L'éclairage électrique
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- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
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- L’Eclairage Electrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- Xî>d_
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL A. CORNU
- G. L1PPMANN
- D. WIONN1ER
- H. POINCARE
- A. WITZ
- INGÉNIEUR DES ARTS ET MANUFACTURES, PROFESSEUR A LA FACULTÉ LIBRE DES SCIENCES Di
- J. BLONDIN
- PROFESSEUR AU COLLÈGE ROLLIlf •
- TOME XXIX
- Ie TRIMESTRE 1901
- PARIS
- ANC” LIB™ C. CABRÉ ET C. NAUD
- C. NAUD, ÉDITEUR
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- RACINE, 3
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- Tome XXIX.
- Octobre 1901.
- L’Éclairage Électrique f
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermique
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- à. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre do l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- MOTEUR A COURANT ALTERNATIF SIMPLE
- SAXS BALAIS ET DÉMARRAXT SEUL
- Une dynamo à courant continu de type courant, dont le eirc par des empilages de tôles isolées, est disposée comme T figure i, avec les balais écartés de la zone neutre.
- On relie les balais à une source de courant alternatif et la machine, bien que no possédant aucune excitation particulière, se met en marche aussitôt : elle tourne dans le sens même où les balais sont décalés par rapport à la zone neutre. Le champ nécessaire prend naissance sous l'influence des ampères-tours d’induit entre ab et cxl, et, comme il est facile de le voir, toute autre excitation est superflue si le nombre des spires d’induit est suffisant. Il est évident que le couple maximum correspond au calage ac des balais, tout contre les cornes polaires.
- Un moteur, constitué comme il vient d’être dit, possède toutes les propriétés spécifiques des moteurs série àcourant continu : couple de démarrage élevé, nombre de tours dépendant de la charge, faculté de régler la vitesse. De plus, en dimensionnant convenablement facteur de puissance de beaucoup supérieur à celui qi
- lit magnétique est. constitué îdique schématiquement la
- tel moteu i atteint a
- on peut lui donner un ï les moteurs à courant
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- alternatif simple de type ordinaire. Malheureusement il se produit au collecteur une pluie d’étincelles intolérable, ce qui est un obstacle àtoute application pratique.
- Cette circonstance m’a amené • à réaliser la distribution nécessaire pour la mise en marche par un dispositif autre que le déplacement des points d’alimentation du courant :
- j’ai eu recours aux phénomènes d’induction de telle sorte que les balais mômes deviennent absolument inutiles (l).
- Les figures 2 représentent schématiquement la disposition d’un moteur bipolaire : en principe, cet appareil comporte deux systèmes inducteurs de moteurs ordinaires au milieu desquels tourne un induit commun. Pour simplifier, cet induit est représenté en cage d’écureuil : on cloiL remarquer que ce dispositif réduirait le couple de démarrage et qu’à ce point de vue un rotor à bobinages polyphasés conviendrait mieux.
- Les pôles inducteurs sont décalés l'un par rapport à l’autre d’un angle de 4j° '• l’expression générale de la valeur de cet angle est d’ailleurs -y- , p étant le nombre de pôles du moteur élémentaire.- Notons en passant qu’au lieu de décaler les pôles inducteurs, on pourrait décaler d’une quantité égale les bobinages induits correspondants : cette variante est représentée parla figure 3.
- Pour faire démarrer le moteur, on envoie le courant, dans l’un des deux enroulements inducteurs Mu par exemple ; l’autre enroulement, M2, est laissé hors circuit.
- L’enroulement Mt se comporte alors, par rapport à l’enroulement induit A4, comme le circuit primaire d’un transformateur par rapport au secondaire, c’est-à-dire que l'armature À, devient le siège d’un courant, lequel donne à son lour naissance à un champ donL l’axe coïncide avec celui du champ Mr
- Comme les enroulements induits At et At sont communs, on conçoit que le flux pro-
- (>) Le brevet relatif au moteur de ce système a été obtenu le 17 déeembi’e 189G (Brevet suisse n° i3 651), niais les circonstances ne m’ont permis que très récemment d’eu construire un modèle. Comme jusqu’aujourd’hui aucune publication n'a été faite à ce sujet, les renseignements que l’on va lire sont encore d’actualité.
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- duit par les conducteurs placés entre ab et cd se ferme par le circuit inducteur M, et ce second flux réagit sur les conducteurs ad et bc, de manière à donner un couple sensiblement en phase. Lorsque le moteur a atteint une certaine vitesse, l'enroulement inducteur M2 est mis en circuit : le moteur devient un moteur asynchrone ordinaire et tourne à vitesse sensiblement constante quelle que soit la charge.
- Je ferai remarquer incidemment une intéressante particularité de ce moteur. Si, par exemple, l'enroulement est mis le premier en circuit, le moteur se met à tourner de gauche à droite, et conserve ce sens de marche quand on vient à fermer le circuit M2. Si on opère à l’inverse, c’est-à-dire si le courant est d’abord envoyé dans l’enroulement M2, le circuit M, n’etant plus fermé qu’après le démarrage, le moteur tourne de droite à gauche. Il est donc possible de changer à volonté le sens de rotation.
- Ce moteur est très bon marché : il convient donc tout particulièrement aux besoins divers de l’industrie domestique ; commande de machines à coudre, ventilateurs, etc. Pour des puissances notables, il est préférable d’employer deux moteurs séparés avec rotor à bagues, ét même de faire tourner le circuit inducteur, afin de diminuer le nombre de bagues. Le principe peut être également appliqué à l’établissement de lampes à arc à courants alternatifs, de compteurs, etc. : toutefois, pour ces applications, les induits sont à disque afin de diminuer les frottements.
- Dans lo système que nous vouons de décrire, le champ nécessaire pour le démarrage est produit par le décalage des bobines inductrices correspondantes. Le même résultat pourrait être obtenu par un bobinage particulier du champ secondaire (fig 4)- Il serait en effet possible de mettre en court-circuit deux points ef opposés de l’enroulement Ma, la ligne ef étant décalée de par rapport au champ magnétique. Le fonctionnement du moteur ne serait plus alors aussi bon, parce qu’un champ de dispersion prend naissance dans la direction ef, ce qui vient affaiblir le couple moteur.
- Quel que soit d’ailleurs le dispositif auquel on s’arrête, les encoches doivent être complètement fermées. Pour réaliser le moteur suivant le schéma de la figure i, il faut de plus arrondir assez fortement les cornes polaires et choisir le nombre des dents de l’induit de manière qu’il ne se produise pas d’étincelles. J. Fischer-IIixken.
- INFLUENCE DE LA LUMIÈRE
- SUR LES PROPRIÉTÉS ÉLECTRIQUES SUPERFICIELLES
- Dans l’étude de la perte d’électricité négative qu’éprouvent beaucoup de corps lorsqu’ils sont éclairés par la lumière ultra-violette, une première difficulté consiste en ce que la surface éclairée change peu à peu d’état. On le constate tout d’abord par la diminution de la déperdition négative.
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- Mais d’autres propriétés superficielles sont également modifiées, et peuvent être utilisées pour mettre en évidence l’altération que la surface a subie.
- Je me suis limité aux surfaces métalliques.
- J’ai d’abord étudié, dans quelques cas simples, la variation de la vitesse de déperdition négative. Puis je me suis adressé à la différence apparente de potentiel entre le métal qui subit l’action de la lumière et un autre qui reste dans des conditions fixes, et j’ai pu alors faire une étude plus complète. Enfin, j’ai donné un exemple d’un cas où une propriété chimique de la surface est modifiée parla lumière.
- 1. — Vitesse de déperdition de l’électiucité négative
- Dans la perte de l’électricité négative, le rôle de la lumière est double.
- Certaines radiations libèrent les charges à la cathode ; ce sont celles dontles longueurs d’onde sont les plus petites. Mais en même temps ces rayons et aussi les autres modifient la surface métallique et fout que la déperdition subit des variations.
- La lumière sert donc à la fois d’agent cause d’un changement et de réactif pour reconnaître le changement qu’elle a produit. Malgré ce'le complexité apparente, on peut, obtenir plusieurs résultats très nets.
- Les variations étudiées sont plus considérables, lorsqu’on emploie, comme radiations actives celles qui sont contenues dans la lumière solaire et qu'on les fait tomber surles métaux sensibles à ces radiations. tels le zinc, l’aluminium et surtout le zinc amalgamé (').
- En effet, ces rayons constituent l’extrême ultra-violet solaire et aussi ce sont les premiers qui provoquent la déperdition ; leur oclion est donc peu intense et ne sc manifeste que sur quelques métaux. On est en quelque sorte à la limite du phénomène ; un faible changement d’état de la surface produira une variation beaucoup plus grande de la déperdition. Au contraire, en prenanlune source de lumière’ riche en rayons ultra-violets de plus petite longueur d’onde, dont l’action est presque la même sur des surfaces très differentes, on aurait beaucoup moins de nelieté dans l’étude de l’ulléralion du métal.
- La lumière solaire a de plus, sur les autres sources contenant des radiations actives [arc électrique avec ou sans métal], l’avantage d'être beaucoup plus constante, surtout au point de vue de cos radiations.
- Enfin le zinc amalgamé, par suite de la facilité avec laquelle on peut le nettoyer [il suffit de le frotter avec un linge ou un tampon de papier] permet d’obtenir une surface parfaitement neuve, toujours identique à elle-même, comme le montrent les expériences faites en même temps sur plusieurs lampes.
- La lame en expérience est fixée à un support articulé qui repose sur une base isolante, placée sur le bord d’une fenêtre ouverte, de façon qu’on puisse utiliser la lumière directe du soleil ou celle du ciel. Le support est lié par un fil métallique à un électroscope à feuilles d'or. Une division est collée sur nue paroi de la cage et uue lunellc vise une des feuilles et la division sur laquelle elle se projette.
- On charge l’ensemble négativement, les feuilles divergent. Puis, sous l’action de la décharge, elles se rapprochent. On mesure le temps que Tune d’elles met à passer d’une division à une autre. En preuaut l'inverse de ce temps, on a la vilessc de déperdition, à l’instant considéré, pour une certaine chute de potentiel, qui. reste toujours la même.
- On peut, de cette façon, étudier comment varie cette vitesse, en fonction du temps écoulé depuis l'époque du décapage ou de l’exposition il la lumière.
- Supposons d’abord que ces deux époques coïncident, c’est-à-ilire qu’on nettoie la surface en pleine lumière et que l’on compte le temps à partir de ce moment.
- (!) J. Ecster et Iï. Geitei., Wied. Annalen, t. XXXYIII, p. 497: 1889. Biianlv. Comptesj-endus, t. CXVI, p. 741 t 1893.
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- On constate que la vitesse de déperdition diminue régulièrement, et, dans la plupart des cas, en raison inverse du temps écoulé depuis le décapage.
- La rapidité de cette diminution est très variable suivant l’intensité des radiations qui produisent la décharge ; en hiver, elle est assez grande pour qu’après quelques minutes on ne puisse plus rien observer ; au contraire, en été, les mesures se poursuivent régulièrement pendant plus d’une heure.
- Cependant 1 allure du phénomène est toujours la môme. Il v a une vitesse de déperdition extrêmement grande au moment môme où la surface du métal est créée à l’état neuf; mais une altération se produit aussitôt, qui diminue cette vitesse. Dans beaucoup de cas, la durée du passage d’un potentiel a un autre croît proportionnellement au temps, aussi longtemps que l’on pont faire des mesures, c’est-à-dire tant que la vitesse est assez grande pour qu’on puisse négliger les fuites impossibles à éviter et aussi pour qu’on puisse rapporter à uuc époque définie la valeur mesurée.
- Tout d’abord cette altération n’est pas due au départ môme de l’électricité, comme dans le cas de la polarisation voltaïque. Il est facile de s’en assurer : deux lames, dont l'une reste constamment électrisée depuis sa mise à la lumière, et dont l'autre reste neutre, donnent ensuite la môme vitesse.
- Ce n’est pas non plus une oxydation sous l’influence de l’air.
- En effet, à Cobscurité,, cette modification ne se produit pas.
- Une lame de zinc amalgamé est nettoyée, puis mise à l’obscurité. Après un certain temps on la retire et on l’expose à la lumière; elle, se comporte alors comme une. lame neuve, c’est-à-dire que la vitesse se met à décroître à partir du moment où l'on a éclairé lalarue, comme pour une surface qu’on aurait nettoyée en pleine lumière.
- Bien plus, la lame qui a subi un passage à l’obscurité est plus sensible qu’une neuve, c’est-à-dire qu’après un éclairement de même durée, sa déperdition est plus considérable ; elle peut être jusqu’à huit fois plus grande.
- C’est après quelques heures de séjour à l'obscurité que cct accroissement de sensibilité est le plus marqué : il s’atténue ensuite et une lame très vieille n’est plus du tout sensible. Il est vraisemblable que d’autres causes viennent agir, humidité, vapeurs et gaz de l’atmosphère, qui modifient profondément la surface.
- Il y a encore un fait plus intéressant. Celte modification produite par la lumière n’est pas permanente.
- Elle disparait après un séjour sullisaut à l'obscurité, et la laine se comporte ensuite comme si elle n’avait jamais été éclairée
- Ainsi deux lames sont mises en même temps à l’obscurité. L’une vient d'èlre amalgamée, l’autre a été exposée an soleil et a subi la modification due à la lumière. Après quelques heures on les retire et on les met en expérience au môme moment ; elles se comportent alors de la môme façon ; c'est donc que l’allératiou de la seconde a disparu pendant ce séjour à 1 obscurité (*).
- L’action de la lumière n'est donc que momentanée, elle disparaît peu à peu quatid l’éclairement cesse et la surface du métal revient à l’état dans lequel elle était antérieurement. 11
- On peut dire, qu’à la lumière, la surlace est. dans un état contrain l qui se maintient par l’éncrgiç des radiations incidentes, et cesse quand celle-ci lui fait défaut,
- 1T. ---- DlFlÉlUi.XCE APPARENTE DE POTENTIIÎE
- Lorsque deux métaux différents forment les armatures d’un condensateur et qu’ils sont réunis par une connexion entièrement métallique; il y a un champ électrostatique dans le diélectrique qui les sépare.
- f1) Le zinc cl l'aluminium donnent des résultats semblables, mais moins nets, ce qui peut tenir à lâ difficulté
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- Cette différence de potentiel dépend de 1 état des surfaces des métaux. Il était naturel de rechercher si l’action de la lumière s'y manifestait par une variation sensible.
- Méthode de mesure. — Il est absolument nécessaire de n’éclairer que la lame qu’on éludio, et de préserver complètement de la lumière celle qui sert de comparaison, car on n’observerait que la différence des actions sur les deux surfaces.
- Je ine suis arrêté à la disposition suivante :
- Les deux lames métalliques sont placées dans un appareil de mesure où elles sont à l’obscurité. On mesure leur différence de potentiel. Quand on veut faire une expérience on retire la lame à étudier et on l’expose pendant le temps voulu à la lumière, dans des condit L’éclairement terminé, la lame est reportée dans l’appareil et l'on fait rapidem-mesures, car la différence varie alors beaucoup ; on les continue jusqu'à ce que cette \ très ralentie. Les valeurs trouvées sont représentées en fonction du temps par une l’ordonnée à l’origine donne la différence apparente de potentiel à la fin de l’éclaircmm
- Do cette façon on est sûr que la lame de comparaison n’a pas été éclairée et n’a p changement. Il faut de plus qu’elle soit ancienne, pour éviter les modifications lentes auxquelles
- ce, le métal, qui a été dressé à la Unie, est nettoyé au papier émeri, puis
- L.(‘)-
- Tontes les
- (i) Pour lu
- ne de la différence de potentiel, j’ai employé le dispositif aujourd'hui classique 'M. Pellat. . yyo; i88o. Annales de chimie et de physique (5), t. XXlV. p. 5 ; 1881. - Lord Kelvin, Meeting, x88o. —Nature, l. XXIII, p. 567; 1881. —Pkil. Mag. (5], t. Xl/VI, p. 82:1898]
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- essuyé avec soin pour enlever les poussières métalliques. Quelquefois, après ce traitement, la surface a été lavée à l’alcool. D’autres lames, préparées par électrolyse, ont été simplement lavées à l'eau et à l’alcool. Une lame de plomb a été brunie en la frottant fortement avec un bâton de verre à bout arrondi.
- Dans tous les cas, il faut attendre que la variation de la différence de potentiel, en général négative, qui suit ce traitement mécanique, se soit beaucoup ralentie, avant de commencer une expérience sur l’action de lalumière. Sinon les deux variations se superposeraient et celle qui est due à la lumière serait beaucoup moins nette.
- La lumière a toujours été celle du soleil ou de l’arc électrique.
- Les autres sources ne sont pas assez intenses pour donner une variation bien définie.
- Résultats. — En général, le métal éclairé devient plus négatif, c’est-à-dire que, dans la série de Volta, il se rapproche de l’or et s’éloigne du zinc. C’est ce qui se produit avec l'aluminium, le zinc, le zinc amalgamé, le cuivre, le laiton, le plomb, l’élain, l'antimoine, le bismuth, le magnésium; avec le nickel, la variation est faible; elle est iusensible avec le fer, l’argent, l’or. Enfin le platine se comporte en sens inverse des autres métaux ; il devient plus positif sous l’action de la lumière.
- La variation delà différence de potentiel s’élève, jusqu’à o,iovoltet môme o,i4volt.
- Dans tous les cas, celte-, modification n'est pas permanente ; elle disparait graduellement à l'obscurité, et le métal revient peu à peu à son état primitif, la différence de potentiel reprenant la valeur antérieure n l’éclairement.
- La vitesse de ce retour à l’état primitif varie naturellement suivant les différents métaux. Elle est grande avec l'aluminium, l'étain, le bismuth, le magnésium, faible avec le zinc etle platine.
- J’ai rencontré un échantillon de métal qui m’a donne des résultats assez constants pour que je puisse l’employer à une étude plus complète du phénomène. C/était un miroir d’heliostat, en métal des miroirs, bien plan et bien poli.
- Je citerai quelques expériences faites tout d'abord avec celte lame, pour montrer la fixité des résultats et Ja confiance qu’on peut leur accorder.
- Cette laine est toujours comparée à une même lame de laiton ; clic est négative par rapport
- Dans une première expérience, la différence de potentiel part d’une valeur — 0,270 volt, assez mal définie, car la lame a été nettoyée peu do temps avant. Dix minutes d’éclairement an soleil la font varier jusqu’à — o,33o \ oit ; puis à l’obscurité, il y a retour vers la valeur antérieure ; comme elle n’était pas fixe, elle est dépassée et l’on trouve, le lendemain, — 0,208 volt.
- De cette valeur, on s'élève à o,3.i8 volt après 20 minutes d’exposition au soleil et. à la lumière du ciel. Puis retour positif, et le lendemain on retrouve — Q.199 volt.
- 27 minutes d’éclairement à la lumière diffusée par les nuages donnent — o,3 1 8 volt, valeur un peu plus laible que les précédentes.
- Puis 17 minutes de lumière du ciel donnent — o,333 volt. Enfin une dernière expérience dure 54 minutes, le ciel étant encore nuageux; la valeur trouvée à la fin de l’éclairement est — 0,336 volt. Mais cette fois, le retour vers la valeur antérieure a lieu un peu différemment, Au lieu que la courbe représentative fasse un angle assez aigu avec l’axe des potentiels, elle lut est d’abord presque normale, puis elle s’infléchit et devient ensuite parallèle aux courbes des expériences précédentes.
- L ensemble de ces cinq expériences est représenté par le graphique ci-joint ffig. 1) qui
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- résume les variations pendant les vingt premières minutes de retour à l’obscurité. On voit que ces courbes ont toutes sensiblement la même ordonnée a l’origine, sauf peut-être la courbe 3, qui s’écarte d'ailleurs 1res peu des autres.
- En résumé, la différence de potentiel
- » 17 » » » ............................— o h 333
- » 5-î » » » ............................— o » 336
- tandis qu’après un long séjour de la lame à l’obscurité, la différence vaut environ — 0,200 volt.
- Les faibles écarts qui existent entre ces valeurs et qui peuvent être dues h des causes accessoires, (variations propres de la lame étudiée ou de la lame témoin, variations de température', doivent être considérés comme négligeables, et permettent d’affirmer qu’il y a un potentiel défini ù la lumière, comme il y en a un à l’obscurité, leur.différence étant à peu près 0,1 Üo volt.
- Ainsi, quand le métal est éclairé, il y a une nouvelle valeur de la différence de potentiel, sensiblement indépendante de, la durée d'éclairement, si celle-ci est supérieure à quelques minutes, la variation étant négative.
- Il est facile d’étudier la période de début. On reconnaît que l’action de la lumière n’est pas instantanée, mais qu’elle s’établil. avec une vitesse (l’abord considérable, qui se ralentit, ensuite, la valeur limite étant atteinte assez vite.
- Ainsi, la différence de potentiel, apres séjour à l’obscurité,
- i5 secondes d'éclairement 3o » »
- y.7.3
- - 0 » 33o
- Influence de la longueur d'onde des • radiations.— Un point particulièrement intéressant est l’action des différentes radiations.
- Ne pouvanl avoir avec un prisme ou un réseau un faisceau homogène assez intense pour éclairer suffisamment une surface de 4o cm2 à 5o cnr au moins, j’ai employé des verres colorés, placés sur le trajet de la lumière solaire.
- On constate tout d’abord que les rayons rouges et les rayons jaunes n’ont qu’une action très faible et par suite un peu douteuse. Les rayons verts et bleus donnent une variation égale à environ la moitié de la variation complète. Enfin les rayons ultra-violets du spectre solaire semblent n'avoir qu’une action faible, car l’interposition d’une lame de verre incolore, qui les absorbe, ne diminue que peu la variation totale.
- En éclairant ce même miroir avec l’are électrique, on obtient une variation nulle; mais en interposant une lame de verre cuire l’arc et le miroir, la variation est alors notable et de même sens qu’avec la lumière du soleil. Or le verre a absorbé les rayons de très petite longueur d’onde ; c’est donc que ceux-ci. agissent en sens inverse des autres, etque, s’ils sont ensemble, il y a neutralisation.
- Avec le zinc cet effet est encore plus net. Toutes les fois que le soleil agit, la variation est négative. Fdle l’est encore, mais plus faiblement, si les rayons venant de l’arc électrique traversent une lame de verre, tandis qu’elle est positive si aucun milieu n’est interposé. A travers une lame (le quartz les rayons de l’arc (sans métal) sont affaiblis, mais agissent toujours dans le sens positif. En introduisant du zinc ou du l'aluminium dans l’arc, la richesse de la lumière en rayons très réfrangiblcs est telle que l’absorption qu’ils subissent à travers une lame de quartz ou de fluorine est insuffisante pour diminuer leur action qui reste positive et très considérable (0,1^0 volt), malgré une faible durée d’éclairement (de une à deux minutes). Cette action est d’ailleurs la même
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- que les rayons proviennent de l'aluminium ou du zinc; il n’y à donc pas d'action particulière exercée sur un métal par les radiations qu'il émet.
- En résumé, pour le zinc comme pour le métal des miroirs toutes les radiations n’agissent pas de la meme manière. Les rayons peu réfrangibles (rouges, jaunes) ont une action très faible ; clic croit pour les rayons verts, bleus, violets; passe par un maximum, puis décroît. 11 v a une certaine radiation neutre, au delà de laquelle l’action reparaît, mais en sens inverse, là variation étant positive.
- En d'autres termes, pour ces deux métaux, il y a une longueur d'onde d'inversion, qui sépare le spectre en deux parties, doubles actions sont de sens contraire.
- il est assez difficile de déterminer aven; précision cette longueur d’onde. Il semble néanmoins que pour le zinc, elle se trouve un peu avant la tin du spectre solaire (o,2g5 p), et pour le métal des miroirs un peu au delà.
- Enfin ce phénomène remarquable de l’inversion n’est pas general. Certains métaux, cuivre, aluminium, magnésium, ne le présentent pas, au moins dans les limites où j’ai opéré.
- Influence du milieu. —J’ai remplacé l’air par l'oxygène, l’anhydride carbonique, l’bydrogcne.
- Avec ce dernier je me sois efforcé d'enlever toute trace d'oxygène libre. Enfin j’ai fait varier la pression el l’ai diminuée jusqu’à un centimètre de mercure.
- Ces conditions ne changent rien au phénomène. La substitution d'un milieu à un autre fait varier la différence de potentiel des deux lames (!) , puis sur la nouvelle valeur, l'éclaireuicnt produit toujours la même variation.
- Résumé. — En résume, la différence apparente de potentiel entre deux métaux est modifiée, lorsque l’un d’eux seul est éclairé.
- Sauf le platine, le métal éclairé par la lumière solaire devient plus négatif. La variation est indépendante de la nature du gaz et de la pression. Elle dépend peu de l’intensité de la lumière si celle-ci est considérable ; l’incidence n’a également pas d’effet.
- Cette variation n’est pas instantanée. Elle croît d'abord très vite avec la duree d’éclairement, puis tend .vers une valeur limite. Cette valeur limite dépend de la composition de la lumière
- Pour certains métaux, toutes les radiations n’agissent pas dans le même sens ; les plus réfrangibles produisent une variation positive, et les autres une variation négative. U y a inver-
- Cct état du métal subsiste tant que l'éclairement dure, mais il n’est pas permanent. Après retour à l’obscurité, le métal revient à sou état antérieur avec une rapidité variable, mais plus faible que pour la transformation inverse.
- Il va deux états définis, l'un à l’obscurité, l’autre à la lumière (d’une composition donnée), stables l’un et l’autre dans leurs conditions respectives. Quand ces conditions varient, l’état du métal se déplace vers celui qui eorrespoud aux conditions nouvelles.
- III. — Quelques autres propriétés superficielles
- Propriétés chimiques. — Une lame de zinc fraîchement amalgamée est exposée au soleil derrière un écran percé do trous (â). Après quelques minutes, on la retire. Il n y a alors aucune dif-. férence d’aspect d’un point à l'autre de la surface; tous paraissent également brillants. Mais en l’exposant à la vapeur d'iode, l’attaque de la surface n est pas la meme sur les régions insolécs et
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- sur les autres. Après quelques instants, L’image latente s’est développée et le dessin de l’écran apparaît.
- A la différence d’éclat i] est facile de voir que ce sont les parties éclairées qui ont été les moins attaquées.
- Il y a donc une différence pour l’aptitude à la combinaison avec l’iode entre les points qui ont été éclairés et ceux qui ne l’ont pas été (1).
- Phoptuétés optiques. — J’ai voulu voir si la modification de la surface métallique, mise en évidence et étudiée par plusieurs méthodes, pourrait aussi l’être par l'étude des propriétés opti-
- Je n’ai constaté aucune variation de la différence de phase introduite par la réflexion métallique cuire les deux composantes d’un rayon lumineux polarisé, lorsque la lame passait de l’obscurité à l’éclairemeut très grand produit par un faisceau de lumière solaire intense.
- Cette méthode est donc impropre à montrer la modification causée par la lumière (2).
- Analogies. — Il v a un parallélisme remarquable entre les deux manifestations que j’ai surtout étudiées, la sensibilité au point de vue de la déperdition et la différence apparente de potentiel, toutes deux ayant une valeur déterminée à l’obscurité et une antre a la lumière.
- D’autres phénomènes produits par les rayons lumineux présentent aussi une allure semblable.
- Une solution alcoolique d’azotate d’urane reste limpide à l’obscurité. A la lumière elle se réduit et dépose du protoxyde. Remise à l'obscurité, elle s’oxyde et revient a son état primitif.
- Une dissolution de pourpre rétinien, rouge à l’obscurité, se décolore à la lumière et se récolore si on la replace à l’obscurité.
- Une plaque photographique, impressionnée, garde assez longtemps cette impression, mais non indéfiniment. Si on la maintient à l’obscurité, l'image latente disparait peu à peu, et, après un temps assez long, variable suivant la nature de la couche sensible, la plaque ne peut plus être développée. Elle a repris scs propriétés antérieures, et l’on peut s’en servir comme d'une plaque neuve (3).
- La sensibilité à la combustion d’une dissolution d’acide oxalique, sous l'action des rayons solaires, s'accroît par une exposition préalable à la lumière, et cet accroissement disparaît ensuite après un séjour de plusieurs jours à l’obscurité {’).
- L’inversion-remarquable que j’ai constatée dans deux cas bien déterminés, (zinc et métal des miroirs) se rencontre aussi dans d’autres actions de la lumière.
- Depuis longtemps, J. Herschell et Claudel(s) ont montré que les rayons jaunes et rouges détruisent l’action des rayons plus réfrangiblcs sur la plaque daguerrienne, qu’ils ramènent lentement à l’état primitif.
- Les radiations violettes oxydent le gaïae blanc et lui font prendre une coloration bleue. Cette coloralion disparaît, et le gaïae oxydé se réduit si on l’expose aux rayons rouges et jaunes, lesquels n’agissent pas sur le gaïae blanc.
- (') Dans un travail récent, M. J, Watfuiiouse [Proceedings of the Royal Society of London, vol. I.XVI, p. -iyo ; 1900], a. étudié une action semblable sur des lames d'argent et. de quelques autres métaux. Il attribue cette formation d’image aux gaz condensés antérieurement par la surface, et surtout à l'oxygène.
- (2) Ce résultat négatif est à rapprocher de celui qui a été observé par M. Lippmann [Journal de physique, irD série. t. X, p. 202 ; 1881 J, au sujet des lames métalliques qui subissent, la polarisation voltaïque, bien qu'il y ait alors une
- Ou sait que les propriétés optiques dépendent d'une profondeur assez grande «lu métal, tandis qu'il est vraisem-
- profondes pour qu’elle puisse se manifester par utl changement appréciable de l'état de polarisation du rayon lumi-
- (3) INoiu.. Comptes rendus, t. XCII, p. 1x08 ; x88i.
- (-') Ducr.Aux. Annales de l'Institut Pasteur, t. X, p. 129; 1896.
- (5) Oi.audi:t. Annales de chimie eJ de physique (3), t. XXII, p. 33a ; 1848.
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- Enfin les radiations 1res peu réfrangiblcs provoquent le départ de l’énergie qui a été accumulée par les rayons violets et ultra-violets dans la phosphorescence, c’est-à-dire qu’ils détruisent l’action de ces rayons (*)
- Le phénomène que j’ai étudié rentre donc bien dans l’ordre des phénomènes produits par la lumière.
- IV. — Conclusions
- En définitive la surface d’un métal éclairé est dans un état différent de celui qui existe à l’obscurité, et variable suivant la nature de la lumière.
- T.'indépendance de l’effet produit par l'éclairement vis-à-vis du gaz qui entoure le métal, écarte l’idée d'une action du milieu, de mème’que le retour à l’état primitif exclut l’hypothèse d’un composé persistant formé sous l’influence de la lumière.
- U est vraisemblable que tout sc passe dans la couche de gaz que toute surface métallique condense énergiquement, et qui subsiste malgré le changement du gaz ambiant et l’emploi d’un vide poussé très loin.
- A l’obscurité, il y a un certain équilibre entre le métal, le gaz condensé à sa surface, (probablement l’oxygène, puisque les lames ont toujours été préparées dans l’air) et peut être aussi quelque composé oxygéné du métal. Mais l’existence de cc composé ne s’impose pas et l’on conçoit parfaitement que les propriétés superficielles dépendent de l’équilibre qui existe entre le métal et le gaz seuls. Sous l’action de la lumière, cet équilibre sc déplace dans un certain sens, et les propriétés de la surface du métal sont modifiées. Pour quelques métaux, certaines radiations déplacent l'équilibre en sens contraire des autres, ce qui se manifeste par l’inversion observée.
- H. Buisson
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- TRACTION
- Le chemin de fer suspendu de Barmen-Elberfeld- Vohwinkel.
- Vous donuons ci-après la description de quelques dispositifs intéressants que nous avions dû négliger, faute de renseignements suffisants, dans uij précédent article (").
- I. Recherche, des défauts d'isolement. •—• La figure i représente une portion de voie avec l’équipement qui permet de localiser en peu de temps une dérivation à la terre. On a séparé les deux câbles C et D qui alimentent les rails de contact au départ même du centre de distribution. Chaque station possède un tableau tel que celui de la figure 2 ; à l’usiiie le tableau est
- f1) Seeseck, E. Becquerel. Comptes rendus, t. XIV, P- SP” ;
- (2) L’Eclairage Électrique, t. XXVIII, p. 54, i3 juillet
- I plus complet comme on le voit en figure 3,
- I parce qu’il doit desservir deux tronçons : "Wes-tend-Jardin Zoologfquc et Weslend-Klusc. Les lettres ont, sur ccs deux tableaux, la même signification que sur la figure i.
- J sont des interruptions qui existent à chaque station. Pour assurer la continuité électrique, les extrémités des sections sont réunies par des câbles avec interrupteurs a ffig. i, 2 et 3). Lorsqu’ils sont fermés, le conducteur ne présente plus aucune solution de continuité. Les indicateurs de terre I T forment pont entre les rails de contact, de part et d’autre de J ; les interrupteurs b peuvent remplir le même office; cet artifice sert à alimenter l’un des rails par l’autre.
- Tant que les fils de travail sont au même potentiel, les aiguilles des indicateurs restent au zéro. Imaginons qu’une dérivation se produise en x entre les stations II et III (fig, i à 3), sur le rail I. Le disjoncteur automatique correspondant C s’ou-
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- vr'e et le courant passe'du rail II au rail I par les indicateurs de terre, dont les aiguilles sont écartées de leur position d’équilibre. A l’extrémité dé leur cuursc, elles actionnent une sonnerie qui éveille l’attention des chefs de stations. La position même de l’aiguille leur indique celui des interrupteurs a [ai ou æ,) qu’ils doivent ouvrir pour localiser le défaut ; à cet effet, les
- interrupteurs a et les indicateurs de terre sont disposés sur les tableaux do telle sorte que les aiguilles s’inclinent vers les interrupteurs qu’ils convient de manœuvrer, al dans l’exemple choisi. Cette opération ramène toutes les aiguilles à leur situation primitive, sauf celles des stations II et 111 qui comprennent entre elles la dérivation à la terre. Une fois Tusiiic centrale pré-
- Stst/en T Station H Station JH Station ET
- venue sur la position do la fuite elle donne l’ordre de refermer tous les iulerrupteurs a. hormis ceux des stations 11 et III, après quoi elle ferme elle-même le disjoncteur C. Par celui-ci, le rail 1 est alimenté jusqu’à la station II. Pour l’alimenter de la station 111 au point terminus, on ferme l'interrupteur b2 de la station III seu-
- lement. Un artifice de montage permet encore ici d’éviter toute fausse manœuvre de la part des chefs de stations : il consiste à placer les interrupteurs b sous les indicateurs de terre de telle sorte qu’on doit toujours fermer celui qui se trouve au-dessous de l’aiguille qui revient à sa position d’équilibre quand on ouvre a.
- Il peut aussi survenir un acculent aux câbles d’alimentation, ou encore aux disjoncteurs automatiques. Rn se reportant à la figure i, on voit que le tableau de la station 1 permet, en fermant aL et a.2, d’envoyer le courant de C cl D ou A et B dans les deux directions.
- fl. ('onducteurs de retour. — C’est toute la charpente métallique qui sert de conducteur de retour. Le courant arrive d’abord au rail par les châssis et les roues. Le rail est relié aux poutres de rive par deux connecteurs en cuivre de
- m rn m rn
- lia mm2 de section chacun. Du viaduc à ('usine on emploie des câbles. Remarquons qu’il n’est pas nécessaire de protéger les conducteurs contre les décharges atmosphériques, puisqu’ils sont complètement enveloppés par imc construction en fer en communication avec le sol.
- III. Installations téléphoniques. — Chaque station est réunie à ses deux voisines par un téléphone local qui comprend une sonnerie e
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- un récepteur seulement pour les deux directions. Un deuxième réseau, distinct du premier, est deslmé aux communications lointaines des gares eatre elles, au avec le bureau central, ou encore avec la station génératrice. L’appareillage correspondant à chaque poste se compose de deux sonneries et un seul récepteur. Tous les postes sont en série, do sorte qu’un appel partant d’une station est entendu de toutes les autres. L'intéressé désigne alors la station avec laquelle il veut correspondre, et toutes les autres remettent leur récepteur en place. Un ordre se transmet donc avec une grande célérité.
- Les voitures elles-mêmes sont pourvues d'un appareil téléphonique. Supposons qu'un convoi reste en détresse eutre deux stations; le conducteur, au moyen d’une longue perche de bambou. accroche les fils de son téléphone au réseau qui réunit ces deux stations, et, par elles, se met en communication avec le bureau central ou l’iisino génératrice pour demander du secours. Tous les conducteurs, en (ils nus sont disposés au-dessous de la charpente métallique.
- T. Pausert,
- TÉLÉGRAPHIE
- Sur la théorie des cohôreurs, par K.-E. Guthe et A. Trowbridge. Phys. Review, t. XI, u® i.
- Malgré le nombre considérable de recherches sur les cohéreurs, on ne possède pas encore une explication satisfaisante de leur louotiomiement, c’est-à-dire une explication du phénomène de rabaissement de la résistance électrique d’un contact imparfait par suite de l’influence des ondes électromagnétiques cheminant dans le milieu ambiant. Parmi les théories les plus acceptables nous citerons celles de Branly, de Lodge et d’Auerbach. Disons un mot du point de départ de chacune de ces théories en nous permettant de renvoj'cr le lecteur, pour plus de détails, à l’excellent article de M. A. Turpain, intitulé : Essai critique, sur la théorie de la radioconduc-tion, paru dans ce journal le i3 avril 1901.
- M. Branlv suppose que c’est le milieu qui sépare les particules conductrices qui constituent le cohéreur qui est modifié par suite de la présence des ondes électromagnétiques, et cette modifi-
- cation a pour conséquence la conductibilité dé 1 ensemble, M. Lodge (*} se base, pour expliquer le phénomène en question, sur des considérations d ordre électrostatique : il suppose les particules conductrices du cohéreur séparées par des couches minces (d’oxyde du métal correspondant, par exemple] qui sont soumises à des pressions énormes provenant de l'attraction électrostatique ; dans ces circonstances les surfaces des particules peuvent être cc soudées », surlout si le stimulant électrique agit simultanément comme un flux, en réduisant la couche infinitésimale d’oxyde ou d autre composé qu’011 est obligé de faire intervenir. M. Auerbach (2) admet une théorie mécanique ; d’après lui, l’abaissement de la résistance provient de vibrations périodiques de nature mécanique : o il se produit dans le cohéreur une perturbation telle, que chaque particule est déplacée de sou aucicnnc position d’équilibre et vient en contact plus infime avec sa voisine; elle ne revient à sa position d’équilibre qu’après que lu vibration mécanique, qui produisait son déplacement, a cessé ». Mais à l’époque actuelle, nous ne possédons pas assez d’expériences pour que nous puissions nous prononcer sur chacune de' ces trois théories. Celle de M. Branly ne peut guère subir un 0 essai expérimental crucial » (experi-menturn crueis). En ce qui concerne la théorie proposée par Auerbach qui semble assez probable avec les fortes vibrations mécaniques qu’il employait. 011 11e peut pas conclure que, puisque l'effet produit au moyen de vibrations mécaniques (abaissement de résistance) est le même que celui produit au moyen de l’électricité, les. causes doivent être identiques (voir aussi Diutde, Wied. Ann., t. LXV, p. 486; 1898; et Aschki-xass, ibidt. LXVI, p. 3o6; 1898. Quant à la théorie de Lodge, on en a donné un nombre assez considérable de démonstrations expérimentales; citons à titre d’exemple celles de Avons {Wied. Arm., t. LXV, p. 067; 1898), de. Tomassina (C. B., t, CXXVIII, p. 1092; 1899; t. CXXVII, p. 1 01447 1S98; t. CXX1X, p. 40; 1899) et de Sundorph {Wied. Ann., t. LXY1I1. p. 0949; 1899); mais les objections qu’on a faites à la théorie d’Auerbach s’appliquent également à la théorie de Lodge. O11 peut, évidemment, conce-
- (‘) Braktt, Comptes Rendus. t. CXXV, p. ci -1103 (1897),
- I, p. 78S (1890);
- (i) I.oncir, PhU. m, Electrician, t. XL, p.
- y. t. XXXVII, ; 7 (l897)-
- inn., t. LXIV, p.
- 94 (1894), et 1(1898).
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- voir que le résultat du passage des étincelles entre les particules qui sont voisines soit la fusion des couches superficielles de ccs particules amenant ainsi un abaissement de résistance; mais si cet abaissement de résistance est véritablement dû à ce flux d’étincelles (sparking) nous ne pouvons espérer qu’à une eonduiteirré-gulière du cohéreur. Voici d’ailleurs en quels termes Àscbkinass discutelesrésultats d'Arons etles siens propres : a Un abaissement de la résistance a toujours lieu quand l’excitation est faible, c’est-à-dire quand il n’y a pas de « sparking », ni de fusion, ni de mouvements mécaniques aux contacts. Avec une excitation plus forte — qui amène une production d’étincelles, etc. — on n’obtient, au contraire, que des phénomènes irréguliers et quelquefois même de sens opposés. » Il faut donc, pour pouvoir ctudier le phénomène en question, éviter ce flux d’étincelles (sparking). Ce point a été établi par des expériences quantitatives effectuées par >1. A. Trowbridge (Amer Jourrt. of Sciences, sept. 1899). — Les expériences que MM. Guthe et Trowbridge décrivent dans le mémoire que nous voulons analyser sont encore plus précises que ccs dernières et éliminent toute perturbation possible; aussi les résultats sont-ils très concordants.
- Nous allons donner en peu de mots le principe de la méthode employée.
- Le courant produisant l’abaissement de résistance du cohéreur (à billes d’acier) est produit par une force électromotrice assez intense B (fig. 1), qu’on peut faire varier à volonté et qui est en série avec une résistance variable R et avec le cohéreur. La résistance du cohéreur est mesurée en observant simultanément le courant à travers ce dernier et la différence de potentiel entre ses deux extrémités. Pour opérer toujours dans les mêmes conditions, on s’arrange de manière à effectuer les mesures immédiatement après la fermeture du circuit : un pendule assure presque synchroniquement la fermeture et l’ouverture de quatre clefs (I, II, 111, IV). Avant la mise en mouvement du pendule les clefs touchent les contacts inférieurs. Apres une oscillation simple du pendule lesclefs touchent les contacts supérieurs. Voyons alors ce qui se passe à ce moment. La clef I étant la première actionnée, le courant passe à travers le cohéreur et les condensateurs C15 C2sont chargés ; les clefs 11 et III étant ensuite actionnées à leur tour, les deux condensateurs
- se déchargent à travers les galvanomètres Gt, G, donnant ainsi la différence de potentiel aux deux bouts du cohéreur et le courant traversant le circuit comprenant ce dernier. La clef IV
- ouvre enfin le circuit. Le mode de réglage du cohéreur est suffisamment visible sur la figure 2. On s’assure que le contact existe bien entre les
- deux billes au moyen d’un circuit auxiliaire comprenant une pile de faible force électromotrice et un galvanomètre calibre qui donne ainsi la résistance maximum du cohéreur. O11 règle ensuite les deux résistances R et r et apres avoir mis le pendule en mouvement on note la déviation des galvanomètre, Gt, Ga. On a fait ainsi une série de 10 à i5 expériences analogues en ayant soin de ramener le contact des billes à sa valeur primitive (accusée par une mesure de résistance).
- On fait en dernier lieu varier la résistance R + r, et on en choisit des valeurs telles que le courant à travers Je cohéreur soit compris entre 0,002 et 0,7 ampère.
- Les résultats obtenus sont réunis dans les I les tableaux ci-dcssous, où i désigne le courant
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- à travers le cohéreur. mesuré au moyen du galvanomètre G2; p est la différence du potentiel entre les extrémités du cohéreur, mesurée ' au moyen du galvanomètre Gt et p la résistance du cohéreur calculée au moyen de p et i.
- À. CohÉBZÜBS A CONTACT UNIQUE
- P P P P
- Yalta^ e appliq né = 6,5 volu.
- 0,0027 0,0437 16,59 0.0521 0,234 4,48
- 0,0894 0,124 0,229 1,84
- 0,174 l6,40 0,237 0,94
- 0,208 7,63 o,492 0 238
- Voltage — 14,0 volts.
- 0,0026 0,0218 8,4» [ o,m4 1,84
- 0,0064 o,o45i 7,10 0,212 1.08
- 0,0904 0,309 o,74
- o,oa56 7,07 0,604 0,89
- o,oGa. 0,211 3,4o
- Voltage = : 60 volts
- 0,0051 o,oio3 2,01 0,0989 0,141 i,4a
- 0,0218 i,77 0,247 0,196 0,78
- 0,0247 o,o458 i,y4 0,494 0,232 o,47
- 0,0494 o,o83a 0,617 0,226 0,37
- Voltage — aao volts
- 0,00-56 0.002! o,38 0.221 0,0873 o,39
- o,oaj3 o,3i3 O, 144 o,45
- 0.438 o,3o
- 0,0749 0,0374 0.2l8
- o.o534 0,48
- a, Cuivre (billes d’acier recouvertes d’une couche de Cu). Diamètre des billes =. 9,5 mm. Voltage = $0 volts.
- 3. Plomb (Diamètre des billes = 3,0 mm).
- 4. Bronze pkosphoré (Diamètre des billes = 3,
- tableaux il
- inspection
- résulte que pour des valeurs croissantes de t, p tend asymptotiquement vers une valeur maximum finie, qui varie d’un corps à l’autre, mais qui est constante pour un même corps et ne varie pas avec la différence de potentiel appliquée entre les extrémités du cohéreur.
- L’équation différentielle la plus simple pour exprimer que p tend vers un maximum fini P est la suivante ;
- dp — Æ(P — p)di
- 0(1 k estuneconstante dontles dimensionsdoivent être inverses de celles d’un courant.
- En intégrant cette équation différentielle on obtient :
- qui vérifie la plupart des résultats obtenus par l’auteur.
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- L’auteur sc demande si on ne pourrait pas expliquer le fonctionnement d’un cohércur en supposant qu’il existe sur la surface des métaux en contact imparfait une couche condensée mauvaise conductrice — peut-être de la vapeur d’eau — qui fait que lu résistance est très élevée avant le passage du courant. Pour plus de simplicité, considérons deux conducteurs sphériques eu contact peu serré. Dès qu’onétablituue différence de potentel entre ces conducteurs, les couches condensées sc trouvent, par suite de l’attraction électrostatique, attirée les unes vers les autres et leur épaisseur sera, sur une aire circulaire A, de l’ordre des dimensions molécu-
- laires. La tangente OT (fig. 3) représente la résistance de cette pellicule A au moment où on établit un certain voltage entre les conducteurs sphériques. Quant il y a un courant entre les deux conducteurs, des ions de l'électrode positive traversent la couche donnant ainsi naissance à un contact métallique et diminuant par suite la résistance. Après la cessation du courant les billes se trouvent en contact intime et sont serrées par suite de la cohésion. La résistance ne s’accroît donc pas immédiatement après la cessation du courant. On a, en outre, trouvé que cette résistance n’est pas affectée par un courant plùs faible que celui qui a produit son abaissement. Avec un courant plus fort que ce dernier, la résistance arrivait à une valeur égale à celle qu'elle aurait eue si, en partant d’une résistance très élevée au commencement, on avait envoyé à travers cette dernière ce courant plus fort.
- Supposons maintenant que, pour faire circuler le courant i, il faille un nombre minimum d'ions et appelons V la. différence de potentiel sur la couche A qui contient un nombre d’ions suffisant pour faire circuler le courant i (on peut dire aussi que P est la différence de potentiel sur
- une couche moléculaire d'ions dans laquelle chaque ion porte son maximum de courant), En faisant croître davantage le courant i, deux choses peuvent se produire : ou bien l’aire A devient plus étendue (a cause des ions remplissant un espace extérieur à A el, par suite, le courant est amené par une aire proportionnelle a ce dernier), ou bien, si l'aire ne peut pas varier, il y a échauffement et peut-être même fusion.
- Nous appellerons l’aire À ainsi définie faire critique et nous admettrons que c’est la première hypothèse qui est la plus acceptable, car elle explique assez bien la partie horizontale (P = const.) de notre courbe. Supposons maintenant que pour un courant donné i Taire de la couche condensée soit plus grande que celle qui, remplie d’ions, porterait ce courant. Nous aurons alors un nombre d’ions plus grand que le nombre critique qui traverseront la surlace dans le premier mouvement précipité (quand on établit la différence de potentiel entre les billes) ; la différence de potentiel produite sera donc moindre que la valeur critique P. Si rétablissement du courant i exige n ions, nous aurons dans le cas d’une surface A, plus étendue, na ions (où a> x). Pour la surface critique la différence de potentiel est, par définition P= — f; pour une surface plus étendue ou aurait P = i; e’est-à-dire, p < Pr serait la résistance ohmique d’un ion a pouvant être déterminé au moyen de notre équation différentielle. Gela veut dire qu'a l’endroit où l’aire est la plus chargée en ions ces ions la traversent moins facilement et que par conséquent l’accroissement de p avec i diminuera jusqu’à zéro (quand la valeur P est atteinte).
- L’auteur montre en outre une relation frappante entre les voltages critiques des corps employés. Les tableaux ci-dessus nous donnent
- PscifT = 0,23 volt
- ïW. = o,i?3
- Supposons que les valences du fer cl du cuivre soient 2 et celle du plomb 4 i les équivalents (gramme) seront alors respectivement 28,3i,"5 et 5i,-5. Et bien, en multipliant le P dufer par 28 on trouve
- Ptcr x 28 = 6,44,
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- et de même,
- c’est-k-dirc, approximativement,
- P X équivalent (gramme) = constante.
- Admettons maintenant que la substance du eohéreur obéisse à la loi de Ilooko et supposons de pins qu'il n’y ait pas de cisaillement (shea-ring). Soit alors S l’aire sur laquelle agit une pression - et désignons par dl le déplacement qui s'en suit ; on a ainsi.
- d—____. a’Sdù
- a' étant une constante.
- Pour des déplacements très petits dS^dl;
- litre d’exemple^ un tableau extrait du mémoire de MM. Guthe et Trowbridgc.
- Billes d'acier.
- En ce qui concerne le plomb, les courbes qu’on obtient, quoique de forme analogue aux précédentes, ne peuvent pas être représentées par notre équation
- Maintenant, au môme degré d’approximation - varie comme le carré de la différence de potentiel ; par conséquent, très approximativement, S varie comme E. Mais' la différence de potentiel nécessaire pour amener les billes du eohéreur en contact est P (conformément à la supposition de plus haut) ; en appelant donc ES le voltage applique au eohéreur, cette quantité varie comme (E — P).
- Revenons à la figure 3. La tangente à l’origine mesure la résistance de l’aire S, et puisqu’à la limite (lim. f=o) toutes nos courbes sont des lignes droites, la loi des résistances subsiste pour pareilles couches et p varie en raison inverse de S. Si cela est vrai, la forme générale de notre équation différentielle est
- excepté pour E = 220 volts. Mais nous ne pouvons pas, bien entendu, espérer à obtenir des résultats très concordants avec mie substance aussi peu élastique que le plomb. Les billes avaient d'ailleurs acquis une déformation permanente apres les essais.
- Voici un tableau correspondant à E = 220 volts ; k = 2,76 ; P = o, 1 27 volt.
- et la tangente à la courbe E = const,. est, pour CP(E — P)=/cP;
- Cette équation représente donc la résistance de la couche condensée entre les billes, quand on applique le voltage E k (E —• P) serait alors constant pour une même substance : c’est en effet ce que l’expérience prouve; et voici, à
- Les expériences précédentes correspondent à des eohéreurs à un seul contact. Les auteurs de ce mémoire ont en outre étudié l’effet de plusieurs contacts sur le voltage critique P. L’équation différentielle correspondant à n contacts
- dp — Æ(nP—p)di
- d’où
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- Les eohéreurs employés par l'auteur étaient sensibles aux oscillations hertziennes.
- Conclusion.— De ces recherches des auteurs et d’autres expérimentateurs il résulte donc qu’il est plausible d’attribuer la haute résistance primitive d’un cohcrcur à la couche condensée sur la surface des particules métalliques. Dorn a, en effet, montré f1) qu’eu chauffaut dans le vide des parcelles de métaux « nobles » elles perdent cette l’acuité de pouvoir servir à la confection d’un cohcrcur.
- Aschldnass (lue. oit.) ne trouve, au contraire, aucun changement dans le fonctionnement du cohéreur après avoir chassé la couche superficielle en chauffant les particules métalliques dans le vide. Mais ses 2'ésultats ne sont pas très
- Ces couches condensées forment pour ainsi dire une couche protectrice à la surface des parcelles métalliques et ceci est prouvé par l’expérience suivante : on met en série deux eohéreurs à contact simple et on mesure leur résistance avant leur fonctionnement et après ; or, oii a trouvé qu’il n’y avait qu’un seul des deux qui fonctionnait et dans ce dernier on trouvait après un jour de repos une légère couche d’oxyde.
- Asehkinass tire de ces expériences (faites avec le PbO2 et CuS) des arguments contre la théorie de Lodge ; MM. Guthc et Trowbridge voient au contraire dans ces expériences une action analogue à la polarisation.
- Ajoutons enfin qu’il semble que les particules d’un corps conducteur quelconque peuvent constituer un cohéreur; par exemple le charbon. Or, Ayrton etPerryont trouvé que la différence de potentiel entre les deux charbons d’une lampe à arc est indépendante de l’intensité du courant pourvu qu’ils soient tenus toujours à une même distance l’un de l’autre, ceci veut dire que la résistance apparente de l’arc est en raison inverse du courant. La partie horizontale des courbes ci-dessus correspond-elle à ce fait, trouvé uniquement par l’expérience P La cohésion joue-t-elle un rôle quelconque dans la mise entrain de l’arc? Eugène Néculcéa.
- MESURES
- Appareils de mesures pour courants alternatifs de la General Electric Company. Elcctric.nl World, t. XXXYTI, p. 688, a? avril i9oi.
- A une récente conférence de lTnslilut améri-
- cain des ingénieurs électriciens, la General Electric Company avait exposé, entre autres appareils, un fréquencemètre, un indicateur de facteur de puissance, et un indicateur de forme
- Nous allons décrire sommairement ces appa-
- i° Indicateur de fréquence. —• L’indicateur de fréquence est un instrument a lectures directes, indiquant le nombre de périodes du courant qui traverse le circuit auquel il est relié. Il se compose essentiellement (fig. i) de deux
- bobines fixes BB' faisant entre elles un angle droit, et d’un disque en fer doux mince D fixé perpendiculairement sur un arbre vertical dont les extrémités pivotent sur des erapaudines en saphir, sans ressort, ni autre force directrice. Les deux bobines sont montées en dérivation sur la tension alternative dont il s’agit de mesurer la fréquence.
- Sur l’arbre est fixée, à angle droit, une aiguille très légère équilibrée dont la partie terminale, en forme de rectangle, peut se déplacer devant une échelle graduée, disposée sur une surface cylindrique verticale et dont les divisions indiquent des périodes.
- On monte en série avec l’une des bobines une self-induction S et, en série avec l’autre, une résistance H. Lorsque la fréquence du courant traversant le circuit esi modifiée, le rapport des courants traversant les deux bobines change aussi. Le disque do fer doux s’arrête dans une position dépendant des ampères-tours relatifs dans les deux bobines et la position de l’aiguille sur l’échelle est modifiée.
- Lorsque la différence de potentiel alternative dans la ligne varie, les intensités des courants traversant les deux bobines varient dans la
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- même proportion, et c’est pourquoi l’instrument n’est pas alFectc par cette variation de tension.
- L’appareil décrit ci-dessus doit plutôt être considéré comme un indicateur de variation de la fréquence que comme un fréquence-mètre proprement dit.
- 2° INDICATEUR DE FACTEUR DE PUISSANCE. ------
- L’indicateur de facteur de puissance est construit sur le principe suivant :
- Dans le système diphasé ou triphasé équilibré, le facteur de puissance modifie la proportion des watts, comme on l'a établi par la méthode qui consiste à mesurer au moyen de 2 watt-mètres la puissance du système. Cette méthode consiste à faire passer le courant de l’une des phases dans les deux, enroulements principaux des wallmèlros, les enroulements dérivés étant parcourus respectivement par les courants dérivés entre celte phase et chacune des deux
- Ce principe a etc applique de differentes manières par la General Electric Company dans la construction de l’indicateur de facteur de puissance. L’appareil exposé à la conférence possède une bobine fixe B pour le courant et deux bobines en dérivation bb' (fig. a). Le cou-
- Fig. 2. — Indicateur de facteur de puissance.
- rant est amené dans les bobines mobiles par des fils dont la force directrice est négligeable en comparaison de l’action réciproque qui se produit entre la bobine fixe et les bobines mobiles, quand l’instrumeut est relié au circuit. L’échelle de l’appareil est graduée empiriquement ; celle de l’appareil exposé, qui devait servir pour une eommulatriee, indique un facteur de puissance égal à i au milieu de l’échelle, et un facteur = 0,90 à chacune des extrémités de l’échelle.
- 3° Indicateur de forme d'ondes. — L’indicateur de forme d’ondes exposé à la conférence est destiné à déterminer la forme d’onde de la force électromotrice du courajil, et est utilisé
- d’une façon à peu près constante à la General Electric Company, depuis un certain nombre
- Tl consiste en un disque de contact et en un petit moteur synchrone à 4 pôles sur l’axe duquel est fixé un balai tournant qui frotte sur le bord du disque, le moteur étant disposé pour tourner sans mouvement oscillatoire. Primitivement le disque était fixé sur l’arbre de la génératrice sur laquelle on voulait faire des essais, mais le grand nombre de pôles des grandes machines modernes a montré la nécessité d’avoir un appareil indépendant de l’angle existant entre deux pôles consécutifs. Tel qu’il est construit, l’appareil est bien plus approprié aux usages habituels.
- Le dispositif de contact consiste en un certain nombre de segments métalliques fixés sur le bord d’un disque en ébonite. Il y a 4 grands segments et 4 segments plus petits alternés formant 4 paires composées chacune d’un grand et et d’un petit, segment : le nombre de paire de segments correspond au nombre de pôles du pelit moteur synchrone. Tous les petits segments sont reliés à une borne, et tous les grands
- Quand le balai tournant frotte sur un petit segment s il connecte directement un condensateur G avec le courant dont il s’agit d’étudier la tension, et ce courant traverse le condensateur
- l’ig. 3. — Indicateur de forme d’ondes.
- (fig. 3). A l’instant où le balai quitte le petit segment s, il laisse le condensateur chargé avec la différence de potentiel instantanée que le circuit possède à cet instant. Le balai, en frottant sur le grand segment S ferme le. circuit formé par le condensateur et par le voltmètre à courant continu V, et occasionne la décharge du condensateur à travers le voltmètre. Ces charges et décharges successives se produisent 4 fois
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- par tour, et sont, avec l’instrument actuellement employé, et les fréquences usitées dans l'industrie, suffisamment rapides pour produire une déviation constante.
- Au disque d'ébonite est fixé un index qui peut être tourné à la main, et qui peut être déplacé de 5 en 5 degrés sur un cadran divisé, pour permettre à l’opérateur de lire des différences de potentiel instantanées équidistantes.
- Une modification dans la capacité du condensateur ou dans la résistance de l’instrument n’affecte pas les valeurs relatives indiquées, puisque la capacité et la résistance ne sont pas modifiées pendant l’essai. La déviation du voltmètre est actuellement proportionnelle au voltage instantané, puisque l’amortissement de l’appareil n’aft’cete pas la déviation constante,
- L appareil décrit a donné toute satisfaction, et des appareils construits sur ce modèle sont en usage dans les universités, usines et stations centrales aux Etats-Unis Roescu.
- Méthode industrielle pour la mesure des faibles résistances, pur Edgecumbe. iileciricitm,
- L’auteur décrit dans sa communication, un appareil différentiel à lectures directes permet-, tant d'évaluer rapidement, par comparaison, et d'une façon industrielle, une faible résistance. Le schéma ci-dessous indique la manière de disposer les connexions.
- l-'ig. j .
- S ’fig i) représente une source de courant, qui j n’est pas nécessairement constante. R est une résistance étalon à laquelle'on veut comparer la résistance inconnue R’. Les bornes de R et R' sont reliées à deux bobines B, et B., invariablement fixées sur le même axe, monté sur pivot pour permettre au système de se mouvoir dans un champ magnétique intense, comme cela a lieu dans un appareil ordinaire à équipage mobile. Les bobines sont connectées de telle sorte
- qu’elles tendent à tourner en sens inverse l’une de l’autre, et les pièces polaires de l’aimant sont taillées de manière que l’une des bobines, en tournant, arrive dans un champ d’intensité croissante, tandis que l’autre se déplace dans un champ d’intensité décroissante. II en résulte que, pour un rapport donné entre les pertes de tén-sion dans R et. R', l’équipage mobile prend une position bien définie tout à fait in dépendante de ja valeur du courant. Cette position est indiquée par un index fixé aux bobines et se déplaçant sur une échelle graduée. L’appareil est pourvu d’un certain nombre de résistances étalons dont chacune peut, au moyen d’une simple fiche, être insérée dans le circuit. Cet instrument est parfaitement apériodique et permet de faire des lectures directes; il a en outre l’avantage de permettre la mesure d’une résistance traversée par le conrant normal d’utilisation sans qu’on ait h la séparer du circuit dans lequel elle est- insérée. C’est ainsi par exemple qu’on peut mesurer facilement la résistance des spires entre deux lames consecutives d’un collecteur de dynamo, sans qu’il soit nécessaire de retirer les spires des cannelures, ce qui permet de localiser immédiatement un défaut d’isolement.
- Tout en ne donnant pas autant d’exactitude que les mesures an potentiomètre, la mesure décrite ci-dessus est avantageuse en ce sens qu’elle permet d’utiliser une source quelconque de courant, tandis que la première exige l’emploi d’un courant absolument constant. Les corrections ducs à la température sont en outre éliminées, parce que les deux bobines sont placées dans une seule et. même enveloppe.
- G. Roescii.
- Production et mesure des courants sinusoïdaux, par M. Wicn, Dr. Ann., I. V, p. 4a5-45o, mars 1901.
- Ces courants sinusoïdaux sont obtenus par une sirène électrique, qui permet de réaliser une fréquence de 8 5oo et même de 1- 000, si on ne tient pas a ce que les courants soient rigoureusement sinusoïdaux. L’intensité atteint 0,2 ampère quand la machine est fermée sur une
- Un disque de laiton, ayant un diamètre de 4o- cm et une épaisseur de 1 cm porte sur son contour 200 deuts, taillées à la fraise sur une profondeur de 1 cm. Les intervalles sont remplies
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- par de la loie à transformateurs épaisse de o,3 cm. Ce disque est disposé entre les armatures tron-coniqiies d’un électro-aimant, de manière que les dents se trouvent vis-à-vis des extrémités polaires et le disque est tourné avec soin, Taxe du moteur qm le commande très bien centré, en sorte qu’on peut approcher les extrémités polaires à o,25 mm du disque.
- Même à la vitesse de trente-quatre tours par seconde, il ne se produit aucun déplacement latéral du disque.
- Sur les pièces polaires de l’éleetro-aimant
- (lig. ï et 2) est enroulé le fil dans lequel ou recueillera les courants induits. On fait varier l'intensité en écartant plus ou moins les armatures, la fréquence en insérant des résistances dans le circuit du moteur.
- Pour déterminer cette fréquence, on a disposé sur le disque deux autres couronnes de noyaux de fer, l’une de 64, l’autre de 16 noyaux : ces couronnes se déplacent devant l’aimant d’un téléphone clont la membrane est enlevée. Dans un autre téléplume relié au premier, un perçoit un son dont la hauteur fait connaître le nombre de tours du disque et par suite la fréquence.
- Tant que le circuit est fermé sur 'de simples résistances, l’intensité est très faible et le courant n’est pas sinusoïdal. Mais en insérant dans ce circuit un condensateur convenable et en réglant son induction propre, on peut le mettre en résonance électrique, e’est-à-dire rendre la période de ses oscillations propres égale à celle du courant alternatif. L’intensité du couvant reçoit ainsi une augmentation considérable et cette augmentation polie presque exclusivement
- sur le terme correspondant à la période fondamentale ; le courant devient donc en outre à très peu près sinusoïdal. Par exemple, l'intensité du courant fondamental devient 24,2 fois plus grande, tandis que Enclave prend une valeur égale seulement à i,3a fois sa valeur primi-
- Pour mesurer l’intensité totale des courants harmoniques Af -f- Aij dans le-circuit ne
- comprenant pas de condensateur, M.Wien procède de la manière suivante. Une première fois, l’éleclrodv uamomètre est mis en dérivation sur une résistance sans induction et son induction propre est compensée par un condensateur pour la période fondamentale : l’indication de l’instru-menl. est, alors sensiblement proportionnelle à AJ. La seconde fois l’électrodynamomètre est en dérivation sur une résistance sans induction R, et une bobine d'induction propre L,, choisies de manière à réaliser la eondiliou :
- ltr _ ï-,
- Dans ce cas, 1 électvodynamomètre enregistre de la même manière les divers courants, quelle que soit leur période, la déviation est par conséquent proportionnelle à AJ -j- AJ -f-.,. Le seul terme qui ait de l’importance en dehors du terme fondamental est l’octave de celui-ci ; les autres sont faibles. Le courant obtenu sans l’emploi de la résonance se compose, outre, le terme fondamental, de l'octave dont l’intensité représente les 18 p. 100 de l’intensité totale, et de termes supérieurs très faibles. En amenant le circuit secondaire en résonance avec la période, fondamentale, on multiplie l’amplitude du ternie fondamcuLal par 2.4,2, celle de l’octave par r,3a seulement en sorte (pie l’amplitude de l’octave n’estplus guère que le ï/100* du total : le courant est donc devenu à très peu près sinusoïdal.
- La force électromotriee (pii correspond à l’octave est d’ailleurs assez grande pour qu’on puisse réaliser la résonance relativement à cette octave et en rendre l’amplitude très grande par rapport à celle du terme fondamental. On obtient ainsi un courant presque sinusoïdal dont la fréquence est le double de celle obtenue dans le cas précé-
- A vrai dire, l'amplitude du terme fondamental est encore les 10 p. 100 de la totalité : la loi
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- sinusoïdale n’esl donc pas aussi strictement observée, mais c’est une approximation encore suffisante pour certaines applications.
- On apporte le plus grand soin à la construction des dents de 1er doux insérées dans le plateau de la sirène ; mais malgré tout, leur identité n’est pas complète. 11 s’ensuit des variations dans l’intensité.
- L’effet de cette perturbation est sensible surtout si une série de dents consécutives a une action moindre que la série diamétralement opposée. On peut en apprécier l’importance en mesurant séparément l’intensité produite par divers segments de la couronne. I! sullit de disposer un commutateur qui 1er me le circuit, seulement pendant le temps où le segment considéré traverse le champ magnétique. On vérifie ainsi que les variations uc dépassent jamais i p. 100.
- hxpèriences de résonance. — La sirène électrique fournit un moyen commode de répéter les expériences de résonance. On vérifie aisément que l'intensité du courant induit passe par un maximum quand la période propre du circuit induit est égale à celle du courant inducteur. Si on dispose deux circuits induits de manière qu’ils agissent mutuellement l’un1 sur l’autre, la réaction est maxima quand ces deux circuits sont en résonance.
- L’intensité du courant induit passe par un minimum qui correspond au maximum observé avec un seul circuit et par deux maxima qui se trouvent de part et d’autre de ce minimum
- («g- 3).
- h- if
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- Fig. 3.
- Quaud ou diminue l'induction mutuelle, les deux maxima sc rapprochent l’un de l’autre; le
- minimum devient moins prononcé. Puis il n’y a plus qu’un seul maximum correspondant a la période propre des deux systèmes. Plus on diminue l’induction mutuelle, plus le maximum devient prononcé : finalement on obtient une courbe de résonance et le système secondaire ne réagit plus que sur une fréquence déterminée.
- Instruments de mesure pour les courants sinusoïdaux de grande fréquence. — L’électrodvna-momètre deKoblrausch, en sérieouendérivation, peut servir à la mesure des courants sinusoïdaux intenses. Mais il n’est pas assez sensible pour servir de galvanoscope dans un réseau de Wheatstone.
- Pour les fréquences comprises entre 5oo et 3 ooo le téléphone peut rendre des services dans ce cas : cependant, il est impropre aux expériences de longue durée, parce que l'oreille se fatigue rapidement, surtout quand le son est
- M. Wien emploie, pour les mesures de courants sinusoïdaux une modification du galvanomètre a vibrations de Rubeus.
- Un équipagede galvanomètre, dont le moment d’inertie est très faible, est suspendu au milieu d un fil de torsion tendu. En choisissant convenablement le diamètre et la longueur de ce fil, on peut réglerla période d’oscillation a i/ioo. i/iooo ou i/io ooo0 de seconde. La sensibilité, est évidemment plus faible que si le système était suspendu ii un fil de quartz, mais les oscillations seront beaucoup plus Intenses, si on fait agir sur l’équipage un champ magnétique alternatif dont la période soit justement celle des oscillations. L'équipage est placé entre les surfaces polaires d’un tore de fer doux entouré de fil, qui fournit un champ environ io fois plus intense que celui des bobines d’un galvanomètre avant la même résistance. An système vibrant est fixé un miroir; l’image d’une fente dans ce miroir s’élargit quand les vibrations se produisent.
- Pour régler un zéro, comme dans le réseau de Wheatstone, on place un réticule sur la feute et oii s’arrange de manière que l'image de ce réticule dans le miroir, observée avec une lunette, soit aussi nette que possible.
- L’instrument peut déceler encore un courant alternatif de io-10 ampère, il peut servir jusqu’à une fréquence de 4 ooo environ ; au delà de cette limite, M. W’ien emploie l'électro-dynamo-
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- mètre (le Bellati-Gîltav. Pour augmenter la sensibilité de cet instrument, il choisit, un équipage très léger et <le très faible moment cl’inertie, donne à la gorge des bobines la section indiquée par Maxwell et emploie pour renroulement un lil de diamètre croissant. Comme inducteur «lu champ magnétique, conviennent les bobines d’un galvanomètre de Du Bois-Rubens ou de Pasehcn à condition d’éviter les pièces métalliques de quelque étendue où pourraient se produire des courants de boucau It.
- Comme les bobines out une induction propre considérable, l’impédance est très grande pour les courants de fréquence élevée, ce qui rendrait l’usage de l’instrument impossible, en dépit de sa sensibilité; il convient donc de réduire cette impédance par l’adjonction de condensateurs de capacité convenable. Seulement cette compensation de rinductiou propre par la capacité ne pmitètre réalisée que pour la période fondamentale ; il s’ensuit que l’instrument n’est sensible que pour les courants alternatifs d’une fréquence déterminée.
- L’électrodvnamomètre s’est montré à très peu près également sensible pour les diverses iré-quenees étudiées et il est probable qu’il en sera ainsi même pour des fréquences encore plus élevées. M. Lamottü.
- Méthodes stroboseopiques pour déterminer la fréquence et le glissement, par G. Benischke. Dr. Ann., I. Y, p. 487-488, juin 1901.
- M. Benischke rappelle qu’en 1898, il a présenté à la Société électrolechnique un appareil basé sur la méthode stroboscopique et dont la disposition permet de régler facilement et de déterminer le nombre de tours du disque. C’est un petit moteur dont l’axe porte à 1 une de scs extrémités le disque, à l’autre une vis sans fin qu’on peut, à l’aide d’un levier à main, embrayer avec un compteur détours. Deux rhéostats permettent. de faire l’un un réglage grossier, l’autre un réglage [dus précis de la vitesse.
- r.e même principe peut être utilisé pour la détermination du glissement dans un moteur à champ tournant. O11 monte le disque strobosco-pique sur l'axe du moteur et on éclaire ce disque à l’aide d’une source alimentée par le circuit sur lequel est branché le moteur. Les passages des secteurs noirs du disque devant un repère quelconque sont en rapport simple avec le glis-
- sement : ce rapport dépend du nombre des segments et du nombre des pales du moteur.
- Si la lorce électromotrice est suffisante, on emploiera comme source de lumière une lampe à arc, ce qui permet d’observer cri plein jour.
- Il n’est pas possible avec les fréquences usuelles de 80 et au-dessus d’observer en plein jour avec une lampe à incandescence comme le prétend M. SamojlolV.
- Si on ne peutlaire l’obscurité ni employer une lampe à arc, on observera à travers un disque percé une veine d’eau s’écoulant d’un vase qui est supporté par une tige de fer. Devant celte tige on place un électro-aimant excité pur le courant alternatif. Par un réglage convenable, la veine se résout en gouttes dont le nombre est égal à celui des inversions de courant. Ou dispose de la vitesse du disque de manière que ces gouttes paraissent immobiles. M. Lamottiï.
- DIÉLECTRIQUES
- Sur les pertes d’énergie dans les diélectriques, par Ch Proteus Steinmetz. Eleciricctl World, t. XXXY1I, p. io()5, 22 juin 190Î (traduction littérale).
- Nous donnons, dans ce qui suit, les résultats de quelques déterminations de la perte d’energie dans des condensateurs électrostatiques, sur des circuits de courant alternatif, à diverses fréquences et à différents voltages.
- Le coudensateurétait, constitué par desfeuillcs de papier d’étain, el de papier paraffiné, noyées dans la paraffine, à chaud et dans le vide, de manière à chasser autant que’possible les bulles d’air C;.
- En prévision de ce que la perte d énergie ne sera qu'une fraction de 1 p. 100 des voltampcrcs envoyés dans le condensateur, on n’exauiiuera pas la possibilité de mesurer directement l’énergie au wattmètre, et cela pour les raisons suivantes :
- 1. Même pour une forte surcharge du circuit principal et du circuit dérivé du svaltnièlre, l’iu-dication de l'instrument est voisine de la limite inférieure de l’échelle, et la lecture n’accuse
- de la G. E. C°; après chaque série d’essais, ils étaienL renvoyés à la G. É. O, de sorte que les essais faits aux différentes fréquences n’étaient pas directement eompa-
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- qu’cnviron un demi pour cent des voltampèrcs envovés dans l’appareil.
- 2, L’inductance de la bobine de tension, et la capacité de la résistance en série avec elle ne peuvent pas être déterminées avec assez d'exactitude pour permettre d’en déduire la valeur de l’angle de décalage de phase dû au circuit, de tension de l'instrument, de telle sorte que, pour des décalages de phase voisins de <)o\ on aurait des erreurs de mesure exagérées.
- C’est pourquoi le Dr Cli. P. Steinnietz a imaginé la méthode suivante, qui parait tout à fait satisfaisante :
- i. Une bobine d’induction avant un facteur de puissance extrêmement faible (un tiers à trois quarts pour cent, suivant la fréquence) et une réactance égale à la réactance do capacité du condensateur, était montée en parallèle avec ce dernier, de telle sorte que le courant décalé en arrière sur l'inductance et le courant de charge décalé en avant sur la capacité du condensateur, se compensaient, et qu'il ue restait qu’un faible courant résultant d’un décalage de phase pratiquement négligeable. Le wattmètre peut donc être utilisé pour mesurer avec beaucoup d’exactitude l’énergie totale absorbée dans le condensateur et dans la bobine d’induction. L’énergie absorbée dans la bobine était déterminée séparément, en mesurant la tension et l’intensité au moyen d’un courant continu passant, dans la bobine ; en retranchant des indications du wattmètre le résultat ainsi obtenu, on avait la quantité d’énergie absorbée dans le contlen-
- 2. L’essai tut répété en mettant la bobine de self-induction en série avec le condensateur ; dans ce cas, le voltage déchargé, déwatte, de la bobiue d’inductance, et le voltage décalé du condensateur, sc compensaient, et la faible tension résultante .était, pratiquement, en concordance de phase avec le courant.
- Dans les deux cas, une résistance non inductive, relativement très grande si on la compare a la réactance de capacité du condensateur, était insérée en série avec ce dernier, afin d’éliminer les harmoniques supérieures du courant i1', et
- dale de force clectroniotrice à peu près parfaite, il n’est
- on utilisait un alternateur à induit lisse donnant pratiquement une ondesinusoïdale.
- Comme l’exactitude de cette méthode était subordonnée à l'absence, dans la bobine d’induction, de perles autres que les pertes ohtni-ques, la bobine était établie saus fer, afiu d’éliminer les pertes par hystérésis; elle avait un très grand diamètre et était faite avec du câble torsadé, pour exclure les courants parasites dans les conducteurs, la présence des courants parasites étaut une cause d’erreur dans les essais (r).
- On utilisa de y à do éléments de condensateurs, et les essais portèrent sur une série de tensions comprises entre 220 et 980 volts, avec des couplages tantôt en parallèle, tantôt en série du condensateur et de la bobine d’induel.inu Les résultats moyens des essais sont donnés dans le tableau ci-dessous (p. '>.9), par bloc de condensateur.
- Ils se résument comme suit :
- in Avec une onde sinusoïdale de force'électro-motriee indiquée, ie courant de charge dans le condensateur est directement proportionnel il la lorce cloctroinolnee indiquée, et à la Iréquencc, c'est-à-dire que la capacité du condensateur, sur un circuit a courant alternatif, est constante dans toute la série d'essais.
- 20 La perle d’énergie dans le condensateur est pour toute la série d’essais, proportionnelle au carré de la force électromotriec indiquée, c’esl-à-dire que le l'acteur de puissance du conducteur à fréquence constante, est constant, et indépendant de la force électromotiicc appliquée au
- l’oude de la force éleetromotriee. peuvent Par exemple, une dix-neuvième harmonique de force
- (ll Dans ce but, deux conducteurs enroules plusieurs fois sur eux-mêmo étaient reliés ou série pour les essais du condensateur, et en opposition pour les essais de
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- condensateur fen réalité, la perte d'énergie paraît plutôt proportionnelle à une puissance un peu supérieure au carré de la force électromo-
- 3Ù Le facteur de puissance du condensateur ne semble pas varier avec la fréquence, c’est-à-dire que le rendement du condensateur paraît être indépendant de la fréquence; ou, en d’autres termes, la perte d’énergie par période est proportionnelle au carré de l’intensité du champ électrostatique; mais indépendante do la fréquence; on peut s’en convaincre, en remarquant (pie divers lots de condensateurs ont été utilisés dans différents essais, et que la perte d'énergie a varié considérablement dans les diverse» séries de condensateurs mis en expérience.
- 4° Le facteur de puissance du condensateur parlait est extrêmement faible, il est d'environ o,oo5 en moyenne; le rendement est donc très élevé et atteint environ 99,0 p. 100.
- Soient : n la fréquence ;
- T le courant ;
- W la perte; d'énergie par bloc de condensateur, avec une différence de potentiel F.
- Nous avons donc, a et h étant des cons-
- io-°
- \V — hn E2 io y
- d'où l'on déduit pour le facteur de puissance la
- Il résulte des chiffres ci-dessus que le rendement varie entre 99,620 p. 100 et 99,320 p. 100; ceci montre que le condensateur est, de tous les appareils connus jusqu'ici, celui qui a 3e rendement le plus élevé.
- En ce qui concerne l’hvstérésis diélectrique, le I)r. P. Steinmetz pense qu’un tel phénomène existe, et il est sous l’impression qu’une très
- grande partie de la perte d’énergie observée est due non pas à i'hystérésis diélectrique, mais à des traces d'air qui restent toujours emprisonnées dans le diélectrique du condensateur, de telle sorte qu'on peut attribuer la perte d’énergie au mouvement mécanique des molécules d’air, sous l'influence de l’effort électrostatique alternatif,
- G. Rœsch.
- Sur le passage du courant électrique à travers les diélectriques liquides, par E. v. Sohweidler. Dr. Ann., t. V, p. 483-488, juillet 1901.
- Les expériences précédemment décrites par l'auteur se rapportaient seulement au toluène. D une manière générale, les autres liquides mauvais conducteurs donnent les mêmes résultats. Le benzène pur du commerce et le pétrole ordinaire possèdent une conductibilité du même ordre de grandeur que celle du toluène et on constate aussi : la diminution de la conductibilité avec le temps par suite du passage du courant, l’accroissement de cette conductibilité quand ou supprime le courant, un accroissement notable quand ou renverse le sens du courant. L’intensité du courant n'est pas proportionnelle àJa force électromotrice et il ne se produit pas de polarisation.
- f.’hexane chimiquement pur a une conductibilité si faible que le courant est à peine mesurable : cependant avec une force éleetromolrico de 4°° volts, on observe une déviation appréciable et un accroissement, brusque et passager au moment de l’inversion du courant.
- Si on compare à la force éleetromotrice E l'inLensité i qui s'établit quand cette force élee-Iromolrice 11 agi un certain temps, on trouve que i croît plus lentement que E. Quand, on fait varier E, l’intensité i décroît a partir de sa nouvelle valeur initiale, si on a fait croître E, croit à partir de cette valeur si on a fait décroître E.
- Ces variations s’atténuent rapidement et au bout de quelques minutes, l’intensité i prend une valeur bien délinie dépendant seulement de la valeur actuelle de E.
- Le mélange de petites quantités d’autres liquides ou de solides solubles ( toluène ou benzine ajoutés au benzène, camphre ou paralfînc dans le toluène ou le benzène) ne produit aucune modi-
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- 3o L’ÉCLAIRA.GR ÉLECTRIQUE
- fieatiou de la conductibilité du dissolvant. Des
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- du liquide, ce qui paraît dù à la j
- laisse plusieurs jours en vase oim mente aussi rapidement quand on
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TEC UNIQUES
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS
- Mance du 1 juin 1901 (suite) (l).
- Dans cette communication, M. Bochet, président de la seconde; section du comité, fait connaître les résultats de l’étude laite par cette section des divers régimes usités pour les lampes
- renseignements fournis par i et les observations des memb
- s de la section.
- - Plusieurs constructeurs, entre autres, la Société industrielle des Téléphones. M. L. Bardou, MM. Vigreux el ürillié, la C< d’électricité de Creil et la G tiouale.d'électricité, ont fourni avec empressement et en grand détail les renseignements (pii leur ont été demandés sur les arcs à faible vol-35 a 38 volts, à voltage moyen, 38 b*5o 5 à courant alternatif et en vase
- tage, 35 il volts, sur 1
- qu’il soit possible de les
- i° Arcs à ban voilage. —Ces arcs étant réglés entre 35 el 38 volts donnent de très bons résultats comme fixité et comme qualité de lumière : labriqués
- Il v a grand intérêt à î de crayons telles que le négatif se taille, en pointe effilée' comme l'a indiqué M™ Ayrton au Congrès de l’an Avec les r
- de maintenir la stabilité de additionnel. Ou en profite, aven les arcs à lias voltage, pour monter trois lampes sur no volts ou six lampes sur 2?o volts. Toutefois, suivant les avis les mieux autorisés, il convient de se réserver, au moins, 38 à 42 volts par lampe, lorsqu’il s’agit d’installations nouvelles où l'on peut fixer à son gré le voltage.
- 6oo volts, en raison des difficultés d’isolation des
- intensité, il ne fau dessous de ?. ampères et au-i res il y a lieu d’adopter un pour l’arc, s* Are à
- voltage moyen de 38 à 30 volts. — eut d’être dit, il convient de faire même temps que l'inten-
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- Le tableau ci-dessous donne les régimes et les diamètres assurant un bon fonctionnement.
- Crayons de. la Compagnie Française des charbons pour l'électricité.
- Positifs à mèche. Négatifs homogènes. a 36-4o 9 0
- monter jusqu’à huit lampes en.série sur uao volts.
- Le tableau qui suit donne les régimes et les dimensions de crayons adoptés par certains constructeurs pour ce genre de lampes :
- 4- 3t)-4u
- 6 4o- 43
- 8 4i-44
- io 4a-45
- 12 43-46
- i6 44-47
- Avec des régulateurs suffisamment sensibles, la stabilité des arcs à voltage moyen peut naturellement être assurée sans rhéostat, comme celle des arcs à faible voltage. Mais on préfère généralement employer un rhéostat pour accroître la stabilité. Les arcs sont alors montés par deux sur no volts, trois sur i5o volts, quatre sur 220 volts.
- Dans ces conditions, il est possible d’utiliser des régulateurs.extrémementsimples et robustes tels que ceux qui ne comportent qu’une bobine en dérivation pour assurer l’allumage et le réglage de la lampe.
- Aussi les constructeurs font-ils àlafois. pour la plupart, des lampes de ce type et celles, plus délicates, que nécessite la marche sans rhéostat.
- 3" Arcs à courants alternatifs. — Grâce à l’emploi de bobines de self-induction, qui ne provoquent pas, comme les rhéostats ordinaires, une perte notable d’énergie, on n’a pas à se préoccuper de l'utilisation complète à la lampe même, du voltage disponible. On monte ces arcs sur des circuits alimentés, soit par des transformateurs spéciaux, soit sur les cireuits secondaires desservant à la fois des lampes à arc et des lampes à incandescence. On peut placer les lampes isolément sur des circuits k 4° volts, par deux sur 8o volts, trois sur i io volts, six sur 220 volts, en intercalant toujours des bobines de self-induc-
- Par raison de sécurité, les constructeurs conseillent généralement de ne pas dépasser 220
- Avec des lampes spéciales, on peut arriver à
- 16
- 18
- 3o
- 28
- 28
- 29
- 2 y
- 29
- 30 3o 3o
- iG
- D’autres constructeurs préfèrent employer un cravon à mèche en haut et un crayon homogène en bas, suivant l’avis donné par M. Blondel.
- 4° Arcs en case clos. — Il n’y a pas lieu de revenir sur les conditions de fonctionnement, de l’arc en vase clos présentées en grand détail dans ce journal. Cet arc fonctionne sous un voltage de 80 volts entre les charbons. Ces derniers sont homogènes» et leurs extrémités restent planes ; l’arc tourne continuellement. Il eu résulte un manque de stabilité de la lumière dont latcinle est violacée.
- Ou moute ces arcs en simple dérivation suides circuits à 110 volts. On va même jusqu'à utiliser des lampes de ce genre sur des circuits de 200 à 22.0 volts avec 1 5o volts entre les crayons. La lumière est alors absolument violette et le rendement, toujours très médiocre avec ce genre d’appareils, devient tout à fait mauvais.
- A côté de ces défauts, l'arc en vase clos présente l’avantage de permettre l’emploi de crayons ordinaires, et de n’exiger qu’une consommation très réduite de ces crayons. Endurée d’une paire de crayons peut atteindre jusqu’à deux cents heures ; les frais de main-d’œuvre pour le remplacement sont donc très réduits. Enfin, il suffit de régulateurs extrêmement simples avec ce genre d’arc.
- Comme on le sait, ces qualités pratiques ont provoqué un développement considérable de ce système en Amérique. Mais les exigences très justifiées, d’ailleurs, de la clientèle européenne au point de vue de la qualité de la lumière, ont, fait obstacle à ce développement en Europe et
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- l’on doit constater son peu de succès chez nous.
- Observations de la section. --En dehors de ces renseignements provenant de l'extérieur, les discussions qui ont eu lieu au sein de la deuxième section ont conduit aux observations suivantes :
- L’arc à bas voltage est avantageux en pratique à condition d’employer des crayons bien appro-
- Avec des régulateurs convenablement établis, il est possible du maintenir en pratique la stabilité de l’arc sans rhéostat en circuit. Si la résistance du circuit est rigoureusement nulle, il faut régler simultanément l’intensité du courant et l’écart dans chacun des arcs en circuit. En effet, on sait que l’arc électrique présente l’apparence d’une force conlre-électroinotricc. Ce fait résulte de ce que l’augmentation de l'intensité produit uti accroissement de la section de l’arc et, par suite, une diminution de sa résistance.
- Si l’on considère un circuit comprenant une résistance / et un certain nombre d’arcs en série trois par exemple, on a
- D’où il ressort que l’intensité i est indéterminée, si la résistance r est réduite à o.
- On voit donc qu’il ne suffit pas de régler les différences de potentiel e à chaque lampe, pour obtenir un régime stable quand r est nulle. En conséquence, des régulateurs possédant simplement des bobines de réglage en dérivation ne permettent, pas le fonctionnement sur les circuits ne présentant aucune résistance. Mais il convient de l'aire remarquer (le suite qu’un pareil régime ne peut être utilisé pratiquement, car les canalisations offrent toujours une certaine résistance et, la plupart du temps, cette résistance est suffisante pour permettre un bon fonctionnement des lampes à voilage constant.
- Des essais minutieux effectués au Laboratoire central ont confirmé ce fait qui explique l’opinion généralement admise de la supériorité des lampes différentielles pour le réglage avec faible résistance en circuit.
- J1 résulte de ce que la lampe différentielle joue le rôle du régulateur d’intensité qui est utile pour faire cesser l’indétermination du débit sur un circuit ne renfermant pas d’autre résistance que celle des arcs.
- Quand on examine le fonctionnement des lampes différentielles ainsi utilisées, on constate que sitôt que le débit tend à varier pour un motif quelconque, les régulateurs modifient les longueurs d’arc dans le sens convenable pour corriger la variation qui s’est produite. Eu un mot, pour maintenir l’intensité constante, la longueur des ares est constamment modifiée. Sur des circuits alimentés très régulièrement et avec de bons crayons, ces variations continues ne sont pas gênantes en pratique, mais il semble peu rationnel de monter en série trois régulateurs d’intensité pour régler un courant unique. On obtiendrait un régime beaucoup plus stable avec un régulateur d’inteusité sensible et indépendant des lampes, et en employant simplement des lampes munies d'électros en dérivation maintenant constante la différence de potentiel
- Avec la lampe ITcgner, on utilise bien un régulateur d'intensité, mais cet appareil n’est pas établi de manière a assurer tout le réglage nécessaire.
- Pour vérifier ce qui précède, une expérience a été faite au laboratoire, en employant comme régulateur d'intensité une lampe différentielle munlèe en circuit avec deux lampes à voltage constant. Le fonctionnement de l’ensemble a été satisfaisant et l’allure des courbes obtenues aux enregistreurs fait bien ressortir l’action de la lampe différentielle comme régulateur d’intensité. À chaque variation d’uue des lampes à voilage constant tendant à produire une augmentation du débit, la lampe différentielle réagissait en sens contraire et. inversement (b.
- i'i'| La précision et la rapidité d'action des régulateurs, toujours fort utiles pour obtenir une lumière fixe et stable, sont indispensables dans le cas du fonctionnement sans rhéostat ou avec une résistance très faible.
- Or, un mécanisme trop sensible produit des nscitia-lions perpétuelles connues sous le nom de pompage. Depuis bien longtemps déjà, on a réussi à supprimer cet inconvénient par l’emploi d’amortisseurs. Aujourd’hui, l’amortisseur à air est en usage sur presefue toutes les
- L'action de l'amortisseur est surtout nécessaire lu moment où la lampe écarte les crayons. Si, eiy effet, cet
- I amplitude exagérée, par suite de l'inertie des pièces eu mouvement, el l’arc est coupe. Cet inconvénient se produit souvent lorsque, à la suite d’une perturbation Lrus-1 que dans l’arc, la lampe est amenée à rapprocher, puis à
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- L’amélioration de rendement que pont donner le fonctionnement des arcs avec faible résistance ne doit pas faire perdre de vue l'intérêt des solutions les plus usitées jusqu'ici, qui permettent une marche très stable et très sûre avec des appareils simples et robustes.
- Dès que les canalisations ont une certaine longueur, il laul y consentir forcément une perte de charge notable pour limiter les frais de premier établissement et ces canalisations constituent ainsi les rhéostats convenables pour assurer la stabilité des arcs.
- Ces considérations justifient bien l'emploi qui continue à être fait d arcs montés par deux sur iio ou iv.o volts dans les installations courantes.
- Ce régime permet de profiter des avantages très sérieux résultant de l’emploi, pour l’allumage elle réglage, d'un seul éleetro en dérivation. Les lampes établies .sur ce principe sont très simples, elles ne risquent pas d'ètre brûlées par un courant exagéré, elles peuvent fonctionner à une intensité quelconque, ce qui rend facile le réglage de l'intensité de régime de chaque circuit, dans de grandes limites, tout en conservant l’uuilormitc absolue des lampes en service.
- Grâce à une bonne appropriation des régulateurs, et aux dispositions prises pour améliorer
- ciftux, comme le font MM. Vigrcuîet llritlié. de complé-
- M. ttaréon atteint le môme bat en permettant à la tige qui actionne le piston de l'amortisseur déjouer librement, sur mie certaine longueur, à travers ce piston. Si la tige s abaisse brusquement, ce qui correspond à un rapprochement des charbons, le piston u’esl pus entraîné de
- tige remanie. ce qui correspond à l'écart des charbons, la tige entraîne immédiatement le piston de façon à pro-
- Tutilisation de la lumière, les arcs sur courants alternatifs donnent de bons résultats. Toutefois, on ne peut jusqu'ici les utiliser sur les réseaux â trop faible fréquence.
- Avec les circuits à courants alternatifs, il y a grand intérêt à employer des régulateurs dans lesquels le déplacement des noyaux dans les bobines de réglage soit aussi réduit que possible. En effet, comme l’a signalé M. Blondel, la self-induction dans ces bobines varie avec l’enfoncement du noyau ou le rapprochement de l’armature, de façon à compenser en grande partie la variation de courant que lend à produire dans la bobine une variation de la tension aux bornes. La sensibilité se trouve ainsi diminuée d’une manière notable.
- C’est ce qui explique l'emploi de mécanismes délicats dont le déclenchement se fait très aisément pour les lampes destinées aux courants alternatifs. A ce point de vue, les lampes à frein semblent devoir donner la meilleure solution, car pondant lu période de réglage le noyau ne subit aucun déplacement. Son action, résultant de la différence entre son poids et l’attraction magnétique, dépend simplement des variations de cette dernière.
- La deuxième section s’est entièrement ralliée aux avis précédemment rappelés, eii ce qui concerne l’arc en vase clos. Lu conclusion actuelle de la comparaison entre ce système et l’arc à bas voltage est à l’avantage du dernier régime, grâce aux soins et à l’habileté des constructeurs qui se sont attachés à établir dos régulateurs assez parfaits pour assurer la stabilité de l’arc avec une résistance très faible en circuit.
- Sur les lampes â double paire do charbons, par Brülié.
- M. Brillîé signale les résultats intéressants obtenus par l’emploi des lampes â air libre, à double paire de charbons et marchant sans résistance, tant au point de vue du rendement lumineux obtenu que de la durée d’éclairage.
- Les lampes, dont les deux paires de charbons brillent successivement, permettent d’atteindre des durées de quarante heures ; et, employées avec des charbons de petits diamètres, elles permettent, tout en conservant une durée d’éclairage relativement longue, de réaliser une très grande économie dans leur fonctionnement.
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- (L’on sait, en effet, que le rendement lumineux des arcs croit considérablement, lorsque, pour des charbons donnés, on augmente l’intensité du courant, ou que pour une intensité de courant donnée on diminue le diamètre des crayons).
- La Compagnie d’Orléans a fait, après essais, une application importante de lampes de ce système pour l’éclairage de scs nouvelles garçs de Paris (gare terminus du quai d’Orsay et gare Saint-Michel) et pour la transformation en cours de l’éclairage de la gare d’Austerlitz.
- Le voltage initial a été choisi de façon à faire fonctionner les lampes sans résistance avec qo à 4y. volts aux' arcs, conditions du maximum de rendement lumineux, cl les lampes de type normal de trente-cinq à quarante heures ont été employées avec de très petits charbons permettant seulement une marche de vingt-quatre heures reconnue suffisante ; on a pu obteuii-ainsi un rendement lumiueux plus de trois fois supérieur à celui des arcs clos dont la consommation, qui atteint 3 watts par bougie (*), est comparable a celle des lampes à incandescence.
- SOCIÉTÉ ALLEMANDE D'ÉLECTROCHIMIE
- Congrès de Fribourg (suite) (2).
- Sur l’énergie libre de formation de Veau, et sur une nouvelle électrode sensible à la lumière, par le Df Emile Bose, deBresIau, Zeitschrift fur Elektroe.kemie, t. YI.I, p. 672, 3o mai 1901.
- De nombreuses observations effectuées ces
- t1) Ce chiffre résulte des essais fails par MM. Bric Gérard et de Bast (Bulletin de Monte.flore, t. X, p. 197, 1898-1899; Ecl. Elect. I. XIX, p. 3i5) qui ont trouve pour une lampe de rf,5 ampères, sous 108 volts :
- Watts par bougie décimale moyenne " hémisphérique inférieure . 2,45 3,047
- de Paris, ont donné des résultats concordant bien avec le précédent : 2,9a et 3,2 walLs par bougie décimale pour
- (2) Voie L'Eclairage. Electrique des 20 Pt 27 juillet, t. XXVIII, p. 111 et 143.
- dernières années ont montré que la valeur r,o8 volt pour la force clcctromotriee qui correspond ii la formation réversible de l’eau en partant des gaz oxygène et hydrogène, est sûrement trop faible. La raiso-n principale de cette différence réside dans ce fait que l’état d'équilibre est très lentement atteint h l’électrode oxygène. CeL état d’équilibre exige d'une part la complète saturation du métal de l’électrode inattaquable par l’oxygène et d’autre part une certaine concentration en eau oxygénée.
- Voici les valeurs trouvées par différents observateurs :
- Smale ; Acides Bose J
- Czcpinsky Bose II moyenne
- La courbe 3 de la figure 1 montre l’allure
- 1,073 volt 1,094 »
- b ;,
- 1,1242 j •
- lentement croissante de la force éleciromotriee. Pour avoir une limite supérieure, 011 chargeait l’élément pendant très longtemps a une petite densité de courant et on suivait ensuite le cours de la force électromotrice. Le temps de charge devait être très long. Ainsi, pour une surface d’électrodes de platine platiné de 4^° cm2, une charge à 0,002 ampère pendant 5 jours n’etailpas suffisante et la saturation n’était pas atteinte ainsi que l’indique la courbe 1 de la figure 1 : après i3 jours, la force électromotrice était descendue au-dessous de la valeur donnée par la courbe 3.
- Après une charge de 19 jours à 0,008 ampère, on obtenait pour l’allure de ht force électromo-
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- trice, la courbe i (fig. i). Vers le trente-deuxième jour, on trouvait une période d'une dizaine de
- Fig. a.
- jours pendant laquelle la force électromotrice
- restait très sensiblement constante et pouvait être considérée comme une valeur limite supérieure du couple hydrogène-oxygène. La valeur de cette limite supérieure était à «5Ü C et à la pression 760 mm de mercure, E = i,t54a volt.
- D’autre part, la limite inférieure précédemment trouvée était E = 1,9.42 volt.
- ün a ainsi E = i,i3;)2 rt o,oi5o volt correspondant a 02 654 — 61)3 calories.
- Pour déterminer l’influence des électrodes, l’auteur avait construit, aussi un clément avec électrodes en or. Les deux compartiments étaient reliés ^fig. 2) par un tube capillaire. Deux autres tubes capillaires servaient au dégagement des gaz. L’élément, rempli d’acide sulfurique pur étendu, était chargé pendant 16 jours a une densité de courant de o,o54 ampère : dm2, soit ici 0,018 ampère. Dans ces conditions, on’observe, à l’anode, une couche transparente jaune rou-
- geâtre que Streinz a déjà observée et qu’il con- I A la cathode, le métal devient spongieux, il sidère connue un hydrate d’oxyde. j augmente considérablement de volume et montre
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- finalement une belle couleur brune semblable à celle de l’or précipité par les sels ferreux.
- En déterminant comme précédemment l’allure de la force électromotrice après arrêt de la charge, l’auteur a constaté des variations périodiques, la durée de la période étant, un jour et la force élcctroraotrice la plus faible correspondant au maximum de clarté. La figure 3 montre l’allure de la courbe.
- Cette sensibilité à la lumière réside uniquement à l’anode où se trouve la couche rougeâtre.
- La figure 4 se rapporte à des variations produites par éclairements périodiques à l’aide d'une lampe à arc. Dans chaque cas, l’électrode tend asymptotiquement vers un nouvel état d’équilibre. La figure 5 indique l'influence de la flamme du sodium. Ici, les périodes successives de clarté et d’extinction ne font pas varier du tout la force éleclromotrice. Il en est de même pour la lumière verte. L'extrémité violette du spectre visible fait baisser la force clectromotrice ; les rayons ultra-violets ne jouent aucun rôle important. Quant aux rayons rouges ou infra-rouges, ils ont une action absolument opposée à cèlle des ravons violets et tendent à augmenter la force électromotrice, comme on peut le voir d’après la figure G.
- DiscnsHÎon. — Le professeur Abeg fait
- remarquer que c'est là une preuve intéressante d’une ancienne supposition que la lumière rouge agit duus certaines circonstances différemment de la lumière violette. En science on‘est porté à ne considérer qu’une différence quantitative dans les actions de ces deux lumières. Ici, c’est bien une action contraire qui est observée.
- Actions électrochimiques sur l’acétylène, par le Dr Alfred Ccehn. de Gœttmguc. Zeitschrift fur Jilektrockemie, t. VII, p. 68i, 6 juin 1901.
- En collaboration avec le Dr Billitzer. l’auteur a recherché d’abord les actions oxydantes. Si on
- MESURE
- I — 0.7436 Ag correspondant à 0,108 HC02H
- II — 0,9320 Ag » »o,i336 »
- III — 0,6201 Ag » 1)0,0889 « •
- qui montrent que l’cquatiou chimique C2H2 4- 60H = aHCOOn + 2H20 se produit alors.
- électrolvse une lessive alcaline dans laquelle on a introduit à l’anode de l’acétylène, il se produit de l’acide carbonique, de l’acide formique et de l’oxygène.
- La détermination du potentiel de décharge de l’oxygène dans la lessive alcaline est donnée par la courbe I de la figure 1. La courbe II montre la depolarisation obtenue par l’acétylène. Le potentiel correspondant à cette dépolarisation est compris entre 1,21 et j,22 volt. Ce
- point de brisure correspond évidemment à une action électrochimique ; on a couslaté que cette partie de la courbe correspondait uniquement à la lormatiou d’acide formique. Ainsi en clectro-lysant. sons une tension de i,35 volt, en mesurant la quantité d’élcetricitc à l'aide d’un voltamètre à argent et en dosant l'acide formique par réduction de IlgCl2 en Ilg2Cl2, ou trouvait les valeurs suivantes :
- 0,10) HCOtH 0,9-2
- o,i3i8 » 0,987
- Si on élève la tension au-dessus du deuxième point de décomposition, on trouve une baisse de rendement en acide formique.
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- C’est ainsi qu’on a avec 2 volts,
- o,844o Ag correspondant
- HCOJH
- En remplaçant la solution alcaline par de l’acide sulfurique normal, on abaisse le potentiel de décharge de l’oxygène à 0.19 volt en moyenne ; mais contrairement au cas précédent, cette valeur n’esl pas régulière et peut varier de quelques centièmes de volt. Ici, en effet, la dépolarisation n’est pas simple et les actions qui se produisent, peuvent dépendre des circonstances. L’analyse montre d'ailleurs qu'il ne se produit pas d’acide formique, mais de l’acide acétique. Ces faits sont explicables par la formation'de l’aldéhyde lorsqu'on introduit de l’acétylène dans l’acide sulfurique
- C’est ce produit intermédiaire-qui est ensuite oxydé par l’éiectrolyse et donne l’acide acétique
- d’après l’équatic
- La dépolarisation, a 0,19 volt, provient donc de l’aldéhyde. Cependant Dony-IIénault a constaté antérieurement que l’addition d’aldéhyde à l’acide sulfurique ne fait pas baisser le potentiel de décharge de T’oxygène. On peut remarquer à ce propos que l’aldéhyde ajouté' n’est pas identique à l’aldéhyde naissant et qu’il se polymérise rapidement en paraldéhyde.
- Des déterminations quantitatives ont etc effectuées en clectrolysant un volume déterminé d’acide sulfurique décinormal dans lequel passait l’acétylène. Après l’éiectrolyse on dosait l’acide acétique par variation de titre. On obtenait ainsi les résultats ci-dessous :
- Le rendement baisse, ainsi qu’on le voit, dès que la tension atteint la limite supérieure déter-
- L'auteur donne ensuite quelques détails sur l’action électrolytique des halogènes sur l’acétylène. En solution alcaline, ou obtient une forte depolarisation mais qui ne provient pas de l’action primaire de l’halogène, car il se forme d’abord les hypochlorites. Par contre, en solution acide, avec les trois halogènes, l’introduction d acétylène ne donne aucune dépolarisation sensible.
- Par addition de tribromurc de phosphore au
- chlore, au brome ou a l’iode, on ne produit aucune variation scnsibledu potentiel de décharge de ceux-ci. Mais si on introduit alors de l’acétylène, 011 obtient une dépolarisation très nette comme l’indiquent les ligures 2 et 3. Ces courbes montrent nettement que dans les deux cas il se lorme deux produits différents alors qu’on pouvait s’attendre à un seul produit.
