés électriquement entre eux et de leur support ; l’un est en communication avec une extrémité de la bobine 13,
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- l’autre avec la terre et avec une extrémité do la résistance 16 dont la seconde extrémité est réunie avec l’extrémité libre de la bobine 10.
- Dans ccs conditions, lorsque le noyau 10 est en bas, c’est-à-dire dans sa position ordinaire, les charbons 53-55 réuuissont à la terre la bobine i3 par une extrémité, tandis que l'autre extrémité de la même bobine est réunie avec un plot métallique 36, placé au milieu de la voie suivant son axe. Lorsque au contraire le noyau est attiré cnliaul, la communication de la bobine i3 avec la terre est interrompue, tandis que les deux charbons 53-55 ferment le circuit de l'extrémité de la bobine js avec le câble do amenant le rounint ; l’autre extrémité de cette bobine jm étant
- dérivationVi courant du câble passe par la bobine i5et par la résistance iti, en allant am-f rails.
- rendre hermétique la la partie inlérieure de l’enveloppe se trouvent di Lissant d’une part au câble d’alimentation 3o,
- en fonte 3i muni d'une garniture de matière
- du bois qui i
- de l’action de
- es par lesquelles passent les fils abou-, au plot 36; sur ces ouvertures sont i de toute autre matière isolante de est- remplie d’huile lourde de goudron ues du cylindre en fer doux io: de pré-
- i’immidité' extérieure ; d’isoler les différentes t en évitant ainsi la formation de petits a
- Les autres organes de l’appareil sont :
- Une vis régulatrice /[q (fig. j.), qui sert à limiter en haut la <
- quée en 5o sur lu figure 4 et qui i saillie 5i-5i qui servent de guide.
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- Le plot 36 qui se trouve au milieu de la voie et suivant son axe est forme par un bouton en acier enchâssé dans un bloc d un mélangé d'usphalle-belmi de composition spéciale, a lin qu’il présente nue haute résistance d isolement et une grande résistance aux chocs mécaniques (fig. nj.
- to. -• Vue d un appareil enlevé de la boite [essais faits à Rome'.
- 111. Foxctjonxemext im: commitateiui. — Après avoir décrit le coinnuilateur électromagnétique, nous allons examiner son fonelionnernen't.
- La figure 6 représente schématiquement les connexions électriques de deux commutateurs elèctromagnétiques, placés à une distance un peu inférieure à la longueur du patin 56 situé sous
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- la voiture, de manière que le patin avant de quitter un bouton soit déjà en contact avec le bouton suivant.
- DansVettc ligure, le patin 56 est en contact avec le plot situé.» gauche et par conséquent on voit le commutateur placé sous ledit plot dans la position soulevée; le courant parcourt alors les bobines iaet i 5, mais, comme la bobine 12 a, ainsi qu’il a été dit, un nombre d’ampèretours plus grand que celui de la bobine t5, le noyau en 1er doux to est attiré en liant par la bobine 12 et par conséquent le pont 55, 5a, 02, 55 en se soulevant, vient en contact avec les charbons 54-54 et
- terme le circuit du câble 3o; en même temps le circuit des charbons 55-55 est ouvert, et par conséquent la communication de la bobine i3 avec la terre ou rail constituant le retour du courant est interrompue. Eu définitive, le plot 36 est relie au câble 3o et toute autre communication avec le rail est rompue; par suite le courant va par le plot 36 au patin 56 de la voiture, et de celui-ci. par le moteur 58 retourne à la génératrice au moyen des rails 5j.
- Aussitôt que le patin 56 quitte, par l'ed'et du mouvement de la voilure, le plot 36, le courant 11e traverse plus la bobine 1 2, mais seulement la bobine 15 ; alors le nova 11 10 tend à tomber non seulement par l’action de la gravité, mais encore par l’action magnétique de la bobiue i5, qm dure jusqu'à ce que le pont-charbon 53, 02, 52, 53 cesse d’ètre en contact avec les charbons 54-54-Dès que le noyau 10 est tombé, le pont-charbon 53, 02, 02, 53 ouvre le circuit entre les charbons 54‘54, c'esl-ii-dive. entre le câble 3o et l’extrémité de la bobine 12, et par conséquent il interrompt aussi la communication du solénoïde i5 avec le câble 3o; en même temps il ferme le circuit
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- des charbons 55-55. c’est-à-dire de la bobine i3 avec le rail, de sorte que le plot 36 communique avec le rail, et le commutateur se trouve dans la position normale de repos, indiquée sur la même ligure 5 pour le commutateur de droite, qui correspond au plot 36 non encore touché par le patin de la voiture.
- Lorsque le patin vient toucher le plot de droite, comme il n'a pas encore quitté le plot précédent, une partie du courant qui alimente le moteur de la voiture, se dérivera par le plot 36 de droite, suivra le fil de la bobine correspondante i3, passera par les charbons 55, 53, 53, 55, et retournera directement au rail. Le noyau, io attiré par la bobine i3. fermera, en se soulevant, le commutateur respectif entre les charbons 54, 53, 53, 54 et la bobine iv> le maintiendra fermé; ce sera alors le ploL 36 de droite sur lequel passe le patin qui alimentera le moteur de la voiture.
- Ce que nous venons de dire se rapporte au cas où la voilure est déjà en mouvement. Pour effectuer les démarrages, on utilise une batterie d’accumulateurs 5ç) (lig. 6) de très petite capacité, située sur La voiture et dont le circuit, muni d’un interrupteur Go est mis en dérivation sur le circuit du moteur. Au moment de démarrer, le conducteur ferme l'interrupteur 6o; alors le courant des accumulateurs fait soulever le noyau io du commutateur correspondant au plot sur lequel se trouve la voiture et ce plot se trouve ainsi mis en communication avec le câble 3o, qui fournira le courant à la voiture. 11 est à remarquer que l'interrupteur 6o qui sert à fermer le circuit de la batterie 5ç), peut être supprimé, si l’on munit la voiture d'un controleur spécial construit de façon à fermer le circuit de la batterie lorsque la manette est ameutée dans la première position, et c’est d’ailleurs ce procédé que nous employons. 11 est également à noter que la batterie est constamment. rechargée et que par conséquent il est inutile qu’elle ait une capacité élevée.
- Ajoutons que le patin de la voiture porte à ses extrémités deux contacts 61-62 isolés électriquement du reste du patin et communiquant avec celui-ci par des résistances 63-64, de manière que le patin, en quittant un plot, n’interrompe pas brusquement le courant alimentant le moteur de la voiture.
- TV. Avantages du système. — Les inventeurs revendiquent on faveur de leur système divers avantages parmi lesquels ils signalent plus particulièrement, la faiblesse du courant nécessaire au foneliouuement du commutateur. Des expériences faites à Rome ont en effet montré que l'intensité du courant dans la bobine i3 est d environ o.yo ampère. 11 en résulte une grandi1 facilité île rupture de Tare outre les charbons 55-55 et 53-53 ; en outre les effets d’aiito-induetion dus à la brusque rupture du courant dans la bobine i3 sont très faibles et ne peuvent; compromettre l'isolation de celte bobine. Quant à 1 intensité du courant dans fa* bobine 10, elle est encore plus faible (environ o,a-5 ampère d'après les expériences faites à Rome), de sorte qu’un défaut d'isolation de cette bobine n’est pas plus à craindre que pour la bobine i3.
- Un second avantage est que les ares de rupture entre les charbons de contact sont toujours de très faible intensité. Cela résulte en partie de ce qui vient d’ètre dit et en partie de ce que, par suite du sectionnement du patin de la voiture, la rupture du courant d’alimentation n’a lieu quaprès que son intensité a été considérablement réduite par riutro<luclion d’une grande résistance dans le circuit. D’ailleurs les enveloppes clos commutateurs étant remplies d’huile lourde de goudron, les ruptures s’eil'cetuent dans un milieu diélectrique liquide qui s’oppose il la persistance des ares.
- Ce système a été expérimenté à Rome par la Société Romaine des Tramways. Les essais ont eu lieu sur un tronçon de voie équipé aussi avec (il aérien, comme 011 le voit par les figures 8 à 1 [ ; ils ont duré pendant six mois environ, et ont toujours donné d'excellents résultats, même par des temps ^extrêmement pluvieux et humides ; on a constaté que, dans ces dernières conditions, la résistance d’isolement entre un ploL électrisé et le rail était d’environ :r*. 000 ohms.
- J. Reyvai..
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- TRACTION
- La traction mécanique des chariots à
- bagages, par Sabourct, Revue générale, des ehc-
- A l'exception des transports de lait et do marée qui se font sur dos quais spéciaux, tous les colis de messageries de la gare d’Austerlitz sont embarqués ou débarqués sur une voie bordée par un quai de 3oo m de long, qui donne lui-mènie sur une cour d’arrivage do la gare. Le service de manutention des colis, qui se fait sur des chariots à 3 roues de 1,70 ni de long, o,85 m de large et o,y5 m de hauteur, est assez pénible et cause à certains moments un encombrement très grand du quai, vu la quantité considérable de colis de messageries qui passe par la gare d'Austerlitz et qui atteint annuellement le chiffre de 16 millions. La Compagnie d’Orléans est arrivée à accélérer notablement cette manutention et à la rendre en même temps plus économique à l’aide d’une installation à commande électrique de tirage mécanique des chariots à bagages, étudiéepnrM. Sabourct, qui était à cette époque ingénieur principal de la voie et des travaux aux chemins de fer d’Orléans, et décrite par cet ingénieur dans la lïevoe des Chemins de
- ter-
- Le problème était assez difficile à résoudre, car les chariots étant très nombreux, il ne fallait pas y adapter des organes coûteux; il ne fallait eu outre gêner en mienne façon la circulation du quai. On ne pouvait donc songer a faire la manutention des chariots en montant des moteurs sur ceux-ci, ou en les accrochant à une chaîne sans fin aérienne ou flottante ; on a été conduit de cette façon a faire mouvoir les chariots en fes accrochant à un câble sans fin souterrain, animé d’un mouvement permanent. Alais l’usage d’un gripp analogue à celui îles tramways funiculaires eût rendu la manœuvre d'accrochage ou de décrochage beaucoup trop compliquée. On a réalisé l'entraînement des chariots sans les accoupler d’une façon rigide avec la chaîne, à l'aide d’une tige de fer montée sur le chariot et qui se trouve simplement poussée dans le caniveau par une quelconque des noix saillantes dont la chaîne est munie.
- La chaîne sans fin court sous la fente d’un double caniveau de 180 m de Iougueur établi à quelques mètres en arrière de la bordure du quai des messageries. L’écartement des deux caniveaux est de 1,60 m d'axe eu axe. Ces caniveaux flig. i) sont construits suivant une forme
- en béton de ciment A, de 200 mm de largeur et 3oo mm de hauteur intérieure, soutenus tous fes mètres par une armature en fonte C. lui fente est formée par des fors profilés BD' noyés d’une façon continue dans le béton et laissant entre eux une ouverture de 3o imn. Les deux caniveaux se rejoigneul aux deux extrémités dans deux fosses contenant l'une la poulie motrice et l'autre la poulie de renvoi, toutes deux ayant un diamètre égal à l’écartement des axes des deux caniveaux, c'est-à-dire à 1.60 m.
- La fosse contenant la poulie motrice (fig. 2 et 3) mesure 3,45 ni sur 2,10 111 en plan, avec une profondeur de o,"5 ni. La poulie d’entraînement M, à axe vertical porte une denture horizontale qui engrène avec un pignon d’angle N, dout l’axe horizontal est actionné par une dynamo P à l’aide d’un train d’engrenage réducteur Q. Le moteur électrique P est alimenté par la canalisation d’éclairage de la gare, à 120 volts ; il est excité en shunt, ce qui est une précaution inutile puisqu’il 11’est pas sujet à s’emballer et qu’une vitesse rigoureusement constante n’était, pas indispensable. Sa vitesse angulaire est de 3ôo tours par minute et celle de la poulie ido-
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- trioe île 11 tours par minute, ce qui correspond à une vitesse linéaire de i m par seconde, on Ü,6oo km à l'heure. Le courant absorbé est de 8 ampères à vide et de 15 ampères lorsque la chaîne entraîne le nombre maximum de ifi chariots, ce qui correspond à une puissance dépensée de i,5 cheval à vide et de. 3 chevaux en marche et a une dépense très faible au taux où
- le courant revient à la Compagnie qui le produit elle-même dans son usine centrale de la gare d’Austerlitz. Le moteur est mis en marche pour toute la journée à l’aide d'un rhéostat ordinaire : eu cas de résistance mécanique exagérée le circuit est coupé par un disjoncteur automatique réglé ii 4o ampères.
- Comme dans toutes les installations funiculaires la jjoulie de retour a son axe porté parmi chariot mobile, tendu par un contrepoids de i ooo kg. Avant sa mise on place la chaîne a été soumise à une Lruetion prolongée de a ooo kg., afin de rendre très iaible les allongements ultérieurs. Dans le cas particulier, on ne peut admettre que des allongements insignifiants, à cause des noix fixes r montées sur la chaîne et fiui doivent s’encastrer avec un jeu très Iaible
- dans les alvéoles s ménagés (fig. 3) sur le pourtour des deux poulies : par contre, les noix fixes rendent parfaite l’adhérence de la chaîne sur les poulies.
- La chaîne est du type à maillons sans soudure, établie pour une tension normale de i ooo kg. On l’a préférée à une chaîne Gall a cause de son prix plus faible et a un câble à cause de son allongement moindre et de sapins grande résistance à l’usure. Les noix en forme de cylindres en acier de 6 cm de diamètre sont fixées horizontalement sur la chaîne à l’espacement de
- L’est le guidage de la chaîne à l’intérieur du caniveau qui a demandé le plus de recherches. D abord on ne pouvait laisser traîner une chaîne aussi longue sans absorber une dépense d’énergie exageree ; on ne pouvait pas non plus la soutenir de distance en distance par des galets porteurs d axes fixes, comme dans les caniveaux de tramways funiculaires,à cause dos noix saillantes ; d’ailleurs même avec des galets spéciaux à empreintes, ce procédé ne conviendrait pas, parce que sous l'influence de son poids la chaîne prendrait, dans l’intervalle des galets, h moins que le nombre de ceux-ci fut très grand, une üèche telle que la tige; du chariot rie rencontrerait plus la noix. La difficulté a été tournée d’une manière très ingénieuse en soutenant la chaîne par un grand nombre de bicyclettes solidaires de cette chaîne. La figure 4 représente une de ces bicyclettes : elle se compose de deux petites roues à gorge dt d2 de o,io ni réunies par un cadre l en acier moulé d’une seule pièce, disposé latéralement et qui se termine en haut par une partie demi-circulaire g que la chaîne traverse librement et de façon à conserver sa liberté de vrillage et dans laquelle vient s’embecqueter la noix K. La bicvelette roule sur un fer à T formant rail M boulonné sur les cadres C (fig. i ) du caniveau et est guidée à sa partie supérieure par la fente du caniveau dans laquelle s’engage la partie supérieure du cadre de bicyclette. 1,es encoches des poulies d’enlraincmentsont suffisamment larges pour que le cadre des bicyclettes puisse s’y loger (voy. fig. 2). Les bicyclettes sont guidées par un canal spécial des fosses pendant uu court espace à l’entrée et à la sortie des poulies ; lorsqu’elles sont logées dans les encoches, elles n’ont pas besoin il’être guidées. La chaîne porte des bicyclettes toutes les trois noix,
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- c’est-à-dire tous les 3,5o ra et Ton aurait pu les espacer davantage.
- L'équipement des chariots est des plus simples et n’a "coulé que 18 Ir pièce. On s’est contenté d’adapter sur !a paroi avant à'claire-voie (fig. 4)
- un tube a fixé par une bride ajustée x et maintenu en b par une bride laissant un certain jeu longitudinal.
- Dans le tube u peut coulisser de 3 cm environ une tige en 1er ronde de no mm de diamètre, suspendue par une bielle il (fig. 6) à nu levier I-, dont l'articulation T est fixée sur une planchette vissée sur le haut de la paroi devant du chariot. Dans la position du repos, le levier est maintenu vertical par un doigt y à ressort retenu contre la lace interne de la traverse supérieure du chariot; dans cette position, la tige u est appliquée contre le chariot par deux ressorts r (fig. 5) fixés sous le plancher du chariot. Pour atteler le chariot, la manœuvre est excessivement simple: il suffit d’incliner le levier L sans se préoccuper de placer la lige au-dessus du caniveau, et de déplacer ensuite le chariot de droite et de gauche ; la tige t traîne sur le sol et, pénètre d'elle-mèiue dans la fente lorsqu’elle se trouve au-dessus. Cette lige est bien vite rencontrée, soit par la face plane d'une noix, soit par la face avant ig du cadre d'une hicycleltfs (fig. 3) qui l’entraîne dans le eauiveau ; le chariot est donc poussé par la partie interne de sa face avant. Au moment oii la tige u est rencontrée, elle se déplace légèrement et vient buter contre le fond de la bride b (fig. 5), en tendant l.es ressorts r qui amortissent le choc. On dispose les chariots au-dessus de l’un ou l'autre des caniveaux suivant qu'on veut les déplacer sur le quai dans un sens ou dans l’autre. Pour les arrêter au point voulu, il suffit de remettre le levier L dans la position verticale, ce qui a pour elf’et de dégager la tige
- de ter t de la chaîne et de la faire sortir du caniveau. I.es chariots portent sur leur paroi d’arrière une plaque de tôle qui forme butée, dans le cas où un chariot se trouve au repos dans le
- voisinage du caniveau, cl désembraye les chariots en marche qui pourraient venir rencontrer le chariot au repos. A l’extrémité des caniveaux le quai se termine par un plan incliné qui surélève l'avant du chariot de 5 fi 6 ein; la tige u
- Fig. S.
- échappe ainsi à la noix ou au cadre de bicyclette et le chariot désembrayé s’arrête de lui-mème ; là encore les ressorts de rappel r du tube porte-tige amollissent le choc.
- Le caniveau serait rapidement obstrué par les détritus que l’on trouve sur tout quai à mar-
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- chandises, s’il n’était constamment nettoyé par trois petits balais entraînés par la chaîne. Les détritus ^ tombent dans des puisards ouverts sous le caniveau, d’où on les retire à la
- M. Sabouret n’a pas évalué la dépense de premier établissement de l’installation ; la description des appareils suffit à indiquer qu’elle n’est pas bien élevée, grâce surtout à l’emploi de l’électricité qui a permis d’actionner d’une façon très simple la transmission funiculaire.
- Cette installation a plus d’importance que ne lui en attribue, par modestie, M. Sabouret, lorsqu’il déclare qu’elle ne présente qu’un intérêt pratique très restreint. La solution ne serait certainement pas très bonne pour la traction des chariots a bagages sur des quais à voyageurs, mais elle pourrait être appliquée dans une grande quantité de gares importantes dont les quais a messageries présentent presque toujours la même disposition qu'à Austerlitz. En outre, le bon fonctionnement de cette installation, qui comporte déjà 180 m de caniveau, fait prévoir que des installations funiculaires plus importantes, qui pourraient dans certains cas particuliers mieux convenir pour le tirage des véhicules de chemins de fer que les cabestans, auraient, moyennant des dispositions électriques appropriées, toutes chances de bien fonctionner également.
- DIVERS
- Influence d’une résistance sans induction sur ladècharge oscillatoire d’un condensateur, par T. Mizuno. Dr. Ann., t. IV, p. 8n-8i5, avril 1901.
- En mettant en dérivation sur le circuit de décharge d’un condensateur, une résistance sans induction, on augmente la résistance effective et par suite l'amortissement des oscillations ; l’augmentation est. d’autant plus grande que la résistance est plus petite.
- Si* l’inégalité
- r!C2S2-(- 2LR.CS >L2
- où S représente la résistance mise en dérivation, n’esl plus satisfaite, la décharge devient apériodique. L’introduction de cette résistance fournit donc un moyen simple de régler la
- Ce dispositif permet en outre d’obtenir des décharges oscillantes dans un circuit sans induction propre. M. L.
- Actions d’un courant variable, de sens constant, des oscillations électriques et des courants induits sur une aiguille aimantée ou une aiguille de fer doux placée dans un champ magnétique constant, par M. Hornemann. (Dr, Ann., t. V, p. 481-512, mars 1901.
- L’auteur a effectué des expériences variées sur ce sujet : les résultats s’expliquent aisément par ce qu’on connaît : il suffit de combiner les équations des courants variables avec les équations du mouvement d’un équipage magnétique pour retrouver les faits observés. M, L.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- academie des sciences
- Séance du n juillet 1901
- Sur la cohésion diélectrique des gaz. Influence delà paroi, par E. Bouty, Comptes rendus, t. CXXXIII, p. 2f3.
- On sait, par les recherches antérieures de l’auteur, qu’une masse gazeuse, placée dans un champ uniforme, livre passage à de l’électricité dès que le champ électrostatique dépasse une
- certaine limite au-dessous de laquelle le gaz est un diélectrique parfait.
- M. Bouty a continué ces recherches par l’étude expérimentale du rôle de la paroi diélectrique.
- 1“ Si le ballon contenant le gaz était rigoureusement sphérique et d'épaisseur constante, enfin s’il était constitué par un diélectrique parfait, le champ intérieur au ballon serait uniforme, mais un peu inférieur au champ externe. Par exemple, avec un rayon de o,o3 m une
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- constante diélectrique égale à a,25 et une épaisseur de parois de i, 2 ou 3 ram, le champ intérieur serait inférieur air champ externe d’environ .1, 5, 3 et 4, 5 p. 100. M. Bouty a pu manifester cette influence de l’épaisseur des parois ii l'aide d’un ballon dont la surface interne avait été revêtue de la couche la plus mince possible de paraffine. Après une série de mesures du champ critique, il a coulé à J'intérieur de ce ballon et répandu de manière à peu près uniforme une quantité de paraffine suffisante pour que l’épaisseur primitive du verre fût plus que doublée, Los valeurs du champ externe nécessaires pour amener le phénomène critique ont augmenté en moyenne de 3 p.
- 20 D’ailleurs on ne constate aucune action proprement spécifique de la matière diélectrique en contact avec le gaz. Un ballon plat, à paroi primitivement nue, a été revêtu intérieurement d'une couche mince de paraffine ou de soufre. Il n’en est résulté aucune variation appréciable des champs critiques. M. Bouty a même pu recouvrir le fond plat du ballon d’une couche de grenaille de plomb très fine ou enfin d’une large goutte de mercure de 0,06 m de diamètre. L'introduction, au contact du gaz, de ces corps conducteurs d’épaisseur finie 11’a produit d’autre effet que la variation prévue du champ intérieur et de la capacité du condensateur; elle n’a rien changé aux phénomènes critiques.
- 3° M. Bouty a déjà annoncé que le passage de l’électricité- à travers la masse gazeuse est accompagné de luminescence du gaz. Ou aperçoit un éclair de charge, et un éclair de décharge, tous deux très nets quand le champ employé est notablement supérieur au champ critique. On peut observer, ces éclairs même au voisinage immédiat du champ critique, même dans la région du champ critique minimum, en faisant
- fou constate expérimentalement qu il en resuite, de Cette zone ciitiqne peut embrasser, par exemple, une
- l'obscurité la plus complète possible dans la salle où l’on se trouve et en plaçant tout l’appareil dans une enceinte fermée présentant un seul orifice par lequel on regarde. Le champ critique ainsi déterminé par l’apparition de la première lueur perceptible coïncide d’une manière, remarquable avec le champ critique déterminé par la mesure des capacités^).
- En résumé, l’élude des perturbations amenées par la paroi établit que le phénomène critique est en lui-même tout à fait indépendant de la matière isolante qui emprisonne le gaz. Celle-ci n’agit qu’indircctement, en modifiant d’une manière plus ou moins irrégulière le champ qui règne au sein de la masse gazeuse.
- Sur la nature des rayons X, par Jules Seme-nov, Comptes rendus, t. CXXXIII, p. 217.
- On sait que les rayons X, sortant du tube focus, ont plus d’intensité et sont plus pénétrants que les ravons émanant directement de la cathode d’un tube simple. En outre, la matière de l’anticathode joue un grand rôle dans la production de ces rayons.
- En etudiant l’émission des différentes parties d’un tube bianodique à anticathode de platine, M. Seruenov a pu constater les faits sui-
- l'irnpcrfcction des propriétés diélectriques do la paroi
- l'éclair de décharge est visiblement plus pâle que l'éclair de charge, ou même fait défaut. L’électricité qui a traversé le gaz à J'iris-fant de la charge du condensateur est
- de môme signe que le précédent, on ne verra plus d’é-
- contraire de 10 à 20 p. 100 moins intense pourra sc mon-
- champ critique sur l’observation des charges adhérentes ramène ensuite en arriére, et l'on constate a’it emporte
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- i° L’anticathode émet les rayons par ses deux laces (antérieure et postérieure) et de la même lacon, mais l’intensité des rayons antérieurs est supérieure à celle des ravons postérieurs.
- a" L’anticalhode n’émet de rayons que si elle porte une charge électrique. Reliée métallique-ment au sol, elle n’engendre presque pas de
- 3° Les rayons provenant directement de la cathode ont une intensité de beaucoup inférieure à celle des rayons anticathodiques postérieurs et sont, sous ce rapport, comparables aux rayons émis par les parois du tube (’}.
- M. Semenov a passe ensuite à la production unipolaire des rayons X.
- À cet effet, les trois électrodes du tube bianodique, préalablement reliées entre elles, étaient mises en communication avec un des pôles d'un tube jocus actionné par la bobine.
- Dans ces conditions, le tube bianodique, présentait les mêmes phénomènes lumineux que dans son fonctionnement naturel, quel que fut le pôle du tube focus avec lequel il se trouvait relié, mais leur éclat était très faible. T. électrode, qui dans les conditions ordinaires joue le rôle d’anticalhode, émettait des rayons X d’une intensité très faible, mais possédant cependant les mêmes propriétés que les rayons X d’un tube bipolaire (2).
- tantôt avec lo sol.
- Dans une autre série d’expériences, l’un des pôles du tube bianodique était en communication avec le sol et 1 autre avec le pôle du même nom d’un tube focus actionné par une bobine d’induction. L’anticathode du tube bianodique était tantôt en communication avec l’anode, tantôt restait libre. Los résultats furent absolument identiques aux précédents.
- (2) L’auteur a aussi remplacé le tube bianodique par un tube barométrique de o,85 m de long, rempli de mercure et plongeant verticalement dans un godet en verre rempli de mercure, et il établissait la communication du mercure avec un. des pôles du tube focus, actionné par la bobine. Dans le vide barométrique, au-dessus du mercure, il sc produisait une lueur bleuâtre à peine perceptible, et les parois de la chambre barométrique deve-
- A l’extérieur de la chambre barométrique, dans son voisinage immédiat, l’écran au platinocyanure de baryum devenait fluorescent, et les pellicules sensibles enveloppées dans du papier noir étaient impressionnées. 11 y a l
- Dans toutes ces expériences, une condition était toujours et invariablement nécessaire pour la production des rayons X. C’est la présence d’un tube de Crookes dans le circuit du secondaire de la bobine d’induction. Ce tube j.ouait le rôle d’excitateur de Hertz, d’une très haute fréquence.
- Les oscillations, produites dans un excitateur ordinaire, en raison de leur grandeur, ne sont transmissibles que par l’intermédiaire de la matière. Par contre, les vibrations de l’exciLa-tcur formé par. un tube de Crookes, grâce à leur très haute fréquence, peuvent se propager par l’intermédiaire de Y éther sous forme de rayons.
- Dans les expériences de production unipolaire des rayons X, les vibrations se montraient dans le secondaire de la bobine, par suite de la présence du tube focus; elles se communiquaient au tube bianodique, fonctionnant comme tube unipolaire à trois électrodes, et donnaient naissance aux rayons X. Des phénonèmes analogues se produisaient dans le tube baromc-
- L’nutcur rappelle que dans une note précédente (!), il a décrit la décharge par les rayons X d’un éleelroscopc à mercure, et émis alors l’hypothèse d’après laquelle la perte d’électricité des conducteurs frappés par les ravons X a lieu par rayonnement.
- En effet, tout conducteur rnis en présence d’un tube do Crookes, actionné par une bobine d’induction, joue le rôle d’un résonnateur devenu le foyer d’émission de rayons que M. Sagnac a appelés rayons secondaires. Le conducteur étant chargé, la charge augmente l’intensité du rayonnement. Telle est la cause par laquelle l’anticathode du tube bianodique, mise en communication avec l’anode ou laissée libre, émet, beaucoup plus de rayons X que lorsqu’elle est en communication avec le sol.
- « Les rayons X, conclut M. Semenov, représentent les directions de transmission, par l’intermédiaire de l’élher, des vibrations électriques. Ces vibrations se communiquent à tous les corps qu’elles rencontrent sur leur passage.
- donc, dans ces conditions, production unipolaire de rayons analogues aux rayons X.
- f1} Comptes rendus, l. CXXXII, p. i3so. Écl. Élect., t. XXVII, p. 460, n juin 1901.
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- lie, dans l'Atlantique, j’assistai souvent, dit M. Stassano, à ces pluies vraiment diluviennes, accompagnées de formidables décharges électriques, qui se produisent régulièrement dans la zone des calmes équatoriaux, lors des très fortes chaleurs ; et j’eus aussi l’occasion d’assister souvent à ces brusques orages d’été, les pamperos, qui éclatent et se dissipent, sur la côte brûlée du Sahara, en quelques minutes.
- » Considérant l’immense perte en électricité qnc ces précipitations entraînent dans les hautes couches de l’atmosphère, je me souviens de l’hypothèse de De la Rive, qui attribue à l’évaporation équatoriale l’origine de l’électricité des aurores polaires, et j’en envisageai, de suite, la démonstration, dans les ternies suivants : si cette théorie est vraie, aux époques des chaleurs torrides les plus intenses, autrement dit., des hivernages équatoriaux, les aurores polaires doivent être moins fréquentes.
- » Je trouvai, effectivement, dans le diagramme delà répavt.ilion mensuelle des aurores boréales, d’après Klein, qu'il existe une correspondance très frappante entre les minima de fréquence de ccs météores et les époques des pluies équatoriales, la grande et la petite saison humide du
- est très faible.
- radio-actif solide laissé à l’air libre ue diminue pas sensiblement, parce que, la propagation de la radio-activité par conduction ne se faisant pas à travers les solides, ccst seulement une couche superficielle extrêmement mince qui produit la radio-activité induite. On constate, en effet, que la dissolution du même sel produit dos phénomènes de radio-activité induite beaucoup plus intenses (20 fois plus forts environ). Avec un sel solide l’énergie radio-active s’accumule dans le sel et ne se dvs-sipc guère que par rayonnement. Au contraire, lorsque le sel est. en dissoluliou depuis plusieurs jours, l’énergie radio-active est répartie entre l’eau et le sel, et si ou les sépare par distillation, l’eau entraîne une grande partie de l'activité et le sel solide est beaucoup moins actif (10
- M. Giesel lVied. Ann., t. LXIX, p. gi : 1899). Ensuite le sel solide reprend peu à peu son activité primitive.
- » La communication de l’activité du sel de radium à 1 eau de dissolution sc fait d’ailleurs assez lentement, et l’équilibre n'est obtenu qu’au bout d’une dizaine de jours ; si, par exemple, on évapore la dissolution aussitôt après, l’avoir faite, le sel garde une portion beaucoup plus considérable de son activité, a
- golfe de Guinée, qui est la région des calmes où il pleut le plus et où les précipitations ont le caractère franchement zénithal et, respectivement, entre les deux maxima annuels d’aurores boréales et les deux saisons sèches de cette même région équatoriale. De plus, je trouvai qu’au maximum d’aurores boréales le plus élevé de l’année correspond exactement la période la plus sèche de la Guinée supérieure, les mois do septembre et d’octobre, pendant lesquels l’air y est le plus neltové de brumes et le moins défavorable à la santé des blancs.
- » Dans le catalogue des aurores australes publié, dans ,ces derniers temps, par W. Bol-lcr f* 1), je viens de trouver bien d’autres faits, qui me permettent de reprendre aujourd'hui mon ancienne démonstration, eu lui donnant une portée générale. »
- Apres avoir groupé ces faits, l’auteur conclut :
- « J1 ressort des faits précédents que la théorie de De la Rive s’accorde avec tout ce que l’on connaît sur les aurores polaires et en explique toutes les vicissitudes. Ce qui s’en dégage, pardessus tout, c’est lu démonstration que ccs météores lumineux sont d’origine terrestre, liés intimement aux autres phénomènes météorologiques de notre planète. L’expédition danoise dirigée par M. Paulsen (2) a pu d’ailleurs établir récemment qu’il existe un accord intime entre le spectre des aurores boréales et celui de la lumière qui entoure la cathode d’un tube contenant de l’oxygène et de l’azote. Il s’agit donc réellement d’ün phénomène se passant dans 1 atmosphère de la Terre. »
- Sur l’action èlectrocapillaire des molécules non dissociées en ions, parGouy. Comptes rendus, t. XXXIII, p. 286.
- L’auteur a soumis à un examen plus détaillé les faits signalés précédemment, relatifs à l’activité èlectrocapillaire des corps organiques en solutions aqueuses (3); 160 corps ont été étudiés, dissous dans des solutions normales de Xa'SO1. La disposition des expériences diffère peu de celle déjà employée pour les mélanges d'électrolytes (4). Le
- (l)Beitrage zur Geophysih. III Bd,I Ilcft ; Leipzig, 189O.
- (3) Rapports du Congrès international de Physique,
- (3) Comptes rendus, t. CXXXII, p. 832. Écl. Éleel.,
- I. XXVII, p. n;, 20 avril 1901.
- (4) Comptes rendus, 19 novembre 1900. Ecl. Elect.,
- t. XXV, p. 357, Ier décembre 1901.
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- hirree mercure avec llg-SO1 esl invariablement dans la solution normale de Na2SO' (LJ ; on trace la. courbe élcctrocapillaire i en mettant aussi L, dans l'auge de l’électromctre, et l'on trace ensuite la courbe 2 en remplaçant dans cette auge, Lt par La (solution normale de Na2SO' avec le corps organique en plus). Les abscisses sont les différences de potentiel V du large mercure et delà colonne mercurielle; les ordonnées, les hauteurs h de cette colonne.
- Les courbes des corps organiques sont très variées, et s’éloignent souvent de la forme pseudo-parabolique qui est ordinaire chez les électrolytes ; toutefois •—- conserve le même sio-nc. Le sens de l’effet du corps organique est toujours une dépression ou diminution de h (*). Cette dépression est surtout marquée vers le milieu de la courbe (2). Elle s’annule en approchant des extrémités (en sorte que les courbes 1 et v> coïncident en ces régions), ou tout au moins elle tend visiblement à s’annuler, ou se réduit à une petite valeur (3). Au contraire, dans ces conditions, les électrolytes actifs donnent des dépressions croissantes du côté positif. C’est là, semble-t-il, le critérium qui distingue les effets des molécules actives de ceux des unions actifs.
- Dans beaucoup de cas, le maximum de la courbe est reporté du côté positif, la dépression étant surtout importante du côté opposé ; nous dirons alors que la courbe est positive. (4). Le déplacement du maximum est souvent considérable, 0,2 ou o,3 volt, quelquefois plu». Pour d'autres corps, la disposition est inverse et la courbe sera dite négative, (6).
- Certains corps donnent des courbes assez
- . ... ,. . d-h -
- regulierement arrondies, ou ne varie gucre
- plus qu’avec fl), mais le [dus souvent les courbes présentent une partie quasi rectiligne, on u une petite valeur, la moitié ou le tiers
- de la moyenne, et quelquefois moins. Cette partie est plus ou moins inclinée ; elle se raccorde avec les autres portions par deux coudes plus , , d'lh
- ou moins brusques, ou passe par un maximum, souvent considérable. Le coude le plus élevé est le plus brusque ; l’autre, quelquefois, n’csl pas atteint dans les limites des expériences. Presque toujours la dépression au delà du coude s’annule sensiblement, et l’effet du corps organique peut être représenté schématiquement par une troncature oblique f) qui supprime le haut de la courbe en laissant le reste inaltéré. Ces particularités, sont bien plus marquées avec d’autres corps, où le coude positif ressemble à un point anguleux, son étendue ne dépassant guère 0,01 vo!t(3). Quand la partie quasi rectiligne est un peu inclinée, et que le coude est brusque, il forme le maximum tic la courbe.
- Dans une même famille, ces caractères sont d’autant plus marqués que le poids moléculaire est plus élevé, et il en est de même de l’activité, en sorte que dos corps à peine solubles donnent des dépressions considérables, au prix d’une viscosité électrocapillaire qui n’est pas sensible avec les dilutions moyennes.
- Etude des alliages d’aluminium et de molybdène, par Léon Guillet. Comptes rendus, t. CXXX1U, p. agi.
- Poursuivant des recherches déjà signalées ici (*) l’auteur a réussi à isoler cinq combinaisons correspondant aux formules Al’Mo, Al3Mo, AlaMo, AIMo, AIMo1 et un composé très riche en molybdène qui semble correspondre à AIMo20.
- nient horizontale (alcool heptyliquc normal).'
- (;J) Alcool amylique tertiaire, acétate d’éthylo, buly-rone, terpine, etc.
- (‘) Ecl. Élect., t. XXVII, p. 461, 22 juin 1901. — C’est par erreur que l'auteur a attribué la formule AP Mo à l’un des alliages étudiés, c’est AlaMo la véritable formule.
- Le Gér
- nt : C. NAUD.
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- Tome XXVIII.
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- 8* Année. — N» 33
- Samedi 17 Août
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l'Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — D. MONNIER, Professeur â l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur an Collège Rollin.
- LUS FOI RS ÉLECTKÏQLLSO
- M. W. Rorchehs, dont les nombreux travaux d'électrochimie et d'éloctromélallurgie sont bien connus de nos lecteurs, a pris récemment plusieurs brevets intéressants, dont nous allons donner l’analyse.
- Les fours représentés par les figures i à 6 ont pour objet d’économiser la chaleur perdue dans les réactions éleclrochimiques et d'en utiliser les gaz. A cet effet, dans les fours à incandescence (fig. r, i et 3) ou à arc (fig. 4), la chambre de fusion S est entourée d’une enveloppe d’eau D, qui fonctionne comme une chaudière, eL la figure 5 montre comment l’on peut accoupler plusieurs de ees enveloppes de manière à en former une véritable chaudière alimentée par une batterie de fours.
- Les électrodes des fours à incandescence sont séparées par une résistance W, en charbon solide ou pulvérisé et foulé; les fours à arc sont à sole mobile H, déclenchée par le levier M, et pourvus d’un gueulard T, suffisamment chargé pour ne [ms laisser échapper de gaz. A l’orifice de ce gueulard, et dans le four, se trouve un cône de toile.métallique B, sur lequel on tasse du. charbon de bois poreux en F, de manière à empêcher la poussière de sortir par R avec, les gaz, qui se rendent, ainsi, appropriés, au collecteur ou aux moteurs susceptibles de les utiliser.
- La capacité du four el la masse de la matière doivent être assez grandes pour que le carbure, par exemple, résultant, de la fusion reste recouvert d’une couche de matière non convertie en carbure assez épaisse pour rester, au contact des parois rafraîchies par l'enveloppe,
- . (') l.'Êclàirage Électrique '<lu y janvier i8yy, p, i5. •
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- assez froide et non conductrice pour assurer l'isolement des électrodes et de la matière en fusion.
- La vaporisation commence environ deux heures après la mise en train et, à la fin de l'opération, on laisse le carbure so refroidir, et céder sa chaleur à la chaudière. D’après M. Borehers, l'utilisation des ga/. et des chaleurs perdues permettrait de récupérer, en pratique, près du quart de l’énergie nécessaire à la production du carbure, et il faudrait y
- ajouter l’économie provenant de la suppression des pertes de matières résultant de la suppression des poussières et de la combusLion de la charge tombant avec le éarbure, et qui, grâce au refroidissement de ce carbure, ne s’enflamme pas à bail*.
- On retrouve l’application de ces mêmes principes dans les appareils représentés par les figures 7 à 9, où le carbure descend au travers d’un lit de charbon granulé S, sous l’action seule de son poids ou par l'entrainement d’un galet iv, commandé par une poulie pi à mesure qu’elle s’avance, la barre de carbure est brisée par le couteau m.
- Le four électrique (le MM. Leleux et Gix, représenté par les figures io à t3 est du type à résistance. Il est caractérisé principalement par l’emploi d’une électrode verticale formée de plusieurs blocs a : quatre au cas figuré, en carbone très conducteur, entourés chacun par une masse b de charbon aggloméré avec: du goudron, et recuit dans un mouffle à 55o°.
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- éalise ainsi une électrode à grande par la cheminée c, et protégée par b de Ja
- chaleur i
- des barr appuyées
- . par les câbles par les coins r. à serrage ts, complété par celui des boulons'«« (fig. 12 et i3).
- L'électrode inférieure est. constituée par les blocs de carbone ee et g avec isolant f disposé de manière à concentrer la chaleur au trou de cou-lée d. Les deux blocs ee sont reliés par des charbons de faiblesectiong.au bord du trou de cordée dont ils augmentent encore la température.
- Les gaz s’évacuent à la cheminée par les orifices diviseurs k qui en séparent en partie les poussières.
- MM. Roksler et Carlson et 15, de réaliser dans de très
- : plaques pp, 1
- : refroidissant facilement à l'air ai \youmu\te, du foyer. Le courant ai par électrode, sur lesquelles elles
- >e sont, proposés grands foye
- le fou épartition
- représenté pa de la chaleur
- , malgré la grande intensité du courant, des températures locales trop éle
- susceptibles de provoquer des dissocations partielles du produit, du carbure de calcium par exemple, et des pertes d’électricité. C'est ce qui se passe souvent avec les grandes électrodes où la chaleur de l’arc se concentre au milieu du bloc. A cet effet, les inventeurs
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- indéfiniment dans le fou Le four de la Société disposé de manière que
- aît pas absolument nouveau, de multiplier et. de répartir les électrodes de manière à n'avoir nulle part ces températures excessives.. En somme, tout repose sur un calcul d'électrodes problématique et difficilement brevetable.
- il. Comtahdo part, pour l’établissement de son appareil, de ce principe qu’il faut, pour bien utiliser la chaleur d’un arc, étendre autanl que possible la surface du bain directement exposée au rayonnement de cet are. Son four, du type à réverbère, est (fig. 16) chargé par la trémie f et les canaux dd, où la matière subit un réchauffage préalable au travers des parois b de plombagine et minces. Les gaz s'échappent suivant les flèches, en cédant une partie de leur chaleur ; la matière fondue et réduite s'écoule par le Irou de coulée h.
- Les électrodes e (fig. 17} pénètrent dans le four par un stuffing-box T, qui les isole suffisamment pour les empêcher de rougira l’extérieur du four, ce qui permet, puisqu’elles ne se déformenl pas, de leur amener le courant par un collier E, dont la position réglable à volonté permet d’user l'électrode jusqu’au bout. Chacune des électrodes est formée d’une série de tronçons e, reliés les uns aux autres de façon à se succéder ire que l’opération s’avance.
- -chimique Voi/m de Genève, représenté par la figure 19, est >n 011 se produilla température la plus élevée soit située eu
- un point tel que la matière électrolysé.e qui s’y volatilise no puisse s'échapper qu’au travers do la matière déjà fondue et non encore décomposée. On évite ainsi la perte de ees
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- vapeurs qui, dans leur course, so condensent en partie, agitent la matière et en facilitent les réactions.
- A cet effet, la sole A du four porte des électrodes en charbon E, séparées par du poussier de charbon e et au-dessus desquelles so trouvent les électrodes réglables GGG.
- Quand on abaisse les électrodes G sur E, les électrodes E deviennent incandescentes, puis, quand on relève G, le bain se fond au contact de E, mais la résistance du poussier c empêche le courant de passer de A en G autrement que par E.
- En outre, les vapeurs produites tout au voisinage des arcs doivent traverser toute la masse du bain avant de s’échapper dans l’atmosphère, et. en s’y condensant en partie. La matière fournie en G s’écoule d’une façon continue parD.
- D'après les’inventeurs, un lourde ce type pourrait facilement
- s'établir pour une puissance de îooooo ampères et (jo volts, ou iG ___Four Ccmtardo
- de 9 ooo kilowatts.
- M. E. J. Maohalskf, a récemment essayé, avec succès, paraît-il, dans son laboratoire de Long-Island, de fabriquer le phosphore par le four électrique, en partant des phosphates naturels employés comme engrais.
- 11 aurait, d’après YElerlri.cal World du 2 mars dernier, installé deux fours du type représenté par les figures 20 à 22. Chacun de ces fours a une sole de 3oo X 460 mm en carbone, avec parois en magnésie calcinée et couvercle en terre réfractaire. Le phosphate est
- Fig. 19. — Four de la Société Voila ((898).
- versé par le haut du four. Les électrodes ont 2,40 m de long et 100 mm de diamètre. Au bout de 0 minutes, la température atteint 3 5oo°, et l’on réduit on i5 minutes i5o kg. de phosphate.
- M. Maehalske prétend avoir ainsi isolé lui nouveau métal, ayant l’apparence de l’argent,
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- inattaquable par l’acide sulfurique et l’acide chlorhydrique, et légèrement attaqué par l’acide nitrique concentré : densité 10,2 ; bon conducteur de l’électricité aux températures ordinaires, niais non conducteur à ioo° et au-dessus. Il affirme aussi avoir produit, avec
- un appareil de condensation convenablement disposé, et par son four électrique, des chlorures de carbone, notamment le tétrachlorure, en y traitant un mélange de sel marin, de carbone et de sable.
- Nous signalerons encore, d’après le même journal, dît 6 octobre 1900, le four électrique
- Tltuch.
- rotatif de M. F. E. H.vtcii, constitué (fig. 23 et 24) par un cylindre porté sur des galets et garni à l'intérieur de barres de carbone, disposées en 10 polygones de 7 barres chacun, et électriquement indépendants.
- Ce cylindre fait un demi-tour par minute. On le remplit de minerai au tiers environ, puis on le met en rotation. A mesure que les rangées de barres de carbone passent, comme en
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- vent le courant, qui les porte succès
- L (fig. 23) devant les contacts du circuit, elles on i sivement au rouge blanc.
- Ici. le courant ne traverse pas la matière, il ne fait que la chauffer aussi uniformément que possible. Ce four aurait donné, à l’essai, de bons résultats avec des minerais de plomb et de zinc très réfractaires, et qui exigent un réglage exact de la température à cause de la volatilité de leur métaux.
- Dans le four essayé, les barres de charbon avaient z5 X 5o mm; elles reposent sur un garnissage réfractaire et sont espacées de 5o mm.
- On a ménagé sous les charbons, dans le garnissage, des canaux pour l'écoulement des matières fondues, Le foura 1,20 m de diamètre extérieur et 0,90 m intérieur, sur i,5o m de long à l'extérieur et 1,40 m à l’intérieur. Le courant est de 600 ampères 10 volts. On peut fondre 3 tonnes en 3 heures, dont 2 heures pour le grillage et une pour la'fusion proprement dite ; le grillage se fait à 55o° environ et la fusion à 8oor' degrés pour la galène. D’après M. Hateh, avec réleolri-cilé à 5 centimes le kilowatt-heure, la fusion électrique reviendrait à 7,00 fr. par loune au lieu de 3o à 4° f*‘, avec du coke par la méthode ordinaire. Le four de M. Ilat.eh est exploité par la Ilatch Electric Smelting C°, de (ïreen Bay, Wisconsin, qui aurait déjà reçu commande
- de 4o de Canada.
- appai
- eils
- du
- On a , jusqu
- entpropo
- et même essayé succès l’emplo des fours électriques pour la fusion <lt verre ; cette intéressante question vien d’être reprise tout récemment par deu inventeurs allemands MM. V«
- et
- In
- celles détachées de le verre de ses bulles d’air d’une face M. Luhnb fait tomber la matière d est répartie par le prisme d à la zone creuse l et les deux rangées d’électrod
- Dans l’appareil de M. Yoelker, la matière première est amenée, des trémies a (fig. 20) par les convoyeurs bb, dans la chambre r, sur les électrodes e et d. qui la fondent, et d’où elle tombe dans le bain i, où (die est soumise au courant des électrodes m et //, séparées du bain par les murettes g et h, afin de ne pas salir le verre par les par-électrodes. Cette seconde fusion aurait pour effet de débarrasser parait-il absolument complète.
- îe façon continue dans la trémie A (fig. 26), d’ou elle de fusion, entre l’éleelrode négative prismatique positives 2 et 3. On peut à volonté, rafraîchir
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- l'électrode l par un courant d’air froid, ou injecler dans lu zone de fusion de l’hydrogène par les trous o de celte électrode.
- De A, la matière fondue tombe en B, par l’orifice g, sur les électrodes 4 et 5, qui en maintiennent la fusion, puis, de B, dans les chambres C, E et F, chauffées par des gaz admis par G, qui s’échappent par la cheminée a.3, après avoir circulé, par 22, tout autour du four, chauffé, d’autre part, par électrodes M, et dont la vidange se fait par 29.
- En général, une seule trémie A suffit pour deux fours, que le clapet 27 (fig. 26) permet de desservir alternativement.
- G. Richard.
- LA DUALITÉ EN ÉLECTROTECUNIQUE
- Nous avons signalé dans un précédent article la dualité existant dans l’étude des courants électriques. Nous n’avons pas, dans cette étude, distingué la nature des courants et des forces électro-motrices qui pouvaient être continus ou variables et, dans ce dernier cas, les symboles désignaient les valeurs instantanées. Actuellement nous allons montrer que cette dualité se poursuit dans l’étude des courants alternatifs sinusoïdaux, et de plus nous allons rencontrer un autre genre de dualité particulière à ce geure de courants et venant en quelque sorte se greffer sur la précédente.
- Les notations que nous employons étant spéciales, il nous est nécessaire de rappeler brièvement leur origine et leur signification.
- 1. Equation fondamentale d’un ciiicuit ayant des forces électromotrices d’induction et de capacité. — L’équation générale des forces électromotrices est (*)
- £ 4. E -h RI = 1
- (') L'Éclairage Électrique dos 18 (H 20 mai 1901, t. XX.VTÏ. p. 2 5 h <-1278.
- (â) Cette équation sc déduit du principe de la conservation de l’énergie qu’ou peut énoncer ainsi : totale est égale h la somme des travaux des forces extérieures plus la variation des énergies calorifiques, électriques
- Le travail des forces extérieures étant égal et de signe contraire au travail extérieur fourni par le système ‘^T f nous écrirons
- d\Yt = — + d\Yca + <AVt. + d\Yck.
- Chacun des termes du second membre peut être évalué comme il suit ;
- Travail mécanique. — Le théorème des forces vives donne une évaluation du travail des forces extérieures égale à la somme des variations de l’énergie cinétique et do l’énergie potentielle
- *.=4|> (-£)]+”*+•*“
- Énergie calorifique. — T,a quantité de chaleur absorbée par le système se compose de la chaleur Joule changée de signe — RI2 et des quantités de chaleur dues aux effets thormoélèctriqaes — C'idt.
- dWfa — — RFdi — C'idt.
- L’énergie chimique étant toujours proportionnelle à la quantité d’électricité qui a passe, on dWrh = — C'idt.
- Energie chimique. — posera
- Énergie électrique. —
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- £ = £’ + £" + ~jj- + Q -J—
- Chacune de ces deux dernières peut se décomposer en deux.
- En effet le Ilux total <J> qui traverse le circuit peut se décomposer en c r“ Un Ilux extérieur <!>, produisant une force électromotrice d’inductipn
- r- _ ÛCP1
- dT'
- qui
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- coûtant et qui donne une force clectromotrice de self-induction,
- De telle sorte que
- . = ^ + 1
- De même le potentiel .total U peut se décomposer en deux i° Un potentiel Ui du au champ extérieur et produisant capacité
- - = - Q -'"T
- force électromotrice de
- o.° Un potentiel U2 dû ;
- dq
- t lui-même et produisant une force électromotrice de capacité
- Appelons cette fois C l’ei On aura l’équation :
- Que l’on peut encore i
- e=<*'+W. + « + *"3T+-£-
- ;mble des termes -{-(i! -f- é2).
- e + e + ki + l~ + .2- =»,
- , F , Q , R <*Q , I d‘Q „
- ^ + E + -7T- + R - j,- + h —-y- _ O.
- Telle est l’équation fondamentale d’un circuit ayant des forces électromot vices d’induction e^t de capacité.
- 2. Echange des énergies. —Le jeu des échanges des énergies pendant un temps infiniment petit dt est exprimé par l’équation.
- Kl dt -f -J- QdQ + RT^i-f- LIrfl = o.
- Elo’t est l’énergie fournie au circuit pur la force clectromotrice externe.
- QrfQ -j-" LIrfl + Cldtj est l'énergie fournie au circuit par la force électromotrice
- interne
- RUit est la chaleur Joule, toujours positive ; éldt est l’énergie interne proprement dite ;
- _i, QdQ —j— LIc?I est Vénergie intrinsèque du circuit ; elle se compose de deux parties :
- ~ QdQ énergie absorbée par les condensateurs quand Q augmente en valeur absolue est restituée quand Q diminue;
- Lldl énergie absorbée par les selfs quand I augmente en valeur absolue et restituée quand I diminue.
- 3. Equation générale d’un circuit portant courant alernatif. — Supposons que la force contre
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- i3g
- électromotrice interne £ soit une fonction harmonique du temps, que la force trice externe E soit aussi une fonction harmonique de même période. La somnn une fonction harmonique. Soit :
- C + E = e0 sin tut.
- On aura donc la relation
- £ + +L^ = t0.inu,
- équation différentielle qui détermine Q pliquée. Mais si l’on suppose que l’on i nique de pulsation co.
- Nous poserons
- i fonction de l. Dans le cas général l'intégration est com-trouve à l’état de régime, Q sera une fonction harrrio-
- et l’on aura l'équation générale des courants alternatifs,
- £-f-E + s=o.
- Nous avons ainsi associé à RI c’est-à-dire à la chute ohmique deux termes et L que nous avons extraits de la force contre-électromotrice intérieure
- Les forces contre-électromotrices dues à la self-induction et à la capacité sont en effet des éléments du circuit analogues à la force contre-élcctromotrice due à la résistance. Toutes les trois sont nécessaires et existent forcément du fait de l'existence du courant. Elles entraînent toujours une chute de potentiel nuisible.
- Cependant il existe une grosse différence-entre la chute ohmiqne et les deux autres. La première se fait toujours avec dépense d’énergie tandis que ces deux derniers se font sans aucun gain
- 4- Enekgibs. Puissances. — Pendant le temps dt, l’énergie externe est toujours YAdt. L’énergie interne sc décompose en :
- Energie interne proprement dite, Cldt Energie intrinsèque, -ç- QciQ-f-LWI
- _ Energie Joule, RPrfz
- 11 est évident, quant aux puissances à envisager, que l’on devra prendre les puissances moyennes pendant une période. Mais ici un fait important se présente.
- La puissance moyenne mise en jeu par les énergies intrinsèques est nulle. — En effet Q et I étant des fonctions harmoniques
- I
- ir Q0 = QT
- car <ï>0 =It .
- Ainsi donc puisque ces deux intégrales sont nnlles, on peut les négliger dans l’expression de la puissance interne et pour la même raison, on peut les reporter dans l’expression de la puissance perdue Joule.
- Dans ces conditions nous appellerons
- Puissance externe ou génératrice, l’intégrale P = ~r El dt.
- Puissance interne ou réceptrice, l’intégrale <3? =
- X adu
- Puissance perdue, p = J' ^RI-}--5--j-L = ci dt.
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- I/ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVIII. — N° 33.
- On voit donc que par cet artifice, dans le cas des courants alternatifs,'£, P et p seront les intégrales des trois termes de l’équation
- multipliés par ïdt, de même que c'étaient, dans le cas général, les intégrales des trois termes de de l’équation
- S + E + RI = o
- multipliés par Idt ; de plus la distinction des trois circuits reste la même :
- Circuit générateur P > o Circuit récepteur <£>0 Circuit mixte 'i?P>o.
- 5. Culte de tension intérieure. — La quantité e = RI +H-L—^ qui donne la puissance perdue se nomme chute de tension intérieure du circuit. Dans l’hypothèse où e est une fonction périodique de pulsation a», Q est. une fonction périodique de même pulsation. Alors
- q — _L_ JL
- nplaçant, dans l'expression de s, Q par cette valeur on aun
- . = M + fL -14-
- On voit donc que t est de la forme :
- : RI —|— L -
- d I
- dt
- 1 notation L n’étant plus la même que ci-dessus
- 6. Equations réciproques. —L’équalion précédente définit. 1 comme fonction de s. Cherchons exprimer I explicitement en fonction de e. On a, en prenant la dérivée,
- Multiplions par L :
- Remplaçons L -~-pa
- L —y- — R— L -
- D’c
- Ce qu’on peut écrire :
- I = Kt + C^,
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- 17 Août 1901.
- 4'
- REVU K D’ÉLECTRICITÉ
- en posant
- Remplaçons maintenu
- Or remarquons que KC -f-C — est la valeur de •— I lorsque E est nul. C’est l’intensité de court-circuit changée de signe. Nous la désignerons par <5 comme pour les courants continus. De plus en posant
- on aura finalement
- 0 + I+‘ = o.
- On aura donc les deux séries de formules réciproques
- S+E-H=o )
- RT , r dl
- s — Ht + L —y— i
- 1 dl )
- R z
- K est homogène a une coi nul. C est homogène à une c self-induction réelle est nulle
- IO + C
- =KE+C#(
- R
- f
- erse d’une résistance, mais n’esl égal à que si \, est n’est, égal à la capacité réelle que si R est nul et si la
- 7. Empi.oi des imaginaires. —Les résultats précédents s’obtiennent i des imaginaires. En effet l’équation
- t par l'emploi
- peut s’écrire
- £ = [R-HLo/|I
- D'où
- où d’après nos notations
- R - iLto -H* + L*w» S
- I = [K+iü>Cl?
- I = 'K + iwC] £+Ë
- P) C n’est pas le
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- >4-
- L’ÉCL AIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Nous posons et
- on aura donc finalement Et puisque l’équation
- c>=[K+ iuC] S
- ‘ = [K + iwC] E
- * + I + » = o.
- contient pas l’imite imagii
- entre qnantités réelles
- 8. Définitions. — Dans les équations précédentes entrent quatre constantes fondamentales, R. L, K et C, qui sout réciproques deux à deux.
- R est la résistance du circuit.
- L est F inductance. L’inductance peut être de la iorme L----,
- Dans ce cas, L gardant le nom d'inductance, — - , s'appelle capacitance.
- K peut s'appeler la conductance fictive du circuit.
- C peut s’appeler 3a capacité fictive du circuit.
- La quantité M = y/R2 + L8<o2 qui est homogène à une résistance s’appelle impédance.
- La) s’appelle réactance. Nous poserons S = La».
- La quantité [M] “ R -|- i S est Yinpédance imaginaire.
- La quantité N — y/K2 -1- C2m3 est la réciproque de l’impédance. Cio est la réciproque de la réactance. Nous poserons Z = Cw.
- La quantité [N] = K + i Z est la réciproque de l’impédance imaginaire.
- Remarquons d’ailleurs que l’on a :
- M
- i). Equations générales des courants alternatifs dans la notation imaginaire. — Les équa-
- S+E+(rI+!.§)=<, )
- 3+I+(kE+C^)=o j
- deviennent, en employant la notation imaginaire,
- Z + E+[R+iü,L]ï==:o )
- s+T + fK + ^qiT^o J
- c’est-à-dire d’après nos notations,
- £+Ë + MÎ=o)
- T-fT + KE=oj
- On retrouve donc dans la notation imaginaire les mêmes équations que pour les courants continus avec la seule différence que la résistance ohmique et la conductance sont remplacées par l’impédance et sa réciproque.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 3.43
- 10. Représextatiox géométrique. —
- (I)
- P)
- (0
- P)
- termes ils forment un triangle (lig. 1).
- termes ils forment un triangle (lig. 2].
- Fig. x.
- L’équation (2) signifie que le vecteur représentant • est.
- tant RI et E ; ces deux vecteurs sont de plus rcc-dt ’ r
- Fig.
- gulaircs.
- 11. Puissances. —L’intégrale de puissance— Ç TLldt est représenté en grandeur et en signe par le produit géométrique.
- Eeff % c°s (EI)
- des deux vecteurs représentant E et I. L’intégrale sera positve, négative ou nulle, suivant que l’angle des doux vecteurs sera aigu, obtus ou droit. On possède donc là un moyen facile de reconnaître sur un diagramme le signe d’une puissance.-
- Comme application de cette règle, on trouve immédiatement que la puissance perdue
- J' se réduit à RP puisque le vecteur — est perpendiculaire à RI et ne donne par conséquent rien dans la somme.
- De même, la puissance -i- J' 1 Edt se réduit à KE2, puisque le vecteur C est perpendiculaire à KE.
- '£+E+,= o
- par \dt et si on intègre, 011 aura :
- LSI +[EI] + Ria = o,
- Si donc on multiplie l’cquation
- a + T + i = o par E dt et si on intègre, on aura :
- [clE] -f- [IF.] -(- KE2 — o,
- en désignant par les crochets le produit géométrique des facteurs qu'ils renferment. Si entre les deux équations
- E + ë+MÏ = o et
- r+T+™
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVIII — N° 33
- on élimine M et N en sc servant de la relation RI N = i, on trouvera S'3 + SI "f" — o
- Nous trouvons donc les trois équations suivantes :
- r-s'j + [fi] + R'J = o
- ^ + P* = 0
- eô + Si 4- e;> = o
- analogues scelles que nous avons trouvées pour les courants continus. Mais remarquons que si les produits géométriques [Cl], [èEj et [C lj représentent encore ici des puissances, il n’en est plus de même des produits d’imaginaires C-1, El et E <3, qui n'ont aucune signification.
- De plus dans le cas des courants continus, de ces trois équations, nous avons tiré des indications pour les signes des puissances. Ici nous pouvons seulement conclure, puisque RI2 et KE2 sont toujours positifs, que Cl et ne seront jamais positifs eu môme temps que El.
- Donc au lieu d’avoir trois cas seulement à distinguer, nous en aurous cinq représentés dans le tableau suivant :
- +
- Puisque nous représentons C, E ete par trois vecteurs fori nguer les trois cas d’après les deux angles El et C I. Ainsi i Un circuit générateur quand ÜA eut aigu.
- Un circuit récepteur quand C I est aigu.
- Un circuit mixte quand Cl et El sont tous deux obtus.
- i facile de dis-
- i2. Réciprocité e le théorème suivant :
- Etant donné un ci et s,, si on considère
- (i) où les forces électromotric cuit (2) défini par les égalités K2= Cit C2 = EJ.
- mcuiTS récepteurs. —On peut énoncer et différence de potentiel sont E,, C,
- le nouveau circuit s’appelle le circuit réciproque du circuit (1), le circuit (1) pourrait s’obtenir à partir du circuit (2) de la même manière que le circuit (2) du circuit (1).
- Ces deux circuits jouissent delà propriété suivante :
- Si le circuit (1) est, le circuit (2) sera
- générateur récepteur
- récepteur générateur
- mixte mixte
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- RE VU R D'ÉLECTRICITÉ
- La démonstration est immédiate, il snfiil d’examiner ce que deviennent les signes des puissances. En effet, la puissance perdue reste la même. Les deux autres puissances s’échangent. De sorte que :
- Si l'on avait pour le circuit (i) les signes, on aura pour le circuit (2) les signes,
- P ’ <£ P $
- - (mixte) - - (mixte)
- + (récepteur) 4- — (générateur)
- + - (générateur} - + (récepteur) '
- Ce théorème sera d'une extrême utilité, car toute proposition démontrée pour un circuit donnera une proposition corrélative pour le circuit réciproque. Nous allons montrer l'usage qu’on peut en faire dans l’étude des circuits.
- i3. Etude des circuits. — Dans l’étude d’un circuit, on suppose constantes certaines grandeurs du circuit et l’on, cherche de quelle layon varient les autres quand l’une d’elles est prise pour, variable indépendante. Ces variations seront représentées sur les diagrammes par les lieux géométriques des extrémités des vecteurs représentant ces grandeurs.
- Parmi toutes les phases dos grandeurs périodiques entrant dans la question, il en est une que l’on doit prendre comme origine des phases et c’est du choix convenable de cette phase que dépendra souvent la simplicité du lieu géométrique.
- Dans tout ce qui suit, nous supposerons que l’inductance du circuit intérieur reste constante ainsi que sa résistance et par suite la réactance. En d’autres termes les quantités r, Lo restent constantes, ainsi que tg -f — -r--
- La résistance r étant toujours positive, a sera positif ou négatif selon que la réactance s = Lo> sera positive ou négative. Le cas de ,v négatif 11e peut se présenter que dans le cas où l’inductance contient une capacitance.
- Remarquons qi
- s = rl +
- rfl
- dt
- J, vV + = -
- En d’autres termes, $ est proportionnel à I et peut par conséquent servir à représenter I (en grandeur, mais non en direction) en prenant une échelle convenable des intensités.
- Si l’échelle des forces électromotrices est de m millimètres pour 1 volt, l’échelle des intensités devra être de m \Jr~ -{- s~ millimètres pour 1 ampère.
- L’étude d’un circuit peut se faire de deux manières différentes, suivant que l’on suppose constante soit la force clectromotriee, soit la différence de potentiel, ilais remarquons qu’un circuit dont la force électromotrice est constante a pour réciproque un circuit dont la différence de de potentiel est constante et réciproquement. De sorte que le fait d’étudier un circuit dont la force électromotrice est constante donnera aussi la solution de Létmle d’un circuit à différence de potentiel constante.
- Cependant, pour montrer la corrélation, nous forons les deux études simultanément. Nous partagerons la page en deux. D’un coté nous traiterons du circuit donné et de l'autre le circuit réciproque. Cependant comme les démonstrations sont absolument identiques des deux côtés, nous traiterons seulement le premier circuit, mettant entre parenthèses ce qui se rapporte au second circuit; nous ne mettrons séparément pour chacun des circuits que les équations et formules.
- 14. Etude d’un circuit a différence de potentiel constante (a eouce électkomothice constante). — Dans ce cas le vecteur E (C) reste constant, il est donc naturel de prendre la phase de E (£) comme origine des phases.
- Si on considère le triangle des trois vecteurs C, E, s, OA (OA) représente E (£), OA (OA)
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- =46
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- représente d (E) et Art» (AA) représente s. On voit que Ja position du point A (-.1.) délorniim: à la fois la différence de potentiel E (la force éleclromotrice d) et s c’est, à dire le couraut. La direction
- ou la phase du courant s’obtiendra en menant une droite Ad (AI) telle que l’angle Is soit égale
- Le point A (A) peut être appelé le point figuratif à<e l’état du circuit et du lieu du point A- (A) pendant le fonctionnement peut être appelé caractéristique bipolaire puisque les deux vecteurs d (E) issus chacun d’un point, servent à définir la position du point A (A).
- Dans les figures 3 et 4 l’angle d 1 (El) est obtus et l’angle El (d l) est aigu; on a donc un circuit générateur (récepteur).
- Une question se pose donc : Pour quelles régions du plan aura-t-on soit un circuit générateur, soit un circuit récepteur, soit un circuit mixte ? La distinction se faisant, par l’inspection du signe des puissances, on est conduit a rechercher les caractéristiques isodynamiques du circuit.
- j5. Caractéristique a puissance perdue constante. — L'équation sera
- P = U1.) = (;i0
- p _ e()Tfl oos (si) = e0l0 cos ?
- V* + ~s*~
- é est donc constant, fjcs caractéristiques à puissance perdue constante sont des cercles concentriques ayant, pour centre le point A (A).
- Les ravons des cercles sont proportionnels aux racines carrées de s0. En prenant deux axes coordonnés avant pour origine le point A (A>) l’axe des x étant dirigé suivant OA (Oa), l’équation générale des cercles de puissance perdue constante sera :
- 5TIQUE A PUISSANCE GÉNÉRATRICE (RÉCEPTRICE) CONSTANTE. - ()ll a successivement :
- - ty0 cos[sl sL] = cos (« - O)
- [dp — o.
- d,r()eos(Ê?)
- d^uostâ-^)
- d9I0 cos (*-?)
- désignant l’angle de E (d)
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- REVUE D’ELECTRICITE
- cos a cos o -J- R0T0 Casino
- .P" 7^0”“™ =
- « »“»? + f„I0»in=,si„o.
- =
- = TïTpTrt^ + J ?î
- C’esl une droite perpendiculaire à la droite CA (C A.) faisant un angle œ avec l’axe des , ; x eos a -h y sin e représente la distance cle la droite à l’origine. On a donc pour
- %7^^[xnos?+-™^ = ras* ' Ia + J* l£ ?!
- On
- u = p^
- On voit, que cette distance est proportionnelle à P ((P) et qu’elle change de Donc, les caractéristiques à puissance génératrice (réceptrice) constante sont 1es entre el/es, dont la distance au point A (A) est proportionnelle à P («). La usance génératrice nulle est la droite passant par A (A) et perpendiculaire à Ou sait que le critérium d’un circuit générateur (1
- P>o i
- ® = <r!ét+.i
- “ <<= ->= «« 15 CT-
- des droites paral-caraetérislique de CA (C A).
- ;r cos 3 + r sin ? > O.
- Or la substitution de x et y positifs et très grands donne un résultat positif dans le premier
- p 4- te + P =_ o.
- Donc si P (tp) est constant P -J- p (tf + p) est constant. Or p est le premier membre de l’équation d’un cercle, P («) est le premier membre de l’équation d’une droite, donc P + p -f p) sera le premier membre de. l’équation d’un cercle passant par les points communs du cercle et de la droite.
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- .L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- ^ = r-ï-j_ s-l' (Kox+ EuJ Lg?) 1-3 +s*
- -=*a + r* + Eo(;r+yigo)
- Ou en mettant en évidence le centre et le rayon du cerel
- ' E2„ <£
- p-[x2+f)
- ' lï+W
- (£.* + ig -r;
- [*+-^[a+[j + ^tg?]'=(.-M »*)[
- -4- -4**-
- *>+:»+£.(*+»tg?)
- r+ér] +[^+irlf!;'f] + 7-]
- —y-- -4'*?
- C’est le sommet d’un triangle isocèle ayant pour base E„ (£,,) et, dont les angles à la base sont aux à ç, soit C ce sommet.
- Le ravon du cercle est
- -4^4-
- Donc le cercle U et O).
- On voit que si
- êes du centre ne dépendent pas de (T (P), par conséquent, lorsque <£ (P) varie, le iciérisliques à puissance réceptrice (génératrice) constante sont des cercles coneen-
- I P^o
- K(l = ^ JV-- = CA | M0 = = C-l,
- uince réceptrice {génératrice) nulle est le cercle passant par X et O
- R > CA R < CA
- Donc les points figuratifs des ci issnnee réceptrice (génératrice) nulle.
- Les points k l’extérieur seront des points figuratifs des circuits
- (générateurs) seront ci l'intérieur du cercle de
- Remarquons que, .'A (11) devant être réel, la pins grande valeur de 0? (P) sera Pour
- cette valeur le cercle se réduit au point C, <f> (P) variera donc de jusqu'à o pour les
- uileurs négatives. est donc le maximum de
- 3 (génératrice), t démontrer ce théorème :
- Théorème. - La puissance réceptrice (génératrice) macrima est la moitié de la puissance gêné-
- et de o k — co r
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- Tl suffît de calculer à quelle puissance génératrice (réceptrice) correspond la dr. sance génératrice (réceptrice) constante qui passe par le point C.
- : CA (C-A,) < Ft/?+
- j ' - ^ ), Il fitudi’it donc que l’on ail
- e„ _ 4V?
- ce qui démontre le théorème
- Si sur la droite CA (C-l>), à côté de l’extrémité du rayon de chaque cercle de puissance réceptrice (génératrice' constante, 011 inscrit la valeur de la puissance correspondante, on aura ainsi nue échelle des puissances réceptrices (génératrices). On peut voir que si ou trace les circonférences correspondant a des puissances croissant d'hectowatt en hectowatt, par exemple, les cercles sont de plus en plus denses à mesure que (P) diminue.
- De jjius le théorème précédent nous montre que si I on trace les droites d’égale puissance génératrice (réceptrice) entre les points O et A (dl>), d’hectowatt en hectowatt, leur nombre sera le double des cercles d’égale puissance réceptrice (génératrice) et elles seront également
- 18. — Ooncl 1 ’s 1 oxs. — De ce qui précède, il suit que :
- Au-dessus de la droite P o le circuit cal générateur. | Au-dessus de la droite ÿ o, le circuit est générateur.
- Dans la portion comprise entre le cercle et la droite, le circuit est mixte.
- traits pleins les cercles P o
- Si on trace en traits pleins les cercles lî > 0 et les ( Si on trace ci droites P < o ; droites (î? < o ;
- Si on trace en traits discontinus les cercles If < 0 et Si on trace ci les droites P >• o, ! les droites O? ;>
- la
- 'égion où il n’y a que des traits pleins sera la région réceptrice (génératrice'^ la région 1 il n’y a que «les traits discontinus sera la région génératrice (réceptrice), la région où il y a à la J'ois des traits pleins et des traits discontinus sera la région
- mine (fig. 5).
- 19. — Construction du né si: al dk cafiactkfiisti-QCiis, — On commencera d'abord par tracer les caractéristiques à puissance génératrice (réceptrice) cous-tante qui sont des droites équidistantes, dont on calculera facilement l’équidistance
- J — PV'r
- ~V c2H-s
- en prenant pour P (fl?) soit 100, soit 1 000 watts. Cela lait on dessinera un des cercles de puissance perdue, de préférence le plus grand possible. Supposons que e< hwalts. Ce cercle coupe les différentes droites de puissance en des points appartenant aux cercles successifs de puissance
- cercle soit le cercle de 100 h oc— génératrice (réceptrice) constante réceptrice (génératrice) constante.
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- Ainsi le point situé sur iu droite — 4° heetowatfs appartiendra au cercle — 60 hnctowatts, car en ce point on aura bien
- (— /to) 4- (— Go) -f- ioo = ».
- Donc par tous les points de rencontre du cercle avec les droites, on tracera des cordes de centre C et on les numérotera en prenant la somme changée de signe du numéro du cercle et du numéro de la droite.
- Reste à construire les autres cercles p = etc. Il est facile, de voir qu'ils passent par les points d’intersection des cercles T = O-. (P — Cfe.) et de la droite 1* = r> (T = o) et qu'ils portent les numéros des cercles changés de signe, ou encore par les points d’intersection des droites P “-= Cto. (y? ~ CÉ.) avec le cercle (è = o (1* = o) et qu’ils prennent les numéros des droites changés de signe.
- L’objet de cette étude étant de montrer 1 existence remarquable de la dualité en électricité, nous n'entreprendrons pas de rechercher toutes les propriétés que l’on peut déduire de l’examen des caractéristiques bipolaires, ce qui a d’ailleurs été lait par d’autres plus autorisés que nous ('). On pourrait poursuivre encore cette étude parallèle de deux circuits, mais nous estimons que ce qui précède est suffisant pour montrer tout le parti que l’on peut tirer de la dualité électrique.
- II. Sire de Vilar,'
- REVLE [INDUSTRIELLE ET SCIENTIFfQLR
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Alternateurs de la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques. — Brevet français
- Il est souvent utile de diminuer le plus pos-
- sible les imperfections que présente la courbe de tension d’un alternateur, lorsque les canalisations, les récepteurs ou les générateurs présentent de la capacité.
- La Société Alsacienne propose à cet effet de disposer les éléments dé l’induil ou de l'indue-
- T----) C é
- teur, ou de tous les deux, de manière qu’ils n’aient pas une position symétrique sur la circonférence .
- On peut placer les inducteurs de façon que la distance angulaire des axes des épanouissements
- polaires ne soit pas la même pour tous les inducteurs. La figure t représente la moitié de l'induit, l’autre moitié est symétrique de la première.
- Ou bien les cannelures de l’induit occupent
- P) Voir on particulier l'article récent de M. Blondel dans L’Éclairage Électrique du sa juin sur la « théorie graphique des moteurs synchrones a.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- des positions différentes par rapport à une division égale an nombre de pôles de rindueteur
- (Gg. =>).
- Ces deux dispositifs peuvent d’ailleurs être combinés. On peut encore donner une forme inégale aux surfaces inductrices.
- Dans les induits dentés, on peut incliner les
- rainures par rapport à l’axe, ou incliner les bords des surfaces polaires (fig. 3), ou bien donner aux extrémités des pièces polaires la forme d’une ligne brisée (fig. 4,<
- La Société revendique encore comme son invention l’emploi de surfaces polaires présentant un entrefer variable et l'emploi d'induits ayant
- un nombre d’entailles tel que les bobines induites présentent un décalage progressif par rapport aux pôles également divisés de l'inducteur.
- Machines à courants et mouvements alternatifs de la Société Boucherot et Ç',J. — Brevni.
- Dans les machines actuelles, la direction du champ est toujours normale au déplacement, des parties mobiles. Cependant, il y aurait tout intérêt à produire le déplacement dans le sens des
- lignes de force, car la force suivant cette direction est'beaucoup plus grande que suivant, la direction normale. Ainsi, pour un pôle d.e i dm1 avec une induction de io ooogauss, la force normale du champ est d'environ ro kg, tandis que la force parallèle au champ esf de 4oo kg.
- L'avantage réalisé par les machines en question sera d'avoir des vitesses linéaires environ 4o lois plus faibles ; mais la puissance spécifique restera à pou près la même. Le mouvement sera alternatif. Les courants devrout être alternatifs, à moins de recourir à des contacts intermittents :
- li
- ainsi une sonnerie électrique n'est autre chose qu’un moteur imparfait à mouvement alternatif et à courant continu.
- On peut imaginer une machine formée d'une culasse en tôle feuilletée,- portant un enroulement B (fig. il, dans lequel passe du courant alternatif. La partie mobile C, également feuil-
- letée, oscille autour d’un axe D. Deux ressorts R, R' attachés à clcs poiuts fixes E, F/, donnent à la partie C une période d’oscillation naturelle, voisine de celle que doit lui communiquer le courant alternatif.
- Kn réalité, on adoptera la disposition de la figure 2, qui n’absorbe pas de courant déwatté
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- L’ ÉCLAIRAGE
- et. peut même en fournir au réseau qui l'alimente. La culasse A reçoit deux enroulements B, B,. La partie mobile C a un enroulement J qui peut rester fixe, comme les oscillations sont de faible amplitude ; J est relié à une source faible de courant continu Q. On peut ajouter un circuit fermé H pour éviter les variations de flux dans cette partie mobile.
- La bobine J produit un flux constant qui se dérive dans les deux branches de A en deux flux variables dont la somme est constante. Ces deux flux dérivés sont d’autant plus variables que l’amplitude des oscillations est plus grande; c’est-à-dire que la force éleetromoLrice produite dans les enroulements B, B8 est proportionnelle à l’amplitude des oscillations de la partie mobile et réciproquement. Si cette force électromotrice est inférieure à celle placée aux bonnes de B, B2, l’appareil absorbe du couraTjft. déwatt.é; si elle est supérieure, il en fournit fl 11 réseau.
- Les enroulements H et J-peuvent être sur la partie fixe (fig. 3). /
- Si on veut transformer le mouvement j^^rnatif en mouvement circulaire continu, la partie mobile C porte doux cliquets, qui l'ont avancer deux roues eu sens contraire, ces deux i*oues munies d'engrenages coniques communiquent leur mouvement à une troisième roue, sur l’axe de laquelle on recueille le travail. Cette dernière roue peut être supprimée dans certains cas où il s’agit d’actionner deux axes, comme dans les tramways. Los cliquets peuvent être remplacés par des détentes à frottement ou à arc-boutement. Ces cliquets peuvent être élastiques de manière à donnci' à l'avancement toute la douceur vou-
- Les ressorts R, R'peuvent être d’un système quelconque ou même des ressorts à air ou à gaz. Ils peuvent agir sur une des extrémités de C ou sur l’axe J). Ils peuvent être constitués par l’axe D lui-même, ou par la pièce C elle-même encastrée dans la -partie A.
- Dans la transformation du mouvement circulaire en mouvement alternatif pour l’emploi comme générateur, on peut employer toutes les dispositions possibles, mouvements d’échappement, vis à pas inverses, bielles et manivelles, etc. Dans le cas de la machine à vapeur, on peut relier la partie mobile au piston.
- L’amplitude des oscillations est proportionnelle à la force électromotriee aux bornes de
- ÉLECTRIQUE
- l’appareil employé comme moteur, de même que la vitesse de rotation obtenue. La force électro-motrice peut être variée au moyen d’un transformateur entre des limites très étendues, sans que le rendement soit affecté, et il en résulte que la consommation de ce moteur sur un réseau à potentiel constant peut être sensiblement proportionnelle à la vitesse.
- En dehors de la production de courants wattés, l’appareil (fig. 2 et 3) a d’autres usages. i° en le branclianL en dérivation sur un réseau à potentiel constant, il peut fournir ducouiant déwatté, comme un moteur synchrone surexcité ou un condensateur.
- O.0 Intercalé en série, il joue encore l'effet d’une
- électromotrice proportionnelle au courant, en sens inverse des forces clcctromotriccs de self-induction, et sert alors de survoltcur et permet d’annuler la self-induction des lignes.
- 3Ü II peut remplacer les condensateurs dans toutes leurs applications.
- On peut, on plaçant au-dessus ou au-dessous des bobines Bt B* d’autres bobines d’un nombre de spires différent, réaliser un transformateur,
- qui produit, du courant déwatté, ou qui peut avoir un facteur do puissance égal à 1.
- On peut encore construire des machines analogues dans lesquelles le déplacement est normal au champ et les vitesses sont beaucoup plus grandes.
- La partie mobile C (fig. 4 et 5) oscille autour de l'axe D. On peut avoir une série de pièces C autour de cet axe; la pièce A est alors de révolution.
- Enfin, dans un autre dispositif (fig. 6), la partie mobile est constituée par une pièce de fcr.feuilleté munie de un ou plusieurs circuits S S' fermés sur eux-mêmes ou sur des résistances.
- O11 peut aussi avoir des machines à déplace-
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- ment oblique et à vitesse intermédiaire. Avec le déplacement parallèle aux lignes de force, la vitesse linéaire atteint o,5 à r m par seconde; avec le déplacement normal no à 3o m. La ligure 7 montre une machine à déplacement oblique; en élevant l’axe J) on augmente la vitesse, jusqu’à la position T de l’axe, qui correspond au déplacement normal.
- Le courant continu peut être obtenu par un moyen quelconque, en particulier par l’addition
- à l’appareil de contacts intermittents reliés à la partie mobile et permettant de redresser une petite partie du courant alternatif.
- On peut réunir plusieurs de ces appareils pour les appliquer aux courants polyphasés.
- On pourra remplacer la partie lixe par la partie mobile, ou reudre les deux parties mobiles.
- Comme, les oscillations sont très rapides il y a avantage à faire osciller la partie la plus légère et à l'alléger autant que possible.
- A. Noms.
- Isochronis&teurs différentiels de la maison Brêguet pour le couplage des dynamos com-pound en quantité. Brüvvt fnn>eais n.ù 'i»-j o33, du IO janvier 1901.
- Dans les installations actuelles, la stabilité du couplage en quantité des dynamos compound est obtenue à l’aide d’un câble d’éxjinUbre ; l’action de ce câble a pour résultat de relever le voltage des dynamos dont la charge décroît, et d’abaisser celui des dynamos dont la charge
- Le fil d’équilibre doit avoir une très forte section.
- E’emploi de l'isocbronisateur Bréguet (décrit dans le brevet n° 294801) permet de réduire cette section.
- , Si l’on suppose, comme l'indique le schéma, que l’électro de l’isochronisateur de chaque groupe électrogène soit pourvu d’une bobine
- supplémentaire B reliée, d’une part à un pôle de la dynamo, et d’autre part à un fil d'équilibre, l’effet de cette bobine s’ajoutera à l’effet des bobines principales A.V on s’en retranchera, suivant que le courant la parcourra dans l’un, ou l’autre sens, c'est-à-dire que la dynamo du groupe aura une tension plus ou moins élevée que la tension générale du réseau.
- Dans ces conditions, 1 action de l’isochroni-sateur sera renforcée ou diminuée et les régula' teurs des moteurs tendront toujours, en corri-
- geant la vitesse des moteurs, à égaliser les forces éleetromolrices des dynamos. On sera donc arrivé au môme résultat qu'avec le fi] d’équilibre, mais en réduisant considérablement la section de celui-ci, qui 11’aura plus à donner passage qu’à des courants de très faible intensité.
- En outre, ce système a l’avantage de conserver leur indépendance aux champs des dynamos couplées, il n’altère par suite en aucune façon le fonctionnement des balais do ces dynamos.
- Convertisseur rotatif S&utter-Harlé et O.
- La transformation des courants alternatifs en courants continus s’obtient à l’aide de convertisseurs rotatifs munis d’un collecteur et d’un nombre déterminé de bagues.
- TJ est très difficile, dans les machines ordinaires, d’éviter les étincelles au collecteur. On a souvent recours à doux machines séparées, un moteur à courants alternatifs commandant sur le même arbre une dynamo à courants continus; le poids et les dimensions de ce groupe
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- ne sont pas notablement plus grands que pour le convertisseur unique, qui doit être très largement calculé pour éviter les étincelles.
- Le perfectionnement en question a pour but de réduire l'effet nuisible des étincelles au collecteur.
- La machine est construite comme une dynamo ordinaire avec pôles radiaux iixés sur une une culasse F.
- Le courant ordinaire est recueilli sur un collecteur B par des balais.
- Le champ magnétique est constitué par quatre
- électros principaux Ct C2 C„ C. munis de protubérances polaires, et portant un noyau massif ou feuilleté fixé sur la culasse F.
- Le champ comprend encore quatre électros D1? l)2, D3, D. placés dans les intervalles; ils sont munis de noyaux massifs ou feuilletés dont les extrémités ne sont pas épanouies.
- Les électros sont excités par le courant provenant de l’armature.
- Les électros complémentaires D, I)2 D3 D. sont en série avec l'armature. Le courant arrive par les balais bl bi bibi réunis deux à deux, ôtavec ô:i et
- b, avec bv Le courant venant de b, bh pass c pr 1,2 et sort de Dt au point 3, il suit alors le trajet 4, 5, 6, y, 8, 9 et io où vient se connecter le circuit extérieur. L’autre pôle du circuit aboutit à la borne 12 et de là par 11 aux balais bl b
- Les électros principaux CA C2 C3 C. sont excités en dérivation. Le circuit part de la borne 12 traverse C2par 13, i4 et i5, et les autres enroulements par ifi, 1 y, 18, 19, 20, 21. 22 pour aboutir à la borne 10.
- L’effet des. électros complémentaires est de créer un champ qui se superpose au champ
- principal et permet d’effectuer la commutation au collecteur sans étincelles.
- Cette disposition, déjà appliquée aux dynamos, permet la construction de convertisseurs ayant un très petit entrefer, et dans des conditions où les étincelles rendraient la marche des appareils ordinaires tout à fait impraticable. L’effet nuisible des étincelles est proportionnel au courant, et l’effet compensateur des électros D est aussi proportionnel à ce courant, puisqu'ils sont en série avec l’armature. L’expérience montre que la compensation est très efficace. Quand le con-
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- vertisseur ne débite pas de courant continu, les étincelles, sont sans importance et les électros D ne fonctionnent pas.
- La réduction de l’entrefer permet d’obtenir une grande réaction de l’armature sur le champ magnétique, et par suite d'excellentes conditions pour la régularisation du voltage aux bornes. L’effet utile de l'appareil se trouve beaucoup augmenté. Le démarrage est également facilité par la faiblesse de l’entrefer.
- Ce 'dispositif s’applique aux courants monophasés aussi bien qu’aux courants polyphasés.
- A. XüKÈS.
- Sur les génératrices asynchrones, par O.-M. Corbino. Il Nuovo Chnento, t. I, p. 178, mars 1901.
- On considère un moteur asynchrone à champ tournant, par exemple bipolaire diphasé.
- Soient «1) etco' les vitesses angulaires du champ inducteur tournant et de l’induit. On suppose que l’induit tourne à une vitesse peu supérieure au synchronisme et que le système travaille à potentiel constant ; on négligera les fuites magnétiques dans l’entrefer.
- X = 4>0 siu uil
- la composante horizontale du flux tournant due aux deux bobines opposées parcourues par le courant I ; on a I = K <I>0 sin toi où Iv est une constante dépendant de la réluctance du circuit magnétique dans lequel se produit le flux d>D et du nombve de spires de la bobine.
- <ï>1 flux résultant de la composition de 4>0 avec le flux propre de l’induit, tourne avec une vitesse <0, en retard de 9 sur <h0.
- R et L étant la résistance et la self-induction de l’induit.
- Soit Xj la composante horizontale de q>. et la différence de potentiel aux pôles des bobines considérées plus haut En négligeant dans une première approximation la chute de potentiel ohmique par rapport aux forces électromotrices de self-induction, on a :
- Xt = 'h*™ (“'-«)
- d’où
- C’est-à-dire que ei est en retard de -f- 9 par rapport à l'intensité I ; désignons ce retard par cp, la puissance fournie par le réseau dans les bobines est
- Lorsque a/ croît et devient supérieur à ce, to-Q et par suite 9 changent de signe. Ainsi quand 9 est positif, c’est-à-dire or < u, cos 6^ est
- positif et par suite aussi P. Au contraire, si to'> w, 9 devient aussi cos —9^. Le cosinus de la différence de phase entre ei et I changeant de signe, la puissance dépensée devient négative, c’est-à-dire que le moteur devient générateur.
- L auteur termine en exposant lin diagramme qui permet d’arriver rapidement à cette conclusion. G.
- Représentation stèrêomètrique des potentiels dans les circuits parcourus par des courants triphasés, par O.-M. Corbino. Il Nuovo
- Considérons un récepteur triphasé monté en triangle et supposons les conducteurs sans induction mutuelle et de telle nature qu’à chaque instant il y ait une chute constante de potentiel pour des longueurs égales de conducteurs. Soit l la longueur du conducteur interposé entre deux sommets A et B du triangle, vx la valeur instantanée du potentiel en un point à une distance x de A sur ce conducteur.
- Si V désigne la valeur maxima, on a
- A = ViC08(t
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- 2/ — Sx
- Ainsi pour un circuit à courant monophasé, la phase est la même aux différents points 'dans les conditions énoncées au début) et au milieu le potentiel est toujours nul. On peut comparer cette disposition à celle d’une onde stationnaire présentant deux nœuds aux extrémités et. un
- où y/3 E représente la différence de potentiel
- La courbe qui représente Vr en fonction de x est une hyperbole ; on voit que la valeur minima de V, est-£-.
- Aux divers points de AB le potentiel varie sinusoïdalement de telle sorte que les valeurs maxima sont représentées par les ordonnées d'une hyperbole variant depuis E aux extrémités, jusqu’à , au milieu.
- L’expression de tg a montre que les phases sont différentes aux différents points, de sorte que les valeurs maxima sont atteintes à des époques différentes, comme s’il se propageait des ondes progressives de potentiel.
- Ces propriétés peuvent se déduire immédiatement de la représentation stéréométrique sui-
- On rectifie le conducteur interposé entre A et B et on lui mène des segments normaux en chaque point et proportionnels à la valeur maxima correspondante du potentiel; ces segments for-
- aux valeurs correspondantes de %. La courbe qui
- projette suivant une droite sur un plan parallèle à la droite représentative du segment AB.
- La rotation de cette droite autour de AB donne un livperboloïde dont la section par un plan passaul par AB donne les valeurs maxima des potentiels aux différents points.
- Dans l’instant où la projection de la droite esl parallèle à AB, tons les points du conducteur sont au même potentiel, et ce potentiel n’esl pas
- On déduit de là une différence nette entre un des trois circuits triphasés et un circuit mono-phase.
- En appliquant à ce dernier le même mode de représentation, 011 obtient au lieu de la courbe précédente dans l’espace une droite qui rencontre AB.
- Tandis qu’au point de vue des actions magnétiques et thermiques, on ne peut distinguer un circuit monophasé, de l’un des côtés d’un circuit triphasé ; au point de vue de la distribution des potentiels 011 a dans le premier cas une onde stationnaire et dans le second une onde pro-
- TÉLËGRAPH1E SANS FIL
- Du rôle des antennes dans la télégraphie sans ûl, par A. Turpaill. Extrait d’un ouvrage récent publié par la librairie iNaud,
- Plusieurs explications du rôle de l'antenne en télégraphie sans fil ont été'proposées ; les unes font intervenir la conductibilité du sol ou des couches atmosphériques, d’autres sont basées sur la considération des lignes de force.
- Nous allons tout d’abord résumer les faits d’observation relatifs aux antennes et indiquer les conditions qui influent sur la portée des ondes. Nous passerons ensuite rapidement en revue les diverses explications du rôle des antennes qui ont été proposées et nous indiquerons commeut elles rendenlcompte des faits observés.
- Observations relatives aux antennes. — Nécessité de. l’antenne. —La nécessité deTantenne, tant dans le dispositif de transmission que dans celui de réception, est un des laits les plus cons-constants d’observation, il est pratiquement impossible de réaliser, à une distance notable, des transmissions par les procédés de la télégraphie hertzienne sans fil, si Ton n’a pas disposé aux deux postes transmetteur et récepteur des antennes plus ou moins longues. L’entretien d’un excitateur d’ondes électriques non muni d’antenne est insuffisant, quelque puissant qu’il soit, pour influencer un radio-conducteur disposé à une grande distance. De même, un radiateur 11e sera sensible aux ondes émises par un excitateur éloigné, qu’autant qu’il sera réuni à une antenne réceptrice.
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- Longueur de Vantenne. — La portée des ondes semble d’autant plus grande «pie l'antenne est plus longue. On a indiqué, à ce sujet, sous le nom de loi des antennes des relations, d’ailleurs empiriques, qui manquent de généralité.
- Lois des antennes de M. Marconi. — M. Marconi a indiqué que, toutes choses égales d'ailleurs, la portée maximum est atteinte si la hauteur h, de l’antenne de transmission est égale à la hauteur hr de celle de réception.
- h, = hr = H.
- La porLée des ondes est proportionnelle au carré de la hauteur commune H des antennes.
- D = /£ H3.
- Cette formule est applicable jusqu’à 4o km, en prenant k = 44*44* A partir de 4o km, les hauteurs ainsi déterminées sont trop faibles. L’interposition d’obstacles réduirait d’environ un tiers la distance calculée par cette formule.
- Lois des antennes de M. Rlondel. — Cette dernière relation est approximativement vérifiée par des expériences de M. Blondel, dont voici quelques résultats : pour communiquera 3 km, il u fallu des antennes de 12 m ; 18 m d’antennes ont permis de franchir 9,5oo km et 24 m ont été nécessaires pour atteindre i3,5oo km. Si l’on donne au coefficient k la valeur 24,0, la formule précédente résume ces mesures.
- Quant à l’égalité de hauteur des deux antennes, elle n’influe que très peu sur la portée des ondes. Il suffit que la somme des hauteurs des antennes de transmission et de réception reste constante; la hauteur de chaque antenne peut varier sans que la portée des ondes soit diminuée, pourvu que cette hauteur reste supérieure à une limite ). qui, dans les expériences de M. Blondel, est de 5 à 10 m.
- Les formules
- * h + hr = a‘H ht >A<hr.
- T) = k HL
- résument donc les observations de M. Blondel.
- Direction de l’antenne. — Dans la plupart des dispositifs de télégraphie sans fil, on dis-, pose l’antenne verticalement et il semble que ce soit là une condition nécessaire de bon fonction-
- nement et de longue portée. Il faut cependant signaler l’observation de M. Tissot (*}, d’après laquelle il n’est pas indispensable de disposer les antennes verticalement; il suffit, qu’elles soient dans un plan perpendiculaire à la direction de propagatibn. Plus récemment, M. Tissot a constaté que l’inclinaison de l’antenne sur la verticale 11’a pas d’influence marquée sur la portée des ondes, tant que cette inclinaison ne dépasse pas 4o\ Il en est de meme du plan vertical qui contient l’antenne; il peut être incliné de 4o° sur la direction de propagation des ondes sans que la portée de ces dernières en soit diminuée. Toutefois, lorsque l’inclinaison des antennes sur la verticale est notable, il est préférable qu’elles soient parallèles et que les plans verticaux qui les contiennent soient normaux à la direction de propagation.
- Communication de l'antenne avec la terre. — La mise en relation des antennes avec la terre augmente dans de très grandes proportions la portée des siguaux. C’est là un fait généralement observé. Il est indispensable que la communication avec, le sol soit établie avec beaucoup de sbin. D’après M. Tissot, le fil de terre doit être très peu résistant et doit présenter une self-induction négligeable. — Au cours de certaines expériences de M. Tissot, le poste transmetteur étant disposé sur un rocher, on dut, pour assurer une bonne transmission, relier l’antenne à la mer par un fil conducteur. On obviait ainsi au défaut de conductibilité du sol.
- Il y a lieu, à ce propos, de rappeler les expériences de télégraphie sans fil réalisées par MM. Lecarmo entre le sol et un ballon muni d'une antenne de réception. Dans ccs expériences, l’antenne réceptrice ne pouvait être reliée au sol. 11 est vrai que les signaux cessèrent d’être perçus lorsque la distance excéda 8 km, alors que dans les expériences de M. Tissot, la portée des ondes dépassait parfois 80 km. Il faudrait vérifier si cette mise en communication de l’antenne avec le sol est aussi nécessaire, ou tout au moins aussi utile, pour l’antenne de réception que pour l’antenne de transmission. II eût été également intéressant d’être renseigné ' sur la portée qu’auraient atteintes des
- (i) Tissoi’. {Société française de Physique, i7 mars 1899). Ecl. Elect., t. XVIII, p. /167, a5 mars 1899.
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- ondes émises par l’antenne du ballon et de savoir si cette portée eut été la même que celle (8 km) observée pour les ondes reçues par le bul-
- Isolement des antennes — Il est utile que l'antenne de transmission spit très soitmeuse-ment isolée de ses supports et tendue le plus loin possible du màt qui permet de la dresser verticalement (expériences de M. Marconi). Il est même bon d’entourer l’antenne d’un revêtement isolant, d’un guipage de caoutchouc, par exemple. Les mômes précautions ne sont pas applicables à une antenne [qui ne doit servir que pour la réception des ondes. C’est ainsi que M. ‘Tissot a pu, dès le mois de mai 1900 utiliser le conducteur d’un paratonnerre comme antenne de réception.
- Nature, forme et capacité de l'antenne. — La nature et la forme de l’antenne influent très peu sur la portée des ondes émises. Que l’antenne soit constituée par un fil de faible diamètre (fil nu de 1 mm, fils couverts de 0,4 à o,o<j mm), par un fil de fort diamètre, voire même par une bande de clinquant ou par un treillis métallique, laportéedes ondes n’en est pas augmentée, d’aprèsM. Blondel. Tl en est. de mêmepour la capacité. On munit souvent l’extrémité libre des antennes de plaques ou de sphères. Ces capacités ne semblent avoir aucune influence sur la portée des ondes. M. Blondel a observé, à ce propos, qu’en remplaçant l’antenne par deux disques horizontaux dont l’un était placé sur le sol et qui constituaient une capacité notable, on obtenait de très médiocres résultats.
- Toutefois, pour les transmissions à longue distance, il est préférable, d’après M. Tissot, de réduire la self-induction de l’antenne et d’en augmenter la capacité.
- En résumé,les seuls éléments importants relativement à la portée qu'une antenne donne aux ondes qu’elle émet consistent dans une qrande hauteur, une direction verticale ou tout an moins normale à la droite qui joint les deux postes, et enfin dans la mise en communication avec la terre.
- Diverses explications du rôle de l’antenne. — Première explication. — On a tout d’abord cru pouvoir expliquer le rôle des antennes en supposant que la transmission s'effectuait par ondes libres au sein de l’air d’une antenne à l’autre.
- (ÉLECTRIQUE
- On n’explique pas ainsi la nécessité des antennes et l’impossibilité qu’il y a à les remplacer par un oscillateur, quelque puissance qu'on lui donne et quelque grande que soit la capacité du condensateur qui le constitue.
- Explication, basée, sur la conduction du sol. — Tenant compte de la grande portée que donne aux ondes la mise en communication de l’antenne de réception avec la terre, on a pense que les ondes étaient concentrées par la surface même du sol jouant le rôle de conducteur, et qu'elles sc propageaient de l’un à l’autre poste par son intermédiaire.
- Certaines expériences de M. Yoisenat, de M. Tissot, semblent confirmer cette manière de voir. On rapporte ainsi au fait de la meilleure conductibilité de l’eau de mer le succès des expériences de télégraphie sans fil entre postes établis sur les côtes.
- M. Villot (*) a pense même qu’en choisissant convenablemenlles prises deterre des antennes, on pouvait augmenter notablement la portée des ondes. Il propose à cet effet d’établir les postes transmetteur et récepteur de telle sorte que la terre de chacun d’eux soit empruntée à une môme couche géologique.
- Si l’on fait, jouer un rôle prépondérant à la communication des antennes avec la terre et à la conductibilité du sol, on ne comprend pas la nécessité de la hauteur et de la verticalité des antennes. Il semble que leur suppression et leur remplacement par une capacité ne doivent pas diminuer la portée des ondes. Or, on constate, au contraire, que si la portée est de beaucoup augmentée par la mise en communication de l’antenne avec la terre, elle se trouve considérablement réduite dès qu'on dirniuue ou qu’on supprime l’antenne. L’utilité d’une longue antenne demeure donc bien démontrée.
- Explication basée sur la conductibilité de l'air. — M. Blochmann (1 2) fait jouer aux surfaces équi-potenticlles de l’atmosphère le rôle prépondérant dans la propagation des ondes d’tvne antenne à l’autre. Au lieu de considérer, à l’instar deM. Villot, les couches géologiques du sol, il
- (1) Villot. Congrès international d électricité. Éclairage Électrique, 29 septembre 1900).
- (2) Rudoli- Blochmann. Une nouvelle théorie de la télégraphie dite sans fil. Écl. Élect., t. XXVI, p. 3o6 ; 1901.