- Sur les actions réductrices, l’auteur ne donne ici aucun détail; il mentionne simplement l'influence de la substance employée à la cathode. A uue question du docteur Bredig, il répond qu’il n’a obtenu aucun produit de réduction en
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- solution acide, mais seulement en solution ammo-
- Fig. 2 et 3.
- niacale et que les recherches dans cette voie ne sont pas encore terminées.
- Sur la validité de la loi d’action des masses pour les électrolytes forts, par le Dr H. von Steinwehr, de Clnusthal, Zeitschrift fur Elektrockc-mie, t. VU,p. 685, 6 juin .9oi.
- Jahn (*) a déjà démontré cette validité en faisant quelques hypothèses vraisemblables. L’auteur traite le problème d’une manière toute différente de celle de Jalin.
- On sait que la dissolution des électrolytes provoque une contraction du dissolvant. Pour une étude thermodynamique, Il est indifférent de savoir par quelles forces est provoquée cette contraction si on connaît la relation entre la dissociation et la variation de volume. Pour un certain nombre d’électrolytcs faibles, la grandeur de la variation de concentration peut sc déterminer expérimentalement par la dissociation. Fanjung^) a indiqué pour les acides faibles une variation moyenne de volume de io cm3 environ. Les variations de volume déduites des poids spécifiques s’accordent bien avec cette valeur.
- Comme tous les électrolytes forts (le chlorure d'ammonium excepté) donnent des solutions d'un poids spécifique plus élevé que celui calculé d’après le sel dissous dans l’eau, et comme de plus quelques-unes de ces solutions montrent un volume plus petit que celui de l’eau contenue,
- il est très vraisemblable que la contraction soit supérieure à io cm3 pour les électrolytes fort^. Il n’esl pas possible de mesurer directement cette contraction car on ne peut effectuer de solutions non dissociées avec ces électrolytes. On doit donc déterminer cette grandeur par une méthode indirecte.
- On appellera ici pression totale celle qui règne à l’intérieur d’une solution, cette pression étant composée de la pression extérieure et de la pression intérieure.
- L’équation pour la constante d’cquilibrc d’un électrolyte binaire prend la forme
- ou plus simplement
- [a+-sjr<fv~P',)]~
- vt‘——
- px—représentant ici la variation de la pression intérieure.
- La substance dissoute exerce sur le dissolvant une compression qui agit sur l’équilibre comme une augmentation de la pression extérieure. '
- L’influence de cette pression a été déterminée pur Planck (*) qui a trouvé la formule
- dans laquelle représente la diminution de volume qui survient lorsqu'une molécule de substance non dissociée se décompose en scs ions. Si on intègre en supposant que le côté gauche de l’équation reste constant pour un grand intervalle, on a
- RT lognty K, — RT logntp K2 = [pi — pfl hv.
- La formule de Plank permet de déterminer l’élévation de pression qui résulte de la dissolution d’un sel dans un dissolvant. Ces augmentations de pression sont exprimées dans le tableau ci-dessous. En supposant que la dissociation provoque une augmentation de pression de i ooo atmosphères environ, ce qui s’ac-
- (i) Zeitschr. f. pkysical Chemie, t. XXXIII, p, 545. p) Zeitschr. f. pkysical Chemie, t. XIV, p. 673.
- I1) Wied. Ann., t. XXXII, p. 480-
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- cordc avec les valeurs du tableau, on trouve A e = o,o5 litre environ.
- L’auteur a effectué le calcul des constantes pour les électrolytes IS’aCl et KC1. Le tableau donne les valeurs de K corrigées et non corrigées d’après les mesures de conductibilité.
- Acide acétique K =: 1,80. io—5.
- XaCl K )
- Sur la séparation simultanée du fer
- .fin- lilektrochemie, t. VII, p. 088, 6 juin 1901.
- Dans une communication à la précédente assemblée générale (*), l’auteur a déjà donné le résultat de ses premières recherches relatives à la tension cathodique de décomposition des sulfates de fer et de nickel. Pour des concentrations de sulfate comprises entre la solution normale et la solution centinormalc et des teneurs en acide sulfurique variant de 0 à la teneur décinormale, il a trouve la différence presque constante 0,1 volt entre les solutions correspondantes de fer et de nickel, ce dernier se séparant le plus facilement.
- Etendant scs mesures au sulfate de zinc, Küster a trouvé les valeurs exprimées dans le
- tameau
- p) Z Eclairage Électrique, t. XXVI, p. 458, aSmarsigoi.
- et qui montrent que pour le zinc, le point de décomposition est toujours plus élevé de 0,1 volt environ que celui du fer.
- Toutes ces mesures étaient effectuées avec un fil de platine comme cathode.
- Pour suivre quantitativement la séparation électrolytique, il fallait employer des électrodes à plus grande surface; on a pris ici des plaques de platine de 18 cm2 de surface des deux côtés. Dans ces conditions, le point de décomposition est moins élevé qu'avec le fil ainsi que l'indiquent les valeurs ci-dessous
- Plaque. Fil.
- 0,1 FeSO1; 0,01 IDSO1 0.96 1,024
- 0,1 NiSO4: 0,01 H2SO‘ 0^792 0,925
- Avec des solutions exemptes d’acide sulfurique, les deux valeurs sont beaucoup plus rapprochées, ainsi le fer donne
- Plaque. Fil.
- o,î FeSO1; pas de H.2SO'4 0,922 0,9^0
- Elles diffèrent encore un peu parce que les solutions de fer contiennent encore par hydrolyse suffisamment d’ions hydrogène pour provoquer une augmentation du point de décomposi-
- En prenant le mélange des sulfates, on obtient
- Plaque. Fit.
- 0,1 NiSO1; 0,1 FeSO1; o,oiII2S05 0,796 0,928
- et les tensions de séparation sont ainsi pratiquement les memes, dans les deux cas, que celles données par la solution de sulfate de nickel exempte de 1er.
- Un grand nombre de mesures ont été effectuées pour déterminer ce qui se sépare vers le point de décomposition du nickel. A cet effet, on maintenait constant, pendant une heure environ, le potentiel cathodique. Après cette opération, on notait l’augmentation de poids; puis l’électrode étant traitée par de l’acide sulfurique, à 18 p. 100, on titrait, dans la solution, le fer à l’aide du permanganate. On faisait varier successivement la tension de 0,01 à 0,02 volt. L’expérience montrait alors qu’au point de décomposition du nickel, on obtenait déjà un dépôt de quelques dixièmes de milligrammes, dépôt
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- augmentant ensuite avec les tensions croissantes.
- Mais le précipité ne renfermait pas encore de fer; celui-ci ne faisant son apparition, et en quantité inférieure au nickel, que pour une tension comprise entre le point de décomposition du nickel et celui du fer. Ces résultats sont en désaccord avec ceux de Tœpfler qui trouvait que la quiintilé de fer augmentait dans le dépôt nickel-fer lorsqu’il diminuait la tension et de telle sorte qu’en extrapolant la courbe, pour un courant nul, le précipité devait être du fer pur. Mais Tœpfler n'avait pas poussé ses mesures au-dessous de 7,5, io-3 amp. : cm3.
- Four répéter les expériences de Tœpffcr, l’auteur a d abord préparé des solutions déei-normales de sulfate ferreux et de sulfate de nickel, toutes deux r.entinormalcs en acide sulfurique. De celles-ci, il a fait, différentes solutions renfermant io, 20, 4o, 60, 80 et go p. 100 de fer. Les densités de courant employées variaient entre o,ooo85 et 0,0067 amp. : cm2 et baissaient ainsi presque jusqu’au point de décomposition du nickel. Les tensions totales des bains variaient de 4^5 à 16 volts. Avec des tensions croissantes, 011 trouve d'abord que le fer ne se sépare qu’en quantité considérablement. moindre que le nickel, puisque la teneur en pour cent de fer augmente brusquement jusqu’à un maximum, pour tomber ensuite légève-
- La nature du précipité était tout à fait différente dans le cas des basses tensions et dans celui de la brusque élévation de la teneur. Dans le premier cas, le dépôt était gris mat, avec de fins points noirs. Au-dessus dey volts (0,014 amp. : cm2), les dépôts sont polis et d’autant plus brillants que la teneur en fer du dépôt s’approche davantage de 70 p. 100, proportion qui est atteinte avec une solution à 5o p. toodefer. Pour une tension de 5 à 16 volts, on trouve des pourcentages de fer entre 74,5 et 77,6, de sorte qu'il est possible d’admettre la séparation de la combinaison Fe3Ni. Le potentiel de cet alliage était mesuré dans une solution demi-normale en sulfate de nickel et demi-normale en sulfate de fer à l’aide de l’électrode normale; on trouvait ainsi 0,600 volt environ pendant plusieurs jours alors que les électrodes de fer tombaient de 0,7 volt à une valeur Inférieure à celle de l’alliage, et que les électrodes de nickel montaient
- ÉLECTRIQUE
- d’une valeur inférieure à 0,1 volt jusque 0,55 volt environ.
- Pour des solutions qui renferment plus de 10 p. 100 et moins de go p. 100 de fer, on trouve que le dépôt renferme environ 20 à 25 p. 100 de fer de plus que la solution. La solution à 10 p. 100 de fer donne un dépôt ayant an maximum 28 p. 100 de fer et celle à go p. 100, un dépota g8 p. 100.
- Pour les faibles tensions, le fer se sépare toujours en moindre quantité que le nickel, môme pour dés solutions d’une teneur en fer prédominante.
- L’augmentation avec les fortes intensités peut s’expliquer si ou tient compte de la résistance de séparation qui entre en jeu avec les vitesses croissantes. T.a loi serait ainsi analogue à celle des réactions chimiques. Nerust a indiqué une' loi semblable à la loi d'Ohnt.
- . ^ __ Force chimique
- Par exemple, si on électrolysc dans les mômes conditions de temps, de tension et de densité de courant deux solutions séparées déci-normales, l’une en SCPNi, l’autre en S04Zn et toutes deux centinormales en acide sulfurique, on trouve que le rapport — ' c baisse de
- 0,9 à 3,5 pour des densités de courant de
- Il se sépare ainsi toujours beaucoup plus de zinc que de nickel et le rapport est trouvé beaucoup plus petit que .
- Dans le cours d’une réaction, il n’y a donc pas seulement à tenir compte de l’énergie libre, mais aussi des résistances qui lui sont opposées et qui sont d’autant plus importantes que la réaction est plus rapide. Dans la séparation du fer et du nickel ou du zinc et du fer, les résistances à vaincre sont d’autant plus grandes que le métal est plus noble, ce qui explique les faits signalés ci-dessus.
- L. hmxv.
- Le Gér
- : C. NAUD.
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- Tome XXIX.
- Samedi 12 Octobre 1901.
- L'Éclairage Électrique /|
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l'Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut.—G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES T)E L’ÉLECTRICITÉ ^
- Il est inutile d'insister de nouveau, dans ce recueil, sur les avantages que présente la commande des machines-outils par l’électricité; la cause de ce nouveau progrès est aujourd’hui bien gagnée et nos lecteurs ont été tenus bien au courant de cette intéressante application de l'électricité; j'insisterai néanmoins encore une fois sur l'un des principaux avantages de cette commande des machines-outils : la mobilité extrême qu’cllo procure à ces machines.
- On sait, en effet, que rien n’est plus difficile que de construire et de bien outiller un atelier en vue de la moyenne des travaux dont il devra probablement s’occuper; on peut même dire que ce problème est, rigoureusement parlant, insoluble par la raison bien simple qu’il est. presque impossible de déterminer avec quelque chance d’exactitude cette moyenne de travaux, tant sont rapides de nos jours les transformations de toutes les industries. Les constructeurs de moteurs à gaz, par exemple, ne s’attendaient pas, il y a quelques années, à etre'appelés à construire, pour le service des hauts-fourneaux, des moteurs de i ooo et i ooo chevaux, exigeant un outillage et des dispositions d’atelier tout différents de eeux à prévoir pour des moteurs de bien moindre importance; il en a été de même pour les constructeurs de dynamos, et, sans aller jusqu’à de pareilles extrémités, il est bien évident que chaque constructeur est sujet à recevoir très fréquemment des commandes pour la bonne exécution desquelles il aurait grand intérêt à pouvoir modifier la disposition des différentes machines de sou atelier.
- (b L’Éclairage Êleclriqi
- ivrü 1901, t. XXVII, p. io3.
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- Souvent aussi le constructeur doit entreprendre la construction de très grandes pièces de machines, exigeant l’exécution de travaux les plus divers : alésage, perçage, fraisage, rivetage, et comme ces grosses pièces sont à la fois très lourdes et très encombrantes, on voit de suite à quels dangers et surtout à quelles pertes de temps et à quelles causes d’erreurs de montage et d’exécution, exposent de pareilles manutentions dans le cas où il faut, à chaque changement de travail, transporter ces pièces d’une machine-outil sur une autre. On évite bien, mais en partie, ces inconvénients par une bonne installation du service de ces manutentions, et. surtout par l’emploi de machines-outils plus ou moins universelles, à
- très lare’e table, sur laquelle on peut installer les plus grosses pièces et leur faire subir sans les déplacer de nouveau un grand nombre d'opérations; mais, outre que ces machines ne peuvent jamais répondre à tous les cas, elles seront très coûteuses et difficilement utilisables avec profit pour les travaux de moyenne importance, de sorte que, dans bien des cas, elles représentent un capital important, qui souvent sommeille, et ne rapporte pas, il s’en faut de beaucoup, autant que celui consacré à l'achat de ' machines-outils moyennes, bien plus souvent occupées.
- Or, imaginez un atelier dont le soi serait constitué presque tout entier par une immense plaque de fonte, avec rainures d’attaches en damier, sur laquelle on pourrait par conséquent disposer n’importe où, grâce à un système de ponts roulants couvrant toute la surface de l'atelier, et les pièces à travailler et les machines-outils destinées à ce Lravaii. S'agit-il, par exemple, d’une de ces grandes armatures de dynamos-volants, on amènera l’énorme masse au point que l’on jugera le plus convenable de l’atelier, puis, autour d’elle et dans son intérieur, on disposera les machines-outils d’espèces et en nombre voulus pour
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- pouvoir exécuter sur l’armature, sans la déplacer et très vile, les différents travaux quelle
- que
- la
- grande machine-outil spéciale ; puis, quand on aura ainsi traité toute la série des armatures semblables de la série en cours, rien ne sera plus facile que de redistribuer en vue d’un autre travail, et dans un ordre tout différent, les machines-outils dont le groupement vient de servir à ces travaux.
- On dispose ainsi d’un atelier indéfiniment transformable, comme un jeu d’échecs, en outre, facilement extensible, puisque l’électricité supprime toute difficulté de transmission de la force motrice, et qui permet d’exéci utilisables, des travaux qui exigeraient.
- pou)
- : des machines-outils usuelles et toujours la, des machines très coûteuses, qu’un changement dans le type des commandes peut rendre presque inutiles, et qui sont, en tout cas, moins souples, moins adaptables à toutes les circonstances que le groupement élastique dont nous venons de par-
- La perceuse de M. E. IIopkixso par une dynamo c, qui équilibre en cet arbre radial o commande le poi réductrice ordinaire li Lp. que l’ot
- 1er.
- Ce mode d’établissement des ateliers de constructions mécaniques commence à se répandre, principalement en Amérique et en Allemagne ; j’en ai donné de curieux exemples dans une communication au Congrès de mécanique de 1900 (*).
- Nous allons maintenant décrire quelques types nouveaux de machines-outils légèrement transformées en vue de leur commande par l’électricité, a (fig. i à 4) son arbre radial o commandé directement partie le poids du bras radial, autour de sa colonne, et te-forêt l par le train hélicoïdal oi o2 et la transmission peut débrayer par r, pour marcher à grande vitesse,
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- après avoir embrayé o2 avec p. L’avance de l’outil est commandée, de Z, par la vis sans fin Z, et le train l2 uut ttt sts2, débrayabie par x.
- La transmission hélicoïdale à la main hthl commande l'orientation du bras sur la sellette f\ et celle kje l'orientation autour do son axe, avec serrage par les vis q; la levée du bras sur sa colonne est commandée par la vis cZ, à écrou e, portant le collier /'par sa fourche e,, avec jeu /j, permettant la rotation de f, qui est ensuite serré sur a par gg.
- La colonne a est, à sa base, entourée par un électro-aimant b en dérivation sur le circuit du moteur, et qui fixe la colonne sur sa base dès que l’on admet le courant au moteur.
- M. Liebert emploie, pour commander l’arbre des avances a (fig. 5) des machines-
- outils, d’un -Lour par exemple, un embrayage électro-magnétique k, avec pignons ee, fous sur a, et menés en sens contraires par le pignon /’et par le train ih du harnais. Les armatures c et o, rainurées sur a embrayent par 4l'un ou l’autre des pignons e, suivant que l’on fait passer le courant dans l'im ou l’autre des éleclros k; à cet effet ces électros sont reliés à trois anneaux, Z, m et n, à balais p, q et. r, reliés : p à la pile par s; q, par t et x, aux contacts uu, ajustables sur la barre isolante w, et r, par z et ?/, aux contacts vv\ lavis 2, commandée par d, promène sur a et c la touche i, reliée par 3 à la pile, et qui embraye l’un ou l’autre des pignons e suivant qu’elle passe sur u ou sur v.
- L’avance transversale du chariot peut, de même, être commandée par deux vis sans fin 5 et 6, embrayables électriquement sur «, et en prise chacune avec le pignon 7 ou 8 de l’une des vis transversales du chariot.
- En figure (là 12, le commutateur est constitué par un cylindre métallique 9, à cames 10, isolantes et fixées à l’arbre métallique 11, qui reçoit le courant du balai i3 par l’anneau 12 ; ce cylindre est isolé dans le palier 14 du chariot i5, et mis en rotation par le c.huck 16 de l’arbre 17, commandé par le harnais. Le chariot porte-outil 20 a son galet 21 constamment appuyé par un contre-poids sur le cylindre 10, dont l’outil reproduit le profil en 18. A cet
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- effet, l'embrayage électro-magnétique 22-24 est relié par 26 et 20 au balai i3 et au galet 21 de manière que l’avance du chariot i5 est interrompue quand le galet 21 passe sur uue des cames isolantes 10, et en fait, ainsi tracer le profil par l'outil 19, tandis que cette avance fonctionne, an contraire, quand 21 est an contact des parties métalliques et cylindriques 9 du commutateur, qui se trouvent de môme reproduites en 18.
- Le dispositif proposé par M. Watlax de précision est facile à comprendre d’après [les ligures schématiques i3 a 18. La tôle passe du laminoir 6, dont l'écartement des cylindres a est réglé par la dynamo j, qui commande les vis c par le train ihed, au contrôleur/?, dont le cylindre mobile m se soulève plus ou moins en suivant les irrégularités de la tôle 17. Ce cylindre commande par sa crémaillère q l’aiguille d’un quadrant indicateur t et celle z d’un commutateur 3 3 ; en outre, un galet 16, 'qui porte sur la tôle, ferme en 10 le circuit de ce commutateur sur z dès que la tôle arrive en p. On commence par régler, par l’aiguille 3/, l’écartement des cylindres de p à l’épaisseur voulue pour la tôle 17, puis le bras 2 .du commutateur 3, de manière que, pour cet écartement des cylindres de p, il soit juste entre ses deux contacts; dès alors que l’épaisseur de la tôle varie, le cylindre contrôleur ru, s’élevant ou s’abaissant, ferme Je contact de 3 à droite ou à
- gai
- ehe,
- [ pour le réglage automatique des lamino
- ni de la
- pile 12 dans l’éleetro-aimant 6 correspondant qui fait mouvoir en conséquence, et par son armature i3, le commutateur l, lequel envoie dans la dynamo/’ le courant qu’il faut pour la faire tourner da du laminage à l’épaisseur exacte.
- voulu pour le rétablissement
- La commande par l’électricité a été, comme le savent nos lecteurs, depuis longtemps appliquée avec succès aux pompes, principalement aux pompes centrifuges et rotatives ; ce fut môme l’une des premières applications véritablement industrielles de la puissance électrique, notamment dans les mines, où les applications de ce genre s’étendent, et se généralisent de plus en plus. L’un des emplois les mieux indiqués des pompes actionnées par l’électricité, principalement dans les grandes constructions des Etats-Unis, est le service des incendies et des ascenseurs, caractérisés tous deux par l’obligalion de pouvoir, à tout instant débiter, sous une pression considérable, un grand volume d’eau. •
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- : pompe hélicoïdale Quimby quelques
- M. F.-A. Pattison a récemment exécuté a essais qui méritent d’être signalés.
- Cette pompe, très simple, se compose essentiellement (ûg. ig et 20) de deux vis, à pas opposes, et s'emboîtant l’une dans l’autre au fond de leurs cylindres, de manière à aspirer
- et refouler Veau d’une façon continue et sans réactions sur les butées des axes, parce que ces réactions s’annulent en raison de l’opposition des pas de ' MÉÎiÉHHa. L. a q 1 1 vis. -Les deux vis sont conjuguées par
- des pignons, de sorte qu’elles tournent avec des vitesses égales et contraires, et l’un de leurs axes est commandé directement par une dynamo. Cette pompe refoule l’eau dans un réservoir d’air (fig. 21) en communication d’une part avec les conduites d’incendie, et, de l’autre, avec un régulateur, indiqué à droite de la figure, et qui, dès que la pression baisse dans le réservoir, par suite, par exemple, de l’ouverture d’un robinet d’incendie, ferme le circuit du moteur et met la pompe en marche. J)e plus, un polit quadrant, que l’on voit â gauche de la figure, permet de déterminer au réservoir une fuite artificielle, réglable à volonté, qui a pour objet de remettre la pompe en marche périodiquement, à des intervalles déterminés par l’importance de cette fuite.
- Avec des vitesses variant de 600 à 63o tours par minute, des pressions de refoulement variant de 4*2 à 11,5 kg : cm2 et des débits de 3 5oo à 4 200 litres par minute, les rendements ont varié ; pour la pompe, de ^5 à 65 p. 100 ; pour la dynamo, de go à 92 p. 100 et pour l’en-
- noir Waylaud-Siuiüi. DctaiLs du c
- semble de l’installation, en eau montée, de 62 à 09 p. 100, comme l’indique le diagramme (fig. 11). Ce sont des rendements parfaitement comparables à ceux do pompes à vapeur installées dans des conditions analogues, et en pleine marche, mais bien plus avantageux quand on remarque que l’électiâcité, toujours disponible au circuit de la ville, ne coûte rien tant que la pompe ne marche pas, à l’inverse d’une chaudière qu’il faut maintenir en pression avec son chauffeur à payer, etc., en outre, l’installation électrique est moins coûteuse et moins encombrante.
- Il est certain qu’une pareille installation, fournissant un secours immédiat et très impor-
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- tant, constitue un élément de sécurité des plus remarquables, el dont remploi ne saurait être trop vivement recommandé aux grands établissements : magasins, Lhéàfres, etc., d’autant plus facile à installer à peu de frais qu'ils ont déjà chez eux l’électricité pour d’autres
- usages. Remarquons, en passant, que rien ne serait plus facile que d'installer, au voisinage .immédiat de certains immeubles particulièrement menacés et très importants des posLes de pompes électriques, avec* réservoirs toujours pleins, et d'une puissance infiniment supérieure à tout ce (pie peuvent donner les pompes automobiles.
- Dans la plupart des systèmes de distributions d’eau sous pression, tels que celui que nous venons de décrire, la pompe doil, dès sa mise en train, vaincre la pression de tou Le la colonne do refoulement, et sa dynamo marcher avec son couple maximum ; de là, pour éviter tout accident à cette dynamo, la nécessité d’un rhéostat (le mise en train. Pour éviter celte obligation cl la perte d’énergie qui en résulte, la Compagnie Thomson Houston intercale (fig. ad), entre le clapet de refoulement ü de la pompe a et cette pompe, une soupape y, commandée par un électro-aimant 8, excité par le courant de la dynamo i, et qui, dès que cette dynamo et sa pompe cessent de marcher, s’ouvre de manière que l’eau s'évacue d’entre 6 et la pompe. Dès lors, quand on remet la pompe en train, l’éleclro 8. attirant son armature, ferme la soupape y, et la pression de refoulement, d’nbord très faible, augmente graduellement dans le réservoir d’air y, jusqu’à ce qu’elle ait atteint sa valeur normale; et, pendant ce temps, la dynamo a pu, sans aucun danger de se brider, prendre saviLesso de régime. Cne soupape de rentrée d'air 10 permet à l’air de pénétrer dans la cloche 9 à mesure qu’elle se vide après l'arrêt delà pompe, et l’on a indiqué eu 5 le régulateur à membrane qui, dès que la pression ou le niveau baissent au réservoir 4, ferme le circuit de la dynamo et remet la pompe en marche jusqu’à ce que ce niveau aiL repris sa hauteur normale.
- «.fiErïff
- Fig. 21. — Ensemble de l'installation d'une pompe Quimby.
- Ce que nous venons de dire des distributions d’eau ée la pompe Quimby,
- sous pression commandées par des pompes mues par
- des dynamos s’applique, dans bien des cas, aux distributions d’air comprimé, principalement à celles des transmissions électro-pneumatiques, sur lesquelles nous reviendrons un jour en détail, et dont les applications se multiplient chaque jour, notamment pour le service des signaux et aiguillages de chemins de fer, manœuvres ainsi à grande distance^ avec une- grande puissance et une sûreté absolue. Dans tontes ces distributions d'air
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- comprime, il faut intercaler sur la canalisation un ou plusieurs régulateurs, qui maintiennent la pression à sa valeur normale en envoyant le courant à la dynamo du compresseur dès que cette pression s’abaisse au-dessous de la lîmiLe prévue; le régulateur à relais do M. LIkwlktt, ingénieur do la General Electric C1', est des plus pratiques, et a donné d'excellents résultats. Dans la position des pièces figurées au schéma ijig. ab), la louche G, ferme en If le circuit de T sur l’électi’o-aimanl J et sur la dynamo qui met en train le compresseur O, et I, attirant son armature M, ferme en KlK1 le circuit de l’electro lx, qui aimante son arma-
- ture I,, destinée à souiller sur les réflecteurs en porcelaine LL l’arc produit à la rupture du contact K,. Le courant ainsi amené dans Ij passe dans une partie des enroulements de I et, de là, au moteur, de sorte que le contact Gt est presque en court-circuit; il n’y passe plus qu’un courant très faible. Quand la pression de l’air dans le réservoir A dépasse la limite voulue, fixée par la tension du ressort E, cette pression, qui s'exerce par G sous le diaphragme R, soulève par la tige F, à levée limitée par D, le levier G, de manière à séparer le contact Gj de IL rupture qui se fait sans étincelle, en raison de la faible intensité du couvant qui passe en GJ au moment de celle rupture. Après avoir ainsi rompu le circuit en II, Gj le referme en H,, ce qui accouple en quantité les deux parties de T, que le courant traverse en sens eonlraires, de sorte que ( lâche son armature M. qui, rappelée par son ressort m dans la position poinlillée, rompt définitivement le circuit du moteur cri JQ, sans production d’un arc dangereux, grâce au souffleur I,- On voit que le gros courant de démarrage du moteur ne passe par GtII que pendant un temps trop court pour endommager l'appareil.
- (A suivre.) G. RlOIIAIiD.
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- CTTVRIOT DE PUISE DE COURANT
- SYSTÈMK YEDOVi- I.U
- Ce chariot permet d'amener le courant électrique d’une ligne aérienne a un véhicule quelconque : voilure de tramway ou automobile. Son emploi oblige seulement à constituer la ligne aérienne de deux fils; ces fils peuvent être de même polarité ou de polarité contraire.
- La figure i représente ce chariot. Il est formé d’un châssis, rigide, ou articulé, reposaul sur les fils par quatre galets à gorge large et profonde. — En dessous de chacun des longerons du châssis est disposée une pièce métallique en forme d’étoile, mobile autour d'un axe vertical et maintenue à sa position normale par un ressort de rappel.
- Fig. i. Chariot‘Yedovolli,
- Cette étoile demeure à une certaine distance au-dessous des fils et sa hauteur est réglée de manière que les galets ne puissent quitter les lils qui leur servent de chemins de roulement. On lui a donné la faculté de sc mouvoir autour d’un axe vertical pour que le passage du chariot au droit des soutiens des fils de ligne soit possible. A ce moment l’étoile vient, pour ainsi dire, engrener avec les queues des isolateurs, et, une fois l’obstacle franchi, le ressort lui fait reprendre la position correcte. Le chariot ne peut donc jamais dérailler.
- Le contact est meilleur qu’avec le trôlet ordinaire, à cause de la multiplication des points de contact; on peut do plus faire le chariot très léger : deux kilogrammes environ si on emploie l’aluminium; il semble préférable de régler le poids de manière que l'eflort vertical sur le fil de travail soit égal à celui que l'on obtient avec les trûlets ordinaires à prise de courant par dessous :
- 4 à 5 kg.
- Ce dispositif, qui a au moins le double avantage d’être très simple et économique, peut êrfre utilisé par les entreprises de transport par automobiles électriques sans rails.
- Le problème se. complique ici par ce fait qu’on doit envisager l’éventualité où l’on aurait à
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- dépasser un véhicule placé entre l'automobile.
- vice est généralement peu charge et deux vehi chariots de prise de courant : la ligne aérienne i
- la ligne aérienne : il faut que la liaison entre le chariot et l’automobile soit assez souple pour cjue l’automobile dégageant sa piste normale, l'effort oblique sur le fil de travail ne prenne pas une valeur notable. — 11 est utile egalement que le til sur lequel s’exerce la traction du chariot ne soit jamais perpendiculaire à la ligne aérienne, sans quoi le chariot n’avance-
- La figure i montre le dispositif de suspension articulée et de contrepoids qui est employé dans ce but. Le contrepoids assure ou chariot un poids adhèrent constant.
- Tant que 1 eilort de traction reste inférieur a ce poids adhèrent, le câble s’allonge quand la voiture s avance; la composante suivant le fil de l’effort de traction croît avec l’obliquité du câble ctlorsquecet elfort dépasse le poids adhérent. le chariot sc met en marche.
- Dans le cas d’automobiles sur routes, le ser-cules qui se rencontrent peuvent échanger leurs era donc construite sans aiguillages.
- HE VUE INDUSTRIE LLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Régulation des systèmes polyphasés, système Feldmann, Eloktrotcc.kuischc Rundschau, t. XVIII, p. 199, icr juillet 190t.
- Les courants polyphasés, avantageux dans les cas de distribution de force motrice, ne sont plus aussi pratiques pour l'éclairage à cause de la difficulté de leur réglage. Cette difficulté tient a ce que, lorsque le système est rendu dissymétrique par les variations déchargé, il faut régler non seulement la grandeur des tensions mais aussi leurs phases.
- Le procédé Feldmann réalise cette régulation par l’emploi d’un moteur auxiliaire dont le nombre de phases diffère en plus ou en moins de celui du système à équilibrer. Ce moteur est de préférence’uu moteur à induetiou, parce qu’on peut l cmployer soit comme moteur, soit comme générateur. Les modifications que 1 ou peut lui faire subir s'obtiennent par l’introduction de résistances dans le circuit induit, par la varia-
- tion de sa charge ou par 1 insertion d’impédance d »ns les enroulements fixes. Au fieu d’un moteur
- polyphasé, il est encore possible d’employer un moteur monophasé avec un enroulement auxi-
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- liaire remplaçant celui qui produirait la seconde PlL’e" ,
- tome triphasé réglé par un moteur diphasé. Dans la figure i le système triphasé symétrique par l'introduction du
- ; en arrière de 0E: el OJ,. force électromotriee OR', est la résultante : i° le la chute de tensiou ohmi-> de la. imposante B, E', nécessaire de self-, 01 E,. De
- mémo pour' Oh2. Le système Oh',, OF/0, GE,, est maintenant dissymétrique, les tensions sont inégales et les différences dé phasés ne sont plus de ^ ao".
- î§";,o
- OE,
- -Urique OEt, OE,, OE3, par un OJ,. OJ,. C’est le cas de la moteur de régulation doit diminuer jusqu’il la valeur OEs et égaliser nees de phase à iao°.Dans l’excm
- an,»o m de h quo la figure
- l'oses, important ouvrage do $ueur, est situé, comme l’indi-vers l’extrémité d’une île qui
- sépare la Seine on deux bras, le bras de Poses fermé par le barrage et le bras navigable d’Amfreville de 2 kilomètres de longueur sur les écluses d’Anifrêville. La
- -v, " if
- fi
- s\ />
- réée aux écluses par ce barrage atteint 4,i8 m avec un débit de ioo.n3 à l’étiago : en grande crue le débit s’élève jusqu’à i8oo.ns et la hauteur de chute est encore d’au moins 0,80 m. T,a puissance disponible peut atteindre 22000 chevaux; d’après le diagramme de la figure 2 qui représente le nombre moyen de journées pendant lesquelles la puissance et la chute atteint une valeur donnée, la puissance.
- de 6 800 chevaux et la ulantla moitié de l’année
- es chutes créées arti-ns de la navigation sidérabio restaitius-
- fluviale, cette puiss qu'iei sans emploi; depuis quelque temps une
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- faible portion (bien minime puisqu’elle ne dépasse pas 3o chevaux.) est utilisée pour l’éclairage des écluses, des barrages etdes maisons ainsi que pour la manœuvre des portes d’écluses et des rideaux et cadres du barrage. Ce sont les installations exécutées en vue de cette utilisation que M. Bvel décrit avec détail dans le bénie civil ; nous extrayons de cette description les quelques renseignements suivants :
- Usine GiïKÉRATiuciû. — Ainsi que l’indique le plan général (fig, i ) l’usine, a été établie à L'une des extrémités du barrage à aiguilles situé entre
- Fig. 2. — Nombre moyeu do journées pendant lesquelles la paissance de la cliutc alleint une valeur doiiuëo.
- deux des écluses d’Aml'reville ; la construction repose, à l'amont, sur Je radier du barrage, et, a l’aval, sur pilotis coiffé d’un grillage en chêne, ancré dans les anciennes maçonneries et noyé dans une couche de béton (fig. 3 et 4).
- Les conduites de prise d’eau et. de fuite sont en fonte, de r,oo m do diamètre, avec robinets-vannes permettant d'isoler la turbine. Celle-ci est du type Fontaine, à pivot rehaussé et à chute variable, avec vannage à rouleau; elle a o,"5 m de rayon moven. Sa puissance peut atteindre 3o chevaux, sous la chute de 4 m, sans descendre au-dessous de la chevaux pour la cliutc minimum de o,8o m. Sur l’arbre de la turbine est montée une roue eu lbnte de i,48 ni de diamètre, avec denture en bois, engrenant avec un pignon d’angle actionnant deux courroies avec poulies de renvoi permettant do multiplier la vitesse de rotation entre la turbine et
- les dynamos qu’cJlc in'lionne dans les proportions de a5 à qoo tours par minute.
- Les dynamos, au nombre de deux, dont une de réserve, sont du tvpe Gramme supérieur, à excitation en dérivation; elles débitent chacune 4° ampères sous ayo volts; elles sont montées sur glissière».
- longitudinale et. pi?
- La vanne de chaque conduite d’eau est actionnée par une vis terminée par une borne contenant un engrenage d’angle et munie d’une manivelle. Le vannage de la turbine est actionné, à bras, au'moyen d’uu volant agissant sur l’arbre vertical commandant, le rouleau, ou automatiquement par une dynamo-série de 1180 watts pouvant être embrayée sur la vis sans fin commandant l’arbre vertical.
- Tableau dk distribution-. — Le tableau de distribution principal (fig. o) permet de diriger
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- verdeur de courant, lançant, dans l’induit du moteur du vannage, nu courant de sens différent suivant le sens de la rotation à obtenir.
- 4U IJn conjoncteur-disjoncteur automatique, permettant de s’opposer à la décharge, sur la dynamo, de la batterie d'accumulateurs en charge, pour le cas de chute accidentelle de voltage. L’appareil se compose d’une bobine à deux enroulements, dont l’un est traversé par le courant principal et l’autre par le courant d’excitation; une pièce de fer doux se déplaçant dans la bobine suivant le sens du courant principal, peut, actionner un interrupteur isolant la batterie.
- Un second tableau a été ajouté, avec la dv-namo de réserve pour permettre le fonctionnement en parallèle des deux génératrices, s'il est nécessaire.
- Accumulateurs. —La batterie d'accumulateurs, destinée à assurer lu régularité de l'éclairage et l’alimentation du réseau en dehors des heures de marche de l’usine, est composée de deux groupes de 54 cléments, type Jacquet. Chaque éléinentcomprend 11 plaques à oxydes rapportés contenues dans des bacs en verre de 26,5 cm de largeur, 16,5 cm de longueur et 35,5 cm de hauteur; ces bacs reposent sur des étagères par l’intermédiaire d’isolateurs en verre à coupe (1 huile. La capacité utile est de 3oo ampères-
- La batterie est placée dans une dépendance de la maison éclusière. Un tableau spécial permet: 1" la charge en série sur les 108 éléments; a°la décharge, sur la ligue des moteurs, de la batterie complète en série; 3° la décharge, sur la ligne d’éclairage, des deux demi-batteries.
- EcLAiitAciî kt foucf, MOTiucE. — La canalisation d’éclairage est à trois lils, le fil neutre étant relié au milieu de la batterie d'accumulateurs; le nombre des lampes est d’environ 70; les lampes extérieures, dont une bonne partie restent allumées toute la nuit, sont de 3?. bou-
- La force motrice est utilisée pour la manœuvre du barrage, la manœuvre des portes et des vannes de remplissage etde vidange de la grande écluse, la mise en marche des cabestans, enfin la commande de quelques machines-outils de l’atelier de réparation et d’une pompe rotative alimentant un établissement de pisciculture. La
- canalisation est constituée par doux câbles en cuivre composés de 19 à y brins de 14 mm de diamètre; la différence de potentiel est de 270
- T.e barrage élanl du système Catneré, e’est-a-dire formé de cadres en fer légèrement inclinés, mobiles autour d’un axe situé sous le pont supérieur, butant par le pied sur nu seuil, et servant d'appuis à desrideaux en bois étanches en forme de stores, la manœuvre d’ouverture du barrage comprend l’enroulement des rideaux et le relèvement dans un plan horizontal des cadres de fer. La première opération s’effectue au moyen de deux treuils électriques munis chacun d’un moteur de 3 chevaux; le relèvement des cadres se fait avec un treuil muni d’un moteur à 7 chevaux, pouvant se déplacer par ses propres moyens sur la voie de service.
- La manœuvre des portes de la grande écluse et des vannes de remplissage et de vidange correspondantes se fait à l’aide de moteurs de 5 cbe-
- Les cabestans, au nombre de quatre, sont actionnés chacun par nu moteur de 7 chevaux’ dont l'arbre, terminé par une vis sans fin. agit sur un disque denté solidaire de l’arbre vertical <lu cabestau.
- Diverses machines de l'atelier sont commandées par un moteur de 2 chevaux; le moteur de la pompe rotative a une puissance de 4 chevaux.
- Résultats nu l'installation. — Celle installation a permis, en premier lieu, d’assurer un bon éclairage, mettant fin aux graves accidents qui se produisaient auparavant pendant, la unit, en second lieu d’effectuer les manœuvres beaucoup plus rapidement et avec un personnel moins nombreux.
- La vidange ou le remplissage de la grande écluse (t41 m de long, 17 m de large, 4 111 de chute) qui demandait autrefois 3o minutes, s’effectue maintenant en 12 minutes. Les cabestans ont permis de réduire de 3o minutes le temps, passé :i L’approche et au rangement des trains de 5 péniches. La durée du passage d’un train loué n’est plus ainsi que de 1 h. 10 m au lieu de > heures.
- La manœuvre des cadres du barrage qui à bras exigeait <io heures’ pour l'ouverture et 40 heures pour la fermeture, s’effectue maintenant en 7 h. et 3 h. 20. Celle des rideaux 11e demande plus que 12 li. 20 au lieu de 21 h. Le
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- barrage peut ainsi être complètement effaré en une seule journée dans un.cas urgent tel que celui de charriage subit de glaçons.
- Les frais d'établissement de l'installation électrique ont été de nyooo fr. se décomposant
- Treuils du barrage (3.
- Moteurs de l’atelier et de la pompe . . .
- Cette dépense, qui. n’atteint pas 2 p. ioo de la valeur des ouvrages de la retenue, aurait nécessairement été moindre si l'installation avait été prévue lors de la construction du barrage.
- J. Reyval.
- Distribution d’énergie électrique de Sublin {Suisse}, par K.-A Breüer, Génie Civil, t. XXXIX, p. 2.33, io août 1.901.
- Ce réseau de distribution a été installé principalement en vue de l'alimentation du chemin de fer électrique Bex-Gryon-Villars, dont le dernier tronçon de Gryon à Villars a été livré a l’exploitation dans le courant de cet été.
- Usine généra muer, de Surlin : Partie hydraulique. — La force motrice est empruntée à l’Avançon, torrent qui s'écoule des Alpes vau-doises et dont le débit est, grâce à des sources abondantes, relativement constant. Depuis longtemps les eaux de cette rivière sont utilisées, dans leur cours inférieur, par divers industriels notamment par les Salines cantonales du 13e-vieux, qui ont installé une usine de 600 chevaux. En 1896, une usine électrique fut installée dans le cours supérieur, à la Pciiffmre, pour l’éclairage des communes de Gryon, Yi.ll.ars et Chcsières. Entre ccs usines restait une différence de niveau d’environ 170 m qui fut concédée en 1896, à la commune de Bcx et rétrocédée par elle à un comité d'initiative qui, sous la direction de MM. Ovez-Ponnaz, conseiller d’Etat et Palaz, ingénieur, fonda la Société des forces motrices de l’Avançon.
- C’est cette chute qu’utilise la nouvelle usine de Sublin, où l’ori dispose d’un débit moyen de 800 litres par seconde. La figure r donne le plan schématique des travaux exécutés pour amener l'eau à cette usine, la ligure 2 le plan des
- 4 G 200 IV .3900 » i3 000 »
- bâtiments de l’usine, la figure 3 une coupe de la salle des machines.
- Du barrage de prise d’eau, constitué par un massif de maçonnerie de 7,6 m longueur, 3 m de hauteur et 2,5 m d’épaisseur, l’eau est conduite par
- Plan schématique des conduites
- un canal À entièrement souterrain de 1 432 m de long à un réservoir R, en ciment armé. Ce réservoir, de 8 m de diamètre et 3,6 m de profondeur et par conséquent d’une contenance de 180 m3, sert de point de départ à la conduite d'alimentation R cl à lu conduite de trop plein C et en meme temps assure aux turbines une pression
- d’eau constante malgré les variations de débit du canal d’amonée. La conduite d’alimentation B est formé de tuyaux en tôle d’acier d’une épaisseur variant de 5 à 14 mm, d’un diamètre intérieur de 90 cm et d’une longueur de 6 à 7,3o m ; elle épouse, à ciel ouvert, la configuration d’un ravin très rapide, changeant plusieurs fois de direction etde pente ; sa longueur est de 4°y- ra-La conduite de trop plein C est constituée par
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- une canalisation souterraine en ciment armé (le 65 cm de diamètre intérieur.
- Les turbines, au nombre de six, ont une puissance de 4oo chevaux à la vitesse angulaire de 6oo tours : minute. Elles sont du système Escher Wyss cl C°, à axe horizontal, à languette de réglage et sont munies du régulateur à servomoteur hydraulique de ccs mêmes constructeurs. Le réglage ainsi obtenu est très rapide ; ainsi il a été constaté qu’eu supprimant brusquement la pleine charge, l’augmentation de la vitesse angulaire ne dépasse pas 5 p. ioo bien qu’aucun
- Fig-. 3. — Coupe transversale du bâtiment des machines.
- volant ne soit calé ni sur l’arbre de la turbine, ni sur celui de la génératrice électrique qui y est. accouplée. Pour éviter les coups de bélier pouvant se produire dans la conduite, par suite des mouvements subits des régulateurs, chaque turbine est munie d’un appareil de vidange de sûreté, lequel donne momentanément passage à l’eau pour se refermer ensuite automatiquement et lentement.
- Le rendement garanti des turbines est de o,^5 ; il résulte des essais qu’il peut atteindre o,So en pleine charge.
- Partie électrique. — Le matériel générateur électrique est constitué par quatre alternateurs Westinghouse desservan t le réseau de distribution pour force motrice et lumière et par deux dynamos à courant continu Thury alimentant les sections voisines du chemin de fer électrique ; toutes ces machines sont entraînées par les turbines .au moyen d'accouplements Uaf-furd.
- Les quatre alternateurs, à pôles radiants et à
- induit tournant, produisent, à la vitesse de 6oo t : m, des courants triphasés de 33 ampères par phase sous la tension de 5 ooo volts et. de fréquence 5o. Les pièces polaires, au nombre de no, sont en feuillard de tôle au bois, de o,3 mm d’épaisseur; l’alcsage intérieur est de ioo mm. Les bobines induites, au nombre de i;>, sont logées dans des rainures rectangulaires découvertes sur la périphérie de l’induit. L’induit pèse nyoo kg; l’alternateur, y compris l’excitatrice montée sur le prolongement de l’arbre, n rookg; le poids du cuivre est de 85o kg. La chute de tension delà marche avide à la marche à pleine charge est de 0,9 p. 100 avec cos ï = 1 et de m p. 100 avec cos cs — 0,8. Le rendement industriel, déterminé lors des essais de réception, est de 93 p. 100 en pleine charge et de88,5p. 100 à demi-charge.
- Les deux générateurs à courant continu sont hcxapolaires, hypercompound etpeuvent débiter normalement 3oo ampères sous 65o volts; le collecteur porte 309ISUUCS. Le poids de l'induit bobiné est de 1 700 kg ; celui de la machine complète, 8 280 kg ; le poids de cuivre du collecteur, à lui seul, est. de 3yo kg. La variation de tension de la machine à vide à la marche en pleine charge nedépassepas 8 p. looà vitesse et excitation constantes. Le rendement est (le q3 p. 100.
- Le tableau de distribution est relié aux machines par des câbles armés passant dans des canivaux ouverts. Ce tableau se compose de deux parties distinctes, l’une pour les alternateurs iTig. 4)1 l'autre pour les dynamos à courant continu ; toutes deux sont assemblées par fers a cornières et portent des panneaux en marbre sur lesquels 011 ne voit que les appareils de mesure et les manettes de manœuvre.
- Le service d’éclairage étant pris sur une seule des phases des courants triphasés fournis par les alternateurs, les alternateurs I et II généralement affectés à ce service sont munis d’interrupteurs bipolaires; ils sont également munis d’interrupteurs tripolaires afin de pouvoir s’en servir en cas de besoin sur le réseau de lorce motrice. Les alternateurs III et IV affectés au dernier réseau ne sont pourvus que d’interrupteurs tripolaires; cependant pour pouvoir les connecter au réseau de lumière, il y a un interrupteur spécial, placé derrière le tableau, qui relie deux des rails triphasés aux rails de lumière. Pour le couplage en parallèle des machines, on
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- se sert d’une résistance de mise, en phase composée de trois bobines à forte self-induction qu’on intercale dans le circuit de la machine vide au moyen d'un interrupteur spécial placé au milieu du tableau, avec les deux voltmètres d’essai, les lampes témoins et les voltmètres généraux. Comme coupe-circuits, on emploie des fils de cuivre logés dans des tubes de verre ou d’ébonile avec poignée isolante; on peut les mettre ou les sortir du circuit sous tension. T.e
- réglage de la tension tant pour la force motrice que pour la lumière se fait à la main; les résistances du champ magnétique des alternateurs peuvent être accouplées pour une commande centrale par un seul levier.
- La partie du tableau réservée aux génératrices de traction ne présente pas de particularité.
- Réseau de distribution. — Les lignes à haute tension, au nombre de trois (fig. 5), sont entiè-
- G, alternateurs triphasés; Am, ampèremètre de machine ; Al, ampèremètre de ligne ; Vg-,voltmètre général; \p, voltmètre tripulafre (force motrice); 12. interrupteur bipolaire (éclairage) ; CC, coupe-circuits à il apte tension ; P, para foudre ; E, plaques
- rement aériennes avec isolateurs à triple cloche de no mm de hauteur et iio mm de diamètre à la base. La ligne de force motrice est à trois conducteurs; sa longueur est de y p5o m; elle alimente à l’usine de produits chimiques de Monthev a moteurs synchrones de 5oo chevaux et à liex une sous-station de distribution à basse tension. Les deux autres lignes, spéciales au service d'éclairage, sont à deux conducteurs ; l’une d’elles, établie en 1899, alimente le village des Posses; l’autre dessert les sous-stations de Bex, Chatel, T.avey et Lavey-les-ïluins. La longueur totale de ces trois lignes est de
- 19 4oo m; le poids du cuivre est d’environ 11 tonnes.
- Les sous-stations sont toutes construites sur le même type ; ce sont de petites maisonnettes en briques pouvant contenir un ou plusieurs transformateurs avec leurs appareils de protection. Les transformateurs monophasés pour l’éclairage sont de la Compagnie de l’Industrie électrique; les transformateurs triphasés sont de Alioth et C10. Les premiers abaissent la tension à ftX 120 volts, les seconds à 3x^4° volts.
- Les réseaux secondaires sont aériens ; les conducteurs, en cuivre nu, sont supportés par des
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- isolateurs à simple cloche. Le réseau d’éclairage de Bex alimente 2 65o lampes de 3o 000 bougies. Pour la force motrice, il n’y a pas de réseau secondaire proprement, dit,; une dérivation est posée dans chaque cas particulier; les moteurs sont d’ailleurs peu nombreux : 1 moteur asynchrone monophasé de 1 cheval, 3 moteurs triphasés de 2 chevaux, 2 moteurs asynchrones
- haute tension.
- de 12 à 3o chevaux. Quand aux grands moteurs synchrones de l’usine de produits chimiques de Monlhcy dont il a été question plus haut, ils sont branches directement sur le réseau de haute tension.
- Prix de veste et prix de revient de l’énergie. — La vente de l’énergie pour l'éclairage sc fait à forfait; le prix par bougie-an varie de 1 fr ! à 1,70 fr, suivant la durée de l’allumage.
- L’énergie pour l’alimentation des moteurs est également vendue à forfait pour 11 heures de fourniture par jour ouvrable. Le prix est, par an, de 45 fr pour un quart de cheval. 80 fr pour un demi-cheval, 100 fr pour un cheval, 280 fr pour 2 chevaux; i3o fr le cheval pour 3 à 6 chevaux; au-dessus de G chevaux, le prix est à fixer dans chaque cas. ;
- Le coût total de l’installation est :
- direction........................ 3o 000
- canal, usines avec les turbines. . 33a oüo
- primaire et secondaire............. i3oooo
- Total.............;j()2 OOO |
- Le service d’exploitation occupe huit employés ^ savoir : uu chef d’usine, un électricien sous- ^
- chef d’usine, un électricien, deux aides, un surveillant pour le barrage et deux surnuméraires pour les remplacements.
- J. Reyval.
- TRACTION
- Chemin de fer électrique Bex-Gryon- Villars {Suisse), par K.-A. Breüer. Génie Civil, t. XXXIX, p. 17 août 1901.
- Ce chemin de fer comprend trois tronçons, les deux extrêmes à adhérence, le tronçon intermédiaire a crémaillère. Le premier, inauguré en septembre 1898, s’étend sur une longueur de 3 3oo m, de la gare du Jura-Simplon, près Bex, aux.Salînes de Revieux. Le tronçon à crémaillère, d’une longueur de 4 y3o m, relie le Bevieux (altitude 487,0 m) à Gryon (altitude 1 i34, 20 m} en passaut par Sublin el les Pusses. Enlin le dernier tronçon, d’une longueur de 4 don m, gagne par une série de peutes 11e dépassant pas 6 p. 100 les hôtels de Villars situés à 120 m au-dessus de Gryon; ces deux derniers tronçons ont été ouverts à l’exploitation cet élc. La figure 1 donne le plan général de la ligne, la figure 2 en montre le profil en long.
- Voie. — Sur toute sa longueur la ligne est à voie unique de 1 m de largeur. Le premier tronçon a été établi en aecottcmcnt d’une route existante, le dernier suit une nouvelle roule établie en même temps que la ligne. Sur ces deux tronçons la rampe maximum admise est de 6 p. 100; les rayons de courbes varient entre
- Le tronçon à crémaillère a été établi sur plateforme indépendante de 3,60 m de largeur; les rampes atteignent 20 p. 100 sur une grande partie du parcours ; elles seront réduites à 4 p. 100 dans les haltes et stations; les ravons dos courbes sont uniformément de 80 m.
- Bans les parties à adhérence, la voie est constituée par un rail Phoenix dont formcrc a 33 mm de largeur ; la hauteur du rail est de ii5mm, la largeur de son patin de n5 mm; son poids linéaire est de 3o,5 kg: m. Ce rail est posé en longueurs de 10 m sur des traverses en fer de i,5 m de longueur et pesant 21 kg; il y a i3 traverses par longueur de rail; l’éclissage mécanique se lait au moyen de solides éclisses à équerre fixées au moyen de G boulons ; I’éclis-
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- sage électrique est assuré par deux connecteurs I L’origine et la fin de la crémaillère sont munies de 8 mm de diamètre. I d'une pièce spéciale (fig. 6 à 8) de 3,4o ni de
- long, supportée par des ressorts et dont les dents ont une hauteur allant en augmentant, afin de faciliter l’engrenage avec la roue dentée du véhicule.
- Ligne kcectiiique. — La traction se fait par courant couliuu à fioo volts. Le fil de contact aérien est en cuivre durci de 9 mm de diamètre sur les parties à adhérence et de 10 mm sur le tronçon à crémaillère ; il est suspendu élastiquement à des consoles métalliques fixées à des poteaux en bois imprégné.
- Les conducteurs d’alimentation,de ri munie diamètre, sont portés soit par les poteaux consoles, soit par des poteaux spéciaux à travers champs. L'a des l’eeders re-
- II £ @
- J-ig.
- - — Plan général du chemin de fer Bex-Gryon-Yill.
- Dans le tronçon à ' crémaillère la voie est constituée par 1111 rail Vigiiole en acier (fig. 5) pesant 20,6 kg par mètre et posé en longueurs de 10,8 ni sur des traversesmétailiques de 1,8 111 de longueur, pesant ;>.3,6 kg et espacées de 0,90 m. La crémaillère, du type Âbt, est formée de lames dentées (fig. 3 et4) de 1,8 m de longueur, 120 mm de hauteur et 20 mm d’épaisseur; la hauteur des dents est de 55 mm, la partie utile de 45 mm et le pas de 120 mm. Dans les parties où la déclivité ne dépasse pas 9 p. 100 la crémaillère 11e comprend qu’uue seule lame, mais dans les parties déplus grande déclivité, elle est formée de deux lames disposées de manière I joint la ligne au kilomètre 3,900, Vautre alimente (pic les dents soient réparties en quinconce. | le tronçon de Gryon à Villars.
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- <So
- Matkrikl roulaxt. — Le matériel roulant comprend ; 4 voilures automotrices type tramway, a deux essieux, et une voiture de remorque qui sont, utilisées sur le tronçon de la gare au
- Bevieux depuis son ouverture à l’exploitation ; •2 grandes voilures automotrices à deux boggies (quatre essieux) qui sont employées pour les voyages dii’ects de la gare à Villars; 2 locomotives électriques «'crémaillère qui servent k la
- traction des deux voitures précédentes sur Je tronçon a crémaillère enfin plusieurs wagons k marchandises.
- Les locomotives électriques, les seules parties du matériel roulant dont la description offre quelque intérêt, ont été construites par la Société suisse pour la construction des locomotives, à Wintcflhur; l’équipement électrique a été fourni par la Compagnie de l’Industrie électrique de Genève: la caisse par la Société de A'ouhausen.
- Les ligures 9 k ii donnent les coupes, vue en bout et plan d’une de ces locomotives. Le truck est composé de deux torts longerons en tôle découpée, entretoisés par de fortes ferrures; il repose, au moyen de ressorts, sur deux essieux porteurs. La longueur totale de la locomotive, y compris les pièces d’attelage, est de 5 m; sa largeur de a,5 m; sa hauteur, du rail à la toiture, de 3,25 m; l’écartement des axes des essieux est de 2,27 m.
- La partie électrique, dont l’ensemble est schématiquement représenté par la figure 12, comprend deux moteurs série de 100 a 120 chevaux, hexapolaircs; une roue à chevron montée sur chaque moteur actionne un arbre intermédiaire, lequel transmet le mouvement k 1’essieu-moteur
- à deux roues engrenant dans la crémaillère à double lame; ce svstcme réduit dans le rapport de 8 a 1 la vitesse angulaire (;v>.5 l : m) des moteurs et permet d’obtenir une vitesse de 8 km : h.
- La mise en marche (fig. i3) comprend un cadre de résistances de réglage portant ->.5 touches
- et un combinatûur à commande par levier permettant d’obtenir les marches avant et arrière ainsi que l’arrêt. Les résistances de réglage sont, pendant la descente, mises en série avec les moteurs qui fonctionnent alors comme génératrices et forment frein; elles sont formées de rubans de 1er ondulé de section suffisante pour
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- d’air produit pai
- supporter l'intensité du
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- les résistances ; mi pare-étincelle électromagnétique est disposé entre les deux dernières louches du cadran des résistances.
- Le courant est amené à la locomotive par deux trôlets ; ces trôlets sont, abaissés pendant la descente.
- Outre le freinage électrique, le mécanicien a à sa disposition trois autres moyens de freinage : i° deux freins à vis, manœuvres à la main, pour les essieux à roues dentées; 2° un frein à ruban,
- manœuvré à la main, agissant sur les moteurs; 3" un frein à vis agissant automatiqueme nt sur l'essieu-molcur à roue dentée lorsque la vitesse normale est dépassée à la descente, ou que le courant électrique est interrompu pour une cause quelconque.
- Dépenses. —Le coût total des installations du chemin de fer, y compris le matériel roulant, est d’environ i 400 OOO fr, qui se répartissent ainsi : 3oo ooo fr pour le premier tronçon, 870 000 lr pour le deuxième et 280000 fr pour le troisième. Les dépenses du troisième tronçon sont réduites du fait que la Société ne contribuait à rétablissement de la route de Gryon à Villars que pour un septième, le reste étant à la charge; de l’Etat de Yaud.
- J. Reyvai..
- MESURES
- Méthode simple pour examiner la résistance de l’isolation des conducteurs, par Dr. J. Rabi-
- i. XXII. p! 98, 1901. ' ' ^
- I/Association des Electriciens allemands fait une distinction entre les installations à courant de hante intensité (à des tensions jusqu'à 200 volts), les installations à moyenne tension («5o à 1 000 volts) et les installations à haute tension (au-dessus de 1000 volts).
- Les prescriptions à observer, aussi bien pour la construction des machines et la fabrication des conducteurs isolés, que pour les essais électriques de ces derniers, diffèrent suivant la valeur de la tension.
- Aux très basses tensions, un conducteur simplement recouvert d’un guipage de coton enduit, peut être considéré comme suffisamment isolé. Pour les moyennes et hautes tensions, ori exige une isolation au caoutchouc, qui, apres immersion dans l’eau pendant 24 heures, puisse supporter pendant une heure une tension supérieure de 1 000 volts à la tension d’utilisation.
- Alors que, dans ces prescriptions, on semble avoir tenu peu compte de la résistance de l’isolation, le projet du comité de surveillance de la Société éleclrolechnique de Vienne prévoit, poulies conducteurs isolés au caoutchouc, une résistance minimum à l’isolement de 5oo à t 000 mégohms par kilomètre, suivant l'épaisseur de la couche de caoutchouc qui varie de 1 à 3 mm.
- Malheureusement tous les installateurs 11c sont pas en mesure d’essayer le matériel de canalisation d’une manière convenable, cl il arrive généralement qu’ils examinent plutôt la fabrication et l’aspect extérieur des conducteurs, pour en déduire leurs qualités au point de vue électrique.
- On ne peuL évidemment s’astreindre à immerger dans l’eau chaque couronne de fil dans toute sa longueur, puisqu’un tel bain endommagerait l’enveloppe extérieure du fil, et rendrait sa vente difficile. Pour les conducteurs dont l’isolation est recouverte de fil ou de soie, et qui sont destinés aux installations d’appartements, ccttc opération est absolument impossible. La méthode suivante, très simple, permet d’examiner la qualité île tout conducteur isolé, en perdant tout au plus 1 m. de ce conducteur.
- Le principe de celte méthode est celui qu’in-
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- r>3
- cliquent Brigt el Clark pour la vérification des soudures. L’électricité qui passe à travers l’isolation charge un condensateur, et cclui-ci est décharge au moyen d’un galvanomètre, après un certain temps qui doit être rigoureusement le même pour les matériaux à comparer.
- Le dispositif employé est représenté par la ligure ci-jointe où les lettres désignent :
- G. Le galvanomètre ;
- U. Un commutateur tripolaire qui permet de relier le pôle 3 à l'un ou l'autre des pôles i et a;
- X. Lu vase contenant de l’eau, et monté sur support isolant ;
- K. Un morceau de conducteur à examiner (une longueur de t m. de ce conducteur est im-
- E. Une électrode de cuivre plongée dans l’eau du vase ;
- B. Une batterie donnant une tension d’environ
- C. Un condensateur d’environ i microfarad;
- M. Une borne de connexion.
- Les connexions sont à faire comme suit ;
- Un pôle du galvanomètre, un pôle de la batterie et un pôle du condensateur sont reliés à la borne M; le deuxième pôle de la batterie, de préférence le pôle négatif, est relié au câble K, le second pôle du condensateur communique avec la borne 3 du commutateur le second pôle du galvanomètre avec la borne a, l’électrode E avec la bornç i du commutateur U.
- Selon la qualité présumée du conducteur, on charge le condensateur plus ou moins longtemps, en reliant les bornes i et 3 du commutateur. Puis on décharge le condensateur à travers le galvanomètre, en mettant ia manette du commutateur sur la borne 2 (3,2). Celui des conducteurs à comparer, qui, pour une même durée de la charge, donne la plus faible étincelle au condensateur, est le mieux isolé.
- L’auteur a essayé par cette méthode le maté-
- riel de canalisation de différentes maisons, et il a trouvé qu’en général les fils isolés au papier imprégné sont préférables aux fils recouverts d’nn guipage de coton et imprégnés.
- Grâce à l'essai que nous venons de décrire, et qui peut sc faire aisément en un temps très court, l'acheteur est en état de comparer les conducteurs de différentes provenances qui lui sont offerts, et de se renseigner sur la qualité de leur isolation.
- G. Roesch.
- Compteurs d’électricité de la Luxsche Indus-triwerke A..-G. EL'ktroterhnisrhc Rundschau,t. X VIII p. 186 et->.00, lêjuiiiPt tpr juillet 1901.
- Les compteurs de la Luxsche Industriewerhe A.-G. rentrent dans la catégorie des compteiirs-mot.eiirs, type Marcel Deprez.
- Le moteur (lig. 1) est composé de deux solé-
- noïdes parcourus par le courant principal et d’un induit on dérivation auquel le courant, arrive par des balais en argent. T.a différence essentielle de ce moteur avec les moteurs habituels est dans l’induit à bobine ouverte au lieu d’un induit à tambour.
- 11 se compose de 3 rondelles formant bobines, les extrémités des fils sont reliées aux trois segments du collecteur, les trois autres extrémités sont reliées à un |)oint commun. Cette disposition permet un induit léger et un moteur très sensible. Il n'y a que trois lames de collecteur, de sorte que le diamètre de celui-ci peut être très réduit, le frottement des balais diminué et par suite la sensibilité accrue. La consommation de courant est de 2,5 watts.
- Le totaliseur 11c. présente pas d’aiguilles se déplaçant sur différents cadrans, il esL composé
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIX. — N° 41.
- d’une série de tambours parallèles ponant les dix chiffres. ce qui lacilite la lerlure.
- Un modèle spécial pour faibles intensités (fig. a) a,5 ampères, par exemple, a été créé avec des dimensions assez restreintes (i 5 X an X 16) grâce à l’emploi d’une seule bobine indue-
- G. Goisot.
- Galvanomètre thermoèlectrique Margot. La Machine, 3L' année, n'1 5a, p. j6o.
- Bien que le bolomètre remplace avantageusement la pile de .Melloni dans les recherches de précision sur la chaleur rayonnante, cette dernière; reliée à un galvanomètre de précision est suffisante dans beaucoup d’expériences ne demandant pas une extrême sensibilité. Aussi,M. Margot, préparateur à l'université de Genève, a-t-il
- nn
- LL
- cherché à réunir, dans un même appareil de construction simple et robuste*, la pile et le galvanomètre ; c'est ce qu’il appelle le galvanomètre thermoèlectrique.
- Les figures i et >. donnent une coupe verticale et une coupe horizontale de l’appareil. Celui-ci est constitué, dans sa partie essentielle, d’un bloc de cuivre rouge C de 6 cm de hauteur sur 4 cm de largeur et de profondeur. Ce bloc i repose sur une plate-forme métallique à vis |
- calantes dont il est isolé par une feuille de mica. La partie centrale du bloc est percée, sur les trois quarts de sa hauteur par un canal vertical, où se meut librement un aimant A en forme de fer à cheval. Cet aimant est suspendu par un fil de cocon a une potence F, qui sert en même temps de support à l’aimant compensateur XhlS dont on règle la hauteur pour obtenir plus ou moins de sensibilité. Un miroir M est fixé à une lige d’aluminium solidaire de l'aimant; il se meut dans une boite métallique vissée au bloc de cuivre et. ses déplacements sont perçus par 1 ouverture C fermée par une glace plane. Sur une des faces du bloc de cuivre, on a pratiqué une entaille triangulaire S qui pénètre jusqu'il la partie centrale et c’est dans cette entaille qu’a été soudé très soigneusement le couple thermoèlectrique formé de bismuth d’une part, et d’un alliage d’antimoine et de cadmium d’autre part ; ce dernier alliage a, d’après Ed. Becquerel, une lorcc électromotrice très élevée, d'environ y. 3 microvolts par degré, tandis que l’antimoine ordinaire n’a que i,5 microvolt. La ligne de de soudure vue en coupe en S, se raccorde aux deux côtés de l'entaille par deux courbures opposées, et c’est la partie longitudinale S, amincie et noircie, qui reçoit le llux de chaleur pénétrant de l’extérieur dans le capuchon L on cuivre jaune poli intérieurement. Afin que les courants produits à la soudure chaude S circulent autour de l’aiguille aimantée, en suivant lo sens indiqué par les flèches, soit du bismuth à l’antimoine en passant par la soudure chaude, le cuivre a été percé de pari en part d’une fente centrale de i,.» mm de largeur, mais seulement'dans la partie médiane du bloc, sur une longueur de 3ô mm environ ; en outre, deux lentes étroites, mais n allant pas jusqu'au centre, en r, l'une horizontale il gauche et l'autre verticale dans lu partie inférieure, bien qu’elles ne soient pas indispensables, ont pour but de forcer les courants à circuler près des pôles de l’aiguille.
- Ainsi construit, ce petit appareil de démonstration possède une sensibilité égale à celle d’une pile de Melloni reliée à un galvanomètre très sensible, c’est-a-dire que le flux de chaleur émis par la main de l’opérateur, placée en face de l’embouchure F, ou par celui d’une bougie placée à une certaine distance, suffit pour produire une déviation considérable du miroir.
- J. Reyval,
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- ONDES HERTZIENNES
- Recherches expérimentales sur la réflexion métallique des oscillations électriques, par K.-F. Lindman. Dr. Ânnt. TV. p. 617-637, mars igor.
- Righi a décrit quelques expériences d’après lesquelles les oscillations hertziennes réfléchies sur 1111 miroir métallique seraient polarisées ellipiiqiienjon 1.
- Cette polarisation elliptique 11e se concilie pas avec la théoru*, domino Fa montré 51. Poincaré, il résulte des équations de Maxwell et de Hertz. qu’en raison de la grande conductibilité des métaux, les propriétés individuelles de ceux-ci ne peuvent guère se manifester vis-à-vis d oscillations dont la longueur d’onde est de l’ordre de grandeur de celle des oscillations hertziennes. En particulier, des ondes dont la longueur est de l’ordre de ion cm ne peuvent éprouver par réflexion sur le cuivre qu’une différence de phase égale a ~ (’à 1I100 oooB près],
- Drnde est arrive à la même conclusion pour les longueurs d’onde de 10 cm; eu partant des équations de Maxwell et plus tard en s'appuyant, sur la théorie des électrons.
- D’après les expériences de M. Lindman. les ondes électriques de 10 cm réfléchies sur le cuivre ne présentent pas cle polarisation elliptique appréciable au degré de précision des mesures (environ 2 p. 100).
- Les ondes sont produites par un excitateur du modèle Righi, avec quelques modifications. Les étincelles auxiliaires éclatent non dans l’air mais dans le pétrole; les conducteurs primaires sont en forme de cylindres, avec un renflement vis-à-vis des pôles des étincelles auxiliaires
- (f‘g; )•
- Comme résonateur, 51. Liudniaii a employé de préférence aux hunes de verre argenté de Righi, qui ne donnent que des indications qualitatives, le résonateur de KJemencie, à élément . thermoélectrique (fig. 2).
- La longueur d'onde propre du résonateur mesurée par la méthode des ondes stationnaires devant un réflecteur ou par la méthode d’interférence de Boltzmann est de 10 cm.
- L'excitateur est disposé sur la ligne focale d’un véllecteur parabolique; pour rendre la direction des rayons plus uniforme, il est, en outre, enfermé dans une boîte métallique dont les rayons peuvent sortir seulement pur une |
- ouverture circulaire. Au besoin, d'autres diaphragmes percés d’ouvertures de même diamètre sont placés encore sur le trajet des
- primaire des rayons' ullrn-violcts émis par les étincelles
- Jusqu’à riiK'idence de 83°, on peut éliminer par des écrans convenables l’action du nivonne-ment direct sur le résonateur. Au delà de cette limite il n’en est plus de même ; 51. Lindman a étudié alors l’interférence du faisceau direct et du faisceau réfléchi.
- Fig. 2.
- Dans aucun cas, quel que lut l’azimut de polarisation et quelle que fût l’incidence, il n’a pu mettre en évidence entre le laisceau incident et le faisceau réfléchi de différence de phase s’écartant de ~ d'une manière appréciable.
- Il est donc vi’aisembiable que les résultats obtenus par Righi proviennent de perturbations insuffisamment éliminées. M. L,
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- ' I/ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- bilité C, sont alors (Iiolzmami. éq. Xi),
- TW + L5F = TTF + Tp + TW ’ i
- t la direction do l’axe
- l/’,)
- Une intégrale particulière de celle équation
- f = BeJT,'TWT- (3)
- 011 B, T, r, sont des constantes.
- V"=W
- L’intégrale (3) est imaginaire, mais deux p reils intégrales combinées, donnent comme sol lion réelle de (a)
- f_Al. /-+v)
- V v iï\v +.cv2'['2
- si G2 est négligeable par rapport à C (c’est-à-dire quand la conductibilité est faible), en développant cette expression, ou obtient alors,
- v = v._VÇ^T!. (4)
- et de même
- 5 = ”-2*ChV0.
- Ceci en unités électromagnétiques C- G. S. Tl résulte de là que V0, d’après sa définition est la '
- si sa .
- Soient, maintenant : D0 la d’une onde à l’enlrée d’une couche de diélectrique d’épaisseur r, ; D l’amplitude de cette onde à la sortie. Alors,
- D _ iy>°
- x-r/-
- ? <7 = S=u — — ï«CgV050
- '
- (41 il
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- v=vn_j™. (6)
- Cette équation exprime la relation qui existe ntre la vitesse des ondes dans un
- déterminé par l'absorption) nous aurons finale-
- . .Rî »»- -(8)
- », », »0
- on nl est l’indice de réfraction suivant la première orientation des fibres, ni l’indice de réfraction suivant la seconde orientation des fibres et
- Nous avons supposé jusqu’ici que le milieu n était pas cristallin (dans le sens d’avoir des constantes diélectriques différentes le long des .différents axes) mais qu’il était hétérogène de sorte que les conductibilités sont différentes suivant les différents axes. Dans un pareil milieu, V„
- de la direc-
- tion de la force électrique dam question. Si la force électrique est dirigée dans le sens où l’absorption est maximum, V , et par suite l’indice de
- que railleur a faites sur espèces de bois. L’auteur a en effet trouvé que si les fibres sont parallèles au déplacement électrique l’indice de réfraction est plus prand que quand ces fibres sont
- et appelons V, et (/, les fibres sont parallèles au trique et V., et r/, les valeurs fibres perpendiculaires à ce i
- ou encore, en divisant le i minaleur du premier me des ondes dans l’air,
- râleur et le déno . par la vitesse ,
- n» «0
- (7)
- (qui est
- ™fl=t/ÏT
- alors la valeur de > de l’équation (8) avec la ‘ e du milieu mesu rée par um
- statique, on voit que l'hypothèse de la tibililé hétérogène est suffisante pour <
- Eugène Nécllçka.
- . v. 489-50!, juil-
- Suivant les lliéories actuelles de la dispersion et de l’absorption, les bandes d’absorption correspondent aux radiations dont la période coïncide avec la période propre des molécules.
- D’après Kundt, la bande d’absorption d’une substance absorbante dissoute dans un liquide incolore se rapproche d’autant plus de l’extrémité ronge du spectre que le dissolvant est plus réfringent et plus dispersif.
- Vis-à-vis des ondes électromagnétiques, un système de résouateurs sc comporte comme une substauee colorée superficiellement vis-à-vis des rayons lumineux (Garbasso) ; il laisse passer une fraction du rayonnement de l’excitateur bertzieu d’autant moindre que la période propre des résonateurs est plus voisine de celle (lu
- la période de ces it dans les diélcc-
- 0-
- Or, on peut laire varier
- mm. Àschkinas et Schueler ont étudié la ransparenec de ces systèmes de résonateurs mur des ondes hertziennes de q cm de Ion-
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- Les ravons sont rendus parallèles par leur passage a travers une bouteille remplie de pétrole qui joue le rôle d’une lentille cylindrique, puis concentrés par un réflecteur sphérique sur l'élément l.liermoélectrique qui sert d’indicateur. Derrière la lentille est disposé un réseau de fils verticaux qui polarisent complètement les ravons on s’en assure en vérifiant qu’un second réseau pareil, mais dont les fils sont horizontaux intercepte tout, le rayonnement.
- Les résonateurs sont.lormés par des lames de clinquant rectangulaires, dont la longueur est égale à environ dix fois la largeur, ce qui permet de les regarder comme linéaires. Tous les résonateurs sont disposés sur un cadre de manière que leurs plans coïncident tous avec celui du cadre.
- Dans chaque réseau, les dimensions et. l’écar-temcnl des résonateurs varient proportionnellement, autrement dit tous ces systèmes sont semblables.
- Le réseau peut être plongé dans une cuve à parois d’ébonite renfermant divers liquides isolants : benzène, éther, acétone.
- Les courbes de la figure, 2, représentent la perle d’intensité (en p. 100) en fonction de la
- longueur des résonateurs. On reconnaît que le maximum d'absorption se déplace vers les petites longueurs du résonateur quand le pouvoir inducteur du milieu ambiant augmente, ce qui est conforme à la règle de Kundt. En effet, h mesure que le pouvoir inducteur croît, la période du résonateur supposé de longueur constante, augmente. Pour ramener la période à la même valeur (période de l'indicateur), il faudrait donc diminuer la longueur du résonateur, la réduire dans. Je rapport inverse des racine» carrées des pouvoirs inducteurs. Le phénomène pourrait donc servir à la détermination des pouvoirs inducteurs. M. L.
- De l’influence des ondes électromagnétiques sur la résistance du sélénium, par A. Masini. 11 Nuovo Cimenlo, t. I, p. 3ï8, mai 1901.
- Agostini avait, observé des variations de la résistance incertaine et de l’ordre de grandeur •des erreurs d’expériences.
- L’auteur, en reprenant les expériences d’Agostini, puis en opérant différemment, n’a observé aucune variation de résistance du sélénium sous l’influence des ondes électromagnétiques.
- G.
- SOCIÉTÉS SAVAIS TES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 26 août 1901-
- Sur l’application du principe de l’énergie aux phénomènes èlectrodynamiques et électromagnétiques, par E. Sarrau. Comptes rendus. t. CXXXIII, p.
- « 1. 1/application du principe de l’énergie aux phénomènes électrodynamiques clélectromagnc-tiques préseuto des particularités qui ne semblent pas avoir été généralement aperçues et sur lesquelles il importe d’appeler 1 attention (M.
- (1) Ces particularités ont cté signalées par M. Ihihem,
- cité elle Magnétisme, t. III. p. 219), "par M. Carvallo. dans nue courte digression de la Théorie du mouvement
- l’article Énergie do la Grande L'nryclopédie,--
- » >.. Eleclrodi/namiqite. — La loi élémentaire d'Ampère et les autres lois similaires proposées s’accordent à établir que, lorsque des courants linéaires fermés, dont les intensités sont constantes, se déplacent et se délorment, le travail de leurs actions mutuelle^ est la variation d'une fonction.
- le premier X s’étendant h tous les courants et le second à leurs combinaisons deux à deux; t\ i', ..., sont les intensités et les coefficients À (de self-induction) et g (dinducLion mutuelle) ne dépendent que des positions relatives des uii-
- /) Celte fonction jonc ainsi le rôle de fonction de
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- » En général, les intensités varient par suite de l'induction; la l'onction » donne alors le travail élémentaire, dans chaque modification infiniment petite du système, par sa variation prise en considérant les ;À, uï comme variables et les ( comme constants. Cette variation est, relativement a ÿ considéré comme une fonction des variables (/., 7., ij, une différentielle partielle que nous désignerons par 0, en réservant, comme à l’ordinaire, la lettre il k la différentielle totale.
- » Le travail élémentaire des actions électrody-namiques est ainsi égal à os.
- » 3. D’autre part, les recherches des physiciens et des géomètres ont établi que les phénomènes d’induction électrodvinunique sont régis par un système d'équations, en nombre égal à celui des courants, dont l'une quelconque, se rapportant au courant dont l’intensité est-?, se présente sous la forme
- d
- dl
- èi
- où l’on désigne par e la force électromolrice extérieure au circuit et par r sa résistance.
- » La fonction tp qui figure dans ces équations est précisément la fonction (il qui a clé précédemment désignée par la même lettre, est sa dérivée partielle par rapport k t et désigne la dérivée totale par rapport au temps.
- » 4- Ces faits étant admis, voici les conséquences qui s’en déduisent par l’application, inaugurée par Ilelmhollz et W. Thomson, du principe, de Vénergie.
- » Ce principe s’énonce comme il suit : 1.'énergie () fournie directement k un système matériel, sous l'orme de chaleur ou d’électricité, par les corps extérieurs, est égale k la variaiton de son énergie interne LT, plus la variation de sa force vive sensible H, moins le travail des forces extérieures, ce qui s’exprime par l’équation
- <„) = AU —{— AO — v,.. (3)
- cinétique correspondant k la force vive des mouvements internes (thermiques ou électriques', l’autre potentielle correspondant au travail des forces intérieures que Ton suppose former un système conservatif. Les mêmes notions montrent de plus, et il importe de le bien observer, que la variation de la partie potentielle est égale au travail des forces intérieures pris avec le signe, contraire, T énergie potentielle étant un potentiel et non une fonction de forces.
- » O. Ou met souvent l’cqualion f3i sous une autre forme : désignant par T\;le travail des forces intérieures qui, composées avec les forces extérieures, produisent la force vive sensible, on a AS = -J- et de l'équation (3) résulte cette
- nouvelle relation
- Q = au -1- F/-
- qui devient
- d() zz d\J -J- de i
- pour une modification infiniment petite.
- » b. Appliquons l’équation (4) k 1111 système de courants. L’énergie voltaïque absorbée pendant le temps dl est Zei dt, et la chaleur dégagée par l’effet Joule est Srr dt, de sorte que ilQ = ’ï.ei dt — Srr dt.
- » L’énergie U se compose de l’énergie U du système k l’état naturel plus l’énergie élecirodv-namique h développée par les (murants ; on a donc dl) = <ZU# -j- dît, ou simplement <fU = d/i, le système des circuits étant supposé n’éprouver aucun changement physique ou chimique.
- » Enfin les forces intérieures k considérer sont les forces clcctrodyuamiques d’Ampère, dont le travail, d’après ce qui a été dit plus haut (n° aï,
- » L’équation (4) devient ainsi
- X (v — ri) idt ~ >
- (S)
- » Or, si 011 multiplie par idt chacune des équations ia) et si Ton lait la somme des produits,
- » Suivant la mécanique rationnelle l’énergie interne U se compose de deux parties : Tune
- forces suivant lu dénomination employée par Jiteohi ri llainilloii, et non de potentiel, celle dernière quantité étant, suivant la dénomination généralement adoptée, la fonction dos force "prises avec le signe contraire.
- d’où résulte, d’après (5),
- («)
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- On a, d’ailleurs, par le théorème des fonctions homogènes, = 2», ou bien
- do .
- ôt r
- et, en dillcrentiant totalement cette dernière équation, il vient
- 2id (iH+yi Tt ii-d<==i'.-
- ou, ce qui est la même chose,
- La relation (6) devient ainsi dh = d'f ; 1 énergie éiectrodynainique h serait donc, à une constante près, égale à la fonction cp.
- » Par suite, en difïerentiant par rapport aux seuls paraïnètres île position, ou aurait SA —Sa, de sorte que le travail élémentaire o» des forces électrodynamiques serait la variation de l’énergie et non celle variation prise avec le signe contraire-, résultat incompatible avec la définition môme de 1 énergie.
- sont données par les lormules (i) et (8), la troisième n’est autre que la fonction des forces magnétiques de Coulomb.
- » Lorsque les intensités et les charges varient, la variation 5 de la fonction f prise en considérant les \i, ni) comme constants, donne comme précédemment le travail intérieur d’une modification infiniment petite du système : Le travail élémentaire des actions électrodynamiques, électromagnétiques et magnétiqjces est ainsi égal a of.
- » 8 Dans le cas général, les lois do l’induction électromagnétique sont complexes et imparfaitement connues; nous supposons le système simplement formé par des courants et des aimants permanents.
- » La (onction se réduit alors à une forme linéaire
- p, — lui (io)
- dans laquelle, l’aimantation étant supposée constante, chaque coefficient a ne dépend que de la configuration du système, et l'on admet généralement que 1 induction dans l’un des circuits est régie par l’équation
- » q. Électro magnétisme.— Considérons maintenant les phénomènes électromagnétiques.
- » Il résulte de la loi élémentaire de Laplaee que le travail des actions qui s’exercent entre un système de courants fermes, dont les intensités sont constantes, et un système de pôles • dont les charges magnétiques sont constantes, est la variation d’une fonction
- ot=Wni. (8)
- i étant l'intensité de l’un des courants, m la charge de l’uu des pôles, a une quantité ire dépendant que des positions relatives du courant et du pôle et le il s’étendant aux combinaisons deux à deux des courants et des pôles.
- » Par suite, dans le système tout entier, le travail intérieur est. la variation de la fonction
- + (s)
- dans laquelle les quantités », »15 »2 se rapportent respectivement aux actions mutuelles des courants, des courants et des pôles, des pôles. La première et la deuxième de ces quantités
- analogue à l’équation (•>.).
- » 9. Cela posé, si l’on admet que la seule chaleur dégagée soit celle de l'cilcl Joule des courants, le principe de l’énergie donne, comme dans le cas d’un système- électrodyna-mique (n° fi),
- ^ (e — ri) idt =r dh-\- of, [12)
- h étant l'énergie développée, et il est à remarquer que, dans l'hypolhèse admise, la variation 00 =i'oiu peut aussi s'écrire üdai, puisque, vu la eoustanec de l'aimantation, chaque coefficient a ne dépend que des paramètres de position ; pour le même motif, on peut écrire ri»2 au lieu de 3»,, de sorte qu’en remplaçant / par sa valeur (9) l'équation ci-dessus devient
- X (e — ri) idt — dh -p 00 -J- ïùdai -j- d^.,. (i3)
- » Or, si l’on ajoute les équations (11) multipliées respectivement par idt, on trouve
- S l'c — ri) idt — N id ( ^ ^ -f- üdai ( 14)
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- revue d'électricité
- 7*
- et, par la comparaison des équations (i3) et ( i4),
- dh id — d*?2 (»»)
- ou enfin, d’après la relation (7),
- dh — do — do}, (16)
- » Il en résulterait que l’énergie h serait, à une constante près, égale à : — css, c’est-à-dire serait la somme de la fonction des forces électrodynamiques et du potentiel des forces magnétiques. La somme ildai ne figure pas dans l’expression (16), de sorte que Vénergie interne d'an systtane de courants fermés et d'aimants permanents ne renfermerait aucun terme dépendant de la situation relative des courants et des aimants.
- » Ce résultat a été signalé par Vaschy et par M. Duhem (*); c’est avec raison que M. Duhem le qualifie de paradoxal, car le terme absent est précisément celui dont la variation, prise avec le signe contraire, devrait, d’après la signification généralement attribuée à l’énergie, représenter le travail élémentaire des forces électromagnétiques.
- j) 10. En fait les lois des actions mutuelles considérées comme des forces effectives et les lois de l’induction 11e s’accordent pas avec le principe de l’énergie (2). »
- Sur le mode de fonctionnement des freins dans les automobiles, par A. Petot, Comptes rendus, l. CXXX1II, p. /jio.
- Quand toutes les roues d’un automobile sont munies de freins, ou sait que l’effort maximum de retard est égal, sur une route horizontale, au produit Pf du poids total par le coefficient d’adhérence. De là, une accélération négative
- p) À. Yasohv, Traité d Electricité et de Magnétisme, t. t, p. 3i8, Paris. 1890. — P. Dciicm, toc. cit., p. 386.
- comme l’a fait M. Duhem \loc. cit., p." aS/j), à une énergétique plus générale que celle de la Mécanique ration-
- purement cinétique l’énergie d’nn système de courants et. d’aimants. Les actions mutuelles sont alors des forces
- l’énergie ; quant aux lois de l’induction, elles s’obtien-
- donnée, en valeur absolue, parla formule
- y=Q+~) (.)
- où l’on peut négliger le terme variable très faible g -p- dû à la résistance de l’air. D’ailleurs, pour obtenir ce freinage maximum, on doit appuyer aussi fortement que possible les sabots sur la jante des roues, sans cependant atteindre la pression qui produirait le calage.
- Pour tenir compte de la force vive de rotation des masses tournantes, on a proposé de remplacer la formule (1) par la suivante :
- r —fe-p- W
- où la lettre P' désigne un poids fictif, appelé poids d’inertie, défini par la condition que la demi force vive totale de la voiture soit égale
- Ce poids P' est d’ordinaire très peu supérieur à P, excepté cependant pour les tramways élcc-r triques, où il est environ égal à i,3 P. La seconde valeur de y est alors notablement inférieure à la première ; et l’on pourrait croire qu’il est impossible d’arrèler lin tramway électrique aussi rapulemement qu’un autre véhicule, dans les mêmes conditions de vitesse et d’adhérence. L’objet de la note de M. Petot est de montrer que c’est là une erreur, tenant à une interprétation inexacte du rôle de l’adhérence pendant le freinage et qu’en réalité la formule (1) est toujours applicable (').
- Séance du 2 septembre 1901.
- Sur l’application des équations de Lagrange aux phénomènes êlectrodynamiques et électromagnétiques, par E. Sarrau, Comptes rendus, t. CXXX11I, p. 421.
- « 1. Lorsque l’état dynamique d’un système à liaisons indépendantes du temps est défini
- [*) Voici la démonstration
- à la jante d’une roue : R et r le rayon de celle roue et celui de la fusée; 1 le moment d’inertie d’une roue, y compris au besoin la moitié de l’essieu, par rapport à l’axe de rotation; N la réaction normale du sol; T la fraction utilisée de l’adhérence; et lés réactions
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- par r paramètres indépendants (q^ ÿ2,..., 9,.), sa force vive T est une fonction quadratique homogène des dérivées q'. dont les ««efficients sont fonctions des variables q. Celles-ci sont
- égales et directement opposées qui. s’exercent entre l{i fusée et lo coussinet ; © l’angle de CroUemenl de lit fusée ; fi le paramètre de résistance propre au roulement; f le coefiiciontdc frottement du sabot sur la junte de la roue..
- Que l’on tienne compte ou non de la force vive de rotation des masses tournantes, on a toujours, en palier et
- ZN = P, r— A + ST, (3)
- ïcp;. (4)
- D’ailleurs, pendant le freinage, les masses tournantes
- qu’elles ne' le feraient d’eltes-mêmes, sons l’action de leurs seules résistances passives. Elles reçoivent donc de ces roues des efforts résistants et, par suite, elles leur
- forces par rapport à l’axe'de rotation de cette roue'; lé théorème des moments donne l’équation
- sion Q, la valeur
- " + Ttr+-iT • («)
- Si mainlenant on rapproche les équations (3) des inégalités (4), on obtient, dans tous les cas, la formule (1) ;
- rie retard n’est pas modifiée par la plus ou moins grande
- Cela paraît d’abord paradoxal; mais les équations (fi) et (6) montrent bien comment les choses se passent. Le travail résistant demandé aux freins est, en effet, augmenté de ce qu'il faut pour annuler la force vive de rotation des masses tournantes ; mais, en même temps, à cause des termes I et la limite pratique Q, de
- l’on puisse produire ce supplément de résistance sans
- la même conclusion, quels que soient le profil de la route et- le mode de freinage adoptés
- déterminées en fonction du temps parles équations de Lagrange, dont le nombre est égal à celui des paramètres et dont l'une quelconque est de la forme
- d_ /5T' dt \b<]\
- àT
- e?
- Q.
- (0
- n Le second membre Q est défini par cette condition que Qdq représente le travail des forces directement appliquées correspondanl à la vàriatiou dq du paramètre q ; le travail de ces forces, pour, une modification; infiniment petite du système, est ainsi EQdq.
- » a. Des applications de ces équations ont été faites par Hclinlioltz aux phénomènes thermiques, par Maxwell aux phénomènes électrodynamiques. Dans ces recherches, où les phénomènes sont considérés, au fond, comme les manifestations de mouvements internes inappréciables autrement à nos sens, on suppose que l’état, physique d’un système peut être défini par des paramètres analogues à ceux qui, dans la Mécanique ordinaire, définissentlos mouvements sensibles. On conçoit alors l’étut le plus général d’un système comme défini par deux catégories distinctes (.r,, ,r2, ..., xn) (y,, y^, ..., yn) de paramètres se rapportant, les premiers aux mouvements sensibles, les seconds aux mouvements internes. Ces deux catégories de variables forment l’ensemble des paramèt2'es q de la théorie générale.
- » 3. La force vive T est une fonction quadratique des dérivées [x! y') dont les coefficients devraient être considérés a priori comme fonctions des [x, y). Les hypothèses restrictives que l’on fait à ce sujet sont les suivantes :
- » in La forme T est la somme de deux autres T,,, Ty ne contenant, la première que les x', la seconde que les y' ;
- » 20 Les coefficients de cette forme 11e dépendent pas des y.
- » Pour justifier sommuiremel ces hypothèses, il suffit de supposer que les y ont des variations rapides avec des valeurs moyeuues constantes. Alors, en effet, la valeur moyenne des termes tels que kx'y' est sensiblement nulle, de sorte que la forme bilinéaire qu’il faudrait ajouter à Tx T„ pour avoir la valeur complète de T, disparaît dans tous les calculs où les valeurs moyennes sont seules considérées.
- » D’autre part, on s’explique ainsi l’absence
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- 12 Octobre 1901.
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- des y dans les coefficients de T,-car les valeurs moyennes de ces coefficients dépendent principalement des valeurs moyennes des y, lesquelles sont supposées constantes.
- » 4. Les équations de Lagrange, relatives a ijn paramètre x et à un paramètre y, se présentent
- L. (bT
- dl \dx\
- J_ /ÔT' dt \èy'
- et comme on a, d’après les hypothèses admises,
- ôT, 5T _ 3T» 5Th
- ôrc' — d.r’ do: “ dx dx ’
- àT _ STV èT _
- dr' df ôy ’
- on obtient ces deux groupes d’équations
- ÔT y dzr d
- ~dï
- » Les équations du premier groupe ne diffèrent, de celles qui régiraient les mouvements sensibles s’il n’y avait pas de mouvements internes, que par la présence, dans chaque second membre, du terme -g-jf .
- » L’eflct qui en résulte est le môme que si, aux forces effectives dont le travail est Xt£r, s’adjoignaient d’autres forces dont le travail hit dx. Le travail élémentaire du système de ces forces apparentes est la somme
- (¥)
- étendue à tous les paramètres x, c’est-à-dire la différentielle partielle oTy prise en ne faisant varier que ces paramètres. Ce travail est ainsi, en grandeur et signe, la variation partielle de
- » 5. Ej.f.ctrodynamique. — Considérons maintenant un système mobile de courants fermés à chacun desquels corresponde un paramètre y en supposant, avec Maxwell, que la dérivée y' de
- ce paramètre par rapport au temps soit l’intensité i de ce courant.
- » L’énergie cynétique T„ est alors une fonction quadratique des variables i que l’on peut mettre sous la forme
- (4) ?=t
- de notre précédente Communicatioii, et la variation o de cette fonction, dont les coefficients (À, p.) 11e dépendent que des paramètres x, donne le travail élémentaire des forces apparentes qui correspondent aux forces électrodynamiques
- » La formule (3), qui caractérise les équations du second groupe, devient
- et le second membre Y est tel que Ydy est le travail correspondant à la variation dy; ce travail peut encore s’écrire Yy'dt. Or, sur le circuit correspondant, ce travail se compose du travail électromoteur ei dt fourni par la pile et du travail résistant — rv dt équivalent à la chaleur dégagée par l’effet Joule ; on a donc Y idt~ei dt - ri1 dt, c’est-à-dire Y = e— ?d. Les équations (3)
- et elles s’accordent avec celles qui régissent les phénomènes d’induction électrodynamique.
- » 6. Ei.ecthomaunétisme . — Ces résultats s’étendent immédiatement aux systèmes formés par des courants et des aimants, si l’on considère, avec Ampère et Maxwell, les aimants comme des systèmes de courants particulaires fermés.
- » Si, désignant, comme précédemment, par i l’intensité de l’un des courants proprement dits du système, on appelle j celle de l’un des courants élémentaires magnétiques, l’énergie cinétique interne. T y est une fonction quadratique des variables (ij), que. l’on peut considérer comme la somme :
- » i° D’une fonction quadratique <p des varia-
- » 20 D’une fonction bilinéaire o1 des varia-blés (i,j) ;
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- I/ÉCT-AÎRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIX. — N° 41.
- » 15° D’une fonction quadratique des varia-blCSy'' + + (G,
- Les coefficients de ces fonctions ne dépendent que des paramètres x, et la différentielle 3Ty relative à ces paramètres donne le travail élémentaire des actions mutuelles apparentes.
- » Le terme se rapportant aux actions réciproques des courants et des aimants n’est pas égal à zéro, comme dans la théorie ordinaire; c’est, au contraire, ce terme qui, par sa différentielle û, donne le travail élémentaire des forces électromagnétiques.
- » Ce même terme intervient également dans les équations qui régissent l’induction dans les circuits; en effet, en le supposant ordonné par rapport aux variables /, sous la forme oI = 2<zi on a = a et, par suite, d’après (6), en observant que ne dépend pas des variables i,
- ÔT,; _ .
- ~st—iî~+“
- » La formule (3) conduit ainsi a l’équation
- (:)
- d
- Ht
- et le système des équations similaires se rapportant aux circuits est bien celui que l’on admet comme régissant dans ces circuits l’induction électrodvnamique et électromagnétique.
- » y. Tous ces résultats s’accordent naturellement avec le principe de l'énergie, puisque ce principe n’est qu’une forme du théorème de la force vive et que celui-ci est une conséquence des équations générales (j); mais, pour que cet accord existe, il semble nécessaire d’admettre que l’énergie interne d’un système de courants et d'aimants est purement cinétique, sans partie potentielle, et d’attribuer, par suite, le caractère de forces d’inertie aux actions mutuelles du svs-
- Séance du 16 septembre 1901 Sur l’emploi simultané de la télégraphie multiplex et de la télégraphie ordinaire dans le même circuit, par E. Mercadier. Comptes rendus, t. CXXXIII, p. 47a.
- On sait qu’à l’aide de dispositifs variés (appa-
- n a été faite à la séance du 9 septembre.
- reils Vau Rysselberghe, Maiche, Cailho, Picard, etc.) placés en dérivation sur un circuit téléphonique, on peut envoyer simultanément, dans le circuit, des signaux téléphoniques et des signaux provenant d’appareils de télégraphie ordinaire, Morse, Hughes, etc. Ce résultat tient à la différence entre les propriétés et les effets des courants continus et ceux des courants ondulatoires produits dans les appareils téléphoniques. Il doit donc en être de même pour tout système de télégraphie, autre qu'un téléphone, utilisant des courants ondulatoires pour la formation des signaux, par exemple le système de télégraphie multiplex de M. Mercadier.
- M. Mercadier a eu récemment l’occasion de vérifier ce point, et c’est la description des résultats obtenus qui fait l’obiet de sa communication (l).
- (4) En taisant, dit-il, au mois de juillet dernier, des essais de télégraphie multiplex sur un circuit de Paris à Bordeaux, et en utilisant l’un des dispositifs indiqués ci-dessus (celui de M. Cailho), on a vu qu’on pouvait, pendes télégrammes dans le système multiplex à courants ondulatoires par plusieurs opérateurs (jusqu’à douze à la fois), et, pendant le. même temps, sans même que ces opérateurs s'en aperçussent, faire transmettre et recevoir, avec un appareil .Morse, un appareil Hughes, et même un appareil Baudot à quatre claviers, des signaux quelconques, des avis de service, des télégrammes, en
- Ce résultat a été obtenu, non seulement dans les stades expériences n'ont d’ailleurs présenté aucune diffl-
- conllrmation experimentale remarquable de la loi méca-
- 700 km à 800 km de longueur, soit entre des postes
- de ï3oo télégrammes de ao mois par heure, dont plus de 900 dans n’irnporte quel sens.
- texte d’une page d’un grand journal, comme le Temps,
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- Séance du 29 septembre 1901.
- La destruction des papillons nocturnes au moyen de pièges lumineux alimentés par le gaz acétylène, par G. Gastine et V. Vermorel. Comptes rendus, l. CXXXI1I, p. 488,
- Après l'emploi du carbure de calcium pour combattre le phyloxéra, voici maintenant qu’on préconise un dérivé de ce produit pour détruire un autre ennemi de la vigne, la pyrale.
- Les expériences ont été laites, cette année, dans le Beaujolais, où ce lépidoptère a été extrêmement abondant. Les lampes sont à bec à air libre, diposé à 12 ou 15 cm au-dessus d’un bassin métallique de 4° à 5o cm de diamètre contenant une couche d’eau et une couche d’huile de pétrole. Le générateur, situé au-dessous du bassin et fixé par une douille sur un piquet plus ou moins haut, contient i5o gr de carbure. On détruisit en moyenne 940 papillons par lampe et par nuit (le maximum atteignit 2210). La dépense par lampe est de 8 centimes; en disposant les lampes en carré et à 5o m les unes des autres, la dépense par hectare est donc de Ü2 centimes; en comptant 20 nuits d’allumage par saison, ce moyen de destruction, qui semble très efficace, ne revient donc qu’à 6 l’r. 4° P*11' hectare.
- Séance du 30 septembre 1901
- Sur l’état variable des courants, par A. Petot. Comptes-rendus, L. CXXX111, p. 5io.
- « Quand on veut étudier théoriquement la manœuvre du combinateur dans les automobiles électriques, on est d'abord arrêté par ce fait, «pie l’on 11e commît pas les lois d’après lesquelles certaines résistances' passent, de zéro à l’oo , ou inversement. J’ai été ainsi conduit à chercher s’il n’existait pas, dans les problèmes sur l’état variable des courauts, des résultats'
- seul, comportant douze transmetteurs (en découpant ce texte en douze parties), dans l'espace d'une heure seulement ; par le multiplex et un Baudot à quatre claviers opérant simultanément (eu découpant le texte en seize parties), dans une demi-heure environ; de plus, pendant cette meme demi-heure, le poste de Bordeaux pourrait transmettre à Paris par le multiplex, avec les
- que l’on pût énoncer, sans connaître les lois de variation des diverses résistances.
- » Supposons, par exemple, que l’on veuille introduire un rhéostat II dans un circuit P, parcouru par un courant sous l’action d’une force électromotrice constante E, Les extrémités du rhéostat aboutissent à deux bornes A et B, placées sur le circuit P, et séparées par une résistance négligeable. Il suffit alors, pour le mettre en circuit, d’interposer entre A et B une résistance supplémentaire p, variant de zéro à l’oo .
- » Soient R et L la résistance et le coefficient de self-induction du circuit P; /’ et Mes mêmes éléments pour le rhéostat; .r, y et z les intensités des courants à l’instant t, dans P, p et H. O11 doit ici distinguer une première période pendant laquelle p varie de zéro à l’oo et une seconde pendant laquelle les courants tendent
- » A la fin de la première, y s’annule tandis, que x et r prennent une certaine valeur I , Pendant la seconde, si les coefficients de self-induction restent constants, on sait que l’on a
- mais il reste à déterminer Ia, et cela exige en général que l’on connaisse la loi des variations de la résistance p. Voici, conformément à ce que l’auteur a annoncé plus haut, deux cas où l’on peut déterminer 1(, saris connaître cette loi :
- » i° Quand la résistance p passe de zéro à lTco dans un temps très court tn il vient
- où s tend vers zéro en même temps que
- » Si ce temps ti est très petit par rapport aux deux constantes de temps t et z' des deux circuits P et II, on peut dans la pratique négliger e. L’intensité à la fin de la première période est ainsi inférieure, égale ou supérieure à l’in— E ,
- tensite normale, suivant que la constante de temps du circuit principal P est inférieure, égale ou supérieure il la constante de temps du rhéostat II.
- » On a, en outre, pour l’énergie potentielle dissipée dans la résistance p, sous forme d’éner-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIX. — 41.
- gie thermique,
- H2 L + /
- Q)
- » D'ordinaire, dans ces mêmes conditions, on admet que l’intensité Tt reste sensiblement égale à-^. ; la formule (2) montre que c’est là une erreur, car le coefficient peut être très
- différent de l’unité.
- » Quand le.*? deux constantes de temps 7 et 7' sont égales, les équations du problème admet* tout uue combinaison intégrable, qui donne
- et l’un voit que le courant prend sa valeur de régime dans les' circuits P'et H, aussitôt qu’il est interrompu dans la résistance p ; cela, quelle que soit la loi des variations de cette résistance, sUns aucune hypothèse restrictive sur leur durée. Si l’on se donne en outre cette dernière loi, on obtient pour déterminer y en fonction du temps une:équation linéaire et du premier ordre; le problème est ainsi ramené à deux quadratures.
- >: Ou obtient des résultats analogues aux précédents, lorsque le circuit dérivé IL est le primaire d'une bobine d’induction ; je- vais les-indiquer brièvement. Soient, en conservant les notations précédentes, r,, Z, et 7, les éléments du circuit secondaire Tl,; « l’intensité du courant dans ce circuit à l’instant t; //, cette intensité à la fin de la première période ; M le coefficient d’induction, défini par la relation
- lli - M* = M» = Z,/.
- (7)
- » .-Quand la résistance p passe brusquemeut
- qui sont d’autant plus exactes que le temps Z, est plus court.
- » Dans le cas particulier où l’on a
- les équations du problème admettent une binuison intégrale, qui donne la relation
- R*+« +
- el l’on en déduit des conséquences analogues à celles qui ont été développées plus haut.
- » Les résultats précédents appartiennent à deux formes : les uns supposent que le temps Z, est très court; les autres, qu’jl existe certaines relations déterminées entre les éléments des divers circuits. Je les ai indiqués sur des exemples particuliers, mais on les rencontre toutes les fois que l’état variable d’un système de courants est dù à ce que certaines résistances passent de zéro à oc .
- » Les problèmes inverses s'étudient de la môme manière, mais les résultats que l’on obtient peuvent être tout différents. Par exemple, dans le cas du rhéostat, quand la mise hors circuit est très brusque, les intensités x et z ont encore
- sensiblement leur valeur initiale —- à la fin
- K + /
- de la première période.
- » Parmi les problèmes d’ordre pratique que les considérations 'précédentes m’ont permis d’étudier, j’indiquerai, en particulier, celui de la .commutation dans les dynamos à courants continus ».
- Le Gérant : C. Ts’AUD.
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- XXIX.
- îedi 19 Octobre 1901.
- I» 43.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiquer
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrcgc de l’Université, Professeur au College Rollin.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Les perfectionnements que les inventeurs apportent journellement aux procédés de la télégraphie hertzienne concernent presque uniquement le dispositif récepteur généralement appelé eohéreur. Soit en augmentant la sensibilité de ect appareil aux ondes électriques, soit en facilitant son retour à la résistance première par des moyens divers de décohésion, on cherche à rendre plus rapide et plus sûre la réception des signaux. — Peu de changements sont apportés aux dispositifs de transmission ; les différences que présentent les oscillateurs sont en général insignifiantes ou de peu d’importance.
- C’est ainsi que MM. Ahmsthoxg et Orling (2) proposent de se servir comme sphères d'excitateur de houles métalliques creuses à l’intérieur desquelles ils enferment, en plus ou moins grand nombre, des petites billes conductrices semblables à celles qui constituent le eohéreur. Ils croient que le nombre de ces billes influe sur la période des oscillations émises et espèrent pouvoir accorder plus aisément un oscillateur avec un dispositif récepteur donné, en faisant varier le nombre de ces billes. A cet effet l’oscillateur est constitué par deux sphères creuses 6, c (fig. i à i) fixées à l’extrémité de tubes conducteurs creux g\ h, munis de robinets r,s. Ces tubes sont supportés à l’extrémité de tiges i,j qui permettent cl'abaisser ou d élever les deux' sphères et de les faire plonger dans une cuve d’huile e ou de les en retirer ; on peut également rapprocher les sphères l'une de l’autre par la manœuvre dus tiges i, j,au moyen des manches isolants h, l, qui permettent de faire glisser ces tiges au sommet des colonnes isolantes w, n. Les tiges i, j sont reliées par les fils o, p aux
- (‘) Voir ï. Éclairage Electrique du 21 septembre, t (2) Brevet anglais 19 640 du 3o juillet J 900.
- XXVlll, p. 425.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIX. — ND 42.
- bornes de l’indiiil d'une bobine d’induction a. L’une des sphères c est reliée à l’antenne 9, l’autre sphère à la terre E. Une cloison isolante dx empêche les étincelles d’éclater entre les sphères à la surface de l’huile. — La figure 3 montre comment on obtient l’introduction des billes une à une par la manœuvre du robinet r portant une cavité u où peut se loger une des billes q que l’on veut introduire dans la sphère.
- 11 est évident que la présence d'un certain nombre de billes q à l'intérieur des sphères creuses n’aura d'autre effet, en augmentant la masse de chacune do ces sphères, que do rendre plus élevé et plus rapide réchauffement que les sphères éprouvent par l’effet des
- étincelles de décharge qui se produisent entre elles. Quant à influer d’une manière sensible sur la période des oscillations émises, il est, croyons-nous, illusoire de fonder quelque espoir sur ce procédé, et encore plus de chercher à rendre par ce moyen un oscillateur syrilone avec un récepteur donné.
- Ainsi que le montrent les figures 1 et 2 le dispositif récepteur associé à cet oscillateur se compose d’un cohéreur à billes v placé entre les pôles d’un électro-aimant 7,8 et dont les électrodes y, z sont reliées d'une part à l’antenne 10, d’autre part à la terre E. Le cohéreur est susceptible de fermer également le circuit d’une pile 1 à travers la bobine 2 d’un relais 3, f\, 3 et à travers les bobines 7 et 8 de l’électro-aimant qui agit sur le cohéreur. — Dans le dispositif représenté figure 2 l’électro-aimant 6 agit sur un trernbleur qui décohère le tube par choc. — Dans le dispositif de la figure 1 la décohésion est produite par l’attraction magnétique do l'électro-aimant sur les billes x qui doivent alors être constituées par un métal magnétique. Si le courant admis dans l’électro-aimant 7, 8 est (comme
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- c’est le cas indiqué par la figure) celui-là même que le cohéreur provoque par l’abaissement de sa résistance, il est à craindre que ce courant soit trop peu intense pour déterminer une aimantation suffisant à la déeohésion. La valeur de l'intensité des courants qui traversent les cohérenrs cohérés est en effet de quelques milliampères. Or le fait de constituer les contacts imparfaits du cohéreur par des billes de métal et non par de la limaille doit, nécessiter pour la déeohésion un champ magnétique d’une certaine intensité. Il nous semble préférable, comme d’ailleurs les inventeurs l’indiquent au cours de leur brevet, d’envoyer dans les bobines 7 et 8 un courant emprunté à une pile auxiliaire commandée par le relais.
- M. Bnowx j)1) emploie un cohéreur m; soit par le jeu d'une bobine traversée p d'un aimant permanent. Le dispositif qui dont les électrodes d, d, sont en fer et qu
- îétique et détermine la décohésion du cohéreur un courant alternatif, soit par le mouvement eprésente la figure 5 montre le cohéreur ddt on Lient de la limaille de nickel d*. Les fils a. a,
- les enroulements hh et extrémités du primaire t
- les ondes et à relier le cohérelir à la terre. U11 courant alternatif traverse •oduit la déeohésion. Aux bornes du cohéreur sont reliées les l’un transformateur. Ce circuit emprunte par dérivation le cou-que l’on peut aisément réduire par le jeu de la résistance du rhéostat rs ce qui permet de diminuer la différence de potentiel aux bornes du cohéreur. Le secondaire du transformateur est réuni aux extrémités de la bobine mobile c d’un relais polarisé NSD. Ce relais, lorsqu’il est. actionné, forme le circuit d’une pile bi à travers les bobines de l’électro-aimant i d’un appareil Morse. — Un condensateur K est disposé en dérivation sur ee circuit. — Afin de prévenir les effets des courants d’induction du transformateur sur le cohéreur et d’empêcher qu’ils prolongent les signaux reçus, doux résistances i\ r\, réunissent les extrémités des enroulements t{ t,.
- Dans un autre dispositif dont. la figure G donne le schéma la déeohésion est obtenue par la rotation d’un aimant permanent NS fixé à l’extrémité d’un axe auquel on imprime un mouvement de rotation à l’aide d’une poulie V et d’un moteur.
- La figure 7 représente un cohéreur à contact, unique et à déeohésion par courants alternatifs. Le contact imparfait est réalisé par le moyen d’une pointe métallique p qui est amenée au contact d’une petite pastille conductrice d supportée par un diaphragme formé d’une mince lame de fer que peut attirer l’armature M d’un électro-aimant h. Le contact pd est intercalé, ainsi qu’un téléphone t, dans le circuit, d’une pile. Les fils aa1 réunissent ce courant d’une part, à l’antenne, d’autre part, à la terre. L’enroulement h de l’électro-aimant est parcouru par un
- courant alternatil qui produit la décohésion du contact p, si bien qu’on entend un son dans le téléphone correspondant, à la durée d’émission des ondes que reçoit l’antenne a. Il semble assez étonnant, malgré ce qu’en dit l’inventeur, que ce dispositif 11e produise aucun son clans le téléphone si des ondes électriques ne sont pas captées par l’antenne. En effet le courant alternatif qui circule dans l’enroulement h d’une manière constante doit produire dans le circuit pld des effets d’induction se traduisant par un son dans le télé—
- rupteur
- 0 Brevet anglaû
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- phone, et cela d’autant mieux que l'aimantation produite en M par ce courant doit être susceptible d*agir sur le diaphragme. — Il est possible que le son ainsi produit, dans le téléphone soit différent de celui qu’y font naître les ondes, mais il parait assez difficile d’en empêcher la production sans rien ajouter au dispositif décrit.
- Afin de permettre l’inscription directe des signaux Morse reçus par le eohéreur, M. Brmvn propose de munir la bobine 1 (fig. 8) du relais d’un petit siphon de verre i qui puisant de l’encre dans un réservoir ii laisse une trace plus ou moins longue sur une bande de papier ik entraînée par le tambour ii.
- Les dispositifs précédents n’ont pas sans doute donné à l’inventeur les meilleurs résultats, car il indique encore de placer le eohéreur ddldi [fig. g) dans le champ magnétique
- d’un aimant permanent et de produire la déeohésion au moyen d’un frappeur V. — Ce dernier dispositif doit être rapproché du eohéreur magnétique avec lequel M. Tissot a obtenu de si intéressants résultats et qu’il a employé au cours de son étude si complète des phénomènes de la télégraphie sans fil.
- Enfin M. Brown préconise en dernier lieu un dispositif de eohéreur représenté par la figure io. L’une des électrodes d du eohéreur est mobile et peut être rapprochée de l’autre par le jeu de la vis c. L’autre électrode dl est constituée par l’armaLure d’un électro-aimant à deux enroulements. L’un des enroulements 11 est traversé par un courant alternatif K, le second enroulement h est traversé par le courant d’une pile b. Cet enroulement n’est utilisé que lorsque le courant alternatif cesse. Alors pour empêcher que fa limaille d.2 abandonne complètement les électrodes d, di; on déplace la manette p qui, primitivement en m., permettait au courant alternatif de parcourir II, et on la porte sur le contact o. C’est alors le courant de la pile qui, traversant h, entretient dans les pôles du eohéreur un magnétisme suffisant pour que la limaille se dispose en chaîne et soit susceptible d’être cohérée par un train d’ondes. On supprime ainsi le courant alternatif et on utilise la pile b pendant que le eohéreur ne fonctionne pas. On le maintient ainsi en état de déceler l’appel fait par la station correspondante.
- Les dispositifs que MM. Maréchal, Mtchel et Deryin (*) ont fait breveter ont pour but d’accroître la rapidité des échanges de signaux tout en permettant la synchronisation (2) complète entre le transmetteur et le récepteur, et, par ce fait, de préserver ces stations de toute action perturbatrice.
- (i) Brevet anglais, n° i3643 du 3o juillet 1900.
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- Sans nul doute les dispositifs qu au triple but .que se proposaient les ment constituer de très sensibles e< un coliéreur à un seul contact et phragme b d’un téléphone a est fi:
- i nous allons décrire no répondent pas complètement inventeurs. Toutefois ces dispositifs peuvent évidem-hérenrs. —L'appareil que la figure u représente est téléphone. Sur l’anneau isolant qui entoure le dia-support c qui maintient une vis d pouvant venir
- : le diaphr;
- bobines du téléphone.
- 5 d, le
- ail contact du diaphragme b. — C’est le contact imparfait entre celte vis d, i qui constitue le cohércur. Le circuit d’une pile e est fermé par le suppo diaphragme 6, l’aimant du téléphone a et l'enroulement de ondes sont collectées par l’antenne f et le circuit est relié à la terre. Rien que le dessin ne soit pas très explicite, on’doit considérer le courant comme circulant de b à a par la suite des corps métalliques en contact parfait reliant le diaphragme à l'aimant.
- La ligure 12 représente un couple de téléphones dont les diaphragmes b1 b' sont reliés par une suite de billes métalliques en contacts imparfaits entre elles et avec les diaphragmes. — Le circuit de la pile e. se ferme à travers l’aimant, a d’un des (leux téléphones, le diaphragme b, le cohércur g, le dia-plirago 1/, l'aimant a du second téléphone et les enroulements téléphoniques disposés en série.
- La figure ï3 indique par quels dispositifs on obtient, un réglage commode des divers organes représentés schémaliqucmenL dans la figure 12. Les deux téléphones sont fixés à l'extrémité de tiges mobiles dans des colonnes i,i'. Par la manœuvre de la vis micrométrique l’un des téléphones peut être approché ou éloigné de l’autre. On peut ainsi faire varier la pression des diaphragmes b, b1 sur les billes du cohércur, et en même temps la pression de ces billes entre elles. Un petit aimant 0 fixé a la colonne 11
- qui supporte le cobéreur augmente la sensibilité du ....
- cohércur par l’action magnétique qu’il exerce sur les
- billes de ce eohéreur, constituées par un métal magnétique (fer ou nickel). — Les téléphones a peuvent, tourner autour de l’axe de la bobine téléphonique ; à cet effet ils sont supportés par les colonnes i, vpar 1 intermediaire de bagues h h! à 1 intérieur desquelles ils sont mobiles par frottement. On peut ainsi faire varier la région des diaphragmes hh' sur laquelle appuient les billes du coliéreur et choisir celle qui répond à la plus grande sensibilité du dispositif.
- Dans la ligure ii est représenté un dispositif de cohércur n’entretenant pas un téléphone et dans lequel le courant, établi par Faction des ondes sur le eohéreur, induit dans un circuit voisin un courant, actionnant un récepteur sv qui peut être un téléphone. — Le eohéreur est formé par une suite de billes conductrices en contact 6-, 6-' pressées entre deux ressorts u, u' dont on peut graduer la tension. Enlre les deux billes médianes est intercalée une tige métallique r solidaire de l’équipage mobile d’un relais polarisé p, q.p'. Le circuit d’une pile e est fermé à travers le relais cl le primaire d’un transformateur c. Le secondaire . de c est en relation avec le cadre mobile q du relais et avec le récepteur w. Les ondes
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- sont conduites au circuit contenant le cohércur par le fil f. Lorsque le cohéreur est cohéré, le, courant qui s’établit dans le primaire de v induit un courant dans le secondaire,; ce courant parcourt le cadre mobile du relais : il s’ensuit une certaine rotation de ce cadre qui entraîne dans son mouvement la tige /'. La rotation de cette lige r suffit à déeohérer le colié-reur. En même temps le courant induit actionne le récepteur w.
- Le cohéreur dessiné dans la figure ia utilise, pour produire la décohésion, réchauffement d’un long et mince fil de platine 2, tendu sur deux poulies 3 et 4 et qui est fixé à l’extrémité d’un levier y. Ce levier, mobile autour de l’axe z, presse les billes du cohéreur contre l’arrêt x. Quand, sous l’action des ondes conduites par le fil f le cohéreur est cohéré, le courant de la pile e échauffe et par suite allonge le fil 1. La traction de ce fil sur
- le levier y diminuant, la pression de c
- i' les billes du cohéreur vari est déeohéré
- L le cohéreur • Le courant de la pile e agit sur le récepteur w par l’intermédiaire d’une bobine d’induction v. Le primaire de cette bobine est traversé par le courant de la pile e ; le courant induit dans le secondaire actionne le récepteur w. — Ce dispositif ne doit pas donner d’excellents résultats ; non seulement, en effet., il faut employer de très longs et très minces fils de platine pour que le faible courant qu’admet un cohéreur soit suffisant
- pour produire un allongement notable de ce fil, mais encore'd’après la manière, dont le fil agit sur le levier y, il semble que l’allongement de ce fil doit déterminer une augmentation de pression des billes du cohéreur. N’y aurait-il pas avantage de faire en sorte que l’allongement du fil détermine une diminution de pression. — D’ailleurs un semblable lil doit être presque aussi sensible aux variaLions de la température ambiante, qu’à celles que lui communique le courant de la pile e, par suite le réglage de ce dispositif doit être bien précaire. Enfin, la rapidité des échauffements et refroidissements successifs du lil ne doit pas être suffisante pour permettre au cohéreur de pouvoir enregistrer des signaux émis à des intervalles de temps très rapprochés.
- Pour ces diverses raisons et en particulier pour la dernière, ce dispositif de cohéreur ne nous paraît posséder aucune qualité pratique.
- Le dispositif de la figure 16 est une combinaison des dispositifs des figures 12 et 14. Il a pour but de permettre à des ondes qui ne seraient pas [suffisamment actives pour actionner un cohéreur uu! d’être décelées par ce cohéreur. Les ondes sont à cet effet reçues dans un circuit contenant un cohcrcur plus sensible (circuit 5, analogue à celui do la figure 12). Ce circuit comprend le primaire d’un transformateur v et c’est le courant induit dans le secondaire de ce transformateur qui traverse le cadre mobile d’un relais p p'. La rotation de ce cadre entraîne celle de la tige r qui produit la décohésion du cohéreur u u' dans lequel circule le courant de la pile 6, courant réglable par le rhéostat y.
- La cessation de ce courant qui parcourt le primaire d’un second transformateur 8,
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- détermine clans le secondaire do < induit est uLilisé pour actionner premier cohéreur a. Il circule < entre les diaphragmes desquels s
- diaphragmes produit la décohésion. Ce eoherem* a pt charbon; il est alors à basse tension critique de eohesi faible couranL, courant qui serait incapable de produire suite la décohésion. C’est pou rquoi cette décohésiou est obtenue par le fonctionnement du second cohéreur. — En définitive, Faction des ondes sur ce premier eohé-reur produit, par l’intermédiaire du relais p //, une action sur le second cohéreur. Ce dispositif employant deux eohércurs et deux transformateurs nous semble compliqué un peu à plaisir.
- Puisque le cohéreur a actionne un relais ni y détermine la roLation d'un cadre, ne serait-il pas plus simple, comme cela est pratiqué par tous les expérimentateurs
- transformateur un courant induit. Ce deuxième courant i récepteur tu et aussi pour produire la décohésion du elfet à travers les enroulements des deux téléphones t disposées les billes de co cohéreur ; l'attraction de ces î. Ce cohéreur a peut cire constitué par des billes en
- ni adu
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- qui
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- ohércur,
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- Les fie
- et
- deux postes, l’un de tran réception (fig. 18). Le poste ti un oscillateur entretenu par ui L’une des boules de l’osciilateu l’autre boule est reliée à l’antcn d’un vibraleur p qui forme ini vibrations sont synchrones de ( du téléphone entre lesquels est de la station réceptrice (fig. i8)
- présentent les schémas de fission (fig. ir), l’autre de nsmetleur comprend ; bobine d’induction, est reliée à là terre ; c /"par l'intermédiaire rrupleur et dont les •lies des diaphragmes amtenu le ‘cohéreur 5 Les autours espèrent
- obtenir une meilleure adaptation des dispositifs transmetteurs et récepteurs entre eux. ... Ils ne donnent aucun renseignement sur la manière
- dont est disposé le vibrateur de la figure 17, si bien qu'il est impossible de se rendre compte de Jafaçon dont on obtient l’interruption entre l’oscillateur et l’antenne. Comme l’oscillateur fonctionne J’nne manière continue pendant toute la durée de l’émission d’un signal, il est à craindre que les ondes soient émises par l’antenne, même lorsque le vibrateur 9 est dans la phase d’interruption, car un petit intervalle cuire deux corps conducteurs est insuffisant à empêcher les ondes de passer de Fun des conducteurs sur l’autre, comme s’ils étaient réunis.
- La figure 19 est une variante du dispositif de réception représenté par la figure 18, dans-laquelle les tiges vibrantes 12 et i3, entre lesquelles est placé le cohéreur, sont susceptibles d’être fixées plus ou moins haut, de manière à faire varier la période dcleurs-’vibrations.
- £ WlRELESS TeLEGRAPH *
- est pas la seule société
- ) Signal Co: nstiluée po
- Ld j
- ni exploile les brevets de M. Mar pratique et l'exploitation des pro-
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- cédés de la télégraphie sans lil. Aux États-Unis, une compagnie américaine, F « American Wireless Telegraph Company » a fait breveter (‘) des dispositifs qu’elle se propose d’exploiter. L’ensemble des appareils qui constituent un poste est. représenté dans la figure 20. L’antenne est reliée au levier 1 ; J est un commutateur, A la bobine d'induction qui. entretient l’excitateur E, E ; C le manipulateur, F le cohéreur, H le relais. Le cylindre L contient de l’air comprimé qui, par un tuyautage et un système de valves convenablement disposées, assure la manœuvre convenable du commutateur, la décohésion du cohéreur et le fonctionnement du relais.
- L’originalité du dispositif que nous allons décrire consiste justement à entretenir ces
- divers appareils par l’air comprimé. Cette manière d’opérer complique d’une façon notable les dispositifs, mais on gagne beaucoup, paraît-il, en régularité et en sécurité.
- Lorsque le, manipulateur C (fig. 20) est abaissé, le circuit de la pile R se trouve fermé dans le primaire de la bobine d’induction par l'intermédiaire de l'interrupteur à marteau D. L’excitateur E, E est alors mis en activité. L’une des sphères de cet excitateur est en relation avec la terre en e, l’autre sphère est reliée à la sphère j2 du dispositif commutateur J. — A l’extrémité du levier C est relié un levier c qui actionne une valve AI, si bien que chaque fois que le manipulateur est abaissé, l'air comprimé vient agir par l'intermédiaire du tube l et contrebalance l’action du ressort k' ; le piston k est alors soulevé et le levier j porte la lentille métalliquej\ contre la sphère jr L'antenne I cesse ainsi d’être réliée à la sphère,/„ (ce qui correspond à la disposition de réception), et est mise en communication avec la sphère j2, reliée à l'excitateur. — Celte manœuvre est-elle suffisante pour empêcher les ondes émises par E d’agir, par l’intermédiaire du fil lié à la boule j\, sur le cohéreur du ' dispositif F ? Évidemment non, car si ces ondes sont susceptibles d’actionner le cohéreur
- (b Brevet anglais n« «0*6
- du 4 décembi
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- du poste correspondant situé à distance, à plus forte raison pourront-elles, à travers le faible intervalle qui sépare les boules ji et j3. être concentrées par le fil i et actionner le dispositif cohéreur F. S’il est utile lorsqu’on veut opérer une émission d’ondes de mettre en contact l’antenne et l’une des splières de l'excitateur (but qui est aLtoint par le commutateur J), la commutation obtenue comme il vient d’étre décrit est impuissante à empêcher les ondes d’agir sur le coliéreur de F.
- Quand h; commutateur J esi dans la position de réception (position représentée par la
- ligure), les ondes collectées par Tanlenne I sont amenées par le fil i jusqu’au cohéreur F. Ce cohéreur F est représenté en détail par les ligures 21, 22. 23, 24, 2a, 26 et 27. — La ligure 21 est une coupe verticale du dispositif: la ligure 22, une projection horizontale ; les figures 23 et ?.5 représentent, des coupes verticales transversales faites suivant les lignes pointillées 23-23 et 20-2.5 de la -ligure 21 ; les figures 24 et 26 sont des coupes horizontales faites au niveau des lignes pointillées 24-24 et 26-26 de la figure 21.
- La partie essentielle du cohéreur comprend deux cavités 1. 1 pratiquées dans un bloc isolant 2 (fig. >'.') et remplies de limaille. Cette limaille se trouve comprise entre 4 électrodes 3, 4, 5, 0 (fig. 27). Les électrodes 3 de chacun des cohéreurs associés sont constitués (fig. 22). par le même morceau de métal. Les électrodes 5 sont reliées entre elles par groupes de deux par une tige métallique à laquelle vient aboutir l’un des fils qui relie le cohéreur
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- au relais. — Les électrodes 4 sont reliées entre elles et à la terre. L'électrode 3 est réuni au fil i (fig. 2û) qui aboutit au commutateur J.
- Lorsque sous l'action des ondes arrivant par l’électrode 3 et gagnant la terre par les électrodes 4, 4i 1° eohéreur est coliéré, le courant d'une pile G (fig-. 20) traverse les bobines O du relais II, et, par un mécanisme que nous décrirons plus loin, il se produit un envoi
- d’air comprimé par le tube t'. — Cet air suit le canal pratiqué suivant l’axe de la colonne 18 (fig. 21' et vient remplir deux sortes de capsules manometriques 19, 19 dont les diaphragmes sont solidaires d’un système de levier, 20, 21, 22, qui, par l’intermédiaire du bras if», élève alternativement deux petits pistons mobiles suivant l’axe des pièces i3, r3. — Ces pistons 14 viennent frapper des diaphragmes qui forment le fond dos cavités r, 1, et. la limaille se trouve ainsi par ce choc décohérée. Lafiguro 26 donne le détail delà manière dont sont disposés les leviers 20,21, 22, L’air comprimé dans les capsules manomélriqucs 17, 19 se détend par un système de conduits 26, 26 percés dans la pièce 12 et représentés en détail dans la figure 2.6, en passant au-dessus des pistons i4, >4 qu’il ramène à leurs positions de repos avant d’ètre amené au dehors par le lube l (fig. [20)
- alve N.
- .h and Signal
- Comme cela esl indiqué dans la figure 20, le cou rant de la pile G traverse l’électro-aimant O du relais H de la manière suivante : Chaque pôle de la pile est relié à l’une des extrémités de chacun des enroulements O de l’électro-aimant. Les extrémités libres de ces enroulements sont reliées par les fils 2, 2/ avec les bornes 7, 7 du eohéreur F- Chacune de a couple d’électrodes 5 du eohéreur. De cette manière dès que illes contenues dans les cavités 1, 1 devient conductrice sous rant de la pile G circule à travers les bobines de O.
- il détail le dispositif adopté comme relais. — T.a ant la ligne pointillée 29-29 de la figure 2.8. — dapté au rela
- pany.
- ces bornes est reliée l’une ou l’autre des 1 Faction dos ondes, le
- Les figures, 28, 29 et 3o représentent figure 29 est. une coupe verticale laite La figure 3o est une vue en détail du parle
- En face des pôles de Félectro-aimaiU est disposée une palette de fer 27 (fig. 28) dont, un extrémité rncourbée en U est fixée à une pièce de métal mobile autour d'un axe et dont o peut régler la distance à l’aide de la vis 29. L’extrémité libre de celle palette porte sur la fae opposée à celle qui regarde l’électro-aimant, un petit disque de caoutchouc 3o qui s’appui
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- s?
- sur l’orifice rlu conduit de détente d'une valve R. La paroi mobile 3i de cette valve joue le meme rôle à l'égard du tube de détente 3a (fig. 29) d’un petit moteur à air comprimé Q.~-Ainsi qu’on le voit dans la figure 29, un ajutage relié au réservoir à air comprimé L (fig. 20) conduit l'air comprime par deux tubes 33 et 34 à la valve R et au moteur Q. — Ce moteur peut agir sur le levier d’un parleur P (fig. 3o), levier dont la course est limitée par les deux butoirs réglables 38 et 3g et. qu’un ressort antagoniste 4° maintient dans la position do repos.
- Lorsque les ondes électriques reçues par le cohéreur en abaissent la résistance, l’électfo-aimant O attire la paleLte 37, le disque 3o (fig. 28 et 29}, l’extrémité du tube de dégagement de la valve R qu’il obturait et l’air comprimé dans la cavité de R se détend. Il s’ensuit que le diaphragme 3i cesse d’obturer le tube de dégagement 3a du moteur Q. A chaque allée et venue de la palette 27, le moteur Q produit donc un mouvement correspondant du levier37 (fig. 3o) du parleur P qui se trouve ainsi mû par l’air comprimé. En même temps l’échappement qui se produit au moteur (,) détermine une diminution dépréssion de l’air dans les valves 19 (fig. ai) et le système de leviers 20, 21, 22 se trouvant, actionné, le cohéreur se trouve déeohéré comme cela a été précédemment décrit.
- A l’entrée et à la sortie de chaque cavité dans lesquelles l’air comprime doit produire le mouvement d’un diaphragme, se trouvent des pointeaux à vis qu’on enfonce plus ou moins et qui permettent de régler convenablement l’admission et l’échappement de l'air dans ces cavités.
- Le réservoir à air comprimé L est relié aux tubes de distribution l et U (fig, 20)'par l’intermédiaire d’un flacon S rempli de chlorure de calcium destiné à dessécher l’air de manière à empêcher la détérioration que ce gaz humide ne manquerait pas de produire _ sur les organes assez délicats de ces dispositifs.
- Comme le montrent les dessins joints à cette description, les ^ Déc^'5-
- dispositifs de décoliésion et de fonctionnement du relais sont assez graph amî Signal Com-compliqués et nécessitent des appareils coûteux et délicats. Rien pany. qu’il puisse y avoir avantage au point de vue de la sécurité et de la
- régularité à employer l'air comprimé, ces avantages ne doivent pas être tels qu’ils compensent la grande complexité de construction dos appareils. Les dispositifs du décoliésion par choc, avec ou sans emploi de limaille magnétique, eteeux employant des relais polarisés du genre Claude sont de beaucoup plus simples et ne paraissent pas bien inferieurs (en régularité aux dispositifs précédents, quoiqu’en disent les auteurs de ces appareils.
- D’ailleurs ces dispositifs de décoliésion ne paraissent pas avoir donné pleine satisfaction à leurs auteurs, car le brevet qui les décrit se termine par la description do deux autres moyens de décohésion un peu plus simple. L’un de ces moyens est réalisé dans l’appareil représenté par la figure 3i. Un mouvement d’horlogerie 43 communique à un roehet un mouvement de rotation qui sert à imprimer à un piston 42 des mouvements d’allée et venue. Ces allées et venues produisent des alternatives de compression et de dépression de l’air contenu dans la cavité 10. Il s’ensuit que le diaphragme sur lequel repose la limaille 1 reçoit des impulsions qui décollèrent la limaille.
- La figure 32 représente un dispositif dans lequel un
- mouvement d’horlogerie entretient
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- en vibration une tige de trembleur 44, munie à ses deux extrémités de boules qui viennent alternativement choquer les eohéreurs 46.
- M. Ferrie (*) propose d'utiliser la propriété qu verte d’être sensible aux courants vibres qu’émet ces appareils dans la télégraphie ordinaire ; est des plus simples ; nous attirerons en pa
- génieuseinent J.a
- de et qu’il a décollation, et d’employer duetcur. Le dispositif indiqué à cet effet • l’attention sur le manipulateur qui pro-
- ir
- destinée h produ communication €
- cessent d’éLre ei nication de la lig
- pture simultanée du circuit primaire et du circuit secondaire de la bobine d’induelion utilisée, ainsi que sur l'emploi d’un condensateur intercalé sur le fil de terre et destiné à atténuer les effets des eourants'vibrés sur le cohéreur du poste qui transmet.
- La figure 33 donne les détails du dispositif, a est le primaire de la bobine d’induction, /I le secondaire, t, l’interrupteur à trembleur. Le courant do la pile c parcourt l'enroulement primaire lorsque le ressort vient au contact du bouton e. Cet effet est obtenu par l’abaissement du levier cl du manipulateur P ; m est une protubé-solante que ce levier porte et qui est ; le contact de r avec c sans qu’il y ait rc ces pièces et le levier d. Lorsque le baissé, les boutons métalliques b et l contact, interrompant ainsi la commu-1 1 avec le cohéreur u ; en même temps le ressort r vient au contact de «, ce qui établit la communication entre la ligne et l'une des exLréiuilés de l’en-roulcment secondaire, dont l'autre extrémité est reliée à la terre par le fil a.
- Lorsque le manipulateur est au repos, b et l reviennent au contact sous l’inlluenee du ressort antagoniste U. Si des couranLs induits sont alors produits par la bobine d’induelion d’un même dispositif placé à la station correspondante réunie par le fil 1, ces courants arrivent au cohéreur o et le rendent conducteur. Le courant de la pile h actionne alors le relais A. Ce relais commande l’entretien par la pile p du trembleur servant à la décohésion T et du récepteur Morse M. 6’, .s\, .sq, sont des shunts disposés à la manière habituelle. Le cohéreur est relié au fil do terre 2 par l'intermédiaire du condensateur k, ce qui diminue notablement la sensibilité de ce cohéreur aux courants d’induction émis par /.
- La figure 34 représente une modification simplifiée en ce qui concerne les organes de réception du dispositif précédent. La pile A, dont le courant s’établit à travers le cohéreur, entretient directement le manipulateur Morse qui doit alors être susceptible de fonctionner avec des courants de faible intensité ; 1g cohéreur doit alors pouvoir admettre un courant notable, c’est-à-dire être à tension critique de cohésion élevée. La décohésion est produite par le choc oL le trembleur u qui la produit est entretenu mécaniquement par le mouvement d’horlogerie du récepteur Morse M.
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- Les dispositifs de télégraphie sans fil que M. Cehveiia Bavikra^) a fait breveter ne semblent pas apporter de perfectionnements bien notables aux appareils employés jusqu'à présent. Les cohéreurs utilisés ne doivent pas être beaucoup plus sensibles que ceux employés par M. Tissot, par M. Marconi, et par la plupart ries expérimentateurs. Quant à l’appareil préconisé comme manipulateur, il est coûteux, encombrant, peu rapide, et compliqué comme à plaisir. — On en jugera aisément en jetant les yeux sur les figures 35 et 36 qui en représentent certains détails. — La figure 35 est un schéma représentant ce manipulateur : Un tableau métallique porte en relief sur une suite de lignes horizontales, les groupes de
- points et de traits correspondant ligne porte en relief un point points «4, r/3, etc.
- Ccci fait, on coule dans les interstices h du tableau une matière isolante, de manière à rétablir la planéité du tableau. Le tableau est relié par un fil conducteur à l’un des pôles p d'une pile dontl’autre pôle communique avec l’extrémité de l'enroulement d’un électro-aimant E dont la seconde exlré-
- ; lettre un trait .
- i signe de l'alphabet. Ainsi la premiè la seconde ligne, un trait n-, et trois
- nité (
- tig
- tallique BBr — supposée tenue l’opérateur, au manche isolant, < horizontal sur le tableau danl à la lettre qu’-
- cette tige main par d’un
- moyen
- n trace un trait
- lia hauteur où se trouve la suile de signaux Morses correspon-: émettre. — Si.ee tracé est effectué d’un mouvement uniforme, l'éleelro-aimant E communique, à la palette qu’il attire, une suite de mouvements qui sont eeux-là même que l’opérateur devrait donner à cette palette s’il voulait, en s’en servant comme d’une clef Morse, émettre la lettre qu’on désire transmettre. Pourproduire ce mouvement uniforme de la tige BBj, l’inventeur dispose l’encombrant appareil dont la figure 36 représente une section. Le tableau AA est maintenu dans une posiLion verticale, et les lignes suivant lesquelles sont tracés les signaux Morses sont verticales. Devant chaque groupe de signaux se trouve une lige F porLant un appendice conducteur F,.
- Cet appendice peut venir frotter sur le tableau A lorsqu’on appuie d’une manière continue sur le levier a. Ce levier est maintenu par un ressort antagoniste d et porte une plaque c sur laquelle se trouve marquée la lettre ou le signe correspondant au mouvement de Ft sur le tableau. Le contact de F, avec le tableau est d’ailleurs amené par la pression des ressorts tq, Cj, c,. La communication avec la pile P est assurée aux moments voulus durant la descente de la tige F parle contact entre e, qui communique avec l’un des pôles de la pile et F. L’antre extrémité de la pile est reliée par le fil I3S à l'électro-aimant E qui communique parle fil Bâavec le tableau A. La lige F entraîne avec elle une tige à crémaillère engrenant avec une roue à dents D. Le mouvement de cette roue tend un ressort antagoniste h1. Lorsque la tige F est au bout de sa course, l’extrémité j de la tige à crémaillère ferme en k le circuit
- Cl Brevet aeglai
- i du 2
- juillel
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- local d'une pile P1 qui entretient, une sonnerie Tr L’opérateur est alors averti que Rémission du signai est terminée ot qu’il peutabandonner le levier a. Ce levier, sollicité par le res- . sort antagoniste d revient alors à sa position de, repos, la communication entre e et K cesse et le courant do la pile, P ne peut plus aller traverser l’électro-aimant E, alors même que l’appendice Fj serait en contact avec le tableau A. Sous l’influence du ressort ht. la roue dentée relève la tige F, tandis que l'opérateur appuyant sur un autre levier a envoie une seconde lettre. Ainsi donc, au lieu du manipulateur si simple et. si commode que constitue la ciel’de Morse, l'inventeur a besoin d’une cinquantaine de leviers a, une cinquantaine de tiges F, de disques d, de ressorts h„ pour, à l'aide de eetto encombrante machine, transmettre les 25 lettres de l'alphabet, les io chiffres et une quinzaine de signes de ponctuation et autres. On ne voit pas d’ailleurs quel intérêt peut bien présenter l’emploi de ce dispositif compliqué. Il faut avoir bien soin d’abaisser les leviers a d'un mouvement bien uniforme pour maintenir entre les émissions successives des points et des traits, la proportion que le moins habile des télégraphistes acquiert par une pratique de très peu de temps. Il faut ajouter que les erreurs de transmission ne pourront qu’èlre accrues par suite de la confusion possible du levier à actionner avec un levier voisin. Aussi cet appareil, manipulateur que M. Cervera Baviera s’est ingénié à compliquer nous semble absolument inutile. La ligure -iy indique la place M, de ce manipulateur par rapport à la bobine d’induction qui doit émettre les ondes.
- Le cohéreur employé par M. Baviera est représenté en détails et sous les diverses formes
- que lui a données l'inventeur par les figures 38 à - La figure 38 en est une vue de profil, la ligure 3y une section. M, M sont deux pièces métalliques formées d’une plaque triangulaire au centre de laquelle est fixée perpeudieuhm’ement à son plan une lige ou fil de métal. Les figures 4o et 4i sont des vues en section de cette pièce. Les tiges dont sont armées ces pièces traversent, un trou pratiqué au centre d’un disque circulaire D, d'ivoire, d’ébonite ou d'autre matière isolante. Les doux disques D sont percés de ti’ois trous servant à introduire des boulons t qui permettent de rapprocher les deux disques l’un de l’autre en maintenant pressée entre les plaques métalliques M la plaque sensible P qui est la partie essentielle du cohéreur et qui sera décrite plus loin. La figure 4'>- montre une vue de face du disque isolant D cl la manière dont est disposée par rapport aux trous atb.ici la plaque conductrice triangulaire M. Les figures 43, 44, 4a représentent diverses formes que l’on peut donner aux plaques M, qu’on peut former de trois portions, soitrectan-gulaires comme dans la figure 43, soit triangulaires comme dans la figure 44, ou de deux portions circulaires comme dans la figure 4a. Dans ce cas, les bords en regard des diverses
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- portions de chaque plaque 31 sont garnies d’aspérités en forme de pointes ou de dents.
- La plaque sensible consiste en un mélange de gélatine, de très fine limaille métallique et de poudre de charbon. Ces plaques sont hétérogènes ; la proportion de poudre conductrice diminue du centre à la périphérie. Le métal auquel on emprunte la linraille peut être quelconque, mais l’inventeur trouve avantageux de choisir le cuivre ou l’acier dur. A la gélatine, on peut également substituer l’alcool, la glycérine ou l’huile. Pour prévenir la dessiccation des plaques sensibles ou la séparation de la portion liquide, on les entoure d’ebonite ou de gutta-percha. Un moyen simple et commode de maintenir la plaque sensible consiste à placer la mixture qui la constitue dans des orifices de diverses iormes faits à l’emporte-pièce au centre do plaques de caoutchouc affectant elles-mêmes les formes variées que représentent les ligures 4b et 47' — Les plaques de caoutchouc ainsi préparées sont serrées entre! les plaques conductrices 31 par le moyen des disques isolants D, comme le montre la figure 48.
- Les figures 4p> 5o et 5i représentent diverses formes d’antennes, les unes constituées par deux conducteurs voisins qui s’éloignent l’un de l’autre vers l’extrémité et forment, un rectangle aplati comme dans la figure 49, les autres formées par un seul conducteur plusieurs fois replié à angle droit vers l'extrémité, comme le montre la figure 5o ; d’autres encore constituées par un cftblo à plusieurs brins qui se séparent les uns des autres à l’extrémité. Toutes ces formes diverses d’antennes, qui n’offrent d’ailleurs aucun intérêt, témoignent seulement de la grande l’acuité d'imagination de l’inventeur.
- La figure L représente les shunts employés par fauteur, qui sont constitués par une résistance en charbon as intercalée entre deux conducteurs métalliques b3, bz.
- Pour terminer cette revue de dispositifs récemment préconisés en télégraphie sans fil, nous décrirons le relais que 31. Gu.uuxi Foresio (‘j a fait breveter et qui est représenté par ta figure 53.
- Un commutateur 6, du genre bavarois, peut recevoir une fiche dans l’un des trois orifices 19, 20 ou 21, ce qui met en communication la pièce 22 soit avec la pièce a3, soit avec les deux pièces 23 et 24, soit avec la pièce 24. Suivant l’orifice choisi, l’appareil fonctionne comme simple récepteur, comme répétiteur et récepteur ou comme simple répétiteur.
- Une boîte métallique 9, 10, 11, 12 enferme etapourbutde protéger contre les perturbations électriques un certain nombre des appareils constituant le dispositif. CeLLe boite est percée d’orifices 16, iG... qui laissent pénétrer des conducteurs à son intérieur.
- Supposons ia fiche du commutateur 6 placée en 19 : l’appareil fonctionne alors comme
- i5 5ç>i du 27 décembre 1899.
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- T. XXIX. — N8 42.
- récepteur. Les ondes captées par l’antenne 29 sont amenées par les conducteurs 3i, 3o au cohércur 1, sur lequel elles agissent en se renflant au sol par 17 et 18.
- Le circuit de la pile 2 peut alors s'établir à travers les bobines du relais 4 et d'un galvanomètre indicateur 3 placé à l’extérieur de la boîte métallique 9, 10, 11, 12, et qui sert à avertir que l’appareil fonctionne. Lorsque la palette 33 ferme le contact 33-34, le courant de la pile 27 traverse les bobines du récepteur Morse 7, ainsi que celles du trembleur 5, si la clef p.5 se trouve dans sa position de repos, position dans laquelle elle touche le contact 32.
- Si la liche du commutateur 6 est placée en 20, la réception d'ondes par l’antenne 29
- produit la 1 En effet, le c
- ; d’opérations rant de la pile 27 1
- , de plus, l’appareil fonctionne comme répélileu ,e encore l’enroulement primaire 14 de la bobine d'induction i4-i5 et en même temps la bobine 28 d’un interrupteur électrique qui, attirant la palette 31, rompt le contact 3o-3i et empêche les ondes qu’émet alors l’excitateur t3-i3, et qui. se propagent dans l’antenne 29, d’influencer le cohé-
- Enfin, lorsque la liche du commutateur 6est placée en 21, l’appareil fonctionne seulement comme répétiteur, le courant de la pile 27 11e s’établissant plus dans les bobines du récep-
- teur 7. Les signaux reçus sont répétés sans être enregistrés au passage.
- La clef 2a permet de sc servir du dispositif comme d’un transmetteur; il suffit en effet de l’actionner, après avoir placé la fiche du commutateur 6 en 21 pour actionner l’excitateur 13-i 3 à la manière dont une clef Morse, placée dans le circuit primaire de la bobine d’induction, peut l’actionner. Pendant ces émissions d’ondes, l’interrupteur électrique 28 empêche les ondes d’impressionner le cohércur, du moins d’après l’inventeur.
- M. Guarini Foresio semble ne s’èlre préoccupé en aucune manière de protéger le eohé-reur contre les courants de self-induction susceptibles de prendre naissance dans les divers enroulements de scs dispositifs. Aucune des bobines, pas plus celles intérieures à la boîte 9, 10, 11. 12, que celles extérieures à cette boite, ne sont munies de shunt. — De plus, la pile 27 sc trouve avoir tantôt'à entretenir un courant dans quatre enroulements à la fois : trembleur a, récepteur 7, interrupteur 28 et primaire 14 (cas où la fiche de 6 est placée en 20), tantôt à n’entretenir son courant que dans les deux seuls enroulements 28 et 14 (cas où l'appareil fonctionne comrqe transmetteur par l’abaissement du levier 25) ; tantôt encore dans les deux seuls enroulements 5 et 7 (cas où le dispositif fonctionne comme simple récepteur); tantôt enfin dans les trois enroulements 5, 28 et 14 (cas où le dispositif devient un seul répétiteur). Il est évident que l’intensité du courant qui parcourt chaque enroulement varie d’un cas à l’autre : le frappeur 5 sera plus ou moins énergiquement actionné ; lapaleLtc du récepteur 7, comme celle de l'interrupteur 28, sera plus ou moins énergiquement attirée ; enfin l’intensité du courant primaire de la bobine d’induction variera suivant les cas. Il faut donc qu’on change, suivant les cas, le réglage des ressorts antagonistes des palettes, ou
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- mieux qu’on fasse varier la force éleetroraotrice de la pile a; d’un cas à l’autre ; toutes choses qui ne paraissent pas prévues et commodément réalisables dans le dispositif décril.
- Mais il y a dans l’appareil de M. Guarini Forcsio un defaut plus grave et qui nous paraît réduire à néant son utilité : c’est la façon un peu sommaire et primitive dont on obtient l’interruption entre l’antenne 29 et le rohéreur » parla séparation delà palette .'h et du contact 29. — "Prenons le cas où l’appareil fonctionne comme répétiteur : supposons qu’un signal bref soit reçu par l’antenne 29, la palette du relais 4 reçoit une brève; impulsion qui, en même temps qu’elle permet à la pile 27 de décohérer le cohéreur par l'intermédiaire du frappeur5, produit et une brève interruption en 3o-3i et une brève émission d’onde en i3-i3. Il nous paraît malaisé que cette brève émission d’ondes, qui se propage le long de l’an-lenne 29 et est susceptible d’atteindre à distance l’anteruie du poste correspondant, ne puisse, concentrée qu’elle est par le fil a jusqu’à la palette 3i, traverser la faible distance qui sépare alors la palette 3i du contact 3o (quelques millimètres) et ne vienne pas impressionner le cohéreur i ; et cela malgré la boite métallique 9, 10, 11, 12 que le fil a traversée d’ailleurs sans la toucher. Si le cohéreur est, comme nous le pensons, sensible aux ondes émises par i3-i3. il fermera à nouveau le circuit du relais 4> et la meme suite d’opérations se répétant, le dispositif, au lieu de ne reproduire qu'un seul signal bref, répétera une suite de signaux brefs. Un point envoyé à l’appareil se répétera sous la forme d’uue suite de points.
- Mais admettons que la rupture du contact 3o-3i soit efficace même pour les ondes produites par l’excitateur i3-i3, elle le sera à plus forte raison pour les ondes reçues du poste correspondant par l’antcnnc 29. Supposons alors que le poste correspondant envoie un signal long destiné à produire un trait, dès que le cohéreur commence à être cohéré, le courant de la pile 27, traversant 28 en même temps que i4> interrompt la communication entre l’antenne 29 et le cohéreur r, et la réception d’un signal long sera un signal court, la répétition d’un trait sera donc un point. Nous savons bien qu’on pourrait admettre que la réception d’un Irait se fasse sous forme d’une suite de contacts et d’interruptions de la palette 3i suffisamment rapprochés pour que l’effet total soit assimilable à un long contact, mais le réglage que nécessite pour cela la palette d’un relais déjà délicat à obtenir avec un relais sensible, convenablement shunLé eL 11'admcttant qu’un courant de quelques milliampères, nous paraît illusoire à rechercher pour la palette d’un électroaimant branché sans aucun shunt en dérivation aux bornes du primaire de la bobine d’induction. En admettant que cet électro-aimant ne soit parcouru que par un très faible courant, sa palette ne manquerait pas d’être sensible aux extra-courants qui se produisent dans l'enroulement primaire. À. Tuupatx.
- SUR L’ACCUMULATEUR FER-POTASSE-PEROXYDE DE NICKEL
- UN NOUVEAU BREVET EDISON
- Dans un précédent articlq (*), nous avons réuni tous les renseignements actuellement connus sur l’accumulateur fer-potasse-peroxyde de nickel. Depuis, un brevet tout récent (2) nous apprend qu’Edison a apporté des modifications importantes dans la constitution des plaques et principalement dans le procédé de fabrication de la matière active.
- (*) L’Éclairage Électrique, t. XXVIII, p. 124, 27 juillet 1901.
- F) Système perfectionné d’accumulateur, Edison. Brevet Irança's, «<• 3no90 du 21 mai jçoi.
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- On connaît le mode de préparation du fer de la cathode en partant du monosulfure de 1er. Edison obtient maintenant un composé renfermant du protoxyde de fer déjà formé et évite ainsi les charges, alternativement dans les deux sens, nécessaires dans le premier cas.
- De tons les composés du fer, le protoxyde est le seul capable d’ètre réduit à l’état métallique par éleetrolyse en solution alcaline ; mais ce corps est très difficile à obtenir et à manier, car il est très sensible à l’oxydation atmosphérique et il s’enflamme spontanément.
- Pour l’obtenir, Edison soumet le sesquioxyde de fer, Eo^O5 à la température de 5.6o° C. dans une chambre fermée où passe un courant d’hydrogène sec. Après le refroidissement., on laisse encore passer l'hydrogène pendant id heures environ. La masse noire, que l'on retire ensuite, est prête à servir ; elle est composée d’un mélange de particules très finement divisées de fer métallique, de proloxvde de fer et d’oxyde magnétique. Elle renferme une grande proportion de protoxyde qui est réduite en fer métallique par le courant, pendant que le fer métallique déjà existant est inerte et que l’oxyde magnétique est à peine réduit.
- J,a prolongation du passage de l’hydrogène à la température ordinaire a une très grande importance, car elle empêche la combustion spontanée de l’oxyde à l’air. 11 sc produit là un effet obscur et inconnu rendant l’oxyde non pyrophorique.
- Un autre procédé, mais inférieur au précédent, d’obtention d’un composé contenant une proportion utile de protoxyde de fer disponible consiste à prendre des feuilles minces de fer de Suède et de les passer dans un moufle ehaulle à blanc. Quand la feuille est recouverte d’une petite quantité d’écailles d’oxyde, on la retire du moufle en la pliant pour en détacher les écailles. Cette opération doit être faite très rapidement et les écailles ne doivent pas être trop épaisses, sans quoi la matière renfermerait moins de protoxyde et plus de sesquioxyde. Ce dernier est non seulement inerte, mais encore il empêche le contact électrique du protoxyde avec le graphite dans les poches des électrodes. Après pulvérisation, les écailles sont prêtes pour l’usage.
- La première méthode est cependant la meilleure, car elle fournit plus de protoxyde à un état plus divisé. On mélange, cet oxyde avec du graphite écailleux ou micacé dont les particules sont beaucoup plus grosses que les perforations des poches des électrodes.
- On prend 8 parties (en poids) d’oxyde et a de graphite. Le mélange, humecté d’eau ou de potasse, est étalé sur une plaque de verre, puis comprimé en feuille mince par un rouleau en porcelaine ou en verre. T.a feuille est détachée avec une spatule, puis brisée en morceaux et recylindrée. I.'opération est ainsi répétée plusieurs fois, jusqu’à ce que l’oxyde finement divisé couvre la surface entière des particules de graphite. La masse est alors séchée à l'air sur une plaque chauffée
- On emploie le cylindrage au Heu du broyage ou de la mouture pour conserver leur grosseur aux particules de graphite et obtenir la plus mince couche possible d’oxyde sur chaque particule de graphite.
- Le mélange ainsi fait est placé dans des formes et comprimé à la pression de 3oo kg par centimètre carré en blocs de la grandeur des poches des électrodes.
- Pour produire l’hydroxyde de nickel, à la positive, ayant les qualités déjà décrites, Edison précipite une solution bouillante de nitrate de nickel à l’aide d’une quantité suffisante d’hydroxyde de magnésium. Après six ou huit lavages et décantages successifs, l’oxyde de nickel hydraté, absolument exempt d’impuretés, est filtré et séché. La précipitation pourrait être également effectuée parles hydrates d’oxydes de calcium ou de strontium ; mais celui de magnésium convient mieux.
- Sous cette forme, l’hydroxyde de nickel peut être employé dans les poches,- mais sous l’action de lu solution alcaline, il gonfle et exerce une pression excessive sur les parois des poches. Edison a, trouvé que si l’hydroxyde vert est oxydé davantage, en peroxyde hydraté, le gonflement est réduit dans les limites d’élasticité des parois, Pour cette raison, il fait passer un courant de chlore gazeux sur l’hydroxyde sec qui se transforme ainsi en peroxyde, pendant que l’acide chlorhydrique formé dorme une certaine quantité de chlorure de nickel qu'on élimine ensuite par lavage et qui peut servir à la préparation d’une nouvelle quantité d’hydroxyde.
- Après séchage, le peroxyde de nickel est mélangé, de même que le fer, avec du graphite. Mais
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- on emploie ici en poids 4 parties de ce dernier pour 6 de peroxyde. La proportion de graphite est plus grande qu'à la cathode, car l’oxyde de nickel est moins conducteur.
- Si l’on ne se sert pas des alcalis solubles pour la précipitation, c’est que fhvdroxyde est ainsi obtenu sous la forme colloïdale ; il est volumineux, difficile à laver et à produire à bon marché. De plus, au lieu de sécher comme une poudre, il sèche en masse dure et vitreuse et, dans les poches, gonfle énormément.
- Eu précipitant directement un sel de nickel par les hypochlorit.es de potassium ou de sodium, le peroxyde hydraté a les mêmes qualités colloïdales nuisibles. D'autre part, s’il est produit par le chlore, il est imparfait, dillicile à purifier et gonfle d’une manière nuisible. Ces imperfections n’ont pas lieu en partant de la magnésie hydratée.
- Au sujet de la préparation des plaques, quelques modifications sont également apportées. La grille est. en feuille d’acier nickelé de 0,620 mm d’épaisseur.Elle comprend 24 alvéoles et possède une queue do prise de courant munie d’un trou pour le passage de la tige reliant les plaques de même polarité. Dans les alvéoles, on vient loger 24 poches formées chacune de deux cuvettes entrelesquelles.se trouve le bloc de matière active. Pour constituer les cuvettes, on prend du ruban d’acier à ressort très mince que l’on passe entre deux rouleaux découpeurs-perforaleurs mâle et femelle ; les flancs sont repliés sur les côtés et les extrémités en forme de cuvette dont le dessus et les bouts sont perforés, les côtés ne l’étant pas.
- Les poches sont introduites dans les alvéoles et les plaques sont ensuite comprimées sous la presse hydraulique entre deux plaques ondulées parallèles. La force exercée sur les deux cuvettes de chaque poche est de 90 000 kg environ. Pendant celle opération, les bavures des perforations pénctrenL dans la matière, les poches sont serties dans les alvéoles et les ondulations raidissent la plaque et lui donnent plus 4e solidité mécanique.
- Les parois sont élastiques, car le peroxyde de nickel (Nis03) gonfle en s’oxydant à la charge pour se contracter ensuite à la décharge en redonnant le peroxyde (*).
- Pour le montage des éléments, les plaques sont séparées par des plaques ondulées, perforées, en caoutchouc durci. Les bacs sont en tôle de fer nickelée, les joints étant soudés à l’aide d’un alliage de 70 parties de cadmium et 20 parties d’étain, seule.soudure reconnue inattaquable aux alcalis ou à l’action locale avec le nickel. Le bac est fermé par un couvercle que traversent les queues de plaques ; une matière imperméable est placée ensuite. Le couvercle possède un tube amovible qui permet l’introduction de l’électrolytc. Des tiges conductrices, pourvues de manchons servant d’entretoises entre les oreilles des queues, traversent celles-ci et réunissent ainsi les plaques de même polarité, le serrage étant assuré par un écrou à l’extrémité.
- Les différents traitements, longs et onéreux, relatifs à la préparation des matières actives, positive et négative, ne sont pas faits pour modifier l’opinion que nous avons émise ici précédemment au sujel du prix de revient plus élevé, à égalité d’énergie, que celui de l’accumulateur au plomb. Pour lutter économiquement avec ce dernier, le nouvel clément devra donc jouir d’une durée beaucoup plus élevée que celui-ci, durée actuellement encore inconnue. L. Jumau.
- (1) Comme on le voit, Edison admet que dans le fonctionnement du couple il se forme à la charge un oxyde
- supérieur à Ni'1 20:i pendant qu’à la décharge la réduction s'arrête à ÏSTi203. Celte théorie est, comme nous l’avons vu précédemment (Éclairage Électrique, t. XXVIII. p. 129), en opposition avec celle de Tilus-Rittcr von Michalovvski.
- D’après cette dernière, le peroxyde Ni203 formé à la charge se réduirait en NiO à la décharge.
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Machine E. Franke à empâter les électrodes d’accumulateurs. Brevet allemand IÜO 50^ du j8 mars 1900. Brevet anglais 6671 du 10 avril 1900; Ccntral-blatt. fur Accumutuloren and Elementenkunde. t. II, p. 199, j5 juillet 1901.
- Cette machine est représentée en vue de côté par la figure i ; la figure 2 est une coupe d’après lo ligne AB; la figure 3 est une vue antérieure delà partie supérieure delà machine ; la figure 4
- est une vue antérieure de la plaque de distribution dont la figure 5 est une section. Les figures 6 et 7 sont des coupes en longueur par l’axe de la machine; la figure 8 est un plan de la machine à une échelle plus petite; la figure 9 est une vue antérieure du soutien pour la plaque d'accumulateur ; la figure 10, une coupe horizontale de la machine. La figure 11 donne une idée claire de l’établissement de la plaque d’accumulateur qui est représentée en coupe parla figure ia.
- Sur l’arbre 1 (fig. 1 et 6) qui est actionné par
- la poulie 2, on place une vis sans fin 3, qui attaque une roue hélicoïdale f\ dont l’arbre 5 porte a ses deux extrémités les roues dentées 7, 7 qui engrènent avec les roues dentées 8,8 de l’arbre 9. Ces deux arbres 5 et 9 traversent les parois latérales de la boite 6 (fig. 2}. Sur l’arbre 9 sont situés, à l’intérieur des roues denLées 8,8 deux excentriques 10, 10 (fig. 1, 2 et 6) qui sc trouvent dans les ouvertures ovales des parois latérales 66 d’un chariot y.5 disposé en avant de la boîte 6 ; la paroi antérieure de ce chariot porte les tiges de pistons 26, 27 en nombre déterminé dans les deux sens ; l’extrémité antérieure de ces Liges est fixée au piston i3 qui
- gdisse dans une boite 20 (fig. 1 et 6) recevant la matière active. À côté de chaque paroi 66 du chariot 20 se trouve en dehors une crémaillère 12 (fig. 1, 2 et 6) solidaire de la roue dentée 14. L’arbre 9 est fixé à l’extrémité droite de cette crémaillère 12. Un dispositif permet de faire tourner la roue r4 de façon à déterminer le déplacement déterminé de la crémaillère. La rotation peut être obtenue, par exemple, à l’aide de la roue dentée i5 qui reçoit son mouvement par une roue hélicoïdale 17 d’une vis sans fin 18 située sur l’arbre horizontal 19 muni du volant 21.
- On opère comme suit : après introduction de
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- la matière dans le .réservoir 20, on fait mouvoir 1 cllè l’arbre q; à ee mouvement prennent part par la roue dentée i4, la crémaillère 12 et, avec- ! également le chariot n5 et la boîte 6 avec l’arbre 5,
- la roue hélicoïdale 4 et la vis sans fin 3 ; cette j Ce mouvement est Lel que la matière contenue dernière glisse dans une échancrure de l’arbre i. | dans le réservoir 20 est suffisamment comprimée.
- hn actionnant ensuite l’arbre 1, ou fait tourner I lui le piston i3. Lorsque ce dernier avance, une 1 arnre 9 et les excentriques 10 (ont avancer et quantité déterminée (le matière active est com-reculer le chariot 2,> une fois par tour et avec I primée du réservoir dans l’électrode à empâter
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- disposée à la partie antérieure de celui-ci. Ap'ri
- Dolezalck (*)
- ivait déjà indiqué que la chute de tension due à la négative pouvait surpasser celle de la positive, notamment quand la capacité (le celle-ci était supérieure à celle de la première.
- L auteur avait aussi montré antérieurement dans des études de variation de capacité avec l’intensité que les plaques négatives -sont plus sensibles aux intensités élevées que les pla-
- nble
- le recul du piston , on est indiqué plus haut s
- Sur les diagrammes de court-circuit des accumulateurs, par U. Schoop. Centralblatt fur Accumulatoren-und Elementenkundc, t. Il, p. 157, i6r juin iijoi.
- L’auteur a entrepris de déterminer la variation de la force clcctromotrice et de la différence de potentiel aux bornes d’un accumulateur pour des intensités de décharge croissant jusqu’au court-circuit. Los intensités étaient maintenues pendant une très courte duree, 2 à 3 secondes, et les forces électromotrices déterminées par la méthode de l'interruption de
- Kn faisant usage de l’électrode supplémentaire, par exemple l’électrode an sulfate mercu-reux, on peut mesurei' la chute de tension qui correspond respectivement à chacune des électrodes positive et négative pour des densités élevées de courant atteignant jusqu’à r5 fois les dcusitës normales.
- plaque
- tradiclion
- connu que l'acide combiné à l’état de sulfate dans la positive est remplacé beaucoup plus lentement que dans la négative dont la matière est plus poreuse.
- Les résultats des nouvelles expériences sont nettement exprimés par les courbes ci-contre. Les figures 1, 2 et 3 se rapportent à un élément d’un poids total de r3 kg et composé de 2 positives de i3 mm d’épaisseur et 3 négatives de 9 mm, mprenant une pastille de matière encadrée. Dans la figure 1, on a tracé les courbes de variation de la force électromotrice E et de lu différence de potentiel e aux bornes de l’élément, en fonction de l’intensité du courant de décharge. Les ligures 2 et 3 donnent respectivement les mômes valeurs pour l’électrode positive et pour l’électrode négative. Dans tous les cas, les courbes en traits pleins, affectés de l’indice 1 se rapportent à l’élément à l’état chargé, et celles en traits pondues affectées de l’indice 2, à l’élément déchargé après un débit de 3 heures à l’intensité normale de :>.5 ampères. La densité de l’acide
- La chute de tension est, comme on le voit, considérablement plus élevée à la négative qu’à la positive. Au contraire, la force électromo-îgative
- constance
- 1 Die Thcorie des Bleit.
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- remarquable et baisse moins h la fin de la décharge, que celle de la positive.
- Les plaques it grille ou à grande surface se comportent beaucoup mieux que les plaques précédentes. Les courbes des ligures 4. 5 et 6 montrent les résultats obtenus avec un accumulateur de traction, d'un poids total de 5 kg, et
- composé de 3 positives et 4 négatives à grille empâtée et de dimension» 200 mm hauteur, 12:) mm largeur et 3 mm épaisseur. La densité de l’acide était égale à 1,18.
- En comparant les courbes, oii trouvé qu’avec ce dernier clément, la chute de tension pour une intensité de ‘>.00 ampères est moindre que celle
- du premier élément, cependant beaucoup plus lourd, pour une intensité de i3o ampères seule-
- 11 est curieux de constater que la chute de tension à la négative soit beaucoup plus grande que celle de la positive, malgré la porosité plus faible de la matière de celle-ci.
- On ne peut expliquer ce fait par une variation de la force électromotrice puisque, comme on l’a vu plus haut, celle-ci est remarquablement constante. Il ne peut provenir non plus de la résistance intérieure qui est très petite. L’hy-
- pothèse d’un manque de matière active est également invraisemblable, car la chute de tension ; produit aussi bien avec l’électrode négative dans l’état fin de charge que dans l’état fin de décharge.
- L’auteur émet alors la supposition suivante : à l’électrode positive, l’épuisement est déterminé par le manque d’acide à l’intérieur de la plaque; à l’élec-lrode négative, il est déterminé en première ligne par la nature physique et la quantité de plomb spongieux actif. Cette hypothèse se confirmerait d’ailleurs par d’autres
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- faits bien connus, telle la variation brusque de tension et de force électromotrice de l’électrode négative à la fin de la décharge, alors que la positive ne baisse que peu a peu, tel aussi le rétablissement de la force éleclromolrice qui intéresse surtout l’électrode positive.
- L. .U: MAU.
- Sur la mesure de la résistance intèi'ieure des accumulateurs, par le D“ Th. Bruger. Con-trablat fiir Jcr.umulatoren-imd Elementenkunde, t. II, p. 197, i5 juillet 1901.
- La méthode décrite ici est rapide et exacte ; elle permet la. mesure des résistances des éléments à circuit ouvert et h circuit fermé. Elle se rattache 'en principe aux méthodes de F. Kohlrausch, Uppenborn, Nernst, Gordon et llagn ; mais elle évite l’emploi de condensateurs.
- tance étant alors /\ :
- En plaçant h dans la position II, la résistance d’équilibre devenant rt. on u
- De ces deux équations, 1
- En général a et b sont grands par rapport à r de sorte que si une approximation de 1 p. 100 environ suffit, on peut négliger >\ devant b, et
- La figure 1 montre la disposition du montage: a et 0 sont deux résistances sans induction ni capacité, et de valeur pas trop élevée ; :i est l’accumulateur à mesurer qui décharge sur la résistance R; y ex z sont deux accumulateurs supplémentaires dont les constantes n’ont pas besoin d'ètre exactement connues, mais qui se trouvent en état normal de charge : d est un fil tendu de résistance faible, divisé en ohms et sur lequel un contact glissant G vient limiter la résistance ?• ; w désigne la résistance totale de y et des contacts des conducteurs; h est un commutateur; .1 la bobine d induction pour la production de courants alternatifs et T un téléphone.
- Par cette disposition on élimine l'action du courant continu provenant de l’accumulateur d’essai.
- Si on place d’abord le commutateur h dans la position I, on a, lorsque G est dans une position telle que le téléphone ne vibre plus, la résis-
- r, — r2 est lue directement, et -j est choisi convenablement pour donner un rapport simple.
- Comme modification, 011 peut relier le contact glissant G directement au téléphone comme l’in-
- dique le schéma de la figure Par la mesure I, le conducteur d est divisé en deux résistances /• et r2 et par la mesure II en deux autres /•' et z1',. On a alors
- et
- ' + '1 - « + r'a b
- 0)
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- et en négligeant ?''s devant b
- Cette disposition a sur la précédente 1 inconvénient de donner pour la différence —7’^ une valeur beaucoup plus petite et par suite moins précise que pour la différence i\ — r2.
- T,a figure 3 représente le schéma de l’appareil construit par la maison Hartman et Braun pour la mesure des résistances d’accumulateurs, d'après la première méthode (fig. i).
- Fig. 3.
- L’accumulateur x à essayer est relié aux bornes K. et K., au moyen de conducteurs souples de forte sectiou. La clé S permet d’introduire dans le circuit le téléphone T ou de l’en retirer. Le commutateur h sert à effectuer les deux dispositions désignées ci-dessus par I et 11. d est la résistance graduée eu ohms et J la bobine d’induction de (aible résistance intérieure
- On effectue la mesure comme il est indiqué plus haut et on obtient ainsi la résistance réduite de ,r et do la résistance R placée en parallèle.
- Sur la résonance dans les courants alternatifs, par Alexander Russoll. Journal ofthe Institution of Electrical Engineers, London, vol. XXX, n” 149, P- 5<j6, avril 1901.
- La théorie de la résonance avec les courbes sinusoïdales n’est utile que dans uue première approximation grossière, mais ne permet pas d’expliquer en pratique un grand nombre de phénomènes importants.
- Soient en série un condensateur AB (fig. 1), de capacité C, et une bobine inductive BC de résistance II et de self-induction L. Le condensateur peut être remplacé par une inductance de résistance nulle et de self-induction (tu = 2-/1, n étant la fréquence).
- T.es valeurs efficaces des différences de potentiel étant V, V, et Vs entre ÀC, AB et BC, et le courant efficace I, on sait que
- l ________ v vt __ v,
- V/ll’+(L—cirp ~TST'”'/5î+T^ '
- La résonance a lieu lorsque LCw* = 1
- et dans ce cas
- V = RI.
- Le lucte.ur de puissance est égal à l’unité.
- Si 1 onde n est pas sinusoïdale, les formules
- Fig. î.
- sont très compliquées. Mais cherchons'commenf varient les tensions aux bornes du condensateur et de la bobine avec la forme des courbes (').
- Soient e, eif e, les valeurs instantanées des voltages entre AC, AB et BC et i celle du 0011-
- e = R *+ *,+** (0
- e1 — -A- Çidt (a)
- En élevant (r) au carré et prenant les valeurs moyennes
- V* = K*l» + V2, + V*t + aYiV, cos ? (4)
- œ étant la différence de phase entre e, et e2 (’f— i8o0pour l’onde sinusoïdale). O11 asupposé qu’il n’existe pas de pertes dans le condensateur et dans l’inductance.
- Par définition on a :
- p. i54 et dans"/.'Éclairage Électrique.,' t. XXII, lé1 i3, . p, 5o4.
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- D’aprèe (2) Gt (3)
- On
- manière générale :
- a et (3 élanl des constantes qui dépendent de la forme de ronde du courant. En portant ccs valeurs dans (5).
- Substituant dans (4)
- :F- = R!+W + P’“*L1-'aT- «
- C’est la formule de l’impédance entre A et C, quand on connaît la forme de l’onde (’).
- 11 est facile de voir géométriquement les valeurs de Y, et Y2 pour un voltage V donné, et une forme d’onde donnée. Afin d’éviter la représentation dans l’espace, nous supposerons que lu résistance du circuit est nulle. Soit OA (fig. 2)
- (i) Exemples numériques. Pour une onde sinusoïdale*
- a = 2\j~,ÿ=^^ et ?= t73°46\
- Pour une courbe triangulaire a-S/Jo, [5 = ^48,
- Si dans (7) on suppose C infini, c'est-à-dire le condensateur en court-oireuit, on trouve pour l'impédance p de
- p2= R- -|- 1,013 L2co2. p*— R2-$-j,si6 b3ai2.
- le vecteur Vj représentant le voltage du condensateur, OB celui de la bobine inductive. La diagonale OC du parallélogramme est le voltage efficace V. Plus l’angle AOB sera grand, plus Tonde sera sinusoïdale», et plus OC sera petit par
- Fig. 2.
- rapport, à ses Composantes; les effets dns à la résonance seront alors plus considérables.
- Soit OP (fig. 3) le voltage Y appliqué au cir-
- Supposons qu’on modifie la forme do Tonde
- Fig, 3.
- du voltage, en môme temps que l’inductance varie, de manière que l’onde du courant ait toujours la môme forme; l’angle AOB restera constant.
- Si le voltage Y reste constant, le lieu du point P est une circonférence. Pour une capacité nulle, P est sur OA. La capacité augmentant, la différence de potentiel aux bornes du condensateur augmente et atteint son maximum OS
- (y étant une constante) que dans des cas particulier*. En Dans le cas de la résonance
- p!=R1+(^r+£?-•) L,“*-
- Pour la parabole
- f- = R(i) 2-f- o,on$ L2fiP.
- Pour le triangle
- Cependant l’impédance n’est de la forme y R2
- p2= R2 -f- 0,2028 L2^*.
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- lorsque QOB est un angle droit. Dans ce cas et
- CL(0/O* = t, (S)
- Lg -voltage Y, aux bornes dp la bobine atteint son maximum quand AOG est droit, alors
- CL(«a)*==i. (9)
- Le rapport de V1 à V2 indique combien l’onde du courant diffère de la forme sinusoïdale. Plvis le rapport est petit, plus le courant eât déformé.
- Dans la ligure 4 la courbe 1 du courant est para-
- Lu valeur maxima de V, mi de V2 est
- Pour des ondcs'très déformées on risque bien moins d'avoir des voltages excessifs dus à lu résonance, qu’avec des ondes presque siuusoï-
- Un circuit résonant ne peut avoir un fadeur de puissance ègnt à Vunité que quand tonde de la différence de potentiel appliquée est sinusoïdale.
- Il est démontré (Electricien, 3 novembre 1899, p. 4qj que le facteur de puissance d’un circuit ne peut être égal a l'uuitè que si le rapport -i- est constant à chaque instant. Si la résistance dii circuit est constante, ce rapport est égal à R, et alors d’après (i), (a) et (3)
- où Â et B sont des constantes et T — 2ft\/LC.
- Et comme e= Rf, la différence de potentiel est aussi sinusoïdale.
- Puisque
- CL (,*„)• = •*£.
- bolique. Etreprésente la différence de potentiel aux bornes du condensateur, cette courbe ressemble à une sinusoïde. lt2, courbe de la différence de potentiel aux bornes delà bobine inductive, est de forme triangulaire, E est l’onde de la différence de potentiel qui doit être appliquée pour produire un courant parabolique ; elle s’écarte beaucoup de la sinusoïde. D’après un théorème général, l'onde de la différence de potentiel est bien plus déformée dans la bobine que dans le condensateur, sauf lorsque la différence de potentiel est sinusoïdale.
- Résonance des courante. — Soit ffig, 5} uu
- Dans le cas de la résonance
- (l) St on substitue dans aotte formule Ihs valeurs do a et [3 donneog, on trouve que pour une uud« do omirant paraholique. K- maximum de \\ est q.i'i Y, pour une onde triangulaire 2,4?) V.
- condensateur shunté par une inductance. Le courant principal est souvent très petit à côté des courants dérivés. Si e. f, ii sont les valeurs instantanées de la différence de potentiel et des courants dans le condensateur et dans la bobine,
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- doù
- I Ia étant les valeurs efficaces de q iit on sait que
- I, = oaYC, I. = Jt- •
- * • prcL
- es étant la différence de phase entre les deux courants, on verra comme précédemment que
- cos 9 — — —
- a ne dépend que de la forme de la différence de potentiel appliquée. Pour des ondes très détor-mées, es n’est guère supérieur à 90°
- Sur la figure 3, si OB représente le courant du condensateur et OA celui de la bobine, OC donnera le courant principal. Si la capacité du condensateur est fixe,, la valeur minima du courant principal est siu es, dans ce cas
- Si l’inductance de la bobine est fixe, le minimum du courant principal est I2 sin a et à ce moment
- CL (an)2 =z i {*).
- Essai de la distorsion de l'onde. — Si un condensateur est shunté par une bobine inductive
- f1) Exemples numériques. — i° Pour une onde sinusoïdale o = i8ou et le courant principal est nul lorsque
- CLuP^i.
- i.ooi CLuP = i.
- Si est constant le minimum est 0,1086 pour r,oi3 CLüjS — i.
- 3° Pour le triangle o = l'SLorsque varie, le i,oi3 CLw* r= i.
- i,2iC CLw2 = i.
- de façon que
- Lorsque I1=Ia l’onde est sinusoïdale. Plus le rapport est grand, plus l’onde est déformée.
- En outre, plus le courant dans la ligne principale est petit par rapport à 1, ou à 12, plus la forme de l’onde se rapproche de la sinusoïde.
- A. Nuxks.
- MOTEURS ÉLECTRIQUES
- Moteur à courant alternatif simple, sans balais et démarrant seul, par J. Fischer Hinnen.
- A propos de l’article publié sous ce titre dans le numéro du 5 octobre, l’auteur nous adresse de Prague la rectification suivante :
- « Il s’est glissé dans la dernière phrase de l’article paru dans le dernier numéro de votre revue sur un moteur à courant alternatif simple une regrettable erreur que les lecteurs auront sans doute corrigée d'eux-mèmes.
- » Voici comment cette phrase doit être comprise : il faut de plus choisir le rapport des nombres des dents de l’induit de manière qu’il ne se produise pas de points de freinage, au lieu ;< d’étincelles ».
- Commutateurs à relais Sautter-Harlé et CiL' pour la commande à distance des moteurs polyphasés. Brevet français, nc 3o8 i45, pris le i4 février 1901.
- Ce commutateur à relais a pour but de commander à distance l’ouverture ou la fermeture du rhéostat de démarrage d’un moteur triphasé. On peut lancer le moteur dans les deux sens ou l’arrêter, en introduisant une ou plusieurs sections d’un rhéostat convenablement calculé; la distance à laquelle peut se faire cette manœuvre dépend uniquement du voltage que l’on admet dans la ligne qui réunit le manipulateur de commande au commutateur à relais magnétique.
- La figure représente le moteur triphasé 1, son circuit primaire 2 ou inducteur, son circuit secondaire 3 ou induit. Le circuit primaire porte trois bornes 4» 5, 6 connectées avec trois câbles qui amènent le courant triphasé des lignes 1, 11, JIJ.
- Les commutateurs ”, 8 et 9 sont de construction identique. Les deux premiers servent à
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- lancer le moteur l’un Le troisième sert à mettre en e rhéostat.
- Le commutateur 7, par exem d’un levier 10. mobile autour d’i tal, et portant l’armature i a cTui noyaux i3, i4, i5. Chaque noya
- Lorsqu’on veut
- exemple I . Le c< noyaux, l’armatun s’abaisse et ferm< de la phase 1 pas
- à distance le moteur interrupteur Lripolairc
- se" rend dans les tro'is t attirée; le levier ro e les quatre conLacts. Le courant ?se alors par u, v et aboutit à la borne 4; le courant de la phase
- II passe par />, u et aboutit à la borne ü. Le courant de la phase
- III n’est jamais coupé et se rend par À à la borne 5.
- Le moteur sc met en marche, le rhéostat R étant intercalé. Après le démarrage, on ferme l’interrupteur I.,. L’armature du relais 9 est. attirée, ce qui ferme les contacts et met en eourteircuit les sections S et S' du rhéostat.
- Sil
- la division du rhéostat de démarrage, on emploiera deux ou plusieurs relais tels que 9 pour la mise en court-circuit de chacune des sections de ce rhéostat. Le procédé de commande à distance permet également de faire des réglages de vitesse par l’introduction
- du
- >stat
- •rudué dans le
- par l’une des phases; les enroulements sont réunies ou connectées en poîygon
- extrémités de leurs
- qu
- ; l’ar
- mité du levier contact ne le levi
- 1 tôles isolées. L’extn apporte quatre touches venai
- quatre plots. Un ressort r lorsque le courant est coupc.
- Le courant est pris en dérivation par les interrupteurs tripolaires I2, L, Is.
- Le circuit de l’induit du moteur aboutÎL à trois bagues, qui sont réunies par les conducteurs B, C, U aux extrémités d’un rhéostat R formé de deux sections S, S'. Cette disposition suppose que l’enroulement secondaire de l’induit est fait avec deux phases; le même principe s'appliquerait il un enroulement triphasé.
- circuit de l'induit.
- Les contacts des commutateurs à relais peuvent être construits d’une manière quelconque. O11 peut notamment employer des contacts doubles en charbon et en métal, la rupture se faisant toujours entre deux Louches en charbon, de façon à ce que l’étincelle ne se produise jamais sur des touches métalliques pour les détruire.
- A. Nuisis.
- DÉCHARGE ÉLECTRIQUE
- Lister eu rapportant les nombres obtenus dans des mesures de déperdition électrique exécutées pendant un voyage duus la Mer Glaciale,
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- ro 6
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- a relevé (* *) conimeul, lorsque l’humidité relative croît, le coefficient de déperdition dans T air libre diminue, quel que soit le signe de l'électricité. On donne comme explication de ce fait, que, si la vapeur d’eau contenue dans l’air est très voisine de son point de condensation, un grand nombre de scs ions libres existant dans l’atmosphère subissent une notable diminution de leur mobilité,
- Pochettino, au cours de mesures effectuées de juillet à octobre, a la station météorologique de Conegliano, a vérifié les résultats précédents. La méthode employée est celle même d’Elster et Geitel dans leur recherche si l’air, est légèrement conducteur et si sa conductibilité doit s’attribuer principalement à une ionisation partielle [â).
- Lps coefficients de déperdition obtenus avec des charges positives et. négatives soûl, dans des conditions semblables, égaux au degré d’approximation des expériences. La nature du sol et du
- mesure. Il en est de même de la température, de l'humidité absolue, de la force du vent et de l’état du ciel.
- En effectuant des mesures de chute de potentiel, l’auteur relève deux maxirna caractéristiques à onze et à seize heures, et deux maxirna secondaires à neuf et à treize heures. On ne rcniarrpe rien d’analogue dans les valeurs du coefficient de déperdition.
- Conformément a ce qui a été signalé par Klster, aux valeurs les plus grandes de l’humidité absolue correspondent les valeurs les plus faibles du coefficient. Cette relation est générale et indépendante du signe de l’électricité. Cependant, pendant les pluies, le coefficient croît pour les charges'positives et reste à sa valeur normale pour les charges négatives. Ce fait est d’accord avec les résultats obtenus parElster et Geitel au voisinage d’une chute d’eau.
- G. Goisot.
- Sur l’énergie absorbée par l’étincelle dans les différents états de la radiation cathodique, par P. Cardani. Il Nuovo Cimento, t.h p. 241, avril 19m,
- Les recherches du professeur Cardani avaient
- (s) El»i'i:k. Pkysikalische ZeiUehrifl, a4 novembre 1900. (*) Elster et GiijTEj.. Annahn der Pkyzik, fi° 7, p. 42$,
- 1900-
- pour but de déterminer comment se modifie l’énergie qui est absorbée par l’étincelle lorsque la raréfaction va progressivement en augmentant à partir des pressions auxquelles commencent les phénomènes cathodiques. Elles sont eu quelque sorte la suite d’un travail précédent du même auteur fait aux pressions plus élevées ('). Une partie des résultats obtenus par Cardani confirment ceux que Villard a indiqués en 1899
- La disposition expérimentale est la suivante : les armatures externes de deux grands condensateurs cylindriques sont respectivement reliées aux deux pôles d’une machine de Iloltz-Yoss, le spintéromètre principal avec une distance explosive restée invariable de 2 cm est en dérivation; les armatures internes sont reliées par un circuit qui comporte le fil de platine d’un thermo-calorimètre à pétrole et le tube à vide où a lieu la décharge. Le circuit est complété par de gros conducteurs métalliques. Une longue et très mince colonne d’eau est en dérivation entre les armatures internes, de telle sorte que la charge» du condensateur s’obtient régulièrement à travers cette colonne, tandis'que la décharge traverse presque entièrement le circuit du tube avide.
- De cette façon, la quantité d’énergie absorbée sous forme de chaleur dans les gros conducteurs est négligeable et l’énergie disponible se retrouve presque intégralement distribuée entre le thermo-calorimètre et le trajet de l’étincelle. Si cette quantité est constante, la partie absorbée par l’clincelle est le complément de celle qui est mesurée dans le calorimètre à pétrole.
- Les expériences montrent que la quantité d’électricité qui traverse le circuit est constante quelque soit la pression dans le tube à vide.
- L’auteur a opéré avec l’air, l’hydrogène et l’anhydride carbonique, et il a constaté que la suite des modifications qui se présentent dans l’aspect de l’étincelle lorsque la raréfaction augmente est identique pour les trois gaz, et que ces modifications correspondent à la même pression, dans tous les cas où les pressions sont mesurables directement au manomètre. L’auteur a admis qu’il devait en être encore de même pour les pressions intérieures auxquelles
- (i) P. Cardani. Il Nuovo Cimenta. t. XL février rgoo.
- (*) Villard. Journal de Pfyt„ 1. YIII. j,. 1 et 148,
- '899-
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- se manifestent les rayons cathodiques; il s’est alors servi de l’aspect de lu décharge comme caractéristique des conditions de. chaque expérience. Les résultats sont les suivants.
- L'énergie absorbée par les gaz traversés par la décharge subit une modification importante lorsque l’étincelle passe de l’état de trait brillant à celui d’aigrette lumineuse; à la pression de ioo mm de mercure, quand la transformation est complète, l'énergie absorbée passe par un maximum (environ les y/io rie l’énergie dispo-nible), su valeur baisse ensuite rapidement jusqu’à i/io quand l’espace obscur est détaché de la cathode de io à 20 mm. Cette marche du phénoriiène a d'ailleurs été déjà indiquée.
- Lorsque les phénomènes cathodiques commencent à se manifester, tout au début, l’énergie absorbée continue très légèrement à diminuer. Puis, l’énergie absorbée augmente avec la raréfaction et atteint la moitié de l’énergie disponible quand les rayons X commencent à apparaître, cette augmentation continue et la valeur tend vers 9/10 quand les raxons X ont acquis une grande intensité. On peut aussi admettre que pour les raréfactions très poussées auxquelles l’intensité desrajronsX est rapidement modifiée, on n’observera rien de singulier au point de vue de l’énergie absorbée dans le tube; il semble donc que les modifications de l’énergie dans les différents états de la radiation cathodique ne sont pas absolument liées à l’émission des ravons X, dont la production dépend seulement dus conditions particulières des parois du tube frappées par le faisceau cathodique.
- Les expériences montrent que, à fous les degrés de la radiation cathodique, on n’observe aucune différence entre les quantités d’énergie absorbée par l’étincelle pour l’air, l’hydrogène et l’anhydride carbonique, lorsque la comparaison est faite aux mêmes aspects du tube. Si donc Ton admet qu’au même aspect du tube, correspondent les mêmes conditions mécaniques des gaz traversés par l’étincelle, on joeut conclure que l’énergie absorbée dans le tube aux mêmes conditions de la radiation cathodique est indépendante delà nature du gaz.
- Ceci n’a pas lieu pour les pressions supérieures à celles qui correspondent aux phénomènes cathodiques.
- L’énergie absorbée dans le tube aux différents états de la radiation cathodique éprouve de sen-
- sibles modifications par 3c passage prolongé de décharges successives. L’elfct observé alors est analogue à celui que l’on obtient en diminuant progressivement la pression : l’énergie absorbée augmente par un passage prolongé des décharges de la batterie.
- G. Goisot.
- Courbes caractéristiques dans la décharge électrique a travers les gaz raréfiés, par Ed. Riecke. Dr Ann. t.LY, p. ^95-617, mars 1901.
- Ces courbes sont analogues aux courbes caractéristiques des dynamos ; elles s’obtiennent en prenant pour abscisses l’intensité f du courant qui
- traverse le gaz et pour ordonnée la différence de potentiel e entre les électrodes. Si E est la force électroinotrico de la source, r la résistance extérieure du circuit.
- Si E et r restent constants, la caractéristique est une droite. On obtient cette droite en joi-
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- gnant le point E (e = E, j = 0) au point (e0, i) correspondant à un couple de valeurs e0, i déterminées par l’expérience le champ magnétique à l’intérieur du tube étant nul (fïg. i'.
- Si on excite un champ magnétique a l’intérieur du tube, la forme de la caractéristique change. Pour rendre plus visible l’influence du champ magnétique, on calcule la différence entre les valeurs de e qui s’obtiennent, par la môme intensité, en dehors du champ magnétique et
- même temps le centre de rotation s’éloigne sur la courbe primitive e, vers la région des intensités croissantes.
- Les courbes reproduites ont été obtenues avec un récipient sphérique de 0,9 cm de rayon : l’une des électrodes A a son centre dans le plan diamétral horizontal de la sphère, l’autre B également, mais sou plan est à 90° du plan de A. Lorsque A est cathode, la rotation de la caractéristique est beaucoup plus forte et le centre
- dans le champ magnétique: on trace ensuite la courbe ayant pour abscisses les intensités i et pour ordonnées ’ ces différences. Ces mêmes courbes peuvent aussi être considérées comme obtenues par le déplacement des courbes primitives dans la direction de l’axe des e: ce déplacement est assujetti il la condition que les points de différentes courbes situés sur une môme parallèle à Taxe des e gardent la même
- Sur les figures 2 et 3, les courbes qui correspondent au champ magnétique nul sont tracées en Irait lort : les autres correspondent a diverses intensités du champ magnétique.
- L’action du champ magnétique se traduit sur la construction graphique par une rotation de la caractéristique e0 dans le sens direct. Quand l’intensité du champ magnétique augmente, l’amplitude de cette rotation «augmente et en
- de rotation est beaucoup plus près de l’origine des i. Les conclusions qui découlent de l’ensemble des expériences sont que :
- L’action du champ magnétique sur la décharge se décompose eu deux parties, qui portent l’une sur la portion «modique, l’autre sur ht portion cathodique. Le champ magnétique provoque une variation de la différence de potentiel de décharge : une augmentation à l’anode, une diminution à la cathode. La grandeur de ces variations dépend de l’iulensité du courant, mais suivant des lois différentes : pour les faibles intensités c’est l’action sur la décharge positive qui est la plus grande et inversement. Par suite, il existe une valeur' particulière de l’intensité pour laquelle le champ magnétique ne modifie pas la différence de potentiel de décharge et cette intensité croit en même temps que l’intensité du champ magnétique.
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- I.c champ magnétique provoque un allongement et diminution de section de la décharge positive, d’où l’clevation de la différence de potentiel. Dans la décharge négative, le champ magnétique provoque une contraction de la région obscure et de la lueur négative, contraction qui devient très grande si le champ est intense : il s'ensuit une diminution de la chute de potentiel à la cathode.
- L’allure générale de tous ces phénomènes reste la meme quand on fait varier la pression du gaz. Aux pressions élevées, on n’observe guère que l’action du champ magnétique sur la partie positive de la décharge, beaucoup plus énergique d’ailleurs quand la cathode est eu A. Cette circonstance décèle la dissymétrie du dispositif, qui s’accuse d’autre pari par l’aspect des phénomènes lumineux.
- Sur quelques-uns des diagrammes, les caractéristiques se croisent avec la caractéristique primitive e . Il est à présumer que pour des décharges plus intenses, on observerait une diminution de la différence de potentiel. Le point d'intersection correspond en effet à la compensation mutuelle des effets de signe contraire du champ magnétique sur les deux portions de la décharge : il représente une intensité du courant de décharge d’autant moindre que la pression est. plus basse
- L’étude du courant de décharge au moyen du téléphone montre que ce courant est as0ez rarement continu. Aux pressions élevées, le téléphone ne reste jamais silencieux: aux pressions plus basses, le courant est à peu près continu et ou 11e perçoit qu'un léger bourdonnement de temps à autre. M. Lamotte.
- Influence des radiations sur la décharge par étincelle, par E. Warburg1. Dr. Ann., t. Y,
- Décharge par étincelles sous l’influence des oscillations rapides, par K..-E. Guthe. Or. Ann., l. V, p. 818-829, août 1901.
- La décharge se produit entre deux boules de métal poli, l’une, A est reliée au sol, l’autre B est portée a un potentiel croissant. 11 faut distin-
- r° Le potentiel de B est accru lentement.
- H Cf. Paalzow et Neeskm. L'Éclairage Électrique, t. XVI, p. iC4; juillet 1898.
- Si l’oxploseur est protégé contre les radiations actives, le retard, c’est-à-dire l’intervalle de temps qui sépare l’établissement du potentiel delà production de l’étiueelie, rend impossible toute mesure exacte de lu différence de potentiel explosive quand il est grand. Ce cas se présente dans la plupart des gaz sers lorsque l’intervalle explosif est petit.
- Si l’exploseur est soumis à l’action des radiations actives, rayons ultra-violets de Rœntgen ou de Becquerel d’une intensité suffisante, il ne se produit pas de retard ; l’étincelle éclate aussitôt que le polenticl de R a atteint 1111e certaine valeur qu’on peut déterminer avec précision el qui est indépendante de la nature des radiations.
- 11 n’y a pas dans le cas où la différence de potentiel croit lentement, d’abaissement de la différence de potentiel explosive sous l’influence des radiations, mais seulement suppression du
- Le potentiel de B est élevé rapidement : par exemple, on relie la boule B, jusque-là eu communication avec le sol, brusquement avec l’armature interne d une bouteille de Lcyde. Il arrive, dans certaines circonstances, que l’exploseur étant irradié, l’étincelle se produit déjà, alors que le potentiel de la bouteille de Levde est inférieur au potentiel explosif déterminé dans le cas précédent.
- D’après M. Swyngcdauw, ce phénomène est dù à ce que l’action des rayons, ultraviolets abaisse le potentiel explosif, d’autant plus que le potentiel est établi plus rapidement.
- Cependant il faut remarquer que dans ces expériences l’exploseur, au moment où 011 établit la communication avec la bouteille, se charge par des oscillations amorties, pendant lesquelles la différence de potentiel entre les pôles prend momentanément une valeur plus grande que le potentiel de la bouteille. Si la capacité de l’ex-ploseur est négligeable vis-à-vis de celle de la bouteille et l’amortissement négligeable pour la première demi-oscillation, la différence de potentiel maxima peut être égale à deux fois celle des armatures de la bouteille.
- 11 est donc possible que la diminution de la différence de potentiel explosive admise par M. Swyngcdauw n’est qu’apparente et qu’en fait la différence de potentiel atteint ou dépasse momentanément la différence de potentiel explosive normale.
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- Pour le vérifier, M. Warburg effectue les
- Deux bouteilles, Tune de grande capacité C, =0,0067 microf., l'autre de petite capacité C, o,ooo3a8 microf. ont leurs armatures externes reliées au sol. Sur la communication sont insérés un rhéostat électrolytique et une bobine dont le coefficient d’induction propre est 42100cm. Aux armatures de la bouteille sont reliées les boules de l’exploseur qui sont d’ordinaire éclairées par la lumière d’une lampe à arc concentrée par une lentille de quartz.
- D’après la théorie des oscillations, on peut calculer les valeurs niuxima que peut prendre la différence de potentiel entre les boules.
- Si on supprime la bobine et le rhéostat, la charge des boules se fait sous forme oscillatoire. La différence de potentiel explosive normale étant de 419° volts, il suffit de charger la bouteille C, à 2 920 volts pour que l'étincelle éclate dans l’exploseur irradié quand on établit brusquement la communication entre C, et Ca. En fait, la différence de potentiel maxima qui résulte des oscillations peut atteindre ici 55oo volts. Si on porte la résistance du circuit à 3o6 ohms, la charge des boules se fait suivant une loi apériodique, il faut charger la bouteille Cj à 4 365 volts, ce qui correspond à une différence de potentiel limite de 4 I5o volts entre les boules : cette limite est, aux erreurs d’expérience près, égale à lu différence de potentiel explosive normale.
- Enfin, on met à la fois dans le circuit la bobine et la résistance, ce qui réalise de nouveau les conditions du régime oscillatoire. En chargeant C, à 3 95o volts, la différence de potentiel maxima peut s’élever ici à 4 volts, soit 600 volts au-dessus de la différence de potentiel explosive normale.
- Les radiations ne provoquent donc pas d’abaissement de la différence de potentiel explosive, môme dans le cas d’une charge brusque.
- D’une série d’expériences effectuées avec des résistances différentes, il résulte que la différence de potentiel maxima réalisée pendant les oscillations est toujours plus grande que la différence de potentiel explosive normale de quantités dépassant l’ordre de grandeur des erreurs d’expérience.
- M. Guthe a étudié le retard à la décharge avec le dispositif décrit ci-dessus par M. Warburg. Il a vérifié, d’accord avec les expériences
- de M. Warburg, que l’écart entre la différence de potentiel maxima obtenue dans les oscillations et la différence de potentiel explosive statique V0 dccroit quand l'amortissement augmente et s’annule quand la charge devient apériodique. Mais on ne remarque pas d’influence directe de la période, même quand elle varie dans de très larges limites, 7,01 io_*à o,3o
- Ce résultat infirme l’hypothèse de Warburg d’après laquelle celle différence serait due à un léger retard subsistant malgré l’action des rayons ultraviolets. On peut sc demander si, en réalité la valeur de la différence de potentiel maxima est bien liée aux conditions expérimentales par
- v„„=v(. + r^)
- où Y est la différence de potentiel moyenne, T la période et 6 le rapport ~ du double de l’induction propre a la résistance. Il est aisé de voir que les conditions que suppose réalisées cette formule, ne le sont pas dans l’expérience.
- Pour établir cette équation, on suppose en effet qu’au temps o, c'est-à-dire au moment où on établit la communication entre les armatures internes des bouteilles Cj et C2. la différence de potentiel entre les deux armatures de C2 est V2 =0, entre les deux armatures de C1% V = V. En réalité les choses ne se passent pas tout à fait ainsi dans l’expérience. On déclenche un ressort relié d'une manière permanente à l’armature interne de la bouteille C2 : ce ressort quitte le bloc relié au sol, pour venir toucher le bloc communiquant avec l’armature interne de la bouteille C,. Mais avant que ce-dernier contact soit établi, une étincelle éclate entre le bloc et le ressort : pendant l’intervalle de temps qui s’écoule entre l’explosion de celte étincelle et l’établissement du deuxième contact les oscillations sont produites en totalité ou en partie. Si la grande bouteille ne s’est pas déchargée complètement dans la petite par l’intermédiaire de l’étincelle, la valeur maxima que peut atteindre la différence de potentiel entre les armatures de Cs est plus petite que la valeur calculée par la formule ci-dessus.
- En fait, l’expérience prouve bien que jamais la différence de potentiel entre les armatures de la petite bouteille n’atteint la valeur moyenne cal-
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- 19 Octobre 1901.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- culée par la formule, mais seulement les o,8'i tle ce chiffre.
- Nos connaissances sur la nature de l'étincelle sont trop peu précises pour qu’il soit possible actuellement de proposer une formule théorique pour remplacer celle de M. Warburg. La formule empirique
- Y = 26 V*
- représente bien la différence Y' — Yw — Vfl. I/équation
- donne des valeurs de V„ qui dans tous les cas coïncident avec les différences de potentiel explosives statiques.
- La formule empirique traduit aussi le fait que pour une môme longueur de l’étincelle, la différence \' ne dépend qüe de 1 amortissement et aussi qu’elle croît avec la longueur de l’étincelle proportionnellement, à la différence de potentiel explosive statique. M. Lamotte.
- DIVERS
- Note sur le potentiel d’un système symétrique, par T. J. l’A. Bronswich. Phil. mat,'. I. VI,
- Legendre a montré que si le potentiel d’un système (symétrique autour de l’axe des .5) est connu en tous les points de l’axe des z, la valeur de ce potentiel en un point de l’espace peut alors être exprimée en termes harmoniques sphériques. Mais il ne semble pas qu’on ait remarqué que cette méthode peut conduire dans pareils cas h une discontinuité apparente des fonctions potentielles exprimées de cette manière.
- Pour éclaircir ce point, considérons le potentiel d’un disque circulaire pour tous les points de l’espace ; c’est là une application classique de la méthode de Legendre qui figure dans Lous les traités classiques courants.
- D’après Thomson et Tait [Nattirai Philosophy, 1890, art. 546) nous trouvons :
- v, = »«? (c, V- + c, — P, + C. P, + ...J ... Ir>a)
- v, ^L-i-r, + c, JL p, + c,~~r P* + )
- (a + rP. + r, V Pl+ClJ±Pl+...^
- >0, 4-<e<„)
- où p est la densité superficielle, a le rayon du disque ; l’origine des coordonnées est au centre du disque et le plan de ce dernier coïncide avec le plan des xy. On a en outre,
- H = ** + y* + =î, = = r cos 0,
- et P„ désignent les P„ (cos 9) c’est-à-dire les coefficients de Legendre d’ordre n ; c’est ainsi que cn est lé coefficient de .r1* dans le développement de (T-(-.£•)"2 suivant les puissances de .r, de sorte que
- (, + X)'T- r0 + q.r + c**’ + rsx* +...
- Dans ce qui suit nous poserons cos 0 — Revenons à notre fonction potentielle.
- Dans le plan du disque (z = o), il est facile de voir que les deux valeurs de V sont continues, mais est discontinu : c’est bien là une des propriétés générales du potentiel. Mais, en apparence, au point r = a, V0 n’est pas égal à V,. Le point que l’auteur veut éclaircir, c’est qu’il n’v a pas de discontinuité dans le potentiel ni dans les coefficients différentiels en un point de l’espace libre. Les formules précédentes nous donnent, pour r — a
- Y0 - V, = ^pa [(c, - c0) + P.+ (c, - Cl) rs H- ...
- -Mc» + !- C„)P2„-b ...j (î* > O)
- -CoJ-PH- (ca-Ci)PS+...
- + (cii + 1 — cn) Pa„ + ...J (îA < o)
- On déduit de là, s’il n’y a pas de discontinuité, en se souvenant que Pt — »j.,
- + |i = (c0 ~ c,) + (q - q) P2 + ... + (Cn - e« +, ) P2n+...(!A>o)
- - JA= (Co-Cd + (q - q) P2 + ... +(cn-cn + 1)
- Pin + ••• (fA < o).
- Pour montrer cela, il faut développer' f (ia) en termes de coefficients de Legeudre, où/’([a) = -(- [a, pour [A > o et /’(u} = — [A, pour u. < o.
- Or, nous savons, avec certaines restrictions sur la nature de^’([A) du même type que les condi-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIX. — N° 42.
- lions de Dirichlel pour la série de Eourier, cjuc nous pouvons écrire Et on a alors pour Aa : Ao = -^~ f fM — / 1 AdK="7J = co «1-
- (ri. Il résulte donc de là que l’expression
- a,= ' f V(ri ri, (ri ri*- <0 - «0+ (<4 -‘ri p, + -+(p.- ri. *. ) ^ + ...
- Les conditions necessaires pour le développement étant ici satisfaites, nous avons, a pour valeur -f- u. si. 0. >0, et — ;xsi u<o. On a donc Lien Y,=Y0 aux poiuts où r=a. Considérons encore la valeur de ^ ^
- A,=-ïL±_L|y’"(_riP,(ririri , + ^'(+riP.'(ri.^] c’est-à-dire aux points r= a. Elle doit y être nulle puisqu’il n’y a pus de densité superficielle sur la sphère, sa valeur est 27rp [ [J. —f- Cj -j- (2c, + 3câ) P, • ‘ ...
- Ar = (ïf + i)J plJ, (p) d]j. (p pair) + | 2„C..+ (2„+ ,) e, + 1 | P„+ ...] (p > 0)
- Ar = o (jj. impair) D’autre part, + q + K+ 3^) ps+ ... + | 2r„—(2fî+ T) «B + 1 j P,„-f ... ] (fi< 0)
- (" + .) ]JV(ri = ri + >) (ri + rP._, (ri chacune de ces expressions s’évanouissent d’après la valeur de A,„ trouvée plus haut. Donc
- A», =J\i,,n + _,) P„+ , (ri+ (ri] ÔV. ôV„ “ar = aux p01pts 71=
- On prouve, en outre, facilement que d’autre part V, et V0 satisfont à la même équation différentielle de Laplace :
- /W.+yÏMril-f-- ^ , J« L «J J Jo (i — -1'j.h + h2)-j ô / ’ 9v\_i_ 1 ô /-• fl ôv\_ ôr \^r dr }' siuü bt yMI1 Ô9 J °
- =L[a *sd- ( -k) ]=>+y et aux points où r—-.a, on a :
- et par suite, -, , ÔV0 ÔV, eL àr “ br ’
- /t‘p«._1(ri<'p = ^. pour toutes les valeurs de 0 comprises entre 0 et r:. Il résulte, donc de là que \° est le prolonge-
- L’expression de Asn devient alors ment analytique de \( an delà de la sphère r= a et que par conséquent la discontinuité r = a ri est.
- Ai„=(,»+,)f„_, |-2,„,„. qu apparente. On rcuconlre la même difficulté dans le cas
- Or, d'après la définition même de c, du potentiel magnétique d’une bobine circulaire traversée par un courant. L'expression do ce potentiel est donnée dans le même article, cité au commencement de cette aualvse. de Thom-
- donc, ’ ^ } son et Tait. E, Nécolcéa.
- A., = (t.-t..,l + [(2,1 — .) Cn + 2 Cn t, ] Le Gérant : C. NAUD.
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- Tome XXIX.
- Samedi 26 Octobre 1901.
- >. - N" 43.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur h la Sorbonne, Membre de l'Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Inslitut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- NOTE SUR LES PROPRIÉTÉS DES ANNEAUX A COLLECTEUR
- Depuis quelque temps, nous entendons affirmer, de divers côtés, l’existence de propriétés nouvelles des anneaux à collecteur, qui auraient une grande importance industrielle (‘).
- i° U serait possible de faire engendrer un flux magnétique par un de ces anneaux, en y envoyant des courants alternatifs de fréquence quelconque w, par l'intermédiaire de balais appuyés sur le collecteur, sans avoir a surmonter d’autre impédance que celle due à la résistance des circuits : à la seule condition de communiquer aux balais, par rapport au collecteur, dans un sens convenable, une vitesse relative égale à <»>.
- 2° Si cette vitesse relative était égale à tu — U, l’impédance que l'on aurait à surmonter serait la môme que si, celle vitesse relative étant nulle, on envoyait dans l'anneau, par l'intermédiaire des balais, des courants de fréquence U.
- Nous croyons pouvoir résumer, cle la manière suivante, les raisonnements sur lesquels on s'ajipuie pour affirmer l’existence de ces propriétés.
- Considérons, pour fixer les idées, un anneau du genre Gramme A (voir flg. i) divisé en en X sections et muni d’un collecteur G à X touches [N.= 12 sur la figure]. Autour du collecteur sont disposés k balais bl ô2... à les uns des autres [A: 3 sur la figure 1 .
- T/anneau est fixe, mais on peut faire tourner les balais autour du collecteur.
- Envoyons k courants, de fréquence to, de mémo intensité efficace, mais successivement décalés de période, à travers ces balais : ils engendreront 1111 flux dont l’intensité pourra
- C1) Voir en particulier l'article do M. Heylwul, publié ci-àprès- (N. d. i. U,}.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIX. — N° 43.
- être considérée comme constante, si le nombre k est assez grand, et qui tournera t vitesse fc> par rapport aux balais.
- Faisons tourner, maintenant, les balais by, hr.., bk avec la vitesse — <>, soit en sens i du flux. Celui-ci, étant animé de deux vitesses égales et de signes ccntrair
- dans l’espace. Les diverses sentie flux, donc : pour y faire passer de
- de l’anneau ne seront le siège d’aucune variation de courants de fréquence w, il suffira de surmonter leur résistance.
- les balais avec lavitesse w, c la vitesse <> — U, le flux avec la vitesse U. La fré-dans les diverses sections
- se déplu position points d'entr
- Si, au lieu de faire tourr nous les faisions tourner 3 se déplacerait dans ï’espa» quenee des variations de fl
- de l’anneau serait égale à U. Donc, pour faire passer les courants de fréquence w à travers l’anneau, nous n’aurions à surmonter que rimjiédauee qu’auraient ses circuits, si les balais demeuraient fixes et si on les faisait traverser par des courants de fréquence U.
- Nous ne croyons pas que ces propriétés aient jamais été constatées et les raisonnements qui précèdent nous paraissent inexacts.