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- croit pouvoir expliquer le. phénomène en luisant jouer uu rôle analogue aux couches atmosphériques. — On comprend alors très bien la nécessité de l’antenne, mais on explique mal l’importance de la mise en communication de l’antenne
- 11 en est de même de l’explication de M. Delhi Riccia qui rapporte les facilités de communications entre postes situés sur les côtes à une réflexion des ondes hertziennes à la surface de l’eau, réflexion rendue plus efficace par une polarisation préalable des ondes produite par l'antenne verticale.
- On pourrait peut-être associer les explications basées sur la conductibilité du sol et sur (;elle de l’air et supposer que la concentration des ondes se fait de l’un des postes à l’autre à la fois par les «touches géologiques et par les surfaces équipotentielles atmosphériques. On expliquerait ainsi la nécessité, pour une longue portée des ondes, et d une longue antenne et d’une communication avec la terre.
- Le champ hertzien produit par l’excitateur des ondes se trouverait ainsi concentré du poste transmetteur au poste récepteur par les deux couches conductrices considérées. Toutefois, il nous semble que toutes ces explications sont un peu du domaine de l’imagination et plus ingénieuses que plausibles. Il est a remarquer d’ailleurs que, d’après ces dernières manières de voir, les phénomènes d’clectricité atmosphérique devraient avoir une très notable influence sur la propagation des ondes. Or, il a été constaté, au cours des expériences laites à Wimercux par M. Marconi, qu’un jour d’orage, il était, possible de tirer de l’antenne, isolée des appareils et jouant alors le rôle d’un paratonnerre, de fortes étincelles; mais, aussitôt que l'antenne était reliée aux appareils, la réception ne présentait aucun trouble et était aussi nette qu’en temps ordinaire. Le fait a été rapporté et contrôlé par M. Ferrie. Il y a lieu de remarquer, cependant, qu’aucun coup de foudre n’a été observé dans le voisinage du poste. M. Tissot a «bailleurs lait des constatations analogues.
- Explications basées sur la considération des lignes de force. — M. Broea (‘) considère le
- fl) A. Broca. Sur le rôle de l’antenne dans la télégra-grapluc sans fil. Êcl. Élect., t. XYI, p. 3i8. 20 août i898.
- flux d’énergie propagée par le fil de l'antenne. Se luisant sur ce que « le courant électrique est dirigé suivant la génératrice du fil, la force électrique est normale au conducteur, la force ma-gnétiijue lui est tangente », M. Broea eu déduit que « le flux d’énergie calculable par le théorème de Poynling est dirigé perpendiculairement aux deux forces électriques et magnétiques et par conséquent se propage le long du fil ». — « Tout se passera ainsi jusqu'au bout du fil, où se produira ce qui est connu sous le nom de perturbation à l'extrémité du fil. Les lignes de courant seront toutes parallèles à l’axe du conducteur, et le flux de Poynting leur sera toujours parallèle. Au sommet du fiî, la force électrique sera toujours normale au conducteur. La force magnéthjue sera indéterminée. Il v aura donc un flux d'énergie dans un plan normal à la force électritjue. » Au sommet, le flux d’énergie se disperse donc suivant une nappe
- Sans vouloir entrer dans la critique de cette théorie et discuter la légitimité du raisonnement relatif à la perturbation aux extrémités d’un conducteur qui concentre des ondes électriques dans son application au cas pratique actuel d’une antenne, nous ferons remarquer que toute déformation de cette extrémité devrait avoir un effet notable sur la direction de la propagation, par suite sur la portée des ondes. Or, le fait de munir l’extrémité «le l’antenne de larges plaques, 011 bien encore de recourber cette extrémité en spirale ou de lui donner une direction horizontale n’inliue efi rien sur la portée des ondes, à tel point que ces divers accessoires, tout d’abord employés dans les expériences de télégraphie sans fil, sont aujourd’hui presque complètement abandonnées, notamment pur M. Tissot.
- M. Blondel (') a également donné une explication du rôle de l’antenne, basée sur la considération des lignes de force. M. Blondel part de l’hypothèse que la capacité de l’antenne d'émission par rapport à la terre détermine la longueur d’onde des oscillations.
- « Le r«>le de l’antenne est double :
- « i° Elle règle l’intensité du centre d’ébranlement en augmentant par sa longueur le volume
- fl) Blondel . Sur la théorie des antennes dans la télégraphie sans fil. Écl. Élect., t. XVI, p. 3i6, 28 août 1898.
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- d’éther ébranlé par l’oscillateur. Les lignes de force électrique, se déplaçant avec la même rapidité dans l’air et le long des fils, et aboutissant toujours normalement aux conducteurs, suivant des propriétés connues des oscillations électriques, doivent avoir ici la forme de nappes demi-sphériques, divergeant des divers points de l’antenne pour aboutir normalement au sol conducteur, comme des baleines de parapluie, autour de l’oscillateur comme centre. A chaque décharge, elles brassent l’éther environnant comme des demi-sphères puisantes de Bjerkness. Plus l’antenne est haute, plus la sphère puisante est grande, plus le volume d’éther ébranlé est considérable, plus le centre d’ébranlement produit d’effets sensibles à grande distance. »
- « 20 L’antenne dirige l'action dos ondes produites par l’ébranlement, en orientant leurs lignes de force magnétique, de la façon la plus favorable pour impressionner le cohéreur. En effet, ces lignes sont distribuées suivant des cercles horizontaux, concentriques à l’antenne et. qui se propagent en se dilatant horizontalement. »
- L’influence du sol, considéré comme surface conductrice, aurait pour effet de concentrer ces lignes de forces magnétiques qui seraient beaucoup plus nombreuses au voisinage du sol.
- « Plus l’antenne de réception est longue, plus elle coupe de lignes magnétiques; à égale longueur, elle en coupe d’autant moins qu’on l’écarte davantage du sol, autrement dit, la portée est donc plus grande à la surface du sol
- Cette dernière conclusion est en désaccord avec les résultats obtenus par M. Tissot, relativement à la portée des antennes. Le tableau suivant résume la moyenne de nombreuses expériences.
- 0,880
- D'après l’explication de M. Blondel, les nombres de la dernière colonne devraient, il semble, décroître avec la hauteur de l’antenne.
- On devrait également trouver un avantage à disposer, tant au poste d’émission qu’au poste de réception, des antennes très grosses formées
- de bandes. Des antennes courtes, mais nombreuses, devraient être préférées à une seule antenne très haute. En second lieu, l’adjonction de capacité, soit à l’extrémité élevée de l'an-lenne, soit au voisinage du sol, devrait augmenter la portée des ondes. Or, l’expérience montre que ces diverses modifications dans la forme de l’antenne sont sans effet sur la portée des ondes. La réduction de la hauteur de l’antenne, quelle que soit l’augmentation de sa capacité, est toujours suivie d’une réduction de la portée des ondes.
- Conclusions. — En résumé, foutes ces explications, tant celles qui font intervenir la conductibilité de l’air ou du sol que celles qui, cherchant h pénétrer plus avant le phénomène, appellent à leur aide la considération des lignes de fore,e, se montrent impuissantes à rendre compte, d’une manière complète, du rôle de l’antenne, à expliquer l'importance de sa hauteur et de samise en communication avec le sol. — Les dernières aboutissent à donner à la capacité de l’antenne une importance que l’observation ne ratifie pas.
- Moins heureuses que les explications relatives au fonctionnement du cohéreur f1), les explications que nous venons de passer en revue, n’ont pas eu pour effet d’inspirer l’expérience et de lui indiquer un heureux perfectionnement de l’antenne, ni même de l’amener, au cours de vérifications, à découvrir un moyen d’augmenter la portée des ondes. En ce qui concerne l’antenne et les conditions qui influent sur la portée des ondes, nous ne sommes pas plus avancés que lors des premiers essais de télégraphie sans fil. Nous ne connaissons qu'un moyen d’augmenter la portée des ondes, c’est d’augmenter la hauteur de l'antenne.
- Il nous semble que les explications du rôle de l’antenne sont encore plus prématurées que celles relatives au fonctionnement du cohéreur. La théorie manque, en effet, de faits d’observation systématiquement étudiés. L’analyse expérimentale de l’antenne n’a pas été faite. Certaines expériences récentes de M. Tissot comblent, il est vrai, en partie, ces lacunes, mais il serait peut-être bon d’attendre des renseignements expérimentaux plus complets avant de tenter une explication théorique. A. Turpain.
- (1) TWAIN. JÈd. Élect.y t. XXVII, p. 5G ; 1901.
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- 17 Août 1901.
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- Contribution à l’étude des cohéreurs, par K.-E. Guthe. Dr. Annt, IV, p. 762-776, avril 1901.
- D’après Bose, le phénomène du eohéreur serait dii a l’existence de deux modifications allolropiques des mctaux(J). De ces deux modifications, Tune a une grande résistance spécifique, l’autre une faible résisLance : l’une ou l’autre peut correspondre à l’état normal du métal. Les ondes électriques provoquent le passage du métal de l’état normal à l’autre, ce qui entraîne suivant la nature du inétal, une diminution ou un accroissement de résistance fcohércur ou anticohéreur).
- 'La transformation 11e serait que superficielle, et c’est pour cette raison, selon Bose, que les cohéreurs à poudre métallique sont plus sensibles. Guthe oppose à celle théorie plusieurs laits d’observation. Les expériences de Branly, de Guthe et Trowbvidge ont montré que les cohéreurs formés par des plaques ou des boules de métal pouvaient être très sensibles, celles de Mïzuno, que les contacts de potassium forment aussi des cohéreurs et non pas seulement des anlieoliérenrs ainsi que Taflmne Bose.
- Guthe décrit des expériences nouvelles effectuées avec un eohéreur ii contact unique, formé par deux calottes sphériques se touchant à leur sommet. Les métaux qu’il a employés sont ; l’argent, le cuivre, le zinc, l'aluminium, le cadmium, l’étain, le fer, le maillechorl, le nickel et le bismuth.
- Avec tous ces métaux on peut, dans des conditions convenables, obtenir l'augmentation de résistance (phénomène de l’unticohéreur]. O11 observe les oscillations de résistance signalées par Bose. L’allure de ce phénomène est telle qu’il semble dù à la présence d’une très petite particule de métal entre les deux surfaces de contact. Les excitations très fortes chassent cette particule et provoquent ainsi une augmentation de résistance : les excitations plus faibles provoquent seulement la diminution : c’est le phénomène ordinaire du eohéreur.
- Lorsqu’on a observé le phénomène de Tanti-cohéreur et qu’on presse davantage les calottes Inné contre l’autre, on obtient seulement une légère diminution de résistance. Si l’appareil fonctionne comme eohéreur, une augmentation
- (l) lie!. Êlect., t. XXVII. p. cttx.iv, 1901.
- de la pression réduit, au contraire, la résistance à une valeur pratiquement nulle.
- La différence de potentiel critique est indépendante du rayon de courbure des surfaces en contact. Dans les cohéreurs formés d’un seul métal, elle paraît être en relation avec le poids atomique du métal. Le produit de la différence de potentiel critique par le poids atomique est constante dans certains groupes de métaux et le produit dans chaque groupe est proportionnel à un facteur simple, comme le montre le tableau ci-dcssous :
- Ag C-u Zn AI
- 6,7 ! 6,96 6,18 6,3y
- Cd Sn Ve Ni üi Pb
- 12,22 11,22 12. |3 11.93 39,06 26,28
- 2 .64
- Lorsque le eohéreur est formé de deux métaux différents, la direction du courant n’a pas d’influence sur la différence de. potentiel critique, sauf quand l'un des métaux est le bismuth, le nickel, le 1er ou 1 étuiu.
- Il n’y a pas de polarisation des électrodes, car si 011 mesure la résistance du eohéreur au moyen des courants alternatifs et du téléphone, cotte résistance se comporte exactement comme une résistance métallique.
- Guthe a étudié aussi l’influence d'une élévation de température sur la résistance du cobé-reurparla méthode suivante : le eohéreur était formé par deux fils du même inétal perpendiculaires l’une à l'autre. Dans l’un de ces fils, il faisait passer un courant assez intense pour en élever la température d'une manière notable. Toutes choses égales d’ailleurs la résistance du eohéreur est d'autant plus faible que cette élévation de température est plus grande; elle reprend sa valeur primitive dès que cette élévation de température est supprimée.
- Si un eohéreur est formé d'un gros fil d’une part, d’autre part d’un fil assez fin pour qu’il puisse être échauffé d’une manière sensible par le passage du courant, le sens du courant, influe sur la résistance du eohéreur. Ceci explique pourquoi le sons du courant influe sur la résistance d'un eohéreur dont T un des pôles est en bismuth: le bismuth conduisant mal la chaleur, s’échauffe plus que l’autre métal.
- D’après diverses .observations, le phénomène
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- T/ÉCLAIllAGK KLECTR1QUE
- du cohcreur, au moins dans les1 premiers instants, parait être lin phénomène calorifique. Au moment de l'action des ondes électriques, le cohcreur est traversé par un courant, très faible il est vrai; mais le contact étant de très petite surface, ce courant suffit a l'échauffer et à diminuer ainsi la résistance. Il resterait à expliquer la permanence de cette diminution.
- M. !..
- Perfectionnements dans les connexions des appareils de la télégraphie sans fil, par Ch. Ed. Wilson. Brevet anglais îr io3ia du 5 juin 1900, accepte.le :to octobre 1900.
- Les dispositifs décrits dans ce brevet ont pour effet d’accroître la portée des ondes produites au moyen d’une bobine d’induction donnée. L’auteur pari de l’hypothèse que plus la bobine d’induction utilisée est éloignée du sol, plus puissantes sont les ondes produites et plus longue est leur portée. Il préconise donc de placer la bobine d’induclion dans la nacelle d’un ballon porte-antenne.
- Les figures 1 efca donnent une vue de l’ensemble de deux stations dans chacune desquelles la bo-
- bystème \\ ilsou. Ensemble do deux stations.
- bine est soustraite aux influences dues au voisinage du sol. — Deux ballons captifs A, A (auxquels on peut d’ailleurs substituer des corfs-volanls de construction convenable) portent dans leurs nacelles A', A1 les bobines d'induction. B est
- l'enroulement primaire, C, l'enroulement secondaire. T/une des extrémités de l’enroulement secondaire est reliée par l’intermédiaire d’un tube à vide F,, avec une sphère conductrice D située au sommet du ballon. La seconde extrémité de l'enroulement secondaire est mis en communication par le fil VY', qui suit le câble d’attache du ballon, avec la terre F par l'intermédiaire d’un tube vide E. Le câble d’attache et le fil W' doivent être isolés l’un de l’autre sur toute leur longueur. Les extrémités de l’enroulement primaire B sont reliées par les deux fils Wâ et \V3 avec une batterie K, une clef Morse JI et un interrupteur G. Les fils W£ et W3 doivent être isolés l’un de l’autre et aussi éloignés que possible du fil W'.
- La figure 3 représente un dispositif analogue dans lequel on emploie deux bobines
- Wilson.
- l’une B’’ C' dans la nacelle du ballon, l’autre B C au voisinage du sol. La bobine située dans la nacelle a son enroulement secondaire C/ en communication d’une part avec la sphère 1.) par l’intermédiaire du tube à vide E, d’autre part par le fil W3 avec le sol en F. L’enroulement primaire B' a l’une de scs extrémités reliée au pôle du secondaire qui communique, par le fil \V3, à h* terre; l’autre extrémité est mise en communication par un fil ' avec l’un des pôles du secon-
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- revff. ivéllutricité
- 26:3
- ilnii-e C de la bobine située sur le so!. Le second pôle du secondaire de cette seconde bobine est relié à la terre F par l’intermédiaire d’un tube à vide E. L'enroulement primaire de cette seconde bobine lait partie d'un circuit compre-
- nant une batterie K. une clef Morse II et un interrupteur G.
- La figure 4 représente une sorte de carcasse légère de cerf-volant permettant de porter la boule D.
- DIVERS
- Contribution à la théorie de l'induction magnétique dans le fer et autres métaux, par John Buchanan. Philosophical Magazine, [VII. (. I,
- Pour les personnes qui connaissent les mé-
- moires classiques de Fourier sur la dissipation de la chaleur, l’examen des courbes données par M. Ewiog dans ses recherches classiques sur l’induction magnétique ne reste pas sans leur suggérer un rapprochement entre ces courbes et celles qui représentent la variation de certaines fonctions étudiées par Fourier dans le mémoire que nous venons de rappeler. Ou sait, en outre, que les problèmes do magnétisme peuvent être transformés en problèmes d’électricité et en problèmes de chaleur (Maxwtït.t., Eleclr. and Magn., t. Il, p. 4^8 et 5 99).
- [/auteur du présent mémoire se propose île montrer que des solutions d’une équation de la forme de l’équation aux dérivées partielles de Fourier,
- sont capables d’exprimer les résultats complexes obtenus dans les nombreuses expériences qui ont été effectuées sur l'induction magnétique dans le fer et îlans d’autres métaux.
- Nous allons résumer en peu de ligues ces
- très intéressantes recherches de M. Buchanan.
- Induction par accroissement continu de l'intensité du champ. — M. Ewiug a prouvé que la forme de la courbe reliant l’intensité du champ H d’aimantation I est représentée par la figure 1 (courbes A, B, C ; en pointillé). Ces cour-
- bes satisfont aux conditions aux limites suivantes
- l
- Pour H =
- Pour II = oo
- d\ __
- TnT “ ü
- dj __ du" ~ °‘
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- L’ÉCT.AI U A GE ÉL K CT 11 IQ U E
- T. XXIII- — N" 33.
- Ou peut trouver nombre de fonctions de lu forme /'(I, H' = o satisfaisant à ces conditions aux limites. Mais l'auteur propose spécialement les fonctions qui sont solutions de l’équation (i) qui sont capables de satisfaire non seulement aux conditions limites, mais encore d’exprimer les rapports complexes qui existent entre I et H
- même quand la pression et la.tempéruture, etc., interviennent.
- Ecrivons l'équation I comme il suit,
- où II — intensité du champ ;
- I = — d’aimantation ;
- p — une constante ;
- fj —une quantité qui dépend de la pression, de la température, etc.
- En posant
- où F (ç) est une fonction arbitraire dormant les conditions initiales correspondant àa.*=o. Celte solution peut encore s’écrire (3),
- Quant a la fonction arbitraire F nous allons poser F (£) = a£ entre les limites £==o et £ = /«, où h est fini et donné et a une constante ; et ensuite F (ç) = constante = c, entre les limites \ = h et; = cc. De cette manière, les conditions initiales (x =o) sontexpriméespar un graphique analogue à la figure 2 (Cf. Ewimi. Magnetic Induction in Iron and otker mêlais, 3e cd.. f. i44).
- Avec ces valeurs de F’(ij), on obtient finalement,
- Celle relation satisfait à l’équation différentielle .(3'). 11 est ainsi évident que si dans (6) on fait H — o, 1 — o = o pour toutes les valeurs de x excepté pour .x= o, quand
- J\_ — rfîT “ “ ‘
- cette équation peut encore s’écrire _d\ _ dn
- 4 U dx-
- (3)
- Comme solution de celte équation (3), périodique en x on a (*)
- i =-X|
- — x\/a 1 e iV ” . dn (4)
- (l) Cf .Lord Kelvin, Math. etPhys. l’apers, Il vol.,p. 63,64
- (J) Eu effet, si H est positif on a
- J «. [«.(u-a-o-vor].'
- et si II est négatif,
- J c». |A(ii-é)-*v'v],,
- doi, (5).
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- Pour II =ao , I = f cl 7^-- = o ;
- Ainsi donc les graphiques qui représentent (6) satisfont aux mêmes conditions aux limites que les courbes expérimentales (quant II augmente continuellement).
- Si, maintenant, II est très grand, le second membre de (fi) se réduit alors a
- La ligure 3 donne une idée de la variation de T avec H et .r quand II est très grand. Les
- courbes ont pour asymptote u = c et pour plus de commodité on a posé c= 1.
- Le calcul numérique des points du graphique représenté par l’équation complète (6) est très laborieux, de sorte que l’auteur a été obligé de se contenter pour le moment du graphique représenté parla figure 1 où II est pris pour variable indépendante et où :
- » n° a a = o’.a ; h = a ; c = 1 ; X = i
- » n° 3 a — o.-j ; A = a e _ i ; x-- 4
- Sur la même figure i on a tracé en pointillé, pour pouvoir comparer les courbes obtenues théoriquement avec les courbes obtenues expé-
- rimentalement, trois courbes d: Kwing rapportées à la même échelle correspondant à une intensité magnétique de i 700 = unité, puisqu’il a trouvé
- Fig. 4.
- que pour le fer la valeur de saturation de lest environ 1 700 (').
- (') D’après les considérations qui précèdent il est
- Variation périodique de II et magnétisme résiduel. — Considérons la courbe représentée pur la figure qui indique très approximativement la résullan te de deux mouvements sinusoïdaux simples d’égales amplitudes et dont les périodes sont, dans le rapport de 1 à ?.. En rabattant la moitié droite de cotte courbe sur l’autre moitié de manière que B coïncide avec A on obtient la figure 5. La courbe ainsi obtenue est un type
- présenter encore mieux que ccs dernières la dépendance
- rience.
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- familier de courbes en connexion avec les effets importants sur les propriétés magnétiques et thermoélectriques du même mêlai a étudier. Inversement, une courbe fermée analogue à celle représentée par la figure 5 représentant l’eflet
- d’un changement cyclique de la variable indépendant, peut être supposée développable en une eourbe ouverte du genre de celle représentée par la ligure 4*
- Il résulta! de lii qu'une courbe fermée du genre de celle représentée par la figure 5, peut être représentée par des fonctions périodiques d’une variable continuellement croissante.
- I/auteur propose alors d'employer cette méthode pour former l’expression de la relation entre I et Tl quand ce dernier varie d'une manière cyclique. Remarquons qu’il n'y a rien {l’artificiel dans cette méthode : car, en parlant de 11 = o, on peut obtenir une intensité d’aimantation bien définie en faisant croître II successivement, mais on ne peut jamais revenir à l’étal initial en passant par le même chemin.
- Pour aller plus loin, remarquons qu’on ne peut accepter des valeurs négatives de il, puisque les seconds membres de (5) et ((il deviennent nuis avec II négatif; mais quant aux fonctions qui expriment l'effet des variations eveliques de H, elles peuvent, et même doivent prendre des valeurs négatives, ainsi que des valeurs positives.
- Reprenons l’équation (5) et supposons-y :
- F(ç) = u\ pour £ = o ùisqu’à ? = ;
- F(S) =V(A„ co, •«; + ?,
- pour ç = hs jusqu’à ç — x
- En intégrant cette relation (5) on obtient lina-lement'C},
- I=Y ^A„ e ~ “ cos (aall — T + B„e“ *Vw
- sin (a«II a‘\/fT) j (8)
- Cette transition des valeurs de I exprimée par (6), et puis par (ç>) et finalement par (8) est très nette dans Jcs expériences de Ewing (Ewing’s, Magnetic Induction in Iron). ’
- La relation précédente (8) peut encore s’écrire,
- ^ . e~v2Jv
- iy-
- -----^==. (A„ sin an H—B,iCOsa«H) Ç V'-HH-Aa)
- sin ~tt e~y2 (9)
- nent alors cycliques. En posant dans celte expression H -|___— Z à la place de H et en faisant finalement.
- Z = », un obtient biepla relation (8).
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- où R est la période de II quand /• = i.
- Or, le second membre de cette relation ne doit-pas s’évanouir en général, quand 11 est ou multiple complet (entier) de la période R. Par suite la relation (îo) exprime les conditions pour qu’il y ait du magnétisme résiduel (*).
- Eugène Néculciîa.
- p) Supposons, pour fixer les idées, que .r =: o dans la relation (io) et que le graphique reliant 1 à H soit de la farine représentée par la figure 6.
- La période esl alors Tl zz OA ; en posaut. Oli =z
- +‘rsh,~ïf3IJ + -
- w
- VL
- Pour trouver l’intensité magnétique du magnétisme i sidnel, faisons II ~------on obtient alors
- même valeur de I,. que l'expression que nous venons d’écrire, seulement changée de signe.
- .lauimmn a observé, entre deux cathodes réunies lTme et l’autre au même pèle d’une machine ou d’une bobine, une surface brillante, dont l’intersection avec la paroi du tube est marquée par une ligne bleu-clair très nette (‘). Cette ligne"se déplace quand on modifie l’un on l’autre des conducteurs qui relient les cathodes à la source. Jaumann l’attribuait à une interférence des laisocaux émis par les deux cathodes.
- M. K or n a cherché à démontrer que le phénomène pourrait provenir de ce que l'électricité s’écoule plus facilement de la cathode qui est le siège des oscillations de plus grande amplitude.
- Il a disposé dans un tube de i,5o m de long deux lames d'aluminium longues de 1 in. formant les électrodes. Quand les conducteurs qui relient, ccs cathodes ait pèle de la machine sont identiques, la ligne brillante est une droite symétrique par rapport aux deux cathodes. Si ou change la longueur de l’un des conducteurs, la ligne brillante prend la forme d'une sinusoïde ; en géuéi'ctl, on peut distinguer deux ondes entières de cette siuusoïde. La longueur de ces ondes diminue en meme temps que la pression dans le tube. Quand la source d’électricité est une bobine d'induction, la ligne brillante reste toujours droite en«e déplaçant régulièrement lorsqu’on fait varier un des liis addue-
- I, =
- j, 66 = 0.84
- i, R = s8o et H :
- = 45 ; la
- relation (n) donne alors
- I = -g- X 0.69 = 0, 87.
- 3° exemple, — a.' =4, R = i8u ; la relation (12) donne I,— -1 x 0,57 = 0,72.
- 4e exemple. — r = t, R “ 180 cl 11 =. = 45 ; la
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Dans le vide à'o,3 ou o,~ mm les oscillations hertziennes seraient susceptibles de provoquer les efl'ets que les rayons ultra-violets, les rayons de Rœntgen et les rayons de Becquerel produisent dans l’air à la pression ordinaire. L’électricité s’écoulerait donc plus facilement des électrodes dans les points où les oscillations sont le plus intenses. AL L.
- Ampèremètre èlectrolytique Job. Bulletin de la Société chimit/ue de Paris, s., t. XXV, p. 7 ; 1901.
- Dans des recherches déjà anciennes, Al. André .lob, maître de conférences à la Faculté de lionnes, se servait du dispositif suivant pour évaluer la quantité de gaz dégagée dans une réaction chimique : le flacon à réaction est formé par un bouchon muni d’un tube capillaire par lequel s’écoule les gaz ; il en résulte un excès de pression qui, une lois le régime permanent établi, mesure à chaque instant le débit gazeux. Pour étalonner l’appareil, en d’autres termes, pour avoir la relation entre le débit et l’excès de pression AI. Job faisait circuler à travers le.tube un volume connu d’un mélange tonnant .obtenu en faisant passer un courant d’intensité connue dans de l’eau additionnée de potasse. Tl sc trouva ainsi conduit à 1 ampèremètre électro-Ivtique décrit récemment par Brcdig et llahn(ij.
- Le dispositif adopté par M. Job cl construit par AI. Chabaud, est représenté par la figure ci-jointe.
- On prend une éprouvette à pied, et on la ferme par un bouchon de caoutchouc à trois trous. Deux des trous livrent passage à des tiges métalliques qui supportent îles électrodes cvlin driques a et. b en tôle de 1er ou de rfickel." L’électrolyte est une solution de soude à i5 p. too (maximum de conductibilité). Enfin, le dégagement du gaz tonnant s’cifcct.ue par nu tube en T. A l’une des branches du T on ajuste un manomètre à eau M ; à l’autre, un tube capillaire C tel qu’une tige de thermomètre.
- On fait passer le courant : on sait, d'après les travaux do Graham (2) sur la transpiration des gaz, que, si le.tube capillaire est sullisamment long, l’excès tic pression indiqué par le manomètre sera proportionnel au débit du gaz tonnant; il sera.donc, par là môme, proportionnel
- (*) Zeits. fùr Elektrachcmie; t. VII, p. ^9, 8 novembre iyoo; Ecl. Elue,, l. XX VI,. p. 34 x, 2 mars 1901.
- ('-) Philosop/iical Transactions, 1819.
- à l’intensité. Ainsi, ce voltamètre indique réellement, à chaque instant, l'intensité du courant. C’est un véritable ampèremètre, et, en fait, il remplace avec avantage les ampèremètres métalliques pour tous les usages du laboratoire.
- Pour traduire en ampères les indications du manomètre, il sullit de connaître le coefficient de proportionnalité caractéristique de la tige capillaire. Le constructeur détermine ce coefficient en comparant le voltamètre avec un appareil étalon. Il peut même, pour plus de commodité, choisir la tige capillaire de telle sorte que chaque centimètre dépréssion corresponde à une division décimale de l'ampère. On voit, d’ailleurs, qu’en ajustant des tubes ca-pilJ aires variés sur I e même voltamètre, on pourra changer à volonté la sensibilité de l’appareil.
- Sa précision est tout à fait suffisante. Elle pourrait être limitée, il est vrai, ......... --
- température (1). (Encore l’erreur qui résulte de ces variations est-elle négligeable pour la plupart des mesures courantes.) Mais il est facile de corriger ces variations à l’aide de tables. On les corrige encore plus aisément sur l’appareil lui-même : il suffit d’ajuster à la sortie de la tige thermwué-trique un raccord capillaire plus eourL et plus large dans lequel on fait avancer une fine aiguille de platine. Une graduation empirique marque les positions de l’aiguille qui, aux diversse températures, correspondent aux mêmes pressions.
- On peut prévoir que la disposition même de ce voltamètre ou une disposition analogue permettra d’étudier les vitesses de transformation des électrolytes eux-mêmes. Les oxydations ou les réductions éleefrolvtiques se traduisent, en effet, par une diminution de la quantité d’oxygène dégagée aux électrodes. Le manomètre accusera donc h chaque instant l’intensité do ccs phénomènes.
- (*) Pour 11110 intensité constante, la pression varie avec la température <1 environ 6 millièmes par.degré.-
- Le Gérant : C. NAUlb
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- Tome XXVIII.
- Samedi 24 Août 1901
- 8* Année. — N" 34
- L Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A; CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur a la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Tustitut. — A. POTIER. Professeur à l'École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des
- \ l’V VRE1 LS DE MESURES
- Les éleetrodvnamomètres de I'Alj.gemf.ine Elekthicit.kts Gesellsoiia.pt ont été décrits ici même à deux reprises (’), nous n'insisterons pas sur les détails. Lo brevet anglais (') montre que le seul point revendiqué est l’emploi d’une enveloppe de 1er destinée à canaliser les lignes de i'oree et à empêcher leur action sur les aimants 1)1) de l’amortisseur magnétique, («race à l’emploi de eel écran de fer, on peut placer les aimants très près de la bobine fixe F. sans avoir à craindre leur désaimantation sous l’action des courants alternatifs.
- Les figures i à 4 montrent Lrès clairement la disposition des diverses parties : l'amortisseur A en forme de 8, le faisceau de tôle de fer E. les ressorts spiraux G. Les lignes de force du champ créé par les bobines fixes sont indiquées en pointillé sur la figure i.
- Le brevet ne mentionne pas du tout la forme de l’ouverture percée dans les tôles pour placer les bobines et, par conséquent, n'indique pas l’influence de cette forme sur la proportionnalité des déviations.
- Le compteur de Elîiiu Thomson (3) est composé d’un moteur à induction renfermant, deux groupes de bobines fixes et. mobiles, qui rappellent un peu la disposition bien connue îles compteurs Thomson, mais, différence essentielle, il n’y a ni collecteur, ni balais, les deux armatures mobiles étant reliées et fermées l une sur l’auLre.
- l) L Écluirttge fiterlnipte, t. XXY, p. îai et
- (a) Brevet. anglais n1’ 2}68i, déposé par V. I. Feen\, le aü décembre 1899, accepté le 3i mars 1900, 4t'Kures’ (J) Brevet anglais n" -io 8o'î, déposé par The Bi'itish Thomson-Houston Comp.. le 17 octobre 1899. accepté le
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVIII. — N° 34.
- Le courant total traverse les bobines fixes CC (fig. 5), et. le courant dérivé les bobines fixes BB ; clans circuit de celles-ci on ajoute une bobine de réaction 1, ou tout autre dispositif destiné à retarder la phase du courant dérivé. Les deux armatures mobiles et le dis-cjue frein D, sont fixés sur un seul arbre S. Les bobines de l’armature A, sont connectées avec les bobines de A2. Quand une des bobines de Aj est parallèle aux bobines CC, il s Y développe un courant induit, qui est envoyé dans une bobine de A,, choisie de telle sorte qu'elle fait un angle avec le plan des bobines B ; dans ces conditions, il se produit une action
- électrodynamique, enlre A3 et B, qui tend à faire tourner l'arbre. Dès qu'une bobine de A_, est arrivée à être parallèle à BB, le courant induit qui s’v développe exerce son action entre A, et 0. En résumé il y a là une combinaison de phénomènes d’induction et d’actions élee-trodynamiques dont on peut varier les combinaisons à l’intini; le brevet ne renferme d’ailleurs pas moins de 11 daims, qu’il est inutile d’énumérer ici.
- Les figures 5 à 9 montrent quelques-unes des combinaisons possibles. Par exemple, les bobines de champ C et B peuvent être parallèles et les bobines mobiles A, et A2, décalées par les connexions établies entre elles (fig. 6 et 8). Les bobines de champ peuvent faire un angle de 4^°, les bobines mobiles étant parallèles entre elles (fïg. 7). Enfin les bobines mobiles peuvent être composées seulement de deux enroulements C/L, au lien d’un plus grand nombre de sections, (fig. 9).
- Comme dans tous les compteurs moteurs, les bobines du courant principal sont munies
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- d’un enroulement supplémentaire K.K., (fig. 5', placé en dérivation sur les conducteurs a b et destiné à assurer le démarrage aux faibles charges.
- Dans le compLuir à induction de Vàllgemeixe Elevïhicitjets Geseelscuevet (l), un disque métallique A 'fîg io, n et ia), est mis en mouvement par l'effet des courants induits, de phases différentes, développés par la variatiou des champs magnétiques produits par les trois branches de Tclectro. Sur les deux branches extrêmes sont enroulées les bobines des volts et sur la branche centrale celle des ampères. Les trois noyaux de fer sont réunis par une seule culasse et les circuits magnétiques sont fermés par une seule armature It, La
- figure i3 montre la direction des ilux créés par les différentes bobines. On voit que les bobines des volts sont en série, au point de vue magnétique, et que la bobine des ampères ferme son circuit magnétique par les noyaux des deux bobines de volts ; le flux crée par la bobine des ampères s’ajoute à celui créé par une des bobines de volts et se retranche de l’autre.
- Pour éviter qu’à pleine charge le noyau de gauche, où les actions magnétiques se superposent, arrive à la saturation, le circuit des ampères est enroulé en partie sur la bobine Sr
- Le réglage de l’appareil consiste à donner aux bobines de volts seules une action suffisante pour vaincre les froLtements au départ et à rendre la vitesse proportionnelle à la puissance mesurée. On arrive à compenser les frotlemenls en donnant une légère dissvmétrie aux entrefers Lt et L2, et en plaçant des bagues de cuivre autour de l'un des électros S, ou
- C) Brevet anglais, n* 683. déposé
- [900.«
- îptéle 31
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- S., ; ces deux moyens sont indiqués sur la ligure 14, où l'on voit les bagues de cuivre BR et la disposition de l'armature de fer, pincée dans une mâchoire qui permet do faire varier sa distance au novau. La proportionnalité est obtenue en donnant un rapport et une valeur convenables aux enroulements du circuit total sur les noyaux H et St.
- Le moyen employé par Elihu Thomson ;1) pour régler la vitesse d'un compteur motéur et la rendre proportionnelle à la puissance mesurée, repose sur l’emploi d’une sorte de
- méthode de zéro. Le moteur (fig. i:P, se compose d’une bobine mobile A, à deux enroulements, qui reçoit, dans l’un de ses enroulements, le courant dérivé pris sur les conducteurs 1, 2. Cette bobine est placée dans le champ cor/xlant fourni par un aimant M, ou par une bobine équivalente. Dans une distribution à potentiel conslanl,la vitesse obtenue dans ces conditions est invariable: pour la vendre proportionnelle à la puissance mesurée, on peut ne laisse?* passer le courant dans la bobine mobile que pendant des intervalles de temps proportionnels à l’intensité du courant principal. A cet effet, une sorte d’éleetrody-narnomètre est composé d’une bobine plate P, moulée sur un axe T; cette bobine reçoit également une dérivation du eonrn.nl amenée par les ressorts spiraux 3 et 4- L’axe T est muni d’un ressort H qui lerid à l'entraîner et forci* le levier 5 à s’appuyer sur le contact 6 ; ce n’est que quand le contact est fermé que le courant passe par l'armature A.
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- uliaire est proportionnelle à Ja vitesse de rotation de la bobine A
- La bobine mobile est placée au centre d’une bobine Jixe portant deux enroulements K et Kt. Le courant total traverse Kr qui est ainsi la bobine des ampères, tandis que K est parcouru par un courant auxiliaire tourni par le second enroulement de la bobine mobile A ; le courant sort de A par les balais t,.
- L’intensité du courant a et les connexions sont établies de telle sorte que le champ créé par K annule celui créé par K,.
- Dans cos conditions,tant que la vitesse de A est insulfisante pour que le champ soit annulé dans l’intérieur des bobines KKP le ressort 8 maintient le contact 5,6 fermé et, par conséquent, la vitesse de A tend à augmenter ; mais dès que le champ de K devient très légèrement prépondérant, la bobine 1* tend
- contact
- rompu, la vitesse de + diminue et le contact s rétablit.
- En réalité, l'équilibr s’obtient par une serv de contacts successifs d’autant plus longs qu le courant principal es plus intense. C’est biei une méthode de zéro qu est employée puisque le champ total de la bobine fixe doit être annulé par le courant auxiliaire de la bobine A.
- Le compteur à prépaiemenl de En. F. Terrey et Ch. H. Inglkss Philipps (*) est un appareil électrolytique composé de deux cuves à décomposition jj, remplies d'une solution de sullate de cuivre, dans lesquelles sont plongées deux électrodes fixes ll^ et deux électrodes mobiles kh\ (fig. 16 et iy). Les deux cuves sont en série, entre elles, et en dérivation sur une des résistances eev, voir schéma (fig. 16). Les électrodes mobiles sont montées aux extrémités d’un fléau de balance bb, lequel porte également des tiges de coiitacL réglables ddl d., t/, d% d.. ; des godets à mercure unl a., établissent les connexions nécessaires avec les tiges de contact. Deux augets sont destinés à recevoir les pièces de monnaie introduites par des ouvertures spéciales.
- (*) Br<
- ù 974,
- , accepté le 16 jai
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- Les choses étant ainsi disposées, supposons une pièce de monnaie placée à gauche du fléau, cette pièce fait basculer le fléau, les tiges dcl1 d2 plongent dans les godets et le circuit est fermé entre' kh1 par la résistance e ; les cuves d’électrolyse sont en dérivation sur la résistance e et le sens du courant est tel que la plaque k diminue de poids, tandis que kf augmente. Dès que la différence du poids est égale au poids de la pièce, le fléau se soulève et rompt les connexions ; il faut à ce moment remettre une nouvelle pièce pour rétablir le courant, mais, afin de conserver un poids moyen constant aux électrodes, il faut mettre
- Fig. ig. — Compteur pour charge et décharge d'accumulateurs. Fig. 20 et 21 — Régulateurs de maximum.
- la nouvelle pièce h droite. Pour qu’il n’y ait aucune indécision à ce sujet, un petit indicateur o montre de quel côté on doit placer la pièce suivante.
- Pour permettre à un compteur moteur d’enregistrer, sur des cadrans distincts, l'énergie absorbée à la charge et l'énergie rendue à la décharge, M. C.-D. Uaskixs (l) emploie deux séries de rouages avec cadrans et il met la vis sans fin de l’induit du moteur, en prise avec l’un ou l’autre des rouages, simplement en donnant à l’axe 4 (fig. >9), un léger déplacement par rapport à la verticale.
- (l) Brevet anglais n° 2t 7.22, déposé par The British Thomson-Houston Comp., le .io décembre 180)9, accepté le
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- Le tourillon dans lequel entre le pivot supérieur de L'axe est porté par une pièce susceptible d'un mouvement latéral; cette pièce est fixée à un électro 3, excité, dans un sens déterminé, par le courant emprunté à quelques cléments de la batterie. Un second électro 5 est excité par le courant total, il est eu série avec les bobiues fixes 8 et 8 a. La polarité de Féleetro 5 change avec le sens du courant et Féleetro 3 est attiré à droite ou à gauche en entraînant l’arbre 4- de telle sorte que la vis sans lin vient engrener avec le premier mobile de l’un ou l’autre des rouages et. finalement, la charge s’enregistre sur une des séries de cadrans et la décharge sur l’autre.
- Le brevet de II. Kunkelmann, Ch. Km. François et C.-R. Loubery (*), est relatif' à diverses dispositions destinées à l’application des tarifs variables. Le premier cas est celui des régulateurs de maximum. On sait que ces instruments, employés dans la vente à forfait de l’énergie électrique, ont pour but de couper le courant du consommateur dès que l’intensité dépasse la limite prévue par le contrat.
- Ces régulateurs se composent on principe d’un fléau de balance ah (fig. 20), pivotant en o et soumis à l’action de deux forces opposées : l’une constante, produite par l’action d’un ressort r ou d’un contrepoidsp. l’autre engendrée par l'attraction variable d’un solénoïde .s sur un noyau de fer t. Quand l’intensité dépasse la limite fixée, l’action du solénoïde l’emporte sur celle du ressort et le fléau s'incline vers la gauche; dans ce mouvement il fait sortir la pointe c du mercure qui remplit le godet g et le courant se trouve rompu ; le ressort rétablit alors le contact qui est de nouveau rompu et. celle succession de ruptures se reproduit tant que le client n’a pas réduit le nombre des lampes allumées.
- Pour permettre l’application dés tarifs variables, les inventeurs proposent d’abord l’emploi d’un shunt placé sur Féleetro à Faidc d’un courant auxiliaire envoyé de l’usine aux heures de changement de tarif. Le solénoïde se trouvant shurité, il est facile de comprendre que Finlensité à laquelle se produira la rupture sera plus élevée que sans shunt, le client pourra donc dépenser plus d’énergie aux heures de tarif réduit. Une disposition équivalente consiste à ajouter, au solénoïde. un rhéostat susceptible de donner plusieurs valeurs différentes du rapport du courant total au courant qui traverse Je régulateur. Enfin, une troisième disposition est celle de la figure 21, dans laquelle on fait usage de deux solénoïdes placés à des distances inégales du point d’oscillation du lléau. Un second fléau, actionné par Féleetro c, qui reçoit le courant d’un circuit auxiliaire ff, permet de mettre en circuit l’un ou l'autre, des solénoïdes ss'.
- Le second cas s’applique aux indicateurs de maximum employés dans les villes où l’on se sert du tarif de Brighton. Celte disposilion consiste, comme 011 le sait, à faire payer aux consommateurs d’après le courant maximum qu’ils ont consommé à un moment quelconque d’une période de temps fixée à l'avance. Par exemple, il est entendu, comme à Brighton, que le client paiera au tarif fort do o.oyaG fr Fhectowatt-heure, tant que sa consommation tolale ne sera pas équivalente au produit du maximum constaté pur un temps correspondant à une demi-heure par jour. L’excédent sur cette quantité sera payée d’après le tarif très réduit de o,oi3a fr Fhectowattbeure.
- La détermination de Finlensité maximum, atteinte pendant la période considérée, se fait à l'aide d’appareils spéciaux dont le prototype est celui de Wright : il se compose de deux ampoules réunies par un tube en L (fig. 22). L'ampoule 6 est entourée d'un fil parcouru par le courant total; le tube étant rempli d’un liquide coloré, quand l’échaufFement de l’air contenu dans l’ampoule dépasse une certaine valeur, le liquide, chassé par la «.Ululation,
- Brevet anglais n" 7 H64, imposé le 7 avril 1899. accepta le 17 février I900. 4 ligures.
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- s'élève dans J’ampoule de droite et vient retomber dans le tube 8; la hauteur du liquide dans le tube donne la mesure de l’intensité maximum atteinte à un moment quelconque.
- Pour appliquer les tarifs variables à cette disposition, il faut permettre aux clients de prendre une intensité plus grande aux heures de tarif faible ; dans ce but. des dispositifs analogues aux précédents sont employés : shunts et rhéostats sur la bobine d'éehauffement/', oiremploi de deux bobines, .s- elx' (üg. a3), alternativement employées grâce au même système que dans la figure ai.
- Le second brevet des mêmes h) est encore relatif il l’emploi des tarifs variables, mais il s'applique aux compteurs proprement dits. Les dispositions revendiquées agissent soit sur le frein, soit sur la bobine des volts, soit enfin sur celle des ampères.
- Si le compteur est i
- i d’un frein à disep
- Pour retarder les indications ai bobine dont l’action s'ajoute ou
- i l’action de faimanl c. celle d’un éleeLro d qui reçoit, au moment voulu, un courant auxiliaire envoyé, au moyen de fils spéciaux, par une horloge placée à la station centrale. Cet électro fait relarder le compteur ce qui équivaut à une réduction du tarif. S’il n’y a que deux tarifs, on peut se contenter d’envoyer, de l’usine centrale, un courant dans l’élcctro g (fig. ?.5), celui-ci ferme alors le circuit de J.’électro-freiu sur le réseau lui-mème. Quand l'action régulatrice est produite d'une autre mauière, on peut encore, sur les compteurs moteurs, ajouter un disque avec le dispositif ci-dossus.
- du circuit des volts, on peut mettre une seconde nehe de celle de la bobine principale. Dans le
- (<) Brevel auglais .r- 6o3a> «lépc
- u-s 1899, accepté le 17 m;irs 1900. 5 Jiguce
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- compteur Aron, par exemple, lig. -<6ï, on «joute à concentrique m. qui reçoit un courant des conducteurs hh. On peut aussi ajouter une résistance1 au circuit des volts ; le dispositif de la figure 28 est destiné à ecL objet: Je courant, auxiliaire, envoyé de la station centrale au moment du changement, de tarif, passe dans le solénoïdc d, attire le noyau de fer 2, et celui-ci en s’élevant pousse le cliquet \ contre la roue à roohet 9. Cette ruue est solidaire d’un cylindre portant une bague continue et une bague coupée ; entre les coquilles de cette dernière sont Intercalées des résistances, Dos balais frottent sur chaque bague et ferment ainsi le circuit do la bobine des volts l. -Grâce à cette disposition, il sufiit d'une seule émission de courant, à Pusine centrale, pour faire avancer la roue 9 et changer la vitesse du moteur par la variation de la résistance.
- Sur la bobine des ampères on agit en slumtant celte bobine, grâce à un éleclro auxiliaire g qui ferme, au moment voulu, le circuit du shunt en réunissant les godets ptj ;jig. ->.y).
- Dans la combinaison de M. En. Sit.yey IJAlskyC) l’indication du courant maximum est obtenue par une modification apportée au compteur lui-mème.
- Le système, qui s’applique aux compteurs moteurs, se compose d’une sorte do dynamomètre de transmission intercalé entre l'armature mobile du compteur et le système formant frein. Les
- figures 29 3a représentent l’ap-^931 plication à un compteur genre
- Thomson. L’arbre vertical 12 est coupé en deux parties; celle du haut se termine en pointe et repose dans une erapaudine formée par P extrémité supérieure de l'autre partie. E.’n ressort spiral fixé au manchon 3. solidaire de la parlie inférieure, et au chapeau 11. qui levmino la partie supérieure.
- •lablil la jonction entre les doux morceaux de l’arbre. Le bord du chapeau 11 esl taillé en roue à roohet et un «diqiiel .4, solidaire du manchon 3, permet lo mouvement relatif des deux parties deParbre, diquela position relative des deux
- ir? 1900. 4 figures.
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- parties de l'arbre; à cet effet le disque-frein 2 porte une graduation qui indique directement en kilowatts la puissance moyenne enregistrée.
- Le fonctionnement de l’appareil est facile à comprendre : le compteur étant en action, le couple moteur, développé par l’action de l’armature sur les inducteurs, se transmet au disque-frein par l’intermédiaire du ressort 7 ; celui-ci doit donc se tordre jusqu’à ce que son couple soit, égal au couple moteur. La roue à roche! permet cette torsion, mais elle empêche le retour du ressort à sa position initiale quand le couple diminue ; il en résulte que l’index garde l’indication du couple maximum développé. Si, par la suite, la puissance enregistrée, est plus grande, la torsion du ressort augmente encore. Le même appareil réuniL ainsi le compteur proprement dit et l’indicateur de maximum.
- Tl. Ah.wac.nat.
- L’EXPOSTTION UNIVERSELLE
- RÉGULATEUR DE VITESSE DES TURBINES HYDRAULIQUES (‘) (Sui/e}.
- Régulateur seuvo-moteur hydraulique tir MM. Gaxz et G1C (U. — MM. Ganz et Gie exposaient une turbine Francis de 1 000 chevaux, dont nous donnons différentes vues dans les figures 1, 2 et 3.
- Cotte turbine, destinée à l’usine de carbure de calcium de Jajce (Bosnie) consomme 1 33o litres d’eau par seconde sous une chute de 74 m. Le régulateur est tel que les constructeurs ont pu donner les garanties suivantes :
- pour une variation de charge de : 2S p. 100 icm p. 100.
- la Variation de vitesse ne dépasse pas : a p. 100 5 p. 100.
- Le tachymètre ne présente rien de particulier : il agit, par l’intermédiaire d’un levier, sur le tiroir de distribution de l’organe que nous appellerons le distributeur indiqué en D (fig. 1). Ce distributeur a pour mission d’envoyer de l’eau daus un cylindre c et d’un côLé onde l’autre du piston qui commande les vannages.
- Enfin un filtre F est prévu de manière qu’il passe dans le distributeur exclusivement de l’eau très pure. Le distributeur constitue d’ailleurs la particularité spécifique du régulateur.
- Nous empruntons à un récent article de M. le professeur F. Prazil (3) la figure 4 qui lait bien comprendre le jeu de ce distributeur: elle représente cet organe, à peu de chose près, comme il est réellement disposé.
- C’est, en somme, un tiroir cylindrique à cloisons.2nul.tipl.es, dont les déplacements sont commandés par un second tiroir cylindrique, concentrique et intérieur au précédent, cl dont le déplacement est lié aux mouvements verticaux du tachymètre.
- L’eau sous pression arrive du filtre par les orifices e, elle se rend au cylindre c par les orifices K, et Kâ; a est l’orifice d’évacuation. * (*)
- (>) Voir Y Éclairage Électrique, l. XXV, p. 6S, r3 octobre 1900. et XXVII. j». il-R 19 avril 1901. (2) Section hongroise, classe ao.
- (*) Schweizerische Bauzeittmg, t. XXXVII. n" 8 (1901).
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- La première position fl) correspond à l’équilibre : le tiroir de distribution A, de même que le tiroir à cloisons multiples sont dans leur position moyenne. A ce moment, les chambres sont toutes remplies d’eau sous pression.
- Supposons maintenant, que la vitesse augmente, le tiroir A remonte légèrement et démasque deux rangées d’orifices du tiroir à cloisons multiples, de telle sorte que l'eau de la chambre i passe dans la chambre 3 [mis s’écoule par le conduite, créant ainsi une dépres-
- sion dans la partie supérieure du distributeur, tandis que de beau sous pression entre dans la chambre 9. Par suite de cette rupture d'équilibre, le tiroir à cloisons multiples est repoussé vers le haut (position 11].
- Dans ce mouvement, le tiroir à cloisons multiples vient prendre la position I/I : l’eau sous pression passe par Ki et pousse le piston de réglage dans un certain sens : en môme temps l’eau située de l’autre côté.de ee piston de réglage affine par Ka, pour seeoulerpar a.
- Le mouvement du piston de réglage est asservi par le moyen des tiges p q et du levier r, de telle sorte que le déplacement do ce piston a pour effet de remonter le point o que nous avions implicitement supposé fixe jusqu’ici ; cette élévation du point o se combine avec 1,'abaissemenl de la douille du tachvmètre. lequel résuUe du commencement de réglage, et cette double action se traduit par le mouvement vers le bas du tiroir de distribution et son retour à la position moyenne (position IV). L’eau sous pression s'échappe de la chambre 9 à la chambre -, pour s’écouler par a\ en môme temps de l’eau sous pression rentre par l'orifice supérieur e successivement dans les chambres 1 et 3 et dans 2, et le tiroir à cloisons multiples redescend. L’ensemble a alors repris la position T.
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- contraire, la vitesse avait diminué, tout se serait passé d’une manière analogue,
- le tiroir à cloisons multiples aurait été déplacé vers le bas, et l’eau aurait, élc envoyei Tindre de réglage C, par l’orifice K,. J- 11eyval*
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- K K VUE D’ELECTRICITE »8i
- APPEL DIRECT DARDEAU POUR UNE LIGNE A POSTES MULTIPLES
- On connaît les avantages des postes téléphoniques à appel pendulaire. Une ligne équipée avec
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- 3 postes permet à deux quelconques de
- 9 9' ç> 9 9‘ y Q‘
- 1. - Clef d’appel.
- 1 peul adopter le dispositif représenté pa
- ji, embrochés en série, de converser entre eux sans l’intermédiaire des autres. Tels sonlipar exemple les postes Dardeau déjà décrits dans ce journal i'1) et dont la ligure 1 nous donne le schéma. Néanmoins, tous les postes d une même ligne de chemin de 1er ou de tramways mécaniques n’ont pas les mêmes besoins au point de vue j, Lj téléphonique. Certains d’entre eux, par exemple 2 un dépôt et un terminus de ligne servant de garage aux voitures, ont besoin d’être en eom-uumiealion permanente tout en étant capables d’appeler les autres postes de la ligne ou susceptibles d’être appelés par eux.
- En vue d’économiser l'instal lation d’une ligne spéciale entre ces deux postes particuliers et d appareils de réseau, distincts de la ligne générale et des appareils pendulaires qui la desservent, la ligure 2. qui est du reste en usage sur les lignes
- téléphoniques privées de la Compagnie Générale des Omnibus de Paris. Ces lignes sont équipées en postes du système Dardeau, mais la nécessité de communications téléphoniques .très nombreu-
- (i) Êri. El-ct.. 1. XXU1. p. 277, 26 mai 1900.
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- ses entre les dépôts de traction mécanique et leurs terminus-garages a motivé l’emploi du dispositif ci-dessus décrit.
- Au moyen d’une clef spéciale C (fig. a) et d'un relais Ader ordinaire montés dans chacun des deux postes en question, ceux-ci peuvent s’appeler directement. Il suffit à l’un des postes, pour appeler le second, d’appuver sur la elet C. Le schéma de la figure 3 montre l'application du dispositif à une ligue téléphonique, de postes Bardeau partant d’Ivry et aboutissant à la place du Théâtre Français en passant par onze postes intermédiaires. Les deux postes téléphoniques de cette ligue installes au dépôt d’Ivry et au garage de la porte d Ivrv sont munis d’un appel direct.
- La même disposition est applicable à trois postes A R C, dont l’un A peut avoir à causer constamment soit avec B soit avec C, et inversement. Les appels s’effectuent entre A et B d’une part, B et C d autre part, au moven de courants de sens contraires.
- L. Baiuhcliox.
- VIESUKES PRÉCISES DES COURANTS ALTERNATIFS
- ET POLYPHASÉS (*)
- Voici plusieurs années que je m’occupe de ce sujet, et j’ai aujourd'hui l’honneur de faire connaître au Congrès international d'Electricité les résultats de mes expériences et de mes reeher-
- II y a une certaine opportunité à présenter pour la première fois ce travail il Paris : lorsque, il \ a à peu près seize ans, je commençai mes études sur-les courants alternatifs, le livre classique sur la matière était le Traité Lien connu de MM. Mascart et Joubert : ces savants employaient les instruments électrostatiques, le professeur Mascart ayant combiné son électromètre bien connu d'après celui de Lord Kelvin ; et depuis il y a toujours eu en France une tendance à employer les instruments et les méthodes électrostatiques.
- A peu près a la meme époque paraissaient les remarquables travaux de M.Tli. Blakesley dans lesquels il montrait l’avantage des méthodes géométriques pour l’étude des problèmes de courants alternatifs, et signalait en même temps la possibilité d’appliquer l’électrodynamoniètre comme uattmètre pour les courants alternatifs. Connue on le sait, c’est i'électrodynaiiioinètre qui a été le plus employé jusqu’il présent pour la mesure de ces courants ; et il est juste de dire que la pluparL des travaux modernes sur les courants alternatifs sonf sortis des observations faites au moyeu de cet instrument. Son emploi présente cependant quelques inconvénients et quelques incertitudes et je n'ai-jamais pu me débarrasser de la tendance à employer les méthodes électrostatiques, que j’avais tirée des travaux de MM. Mascart et Joubert, bien que j’en aie'été parfois tenté. A l’époque dont je parle j'ai construit un électromètre qui était à peu près l'intermédiaire entre le type de Lord Kelvin et celui de VL Mascart, et, tout en reconnaissant parfaitement ses imperfections, neanmoins le parti que je pus en tirer pour la mesure des courants alternatifs me convainquit de l’avantage du principe de ces mesures, de telle sorte que je n’ai jamais pu me défaire du désir de posséder une méthode générale de mesure des courants alternatifs fondée sur les principes électrostatiques. Je ne parlerai pas ici des détails de ce travail, de ses échecs, do ses difficultés. 11 nie suffit de dire que je n’ai jamais désespéré, et que, pendant les trois ou quatre dernières années, le succès ne s’est jamais démenti, et a abouti à la méthode et aux appareils que je me propose maintenant de décrire.
- Le point principal qui m’avait frappé depuis plusieurs années était la nécessité de considérer la question comme un ensemble.
- C) Communication faite au Congrès international d Électricité do 1900.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Examinons pour un instant les éléments <lu problème. Lorsque l'on mesure les courants alternatifs, il faut faire attention à ce fait que, lorsqu’il y a inductance ou capacité clans le circuit icomme cela a lieu généralement' le courant dépend de trois (acteurs :
- 1" La résistance du circuit et l'énergie cpii s’y dépense;
- a° L'inductance du circuit;
- du La capacité du circuit:
- Les effets de l’inductance et de la capacité étant exactement opposés en phase se contrebalancent l’un l’autre autant qu’il est possible, le facteur le plus grand prédominant, de sorte que la phase du courant correspondant sera de 90“ on arrière ou en avance du eouranténcrgétiqiie, suivant que la self-induction ou la capacité du circuit domine. Ce courant, composé avec le courant énergétique, produit un couvant résultant qui est le courant réel existant dans le circuit, et que je préfère appeler le courant, total plutôt que le courant apparent ; ce courant, évidemment, ne sera pas en phase avec l’une ou l'autre de ses composantes.
- Afin de mesurer les composantes d’un courant de cette espèce, il est nécessaire d’adopter un principe qui permettra de distinguer le courant de self-induction et le courant de capacité, quel que soit celui des deux qui prédomine, afin de pouvoir le séparer du courant énergétique soit par une mesure directe soit par le calctd.
- D'après cela, il existe plusieurs principes sur lesquels ou peut fonder des méthodes de ce genre.
- En exécutant les mesures, ou rencontre cependant certains inconvénients inhérents à la plupart de ces principes et, par une sorte de survivance du meilleur, Tun d’eux, celui du wattmètre, osl arrivé à être presque universellement employé. Par de légères modifications, ma méthode et mes instruments peuvent être employés pour des mesures effectuées d’après l’un quelconque de ces principes, mais comme celui du wallmètre est presque toujours préférable pratiquement, j'adap-lerai ma description à celui-ci-
- Eu supposant donc que l’on emploie le principe du wattmètre, il v a trois mesures à ellectuer pour obtenir les facteurs fondamentaux d'un courant alternatif. Lorsque ces facteurs sont connus, on peut en déduire les autres caractéristiques du courant.
- O11 doit mesurer :
- i° Les volts appliqués ;
- vP Les ampères apparents ou, comme je préfère les appeler, les ampères totaux;
- .1° Les ampères ou les watts ellectiis; :’si l’ou mesure directement les watts effectifs, et si l'on connaît les volt» appliqués, on peut en déduire directement les ampères effectifs'1.
- Connaissant ces quantités, nous pouvons en déduire directementle facteur de puissance, l'angle de phase, et le couranL magnétisant ou de capacité, ou leur différence si tous les deux existent. S'il y a inductance et capacité, nous pouvons, en mesurant la capacité et utilisant les données précédentes, trouver l’inductance. Si nous connaissons la fréquence et la capacité, nous pouvons obtenir. toujours avec les données précédentes et sans autre observation, le coefficient de self-induction du circuit et ses autres caractéristiques.
- Tel est le problème général. Ma première idée fut d'employer un voltmètre électrostatique ordinaire pour mesurer les volts et un électrodynamomètre Siemens pour mesurer les ampères; eu effet, bien qu’il soit très important de connaître les ampères totaux parcourant le circuit, il n’est pas aussi important de les mesurer avec la même précision que les volts et les watts; de plus réleetrodynamomètre est un instrument plus simple et plus exact quand il est employé comme ampèremètre que quand il est employé comme wattmètre. Par suite, dans mes premiers travaux, j’ai consacré tons mes cflorts a imaginer un wallmètre électrostatique convenable et un moyen pour rétalonner, Mais, lorsqu*' j'eus alteint ce but, je vis qu’il serait très désirable de pouvoir étalonner le voltmètre et l'ampèremètre par la même méthode que le wattmètre, à de légères modifications près, et de faire les lectures de la même manière; et je vis aussi que si je pouvais atteindre ce but, 1 ensemble des instruments pourrait être combiné de façon ii permetlre les mesures entre des limites plus étendues qu'il n’eùt été possible autrement.
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- Pour transformer l’clcelromctre en wattmctrc, j’ai introduit dans le circuit à ctudier une résistance non inductive aux bornes de laquelle sont attachés les quadrants, tandis que l’aiguille communique avec l’autre colé du circuit. En arrangeant l’instrument de celte manière, et le calibrant d’une manière convenable, il est possible, dans des conditions déterminées, de faire de l’élecLro-mètre lin wattmètre à lecture directe.
- Ayant nécessairement dans le circuit la résistance mentionnée ci-dessus, il est clair que s’il était possible de faire lin voltmètre électrostatique suffisamment sensible pour mesurer la laible différence de potentiel aux deux extrémités de cette résistance, uti tel instrument, ainsi employé, deviendrait une forme très commode d’ampèremètre : je décrirai pins loin comment j’ai réussi à le réaliser.
- Je décrirai aussi plus loin la forme de voltmètre électrostatique que j’ai employée pour lire les volts appliqués.
- L’arrangement théorique des instruments disposés sur un circuit où l’on veut faire simultanément les trois mesures fondamentales est représenté dans la figure i.
- Je puis dire que j’ai pu obtenir dans l'instrument employé comme ampèremètre une sensibilité telle qu’il est possible de faire.de bonnes lectures avec une chute de i à i volts dans la résistance non inductive insérée dans le circuit. En pratique, je dispose mes instruments de telle façon que la résistance non inductive intercalée dans le circuit cause une chute de tension d’environ i,5 volt en moyenne, ce qui est aussi très convenable pour le watlinètre. Cette chute de tension est commode, parce qu’elle est à peu près égale à la force électromotrice de l’élément Clark qui est employé pour étalonner les instruments, et par conséquent les lectures sc rapprochent de la partie de l’échelle pour laquelle les instruments sont étalonnés. Pour obtenir ce résultat, e’est-à-dire pour obtenir toujours une bonne déviation sur l'instrument, j’emploie une série de résistances non inductives formées de bandes de manganine. En pratique, ces bandes ont environ i m de long; il est commode de commencer par un fil ou une bande pouvant supporter 1 ampère, puis de faire la suivante pour a ampères, la troisième pour 4 ampères, de telle sorte que dix bandes environ suffiront, en général, pour tous les couvants employés dans la pratique. Bien entendu, pour des cas spéciaux, on peut faire des résistances plus élevées ou plus faibles, et, puisque les instruments ne prennent que des courants infiniment petits, la même série d’instruments pourra mesurer des courants variant de i/iooo jusqu’à i ooo ampères on plus avec une erreur relative constante et, par conséquent, les instruments sont pratiquement universels, à ce point de vue, au moins d’une manière approximative. En arrangeant ces résistances de manière à pouvoir-les placer en parallèle, on peut, si on le désire, travailler toujours avec la même déviation des instruments.
- En ce qui concerne les courants à liante tension, il y a deux manières de procéder. Les iustru-
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- raenls eux-mêmes peuvent être construits de façon à être mis directement sur le circuit à haut voltage, et ma première idée a été de les employer ainsi. 11 y a cependant des dilficultés considérables à étalonner directement les instruments pour de hauts voltages, et je préfère, pour les usages ordinaires, procéder comme l'indique la ligure 2.
- Les instruments eux-mêmes sont étalonnés pour travailler sur des circuits de ioo à 200 volts et, pour de plus hautes tensions, une haute résistance non inductive est placée aux bornes du circuit, et les instruments sont placés en dérivation sur une fraction connue de cette résistance, cette fraction étant choisie de manière à donner roo ou 200 volts aux bornes de l'instrument: Ces
- pour un voltage quelconque sans introduire îr appréciable ; employé de cette façon, le ensemble d’instruments devient pratique-niversel par rapport aux tensions comme
- s sont, dans leurs lignes générales, les tes d’après lesquels j’ai travaillé. Pour ces principes en pratique, il 1 allait ctu-:ir méthode complète d'application, ainsi ensemble d’appareils, d’instruments et
- îéthodc, et le dt
- îploycs et appliqués pour le 1)
- léthodc employée pour effectuer
- figure d<
- truments, ainsi que les îutateurs qui permettent
- îant simple
- lequel est
- ic, à laquelle
- connexion jointe à
- C est 1111 étalon Clark; D est une batterie suffisante pour donner un voltage plus élevé que celui qui est nécessaire pour étalonner les instruments. J’estime qu’une batterie de petits accumulateurs est très commode pour cet objet ; si l'on n’a pas une telle batterie à sa disposition, les instruments peuvent être étalonnés en faisant usage d'un circuit d’éclairage, pourvu que l’on ait soin de faire les lectures à une tension semblable, ce qui peut être observé en mettant un voltmètre sur le circuit d éclairage pendant que l'on fait les lectures au watlmèlro. X est une résistance variable en série avec la batterie, K est une boite de bobines de résistance arrangée de façon qu’une résistance de iooooo ohms est toujours maintenue entre ses extrémités; mais au moyen d’un contact mobile, une troisième connexion peut être laite en un point quelconque de cette résistance.
- Les extrémités extérieures de cette résistance E que j’appelle résistance de proportion communiquent avec la barre commune et avec la résistance X, de façon que la résistance de proportion
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- lorme un shunt sur la batterie et la résistance X. Supposons que la force électromotrice de la batterie soit de ioj volts: en faisant varier convenablement la résistance X, nous pouvons nous arranger de façon qu'il v ait exactement ioo volts entre les extrémités de la résistance de proportion E ; nous pouvons alors, en plaçant le contact de la résistance de proportion en un point convenable, obtenir exactement un voltage quelconque entre o et 100 volts. F est un court-circuit entre la barre B et les plots s des commutateurs décrits ei-dessous par lequel un quelconque des-instruments peut être mis en court-circuit et son zéro vérifié. C est un voltmètre é.lectrostatique muni d’un commutateur S ; Il est un ampèremètre muni d'un commutateur S1, et I est un wattmètre muni de deux commutateurs S2 et S3. Le commutateur S du voltmètre a quatre directions e, d, s et k ; le plot s met l'instrument en court-circuit, comme on l’a vu ; le plot d le met en rapport ave»' la batterie ]) ; le plot e avec la résistance de proportion E, de telle sorte qu une partie déterminée ou une fraction de la résistance totale peut être mesurée à part, et qu'un voltage quelconque, dans les limites de la force électromotrice de la batterie, peut être appliqué à l’aiguille g du voltmètre G, le quadrant g1 communiquant avec la barre 1L Par ce moyen, le voltmètre peut être gradué sur toute la longueur de son échelle, comme on l’explique plus bas; le plot k sert à mettre l'aiguille g en relation avec le circuit K sur lequel les mesures doivent être
- Le commutateur S1 de l’ampèremètre est, de même, muni de quatre plots e, c, .<? et b1. Le plot e met l’aiguille en relation avec la résistance de proportion E pour la porter à un potentiel quelconque, et permet ainsi de calibrer l'instrument dans toute l'étendue de son échelle. Le plot c met l’aiguille h1 en communication avec la plie étalon C, le quadrant h1 étant en communication avec la barre B ; le plot s sert à court-circuiter l'instrument; et le dernier plot b1 met en rapport l’ampèremètre avec le circuit principal A7 à l’extrémité de la résistance non inductive mesurée ah.
- Le wattmètre a une double série de plots . l’une e, d, s, k pour le commutateur S2 exactement semblable et avec les mêmes connexions que pour le voltmètre G ; l’autre, correspondant au commutateur SH, comprend un plot e permettant de mettre le quadrant iz en relation avec la résistance de proportion E comme plus haut ; un plot r pour le mettre en relation avec la pile-étalon, exactement comme pour l'ampèremètre 11 ; un plot s pour court-circuiter les quadrants de l’instrument ; un plot b1 pour le mettre eu communication avec l’extrémité b de la résistance non inductive mesurée dans le circuit principal, comme il est décrit pour l’ampèremètre II. Le commutateur S2 met eu rapport l’aiguille il avec la première série de plots e, d, h cl/:, comme il est indiqué dans lu ligure i, et. le commutateur additionnel S:i met en rapport les quadrants du wattmètre r avec la seconde série des plots c, c, s, b1.
- Lorsqu'on fait passer les instruments d’une série de connexions à une autre, il est Lrès désirable d'avoir un moyen de les mettre séparément en court-circuit à travers une haute résistance d’environ 20 ooo ohms pendant que l'opération s’efïectue, autrement les quadrants doivent être laissés isolés pendant un certain temps, ce qui pourrait amener de violentes déviations de l’aiguille, à cause de charges sur rébonite ou sur d’autres surfaces voisines qui autrement seraient difficiles à éviter. On y a pourvu dans chacun des commutateurs au moyen de contacts intermédiaires mis eu rapport, comme on le voit sur la figure, avec des bobines d’une résistance d’environ 20000 ohms, une pour chaque série des contacts’ de commutateurs, comme on le voit en r, *, 32,
- Arrivons maintenant aux instruments eux-mêmes. Tls sont électrostatiques et sont tous construits sur un même type, ce qu’on pourra mieux voir en se reportant aux dessins ci-dessons. Le premier (fig. 4) montre une vue de face du principal d’entre eux, le wattmètre ; on peut noter ici que cet instrument remplira aussi les fonctions d’un voltmètre et d’un ampèremètre (ou voltmètre à basse lecture), en changeant simplement la suspension de l’aiguille et eu ajustant convenablement les quadrants, ainsi qu’il est décrit ci-dessous. L’instrument représenté est muni d’un très haut isolement, pour qu’il puisse être emplové à la mesure de hautes résistances, de capacités, etc. Mais un si grand isolement 11'est pas nécessaire lorsque l’instrument est employé pour mesurer simplement des courants cl, dans cc cas, bien que la construction générale reste la même, on peut y apporter quelques simplifications ; de plus, lorsque l’instrument doit être employé seulement
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- comme ampèremètre, c'est-à-dire comme voltmètre élertrostasliquc sensible, ou lorsqu'il est employé comme voltmètre pour too on m>o volts, d’antres simplifications peuvent être apportées. La figure 5 donne une coupe du watt-mètre.
- L’arrangement général des instruments a été choisi de manière à les rendre aussi pratiques que possible à l’usage, tout en assurant l’exactitude. La suspension consiste généralement en bandes de bronze phosphoreux, du genre de celles qui ont été employées par MM. Ayrton et Perry, et de ce qui est si généralement employé pour le galvanomètre d’Arsonval. On -a aiusi une excellente communication avec l'aiguille, de sorte qu’il est inutile d’employer l’acide sulfurique. T)e plus, en employant une aiguille particulièrement légère, je trouve qu’il est possible d’avoir un décrément suffisant sans autre forme d'amortissement cl que, par conséquent, l’aiguille peut être
- suspendue librement dans l’air, et rien ne peut interférer avec son mouvement propre. Cependant, je puis aussi employer avec succès un amortisseur lorsqu'il est nécessaire de faire des lectures rapides. Il est à remarquer q,ue les quadrants n'ont [tas la forme d’une boite, comme c’est généralement le cas, mais consistent en deux séries de plateaux plats, dont Time (gcnéralement.ln supérieure) est réglable, et peut même être tout à fait séparée si on le désire. Ce simple progrès, bien qu’il n’ait pas de rapport avec le fonctionnement de rinstrurnonl, augmente beaucoup les limites cle son emploi et facilite son réglage et son transport : en l'ail, c'est l’équivalent de l’adjonction d’un shunt universel à un galvanomètre. On remarquera que l’aiguille peut être déplacée verticalement au moyen d’un mouvement à crémaillère, et peut être mise ainsi au centre des quadrants, quelle que soit la position des plateaux supérieur et inférieur. Pour de hautes tensions, le plateau supérieur peut être tout à fait enlevé et l’aiguille éloignée à quelque distance des quadrants inférieurs. D'autre part, l’aiguille peut être abaissée tout près des quadrants inférieurs et les quadrants supérieurs peuvent être aussi abaissés jusqu’à ce que l’cspacc intermédiaire ne dépasse pas imm. Dans ces circonstances, une *lévial,ion de 5o mm à ioo mm, avec l’échelle à une distance de m, peut correspondre, avec la bande de suspension la plus sensible, à une tension de i volt lorsque l’instrument est employé à la manière idiostatique ou comme simple voltmètre, et c’est sous cette
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- [1 U «té (lit 1
- . Si nous prend t doit avoir une s
- .sible, et doit être employé e
- drants plus écartés. En fait, il doit avoir à peu prés de la sensibilité de l'ampèremètre.
- Le voltmètre doit être encore beaucoup moins sensible, cette réduction de sensibilité étant obtenue par l’emploi d’une séide seulement de quadrants et d’une bande de suspension beaucoup plus épaisse et plus courte : dans ce dernier cas. à cause de la grandeur du couple, i réduire la période en amortis* ................... *
- de l’huile. Dans oérieurs et en dévissant Li vis centrale de la partie supérieure de enlevée, entraînant avec elle l'aiguille que l’on peut ainsi changer
- supérieurs sur l’aiguille, ce qui la serre fortement, si bien que
- l’appareil, cette facilement. Poui drant inférieur, et les
- >
- T
- l'instrument peut être secoué ou renversé sans qu’il en résulte aucun dommage. Les aiguilles étant plates et très légères ne sont que très légèrement affectées par les vibrations, de sorte que les instruments peuvent être employés dans les étages supérieurs et dans le voisinage des machines. En pratique, il est bon de mettre dans le circuit de chaque aiguille une lampe de 200 volts et de ,» bougies. Je trouve que ecla vaut mieux que n’importe quel fil fusible, puisque le courant qui peut ainsi passer à travers l'instrument est, trop petit, pour endommager la bande de suspension ou l’aiguille, et qu’en même temps l’allumage de la lampe donne un averlissem
- ts pour la mesui 7) dont l’un est un
- 1 est un plan, l’autre une ii une distance de 2 m
- appareils ’d étalonnement, 0 à celles qu’ils sont destinés à donner pour des La sensibilité requise est alors les plateaux supérieurs et inférieurs dans ^ et la distance de l’aiguille au plateau inférieur dans le voltmètre jusqu’à ce
- plus que les échelles elles-
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- L ’ É C I. A1R A G K K L E C TRIQUE
- T. XXIII, - N* 34.
- l’aiguille duvattmètre pour mettre cette aiguille en communication avec la batterie, les quadrants restant en court-circuit : observer s’il y a quelque déviation : s’il y en a une, changer le quadrant ajustable en tournant le bouton cl’ébonite jusqu’à ce que l’aiguille ne soit plus déviée lorsque la batterie est reliée ou séparée. Laissant alors la batterie en connexion avec l’aiguille (ce qui donnera une tension un peu supérieure à ioo volts} déplacer le commutateur relié à une paire de quadrants de manière à relier ccs quadrants à un pôle de l'étalon Clarke ; observer la déviation qui doit être au moins de i5o mm, S’il n’en est pas ainsi, changer l’échelle ou augmenter la sensibilité de l’instrument- Placer alors la résistance de proportion a i44°- ce qui correspond à la force éleclromo-triee de l’étalon Clarke (en supposant que la résistance totale est de iooooo ohms, que la différence de potentiel entre ses extrémités est de ioo volts, et que V force élcctromotrice de l’étalon Clarke est i ,44}* Tourner maintenant Je commutateur des quadrants de façon que les quadrants soient en relation avec l’extrémité positive de la résistance de proportion au lieu de
- l’être avec le pôle positif de l’étalon ; observer de nouveau 1a déviation. Si elle est plus grande qu’auparavant, la résistance X doit être changée afin d'introduire une résistance plus élevée dans le circuit de la batterie; si elle est moindre, la résistance X doit être diminuée. Lu résistance X peut être facilement ajustée après deux ou trois essais, de façon «pie la déviation demeure la même, soit que l’éleclromètre communique avec l’élément Clarke, soit qu’il communique avec le point de contact de la résistance de proportion. Il est évident que, dans ces circonstances, la différence de potentiel entre les extrémités de la résistance de proportion doit être de ioo volts. Nous connaissons ainsi le voltage de l'aiguille et des quadrants, ce qui donne les facteurs nécessaires pour obtenir la constante de l'éleclroinèlre. Si l'échelle est graduée en millimètres, il est alors facile d’ajuster l’instrument et la distance de l’échelle de façon à ce que la lecture soit de 144 mm. Cela étant, si les quadrants communiquent avec les deux extrémités d'une résistance connue en ohms et fractions d’olim, insérée dans un circuit, et si l’aiguille communique avec l’autre côté de ce circuit, en admettant que la chute de tension ne soit pas très inférieure à ioo volts, l’instrument donne directement la puissance en walls, h condition de multijîlier les lectures .par l’inverse de la résistance ; si ces résistances sont mesurées par leur conductibilité, il nous suffira de multiplier les lectures pour cette conductibilité de façon que l'instrument, devient un wattmètre à lecture directe d’une étendue presque universelle. Ayant ainsi obtenu exactement ioo volts aux deux extrémités du circuit de la batterie, le calibrage de l’électromètre pourra s’obtenir dans toute l’étendue de son échelle en faisant varier le point de contact de la résistance de proportion. On trouve ainsi que l’échelle est proportionnelle à moins de i[n p. icto au-dessus de 200 mm. et 1 p. 100 au-dessus de 3oo mm. On peut observer que, en calibrant l'instrument dans les conditions exactes de l'usage, nous évitons la nécessité de l’emploi d’une formule de déviation.
- i° Pour graduer le voltmètre il suffit de le mettre en communication avec les extrémités de la résistance de proportion, puisque la différence de potentiel entre ces extrémités est exactement 100 volts. La sensibilité de l’instrument sera «alors ajustée en élevant ou en abaissant l’aiguille et en déplaçant l’échelle en avant ou en arrière de façon que, l'instrument étant ainsi rélié, la déviation soit de 100 divisions sur l'échelle. L’instrument peut être calibré pour une lecture inférieure
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- à celle lue sur l'échelle en changeant le point de proportion de la quantité voulue ; mais les lectures sont presque exactement proportionnelles à mie échelle calculée théoriquement.
- 3° Le voltmètre sensible électrostatique, qui est employé comme ampèremètre, est calibré en le mettant en rapport directement, au moyen de son commutateur, avec les pôles de l'élément Clarke, ou avec les points correspondants sur la résistance de proportion, et cet instrument peut aussi être calibré dans toute son échelle en employant cette résistance de proportion. Cependant, à cause de sa délicatesse et de sa construction, l'échelle de cet instrument n’est pas aussi proportionnelle que dans le cas des deux autres, et par conséquent il est bon de lui construire une échelle, en mettant la résistance de proportion aux points voulus, et en notant les déviations correspondantes. Ceci peut être fait rapidement, et une fois l’échelle construite, l'instrument peut être ajusté pour lire exactement, comme on l’a fait pour les autres.
- Les instruments sont maintenant tous calibrés, et il ne reste plus qu'à tourner les commutateurs vers les connexions do circuit, pour qu'ils donnent des lectures directes sur un circuit quelconque avec lequel on peut les relier, la lecture du voltmètre étant naturellement multipliée par le rapport suivant lequel est divisée la haute résistance aux bornes du circuit (si cette résistance est employée), la lecture de 1 ampèremètre étant multipliée par la conductance de la résistance connue intercalée dans le circuit, et la lecture du wattmètre étant multipliée par ces deux'facteurs.
- Si le circuit n’est pas inductif, les lectures du voltmètre et de l'ampèremètre, multipliées l’une par l’autre, correspondent à la lecture du wattmètre ; s’il est inductif, ce n’est plus le cas ; si nous divisons les watts, donnes par le wattmètre, par les volts, donnés par le voltmètre, nous avons alors les ampères effectifs qui parcourent le circuit. D’autre part, l'ampèremètre nous donne le courant total ou, comme on l’appelle quelquefois, le courant apparent qui parcourt le circuit. Le rapport de ces deux quantités nous donne le iacteur de puissance, d’où l on déduit la différence de phase en consultant simplement une table de sinus et de cosinus. Si nous connaissons la fréquence et s’il n’y a pas de capacité, le coefficient de self-induction s’en déduit immédiatement.
- Si l’on a un contact tournant actionné par un petit moteur synchrone, il est évident que, à l’aide des instruments ci-dessus, il est aussi tacile de faire une série de lectures, d’après lesquelles on peut tracer les courbes de forces électromotrices et d’intensités avec leur avance ou leur
- Lorsqu'on a besoin d une grande exactitude dans les lectures, il est évident que l’on peut prendre une série de lectures sur un circuit quelconque, puis de tourner les commutateurs les uns après les autres sur la résistance de proportion, de manière à reproduire les déviations des instruments. .Nous pouvons alors lire directement et sans calcul la force élcctromotricc continue nécessaire pour produire ccs déviations, dioù l’on peut déduire immédiatement la lorcc clcetromotrice et l’intensité dans le circuit (la résistance aux bornes de laquelle les mesures onL été faites étant connue'!.
- Il est évident que les instruments sont également propres à mesurer des courants continus presque dans une étendue quelconque, de sorte qu’ils forment pratiquement une série universelle d’instruments de mesure, soit pour courants continus, soit pour courants alternatifs. Ils peuvent aussi être employés pour des expériences d’hystérésis et de perméabilité et pour un grand nombre d’autres objets qu’il est inutile de mentionner ici.
- N’étant pas affectés par le magnétisme et le champ terrestre, étant dénués des effets d’induction prenant lin courant négligeable et enfin pomant être étalonnés facilement à tout moment, ccs instruments, arrangés comme il est décrit ci-dessus, permettent de prendre des mesures avec un haut degré de certitude et de précision ; et à cause de la méthode d’étalonnement, on peut sc dispenser tout à fait de formules, de sorte que dans les usines ou les stations centrales, la mesure des courants alternatifs et polyphasés devient très simple.
- Pour un système polyphasé dont les circuits peuvent être inégalement chargés, on peut employer deux séries de résistances, et les instruments peuvent passer rapidement de l’une à l’autre, ou bien l’on peut employer deux séries d’instruments, ou bien des inslruments particuliers comme le wattmètre peuvent êtreemployés avec une double série de quadrants etune double aiguille, 1 aiguille
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- supérieure étant isolée (1e l’aiguille inférieure, laquelle recevra sa charge par l'intermédiaire d’un vase rempli d’acide sulfurique. Au moyen des quadrants ajustables, il est facile d’obtenir que les deux aiguilles donnent des déviations égales pour des décharges égales, de sorte que, les deux étant employées ensemble, leurs lectures s’ajoutent.. Pour d'autres objets, il est possible de se servir de ee double instrument comme un instrument de zéro, et d’équilibrer un voltage continu connu par un voltage alternatif.
- G.-L. Addemihookr.
- IïEVITE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFrQl E
- TÉLÉPHONIE
- Constantes ‘acoustiques et optiques du téléphone, par M. Wien. Dr. Ann. I. I V. p. 450-459. mars igon
- La netteté avec laquelle parle un téléphone dépend avaut tout de l’amplitude relative des différents tons dont se compose la parole: ces divers tons doivent être affaiblis tous dans le même rapport. Le son du téléphone provient des vibrations de la membrane provoquées par les variations d’induction magnétique du noyau; ces variations sont elles-mêmes causées par les courants alternatifs qui circulent dans la bobine. L’étude d’un téléphone doit donc résoudre les questions suivantes : comment varient avec la fréquence : iM’inlensiLé du courant à égale force électromotrice ; 2°l’induction magnétique a égale intensité de courant ; 3" l’amplitude des vibrations de lu membrane à égale induction inagné-
- L’intensitc du courant, pour une force électromotrice donnée, dépend de la résistance et de l’induction propre effectives du téléphone. Ces facteurs varient d’une manière notable avec la fréquence, car par l'effet des courants de Foucault qui sc produisent dans le novau, la résistance de la bobine doit croître et son induction propre décroître quand la fréquence augmente. De même il est à prévoir que l’induction magnétique, toutes choses égales d’ailleurs sera plus petite pour les hautes fréquences parce que les courants de Foucault exercent sur la région centrale du noyau un effet d’écran magnétique. Enfin pour une même force motrice, l’amplitude des vibrations de la membrane passera par un maximum quand la fréquence correspondra à une des périodes propres de cette membrane.
- Les sons qui se présentent dans la voix humaine sont compris entre les sons les plus bas-qui soient perceptibles (16 vibrations par seconde) et des sons correspondant à environ 10000 vibrations par seconde.
- M. Wien a déterminé entre ces limites les caractéristiques électriques et acoustiques de quatre téléphones.
- i° Un téléphone de Bell; 20 un téléphone Siemens et Ilnlske (ancien modèle) ; 3° un téléphone Siemens et Ilalskc (nouveau modèle) ; 4° un téléphone à boîte d’Apel, servant à la mesure des pouvoirs inducteurs par la méthode de Nernst.
- La transmission de la parole était à peu près de même qualité pour ces quatre instruments : seulement le téléphone d’Apel donnait un timbre un peu nasillard.
- Les courants alternatifs à peu près sinusoïdaux sont fournis par la sirène électrique. La résistance et l’induction propre sont mesurées par la méthode de Maxwell dans un réseau de Wheatstone. L’intensité du courant sinusoïdal est maintenue assez faible pour que l’induction magnétique du noyau soit proportionnelle à cette intensité et parlant que l'induction propre en soit indépendante. Dans le pont était inséré un électro-dynamomètre de Bellati-Giltay.
- Les résultats obtenus sont reproduits dans le tableau ci-joint, dans lequel N désigne la fréquence, IF la résistance en ohms, 1/ l’induction propre effective en centimètres.
- Ces chiffres montrent que la résistance effective croît fortement avec la fréquence, surtout dans le téléphone Siemens nouveau modèle. Le coefficient d’induction propre diminue en même temps et c’est dans le Siemens ancien modèle que cette diminution est le plus accusée.
- Si on admet avec llelmholtz que la force élec-
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- ICf'i
- Iromolrice dans le circuit du téléphone est proportionnelle ;i la fréquence, l’intensité est proportionnelle à
- V R'-+«-L'-
- en appelant a — •>. le nombre d’oscillations qui se produisent en ir. secondes. Tant que L' est grand vis-ii-vis de R' cette expression est sensiblement indépendante de n, si R' et T.' en sont eux-mêmes indépendants. Mais comme on vient de le voir, cette dernière condition est loin d’ètre remplie. Aussi dans le Siemens nouveau modèle l’inteifsitc du ton N =16000 est environ 20 fois plus faible que l’intensité du ton N — 256 pour la môme intensité du courant alternatif.
- L’accroissement de la fréquence exerce doue deux actions contraires : d’une part en augmentant la force électromotrice et en diminuant l’induction propre, d’autre part en augmentant la résistance, effective: Jusqu'il quel point ces deux effets contraires se compenseront-ils, cela dépend des propriétés du circuit extérieur.
- De toutes laçons, celte variation de la force électromotrice a une grande importance, mais moindre cependant que celle des caractéristiques acoustiques du téléphone.
- Si la membrane du téléphone ne possédait qu’une période propre uniquel’amplitude de ses vibrations en les supposant provoquées par une force sinusoïdale serait en raison inverse de — p-y- -p n-k- et aurait pour p = n. un maximum plus ou moins accusé, scion la valeur de l’amortissement k. La grandeur de l'amortissement dépend de la membrane elle-môme, de son mode d’attache, de la force de l'aimant du téléphone. Des quatre instruments cités, celui de Bell avait le plus petit amortissement.
- Si 011 envoie dans le téléphone le courant de la sirène électrique, en faisant varier pou à peu la période, on reconnaît les périodes propres de la membrane à l’intensité plus forte que prend le son. Suivant le degré d'amortissement les périodes propres de la membrane se signalent soit par un cri du son. soit par une augmentation suivie d’une diminution lente. Les sons graves se distinguent mieux que les sons aigus.
- 11 existe encore un autre procédé pour déterminer les sons propres de la membrane. Il consiste à mesurer le couranL le plus faible qui puisse produire dans le téléphone un son encore perceptible. Ces mesures ont déjà été effectuées à diverses reprises et ont donné des résultats peu concordants. Ces divergences proviennent sans doute de ce que les courants utilisés n'étaient pas rigoureusement sinusoïdaux. En employant le courant de la sirène, M. Wien a trouvé pour le courant minimum qui produisait encore un son perceptible :
- D’une laçon générale, c’est le téléphone de Bell qui est le moins sensible, par suite de sa faible résistance. Tous les quatre ont une sensi-
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- bilité particulièrement grande pour les courants dont la fréquence est comprise entre ooo et 3 ooo ; de part ou d'autre de ces limites, la sensibilité diminue rapidement. Il est probable que cette diminution rapide tient non pas seulement aux propriétés du téléphone, mais aussi à celles de l’oreille.
- Les nombres en italiques représentent des maxima de sensibilité, qui coïncident cil général avec les périodes propres de la membrane déterminées par la méthode précédente, d’autant, mieux que l'amortissement est plus faible.
- Les tons les plus importants de la voix humaine sont compris entre ooo ét 3 ooo vibrations par seconde, c'est-à-dire dans l’intemalle oii les téléphones présentent la plus grande sensibilité. D’autre part, dans ce même intervalle où Lombent les sons propres de la membrane, il peut se produire de grandes différences dans la sensibilité pour nue variation relativement laible de la fréquence. Par conséquent, l’intensité des tons supérieurs peut être très différente suivant le type d’appareil qu’on emploie.
- Dans l'usage du microphone, les sons propres des membranes s’accusent déjà d’une manière très désagréable,, sans cependant empêcher la communication, tant pour les voix aiguës que pqur les voix graves. Cela s’explique par la sensibilité extrême de l'oreille pour les tons caractéristiques des voyelles et des consonnes ; ees tons sont encore distincts, malgré l’altération du timbre qui résulte lorcément des propriétés électriques et acoustiques du téléphone.
- M. L.
- DECHARGE ÉLECTRIQUE
- La différence de potentiel explosive est-elle constante ou non ? par K.-R. Johnson. Dr. -4nn. I. V. p. i2i-i3G, mai 1901.
- Dans un voltamètre relié aux pôles du secondaire d’une bobine, on constate la production de gaz lonnanL. CeLte décomposition de l’eau acidulée est provoquée par le mouvement oscillatoire de l’élèctricité qui accompagne le courant de rupture : le courant de fermeture n’exerce aucune action de ce genre.
- M. Johnson a effectué des expériences sur cc sujet en employant un transformateur Tesla de construction particulière. Au lieu d'un fil primaire de fort diamètre, il prend six fils de 1 mm de diamètre, enroulés parallèlement en 18 spires:
- le .secondaire est formé par 169 spires du meme fil, enroulées sur un cvlindre de diamètre intérieur tel ijue le primaire y entre tout juste. A chaque extrémité du primaire se trouve un condensateur, dont la surlace est de i“o enf environ, en clinquant collé sur de l’ébonite de o,5 111m d’épaisseur.
- Chacun de ces condensateurs communique par l’autre armature avec l'un des pôles de la bobine et l’étincelle est en dérivation sur ces condensateurs. Les extrémités du secondaire de la bobine Tesla sont reliées à des électrodes à la Wollaston qui plongent, dans un eristallisoir renfermant de l’eau distillée.
- Quand la bobine est mise en marche, on observe un dégagement de gaz sur ces deux électrodes, et ee dégagement est accompagné de petites étincelles. Ce dégagement de gaz dépend beaucoup de la forme des électrodes et de la dissymétrie des liaisons. Les étincelles subsistent quand on ajoute à 1 eau quelques gouttes d'acide azotique ; mais disparaissent quand on ajoute l’acide en quantité notable. En même temps la quantité de gaz dégagée diminue et finit par s’annuler. L'allure, du phénomène est la même, si au lieu d’acide sullurique on emploie l’acide azotique.
- Une tentative faite dans des conditions analogues en reliant les électrodes aux extrémités d'un résonateur de llerlzu’a donné aucun résultat, quoique les étincelles fussent longues de
- Ce résultat négatil s'explique sans doute par la fréquence très élevée des oscillations hertziennes, comme une conséquence du retard à l’éleetrolyse. On sait, on effet, que l'électrolyse ne commence pas immédiatement, quand on ferme le circuit du voltamètre. Il semble que le courant ait besoin de quelque temps pour produire il l’intérieur de l’électrolyte la chute de potentiel nécessaire à l’électrolyse. Si la'période des oscillations est inférieure à ce laps de temps, la chute de potentiel en question ne peut s’établir et il n’v a plus d’électrnlyse. Quand l’élee-trolvte eSt très résistant, la chute de potentiel est assez rapide au voisinage des électrodes pour que le gaz se dégage, en assez grande quantité même pour envelopper l’électrode : le eouraiiL est interrompu et une petite étincelle se produit.
- Si on ajoute de l’acide, la conductibilité aug-
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- mente : lu chute de potentiel devient moins rapide et la quantité de gaz dégagé diminue : si on accroît encore la proportion d'acide, lu chute de potentiel ne peut plus atteindre la valeur nécessaire pour que l’étincelle se pro-
- Comme l’électrolvte au voisinage de l’électrode ne peut suivre sans retard les variations de potentiel de celle-ci, ce retard peut, quand les oscillations sont très rapides, supprimer complètement l'effet électrolvtique Les électrolytes doivent, donc se comporter vis-à-vis des oscillations très rapides comme des diélectriques et une cuve électrolytiquc doit présenter une capacité quand on y fait passer ces oscillations : c’est un lait qui a été constaté déjà à plusieurs reprises.
- D’après Faraday et aussi, d'après la théorie de Jaumaun, les conditions de la décharge dépendraient du produit F. -^- ou de l’énergie Ef = Œ-^-, ce qui revient à peu près au même. Mais ces deux expressions sont insuffisantes pour représenter toutes les circonstances de la décharge. M. Johnson cherche à les compléter et compare dans ce but l'effet des oscillations électriques sur le diélectrique au choc des molécules gazeuses sur la paroi du vase qui reulerme le ga/. Si V est la différence de potentiel entre les électrodes, i l'intensité du courant, au même instant, la force vive de chacun des chocs sera \ i/max et la pression électrique sera :
- cil appelant T la période des oscillations. Si b * ! s t la rigidité spécifique du diéîecLrique, la rigidité totale de l’intervalle explosif sera 6À, À étant la longueur de cet intervalle. L’étincelle se produit quand la pression électrique est supérieure <>u au moins égale à la rigidité : c’est-à-dire
- E étant une différence de potentiel fixe qui peut exister entre les électrodes.
- Si E, est très petit vis-à-vis de E, le maximum de \7 se produit à peu près pour t ~ et
- >* = r- /;
- Cette équation s’applique à la décharge dite statique, quand la longueur de l’étincelle n’est pas par trop petite et à la première étincelle seulement.
- Si les électrodes sont très rapprochées, Er, n'est plus assez petit vis-à-vis de L? pour que l’équation ;’ii soit valable : le maximum dépend du terme périodique qui ligure dans l’expression de V et la condition qui correspond à la production de l'étincelle est plus compliquée que l’équation (t). Après la première étincelle. i„ et F,, augmentent tous les deux et par conséquent la différence de potentiel nécessaire à la décharge devient plus petite pour les étincelles suivantes.
- L’équation ji] convient aussi aux décharges de la bobine d’induction : la fréquence est plus faible, mais l’amplitude est plus grande. Si un condensateur se trouve eu dérivation sur le secondaire de la bobine, cé sont les oscillations qui ont leur siège dans le conducteur reliant le condensateur à l’exploseur qui ont le rôle principal. Si la différence de potentiel E qui existe entre les électrodes indépendamment des oscillations est grande vis-à-vis de l'amplitude des oscillations, à chaque décharge cette différence de potentiel subit une diminution considérable : la quantité d’électricité transportée d’une électrode à l’autre est grande et les oscillations provoquées par cette diminution de potentiel sont très intenses ; on a l’étincelle active de Hertz.
- ’ Lorsque la différence de potentiel fixe est nulle, l’énergie Vf prend sa valeur maxima à l’époque :
- i -4-sino
- L angle s dépend de l’amortissement et est en général assez petit. En négligeant sin a vis-à-vis de i, on trouve :
- 2inrin I'](J
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- K C J,AIRAGE É LE C T R1QI : K
- ce qui revient à dire que la décharge dynamique exige, toutes choses égales d’ailleurs une différence de potentiel deux fois plus grande que la décharge statique.
- D'après M. Johnson, il n’y a lieu de distinguer que deux espèces de décharges, la décharge par étincelle et la décharge silencieuse; les autres formes peuvent être considérées comme des formes de passage, qui dépendent d’autres circonstances.
- Quand les pôles de l’étincelle se trouvent en dérivation sur le condensateur, la fréquence dépend de la capacité du condensateur, C, de celle des boules qui forment les pèles, y, et de l’induction propre du circuit. Si chacune des
- condensateur, la fréquence est la même dans les deux branches quand les boules ont le même diamètre. Si ce diamètre est petit, la capacité des boules est négligeable vis-à-vis de celle du
- Si la capacité y devient plus grande, la fréquence diminue et une différence de potentiel plus grande est nécessaire pour produire l'étincelle : les oscillations sont plus intenses et on obtient l’étincelle active de ilertz. Si au contraire on diminue de plus en plus y, la fréquence augmente déplus en plus, la différence de potentiel nécessaire à la décharge diminue et les étincelles éclatent d’une manière pour ainsi dire continue. A l'œil, la décharge parait ininterrompue et on observe la décharge silencieuse.
- M.L.
- Sur les distances explosives entre deux plaques séparées par une faible distance, par Robert E. Earhart. Philosophieal Magazine. [VI .
- 11 existe des mesures de la différence de potentiel nécessaire pour faire éclater une étincelle entre deux plaques (ou deux disques) séparées par une couche d'air, qui sont antérieures à 1860 (Yolta, Identila, p. 53 ; Ribss, Pogg. Ann., t. XL, p. 333) ; seulement les premières mesures
- | précises sur ce sujet ne datent que de 1860. Elles ont été effectuées sous la direction de sir \Y. Thomson (lord Kelvin) et sont exposées en détail dans son ouvrage « Electrostaties and Magnetism », p. auo. La distance des disques
- que et les potentiels nécessaires pour produire l’étincelle étaient indiqués par un élcctromètre absolu. U résulte de ces mesures que la différence de potentiel nécessaire peur faire éclater Vétincelle n'est pas directement proportionnelle à l'épaisseur du milieu r/ui sépare les deux disques-électrodes. Ces résultats ont d’ailleurs été confirmés depuis par des mesures assez soi-
- On a imaginé diü'érentes théories pour expliquer ce phénomène inattendu : entre autres, on admet qu’une certaine partie de l’énergie est employée à percer la couche d’air qui entoure les électrodes, cette couche gazeuse possédant une structure moléculaire différente de colle que possède l'air à l'état gazeux ordinaire ; et c'est cette structure moléculaire particulière qui modifie ses propriétés diélectriques.
- Citons enfin, comme mesures plus complètes, celles de Lhïuk; (Phil. Mag., t. XX1Y, p. 106, 1897). Dans celle dernière série de mesures, la distance explosive variait de 0,0066 cm à
- i,r44 cm.
- Mais si la mesure de la différence de potentiel nécessaire pour faire éclater l’étincelle était précise, celle des distances qui séparaient les électrodes ne comportait aucune précision, par rapport à l'ordre de grandeur de l’épaisseur de la couche gazeuse qui adhère pour ainsi dire aux électrodes.
- L’auteur de ce mémoire, M. Robert Earhart, s’est précisément proposé de mesurer cette distance avec une très grande précision : il a demandé aux méthodes mterfércntielles ce que la vis micrométrique ne peut donner. 11 arrive ainsi facilement à apprécier 1/10 de frange, ce qui correspond pour la lumière jaune du sodium (À = 0,09 u. environ) à une longueur de o,o3 a.
- Eu ce qui concerne La forme des électrodes, comme on ne peut jamais obtenir deux surfaces optiquement planes, l’auteur a adopté une forme mixte: une des électrodes est constituée par un disque d’acier nickelé optiquement plan, de 2,02 cm de diamètre, et l’autre a la forme d'une
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- sphère de t,?,6 cm de ravon, également en acier nickelé et très bien polie. La complication due à la sphéricité plus ou moins parfaite de cette dernière n’est pas aussi grande qu’on serait tenté de le supposer, car les distances qu’on ah mesurer sont de l’ordre de la longueur d’onde ide la lumière employée pour produire les franges d’interférence) et le rayon de courbure de la sphère en.question étant de 1,26 cm, on voit (jue ce rayon est comparativement grand pur rap-
- L’électrode en forme de disque est fixée à l'aide d’un support très rigide hune des plaques qui constituent l’interferomètre . L’électrode sphérique peut être amenée en contact avec l’électrode plane et ce contact, était, accusé par un galvanomètre très sensible, avec une force électromotrice très faible dans le circuit; l’écartement des électrodes était ensuite mesuré en comptant le nombre de franges qui défilent dans la lunette de l’intcrféromèlre.