- Fig. i. Ils supposent, on ell'cL, que la direction du flux
- engendré par l’anneau demeure rigoureusement fixe ou ivec une vitesse constante, tandis qu’elle oscille constamment autour d’une venue. Tant que les balais s’appuient sur les mômes touches du collecteur, les
- •uzj~
- rant dans l’anneau demeurant fixes, la direction du flux se déplace ouvemenL des balais. Toutes les secLions de l’anneau sont alors le siège des mêmes forces éleclromotrices que si les balais ne tournaient pas. QuandTcs balais viennent à s’appuyer sur de nouvelles touches, la direction du flux subit un décalage brusque, dans le sens du mouvement des balais, mais la somme des forces électromotrices développées dans tout circuit de l’anneau compris entre deux balais consécutifs est nulle, les choses sc passant comme si ce circuit était aussi déplacé, dans le sens du mouvement des balais, en même temps que le flux et de la môme quantité que lui.
- Il est facile de s’en rendre compte.
- Considérons une portion développée de l’anneau et de son collecteur [voir figure (a) F;,
- et deux balais consécutifs by et b2.
- Nous supposons, pour fixer les idées, que la distance comprise entre les deux balais soit égale à un multiple exact de la largeur d’une touche du collecteur [on a supposé ce multiple égal à G sur la figure 2], que les balais soicut exactement décalés d’un angle égal à et que le nombre PS’ de sections de l'anneau soit un multiple exact du nombre de balais k. A l’époque q, les balais occupent les positions indiquées sur la ligure 2.
- Nous supposons enfin que les balais se déplacent d’une manière continue, dans le sens de la flèche, avec la vitesse (ta — U).
- I. Phénomènes dont l’anneau est lk siège pendant que les balais by et bt continuent a s’appuyer sur les mêmes touches du collecteur. — Ces balais tournant avec la vitesse
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- les touches r et 7 (
- 1 pendant un temps égal l
- Pendant ce temps, le conri 4, 5 et 6.
- Ce courant produit une force; n des sections comprises entre les rapport à l'anneau, avec la vitesse Ce llux se déplace à travers balais. Ces sections régulièreinen régulièrement décalés. La diiFéren circuit situées à--^— l’une de l’aul de deux sections en circuit situ( dans le même sens. •
- On peut considérer les soctlo mateur à courants polyphasés, do court-circuit, sont, fermes sur des qui relient les points d’entrée des Si ces résistances sont petites rants qui produisent, une force u celle produite par les sections en c Il convient donc que ces résisl d’une section. Dans ces conditions l'anneau, tout en rendant petit circuit.
- Il doit être bien compris que 1 l’intensité du flux développé par J Donc entre les époques et t -i° Les forces électromotrices développées entre les prises de e< rants polyphasés, dont les circuit résistances sont très grandes, pa toujours être réalisé, les forces éh par rapport aux courants qui vont 1Les impédances qu’ont à s-' de la vitesse de rotation des bala de l'anneau, est toujours égale à <
- II. Phénomèxks nus a la co.vim au contact de la touche a du collet La section t est mise en court La suppression du courant dar pour effeL de déplacer brusquen ment des balais, à partir de la po Mais, en même temps, dans le ci pris la place de la section 1, la sertit
- balai b., traverse les sectio
- , 3,
- nte à celles produites par les courants I à engendrer un llux tournant, par lu mouvement des balais, meau mises en court-circuit par les t; lui deviennent le siège de courants s courants de deux sections en court-j.nt la même que celle des courants : de l’autre, les angles étant comptés
- e les circuits primaires d’un transibr-laires, constitués par les sections en ées par les lames IL... [voir figure {2)] u aux touches du collecteur, urt-eireuit sont le siège de forts con-lement égale ot de signe contraire à peut produire aucun flux appréciable, es par rapport à la résistance réelle uire un flux de grande intensité par iurants dans les sections en court-
- :s sections, ne peuvent que diminuer me consommation inutile d’énergie
- es balais sont les mômes que celles >rimaires d’un transformateur à cou-nt fermés sur des résistances. Si ces les circuits secondaires, ce qui doit ppées entre les balais [sont déwattées
- i électromotrices sont indépendantes ence des couraiîts, dans les sections considéré.
- pie b H—j7p, le balai bt vient bandonne le contact de la touche 7.
- 7 est remise en circuit.
- . rétablissement dans la section 7 ont , dans le sens du iriouve-
- N
- •cuit, compris entre les balais bL et bla section n 3 colle de la section 2...
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- La direction du flux, est la même, par rapport au circuit considéré, après comme avant la coimnulation.
- L’énergie potentielle de ce circuit est la même avant, comme après la commutation.
- Les choses se passent donc comme si ce circuit se déplaçait d’un angle égal à , en même temps que le llux et dans le mémo sens.
- Nous pouvons dire encore : Le llux tourne avec une vitesse uniforme égale à par rapport, aux circuits de l’anneau, mais on imprime à ceux-ci un mouvement saccadé, do vitesse moyenne égale à t.»— U, et de sous inverse à colle du flux.
- Niais, en supprimant le courant dans la section i et dans les sections correspondantes des autres circuits de l’anneau, nous avons perdu l’énergie intrinsèque de ces sections et récupéré seulement leur énergie relative aux «(sciions demeurées en circuit. En rétablissant le courant, dans la section 7 et dans les sections correspondantes, nous avons dù leur fournir leur énergie intrinsèque et leur énergie relative aux sections demeurées en circuit.
- Ces énergies relatives étant évidemment les mêmes, nous n’avons eu en définitive qu’à fournir l’énergie intrinsèque des diverses sections remises en circuit.
- Los forces ôlectromotrices qu’il a fallu développer, pour cela, entre les balais étaient nécessairement des forces éîectromotrices wattées, puisqu’elles prenaient de l’énergie au courant, tandis que les forces éleelromotricos dues au déplacement du llux eu sens inverse des balais, étaient des forces électromotrices déwattées, comme nous l’avons vu plus haut.
- D’autre part, nous savons que l’énergie intrinsèque d’une section d’un anneau recouvert d’un nombre de spires déterminé est inversement proportionnelle au carré du nombre N de sections de cet anneau, si bien que la perte d’énergie par seconde due à la commutation est inversement proportionnelle au nombre N.
- Nous pouvons donc la rendre négligeable en augmentant le sectionnement de l’anneau; nous rendons en môme temps négligeables les forces électromotrices wattées produites par la commutation.
- III. Conclusion,— Pendant que les balais s’appuient sur les mêmes touches du collecteur, nous pouvons considérer les circuits do l'anneau compris entre eux, comme les circuits primaires d’un transformateur à courants polyphasés dont les circuits secondaires, constitués par les bobines en court-circuit, seraient fermés sur des résistances.
- La commutation n’a d’autre effet que de substituer périodiquement à ce transformateur un autre transforma Leur identique,mais cette substitution ne détermine la production d’aucune force éleclromotrice appréciable entre les balais qui servent de prises de courant.
- Donc nous pouvons dire :
- Si nous envoyons K courants alternatifs polyphasés dans un. anneau à collecteur, par Vintermédiaire de K balais successivement décalés d'angles égaux à —•, les forces électro-molrices qu'il faut développer entre les divers Induis, pour déterminer le passage des courants, sont les mêmes, que les balais demeurent fixes ou- qu'ils tournent, par rapport au collecteur.
- O11 peut néanmoins mettre à prolit les propriétés de ces anneaux, dans les machines à courants alternatifs, pour leur faire produire des flux inducteurs capables de tourner par rapporL à eux, sans que les courants qui devront traverser leurs circuits aient à surmonter d’autre impédance que celle due à la résistance de ces circuits. Mais il faut s’y prendre autrement.
- Nous rappellerons, à ce sujet, un système que nous avons imaginé jadis <?L qui a fait
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- Tobjet d’une note parue dans les comptes rendus de la séance de du juillet 1889. que nous reproduisons ci-dessous^).
- MOTEUR OU GÉNÉRATRICE ASYNCHRONE SANS DÉPHASAGE
- L’objet de oet article est de décrire un dispositif simple ayant pour résultat intéressant d’annuler le déphasage entre le courant et la tension, dans les moteurs asynchrones, et de faire disparaître toutes les conséquences connues produites par l'entrefer entre le stator et le rotor.
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- Ce résultat est obtenu par la production directe du champ dans l'induit au lien de’l'inducteur, comme cela s’est fait en général jusqu’ici (*).
- Los courants nécessaires à l'excitation sont fournis par un dispositif très simple qui peut être appliqué à chaque type de moteur sans grande difficulté. En principe, le dispositif peut être présenté de la façon suivaule :
- Considérons (fig. i) un moteur d’induction triphasé avec induit en court-circuit simple, du type appelé à cage d’écureuil. A est le stator ou l’inducteur du moteur et B le rotor ou l’induit en court-circuit. Les barres do cuivre placées autour de l’induit dans des rainures appropriées sont mises en court-circuit de chaque côté par un anneau K.
- Si des courants triphasés sont envoyés par les trois bornes I, II, IIJ, dans l’inducteur A, ils y donneront naissance à un champ tournant qui traversera l'inducteur et l’induit et produira un couple entre ccs deux parties.
- Le champ provient ici du stator (à l'opposé de ce qui se passerait dans le moteur synchrone qu’on obtiendrait si par exemple on remplaçait l’induit par un électro-aimant à deux pôles). Les courants d’excitation du stator, qui créent le champ tournant, sont dos courants alternatifs de même fréquence que les courants de travail et par conséquent sont des courants déwattcs correspondant à une puissance apparente relative-• nient très grande.
- Si les courants d’excitation étaient de simples courants continus, ou même des courants alternatifs à basse fréquence, la puissance nécessaire à l'excitation serait définie par les portes ohmiques. Mais, comme on le sait, dans les circuits traversés par des courants de fréquence assez grande, il se produit une force eoulre-électromotrice, dite de self-indue-"tion, et le courant magnétisant est donné par la tension résultante, toujours très faible, différence géométrique entre la tension aux bornes et la force électromotrice de self-induction. Ceci a en outre pour conséquence le grand déphasage connu entre le courant et la tension. Cependant les pertes réelles dans le cuivre dues à ccs courants sont très minimes et leur valeur est ordinairement, au-dessous de i p. ioo de leur valeur apparente.
- Tout ceci serait évité si l’on produisait le champ tournant directement dans le rotor en court-circuit au lieu de Je produire dans le stator.
- Dans le rotor ou induit B, en effet, cotte force contre-électromotrice de self-induction n’existe pas ou du moins elle n’a qu’une valeur minime. La fréquence du champ dans l’induit est très petite ; elle est, avec la fréquence des courants d’alimentation, dans un rapport égal au glissement du rotor. Comme on le sait, l’induit tourne avec le champ tournant, sa vitesse ne diffère- de celle du champ que d’une quantité très faible, le glissement, qui doit suffire à la production des courants nécessaires dans l’induit à court-circuit. A l’opposé de la grande force électromotrice de self-induction du stator, celle du rotor est très petite et la tension induite est par suite celle qui est juste necessaire pour produire les pertes ohmiques dues aux courants dans l'induit. Par suite, si, au lieu de fournir à l’inducteur les courants de magnétisation nécessaires pour exciter le champ tournant, nous les envoyons dans l’induit, avec la fréquence convenable, nous éviterons ainsi la production de la force contrc-éleclromotrice qui nous gêne dans le stator.
- (i) Un dispositif pour compenser le décalage des phases a été imaginé par M. M. Leblanc. Celui-ci emploie on moteur auxiliaire dans l'induit et mis par les bagues de contact en circuit avec l’induit du moteur ; mais, comme il y a lieu d’ajouter un moteur auxiliaire, ce procédé est assez compliqué.
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- Toute la tension requise pour les courants de magnétisation se réduirait alors à la petite force éleelromolriec nécessaire pour compenser la chute ohmique dans le cuivre. La seulo difficulté à surmonter est d’envoyer les courants dans le bobinage de l’induit mis en court-circuit, eJL ceci de façon à ce qu’ils aient, dans cet induit, la môme phase et la mémo direction qu’avaient, précédemment les courants de magnétisation dans le stator.
- On y arrive de la manière la plus simple, comme l’indique schématiquement la figure i : par Lrois balais bbb qui glissent sur Vanneau K de l'induit et dont la position vis-à-vis du stator est telle que les courants amenés de cette façon auront la même direction dans le rotor qu’avaient auparavant les courants de magnétisation dans le stator. La leusion de ces courants ne doit être que très minime (môme en supposant que le nombre des bobines soit le même sur le stator et sur le rotor) ; elle peut donc être empruntée à quelques bobines du stator seulement.
- En opérant ainsi, on transforme en somme les courants de fréquence normale (inducteur) en courant de basse fréquence (induit), mais, pour cotte transformation, nous n’avons pas besoin d’un commutateur dans le vrai sens du mot. La transformation peut eu effet s’opérer au moyen d’un anneau fermé, comme cela se présente sur le schéma. En général, on no fera pas usage à cet effet d’un induit dit à cage d’écureuil, par suite de la trop grande intensité des courants qui en résulterait sous les halais, mais on pourrait par exemple fermer un induit bobiné à la façon ordinaire sur un anneau dont la résistance sera dans un certain rapport avec celle du bobinage.
- Ceci n’a aucune importance en ce qui concerne le rendement. D'abord les pertes dans cet anneau ne doivent être que très petites, ensuite on peut diminuer les pertes dans le bobinage en augmentant la profondeur des rainures et en plaçant un peu plus de cuivre sur l’induit. L’augmentation de la dispersion des lignes do force qui résulterait de là n’est pas importante, puisque, comme nous l’avons dit, le déphasage du courant se trouve annulé par notre procédé. Du reste, ceci n’est pas uécessaii-e, comme le prouvera très bien l’exemple
- Extérieurement, la partie la plus caractéristique du moteur est l’anneau fermé que l’on emploie comme commutateur. Il va évidemment de soi qu’un pareil-commutateur perd tous ses caractères compliqués et évite, la formation des étincelles de la môme façon que les bagues collectrices ordinaires dos moteurs asynchrones. On pourrait objecter qu’une partie du courant d’excitation est perdu dans l’anneau représentant pour celui-ci un circuit en dérivation avec le bobinage. Ceci est vrai, mais il faut ajouter que par notre procédé, le courant d’exritalion se trouve être déjà tellement réduit que les pertes n’ont aucune importance.
- Supposons que la perte normale dans le cuivre de l’induit soit 3 p. ioo, 2 p. 100 dans le bobinage et 1 p. 100 dans l’anneau. La résistance de l’anneau serait donc la moitié de celle du bobinage. Le courant de magnétisation est en général égal au tiers du courant en charge. Par conséquent, la perte due aux courants d’excitation s’élèverait au neuvième de la porte totale dans le cuivre, c’est-à-dire à 2/9 p. 100 dans le bobinage. Ajoutons les 4/9 P- 100 auxquels s'élève la perte dans l’anneau mis en parallèle au bobinage, et nous arriverons ainsi en tout et pour tout à 6/9 p. 100 = 2/3 p. 100 de perte de magnétisation. Comme on le voit, ce résultat se trouve être tellement minime qu’il n’.a aucune importance, malgré la perte éprouvée dans l'anneau de court-circuit.
- Une certaine analogie existe pour les machines à couranLs continus où l’on remplace les balais en cuivre par des balais en charbon. Dans ce cas aussi, les pertes d’une partie sont artificiellement augmentées par les résistances plus grandes des balais en charbon et ordi-
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- naïvement en de plus fortes proportions que celles que nous venons d’établir. Malgré cola, on les adopte volontiers et leur emploi est de beaucoup compensé par d’autres avantages.
- Il est aussi très avantageux, en pratique, d’employer, au lieu d’un seul anneau en métal d’une certaine résistance, un collecteur ordinaire dont les lames se trouvent réunies entre elles par des conducteurs de résistance appréciable. En principe, cela ne change rien, et la formation des étincelles aux balais est également évitée par les shunts que présentent les connexions entre les segments.
- Enfin, on peut aussi placer sur l’induit, en même temps qu’un bobinage en court-circuit, un deuxième bobinage avec collecteur auquel on amène les courants de magnétisation. La self-induction du bobinage avec collecteur serait en effet annulée par le bobinage en court-circuit et la formation des étincelles au balai serait également évitée.
- Pour les moteurs dont les circuits d’induit aboutissent à des bagues collectrices, en vue de leur démarrage, on devra évidemment placer l’anneau K au point neutre dos trois phases.
- Le fonctionnement du moteur peut être expliqué de la manière suivante :
- La position momentanée et la rotation synchrone du champ par rapport à l'inducteur est fixée par la position des balais (voir figure) ; elle est indépendante de la vitesse de l’induit. Les courants amenés par les balais produisent dans ce dernier un champ tournant. Supposons que l'induit tourne à vide à la vitesse du synchronisme. Le champ dans l’induit sera fixé et le courant, complètement transformé en courant continu. L’induit étant chargé, le champ dans l’induit tournera lentement, il glissera et produira dans les bobines fermées de l’induit des courants de travail qui tendront à maintenir la vitesse. Los courants amenés par les balais produisent le champ dans chaque position et les courants de travail produits par le glissement tendent à retenir le rotor. Ils transfèrent ainsi le travail de l’inducteur dans l’induit. Les mêmes courants de travail dits wattés qui circulent dans l’induit existent aussi dans l’inducteur, mais en sens inverse naturellement, et les courants de magnétisation sont annulés dans ce dernier.
- Pour annuler exactement le décalage des phases, il est évident que le courant amené aux balais doit être réglé, ce qui s’obtient par des résistances qu’on place en avant des balais. On peut aussi dépasser celte excitation, correspondant à cos ® — i, et produire par surexcitation une avance de phase, comme on le fait dans les moteurs synchrones.
- II. est à peine nécessaire de faire remarquer le grand avantage que présente, pour les moteurs, la compensation du décalage des phases. Ce décalage constitue le défaut bien connu des moteurs asynchrones, si parfaits pourtant en tous autres points; il ne permet ordinairement pas d’employer directement ces moteurs dans des réseaux d'éclairage. Dans les installations de transports d’énergie, il a pour effet d’introduire en dehors de la marche en pleine charge des courants déballés qui surpassent souvent en grandeur les courants de travail. En admettant même que le cos s atteigne la valeur 0,7, les courants déwattés sont proportionnels à sin œ et ont encore la même inLensité que les courants de travail proprement dits. Pour un moteur en pleine charge, dont le cos <5 serait égal à 0,9, l’intensité des courants dcwatLés atteint encore la moitié de celle du courant do travail. Ces derniers résultats ne sont obtenus d’ailleurs que par l'emploi d’un entrefer minime, comme 011 a coutume de le l'aire pour ce genre de moteurs, alors que, pour des raisons mécaniques et pour la sécurité de la marche, il serait préférable d’employer des entrefers plus grands, ainsi qu’on le fait, par exemple, pour les moteurs à courants continus.
- Enfin, le moteur peut fonctionner également comme génératrice cl .produire des courants polyphasés indépendants des autres génératrices. De cette manière., il crée lui-même
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- son champ magnétique comme une machine à courant continu et n’a besoin d’aucune excitatrice. La fréquence des courants d’une semblable génératrice n’est pas (comme pour les génératrices ordinaires) absolument définie par le nombre de tours de la machine, mais se trouve réduite, suivant la charge plus ou moins grande, même pour une vitesse constaute du rotor. Son nombre de tours et son nombre de périodes sont asynchrones et, à l’opposé des génératrices ordinaires, elle peut être mise en parallèle avec une autre génératrice sa ns que les deux tournent rigoureusement en synchronisme. La mise en parallèle et la marche de ces génératrices s’opèrent aussi simplement que celles des machines à courant continu. Toutes les difficultés relatives à la marche en parallèle produites par les degrés üirrégularités de la machine motrice ou par des moteurs à gaz, disparaissent pour ces machines à courants alternatifs. Ce procédé est tout spécialement recommandable pour la construction de grandes machines à faible vitesse avec accouplement direct à machines à vapeur, et dont l’influence du degré d’irrégularité est très connue par suite des grandes difficultés que présente la marché en parallèle et les lourds volants qu’elle exige afin de les éviter.
- Il est probable que l'emploi de notre dispositif donnera d’autres résultats intéressants. Des génératrices de ce genre pourront être, par un semblable procédé, aussi facilement compoundées que des machines à courants continus pour tension constante et charge variable et aussi pour des décalages variables dans le réseau. Pour le moment, différents moteurs d’essais sont en fabrication en Allemagne, à l'AUgemeine Electricitæts Gesellschaft et chez MM. Siemens et lialske, et je pense pouvoir, prochainement, en publier quelques résultats.
- À. Hëytanü,
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- DE LA. FABRIQUE DE CELLULOSE ET PAPIER FELDMülILE A COSEL-ODERHAFE.Y
- La fabrique de cellulose Feldmiihle à Cosel avait déjà reçu, en 1892, une installation de lumière el de transport d’énergie, comprenant, en chiffres ronds, 4°o lampes à incandescence. 10 lampes à arc et une puissance transmise de 3oo chevaux. Les résultats satisfaisants obtenus avec celte installation conduisirent à faire adopter l’éclairage et la force motrice électriques dans une nouvelle fabrique de papier (fig. 1), située à 3oo ni de la fabrique de cellulose.
- Dans cette installation, exécutée comme la précédente par l’AUgemeine Elektricitàts Gesellschaft, ou choisit le courant continu pour l’éclairage (système à 3 fils, 2X 110 volts), pour un chemin de fer électrique (220 volts), tandis que le courant triphasé servait au transport d’énergie.
- Station centrale. — Dans la station de la fabrique de papier (fig. 1), on a installé les machines suivantes :
- ï génératrice triphasée de 5oo kilowatts, à 200 volts, tournant à la vitesse de 2i5 tours par minute ;
- 2 dynamos à courant continu de 48 kilowatts chacune, sous 240 volts, tournant à 110 tours par minute ;
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- i dynamo à courant continu de 18 kilowatts, eL donnant de 65 à 90 volts à 1 o5o tours par minute, servant de survolteur;
- 1 batterie d’aecuniulatcurs de iJn éléments, d’une capacité de 54o ampères-heure pour un courant maxiinun de 180 ampères à la charge et à la décharge.
- Toutes les machines sont actionnées par une machine a triple expansion de 1 800 chevaux des ateliers de Corlitz avec distribution Collmann.
- Le tableau de distribution est on marbre (tig. et porte les appareils de réglage et de couplage, ainsi que les instruments <1(5 mesure; tous les 1'usibles sont réunis sur un tableau spécial en ardoise placé derrière. Les lignes sortent directement de la salle derrière le tableau ; quelques-unes seulement sont souterraines et vont à la batterie d'accumulateurs, puis de là dans les divers locaux de l’usine.
- Le schéma de la figure 3 représente le groupement des circuiLs. Les dynamos à courant continu peuvent, alimenter le réseau ensemble ou séparément. La batterie d’accumulateurs est constamment mise en parallèle avec les dynamos par ses conducteurs extrêmes. Elle sert à effectuer Le partage de la tension. Le réducteur sert à meLLre hors circuit, les éléments chargés et à régler la tension sur les deux ponts. Le survolteur sert à élever la tension pour la charge. Des bornes de la batterie pavLent les conducteurs qui alimentent les lampes restant allumées constamment; un interrupteur bipolaire permet, de les éteindre toutes simultanément. Le réseau du chemin de fer est branché sur les rails principaux au moyen d’un interrupteur bipolaire.
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- Le service est réglé de la façon suivante : le jour, une dvnaino à courant continu couplée en parallèle avec les accumulateurs, fournit le courant nécessaire à l’excitation de l'alternateur et au service du chemin de fer ; la nuit, tant que les locomotives sont en marche, les deux dynamos fonctionnent concurremment avec la batterie. Lorsque le service du chemin do fer est terminé, une seule dynamo sullit pour le reste de la nuit.
- En semaine, l’installa lion fonctionne jour et nuit. La machine à vapeur n’est arrêtée que
- du'dimanche matin à 6 heures, jusqu'au lundi matin à 6 heures. Pendant ce temps la batterie alimente seule les lampes de surveillance et l’éclairage d’une maison d’employés.
- Le eouranL triphasé ne sert qu'au transport de force. L'alternateur travaille donc sans interruption, sauf le dimanche.
- L’éclairage comprend 38 lampes à arc et 760 lampes à incandescence.
- Station- hydraulique. — Cette station est située sur le terrain de l’ancienne fabrique de cellulose,, à 34o m de la station centrale et fournit; l’eau nécessaire aux deux fabriques. La puissance totale des moteurs électriques de cette station est de 200 chevaux.
- Le courant est amené au moyen de 12 lignes de 95 min2 (4 par phase). Trois moteurs triphasés de 3o chevaux installés au premier éLage de l'usine actionnent au moyen de courroies des pompes centrifuges disposées au-dessous du niveau du sol (lig. 4-) La pompe actionnée par le premier moteur élève l’eau de l'Oder dans un réservoir, d’où elle est envoyée dans des conduites sans être purifiée. Les deux autres pompes amènent l’eau
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- dans des grands bassins visibles à gauche de la figure l\. Do là Peau passe sur des filtres qui la clarifient; puis deux pompes rénlrifuges d’un débit total de ia mH à la seconde, actionnées chacune par un moteur de 60 chevaux, élèvent l'eau dans une tour de 22 m de hauteur. La différence de niveau entre le bassin et la tour est de i8,5 m.
- Deux moteurs de 5 chevaux chacun desservent les filtres.
- Des commutateurs permettent de brancher tous les moteurs de la station hydraulique soit sur le réseau de la nouvelle usine, soit sur celui de l’ancienne ; il en résulte une très grande sécurité d’exploitation. Les cinq grands moteurs de la station marchent sans interruption à pleine charge. La semaine ils reçoivent, en principe, leur courant de la fabrique de
- papier : le dimanche ils sont branchés sur la fabrique de cellulose. Par contre, les moteurs de 5 chevaux desservant les filtres ne sont en service que pendant quelques heures.
- Fasrtqije oe papier. — fin moteur triphasé de 17a chevaux installé dans un bâtiment spécial sert à la commande des calandres. A cel. effet le moteur actionne une transmission qui met en mouvement 4 calandres, trois machines à couper en travers, une machine à couper en travers et. en diagonale.
- De la même façon, deux moteurs desservant la salle des machines à papier sont disposés dans un local contigu. L’un des moteurs, d'une puissance de 4° chevaux, attaque la transmission à vitesse variable, l’auLre, d’une puissance de 20 chevaux, attaque la transmission À vitesse fixe de la machine à papier.
- Cette machine produit des papiers glacés d’un côté, jusqu’à 2 5oo mm de largeur. L’épaisseur peut en être réglée avec une extrême précision, au moyen de la variation de vitesse des organes variables. A cet effet, une résistance insérée dans le rotor du moteur de 4o chevaux permet de donner à l’induit 3a vitesses différentes depuis la vitesse normale jusqu'au i/5 de la vitesse (et dans ce dernier cas encore au i/3 de la charge du moteur).
- Non loin de la machine à papier, un moteur de 20 chevaux commande une transmission
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- qui actionne deux machines à humecter, deux machines à couper les rouleaux, trois pompes hydrauliques et une cisaille à mains.
- Pour empêcher la vapeur d’eau de se condenser sur le cylindre sécheur de la machine à papier, on a disposé, à proximité des cylindres, 5 ventilateurs de 2 chevaux chacun, que des moteurs à induit, en court-circuit, commandent par courroie.
- Un monte-charge électrique installé près de la machine à papier sert à élever la cellulose nécessaire à la fabrication, et à descendre le papier terminé pour l’amener au chemin de 1er électrique. Un deuxième monte-charge (fig. 5) sert à amener le papier coupé à la salle de triage. Les deux monte-charges sont identiques et. ont une force do 1 a5o kg avec une. vitesse moyenne de 0,2 m par'seconde, la hauteur de levage est de 6 m. Dans la salle de cuisson de la colle, les machines tournent à très faible vitesse. Un moteur do 20 chevaux actionne les divers engins; et comme sa vitesse très faible de 475 tours par minute est encore trop élevée, on a disposé un engrenage dans la transmission (fig. 6). Les machines, se trouvent soit dans la salle à cuire la colle au deuxième étage, soit dans la salle à broyer les couleurs située au-dessous. Il est rare que les deux installations fonctionnent
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- on mémo temps cl le moteur est, par suite, peu chargé. Un troisième monte-charge, identique aux deux premiers, soit à la manutention des marchandises.
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- relie les deux fabriques. La voie est double, l'écartement des rails est de j5o mm, la di.s-Lanee des voies est de a'5oo mm d'axe en axe. La voie esl établie sur un remblai de i,5o ni de hauteur moyenne, destiné d’une part à parer aux inondations fréquentes de l’Oder, d’autre part à éviter des rampes (la nouvelle fabrique est en effet un peu plus élevée que l'ancienne).
- L'une des deux voies sert uniquement au transport du charbon. Sur le terrain de l’ancienne fabrique de cellulose, on a disposé, à l'extrémité de l'embranchement du chemin de fer de l'Etat, une série de coffres à charbon (fig. y) où l’on charge le poussier destiné à la consommation. L'ouverture d'une trappe permet au charbon de tomber sur les wagonnets.
- d’une contenance de yao kg. Un train do charbon comprend G voitures et la locomo Live qui, se trouvant en queue du train, pousse les wagons. Lorsque le train est. arrivé dans la cour de la fabrique à papier, il. décrit une courbe jusqu’au plan incliné conduisant à un nouveau dépôt à charbon (fig. 8). Là les voitures sont détachées, et tirées une à une sur le plan incliné au moyen d’une chaîne. On les vide dans les réservoirs à charbon, puis on les laisse redescendre sur le plan incliné et on reforme le train qui est alors dirigé à nouveau sur la station terminus.
- La longueur de la voie est de ôoo m, et la locomotive remorque, dans une journée de 10 heures, ifi trains de G voilures à y5o kg, soit au total yi tonnes de charbon.
- La deuxième voie sert à la manutention du papier, libre, cellulose, chlorure de chaux, matières colorantes et. autres, destinés à la fabrication du papier. Les marchandises qui arrivent par le chemin de fer de l'État sont déballées et amenées sur un wagonnet qui roule sur une passerelle et arrivent ainsi sur les voitures à'marchandise. Les trains so composent ordinairement, de a voitures qui passent d'abord sous la voie dérivée du chemin de fer do l'Etat en décrivant nue forte courbe (fig. 9), traversent la voie des trains à charbon, et suivent ensuite une voie parallèle à ceile-ri qui les conduit dans la cour de la nouvelle fabrique.
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- La ligne aérienne est portée, par des mais tubulaires à double potence (fig. 10), dis-
- tants de 35 m en moyenne. Les fils tendeurs pour les courbes des cours de la fabrique
- FiS. II. Cour dr l'usim:.
- sont fixés aux bâtiments au moyen de crochets. Dans les endroits oii la voie passe très
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- près des bâtiments, on a employé soit des supports fixés aux murs, soit des mâts tubulaires
- fiff- ")
- La ligne est on bronze siliceux de 5o mur de section et à une hauteur de 3 m Exception est faite pour le passage dans la voie de raccordement (fig\ 9 et 10) où la hauteur de la ligne n’est que de 3,70 m, et encore celte hauteur n’a été obtenue qu’en surbaissant un peu le sol. Il en résulte que le passage sous la voie est compris entre deux rampes. En cet endroit la ligne est portée par des isolateurs doubles montés sur planches. Ûn évite ainsi tout contact entre l’archet ou le lil et les parties métalliques du pont. Aux points de croisement avec les lignes téléphoniques et télégraphiques, le fil aérien est. recouvert d’un
- Fig. ia. — Locomotives électri.jues.
- tube isolant ouvert par le bas et directement fixé sur lui au moyen do crampons. En outre, a un mètre au-dessus do la ligue, se trouve un filet protecteur dépassant l’archet de 4° cm de chaque côté.
- Le lil aérien et. les rails sonl reliés par des lignes au tableau de distribution et peuvent en être séparés au moyen d’interrupteurs bipolaires. Des parafoudres sonl disposés sur la ligne aérienne à l’entrée dans la station et aux derniers poteaux. En outre, chaque poteau est muni d’une pointe de fer qui communique par un fil de cuivre avec un tube de fer enfoui dans le sol humide. Des lampes à incandescence éclairent la voie.
- Deux locomotives assurent le service (flg. 17'. Chacune est mue par un moteur série à 22o volts d'une puissance normale de 12.5 chevaux, d’une puissance maxima de 18 chevaux. Le mouvement est transmis par chaîne Galle aux deux essieux. Un contrôleur placé à l’intérieur de la voilure sert à la mise en marche et au réglage de la vitesse, avec y combinaisons différentes. La locomotive est munie d’un solide frein à bande, mais peut aussi être freinée électriquement. Le mécanicien manie le contrôleur de la main gauche et le frein de la main droite. La prise de courant se fait par archet, à changement de sens automatique. Chaque locomotive éclaire la voie au moyen de deux lanternes, pourvues chacune de 7 lampes à incandescence.
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- .Les dimensions principales de chaque locomotive sont les suivantes :
- Largeur maxima............................................. i 600 »
- Hauteur maxima.............................................1000 »
- Chaque locomotive exerce un effort de 4^° kg' au crochet, de traction et atteint une vitesse maxima de m km à l’heure; le poids est de 3 ;>oo kg'.
- L'installation qui vient d’èlre décrite présente celte particularité que les diverses applications de l’électricité, éclairage, transport do force et. traction s’y trouvent réunies. Une seule sLation assure des services aussi multiples, ce qui contribue à procurer un très haut degré de sécurité joint à une grande facilité d’exploitation.
- E. Beutom.
- SLR LA THÉORIE GRAPHIQUE DES .MOTEURS SYNCHRONES
- Comme suite à l’article do M. Rlondel sur ce sujet, aux remarques de M. Verhocckx et à la réponse de'II. Blondel, publiés récemment!1), nous recevons les deux lettres suivantes :
- Dans sa note du n° 3<), M. Blondel me prie de me reporter' à son livre sur les moteurs synchrones, où 11e se trouve pas l'erreur, qui s'est glissée dans son article du n° 10 et que j’indiquais dans ma note du n° 3^. En effet, l’absence de la mémo erreur clans le livre de il. Blondel prouve bien qu’elle est de la nature d’iuic simple inadvertance; mais je n’avais pas besoin de consulter son livre pour être parlaitemeut convaincu que l’erreur ne pouvait être autre chose. J’ai tout simplement attiré l’attention de l’auteur, dont la haute compétence reste, hors de la discussion, sur une erreur glissée dans son article, que je pouvais seulement constater, sans pouvoir en découvrir la cause. Maintenant, la question se pose de savoir si la construction que M. Blondel donne dans sa note pour la détermination de la courbe en V par points, est, en réalité, à préférer à la conslnielion des hyperboles que j indiquais dans la note du n° 3^. La manière la moins encombrante d’opérer, ne sera pas, je crois, comme le veut M. Blondel, de procéder par tâtonnement, mais de construire une courbe auxiliaire de la manière suivante :
- Posons
- s = f2 —wLM,,
- et calculons pour une série de valeurs de é\, correspondant dans l’épure avec des valeurs de Irf , la quantité tz.
- Si nous portons tc et sur un système d’axes, nous obtenons une courbe
- F.n traçant une droite parallèle à l’axe des (*)
- (*) L'Eclairage Électrique, t. XXVII, p. 429 ; t. XXVIII, p. 399 cl fài.
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- l'intersection île cette droite avec la courbe auxiliaire nous donne les valeurs de i\, pour lesquelles l’équation
- «L'I, —~
- est satisfaite.
- Dans la construction de M. Blondel, la détermination des points 0L sur U2X exige donc pour chacune de ses droites Jis la construction d’une seconde courbe auxiliaire qui, elle même, doit être calculée point par point. Je doute que cette construction soit plus simple que celle que j'ai indiquée et où chaque hyperbole correspond dès le commencement avec; un point O, connu.
- Recevez, etc.
- P.-M, YeEUOECKX.
- En réponse aux très intéressantes observations de M. Verhoeckx, je vais / peut exécuter les « tâtonnements » dont il s’agit sans construire de courbe, ment de ma ligure ') page 4^8. Connaissant P et se donnant une valeur de 1,„
- «pliqner comment on m se servant préeisé-oti connaît le second
- conséquence. Quand on a déterminé le polynôme N deux valeurs, l’une u d’interpoler et de prendr
- membre de l’équation
- Ô2 — o> IJ I.j = constante M
- On prend un point sur la droite DO, on décrit de Aj comme centre un cercle de rayon K, ; soit Oj son intersection avec la droite A.2.r. Ou ' en déduit aussitôt les valeurs de 0’,, et \d
- ^2 = ÂÂ
- et par suite, par exemple, la valeur de —oL'Irf=X.
- Si cette dernière est plus grande que M', c’est que le point choisi est trop près de D. Si elle est au cou traire plus petite que M, c'est que le point est trop loin de D. On déplace le point A, en facilement, deux positions A, A1/ qui donnent pour une un peu trop grande N, et l’autre un peu trop petite N;', il sulïil point A', tel que
- pour obtenir la puissance P désirée, avec une approximation bien sullisantc pour La pratique.
- Voilà le procédé que j’entends sous le nom de tâtonnement, sans construire une courbe K=f{&2), comme lesuppose-M. Verhoeckx dans sa dernière lettre.
- Je ne prétends pas du tout diminuer ainsi la valeur de son élégante construction d’une hyperbole, qu’on peut très bien préférer, et qui donne une solution théoriquement, plus parfaite, ülais je cherche en général ii n’utiliser dans les constructions graphiques que des droites et des cercles.
- Je profile de la môme occasion pour compléter ma précédente réponse au sujet du paragraphe
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- dans lequel M. Yerhoeekx a trouvé avec raison une contradiction avec oc qui le précédait. Je me suis aperçu que ce paragraphe a étc transposé là par erreur au lieu de celui qui figure dans mou livre, et se rapportait à l’article « Convertisseurs » formant la seconde partie de mon travail cpie je corrigeais à la même époque. On retrouvera ce passage à sa place dans celle seconde partie, qui va paraître. Pour rétablir le texte relatif aux moteurs il suflit. de supprimer dans le titre ([>. 433) les mots « à puissance constante et par suite » et a la page 439 les lignes iq-a3.
- Veuillez agréer, etc.
- A. Bloxdf.j..
- HE VUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- TRACTION
- Les locomotives électriques à grande vitesse de l’Allgemeine -Elektvicitæts- Oesellschaft, par O. Lasclie. Eleitrotcchnischc Zeitschrift, l, Wll, p. 8oj>. :iC septembre 1901.
- L’Allgemeine Eleklricilats-Gesellseha ft a entrepris, sur sa plate-forme d’essai, des expériences sur une voiture à grande vitesse qui ont pleinement confirme toutes les prévisions théoriques. T.a voiturea été essayée avec nue vitesse circonférentielle des roues de 00 >n par seconde, soit ‘îoo à p.io km à l’heure. Puis la voiture a été livrée à une société d’études qui. va continuer les expériences sur une voie d’essai.
- 1. Voie d’essai. — La société d’études pour chemins de fer électriques à grande vitesse a été constituée en vue d’étudier les conditions techniques et économiques de la traction électrique sur les voies normales. On a admis comme limite supérieure de la vitesse uoo km à l’heure. Sur l'opinion favorable émise par des personnes très autorisées, on résolut d’employer une voit? déjà existante. T.a construction d’une voie nouvelle aurait en elfet exigé un temps et. des ressources considérables. Les essais commenceront donc incessamment sur la ligne militaire Berlin-/.ossen. Cette voie est particulièrement appro-priéeà ces éludes, car la superstructure, le profil et l'éclissage y présentent une certaine divorsiLé.
- Nous n’exposerons ici que la construction et les essais de la voiture ainsi que les études et essais auxquels cette construction a donné lieu.
- a. Vitesses de RO à 100 km à l'heure. Si 1 on conserve les vitesses actuelles de 80 à 100 km a l’heure, les voitures électriques fatiguent inli-uiment moins les voies actuelles que les loco-
- motives à vapeur. Dans bien des cas, la traction électrique permet d’aiiginenler très sensiblement le trahi', sans inodilicr en rien les ouvrages d’art ou la supers! ructuve. 11 est inutile d’insister sur les avantages que le public retirerait de l'augmentation de vitesse avec voitures isolées ; diminution du temps du Irnj'et ; fréquence îles trams ; absence de fumée.
- La construction des voilures motrices n’offre aucune difficulté pour ces vitesses ; ni la superstructure, ai les installations existantes ne subiraient de modifications importantes. La réalisation d'une économie sérieuse au moyen de la traction électrique est une condition qui n’est pas indispensable au succès de la traction sur voies normales. Il est. certain que l’emploi des stations centrales permet l’emploi de chaudières perfectionnées, avec réchaulieurs, économiseurs, d’où résulte une utilisation du combustible bien meilleure que sur les locomotives ; la possibilité d’alimenter de longs trajets avec une seule centrale permet de charger plus régulièrement les machines, mais l’économie ne peut être réellement démontrée que par les essais. Dans bien des cas, l’augmentation de confort suffi seule à justifier l’adoption de la traction électrique.
- b. Vitesses de 200 ktn à Vheure. — Le véritable objet des essais, est de. déterminer les conditions techniques d'un service à grande vitesse ainsi que le maximum de vitesse admissible. Jl est hors de doute que les signaux devront être modifiés, que les passages à niveaux et aiguillages seront supprimés ou tout au moins radicalement transformés. Les deux voies devront probablement être séparées, avec gares distinctes pour la voie montante et pour la voie desceu-
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- i. Construction de la voiture motrice. — On n'emploiera pas des locomotives au sens ordinaire du mot. mais bien des voitures motrices qui pourront contenir 5o voyageurs. L'une de ces voitures a été construite par rAllgenieinc Eleklriciliils Gesellschaft, une autre par Siemens et Halske. T.a puissance normale des moteurs est de r ooo chevaux, mais peut être portée à 3 ooo. Les essais montreront si ces puissances élevées sont nécessaires et permettront de déterminer la consommation aux différentes vitesses ainsi que l'influence du vent.
- Le courant triphasé a été adopté pour permettre la traction sur les longues distances. Les essais entrepris ont montré que la production et la transmission de courant h \o ooo et oo ooo volts n’ofTre plus de difficultés. Pour la voie d’essais, on s’est contenté de i > ooo volts, car la distance de celle-ci à la station centrale do .Berlin n’est que de 12,0 km, et la longueur de la voie n'est que de 24 km. Des transformateurs portés par la voiture même abaissent la tension à 4d5 volts, mais ce dispositif n/a rien d'obligatoire. Dans bien des cas, .il sera plus avantageux d’alimenter les moteurs directement a 1 ooo volts et de donner la même tension aux fils aériens. Des transformateurs répartis le long de la voie permettraient d’abaisser la tension de 5o ooo à 2000 volts, transformateurs qui n’exigeraient aucun service ni entretien.
- A chaque extrémité delà voiture se trouve une cabine pour le mécanicien. Tous les organes conduisant, le courant ont été disposés dans le milieu de la voiture et séparés des compartiments par des cloisons doubles en tôle soigneusement mises a la terre.
- La longueur totale de la voiture est de 22 m. La caisse est supportée par deux trucks très forts munis chacun de 3 essieux. L’essieu du milieu sert de support tandis que chaque essieu extrême est commandé par un moteur de 2U0 chevaux normalement et “5o chevaux au maximum. Le diamètre des roues est de 1 200 mm, la vitesse de 900 tours par minute.
- 3. Etudes préliminaires sur la construction de la voiture. — T.a voiture avant été construite uniquement en vue d’essais, le constructeur a pu abandonner les anciens procédés pour se lancer résolument dans une voie nouvelle. La construction diffère par suite entièrement de tout ce qui a été lait, soit pour les locomotives
- électriques de vitesses moindres, soit pour les voitures urbaines et suburbaines. Les études ont donc porté particulièrement sur les points on les locomotives à grande vitesse diffèrent des machines ordinaires.
- On croyait au début que le poids de l’équipement électrique ne pouvait pas descendre au-dessous de 5o tonnes pour les puissances do 3 ooo chevaux. Grâce-à de nouveaux dispositifs et à une construction spéciale des transformateurs, moteurs et appareils de démarrage, on n pu arriver à 3o tonnes seulement. Grâce à une ventilation énergique du 1er des transformateurs, le poids a pu en être réduit à 6,5 kg par kilowatt. Les moteurs ont été construits suivant les nouveaux tvpes de l’Aligeineine-Elektricitâts-Gcsellschaft : le bâti en fonte est supprimé et. J a couronne de tôles est libre, et par suite très bien ventilée.
- Une autre question bien délicate était la suspension du moteur. Toute transmission tels que engrenages ou chaînes devait être exclue à priori. Quoiqu’on eût posé en principe de suspendre les moteurs par ressorts, il a fallu étudier bien des dispositifs divers. On commença par accoupler rigidement le moteur aux roues ; puis on le suspendit à l’essieu au moyen de ressorts ; ou bien on accoupla le moteur aux roues avec un accouplement élastique. Le problème était des plus dillieiles ; il fallait suspendre élastique-nient un moteur de ^5o chevaux tournant à 1 ooo tours sans charger aucunement l’essieu. On réussit enfin à trouver une solution satisfaisante en employant un accouplement élastique à glissement et une suspension élastique des paliers du moteur. L’arbre du moteur est forcément creux et la vitesse tangeutielle dans les paliers est de 10 m par seconde. Les essais ont montré que les vitesses de 9.0 m étaient admissibles même pour de très fortes pressions.
- On avait déjà souvent réalisé des rhéostats de démarrage pour moteurs de 200 et de yoo chevaux ; mais jamais encore ces appareils n’avaient été exécutés pour une puissance quadruple, avec réglage de vitesse et dimensions restreintes. On avait le choix entre les rhéostats à liquide et les rhéostats métalliques. Les premiers paraissaient inapplicables, car uti démarreur liquide ordinaire ne peut rester en circuit pour régler la vitesse : le liquide s'échauffe rapidement au point d’entrer en ébullition. Pour les
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- rhéostats métalliques, le nombre considérable de contacts, balais, connexions et résistances constituait un obstacle’ des plus sérieux. Quatre moteurs avec 3 circuits donnent i > phases exigeant, chacune au moins 12 contacts ; à chaque coulant correspondent des câbles de connexion allant aux résistances. Malgré cela l'intensité varie très brusquement d’une touche à l’autre et le réglage est très brutal. Il faut ajouter à cela que les contacts s'abîment très rapidement, d’où résulte une grande insécurité d’exploitation.
- "I ons ces inconvénients sont évités par le nouveau démarreur, particulièrement approprié aux moteurs qui ont à mettre en mouvement ou à arrêter des masses très lourdes. Cet appareil permet un réglage de vitesse et convient par conséquent très bien pour la commande de grandes machines d’extraction. Le liquide est une solution de carbonate de soude, mais à part cela l’appareil n’a rien de commun avec les rhéostats liquides ordinaires. Les électrodes sont immobiles et suspendues dans un réservoir dans lequel une pompe introduit de l’eau. Le réservoir est muni d’une soupape placée à la partie inférieure et par laquelle l’eau s’écoule. Lorsque le moteur doit démarrer, on ferme la soupape et le liquide s’élève et vientgraduellemcnt baigner les électrodes. La résistance diminue ainsi graduellement ef sans à-coups. En réglant la vitesse d’arrivée de l’eau, 011 règle en même temps la durée du démarrage du moteur et 011 évite toute surcharge. Un trop-plein disposé dans le récipient sert au départ de l'eau: celle-ci s'écoule donc par en haut, c’est-à-dire là où sa température est la plus élevée, ou peut ainsi laisser constamment la résistance en circuit, c’est-à-dire marcher constamment à une vitesse inférieure à la vitesse normale. Pour régler la vitesse, il suffit de faire varier la hauteur du trop-plein.
- Pour essayer ce nouvel appareil, on s’est servi du dispositif suivant : Un moteur triphasé d’une puissance normale de 200 chevaux et d'une puissance maxima de 4°o chevaux est accouplé directement à un volant très lourd d’une part et à une dynamo, d’autre part. On obtient ainsi, d’une part, un couple résistant constant, d’autre part, un couple résistant dû à l'inertie des pièces tournailles. Une pompe centrifuge mue par un petit électromoteur puise le liquide dans un réservoir et l’amène dans le rhéostaL d’où il retourne dans le réservoir. La pompe tourne continuellement, ce
- qui provoque un continuel brassage du liquide.
- Le maniement de cet appareil est très simple et n’exige qu'une force insignifiante. Dans la cabine du mécanicien se trouve un simple volant de manœuvre qui commande un arbre de transmission courant le long de la voiture et actionnant tout l’appareil. Ce volant permet donc de régler la vitesse de la marche, d’inverser le courant et de régler le freinage.
- La vitesse de 200 km exige, outre le frein Westinghouse, un freinage électrique. L’appareil décrit ci-dessus permet de réaliser ce freinage avec une entière sécurité, soit au moyen de courant inverse, soit en utilisant le moteur comme génératrice en envoyant dans le stator du courant continu fourni par une batterie.
- Avant d’entreprendre les essais, on a jugé nécessaire d’essayer la voilure sur plate-forme. A. cet eflet chaque Lruok a été posé sur des rouleaux d'essai et on est arrivé à la vitesse de 200 à 210 km à l’heure. Quoiqu'on 11e puisse tirer de conclusion formelle de ces expériences, il est néanmoins permis de penser que le materiel est entièrement approprié au but que l'on poursuit.
- E. Biîvtom.
- MESURES
- Compteur W. TJhde- Eh’Mroterhnische Kunds-cJuj/K t. \YI1L p. 126, in‘ avril iyoi,
- Le compteur Uhde est un compteur alternatif du genre l'erraris, il permet d’évaluer l’énergie consommée dans le cas où il y a décalage dans le réseau de distribution. À cet effet il est nécessaire que le champ magnétique produit par la bobine de dérivation diffère de 90° du champ de la bobine principale. Le dispositif consiste à établir une différence de phase entre la tension aux bornes de la bobine du compteur et la tension de distribution qui soit le complément. de la différence de phase entre la tension aux bornes et le courant qui traverse la bobine de tension.
- Soit AB (fig. 0 la tension en grandeur et direction aux bornes de la bobine de tension et AC la chute de tension olimique, AC représente aussi la direction du courant. La différence de phase diffère de 90° de l’angle a = ABC. Par le dispositif Uhde, il est établi, entre la tension aux bornes de la bobine de tension représentée en direction par AB et la tension du réseau,
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- représentée par DE, une différence de phase dé a. Dans ce cas, la chute de tension ohmique AC est perpendiculaire à DE, de surl.e que la diffé-
- rence do phase entre le courant qui parcourt la bobine de tension du compteur et la tension du réseau est de 90". AD représente la tension du réseau, et ainsi le diagramme est précisément celui d’un transformateur, dont la tension primaire sérail AD et la tension secondaire AB avec une différence de phase de a entre les tensions.
- Pour atteindre lu but proposé, il est donc nécessaire d'insérer la bobine de tension du compteur dans le circuit secondaire d’un transformateur dont le primaire serait alimenté par
- 1a tension de distribution (fig. 2). Soit, par exemple, un compteur dont la bobine de dérivation a pour résistance 5,6 ohms et est parcourue par un courant de o,5 ampère. La perte de tension on.mique est donc de 2,8 volts ; reportons-nous a la figure 1, la tension aux bornes AB =
- 110, la perte ohiniqno AC = 2,8 et CB est la tension due à la self-induction. De meme AC représente la direction dü courant qui traverse la bobine de tension du compteur ; de sorte que la différence de phase entre ce courant et la tension aux homes est BAC = 88°,5. L’angle a. est donc de i°,5, c’est l’angle outre la tension du réseau et la tension aux bornes et aussi la différence outre les tensions primaire et secondaire. Dans la figure >, la régulation de la différence de phase résulte du changement de dispersion magnétique.
- Un autre mode de régulation consiste à insérer mie résistance Wt avant l'enroulement primaire du transformateur. Si l’angle a doit être augmenté ou diminué, ou choisit l'inductivité de la résistauee Wq, plus petite ou plus grande que l’inductivité apparente de l’enroulement du transformateu v.
- O11 obtient encore un antre mode en disposant une résistance en parallèle ou en série avec le primaire ou le secondaire ou les deux simultanément et cela en modifiant ou non la dispersion magnétique (fig. il et 4)-
- AB représente la tension de distribution, AC la tension primaire et AE la tension secondaire du transformateur, BC la tension de la résistance W , DE la tension de la résistance W„, AD la teusion aux bornes de la bobine de tension du compteur qui diffère de ADF —: a de la tension du réseau, du sorte que la direction AF du courant de la bobine de tension est perpendiculaire à la tension du réseau, comme le montre aussi le diagramme ADF.
- G. Goisot.
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- Compteur Wirth et CiJ. Elektrotechnischc Runds-
- Le nouveau compteur Wirth et C‘e est un compteur moteur à induit oscillant. Les avantages de sa disposition sont dus au partage de la masse mobile du système oscillant et à la décomposition du chemin de l’oscillation. On tourne la difficulté que présentent habituellement les compteurs à induit oscillant pour obtenir un contact suffisamment sûr dans la position extrême, en laissant la bobine oscillante sc mouvoir toujours d’un même côté sous l'influence de la force élee-Lrodvüuuiiqûe des bobines fixes, tandis que le
- retour au lieu de se faire librement est soumis à l’action d’un élcctro excité dans la position extrême et qui contraint la bobine à revenir dans sa position initiale ; la bobine oscillante travaille donc seulement dans un sens du mouvement.
- L’amortisseur ou frein est dchravé alors, de sorte que la bobine ne l’entraîne que pendant la période d’aller. Là force vive pendant le retour de la bobine est en outre utilisée pour vaincre la résistance au mouvement pendant la marche à très faible charge par l’action d’un ressort, elle sert aussi au mécanisme de contact du compteur.
- La disposition générale est représentée par les figures r et a :
- La bobine de tension 9 mobile entre les bobines principales 10 est portée par un châssis qui peut se mouvoir librement entre les pivots 4 et 5 de l’axe du frein et porte d’une part, l’en-denture 11 et, d’autre part, la plaque de con-
- tact 19. L’axe 1 se ment entre les supports 6 et 7 et porte le disque amortisseur 2 tournant entre des aimants. Dans le prolongement de l’axe se trouve un autre axe i3 mobile entre les supports iv et 14 et sur lequel est fixé l’induit 16 qui se meut dans le champ des électros 17. Cet induit est ramené par le ressort io et porte l’cndcnture et le buttoir 18 qui au moment du contact avec la plaque 19 excite les électros 17 et, à l'oscillation inverse, qui suit rapidement, ramène par sa pression contre 19 le châssis 8 et par suite la bobine 9 dans sa position initiale.
- La marche est la suivante : au moment de l’impulsion, la bobine de tension sous l’action électrodynamique des bobines fixes tourne par exemple vers la droite, lorsque le courant parcourt les bobines 10. Le solénoïde entraîne au moyen du poussoir le disque 2 qui se meut entre les aimants 3 et porte une denture et pousse, à la fin de l’oscillation, dont l’amplitude est par exemple de 90°, la plaque de contact contre le buttoir 18 fixé à l’induit 16. Le contact est ainsi fermé, l’électro 17 exciîé attire son armature de fer. Dans sa rotation à gauche, il entraîne, grâce à la pression de 18 sur 19, le châssis et ramène-avec lui la bobine de tension dans la position initiale avec vitesse. Pendant celle rotation
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- inverso, le poussoir n glisse sur l’endenture de l’amortisseur 2, ce dernier n’esl donc pas ramené avec lui et reste immobile on continue son mouvement suivant l’impulsion cpii lui a été communiquée. Pendant le retour de la bobine, on voit <[ue la lermeturc nécessaire du contact iS — 19 est assurée par l'armature de l’électro par suite de la pression des deux pièces l'une sur 1 autre. En outre, pendant le retour, un simple ressort en spirale 20 dont l’extrémité intérieure est fixée au châssis de la bobine 9 et dont l’autre extrémité est fixée à l’extérieur, est attelé à cette bobine de tension et peut aider, dans la période d’aller qui suit, l’action électroclvnainique des bobines de courant sur la bobine 9.
- L’électro-aimant 16, qui par la suite du fone-I tonnetneut et pendant l’interruption du contact 18-19 est bincc dans sa position initiale par le ressort i5, sert à aefiotmer le mouvement du compteur qui avance d’une dent à chaque oscillation. L'emploi d'un système oscillaut double, constitué par la bobine influencée et par l'amortisseur, présente l’avantage de donner un moyen de régulation de la proportionnalité en autres par l'utilisation de la force vive de l’amortisseur. Avec une denture Hue, pour les tories charges, l'impulsion communiquée à l’amorlissenr lui donne une vitesse de rotation plus élevée, et l’effèt résultant, est de faire avancer l’endenture de deux ou trois dents par exemple.
- G. Goisot.
- MAGNETISME
- "Effet magnétique de la convection électrique, par Harold A. Wilson. hilusophicul Mugn-
- Cette noie est. la réponse de AI. II.-A. Wilson à la note de AT. V. Crémieu, publiée dans le numéro d’aoùt 190 j du Philosophical Magazine. (Voir VÉclairage Électrique, t. XXVIII, p. 191,
- 3 août 1901). J.'auteur commence d’abord pur s’excuser de l’erreur qu’il avait commise en lisant la courte note de M. Crémieu, parue dans les Comptes rendus et par l’intermediaire de laquelle il avait compris que M. Crémieu employait dans scs expériences bien connues, un simple barreau aimanté, alors que dans scs expériences définitives il a toujours employé un circuit magnétique constitué par un cadre rectangulaire de fer excité par une bobine magné-
- tisante. L’auteur ne croit cependant pas que son objection soit réduite à néant par suite de cette erreur involontaire. 11 est en effet aisé de voir, dit-il, en se référant aux données de M. Crémieu, que presque la totalité des lignes de force magnétique dans son appareil doivent passer à travers 1 air et non pas à travers le rectangle de 1er, comme M. Crémieu le suppose.; et si cette expérience prouve quelque chose, elle prouve que la force clcctromolrice due à la variation de l'induction mnguétiquo doit agir sur une charge statique. L'auteur croit que si AT. Crémieu répétait celle expérience en employant simplement un barreau aimanté à la place du rectangle, il n’obtiendrait toujours pas d’effet; tandis que s'il est vrai que felfet en question ne doit pas exister, on devrait obtenir, lorsque le disque est chargé, une déviation due à l’action du champ magnétique sur le courant.
- En ce qui concerne le reste do la note de M. Crémieu, où ce dernier soutient qu’il est à l’abri de toutes les objections de M. II.-A. W ilson, M. Wilson répond que la supposition qu’il avait faite sur le mauvais isolement des secteurs n’est qu’une partie secondaire des objections qu’il se croit en droit d’adresser aux expériences de M. Crémieu se référant au disque en rotation.
- M. 11.-A. Wilson termine enfin sa note-en faisant connaître son appréciation sur l’expérience de M Crémieu qui tendrait à prouver l’existeuce des courants ouverts. Dans cette expérience, dit-il, on lait tourner rapidement un disque en ebonite de 2,5 ram d’épaisseur portant sur une de ses faces des secteurs métalliques. En regard de l’autre lace du disque 011 place un secteur métallique chargé, de manière! qu’il charge par induction les secteurs se trouvant sur le disque. Le mouvement de cette charge induite constitue la partie « ouverte » du courant. Le secteur de charge est h 2,5 mm. du disque et son potentiel est d’environ 115 unités C. G. S. électrostatiques. Ce potentiel est suffisant. pour produire une étincelle de 1 cm de longueur de manière qu’il se produit une décharge en aigrette entre le secteur et l’cbonile ce qui donne sur le côté du disque, en regard du secteur fixe une charge égale et opposée à celle induite sur les secteurs en mouvement. La charge totale du disque est par suite nulle et. il n’y a donc pas de création de champ magnétique.
- Eugène Xéculcéa.
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- Déviation de l’aiguille aimantée produite par les rayons cathodiques, par J. von Geitler. Dr. Ann., t. Y, p. 924-931, août 1901.
- Hertz avait essayé sans succès de mettre en évidence une action des rayons cathodiques sur l'aiguille aimantée. D’après i\l. von Geitler, cet insuccès est dû au courant inverse des rayons cathodiques provoqué par le déplacement des charges électriques sur les parois du tube : l’action de ce courant sur l'aiguille neutralise .celle des ravons eux-mèmes. En disposant l’aiguille dans l’intérieur du tube, il a observé une déviation sous l’action des rayons cathodiques, telle que la produirait un courant d’électricité suivant en sens inverse la trajectoire de ces rayons. Cette déviation est d’un ordre de grandeur comparable à celle que provoquerait le courant total de décharge. M. Lamüttk.
- Notes sur le phénomène de Zeeman,parN.-A. Kent. Philosophical Magazine [VI], t. II, p. -275. sep-
- II.-M. Reese (l) a montré que la séparation des composantes extérieures du triplet régulier de Zeeman ou du quadruplât (observé perpendiculairement aux lignes de force) ne doit pas varier proportionnellement avec l'intensité du champ magnétique dans lequel la source lumineuse est placée. Ce fait a été établi pour différentes raies du zinc et du cadmium et avec un champ de 26 000 C. G. S. (approxim.'i. En étudiant ensuite certaines raies du spectre du fer il établit que : « En comparant la séparation des lignes comprises entre 3 900 A et 4 4o° A (2), on observe en même temps que les raies peuvent être divisées en deux classes, dans chacune desquelles la séparation (dédoublement) des différentes raies est du même ordre de grandeur. Ces deux classes sont identiques à celles pour lesquelles llum-phreys a trouvé que le déplacement dû à la pression est le même. Sur ces clichés la séparation est dans tous les cas très petite, à cause de lapcti-
- (') Astruphys. Journal, t. XII, n° 2, septembre 1900, p. I20-G5.
- tesse du champ, et il n'a pas été fait de mesures précises de cette séparation ».
- Il semble donc intéressant de compléter les résulLals de Reese sur le zinc en employant des champs de forte inlensilé, et de reprendre l’élude du spectre du fer en mesurant avec soin la séparation des raies. C’est à l’auteur de celte tinte que revient l’idée de ces recherches très intéressantes ainsi que d’autres questions qui en résultent.
- L’appareil employé par l’auteur est identique à celui employé par Reese : un réseau concave de Rowland de i3 pieds 3 iuchs (environ 4>°4 in) de ravou, possédant ioooo traits par in ch (ineh = o,oaSdgq m), et une chambre photographique ordinaire ; les plaques photographiques employées par l’auteur appartenaient aux marques suivantes : Seed’s « Cilt Edge », Cra-mer’s a Isochromatic Fast », et the International Photo, Co’s « Erythro » plates; l’électroaimant pouvait donner un champ maximum de 33 000 C. G. S. avec un entrefer de 3 mm. Quant à la source lumineuse, elle était constituée par une étincelle éclatant entre deux pôles métalliques (qui étaient constitués ou contenaient seulement le mêlai à étudier) ; cette étincelle était produite par un courant alternatif de i33 cycles (pulsations) par seconde qui passait à travers une impédance réglable à volonté et à travers un transformateur dont le secondaire contenait un condensateur en dérivation; c’est ce dernier qui produisait la décharge entre les pôles métalliques, maintcuus par des gros fils. Oii utilisait en outre une self-induction dans le circuit de décharge toutes les fois qu’on désirait éliminer le spectre de l’air ou rendre brillantes les raies du métal dont on étudie le spectre. Pour mesurer le déplacement des raies, 011 utilisait une machine a diviser de grande précision.
- Voici maintenant les résultats obtenus par l’auteur dans le cours de ces recherches :
- i° La séparation des composantes extérieures des raies 4680,38 A; 472:ij26-A> 4810,71 A du spectre du zinc n’est pas proportionnelle à l’intensité du champ pour des valeurs de ce dernier comprises entre 26000 et 33 000 C. G. S. ; ce sont la les résultats déjà obtenus par Reese, mais plus précisés et plus complétés.
- Pour les raies du fer (choisies un peu au hasard), on obtient le même résultat et les lignes | qui dans le spectre ordinaire du fer sont « nébu-
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- leuses » montrent vin accroissement des plus faibles avec l'accroissement du champ ; en d'autres termes, la courbe de séparation « AÀ » par le champ « II » est très peu prononcée.
- 3° II suit, d’après l’auteur, que la tentative de MM. Becquerel et Desluudres (J) do découvrir une loi qui régisse' la séparation des raies dans le spectre du fer cri employant un champ de 35 ooo C. G. S., n’est pas justifiée, et on ne peut, en effet déduire aucune loi, du genre de celle de MM. Becquerel et Deslandres, des iùesures effectuées sur les clichés obtenus par l’auteur, qui contiennent Sjo raies et qui paraissent très en forme pour des mesures.
- 4° Quant au changement produit par la pression sur les 'raies du fer, l’auteur a étudié avec beaucoup de soin 34 raies. Sur ces 34 raies, 2.6 présentent ou fort changement, pur la pression et forte séparation,, ou faible changement par la pression et faible séparation et 8 raies presen-
- Lc tableau n° II contient dans des positions homologues les valeurs de obtenues d’après les.mesures effectuées sur mes clichés et d’après les résultats de Reese et Preston.
- Le tableau n° 111 a été obtenu eu corrigeant le tableau II par nue étude complète de « l’affaiblissement » des raies homologues. Et on ne peut comparer les sans certaines corrections à cause du fait que, pour obtenir une séparation suffisante, il est nécessaire d’employer un champ supérieur a 26000 unités C. G. S., et qu’en
- tent seulement grand changement par la pression et faible séparation, ou faible changement par la pression et grande séparation.
- o° En ce qui concerne le nickel il n’y a aucune loi apparente qui régisse la séparation.
- 6° La loi de Preston : 3^ = constante pour les raies homologues des séries de raies spectroscopiques de Kaysen et Runge, a également été étudiée par l’auteur. Elle a été déduite par Preston des mesures effectuées sur les raies du cadmium et du magnésium dans la deuxième série subordonnée, où les longueurs d’onde sont obtenues en posant n égal à 3 dans la formule de Kayser et Runge :
- Les raies considérées par l’auteur sont contenus dans les tableaux I et II.
- même temps 1’ cc affaiblissement » dans la courbe li-AÀ n’est pas la même pour toutes les raies.
- Ce tableau 111 montre :
- i° Que la loi de Preston = const. pour des raies homologues (loi établie pour les raies homologues du zinc, cadmium et magnésium données par n = 3 dans la seconde série subordonnée) parait subsister pour les raies homologues du mercure et du cadmium.
- 2e Que, dans les limites de la précision des mesures, est le même pour les raies homologues dounées par/* = 4 dans les deux séries subordonnées du zinc, cadmium, mercure, ma-
- TABLEau I
- Raies des séries spectroscopiques considérée.
- (l) Comptes rendus, t. CXXIX, p. 18-24, rSgS.
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- Tableau II
- (avec II = 26460 C.G.S.)
- Tableau III
- gnésium et calcium. Ceci suppose que les raies nonconsidéréesprésenLcnldesvaleursde qui sont les mômes que celles considérées dans chaque suite — supposition (pii est certainemeut injustifiable.
- 3° Que la valeur moyenne de -p— — obteuue d'après les déterminations de Prcston, Reese et M. N. A. Kent, — pour le troisième groupe dans
- la valeur moyenne pour n = /\ (donnée dans le mèmetableau III) dans les groupes homologues des deux séries subordonnées, ou — (15., 1 + 1419) = 15,oo, comme
- ÀJH \ MI '
- or-j (11,27) —3,76 et^-(i5,(io) = 3,7a.
- Si donc nous supposons proportionnel
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- r. xxrr. — nj 43.
- à — (où e est la quantité d’électricité portée par la particule de masse /n), nous voyons que le rapport de la charge à la masse de la particule varie directement avec n, pour îc troisième groupe de raies dans la deuxième série subordonnée, où n ne prend comme valeurs numériques que la valeur 3 ou 4-
- • 4° Qu’il ne parait pas y avoir de relation entre les groupes r et 2, n = 4i et i et y-, n -—3; ou en employant les valeurs moyennes totales,
- ct 5,o; 8,G pour n = 4-
- Néanmoins, vu que les longueurs d'onde des trois raies constituant. 1e triplet sont .liées les unes aux autres de telle manière que, la longueur d’onde d’une d’entre elles étant donnée, on peut calculer les autres, on ne peut pas s’attendre qu’il apparaisse de nouveau une relation entre la première, la seconde et la troisième raie du triplet d une série quelconque, à moins que cela ne soit eu effet, une relation équivalente à celle que nous avons mentionnée, à savoir ; la possibilité de calculer la longueur d’onde de chacune de deux autres raies du triplet, la première étant connue.
- Eugène Néculcëa.
- Contribution à l'étude de l’effet thermomagnétique longitudinal, par L. Lownds. (Dr, Ann,, t. IV, p. 776-788, avril icjoi).
- Sous le nom d’effet thermomagnétique longitudinal on désigne la variation de force électro-motrice qu’éprouve un couple thermo-électrique formé de bismuth, quand ce bismuth est placé daus un champ magnétique dont les lignes de force sont perpendiculaires aux lignes de flux calorifique.
- L’auteur a voulu mettre eel effet eu évidence par le dispositif représenté par la figure 1.
- AB est un fil de bismuth de 35 cm de long et de 1 mm'de diamètre à ses extrémités sont soudés des fils de cuivre, formant avec lui uu élément thermoélectrique, dont on mesure la force électromotrice parla méthode de compensation. L’une des soudures B est plongée dans un bain à température constante G; de môme la soudure A est plongée dans un bain E à température constante aussi, mais differente de la
- première. La soudure B est placée entre les pôles d’un électro-aimant. En C et D sont soudés des couples fer-eonstantan, qui permettent de déterminer la température de ces points. Quatre
- séries d’expériences ont été effectuées dans les conditions suivantes :
- i° Glace en G, pétrole à la température ambiante en E ;
- 2° Anhydride carbonique et éther eu G, glace en E ;
- 3° Air liquide en G, glace en E.
- Le champ magnétique avait une intensité de 4 720 CGS ou de 8100. Dans ées conditions, on u’u pas observé de chute de température dans le champ magnétique et la force électromotrice de l’élément thermoélectrique était la même que le champ fût excité ou uou.
- D’après la théorie de lord Kelvin, la force élcctromotrice d’uu élément thermoélectrique dont les soudures sont respectivement aux températures T et T' sont égales à :
- E — TT (T) — n (T'J +J(o-s — Tj)dT
- les deux premiers termes correspondent à l’effet Pcltier, le troisième à l’effet Thomson. D’autre
- +j
- d'V.
- Puisqu’il n’y a pas de chute de température dans le champ magnétique, on aura, dans le champ magnétique d’intensité H.
- o = E„ — e0 = h.;t)h — n(T)0,
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- 143
- L'effet Peltier est donc indépendant du champ magnétique. De même :
- sera indépendant du champ.
- Par conséquent l’effet thermomagnétique longitudinal ne peut être considéré comme un changement des constantes des phénomènes Pel-tier et Thomson.
- L’effet thermomagnétique n'est pas non plus un effet local sur les soudures. Que la région de chute de la température se trouve dans le champ magnétique et les soudures en dehors ou bien les soudures daus le champ et la région de chute en dehors, la force électromotrice de l’élément thermoélectrique reste la même pour une intensité donnée du champ.
- Ces résultats ne sont pas d'ailleurs inconciliables avec ceux qui ont été obLenus par Defreg-ger (’). Dans les expériences de Dcfregger les effets de sens contraire qui se produisent aux deux extrémités de la lame de bismuth pouvaient se compenser.
- D’après Nernst, la force électromotrice e correspondant à l’effet longitudinal entre deux points i et a dépend seulement des températures tl et t2 de ces points et non de la forme du bismuth entre ces points
- n étant une fonction de l’intensité du champ et de la température moyenne [t, -f- ^).
- M. Lownds a déterminé cette fonction n entre -|-yo" et la température d'ébullition de l’air liquide
- champs employés ; plus latempérature est élevée,
- plus le champ correspondant au maximum et au changement de signe est intense.
- La relation
- E— C*H2- J
- i + C3 v'Ha
- donnée par van Everdingen ne se vérifie plus aux températures très basses.
- M. L.
- A ii2° l’effet thermomagnétique longitudinal croît d’abord avec l’intensité du champ, atteint un maximum pour l’intensité i 45o C.G.S., puis décroît de nouveau et il est vraisemblable que pour une valeur du champ plus grande que la limite des expériences présentes, l’effet devien-draitnégatil. A des températures élevées, l’allure est la même et fait prévoir aussi l’existence d’un maximum et d’un changement de signe, mais pour des champs plus intenses que les
- Si le mercure et les amalgames liquides de bismuth présentent le phénomène de Hall, par A. Amerio. Il Nuovo Cimcrito, l. I, p. 342, mai 190;.
- Amadusi et Leone ont déduit de leurs expériences que l'amalgame liquide de bismuth présente le phénomène de Hall, tandis qu’on ne l’observe pas avec le mercure pur (*).
- L’auteur reprenant ces expériences, dans les mêmes conditions, c’est-à-dire avec des lames
- {*) L-Éclairage Électrique, l. XVI, p.
- jùt 1898.
- (*) Il Nuovo Ciment0, t. XTV, p. 124, i883.
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- . bifurquées du type imaginé par Righi (*) a constaté que les déviations sont inverties avec le champ et jamais avec le courant de la lame. Ceci ne peut s’expliquer seulement par le phénomène de llall. Amerio pour étudier le phénomène a employé alors la disposition même de llall. Dans ces conditions, le champ magnétique donne à l'origine une déviation rapide et permanente qui change de signe avec le champ. L’inversion du courant principal produit un changement de valeur de la déviation, mais ne change pas son signe.
- Le sens des déviations peut varier d'une lariie à l’autre, elles croissent à peu proportionnellement. au champ et, beaucoup plus rapidement que le courant principal.
- Pour des lames très dissymétriques, pour lesquelles le courant à compenser est relativement, intense, l’auteur a obtenu des déviations qui sont inverties avec le couvant principal, et. changent seulement de valeur en inversant le champ.
- Si on a soin d’employer l’amalgame filtré à travers une peau de chamois pour écarter les parcelles de bismuth en suspension, on n’observe pas de variation de la résistance avec le champ.
- Les actions qui donnent naissance aux divers phénomènes énoncés semblent être au moins de trois sortes, une qui change de signe avec le champ, et dont l’influence prédomine, une qui change de signe avec le courant principal, une autre qui est renversée, soit avec le champ, soit avec le courant.
- L’auteur observe que l’on ne peut avoir recours pour l’explication, ni au phénomène de Hall, ni au phénomène thermomagnélique de Nernsl (2), ui à l'action du champ sur la résistance, ni au pouvoir lhermoéleetriqiie du couple formé par les électrodes et l’amalgame. Il attribue le phénomène au déplacement du conducteur dans la lame, suivant la règle d'Ampère, sous l’action du champ et du courant. Ce mouvement est analogue à celui qui se produit dans le galvanomètre Lippmann, il est compliqué en outre par les différences de température qui
- [>) Àmamjsi et T.f.onf. Renàiconti dei Lincei, 1. IX, p. 2.5a, 1900. Rein. H end. dei Lin., t. XII. p. 3^, 1881-1882.
- I2) Nernst. Wied. Ànn., I. XXIX, p. 3.[3, 1886 et t. XXXI>. p. 760, 1887.
- donnent naissance à des régions plus conductrices les unes que les autres. '
- Amerio conclut que l’action que le champ magnétique exerce sur la lame liquide de mercure et d’amalgame est essentiellement pondé-romotrice et peut s’expliquer par différentes actions secondaires d’où est exclu le phénomène de Ilall^). G. Goisot.
- DIVERS
- Note sur l’électrisation des diélectriques par voie mécanique, par A -W. Ashton; Phiio-sophical Magazine [VI], p. 233, août Ï901.
- L’appareil employé par l’auteur est des plus simples : il se compose essentiellement de deux disques en laiton qu’011 peut superposer et qui sont réunis à 1111 éloctromètre à quadrants dont la sensibilité est de l'ordre d’une déviation de cm. pour line force électromotrice correspondant à un volt. C’est entre ces plateaux {ou disques) qu'on interpose le diélectrique qu’on veut étudier qui, dans les expériences de fauteur, était une feuille de caoutchouc-ne dépassant pas o,o3 cm d’épaisseur; elle était en outre vierge de toute électrisation antérieure. Voici le mode opératoire. Ôn-commence par poser, sur le plateau inférieur la feuille de caoutchouc ; on replace ensuitetres délicatement sur cette dernière le plateau supérieur : on constate dans ces conditions une déviation de l’électromctrc de 5 cm environ ; mais en réunissant mctalliquementles deux plateaux, l’élec-tromètre revient au zéro. On fait ensuite tomber sur lC'plateau supérieur d’une hauteur de 76 mm un poids de 2 1b. : ou constate immédiatement une vive déviation à droite, qui change ensuite de sens et devient constante. L’électromètre semble, ainsi recevoir deux impulsions de sens opposés dont la première est plus vive que la seconde. Il semble très probable, à priori, que la première de ces impulsions provient de la compression de la feuille de caoutchouc et la seconde de l’extension de cette dernière pour reprendre son épaisseur primitive. Pour prouver qu’il en est ainsi, l’auteur produit, ces deux opérations successivement. Il commence d’abord par étirer transversalement la feuille de caoutchouc : il constate ainsi qu’avec une feuille de
- (‘) CimvAssA. 'L'Elettricista, t. VI, p. 237, 1897.
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- o.oai inch. d’épaisseur et avec un allongement correspondant à 3o p. o/o cle sa longueur’ primitive, on obtient une déviation correspondant à 7 volts (le plateau supérieur se chargeant (—). Il décharge ensuite (en les réunissant métalli-quement) les deux plateaux de manière que l’électromètre revienne à zéro et il cesse d’étirer la feuille de caoutchouc de manière qu’elle reprenne sa longueur primitive: on constate dans ces conditions, une déviation correspondant, à io volts. En retournant la feuille de caoutchouc et en se plaçant dans les mômes conditions que tout à l'heure, on obtient même résultat : la plaque supérieure se trouve électrisée négativement et wee-çersa.
- Il semble donc que la polarisation' d’un diélectrique est produite par une simple pression ou extension. Eugène Néculciîa.
- traînent une dilatation et des cisaillements, mais pas de torsion. Les déplacements n’ont pas de potentiel, provoquent des torsions, mais pas de dilatation. .
- Dans les-corps pondérables, conducteurs, ou non, il faut encore tenir compte de l’action des molécules pondérables. Nous imaginons que dans chaque élément de volume de l’éther se trouve un noyau (ou plusieurs) et que ce noyau exerce sur l'élémenL de volupie une pression uniforme p s= a K (i -(- 0) a1 pur unité de volume. Cette équation définit une valeur de 0 qui sera attribuée à l’éther.
- Les composantes des forces résultant de celle pression, qui agiront, sur l’unité de volume de l’éther, auront pour expressions ;
- Représentation mécanique des phénomènes électriques et magnétiques dans les corps en repos, par L. Grætz. Dr. Ann., t. V, p. 375-39Ï,
- Dans tous les corps, tant conducteurs que diélectriques l’cther est. considéré comme un solide élastique sans propriétés spéciales. La constante d’élasticité K et la densité p sont dil-férentes d’un corps à l'autre : quant, h la seconde constante d’élasticité 0, les phénomènes électriques ne permettent d’en rien dire. D’une manière générale, l'éthcr doit donc être regardé comme compressible.
- Il n’est pas nécessaire d’admettre que les équations de Maxwell sont vérifiées dans l’éthcr libre, d’autant plus que nous ne savons de cet éther libre qu’une chose : c’est que « les vibrations transversales s’y propagent avec la vitesse de la lumière ».
- Soient Ç, y,, Ç, les composantes du déplacement d’une particule d’éther, <s la dilatation cubique de cette particule : on aura les équations habituelles :
- ? —
- Les déplacements ç, r(, Ç peuvent être comme on le sait de deux espèces : chacun se composera de deux termes i* = % + • etc. Ees
- déplacements <' admettent un potentiel : ils en-
- De plus, s'il se produit dans chaque élément d’ethev une dilatation a, variable d'un point à l'autre, il s'ensuivra des déplacements relatifs des noyaux. Soient x', y', zl ces déplacements relatifs du noyau, r', 'Ç ceux de l’éther,
- , ï An
- * : dx }
- Le coefficient a est une caractéristique de chaque substance, qui pour les conducteurs doit être extrêmement grande.
- À la force (X, Y, Zj agissant sur l’éther, il faut donc joindre la force égale et opposée agis^-sant sur la matière ; force dont la composante suivant l’axe des x sera :
- A=*K(< +0) iy = aK(.+0U>g,“*').
- Dans les conducteurs, on admettra comme d'habitude que la diminution des déplacements dépendant de la conductibilité V est provoquée par une force de frottement, dont on écrira les composantes': —4 e*c<
- A l'intérieur des corps matériels, le mouvement de l’éther satisfera aux équations :
- p-£ + **-£ = K[1{ + t, + *0>-æ-]
- fl<3
- -.K(i+0) —
- . auxquelles ou.peut donner aussi les formés sui-
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- vantes :
- p# + 'id'-sf
- ? +4a’ 4r =K
- (0
- En différentiant par rapport au temps le système d’équations (2} et en tenant compte de ce
- d
- (V —/)••• ctc-
- d / dt) dZ \ 1
- dy) J
- nous trouverons le deuxième système de Maxwell.
- Pour identifier ces équations Hertz, on posera :
- U — K|
- IL
- dy
- M’ —
- N' = K.
- drt
- drt
- ~dT
- ai
- d\
- dy
- celles de
- (2)
- (L;, M', N') représente le vecteur magnétique de llerlz, mais dans un système d’unités différent, ce que rappellent les lettres accentuées.
- Le vecteur magnétique est donc égal à la torsion de l’élément d’éther, multipliée par la constante d’élasticité.
- Le vecteur électrique est la résultante de deux
- 1 dW _ d%_ _ £(' _ 1 d'si' _ dX' dZ’
- 1 dy dY1 dX'
- A)
- Le premier système ne se présente pas tout, h fait sous la forme que lui a donnée Hertz, en ce sens que les dérivées par rapport au temps du vecteur électrique total 11’y figurent pas, mais seulement celles du vecteur partiel (X^, Y'1? Z',).
- Conditions cinx limites. — Puisque nous admettons l’existence d’une force s’exerçant entre l’éther et la matière, les conditions à la surface de séparation de deux corps (prise pour plan désir y) seront que, des deux côtés du plan 5 = 0,' les fonctions :
- (Xr, Y', Z') = (X^ + XV Y'j-f-Y'j, Z\ -f Z’0).
- Le premier (X^...) est la vitesse d’une
- particule d’éther; le deuxième est proportionnel à la force qui s’exerce entre l’éthcr et la matière. En écrivant l’expression de cette force, qui a été donnée plus haut, sous la forme ;
- A ^ p JîSJHJL
- soient égales. Par conséquent :
- I/, M', -t- X'
- et remarquant que — = V3, il viendra :
- - Y
- Le coefficient y aura les dimensions de l’inverse d’uu temps. Les composantes du vecteur électrique prendront en définitive la forme :
- seront aussi égaux de part et d’autre de la surface limite : ce seront là les conditions auxlimites pour le vecteur magnétique.
- D’autre part,
- d-Z | , . _rfj_ dt* 471 dt
- doivent avoir les mêmes valeurs de part et d’autre de la surface de séparation et par suite il doit en
- être ainsi de 4Æ,
- Nous étendrons la condition de continuité 4 au vecteur électrique total X' et Y', ce qui n’est pas forcé, mais est compatible avec les autres conditions.
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- Energie. — L’énergie électromagnétique
- [(x*,+x«J + <n+ï»j+(z*H-®v]
- + ~Kfd- V+ÎP+N'*),
- La première partie représente l’énergie électrique, égale à la somme de l’cncrgic cinétique de l’étheret de l’énergie potentielle de lamatièrc pondérable. La seconde partie est l’énergie magnétique, égale à l’énergie potentielle de l'étlier.
- Dimensions. — Les grandeurs qui figurent dans toutes les équations précédentes sont exprimées dans leur système d’unités naturel. Le vecteur électrique a les dimensions d’une vitesse, le vecteur magnétique celles d’une force mécanique par unité de surface, etc.
- Pour revenir à un autre système, par exemple au système électrostatique de Hertz, on désignera par o0 et K0 la densité et la constante d’élasticité d’un milieu-type, dans lequel les équations établies pour l’éther intramoîéculaire “ m,heU SCra 1 P,>1 exemple'
- V étant la vitesse de la lumière ; les rapports :
- _L — c Kq_ __
- Po ~K — ^
- seront respectivement le pouvoir inducteur et la perméabilité magnétique : il est facile alors de donner aux sysLèmes fondamentaux la forme de ceux de Hertz, en posant :
- /T X'1=x„ \/T X't X, ~ = h, 1' - px.
- Phénomènes statiques. — Dans l’état statique,
- les dérivées-^-t- et 4f-doivent être nulles. Le vcc-dt~ dt
- tour magnétique dérive alors d’un potentiel, le terme X0 du vecteur électrique aussi, tandis que l’autre est nul.
- Les vecteurs électriques X sont de la forme : X'„ = Y (!'-*')
- v> _ , à* m (t -Hj)
- 0 ° dx ' 3
- Dans l’intérieur du corps, le potentiel électrique est donc gcr ; le coefficient g dépend de la nature du corps.
- La densité de l'électricité est —(v — s), 4^ v n
- | 5 étantla dilatation cubique de la matière pondé-I rablc. Deux quantités d’électricité sont égales | quand JL- (u — s) a des valeurs égales. La den-' sité de l’électricité libre se présente ainsi comme la dilatation relative de l’éther par rapport h i la matière.
- I La quantité d’électricité vraie qui se trouve j dans un élément de volume est égale à la quan-I tité d’éther (en mesure relative) qui est entrée dans un élément dilaté. La loi de Coulomb résulte alors' du principe de la conversation de l’énergie. Les éléments'de volume dans lesquels o-—s est différent de o sont les ions; leur action fait varier dans le voisinage la dilatation î d'un point à l’autre.
- Phénomènes magnétiques statiques. — Les vecteurs magnétiques dérivent d’un potentiel : les composantes de la polarisation sont les doubles des rotations de l’élément d’éther. L’ex-1 pression appelée par Hertz quantité de magnétisme vrai est ici toujours nulle identiquement et n’a aucun sens. Dans tout corps homogène, la quantité de magnétisme libre est nulle aussi. Le magnétisme libre apparaît seulement à la surface cle séparation de deux milieux différents : il consiste en une variation brusque des forces de torsion dans les deux milieux contigus.
- La densité du magnétisme libre à la surface de séparation z — o de deux milieux différents
- en appelant N, la composante normale du vecteur magnétique dans le milieu de constante Kr Si le milieu (K0, p0) est l’air, = p, est égal à la perméabilité magnétique. Pour les corps paramagnétiques, Kj < K0, pour les corps djamagué-tiques, Kt > K0. Pour le fer doux, K serait donc
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- une quantité très petite : dans cc corps l’éther aurait une élasticité comparable non a celle de l’acier,, mais à celle du caoutchouc..
- Il serait aisé aussi de faire rentrer dans cet ordre d’idées, la théorie des. aimants particulaires 'orientés
- Phénomènes stationnaires. — Si Tétât du système demeure stationnaire, les vitesses -y^y-...
- doivent être indépendantes du temps et par suite -^7-....sont nuis.
- Dans les corps non conducteurs, le vecteur électrique dérive d’un potentiel ; dans les conducteurs :
- Les vitesses ...... dérivent d’un potentiel :
- ce sont les vitesses de dilatation. La constante % des conducteurs a une très grande valeur;^— x' est donc nul, d’où les trois conséquences sui-
- ifl est égale à la composante totale du vecteur électrique X; ;
- La densité électrique est donnée par la rela-
- 3° On doit avoir :
- di' dx' dt dt
- Cette équation signilic que dans les conducteurs l'éther se déplace seulement en même temps que la matière pondérable ainsi qu’il arrive toujours dans les électrolytes. L’éther est aussi susceptible d’entrer eu rotation autour des molécules matérielles, propriété qui correspond a la susceptibilité magnétique. Par suite des chocs des molécules les unes contre les autres, leur chemin libre e'st petit et leurs mouvements se transforment plus ou moins rapidement en mouvement euloriüque.
- La conductibilité A donne la mesure de la vitesse avec laquelle s’opère .la destruction du mouvement rectiligne sans cesse renouvelé des molécules. Cette conductibilité A est donc une
- caractéristique, non del’éther, mais de la matière pondérable.
- Le frottement intérieur x mesure la transmission du mouvement de translation d’une .molécule à l’autre; la conductibilité calorifique k, celle de l’énergie calorifique d’une molécule à l’autre; la conductibilité électrique L mesure la transformation de l’énergie cinétique en énergie calorifique. Ces grandeurs dépendent donc toutes trois des mouvements moléculaires, surtout du nombre de chocs et du eheminlibre. L’intensité du courant dans un fil est le produit par la section du fil et la conductibilité a de la valeur moyenne de la vitesse de translation des molécules dans la direction de l’axe du fil.
- Elle dépend de la forme du circuit, des forces extérieures qui s’exercent aux surfaces limites des conducteurs et détermine la distribution du vecteur ruuguéLique à l’intérieur et à l’entour du conducteur. Ou bien, s’il n’y a pas de forces extérieures, l’intensité est déterminée par la distribution et la variation avec le temps du vecteur magnétique, à l’intérieur et à l’cxtcrieur du conducteur. Comme dans la manière de voir de Poynting, rien 11e se déplace dans la direction du courant, ni électricité, ni éther.
- Etat variable.. — Les variations du vecteur magnétique avec le temps provoquent dans les conducteurs des mouvements de translation des molécules sans cesse détruits ctsans cesse reproduits, qui dans leur état moyen produisent les courants d’induction.
- Dans les diélectriques, les ondes électriques et optiques se propagent suivant les lois de l’élasticité et seulement par vibrations transversales. T.os équations ci-dessus ne reudent pas compte de la dispersion, ce qui a été fait à dessein. Mais on retrouve immédiatement la théorie élastique delà dispersion d’IIelmholtz en donnant à la force qui agit entre, une molécule et l’éther ambiant l’expression.
- ,.±'iKï2ù + û; (--r),
- où \ 0l\r sont les sommes des déplacements linéaires et îles torsions.
- M. Lamottjî.
- Le Gérant : C. NAUD.
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- XXIX.
- Sàmedi 2 Novembre
- S* Année. —
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU. I’iolcBseur à l'Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSQNVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne. Membre de l’Institut. —D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ. Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université,1 Professeur au Collège Roilin.
- INFLUENCE DE LÀ T E M F É H AT U RE SUR LA CAPACITÉ
- DES ACCUMULATEURS AU PLOMB
- Gladstone et llibbert avaient annoncé que la capacité des -accumulateurs augmente de! 5o o/o .pour une élévation de température de 220 G entre i5 et (1). C. Ileim compté 3 p. 100 d’augmentation de capacité par degré centigrade (2).
- Malgré l’éloquence de ces chiffres, les auteurs qui se. sont occupés de la capacité, des accumulateurs n’ont pas fait mention jusqu’à présent de la température de leurs expériences, pas plus que les constructeurs qui sont pourtant intéressés à faire des prévisions exactes.
- Ta loi dé variation de la capacité en fonction du -temps de décharge a été étudiée maintes fois et on a tenté de la représenter par fies formules .empiriques .capables de donner des résultats approchés pour la pratique. L’oubli du facteur température est, croyons-nous,
- . une des causes principales des grandes divergences observées entre les résultats expérimentaux et les capacités calculées soit par les formules empiriques, soit sur les données lies constructeurs. Les formules de Leukert ln t = K, de Liebno-sv C = —-—, de Dolezalek
- 1+v^'
- G — x 11e peuvent avoir cVulililé pratique que si les constantes ont été détermi-
- nées pour une meme température,, et elles devraient être accompagnées d’un terme de correction. Los nombres de Gladstone et Hibbert et de Ileim cités plus haut, montrent
- p) Elrkirotçchnikche Zeitschrift, 1892, p. 4.30.
- f) Brevet français Soi 874. Écl. Élect., t. XXYI1, p.'aaa, 1901.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIX. — N° 44.
- bien l’ordre de grandeur de l’erreur commise, mais ils ne concordent pas entre eux et ne sauraient servir de base dans un calcul. Pour fixer les idées sur la correction de température nous avons fait les expériences suivantes.
- L’accumulateur d’essai était du type d'Arsonval Vaugeois (AV) dont les positives et les négatives sont de formation Planté à grande surface et faible épaisseur de matière active. Il présentait une surface active de 348 dm2 sur chaque électrode et 47 dm'2 de surface apparente. La densité du liquide sulfurique était de a6° B' fin charge à la température de
- 25° C. La température était maintenue constante au sein de l'élément par une circulation d’eau dans une enveloppe en plomb.
- Décharges au régime de 475 et ISO ampères. — Les courbes A, B, C, D, E de la fîg. i montrent la différence do potentiel en décharge aux températures de ao°, 27°, 40°, 00°, 70° C. Les capacités en ampères-heure recueillis comptées jusqu’à 1,60 volt sont indiquées au-dessous. Ces décharges ont été faites dans l’ordre suivant : à 27°, à ao”, à 4°°? à 20% à 70°, afin d’écarter cette supposition que la capacité s’était élevée par une suite de décharges au même régime. L’élément d’essai avait d’ailleurs subi préalablement 3o dçcharges.
- Les capacités recueillies sont à peu près représentées par la droite [(1) de la fîg, 3] Ci=aoAh + a,7oO.
- C9 étant la capacité à la température 8 et 20 ampères-heure la capacité à o°.
- Décharges au régime de 25 ampères. — Les courbes A, B, G, D de la fîg. 2 montrent la différence de potentiel en décharge aux températures de 160, 32®, 40°, 5o° G. Elles ont été
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- 2 Novembre 1901.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- lî)I
- faites dans l'ordre suivant : à 32®, à i6e, à 4o°, à 5o°. Les capacités en ampères-heure recueillis comptées jusqu'à 1,70 volt sont indiquées au-dessous.
- Si l’on représente par une courbe [(2) de la fîg. 3] les capacités à ce régime en portant les températures en abscisses, on remarque qu’entre 16 et 32° la courbe est parallèle à la
- capacité.
- droite (1), puis qu’elle s’incline vers l’axe des .r, quand la température s'élève ; ce qui se conçoit facilement, la capacité ne pouvant dépasser certaines limites fixées parla quantité do matière active contenue dans l’élément. La portion droite serait C0 = 175 Ah + 2,706.
- Nous avons vérilié par des décharges aux régimes compris entre 180 et 20 ampères que la
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIX. — N° 44.
- i5a
- capacité en fonction de 0 était représentable par des droites, correspondant chacune à un régime parliculier, ayant même coefficient angulaire que les deux précédentes. Nous avons toujours trouvé ce coefficient compris entre 2,55 et 2,80 pour le. même élément d'essai et pour une série de vingt-quatre décharges successives. Nous n’avons pas fait d’expériences au-dessous de i5° C., aussi les capacités à o° prises dans l'équation C0 = C„ + 2,70 9 ne sont peut-être pas celles qu'011 obtiendrait en réalité. En toute rigueur il est téméraire d'attribuer à la fonction une forme linéaire ; en première approximation et en attendant des expériences plus nombreuses et plus précises, 011 pourra l'adopter ainsi pour les tempéra-• lures comprises entre i5 et 35° qui sont celles qu’on rencontre en pratique.
- Pour un clément présentant 1 m2 de surface acLive sur chaque électrode, on se servirait de l’équation
- qui permettrait de passer à tout autre élément en multipliant les termes par la surface des électrodes. Il s’agit bien entendu ici d’accumulateurs du même type que celui dont nous nous sommes servi, dans lequel la couche de matière active est mince sur les négatives comme sur les positives. Les autres accumulateurs industriels différant de l’acccumulaleur AV par l'épaisseur de la matière active, nul doute que leurs coefficients propres ne soient pas les memes.
- Il est aisé dès lors de rendre comparables toutes les mesures de capacité faites sur un élément ou sur des éléments du même type ; il suffira de déterminer le coefficient angulaire d’une des droites et cela en faisant deux décharges au même régime, à deux températures différentes. Pour chaque autre régime, une seule décharge faite en notant la température déterminera une droite parallèle à la première. Les ordonnées à l’origine de toute la série des droites parallèles ainsi tracées seront les capacités à on. La figure 3 donno la série des droites obtenues à divers régimes avec notre élément et qui, prolongées, déterminent les capacités à o° avec lesquelles nous avons tracé la courbe de capacité en fonction du régime [(a) fig. 4]- La figure 4 montre aussi ce que devient cette courbe à 2o°C, à 3o°C, à 35° C.
- Nous trouvons ici que l'augmentation de capacité avec la température est beaucoup plus considérable dans les décharges rapides que dans les décharges lentes. Au régime de 175 ampères, par oxcmple, une élévation de 2ocC entre 10 cl 35° fait augmenter la capacité de 60 Ah à 114 Ah, soit, de 90 p. 100 (4,5 p. 100 par degré), tandis qu’au régime de 20 ampères elle augmenterait dans les mêmes conditions de 2i5 Ah à 269 Ah, soil de 2a p. 100 (1,2 p. 100 par degré).
- Il faut remarquer en outre, quand la température s’élève, l’accroissement de la force électromotrice et de la différence de potentiel de décharge et la diminution de la résistance intérieure (voir les courbes des fig. 1 et. 2). Mentionnons aussi que réchauffement du liquide pendant la charge change complètement l'allure de la courbe de différence de potentiel, à cause, d’une part, de la diminution de la résistance intérieure, et, d’autre part, de la perturbation dans la formation des composés suroxygénés liquides.
- En résumé, la température modifie profondément les conditions de fonctionnement des accumulateurs ; elle agit favorablement sur le rendement en élevant la différence de potentiel on décharge et en abaissant la différence de potentiel en charge. Son action la plus marquée se manifeste sur la capacité en ampères-heure, c’est-à-dire sur l’utilisation de la matière active qui, comme on sait, n'est jamais complète. Toutes les quantités telles que le temps de décharge, la porosité de la matière active, son épaisseur, la densité de l'électrolyte, qui impliquent des changements dans la diffusion ou dans la vitesse des réactions chimiques font varier l'utilisation de la matière active ; la température agit incontestablement de la même façon. Ch. Liagre.
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- CONGRÈS IVAJACCIO
- DE L'ASSOCIATION FRANÇAISE POUR L’AVANCEMENT DES SCIENCES
- C’est en Corse, à Ajaccio, que s’est tenu, du 8 au i4 septembre, le dernier Congrès de FA. F. A. S. Bien que la longueur du voyage et peut-ôtre aussi les désagréments d’une traversée de douze à dix-huit heures aient fait reculer quelques-unes des personnes que nous étions accoutumé à rencontrer aux Congrès antérieurs, l’attrait du pittoresque, les excursions projetées à l’intérieur de la Corse, les facilités offertes pour permetlfe'de visiter Fltalie à l’aller ou au retour avaient attiré bon nombre d’autres, et, tout compte fait, les congressistes étaient aussi nombreux, sinon plus, que les années précédentes.
- Mais s’il y eut compensation au point de vue du nombre, la répartition des congressistes dans les vingt sections du Congrès fut des moins uniformes : tandis que certaines d'entre elles comptaient trente membres et plus, l’effectif des autres se trouvait réduit aux membres du bureau, parfois môme incomplet. Sans doute, en raison du manque absolu d’industrie dans la région et, par suite, de l’impossibilité d’organiser des visites techniques, les sections de mécanique, de navigation, du génie civil et militaire, de physique, où chaque année sont, faites des communications intéressant nos lecteurs, se trouvaient dans ce dernier cas. Notre compte -rendu sera doue nécessairement écourté, plusieurs travaux annoncés n’ayant pas été communiqués par suite de l’absence de leurs auteurs.
- Nous donnons ci-dessous l’analyse de quatre communications faites à la section de Physique, présidée par le vice-président, M. Lacour, en l’absence du président, M. Macé do Lépinay, et la reproduction d’un rapport fait à la section d’Électricité médicale par M. le docteur Leduc, président de cette section. Les trois premières de ces communications, dues à M. Turpain, so rapportent aux intéressants travaux que ce physicien poursuit depuis plusieurs années sur les ondes hertziennes et dont nous avons déjà entretenu nos lecteurs ; l’autre, présentée par M. de Rey-Pailhadc, Louche un sujet des plus délicats, la réforme des unités électriques par l’adoption d'une nouvelle unité de temps, le millicé qui vaut la 100000e partie du jour solaire moyen.
- Quant aux communications annoncées dont nous n'avons pu prendre connaissance, nous y reviendrons au moment de la publication des travaux du Congrès.
- Les phénomènes de résonance électrique dans l’air rarèûè. Fantôme du champ hertzien, par A. Turpain.
- Dans une des communications faites l'an dernier au Congrès de Paris, M. Turpain présentait les résultats de son étude du résonateur hertzien enfermé dans un tube à air raréfié 'F ; dans celle-ci il fait connaître les résultats que lui a fourni, l’application de la même méthode avec un dispositif expérimental différent.
- Ce dispositif (2), représenté par la figure 1, consiste en une cloche de verre V, fixée par du mastic Golaz sur une platine P, renfermant un résonateur R à coupure c et à micromètre-m et
- (VÉcl. Élect., t. XXIII, p. 4a8 et 471, i6cta3 juin 1900), et rappelés dans la conférence faite par Fauteur, auxséanccs de Pâques 1901, de la Société de Physique {L'Éct. Élect.. t. XXV1T, p. t52, 3.7 avril 1901).
- (2) Déjà montré par M. Turpain, à la conférence do lu Société de Physique, et décrit dans une note récente à l'Académie des Sciences [L’Éd. Élect.. t. XXVII, p. 458, 22 juin 1901.
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- dans laquelle on fait le vide par le tube a ; deux tubes de verre t traversant la cloche et dans lesquels passent les fils f de concentration du champ hertzien permettent de déplacer la cloche le long de ces fils. Au moyen de secousses, il est possible de faire tourner le résonateur, constitué par un fil d’aluminium et ayant io cm de diamètre, de manière à amener le micromètre dans un azimut quelconque, le plan du résonateur restant perpendiculaire aux fils de concentration ; ou peut également parvenir à décrocher le résonateur du crochet e et le faire reposer sur les tubes t comme l’indique la figure 2; on peut enfin faire reposer le résonateur sur le plan en verre P. Ajoutons que le micromètre m est enfermé dans une ampoule de verre u, ce qui permet de maintenir ce micromètre dans l’air à la pression ordinaire si l’on a pris soin de fermer hermétiquement cette ampoule avant l’introduction du résonateur dans la cloche, ou au contraire de le faire fonctionner dans l’air raréfié si l’on a préalablement percé un trou dans cette ampoule.
- Fig. a.
- En opérant successivement avec le micromètre dans l’air et dans le vide, M. Turpain a constaté (pie la longueur d'onde des oscillations électriques, mesurée par le déplacement d’un pont sur les fils de concentration, est notablement plus grande dans la première expérience que dans la seconde, et que, dans ce dernier cas, la longueur iT onde est exactement le, double delà longueur du résonateur. Ainsi s’est trouvée vérifiée pour la première fois d’une manière directe cette relation énoncée par M. Poincaré (‘).
- L’observation de la luminescence de l’air raréfié contenu dans la cloche a fourni à M. Turpain les résultats suivants :
- i° On observe une distribution de la luminescence différente suivant que le champ hertzien est ordinaire (fils reliés chacun respectivement à une plaque voisine de chaque plateau de l’excitateur) ou interfèrent (fils reliés à deux plaques voisines d’un même plateau de l’excitateur).
- La figure 3 schématise l’aspect observé. Dans le premier cas (fig. 3 u) les deux fils sont entourés d’une gaine lumineuse mince, très peu vive lorsque l’étincelle excitatrice n’éclate pas, bien plus vive lorsque l’étincelle de l’excitateur se produit; en même temps une nappe lumineuse s’aperçoit entre les deux fils, nappe coupée parfois de bandes obscures régulièrement ou irrégulièrement espacées ou bien offrant, dans d’autres moments, une luminescence presque uniforme ; les régions au-dessus et au-dessous du plan des fils sont également lumineuses, mais la luminescence va en décroissant depuis la nappe lumineuse limitée par les fils jusqu'au voisinage des parois de la cloche qui ne présente plus de luminescence perceptible (2). Dans le cas du champ
- (J) Les oscillations électriques, p. (G. Carré, 1894).
- (2) Si l’on approche le doigt de la paroi extérieure de la cloche, la distribution lumineuse ne paraît pas troublée. Si l’on jette un pont sur les fils de concentration et qu'on l’approche graduellement do la portion du champ
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- interfèrent (fig. 3 b), les fils ne sont entourés d’aucune gaine lumineuse et lorsque les étincelles excitatrices éclatent la portion de la cloche qui présente quelque luminescence est précisément celle qui n’en offrait aucune dans le cas précédent; celte luminescence est d’ailleurs très peu vive et très uniforme; elle n’intéresse que les parties de la cloche immédiatement voisines des parois (').
- Fig. 3.
- Fig. 4.
- 2° Le résonateur étant disposé perpendiculairement aux fils de concentration, on observe des phénomènes différents suivant que les fils de concentration sont intérieurs ou extérieurs atî réso-
- La figure 4 indique d’une façon schématique la répartition de la luminescence autour des fils de concentration el du résonateur. Pour ce dernier la distribution concorde très exactement avec celle observée dans les expériences antérieures où le résonateur était enfermé dans un tube à vide ; on constate nettement que la luminescence est plus vive au voisinage de la coupure c du résona-
- teur que dans la partie diamétralement opposée 2. Les fils de concentration sont entourés d’une gaine dans l’un et l’autre cas, mais tandis que l’on observe une nappe lumineuse suivant l’intersection du plan du résonateur et du plan des fils lorsque ceux-ci sont à l’intérieur du résonateur (fig. 4#), cette nappe disparaît quand les fils sont extérieurs (fig. 4 b).
- 3° Lorsque le résonateur est placé dans le plan des lils on observe une distribution dont la
- que le pont est au voisinage immédiat de la cloche pour ne subsister que dans la partie de la cloche la plus éloignée
- nescence, pnurvu'qùe le pont ne soit pas placé entre l’excitateur et la cloche.
- (a) Ajoutons que, d’une manière générale, la luminescence observée dans la partie droite de la cloche, tout en affectant une distribution sensiblement symétrique de celle de la partie gauche, est très notablement moins
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- figure 5 donne une idée, la partie gauche se rapportant au cas où le diamètre du résonateur esL supérieur à l’écartement des fils, la partie droite au cas inverse.
- Dans l’un et l’autre cas la gaine lumineuse entourant le résonateur est plus vive que lorsque le résonateur est perpendiculaire aux fils. La nappe lumineuse réunissant les fils n’exisle plus dans la partie du champ occupée par le résonateur ; dans le premier cas, elle est [remplacée parfois par deux bandes lumineuses d’assez faible éclat affectant la forme d’arcs (lig. 5æ).
- Le rapprochement des phénomènes observés dans les trois conditions qui viennent d’être indiquées montre que « la nappe lumineuse qui, en l’absence du résonateur, s’étend entre les fils en afFeetaut nue intensité à peu près uniforme, se concentre au voisinage immédiat du conducteur formant résonateur dès qu’on dispose ce dernier dans le champ des fils ; à l'exception de la gaine qui entoure le résonateur, le cercle limité par ce conducteur est obscur, alors que la luminescence est aceruc et la plus vive au voisinage de la coupure du résonateur et entre chaque fil et le résonateur 3).
- Interrupteur inverseur pour bobines d’induction, par À. Turpain.
- Lorsqu’une bobine de IluhmkorIT est alimentée par un courant continu interrompu à l'aide d’un interrupteur ordinaire (Foucault ou "Welinelt), des différences de potentiel très inégales se développent à la fermeture et à]la rupture du circuit ; c’est ce qu’indique [la figure classique ci-jointe (figl i) où la courbe supérieure représente la variation en fonction du temps de l'intensité du. courant primaire, la courbe inférieure, la variation correspondante de la force éleclromolriee. La. dissymétrie de cette dernière courbe se manifeste par une dissymétrie des effets produits par les deux pôles de la bobine que l’on distingue dès lors par les locutions, fort mal choisies d’ailleurs, de pôle positif et de pôle, négatif.
- Fig.
- Fig. i.
- Pour faire disparaître cette dissymétrie, il suffit, comme le montre la figure 9, de renverser le sens du courant primaire après chaque interruption; c’est ce qui est réalisé dans certains interrupteurs comme l’interrupteur de M. Crémieu (*) et celui plus récent de M. Lacroix (2).
- S’inspirant de ce dernier, M. Turpain a imaginé un interrupteur de construction très simple remplissant les mêmes conditions ; en voici la description.
- Un petit moteur électrique M (fig. 3) imprime à une tige cylindrique TT un mouvement de rotaLion autour de sou axe. Cette tige, porte à ses extrémités BB' ainsi qu'aux régions AA' où elle est coudée quatre fois à angle droit, quatre petites broches Fi F't F2 F'2, faites d’un fil de cuivre
- (l) L’Éclairage Électrique. I. XIV, p: -562,. u6 mars 1898: ' • -
- (?) Archives d’électricité médicale, i5 février 1900.
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- et qui sont guidées pur des trous de diamètre un peu supérieur percés dans d’ëpaisses'pièccs de fer PP' solidement assujetties ; de petites bielles b, b, b', b' taillées dans une mince plauehette-dC' bois relient ces broches soit aux goupilles a'a! portées excentriquement parles disques dd soit aux manivelles AA' ; les broches plongent respectivement dans des godets Ga, G',, G, G'2 contenant du mercure recouvert de pétrole et reliés par couple aux deux pôles de la source d1'alimenbAion ; deux bornes P et P' fixées sur les traverses en fer et auxquelles aboutissent les extrémités du primaire de la bobine complètent I appareil.
- Lés tiges FA et’ F2 étant hors du mercure quaud les LL tiges F,1 et F'2 y plongent et réciproquemeut, il est facile de voir par la figure que dès que le moteur
- fonctionnera, le courant traversera le primaire de la bobine successivement dans un sens-puis dans l’autre après chaque interruption. - - -. •
- Un modèle de cet interrupteur construit par M. O. Ruchefort présente quelques ameliorations. Le nombre des tiges et godets de mercure est réduit a un, simplification d’autaut plus- importante qu’elle présente l’avantage de ne nécessiter pour l'entretien de Ja bobine qu’un seul cou-, densatcur au lieu de deux que nécessitait l’appareil a quatre liges ; en outre 1 unique tige n’a-pas besoin de guide, elle se maintient d’elle-mème dans la position verticale comme dans, le modèle d’interrupteur Rocheforl décrit antérieurement ici même (l). Le renversement .du sens du courant après chaque interruption est obtenu au moyen de l’interrupteur inverseur que portent ordinairement les bobines du Rulimboiif et qui, dans l’espèce, est monte sur l’arbre du moteur qui entretient en vibration la tige de l’interrupteur. - •
- DansceLLe communication, l’auteur revient sur une observation faite au cours des expériences sont l’objet de la première communication : la différence de l’intensité de la luminescence de part et d’autre du plan de symétrie de l’excitateur cl des fils.
- Ayant constate que cette différence s’inverse lorsqu’on inverse le courant primaire de la bobine, la luminescence la plus vive correspondant au plateau de l’excitateur qui est relié au pôle positif (’2) de la bobine, M. Turpain fut conduit à penser qu'elle était due à la dissymétrie des forces électromotrices induites. C’est
- p. ^ ___Entretien Fi i _____Entretien alors qu’il COn struisit l'interrupteur inverseur décrit ci-
- dissymétrique. symétrique. dessus. Tl put s’assurer que dans ces nouvelles condi-
- tions l’intensité de la luminescence est la même de part et d’autre du plan de symétrie des appareils et que la* cause soupçonnée de la différence observée antérieurement est bien la cause véritable (8), Les ligures i et 2 indiquent schématiquement les phénomènes dans les deux cas.
- (>) IJ Eclairage Électrique, t. XYIT, p. 4T 7 > 3 décembre 1898.
- (a) Les deux pôles de la bobine sont distingués par le fait que lorsque l’un des pôles est muni d’un disque cou-
- Lorsqu'on fait fonctionner pendant quelques instants (ai à 3 minutes) un excitateur électrique, dont l'étincelle éclate dans l’air, on constate par le simple toucher, qu’une des boules entre lesquelles Se produisent les étincelles, '
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- De ces résultats l’auteur conclut qu’il y a deux modes d’entretien d’un excitateur électrique, lorsqu'on dispose,‘pour cet entretien, d’une bobine d’induction alimentée par un courant contiuu. L’un, qu’il appelle dissymétrique, est celui qui résulte de l’emploi d’un interrupteur ordinaire ; l’autre, qu’il nomme symétrique, eu égard aux résultats lumineux obtenus, résulte de l’emploi d’un interrupteur inverseur tel que celui décrit plus haut.
- A lu fin de sa communication M. Turpain discute sur la question de savoir si l’aspect symétrique de l'intensité de la luminescence provient d’une réelle symétrie dans l’état électrique des plaques de l’excitateur à un instant donné ou si elle résulte de la superposition sur la rétine d’effets lumineux non symétriques à chaque instant, mais reprenant périodiquement la même valeur en chaque point, symétrique à des intervalles très rapprochés. Certaines considérations lui font adopter la première hypothèse, provisoirement du moins, en attendant que des expériences stroboscopiques qu’il se propose d’effectuer viennent résoudre définitivement la question.
- Principes de l’application de la division décimale du jour aux mesures électromagnétiques, par J. de Rey-Pailhade.
- Poursuivant sa campagne en vue de l’adoption du « cé » (centième de jour) comme unité pratique de temps, M. de Iley-Pailhade propose un nouveau système d’unités mécaniques et électriques dans lequel le millieé (qui vaut o,8(>4 seconde) remplace la seconde comme unité de temps.
- Dans ce système, appelé système millieé, centimètre, gramme masse et désigné en abrégé par M. C. G, les unités reçoivent, des noms formés en faisant précéder du préfixe no les noms actuels clés unités pratiques correspondantes ; ainsi nowatl désigne l’unité de puissance dans le système M. C. G.
- Comme préfixes indicateurs des puissances de io par lesquelles on multiplie ces 'unités, M. de Rey-Pailhadc adopte ceux proposés il y a deux ans par M. Blondel, c’est-à-dire :
- Le tableau ci-joint indique les diverses unités mécaniques et électriques du système C. G. S. et du système M. C. G. La colonne 6 montre que dans ce dernier système les unités pratiques sont cm bien les unités M. C. G. elles-mêmes ou les produits de ces unités par iou, sauf toutefois pour la capaeité dont l’unité pratique est io'1’ unité M. C. G. La colonne n fait voir que le rapport des nombres exprimant une même grandeur en unités pratiques do l’un et l’autre système n’est pas très compliqué, les trois coefficients o,8C4» (o,8G4)â, (o,864)3 suffisant pour passer des anciennes unités aux nouvelles (').
- En sc bornant aux grandeurs électriques, on voit par ccttc colonne que les
- _ jo’86/,) _ _ Trino„Us.
- _ _ _ ~ Q'iU'UUmoimil»-
- est notablement plus chaude que l’autre, au point qu'on peut tenir à la main l'une des boules, alors qu'il est impossible d’en agir ainsi avec l’autre.
- A cette différence de température, correspond une perle inégale de poids pour les deux boules.
- T ci encore, on constate que le changement île sens du courant primaire produit l’interversion du phénomène ; la boule la plus chaude est toujours celle qui est réunie an pôle positif de la bobine.
- (') Dans le but de faciliter ce passage, M. de Rey-l’ailliade a dressé des tables de multiplication de i à 99 de ces trois coefficients.
- Ampères (10-») Volts (10»)
- Kilowatts (io,c)
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- Tableau synoptique comparatif des systèmes C. G. S. et M. C. G mdhcè (i /100000e de jour), centimètre et gramme-masse.
- S VALEURS valeurs
- des' â DIMENSIONS pratiques du du système il/. C. G. pratiques du représentant une même rlont.
- £ C. G. S. m. c. a. en C. G. S. et en M C.G.
- Longueur L L1 Contimètro Centimètre Centimètre L (ccntim.) ,
- Mn.se M Mi Grumme-tna.se Grammc-ms sso Gramme -masse M (grammes) _ M' (grammes)
- Millicé
- Temps T Ti valant 1 /sovoo de ls(secondes) 0,864
- jour. Ts. de jour. lm. 1 m il,ce.)
- Vitesse V LT-i Vit. {«T. oentim. Novit. (pn cent. Novit V (vits)
- par sccoDde). par miilice). V' (novits 0,864
- Wôlôratmr, c, TT-2 Accél. (un cent. Noaccèl.(un cent. Noaccèl G(acccls) 1
- par sec.-sec.) p'jmllice.milücel G' (noaccèls) (o,864)3
- Force F L M T-- Dyne. Xodync Nodyue F (dynes) P' (nodynes) »64P"
- Energie E L2MT—- Joule (io‘) «oorg Trionoerg h (joules fio’l) E’ (trionoergs) (o,8G4)3
- Intensité I LâJMï T-i Ampère (io -*) Soumpcre Noampère I(ampères io—q)’ (0,864)
- Tension U L? Ma" T- - Volt (10") Ko,-oit Trionnvoit ' U (volts [io8D U' trinovolts) ~ M64)7
- Résistance R L T-> Ohm (io3) !\ rt < t ti rry ’frionooltm R (ohms [io9l) 1
- R' (trinoohms) 0,864
- Quantité Q LïM? Coulomb (io—>) KoooulomF Q (coulombs [ io—*])
- Q (nocoulumbs)
- w L- M T-* Kilowatt (1010) Nowall Trionowatt W (kilowatts [ 1010) 0,1
- W’ (trinowatls) (0.864/*
- Capacité c L 't,T* “i™tod("r“) Nofarad Quintilliuofai-ad C(mierofarad?|ro—|8| (o,S64)«
- C’(c[uiiitillinoi'arads)
- Les valeurs de la résistance et de-la capacité chaugenl peu, les noampères, les ifocoulombs et les trionovolts sont exprimés par des nombres dix lois plus petits environ.
- Le trionowatt ne vaut à peu près qu’un dixième du kilowatt; il est égal à 1,55 hectowatt (109), Le trionowatt est équivalent à un travail i3,656 kgiu en un millicé, ou encore à 0,211 cheval-vapeur.
- Pour le tarage électro-chimique direct des noampèremèlres, il suffit de savoir que d uu noampère dépose par cè ou 0,24 h, ou encore 14,4 ni, un poids d’argent égal à ou un poids de cuivre égal à o,o3a8 gr.
- Une grande caloric-millicé vaut 3i,oi3 trjonowatls et par suite un trionowatt v; grande calorîu-millieé.
- le courant o,.n8 gr
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- Ces données suffisent dans la grande majorité des problèmes à résoudre (* 1).
- M. de Rcy-Pailhadc ne se dissimule pas que la réforme qu’il propose ne peut se faire que progressivement.
- <> La transformation des appareils avec aiguille indicatrice sur un cadran sera facile; il suffira de mettre un cadran à deux indications, Quaut aux autres, ainsi que le disait M. le prolesseur Pellat, on collera sur la boîte refermant l’appareil la table de transformation nécessaire. Pour les résistances, par exemple, il suffira d'avoir la table de multiplication de o à qq du facteur o,864-Le temps mis pour la transformation étant absolument négligeable.
- » Puis enfin, l’usage scientifique des appareils divisant le jour décimalement s’étant répandu largement, on construira des appareils électro-magnétiques gradués directement dans celle divi-
- M. de Rey-Pailhade ajoute :
- « Cet aperçu rapide montre que cette transformation ne présente aucune difficulté sérieuse. 11 suffira d'un peu de patience et de la bonne volonté de la part des électriciens. En perfectionnant le système actuel, sans y introduire la division décimale du jour, on commettrait à notre sens une très grave faute.
- » Mais tous les physiciens ont l'esprit trop éclairé pour ne pas marcher franchement dans lu voie du Progrès. »
- Cette dernière considération ne peut manquer d’amener des adhérents aux propositions du M. de Rey-Pailhade. Mais, d’autre part, l’extension actuelle des applications de l'électricité et l’emploi courant des mesures C. G. S, dans l’industrie, rend la réforme très délicate aujourd’hui cl de plus en plus difficile dans l’avenir, les adversaires ne peuvent donc manquer non plus. Nous laissons à d autres plus autorisés que nous le soin de prendre parti. Cependant, si la question, vivement discutée il y a deux ans, de la création de noms nouveaux pour la dénomination des unités C. G. S. elle-même venait à être de nouveau soulevée, nous n’hésiterions pus a nous ranger dans le premier camp : changement pour changement, nous préférerions celui qui est le plus logique.
- Rapport sur l’électrochimie médicale, par le D1' Stéphane Leduc.
- Concis et substantiel, ce rapport se prête mal à l’analyse; il faudrait tout mettre. C'est le parti que nous prenons en en reproduisant ci-dessous (2 * * * *) la majeure partie et en nous bornant a dire ici quelques mots sur son contenu.
- (') Outre le nowall, M. de Rey-Pailhade propose également une autre unité de puissance, particulièrement appli-
- « Le cheval-vapeur est une unité de puissance indigne du xxe siècle. Appelons nockevau, le travail de ioo kgm etl'cctués pendant un cent-millième de jour, valant os,865. Le travail do un noclievau pendant un jour entier est de ?<><> X ioo ooo, soit io ooo ono de kgm, nombre facile à retenir, puisqu’il rappelle celui de la définition du mètre. Pour la grande industrie, on calculera les travaux en io millions de kgm, ce qui s’obtiendra en opérant avec la
- ion kgm au cent-millième de jour est égal à................................i,ooo nochcv
- i Poncelet.................................................................. 0,864 “
- i Kilowatt...................................................................o,88u —
- Une grande calorie au cent-millième de jour................................4,3u5 —
- io9 Ergs (i milliard) au ccnt-inillièmo de jour..............................0,102 —
- En hydraulique, le produit du débit en litres (au cent-millième de jour) par la chute en mètres, donne la puissance
- Pour s'habituer à la nouvelle unité, on inscrirait les deux notations l’une à la suite de l’autre comme 100 clievaux-
- (J) Rapport de M. Lr.nuc. — L’électrochimie médicale est inie application particulière de l’électrolysc ; les défi-
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- 16a
- î à l’abri des critiques; puis il s’o
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- i63
- celle-ci permet de
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- I/ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- LA TRACTION ÉLECTRIQUE SUR LES CHEMINS DE FER
- MI.LAN-GALLARATI-YARÈSE-PORTO CERESIO-LAYEN'O-AROXA
- . de fer de ce pays à se !
- s lignes J
- d’ailleurs par le x
- Ces essais sont d’autant plus intéressants que jusqu’ici l’appliealion de I sur les chemins de fer a été généralement dictée par des conditions parlici la fumée dans le cas des métropolitains et des lignes il longs imposé par la concurrence de lignes de tramways voisines, impossibilité d’emploi de locomotives à vapeur à adhérence sur certaines lignes de montagnes.
- La diversité des moyens adoptés pour réaliser cette application leur dorme encore un nouvel intérêt, cette diversité ne pouvant manquer de fournir à bref delai des renseignements utiles sur les facilités et* l'économie d'exploitation de chacun d’eux. Tandis en effet que sur le réseau de l’Adriatique la Société des chemins de fer méridionaux a adopté les courants triphasés à 3 ooo volts pour l’alimentation des moteurs des véhicules, la Société des chemins de fer de la Méditerranée a préféré l’alimentation par courant continu à 65o volts ; en outre, toutes deux ont adopté des voi-
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- turcs automotrices à accumulateurs po pour justifier les dépenses d'une installation fixe.
- C'est sur la ligne à voie unique s’étendant sur 109 km de longueur de Lecco à Chiavenna en passant par Sondrio, dans le voisinage du lac de Côme, que seront utilisés les courants triphasés. L’usine génératrice hydraulique, située à Morbegno fournira directement des courants a 3oooo volts qu'une ligne aérienne a trois conducteurs d’un diamètre de ? mm conduira aux sous-stations où des transformateurs statiques abaisseront la tension à 3000 volts ; de là l’énergie électrique sera distribuée aux moteurs des voitures par deux fils aériens de 8 mm de diamètre, le troisième conducteur étant constitué par les rails. Les prises de courant s’effectueront par deux archets et, suivant la manière dont les courants seront distribués aux quatre moteurs de chaque voilure, on pourra obtenir soit une vitesse de 60 km : h, soit une vitesse de 3o k
- l’exploifation des lignes dont le trafic était trop faible
- h ; cette dernière i
- L’énergie électriqu
- iraul continu comprend
- à Porlo-Ceresio, Laveno ctArona; la longi
- 1 celle des trains de marchandises sur tout le parcours et celle des trains de voyageurs sur les parties en rampe accentuée. Cette installation actuellement en voie d’achèvement a été entreprise par la maison Gnnz de Budapest ; dans un article récemment publié dans ce journal (lj, M. von Kando a montré que malgré la haute tension secondaire elle 11e pouvait présenter de dangers et dans un article plus récent encore M. E. Cserhati(2) en a discuté l’économie.
- Le réseau que la Société des chemins de fer de la Méditerranée . double voie de Milan à Callarate totale est de i3okm.
- fournie par une usine hydrauliqu
- i forme de courants triphasé:
- (’) Yok Kando. La traction électrique par courants triphasés à haute tension sur lignes interurbaines, L'Ècl. Élect., t. XXYII, p. 212, 17 mai 1901.
- (2) li. Cserhati. Comparaison entre la traction électrique et la traction & vapeur. L'Ecl. Elect.,1. XXVIII, p. i3o,
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- i3ooo \olts et transformée dans des sous-stations en courant continu à 65o volts amené aux voitures par un troisième rail latéral. C'est en somme le système d’alimentation aujourd’hui
- acloplé pour l’aUincnlation des réseaux de tramways de quelque importance. La mise en exploitation toute récente dé la section Milan-Gallarate-Porlo-Ccresio nous permet d’indiquer, en délai! comment 11 a été appliqué aux chemina de fer.
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- De Gallaralc partent les trois embranchements qui desservent Jes lacs Majeur, de "Varèse et de Lugano et (pii ont leur terminus respectif a Arona, Lavcno et Porto-Ceresio. Ces embranchements
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- t,-umwa™TLS°^rVùioflV™!?J public XTmîbvel'1 trains à des prix très modérés.
- Comme c’est, priucijmîemcnt en vue de /aire cesser cette concurrence qu’a été décidée la substitution de la traction électrique à la trac-lion à vapeur, cette substitution n’est faite, provisoirement tout au moins, que pour les trains de voyageurs,
- On voit .pie de Milan partent
- ; vingt
- Les quarante kilomètres séparant llilan de Gallarate doivent être parcourus en do minutes [ les trains directs ; aussi a-t-on prévu les moteurs des voitures pour uue vilesse de loo km : h.
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- Usine gknéhatiucis. — L’énergie électrique nécessaire à l’exploitation est fournie par la station centrale de Tornavento, sur les bords du Tcs-sin : cette station comprend deux usines, l’une hvdrauliquc, l’autre à vapeur. .
- L'usine hydroélectrique, encore inachevée, contiendra huit groupes électrogènes composés chacun d'une turbine de i ;>.oo chevaux actionnant directement uu alternateur triphasé, idooo volts, de ~oo k\v.
- L’usine à vapeur (fig. 3 à 5), entièrement construite, assure momentanément le service et sera utilisée dans la suite comme réserve on cas d’accident ou autre cause; son matériel à vapeur a été fourni par la maison Kramo Tosi, de Legnano; son matériel électrique,'ainsi d’ailleurs que celui des autres parties de l’installation, par la Compagnie Thomson-Houston de la Méditer-
- La chambre de chauffe de cette usine contient 8 chaudières de chacune r>qo m2de surface de chauffe fournissant de la vapeur à la pression de 12 atmosphères; chaque chaudière est composée d’un groupe de i i 4 tubes en acier de io,s>. cm de diamètre extérieur et f),n m de longueur, et deux corps de chaudières supérieurs ou réservoirs de vapeur de i,i m do diamètre extérieur et de -,8 m de longueur. La chaufferie renferme encore trois batteries d’économiseurs, composées chacune de 3? tubes verticaux avatil une surface de 54° m:, deux pompes d'alimenta-
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- tion Duplex pouvant débiter a5 à m3 d’eau à l’heure, et tous autres accessoires ordinairement utilisés,
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- disposition en tandem.; leur puissance est de 1 400 chevaux h la pression de 11 atmosphères et avec une admission de 27 centièmes dans le grand cylindre, mais elle peut atteindre momentanément :>. 000 chevaux; leur vitesse angulaire est de q4 t : m ; elles sont munies d’un volant pesant 36 tonnes; les diamètres des deux cylindres sont respectivement de 1,2 m et 0,720 m; la course çommune des deux pistons est de i,35 in.
- Les deux petites machines sont du type pilon, compound, a condensation; leur puissance normale à la pression de 1 1 atmosphères est de 80 chevaux ; leur puissance maximn, de 1 20 chevaux ; la vitesse angulaire est de 270 l : m ; les diamètres des cylindres, de o/p> et 0,270 m et la course commune des pistons, deo,3o cm.
- A chaeunedcsgraud.es machines à vapeur est directement accouplé un alternateur triphasé du type à inducteurs mobiles, d’une puissance normale de 700 kilowatts sur circuit non inductif, mais susceptible de supporter une surcharge de aû p. iûo pendant deux heuros et do:4° P- Ipoon à-coups sans éçh.auftèment nuisible. L’enroulement du champ est distribué, sur 3a bobines donnant ainsi , à la vitesse normale, de 94 l : m une fréquence de ai) périodes. L’induit est bobiné de façon à produire directement des courants à la tension de ijooo volts.
- Aux deux petites machines à grande vitesse soûl. accouplées directement doux dynamos hexapnlaires de 7 3 kilowatts donnant du courant continu à 1 a5 volts pour l’excitation.
- Le tableau de distribution est composé de neuf panneaux dont un pour les deux excitatrices, trois pour les alternateurs, un panneau pour les appareils totalisateurs, et quatre panneaux de ligne, e’est-à-dire deux panneaux pour chacune des doubles lûmes de Iransmission allant vers Gallarale et l’ara- yig. l3 _ Dl!tl,;I dc prU<, do
- bingo. Au panneau des excitatrices sont fixés :
- 1 voltmètre pour courant continu, 2 ampèremètres, 2 rhéostats de champ, 1 interrupteur pour le voltmètre, 2 interrupteurs principaux ; chacun des panneaux des alternateurs porte : t vvaU-mèlre, un ampèremètre de champ, t voltmètre pour courant alternatif, 1 voltmètre pour courant continu, 1 interrupteur de champ. 1 interrupteur à huile ; sur le panneau des appareils totalisateurs se trouvent : 2 wattinètres enregistreurs, wattmètres indicateurs et les transformateurs correspondants; enfin les pan ueaux de départ portent: 3 ampèremètres, 1 interrupteur tripolaire double, 1 interrupteur tripolaire automatique à huile.
- Ces derniers interrupteurs, qui remplacent les fils fusibles, sont destinés il mettre la station à l’abri des conséquences des courts-circuits extérieurs ou des décharges exagérées. Ils ont été étudiés tout récemment et créés spécialement en vue de cette installation; ils sont logés dans des boites incombustibles placées à i,5om environ en arrière du tableau, d'où ils sont commandés à l’aide d’un svstème de. leviers.
- Par 1 emploi de nombreux transformateurs, la manipulation des instruments de mesure n'implique aucun danger; de, plus, les conducteurs à haute tension qui relient les alternateurs au tableau sont placés sons le plancher, sur des isolateurs spéciaux. Enfin, la station est protégée contre les décharges atmosphériques par des paraloudres pour (5 000 volts du système Wirt.
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- Lignes de transmission a haute tension. — Le tracé des lignes de transmission est indiqué en ligure i ; sauf celles de Tornavento à C.allarate et à Parabiago, ces lignes suiveut les voies ferrées dont elles ne s’écartent que dans le voisinage des luunels qu’elles évitent par un détour.
- Chaque ligne est double, c’est-à-dire composée de 6 fils de cuivre nu dont, le diamètre, variable entre 4 et 9 mm. ainsi qu’il est indiqué sur la ligure 1, a été calculé de manière que la perte en ligne ne dépasse pas 8 p. 100. Les fils sont posés sur isolateurs en porcelaine à triple cloche essuyés à 40000 volts. Ces isolateurs sont montés sur deux traverses do bois montées sur des poteaux en bois espacés d'environ no m et munis de paratonnerres reliés au sol par un fil de 1er de 5 mm de diamètre; la traverse supérieure, la plus longue, porte quatre isolateurs ; l’autre deux; les trois phases d'une même ligne sont d'un même côté du poteau et forment les sommets d’un
- triangle équilatéral de ;>o cm de côté.
- Ces lignes sont protégées, principalement aux environs des snus-stn-tions, par des parafouclres du type W’irt, et, pour faciliter leur rçiise hors circuit en cas d’accident, elles sont commandées à l’arrivce et an départ de chaque sous-station par des interrupteurs à huile manœuvrables à la main ; des intcrrnpleurs sur poteaux en divers points permettent de localiser tonte faute survenant sur le réseau.
- Sots-stations. — Les sous-s talion s, au nombre de cinq, sont distantes entre elles de 16 km environ.
- Dans celles de Galhirate, de l'ara-biago (fig. G à S) et de Musoecn, les courants à haute tension dès leur arrivée, c’est-à-dire après avoir passé les doubles barres d’omnibus à haut potentiel (voir fig. 8) traversent un des deux interrupteurs automatiques à huile, et sont conduits, soit vers les primaires des transformateurs, si les convertisseurs rotatifs sont en service, soit vers le compensateur de démarrage si l’on met en route les convertisseurs rotatifs du côté des courants alternatifs.
- Dans chacune de ces trois sous-shitions, sept transformateurs à ventilation forcée (dont un de réserve), de la puissance de 180 kilowatts chacun, réduisent le potentiel de 1 a 000 à \y.o volts, puis, en sortant des secondaires des Iranslorniateurs, le courant à 4^o volts vient au convertisseur rotatif et y est transforme en courant continu à 600 volts.
- Chacune des trois sous-slalions contient deux convertisseurs rotatifs dont la puissance a été prévue de façon à permettre à une seule machine d’assurer le service ordinaire, la seconde 11e devant être utilisée que dans les moments de fort débit ou en cas d’accident à la première; elles sont il 6 pôles, d’une puissance de 5oo kilowatts, et peuvent supporter une surcharge allant jusqu’à ,jo p. 100. Chaque convertisseur rolalif est relié isolément à un groupe de transformateurs.
- Le tableau de distribution de chacune des sous-stations contient, tous les appareils de manœuvre et de sécurité les plus nouvelleiYienl crées ; sur les panneaux à courant continu des convertisseurs rotatifs, ainsi que sur les panneaux d'alimeutallon, sont intercalés des interrupteurs automatiques à soufflage magnétique qui protègent complètement la sous-station contre toute surcharge ou
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- le devani du tableau de distribution ne conlient aucun Les sons-stations de Gazzada et cle Bisuschio sont
- tisseur de 200 kilowatts ; et, connue la eliargc'de c variable, leur installation comprend en outre
- <[u i la ,
- aux voyageurs debout. Au total chaque voilure motrice {mut contenir 70 voyageurs dont bd assis,
- au moyen de portes roulanlesfet l’on accède à l’intérieur des voilures par des vestibules situés à leurs deux extrémités.
- Le poids de la voiture automotrice, y compris celui des voyageurs, est de 43 tonnes environ et celui de la voiture remorquée de do tonnes.
- L’équipement électrique de chaque voilure automotrice, fourni par la Compagnie Thomson-Houston de la Méditerranée, comprend 4 moteurs du type GE-35 ; ils ont été prevus de puissance la vitesse considérable de 88’à 96 km à l'heure que les trains auront à t plus grande partie du parcours de Milan a Gallaralc, et pour elïèeluer rapidement les démarrages que nécessitent les arrêts fréquents.
- L’équipement comprend encore deux ronlrnleurs série parallèles, type L-3 (chacun d eux commandant les quatre moteurs';, puis le ou de sécurité généralement utilises.
- Chaque voiture automotrice est eu outre munie du frein à main du modèle a vis, et d’un frein
- pour les feux de manœuvre ou de pro-
- ür&tt;
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- . — Le rail de c
- t constitué par un rail Yignole. de ous les 4 mètres environ par des '
- Isolateurs de «granit artificiel » spécialement étudiés et créés pour cette installation. Ce type d’isolateur possède des qualités remarquables de solidité et d’isolation et a donné tonte satisfaction tant aux essais que daus la pratique.
- Comme le montre la figure i3, le rail est posé sur le chapeau en fer de l'isolateur de façon à pouvoir se déplacer librement lorsque sc produisent des contractions ou dilatations provoquées par les variations de température, ou lors du léger mouvement vertical imprimé à l’isolateur quand les roues du train franchissent la traverse sur laquelle il est fixé.
- Les rails sonlreliés entre eux au moyen d’une éclisse de cuivre flexible de 200 mm2 de section.
- Pour éviter le glissement sur les déclivités, les rails sont solidement éclissés dix par dix et ancrés au point de milieu du tronçon ainsi constitué. Les mouvements de dilatation et de contraction provoqués par les variations de température étant considérables, vu la longueur de la voie, des connexions flexibles spéciales sont placées sous les écliss chaque section, ce qui permet d’obtenir un jeu suffisant.
- Sur le tronçon de Milan-Gallarate où la voie est double, les <
- uble, les deux rails de <
- : aiguillages ou j 11, la continuité <
- 5 il r
- ; par un cable armé de 4oo mm2 de s Pour la distribution d’énergie sur la ligne, il n’est employé aucun feeder, les sons-s alimentant toutes directement le rail de contact ; ce dernier esUnterrompu ii chaque sous-s et l'alimentation est faite de chaque coté de l’interruption par le panneau d’alimentation < poudant. De cette façon, toutes les sous-stations travaillent en parallèle, tant du coté des eu continus que de celui des courants alternatifs, et si, par suite d’une fausse manœuvre, le ouvert tandis que le circuit à
- ; du courant continu par l’intermédiaire du
- rail de
- en opposition avec celle en dérivation. Toutefois, pour éliminer cette éventualité, les pann« qui, à l’aide d’une bobine auxiliaire en dérivation, coupent le circuit dès que le courant I
- Rails de t
- par des rails Yiguole de 36 kilogrammes, placés fils de cuivre de 11 milli-
- eu bois. L’éclissage électrique est constitué par des fils re; des fils semblables constituent, à intervalles de 100 entre les deux voies et entre les rails d'une
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- SUR IÆ TEMPS PÉRIODIQUE D’OSCILLATION NATURELLE
- 1)’UN ALTERNATEUR COUPLÉ
- MM. Boucherot et Blondel ont de .m alternateur couplé tournant à vide
- • la formule suivante du temps périodique d’oscillatk
- Il est facile de retrouver cette formule très simplement comme il suit.
- Soit OAB le diagramme d’un alternateur non sature et pour lequel la résistance ohmique négligeable devant l'inductance, couplé sur un réseau dont la tension constante est 013 = U. force électromotrice induite de l'alternateur pour une excitation donnée estOA = E0, son iir dance est Z et le courant, décalé de o, qu’il débite sur le réseau est I.
- Ce diagramme convient très sensiblement encore au cas d’uu alternateur saturé fonctionnant à faible charge.
- La puissance fournie au réseau par l’alternateur est
- s E .1 -
- AO
- mais est le courant de < finalement
- t circuit de l’alternateur correspondant à l’excitation donnée et
- Toute variation infiniment petite de la distance angulaire entre l’axe d’un pôle inducteur et ïxc du pôle fictif homologue de l’induit correspond à la variation infiniment petite ~ de l’angle 9 î la figure si l’alternateur a ip pôles. La variation moyenne de puissance correspondante est
- et comme à vide cos 0 = i on voit que la variation de puissance de l’alternateur p. U. Ice est produite à la vitesse moyenne 9^. ~ par le couple
- , _ p-v-i*
- ‘ ~ . JL’
- ‘‘"'“ëô"
- Or si k est le moment d’inertie.en kilogrammes-masses-metres de la partie tournante, le temps périodique de l'oscillation non amortie due au couple C est
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- en remplaçant C par sa valeur, p par et g.81 par la valeur 10 approchée, on trouve bien
- T____ _N_ 4 / 20 Kk _
- " 60 V f.\J.lce
- Démonstration identique et racine résultat pour un moteur synchrone tournant à vide (dans ce cas ÜA est décalé en arrière de OB).
- Nous rappellerons que le temps T est sensiblement indépendant du nombre d’alternateurs couplés et de la charge pour les alternateurs à faible chute de tension. J1 diminue de 20 p. 100 environ à pleine charge lorsque la chute de tension est considérable.
- Maurice Soubriek.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION
- Accumulateur Schmitt. Brevet anglais Ltr’ 8226,
- La plaque figures 1 et 2 a la forme d’une poche coulée d’une seule pièce, dans laquelle est logée la matière active.
- J.es deux faces de la plaque sont estampées et poinçonnées de façon à obtenir des trous coniques e et des bavures /"dirigées vers l’intérieur de la plaque.
- La matière active est introduite dans la plaque sous forme de pâte, elle se compose de 20 p. 100 de minium et 80 p. 100 de lilharge pour les négatives et de 20 p. 100 de lithurge et 80 p. 100
- de minium pour les positives; la pâte est faite en mélangeant ces substances avec de l’acidc sulfurique. A. B.
- Accumulateur "Wiegand. Brevet anglais n° 10^19,
- L’inventeur décrit un accumulateur à cuvettes ; le bord des cuvettes est en forme de gouttière renversée; cette gouttière est noyée dans un ciment non conducteur de façon a isoler les deux faces de la cuvette qui sont de polarités contraires. A. B.
- Procédé Rodrian de formation de la matière active des accumulateurs. Brevet anglais n° 2î6.
- Lorsqu’on. part du plomb spongieux ou du plomb pour obtenir la matière active des accumulateurs, les plaques sont trempées pendant quelques heures dans de l’eau oxygénée à 10/10 volumes, puis formées par le courant dans un bain composé de deux volumes d’acide sulfurique dilué et.d’un volume d’eau oxygénée.
- Si l’on se sert d’empâtages, les oxydes de plomb ou le plomb finement divisé sont malaxés avec un liquide formé à volumes égaux d’acidc sulfurique à 4ou B. et d’eau oxygénée à io/i5 volumes. Lorsque les plaques empâtées sont scchcs, les positives sont oxydées (?) en les plongeant dans de l’acide sulfurique à 3o p. 100 ; et les négatives sont réduites en les immergeant dans une solution d’eau oxygénée. Ces plaques sont ensuite formées à la façon ordinaire dans nn bain d’acide sulfurique dilué pur.
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- Les avantages de ees nombreuses manipulations seraient, d’après l’inventeur, d’abréger considérablement le temps deformation 15 heures au lieu de (S jours, et, d’éviter tout foisonnement ultérieur de la matière active.
- A. B.
- Séparateur Perrin pour accumulateurs, lîre-
- Séparateur en' celluloïd, ou en matière non conductrice, figure i, avec des perforations fel
- Fig. i. — Séparateur Perrin.
- des moulures semi-cylindriques g se correspondant sur les deux faces ; le séparateur porte un prolongement i, destiné à dépasser le bas des plaques et à toucher le fond du bac pour éviter les courts circuits qui se produisent par le depot de la matière active positive qui se désagrège.
- Ihi haut de la figure on voit en plan, trois plaques c, d, d. ainsi séparées.
- L’inventeur reveudique en outre l’usage de plaques positives de dimensions plus faibles que les négatives, les dites plaques étant montées avec les séparateurs décrits.
- Mode d’assemblage et de connexion Rooper des plaques d'accumulateurs. Brevet anglais
- Les plaques B (fig. i) ont des queues A qui se prolongent hors des bacs E, et sont courbées en arc de cercle ; l’extrémité de chaque queue
- Fig. i à 3.— Mode d’assemblage el de connexion Rooper.
- présente une encoche C de forme propre à recevoir une barre d’assemblage D. Cette barre cylindrique qui est faite d’un métal ou d’un alliage convenable tel que du cuivre ou du laiton, est recouverte par un tuyau en plomb ou en métal inattaquable par l’électrolyte, ce tuyau est représenté en F.
- J.a figure a montre en plan un certain nombre de plaques assemblées entre elles et avec celles de l’élément voisin ; la barre D est filetec à ses 1 extrémités pour recevoir des écrous èn laiton II.
- Des rondelles G sont placées sur la barre entre les extrémités des queues pour en maintenir récartcmenl et assurer le serrage ; ces rondelles peuvent être remplacées par des surépais-seurs venues de coulée avec les plaques,
- ; Une capsule en plomb K {fig. 3} recouvre 'exactement chaque écrou de serrage H, pour le préserver de toute attaque; des ailettes J permettent de faire tourner l’écrou et sa capsule.
- Les avantages de ce système de counexion seraient d’après l'inventeur : d’éviter toute détérioration de la barre d'assemblage; et de permettre de retirer les plaques individuellement en cas de mauvai s fonctionnement, avec; plus de
- A. B.
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- I/ÉCLAI RAGE ÉLECTRIQUE
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- facilite; que lorsque les connexions sont faites par soudure. A. R.
- Moule Dayies pour plaques d’aecumula-teurs. Brevet anglais il0 1629'}. Demandé le 10 août
- Ce moule permettrait d’obtenir des plaques genre Leitner à âme très mince, un quart cîe millimètre au besoin.
- La ligure 1 représente ce moule qui est composé de deux pièces en bronze assemblées IllI, où sont ménagées les cavités voulues devant
- former la plaque : X, âme de la plaque ; Y, cadre; Z, saillies du cadre destinées à être rabattues parallèlement a l'âme ; H, massclottes.
- Sur les faces extérieures du moule, sont placées deux autres pièces en fonte EE, maintenues à une certaine distance du moule par des pièces BB, de façon à former des chambres FF.
- Dans ces chambres passent des tubes QQ, percés de distance en distance de trous regardant le moule; ces tubes sont le prolongement de brûleurs Bunsen GG placés à l’extérieur ; dos ouvertures sont ménagées dans les pièces BB, pour permettre l’accès de l’air et l’évacuation des gaz de la combustion.
- Le moule est chauffé avant la coulée par le gaz qu’on allume dans-les chambres FF ; aussitôt la coulée faite, le gaz est éteint et de l’air froid e’st insufflé dans les chambres pour permettre le démoulage rapide.
- La figure 3 montre la section horizontale d’une plaque au sortir du moule.
- Les figures 2 et 4 représentent une plaque de Ce type ; les massclottes ont été enlevées, l’âme a été ajourée et le bord du cadre cbanfreiné ; les
- saillies Z ont été rabattues dans le dessein de retenir la matière active. Les plaques ainsi préparées sont ensuite empâtées.
- L’inventeur décrit ensuite plusieurs machines permettant de scier les massclottes, d ébarber et. de chanfreiner les plaques de ce système.
- A. Biuïtain.
- Moule Robert-Jacob Gülcher à cadre de plomb pour électrodes d’accumulateurs. Brève
- Accurnidatorun-und Elementenkuade, t. II, p. ’ 1.Î7 i«r mai 1901.
- La coulée d’un cadre autour d’un tissu cnm posé de fils de plomb et de coton de verre offrait jusqu’ici de grandes difficultés. Gn n’arrivai pas en effet à empêcher le plomb de couler dans les intervalles du coton de verre tissé et une partie de la plaque était. ainsi rendue inactive Si on introduisait des substances protectrices comme plaques de feutre ou autres, on risquait d’écraser le coton de verre par sevrage et de rendre inutilisable le tissu. De plus, ces plaques ne résistaient pas à la température de fusion du plomb et sc carbonisaient au contact de celui-ci.
- Robert-Jacob Gülcher a vaincu ces difficultés en employant de minces bandes ou lamelles en matière élastique rendue incombustible et assemblées en forme de brosses. Ces brosses sont placées dans le moule de telle façon que, par la fermeture des deux parties de celui-ci, elles s’enfoncent tout autour sur les bords du tissu préalablement placé dans le moule et empêchent par La l’introduction du plomb h l’intérieur.
- Les figures ci-contre montrent les détails du moule : la figure 1 représente une moitié du moule et la figure 2 une coupe de celui-ci par la ligne AB de la figure précédente. La disposition du tissu dans le moule est représentée par la figure 3 ; enfin la figure 4 est une coupe eu CD.
- Le moule a comprend un orifice de coulée c, des parties en creux h correspondant au cadre à couler et des barrettes d munies d’ouvertures circulaires c. Dans celles-ci viennent pénétrer les extrémités des conducteurs en plomb pour la mise en place, dans le moule, du lissu qui.est ainsi solidement fixé pendant la coulée. Cos barrettes empêchent également le coton de verre de déborder dans les parties b et de produire ainsi des manques dans le cadre.
- Pour le serrage du tissu, les brosses /'sont
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- fixées clans le inouïe a le long des bords b et au milieu sont placées des plaques g en feutre ou autre substance analogue.
- Les bandés ou lamelles clés brosses f sont
- Ces bandes qui, par exemple, peuvent être constituées par du drap, sont rendues incombustibles avant assemblage par trempage clans une solution appropriée, telle que celle de verre soluble. On peut aussi protéger ces bandes de drap en les recouvrant de bandes de même largeur en pâte ou en papier d’amiante. Dans ce cas, les brosses sont ainsi composées de bandes alternées de drap et cle papier d’amiante. Dans elinque moitié du moule, quatre de ces brosses sont réunies de façon à encadrer le-tissu. La surlace de ces brosses fait légèrement saillie sur celle de la plaque et il y a ainsi pénétration des bandes dans le tissu.
- Avant l’introduction du tissu dans le moule, on recule le coton de verre aux extrémités des fils de plomb qui doivent pénétrer dans les cavités e. Après la fermeture du moule, on coule
- beaucoup plus élastiques que les plaques massives en feutre, et elles pénètrent beaucoup plus facilement dans le tissu sans détériorer le colon de.verre.
- Moule Gülcher.
- le plomb. Celui-ci porte à la température de fusion les parties superficielles des extrémités des fils de plomb du tissu et il se produit ainsi nn contact intime avec le cadre.
- ' ' L. JlîMMl.
- iVouveaux travaux sur les accumulateurs à métaux autres que le plomb, par Dr St. v. Laszczynski. Zeitschrift für J-Jleklrochemie, t. Vit, p. 8ai, S août 1901.
- L'accumulateur oxydule de cuivre-zinc paraît définitivement abandonné parce que les oxydes de cuivre ne possèdent pas le degré d’insolubilité suffisant pour servir d’électrodes positives dans les solutions alcalines. Pour la charge de ces plaques, il faut prendre certaines précautions très gênantes, et comme, après un long repos, l’électrolyte dissout, malgré tout, des traces de. cuivre, celui-ci vient se déposer à la
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- cathode pendant la charge cl il en résulte des actions locales. La première condition pour un accumulateur qui se compose de deux métaux est l’insolubilité absolue du métal anode dans l’électrolyte (').
- Dans un brevet allemand de 1898, E. Jungner, de Stockholm, a revendiqué l'emploi, comme dépolarisanl, du peroxyde d’argent (Àg'^CF) ou d’un mélange de celui-ci avec d’autres oxydes de métaux insolubles dans les alcalis, tels que le bioxyde de manganèse. L’idée est bonne en ce sens que le peroxyde d’argent est un très fort dépolarisant; mais elle n'est pas pratique par suite de la cherté de l’argent. Dans une addition à son brevet, Jungner décrit la préparation de sa plaque ; il prend une grille ou un réseau conducteur qu’il remplit de chlorure d’argent fondu; il réduit ensuite celui-ci en argent métallique puis peroxyde par le courant l’argent poreux ainsi obtenu.
- Plus important est le brevet T. v. Mieha-lowskiqui indique l’emploi de l’oxyde de nickel ISi2D3 comme électrode positive. L’idée n’est d’ailleurs pas nouvelle, pas plus que la précédente, puisqu'on trouve dans un brevet antérieur de À. Dun, de Francfort-sur-Mcin, citation de presque tous les oxydes des métaux existants, entre autres l’oxyde de nickel .Mais Michalowski a montré que ce corps doit à ses propriétés thermiques d’être supérieur aux autres. Eu effet, ce corps est endothermique et, pondant sa décharge, en se réduisant en oxydule, il cède sa chaleur de formation. On peut appliquer à ce couple la formule de Thomson puisque l’cxpé-* rience a montré que la plupart des combinaisons voltaïques à électrolyte alcalin jouissent d’une force électromotrice indépendante de lu température. En comparant d’après cette formule l’oxvdule de cuivre et l’oxyde de nickel, on trouve
- Zn + O— dégagement de chaleur correspondant à'..............................
- Cu20 —O = absorption de chaleur cor-
- Force élcclroiuotrice du couple . E= o,85 volt.
- (U Antérieurement, nous avons tiré la môme conclusion. L'Éclairage Électrique, t. XXVIII, p. i3o.
- II
- Zn + O = dégagement de chaleur correspondant à.................•.........-}- 1,80 volt.
- Xi* O3— O — dégagement de chaleur correspondant à........................+ 0,04 volt.
- ' Force élcctroraotricc du couple . E— 1,84 volt.'
- Ces chiffres qui se vérifient expérimentalement montrent la supériorité do l’oxyde de nickel comme dépoîarisant. De plus, les deux oxydes de nickel sont, d’après les réactifs chimiques, insolubles dans les alcalis.
- De nombreuses recherches ont été entreprises en vue de la fabrication de telles électrodes. Les méthodes employées avec le plomb sont en effet inapplicables ici par suite des propriétés si différentes des doux métaux, il en est de même des méthodes employées pour la fabrication des anodes en oxyde de cuivre. La formation Planté ne réussit pas sur le nickel compact, mais seulement sur le nickel tellement poreux que sa durée et sa solidité en sont, fortement compromises.
- Un des procédés employés consiste à déposer electrolytiquement un alliage nickel-zinc sur un réseau conducteur, un fin tissu en fil de nickel. Cet alliage est solide, gris, brillant, cassant pour les fortes teneurs en zinc, élastique pour des teneurs ne dépassant pas 10 à ao p. 100. Le support ainsi recouvert est porté dans une lessive alcaline où, par suite de l'action locale, le zinc se dissout, laissant un squelette de nickel poreux, mais solide. Les pores de celui-ci sont alors remplis d’oxyde de nickel d’après un procédé spécial. Les plaques ainsi obtenues tiennent le milieu entre les plaques Piaulé et les plaques ù grille. Si le nickel poreux peut être assimilé à cette dernière, ses mailles sont de dimensions moléculaires et on peut considérer que presque chaque molécule d’oxyde de nickel est en contact avec le support. Les plaques peuvent ainsi supporter de très fortes intensités de charge et de décharge et la capacité massique obtenue jusqu’ici a atteint a a arnpcrcs-heures par kilogramme d’électrode positive au régime massique de 20 ampères par kilogramme de positive. Le support est absolument inattaquable par le courant cl peul par conséquent être très fin. Seul le squelette de nickel poreux se forme peu à peu superficiellement.
- Les surcharges, décharges, jusqu’à o volt,
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- repos apres décharge, n'exercent aucune action nuisible et à ce point de vue l'électrode oxyde de nickel est très supérieure a l’électrode peroxyde de plomb. Quant au prix du nickel, il ne joue, d’après l’auteur, aucun rôle, car s’il est vrai que le nickel coûte environ six lois plus cher que le plomb, il faut d'abord remarquer qu’il n’y u que la moitié des électrodes en nickel et que pour celles-ci, par unité de capacité, on ne consomme seulement en poids de nickel que la moitié du plomb (Q de sorte que la différence de prix est compensée.
- L’auteur rappelle ensuite que l’accumulateur Edison a aussi son anode constituée d’oxyde de nickel et il en décrit la préparation déjà publiée ici (*). Ce procédé de préparation lui suggère les réflexions suivantes : lorsqu’on prépare les agglomérés do bioxyde de manganèse et charbon pour piles, on a soin de ne comprimer que très légèrement le mélange. Dans ces conditions, au régime de deux ampères par kilogramme d’électrode positive, l’épuisement se produit en i heures. Si, au lieu de cela, on comprime hydrauliquement le mélange, l'épuisement survient après quelques minutes seulement parce que l’électrolyte ne peut plus pénétrer à l’intérieur de l'anode. D’aprcs l’auteur, les mêmes phénomènes doivent se produire avec l’électrode à oxyde de nickel et graphite. D’un autre côté, si on comprime faiblement ce mélange, il est rapidement désagrégé par l’oxygène qui se dégage.
- Quant au graphite, ou peut douter, d’après les expériences connues, qu’il résiste longtemps à l’oxygcnc naissant en solution alcaline.
- St. v. Laszczynski conclut qu’on a trouvé dans l’oxyde de nickel un corps convenable comme électrode positive ; mais qu’il n’en est pas ainsi pour les négatives qu’il passe ensuite en revue.
- La plus simple et la plus vieille est l’électrode
- s’établir seulement entre les deux électrodes positives dans les deux cas cl que, pour ce qui est do la quantité de métal à engager par ampère-heure, il faut tenir compte des coefficients d’utilisation pratique de la matière active. Pour ces raisons et en considérant que le prix actuel du nickel est au moins dix fois plus élevé que celui du plomb, nous persistons à penser que, même à égalité de capacité, l’anode oxyde de nickel est plus chère que l’anodo
- (2) VÉclairage Électrique, 1. XXVIII, p. 124.
- soluble de zinc, dans la potasse ou la soude (type Waddell-Entz). Elle jouit de l'avantage de ne pas baisser de capacité dans le cours de son utilisation, la matière active étant toujours déposée fraîchement à chaque charge.
- En composant un élément d’une telle cathode (avec support en tôle d’acier amalgamé) et d’une anode en oxyde de nickel, on obtient un élément fonctionnant sans défaut si on laisse un espace suffisant entre les . électrodes. 11 n’y a pas d’action locale, et si le zinc forme quelques mamelons pendant la charge, ils disparaissent à la décharge et il n’en résulte pas d’inconvé-
- La courbe de la figure 1 indique la charge de tension d’un tel élément déchargeant à ij ampères et comprenant
- . Soit un poids total d’électrodes de. . 810 gr
- La tension moyenne est ici de 1,60 volt. Elle monte à 1,65 volt pour la décharge en 2 heures et à 1,70 volt pour celle en 3 heures.
- Malheureusement 011 ne peut employer cet accumulateur comme élément transportable, le rapprochement indispensable des plaques provoquant des courts-circuits.
- On a cherché à diminuer le .poids des accumulateurs en agissant sur le vase et sur l’éluc-trolvte. Avec les accumulateurs alcalins, on peut prendre un récipient en tôle d’acier qui est plus légère que l’ébonitc. Par contre, la quantité d’électrolyte ne peut pas être limitée sans que la capacité baisse; c’est que la solubilité du zinc dans les alcalis n’est pas très grande et au-dessus de i5 p. 100 de zinc, la solution commence à déposer des cristaux de zincatc. A ce point de vue, l’électrode soluble est moins appropriée que l’électrode insoluble.
- Dans un brevet de i8tj8, Jungncr a décrit un accumulateur à électrolyte invariable, les électrodes ne faisant que s’oxyder et se réduire successivement tout en restant insolubles. Comine négative, il employait du cuivre poreux, et comme positive, du peroxyde d’argent. En i8()6, Pullak avait déjà breveté un élément basé sur le même principe et dont les deux électrodes étaient constituées de fer poreux.
- Dans ces cas, l’électrolyte sert, seulement do conducteur sans prendre part aux réactions ; un
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- poids faible de celui-ci suffit alors et le poids total de l’élément diffère peu de celui des électrodes.
- L’élément Jungncr au cuivre-peroxyde d’argent est complètement réversible : mais sa force élcctromotrice n’atteint que 0.90 volt. L’inven-
- teur a proposé aussi de remplacer le cuivre par le cadmium, dont l’oxvde est également insoluble dans les alcalis, et qui élève à i,5 volt la force éleclromotrice.
- L’accumulateur Edison est construit d’après les mêmes principes que l’élément Jungner; ici la cathode insoluble est constituée par du fer poreux mélangé à du graphite. L'opinion de l’auteur à ce sujet est que le fer n’est pas apte à faire une bonne cathode. Si on réduit par le courant la magnétite naturelle Fe801 qui est assez bonne conductrice (à peu près comme lo charbon de cornues), on obtient bien superficiellement du fer métallique ; mais si on renverse le courant, l'électrode .en fer se polarise. D’autre part, une pastille d’oxyde de fer ou d'oxvdule de fer, placée comme cathode, est à peine réduite en solution alcaline.
- Pollak a bien obtenu, par incandescence du nitrate de fer, des électrodes poreuses en fer ayant, paraît-il, une assez grande capacité ; mais pendant la décharge, la force électromotrice diminuait constamment.
- St. v. Laszczynski a entrepris des recherches sur les cathodes en nickel poreux ; mais sans succès. En réalité, il est possible d’obtenir avec celles-ci une capacité massique très grande (atteignant 100 ampères-heure par kilogramme d’électrodes, support compris) avec une chute de tension (cathodique de o,3 volt; mais après une première charge, la capacité de la plaque est déjà moindre et elle diminue ainsi à chaque charge successive. L’auteur rapproche ce fait de l’observation que les plaques de nickel poreux
- qui servent longtemps comme cathodes absorbent l'hydrogène et finalement tombent en poudre qui 11’a plus alors de capacité
- Il expose ensuite des recherches intéressantes entreprises avec des anodes en oxyde de nickel, de Michalowski. En prenant comme électrolyte un carbonate alcalin et en constituant la cathode par une plaque de zinc empâtée d’un mélange de carbonate de zinc et d'eau, il sc passe, à la charge, les réactions suivantes :
- ZnCO3 ) K*C03 | aXiO -f- K2 | | CO3
- Zn | K-CO3 | CO2 J Xi*O*
- L’acide carbonique libre forme du bicarbonate avec KT.0S et on a finalement
- Z ri | 0.K1ICO3 Xi2Os
- Avec un tel électrolyte, le zinc devient une électrode insoluble comme est le plomb spongieux dans l’accumulateur au plomb et les inconvénients signalés plus haut n'existent plus. À la décharge, il se reforme du carbonate de zinc et la force électromotrice du couple atteint a,10 ù 2,20 selon la quantité de bicarbonate employée. La décharge s’effectue comme dans une solution hydratée d’acide carbonique. Si 011 a chargé séparément la plaque d’oxyde de nickel dans la potasse et qu'on la plonge, après lavage à l’eau, dans l’élément, la force éleetromotrice monte on quelques minutes de 1,84 a 2,10 volts.
- Cette belle réaction est malheureusement inutilisable pratiquement parce qu’une solution concentrée de bicarbonate exerce une action dissolvante sur le nickel, de sorte qu’après quelques jours de fonctionnement l’électrolyte en contient des traces. A la charge, ce nickel dissons va se déposer sur la cathode en zinc et v crée des actions locales.
- Ces différents exemples montrent combien est large encore le champ des recherches en vue de la découverte de nouveaux types d’aceumula-
- L, Jumaü.
- (h II nous semble qu’il pourrait bien y avoir là un capacité baisse peu à peu par suite d’une contraction de
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- Usines génératrices électriques de Dresde, pur H. Meng. Elr.c.trotec.hnische Zeitschrift, t. XXII, p. 4{)r>, 20 juin 1901.
- La ville de Dresde est aujourd’hui la seconde ville allemande pour l’importance des stations électriques. Lu puissance totale que les machines peuvent fournir est de 18 g;5o chevaux, alors que les groupes élcetrogèues de Berlin peuvent en produire 38 4<>o et ceux de Hambourg, qui viennent tout de suite apres Dresde, 12000.
- L'éuergic est fournie à la partie ouest de la ville de Dresde par deux stations, l’une qui alimente le réseau d’éclairage, l’autre qui fournit la force ntolrice. Les deux stations sont contiguës et les batiments identiques. La salle des machines de la station de force a 20 m de large sur 68 de long (fig. 1 et 2}. La distance des machines est. de g,5 m d’axe en axe. La salle des chaudières a 16 m de large sur y4 m de long. Un batiment, disposé le long de cette salle, sert de dépôt de charbon. Le charbon est amené à ce dépôt par un embranchement du chemin de fer de l’Etat. La houille arrive directement du wagon à la grille de la chaudière sans exiger aucune manutention. Le charbon tombe directement du wagon dans un entonnoir situé au-dessous de la voie ; de là un plateau, soumis à un mouvement de va et vient, jette le charbon sur une noria qui l’élève à 14 m d'où il tombe sur une bande sans fin qui court sous le toit du dépôt de charbon cl amène le combustible au-dessus du compartiment auquel il est destiné. Ace moment, une pelle le jette dans ce compartiment. Cette pelle est d'ailleurs amovible et peut être placée au-dessus de l’un des 18 compartiments.
- La salle des chaudières peul contenir 18 générateurs doubles, auxquels correspondent les 18 compartiments . Chacun d’eux renferme 20000 kg de charbon. Le fond des compartiments est eu forme d'en l.oiihoir dont la partie inférieure est fermée par un registre. De là le charbon glisse sur des rigoles dont la pente est calculée de telle sorte que, à l’ouverture des registres, le charbon glisse de lui-même mais sans produire d’engorgement. De ee-t.te manière, le service des charbons est de beaucoup simplifié et les frais de manutention, naturellement des plus réduits. Un moteur de 10 chevaux dessert 1 installation en même temps que le monte-escarbilles. Avec une puissance moyenne de 9 chevaux, on peut amener 28 tonnes à
- l’heure dans chaque compartiment, dé sorte que dans une journée de i5 heures on dispose de 180 tonnes de charbon. Et lorsque toutes les machines marcheront à pleine charge, la consommation totale sera de 120000 à ijoooo kg.
- Outre les compartiments qui peuvent contenir 45o tonnes, il y a encore dans la cour un magasin de charbon d’une capacité de 385 tonnes.
- L eau d’alimentation est prise su-r l’eau d’injection des condenseurs et purifiée par un filtre de Rischluig. L’eau*est puisée dans le réservoir et amenée au filtre au moyen de deux pompes sans volant et débitant 60 m3 à l’heure. Puis l’eau s’écoule dans deux réservoirs à eau propre de 16 m3 chacun, placés dans la salle des chaudières. 3 pompes alimentaires de 40 m3 à l’heure la puisent dans ces réservoirs, la font passer dans un réchauficur à surface disposé sur l’échappement des machines principales. En outre la vapeur d’échappement des pompes alimentaires traverse un radiateur placé dans les réservoirs à eau propre.
- Il y a actuellement 16 chaudières doubles-: 10 d’entre elles construites par Sulzberger et Cie ont chacuue 112 m3 de surface de chauffe; et 6 d’entre elles construites par la fabrique de machines de Dresde ont 120 nr de surface de chauffe. Aux essais de recette, les chaudières ont vaporisé de 26 à 28 kg d’eau par mètre carré et par heure aux charges moyennes. La puissance évaporatoire a été pour les chaudières de la Sulzberger C" de 4.n3 kg d’eau et pour les chaudières de la fabrique de Dresde de 4-3a kg d’eau pour 1 kg de charbon de Bohême de 4 100 calories.
- T,es chaudières sont à grilles étagées, qui sont exclusivement aptes à l'emploi de certaines sortes de houilles de Bohême, mais qui les utilisent parfaitement bien et sans fumée.
- La cheminée a ~o m de hauteur et 3,5o m de diamètre intérieur en haut. Les fondations de la cheminée sont consolidée^ par des ferrures et entourées de canaux de refroidissement qui les préservent des déchirures. La canalisation d’eau d’alimentation est en boucle et la canalisation de vapeur est disposée de la façon suivante. Deux collecteurs de vapeur sont portés par des anneaux et disposés le long du mur mitoyen entre la salle des chaudières et la salle des machines. De chaque chaudière partent deux conduites
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- Ave
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- an des collecteurs, et chaque ma-nentée par deux conduites venant s collecteurs.
- :s dynamos est fixé directement nt de la machine à vapeur ; ce dis-e et élégant donne une grande loitalion.
- nt deux des groupes de i 200 che-
- fisants ;
- ; l’exten
- port de force chez les particuliers, ’un troisième groupe sera bientôt s deux derniers constitueront une p. 100, bien suffisante, tes ont été construits par les ale->tirg et. Sehuekert; 2 des groupes •uits par les ateliers de Dresde et
- les à vapeur sont tandem-com-dimensions des cylindres sout pour les machines d’Augsbourg . de course et 770/1200 mm pour e Dresde avec i25o mm de course.
- de 6a
- 1 pre
- es machines des ateliers de Dresde ileine puissance pour une admis-
- des atelit
- admi
- 1 de :
- orrespondant à la puissance ma-i-4 p. 100 pour les machines de 0 à 33 p. 100 pour celles d’Augs-àis de recette ont donné une con-ir cheval indiqué, de 0,99 kg de les machines d’Augsbourg et de dles de Dresde (à pleine charge), s sont à enroulement shunt. L’in-;croître l’inertie qui est égale à >00 à la vitesse de 80 tours : m. Des ; phosphoreux réunissent l'induit induits de Sehuekert sont pourvus
- qui
- npen
- ut les
- diverses températures, îles tandis que celles de Kummer 8. L’alésage de ces dernières est lundis que l’alésage des dynamos de 555o mm. Le collecteur de >00 mm de diamètre tandis que ici- n’en a que 2700 mm. e maxima des dynamos est de
- elle faisant défaut pour la eon-a cté obligé de recourir à des
- 1 réfrigérants. Ceux-ci, construits par 13elcke etC°, I peuvent refroidir 1 3oo m3 à l’heure de 20° C. environ. Comme ce réfrigérant nécessite des pompes pour élever l’eau, on a été conduit à adopter un système de condensation centrale pour toutes les machines, la pompe à eau servant également à produire le vide. On a installé à cet effet trois pompes, dont deux fonctionnant simultanément et pouvant condenser 36 000 kg de vapeur h l’heure. La troisième sert de réserve. Ces pompes comprennent une machine compotmd jumelle (3oo-48o-45o mm) à une vitesse de iio tours, et une pompe jumelle. Les régulateurs des machines permettent de régler la vitesse suivant la charge de 00 à ii5 tours par minute. Deux pompes à vapeur spéciales servent à extraire l’eau de condensation de la canalisation d’échappement ainsi que l’huile de graissage de cylindre ; chacune de ces pompes suffit à elle seule pour toute la station. Elles sont actionnées par des machines eompound verticales sans piston et peuvent débiter de 60 à 80 m3 à l’heure.
- La canalisation principale d’cchappement est constituée par un tuyau de section croissante avec le débit de vapeur, le diamètre maximum étant de 1 200 mm. Le tuyau débouche dans le rccliauffeur dont il a été question plus haut, qui a un diamètre de 1 000 nun et une hauteur de 6 m. Une soupape de sûreté s’ouvre lorsque, par suite de la chute du vide; la pression atteint 0,1 atmosphère. Il en résulte que les machines continueraient à marchera air libre jusqu’à ce que le vide s’établisse. Les essais ont montré que le.passage de la marche à condensation a la marche à air libre se faisait très régulièrement, sans apporter aucun trouble.
- L’eau de condensation huileuse est recueillie dans un grand elarificateur en maçonnerie, d’où l’huile est ensuite séparée. Cette séparation est basée sur le principe suivant : lorsque l’eau s’élève à très faible vitesse, l'huile s’en détache et surnage à la surface. Des cloisons spéciales forcent l’eau chargée d’huile à s’élever et à redescendre quatre fois, de sorte que l’huile est séparée quatre fois. On arrive ainsi à recueillir 90 p. 100 de l’huile introduite dans les cylindres.
- Le tableau de distribution a été construit par Sehuekert et comprend deux parties, l’une pour les machines, l’autre pour les lignes. Comme le
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- pôle négatif est à la terre, il en résulte qu'il est inutile d’isoler ce pôle et de le protéger par des
- C’est pourquoi le pôle -{- figure seul sur le tableau. Pour le pôle —, on s’est contenté de disposer, sous le tableau, un rail auquel aboutissent d’une part les pôles — des machines (avec un verrou) et, d’autre part, les lignes de retour en cuivre ou venant des rails do tramways. Bien entendu, pour les circuits des voltmètres et des rhéostats de champ, le pôle — figure sur le tableau.
- Les feeders partant du tableau alimentent les sections des voies de tramways-, sections dont la longueur ne dépasse jamais d>Km. A chaque feeder correspond sur le tableauuiîpanneau avec uu interrupteur à main, un-interrupteur automatique, un coupe-circuit, un parafoudre et un ampèremètre. L’interrupteur automatique est. pourvu d’un avertisseur qui prévient l’employé du tableau de son fonctionnement.
- Le tableau des machines comporte encore un ampèremètre et un voltmètre enregistreurs ; ce dernier peut être branché aux extrémités des fils pilotes venant des divers feeders, Un indicateur montre, au moment du couplage des machines, si l’on va réunir des pôles de môme nom, ou si les pôles de l’une sont inversés. Si un interrupteur automatique a fonctionné, une lampe fait savoir, par son celât plus ou moins grand, si le court-circuit subsiste encore ou est supprimé. Enfin, un indicateur de vide enregistreur et un manomètre enregistreur permettent de surveiller les machines du tableau.
- La salle des machines est desservie par un pont roulant d’une portée de 20 m et d’une force de 35 tonnes. La translation est électrique, les autres mouvements se font à main et peuvent toujours être effectués par deux hommes.
- L'exploitation a commencé le Ier juillet; la construction avait duré 16 mois et demi ; les dépenses se sont élevées à 2 000 000 fr, l’achat du terrain non compris. E. Beuto.vi.
- DIVERS
- Influence d'un courant électrique passant dans l’air sur les phénomènes dans les tubes capillaires, par S. Lemstrœm. Drude’s Ann., t. Y, P- 729-"î7. juillet 1901.
- Le tube capillaire plonge dans un vase plein d’eau relié ii l’une des armatures d’une bouteille
- de Leyde : cette armature communique aussi avec l’une des boules d’un micromètre à étincelles; l’autre est reliée à la deuxième boule du micromètre et au sol. Au-dessus du tube capillaire, sur la môme verticale, est disposée une poiute, en communication métallique avec Am des pôles d’une machine à influeuce, dont l’autre pôle est au sol. Quand on fait fonctionner la machine, l’éleetricitc passe de la poiiite à la surface de l’eau du vase à travers l’air.
- Lorsque la pointe est reliée au [iule négatif de la imichiue, le ménisque s’élève le long des parois du tube et il se forme a l'extrémité une ou plusieurs gouttelettes. Mais les résultats ne sont pas réguliers, e’esl-à-dirc qu’on n’observe pas toujours le même nombre de gouttelettes Armées pendant un intervalle de temps, môme quand l’intensité du courant mesurée par le nombre d’étincelles est la môme.
- Celle formation de gouttelettes s’observe encore alors «pie la distance entre la pointe et la surface de l’eau atteint y5 cm : au delà de cette dislnnee, on aperçoit encore une ascension de beau, mais sans séparation de gouttelettes.
- La quantité d’eau ainsi soulevée est proportionnelle à l’intensité du couraol (mesurée par le nombre d’étincelles'), cette intensité est elle-même en raison inverse du carré de la distance qui sépare la pointe du sommet du ménisque. Celte quantité d’eau dépend aussi du diamètre du tube, de sa longueur et de la résistance du circuit.
- Elle est encore proportionnelle au temps pendant lequel le courant agit, au moins pendant les premiers instants.
- Les dissolutions salines se comportent, comme l’eau (juaud elles sont étendues (1 gr par litre), mais la quantité soulevée est toujours plus petite.
- L’auteur a étudié aussi l’inlluenec de l’élce-Ivisation sur la végétation, en plaçant au-dessus des piaules mie toile métallique garnie de pointes et reliée à une machine électrique dont l’autre pôle communique avec le sol.
- La végétation a été activée toutes les fois que la toile était en communication avec le pôle négatif de la machine; c’est-à-dire quand l’élee-trisaliou tendait à favoriser ' l’ascerisiim de la sève dans les vaisseaux capillaires des plantes.
- M. Lamotte
- Le Gérant : C. NAUD.
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- Tome XXIX.
- Samedi 9 Novembre 1901.
- L'Eclairage Électrique «
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CQRNÜ, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER,. Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l'École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN. Agrégé de l’Université,. Professeur au Collège Rollin.
- FREINS i)V N VMOMÉTRIQLES
- A ACTIONS MAGNÉTIQUES ET ÉLECTROMAGNÉTIQUES
- 1. — Le disque de Foucault est devenu un appareil de mesure, quand un La disposé de manière à pouvoir mesurer le couple électromagnétique qui prend naissance quaud le champ magnétique est’exeité.
- L’appareil de Foucault, n’est, pas autre chose alors qu’une génératrice à induit en court-circuit, et le principe de mesure rappelé ci-dessus n’est qu’une application de celui indiqué par M. Marcel Desprez pour Fessai en marche des génératrices ordinaires.
- Si le disque, au lieu d’être en cuivre, eût été on fer, le travail d’hystérésis se serait superposé au travail électromécanique, car'chaque point du disque aurait parcouru un nombre de cycles d’aimantation égal au nombre de paires de pôles. Les freins «Tynitrrt«-métriques fondés sur les actions électromagnétiques ou magnétiques ont aujourd'hui pris leur place dans les laboratoires industriels et nous allons étudier,quelques tvpes infères-
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- sant.s à dos titres divers : les freins de la Société Siemens et Halske, de Pasqualini, de Fcussner et de itieter.
- Les freins de ces types ont sur les freins de Prony le double avantage de permelLre un
- réglage absolu de la puissance fournie par le moteur à Fessai et. si le courant d’excitation est bien constant, de conserver leur position d'équilibre pendant un temps suffisant pour qu’on fasse des lectures exactes. On peut disposer l’appareil de manière qu’il ait beaucoup de sensibilité, ce qui est relativement facile, car c’est une balance de forme spéciale, et l’on peut connaître alors avec une g-rande précision la puissance fournie par le moteur. Si d’autre part on peuL mesurer avec une précision de même ordre la puissance absorbée par ce moteur, comme c’est le eas pour les machines électriques à courant continu, on obtiendra une valeur très exacte du rendement. On pourra compter, avec le meilleur frein électromagnétique cl dans de bonnes conditions, sur une précision environ dix fois supérieure à celle que l’on serait en droit d'attendre dans un essai bien exécuté avec un frein de Prony.
- Ces appareils, identiques comme principe, offrent des particularités de construction très intéressantes : leur usage demande certaines précautions, et il est nécessaire de voir en détail les unes et les autres afin de se faire une opinion sur la valeur de ces instruments dans la pratique industrielle.
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- Le travail absorbé se transforme en chaleur et l’organe dans lequel se développent les courants de Foucault ou les phénomènes d’hystérésis s'échauffe. C'est loujours cct éehauf-fement qui limite la capacité des appareils et pour deux de ceux que nous allons étudier, les inventeurs se sont préoccupés tout particulièrement du refroidissement.
- Dans les l’reins qui utilisent un disque de cuivre, c'est ce dernier qui participe au mouvement de l'arbre de la machine que i on essaye, et les inducteurs constituent une masse équilibrée mobile autour d'un couteau de balance : les appareils correspondants ne servent
- que pour des puissances relativement faibles. Dans le frein de Dicter, les inducteurs sont mobiles sur billes et les eonrauls induits se développent dans un anneau d’acier. Dans tous les systèmes, le couple électromagnétique ou d’hystérésis est équilibré par des poids connus que l’on déplace sur un levier gradué. La position d'équilibre est indiquée par une aiguille ou mieux par un fil à plomb venant se déplacer devant un repère.
- II. Fiœix de ia Société Siemens i nd halske. - - Eclairage. Élcrtrù/ue. a déjà décrit la forme primitive de ce frein (J) et la figure i reproduit le schéma de l'appareil destiné à la mesure de puissances faibles.
- /.‘Eclairage Electrique. XXIV, p. 73 d E. T. Z., t. XXI, p. '263.
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- l'our les machines un peu plus importantes, on emploie le dispositif de la figure 2. On reconnaît en E le disque de cuivre, en 1) les bobines excitatrices de l'électroaimant A : ces bobines aboutissent à dos godets à mercure K. La culasse B est maintenue à une distance fixe
- des pôles par deux traverses en cuivre C. L’électroaimant porte un tube de cuivre gradué sur lequel est mobile Je poids curseur G. De l’autre coté, un poids formant l’écrou d’une vis permet les réglages. L’ensemble est porté par fieux couteaux de balance.
- La puissance freinée se calcule par la formule :
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- dans laquelle W est la puissance exprimée en chevaux;
- n le nombre de tours par minute du disque de cuivre ; b la lecture à la tige graduée;
- G le poids en kilogrammes du curseur.
- Dans la construction, on s’arrange pour que la constante de l'instrument, c’est-à-dire
- soit un nombre entier et simple.
- La construction de l'appareil lui-même ne présente pas de particularités, mais un organe intéressant est le manchon universel qui permet de fixer le disque de cuivre sur les arbres de diamètre variable des machines à essayer. Il est représenté dans la figure 3.
- ne boite en trois i dans un logement. a disque de cuivre.
- 5 frein, l’unpeutfreiner î maximum
- (le manchon se compo parties A. maintenue par ur conique ménagé dans le mo
- Il existe deux modèles de au maximum un tiers de cheval, 1 un cheval.
- Les ligures f\ et y représentent chacune deux vues de ces freins. On y remarque que le disque est remplacé par un anneau maintenu sur la jante d’une roue à rayons droits.
- Voyons maintenant la préparation d’uno expérience. Le disque étant immobile, le curseur an yfir règle l’équilibre à l'aide de l’écrou c< trices un courant égal au courant d’
- -.... — v,_ inducteurs non excités, on
- Irepoids. On fait alors passer dans les bobines induc-:eitation maximum; l’équilibre est détruit par suite
- Fig. 7. — Frein Pasqualini.
- de l’action du champ terrestre. U faut alors déplacer l’appareil dans l'espace jusqu’à lui donner une position pour laquelle l’équilibre soit rétabli.
- On coupe enfin l’excilalion et on met le moteur en marelle; on peut alors commencer l’expérience.
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- 11 y a dans la mesure quelques précautions à prendre :
- 11 importe de se rendre compte du magnétisme rémanent des électros. Pour cela, il suffit de faire tourner le disque do enivre à une certaine vitesse avec les inducteurs non excités et. de noter le couple à équilibrer. On remplace alors le disque de cuivre par mi disque de mômes dimensions, mais non métallique et on recommence l'expérience à la même vitesse. Si on constate qu’un couple a pris naissance, il est dù à l’action de l'air entraîné dans le mouvement du disque. La différence des' couples équilibrés dans la pre-
- . la i
- ide t
- i donne la mesure de l'effet du magnétisme rémanent : il est généralement négligeable, mais il le devient certainement si l'on fait passer dans les enroulements inducteurs un courant inverse.
- L’effet nuisible de l’entraînement de l'air sera atténué si l’on augmente l’entrefer, et on corrigera l’erreur en faisant un tarage préalable de l’appareil pour differentes vitesses, les élcetroaiinants n'étant pas excités, et le disque de cuivre étant 'remplacé par un disque non métallique.
- Remarquons en passant que, dans des appareils de ce genre, l'entrefer doit forcément être important, afin de tenir compte du léger jeu longitudinal que présentent les induits. Avec un entrefer trop faible, le disque irait frotter sur les organes oscillants et toute mesure serait rendue impossible, si même l’app/u'eil n’était pas avarié.
- En second lieu, dans le cas où l’on opère sur un moteur électrique de qualité médiocre, le disque de cuivre peut se trouver couper une partie du flux de dispersion issu de la machine soumise à l'essai. On
- ut indiqu
- Pastjualin
- 11!. Fiucin UvsquALi: on peut atteindre douz sur un moteur de deu A est le disque de cuiv leur, le taelivmèLre du champ.
- poids est de o,5o m, et suivant Afin d’augmenter la précisi d’équilibre.
- La suspension du svsLèmc retrouve la fourchette de son
- tient compte de celle cause d’erreui mesures à la même vitesse, comme pour le rémanent, i’une avec le di l’antre avec le disque nor Il faut d'ailleurs leni qui précèdent, quoique d
- permet des mesures plus étendues qm * figures 6 et 7 représentent le mon gurc 8, le schéma do ce montage. l)n u de balance autour duquel oscille ]’e
- fais;
- e plus 0
- observations moins largo ts de Foucault, le précédent : âge d'un frein is cette figure, isemble induc -. R cl Rj sont les rhéostats de réglage
- poids de chaque coté de l’axe : la course maxima de ces la sensibilité désirée, on choisit le poids le plus convenable, on de lecture, c'est au Jil à plomb qu’on repère la position
- magnétique rappelle celle des balances de précision. On tien sur laquelle repose la partie oscillante pendant les
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- moments où l’appareil n’est pas utilisé et qui limite les oscillations pendant les mesures : la sensibilité est réglée à l’aide d’un poids plus ou moins rapproché du centre de gravité.
- La figure 9 représente l’organe de soutien des électroaimants. Trois robustes vis calantes permettent d’abaisser ou <Télever le couteau autour duquel ces électros oscillent, de manière a bien amener l'axe de l’appareil à la hauteur de celui
- On aperçoit, au-dessus le collier à vis à l'aide duquel on fait monter la fourchette double qui vient soulever le système magnétique. L'extrémité de chacune des branches de la fourchette porte une vis que l’on utilise pour le réglage de l’amplitude des oscillations.
- Les éleotroaimant.s, au nombre de deux, sont composés de noyaux d'acier portant un prolongement fileté dont l'écrou vient faire serrage sur la culasse.
- Les tiges filetées passent par des ouvertures allongées, de manière à ce qu'on puisse éloigner ou rapprocher les noyaux l’un de l’autre, selon le diamètre
- La figure 10 représente le moulage du disque Sur l’arbre du moteur à essayer : elle laisse voir je goujon qui assure l’entraînement du disque et la poulie à gorge de 10 cm de diamètre pour la courroie du tachymètre. L'inconvénient de ce dispositif réside dans ce fait qu’il faut avoir mi manchon pour chaque diamètre d’arbre, ce qui pourrait faire préférer un manchon à centrage auLomaLique.
- 11 existe trois types de freins Pasqualini :
- Le petit modèle permet de mesurer les puissances inférieures à un cheval. On peut ut.i-bser avec lui doux modèles de disques ayant respectivement comme diamètre i5 et 19 cm et deux poids avant respectivement, comme valeur. 1,948 kg et 4,870 kg, et comme constante 20 et 5o watts.
- Le modèle moyen permet de mesurer les puissances inférieures à huit chevaux, avec deux modèles de disques, 20 et. do cm de diamètre, et trois poids de valeur respeclive, 1,790 kg, 3,58o kg et 7,1(10 kg, et do constante 0,0020. 0,000 et 0,010 cheval. Pour obtenir avec ce frein le couple correspondant à un moteur de huit chevaux à 1 000 tours, il faut dépenser à (jeu près 1 kilowatt.
- èig. 10.— Miuiclion <‘t disque-1'asijuti.li.ni. Avec Je grand modèle on peut mesurer au maximum 12 chevaux. I.es disques ont des diamètres de 35 et 44 cm ; les poids, des valeurs de 3,080 kg,. 7,160 kg et 10,74° kg.*el des conslanLes de
- Le point faible des deux freins ci-dessus, c’est l’impossibilité de faire avec eux des essais de durée avec la charge maximum, tant le disque s’échauffe. 11 faut avoir recours à une réfrigération artificielle, telle que l’application de glace ; ceci a le double incon vènienl
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- d’être peu commode et de fausser les mesures. C'est, cri fait, réchauffement qui empoche de construire des grands modèles de ces freins, car il deviendrait presque impossible de rafraîchir le disque.et surtout le palier adjacent qui, déjà, travaille beaucoup d’autre part.
- [A Suivre).
- Jacques Guillaume.
- RECHERCHE DES DÉFAUTS ET CONTROLE DE L’ISOLEMENT
- SUH LES RÉSEAUX ÉLECTRIQUES
- Nous avons exposé récemment (-1) une généralisation de la méthode de la boucle en vue de l’application de cette méthode à des recherches de défauts sur des ligues présentant, un nombre quelconque do dérivations ramifiées elles-mêmes en d’autres dérivations plus ou moins complexes. Nous en rappellerons succintemenl le principe et l’application.
- _e Supposons qu’on ait à rechercher une terre sur une j ligne ÀB, CD présentant une seule dérivation FG, Eli o (voir fîg. i). On fait le montage ordinaire de la méthode de la boucle en AC, au moyen de résistances variables, mais connues, a et b, ou bien d’un fil calibré, d'un galvanomètre et d’une pile (fig. 1). On bouclti ensemble les extrémités BD, et on fait varier a et b jusqu’à ce que l’équilibre soit réalisé au galvanomètre.
- Appelons x, y, deux résistances dont la somme soit égale à la résistance R de la boucle ABCD et dont le rapport-j- soit égal au rapport — réalisé au moment de l'équilibre, de telle sorte que
- on en tire immédiatement :
- Ces résistances x, y ainsi obtenues déterminent un certain point sur la boucle ABCD, et ce point est, d’après la théorie du pont de Wheatstone, celui où aboutitla diagonale du pont qui renferme la pile. Or, d’après le montage de la figure i, ou bien ce point est directement à la terre et alors c’est le défaut cherché, ou bien, c’est le point de départ sur la boucle ABCD d’un conducteur qui va rejoindre quelque part la terre.
- Il en résulte immédiatement que si le point déterminé par x, y n’est ni E, ni F, ce sera un certain point M de la ligne ABCD où se trouve le défaut; que si, au contraire, les. résistances x, y
- (‘) Voir L'Éclairage Électrique du 9 mars 1901.
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- correspondent à l’un des points E ou F, le defaut sera en l’un de ces points ou bien sur l’un des conducteurs qui quittent la boucle AB CD cil ces points,
- Pour lever l’incertitude dans ce dernier cas, il suffira de constituer une nouvelle boucle, en réunissant C et H après avoir séparé B, 1). Une nouvelle mesure donnera deux nouvelles valeurs x', y1. qui détermineront le défaut sans ambiguité, soit qu’elles correspondent à l’un des points de jonction EF, soit qu’elles donnent un point A1 de la dérivation FC, EH sur la boucle AEHGFC: et suivant le cas, le défaut sera en E, en F, ou au point N correspondant à x', y'.
- Pour appliquer ce principe dans un des cas les plus généraux de la pratique, considérons le réseau représenté schématiquement par la figure i. Les lignes FFF désignent les feeders, DD les artères de distribution, BBB les branchements ou dérivations. Nous nous proposons de chercher une terre sur ce système sans autre précaution préalable que celle qui consiste a ouvrir en un point quelconque la maille fermée constituée par les distributeurs DD. En pratique,- les feeders aboutissent à des boîtes de distribution grâce auxquelles il est facile de séparer un des distributeurs hm.gn du point d’alimentationp,q comme le montre la figure en m,n,p,q.
- La nécessité de cette précaution résulte do ce que la méthode de la boucle, généralisée, suppose qu’on ne peut aller que par un chemin unique d’un point quelconque de la ligne à un autre, sans revenir sur ses pas (fig. a).
- Cela étant, nous supposons d’abord toutes les extrémités des (eeders et des branchements isolées entre elles et séparées de leurs points d’attache- On bouclera . alors au hasard, les extrémités mn et on fera le montage de la méthode de la boucle en ab, par exemple. S’il existe une terre en un point M, une première mesure donnera des valeurs xy qui détermineront le point g. Le défaut n’est donc certainement pas sur la ligne gn, km. Il est soit en g, soit sur le distributeur g, r, q ou sur l’un des branchements qui ÿ aboutissent. Nous pouvons alors soit boucler en pq, en séparant m cl«; ou bien monter le pont en cd sans rie
- Des deux manières, la mesure donnera le point /•, et le défaut se trouve en r ou sur le branchement rn. On bouclera enfin en ne et on trouve le point M défectueux.
- Ainsi, â l’aide de trois opérations à la Station, on a pu trouver une terre sur un réseau qui est un des plus compliqués que présente la pratique, sans autre opération sur la canalisation que d’enlever deux barrettes d une boîte de distribuiion etde boucler succcssivementtrois paires d’extrémités.
- Dans l’article précité nous avons fait ressortir les nombreux services que ccs quelques considérations peuvent rendre dans la recherche des terres ou de l’emplacement des courts-circuits siales canalisations existantes. Bien qu’elles supposent l’arrêt du service sur la ligne soumise aux recherches, elles permettent de circonscrire si rapidement la région qui renferme le défaut, que la plus grande partie de la ligne peut être remise en service aussitôt après la première ou la deuxième mesure.
- La principale difficulté que l’un rencontre dans les applications et qui tient au principe meme de la méthode de la boucle consiste en ce qu’on a affaire à des conducteurs de forte section surtout dans les distributions à courant continu. T,es résistances des jonctions introduisent des erreurs qui peuvent modifier notablement les résultats théoriques exposés ci-dessus.
- Ainsi, quand une mesure donnera un point situé à quelques mètres d’un manchon de jonction, il serait téméraire de conclure que le défaut n’est pas au manchon lui-même. Il sera prudent au contraire de faire quelques autres mesures en bouclant des extrémités différentes; et si ces mesures donnent toujours dus points voisins du manchon, et surtout si ces points sc trouvent sur des demi-lignes différentes aboutissant au point de jonction, il n’y aura pas grand risque â pratiquer une fouillé a cet endroit, le défaut s’y trouvera avec une quasi-certitude.
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- Nous n’insisterons pas davantage sur la manière d’appliquer ectte méthode de recherche, en laissant à chacun le soin d’en tirer le meilleur parti suivant les circonstances.
- Nous nous sommes plutôt attaché à trouver dans ce procédé — au moyen duquel deux opérateurs, l’un à la station, l'autre aux extrémités de la canalisation peuvent en quelque sorte atteindre un point défectueux quelconque de la ligne sans toucher auxpoints intermédiaires, — une solution générale du problème de la recherche des défauts et du contrôle de l’isolement.
- Bien que ce problème n’ait pas reçu jusqu'à présent de solution satisfaisante, il a beaucoup été fait dans cette voie depuis l'établissement des grands réseaux urbains La combinaison des divers procédés de contrôle et de recherche dont disposent aujourd’hui les stations centrales leur permet de parer assez rapidement aux accidents qui se produisent soit sur la canalisation, soit dans les installations.
- Aux méthodes de contrôle de l'isolement actuelles, sur le réseau en service, on peut reprocher de ne pas distinguer risolemenl du réseau de celui des installations, d'ôtre d’une sensibilité trop faible et de se, trouver en défaut dans certains cas. Quant aux méthodes de recherche des délauls, elles supposent en général l'arrêt du service, en totalité ou en partie, sur la canalisation ; elles exigent: beaucoup de temps et un personnel nombreux ; elles nécessitent assez souvent l’ouverture de manchons de jonction et leur réfection, travail assez long et plus ou moins préjudiciable à l’excellence des jonctions.
- Le système d’Aglhe (r), appliqué au réseau de Berlin a été un grand pas dans la voie où l’on peut souhaiter de voir entrer le problème du contrôle des réseaux électriques. Le principe de la méthode d’Agthc consiste, comme on sait, à munir chaque conducteur d’un fil pilote do polarité contraire à celle du conducteur. La naissance d’une terre dans le câble doit amener un court-circuit entre le fil pilote et le conducteur qu’il accompagne; ce court-circuit amène la fusion de plombs fusibles convenablement disposés et, par l'établissement de certaines communications qui en résultent, des relais et des leviers indicateurs sc trouvent mis en activité à la station centrale. L’examen des leviers indicateurs permet de déterminer le t'eeder ou le tronçon d’artère sur lequel s’est produit la terre.
- Il va sans dire que l'emplacement exact du défaut est à rechercher à ce moment sur une région déterminée, il est vrai, mais avec tout l’attirail et tons les ennuis que comporte une telle recherche dans le cas général. Le fait que le défaut, existe simultanément sur le conducteur et le fil pilote est d'un grand secours, caria recherche sc fera bien plus aisément et avec plus d’exactitude sur le fil pilote. Mais il serait, nécessaire, pour que cet avantage fut complet, que les branchements et eu général toutes les dérivations jusqu’aux coffrets d’abonnés fussent également munis de fils pilotes.
- Enfin, l’efficacité de ce système ne semble pas très absolue; son auteur admet, d’ailleurs parfaitement qu’une terre puisse exister sur le conducteur très longtemps avant d’intéresser le fil pilote. On voit de suite les inconvénients qui peuvent en résulter, si ce fait vient à se présenter sur deux conducteurs de polarités différentes. Il est nécessaire de combiner le système d’Agthe avec la méthode du voltmètre pour ne pas laisser passer inaperçue l’existence des terres qui sc produisent parfois très lentement ; et c’est encore là un pis-aller qui est loin de donner toute satisfaction.
- Toutes ces considérations nous ont conduit à rechercher un système de contrôle de l’isolement au moyen duquel on puisse suivre de très près la marche de l’isolement de la canalisation, sans gêner en rien le service, sans confondre l’isolement du réseau avec celui des installations, puis à appliquer le procédé général de recherche exposé précédemment quand le contrôle signale
- C est à dessein qu'en parlant de défauts, nous entendons seulement les terres; ce sont à peu près les seuls défauts qui soient à craindre dans les canalisations ; eL les courts circuits qui se pro- (*)
- (*) Pour plus de details, voir notre ouvrage Essais et vérifications des canalisations électriques. Ch. Béranger,
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- cluisent entre conducteurs, sont dus presque sans exception, à la naissance préalable d’une terre. Dans les câbles armés surtout, l'isolement entre conducteurs n’est guère susceptible de dérangement que par le fait d’une fissure dans l’enveloppe de plomb par où l’humidité gagne les conduc-
- II y n donc un intérêt capital à contrôler, même à prévenir la naissance des terres sur le réseau et à disposer d’un procédé qui permette de déterminer rapidement et exactement l’emplacement du défaut.
- La méthode de la boucle généralisée comme il a été dit, est théoriquement très séduisante; elle deviendra très pratique si au lieu de l’appliquer au réseau des conducteurs lui-même, nous pouvions l’appliquer à un réseau parallèle au précédent dans toute sa longueur, sur lequel les défauts se produiraient en même temps et an même endroit que sur le réseau des conducteurs. Nous pourrions constituer ce réseau de contrôle au moyen de fils pilotes de faible section, et les mesures y deviendraient d’une grande exactitude; l’influence des jonclionnemcuts pourrait aisément y être rendue négligeable.
- Pour plus de clarté, nous appliquerons ces considérations à un réseau d’une distribution à courant continu a deux fils, avec teeders, artères de distribution formant une ou plusieurs mailles fermées sur lesquelles sont pris les branchements. Nous supposerons la canalisation constituée par des câbles armés a conducteurs concentriques, torsadés o
- Ces câbles sont généralement isolés au jute imprégné leurs sont sépares de l’enveloppe de plomb par deux ou plusieurs couches de jute.
- \oyons comment on pourra constituer en fabrication ce que nous appelcrons le réseau de contrôle.
- Entre les dernière et avant-dernière couches extérieures de jute, nous enroulons en hélices parallèles deux fils nus de cuivre, de bronze ou d’un alliage quelconque, de quelques dixièmes de millimètres de diamètre (fig. 3).
- Cette opération sc fera en même temps que le câblage et la mise sous jule sur la machine à câbler. Fig, 3.
- La main d’œuvre est donc insignifiante ; l'enroulement des fils présentant un pas d’hélice différent de celui des brins de jute, les fils pilotes ainsi obtenus 11e risquent pas de s’enfoncer dans l'une ou l’autre- couche de jute; l’isolement de ces fils entre eux et par rapport au plomb et aux conducteurs sera très élevé vu leur faible section.
- Tous les câbles d'un réseau étant munis de ce système de'2 fils pilotes, il faudra les relier entre eux, à la pose du réseau, par une épissure soudée. Dans les manchons de jonction, il y aura lieu de disposer les fils pilotes tout autour des pièces et des parties dénudées du câble de façon que si lTuunidité pénètre dans le manchon, elle rencontre forcément les fils pilotes avant d’atteindre les conducteurs ou les pinces de jonction. On prendra cette même précaution dans les boites de distribution, en ayant soin de présenter les fils pilotes ou leurs prolongements sur tous les chemins que l’humidité pourrait parcourir pour atteindre les conducteurs et les croisillons.
- Enfin, on aura soin de relier entre eux les fils de contrôle dans les points d’alimentation, de jonction,.ou de dérivation, exactement comme les conducteurs, de sorte que le réseau des fils pilotes présentera exactement les mêmes dispositions que le réseau des conducteurs jusqu’aux coffrets d’abonnés.
- Dans ces derniers, les deux fila pilotes seront soigneusement isolés par un capotage démon-
- A. la station, les fils pilotes arrivent dans le voisinage du tableau de distribution à un groupe d’appareils que nous décrirons plus loin.
- Avec le réseau de contrôle ainsi constitue, nous obtenons donc un système sur lequel les terres se produiront en même temps, et plutôt avant, que sur le système des conducteurs ; de plus les défauts se produisent sur le réseau de contrôle au même endroit que sur le conducteur.
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- Or, en temps normal, le réseau de contrôle est complètement isolé du réseau des conducteurs ; les observations et les recherches qu'on peut y faire ne seront nullement gênées par le maintien en service de la canalisation.
- Le contrôle de l’isolement du réseau par rapport à la terre devient d’une facilité remarquable ; en effet, le réseau des fils pilotes se trouvant constamment entre le réseau des conducteurs et la
- terre, si le premier est bien isolé le second l’est a fortiori, et il suffit de contrôler à chaque instant l’isolement du réseau des fils pilotes pour être fixé sur l’état de la canali-
- Quand une terre sc produit, par exemple, à la suite d’une fissure dans l’enveloppe de plomb, l'humidité pénétrera dans le câble, et il y a bien peu de chances qu'elle ne rencontre pas un fil pilote avant d’atteindre le conducteur, il n’est pas admissible, en tous cas, étant donnée la porosité du jute, que cette terre puisse exister sur le conducteur sans se déclarer aussitôt sur l’un des fils pilotes. Celaétanton opérera pour rechercher le défaut avec le procédé indiqué au début de cet ailicle, mais la recherche se fera sur le réseau de contrôle comme s il existait seul. Le contact possible du fil avec le conducteur à l’endroit du défaut ne peut en rien gêner cette recherche, même si la canalisation est en service ; les forces élec-fromotrices qui s’y produiraient étant dans le circuit de la pile avec le montage du pont de ’Whcatslone indiqué plus haut, n'interviennent pas dans le résultat de la mesure.
- Nous allous examiner comment le service de contrôle peut être organisé très simplement à la station centrale en prenant pour exemple une distribution à courants continus avec feeders et réseaux. Rappelons d’abord que chaque câble étant muni de son fil de contrôle spécial en hélice et les jonctions se'trouvant effectuées sur les fils de contrôle comme sur les câbles entre eux, le réseau des fils de contrôle doit présenter la même disposition que les conducteurs de la distri-cepcndant, que le réseau dit de contrôle ne devra pas offrir de maille
- La réalisation de cette condition ne souffrira pas de difficulté, il suffira de ne pas faire la jonction des fils de contrôle dans un manchon ou une boite de distribution de la maille et de laisser les extrémités des fils libres et soigneusement isolées. Le point où la maille du réseau de contrôle est restée ouverte sera noté sur le plan de la canalisation.
- Rappelons encore qu'il ne s'agit ici que de contrôler l'isolement de l’ensemble des conducteurs par rapport à la terre, que si, par ' conséquent, un défaut se produit, nous supposerons pour l’instant que c’est une perte à la terre, et enfin que ce contrôle ne s’étend qu’à la canalisation
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- Dans la figure f\ ci-desssus, on a représenté le schéma d'un réseau de distribution. Les conducteurs sont représentés en traits forts et les deux fils do contrôle spéciaux en traits plus fins. On n’a figuré qu'une seule maille du réseau avec les feeclers qui l'alimentent. Quelques autres fceders avec leurs fils de contrôle sont simplement amorcés. Les fils pilotes aboutissent chacun à un plot qui peut être mis en communication avec deux autres au moyen de fiches. Les plots a, b, c... peuvent être reliés à ab', c..., et les plots bL, cl... à a\, b\, c\ ou bien à a, [3, y...
- D’autre part les plots a', b1, c'..., a\, b'lt c\ sont fixés sur la barre H, et les plots a, 3, v... sur la barre K.
- Voyons comment s’effectue le contrôle de l'isolement. D’après cc qui précède, il s'agit ici de vérifier soit à un moment donné, soit d'une lagon continue, l’isolement du réseau des fils pilotes par rapport a la terre, si cet isolement est satisfaisant, celui des conducteurs par rapport au sol l’est a fortiori. En temps normal les plots «, ai, b, bt, c, seront réunis par des fiches respec-
- tivement aux plots a'a'v b'b\, c'c't.
- La barre II est réunie en série avec un système ordinaire d’appareils de mesure d'isolement, par la méthode de la déviation à savoir : un galvanomètre et son shunt et une pile de i oo à 200 volts. On a figuré également en série un relais r de haute résistance, un étalon de résistance de 100000 ohms, un commutateur/.
- La constante de l’appareil se prendra en réunissant 0, q et en mettant la manette du commutateur f sur le plot 1. Cette constante se déterminera de temps en temps ; mais pour un contrôle continu 011 mettra f sur le plot 2. La déviation du galvanomètre correspond dans ce cas aux pertes à la terre de tous les conducteurs réunis à la barre 11, c'est-à-dire du réseau de contrôle tout entier Par conséquent, si le galvanomètre est muni d’un miroir et accompagné d’un système à réflexion l’observation du spot renseignera constamment sur la marche de l’isolement sans qu’on n’ait rien à toucher aux appareils. Remarquons que la résistance de 100 000 ohms pourra rester en circuit et préserver ainsi les appareils et les fils contre un courant dangereux au moment où il se produirait une terre. Dans ce cas, le relais r fermerait le circuit de la sonnerie s, ce qui avertirait qu’une terre est à rechercher sur le réseau.
- Cela étant, voyons comment s’effectuera cette recherche. Ou reconnaîtra d’aborcl le quartier qui renferme le défaut, dans le cas où les feeclers alimenteraient des régions non reliées entre elles ; il suffira de retirer successivement les fiches qui relient aez, bb, cc... à la barre II et d’observer la sonnerie et le galvanomètre. Supposons que la terre s’est déclarée sur la région qui est figurée complètement ci-dessus. O11 relire alors les 6 fiches correspondantes et on peut remettre les autres pour ne pas interrompre le contrôle sur les autres régions. Si l'on dispose d’un autre galvanomètre qui puisse servir d’appareil de zéro dans une mesure au pont de Wheatstone, on branchera ce pont sur une dès paires d’extrémités aai, bbn ccl.
- Nous supposons que la terre n’existe que sur un des fils de contrôle, ce qui sera le cas général, attendu que le défaut sc présentant habituellement à la suite d’une fissure dans le plomb ou dans un manchon, l’humidité met un temps plus ou moins long, quelquefois plusieurs mois, à gagner les fils pilotes ; le contrôle se faisant instantanément, il y a peu de chances pour que le défaut existe à la fois sur les deux fils. Nous examinerons néanmoins ce cas plus loin, en nous en tenant pour l’instant à l’hypothèse précédente.
- Cela étant, on envoie un aide boucler les deux fils de contrôle de préférence au point A où l’on a laissé ouverte la maille. Cet aide pourra emporter un téléphone ou une sonnerie, qui permettront à la station de lui transmettre quelques indications très simples, en branchant un autre téléphone ou une sonnerie en l'une des extrémités anv bb i cc v Après chaque mesure, on indiquera à l’aide à quel point il doit aller boucler, après avoir isolé les fils pilotes à l’endroit qu’il quitte. Pour plus de clarté, prenons un exemple et supposons que le défaut à rechercher se trouve en un point D sur le branchement EF, le seul représenté sur la figure 4, le pont étant monté en L’aide
- ayant bouclé en À, la mesure donnera le point C. Le défaut n’est donc point dans la région ABC ; il ne peut être qu'en C ou sur l’autre dérivation qui part de ce point, et qui aboutit en c c 1 à la station en suivant le chemin C, E, A, ccr On avertira l’aide de séparer , les extrémités en A et
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- d’attendre. On bouclera ce, à la station, et on trouvera le point E pour la deuxième mesure. On remettra le téléphone en aa} et on attendra que l’aide auquel on aura fixé une attente de durée déterminée remette le sien en A. On l’enverra boucler aux extrémités du branchement ou de la dérivation EF, et une dernière mesure donnera le défaut en D. On pourra aussitôt avertir l'aide de faire pratiquer une fouille à telle distance de l’extrémité de la dérivation. Rien n’empéchera de faire alors une mesure plus précise on restreignant le plus possible la longueur de la boucle et en établissant le pont aux extrémités des fils pilotes CEF dans la boîte de distribution C. Toutes ces opérations se feront sans intéresser en quoi que ce soit le service do la distribution. Il se peut même, suivant la nature du défaut, qu’un ouvrier habile puisse le réparer sans même supprimer le courant sur EDF.
- Dans la figure 4,- on a indiqué le montage que l’on peut employer si l’on ne dispose que d’un seul galvanomètre. Pour le contrôle en temps normal, il n’y a rien a changer à ce qui précède. Mais quand un défaut sera constaté, on séparera delà barre H tous les plots aat bb r etc., sauf ceux auxquels on veut brancher le pont de Wheatstonc. On reliera, par exemple, « à H et ai à K par a. On réunit m à n, o a p et q à L, f'a la terre dans la position 3. Les barres H et K sont reliées à un fil d’équilibre calibré sur lequel on prendra le rapport des bras du puni ; mais on pourra également employer une boite de résistances reliée aux barres II et K par de forts conducteurs.