- Le dispositif expérimental est représenté par la figure i. Le circuit i contient, la force électromotrice qui variait de 2 h 5 000 volts ; le circuit 2 contient le voltmètre ('voltmètre Wes-
- toii; ; le circuit 3 comprend un galvanomètre et une faible force électromotrice (environ 1/100 volt.) qui servent, à accuser le contact des électrodes.
- L’auteur a. dans ces conditions, trouvé que la
- résistance apparente du diélectrique dépend, dans une certaine mesure, de la manière dont on établit la différence de potenliel. Une variation brusque du potentiel de o jusqu’il une cer-
- taine valeur définie, fait éclater l’étincelle h une distance beaucoup plus grande que si celle différence de potentiel était établie graduellement. C’est pour cette raison que dans les mesures qui suivent, l’auteur établit entre les électrodes une distance supérieure à celle nécessaire pour que
- l’étincelle puisse* y ''dater (pour um* différence de potentiel donnée) et ramène ensuite les électrodes h une distance suffisante pour que l’étincelle puisse y éclater. Le résultat des mesures effectuées dans l’air h la pression atmosphérique est représenté par la courbe 2. O11 voit par cette
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- courbe que pour une distance variant de o,5 À à 3 la différence de potentiel varie en raison directe do la distance entre les électrodes ; entre 3 À et 4 ê il y a brusquement une courbure très accentuée, et puis jusqu'à iro /, encore une droite. Ceci montre.- dans l'hypothèse d'une couche gazeuse adhérant à la surface des électrodes, que l’épaisseur de cette couche est de l’ordre de i,5 ce qui lait o,c) a (environ!.
- La pression a une influence très nette dans ces expériences : on constate en effet que la première portion de la courbe n’est presque pas changée, mais qu’à partir d’une certaine distance explosive, l’angle de la partie droite de la courbe avec l’axe des distances varie d’une manière continue avec la pression.
- Voici les résultats obtenus par l’auteur :
- .Ifr, .7 atmosphères de pression.
- DIVERS
- Mouvement d’une particule électrique dans un champ de force électrostatique et de force électromagnétique, par E. Riecke. Dr. Ann., t. IV, p. 378-387. UVi-ici- 1901.
- Soit u. la masse pondérable d’une particule électrique, t sa charge électrique; x, y,z-ses coordonnées rapportées à un système d’axes rectangulaires. Le potentiel électrique est V —-— À,r — B y — Ce ; le potentiel électromagnétique : P = — L.r— M?/ — .\'e. Les équations différentielles du mouvement de la particule seront de la forme :
- d*x _ _ dX 8 / dV dz____________<fP_ dy \
- ^ dl1 Z d.r e \ dy dt dz dt J l
- d*r _ dX » / rfP dx dl> dz \ I ,t1
- ‘ dt'2 dr v dz dt dx dt J 1 v
- d*z £è_ /_dP_ d_y_ dX_ dx_\ 1
- 1-1 dt- ’ dz v \ d.r ~dl dy dt )
- E11 introduisant les composantes A, B, C du champ électrostatique, L, M, N du champ magnétique. ou déduit de ces équations :
- •“ -Jë 1L’ + M» + K-) =e <AI- + BM ~ c>'> W
- Par l’origine O, on mène la direction du champ magnétique il et le rayon vecteur r joignant l’origine à la particule î : par cette particule, on mène un plan normal à la direction 11. Ce plan coupe la droite üfl en un point /i, situé à nue distance h de l’origine :
- Par suite :
- î£- = y F CO. (H.F) . n)
- Le point h se meut donc avec une vitesse uniforme parallèlement à la direction des lignes de
- l)e même, on peut définir un point f par l'intersection de la droite O f menée par l’origine, parallèle au champ électrostatique F et du plan normal à cette droite mené par la particule i. En désignant par f la distance Of de ce point à
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- l’origine :
- !‘F-S: = !Fi + -r ir | \ » £'[' (4>
- Enfin, soit IV la droite menée par l'origine normalement au plan (II, F',, N, II, F formant un système superposable au système x, y, r; soit n la distance de l’origine au point d’intersection de cette droite avec le plan qui lui est mené normalement par la particule e,
- dH £ dn
- ^ "zr = 'F + v H siu (H- F) ' <5>
- La distance n est donnée par l’équation :
- « - “ “If sin (H,F) rt + alSia-Æ/+
- ^ ^ (6) où «t, bt et yt sont des constantes d’intégration. On n de même :
- « (II.F)/. -
- + (?)
- Pour que l’équation (51 soit vérifiée, il faut que :
- «i = bt sin (H,F) iâ = -fll sm (II, Fl.
- Eli posant
- at = d sin o bi=d cos o
- prendront la forme îF cos-(H.F)
- 2 _j_ c#Aoos (H,F)< + dsm(Ü.F) sin
- H
- (FtII)rf |- d cos I
- îH
- )•
- Le procédé le plus simple pour discuter la forme de cette courbe consiste à séparer chacune des coordonnées en deux parties
- A = ^aIlp+cVos(HP!,/
- /î=rfSm(H,K)Sm(-î(i-f-s') )
- — ^ (l0)
- f=fl+f* «=»!+«*•
- On peut donc construire un point P de la eourbedela manière suivante : construire d’abord le point Pj, qui a pour coordonnées (/(, rcj : le point P s obtiendra en menant les coordonnées (/'„ «J à partir de P, comme origine.
- La courbe des points Pj est une parabole dont l’axe est parallèle a l’axe des f : son sommet a pour coordonnées :
- /t" =---Jjr =
- les équations (fil et (-) deviennent :
- » =------(j ™ (I".H)vl + d cos (yj- t - s)+ y,
- f= —1(fI- -pifr) + '"> CO» (H,F)I+ |
- d sia (H,F) sin (jliL 1 *
- et elle passe par l’origine.
- Quand l’angle (II, Fl est nu], c’est-à-dire quand le champ électrique et le champ magnétique ont môme direction, cette parabole se réduit a l’axe des /’: si les deux champs sont perpendiculaires, elle se réduit à l’axe des h.
- D’autre part, on a :
- Les directions F et N sont rectangulaires entre elles : n et/'peuvent donc être considérées comme les coordonnées d’un point rapporté à des axes parallèles à ces directions. En prenant pour origine le point qui a pour coordonnées :
- 4 = d sin (11, F) siu 5
- les équations de la courbe décrite parle point (f, ri)
- c/2 shé(li.F) + d* ~ 1
- Le point P se trouve donc sur une ellipse avant pour centre le point P, et dont les axes, parallèles aux axes des f et des «, ont respectivement pour longueur 2 d et id sin (IÎ, F;.
- On obtient le mouvement sur cette ellipse du point P en taisant tourner le ravon vecteur de cette ellipse avec la vitesse angulaire . Mais
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- pour avoir le mouvement total du point P dans le plan ;F,X), il faut en même temps faire se déplacer le centre Pj de l'ellipse sur la parabole avec la vitesse :
- direction et d’une rotation dans un plan perpendiculaire : la trajectoire est. une hélice à pas croissant. M, L.
- Stratifications dans un courant de particules électriques, par Ed. Rieke. T)r. Ann., i. IV. p. 388-
- La courbe obtenue présente une allure analogue a celle de la cycloïde ffig, i).
- Enfin, pour avoir le mouvement réel de la particule électrique dans l’espace, il faut encore laire se mouvoir en même temps que le point P dans le plan (F, X) le point h sur l’axe H. La position de la particule h chaque instant est donnée par le point d’intersection de la normale au plan (F, N) menée par le point P et du plan mené par h perpendiculairement à l’axe II.
- La courbe a l’allure d’une hélice.
- Si l'angle (H, F) est droit, la parabole se confond avec l’axe des X, l’ellipse devient un cercle, le point Pj décrit alors une cycloïde proprement dite ayant pour axe la portion négative de l’axe des N. L’accélération dans la direction H est nulle. Si donc la vitesse initiale cï, de la particule s est nulle, la particule ne sort pas du plan 'F. XL Dans ce cas particulier, où le champ électrique et le champ magnétique sont rectangulaires, la particule décrit une cycloïde dont l’axe est perpendiculaire aux lignes de force électrique et aux lignes de force magnétique.
- Si les deux champs ont même direction, le mouvement de la particule se compose d’une translation uniformément accélérée dans cette
- Des particules électrisées se meuvent dans un champ électrique uniforme d’intensité F, dans la direction de ce champ : lu vitesse est la même a chaque instant pour toutes les particules situées dans un plan normal aux lignes de force. Les forces qui agissent sur ccs particules sont le champ extérieur h' et les actions élcctrodvna-miques qu’elles exercent les unes sur les autres. De plus le champ est. supposé rempli d’un milieu à l’état neutre, qui exerce sur les particules en mouvement un frottement proportionnel à leur vitesse.
- Comme toutes les particules se meuvent dans des directions parallèles, il suffit d’en considérer une seule. L'axe des x sera la direelion positive des lignes de force.
- Supposons qu'en un certain point de l’axe des.® la vitesse de cette particule soit nulle. Par suite de l'accélération provoquée parla force F, elle prendra dans la direction de l’axe des x un mouvement accéléré; d’autre part, le frottement augmente avec la vitesse. II est donc permis d'admettre qu’à partir d’un certain point dont l’abscisse est x0, la vitesse n’éprouve plus de variation très grande. Les calculs suivants s’appliquent à celte région où la vitesse ne varie plus que lentement.
- Les actions électrodynamiques, exprimées par la loi de Clausius, auront suivant, l’axe des x une composante Z, telle que :
- Dans cette expression E et E, désignent les charges des' deux particules qui agissent l’une sur l'autre j\ ?/, - et;/r q sont, les coordonnées de ces particules, tt. e, tv et iq, c,. nq les composantes de leur vitesse suivant les axes de coordonnées.
- Clausius représente par L la fonction — ; Riecke suppose que se confond avec — seu-
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- lemeut quand r devient très grand : mais poulies petites valeurs de /% -l et ses dérivées sont beaucoup plus grands que — et ses dérivées.
- D’après l'hypothèse faite ci-dessus, les composantes e, iv et ua sont nullcs et l’équation se
- Pour calculer l’aclion sur la particule s de toutes les autres qui l’entourent, on considérera une sphère avant pour centre e et un rayon tel qu’on puisse négliger l’action de toutes les particules qui se trouveront en dehors. On supposera que la charge de toutes les particules contenues à l’intérieur de la sphère est répartie uniformément dans tout le volume de cette sphère : soit -in la densité de charge correspon-
- Kn admettant d’abord que t?, est constant et égal à il, on trouve pour l’action totale de la sphfcrc sur e
- V -7- = - - *“') -37- \ 7X1'-
- " 77 V VM—
- fin admettant ensuite que rn est conslaiiL et «•al à y, tandis que i/l est variable, 011 trouve :
- V -±-
- -v «s- r
- Comme udt = dx, cetLe équation peut s’é-
- \ _r'_ kïN |^7(-r — ----
- Posons :
- P__ - 7 («r — .rd*
- R — — x^3dwl.
- mise la particule z de la part des particules qui l’entourent aura pour expression :
- X = _ l*î (, _ t«ï) + QiïT,
- dit2
- — tUxr,
- dzit-~dx:>~
- Dans le régime stationnaire, le nombre des particules et par conséquent la quantité d’électricité qui traverse 1111e aire d’un cm- normale à la direction des lignes de courant est partout le même. Si i est l’intensité constante du courant.
- L’équation différentielle qui représente le mouvement de la particule sera de la forme .
- dt
- iF — Ps( 1 — ktt2)
- dx
- — Ribr,
- le dernier terme représente le frottement de lu particule sur les particules à l’état neutre,
- Eu posant :
- et négligeant
- i de 1, il vient :
- --t0=c
- V
- P
- aRA-u,,*
- 7 aRAsi
- Cette équation différentielle admet comme intégrale générale :
- expression dans laquelle :
- — a, + ifir, ---------------
- sont les racines de l’équation caractéristique :
- •r‘+Fr + 7 = “-
- La vitesse u de la particule au point d’abscisse x peut donc s’écrire :
- La force électrique totale a laquelle est
- *?(*-* 0).
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- I/ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVIII. — N° 34.
- x0 étant l’abscisse du point où u a la valeur i/0. Le terme périodique qui entre dans l’expression de a s’annule pour :
- ~ est dont; la demi-longueur d’onde de ce terme périodique.
- Quand x'—x0 est grand, la vitesse u a pour valeur aux points où le ternie périodique s’annule et d'après l’hypothèse faite au début t/n ne doit pas différer beaucoup de . En posant :
- on trouve :
- En prenant les valeurs de ; comme abscisses et celles de — comme ordonnées, on obtient une courbe qui peut être considérée comme la résultante de deux autres ; une courbe exponentielle dont l'ordonnée initiale est i etl’ordonnée finale ——, peu différente de i ; et une sinusoïde dont la demi-longueur d’onde est-^ et dont l’amplitude va constamment en croissant.
- La densité électrique r, est égale à
- si on appelle r10 la densité initiale. La courbe réciproque de la précédente représentera donc — et donnera par conséquent une image de la répartition de la densité électrique dans le champ.
- La longueur d’onde du terme périodique décroît quand u etp augmentent ; elle croit quand la donsité initiale croit,
- Si le frottement est nul, on trouve, en supposant encore que u diffère peu de
- d3Q / aQ -- P P \ du
- dx‘s \ aRÆsï aK iR4it-0 / dx
- aRisi
- En donnant ap la môme signification que ci-
- dessus et en posant :
- Dans ce cas, la longueur d’oude du ternie périodique augmente quand la masse p. augmente.
- Quand la vitesse initiale uu est petite, la vitesse u devient périodique.
- Dans un tube de Geîssler, entre l’anode et la région cathodique obscure, le champ est à peu près constant. Dans ce champ se produit un double courant : les particules négatives se déplacent de la cathode vers l’anode, les particules positives, de l’anode vers la cathode. D’après Riecke, il faut identifier les particules positives avec les ions ordinaires, en raison des expériences faites sur les rayons-canal : les particules négatives seraient les électrons. Par suite, la masse u. des particules positives serait beaucoup plus grande que celle des particules néga-
- Si on admet d’abord que les mouvements des deux espèces de particules sont indépendants l’un de l’autre, la courbe des vitesses sera poulies particules négatives une sinusoïde dont l'axe des O est parallèle à l’axe des .ï ; pour les particules positives, ce sera une droite parallèle à cet axe. Les courbes représentant les densités r,„ et y,p ont des formes analogues.
- Mais, en toute rigueur, les mouvements des deux espèces de particules ne sont pas indépendants. Si la vitesse des particules positives est constante, leur action électrodvnamique sur les particules négatives est nulle. Par contre, l’action électrodynamique des négatives sur les positives ne saurait être négligée. On peut considérer cette action comme une force extérieure à laquelle sont soumises les particules positives. Cette force comprend un terme périodique dont la longueur d’onde est—. L’influence de ce terme doit se faire sentir dans le mouvement forcé des particules positives par un terme de même période. L’amplitude de ce terme diminuera avec la masse des particules et avec leur coefficient de, frottement p. L’amplitude des oscillations sera faible relativement à celle des
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- 3o3
- oscillations dans la vitesse des particules négatives. Au lieu de la droite on aura une courbe faiblement ondulée.
- On a supposé au début que le champ était homogène. Cette condition n’est pas remplie puisqu’il y a dans le tube des charges alternativement positives et négatives : mais la modification qui en résulte n’a rien d’essentiel.
- La théorie du double courant dans le tube de Geissler, telle qu'on l’a appliquée ici, laisse de côté un lait important. Si des particules positives et négatives se déplacent en sens inverse dans le tube , il doit se produire une recomposition partielle de molécules neutres. Les stratifications brillantes correspondent peut-être aux régions où se produit cette recombinaison.Inversement, les molécules neutres peuvent être disloquées par le choc des particules en mouvement. Ce phénomène, qui est fondamental dans la théorie de J.-J. Thomson, est négligé complètement ici. Aussi a-t-on trouvé que l'amplitude des oscillations de vitesse (ou de charge croissait indéfiniment. Ceci est impossible : il doit exister un phénomène qui s’oppose à cet accroissement indéfini et ce phénomène est sans doute cette dislocation des molécules neutres.
- 11 est à remarquer encore que dans la théorie de Thomson, les vitesses des particules positives et négatives sont égales : dans la théorie de Rieeke, elles sont forcément différentes.
- M. L.
- l’élément dx, s’écrit alors d'après M. Riïcker
- [J.2 —- ~ {h = conduit, ext. et k = conduct. int.) M. Glazebrook montre que dans beaucoup de
- cas on peut négliger, en première approximation, -—par rapport à l’unité. Il arrive ainsif1) en tenant compte de la disposition expérimentale utilisée à Stocktou (â) (fig. a) (où b = — -û-, /j = r = /•, a l’expression suivante de la force verticale,
- Notes sur l’application pratique de la théorie de la perturbation magnétique aux courants dans la terre, par R. T. Glazebrook. Philosoptd-cal Magazine | VI], t. I, p. 43a, avril iqot.
- Ces notes contiennent des applications fort intéressantes de la théorie de la perturbation magnétique produite par les tramways électriques, théorie, due à M. Rucker, que nous avons analysée dans le n° a4 de L'Eclairage Electrique, (t. XXVII, p. «5 juin îpoi).
- Soit (fig. i) MBA la ligne, O le point d’observation, B la station génératrice (source], P la voiture et OM la perpendiculaire de O à la ligne; posons eu outre :
- OM = r. MB = b. BP = x BA =a, OB = rv OA = rs.
- L'expression de la force verticale en O, due à
- (1) Kn développant,
- tonnes déjà petits,
- L+-t>i+n *
- ? [(“+h) (,/! + — » (« +ri)v
- a+t+t/a+b' + y
- t, + C~h’+f‘
- formule (i). <:. q. f. t>.
- (â) Voir Éclairage Électrique, t. XX.VIl,p. 4iû, juin 1901.
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- L'ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- Cependant cette expression parait encore trop compliquée pour l’usage courant. M. Gluze-brook arrive alors à une autre expression de Fen introduisant l’hypothèse suivante : la différence entre les courants d’aller et retour est
- et en négligeant-^- devant l’unité, il vient fi nnletnent.
- _ F-'»**
- Fig. a.
- constante le long de la ligne, la déperdition totale ayant lieu seulement au point de fuite icontact du fil trôlet avec l’archet de la voiture ; ceci revient, en employant le langage de M. lliicker ('), à employer le courant uniforme équivalent,
- En appelant alors x le coefficient de déperdition qui, dans la théorie de M. Riicker est i —L, on obtient,
- en y faisant b —:-----ou et — r., -—: r. —
- ün a en même temps pour la composante horizontale.
- Reste donc à calculer x. Or, d’après la théorie de M. Rüeker
- b
- et d’après les expériences effectuées à Stoekton, a = i milles angl. = 3,2 X io3 c. m. et =
- 5- t/«'+4y'
- or a = 2 milles ; la valeur de x est donc environ o.o p. ioo trop forte.
- En comparant les deux formules (i) et fa) et en remarquant que-^-< i on obtient finalement en développant le logarithme en I,
- Dans les expériences de Stoekton, a — a, y — Oji, r — a,o4 ; et le terme négligé est environ 0,02.
- Les formules ci-dessus nous conduisent a un résultat remarquable.
- Il est d’abord clair que pour des circuits semblables et semblablement placés, la force verticale doit varier comme les dimensions linéaires du circuit multipliées par le courant. Maintenant, si le nombre des voitures par unité de longueur de voie reste constant, le courant doit varier comme la longueur de la voie; d’où il
- 0,64 environ.
- En développant l’expression de x 011 obtient
- P) Eclairage Électrique, loc. cit.
- Fig. 3.
- résulte que la force est proportionnelle au carré des dimensions linéaires.
- Si nous avons alors deux lignes parallèles AB, A B' (fig. 3) où A'B' a pour valeur A/B' = a AB et est à une distance ;double de la source, l’in-
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- R K VUE D ' É I, K C T RI ( : IT É
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- fluence causée par cette ligne A'B' est 4 fois plus faible que celle causé par AB (1).
- La formule 'al nous donne d’autre part des résultats variés intéressants; écrivons-la de nouveau en effet,
- si le nombre des voitures par unité de longueur de la ligne est constant, le courant variera comme la longueur de la ligne; il résulte donc de là que
- l ^ >a ;
- s/—
- où y doit être mesuré en cm, pour avoir F,, en unités absolues; il. faut donc pour cela introduire au numérateur le facteur 0,62 X m"s, ou, ce qui revient au même, i,6x io1’ au dénominateur, et il vient ainsi
- „ o,6a , , y2-*
- T1— —— X io- 8 x X -
- V/a'+tv2
- où les longueurs sont maintenant exprimées en milles anglais et io-b est limité ordinaire de force magnétique terrestre.
- En considérant les dimensions de cetteformule, on s’aperçoit immédiatement que y.2«2 est un nombre et que \a est un courant électrique. •iil et /, ont donc tous les deux des dimensions dans l’espace et il est. supposé, dans les valeurs données de ces deux quantités, que chacune se
- (Ç Nous avons en effet,
- F u xi y
- FV =7"W
- réfère à une longueur de la ligne égale à r mille anglais.
- Maintenant, d’après les expériences de Stock-ton. la valeur approchée deest o,64, où a = a milles anglais. Ceci nous conduit donc à
- jx = o,64
- Les expériences effectuées par M. Parrv et publiées dans VKlecirician du io août 1900 assignent à ce coefficient a une valeur différente de celle trouvée par Fauteur. Tl trouve, en effet.
- dans une ligne où le coefficient de déperdition étaito,oi5. Dans d’autres expériences, M. Parrv a trouvé y = 0,42 5 et y.2 — 0,18..
- Le coefficient de déperdition dans les expériences de Stockton était de 5 p. 100 et. par mille de longueur. De sorte que le rapport de la déperdition au courant qui v arrive, pour une longueur de 1 mille, est
- Dans ce cas, le terme négligé dans le développement original est a2.
- Supposons maintenant qu’il v ait 8 voitures par mille de longueur, chaque voiture utilisant un peu moins do 20 ampères, de sorte que
- F.n substituant cette valeur dans la formule précédente qui nous donnait F,., il vient, en v taisant de plus a = i, y — 1.
- Avec les données de Stockton F., est égal à 6,2 X 1 o— 1 qui est un peu plus petit que 7 X 10- ’ valeur actuellement trouvée.
- Au lieu de nous servir du courant, nous pourrons employer la différence de potentiel qui existe entre les deux bouts de la ligne pour évaluer cette lorme verticale. Désignons par V cette
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- différence de potentiel. On a alors
- Courant Je déperdition = pi -
- au même degré d’approximation.
- F,
- — — a2 4 }/„• + 4r‘ '
- il soit inférieur à une quantité 3 donnée, il faut alors que les seconds membres des relations précédentes soient inférieurs h cette quantité 5.
- Or nous avons vu que est la déperdition maximum pour line ligne de mi mille anglais de lougueur. Appelons L cette quantité. 11 vient
- /.p2 = 81.
- et notre équation de condition devient
- Si le nombre de voitures par unité de longueur de voie (‘) est. donné, V varie alors comme a2; en posant V = .va2, où v est la différence de potentiel entre deux points séparés par l’unité de longueur, on a
- la déperdition totale pour une longueur a —
- a ne doit donc pas excéder la valeur donnée par l’équation
- 1/24 x J.:
- y V~«s + 4y-'
- Par conséquent hy =
- 4y l/ 4- «J
- qui conduit à :
- et en désignant par L le coefficient de perte en ampères (*) il vient.
- ! qui nous donne
- toutes les quantités se rapportant au mille anglais comme unité de longueur. On peut encore modifier ces équations en éliminant a; on y arrive facilement en se servant soit, de l'équation I = ),« soit de l’équation V = va2. On obtient ainsi les quatre équations suivantes :
- Si maintenant nous voulons trouver la relation qui existe entre la longueur de la ligne et sa distance au point d’observation de manière que, quand meme l’effet de la ligne serait maximum
- p) Mille anglais dans le cas de ces expériences.
- ùl’accord avec la pratique) il vient
- Et, finalement, avec les données numériques precedentes :
- >,p2 = 6o ampères et
- Si on connaît la résistance de un mile anglais de voie, nous pouvons calculer la différence de potentiel nécessaire pour envoyer le courant dans cette voie, car il est clair, d’après les
- /) Pour un rail du i mille anglais de longueur el dans lequel passe le courant maximum nécessaire pour actionner le nombre maximum de voitures par mille.
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- courbes de M. Parrv et d'après la théorie, que pour une voie de un mile de longueur, la déviation nécessaire est donnée jusqu’à un degré suffisant d’approximation, par le produit du courant par la résistance.
- Maintenant, pour un rail pesant 92 livres anglaises (3^,338 kgr) par mètre de longueur, 011 a comme résistance (pur mille de long) o,o53 ohm et comme résistance de la voie doublu o,oi35 olim, ce qui donne v —- 2 volts pour la différence de potentiel nécessaire pour produire un courant de i5o ampères. Nous obtenons ainsi le tableau suivant des valeurs de a et \.
- 20, de manière
- Nous pouvons maintenant utiliser les équations précédentes pour voir pour quelle distance la différence de potentiel employée par les maisons de commerce devient inofïensive, et quelle est la longueur correspondante de la ligne. Faisons à cet effet V — 7, v = 2 et /tv = 6 dans la quatrième des équations précédentes; nous trou-
- y— 3,2 8 milles
- et en tenant compte de V = vu2, nous trouvons pour longueur de la ligne a = y/3,5 — 1,87 milles. Cela veut dire, en chiffres ronds, qu’une voie de deux milles anglais de longueur, traversée par un courant de 3oo ampères sous une différence de potentiel de 7 volts entre ses extrémités, peut produire, en un point d’observation situé
- à une distance de 3 milles, une force magnétique verticale égale à o,fï X ro^ unités.
- Si maintenant nous nous rappelons que /. est le courant nécessaire pour assurer le mouvement des voitures sur un parcours de un mille de longueur de la ligne, nous pouvons alors employer la méthode suivante :
- Multiplions le courant, en ampères, nécessaire pour remorquer les voitures sur un parcours de un mille par le nombre ~ . Appelons .1 le
- résultat du calcul (en ampères). La valeur maxima de a est alors donnée par
- 2.5 J
- l/(„,» + ,iT>)
- Pour les dispositions expérimentales indiquées par les figures considérées ci-dessus la valeur do -^- est o,o5.
- D'autre part, nous avons
- d’où X = h)
- comme il est d’ailleurs évident d’après les définitions précédentes.
- La valeur de ~ est, comme nous l’avons déjà vu, o,oi35 ohm; et, puisque u.2
- -j— =. —|-j- =o,34 approx.
- D'autre part, pour des rails de sections droites semblables, h varie comme les dimensions linéaires de la section droite et k varie comme le carré des mêmes dimensions. 11 résulte de là que p.2 varie en raison inverse des dimensious linéaires et le coefficient, de perte croit, pour un courant donné, avec Faire de la section dos rails.
- Expériences de M. J. Edler ( Verhandt, des Deulschcn physikal. Gesellsch, i.Jahrg n° 10.— Ces expériences ont été effectuées à Spandau. La ligne du tramway avait environ 5 km de longueur et était approximativement droite; les perturbations magnétiques furent mesurées en un certain nombre de stations situées à des distances différentes de la ligne. Le courant a varié entre 35 et 100 ampères. Pour appliquer à ces résultats expérimentaux le calcul qui précède, M. Glazcbrook considère comme intensité moyenne du courant 100 ampères sous 5oo volts de différence de potentiel. Le coefficient de perte
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- odopté par M. Glazebrook, correspondant à la plus petite des deux valeurs pour lesquelles ont été calculées les tables qui figurent dans ce mémoire, est 0,020. La valeur de u.2 qui correspond à cc coefficient de perte est 0,08 approximativement {*), et la perte pour a km est 0,0m2.
- Dans le tableau suivant, y désigne la distance (en km} du point d’observation k la ligne, et dans les deux autres colonnes figurent les valeurs correspondantes de F ('calculées et observées’1 en
- <>.38
- 0.64
- F observé;
- *.9u i.c,
- 1.54
- Pour les deux premières stations (où la distance est lapins courtei, le calcul et l'expérience ne concordent pas; quant aux dernières où la distance variait de 0.79 k 7,48 km, c’est-à-dire de o,5 à 5 milles anglais) l’accord est suffisant, pratiquement. Les résultats de la dernière colonne horizontale correspond à une station séparée de la ligne par un (murs d'eau 'Navel, avant une largeur d’environ o,5 km). Et on voit donc que la présence d’une rivière ou un cours d’eau quelconque entre la ligne et la station d’observation 11’a presque pas d’influence sur les perturbations magnétiques produites par la ligne de tramways électrique.
- Calculons maintenant, d'après la théorie de M. Rücker, la perturbation résultante horizontale. Considérons encore la figure 1. Soit A, ce que M. Riiekert appelle la source (station génératrice), B le point de fuite (point par où le courant s’écoule de la ligne dans le moteur de la voiture), 0 la station d'observation. Nous avons k trouver la résultante de deux forces : U U
- ___et agissent respectivement en angle
- droit sur OB et OA, de telle manière que si l’un
- tend h accroître l'angle MBO, l’autre tend k diminuer l’angle MAO.
- il est facile de voir que cette résultante est donnée pur
- et on obtient alors le tableau comparatif snivaul, pour les mêmes stations que précédemment :
- 0.6 î 0 • 79
- 1,9-2
- o.B3
- 4,31 i.33
- On voit donc qu'ici le désaccord est très marqué. Tout ce qu’on peut dire, c'est que les forces observées et calculées sont du même ordre de grandeur, mais c’est là tout ce qu’on puisse affirmer. Ce désaccord provient peut-être de cc que la rivière qui coulait parallèlement à la ligne était trop près de cette dernière.
- En ce qui concerne la perturbation horizontale, elle est due k la composante verticale du courant, de déperdition (leakage-current). Il est d'autre part acceptable qu’on regarde la rivière comme un point de fuite d'une grande étendue. Les courants qui cheminent dans une direction horizontale du côté du rail opposé k la rivière peuvent être détournés par celle-là, deveuir graduellement verticaux et finalement, après avoir tourné de 180", passer horizontalement cm approximativement horizontalement, retourner dans les rails et dans la rivière ; on, il se pourrait encore que la distance [suivant la verticale) de la surface de l’eau aux rails ne fut pas suffisante. — les stations d’observation ne lurent, en effet, qu’à 3,5 m au-dessus du niveau de la rivière — de sorte que les lignes de force ne font qu'un très petit angle auec la verticale.
- En tout cas. la présence de la rivière, doit avoir plus d'influence sur la perturbation horizontale que sur la perturbation verticale.
- Eugène Nkculcéa.
- (M Les longu
- Le Gérant : C. NAUD.
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- Tome XXVIII.
- Samedi
- 1901.
- îée. — N» 35
- L'Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Éleetriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur è l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l'École des. Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE A DOUBLE COURANT DE MM. SIEMENS ET IIALSKE, DE VIENNE
- Parmi les machines diverses exposées par MM. Siemens et Halske, de Vienne, deux ont particulièrement attiré l’attention des électriciens.
- Ces machines étaient : un alternateur à courants triphasés auto-excitateur et un compensateur pour distribution à 5 fils, basés tous deux sur l’emploi d’un enroulement spécial dû à l’ingéniosité de M. Giovanni Ossanna, ingénieur en chef de MM. Siemens et Halske, de Vienne.
- Nous nous occuperons uniquement de la première machine que nous décrirons avec détails.
- L’alternateur auto-excitateur de MM. Siemens et Halske, de Vienne, était accouplé à un moteur à vapeur de MM. Rrand et Lhuillier sur lequel nous dirons d’abord quelques mots.
- Ce groupe est représenté sur la photographie de la figure i et sur les figures d’ensemble 2 et 3.
- Moteur a vapeur. — Le moteur à vapeur de MM. Brand et Lhuillier est du type horizontal compound jumelé et à condensation.
- Les dimensions et constantes principales en sont les suivantes :
- Diamètre du petit cylindre.................................... 3G cm
- » du grand cylindre....................................... 55 u
- Course commune des pistons . ................................. 60 »
- Pression de la vapeur en kg : cm2. .
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- 3io
- La puissance normale de la machine est de i5o chevaux indiqués avec la marche à condensation.
- La distribution sur le petit cylindre (fig. 4 et 5) se fait par soupape du type Ivnoller, à course contrainte. Dans ce dispositif le mouvement de la soupape d’admission est obtenu par un système de deux cames dont l'une est clavetée sur l'arbre de commande de la distribution, actionnée par engrenage par l’arbre principal, et dont l’autre, montée folle sur cet arbre, est en relation directe avec le régulateur d’un type spécial.
- Fig. i. — Groupe électrogène à courants triphasés de >IM. Siemens Halske de Vienne «>[ de M>1. Brand et Lhuillicr de Brümi.
- Sur ces deux cames frottent deux galets placés aux extrémités d’un levier coudé à angle droit oscillant autour d’un axe situé en son milieu et auquel il communique le déplacement combiné des deux galets.
- Sur cet axe est monté la biellelte de commande de la soupape.
- Pour éviter l’emploi de presse étoupe difficile à exécuter avec de la vapeur surchauffée, le mouvement est transmis à la soupape par l'intermédiaire d’un axe oscillant à l’intérieur d’une caisse étanche. Le levier de commande de la soupape actionné par cet axe agit sur la tige de la soupape par l’intermédiaire d'un système à rotule.
- Le levier qui reçoit le mouvement de la biellette de la soupape porte à son extrémité libre supérieure une petite boîte, à ressortà travers laquelle passe la biellette qui porte à son extrémité un siège sur lequel s’appuie le ressort, ce qui force pendant la période d’échappement les galets à porter sur les lames.
- Les figures 6 à 8 montrent les différentes phases de la distribution pendant un tour.
- La figure 6 correspond à la position de soulèvement de la soupape ; le disque d'ouverture est s-ous son galet au point correspondant du commencement de sa montée pendant que
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- le galet de fermeture court sur le cercle extérieur de son disque. La bieliette est de longueur telle que le siège du ressort touche la boîte contenant celui-ci ; une rotation de l’arbre entraîne donc l’ouverture de la soupape, avec une durée du soulèvement constante.
- f<-- -------------Z.QDOl
- —
- Sur la figure 7 la soupape est ouverte, les deux galets roulent sur les cercles extérieurs de leur disque, et la durée de l’ouverture dépend de la position relative de deux disques, c’est-à-dire de la position du régulateur.
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- Lorsque le galet de fermeture arrive sur son cercle de plus petit diamètre (fïg. 8), le galet d’ouverture continuant à se déplacer sur le cercle de plus grand diamètre de son disque, par suite de 1 égalité des deux bras du levier coudé, la biellette de commande est dans la même position qu’avant le soulèvement et la soupape est fermée eL la durée de la fermeture est indépendante de celle de l’admission.
- L’ouverture complète de la soupape n’a lieu que pour des admissions supérieures à 7 p. ioo.
- Les soupapes d’admission sont commandées par un dispositif analogue, mais sans action du régulateur.
- La distribution sur le cylindre à basse pression se fait par tiroirs cylindriques, genre Corliss, l’admission et l’échappement sont réglables à la main.
- Le: régulateur, du type Knciller également, est calé sur l’arbre môme de commande de la distribution entre les cames de commande des soupapes d'admission.
- Ce régulateur représenté sur les figures 9 et 10 sé compose de deux masses ou de couteaux équilibrés par des ressorts fixés au moyeu du régulateur.
- Les masses commandent des petites bielles reliées aux cames folles de la distribution. Les extrémités des masses agissant sur les ressorts portent des petits bras solidaires de plateaux à gorge sur lesquels viennent buter les ressorts, et logés à l’intérieur du ressort.
- Ces bras sont terminés par de petites roulettes qui viennent s’appuyer sur une surface courbe par suite de l’excentricité des gorges d’appui des ressorts.
- La machine à vapeur exposée par MM. Brand et Lhuillier peut supporter des vitesses allant jusqu’à 200 tours par minute.
- Les manivelles et les bielles sont recouvertes d’une enveloppe en fonte destinée à éviter les projections d’huile.
- Alternateur. — L’alternateur auto-excilatcur de MM. Siemens et Halske, accouplé au moteur Brand et Lhuillier, est d’une puissance de t5o kilovolts-ampères avec un facteur de puissance minimum de 0,8; sa puissance utile dans ce cas est de 120 kilowatts.
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- nple de i56. Le débit par phase
- La tension aux bornes est de 270 volts et la tension ou mieux par conducteur extérieur est de 320 ampères.
- La vitesse angulaire est de J20 tours par minute et le nombre de pôles de 48; la fréquence.est par suite de 48 périodes par seconde.
- La principale particularité de cette machine réside dans la constitution de l’enroulement induit lequel est composé de deux enroulements différents, l’un en étoile et l’autre en triangle, et donnant des tensions aux bornes identiques de façon à pouvoir être connectés entre eux.
- Le but de ce double enroulement est de pouvoir alimenter à la fois un circuit d’éclairage à une tension qui ne doit pas dépasser 15o volts et un circuit de transport d’énergie pour lequel la tension, à cause de la distance, ne peut être inférieure à 2Ôo volts, tout on conservant la possibilité d'exciter l'alternateur en redressant une partie du courant produit. L’espace disponible ne permettait pas d’employer une excitatrice séparée ou calée sur l’arbre.
- Eventuellement, la machine peut aussi produire du courant continu en plus grande proportion que pour son excitation.
- Un alternateur ordinaire, avec enroulement groupé en triangle, n’aurait pu remplir le but, car il eût été nécessaire d’employer des transformateurs ou des auto-transformateurs pour permettre le montage des phases en étoile ou obtenir un point neutre pour le connecter ; ducteur du circuit d’éclairage.
- quatrième
- L’obtention de deux enroulements sépa
- i2 qui sont des vues d’ensemble avec coup* figures i3 et 14 montrent des coupes par l’a l’induit et de l’inducteur.
- l’induit, un pour le courant continu; l’autre pour le courant alternatif avec montage en étoile, est prati-(juemeii l difficile à réaliser parce que ces deux enroulements demandent en général des nombres d’encoches différents. Le dispositif imaginé par M. G. Os-sanna et breveté par MM. Siemens et Halske, résout facilement ce problème comme nous le verrons plus loin.
- L’alternateur auto-excitateur de MM. Siemens et Halske est • représenté sur les figures 11 et partielles de l’induit et de l’inducteur. Les et perpendiculaire à l’axe d’une partie de
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- partie inférieure porte deux larges pattes qui reposent sur deux bancs scellés à la maçonneri.e Pour faciliter le réglage de l'entrefer, on a disposé sur la carcasse des vis calantes qui permettent d’obtenir un déplacement vertical de la machine. Le réglage une fois terminé, des cales en acier eu forme d’U sont glissées entre les empattements et les bancs et les boulons de fixation, à clavettes, sont serrés. Des cales placées verticalement sont également glissées entre les pattes et rebords des bancs parallèles à l’axe, de façon à prévoir toute déformation dans le sens horizontal.
- A la partie inférieure, la carcasse inductrice repose sur un support placé au fond de la
- fosse et muni d’un coin de rattrapage qu’on dépasse avec un écrou. Le diamètre extérieur de la carcasse est de 3,4 m et sa largeur de 4° cm.
- Les 48 pôles inducteurs de forme prismatique ont une largeur parallèle à l'axe de 18 cm.
- • Leur largeur perpendiculaire à l’axe est de 10 cm dans l’entrefer et de \i cm près de la carcasse. Il n’y a pas d’épanouissements polaires.
- Le diamètre d’alésage des inducteurs est de 261 cm et l’entrefer de 5 mm.
- Les bobines inductrices sont enroulées sur des carcasses métalliques fixées aux pôles inducteurs. Chacune d’elle comporte 43o spires de fil de 3,o5 mm de diamètre.
- Toutes les bobines inductrices sont montées en série; la résistance du circuit ainsi obtenu est de 36,5 ohms à chaud.
- Le poids de cuivre utilisé sur l’inducteur est de 900 kg.
- Induit. —L’induit mobile forme le volant du moteur. Il est constitué par une jante en fonte coulée en une seule pièce et supportée par une étoile à 6 branches, en deux parties, serrée sur le moyeu par 4 boulons. Le diamètre extérieur de la jante du volant est de 2,4 m; sa largeur est de 36 cm dans la partie la plus large et de 18 cm, dans la partie la plus étroite.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Deux couronnes à section en forme d’U sont disposées une de chaq' la plus étroite du volant et sont serrées entre elles par des boulons. L’ est prolongée sur son plu servir de support
- _,-12"
- côté de la partie me de ces couronnes ; grand diamètre de collecteur.
- Les tôles induites emmanchées sur des clavettes en queue d’aronde sont serrées en un seul bloc entre ces deux couronnes.
- Le diamètre extérieur de l’induit est de 260 cm et sa largeur de 18 cm. La hauteur radiale des tôles est de 10 cm.
- La surface extérieure de l’induit porte 345 rainures demi-fermées dans lesquelles sont répartis les enroulements induits.
- Ces enroulements induits, au nombre de deux comme on l’a dit plus haut, sont formés par deux enroulements multipolaires ondulés en série parallèle superposés l’un à l’autre et connectés convenablement entre eux.
- L’enroulement en étoile est tout d’abord placé dans les encoches. C’est un enroulement ondulé série-parallèle du type Arnold avec 6 circuits en parallèle et avec un pas d’enroulement égal à 43.
- Pour obtenir un enroulement triphasé étoilé avec cet enroulement, on l’a ouvert, commele montre le schéma de la figure i5, en des points convenables qu’on a connectés à trois conducteurs destinés à réunir les points homologues et qui aboutissent à trois bagues de prise de courants.
- On forme ainsi 3 circuits par phase, A1 E, A', E', A", E"j, par exemple pour la phase I connectée aux conducteurs II et III, dont les points milieux «i, e4, a'\ e"4, sont réunis à un conducteur
- neutre qui aboutit à une quatrième bague de contact correspondant à un point neutre de l’enroulement.
- Le nombre de barres par encoche pour cet enroulement est de 6, soit 2070 conducteurs pour tout l’induit. Chaque circuit tel que A4 Ed comprend par suite 23o conducteurs.
- Les deux parties telles que A, al et E, d’un circuit ont le même nombre de conducteurs et donnent, comme on le voit facilement, des tensions décalées entre elles de 6o°. Le système est donc en réalité un système à 6 phases qu’on a connectées convenablement pour le transformer en système triphasé.
- La figure 17 résume schématiquement les connexions des circuits Al ai et E,, A2 a2e2Ev
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- As as e3 Es, et les directions des tensions. Il y a 3 systèmes analogues et par suite 6 circuits en. parallèle par phase.
- Le second enroulement est identique au premier et placé dans les mêmes dents au-dessus de celui-ci, mais aucune coupure n’est faite dans cet enroulement qui reste ainsi fermé sur lui-même.
- II est connecté tout d’abord à la façon ordinaire aux io35 lames du collecteur et forme ainsi un enroulement de machine à courant continu série parallèle avec jo35 sections de 2 conducteurs chacune et 6 circuits seulement en parallèle. De plus, les points qui, dans le premier enroulement, étaient réunis au conducteur neutre sont maintenant, connectés à un des trois conducteurs du circuit étoilé; le milieu et du nouveau circuit (Es" A,) (E't A,) étant rcuni au conducteur III.
- Le diagramme des tensions des deux circuits du second enroulement et se rapportant comme plus haut à un tiers de cet enroulement se déduit de celui do la figure 7. Il est représenté sur la figure 8 et montre que les tensions aux bornes sont bien égales en grandeur et décalage à celles du premier circuit. Il y a encore ici 3 systèmes analogues, chaque phase comporte par suite 3 circuits seulement en parallèle.
- Les deux circuits étant superposés l’un à l’autre, les conducteurs seront dans des conditions identiques d’induction, les tensions induites réelles clans les deux circuits seront donc égales, et par suite les deux circuits fourniront chacun des débits dans le rapport inverse des résistances ohmiques.
- La section des barres induites des deux enroulements est de 4 mm sur 2,5 mm, soit 10 mm*
- La résistance de l’induit par phase est de 0,0087 °hm et le poids de cuivre utilisé sur l'induit de 170 kg.
- Les courants alternatifs sont recueillis par les quatre bagues calées sur l’arbre dont nous avons parlé plus haut. Ces bagues ont. un diamètre de 5o cm et une largeur de 3 cm, sur chacune d’elles frottent 4 balais métalliques.
- Le collecteur, dont les lames sont serrées sur son support par une frette en acier, a un diamètre de 2,6 m et une largeur utile de 3 cm. Sur ce collecteur frottent 4 balais métalliques.
- Résultats d'essais. — L’intensité du courant d’excitation nécessaire pour obtenir la tension à vide de 270 volts à la vitesse normale est de 8,5 ampères. En court-circuit l’intensité normale de débit dans l’induit est obtenue avec un courant d’excitation de 2,3 ampères.
- L'intensité du courant d'excitation en pleine charge de i5o kilovolts-ampères avec un facteur de puissance de 0,8 est de 10,2. Cette intensité correspondrait à vide à une tension de 289 volts, la chute de tension est par suite de 7,2 p. 100.
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- COMMUTATRICE DE 5oo KILOWATTS DE MM. SIEMENS ET HALSKE DE VIENNE
- La commutatrice à courants triphasés exposée par MM. Siemens et Halske de Vienne était une des plus intéressantes à étudier de l’Exposition.
- Sa puissance est de 5oo kilowatts sous une tension aux bornes du circuit à courant continu de 55o volts, ce qui correspond à un débit de 910 ampères.
- La tension entre deux quelconques des trois bagues de prise de courant des courants alternatifs est de 33o volts.
- La vitesse angulaire est de 63o tours pour un fréquence de 42 périodes par seconde, cette commutatrice peut également fonctionner sans inconvénients à la fréquence de 5o périodes par seconde et, par suite, à une vitesse angulaire de 700 tours par minute. Le nombre de pôles inducteurs est de 8.
- La commutatrice de MM. Siemens et Halske de Vienne est représentée sur les figures t à 4 qui sont des vues d’ensemble avec coupes partielles. La figure, 5 est une demi-coupe par l’axe à plus grande échelle.
- Inducteurs. — La carcasse inductrice est formée par une couronne en fonte coulée en une seule pièce et portant deux pattes par lesquelles elle repose sur un bâti le long duquel elle peut être déplacée dans un sens ou dans l’autre pour dégager complètement l'induit.
- Sur cette carcasse sont rapportées deux couronnes ajourées qui servent à protéger les enroulements induits et inducteurs.
- Le diamètre extérieur de, la carcasse est de i65 cm et son épaisseur de 16 cm environ. La largeur totale, y compris les deux protecteurs, est de 69 cm.
- Les pôles inducteurs sont feuilletés et ont la forme d’un double T, chacun est formé par une pile de tôles réunies par 5 rivets et est placé sur la carcasse dont il épouse la forme circulaire. Les pôles sont retenus à la surface intérieure de la carcasse par un procédé identique à celui employé sur la dynamo à courant continu de 1 000 kilowatts de la même maison c’est-à-dire par des clavettes àsection trapézoïdale fixées à l’aide de vis.
- Le diamètre d’alésage des inducteurs est 85,6 cm et l’entrefer de 8 mm.
- La largeur des pôles inducteurs parallèlement à l’axe est de 4° cm. La largeur des noyaux dans le sens perpendiculaire à l’axe est de 16 cm et celle des épanouissements polaires, de 23 cm. L’excitation de la commutatrice est compound.
- Les bobines inductrices sont enroulées sur des carcasses isolantes et retenues par les épanouissements polaires où elles sont serrées par des cales en bronze.
- Les deux enroulements sont sur chaque bobine disposés run au-dessus de l’autre. L’enroulement en dérivation comporte 8 bobines montées en série ; chacune d’elle comprend 1012 spires de fil de ?.,o5 mm. de diamètre.
- La résistance du circuit en dérivation est de 88 ohms à froid. L’enroulement en série est formé par 8 bobines montées en parallèle, ces bobines sont constituées par une bande de cuivre de 20 mm de largeur et de 3 mm d’épaisseur; le nombre de spires est alternativement de 17 et de 18.
- La résistance à froid, calculée, du circuit d’excitation série est de 0,0007 ohm.
- Le poids de cuivre total des deux enroulements inducteurs est de 620 kilos.
- Induit. — L’induit est monté sur un support en acier formé de deux croisillons fixés sur l’arbre par des frettes posées à chaud et serrés entre eux par des boulons.
- Les tôles induites sont disposées entre deux anneaux venus de fonte avec les croisillons et sont serrés par des boulons isolés.
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- Elles sont réparties en 5 anneaux séparés par des évents de io mm d’épaisseur environ. Le diamètre extérieur de l’induit est de 84 cm et sa largeur totale y compris les intervalles pour la ventilation de 42 m.
- La hauteur radiale des tôles est de 17 cm.
- L’enroulement induit est réparti dans 112 rainures demi-fermées; c’est un enroulement tambour ondulé avec groupement en parallèle.
- Fig. 1. — Commutatricf! de 5oo kilowatts de MM. Siemens et Halske de Vienne.
- Chaque encoche comporte 6 barres de 20 mm. do hauteur et de 2,3 mm d’épaisseur disposées en deux rangées de 3 chacune.
- La section du cuivre induit est de 4^ mm2 et le poids de cuivre employé sur l’induit de a35 kilos.
- Les 672 conducteurs sont réunis deux à deux de façon à former 336 sections de deux conducteurs chacune et aboutissant aux 336 lames du collecteur.
- La résistance de l’induit, prise à froid entre les balais du courant continu, est de o,oo.355 ohm.
- Le collecteur est monté sur un support claveté sur l’arbre; les lames isolées au mica sont maintenues par deux freltes en fer forgé posées à chaud et, de plus, serrées par un anneau fixé à l’aide de vis.
- Le diamètre du collecteur est de 60 cm et sa largeur utile de 25 cm. Le support des
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- porte-balais est constitué par une couroune de fonte mobile autour d’un anneau venu de fonte avec le palier et pouvant tourner à l’aide d’un volant à main et d’unervis tangente;
- Les 8 axes des portes-balais sont munis chacun de 5 balais métalliques.
- Les bagues d’amenée des courants alternatifs sont montées sur un croisillon analogue à celui du collecteur.
- Ces bagues au nombre de 3 sont réunies chacune en 4 points de l’enroulement induit de façon à former 4 circuits en parallèle de 56 barres en série par phase.
- Le diamètre des bagues de contact est de 6o cm et leur largeur do 5 cm.
- Sur chaque bague portent 7 balais.
- Fig. 6. Demi-coupe par l'axe de la eommutatrice de Voo kilowatts de MM. Siemens et Halske de Vienne.
- Le support des porte-balais des bagues est formé par 3 anneaux conducteurs concentriques isolés les uns des autres et supportés par deux axes qui viennent s’emmancher dans des équerres fixées au palier voisin.
- Démarrage. — Lorsque le démarrage ne se fait pas à l’aide d’un courant continu fourni parla sous-station; il y a lieu d’employer les courants alternatifs eux-mêmes, pour faire démarrer l’appareil.
- À eet effet,'on cale sur l’arbre de lacomnuitatrice un petit moteur asynchrone ayant deux pôles de moins que celle-ci. On peut donc atteindre facilement la vitesse de la eommutatrice correspondant au synchronisme et la maintenir exactement en employant des résistances variables dans l’induit du moteur asynchrone.
- Le moteur asynchrone en question a une puissance de quelques chevaux seulement; son inducteur est soutenu par une console fixée après le bâti.
- 11 est alimenté par les courants des transformateurs réducteurs.
- Résultats d’essais. —Le rendement de la eommutatrice de MM. Siemens et Halske de Vienne est de 94 P- IQo.
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- Les pertes dans l’induit en pleine charge sont de 2 000 watts et celui-ci est suffisamment bien ventilé pour que la température ne puisse s’élever de plus de 3o° à 35° C au-dessus de la température ambiante.
- Les pertes totales à pleine charge sont de 3 000 watts. J. Reyval.
- MOTEURS ASYNCHRONES ALIOTH A COURANTS TRIPHASÉS
- La Société d’applications industrielles a installé dans le courant, de cette année, pour la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest, 3 moteurs asynchrones triphasés Alioth, de
- grandes dimensions, destinés à actionner directement des compresseurs d’air. Ces moteurs présentant des particularités intéressantes au point de vue électrique et mécanique, méritent une description.
- La figure 1 en donne une vue photographique; les figures 2 et 3 en montrent les coupes.
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- Ces moteurs sont capables de développe 100 tours par minute, à la tension composée de 5 ooo volts et la fréquence de 25 périodes. Ils sont directement accouplés avec des compresseurs qui compriment de l’air de 6 kg par cm2 à ioo kg par cm2. —
- Cet air comprimé est employé pour la traction.
- Les spécifications de fonctionnement des compresseurs exigeaient que le rotor du moteur servit de volant au compresseur ; le poids de cc rotor a été calculé en conséquence.
- Le diamètre de la partie tournante est de 2 996,5 mm.
- puissance de 5oo chevaux à la vitesse de
- Talé
- de 3 c
- Tentrefer est donc de 1,70 mm, sa largeur est de 75o mm.
- L’enroulement primaire est disposé dans 4^o trous répartis sur la circonférence et se compose de 225 bobines, bobinées dans des tubes de micanite ; le rotor est formé d’un enroulement en tambour triphasé, à trente pôles, disposé dans 720 trous. L’enroulement fixe ainsi que l’enroulement mobile sont en étoile. Les extrémités de l’enroulement mobile aboutissent à trois bagues, sur chacune desquelles frottent deux balais métalliques recueillant le courant secondaire, et le conduisant à un rhéostat composé de conducteurs plongés dans l’huile, que l’on a pu, par suite, fortement charge
- Par suite de cette forte charge, ainsi que par l’agence-
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- ment particulier des conducteurs, les dimensions d'encombrement de ce rhéostat sont très faibles, ainsi qu'on peut le voir sur la figure i qui le représente à coté du moteur. Dès que le moteur a pris sa vitesse normale, l’enroulement mobile est mis en court-circuit par une disposition spéciale, et l’on relève les balais.
- Voici les résultats d’essais de* l’un de ces moteurs :
- Marche à vide. — a5 périodes, 5 ooo volts, 9,3 ampères, dépense io 4oo watts. Dans ces pertes sont compris 6 ooo watts perdus dans le fer, perte calculée.
- Marche en court-circuiL. — 20 périodes, 976 volts, 5o ampères, dépense a5 200 watts.
- Résistance du champ, par phase, 1,75 ohm.
- Avec ces chiffres on a construit le graphique de Uevland 'fig. 4) et 011 en a déduit les caractéristiques du moteur (fig. 5). On trouve pour une charge de 5oo chevaux :
- Le moteur se décroche à 1 100 chevaux, et peut, par suite, supporter d’assez fortes variations de la tension. Cette condition était nécessaire, les moteurs devant être alimenLés par un réseau Lrès sujet à de semblables variations. A 160 chevaux. le rendement est déjà de 90 p. roo ; il atteint environ p3 p. 100 à 370 chevaux et diminue ensuite légèrement.
- Ce rendement élevé qui mérite d’être signalé, est dù à ce que la plus grande partie, des perles se produit dans le cuivre. De plus, malgré le grand nombre de pôles favorisant la dispersion, on est arrivé par un choix judicieux des dimensions des trous, et par une bonne répartition des enroulements, à des fuites magnétiques assez faibles ; ce qui, joint à la faible densité des lignes de force dans l’entrefer, a permis d’arriver, en charge, à un décalage des plus satisfaisants, dépassant déjà 0,9 à 3oo chevaux. •— La conséquence directe est que le rapport entre le courant de marché à vide et de pleine charge est de 1 à 5,4 ; pour des moteurs de cette dimension, c’est une qualité des plus précieuses puisqu’elle permet de réduire l’impor-lunee de la composante déwattée qui désaimante directement le champ des génératrices.
- Le glissement est d’environ 3 p. 100, ce chiffre est une conséquence de la longueur de l’enroulement induit ; on aurait pu le réduire, en employant du cuivre de plus grande section dans la partie tournante; mais ce glissement ne réduit pas sensiblement le rendement. L’essai d’isolement a été fait en appliquant une différence de potentiel alternative de 1000 volts entre le bâti de la machine et l’enroulement fixe pendant une heure.
- Au point de vue mécanique, des précautions ont été prises pour que, malgré les irrégularités de l’entrefer, inévitables en dépit dos soins apportés au montage, et les attractions
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- qui on résultent, ni le bâti, ni l'arbre n'aient à craindre de déformations. C'est ainsi que le bâti a ôté muni de trois fortes nervures, et que l'arbre est plus fort qu'il n’aurait été nécessaire, en considérant simplement le poids du rotor sans tenir compte de la flexion. Au surplus le centrage peut se faire très exactement dans le sens vertical, en déplaçant les paliers, dans le sens horizontal on déplaçant le bâti; ces deux mouvements s'obtiennent au moyen de coins de réglage. Cette disposition offre l’avantage que, lorsqu’après un long fonctionnement les coussinets, présentent un peu d’usure, te centrage peut être fait vite et simplement. Le coin est placé de telle sorte que, après qu'on l’a retiré, on peut faire tourner le bâti autour de l’axe; à cet effet sous le bâti, se trouve un cadre en fer â double T muni de quatre galets mobiles, sur lequel reposent les deux nervures extérieures du bâti; la nervure centrale est dentée, et engrène avec un cliquet commandé par un levier visible sur le dessin. — Vu le petit nombre de tours, le graissage à bagues n'avait peut èlre, pas de raison d’être, et on a employé la disposition adoptée sur certaines machines à vapeur : une pompe à huile commandée par une courroie passant sur l’arbre, refoule de l'huile dans les paliers. Les impuretés qui, dans le cycle décrit par l'huile, viennent s’y mélanger, sont retenues par des filtres. Les coussinets sont largement dimensionnés el garnis de métal blanc.
- La mise en court-circuit est obtenue de la môme façon que dans les moteurs ordinaires Alioth. Les trois extrémités de l'enroulement induit sont réunies à trois contacts isolés en forme de coins. — Dans l’axe do l'arbre se trouve un trou dans lequel peut se mouvoir une tig-e cylindrique; cette tige est reliée à une pièce mobile sur l’arbre, qui porte des balais non isolés correspondant aux coins formant contacts. A sa sortie de l’arbre, la tige porte une poignée montée folle, do façon à pouvoir rester immobile quand la machine Lourne. — Pour mettre le rotor en court-circuit, il suffit de repousser la tige dans l’arbre, ce que l’on peut faire facilement à la main.
- Le stator pèse environ 12 tonnes, le rotor 14 tonnes. Ces moteurs sont en fonctionnement depuis plusieurs mois déjà.
- L. Trylski.
- LES SYSTÈMES
- DE TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE A GRANDE DISTANCE
- DE PUPIX, THOMPSON ET REED (* *)
- Le but principal de cette note est d’exposer une théorie mathématique des systèmes de Thom- • son et de Reed, relatifs a la construction de lignes pour la télégraphie et la téléphonie à longue distance, au moyen de méthodes analytiques analogues el de même portée,'pour des cc oscillations forcées », que celles du Dr Pupin pour son propre système (-). Nous allons démontrer que, pour la télégraphie et la téléphonie à grande distance, les lignes construites d’après le système de Thompson ou celui de Reed, se comportent, jusqu’à un certain point, comme une ligne construite d’après le système Pupin.
- (1) Extrait de Eleclrical World and Enginecr, t. XXXVII, p. 440 et 16 mars et *3 mars 1901.
- (*) Voir ia description du système Pupin dans L'Éclairage Électrique, t. XXVIII, p. 168.
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- I. Introduction. — De nombreux inventeurs se sont efforcés d’augmenter le rendement des lignes télégraphiques et téléphoniques de grande étendue. Tous les essais etexpériencesqui ontété faits peuvent être groupés en 2 catégories : la première a trait aux dispositifs employés aux extrémités de la ligne, et spécialement, aux appareils transmetteurs et récepteurs ; la seconde est relative à des procédés spéciaux de construction de la ligne entre les stations transmeltrice et récep-
- Les recherches exposées ci-après concernent uniquement la construction des lignes, et nous ne nous occuperons pas de l'influence de dispositifs spéciaux aux extrémités de la ligne, ni de la construction des appareils transmetteur et récepteur : nous supposerons, dans nos formules (*) que l’impédance de cos deux appareils est nulle.
- Nous devons aux beaux et persistants travaux de M. Olivier Ileaviside, la plupart de nos connaissances théoriques sur la propagation des ondes le long des fils. C’est lui qui nous indique également,, d’une façon générale, comment on doit établir, dans de bonnes conditions, une ligne télégraphique ou téléphonique à longue distance. M. Heaviside a montre qu’on devait porter l’attention d’abord sur les diélectriques, et ensuite seulement sur les conducteurs, que les perfectionnements dans la construction des lignes devaient permettre d'atteindre un double but : diminuer « l’atténuation» et diminuer aussi la tt distorsion », et que ce double résultat pouvait ôte obtenu en augmentant l’inductance de la ligne. Comme ceci est d’une importance fondamentale, nous allons l’expliquer brièvement.
- Comment peut-011 diminuer « l’atténuation » et la « distorsion » par une augmentation de l’inductance? Diminuer cc l’atténuation » c’est diminuer la perte dans la ligne. Quel est donc le rôle que joue l’inductance de la ligne, dans la transmission de l’énergie ?
- Considérons une ligne de transmission présentant de la résistance et de l’inductance.
- D’après la loi d’Ohm, nous avons à chaque instant :
- formule dans laquelle Ee1" est la force éleclromotrice à l’instant t dans la ligne, i la valeur simultanée de l’intensité du courant, R la résistance de la ligne, L l'inductance de la ligne (coeff. de self-induction).
- Multiplions les deux membres de cette équation par idt cl nous obtenons l’équation de l’énergie
- qui peut s’écrire
- (en remarquant que dr = a idi).
- Le second membre représente l’énergie développée dans la ligne, à l’instant t, pendant, l’élément de temps dt. Dans le premier membre, le premier terme représente l’énergie transformée en chaleur (effet Joule) ou énergie perdue dans la ligne ; le second terme est l'énergie accumulée dans le diélectrique. Pour obtenir une transmission d’énergie a haut rendement (maximum), il faut
- (i) Il serait facile de rendre les formules plus générales en y introduisant les valeurs des impédances des appareils transmetteur et récepteur; mais je ne crois pas qu’on puisse arriver ainsi à déterminer nettement l'influence de ces appareils : elle devra être considérée séparément, puisque ce n’est pas le but principal de cet écrit. A ce propos, je crois utile d’attirer l'attention sur l’intéressant mémoire du Dr Brcsig, relatif à l'influence des procédés de transmission et de réception aux extrémités d'un long câble, sur les signaux (LTZ, 1900, i3 décembre). Les mémoires du Créhore et du Dr Squier parus dans Y Amer. Inst. Elect. Eng., sur « Un transmetteur pratique utilisant les ondes sinusoïdales pour la télégraphie par câble a et sur des « Mesures faites au moyen des courants alternatifs sur un câble transatlantique » (mai 1900) méritent d’être signalés à ce sujet.
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- faire en sotie que le premier terme, soit petit, et le second terme grand. C’est dans la ligne elle-même que se produit la perte d’énergie, et c’est dans le diélectrique que l’énergie est accumulée cl propagée le long do la ligne.
- Nous voyons, d après le deuxième terme du premier membre de l'équation, que, pour l’accumulation d’une certaine quantité d’énergie dans le diélectrique, il ne faut qu’une rtlè“p partie du courant, si la valeur de l’inductance est portée de L à ri1 L ; dans ce cas, pourtant, la perte d’énergie par effet Joule est réduite à la n2*4”" partie de sa valeur, si la résistance R reste toujours la même. En d’autres termes, la perte dans la ligne, — et par conséquent te l’atténuation » — est diminuée aussi bien par l’augmentation de l’inductance que par la diminution de la résistance
- Le second but à atteindre est la diminution de la « distorsion ». Des signaux envoyés périodiquement dans la ligne par le transmetteur peuvent être décomposés, d’après le théorème de Fouricr, en une série d’ondes sinusoïdales de fréquences et de phases différentes. Un circuit sans « distorsion v est un circuit qui reproduit, sans modification du décalage, à l’autre extrémité de la ligne, les courants de toutes fréquences, atténués autant que possible, au même degré. Nous savons cependant que « l’atténuation » augmeute avec la fréquence, comme on le montrera dans le ohap. III. On y montrera aussi qu’on empêche cette atténuation en augmentant l’inductance. Dans le cas limite où l'inductance par unité de longueur de la ligne est grande en comparaison de la résistance, la vitesse de propagation et l’atténuation deviennent indépendantes de la fréquence, ce qui revient a dire que toutes les fréquences (les courants de toutes fréquences) seront transmises avec la même vitesse de propagation, et atténuées au même degré.
- Il résulte cle tout ce qui précède, qu’une ligne télégraphique ou téléphonique pour grande distance, pour être établie dans de bonnes conditions, doit avoir une grande inductance.
- TI. Distribution nus sourcks d’inductance le long de la ligne. — Ce résultat général de la théorie de Ileavisidc ne suffit pas, pourtant, pour réaliser une application pratique, mais il provoque la question suivante : Comment faut-il répartir les sources d’inductance ? Dans un cas ordinaire de transmission d’énergie, la capacité de la ligne peut être compensée par remploi judicieux de bobines de réactance au poste transmetteur ou au poste récepteur. Mais ce moyen ne conviendra évidemment pas quand il s’agira de propager des ondes sur des lignes de grande étendue. 11 est nécessaire, dans ce dernier cas, de distribuer les sources d’inductance à intervalles égaux tout le long de la ligne.
- La théorie de Jîeaviside n’a pas indiqué à quelles distances les unes des autres on doit placer les sources do réactance. C’est cette lacune qui a longtemps empêché l’application pratique de
- C’est à M. le l)r M. J. Pupin (2) que revient le mérite d’avoir posé le problème mathématique relatif à cette question, d'avoir développé les méthodes analytiques pour le résoudre, et enfin de l’avoir résolu dans le cas particulier de bobines d’inductance distribuées à intervalles égaux, en série, le long de la ligne de transmission.
- Ce système particulier a été indiqué, en premier lieu, si je ne me trompe, par M. Olivier llea-viside, en 1893.
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- Dans un mémoire publié en 1900, M. le Dr Pupin a exposé la théorie mathématique de ce système, et donné une règle pour la détermination des distances auxquelles les bobines doivent être placées les unes des autres.
- Le schéma [fig. 1) représente ce système.
- Indépendamment de ce dispositif, deux autres systèmes de distribution des sources d’inductance le long de la ligne, ont été proposés et brevetés h une date antérieure.
- [,'un d’eux est le svstème défendu par le professeur 5. I'. Thompson dans un mémoire lu au Congrès d'électricité de Chicago eri 189,3 {'), Dans son discours présidentiel à la British institu-
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- Fig. 1 à 4. -
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- Dispositions Pupin, XI«ot
- ltocd.
- tion of Electr. Engineer en 1899 M. Thompson sollicite de nouveau un essai expérimental de son système. Ce qui caractérise ce dernier, c’est l’insertion, en dérivation sur la ligne et a grande distance les unes des autres, de bobines de résistance et d’inductance propres. 'Ce système est représenté schématiquement parla ligure 2.
- L’autre système est celui qui a été breveté par M. C. .1. Reed en 189,! (3).
- Il consiste à diviser tout le circuit en une série de circuits partiels reliés entre eux par l’intermédiaire de transformateurs, de telle sorte que l’enroulement secondaire d’un transformateur forme un circuit fermé avec l’enroulement primaire du transformateur suivant.
- Le schéma (fig. 3) représente ce dispositif.
- Dans le chapitre VII, nous montrerons que ce système (4) équivaut mathématiquement à une combinaison des systèmes Pupin et Thompson.
- J’ignore si l’on a publié une théorie de la propagation des ondes dans, les lignes construites d’après les procédés de Thompson et de Reed. Dans la conclusion de son mémoire de 1900, M. le T)r Pupin fait remarquer brièvement que les deux cas représentés par les figures r et 1 peuvent être obtenus par les méthodes qu’il a employées pour l’analyse de son système particulier (fig. 1), mais il ne donne pas l’analyse de ces deux cas.
- Comme je crois que, indépendamment du système Pupin, les systèmes Ihompson et Reed pour la construction des lignes, peuvent aussi jouer un rôle important dans le développement futur de la télégraphie et de la téléphonie à grandes distances, j’ai établi la théorie de ces deux derniers systèmes. Les méthodes analytiques employées dans ees recherches sont, en tous points, analogues à celles employées par le Dr Pupin.
- III. P n o pag at ton des ondus dans UNE ligne uniforme. — Il est intéressant de résumer ici en quelques mots la théorie de la propagation des ondes dans une ligne uniforme (fig. 4)- Pour avoir une théorie complète de ce cas, le lecteur n’aura qu’il se reporter au mémoire de 1899 du Dr Pupin, chap. I et à son mémoire de 1900, deuxième partie, chap. I.
- (*) E. W.. 1893, 2. septembre, ElecL. Eng., 1898, 3o août.
- (2) London Electrician. novembre 1899.
- li 2) Je remarque que ce système de transformateurs dislribués le long de la ligne a aussi été indiqué par le pro-
- fesseur S. P. Thompson dans son mémoire de i8g3 à Chicago.
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- La ligne est une boucle de fil AR. En À sc trouve le transmetteur qui envoie dans la ligne une force électromotrice de valeur Re'fI.
- En B se trouve le récepteur. Mous supposons que l'impcdance du transmetteur et celle du récepteur sont = o.
- Soient R, L, et G la résistance, 1 inductance, et la capacité par unité de longueur de la ligne. R est mesuré cil ohms par miile (anglais), L en henrys par mille, C en farads par mille. Soit y l’intensité du courant en ampères à une distance quelconque s comptée en milles anglais à partir du transmetteur À, et soit £— l—s.
- T/équalion différentielle de y est alors
- Cette équation est satisfaite par l’intégrale donnée par le I)!' Pupin pour toutes les valeurs de K, et K, proportionnelles à E eipt :
- _ M® - C (—p*L + ipK)
- (3)
- M a -f- ip.
- » = \/V'’K + RJ+/' [-l I
- ? =V/~rpC !Vi>iLi+1(! p'-J )
- K, et K, peuvent être déterminés par les équations limites en A et B ; cela dor
- ipCEeipt cos _\I£
- •' — aM pin Ml
- (U
- Si la force électromotriec exercée en A sur la ligue est la partie réelle de Eetpt, l’intensité du courant est la partie réelle de y dans (5). La longueur de l’onde X est :
- le laeteur correspondant à l’atténuation est
- expressions dans lesquelles a et |j ont les valeurs (4)- '
- On verra que, puisque = a tz X, où X est la fréquence, la constante qui détermine l’atténuation est d’autant plus grande que la fréquence est. plus grande, c’est-à-dîre que des fréquences plus grandes sont plus atténuées que des petites. Mais on verra ausssi que la constante [3 diminue quand I. augmente. Dans le cas limite, où pL est grand, en comparaison de R, la vitesse de propagation est
- t> _ _P___ 1
- ELC
- et la constante devient
- p-ïs/ï
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVIII. — N» 35.
- c’est-à-dire que v et ^ sont, indépendants de p, et toutes les fréquences sont transmises avec la même vitesse de propagation, et atténuées au même degré, comme cela est indiqué dans la discussion générale de la théorie de Ileaviside, au chapitre 1.
- IV. Equivalence entre les conducteurs non uniformes et les conducteurs uniformes qui leur correspondent. — Si la ligne de transmission n est pas un conducteur uniforme, mais si elle comporte des sources d’inductance distribuées uniformément le long de la ligne, comme dans les systèmes Pupin, Thompson et Reed, la question qui se pose est la suivante : Comment faut-il distribuer ces sources d’inductance pour obtenir un résultat avantageux ?
- Si elles ne sont pas réparties de. façon convenable, il se produira des effets nuisibles dûs à des réflexions, el la transmission sera plus mauvaise que sur une ligne uniforme.
- Dans son mémoire de 1900, Tupin a formulé ce problème mathématique de la façon suivante : « Dans quelles conditions des conducteurs non uniformes sont-ils équivalents à des conducteurs uniformes qui leur correspondent? » Cette question aune grande importance, et il est nécessaire de bien la comprendre. « Dans quelles conditions » signifie : pour quelles distances entre les sources d'inductance et pour quelles longueurs d’ondes {ou fréquences) ? Être ce équivalent » signifie : avoir des ondes approximativement de même longueur, et la même constante qui détermine l’atténuation. Le «. conducteur uniforme correspondant » est un conducteur dont la résistance, l’inductance et la capacité sont distribuées uniformément, tandis que la résistance totale, l’inductance totale et la capacité totale de ce conducteur sont égales à colles du conducteur non uniforme considéré.
- Pour son système de bobines d'inductance montées en série, Pupin a établi la règle suivante, qui peut être exprimée commodément par l’introduction du terme « distance angulaire » entre les bobines d’inductance, défini par l’équation
- dans laquelle l est la distance (en milles) entre deux bobines d’inductance successives, et h la longueur d’onde (en milles). La règle do Pupin appliquée à son type de conducteur non uniforme est la suivante : 11 existe entre le conducteur non uniforme el le conducteur uniforme qui lui correspond le même rapport qu’entre le sinus -l- el l’arc — .
- (àsuivro).
- F.-F. Roeueh.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- DISTRIBUTION
- Supports et tendeurs pour lignes aériennes de très longue portée. The Electrical World, •t- XXXVll, p. 964, « juin 1901.
- Ces appareils ont été imaginés et construits spécialement pour la. ligne aérienne qui traverse le détroit de Carquinez, Californie, et dont nous avons décrit l’installation dans notre Supplément du ay juillet (p. xliii:.
- Les supports isolants sont construits pour résister a un effort de traction de 3 024 kg (y 000 liv. angl.) ; leur isolement correspond 10000 volts. Ils se composent chacun de 6 isolateurs en porcelaine à triple cloche (celle extérieure ayant un diamètre de 42,0 cm), fixés par leur base sur des madriers ignifugés et recouverts d’un vernis isolant. Ces isolateurs sont placés par trois sur deux rangs (fig. 1), et supportent un plateau sur lequel est adapté une
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- Les tendeurs isolateurs (fig. 3j, sont compo- i garniture de micanite, dans un réservoir à huile, ses d’une tige centrale en acier qui pénètre, en Cette tige est terminée par deux écrous ; l’écrou passant par un entonnoir en porcelaine et une ! intérieur, très large, s’appuie, à travers les gar-
- nitures de micanite, sur un collier extérieur en acier dans la gorge circulaire duquel viennent s'adapter les deux griffes renforcées d’un joug en acier encadrant le tout. La queue de la tige de traction reçoit l’extrémité du câble aérien ; le joug reçoil la chaîne ou le câble d’attache en terre qui se trouve ainsi isolé du câble conducteur de courant.
- Dans l’installation qui nous occupe, ces appareils sont montés par deux en tandem pour chaque câble aérien de façon à assurer son parfait isolement. La ligure 4 montre la disposition de ces appareils sur l'un des câbles de la ligne passant le détroit de Carquinez. L’ancrage se
- compose d’une solide tige de fer dont les nom-
- breuses branches sont cimentées dans un bloc de béton. L’ensemble des appareils tendeurs-
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- 33a L’ÉCLAIRAGE
- isolateurs est abrité sous une construction dans laquelle on accède par une porte latérale; une grande vitre, percée au centre d’un trou par le passage du câble aérien, en terme l’entrée de
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- TRACTION
- Appareil de sûreté Schonberger pour ligne aérienne de tramways électriques. Eleki><>-technischc Zeitschrift, t. XXII, p. 4^2, 3o mai jgoi.
- Bien des appareils ont été construits alin de préserver les lignes de télégraphe ou de téléphone de tout danger, lorsqu’une de ces lignes vient à tomber sur le 01 aérien d'une ligne de traction.
- La première condition à remplir, pour écarter tout danger â la suite de la rupture d’un fil, est de mettre immédiatement hors circuit la portion de ligne où l’accident s’est produit.
- T-'appareil. présenté par \l. ITugo Schonberger de Vienne réalise automatiquement ce déside-
- La ligure i nous permet de nous rendre compte de suite du mode do fonctionnement de
- l’appareil, la figure 2 nous donne une coupe de l’appareil mémo.
- Au-dessus de la ligne de traction a on tend un fil protecteur b, ce fil est divisé en autant de sections que la ligne aerienne de traction elle-même, sections isolées l’une de l’autre à l’cn-droil où est branché le câble d’alimentation g.
- Daus le voisinage de ces endroits, aux inai-
- ÉLECTRIQUE T. XXVIII. — N° 35.
- sons ou sur les mâts sont placés des interrupteurs A à déclenchement magnétique. Ces interrupteurs sont muuis d'une trappe, pivotant à la partie inférieure autour d’une charnière et retenue à la partie supérieure par deux cliquets opposés et s’agrafîant l’nn dans l’autre au repos, dont l’un réglable par la vis z, sert d'armature à 1 électro-aimant .v dont l’enroulement est relié d’une part an fil de protection b, et d'autre part au rail S.
- A la trappe est fixée une plaque isolante p. qui elle-mèuie porte une plaque en fer q, sur laquelle sont vissés les deux couteaux qui pénètrent dans les balais réunis aux deux extrémités du câble d’alimentation g.
- Supposons qu’un fil téléphonique mi téléo-ra-phique rompu tombe sur b, il viendra également en contact avec a. un courant passera donc dans Vélectro-uimanl, Le noyau s’ai mante et attire son armature, par suite le cliquet w' perd son soutien, la trappe tombe ainsi que la plaque de fer q qui entraîne les couteaux dont elle est munie, et interrompt ainsi le courant dans le circuit où l’accident s’est produit ; 011 peut alors enlever facilement le fil du télégraphe. •
- P. D.
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- Appareils portatifs pour la vérification de l’éclissage électrique des rails.
- L’intensité des courants vagabonds, sur les lignes où le rail sert de conducteur de retour, dépend en majeure partie de la qualité des joints, autrement dit. de leur résistance olimiquc. Leur vérification, immédiatement après la pose ou quand la ligne est en service, a donc une importance capitale et exige un dispositif très simple, a cause des nombreuses opérations à effectuer.
- I. Appareil de l’Allcemeine Eleictricitæts-Gesellschaft. — Il consiste en un galvanomètre différentiel semblable à son galvanoscopc ; il n’exige pas une source d’énergie étrangère ; il emprunte à la ligne elle-même le courant nécessaire à la mesure. Il repose sur le principe suivant : si on connecte les quatre bornes du galvanomètre différentiel à quatre points a, h, c, d (fig. i) d’une barre métallique, le courant, qui traverse cette dernière dans le sens de la flèche.
- T
- i
- se dérive dans les circuits amb, et end du galvanomètre. Si les résistances des portions ab et cd sont égales, l’aiguille reste au zéro. Dans le cas contraire, elle éprouve une déviation d autant plus grande que les résistances des segments diffèrent elles-mêmes davantage. En faisant glisser l’un des contacts, d par exemple, sur la barre, on peut toujours trouver un point pour lequel l’aiguille revient au zéro. Au point de vue électrique, le raisonnement subsiste encore si b et c se confondent, ou si les deux conducteurs sont réunis en un seul.
- De cet exposé résulte la manipulation suivante. Pour faire un essai, on installe le galvanomètre à proximité de la voie de sorte que l’aiguille soit au zéro. (Un homme peut aussi porter l’appareil en bandoulière). Les fils i et a (fier, a), sont réunis aux deux extrémités d’un rail, au moyen de cannes d un mètre de long {fig. 3), terminées par des pointes très acérées pour avoir un bon contact. Le troisième lil est mis de la même manière en relation avec le rail voisin, sur lequel on fait glisser le contact jus-
- qu'à ce que l’aiguille du galvanomètre revienne au zéro. Alors la résistance de ab est égale à la résistance de bd augmentée de la résistance R du joint. L’étalonnage de la boite ne donné pas R en ohms, mais en longueur de rail ; par exemple, on dira que la résistance équivaut à
- i.5o m do rail. De l’égalité R = ab — bd, ou conclut que l’éclisse est parfaite si ab —: bd; pratiquement on devra refaire l’éclisse toutes les fois que le galvanomètre donnera pour R des valeurs supérieures à 20 p. 100 de ab.
- En désignant par 0 la longueur ab, par y la lougueur bd, par p le poids du rail en kg par mètre, la résistance en ohms du joint sera dounée par la formule :
- dont nous donnons plus loin l’explication.
- L’exactitude des mesures est indépendante des variations que peut subir le courant de la ligne, mais il est essentiel que les points de contact aient la plus faible résistance possible et que les fils de connexion soient rigoureusement identiques ; aussi ces derniers sont-ils livrés avec l’appareil. Le galvanomètre est enfermé dans une boîte qui peut se porter à la main ou en bandoulière ; son poids ne dépasse pas 4 kg ; la longueur des cannes est de io5 cm.
- II. Appareil »b Siemens et IIalske^1). — En
- (i) Cet appareil est en vente chez MAI. Ch. Rousselle et Ch. Tournaire, ingénieurs constructeurs électriciens, 5a, rue de Dunkerque (Paris), qui ont eu l'obligeance de nous communiquer ces renseignements.
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- principe, il est identique au précédent; il en diffère seulement en ce que le galvanomètre différentiel est remplacé par un voltmètre différentiel d’une très grande sensibilité, puisqu’il donne le millième de volt.
- La tige de contact A comporte deux pièces de contact mobiles a et b en acier (fig. 4)- La distance de chaque contact au milieu de la tige est
- donnée sur une échelle m. La tige qui est munie d’une poignée supporte une petite table d munie de 2 fourches sa pour recevoir le voltmètre, Les fourches s sont en communication avec les pièces de contacta et b à travers l’échelle et les vis de fixation e. L’appareil complet comprend en outre une deuxième tige de contact B et le voltmètre différentiel C. Ce voltmètre est un petit instrument à aimant fixe et à bobine mobile, d’après le système Deprez-d’Arsonval. Ses indications sont, par conséquent, indépendantes des courants intenses qui circulent dans le voisinage et des autres influences magnétiques extérieures. La bobine est suspendue eutre deux rubans fins en bronze, tendus par deux ressorts à spirale; ces ressorts sont en môme temps deux arrivées de courant à la bobine; une troisième spirale forme une troisième arrivée de courant. L’instrument est pourvu de 3 bornes correspondant à ces 3 arrivées de courant, un commencement et une fin des deux enroulements étant reliés ensemble. Afin de pouvoir transporter l’appareil sans danger, il est muni d’un arrêt pour l’aiguille. On libère l’appareil en enlevant la vis moletée. Le voltmètre porte vis-à-vis de cet arrêt une touche t reliée à une borne g à droite de l’arrêt ; à cette borne g est relié le conducteur commun des deux moitiés de l’enroulement; en abaissant la touche t, on ferme le circuit et, en tournant la
- touche abaissée, celle-ci reste enclenchée et le circuit est fermé à demeure. Les bornes g et h sont reliées à deux glissières à l’aide desquelles l'instrument peut être fixé sur les fourches s et est ainsi mis en communication avec les pièces de contact a et b. En mettant le voltmètre en place, il faut avoir soin que la troisième borne i soit éloignée de la tige A. L’échelle de l’instrument est divisée en millivolts, une division représentant un demi-millivoît. L’échelle est légèrement mobile afin de pouvoir être mise exactement au zéro. Un étui en cuir avec courroie sert au transport de l’inslrument.
- Les mesures peuvent être faites, soit pendant la marche avec le courant variable de la station, soit pendant les arrêts avec courant constant. Dans le premier cas, les pièces de contact a et b de la tige A sont placées à une certaine distance l’une de l’autre, soit environ o,y5 m et les vis sont serrées. Cette distance doit à peu près correspondre à la longueur du fil de cuivre du joint. On fixe ensuite le voltmètre sur la petite table, on retire l’arrêt et on met l’échelle au zéro. La borne i du voltmètre est à relier à la borne k de la tige de contact B à l’aide du conducteur flexible qui est joint à l’appareil. On pose ensuite la lige du contact A sur le rail au-dessus d’un joint, de façon à ce que les pièces a et b soient bien en contact avec le rail. On attend que le rail soit parcouru par un courant assez fort donnant sur le voltmètre une déviation bien visible. On pose alors la seconde tige de contact B à environ quatre mètres de distance sur le rail, de façon à avoir également un bon contact. Si maintenant on obtient une déviation en sens contraire, le joint de rail est bon ; dans le cas contraire, il doit être considéré comme mauvais. Pour mesurer la résistance, on déplace la tige B sur le rail, jusqu'à ce que le voltmètre n’accuse plus de variation durable. Soit S mètres la distance entre les pièces de contact b et c et soit d’autre part y mètres la distance entre les contacts a et b ; le joint de rail aura une résistance correspondant à une longueur de rail de o — y mètres. En admettant que la résistance d'un rail de un mètre de longueur soit égale à o,2D. — . io-3 ohm, p étant le poids du rail en kilogrammes par mètre, la résistance à mesurer sera égale k 0,2$ . —p-ï- . io'3 ohm. Comme le poids du rail est toujours connu, on pourra
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- toujours déterminer à l’aide de cette formule la résistance en ohms. En pratique, cependant, il est préférable de considérer la longueur de rail qui a la même résistance que le joint.
- Si l’on veut faire la mesure avec courant constant de 5o à ioo ampères, on procédera d’une façon plus simple sans la seconde tige B. Dans ce cas, un seul homme suffira. A cet effet, on placera la tige de contact A avec le voltmètre sur un bout de rail continu dans le voisinage du joint. On observera la déviation après avoir abaissé la touche ; ensuite on placera l’appareil sur un joint et on observera de nouveau la déviation. Si cette dernière déviation est au maximum 3 ou 4 fois aussi grande que la première, le joint de rail est bon-, dans le cas contraire, il faudra le considérer comme mauvais. Soit la déviation dans le premier cas a millivolts, dans le second cas, p millivolts et soit y mètres la distance entre les pièces de contact a et' b ; la résistance du joint correspondra alors à uue longueur de rail de ——— y mètres (*). Dans certains cas cette valeur peut être négative, lorsque grâce au fil de cuivre la conductibilité au joint de rail est meilleure que celle du rail continu. Eu faisant les mêmes suppositions que plus haut, on obtiendra la résistance du joint en ohms égale a
- p désignant de nouveau le poids du rail en kilogrammes par mètre. B. K.
- TÉLÉGRAPHIE
- Le télégraphe Rowland, par G. Robichon.
- Journal télégraphique de Berne, t. XXV. p. 6, -j5, 73 et
- Parmi les appareils télégraphiques exposés
- dans la sectiou électrique américaine de l’Exposition universelle, le télégraphe de Rowland a beaucoup attiré, l’attention desspécialistes. Dans le Journal Télégraphique, M. G. Robichon a consacré à cet appareil une série d’articles que nous reproduisons.
- S’il n’y avait quelque puérilité à employer une expression dont on a tant abusé à propos de la récente Exposition universelle et qui éveille à l’esprit plutôt l’idée d’une « attraction » que d’un appareil scientifique, nous dirions, écrit M. Robichon, que le télégraphe Rowland fut le clou de l'exposition télégraphique.
- La forme tout à fait nouvelle donnée aux différentes parties de l’appareil , la disposition originale des récepteurs impriman Lies télégrammes, non plus sur une bande, mais sur une feuille de papier; le fonctionnement quelque peu mystérieux du système (dont certains organes étaient habilement dissimulés) ; l’ingéniosité des dispositions mécaniques adoptées ; la complexité des circuits électriques ont vivement piqué la curiosité des visiteurs et plus particulièrement des télégraphistes.
- Nous ne pouvons songer à donner ici une description complète de cet intéressant appareil ; son mécanisme, assez compliqué, ne saurait être bien compris sans quelques figures explicatives qu’il nous a été impossible d’obtenir, et que nous n’avons pu reproduire de mémoire. Nous nous bornerons donc à exposer le principe, à en indiquer le fonctionnement et â signaler en passant quelques-uns des dispositifs les plus ingénieux imaginés par 1 inventeur.
- Principe de Vappareil. — Le système télégraphique inventé par II.-A. Rowland, professeur à Baltimore, est un appareil multiple imprimeur disposé pour effectuer 4 transmissions simultanées dans un seul sens. L’installation des appareils en duplex, d’après une des méthodes connues, permet d’obtenir simultanément 4 transmissions en sens inverse. Le montage en duplex est donc indispensable pour l’utilisation de cet appareil dans un service d’exploitation télégraphique.
- Voici maintenant le principe sur lequel il est basé : Qu’on imagine une petite machine dynamo-électrique à courants alternatifs, mue par un moteur quelconque et reliée, par l’intermédiaire d’une ligne télégraphique, à une seconde machine
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- L’ÉCLAIR AGE
- dynamo-électrique à courants alternatifs, qui joue le rôle de réceptrice.
- La ligne sera constamment parcourue par des courants électriques périodiques, alternativement positifs et négatifs, qui, agissant sur la dynamo réceptrice, l’obligeront à tourner en Synchronisme avec la génératrice.
- La transmission des signaux s'effectuera en retranchant, au départ, pour chaque signal, une ou plusieurs demi-longueurs d’onde du courant alternatif et en rendant manifeste cette suppression, à Varrivée, par la position occupée par une armature d’édectro-aimant polarisé. Cette position pourra être utilisée pour fermer en temps opportun un circuit électrique dans d’autres électro-aimants, lesquels ont pour fonction de provoquer la mise en jeu d’organes destinés à produire 1 impression des caractères représentés par les signaux transmis.
- l.a figure i représente la courbe sinusoïdale des courants alternatifs, au départ, et la figure a indique la modification apportée a cette courbe
- par la suppression des 3e et 6e demi-périodes.
- Il convient de remarquer tout d’abord qu’étant donnée la manière dont le svnchronisme est établi et maintenu entre l’appareil de transmission et celui de réception, au moyen des courants alternatifs qui parcourent la ligne quand le manipulateur est au repos, la manœuvre de ce manipulateur ne doit avoir, à aucun moment, pour effet de supprimer totalement ces courants alternatifs, ni même d’en retrancher la majeure partie, sous peine de compromettre cc synchvo-
- En second lieu, ainsi qu'on le verra par la suite, les courants alternatifs ne sont pas, à l’arrivée, reçus directement daus la dynamo réceptrice, comme nous l’avons supposé plus haut, mais bien dans un relais dont l’armature, sous l’influence de ces courants, oscille eontinmdlç-
- ÉLECTR1QUE
- ment entre ses deux butoirs. La. suppression
- ture dans la position où l’a placée l’onde qui précède immédiatement celle supprimée. Mais l’onde qui vient immédiatement après collc-ei a encore pour effet de maintenir l’armature dans cette même position, de sorte que, en fait, le retranchement d’une onde positive ou négative immobilise l’armature du relais pendant trois demi-périodes consécutives.
- Il résulte de cette disposition qu’il n’est guère possible de rendre manifeste la suppression de a ondes successives, puisque le retranchement ou le maintien de la seconde produit le même effet sur le relais récepteur.
- Ce sont sans doute ces considérations qui ont amené l’inventeur à faire usage de ii demi-périodes ou ondes par secteur et à effectuer la transmission des signaux par le retranchement, pour chaque sigual, de deux on des non successives.
- Il est facile de voir qu’il est possible d’obtenir ainsi 45 combinaisons différentes (1), ce qui est grandement suffisant. M. Rowland n’en utilise d'ailleurs que 41, dont voici l'affectation :
- 26 servent à représenter les lettres de l’alphabet (y compris le W) ;
- 8 correspondent aux chiffres 2, 3, 4> 5, 6, y, 8 et 9 (les chiffres 1 et o sont imprimés, comme dans la plupart des machines à écrire, avec les mêmes caractères que les lettres I et O) ;
- 3 sont affectées aux 3 signes de ponctua-
- 1 représente le signe spécial indicatif des dollars, d’un frequent usage aux Etats-Unis ;
- Enfin 3 combinaisons sont uniquement affectées ii obtenir les 3 déplacements différents du papier. Ces déplacements, nécessités par 1 impression des caractères suivant des lignes transversales sur une bande de papier d’une largeur do i5 cm. qu’on découpe entre chaque télégramme, sont les suivants : in déplacement transversal pour la séparation des mots ; 2° retour en arrière pour l’impression d’une nouvelle ligne ; 3° déplacement longitudinal pour l’espa-ment des lignes. .
- Transmission des signaux. — La transmission s’effectue au moyen d’un manipulateur alphabétique dont le clavier ressemble à celui d’une
- (1 ; 1 2 + 3 -|- 4 -f- > + ü + 7 + B + 9 — 1 > •
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- Ce clavier se compose de 4 rangées parallèles de 10 louches on boutons el d’une barre transversale inférieure servant à produire l’espacement des mots.
- L’abaissement d’une touche détermine, par T.intermëdiaire d’un levier horizontal L (fig. 4)> articulé en son milieu, le soulèvement de 2 lames
- Fig. 3.
- métalliques Lt faisant partie d’un groupe de 11 lames semblables, coudées deux fois à angle droit, portées par un axe commun O' autour duquel elles peuvent pivoter. Les prolongements b des lames soulevées viennent se mettre en communication chacun avec un ressort de contact r porté par une réglette en substance isolante F fixée à la partie postérieure du manipulateur.
- Les 41- leviers horizontaux L présentent à leur extrémité d des évidements différemment disposés pour chacun d eux, de telle sorte que chaque
- Fig. 4.
- levier commande le soulèvement d’un groupe de 2 lames non contigufis, différent, pour chacun d’eux.
- La figure 3 représente l’ensemble de 1 r lames de communication qui peuvent être soulevées deux à deux.
- La mis.e en contact d’une lame de communication avec son.ïessort de contact a pour effet, en fermant le. circuit d’une pile locale dans un électro-aimant • par l’intermédiaire d un contact de
- distributeur, d’interrompre pendant un temps très court l’envoi sur la ligne des courants alterr natifs produits par le générateur.
- La figure 5 montre comment ce résultat peut être obtenu.
- Fig. 5.
- En M se trouve le manipulateur représenté par les 11 lames de communication L, et les 11 ressorts de contact r; chacun de ces 11 ressorts est relié à un des segments métalliques formant le distributeur D , sur ces segments métalliques ou contacts presse un frotteur f également métallique, porté par un bras B en communication élecLrique avec l’entrée d’un relais R, dont la sortie est reliée à l’un des pôles d’une pile locale p. L’autre pôle de la pile p communique avec les 11 lames L'.
- Il est facile de voir que, de la sorte, si le bras B est animé d’un mouvement de rotation dans le sens de la flèche, le soulèvement d’une lame de communication Lt déterminera l’attraction de l’armature a du relais R pendant le temps du passage du frotteur f sur le contact relié au ressort r en communication avec la lame soulevée.
- Or, l’armature a du relais R sert de liaison entre la ligne L et le générateur h courants alternatifs G, dont un des balais est relié au butoir// du relais et l’autre a la terre.
- D’autre part, Taxe A du distributeur D est commandé, par l’intermédiaire d’un pignon et d’une roue d’engrenage, par l’axe du générateur G, de telle sorte que le passage du frotteur f sur les contacts successifs du distributeur corresponde exactement à la production dans le générateur des ondes alternativement positives et négatives. Un léger déplacement de la couronne du distributeur permet d’obtenir cette coïncidence d’une manière parfaite.
- On voit ainsi que le soulèvement d’une lame de communication intercepte l’onde positive ou négative produite dans le générateur au moment
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVIII. — Nn 35.
- où le frotteur du distributeur passe sur le segment relié au ressort en contact avec cette
- 11 est important, pour produire un effet utile, que le soulèvement des lames de communication correspondant à l’envoi d’un sigual déterminé soit effectué avant l’arrivée du frotteur du distributeur au commencement du secteur occupé par les ii segments en relation avec les 11 ressorts de contact du manipulateur, et il est nécessaire que les lames restent soulevées pendant tout le temps employé par le frotteur pour parcourir ce secteur.
- Ce double résultat est obtenu par le dispositif
- Au-dessus des lames de communication se trouve un électro-aimant E (fig. 4) dont l’armature a porte une barrette transversale c, qui passe au-dessus de toutes les lames. Celles-ci sont munies chacune d'un petit appendice c en forme de crochet, qui, lorsque l’armature de l’électro-aimant E est au repos, vient buter contre la barrette e et empêche les lames de se soulever. À chaque tour du distributeur, le courant d’une pile locale est envoyé dans l’électroaimant E, qui, attirant son armature, fait se dérober la barrette c et laisse soulever les lames de communication L, commandées par les leviers L. Aussitôt que le courant local, d’ailleurs très court, est interrompu, l’armature a revenant au repos, la barrette c pénètre au-dessous des crochets des lames soulevées et empêche ces lames de redescendre, les maintenant ainsi en contact avec les ressorts r pendant un tour complet du bras du distributeur.
- Ce système d'accrochage, très simple et très ingénieux, fonctionne parfaitement bien. Il sert également à donner le rythme de la manipulation, non seulement par le léger bruit que fait l’armature a lorsqu’elle est attirée par T électroaimant E, mais encore parce que l’agent du manipulateur, en appuyant sur les touches, sent, au moment où la barrette c se dérobe, celles-ci s’enfoncer davantage, et est ainsi averti qu’il a bien appuyé sur ces touches en temps utile.
- Enfin, il est important également, l’impression des caractères ayant lieu, comme nous l’avons dit, suivant des lignes transversales sur une large bande de papier, que l’agent manipulant soit avisé du moment où une ligne est sur le point d’être terminée, afin qu'il puisse com-
- mander en temps utile, au moyen de la touche spécialement affectée à cet usage, le retour en arrière du papier pour l’impression d'une nouvelle ligne.
- A cet effet, le manipulateur est muni d’une douzième lame de communication (non représentée sur les figures), qui se soulève chaque fois qu’une touche quelconque est abaissée. Dans ce mouvement, cette lame presse contre un ressort de contact et ferme le circuit d’une pile locale dans un électro-aimant dont l’armature agit, au moyen d’un cliquet sur une sorte de compteur qui indique à chaque instant à l’agent manipulant la position de la bande de papier sous la roue des types. Un petit timbre avertisseur, commandé par le compteur, prévient l’opérateur, comme dans les machines à écrire, quand il ne reste plus que quelques caractères à imprimer pour terminer la ligne.
- Réception des signaux. — Au poste d’arrivée, la ligne L aboutit à l’entrée des bobines d’un relais polarisé R, dont la sortie est à terre.
- Ce relais, d’une construction particulière, possède 2 armatures, s, et s,2, indépendantes l’une
- de l’autre, mais qui oscillent ensemble lorsque le relais est actionné.
- Chacune de ces armatures a une fonction bien distincte : la première sert à la réception des signaux et la seconde au maintien du synchronisme .entre les frotteurs dos deux distributeurs correspondants. Nous allons indiquer successivement, en nous aidant de la figure 6, le fonctionnement de ces organes.
- Les deux buttoirs de l’armature Sj communiquent : l’un avec le pôle positif d’une pile locale p{ et l’autre avec le pôle négatif d’une seconde pile locale pv L'armature si elle-même est reliée
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- avec le bras B d’un distributeur de réception D, semblable à celui du poste de transmission, et dont la couronne porte un nombre égal de segments métalliques, mais dont ceux-ci, plus courts, sont un peu séparés les uns des autres par la substance isolante dans laquelle ils sont
- Ces segments, groupés par séries de 11, — dont une seule, correspondant aux 11 contacts du distributeur de transmission, est représentée sur la figure 6, — sont reliés respectivement à l’entrée des bobines d’autant de relais polarisés, R,, R.,, Rs.....Ru, que nous appellerons
- refais c0fn61na.teu.rs.
- Le circuit des piles locales /?, ou se complète ainsi par les segments du distributeur D, sur lesquels passe successivement le frotteur /, tournant en synchronisme avec celui du distributeur D, et par les fils des bobines des relais combinateurs reliés à ces segments, pour faire retour, par un fil commun, aux deux pôles libres des piles locales.
- Sous l’influence des courants alternatifs émis parla génératrice G du poste transmetteur, qui, après avoir parcouru la ligne, traversent les bobines du relais R, les armatures s, et s, oscillent constamment entre leurs butoirs respectifs. Or, le disque D, sur lequel sont fixées les segments métalliques du distributeur, est. ajusté sur son axe central, autour duquel il peut recevoir un léger déplacement, de telle sorte que le passage du frotteur f sur chacun des contacts successifs du distributeur se produise exactement pendant que chacune des ondes successives du courant alternatif se manifeste dans le relais R par la position prise par l’armature sâ soit contre l’un de ses butoirs, soit contre l’autre.
- On voit ainsi que les relais combinateurs Rj à R sont alternativement traversés par des courants de sens inverse, c'est-à-dire que les relais impairs R1? R3, Rs. ... Ru étant traversés par un courant positif, par exemple, les relais pairs R2, R,(, R8.....R19 le seront par des courants
- Pour que ces courants inversés produisent un effet identique sur les armatures de tous ces relais, l’entrée du courant dans le fil des bobines de chacun d’eux a lieu alternativement soit par une extrémité, soit par l’autre, ce qui produit le même effet que si l’enroulement des bobines était réciproquement de sens inverse. Enfin, ces relais
- sont réglés pour que leurs armatures conservent la position qui leur a été donnée dans le dernier courant qui a traversé les bobines.
- Ainsi, lorsque les courants alternatifs parviennent régulièrement au poste de réception, c’est-à-dire lorsqu'aucun signal n est transmis par l’autre poste, les deux armatures du relais de ligne R oscillent incessamment entre leurs butoirs, et les armatures des relais combinateurs sont toutes immobiles contre leur butoir de gauche, nommé butoir de repos, qui est isolé.