- En ce qui concerne l’exactitude de la mesure, il n’est pas téméraire de compter sur une erreur de o,i p. ioo dans une mesureau pont de Wheatstone ; ce qui, pour le développement de 3 ou 4 Lui que présentera au maximum la boucle choisie convenablement, n’enirainerail qu’une incertitude de 3 ou 4 m sur l’emplacement du défaut. Si le plan du réseau est relevé très soigneusement, et si la mesure donne des points distants de quelques mètres seulement d'un manchon, il ne faudrait pas hésiter à prendre le manchon lui-môme, comme résultat de la mesure, quitte à vérifier celte hypothèse par d’autres mesures, par le choix d’une autre boucle, etc.
- Pour ce qui est des erreurs que pourraient introduire les différences de température entre les divers points du réseau, nous ferons d’abord remarquer que les fils de contrôle se trouvent très près de l’enveloppe de plomb et qu’ils ont par suite une température très voisine de celle du sol. Il y aurait du reste à cet inconvénient un remède radical, qui serait de constituer les hélices des fils pilotes en métal à faible coefficient de variation de résistance avec la température. On serait donc amené à recourir à des fils présentant plus de résistance à la traction et plus de résistance électrique que le cuivre ; et cette dernière résistance est encore augmentée du fait qu’on pourrait employer des fils plus'fms qu'avec le cuivre. De là, un double avantage : la résistaucc des fils de la boucle serait très notable, ce qui conduirait à une très grande exactitude dans les mesures finales et rendrait l’inlluenoo des contacts négligeable ; ensuite L'isolement du réseau de contrôle ne serait qu’augmentée par la faible section de ses fils.
- Pour revenir aux hypothèses fuites sur la nature du défaut, rappelons que nous n’avons à nous préoccuper ici que de l’état dans lequel un défaut met le réseau de contrôle. Les considérations précédentes s’appliqueront, quelle que soit la nature de l'accident, terre ou court-circuit, sur la distribution, pourvu que les fils de contrôle ne soient pas rompus et que l’un d'eux seulement soit mis à la terre. Mais même, si les fils de contrôle sont à la terre tous deux, on pourra encore constituer dans bien des cas des boucles analogues à celles qu’on établit dans la méthode de Frœlich avec un seul fil pilote ; mais ceci suppose qu'il y ait au moins deux feeders par maille indépendante. La mesure ne peut alors donner, comme dans la méthode de Frœlich, que le point de départ de la dérivation défectueuse si le défaut n’est ni sur les feeders, ni sur les artères de distribution.
- Nous ne saurions trop insister ici sur la possibilité d’éviter presque tous les courts-circuits au moyen d'un contrôle aussi instantané et aussi sûr que l’est celui que nous venons d’exposer.
- 11 est excessivement rare qu’un court-circuit ait une cause instantanée dans un réseau à câbles armés, à basse tension, quand l’essai à la pose a été fait consciencieusement. Cet essai a indiqué un isolement minimum déterminé qui ne peut se modifier sensiblement que par l’intervention d’une cause extérieure. Si le court-circuit est produit par une actiou mécanique sur le câble, cela
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- suppose que le cable est à découvert, et alors l’accident est assez visible pour ne donner lieu à aucune recherche, ou ‘tout au moins, cette action mécanique ne se produit pas sans laisser de traces apparentes. Mais, en général, le court-circuit est amené par une infiltration d’humidité qui finit dans les cables, les boîtes ou les manchons, par atteindre les deux conducteurs. Or3e contrôle, tel que nous l'établissons, provient instantanément de 1 introduction de l’humidité dans le câble, même avant qu’elle ne puisse atteindre l’un quelconque des conducteurs, étant donné sa propagation plus ou moins lente. A fortiori, aura-t-on le loisir de remédier à la naissance d’une terre avant qu’elle ne puisse exister sur les deux conducteurs et amener un court-circuit. Pour ce qui est de la naissance d’une terre simultanément en deux points différents, du réseau, on ne saurait en admettre la possibilité quand on dispose d’un contrôle de tout instant ; d’autant plus qu’il serait, nécessaire, pour trouvât en défaut la méthode de recherche, que les résistances des deux terres soient à peu près du même ordre de grandeur.
- Admettons néanmoins que les deux fils pilotes se trouvent mis à la terre au même point, et supposons qu’il y ait au moins deux feerlers par maille indépendante. S’il n’y avait qu’un feeder, il pourrait être avantageux de placer à côté du feeder un polit; câble séparé à deux conducteurs de même section que les fils pilotes et que l’on relierait aux deux extrémités du réseau de contrôle où la maille sera laissée ouverte. Ce réseau de contrôle présentera alors une disposition, comme celle que nous représentons (fig. ;V).
- Supposons qu’un double défaut existe en D sur les fils de contrôle. L’un de ces fils a sera mis en série a la station avec un fil calibré r et avec une pile dont l’autre pôle est à la terre. Entre les deux points MN on branche un galvanomètre très résistant ou muni d’une forte résistance en série. Un commutateur permettra de brancher également ce galvanomètre entre le point M et l’extrémité aj de l’autre fil pilote. La source de courant devra être une batterie d’accumulateurs de tension assez élevée pour faire supporter au fil pilote le courant maximum el en même temps d’une capacité assez forte pour que le courant reste bien consi ant. Ce courant, on le voit, passe du fil pilote à la terre, à travers le défaut ; grâce à la tension assez élevée de la batterie, et en attendant quelques minutes, on arrivera à un régime permanent. On manœuvrera alors le commutateur de la position 1-2 à la position i-3, en relevant les déviations du galvanomètre muni d’un sluint s'il y a lieu. Le circuit du galvanomètre étant très résistant, ce dernier sert de voltmètre, et l’on constitue ainsi une méthode dite de chute de tension. Si r est la résistance du fil calibré entre les points M et N, si est le rapport des déviations du galvanomètre, x une certaine résistance sur le fil de contrôle a, on a # = r. — .
- x est la résistance qui, traversée par le courant qui passe aussi dans r, donne lieu à une chute de tension qui est avec celle obtenue sur r dans le rapport de a à jâ. Il s’agit donc de voir entre quels points, dans la position 1-2 le galvanomètre indique la chute de tension. D’après la figure c’cst évidemment entre les points.a et D sur le fil pilote, et x 11'esl autre que la résistance qui sépare A et D. Ceci suppose que le circuit (a-L — fil pilote — défaut) a une résistance faible vis-à-vis de celle du galvanomètre. Or, pour que les doux fils se trouvent mis à la terre en D, il faut évidemment que le défaut soit sérieux et sa résistance entre les deux fils ne pourra être bien élevée. De plus, si les fils sont en métaux très résistants, il sera évidemment préférable de remplacer le fil calibré par une résistance étalonnée comparable à celle des fils pilotes de façon à obtenir des déviations du même ordre pour a et [â. On serait ainsi conduit à l’emploi de tensions
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- ; résistance de i5o ohms, par exemple, sur une ampère ; la chute de tension pour r et les fils 1 tenant compte de la résistance du défaut et de la batterie, on pourra îx bornes du galvanomètre seront de l'ordre i mettant iooooo ou 200000 ohms en série, 1 shunler, si l’on emploie un Thomson ou uuDespretz-eptables. Ceci donne une idée de la sensibilité
- assez élevées. Les fils pilotes pourront avoir longueur de 3 ou 4 km, et supporter sera de i5o volts environ ; t employer une batterie de 200 volts. Les 1 de h5 volts dans les deux mesures, et l’on voit ( avec l’appareil, il sera encore nécessaire de le s d’Arsonval seusible, pour avoir des déviations ; et de l'exactitude de cette méthode.
- Il reste à interpréter la résistance x obtenue par la mesure. Elle donne /tous les points qui sont à une distance ls du point a en suivant le fil pilote. Pour obtenir çcs points on a une fois pour toutes dressé des schémas côtés du réseau de contrôle, chaque schéma correspondant à un point de départ différent, aat bb etc., les côtes de toutes les distances étant portées normalement à partir d’une droite origine. Sur le schéma correspondant à aa ^ on tracera uuo droite parallèle à l'origine et à une distance 4; cette droite coupe divers tronçons du réseau et le défaut se trouve parmi les points de rencontre (fig. 6).
- Mais si l’on recommence une nouvelle mesure, en bbv dans le cas où ce second point de départ existe comme nous le. supposons, et qu’on trace une nouvelle ligne à une distauce l\ sur le schéma correspondant au point de départ bbi, celte ligne coupera encore un nombre limité de tronçons du réseau. Comme elle ne peut les couper qu’en un point, si parmi les tronçons du nouveau schéma, il ne s’en trouve qu'un seul qui figure dans le premier schéma, le défaut est évidemment sur ce tronçon et le point trouvé devra, comme vérification, être le même dans les deux opérations. S’il y a au contraire, plusieurs tronçons communs parmi ceux qui coupent les lignes lx, l'x, il y aura lieu de repérer sur chaque tronçon les points exacts donnés par les deux opérations et quand sur un tronçon, les deux points coïncident, ils détermineront le défaut. Il ne serait pas exact de dire que cette circonstance n’est possible que pour un seul tron-; évident qu’il peut y avoir plusieurs points dont
- les distances à a et à h si deux dérivations issues d'
- les fils pilotes soient les mêmes. U suffit de considérer par exemple 1 même point d’uu distributeur, tous les points équidistants du point commun pourraient évidemment donner lieu à l’incertitude que nous signalons. Mais cette incertitude est facile à dissiper, puisque l’on connaît maintenant le nombre excessivement réduit de tronçons sur lesquels le définit peut exister, soit qu’on effectue une opération nouvelle avec un troisième point de départ, pris à la station ou ailleurs, soit qu'on recoure à différents autres moyens dont on peut disposer pour arriver plus rapidement à déterminer l’emplacement du défaut.
- Mous n’avous insisté aussi longuement sur ces dernières considérations que pour montrer tout le parti qu’on peut tirer de l’existence sur le cable des deux fils pilotes en hélice, que nous préconisons, bien qu’il puisse se présenter des cas où le réseau de contrôle ne se prêterait pas à une application aussi générale de la méthode de recherche que nous l’avons admis au début de cct article.
- Dans cet ordre d’idées, nous citerons les feeders d’un tramway qui suivent la voie et qui sont exposés à l’électrolyse comme 011 sait. Quand un accident survient, on est obligé de recourir aux sectionnements, attendu que la plupart des méthodes de recherches deviennent impraticables sur un conducteur dont la section peut être de 200 à 400 mnf et dont on ne dispose que d'une seule extrémité. Si ce câble est muni de nos deux fils pilotes, qu’ils soient mis à la terre tous deux ou non, l’une des méthodes que nous avons exposées donnera immédiatement le défaut, sans qu’on ait même h arrêter le service, s’il 11’y a pas de court-circuit.
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- Cet avantage nous semble encore plus précieux pour les lignes à haute tension, dont nous n avons pas parlé jusqu’ici. Pour ces distributions, le contrôle de l’isolement tel que nous l'avons indiqué ne pourrait évidemment pus être établi sans grandes précautions. Nous pensons néanmoins que, étant donné la simplicité que présentent généralement les lignes de départ de l’usine qui sc réduisent souvent à une seule dans le cas des transports d’énergie à grande distance, étant donné encore que la manipulation des appareils de contrôle se.réduit au déplacement de quelques fiches dont on peut même se dispenser, si l'appareil est mis en fonction avant la mise entrain de la station et qu’on peut en tous cas, munir de manches isolants aussi longs qu'on voudra, en protégeant les appareils, par dos plombs fusibles, des interrupteurs automatiques, des appareils de sûreté Cardow ou autres, contre un contact accidentel entre un fil pilote et le conducteur à haute tension, pour toutes ces raisons, il nous semble très possible d’étudier un ensemble d’appareils approprié a chaque cas et qui rende le contrôle de l'isolement exempt de tout danger. 11 en pourrait être de même de la recherche des défauts; cependant, la préoccupation de l'arrêt du service en vue d’une recherche de défaut est ici moins imposée par cette recherche même que par d’autres nécessités inhérentes au mode de distribution. Sur les lignes à haute tension, en elFet, sauf pour les conducteurs concentriques dont l’emploi se restreint d’ailleurs (le plus en plus, la production d’une terre entraîne de tels désordres qu’elle est toujours accompagnée <l’un court-circuit (l). Tandis que pour les lignes à basse tension, on évite les courts-circuits en remédiant de suite à la propagation des pertes ii la terre, cotte précaution n’aurait aucune valeur préventive pour les hautes tensions. Aussi, si une telle distribution était munie de nos fils de contrôle spéciaux et qu'une terre y lût signalée, il y aurait urgence à arrêter le service avant que le court-circuit que sa naissance sur un conducteur entraînerait ne se produise.
- Et cet. arrêt du service ne peut être considéré comme une sujétion imposée par une méthode de recherche des défauts, puisqu'il deviendrait quand même necessaire quaud le court-circuit éclaterait, avec en plus le risque d’endommager le materiel.
- Dans les distributions à haute tension, les choses doivent donc être envisagées de la façon
- Le réseau de contrôle sert au contrôle de l’isolement, comme il a été dit pour les basses tensions, mais avec quelques précautions spéciales; pour ce qui est do la recherche des terres, les fils de contrôle spéciaux sont plus que jamais indiqués puisque la recherche se fera pendant un arrêt du service, et que leur préseuce rendra cette recherche singulièrement rapide et économique.
- Il nous semble donc désirable à tous égards, que l’adjonction de ces fils de contrôle spéciaux se généralise pour les câbles armés d’autant plus qu’ils augmentent d’une façon insignifiante le prix du câble, puisqu’il n’est pas nécessaire d’en modifier le diamètre et que l’isolement des conducteurs par rapport à la terre n’eu est pas diminué.
- Pour les hautes tensions, il peut v avoir lieu do garantir les fils de contrôle contre une décharge entre les conducteurs et la terre que leur interposition pourrait favoriser; ce résultat s’obtiendra aisément en enroulant les fils spéciaux sur la protection isolante des conducteurs par l’intermédiaire d’un ruban d’une substance résistant bien aux décharges de tension (comme la toile imprégnée d’huile de lin cuite).
- Que si eette création d’un réseau de contrôle aussi simple entraîne quelques menus frais de labrieation, de pose et d’entretien, il faut bien reconnaître que les économies qu’elle permettra de réalisera d’autres égards en prévenant presque tous les accidents qui peuvent prendre naissance sur un réseau, et en en simplifiant la recherche, méritent d’ètre prises en sérieuse considération.
- P. Charpentier.
- f1) Il serait absurde de prétendre qu’en principe une terre ne peut exister suc un conducteur sans donner lieu à conducteur et la terre endommage si gravcmcntVisolaiîl que le cnni't-cireuit est inévitable ; il semble' pourtant que
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- THÉORIE GRAPHIQUE
- JlÉDl LATION DES C()N\EKTJSSEl'RS KOTATÎFSv1
- IsTno»i:cïioN. — On a beaucoup écrit cl publié depuis deux ou trois ans sur les convertisseurs destinés à transformer les courants alternatifs polyphasés en courants continus ou inversement (2).
- Mais on n’a pas donné de procédé purement graphique, et cependant complet, de traiter la question si complexe, et en même temps si attrayante, de la régulation du voltage de ces convertisseurs. Le but de cette note est de combler cette lacune et de rattacher en môme temps la solution de ce problème des convertisseurs à celle que j’ai précédemment donnée du problème des moteurs synchrones (3) et à ma Théorie des deux réactions d'induit dans les alternateurs.
- Grâce à celle-ci, en effet, le convertisseur rotatif peut être traité comme un simple cas particulier des moteurs synchrones, le moteur synchrone à réaction transversale nulle, et les graphiques établis pour ces moteurs s’appliquent par la simple suppression du vecteur de réaction transverse (*).
- On voit ainsi que cotte théorie n’a rien d’artificiel, comme on pourrait le croire, et qu’elle présente au contraire une généralité et une homogénéité utiles en éleetrotechnique.
- Notations. — Les notations seront sensiblement les mêmes que pour les moteurs synchrones ; mais nous devons modifier un peu la signification des indices pour tenir compte de ce que l’induit du convertisseur reçoit dos courants de deux espèces, primaires et secondaires. (Les enroulements primaire et secondaire peuvent être différents). Nous conserverons des notations correspondantes à celles de la théorie des moteurs synchrones ; nous appellerons donc
- T, la période, w =~ , la vitesse de pulsation ;
- R, la résistance totale du cireuit^généralriee, ligne (b) et bobinage primaire du convertisseur) ;
- l, la self-inductance cumulée de la génératrice et de la ligne ;
- s, la self-inductance du convertisseur due aux fuites magnétiques de l’induit;
- I., la self-inductance ajoutée sous forme de bobines de réactance ;
- X to fL —J— ^ —1— s', la réactance totale du circuit altcrnatil ;
- Z = \/ R’ + X2 , l’impédance totale correspondante ;
- E, la force électroniolrice efficace agissante, c’esl-a-dire débitée par le réseau, ou induite dans la génératrice s’il s'agit d’un simple transport. Elle est supposée invariable, sauf avis con-
- q, le nombre de phases des courants primaires ;
- S la force élcctromolrice efficace primaire (alternative) du convertisseur;
- -f- ou E.,, la force électromotrice induite secondaire (continue) ;
- (k) Mémoire présenté au dernier Congrès international des Electriciens.
- (q II sullil de rappeler les mémoires de .MM. S.-l’. Thompson, Slcinmclz, Kapp, Woodbridge Pt Ghild. de Mar-rhéna (particulièrement intéressant), Scott, etc., et les intéressantes publications de MM. Guilbert. Rittcr, Janet etc.
- (:i) L'Éclairage Electrique, t. XXVII, p. 429, 22 juin 1901.
- (") La résistance de la génératrice et de la ligne sont négligeables si le convertisseur est branché sur un grand reseau de distribution.
- Même remarque pour la réactance.
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- le rapport de transformation du convertisseur ;
- 1. l'intensité efficace d’un des courants alternatifs primaires ; ou J, sa composante wuttée ; I* sa composante déwaltéo ;
- 9, l’angle de phase entre les forces éleclroinotvices <§ et E ;
- Ij, le courant continu secondaire, proportionnel il J diminué des pertes ;
- N, le nombre des fils périphériques primaires par champ ;
- K, un coefficient de réduction de cet enroulement;
- X4, le nombre des fils périphériques secondaires par champ ;
- A. le nombre d’ampères-tours des inducteurs;
- n. le nombre de spires excitatrices de l’enroulement série;
- r, la résistance d’une spire de l’enroulement shunt;
- /0, le courant vrai té à vide, et i0, le courant déwatté à vide.
- Géxéi\alitûs. — Réduction des réactions d'indml à la réaction directe seule. —- Le champ inducteur est la résultante de trois forces magnéto-motrices
- (fis- ) . • . I
- in Les ampères-tours inducteurs du courant excitateur ; 1
- 2° Les ampères-tours déwattés par rapport à la force élec-Irornotrice, qui agissent de meme que les précédents ; ‘ . ^ ^ f
- 3U La différence entre les ampères-tours wattes et les • ampères-tours secondaires produits par le courant continu.
- Tous deux tendent en effet à produire des champs directe-
- ment opposés entre eux et décalés de ~ par rapport au elinmp 'S
- excitateur. Fig. i.
- Une très grande simplification résulte en pratique du fait que les ampères-tours wattés et les ampères-tours continus sont sensiblement égaux à toute charge.
- En effet, l’enroulement étant un bobinage continu, le nombre d'ampères-tours wattés moyen est donné parla formule
- N étant le nombre de fils et K le coefficient de réduction dû au chevauchement des enroulements pour un nombre d’encoches pratiquement infini. J’ai donné ailleurs des valeurs moyennes de ee coefficient, qu'il vaut mieux du reste déterminer empiriquement sur clos machines existantes.
- Le nombre d'ampères-tours moyeu du courant continu débité L esl d’autre part la moyenne pour un champ
- D'où le rapport du nombre d’ampères-tours secondaire et primaire
- Quel que soit le nombre de phases q, si le rendement est supposé égal à l’unité, l’égalité des puissances primaire et secondaire donne, en se rappelant l’expression de la force éleclroinotrice induite, en fonction du coefficient de réduction k dû au chevauchement,
- a Y a
- N<ï»
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- D’où
- Or, comme je l’ai également montré ailleurs Ç), le rapport
- = gal sensiblement à ^ 2 ^ . On
- chiffre qui est sensiblement égal à 1’unitc. La réaction transversale est donc absolument négligeable en présence de la réaction directe et l’on est en droit de traiter les convertisseurs comme des appareils n’ayant que de la réaction directe.
- Si l’on tient compte des pertes de rendement, soit 10 à i fi p, ioo de la pleine charge, cette égalité n’est plus aussi rigoureuse, mais :
- i" La force électromotrice du courant continu ne subit aucune modification du fait de la réac-tiou Iransverse, car les balais restent toujours rigoureusement à la ligne neutre et par suite le flux direct est seul coupé ;
- ftu La force clcetromotrice du courant alternatif n’est modifiée que d’ime façon insignifiante, car le champ résultant du courant watlé I„, et d’un courant continu Ta plus laible do i5 p. 100 ne constitue que i5 p. ion du champ transverse de réaction de l’induit en courant continu, champ qui, en général, ne dépasserait pas la moitié du champ direct. Mais en admettant même que ce champ transversal résultant atteigne 20 p. 100 du champ direct, la force électrornolrice alternative 11e se trouverait renforcée que dans le rapport .^.I ^0,3Q.É = soil de •>. p. 100, ce qui est
- négligeable.
- On est donc bien en droit de traiter, avec les précédents auteurs, le convertisseur comme un moteur synchrone à réaction transversale nulle. Il ne pourrait \ avoir d’exception que pour les convertisseurs sans excitation. Mais ceux-ci ne sont presque pas employés et leur théorie peut sc faire, du reste, beaucoup mieux en les traitant comme des transformateurs.
- Comme dans tout alternateur, l’induit donne lieu, en outre, au phénomène des luites magnétiques, c’est-à-dire qu’une partie du flux produit par les courants alternatifs de l’induit se terme sur: liii-rtiéuie par l’air ou les encoches. Cette fuite est en partie annulée par les fuites que le courant secondaire tend à produire en sens inverse (et qui annulent surtout l’effet du eouraut watté), de sorte qu’elle est bien plus faible que dans un moteur synchrone. Nous supposerons néanmoins pour la théorie générale qu’elle existe et nous la représenterons comme d’habitude par une inductance s, donnant lieu à une réactance tos.
- Eléments gui dette k minent nus conditions duatjqces »ii FONCTIONNEMENT— Cela posé, ce dont il importe de se bien pénétrer, c’est que le fonctionnement des convertisseurs dépend non seulement des propriétés de la machine, mais aussi des constantes du réseau d'alimentation ; e’esl en effet la self-induction de celui-ci et la différence entre sa force électromotrice et la force éleetroriiolriee induite du convertisseur qui règlent le rapport du courant déwatté au courant watté.
- Tout courant déwatté en arrière de la force électromotrice produit un effet démagnétisant, tandis qu un courant déwatté eu ava.nl produit un courant magnétisant. La variation des conditions du circuit extérieur constitue donc un procédé indirect pour faire varier l’excitation, mais souvent en sens contraire de ce qu’on voudrait.
- § ]rr. Choix des conditions d’alimentation de la machine.
- 11 importe d'après ce qui précède de connaître très exactement et quantitativement la façon
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- dont varie le courant déwatté d’après les conditions d’alimentation, c’est-à-dire d’après les constantes du circuit et la force électromotrice appliquée. Cette étude fera l’objet d’un premier punt-
- Epure fondamentale. — Nous partirons tout simplement de notre vieille épure des alternateurs, à deux échelles, l’une pour les courants, l’autre pour les forces éleetromolrioes.
- Soit Ei la tension secondaire aux bornes, <S = OB (fig. 2) la tension primaire qui lui est sensiblement proportionnelle par suite de la faible résistance interne de l’armature ;
- Soit E — OC la force électromotrice de l’alternateur alimentant le convertisseur (ou la tension du réseau si l’appareil est branche sur un réseau). Dans tous les problèmes b traiter, OC est supposé constant à tontes les charges, si l’on ne fait pas d’hvpolhèses contraires;
- Soient : R la résistance du circuit primaire du convertisseur ; X — <0 (I. -f- l -f- s) sa réactance, Z — y/Ri-hXJfton impédance; tg y = ~ le coellieient de réactance.
- 11 s’agit ici du circuit primaire, induit compris. La constante X de réactance doit donc comprendre la réactance coL des bobines de réaction mises en série avec le convertisseur et celle ta l de l’alternateur et de la ligne si T alimentation est faite par un alternateur, et non par un réseau, et enlin la réactance to s correspondant à l'effet des fuites magnétiques propres de l’induit.
- Pour chaque valeur 6 du décalage entre les forces électromotrices E et <§, le troisième côté BC du triangle COB, représente la force électromotrice résultante de E et <§, laquelle est égale au produit de l’impédance Z par le courant 1 qui la traverse. Si on a construit sur BC comme hvpo-thénuse avec un angle y en B le triangle CB1I, celui-ci donne donc
- BU = RI HC — XI.
- Nous appellerons toujours ç l’angle de décalage du courant par rapport à la tension aux
- Pour que le vecteur BC mesure le courant 1 lui-même en grandeur et en phase, il suffit de prendre pour les ampères une échelle Z fois plus grande que pour les volts et de prendre comme origine des décalages des couranLs une ligne de repère BDY faisant avec OX l’angle y défini plus haut.. L’angle DBC mesure alors le décalage 9, en retard s’il est à droite de BD et en avance s’il est à gauche. Nous comptons donc le couraut déwatté, I(/, comme positif à droite de D et négatif a gauche.
- Si on abaisse de C (fig. 3) une perpendiculaire CD sur cette droite BY, les segments CD et BD
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- mesurent les courants déwattés et wattés pour chaque position de C. Le courant watté I,„ peut être considéré lui-même comme la somme de deux parties, l’une fixe j0 représentée par le segment Bd, qui correspond aux pertes pai' frottement, effet Joule, hystérésis et Foucault, presque constantes et l'autre représentée par \)d, qui correspond à l’énergie du courant secondaire utile ut proportionnelle a celui-ci.
- Eçoatiox fondamentale. — L’équation fondamentale qui relie g, E et les courants watlé et déwatté s’écrit immédialement d’après la ligure i. Le triangle OBC donne en effet
- E* = &+ (ZI)* -f ag (proj. ZI sur &) [«)
- un en remarquant que I2 = I,,,"’ -)- 1/ et remplaçant la projection de BC par celle de BDC
- K* = <£r 4- Z3 (P,, + Pw) + 2$Z(IW cas y -f h sin y) (i)
- ou si l’on remarque que
- I Z sin y — X réactance.
- E* = &1, + Z’ (F* -f Pué -f 3<S ifihc + Xld) (a)
- Cette équation permet de calculer le courant déwatté L en fonction de la charge, c’est-à-dire du courant watté T,„ ; car en résolvant par rapport à ZIrf, on a
- 7J Prf -f- 2& sin y 7Ad + S2 — E2 + Z2i-„. sgZ J«. cos y ~ o
- Ta = F [- ® si“ 1 + V7 5lllS ~ + U* ” -2SZI„.oo8 r j (3)
- Nous mettrons plus loin cette expression sous une autre forme.
- Al>l>l.ICATIOX DE l’ÉPUBK ; li E P B É S E N T A TIO N DIT FONCTIONNEMENT, A POTENTIEL CONSTANT AUX BORNES
- du réseau primaire et aux balais. — Si l'on se contente de vouloir maintenir le potentiel aux
- bornes constant, le segment OB = g reste constant et pour connaître tous les régimes, il suffit de
- faire décrire au point C qui définit le régime un cercle autour de O comme centre avec le rayou constant OC = E. Four chaque position de C la charge est mesurée par dD et le courant dewatté par CD. Ou voit ainsi sur la figure 4 que le courant déwatté, positif pour les faibles charges, diminue à charge croissante depuis le maximum en F (débit secondaire seul) jusqu’à zéro en G, puis change de siguc et recommence à croître.
- Si l’on fait varier la force électromotrice d'alimentation E, ce qui revient à changer le rayon OC du cercle, on peut modifier à volonté la charge pour laquelle lç courant, déwatté s’an-
- La figure ,*> par exemple, où l’on a tracé quatre cercles de rayons différents, montre qu’on peut annuler le décalage pour uue charge utile dC., ou pour une charge zéro au lieu de dC?, et même rendre, si l’on veut, le décalage négatif à toutes charges.
- On voit que dans tous les cas on ne peut empêcher le courant déwatté d’être essentiellement variable d’une charge à l’autre: comme il produit une action magnétisante ou démagnétisante égale à celle de
- K ^ I v ’-' ' v i ' d x
- on ne saurait maintenir une tension constante à l’aide d’une excitation constante si l’impédance du circuit n’esl pas nulle, mais il faut augmenter ou réduire les ampères-tours d’excitation d’une quantité égale et opposée à celle des ampères-lonrs déwattés, de façon que le flux inducteur total reste constant (*).
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- À égale valeur de y. si l'on l’ait varier l’impédance Z, on voit que plus elle est grande plus, l’échelle des ampères est grande, eL par 811110-41101113 grande est la variation de charge qui correspond à un
- déplacement angulaire donné du vecteur OC. L< donc d’autant plus grandes que l’impédance du
- variations du courant watté avec la charge seront.
- Si on l'ait varier l’impédance Z, en modifiant seulement la réactance X sans changer la résistance 11, la question est moins claire, car l’orientation de la droite de repère OY change en même temps que l’échelle des intensités. Elle sera traitée ci-dessous avec détails à propos du cas général.
- Cas né.vKiiAL. — Valeurs du courant dè.watlè pour une variation de tension donnée en fonction delà. charge. — Dans le cas le plus ordinaire, on doit chercher à relever un peu le voltage quand la charge augmente, pour compenser les pertes dans la distribution.
- ]-’ig. G. fig.
- Soit (fig.6) & la force éleelromotricc à vide g', g", g", etc., les valeurs successives que doit prendre g quand les charges correspondent a des courants wallés I',,,, etc. ün portera
- ces courants sur la ligne de repère BY à partir de B en BD', BD7', BD'" et les forces électromotrices, sur la ligne horizontale BQ à partir de B vers la gauche en BO, BO', BO", BOr /, etc.
- De chacun des points (fig. 6) O ainsi déterminés 011 tracera un arc de cercle avec un môme
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- rayon égal à la force éleetromotrice extérieure E, constante supposée donnée (1). Les points de rencontre respectifs avec les lignes dQ, D'C', l)"C ", D^C''' menées perpendiculairement à la ligne de repère BY donnent les points régimes correspondant aux diverses charges.
- Les courants dewattés correspondant à celles-ci sont donc entièrement déterminés.
- On voit qu’il y a une infinité de solutions possibles suivant la valeur qu’on choisit pour la force électromotrice constante E, force éleclromotrice qu’on est maître de réaliser plus ou moins élevée par le choix du rapport de transformation des transformateurs statiques alimentant les convertisseurs.
- En outre, on est maître aussi de l’impédance Z, dans certaines limites tout au moins, par l’addition de self-inductions dans le circuit d’alimentation. (Il va sans dire qu’on doit réduire le plus possible la résistance morte pour ne pas déprimer le rendement.) On doit doue rechercher maintenant quelles sont les valeurs les plus favorables à choisir pour E et pour X ; c’est ce que nous allons faire dans les deux paragraphes suivants.
- Valeur la plus avantageuse à choisir pour la force électromotrice d’alimentation. — C’est évidemment celle qui annule le décalage pour le régime de charge le plus fréquent, car on obtient ainsi le minimum de courant et par suite le meilleur rendement de la ligne, et la meilleure utilisation des appareils. Ce régime peut être déterminé d’après les conditions d’emploi prévues.
- On pourrait être tenté de le fixer a priori au maximum de la charge, car c’est à ce moment qu'on a le plus besoin de ne rien perdre inutilement; mais comme il s’agit toujours en pratique d’une question d’échauffement moyen et de rendement moyen journalier, c’est à la charge normale qu’il faut appliquer de préférence cette condition de décalage nul et non aux régimes forcés accidentels.
- Il y a du reste intérêt, pour réaliser avec plus de précision la variation de voltage voulue, à placer le régime de décalage nul vers la charge moyenne. On ne peut en effet, comme on le verra ci-dessous, réaliser avec exactitude par les procédés pratiques d’excitation, que les voltages correspondant au décalage nul et à la charge nulle.
- Valeur la plus avantageuse à choisir pour la' réactance X. — Il est tout d’abord fort important de remarquer qu'uue certaine réactance minima est nécessaire si l’on veut obtenir avec une force éleetromotrice constante E des tensions croissantes, ou môme seulemeut constantes, avec la charge.
- Supposons en effet qu'on ait un circuit sans réactance, ce qui donne y = o ; la ligne de repère B Y l'lig. >-!) se confondra alors avec l’axe OX et les courants de charges croissantes seront représentés eriBc/. BD'BU7... Soit D" par exemple le régime normal sans décalage : les vecteurs Cd, CT)', C ', 1 ’ qui mesurent les courants dewattés correspondants vont en croissant extrêmement vite aux faibles charges, et comme l’échelle des courants est très petite vu la petitesse de Z, on voit que les courants dewattés aux faibles charges seraient, énormes. Au contraire dans le cas de la figure 6, grâce au fait que les lignes de charge no sont plus perpendiculaires à OB, il est facile de trouver avec une force électromotrice constante E et de faibles courants déwattés, des points régimes C, C', C" correspondant à des points O, O', O” qui se déplacent vers la gauche, et par conséquent faisant croître lu tension aux balais ^ .
- Donc, avec une source à force éleetromotrice constante, on ne peut obtenir économiquement une régulation à voltage constant ou croissant avec la charge que si le circuit contient une certaine self-induction.
- Cela posé, on peut se rendre compte assez facilement de l’influence de la réactance, en supposant qu’on annule toujours le décalage à la même charge, c’est-à-dire pour la même intensité de courant watté I„;. En effet (fig. 8) tous les points régimes G correspondant à cette condition se trouvent à des distances '/AK du point B proportionnelles aux impédances Z =: y/fU -|- X2 ; donc
- ;’) Sur la figure 6 on a ,pour plus de généralité, supposé que les forces électromotrices E', E", E"' pourraient être inégales.
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- si on prend sur le prolongement de OB un segment BK égal à RK, tous les points G correspondant a des réactances X dillérentes se trouvent sur la droite KP perpendiculaire à OK. De même le point de charge nulle d se trouve sur la perpendiculaire kd correspondant a un segment B/: = R/0. Nous allons comparer, daus les divers cas, les valeurs du courant déwatté f0 correspondant a ce régime de charge nulle.
- Ce courant déwatté s’obtient en traçant par d la droite rfF perpendiculaire à BG jusqu’à sa rencontre avec le cercle de rayon E. Pour ramener ce courant à être comparable à BK, il suffit do réduire aussi le segment dF dans le rapport , ce qu'on obtient en le projetant sur KG. Le segment d'F' mesure la valeur Rju, tandis que BK mesure RItt,.
- Par ce procédé tous les courants se trouvent ramenés à une même échelle f0 quelle que soit la
- Fig. 8.
- valeur de Z. En recommençant la construction pour diverses inclinaisons do la droite de repère BG on trouve que le courant déwatté très grand pour les très faibles décalages de cette droite diminue d’abord vite puis plus lentement.
- Pour suivre plus facilement la loi de variation, supposons le courant watté à vide nul (J0 = o), c’csl-h-dire confondons d avec D (fig. i o). Le courant déwatté i est alors proportionnel simplement à la hauteur FIT.
- Si l’on élève le point G peu à peu sur la verticale KG en parlant du point K, le courant déwatté est d’abord égal à (ffg. y) puis il va en décroissant ; il se réduit par exemple à FII
- pour la position G. Puis quand G sera très élevé, on voit qu’une surélévation G' G" par exemple accroîtra presque proportionnellement le rayon E sans modifier sensiblement l'inclinaison du segment BF'. De sorte qu’en augmentant la réactance au delà d’un certain point le courant déwatté à vide i0 croît avec elle.
- i\ doit donc avoir un minimum et à chaque valeur plus élevée correspondront deux valeurs de la réactance, deux inclinaisons de la droite BG, l’une plus grande, l’autre plus faible.
- Pour préciser davantage cette recherche du miuitnum, il suffit de recourir au calcul en exprimant qu'une môme valeur de la tension d’alimentation E permet d’obtenir le régime sans décalage G et le régime sans travail F.
- Pour plus de généralité reprenons le cas général où j0 n'est pas nul et où l'on désire une tension en charge &' différente de la tension à vide <S.
- On aura les deux relations suivantes :
- Au point G
- E2 = g"+ ZîPjc+aS'Itr». [a)
- (b)
- Au point F
- E2= S2-f- Z3î-0 + agXjV
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- D’où en éliminant E
- &'* + Z*I*»+ 2S'RIw— ê2 — Z*i0* —^Xi0 =0. (4)
- Telle est la condition cherchée. En résolvant par rapport à puis par rapport à la réactance X, on obtient les deux formules suivantes :
- . _ — fiX + y/ffX* + — §2 + Z«I^ + aS>KT,) (5)
- Nous prenons dans 4 le radical avec le signe -f- seul parce que, pour chaque valeur de X, ia n’a jamais qu’une seule valeur, et forcément positive; au contraire on a vu que X a deux valeurs pour chaque valeur de ia ; d’où nécessité de prendre les deux signes devant le radical.
- lui valeur minima de i0 pourrait s’obtenir en annulant la dérivée de l’équation (5) ; mais il est plus simple d’annuler le radical de l’équation (6), car la valeur minima possible de t0 est évidemment celle au-dessous de laquelle la valeur de X deviendrait imaginaire.
- Nous écrivons donc, en ordonnant pour simplifier par rapport à 12W —;0b au lieu de i*, le polynôme sous le radical de (6),
- & V-w— (I2 — *o*) .S»’1 + a«’ iilto’i — R*(I*W —in*)1 =o. (7)
- La chute ohmique ne devant être qu’une très faible fraction de E, le dernier terme R2 (I2^ —i 2) peut être négligé, et on obtient ainsi la valeur approchée
- 1Ej*---------------------
- w ‘0 S'*_t*+2S'RIW
- minimum
- Le radical de l’équation .'6) s’annulant sensiblement pour cette valeur, l’expression de X correspondant au minimum de courant déwatté i0 est simplement par approximation
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- ou en substituant f0
- X _ v’ + a”lu*l të'* + a^ïtlu,— &) .
- Telle est la réactance la plus avantageuse pour la réduction de Comme d’autre part, la tension d'alimentation nécessaire croît avec la réactance X et qu’on doit chercher à la conserver aussi faible que possible pour utiliser le mieux possible le matériel générateur et ne pas lui donner des dimensions exagérées par rapport à la puissance réellement débitée, il faut conclure que la réactance devra en général être comprise entre zéro et la valeur X„ qui correspond au courant dèwattè minimum à vide.
- Remarque i. — Les formules 5, 6, 7, 8 peuvent sc mettre sous une forme souvent plus commode pour la pratique en exprimant les valeurs i0 en fonction de 1^, RI en fonction de <g. <g; en fonction de S, X en fonction de R.
- Posons donc
- cos o étant le facteur depi O11 en déduit
- et les formules équivalentes
- | — tr. + /1 n- -j- a2(i + m*)* ~ {1 + ”i3J [s2 + as + aa'i -f s)]
- .g»? ,
- ‘î“?> .-tg*ç
- mini ,n„m ; ! _ T. (<+•-?-I + »« (l + »)
- " _ ” (.+S)>+a«(.+B)
- « = -j- y/[(i + »)s+«( +)] [.> + «+«(.+ 0]
- En particulier dans le cas où la tension doit être invariable, <g' = g ou : = o, l’expression de i0' se réduit simplement a
- qui donne sensiblement
- X. =— */>«(. + »»)
- 1 sensiblement X
- ^=nV/v-
- Remarque 1 plus applicable:
- - Dans le cas particulier où iQ = Iw, tgep = 1, les formules (7) et (q') ne sont , doivent etre remplacées par les suivantes déduites de l'équation (4)
- R
- [<
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- Régulation he la tension aux bornes par variation de la tension alimentaire E. — Dans tout ce qui précède, on a supposé la tension d’alimentation E constante à toutes charges; c’est ce qui oblige à avoir du courant déwalté aux faibles charges.
- On peut au contraire se proposer de compounder ou régler automatiquement l’excitation de l’alternateur de façon que sa force électromotrice E aille en croissant avec la charge. Ce eompoun-dage dispensera alors de toute réactance et on pourra diriger la ligne de repère en prolongement de la ligne OB, en n’admettant d’autre chute de voltage que la chute ohroique.
- Cette solution est évidemment la plus parfaite théoriquement, mais elle ne pourrait, être réalisée exactement que dans le cas exceptionnel où des convertisseurs seraient seuls alimentés par un alternateur.
- Sinon on ne peut établir de corrélation entre la charge des convertisseurs et celles des lignes qui distribuent le courant en môme temps à d’autres appareils.
- Mais on peut se rapprocher par approximation de cette méthode de régulation eu alimentant les convertisseurs par des transformateurs à rapport de transformation variable au moyen d’un secondaire divisé en sections aboutissant à un commutateur à touches.
- L’épure fondamentale (fig. 12), ou la formule (o). détermine les valeurs à donner à E pour chaque valeur de la force électromotrice <S et de la charge L\w portée sur la ligne BY correspondant à la réactance fixe du circuit. La valeur la plus avantageuse de cette dernière est évidemment ici la plus faible possible, X —= o si on peut ; car c’est celle qui réduit au minimum les valeurs de la force électromotrice nécessaire E. On devra donc n'intercaler aucune self-induction supplctncn-mentaire dans le circuit. BY vient alors en prolongement de OB.
- Régulation de la tension aux bornes par variation de la réactance — On peut aussi annuler le décalage à toutes charges plus simplement en gardant une tension d’alimentation constante E, égale à celle qui est nécessaire pour assurer le voltage aux bornes désiré à pleine charge sans courant déwatté, et réduisant ce voltage aux charges décroissantes par l’addition de réactances convenables en circuit.
- La figure i3 explique ce mode de régulation dans le cas d’une force électromotrice E, constante et permet de la préciser. Soit BK — RI^, la perte de voltage par effet Joule dans le circuit à pleine charge ; le segment BK peut servir à représenter le courant watté.
- Si on représente de même par BK', BK" des courants intermediaires et qu’on élève les perpendiculaires correspondantes KG, K'G', K'G", leurs rencontres G, G', G" avec le cercle du ravon E décrit autour du centre O définiront les régimes qui réalisent ces charges.
- Pour qu’ils soient obtenus sans courants dewattés, il suffit que pour chacun d’eux, la réactance
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- soit choisie précisément égale à celle qui fait passer la lig sullira de faire la réactance X égale successivement à
- G K
- niiT
- de repère par G. C’est-à-dire qu’il
- R ; etc.
- Cos valeurs de X peu' plus haut.
- calculées pour chaque valeur de Iw par l’équation (a) donnée E* — ê'2 + Z51»w + aé'RIw
- Pratiquement, cette régulation pourra être faite à la main ou même automatiquement en employant en série des bobines de sel (-induction à noyaux mobiles, qu’on enfoncera au maximum à vide et qu’on retirera peu à peu sous les charges croissantes, de façon à ramener toujours nu zéro les indications d’un phasemètre à lecture directe branché aux bornes des convertisseurs.
- La méthode est applicable, quelle que soit la valeur de E, c’est-à-dire du rayon du cercle ; mais la valeur la plus avantageuse est évidemment la plus petite, qui correspond à E=gr+RI.
- La figure suppose que le lieu du point G est un cercle ; mais si la tension S varie, le centre O de ce cercle se déplace et le lieu de G est une courbe, qu’on peut tracer par points d’après les données. Cela ne modifie en rien la méthode.
- Facteur du puissance DU générateur. — Dans ce qui précède nous avons insisté sur la nécessité
- iccroitrc trop la loree clect] imitation inutile par la val*
- du facteur de
- du décalage
- Appelons à h F. ; d’autre pai par rapport à &
- décalage et 9 celui de £ par >n a appelé s le décalage du posant
- 0, e’est-à-dirc
- îpté posi-
- des aiguilles d’i
- Pour le régime moyen G, dit sans décalage, on a f = 0 et se réduit à l’angle 9 lui-même.
- Pour accroître le facteur de puissance du générateur à la charge moyenne, on devra donc réduire autant que possible 0 et par suite & comme on l’a dit plus haut.
- Cette considération beaucoup plus importante que la réduction du décalage à vicie par rapport à la force éleelromotvicc du convertisseur conduira eu général à adopter pour la réactance une valeur comprise entre zéro et la valeur qui rend ce dernier minimum. Cela est d’autant plue indiqué qu’aux charges très faibles le décalage 0 devient alors négatif comme l’indique la figure i4 et que la valeur de û est une différence
- <J< = 9 — 6’
- qui ne croît que lentement avec o.
- Il sera logique de chercher à égaler 9 et o — 9', de façon à rendre égales et minima les deux valeurs extrêmes de à. A. Blondel.
- ^ Suivre).
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- ACCUMULATEURS «'PEIGNE »
- DE LA SOCIÉTÉ ÉLECTIUQL’E DU NORD
- Les plaques positive et négative de cet accumulateur ifig. i et a) sont formées par la juxtaposition de lamelles eu plomb coulé dont les deux laces sont creusées de cavités rectangulaires qui donnent à chaque lamelle l’aspect d’un double peigne, d ou le nom de f accumulateur. Après avoir été empâtées, un certain nombre de ces lamelles sont disposées les unes a cote des antres,
- Fig. i à J, — Accumulateurs « Peigne » de la Société électrique du Nord.
- puis assemblées par la tète de la plaque de façon que leur plus petite épaisseur se trouve dans le sens de la largeur de, la plaque.
- Cette disposition permet le foisonnement de ht matière active sans altération de la planétié , des plaques, car ce foisonnement ne peut avoir d’autre effet qilc d’écarter les lamelles les unes des autres ; il n’y a donc pas gondolement des plaques cl, par conséquent, pas de court-circuit entre deux plaques voisines. En outre la forme en augel des cavités des lamelles empêche la chute de la matière aetivc.
- Pour les éléments d’une capacité inférieure à 2^0 ampères-heure, les constructeurs ont adopté des plaques de dimensions relativement, faibles (type A', les plaques de grandes dimensions étant toujours sujettes à déformation, quelles que soient les dispositions jn-îsos pour l’éviter. Lorsqu’on a besoin d’une capacité comprise entre »4o cl 480 ampères-heure, les constructeurs conseillent l’emploi de deux éléments en dérivation. Pour los capacités supérieures ils adoptent, un autre type {type B'i, dont la plaque est formée par la superposition de deux rangées de lamelles soutenues par un système d’entretoises (fig. ’V)
- Les tableaux I et II indiquent les dimensions, poids, capacités, etc. de ces deux types de plaques. Ces accumulateurs sont destinés à la constitution des batteries fixes des stations cen-
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- truies ; pour la traction, la Société Electrique du Nord étudie un autre type beaucoup plus léger, mais basé sur les mômes principes que les précédents.
- Tableau I. — Dimensions et poids des accumulateurs Peigne.
- Tableau II. — Débit, capacité, puissance des accumulateurs Peigi
- Par kg de plaque
- J, Revval.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Perfectionnements de V Aocumulatoren und Èlektricitæts Werke, Act. Ges. vorm Bcese und Co. aux presses à plomb destinées à la. fabrication des plaques cl' accumulateurs.
- accepté le Ier septembre igoo.
- Deux rouleaux d, e (fig. i)s sont placés devant
- T ajutage e d’une presse à plomb a. Le plomb chauffe hune température convenable est chassé par le piston b entre les rouleaux.
- Les deux rouleaux sont montés sur un bâti f; les axes dv e4 des rouleaux peuvent être rapprochés ou éloignés en manœuvrant les volantsgg. Sur l’axe de chaque rouleau il v a une roue dentée d9, es ; ecs deux roues sont accouplées
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- respectivement à deux roues d’engrenage h, A, qui s'engrènent en outre elles-mêmes ; enfin une dernière roue dentée i commande tout l’équi-
- page au moyen de la poulie l qu’on voit sur la figure 2. Comme les roues d2. ev et les roues h et k sont respectivement de même diamètre, les rouleaux de te tournent à lu même vitesse ; la disposition de ces engrenages montre que les deux rouleaux tournent en sens inverse.
- Chaque rouleau d, e, se compose de 4 disques
- larges et striés obliquement, ces 4 disques m, n. o, p sont séparés entre eux par des disques étroits q, q, q, il y eu outre deux autres disques r, r, et deux disques extrêmes ss.
- Les disques extrêmes ss, ont un diamètre plus grand que les précédents de façon à toucher les disques ss de l’autre rouleau dans le but d’éviter l’échappement du plomb sur les côtés. Les rouleaux et les disques sont maintenus solidement par des boulons et des écrous t. Des bandes uu
- non striées sont réservées a la surface des rouleaux.
- Les disques rr servent à former les bords de la plaque, les disques qqq, les nervures.
- Fig. 3.
- La figure 3 montre une plaque double obtenue avec cette machine, la partie centrale large non striée (correspondante à w) est destinée au passage de la scie quand on veut, avoir deuxplnques simples. A. Bru-tain.
- Installations électriques de l’imprimerie du « North American » à Philadelphie, par J.-H. Vail. Electrical World and Engineer, t. XXXVIIf
- Le gigantesque édifice récemment construit à Philadelphie pour la rédaction et l’impression du North American, ne compte pas moins de a3 étages, dont i sous-sols. Les ai autres au-dessus du sol donnent a l’édifice une hauteur totale de 76,80 m; la surface de celui-ci est de
- 711,36 m*.
- Les installations électriques de ce vaste bâtiment sont des plus importantes, ainsi qu’011 va le voir dans le résumé suivant.
- La génération du courant s'effectue dans le sous-sol inférieur cl comporte le matériel indiqué dans la légende de la figure 1.
- Les chaudières sont du type de la Edgemoor Iron Works et fonctionnent chacune à la pression normale de 9,0 kg : cm3. Ainsi qu’on peut le voir sur la figure 1, la fumée se rend par un carneau horizontal à la cheminée haute de 90 m, qui traverse l’cdifice dans toute sa hauteur. Cette dernière est formée de tubes d’acier emboutis de 1,72 m de diamètre avec un revêtement extérieur en briques ; le tirage qu’elle donne est plus que suffisant et il y a lieu parfois de le modérer à l’aide de régulateurs. Les cendriers sont en tôle d’acier revêtus intérieurement de briques réfractaires ; les cendres et mâchefers en sont retirés d’un seul coup par une large raclette manceuvrée de l’extérieur,
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- laquelle les fait tomber dans un wagonnet plat que l'on amène ensuite à la surface par des monte-charges électriques.
- Quoique remplacement fût restreint, il a été néanmoins possible d’oinmagasiner dans le sous-sol yo tonnes de charbon. Ce dernier est amené devant les fo\crs par un transporteur électrique
- Les chaudières sont alimentées chacune par une pompe Worfliington. une duplex mue par un moteur à vapeur, et deux triplex actionnées par
- desinoteurs électriques. Les autres pompes affectées à différents services sont entraînées électriquement.
- La vapeur d’échappement est utilisée pendant l’hiver pour le chauffage des différentes parties de l’édifice à l’aide d’appareils à vide système Warren Webster ; pendant la saison chaude, elle se dégage à l’air libre au-dessus du toit.
- Les moteurs à vapeur sont du type Porter-Allen et entraînent directement les dynamos Crooker Whecler de ioo et de 200 kilowatts.
- Ces dernières sont sur-compoundécs pour la compensation automatique des pertes dans la distribution.
- Le couran l continu produit par les génératrices est amené par des câbles, logés dans des conduites vitrifiées, au tableau de distribution formé de 10 panneaux de marbre, dont 4 pour la génération, et 6 pour la distribution du courant. Chacun d’eux est pourvu des appareils nécessaires à la mesure et la répartition du
- La particularité de cette importante installation est le « Signal board » ou tableau indicateur situé dans le bureau de l'ingénieur en chef au troisième étage. A ce tableau viennent abou-
- tir une série de fils et de tuyaux qui sont reliés aux appareils suivants :
- Indicateurs à colonne «l’eau montrant la position des ascenseurs hydrauliques. Indicateurs à colonne de mercure montrant la pression hydraulique. Compteurs indiquant le nombre de voyages accomplis par chaque ascenseur. Tubes à niveau indiquant la quantité d’eau contenue dans les réservoirs. Manomètre général pour la pression totale et manomètres enregistreurs indiquant les variations de pression de la vapeur utilisée. Ampèremètres et voltmètres enregistreurs, et enfin un thermomètre indiquant la température de l’eau potable.
- La distribution du courant dans les nom-
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- breuses parties de l’édifice s’effectue suivant le système à deux fils à 29.0 volts. La disposition adoptée est indiquée par le schéma de.la figure?.
- ' Fig, 2. — Schéma de lu distribution et mode d'atlaehe
- Elle comprend 74 feeders dont les fonctions sont les suivantes: 0 sont affectés a l’éclairage des bureaux et ateliers, 5 autres à la force motrice dans la salle des presses, un pour chacune d’elles. Des 4 derniers, 1 donne de la force motrice au vingtième étage, un antre sert «à
- l'éclairage des couloirs et Javatorvs et les 2 restants sont des feeders auxiliaires pouvant être mis en parallèle avec n’importe quel feeder des autres services, suivant les besoins. Tous les câbles de la distribution, feeders et branchements, sont isolés au caoutchouc et protégés par une gaine en chanvre. Les câbles qui traversent les longs couloirs pour se brancher aux deux feeders de retour sont tendus à l aide des appareils que l’on voit a gauche de la figure 2.
- Les y grandes presses principales, situées dans le sous-sol supérieur sont des machines Mac pesant 60 tonnes chacune ; une sixième doit bientôt y être installée. Chaque presse en fonction est actionnée par un moteur électrique de jo chevaux avec survol leur logés l’un et J'autre dans une excavation garnie intérieurement de plaques d’acier sous le parquet des machines. Grâce à cette disposition, l'opérateur peut donucr à ces dernières tous les degrés de vitesse qu’il convient. En outre, des commutateurs sont installés en divers endroits de chaque presse, de sorte que «i l’arrêt de la machine est nécessaire pour une cause quelconque n’importe quel ouvrier peut le provoquer du poste qu’il occupe, indépendamment du mécanicien. Les 6 presses fonctionnant ensemble à toute vitesse pendant une heure imprimeront, relieront et plieront 288000 journaux de 12 pages chacun qui nécessiteront l'emploi de 482700 111 de papier, 2 i;?4?40 kg d’encre et environ 6342 kg de métal à stéréotypie. La salle des presses est éclairée par iü lampes h arc clos, et chaque presse individuellement par 20 lampes à incan-descence.
- La salle de composition comprend 3o machines linotvpes Mcrgenlhaler actionnées ehacuue par un moteur électrique avec intermédiaire d'un engrenage réducteur â vis sans fin ; les appareils de mise en marche et de régulation sont placés à la portée du compositeur. Lorsque la composition d’une forme est terminée, un monte-charge électrique la transporte au vingtième étage dans la salle d’éleetrolypie et de moulage où se trouvent aussi les planeuse, raboteuse, polisseuse électriques, etc., qui servent à préparer les formes pour leur application sur les cylindres des presses.
- Dans la salie de photogravure, de puissantes lampes à arc permettent de confectionner les clichés à tous moments et grâce à un matériel
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- perfectionné dans lequel l’électricité joue le plus grand rôle, on arrive à préparer un cliché en un peu plus de 3o minutes.
- En résumé, l’énergie utilisée pour la force motrice est de 3?2 chevaux répartis entre 02 moteurs de puissances variant de un tiers de cheval à 5o chevaux. Trois nouvelles presses qu'on se propose d’installer prochainement et qui seront également actionnées par des moteurs électriques porteront le total a 020 chevaux.
- L’éclairage intérieur de l'édifice nécessite l’emploi de 3 100 lampes â incandescence et 3o lampes à arc. On érige actuellement sur les corniches du toit un immense tableau réclame qui comportera 22.4° lampes de 8 bougies. Déjà plusieurs milliers de lampes de cette puissance entrent dans la composition du nombre 1901 dont les chiffres superposés occupent 20 étages d’une des façades.
- De nombreux postes téléphoniques privés el publics, postes télégraphiques et tubes pneumatiques complètent l’installation de ce vaste édifice. L. Dvet.
- ÉCLAIRAGE
- Essais photomêtriquessurunelampeNernst. par F. Lemaître. -Vois scientifique et industriel, 3" au-
- L’essai a porté sur une lampe Nernst marquée 4o watts et fonctionnant sous 110 volts.
- Le photomètre employé est un photomètre Bunsen à tache d’huile réfléchie sur deux miroirs placés à 45“ par rapport à l’écran.
- La lampe était placée verticalement, position peut-être peu avantageuse, mais la faible durée de la lampe a empêché la continuation des essais entrepris : Les lampes Nernst sont encore dans la période des essais et l'on en trouve peu dans le commerce; elles se vendent encore 5 francs l’une.
- Les essais photométriques sont continués d’ailleurs sur d’autres lampes. On sait que la lampe comportejim dispositif d’allumage qui est formé d’une spirale de platine enfermée dans une pâte de porcelaine.
- Dès que le courant circule, les spires rougissent et le bâtonnet s’échauffe; il devient conducteur, le courant le traverse, alors les spires sont mises hors circuit, le bâtonnet devient incandescent et les spires de platine s éteignent.
- L’allumage dure en moyenne 3o secondes, e’est là le gros reproche que l’on peut adresser
- à la lampe, et en outre l’intensité prise au début de l’allumage est considérable, 8/10 d’ampères, alors qu'il suffit de 3/io, 3o secondes plus tard ; il serait impossible de faire des allumages simultanés un peu importants sans amener une baisse de voltage sur les lignes.
- Voici d’ailleurs le phénomène tel qu’il se présente de 5 en 5 secondes :
- Début, intensité prise sous 110 volts . 0,8 amp.
- Après 10 u .................0.43 »
- l ao » »
- On remarque qu'il y a augmentation d’intensité, puis baisse importante au moment où la lampe s’allume.
- La lumière produit un effet rappelant celui du bec Auer pour la teinte.
- La consommation, qui est la seule raison d’exister de cette lampe, n’est pas encore ce.lle annoncée à grand renfort de réclame; voici les chiffres obtenus, il est probable que l’avenir nous donnera mieux. Il y a déjà d’ailleurs un progrès sensible dant la durée des lampes, celle expérimentée a pu tenir une centaine d’heures.
- Ier essai à l’ail. 11,9 b. 0,30*) a. 110 v. soit 2,8a w. p. b. après a5 h. . n,3 » o,347 » no » » 3,38 »
- »> r, o » . 10 « o,334 « no» » 3,68 »
- » 7?> » . . 9,6a » o,3a3 a 110 » a 3,69 »
- a 100 » . 9,40e o,3a » no» » 3,72 »
- à ce moment et quelques secondes après que le courant a été remis sur la lampe, le dispositif d'allumage cesse. La lampe est ainsi mise hors de service. Le dispositif d’allumage parait être une pierre d’achoppement considérable pour l’instant, La durée de l’allumage empêche de profiter de l’avantage marqué qu’ont les lampes électriques d’être allumées ou éteintes instantanément. II y a cependant dans la lampe actuelle une somme de travail, de recherches, considé-
- ÉLECTROCHIIVIIE
- Appareil Neumann pour obtenir des métaux déposés en couches compactes ou spongieuses. Brevet anglais n° 10207, demandé le 24 juillet 1899;
- Cet appareil se compose d’une turbine (fig. 1), contenant le liquide à électrolyser. Le tambour c qui est solidaire avec l’arbre verLical d, sert
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- de cathode ; l'anode est constituée par un disque a, dont le diamètre est légèrement-intérieur à celui du tambour de façon a toujours être. en contact avec l’électrolyte, même lorsque celui-ci est maintenu par la force centrifuge le long de la paroi, les lignes pointülées indiquent cette position du liquide.
- Les objets a recouvrir d’un dépôt sont placés le long de la paroi en b ; l’anode et la cathode sont reliées à une source d’élcctrieilé ; et, en
- faisant tourner le tambour plus ou moins rapidement, on obtient un dépôt métallique compact ou spongieux.
- Cet appareil pourrait servir à produire le plomb spongieux des plaques d'accumulateurs; en faisant tourner rapidement le tambour, on déposerait d’abord une couche très dure de plomb électrolytique, puis en diminuant peu à peu la vitesse de rotation on déposerait des couches de plomb de plus en plus spongieuses. Le dépôt ainsi obtenu serait très avantageux, d’après l’inventeur, dans le cas des plaques d’accumulateurs où l’on aurait des couches dures à l’intérieur, puis de plus en plus spongieuses vers la surface dos plaques.
- On peut aussi, sans se servir du courant, précipiter une solution saline par un métal; réduire de l’acétate de plomb, par exemple, par du zinc et déposer par la force centrifuge des couches de plomb de duretés différentes, sur une plaque placée contre le tambour.
- Le même appareil est applicable au dépôt d’autres métaux par électrolyse lorsqu’on se propose d’obtenir des couches de densités apparentes différentes. A. B.
- DIVERS
- Lois élémentaires de l’èlectrodynamique, par E. "Wiechert. Dr. Ann. I. IV, p. 6G7-690, avril 1901.
- Outre les deux formes d’équations proposées par Maxwell et par Hertz, on peut en établir une autre, qui se rapproche davantage de celle de Maxwell et qui se prête mieux, dans beaucoup de cas, à l’étude de l’èlectrodynamique.
- Soit d’abord un mouvement vibratoire sc propageant dans l’éther libre avec la vitesse V. L’équation différentielle qui définit un vecteur K est de la forme :
- d-Ky _ d^ d*K,
- T?- + ir+ sït- M
- supposées (“)
- En outre, les vibrations étant transversales
- dKx , . dKv rfK, _
- dx ‘ dy dz °
- Un second vecteur H sera associé à K et défini par les équations :
- dllx _ / dK. _ dKy
- dt \ dy dz
- (3)
- dH* dYiy , Æ, __
- .dx + dr ^ dz “* ° • [4)
- De cet ensemble d’équations, on.déduit en-
- et
- <jKr _ _ / dEz __ \ \
- dt \ dy dz } !
- dKy __ . / dKx dHg \ > (5)
- ' \ dz dx)\
- dt*
- ( dm.. d*Hy
- C^" + ' W
- dz*
- (6)
- Le système (a), (3), (4), (5) est celui de Hertz. La troisième forme annoncée s’obtient en introduisant le potentiel vecteur de l’un des vecteurs K ou H, celui de II, par exemple, que désignera T. On posera donc :
- Ces équations ne suffisent pas à déterminer complètement T : en particulier, la valeur de l’expression
- drr , dTy . dl\
- -dr+-dT+~dr
- reste arbitraire.
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- La condition (4) est • cette, valeur de II, et si on obtient :
- ifiée d’ellc-niême par \ porte IIZ... dans (3)
- dy
- iquent le vecteur YK ne diffère du
- vecteur (-----------
- - -TT ) 'i"' rai
- d’un potentiel
- pour une direction quelconque v.
- L’équation (3) se trouve satisfaite et il seulement à vérifier (a) et (5). En posant :
- Le système formé par les équations (9), (10), (ii) et les équations (7) et (8) représente .une nouvelle forme donnée au système de Maxwell. Cette forme n’est pas symétrique, mais ce n’est lu qu’un désavantage apparent. Les deux vecteurs qui représentent d’une part les phénomènes magnétiques, d’autre part les phéno-• mènes électriques, 11’ont pas non plus des propriétés symétriques. Il faut seulement regarder'II comme le vecteur électrique et K comme le vecteur magnétique.
- Dans toute région où les équations (2) et (3) sont vérifiées, les intégrales
- JCk, = o jC H,=o
- étendues à tous les éléments d1 d’une surface fermée sont nullcs : v est la direction de la normale .à l’élément dn. Si la surface considérée se trouve dans l’éther libre, mais renferme de la matière, ces intégrales ne sont plus forcément nulles. L’expcrience nous apprend que seule la première prend des valeurs différentes de o, Ces valeurs sont d’ailleurs indépendantes du temps, ainsi qu’il résulte des équations (3)
- et (5) : elles sont les mêmes pour toutes les surfaces qui enveloppent la même quantité de matière (équations (a) et (4).
- On posera : ‘
- La quantité e s’appellera la quantité totale d’électricité contenue dans la matière enveloppée.
- Le principe de la conservation de l’électricité résulte immédiatement de l’équation (5).
- La question qui se pose et qui est particulièrement délicate au point de vue de l’électrody-namique est de savoir à quoi correspond une variation de la charge. Il semble qu’on ne puisse guère considérer ce phénomène autrement que comme le déplacement de particules chargées. Déjà, en 1881, M \Vice.Uevt proposait d’adopter pour l’électricité une constitution analogue à celle <le la matière, c’est-à-dire de lui attribuer des atomes définis et invariables.
- comme impondérables-an sens étroit du mot, puisque les expériences éleetrodvnamiques décèlent l'existence d’une énergie cinétique de ces atonies, ce qui force à leur attribuer uue niasse mécanique. El même en présence du rôle important que joue l’électricité dans la constitution de la matière, on est amené à les identifier. La niasse atomique de l'électricité serait environ 1 : 1000, d'après les travaux de Zeeman et de Lorentz. Les recherches de M. Wiecherl sur les ravons cathodiques l’ont conduit à une valeur du même ordre : 1 : 2 000 à t : 4 000.
- Dans ces conditions, la charge de chaque particule matérielle serait une caractéristique de celte particule et ne varierait jamais.
- Lorentz a le premier démontré que tous les phénomènes électrodynamiqucs pouvaient s’expliquer par les mouvements des particules électriques.
- On retombe ainsi sur la vieille théorie des fluides électriques, avec une différence cependant. Les fluides ne sont plus considérés comme impondérables, mais au contraire comme maté-
- Lorsque le système renferme de la matière, les équations qui ont été données ci-dessus pour l’éther libre doivent être complétées. Il est facile de le faire si on admet que l’éther qui pénètre la matière a les mêmes propriétés que
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- l’éther libre. Les équations s’écriront, alors : dKx _ ' / dH- dïly \ . ,
- dt \ dy r— dz ) (12)
- où y représente le courant électriqr densité électrique. De mémo on aura
- _ ÈL — d'> d"'i _l d'--
- (r3)
- (14)
- (15) ot L la
- (l6;
- Ce système d'équations permet d'exprimer toutes les lois expérimentales du champ électrique ut du champ magnétique.
- Sous lu désignation de courant électrique v, il faut comprendre différents phénomènes physiques : la convection, le courant de conduction, la polarisation diélectrique et l'aimantation.
- Il reste encore a exprimer l’action de l’éther sur la matière. Lorentz a montré qu’il su Hit de faire les deux hypothèses suivantes :
- Une particule électrique possédant la charge e est, indépendamment de son mouvement, soumise pur suite de l'électrisation de l'éther à une force mécanique eK parallèle au vecteur électrique K.
- Une particule électrique possédant la charge e, animée d’une vitesse 0, est soumise par suite de I aimantation de l’éther à une force mécanique --— sin (V, H), normale au plan (e, H).
- Lois ÉtÉHL'yTAiHES de i.’nLECTnoor.VA.wiQi/K. — L’un des caractères essentiels de la théorie présente, c’est qu’une perturbation éleclrodyna-mique se propage dans l’éther avec une vitesse égale à celle de la lumière. Il doit donc être possible de regarder tout phénomène électrique ou magnétique en un point quelconque comme résultant de phénomènes qui se sont produits en d’autres points de l’espace, a une époque antérieure, correspondant à cette vitesse de propagation. Comme on a admis que la source de tous les ébranlements de l'éther se trouvait dans les particules électriques, il y a lieu de supposer {pie les phénomènes essentiels se limitent à ces particules, comme l'admettaient les anciennes théories.
- Pour éviter d'avoir à distinguer les vecteurs K et H on effectue les calculs sur les fonctions auxiliaires <f> et ]'. Ces fonctions vérifient les équations.
- Beltrami a fait usage du lemme suivant. Soit
- U une fonction des coordonnées x, y, z et r, ou a en tout point do l’espace :
- Dans cette équation, r représente la distance du point considéré O aux éléments d<s ou e/to ; la première intégrale est étendue aune surface fermée enveloppant le point ü, la seconde au volume limité par cette surface : n est la normale intérieure a la surface. En différentiant par rapport à r, on doit regarder x, y, z comme constants, et en différentiant par rapport à x. y, z, regarder r comme constant. Si on suppose que la surface d’intégration s’éloigne à l'infini, il reste seulement :
- du) F _d-U
- ai
- Si on pose r = •—^—-, où t„ est constant et t variable, U devient une fonction de x, y, t et l’équation ci-\iessus prend la forme :
- , /’ du) r 1 d‘ ’J / </-!.' u'-L'
- ^„U = J-r \y-dT~\-d*‘-+-dV‘
- En appliquant ce lemme aux fonctions <P et Y, et tenant compte des équations (iy) on trouve :
- En langage ordinaire, ces équations signifient que :
- La valeur de <1> ou de l\, pour un point quelconque O et à une époque quelconque t„, s’oh-
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- tient en intégrant les éléments et -L_
- pour tous les éléments du volume dbi. La distance r représente la distance du point O à l’élément du>, et on doit choisir pour y et pour v, les valeurs que ces fonctions avaient à une époque antérieure, telle qu’une perturbation partie de l’élément à cette époque arrivât précisément en O à l’instant t = t0.
- Les équations (18) jointes à celles qui définissent K et H en fonction de <I> et de T et à celle qui exprime le principe de la conservation de 1 électricité, forment un système représentant le champ magnétique dans lequel, comme dans les anciennes théories, les actions du milieu sont remplacées par des actions a distance.
- Lois ÉLÉMENTAIRES RELATIVES AUX ELECTRONS.
- — Il faut encore dans cette théorie ramener, à l’exemple de Weber, l’action électrodynamique de la matière à l’action élémentaire des électrons. On pourrait penser à prendre pour un électron dont la charge est s — fydtù et la vitesse v simplement :
- Cette forme avait été proposée pour <ï>, déjà par Riemann ; mais on est amené ainsi à des contradictions, parce que les formules qui ont été établies ne peuvent s’appliquera des charges ponctuelles, mais seulement à une distribution électrique continue, ou tout au moins à des corps de dimensions infiniment petites sans être nulles.
- On admettra que ce corps ou électron est tout à fait symétrique et n’etfectue aucune rotation. Dans le cas contraire, on prendrait des valeurs moyennes des paramètres. On est conduit aux expressions suivantes :
- Le facteur J^i +-p- cos doit être pris
- en valeur absolue. Tant que v est < V, ce fac-
- teur ne peut être que positif; si v > V, il peut prendre aussi des valeurs négatives, mais il faut
- écrire alors — j^i -\—cos [vi r)J.
- Si le champ renferme un nombre quelconque d'électrons, il faut additionner les valeurs de d> et de T correspondant à chacun d’eux. Le champ électromagnétique sera représenté par les équations
- ÏLX =
- dl\ dïy ^
- Ces équations permettent de retrouver les lois de l’éleclrodvnamique.
- Soient, par exemple, un système de. courants linéaires dans des conducteurs en repos-et un point O. Dû point O comme centre, on décrit deux sphères, avec les rayons r et r — dr ; ces sphères découpent sur l’un des conducteurs un élément linéaire dk. Par suite, il faut dans les équations ci-dessus faire :
- t+dt =
- , dt dt = ~
- Si nous ne supposons pas que tous les électrons aient la même vitesse, supposition qui ne serait pas légitime, nous considérerons d’abord tous ceux dont la vitesse est dirigée parallèlement à dk et comprise entre v et v -j- dv. Soit dy la densité de leur charge par unité de longueur : dy dk sera la charge de l’élément dk. Un électron qui à l’époque t se trouvait sur la surface de la sphère r, à l’extrémité de l’élément dk, est à l’époque t — dt avancé de :
- vdt — —— dr z= -— cos.(v,/•)<&.
- il faut donc étendre l’intégration aux électrons qui se trouvent non seulement sur l’clé-ment (D., mais sur un élément ci). -(- vdt.
- dl vdt — -j- Tÿr- cos (r,/1) J
- Le terme de <I> correspondant à dk est donc :
- Par conséquent, dans un système de courants
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- 2ii8
- linéaires en régime permanent, <P satisfait à l’équation de l’électrostatique <IJ — J'
- Par des considérations analogues on trouve l'équation
- pour représenter la distribution de la iorcc magnétique.
- Si les courants ne subissent que des variations lentes (courants quasi-stationnaires) ces formules sont encore valables, au moins approximativement, pour <!> cl pour T. La relation :
- nous donne la force électromotrice induite
- i
- Si les conducteurs ont leurs trois dimensions du môme ordre de grandeur, <t> satisfait encore à la même équation, mais on a pour Y
- Si un électron est animé d’une vitesse e parallèle à l’axe des c, on trouve :
- \/Wc) (—£) + *
- V7'
- 4)
- rapporté a une origine mobile, qui est la position qu’occupe au temps t = ta le point pour lequel on veut déterminer $ et T.
- Pour passer à un système d’axes fixes, il faut , dV, v dT-,
- remplacer,^--par-V —
- Au point de vue de l’optique, un cas présente un intérêt particulier : c’est celui d un électron effectuant des vibrations sinusoïdales.
- Supposons ces vibrations linéaires, parallèles à l'axe des c, l’origine éLantla position d’équilibre do l’électron.
- La longi dante est l’origine est p. En se bornant
- d’onde de la lumière correspem-: VT, la distance du poiut O à
- i Z est infiniment petit
- i obtient pour les exprès-
- -*)]
- Ces équations sont les équations bien connues représentant l’émission d’un point lumineux.
- D’après le théorème de Poynting, appliqué à une sphère de très grand rayon, on a pour 3a perte d’énergie — dï. du système pendant le temps dt :
- On peut aussi calculer l'amortissement des oscillations qu'effectue un électron sous l'action d’une force centrale proportionnelle à la distance, en supposant cet amortissement petit. Soit m la masse, liC, la force :
- ... d< „
- Le temps nécessaire pour que tombe à —de sa valeur primitive e:
- n phtiide
- parcouru par la lumière pendaut i
- Or, la plus grande différence de marche qu’on peut employer dans les expériences d’interférence ne dépasse guère ijv tu. 11 faut en conclure que d’autres circonstances interviennent pour diminuer l’amplitude des vibrations lumineuses. M. T.amottü.
- Le Gérant : G. îs'AUlJ.
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- nedi 16 Novembre 1901.
- L’Éclairage Électrique É*
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS \§,
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique. Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- SLR LA STABILITÉ DE LA MARCHE DES COMMETATRICES
- IL arrive, quelquefois, que le voltage des courants fournis par une eommutatrice oscille autour de sa valeur normale et que des étincelles jaillissent périodiquement sur son collecteur,
- Dans certains cas, ce phénomène doit être attribué au défaut de régularité du mouvement des machinés à. vapeur pendant un tour. On peut alors s’opposer à sa production, en disposant des circuits amortisseurs dans les épanouissements polaires de la commu-tatrice.
- Il peut tenir aussi aux variations de vitesse des machines à vapeur dues aux oscillations de leurs régulateurs. Il convient alors d’amortir plus fortement ces dernières, en rendant plus énergique l’action des freins à huile des régulateurs.
- Mais on voit des mouvements pendulaires se superposer au mouvement d’une eommutatrice, alors qu’elle transforme en courants alternatifs un courant continu fourni par une batterie d’accumulateurs et que ces courants alternatifs sont absorbes par des rhéostats.
- Lorsque la eommutatrice transforme des courants alternatifs en courant continu, on constate aussi l’existence de mouvements pendulaires dont la période n’a aucun rapport avec celle des irrégularités du mouvement des machines à vapeur et dont l’amplitude va en croissant, au fur et à mesure que la charge de la eommutatrice augmente.
- Nous allons essayer, dans ce qui suit, d’expliquercommenLces mouvements pendulaires se produisent et d’indiquer les moyens de les en empêcher.
- Premier cas. — La eommutatrice engendre des courants alternatifs aux dépens de l’énergie fournie par un courant continu débité sous voltage constant.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIX. — Nu 46.
- ü'io
- Nous avons observé le phénomène suivant :
- Une commutatrice A était branchée sur une batterie d’accumulateurs B (voir fig. i) ; son excitation était prise aussi sur cette batterie.
- La commutatrice produisait des courants alternatifs triphasés dont la tension était relevée par un premier transformateur C, puis abaissée par un second transformateur D.
- Les courants à basse tension fournis par le second transformateur étaient absorbés par trois rhéostats Ep Es, E3, assujettis à avoir toujours des résistances égales entre elles.
- Lorsque l’on augmentait graduellement la charge de la commutatrice, en diminuant les
- résistances des rhéostats Ep E„ E3, il arrivait un moment où sa vitesse de rotation cessait d’être constante et se mettait à varier entre des limites d’autant plus écartées que l’on augmentait davantage la charge de la machine.
- Ce phénomène s'explique de la manière suivante :
- La commutatrice était alimentée par un courant continu débité sous voltage I - constant. Sa vitesse cle rotation devait augmenter, lorsque l’intensité de son ! champ magnétique diminuait, et réelle proquement.
- [ Cette machine fournissait, d’autre 1 part, des courants déwattés au réseau à courants alternatifs qu'elle desservait ; ces courants, en traversant son armature, tendaient à affaiblir son champ d’autant plus qu’ils étaient plus intenses.
- Or, il est facile cle démontrer (voir note I) que l’intensité du courant déwatté absorbé par chacun dos circuits primaires du transformateur C devait diminuer, lorsque la vitesse de la commutatrice augmentait et réciproquement, tant que la charge do la commutatrice était inférieure à une certaine valeur que nous appellerons charge limite. Au contraire, lorsque la charge de la commutatrice lui devenait supérieure, l’intensité du courant déwatté, absorbe par chacun des circuits primaires du transformateur C, devait augmenter avec la vitesse de la commutatrice et réciproquement.
- Dans ces conditions :
- Tant que la charge de la commutatrice était, inférieure à la charge limite, tout accroissement accidentel de vitesse amenait une diminution de l’intensité des courants déwattés qu'elle fournissait. Son champ magnétique se trouvait renforcé et cela tendait à la ralentir. Réciproquement, si elle subissait un ralentissement accidentel, son champ so trouvait affaibli et cela tendait à l’accélérer. Sa vitesse était ainsi maintenue automatiquement constante.
- Au contraire, lorsque la charge de la commutatrice était supérieure à sa charge limite, à tout accroissement accidentel de vitesse correspondait un accroissement de l’intensité du courant déwatté absorbé par chacun des circuits primaires du transformateur G. Le champ de la commutatrice était donc affaibli et elle tournait de plus en plus vite, eoftime l'eùt fait
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- une machine à courant continu, dont on eût graduellement diminué l’excitation, jusqu’à ce que l’intensité du courant débité par les accumulateurs se trouvât limitée par la résistance des circuits qu’il parcourait.
- Mais l'armature de la commutatrice était alors dans un état d’équilibre dynamique instable et sa vitesse ne devait pas lardera décroître, jusqu’à ce que l’intensité des courants dévvallés recommençât à augmenter. Ce résultat était naturellement obtenu lorsque leur fréquence se trouvait suffisamment réduite [voir la note 1 ci-dessous (*)].
- U est évident qu'aucun régime ne pouvait s'établir et que l’on devait observer les variations de vitesse signalées plus haut.
- Au point de vue pratique, pour que l'on n’ait pas à se préoccuper de ces variations de
- l le coefficient do self-induction de chacun (les circuits primaires du transformateur C, dont nous supposerons nulle
- p et À la résistance effective et le coefficient de self-induction apparent de chacun des circuits fermés sur eux-mêmes ou aboutissant à deux points neutres, comprenant l’un des circuits secondaires du tronsformateur C, m le coefficient d’induction mutuelle d’un circuit primaire du transformateur G et du circuit secondaire corres-
- los e — , sou facteur de puissance,
- f— i — ^~ le coefficient de fuites général du système, comprenant les fuites des transformateurs, des conducteurs h l’intensité efficace du courant déwallé absorbé par chacun des circuits primaires du transformateur C,
- b~ R2 -fm2ÏX‘
- .Nous avons d’ailleurs :
- db
- R —
- ?8 +
- uéO./(j — f) ,
- -7r+«?x* A;
- R2-f- w2L2 = w2/2 •
- mL = ojI
- , wT,h _ h p2 + w2À'Y K* + «*L* “ tul pa + atÂY*
- h a*W/TpJ + — fp* + [?2 + 3(u2X2/*2]
- Cotte dérivée s’annule lorsque l’on a :
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- vitesse, il suffît que la charge limite, à partir de laquelle elles commencent à se manifester, soit supérieure à la charge maxima, pour laquelle est construite la commutatrice.
- Or les formules établies dans la note i montrent que l’on peut augmenter cette charge limite :
- i° En diminuant la fréquence des courants fournis par la commutatrice. Nous l’avons vérifié en augmentant son excitation et diminuant ainsi sa vitesse.
- 2° Si la fréquence de ces courants doit demeurer constante, en diminuant les coefficients d'induction des transformateurs. Mous l'avons vérifié en introduisant des feu il les de carton dans leurs joints magnétiques. La vitesse de rotation de la commutatrice tendait alors à augmenter, mais nous la ramenions à sa valeur normale, en renforçant son excitation.
- Celte équation, résolue par rapport à p, admet deux racines :
- P, = »x sjf ±=M±&'-W=M.
- Pour que ces racines soient réelles, il faut avoir :
- 3/-)*-4/>o
- 9^-io/+i>o
- Celle quantité est négative, lant que f est compris entre i et — , Elle est positive lorsque / est compris mitre —
- Nous ne considér
- On a
- On a aussi
- pourquoi.
- R
- yR2q_{02f(î
- lu). •
- v?*+
- ÜJA (i —f)p
- P <Yp*-i-m4Y*
- Si l'on a —, on doit avoir cos © •< — ou cos © < o,888.
- y r i r ; ' ...
- Considérons le cas où f est compris entre o et —.. Les deux racines p, et p2 sont alors réelles.
- est nulle.
- Mais si la résistance p variait entre'les valeurs p1 et ps, l’intensité des courants déwattés fournis par la coinum-II ne faut donc pas donner à' la commutatrice une charge supérieure à celle qui correspond à la valeur p1 de la
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- 3° En réduisant, autant que possible, les fuites magnétiques des divers circuits faisant partie du réseau à'courants alternatifs. Nous l’avons vérifié en répétant la môme expérience avec des transformateurs ayant des coefficients de fuites plus ou moins grands.
- Cette dernière observation montre qu'il ne faut employer une commulatrice, comme génératrice de courants alternatifs, que si les appareils récepteurs, que doivent alimenter ces courants, n’absorbent que très peu de courants déwattés ou s’ils sont capables, au contraire, d'en fournir au réseau
- En particulier, si on se sert comme récepteur d’une seconde commulatrice reproduisant, à l’arrivée, un courant continu, on peut constituer un système de transport d’énergie susceptible de fonctionner dans les meilleures conditions, d’autant plus que la fréquence des courants alternatifs engendrés peut, être-rendue plus faible que si ces courants devaient être utilisés directement.
- Il conviendra, dans tous les cas, si l'on veut que la vitesse des machines et la fréquence des courants transmis demeure constante, quelle que soit la charge du système, de munir les inducteurs de la commutatrice de départ d’un circuit monté en série avec le circuit fermé sur les balais de son armature, de manière que l1 excitation de cette machine aille en augmentant avec sa charge.
- Deuxième cas. — La commulalriee engendre un courant continu aux dépens de l’énergie qui lui est fournie par des courants alternatifs.
- Nous avons observé le phénomène suivant :
- Une commutatrice, dont le transformateur était directement branché sur un réseau de distribution et qui servait à charger des accumulateurs, fonctionnait parfaitement en pleine
- On monta en série, avec les circuits primaires de son transformateur, ceux d’un snrvol-teur à courants alternatifs, pour faire varier le voltage du courant continu. Le coefficient de fuites magnétiques de ce survoJleur était très élevé.
- La commutatrice devint alors le siège de mouvements pendulaires à longue période, dès que sa charge titleignil la moitié de celle que l’on avait facilement atteinte sans le sur-voltcur.
- On peut expliquer ce phénomène de la manière suivante :
- On démontre [voir la note IT f1;] que si le eouranL d’excitation d’une commutatrice est fourni par des accumulateurs. si ses balais sont calés suivant la véritable ligne neutre et si les
- Soit ab la ligne des balais et cd celle des pôles.
- Nous représentons par mi vecteur OJ, dirigé suivant la ligne cd et de longueur J, la force magnétisante devenons représentons par un vecteur O'ï», de longueur #>, la résultante des forces magnétisantes exercées sur l'armature. Celte résultante est proportionnelle à la valeur uiaxiinu du voltage des courants alternatifs fournis par
- Nous représentons par OL une direction perpendiculaire à la direction OS1. La somme des forces magnétisantes développées suivant cette direction doit être nulle. Le diamètre passant par cette diroetiou est la véritable ligue
- Les angles étant mesurés dans le sens de la flèche f, nous appelons ü et w les angles des directions Ol et OJ avec la direction 0'I>, i l'angle des directions oty et 01 et j celui des directions Û<b elOJ.
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- circuits à courants alternatifs, qui aboutissent d’une part aux bagues de la eommutatrice et de l’autre aux conducteurs d’un réseau à voltage constant, ont un coefficient de self-induction l, tout mouvement d’avance de cette machine détermine d’abord une élévation du voilage
- La force électromotrice e développée entre les balais, dans la eommutatrice, est proportionnelle au produit — 5> sin S2, Donc, en désignant par K une constante, nous pouvons poser ;
- e— — K<1> sin Q = — K<t> sin /— — A = K4> nos i.
- sera proportionnelle à la diflércnee e — h. l'échelle de la ligure (2) :
- I = K<i> cos i — h.
- Y la somme des projections des [)nO<h.
- s vecteurs suivant la dircc-
- ou, en remplaçant les quantités I et J par leurs valeurs :
- X = (K* cos i — kj cos i + K’h sin (j + T),
- Y = - (K.4> cos i - h) sin i + K7« cos (i + y).
- Les courants wattés pris au réseau par la eommutatrice développent une force magnétisante At proportionnelle cette direction devant être nulle, nous avons la relation : .
- At + X = 0.
- Les courants dcwaUcs pris au réseau par la eommutatrice développent une force magnétisante B: proportionnelle à leur intensité maxima et dirigée suivant la direction 04», La somme des forces magnétisantes développées, suivant cette direction, doit être proportionnelle à la valeur maxima IIj du voltage maintenu entre les bornes do la machine. Nous pouvons donc poser, en désignant par ni une constante ;
- B1 + Y = /nH1.
- Supposons que l’on introduise, dans chacun des fils qui relient l’une des bornes do la eommutatrice au conducteur correspondant du réseau, une bobine ayant un coefficient de sclf-induction t, mais une résistance négligeable.
- Si nous appelons E le voltage de l'extrémité d’un des conducteurs du réseau, H = Ht sin 3-af le voltage de la borne de la eommutatrice qui lui est reliée, A et B les intensités des courants wntté et déwalté qui pénètrent dans la eommutatrice par cette borne, nous avons :
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- à ses bornes proportionnelle au coeflicient de self-induction l et très sensiblement proportionnelle à l’intensité du courant continu fourni.
- .Nous pouvons poser, en désignant par a et b deux constantes positives :
- E = (Hl -j- y.îc ilb) sin stt xt + ‘iT.ula cos ait ai.
- Ej_ \/(tLt -j- t.Tta.lb)* -(-
- Mais les quantités a et b étant proportionnelles aux forces magnétisantes À, et Br nous pouvons écrire, en désignant par X une nouvelle constante :
- Ej -U uttxXBj)2 -{- 4tt2a2X2Aj.
- A1 = —X, Bj — mHj — Y;
- d'où
- Ej2 = [IIj_ (t -J- airaXm) — aitaXY]2 -j-4it2a2À2X2 ;
- d’où
- Ht (i -J- attaAin) ~ aux;. Y — ^/Ey- — ait^X^X-.
- H, (i + i™lm) = aitxX [— (K<b cos i — h) sin + RA cos ÿ + y):____________________________________________________
- —|— |/.K12 — 4it';a2X;! [(Kd* cos i — h) cos i KÂ sin (i -f- y)]L
- (I + airaXm) — — 3i:aX[K<fr cos -ii — h cos i -f K'A sin (i -f- y)]
- 4ît'1a2Xâ [(K<l> cos i — h) cos i - K'h sin (j -f y)~ [— K<1> sin ai -f- h sin / + K'A cos (i -j— y)_7 • \f ^ — 4*'W [|Kt eos i — h'fios i -j- K^Âsin (f +
- [(K* - h) + K'A sin y] i + -
- !aJX2 [K<ï> — h) + K'A i
- Les directions 01 cl OJ [voir fig. (2}] sont très sensiblement perpendiculaires. Donc l'angle y est très petit.
- comprise entre Od> et 0‘^. Donc pour i — o, l’angle j aura une petite valeur comprise entre o et—. Cette valeur n'étant autre que celle de l’angle y. nous aurons
- sin y > o et cos y > o.
- Donc, pour i zz o, la dérivée —A sera négative. Si nous remarquons que l'angle y étant très petit, sin y l’est egalement. Si nous remarquons, d’un autre côté, que la différence (Kd> — h) est proportionnelle au débit de la
- demeureront fixes, mais les directions Od* et 0^ se déplaceront dans le sens de la llècbc /*. L'angle i subiLdono une
- Si les balais de la commutatricc sout calés suivant la ligue neutre, tout mouvement d’avance de son armature détermine d’abord une élévation du voltage mesuré à ses bornes des courants alternatifs qui la traversent. Cette élévation, de voltage est proportionnelle à son débit et au coetficient de self-induction des bobines intercalées entre elles et les extrémités du réseau qui L’alimoote.
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- Si le voltage aux bornes de la commutatriee demeurait constant, son couple moteur diminuerait lorsqu’elle prendrait un mouvement d’avance.
- Mais à tout accroissement de voltage correspond une augmentation de ce couple.
- Aux faibles charges, le premier effet l’emporte sur le second. Le couple moteur de la machine diminue quand elle prend de l’avance et réciproquement. Sa vitesse est maintenue automatiquement constante.
- Au delà d’une certaine charge, le second effet prédomine. Alors, à un mouvement d’avance correspond un accroissement du couple inoleur. La commutatriee continue donc à prendre de l'avance, jusqu’à ce que ce couple cesse de croître.
- Elle se trouve, à ce moment, dans une position d’équilibre instable et elle prend bientôt un mouvement de retard qui dure jusqu'à eo que le couple cesse de décroître.
- On pourrait se proposer de calculer l’amplitude du mouvement pendulaire ainsi déterminé, mais les calculs nécessaires seraient très compliqués eL sans intérêt. L’expérience montre que, dès qu’il commence à se manifester, son amplitude croit très rapidement avec le débit de la commutatriee et que le fonctionnement, de cette dernière devient presque aussilôl impossible.
- Nous n'avons donc qu’à rechercher les moyens de nous opposer à sa production et nous en savons assez pour cela.
- L'élévation du voilage aux bornes de la commutatriee. occasionnée par nu mouvement d’avance de son armature, amène un accroissement anormal de son couple moteur, parce que son excitation demeure constante. Mais le couple moteur d une machine est aussi lonetion de son excitation et diminue avec elle. Donc, si la même élévation de voltage pouvait provoquer une diminulion de l’excitation de la commutatriee, l'accroissement du couple moteur pourrait être rendu nul et môme négatif.
- Or, l’élévation de voltage aux bornes de la commutatriee détermine une augmentation de l'intensité du courant continu qu’elle débile. Nous avons utilisé cet effet en donnaul deux enroulements aux bobines de son inducteur.
- Le premier enroulement était monté eu dérivation entre les balais de la eomirmtatrice. Le second était monté en série dans le circuit du courant continu, de telle manière que sa force magnétisante se retranchât de celle du premier enroulement.
- L’expérience a complètement justifié nos prévisions et, une fois cette modification faite, nous avons pu mettre en pleine charge notre commutatriee munie de son survolteur, aussi facilement que lorsque les circuits primaires de son transformateur étaient directement branchés sur le réseau.
- Coxclusiox. — Nous avons vu, dans ce qui précède, que les phénomènes dont une commutatriee est le siège peuvent amener à eux seuls la production de mouvements pendulaires superposés à son mouvement de rotation, que la commutatriee serve à transformer un courant continu en courants alternatifs ou réciproquement.
- Ces mouvements pendulaires se produiront toujours, dès que la commutatriee aura atteint, une charge limite qui sera d’autant plus basse que les circuits parcourus par les courants alternatifs auront un coeflicienl de self-induction apparent plus élevé.
- 11 est nécessaire que celte charge limite soit supérieure à la charge maxima compatible avec une bonne commutation.
- Il conviendra d’abord de réduire, autant qu’on le pourra, la self-induction apparente de tous les circuits parcourus par les courants alternatifs. C’est ainsi qu’il ne serait pas raisonnable'de vouloir alimenter un moteur d’induction avec des courants alternatifs fournis par une commutatriee et provenant de la transformation d’un coui’ant continu.
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- D'un autre côté, il conviendra toujours de munir les inducteurs d’une commutatrice d’un enroulement compound.
- Tjorsque la commutatrice transformera un courant continu en courants alternatifs, les forces magnétisantes développées par les deux enroulements devront s’ajouter. Elles devront, au contraire, se retrancher lorsque la commutatrice transformera des courants alternatifs en courant continu.
- Nous savons cependant que, dans beaucoup d'installations, on a monté en série des bobines de self-induction dans les circuits à courants alternatifs des cominutatrices et qu’on a donné, en môme temps, à leurs inducteurs un double enroulement disposé de manière que les forces magnétisantes développées par les deux enroulements fussent de
- Cette disposition avait pour but de faire accompagner tout accroissement de l’intensité du courant continu d’un accroissement de son voltage.
- Nous avons vu dos cominutatrices ainsi disposées fonctionner d’une manière parfaite. Mais il s’agissait de machines ayant une très faible réaction d’induit et dans lesquelles la valeur de la composante Ol (voir la figure a «le la note II) avait toujours une valeur très petite, par rapport à la composante OJ. Dans ces conditions, les surélévations de voltage dues aux mouvements d'avance des armatures étaient très petites.
- D'un autre côté, ces machines n’avaient pas à charger d’accumulateurs, comme dans le cas dont nous nous sommes occupés. Les variations d’intensité du courant continu produites par ces surélévations de voltage étaient donc beaucoup plus petites que dans notre cas, toutes charges égales d’ailleurs. On pouvait donc considérer comme négligeable l’accroissement d’excitation déterminé-alors par l'enroulement inducteur en série, lorsque l'armature prenait un mouvement d'avance.
- Enfin les machines étaient alimentées par des alternateurs à très faible réaction d’inrluil. Or, il faut remarquer que rien ne distingue, dans les calculs qui accompagnent cette note, la self-induction des circuits d’armalure d’un alternateur, dont l’excitation est faite au moyen d’un courant continu d'intensité constante, de celle des bobines de self-induction que nous avons supposées introduites dans les circuits à courants alternatifs des commutatrices.
- Rien no dit que ces commutatrices, que nous avons vu fonctionner parfaitement dans des conditions déterminées, eussent fonctionné aussi bien si on les avait branchées sur un autre réseau ou si, par exemple, ou. leur avait fait desservir des moteurs à courant continu montés en dérivation et développant des forces contre-électroraotriees comparables à celle développée par une batterie d’accumulateurs en charge.
- Nous avons d’ailleurs observé des commutatrices qui fonctionnaient d’une manière assez médiocre, sur un réseau desservi par un seul alternateur, se mettre à très bien fonctionner lorsque l'on mettait deux alternateurs en parallèle. Nous avions cru d’abord que la régularité des courants était devenue meilleure ; nous avons vérifié ensuite que c’était l’inverse et que l'amélioration du fonctionnement était due à la diminution de la self-induction de la source d’électricité.
- : Pour ces raisons, nous considérons comme une pratique dangereuse et pouvant amener des surprises désagréables, l’emploi combiné de bobines de self-induction montées en série dans les circuits à courants alternatifs des commutatrices et de doubles enroulements inducteurs produisant dos forces magnétisantes de même sens.
- II est prudent de se réserver la faculté de pouvoir renverser le sens du courant dans l’enroulement inducteur en série.
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- 33ans l'expérience que nous avons signalée plus lmut, la rommutatrice cl les alternateurs avaient une réaction d'induit très élevée. La self-induction introduite dans chacun des circuits à courants alternatifs de la oomnuitatrioo était aussi très considérable, enfin la commutatricc chargeait des accumulateurs. Il est vraisemblable que l'on ne rencontrera jamais des conditions aussi défavorables, au point de vue qui nous occupe. Aussi nous pensons que remploi d'inducteurs à deux enroulements produisant des forces magnétisantes de sens inverses, qui nous a donné toute satisfaction, permettra de s'opposer, dans tous les cas, à la production des mouvements pendulaires dont la cause est duc aux phénomènes dont la commutatricc est le siège.
- Lorsque l'on voudra que tout accroissement de l’intensité des courants continus fournis soit accompagné d'un accroissement, de leur voltage et qu’il n’y aura qu'une seule station de transformation, il conviendra de sureompounder les alternateurs. Nous savons que rien n’est [dus facile.
- Silos alternateurs desservent simultanément plusieurs stations de transformation et si I on ne veut pas que le fonctionnement de chacuue d’elles soit affecté par celui des autres. -il convienda d’adjoindre des survolleurs automatiques aux eommutatrices.
- Maurice Leblanc.
- LWÏCATEim DE 1Y lU DOI F FllANRE
- POUR J,E TRACÉ DES COURBES DE PHÉNOMÈNES ÉLECTRIQUES VARIABLES
- L' ;< indicateur » du D1' R. Vrnnke permet de tracer par points, et d’une manière extrêmement précise, les courbes des phénomènes électriques variables. Il se compose d'un appareil h contacts établi d’après le principe de Joubert. dans la construction duquel nu a apporté les soins les plus minutieux, et d'un organe d inscription qui a quelque analogie avec celui d’iin indicateur proprement dit pour machine à vapeur.
- Le principe de Joubert est trop counu pour qu’il soit utile de donner de longues explications sur la figure r qui le schématise. Sur l’arbre de la machine à étudier, supposée bi-polaire, on monte un disque isolé sur lequel frottent, deux balais B, et iî . — Une pièce métallique A permet, de mettre les deux balais en communication une Ibis par tour et pendant un temps que l’on peut régler en déplaçant les balais l’un par rapport, à l’autre. T/instrument. de mesure G, protégé par une résistance convenable R donne une déviation proportionnelle à la tension qui existe au moment du contact. Un sait d’ailleurs qu’il est bon de mettre un condensateur en dérivation sur le galvanomètre et de shunter ce dernier par une résistance réglable : le condensateur se charge et se décharge une fois par tour, et. si les circuits sont tels que la constante de temps du circuit de charge soit assez faible et la constante de temps du circuit de décharge assez grande, l’aiguille du galvanomètre rcslc immobile tant qu’on ne fait aucune modification aux balais.
- L'appareil à contacts du ]_)r Franke est particulièrement intéressant : il est représenté très complètement par les figures a et 3. La pièce importante est un collecteur K composé de 5 segments métalliques inégaux et complètement isolés les uns des autres; quatre d’entre eux embrassent chacun un arc d’environ 6o°, le cinquième, A. un arc d’environ 1200; ce dernier est le seul qui
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- 2^9
- soit utilisé dans la mesure. Un disque S. qui peut effectuer un tour complet autour de son axe
- porte trois porte-balais disposés à lao’ environ les uns des autres, les deux porte-balais et 3î ayant seuls des frotteurs conducteurs. La mise en court-circuit de ces deux balais par le segment
- do collecteur A 11c dure que pendant le temps correspondant a la cütiti
- ment extérieur de ce segment eL l’écart des deux balai
- fade
- collecte
- cuire le développe-
- "13/
- sur la circonférence du collecteur ; ce modiliable, la durée des contacts peut < le désire. Les quatre autres segmenfi clé prevus que pour assurer aux frotte de même nature, de manière à ce qu'il rité dans la surface de contact eL par suite que les frotteurs ne tij/* vibrent pas. On apporte la plus grande attention à ce que les balais se déplacent bien conoentriquemcnt au collecteur : le moindre excentrage causant une modification de la durée des contacts, et étant par suite une cause d’erreur.
- Le disque porte-balais prend appui sur l’arbre par l'intermediaire d’n les arbres tournent dans des paliers également à billes ; la rotation de 1
- . roulement à billes L : ; porte-balais est com-
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- mandée par un bouton moleté H. Le troisième porte-balais reçoit un tampon imbibé de pétrole
- ' - - V . 1— . ’
- Fig. 6. — Indicateur Franke aveu dispositif iuscripteur.
- lequel vient nettoyer constamment la surface du collecteur. Il faut bien noter que co collecteur
- peut faire de 40 à 200 tours par seconde.
- La figure 4 montre l’aspect extérieur de l’appareil et ne nécessite pas d’explications nouvelles.
- 1.'appareil de Frauke n’est pas .absolument automatique, mais il permet cependant de tracer les courbes par points avec une grande précision. Le dispositif de principe est indiqué sur la ligure 5.
- Un tambour à axe horizontal T, absolument analogue à celui d’un indicateur de Watt, avec rappel à ressort, est conduit par une cordelette S, laquelle s'euroule, de l’autre côté, sur une poulie calée sur l’arbre qui porte les balais mobiles de l’appareil
- à contacts. De la sorte toutes les fois que l’on donne il cet arbre un certain déplacement angulaire, le tambour inscripteur tourne d’un angle proportionnel. Ce déplacement donne les abscisses de*la courbe. C’est la tache lumineuse donnée par le miroir du galvanomètre G qui indique les ordonnées. O11 marque avec la pointe d’un crayon le point où s’arrête cette tache lumineuse.
- La figure 6 représente l’ensemble de l'indicateur de Franke. On voit que le porte-crayon se déplace sur des guides parallèles a l’axe du tambour ins-cripteur ; il est conduit par une cordelette qui est toujours sollicitée par un rappel k ressort à s’enrouler sur le petit tambour que l’on aperçoit fixé au palier de gauche du cylindre inscripteur.
- Fig. 8.
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- Ce porte-crayon est amené vers la droite à l’aide d’une seconde cordelette qui s’enroule sur un petit lambuur manœuvré à l’aide d’un bouton moleté et muni d’un dispositif de réglage de tension. Le porte-crayon est muni d’uu viseur que l’on place exactement sur la tache lumineuse. En faisant manœuvrer l’appareil à contacts avec la main droite, et le porte-crayon avec la main gauche, on peut relever très rapidement une courbe. Lu longueur du tambour est de i5o mm, et son diamètre est tel que la largeur libre de papier correspondant à un tour complet de l’arbre de l’appareil à contacts, soit, de 180 mm. 1 mm de longueur sur l'axe des abscises correspond donc à un déplacement de 20 des balais de contact.
- Dans ce qui précède, nous avons supposé qu'un tour complet de l’appareil à contacts corres-
- pond h une période entière. Il n’est donc possible de relier cct appareil avec la machine à étudier que si clic est bi-polaire. Ce n’est jamais le cas. 11 faut employer ou bien un moLcur synchrone bi-poîaire, ou un appareil, à trains d’engrenages comme celui de la ligure Deux arbres A et B sont reliés à demeure par un train d’engrenages de rapport 1/2. Un troisième arbre C est placé excentriquement dans un tambour et en faisant tourner ce dernier, on peut faire prendre à cet arbre C une série de positions différentes. Sur l’arbre C, on peut venir caler un certain nombre de pignons engrenant soit avec la roue A, soit avec la roue 13.
- O11 réunit l’arbre de la machine à essayer au premier arbre de l’appareil à engrenages a l’aide d’un flexible, ou mieux, afin d’éviter toute oscillation, à l’aide d’un arbre à joints de Cardan.
- On peut sc servir de l’appareil pour tracer une courbe sur un écran devant un nombreux auditoire. Pour cela le tambour esL remplacé par un miroir et les figures 8 et 9 font hautement saisir le dispositif employé.
- M. le docteur Frauke a bien voulu, et nous l’en remercions, nous communiquer un certain nombre de courbes relevées a l’aide de son appareil. Les courbes sont reproduites ici à l’échelle --.
- La figure 10 représente les courbes de tension et de courant d’un transformateur à vide.
- La figure 11 représente les courbes de tension et de courant d’un transformateur sous charge.
- Les autres figures sont relatives à des charges et à des décharges de condensateurs. Bien que ces phénomènes ne soient pas périodiques l’appareil permet de tracer les courbes de leurs variations. Pour cela, on conduit l’appareil à contacts par un petit, électro-moteur, par exemple, et sur l’arbre de ce dernier 011 dispose un commutateur qui reproduit le phénomène étudié dans le circuit correspondant, d’une manière identique à chaque tour.
- La figure 12 se rapporte à la charge et à la décharge normale du condensateur ; la figure i3 à
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIX. — N° 46.
- la charge oscillante, mais à la décharge non oscillante du condensateur ; pour la figure 14 au con-
- traire, c’est la décharge qui est oscillante ; la figure ia représente une charge cl une décharge oscillantes. R.-W.. James.
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- SUR LE
- COEFFICIENT D’IRRÉGULARITÉ DES MACHINES MOTRICES
- L’éleclroteehnique moderne a pris l’habitude d’imposer des conditions très sévères aux constructeurs des machines utilisées pour la conduite des dynamos. Ces conditions sont, en particulier, relatives à la régularité, et à un certain minimum de l'irrégularité sans lequel, pense-t-on aujourd'hui, on ne saurait assurer une marche irréprochable. Si tant est rpi’en général, les machines actuelles satisfont a ces exigences, dans nombre de cas, le fonctionnement des dynamos amène à conclure que l’irrégularité des machines motrices a une influence des plus perturbatrices sur la marche de toute l'installation. U électricien est donc porté a soutenir que le moteur n’a pas la régularité prévue, tandis que le mécanicien cherche à prouver par le calcul que sa machine satisfait complètement aux conditions imposées. Il y[a donc antagonisme des deux parties d'où,fort, souvent, des discussions. Aussi, depuis longtemps, sent-on le besoin de déterminer le coefficient d'ivvégularilé par un dispositif expérimental simple. Je me propose d’indiquer comment on peut arriver à cette détermination, et dans ce but, je diviserai le sujet traité en trois parties :
- i° L'irrégularité elles phénomènes connexes dans les moteurs ;
- 2° T,a critique des méthodes de détermination du coefficient d'irrégularité ;
- 3° Quelques considérations sur l’importance du coefficient d'irrégularité pour l'électricien.
- I.— Toute machine motrice, dans laquelle un mouvement, de va-et-vient est transformé en mouvement de rotation, possède mi couple variable par suite de la variation de l’effort tangentiei. Par conséquent, môme si le nombre de tours pendant un certain temps demeure sensiblement constant, la vitesse angulaire présente plusieurs valeurs différentes penduut un tour, et ces valeurs se reproduisent généralement d’une manière périodique à chaque tour. Le mouvement de rotation irrégulier peut donc ôtre considéré comme résultant de la superposition d’un mouvement de rotation uniforme et d'un mouvement oscillatoire dont, la période correspond à la durée d'un tour ou d’une fraction de tour. Comme terme de mesure de la grandeur de l’irrégularité, on a créé la notion de coefficient d'irrégularité défini par le rapport entre la différence des vitesses maxima et ininima et la vitesse moyenne.
- Cette définition n’a rigoureusement de valeur que pour un tour, car si le nombre de tours varie un peu, la vitesse moyenne et en même temps la valeur <lu coefficient d’irrégularité se modifient. Celui qui a cherché à déterminer, avec la plus grande exactitude possible, lu vitesse moyenne d’une machine motrice en évitant l’emploi de tachvmètres ou de compte-tours inexacts, a trouvé que toute, machine qui possède un coefficient d’irrégularité présente des variations continuelles dans son nombre de tours, même sous une charge absolument constante. Cette constatation s’exécute sans difficulté en mesurant, par la méthode de compensation, la tension d'une dynamo à courant continu, directement, accouplée avec la machine étudiée et excitée par une source séparée. On constate alors que la tension, proportionnelle au nombre de tours, ne conserve pas un seul moment une valeur égale, mais augmente et diminue li chaque instant. Ces variations de vitesse, dues au fait que la durée d’un tour n’est pas constante, ont nécessairement une période beaucoup plus longue que les irrégularités par tour ; elles sc manifestent tantôt avec une allure périodique, tantôt tout a fait irrégulièrement et elles sont généralement moins accentuées avec des moteurs à vapeur qu'avec des moteurs à gaz ; leur valeur est comprise entre quelques millièmes et quelques centièmes de la vitesse moyenne. Ces oscillations se font généralement sentir sans que rien soit modifié au régulateur ou au reste de la machine. On doit, èi mon sens, chercher la cause de ce phénomène en partie dans le coefficient d’irrégularité lui-même ; c’est en effet, en raison de cette irrégularité par tour que les parties qui peuvent prendre un mouvement pendulaire, c'esl-à-dire le volant avec son arbre susceptible d’une certaine torsion ainsi que scs rayons, sont mises en oscillation par
- te au congrès annuel de la Société des Electriciens
- (‘) Conférence fait
- à Dresde.
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- 2/,4
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- résonance et comme, eu général, les oscillations propres décos pièces ont des périodes differentes, un mouvement résultant prend naissance. On peut cependant aussi faire remonter en partie le phénomène à des chocs dans la machine, de même qu’à un afflux inégal d’énergie pendant les differents tours. Si les variations do la duz'ée d’un tour sont, en général, assez faibles pour n'eutrainer aucun inconvénient dans beaucoup d'applications, elles ne sont pourtant pas négligeables, comme je le montrerai plus loin, aux yeux de l’ingénieur qui s’occupe des courants alternatifs. Dans la détermination du coefficient d’irrégularité, leur influence est perturbatrice au plus haut point. 11 nous faut donc toujours compter avec une vitesse composée, dont la courbe a a peu près l’allure de la figure i ; sur cette courbe, les petites ondulations représentent les diffé-
- rentes vitesses angulaires par tour, et les plus grandes, la variation de la durée d'un tour.
- variation de la durée d’un tour.
- Il v a quelques années encore, un coefficient d'irrégularité de i/ioo était considéré comme très petit, aujourd’hui on va jusqu'à i['.$oo et même jusqu’à i/ooo. Je reviendrai, à la fin de mon travail, sur la question de savoir s’il convient de descendre jusqu’à des valeurs aussi basses, d'autant plus que souvent les variations de la durée d'un tour sont plus grandes que le coefficient d'irrégularité lui-même. La détermination de ce dernier est d’autant plus difficile qu'il est plus petit, comme le montre l’exemple suivant.. Si l’on a à mesurer un
- Il v a quelques années encore, un coefficient d'irrégularité
- Fig.
- coefficient d’irrégularité de i/aoo, à m p. ioo près, cela veut dire que la 5/ioou partie de la vitesse movenne doit être déterminée à 10 p. 100 près, ou encore que l’on doit pouvoir mesurer exactement la o/ioooo partie de la vitesse moyenne. C'est là une mesure do précision qui ne peut s’cfl'ecluer par des moyens simples.
- Eh bien, suivant le> point auquel on rapporte le coefficient d’irrégularité, l’arbre, la jante du volant ou la dynamo, ce nombre peut prendre differentes valeurs par suite cle l’interposition de pièces élastiques. C’est le •coefficient d’irrégularité à la dynamo qui nous intéresse, mais comme nous ne pouvons le mesurer à la circonférence extérieure de l’armature, c’est-à-dire dans la région où se développe la force électromotrioc, on est réduit à monter l’appareil sur l’arbre. De plus, il faut proscrire toute liaison élastique ou glissante. (Jn appareil destiné à la détermination du coefficient d'irrégularité doit, d’après cela, remplir les conditions suivantes :
- L'appareil doit être très sensible et très exact, il ne doit renfermer aucun organe et aucune liaison élastique ou glissante, il doit permettre d’climiner les variations de la durée d un tour.
- II. —Nous allons maintenant étudier à ces différents points de vue, les differentes1 méthodes que, pour plus de clarté, j'ai divisées en trois classes :
- Détermination du coefficient d’irrégularité d’après les chemins parcourus eu des temps éo-aux ou d’après les temps inégaux pendant lesquels sont parcourus des chemins égaux;
- 2° Détermination du coefficient d’irrégularité d'après la courbe qui représente l’écart entre le mouvement irrégulier et un mouvement régulier se produisant pendant le même temps ;
- 3U Détermination du coefficient d’irrégularité par des mesures directes de vitesse.
- 11 ne m’est naturellement pas possible de passer en revue même brièvement toutes les recherches effectuées dans cet ordre d’idées ; il vaut mieux examiner quelques procédés types qui se retrouvent toujours à quelques variantes près.
- i.Les méthodes les plus anciennes cl en même temps les plus employées jusqu’ici, appartiennent à la première classe. Elles découlent de la méthode originale de Radinger qui consiste à faire tracer par un diapason vibrant régulièrement des courbes ondulées sur la surface d’un cylindre tournant d’un mouvement irrégulier. Parfois on a fait ce tracé sur la jante même du volant de la machine motrice préalablement recouverte de noir de fumée. On a aussi proposé (*)
- (') Cf. Ghahau, Stakl and Eisen, 1899.
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- de lier un cylindre inseripteiir A au mouvement de la machine à étudier, qui elle-même commandait au moyen d'une vis le déplacement du diapason B parallèlement h l’axe (fig. 2).
- La valeur du coefüeieul d'irrégularité pouvait être déduite des écarts entre les différentes ondulations. Avant chaque inscription de diagramme, il faut arrêter la machine pour préparer la surface sur laquelle se fera l'inscription ; de plus la mesure des ondulations ne peut se faire avec grande précision et l'élimination des variations de durée d’un tour est difficile ; on conçoit donc que cette méthode n’ait rencontré aucune faveur dans la pratique.
- M. le docteur Gopol (*) a modifié le procédé de Radinger en réduisant autant que possible ses imperfections et il a indiqué un procédé mathématique ingénieux pour éliminer en partie les erreurs -provenant des variations de durée d’un Lour. La modification consiste à remplacer le cylindre par un disque monté avec interposition d’un moyeu en bois sur l'arbre delà machine à essayer. L’inscription étant laite par un diapason que l’on déplaçait à la main du centre à la périphérie.
- Quoique ce procédé ait donné des résultats relativement bons, il no faut pas perdre de vue que les machines étudiées avaient de grands coefficients d’irrégularité, de l’ordre de 1/80. Si 011 descend au-dessous de t/ioo. la méthode 11e va plus parce que la grandeur' de la distance entre les ondulations du diagramme est si petite qu’il n’y a plus de précision possible, surtout étant donnée 1 influence pcrtubalriee des phénomènes annexes.
- Dans cette première classe de méthodes, ou peut ranger encore celle qui consiste à se rendre compte des différences de vitesse angulaire par la hauteur du son que rend un corps vibrant, dont le mouvement est entretenu par une roue dentée tournant d’une façon non uniforme.
- Les variations de hauteur du son rendu par le diapason indiquent que des chemins égaux — c’est-u-dire l'espace entre deux dents de la roue -— sont parcourus en des temps inégaux. Le procédé est ;i rejeter, car une oreille même exercée ne peut ainsi juger que d’assez grands coefficients d’irrégularité.
- 2. Nous arrivons à la deuxième classe de procédés : ceux qui permettent de faire une mesure d’après la différence de marche de deux mobiles animés, l’un d’une vitesse non uniforme, l’autre d’une vitesse uniforme. 11 ne suffit nullement de déterminer les élongations ou si l’on veut les amplitudes des oscillations de la machine en mouvement pendulaire par rapport aux corps tournant d 11 ti mouvement uniforme. En effet dès que l’amplitude inaxima est atteinte, la machine est en repos par rapport aux corps animés d’une vitesse uniforme, clic se meut donc avec une vitesse moyenne. Mais nous voulons déterminer la vitesse maxima et la vitesse mimma de ce mouvement pendulaire et nous ne pouvons y parvenir qu’en enregistrant la totalité du mouvement irrégulier. Les appareils destines ii enregistrer les amplitudes d’oscillations, qui sont d’ailleurs sujets h dos erreurs du fait de la variation de la durée d’nn tour, ne peuvent jamais servir il la mesure du coefficient d’irrégularité, et 11’ont pour l’électricien qu’un intérêt de second ordre. Ainsi, par exemple, l’appareil de Aichele f) qui permet d’enregistrer les amplitudes du mouvement irrégulier par un crayon qui trace des arcs de cercle sur un volant tournant d’nn mouvement uniforme ne pennel aucunoment de faire une mesure exacte, car les variations de la durée d’un tour modifient les amplitudes d’une manière dont 011 11e peut se rendre un compte exact. C’est autre chose pour le procédé.strobnscopique de Gorges : la masse tournant d’nn mouvement uniforme est remplacée par des pulsations lumineuses régulières correspondant à la vitesse moyenne de la machine à étudier ; chaque pulsation alors accuse une position déterminée delà machine de sorte qu’on peut observer nettement le mouvement pendulaire. Ce procédé permet d’observer, d’après
- f2) Elektrotechnische Zeitschrift, 1900.
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- les différentes amplitudes, l’effet, résultant de l'irrégularité et des variations de la durée d’un tour, mais no peut jamais servir à déterminer le coefficient d’irrégularité, lui-vnéme.
- Des appareils ass.ez compliqués sont nécessaires pour le tracé des courbes complètes de mouvements. Ou ne trouve sur eux que peu de renseignements dans les publications, parce que la plupart des essais dans cet ordre d’idées n’ont pas réussi ; toutefois les brevets (DRP) 5o 56q — 81079- — 84 817 sont relatifs à des procédés de ce genre et ont entre eux une certaine analogie.
- Je vais décrire l’appareil de la maison Sehaefer et Budenberg (D.RP.
- Un arbre A (fig. .1) sur lequel est fixé un disque B est accouplé rigidement a la machine motrice. Un volant C est monté fou sur l’arbre A. ;pA Entre le disque et le volant est disposé un équipage satellite D, dont les pignons tournent autour d’un arbre vertical E. A l’extrémité de l’arbre est disposé un crayon F qui doit inscrire la courbe sur un tambour animé d’un mouvement de rotation uniforme. Si l’on suppose que l’arbre E est d’abord retenu par des ressorts de manière à conserver une certaine J position d’équilibre, le mouvement du disque B sera alors communiqué au volant par 1 équipage satellite D et ce volant prendra au bout de quelque temps une vitesse moyenne.
- entre la vitesse de B et celle de C aura pour résultat l’entraînement dans un D, donc aussi de leur axe de rotation, le crajon s’écarte et trace
- Toute diffé
- dans l’autre des pig:
- irbe i
- • le cvlindre G.
- On obtient ainsi une courbe ayant l’allure de celle de la figure 4, qui ne représente pas autre chose que la différence entre les deux mouvements.
- C’est par conséquent une courbe de mouvement dont le coefficient angulaire de la tangente en chaque poipt donne la vitesse. Pour connaître la vitesse, à chaque instant, il faudrait donc déduire, par différentiation, une courbe de vitesse, de la courbe de mouvement, ce qui est un procédé très incommode. Comme pour notre étude il nous suffit de connaître les vitesses maxima et minima, nous n’avons qu'à tracer les tangentes aux points pour lesquels clics se rapprochent le plus de la verticale. Le alors :
- n- cte “1
- n, étant le nombre de tours par seconde du tambour. Il y a bien quelques objections à faire sur le fonctionnement de l’appareil, car les roues satellites n’empôrhent pas les glissements et cela amène des erreurs dont il est difficile de déterminer l’ordre de grandeur.
- D’ailleurs l’appareil n'est pas. assez sensible pour mesurer le coefficient d'irrégularité, aussi csl-il abandonné.
- La figure 5 représente un appareil fondé sur le principe du dynamomètre de transmission de Hefner von Alteneck. La machine étudiée A est reliée par une corde S à un volant tournant régulièrement.
- La corde passe sur les galets fixes R1 R, Rs et R, et les galets mobiles C, D, ces derniers étant reliés entre eux pur une tige E. Lorsqu’une différence de vitesse se produit entre A et B — par exemple que A prend une avance sur B — le brin A R1 C augmente de tension, et le brin A R, D se relâche d’autant ; il se produit par suite un déplacement des galets C et D dans le sens C D, déplacement qu’on enregistre à l’aide d’un crayon F mobile sur un tambour tournant ’en dessous. Le déplacement des galets CB représente la demi-différence de marche entre AelB.
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- Cet appareil qui peut être réalisé par des moyens simples a été longtemps utilisé par moi pour des recherches sur la marche du moteur a gaz. On ne doit pas l’employer pour les mesures , parce qu’il renferme une transmission élastique qui introduit naturellement des erreurs non mesurables.
- Dans 1 été de 1900, J'ai pu connaître, par l’obligeance de M. le D1’ Gopel, un appareil construit par lui au Reichanstalt ; cet appareil appartient a la seconde classe et permet d’une manière tout à fait simple l’inscription d’un mouvement irrégulier. En voici a peu près le principe :
- Un arbre vertical et un disque fixé horizontalement sur cct arbre sont conduits d’un mouvement uniforme par la machine à étudier. Au-dessus de cc disque se trouve un lourd volant maintenu par trois billes, de sorte que ce volant puisse prendre peu à peu un mouvement absolument régulier. La surface supérieure du volant est munie d’une feuille de papier sur laquelle vient frotter un crayon qui participe au mouvement irrégulier de l’axe vertical, et qu’on fait mouvoir de la périphérie au centre. Le cravou n’inscrit donc que la différence entre
- Fig. 5.
- le mouvement irrégulier de l’arbre vertical et le mouvement régulier
- du volant, et cela sous la forme d’une courbe dont l'axe des abscisses est en général un rayon du disque. Le mouvement est communiqué a l’axe vertical par la machine motrice au moyen d'une cordelette. Quelle que soit la simplicité de ce dispositif, il n exclut pas les glissements, et en outre, le mouvement radial du crayon fait (pie les amplitudes des ondulations de la courbe diminuent quand cm se rapproche du centre. Cc procédé ne peut donc pas être plus que les autres considéré comme irréprochable ni comme tant soit peu exact.
- Le dispositif do M. le T)r Gopel m'a conduit à la construction de l’appareil représenté schématiquement sur la figure 6. Un arbre horizontal A est conduit par la machine à essayer : un lourd
- volant cylindrique B, mobile à frottement doux autour de A sur des roulements à billes, l’amène d’abord a la vitesse moyenne en le faisant entraîner par un doigt C qu’il est facile d'effacer pour abandonner le volant à lui-même. L'n crayon D peut se déplacer de droite à gauche, parallèlement à l’axe du tambour, le long d’une corde E. rigidement fixée a l’arbre A, et qui participe par conséquent à son mouvement irrégulier. On embraye au moment convenable un petit train d’engrenages disposé à droite, lequel commande l'enroulement d'une cordelette U sur un tambour T el, par suite, le mouvement du crayon. Cet appareil est relié à la machine par un accouplement, rigide facile à débrayer, et de la sorte on se met à l’abri
- des perturbations élastiques autant que faire se peut. Comme l'inscription se fait sur une surface cylindrique, les amplitudes sont eu général égales. Cet appareil a servi aux essais les plus divers, et on a pu constater qu'il n’y avait rien a reprocher à son fonctionnement, mais que sa sensibilité était trop faible-pour les petits coefficients d'irrégularité. Pour accroître cette sensibilité, il suffisait d'accroître la vitesse du tambour; ce résultat peut s’obtenir par l'augmentation du diamètre du tambour ou par l’interposition d’un train d'engrenages entre le tambour et la machine. Les deux moyens ont été essayés. Dans le premiers cas, on arriva à des dimensions d’encombrement telles que l’appareil n’est plus maniable, et la force centrifuge vient déformer les courbes, sans qu’on puisse prévenir cet inconvénient. Dans le second cas. il faut tenir compte do. l’irrégularité des dents sans parler du jeu des engrenages, lequel peut d’ailleurs être atténué par l'adjonction d’un petit frein sur l’arbre A.“Pour toutes ces raisons, ce mode de construction n’a pas non plus été poursuivi.
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- Pour remédier aux inconvénients que nous venons de signaler, on a imaginé le dispositif de la ligure 7 : l’inscription est faite par un rayon lumineux. Un disque A percé de fenêtres est relié à la machine qui tourne d’un mouvement irrégulier. Un système de miroir B tourne d’un mouvement uniforme, el de telle sorte que, après que le disque A s’est déplacé d’un angle correspondant à l'écartement de deux fenêtres, un second miroir est venu se mettre à la place du premier. Le rayon lumineux, issu d’une source C, traverse un diaphragme D et une fenêtre du disque A, puis vient tomber sur l’un des miroirs 13 et est réfléchi sur un écran S. Quand il se produit une différence de marche entre le disque et le miroir, le rayon lumineux décrit un mouvement de droite a gauche. Si en même temps on entraîne l’écran dans la direction de la flèche, on peut fixer par la photographie la courbe du déplacement de la tache lumineuse. Ce procédé n’a pas donné de résultats remarquables, tant à cause de sa trop faible sensibilité <jue de sa complication.
- Il ne nous semble pas possible, étant donné les recherches déjà exécutées, qu’on puisse améliorer les appareils de celte seconde classe. Il sont très instructifs, mais ne valent rien pour des mesures précises.
- 3. Il ne nous reste plus qu’à parler des procédés de la classe 3 qui permettent de trouver le coefficient d’irrégularité par des déterminations des vitesses. ï.cs appareils qui utilisent l’action de la force centrifuge, par exemple les laehyg-raphes, ne doivent pas être employés à cause de leur inertie et de leur manque de précision. Je les laisse doue dès maintenant de côté. Nous pouvons déterminer les vitesses avec une précision infiniment plus grande par le procédé représenté sur la figure 8. Une machine à courant continu A est rigidement liée à la machine à étudier, et sa force électromot'rice, à excitation constante, est à chaque instant proportionnelle à la vitesse. On compense la tension produite par la dynamo à l’aide d’une force élcctroruotrice opposée et égale à la force électromotriec moyenne, donc aussi à la vitesse moyenne de cette dynamo ; le galvanomètre G ne dévie donc que sous l’influeuce des courants qui proviennent, d’une différence entre les deux tensions. Ce galvanomètre oscille par suite en simanl les variations de la vitesse non uniforme. C’est, de cette manière qu’on trace, à l’Kcole supérieure technique de Stuttgard, la courbe photographique du coefficient d’irrégularité d’un galvanomètre. Mais comme chaque galvanomètre présente des oscillations propres, la courbe relevée n’est jamais irréprochable, car elle représente un mouvement résultant. Si l on veut se debarrasser de l’influence des oscillations propres du galvanomètre en employant un oscillographe ou le rayon cathodique d'un tube do Braun, on s’aperçoit malheureusement que la méthode présente une sensibilité beaucoup trop faible. 11 restait encore une solution : remplacer le galvanomètre par un instrument à courants alternatifs. On peut, en elï’et, se représenter la tension irrégulière et un courant continu comme la résultante de la superposi- U tion d’une tension absolument régulière et d'uuc tension alternative. Si on coin-pense, comme cela est indiqué dans la figure 8, la tension constante par une tension inverse, on peut- mesurer le courant alternatif à l’aide d’un appareil 8.
- spécial et obtenir directement l’irrégularité. Il faut loutelois noter ce qui suit : toute machine à courant continu donne une tension irrégulière, même si elle tourne régulièrement : les irrégularités proviennent, d’une part, de la mise en court-circuit des bobines, lorsque deux lames du collecteur passent sous le même balai, et, d'autre part, des irrégularités du bobinage et du champ. L’appareil à courants alternatifs est toujours sensible à ces irrégularités qui ont leur origine dans le principe même de la machine à courant continu. On pourrait toutefois eu tenir compte en faisant un essai préalable à vitesse constante avec la dynamo elle-même, ou en employant une machine à courant continu unipolaire sans collecteur. Cependant la méthode n’est
- _à_+
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- encore pas suffisante, à cause du maiH|iie de sensibilité dos appareils à courants alternatifs.
- Il faut donc s’en tenir aux machines à courant continu et corriger d’une autre manière les ondulations perturbatrices propres à la machine.
- A rassemblée générale de la Société des Electriciens Allemands (M, j’ai indiqué un procédé qui présente une très grande sensibilité, et permet d’éviter les erreurs ducs aux ondulations de la machine ; il consiste à prendre à chaque instant la force éleelromotrice il l’aide d'un appareil a tracer les courbes, utilisant le principe du contact instantané de Joubert. Le procédé est schématisé dans la figure 9 qui 11e se distingue de la figure 8 que parce que l'indicateur (2) J est inséré dans le circuit. Cet indicateur, relié à l’arbre de la machine à essayer, ferme le circuit d’un galvanomètre, une fois par tour et pour une position bien déterminée de la manivelle de la machine motrice; le galvanomètre prend line élongation proportionnelle à la valeur instantanée de la tension et par suite de la vitesse au moment considéré. Si ou modifie la place des balais, le contant, se produit à un autre moment, correspondant à une autre valeur de la vitesse angulaire. On peut donc tracer par points la courbe des vitesses instantanées. Ce procédé, complété par l’emploi de la compensation, donnerait une très grande précision, si les variations de la durée d'un tour ne venaient pas encore exercer leur influence perturbatrice.
- En effet, les vitesses instantanées sont variables à chaque tour, et en fait, la tension n'est pas constante, mais an contraire, continuellement variable. Pour corriger ce défaut, on a préconisé le montage de la figure 10, grâce auquel on peut tenir compte des variations de la durée d'un tour. Le circuit de la dynamo A est fermé pur deux résistances élevées Wq et W.„ aux extrémités desquelles on crée deux circuits dérivés. Au moment de la fermeture du circuit par l’indicateur J, on compense, en sc réglant parle galvanomètre G, la contre-tension E.par la chute de tension duc à W,; la chute de tension due a \V„ compense de meme la tension E_ et on règle à Laide du galvanomètre G., qui ne doit pas avoir une trop faible période d'oscillation et qui doit être apériodique. Le galvanomètre G3 n’agit par suite que lorsque le nombre de tours, ou pour mieux dire, la durée d’un tour varie. Si on s’astreint à ne faire de lecture au circuit I que lorsque le galvanomètre du circuit II est au o, touLes les observations sc trouvent faites au même instant de la rotation. 11 faut deux expérimentateurs et il est évidemment nécessaire d’éliminer, par un essai préalable, les irrégularités provenant de la construction de la dynamo. Ce procédé est vraisemblablement le seul qui puisse convenir, même pour des coefficients d’irrégularités faibles, de l’ordre de 1/200, et être susceptible de précision.
- La figure n représente une courbe de vitesse relevée par oc procédé. Elle se rapporte à un coelficieiit d’irrégularité artificiel d’environ i/i3o, obtenu en fixant dissymétriquement un poids sur la poutre d’un électromoteur qui commandait la dvnamo. Sur cette courbe, on pourrait marquer les points de repère suivants : D, poids horizontal, descendant; 90°, poids en haut; 1800, poids horizontal, ascendant ; 270e, poids eu bas.
- Pour « poids en haut », on reconnaît nettement l’irrégularité causée par un choc qui se produisait à chaque tour contre le palier dans le sens de l’axe. La plus grande vitesse ne s’observe pas pour la position la plus basse du poids, mais un peu plus tard seulement, c’est là une particularité propre à l éleclromoLeur et due à la force contre-électromotrice et à la self-induction.
- Cette courbe est le résultat de quatre séries d’essais qui ont donné beaucoup de mal et se sont poursuivies pendant près d’une semaine.
- On peut donc se rendre compte que cette méthode ne peut encore convenir dans la pratique; elle exige une grande patience de la part de l’expérimentateur.
- Les méthodes de. la classe 3 ne rendent donc pus ce qu’on était on droit d attendre. Mes
- F‘g- 9-
- [*) Elektrotcr.hnische Zeitschrift, 1899.
- {-) Voir l’article précédent pour la description de col indicateur.
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- recherches m’autorisent à penser que la mesure des coefficients d’irrégularité inférieurs au i/ioo constitue une impossibilité dans l’état actuel de notre outillage technique.
- Si donc tontes les éludes faites en vue de découvrir un moyen pratique de déterminer le coefficient d’irréoularité n’out été suivies que d’insuccès, je serais heureux qu’elles aient, au moins, comme résultat, de détourner les autres d'essais difficiles, coûteux et rie présentant pas de chances de réussite.
- Nous voyons donc que l’électricien et le mécanicien n’ont pas encore enterré la hache de la
- Fig.
- Fig.
- guerre, car la question de la détermination du coefficient d’irrégularité reste non résolue. Peut-être sommes-nous en état d’aplanir la difficulté d’une autre manière.
- III. — Si nous nous demandons qu’elle est l’importance du coefficient d’irrégularité pour l’électricien, nous serons conduits, à deux points do vue, à limiter le coefficient d'irrégularité à un certain minimum : d’abord il faut diminuer les variations ou mieux les pulsations de la lumière dans les installations d’éclairage, et, en second lieu, permettre une bonne marche en parallèle des machines à courants alternatifs.
- En ce qui concerne la première considération, je me reporterai à une communication de RI. le professeur Triese (x) à l’Assemblée générale de la société des Ingénieurs Allemands, dans laquelle Il expose que les pulsations de la lumière varient suivant la sixième puissance de la tension et que par suite, l’influence du coefficient d’irrégularité est, dans certains cas, très sensible. Triese a remarqué que la sensibilité des personnes, par rapport aux variations de lumière, augmente avec leur intelligence; et aussi, ajouterai-je, avec leurs connaissances professionnelles, de même qu’avec leur nervosité qui, malheureusement, est le plus souvent liée à l’intelligence. D'après ses expériences, Triese conclut qu’un coefficient de 1/200 est très bon et que celui de i/65 n’est déjà plus supportable.
- L’exemple des moteurs à gaz prouve que les coefficients d’irrégularité de 1/80 à 1/120 conviennent bien pour l’éclairage, et ne sont jamais trouvés désagréables. Pour cette raison, il serait, en toutes circonstances, inutile de descendre au-dessous de 1/200; on peut donc fixer celte valeur comme la plus petite adroissiblepour l’éclairage, alors que la plupart du temps 1/100 suffit déjà.
- L’importance du coefficient d’irrégularité est toute.autre, en ce qui concerne la marche en parallèle des alternateurs, pour lesquels l’apparition des phénomènes pendulaires est directement liée au coefficient d’irrégularité. Je renverrai ace sujet aux travaux anciens de Boucherot (2), Blondel P), Ilutin et Leblanc et plus récemment de Kapp (5), Benisebke (6) et Gorges (7).
- (l) Zeitschrift des Vereines Deutscker Ingenieurc, 1899, n° 3g.
- (5) Elektrotechnische Zeitschrift, 1899, (e) Elektrotechnische Zeitschrift, 1899-(") Elektrolechnische Zeitschrift, 1900,
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- i5i
- Au point de vue de l’accouplement des alternateurs, nous avons à distinguer les deux cas suivants :
- i° Une machine possédant de l’irrégularité travaille en parallèle avec une machine sans irrégularité (par exemple sur un réseau a potentiel constant).
- Deux machines possédant de l’irrégularité marchent en parallèle Tune avec l’autre.
- Dans les deux cas, on observe des phénomènes pendulaires, c'est-à-dirc la naissance de courants de compensation qui augmentent d'abord pour diminuer ensuite et ces phénomènes, dans certaines circonstances, amènent un décrochage complet de la machine. Le coefficient d'irréguliarté de la machine motrice est la cause des oscillations que présente également l’alternateur de part et d’autre de sa position moyenne de mouvement et qui ont la période de l’irrégularité. De ce fait proviennent, entre les courbes de tension des machines, des différences de phase qui doiventètre regardées comme la cause des courants de compensation. Nous avons donc, avant tout, h tenir compte dos phénomènes d’interférence qui proviennent ;des oscillations qui ont pris naissance. Mais si en outre Tune des machines possède la propriété de revenir à sa position moyenne de mouvement lorsqu’elle s'en est écartée, c'est-à-dire si elle présente en outre des oscillations propres, ces dernières peuvent se trouver renforcées, dans certaines circonstances, par les variations qui se produisent fatalement dans l'irrégularité. Nous avons alors affaire à des phénomènes de résonance ; ce sont la plupart du temps les plus dangereux. La possibilité des oscillations propres des alternateurs résulte du moment d’inertie de la partie tournante et des forces d’attraction. Celui-là dépend de la construction seule de la machine, les forces d’attraction proviennent de l’action alternative du champ magnétique et de l’induit l’un sur l’autre, et leur grandeur est par suite fonction de l’excitation et de la charge. On a déjà cherché différents moyens de calculer a priori les oscillations propres des machines (voir les travaux cités plus haut), et en particulier le professeur Gorges a donné une méthode tout à fait complète. Dans tous ces travaux, on n’a malheureusement pas tenu compte des parties de la machine motrice en mouvement alternatif, lesquelles sont évidemment reliées aux autres organes en mouvement et participent à leurs oscillalions. Comme le moment d'inertie de la machinerie peut se calculer à cause de cela, et que, d’autre part, on ne peut tenir compte de l’élasticité cfu gaz ou de la vapeur contenus dans le cylindre de la machine motrice, je me rallie à l’avis de M. le Dr Benisclike, d’après lequel le calcul de la période d’oscillation d’un alternateur est une impossibilité. Les phénomènes de résonance dépendent, beaucoup moins de la grandeur de l'irrégularité que de la concordance entre les périodes de l’irrégularité et des ^oscilla Lions propres delà machine, et l’expérience a montré que des machines, aussi bien à faible qu à grand coefficient d’irrégularité, se couplent très bien en parallèle. Lue augmentation du moment d’inertie ne constitue un remède contre la résonance que quand la période de l’oscillation propre sc trouve avantageusement modifiée. Très souvent, c’est l’inverse qui convient; une diminution du moment d’inertie donne la solution, à moins qu’on ne veuille employer d’autres moyens : bobines de self-induction, amortisseur Le Blanc, etc.
- L’expérience a montré, eu outre, qu’il est extrêmement difficile de mettre en parallèle des alternateurs directement couplés avec des moteurs à gaz, et on en donne pour raison le coefficient d’irrégularité élevé des moteurs à gaz, Si on réfléchit que dans les moteurs à gaz, le nombre de tours, ou plutôt la durée d’un tour — j’y ai particulièrement insisté dans la première partie de ma communication — varie-par suite de l'irrégularité des différentes explosions, donc de l’irrégularité de l’afflux de puissance, de telle sorte que, parmi les machines travaillant en parallèle, tantôt l’une, tantôt l’autre prend de l’avance, il est clair qu’il y a là surtout un phénomène d’interférence dont le coefficient d’irrégularité est la moindre cause.
- On s’exagère souvent l’importance du coefficient d’irrégularité pour tous les phénomènes d’interférence, comme le montre la réflexion suivante : Les courants de circulation qui se manifestent entre deux machines par suite du coefficient d'irïégularilé, tendent à accélérer la machine qui présente du retard, et à freiner celle qui présente de l’avance. Si d’un côté nous munissons les machines de volants lourds en vue d'atteindre un coefficient d’irrégularité aussi faible que possible, nous empêchons, de l'autre, les machines de suivre faction des courants de circulation et par con-
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- séquent de se régler l’une l’autre, car l’accélération nu le freinage d’aussi grosses masses n’est pas possible.
- Nous voyons donc que l’emploi de volants lourds peut aussi avoir une influeuce perturbatrice sur la marche en parallèle des alternateurs. Ceci s’applique également au cas où il se produit dans la charge d’une machine des variations dont la seconde machine ne peut prendre sur le champ sa part à cause de son trop grand moment d’inertie.
- 11 faut encore considérer que la vitesse avec laquelle l’organe de distribution de la machine motrice subit l’influence du régulateur est d’autant plus faible que le volant de la machine est plus grand, c’est-à-dire le réglage automatique d’une installation de cette nature devient dans les mêmes conditions d’autant plus difficile sinon franchement impossible.
- D’après les différents cas indiqués ici, on peut se rendre compte que l’on peut vraisemblablement assurer la mise en parallèle des alternateurs avec des coefficients d’irrégularité assez grands : ijxoo, jusqu’au maximum 1/200. L’expérience sera encore pour cela le meilleur maître. Les électriciens seraient, je crois, très reconnaissants aux constructeurs de taire connaître leurs expériences dans cet ordre d'idée, mais de 11e donner de renseignements que sur les installations qui présentent ou ont présenté des difficultés pour la mise en parallèle, car ce sont de celles-là seules qu’on peut tirer un enseignement et non de celles qui fonctionnent bien.
- Pour conclure, je voudrais résumer brièvement les résultats de mes recherches :
- 1. l)ant toute machine qui préseutc de l’irrégularité, il se manifeste aussi des variations de la durée d’im tour, variations qui souvent ont plus d’importance que l’irrégularité elle-même ;
- 20 La détermination de coefficients d’irrégularité inférieurs à 1/100 est pratiquement impos-
- 3° JI est inutile pour L’électricien d’exiger des coefficients d’irrégularité plus faibles que 1/200, l'expérience a montré et confirme de plus en plus qu’on se tire d’affaire avec des coefficients d’irrégularité encore plus grands. Il en résultera un double avantage : machines moius chères et réglage meilleur.
- Je m’estimerais heureux si j’avais pu apporter quelque contribution à la solutiou de ces importants problèmes.
- D‘ Rudolf Fraxke.’
- SUR DES PROCÉDÉS DE ME SD RE
- DES COEFFICIENTS D’IRRÉGULARITÉ ET ÉCARTS ANGULAIRES MAXIMUM
- I. — Le développement de l’emploi des alternateurs a conduit les électriciens à se préoccuper des irrégularités de vitesse des machines motrices, ces irrégularités (hmuant lieu à des difficultés, d’une part dans l’accouplement en parallèle des alternateurs a cause des mouvements pendulaires que prennent ceux-ci, d’autre part dans l’exploitation des réseaux par suite de la présence d’harmoniques venant s’ajouter à l’onde fondamentale. Soumise à l’examen de la première section, présidée par M. Leblanc, du Comité de la Société internationale des électriciens, celte question a été l’objet de la part de MM. Leblanc, Roucherol, David, Loppé, etc., d’importants et intéressants travaux dont quelques-uns ont été communiqués à la séance de la Société des électriciens de mercredi dernier 6 novembre. L’article de M. Frankc reproduit ci-dessus montre que cette même question 11’a pas été délaissée en Allemagne.
- IL y a environ six mois, sur la demande de M. Guilbevt, nous avons nous-mème apporté une modeste contribution à son élude en recherchant les procédés convenables pour mesurer le coefficient d’irrégularité et l’écart angulaire maximum. Cette recherche nous a conduit à quelques considérations que nous nous proposons de résumer dans cet article.
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- II. — Définissons d'aborcl les grandeurs qu’il s’agit de mesurer :
- i" Coefficients d’irrégularité. — Du fait de la variation de l’elïort moteur de la vapeur et de la variation de l’angle de la bielle avec la manivelle, l'arbre de la machine prend, pendant la durée d’un tour, des vitesses angulaires oscillant eutre une valeur maximum et une
- valeur minimum iimin ; on appelle coefficient d'irrégularité pendant un tour le quotient
- ü désignant la vitesse angulaire moyenne pendant ce tour (1).
- Mais en raisou de l'élasticité des pièces conduites par la machine, ainsi que des légers défauts de. centrage des pièces dont la vitesse angulaire est sous-multiple de celle de l’arbre principal, cette irrégularité de la vitesse pendant un tour doit nécessairement causer une légère différence dans les durées de deux tours consécutifs. En d'autres termes, à la variation périodique de la vitesse pendant la durée d’un tour doit s’ajouter une nouvelle- variation, périodique sans doute, mais de plus longue période. En admettant la périodicité (f'j de cette dernière variation, la variation résultante des deux sera elle-même périodique et nous avons à considérer un nouveau eoetfi-eieiit d’irrégularité
- Q' étant la vitesse angulaire moyenne de l’arbre pendant la durée, égale à la longue période, d’un certain nombre n de tours. ü'œax et les valeurs maximum et minimum de la vitesse angulaire pendant cette durée ; nous l’appellerons coefficient d'irrégularité pendant n tours.
- a0 Angles d écart maximum. — Si nous supposons une mauivelle idéale accomplissant, d’un mouvement uniforme, un tour entier dans le môme temps que la manivelle réelle accomplit un tour d’un mouvement varié, les deux manivelles formeront à chaque instant un angle variable enLre zéro et une valeur maxima 0. C’est cet angle 9 qui est appelé angle d’écart maximum pendant un tour.
- Nous pouvons admettre aussi que la mauivelle idéale accomplisse d’un mouvement uniforme n tours pendant le temps que la manivelle réelle met à accomplir ces n tours d’un mouvement varié, n étant le nombre de tours correspondant à la période des variations lentes; nous aurons encore un angle maximum 9' entre les directions des deux manivelles et nous appellerons eet angle, angle d’écart maximum pendant n tours.
- Au point de vue électrique l’angle d’écart maximum a plus d’importance que le coefficient d’irrégularité. Ces deux quantités dépeude-ut d’ailleurs évidemment l’une de 1 antre, mais la fonction qui les relie peut être fort compliquée (*), la variation de la vitesse angulaire entre sa valeur minima et sa valeur maxima pouvant elle-même être fort complexe. La connaissance de l’une do ces quantités ne peut donc, en général, permettre d’évaluer l’autre. Toutefois il convient de remarquer que s’il était possible de connaître à chaque instant la valeur de la vitesse réelle, le coefficient angulaire s’en déduirait immédiatement et, par suite, l’angle d’écart maximum par une intégration. Le procédé de mesure le meilleur sera donc celui «pii fournira la valeur instantanée de la vitesse.
- D'ailleurs cette définition, cadre mieux, que celle de M. Franke avec la définition de l’écart angulaire maximum, être exceptionnels.'
- (a) D'après les recherches de M. David, la relation est fort simple pour des machines monocylindriques : elle est en effet 0 — pour les machines étudiées par cet ingénieur (Voir Écl. Élect., t. XXVIII, p. 463) ; mais c’est là un
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- III. — Occupons-nous maintenant de ces procédés. Nous les classerons dans l’ordre même où nous les avons examinés pour nous rendre compte de leur exactitude et de leur sensibilité : les procédés mécaniques, acoustiques, électriques et optiques (l).
- i° Procédés mécaniques. — La plupart sout basés sur le principe suivant : Inscrire ou observer le mouvement relatif d’un organe participant au mouvement irrégulier de la machine, par rapport à. un second organe animé d’un mouvement connu, soit périodique, soit de rotation uniforme.
- a. Le mouvement périodique le plus facile a réaliser est celui d’un diapason vibrant; aussi a-t-il été utilisé par de nombreux expérimentateurs avec des dispositifs variés. L’un de ccs dispositifs consiste à fixer sur l’arbre de la machine un manchou recouvert d'un papier enfumé sur lequel s’appuie un style inscripleur attaché a Tune des branches du diapason ; si on on laisse fixe le diapason, l’inscription ne peut durer que pendant un tour de l’arbre ; en le déplaçant parallèles ment à Taxe de rotation, on peut inscrire pendant plusieurs tours successifs ; avec ce dispositif, les déplacements longitudinaux de l’arbre donnent lieu à des variations notables de l’amplitude des tracés correspondant aux oscillations du diapason, variations qui augmentent la difficulté déjà grande des mesures à faire sur ces tracés. Dans un autre dispositif, on peut fixer sur l’arbre un disque ayant son plan perpendiculaire à l’axe de cet arbre; ou recouvre ce disque d'un papier enfumé et on appuie sur lui le style du diapason dont les branches vibrent parallèlement au plan du disque; si le diapason est maintenu dans la môme position, la durée de l’inscription ne peut dépasser celle d’un tour ; le déplacement du diapason du centre a la périphérie du disque permet d’inscrire pendant plusieurs tours : les mouvements longitudinaux de l’arbre n’ont plus alors d’influence sur l'amplitude des tracés, mais pour éviter que le disque, dans sa rotation, no déforme le style inscripteur, le diapason doit être maintenu à une distance constante du disque; on y parvient en fixant le diapason sur un axe muni d’un levier recourbé qu’un ressort appuie.'constamment contre le disque (*).
- Quel que soit le dispositif adopté, le relevé des mesures sc fait, de la manière suivante : après avoir fixé le tracé (en y projetant du vernis avec un vaporisateur et laissant sécher), on détermine avec soin l'intervalle qui sépare les traits correspondant à deux oscillations successives du diapason et l’on a ainsi une quantité proportionnelle à la valeur de la vitesse au moment où s’est effectuée l’oscillation considérée. On peut donc alors tracer un diagramme polaire donnant la vitesse de l’arbre pendanL un ou plusieurs tours.
- Bien que ce procédé ait fourni des résultats satisfaisants a quelques expérimentateurs habiles, son exactitude est des plus problématiques. Pour apprécier un coefficient d’irrégularité de 1/200 avec une erreur de 10 p. 100, il faudrait, en effet, pouvoir mesurer la longueur d’un intervalle à un millième près ; or, avec une machine faisant 90 tours par minute, un diapason faisant 200 vibrations par seconde et un manchon ou disque de 5o cm de diamètre, la distance moyeunc entre deux traits n’est que de 11 mm ; il faudrait donc pouvoir mesurer cette distance à moins de i/roo de millimètre.
- b. Dans les autres procédés, le mouvement auquel on rapporte le mouvement irrégulier do la machine est un mouvement de rotation uniforme. Généralement, ce dernier est obtenu en entraînant, au moyen de la machine elle-même, par frottement ou accouplement élastique, un disque, un cylindre ou un volant ayant un grand moment d’inertie. En raison de son inertie, ce dernier organe doit prendre une vitesse constante égale à la vitesse moyenne de la machine.
- Quant au second organe, il est porté directement par la machine ou lui est Hé par accouplement aussi rigide que possible (3).
- (l) Dans l’article précédent, M. Franke les classe d’après la nature de la grandeur qu'ils déterminent.
- (3) Dans son article, M. Franke décrit divers dispositifs de ce genre d’appareils de Aichele, de Schæferet Buden-berg, de Gôpel et de Franko (p. a45 et suiv.J. Un dispositif du même genre a été décrit récemment dans ce journal (l. XXIX, p. l) ; à ce propos rectifions une coquille ; au lieu de « A côté du volant est monté ou sur l’arbre », lire « fou sur l’arbre ».
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- Inexactitude de ces procédés est certainement encore inférieure à celle des précédents. Non seulement les mesures faites sur les tracés ne peuvent avoir de précision à moins de donner aux cylindre, disque ou volant de l’appareil des dimensions exagérées, mais eueore la régularité du mouvement de ces organes auquel on rapporte celui de la machine est moins satisfaisante qu’avec un diapason, les défauts de centrage des pièces tournantes amenant des variations de vitesse. D'ailleurs la vitesse moyenne prise par ces pièces ne peut être que la vitesse moyenne de la machine pendant plusieurs tours, de sorte que l’on ne peut avoir les quantités k et 9 qui correspondent à un tour. D’une manière générale les dispositifs préconisés pour la mise en pratique de ces procédés ne permettent pas la solution complète du problème.
- 2° Procédés acoustiques. — En voici le principe : produire un son dont la hauteur soit à chaque instant proportionnelle à la vitesse de la machine à ce même instant et évaluer à l’oreille les variations de hauteur.
- Par exemple, on dispose une roue dentée sur l’arbre et l’on appuie le biseau d’une carte contre la roue.
- Tl est bien évident que tout procédé de cette nature manque de sensibilité : une oreille exercée éprouvant déjà quelque difficulté à apprécier un intervalle de un eomma (i/8o), sera absolument incapable de percevoir des variations de 1/200.
- 3° Procédés électriques. — N’ayant pas cru trouver dans les procédés mécaniques et acoustiques une sensibilité et une exactitude suffisantes, nous avions songé à utiliser les variations de force élec.tromotrice qui accompagnent toute variation de vitesse d'une machine électrique.
- Le dispositif le plus simple basé sur ce principe consiste à caler sur l’arbre de la machine l’induit d’une petite dynamo à courant continu et à envoyer son courant dans l’un des enroulements d’un galvanomètre différentiel dout l’autre enroulement est parcouru par un courant compensateur réglé de façon à maintenir l’équipage galvanométrique au repos dans l’hypothèse d’une vitesse constante de la dynamo ; toute variation de cette vitesse produirait une déviation de l’appareil galvanométrique proportionnelle à celle variation.
- Dans un autrcdisposit.il, les deux enroulements formaient les primaires dun transformateur différentiel à secondaire unique relié à un voltmètre très sensible ; ce dernier instrument eût indiqué de la même façon que le galvanomètre les variations de vitesse ; ce dispositif 110ns paraissait avoir sur le précédent l’avantage de permettre d’augmenter autant qu’on le désirerait la sensibilité de la méthode.
- Nous avons toutefois abandonné- l’idée d’avoir recours à un procédé électrique, pour trois raisons : i° les variations qu’ils nous décèlent se rapportent non pas à la vitesse moyenne pendant un tour, mais à la vitesse moyenne pendant n tours (l) ; r>.° la commutation et les déiauts de symétrie inévitables des enroulements de la dvnamo nous paraissaient pouvoir donner lieu à des variations de force électromotrice du même ordre de grandeur que celles résultant, des variations de vitesse ; 3° enfin, comme la self-iiiduolauee produit dans les circuits traversés par des courants alternatifs exactement le même effet que l’élasticité dans les accouplements mécaniques, il était certain que les procédés électriques 11e pouvaient avoir plus d’exactitude que les procédés mécaniques dans lesquels l’organe d’enregistrement est lié à la machine par un accouplement élastique (s), en
- (2) Aux procédés électriques se rattache un procédé imagine par M. Claude et que celui-ci se proposait de pré-
- nications portées à l'ordre du jour ne lui ayant pas permis de l'aire cette présentation, J\I. Claude nous a remis la note suivante qu’il avait rédigée à ce sujet :
- « Messieurs, j’ai envisagé une autre solution du problème qui vous est soumis, et je désirerais vous en dire quel-
- » Je me suis proposé de rendre visible à chaque instant co que j'appellerai le balancement du volant expérimenté par rapport à un volant idéal se déplaçant uniformément.
- » Pour cela, appliquons contre la jante du volant une roue de bicyclette. En raison de la faible inertie de la roue et de la parfaite adhérence du caoutchouc, en raison aussi du peu d'importance des fluctuations de la vitesse angu-
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- d’autres termes que les variations de mouvement ou de vitesse de l’organe indicateur de l’appareil ne pouvait reproduire qu’avec une déformation plus ou moins grande les variations correspondantes de l’arbre menant la dynamo.
- 4n Procédés optiques'. — il ne restait donc à utiliser que des procédés optiques. Ces procédés sont d’ailleurs de plusieurs sortes et, suivant leur nature, permettent de déterminer soit l’angle d’écart maximum, soit la'vilesse instantanée de rotation.
- a\. Le procédé qui vient immédiatement à l’esprit pour évaluer l’angle d’écart maximun dans le cas d’un alternateur h inducteurs mobiles consiste à examiner à travers une fente mobile un faisceau lumineux fixe passant entre les pièces polaires de la couronne inductrice; si le mouvement de l’altcrnàteur est bien uniforme et si le mouvement de la lente est réglé de manière que cette fente se trouve toujours exactement dans la même position quand les milieux des intervalles des pièces polaires passent par la direction d’un même rayon, la couronne inductrice paraîtra immobile ; si, au contraire, la vitesse de rotation de l’alternateur oscille eutre une valeur maximum et une valeur minimum, l’image rétinienne éprouvera des balancements entre deux positions extrêmes et l’écart angulaire entre ces positions extrêmes apparentes donnera le double de l’angle d’écart maximum. C’est, comme on le voit, l’application de la méthode stroboscopique utilisée aujourd’hui si souvent dans les usines électriques pour reconnaître le synchronisme des mouvements de deux alternateurs dont les axes sont dans le prolongement : un des alternateurs examiné à travers les intervalles des pèles de l’autre parait immobile si les deux alternateurs sont en synchro-
- ' On pourrait reprocher à ce dispositif de ne s’appliquer qu’au cas, le plus intéressant pour les électriciens il est vrai, où la machine motrice conduit un alternateur ; on pourrait, encore lui reprocher de ne donner que l’écart angulaire maximum des pièces polaires et non celui de l’arbre de la machine, qui peut être fort différent en raison de l’élasticité des bras qui relient, la couronne polaire à l’arbre. Mais il est évident qu’il suffît de fixer sur l’arbre un disque percé de fentes
- '> M. Blondin m'avait objecté que le passage des balais d une lame à l’autre du collecteur pourrait me gêner résultats. Mais réflexion faite, il me semble que si l’inertie de l’induit immobile lai'permet de suivre le balancement 600 oscillations par seconde. Le mouvement de balancement dù au volant subsisterait doue seul et la mesure pour-
- a Je livre mou idée pour ce qu’elle vaut, espérant qu’on pourra arriver fi en tirer parti. »
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- radi-ales et éclaire par derrière, ou encore un disque divisé et éclairé par devant, pour rendre le procédé applicable à la détermination de l’écart angulaire, maximum de l'arbre d’une machine quelconque.
- Pour obtenir le mouvement de la fonte h travers laquelle on regarde, nous avons, comme dans les procédés mécaniques, deux moyens : ou bien fixer aux extrémités des branches d’un diapason entretenu électriquement deux petits écrans percés chacun d’une lente, ou bien faire tourner d’un mouvement uniforme devant la machine un disque percé de l'entes radiales. Lequel convient le mieux?
- Au point de vue de l’exactitude, les deux sc valent.
- D’après les renseignements fournis par MM. Cornu et Lippmann, qui se sont beaucoup servis de la méthode stroboscopique, l’irrégularité du mouvement d’un diapason entretenu électriquement est inférieure k 1/2000 et permet par suite d’apprécier k un dixième près un coefficient d'irrégularité de 1/200. Celle du mouvement d’un disque sur l’arbre duquel est calé un lourd volant, peut être rendue encore plus faible si l’on donne au volant un moment d’inertie suffisant. Toutefois, pour la commodité des mesures, le disque tournant vaut mieux que le diapason. Il convient en effet de pouvoir modifier a volonté et très lentement la rapidité du mouvement de la fente pour l’amener à la valeur correspondant a la vitesse moyenne de la machine. A moins de prendre des diapasons réglables de Koenig, qui sont assez peu répandus, cette modification ue peut se faire pour les diapasons ordinaires qu’en déplaçant à la main les masses de réglage fixées sur les brauehes du diapason; en outre, la variation que l’on peut ainsi obtenir est assez faible, de sorte qu’il faudrait changer de diapason suivant la machine à essayer. Un disque avec volant commande par un petit moteur électrique k excitation réglable k volonté pourrait au contraire prendre des vitesses variables très lentement entre de larges limites.
- Un point restait encore k élucider : Eu raison de la grande rapidité avec laquelle change la vitesse d’une machine, l’œil pourrait-il suivre les balancements de l’image rétinienne qui en résulte? La réponse k cette question ne pouvait être fournie que par l’expérience. Or, celle-ci donne une réponse affirmative : M, Cornu, dans ses expériences sur la vitesse de la lumière, a eu l’occasion d’observer par la méthode stroboscopique des balancements résultant d’un jeu d’engre-naercs se reproduisant sept fois par seconde ; de son côté, M. Lippmann a constaté des balancements semblables dans ses déterminations de l'ohm et il s’en servait pour apprécier la régularité du mouvement de ses appareils.
- La méthode stroboscopique est donc susceptible de donner avec exactitude l’écart angulaire maximum. Mais il ne faut pas oublier, d'une part, que c’est l’écart maximum pendant la durée de la période des oscillations les plus lentes de la machine et non l’écart maximum pendant la durée d’un tour; d’autre part, qu’011 11e peut déduire la valeur du coefficient d'irrégularité de celle de l'angle d’écart maximum.
- b. Pour avoir la solution complète de la question, il convient donc de modifier le dispositif
- Plaçons sur l’arbre de la machine un disque percé de feules radiales ; disposons par derrière une source lumineuse envoyant un faisceau k travers l'une d’elles et recevons ce faisceau k sa sortie de la fonte, sur un miroir- tournant animé d’une vitesse de rotation bien uniforme f1) ; le faisceau dessinera sur un écran une courbe lumineuse dont les abscisses seront proportionnelles au déplacement angulaire du miroir tournant et, par conséquent, au temps et dont les ordonnées seront proportionnelles au déplacement angulaire du disque. Si celui-ci et par conséquent la machine tournent d’un mouvement bien uniforme, les courbes correspondant k chacune des fentes seront identiques; dans le cas contraire, elles différeront et si f’on inscrit photographiquement ces courbes, l’étude de leurs différences permettra de calculer la vitesse angulaire instantanée de la machine. C’est, sous une autre forme, le procédé appliqué par Lissajous pour reconnaître de faibles différences dans la période de deux diapasons vibrants et les expériences faites par ce
- P) Voir la figure 7 de l’article de M. Frauke.
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- physicien indiquent que l’on peut avoir toute confiance dans la- sensibilité du procédé ; on conçoit d'ailleurs que plusieurs dispositifs puissent être employés pour le réaliser.
- c. Mais pour rendre le procédé pratique, il convient que les courbes ne soient photographiées que lorsque, d’une part, le miroir tournant aura pris une vitesse convenable et que, d’autre part, la machine aura un mouvement tel que la durée d'un Loui' soit, sinon absolument constante, du moins extrêmement peu variable.
- L’emploi simultané du procédé slroboscopique et du procédé d'inscription optique permet de satisfaire à cette double condition : Le miroir de l’appareil d’inscription étant lié par engrenages au disque à fentes de l’appareil stroboscopique, nous réglerons la vitesse de l’ensemble jusqu'à ce que l’observation stroboscopique nous montre des balancements bien réguliers et bien symétriques de la machine; un déclanchement découvrira alors la plaque photographique et la mettra en mouvement (‘).
- Divers dispositils permettraient de réaliser ces conditions. Le choix ne peut en être fixé que par des considérations de facilité de construction et d’emploi. Nous en laissons le soin aux constructeurs d’appareils de précision, notre Lut, pour le moment du moins, étant seulement de montrer qu’il existe une solution satisfaisante du problème de la détermination expérimentale du coefficient d’irrégularité et de l’angle d’écart maximum.
- J. Blondis.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- ACCUMULATEURS
- Accumulateur Cari Stoll. brevet allemand n° 12a 147, du -j5 octobre 1900. Centralblatt f. Accumula-toren- und Klementeukunde. t. II, p. 239, ier sep-
- Cet accumulateur se distingue par son montage spécial. Les électrodes sont ici suspendues
- Fig. 1 et 2. — Accumulateur Cari Stoll.
- au moyen d’anneaux ou de bandes élastiques dont les extrémités supérieures traversent, le cou-
- vercle du vase et sont maintenues par dessus celui-ci à l'aide de chevilles. E11 même temps, les bandes élastiques servent à isoler 1’uue de l'autre les électrodes voisines.
- La disposition employée est représentée par les ligures 1 et 2. Les plaques b sont entourées de bracelets de caoutchouc c dont l’extrémité supérieure passe par une ouverture du couvercle d. Les ouvertures sont choisies aussi petites que possible, de façon à être remplies complètement par le brin double de caoutchouc. L’extrémité du bracelet dépassant le couvercle est écartée à nouveau et reçoit ainsi une cheville e qui maintient le bracelet. On peut aussi se servir d'une seule cheville pour tous les bracelets d’une même plaque.
- Le bloc d’électrodes forme ainsi un ensemble élastique qui est insensible aux secousses.
- L.
- Machine Albert Gould pour le découpage des grilles d’électrodes d’accumulateurs. Bro-
- n,> 647 249 du 10 avril 1900. Centralblatt f. Accumula-
- Cette machine, destinée à découper les grilles,
- (‘) C’est en
- 0 des procédés électriques.
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- comporte une paire de rouleaux pourvus chacun de couteaux découpeurs parallèles qui, pénétrant dans la surface des plaques de plomb, les coupe par suite de leur rapide rotation suivant des filets ou côtes présentant des gorges intermédiaires.
- La plaque ainsi fabriquée possède une âme qui doit avoir l’épaisseur déterminée et être égale en tous points. 11 est par conséquent nécessaire que les couteaux pénètrent toujours à égale profondeur dans la plaque et qu’ils sc tiennent exactement en regard. A cet eti'et, un dispositif mécanique permet le rapprochement ou l’éloignement des cylindres découpeurs aussi bien horizontalement que verticalement.
- Une particularité importante du système consiste k prévoir les moyens d’éviter autant que possible la déviation ou flexion des couteaux quand ils pénètrent dans la plaque. On emploie dans ce but des rondelles interposées entre les couteaux sur les rouleaux, eu leur donnaut un diamètre suffisant pour qu’elles viennent exactement en contact avec la plaque lorsque les couteaux sont complètement entrés dans cette
- Pour obtenir une plaque présentant plusieurs sections découpées et séparées par des côtes transversales intermédiaires, on prévoit un certain nombre de paires de rouleaux découpeurs opérant simultanément.
- La figure i ci-contre montre une vue eu élévation de la machine. La figure a est une coupe suivant la ligne aa ; et la figure 3 représente la coupc d’une plaque fabriquée avec cette machine. Le bâti i est pourvu de cadres-supports .>. dans lesquels glissent horizontalement les paliers a coussinets 3 pour les rouleaux découpeurs 44 - Les paliers 55', dans lesquels tourillonnent les rouleaux, sont disposés pour glisser verticalement dans le support 3.
- Le dispositif pour mouvoir les rouleaux comprend des pignons 26 engageant avec des crémaillères verticales 27 27' sur les coussinets respectifs 0 5', ces pignons tourillonnant dans les supports de coussinets latéraux 3 3 et connectés ensemble par des bras oscillants 28 et des articulations 28', de manière que les deux extrémités des rouleaux découpeurs se meuvent simultanément. L’un des bras oscillants 28 est eoiiueclé par une lige d’accouplement 29 au mécanisme d’aetionneiiieiil. Celui-ci, commandé
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- a la main, est entraîné mécaniquement. Il comprend un engrenage de réduction 3o entraîné par l’arbre principal, puis une vis hélicoïdale 3i qui commande la roue d’engrenage 3a. Une manivelle 33 et une articulation 29 actionnent le bras oscillant. 28. Enfin l’accouplement réversible 35, muni de la poignée 36, permet la marche dans un sens ou dans l’autre. Un ressort .I7 est interposé dans cette connexion d’ac-tionnenienl et est placé entre un collier 29' sur la tige 29 et une bague k rotation 28" qui glisse sur la lige 29 et est connectée k pivot au bras 28.
- Fig. 1 à 3. — Machine Gould.
- Un collier d’arrêt 29" peut servir k entraîner le bras 28 en arrière dans le mouvement arrière de la manivelle. Ce mouvement arrière peut être effectué soit par la commande à la main de l’embrayage réversible, soit automatiquement après la course complète de la manivelle 33, lorsque celle-ci dépasse le point mort.
- Le ressort 3y permet à la course complète du mécanisme, de s’effectuer, tout en déterminant une limite k l’approche des rouleaux par]des dispositifs d’arrêts appropriés, tels que des blocs d’échappement 38 interposés entre les coussinets 5 5;, l’épaisseur de ce bloc d’espacement déterminant l’espacement de la nervure qui doit être laissée dans la plaque, entre les couteaux
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- clécmipeurs. Le ressort 3y empêche également tout endommagement des couteaux qui pourrait résulter eu forçant ces derniers à pénétrer trop rapidement dans le métal.
- Chacun des rouleaux 4 4' comprend des couteaux découpeurs parallèles consistant en disques de, feuilles métalliques séparées pur des rondelles de diamètre suffisant pour venir en contact avec la plaque brute lorsque les lames du couteau ont pénétré complètement dans cette plaque. De cette façon, les couteaux sont supportés latéralement et protégés contre une déviation ou flexion.
- Pour préserver, en outre, les couteaux contre uu déplacement latéral, on a prévu, entre les couteaux découpeurs, des doigts arrivant très près de la plaque, séparant ainsi les lames coupantes et les guidant lorsqu elles pénètrent dans la plaque. Ces doigts ont aussi pour but d'enlever les particules de crasse ou déchets de métal qui peuvent rester sur les coutemix. Montes rigidement sur un arbre oscillant muni d une manivelle, ils peuvent être mis facilement hors d’action pour leur nettoyage.
- Cette machine peut servir au gaufrage par découpage des plaques do toute forme. Lorsqu’on. veut une plaque avec rebords, comme celle de la figure 3, il est préférable de la fondre avec ces rebords, le restaut de la plaque étant uni. On la dispose alors sur le chariot moulé entre les bâtis 2, de façon à amener sa surface entre les rouleaux 4 - Le chariot étant
- ensuite fixé par un dispositif d’arrêt, on met la machine eu mouvement au moyen de la poulie principale attaquée par courroie, de manière à produire la rotation des rouleaux. Le réglage de ceux-ci est alors effectué à l’aide de l'accouplement 36 qui provoque le rapprochement graduel. Tin même temps, 011 met également en fonctionnement à la main le mécanisme produisant le va-et-vient des rouleaux qui découpent le plomb suivant nue forme côtelée ou gaufrée <tig. à) tout eu laissant une âme centrale.
- Dans celle operation, il n’v a aucune portiou de métal perdue ou enlevée de la plaque, mais la matière qui provient des parties.entaillées est relevée en bords intermédiaires do telle laçon que ceux-ci se trouvent un pou au-dessus de la surface de la plaque et donnent ainsi en ces poiuls une épaisseur un peu plus grande que, celle du cadre de la plaque.
- Comme on le voit en ligure 2, la machine possède deux jeux de rouleaux découpeurs agencés pour travailler simultanément sur deux sériions de la plaque.
- Réducteur automatique George J&coby.
- hlatt-Accumulatoren-und Elcmentenhundc, t. Il, p. 230. i5 septembre 1901.
- La figure 1 montre une eoupc horizontale et la figure 2 une vue en élévation de l’appareil. La figure 3 représente la roue do contact et la figure 4 un schéma de la disposition.
- Fig. ! et 2.
- Les surfaces de contact a et 0 en communication avec les éléments sont placées on regard, mais avec un décalage, de telle sorte que lorsqu’une des roues b, par exemple, est en contact avec la surface correspondante, l’autre bl repose sur la couche isolante qui sépare deux surfaces .voisines. Les rouesde contact sont établies sur un dispositif de traîneau qui comprend une bobine, placée en dérivation sur la canalisation, solidement éLablie sur une bride de support c et isolée des roues de contact b br Le support e do la roue de contact b traverse la bride c et est fixé solidement au noyau de fer g qui se trouve à l’intérieur de la bobine f. Le jeu de ce noyau est juste suffisant pour permettre à la roue b de quitter la profondeur d’un des contacts pour glisser sur la couche isolante et arriver au contact suivant.
- Eu dehors de la bride c, le support e est muni d’un anneau y qui est relié h cette bride à l'aide d’un ressort spirale ; isolé.
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- De l’autre côté, la roue bi est munie du support k qui peut se déplacer dans la bride par l'intermédiaire du ressort l réglable a volonté au moyen de la vis m. De ce côté les suriaces de contacl et isolantes sont situées sur un môme plan. Le ressort l a comme simple but d’assurer un bon contact des parties conductrices; une résistance n également placée de ce, côté empêche l’établissement de cnurt-circmts entre deux éléments voisins. Les deux contacts cor-
- Fig. 3 et 4.
- respondants sont reliés électriquement par la connexion x et le courant arrive des éléments par les conducteurs p.
- L’cnroulemeut de la bobine f est relié d’un côté, en •?/, directement à la bride c pendant qu à 1 autre coté est fixé un contact glissant v qui reste, pendant le déplacement, en communication constante avec le conducteur t relié a l’autre pôle de la batterie.
- Tout l’appareil est mobile et suspendu sur les poulies q par une corde ou une chaîne r à à l’extrémité de laquelle est fixé le contrepoids s.
- Le fonctionnement de ce réducteur est le suivant : le courant, partant d’un pôle de la batterie, passe par le conducteur t, le contact glissant c pour traverser l’enroulement de la bobine f, puis la bride c et arriver ainsi par un des contacis b ou ô, aux surfaces a ou 0 reliées par la connexion x et le conducteur p à l’autre pôle de la batterie.
- Supposons que le contact a soit sur le pre-
- mier élément de réduction, et que la tension du réseau baisse d'une certaine quantité. La bobine f n'étant plus traversée par un courant suffisant., l’attraction du noyau de fer g n’esl plus suffisante pour équilibrer la tension du ressort -, Celui-ci rappelle alors, par l’intermédiaire de la bague y et du bras e, la roue b du fond du contact a et tout le mécanisme descend par glissement sur les rails d. Daus ce mouvement, le contact à, vient d'abord en contact avec ^a surface o, et un deuxième élément de réduciion est mis en circuit par la connexion .*•, et le conducteur pt. A ce moment la roue b n’a pas encore quitté le contact a, de sorte que le premier élément de réduction serait en court-cir-euit par p a b c bi o1 x1pi si on n’avail pas pris la précaution de disposer une résistance n dans la bride c.
- Dès que la roue b a quitté le contact a, la bobine/‘est placée en dérivation sous une tension supérieure, le circuit sc fermant maintenant par o, sur le deuxième élément de réduction. L’attraction du noyau de fer est alors redevenue suffisante pour vaincre à nouveau la tension du ressort z. L’ensemble du système continue son mouvement de descente jusqu’à ce que la -roue b soit entrée 4aus 1° creux du contact at par lequel passe maintenant le courant pendant que la roue bt repose sur la partie isolante.
- Quand la tension baisse à nouveau d’une quantité suffisante, les mêmes actions se répètent. Le mouvement est entravé par un arrêt placé sur les rails d lorsque le dernier élément de réduction a été introduit clans le circuit.
- L. J.
- DIVERS
- Contribution à l’étude des courants de la bobine d’induction par K. R. Johnson Br. Ann. IV, p. 722-734, avril 1901.
- M. Johnson a trouvé dans ses recherches décrites antérieurement (Q que la résistance de l’étincelje secondaire d'une bobiue’d’induction devait être comprise entre 100 et 1000 mégohms. D après les hypothèses de Hertz, au contraire, cette résistance ne devrait pas dépasser quelques
- Il considère un oscillateur formé d’un condensateur Ka K2, de capacité v dont les armatures
- (') L'Écl. Élect., t. XXVI, p. 393, 16 mars 190t.
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- sont reliées à des boules P, P2 entre lesquelles éclate l’étincelle de la bobine; la capacité des boutes est y , lu capacité totale C, : le coefficient d’induction propre de . chacune des moitiés est I]9 leur résistance II,. Le résonateur a une capacité C,; l'induction propre de chacune de ses moitiés est I2, leur résistance R2 : le coefficient d’induction mutuelle du résonateur sur l'oscillateur est p.J pour chaque moitié.
- Dans le cas particulier où C, R, —- C2 R2 et où les deux circuits soni en résonance, l’indication de l’électromètre relié aux extrémités du résonateur est indépendante de la distance du résonateur à l’cxcitaLeur.
- Si la condition
- Cj_
- La ~ C, ~ lta
- est remplie, on doit pouvoir observer l’effet d’induction jusqu’à une distance infinie.
- L’auteur rapproche cette conclusion théorique des expériences faites avec la télégraphie sans fil et aussi sur les lignes télégraphiques et téléphoniques.
- Dans ces lignes les courants sont, très faibles, il ne se produit pas d’étincelle de rupture, susceptible d’amortir les ondes et en fait, les ondes ’ provoquées par la rupture du courant peuvent être enregistrées à des distances très grandes si le récepteur est en résonance avec le transmetteur. . M. L.
- Surla vibration électrique d’un conducteur cylindrique, par F. Kiebitz. Dr. Ann. i. V, p. 872-
- (Jn excitateur rectiligne de Hertz, terminé ou non par des plaques émet, à coté de l’onde fondamentale, des ondes supérieures, de période plus courte.
- M. Kiebitz a déterminé la période et l'amortissement de ces ondes.
- Pour déterminer la période, il fait agir les ondes sur un résonateur de dimensions variables contitué par un cercle de cuivre qui se prolonge par deux fils parallèles : sur ces parallèles ou fait glisser un pont. A l’autre extrémité du diamètre parallèle à ces fils, le cercle est interrompu. Ûn constate la résonance par l’observation soit des étincelles secondaires entre les extrémités du cercle; soit d’un résonateur de Righi ou d’un tube de Zehnder relié à ces extrémités. Cette
- ELECTRIQUE
- méthode permet seulement de déceler les premières ondes supérieures.
- Pour aller plus loin, on construit, après avoir déterminé la longueur l du résouatcur qui répond à l’onde fondamentale une série de résonateurs de longueurs -j- pour toutes les valeurs de h de 8 à 21. On trouve que dans une position où l’un des résonateurs de longueur correspondant à une valeur paire de h ne donne aucune étincelle, le résonateur-—-— donne des étincelles très nettes. On met ainsi en évidence que l’excitateur rectiligne sans plaques terminales émet des ondes supérieures formant une série d’harmoniques impairs, dont on peut déce-le<r jusqu’au 8°.
- M. Kiebitz a construit d’après les données expérimentales ce que M. Abraham appelle les lignes nodales de la première vibration supérieure, l’accord entre l’expérience et la théorie est assez imparfait, ce que M. Kiebitz atLrihue à des perturbation experimentales.
- Lorsque l'excitateur est terminé par des plaques, les vibrations supérieures cessent d’ùtre harmoniques.
- Des courbes de résonance construites suivant la méthode de Bjorknes, il résulte que l'amortissement moyen de l’excitateur et du résonateur est d’autant plus grand que l’excitateur et le résonateur sont plus près l'un de l’autre. La construction de Bjerknes ne se vérifie que pour la région de la courbe de résonance voisine du maximum ; elle peut être employée aussi pour la première vibration supérieure, D’une manière générale, l'intensité des vibrations supérieures est beaucoup plus faible que celle de la vibration fondamentale.
- T.es valeurs de l'amortissement de l’excitateur pour la vibration fondamentale calculées par la théorie sont plus grandes que les valeurs observées, quand le résonateur est à une grande distance : pour la première vibration supérieure, les deux valeurs coïncident. Puisque l’amortissement calculé en tenant compte seulement du rayonnement est plus petit que l’amortissement observé, il faut en conclure que l’étincelle de l’excitateur a plus d'influence sur l’amortissement que le rayonnement.
- Des expériences faites sur un résonateur rectiligne, il résulte que l’amortissement d’un tel
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- résonateur est beaucoup plus grand que celui d’un résonateur circulaire presque fermé.
- Quelques expériences ont été aussi effectuées en mettant un cohércur entre les extrémités du résonateur : il faut que l’excitateur et le résonateur aient même longueur de lil pour que la résonance se produise : le cohéreur se comporte donc comme un conducteur ou comme un condensateur de très grande capacité. M. L.
- Sur les wattmètres à lecture directe; par H. Armagnat.
- Sous ce titre a été publiée dans le numéro du i'd mars dernier (l. XXVI, p. 44^0 une note de M. Armagnat dans laquelle s'est glissée une erreur à propos de laquelle l’auteur nous adresse la lettre suivante :
- « Dans cette note, l’oubli du facteur de puissance, cos <I>, me fait dire que l’erreur relative, duc à l’induction mutuelle entre les deux bobines du vattmètre, est constante et indépendante de la réactance du circuit sur lequel on lait la mesure.
- » En réalité, c’est l’erreur absolue qui est constante et l’erreur relative doit s’écrire :
- _ -w2ML I i
- Cette erreur relative va donc en croissant quand cos <I» diminue, mais sa valeur est presque toujours négligeable devant l’erreur causée par la self-induction. La conclusion de la note reste donc entière. »
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- SOCIETE INTERNATIONALE DES ELECTRICIENS
- Séance du mercredi 6 novembre. 1901.
- L’ordre du jour de cette séance ne comportait, pas moins de. trois communications relatives à l'Etude des mouvements des machines à vapeur (coefficient de régularité) et accouplement des alternateurs en parallèle, et faites respectivement par MM. Maurice Leblanc, David et Boucherot. Une quatrième communication, non inscrite a l’ordre rlu jour, mais se rapportant également au même sujet, a été faite par M. Cornu.
- M. Leblanc expose le programme des travaux que la première section du Comité a accomplis ou se propose d’accomplir; ce programme a été sommairement indiqué dans le numéro du ai septembre de ce journal (p. 4^1)-
- M. David fait connaître l’étude très complète qu'il a faite de l’irrégularité de plusieurs machines à vapeur actionnant des pompes ou dos dynamos'à courants continus ou alternatifs. Il a déterminé les coellicients d’irrégularité, d une part par le calcul au moyen des diagrammes de pression de vapeur relevés sur ces machines, d’autre part expérimentalement par l’examen
- des courbes tracées par un diapason sur un disque enfumé, calé sur l’arbre de la machine; les valeurs obtenues par ces deux procédés concordent d’une manière très satisfaisante eu égard aux diflicultés que présente la détermination expérimentale. Une partie des résultats de l’étude de M. David a élé signalée dans le numéro du 2i septembre de ce journal (p, 4^3) ; nous compléterons ces renseignements lorsque la communication de M. David aura été publiée.
- M. Boucheeot examine la question au point de vue électrique. Comme c’est l’angle d'écart maximum qui présente le plus d’importance dans le cas d'alternateurs conduits par des machines à vapeur, le conférencier a cherché quelle relation lie cet angle au coefficient d’irrégularité de la machine; dans ce but il a analysé non moins de 28 diagrammes de moteurs h vapeur; en outre il s’est placé successivement dans 1 hypothèse où le groupe électrogène travaille isolément sur un circuit résistant sans self inductance (lampes à incandescence) et celle où l’alternateur travaille on parallèle sur un réseau à self inductance. Le travail fort important de M. Boucherot demande d’être aualysé avec quelque détail; comme pour celui de M. David, nous y reviendrons lors de sa publication in té-
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- L’ÉCLA-IRAGE ÉLECTRIQUE
- "raie dan des électr M. Coi boscopiqi tion de. 1
- la réunio direction
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- tournant
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- •/nationale
- e combien la méthode st.ro-tre utile pour la détermina-écart maximum. Grâce h la . Pcllin, il est parvenu, entre li 4 novembre du Comité de électrique, oîi la ques-et la séance de la Société des n moins de 48 heures, à ré >ntrant très nettement le phé-ariation périodique del’angle rc dispositif permettant la ion maximum.
- de ces dispositifs une bague .m axe vertical et percée de ous est interposée entre une ion et un écran. Les trous de >nt été percés en montant la in d’un tour et faisanttourner ù pour passer d’un trou au nombre de 18, sont donc cés. Pour percer ceux de la bague a été décentrée par :our et pour passer d’un trou ncore fait tourner le tour de >rc obtenu 18 trous, mais i >ccs. L’écart angulaire entre nt aux centres de deux tro à l’une et l’autre rangée va-soïdalc; augmentant de o° à peu plus de puis dimi-val.cur jusqu’à la valeur o° et une nouvelle fois par trous de la première rangée a, lorsque la bague tourne, lumineuses, le centre de ces oujours dans le plan vertical rection du faisceau lumineux le rotation. Ceux de l’autre icore une série de taches, se trouvent tantôt à droite.
- ce plan; il en résulte un et de ces taches par rapport mées par la première rangée, tiné à la mesure de l'angle ne motrice se compose de la ous régulièrement espacés et . un nombre égal de fenêtre veinent uniforme autour d’u 3 à celui de la machine nu
- trice ; un faisceau lumineux, partant de l’axe de la bague (ce cpi'on réalise en plaçant un prisme à reflexion totale suivant cet axe et recevant la lumière d’une source placée à qo° du plan normal à l'écran passant par cet axe), traverse successivement quelques-uns des trous et quelques-unes des fenêtres et vient tomber sur un écran. Si la bague et le disque ont exactement le même mouvement, les taches lumineuses se superposent sur 1 écran et, par suite de la persistance des impressions lumineuses sur la rétine, paraissent fixes. Si, au contraire, les deux mouvements ne sont pas identiques, les taches lumineuses se déplacent ; eu particulier, si le mouvement du disque est uniforme et celui de la bague périodique, les taches éprouvent un balancement dont on peut déduire l’angle d’écart maximum. L inscription sur uu papier photographique se déplaçant perpendiculairement à la direction du balancement., permettrait d’avoir la variation de l’écart angulaire en fonction du
- Tl esta remarquer que la bague doit être parfaitement centrée sur l'arbre, un défaut de centrage produisant un écart angulaire périodique entré le faisceau lumineux traversant les trous et le diamètre correspondant de l’arbre. Or, en éclairant la bague par une source lumineuse placée derrière clic par rapport à l’écran et supprimant le disque à fenêtres, c’est-à-dire en revenant, au premier dispositif, ce défaut de centrage se trouvera accusé par le déplacement des taches. L’appareil peut donc être très facilement et très exactement réglé.
- Dans l’expérience faite en séance, la bague était montée sur un axe vertical, le disque sur un arbre horizontal ; bien que le mouvement leur fût donné tout simplement en les lançant à la main, les balancements dos images étaient très apparents et sc maintenaient très réguliers pendant plusieurs secondes. De ces résultats obtenus dans des conditions particulièrement mauvaises, il est donc permis d’espérer que la méthode stroboscopique permettra de résoudre le problème de la détermination expérimentale cle 1 angle d’écart maximum et même de la variation de l’angle d’écart avec le temps.
- J. H.
- Le Gérant : G. NAUD,
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- Tome XXIX.
- Samedi 23 Novembre 1901.
- 8* Année. —
- N« 47.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L ÉNERGIE
- »3;BIBugt
- %
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l'Institut. — A. D’ARSONYAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. — 6. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER,'
- de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à 1 École des Mines, Membre de I Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Proiessour au Collège Rollin.
- Fi!ElS DY N \ MOMÉTMQUES
- A ACTIONS MAGNÉTIQUES ET ÉLECTROMAGNÉTIQUES^)
- IV. Frein de Feussner. — Deux modèles de ce frein étaient exposés à l'Exposition Universelle par la :<• Reiehanstalt » allemande (J).
- Le professeur Foiissner signale que le frein électromagnétique est le seul instrument de précision que Ton possède pour la mesure de la puissance et il juslitie, par la considération suivanLe, l’inlérèl que peut avoir un constructeur à connaître à i p. ioo près le rendement d’une machine, alin de pouvoir chercher à modifier cette machine en vue d'en accroître le rendement, ne serait-ce que de peu de chose : si le rendement d’un moteur s'élève de i p. ioo, c’est que les pertes diminuent d’environ io p. ioo; par ce fait, la limite de puissance de la machine se trouve avantageusement reculée, puisque les pertes se traduisent en chaleur.
- L’un des appareils exposés était indiqué comme ayant pour capacité limite 0,2 cheval, le second, ro chevaux. Le plus petit a été construit, il y a dix ans; dans l’autre, beaucoup plus récent, on a perfectionné quelques points et on a pu arriver parla à une capacité beaucoup plus importante.
- Le premier est représenté dans la figure 11. Le système magnétique se compose de quatre courts électro-aimants disposés par paires à une faible distance et. de part et «Tautre de
- (*) Voir JJ Eclairage Électrique du 9 novembre, p. 189.
- (2) Conférence du professeur Feussncr à la Société des Electriciens allemands, »3 avril 1901. Voir E. T. Z, ïG juillet 1901, p. 608. L’appareil a été signalé dans L'Éclairage Électrique par M. Àrmagnat. Voir L'Éclairage Électrique, t. XXIV, p. 33a.
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- l’arbre et embrassant le disque : il est. porté sur un long couteau. Le disque tourne entre deux paliers et peut être relié au moteur par un accouplement élastique; on pourrait également l'actionner par une lanière ou une courroie qui s'enroulerait sur l'une des poulies à gorge ou lisse que l’on aperçoit sur la photographie. Le courant arrive à lelcctro-aimant par le couteau lui-mème et sort par un petit conducteur en forme de ressort situé dans le prolongement de l'arbre. Le point d’appui du s) sterne est sur l’axe généra!, et l’ensemble peut pivoter très librement. A une distance de 10 cm de l'axe de rotation se trouve un second couteau sur lequel repose un plateau destiné à recevoir les poids pour la mise en
- charge du frein, le tout est équilibre par un contrepoids. A pleine excitation, il no faut pas plus de i kg pour ramener le frein à sa position d équilibre.
- La figure i:>. permet de se rendre compte des organes qui servent à la pesée : plateau de balance, aiguille et contrepoids. On y voit également les détails du dispositif employé pour refroidir le disque. Le disque n'est pas une pièce massive de cuivre, il est composé de deux demi-disques accolés et dont le profil a ôté étudié de manière qu’il reste un espace vide entre eux. Le moyeu du disque est renllé et est creusé d'un canal annulaire avec lequel le vide central est mis on communication. L’eau est amenée dans ce canal, la force centrifuge la rejette vers la périphérie du disque, laquelle est percée de petits trous par lesquels l’eau est chassée à l'extérieur dans une rigole appropriée.
- Lorsque l’appareil sert pour des essais de [jeu de durée, le refroidissement artificiel est inutile; il devient indispensable si on veut maintenir à pleine charge pendant un temps notable la machine soumise à l’essai.
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- La mesure de la vitesse ne peut généralement pas, au moins pour le petit modèle, se faire par des tach\ mètres ordinaires, dont la plupart absorbent une puissance de l’ordre de grandeur de celle du moteur essayé. Aussi l’arbre du disque portc-t-il un dispositif de contacts à i'aide desquels on charge une fois par tour un condensateur que l’on décharge
- ensuite dans un galvanomètre balistique. L’élongation de ce dernier sert de mesure à la \ iLosse.
- Au lieu de cet appareil, le professeur Feussner emploie un gvromètre de Braun, modifié sur ses indications et qui est représenté par la figure id. Le gvromètre de Braun sc com-
- pose essentiellement d’une ampoule de verre complètement fermée et dans laquelle se trouve de la glycérine : cette ampoule étant animée d’un mouvement de rotation autour de son axe. la surface du liquide devient une certaine surface de révolution et la position du plan tangent perpendiculaire à son axe de rotation est utilisée pour la mesure. L’ensemble tournant est guidé sur une hauteur relativement grande par un arbre fixe que soutient à sa partie supérieure un pivot à billes. Le graissage de ce pivot se* fait d'une manière très
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- afiS
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- c puissance insignifiante, et ir son emploi des variations
- perfec-
- simple, on aperçoit d'ailleurs sur la figure le g-odet à huile. Le tube se détache dans fenêtre percée au milieu d'un écran, et on éclaire par décrit Cet appareil absorbe, pour entretenir son mouvement, dans des expériences faites au Reichanstalt, on a pu accuse de i/'3oo dans la régularité d’une machine à 4°° tours (l).
- Le dispositif de balance de ce frein est sensible au 1/1000.
- La figure 14 représente le grand modèle du frein de Feussner. Il constitue tiouiiemenl du premier à deux points de ’ part, afin de diminuer les frottements, 011 a supprimé les paliers du disque et monté ce dernier sur l’arbre du moteur, comme nous l'avons vu faire dans tous les autres appareils. En second lieu, le refroidissement du disque n’était pas sans présenter des défauts : beau prenait, à l’intérieur une certaine accélération et le travail ainsi absorbé n’était pas accusé par la balance. Quand on réglait la venue d’eau de manière qu’elle s’échappe à haute température, le travail absorbé par la mise en mouvement de cette eau n’était pas perceptible ; il 11’en était plus de même si on activait la circulation. Le trajet de l’eau de refroidissement a donc été modifié.
- La ligure i5 montre les détails de construction du grand modèle,
- Le disque de cuivre est représenté en«; son moyeu est disposé de manière à pouvoir être monté sur tous les diamètres d’arbres; 1111 solide bâti en chêne b soutient le couteau autour duquel oscille le circuit magnétique. On règle la hauteur de l'appareil à l’aide de cales; à l’aide de la vis c, la partie supérieure du bâti peut cire déplacée vers l’avant ou vers l’arrière; à l’aide de la vis d on peut faire mouvoir verticalement la suspension du svstème magnétique. Ce dernier comporte une pièce centrale en acier qui se prolonge à droite et à gauche par deux ailes de bronze sur chacune desquelles sont fixées deux paires d’eieolro-aimants. Chaque paire constitue un circuit magnétique complet et le nnvau de 1 eleeLrn extérieur vient se recourber jusque vis-à-vis du noyau voisin, de maniéré a embrasser le disque dans un faible entrefer. De part et d’autre, on a ajouté un couteau : a gauche, on peut suspendre un plateau de balance sur lequel 011 place les poids, tout comme dans le petit modèle. Le couteau île droite est tourné en sens inverse et il est commode de s en servir pour faire pression sur le plateau d’une balance de Roberval
- : du
- cule.
- Le disque est encore constitué de deux parties accouplées, mais des cloisons séparent le vide intérieur en six secteurs. Un secteur sur deux peut recevoir de l'eau de l’extérieur au moyen de trois canaux communiquant avec la cavité annulaire creusée dans le moyeu. Auprès de la périphérie, ces secteurs communiquent avec les trois secteurs qui, deux à deux, les encadrent et débouchent à leur tour à l'extérieur dans une enveloppe concen-
- r Zeitschrift des Vereins deutscher Ing<
- , 1893, p. 598.
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- trique à l’arbre. La circulation s’établit ainsi fort bien. La coupe que l’on voit au bas Je la ligure- io est une coupe- par l'axe vertical du frein et montre l’arrivée du courant au cou-
- turbine que construit
- V. Frein de Rieter.— La Société Industrielle de Mulhouse a accordé, le ao avril 1900, à M. E.-H. Rieter Bodmer, une médaille d’honneur pour le frein dont nous allons maintenant nous occuper P).
- Notre ami, J. Reyval, mentionnait récemment le régulateur M. Rieter depuis quelques années déjà H-Le frein électromagnétique est, sauf la suspension tics inducteurs, de construction identique, et la ligure' 16 représente le premier modèle de ce frein, La ligure ij est la reproduction de la planche fournie par le constructeur à la Société Industrielle de Mulhouse.
- La partie inductrice est ana- ^ logue à celle d’un alternateur : US elle est mobile autour d’un manchon lixe lié rigidement à un des paliers de l’appareil, et les roulements sont à billes. Autour de ces inducteurs tourne un anneau massif en acier, dont le mouvement -de votation est commandé par une poulie. La partie inductrice polie
- deux bras de levier gradués qui so prolongent d’environ 1 m de part et d’autre de l'axe de rotation ; sur chacun d’eux on peut faire coulisser un poids curseur. Le liras postérieur sert dans le cas où l’on mesure do grandes puissances ; on laisse alors un poids fixe quelque part sur ce levier et l’on met au point à l’aide du poids antérieur. Par exemple, M. le professeur Weber, pour les essais au delà de 22 chevaux, a disposé à poste fixe sur io levier postérieur, un poids de 29,3o kg- à la division —4,é>5, et un poids de i5,i5 kg à la division 64,f>. La mise au point a été faite avec un poids de i3,8o kg. On juge de l'équilibre au moyen d’un fil à plomb.
- 0 A titre documentaire, nous rappellerons un énonce du prix institué par la Société :
- tournante.
- C'est M. le docteur H.-F. Weber, le distingué professeur de Zurich, qui a effectué les essais prescrits, p) U Éclairage Électrique, t. XXYTT, p. 13/J.
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- Afin d'augmenter la surface: extérieure qui doit dépenser la chaleur produite dans l’anneau d'acier, ce dernier porte à sa partie extérieure une rangée d’ailettes annulaires en tôle. Grâce à ce dispositif, réchauffement reste toujours modéré.
- Afin d’expérimenter l’appareil, M. le professeur Weber a comparé ses indications avec celles d’un dynamomètre à engrenages do Rieter parfaitement connu (1).
- Le mode expérimental employé pour la lecture du bras de levier est celui qu’il convient toujours d’imiter; on détermine les deux positions des poids sur le levier, pour lesquelles ce dernier quitte sa position horizontale pour s’incliner vers le bas ou vers le haut et on prend la moyenne.
- Les résultats des expériences sont représentés par la figure iB.
- Les courbes I et II so rapportent à 17 essais faits à une. vitesse moyenne de 43o tours au dynamomètre ; l’interruption que l'on remarque vers i3 chevaux provient de ce que l’on a fait à ce moment une expérience à vide et que, lorsqu'on a remis l’excitation, la vitesse était un peu remontée. La courbe III se rapporte à 7 essais effectués à une vitesse d'environ 600 tours. Les courbes 1, II et III sont tracées on fonction du courant d’excitation et de la puissance totale absorbée par le frein.
- La courbe IV représente les watts absorbés par l’excitation en fonction du courant d’excitation.
- La figure iy indique la puissance absorbée par le frein à vide en fonction du nombre de de tours par minute. M. le professeur Weber a trouvé que cette puissance pouvait être représentée par la formule
- P = o,ooi43 N
- f étant exprimé en chevaux et N en tours par minute.
- La figure 20 représente la précision du dynamomètre exprimée en pour cent de la puissance absorbée. Cette précision est environ de :
- 1 p. j00 de 5 à 10 chevaux.
- 0,06 à o,o3 p. 100 de 10 à 9.0 chevaux,
- _______________ • o-o3 à 0,09 p. 100 de 90 à 3o chevaux.
- 0 t-'u dynamomètre de ce genre figurait à i'L’xpositiou Universelle (Section Suisse, cl. ai, 110 92).
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- M. le professeur Weber fait remarquer que le frein Pasqualini ne donne pas de résultats plus précis. Le dernier modèle du frein Feussner donne une précision bien plus grande dans les limites de son emploi.
- VL — Il serait difficile d’étudier théoriquement, d’une manière complète, la marche
- d'un des freins que nous venons d’étudier. Nous n’y essaierons pas, et nous nous bornerons à tirer quelques indications de la formule générale du travail absorbé et des expériences exécutées sur les freins existants.
- Si nous reprenons la comparaison du frein électromagnétique• à disque non magnétique avec une dynamo, nous en déduisons que la puissance absorbée par cet appareil est représentée par la formule
- P — N * I,
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- N étant le nombre de tours par minute du disque,
- <£ le flux coupé par le disque,
- I le courant qui prend naissance dans le disque.
- *1» est une fonction du courant d’cxcitalion et eroîl avec ce dernier, suivant une loi qui n’est pas linéaire. Il en est de même du champ JC. Nous écrivons JC = /(,-), * = i f®.
- Si l’on remarque que la force électro
- développée par la rotation du disque, c’est-à-dire la variation de flux pendant Limité de temps est proportionnelle au nombre de tours N, à la largeur radiale a de la projection d\m pôle d’élcctro-aimant sur le disque, et à la distance r du milieu de cette projection à l’axe de rotation, la loi d’Ohm indique que l’intensité I peut être considérée comme proportionnelle au nombre
- Nr«5C
- p étaut la résistivité du métal du disque En résumé la puissance freinée P s proportionnelle à
- Nf r. a. fW
- t le (
- uple à équilibr-
- RLe
- la fo
- Il résulte de là que pour un appareil donné, et à vitesse constante, on pourra augmenter le couple électromagnétique en augmentant la vitesse, l’écartement des er moyen sera de beaucoup le plus puissant, ilectromolrice induite dans le disque et du
- électroaimants ou l’excitation,
- Quel est l’ordre de grand courant correspondant? Le professeur Feussner, en supposant que les courants de Foucault avaient une trajectoire circulaire dans le grand modèle de son frein — pour lequel le diamètre du noyau des électro-aimants est de 40 mm, le bord du disque est éloigné de i5 mm de ce noyau et. la largeur du demi disque est de 6 mm, — a trouvé pour la résistance du circuit le chiffre de 0,00000 ohm, pour le courant 4 !>oo ampères et pour la force électromotrice o,o3 volt, dans le cas où la puissance freinée est de 4 kilowatts.
- La formule donnée plus haut ne tient pas compte de la réaction du disque, c’est-à-dire de l’effet, démagnétisant produit sur le champ inducteur par le champ des courants mêmes qui parcourent le disque. Feussner indique qu’à excitation constante, le couple du frein 11e varie pas forcément dans le môme sens que la vitesse, ni proportionnellement à elle.
- La réaction du disque se manifeste encore d’une autre manière. Lorsque le disque s'échauffe, sa résistivité diminue et la théorie indique qu’il faut remonter l’excitation si l’on
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- vent faire travailler le moteur à couple constant. Dans l’un des modèles du frein de Feussner, le couple augmente avec la température du disque, dans l’autre il diminue.
- Si maintenant nous considérons le frein de Rîeler, le couple total de freinage se compose de deux autres couples; l’un est un couple électro-magnétique auquel les raisonnements ci-dessus s’appliquent, et l'autre, un couple d’hys-.térésis, lequel est indépendant de la vitesse.
- Cette remarque permet, ici, comme dans le cas ‘ de véritables dynamos, de se faire une Idée des grandeurs relatives du couple d’hystérésis et £ du couple électromagnétique. Nous avons vu .§ o. que ce second couple est proportionnel à la | vitesse ; on peut donc écrire, pour une excitation ^ donnée a
- Ct étant le couple total, N le nombre des tours par minute et Cft le couple d’hystérésis.
- En appliquant cette équation aux différents points des courbes de la figure i3 correspondant à la meme abscisse, on obtient deux équations que l’on peut résoudre par rapport à a et à G,*.
- Comme exemple, si l’on prend les abscisses o,5 et 2 ampères, on trouve les résultats suivants :
- ~~ zz 69 p. 100 ct C/t — 3,a a N
- — = GO p.
- C„ — 3 % N
- Comme d’autre parta est, à une constante près, égal au produit du flux inducteur par le courant qui circule dans l’anneau massif, les considérations précédentes donnenl le moyen de se renseigner sur l’ordre de grandeur des courants induits : il suffit d’avoir les données électriques et magnétiques de l’appareil.
- II faut remarquer que clans les appareils qui absorbent à la fois du travail électromagnétique et du travail d’hystérésis la grandeur respective de l’un et de l’autre est fonction de la résistivité et du coefficient r, du métal magnétique dont est constituée la pièce massive. Or, le fer a déjà une résistivité égale à au moins sept fois celle du cuivre ; on peut donc concevoir que, -dans les freins qui utilisent des pièces massives en fer ou en acier, le travail d’hystérésis soit plus considérable que le travail électromagnétique.
- VII. Autres usages des freins dynamo-métriques et éuectromagnétiouks. —Nous ne citerons que pour mémoire l’utilisation de ces appareils comme appareils à'iecture directe en équilibrant le couple par un ressort.
- Une application beaucoup plus intéressante, et bien connue d’ailleurs, esl l’usage comme hystérésimètres d’appareils basés sur le principe de ceux que nous venons de
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- décrire ou l’adaptation de ces derniers à ce but spécial. M. Potier a fait construire un hysté-rcsimètre disposé à l’inverse des freins Pasqualini ou Feussner. Cet appareil se trouvait à l’Exposition universelle dans l'exposition de l'Ecole supérieure d’électricité. Nous devons à l’obligeance de M. Chaumat, chef des travaux à cette école, les renseignements suivants : les tôles a essayer sont disposées en un paquet en forme d’anneau et sont montées sur l’équipage oscillant formant balance. Le paquela 18 à 19 cm de diamètre et une épaisseur de 18 mm. L’inducteur est un électroaimant à deux pôles : l’induction qu’il produit dans les tôles est de 8 85o gauss. La vitesse, indifférente au point de vue du couple, est généralement de i5 à 1 800 tours, pour se rapprocher des fréquences usuelles. La période propre
- Volts
- d’oscillation de la balance est de l’ordre'do la seconde. Il serait extrêmement facile défaire de cet appareil un frein du genre de ceux que nous venons d’étudier.
- Le frein Pasqualini peut être utilisé comme hystérésimètre en remplaçant le disque en cuivre par un disque, composé d'un assemblage des tôles à essaver, auxquelles on donne une forme circulaire de i5 cm de diamètre, le paquet ayant environ 10 cm d'épaisseur.
- Les hy.stérésimètres de Desprez et de Blondel rentrent dans la même catégorie que Celui de M. Potier, mais avec équilibrage par ressort. Dans l’hystérésimètre d'Ewing, au contraire, ce sont les tôles à essayer qui sont animées d’un mouvement de rotation, comme dans l'appareil Pasqualini.
- VIII. — Pour terminer, il nous reste à voir une application de ces freins à un essai de dynamo, et nous analyserons rapidement l’étucle d’un moteur de 4 chevaux à 1000 tours par minute sous 60 volts, exécuté au laboratoire élcclrotechnique de la marine italienne, à la Spezzia, à l’aide du frein Pasqualini (l).
- Le moteur était complètement enfermé; il avait quatre pôles; les pôles inducteurs et leurs culasses étaient en tôles laminées. L’induit était, en tambour avec enroulement en
- sta 1897, u° 8.
- (*} Elcttricis
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- série et on pouvait employer deux ou quatre paires do balais. L'excitation était en tambo et les enroulements des quatre inducteurs, en parallèle entre eux, avaient une résistan de o,o4 ohin à froid.
- La résistance de l’induit était de o,oafi ohm et celle des balais, déduite de la chute de tension entre les porte-balais et le collecteur, fut trouvée variable entre 0,010 et o,oi5 ohm, de sorte qu'on pouvait prendre pour la résistance de la machine complète à froid, 0,078 ohm.
- Le frein était disposé de manière à donner un moment résistant que l’on maintenait constant pendant toute une série de mesures (5 |à 7), et l’on mesurait l’intensité du. courant et Iadilférence de potentiel aux bornes correspondant aux diverses vitesses.
- 11 a été fait 61 mesures el jon peut être assuré que le résultat n’aurait pas été aussi précis ni aussi rapidement obtenu avec un frein de Prony.
- Les résultats de c de potentiel aux boi
- De ces nombres, par minute : c'est là
- Fis
- . — Es:
- i mesures sont reportés sur la figure m qui représente la différence en foncLion de la vitesse à couple constant.
- î déduit la courbe I de la figure 22, qui correspond à 1 000 tours méthode indirecte d’obtenir la caractéristique qui fut trouvée plus commode que la mélhode ordinaire.
- La figure 28 représente les pertes par frottement ; elle se déduit de la courbe inférieure de la figure 21, après déduction des pertes Joule. On voit qu’à la vilesse normale de 1000 tours par minute, le moteur absorbe 229 watts pour vaincre les frottements.
- La courbe II de la figure 22 est une hyperbole équila-tère d’équation.
- Elle donne donc pour les différents régimes de courants la perte en volts correspondant aux frottements.
- La droite III de la figure 22 forme avec l’axe des abeisses un angle dont la tangente est égale à la résistance du moteur à la température de 3ac admise comme température de régime : elle donne pour les différents régimes de courants la perte en volts dans les enroulements.
- La courbe IV a été obtenue en faisant la différence des ordonnées de la courbe I et de
- Pasijualini.
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- la somme des ordonnées des lignes II et III. C’est la courbe de la puissance transformable qui doit être égale à la puissance disponible sur l’arbre, si des phénomènes parasites provenant d’un vice do construction du moteur n’interviennent pas.
- Pour se rendre compte s'il en est ainsi, on a tracé la courbe Y qui représente la puissance disponible mesurée à l’aide du frein et dont les ordonnées sont égales à
- M étant le moment résistant correspondant au courant porté en abscisse et à la vitesse de i ooo tours.
- A pleine charge, comme on ic voit, la puissance disponible sur l'arbre était de 58 ampères X oi volts = a 968 vatts, tandis que la puissance absorbée était de 08 ampères X 60 volts = 3 48° watts. Le rendement était donc de 85 p. 100.
- Jacques Guillaume.
- LES ALTERNATEURS \ L’EXPOSITION DE 1900
- Parmi toutes les subdivisions de l’industrie électrique, celle de la construction des alternateurs a une importance capitale à cause du rôle prépondérant que jouent les courants alternatifs dans la transmission de l’énergie.
- Par. suite de la diversité des types de dynamos présentées par les differentes maisons, l’Exposition fut particulièrement instructive pour les ingénieurs qui s’intéressent à un titre quelconque au progrès des machines à courants alternatifs.
- Après les descriptions do la plupart des alternateurs exposés, nous avons pensé qu'il ne serait pas inutile de résumer les points principaux qui régissent, à l’heure actuelle, l’emploi et la construction de cotte importante catégorie de machines.
- Nombre de phases. — Un des laits qui frappa le plus l’esprit des visiteurs du Palais de l’Electricité lut le triomphe, définitif à notre avis, des courants triphasés sur les autres systèmes à courants alternatifs simples ou polyphasés même pour l’éclairage.
- 11 semble qu'on soit enfin revenu sur cette idée, fausse d'ailleurs, et qui eut. cours pendant quelque temps chez .nous, à savoir, que les différences de charges sur les trois circuits d un roseau d'éclairage par courants triphasés ne permettent pas d'obtenir des tensions égales sur les Lrois phases.
- Les générateurs à courants alternatifs simples ou diphasés étaient, en effet, très réduits à l’Exposition. En particulier, parmi les groupes électrogènes affectés au service de l’éclairage et du transport de l'énergie, ou n'en comptait qu’un seul à courants alternatifs simples, installé par les ateliers d’Oerlikoir et un seul h courants diphasés, celui de MM. Fareot, de Saint-Oucn. Encore faut-il ajouter que la nature du courant, dans ce dernier, avait été imposée par celle de l’installation existante à l'agrandissement de laquelle il était destiné.
- Si l’on joint à ces machines un alternateur à courants diphasés Thury, destiné également à une installation existante, celle de Skajaerscclven, in alternateur à courants diphasés Thurv-Creusot, type à carbure, et deux ou trois alternateurs a courants alternatifs simples, on obtient un total de 6 à y machines à courants alternatifs simples ou diphasés pour plus de Go machines à
- Alternateurs hétéropolaires et homopolaires. — Un second point non moins intéressant que le premier, est l’abandon, d’ailleurs prévu plus d’un an avant l’ouverture de l’Exposition, du tvpe dit « alternateur inducteur » ou à flux ondulé et bobine inductrice centrale.