- La transmission d’un signal s’effectue, comme nous l’avons dit, par l’interruption du courant alternatif pendant deux demi-périodes non consécutives. Au moment où la première de ces interruptions se manifeste dans le relais de ligne R, l'armature Sj qui, si l’interruption n’avait pas eu lieu, se serait déplacée pour venir au contact du butoir opposé à celui contre lequel elle se trouve à ce moment, reste, au contraire, immobile contre ce dernier butoir, et envoie, par suite, dans le relais combinateur relié au contact du distributeur sur lequel le frotteur f passe à ce même moment, un courant de sens contraire à celui qu'il aurait dû normalement recevoir pour que son armature restât immobile contre son butoir isolé. Cette armature se' déplace donc sous l’action de ce courant contraire et vient se mettre en contact avec son butoir de droite, ou butoir de travail^ établissant ainsi une communication électrique dont nous verrons bientôt rutilisation.
- La seconde interruption du courant périodique produit un résultat identique, et l’armature du relais combinateur relié au contact du distributeur, touché par le frotteur f au moment où cette seconde interruption se manifeste, se trouve projetée contre son butoir de travail.
- Les armatures ainsi mises au contact de leur butoir de travail conservent cette position jusqu’au moment où le frotteur /"passe de nouveau sur les contacts du distributeur par lesquels elles 'peuvent être successivement actionnées. Elles sont alors rappelées dans leur position de repos par le courant local qui, normalement, traverse les bobines des relais, ou bien maintenues dans leur position de travail si l’onde qui correspond à chacune d’elles a élé de nouveau supprimée.
- En résumé, chaque suppression d’une onde, soit positive, soit négative, effectuée au poste de
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- départ pour la transmission d’un signal, a pour effet, au poste, d'arrivée, la mise dans la position de travail de l’armature du relais combinateur correspondant. Chaque signal transmis est donc rendu manifeste, à l’arrivée, par la position de travail occupée, pendant un tour complet du bras du distributeur, par deux armatures non successives des relais combinateurs.
- Synchronisme.----Le bras B du distributeur
- de réception R est entraîné dans son mouvement de rotation par un petit moteur électrique alimenté par un courant continu emprunté à une source d’électricité quelconque. Sur l’axe de ce moteur à courant continu est rigidement fixé un dispositif synchronisateur, formé par une série de bobines tournant dans un champ magnétique. Ce dispositif constitue donc un petit moteur synchrone à courants alternatifs, lequel est alimenté par des pulsations alternativement positives et négatives, produites dans un circuit local, parle fonctionnement de l’armature s,.
- Aux deux butoirs de cette armature sont reliés respectivement les 2 pôles d’une pile locale p%, qui sont également en communication chacun avec l’une des faces de deux condensateurs C, et Cr L’armature s2 communique avec le balai du moteur à courants alternatifs M, dont l’autre balai b2 est relié à la fois aux deux autres faces des condensateurs Ct et C3.
- Par l’examen de la figure 6, qui représente schématiquement cette disposition, il est facile de voir que chaque fois que l’armature s2 se déplace entre ses butoirs, le condensateur relié au butoir qu’elle vient de quitter se charge tandis que celui relié au butoir contre lequel elle s’appuie, se décharge. Les 2 courants qui résultent dé ce double effet sont de même sens, et leur action s’ajoute dans le circuit du moteur M qu’ils traversent.
- Le retour de l’armature dans sa position primitive donne de même naissance à un courant de charge et à un courant de décharge, qui sont tous deux de sens contraire aux premiers.
- Ainsi, tous les mouvements de l’armature s2 déterminent des mouvements électriques, soit dans un sens, soit dans l’autre, dans le circuit du moteur à courants alternatifs M. Comme cette armature vibre continuellement entre ses butoirs sous l’action des cuurants alternatifs, qui traversent les bobines du relais de ligne TV, il en résulte dans le moteur M une succession de pul-
- sations alternativement positives et négatives qui l’obligent à tourner en concordance de phases avec la génératrice G du poste transmetteur.
- Grâce à cotte disposition, les suppressions d’ondes résultant de la transmission des signaux ne produisent aucun effet perturbateur sur le fonctionnement du système synchronisateur, puisqu’elles se traduisent simplement par la suppression, dans le circuit du moteur M, des pulsations correspondantes, sans produire de pulsations de sens inverse.
- A la vérité, la force développée dans le moteur M par les pulsations qui traversent son circuit est très faible ; mais il faut considérer que les bobines de ce moteur sont, de même que 3c bras B du distributeur D, normalement entraînées, à la vitesse exacte avec laquelle elles doivent tourner, par le moteur auxiliaire à courant continu, sur l’axe duquel elles sont fixées.
- Pour obtenir ce résultat, on peut faire varier graduellement, au moyen d’un rhéostat manœuvré à la main, l’intensité du courant continu qui alimente le moteur auxiliaire. On reconnaît que la vitesse convenable est atteinte en se servant d’un téléphone t, qui peut être facilement intercalé sur le circuit du moteur à courants alternatifs M.
- Quand la vitesse de ce dernier moteur est telle que ses phases correspondent exactement avec celles do la génératrice G du poste transmetteur, reproduites par les vibrations de l’armature s2, les pulsations qui traversent le téléphone lui font rendre un son continu d’une hauteur uniforme. Lorsque, au contraire, les phases ne correspondent pas, il se produit dans le son une série de battements d’autant plus rapprochés que la différence de vitesse est plus grande.
- Le moteur à courants alternatifs M n’a donc, normalement, aucun travail a effectuer. Il n'in-terviont que pour s’opposer à une altération du synchronisme, soit on ajoutant son action à celle du moteur auxiliaire, si celui-ci a une tendance à laisser ralentir le mouvement de rotation du bras du distributeur D qu’il commande, soit, au contraire, en mettant obstacle à une accélération de son mouvement. Son action, réduite ainsi au minimum, est très efficace, et, en fait, le synchronisme entre les bras des 2 distributeurs ne laisse rien à désirer et se maintient constamment d’une façon remarquable.
- Traduction des signaux. — La traduction du
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- signal complexe, formé par la position de travail occupée par 2 des armatures des 11 relais combinateurs, s’effectue au moyen d’ que nous nommerons combinateur.
- Le combinateur, qui a beaucoup d’analogie avec le distributeur, est formé par trois rangées de blocs métalliques incrustés sur le pourtour d’un disque en substance isolante; chacune de ces rangées ou couronnes est parcourue par un frotteur constitué par un petit galet métallique porté par un bras tournant avec la même vitesse que le bras du distributeur.
- Pour faire comprendre lé principe du combinateur et expliquer son fonctionnement, nous ferons usage de la figure 7, qui représente le développement d’un combinateur théorique réduit à 2 couronnes de blocs métalliques C, et C, et à 2 frotteurs nl et n9, que nous supposerons parcourir d’un mouvement régulier et simultané la surface des rangées de blocs ou contacts.
- Cette figure montre les communications électriques qui relient ces contacts entre eux et avec les butoirs do travail des relais combinateurs. Tous les contacts qui portent la même lettre sont reliés ensemble et au butoir du relais combinateur désigné par cette lettre. Enfin les armatures de relais combinateurs sont toutes reliées les unes aux antres. (Pour simplifier la figure, les contacts contigus de la rangée C2, reliés les uns aux autres, ont été figurés par un seul bloc.)
- En suivant les communications électriques de la figure 7, on peut voir que le circuit local, comprenant la pile p, l’électro-aimunt E et les 2 frotteurs «, et n2 du combinateur, peut être fermé chaque fois que 2 armatures non voisines des relais combinateurs sont au contact de leurs butoirs de travail et au moment même où les frotteurs nl et nt appuient simultanément sur les blocs reliés à ces butoirs.
- Ainsi, le circuit sera fermé au moment du passage du frotteur «j sur l’un ou l’autre des g premiers blocs de la couronne G,, lorsque la première armature a aura été déplacée en combinaison avec l’une ou 1 autre des g dernières armatures (de c iik). De même, le circuit sera fermé sur l’un ou l’autre des 8 blocs suivants lorsque la deuxième armature b aura été déplacée en combinaison avec l’une ou l’autre des 8 dernières (de d à A-), et ainsi de suite.
- Il est donc possible, par le déplacement successif deux à deux des armatures des relais combinateurs, de fermer le circuit local et, par suite, d’obtenir le fonctionnement de l’électro-aimant E au moment du passage des frotteurs sur l’une quelconque des 45 divisions du combinateur.
- On comprendra facilement qu’il est alors extrêmement simple d’utiliser le fonctionnement de cet électro-aimant pour produire l'impression du signal — lettre, chiffre ou signe de ponctuation — représenté par la combinaison formée par les deux armatures déplacées. Il suffit, pour cela, de monter sur l’arbre même qui entraîne les 2 frotteurs du combinateur, une roue des types qui pré-.. i : sente successivement au-dessus d’une bande de papier les différents caractères gravés en relief sur sa périphérie, en même temps que les frotteurs nt et n.2 tji.oi’ passent sur la combinaison de blocs qui correspond a ces caractères.
- L.’électro-aimant E sera alors disposé de telle sorte que l’attraction de son armature, au moment où le circuit local est fermé, ait pour effet de projeter le papier contre la roue des types, préalablement encrée, et, par suite, d’imprimer le caractère qui se trouve à ce moment précis audessus de la bande de papier.
- Enfin, le mécanisme d’impression sera complété par un dispositif déterminant la progression de la bande de papier chaque fois que l’é-lectro-aimant E aura fonctionné.
- Impression des caractères et progression du papier. — Le combinateur théorique dont nous avons expliqué le fonctionnement ne permet l'impression des signaux qu’à la suite les uns des autres, indéfiniment, sur un étroit ruban de papier qui doit ensuite être collé sur une feuille d’un format convenable.
- Pour imprimer les signaux directement sur
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- cette feuille elle-même, suivant des lignes transversales successives, il est nécessaire de pouvoir communiquer au papier des mouvements cjans différentes directions, de manière à amener successivement au-dessous de la roue des types les différents points de la feuille où doit se faire l’impression des caractères.
- Ces différents mouvements que nous avons énumérés précédemment sont commandés chacun par un électro-aimant spécial, et doivent pouvoir s’effectuer — tout au rnoins'lcs deux derniers — indépendamment du fonctionnement de T électro-aimant imprimeur..
- Pour obtenir a volonté le fonctionnement de l’un quelconque de ces électro-aimants spéciaux le combinaleur que nous avons décrit doit être complété comme l’indique la figure 8 :
- Une troisième couronne de contact C3. parcourue par un troisième frotteur métallique n porté par le même bras que nL et n9, est ajoutée aux deux couronnes C, et G.,, dont les communications électriques sont les mêmes que celles représentées sur la figure 7 c’est-a-dire que les contacts de ces deux couronnes, marqués des mêmes lettres, sont reliés entre eux et avec celui des butoirs de travail des 11 relais combinateurs que nous avons désigné par cette lettre.
- Le rôle de cette troisième couronne est de mettre périodiquement en communication le frotteur n., avec l’une des bobines (£q) de chacun des /J relais polarisés locaux X:, X2, X9 et Xt au moment du passage du frotteur n3, avec lequel
- il est en communication métallique, sur les contacts de la couronne C3 auxquels ces bobines sont reliées.
- La seconde bobine (ê2) de chacun des relais locaux forme un circuit complètement distinct de celui de la première ; elle a pour fonction, lorsqu’elle est traversée par un courant de sens convenable, de ramener l’armature du relais dans sa position de repos.
- Les relais locaux commandent, par le déplacement de leurs armatures et au moyen d’un courant local, les électro-aimants spéciaux dont nous parlons plus haut, et qui sont représentés en El5 Es et
- Ces 4 électro-aimants ont chacun une fonction mécanique et une fonction électrique.
- Voici d’abord leur fonction mécanique, distinct pour chacun d’eux.
- Le premier, (fig. 9), dont l'armature a1 porte un petit marteau m disposé au-dessous du papier dans le plan de la roue des types \V, sert a déterminer l’impression des caractères ; c’est l’électro-aimant imprimeur.
- Le deuxième, E,, est chargé de faire déplacer progressivement le papier dans le sens transversal de gauche à droite d’une petite quantité après chaque impression, afin de séparer les unes des autres les lettres d’un meme mot, ou
- encore — quand il est actionné sans qu’il y ait eu impression — de séparer les mots entre
- Dans ce but, le support de son armature aa est muni d’un cliquet c pouvant agir sur un roehet r relié par un encliquetage avec un tambour^ sur lequel s’enroule une petite chaînette cl attachée à une sorte de chariot très léger (n'on figuré sur le dessin) qui porte le papier p ayant la forme d’un large ruban. A l’extrémité opposée du cha-
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- riot, lequel peut glisser très librement sur une tige qui lui lui sert de guide, est attachée une seconde chaînette c, dont l’autre extrémité s’enroule sur un second tambour t.,. semblable au premier, mais renfermant a l’intérieur un ressort de barillet qui se tend au fur et à mesure que la chaînette c, se déroule.
- Lorsque le papier est arrivé à l’extrémité de sa course transversale, c’est-à-dire lorsque l’impression d’une ligne est terminée l’électro-aimant E3 intervient : l’attraction de son armature produit le débrayage de l’encliquetage qui relie le rochet /• au tambour et rend libre, par conséquent l’ensemble formé par les deux tambours, les chaînettes et le chariot porte-papier.
- Sous l’action du ressort de barillet qui se détend, cet ensemble se meut alors en sens inverse, ramenant le papier de droite à gauche (r) de toute la largeur de la bande.
- Il ne reste plus pour pouvoir imprimer une nouvelle ligne,qu'à aetionner l’électro-aimantE, qui, en agissant au moyen d’un cliquet et d’un rochet sur un cylindre d’entraînement faisant partie du chariot porte-papier, fait avancer longitudinalement la bande de papier de la quantité qui doit séparer deux lignes consécutives.
- La fonction électrique, identique pour tous, de chacun des 4 électro-aimants EJ} E,, E8 et TC, (fig. 8) consiste, lorsque leur travail mécauique est terminé, à envoyer dans la seconde bobine b., des relais locaux qui les commandent respectivement un courant destiné à ramener dans sa position de repos l’armature du relais et, par suite, à libérer leur propre armature.
- Voici comment ces différents organes sont actionnés par l’intermédiaire du combinateur.
- La réception d’un signal a pour effet, ainsi que nous l’avons indiqué précédemment, de mettre au contact de leur butoir de travail 2 des armatures des 11 relais combinateurs. Au moment où les frotteurs nt et narrivent simultanément chacun sur l’un des 2 contacts reliés à ces butoirs, le circuit de la pile locale se trouve fermé dans celui des relais locaux en communication avec le contact de la 3e couronne sur lequel
- f1) Placé devant la roue des Ivpes, on voit les caractères s’imprimer à l’envers, c'est-à-dire la tête en bas ; cela explique le sens des déplacements latéraux du papier qui, à première vue, semblent s'effectuer à l’inverse de ce qu'il faudrait.
- le frotteur appuie à ce moment-là. Supposons, à titre d’exemple, que le signal reçu ait déterminé le déplacement des armatures des relais combinateurs Rs et R7 (fig. y) ; les butoirs de travail de ces 2 relais sont désignés parles lettres c et g, et communiquent avec tous les contacts des couronnes C7 et C„, qui portent les mêmes lettres.
- L’examen de la figure 8 permet de voir que c'est seulement pendant que les frotteurs ni et n., passeront sur la 20e division du combinateur que le circuit de la pile p sera fermé à travers la bobine du relais local X4.
- Le chemin ouvert au passage du courant est le suivant : partant du pôle positif de la pile/?, le courant arrive au frotteur nlf passe par le contact g de la couronne (20e division du combinateur), par le butoir g du relais combinateur R., par l’armature de ce relais, pour arriver à l’armature du relais R.,, toutes les armatures des relais combinateurs étant reliées ensemble ; puis, par le butoir de travail de ce relais, vient au contact c de la couronne C3, passe par le frotteur n.„ le frotteur na, le contact 1 de la couronne Cs, la bobine bt du relais Xlt pour faire retour au pôle négatif de la pile p. Le passage de ce courant dans la bobine bi oblige l’armature du relais Xt à se mettre au contact de son butoir de travail, contre lequel elle reste appuyée en vertu de son réglage, envoyant ainsi un courant dans l’électro-aimant imprimeur E1. L’armature de cet éïeclro-aimaiiL est attirée ; le marteau m qu’elle porte frappe le papier et le presse contre la roue des types, qui précisément présente à ce moment, au-dessus du marteau m, le caractère qui correspond à la combinaison formée par le déplacement des armatures des relais combinateurs R3 et R..
- Ce caractère se trouve donc imprimé sur le papier.
- En arrivant à l’extrémité de sa course, l’armature al met en contact avec une vis de butée p reliée à la pile locale p, un petit ressort lame ?• fixé à son extrémité, et envoie un courant en même temps dans la bobine b.y du relais local et dans la bobine bl du relais X,. Ce courant ramène l’armature de X, dans sa position de repos, rendant libre l’armature de l’électro-aimant E , qui a rempli son office, et met au contraire l’armature du relais X., dans sa position de travail, ce qui ferme le circuit de la pile p dans
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- l’électro-aimant Er Le fonctionnement de cet électro-aimant ayant pour effet, comme nous l’avons indiqué plus haut, de faire avancer le papier transversalement de quelques millimètres vers la droite, une parLie blanche du papier se présente sous la roue des types. Enfin, la rencontre du ressort de contact r2, porté par l’armature a2, et de la vis de butée p2, reliée à la pile locale p, détermine l’envoi d’un courant dans la bobine b„ du relais X2, qui ramène son armature dans la position de repos.
- Toutes les opérations relatives à la réception d’un signal sont terminées, et tout est prêt pour l’impression d’un nouveau caractère.
- Lorsque, sans qu’il y ait impression d’un caractère, le papier doit simplement se déplacer latéralement pour laisser un intervalle de séparation entre les mots, le circuit local formé par le déplacement de i armatures des relais com-binateurs doit passer par la bobine bi du relais local X2. Ce sont alors les armatures des relais combinateurs Rs et R10 qui sont au contact des butoirs e et j, et c’est au moment du passage des frotteurs nl et n2 sur la 34fi division du combi-nateur que le courant de la pile p trouve une
- On obtient de la même façon les deux autres déplacements du papier par la fermeture du circuit de la pile p dans la première bobine des relais locaux X3 ou X4, au moment du passage des frotteurs n± et n2 sur la 35e ou sur la 36e division du combinateur, en mettant dans la position de travail les armatures des relais R. et R41 ou R6 et R8 (1).
- Ainsi qu’il est facile de s’en rendre compte d’après les explications précédentes, l’impression des caractères s'effectue au vol, pendant la rotation de la roue des types. Or, si court que soit le courant qui traverse l’électro-aimant imprimeur, son action sur l’armature a cependant une certaine durée. Si, pendant que l’armature est attirée, la roue des types continuait à tourner, les contours
- (•) L'ordre des combinaisons indiqué sur les ligures ; et 8 n’est pas celui qui existe effectivement, et dont nous
- nicalion. Mais cet ordre importe peu ; on comprendra facilement qu’il est toujours possible de disposer les combinaisons dans un ordre quelconque, à condition de placer dans le même ordre, sur la périphérie de la
- des caractères s’étaleraient sur le papier, et les signaux, brouillés, seraient presque illisibles. Afin d’éviter ce grave inconvénient, la roue des types n’est pas fixée invariablement sur son arbre ; elle est montée sur un manchon engagé librement sur l’extrémité de cet arbre, auquel il n’est relié que par un ressort à boudin faiblement tendu. Une sorte de toc, fixé sur l’arbre, et contre lequel vient buter une vis plantée dans la roue des types, limite le déplacement de celle-ci dans le sens du mouvement et la maintient dans une position déterminée par rapport
- Aussitôt que l’armature de l’électro-aimant imprimeur est attirée et que le marteau presse le papier contre la roue des types, celle-ci se trouve immobilisée, tandis que son arbre continue à tourner en tendant le ressort à boudin qui le relie au manchon qui porte la roue des types.
- Quand l’attraction de l’armature cesse, la roue des types, se trouvant dégagée, cède à la tension du ressort à boudin, qui l’entraîne dans son mouvement de rotation, et qui, en se détendant. accélère ce mouvement jusqu’à la rencontre de la vis de butée et du toc, qui détermine sa position normale par rapport à son arbre.
- Cette disposition ingénieuse et très simple, assure la netteté de l’impression, en même temps qu’elle empêche les variations de vitesse qui, lorsque plusieurs récepteurs impriment en même temps, pourraient se produire dans la rotation de l’arbre qui entraîne les frotteurs des combinateurs et les roues des types.
- Synchronisme des récepteurs. — Les récepteurs, au nombre de 4> sont commandés par un arbre unique, mis en mouvement par un moteur électrique à courant continu.
- Cet arbre est disposé dans le prolongement de l’axe du distributeur de réception ; mais, afin de n’apporter aucun trouble dans la régularité du mouvement de rotation de ce dernier, il en est complètement indépendant au point de vue mécanique. Il est cependant indispensable que les frotteurs des combinateurs et les roues des types effectuent, dans un temps donné, le même nombre de révolutions que les bras des distributeurs.
- Ce résultat est obtenu par les dispositions suivantes, que représentent les figures io et n,
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- sur lesquelles les mêmes lettres désignent les mêmes organes :
- Dans le circuit du moteur électrique M. qui entraîne l’arbre des récepteurs A1, sont intercalés 2 rhéostats, RAt et R/p2, dont les résistances sont réglées de telle sorte que la vitesse de l’arbre A,
- soit sensiblement égale k celle de l’axe A du distributeur de réception. Ce dernier se termine par un petit disque </, en substance isolante, qui porte 3 segments métalliques, 1, 2 et 3, sur lesquels peut appuyer un petit galet g, également métallique, porté par l’arbre Ar
- Normalement, le galet g appuie sur le coutact isolé 2, et y reste tant que la vitesse de rotation des axes A et A, est égale.
- Si la vitesse de A, vient à diminuer par exemple, le galet g, se trouvant en retard par
- rapport au disque d. viendra toucher le contact 3. Dans cette position, le rhéostat RA2 est mis hors circuit, et la vitesse du moteur M et, par conséquent, celle de l’arbre A1 augmente. Si, au contraire, la vitesse de A, vient k être plus grande que celle de A, le galet g venant au contact du segment 1, une partie du courant qui alimente le moteur M est dérivée dans l’électro-aiinant F, entre les deux pôles duquel tourne, avec une grande rapidité, un disque de cuivre rouge V, entraîné par le moteur M, auquel il est relié par un engrenage. Tant qu’aucun courant ne traverse l’électro-aimant F, le disque V, remplissant le rôle de volant, tourne comme si cet électroaimant n’existait pas. Mais dès que l’électro-
- aimant F est excité, il se produit dans le disque V des courants d’induction qui tendent k s’opposer k son mouvement de rotation. C’est comme si ce disque tournait dans un milieu visqueux.
- Ce dispositif constitue donc un frein électrique qui ralentit la vitesse de l’arbre A,.
- Ainsi, par suite de ces dispositions, le galet g est forcé de se maintenir constamment sur le petit segment isolé 2, puisqu’il y est ramené automatiquement dès qu’il tend k s’en
- Division des couronnes des distributeurs. — Chaque manipulateur correspond k un groupe de ri contacts du distributeur, ce qui fait 46 eoutacts effectivement utilisés pour les 4 manipulateurs.
- Mais, pour la raison que nous avons indiquée plus haut, il n’est pas possible de rendre perceptible l’arrivée,dans le relais récepteur, la suppression de 2 on des successives, soit une période complète du courant alternatif. Il est donc indispensable de laisser un intervalle de séparation entre chaque série de j 1 contacts pour le cas où le dernier contact d’un secteur et le premier du secteur suivant — en donnant le nom de secteur k l’ensemble des 11 contacts reliés k un même manipulateur — devraient servir simultanément, chacun dans son groupe, k la transmission d’un
- Cela porte k 12 le nombre des contacts réellement nécessaires pour chaque transmission, soit 43 pour les 4 transmissions.
- Mais ce n’est pas tout. Pour pouvoir communiquer, il n’est pas suffisant que les bras des 2 distributeurs correspondants tournent en synchronisme ; il faut encore qu’ils soient orientés l’un par rapport k l’autre, c’est-à-dire que, pendant que celui de transmission passe successivement sur les contacts 1, 2,3, 4... reliés au premier manipulateur, par exemple, .celui de réception passe de même — avec un retard équivalent k la durée de la propagation des courants — sur les contacts 1, 2, 3, correspondant au premier récepteur.
- Il est facile de comprendre que ce n’est que très exceptionnellement que cette concordance se trouvera réalisée d’ellc-même, au moment de la mise en marche des distributeurs, k chaque extrémité de la ligne. Or, comme le synchronisme entre les 2 distributeurs s’établit et se maintient par le seul fait du fonctionnement du
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- relais récepteur sous l'iiifluence des courants alternatifs transmis continuellement sur la ligne, il s’ensuit qu'une fois ce synchronisme établi, la désorientation (ou décalage de l’un par rapport à l'autre) des bras des 2 distributeurs subsisterait indéfiniment s'il n'y avait pas un moyen qui permette d’établir la concordance indispensable au fonctionnement du système.
- Ce moyen consisLe dans la mise en action du
- Le bras du distributeur de réception n’est pas lié à son axe, lequel, ainsi que nous l’avons dit, est commandé par le moteur svnchronisateur ; il y est simplement monté h frottement doux, en face d’un large disque, en métal qui s’y trouve fixé et qui, par conséquent, tourne avec cet axe. Ce disque présente sur son pourtour un certain nombre d’échancrures ou encoches équidistantes, récarteuicntde 2 encoches consccutiveséturitégal à a divisions de la couronne du distributeur (’).
- La liaison entre le bras du distributeur et le disque à encoches est obtenue par une languette mobile, en forme de cliquet, qui constitue le prolongement de l’armature d’un électro-aimant porté par le bras du distributeur et tournant avec lui. Quand l’armature est au repos, maintenue par son ressort antagoniste, la languette pénètre dans une des échancrures du disque à encoches et solidarise ainsi le bras du distributeur _ avec ce disque qui l'entraîne dans sou mouvement de rotation.
- Quand, au contraire, l’élcctro-aimant est actionné par un courant, son armatu re étant attirée, la languette se dégage de l'encoche dans laquelle clic se trouvait, eL le disque continue à tourner sans entraîner le bras du distributeur ; lorsque après une brève attraction, l’armature revient au repos, la languette retombe sur la partie du disque qui sépare 2 échancrures ; clic glisse sur cette partie pleine jusqu’à ce qu’une échancrure nouvelle, dans laquelle elle pénètre, se présente au-dessous d’elle. Le bras du distributeur se trouve ainsi déplacé de 2 divisions par rapport au disque à encoches, lequel a continué détourner en synchronisme avec le bras du distributeur de transmission.
- (i) Il convient de remarquer que, par suite de l’emploi des courants alternatifs, le décalage du liras d'nn distri-
- clirtmisme, est toujours d’un nombre pair de divisions.
- Cet électro-aimant mobile est. commandé par un relais spécial, que nous appellerons relais d'orientation, analogue aux relais combinateurs et actionne, comme ceux-ci, par l’armature sl du relais récepteur (voir fig. 6) à travers un des contacts du distributeur D, auquel il est relié.
- Mais, à l’inverse de ce qui sc passe pour les relais combinateurs, le relais d’orientation n'est pas actionné — c’est-à-dire que son armature est maintenue dans la position de repos — lorsqu une suppression d'onde se manifeste dans le relais récepteur au moment où le frotteur du distributeur passe sur le contact relié à l’entrée de ses bobines, et c’est, au contraire, quand le courant périodique n’est pas- altéré à ce moment-là que son armature prend la position dé travail et envoie un courant local dans l’électro-aimant porté par le bras du distributeur de réception. En un mot, le butoir de travail et le butoir de repos du relais d’orientation sont inversés par rapport à ceux des relais combina-
- Le fonctionnement de ce dispositif est obtenu
- A chaque tour du distributeur de transmission, une oude du courant alternatif est automatiquement supprimée, au départ, par le passage du frotteur du distributeur sur un contact déterminé, à cc affecté.
- Si, au moment ou cette suppression se manifeste à l’arrivée, le frotteur du distributeur de réception passe précisément sur le contact relié au relais d’orientation, c’est que les bras des 2 distributeurs sont en concordance ; l’armature du relais d’orientation reste au repos et l’électro-aimant porté par le bras du distributeur n’est pas actionné.
- Mais si, au contraire, ce frotteur ne se trouve pas sur le contact relié au relais d’orientation au moment où la suppression d’onde se manifeste, ou, ce qui revient au même, si, au moment où le frotteur passe sur le contact relié au relais d’orientation, le relais récepteur accuse le passage d’une onde du courant alternatif, l’armature du premier, se mettant en communication avec son butoir de travail, envoie un courant dans l’électro-aimant porté par le bras du distribu-
- Lc fonctionnement de cet électro-aimant a pour effet, comme nous l’avons indiqué, de retarder le bras du distributeur de réception de
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- deux divisions par rapport à la position qu’il occupait antérieurement en lace du disque à encoches.
- Au tour suivant, si la concordance entre les deux bras n’existe pas encore, le môme effet se reproduira, et celui de réception se trouvera de nouveau retardé de deux divisions, et ainsi de suite, a chaque tour, jusqu’à ce que le frotteur porté par ce bras se trouve précisément sur le contact du distributeur relié au relais d’orientation au moment où la suppression de l'onde retranchée au départ se manifeste dans le relais
- A partir de ce moment, les bras des distributeurs tournant en synchronisme et étant convenablement orientés l’un par rapport à l’autre, les deux postes pourront communiquer.
- Enfin, pour indiquer quand la concordance entre les bras des deux distributeurs est établie, une seconde onde est supprimée automatiquement, au départ, à chaque tour du distributeur,
- A l’arrivée, celte suppression agit, de même que la première, sur un relais spécial qui actionne un avertisseur constitué par une petite sonnerie dont le tintement indique qu’on peut commencer le travail.
- Un commutateur disposé dans le circuit de cette sonnerie permet d’interrompre son fonctionnement quand celui-ci n’est plus néces-
- Lcs deux contacts spéciaux du distributeur de transmission par lesquels s'effectuent automatiquement, à chaque tour, ces suppressions d’ondes, doivent, de même que les différents secteurs être séparés l’un de l’autre ainsi que des secteurs voisins, par un intervalle de séparation égal à une demi-période du courant alternatif, soit un contact, ce qui porte à 5a le nombre des divisions des distributeurs.
- La fréquence du courant alternatif produitpar la génératrice de transmission est donc, il raison de 26 périodes par tour du distributeur et pour une vitesse de rotation de 210 tours par minute, de 91 périodes complètes par seconde.
- Rendement. — Le rendement du télégraphe Rowland dépend naturellement de la vitesse de rotation des bras des distributeurs.
- Celte vitesse est ordinairement de 200 à 210 tours par minute.
- Chaque manipulateur peut transmettre une I lettre par tour de distributeur et quelquefois |
- deux. Pour ce dernier cas, deux conditions doivent être réalisées r il faut d’abord que les combinaisons représentant les deuxletties aient un élément commun, c’est-à-dire que les deux touches du manipulateur abaissées simultanément déterminent le soulèvement de trois lames de communication, non voisines; en second lien, les deux caractères à imprimer doivent être assez distants Lun de l’autre, • sur la roue des types, pour que toutes les opérations relatives à l’impression du premier soient terminées avant que le second se présente à son tour au-dessus du papier.
- Cette double condition se rencontre assez rarement, et, en fait, il n’y a que 6 groupes de deux signaux— dont 4 comportent, la commande de mouvements du papier — qui puissent être transmis dans un seul tour du distributeur.
- En tenant compte de cet avantage, et à vitesse de 2 io tours par minute, le rendement théorique peut atteindre 2 3oo mots par heure et par cla-
- Mais dans la pratique, bien que la lacilité de la manipulation, plus grande à l’appareil Ilow-land qu’à tout autre appareil du même genre, permette aux opérateurs d’approcher facilement du maximum de rendement, ce dernier diminue dans une notable proportion par suite du temps employé à commander les déplacements du papier.
- Le mode d’impression des télégrammes sur une feuille de papier est certainement très sédui-
- tages. Vous u’avons pas l’intention d’avoir ici un parallèle entre ces avantages et ces inconvénients, qui sont surtout du ressort de l’exploita tion; nous n’envisagerons donc ce système d’impression qu’en ce qui concerne le rendement de l’appareil.
- La bande de papier, d’une largeur de i5 cm environ, sur laquelle s’effectue l’impression, est perforée transversalement de distance eu distance, de manière à faciliter le détachement des télégrammes au l'ur et à mesure de leur ré-
- Or, la feuille de papier ainsi formée par le sectionnement de la bande suivant les lignes perforées, peut contenir de 28 à 3o lignes d’impression. Si l'on considère que le plus grand nombre des télégrammes u’avant pas plus de 20 mots, y compris le préambule, n’occupe-
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- raient pas plus de 3 lignes d’impression, puisque chaque ligne peut contenir environ 4<> caractères, on se rendra facilement compte de la perte de temps qu'entraîne l’avancement progressif de la bande de papier pour que chaque télégramme soit imprimé sur une feuille distincte.
- II est vrai que le déplacement longitudinal, ligne par ligne, de la bande s’opérant automatiquement, — a l’aide d'un dispositif que nous n’avons pas indiqué dans notre description, — jusqu’à ce qu’un courant électrique étant émis à travers les perforations du papier le tasse cesser au moment convenable, ce déplacement n’exige pas de l’agent manipulant la répétition, à chaque tour du distributeur, du signal spécial qui le détermine; mais la perte de temps n’eu esL que plus considérable encore, car cet agent, devant attendre la lin de cette progression automatique du papier sans que rien lui indique, quand elle est terminée, laissera certainement passer, sans transmettre, plus de tours qu'il ne serait strictement nécessaire.
- Le rendement de chaque manipulateur se trouve, de ce fait, réduit de plus de i/5, et ne dépasse pas i 8oo mots à l’heure, ce qui donné pour les 4 manipulateurs travaillant simultané-
- Le rendement total de l’appareil fonctionnant en duplex est donc de i4 4°° mots par heure.
- L’obligation de faire usage d’un système duplex pour permettre la transmission simultanément dans les deux sens, bien qu’elle ait l’avantage d’augmenter le rendement du conducteur utilisé, n’en est pas moins un gros inconvénient du télégraphe Rowland.
- Il faut bien reconnaître, en effet, que toutes les tentatives faites à diverses reprises pour acclimater en France, ainsi que dans les autres pays européens, les systèmes duplex et quadruplex, si fort en honneur aux Etats-Unis, où ils paraissent réussir à merveille, ont jusqu’ici sinon totalement échoué, du moins donné de tels mécomptes, surtout sur les lignes longues, — les seules d'ailleurs sur lesquelles il est avantageux, afin d’éviter d’avoir à en poser de nouvelles, de faire usage de méthodes qui en augmentent le rendement, — qù’on a dû peu à peu les abandonner presque complètement.
- La manière différente dont se comportent ces systèmes, suivant qu’ils sont exploités d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique, nous semble pro-
- venir principalement de ce fait que, de ce coté-ci, la plupart des lignes télégraphiques ayant, pour la traversée des villes et des tunnels, de nombreux parcours souterrains dans lesquels elles sont constituées par des câbles recouverts de gutta-percha,on ne peut pas, dans l'intérêt de la conservation de ces câbles, faire usage, pour les transmissions, des courants à voltage élevé habituellement employés en Amérique.
- Outre que ces parties souterraines, ayant ordinairement une grande capacité, augmentent considérablement les difficultés de l’établissement de l’équilibre entre la ligne réelle et la ligne artificielle, la faiblesse des courants regus nécessite une plus grande sensibilité des organes récepteurs et plus de précision dans les réglages, ce qui rend ceux-ci plus instables et, par suite, plus fréquents.
- En un mot, alors que la télégraphie est restée en Europe un art délicat et tout de précision, elle s est, pour ainsi dire, industrialisée de l’autre côté de l’Atlantique.
- C’est peut-être là un progrès; mais ses avantages n’en sont pas encore bien évidents.
- Quoi qu’il en soit, il est certain que, d'une manière générale, l’emploi des courants alternatifs est éminemment favorable à la transmission des signaux télégraphiques, et que, notamment en ce qui concerne l’utilisation de méthodes de transmission duplex, ces courants facilitent beaucoup leur fonctionnement. La résistance électrique de la ligne n’a, en effet, dans ce cas, gue peu d’action sur le réglage de l’équilibre ; ses variations passent donc inaperçues.
- Il n’en est pas de même, il est vrai, de la capacité électrostatique, qui doit, au contraire, être équilibrée avec la plus grande précision. Mais une fois cet équilibre obtenu, il reste stable, les influences atmosphériques ayant moins d’action sur la capacité que sur la résistance de la ligne.
- M. Robiehon termine son étude en signalant quelques-unes des analogies qui existent entre l’appareil Rowland et l’appareil Baudot tel qu’il avait été primitivement réalisé par son inventeur. (Journal télégraphique, 2D mars 1877, t. III, p. 5ai.)
- U Gérant : C. ^AUD.
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. —D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- EXPOSITION UNIVERSELLE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE t3a KILOWATTS DF MM. SÀL’TTER ET IIARLÉ.
- MM. Sautter et Harlé, qui se sorti fait une spécialité des applications de l’électricité à la marine, avaient exposé un certain nombre de groupes à courant continudestincs à l’éclairage des navires.
- Ces groupes au nombre de 5, ont une forme très compacte; la photographie de la figure i représente le plus puissant, celui de i3a kilowatts. C’est celui-ci que nous décrirons plus spécialement.
- Les figures 4 et 5 montrent des vues d’ensemble de ce groupe.
- Moteur a vapeur. — Le moteur à vapeur de MM. Sautter et Harlé est du type vertical, compound, avec deux cylindres jumelés.
- Les dimensions des pistons et de la course sont les suivantes :
- Diamètre du cylindre à basse pression..................... 5; u
- Course commune des pistons................................ 33 »
- La vitesse normale est de ay5 tours par minute et la pression de la vapeur d’admission de io kg : cm2. La puissance normale est de 220 chevaux indiqués; en cas d’à-coup la puissance du moteur peut être portée à 3oo chevaux.
- La distribution de la vapeur se fait par tiroirs cylindriques commandés par des excentriques à calage invariable calés sur l’arbre principal.
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- L’admission dans le petit cylindre est contrôlée par un régulateur agissant directement sur une valve placée dans la conduite d’amenée de vapeur.
- Ce moteur, dont les cylindres sont supportés par quatre colonnes, repose sur un bâti boulonné avec celui de la dynamo.
- Le graissage est du type sous pression.
- Outre l’induit de la dynamo, le moteur possède un petit volant spécial. Ce volant a un diamètre de i,i m et une largeur de \i cm.
- Sur ce volant est fixée une poulie de plus petit diamètre.
- Une galerie située sur le devant de la machine permet de surveiller en marche le fonctionnement et le graissage des organes.
- Dynamo. - La dynamo de MM. Sautter et Harlé du groupe type marine a une puissance de i3a kilowatts. La tension aux bornes est de 120 volts et le débit de 1 100 ampères. Ce débit peut être porté pendant quelques instants à 1 5oo ampères sans étincelles ni chute de tension exagérée.
- La vitesse de la dynamo est de 2^5 tours par minute et le nombre de pôles de 4-
- La principale particularité de cette dynamo, étudiée spécialement pour pouvoir supporter de grandes variations de charge, saris décalage des balais et sans variations sensible de tension, est l'emploi de petits pôles supplémentaires pour faciliter la commutation.
- La dynamo do i32 kilowatts de MM. Sautter et Harlé est représentée sur les figures 2 et 3 qui sont des coupes par l’axe et perpendiculaire à l’axe avec vue partielle.
- Inducteurs. — La carcasse inductrice, de forme octogonale, en acier coulé, est en deux parties dont l’une, la partie inférieure, est venue de fonte avec le bâti sur lequel estrapporté le palier unique, en fonte, avec graissage à bagues.
- Les noyaux polaires proprement dits ont une section rectangulaire et sont venus de fonte avec la carcasse. Les épanouissements polaires et les noyaux des petits pôles supplémentaires sont également en acier coulé, mais rapportés et fixés à l’aide de vis.
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- Les noyaux polaires principaux et leurs épanouissements polaires présentent des fentes radiales destinées à amoindrir la réaction d’induit.
- La hauteur de la carcasse est de
- 1 ,5o m, etle diamètre d’alésage des inducteurs de 83,5 cm. L’entrefer est de 7,5 mm.
- La largeur des pièces polaires parallèlement à l’axe est de 5o cm et leur développement le long de la périphérie de l’induit de 52 cm environ y compris les fentes radiales d’une largeur de 3 cm environ.
- La dynamo est enroulée en vom-pound. Chacun des quatre pôles principaux reçoit une bobine enroulée sur une carcasse en carton et comportant i 4oo spires de fil de 2,3 mm de diamètre et
- 2 spires de ruban de cuivre de 88o mm2 de section.
- Les quatre bobines inductrices sont réunies en série et la résistance du circuit inducteur shunt est de 36 ohms à chaud.
- Les petits pôles portent un enroulement série avec les spires de compoun-dage.
- Induit. — L'induit est supporté par un croisillon en bronze sur les bras duquel les tôles induites sont empilées.
- Ce croisillon est en deux parties dont l’une est. serrée sur l’autre par un écrou vissé sur le moyeu de cette dernière
- Les tôles induites sont partagées en deux noyaux séparés par un intervalle de
- 3 cm ménagé pour assurer une bonne ventilation de l’induit.
- Le diamètre extérieur de l'induit est de 82 cm et sa largeur totale de 5o cm.
- La surface de l’induit est munie de 114 rainures dans lesquelles est réparti l'enroulement induit en tambour multipolaire avec groupement en série.
- Chaque rainure porte une barre de 36 mm de largeur et 8,4 mm d’épaisseur et les 114 barres sont connectées entre elles et aux lames du collecteur par des développantes de cercle de façon à former 57 seelions d’une seule spire chacune.
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- Les extrémités des développantes du côté opposé au collecteur sont soudées aux lames d’un faux collecteur claveté sur l’arbre. Ce collecteur est formé d’un manchon en acier avec rebord et d’un anneau serrant les lames à l'aide de boulons.
- Le collecteur proprement dit a une constitution analogue à celle du faux collecteur, il est serré sur l’arbre contre le support d’induit par un écrou. Son diamètre est de 4o cm et sa largeur utile de 3o cm.
- Les axes des porte-balais sont fixés sur un support pouvant tourner autour d’un anneau venu de fonte avec le palier.
- Les 4 lignes de balais sont munies chacune de i3 balais en charbon.
- La résistance de l’induit entre balais est de 0,0025 ohm.
- Résultats d'essais. — L’intensité du courant d’excitation pour la marche à vide à 120 volts est do 3,3 ampères.
- En charge normale le rendement industriel mesuré a été trouvé de 92 p. 100.
- J. Reyval.
- LE CHEMIN DE EER DE L'EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- A l’Exposition Universelle de 1889, le transport des visiteurs était assuré, entre l’Esplanade des Invalides et le Champ-de-Mars, au moyen d’un chemin de fer, à voie étroite, du système Decauville,
- A l’Exposition Universelle de 1900, ce même transport lut assuré à la fois par un chemin de fer, à voie de 1 m, et par une plate-forme mobile. Le but de cet article est la description générale des dispositions que présentait l’installation du chemin de fer. Ce chemin de fer, d'un type déjà connu, n’avait de spécial que l’extrême variété des différentes parties de son parcours, variété qu’imposaient les nombreuses et très diverses sujétions auxquelles les dispositions générales de la ligne devaient satisfaire. Les principales de ces sujétions étaient les suivantes :
- i° Stations au niveau du sol.
- 20 Passage au-dessus de la voie publique, dans les parties en dehors de l’enceinte de l’Exposition.
- 3° Maintien de la circulation générale avec le pont de l’Alma, au carrefour des avenues Rapp et Bosquet.
- 4° Permettre l’accès dans l’Exposition de plain-pied à la porte Rapp.
- 5° Eviter le plus possible les arbres déjà existant.
- 1. Dispositions générales.— 1. Tracé (fiig. 1) et profil en long (lig. «). — Situé tout entier sur la rive gauche de la Seine, le tracé du chemin de fer était formé par le périmètre d’un quadrilatère irrégulier ayant pour côtés :
- i° La rue Fabert, le long de l’Esplanade des Invalides ;
- L’avenue de la Motte-Picquet, entre la rue Fabert et l’avenue de La Bourdonnais ;
- 3° L’avenue do La Bourdonnais, le long du Champ-de-Mars ;
- 4° Le quai d’Orsay, entre l’avenue de La Bourdonnais et la rue Fabert.
- Ce tracé avait une longueur approximative de 3,3oo km.
- Le long de la rue Fabert le chemin de fer était établi en partie au niveau du sol et en
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- partie en viaduc ; il franchissait le carrefour de la rue Fabert et de l’avenue de La Motte-Picquet, par une courbe et une contre-courbe ,de bo m de rayons et séparées par un alignement de io,5o m, au moyen d’un viaduc qui se continuait LouL le long de l’avenue de La Motte-Picquet pour se terminer avenue de La Bourdonnais, à hauteur de la galerie de l’Agriculture et de l'Alimentation, après avoir franchi le carrefour des avenues de La
- Motte-Picquet et de La Bourdonnais, par une courbe de 5o m de rayon ; à chacune de ses extrémités ce viaduc présentait une déclivité de o,4o.
- En quittant le viaduc, la voie arrivait au niveau du sol, et elle y restait jusqu’au commencement de la tranchée qui s’étendait de part cl d’autre de l’axe de la porte Rapp (on communiquait avec cette porte par des ponts qui franchissaient la tranchée) ; dans celte tranchée le profil était constitué par une ponte de o,o4o, un palier de 20 m {le longueur, et une rampe de o,o4o ; au sortir de la tranchée, la voie regagnait le niveau du sol de l’Exposition. Puis cette voie sortait du Champ-de-Mars, par une courbe et une contre-courbe de 4o m de rayons, séparés par un alignement de i5,3o m et respectivement en rampes de o,o34 et de o,oi5.
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- au moyen d’un viaduc qui était établi sur l’avenue do La Bourdonnais et qui gagnait le quai d’Orsay par deux courbes ayant successivement des rayons respectifs de 46 m et de 4o m, un alignement de i5 m et une contre-courbe de 4° m <1° rayon. La voie armait ensuite au niveau du sol, par une pente de o,o4o, pour y rester jusqu’à la tranchée, qui passait sous la chaussée du carrefour des avenues Rapp et Bosquet, et y revenir au sortir de celte tranchée {au-dessus de la tranchée, la chaussée était supportée par un tablier métallique avec voùtins en briques) ; dans la tranchée la voie était successivement en pente de o,o4o, en palier sur 20,75 m, en rampe de o,o4<>. Enfin la voie gagnait, par une rampe de o,o4o, un viaduc qui continuait celte rampe pour franchir le boulevard de La Tour-Mau-
- bourg, et qui redescendait ensuite, eu gagnant la rue Fahert par une courbe de 4a ni de rayon, un alignement de i5 m et une contre-courbe de 4° m de rayon ; là. par une pente de o;o4o, la voie revenait au niveau du sol.
- .Notons que le cahier des charges de la concession avait imposé :
- i° Pour les courbes, un rayon au moins égal à 4° m.
- Entre courbe et contre-courbe, un alignement d’au moins i5 in.
- 3° Pour les déclivités, une inclinaison maximum de 0,040.
- 4“ Entre deux déclivités consécutives de sens ‘contraires, une partie horizontale d’au moins 20 m.
- Enfin, les stations étaient établies aux endroits suivants, où la voie se trouvait au niveau du sel :
- i0 Esplanade des Invalides;
- 2° Avenue de La Bourdonnais, à hauteur de la galerie des groupes électrogènes ;
- 3° Avenue de La Bourdonnais, à hauteur du Palais des Mines et de la Métallurgie ;
- 4" Quai d’Orsay, à hauteur de la passerelle du pavillon des Armées de terre et de mer;
- 5° Quai d'Orsay, vis-à-vis du pavillon de la Hongrie.
- El les espacements de ces stations étaient de :
- 1 op5 m entre i°el 20. 4^0 m entre i" et ?>". 4^8 m entre 3“ et 4°- 668 m entre et 5°. 584 ni entre 5U et 1e1.
- Le développement de la voie présentait donc une longueur de : 3 3i5 m.
- a. Profils en travers. — La ligne, était à voie unique, et la largeur de la voie ferrée était de t m entre les bords intérieurs des rails.
- La largeur maximum du matériel roulant était de a,3oo 111. cl sa hauteur au-dessus des rails était de 3,i5o m.
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- Un intervalle libre de 0,70 m était ménagé, sur une hauteur de 3,i5o m à partir du niveau des rails, entre les deux verticales extérieures des parties les plus saillantes du matériel roulant et les obstacles fixes les plus rapprochés, lorsque ces obstacles longeaient la voie pendant plus de 2 m, et à l’exception du cas où l’obstacle était un quai d’embarquement ; il en résultait que l'on pouvait toujours se garer du passage d’un train. Malgré cela, dans les murs de soutènement des tranchées on avait ménagé des niches de :
- hauteur = 1,30 m, largeur = a,00 m, profondeur = o,6o m,
- à l’intervalle de i5,oo m et à raison de 4 niches par tranchée ; ces 4 niches se trouvaient
- "" • g*
- symétriquement distribuées de part et d’autre du palier formant le niveau inférieur de la tranchée, et réparties également entre les deux murs.
- La hauteur libre au-dessus des rails était toujours supérieure d’au moins 0,25 m à la hauteur du matériel roulant.
- Pour les viaducs, la hauteur sous poutre, à partir du niveau des chaussées, était d’au moins 5 m, et les pieds des palées qui reposaient sur les chaussées étaient protégés par des bordures défensives de 0,15 m, en moyenne, do saillie.
- Afin de permettre l’écoulement des eaux qui arrivaient sur la voie et, par suite, l’assèchement de cette voie, on avait établi des drains transversaux, constitués par des rigoles comblées avec de la pierre sèche, dans les parties où la voie était sensiblement au même niveau que le sol ; on avait ménagé des barbacanes de :
- à l’intervalle de 5 m, dans les murs de soutnèement des remblais, lorsque ces murs étaient continus ; et l’on avait compris le ballast des parties en tranchée entre deux caniveaux où l’eau de la voie pouvait accéder par des barbacanes de 0,08 m X 0,08 m et à l’intervalle de 4,oo m, caniveaux qui rassemblaient les eaux dans de petits bassins d’où elles étaient conduites à l’égout par des tuyaux en grès (l’arrivée dans l’égout se faisait à travers un clapet de retenue). D’autre part, notons en passant que, lorsqu’ils étaient continus, les
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- murs de soutènement des tranchées présentaient des barbacanes identiques à celles des murs des remblais.
- Enfin, pour permettre de respecter complètement les arbres qui bordaient la voie, les murs de soutènement avaient été interrompus vis-à-vis de ceux qu'ils auraient rencontrés, et à chaque in lervallo ainsi produit le soutènement était assuré par un rideau de madriers.
- Ajoutons que les quais d’embarquement avaient une largeur minimum de 2,5o m, sur une longueur de do m; et que leurs bordures étaient établies à o,o5 m en arrière des parties les plus saillantes du matériel roulant et arasées à 0,10 m en contre-bas du niveau du plancher des voitures vides.
- 3. Dépôt. — A la suite de la gare 11, et en bordure de la ligne, se trouvait remplacement sur lequel avaient été établies les voies de garage (d’un développement total de 45o m) (fig. 3 à 5), les ateliers d’entretien, et les magasins pour les chiffons, l’huile, la graisse, le pétrole. Deux voies en cul-de-sac y étaient abritées par un hangar et présentaient, respectivement, une fosse de ia m. de longueur et de i,4o m de profondeur, pour la visite du matériel roulant, et une fosse de 2,40 m de longueur et de o,5o m de profondeur, pour la mise en place des moteurs sur Jcs boggies qui devaient les recevoir et poiir l’opération inverse (l’examen de la disposition du moteur sur le boggie montrera comment l’emploi de la petite fosse facilitait considérablement ces deux opérations). Ajoutons que, pour les voies du dépôt, le rayon minimum des courbes était de 20 m.
- II. Installations fixes. — 1. Voie ferrée. — La voie ferrée avait 1 111 de largeur entre les bords intérieurs des rails. Ces rails, du type Vignole (fig. 6 et 7). étaient en acier, pesaient
- Fig. <j et — Rail : coupe et élévation.
- 20 kg par mètre couvant, et avaient 12 m de longueur. Us reposaient directement sur des traverses en chêne auxquelles ils .étaient fixés par des tirefonds de 18 mm, à raison de quatre tirefonds par traverse. Les éclisses mécaniques étaient en acier, pesaient y,23o kg la paire, el étaient maintenues par des boulons de 20 mm. Les rails de roulement, ayant aussi servi à conduire les courants de retour, étaient éelissés électriquement par deux connecteurs à chaque joint, et les deux files de rails étaient reliées électriquement par un connecteur tous les 40 m : chaque connecteur, de joint ou transversal, était formé par un fil de cuivre, de 9,0 mm de diamètre, dont les extrémités pénétraient chacune dans un tube de cuivre, de 10 mm do diamètre extérieur, qui faisait joint entre le fil et le rail; le contact avait été obtenu en refoulant à la bouterolle, du côté du bout du fil, à la fois le tube et le fil, pendanL que l’ensemble était maintenu, de l’autre côté, par une pince spéciale (ce connecteur étant le plus économique, son adoption se trouvait tout indiquée pour une exploitation ne devant durer que quelques mois, malgré la résistance, relativement grande, qu’il présente) (fig. 7).
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- Ajoutons que, en raison de la petitesse des rayons qu’avaient les courbes qui formaient les coins du tracé, il avait été reconnu nécessaire d’avoir en ces endroits un contre-rail placé du côté du centre de la courbe, aiin d’y diminuer l’usure des boudins des bandages, l’usure des rails, et les chances de déraillement, malgré qu’on trouvait là un dévers de 5 cm.
- Sur la ligne, le courant était fourni aux voitures motrices par un troisième rail; les rails qui constituaient le conducteur de prise du courant étaient identiques à ceux qui constituaient la voie de roulement. Ce conducteur avait été posé extérieurement à la voie ferrée, et constamment du côté opposé à celui des quais d’embarquement. Il était à la fois porté et isolé par des supports en bois paraffiné à la surface et recouvert d’une couche de peinture isolante (P et B) ; chaque support était formé de deux blocs ainsi préparés, placés l’un sur l’autre, et reposait sur 1 une des extrémités d’une traverse de la voie [type adopte par la Compagnie
- des chemins de fer de l’Ouest, sur la ligne Invalides-Versailles r. g.! (üg. 8 à n). Le troisième rail était éclissé mécaniquement et électriquement, de la même manière que les rails de roulement; cependant, tout le long du quai d'Orsay on avait cru devoir mettre trois connecteurs à chaque joint, deux prenant dans l'âme du rail et le troisième prenant dans le patin, étant donné que les points de branchement des feeders avaient été situés au carrefour de l’avenue de La Bourdonnais et du quai d’Orsay, et vu le profil de la ligne. De plus, les joints du troisième rail présentaient lin jeu de i cm entre les abouts des rails,
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- afin de permettre la libre dilatation de ces rails ; sur une ligne dont de longs alignements se trouvaient souvent exposés pendant longtemps â un fort soleil, cette précaution devait être prise pour éviter la déformation du troisième rail sous l'action de la chaleur (l'expérience l’a démontré). Enfin, aux deux changements de voie, qui, parlant de la ligne, correspondaient respectivement à l’entrée et à la sortie du dépôt, le frotteur de prise du courant était guidé, pour accéder suivie troisième rail comme pour le quitter, par un coupon de rail
- déformé spéciale; ce coupon suivait la direction de l'embranchement et se trouvait juxtaposé au troisième rail par l’une de ses extrémités ;fig. 12 et rd).
- Dans le dépôt, les voitures motrices prenaient le courant de conducteurs aériens, constitués par du fil de cuivre, de y,:> mm de diamètre, soutenu au moyen de tendeurs. A chacune des voies correspondait un fil, et la plupart des tendeurs supportaient chacun trois fils.
- Quant aux connexions entre les feeders et les rails, troisième rail et rails de roulement., pour relier le tableau de distribution à la ligne et pour relier le fil aérien au troisième rail, chacune était faite au moyen d’une pièce de branchement, en laiton, qui prenait, d’une part, un connecteur fixé au rail, et identique à un cormeeLeur de joint, et, d’autre part,
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- l'âme en cuivre du feeder; ce branchement était isolé au moyen d'une torte couche de caoutchouc naturel recouverte par une bonne épaisseur de toile ehatlerlonnée.
- du sol (fig. 8àn, 14 et 16) — 2. En remblai (fig. ià
- ct if,) — 3. En Iranrhée courante (fig.
- Dans ces trois cas, des traverses de la voie avaient été posées sur ballast, à l'espacement, d’axe en axe, de 814 mm en partie courante et de 600 mm aux joints, les joints sc trouvant en porte à faux; les dimensions de ccs traverses étaient :
- Les supports du troisième rail étaient, alors espacés de :
- Le ballast était du gravier tout venant, ne contenant ni terre, ni matière argileuse. La couche de ballast avait, une épaisseur de o,3o m et, en couronne, une largeur de 2 m.
- 4. Traversées des égouts (fig. 19 et qo).
- • La tranchée de l’avenue de La Bourdonnais coupait la voûte du collecteur Rapp, et. celle du quai d’Orsay coupait les voûtes des égouts suivants : collecteur delà rive gauche, collecteur Bosquet, collecteur Rapp, égout du quai d’Orsay.
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- Dans la tranchée de l'avenue de La Bourdonnais (fig. 19 et 20) chacun des deux murs de soutènement franchissait l’égout en s’appuyant sur un rouleau, en meulière, qui, épousant
- tée par deux fers J. qui traversaient l’égout en prenant appui sur ses piédroits, comblait le segment qui apparaissait entre le plan de l’assiette de la voie et le rouleau. Au passage de l’égout, les traverses de la voie étaient supportées par deux poutres métalliques sur
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- lesquelles elles étaient boulonnées, à l'espacement de o,5oo m d’axe en axe ; ces poutres
- courante du viaduc.
- étaient parallèles aux rails, et chacune de leurs exLrémilés reposait sur un
- petit massif
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- 36.f
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- maçonnerie situé en dehors de l’égout, les deux abouts de poutres placés d’un môme côté par rapport à cet égout portant sur le môme massif. Enfin, des voûtes, en briques à plat,
- jetées entre les différents l’ers qui traversaient l’égouL et recouvertes d'une légère couche de béton, complétaient le plancher établi au-dessus de cet égout; et, en outre, une mince couche de ballast avai été répandu sur ce plancher pour le protéger.
- Dans la tranchée du quai d’Orsay (lig. 21 à 2a}, où les traversées étaient obliques, les murs
- Kig. Yt et 36. — Vues du viaduc.
- de soutènement et la voie franchissaient les égouts en reposant sur des poutres on I placées parallèlement aux rails ; la disposition de la voie y était la môme que dans le cas précédent. Ces poutres étaient portées, à leurs extrémités, par des massifs en maçonnerie montés contre les parois extérieures des égouts, et sur toute la largeur de la tranchée, de telle façon qu’aucune fatigue n’ail pu se faire sentir sur les piédroits de ces égouts. Enfin, les planchers do ces traversées étaient complétés par des fers zorès, supportés par les poutres
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- longitudinales, par une couche de béton recouvrant ces t'ers, et par une légère couche de ballast protégeant le béton.
- 5. Viaduc (fig. 26 à 36).
- En viaduc, les traverses de la voie reposaient sur la partie métallique ; elles étaient entaillées à la demande des poutres, auxquelles elles étaient, fixées par des boulons de 18 mm de diamètre, à raison de 4 boulons par traverse. L’espacement de ces traverses était uniformément de o,5oo 111. d’axe en axe, et leurs dimensions étaient les suivantes :
- Les supports du troisième rail étaient alors espacés de :
- Les figures 26 à 34 indiquent le mode de construction qui avait élé adopté pour les parties en alignement droit. Partout, les entretoisements, les eontreventements, les consoles et les garde-corps n'étaient fixés qu'au moyen de boulons ; et toutes les autres attaches étaient assurées par des rivets (').
- 1" Le poids d’une travée courante (on alignement droit) de i5 m (d'a
- Poutres principales. . .
- ( pour deux.........
- 1 pour huit cadres . .
- Poids au mètre courant.
- axe des palées) se décomposait ainsi :
- 3960 kgs.
- 992
- 126
- 8o5
- 5 883 kgs. 392 »
- 20 Le poids d'une pelée courante (en alignement droit) de 4,90 m était de 1 4;8 kg, y compris les fers d’ancrage, soit 3ü2 kg par mètre de hauteur.
- i° Le poids moyen d’une travée de i5 ni était :
- En alignement droit................... 8 3i3 kg, soit 489 kg par m.
- En courbe de 40 m de rayon............ i3 68o », soit 8o5 » »
- pour rivets et boulons non utilisés.
- couche de peinture fut donnée ii l'atelier et
- Et ces viaducs présentaient une longueur totale de 1 409 m.
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- 3. Block-system. — Les trains circulaient tous dans le même sens et, partant du dépôt, suivaient successivement l’avenue de La Bourdonnais, le quai d’Orsay, la rue Fabert, l'avenue de La Motte-Picquet.
- par la ligure b on obtint un
- -,23 kg par mm*.
- d'entrainement de i o«,o X o.i5 =- i5o kg par tonne de poids qu’eu admettant que le train lancé à 20 km à l’heure s’arrête
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- A chacun des quatre coins du tracé se trouvait une section protégée par un signal': La
- <7 +
- 3 de la conce
- 0,04 P
- la section de base (fig. v).
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- section commençait an plus tard à la naissance de la courbe. Lorsque le coin était immédiatement suivi d’une pente aboutissant, à une station (carrefour La Motte-Piequet-La Bourdonnais, La Rourdonnais-Oi'say, Orsav-Fabevt — voir fig. i et 2), la section se terminait à l’extrémité aval de celte station ; autrement le coin était immédiatement suivi par une rampe faible (carrefour Faberl-La Motte-Pieqnet — voir fig. 1 et 2), et la section se terminait à l'extrémité aval de ce coin.
- Entre les sections qui viennent d'ètre indiquées l’exploitation se faisait a vue, avec l’obligation, sauf eu cas de force majeure, de réserver une distance d’au moins fio m entre deux trains consécutifs. (En dehors des sections protégées par les signaux, la distance de visibilité d'un train par le suivant était au minimum de 80 111 — quai d'Orsay, partie en courbe).
- Dans ces conditions, on fît un service dont la période a pu descendre à 2 minutes sans qu’aucun danger ne se soit présente.
- Les signaux employés étaient à commande électrique automatique, système Timmis-Lavezzari. ,
- Dans ce système :
- P Un signal ne peut être à la position de voie libre que s’il est traversé par un courant;
- 20 Un signal dans lequel ne passe pas de courant se met de lui-même à la position de voie fermée.
- Los sections La Molte-Picquet-La Bourdonnais et La Bourdonnais-Orsay étaient munies chacune d’une installation à signal simple. Les sections Orsay-Fabert et Faberl-La Molte-Picquet présentaient, à elles deux, une installation de signaux conjugués (fîg. r).
- Signal simple. — Le principe d’une installation à signal simple est le suivant (fig. à 3y).
- Lorsqu’un train s’engage dans une section que protège un signal, sémaphore d’un type
- i,3^kg par cné (üg. Ért. ^ K. 1'. -t d Y - d ^ ‘ht ; -
- Quant au fer employé, il donna : 1- Résistance : 3a kg par mm*. a« Allongement : 8 p. 100.
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- ordinaire ou disque tournant, au moment où l’arrière dn train franchit ce signal il y a action sur un interrupteur F, soit au moyen de pédales actionnées par les boudins des roues, soit au moyen d’une barre de choc porté par l’une des voilures (à la main si l'on ne veut pas d’automaticité). Cette action a pour effet d'ouvrir (en F) un circuit (-(- A ac CF—) (fig. 3g) parcouru par un courant qui, en agissant sur l’électro-aimant M, maintient le signal à la position de voie libre. Et le signal se inet de lui-même à la position de voie fermée, sous l’action de la pesanteur par exemple; par ce mouvement, l'armature de M est décollée et la pièce c, entraînée par celte armature, quitte son contact avec a pour venir en contact avec b (fig. 38). Enlin, dès que le train u’agil plus sur F, cet interrupteur revient seul à sa position normale, position dans laquelle il y a communication électrique entre ses deux bornes.
- Le train est alors protégé par le signal qu'il vient de dépasser, et cette protection continue jusqu’au moment où, sortant de la section considérée, il vient agir, par des moyens identiques à ceux par lesquels il a commandé l’interrupteur F, sur un interrupteur O. L’effet de cette seconde action est de fermer (en O) un circuit OB bc CF —) (fig. 38) par lequel passe alors un courant qui, en agissant sur l'éleelro-aimant M, rappelle le signal à la position de voie libre; le contact entre c et b avait été établi par le précédent mouvement du signal, mais le circuit restait ouvert en O, de sorte qu’aucun courant ne pouvait encore passer. En même temps qu'il produit le mouvement du signal, le déplacement de l'armature de M amène c en contact avec a puis rompt le contact de c avec Æ, et le signal se trouve maintenu dans la position de voie libre par le courant qui s'établit alors dans le circuit -J- A ac CF — ; le circuit OB bcCF — se trouve donc interrompu entre b et c lorsque le signal s’est mis à la position de voie libre. Enlin, ce n’est qu’au moment où, par suite du mouvement de c, le courant ne circule plus dans le circuit -h OB bcCA'— que l’interrupteur O revient à sa position normale, position dans laquelle la communication électrique est interrompue entre ses bornes ; on est donc certain que O ne réinterrompra pas le circuit avant que le courant n’ait eu le temps d’agir sur le signal.
- On voit qu’il faut que M soit traversé par un courant pour que le signal se mette à la position de voie libre, et aussi pour qu’il y reste. Par conséquent, qu’il se produise un accident dans la source d’électricité, une rupture de fil ou une sortie de fil à l’iiue des bornes, et le signal fermera la section. Seuls, les courts-circuits entre les fils de ligne,
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- + 0 et 0B, sont à craindre, parce qu'ils permettraient an circuit de ligne de se fermer sans que O soit manœuvré, c'est-à-dire sans que le. train à protéger soit sorti de la section ; en particulier, ce circuit se fermerait alors entre b et c dès qu’un train mettrait le signala la position de voie fermée, de sorte que le signal ne resterait pas à cette position et que, par suite, il ne pourrait plus protéger ; mais ici ces accidents sont faciles à éviter.
- D’autre part, malgré que le courant doive passer dans M tant que la section protégée est libre et qu’il soit nécessaire, pour mettre en mouvement certains signaux, de pouvoir disposer d’un courant d'une intensité relativement grande, il ne faut pas consommer une trop forte quantité d’énergie. C’est pourquoi l'on utilise deux intensités dillérentes : l’ime, relativement grande, circule dans le circuit de ligne (+ ()B bc CF —) et sert à faire démarrer le signal, pour le rappeler à la position de voie libre; ; l’autre, relativement petite, circule
- dans le circuit local (-(-résistance A ac, GF —) et sert à maintenir le signal dans la position de voie; libre. Ces eleux intensités peuvent être prises sur la môme source et avoir néanmoins des valeurs très différentes en raison d’une différence que présenteront les résistances de leurs circuits respectifs, différence que l’on créera en intercalant un rhéostat en série dans le circuit local. La plus grande ne passe que pendant un temps très court, le temps que met la pièce c à passer de son contact avec b à son contact avec a, tandis que la plus petite est celle qui circule pendant tout le temps que le signal doit rester à la position de voie libre; les deux intensités se succèdent, automatiquement et sans interruption, lorsque le signal passe de la position de voie fermée à la position de voie libre.
- Enfin, pour que l’interrupteur 0 ne puisse reprendre sa position normale que. lorsque le courant de ligne vient d’ètre interrompu par le mouvement même du signal, cet interrupteur ferme le circuit de ligne en réunissant électriquement deux bornes entre lesquelles la connexion mobile se trouve maintenue par Faction d’un électro-aimant excité par le courant de ligne (fig. 37); l’élcctro-aimanL agit donc dès que ce courant prend naissance, c’est-à-dire dès que O est manœuvré, et tant que ce courant circule, c’est-à-dire tant que le signal n’a pas répondu à son action.
- Signaux conjugués, — Le principe d'une installation à signaux conjugués est le suivant (fig. 4o) :
- Lorsqu’un train s’engage dans une section protégée par un signal, le signal 1 par exemple, il détermine le passage de ce signal de la position de voie libre à la position de voie fermée, en agissant sur un interrupteur de rupture, F,. Fuis, sortant de cette section pour entrer dans la section suivante, le train détermine le passage du signal qui protège la seconde section, le signal a par exemple, de la position de voie libre à la position de
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- voie fermée, par son action sur un nouvel intt agir sur un interrupteur de fermeture, O,, pour déterminer le retour du signal 1 de la position de voie fermée à la position de voie libre. Enfin, les signaux 1 et 2 sont conjugués en ce sens que le train ne peut rouvrir la première section, par son action sur O,, que s’il a fermé la deuxième, par son action sur F.,; donc, entre Faction sur F2 et l'action sur O, il devra s'écouler un temps an moins égal à celui qui correspond au fonctionnement complet du signal, et la distance Fs O, ne sera limilée que par cette condition.
- Le fonctionnement des appareils s’effectue dans ce cas de la même façon (pie dans le cas précédent. Et la conjugaison des signaux 1 et 2 s’obtient en faisant passer le circuit de ligne du signal r par les contacts d’un interrupteur monté sur le signal 2 (fig. 40) ; cet interrupteur, de (fig. 38 et 3p), complète' ou e<
- rrupteur de rupture, F2 ; et il vient ensuite
- mpe le circuit de ligne du signal i, et par
- suite permet ou ne permet pas la réouverture de la section 1, suivant que le signal 2 ferme ou laisse ouverte la section 2.
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- nette dcrnièi ; en sorte qu
- e installation on peut donc avoir un bloek-syslem absolu, c’est-à-un train quelconque soit toujours protégé par un signal.
- :hemin de fer de l’Exposition les appareils étaient extrêmement légers :
- i° Chaque signal (fig. 41 à 44) était constitué par un bras rectangulaire mobile à l'intérieur d'une boite plaie où se trouvait aussi l’éleetro-aimant M, la résistance du circuit local et l’ensemble des contacts c, a et b. Cette boîte avait la forme d’un disque et elle était placée au sommet d'un poteau en bois, de champ et. perpendiculairement à la direction de la voie. La face qui regardait venir les trains était en verre blanc transparent, et la face opposée était en verre blanc opaque; le bras mobile était en étoffe rouge et transparente ; et la nuit le tout était éclairé par transpar
- oyen
- bonne utilisation du les cas où les effort;
- îe lampe munie d’m fermait la voie en .«'lion de la pesanteur, et il 1 lotion du courant.
- L'élerlro-aimant M ilig. 4<>) nt d’excitation (‘b Cependant «
- éllecleu e plaçant, lu
- zontalement. iiianf de 4a".
- été étudié en vue d’y obtenir une peut dire que, tout au moins pour antageusement remplacé mes mobiles, à puissance électro-aimant, en effet,
- produire sont notables, ce type ser. par un type qui présenterait à la fois une moindre inertie d égale, et un effort constant, sous courant constant; avec u l’intensité la plus grande serait fort réduite.
- 2° Chaque interrupteur de rupture (fig*. 4b et 47) était constitué par deux lames de cuivre qui formaient les deux bornes de l’appareil, par un disque épais en matière isolante portant une bande de laiton sur une partie de sa périphérie, et par un bras en 1er «pii.oscillait autour d’un axe horizontal, solidairement avec le disque. Sous l'action de la pesanteur le bras se plaçait verticalement., et les deux lames de cuivre-se trouvaient alors réunies électriquement par le laiton du disque ; mais, en passant devant l'interrupteur le train attaquait ce bras et l'inclinait (üg. 4p et 5o), il y avait entrainement du disque, et la partie en laiton échappait les lames de cuivre, ce qui détimninait la rupture «lu circuit local.
- 3° Chaque interrupteur dé fermeture (fig. 48) était constitué par doux petites bornes, l’éleetro-aimant Mù une petite lame de ressort, et un levier coudé à branches très inégales. Ce levier oscillait autour «l’un axe horizontal, et son grand bras sc plaçait verticalement sous l’action de la pesanteur. Lorsque le courant de ligne était interrompu la lame de ressort n’était pas maintenue au contact des deux bornes, el l«5 circuit de ligne y «Hait coupé ; mais, en passant devant l’inter rupteur le train attaquait le levier et. l’inclinait (fig. 49 et 00) la lame de ressort, soulevée par le petit bras du levier, venait s’appliquer sur les deux bornes, et, ces deux bornes étant alors réunies électriquement, le circuit de ligne était fermé; l’éleetro-aimant M7 maintenait la lame de ressort, soulevée taul qu’il était excité, c’est-à-dire tant que le courant de ligne passait.
- 4° Tous ces interrupteurs étaient actionnés an moyen de barres de choc (fig. 5i et aa), chaque voiture motrice ayant etc munie d'une telle barre ; la barre de choc était fixée, par
- ) D'après le
- s lypei
- 1,8 93. 64,9 4,5 99,8
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- l'intermédiaire de deux cornières en fer, aux boîtes à huile du boggie arrière de la voiture, du côté opposé à celui du troisième rail. (Par suite de cette disposition, l’avant de la barre de choc; se trouvait à 22 m en avant de l'arrière du train ; on dut donc placer
- chaque interrupteur de rupture à 22 m en aval du signal auquel il correspondait.) Pour chacune de ces barres, l’attaque complète se faisait sur une longueur de a,5o ni, et la longueur totale de la barre était de a,j5 m; l'action avait ainsi une durée suffisante.
- ut fournis par dos its par section.
- type « AL
- batterie de cinq éléi
- raison
- A cet égard, il nous semble qu'en principe il v aurait avantage à séparer la batterie de chaque section en deux parties, devant fournir respectivement la forte intensité et la faible intensité, afin de n'avoir pas à utiliser de rhéostats travaillant d'une manière pour ainsi dire continue, à très faible intensité il est vrai.
- 6° Les lignes étaient constituées par du fil de cuivre nu, de 2 mm de diamètre.
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- Nous devons ajouter que les signaux ne réclamèrent aucun entretien ; que les interrupteurs ne réclamèrent que de rares visites, pour le graissage des leviers mobiles et la vérification du serrage des bornes ; ot que la surveillance des batteries était réduite à une vérification bimensuelle de leurs voltages, ce qui conduisait à recharger tous les mois, en moyenne. {Chaque soir, après le passage du dernier train, tous les signaux étaient nus, a
- la main, à la position de voie fermée, afin d'interrompre les courants locaux pendant l'arrêt du service; chaque matin, le premier train trouvait donc tous les signaux à la position do voie fermée.)
- D’après M. S.-B. Cotrell —Institution of Civil Ingineers, n décembre 1900 —sur le « Liverpool Overhead Itailway » ce système marche dans les conditions suivantes :
- Block-system absolu ; manœuvre des interrupteurs au moyen d'une barre de choc portée par la dernière voiture du train, pour que cette voiture soit protégée même au cas d’une rupture d'attelage ; eouranls fournis par des accumulateurs, sous 00 volts ; intensité de démarrage = 5 ampères, sous 4o volts ; intensité de collage — 0,2a ampère, sous 4° volts. Consommation d’énergie par signal et par jour dans le cas d’un service à 3 minutes pendant 20 heures par jour : le courant de démarrage, passant 400 fois, débite 2 000 ampères-seconde, ou o,5 ampère-heure; le courant de collage, pendant 1,0 minute à chaque opération, passe en tout pendant 600 minutes et débite i5o ampères-minutes, ou 2,5 ampères-heure — 5 fois plus que le courant de, démarrage. Proportion moyenne des ratés : 1 sur 14 106807 opérations.
- [A suivre.) H. Thipier.
- T.ES SYSTÈMES
- DE TÉLÉC. HA PDI H ET TÉLÉPHONIE A GH VN DE DISTANCE
- DE PUI'IN, THOMPSON ET REED (')
- Y. Le svstème de Thompson. — Un long conducteur uniforme l'orme une boucle AB. Sa longueur totale est il.
- La distance entre le transmetteur A et le récepteur B est alors l ; R, L, et C représentent la résistance, l’inductance et la capacité par unité de longueur [respectivement en ohms, henrvs et farads, par milles anglais (1 600 m environ)] Hans le conducteur uniforme.
- ('} Voir l.'Éclairage Électrique «lu !i uofil, t. XX Y111, p, .'SaS.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 375
- A des distances égales, comme l’indique lu figure 5, k bobines égales i, i,..,. k, ayant chacune une résistance de R„ ohms et, une inductance de L0 henrys, sont montées en dérivation sur lu
- ligne, de sorte que la boucle entière est divisée en 2 /c, parties égales, dont chacune l
- gueur -- .
- Pour abréger, nous écrirons
- -o = R0 + ipK - H + iph.
- A l’extrémité où se trouve le transmetteur A s’exerce dans la ligne une force électromotrice Ee‘pt. Soit ym l’intensité du courant en un point quelconque entre les bobines ni et ni-f- i. Désignons par $ la distance de ce point à la bobine m. L’équation différentielle du courant ym en un point quelconque est la même que l’équation ii), e’est-a-dire :
- lit2
- (G)
- L’intégrale générale de cette équation s'obtient d’après l'équation l'a)
- dans laquelle
- y„, = K, cos M; + K2 sin Mj M2 = — C {—p2T. + ipR).
- * = \/~7 pC Iv'FPTk7-] pb
- V = \J~+ !
- (9)
- (8)
- L’intégrale (j) doit satisfaire à k équations limites, qui s’obtiennent facilement d’après la règle de KirchofF, appliquée à chaque point où vient se brancher un pont sur la ligne uniforme.
- Soient xl.ri..Xk les courants respectivement dans les bobines i, 2,.... k.
- Les A- équations limites (i) sont alors :
- •D = (?b)î
- O
- (9)
- dans lesquelles m = a... k.
- (s) Voiries articles parus dans le numéro •>,y~ de L'Industrie électrique (io juin 1901) sous le titre : La transmission électrique ondulatoire sur les câbles non uniformes, page 3^7, et dans le n11 3i (3 août 1901) de l’Eclairage
- cas. § est mesuré depuis le point A, de telle sorte que le premier point où sc trouve branché un pont (une dérivation), correspond à ; :
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- L’ECLAIR AG K ÉLECTRIQUE
- Le problème consiste à formuler ces k équations limites de manière qu'elles puissent être résolues facilement. On peut y arriver eu exprimant les courants xm et ym en fonction du potentiel <>,„ à l’une des extrémités de la bobine m.
- Représentons par c,, vî... c* les potentiels à l une des extrémités des bobines i, 2,... k (aboutissant à l’un des côtés de la boucle), et par fQ, v\ les potentiels à l’autre extrémité des
- bobines 1, 2,... k (aboutissant a l’autre côté de la boucle).
- Par raison de symétrie, on a :
- La force électromotrice qui s’exerce sur la ligne en A est Eeipl. Alors, par raison de symétrie et parce que l’impédance du transmetteur est supposée = O, la borne du transmetteur la plus proche du point de potentiel a le potentiel — Eelpl.
- Soit Vm le potentiel en un point quelconque entre les bobines metm-f-i,
- V(Ji est de la forme:
- Vm=NlCo*M«-fA>in:VIs. «o)
- Le potentiel est une fonction continue tout le long de la ligne (sauf au point Ai, c'est-à-dire qu'on a:
- îaintenant pour ni = i, 2... k
- dxm
- ' '~ar
- . est de la forme Aclfll
- ;ut —77- de la forme f»Ae'p<
- où m= 1,... K.
- Cette série d’équations représente les courants xi... Xk comme des fonctions des potentiels v ... et- Pour représenter aussi les courants y ... y,, comme des fonctions de <q... vk, il faut comparer les équations (7) et (10) et considérer que :
- 11 en résulte, d'après l’équation (ioj, pour ; = o et ç-j
- SU
- Ml
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- Nous avons alors :
- et l'équation (-1 devient :
- Mais cette équation n'est exacte que pour m = 1... [k 1 1, comme cela est évident, d’après la manière dont elle a été déduite. Pour y0 et nous avons à développer des formules séparées. Si l'impédance de 1 appareil de transmission est = O, nous avons :
- Pour ijk-, nous avons :
- Nous sommes maintenant prêts a écrire les équations limites, de sorte que les K valeurs (q, <q... vu. peuvent être déterminées. Portons dans '9) les valeurs de xm et de ym dans (11) et (12}, et introduisons l'abréviation suivante :
- Alors la série des équations limites (9’. prend la forme simple suivante :
- Cette série d’équations a la même forme et peut être traitée de la même façon que les équations (6) dans la partie II du mémoire de Pupin, de l’année 1900, si
- é0 — ki—
- Pour cette raison, la solution (7), clans le mémoire de Pupin, est aussi une solution de nos équations. Nous obtenons alors, comme solution pour la valeur vm, l'équation suivante :
- l:,t si». >.k— 2/n-|-i’(0 sin aÂÜ cos b
- (i5)
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- [/ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Cette équation, combinée avec les équations 111) et (12), représente la solution du problème de la propagation des ondes le long d’un conducteur chargé du type de Thompson. 9 et M/ sont des angles complexes, et les calculs suivants devraient avoir pour but do séparer les parties réelles et les parties imaginaires des quantités complexes. Cela est non seulement fastidieux, mais encore inutile, eu égard au but principal do cet écrit.
- VI. EQUIVALENCE ENTRE UN COyoUCTBVB CHARGÉ, DU TYPE T/IO.MrSON, ET VS CONDUCTEUR UNIFORME correspondant. — La principale des raisons pour lesquelles les formules ont été développées dans la partie qui précède, est de trouver une réponse a la question suivante : Comment faut-il disposer les bobines de dérivation sur un conducteur chargé du type Thompson pour qu’elles soient avantageuses ?
- Dans le même but, le Dr Pupin compare son type de conducteur chargé, comportant des bobines d'inductance insérées en série le long de la ligne, h un conducteur uniforme correspondant qui présenterait la même résistance et la même inductance totale. Il détermine la relation qui existe entre la distance de deux bobines d'inductance successives et la longueur de l’onde transmise, relation qui doit être vérifiée si les formules pour le courant sont les mêmes dans les deux conducteurs. Si cette solution, qui a été établie dans le chapitre IV, est satisfaite, le conducteur non uniforme est équivalent au conducteur uniforme qui lui correspond. En d’autres termes, le Dr Pupin démontre que, si son conducteur chargé était remplacé par un conducteur uniforme ayant la même résistance et la même inductance totale que le conducteur chargé (e’esl-ù-dire présentant une inductance plus grande que le conducteur initial uniforme et non chargé), les équations subsisteraient. En d'autres termes, des bobines d’imluclance placées en série le long de la ligne, à intervalles égaux, suivant la règle de Pupin, produisent le même effet cjii’une augmentation uniforme de l’inductance le long de la ligne ; et puisque ce dernier dispositif diminuerait l’atténuation et la distorsion, le conducteur chargé du type Pupin produit le même effet.
- Si nous considérons maintenant, au même point de vue, le conducteur chargé du type Thompson, nous rencontrons tout de suite une difficulté. Si nous voulons comparer un conducteur chargé du type Thompson à un « conducteur uniforme correspondant », nous devons d’abord définir ce « conducteur uniforme correspondant ». A l’égard du conducteur de Pupin, cette définition est évidente; mais ce n’est plus le cas lorsqu'il s’agit du conducteur.de Thompson. On peut toutefois vaincre cette difficulté et tirer directement de nos équations une définition satisfaisante du « conducteur uniforme », qui corresponde au conducteur chargé du type Thompson, par le procédé suivant, qui est analogue à celui du I)1' Pupin.
- Considérons l’équation (i3) qui détermine 9
- Si M = a -{- i$ où’a> p, la longueur des ondes qui se propagent le long du fil non chargé uniforme est À = -y- et la distance angulaire ta entre deux bobines consécutives pour la longueur d’onde a. est :
- Si maintenant sin <u est presque égal a ta, l’équation précédente devient :
- équation dans laquelle nous avons introduit l’abréviation
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- Le symbole M, n’cst. pas seulement une abréviation, mais il a une certaine signification physique qui a de l’importance dans le cas dont nous nous occupons et que nous allons développer. Si dans l’équation qui donne M s, nous introduisons les valeurs de M2 et de ru, nous obtenons
- dans laquelle
- CH/Æ.-HpK,)
- 2/. /jaLl(Ij -|- RnR pHll -f R„s
- L0R —LHu
- p2V + IV
- Nous pouvons maintenant imaginer une ligne uniforme idéale, dont l’inductance et la résistance par unité de longueur sont données par les équations (16) et (ry) : nous appellerons cette ligne la « ligne uniiorme correspondante ». Je vais justifier cette dénomination en montrant que le conducteur chargé, du type Thompson, est en effet équivalent à une ligne uniforme caractérisée par les constantes L, et Rj.
- Si M, — a, + i}., on a a, = -ÏÜ-
- où À, est la longueur d'onde pour la fréquence • dans le « conducteur u
- dant » que nous venons de définir. Si la longueur a, est égale il 2-, la dista deux bobines consécutives est :
- — -L -tH — JL
- ~ * À, - k *l
- SI nous supposons assez petit pour que l’c
- nous obtenons :
- petit pour que l’on ait sensiblement sin
- ir ?"
- nue correspon-angulaire entre
- et notre équation (i5) pour un conducteur chargé du type Thompson, devient identique à l'équation analogue pour notre conducteur uniforme correspondant, équation qui peut être déduite aisément des équations de la IIIe partie, en faisant M — M, et £ — -i- (2k — o.m -f- i).
- U
- Dans la démonstration précédente de cette équivalence, nous avons fait deux hypothèses correspondant à deux cas qui peuvent se présenter tous deux. Quand a {3 il faut satisfaire a sin — w, = — oq, et, par conséquent, on a approximativement :
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- L’ R CLAIR AGE ÉLECTRIQUE
- Quand a, < il faut satisfaire à
- et.il eu résulte, approximativement^' :
- La première de ces équations peut être interprétée comme suit : le conducteur chargé du type Thompson est équivalent au conducteur uniforme correspondant, caractérisé par les équations i 16) et 117). tant que le sinus de la — distance angulaire entre deux bobines de dérivation consécutives est approximativement égal à la distance angulaire elle-même. Cette règle est littéralement la même que celle de Pupin pour un conducteur chargé du type Pupin, mais il 11e faut pas oublier qu’il existe une différence essentielle entre les deux cas, puisque le « conducteur uniforme correspondant » est défini d'uuo manière tout a fait différente dans ces deux cas.
- Nous allons parler d’une autre différence importante. Dans le cas d’un conducteur chargé du type Pupin, le « conducteur uniforme correspondant » a nécessairement une résistance et une inductance plus grandes par unité de longueur de la ligne que le conducteur non chargé, avant l’introduction des bobines. L’augmentation d’inductance par unité de longueur est un avantage et constitue le but essentiel de tout le dispositif. L’augmentation de résistance par unité de longueur est un inconvénient qu’on 11e peut pas éviter.
- Le problème que doit alors sc proposer celui qui calcule une ligne du type Pupin est de ne pas augmenter plus qu'il ne faut la résistance de la ligne, lorsqu'il en augmente l’inductancc (on ne peut éviter d’augmenter un peu la résistance).
- Dans le cas d’un conducteur chargé du type Thompson, nous voyons, d’après l'équation (6), que l’inductance par unité de longueur du « conducteur uniforme correspondant a est nécessairement plus petite que l’inductance par unité de longueur du conducteur non charge initial ; c’est là un inconvénient du dispositif ; mais il peut en résulter aussi un avantage, qui se déduit de l’équation (17), c’est-à-dire qu’on peut à volonté rendre la résistance par unité de longueur du « conducteur uniforme correspondant » plus petite que celle du conducteur initial non chargé ; et cette diminution de résistance du « conducteur uniforme correspondant » est, pour la transmission des ondes, un avantage aussi grand que l’augmentation de l’inductance dans le conducteur de Pupin. Nous avons, dans ce cas, la règle importante qui résulte directement de l’équation (1-) et qui est la suivante : Pour que le dispositif de Thompson perfectionne la transmission des ondes, il faut que Rj soit nécessairement < R. c’est-à-dire que
- Plus la différence entre les deux rapports est grande, plus la résistance par unité de longueur du conducteur uniforme correspondant est petite.
- Il est évident qu’on peut satisfaire aisément à la condition (i8'i. Le rapport -p- est toujours très petit en pratique (c'est là précisément l’inconvénient des lignes uniformes ordinaires à grandes distances). Il est facile de construire, dans ce but, des bobines d’inductance Lu et de résistance R0 satisfaisant à la condition (18). Celui qui calcule la ligne doit procéder de la manière suivante. O11 (*)
- (*) La raison pour laquelle nous avons ici deux conditions est que J3j doit devenir >0^, parce que LJ doit devenir
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- suppose comme base du calcul une certaine valeur de jîj, par exemple o,oi5 (en milles (comme dans le mémoire de 1900 de Pupin, Ire partie). Dans ce cas, si la ligne de transmission a une longueur de 25o milles, 2 1/2 p. 100 du courant sortant du transmetteur arriveront à l’extrémité où se trouve le récepteur. Nous avons maintenant
- P = \/-T Pc jol]
- p, c, [5 sont connus. Nous tirons alors de cette équation une certaine valeur pour
- vVL’+R?-PL,
- expression dans laquelle L et R sont l’inductance et la résistance par unité de longueur du conducteur uniforme correspondant.
- V^’L* +R'—/>L=pL[ \Ji +^- - .] M
- doit être plus petite, avec les valeurs de R et L du « conducteur uniforme correspondant », que la même expression pour R et L représentant les quantités correspondantes dans le conducteur initial non chargé. C’est là ce qu’on désire.
- La différence entre les systèmes Pupin et Thompson montre clairement comment on arrive à ce but. Dans le système Pupin, L et R sont augmentés, alors qu’ils sont diminués dans le système Thompson. Dans les deux cas, il en résulte que la valeur de l’expression (20) est diminuée, en comparaison de ce qu’elle est pour la ligne initiale non chargée.
- J’ai donc prouvé qu’un conducteur charge du type de Thompson sc comporte jusqu’à un certain point comme un conducteur chargé du type Pupin.
- Il existe naturellement des différences essentielles entre les deux systèmes ; mais, grâce à des dispositions particulières, chacun de ces systèmes peut être employé avantageusement pour la télégraphie et la téléphonie à grandes distances.
- Dans un prochain article, je donnerai la théorie mathématique du système de Reed et je prouverai d’abord que ce système peut être regardé, au point de vue mathématique, comme un système général comportant le système de Pupin et le système de Thompson comme cas particuliers.
- E.F. Roeber.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION
- Machines Gasnier à courants polyphasés. Brevet français n° 3oG 6i3, du 27 décembre 1900.
- Ces machines sont synchrones comme moteurs ou comme génératrices. Les génératrices sont auto-excitatrices sans collecteurs, condensateurs ou organes accessoires modifiant la phase ou changeant la forme des courants.
- Elles sont construites comme des moteurs asynchrones ordinaires. Les enroulements polyphasés sont placés sur deux cylindres concen-
- triques, identiques comme nombre de pôles et de phases. La partie mobile est munie de bagues et de frotteurs.
- Les enroulements des deux pièces sont montés entre eux en tension (fig. 1), ou en dérivation (fig. 2), ou en combinant ces deux modes de montage, de manière à avoir, sur l’une des deux pièces ou sur chacune, deux enroulements, l’un en série, l’autre en dérivation.
- On pourra aussi compenser la réaction électromagnétique de l’une des pièces sur l’autre par un enroulement disposé sur cette dernière
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVIII. — N°36.
- et agissant en sens inverse de la première. Les deux champs tournent à la môme vitesse
- en sens inverse. On lance la partie mobile à une vitesse double de la vitesse du champ tournant et dans le meme sens que le champ de la
- est obtenu à l’aide d’un inducteur auxiliaire formé par des aimants permanents ou par des électro-aimants à courant continu. Il produit des courants induits dans un bobinage auxiliaire. monté en tension avec l'enroulement de l’une des deux parties de la machine, et pouvant se confondre avec cet enroulement. L’action de ccs courants s’ajoute à celle déjà produite par l’inducteur auxiliaire, pour augmenter les forces électro-motrices induites pendant la mise en
- Fig. 3.
- La figure 3 représente un des dispositifs employés'; A et B sont les deux pièces en tôles leuilletées: C l’inducteur auxiliaire analogue à l’inducteur d’une machine à courant continu ou alternatif; il comprend i n pôles. Le noyau b ainsi que B portent des enroulements polyphasés à 4« pôles. Le noyau c porte des enroulements à in pôles montés en tension avec l'enroulement de b, suivant l’une des dispositions de la figure i. Les bobinages de b et c peuvent ôtre confondus, de manière à constituer un môme
- partie fixe. 11 y a alors accrochage puisque les deux champs tournent alors à la même vitesse dans le même sens. Le couple moteur sera proportionnel aux valeurs des deux champs et au sinus de l’angle de décalage entre les deux. Si la machine est soumise à un couple résistant extérieur, le champ de la partie mobile sera par rapport au mouvement, décalé en arrière, c'est-à-dire en retard sur le champ de la partie fixe ; daus ce cas, la machine absorbe du courant. Si, au contraire, la partie mobile est soumise a un couple moteur, son champ est en avant et la machine est génératrice.
- L’amorçage automatique comme génératrice
- enroulement, comme l’indique la figure 4 dans le cas du diphasé.
- Si on lait tourner A à une vitesse quelconque, l'inducteur auxiliaire C à in pôles induit dans
- l’enroulement c à in pôles des courants, qui produisent dans b un champ tournant par rap-
- qui lui fait par rapport à B fixe une vitesse dans le sens et moitié de A ; d’où production dans les circuits de B à 4« pôles de courants induits de môme fréquence que ceux produits par l’inducteur auxiliaire sur l’enroulement c. 11 en est de même pour les circuits de b soumis à l’action du champ B tournant à la môme vitesse que celui de b.
- La machine marchant en génératrice, le champ de b sera dccalé en avant de celui de B. Un réalisera le calage des champs B et b le plus convenable pour l’amorçage et la marche de la machine, en agissant sur l’orientation par rap-
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- port à B de l'inducteur C. On pourra-monter C de façon à pouvoir le déplacer par rapport il B.
- On peut renverser le dispositif de la figure, et mettre l’inducteur auxiliaire sur la partie mobile.
- Une autre combinaison est celle de la figure 5.
- 3^.
- Kig. 5.
- Les pièces principales B et b portent des enroulements k an pôles. L’inducteur auxiliaire C est à a n pôles et tourne dans le même sens à une vitesse moitié moindre. Ceci est obtenu par l’emploi d’un système d’engrenages différentiels D dont la roue de gauche est fixe, la roue de droite calée sur l’arbre de b et les arbres des pignons satellites ions sur C, qui est lui-même fou sur l’arbre de b.
- C et b agissent tous deux sur l’enroulement de B. de telle manière que b, alimenté par les courants de B, produise un champ à a n pôles tournant dans le même sens et à la même vitesse que C. L’inducteur C est orienté par rapport à b de manière que son champ et celui de b soient en concordance et ajoutent leurs actions. Pour orienter C, on peut agir sur la roue dentée fixe du différentiel D.
- ün peut aussi faire agir C sur b au lieu de B, sans rien changer au fonctionnement.
- Fig. 6.
- Une autre solution (fig. 6) comporte des noyaux C reliant magnétiquement la pièce fixe B à la pièce mobile b et tournant moitié moins vite que b, de manière à suivre les champs tournants B et b dans leur mouvement. L’aiman-
- tation des noyaux C sera ainsi toujours de même sens et leur magnétisme rémanent produira l’amorçage.
- Les moteurs ne sont pas munis des ces inducteurs auxiliaires. Mais il faut les lancer pour obtenir l’accrochage. On transformera momentanément le moteur à pôles en un moteur à •*n pôles, par groupements de circuits.
- On pourra encore substituer à l’inducteur auxiliaire un induit de moteur asynchrone fermé sur lui-même ou sur des résistances. La machine prendra sous l’action de cet induit une vitesse suffisani/nent voisine du synchronisme pour que l’accrochage se produise.
- Si on veut changer la tension du courant alimentant l’une des parties de la machine, on peut relier les circuits des differents enroulements par l’intermédiaire d’un transformateur. Mais l’auto-excitation a lieu sans l’emploi de transformateurs.
- A. Nunès.
- TELEGRAPHIE SANS FIL
- Perfectionnements aux appareils employés en télégraphie sans ûl, par G. Marconi et The Wireless and Telegraph Signal O0 Ld. Brevet anglais nû la 3*6 du i« juin 1898, accepté le i« juillet >899-
- Les perfectionnements relatés dans ce brevet ont trait aux relations de l’antenne avec le tube à limaille.
- Au lieu de relier le fil qui vient de l’antenne a (fig. 1) à l’ime des bornes du eohéreur, l’autre
- borne étant mise à la terre, le circuit qui comprend le eohéreur est complètement isolé du circuit qui comprend l’antenne. — L’antenne a est reliée à l’une des extrémités du primaire c d’un transformateur, l’autre extrémité du primaire est mise eu communication avec la terre
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- par le fil b. Le secondaire d de ce transformateur est compris dans le circuit du cohéreur y. Ce circuit h comprend, le cohéreur y, le secon-
- daire d du transformateur, une bobine étouffoir/, un élément de pile ùlf un relais k et une seconde bobine étouffoir f. Placé en dérivation sur ce
- circuit se trouve un condensateur e qui est relié d’une part à l’extrémité du secondaire d du transformateur, d’autre part à l’un des pôles du cohéreur y.
- Fîg. 4- - Transformateur Marconi. Deuxième dispositif
- La figure 2 indique un dispositif analogue dans lequel les connexions sont un peu differentes. Le primaire c du transformateur est encore relié d’une part à l’antenne a, d’autre part a la terre b. Mais le cobéreury et le condensateur e ont permuté leurs positions par rapport au circuit comprenant le relais k et le secondaire d du transformateur. L’une des armatures du condensateur employé est formée de trois feuilles rec-
- tangulaires de cuivre de 3,y5 cm de longueur sur 2,5 cm de largeur. L’autre armature corn-
- T. J ~
- Fig. 5. — Transformateur Marconi. Troisième dispositif d enroulement.
- prend deux feuilles de mêmes dimensions. Les armatures sont séparées par du papier paraffiné de o,oi5 cm d’épaisseur.
- L’antenne utilisée avec ces dispositifs est formée d’un fil de cuivre de 1 mm de diamètre, de
- Fig. 7. — Transformateur Marconi. Cinquième dispositif d'enroulement.
- i4o pieds (42,67 rn) de long et dont l’extrémité est à 100 pieds (3o,48 m) du sol. Ce fil de cuivre pouvait être remplacé par un treillis de fil de
- Fig. 8. — Transformateur Marconi. Sixième disposait d’enroulement.
- fer galvanisé formant une bande de 2 pieds (60 cm) de largeur, i3o pieds (3ÿ,6a ni) de longueur et dqnt l’extrémité était à 110 pieds (33,52 m) du sol.
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- revue d’électricité
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- Les figures 3 a io sont une représentation schématique des enroulements différents du primaire P et du secondaire S des transformateurs utilisés. Dans le dessin le fil secondaire est représenté par un trait plus fin que celui qui repré-
- sente le fil primaire ; en réalité ces deux enroulements sont formés de fil de même diamètre. Le secondaire est formé de un ou de
- E A
- plusieurs enroulements connectés entre eux comme l’indiquent les schémas des figures 3 a io. Le nombre des spires de chaque enroulement diminue à mesure qu’on s’éloigne du noyau du transformateur. À représente l'extrémité do l’enroulement primaire mis en relation avec l’antcnnc, E, l’extrémité reliée au soi. J est l’extrémitc de l’enroulement secondaire réuni a l’un des pôles du cohéreur, C, la seconde extrémité de l’enroulement secondaire qui est reliée au condensateur. G est un tube de verre qui supporte les enroulements.
- Perfectionnements aux appareils employés en télégraphie sans fil, par G. Marconi et The Wireless and Telegraph Signal C° Ld. Brevet
- Ce brevet est la répétition textuelle dune partie du précédent, en particulier de celle relatant les dimensions à donner aux diverses formes d’enroulements.
- Perfectionnements aux appareils employés en télégraphie sans SI, par G. Marconi ei The Wireless and Telegraph Signal C° Ld. Brevet anglais n° 186 du 19 décembre 1899, accepté le 19 dc-
- Les perfectionnements décrits constituent une variante de ceux dont les deux brevets précédents sont l’objet.
- La figure 1 représente les connexions. L’antenne A est reliée a l’une des extrémités de l’enroulement primaire y, d’un transformateur,
- l’autre extrémité est reliée à la terre E. Le cohéreur T a scs pôles respectivement reliés aux deux extrémités de l’enroulement secondaire /a du transformateur. Cet enroulement secondaire est partagé en deux parties, en deux enroulements partiels dont les extrémités libres sont reliées aux deux armatures d’un condensateur ys. Ces armatures sont reliées .d’autre pari par l’inlcrmédiaire de bobines étouHoirs c,, ct, à l’élément de pile B et au relais R.
- Les figures 2 et 3 représentent des schémas des enroulements du transformateur utilisé avec le dispositif ci-dessus.
- Le tube de verre y (tig. 2) sur lequel sont
- Fig. 2. — Transformateur Marconi. Enroulement secondaire formé de deux portions séparées. Premier dispositif.
- enroulés les fils à 6 cm de diamètre. Le primaire comprend roo spires de fil de cuivre isolé à la soie deo,o3y cm de diamètre, recouvertes d’une couche de paraffine. Le secondaire y est formé d’un fil de cuivre de 0,019 cm de diamètre dont l’enroulement commence au milieu du tube, dans le même sens que l’enroulement primaire. Chaque moitié du secondaire comprend 17 couches dont les nombres de spires sont : 77-49-46-43-
- 4o-37-34-3i-28-25-22-19-i6-i3-io-7 et 3.
- Le transformateur représenté par le schéma
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- de la figure 3 est fariné d’un tube de verre /' de 2,5 an de diamètre comme noyau, sur lequel le pi'imaire est euroiilé eu tours d'un fil de cuivre de 0,07 cm de diamètre. Le secondaire est formé d'un fil de 0,000 île diamètre, qui est.
- enroulé dans le même sens que le primaire. G lia que moitié «le l'en roulement comprend 160 spires lorinanl une seule couclie. L'emploi de ces transformateurs donne les meilleurs résultats quand la longueur du conducteur aérien à chaque station atteint 100 pieds'45,72 ni).
- Perfectionnements aux appareils employés en télégraphie sans fil, par G. Marconi. Brevoi
- Dans le brevet ri0 12039 de 1896 est décrit un arrangement d’après lequel le transmetteur consiste en un excitateur dont une des boules est. en communication avec l’antenne et dont l’autre boule est mise à la terre. Le récepteur contient un cohéreur dont une extrémité communique avec l’antenne et l’autre avec la terre.
- On sait que le conducteur aérien peut être parfois chargé d’électricité d’origine atmosphérique et, lorsqu'on emploie le même conducteur pour la réception et pour la transmission, les décharges atmosphériques peuvent se produire à travers le corps de l’opérateur quand il met le conducteur aérien du transmetteur sur le récepteur.
- L’objet de l’invention actuelle est de prévenir cet inconvénient.
- L’antenne est reliée d’une manière permanente à une des boules de l’excitateur e (fig. 1). Par suite, si 011 emploie pour produire les ondes une bobine de Ruhmkorff ou un transformateur, le conducteur aérien se trouve relié à la terre à traversin bobine. Les ondes électriques venant du transmetteur de la station voisine ne peuvent traverser les spires de la bobine et vo.nt
- à lu terre à travers le récepteur lorsque le Cl aérien est connecté avec elle. On sait aussi qu’il est. avantageux d’intercaler une bobine d’impédance d entre les extrémités de la bobine d’induction employée pour l’émission et la sphère qui csl connectée avec l’antenne
- "=•' E
- Les signaux sont envoyés au moyen d’une clef de Morse fermant le courant d’une batterie locale à travers le primaire d'une bobine d’induction ou d’un transformateur.
- Dans le dispositif actuel le levier formant la clef est prolongé et porte une terminaison isolée qui est en communication constante avec la sphère de l’excitateur et par suite avec l’antenne. Cette terminaison repose sur une pièce métallique en communication avec le récepteur. De cette manière, lorsque le manipulateur revient a sa position de repos, il met en communication l'antenne et le récepteur. Le fil reliant le récepteur à la clef Morse doit être de préférence enfermé dans un tube de métal, de manière à être protégé contre les effets du transmetteur local.
- Cette disposition est applicable si on remplace la terre par une capacité aérienne. Elle l’est aussi
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- pour les récepteurs contenant une bobine d'induction, pour celui décrit clans le brevet 110 12 326, de 1898. Le moyen employé pour protéger le récepteur est préférable a celui décrit dans le brevet n° 12320.
- Ci-joint un dessin dig. 1) représentant un récepteur et un manipulateur arrangé suivant la description ci-dessus.
- «est une batterie, éunc clef Morse ordinaire fermant le circuit à travers le primaire de la bobine c. Les extrémités du secondaire sont reliées aux deux sphères de l’excitateur e.
- L’antenne u est reliée à l’une des sphères e, l’autre sphère est reliée à la terre.
- ^ La clef b a deux contacts ba isolés l’un de
- La figure montre la clef dans la position voulue pour envoyer des ondes. en touchant (>> ferme le circuit de « à travers le primaire de v. Lorsque la ciel est abandonnée à sou propre poids, son long bras en tombant réunit b., et b, qui est relié au récepteur par le fil M.
- L’espace existant entre bt et b3 doit être large pour prévenir la production d’étincelles entre ces deux contacts.
- Il est avantageux d’intercaler une bobine d’impédance d entre la sphère e et la bobine c.
- DIVERS
- Variation du pouvoir inducteur avec la température et la pression, par J. Kcenigs-berger. Dr. Ann., t. V. p. i-s5-i3j, mai 1901.
- La formule donnée par Tauleur pour exprimer la loi de cette variation différé notablement de celles qu'ont proposées J.-J. Thomson, Drude, Duhcm. La cause de cette divergence parait être que ces derniers négligent dans le calcul de l’énergie un terme dont l’importance devient très appréciable quand le pouvoir inducteur (ou la perméabilité magnétique) devient grand.
- Pour déterminer la loi île variation, on considère le cycle de translurmations suivant : Un diélectrique, supposé parfaitement isolant, est introduit dans un champ électrique. L’énergie cinétique éprouve une augmentation Kn l’énergie électrique une diminution E,; les autres formes d’énergie (la chaleur de Thomson, etc.), une variation — \Y .
- Ensuite, un des paramètres p définissant l’état de la substance subit une variation, qui nécessite
- une dépense d’énergie PL Cette variation provoque un changement du pouvoir inducteur et du volume, et par suite une variation IT de de l'énergie électrique. On fait sortir le diélectrique du champ : l'énergie cinétique perd K,, l’énergie électrique gagne E,, les autres formes d’énergie subissent une variation -4- \Y,. Enfin on ramène le paramètre p à sa valeur initiale, moyennant une dépense d’énergie —P.
- D’après les définitions fondamentales de Telcc-Irostatique, l’énergie cinétique et l’énergie électrique sont constamment égales et de signes contraires. D’autre part, si tous les conducteurs du champ sont isolés, les charges demeurent invariables, l’état final du champ est identique à T état initial et le système n’a pas reçu d’énergie électrique de l’extérieur.
- Il ne veste donc comme non compensée que la variation d’énergie électrique E' pendant la variation du paramètre p, plus les différences P'—P et \V3 — Wj. Or si li^ll.ona aussi W, = Wj et U est très probable que \V est toujours plus petit que E, et que par suite
- W, — \\\ < E, — iquu E'
- Le principe de la conservation de l'énergie exige que :
- K'-b'Vj —Wt = o
- si on admet que l'électrisation et la variation de p sont indépendantes Tune de l’autre. Cette équation 11e peut être satisfaite que si E1' est nul par lui-même. La condition à exprimer en fonction du pouvoir inducteur et des autres variables est donc E' — o.
- Supposons qu’une lame diélectrique soit placée entre les armatures (de très grande surface) d’un condensateur. Soit S la surface des armatures,
- l’épaisseur du diélectrique, Y7, son volume et î, son pouvoir inducteur.
- En, toute rigueur, une variation de volume d'un diélectrique solide entraîne une variation simultanée de lu surface et de l’épaisseur; on négligera cette variation cle la surface. Lorsqu’on fait varier le paramètre p, on provoque, en général, utïe variation du volume et du pouvoir inducteur. En éerivaut que la variation correspondante de l'énergie E' est nulle, 011 trouve :
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- On arriverait h une équation de même fornu pour la perméabilité magnétique p., en considé rant le système magnétique formé parun aiman permanent en forme de tore de grandes dimen
- De l’équation (i) on déduit, en désignant pa V' le volume spécifique du diélectrique et par ; son pouvoir inducteur :
- Si le diélectrique est formé d’un mélange de plusieurs substances, la loi du mélange sera indépendante de l’intensité du champ si :
- V et e se rapportant au mélange.
- Cette formule se ramène à celle de Drude, quand on suppose :
- Pour calculer la chaleur de Thomson sans s’astreindre à supposer la chaleur spécifique •constante, il est commode de se servir des équations thermodynamiques de Kirchhoff et Helm-holtz :
- <fW = P dp rfQ = Xd.* + cidT.
- Dans le cas actuel :
- P=r* Vdp — dE.
- On retrouve l’équation de Drude :
- dT
- dQ = T.IWR-------d*"
- où le produit Re est égal à lu polarisation diélectrique D.
- Le même calcul permet de déterminer la variation de la chaleur spécifique sous l’influence du champ électrique ou du champ magnétique :
- e- représentant la différence de potentiel entre les armatures du condensateur.
- En général, le coefficient de dilatation et le pouvoir inducteur sont des fonctions linéaires de la température, l’équation ci-dessus prend alors la forme plus simple :
- dT
- -v-S- 4--
- S’il s’agit du 1er, par exemple, où la variation de £ ttu « avec la température est beaucoup plus forte que celle du volume, on obtient en définitive, en posant de nouveau : D ==—-^7— •
- ° 4* [dT/
- Si s (ou u) diminue quand la température augmente, la chaleur spécifique est plus grande dans le champ magnétique qu’en dehors du champ (loi de Stefan).
- La formule de Lorenz
- ne correspond pas à une valeur nulle de E' dès que s (ou u) diffère beaucoup de 1 : la valeur de E' dépend alors du signe de est
- toujo
- i positif s
- est positif.
- Or la formule de Lorenz représente mieux que la formule (1) dans la plupart des cas les expériences effectuées sur la variation du pouvoir inducteur ou de l’indice de réfraction avec la température ou la pression. Il faut en conclure que dans les corps solides ou liquides, la dépense d’énergie nécessitée par la variation d’un paramètre se fait sous une forme différente dans le champ électrique (ou magnétique pour le fer, le nickel, etc.) et a l’extérieur du champ. Pendant l’électrisalion de ces substances, il doit donc se produire les phénomènes de l’électrostriction, dedégagemcntdeehaleur Thomson, etc.
- M. L.
- Le Gér
- : C. NAUD.
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- Tome XXVIII.
- Sàmedi 14 Septembr
- i« Année. — N- 37
- L’Éclairage Électrique â
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS N©
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l'Institut. — A. D’ARSONVAL, Prolesseur au Collège de France, Membrede l’Institut. —0. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. —D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLÛNDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- APPAREILS DE MESURES
- INDICATEURS DE MAXIMUM
- Dans ces derniers temps, la mode était aux compteurs à prépaiement, nous en avons examiné, ici même, un assez grand nombre; aujourd’hui la vogue a changé : ce sont les indicateurs de maximum et tous les dispositifs destinés à l’application des tarifs variables, qui ont les honneurs des brevets ; pour moins d’une année et pour un seul pays, nous allons avoir à en examiner une série de sept.
- Pour indiquer le maximum de puissance enregistré par un compteur moteur, John H. Barrer et James A. E\ving(1), mesurent le couple moteur à l’aide de la réaction exercée par l’organe mobile du frein sur la partie fixe. Dans les compteurs à frein magnétique, par exemple, ils montent les deux aimants B (fig. i à 3), sur un pont C, lequel tourne sur un axe D pivotant entre la crapatidine C2 et la potence F ; un ressort. J réduit l’amplitude du mouvement des aimants. L’axe D entraîne un levier li qui appuie sur l’index L, l’oblige à dévier et à indiquer, sur un cadran divisé K, le couple1 exercé à chaque instant par le disque sur les aimants.
- Pour faire de cette disposition un indicateur de maximum, il suffit de placer un système de déclic qui s’oppose au retour des aimants à leur position initiale, une fois que le couple moteur a cessé ou a diminué. Ce déclic, placé à gauche du pont, est constitué par un léger cliquet M, articulé sur une projection Cg dupont, et par une vis â filet très fin M,, sur laquelle vient frotter l’extrémité du cliquet. Il est facile de voir que le mouvement du cliquet
- P) Brevet anglais n° 1&705, déposé le i«» août 1899, accepté le 12 mai 1900. /, figures
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- vers la droite est libre (fig. 4)» mais qu’il ne peut revenir vers la gauche que si, au moyen du taquet N, on relève la branche AI. Pour faciliter cette remise au zéro du système, ce qui doit se faire périodiquement, un levier O (fig. 2), est disposé de façon à être accessible du dehors, sans ouvrir la cage du compteur ; bien entendu ce levier est placé de façon à être scellé pour qu’on ne puisse pas y toucher sans autorisation.
- Pour éviter des accidents au pilotage, pendant le transport, des trous sont ménages en G7, à chaque bout du pont, et sont destinés à recevoir des vis de fixation Cg.
- Pour réduire l’influence des frottements, on peut donner, au système formé par le pont et les aimants, un léger mouvement d’oscillation, entretenu, par exemple, par de petites variations périodiques du couple moteur, obtenues en perçant de petits trous dans le disque du frein. Le ressort J doit être assez fort pour limiter le mouvement du système et pour lui donner une durée d’oscillation courte par rapport aux variations de la puissance à enregistrer ; s’il en était autrement, les variations un peu rapides imprimeraient au mobile un mouvement assez violent et lui feraient indiquer un maximum trop élevé.
- Pour les compteurs à courant continu, les inventeurs préfèrent.intervertir les pôles des aimants, de façon à former un système asiatique, mais il faut alors disposer un autre aimant pour compenser l’action des aimants du frein sur la bobine mobile du compteur.
- Dans les moteurs à frein non magnétique, on peut, ou ajouter un système magnétique,
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- ou trouver un dispositif équivalent. Par exemple, si Faction régulatrice est obtenue à l’aide de palettes tournant dans une cuve remplie de liquide, il est facile de mesurer la réaction exercée sur cette cuve.
- L’indicateur de maximum de Ernest Cecii. Rimington (*) est un appareil éleetrolytique. Les gaz produits par la décomposition de l'électrolyte, dans le récipient K, s’échappent dans l’atmosphère par l’ouverture B fermée par un bouchon poreux C. L’échappement étant ainsi retardé, il se produit, dans le récipient K, une élévation de pression qui fait monter le liquide a dans la branche ascendante A, du tube en U ; cette élévation est fonction du courant qui traverse l’appareil (fis-s à 8).
- L'enregistrement du maximum peut se faire, soit au moyen d’une baguette H, sur laquelle le niveau du liquide s’imprime, soit au moyen d’une tige H,, percco de petites cavités qui retiennent un peu de liquide. On peut aussi employer un tube à déversement E (fig. 5), dans lequel le liquide, refoulé par la pression, vient tomber ; ou, encore, un manomètre quelconque, F (fig. 8), dont l’aiguille avance sous la pression, mais ne revient pas en arrière.
- Pour éviter que l’appareil enregistre comme courant maximum l’intensité produite par un court-circuit accidentel, diverses dispositions sont employées pour retarder l’élévation de la colonne liquide, dans le tube en U. D’abord le réglage de l’échappement par le bouchon G, ensuite la fermeture partielle de la colonne ascendante, At, par un second bouchon poreux G, de sorte que la pression contraire, exercée par l’air au-dessus de la colonne liquide retarde le mouvement. L’ emploi d’un réservoir V (fig. 8), de plus grande capacité, dans lequel la pression s’élève lentement; enfin, un étranglement X du tube en U (fig. 6), peuvent être aussi employés pour retarder l’enregistrement du maximum.
- Dans le nouvel indicateur de Ahtiiuh Wright et The Mutual Electric Trust ltmitkd (2), l’action thermique est supprimée. L’appareil se compose d’un récipient 8 auquel est soudé un tube i3 (fig. 9 et 10). Quand le tube est vertical, le liquide du récipient atteint juste au niveau du raccordement du tube. Ce système est monté sur une planchette 7 munie d’une échelle divisée pour permettre la mesure de la quantité de liquide qui passe du récipient dans le tube. Le tout est monté sur 1 axe horizontal 3 d’une sorte d’ampèremètre. Un noyau de fer 2 est attiré plus ou moins par un solénoïde 1 traversé par le courant à mesurer ; ce noyau porte une cordelette qui s’enroule sur la poulie 4, de telle sorte que la planchette et'
- anglais n° 23 753, déposé le 28 m anglais n° 24126, déposé le 4 déc
- ire 1900. 4 figure 1900.3 figures
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- le tube s'inclinent plus ou moins, selon l'intensité du courant; le liquide est alors au-dessus du raccordement du récipient et du tube et tombe dafis ce dernier, où il reste comme indication de la valeur maxima atteinte.
- Pour éviter l’action des courts-circuits, la chute du liquide dans le tube est retardée par le choix d’un liquide peu mobile ou, aussi, par un étranglement 16 du tube de jonction (lig. io). Le récipient peut, au besoin, avoir une forme plus simple (fig. n).
- Les indicateurs de maximum employés actuellement, en particulier ceux basés sur l’action de la chaleur, ont l’inconvénient de ne pas tenir compte du temps Fig. 9 à xi. — Nouvel indicateur do Wright. pendant lequel le courant maxi-
- mum a été atteint, de sorte qu’un court-circuit accidentel peut fausser leurs indications — on a vu pins haut que cette préoccupation est celle de tous les inventeurs. — En outre, les appareils qui reposent
- sur la dilatation du liquide sont très sensibles aux variations de la température ambiante et ils ne comportent pas une graduation constante et susceptible d’être vérifiée exac-
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- Pour remédier à ces défauts, Walter C. Fish (4) emploie un système purement mécanique composé d’un ampèremètre CD (fig\ 12 à i4), à bobine inclinée et à palettes de fer doux également inclinées, et d’un mouvement d'horlogerie. L’ampèremètre peut être remplacé par un autre appareil équivalent ou par un wattmètre.
- L’index F de l'ampèremètre peut appuyer sur ui dicateur proprement dit ; ce dernier index est fixé sur un des mobiles du mouvement d’horlogerie. Les index F et H font partie d’un circuit dérivé comprenant l’électro I, de telle sorte que lorsque l’ampèremètre est traversé par un courant, son index dévie et vient buter sur la goupille X ; à ce moment le circuit dérivé se trouve fermé, l’élec-
- goupille i\, fixée à l’index H de l’i
- Fig. 14. — Schéma de l'indicateur de Fisch.
- tro I attirant son armature M, déclenche le mouvement d'horlogerie et l’index H avance sur la division jusqu’à ce que sa déviation soit assez grande pour que la goupille X abandonne l’index F de l’ampèremètre; le circuit se trouvant alors rompu, le mouvement d’horlogerie s’arrête et l’index H reste à la position atteinte jusqu’à ce que l’ampèremètre, indiquant une valeur supérieure de l’intensité, vienne de nouveau le faire avancer.
- On comprend qu’avec cette disposition on peut donner au temps nécessaire pour faire dévier l’index H une valeur quelconque, puisque ce temps dépend du rouage ; on évite ainsi l’enregistrement des courants trop intenses, mais de courte durée.
- La disposition suivante, brevetée par la même société, est due à Frank P. Cox(2); elle a pour but d’éviter l’emploi de deux indicateurs de maximum dans les circuits à trois fils. * (*)
- (l) Brevet anglais n° 9246, déposé par The Bristish Thomson Houston Comp., le 2 mai 189g, accepté le 20 janvier 1900. 4 figures.
- (*) Brevet anglais n° 9245, déposé par The British Thomson Houston Comp. le 2 mai 1899, accepté le 2 mai 1900. a figures.
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- Avec la disposition ordinaire, les deux indicateurs peuvent être amenés, chacun à son tour, à une valeur déterminée, ou y arriver ensemble ; il est clair que, dans le dernier cas, la puissance maximum consommée est double de ce qu’elle est dans le premier, bien que les indications fournies par les appareils soient les mêmes dans les deux cas ! Pour obvier à ce défaut, l'inventeur ajoute les actions des deux circuits sur le même indicateur. Dans la figure i5, le système est appliqué à un indicateur thermique : deux spirales, II et I, s’enroulent sur l’ampoule de l’indicateur ; elles sont branchées, en dérivation, sur deux résistances intercalées, chacune, dans un des fils extrêmes ; en réglant la dérivation on arrive à régler l’égalité d’action des deux spirales. — Une légère objection, que le brevet ne mentionne pas, peut être faite ; avec le système thermique on ajoute deux valeurs proportionnelles au carré de l’intensité et, par conséquent, la même indication peut être obtenue pour deux intensités dans le rapport de i à i,5 environ, selon que le courant est réparti sur les deux fils ou sur un seul!
- Dans la seconde disposition, du même brevet, on fait usage de l’indicateur mécanique de Fish, décrit ci-dessus, et l’ampèremètre comporte deux enroulements, un pour chaque fil extrême.
- La même préoccupation : éviter l’emploi de deux indicate urs de maximum et enregistrer exactement la Fig 17 et 18 — Montage d'indicateurs de maximum sur circuits Somme des deux courants, dans les à trois fils J. R. Dick. distributions à trois fils, se retrouve
- chez John Reid Dick et The Reason Manuf. Comp (1). Le procédé employé par ces inventeurs donne bien une solution du problème, quant à ce qui est de la somme, mais, si elle évite l’emploi de deux indicateurs, ce n’est qu’au prix d’une complication plus grande dans le circuit. En effet, ce procédé exige le dédoublement du conducteur neutre, sur lequel on place, aussitôt après la bifurcation, deux résistances égales (fig. 17 et 18), destinées à servir de shunt à l’indicateur de maximum i3. Le schéma (fig. 17) montre facilement que l’appareil est bien traversé à chaque instant, par un courant proportionnel à la somme des deux courants à enregistrer. L’indicateur peut être celui de Wright ou tout autre appareil équivalent. Les résistances 11 et 12 sont assez faibles pour ne pas apporter de perturbation dans le circuit.
- Jusqu’à présent, on a essayé d’appliquer des systèmes à tarifs variables, pour favoriser la dépense d’énergie aux heures de moindre consommation, afin de régulariser la courbe de charge des usines et pour arriver à une meilleure utilisation du matériel ; mais, pour éviter des réclamations des clients et une complication trop grande des compteurs, on s’en est tenu généralement à deux tarifs : un pour la journée, l’autre pour la soirée. M. Hector
- (») Brevet anglais n° 63o, déposé le 10 janvier 1900, accepte le 10 novembre 1900. 3 figures.
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- .Igî
- Alan Macdonald (*) peintre aquarelliste ? prend cette idée au pied de la lettre et il fait breveter un dispositif grâce auquel le prix de l’énergie électrique change constamment, suivant une loi établie d’après la courbe de charge journalière moyenne.
- La courbe moyennne étant établie pour vingt-quatre heures, soit pour l'année entière, soit pour une saison, ce qui ne change évidemment rien au système, est reportée sur un cylindre 6 (fig. 19 à a5), où elle sert au tracé d’une rainure 7; le point 17 correspond au maximum
- do charge, par conséquent le bord opposé du cylindre correspond à la charge nulle. Le cylindre 6 fait un tour en vingt-quatre heures, sous l’action d’un mouvement d’horlogerie. Une goupille 8, montée sur un arbre 5, s’engage dans la rainure et se déplace, parallèlement à ellc-mcme, en entraînant l’arbre 5; ce dernier tourne librement dans un coussinet fixe a et dans un autre coussinet mobile formé par le manchon 9 qui porte la goupille. L’arbre 5 est carré, dans son milieu, et il glisse dans un trou, également carré, percé au centre de la roue d’engrenage 10, laquelle commande le rouage compteur. Un galet 4 est fixé sur l’arbre 5 avec lequel il se déplace en roulant sur le disque 3; celui-ci est porté par l’arbre du compteur proprement dit. Par suite de cette disposition, selon que la courbe de charge est plus ou moins élevée, la goupille 8 fait avancer la roue plus ou moins loin du centre du disque 3, de sorte que le mouvement du compteur proprement dit est transmis au rouage compteur avec une amplification Lelle que celui-ci avance proportionnellement à la somme
- {*) Brevet anglais n° 17719, dépose le tor septembre 1899, accepté le 14 juillet 1900. 8 figures.
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- à payer et non à la quantité d'énergie consommée ; par exemple, la roue 4 étant à la circonférence du disque 3 tournera au maximum de vitesse, tandis qu’au moment de la charge nulle, et du prix minimum, la roue 4 sera près du centre du disque 3 et tournera très
- lentement.
- Dans ces conditions, la position de la goupille 8 déterminant le prix actuel de l’énergie électrique, il suffit de placer un index sur cette goupille et une échelle divisée en face, pour le client soit à chaque instant avisé du prix qu’il paie et pour qu’il puisse couper son courant au moment oit ce prix devient onéreux pour l’application qu'il en fait.
- Dans les figures 22 à a5 le système est le même, mais la disposition un peu différente. On voit encore, en 6, le cylindre et la courbe de charge ; la goupille 8 est montée sur une bague qui sert de coussinet à un manchon a3, lequel porte le galet 4 ; l’axe 24 est fixe ; le manchon 23 est denté sur toute sa longueur et il engrène avec la roue 20 du rouage compteur. Là encore le déplacement de la goupille 8 entraîne le galet et fait varier le rapport de transmission entre Je disque 3 et le rouage compteur. La position de la goupille 8 est vérifiée du dehors, et le cadran du prix de l’énergie est plus étendu, le mouvement de la goupille étant amplifié au moyen des leviers 31, 34 et 36.
- Dans ce système, le rouage compteur n’indique pas la consommation d’énergie électrique, mais le prix réclamé par le fournisseur (cadrans supérieurs) (fig. 25) ; un second système de rouages, monté comme d’ordinaire, peut être ajouté de façon à indiquer le mouvement propre du compteur et la quantité d’énergie consommée (cadrans inférieurs). IL Armagîïaï.
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- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- ALTERNATEUR DE !.. Kl LO VOLTS-AMPÈRES DE MM. SIEMENS ET IIAI.SKE, DE VIENNE
- Le second alternateur exposé par MM. Siemens et Halske de Vienne est du type à flux ondulé et présente également plusieurs propriétés intéressantes.
- C’est un alternateur à courants triphasés ; sa puissance est de 122 kilovolts-ainpères avec un facteur de puissance minimum de 0,82,0e qui correspond à une puissance utile de 100 kilovatts.
- La tension aux bornes est de 2 100 volts et la tension par phase de 1210 volts, l’induit étant groupé en étoile. L'intensité du courant par phase est de 33, 5 ampères.
- La fréquence est de 5o périodes par seconde et la vitesse angulaire de ^5o tours par minute, ce qui correspond à 4 saillies polaires par couronne.
- L’alternateur à flux ondulé de -M.\l. Siemens et Halske de Vienne est représenté sur les figures 1 et 2 qui sont des vues d’ensemble avec coupes de celte machine. Les figures 3 et 4 montrent des coupes et vues particdles d’une partie de l’induit et de l'inducteur à plus grande échelle.
- inducteurs. — Le système inducteur a une constitution originale, il est. formé d’une sorte de moyeu en acier coulé portant l’une dos séries de saillies polaires et prolongé a une des extrémités par une purlio de diamètre plus faible. Ce prolongement porte, venu d.e fonte, un plateau sur lequel est boulonnée la poulie de commande de la machine.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XXVIII — N° 37.
- Aux deux extrémités du moyeu sont pratiquées des ouvertures cylindriques dans lesquelles les deux parties de l’arbre sont emmanchées à chaud.
- La seconde série de saillies polaires est disposée sur une couronne qui, une fois la bobine inductrice mise en place, est glissée sur une partie tournée du moyeu et de façon à ce que les saillies des deux couronnes soient décalées d’un angle égal à la moitié de celui que font deux saillies voisines.
- Le diamètre du moyeu est de 48 cm et sa largeur de cm. La partie de diamètre plus faible a une longueur de 68 cm et un diamètre minimum de 20 cm.
- Le diamètre de l’inducteur à l’extrémité des saillies polaires est de 76 cm et l'entrefer de 10 mm. Les saillies ont une largeur parallèle à l’axe de 18 cm et une largeur dans le sens perpendiculaire de 20 cm.
- La longueur des deux parties de l’arbre emmanchées dans le moyeu est de 20 cm et le diamètre de l’arbre dans ces parties de 14 cm.
- <lo MM. Siemens et Ual»kc de Vienne.
- Induit. — La carcasse supportant l’induit est en fonte et on une seule pièce ; elle est formée par une caisse à section en dos d'âne et est munie d’ouvertures radiales.
- La carcasse de l’induit repose par quatre pattes sur un bâti sur lequel elle est boulonnée ainsi que les deux paliers.
- Les deux cuirasses de tôles induites sont serrées par des anneaux, contre une couronne à section en forme d'II, à l’aide de boulons isolés des tôles.
- Pour diminuer la flexion de ces boulons, ou a coulé dans les ouvertures radiales de la carcasse un métal fusible qui so soude à cette carcasse et sert ainsi de support au boulon
- Deux couronnes en fonte ajourées servent de protecteurs aux enroulements et sont portées par des anneaux venus de fonte avec la carcasse.
- Le diamètre extérieur maximum de la carcasse est de 1,27 m et sa largeur, y compris celles des protecteurs, de 90 cm. La largeur de la carcasse seule est de 62 cm.
- Le diamètre intérieur de la carcasse est de 100 cm environ et le diamètre d’alésage des couronnes induites de 78 cm.
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- Le diamètre extérieur des induits est de 99 cm, ce qui correspond à une hauteur radiale des anneaux de 10,5 cm. La largeur de chacun d’eux atteint 20 cm.
- La surface intérieure des deux anneaux induits porte 48 encoches demi-fermées, soit 4 par saillie et par phase, dans lesquelles est réparti l'enroulement Induit.
- Celui-ci comprend 4 bobines par phase, enroulées à la fois sur les deux induits. Chaque bobine est constituée par deux bobines élémentaires enroulées dans 2 encoches des deux induits chacune et comprend 21 spires de fil de 10 mm2 de section. Le nombre de conducteurs par encoche est ainsi de as.
- La résistance de l’induit par phase est de 0,90 ohm et le poids de cuivre utilisé sur l’induit de i5o kg.
- Le circuit inducteur placé entre les deux séries de saillies polaires est maintenu par des supports fixés à la carcasse de l’induit. II est formé de deux bobines disposées l’une à coté de l’autre,
- Le nombre total do spires du circuit inducteur est de 710 et la section du fil qui le constitue de 17 mm2.
- La résistance du circuit inducteur est de i,43 ohm à chaud et le poids de cuivre de cette partie de 23o kg.
- Excitatrice. — Le courant d’excitation de l'alternateur à fer tournant de MM. Siemens et ïlalske de Vienne est fourni par une petite excitatrice montée sur l’arbre de l’alternateur et en porte-à-faux.
- Cette dynamo a une puissance de i5o kilowats sous une tension de 4a volts.
- L’inducteur à 4 pôles est en acier et supporté par une console venue de fonte avec l'un des paliers ; son diamètre extérieur esl de 48 cm et sa largeur de 17 cm. Le diamètre d’alésage est de 20 cm et l’entrefer de 3 mm.
- L’induit en tambour multipolaire enroulé en série a un diamètre de 20 cm et une largeur de 11 cm. Il porte 67 rainures, contenant chacune 4 conducteurs de (L mm2 de section.
- Le collecteur fixé sur un prolongement du support d’induit a un diamètre de 20 cm et une largeur utile de 6 cm.
- Les balais sont en charbon.
- Résultats d'essais. — L'intensité du courant d’excitation nécessaire pour obtenir la tension à vide est de 20 ampères.
- Le courant de débit de 33,3 ampères est obtenu en court-circuit avec un courant d’excitation de 7,5 ampères.
- En charge de 100 kilowatts utile avec un l’acteur de puissance de 0,82 l’intensité du courant d'excitation esl de 32 ampères. La chute de tension est pour cette charge de
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- J. Reyval.
- SCR LA TU LOI', IF, GRAPHIQUE DES MOTEURS SYNCHRONES
- M. P.-M. Verhoockx, ingénieur à Amsterdam, nous adresse la lettre suivante : Permeltez-mni de faire une observation sur l’article de M. A. Blondel intitulé : Compléments à la théorie crrauhwue des moteurs synchrones. paru dans le numéro 26 de votre estimée revue
- (t. XVII, p. 4=-9).
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- Cette observation ne concerne aucunement l’épure de M. Blondel qui met en évidence d’une manière aussi claire qu’élégante les propriétés du moteur synchrone. Pourtant, je prends la liberté de (aire une objection contre la première application de l’épure modifiée (p. 4^8} : détermination du courant dêwattè en fonction de Vexcitation à puissance constante.
- Prenons le cas d'un moteur dont les réactions d’induit peuvent être remplacées en somme par une réactance x, un moteur auquel la construction de la ligure 5 de l'article de M. Blondel pour rait être appliquée ; mais alorsl’application de la figure g doit aussi donner un résultat admissible.
- Dans ce c«s £2=E., et de la figure 9 résulterait, qu’avec une puissance constante du moteur, le courant watté serait indépendant de l’excitation, ou bien, ce qui revient au môme, qu’avec une valeur différente de l’excitation le même courant watté pourrait se manifester. Ceci est impossible pareeque la relation E I,t, — constante doit exister
- La construction de la figure 9 ne peut donc pas être exacte. Or il n’est pas difficile de trouver la faute ! Dans son étude M. Blondel admet qu’avec une puissance et une tension aux bornes constantes, le courant watté doit être constant aussi.
- Ceci serait juste par approximation, i la décomposition du courant /, <
- eu lieu par rapport à la tension constante Et ; pour-fait par rapport à et l’introduction de
- courant waltèIK, et un courant dêwattè Idt tant dans l’épure de M. Blondel, cette décomposition 1^ comme constante n’est donc pas exacte.
- Or il est très bien possible de baser sur l’épure rectifiée de M. Blondel une construction du même genre que celle de la figure 5 et de laquelle cotte dernière est un cas particulier, si les réactions d'induit sont milles.
- Prenons un système de coordonnées A2UY (fig. 1) de sorte que ASU soit dans la direction A,D de la figure 9 faisant ainsi un angle y avec A,X ; puis A2Y perpendiculaire à la direction BD, faisant un angle —-----5 avec A.,X et un angle y -f- —---0 avec A2U.
- Désignons par u et v les coordonnées d’unpoint AL, par rapport h ce système : on aura alors, en introduisant :
- r V/R* + u
- / + ip
- u — ZI,,
- La puissance du moteur est
- P = i\lw — wL'1,,0
- i exprimons les composantes du courant 1
- de sorte que, P et C.2 étant constauts, le lieu géométrique du point A,,
- hyperbole :
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- £, = E,.
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- Les intervalles entre les feuilles
- îplis
- soit en y déposant, par électrolyse d’un sel de plomb, du plomb spongieux ; la plaque est mise ensuite en formation.
- Les plaques peuvent être aussi formées en Planté.
- A. B.
- i Üj VÔiî Q i QjOi j Q : 01 aVa \ Opa \ Ui \
- .iQËlë-lcï iëûp: rà"=î3
- fSiop[eqDn;a|a!S:s:;:çp::M=
- i" Süp ; ofb; Lp|p i kH!>: ; i
- §giiS@fii$tf8iÉ
- îl î mp I iS | iiï î ffüp: • Içt : Ci ! o|p I içe :
- de matière active e, obtenue soit en empâtant les
- l’assemblage,
- C’est une modification des plaques, genre Planté, composées de lamelles réunies par des nervures et un cadre.
- Fig i. — Coupe verticale d’une plaque Lugard.
- Dans le but de retenir le peroxyde qui se forme sur les nervures bi et le cadre Z>, l’inventeur y fait des sillons de façon à laisser des barrettes at «, ax de même épaisseur que les lamelles a.
- A. B.
- Wiegaud . Brevet anglais , 5 juin iqoo : accepté le 25 août
- Accumulateur à cuvettes superposées ; la face interne et la face externe d’une cuvette sont de polarités contraires et sont séparées par un isolant liquide.
- La figure montre quatre de ces cuvettes superposées. Le fond de chaque cuvette est repoussé
- Fig. i. — Accumulateur Wiegand.
- en dedans de façon h former une cavité n, qui remplie de minium humide constituera après formation la face positive ; à l’intérieur et au fond de la cuvette est disposée une couche de litharge /*, ce sera la face négative.
- Sur cette couche de matière active négative on place une toile d’amiante p ; et, sur celle-ci une
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- général de io à 16 ’
- i’a pas à
- y a plus
- part de plus de 4°" la
- Ou peut
- de y à 9,
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- 4io
- m$Z
- ’à 25o gr par c
- La
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- de o,r p.
- d’abord par les
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- unité, X la force qui agit sur ces ions. Pendant ie régime stationnaire, on doit avoir :
- . . . div dSn . ,
- ce qui n exige pas que-^-£ et -^—soient nuis
- séparément.
- Par suite de la grande vitesse des ions négatifs, C„ a une valeur notable ; la variation de I„ avec les coordonnées dépendra donc surtout de la variation de Cn. Or le eouraut de convection négatif présente la plus grande valeur dans les sections qui succèdent à un maximum du champ.
- Le champ est maximum dans les régions obscures, minimum dans les régions lumineuses :
- leurs absolues dans ces régions.
- La vitesse des ions et par conséquent la densité du courant sont, dans un conducteur ordinaire proportionnelles h la force électromo-tricc X qui, dans un conducteur homogène, est égale à la chute de potentiel--------. On a
- Si le conducteur n’est pas homogène, il s’y produit en général des forces électromotrices locales, qui n’ont plus de potentiel. La force
- électromoLrice n'est plus égale à-------~T~~ !
- étant le potentiel mesuré par l’électromètre. Pour obtenir la force totale, il faut ajouter à celle-là, un terme représentant les forces élec-trotnotrices locales et écrire :
- Sinon, on fait deux hypothèses : la première, c’est que le courant dans le gaz est un courant de conduction satisfaisant à la loi d’Ohm, la deuxième, c’est que la force électromotrice est identique à la chute de potentiel mesurée par l’électromètre : ces deux hypothèses sont inexil n’est pas non plus légitime à priori d’appliquer aux gaz traversés par le courant, l’équation de Poisson
- d'autant plus que rien ne prouve que l’existence d’électricité libre dans un corps traversé par un courant soit possible.
- On peut désigner par force électromotrice, d’une manière générale, toute cause susceptible de produire un courant, ou dans le cas actuel susceptible de communiquer aux ions une cer-
- La force électromotrice peut être duc à des charges extérieures à l’élément de conducteur considéré et à des charges intérieures : la force électromotrice totale que déterminent les mesures sera la somme de celles qui correspondent à chacune de ces causes :
- dV _ d\a_ dXt dx dx dx
- Les forces magnétiques peuvent aussi donner naissance à des forces électromotrices quand les ions se déplacent par rapport aux points où le champ magnétique est constant. Si A, B, G sont les composantes du champ magnétique ("77"). et (~^r) *6S v*tesses relatives des ions, la force cleetromotrice qui agira sur l’unité do charge sera, suivant que cette charge est posi-sitive ou négative,
- force électromotrice provenant de l'action des ions voisins, si le champ résultant de la présence de ces ions n’est pas uniforme. Celte force sera dirigée suivant la direction où la variation du champ est la plus rapide.
- Sous l’action de ccttc force, union libre tend à se mouvoir: une particule neutre tendra à s orienter : il cn résultera Une polarisation, c’est-à-dire une chute do potentiel
- Enfin, il faut aussi considérer comme une force électronintrice la chute de pression partielle des ions. Cette pression partielle est proportionnelle au nombre des ions dans l’unité de volume et à leur température absolue, La température absolue est proportionnelle à l’énergie cinétique des ions. Cette énergie cinétique* pro-
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- vient du courant électrique et au bout d’un temps qui n’est pas très petit, les ions cèdent cette énergie aux particules neutres. Puisque ce lemps n'est pas très petit, la température absolue des ions est supérieure à la température moyenne des particules neutres et aussi .à celle delà masse entière du gaz.
- P’anlre part, l’énergie cinétique des ions négatifs est plus grande que celle des ions positifs, dans les mêmes conditions. Par conséquent, au même point, les températures moyennes Tp et Tn des deux espèces d’ions ne sont pas égales
- Les pressions partielles Pp et P„ des ions peuvent varier parce que le nombre des ions par unité de volume ou bien leur température varient. Une variation de P, agit sur les ions positifs comme une force électromotriee, ayant pour valeur, par unité de charge :
- ____i_ dBp
- —dx
- D’une manière analogue, on aurait pour les ions négatiis :
- ____i_ rfl)H
- n„c dx
- Si une force électromotriee locale sc produit dans le conducteur, son premier effet est de séparer des ions positifs et négatifs, de produire par suite une charge positive et une charge négative. La présence de ces charges provoque l’existence d’une différence de potentiel qui agit sur les ions en sens inverse de la force électro-moLrice locale.
- En généra), dans les gaz traversés par le courant. les forces électromotrices locales proviennent seulement des variations de la pression partielle des ions. Dans les régions lumineuses, le degré d’ionisation (np et nn) est plus grand que dans les régions obscures voisines : de même la température est plus élevée dans les premières. A partir du milieu d’une région lumineuse, la pression partielle des ions diminue donc de part et d’autre. Il s’ensuit qu’une force électromotrice interne agit tant du côté l’anode que du côté de la cathode.
- L’existence de cette force électromotriee est. liée à la présence de charges libres internes. Ces charges peuvent avoir encore une autre origine. Des ions qui ont acquis une vitesse assez grande,
- arrivent dans une région où la force est moindre el perdenL peu à peu leur vlless.e par les chocs : ils s accumulent et il sc produit une charge interne, si les ions de signe contraire ne se rassemblent. pas en nombre égal.
- Du moment où ou n'admet plus la loi d’Ohni, le transport d’énergie dans les gaz traversés par le courant devient assez compliqué. La différence essentielle entre les gaz et les conducteurs ordinaires est qu’en général l’énergie cinétique des ions ne se manifeste là où la force la produit. Les ions parcourant un chemin moyen assez grand, couservent leur vitesse acquise sur un parcours assez grand, jusqu’à une région où la force étant moindre, ils perdent cette vitesse par les chocs. Les maxima relatifs de l’énergie cinétique des ions et par suite les maxima relatifs du dégagement de chaleur de Joule sont donc déplacés par rapport aux maxima de la force, dans le sens du mouvement de ces ions.
- L’ionisation est provoquée par l’action simultanée du champ et des chocs des ions en mouvement contre les particules neutres. En même Lemps. des particules neutres sc reforment par la recombinaison des ions. Dans certaines régions comme dans la lumière positive non stratifiée, ces deux phénomènes inverses se compensent et il n'y a pas à les faire intervenir dans le calcul de l’énergie. Mais dans la lumière positive stratifiée et au voisinage de la cathode, le champ et le degré d’ionisation ne sont plus uniformes et cette compensation n’a plus lieu. Il faut tenir compte encore des changements de concentration des ions et de la diffusion. Le premier phénomène entraîne une augmentation du nombre des ions dans les régions où la force est minium et inversement : la diffusion produit l’effet contraire, mais selon toute apparence, dans une mesure beaucoup moindre. S’il en est ainsi, l’énergie potentielle créée dans les régions où la force est maxima, se retrouve sous forme d’énergie cinétique au moment de la recombinaison des ions dans les régions où la force est minimu.
- Les stratifications correspondent à une variation, périodique dans l’espace, de l’état du gaz. Il est à supposer que les causes agissant pour maintenir cette variation périodique se manifesteront aussi dans la production des stratifica-
- D’aprcs ce qui précède, on peut s’expliquer
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- comme il suit la naissance des stratifications. A la cathode, il sc produit en raison de la grande vitesse des ions négatifs une raréfaction de ceux-ci et par suite un accroissement du champ. Les ions négatifs lancés ensuite de la cathode prennent une grande vitesse et la conservent sur un parcours assez long. Ils possèdent donc une énergie cinétique considérable, grâce à laquelle ils provoquent a quelque distance de la cathode une ionisation intense ét par suite une diminution de la force. Cette région correspond à la lueur négative. Au delà de cette région, la force augmente de nouveau, puisque l’ionisation a diminué ; les ions négatifs s’accumulent par suite de la perle de la vitesse due aux chocs : il se forme ainsi la région obscure de séparation. Cette cpuche d’ions négatifs, où le champ est intense joue le rôle d’une seconde cathode : le phénomène peut se reproduire plus loin et ainsi de suite jusqu’à la cathode.
- Les mouvements des ions positifs ne peuvent guère entraîner de modification essentielle dans le phénomène, car d’après certaines observations, il est probable que la vitesse et l’énergie cinétique de ces ions est beaucoup moins grande que celle des ions négatifs.
- La longueur d’une stratification est une fonction de l’intensité du courant. En effet, cette longueur sera d’autant plus grande que le chemin moyen des ions négatifs dans la couche lumineuse est plus grand. Ce chemin est d'autant plus grand que la vitesse des ions négatifs, c’est-à-dire le champ dans la région obscure précédente, est plus grande, et plus le nombre des ions positifs dans celte région est petit. Or le champ et le degré d’ionisation dépendent de l’intensité.
- 11 est probable que la longueur des stratifications augmente d’abord, puis diminue quand la densité de courant augmente. Elle dépend aussi delà pression du gaz, puisque le chemin moyen des ions en dépend : elle doit croître comme ce chemin moyen quand la pression diminue.
- M. L.
- Vibrations mécaniques et décharges électriques latérales d’un fil tendu isolé, par O. Viol. Or. Ann., I. IV, p. 734-/62, avril 1901.
- Un fil est tendu entre deux supports isolés : l’une des extrémités reste libre ; l’autre est en communication avec Lune des boules d’un explo-
- seur dont l’autre boule est reliée au conducteur d’une machine de Iloltz : l'autre conducteur de la machine est en communication avec le sol. Lorsque les décharges traversent le fil, celui-ci s'illumine entre les deux points isolés, mais point d’une manière uniforme : certaines régions régulièrement espacées restent obscures. A première vue, on est tenté d’attribuer ce phénomène à des oscillations électriques et à des ondes stationnaires. Mais une étude plus complète montre qu’il est dû aux décharges se produisant par la surface latérale et aux vibrations mécaniques du fil.
- La nature de la décharge iiiilue beaucoup sur l’aspect du phénomène.
- Si l’exploseur est relié au pôle positif de la machine de Hollz, le fil s’entoure d’une game lumineuse uniforme : il ne se produit pas de division permanente, mais les régions brillantes se déplacent constamment.
- Quand l’exploseur est relié au pôle négatif, le fil présente une lueur intense qui reste fixée là où elle est apparue : si elle s'est, divisée, la division ne se modifie plus.
- La longueur du fil isolé, la longueur du fil qui relie l’exploseur à la machine 11’ont aucune influence sur le phénomène. La division reste aussi la môme si on met en communication l’extrémité libre du fil avec l’armature intérieure d’une bouteille de Leyde.
- Ces observations tendent à montrer déjà que le phénomène n’est pas causé par les oscillations électriques et qu’il faut l'attribuer plutôt aux vibrations mécaniques.
- 11 est à remarquer que le fil elfeclue des oscillations assez prononcées chaque fois qu’uue étincelle éclate à l’exploseur. D'autre part, quelle que soit la division du fil, les extrémités pincées dans les supports sont toujours brillantes : aux nœuds des vibrations mécaniques correspondraient donc les régions brillantes et. aux ventres, les régions obscures.
- Le nombre des régions brillantes et obscures dépend de la longueur de l'étincelle : il est d’autant plus grand que l’ctinccllc est plus courte. Quand les deux boules de l’exploseur se louchent, le fil se recouvre de points brillants.
- Si on dispose à la suite l’un de l’autre deux fils semblables dont les longueurs sont dans le rapport de 1:2, le nombre de ventres observé sur chaque fil est proportionnel à sa longueur :
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- T. XXVIII.—N > 37.
- si l’un en présente 4> 6... l’autre en présente
- 2, 3...
- La hauteur du son rendu par le fil est inversement proportionnelle a la longueur de l’étincelle : le nombre de vibrations est égal h celui des'étincelles. M. L.
- Sur un nouveau principe ghonographique, Un phonographe èlectrochimique, i^r w. Nernst et R. v.Lieben. Zeitschrift fur Elektrochemie, l. VII, p. 533, /, avril 1901.
- Au lieu d’utiliser, comme dans le phonographe Poulsen, les actions magnétiques des courants miôrophoniqucs, Xernst et Lieben out eu simultanément l’idce de s’adresser aux actions électrochimiques. La ligure 1 donne en principe
- la disposition adoptée par ces auteurs : une bande de platine sans fin enroulée sur deux poulies est mise en mouvement à l’aide d’un moteur, Sur cette bande vient appuyer un coin en bois imbibé de l'électrolyte renfermé dans une petite cuve eu verre qui contient également une électrode reliée à un baseuleur. M est le microphone relié au primaire P d’un transformateur. et actionné par cinq accumulateurs. Pour l’inscription, le baseuleur est relié au secondaire S du transformateur; et pour la reproduction, au téléphone T. Une batterie R a tension variable peut être introduite dans le circuit suivant les besoins.
- Sous l’influence des courants microphoniques la lame de platine polarise galvaniqucmcnt et l’expérience, montre que la reproduction réussit complètement, avec une netteté et un nombre de répétitions variables avec l’électrolyte employé.
- Mais on remarque, contrairement a toute attente, que, pour la reproduction, il est néces
- saire d’introduire une force électromotrice supplémentaire dans le circuit du téléphone, et que au moins dans certaines limites, l’audition est d’autant meilleure que le courant est plus fort.
- Ce phénomène n’est évidemment pas compatible avec la conception que les courants qui agissent sont uniquement ceux provenant de la décharge d’une électrode polarisée. Dans cc cas, en effet, l’introduction d’une force élcctromo-trice constante dans le circuit ne devrait pas avoir d'influence sensible puisque seules les variations de courant actionnent le téléphone.
- Il pourrait être expliqué par des variations de résistance de passage. Cependant il est difficile de supposer que la polarisation d’hydrogène ou d’oxygène au platine occasionne une variation sensible de résistance. D'autre part, les mêmes effets s’observent, comme on le verra plus loin, dans des cas où i] ne peut pas y avoir de variation de résistance (bande d’argent et solution de cyanure double d’argent et de potassium’'.
- Au point de vue pratique, les auteurs ne croient pas devoir encourager les recherches dans cette voie, quoique, dans certains cas on obtienne des reproductions très nettes.
- ni:uiiEtu;nES de iioiieut v. i.ieben
- Dans une notice spéciale, l’auteur public une série d’expériences qu’il a faites sur le nouveau phonographe èlectrochimique.
- Comme la bande de platine de la description précédente se déchirait par suite des courbures, il la remplace (fig. a) par un disque en cuivre de 2 mm d’épaisseur et 45o mm de diamètre calé sur un axe qui porte également un disque
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- en fonte qui reçoit son mouvement d’une poulie de friction en caoutchouc, établie sur l’axe d’un petit électromoteur. En déplaçant celui-ci (sur rails) perpendiculairement à l’axe du disque en cuivre, on peut faire varier la vitesse, la poulie de friction attaquant le disque en fonte en des points variables entre le centre et la périphérie. La figure •>. montre la disposition d’ensemble : la cuve électrolytique est un petit vase en verre de dimensions 20 X 5 X 10 mm. Le coin de bois est choisi en hêtre ou en roseau. Un ressort relié à la cuve exerce une certaine pression du coin sur le disque, ce qui est avantageux ; la surface de contact du coin est d’environ ii.jXo.^ mm, La vitesse minima pour une reproduction claire correspond à fin tours par minute; mais la pureté des sons croit avec la vitesse; sur la périphérie du disque on peut placer un à deux mots. Pour éviter les bruits secondaires pendant la reproduction, on applique avec une légère pression sur la périphérie du disque une compresse en papier buvard imprégné de l’électrolyte qui empêche la formation de pellicules cristallines adhérentes par suite du séchage à l’air.
- Le montage diffère de celui ci-dessus décrit par l’emploi d’une résistance à contact glissant qui permet de compenser la tension de la cuve, le galvanomètre G indiquant alors un courant nul. Pour l’inscription, le courant part de la batterie d'accumulateurs A4, traverse le commutateur C. d’une part la résistance et le voltmètre VM, d’autre part, le disque de cuivre, le coin en bois, l’électrode, l’ampèremètre AM, le basculeur à mercure \Y, le secondaire S de la bobine du microphone, pour revenir ensuite par G au contact glissant G et à la batterie À.t. Les variations do courant produites par 1 émission des sons devant le microphone M se superposent au courant constant de la batterie At et font varier son intensité.
- Le rapport, de transformation de la bobine P S n’est pas sans influence. Dans les essais effectués ici, il a été trouvé bon pour une valeur de -g— . Les résistances du microphone et du téléphone T étaient choisies aussi faibles que possible. O11 obtient de très mauvais résultats en plaçant le microphone directement dans le circuit de la batterie A, car le courant est alors trop faible pour le microphone qui n’a plus la sensibilité nécessaire, et la densité de courant
- devient trop élevée au contact du disque et il se produit des bulles gazeuses qui causent des
- Robert v. Lieben a effectué à l’aide de l’appareil ainsi monté les quelques expériences suivantes, en vue de déterminer la théorie du
- Premier essai. — Solution normale do sulfate de cuivre. Tension adoptée pour l’inscription et la reproduction, 4 volts.
- a. — Solution neutre; la cathode était le disque en cuivre, et l’anode, une électrode en cuivre également. La reproduction s'effectuait 6 à 8 fois clairement, puis s’effacait.
- b. Solution acide ilPSO'1') ; mêmes pôles que
- La reproduction n’a lieu qu'une ou deux fois, et faiblement; des troubles sont occasionnés par le cuivre métallique qui s’écaille.
- c. Solution alcaline (K OIT). La reproduction réussit 3o à 4° fois, même avec de très petites
- d. Les 3 cas précédents étaient répétés en inversant le courant, la tensiou étant toujours 4 volts; le disque de cuivre s’oxydait.
- On n’obtenait ainsi que 3 à 4 auditions.
- Il convient do remarquer h propos des cas (a) (£) et (c), que le cuivre séparé, très finement divisé, s’oxyde facilement à l'air et se dissout dans l’acide tandis qu’il n’est pas soluble dans
- Deuxième essai. — Solution de sulfate de zinc (3 fois normale). Tension 4 volts.
- a. Solution neutre.
- i° Cathode, disque de cuivre; anode, électrode en cuivre. La reproduction s’effectue clairement 6 à 8 fois, mais avec une faible intensicé. O11 constate aussi, dans ce cas. que le courant constant est nécessaire.
- 2° Anode, disque de cuivre; cathode, électrode en cuivre. 7.a reproduction est plus défectueuse que dans le premier cas et disparaît plus rapidement.
- b. Solution acide (IPSO1). Dans les deux sens du courant, la reproduction se fait mal et une ou deux fois seulement.
- c. Solution alcaline (KOH).
- iQ Cathode, disque de cuivre; anode, électrode en cuivre.
- L’audition, est très nette et très intense ; elle peut s’effectuer 200 à 3oo lois de suite sans fai-
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- blesse sensible. Après ce nombre, l’effacement progressif provient d’une augmentation de la surface de contact du coin en bois sur lequel s’est aggloméré l’hydrate d’oxyde de zinc gélatineux. Après élimination de celui-ci, le téléphone qui était devenu muet, donne à nouveau des auditions nettes. Si on laissait plus longtemps le précipité de Zn (OH)2 sur le coin en bois, il y aurait bientôt effacement complet.
- •>? Anode, disque de cuivre; cathode, électrode en cuivre.
- On n’obtient ici que 10 à i« répétitions, quelquefois plus ; mais elles sont très peu claires.
- A propos de ce deuxième essai, il convient de remarquer que dans les cas («)i, (b)i et (c)i, il pouvait sc déposer du cuivre en même temps que le zinc, ce qui ramenait en partie dans les conditions du premier essai.
- Troisième essai. — Solution de zineate de potassium (obtenue par décomposition de ZnSO4 par KOII et dissolution du précipité dans un excès de KOH).
- i° Cathode, disque de cuivre; anode, électrode
- L’audition est claire et intense ; elle sc reproduit souvent quelques centaines de fois, [/inscription et la reproduction se faisaient ici sans courant, en compcnsantseulementla force contrc-électromolrice due à la cuve électrolytique. La reproduction réussissait dans les deux sens, mais était meilleure avec le disque comme cathode.
- 2° En prenant le disque de cuivre comme anode, la reproduction est beaucoup plus défectueuse et disparaît rapidement. L’inscription réussit également dans les deux sens, en introduisant dans le circuit une force électromotrice de i à 2 volts; mais la reproduction est bien meilleure avec le disque comme cathode. Lorsqu’on augmente la tension, les sous deviennent beaucoup plus intenses, mais pas proportionnellement. Si on atteint 4 volts, les bruits secondaires provenant des bulles gazeuses occasionnent des troubles. Avec i volt, l’inlensité du courant atteint environ o,5 milliampère.
- Dans le cas i° de cct essai, on remarque après quelque temps de passage du courant une diminution de l’intensité des sons, qui s'explique par ce fait que l’électrode en zinc sc recouvre de cuivre qui s’oxyde un peu, d’où il résulte une baisse
- de tension de la cuve électrolytique (la séparation du zinc à la périphérie du disque n’a pas d’importance par suite de la grande surface et des faibles quantités de zinc). En même temps il se produit une augmentation de la résistance intérieure. De telle sorte que si la force électro-motrice constante introduite dans le circuit était de 2 volts, la tension totale atteignait 3 volts au début et 2 volts seulement au bout de peu de temps. En inversant le courant, on libérait le zinc du cuivre oxydé déposé à sa surface et on obtenait à nouveau dans le téléphone l’action énergique du début.
- Dans le deuxième cas (disque à la cathode), le cuivre du disque entre en solution et la périphérie s’oxyde ce qui explique les défectuosités de reproduction.
- Quatrième essai. — Solution de cyanure double d’argent et de potassium dans l’eau.
- i° Cathode, disque eu argent (le disque de cuivre, argenté); anode, électrode en argent. La reproduction quoique moins intense qu’au troisième essai, est extrêmement nette et peut se faire quelques centaines de lois sans baisse sensible. Ici aussi on peut régénérer l’action par une inversion de courant qui désoxyde l’électrode. L’inscription s’effectue sans introduction de force éleetromotrice.
- 2° En plaçant le disque d’argent à l’anode, les effets sont très faibles et on peut à peine faire une ou deux répétitions.
- L’inscription réussit également bien dans les deux sens, mais la reproduction est beaucoup meilleure avec le disque d’argent comme cathode. L’intensité des sons ne croit ici que lentement avec la tension, le maximum ayant lieu pour 4 à 5 volts. L’intensité du courant, qui est de o,4 milliampère pour i volt, atteint alors une valeur io à 12 fois plus grande.
- On remarque dans le cas i° de cet essai que l’intensité baisse très vile, peut-être à cause de l’augmentation de résistance résultant de l’oxydation de l’électrode.
- Ce qui est remarquable dans le cas 2“ c’est que la reproduction est plus mauvaise quand l’argent du disque se dissout. Comme une oxydation de l’argent à l’air est tout à fait invraisemblable, on n’est pas en droit d’invoquer une variation de la résistance de passage.
- Cinquième essai. — Solution d’iodurede potassium (5 fois normale) dans l’eau.
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- 10 Cathode, disque en argent; anode, électrode en platine.
- La reproduction est beaucoup plus défectueuse que dans le cas 20 de l’essai précédent, et le dégagementd’hydrogène cause desbruits intenses qui couvrent l’action intelligible.
- 20 Anode, disque en argent; cathode, électrode en platine.
- Beaucoup plus nette et plus intense, la reproduction peut s’effectuer 10 à 10 fois.
- L’inscription, dans ces deux derniers cas, réussit également bien dans les deux sens, pour une tension de 2 volts. La durée et la pureté de reproduction sonttrès faibles. L’intensité atteint 4 à 5 milliampères pour 1 volt.
- Dans le premier cas, où le dégagement d’hydrogène produit des troubles, on remarquera i que le platine n’étant pas attaqué, il n’y a variation ni de la tension, ni de la résistance.
- Dans le deuxième cas, comme l’iodure d’argent formé (il s’agit seulement de quantités minimes) ne pouvait pas se dissoudre rapidement, on pouvait attendre ici des variations de résistance plus considérables. Or on trouve une reproduction très faible, ce qui prouve que les variations de résistance ne jouent pas le rôle principal.
- Remarques générales. — De ces recherches, ou peut conclure que l’explication des phénomènes par les actions de polarisation pure est insoutenable et que les effets ne sont pas bien compatibles dans tous les cas avec la supposition de variations de résistance de passage. Une troisième hypothèse est basée sur la variation observée par Edison et par d’autres auteurs (*) clu frottement aux électrodes polarisées. On peut penser que dans ces recherches, le frottement variable, par suite de la polarisation, entre le disque de cuivre et l’électrolyte est la cause d’une variation correspondante -de la section transversale de la gouttelette de contact (entre le coin et le disque), ce qui explique la reproduction. Mais cette conception n’est qu’une simple hypothèse, car la variation du frottement n’a été observée jusqu’ici qu’aux électrodes polarisées avec les gaz, tandis que, dans la plupart des essais ci-dessus mentionnés, il n’y a aucun dégagement gazeux. Il est possible que ces dif-
- (*) Arons. Wied. An
- férentes causes agissent en même temps et superposent leurs effets.
- Lorsqu’on veut effacer l’inscription, il suffit de passer sur la périphérie du disque une compresse imbibée d’acide. On obtient encore de meilleurs résultats en la reliant à un pôle. On couvre ainsi par électrolyse les légères variations produites antérieurement, cette action pouvant être comparée à celle d’un pinceau.
- L. JüMAU.
- Interrupteur èlectrolytique Simon à orifices variables dit interrupteur à plaques, construit par E. Ruluner, de Berlin.
- Le premier modèle d’interrupteur Simon, construit par Siemens et Halske A-G, a été décrit dans ce journal en môme temps que le principe de l’appareil ('). Il présente un grave défaut ; pendant le fonctionnement, l’électrolyte s’accumule dans la cellule interne, puis retombe dans le compartiment extérieur dès que le niveau a atteint une ouverture ménagée dans la partie supérieure du diaphragme. 11 en résulte des dérivations qui absorbent inutilement de l’énergie ; en outre, il y a à redouter que des étincelles, en suivant ce même chemin, n’aillent provoquer l’explosion du mélange détonant ras-j semblé dans le haut de l’appareil. Il semble 1 naturel d’admettre que celte irrégularité dans le fonctionnement provient des inégalités de forme et de volume des deux cellules éleclrolytiques ; et, en effet, le second modèle d'interrupteur Simon où ces deux cellules sont semblables, offre une marche bien régulière ; mais il n’a gnère été utilisé jusqu’ici que pour les travaux de laboratoire de sou inventeur. Ernst Ruhmer, de Berlin, lui donne la forme pratique suivante. Il réalise deux récipients plan-cylindriques, en porcelaine, rigoureusementidentiques,qu’il assemble ensuite par leurs faces planes au moyen d'écrous et de boulons B (fig. 1). Cette adaptation est des plus faciles grâce aux pattes dont sont munies les deux perlions de l’appareil. Des ouvertures circulaires C, pratiquées en regard dans chaque cloison, mettent les deux récipients on communication • mais on peut intercepter cette dernière, ou du moins la réduire à volonté, en glissant entre les deux cloisons un disque mince de porcelaine D,
- p) L’Éclairage Électrique, t. XXVI, p. !5.5 janvier 1901.
- m., t. XLI, p. 473, 1890.
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- percé d’un ou plusieurs trous circulaires très petits qui jouent le même rôle que le fil de platine duWehnelt.
- Fig. i.
- L’obtention d’une étanchéité parfaite en C ne présente aucune difficulté de construction ; ce
- Fig. a.
- qui permet de varier le diamètre des trous, au cours d’une expérience, par la substitution rapide d’une plaque a une autre ; d’où le nom d’interrupteur à plaques donné à cette modification de Tinterrupteur primitif. .
- L’eau acidulée est toujours maintenue au-dessous de jo à Bo° C. par un courant d’eau froide circulant dans un serpentin rudimentaire E en porcelaine, formé de deux tubes en U logés dans chaque compartiment (fig. aï. On les adapte au couvercle de l’appareil ainsi que les bornes H U, sur lesquelles sont vissées les électrodes en plomb EF, qui sc prolongent jusqu’à l'orifice C. Il est avantageux, pour diminuer la résistance intérieure de l’élément, de les terminer par une projection hémisphérique G d’un diamètre un peu supérieur à celui de la tige. Tous ces accessoires s’enlèvent d’un seul coup avec le couvercle. Celui-ci est garni intérieurement d'une plaque isolante, de sorte qu’il ne peut sc produire entre les électrodes, ni court-circuit, ni étincelles. Toutes les matières employées sont inattaquables par l’acide sulfurique; les parties métalliques, comme les bornes ou les vis, peuvent être protégées par une enveloppe en ébo-nite. Cet interrupteur, comme le premier modèle d'ailleurs, fonctionne très bien sur les circuits à courants alternatifs de haute tension. Une variante consiste à introduire les électrodes par côté ; elles baignent alors complètement dans le
- Ernst Ruhmer a entrepris une série d’expériences destinées à mettre en évidence les qualités de l’un et l’autre appareil (I). Un interrupteur à orifice avait été obligeamment mis à sa disposition par la maison Siemens et Ilalske. Ses dimensions étaient :
- Diamètre extérieur..................180 mm
- Hauteur.............................366 » ;
- Celles des électrodes en plomb étaient :
- i° Electrode extérieure en forme d’U
- Longueur. . . . i3oi5o -f-i3o == 4io mm
- Largeur............................. 74 »
- Épaisseur, ^ ^ . .........^2 » ^
- 2° Electrode intérieure, sous forme de barre
- Largeur............................... 33 »
- Epaisseur.............................. 3 a
- Surface totale conductrice ...... 84 cm*
- En généra], le compartiment extérieur n’est
- (l) Elektrotechnische Zeitschrift, p.458, 3o mai X901.
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- rempli qu’aux trois quarts ; dans ces conditions, la distance du couvercle au niveau du liquide est de 66 mm ; celle de l’ouverture supérieure du diaphragme, de 42 mm. L’électrode intérieure ne plonge que de 98 mm dans l’eau acidulée, offrant ainsi une surface utile de 71,0 cm2.
- L’appareil monté conformément à ces prescriptions ne put fonctionner que quelques instants. Le liquide eut bientôt envahi tout le compartiment intérieur, créant des courts-circuits qui altéraient les mesures d’intensité ; de plus, l’expérience prolongée dans ces conditions défectueuses se termina par une explosion.
- Il fallut donc abaisser le niveau de l'électrolyte à un point tel que son ascension complète dans la deuxième cellule n’eut pas le temps de s’effectuer pendant les trois minutes que duraient les essais.
- Après cette petite modification, l’interrupteur Siemens et Halske, ne renfermait plus que 4,i 5 litres de solution, soit les trois cinquièmes du volume total. La distance du couvercle au niveau du liquide était io3 mm; celle du trou supérieur du diaphragme, 79 mm; la cathode n’était plus mouillée que sur une longueur de 61 mm, sa surface utile étant réduite à 45 cm2.
- . Entre l’orifice du diaphragme et l’anode, l’écart était de 70 mm.
- Ruhmer avait donné à son appareil les constantes suivantes :
- Épaisseur des électrodes découpées dans un anneau de 5o mm de dia-
- Les deux récipients contenaient ensemble o,5 litre d’eau acidulée ; la distance du couvercle au niveau du liquide était de 4a mm ; celle des extrémités des électrodes à l’orifice, i3 mm. L’électrolyte avait été préparé avec de l’acide sulfurique chimiquement pur et avait une densité de x,2. Le diamètre des orifices, dans les deux cas, était de 1,72 mm.
- La première série d’expériences avait pour but d’établir la résistance intérieure de chaque appareil ; Ernst Ruhmer trouva :
- Interrupteur Siemens et Halske. . . 9>a ohms
- Interrupteur à plaques............8,9 »
- Pour se rapprocher le plus possible des conditions de la pratique, dans la deuxième série d’essais, les deux interrupteurs furent montés sur une même bobine capable de donner 23 cm d’étincelle, mais dont la distance explosive fut ramenée d’abord à 18 cm. Un ampèremètre calorifique était placé en série avec le circuit primaire ; en dérivation aux bornes de l’interrupteur, on avait installé le compteur d'interruptions. Les résultats sont consignés dans le tableau suivant
- Ces chiffres montrent que la supériorité de l’interrupteur construit par E. Ruhmer est incontestable. Les étincelles, plus nombreuses et plus régulières, sont en même temps plus longues, ou autrement dit à une plus haute tension. Le fonctionnement se distingue aussi par son économie comme le montrent les dernières lignes du tableau précédent. Enfin, le niveau de
- l’électrolyte reste constant dans les deux cellules, quelle que soit la durée des expériences; on est donc à l’abri des accidents qui peuvent survenir avec l’interrupteur Siemens et Halske. L’ascension du liquide dans le diaphragme a, en outre, l’inconvénient de donner des étincelles très irrégulières ; en effet, la pression hydrostatique qui en résulte empêche la vaporisation
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- de l’eau et, par suite, la formation de la gaine gazeuse isolante ; les interruptions cessent de se produire. C’est du reste le grave défaut des interrupteurs Wehnelt à fil de platine. E. Ruh-mer a exécuté des expériences très concluantes a ce sujet ; elles ont été reproduites dans Y Eclairage électrique, t. xxv, p. 88, du i3 obtobre igoo. J. Becker.
- Méthode pour la détermination rapide des harmoniques par J. Fischer-Hinnen. Elektroteck-nische Zeitschrift, l. XXII. p. 393, 9 mars 1901.
- Nous examinerons d’abord le cas où une courbe périodique se compose de la courbe fondamentale el d’une autre courbe de fréquence double.
- Une onde de ce genre peut se représenter par la formule
- E=A, siocq + Aj Binafo + oJ.
- Pour trouver l’harmonique, nous additionnerons les ordonnées E, et Es de points A et B distants de i8o\ La figure 1 montre que dans ce
- cas les ordonnées de la courbe principale se détruisent tandis que les ordonnées de l’harmonique s’ajoutent. Or, elles sont égales. On obtiendra donc une ordonnée quelconque de l’harmonique en additionnant les ordonnées de 2 points décalés de 180° et en divisant par 2 (J).
- Nous examinerons ensuite le cas où l’onde résultante provient de l’onde principale et d’une
- Y) Le calcul nous donne le même résultat :
- E, + E, = At sin + A2 sina(at +*,) + A, sina(2l + *) + Aî siQ 3 K + a2 + «) — 2Aa sin 2(3, + *â) • |
- harmonique de fréquence triple. On éliminera l'ordonnée principale en additionnant les ordonnées Ej Es de trois points A, B, C distants de iao°(fig. 2); or la somme des sinus de 3 angles distants de i20°est nulle. L’ordonnée de la troisième harmonique est alors El. + ^3 -j- # gi \R
- courbe principale avait en outre une harmonique de fréquence double, le calcul montrerait facilement que la somme des trois ordonnées correspondantes est nulle.
- Pour trouver une harmonique quelconque, nous représenterons la courbe par la série de Fourrier
- E = A, sin <*-+ sin2{z + at}
- -f- A.t siu 3(a + k8) -h — (1)
- l’angle a se rapportant à un point d’ordonnée o de la courbe totale. Soit à trouver un point de l’harmonique néme. On partage une période partant d’un point arbitraire en n parties égales et on additionne les ordonnées de ses n points. On a
- Ei — sin(a-|-a:1)-|-Aasin2(;c-|-aa)4-A3 sin3 (2-f-Kj)
- E2 = Al»m(a + «1+ ^) + A, sin, («+ x, + -ÎÏ-)
- E.= A. .m[» + a1 + XL (»->)] +
- A2»inl(I + .+ ^l
- D’où en ajoutant
- _E, + E2+j, + _..+E^ _ An9in „ (I +.j
- Toutes lesautres sommes de sinus sontnulles. La dernière égalité montre que les valeurs des ordonnées ainsi trouvées peuvent aussi comprendre les ordounées d’harmoniques d’un ordre plus élevé, on ne pourrait donc pas déterminer de. cette façon, la courbe fondamentale, car pour n = 1 on retombe sur l’égalité (1). Mais pour les autres harmoniques, ce procédé convient parfaitement ; dans toutes les courbes de machines, les harmoniques paires disparaissent ; quant aux harmoniques de rang impair, elles diminuent rapidement quand leur ordre augmente, et il suffit d’un nombre de termes assez faibles à l’égalité (1) pour représenter les courbes les plus compliquées. Si donc nous calculons la
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- 3e ou 5P harmonique, il est possible que l’on obtienne en même temps la 9e et la i5ê, mais la 70 harmonique sera déjà assez pure.
- Nous montrerons plus loin comment on calcule exactementla3eetla 5eharmonique. Pour toutes les autres il suffit de poser :
- le zéro de la courbe principale. Alors a = o et
- Pour la 3e et la 5e harmonique, il faudra faire une correction, car les grandeurs ea ete'n renfermeront aussiles ordonnées delà 9e ou i5e harmonique qui ne sont pas toujours négligeables (l).
- Dans des cas particuliers le calcul se simplifie. Pour toutes les courbes symétriques, on a an = o. Il suffit alors d’additionner les ordonnées de n points distants de ~ ayant ^comme première abscisse et de diviser la somme par n pour avoir directement A„. La correction relative à la 3e et à la 5° harmonique est ici très simple. Les amplitudes de toutes les courbes dont la fréquence est un multiple de 3 ou de 5 s’ajoutent à l’ainplitude de l’onde principale ou s’en retranchent. Par exemple pour avoir la vraie valeur deAa, on ajoute à la valeur calculée A9 et Aj, et on retranche A„. Pour avoir A5, On ajoute A21 et on retranche A25.
- E, + E2+Eg+.+E„
- en négligeant les autres termes. Autrement dit : pour obtenir un point de la n'me harmonique, on additionne les ordonnées de n points dont les abscisses diffèrent de—et on divise la somme
- Il suffit d’ailleurs de déterminer deux points de l’harmonique pour la caractériser. Si nous prenons par exemple deux points distants de — (l’arc étant mesuré sur la courbe fondamentale), on a pour ces deux points.
- = A„ s ni n (a + etn) e»i2 = A„2 sina n (2 -{- a„)
- = A„ .ion (« + >„ + -£-) = A„ cos n [a + «„)
- tf=A,>»sw{.+ ..)
- d’où ________
- An = H-e'a2
- La seule inconnue est alors an. Pour la déterminer, nous ferons coïncider l’ordonnée ea avec
- ?3 = A38in3(a-fa3)+A9Sin9(«+a9)+A15smlo(a-J-a15) fA», siu 31 (ft + a2l) = Ag sin 3 (a 4- a3) -J- e9 -f e15 + en A3 sin 3 (a -p a3) ~es e9 e1B — en
- = A, sm3 («+“> + _îJ)+A„,m9(o+i,+ _L-)
- + A15.inl5(, + a„+dV)
- +Aj1s"a' (='+='«+ tt)
- — A, cos 3 (a-|- a3) A9 sin 9 (a + a9d- )
- • +A1„i„4 + «„ + -^)
- = A3 cos 3 (a + *9) — e>9 + e'iB ~ e,2i A3cos3(a + a3) = e’3 + «’9 = e'15 + e'2l
- A3 = («, - e, - eiB — B2i)2 + (e'a + «'9- + <4.)2
- A5 — ^ — eu — e2s)- + (e'6 + e’iS e'25)a
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- Comme exemple nous analyserons une courbe relevée sur une machine monophasée de 600 chevaux (fig. 3).
- Fig. 3.
- A„ — i6,G — 2 +2.6
- + 4,3 —3,46 +o,35 o
- On a donc
- As — — 16,6 + 4,66 + 0, iq3 — (— 3,46) — 8,287)
- As — — 2 + (—3,46) = — 5,46.
- La courbe fondamentale est donnée par l’éara-lité(i).
- 230 = Aj sin 90° + A3 siu 3.90° -(- A„ siu 5.90°
- + A, sin 7.90° + A0 sin 90.90,
- d’où
- A, =254,1.
- E. B.
- Variation de la conductibilité électrique des dissolutions de sels métalliques dans l’anhydride sulfureux liquide avec la température au-dessus et au-dessous du point critique, etc., par A. Hagenbach. Dr. Ann., t. V, p. 276+13, juin 1901.
- L’anhydride sulfureux liquide est susceptible de dissoudre certains sels métalliques et les dissolutions sont des électrolytes (Cf. Walden, Chem. Ber., XXXII, p. 2852, 1899). Les iodures sont les sels qui se dissolvent le plus facilement, les bromures sont moins solubles ; les chlorures et les sulfates le sont à peine. M. Hagenbach s’est proposé d’étudier la conductibilité de ces dissolutions au voisinage de la température critique et au-dessus de cette température.
- Comme les résistances sont en général très grandes, il les a mesurées dans quelques cas particuliers par la méthode du pont et du téléphone et le plus souvent par la mesure de l’intensité en employant une grande force clectromo-trice et un galvanomètre de sensibilité moyenne.
- Le récipient est formé par un tube capillaire à parois épaisses portant a une extrémité une tubulure latérale destinée à l’introduction du gaz. Les électrodes en platine, écartées de 1 à 10 mm, se trouvent vers l’autre extrémité.
- Pour décider si au-dessus du point critique la masse fluide est homogène ou non, on mesure la résistance avec les électrodes à la partie supérieure ou à la partie inférieure pendant le chauffage du tube. Les nombres trouvés montrent nettement que la conductibilité, même après la disparition du ménisque, est plus grande quand les électrodes se trouvent pendant le chauffage à la partie inférieure du tube. Si on retourne ensuite le tube dans le bain, la conductibilité devient constante dans tout le volume. Du reste, si on abandonne le tube à lui-même, sans le retourner, la conductibilité finit par devenir uniforme, au bout d’un temps plus ou moins long.
- La différence de conductibilité constatée au moment même de la disparition du ménisque provient sans doute des différences de concentration qui résultent de l’évaporation par la surface du ménisque ; quand ces différences ont disparu par suite soit du retournement du tube, soit des courants de convection ou de la diffusion, la conductibilité devient uniforme.
- La conductibilité subsiste donc au-dessus de la température critique ; elle existe aussi dans la vapeur saturante au-dessous de la température, et même dans la vapeur surchauffée.
- La conductibilité diminue quand la température augmente, sauf celle de la dissolution d'Iodure de potassium entre 18 et 87°. Entre 100 et i4o°, le coefficient de variation est d'environ 0,02 par degré. Si au contraire 011 calcule ces coefficients entre la température critique et une température plus basse de 1 ou i°,5, on trouve des nombres voisins de 0,60.
- Les valeurs absolues de ces nombres ne sont certainement pas très exactes, mais elles suffisent à établir la variation rapide de la conductibilité au voisinage du point critique. M. L.
- + 4,66 +i5,45
- + o,r93 +i,43
- Le Gérant : C. NAUD.
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- Tome XXVIII.
- Samedi 21 Septembre 1901.
- 8« Année. — N° 38
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l'Institut. — A. D'ARSONVAL, Protesseur an Collège-de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur k la Sorbonne. Membre de l’Institut. — D. MONNÏER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne. Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l'École des Mines. Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN. Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- DISPOSITIFS
- L’application des ondes électriques au problème des communications à petite distance (application dénommée couramment « télégraphie sans fil »), a été suivie d’un tel succès au cours des essais entrepris par AI. Marconi, et de ceux, non moins intéressants menés à bien par M. Tissot, que, de tous côtés les inventeurs se sont ingéniés à utiliser les phénomènes qu’emploie la télégraphie sans fil pour résoudre les très nombreux cas particuliers que comprend le problème des communications à petite distance.
- Dans les dispositifs, de réception c’est toujours Je cohéreur de AI. Branly ou un dispositif réalisant un contact imparfait qui est mis à contribution. — Les transmetteurs, d’autre part, empruntent constamment. Je secours d'un oscillateur, qu’il soità plaques ou à sphères, du genre de ceux imaginés par Hertz, ou qu’il revête les formes qu’ont successivement données à cet appareil AL Lodge, AI. Righi, Al. Bose, etc.
- L’effort des inventeurs a eu surtout pour objet la recherche de mécanismes empruntant comme moyen d’action des électro-aimants commandés par des relais dont le cohéreur ferme le circuit, sous l’action des ondes. Tantôt ces électro-aimants actionnent des leviers,; tantôt ils agissent sur des déclics permettant à un mouvement d’horlogerie d’entrer en jeu. Le tout est combiné de manière à produire, par des procédés souvent fort simples et fort ingénieux, quelquefois par des dispositifs un peu compliqués et trop délicats pour être pratiques, les mouvements que réclame la solution du problème étudié par l’inventeur.
- Nous analyserons dans cet article un certain nombre de brevets américains parus au cours de ces dernières années et qui proposent des solutions de questions intéressant soit
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- les dispositifs actuels do télégraphie sans fil, soit leurs applications à la sécurité des navires.
- Détermination de\la direction d’ou émanent les ondes électriques qui actionnent un récepteur. — Dans un premier brevet (*) M. Isidor Kitsee propose de déterminer cette direction au moyen du dispositif suivant : Le mât A (fig. i) qui sert à dresser verticalement l’antenne porte à sa partie supérieure quatre plaques métalliques 6, />,, b2, b3, supportées par des tiges isolantes a, dirigées suivant les quatre points cardinaux.
- Quatre fils, c, c(, cs, ca, joignent ces plaques à des récepteurs, d, d1, dt, dz, communiquant d’autre part au sol f, parles conducteurs d, d2, d3. L’inventeur pense que suivant que les ondes électriques viennent d’un des points cardinaux ou de l’autre, elles affecte-
- ront de préférence le récepteur relié à la plaque b placée dans la direction d’où elles émanent. Il propose meme d’augmenter le nombre des plaques b, de manière à déterminer d'une manière plus précise l’azimut dans lequel se trouve placé le poste transmetteur. Lu figure 2 montre un dispositif employant six plaques b reliées à autant de récepteurs.
- II est à craindre que ce dispositif ne fournisse pas dans la pratique le renseignement qu’on lui demande, et que tous les récepteurs soient également impressionnés par les ondes quelque soit l'a/imul dans lequel se trouve situé l’oscillateur qui les envoie. D’après les expériences de télégraphie sans fil faites à l’heure actuelle, en particulier d’après l’étude expérimentale de l’antenne faite par IL Tissot, les divers conducteurs dont on munit l’extrémité de l’antenne ne semblent avoir aucune influence sur la portée de l’antenne, pas plus que les formes diverses que l’on donne à cette extrémité. Les ondes sont donc captées à leur arrivée partout le conducteur servant d’antenne et non pas seulement par l’extrémité de ce conducteur. Vu la proximité des quatre antennes du dispositif de M. Kitsee, il
- américain n° 65o a55, du 22 mai 1900.
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- est très probable qu’elles seront affectées toutes quatre de la même façon par les ondes émises par le transmetteur quelque soit son orientation par rapport à ces antennes.
- La même critique s’adresse au dispositif breveté par MM. Kitsee et Wilson (*) qui constitue une variante du précédent et qui est représenté figures 3 et 4- Le mât A supporte à son extrémité une sphère métallique B, reliée par le fil e au récepteur ei communiquant en G avec le sol. Un écran C conducteur, emprunté à une portion de sphère concentrique à première et de plus grand rayon, peut se déplacer tout autour de la première sphère à l'aide du mouvement imprimé au collier mobile c,, qui supporLe cet écran, par une chaîne sans fin d,. L’orientation de l’écran C est indiqué par un index d3 qui se déplace en regard de repères tracés sur une échelle fixe d.t. Cet écran communique par le fil f à un récepteur f relié en Gt avec le sol. — Les inventeurs pensent que le mouvement de l’écran C est susceptible de renseigner sur la direction d’où proviennent des ondes actionnant le récepteur e,, en substituant au fonctionnement de cc récepteur la mise en activité du récep-eur f lorsque l’écran aura atteint l’azimut dans lequel se trouve placé l’excitateur des ondes.
- Pour les raisons indiquées ci-dessus nous pensons que les deux récepteurs seront simultanément affectés par tout transmetteur susceptible d’envoyer utilement des ondes à l’endroit occupé par les dispositifs décrits.
- Rouée marine munie d’un transmetteur d’ondes électriques. — M. Kitsee (2) préconise le dispositif suivant comme avertisseur des parages dangereux pour des nayires munis de récepteurs d’ondes électriques. Une bouée A (fig. 5), retenue au mouillage par un ancre et une chaîne fixée en c, porte an sommet du mât B. dont le dessin ne figure que les extrémités, une sphère conductrice b. Deux plaques, l’une en charbon D, l’autre en zinc E sont fixées sur les parois inférieures de la bouée. A l’inférieur de la bouée se trouvent les dispositifs représentes par la figure 6. Un transformateur dont le circuit primaire est counecté d’une part à la lame de zinc E, d’autre part, par l’intermédiaire d’un tambour interrupteur J et d’un interrupteur électrolytique I, avec la plaque de charbon D, a son circuit secondaire S en relation avec la sphère b par le fil i et avec l’eau parle fil 2 jouani ici le rôle de fil de terre. Le tambour interrupteur J est constitué par un tambour conducteur sur lequel appuie un balai j\ et un tambour constitué par des segments alternativement conducteurs eL isolants sur lequel frotte un second balai./. Les deux tambours solidaires l’un de l’autre ont môme axe et sont animés d’un mouvement de rotation produit par un mécanisme d’horlogerie. L'interrupteur électrolytique 1 est constitué par 11a fil de platine H isolé et d’un tube conducteur C'. Lorsque le balai / se trouve en contact avec une partie conductrice du tambour sur lequel il frotte, le circuit de la pile formée par les plaques E, D se trouve fermé cà travers le primaire, le fil 3, le balai/, le balai/t, l’interrupteur 1 et le fil 5. L’interrupteur I fonctionnant, l’inventeur suppose que des ondes électriques seront émises par la sphère b, et pourront actionner des récepteurs d’ondes dont seraient munis des navires passant à proximité de la bouée.
- (l) Brevet américain n° 65i 014, du 5 juin 1900. (s) Brevet américain n° 65i 36a, du ta juin 1900.
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- Pour plusieurs raisons, on peul affirmer qu'un semblable dispositif sera tout a fait incapable de donner naissance à la moindre émission d'ondes électriques.
- Et d’abord, en admettant môme qu’on multiplie, comme le propose l’inventeur les couples de plaques E, D dont est flanquée la bouée, la pile obtenue par de semblables éléments sera de force électro-motrice beaucoup trop faible pour faire fonctionner un interrupteur électrolytique. On sait, en effet, que dans les conditions ordinaires de température le régime d’interruption d’un appareil de Wohnelt n'est obtenue qu’à l’aide d’une source d'électricité d’au moins 5o à 60 volts.
- Il faudrait donc un nombre de couples de plaques tel que E, D au moins égal à 5o ou à 60, ce qui semble bien peu pratique, en admettant toutefois que le couple charbon, eau de mer, zinc donne une force éleclromolrice de 1 volt. En second lieu, on ne voit pas dans le dispositif décrit par M. Kilsee où se trouve l’excitateur d’ondes électriques. Le fait de réunir l’une des bornes du secondaire d’un trans-
- qu’il y ait décharge. Tout, au plus se produirait-il dans le dispositif décrit des courants d’induction du genre de ceux étudiés dans des circuits ouverts par Rernsteim et par Mouton. Il est peu probable que de tels phénomènes soient susceptibles d’agir sur un cohcreur à une distance un peu notable.
- Manipulateur pour transmetteur d’ondes électriques. — Le môme inventeur propose (’) le dispositif de la figure 7 comme manipulateur pour les appareils utilisant les ondes électriques.
- Au repos, le circuit secondaire de la bobine d’induction utilisée est fermé à travers un levier c/j qui appuie son extrémité sur une pointe et dont, l'autre extrémité est susceptible d’être attirée par un électro-aimant dont l’enroulement C se trouve être le siège d’un
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- courant lorsqu'on ferme le contant e de la clef Morse E. Les extrémités claire sont reliés en second lieu d'une part au conducteur aérien d'autre encore l'inventeur a omis de disposer un excitateur d'ondes entre les deux bornes du secondaire, excitateur qui se trouverait actionné lorsque le levier dl quille le contact gv L’appareil est représenté en projection et en coupe par les figures 8 et 9. Le contact g3 (fîg. 9) est plongé dans un liquide isolant contenu dans une cuve sur le couvercle de laquelle se trouvent disposés l’électro-aimant C et la clef Morse E.
- INSCRIPTION DIRECTE DES ONDES ELECTRIQUES SUR PAPIER-BANDE PRÉPARÉ chimiquement. — D’après M. Kitsee (*) il serait possible d'enregistrer directement les diverses émissions qui atteignent un récepteur d’ondes électriques sans faire usage ni d’appareil Morse, ni de relais, ni même de coliéreur. Dans le dispositif représenté figure 10. la sphère F, est fixée à l'extrémité de l’antenne F, dont l’autre est en contact avec une pointe métallique e. Par le jeu d'une vis E, 011 peut approcher, la pointe e d'une bande de papier, sans cependant l’amer ner au contact.
- part h la terre. Ici
- Fig. ioet 11. —Dispositif Kitsee pour l’ios-cription électrochi-
- Cette bande de papier B est entraînée par le mouvement d'un tam- riennes^0™10"1161'1 boni- métallique A sur le contour duquel elle se moule.
- Le tambour est relié au sol D par un balai C, et un conducteur C. Les émissions d’ondes électriques de durée différente reçues par l'antenne F s'inscriraient, d'après l’inventeur, sur la bande B et décomposeraient la subtance chimique dontlu bande se trouve imprégnée parle seul passage entre la pointe c et le tambour A. C’est ainsi qu’aurait été obtenue
- l’inscription représentée par la portion de bande de la figure n. La formule de la dissolution si sensible à l’action des ondes dont doit être imprégné le papier-bande est la suivante : iodure de potassium, 8 parties ; bromure de potassium 32 parties, dextrine, 1 partie ; eau 120 parties.
- Dispositif récepteur pour téléfrapiite sans fil. — Le dispositif de réception que M. Kitsee a également fait bréveté semble plus sérieux que les précédents, bien que pré-
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- sentant encore quelques lacunes. Le circuit qui contient le eohéreur se ferme dans un relais polarisé à enroulement différentiel. La ligure 12 représente les différentes connexions, entre les diverses parties de l'appareil dont une projection horizontale est donnée par la figure i3, et une projection verticale par la figure 1.4.
- Le relais polarisé est constitué par un aimant permanent e en contact avec deux armatures en for doux sur chacune desquelles sont enroulées deux bobines, c, cj sur l’armature G; d, dt sur l’armature D.
- Ces armatures sont munies de pièces polaires C,, D, entre lesquelles peut se déplacer la palette E du relais mobile autour d’un axe fixé en e et qui peut se porter sur l’un ou l’autre des deux butoirs fv ft. — Aux pôles d’une pile 11 sont connectés deux circuits : le premier, a 1 8 rfj 7 c 6, comprend le dis-* positif qui sort de eohéreur, l’une des bobines, dit entourant l’armature D et l’une des bobines, c, entourant l’armature C ; le second, 5 4 d 3 r 1 R, comprend les deux
- bobines restantes, ct entourant l’armature C, d, entourant l’armature Dt, une résistance fixe r et une résistance variable R. Les enroulements sont combinés de telle sorte que le courant de la pile II circulant dans le premier circuit tend à donner aux pièces polaires Ct et D, une polarité de sens contraire à celle que le courant de la meme pile, circulant dans le second circuit, leml à faire naître. — Une seconde pile h peut avoir son circuit fermé à travers les bobines d’un parleur G lorsque la palette du relais se porte du butoir de repos f.z sur le butoir de travail/^. Lorsque le parleur est actionné, sa palette met en court-circuit les extrémités de la résistance fixe r qui se trouve insérée dans l’un des circuits du relais.
- Supposons que des ondes parviennent à l’antenne J et se rendant à la Lerre par le fil K agissent au passage sur le dispositif I qui sert de eohéreur et en réduise notablement la résistance. — Alors qu’aucune onde n actionne l’appareil, la résistance variable R est réglée de telle sorte que les courants circulant, dans les 4 bobines du relais détermine des polarités des armatures qui s’équilibrent exactement, de telle sorte que la palette E s’appuie sur le butoir de repos.
- Lorsque les ondes diminuent la résistance du eohéreur I, l'aimantation produite par le circuit comprenant I l’emporte sur celle produite par le second circuit, et la palette E attirée se porte sur le butoir de travail f. — Alors le circuit 9 f E e 10 C2 11 se trouve fermé et la pile h actionne le parleur G. En môme temps que la palette de ce parleur se déplace et fait entendre un son, elle ferme le circuit G.r i3 r 12 Gt Ç3, mettant en court-circuit la résistance r. Cette résistance se trouve donc par l’action du parleur comme supprimée'de celui des deux circuits du relais qui 11e comprend-pas le coiiéreur I. Or, cette résistance r est calculée de telle sorte qu’elle égale la diminution de résistance que les ondes font subir au eohéreur I. si bien que par la mise en court-circuit de cette résistance r, les doux courants qui parcourent les bobines du relais déterminent des polarités qui s’équilibrent à nouveau et la palette E reprend sa position de repos. S’il en est ainsi le parleur cesse d’être actionné et la résistance r cesse d’être mise en court-circuit. Pour que la palette E ne soit pas alors de nouveau attirée contre le butoir/j, il faut supposer que pendant ces actions le eohéreur I ait retrouvé sa résistance primitive. C’est sur ce point que le brevet de AI. Kilsee est muet ; il n’indiquo aucun mode de décohésion. Comme le dispositif qui sert de eohé-
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- reur est constitué par deux pointes de charbon s’appuyant l’une sur l’antre on peut supposer que ce contact réalise un coh.éreur à décohésion spontanée. Aucune précaution ne semble prise non plus pour empêcher les étincelles d’extra-couranls qui, vu les nombreuses bobines employées dans le dispositif, sont susceptibles de sc produire aux contacts des palettes et des butoirs, d'agir sur le cohéreur.
- Transmetteur kt récepteur automatiques d’ondes électriques susceptibles de prévenir les collisions entre navires. — Ce dispositif breveté par M. Kitsee (1)- est susceptible, croyons-nous, à l’aide de quelques modifications et de quelques compléments indispensables de répondre d’une manière pratique au but qu’il se propose d’atteindre. Il a pour objet, sans nécessiter la présence d’un opérateur, d’indiquer la réception d’ondes électriques par la mise en marche d’un avertisseur et de répondre automatiquement à cet envoi d’ondes par l’émission d’oscillations électriques susceptibles d’atteindre à leur tour le navire d’où émane la première émission et d’y faire fonctionner un avertisseur. A cet effet chaque navire doit être muni d’un dispositif identique que les figures id et 16 représentent. Le dispositif delà figure i5 est supposé disposé à bord de l’un des deux navires qui se rapprochent, le dispositif de la figure 16 à bord du second navire.
- L’antenne terminée par une sphère a (fîg. i5) communique avec un récepteur d’ondes b qui est relié avec une des bornes d’un appareil que l’inventeur nomme veilleur. Cet appareil est constitué par un très léger pendule conducteur c qui dans la position de repos s’appuie sur un butoir e et est susceptible de venir au contact d’un second butoir <1. Le récepteur b est relié au pendule c qui communique d’une part, par l’intermédiaire d’une résistance variable R, avec l’éleclro-aimant d'un relais M lié à l’un des pôles d’une pile d’autre part, par l'intermédiaire du
- secondaire d’une bobine d’mdiietion S avec le sol G. Sur chacun de cos deux trajets se trouvent des leviers interrupteurs/, l. La figure représente le levier /, situé sur le premier circuit, fermant ce circuit, alors que le levier l qui commande le second circuit esl dans la position d’interruption. Le butoir e du « veilleur » communique avec le second pôle de la pile f. Le butoir d est relie au circuit comprenant le secondaire S, en un point situé entre le levier interrupteur l et le secondaire, de telle sorte que, lorsque ce levier l est dans la position (l’interruption (cas de la figure): le pendule c ne communique pas avec le butoir d. L’une des extrémités du primaire l1 de la bobine d'induction communique avec l’un des pôles d’une pile F par l'intermédiaire d’un interrupteur T et d’une clef de Morse Iv.
- Un levier interrupteur k. qui dans le cas de la figure est fermé, relie les deux contacts de la clef de Morse. De la seconde extrémité du primaire P partent trois conducteurs, l’un se rend au pôle positif de la pile /' le deuxième aboutit au butoir de repos n du relais M, le
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- troisième est m cas de la figure pile V. Enfin u m du relais M.
- Lcseho l’antenne, de potentiel
- i par Tinterait rvec la palette
- entre le pôle :
- interrupteuro (ouvert dans le î part avec le, second pôle de la gatif de la pile fa. t la palette
- i disposées, supposons que de ’> étant actionné, l’inventeur su
- le butoir
- stant entre le pendule c et le bute
- vrant alors >, d’obé
- • le c
- t de la pile f à
- dectriques soient reçues par le par suite de la différence in veilleur, le pendule se portera sur vers le relais JI. La palette m de ce portera alors sur le butoir de repos n même temps le circuit de la pile f avertisseur h elle circuit de la pile
- s le primaire rant induit
- excitaLeu
- d’ondes
- P et. l’interrupteur I. alors dans Je circuit meptible d’entretenir
- omis de faire.
- Alors cri même à bord du voisin l’appareil répondrait ccption des ondes | avertir le second r pren •
- toutefois qu’on er ablement relié à l’antenne, a ici encore complèlemeu
- mips qu on serait averti e d'un second navire., utomntiquement à la ré-r une émission destinée à dre de la présence du
- de M.
- :st. à remarquer que d'après le disposiLil Kitsee le courant induit dans le secon-e rend à l'antenne à travers le veilleur en t le chemin S d c b a. Or, U est évident le pendule c est assez sensible pour se er, sous la seule influence de la diffé-de potentiel que les ondes reçues par a faillissent entre d et c, il sera par contre autrement sensible aux différences de potentiel que ne manquera pas de faire naître entre c et. d le courant induit dans le secondaire S. En se portant alors sur le butoir, il interrompra, en fermant le circuit du relais M, le courant inducteur commandé par la palette m de ce relais.
- Le dispositif préconisé par M. Kitsee pourrait être modifié en rendant mobile le pendule c non plus à la manière dont. Je propose l’inventeur, sous l’influence des différences du potentiel créées par l'arrivée des ondes, mais en le constituant par la palette d’un redais particulier qui serait actionné lorsque les ondes rendraient conducteur le coliéreur du récepteur. Il serait peut-être bon également <1 entourer le contact de c et. de d d’un liquide isolant afin de bieu assuré]1 l'interruption du courant induit provenant du secondaire S. Enfin il faudrait munir le dispositif d’émission d’un excitateur afin que les ondes électriques susceptibles d'actionner à distance un cohéreur soient effectivement, produites.
- Dispositifs nu coirÉimcn ft de réflecteur. — Le cohéreur que M. A.-F. Collins (') a fait
- P) Brevet américain n* 64,
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- breveter est constitué de la manière suivante : Les deux électrodes métalliques n, u (fig. 17), que contient un tube de verre 10, sont réunies entre elles par une lame très mince 14 d'un métal très résistant. Les faces des électrodes sont taillées en biseau, et la limaille i3 placée dans l’intervalle 1 2 qu’elles comprennent est de la limaille de fer. Les ondes reçues par l'antenne i5a traversent le cohéreur et sont conduites au sol. Lorsque le cohéreur devient conducteur- il ferme un circuîL comprenant un électro-aimant 10 disposé sur le tube même du cohéreur au-dessus de l’intervalle occupé par la limaille, une pile 16 et la bobine d’un relais 17. L’électro-aimant t5 attirant la limaille de fer décohère le cohéreur. Ce dispositif rappelle le cohéreur à décohésion magnétique de MM. Lodge et Mnirhead, tout en étant bien moins susceptible de fonctionner que ce dernier. On sait en effet que l’intensité du courant qu’un cohéreur fonctionnant convenablement laisse passer est de l’ordre de g-randeur de quelques milliampères. Il est à craindre qu’un semblable courant traversant l’électro-aimant t j n’ait aucun effet do décohésion sur la limaille. Il eût tout au moins fallu commander le couranL de cet électro-aimant par la palette du relais 17 qui sert à envoyer le courant d’une pile iq dans un récepLeur 20. —D’après une variante du dispositif, représentée par la figure 18, M. Collins pense pouvoir entretenir par le courant que le cohéreur admet, non seulement l’électro-aimant i5 mais encore lé récepteur sans l'intermédiaire d’aucun relais. L’inventeur ne semble pas s’être rendu compte de la très faible intensité de courant qu’un cohéreur admet et de la nécessité qu’il y a, pour obtenir un fonctionnement convenable, à n’imposer à ses électrodes qu’une différence de potentiel aussi petite que possible. A moins cependant que les cohéreurs employés ici admettent une tension critique de cohésion Lrès élevée; ce qui paraît peu probable si l’on s’en rapporte à l’étude de M. Blondel sur les cohéreurs, étude qui a mis si nettement en évidence l’existence de la tension critique de cohésion et lui assigne en générai une valeur voisine do 1 volt, plutôt inférieure.
- Au cours du meme brevet l’inventeur préconise l’emploi d’un oscillateur à miroir que la figure 18 représente. Ce miroir dont les ligures 20 et 21 donnent la coupe et la projection verticales, serait constitué par une série de tambours métalliques circulaires de diamètres décroissants reliés l'un à l’autre par des couronnes métalliques, également circulaires. Inutile d'insister sur l’inutilité d’un semblable miroir associé au transmetteur.
- Dispositif destiné a empêcher l’interception des communications par ondes hertziennes
- SANS l'IL ET A PREVENIR DU TROUBLE QU’ON CHERCHERAIT A Y APPORTER. --- Le dispositif que
- M. L.-H. Walterpréconise dans ce double but et qu'il fait breveter, a été étudié d’une manière plus sérieuse que les précédents. Non seulement il est complet, mais les différentes parties semblent en avoir été étudiées avec beaucoup de soins; le seubreproche qu’on pourrait y faire est sa complication un peu grande, mais aussi le problème que se propose de résoudre l’inventeur n’est pas des moins complexes.
- Transmetteur. — Les organes de transmission sont représentés ligure 22. Un oscillateur à trois sphères A3 est entretenu à la manière habituelle par une bobine d’induction A dont le circuit inducteur est alimenté par la pile B que commande un interrupteur C. Le levier de cet interrupteur peut être attiré par l’électro-aimant C1 donL la commande constitue la partie originale de l’invention. — Un levier F, mobile autour d'un axe D,, peut s’abaisser de manière à venir loucher le butoir Fr II entraîne dans Son mouvement une roue à rochet E. En se relevant sous l’action du ressort antagoniste G, cette roue à rochet rend solidaires
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- du mouvement de retour du levier deux disques D1? D5 mobiles autour du même axe D2 et qui, une fois mis en mouvement par le retour du levier qui a soustrait Lun d’eux D5 à l'a errât à encoche continuent leur mouvement de rotation, sollicités qu’ils sont alors par un mouvement d’horlogerie. Us peuvent, ainsi accomplir tous deux un tour entier avant d’être à nouveau arrêtés par l’arrêt à encoche Hr Ces deux disques sont fixés l’un à l’autre et le pourtour du plus petit est muni de dents Ds irrégulièrement distribuées sur la circonférence. (Dans le cas.représenté dans lu figure les dents sont situées aux divisions, i, 5, 6, 8 et ii de la circonférence supposée divisée en douze arcs égaux à partir de l’encoche
- dnsi par l’intermédiaii
- Ces dents rencontrent dans leur mouvement un J du disque conducteur et de ce levier le circuit d’ l’interrupteur C, si bien que chaque fois qu’une d sion d’onde est produite par l’oscillateur An. 11
- rs T électro-aimant C2 de
- mouvement, alors que le levier F vient au contact du butoir F2. Lo circuit de la pile Tî1 se trouve alors fermé simultanément à travers l'électro-aimanl C1 et l'électro-aimant H2, le courant suivant le chemin Bt 1I2F, L’électro-aimant Hâ attire le levier 11 qui porte
- l'arrêta encoche H,, si bien que la première émission d’ondes produite par l'abaissement du levier K est immédiatement suivie de la mise en mouvement du disque qui produit ensuite automatiquement les émissions d’ondes suivantes à des intervalles de temps réglés par la disposition même des dents D3 sur la circonférence du disque.
- Récepteur. — Le récepteur comprend un cohéreur K. (fig. a3) fermant sous l’action des ondes le circuit d’une pile B2 dans un relais L et muni d’un frappeur lvj pour la décohésion. Ce cohéreur commande deux dispositifs particuliers, l'un M constitué par un disque analogue au disque du transmetteur, l’autre N qui peut être considéré comme un enregis-
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- trour des diverses émissions d’ondes produites par le transmetteur lorsqu'il est mis en mouvement. .Enfin lo courant électrique entretient un troisième disposilifl’ destiné à donner au mouvement, du disque de AI une vitesse uniforme qui assure le synchronisme entre les mouvements des disques transmetteur et récepteur.
- iu Disque récepteur. — Ce dispositif Al (fig. 23) est constitué par un disque conducteur M, portant sur sa circonférence une suite de contacts conducteurs M,, Ms, AQ, ... isoles du disque. L’un de ces contacts AQ est relié à un électro-aimant Al.relié d’autre part, à la palette L, du relais qui commande le eohéreur. Les autres contacts AL sont lies entre eux et parle fil c à l'élcctro-aiman l X'7 du dispositif enregistreur AI. Les contacts M, sont distribués autour du disque Mt de la meme manière que les dents D3 du disque transmetteur D4. Quant au contact Al:j il occupe! une position telle que. lorsque le disque AQ est au repos arreté par l'arrêt à encoche AL que commande l'électro-aimant M7. un balai conducteur Mlg s’appuie sur ee contact M„. Lorsque le disque est mis en mouvement le balai AIS vient en contact successivement avec la suite des contacts M,. Ce balai est en relation avec l’un des pôles d’une pile B3, qui est aussi relié par le lil a avec; la palette M, qui porte l’arrêt à encoche. Le second pôle de la pile Ba est relié à travers l'électro-aimant Kt avec le butoir de travail La du relais L. Enlin un dernier conducteur relie la palette L, de ce relais à l’extrémité libre du fil de l’électro-aimant XQ
- 2° Enregistreur. — L’enregistreur N (fîg. 23) comprend deux électro-aimants AT7 et Ntl. Un axe :Y, porte deux roues à roclict XQ XQ un ressort spirale N* fixé en N9, un levier d’arrêt N(J qui dans la position de repos s’appuie sur la tige XQ, enfin une came XQ susceptible do venir par la rotation de l’axe en contact avec le balai XQ. Cetto came ferme alors le circuit d’une pile locale O dans l’appareil avec lequel on utilise tout ce dispositif. Le ressort spirale X8 tend à ramener l'arrêt XQ contre la lige XQ.
- Deux leviers .Y, X9, engrènent avec les deux roues à rochet N; et N.,. Le levier Ys est susceptible d’abandonner la roue à rochet sur laquelle il s’accroche lorsque l’électro-aimant JNQ attire la palette placée à l’extrémité de ce levier. Quant au levier j\Q il est porté à l’extré-milô de la palette N„ de l’électro-aimant X, et porte lui-même à son extrémité une palette susceptible d’ètvo attirée par l’électro-aimant XQ. Il peut ainsi être actionné de deux manières. Si l’électro-aimant X. attire sa palette le levier reçoit un mouvement de bas en haut qui imprime à l’axe XT? une certaine rotation. Celle ' rotation se conserve lorsque lo levier XQ se relève grâce à l’accrochage de la roue à rochet Na et du levier XQ si bien qu’à chaque attraction de l'électro-aimant X'. l’axe N3 reçoit une rotation. Ces rotations successives portent peu à peu la came XQ, vers le balai XQ on meme temps qu’elles tendent le ressort spirale XQ Si un courant circule à travers l'électro-aimant XQ, cet électro-aimant attire les deux palettes qui le flanquent. Le levier X'., est alors éloigné de la roue à rochet X', en même temps que le levier XCJ est éloigné de la roue à rocliet X2 et l’axe X7, sollicité par le ressort spirale revient à sa position de repos marquée par le contact de l’arrêt XQ et du butoir Nn.
- L’une des cxLrérnités de l’enroulement de l’électro-aimant XT_ est reliée à l'une des extrémités de l'enroulement do l’électro-aimant Nu et toutes deux sont réunies à la palette L' du relais L. L’extrémité libre de l’enroulement de l'électro-aimant XQ est reliée, ainsi qu'il a été dit, par le fil b avec J’axe du disque M'. L’extrémité libre de l'enroulement de l’électro-aimant X7, est reliée parle fil cavee la série des contacts Al2 du disque AQ
- fonctionnement de Vappareil. — Faisant abstraction du dispositif du synchronisme P qui sera décrit plus loin, supposons que lo levier F du manipulateur (üg. 22) soit abaissé. Une émission d’onde est produite et le disque D2 mis en mouvement. Cette émission d’ondes
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- atteint le cohéreurK (fig. a3). Le relais L se trouve actionné et le courant de la pile B3 est fermé à travers le circuit B3 Bâ Rl3 M7 Lt L2 K4 B3. L’arrêt à encoche RI. étant éloigné du disque RI', celui-ci est entraîné par un mouvement d’horlogerie. Dès que le balai M8 quitte le contact M3 le courant de la pile B3 se trouve fermé par l’émission d’ondes à travers le circuit B3 a M5 b Nlt L4 -L2 K4 L3 et l’axe N, revient à sa position de repos s’il n’v était déjà. — Les deux disques manipulateur et récepteur D4 (fîg. 22). RI, (fig. 2.3), tournant d’un mouvement synchrone, au moment où les omissions successives d’ondes auxquelles donnent lieu le contact des dents D, et du levier D7 (fîg. 22) se produisent, les contacts RIâ du disque RI4 (fîg. 23) se trouvent rencontrés par le balai RIg. Chaque émission d'onde ainsi produite, reçue par le cohéreur K, actionnant le relais L, ferme le circuit B3 RIg RI2 c TS’, L4 L., Bs
- Fîg, 24 et a5. — Disque trunsmeltcur. Fig. 26 et 27. — Disque récepteur.
- et l’axe Na reçoit à chaque émission d’ondes par suite de l’attraction du levier R's, une rotation qui rapproche peu à peu la came, du balai N1S. Les distances sont calculées pour que la came Nu touche N1S lorsque le disque L>i(fig. 22), achevant son tour, envoie la dernière émisssion d’ondes. —Lorsque les deux disques D4 et RI4 (fîg. 23) ont achevé leur tour les arrêts à encoche J11 (fîg. 22) et Ms (fîg. 23) soustraient en même temps les deux disques à l’action des mouvements d’horlogerie qui les entraînent.
- Si des émissions d’ondes destinées à troubler la transmission sont reçues par le cohéreur entre deux passages des contacts RL, en face du balai RI8, ces émissions ont pour effet de fermer le circuit B:| a RL b N,, Lt L2 K4 B3 et l’enregisteur est ramené à sa position de repos. On peut donc être averti au poste de réception, par le retour brusque de l’enregistreur à sa positiou de repos sans contact préalable de la came Nn et du balai Nu, du trouble qui est apporté aux transmissions. Si le poste transmetteur contrôle sa propre transmission en faisant fonctionner un récepteur il pourra être averti lui-même du trouble apporté, pour peu que les émissions d’ondes perturbatrices lui parviennent.
- Pour pouvoir surprendre la transmission il faudra connaître le régime des émissions d’ondes réglées par chaque tour du disque D4, régime qu’on pourra compliquer à volonté.
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- On conçoit que par l’emploi de disques D£ portant des dents D3 en nombres divers et diversement distribuées, on pourra d'un même poste transmetteur communiquer à volonté avec l’im ou l’autre des postes récepteurs munis chacun d’eux d’un disque de distribution de contacts connue.
- On voit que si ce dispositif empêche l’interception des communications et prévientdans une certaine mesure du trouble qu'on cherche à y apporter, il n’en est pas moins sensible à ce trouble et n’assure par suite pas d’une manière complète la sécurité des transmissions. M. Walter propose, entre autres applications de son dispositif, de l’employer pour déterminer l’explosion des mines à distance au moyen des ondes hertziennes. Le circuit de la pile O qui ferme le contact de ia came Nn et du balai Nia actionne le dispositif qui doit faire partir la mine.
- 3° Synchronisme. —Le dispositif électrique qui doit assurer le synchronisme entre les mouvements des deux disques transmetteur et récepteur est un peu compliqué. Il aurait pu tout aussi bien être obtenu, plus simplement, par des dispositifs mécaniques. C’est plutôt d’ailleurs un dispositif destiné à régulariser la vitesse du disque (fig. a3] qu’à assurer, à proprement parler, un synchronisme entre les mouvements des disques D£ (fig-. 22) et M£ (flg. 23). Ce dispositif est représenté eu P.
- Un levier 1\ mobile autour de l’axe du disque M£ peut se déplacer entre deux contacts P et P13. U porte à son extrémité une, tige verticale à crémaillère P;! dont les mouvements sont guidés par la tige P1(J. Sur cette crémaillère vient s’accrocher l’extrémité d’un levier l\ dépendant d’une palette P , qui prend sous L’action d’un électro-aimant P6 un mouvement de trembleur. Un levier P,,, maintenu dans une position horizontale par un ressort P17, peut s’incliner adroite ou à gauche suivant qu'iLest attiré par un électro-aimant P15 ou par un électro-aimant P£.. Lorsqu’il obéit à l’attraction de l’éleetro-aimant Pu. il vient s’appuyer sur un butoir P19 mis en relation avec le levier du trembleur p. Chacune des extrémités des enroulements des électro-aimants Plt et PI5 est, ainsi que le levier Pl8, réunie à l’un des pôles de la pile Bs. L'autre pôle de la pile communique avec le levier P£ en Pir L’extrémité libre de l’enroulement de l’éleetro-aimant Pu communique avec le contact P12 ; celle de l’éleetro-aimant P15 est reliée au contact P13.
- Lorsque le disque M, est arrêté, le levier Pt ne
- touche aucun des deux contacts Pn et
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- >P„. Dès que le disque 31, est mis en mouvement, par l’action d’un déclic, le levier P, ' obéissant à l'action du ressort I*â se porte sur le contact Pl2. Le courant circule clans l’élcetro aimant P,., et le levier Plfl est porté contre le contact P13. Le trembleur p se trouvant actionné, la crémaillère Pa abaisse le levier Pt et le porte sur le contact P1S. li’électro-aimant Pl5 attire donc le levier PlS, qui, abandonnant le contact P19, fait cesser l’action du trembleur p. Le levier P se relève alors sous l’action du ressort antagoniste P3. et la mémo série de mouvements se reproduit. Les mouvements alternatifs du levier PlS sont employés à régulariser le mouvement, de rotation du disque M,.
- Los ligures 24, 2a, 26, 27, 28 et 29 représentent les détails des diverses parties du dispositif de M. Waller et. la manière dont sont pratiquement disposées les diveres pièces de l’appareil.
- La figure 24 estime projection horizontale du disque transmetteur et do ses accessoires dont la ligure ‘>.5 donne une projection verticale. — Les figures 26 et 27 sont les projections horizontale cl verticale du disque récepteur et des divers balais et leviers qui l’accompagnent. Les figures 28 et 29 montrent deux sections verticales à angle droit du dispositif enre-
- Dans la figure 24, le levier 1)., que les dents D.( rencontrent dans leur mouvement, est portée par un bloc d’ébonilo D1C pouvant glisser le long d’une tige Dlf {fig. 24 et 2a), de manière à permettre au levier 1). d’ètre rencontré soit par les dents d’u n disque D,, soit par les dents différemment dis! filmées d’un second disque D,, destiné a la transmission avec un poste récepteur, différent du pre?nier. La ligure 26 montre par quel agencement de roues dentées se produit rentraînoment. du levier P, lors de la mise en mouvement du disque M,.
- A. Tu r pain.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE 35o KILOWATTS DE LA SOCIÉTÉ DES HAUTS FOURNEAUX DE MAUBEUGE
- J,a Société anonyme des Hauts Fourneaux de Maubeuge, une des plus anciennes, usines métallurgiques du Nord, dirigée par M. F. Raty, avait présenté à l’Exposition un groupe éleetrogène à courant continu construit entièrement par elle.
- Ce groupe, formé d’une dynamo à courant, continu do 35o kilowatts et d'un moteur à vapeur de 5oo chevaux, a fonctionné 12a jours; il est représenté sur la photographie de la figure r. La ligure a en est une vue en élévation.
- Moteur a vapeur. — Le moteur à vapeur de la Société des Hauts Fourneaux de Maubeuge est du type monocylindrique à condensation. Les principales dimensions et constantes en sont les suivantes :
- La puissance normale dans les conditions indiquées de vitesse et de pression et à condensation est de 5oo chevaux effectifs. Les diagrammes relevés sur cette machine sont représentés sur les ligures 3 et 4-
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- La distribution de la vapeur à détente variable par le régulateur est du système A. ïloyois, breveté s. g. d. g. Dans ce système, l'admission de la vapeur se fait par soupapes équilibrées et l’échappement par tiroirs plans à grilles
- Les deux fonds de cylindre comportent deux chambres : une pour l’admission et l’autre pour l’échappement. La première contient des soupapes équilibrées et eonimuniquo par
- deux canaux avec l’enveloppe de vapeur du cylindre de façon à réchauffer celui-ci par le fond. A ces soupapes est fixée une tige qui rentre dans l’œil des tringles d’entraînement des soupapes. Ces tringles sont commandées directement et. rectiligncmcnl parles virgules du déclic qui sont articulées sur le tourillon du levier de distribution. Ce dernier reçoit son mouvement alternatif d’un excentrique calé sur un arbre do distribution parallèle à l'axe du cylindre et commandé, à l’aide d’engrenages par l’arbre principal.
- La boîte d’échappement est placée à la partie inférieure de telle sorte que l’eau condensée ou entraînée ne saurait rester dans le cylindre et s’écoule immédiatement dans la conduite d’échappement.
- La course des tiroirs d’échappement est très réduite et obtenue par des excentriques calés sur l’arbre de distribution.
- Les soupapes d’admission sont à fermeture rapide avec un amortisseur à air.
- Le condenseur est monté en tandem avec Le cylindre.
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- Outre l’induit de la dynamo, le moteur à vapeur
- nu volant d’un poids de 11 ooo kg. Le diamètre do ee volanl est de 4 m et sa largeur de 5o cm.
- Sur le volant de la machine est calée une couronne Zœdel qui l’accouple à l’aide d’un ruban élastique avec une seconde couronne analogue calée sur la jante du support de l’induit.
- Dynamo . — La dynamo de la Société des Hauts Fourneaux de Maubeuge étudiée par M. Ch. Reignier, ingénieur chef do service des Ateliers de constructions mécaniques, électriques et des Fonderies, est établie pour une tension de a5o volts ; le débit est par suite de i 4oo ampères.
- La vitesse angulaire est de 120 tours par minute et le nombre de pôles de 12.
- La dynamo est représentée sur les figures 5 et 6' qui sont des vues d’ensemble avec coupes partielles. Les figures 7 et 8 montrent des coupes et vue d’une partie do l'induit et de l’inducteur, la ligure 9 est une vue de dents de l’induit à plus grande écho,lie.
- Inducteurs. — Les inducteurs, en acier coulé, sont constitués par 12 circuits magnétiques,
- ; en deux parties, présen-
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- tant de nombreuses ouvertures circulaires pour la ventilation et entourant complètement ces pôles de façon à protéger les enroulements.
- Fig. 3 et 4- — Diagramme du moteur à vapeur de la Société des Hauts Fourneaux de Maubeuge.
- Le diamètre extérieur de la carcasse ôsl de 3,2 m et sa largeur de 8o cm.
- Chaque pôle proprement dit est formé de deux noyaux appartenant à doux circuits
- Fig. 5 et 6. — Vues d’ensemble de la dynamo à courant continu de 35o kilowatts de la Soc
- magnétiques voisins et réunis par une pièce polaire unique présentant un fort étranglement en son milieu entre les deux noyaux.
- Ce dispositif permet de réduire la réaction d'induit par suite de la réluctance élevée que le flux induit a à traverser.
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- La largeur des noyaux polaires dans le sens perpendiculaire a l'axe est de 17 cm pour chaque demi-pôle proprement dit. La longueur dans le. sens de 1 axe est de ;>o i:in.
- Les pièces polaires, de môme nature que la carcasse, sont tixees a 1 aide, de vis ; leur longueur est de 5o cm et leur largeur de 26 cm par dcniL-polc. La surface des pièces polaires par pôle est par suite de 2600 cm2.
- Le diamètre d’alésage de l'inducteur est de 2,41 met l’entrefer de i> mm.
- Chaque pôle inducteur porte deux bobines enroulées sur des carcasses isolantes retenues par les pièces polaires. Les déux bobines comportent chacune 518 spires de fil de 4 mm de diamètre ou 12,06 mm2 de section.
- Les 24 bobines sont groupées en deux séries de 12 bobines et. les deux séries sont montées en parallèle. La résistance du circuit inducteur est. de 7 ohms à froid et le poids de cuivre utilisé sur l'inducteur est do 2000 kg.
- Le poids de l'inducteur sans les plaques de fondation est de io63o kg.
- Induit. — Le support de l’induit est constitué par un tambour en fonte porté par un croisillon fou sur l’arbre et muni de deux rangées de bras réunies par des nervures.
- Le. tambourporte extérieurement dos projections radiales terminées en queue d’hironde et sur lesquelles viennent s’empiler les tôles de l’induit..
- Celui-ci est formé de 10000 segments de tôles do o,5 mm d’épaisseur isolées au papier gomme laqué; il y a douze segments par couronne.
- Le noyau de tôles est serre entre deux plateaux et maintenu par des brochos en acier.
- Le diamèlre extérieur de l’induit est. de 2,40 m et son diamètre intérieur de 2 m; la hauteur radiale des tôles est par suite de 20 cm. La largeur du noyau est de 5o cm et la largeur utile, c’est-à-dire déduction faite de l’épaisseur du papier, de 41,5 cm.
- A la surface extérieure de l’induiL sont pratiquées 288 rainures très peu ouvertes. Ces rainures ont une profondeur de 4,3 cm et une largeur de 1.2 cm, l’ouverture dans l’entrefer n’est que de 2 mm.
- Le volume du fer est de 467 dm h
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- ./enroulement induit csl en anneau Gramme-Pacinottï ; il est réparti en 288 sections spires chacune. Le fil induit est formé par un câble en fil de i,5 mm de diamètre et ic section utile de fia mur. Ce câble est laminé de façon à affecter une section rcctangu-; et est isolé par 3 guipages et i
- lijp
- Los encoches de l’induit sont isolées par des canaux isolants.
- Le poids de cuivre sur l'induit est de yijo kg.
- Le collecteur est monté sur un support en fonte fixé au support de l’induit. Les 288 lames isolées au mica sont serrées à l'aide d’un anneau en fer forgé s’engageant. dans une encoche triangulaire des lames.
- Le diamètre extérieur du collecteur est de 1,80 m cl sa largeur Utile de 24 cm. Sr.<4r-to des Hauts Fourneaux de
- Le support des porte-balais est constitué par une Maubeuge. étoile à 12 branches en fonte portant chacune un axe isolé.
- Chaque axe comporte fi balais on charbon et les axes de même polarité sont réunis entre eux par deux cercles collecteurs en cuivre sur lesquels sont fixées les prises de courant.
- La résistance de l’induit, entre balais est de 0,0020 olim.
- Le poids de l’induit tout monté avec son arbre et son plateau d’accouplement est de
- Résultats d'essais- — L’intensité du courant d'excitation nécessaire pour obtenir la tension normale à vide est de 10 ampères.
- En charge, le courant d’excitation.atteint 18,5 ampères; un rhéostat placé en série avec l'inducteur absorbe le surplus de la tension nécessaire à l'excitation.
- L'induction admise dans le fer induit (culasse) est de 10 5oo unités C. G. S.
- ALTERNATEUR UE 260 KTJ,O VOLTS-AMPÈRES DE LA SOCIÉTÉ NOUVELLE UECAUVILLE AÎNÉ
- La Société Nouvelle des Établissements Pecauvillo aîné qui exploite en France les brevets de TElektricitats Aetien-Gosellschaft, ci-devant Kolben et C‘°, construit des alternateurs de toutes puissances du type Kolben.
- L’altornatcur à courants triphasés de 260 kilovolls-ampères que nous allons décrire est d’un type analogue à celui exposé par MM. Kolben et. C1*1 dans la section autrichienne, mais il en diilore sensiblement comme constitution, car l’induit est à trous et les épanouissements polaires ne sont plus feuilletés, mais pleins.
- L’allcrnaleur Kolben de 260 kilovolts-ampères de la Société Nouvelle des Etablissements Decauville aîné, est du type volant. Il est établi pour un facteur de puissance minimum de o.g; sa puissance vraie est par suite de 2.35 kilowatts.
- T,a tension aux bornes est de 200 volts et la tension par phase est de n5 volts. Le débit par phase est de ^5o ampères.
- La vitesse angulaire est de rao tours par minute et la fréquence de 4<"> périodes par seconde; le nombre de pôles est par conséquent’de 40.
- Les figures 1 et 2 représentent des vues d’ensemble de l'alternateur Kolben-Decauville. Les figures 3 et 1 sont des coupes et vues d’une partie de l’induit et de l’inducteur.
- Inducteurs. — L'inducteur volant est constitué par une jante en fonte, à section en forme d’L, coulée en deux parties et réunie au moyeu par 8 bras doubles. L’assemblage au
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- moyeu se fait par des boulons et à la jante par des boulons et par f\ frettes annulaires placées à chaud dans des rainures pratiquons à l’endroit des joints.
- Le diamètre extérieur de la jante est de 3,«a m et sa largeur de 4i cm.
- Les noyaux polaires, à section circulaire, sont en acier coulé et portent venus de fonte des épanouissements polaires de forme carrée.
- Les pôles inducteurs sont encastrés dans la jante et sont retenus après celle-ci par des boulons la traversant complètement.
- Le diamèLre des pôles inducteurs est de i4,5 cm et leur hauteur de 2i,3 cm y compris la partie encastrée et la pièce polaire.
- Les pièces polaires ont un côté de iG,5 cm et par.suite une surface de 272,0 cm ’.
- Le diamètre extérieur de l’inducteur est de 358,6 cm et l’entrefer de 7 mm.
- L'enroulement, inducteur comprend 4° bobines enroulées sur des carcasses isolantes et comportant chacune 95 spires de fil de 30,2 mm3 de section et 6,2 mm de diamètre.
- Toutes les bobines inductrices sont montées on série et la résistance du circuit ainsi formé est de 1,65 ohm à chaud.
- Le poids de cuivre utilisé sur l’inducLeur est de 640 kg.
- Les deux extrémités du circuit, inducteur aboutissent à deux bagues de prise de courant fixées sur un anneau claveté sur l’arbre et sur lesquelles frottent deux paires de balais amenant le courant d’excitation.
- Induit. — L’induit est formé par une caisse cloisonnée en fonte coupée en quatre parties par un plan horizontal et par un plan vertical.
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- Cos quatre parties sont boulonnées entre clics par deux séries de boulons et serrent les tôles induites réparties en un seul noyau.
- La partie inférieure de la carcasse repose sur un bâti fixé à la maçonnerie et portant l’un des paliers.
- Deux petits vérins placés au tond de la fosse permettent de soutenir l’ensemble et de régler exactement l’entrefer dans le sens vertical.
- Le diamètre extérieur maximum de la carcasse de l’induit est de- 4>4o m et sa largeur totale de 53 cm.
- Les tôles induites serrées entre deux cloisons en fonte ont un diamètre extérieur de 3,94 m e't un diamètre d’alésage de 3,60 m: la hauteur radiale est par suite de 17 cm.
- La largeur du noyau induit, est de 17 cm.
- L’enroulement induit est disposé dans no trous oblongs de 5,3 cm de hauteur et. de 2,3 cm de largeur. Chacun des trous contient deux conducteurs cylindriques, de 260 mm2 de section et de 43 cm de longueur placés l’un au-dessus de l’autre et isolés du fer par un tube en micanitc.
- Les 80 conducteurs de chaque phase sont réunis en série par des bandes de cuivre et les 3 phases sont montées en étoile.
- Excitatrice. — L’excitatrice est une petite dynamo dont l’induit est calé sur l’arbre même do l’alternateur et en porte à faux. Sa jniissanee esL de 4°oo watts sur une tension de 5o volts.
- L’inducteur à 4 pôles est en acier coulé avec pièces polaires rapportées, il est porté par une console venue de fonte avec le palier de l’alternateur.
- L’induit est denté et porte un enroulement en tambour multipolaire série. Il est fixé sur un manchon en bronze serré sur l’arbre de l'alternateur.
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- Résultats (Vessais. — Nous avons représenté sur la ligure 5 les caractéristiques à vide et en cOLirt-eircuit de l’alternateur de la Société Nouvelle des Etablissements Uoeauville aîné.
- On voit que l’intensité du courant d’excitation nécessaire pour obtenir la tension de 2oo volts à vide à la vitesse de 120 tours et de 60 ampères.
- L'intensité du courant de débit est obtenue en court-circuit avec un courant d’excitation de 21 ampères.
- MATÉRIEL A COURANTS ALTERNATIFS DE LA COMPAGNIE DE FIYES-LILLE
- Le matériel à courants alternatifs de la Compagnie dc.Fives-LIlle, était représenté, en dehors de l’alternateur de 800 ldlovolts-ampères précédemment décrit.é), par une dynamo à courants triphasés et à-induit mobile et par plusieurs moteurs d'induction dont nous étudierons seulement un des types.
- Alternateur de i-5 kilovolts-ampères. — L’alternateur à courants triphasés de la Compagnie de Fives-Lille est du type à induit mobile. Sa puissance apparente est de 17a kilovolts-ampères avec un facteur do puissance minimum de 0.6 ce qui correspond à une puissance vraie de 70 kilowatts au minimum.
- La tension aux bagnes est de 200 volts et la tension par phase de j 15 volts. Le débit par phase est de 020 ampères.
- La vitesse angulaire est de 43o. tours par minute, ce qui, avec un nombre de pôles inducteurs de i4, correspond à une fréquence de 5o périodes par seconde.
- l/nlLernateiir est représenté sur la photographie de la figure 1 et sur les figures 2, 3 et 4, qui sont des vues d’ensemble avec coupes partielles par l'axe. Les figures 5 et 6 montrent des coupes cl vues d’une partie de l'induit et de l’inducteur.
- Inducteurs. — La carcasse inductrice, en acier, est coulée en deux parties et est fixée sur un bâti portanL des paliers rapportés.
- (>) 1,'Écl. Électrique, t. XXIV, p. afL 18 août r9o<.
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- Cette carcasse forme dos d' extérieur maximum est de j-6 cm et s:
- Les noyaux polaires de section eii portent des épanouissements en acier de forme carrée.
- Le diamètre des noyaux et la longueur des épanouissements polaires sont de 16 cm.
- Le diamètre d’alésage est de î or, 2 cm et l'entrefer de 6 mm.
- L’enroulement inducteur est constitué par 14 bobines enroulées suides carcasses isolantes et retenu les épanouissements. Chaque bobine comporte 280 spires de fil de 4 niin de diamètre réparties en 7 couches.
- Toutes les bobines indiietrieessont montées cm série et la résistance du circuit est de 3,cp ohms à chaud.
- Le poids de cuivre utilisé sur l'inducteur est de 280 kg.
- Induit. — La carcasse de l'induit est constituée par une couronne en fonte en deux parties et supportée par un croisillon retenu sur l'arbre par deux freltes posées à chaud.
- Les deux parties du support présentent des projections entre-croisées et sont maintenues serrées par un anneau projections.
- Les tôles induites sont disposées
- de façon à augmenter la 1 et sa largeur de 17 cm
- ésistanee du métal ; s
- ampères de ta Compctgni 1 fer logé dans une rainure pratiquée dan
- support et s de fonte avec la jante du support et l'autre, forn
- rces entre deux disques dentés, de divers segments fixés à l’aide
- Le diamètre extérieur de l’induit est de 100 cm et la largeur totale des tôles de 17 cm. La hauteur radiale du noyau est de 10 cm.
- L'induit est denté et comporte i56 encoches circulaires légèrement ouvertes. Le diamètre de ees encoches est de 8 mm et leur ouverture de 0.75 mm. Chaque encoche contient une barre de 5o mm2 de section.
- Les barres d'un môme circuit sont réunies par des développantes en V dont la partie inférieure est terminée en queue d’aronde et est serrée entre deux anneaux venus de fonte avec le support et deux cercles en fer rapportés sur chaque côté de l'induit.
- Les 156 barres sont réparties en 3 circuits formés chacun de 02 barres groupées en série.
- Les extrémités de ces circuits aboutissent d'une part à une bague formant point neutre et d’autre part à 3 bagues de prises de courant normales.
- Les 4 bagues sont montées sur un support en fonte olaveté sur l'arbre, leur diamètre est de 4o un et leur largeur de 4 cm.
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- Les axes des portè-balais sont montés sur un balancier fixé à l’un des paliers.
- La résistance de l'indull par phase est de 0,011 ohm à chaud et le poids de cuivre induit de 7.0 kg.
- Le poids total de l’alternateur est de 4800 kg.
- Résultats d’essais. — L’intensité du courant d'excitation nécessaire pour obtenir la tension à vide est de 26 ampères.
- Le courant d’excitation correspondant à l’Intensité normale do débit en court-circuit est de 8,5 ampères.
- En charge, avec un facteur de puissance égal à 1, le courant d’excitation est de 28 ampères.
- Moteur asynchrone de 60 chevaux.. — Le moteur à courants triphasés de la Compagnie de Fives-Lille, que nous décrirons comme type des moteurs à courants alternatifs, a une puissance de 60 chevaux sur l’arbre. Ce moteur est représenté sur la photographie de la figure 7 et sur les figures 8, 9 et 10. *
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- Il est établi pour une tension de 190 volts avec groupement de l'inducteur en étoile et pour une fréquence de 5o périodes par seconde.
- Le nombre de pôles est de 10 et la vitesse correspondant au synchronisme de 600 tours par minute. En charge, la vitesse est de 5^5 tours par minute.
- L’inducteur fixe est constitué par une caisse cylindrique en fonte sur les côtés de laquelle sont rapportées deux flasques portant les paliers à bague et formant protecteurs.
- Le diamètre extérieur de la carcasse inductrice est de 101 cm et sa largeur de 36 cm.
- Les tôles inductrices en un seul noyau sont serrées entre deux pièces annulaires en bronze s’appuyant : l’une, sur une nervure venue de fonte avec la carcasse el l’autre, sur un cercle en fer forgé, logé dans une rainure pratiquée dans la carcasse. Le second anneau en bronze a la forme d’une calotte s’areboutant sur les tôles.
- Le diamètre extérieur du noyau inducteur est de 90 cm et sa hauteur radiale de 9 cm ; la largeur est de 16 cm.
- Le diamètre d’alésage est de 72 cm et l’entrefer de 1 mm.
- L’enroulement inducteur est réparti dans i5o rainures, soit 5 par pôle et par phase.
- Il comprend 5 bobines par phase réparties chacune dans 10 encoches ; le nombre de spires de chaque bobine complète est de n5, ce qui correspond à 23 conducteurs par encoche.
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- Le diamètre du fil inducteur est de 3,6 mm soit 10,2 mm* de section.
- Les 5 bobines de chaque phase sont réunies en série et les 3 phases groupées en étoile. La résistance de chaque phase est de 0,016 ohm à chaud ; le poids de cuivre utilisé sur l’inducteur atteint seulement 60 kg.
- L’induil mobile est porté par une couronne en fonte en deux parties, d’une constitution analogue à celle de l’alternateur décrit plus haut.
- Son diamètre extérieur est de 71.8 cm et sa hauteur radiale de 6,5 cm ; la largeur est de 16 cm.
- La surface extérieure de l’induit est percée de 202 rainures dans lesquelles est réparti l’enroulement.
- Chaque rainure comporte une barre de 70 mm2 de section elles conducteurs d’une meme phase sont réunis en série par des pièces de connexions en V dont les arêtes terminées en queue d’aronde sont retenues comme celles des dynamos précédentes par anneau en fer forgé fixé sur le support.
- Chaque phase, comporte 84 barres réunies en série et les 3 phases sont groupées en étoile.
- La résistance par phase est de 0,014 ohm et le poids do cuivre induit de 70 kg.
- Les extrémités libres de trois phases couplées en étoile, aboutissent à trois bagues en bronze montées sur .un support en fonte fixé sur l’arbre du moteur.
- Le support des porte-balais est venu de fonte avec le palier.
- Le poids total du moteur est de 1 5oo kg.
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- Résultats d’essais. — La puissance apparente absorbée par le moteur, pour une charge de 60 chevaux sur la poulie, csl de 53,4 kilovoits-ampères et le facteur de puissance de 0,9, ce qui correspond à une puissance vraie fournie à l’inducteur de 48 kilowatts. Le rendement est. par suite de 0,9a
- Le glissement de l’induit en charge est de P- I0°'
- Le courant dans l’inducteur correspondant à la pleine charge est de 162 ampères.
- J. Reyval.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVIII. — N° 38.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- DÉCHARGE ÉLECTRIQUE
- Recherches sur la décharge électrique dans les gaz raréfiés, par W. Wien. Dr. Ann., t. V, p. 4ai-436, juin 1901.
- D’après Riecke et Ewers, les rayons-canal sont constitués par les ions positifs du métal de la cathode; Bose pense que ce sont des ions empruntés à l'anode. Ces hypothèses ne paraissent pas très plausibles : comme les rayons-canal se dirigent vers la cathode et la traversent si elle est percée, on ne conçoit guère qu’ils soient formés de particules lancées de la cathode; s’ils étaient des ions empruntés à l’anode, ils seraient transportés tout le long de la trajectoire de la décharge et il devrait en être de même des ions négatifs, ce qui n’a pas lieu.
- Pour déterminer le rapport de la charge électrique e à la masse mécanique ni de ces purli-cnles, M. Wien a mesure d’une part la déviation magnétique de ces rayons-canal, d’autre part la quantité d’énergie qu'ils renferment.
- La partie du tube à décharges qui contient l’anode est enveloppée d’un écran magnétique. L’un des fonds de cet écran est percé pour laisser passer le tube et à l’intérieur de ce tube est disposé un disque qui con tinue le fond et sert en même temps de cathode. La protection de cet écran est assez efficace pour que les rayons cathodiques ne soient pas déviés dans l'intérieur par un champ magnétique extérieur douL l’intensité est aooo’ CCS. La différence de potentiel de décharge 11e subit pas non plus de variation quand on excite le champ..
- Pour mesurer la quantité d’énergie transportée par les rayons, ccux-ci sont reçus sur un ruban bolométrique en platine, préparé d’après le procédé de Lummer-Kurlbaum. Ce ruban est disposé de manière que les rayons déviés par le champ magnétique le rencontrent normalement à sa plus grande dimension.
- L’intensité du champ magnétique est déterminée au moyen d’une spirale de bismuth, méthode qui permet d’étudier la distribution du champ. L’intensité variait à partir du fond de j l’écran jusqu’à l’extrémité du tube à peu près I
- proportionnellement à la distance de cet écran. En admettant celte loi, on peut calculer l’équation de lu trajectoire d’une particule à partir d’un point où le champ est nul.
- Dans le champ non uniforme, la déviation de la particule est. notablement plus petite que dans un champ uniforme dont l'intensité serait égale à l’intensitc moyenne du premier
- En fait, les expériences montrent que les déviations des rayons-canal par le champ magnétique sont tout à fait irrégulières. Ainsi sur une longueur de 7,5 cm, une partie des rayons n’est pas déviée dans un champ de 1 5oo unités, tandis qu'une autre partie est déjà déviée de a cm par un champ de 5oo. On ne réussit pas à obtenir des déviations régulières, même en employant comme source la machine à influence : on sait qu'en raison de la constance du potentiel, on réalise ainsi dans le cas des rayons cathodiques des déviations uniformes.
- Autant qu’on peut l’affirmer en raison de ce defaut d’uniformité, la déviation est indépendante de la nature du gaz et du métal de la cathode.
- Il existait des ravons déviés de moins de 0,1 cm alors que la différence de potentiel entre les électrodes du tube était de 9000 volts. Pour ces rayons le rapport
- Pour ceux qui, dans le champ le plus faible, était dévies de •>. cm
- — ^ 30 66c.
- La nature différente de ces groupes de rayons s’accuse aussi par les différences de la fluorescence qu’ils provoquent sur le verre. Les rayons peu déviés produisent une fluorescence très faible et seule la luminescence du gaz permet de les reconnaître et de suivre leur trajectoire. Les plus déviés ne produisent guère de fluorescence non plus. Mais il existe des rayons moyennement déviés qui communiquent au verre une magnifique fluorescence, et rendent le gaz
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- moins luminescent que les rayons peu déviés. La déviation de i cm correspond à :
- Ce chiffre est du môme ordre de grandeur que ceux trouvés par M. \Vien dans scs expériences précédentes.
- Rien ne prouve que la différence de potentiel entre l’anode et la cathode agit en son entier sur l’accélération des rayons-canal : mais, de toutes façons, les nombres ci-dessus représentent des limites supérieures du rapport — .
- Dans les valeurs très différentes de ce rapport, il semble bien qu’on n’a pas affaire ici non plus aux atomes chimiques proprement dits.
- D’après la décomposition des molécules au moment de la décharge, il se sépare des particules négatives en quantités très différentes, en sorte qu’il en reste de positives ayant des charges libres très diverses. Si toutes ces dernières recevaient l'accélération d’un même champ, leur énergie cinétique devrait être la même. Puisqu'il n’en pas ainsi, c’est que le champ efficace n'est pas le même pour tous. On peut déterminer l’intensité de ce champ en comparant la quantité de chaleur à la quantité d’électricité transportée.
- Les différences de potentiel ainsi calculées sont notablement plus faibles que celles qui ont été mesurées. En moyenne, ce sont les ravons peu déviés par le champ magnétique qui proviennent du champ électrique le plus in-
- Kn tenant compte de cette réduction du champ efficace, on trouve pour la plus petite valeur
- de — , ~ — 3.
- Il y a aussi une autre explication possible : c’est que certaines des particules positives, après avoir reçu leur vitesse initiale, se réunissent h des particules négatives et, par suite, perdent une partie de leur charge libre.
- La fluorescence du verre est beaucoup plus vive quand le tube renlerme de l’hydrogène, comme l’avait remarqué déjà Goldstein. L’hydrogène est donc plus transparent que les autres gaz pour les rayons-canal comme pour les rayons cathodiques.
- M. L.
- TÉLÉGRAPHIE
- Sur le rôle des antennes en télégraphie sans fil. — M. A. Blondel nous écrit à ce sujet :
- « Dans le numéro du ly août de Y Éclairage Electrique vous avez reproduit une très intéressante étude de M. Turpain sur le rôle des antennes dans la télégraphie sans fil, au cours de laquelle l’auteur a bien voulu citer mon nom à propos d’une loi des antennes énoncée dans un rapportprésenté au Congrès de 1900 m collaboration avec M. le capitaine Ferriè. Cette citation de mon nom seul est incomplète, et je vous demande la permission de signaler que la loi en question résulte d’études poursuivies en collaboration et dans lesquelles M. le capitaine Ferrie a même eu la part la plus active.
- » Les résultats obtenus depuis lors, en continuant ces études nous permettront de montrer bientôt qu’il ne subsiste pas de contradiction entre l’expérience et la théorie à laquelle M. Turpain a bien voulu faire très gracieusement allusion, et donneront ainsi satisfaction aux conclusions de sa pénétrante analyse.
- » Veuillez agréer, etc. »
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 5 août 1901.
- Sur la décharge disruptive dans des électrolytes, par K.-R. Johnson. Comptes rendus, t. CXXXIII, p. 33a.
- Dans une note présentée, à l’Académie le
- i5 avril 1901, MM. André Broca et Turchini ont communiqué le résultat de leurs expériences sur des décharges disruptives dans des électro-
- f1) Comptes rendus, t. CXXXII, p. 9i5.' Écl. Élect., t. XXVII, p. 191.
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- lytes et en ont tiré la conclusion que 1 clec-trolvte se comporte à peu près comme un diélectrique.
- M. K.-R. Johnson fait remarquer que c’est précisément ce qu'il avait annoncé dans un artiele signé par la rédaction des Annalen der Physik, le 24 février (J). Il avait fondé cette conclusion, en partie, sur des expériences semblables, publiées dans ces mêmes Annalen (i) ; il attire l’attention sur ce fait et ajoute au rapport de MM. Broca et Turchiui une observation à laquelle il attribue quelque importance, comme contraire à l'explication ordiuaiee des phénomènes électrolytiques d’une bobine d'induction.
- Il rappelle que dans les expériences citées ci-dessus, il a fait usage d'électrodes à la Wol-laston. ce qui lui a permis de faire éclater les étincelles d’une électrode indépendamment de l’autre, la distance explosive étaut fournie par le gaz dégagé autour de la pointe de platine et l’étincelle passant entre cette pointe et le fluide. Pour produire les décharges, il a employé une bobine d’induction, un transformateur de Tesla et, enfin, un résonateur de Blondlot. Dans ce dernier cas, la décharge est tout entière supprimée. En employant une bobine d’induction, il a observé que le dégagement des gaz, hydrogène et oxygène, provient seulement du courant induit à la rupture, mais que le courant induit à la fermeture n'cxcrce aucune action clectro-lytique visible, cc que l'on peut constater bien aisément en fermant et interromptant le circuit primaire à la main. Les effets électrolytiques proviennent donc des oscillations dont le courant induit est accompagné, mais non pas d’une action alternative des deux courants induits.
- M. Johnson ajoute : «< Il est difficile de décider si l’arrangement dont ont fait usage MM. Broca et Turchiui diffère essentiellement de celui de mes expériences, mais la différence des résultats doit sans doute tenir à la fréquence effective; il faudrait rechercher si la longueur d’onde calculée par eux correspond à la. fréquence effective, ou si les effets proviennent des oscillations (de la fréquence io3 environ), lesquelles accompagnent le courant induit à la rupture. »
- P) Dr. Ann., t. V, p. ia5. Écl. filcct., t. XXVIII, P- 294-
- (2) Dr. Ann., I. III, p. ?44’> Écl. filect., t. XXVI, p. 180.
- Capacité électrique du corps humain, par G. de Metz. Comptes rendus, t. CXXXlll, p 333.
- Cette question a été deux fois traitée devant l’Académie, par M. Bordier .(1890) et par M. Dubois (1898), qui ont respectivement trouvé que le corps humain possède une capacité électrique égale à 0,0020 et à 0,1600 de microfarad. I^a différence des valeurs numériques a engagé l’auteur à faire (le nouvelles recherches qu’il résume comme il suit :
- « J’ai eu l’honneur de faire, à ce sujet un rapport détaillé an Congrès international de physique, réuni à Paris en 1900; je suis maintenant en mesure de communiquer à 1 Académie mes conclusions définitives, grâce à de nouvelles recherches, faites dans cette direction.
- » Le résultat de toutes mes recherches est que la capacité électrique du corps humain est beaucoup moindre que les valeurs assignées par MM. Bordier et Dubois. Sa graudeur n'étant que 0,00011 de microfarad, il fallait des moyens expérimentaux assez délicats pour la mesurer avec sûreté.
- » La méthode que j'ai choisie est celle qu'on appelle balistique, au moyen de laquelle on évalue les capacités des condensateurs parleurs décharges respectives à travers un galvanomètre (l).
- » L’enscmbic de ccs études m’a démontré qu’il serait illusoire d’assimiler la capacité électrique du corps humain à celle d’un conducteur
- (1) Le inierufarad-étaloii avec scs subdivisions jusqu’à
- Outre ce microfarad-étalon à mica, j’ai commandé à
- portant pas plus de îeo volts *de "différence de potentiel. Pour charger ces condensateurs et les personnes soumises à l’expérience, j’avais à ma disposition üoo accumulateurs, associables à volonté. Avec ces moyens, les observations présentaient yu caractère très régulier et
- c’est-à-dire les fractions du centimètre en unités électrostatiques.
- Les mesures ont été effectuées sur une vingtaine de personnes, placées dans des conditions variées, pour faire ressortir l’influence des circonstances accompagnantes, telles que : le mode d'isolement. 1 effet condensant des surfaces environnantes, le rôle de la pose : debout, accroupi, bras tendu, etc.
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- de forme ellipsoïdale pour lui fixer d’avance une valeur théorique. L’homme nu ou entièrement vêtu en métal possède des capacités à peu près égales entre elles et sensiblement supérieures ii la valeur calculée au jnoyen des formules connues. Il n’y a donc pas de faculté condensante, comme le supposait M. Bordier, mais on peut affirmer que :
- i. Debout, 3. Accroupi 1 de s su 3 "d'e
- tabouret isolant
- ^fine (4o_ plancher couvert 87,8 91,2
- ai2cm, rayon égal i33,4 126,7
- 11 3,2 101,4 125,0
- II". Au milieu du une feuille de i53,7 i4;,o iG5,o
- III. Au milieu d’un cylindre pareil, rayon égal 34 cm, sur le tabouret 180,7 j 40,2 i85,8
- III'. Au milieu du mêmecvlindre.sur ’79’° i9°»7 i9°>7
- laparaffmc(40"";. 217 • 9 - s4>>5 228,0
- » i° Le corps humain sc charge tout comme un conducteur métallique ;
- » a“ Sa capacité électrique reste constante, quand on change le voltage appliqué, de 100 à iooo volts, entre les limites d’expériences ;
- » 3° Elle est exactement égale a la capacité électrique d’un conducteur métallique, de la même forme et des mêmes dimensions, et paraît
- être en rapport direct avec la taille et le volume de la personne ;
- » 4° Sa valeur absolue change avec les circonstances et la pose. Elle atteint sa valeur normale lorsque la personne en question est bien isolée, au milieu d’une grande pièce, loin des surfaces conductrices.
- » La capacité augmente très sensiblement aussitôt que l’individu se trouve entouré de surfaces métalliques.
- » Le tableau ci-joint donne un aperçu du phénomène étudié sur une même personne.
- » On voit donc qu'une même personne possède plusieurs capacités, suivant les circonstances où elle se trouve. Mais la capacité normale pour la pose donnée, étant toujours la plus petite, est par là même caractéristique pour chaque individu. L’ensemble de mes recherches me permet de lui assigner, en chiffres ronds, une valeur moyenne, de io cm, ou de 0,00011 de microfarad. »
- Sur la différence de potentiel et l’amortissement de l’étincelle électrique à caractère oscill&toirey par F. Beaulard. Comptes rendus, t. CXXXII1, p. 336.
- En vue de recherches entreprises sur la dispersion électrique par la méthode de Graetz (déviation d’un ellipsoïde convenablement orienté dans un champ électrostatique alternatif j 1 auteur a été amené, afin de déterminer la valeur efficace du champ, à étudier la différence de potentiel aux bornes d’un micromètre, entre les boules duquel éclate une étincelle ayant le caractère oscillatoire.
- 11 a utilisé, à cet effet, le dispositif suivant : des bornes d’une bobine d’induction partent deux fils parallèles A et B, de quelques mètres de longueur, dont les extrémités libres viennent aboutir respectivement aux deux plateaux d un eoudensateur, tandis qu’un micromètre à étin-
- celle (muni d’un vernier au de millimétré) placé en dérivation sur les deux fils permet de mesurer la distance explosive de l’étincelle. Un tube à vide, disposé perpendiculairement^ a la direction des fils, et mobile parallèlement a lui-même, permet de constater l’existence d un champ électrostatique alternatif, pour des longueurs d’étincelles variables de o,i cm a l cm.
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- js de plusieurs séries d’expériences chacun des liquides étudiés. Les
- dessus pour le même liquide, ce qui, tout en confirmant l'exactitude de la méthode employée, justifie l’emploi de l'antenne, dont le rôle est d’augmenter considérable)! ondes qui pénètrent dans le liquide au point où le fil a
- que, pour les liquides étudiés, les maxima que peuvent traverser les ondes e ployées, c’est-à-dire les transparences pour < ondes, varient, dans le môme sens que les rés
- source, prise comme unité, soit direcLeim soit en se servaut d’une unité intermédiaire. Pour les travaux de laboratoire, ces mesure?
- Mais, quand il s’agît de déterminer l’intensité
- coîitre dans ces mesures de grandes difficultés. Les étalons lumineux (lampe décimale, bougie, lampe Carcel) sont, généralement, des Manu qui exigent, entre autres conditions, une atm phèi'c complètement calme, cc qui est très rarement réalisé. Si l'on se sert de l’clcctricité pour lampe étalon, les difficultés ne sont pas
- qui peut être atteint, en se servant du phi mètre physiologique dont nous allons exposer la
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- » Nous ajouterons, en terminant, qu’on trou-eera peut-être au commencement quelques résulta Ls incohérents: mais, une lois habilué à l’expérience, on détermine facilement les intensités des lampes, en plein air, avec une exactitude de !o p. ioo, ce qui est tout à fait suffisant. pour ce genre de mesures. »
- Méthode électro-sonore pour combattre la grêle, par Gr.-M. Stanoiéwitch, Comptes rendus, t. CXXXI1I. p. 3;3.
- « Il parait démontré, dit l’auteur, que les perturbations de l'état moléculaire d'un nuage h grêle, produites par une ou plusieurs ondulations, peuvent empêcher la lormation de la grêle. Ces perturbations sont produites par des tores gazeux, envoyés dans le nuage par des tirs de canons grandinifuges. D’aprcs les recherches de MM.-Pcrntcr directeur de l’observatoire météorologique de Vienne, et Trabertf1), la hauteur du projectile gazeux, dans les cas les plus favorables, ne dépasserait pas 4°° m-
- » 11 s’ensuit que le dérangement de l’état d’équilibre dans le nuage peut être produit quand la hauteur du nuage ne dépasse pas 4°° 111 0,1 no o m et que, dans les cas ou les nuages à grêle sont plus élevés, l’action du tir est plus ou moins sans résultat. Par ce fait, entre autres, on peut expliquer les résultats contradictoires présentés au Congrès de Padoue,les etaynovembre 1900. En effet; dans le cas des orages d une violence exceptionnelle, les nuages à grêle, venant de loin, sont ordinairement très élevés et le tir ne peut avoir sur eux qu’une action très faible ou
- » Le tore gazeux, envoyé de la surface de la terre, arrive dans le nuage quand il est déjà presque an bout de ses forces, et ses effets ne
- Pour éviter toute sorte d'erreurs, la plaque qui porte en forme de triangle, de onr-ré, do croix, etc., toutes ccs Wetterschiessen, Vienne, 1500.
- peuvent pas être considérables, au moins dans beaucoup de cas. Il nous semble préférable de provoquer une forte vibration aérienne dans les hauteurs, de placer lit source qui produit les perturbations dans le sein même du niiage ou à peu près. Pour cela, il faudrait attacher, soit à un cerl-volant (semblable à ceux qui sont employés daus la météorologie moderne pour le sondage de l’air), soit à un'petit ballon captif, une forte sonnerie ou sirène électrique, à son grave ou aigu, et produire dans le nuage lui-même des vibrations aériennes beaucoup plus fortes que celles qui sont apportées par les tores. En pouvant changer à volonté la hauteur du ballon, on se placera toujours dans les meilleures conditions. Le ballon ou cerl-volant. sera attaché par un fil d'acier, accompagné de deux fils de cuivre ou il aluminium isolés, qui conduiront le courant, d’une batterie placée sur le sol. On pourra aussi faire monter la batterie, sila force ascensionnelle du ballon est assez grande,.. »
- Séance du 10 août
- Sur la valeur absolue du potentiel dans les réseaux isolés de conducteurs présentant de la Capacité, par Ch.-Eug. Guye, Comptes rendus, t. CX'KXIll, p. 388.
- L'auteur s’exprime ainsi :
- « La connaissance de la valeur absolue du potentiel, dans un réseau de conducteurs parfaitement iholé, offre un intérêt particulier, C'est celle connaissance qui permet do se rendre compte de l’isolement adonner aux diverses parties du réseau par rapport au sol; c’est elle également qui permet de prévoir les dangers d’un contact fortuit avec un point quelconque d’une canalisation présentant delà capacité.
- » Le but de cette note est donc de donner de cette question une solution aussi générale que possible, et de montrer comment la distribution du potentiel dépend de la capacité des diverses parties du réseau.
- » Considérons un nombre quelconque n de conducteurs isolés, en présence d’un plan indé-fini au potentiel zéro (sol) ou enveloppés complètement par un conducteur au. potentiel zéro (armure).
- « Nous pouvons supposer que ces n conducteurs sont reliés d’une façon quelconque à des sources d'électricité, isolées du sol et sans capacité (dynamos polyphasés, par exemple).
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- » Quelles que soient.les lois suivant lesquelles varieront, les différences de potentiel entre les n conducteurs, lu somme algébrique des charges du système isolé sera à chaque instant algébriquement nulle ; les sources d’électricité produisant toujours les deux électricités en quantités rigou-roucementégales, et l’clcctrieité déueloppée ne pouvant s'accumuler que sur les conducteurs qui seuls présentent une capacité appréciable.
- » Dans ces conditions, il est possible d’établir une relation donnant la valeur absolue du potentiel sur chacun des conducteurs, si l’on connaît les coefficients de capacité et d’induction électrostatiques, ainsi que les différences de potentiel relatives maintenues par les sources entre les n conducteurs, l’isolement étant supposé parfait. Il suffit, pour cela, d'admettre, que les variations de potentiel sont suffisamment lentes pour que l'équilibre électrostatique puissent être considéré comme atteint à chaque instant.
- » Soient, en effet,
- = (o
- V3 —‘’l —?(*)- (*)
- «--^ = +(0 (A)
- les expressions donnant, on fonction du temps, les différences de potentiel relatives entre conducteurs.
- » D’autre part, les équations générales de l’équilibre électrostatique sont :
- ml — ïl.O’i + Tl.ïvi 4 • • -I- Tl.nCn + Yl-tC’,,, m, — + ÏV3l>, + ...+ y *.»«’» 4 Y*.a«V
- m„ = -iVOT + Tn.iVi + . • • + Tn.nl'n + Y«-0'V
- tous les termes eu va étant nuis par hypothèse.
- » Si nous additionnons ces dernières équations membre a membre, en tenant compte de ce que la somme algébrique des charges de n est nulle, il vient
- o = 4- r2v, -h ... + JV„, (X)
- expression dans laquelle.
- ri ~ T1.1 + T2.1 -f'• - + Y*,o
- >) Enfin en remplaçant, dans (I), tq, v3.... vn par
- leur valeur déduite des équations (1) à (/•) on obtient
- __ _ i\fjt) + r.,?(<) + ... + r„i(o
- I_~ r1 + r2-h ...+ i'n u
- expression recherchée.
- » Cas particuliers. — /. Lorsque chacun des n conducteurs est entouré d’une armature an potentiel zéro, touslescoefficients d’induction électrostatique entre les n conducteurs deviennent nids
- » >.. SL les n conducteurs sont disposés comme dans un câble symétrique, il est facile de voir
- et l’expression du potentiel devient. :
- v __ /~(0 4 yd) 4 • •
- » Si lenl"‘e conducteur enveloppe tous les au-
- et l’expression du potentiel prend la forme indéterminé — ; c'est le cas des câbles concentriques. La valeur absolue du potentiel peut alors aisément être déterminée de la façon suivante : on a précédemment,
- eu désignant par la charge qui recouvre intérieurement l'armure ou le sol, on a donc
- il en résulte vn = o ; ?n0 et v0 étant séparément nuis et vn# diffèrent de zéro. Le potentiel du conducteur enveloppant est donc toujours nul; c’est d'ailleurs ce que confirme l'expérience, un téléphone branché entre le conducteur périphérique d’un câble et la terre ne donnant aucun sou, si le réseau est parfaitement isolé.
- » Le potentiel V„ étant connu, on en déduira les valeurs absolues des potentiels des autres conducteurs au moyen des équations (1) à h.
- » 4 Généralement les différences de potentiel relatives entre les n conducteurs seront, ou constantes (courant continu), ou pratiquement polyphasées ; ce qui permettra le plus souvent de simplifier l’expression (il). »
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- « Ce serait fâcheux d’adopter comme coefficient d'irrégularité ‘ 1N * , quand, à l'étranger et en France on a adopté ; cette seconde
- manière donne au constructeur l'innocent plaisir de publier des coefficients plus ronflants.
- » Il est admis, en général, qu’un réglage à i p. ioo de n’importe quoi, signifie que ce n’importe quoi oscille entre 99, 100 et ioi p. 100 de sa valeur moyenne. »
- A la suite de cette observation, il a été convenu, dans la séance du 6 mai, que :
- « Si l’on désignait par N, la vitesse maximum d’une machine à vapeur, par N2 sa vitesse minimum et par N sa vitesse moyenne pendant la durée d’un tour, nu appellerait coefficient d’irrégularité le rapport ».
- M. Potier ayant également fait observer que le coefficient d’irrégularité 11’a pas la mémo importance pour les électriciens que « l’écart angulaire maximum entre la manivelle et une manivelle idéale ayant un mouvement uniforme ». il a été aussi décidé, dans cette même séance, que :
- « i° L’on conseillerait de substituer désormais â la notion du coefficient d'irrégularité, celle de l'écart angulaire maximum Ô entre la manivelle et une ' manivelle idéale ayant un mouvement uniforme.
- » 2° L’on demanderait aux électriciens de bien vouloir renseigner la scctiou sur la plus grande valeur que l’on peut laisser prendre, saus inconvénient, à l'angle 0, ou plutôt à l’angle pH, si l’on désigne par 2p le nombre des pôles de l'alternateur (1).
- » 3° L’on demanderait aux constructeurs de machines à vapeur de bien vouloir communiquer les documents nécessaires pour la prédélertnina-tion de l’angle pb avec les différents types de machines qu’ils construisent, fonctionnant à divers degrés de'charge. »
- Communications de M. Labour et de il/. Chevrier. — A la séance du 3 juin ont été examinés deux travaux communiqués l’un par M. Labour, l’autre par M. Chevrier. M. Labour a fait con-
- (*) M. Potier indique le procédé suivant pour la détermination de p0 : Ou utilise les dents du volant de l’alternateur pour former le circuit d’un éïcctro-aîniant inscri-
- proccdé est plus précis que loute inscription chimique ; le retard de l’électro n’a aucune iufluence.
- naître les conditions qu'impose la Société « L’Eclairage électrique » à ses constructeurs de machines à vapeur. M. Chevrier a donné des courbes de la variation de la vitesse en fonction du temps, relevées sur les alternateurs de l’usine d'issy avec uu appareil spécial de la maison Ganz.
- Le procès-verbal de la séance du 3 juin résume comme il suit ces deux travaux :
- « iJ M. Labour admet, comme limite supérieure de l’angle p0, Dans ces conditions, il a pu accoupler des alternateurs commandés par des machines à vapeur avec d’autres alternateurs commandés par des turbines et situés à 80 km des premiers.
- » 11 a observé d'ailleurs que, lorsqu'un alternateur à la fréquence 5o était seul en service, on pouvait laisser l’angle pb atteindre 6o°, sans «pie la constance du voltage en parût affectée.
- » Tl fait remarquer que l’on peut déterminer la masse du volant capable de limiter l’angle pb à 45°> de la manière suivanto, pour des alternateurs à la fréquence 5o :
- » ia Pour les machines compound tandem à une seule manivelle, la mise en vitesse ne doit être obtenue qu’apres quarante coups de piston ;
- » aa S’il s’agit de machines compound tandem à deux manivelles décalées de you, il suffît que la mise en vitesse ne soit obtenue qu’au bout de douze coups de piston.
- » Le travail de M. Labour contient beaucoup d’autres renseignements précieux que nous utiliserons plus tard.
- » Nous demanderons à ses collègues de nous donner des renseignements analogues. Nous serions particulièrement désireux de connaître la valeur maxima qu’il convient de laisser prendre à l’angle pb lorsque l’alternuleur doit desservir des commutatrices.
- » a0 Les alternateurs, dont M. Chevrier a relevé les courbes, sont conduits par des machines compound à deux manivelles décalées de 90° à la vitesse de 120 tours. Ils ont quarante pôles.
- » Un premier examen de ces courbes montre des particularités curieuses :
- » L’une d’elles révèle la présence d’un à-coup très sensible qui se reproduit périodiquement tous les huit tours.
- » D’autres relevés, faits sur un alternateur marchant d’abord isolément, puis accouplé en-parallèle, montrent que le coefficient d'irrégularité d'une machine est beaucoup plus grand (au
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- moins trois fois) lorsque lu machine travaille en parallèle que lorsqu'elle travaille isolément.
- » On croyait généralement le contraire.
- » Il est fort à désirer que l’on nous procure d’autres courbes de ce genre, afin que l’on puisse savoir s'il s’agit d'une loi générale ou d’une particularité relative air matériel de l’usine d’Issy. »
- Diagiiammes de coukbes des moments des machines A vapeuh. — Pour la détermination a priori des angles p§ les conducteurs de machines à vapeur ont été invités à communiquer des diagrammes relevés sur leurs divers types de machines, à divers degrés de charge ainsi que les autres éléments nécessaires à la prédétermina-tiou de la courbe des moments, tels que courses de piston, longueur des bielles, calages des manivelles. 11 leur a été également demandé de communiquer ce-s courbes des moments; M. Bouidierot, avec le concours de M. Janet et de ses élèves, a bien voulu se charger d’établir les développements de Fourrier représentant ces courbes des moments.
- Communications de M. Loppè et de M. David. — Ces questions ont donné lieu à deux communications, l’une de M. Loppé, Fautrc de M. David; les procès verbaux des séances du 3 juin et du iKr juillet les résument comme suit :
- « r° M. Loppé nous a communiqué des diagrammes relevés sur une machine à vapeur Cré-pcllc et Garand, compound à deux cylindres (manivelles a 90°) conduisant, par courroie, une dynamo Labour aux charges de 370 et de k\v.
- » Il a. en même temps, tracé les courbes des moments moteurs.
- » Ces courbes sont très remarquables et d’une richesse extraordinaire en harmoniques. Il y a certainement lieu pour les électriciens de s on préoccuper, car il doit leur correspondre, dans les courbes de force électromotrice, des harmoniques dont on ne soupçonnait pas l’existence.
- » M. Loppé a, eu même temps, mis a notre disposition des tables qu’il a dressées avec le plus grand soin et qui faciliteront beaucoup la prédéternnnation des courbes de moment.
- » 20 M. David, ingénieur en chcl de la maison Weyher et Richemond, a bien voulu taire pour nous nu travail analogue des plus importants, portant sur des machines monocylindriques et renfermant de très nombreux exemples.
- » Ce qui frappe au premier abord, lorsque l'on compare les courbes de moment ainsi obtenues
- à (telles de M. Loppé, c’est leur bien moins grande complexité.
- » Tl semble que, à ce point de vue très spécial de la diminution du nombre des harmoniques, il y ait un avantage imprévu en faveur des machines monocylindriques. Ceci dit, bien entendu, sous toutes réserves.
- « M. David a joint h son dossier un tableau qui met en évidence l’influence, sur le coefficient d’irrégularité d'une machine, des moindres modifications apportées à la distribution.
- » Ce tableau montre, en même temps, avec quelle rapidité croit le coehieient d’irrégularité d’une machine lorsque sa charge augmente.
- » Trois types de machines monocylindriques, à quatre distributeurs et a condensation, de la maison Weylier et Richemond, ont été particulièrement étudiés par M. David.
- » Les conditions de fonctionnement de ces machines et les résultats des calculs de M. David sont résumés dans le tableau ci-dessous (page 464) O-
- » Connaissant les diagrammes relevés sur ces machines, les longueurs de leurs bielles et manivelles et les poids dos pièces à mouvemenc alternatif, M. David a dressé des courbes représentant, dans chaque cas, en fonction di% temps, les variations : r° De l’effort tangentiel dû à la pression de la vapeur ; 20 De l’effort tangentiel dû
- meut KO = ’i'À. L’angle 0 pourrait donc sc déduire prali-maobines monoevlindriques. Reste à savoir s'il en est do produit K(l conserve la même valeur. '
- par tour, alors qu’il n’est plus égal qu’à 9.72, lorsqu’elle
- tarité d’une machine augmente quand sa charge diminue. Ce coefficient devrait donc être meilleur pour 3 410 kgoi
- S’il u en est pas ainsi, c’est que les conditions de t'onr-pclites introductions, par imlluenre de l’inertie des tricc dans les conditions de marche ordinaires, devient Dans le cas actuel, si l’on ne tenait pas compte de sou
- Pour 20 200 kgui par jour . , K = 223 au lieu de 394 Pour 3 4100 gnu par jour. . . K = 757 au Lieu de 272.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVIII. — N° 38.
- Machines monocylindriques .de la maison Wcyhe.r et IHchemond, à quatre distributeurs et à condensation.
- à l’inertie des pièces à mouvement alternatif; 3° De l'effort tangentiel résultant.
- » L'intégration de cette dernière courbe lui a permis de déterminer le travail maximum t que le volant devait successivement emmagasiner et restituer, en supposant le couple résistant constant.
- » Sî l'on désigne par AV la différence entre la vitesse maxima et la vitesse minima de la machine, et par V sa vitesse moyenne, M. David appelle coefficient de régularité le rapport
- K = -V-
- » Si l’on désigne maintenant par M le moment d’inertie du volant, sa force vive moyenne sera-l-MV2. Lorsqu'il subira une variation de vitesse égale à AV, il fournira une quantité de travail égale à MVAV.
- » Mais il faut tenir compte du rendement a du mécanisme. Le travail réellement emmagasiné ou fourni par le volant no sera égal qu’à «MYAY.
- » On a donc la relation xMYdY = i.
- V
- TV
- formule permet de calculer immédiatement le coefficient de régularité, tel quel a défini M. David.
- » Mais il a été plus loin et a tracé des courbes qui représentent les variations de la vitesse en fonction du temps, ce qui lui était facile, puisqu’il connaissait la loi de variation du couple moteur. En intégrant ces dernières courbes, il a pu déterminer l'angle de maximum de décalage 6, On trouvera dans le tableau ci-dessus les valeurs calculées du coefficient K et de l’angle 0 pour les machines étudiées,
- » Enfin M. David s'est proposé de vérifier expérimentalement les résultats du calcul. Pour cela, il a monté sur l’extrémité des axes de ces machines un disque recouvert de papier noirci sur lequel un diapason muni d’un style "pouvait décrire une courbe de forme sinusoïdale, autour d’une circonférence. Les longueurs comptées sur «mile circonférence et comprises entre deux intersections consécutives de cette • courbe, et de la circonférence, représentaient les angles dont aurait tourné la machine pendant des temps successifs égaux entre eux. Dans ces conditions, il était facile de déterminer l'angle 0.
- Le Gérant : C. NAUt).
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- Tome XXVIII.
- Samedi 28 Septembre 1901.
- L’Éclairage Électrique
- IrsiBlBLiflTHC
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU. Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l'Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur h l’École centrale des Arts et Manufactures. — fl. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLQNDIN, Agrégé de l’Unkersité, Professeur au Collège Rollin.
- EXPOSITION UNlVETiSELLE
- GROUPE ÉLECTROGÈNE DE 'J5o KILOWATTS DE LA SOCIÉTÉ DES ÉTABLISSEMENTS POSTEL-VINAY ET DE MM. GARNIER ET FAURE-BEAULIEU
- La Société des Établissements Postel-Vinay et MM. Garnier et Faure-Beaulieu avaient exposé en commun deux groupes électrogènes à courant continu destinés an service de l’éclairage. L’un de ccs deux groupes, celui qui nous occupera tout d’abord, a une puissance de 35o kilowatts; il est représenté sur la photographie de la ligure i.
- Moteur a vapeur. —Le moteur à vapeur de MM. Garnier et Faure-Beaulieu est du type monocylindrique à condenseur.
- Los diamètre et course du piston et la vitesse ont les valeurs suivantes :
- La pression normale est de 8 kg : cnr et la puissance de 5oo chevaux effectifs pour la marche à condensation.
- La distribution de la vapeur est du type Corliss avec tiroirs commandés par déclics dits à lame de sabre.
- Le cylindre est muni d’une enveloppe de vapeur.
- Le condenseur est placé en tandem avec le cylindre, suivant le dispositif adopté généra-: lementpar MM. Garnier et Faure.
- Le graissage est effectué par un graisseur Henry et par une petite pompe à huile.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVIII. — N" 39.
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- En dehors de l'induit de la dynamo, le moteur h vapeur eomporto un volant spécial.
- Le régulateur est. <lu type à boules.
- Dynamo. — Lu dynamo à courant continu des établissements Postel-Yinay est montée sur l’arbre même du moteur h vapeur, entre le volant cl le palier de bout d’arbre ; elle a une puissance de 35o kilowatts sur une tension croissante de 020 à a?:") volts ; le débit est par suite de 610 ampères. Elle est étudiée pour un service de; traction.
- La vitesse angulaire de la dynamo est de 90 tours par minute, et lu nombre de pôles inducteurs de 8.
- Les figures 2 et 3 représentent des vues d’ensemble de la dynamo qui est d'un type normal de la Compagnie Thomson-Houston, dont 11M. Postel-Vinav sont les constructeurs.
- Inducteurs. — La carcasse inductrice est constituée par une couronne en acier coulé, en deux parLies, dont Tune, la partie inférieure, porte les pattes par lesquelles la dynamo repose sur ses fondations.
- Le diamètre extérieur maximum de la carcasse inductrice est de 3,iaG 111, et sa largeur de Go cm. Le diamètre intérieur est de 2,07 m environ.
- Les pôles inducteurs en acier coulé ont une section rectangulaire et reposent par dos parties planes surla couronne, à laquelle ils sont fixés chacun par deux boulons la traversant complètement.
- Les épanouissements polaires sont venus de fonte avec les noyaux.
- Les dimensions des épanouissements polaires sont de 62 cm parallèlement à l’axe et <le a?, cm dans le sens perpendiculaire.
- Le diamètre d’alésage des pièces polaires est de 161,8 cm et l’entrefer de 9 mm.
- L’enroulement inducteur est compound.
- L’enroulement en dérivation se compose de 8 bobines, enroulées sur la demi-hauteur des carcasses et comportant chacune 1 ?.t4 spires de fil de 2,4 mm de diamètre ou 4,5 mm2
- Les huit, bobines à fil fin sont montées en série et la résistance du circuit formé est de 96 ohms à 5o° G.
- Le circuit série est constitué par une bande de enivre de 12 cm de largeur et 3 mm d'épaisseur. Chaque uovaii porte une bobine de 12,0 spires, et les huit bobines sont dispo-
- La résistance du circuit, d’excitation série est de 0,0082 ohm.
- Tu; poids de cuivre des deux enroulements est de 1 028 kg, dont 84o kg pour Lenrou-lement shunt et 688 pour l’enroulement série.
- Le poids des noyaux inducteurs atteint 6400 kg.
- Le poids total de l’inducteur est de 19000 kg.
- Induit. — L’induit est supporté par un croisillon en fonte clavelé sur l’arbre et dont
- Les tôles indwiles, partagées en G noyaux ménageant entre eux des canaux de ventilation d’une largeur de 1 cm environ, sont serrées entre deux disques et portent des projections s'engageant dans les rainures du support.
- Les boulons de serrage sont placés dans ces rainures do façon à être en dehors du champ magnétique.
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- Avec les doux disques sont, venues de fonte des couronnes destinées à maintenir les parties extérieures de l’enroulement.
- Le diamètre extérieur de l'induit est de 1,6 m, et la largeur totale des tôles, y compris celle des canaux de ventilation, de 60 cm. La hauteur radiale des tôles est de ?.i cm.
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- T. XXVIIÎ.— N° 39.
- La surface extérieure de l’induit porte 208 rainures de 45 mm de hauteur radiale et de 14 mm de largeur.
- L'enroulement induit en tambour multipolaire avec groupement en quantité est formé par 882 barres de 6,7 mm de largeur et 3,7 mm d’épaisseur, repliées à leurs deux extrémités et réunies entre elles deux à deux. La section de chaque barre est de 24,8 mm2.
- Les barres sont réparties en 4*6 sections de 4 barres ou 2 spires chacune, aboutissant aux 4*6 lames du collecteur.
- L’enroulement est maintenu par un cerclage démontable sur les parLies extérieures et par un dispositif spécial sur l’induit lui-même, dispositif permettant d’enlever le cerclage par partie pour le remplacement d’une seclion avariée.
- Le collecteur est monté sur un croisillon en fonte clavelé sur le support de l'induit ; les lames sont serrées entre deux anneaux en acier à l’aide de boulons traversant les bras du croisillon.
- Le diamètre du collecteur est de 1,2 m et sa largeur de 23 cm.
- Le support du porte-balais est constitué par un anneau en fonte pouvant tourner entre quatre bras, tixés à la carcasse inductrice, à l’aide d’une vis tangente commandée par un volant à main.
- Les axes des porte-balais sont supportés par des étriers et portent quatre balais en charbon.
- La résistance de l’induit entre balais est.de o,r>3 ohm à 5o° C.
- Le poids de l’induit complet est de 10 000 kg, dont 600 kg pour le cuivre del’enroulement.
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- Le poids du support dos porte-balais, des porte-balais, des balais et des câbles de connexion est d’environ 700 kg.
- Résultats d'essais. — L’intensité du courant, d’excitation nécessaire pour obtenir à vide la tension normale de52D volts est de 5,2 ampères.
- En charge, pour une tension de 570 volts aux bornes, le courant d’excitation dans le circuit shunt atteint 5,y ampères.
- La chute de tension en charge est do 25 volts, soit de 4,4 P- 100 environ.
- GROUPE ÉLECTROGENE DE 70 KILOWATTS DE LA SOCIÉTÉ DES ÉTABLISSEMENTS POSTEL-VJNAY ET DE MM. GARNIER ET FAURE-BEAULIEU
- Le second groupe de la Société dos Établissements Poslel-Yinay et de MM. Garnier et Faure a une puissance de 7a kilowatts. Il est représenté sur la photographie de la figure 1.
- Moteur a vapeur. — Le moteur à vapeur Garnier et Faure de ce groupe est du môme genre que celui du premier ensemble.
- Ses dimensions sont les suivantes :
- Diamètre'du piston.............................................46 cm
- Course. . . . . . . ......................................5o cm
- La pression de la vapeur est'de 7 à 8 kg •„ cm2, et la puissance de rao chevaux effectifs pour la marche à condensation.
- Le régulateur est à ressorts et logé dans un petit volant.
- Dynamo. — La dynamo de MM. Postel-Yinay peut fournir un débit de i36 ampères sous une tension de aao volts.
- lia vitesse angulaire est de 160 tours par minute eL le nombre de pôles de six.
- Les figures 2 et 3 montrent des vues d’ensemble avec coupes partielles de la dynamo.
- Inducteurs. — L’inducteur est formé par une carcasse-en acier coulé eu deux parties, sur laquelle sont fixes les pôles inducteurs, également en acier, à l’aide de deux vis traversant complètement cette carcasse.
- La partie inférieure de la carcasse repose par deux pattes surle massif.
- Les pôles inducteurs ont une section circulaire et sont terminés par des épanouissements polaires de forme sensiblement rectangulaire.
- Le diamètre extérieur maximum de la carcasse est de 1,92 rn, et le diamètre extérieur de la partie cylindrique de 1,81 m.
- Le diamètre intérieur de la couronne est de 1,64 m.
- La largeur de l’inducteur est de 38 cm.
- Le diamètre des noyaux polaires atteint 32 cm envirou, et les dimensions des 5 pièces polaires sont de 37 cm dans le sens de l’arbre et de 38 cm dans le sens perpendiculaire.
- Le diamètre d’alésage est de 1,018 m, et l’entrefer de 9 mm.
- L’enroulement inducteur shunt est formé de six bobines enroulées sur des carcasses métalliques et comprenant 0. 55o spires de fil de 2 mm de diamètre.
- Les six bobines inductrices sont disposées en série et la résistance du circuit d’excitation est de u3 ohms à 5o° C.
- La machine possède également un enroulement série qui n’était pas utilisé à l’Exposition.
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- Le poids'de cuivre inducteur est de 498 kg- ot celui des noyaux de 3 180 kg.
- Induit. — L’induit est supporté par un tambour ajouré portant extérieurement des pro-
- jections radiales sur lesquelles viennent s’empiler les tôles qui sont serrées entre deux disques en fonte. L’induit est monté directement sur l'arbre du moteur à vapeur.
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- Le diamètre extérieur de l’induit est de i m, et sa largeur de 3a uni. La hauteur radiale des tôles est de i6cin.
- Les tôles induites sont partagées en quatre paquets séparés par des intervalles de i em environ.
- La surface extérieure de l’induit est munie de a3o rainures de 38 mm de hauteur radiale et 8,i mm de largeur. Dans ces rainures est disposé un enroulement tambour multipolaire avec groupement, en quantité.
- Chaque rainure contient 4 barres dont la section a 5,8 mm de hauteur el 3,7 mm de lar-
- geur soit 21,0 mm2. Les 920 barres sont réparties en 460 sections de deux conducteurs ou une seule spire aboutissant aux lames du collecteur.
- Le poids du cuivre de l'enroulement induit est de 180 kg.
- Le collecteur, monté sur un support en fonte, a un diamètre de 63,5 cm et une largeur de i5cm.
- Le support du porto-balais est monté sur un collier pouvant tourner autour d'un anneau rapporté sur le palier.
- Les balais sont répartis en 6 lignes de 2 balais en charbon.
- La résistance de l’induit entre balais est de 0,2 ohm à 5o° C.
- Le poids de l’induit tout monté atteint q 000 kg.
- Résultats d’essais. — L’intensité du courant d’excitation par la marche à vide est de 2,5 ampères. En charge, le courant d’excitation ost de 3,5 ampères; la chute de tension correspondante est tie 35 volts, soit 6,5 p. 100 environ.
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- MATÉRIEL A COURAIT CONTINU DR LA COMPAGNIE DE FIVES-LILLE
- La Compagnie de Fives-Lille, qui construit en France, sous la direction de M. D. Korda, ingénieur, chef du service électrique, le matériel de l'Allgemeine Eleklrieitats Gesellsehafl,
- Fîg. i. — Dynamo à courant continu de 220 kilowatts de la Compagnie^ Fives-Lille.
- présentait à l’Exposition diverses machines à courant continu de ses types normaux pour traction et pour éclairage. Nous décrirons les 3 principaux.
- Dynamo pour traction de 220 kilowatts. — La dynamo pour traction exposée par la Compagnie de Fives-Lille, a une puissance de 220 kilowatts sous une tension variant de 5oo à 55o volts.
- Le débit pour cette dernière tension est de 4oo ampères.
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- La vitesse angulaire est. de 235 tours par minute, et le nombre de pôles inducteurs de 8.
- Cette dynamo est représentée sur la photographie de la figure i et sur les figures 2 et 3, qui sontdesvues d'ensemble avec coupes partielles. Les figures 4 et 5 montrent des coupes et vues d’une partie de l’induit et de l’inducteur.
- Inducteurs. — La carcasse inductrice est constituée par une couronne en acier coidée en doux parties et portant deux pattes qui servent à la fixer sur le bâti. Los paliers à bague avec coussinets en bronze sont rapportés sur ce dernier.
- La couronne inductrice porte les noyaux polaires, à section rectangulaire, venus de fonte avec elle; les épanouissements polaires, en acier coulé également, sont rapportés et fixés à l’aide de vis.
- L’ensemble est disposé sur des rails tendeurs et peut, être déplacé, le long de ceux-ci, par deux cliquets commandant deux vis tangentes dont les écrous sont venus de fonte avec le bâti. Les deux cliquets sont manœuvres à l’aide d’un seul levier à main.
- Le diamètre extérieur de la carcasse est de 240 cm et sa largeur de cm.
- Les noyaux polaires ont une section de 4o X 28 ou 1 120 cm8; les épanouissements polaires, de même longueur que le pôle, ont une largeur dans le sens perpendiculaire à l’axe de 43 cm.
- Le diamètre d’alésage des inducteurs est de 123,4 cm ot l'entrefer de 7 mm.
- L’enroulement Inducteur est compound. L’enroulement en dérivation ,so compose de 8 bobines de lil de 2,4 mm de diamètre et comportant chacune 2 100 spires. Les 8 bobines sont groupées en série et la résistance du circuit est de io5 ohms à chaud.
- Le circuit série est formé par 8 bobines placées à côté des précédentes et constituées par une bande de cuivre de 35 111m de largeur et 6 mm d’épaisseur, ou 210 mnr de section. Chaque bobine comporte 6 spires et les 8"bobines sont montées en série. La résistance de ce circuit est de 0.00760 ohm à chaud.
- Le poids de cuivre utilisé pour les deux enroulements inducteurs est de 1 200 kg.
- Induit. — Le support de l’induit est constitué par un croisillon en fonte en deux parties
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- 474 L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- assemblées au moyeu par deux boulons et serrées sur l’arbre par deux frottes en fer forgé posées à chaud.
- Les tôles induites sont empilées sur les bras du support entre une couronne dentée venue de fonte avec ce dernier, et une couronne rapportée également dentée, fixée au support par des vis.
- L’entrainement des tôles est obtenu par 3 claveües à 120°.
- Le diamètre extérieur de l'induit est de 122 cm et la largeur des tôles, disposées en un seul anneau, de 42 cm. La hauteur radiale du noyau d’induit est de 17 cm.
- La surface de l’induit porte 294 rainures, de 22 mm de hauteur radiale et de 5,5 mm de largeur, contenant chacune une barre de 17 111m do largeur et 3 mm d’épaisseur.
- Ces barres sont réunies entre elles et aux lames du collecteur par des développantes en V dont la partie inférieure est terminée en queue d’aronde eL est serrée entre le support de l’induit et un anneau en fer fixe au croisillon par des vis.
- Les 294 barres constituent un enroulement en tambour série formé de 147 sections d’une seule spire chacune.
- Ces sections aboutissent aux 147 James d’un collecteur monté sur un croisillon en fonte clavelé sur l’arbre, et sur lequel les lames sont serrées par un anneau de fer fixé par des
- Le diamètre du collecteur est de Go cm et sa largeur de 3o cm.
- Les axes de porte-balais sont montés sur un support en fonte pouvant tourner à Laide d’une poignée à main sur un anneau venu de fonte avec l’un des paliers.
- Les huit lignes de balais comportent chacune 10 balais en charbon.
- La résistance de l’induit entre balais est de 0,0283 ohm à chaud, et le poids du cuivre de l’enroulement induit de 167 kg’.
- Le poids de la machine toute montée est de 20000 kilos.
- Résultats d'essais. — L’intensité du courant d’excitation pour obtenir la tension normale de 5oo volts à vide est de 4?7 ampères.
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- Le rendement de la dynamo de 0.9.0 kilowatts de la Compa.
- de Fives-Lille est de
- kilowatts de la Compagnie volts; le débit est
- 90 p. 100.
- Dynamo de ioo kilowatts pour traction. —La dynamo de do Fives-Lille est d’un type analogue au précédent.
- La puissance do 100 kilowatts est utilisable sous une tension d> par suite de 9.00 ampères.
- La vitesse angulaire est de 34o tours par minute et le nombre de pôles inducteurs de 8.
- Cette dynamo est représentée sur la photographie de la figure 6 et sur les figures 7, 8 et 9, qui sont des vues d’ensemble en élévation de face et en plan.
- Inducteurs. — La carcasse inductrice, en acier coulé, est en deux par-
- el
- bâti à 3 pâlit
- it une section r< 1 de longueur e!
- Lies et repose sur \ son diamètre extér largeur de 20 Les noyaux polai
- angulaire de 20 en
- Les épanouissements polair tories, ont une longueur de 20 en lue largeur de 27,0 cm.
- Le diamètre d’alésage est de 83 it l’entrefer de 10 mm.
- L’enroule ment indu eteureompou porte 8 bobines à fil fin de 2240 spirci
- rap-:ïl et
- nd
- Le diamètre du fil est de
- Les 8 bobines sont montées en ^ 6 _ Dvnnmo à courant comi
- série et la résistance du circuit formé de ln Compagnie de Fiv
- est de i35 ohms à chaud.
- Les 8 bobines de l’enroulement série sont également disposées en série ; prend 3 spires formées d’une bande de cuivre de 70 mm2 de section.
- La résistance de l’enroulement série est de 0,0012 ohm à chaud.
- Le poids du cuivre inducteur est de 4^5 kg pour les deux enroulements ri
- Induit. — L’induit a une constitution analogue à celui de la machine de 220 nous venons de décrire.
- Son diamètre extérieur est de 81 cm et la hauteur radiale des tôles de 16,5 (
- kilowatts que in. La largeur
- • a°ya
- t de 20,5 «
- L’enroulement en tambour multipolaire série est réparti dans 23q rainures de 20 mm de hauteur radiale et de 4,5 mm de largeur. Chaque rainure comporte deux barres de 5,5 mm de largeur et 4 mm de hauteur, et l’ensemble est connecté par des développantes en V de façon à constituer 239 sections d’une seule spire de deux conducteurs chacune et aboutissant aux 239 laines du collecteur.
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- Le diamètre du collecteur est de 4^,5 cm et sa largeur de 13,5 m ; le support des porte-balais, d’un modèle identique à celui de la précédente machine, porte 8 axes munis chacun de 5 balais en charbon.
- La résistance de l’induit entre balais est de o,oo5 ohm à chaud, et le poids de cuivre de
- Le poids de la dynamo toute montée est de 5,a<
- Résultats d'essais. — L’intensité du courant d’excilalion correspondant à la marche à vide est de 2,4 ampères.
- Dynamo de 36 kilowatts. — Cette dynamo appartient à une autre série que la précédente ; sa puissance est de 36 kilowatts sous 120 volts, soit un débit de 3oo ampères.
- Sa vitesse angulaire est de 700 tours par minute, et le nombre de pôles de 4-
- Les figures, 10, 11 et 12 représentent des vues d’ensemble avec coupe partielle par l’axe.
- Inducteurs. — La carcasse inductrice, en acier coulé, est en deux parties et repose sur le bâti sur lequel sont rapportés les deux paliers à bagues.
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- Le diamètre extérieur de la carcasse est de ioi ,3 cm, et sa largeur de 18 cm.
- Les noyaux polaires venus de fonte avec la carcasse, ont une section rectangulaire de 18 cm de longueur etde i;> cm de largeur.
- Les épanouissements polaires rapportés sont en fer; leurs dimensions sont de 18 cm de longueur et de 8o cin de largeur dans le sens perpendiculaire à l'axe.
- Le diamètre d’alésage est de 44:8 cm et l’entrefer de u,*> mm.
- ©~ ! I !"0l
- L'enroulement inducteur comprend 4 bobines en fil de 2,2 mm de diamètre ou 3,8 mm de section. Les 4 bobines sont groupées en série el chacune d’elles comporte 1 o85 spires.
- La résistance du circuit inducteur est de 21 ohms à froid.
- Le poids du cuivre inducteur est de 153 kg.
- Induit. — L’induit, d’une constitution analogue à celui des 2 machines précédentes, a un diamètre extérieur de 43,7 cm et une largeur de 1.8,5 cïn. Le diamètre intérieur des tôles est de 25,7 cm et la hauteur radiale de l'anneau de 9 cm.
- L’enroulement est en tambour multipolaire avec groupement-en-parallèle. L'induit est lisse et porte à sa surface des barres à section carrée de 4 mm de côté. Ces barres, au
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- nombre de 280, forment 140 sections d'uno seule spire réunies aux 140 [lames du collecteur; elles sont cintrées à leurs extrémités et viennent se souder, du coté opposé au collecteur, sur une ailette en cuivre terminée en queue d’aronde. Les ailettes sont serrées, par un anneau en fer, sur un support retenu sur l'arbre par une vis et une frette en fer forgé.
- Le collecteur, monté sur un tambour clavelé sur l'arbre, a un diamètre de 4o cm et une largeur utile de i3 cm.
- Les 4 axes des porte-balais sont fixés sur une étoile à 4 branches pouvant tourner â l’aide d’une poignée autour d’un anneau venu de fonte avec l’un des paliers.
- Chaque ligne de balais comporte 7 balais en charbon.
- La résistance do l'induit entre balais, est de 0,0io5 ohm, elle poids de cuivre utilisé pour l’enroulement induit de 29,5 kg.
- Le poids de la dynamo toute montée est de 1 700 kg.
- Résultats d'essais. — L’intensité du couranL d’excitation à vide et à la tension normale est de 4,5 ampères. En charge, il est de 5 ampères environ.
- ALTERNATEUR DE 400 KTLOVOLTS-AMl’ÈRES DE MM. J.-J. RIETER ET C‘°
- En dehors des alternateurs à inducteur extérieur mobile dont nous avons décrit l’un
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- L’alternateur que nous étudierons i facteur de puissance mini-
- i puissance de 4°° kilovolts-ampères i
- Le diamètre de l’inducteur à l’extrémité des pièces polaires est de 2,18 m et l’entrefer de L’enroulement inducteur comporte 18 bobines enroulées avec une bande de cuivre sur
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- champ de 2.4 mm de largeur et 2 mm d’épaisseur, soit. 48 mm2 de section. Le nombre de spires de chaque bobine est de 80.
- Toutes les bobines inductrices sont, réunies en série et aboutissent à deux bagues de frottement; le circuit d’excitation a une résistance à froid de o,43 ohm.
- Le poids du cuivre utilisé sur l'inducteur est de 5ao kg.
- Induit. — Le support de l’induit se compose de deux couronnes de fonte, chacune en deux parties assemblées dans un plan horizontal.
- Les parties inférieures portent des pattes boulonnées surle bâti sur lequel sont rapportés les deux paliers a bagues.
- Les deux caisses supportant l’induit ont une section en forme d’L* couché et s’emboîtent
- l'une dans l’autre. Elles sont serrées entre elles par des boulons les traversant complètement et par les boulons assemblant les tôles.
- Celles-ci, serrées entre anneaux venus de fonte avec les couronnes, sont partagées on deux noyaux séparés par des plaques évents en bronze.
- Le diamètre extérieur maximum de la carcasse est de 3,i4m et sa largeur de 60 cm.
- Le diamètre d’alésage de l’induit est de 2,20 m, et la hauteur radiale des tôles de 20 cm. La largeur de l'induit est de 32 cm y compris l’épaisseur des cales qui est de 10 mm.
- La surface intérieure de l’induit est percée de 162 trous circulaires, soit 3 par pôle et par phase. Chacun de ces trous reçoit une barre ronde de iü mm de diamètre ou 200 mm2 environ de section.
- Toutes les barres d’une même phase sont réunies en série par des connecteurs en Y. Les 3 phases sont en triangle.
- La résistance de l’induit par phase est de 0,000 ohm à froid et le poids du cuivre de l'enroulement de 220 kg.
- Excitatrice. —L’alternateur à induit extérieur de MM. J.-J. Rieter est excité par une petite dynamo dont l’induit est calé en porte-à-faux sur l’arbre. La puissance de cette machine est de 8 000 watts environ.
- L’inducteur à 4 pôles est en acier et supporté par un prolongement du bâti. Son diamètre extérieur est de 98 cm et sa largeur de 26 cm.
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- L’enroulement, inducteur est en dérivation ; les 4 bobines inductrices montées en série comportent chacune 980 spires de fil de 2,6 min de diamètre.
- L’induit, enroulé en tambour multipolaire en série, a un diamèLrc extérieur de 4° cm et une largeur de 24 cm. L’enroulement est réparti dans 07rainures et comporte 4 conducteurs de 5,8 mm de diamètre ou 26,4 mm2 de section.
- Le support des porte-balais est formé par une couronne fixée à la carcasse inductrice; il y a 4 rangées de 5 balais en charbon.
- Résultats d’essais. — Les caractéristiques à vide et en court-circuit de l’alternateur sont représentées respectivement par les courbes I et II de la figure 6. La courbe III est la droite de correspondance des ampèretours inducteurs du courant d’excitation. On voit que les circuits magnétiques de l’alternateur sont peu saturés.
- L’intensité du courant d’excitation correspondant à la marche à vide, avec une tension de 220 volts aux bornes, est de 54 ampères.
- L’intensité du courant de débit de 606 ampères par phase est obtenu en court-circuit avec un courant d’excitation de 34 ampères.
- .1. llEYVAL.
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- SUR LA THÉORIE GRAPHIQUE DES MOTEURS SYNCHRONES
- En réponse à la note de M. Verhoeckx publiée dans un précédent numéro (14 septembre, p. 399), M. Blondel nous écrit :
- Je suis très heureux qu’une simple erreur de titriï d'un de mes paragraphes ait permis à M. Verhoeckx de donner une solution graphique élégante, qui complète d’un façon intéressante les précédentes. Mais, si M. Verhoeckx veut bien se reporter à mon petit traité des Moteurs synchrones (Encyclopédie Léauté) dont ce passage est extrait, page i58, il y trouvera le titre vrai : « détermination du courant déwatté à courant watté constant», et c’est une simple distraction qui qui m’a lait ajouter, au cours de la correction des copies, les mots « à puissance constante », qui ne figurent à aucun moment dans la démonstration. Il suffit de supprimer ces mots qui sont de trop pour donner satisfaction à M. Verhoeckx, et laisser ma ligure aussi bien que la démonstration qui raccompagne rigoureusement exactes.
- Je me permettrai eu terminant de signalera M. Verhoeckx que son épure, bien que très intéressante, ne représente pas plus que la mienne les courbes à puissance constante, car il admet comme paramètres fixes et P pour la construction de [chacune de ses hyperboles, tandis qu’en réalité Cî varie lui-même en. même temps que la composante dèwaltèe du courant. Ses hyperboles ne sont donc que des courbes auxiliaires, ne correspondant à aucun cas de la pratique, et servant, seulement à déterminer par points la courbe en V,
- Mais à ce point de vue, ma construction, qui tic comprend que des droites, conduit aussi bien an résultat ; il suffit de choisir pour tâtonnement pour chaque valeur de 1^ les valeurs de Id et satisfaisant à la relation (dont le second membre est connu)
- et d’exécuter cette construction pour une série de valeurs croissantes de L. On en déduit le courant d'armature T par la formule
- I = vrT“,'+"I7!
- et le courant d’excitation par la construction que j’ai indiquée sur la courbe d’excitation. Il n’v a ainsi besoin d’aucune hyperbole auxiliaire.
- A. Blondel
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ELECTRICIENS
- Séance du. mercredi 5 juin p).
- Recherches sur l’arc électrique à courant continu, par F. Laporte et C. Léonard.
- M. Janet, qui présente en séance cette com-
- (4) Contrairement à l’habitndc, l'Éclairage Électrique,
- muniealien, commence par indiquer l’origine de ces recherches, faites au Laboratoire central d’Électricitc ().
- empruntées au Bulletin de. la Société Internationale des Electriciens, 2° série, l. I, p. aai à 3ii.
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- Au début de la communication, MM. Laporte jéonard rappellent les études très complètes i M. Blondel a publiées sur ce sujet en 1897 il Us fout immédiatement ' ' u’ils ont
- bec Àuer d’intensité lumineuse faible (>l par eux en employant u la méthode indiquée plus loin, oj faut des flux de
- 37,6 (M. Blondel) on de 35,5
- pour que la tache de l’écran ait lumineuse de 1 bougie décimale.
- 2° Dans le tarage de son photomètre, M. Blondel a pris la valeur de l’étalon ÏTefner
- Il en résulte une différence de i5 à 16 p, 100 entre les nombres trouvés.
- o° Depuis 1897, la tendance générale dans la fabrication des charbons a été de chercher à
- telles, on voit que la différence de 3o à 4o p. 100
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- Les rayons lumineux traversant les fuseaux de cet appareil viennent former une tache lumineuse sur un écran diffusant qui reçoit ainsi un flux lumineux proportionnel au— du flux produit par l’arc, le coefficient de proportionnalité étant le rendement du miroir. Cet écran se comporte comme une source lumineuse et donne un certain éclairement sur l’écran d’un photomètre
- placé devant lui. L’éclairement ainsi produit indépendamment de la distance de l’écran au photomètre qui reste constante 'augmente ou diminue proportionnellement au flux reçu par l’écran. Donc l’éclairement produit sur le photomètre est proportionnel au-^-du flux produit par l’arc. Cet éclairement est très facile à niesu-
- L’installation était la suivante (fig. i) :
- En L le lumenmètre avec son miroir M. Les rayons lumineux sont concentrés sur l’écran E qui éclaire par diffusion le photomètre fixe P. Une lampe à incandescence i montée sur un chariot peut sé déplacer sur le banc photométrique BC afin de mesurer l'éclairement produit sur P. En Â, V, R, l’ampèremètre, le voltmètre et le rhéostat pour le réglage de l’arc; en V7 et R' le voltmètre de précision et la résistance continue pour amener la lampe à incandescence à son régime.
- Une lampe h arc à réglage à la main (fig. 2) était montée dans le lumenmètre de manière que le foyer lumineux fût situé au centre de l’appareil. Les deux porte-charbons de la lampe sont solidaires l’un de l’autre, étant fixés aux extrémités d’une chaîne passant sur une roue dentée. Une rotation de celte roue donne aux charbons des déplacements égaux et de sens con-
- tions lumineuses émises par l’arc. Le flux lumineux compris dans uu fuseau de 180 étaut le — du flux total (36o0}, les deux fuseaux sont donc bien traversés par le du flux. Les rayons qui out pu passer par ces ouvertures viennent' tomber sur uu miroir à section elliptique et sont réfléchis et concentrés sur un écran placé à 3 m environ en avant de l'appareil.
- Lraires.Ce mouvement est obtenu au moyen d'une roue à dents hélicoïdales R, commandée par une vis sa„s fm V (‘).
- L’écran diffuseur recevant la tache lumineuse du lumenmètre était formé de papier buvard
- f1) L'opérateur chargé du réglage de l’arc a la main
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- Le photomètre emplové est celui de Lummer et Brodhum, les mesures photométriques étaient faîtes à travers un écran vert de Crova placé entre l’œil de l'opérateur et le phoLomètre.
- La lampe à incandescence servant à mesurer les éelairemcnts était montée sur un chariot commandé par une chaîne sans (in. Cette lampe avait été étudiée préalablement et a été vérifiée à plusieurs reprises pendant les expériences. Mlle était alimentée par une batterie d'accumulateurs spéciale et sa tension était réglée par un voltmètre de précision et uu rhéostat continu.
- Marche d'une expérience. —- Les charbons ayant etc centrés, l'arc était allumé en amenant à la main les charbons au contact, puis en les écartant progressivement. Le régime à étudier était établi en agissant à la fois sur l’écartement des charbons et sur la résistance placée en série. Après avoir laissé l’are brûler quelques minutes pour donner aux charbons le temps de s'échauffer, de se tailler par l'usure et de prendre leur forme de régime, on commençait les lectures photométriques.
- Les lectures se faisaient en amenant la lampe à incandescence mobile à une distance telle que l’éclairement produit sur le photomètre fût égal à celui produit par la. tache lumineuse de l’écran.
- 11 était fait dix lectures photométriques; on notait en même temps l’intensité du courant, la différence de potentiel prise sur les deux charbons et l’écart apparent des charbons (1). * (*)
- veinent la vis sans fin. Devant ses yeux se trouvent l'ampèremètre et le voltmètre donnant le régime de l’arc. 11 est facile de maintenir la constance des indications des appareils en agissant avec aftenlion. Ce procédé employé avec soin permet d’obtenir un réglage plus précis que celui d’une lampe automatique et surtout convient aussi
- . La ditl'éreru'.o de potentiel était mesurée entre deux
- de l’arc de 5 cm environ [p pt p').
- Une résistance réglable, eu série avec l’arc, était placée à la portée de l’opérateur. L’arc est amené à son régime
- il suffît pour maintenir sa constance de rapprocher les
- (*) Voici comment était faite cette dernière mesure. Une lentille fixée dans l’enveloppe sphérique du luuien-
- l’arc avec un grossissement de 4,5. On mesurait avec un papier divisé au millimètre la distance la plus courte
- La movenne des lectures photométriques et la connaissance de l'intensité lumineuse de la lampe servant de témoin permettent de calculer, pour chaque expérience, l’éclairement de l’écran du photomètre.
- Par suite de la mesure, il se trouve égal à l’éclairement produit sur le photomètre par la tache lumineuse provenant du lumenmètre. Comme il a été indiqué plus haut, cet éclairement est proportionnel au flux lumineux produit
- Le rapport des éclairement» du photomètre, dans deux expériences successives, donne donc le rapport des flux lumineux dans les deux essais. On a ainsi directement, et très facilement, les valeurs relatives correspondant aux différents régimes de l’arc.
- Pour transformer ces résultats comparatifs en mesures absolues et pour pouvoir donner les llux en lumens et les intensités moyennes sphériques en bougies décimales, il est nécessaire de déterminer le coefficient de proportionnalité entre l’éclairement du photomètre et le flux produit, c’est-à-dire de faire l’étalonnement ou le tarage du lumenmètre et de toute l’installa-
- Etalonnement de Vinstallation. — T,a recherche du rendement du miroir du lumenmètre et la détermination du coefficient de diffusion de l’écran conduiraient à des recherches difficiles, délicates, et le résultat définitif ne pourrait être que peu précis. Il est plus simple et plus sûr de déterminer d’un seul bloc le coefficient par lequel il faut multiplier l’éclairement, du photomètre exprimé en lux pour avoir le flux produit en lumens.
- gueur vraie correspondante.
- rablc par projection. L’erreur est naturellement d'autant plus forte que 1’ccart est plus petit. 11 arrive même pour les faibles tensions que la pointe du négatif pénètre légèrement dans le cratère; l’écart paraît nul en projection et en réalité il aurait une valeur très appréciable.
- grande à cette quantité et en tout cas ne pas oublier que les écarts portés dans les tableaux ci-après ne sont que les distances entre les contours apparents des charbons projetés sur un plan vertical.
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- 48(5
- '?) J:d. ÉteeL, l. XX, 3o*.
- s § r§ s fi'I.-i I fl i-s Isi-ll If13 s.8 !
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- II. Plan de l'étude. — Il a paru nécessaire, afin de pouvoir déterminer les différents facteurs qui agissent sur l’arc, de les faire intervenir successivement pour séparer leur influence.
- On a donc commencé par éliminer, autant qu’il a été possible, les variations dues aux qualités diverses des charbons, en opérant toujours avec
- des crayons de même provenance. Laissant tout d’abord de côté l'influence des variations de diamètre, on a choisi les dimensions de charbons les plus employées en pratique, charbon à mèche de 12 mm et homogène de 8 mm (h, dont • on se sert pour les arcs de 6 à 8 ampères.
- Sur cette paire de charbons, on a fait une
- étude complète des variations du flux lumineux, du flux spécifique, de l’écart, et de l’usure pour des régimes variant de 4 à 12 ampères et de 3o à 55 volts.
- Ce premier travail a pu servir de base aux études suivantes : on a cherché successivement quelle influence pouvait apporter la modification du diamètre du charbon négatif, puis du charbon positif. Ensuite, les deux charbons variant ensemble et ayant des diamètres appropriés, on a cherché la relation de la puissance de l’arc et du diamètre avec le rendement lumineux.
- Enfin, on a étudié une série de charbons de diamètres et de pi’ovenances différentes, dans les conditions habituelles de leur fonctionnement dans les lampes à arc des modèles les plus récents, et l’on a pu tirer de ccttc première
- série de comparaisons de charbons quelques nombres intéressants.
- III. Étude des charbons, marque a, a 12/118. i° Flux lumineux. — ‘Voulant étudier le flux lumineux produit par les charbons A 12/U8 pour desjégimes variant de 4 à 12 ampères et de 3o à 5h volts,^ on a fait deux séries d’expé-
- a On a étudié le flux lumineux pour une série de régimes de l'arc, l’intensité restant constante et la différence de potentiel variant successivement de 3o à 55 volts environ ;
- b On a étudié le flux lumineux pour des régimes de 1 arc tels que, la différence de potentiel
- (‘) Pour simplifier l'écriture, paire de charbons par le symbole
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- restant constante, l’intensité variait de 4 à 12 ampères environ.
- Ces deux séries d’expériences permettaient de nombreuses vérifications pour le contrôle des résultats trouvés.
- a Élude du flux lumineux d'un arc à intensité constante et à tension variable. — On a étudié successivement les intensités de 4? 8, 10 et
- 12 ampères.
- Les résultats sont consignés dans les tableaux I, II, III,1V ct.Vet sont résumés et représentés par les courbes de la figure 3. Dans ces courbes, on a porté les tensions suivant les axes des j et les flux lumineux suivant les ordonnées. Chacune de ces courbes se rapporte à une des intensités énumérées plus haut (').
- Chai bons A.
- Positif k âme........... 12 mm
- IVégatif homogène....... 8 mm
- TABLEAU II
- Intensité constante : 6 ampères. Tension variable.
- II 1 i I “i
- v„H, 6,o5 137,5 6.65 “
- 27j2 164,5 1 135
- 3o 181,5
- 3-» 193,0 1 58o 8,2 0,6
- 38,5 8
- 43,9 266,5
- 44,5 269,1 8,95
- 5o.a5 3o3,5 2 56o 8,45
- 56,6 342,5 a 35o 7,2 a,7
- TABLEAU HT
- TABLEAU I
- Intensité constante : 4 ampères. Tension variable.
- celles données par M. Blondel dans son travail s par M"10 Ayrlon dans s<
- TABLEAU IV
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- lumineux commence par augmenter à mesure que la tension s’élève, que la puissance dépensée s’accroît et que les charbons s’écartent.
- Le flux lumineux, qui augmente rapidement aux environs de 35 volts, s'accroît de moins en moins vite à mesure que la tension s’élève ; il reste à peu près constant de 45 à 55 volts en passant par un maximum aux environs de 5o volts.
- Il est très intéressant pour chaque régime de l’arc de calculer le flux spécifique, c’est-à-dire le rapport du flux lumineux a la puissance électrique dépensée. Cette donnée, très commode pour la comparaison des arcs, reviendra souvent au cours de cette étude comme caractéristique du rendement lumineux de l’arc.
- En construisant les courbes de flux spécifiques comme il a été fait dans la figure 4> ou constate
- TABLEAU V
- Intensité constante : 12 ampères. Tension variable.
- allure générale : le tlut
- toutes
- qu’elles 011I même allure générale que les cour-
- Lot pour une tension de 41 volts. Il était facile de prévoir ce résultat d’après la courbe des flux, les puissances croissant proportionnellement à la
- tension et le flux lumineux augmentant de moins en moins.
- b Étude du flux lumineux d’un arc à tension constante et à intensité variable. — On a choisi un certain nombre de tensions, 3o, 45, 5o et
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- 65 volts, et pour chacune d’entre elles on a mesuré le flux lumineux pour des intensités variant de 4 à 12 ampères au moins. On peut vérifier ainsi certains points des courbes de la première série. Pour deux de ces tensions l’intensité a été poussée plus loin que 12 ampères, afin de déterminer la forme de la courbe. De même on a choisi la tension de 65 volts pour
- vérifier la diminution de flux lumineux pour les tensions supérieures à 5o volts (Y. tabl. VI et VII).
- En traçant les courbes des flux en fonction de l’intensité du courant, on eonslale que celle de 01 volts a les plus grandes ordonnées, puis vient celle de 45 volts, ensuite celle de 60 et enfin la courbe de 3o volts est la plus basse de toutes.
- L’allure de la variation est la même. Les flux
- — — ! Y
- — 1
- 3^
- ! -
- ! - —
- . 1 ///
- Y \
- croissent franchement avec l’intensité du courant et leur accroissement est plus rapide que celui de l’intensité, puisque les courbes tournent leur convexité vers l’axe des intensités (fig. 5), au moins pour les régimes étudiés (*).
- Les courbes de flux spécifique donnent des résultats analogues ; ce sont les expériences à 45 volts qui donnent les ordonnées les plus grandes, comme on pouvait le prévoir. Elles vont en montant à mesure que les intensités s’accroissent, mais leur courbure est inverse de celle que nous signalions tout à l’heure pour les courbes de flux : l'accroissement du llux spéci-
- al Au delà .
- fique est inférieur à l'accroissement du courant, la concavité est tournée du côte de l’axe des intensités.
- c. Représentation graphique des résultats précédents. — Pour trouver le flux lumineux correspondant à un régime de l’arc ne tombant pas sur les courbes précédentes, on pourrait faire une interpolation entre elles. Afin de faciliter autant que possible cette détermination, on a fait la transformation graphique suivante qui permet d’obtenir la représentation continue des résultats :
- Sur deux axes de coordonnées rectangulaires tracés dans le plan de la figure, on a porté à des échelles appropriées les tensions aux bornes de l’arc (axe des x) et des intensités du courant
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- TABLEAUX VI ET VII Charbon A.
- .axe des j défini par
- régime
- pères sera donc représenté par un point du plan très facile à déterminer. Supposons que les flux lumineux soient portés suivant un troisième axe perpendiculaire au plan de la figure et par conséquent aux deux axes déjà tracés. En portant donc pour une série de poinls du plan, c’est-à-dire pour une série de -régimes de l’arc, une longueur proportionnelle au flux lumineux sur une perpendiculaire au plan, tous ces points pourraient être supposés réunis entre eux et former une surface gauche qui serait la représentation continue du phénomène étudié.
- Nous connaissons déjà cette surface par les courbes'données plus haut. Les courbes à intensité constante en sont des sections par des plans perpendiculaires au plan de la figure et parallèles à l’axe des tensions et menés par les points 4, 6, 8, io et i2 ampères de l’axe des intensités. De même les courbes à tension constante donnent les sections de la surface par des plans perpendiculaires au plan de la figure et parallèles à l’axe des intensités.
- Cherchons maintenant la section de la surface par un plan parallèle au plan de la figure et à la distance qui correspond à l’échelle adoptée, au flux de 5 ooo lumens, par exemple. Tous les points de cette courbe correspondent donc à des régimes de l’arc produisant le même flux et nous les connaîtrons en cherchant la courbe déterminée par le pied des perpendiculaires abaissées de ces points sur le plan de lu figure. On pourra tracer de même la courbe du flux de 6 ooo, de 7 000 lumens, etc. Ces lignes d’égal flux peuvent facilement être construites par points au moyen des courbes de flux à intensité ou à tension constante.
- On pourra avoir ainsi sur le plan représentatif des régimes une série de lignes s’enveloppant l’une l’autre, ne se coupant pas, formées chacune des points correspondant à un même flux. Pour un régime quelconque donné il suffit de chercher sur le plan le point représentatif et de lire sur les deux courbes qui bornent la zone dnns laquelle il se trouve les deux flux voisins entre lesquels est comprise sa valeur.
- Cette représentation est analogue à celle d’un plan topographique, le flux remplaçant l’altitude ou la cote (fig. 6).
- Les courbes ont été tracées de 1 ooo en 1 ooo lumens pour ne pas surcharger la figure, et il est facile d’obtenir par simple lecture une interpolation permettant de fixer le second chiffre.
- • On trouvera également les courbes analogues pour le flux spécifique. Il serait facile de retrouver sur cette représentation nouvelle les diverses conséquences déjà énumérées (fig. 7).
- Proposons-nous, au contraire, comme application, d’étudier le flux lumineux et le rendement d’un arc à des régimes différents, mais tels que la puissance dépensée reste constante.
- Remarquons tout d’abord que dans ces conditions la variation du flux lumineux et celle du flux spécifique s’effectueront de la même manière, le second s’obtenant en divisant le premier par un seul et même nombre, puissance dépensée dans l’arc.
- Cherchons la représentation des points correspondant à ces différents régimes. Ils sont donnés par la relation de l’égalité de puissance dépensée, c’est-à-dire El = const. Il est facile de tracer la courbe correspondant à cette condition ; c’cst une hyperbole ëquilatère.
- En déplaçant le point représentatif le long de
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- L’ÉCLATRÀGF, F. LE CTRIQUE
- T. XXVIII. — N° 39.
- cette courbe, on peut suivre d’après les lignes I puissances déduites de ces résultats ont etc tr:i-dc niveau les variations du flux spécifique (fig.7). J cées sur la figure 8 en fonction de la tension. Les courbes correspondant aux différentes ' Elles ont même allure générale. Elles commcn-
- Fig. 6. — Courbes d’égal flux lumineux.
- cent par croître, quand la tension s’élève, I varie avec la puissance, elle est de 28 volts envi-passent par un maximum, puis décroissent len- ron pour 200 watts, passe à 32 volts pour tement. La tension correspondant au maximum I 3oo watts et atteint 30 volts pour 400 watts.
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- 20 Consommation horaire des charbons. — L’étude du flux lumineux amenant à augmenter le plus possible l’intensité du courant et par conséquent l’usure, il était nécessaire d’étudier également cette question, afin de posséder le
- Pour faire cette détermination, on s’est servi de deux lampes à arc différentielles montées en tension et alimentées sous 110 volts. Les deux lampes étaient réglées au môme régime ; on laissait les charbons se tailler, puis on mesurait la longueur de chaque crayon et on prenait son poids. Les lampes restaient allumées un temps déterminé pendant lequel on relevait a diverses reprises la tension et l’intensité. La longueur et le poids étaient repris après l’arrêt.
- Los résultats des deux lampes se contrôlaient l’un par l’autre.
- Les consommations de charbons par heure en longueur ou en poids déduites de ccs données suivent les mômes variations. Dans ce qui va suivre, on parlera surtout de l'usure en longueur, plus facile a mesurer et à comparer et plus utile aussi, puisque ce qui intéresse avant tout, c'est la longueur utilisable limitée par les porte-charbons de la lampe.
- a. Etude de l’usure par heure des deux charbons ; arc à intensité constante et à tension variable. — On trouvera au tableau VIII les résultats obtenus avec une intensitéde 4, 8 et 11 ampères.
- Charbon positif. — Pour 8 ampères de 3o à 45 volts, l’usure reste la même (22 mm par heure); à partir de 45 volts, la consommation du positif croît de plus en plus vite (28 mm pour 53 volts).
- TABLEAU VIII Charbons A.
- Charbon négatif. — L’usure est très faible aux basses tensions (14 mm pour 3o volts) ; l’accroissement est rapide et régulier jusque vers 45 volts, et au delà a une tendance à se ralentir (32 mm à 53 volts).
- La courbe moyenne de la figure 9 montre ces variations ; la consommation des deux charbons est la même pour 4» volts; il se peut que les deux courbes se rapprochent de nouveau vers 55 volts, mais l'expérience n’a pas etc faite.
- On trouvera les courbes d’usure correspondant à 4 et 12 ampères qui ont été déterminées par quelques points.
- b. Etude de l’usure par heure des deux charbons ; arc à tension constante et à intensité variable. — On trouvera au tableau IX les résultats obtenus à la tension de 4o volts.
- Charbon positif. — L’usure croît régulièrement et presque proportionnellement depuis i5 mm pour 4 ampères jusqu’à 28 mm pour 12 ampères. Cependant la courbe présente une légère concavité vers l’axe des ampères.
- Charbon négatif. — La consommation croît
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- régulièrement de 4 à 8 ampères en restant égale à celle du charbon positif; à partir de 8 ampères, la courbe devient, inférieure à celle du
- positif. Pour 12 ampères, mm au lieu de 28.
- On a déterminé également quelques usures à 34 et a 5o volts.
- TABLEAU IX
- Positif à lime.........12 mm
- Négatif homogène 8 »
- Représentation graphique des résultats.
- graphique où l’on a tracé sur le plan, comme pour le flux lumineux, les courbes d’égale usure
- (G g- '«!
- Les courbes correspondant an charbon positif et au négatif n’ont pas du tout la mémo allure.
- On peut remarquer que la consommation des deux charbons est la même de 4 h 9 ampères pour la tension de 4° volts environ. Lorsque
- l’intensité augmente au delà de celte limite, la tension croît 1111 peu : 44 volts pour 11 ampères.
- 3° Forme de Varc. — Par suite du fonctionnement même de l’arc et de l’usure qui en résulte, Jes crayons prennent des formes caractéristiques qui dépendent de la composition et de la nature des charbons du régime même de l’arc.
- Des dessins ont été faits par projection de l’arc sur un écran vertical au moyen d’une lentille fixée dans la sphère opaque du lumenmètre. On suivait, avec la pointe d’un crayon, les contours des projections des charbons. On a cherché à faire des photographies, mais les premiers essais n’ont pas etc très satisfaisants.
- a. Ecart des charbons. — Les écarts des chsrrbons ont été portés sur les tableaux des résultats d’expériences chaque fois qu’ils ont été observés (').
- h. Forme des charbons. — Cette forme est
- bon positif amènent des différences parfois assez cou si-
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- i'j Ces
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- lemeut à l'extrémité du charbon positif, c’est-à-dire le cratère.
- Si nous considérons ce qui se passe pour un arc de 8 ampères, 4o volts, jaillissant entre les charbons étudiés, posiLif à âme 12, négatif homogène 8, la surface lumineuse est relativement grande, le diamètre de ce cercle est environ de 4 mm, et l’éclat est extrêmement élevé, M. Blondel donnant i63 à 210 bougies décimales par mètre carré.
- Le rayonnement du cratère ne peut se faire qu’en dessous de l’horizon. D’autre part, le charbon négatif d’un diamètre de 8 mm se trouve placé en dessous du cratère, la pointe à
- la partie du flux lumineux émis par le cratère dans l’angle solide a se trouve arrêtée par le charbon négatif. Une certaine partie de ce flux est réfléchie par la surface conique, mais celte portion est faible et 1a plus grande partie .est absorbée.
- Cette occultation produite par le charbon négatif explique la forme de la courbe de la répartition lumineuse de l’arc. Si, en effet, 011 suppose que la surface du cratère suit la loi d’émission de Lambert, la courbe de la répartition lumineuse serait un cercle defini par l’équa-
- a° L'arc proprement dit et la flamme qui l’entoure;
- en prenant comme pôle le centre O du cratère et en comptant les angles à partir de la normale au cratère fûg. i3).
- Si l’on compare ce cercle à la courbe de répartition lumineuse obtenue sur un arc à cou-
- rant continu dans la portion située en dessous de l’horizon, on constate que la courbe est très voisine du cercle théorique (fig. 14}. A partir
- d’un certain angle, l’effet de la pénombre commence à sc faire sentir et l'intensité lumineuse diminue par suite de l’occultation de plus en plus complète du cratère par le charbon néga-’-
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- tif. À partir d’un certain vecteur, l’occultation est complète.
- Connaissant l'angle correspondant à ces différents vecteurs, on peut calculer la valeur des angles solides, et si l’on admet la répartition lumineuse suivant la loi de Lambert, on en déduira les pertes de flux, produit de la valeur de l'angle solide par l'intensité lumineuse moyenne dans cet angle.
- Pour déterminer expérimentalement l'in-
- fluence du diamètre du charbon négatif sur le flux, on u associé successivement à un charbon positif à âme de 12 mm une série de charbons négatifs de diamètre variant de 4 mm à i 5 min ; on. a mesuré les flux pour l’intensité de 8 ampères et les tensions de 35, 4<> et 45 volts.
- Le tableau X donne les résultats obtenus et les courbes de la figure i5 ont été tracées en portant les diamètres du négatif suivant l’axe des x et les flux en ordonnées
- TABLEAU X
- Charbon positif constant............ A la mm
- 3 63o 3 620 3 58o
- 2° Variation du diamètre du charbon positif. — L’influence du diamètre du charbon positif
- (l) Si l’on observe la courbe correspondant au régime
- très forte. Par contre, de' 12 mm à 8 mm, diamètre ordinairement employé avec le charbon positif de 12 mm, la variation est très rapide et remploi d’un charbon négatif de 12 mm au lieu de 8 mm amène une perle de flux de rIO°’ . , ^ ^
- 8 mut, le gain devient négligeable on du moins ne com-
- L’assoeiation des charbons 12 et 8 paraît donc être
- pas la même: la variation du flux lumineux est presque proportionnelle à la diminution du diamètre.
- Pour la courbe à 43 volts, au contraire, de 4 à 8 mm,
- dessus de ce diamètre.
- Ces différences d’allure sont ducs aux variations cor-
- est assez délicate à déterminer. Les variations de composition des charbons et surtout de la
- mèche ont une influence très notable sur la quantité de lumière émise.
- Pour 35 volts, l’écart apparent des charbons est faible, 0,5 mm environ, et il en résulte qu’un négatif, même
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- Les résultats dans les mêmes conditions sont assez differents les uns des autres et l’on est obligé de prendre la moyenne de plusieurs expériences pour voir la marche du phénomène.
- Dans celte série d’essais, on a conservé tout le temps comme charbon négatif un crayon homogène de 8 mm et l’on a l'ait varier le positif de b à 20 mm.
- Les mesures ont été faites à la tension cons-
- tante de 4° volts pour des intensités de 6, 8 et io ampères. Les essais ont presque tous été repris deux ou trois fois avec des charbons positifs différents, afin de pouvoir éliminer un peu les erreurs accidentelles.
- Les résultats sont portés sur le tableau suivant et l’on a tracé (fig. 16) les courbes des flux obtenus en fonction du diamètre du charbon positif (').
- TABLEAU XI
- de tension du fonctionnement moyen
- 3° Variation du diamètre des deux charbons.
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- mentûircs, à des régimes voisins, ont permis de déduire Jes résultats qui suivent.
- Parmi ces charbons, plusieurs paires prove-
- Fig, j6. — Influence du diamètre du charbon positif.
- liaient du même constructeur, étaient de même nature, mais de diamètres differents. On a essaye ainsi successivement :
- Charbons A
- et l'on a pu rapprocher les résultats obtenus
- La comparaison peut se faire à un double point de vue, la différence de potentiel restant constante et voisine de la valeur qui donne le maximum de flux spécifique à iutensité cons-
- a. On peut étudier les Jlux lumineux produits
- tit n'a pas d’inlluence notable sur le flux lumineux pro-
- par les deux paires de charbons pour les mêmes valeurs de 3’intensité du courant.
- b. On peut étudier les flux lumineux et surtout les llux spécifiques, l’intensité du courant étant proportionnelle aux sections des charbons, c’est-à-dire la densité du courant étant la même dans les deux ares.
- a. Comparaison des flux lumineux à intensité égale. — On trouvera dans le tableau XIT les résultats des essais (i).
- h. Comparaison des flux spécifiques à densité de courant égale. — La densité du courant a été calculée pour le charbon positif et a éLé exprimée en ampères par centimètre carré. On trouvera les résultats de ces essais dans les tableaux XIII eL XfV . Comme on peut le constater, ce sont les plus gros charbons qui donnent les flux spécifiques les plus élevés et qui, par conséquent, donnent le meilleur rendement pour l’arc.
- Cet effet était à prévoir, puisque c’est presque une loi générale pour toutes les transformations île l’énergie, que les rendements s’améliorent à mesure que l’importance de la machine augmente et que croît la quantité d’énergie utilisable. Certaines perles, en effet, sont loin d’être proportionnelles à la quantité d’énergie transformée, et leur importance relative diminue à mesure que la puissance de la machine augmente (2).
- (f) Les charbons de gros diamètre donnent pour une môme intensité de courant un flux lumineux plus petit, et cette diminution est d’autant plus sensible que l’intensité du courant est plus grande. Four un accroissement rie diamètre de 3o à 33 p. ioo, le flux spécifique diminue de io à uo p. ioo, et cela à peu près quelle que soit la nature
- essayés). 1
- 11 semble, d’après les essais rapportés plus haut sur les influences relatives des dimensions des charbons positif et négatif, que cet effet doive être attribue principalement au charbon négatif et à l’occultation plus grandi
- pour un arc dont l’intensité du courant est donnée, on a intérêt, pour avoir la plus grande quantité de lumière et
- mètre le plus faible compatible avec la bonne marche dé la lampe et i’usurc^que l’on veut admettre. On doit donc choisir pour les arcs une densité de courant élevée.
- Il n'a pas été malheureusement possible de constater, par des mesures de l’usure horaire, l’accroissement rela-
- (3) Dans le cas de l'arc électrique dont les détails de fonctionnement sont encore si mal connus, il est difficile
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- TABLEAU XII
- Charbons
- s A 17,H
- 9
- RAPPORT
- >,83 j
- ‘0,9
- •i,9
- TABLEAU XIII
- Influence des diamètres à densité égale.
- DIAMÈTRES A l'i/'H 8
- DIAMÈTRES A T 3 /11 S
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- V. Comparaison de charbons de provenances différentes. — Afin de l’aire l’étude des charbons dans les conditions les plus favorables on a opéré de la façon suivante :
- On a comparé entre eux des charbons de môme diamètre, 5 paires de charbons de 12 ou i3 h âme et de 8 homogone, et 3 paires de 14 a âme 10 homogène. On a cherché pour chacun d’eux, à intensité constante, la différence de potentiel donnant le flux spécifique le plus avautageux ; puis, adoptant celte tension, on a cherché le flux
- lumineux et on a calculé le flux spécifique pour différentes intensités de courant. On peut, dès lors, rapprocher les flux spécifiques correspondant h de mémos intensités de courant, car on est. assuré que chaque charbon a été essayé à son régime le plus favorable.-
- On a donné dans le tableau suivant la différence de potentiel choisie pour l’essai, la densité de courant exprimée en ampères par centimètre carré de la section du charbon positif et le flux spécifique correspondant à ce régime.
- TABLEAU XIV
- i° Charbons A 12 ou 13/II 8.
- Nature..........................
- 6
- 8
- 13. D.
- r 3/H 9 A 13 / H 8
- 9 8,a 10,8 10,8 ia,7 11,9 iG 14,» i8,3 lô,2
- Charbons A 14/H10.
- . . E. F.
- . . ordinaire haute tension
- . . A 14/II10 A 14/H 10
- . . 4^.3 49
- Il est facile avec ces données de retrouver l’intensité du courant, la puissance dépensée et le
- d’analyser les différentes pertes; on peut dire cependant que le refroidissement dû à l'air et an rayonnement peut être une de ces causes de diminution d’énergie quine varie pas aussi vite que la puissance dépensée. L’avantage obtenu par l’emploi d’un diamètre plus
- mente, comme si les charbons plus poussés et plus chauds se trouvaient dans des conditions de refroidissement plus voisines.
- Avec les charbons A de 16/10 et une densité de 4 am-
- flux total fourni, et il vaut mieux donner des résultats directement comparables.
- pères par centimètre carré, le llux spécifique est de 4o p. 100 supérieur à celui produit par les charbons de 12/8. Pour la densité de 6, l’augmentation de flux spécifique est de a5 à 3o p. 100 ; pour la densité 8, le gain n’est plus que de r8 p. 100.
- On peut remarquer que, dans les conditions de ces expériences, la différence des flux spécifiques donnés pour les deux paires de crayons reste à peu près constante, quelle que soit la densité. L’origine des charbons ne semble pas influer sur cet accroissement.
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- grain du charbon est beaucoup plus grossier ; sur la surface on voit de grosses bulles en pleine ébullition qui vont rejoindre l’épaisse ceinture de produits de distillation à la base du cône.
- VI. Flux lumineux produit par deux ou trois lampes ex série sous iiovolts. —Comme conclusion à cette étude on peut donner les observations suivantes sur les lampes fonctionnant pur deux ou par trois eu série :
- Si l’on cherche sur les courbes les flux correspondant aune même intensité et aux tensions qui correspondent à la marche des lampes par deux ou par trois, on arrive aux résultats suivants ; il faut bien remarquer que ces charbons sont employés pour les arcs ordinaires et par
- conséquent ne sont pas favorables aux basses tensions :
- Lampes par trois Lampes per deux
- Intensité du courant . 8 8uirm.
- Difiérenee de potentiel'
- aux charbons. ... 33 43 volts
- Flux lumineux pour une
- lampe 2800 8900 lumens
- Flux lumineux total. . 8400 7800 »
- Afin de pouvoir comparer des lampes différentes, il est bon de chercher dans les deux cas le flux lumineux produit par watt dépensé. La dépense est ici la même, de 880 watts, car il est indispensable de faire entrer dans la consommation des deux lampes en série la perte due au
- TABLEAU XV
- Lampes par deux en série.
- - CHARBON blAMÈTRE PUISSANCE ™ .-ta»,», spécifique
- A a. i(‘) H 10' Zô 8 T, 36
- B . ... c A i3 “RIT 3,«o 55© • s,- 1,87
- G R “Hïr A 14 1 1UU 9>7 1.3
- D . E TiuT II 900 1 100 ‘ 1. i6
- E A 10 200 1 100 9,3 i,33 -
- F C 11 h 7 340 88» 8,6 1,46
- G B H 5 i 3fio 236 5.7-. 2.18
- 11 . 1 A 1112 7 280 88» 8,3 .,5.
- I C 6 3oo 770 1,48
- J B 10 260 880 .,07
- K xi 10 ,„63o 99° .„,8 1,16
- L Ch.t. et A A j 3 H 8 A r3 9 45o 82') m.5 I'u9
- M C b.t. 118 9 130 77* "•y
- !•) Ch„b„„,
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- pour le flux spécifique
- tage par trois
- On a dit plus
- telle disgrâce
- montées par
- pas très
- l’exactitude du
- compte des
- trop inférieurs
- ).f 1,46
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- lampes à arc en vase clos ne paraît pas d’une fréquence inquiétante ; d’autre part il n’cst pas douteux qu’un léger dépôt blanc se forme sur le manchon et le globe.
- Enfin, comme l'a rappelé M. Bochet, étant donné que les crayons ne se consument qu’avec une, très grande lenteur, le système de réglage peut être presque rudimentaire, ce qui est eucore un avantage appréciable dans beaucoup de cas.
- M. Bochet, tout en reconnaissant l’avantage de l’arc en vase,clos au point de vue de la réduction de mai n-d’œuvre nécessaire pour le remplacement des charbons, qui faisait espérer une économie notable d’exploitation, signale la déception produite par la sujétion qu’entraînent l’entretien et le remplacement des globes.
- M. A. Lecomte cite les essais faits par M. Thomas Hesketh, publiés dans Y Electrician de Londres du 9 avril 189" et qui portent sur :
- et qui ont conduit leur auteur à la conclusion suivante :
- « Au point de vue de l’éclairage des rues, on peut voir que, si dans un rayon de 4 m à 5 m l'arc ouvert éclaire quatre fois plus que la lampe en vase clos, le pouvoir éclairant devient sensiblement égal pour les deux lampes dans uu rayon de 10 m, mais, à partir de ly m. le pouvoir éclairant de la lampe en vase clos est plus du double de l’autre.
- » Ce résultat 11e saurait être trop apprécié. Les ingénieurs qui ont le contrôle de l’éclairage public doivent bien se mettre en garde contre la fausse impression donnée par une lampe.qui n’éclaire qu’au pied du pylône, car il n'est là nul besoin d’une lumière si intense, taudis que dans un rayon de i5 m, 20 m ou 3o m, un éclairage double de celui qui existe actuellement serait de la plus grande importance. »
- 11 rappelle ensuite que le professeur Houston et M. Kennelly ont trouvé une puissance lumi-
- neuse maximum de 1290 bougies anglaises pour une lampe de 0,6 ampères sous no volts (voir The Electrical Review du 28 février 1896).
- Quant à la casse des globes intérieurs, c’est, dit M. Lecomte, une question d’avoir un verre convenable et l’on pourrait citer telles installations de 4<> et 5o lampes en vase clos, fonctionnant depuis deux et trois ans, dans lesquelles la casse annuelle n’est pas de un manchon par lampe; c’est donc quantité négligeable.
- Il fait ensuite observer : que l’on peut réduire le diamètre des charbons du vase clos et, avec une durée semblable, obtenir un rendement théorique sensiblement égal à celui des lampes par 2 ou 3 en tension, tout en conservant l’avantage d’une meilleure répartition de la lumière .du<i à_Tarc long.!'.et que, malgré les reproches faits au vase clos sur sa teinte, sur son rendement théorique, sur la rotation de l’arc, ses avantages incontestables de longue durée, d’absence d’entretien grâce à un mécanisme délicat, simple et robuste, de réduction à un minimum de la main-d’œuvre surtout, l’ont fait adopter dans les sucreries, les raffineries, les filatures et les ateliers en général, après essais contradictoires, et les usagers apprécient encore mieux ces avantages à la longue.
- Il faut donc, conclut-il, considérer le vase clos, non comme devant remplacer tout genre d’éclairage, mais comme répondant à des exigences qui ne pouvaient satisfaire les arcs en série, et formant ainsi un appoint permettant désormais l’éclairage par arc dans tous les cas, et tendant à donner de l’extension à l’éclairage électrique plus qu’à concurrencer l’arc ordi-
- M. Lecomte ajoute qu’il serait toutefois intéressant, au point de vue industriel, d’avoir des documents pratiques exacts indiquant, non plus le prix de revient théorique de la bougie-heure, mais bien le prix de Véclairage-heure (tout compris) d’une surface déterminée à l’aide des trois systèmes d’arcs pour éclairage public ou privé.
- Le Gér
- : C. N AUD.
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-
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- ° !» $
- TABLE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES
- ÉLECTRICITÉ ET MAGNÉTISME
- triques. - E. Riecke........................3oo
- 74
- 453
- 4*5
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- Oscillations hertziennes, Rayons Rœntgen, Rayons Becquerel, etc.
- - F. Harms..........................108
- télégraphie sans fil. — K.-li. Johnson . . 178
- Sur la transmission des ondes hertziennes il tra-
- Nordmann............................456
- Emploi du résonateur Oudin pour la production
- des rayons X. —R. Dcmertiac..............
- Sur la nature des rayons X. — Jules Seme-
- Sur la radioactivité des sels de baryum. — P. Curie
- 40
- 226
- Magnétisme.
- Contribution à la théorie de l’induction magnétique dans Le fer et autres métaux. — John Buchanan.......................................263
- aiguille de fer doux placée dans un champ magnétique constant. — H. Ilornemann .
- Sur l’effet magnétique de la convection électrique et sur les expériences de Rowland et de
- Crémieu. — II.-A. Wilson..................
- Réponse à l'article de RI. Wilson, — V. Cré-
- — C. Ilagenback.......................
- 188
- 191
- 36
- Sources d’électricité.
- Sur les bobines d'induction. — Fr. Klingelfus. . . 149 1 riables, dit interrupteur à plaques. . . . 416
- Interrupteur électrolytique Simon à orifices va- I
- Électricité atmosphérique
- Los ondes hertziennes dans les orages. - F. ï.a-
- raqtte. ...................... t4»
- et Magnétisme terrestre.
- Pierre David...................... 142
- Èlectroc3pillaritô.
- Sur l'action éloclrocapilhiire des molécules non dissociées en ions. —Gotty.
- Électrobiologie.
- de M tz . . . .
- APPLICATIONS
- Génération et Transformation de l’Énergie Électrique.
- hydraulique de Ganz cl Cie pour turbines hydrauliques. — J. Reyval.................
- Ringhoffer et Siemens et Halske, de l’Exposition universelle. — J. Reyval ....
- Machine à vapeur Brand et Lhuillier du groupe
- de l’Exposition universelle. — J. Reyval. . Machine à vapeur verticale Sautter, Harlé et C10.
- — J. Reyval...............................
- 3oy
- 349
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-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- s5g mimig pii
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-
-
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-
-
- IJilil
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- et tt.-V. Lichen
- 4.6
- AP;
- La
- Éc
- F. Octtel
- MESURES
- s tsê I UH If il s»
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVIII. —N° 39.
- DIVERS
- Sociétés savantes,
- et industrielles.
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-
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 513
- Le triphasé (Assemblée générale du i3 juin 1901). Société Albert Guénéc et O....................
- Expositions, Congrès., etc.
- et d’uu Oflice national des brevets d'in-
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-
-
- 5i4
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Bibliographie.
- p.514 - vue 514/747
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-
-
- TABLE DES NOMS D’AUTEURS
- H l?ï“i
- p.515 - vue 515/747
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-
- 5i6
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVIII. — N° 39.
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- REVUE D'ELECTRICITE
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- Placet (P.-E.). — i r OKTER (ii.-c.). -
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- 3i
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXVIII. — N° 39
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- Wien (M.). — Constantes acoustiques et optiques
- du téléphone. . ......................2cyj.
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- Wilson (H.-A.). — Sur l'effet magnétique de la
- ces de Rowland et de Crémieu............188
- Wilson (Tld.). — Perfectionnements dans les connexions des appareils de la télégraphie sans fil. ............... 262
- raies par éleelrolysc....................
- Wright (A.). — Indicateur de maximum..............3gt
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- Voyage A L’EXPOSITION
- PAN AMÉRICAINE DE BUFFALO
- Organisé par L’Éclairage Électrique
- Nous informons nos lecteurs que nous reculons jusqu’au 13 juillet la date de clôture des inscriptions.
- (3 Août-iZ Septembre 1901) -(Voir détails, t. XXVII, page CXVIII.)
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 6 juillet 1901
- Le départ de l’usine est assuré par un câble armé de la Société alsacienne de constructions mécaniques de Belfort d'un parfait isolement. La traversée du canal et des laïus du chemin est ellecluée dans un tuyau de fonte isolé sous la voûte d'un ponceau d’arrosage qui traverse la voie ferrée. De l’autre côté du ponceau s'effectue le raccordement avec les 111s aériens de tao mm2 au nombre de 6 sur un pylône de i» in de hauteur. La canalisation suit ainsi diverses voies des environs d’Avignon et des remparts jusqu'à la porte Thiers. Elle est supportée par des consoles, soit par des polygones en treillis de S m de haut. Les isolateurs sont en verre, du type Fortis. Bue Thiers, 1rs canalisations sont supportées par des poteaux cylindriques et des consoles et ensuite par des poteaux en fer intercalés entre ceux des tramways. A la place Pie, les canalisations redeviennent souterraines.
- Sur tout le parcours de la ligne souterraine, les canalisations ont été faites avec le plus grand soin, munies do toiles métalliques pour éviter qu'elles soient détériorées par le travail des chaussées.
- L’ensemble ainsi réalisé a donné la plus grande satisfaction et permet d’assurer le service dans les meilleures conditions de régularité.
- Agrandissements de la Berliner Elektri-citæts-Werke. — Depuis l’apparition de l’excellent ouvrage que MM. Ch. Bos et J. Lafïargue ont consacré aux usines génératrices de 1 Allemagne et, en particulier à la Berliner Elektrici-tâts-Werke, cette dernière a pris un développement considérable.
- Elle fournit, en elfet, l'énergie électrique nécessaire à l’éclairage, la force motrice et la traction, non seulement à la ville de Berlin elle-même, mais encore, a une grande partie de la banlieue qui est très étendue. Il a donc fallu agrandir les stations existantes et en créer de nouvelles. Ce sont les ateliers de la ‘vx.it.ti 1 Ul^um inc LLitj tut ct^-Gesellsckaft, (onàd-tnce de la Berliner Elektricæts-Werkc, qui ont fourni le materiel électrique destine a ces installations avec
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- T.es stations actuellement en service ou en cours d execution so repartissent ainsi :
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- Total.......\-\-x 3oo chevaux
- Au 3i décembre, la Société avait en service sur le réseau de la ville :
- Lampes à incandescence.............400 000
- Moteurs. !......................... 8000
- Ce sont les deux stations de Sehiffbauerdamm et Luisenstrasse que nous voulons décrire. Elles sont disposées l’une à la suite de l’autre de sorte que leurs bâtiments forincntlescôtés d’un angle assez aigu. Les communications entre les deux usines sont facilitées par une cour intérieure commune où se font la manipulation du charbon, l'évacuation des cendres et scories, etc., etc. Les bâtiments de la Schiffbauev-damm sont situés au ti” 77 du quai de la Sprée portant le même nom et sont voisins des bureaux do l’adininistration de la A. E. G.
- Station de Schijf’bauerdatnm. — La salle des chaudières, située au rez-de-chaussée, comprend onze chaudières mullitubaires, systèmcSteinmuller, disposées sur deux rangs. Cinq d'entre elles ont chacune 3o3 m2 de surface de chauffe et les 6 autres 45a m2 ; ce qui fait en tout 4227 m2. Le tirage des foyers est assuré par deux cheminées.
- La salle dos machines est. contiguë à la chaufferie. Sur une même ligne sont installés cinq moteurs à vapeur, du type vertical, accouplés directement chacun à deux dynamos. Les trois premiers ont une puissance de 1 200 chevaux et produisentdu courant continu qui, après avoir été totalisé aux barres du tableau de distribution, est réparti sur le réseau d'éclairage. Les deux autres moteurs, d’une puissance de 2 000 chevaux, actionnent des alternateurs triphasés à 3 000 volts, dont le courant est envoyé à la station de la Markgrafenstrasse où il est transformé en courant continu pour servir à la traction. Le débit toujours croissant de celte station cl l’impossibilité de l’agrandir faute de place ont obligé la Société à recourir à cctlc solution. La salle est éclairée par sept hautes fenêtres qui prennent jour sur la grande cour intérieure dont nous avons parlé.
- Station de la Luisenstrasse. — La disposition générale diffère totalement de la précédente; par suite de l’exiguité de l’espace disponible et de la cherté du
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 6 juillet 1901
- VU
- magnésie, garnissage en chêne, pâte d'amiante et de
- L’essai le plus concluant fut fait par la Compagnie du Grand Trunck Railway : cinq chaudières de locomotives d’express furent mises à l'essai de la façon suivante : un bouilleur nu, un garni d’un calorifuge de pâte d’amiante en papier, un à base de magnésie, un à coton silicate, enfin le cinquième bouilleur fut protégé par un calorifuge au mica. Les cinq chaudières furent mises en pression simultanément, puis les feux furent retirés de toutes les grilles, lorsque la pression de régime fut atteinte.
- Les différentes valeurs de la pression décroissante, ainsi que celles de la température ambiante, furent soigneusement notées par des appareils étalonnés. Les expériences furent répétées plusieurs fois, chaque essai durant ix heures.
- La conclusion de ces recherches est que le mica économise y 3 p. 100 de la chaleur par rapport à un bouilleur nu, et qu’il est deux fois plus efficace que la magnésie ou le coton silicaté. Tous ces résultats ont d’ailleurs été traduits par des courbes très intéressantes qui montrent clairement la grande supériorité du mica sur les calorifuges actuels.
- On l’utilise sous forme de matelas plans ou courbes soutenus par un filet métallique ; pour les petits tuyaux, il est moulé suivant les profils courants et entouré d une toile.
- Nous noterons que le grand avantage du mica sur la laine de scorie est qu'il ne se désagrège pas à la chaleur et qu’il 11e tombe pas en poussière. Quant à sou action connue calorifuge, elle est facile à com-
- prendre : les différents plans de clivage étant perpendiculaires à la direction du flux de chaleur, celui-ci doit passer de l’un au suivant en franchissant un espace rempli d'air, de sorte que le cas est analogue au point de vue théorique, à celui de murs parallèles successifs séparés par un gaz. Cette action, répétée des centaines de fois, de la surface extérieure du tuyau à la surface extérieure du calorifuge, il s’ensuit que la marche du flux de chaleur est excessivement lente.
- L’emploi du mica comme calorifuge s’est aujour-d hui généralisé au Canada, grâce à la « Mica Boiler Covering C° », laquelle a su profiler de la richesse du pays en ce produit.
- Vérification et entretien des poteaux en bois supportant des conducteurs électriques.
- Nous lisons dans le dernier Bulletin du Syndicat des Industries électriques ;
- La note ci-après a pour but d’indiquer aux membres adhérents du Syndicat de quelle manière doivent être faits la vérification et l'entretien des poteaux en bois supportant des conducteurs électriques. Celte vérification doit se faire annuellement pour éviter des accidents qui engageraient la responsabilité civile et pénale des industriels :
- « Le sondage des poteaux doit être entrepris au début de chaque année (en mars, avril ou mai), il se fait à la fois au son et par pénétration : au son en frappant de petits coups secs avec un marteau à diffé-
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 6 juillet ISOt
- IX
- renies hauteurs du poteau. Si le. bruit entendu est sec ou sonore c 'est que le poteau est sain ; si, au contraire, le bruit est sourd ou mat, c’est que le poteau est probablement pourri, on le vérifie alors par le procédé de la pénétration en enfonçant à la base du poLeau, un poinçon, un couteau ou un ciseau. Si le poteau esL pourri, l’outil entrera dans le bois sans le moindre effort.
- « Les vérifications indiquées ci-dessus doivent se faire sur Umle la longueur du poteau, mais plus particulièrement au sommet et à la partie où il sort de terre et sur une profondeur de o,3o m à 0,40 ni dans le sol. A cet effet, on enlève avec soin la terre qui est aulour du poteau et, le sondage terminé, on la ramène autour du pied du poteau en la tassant fortement et en faisant un petit monticule de manière à éviter la formation d une cuvelle où pourrait séjourner l’eau qui entretiendrait l'humidité au pied du poteau.
- « Il est prudent de marquer à hauteur d’homme, par un signe visible, une croix à la pointure rouge par exemple, les appuis à remplacer, cela prévient à la fois le personnel et le public ».
- TRACTION
- Etat actuel et avenir de l’électromobilisme. j — Dans un ouvrage que vient de publier la | librairie Dunod sur les Automobiles électriques, i les auteurs MM. Gaston Senciiïh et A. Def.asalt.g I s’expriment ainsi sur ce sujet : I
- Après un engouement rapide et fugace l’électromo-bilisme est aujourd'hui dans une passe bien mauvaise ; suit-il le malaise général qui répulte pour notre industrie, des efforts faits en vue de l'Exposition : se trouve-t-il simplement victime de la crise que traverse toute l’industrie automobile ? Peut-être. 11 n'en est pas moins certain que, si actuellement, la voiture électrique est parfaite, les ré'servoirs d’énergie, eux, ne le sont pas ; ils sont loin de répondre à la demande générale : légèreté, grande capacité spécifique et solidité; ce senties trois grosses difficultés du problème à résoudre et leur solution n’est pas encore trouvée, bien au contraire, quoique, de tous côtés, surgissent des brevets en nombre incalculable sur des perfectionnements apportés aux accumulateurs : malgré toutes les améliorations (sur le papier), 011 en est toujours au même point. Pour nous l’erreur est que l'on cherche plus à faire des éléments légers que des éléments à entretien réduit. Si la Compagnie générale des voitures a cessé son exploitation après avoir fait de lourds sacrifices pour la prolonger le plus longtemps possible, c’est qu’il lui était impossible de continuer dans les conditions d'entretien auxquelles elle devait faire face.
- Au point de vue de la simplicité mécanique, il est difficile d’imaginer une voiture aussi simple qu’une automobile électrique. Grâce à l'emploi de deux moteurs on peut supprimer le différentiel, la conduite en est enfantine et la sûreté de marche très grande.
- Par des moteurs à double enroulement, on arrive à disposer de moyens de changements de vitesse
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- Supplément à L'Éclairage Électrique
- juillet 1901
- suffisants et il n'est point besoin de recourir à la méthode néfaste des couplages de batteries.
- .vatts-heure par
- La consom
- î de poids total oscille touj> qu’à nouvelle détermination, entre 70 et 80 -watts-heure; ce chiffre n’a pas été officiellement constaté depuis 1899, les résultats du concours de fiacre de l'Exposition, qui fut, comme son devancier, de durée trop courte pour donner des résultats bien sérieux n'avant pas encore été publiés; il est certain néanmoins que les constructeurs ont cherché à l'abaisser par tous les perfectionnements permettant de diminuer I'eflort de traction.
- Si en France l'automobilisme hésite dans sa marche en avant, il n’en est pas de même à l'étranger; l'Allemagne et l’Amérique voient grandir chez elles et se développer cette industrie qui devait être prospère dans nos pays, puisqu’elle y a pris naissance, qui le serait si des règlements beaucoup trop J~ police souvent maladroi-millu autres tracasseries.
- qu’on dirait inventées à plaisir, ne venaient à rhaq instant paralyser les efforts de nos consl nu-leurs.
- .Quoiqu'il en soit, ce qu'il faut aujoimi'hm, c'i utiliser la voiture électrique dans le rayon d’aetû qu'elle possède, c’est-à-dire, comme moyen de loc motion à l’intérieur d’une ville avec un parcours 55 à 60 km par jour et par batterie.
- C'est uu tort de vouloir faire des prouesses, couvrir 180 et joo km sans recharge, puisque, pu répéter cela tous les jours, il faudrait avoir des fr« d’entretien tels qu’ils rendraient trop onéreux mode de traction. Fn l’état actuel on ne peut obien
- muJateurs actuels plomb-plomb, de voul
- , D'autre, part, la voiture électrique ne -ble, comme voiture de tourisme, que le
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- Supplément h L'Éclairage Électrique du 6 juillet 1901
- XI
- stations de charge marqueront sur les grandes routes des étapes de 60 km.
- Telle est la vérité d'aujourd’hui, la vraie situation. Travaillons tous pour la rendre meilleure et espérons en l’avenir.
- Il est vrai que si le faible pai’cours do à ho km par jour est à la rigueur suffisant pour la voiture de luxe appartenant à un particulier ou pour la voiture de grande remise, il est très difficilement rémunérateur pour un service de fiacre. .Le public des grandes villes, habitué maintenant, aux grandes vitesses des tramways à traction mécanique donnerait certainement avec plaisir à des voilures automobiles marchant plus rapidement que les liacrcs à chevaux dont la lenteur commence à faire son désespoir. Il sera par contre, absolument impossible de I amener à payer l'heure plus de 2 francs et la course plus de r fr. f»o. Avec les recettes que permettent des tarifs de ce genre, pour une journée moyenne, il est absolument impossible de faire vivre une affaire, de voilures électriques de service public, au moins en l’état actuel. .Nous avons donné dans notre premier chapitre, à la page 1 iî, les prix de revient; avoués par la Compagnie françaises des voitures électro-mobiles pour un parcours journalier compris seulement entre \o et 5o km. Le total par voiture et par jour atteint déjà «A fr. 10. 11 serait certainement, plus élevé pour un plus long parcours. Ajoutons-lni l’interôt du capital engagé, l’amortissement, les (rais généraux, et nous comprendrons tout de suite l'insuccès des tentatives faites pour doter Paris d’un service de fiacres automobiles.
- Il 11’y a donc pas à s’étonner, si, à peu d’exceptions près, les voitures électriques que nous avons décrites au cours de ec livre ont déjà disparu de
- la circulation. Chaque fois qu’une industrie nouvelle se créée, elle a ses précurseurs qui sont trop souvent ses martyrs. Elle cherche sa voie, engloutit des capitaux considérables, puis, à un moment donné, lorsque tout s’est Lassé, lorsqu’on est bien au point, elle commence à prospérerel finit par enrichir ses exploitants. L’automobilisme électrique a subi la loi commune. 11 est permis d’espérer que ses mauvais jours sont passés. Trop d'hommes de valeur sont attelés maintenant à la solution du problème de l’accumulateur électrique pour qu'il ne sorte pas quelque chose de tant d'efforts. Iln’v a pas eu lieu de se décourager. On est, peut-être, à la veille de la réussite définitive.
- DIVERS
- Etude sur les paratonnerres. — Sous ce titre, M. A. üella Kiccia a lait paraître l’an dernier dans le Bulletin de ïAssociation des Ingénieurs électriciens de VInstitut MonlefLore un mémoire, n’occupant pas moins de 81 pages (t. XX, p. 437) ; le Mois scientifique et industriel en donne (p. 1 019) le résumé suivant fait par M. H. Yandevelde.
- L’auteur fait line étude très longue et très détaillée des phénomènes électriques, expliquant le fonctionnement des paratonnerres et la construction de ces appareils. Après avoir constaté que la décharge atmosphérique est de la nature de celle du condensateur, l’auteur rappelle, dans son introduction, quelques principes d'électromagnétisme, puis dans son chapitre premier étudie les Phénomènes des décharges
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- disruptives. Les décharges des condensateurs sont conduetivez, leur action se développant dans les conducteurs, ou disruptives, la décharge se faisant à travers le diélectrique. Suivant le rapport existant entre la capacité du condensateur, la résistance et la self-induction du circuit, l'intensitc du courant de décharge peut être la différence entre les deux ordonnées de deux courbes exponentielles (toujours de même direction), ou bien elle peut être oscillatoire.
- Les décharges peuvent avoir deux caractères différents : elles peuvent être préparées (ou sialiques), c'est-à-dire ayant lieu dans un diélectrique précédemment éprouvé, préparé par d’autres décharges précédentes; elles peuvent être improvisées (ou impulsives), c’est-à-dire ayant lieu instantanément dans une couche d’isolant à son état naturel. Un condensateur peut se décharger sur lui-même (décharge entre ses armatures), et si l’on place des conducteurs de formes différentes entre les armatures d’un condensateur à air, on voit que les propriétés qu’ils ont de faire passer la décharge par eux-mêmes dépend de leur structure et surtout de circonstances tout autres, telles que la durée de préparation des décharges. Les courants de décharge se bifurqueront dans les conducteurs suivant l’impédance et la capacité, et de préférence par les conducteurs ayant de la capacité. Les décharges oscillatoires induisent des oscillations électromagnétiques dans tous les milieux environnants, et de même il peut se produire des décharges latérales entre le circuit direct et des corps voisins. Les courants rapidement variables tendent à se disperser. On peut intercepter par un écran delils conducteurs convenablement orientés, les oscillations électromagnétiques émises par un excitateur ou vibra-teur et reçues par un résonnateur. Il résulte de tout ce qui vient d’être exposé que dans l’espace intérieur d’une cage ou boîte métallique, les effets d’induction produits par une décharge de condensateur sont immédiatement diminués.
- Nature des décharges atmosphériques. — Les Feux Saint-Elme sont des décharges silencieuses et lentes ; la foudre globulaire n’est pas déterminée; la foudre ordinaire est à comparer aux décharges disruptives des condensateurs. La durée et l’intensité delà foudre tirées d’expériences et d’hypothèses sont très discutées (la durée serait de l’ordre de i/iooo à i/ioo ooo de seconde, l'intensité serait des centaines ou milliers d'ampères avec des potentiels de million ou centaines de millions de volts).
- En comparant les effets de la décharge atmosphérique aux effets de la décharge des condensateurs, il faudra théoriquement qu'un paratonnerre ait une action préventive et une action préservatrice. En pratique, on assurera d’abord l’action préservatrice (réseau de conducteurs en parfaite communication avec le sol), liaisons multiples entre le réseau et les parties métalliques des bâtiments, installation des pointes; le réseau est constitué de préférence en rubans ou faisceaux de fils de fer.
- Constitution générale d'un paratonnerre. — Les organes de réception placés sur les parties tes plus élevées des bâtiments à protéger seront constitués par des faisceaux de pointes et par des conducteurs en forme de peigne. Les organes de conduction entoureront l’édifice, comprendront les conducteurs de décharge (verticaux) et les conducteurs de liaison (horizontaux). Les organes de dispersion comprendront les conducteurs de liaison au sol et les disper-
- L’auleur nous donne ensuite de nombreux détails circonstanciés avec exemples à l’appui sur le matériel employé et la pose de ces paratonnerres. On emploie généralement, comme conducteurs, du ruban de fer, et la section totale des conducteurs de décharge ne doit pas être inférieure à 144 nnu.
- Dispositions spéciales pour la protection des édifices — Dans cette partie, 1 auteur traite les questions de détails du montage des paratonnerres. Les masses métalliques extérieures seront connectées électriquement aux conducteurs de protection, de même que les tuyauteries d’eau. Les canalisations électriques aériennes seront isolées et munies de parafoudres. Les canalisations électriques souterraines et les grosses tuyauteries seront isolées et protégées du réseau des paratonnerres. Les masses métalliques intérieures seront reliées ensemble et au sol et isolées du réseau. Les masses métalliques sinueuses et périmé-trales seront reliées au réseau. Les cheminées seront pourvues de faisceaux de pointes réunis au réseau supérieur. Les locaux pourront être préservés par des revêtements continus en feuilles de plomb, zinc ou fer, zingué ou verni. Les magasins souterrains ayant une enveloppe de terre inférieure à 2,00 rn de terre seront protégés par revêtements métalliques et disperseurs. Pour les ouvrages métalliques, le3 différentes parties métalliques devront avoir une bonne liaison entre elles et une bonne liaison avec les disperseurs.
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- XIV
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 13 juillet 1901
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Piles et accumulateurs- — Nous donnons ci-tlessous l’analyse sommaire de quelques brevets récents concernant ces appareils.
- Société d'études dus pii.es Électriques. — Perfectionnements apportés aiuc piles. — Brevet anglais n° 2748, demandé le 7 février 1899 ; accepté le 11 novembre 189g. — En prenant comme exemple une pile Daniell, les inventeui'3 emploient deux vases poreux placés l’un dans l’autre au lieu d'un seul. Le cuivre est extérieur et baigne dans une solution concentrée de sulfate de cuivre ; l’espace entre les deux vases poreux est occupé par une solution très étendue de sulfate de cuivre, le vase intérieur contient le zinc et une solution île sulfate de zinc. Cette disposition permettrait d'empêcher le mélange du sulfate de cuivre et du sulfate de zinc et le dépôt de cuivre sur le /.inc.
- En outre, pour augmenter la dépolarisation, on insuffle de l’air chaud dans le vase contenant le cuivre, ou bien on chauffe la solution de sulfate de cuivre en un point pour la faire circuler. A. B.
- Blumenberg. — Perfectionnements apportés aux piles et aux accumulateurs. — Brevet anglais n° 19.440, demandé le i3 septembre 1898; accepté le i3 septembre 1899. — Bans les piles charbon (ou plomb) acide sulfurique, —zinc, avec du peroxyde de plomb comme dépolarisant, l’acide sulfurique est remplacé par du sulfate d'aluminium, soit seul, soit en mélange avec un sulfate alcalin.
- L’avantage serait, d’après l'inventeur, de diminuer notablement l'usure du zinc et la sulfatation du pé-roxyde de plomb.
- Dans les accumulateurs plomb, —acide sulfurique,
- •—• zinc, l’acide sulfurique est remplacé par un mélange de sulfate d'aluminium eL d’un bisulfate alcalin. IL se formerait à la décharge un sulfate de zinc alcalin; et, à la charge, du zinc se déposerait sur la négative, cependant qu'au positif le plomb serait peroxyde. Ceci éviterait d'après l'inventeur toute détérioration des électrodes. A. B.
- Tobiansky. — Accumulateur. — Brevet anglais n° 13826, demandé le 4 juillet 1899, accepté le 16 septembre 1899. — Le support est composé d’un tissu élastique non attaqué par l'électrolyte. Ce tissu
- est en fils métalliques dorés ou platinés, voire même en fils d’or ou de platine, il a la forme d’un sac pour contenir la matière active, qui est à base d’oxydes de plomb.
- Pour augmenter la porosité de la matière active, l'inventeur y incorpore des matières végétales variées telles que du bois, de la paille, du liège, des herbes, des graines, etc. A. B.
- Staxecki. — Accumulateur. — Brevet américain 66208:/, déposé le 9 novembre 1899, accepté le 6 novembre tyoïi. — Afin d’obtenir des plaques à lu fois très dures et très poreuses, M. Zdzislaw Stanecki préconise le procédé suivant : de la litharge et du minium sont intimement mélangés puis malaxés avec une faible quantité d’eau distillée de manière à former une pâte épaisse ; par moulage on en fait des plaques que l'on dessèche lentement, puis qu’on humecte d’eau et qu'on dessèche de nouveau à plusieurs reprises ; ccs plaques sont ensuite enduites d’oxyde de plomb hydraté et enfin immergées dans l'acide sulfurique dilué. J. B.
- Mauixo. — Accumulateur. — Brevet américain 66.4023, déposé le 23 juin 1899, délivré le 18 décembre 1900. — Pour avoir des plaques très légères, M. P. Marino, de Bruxelles, fait une pâte composée d’oxyde de plomb, d’eau distillée, de coton-poudre, de soude caustique et de benzine ; cette pâte adhère fort bien aux supports. La plaque est ensuite formée dans une solution de bisulfate de plomb et d’ammoniaque, puis dans une solution d’un glycérosucrate alcalino-torreux. _ J. B.
- Aij.gemeinen accumulatorevwerke G. Bounek ET Clc. — Procédé pour la fabrication d'une matière active pour accumulateurs. — Brevet hongrois 194»“ du 27 avril 1900. — Centralblatt fur accumulatoren rend elementenkunde, t. II, p. 27, i5janvier 1901. — Le plomb métallique est plongé plusieurs heures dans une solution d’eau oxygénée puis formé dans un bain qui contient de l’eau oxygénée et de l'acide sulfurique étendu. Le plomb ou l’oxyde de plomb finement divisés sont pétris avec un mélange d’acide sulfurique et d’eau oxygénée. La formation des plaques empâtées s’effectue, après séchage, dans l’acide sulfurique étendu. L. J.
- Fiedleu et Jæckel. — Procédé de fabrication d'une matière, active très dure. — Brevet russe 3y8j du 3i décembre 1898, accordé le 3i août 1900.—
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 13 juillet
- XV
- CentralblaU fiir accumulatoren-und eleme/tlrnkunde, t. Il, p. i-±, i*r janvier 19111. — T.es inventeurs dissolvent de l'anthracèric dans l’acide acétique bouillant, de façon à obtenir une solution saturée. Après refroidissement, on ajoute de l'oxyde de plomb jusqu à saturation, on Mire et on élend la solution sirupeuse ainsi obtenue, avec de l'alcool. Le liquide liant ainsi fabriqué est alors mélangé aux oxydes ou aux sels de plomb et avec la pâte qui en résulte 011 garnit les quadrillages. On peut former sans durcissement dans l'acide et le temps de formation ne dépasse pas douze à quatorze heures. L. J.
- Matière isolante pour applications électriques et autres. — D’après le brevet français n° 3o8 a3r, «lu 18 février 1901, cette matière est composée comme il suit :
- On fait un mélange de 100 parties de magnésite, 80 de poudre d'émeri, 10 de poudre de verre, 3 de poudre de cuir, -20 degutta-percha, -20 d’uue solution de caoutchouc et 40 d'une solution de chlorure de
- Le produit ainsi obtenu est coulé dans des moules; mais il peut aussi être fourni prèl à être appliqué par couches. Il résiste parfaitement à l’air froid ou chaud, à 1 humidité et aux acides.
- La magnésite cl le chlorure de magnésium peuvent être remplacés par de l'oxyde et du chlorure de zinc, et les fractions spécifiées peuvent être modifiées légèrement en plus ou en moins.
- A. Nuxès.
- Législation étrangère des distributions électriques — Sous ce titre, nous avons publié dans les numéros des février, 3, 10 et mars 1900 X XXII, p. I.XXXYI1I, CYI, CXX et CXLII)
- une remarquable étude de M. Blondel, annexée au projet de loi sur les distributions d’énergie déposé à la Chambre. A la séance de décembre 1900 de la Société belge d’Klcctriciens, 31. L. Cin.\ui) donne lecture d’une communication dans laquelle il s’est attaché à mettre eu relief quelques points des dispositions législatives des divers pays d’Europe, Allemagne, Belgique, France, Suisse ; en voici la reproduc-
- Je ne reprendrai pas, messieurs, dans tous leurs articles toutes les législations étrangères sur cette très importante question. Je me bornerai à reprendre certains ordres de faits et à comparer les solutions que chaque pays a données aux questions qu'ils sou-
- Tout d'abord, je tiens à déclarer que si, dès l’origine de la lutte entre les administrations des Télégraphes cl des Téléphones d une part, et. les administrations de tramways et de transports de. force d'autre part, on s'étail. préoccupé de décider dans quel rapport les frais de modifications mutuelles de lignes devaient être payés par les intéressés, cette lutte eût été beaucoup moins âpre.
- C'est en Suisse, nous devons le reconnaître, que la solution la plus pratique et en même temps la plus
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du iS juillet 1901
- XIX
- En somme, si l’on cherche à connaître les raisons pour lesquelles le système suisse est si différent de ceux qui se rencontrent dans d’autres pays et leur est supérieur, on voit tout de suite qu’il y a là une forme simple de la grande loi d évolution. En Suisse, les applications sont arrivées, je dirai, à un degré de maturité plus grand que partout ailleurs. C’est ainsi que dans la série d'arrangements do protection qui y ont été utilisés, puis abandonnés, se retrouve successivement le système du filet de garde à cage complète, du filet simple, puis du cadre sans filet. Dans le canton de Zurich, il existe encore, vestige du passé, une installation avec filet protecteur sous la ligne et au-dessus.
- Voici un autre élément de la question. Dans toutes les lois, sauf dans le projet allemand, on tend à décréter d'utilité publique toute ligne de distribution passant d’un centre à un autre.
- En France, la loi sur les tramways consacre un principe analogue en en faisant accorder la concession par l’Etat dès que la ligne einpruuie le territoire de plusieurs communes.
- En Belgique, nous avons quelque chose de semblable à propos de la loi sur les chemins de fer vicinaux, laquelle a été étendue à certains tramways urbains.
- En Suisse, le respect de l'autoritc cantonale est très grand et, d’autre part, la souveraineté des cantons en matière législative est à peu près absolue, de sorte que pendant longtemps les législations cantonales en matière de lignes de transport étaient complètement différentes d’un canton à l’autre. Cette situation a souvent rendu impossible la constitution de réseaux importants. La nouvelle loi fédérale porte remède à cette situation et constitue un code unique sur cette question, code applicable à la Suisse entière.
- Elle place les lignes de distribution électrique sur le même pied que les chemins de fer. Le droit d'expropriation est fixé par poteau. C’est là la fixation d’un principe considérable et bien contraire à ce qui se fait notamment en Belgique.
- En Belgique, nous savons tous qu’il peut suffire du mauvais gré d’un paysan entêté pour retarder quelquefois pendant des années l’exécution d’un simple raccordement de chemin de fer industriel.
- En Allemagne, pareille vexation est impossible depuis la loi de 1878. Dès qu’un travail de l’espèce est décrété d'utilité, il ne peut plus survenir de difficultés provenant de la mauvaise volonté de qui que ce soit; le notaire de la localité procède d’office à l'estimation. Si le chiffre qu’il fixe pour l’indemnité due au propriétaire est jugée par celui-ci insuffisante, la question peut être portée devant une juridiction supérieure. Mais, et c’est là la disposition la plus intéressante de la loi, le travail reconnu d’utilité publique n’est nullement retardé du chef de cette contestation. Il suffit que l’industriel intéressé effectue entre les mains de l’Etat, à une caisse de dépôts et consignations, le dépôt d'une caution égale au premier prix fixé pour l’expropriation. — Ce dépôt effectué il est autorisé à passer outre.
- J'aborde l’examen d’un cas spécial de lignes de transport d'énergie, celui des tramways. L'expérience prouve que beaucoup de phénomènes gênants pour l'exploitation des téléphones, d'abord attribués à l’induction, ont. en réalité, pour cause le défaut d'isolement.
- On sait que les tramways électriques de Lugano fonctionnent sous courants polyphasés. Au début de
- l’exploitation, le troisième conducteur était constitué par les rails eux-mêmes. Or, on 11’a pas Lardé à constater que les services téléphoniques et même télégraphiques voisins étaient absolument troublés par le tramway. Après de longues recherches, 011 s'est avisé d’isoler le troisième conducteur du tramway et on a eu la satisfaction de constater que lus perturbations disparaissaient du coup.
- Au début les télégraphes suisses ont fortement grevé les budgets des exploitations de tramways et de transport avant que l’on ait pu se rendre compte de la nature des perturbations.
- Dans les réseaux de transport on n’a pas tardé à découvrir qu’une cause contiuelle de perturbations résidait dans les arbres situés le long des lignes. En effet, par suite de la chute des branches, certaines d’entre elles viennent se mettre en contact avec les lignes, tout en restant encore attachées à l’arbre ; dans ces conditions, la ligne sc trouve mise à la terre. Peu à peu il se produit en ce point de la ligne un échauffement du métal qui, par le fait, se recuit, perd de sa résistance mécanique, s’allonge et finit par se couper eh donnant lieu à la formation d un
- Dans des échantillons que j’aurai quelque jour le plaisir de vous montrer, on constate parfaitement cette succession de phénomènes. F,n les observant de près, on peut observer même la présence de ces petits globules de métal fondu de même aspec.L que les globules qu'on remarque sur les bouts des crayons des lampes à arc.
- Les arbres sont donc nuisibles le long des lignes à haute tension. En Suisse, on a reconnu qu’il en était ainsi et je vous dirai LantôL comment on a armé les exploitations de lignes de transports à cet
- Dans le cas des tramways, même à courant continu, les arbres causent aussi des accidents des plus sérieux.
- Cette cause de perturbations a été reconnue comme l une des plus importantes.
- C’est, pour obvier à tous ces inconvénients que le projet de loi suisse porte à son article i5 : « Les branches d’arbres menaçant la sécurité ou l’emploi d’une ligne à fort courant doivent être enlevées par le propriétaire de l’arbre.
- k L’administration de l’installation à fort courant fait aviser le propriétaire par l’entremise de l’autorité locale. Elle est autorisée à procéder elle-même à l’enlèvement, s'il n’est pas satisfait à sa demande, dans le délai de huit jours, après avis officiel.
- « Si les deux parties ne réussissent pas à s'entendre, le gouvernement cantonal désignera l’autorité locale chargée de statuer définitivement sur les indemnités à payer. »
- Comme on le voit, cette disposition constitue une véritable expropriation partielle des propriélaires d’arbres. Le Conseil fédéral l'ayant jugée un peu excessive l’a, après une longue discussion, remplacée par la disposition suivante :
- « Les branches d’arbres menaçant la sécurité ou l’emploi d’une ligne à faihlc ou à fort courant existante doivent, sur la demande de l’entreprise, être enlevées par le propriétaire de l’arbre moyennant indemnité.
- « Si le propriétaire conteste le bien-fondé de la demande ou si les deux parties ne peuvent parvenir à s’entendre sur le chiffre de l’indemnité, le gouvernement cantonal désignera l’autorité locale qui devra statuer définitivement dans le délai de huit jours au
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- Les accumulateurs employés sont du type à oxydes rapportés. Un élément formé de 21 plaques et pesant au total i3,i kg a été soumis à des essais an laboratoire central ; sa capacité était de îgi ampères-heure pour une décharge en i h. :>i ce qui correspond à une énergie spécifique de aq,3 watts-heure par kilogramme d'élément complet.
- Les accidents causés par les tramways à contact superficiel, a Paris. —Bien que nous n'ayons pas cru devoir enregistrer dans ces colonnes les accidents causés cct hiver par les nouveaux tramways de pénél.ralion, la plupart nous ayant paru grossis à dessein par une presse hostile, nos lecteurs n’ignorent pas que ces accidents ont été, sinon graves, du moins très nombreux,
- leurs travaux en quelques mois au me sitiow et le Métropolitain accaparaient toute la main-d'œuvre et les pouvoirs publics qui ont causé cette situation par les longs retards apportés à la concession des lignes ne peuvent faire supporter aux compagnies l’entière responsabilité morale de ccs acci-de ois.
- Quoiqu'il en soit, ceux-ci ont amené des enquêtes pour en rechercher les causes matérielles et des règlements pour les prévenir. Dons un article intitulé « Les tramways électriques à contacts superficiels à Paris n publié par la Nature du i5 juin, M. J. LaI'TAjîgue, après avoir rappelé c.es accidents, indique brièvement les résultats de ces enquêtes et les prescriptions qui les ont suivies. Voici les passages correspondants :
- « A peine le service régulier des tramways était-il commencé que survinrent bientôt toute une série d'accidents. Du ifi juin 1900 au a< on compta 120 dont 08 pendant le
- i tous ces accidents 1er furent les foudroiements de chcvau? successifs préoccupèrent vivement l’opinion publique. Des discussions eurent lieu à ce sujet au conseil municipal ; M. le Préfet de Police dut prescrire par arrêté certaines dispositions de sécurité. La question fut enfin soumise à M. le Ministre des travaux publics qui consulta h; comité de l’exploitation technique des chemins de fer. Ce dernier, après avoir examiné la question, détermina les accidents et dangers qui pouvaient résulter de l'exploitation dans Paris des tramways électriques du système Diatto et en indiqua les causes.
- 11 est bien certain que la plupart des accidents
- ont la même origine : l’électrisation permanente des plots. Or les chevaux sont très sensibles à cette électrisation. Des auteurs ont écrit que l’on peut sans inconvénient mettre plus de cinq volts entre leurs sabots touchant d'une part les rails et d'autre part les plots des systèmes à contact. Pour éviter de si faibles différences de potentiel, il faudrait un isolement absolu difficile à obtenir. Celle première considération nous montre déjà que les accidents survenus aux chevaux 11e sont pas dus à un courant électrique de tension dangereuse, mais que les chevaux seuls sont d’une sensibilité exceptionnelle.
- En dehors de la mesure de précaution élémentaire qui consiste à éviter le passage à la fois sur les rails et sur les plots, il était nécessaire de donner d'antres instructions pour tâcher d'éviter tout danger.
- Le comité de l'exploitation technique des chemins de fer ramena à cinq causes principales tous les accidents observés : in détérioration mécanique des plots ; 2” action des frotteurs ; 3° mauvais isolements des plots; dépôts de noir de fumée à l’intérieur du godet ; 5° mauvais isolement des câbles. Il était facile de remédier à la détérioration mécanique des plots en choisissant un matériel plus parfait. Les frol leurs placés à l'arrière de la voilure et qui étaient destinés à faire fondre le plomb de la déviation par mesure de sécurité, afin de couper le courant sur le plot, causaient de grands inconvénients. En effet, au moment où le frotteur attire le clou, il s’établissait des dérivations accidentelles entre le plot et les rails, dctivalions qui pouvaient persister encore lorsque le clou retombait. Au même instant, il pouvait se former à l'intérieur du godet un arc entre les deux charbons. Par suite de la grande résistance que l’arc, avait à vaincre pour persister, l’intensité de la dérivation était faible et ne pouvait faire fondre le plomb fusible. Le frotteur de .sécurité était plutôt nuisible ; il a été supprimé.
- Pour donner une plus grande stabilité aux plots, ceux-ci avaient été directement accolés à deux entre-toises métalliques réunissant les rails. Cette disposition ne pouvait qu'affaiblir l'isolement des plots, et entraînait des conséquences fâcheuses, lors du salage des voies, après les chutes de neige. Les Compagnies employant le système Diatto on tété invitées à établir un espace suffisant entre les entretoiscs et les plots pour assurer à ces derniers un meilleur isolement. Une entente est également intervenue pour éviter le salage de la voie en cas de chule de neige.
- L'expérience a démontré aussi que lorsque Je fonctionnement du plot n’est pas très régulier il se forme des arcs d’extra-courant qui, par suiLe de la combustion des matières composant la boîte donnent naissance à du noir de fumée. Ce dernier établit communication ut le courant reste sur le plot. Il y a donc lieu de prendre des dispositions pour supprimer la production de ce noir de fumée.
- Enfin les câbles présentaient, un mauvais isolement; il a été demandé aux Compagnies d’assurer désormais un meilleur isolement et en même temps un drainage complet des plots.
- Toutes ces diverses instructions ont été données par M. le Préfet de Police de Paris aux Compagnies qui exploitent le système Diatto, à charge par elles d'exécuter les transformations nécessaires avant le ier octobre 1901, Ces modifications sont déjà faites en grande partie ; il est donc permis de penser qu à l’avenir les accidents qui ont, à juste titre, ému la population, seront désormais évités sur les lignes à contacts superficiels.
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- BIBLIOGRAPHIE
- ETABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C.
- ALEXANDRE QRAM MONT, Successeur
- Administration centrale à PONT-DE-CHÉRÜY (Isère)
- Eclairage — Traction Transport d’énergie Tréfilerie — Càblerie — Moteurs Dynamos — Alternateurs Transformateurs Câbles sous-marins.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1300
- Classe 23. Croupe V
- GRAND PRIX
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- Tome XXVIII
- Samedi 20 Juillet 1901.
- 8* Année.
- N" 29
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques
- Mécaniques — Thériaques
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- L’ÉNERGIE
- SOMMAIRE
- J. BLONDIN. — Télégraphie sans fil, expériences de Marconi entre Antibes et la Corse...............
- J. REYVAL. — Système de traction Barbillion et Griffiscli par distributeur automobile à échappement.
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- SOCIÉTÉS 8 AV A NT E S ET TECHNIQUES
- Société internationale des Electriciens : Transformateurs éleclrolyiiques de courants alterna tifs cri courants continus, système l’ollak, par J. Blondin........................................
- Etude de la lampe à arc Bremor, par Laporte.........................................
- Société allemande d’électrochimie : Sur une- nouvelle méthode pour la détermination des vitesses de» ions d’après les recherches de B. D. Steole. par Abecg.^ ...................................
- Sur les amalgames des substitués d'ammonium, par (Irotogino........................
- jo8
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- SU PPLÉMENT
- Nos tables des matières des 25 premiers volumes............................................... xxx
- Génération et distribution : Usine génératrice à vapeur pour traction de Glasgow. — Sociétés : Compagnie du chemin de fer Métropolitain. — Société Albert Guénoc et Ciü. — Adjudications. .... xxx
- Bibliographie : La télégraphie sans fil et les ondes électriques, par ,1. Boulanger et G. Ferrie. xl
- Adresser tout ce qui concerne la Rédaction à M. J. BLOYDIN, 171, Faubourg-Poissonnière (9° arrondissement). M. BLONDIN reçoit, 3, rue Racine, le jeudi de 2 à 4 heures.
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- XXX . Supplément à L'Éclairage Électrique du 20 juillet 1901
- NOS TABLES DES 25 PREMIERS VOLUMES
- Nous rappelons que lu clôture de lu souscription à ces tables des matières et noms d'auteurs a lieu cette semaine, le 20 juillet.
- Nous faisons un dernier et pressant appel à nos lecteurs, le nombre des souscriptions indispensables pour la publication de ces tables n'étant pas encore aLLoiuL el la date de clôture de la souscription ne pouvant être reculée.
- J. B.
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Usine génératrice à vapeur pour traction de Glasgow. — Notre confrère The Electrical World donne, dans son numéro du Ier juin, une très intéressante description des installations de la nouvelle station, qui fournit du courant ii toutes Tes lignes du réseau de la ville et de la banlieue. Noj.is. en. extrayons les details qui suivent :
- Les bâtiments de la nouvelle usine sont formés de trois corps dont deux de la même dimension contenant, l’un, les chaudières et l’autre, les grimpes générateurs ; le troisième corps de bâtiments, de dimensions inférieures aux deux autres, renferme leS convertisseurs) condenseurs, etc...
- La chambre de chauffe contient 8 batteries de chacune a chaudières Babooek et Wileox placées sur deux rangs, les foyet’3 en regard les uns des autres. Elles sont pourvues de grilles articulées à fonctionnement automatique et reçoivent leur eau d'alimentation de deux immenses réservoirs occupant les deux côtés de l’étage supérieur, l cspace du milieu étant occupé par les i 40a tonnes de charbon qui constituent l’approvisionnement normal de l'usine. Le charbon est ainsi emmagasiné à l’aide d’uu transporteur et amené devant les chaudières dans des trémies d’où il tombe, par son propre poids jusque devant le foyer. Deux transporteurs automatiques sont employés à cet usage et leur débit est de 5o tonnes chacun par heure.
- L'eau d’alimentation est envoyée aux chaudières par une pompe à vapeur Weis et 5 pompes électriques composées chacune d une pompe Mirrlees Watson et d'un moteur Bruce Peebles, Les chaudières sont aùssi pourvues d’économiseurs actionnés par des moteurs électriques Thomson-Houston de io chevaux chacun.
- Les groupes générateurs du service principal actuellement installés et en fonction dans la chambre des machines se composent : i° de deux moteurs Corliss de 4 ooo chevaux, avec une puissance maxima de 5 ooo chevaux, accouplés chacun à un alternateur à courants triphasés de a 5oo kilowatts à 6 5oo volts ; 2U de deux moteurs Musgrave et Sons de 4/5 ooo chevaux comme les précédents, entraînant chacun un alternateur comme les premiers. Eu outre, des aménagements sont réservés pour l’emplacement de quatre autres groupes de même puissance.
- Les moteurs Corliss sont des machines verticales à trois cylindres dont deux à basse et une à haute pression. Elles sont munies chacune de deux régulateurs (dont un spécial qui a pour fonction de fermer totalement la valve d’amenée de vapeur quand la vitesse augmente de 5 p. ioo au-dessus de la normale), et d’un volant formé de segments en fonte-acier, d’environ 98 tonnes. Le poids total de chaque moteur et son volant est d’environ 700 tonnes.
- Los moteurs Musgrave sont également à triple expansion ; leur disposition mécanique et leur poids se rapprochent beaucoup de ceux des moteurs Corliss. Les uns comme les autres sont pourvus de réchauffeurs pour la vapeur des cylindres à haute pression. Leur vitesse normale de fonctionnement est de 7.) Leurs par minute.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 20 juillet 1901
- Les 4 alternateurs accouplés aux moteurs susdits sont les plus puissants qui aient jamais été en usage en Angleterre. Ils ont été construits par la British Thomson Houston C° ; leur induit est fixe el l’inducteur, comprenant 40 pôles, eBt seul mobile. La carcasse de l'induit est composée d'un assemblage de tôles perforées de très haute perméabilité magnétique et de faible hystérésis. Des encoches sont ménagées à la périphérie pour le logement des bobines. Ces dernières, au nombre de 120, sont formées chacune de 18 tours de fil plat isolé par trois tresses en colon. Elles sont maintenues en place par des coins en bois el protégées mécaniquement par un bouclier de fonle solidaire de la carcasse.
- Les pièces polaires du champ tournant sont aussi constituées par des plaques de tôle à haute perméabilité. Les enroulements, formés chacun de 43 tours de lil, sont connectés en série et reçoivent du courant d’excitation à 100 volts sous une intensité de 250 ampères, approximativement, pour la pleine charge. La température, après douze heures de marche, n'excède pas 3on C. dans les divers éléments de l'alternateur.
- Chaque généraLour peut sans danger supporter une surcharge de 2 5 p. roo pendant deux heures, ou >0 p. 100 pendant un quart d'heure. Le diamètre extrême de l’inducteur est de 7,10 in et le poids total du générateur d’environ 90 tonnes. Enfin, le rendement de chacun d’eux esL de y G p. 100 à pleine charge, 90 p. 100 à trois quarts de charge et y3 p. 100
- Les groupes générateurs du service-auxiliaire se composent de 2 moteurs Dimean Stewart accouplés directement chacun à deux alternateurs, de (ioo kilowatts, du même type que les précédents, mais à 10 pôles seulement. Ces générateurs pèsent environ 47 tonnes et font 90 tours par minute; ils fonctionnent à volonté soit en machine shunt donnant 5oovolts en marche à vide et à la pleine charge, soit comme machine compound donnant 5oo volts à vide et 600 volts à pleine charge.
- Le courant servant à l’excitation de tous les alternateurs est produit par fi dynamos do chacune ào kilowatts entraînées par un seul moteur à vapeur.
- Le bâtiment annexe de l’usine contient tous les condenseurs, au nombre de fi, dont un pour chacun des grands moteurs, dans lesquels la circulation d eau est assurée par 4 pompes centrifuges électriques. Line batterie de 4 pompes à air à trois pistons mues par des moteurs électriques, et la pompe à vapeur d’alimentation des chaudières complètent l’équipement de la chambre des appareils auxiliaires.
- Le gigantesque tableau de distribution, où sont groupés sur différents panneaux les appareils de contrôle, de mesure, de régulation et de distribution du courant, a une superficie Lolale d’environ 3fio in5. Il a été installé et équipé par la British Westinghouse C°. Tous les appareils fonctionnent suivant le système du transformateur afin d'éviter une trop haute tension dans leurs parties mobiles.
- Un panneau spécial est affecté aux 20 feeders, discourant des générateurs à cinq sous-stations situées en différents points du réseau.
- La description de l une de ces sous-stations est suffisante, leur équipement étant en tous points identique. Il se compose de 4 unités constituées chacune par trois transformateurs et un convertisseur rotatif. Les transformateurs ont une capacité individuelle de 200 kilowatts et ramènent la tension initiale de fi 4oo à 3io, 330 ou 3!»o volts selon les besoins. Chaque convertisseur a une capacité do 4no kilowatts cl est disposé pour sureompounder do 5oo volts à vide à 55o volts à pleine charge. Sur le même axe sont montés d'un côté, un moteur triphasé asynchrone pour le démarrage et la synchronisation du convertisseur, el de l'autre, un sousvolleur a courant continu pour compenser la chute de potentiel due à la résistance des rails. Le rendement des convertisseurs est de 9a. 94 et 92 1/2 p. 100 pour des marches correspondant à la pleine charge, trois quarts de charge
- Les lignes du réseau de tramways sont toutes aériennes ; le matériel roulant se compose de plus de 3oo voitures à impériale montées sur des trucks Brill et équipées pour la plupart, de deux moteurs Westinghouse enroulés pour 5oo volts. Tout ce matériel peut être remisé dans 14 hangars situés en différents points du réseau.
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- SOCIÉTÉS
- Compagnie du chemin de fex' Métropolitain. — A l’Assemblée générale ordinaire du n mai dernier ont été lus les rapports et approuvées les résolutions reproduites ei-dessous :
- la ligne n° 1 de la porte de Viucemies à la Porte-Maillot et l'origine de la station des Tuileries) avait été remsi
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 27 juillet 1901
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Usine centrale a vapeur de Nassau, île Bahama (Floride). — La petite île de Bahama, sur la côte est de la Floride, est le rendez-vous de nombreux touristes qui viennent hiverner dans les deux immenses hôtels récemment édifiés à Nassau et pour l'installation électrique desquels on a construit une station centrale. Nous résumons ci-dessous les détails que nous donne The Electrical World, du iet juin, sur cette iustalla-
- La station centrale, située près du port, à proximité du Colonial Hôtel, renferme 3 chaudières multitubu-laires Babcoek et Wilcox de aoo chevaux chacune fournissant la vapeur nécessaire au fonctionnement de 4 moteurs Bail et Wood accouplés chacun à un alternateur à courants diphasés de la General Electric C\
- Les chaudières sont pourvues d’appareils de charge automatique Murphy. On a construit au-dessus d’elles un four destiné à sécher les ordures ménagères des deux hôtels pour servir de combustible — Ta nature coralifère du sol n'en permettant pas l’enfouissement. — L’alimentation des chaudières se fait à l’eau de pluie soigneusement réservée dans des citernes où est aussi ramenée l’eau de la vapeur condensée après utilisation, Les doux condenseurs employés sont à surface et fonctionnent à l'eau de mer puisée directement dans le port. Deux réchauffeurs pour les eaux d’alimentation des chaudières, dont un combiné avec un appareil de filtrage, complètent cette partie du matériel de l'usine.
- Les 4 moteurs à vapeur sont des machines com-pound à condensation.
- Chacun des alternateurs, du type à champ tournant, fournit mo kilowatts en courants diphasés à 2100 volts, à la vitesse normale de tours par minute.
- Le courant alternatif est en majeure partie utilisé dans les deux grands hôtels Victoria et Colonial; il est amené dans chacun d’eux par des câbles souterrains reliés à des transformateurs à huile qui en ramènent la tension à riaet 224 volts. En outre de l’éclairage à arc et à incandescence des hôtels et de leurs dépendances, cours, parcs, jardins, etc., le
- courant est aussi employé pour la cuisson des aliments, le repassage du linge, le fonctionnement d’une presse pour l'impression des menus, et aussi le fonctionnement de nombreux ascenseurs Otis et montc-
- La station centrale a aussi fonction de distribuer l'eau chaude et l'eau potable dans les deux hôtels. Deux pompes électriques sont installées dans l’usine à cet effet; l’une envoie l’eau chaude de ia condensation, l’aulre puise l’eau potable filtrée dans un puits spécial où sont recueillies les eaux des pluies. En outre, d’autres pompes électriques sont installées dans une fabrique de glace dépendant également de la station, où clics servent à la circulation de l’eau dans les appareils de réfrigération. Le compresseur est aussi actionné par un moteur électrique à induction de jo chevaux. L. D.
- File Hertelpour la télégraphie militaire. — L'Electricien du 29 juin donue, d’après la Kriegs-tecknische Zeitschrift, de Berlin, la description suivante de cette nouvelle pile :
- Cet élément se compose d’un vase en tôle émaillée de 17,5 cm de hauteur sur 7,5 cm de diamètre, ainsi que de deux électrodes, l’une en zinc et l’autre en charbon, qui plongent dans une lessive caustique épaisse. Dans l'électrode en charbon se trouve encastrée une hune de cuivre perforée et affectant la forme d'une croix. Par suite, la résistance intérieure du nouvel clément est. très faible : elle ne s’élève qu’à <1,01 ohm, alors que la tension est de 1,2 à 1,5 volt et que l’intensité du courant, en ca3 de court-circuit, atteint jusqu’à 20 ampères. Avec des fermetures et des ouvertures de circuit produites automatiquement et chacune d’une durée de une minute, l’élément étant mis sur une résistance extérieure de 5 ohms, les constatations officielles effectuées an bout de 80 jours de fonctionnement ont donné les résultats sui-
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- dits du type de l’artillerie, dont l’électrode zinc est faite d’mie feuille mince qui pénètre facilement dans toutes les parties intérieures accessibles de l'élé-
- Lne pareille électrode suffit pour un débit total de 3o ampères-heure. Le vase en fer est pourvu d'un système de fermeture semblable à celui, bien connu, employé pour les canettes de bière ; l’élertrode en charbon porte un couvercle. Chaque élément livré est accompagné d’une capsule en plomb remplie d’électrolytes sec.
- L'élément portatif de MM. Hertol et C" se prête également au service avec courant continu, surtout: lorsque, au moyen du raccordement avec l une ou l’autre série d’une batterie, on lui donne de temps en tempslapossibilité de se dépolariser. Les expériences officielles ont démontré que dix de ces petits éléments suffiraient pour faire fonctionner, durant trois semaines, deux appareils Morse installés sur un fil à courant continu, lequel accusait une résistance totale de 6oo ohms, et assurait un service très restreint, ce qui revient à dire que ce fil exigeait une assez grande quantité d’énergie électrique.
- Ligne de transmission pour courants triphasés à haut potentiel au-dessus du détroit de Carquinez en Californie. — Cette ligue récemment installée est sûrement l’une des pins hardies entreprises auxquelles nous ont habitués les ingénieurs américains. Elle appartient a la Bay Coimties Power Company, en Californie, et s’étend sur une longueur de 26 ken
- (1milles) portant du courant en différents
- points de la haie de San-Francisco jusqu'à 0;ik-land. A. 32,i8 km (ao milles) tic cette dernière ville, la ligne passe au-dessus d’un détroit, celui de Carquinez, de pfio m (3 200 pieds) de Large entre vives. Nous empruntons à notre confrère YJileetrical World du 8 juin les intéressants détails des installations adoptées pour la traversée, par voie aérienne, de ce détroit.
- La compagnie avait envisagé deux moyens. L’un consistait à amener le courant sous une tension de 60 000 volts à une sous-station sise sur l’une des rives et qui ramènerait cette tension à une valeur supportable pour un câble sous-marin, c.e dernier aboutissant à l’autre rive dans une autre sous-stalion où le courant serait ramené à son voltage initial. Ce premier moyen a été abandonné en raison dos pertes considérables d’énergie que ces transformations successives auraient causées, et la voie aérienne, qui était Le second moyen, a été adoptée.
- Suivant les prescriptions du gouvernement, la flèche des conducteurs devait être élevée à 60 m (200 pieds) au-dessus du niveau de l’eau à marée
- La vitesse du vent qui, en cet endroit, atteint parfois 33/)2 m par seconde (y5 milles à l'heure.) a été une des considérations les plus importantes, aussi, la Pacific Construction Cv, de San Francisco, qui a érigé les supports a adopté avec succès les dispositions employées pour les grands ponts suspendus.
- Les deux grandes tours-supports sont érigées sur chacune des deux rives les plus rapprochées. L’une d’elles a 67,20 m de hauteur (az:> pieds) ; sa forme
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- est colle d’une pyramide quadrangulaire terminée par une autre petite tourelle carrée à laquelle sont fixés les quatre supports des fils. La construelion est toute on fer à treillis. On accède au sommet de la tour par une échelle placée au centre de la pyramide. L’aulre tour, érigée, sur une élévation de terrain, n'a que iy,oo m de hauteur (61 pieds) et est construite comme la première. La distance entre les deux tours, de i 3a8,io in (i \-ij pieds), est sans contesle la plus longue du inonde entier — la distance entre les deux tours du pont de Brooklyn n'est que de 480 m (1 600 pieds).
- Au sommet de chaque tour sont installés quaire supports proprement dits, constitués chacun par deux madriers solidement fixés au corps de la tourelle et projetant vers l'extérieur leurs extrémités longues de a/to m (8 pieds) où sont assujettis les supports des câbles. La position de ces madriers est telle que les câbles sc trouvent l'un d’un côté de la tourelle, l’autre de l’autre, de fayon qu’il y ait une distance horizontale de 6 m (20 pieds) entre chacun deux.
- Les selles servant de point d'appui aux fils, comme les tendeurs, ont été imaginés spécialement pour le but qu’ils remplissent, aussi nous nous proposons d’y revenir dans ce journal en en donnant une description détaillée avec figures à l’appui. Qu’il nous suffise de dire ici que ces selles sontpourvues chacune d’une gorge à rouleaux dans laquelle passe le câble pour aller à son point d’attache. Avec cette disposition aucune traction autre que celle exercée par la pesanteur n'agit sur les tours. 1 -es câbles peuvent en outre s’allonger ou se contracter sans danger pour leur stabilité.
- La ligne aérienne est formée par quatre câbles, dont trois sont en service pour la transmission des courants triphasés; le quatrième est en réserve. Chacun d’eux est constitué par iy torons de fils d’acier galvanisés; son diamètre est de 21,870 mm (7/8 de pouce) et sa conductibilité égale celle d’un conducteur de cuivre n° a. Chaque câble peut supporter un effort de traction de 42,286 tonnes (y8ooo livres angl.) et le poids de la portion suspendue est 3 o58.j6 kg (7 080 livres angl.) ; avec une flèche de 3o jn fi00 pieds) le facteur de sécurité reste à 4. Le poids de l’effort exercé sur la selle est de 3 024 kg (7 000 livres angl.).
- Les extrémités de chaque câble viennent aboutir,, en formant un angle très ouvert avec la tour, à des postes d'ancrage,, que nous décrirons d’autre part, constitués par un tendeur spécial, dont le point d’attache est cimenté dans un énorme bloc de béton ; le tout est enfermé dans une construction où ces appareils sont parfaitement à l’abri.
- Les jonctions avec les fils de la ligne terrestre sont faites un peu au-dessus des postes d’ancrage. Une sous-slation dans le voisinage de chaque tour complète l’installation. Chacune d’elles contient des transformateurs qui ramènent une partie du courant venant de l'usine à 5 000 volts pour être distribué sur chaque rive. Elles contiennent en outre un tableau de commutateurs à haute tension à l’aide desquels 011 peut mettre hors circuit l’un ou l’autre des quatre câbles de la ligne qui traverse le détroit pour le remplacer par un autre. Pour les réparations à effectuer sur l’un des câbles, dans ses points d’attache ou de support, on le met à terre par mesure de sécurité après l’avoir remplacé dans le circuit. L. D.
- Isolant Hacketaî au minium. — On a souvent observé en télégraphie que les canalisations de gaz formées de tuyaux avec- joints au minium sont médiocres conducteurs et que leur fonctionnement comme prises de terre laisse beaucoup à désirer. D’autre part,on constata, lors de travaux d’agrandissements effectués dans le bureau télégraphique de Brinn en 1894, qu’un support de fer enduit de minium et installé depuis xo ans, se trouvait absolument isolé de la terre au point qu’un galvanomètre sensible n’accusait aucune déviation, môme sous des tensions de îùovolts. Ces faits conduisirent M. Hacketal, directeur des télégraphes à Hanovre h rechercher une composition isolante à base de minium. L'Electricien du 29 juin, t. XXI, p. 466, déci’it comme il suit, d'après Electro-Techniker, de Vienne, les résultats obtenus.
- Des essais pratiqués par M. Hacketaî ont démontré que, en appliquant du minium sur des substances
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- fibreuses, l’on peut obtenir une enveloppe isolante solide et résistant aux intempéries, capable de remplacer souvent la gutta-pereha et de protéger de façon durable les conducteurs aériens. Pour arriver à ce résultat, M. Hacketal prend des matières végétales fibreuses d’une espèce quelconque, les applique en forme de tissu sur le conducteur qu'il s'agit d’isolcr et les imprègne d'un mélange d’huile et de minium. 11 applique ce mélange, composé de quatre à cinq parties de minium pour une partie d’huile de lin, soit à froid, soit à chaud, au moyen d’un simple trempage. À partir de ce moment et tant que l’oxydation de l'huile de 1m n’est pas complète, on peut encore augmenter, par compression, la quantité de pâte de minium déposée et, par suite, la résistance d'isolement.
- Chacun des trois corps employés, la fibre textile, l'huile et le minium, possède un certain pouvoir isolant, mais sans pouvoir donner, à lui seul, un résultat pratique. En outre, le minium récemment mélangé à l’huile de lin ne présente pas un pouvoir isolant bien élevé. C’est seulement quand les deux corps se sont oxydés au contact de l’air, c’est-à-dire lorsque 1 huile de lin s'est combinée à l’oxygène et à l’oxyde de plomb, que l’on obtient ce nouveau produit, affectant l’apparence du caoutchouc et ayant une résistance d’isolement de plus de îooooo mégohms par cm2, avec toutes les autres qualités favorables à l’isole-
- On accélère considérablement l’oxydation en faisant pénétrer la pâte de minium dans les pores de la matière fibreuse et en la laissant durcir sous 1 action de l’air. Le tissu ainsi imprégné perd complèlemant ses propriétés hygroscopiques et devient, un isolant égal au caoutchouc ; en outre, il acquiert une fermeté et une résistance mécaniques telles que ni l'humidité, ni le froid, ni la chaleur ne l’influencent d’une manière préjudiciable, dans le cadre des limites extrêmes des variations atmosphériques ordinaires.
- On obtient le même résultat en appliquant sur un fil métallique une couche de minium, laquelle acquiert bientôt la dureté et donne la résistance d'isolement nécessaire ; on augmente encore l’isolement déjà obtenu au moyen d’un tissu imprégné lui-même de
- On a voulu déterminer comment un pareil fil pouvait se comporter sous l’action de vapeurs acides. A cet effet, le 9 février 1900, on a supendu dans une usine de Hanovre, de manière qu’ils fussent simultanément et également exposés à l’influence des vapeurs de chlore, deux fils de bronze de 1,5 mm de diamètre, l’un nu et l’autre protégé par une couche de minium.
- Le 12 mars suivant, le fil nu était déjà entièrement rongé alors que le fil isolé se trouvait être à la date du 12 septembre absolument indemne.
- Comme on le voit, le minium peut rendre de grands services, comme corps isolant, dans les applications électrotechniques.
- Rhéostat liquide pour un circuit de 3750 kilowatts ali OOO volts. — Les lampes ser-vanL à l’éclairage et à l’illumination décorative des monuments de la Pan-American Exposition sont alimentées par la ligne Niagara-Buffalo dont le courant à 22000 volts est réduit à 11 000 par des transformateurs puis lancé sur le circuit qui alimente les lampes de l’Exposition par l’intermédiaire d’un unique commutateur à huile actionné par un moteur électrique. Le circuit spécial des 200 000 lampes de 2 5 watts qui décorent les édifices et servent à leur illumination comprend un rhéostat liquide d’une capacité qui 11’a jamais etc atteinte et mise en usage jusqu’à ce jour. Nous reproduisons les détails que notre confrère The Eleclrical M’orld du Ier juin public
- Les diverses parties constituant le rhéostat en question sont logées dans une construction en planches édifiée sur pilotis; elles se composent de 3 cuves remplies d’eau de 3 X 0,90 X 0,90 m, montées sur isolateurs, dans lesquelles plongent trois plaques de fonte de 2,40 m de long et de 2 cm d’épaisseur. La forme de ces plaques rappelle celle d’une lame de couteau ordinaire dont la pointe serait tronquée ; elles sont pivotées à leur base large de. 35 cm avec talon de a,5 cm, l’autre extrémité qui n’a que 14 cm vient s’engager dans une machine de contact submergée sous l’eau des cuves et qui la met en court-circuit. Les trois appareils sont reliés chacun sur un des fils du circuit et sont actionnés simultanément par l'intermédiaire d’une vis sans fin qu’entraîne un moteur électrique.
- L’effet obtenu avec ce rhéostat est, parait-il, saisissant. Les 200 000 lampes passent du rouge sombre à leur éclat normal en 4$ secondes et leur extinction graduelle s’effectue en 70 secondes. L’énergie absorhée par le rhéostat pendant ces opérations lia pas été mesurée mais par déduction on estime qu’elle 11’est pas moindre que 800 k\v : heure. L eau des cuves bout avec force à chaque manœuvre qui n’est d’ailleurs
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 27 juillet 1901
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- ordinairement effectuée que deux fois par jour pour l’allumage et l’extinction seulement. Celte dernière opération n’est pas faite complètement par le rhéostat, dont le talon reste dans l'eau à l'ouverture complète, mais par le grand commutateur à huile. Les expériences qui ont etc faites ont en effet démontré qu'il était impossible de rompre l'are au rhéostat el que ce dernier était trop puissant pour pouvoir s’en rendre maître et l'empêcher de s'étendre dans Le voisinage.
- Les résultats obtenus avec ce rhéostat monstre sont surprenants. Les jeux d’ombre et de lumière qu’il fait naître sont d'un effet saisissant et des plus inattendus. L. I).
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Installations électriques de la raffinerie de F. Meyer fils, a Tangerminde.— Outre l'installation de laBcrlincr Eleklrieitæls Werke décrite dans un précédent numéro (p. tu; les ateliers delaA.L.G. ont encore eu a pourvoir à l'équipement électrique de la raffinerie de F. Mevcr fils, au double point de vue de l’éclairage et de la force motrice. Comme la petile ville de Tangermünde en est éloignée de a km seulement, il était naturel de la doter egalement de la lumière électrique.
- La raffinerie en question, située sur l'Elbe, occupe une assez grande étendue ; dès l’origine, elle avait eu recours àl’électricitépour éclairer ses différents ale-
- En i8yi, on installa la première dynamo destinée à la transmission de force. L’usine a pris, depuis lors, une telle extension, que l’administration résolut de tranformer complètement son matériel, et de munir tous les appareils de moteurs électriques. L’installation nouvelle fut confiée à 1 'Allgemeine Elecktricitàts Gescllschaft.
- Les réseaux d’éclairage et de force motrice sont absolument distincts. La distribution se fait, dans le premier cas, par le système à deux fils avec courant continu à iio volts, afin d’utiliser l'installation existante ; dans le second cas, par courants triphasés a
- La station centrale comprend deux moteurs à vapeur; le plus puissant du groupe est du type vertical, à trois cylindres et à triple expansion, fourni par la maison C. Kuhn de Stuttgart. La vitesse angulaire est de ia5 tours à la minute; avec une pression de vapeur de io à i3 kg : cru2; il est capable de développer de 070 à 720 chevaux. Il est directement accouplé, d’un côté, à une génératrice à courant continu de 100 kw et 110 volts ; de l’autre, à un alternateur triphasé de 400 kw et 200 volts. Le petit moteur à vapeur a une vitesse angulaire de 200 tours à la minute ; avec une pression de vapeur de 10 à i'i kg: cm*, sa puissance varie entre 100 et i5o chevaux. Sur son arbre est calé un deuxième alternateur triphasé de 90 kw et 200 volts.
- Dans un bâtiment voisin se trouve un troisième moteur à vapeur horizontal, à doux cylindres en tandem ; sa vitesse angulaire est de 90 tours à la minute ; avec une pression de vapeur de 10 kg : cm2; sa puissance peut varier entre 460 et 700 chevaux. Il commande, par courroie, un alternateur triphasé de (ioo kw, 200 volts et 245 t : m.
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 27 juillet 1901
- Une batterie d’accumulateurs complète l’installation ; on la charge avec le courant fourni par une dynamo auxiliaire de iS k\v et 65 volts, accouplée directement à un moteur triphasé.
- Tout le courant fourni par ces groupes, récents ou anciens, est concentré sur un tableau de distribution principale ; puis dirigé versles tableaux secondaires établis aux différents points d’utilisation. Un a prévu neuf centres d'alimentation pour l’éclairage ; huit, pour la distribution de force motrice.
- Un troisième réseau, indépendant des précédents, comprend les lampes de secours insérées sur le circuit de la batterie d’accumulateurs, de sorte que, en aucun cas, la lumière ne peut faire défaut.
- Les petits tableaux de distribution des sous-sla-tions sont enfermés dans des armoires en bois, doublées de tôles. Les câbles sont en cuivre isolé ; et on a principalement veillé à l’isolation des conducteurs exposés aux vapeurs corrosives.
- L’installation comprend environ 70 moteurs triphasés dont, quelques-uns ont une puissance de /(o che-
- Le choix de moteurs asynchrones triphasés se justifie par ce fait qu'ils ont toujours présenté, dans l'application aux raffineries, une incontestable supériorité ; cett.e industrie, en effet., par l'humidité qu elle entretient sans cesse de tous côtés, exige des moteurs d’une construction simple et robuste, tout en ayant un grand rendement. En particulier, l’absence de collecteur est très avantageuse. On peut fermer les moteurs complètement et les mettre ainsi à l’abri de toutes les eauses de détérioration extérieures. Le type le plus employé est le moteur dit à cage d’écu-
- reuil : les moteurs plus puissants sont munis de bagues et de frotteurs qui servent à l’introduction de résistances de démarrage dans le circuit du rotor. Une fois le moteur démarré,-on courl-circuite l’in-
- L’Allgemeine Elektricitàts Gesellschafl a exécuté un certain nombre de dispositifs de démarrage et de mise en court-circuit qui sont d’une manipulation très simple ; le lecteur a certainement eu l’occasion d'en étudier quelques-uns à l'Exposition universelle de 1900. Le pavillon de Nernst, en effet, était orné extérieurement des spécimens les plus variés de moteurs triphasés et de leurs accessoires. Nous nous proposons d'ailleurs de leur consacrer un article dans ce journal. Ajoutons que les ateliers les plus récents delà A. E. G. sont tous dotés de moteurs de ce genre pour la commande individuelle des machines-outils. Dans la raffinerie de F, Meyer fils, les résistances de démarrage sont principalement constituées par des résistances liquides.
- Les appareils de même espèce sont commandés par groupe, tels sont les pompes à faire le vide, les ascenseurs, les agitateurs, les concasseurs, etc. ; les machines mobiles affectées au service du port sur l’Elbe sont actionnées individuellement.
- Nous citerons deux grues tournantes, une pompe centrifuge d’épuisement directement montée sur l’arbre de son moteur, un mouton pour enfoncer les pieux.
- Comme nous l’avons dit plus haut, l’usine génératrice de la raffinerie fournit le courant nécessaire à l’éclairage électrique de la petite ville de Tanger-miinde qui en est éloignée de 1 km environ. On trans-
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 27 juillet 1901
- XL1X
- forme sur place les courants triphasés à 200 volts en
- teurs : deux de 45 kw et un de 60 k\v.^ Les cundnc-
- de section chacun. Ils sont soutenus par des poteaux en bois le long des routes ou encore par de3 potelets dressés sur les toits des bâtiments, quand c’est possible. A la sortie de l’usine, dans les endroits fré-
- tallé des filets protecteurs en fil de fer galvanisé.
- La sous-station de Tangermünde possède deux transformateurs rotatifs. Les moteurs triphasés sont directement alimentés par le courant à 2000 volts er accouplés à deux dynamos dont les constantes
- Le système de distribution adopté est le système Erifilaire ; aussi la tension des dynamos est réduite de sorte que l’on ne dispose que de 120 volts sur chaque branche du pont. Une batterie d’accumulateurs de 1.44 éléments travaille en parallèle avec les dynamos. Sa capacité est de 680 ampères-heure, et le courant maximum de charge de 144 ampères.
- Dans la salle des machines, les câbles à 2000 volts sont sous-plomb et goudronnés ; tant qu'ils sont souterrains, onlesloge dans des caniveaux recouverts de dalles.
- Les feeders d’alimentation sont conduits en trois centres de distribution d’où partent les dilférents
- réseaux qui desservent plus de 1000 lampes à incandescence, des lampes à arc et enfin un grand nombre de moteurs. B. K.
- Application de l’électricité à l’irrigation à Bakesfield {Californie). — Bien que l’emploi de l'électricité dans les exploitations agricoles ait été une des premières applications de la transmission de l’énergie par l’électricité (essais de labourage électrique à Sermaize) et que ce genre d’applications semble appelé à prendre dans l’avenir un grand développement, les installations électriques effectuées en vue de l’agriculture sont encore bien rares et c’est encore l’Amérique qui paraît devoir nous devancer dans cette voie.
- Nous lisons, en effet, dans YElectrical World du 6 avril (t. XXXVII, p. 544), la description d’une installation d’irrigation dans les environs de Bakesûeld (Californie), qui a permis de rendre fertile le sol d’une immense plaine en y répandant àprofusion, au moyen de pompes mues électriquement, l’eau d’une eouche aquifère située à 18 ou 20 ru de profondeur.
- L’énergie électrique est fournie aux moteurs par la Compagnie d'Elcctricité de Bakersficld qui exploite une usine génératrice hydraulique située à 20 kilom de la ville et utilisant les eaux de la Ivern River. D’accord avec une Société nouvellement formée pour
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- îpplèment à L'Éclairage Électrique du 27 juillet 1901
- l’irrigation de la plaine, cette Compagnie a reconstruit son usine en augmentant sa capacité de .3 générateurs à courant triphasé de 4’'° kiknvats chacun, dont deux sont déjà en fonction.
- Le courant produit par ces groupes, ainsi que celui des autres générateurs, est amené à la tension de o ooo volts par une ligne aérienne, à une sous-station à Bakersficld. Là, une partie du courant est trans-fonné et lancé sur un réseau de distribution k basse tension dans la ville, l’autre est répartie, à la mérue tension de ioooo volts, sur plusieurs lignes aériennes aboutissant, en des points convenablement choisis de la plaine, à autant de postes de pompage. On peut aussi, suivant les besoins, supprimer le courant sur l’une ou l'autre de ces lignes pour l'utiliser sur lu réseau de la ville, ce qui se lait généralement tous jours aux heures de la pleine charge.
- L’importance des postes de pompage varie suivant la surface de terre à irriguer ; les moteurs employés ont une puissance, de i5 à 4° chevaux. Chaque poste comprend une batterie de transformateurs et un moteur électrique actionnant une pompe électrique à succion. Les transformateurs, de i 5 kilowats environ, 'amènent la tension du courant de io ooo à àoo volts pour être utilisé par le moteur à induction qui ! actionne la pompe à l’aide d’un arbre vertical; l’en- I semble est monté dans un cadre métallique placé dans ' un puits profond de » à (1 m. La pompe relative est , constituée par une roue à aubes fondue d'une seule J pièce; le tuyau d’amenée de l’eau est connecté à I 4 autres tuyaux verticaux de 3o cm de diamètre, et : distants d’ehviron 3,5o in les uns des autres, qui j vont à 18/10 in de profondeur chercher l’eau de la j nappe souterraine. |
- La mise en marche et l’arrêt des pompes s’effectue de la sous-station de Bakersfield. lie plus, chaque poste est pourvu d’un dispositif électrique spécial pour provoquer l’arrêt automatique du moteur dans le cas où l’eau viendrait à manquer aux crépines, et en outre d'une petite pompe à piston qui peut être mise en marche à volonté à L’aide d’une courroie, pour alimenter la citerne dans les moments de, basses eaux et aider au rendement de la pompe rotative. Un tableau de distribution à commutation automatique et un poste téléphonique complètent l’installation. Chaque groupe fonctionne sans surveillance continue; les appareils sont visités de temps à autre par un des employés chargés de veiller à leur bon fonctionnement. Les pompes amèn eut chacune en moyenne à la surface de <jC> à 160 dms d’eau par seconde, et une pompe de 3o chevaux suffit à l'irrigation d'environ io à i 6oo mîde terrrain.
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- Récents brevets concernant la traction électrique. — Nous lisons dans Y Kleetrical World du 6 avril (t. XXXVII, p. 5(io) :
- La Lorain Sleel Company s'est assure la propriété de dix brevets délivres dans le commencement de cette année et ayant pour objet le perfectionnement des appareils servant à la traction électrique; voici une analyse de ces brevets.
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- Électriques — Mécaniques — Thermiques
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- SUPPLÉMENT
- Syndicat professionnel des industries électriques. — Laboratoh-e national d'essais et bureau des brevets. _
- Télégraphie sans fil : Télégraphie par ondes hertziennes au moyen de la terre. — Avis.
- Littérature des périodiques........................................................................
- Bibliographie : Les rayons cathodiques, par P. Y n,lard. — Recherches experimentales sur l’électrodvna-inique des corps en mouvement, par Y. Crémieu, — Agenda aide-mémoire de l’électricien 1901-1902. 1
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- Syndicat professionnel des indus triques. (Séance du 0 juillet 1901). —
- M. Mildé.
- t présents : I Bénard, Berne, Boistel, Geoffroy, llillairet, mie, Meyer-May, Mildé, Portevin, Radiguct, E. Sartiaux, Vivarez, Zetter.
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- MM. C
- il de la (3
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- ‘impôt sur la propriété bâtie frappant h matériel fixe des usines et des ateliers. — Bans lune des der-
- XtHarlê! avait déridé de choisir un^asbien défini de taxation exagérée, et de porter le différend avec le fisc devant le Conseil de Préfecture et mémo devant le Conseil d’Etat pour faire régler une fois pour toutes si les prétentions du fisc étaient bien conformes i l'esprit de la loi. Mais
- fres normaux. M. Harlé ne paraît pas a gain de cause en ce qui le concerne et une instance près le Conseil de Préfer
- 7 mai 1901 cl l’arrêté du 10 mai relatifs a
- Cette’ Commission' «‘"«toüJJjJL Meyer-llay de faire un rapport, et de préparer une lettre qui sera adressée à IL le sous-secrétaire «'Km des Postes et des
- truit en Fri
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- Liaux donne lecture du rapport inséré ci-paré à la suite des délibérations de la 1 chargée de l’élude d’un projet d’école d’ouvriers électriciens. 11 est également donné lecture d’une leltre de M. H. Fontaine exposant quelques idées pour l’organisation de cette Ecole.
- M. H. Fontaine pense qu’il faudrait v admettre 1 ans et, pour
- M. H. Fontaine pense qu des enfants à partir de treize i
- . Hillairel. ainsi que :rvcr qu’il parait dif:
- 1600 fr par an.
- eux, préféreront les envoyer dans une école d’Arts et Métiers par exemple, dont le certificat de sortie a
- (') Cette commission se compose do î Laifargue, Lamaude, Mildé, Portevin et F
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- 1901
- que les heures d'ouvertures des salles fussent choisies pour la plus grande commodité du public et non pas, comme c’est le cas actuel, pour celle des garçons et employés de bureau ; il serait même désirable que les salles fussent ouvertes le soir. Une autre amélioration, qui dispenserait jusqu’à un certain point de la précédente, serait la publication, dans les trois ou qnalre mois après le dépôt, du texte des brevets déposés et la vente à bon marché des fascicules publiés; c'est, comme nos lecteurs le savent bien, ce que l’on fait aux Etats-Unis, en Allemagne, en Angleterre, etc., où l'on peut se procurer pour un prix minime (aux Etats-L nis, il n’est que 2Ü centimes) le texte imprimé de tout brevet accepté. Nous avons bien entendu parler, il y a quelque temps déjà, qu’un timide essai de ce genre est à l'élude : certains brevets —ceux qu'une commission désignerait — seraient imprimés; les autres point. Mais alors la commission déciderait qu’il y a des brevets intéressants, d’autres qui ne le sont pas ! Ccci nous paraît être absolument contraire au principe du « sans garantie du gouvernement » qui caractérise les brevets français, car le choix implique nécessairement un examen, et s’il y a examen officiel et reconnaissance de l’intérêt que peut présenter la publication d'un hrevet, ce principe est faussé. Aussi, à noire humble avis, nous semble-t-il que la mesure doit être radicale : tous les brevets doivent être publiés (quitte à élever légèrement dans ce but les frais de dépôt) ou aucun ne doit l'être, et dans ce dernier cas les plus grandes facilités doivent être offertes au publie pour qu'il puisse en prendre connaissance.
- Nous soumettons ces desiderata, que nous avons bien souvent entendu exprimer, au nouveau directeur de l'Office des brevets d'invention et des marques de fabrique.
- Loi ayant pour objet l'organisation et le fonctionnement au Consei'vatoire nationaldes arts et métiers, du laboratoire d'essais mécaniques,, physiques, chimiques et de machines, créé par le décret du 19 mai 1900, et d'un office national des brevets d’invention et des marques de fabrique.
- U J président de" la République promulgue la loi dont id juin iqoi intervenue 'entre le ministre du Commerce, Commerce do l’a ris, pour régler les conditions du con- ’
- cours offert par le Conservatoire et la Chambre de Commerce eu vue de l'installation au Conservatoire national
- tionàl des brevets d’invention et des marques de fabrique.
- La convention sera enregistrée au droit fixe de trois francs (3 fr) et restera annexée à la présente loi.
- Art. a. — J.a Chambre de Commerce de Paris est, antiers le montant du fonds de réserve disponible au 3i dé-Tim position extraordinaire additionnelle au principal de,
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- imposition après prélèvement des sommes de /jSoooo fiel de ioi ooo fr affectées aux destinations spéciales dé-
- (odooo fr) sera" remise chaque' année à rétablissement
- imités de J.Vjripriml susvisé jusqu’au remboursement intégral de l’emprunt, en capital et inlérèls, et pendant une
- Au cas où le produit de l’imposition extraordinaire additionnelle à la patente établie par la loi du 27 janvier 1886 dépasserait la somme totale de six cent six mille fr
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- (N C, p. 3a 1, mai).
- Décharges par lueurs dans les mélanges de gaz, p. 670-678.
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- (NC. pK 445, 6
- lt!'E IC (4i9,S
- .6 juin).
- h électriques et ondes électriques ; J.-A p. 38a, 28 juin, 446, .a juillet, 4çp, 19 juil , 5 juillet).
- Le phénomène de Hall produit parle mercure et l'an.al
- sas *£=£ fvF,£uZ%
- (ER N Y, p. 821, 29 juin).
- ock (E R, p. 7"> 12 juillet).
- La destruction des ordures da-'électricité (Il R, p. ia5, igjuill,
- Vili.iam-D. Exms (AE, p. 327, j
- (RM, p. 609, juin).'
- 4 d une machine à vapeur; William-D. Enms (
- (41)'" app"ul"matum • A- b““t (E m-p- J-°'
- Construction, calibrage et entretien des manomètres; C.-W. OBEiiT (A E, p. 33;, juillet).
- . L’oxygène industriel; Raoul Piotet (SIC, p. 878, ^Utilisation directe des gaz des hauts fourneaux dans
- pour établir les caractéristiques et le p fémarram H fteinaÎ'dcs moteurs à e<
- Jet^ “OC“rs “ °-
- P(E W, 107, i5£"“
- (ETR, p. (EST 7* p.'SVT juiîle,
- NS(,ff ^tPhli}0?n!Tte Ur& l -ncTlnT-
- Otto Beugmaxn (Z ET. p. 356,21 juillet)
- Sur le flux de dispersion d’un enrouler L, La Cook (ET Z, p. 353, 4 juillet).
- Projet de règlementation de 1 essai des tôles (E T Z, p. 117, 27 juin).
- ““rni’
- (CA
- 1=1 JUlIlCi;. ^
- son; E.-V Rocumi (E W, p “i^oU 29 juüj ArrumnlalPUis M,iv P (l,si,r« (1 T. Îr8, 20 Aeuuuiulateur Behreud (ETR, p. 188, i5 T.e rôle de l’acide sulfurique dans l’ac plomb; A. Tfaff (C AE. p. 173, n juin). Influence de la température de l’acidesur la ca
- 1 la r îstaum ^ 1 ' m ,
- Th. Bkuolr iCAE, p. 197, i3 pullet).
- tEW.p ii fiju Les batteries d acc
- (Snir.'p. lA.'juii
- p. 185, ur Edi-
- FI1ÏLD (E R, p. 112-5. 28 juin; ER, p. p ;oa 5 juillet P M>. T> jnilhl'
- a ZI
- ^ (SK.J, p. 4«9, jui.O- ^ ^ (
- .4 £dïï:L
- p. 309, 28 juin).
- de Dresde: W. Mkkg
- ilyphasos et sous-sta-
- I.-S. .Meyer (ER, p. 5,
- qués de la Kensinqlou et Nolling hili P- 28 juin).
- riccs de la ville de Luton (El, p. 435, Station Centrale de Cleveland (SR J, declriques à Newcastle-ou-Tyne (El.
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
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- L’ENERGIE
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- La reproduction des articles de L'ÉCLAlkfiia
- SOMMAIRE
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- important réseau île transmission d’énergie électrique à longue distance. Notre confrère 7’Ae lilectrical World, du 22 juin, à qui nous empruntons les détails qui suivent, estime qu’il n’y a pas moins de 1G0 km de lignes à haute tension ravonnant de l’est à l’ouest aux environs de Los Angeles, et 5o km du nord au sud.
- La ville elle-même entre pour une large part dans la consommation du courant produit par Ir3 nombreuses stations hydrauliques, dont les plus importantes sont celles de San Antonio Canon, distante de plus de 70 km, et de San Gabriel Canon située à plus de il.» km à Azusa (Californie). Cette dernière est de construction toute récente ; son matériel générateur se compose de 4 alternateurs biphasés de' 3oo kilowatts chacun entraînés par des roues hydrauliques Tulliill.
- Le courant produit dans cette station, ainsi que celui fourni par celle de San Antonio, est amené dans une sous-station, située au centre de la ville, par deux circuits Lriphasés dont un à 16000 et l’autre à 10 000 volts. Les fils sont aériens et fixés à des isolateurs en verre montés sur des poteaux asphaltés. ‘Le matériel de transformation de la sous-station permet de distribuer du courant biphasé à 1 400 volts pour l’éclairage et la force motrice, du courant à 110 volts pour l'alimentation d’un réseau à trois fils pour l’éclairage par incandescence, du courant continu à 5oo volts pour les tramways et enfin du courant à potentiel constant pour l’éclairage
- La sous-station possède aussi deux groupes générateurs à vapeur pour suppléer les turbines do la station hydraulique dans les moments de sécheresse. Ils se composent de deux alternateurs Westinghouse à courants diphasés actionnés à l’aide de courroies par deux moteurs à vapeur; les chaudières sont alimentées avec, de l'huile brute de pétrole.
- Des transformateurs statiques ramènent la tension du courant de 16 000 à 1 400 volts, et des convertisseurs rotatifs donnent des courants continus à
- Tous les coupe-circuils automatiques sont pourvus d’une touche auxilliaire de contact qui a pour but, quand le circuit s’ouvre, d’intercaler un rhéostat liquide qui prévient tout emballement des machines. Sur toutes les lignes à haute eL basse tension, les plombs fusibles sont remplacés par des lils d'aluminium enfilés dans des tubes de verre.
- Le circuit spécial des lampes à arc de l’éclairage
- municipal est pourvu de transformateurs à potentiel constant qui permettent d’uLiliscr ce même circuit pendant le jour, pour la distribution de force motrice en courant à 2 400 volts. Les lampes à arc sont groupées par 60 en série à raison de 80 volts par lampe. Des régulateurs type Manhattan maintiennent l’intensité constante à 6,0 ampères.
- La vente de l’énergie électrique pour la force motrice s’ellectuc sur la base du tarif différentiel ainsi que l’indique Je tableau ci-dessous :
- De 1 000 000 à 1 999 000 »
- 20 pPîOO
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- 53 2/3 »
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- Chaque lampe brûlant depuis le coucher du soleil jusqu’à 9 heures pendant la semaine, jusqu à 10 h. 10 le samedi et pas le dimanche,
- » jusqu’au lever Du lever du soleil jusqu’à
- Le tarif des lampes la base de uï cents pas fait d’escompte pour \ mensuelle inlèv'
- ncandesccnce est élabli'sur kilowatt-heure. 11 n’est e dépense de consonuna-
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- Supplément à L'Éclairage Électrique
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- La dépense minimum est de r dollar par lampe et
- En dehors de l’exploitation de ce réseau, la compagnie fournit aussi du courant à bon nombre de fermiers des environs pour l’irrigation de leurs champs. L’élé dernier, 3o à 4o pompes électriques de Ho à 40 chevaux étaient en opération, et pour l’été présent, une puissance atteignant •>. 500 chevaux était envisagée. Chaque (poste de pompage comprend 2 transformateurs statiques, branchés sur la ligne à haute tension à i(i 000 volts, qui ramènent co courant en courant diphasé à busse tension poulie moteur. L’énergie électrique pour l’irrigation est vendue à raison de 1 cent 3/4 par cheval-heure, Les moteurs sont mis hors circuit seulement aux heures de pleine charge, c’est-à-dire entre » et 9 heures du
- En outre, 5 grandes briqueteries utilisent une très grande quantité de courant tous les jours depuis une heure très avancée du matin jusqu’à 3 heures de l’après-midi. Aussi l'exploitation des stations d électricité, s'effectue dans les meilleures conditions qu’il soit possible d’obtenir, les variations du facteur de charge étant presque nulles.
- ‘ APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Nouveau dock flottant à pompes électriques de New-York. — Notre confrère américain Eleclrical World and Engineer donne de ce dock une description illustrée d’où nous lirons les renseignements suivants :
- Ce dock ou cale sèche flottante, récemment construit pour la Morse Iron Works et Dry Docks Co de New-Vork, a une longueur totale de i5o m et une puissance élévatoire rie i5 000 tonnes. 11 est composé de 5 pontons ou sections de chacune a4 m de long, espacées à i,ao 111 les unes des autres — le nombre de ces sections n’est pas limité à 5, on en construit actuellement d’autres pour donner au dock une longueur totale de 240 111, ce qui lui permettra de recevoir les plus grands navires visitant le port. — L’écartement entre les deux bords intérieurs des pontons est de 36 m au niveau des plate formes, et. la profondeur au centre de 4,65 m. Chacun d eux forme un ensemble complet, pourvu de ses appareils de manœuvre des vannes d’admission et do scs pompes électriques, une pour chaque aile du pon-
- L’inslallation comprend deux moteurs électriques à induction actionnant par un arbre vertical chacun une pompe centrifuge d’un débit de-20 à 2.) 000 litres par minute pour a5o tours. La commande des moteurs s’exécute dans une sous-station spéciale sise à proximité du dock et renfermant trois transformateurs à courants triphasés de 3oo kilowatts, un ventilateur électrique pour h; refroidissement de ces derniers et un tableau de distribution compose de 0 panneaux. Les transformateurs reçoivent du courant a 6 600 volts et 20 (cycles de 1 usine de la Edison Electric llluminating Co, de Brooklyn, et en ramènent la tension à 240 volts. Chaque panneau afférent aux deux moteurs d’un ponton comporte deux ampèremètres Thomson à courants alternatifs et 3 commutateurs tétrapolaires reliés à deux barres omnibus, l’une pour le démarrage des moteurs sous une tension de 140 volts, et l’autre pour la marche normale à 240 volts. Quand les moteurs ont atteint leur
- vitesse normale, ce dont l’électricien est prévenu quand tout bruit a cessé dans les transformateurs, on les met sur le circuit à 240 volts. L’éclairage des plates-formes de. chaque ponton est assuré par des lampes à arc auxquelles des fils souples conduisent le courant biphasé à 2 5oo volts d'un circuit spé-
- Suivant la longueur du navire à mettre en cale sèche, on emploie 1, a, 3, 4 ou les ô sections du dock; les opérations sont les mêmes que pour les autres docks flottant à pompes d’épuisement à vapeur, c’est-à-dirc qu'on coule chaque ponton à la profondeur voulue pour que le navire puisse y entrer et dès que celui-ci est en place toutes les pompes électriques sont mises en manche simultanément. D’après notre confrère The Eleclrical World, du 0.2 juin, un navire de 8 000 tonnes peut être mis à sec en 40 minutes; récemment un navire de 6'iytonnes le a Mont Vernon » a été élevé hors de l’eau en 25 minutes, et un autre do 9 000 tonnes le « California » 1 a été en 5 c minutes seulement. La puissance élévatoire .des 5 ponlons réunis est de 15 «no tonnes.
- L. 1).
- ÉCLAIRAGE
- Lampe expérimentale de Nernst. - Dans un ouvrage intitulé Eleclrical Designs, récemment publié par la American Eleclrician Company et dont nous avons donné un compterendu bibliographique dans un précédent numéro, MM. les professeurs W. S. Franklin et R. R. Williamson décrivent un modèle do lampe expérimentale qu’ils out construit eux-mêmes dans leur laboratoire à Betlilehcm 'Pa).
- Après de nombreux essais, ils ont trouvé que le procédé de fabrication donnant les meilleurs résultats était d’employer uu mélange d’oxyde de magnésium calciné dont la composition est donnée plus loin. Ce mélange, parfaitement trituré, est mis dans un tube de cuivre dont les parois intérieures sont rendues aussi lisses que possible et garnies de deux ou trois épaisseurs de papier écolier. Ce papier doit être fixé îf l'intérieur du tube par un peu de colle et séché ail four. Après son remplissage du mélange de magnésie, le tube est placé sur un support métallique au-dessus de la flamme d’un bec Bunsen convenablement, modérée pour une cuisson lente. Celle-ci est. terminée quand le papier est complètement carbonisé ; le bâton de magnésie est alors sorti du tube et calciné au chalumeau ; cette opération doit être effectuée lentement et uniformément sur toutes les parties du bâton pour éviter les craquelures. On réduit ensuite le filament à une longueur do 4° mui environ- et on le met sur un lit de magnésie, puis on met eu contact avec l’une de ses extrémités un charbon à arc ordinaire relié à une source d’électricité, l’autre charbon étant tenu à la main. On établit d’abord entre ces charbons une force électromotrice de plusieurs centaines de volts avant de mettre le bâton dans le circuit et pendant co temps ce dernier est chauffé au bec Bunsen jusqu’au moment de sa mise dans le circuit des deux charbons. A mesure que sa température s’élève, le bâton se fendille, et il convient de n’exercer qu’une légère pression sur les deux extrémités pour éviter de grandes craquelures : une trop forte pression provoquerait des fentes longitudinales. O11 augmente l’intensité du courant jusqu’à ce que la surface
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- Tableau I
- par un réfrigérant qui i la solution inférieure à
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- Supplément à L'Eclairage Électrique du 10 août 1801
- Tableau 111
- Les hautes concentrations en chlore actif que l'on peut actuellement obtenir rendent, d ores et déjà, possible l'introduction de cet appareil dans les papc-
- Sur les appareils èlectrolytiques pour la fabrication des liquides de blanchiment.— Les arguments développés par M. Engelhardt dans
- l’article ci-dessus, ont -motivé la réponse suivante de M. F. CEttlu., publiée dans la Zeitschrift fiir Elektrochemie (t. Vil, p. 449) et traduite dans le Moniteur scientifique du docteur Quesnecille. '
- M. Engelhardt me reproche d'avoir comparé les appareils Kdlner et Haas el Œttel d'une façon incompréhensible, en dépit du bon sens et sur des bases fausses. Il déclare que le premier appareil est alimenté avec une solutionplus étendue que le second et prétend que j'ai omis un tableau d’expériences « dans un but facile à comprendre ». Cela revient à me reprocher d’avoir voulu tromper Le lecLe.ur et c’est une insinuation que je veux réfuter. Des deux tableaux relatifs à l'appareil Ivellncr, j’ai employé le plus favorable el non le plus mauvais.
- .le ne mets nullement en doute que le rendement de l'appareil Keüner ne soit plus élevé si l'on se sert des solutions plus concentrées que j’ai employées ; mais comment faut-il comparer deux appareils de coustruction différente ? C’est évidemment en opérant avec chacun dans les conditions indiquées par l'inventeur. Or, l’appareil Kellner doit marcher avec une solution à 10 p. ioo de sel et une densité de courant de 7 ooo à roooo ampères m5 ; mon appareil, avec une solution plus concentrée (iro gr NaOl par-litre) el uue densité de courant de i ooo ampères m2. Si M. Engelhardt veut que fa comparaison se lasse à concentration égale dessolutions, je serais en droit de demander qu'on la fasse aussi a densités de courant égales et alors le résultat serait bien diffèrent. Qu’on veuille bien se rappeler mes Etudes sur lu for-
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- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Sur les appareils pour la préparation électrolytique des liquides de blanchiment. — En réponse à l'article de M. (Etlel publié dans le Supplément du 10 août (p. hXXYl l), M. Y. Ex-fiELHAiiuT, écrivait dans la Zeitschrift fin- F.lek-trochernie, t. Vil, p. 390, un article dont le Moniteur scientifique du docteur Quesneville rie juin a donné la traduction qui suit C.1 :
- M. 1-. Üitlcl il récemment publie (voir article cite; un ti uni sui lisilutnltscuh Ilus et (Lttel 11 déclaré que cet appareil, indépendamment du prix de revient moindre, utilise mieux soit 1 intensité du courant, soit I energie électrique que 1 appareil Kcll-
- coiiipciiscc par la diminution d énergie necessaire.
- Le but de cet article est de prouver 1 inexactitude
- Dans la première partie de son travail, M. (Etlel décrit le premier modèle de son appareil. Lelui-ci
- en charbon. Il se ditterericie du second tvpe Haas et (Lttel cl de 1 appareil kellner. en ce que la solution s lime ( |u on 1 mplou i'sizdiluc« (1 B 1 m liu*i->e qu une lois 1 electrolvseur et en sort prête a etre employée et eu ce qu il u existe pas de réfrigérant. (. est bien de ce modèle que M. (LUrl dit qu il s en
- ccl. eiectrolvseur ne répond pas a ce que 1 on demande actuellement et il ne peut lutter avec 1 appareil Kellner. (,eci est continue par la pratique. J ai eu 1 oc-mi n d( lun des esv u», coin}) u itils dois um des plus grandes blanchisseries allemandes qui possédait un electrulvseur llaas et (Lite! et un clec-troKseur- Kellner. J,e premier, a •>•> compartiments, devait tourmr. eu dix heures, avec un courant de au amperes sons 110 volts, par electrolvse dune solution de 6 p. 100 de chlorure, i m" d une solution a um. j p. 100 de chlore actif. Cet appareil employait donc »),fe chevaux-heure et ibokg de sel pour produire ~.j kg de chlore : 1 kg rie chlore nécessitait
- de M. Ueltcl a 1 article qui nous occupe ici a «l.e publiée egalement dans le Supplément du 10 août (p. IAXX I11.
- donc 8 chevaux-heure et 24 kg de sel. .Les essais correspondants donnèrent les résultats suivants :
- Tableau À
- en restant dans les limites prevues de consommation de sel. indiquent une dépense d energie de 00 p. 100
- mente de Si p. 100 la dépense d energie indiquée
- Fui se reportant au tableau 111 de I article precedent. on voit que. pour obtenir une solution contenant 1 p. 100 de chlore et 10 p. 100 de sel. il tant dépenser par kilogramme de chlore q.<p chevaux-heure et 10 kg'de chlorure de sodium. Comparant le premier appareil Haas et Qtttel a 1 electrolvseur Kellner, sans Lenir compte de la diHerence de concentration en chlore actif '0.2-p 100 pour le premier. 1 p. 100
- économie de bu p. 100 en sel el de p. 100 en energie. bi 1 on prend comme terme de comparaison 1 expérience ou 1 on a pousse la concentration en chlore du liquide fourni par 1 electrolvseur Haas et. (Ettel jusqu a o. 18 p. 100. 1 économie en sel est de ’i ‘i p. 100 et celle en force de 08 p. roo.
- Le premier tvpe TTaas et (Jtttel était donc, sans aucun doute, inferieur a I electrolyseur Kellner au double point de vue de la dépense en sel et en energie électrique. Ce qui montre bien que c’est ainsi que 1 oui |uge les inventeurs, ce sont les modifications qu ils v ont apportées. Il iaut observer, a ce sujet.
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- 1 S Û H • 1
- TEMPS li £ Gr. Ktr
- s | pnr obtc- théo- U;! a !§
- iiliv Il ILS. |^
- '•JA _ _ _ _ -
- S,11 19-4 121 242 — ’>»4 4,98 II** -
- io. i5 •eVn r-' rit» i>! 1304 2o’o3 65,.) —
- a4,a 121 [363 — 7.o3 20,40 36.01 56,6 —
- 1.27 a4,a 121 l.,L)2 2jS tt'-6 21.84 4Î,°0 f1’1
- •'il T'I ,0-{. -, O 24 -ô 5,,a5 48.5 —
- i.io .22 ados, 10,01 »7,>3 00,09 41,5 4,0
- Ce tableau se rapporte à une expérience faite avet
- 111 électrolyse ur Kellner renferma 0 litres d une
- L; >0 de chlorure de sodium.
- Si l’on compare le tableau H au tableau 111 de i ar-
- ticle précédent, 01 cou prend facilement e but
- 1s servent à montrer la variation du rondement avec
- a concentration e
- On déduit chiffres suivants en prenait
- ouime base u ne solution finale renfermant 10
- mes de chlor aol ' par litre.
- T AU C
- , HLOLim KENHEMEXT CHEVX-1IEURE
- de sodium du rendement pour produire
- P' 100. théorique. 1 kq de chlore.
- u. l( 08
- 0.0 0,4 58 >6 9-91
- A une augmentation en sel de 3,7 p. 100 correspond une augmentation du rendement calculé sur le nombre d'ainpères-heure de i3,66 p. 100 et une diminution de l’énergie nécessaire pour produire 1 kilogramme de chlore de ,i,i3 chevaux-heure.
- Ces deux tableaux étant connus de M. CEttel, je ne ne comprends pas que, même comme concurrent, il
- prenne des expériences aussi dissemblables comme terme de comparaison pour juger les deux sortes d’appareils, l/expéricnce. faite avec l’appareil Haas et Œlleicomportait une solution renfermant j8,65 kg de sel dans 100 litres; celle faite avec l’électrolyscur Kellner, une solution contenant 10 kg de sol dans
- J.'appareil Haas et Œltel était donc placé dans des condilious infiniment plus avantageuses.
- D’après le tableau 1 de l'article précédent, un employant une solution à 18,65 p. 100 de sel et en produisant un liquide renfermant 10 gr de chlore au litre, on obtient, avec l’appareil CEttel, un rendement égal aux 6;,9 p. 100 du rendement théorique calculé d'après le nombre d’ampères-heure et l’on dépense 0,6'i chevaux-heure par kilogramme de chlore. Le tableau C indique l’économie de force à laquelle conduit une augmentation de 3,7 p. 100 de la teneur en sel. En augmentant encore de 8,65 p. 100 la concentration en chlorure, M. CEttel ne croit-il pas qu’011 pourrait, avec l’électrolyseur Kellner, réaliser une augmentation de 3,-4 p. 100 du rendement calculé sur les ampères et une économie de 3,3i chevaux-heure par kilogramme de chlore-1
- En toute conscience, je crois pouvoir lui affirmer que ce serait le cas. On arriverait ainsi aux résultats obtenus avec l’appareil Haas et CEttel. Remarquons encore que, dans la plupart des cas, une concentration aussi élevée est dispendieuse eu pratique.
- Je crois avoir prouvé que c’est en se basant sur des données non comparables entre elles que M. CEttel est arrivé à cette conclusion fausse : « Les appareils llaas et (Ettcl sont supérieurs aux appareils Kellner tant au point de vue du rendement calculé sur la quantité d'électricité qu'au point de vue de la dépense en énergie. »
- Je vais maintenant essayer de montrer que l'on peut conclure des travaux de M. CEttel pourquoi il faut préférer les électrolvseurs Kellner aux appareils Haas et CEttel et, d’une façon générale, à tous les éleotrolysours à liyporhloritc dont les élec trodes sont formées par des plaques.
- M. CEttel nous dit qu’en 1894 déjà il a indiqué, comme condition favorable à la formation des hypo-chlorites, les hautes densités de courant. D’autre part, il convient qu'une densité de courant supérieure à i 000 ampères par mètre carré n'est pas applicable ; cela du fait de la substance formant les électrodes.
- Or, quelle est la densité de courant dans un élec-trolyseur Kellner. Chaque plaque d'un appareil normal pour 120 ampères eL un volts est garnie de
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- 6,6 i chx-liooro à i pf . . 6,6-{
- Total................36.48 pf
- Kcllner : 10,00 kg do sel à 1,6 pf......16,00 pf
- g.r)•) ehx-henre à 1,0 pf....... <j,tj> »
- Total................2 5 .(p pf
- L’économie réalisée avec l’appareil lvellner sérail, clans ce ras, très importante, ',0 p. toc» environ.
- c) Ce 11’est que dans le cas anormal où ia force serait très chère cl le sel très bon marché: que I on aurait avantage à employer l’appareil Halis et (Ktlcl, si l'on se base, je le répète, sur un mode de comparaison absolument erroné. Prenons, par exemple, la force à 5 pfennigs le cheval-heure et le sel à 1,6 m.
- Haas et Œllcl : 18.55 kg de sel à r,6 pf . . 29,84 pf
- Refluer : 10,00 kg de sel à i,6 pf . . . , 16,00 pf
- Si l’on effectue les mômes calculs en admettant que, pour les deux types d'éleetrolysours, la solution ait la même Leneur en sel, les résultats sont encore plus favorables â l'appareil Kcllner. Mais cela nous mènerait trop loin et nous estimons avoir donné déjà des preuves suffisantes.
- Nous en arrivons à un troisième point, au prix des appareils.
- M. Œttei dit que son éleclrolyseur revient à a ùoo marks et que ce prix est notablement moins élevé que celui dès appareils en platine. Logiquement 011 doit, en comparant les prix, faire entrer en ligne de compte le courant que supportent les appareils à concentration égale du liquide et à égale tension aux bornes.
- Un électrolyseur Kellner normal prend tao ampères sous une tension de 1 lovolts, la solution étant à 10 p. 100. L appareil llaas et (Kttel, d'après les données de M. (Kttel, prend 40 ampères, la solution étant à io° B’’, soit un peu plus concentrée que la précédente. Indépendamment du lait que le rendement est meilleur avec l'électrolyseur .Kcllner, il faut, pour en remplacer un, employer trois appareils Haas et ("Kttel ; ces trois appareils coûteront n >00 marks. La maison Siemens et Halske vend aux blanchisseries l'électrolyseur Kellner pour vm> ampères et 110 volts au prix de (S 000 marks.
- Un modèle plus petit de cet appareil, pour 60 an'i-pères et iio volts se vend 4 v.oo marks, il faudrait 1,0 appareil Haas et Œttei pour lui être équivalent, le prix en serait de 3 700 marks. Encore une fois, nous ne tenons pas compte de la différence do rendement des deux types d’électrolyseurs. Où donc est cette notable différence de prix, si l’on remarque que l éleclrolyseur Kellner à (i joo marks renferme 820 gr de platine.
- Ce métal ne perd jamais sa valeur et un amortissement de ro p. 100 est bien suffisant. Pour l’appareil Haas et (Ettel, les prospectus envoyés prévoient un amortissement de 20 p. roo, et quand on pense qu’il faut changer les charbons au moins deux lois par an
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- XCIV
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- mem à L'Éclairage Électrique dn il août 1901
- être forcé do défaire les jonctions, de sortir les électrodes terminales cl. de rétablir les contacts. Chacun sait que, lorsque les jonctions sont bien établies, on ne tient pas à les défaire. Ces détails paraissent accessoires pour les petits appareils de 10 à -io chevaux employés dans les industries textiles. Ils ont une importance tout autre lorsqu'il s'agit de fabriques do cellulose où l'on emploie en moyenne 200 chevaux à fabriquer des bvpoehloriles. J-à il faudrait employer vo électrolyseurs Ivellner grand modèle ou uo oti ?o électrolyseurs Haas elŒttel, Il 11’est plus si facile, alors, de changer, plusieurs fois par jour, ao ou do paires d'électrodes.
- Pour ces installations, on a affaire à des.vulurnes considérables de liquide. On ne peut plus songer à enlever quanlitalivement la chaux par le caibonate de soude, indépendamment, du fa.it qu'on ne peut pas purifier ainsi, à froid, toutes les sortes de sel. Ivellner, et c'est à son avantage, a vu passer, grâce à son appa-
- reil. le blanchiment électrolytique des fabriques de papier aux industries textiles, c'est-à-dire d’une fabrication plus compliquée à une fabrication plus simple, en ce qui concerne la concurrence du chlorure de chaux. M. Œttel suit le chemin inverse. Tl voit la possibilité d'introduire son électrolÿseur dans les papeteries. Tl y a, dans cette branche de l'industrie, en Amérique et en Kurope, pour 1 200 chevaux d'installation en voie d établissement par le procédé Kdl-
- Enlin, si excellentes soient-elles, leo électrodes en charbon donnent toujours naissance à de l'acide carbonique. On sait dans quelle mesure ce composé cause la rétrogradation du chlorure de chaux; le même phénomène se produit avec l'hypochlorite. De plus, on 11e peut créer de si petite installation que le liquide soit toujours immédiatement employé. Il est à regretter que M. CKttel 11e nous donne pas de renseignements sur la stalibilité des liquides préparés
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- avec son appareil, en particulier, quand la température extérieure est un pou élevée. J'ai donné quelques indications à ce sujet, dans un article que j'ai déjà cité, et qui a paru dans la (Eslerrcichiscitc chcmike.r
- Ces dernières considérations montrent que non seulement l'appareiL Haas el Œttel n’est pas plus économique que celui de lvellner. mais encore que. même sous sa nouvelle forme, il préscnle divers défauts qui se feront sentir surtout dans les installations importantes.
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- Divers : Mouvement d une particule électrique dans un champ de force électrostatique et dans un champ de
- force électromagnétique, par E. Rieckl,......................................................... 298
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- technologique d’ilohenheim, a fait récemment dans cet établissement, sur l’emploi de l’alcool comme force motrice, d’intéressants essais dont M. L. Grandeau public un résume dans le Journal d’agriculture pratique.
- M. Behrend s'est servi pour ses essais de moteurs de six chevaux de force nominale sortis des ateliers des frères Kôrting, situés dans le village de KôrLing (Hanovre). Les expériences étaient disposées de manière à établir, d’tine part la consommation de l’alcool dans l’unité de temps, de L'autre à mesurer, à l’aide du frein, le travail produit.
- On a employé dans ces essais les liquides suivants:
- i° Alcool dénaturé par les procédés ordinaires (bases pyridiques et alcool méthylique) ;
- %“ Alcool additionné de benzine en quantité égale à la moitié de celle du dénaturant ordinaire ;
- 3° Ce même mélange additionné, en outre de 18 p. ioo de benzine.
- Par la substitution partielle de benzine au dénaturant très coûteux généralement usiLé, le prix de l’alcool employé est diminué de 67 pfennig (0,8370 fr.) par hectolitre ; de plus, la benzine augmente la valeur motrice de l’alcooi dénaturé. Les essais de Goslieli permettaient d’attendre une action favorable de l’addition de benzine à dose plus élevée.
- Voici les résultats, par heure et par cheval, constatés expérimentalement dans l’emploi des trois combustibles :
- i0AIcool à 88.6 p. 100 (on poids), dénaturé
- par la procédé ordinaire............... o 1 5g5
- 3U Le même mélange que le n° 2. plus une ad-
- La consommation de combustible est donc réduite au minimum, comme on pouvait s’y attendre, par l’emploi du mélange additionné de 18 p. 100 de benzine.
- I/écart entre la consommation de l’alcool dénaturé par le procédé ordinaire et l'alcool dénaturé par la benzine n’est pas très considérable, mais il est cependant appréciable à la balance. Le prix de l’alcool dénaturé est, en nombre rond, de 20 marcs (a5 fr.) par hectolitre, et l'Association pour les applications de l’alcool (Central für Spiritus Verwertung), estime que ce prix se maintiendra pendant les huit années prochaines.
- Le coût de l’alcool additionné de 18p. 100 deben-zinc ne diffère pas sensiblement du précédent, le prix de la benzine étant égal à celui de l’alcool déna-
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- Electro déposition de i’êtain. — D’un ouvrage, La Galvanoplastie, que M. A. Minet vient de (aire paraître dans l'Encyclopédie des aide-mémoire, nous extrayons les renseignements suivants sur la déposition de Fétain par voie électrique.
- On compte de nombreux procédés d'étamage galvanique. Mais il ne parait pas qu'ils aient donné jus-qu’e ce jour des résultats aussi satisfaisants, ni surtout, aussi économique que l’étamage chimique ou étainage par immersion dans de l’étain fondu.
- Procédé Roseleur. — Le bain est formé de :
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- Supplément à L’Éclairage Êlectriqi
- 1901
- Burghardt emploie une solution de stannate alcalin de densité 1,16 chautfée à flo* centigrades, avec. une densité de courant qui nous paraît bien élevée, ) ampères par décimètre carré.
- Strecl se servait, en i<S5o, de cette solution :
- Cyanure de potassium .
- Observation d'Adolphe Minet. — Bu réalité, il n existe pas de procédé bien établi d étamage galva-
- IVou s pensons que les meilleurs électrolytes pour celle opération sont une solution de chlorure double d'étain et d'ammonium, légèrement acidulée par de l’acide chlorhydrique ou sulfurique; ou encore une solution d oxaiate double d’étain et d’ammonium.
- Dans les deux cas, le courant ne doit pas excéder o,3 à o,à ampère par décimètre carré.
- Procédé de P -II. Bertrand. — Ce procédé est appliqué aux [décès de fer, que l’un recouvre préalablement d’une couche de fer dans un bain galvanique de chlorure double de .fer et d’ammonium ; elles sont ensuite Iraitées élcclrolyliqucment dans un bain d'étamage contenant les acides sullophéniques H, des chlorures d’étain.
- Production élcctrolytUpie des cristaux d'étain. Suivant Fontaine, lorsqu’on électrolyse une solution de chlorure slanneux, il se forme à la cathode.des
- cristaux d’étain qui croissent vers l’anode qu ils atteignent au bout de quelques minutes.
- Etamage des (ils de cuivre. — M. Fontaine recommande un électrolyte ainsi composé :
- Solution do potasse eanslicpic à 3U
- Les fils sont décapés, avant leur éLamage, dans une solution concentrée de chlorate de potasse.
- Irisation des fils étantés. — Le fil de cuivre clamé, immergé dans une soluliort potassique d’oxvdr de pion il» est établi comme cathode et reçoit un léger dépôt de plomb.
- l'in sortant de ce second bain, les fils sont trempés dans l’eau claire, [mis brossés. Force électromo-
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- Tome XXVIII
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- L’ÉNERGIE
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- Supplément à L'Éclairage Electrique du 81
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Congrès international des sociétés industrielles, techniques et savantes. Rouen, 1901. — La semaine dernière s’est tenu ii Rouen le Congrès international des Sociétés industrielles techniques et savantes, organisé par lu Société industrielle do Rouen.
- Le programme des principales questions soumises au Congrès, programme que nous avons partiellement reproduit il y a quelques mois, comportait du nombreux sujets intéressant les électriciens. Malheureusement ceux-ci n’ont pas su tirer parti des avantages que leur offrait ce Congrès pour la propagation des applications de l’électricité dans une région aussi industrielle que la région rouennaise ; aucune communication ou rapport n'a été fait ni sur le blanchiment électrolytique, ni sur la fabrication des matières colorantes par l'éleetrolyse, ni sur les accumulateurs, ni enfin sur les applications des moteurs électriques aux filatures et lissages, toutes questions portées au programme et qui présentaient un intérêt tout particulier pour la région rouennaise. Pas de communications non plus sur d’autres sujets qui intéressent indirectement les électriciens comme l’éclairage à l'acétylène, l'automobilisme, la fumivorité, les chaudières -et moteurs à vapeur, etc.
- Aussi n’avons-nous guère à signaler qu’une intéressante conférence sur la Télégraphia sans ]il faite par M. Octave Rochefort, conférence dans laquelle, après un exposé des principes qu’utilise ce nouveau mode de transmission à distance, 1 orateur a décrit les appareils qu’il construit pour la marine française et a fait connaître quelques-uns des résultats obtenus par le lieutenant de vaisseau Tissot avec ces appareil s. Ajoutons que !\l. Blondin a fai L une courte communication sur les redresseurs êlcctro]yliqnes àeM. Pol-lak, queM. G ail a montré l’application de la méthode aluminolhermique de Goldsohmidt à !a soudure des rails, et nous aurons épuisé tout ce qui a été fait concernant directement ou indirectement l'électri-
- Mais si l’électricité n'a pas tenu au Congrès la place qu'elle aurait dû avoir, ce Congrès n'cu a pas moins clé des mieux réussis : les séances des diverses sections, et. tout particulièrement de la section de Chimie et de la section des Arts photographiques,
- offraient également beaucoup d’iniérêt ; enfin l'a bilité et la courtoisie des organisateurs donnaionl aux réunions la note cordiale que l’on doit avant tout rechercher dans un Congrès. Espérons donc, qu'encouragée parle succès de celui qui vient d avoir lieu, la Sociélé industrielle de Rouen ne tardera pas à en
- organ iseiMin nouveau et
- les élec-appel.
- Société ii
- décerner en décerner en
- idustriell igoa). — 1902 vien
- Parmi les conditions f relevons les suivantes pièces justificatives et é<
- l’auteur et crier 19 tri, Mulhouse, i mant le t
- même tem exact et l ad Les prix proposés so signalons les suivants p des questions qui peuvei 5o, Médaille d’argenl vclle quelconque de l’élc blanchiment, de la leintu oL Médaille d'honneu de chaudière fixe fonctio autre que celui à bouilli atteigne 80 p. 100 de la c des houilles brûlées sur : déterminée par évaluatioi Deux chuudiè2'es du Ivj vronl: avoir fonctionné pi
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- puissance combiné de façon à ce qu'un opérateur inexpérimenté ou insouciant n’atteigne jamais la valeur complète d’excitnlion. Si l'on considère qu'un abaissement de 100 à yy p. 100 du facteur de puissance augmente d’environ i\ p. ioo la proportion des courants dewattés dans le moteur, on comprendra l’importance qu’il y a de maintenir la valeur de ce facteur élevée et fixe. D'autre part, comme le courant d’excitation varie avec la charge et le voltage, il est presque impossible de maintenir le facteur de puissance à l’unité quand la charge est variable à moins que la variation sur le réseau ne balance exactement le réglage du moteur. Dans ce dernier cas. il n’est pas nécessaire de faire varier le courant d’excitation du moteur en accord avec les variations de la charge.
- L'apparei.1 le plus simple pour l’indication du facteur de puissance consiste en un wattmèlre à induc-
- tion dont on relie l'enroulement série à l’une des phases et l'enroulement, shunt à l'autre phase, directement ou par l'intermédiaire d’un transformateur si le voltage est trop élevé.
- En réponse à une question de M. J.-J. Wright qui s’informait si le compteur préconisé par Fauteur serait conforme aux règlements de l’inland Revenue Department, M. Robertson dit que le compteur en question aurait deux cadrans et qu'il n’y aurait qu’à baser le tarif sur les indications de l’un par rapport à celles de l’autre, et la quantité de courant enregistrée à la fin d’une journée serait la somme des deux cadrans. R pense d’ailleurs qu'un tel compteur 3erait conforme aux règlements puisqu'il serait fermé et scellé comme les autres et qu’aucun moyen autre que le courant venant de l’usine ne peut le faire fonctionner
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- Prix de revient d’exploitation des tramways à New-York. — Dans les numéros du 26 novembre 1898 et du 18 novembre 1899, fl. XVII, p. 356 et t. XXI, p. 260) nous avons i publié, d’après le Street Railway Journal les tableaux des recettes et dépenses d’exploitation de la Metropolitan Street Railway Company de New-York, pour les exercices 1897-98 et 1898-99. Ces tableaux montraient nettement l'avantage économique de la traction électrique à caniveau sur la traction animale et la traction funiculaire et cette démonstration nous avait paru suffisamment probante pour nous dispenser de reproduire les tableaux correspondant à l’exercice 1899-1900. Ceux-ci viennent d’être examinés par la Revue générale des Chemins de fer et Tramways dans son numéro d’aout 1901, où nous trouvons les quelques renseignements qui suivent concernant les résultats de cet exercice 1899-1900 :
- Lu longueur des lignes du réseau est restée sensiblement la même qu’au cours des exercices précédents.
- a) Lignes à traction animale. — De a > 6oO 1100 qu’il était pendant l’exercice 1897-1898, le nombre des voyageurs' utilisant ces lignes est tombé à
- 11> 700 000 en 1899-1900 ; les recettes brutes par voiture-kilomètre n’ont pas été influencées de manière tangible par cette brusque décroissance ; mais les bénéfices nets, rapportés à cette unité, sont descendus de 0,296 frào,-ai3 fr; la cause de cette baisse -doit être attribuée, tout au moins en partie, à l’élévation du prix du fourrage et du matériel pendant, ces der-
- b) Lignes funiculaires. — La situation n'a guère varié durant ces trois campagnes.
- cl Lignes à traction électrique. — Ici, des variations considérables sont à constater; en trois ans, le nombre de kilomètres parcourus passe de 11376000 à 39900000; les recettes totales du service des voyageurs montent de 9600000 tr à /(O 600 000 fr.
- On peut chiffrer comme suit, parvoiture-kilomètre, les recettes totales, les frais d’exploitation elles bénéfices bruts relatifs au réseau exploité au moyen de l’électricité :
- 1897-98 1898-99 >899-1900
- Ifrnis d'exploitation . 0,320 0,371 0,411 » Bénéfice ne! .... 0,324 o.6o5 0,606 fr
- L augmentation du prix des charbons et des matières premières, ainsi que la plus grande capacité des voitures mises en service dans les derniers mois, expliquent la majoration des frais d'exploitation de la voiture-kilornètre pendant le laps du temps considéré.
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- de celles-ci. A cet effet, les moteurs peuvent tourner indifféremment dans un sens ou dans l'autre suivant qu’ils doivent commander l’une ou l’autre des pompes.
- Chaque groupe se compose d'un moteur de 48 chevaux à 72Ô tours pouvant, connue la génératrice à deux enroulements, être couple indifféremment, soit sur la ligne série haute tension, soit sur la basse tension à 820 volts. Comme pour toute l'installation, les tableaux basse tension de ces moteurs sont complètement séparés du tableau pour la marche sur la
- Le tableau haute tension comprend simplement /’interrupteur de court-circuit pour la mise en marche, 1 voltmètre, i fiche de court-circuit permettant de travailler sans danger sur le tableau, i commutateur pour pouvoir coupler le moteur sur la sci’ie ou sur la basse tension et 1 inverseur du sens do rota-
- Lc tableau basse tension est composé d’une mise en marche combinée avec un déclencheur de vitesse coupant le courant si la vitesse dépasse sa valeur normale ; un ampèremètre et un interrupteur bipolaire... c’est tout.
- La marche sur la série est réglée, pour. l’un dos moteurs, par un régulateur automatique de vitesse à déclic, agissant par réglage du champ du moteur et par décalage des balais, l'autre moteur a un régulateur à main. Pour la marche sur la série, de même que pour la basse tension, un déclencheur, placé en bout d’arbre, court-circuite le moteur en cas d’emballement.
- Le montage de ces différentes machines et le trans-
- port de celles delà station provisoire ont été effectués dans le courant de l’été passé. Dès le 20 mai, la première machine a pu être mise en activité pour le service. Les premiers essais du groupe de réserve à vapeur ont eu lieu dans le courant de juillet.
- Cheminées d’usines en ciment armé.— T-’em-ploi du ciment armé permet de construire rapidement et économiquement les cheminées d’usines ; deux cheminées de ce genre, l’une de 38 m, l’autre de 67 m de hauteur ont été érigées récemment, la première aux ateliers de la Singer Company à Elisabeth-Port, la seconde aux usines de la Plimouth Cordage Companv. Voici quelques renseignements sur les dimensions et la construction de ces cheminées.
- La cheminée des ateliers Singer, de 38 m de hauteur et 2,45 m de diamètre intérieur repose sur un radier de fondation de forme conique de 6,10 m de diamètre et seulement o,"5 m de hauteur. Ce radier est constitué par un béton de ciment, armé de fers carrés de 20 mm de côté tordus à froid en spirale et disposés au nombre de 96 du centre à la circonfé-
- Le fût de la cheminée est formé de deux parois concentriques ; la paroi intérieure, la moins épaisse, a ^5 mm d’épaisseur au sommet et 100 mm à la base; la paroi extérieur a mm au sommet et 225 mm à la base ; l’intervalle annulaire qui les sépare a 15 mm. Les deux parois sont liées par 8 nervures s’étendant
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- L'expérience prouve que le pouvoir lubrifiant de la plombagine est accru considérablement lorsque la matière est employée sous forme de paillettes plutôt que sous forme de poudre ; ces menues écailles semblent s'attacher aux surfaces métalliques — à la fagon d'une mince feuille d'or appliquée par le doreur— et elles constituent une véritable couverte qui vient remplir tous les interstices qui régnent à la surface de la pièce.
- A notre connaissance, la plombagine ne se trouve sous cette forme pailletée qu'en deux endroits : à Cevlan, où elle se trouve en quantité limitée, et dans les mines de Ticondcroga, qui appartiennent à la Joseph Dixon Cmoiblo Company, représentée en France par MW. Wanner et C°.
- Cette plombagine doit subir un traitement long el compliqué, qui a pour but de réduire les paillettes à des dimensions convenables et de débarrasser la matière de toutes traces de quart/.. Cependant, les procédés mécaniques dont on dispose perinelLeiit d’arriver à ce résultat en apparence difficile à atteindre. Lorsqu’on songe que dans les meuneries on obtient une douzaine de produits différents et même davantage par le traitement d’uri grain de blé, produits allant des poussières et du sable qui entourent le grain jusqu'à la Heur de farine la plus blanche, on comprend qu’il est relativement, facile de séparer deux sublauces aussi dissemblables que la plombagine et la silice.
- Il y a quelques années déjà que l’exploitation et l'emploi de la plombagine ou graphite en paillettes prirent naissance en Amérique el cet emploi s étendit rapidement. L’introduction de cette substance en Angleterre est de date plus récente ; mais il est hors de doute que son usage s’y implantera avec la même facilité.
- A l'Institut technologique Stevens, le professeur R.-H. Thnrston s’est livré à des recherches sur le pouvoir lubrifiant du graphite ; ecs expériences ont notamment prouvé que le graphite délayé dans de l’eau a un pouvoir lubrifiant à peu près trois fois supérieur à celui de la meilleure huile minérale.
- Quant aux résultats de la pratique industrielle, ils montrent qu’aucun lubrifiant u est plus efficace que le graphite, notamment pour le graissage des soupapes et des pistons.
- F,n ce qui concerne les machines électriques pour lesquelles la question du rendement est si importante, il serait intéressant de faire des essais de comparaison entre les machines graissées à l'huile et celles graissées au graphite mélangé d’huile. On pourrait ainsi contrôler les résultats obtenus par le profes-
- seur Thurston ainsi que par le professeur Kings-bury (ji.ii a trouvé que, tandis que l’huile minérale lourde donne un coefficient de frottement de o,i7i, un mélange moitié par moitié d'huile et de graphite réduit le coefficient à 0,07.
- Parmi les divers usages du graphite comme lubrifiant, citons sort emploi sur les locomotives, dans les pompes à air, les coussinets, etc.
- Sur certains bateaux faisant leur service sur les lacs américains, le graphite délayé dans l'eau est employé pour le graissage des cylindres à l’exclusion de l’huile. Ce mode de graissage est surtout intéressant dans le cas où l'on emploie l’eau de condensation pour l'alimentation des chaudières. On sait les inconvénients dus à la présence de l’huile dans 1 eau d’alimentation, surtout lorsque celle-ci renferme du sulfate de chaux.
- Outre ces usages dans les cylindres et les coussinets, le graphite sert à beaucoup d’autres choses. Il est excellent pour graisser les engrenages et peut être rendu insoluble de façon que l’eau 11e puisse l'entraîner.
- Il convient aussi parfaitement pour la confection des joints; et à ce point de vue, il remplace avantageusement le minium. Délayé dans de l’huile bouillie, il constitue un excellent enduit protecteur du fer et peut être employé pour revêtir les ponts, charpentes ou combles, etc. Enfin, son emploi pour la confection des creusets est connu universellement.
- Ligne de transmission à 50 OOO volts de la Missouri River Power Company. Nous lisons dans The Electrical World and Engineer, du i3 juillet, les détails suivants sur une nouvelle entreprise de la Missouri River Company de construction d'une ligne de transmission d’énergie sous une tension de 5o 000 volts.
- L'usine hydraulique, située dans la Rocky Mountain à proximité d’une des plus puissantes chutes du Missouri appelée Canon Ferry, alimente déjà depuis deux ans une ligne à 12000 volts qui amène du courant cà lielena, où il est utilisé pour ja traction, la force motrice et l’éclairage. De nombreuses fonderies situées dans le voisinage de cette ville reçoivent aussi du courant de la même ligne.
- Le matériel générateur actuel de l’usine se compose de quatre alternateurs Westinghouse de 12 000 chevaux chacun entraînés directement par autant de turbines de la Dayton («lob lron Works C° munis de
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- Supplément à L’Éclairage Slectriqi
- septembre 1901
- CXXVIÎ
- régulateurs Lombard. Il sera prochainement complété par six autres alternateurs de même puissance qu'entraînent des turbines Morgan Smith.
- Les anciens barrages sont déjà transformés en conséquence. A Canon Ferrv, la conformation de la vallée est telle qu'avec un barrage sur la rivière, de 100 m de long et environ 12 m de haut, on a obtenu un lac d’environ 800 m de largo sur une longueur de près de 10 km qui, en tout temps, est au même niveau. La hauteur de chute utilisable est de 9,60 m cl l'eau est conduite aux turbines par deux tuyaux de fort diamètre.
- La puissance totale fournie par les alternateurs, une fois tous en fonction, sera de 12 000 chevaux. Cette énergie sera répartie sur deux lignes, l'ancienne sur Iïelena, et la nouvelle sur "Butte, ville distante d’environ n5 km. Sur celte dernière seulement, le courant aura une tension de :»o 000 volts. La ligne sera supportée par des poteaux, déjà érigés, distants de r:> à 80 m les uns des autres et placés sur deux rangées parallèles. Les isolateurs en porcelaine ont 22,5 cm de diamètre et sont montés, un au sommet du poteau et les deux autres à chacune des extrémités d’une barre transversale. Avec cette disposition les c,1blcs se trouveront à une distance de i ,G5 m les uns des autres. A Butte, point terminus, la ligne aboutira dans une sous-station dont les six transformateurs, de chacun 900 kilowatts, ramèneront la tension de 5o 000 volts du courant à celle de 2 200 volts pour son utilisation sur les réseaux urbain et interurbain. Excepté pour les petits moteurs et les lampes à incandescence, la tension ne sera pas abaissée au-dessous de 2 000 volts minimum. Tous les transformateurs seront connectés en triangle.
- Le système entier fonctionnera généralement en
- parallèle, mais le tableau de l’usine génératrice sera pourvu d'une double série de barres omnibus qui permettront d utiliser chaque ligne séparément. Outre les appareils ordinaires de mesure et de commutation du courant, l'installation comprendra dos interrupteurs à longue ouverture construits spécialement à cet effet parla Westinghouse Co.
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- La transmission du courant à 22 000 volts a été effectuée pendant quelque temps sans le secours d’appareils spéciaux. La commutation dos lignes chargées s’opérait sur les circuits à basse tension des transformateurs. Actuellement, elle s'effectue à l’aide de commutateurs à longue rupture construits spécialement par la Westinghouse Co. Ces appa-
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 7 septembre 1901
- reils sont au nombre de 9, soit '1 pour chacune des trois lignes delà transmission; ils sc composent chacun d’un long bras articulé à l'une de ses extrémités, et portant à l'autre un contact <|u un ressort à déclic maintient fermement en place. Ces appareils sont situés à une hauteur qui les rend inaccessibles an personnel de l’usine; leur manœuvre s'eifec.Vue automatiquement à l’aide d’un électro qui agit sur le déclic, ou bien à la main par une corde. La longueur de la rupture du circuit est de i,35 m, mais elle est
- encore trop courte car l’arc ne disparaît pas et prend parfois des proportions telles qu’il atteint le toit de l’usine, aussi, on doit modifier ces appareils et leur donnée une ouverture de i ,8o ni pour éviter cet inconvénient.
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- L'Éclairage Electrique du 7fseptembre 1901
- Projet d’uniûcation de fréquence des alternateurs. — La Machine, revue scientifique et industrielle de lu Suisse occidentale, a tout réeemmeut fait une enquête auprès des ingénieurs et industriels suisses en vue de savoir
- quelle est la fréquence qu’il conviendrait d’adopter dans les distributions et transmissions par courants alternatifs.
- Le tableau ci-joint résume les réponses obtenues; on voit que la fréquence 5o a recueilli les sulfrages de tous pour les distributions de force motrice et de lumière, la fréquence a5 étant recommandée par quelques-uns pour les transmission sd’énergie à grande distance.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Monte-charges et toiles sans iîn électriques pour la manutention des bagages dans la gare du quai d’Orsay. — Dans son numéro de juillet, la Reçue generale des Chemins de fer et Tramways a donné une description détaillée des systèmes employés à la gare du quai d’Orsay pour la manutention mécanique des bagages ; le Génie civil en public le résumé suivant :
- En raison des dispositions adoptées par la Compagnie d’Orléans pour la construction de sa gare du quai d’Orsay et de sa division en deux étages, le rez-de-chaussée pour les salles de départ el d’arrivée, et le sous-sol pour les voies et les quais, il a fallu prévoir des moyens spéciaux pour l’élévation et la descente des bagages d’un étage à l’autre. Les trois systèmes de manutention mécanique qui y ont été appliqués consistenten i- monte-charges électriques, pour l’élévation et la descente, pouvant être utilisés aussi par les voyageurs en io couloirs inclinés pour
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 7 septembre 1901
- Zurich dans laquelle on a, pour la première fois, utilisé des moteurs à gaz, ces derniers tendent à se répandre de plus en plus.
- 3° Canalisations. — Les râbles d’alimentatiou pour tramways électriques sont en plusieurs localités, revêtus d’une armature en fer ; on les installe sous terre dans des couduites en grès ^remplies de sable. Dans les banlieues, les (banalisations de feeders sont constituées, le plus souvent, par des fils nus placés sur des poteaux. Même dans les plus grandes villes et dans les rues les plus belles et les plus animées, le courant est amené, d’ordinaire, par un trolley aérien de divers systèmes avec retour par les rails. Les fils de trolley, en cuivre, de 8 mm de diamètre sont supportés par des fils tendeurs fixés, soit à des rosaces placées sur les maisons, soit à des poteaux en fer.
- La fixation des rosaces donne lieu au paiement d’une indemnité de 5o à iôo fr au profit des propriétaires des maisons. Les conducteurs, tendus à une hauteur de 6 m au-dessus du sol, doivent pouvoir résister sans se rompre, et cela à une température de 20° C , à un effort cinq fois plus grand que celui auquel ils sout normalement soumis.
- La tension la plus élevée admissible est de : fioo volts dans les villes, 700 volts en rase campagne. Relativement à la différence de potentiel entre les rails et la terre, il n'existe aucune règle spéciale ; cependant on cherche à donner aux joints des rails une conductance suffisante et aux canalisations de retour une section suffisante pour obtenir une résistance aussi faible que celle des câbles d’alimentation. A Zurich, les rails sont soudés ensemble.
- 4° Fils protecteurs. —Pour protéger les passants contre le3 fils téléphoniques rompus qui pourraient venir au contact des canalisations aériennes de tramways ou d'énergie, l'autorité supérieure chargée du contrôle prescsit l’emploi d’un gros fil d’àcier placé au-dessus des conducteurs d’énergie électrique; ce fil protecteur est relié aux rails par un fi] de cuivre de 8 mm. Quant aux filets protecteurs qui se mettent également à la terre, ils 11e sont autorisés que là où ils enveloppent complètement tous les fils téléphoniques. Là où il n'y a croisement qu’avec un seul conducteur électrique d’énergie à basse tension, on arrête généralement ce conducteur sur des appuis de chaque côté du chemin; dans ce dernier cas, tout dispositif protecteur est superflu.
- Au cas de construction d’un nouveau tramway, les fils téléphoniques sont déplacés aux frais de l'entreprise du tramway et l’on choisit pour les fils téléphoniques un tracé tel qu’ils ne croisent les canalisations industrielles qu’en quelques points seulement où l’on installe des fils protecteurs.
- ÊF Rails. — Dans les villes, on emploie le plus
- souvent des rails d'un poids de 40 à 5o kg par mètre; en rase campagne, des rails Vignole plus légers qui pèsent 20 kg par mètre.
- A Genève, chaque fqe de rails (système Phoenix, 00 kg par mètre) est placée sur un lit de ciment de y.G X 3o cm de section ; entre les deux files, on place de 2 m en 2 m des entretoises. A Zurich les rails sont posés sur un lit de béton qui occupe toute la largeur de la voie. L’écartement des rails est presque exclusivement de 1 m; les seuls tramways de Cha-veray-Orbe ont l’écarLement normal. On rencontre des courbes ayant.seulement iô m de rayon avec des rampes qui atteignent jusqu'à 9,2 p. 100, par exemple à Fribourg.
- 6U Voitures. — Les voitures sont: généralement à deux essieux. Klles peuvent recevoir. 14 à 20 voyageurs assis et 9 à i3 voyageurs restant debout; elles comportent des dispositifs protecteurs et son-entièrement closes. Le conducteur, en vertu d’unt instruction spéciale, est abrité des intempéries pae des plaques latérales en tôle. On n’utilise pas de véhir cules ouverts.
- Chaque voiture possède deux moteurs d'une puissance de 20 chevaux dont le conducteur règle la vitesse avec un coupleur. Quelques lignes déjà anciennes utilisent encore des voilures pourvues d’un moteur avec dispositif de réglage à résistances. Là où on emploie des moteurs à courants alternatifs, on modifie la vitesse le .plus souvent par l’insertion d’une résistance dans l’inducteur du moteur.
- 70 Remises. — Les remises sont de vastes halls qui peuvent être chauffés en hiver et où les voitures sont lavées et soumises à une révision attentive. A proximité se trouvent un atelier et, en outre, une salle de bains réservée au personnel, ainsi que des étuves spéciales pour le séchage des vêtements et des chaussures.
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- 4 janvier et du i01, février 1896 (n°* 1 et 5 du tome VI) M. Blondin, 171, faubourg Poissonnière.
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
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- L’ÉNERGIE
- ; ÉLECTR1QUË' &St i,
- SOMMAIRE
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- CXXX1V
- Supplément à L'Eclairage Éiectriqx
- septembre 1901
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Les moteurs à gaz. — Ainsi que nous l'annoncions antérieurement (Supplément du 22 juin, t, XXVIII, p. cxi.i) diverses communications intéressantes ont été faites au dernier congrès organisé par le Syndicat des Usines d’électricité. Le dernier Bulletin de ce syndicat donne le texte de la communication faite par M. Deschamps sur les moteurs à gaz ; nous le reproduisons ci-dessous :
- L’emploi des moteurs à gaz pour la commande des générateurs électriques est assez récent.
- Au début, on utilisait uniquement le gaz de ville, et le prix de vente de celui-ci ne rendait les moteurs à gaz avantageux que lorsque leur emploi était de courte durée, ou que leur puissance ne dépassait pas 20 à 3o chevaux.
- Si, en effet, la dépense de combustible était plus considérable pour un moteur à gaz que pour une machine à vapeur, l'encombrement les frais de surveillance, du. personnel, 1 intérêt et l'amortissement étaient moins onéreux que ceux d’une petite machine à vapeur et de sa chaudière.
- Depuis une dizaine d’années, l'emploi des gazogènes s’est répandu et le problème s’est modifié. Les moteurs à gaz, installés avec gazogènes, présentent encore une économie importante de personnel, car le moteur ne demande pas plus de surveillance et le gazogène est un instrument bien différent de la chaudière. Il suffit de le charger à intervalles réguliers, sans qu’il y ait lieu de surveiller le foyer dans la plupart des installations et il suffit de décrasser les grilles toutes les vingt-quatre heures et de nettoyer les appareils d’épuration à de longs intervalles.
- Les frais de première installation, moteur et gazogènes, ne semblent pas devoir être plus onéreux que ceux des machines à vapeur et chaudières et deviendront probablement moins onéreux que ceux-ci quand l'emploi des cylindres à effets multiples et dos moteurs à deux temps aura amené l’usage de machines plus légères et que la concurrence, encore fort restreinte, aura diminué les exigences des constructeurs.
- Mais, là où le moteur à gaz pauvre présente sur la machine à vapeur un avantage très marqué, c’est dans la dépense du combustible, comme je le montrerai plus loin.
- Il était donc tout naturel que, lorsqu’il faut de grandes puissances, notamment pour les tramways et pour l’éclairage, que lorsqu’il n’y a, en somme, qu’une transformation d’énergie électrique d’une force motrice, et qu’il convient tout particulièrement de produire cette dernière économiquement, l’on recherchât l’emploi des moteurs à gaz pauvre.
- Ce n'est cependant, que tout récemment, aujourd’hui, pourrait-on même dire, que la question se pose
- 11 y avait, en effet, dans le moteur à gaz, différentes infériorités, qui s’opposaient à une bonne commande des dynamos.
- Le moteur à gaz, tel qu’il a été compris depuis une dizaine d’années jusqu’à ces derniers temps, était inonocylindrique et fonctionnait à quatre temps.
- C’est une phase que le moteur à gaz a dû traverser, parce que pendant longtemps les soupapes ont nécessité une grande surveillance, que l’on savait mal se préserver de la brusquerie des explosions et que l’on arrivait ainsi à éviter les accouplements de cylindres qui augmentaient le nombre de soupapes et les chances d’accident, alors que le moteur recherché était le plus simple et le plus robuste.
- Sous l’impulsion qu’a donnée à l’industrie des moteurs à gaz la découverte de l'utilisation des gaz de haut-fourneau, et avec le perfectionnement naturel de la construction, qui a pris, ces derniers temps, un développement considérable, les moteurs se sont beaucoup transformés dans ecs dernières années et tendent à devenir beaucoup plus légers,- à avoir une plus grande régularité de marche. Ils ne semblent pas, à ce sujet, devoir laisser aucun avantage à la machine à vapeur, ils doivent présenter une sécurité comparable, avoir une durée analogue, et, par conséquent le bénéiiee considérable dû aux économies de combustible réalisées devient un avantage que rien 11e vient plus balancer.
- On peut estimer sans crainte qu’une installation de gaz pauvre représente actuellement une dépense inférieure à 600 gr de charbon maigre contenant en moyenne 10 à 11 p. ioo de matières volatiles et 8 à
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- -Supplément à L'Éclairage Electrique du 14 septembre
- même, avec un judicieux emploi de l’inertie des pièces mobiles, peut-on arriver a ce que les efforts se répartissent d'une façon plus régulière sur l'arbre moteur.
- Tous ces moteurs sont récents, mais cependant l’usage d une grande partie d’entre eux pendant plusieurs années a montré leurs qualités et leurs défauts, et l’on a suffisamment de documents en main pour faire un choix judicieux.
- On a encore employé, pour augmenter la régularité des moteurs, les accouplements élastiques qui sont, en somme, des accumulateurs d’énergie. Ils ont donné de très bons résultats ; mais il y a lieu de choisir des types permettant de faire varier la raideur du ressort, qui réunit les •» plateaux, car il semble que c’est uniquement par tâtonnement que l’on arrive à savoir quelle tension il faut donner a ces ressorts. C’est ainsi que dernièrement, à Miclieville, un moteur Otto à cylindres de Boo chevaux était réuni, avec une dynamo, par un accouplement Raffard, et c'est en faisant varier le nombre des bagues en caoutchouc qui réunissent les i plateaux que l'on a pu trouver le nombre convenable pour assurer une régularité parfaite au mouvement de la dynamo.
- Pour l'installation de moteurs à gaz dans des stations électriques, on s’csl. demande souvent si les compagnies gazières, ou les communes qui font elles-mêmes leur gaz, pourraient employer économiquement le moteur à gaz.
- Je n’ai pas l’intention d’entrer dans le détail du prix de revient du gaz, mais il y a eu déjà des études sur cette question et voici quelques considérations à cet égard.
- Si l’on estime à i,5oo kg la dépense de charbon par cheval-hcurc dans la machine à vapeur, à quelle dépense de charbon correspond la même puissance pour un moteur à gaz, où le charbon est transformé en combustible gazeux dans l’usine à gaz.
- Si l’on estime, comme on le fait habituellement, à 3o ru3 de gaz les résultats delà distillation de 100 kg de charbon, qui produisent 70 kg de coke, et à i5 kg la quantité de coke nécessaire à chauffer les cornues de distillation, il y aura en somme 45 kg de combustible dépensé pour 3o ma de gaz, soit i,5 kg par in:\
- Il est évident que l’on ne peut pas compter le prix de revient du gaz uniquement par la dépense de combustible, mais, d’autre part, il y a à déduire de ce prix le bénéfice de la revente des goudrons, des huiles, du coke qui se vend généralement plus cher que le charbon. Les profils viennent compenser les. frais généraux.
- Un ingénieur allemand a examiné cette question et
- fait observer que si l’on voulait installer une usine électrique fournissant, par exemple, la force motrice, comme accessoire d’une usine à gaz, il serait assez judicieux de ne compter effectivement dans le prix de revient du gaz que la dépense de charbon. Car les grandes dépenses d’intérêt et d’amortissement sont surtout occasionnées par les frais de distribution du gaz et ceux-ci n'ont rien à voir en l'espèce. En outre, le gaz consommé peut être prélevé à des moments différents de ceux où le gaz est employé à l'éclairage, caries machines motrices sont employées de préférence le jour et l’éclairage le soir et la nuit. Il se peut donc qu’une installation semblable augmente le nombre des cornues sans nécessiter des dépenses nouvelles de conduite et de gazomètre, qui sont les plus onéreuses.
- En admettant ces prémices, comme la consommation d’un moteur à gaz bien installé s’écarte peu de Goo litres par cheval-heure effectif, la consommation de combustible représenterait 0,900 kg de charbon par cheval-heure, ce qui serait très inférieur à la consommation d’une machine à vapeur, et les frais de première installation se trouveraient sensiblement réduits ainsi que l’encombrement.
- Il y a là une question à étudier par les compagnies gazières qui pourraient encore y trouver l'avantage de. brûler au moteur les parties de la distillation qui donnent le gaz moins éclairant.
- Il y a déjà longtemps que l’on emploie des moteurs à gaz pour la commande des dynamos et même pour l’éclairage électrique.
- Dès 188G, la station centrale de Dessau était actionnée par ‘i moteurs, à gaz de Go chevaux. Celte puissance a été fort augmentée depuis, et, en 1890, la consommation par kilowatt-heure était de 1,19 m3 de gaz de ville.
- En 1889, l’Exposition de l’Alimentation de Cologne était éclairée par l’électricité fournie par une dynamo actionnée par un moteur à gaz de 100 chevaux, construit déjà à 4 cylindres.
- Depuis on a fait de grandes installations.
- Au début, on ne disposait pas d’unités de haute puissance et on était hésitant sur les moyens de faire varier l’intensité du courant, en modifiant le nombre des unités en travail. Aussi les premières stations se remarquent, non seulement par le grand nombre d'unités, mais par la variété des types employés.
- Ainsi, pour l'usine électrique de lvasun, il y a •1 moteurs de 00 chevaux et 6 moteurs de 80 chevaux, et pour celle de Saint-Gall il y a un moteur de 1 »o chevaux, un de 100. -1 de Go, 1 de 3o, et i de “x ».
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- Supplément à L'Éclairage Électriqi
- 14 septembre 1901
- CXXX1X
- Il ne semble pas que ce soit ainsi qu'une installation doit être comprise aujourd'hui, et c’est avec un tout autre programme qu’on les a entreprises dans ces derniers temps.
- Il convient plutôt d’avoir une série de groupes, autant que possible de même puissance et du même modèle, à pièces interchangeables, qui puissent fonctionner parallèlement et d’avoir seulement un ou deux petits moteurs pour des services auxiliaires comme, par exemple, la mise en marche des grosses unités.
- C’est ainsi qu’est installée l'usine de Bruxelles avec 6 machines de xao chevaux, colle de Valenciennes avec 4 moteurs et 160 chevaux, etc.
- Une des installations des plus intéressantes est celle de la ville de Bâle, qui déjà a son alimentation d’eau entièrement faite par moteurs à gaz, où le cheval coûte 700 gr de coke mesuré sur une année. Devant ce grand succès d’une installation qui fonctionne aussi économiquement et sans le moindre accident depuis 1894, la ville de Bâle s’est décidée à être éclairée par des dynamos à courant continu, actionnées par des moteurs à gaz. La distribution se fait à 3 fils, il faut donc avoir des groupes de a dynamos marchant en tension.
- Chacune de ces dynamos étant commandée par un moteur à gaz, 011 a adopté une disposition particulièrement heureuse : les 2 moteurs d'un même groupe se tournent le dos, les culasses des cylindres étant au milieu.
- Ceci a permis de faire un grand couloir central, en contrebas, pour la surveillance de tous les moteurs, qui sont posés sur une voûte sous laquelle se trouvent, avec la plus grande facilité d’accès, toutes les conduites d’air et de gaz d’alimentation, d’expulsion des gaz, d’eau de circulation, etc., ainsi que les compteurs à gaz et les valves de réglage.
- Ou alimente les moteurs au gaz pauvre de gazogènes et l’on a prévu, en même temps, une conduite du gaz de la ville pour pouvoir être utilisée en cas de besoin.
- Il y a déjà 3 groupes de moteurs en fonctionnement et l'usine est disposée pour en recevoir plusieurs autres.
- Cette disposition par groupes donne de grandes facilités pour faire varier la puissance suivant l'heure et les besoins.
- Je signalerai encore une station avec 2 alternateurs monophasés groupés en parallèles, c’est celle d’CEr-likon, où grâce à des régulateurs fort sensibles, deux moteurs de i/,o chevaux chacun commandent, par courroies, a alternateurs.
- Brevets récents sur les accumulateurs. — Parmi les brevets récemment accordés en Angleterre, signalons les suivants :
- Accumulateur Hills et Matthews. Brevet anglais n3 14001. Demandé le 14 juillet 1899; accepté le 14 juillet 1900.
- C’est un accumulateur peroxyde de plomb-zinc.
- L’électrode positive est constituée, comme dans les accumulateurs ordinaires, par un. grillage en plomb empâté avec un mélange de minium et de lithurge. Le support négatif est une. lame mince d’aluminium; et, l’électrolyte une solution de sulfate de zinc.
- D’après les inventeurs, qui n’indiquent pas la façon de retenir le zinc spongieux sur la lame mince d aluminium, il se passerait les réactions suivantes : pendant la charge il se dépose du zinc sur la lame
- d’aluminium cependant que la positive se peroxyde et que le liquide devient acide; pendant la décharge le zinc se redissout et le peroxyde de plomb passe à l’état d’oxyde inférieur.
- Plaque négative d’accumulateur Lucas et New. Brevet anglais n° 18000. Demandé le 6 septembre 1899; accepté le fi septembre 1900.
- Elle est destinée aux accumulateurs où la matière active négative est du zinc.
- Le support de la matière active est une toile en cuivre amalgamé. On peut aussi employer des feuilles perforées ou des grilles en cuivre ou en alliage de cuivre, zinc et étain.
- La toile de cuivre est d’abord fixée, par soudure de préférence, à une queue en plomb. Elle est ensuite décapée soigneusement dans l'acide chlorhydrique ou dans l'eau régale faible, puis plongée dans un bain acide d'un sel de mercure, le nitrate par exemple, jusqu’à ce que le cuivre soit bien revêtu de mercure. Elle est retirée, lavée et plongée pendant quelque temps dans du mercure métallique.
- On procède ensuite àla formation de la plaque, en la montant entre des positives dans une solution de sulfate de zinc pur et on y dépose électrolytique-ment du zinc métallique, environ deux fois la quantité de zinc dissoute dans une décharge normale.
- La queue en plomb est assez longue pour permettre d’immerger totalement la négative, ceci- éviterait l’attaque du cuivre du support; si le cuivre lui-même se prolongeait pour former la queue, la partie eu contact avec l’air à la surface du liquide serait rapidement détruite.
- Accumulateur Leve et Monobloc accumulator syndicate. Brevet anglais n° 24524. Demandé le 9 décembre 1899; accepté le 3 novembre 1900.
- L’une des électrodes est en forme de bloc d’une forme similaire à celle décrite dans le brevet Julien n° 21 y5C, 1896.
- Pour former le bloc, un certain nombre de rubans sont placés horizontalement et à égale distance. Sur cette première rangée, on place une seconde couche de rubans disposés normalement aux premiers de façon à laisser des vides où seront logés les autres électrodes qui ont la forme de crayons.
- Les extrémités des rubans de la première couche sont repliés sur les rubans de la deuxième ; les extrémités des rubans de la seconde couche sur les rubans de la troisième et ainsi de suite, jusqu’à ce que l’on ait atteint la hauteur désirée.
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- Règlementation allemande pour les essais des générateurs, moteurs, transformateurs, etc. — Dans notre numéro du 21 octobre 1899 (t. XXI, p. 96 et 113> nous avons donné la traduction des règlements proposés par l’Institut américain des ingénieurs électriciens pour les essais de machines électriques. A la suite de cette proposition les électriciens des divers autres nations ont pensé qu’il y aurait lieu d’introduire dans chaque pays une réglementation similaire pour faire cesser l’arbitraire qui règne actuellement dans les conditions imposées par les cahiers des charges el le choix des procédés d’essais destinés à s’assurer qu’elles sont remplies. En France, les tentatives faites dans ce but ont été étouffées dans l'œuf par une incompréensible obstruction de plusieurs constructeurs. En Allemagne au contraire, les industriels ont compris que les avantages résultant d’une réglementation des essais étaient
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- >.0 chapitres occupant 040 pages, alors que le volume de 1896 11e contenait que i5 chapitres et a90 pages. .Vous n’iiidiqiierons pas par Je menu le contenu de
- être aussi complet que possible tout en faisant un choix
- travaux récents sur" le sujet. Signalons toutefois le chapitre ir où l'auteur examine les diverses combinaisons
- penses de cuivre afférentes à chacune d’elles"; les chapitres vrr h ix où il expose la théorie graphique cl la théorieanalylique des moteurs polyphasés; lechapilre xiv
- lymorphiques.
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- tour, M. E. Boi.stel. a fait ressortir l'importance de: travaux de M. Maurice Le Blanc sur les courants alternatifs, travaux que l’auteur de l’ouvrage appréciait de manière tout à fait clogieuse daus le discours qu'il pro-cmça en 1899 en prenant possession du fauteuil prési-
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- CL
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Les fumées dans les villes. — Sous ce titre | nous lisons dans la Revue scientifique du
- La question des fumées dans les villes prend de jour en jour plus d’importance avec le développement de l’industrie et surtout de l’éclairage électrique. L’usage des anthracites apporterait certainement ; une amélioration sensible à l’état de choses actuel, . niais Ces charbons sont plus chers que les charbons i bitumiueux dont il paraît, par suite, bien difficile d’em- 1 pêcher l’emploi même dans les villes. Le problème | consiste donc à brûler ces charbons bitumineux avec ! le moins de fumée possible. i.
- M. Benjamin examine la question dans le Cossier s i Magazine en s'attachant surtout à ce qui a été fait à ’i Clevcland (E.-lb). Cleveland est une ville manufacturière comptant quelque chose comme i boo à i 8oo chaudières de toutes sortes, indépendamment des ,, autres foyers, de sorte que la ville est plongée dans ; un nuage épais de fumée que les vents balayent dans . tous les sens. Or, les mesures administratives prises J ont eu pour résultat la transformation de plus de j 6oo foyers avec une réduction de la production de ! fumée de 5o à io p. ioo. Des observations sont faites par des agents spéciaux et les plus gros producteurs . de fumée sont avisés.
- M. Benjamin est toutefois d’avis qu'il faut apporter la plus grande prudence pour recommander tel ou tel dispositif fumivore. Le chargement automatique donne de bons résultats pour les installations nouvelles, surtout s’il y a plusieurs chaudières; mais, dans le cas de vieilles installations, on peut hésiter à imposer les dépenses élevées nécessaires et l’on peut chercher un remède dans l’usage d’éjecteurs d’air ou de vapeur. Les éjecteurs de vapeur bien installés, à fonctionnement automatique, réduisent la production de fumée à 5 ou 6 p. ioo et assurent d’ailleurs une économie de combustible de io à i5 p. ioo.
- Pour les locomotives et les cheminées de bateau, l’usage de combustible sans fumée, coke ou charbon anthracite, a été imposé dans certains cas aux compagnies. Dans les autres cas, des expériences ont montré que la production de fumée ' pouvait être réduite dans des proportions considérables par le soin apporté par les chauffeurs à la conduite du feu;
- ! aussi un service d’inspection a-t-il été organisé qui surveille la production de fumée et note ses observations sur des graphiques spéciaux. Sur ces graphiques, les distances verticales correspondent à la densité de la fumée mesurée depuis zéro (absence totale) jusqu'à ioo (fumée noire) ; les distances horizontales représentent des intervalles égaux de temps (de i à io secondes suivant la vitesse du train). La " feuille porte d’ailleurs la désignation de la machine, j la date, le service, la durée de l'observation, etc., et 1 toutes les feuilles sont envoyées au chef de l’cxploi-j tation. L’application de ces mesures a permis de constater une diminution de moitié dans laproduc-; tion de fumée pour i5 ou ?,o locomotives de chacune : des cinq lignes principales qui desservent la ville. Il ij y a donc là un résultat sérieux qui. nous paraît mériter de retenir l’attention.
- ,, L’industrie de l’amiante au Canada. — Le : Moniteur officiel du Commerce donne les rensei-| gnements suivants sur ce sujet qui, en raison i des applications de l'amiante comme calorifuge et comme isolant, offre quelque intérêt pour nos lecteurs :
- La province de Québec fournit environ les 90 p. 100 de l'amiante consommée dans le monde. Il y a quelque vingt ans, les emplois de ce minéral étaient encore très restreints. L’Italie était presque le seul pays qui en produisît alors et elle le vendait à des prix 1res élevés. Depuis cette époque, grâce à sa faible conductibilité calorifique, à son incombustibilité et à sa structure fibreuse, l'amiante est utilisée pour nombre d'emplois industriels, pour la garniture des pistons de machines à haute pression, le revêtement des conduites de vapeur et des chaudières, la filtration des acides, comme matière isolante, etc.
- Au moment de sa découverte au Canada, en 1878, des industriels étrangers reconnurent son importance. La production d’amiante n’était au début que de quelques centaines de tonnes; elle s'élevait déjà, en 1880, à 4 000 tonnes et passait en 1898 à i5 8ya tonnés, représentant, y compris 7 \‘>.% tonnes de produits accessoires, une valeur de 5n ü5G dollars.
- Le capital des sociétés productrices est d’environ
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- 2 millions de dollars et la valeur du matériel employé s’élève à un demi-million de dollars. Celle industrie occupe, on outre, 8oo ouvriers. La situation des gisements est. telle que les frais de transport sont très minimes. Les mines de Thetfort et du iac Noir sont sur la voie du chemin de fer de Québec, celles de Dauville sont desservies par un embranchement spécial.
- Les autres pays où l'on a trouvé de l’amianio sont: l'Italie, la Russie, la Corse, la Hongrie, la Suède, les Nouvelles Galles du Sud, l’Amérique du Sud et le Sud-Africain. La plupart de ces gisements ne sont, pas exploités ; au reste, ils ne fourniraient que peu d’amiante et les frais d'extraction suffiraient à empêcher toute lutte avec le produit canadien.
- La densité de l’amiante canadienne est égale à a,5. Sa couleur esl blanche ou verdâtre. Los fibres isolées sont blanches, brillantes, soyeuses et longues de i /8 de pouce à 3 pouces ; on en trouve, cependant, qui atteignent 5 et 6 pouces. Les gisements sont situés dans de la serpentine décomposée dans tous les sens, sans direction déterminée, ils s’étendent sur 100 pieds et plus. Le rapport des fibres à la substance pierreuse est variable. Au début, lorsqu’on n’employait que des fibres de 1/4 à 1/2 pouce, on tenait pour exploitables les gisements donnant 1 à 3 p. 100; à 2 p. 100 c'était satisfaisant, à 3 p. 100 très avantageux. Aujourd’hui, les appareils plus perfectionnés donnent un rendement de fi, 10 et 10 p. roo. Les minerais moins fibreux sont, utilisés pour la fabrication de l’asbestic.
- Le prix, d’abord de 80 dollars la tonne, est monté, en i8g3, à 200 et 200 dollars, ils s'abaissèrent en-
- suite de nouveau. Actuellement, les prix, pour une marchandise de première qualité, varient entre 80 et 110 dollars, les qualités inférieures se payent 40 à 5o dollars, la masse pour papier i:> à a5 dollars et pourasbestic 3 à 10 dollars.
- Les gisements, sauf celui de Broughton, sont à ciel ouvert. Les tranchées ne dépassent guère i2o pieds en profondeur. Comme force motrice pour les perforatrices, on emploie la vapeur ou l’air 1 comprimé. Les installations du triage sont situées à proximité immédiate des mines et du chemin de fer. Depuis vingt ans que l’extraction dure, ces mines ont produit plus de 100000 tonnes d’amianle, d’une valeur de 4 000 000 de dollars environ.
- Les sociétés productrices sont les suivantes : à Thelford : Bell Asbestos C°, King Bross C°et John-sons Cü ; —au lac Noir : R. T. ITopper, Glasgow and Montreal Asbestos 0°, United Asbestos C", J. Wortheirner et J. Reed ; — à Dauville : Asbestos and Asbestic C°; — à Ottawa : Ottawa Asbestos C®.
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- Edison, qui exploite aussi tout le réseau urbain du tramway de Milan transformé en 1897.
- La ligne de Milan-Monza a un parcours de 17 km environ, et, de même que les tramways urbains de Milan, elle utilise l’énergie produite par les chutes de Paderno, distantes de 83 km du lieu d'utilisation. Elle est alimentée, à l’une de ses extrémités, e’est-à-dirc au point de jonction avec les tramways milanais, par la station de convertisseurs'qui dessertie réseau urbain et, d’autre part, au moyen de trois feeders dont l’un rejoint la ligne du côté de Milan et les deux autres, sur deux points différents du côté de Monza, par une sous-station de convertisseurs établie près de Cesto, au croisement de la route Milan-Monza et de la ligne de transport de force de Paderno.
- Dans celle sous-station, le courant dérivé de la ligne triphasée à i3 5oo volts y est d’abord réduit à 34o volts par des transformateurs statiques, puis transformé en courant continu à 55o volts au mojmn de deux convertisseurs rotatifs. Ces derniers sont constitués par des dynamos à six pôles, tournant à 840 tours, et sont réglés du côté courant triphasé par des régulateurs d’induction.
- La station de Cesto contient, en outre, une batterie d'accumulateurs utilisée comme batterie-tampon, ou pour l’alimentation dans le cas de fort débit, et deux groupes moteurs générateurs composés chacun d'une dynamo et d’un moteur d’induction de 5o chevaux montés sur le même arbre. Ces groupes sont destinés soit à surélever la tension dans le feeder, et ils sont, dans ce cas, excités en série, soit à charger la batterie d’accumulateurs, les dynamos étant, dans cette prévision, munies d’un enroulement indépendant.
- Le matériel roulant comprend actuellement 14 voitures automotrices et 10 de remorque. Les voitures automotrices sont élégantes et spacieuses; elles sont montées sur double truck à boggie, et peuvent contenir 48 voyageurs, tant à l’intérieur que sur les plates-formes. Leur équipement comporte deux moteurs GE-57, d’une puissance normale de 5o chevaux chacun, ainsi que des freins électromagnétiques ; toutes les voitures de remorque sont également munies de ces freins.
- Quoique de création récente, la ligne de tramways électriques de Milan-Monza a déjà absorbé la presque totalité du trafic des voyageurs entre ces deux villes, reliées cependant par une ligne de chemin de fer ;
- pour citer un exemple de l'intensité de ce trafic, nous ajouterons qu'il a été transporté parfois, aux jours de grande affluence, plus de 8000 voyageurs dans une seule journée, et cela sans aucun accident ni fatigue du matériel.
- LOIS ET RÈGLEMENTS
- Projet de loi sui' les usines hydrauliques publiques. — Nous lisons dans le Journal du Gaz et de VElectricité du ir> août :
- Notre législation, au point de vue do l’utilisation des cours d’eau, contenait une lacune qu’il était impossible de laisser subsister plus longtemps.
- Combien de fois, en effet, n'a-t-on pas vu des municipalités ou des sociétés industrielles ayant en vue l’utilisation des forces naturelles pour l’éclairage électrique ou pour tout autre objet, tenues en échec et même réduites à l’impuissance par la mauvaise volonté ou la cupidité des riverains des cours d’eau non navigables et non flottables qui disposent seuls en toute propriété de l’usage de ces cours d’eau.
- La spéculation s’était bientôt emparée de cette situation et avait créé l’exploitation abusive des « barreurs de chute » au détriment de l'intérêt général et de la prospérité du pays.
- Aussi devons-nous nous féliciter de voir que cct étal de choses est sur le point de cesser.
- Le parlement est en effet saisi d’un projet de loi dont nous sommes heureux de donuer le texte ci-dessous :
- Le projet do loi dont la teneur suit sera présenté à la
- Titre premier. — Régime des Concessions. —Article
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- Enfin dans cet ouvrage, M. Deschamps appliquauL les
- traité, établit une théorie des moteurs thermiques, sans u élé jusqu'ici obligé d’employer.
- (Jet ouvrage est le fruit d’un long travail, et sa lecture qui songent à transformer leur force motrice et à em-
- mines et de la métallurgie ; aux fabricants et aux usagers de petits moteurs et d’automobiles.
- Ajoutons que M. Deschamps fora paraître, à la même
- sur les gazogènes.
- Traité théorique et pratique d’Electrométaî-
- trique. Travail électrique des métaux. Eleclromélalhir-gie par voie sècbe. Êleetrolliermio. L'Electrochimie en 1900, par A. Minet 1 vol. grand in-8u, de près de fioo pages, contenant ar.5 figures dans le texte. I.ibrai-
- La première partie est relative à it’éiectroinétallurgie par voie humide, et la seconde à l’élcctrométallurgie par
- théorique et l’autre industrielle,
- Dans I’clectromélallurgie par voie humide, M. Minet étudie tout d'abord la galvanoplastie, au double point de vue des dépôts d’un métal sur un autre métal (galvanos-tégie) et de métaux sur corps isolants rendus artificielle-
- et obtenaient^ déjà, il y a plus de 4 000 ans, des résultats
- Le second chapitre sc rapporte à 1 analyse chimique êlectrolyliqae, qui comprend la séparation et le dosage des divers métaux.
- question sont encore peu nombreux; on ne peut guère citer que MM. itiban, Hollard et Minet. C’est, en effet, surtout en Allemagne, que le sujet a été travaillé d’une
- Parmi les principales applications de l’électromélallur-gie par voie humide, il convient de mentionner pavticu-
- traitement des minerais d’or ; l’affinage du cuivre, de l’argent, du plomb, du nickel et du zinc.
- tout employée pour la purification des métaux ; leur extraction des minerais est principalement du ressort do
- tuur décrit les fours' électriques et les divers procédés de soudure électrique.
- Les chapitres suivants sont consacrés surtout à l'ob-
- alliages; plomb et zinc ; fer, chrome et manganèse, etc.
- L'auteur décrit aussi les magnifiques travaux do M. Moissan sur la syutlicse du diamant et des pierres précieuses; il s’étend ensuite sur la préparation des carbures, silicitires, phosphures et autres produits, dont le carbure de calcium et le carborundum sont les plus connus.
- La partie théorique de l’appendice contient plusieurs documents appelés à compléter quelques-unes des questions développées dans le liaité théorique et nratique d'Electrochimie. du même auteur, elpublié l’année der-
- Quant à la partie industrielle de l’Appendice, elle est la reproduction intégrale du Rapport présenté par M. Mi-net au Congrès de chimie appliquée, pendant 1 Exposition de 1900.
- Un index bibliographique très complet termine ce volume qui, avec celui que nous venons do rappeler, constitue un ensemble sur les applications de l’électricité à la chimie et à la métallurgie.
- Répertoire bibliographique des principales revues françaises pour l’année 1899, rédigé
- par D. Jordell. donnant la nomenclature des articles do fond et mémoh’es originaux publiés dans 346 revues de l’année i89ij : i° par ordre alphabétique des ma-
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