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- T.c nombre de machines du ce type se réduisait, en efPet, à 8 an plus, présentées par les ateliers d’Oerlikon près /.urich, la Société d’électricité Alioth de Bàle, et MM. Siemens etllalske de Vienne dans les sections étrangères, et par les ateliers du Creusot, les ateliers Farcot et la Société Gramme eu France.
- La seule raison d'ôtre des machines a 1er tournant avait été leur grande vitesse périphérique, particulièrement commode pour obtenir une largeur, de pôles suffisante dans les alternateurs à grande vitesse angulaire. Des vitesses linéaires de 33 à 4° m:s étant employées maintenant dans les machines à pôles séparés grâce à l’adoption d'euroulements avec conducteurs à section carrée ou en bande de cuivre, les dynamos du type inducteur n’ont plus de chance d’ètre employées que pour l’obtentiou de vitesses linéaires comprises entre 5o et îoo m par seconde, comme celles que peut exiger la commande directe des alternateurs par turbine à vapeur.
- Un alternateur de ce dernier genre, commandé par une turbine à vapeur Ratcau, devait figurer dans la section française, dans l’exposition de MM. Sautter et llarlé. Malheureusement, ce groupe, dont les essais à l’usine ont donné toute satisfaction aux constructeurs, n’a pu être prêt à temps pour figurer à J’Exposition.
- On peut objecter toutefois, qu’à l’Exposition, l’emploi presque unique pour la production de l’électricité sous forme de courants alternatifs', de grosses unités à faible vitesse angulaire, éliminait à priori ce type de machine.
- Cette objection est valable ici, si l’on remarque que les alternateurs à fer tournant cités sont tous, sauf un, à viLe&ses angulaires assez élevées et sont destinés à être commandés par moteurs à vapeur à grande vitesse, par turbines ou par courroies. La seule exception est celle fournie par l'alternateur de MM. Farcot de Saint-Oueu, où l’emploi d'un inducteur bomopolairc’esl justifié par la réalisation d’une machine assez lourde supprimant l'adjonction d’un volant séparé dans la commande des alternateurs directement accouplés à des moteurs monocylitidriques et destinés à fonctionner en parallèle avec d’autres machines.
- Quoiqu’il en soit, ce type d'alternateur tend à disparaître de plus en plus à cause des nombreux inconvénients, très connus maintenant, qu’il présente.
- Vitesse angulaire des alternateurs. — Comme nous venons de le dire, la plupart des machines à courants alternatifs exposées sont à faible vitesse angulaire. A part les alternateurs à flux ondulé déjà cités, ainsique quelques alternateurs à pôles alternés de puissance ne dépassant pas 3oo kilovolts-ampcres et commandés par courroies, les alternateurs exposés à Paris, sauf deux, ont des vitesses angulaires ne dépassant pas 126 tours par minute.
- Tous ces alternateurs à faibles vitesses angulaires sout naturellement accouplés directement ou calés sur l’arbre des moteurs à vapeur qui lus conduisent.
- Alternateurs à faibles vitesses angulaires. — Dans l'établissement d’un alternateur à faible vitesse angulaire et à commande directe, le poids delà partie tournante, détermiué par les conditions électriques et mécaniques ordinaires, est insuffisant pour assurer au moteur à vapeur un coefficient d’irrégularité convenable [tour le bon fonctionnement de la machine, soit, seule sur un réseau, soit en parallèle avec d autres du môme type.
- On sait que 3 solutions sont généralement employées pour concilier les conditions de bonne régularité des moteurs à vapeur avec la construction des alternateurs.
- Ces trois solutions sont les suivantes :
- iu On peut habiller la dvnamo ou tout au moins la partie tournante de façon à rendre celle-ci suffisamment lourde pour obtenir un moment d’inertie convenable. Ceci revient surtout à donner à l’inducteur des proportions beaucoup plus graudes que n’en exigeraient les conditions magnétiques seules.
- En particulier, môme dans la commande par machines jumelées, le rapport outre la largeur utile de la machine parallèlement à l'axe et la largeur de la jante descend quelquefois jusqu’il près de un quart.
- 20 Une • seconde solution plus simple consiste à adjoindre un volant spécial à l’indue-
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- 3,J II est possible, enfin, d’employer 1111 genre de dynamo utilisant complètement la jante du volant au point de vue magnétique.
- Ces trois solutions, les deux premières surtout, étaient représentées h l’Exposition.
- Il est difficile de dire à priori quelle est la meilleure, car clic dépend encore de la fréquence; cm peut cependant prévoir que, pur suite de l’emploi de moteurs a vapeur à vitesse angulaire forcée, comme on a tendance de le faire ' actuellement, la deuxième solution, h cause de sa simplicité, sera la plus communément employée dans l'avenir. Elle est, du’rcste, en parfait accord avec l’économie des matériaux clans la construction des alternateurs.
- Toutefois, les alternateurs sans volatils auxiliaires et à induit intérieur, qui n’étaient représentes à l’Exposition que par deux machines, ocdles du groupe russe Bromlcy-Brown-Boveri et celle du groupe suisse Sulzer-Ricter, fournissent également mie solution très économique qui serait préférable dans beaucoup de cas à la solution par volant séparé, si elle n'avait l'inconvénient d’exiger une manœuvre assez longue pour le dégagement de l’induit et principalement de sa partie inférieure.
- Quoi qu’il en soit, même j)our des vitesses angulaires de ra5 tours par minute (alternateurs Ganz), la première solution était, dans les groupes exposés, généralement préférée k la seconde,
- Vitesses linéaires des alternateurs. — L'emploi de faibles, vitesses angulaires, emploi imposé, comme on vient de le voir, par les considérations de commande directe par moteurs a vapeur, a pour conséquence l'adoption de vitesses linéaires dépassant rarement 3o ni : s; dans beaucoup de cas même, la vitesse n’atteint pas ao m : s.
- Même avec ces vitesses linéaires assez faibles, la largeur du pôle, perpendiculairement a l’axe, est encore relativement grande ; aussi les largeurs des machines parallèlement à l’axe sont généralement assez réduites, ce qui a pour effet, lorsque la carcasse de l’induit n’est pas beaucoup plus large que la largeur utile de la dynamo, de donner à celle-ci une forme élancée généralement séduisante a l’œil ; tels sont les alternateurs de la Société Helios, de la Société Electricité cl Hydraulique de Charleroi, des ateliers du Creusot, de MM. Kolben et C c, e.tc., etc...
- JSati.re des pôles inducteurs et chute de tension. — La majorité des constructeurs paraissent s être préoccupés tout spécialement de la chute de tension.
- C’est en effet une des questions k l’ordre du jour dans la construction clés alternateurs et, l’Kxpositiou Universelle <le Paris nous a paru très instructive à ce sujet.
- 11 est admis k l'heure actuelle que la valeur d’une machine à courants alternatifs, k part bien entendu certains cas particuliers, dépend de sa chute de tension, non seulement sur résistances non inductives, mais encore et surtout sur résistances inductives. Les valeurs généralement admises sont d’environ 5 p. ioo pour les charges non inductives et de i5 p. ioo pourcellcs présentant des facteurs de puissance assez divers suivant les cas ; quelques machines atteignent même une chute de tension assez voisine de io p. ion seulement : parmi celles-ci, il faut citer l'alternateur triphasé de la Société l'Eclairage Electrique qui n'a que n p. ioo de chute de tension avec un facteur de puissance de o,5 seulement, celui de MM. Kolben et C c qui a y p. ioo avec un facteur de puissance de o,q et ceux de la Société Electricité et Hydraulique dont la chute de tension est de îo p. 100 environ avec un facteur de puissance de o,85.
- f.a question de la chute de tension est forcément liée avec la constitution des noyaux et des pièces polaires, aussi la plupart des alternateurs à faible chute de tension ont-ils des inducteurs pleins en acier.
- Pour tous, la saUiralion dans le circuit magnétique inducteur est assez élevée et le point correspondant k la marche k vide est toujours sur le genou de la courbe de magnétisation ou un peu au-dessus.
- Parmi les constructeurs qui ont conservé l’emploi des tôles feuilletées pour les inducteurs, deux : l'AlIgemeine Elektrieitüts-Gcsellschafl, de Berlin, et MM. Farcot, de Saint-Ouen, peuvent être mis k part par suite de la présence dos circuits amortisseurs Hutin et Leblanc desLiués k faciliter le maintien des alternateurs en synchronisme dans le fonctionnement on parallèle.
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- Les autres- constructeurs, utilisant les inducteurs feuilletés dans les alternateurs à pôles séparés, sont : les ateliers d'Oerlikon, la Compagnie de Fives-Lillc, MM. Siemens et Halske, de Berlin, la Compagnie française Thomson-Houston, la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, M. Maurice Leblanc et MM. Boucherot et C10.
- Si l'on en excepte ces deux derniers, par suite; de l'asynchronisme de leurs alternateurs, on voit que l'emploi des inducteurs feuilletés est peu fréquent maintenant.
- Les pôles en acier joiieul de plus un rôle important pour Je fonctionnement en synchronisme, car leur effet est, comme celui des amortisseurs ilutin et Leblanc, de diminuer les mouvements pendulaires au prix toutefois d’une plus grande perte d’énergie.
- Un seul alternateur triphasé à pôles alternés, celui de MM. Kolben et C,e, de Prague, a des épanouissements polaires en tôles feuilletées, nécessités, du reste, par l'emploi de rainures assez larges dans l’induit.
- Alternateurs eompounds. — A la question de la chute de tension peut être rattachée celle du compoundage des alternateurs.
- T.es partisans du compoundage reprochent à ceux des alternateurs à faible chute de tension, et par suite, à pôles très saturés, la mauvaise utilisation de l'induit par suite du faible poids de cuivre employé sur cette partie des alternateurs, relalisement au poids total de cuivre, et proposent l'emploi de machines à faible entrefer et à répartition du cuivre en parties a peu près égales sur-l’induit et'sur l'inducteur.
- Une seconde raison qui milite en faveur du compoundage est celle presque inséparable de l’asynchronisme, c'est-à-dire, du fonctionnement en multiple des alternateurs sans que ceux-ci soient astreints à conserver le synchronisme.
- Doux solutions du problème général du compoundage et de l’asynchronisme ont été présentées à 1 Exposition : rime, par M. Maurice Leblanc, dont les travaux en électricité industrielle oui fait depuis dix ans l’admiration des élccti-iciens du monde entier, et l’autre par M. Paul Boucherot, également connu par ses nombreux travaux sur les courants alternatifs.
- Une troisième solution : celle de M. Blondel, une des personnalités les plus écoutées du monde électrique, devait aussi figurer dans l’exposition de MM. Sautler et Hurlé et appliquée à 1 alternateur il grande vitesse linéaire dont nous avons parlé plus haut.
- Entrefers. — Les entrefers employés sont assez variables; réduits à de simples jeux imposés, par les conditions mécaniques dans certaines machines à pôles séparés, ils ont une importance assez grande dans d’autres.
- Dans beaucoup d'alternateurs, l’entrefer n'est pas uniforme sous les épanouissements polaires; ceux-ci présentent de légers chanfreins ou sont arrondis de façon à réaliser une meilleure répartition do l'induction pour robtenliou d'une tension aussi sinusoïdale que possible et éviter l’emploi d’un grand nombre d'encoches.
- Parmi les maisons qui ont employé couramment les pièces polaires avec rebords abattus, il fit ut citer MM, Ganz et C‘°, la Société l’Eclairage Électrique, les ateliers du Creuset, les ateliers d'Oerlikon (alternateur à fer tournant), la Compagnie Thomson-Houston, etc.
- Forme des encoches. — Tous les alternateurs exposés sont à induit denté ; les alternateurs sans fer, comme les alternateurs à induit lisse, ont complètement disparu du marché.
- En général, les encoches sont ouvertes, soit sur leur largeur complète, de façon à former de simples rainures, pour permettre le bobinage sur gabarit, soit sur une faible partie de cette largeur.
- Quelques constructeurs, cependant, conservent les induits à trous, ce sont : MM. Brovu-Bovcri et Ci0, de Baden-Baden, la Société l'Eclairage Electrique, la Société Electricité cl Hydraulique et M. J- Bieter, de Winterlhur, etc. Les isthmes séparant les trous de l’entrefer son! très réduits, principalement dans l'alternateur Bruwn-Boveri et C10.
- Les encoches, qu’elles soient ouvertes ou fermées, ont généralement, une. forme rectangulaire avec angles plus ou moins arrondis, du côté de l'entrefer seulement : alternateur Hevland, alternateur Grammont {matériel Routin), ou des deux côtés à la fois.
- Quelques machines fonL exception à cette règle et ont des encoches ou des troua circulaires.
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- Ce sont celles : de la Société anonyme de Franefort-sur-le-Meiii, ci-devant "W. Lahmeyer et Cie, de la Société l'Eclairage Electrique (alternateur de 3oooo volts), de MM. Brown-Bovcri et C‘e (alternateur à inducteur extérieur), de M. Krizik, de Prague, etc..
- Nombre (Vencoches par phase. — 11 semble que peu de; constructeurs se soient réellement préoccupés de l’amélioration de l’induit au point de vue de la dispersion. L'importance de la dispersion est cependant le factcvir prépondérant dans la chute de tension sous charges iortement inductives, et la diminution de la dispersion dans les induits doit, à notre avis, marcher de front avec la saturation des inducteurs puisque une faible diminution de la première peut donner lieu à une diminution importante du courant d'excitation pour la marche en charge.
- La dispersion dans les alternateurs est analogue, jusqu'à un certain point, à celle des moteurs d’induction et sa diminution peut s’obtenir, non seulement par celle des anipèretours par centimètre de l’induit, comme on l’admet habituellement, mais encore, toutes edioses égales d’ailleurs, par la division de l'induit en un plus grand nombre d’encoches par pôle.
- Cette idée a etc utilisée très heureusement dans l'alternateur de rAllgemcine Elektricitàls Gesellsehaft où l'induit comprend 10 encoches par pôle, soit 5 par phase.
- 11 est bon de citer aussi l’alternateur Ganz du groupe autrichien et celui de MM. Siemens et Halske, de Berlin, qui ont chacun 3 encoches par pôle et par phase, ainsi que les alternateurs à induit mobile de MM. Siemens et Ilalskc, de Vienne, et de la compagnie de Fivcs-Lille.
- Tous les autres alternateurs ont des nombres d’encoches par pôle et par phase de 2,5 (Ganz) 2 et 1.
- Enroulements d'induit. — L’emploi des grosses unités rend possible celui des barres avec développantes pour l'enroulement de l’induit dans les alternateurs à haute tension.
- Deux constructeurs dont les alternateurs a courants triphasés sont, du reste, les deux plus puissants de l'Exposition, rAllgemcine Elektricitàls Gesellsehaft et MM. Siemens et Halske, de Berlin, ont utilisé des barres avec développantes pour l’enroulement de l’induit.
- Le dispositif d’enroulement de l’Allgemeine Elektricitats Gesellsehaft est un des plus ingénieux et réalise un des progrès les plus sérieux qu’il nous ait été permis de constater à l’Expo-
- Les alternateurs a basse tension sont tous, sauf un (celui de M. Krizik, de Prague), munis d’enroulcuients en barre.
- Le montage le plus adopté pour le groupement des phases est celui en étoile. Quelques maisons, MM. Ganz et Gie eu particulier, emploient généralement la disposition en triangle.
- Un seul, enfin, celui de MM. Siemens et Halske, de Vienne (alternateur à pôles séparés), est muni de deux enroulements, un en étoile cl un en triangle aboutissant aux mômes bornes. Ce dispositif est employé pour permettre d’obtenir deux tensions différentes et pour rendre la machine auto-excitatrice suivant le procédé imaginé par M. G. Ossanna.
- La disposition la plus adoptée pour l’enroulement induit par bobine est la disposition ordinaire bien connue ; il y a cependant une tendance à placer toutes les bobines d’une même phase de la même façon, de manière à éviter les erreurs de connexions.
- Parmi les alternateurs à enroulement de ce genre, on peut citer ceux do MM. Brown-Boveri et Cie, de MM. Ganz et Cis et des ateliers du Creusot, etc.
- La plupart des constructeurs ont adopté la disposition par bobines larges, c’est-à-dire, celle correspondant à une bobine complète par paire de pôles et par phase.
- Un, cependant, emploie des bobines étroites, c'est-à-dire une bobine par pôle et par phase sans enchevêtrement, c’est la Société l’Éclairage Électrique.
- Tension des alternateurs. — La tension employée dans les machines exposées dites à haute tension est presque toujours de 1 200 volts aux bornes : mais cela tient uniquement aux réglements élaborés par le service électrique de l’Exposition, qui a préconisé, de préféreuee, ce dernier
- En réalité, la tension des alternateurs exposés varie, généralement entre 2000 et 6000 volts; toutefois, un alternateur à - 5oo volts a été exposé par les ateliers d’Ocrlikon et un autre à
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- 3oooo volts, qui constitue le record de la haute tension à l’Exposition, existait dans le stand de la Société l’Eclairage Électrique, de Paris.
- Pour les alternateurs à bas voltage, la tension généralement adoptée est aux environs de >.oo volts. Une seule exception est celle de l’alternateur de l’Allmanna Swenska Elektrisc-a Aktie-bolaget dont la tension est de 800 volts.
- Moteurs a vapeur. — L’aperçu général que nous venons de donner sur les alternateurs exposés à Paris serait incomplet, si nous ne disions quelques mots sur les moteurs à vapeur qui les commandaient.
- Parmi les conditions exigées par les électriciens pour la commande de leur matériel, deux sont particulièrement importantes : ce sont celles de la possibilité de l'accouplement en parallèle et celle d’une marche économique, même avec le fonctionnement sous charge a facteur de puissance variable suivant les différentes heures de la journée.
- La question du fonctionnement en parallèle des alternateurs n'a pas cessé d’ètre étudiée depuis dix ans; à l’heure actuelle, avec les perfectionnements réalisés dans la construction et dans la conception des dynamos ordinaires à courants alternatifs, on en est venu à ne plus voir dans le problèmè du couplage des alternateurs modernes qu'une question d’ordre purement mécanique, ün admet, en général, que les seules difficultés à réaliser sont d’ohtenir :
- i° Une constance suffisante de la fréquence, ou ce qui revient au même, un coefficient d'irré-gularité’du moteur à vapeur (rapport entre la demi-variation de vitesse instantanée et la vitesse moyenne par tour) assez petit.
- 2e Une action très prompte du régulateur et une chute de vitesse convenable lorsqu’on passe de la marche à vide à la marche en charge.
- Cette seconde condition, indispensable pour le bon fonctionnement en parallèle, a pour but, en somme, de permettre d imposer aux alternateurs une charge déterminée et de diminuer par suite les réactions qui doivent s’exercer entre les deux alternateurs pour le maintien du synchro-
- La valeur de la variation de vitesse qui doit être imposée entre la marche à vide cl la marche en charge, dépend beaucoup des aptitudes électriques au couplage des alternateurs employés et du coefficient d’irrégularité des moteurs à vapeur.
- En général, une variation de vitesse supérieure à 6 p. 100, 3 p. 100 en plus ou en moins, est nécessaire pour le bon fonctionnement en parallèle. L’importance de cette variation de vitesse, ainsi d’ailleurs que la possibilité de pouvoir l'aire varier la vitesse dans la môme proportion avec une charge constante, exige l’emploi d’un dispositif spécial pour obtenir une fréquence sensiblement constante.
- Ce réglage de la fréquence se fait de deux manières, soit par l’action d’un dispositif adapté au régulateur lui-môme, soit par étranglement de la vapeur dans la conduite d’amenée.
- Le premier procédé est le plus généralement adopté; la variation de vitesse a été presque toujours jusqu’ici obtenue par une manœuvre à la main ; il y a ccpcudant maintenant quelques constructeurs qui ont tenté, avec succès, une manœuvre électrique du dispositif, commandée du tableau do distribution.
- On conçoit iacilemeiit, d’après ce que nous venons de dire, que la partie la plus délicate à
- étudier dans les moteurs à vapeur, pour le bon fonctionnement en parallèle, est le régu-
- lateur.
- La rapidité d’action du régulateur tend à éliminer à priori l’emploi de moteurs à plusieurs détentes, à moins toutefois que l’action du régulateur se fasse sentir simultanément sur l’admission dans les différents cylindres, ce qui est très rarement le cas.
- Nous ne voulons pas dire ici cependant que l’emploi des moteurs a vapeur a détente multiple rende impossible le fonctionnement en parallèle, nous pensons seulement que ce fonctionnement est rendu moins stable à égalité de variation de vitesse entre la marche à vide et la marche en charge, non par suite de la paresse naturelle du régulateur, mais à cause de la lenteur avec
- laquelle son action se fait sentir sur les différents cylindres, le régulateur n’agissant que sur la
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- détente dans le cylindre à haute pression dans les moteurs à expansion multiple, tandis qu’il agit sur la totalité de cette détente dans les machines dites monocylindriques.
- On a quelque peu médit des moteurs mouocylindriques dans ces derniers temps. Sans vouloir faire ici une étude comparée des divers types de machines à vapeur, nous pouvons néanmoins rappeler que les moteurs inouoeylindriques présentent dans certains cas des avantages incontestables. La consommation de vapeur par cheval indiqué en pleine charge y est. en effet, peu différente de celle consommée dans les moteurs à plusieurs détentes, tandis que le rendement mécanique en est beaucoup meilleur par suite du plus petit nombre d’organes.
- En outre, les machines monoeyHndriqiies ont ce grand avantage que leur consommation par cheval indiqué ne varie que très peu pour une grande variation de la puissance développée.
- Il en résulte que l'emploi de ces machines est désirable pour la commande des alternateurs des stations centrales, à cause de la variation assez considérable de puissance aux différentes heures .de la journée, et de la nécessité de fournir les courants débattes destinés à l’excitation des transformateurs à vide, courants qui limitent la puissance vraie débitée par les
- 11 resterait à considérer la question du coefficient d'irrégularité.
- La valeur de ce coefficient exigée par la plupart des constructeurs électriciens est de ~ 1/200 au maximum ; dans ces conditions, l'importance du volant est, en général, telle que les turbines, les moteurs jumelés, compounds ou non, et les moteurs à détentes multiples pourraient seuls être employés avec succès pour la commande des alternateurs destinés à fonctionner en parallèle.
- A moins de dispositifs spéciaux permettant de réduire l'importance du volant pour le fonctionnement en parallèle, comme l’emploi des circuits amortisseurs Leblanc, la question du coefficient d’irrégularité seule empêche les machines a un seul cylindre d’èlrc, en général, pou .employées pour la conduite des alternateurs.
- T,e meilleur moyen de concilier les conditions de bonne régularité et de bon fonctionnement en parallèle ainsique de rendement moyen élevé dans la commande des alternateurs est d’employer des moteurs à vapeur jumelés avec les deux cylindres à la même pression, Cette solution n’était, il est vrai, représentée par aucune maison a l’Exposition. La raison doit en être cherchée dans ce qu’aucun constructeur n’exposait, ou plus exactement, ne sollicitait' de récompense pour le groupe complet, mais pour chacun des éléments séparés, même parmi les maisons s’occupant à la fois de constructions mécaniques et électriques.
- Les moteurs commandant les alternateurs étaient, en somme, de Ions types : inouoeylindriques, compound-tandem ou conjugués, machines à triple expansion, etc...
- Quelques constructeurs de moteurs à vapeur se sont intéressés particulièrement à la question de la commande dos alternateurs avec charges très variables, tel est, en particulier, le cas pour la maison Sulzcr frères de Wiuterthur dans un moteur actionnant l’alternateur Rictcr.
- Classii’igation des alteunatkcrs. — La classification des alternateurs que nous ferons ici est surtout destinée à grouper les générateurs a courants alternatifs exposés à Paris et n’aura par suite aucune prétention a la généralité.
- La classification par la nature de l’induit, qui a été adoptée bien souvent, nous paraît devoir être abandonnée d’une façon générale par suite de la disparition des types d’alternateurs h. induit sans'fer et à induit à anneau, lisse ou non.
- La classification que nous préconisons pour les alternateurs modernes a pour base la nature de l’inducteur eu égard au mode de production de la force électrnmotricc induite.
- Nous diviserons donc les alternaleurs en deux grands groupes :
- 1. Alternateurs à flux magnétique renversé, on à pôles alternés ou hétéropoiaires ;
- II. Alternateurs à flux magnétique ondulé, ou à saillies polaires ou homopolaires.
- Le premier groupe peut se subdiviser en deux sous-groupes ou sections suivant la forme des
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- i° Alternateurs à pôles inducteurs saillants ;
- 2° Alternateurs à pôles inducteurs continus.
- Les alternateurs de la deuxième section sont généralement asynchrones, c’est-k-dirc ne sont pas assujettis à tourner en synchronisme lors de leur fonctionnement en parallèle avec d’autres alternateurs.
- Chacun des o. sons-groupes d’alternateurs peut a son tour se diviser en plusieurs classes suivant la constitution du circuit magnétique ou plus exactement des pôles inducteurs et des épanouissements polaires.
- Mous distinguerons trois classes principales correspondant aux différentes constitutions de ces parties.
- a. Alternateurs à pôles et épanouissements pleins ;
- b. Alternateurs à pôles et épanouissements feuilletés ;
- c. Alternateurs à pôles pleins et épanouissements feuilletés.
- Dans chacune des classes d’alternateurs nous séparerons ceux-ci <1 abord suivanL la nature des perforations, puis suivant la fixité ou la mobilité de l'induit et enfin d’après le nombre de Ph“ses.
- Les familles ainsi obtenues seront ensuite divisées d’après le nombre de perforations par pôle et par phase.
- (A suivre.) C.-F. Guiubliit.
- THEORIE GRAPHIQUE
- RÉGI" T. A TT ON DES CONVERTISSE ERS ROTATIFS C1)
- § IL Détermination i>e l’excitation nu convertisseur.
- Les considérations précédentes ont eu pour résultat de fixer les conditions d’alimentation du convertisseur, et en particulier de la réactance, en vue de pouvoir obtenir pour celui-ci une variation de tension donnée avec la charge sans dépasser un certain maximum de courant déwalté, et môme en se rapprochant du minimum de ce courant. Il reste maintenant à résoudre la seconde partie du problème, à savoir la détermination des ampères-tours inducteurs, enroulés soit en série, soit en dérivation, qui permettent au convertisseur de suivre approximativement cette loi de variation grâce au jeu des courants dévvattés.
- Dans ce qui suit, nous supposerons d’abord exclusivement que l’on se trouve dans les conditions ordinaires d’un convertisseur travaillant sans décalage à sa charge moyenne et étant par conséquent parcouru aux charges plus faibles par un courant positif déwatté (en retard de — sur la force électromotrice), et par suiLe magnétisant (2). C’estle cas étudié dans tout ce qui précède.
- Eléments cahactéuistiocics ih; convertisseur. — Ici doivent intervenir les propriétés magnétiques de la machine, qui se traduisent par doux éléments essentiels nouveaux.
- (*) Voir VÉclairage Eleclritjue du y novembre, p. uoG.
- un courant décalé en avance par rapport à la force élcctromotrice intérieure puisque E et â sont A peu près en opposition.
- 11 tend donc à renforcer la force éleotroinotrice & d'après ce qu’on sait des alternateurs en général.
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- ift La caractéristique d’excitation, c’est-à-dire la courbe de variation de la force électromotricc induite en fonction des ampères-tours inducteurs placés sur les bobines excitatrices. Cette courbe est supposée connue par des essais d’atelier; les forces électromotrices induites sont portées en ordonnées et les ampères-tours excitateurs en abscisses (fig. i5).
- 2° La force magnétomotrice équivalente de l'induit, c’est-à-dire le chiffre des ampères-tours, qui, placés sur les inducteurs, produiraient môme force magnétomotrice dans le circuit magnétique que le courant déwatlé Irf circulant dans l’induit.
- Ces ampères-tours moyens équivalents peuvent être représentés comme dans un alternateur par
- en appelant N' le nombre de fils périphériques de l’induit par champ double (c’est-à-dire dans un circuit magnétique), K un coefficient de réduction qui dépend du nombre de phases et d’encoches et de la largeur des pôles, et Iri l’intensité efficace du courant déwatté.
- On détermine K par le calcul en faisant Id = i ampère avec un décalage nul, et en calculant le potentiel magnétique moyen produit sous un pôle.
- On le mesure expérimentalement avec une approximation généralement suffisante (parce que la réactance de fuite ojs est sensiblement négligeable) en faisant tourner à la vitesse normale le convertisseur par l’effet d’une force extérieure et en lui faisant alimenter (du côté alternatif), avec son voltage normal, un circuit extérieur purement inductif (foi’mé de self-inductions donnant un cos o au plus égal à 0,20) ; la différence entre la tension aux bornes «g sous cette charge et celle,e qu’on mesure à circuit ouvert sous la même excitation mesure en volts la réaction d’induit correspondant au courant débité.
- Si l’on reporte e et <S en ordonnées sur la courbe d’excitation, la différence des abscisses A et a (fig. i5) mesure (en négligeant toujours les fuites) les ampères-tours équivalents de l’induit. Il suffit de diviser A — a par le courant efficace Id débité dans l’expérience multiplié par 1 et par le nombre de spires — pour obtenir K
- Étude d’cxe excitation compound ; différents éléments de l’excitation. — L’excitation des convertisseurs est prise aux bornes du secondaire ; elle peut être faite évidemment soit en dérivation, soit en série, soit en compound.
- Soit la tension secondaire aux bornes, Iâ le courant débité, n le nombre de spires de l’excitation en série, r la résistance d’une spire de l’enroulement shunt, les ampères-tours en shunt et en série seront respectivement
- Ce sont eux qui, concurremment avec les ampères-tours équivalents de l’induit, déterminent l’excitation totale.
- Dans le cas le plus général, celui d’un convertisseur compound, la question est donc fort complexe, puisqu’il y a trois éléments variables, le premier avec la tension, le second avec le courant débité, et le troisième avec le courant déwatté.
- Comme on l’a vu plus haut, les ampères-tours secondaires sont proportionnels aux ampères-tours primaires utiles Ttt,—j0.
- D’autre part, si l’on appelle ç le rapport de transformation, c’est-à-dire le rapport de la force électromotrice primaire à la force électromotricc secondaire, comme la résistance de l’induit est déjà par hypothèse comptée une fois dans le circuit d’alimentation, on n’a plus à la compter
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- ici, et on peut poser :
- Ampèr
- de rexcil
- Ampt
- <»7)
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- Les forces magnétomotrices se trouvent ainsi exprimées directement en fonction des éléments des courants primaires, ce qui va nous permettre de calculer les excitations à chaque régime.
- Si l'on compte toujours comme positifs les courants déwattés en retard, (qui sont magnétisants), le nombre total des ampères-tours inducteurs au régime & lw est donc
- L = -£- + ~Tp (lw -/o) + h.
- (H
- Nous mettons le signe -J- devant les ampères-tours déwattés parce que, dans les conditions d'alimentation normales étudiées plus haut, le courant déwattc est dirigé à droite de D, c’est-à-dire positif et magnétisant entre la charge avide et la charge normale, puis démagnétisant au delà. Nous affectons les ampères-tours en série du signe -j- parce qu’en général cet enroulement doit être concordant avec l’enroulement shunt, comme on le verra plus loin.
- Les constantes inconnues /• et n des enroulements sont faciles à prédéterminer, quand on connaît les forces électromotrices <§0 et Qm à réaliser à vide et à la charge moyenne Im où le décalage est nul. Soit en effet sur la caractéristique A0 et A„; les ampères-tours correspondant à &0 el à êIH; on aura pour le second régime
- v,s” + ïft(I” —=A”" (ï,)
- (l) D'après l’égalité du premier paragraphe (relation entre le courant alternatif I„ et
- dans laquelle on remplace, pour plus de précision, par hu —j6. Si l'induit portait deux enroule
- différents, on
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- nt déwatté à vide, dont la valeur ne peut descendre au-dessous d’n l’a expliqué plus haut, lu seconde équation détermine la conclu
- : la première donne ensuite le nombre de spires (
- On voit de plus que les ampères-tours en dérivation, proportionnels à —— , sont plus petits que les ampères-tours totaux A0 (en supposant <g,„><S0) et qu'ils décroissent quand croît le courant déwatté f0 tandis que les ampères-tours en série, proportionnels à n (Im — j), croissent avec ce
- Détermination du coudant déwatté en fonction de l’excitation a courant watté constant, puis A puissance constante, sous une force électrotrice constante de la génératrice. — Sup-
- /M
- Fig. 1 -J bis.
- posons, comme pour les moteurs synchrones, le convertisseur alimenté par une force éleclromo-trice constante E, et excité par un courant inducteur réglable à volonté.
- L’épure fondamentale (fig. 2) combinée avec la courbe précédente (hg. 16) permettra d'abord aisément de trouver, pour chaque valeur du courant watté lw, les valeurs du courant déwattc correspondantes à chaque valeur de l’excitation, exprimée eri ampères-tours.
- En effet, soit par exemple 1^, le courant, watté donné, et BD la ligne de repère, tracée grâce à la connaissance supposée acquise du coefficient y. Le lieu du point G, caractéristique du régime, pour cette valeur constante de lw est la droite DQ tracée perpendiculairement à BD, à la distance BD — ZI1(1, tandis que le lieu du point O, seconde extrémité du vecteur E, est la ligne ÜBX.
- Tous les régimes correspondant au courant watté seront donc obtenus en traçant de tous les points C, G7, C"... de la première droite des arcs de cercle de rayon E coupant la seconde en O, O', O"... Les segments BO, BO', BO" ainsi formés mesurent les valeurs des forces électromotrices intérieures C, C'7... correspondantes, et les segments DC, DC’, DG"..., divisés par Z, mesurent les valeurs du courant déwatté I(J.
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- Pour chaque paire de valeurs de $ et ld ainsi déterminées, on obtjent les ampcrcs-tours excitateurs A,, par la courbe d'excitation (fig. 16) en retranchant des uinpcres-lours résultant A correspondant à l’ordonnée <g de cette courbe les contre ampères-tours de l’induit; d’où
- Il ne faut pas oublier (pie le courant déwatté 1^ est démagnétisant et positif s’il est compté à .droite de l’axe BD, et négatif et magnétisant s'il est compté à gauche. Le signe supérieur s’applique au premier cas et le signe inférieur au second.
- Cela posé, l'épure permet maintenant de déterminer le lieu des points C et les variations de E à puissance constante, si l'on maintient la force électromotrice de la génératrice constante, comme dans le cas des moteurs synchrones. On a en effet ici simplement P — & T„
- de sorte que pour chaque valeur de Iu,, et par conséquent pour chaque position de la droite DQ, la valeur de <S, et par suite la position du point O, sont connues, et ou peut aussitôt tracer de ces points des cercles de rayons E, dont les intersections respectives avec les droites DQ donnent les points C cherchés. On pourra ainsi tracer les courbes en Y analogues à celles des moteurs synchrones et les courbes des valeurs de C correspondantes. Mais, ces régimes à puissance constante ne présentent plus pour les convertisseurs le même intérêt pratique que pour les moteurs, car la variation de £ serait fort gènaute.
- Différentes valeurs de l’excitation a puissance constante et potentiel constant. Courbes en Va tension constante.— L'épure précédente (fig. iG et 17' donne aussi la solution immédiate du problème plus pratique (') qui consiste à déterminer les intensités du courant I correspondant aux différentes excitations, sous puissance constante et sous tension secondaire aux balais constante. C’est le même problème que le précédent, avec cette modification que ce n’est pas la différence de potentiel aux bornes qu'on doit ici supposer constante, mais la force élec-tromotricc induite G .
- Le lieu du point C. est encore la droite CD elle-même. Mais nous ajoutons la condition que le segment OB reste constant; le point O devient donc invariable (fig. 17 bis).
- Pour chaque position dü point C, le segment CB correspondant indique le courant, et OC la force électromotrice nécessaire à la génératrice.
- Si l’on porte les forces électromotrices en abscisses et les courants en ordonnées, on obtient des courbes en forme de V (fig. 18) indépendantes du bobinage inducteur et de la loi de saturation, grâce à l’hypothèse do & constant.
- Mais il est plus intéressant de prendre comme variable en abscisses, comme pour les moteurs synchrones, les ampères-tours excitateurs, sans distinguer s’ils sont en série ou en dérivation ; cela reviént à supposer une excitation séparée.
- Ces ampères-tours sc déterminent pour chaque valeur du courant alternatif I en mesurant sur l'épure (fig. 13) le segment CD correspondant qui indique le courant déwatté Id , et en retranchant des ampères-tours à vide OM capables de donner la force électromotrice ê les ampères-tours magnétisants produits par l’induit
- n V vA )ld’
- comptes avec le signe + ou le signe —suivant que ld est positif ou négatif, c’est-à-dire que le point C est à droite ou à gauche de D.
- (*) Le cas que l’on considère est le cas d’utilisation. Mais ce n'est encore qu'un cas théorique, puisqu’on suppose la force électromotrice maintenue rigoureusement constante et on verra plus loin qu’on ne peut réaliser cette condition qu’approximativement. Bans lu cas général on fera donc varier à la fois Q et E.
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- Si l’on porte les valeurs de l’excitation A ainsi déterminée en abscisses et les valeurs de I correspondantes en ordonnées, on obtient une courbe en V dont la fig. 19 indique le schéma et dont le coude correspond au régime sans décalage. En portant aussi en ordonnées les valeurs de E correspondantes, on obtient une seconde courbe en V, dont le coude est reporté beaucoup plus a droite, de sorte qu’elle se réduit dans la portion utile de l’épure à une branche descendante.
- Ces courbes se prolongeraient à la gauche de l’origine, si l’on voulait considérer le cas d’excitations négatives. Pour chaque valeur de la puissance débitée on obtient une paire de courbes du meme genre.
- Limite supéiuf.ukf. nu courant diïwattk. — On a vu précédemment que le courant déwatté a une limite inférieure. Il a également d’après l’équation (23) une limite supérieure, celle qui rendrait l’excitation shunt nulle ; car on ne peut songer à une excitation shunt négative ; cette limite
- i - A« v'~
- 0 K N'
- (^4)
- doit être supérieure à la limite minima, à moins que le nombre de spires sur l’induit ne soit
- Mais en fait il n’y a pas besoin de limite supérieure du courant déwatté puisqu’on cherche à le prendre aussi faible que possible pour réduire les inconvénients qu’il produit dans la distribution, c’est-à-dire l’exagération de E.
- Ce qui doit achever surtout de déterminer la valeur à choisir pourj'0, c’cst la condition qu’entre la marche à vide et la marche normale, la variation de voltage, qui détermine le jeu des enroulements inducteurs, soit, celle qu’on a fixée pour l’exploitation et qui est représentée par la caractéristique d’alimentation définie plus haut.
- Pour faire cette comparaison facilement, nous introduirons une notion commode, celle de la caractéristique des décalages à tension constante du convertisseur.
- CARACTERISTIQUE DES DÉCALAGES DU CONVERTISSEUR SOUS FORCE ÉLECTROMOTRICE CONSTANTE. ---------- Sup-
- posons que, par un moyen quelconque, la Lension aux balais du convertisseur soit maintenue constante ; il en sera de même de l'excitation dérivée, proportionnelle à cette tension, ainsi que des ampères-tours totaux qui produisent la dite tension.
- On aura donc :
- A = constante, Ai = constante ;
- As P Aa — constfinte (A — Ad ), (.8)
- + (.9)
- par suite
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- Cette formule exprime tout simplement qu’a tension constante le transformateur peut fournil’ n’importe quel courant secondaire (proportionnel à Iw), qui traverse ses inducteurs en série, grâce à la réduction automatique du courant déwatlé Ij qui prend de lui-mème la valeur voulue pour rétablir toujours môme force magnétomotrice totale A.
- La relation entre ïw —j0 et ld est simplement linéaire. Si donc nous représentons (fig. «0)
- comme dans tout ce qui précède, sur la droite de repère BY, les charges sous forme de segments proportionnels <^D— ZI et'les courants déwaltes correspondants Q par d’autres segments proportionnels
- DC = ZI,t.
- Le lieu du point C, extrémité de !re en Q
- : droite QP ayant pour coefficient angu
- Ce coefficient ne dépend que des enroulements inducteur et induit. Cette droite se trace facilement en pratique en déterminant les points Q, à décalage nul, et P, à travail nul.
- Pour chaque valeur de <S, il existe une valeur de A — Ad ; on la lit sur la caractéristique en traçant (fig. 16) par le point m correspondant à cette coordonnée la droite ma sous un angle 0 par rapport à l’axe des A ayant pour coefficient angulaire la résistance de la spire moyenne du shunt,
- tg8 = r.
- Donc à chaque valeur de £, correspond une droite PQ plus ou 1 noms éloignée du point d-, mais toutes ces droites sont parallèles, ayant un môme coefficient angulaire ? qui ne dépend que des enroulements. Plus le nombre des spires de l’enroulement en série est réduit, plus évidemment le point Q s’éloigne de d sur la droite B\T ; quand l’enroulement en série n’existe pas (convertisseurs excités en simple dérivation), la droite PQ devient une parallèle à QY menée par P.
- Inversement la réduction du nombre des spires sur l’induit éloigne le point P vers la droite sur la perpendiculaire d]?.
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- Enfin l'augmentation ou la diminution des ampères-tours du shunt diminue ou accroît la différence A— Ad. et par conséquent rapproche ou éloigne la droite PQ du point d ; elle passe par ce point quand A‘d =A.
- Cakactéiustiqur effective du convertisseur en uiiabCtE. — Cela posé, rien n'est plus simple que d'étudier sur l’épure les variations de la tension aux bornes du convertisseur en Jonction de son débit ; il suffit d’inverser le problème et de chercher quel est le débit correspondant à chaque tension, comprise dans les limites où l’on prévoit que celle-ci peut varier.
- Soient & Q> &" une série de valeurs de la tension g ; on porte les longueurs correspondantes enBO, BO',BO"..(fig. 21}. De ces points O, O', O'' on décrit des cercles avec E comme rayon, ou E^^E^respec-iivement si on admet une force électromotrice d’alimentation variable, et on prend leurs points de rencontre C, C, C" avec les caractéristiques de décalages QP, Q'P\ Q;/P". correspondant respectivement à ces mêmes valeurs £, Ces points définissent les régimes de courants Iw et ld corres-
- pondants du convertisseur, et en particulier les charges d\), dD', rfD ' . Si l’on a tracé d’autre part la caractéristique demandée point par point pour les mêmes valeurs de g', g'', la comparaison des deux courbes indique immédiatement les écarts entre les valeurs désirées et les valeurs réalisées par l'appareil.
- L'inconvénient de cette construction est que les cercles coupent en pratique les droites PQ ' sous, des angles très aigus et que les points de rencontre sont ainsi un peu incertains.
- Pour faire la comparaison avec plus de précision par le calcul, il suffit de calculer en fonction de <g par les équations (a) et(ay) c’ést-à-dire
- Z3 (I"c/ —}— Itw ) -j- i,lîlw -f- XL) —, E2 — fè-.
- Ces deux équations à deux inconnues I^.et permettent d’éliminer ]4 et de résoudre 1*. en fonction de quantités connues, S étant supposé déterminé préalablement; ce calcul, bien qu’un peu laborieux, ne présente aucune difficulté.
- Sans tracer la courbe d’une façon rigoureuse, on peut aisément en prévoir l’allure dans les divers cas. Comme, d’après ce qui précède, l’inclinaison des droite de décalage PQ dépend du courant déwnlté admis à vide on conçoit que le choix de celui-ci doit être fait eu se préoccupant d’améliorer l’accord entre la courbe réelle et la courbe demandée. Nous allons examiner à ce point de vue les princjpaux cas pratiques.
- Application au cas d’lne excitation indépendante. — Supposons d’abord pour simplifier que l’excitation shunt soit remplacée par une excitation indépendante et constante ; alors est eohstaiit.
- On voit immédiatement que si l’on n’ajoute pas d’enroulement en série, le convertisseur ne pourra donner que des tensions décroissantes quand la charge augmente. La caractéristique de décalage à toutes charges est en effet une droite PQ parallèle à B A (fig. 22) et si l’on prend sur elle des points C/ C" qui vont en s’éloignant de P, les rayons constants E coupent l’axe BO en des points O, O', O" qui se rapprochent de B; les tensions proportionnelles à O B vont donc en décroissant.
- Donc quelle que soitla réactance etla force éleetromotrice extérieure choisie E, une excitation indépendante (ou a fortiori dérivée) ne peut maintenir la tension constante aux balais du collecteur à courant continu. 1! va sans dire que la meilleure excitation dans ces conditions de marche à potentiel tombant serait celle qui annule le courant déwalté dly à toutes charges : mais ce mode de fonctionnement est , je crois, sans grand intérêt pratique C).
- P) On a proposé quelquefois J employer la régulation à potentiel tombant pour les convertisseurs travaillant en parallèle avec des batteries d’accumulateurs afin de faire débiter celles-ci aux fortes charges et se recharger aux faibles charges, mais il serait barbare d’être condamné ainsi à accepter des variations de voltage de 10 à -to p. joo
- adjoints à la batterie. ' ' '
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- Si l’on ajoute un enroulement en série, qui incline la droite PQ, vers la gauche, les variations de § deviennent évidemment moindres. Cherchons la condition pour qu’elles se réduisent au minimum c’est-à-dire pour que le convertisseur donne une tension pratiquement constante.
- Il Tondra évidemment que la caractéristique de décalage PQ se confonde le mieux possible dans les limites pratiques de charge avec un cercle décrit du point O correspondant à BO = E. Soit,
- F (fig. 23) le régime de marche à vide, G le régime moyen, M le régime de charge maxima, On pourra tracer une droite telle que ab coupant le cercle en deux points a et b intermédiaires à ces régimes, et qui s’écartera très peu du cercle dans tout l’arc d’emploi. Les. segments rfP et dQ lus sur l’cpure détermineront les courants i0 et 1^, à vide et en charge normale, et les équations (3i) et (32) permettront d’en déduire le nombre d’ampères-tours constants Ad à réaliser, ainsi que le nombre de spires n du circuit en série.
- Les faibles écarts résiduels de la tension $ s’obtiendront en traçant de tous les points de la droite PS des cercles de rayon K et prenant leurs intersections avec l’axe des tensions BO.
- Le choix de la réactance X influe sur la précision de la régulation, en ce que plus l'arc de cercle FM, correspondant à une même variation de charge, a d’ouverture, plus il est difficile de le confondre avec une droite PS. Pour améliorer la régulation, on devrait donc réduire au minimum le segment eiD= 7Aœ mesurant la charge maxima 1*,, et dans ce but réduire autant que possible la réactance (qui est le facteur le plus important dans la valeur de /).
- Mais, comme on l’a vu plus haut, celle-ci 11e peut être réduite au-dessous d’une certaine valeur X„ sans que cela force à accroître le courant déwatté à vide in. U y a donc un juste milieu à prendre entre X0 et zéro, qui dépendra des circonstances et de l’appréciation de chacun. En particulier on pourra réduire d’autant plus X que la charge du convertisseur sera plus régulière et qu’il marchera moins souvent à vide.
- Pour hypercompounder la machine, on devra redresser davantage la droite PQ en remontant plus haut le point Q sur la droite BY ; mais le principe reste le même, tracer la droite PQ de façon qu’elle se rapproche le plus possible en tous points de la caractéristique demandée; tracée tout d’abord.
- Application au cas oénéral de l'auto-iîxcitation. — Dans le cas général de l’auto-excitation, la solution est peu différente, mais elle se trouve compliquée par le fait de la variation de l’excitation shunt avec la tension. Au lieu de n’avoir à faire qu’à une seule droite de décalage PQ, on aura donc un réseau de droites parallèles correspondant à diverses valeurs de ê.
- Dans le cas de la régulation à potentiel constant, la méthode de. détermination des enroulements inducteurs et de la réactance du circuit reste exactement la même que dans le paragraphe précédent. puisque le shunt doit produire par hypothèse une excitation constante. Mais il faut tenir
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- compte des petites variations de Ad dans le calcul final des écarts de voltage dus à l’imperfection de la régulation :
- Pour les valeurs de & inférieures à la valeur normale, l’excitation shunt se réduit d’eJle-même, par conséquent la droite PQ se rapproche de d parallèlement à elle-même ; elle s'écarte au contraire quand & augmente. Il est facile de voir sur la figure ‘>.\ que cet effet tend à accroître les écarts par rapport à ce qu’ils sont avec une excitation dérivée constante.
- Quand l’appareil doit être hypercompound, les deux régimes à vide et à charge moyenne sans décalage déterminent comme plus haut les ampères-tours déwattcs à vide A0 et, par suite, les enroulements shunt et série.
- -7 e"
- / '
- FiS. 23.
- Soit & et <§' les valeurs de la tension correspondante à ces deux régimes, A, et A., les ampères-tours correspondants d’après la courbe d’excitation ; les ligues de décalage relatives à toutes les valeurs intermédiaires seront parallèles et comprises entre deux lignes ayant pour équation l’équation 29, avec des seconds membres respectivement égaux à
- et passant l’une par P l’autre par P, (fig. ?.Q.
- Pour qu’il puisse y avoir effectivement hypercompoundagc, c’est-à-dire &' ~> <S, il faut que le point Q soit peu élevé sur la droite BY. Cela indique simplement qu’il faut soit-un enroulement en série puissant, soit un grand courant déwatté à.vide. C’est évidemment la première solution qui paraît préférable.
- Mais comme pour réduire S, il y a toujours intérêt à incliner la droite BY vers la droite, on sera amené à accepter, dans le cas de l’hypereompoundage, d’accroître a la fois les deux éléments dontil
- C\S l)E LA RÉGULATION DE LA TENSION d’aLISIEXTATION PAR COMPOUNDAGE DU GÉNÉRATEUR. ---- Comme
- on l’a dit plus haut, on peut théoriquement annuler à toutes charges le courant déwat.té en alimentant le convertisseur par un alternateur convenablement compoundé qui donne «ne force électromotrice F, croissant avec la charge de façon que le point C se déplace toujours sur la droite du repère BY pendant que & reste constant Ou va en croissant suivant le but désiré. Comment devra être organisée l’excitation dans ce cas?
- Si le voltage est demandé constant g, l’excitation sera évidemment en simple shunt, et sa valeur est aisée «'déterminer par la condition qu’à charge nulle elle donne exactement le voltage ê, puisqu’il ne doit pas y avoir de courant déwatté.
- Si l’on demande au contraire des voltages croissants avec la charge, l’excitation doit être com-poundée. L’enroulement shunt sera choisi encore de façon à donner à lui seul la force électromo-Irice S à vide, et l’excitation en série de façon à produire le supplément d’ampères-tours nécessaires pour réaliser la force éleetromotriee &' demandée sous la charge I„.
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- Comme on l’a dit plus haut, dans ce cas de régulation, on doit chercher à réduire la réactance X et le décalage 9 au minimum.
- Cas de la régulation m; la tension aux bornes par variation de i,a réactance du circuit X. — Les deux enroulements se déterminent de la même manière que dans le cas précédent, puisque la tension du courant alternatif à l’entrée est réglée encore de même par des actions extérieures sans décalage du courant à l’intérieur de la machine. L’excitation sera en simple shunt pour tension constante, compound pour tension croissante avec la charge ; le shunt se déterminera par le voltage à vide, l'enroulement en série par le voltage en charge.
- Suppression tossirle de l’excitation shunt. —• Rien ne force à employer une excitation indépendante ou shunt comme nous l’avons supposé jusqu'ici; car on peut toujours en mettant assez de spires sur l’induit et réduisant l’entrefer, réaliser l’excitation nécessaire a vide par le seul effet de la réaction d’induit.
- Les équations (ai) et (22) se réduisent alors à
- (ai bis)
- (22 bis)
- Pas plus que l’excitation shunt, ce système ne permet de réaliser exactement une tension constante ou croissante sans inducteurs en série ; il jouit un peu des propriétés d’autorégulation des transformateurs, mais à un degré insuffisant par suite do la plus grande résistance du circuit-magnétique.
- D’autre part, la grande valeur qu’il faut alors donner au courant déwatté présente le très grave défaut de taire chauffer l’induit davantage en accroissant le courant total, et d’accroître le décalage' du générateur, d’où réduction de puissance, grandes chutes de' voltage en ligne, etc., en un mot, tous les inconvénients ordinaires des forts courants déwallés; en outre, la commutation sans étincelle est moins bien assurée par suite de la réduction de l’entrefer.-
- Aussi ce procédé, après avoir été préconisé par la Société Westinghouse, est-il aujourd’hui délaissé ; nous ne le citons que pour montrer la facilité avec laquelle on peut calculer l’excitation dans ces conditions aussi bien que clans les précédentes. Ï1 a cependant un avantage, c’est de rendre le bon fonctionnement de la commutatrîce plus indépendante de la forme de la courbe de la force électromotrice de la génératrice.
- Conclusion. — O11 voit que le diagramme des moteurs synchrones, rapporté a deux axes, sc prête par des extensions toutes naturelles à l’étude du convertisseur ét permet d’en analyser les conditions de fonctionnement dans les cas les plus variés. Je serai heureux s’il, peut aider à débrouiller et comprendre le problème fort complexe que soulève la régulation de ces machines, problème le plus compliqué je crois, que soulève, la machinerie à courants alternatifs.
- La méthode que je viens d'exposer permet du reste non seulement de prévoir qualitativement les phénomènes, mais de les calculer numériquement en combinant les épures (ou les équations qui les traduisent' avec les données de 1 expérience. Des exemples d’applications expérimentales feront l’objet d'un mémoire ultérieur.
- A. Blondel.
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- SUR LES PROPRIÉTÉS DES ANNEAUX A COLLECTEUR
- À la suite de l’article de M. Maurice Leblanc paru dans U Eclairage Electrique du 26 octobre 1901 et de celui de M. Bunot paru dans L’Industrie Electrique du 2a octobre, nous avions eu, un instant, l’intention de publier notre théorie analytique relative à la nouvelle propriété des anneaux à collecteur que ces articles signalent et contestent. Mais, pour avoir quelque chance d’être mieux écouté, nous avons cherché à faire d’abord des essais concluants. La bonne volonté de M. Boucherot nous l’a permis.
- Les résultats de ces essais sont consignés dans une lettre que M. Boucherot a bien voulu nous adresser et que nous nous permettons de publier ci-dessous (Jj.
- I.es résultats de ces essais étant des plus nets, nous exposerons donc une théorie plus serrée de celte nouvelle propriété des anneaux à collecteur.
- Considérons un anneau en acier magnétique disposé dans un deuxième anneau dont il est séparé par un entrefer. Les deux anneaux seront supposés feuilletés.
- Traversé par un courant i, une spire tambour aa (fîg. 1) ou l'ensemble de deux spires Gramme diamétralement opposées aai bb (fig. 2), émet un flux œ que nous pouvons toujours mettre sous la forme ;
- — Xi
- X étant un certain coefficient qui ne saurait dépendre en aucune façon de b» position de la spire aa ou de l’ensemble des spires bb sur la périphérie de l’anneau.
- que vous m’aviez signalée il y a un an bien avant que M. Heylaiid ait fait” les publications qui onL motivé l’article' de M. Leblanc sur cette question.
- usage qui vous conviendra.
- niées, 48 sections enroulées en tambour, les sections diamétralement opposées étant reliées èii tension, cl les
- masse, ne pouvaient être parcourus par aucun courant.
- L’entrefer était de l’ordre du millimètre.
- balais n0s"i et 3 qu'entré lés balais n°*Vêt 4-
- possédant quatre bagues. Il n’était nullement question d’apprécier les conditions dans lesquelles se faisait In commutation, mais simplement de constater la variation de l’impédance.
- Un second essai à fréquence pins élevée (fréquence 35) nous a montré que l’impcdanee était, au repos do a5 ohms
- du synchronisme.
- JSous avons également constaté que l’impédance ne variait pas, quel que soit le sens de rotation, avec un courant Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.
- ï*. Boucherot,
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- Nous admettrons : •
- i° Que le coefficient ). est indépendant de l'intensité i ;
- 2° Que la distribution du flux <p à Yintérieur de Vanneau est sinusoïdale.
- Considérons le cas simple d’un anneau avec enroulement Gramme dnut les conducteurs supposés de section rectangulaire sont dénudés sur la périphérie extérieure de l'anneau de façon à composer un collecteur (fig. 31. Ce collecteur comprendra, par construction, autant de lames qu’il y a de spires-sur l’anneau. Disposons sur ce collecteur, à nombre pair de lames pour fixer les idées, •> balais à 180°, chaque balai ayant la largeur d’une lame et portant, dans le cas général, sur deux lames à la fois.
- Envoyons ensuite par ces balais un courant i dans l’anneau.
- Nous isolerons d’abord par la pensée les deux spires en court-circuit sous les balais.
- Parmi les spires en circuit, chaque groupe de 2 spires diamétralement opposées produira un flux :
- On peut géométriquement représenter ce flux par un vecteur o? normal au diamètre joignant
- S’il y a n spires sur l’anneau, il y aura n — 2 spires en circuit et—1 vecteurs semblables que nous pourrous composer en vue d’obtenir le vecteur résultant représentant eu grandeur et en direction le flux résultant produit par l’ensemble des n — 2 spires en circuit de l'anneau.
- Par raison de .svmétrie la directio'n de ce vecteur sera certainement le diamètre ajï.séparant d’une mauicre symétrique les deux moitiés en parallèle de l’anneau. Pour avoir dès lors sa grandeur il suffit de faire la somme des projections de tous les vecteurs élémentaires sur cette diree-
- Considérons l’ensemble de 2 spires jointes par un diamètre de l’anneau faisant un angle 0 avec La projection sur du vecteur o? correspondant à ces deux spires sera :
- Par unité d’angle il y a tairessera donc :
- vecteurs. La somme des projections de 4>= f ~ X — sinO rf6 = li.
- vecteurs élémen-
- Le vecteur élémentaire correspôndant aux spires en court-circuit sera normal au vecteur o et susceptible de représenter un petit flux indépendant j étant le courant qui traverse les sections
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- L ensemble des spires en circuit a un certain coefficient de. self-induction L que nous allons maintenant déterminer grâce à la connaissance du flux <ï>.
- Une spire faisant un angle 8 avec la direction x|3 est traversée par un flux :
- Chacune des deux moitiés en parallèle de l’anneau est donc
- par un flux :
- Le coefficient de self-induction de l’une des deux moitiés en parallèle de l’anneau est donc :
- et le coeflicient de-self-induction de l’ensemble des deux moitiés en parallèle :
- Nous remarquerons, en outre, que la somme des lignes de force qui, émises par les spires en circuit, traversent les spires en court-circuit sous les balais est nulle puisque — sinfo) = o.
- C’est, dire que le coefficient, d’induction mutuelle entre l’ensemble, des spires en circuit et chacune des spires en court-circuit
- Des calculs precedents il résulte que si le courant i amené dans l’anneau par les balais est variable, il y aura dans l’ensemble des spires eu circuit, soit que l’anneau tourne, soit qu’il soit au repos, une force électromotrice induite par self-induction qui sera égale à
- En outre, M étant nul, le fait du passage d’un courant variable dans les spires en circuit n’exercera aucun effet dans les spires en court-circuit et réciproquement; si l’anneau tourne, le processus de la commutation, correspondant à une variation rapide du courant j dans les sections en court-circuit — variation dont le taux moyen est — , i étant le courant amené par les balais, -r la du,rée du court-circuit de chaque spire n’aura aucune influence résultante sur l’ensemble des spires en circuit.
- Envoyons maintenant dans l’anneau des courants tétraphasés par 4 balais à go° les uns des autres, a. Q, y, o (fig. 4)» les balais a, [3 servant, par exemple, au passage du courant T sincof, les balais y 3 au passage du courant 1 cos bit. Il y aura, dans ces conditions, simultanément 'i spires en court-circuit, à gori les unes des autres, et nous aurons alors à considérer un certain coeflicient d’induction mutuelle M soit entre : d’une part, les spires en circuit en tant que ces spires sont traversées par le courant I eosu/ amené par les balais y o, d’autre part, les spires en court-circuit sous les balais a j3 ; soit entre : d’une part, les spires en circuit e.n tant que ces spires sont traversées par le courant I siu lût amené par les balais a [3, d’autro part, les spires en court-circuit sous les balais y 3.
- Ce coefficient d’induction mutuelle est d’une détermination immédiate.
- Si, par exemple, on amenait seulement un courant i par les balais v 5 les spires en court-circuit
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- sons les balais a ^'seraient chacune traversées par un flux.
- D'où l'on déduit que
- La force électromotriee induite dans chacune, des spires en court-circuit sous les bala du fait que l’on amène un courant variable 1 cosW par les balais y 3, sera donc
- Celle induite dans chacune des spires en court-circuit sous les balais *
- Ces forces clectromotriecs développeront au repos certains courants supplémentaires dans les spires eu court-circuit dont l’intensité dépendra évidemment de la résistance de leur court-circuit. Avec des balais en charbon ces courants seront, généralement assez faibles.
- Taisons maintenant tourner l’anneau à une vitesse angulaire oq dans un sens arbitraire.
- Les forces électromotrices développées dans les spires en court-circuit conserveront toujours les mêmes expressions, mais, dès que l’anueau tourne, il se produit dans ces spires un phénomène absolument nouveau : la commutation. Ce phénomène est imposé, mécaniquement en quelque sorte par la rotation même de Vanneau sans qu aucune autre considération puisse prévaloir. Quelle que soit la forme du courant de court-circuit, à quelque prix que la commutation soit d’ailleurs obtenue, il est indubitable que le taux moyen de. la variation du courant j dans les spires en court-circuit est : sous les balais œ ‘ *tot- ; sous les balais y 3, -- —, x étant la durée du court-circuit de chaque
- Celte altération rapide du courant dans les sections en court-circuit, imposée d'une manière artificielle par le déplacement relatif du collecteur et des balais, développe dans les spires en circuit certaines forces électromotrices.
- Entre les balais y 3, la force électromotrice totale développée grâce à l’induction mutuelle exercée par les deux spires en court-circuit sous le balai a et sous le balai [3 aura, dans une durée élémentaire v, la valeur moyenne.
- Entre les balais a £la force électromotriee moyenne développée pai qui s’opère dans les balais y 3 sera de même dans la durée élémentaire
- ; de la commutation
- Dans l’hypothèse où les balais ont exactement la largeur d’une lame, c’est-à-dire dans l’hvpo-these où il y a constamment sous chaque balai une spire en court-circuit et une seule
- Ces calculs étant faits, vovons quel sera, par exemple, la force électromotriee totale e développée entre les balais a, [3.
- Tout comme si l’anneau était parcouru seulement par le courant alternatif simple T sin ojt
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- amené par les balais «, 3, il y aura d’abord une force électromotrioc de self-induction,
- 1 4x-
- Mais, par le fait que des commutations s'opèrent en outre dans les spires en court-circuit à qo" sous les balais y 3, il y aura, par induction mutuelle, une nouvelle force électromotrice déve-
- (Nous laissons au lecteur le soin de s’assurer que si I on convient de tenir eq pour positif lorsque l’anneau tourne dans le sens du champ tournant produit, e2 est de signe opposé à e ).
- La somme des deux forces électromotrices développées dans l’ensemble des spires en circuit outre les balais a [3 se trouve donc être :
- « = ~§r *»' «t-gr ««* - = Lt—«,u
- C’est, à la chute ohmique près, le voltage que l’on constatera entre les balais a [3.
- L’inductance par phase est donc par le fait de la rotation portée à la valeur L fc»» — oq).
- Si (a, < co, l’inductance est simplement réduite y Si oq = eu, elle est rendue nulle. Si o1 > co, elle devient négative, c'est-à-dire que Vanneau se comporte comme un condensateur. Enfin si on fait eq négatif en faisant tourner l’anneau en sens inverse du champ, on accroît indéfiniment son induc-
- Dans tous les cas, la rotation de l’anneau en produisant des forces élcctromotriees en quadrature avec les courants ne fait que régler la plus ou moins grande absorption de courants déwattès en avance ou en retard et il n’y a par conséquent pas de travail produit par la rotation, ce qui était évident a priori.
- L’essai que nous avons fait avec NI. Boucherot a mis expérimentalement ces conclusions en évidence.
- L'utilisation industrielle de la propriété que nous venons d’exposer conduirait naturellement à faire fonctionner l'anneau dans les conditions où son inductance serait lapins iaiblcpossible, négative s’il se pouvait. Aussi, bien des inventeurs pourraient-ils être tentés de faire eq > m de façon à absorbe]'des courants déwattés en avance c’est-à-dire à engendrer des courants magnétisants. Mais le problème de la commutation sans étincelles se pose immédiatement au point de vue pratique.
- Les balais a, 3, 5 étant supposés avoir la largeur d’une lame du collecteur, portent constam-
- ment sur deux lames à la fois. Nous dirons, suivant une appellation de Thorburn Bcid, que la commutation se produit « parfaite » dans une spire en court-circuit, si elle s’opère de telle façon que la densité du courant sous toute l’étendue du balai qui eonrt-cireuile celle spire, c’est-à-dire en face des deux lames sur lesquelles il porte à la fois, reste uniforme pendant toute la durée du court-circuit, soit de telle façon que le balai fonctionne rigoureusement comme un frotteur amenant du courant sur une bague.
- Dans le cas de balais rectangulaires, il est facile de s'assurer qu’une semblable commutation suppose une variation linéaire du courant de court-circuit y.
- Nous désignerons par r la résistance d’une spire et. par s la force électromotrice de renversement capable d’assurer la commutation parfaite.
- Si la commutation parfaite se produit effectivement, l’équation du courant de court-circuit est facile à écrire dans toute sa rigueur.
- Les deux lames sous le balai, c'est-à-dire les deux extrémités de la spire court-cireuitée, sont alors, en effet, au même potentiel quelle que soit la nature du balai par suite d’une chute ohmique uniforme dans le contact. En outre comme la commutation se produit d’une manière symétrique dans la spire diamétralement opposée, elle aussi parcourue dès lors à tout instant par le même
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- courant /, la force électromotrice qui s'oppose a la commutation est, clans chaque spire, / dj
- df
- pour
- Soit
- dans le cas de la. commutation parfaite,
- _X_ AL
- 2 ât
- valeur constante
- La chute ohmique variable jr dans la spire reste négligeable devantle terme dès que l’an-
- neau est placé dans un milieu magnétique et l'on peut, écrire que la commutation parfaite est pratiquement assurée dès que
- 2 dl
- Dans la spire sous le balai a. a, dans ce cas, une valeur constante qui est égale à :
- Dans cette spire, la commutation, pour être parfaite, exige donc une force élcctromotrice étrangère ;
- Z — -y— Xuql sill <vt.
- Or, nous avons vu plus haut que, quelle que soit la vitesse oq, la force clectromotrice induite dans la spire en court-circuit sous le balai x du fait que l’anneau est traversé par des courants variables est exactement
- -).(»I sin wi.
- 11 s'en suit qu’on aura une commutation parfaite pour uq — <o c’est-à-dire au synchronisme. Au-dessous, oq< ce, ou disposera d’une force électromotrice de renversement trop forte pour une semblable commutation ; au-dessus, uq > w, d’une force électromotrice de renversement trop faible.
- La marche synchrone correspondant au cas où l’inductance de l’anneau est nulle permettrait donc seule un fonctionnement parfait au point de vue de la commutation, La suppression de l’inductance et des étincelles sont deux phénomènes connexes (J).
- C’est à la suite de cette dernière considération que nous avons été conduit dans notre brevet à porter plus spécialerueuL noire attention sur la marche synchrone (*). Il va de soi que la diminution progressive de l’inductance avec oq croissant n avait pu nous échapper et que nous envisagions la marche dans le-voisinage immédiat du synchronisme simplement parce qu'elle nous permettait, avec une bonne commutation, la réduction extrême de l’inductance du rotor. Il nous était
- (2) Extrait dn brevet français déposé lo i3 décembre îyoi sous le litre : « Alternateur auto-excitateur ou Générait Supposons adapté uu collecteur au stator d’un moteur asynchrone polyphasé. Dans la ligure d’exposition, je considère le cas spécial des courants triphasés avec enroulement Gramme et moulage en triangle, le collecteur étant
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- T. 1X1X. — N° 47.
- impossible de 11c pas nous réserver, en fait, l'élasticité d’allure que des balais en charbon nous permettraient dans la pratique.
- Notre brevet, français acte demandé le i3 décembre 1900 et délivré le io mars 1901 (l).
- La première publication de M. Ileyland dans Y Electrotecknische Zeitschrift date du 8 août. M. Heyland dans sa figure d’exposition nous présente un moteur à cage d’écureuil où trois barres du rotor seules nous paraissent être siniultanémcnti ntéressées au passage des courants. Mais, dans la pratique, M. Ilevland indique qu’il a. en réalité, recours à des enroulements d'induit de dynamo à courant eoutinu avec collecteur. Dans ccs conditions, la production du champ inducteur dans le retorde son moteur se fait grâce à la distribution de courants polyphasés par l’intermédiaire de frotteurs portant sur un collecteur de dynamo à courant continu distribution que nous avons pré.vue, dans notre brevet en tant qti'elle est susceptible de permettre Vauto-excitation des machines à courants polyphasés.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 20 octobre
- Sur les variations de l’aimantation dans un cristal cubique, par Wallerant. Comptes rendus, t. CXXXIII, p. 63o.
- M. Weiss a montré expérimentalement que l’induction, à l’intérieur d’un cristal de magné-tite placé dans un champ uniforme, variait avec la direction de ce champ. Il est facile d’établir les relations existant entre cette induction et la direction du champ, en supposant, bien entendu, que cette induction soit uniforme dans le cristal. Les composantes N. , 7, de cette induction suivant les axes quaternaires sont des fonctions des composantes du champ suivant ces mêmes axes, autrement dit, des cosinus directeurs eosa, cos cos y de la direction du champ. Si l’on
- développe ees fonctions suivant les puissances croissantes de ces cosinus, en s’en tenant aux termes du troisième degré et en exprimant que, pour deï> orientations du champ symétriques par rapport aux éléments de symétrie du cristal, l'induction se reproduit symétriquement, on obtient les valeurs
- X = R cos * * 0 -M a«),
- Y i_ R cos £ (1 + k cos 28),
- 7‘ = * T I1 + * cos n).
- R étant l’induction suivant un axe binaire et k un coefficient numérique, tendant vers zéro quand l’intensité du champ augmente.
- M. Wallerant s’est proposé de vérifier l’exactitude de ces formules ; nous reproduisons ci-dessous les considérations qu'il expose à ce propos (*).
- notre article). Les courants triphasés sont amenés par T balais calés à 120°. Si les balais restent fixes, je réalise un champ tournant, à la façon ordinaire, do vitesse u), o> étant la pulsation des courants. Mais si je fais tourner les 3 balais calés à iao° l’un de l’autre on sens inverse avec une vitesse o), le champ tournant redevient lixe dans l’espace. Au lieu de laire tourner les balais, je les laisse fixes et fais tourner le stator considéré dans le sens du champ avec la vitesse w, ce qui revient au même. J ai alors l'équivalent d'inducteurs tournants. Les étincelles aux balais 11e sont pas à redouter parce qu’une spire quelconque de l’anneau est toujours traversée par le même flux pendant même le court-circuit. En d’autres ternies le champ est lise pur rapport aux spires de l’anneau. j> Ce principe me permet immédiatement de réaliser des alternateurs auto-excitateurs. »
- Ces alternateurs sont constitués par un stator induit et un rotor inducteur.
- .Nous avons indiqué dans le texte du brevet la propriété que ccs alternateurs pourraient avoir de commune avec les moteurs synchrones d’engendrer des courants magnétisants dès que le rotor est surexcité.
- (*) Des notes rédigées sur des projets d'alternateurs auto-excitateurs ont été présentées, dès les mois de janvier et de février, à presque tous les constructeurs français.
- (-) Aucune communication concernant l'électricité n’a été présentée aux séances des 7 et 14 octobre.
- (®) « Pour vérifier l’exactitude de ces formules, je ferai remarquer que, si l’on désigne par Q et T l'induction
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- T. XIIX. — N° 47.
- près tangent au précédent. Le système a été alors, suivant les cas, tantôt immergé dans un tube à essai, au centre des matières liquides ou pulvérulentes qu’on se proposait d'influencer à travers la double épaisseur de verre mise en contact, tantôt simplement juxtaposé à un Lube de ce genre, ce qui constituait trois épaisseurs de verre interposées.
- On opérait dans une armoire close, complètement obscure. A une certaine distance, c’csl-à-dire à quelques décimètres, dans la même armôire, on plaçait chaque fois un système tout pareil, renfermant la même substance, mais sans radium, aQn de servir de témoin.
- Voici les résultats des essais exécutes depuis le 12 juillet 1901 jusqu’au 2.5 octobre.
- L’anhydride iodique I20°, maintenu a 23" et actionné par le radium, 11e présente de décomposition sensible qu’au bout de neuf jours ; après quinze jours la vapeur d'iode est bien manifeste et sa dose augmente lentement. Le tube témoin placé à l’obscurité est demeuré parfaitement blanc. La décomposition de l'anhydride qui, comme on sait, se produit sous l'influence de la lumière, est cndothcrnnque.
- i. Un échantillon d'acide azotique AzOffl. conservé depuis trois ans à l’obscurité et tout à fait incolore, a pris, au bout de deux heures d’action du radium, une coloration jaune. La réaction est, comme la pvécédente. endother-
- •>. La transformation d.11 soufre soluble en soufre insoluble, la polymérisation de l’acétylène, l’oxydation de l’acide oxalique par l'oxygène, qui se produisent sous l’action de la lumière ou de Tcllluve 11’onl pas lieu sous l'influence du radium.
- 3. Comme l’ont observé déjà plusieurs expérimentateurs, le verre est noirci par les radiations du radium.
- Contribution à l’étude des alliages ci livre-aluminium, par Léon Guillet. Comptes rendus, t. CXXXIII, p. 684-686.
- L’étude de ces alliages, qui a déjà été l'objet de recherches très importantes de M. Le Chà-telicr f1), a été reprise par M. Guillet. Celui-ci les obtient en réduisaut, suivant la méthode de
- I Goldschmidt, l’oxyde de cuivre par l'aluminium I en poudre. 11 est parvenu ainsi à isoler les trois I combinaisons sigalées dans les recherches de M. Le Châtelier et qui correspondent aux formules CiVAI, CuÀl, Ai’Cu.
- Séance du 4 novembre 1901.
- Sur quelques effets chimiques du rayonnement du radium, par Henri Becquerel. Comptes rendus, l. CXXXIII, j», 709-713.
- Après avoir rappelé les connaissances actuelles sur la constitution du rayonnement du radium et T effet de ce rayonnement sur le verre, M. IL Becquerel signale les phénomènes:
- i° Transformation du phosphore blanc en phosphore rouge sous l’influence du radium ;
- 20 Réduction du biehlorurc de mercure eu présence de l’acide oxalique;
- 3" Destruction do la faculté de germer des graines exposées plusieurs jours au radium.
- Electrolyse du chlorure et de l’iodure d’ammonium en solution dans l’ammoniac liquéfié, par Henri Moissan. Comptes rendus, t. CXXXIII, p. 713-710.
- L’ammoniac liquéfié à — 8o° n’est pas conducteur du courant; dès qu’on y dissout du chlorure ou de l'induré d'ammonium l’éleetro-lyse se produit. A l'électrode négative il se dégage de l’hydrogène pur ; à l’électrocle positive, du chlore et de l’iode libres, ces métalloïdes, qui réagissent sur l’ammoniac avec tant d’énergie à la température ordinaire, n’avant pas d’action sur le dissolvant à la température de — 80".
- Sur une méthode propre a déceler de très petites charges électriques, par R. Blondlot. Comptes rendus, !.. CXXXIII, p. 717-719,
- Lorsque l’on a perfectionné les élcetromètres et les méthodes électrométriques, on a eu en vue presque exclusivement l’étude de différences de potentiel très faibles existant entre deux sources. Or, il arrive parfois que l’on n’a pas affaire à des sources, mais à des corps possédant des charges déterminées très faibles, qu’il s’agit d’évaluer, ou tout au moins de déceler. Un cas de ce genre s’est présenté à M. Blondlot.
- Il s’agissait d’étudier la charge, extrêmement faible, d’une plaque P en laiton, avant la forme d’un rectangle de 1,3 cm et 2,8 cm de côté, sup-
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- portée par un manche en paraffine collé an milieu de Tune de ses faces. Après avoir essayé sans succès de se servir des élcctromètres et électroscopesusuels, tanthétérostatiques qu idio-stutiques, l'auteur fut conduit à employer une méthode nouvelle, qu’il expose ainsi :
- « Je construisis d’abord un éleelroseopc ou éleelromèlre idinslatique extrêmement sensible. Les parties essentielles de cet instrument sout figurées ci-dessous en projection horizontale.
- P’ Deux plaques rectangulaires en lai-|D ton AB et A'B', hautes de >.,/\ cm
- » et largos de 2 cm, sout assujetties
- \ verticalement en regard l’une dé
- o\ l’autre à une distance de i,5ern;
- \ la jdaque AB est isolée, lu plaque
- I A^' est reliée au sol. La pièce mo-^1 , bile, que j'appellerai Vaiifuille,
- "'L iV est formée d’une lame d’alumi-
- nium rectangulaire que l’on a pliée deux fois, comme l'indique la figure. Kl le est suspendue a un lil de torsion en quartz, par l’intermédiaire d’un fil de verre rigide projeté en O et long de 4 cm, dans une position symétrique pur rapport à AB et à AB' ; son orientation est telle que, en l’absence de toute charge, les portions planes G et I) sont parallèles à AB etÀ'lV. La portion médiane CD de l’aiguille a été évi-dée, afin de diminuer à la fois son inertie et la résistance de l’air; l’aiguille est un peu moins haute que AB et A’B , et les distances de C et 1) aux armatures en regard sont d’environ 0.2 cm. Lorsque AB a reçu une charge, positive par exemple, cette charge attire en C de l'électricité négative, et, comme l’aiguille est isolée, il se produit en D une charge positive qui, à son tour, attire sur A'B' de l’électricité négative. Les attractions de AB sur C, et du A'B' sur D concourent pour faire tourner l’aiguille et l’équilibre s’établit après une certaine déviation, grâce a la torsion du fil de quartz. Cette déviation est sensiblement proportionnelle au carré de la charge donnée à AB ; un miroir collé au lil permet de la mesurer par la méthode de la réflexion.
- « Afin de pouvoir communiquer a AB une quantité donnée d’électricité.' par exemple la charge d’un conducteur isolé, AB est relié par un hl métallique à un conducteur creux ; le conducteur chargé étant introduit dans la cavité de façon à en toucher le ioud, puis retiré, sa charge a passé presque en totalité sur AB, à cause de
- la capacité.relativement grande du condensateur formé par AB et par C.
- « Pour accroître la sensibilité, j'emploie une méthode de répétition : on a un plan d’épreuve de mêmes dimensions que la plaque P, et monté sur un manche en paraffine. Ce plan d’épreuve est approché de la plaque jusqu’à une distance de 0,2 cm, mis en communication avec le sol, puis isolé ; il a ainsi acquis une charge ayant sensiblement la même valeur numérique que la charge de P, et de signe contraire. La charge x est ensuite communiquée à AB à l’aide du conducteur creux. En répétant n fois cette opération, on accumule sur AB une charge rix.
- « L’artifice suivant m’a permis d augmenter beaucoup plus encore la sensibilité. Au lieu de charger le plan d’épreuve par l’influence de la seule charge de la plaque à étudier, je dispose en regard de celle-ci, à la distance de 10 cm environ, un plateau métallique d'environ 2 dm" de surface, dont le potentiel est maintenu, à l'aide d une pile, à une valeur choisie d’aVance. Lors donc que l’on fait avec le plan d’épreuve la manœuvre décrite plus haut, ce plau emporte à chaque J’ois non seulement la charge x, mais encore une charge Q due à l’influence du plateau auxiliaire. Au bout de n opérations, l’élcctro-mètre a ainsi reçu une charge égale à n (Q --j- .r) et prend unedéviation correspondant a n'- (Q ,rP.
- Si maintenant, après avoir déchargé l’électromètre et. la plaque P que l’on étudie, 011 recommence les n opérations, on obtient une déviation correspondant L’excès de la pre-
- mière déviation sur la seconde correspond donc Cette quantité, qui s’annule en môme temps que ,r, peut être rendue beaucoup plus grande que #'2, en donnant à n et à Q des valeurs suffisamment grandes; Q étant ainsi toujours très grand par rapport aux valeurs que# prend dans les expériences, la quantité 2/1’Q.r -j- n3x2 a toujours le môme signe que Q#, et, comme le signe de Q est connu d’avance, on en déduit celui de x et, par conséquent, celui delà charge de P. C’est, comme on le voit, une application du principe hètérostatique.
- » Des précautions minutieuses sont nécessaires pour que des inégalités de température ne vieil' ncnl pas produire dans la cage de l’éleetro-rnèlre de faibles courants d’air capables de troubler l’équilibre de l’aiguille. Ji faut aussi se garer des électrisations que des frottements
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- de laiton que l’on lient, h la main sans jamais toucher la paraffine. Tl convient aussi d’avoir des plans d’épreuve de rechange, afin d’en changer dès que des traces d'électrisation, dues à des
- de celui dont on se sert, ce qu'il est aisé de
- » Afin d’étudier la sensibilité de la méthode j’ai donne à la plaque P <
- d’un anneau de garde, puis on disposait eu regard un plateau indéfini, relié à la terre : en sateur à l’aide d’
- ; charge facile à
- chargeant ce condensateur à l’aide d’une pile, on obtenait sur P une
- indéfini et la force élcctromotrice de la pile. En employant un Leclanché, et la distance étant 2 cm, la charge de P fut trouvée correspondre, toutes opérations et réductions faites, à n3 rom en moyenne cle la règle servant à mesurer les déviations par la méthode de réliexion, avec des écarts de ± 3 mm ou 4 mm dus à des perturbations d'origine inconnue. J’ai pu aisément déceler des charges notablement intérieures aux pré-signçs P). »
- ! est que la loi d’ae-
- de la proportion d'ozone, est. la e'que soit l'intensité du courunt : faible peut toujours produire le
- u’ii
- il.at qti un courant intense, pourvu pendant un temps assez long ou l'écoulement du gaz. soit assez, lent,
- pourvu que I
- ire II à j
- Le tableau suivant indique la loi de formation numérique de l’ozone à la température de 20". Il représente la quantité totale d'ozone {eu millièmes de la masse totale) que l’on obtient eu luisant agir la décharge sur do l'oxygène pur, pendant un temps exprimé, en prenant pour unité la durée de passage de l'effluve necessaire pour transformer 'en ozone 1/2 p. 100 de la masse d’oxvgènc.
- me parallèle à l’axe des temps. La quantité d’ozone tend vers une limite qui dépend uniquement de la température et non de l’inten-
- Dc ce t
- teneur de 70 millièmes, il faut ( tre-vingt-dix fois plus grande que pour une teneur de 5 millièmes, en supposant qu'on maintienne constantes les conditions de lonc-
- le prix de l'énergie électrique, on a donc intérêt, pour obtenir la plus grande quantité possible d’ozone, à n’enrichir que faiblement l’oxygène et, par suite, à activer Ja circulation de ce gaz.
- U Gerant : G. NA.UU.
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- L’Éclairage Électrique |
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS '
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l'Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A, D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre d« l'Institut. —G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne. Membre de l’Institut. —D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- SUR UK S EXCITATEURS ET RÉSONATEURS HERTZIENS
- A PROPOS D’UN ARTICLE DE M. JOHNSON
- M. Johnson a publié dans le numéro du 3 août 't. XXVI1J, p. 178), sur la télégraphie sans fil, un article dont les conclusions sont tout à fait paradoxales. Il suffit de les lire pour voir qu’elles 11e peuvent être acceptées, mais l’erreur de son raisonnement pourrait échapper à quelques lecteurs.
- L’auteur adresse d’abord à la théorie de Hertz plusieurs objections qui me paraissent mal fondées ; les plus importantes ne sont que la reproduction des critiques anciennes de MM. Hagenbach et Zchuder, déjà plusieurs fois réfutées.
- M. Johnson propose ensuite un essai de théorie où je distinguerai deux parties : une théorie de l’excitateur, et une théorie du résonateur.
- La première partie mérite de fixer un instant, l’attention. D’après les idées reçues, dès que la différence de poLenliel des deux moitiés de l’excitateur est assez grande, l’étincelle éclate, la résistance de la distance explosive est brusquement supprimée et les oscillations commencent; pendant un certain temps, les conducteurs do l’exeiLaleur sont parcourus par des courants alternatifs et la distance explosive par une étincelle oscillante.
- D’après M. Johnson les choses se passeraient tout autrement. Quand l’étincelle éclate, une certaine quantité d’électricité est transportée d’une des moitiés (le l’excitateur sur l’autre ; mais immédiatement après la distance explosive redevient isolante. Mais des eourauts oscillants naissent dans les deux moitiés d(; l’excitateur, qui vibrent chacune pour leur compte.
- Il résulte des calculs de M. Johnson que, si le petit condensateur formé par les deux
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- boules de l’excitateur a une capacité suffisamment grande, les oscillations des deux moitiés do l’exciLaieur auront môme période, et que celle période est celle qu'aurait l’oscillateur entier si la distance explosive était devenue conductrice. Gela resterait vrai si mémo les deux parties de l’excitateur n’étaient pas identiques.
- L’hypothèse de M. Johnson n’est pas absurde par elle-même : mais elle se trouve contredite par les expériences de M. Décombe et de M. le lieutenant de vaisseau Tissot qui ont pu dissocier l’étincelle par un miroir tournant et ont montré ainsi qu'il y avait une série d’étincelles et non une étincelle unique de durée très courle comme le voudrait M. Johnson.
- Cette hypothèse mérite néanmoins de retenir noire attention à deux points de vue.
- TI n’est pas impossible que quand les oscillations ont cessé de passer à travers la distance explosive, elles continuent dans les deux moitiés de l'excitateur, sans que la période change beaucoup ; il n’est pas probable qu’il en soit ainsi avec les excitateurs les plus employés, mais on peut se demander si cela ne pourrait pas se produire avec certaius types d’exitateurs à très courte longueur d'onde.
- Ensuite si le phénomène ne semble pas devoir être constaté dans les excitateurs, il se produit probablement dans les résonateurs ouverts. On constate que la longueur d’onde tic ces résonateurs dépend surtout de leur longueur et peu de la position du micromètre à étincelles. On peut se demander comment cela peut se faire, puisque, avant l’explosion de l’étincelle, chacune des parties du résonateur vibre pour elle-même, tandis qu’après l’explosion le résonateur vibre comme un tout. Il semble qu’il y a dans la remarque de M. Johnson les éléments d’une explication ; cotte explication est d’ailleurs la même que j’ai développée ailleurs dans un volume de la collection Scientia.
- C’est avec la théorie du résonaLeur que le paradoxe commence. D’après les calculs de M. Johnson, le résonateur (pourvu que la résonance soit parfaite) répondrait aussi bien quel que soit le coellicient d’induction mutuelle, c’est-à-dire quelle que soit la distance. L’auteur prétend expliquer par là les merveilleux effets de distance de la télégraphie sans fil. L’explication ne serait guère satisfaisante, puisque justement, dans la télég-raphie sans fil, la résonance est très imparfaite.
- En lout cas l’énoncé est Lrop paradoxal pour ne pas exciter noire méfiance. Nous observerons d’abord que M. Johnson fait le calcul en supposant l’emploi d’un électromètre ; or, en télégraphie sans fil, on no se sert pas d'électromètre mais de récepteurs qui fonctionnent suivant des lois essentiellement différentes.
- 11 est clair cependant que ce n'esl pas là l’explication du paradoxe, car personne n’admettra qu’il suffise de se servir d’un éleclroruètre pour communiquer avec l’étoile Sirius.
- L/auleur ne paraît pas tenir compLe des courants de déplacement qui, dans nos idées actuelles devraient jouer un rôle prépondérant. Ce n’est pas là non plus l’explication, car il est évident que l’énoncé de M. Johnson n’aurait pas semblé moins paradoxal avant Maxwell qu’anjourd’hui.
- Il faut qu’il y ait là une simple faute de calcul et c’est en effet ce que l'on constate. Si, comme M. Johnson, nous supposons que
- C,Lj = CjL2, C,R, == CAt*
- el si, passant à la limite (pour une distance infinie) nous faisons u = o, il viendra p = o, le rapport restant d’ailleurs fini. D’autre part on aura (équations i3) :
- Pi=P>, Vi = u
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- et par conséquent (équations 12 a) :
- XJ+Xa = Y, +Y2 = o
- et l’expression de Et deviendra :
- E3 = (X, + Xa} sm p,t + (Yt + Y,) e- cos Plt = o.
- On devrait donc trouver
- 5—0. • . -
- • Or l'expression de <5, telle qu’elle est imprimée, ne conduit pas à ce résultat. Il y a des fautes d’impression évidentes, mais, même en les corrigeant, on voit que c’est dans le calcul de celte expression que M. Johnson s'est trompé. Il suffît d'ailleurs d’observer que 3 doit être nul pour comprendre que les conclusions sont erronées.
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- l'éclairage électrique
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- PE L'ALTERNATEUR
- les «.le» prend 5 p.
- ,'ie 1. pièce
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- plus puissante de toutes ; son débit étant de 5ooo kilovolls-ampères. Mais comme sarrcquence est de 9.5 périodes seulement, cette vitesse parait fort exagérée. Ue minimum de vitesse, i 4 m : seconde, est atteint par une autre génératrice de môme fréquence (n° 2Ü du tableau), la seule qui ait un volant spécial indépendant. Cette machine avec son débit de i ooo kilovolts-ampèrcs est caractérisée par ses petites dimensions. Un alternateur marchant à 5o périodes ne saurait guère avoir une vitesse si modérée. Aussi pour cette fréquence la vitesse minima est de 90,8 m : seconde; (voir les n"3 18 et 19 ilu tableau). Ces vitesses modérées sont atteintes par les machines de faible puissance (220 et 270 kilovolts-ampères). Pour les génératrices d’environ 1 000 kilovolls-ampères, ce chiffre est de 24 m •. seconde au minimum. En général la vitesse circonférentielle doit être aussi petite que possible, pour éviter les effets delà force centrifuge sur les bobines inductrices et sur les pôles eux-mêmes. C’est donc encore une raison en faveur d'une réduction du diamètre.
- Encoches. — U y a trois formes principales. Elles peuvent être entièrement ouvertes, à demi ouvertes avec une fente plus ou moins large, el enfin entièrement fermées. Ces dernières ont l’avantage d’éviter ou de réduire au minimum les fluctuations du champ magnétique. Elles diminuent la résistance magnétique de l’entrefer cl permettent d’employer des tubes isolants fermés, favorables à l’isolement de l'enroulement. Par contre, les isthmes en fer fermant les encoches augmentent la dispersion de l’induit, surtout lorsqu’ils ne sont pas assez minces. Le bobinage de l’induit est rendu plus difficile ; il doit être « cousu » et la place disponible dans l'encoche ne peut être entièrement utilisée pour permettre le bobinage.
- Il est toujours préférable, quelle que soit la forme des tubes isolants, de couper les isthmes par une fente; on peut ainsi considérablement réduire la dispersion de l’induit.
- d’ëlre dans ta construction des machines lorsqu’elles sont d’accord avec les considérations d’ordre mécanique, elles doivent nécessairement céder le pas à celles-ci quand il y a contradiction entre les deux.
- rogènes. Le diamètre du volant, d’une part, doit être aussi grand que possible pour en réduire le poids, et d’autre
- à vapeur pour les très grandes puissances, à partir de s 000 Mlovolts-ampères peut-être, et pour les alternateurs à ne'son I. favorables' ni pour l’un ni pour l’autre. '
- pratique d'employer des alternateurs-volants. Ces machines n’ont, eu général, point d'avantages sérieux pour le client,
- très vile avec le diamètre el qu'il 11e lui est pas possible de”donner à l’alternateur les dimensions normales qui permettent de réduix’c au minimum les frais de matière première et de main-d'œuvre. On peut dire qu’une machine-volant exigeant un diamètre trop grand ajira toujours nu prix de revient plus considérable qu’uuc machine de construction normale, et de plus un rendement inférieur.
- Ainsi l'avantage de nature principalement esthétique présenté par les dynamos-volants se trouve paye trop cher.
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- En choisissant une fente étroite on ne change rien dans ces conditions, sauf une diminution de la dispersion. On a cité comme avantage des encoches fermées que la dispersion de l'induit entre marche à vide et a pleine charge varie moins, les isthmes étant plus on moins saturés déjà a vide. Mais ce ne sont pas les isthmes saturés à vide qui interviennent pour la dispersion en pleine charge, à moins qu'elle ne soit purement inductive (cos 7 = o). En charge non inductive les isthmes saturés par la dispersion de l’induit se trouvent juste vis-à-vis des pôles et à 90® de ceux saturés à vide (36o° représentant la partie de la circonférence comprise par deux pôles). Avec line charge partiellement ùiductivc ce raisonnement est juste eu partie ; cependant il est certain qu’il y a intérêt à réduire la dispersion au minimum et que par conséquent les encoches fendues seront toujours préférables, puisque en tout cas la .dispersion à pleine charge sera intérieure.
- En adoptaut une fente convenable et assez large pour pouvoir y passer le /il induit, on peut simplifier le bobinage. On n’est plus obligé de coudre si le tube isolant est fendu, lui aussi. De cette façon on utilise mieux la place disponible dans l'encoche car on peut alors forcer les fils dans l’onooehc et les fixer après à l’aide d’une cale, qui en môme temps ferme la fente de l’encoche f1).
- Le principal, avantage des encoches ouvertes est d'assurer un bobinage très facile. Par contre la résistance magnétique de l’entrefer est plus grande, pour un nombre d’ampère-tours donné, l'entrefer doit être plus petit qu'avec des encoches à moitié fermées.
- Sur les ‘>.3 machines du tableau n ont des encoches à demi-ouvertes, 6 des encoches fermées et autant les ont entièrement ouvertes.
- Nomtuiu d’exxoches par pôle. — Pour les alternateurs triphasés il varie entre 3 comme miuimum et if) comme maximum. Ce maximum est atteint par le n° 1 du tableau. Une machine a 1?. encoches (n° 21), une 7,0 (ri0 i5), 10 ont G encoches et 7 en ont trois seulement; enfin une machine monophasée (n° 17) a 2 encoches par pôle. On voit que le nombre de 6" encoches par pôle prédomine ; c'est d’ailleurs le chiffre le plus favorable.
- Avec 3 encoches la courbe de la force électromotrice s’éloigne trop de la sinusoïde, l’harmonique de 3e ordre se laisse trop sentir; de plus un nombre si limité d’encoches donne lieu à des fluctuations du champ el les pièces polaires devraient être larncllées pour éviter un échauffement appréciable. Avec G encoches l'harmonique de 3e ordre disparaît et les fluctuations diminuent de façon à permettre l’emploi de pièces polaires solides. En outre les encoches restent encore assez grandes et on ne péril pas trop de place pour l’isolement, comme c’est le cas avec un nombre d’encoches trop grand (2).
- (•) Ce procédé do bobinage des induits est peut-être le plus répandu eu Europe, où en général on emploie encore le bobinage à la main. O11 commence cependant à reconnaître les avantages du bobinage avec dos cadres préparés d'avance, préconisé par les Américains, et il faut le considérer comme le bobinage de l’avenir. 11 présente, eu effet,
- mise en place. La construction de l'enroulement est plus méeauiquc, 5 résistant. Outre cette supériorité incontestable, le bobinage à cadres
- (*) On ne devrait pas dépasser 9 encoches par pôle, ce qui est déjà un chiffre très élevé. Pour une génératrice à haute tension (10000 volts, par exemple), l'isolement joue un rôle assez important el prend d’autant plus de place
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- Enroulement de i/induit. — J'ai déjà parlé de deux façons de bobiner l'induit : à la main et. avec cadres faits sur garabit. U y a encore l’enroulement à barres qui, en stfmme, appartient au dernier mode de bobinage. Sauf pour les très grandes machines, il ne s’emploie que pour les basses tensions et d’ordinaire avec une barre seulement par encoche.
- Cependaul avec une denture donnée, il n’est possible d’employer qu’un nombre limité de voltages : on peut monter les phases en triangle ou en étoile, mettre un, deux, lyois, etc. fils par encoche, mais ces combinaisons sont vite épuisées. Pour fabriquer des machines courantes avec enroulemenL à barres il faudrait donc souvent employer une denture différente, procédé peu favorable a une fabrication économique. Toutefois, ect enroulement, une fois adopté malgré l’inconvénient cité, est très pratique, et facile à faire, tout en présentant une grande sécurité.
- L’enroulement des alternateurs triphasés sc fait généralement à bobines longues, c’est-à-dire que chaque bobine de l’induit embrasse un pas des pôles, soit i8o°. D’entre les machines du tableau une génératrice seulement est enroulée à bobines courtes, embrassant la moitié du pas des pôles (90°), c’est le nu 3. Dans ce cas une partie seulement du flux venant d’uu pôle (dans notre exemple deux tiers} traverse la bobine. Ce mode d’enroulement n’est d’ailleurs guère recommandable, d’abord parce qu’avec un flux total donné il exige beaucoup plus de fils induits (dans notre exemple 5o p. 100 en plus) et que la longueur moyenne d’un fil diminue relativement très peu. La résistance et le poids du cuivre de 1 induit sont donc relativement trop grands et en outre avec l'augmentation de la charge une partie de plus en plus grande du flux passe à côté et non à travers les bobines. Ce dernier effet s’ajoute encore à la réaction d’induit. Ces inconvénients ne sont balancés par aucun avantage parlant en faveur des bobines courtes.
- l’n. induit. — Pour les basses tensions le fil est généralement remplacé, comme nous l’avons vu plus haut, par des barres solides en cuivre, réunies entre elles par des fourches de section équivalente.
- On emploie aussi souvent, lorsque la section du conducteur doit ôtre grande, une bande en cuivre enroulée en plusieurs couches sur un gabarit, isolée et constituant ainsi une bobiné toute faite avant d’être placée sur l’induit.
- Cet enroulement à bande n’est, en général, applicable qu’avec des encoches ouvertes. Il permet d’utiliser convenablement la place disponible dans l’encoche. Ceci n’est au contraire pas le cas avec l'emploi, pratiqué souvent, de câbles ronds tressés et guipés, pour les sections des conducteurs assez fortes P'i.
- Entrefer. — La grandeur de l’entrefer, dans les machines qui nous occupent., varie, beaucoup. Pour les grandes machines il est en moyenne de 6 à 8 mm, une de ccs machines (u° y'\ n’ayant que 4,5 mm pour un diamètre intérieur do l’induit de 5 in.
- Plus l’enlrefer est grand moins 011 a à craindre les conséquences de l’usure des paliers et de l'inexactitude du travail, etc. Par mesure de sécurité, l’entrefer devrait augmenter avec le diamètre de la partie tournante des alternateurs. Il peut être plus petit dans les machines de faible puissance et de petit diamètre.
- P) (Vesl un luxe difficile à justifier que d’employer des cibles là où un autre conducteur permettrait de réduire
- bobinage à la main. C’est donc un avantage de plus en faveur du bobinage sur gabarit.
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- Quelques machines ont des entrefers relativement très grands, ainsi la machine n° iB ayant 10 mm d’entrefer avec une puissance de ?,io kilovolts-ampères et un diamètre intérieur de 36ocm.
- Pour tenir compte des considérations d’ordre mécanique et en vue d’éviter des fluctuations du champ dans les pièces polaires, il est-bon d'avoir un entrefer aussi grand que possible. D’autre part un entrefer trop grand fait dépenser trop de cuivre sur les inducteurs. Donc en général on ne le choisira pas trop petit et pas trop grand non plus pour qu'il puisse satisfaire aux deux conditions citées. A autres conditions égales, je donnerai toujours la préférence, à la machine dont l’entrefer est le plus grand.
- Pièces polaires. — Voici un élément de la construction des alternateurs qui laisse beaucoup de marge au constructeur. Ces pièces peuvent être lamcllécs ou massives, clianfrcinécs ou plates, larges ou étroites, etc. Vous aurons donc à discuter toutes ces formes.
- Les pièces polaires solides (non lumellées) peuvent être employées partout où il 11’y a pas à craindre les pertes d’énergie, et parlant réchauffement des pièces polaires, occasionnées par une répartition trop inégale du flux sur leur surface. Les induits à larges encoches ouvertes ou munies dé fentes très larges par rapport a l’entrefer, comme également ceux à trop petit nombre d’encoches (par exemple 3 seulement par pôle) exigent des pièces polaires hmiellées.
- Elles peuvent rester solides lorsque, avec au moins fi encoches par pôle, la largeur de la lente ne dépasse pas de plus de 5o p. ioo l’épaisseur de l'enlreier. C’est du moins l’avis de l’auleur, basé sur l’expérience faite avec un grand nombre d’alternateurs de toute grandeur.
- Les pièces polaires lumellées, permettent l’emploi de chaque forme d’encoche voulue, indifféremment, mais lorsqu’on veut les appliquer sur les électros solides on arrive à des procédés coûteux et peu pratiques. Aussi a-t-on abandonné aujourd'hui cette disposition assez répandue jadis, el dans notre tableau il n’y a plus qu’un seul représentant de ce genre (le nc fi du tableau, dont les pièces polaires ont une grande hauteur radiale et occasionnent une iorte dispersion). Par contre on voit beaucoup de génératrices dont lés épanouissements polaires lamelles sontyd’ime seule pièce avec les noyaux d'électros lamelles aussi (1).
- Le point le plus important est celui de l'angle d’embrassement de la pièce [jolaire. 11 varie dans les alternateurs du tableau entre 0,48 et 0,8 du pas des pôles. Dans 5 machines, ce chiffre est de 0,70 ou au delà, pour 5 autres il varie entre 0,48 et 0,01, pour 9 il est assez exactement de a/3. On voit donc que l'embrassement de 2/3 du pas prédomine. C’est ce chiffre qui donne une courbe la plus rapprochée de la sinusoïde. La plupart des constructeurs arrondissent un peu les pièces polaires, un ccrlaiu nombre d'entre eux leur donnent un chanfrein, plus ou moins prononcé, pour se rapprocher encore davantage de la sinusoïde. Toutefois ce dernier procédé
- éviter, l’on a été réduit à employer des expédients, tels que l'amortisseur lïudn-Lebîanc, etc. On a proposé aussi ü me semble toutefois que c’est bien compliquer une chose simple que de lameller d’abord les pôles pour y
- II est, du reste, évident que la masse en acier des pièces polaires remplit tout aussi bien le rôle de l’amortisseur et ce serait rendre illusoire l’emploi du fer lamelle que d’y appliquer l'amortisseur.
- môme but est déjà toujours rempli par les bobines d’excitation, lesquelles sont toujours en court-circuit sur l’induit la self-induction énorme dés bobines. Que l'alternateur soit monophasé ou'polyphasé, lé flux à b inLcrie 11 r des
- II y a cependant un moyen d’augmenter la stabilité de la marche en parallèle, et qui peut aussi bien être appliqué aux pôles lamelles et solides, c’est de mettre entre les épanouissements polaires de fortes plaques en cuivre ou en bronze. Ce procédé est appliqué à (a machine ïi° 2 r. II est généralement adopté dans les machines
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- présente l’inconvénient qu'avec un entrefer minimum donne et suffisant au point de vue mécanique, l'entrefer moyen, intervenant pour le calcul de l’excitation, est plus grand.
- L’épaisseur, ou hauteur radiale de l’épanouissement polaire, doit être aussi faible que possible. pour réduire la dispersion entre les points les plus rapprochés, et pour nette même raison l’embrassement ne doit pas être trop grand. D’autre part, la pièce polaire doit retenir la bobine excitatrice et la protéger contre les forces centrifuges. En même temps elle ne peut être trop mince car autrement le flux ne se repartirait pas assez régulièrement sur toute la surface polaire. Il y a donc à étudier beaucoup de conditions qui in Huent dans un sens ou l’autre, et cela nous explique la grande variété qu’on trouve en. matière de pièces polaires.
- Pôles. — On trouve des pôles de section rectangulaire, ovale et circulaire. Ils peuvent être lamelles ou solides, longs et courts et enfin encastrés ou non, ou bien même élargis à la base.
- La section rectangulaire ne devrait être employée qu'avec des pôles lamelles; ici elle est, la seule possible (*).
- Dans la grande majorité des cas on peut construire toutes les génératrices avec pôles ronds et ce n’est qu’ainsi qu on arrive à une construction vraiment économique. On peut employer les pôles ronds sans obtenir une vitesse circonférentielle trop considérable à l’exception seule peut-être des machines très puissantes, marchant à grande vitesse angulaire. Des machines du tableau, 9 ont des pôles ronds, 7 les ont lamelles.
- La longueur radiale des électros doit dans une certaine mesure être déterminée par l’énergie qu’on vent sacrifier à l’excitation, mais il ne faut pas oublier que la dispersion entre deux noyaux augmente proportionnellement avec cette longueur et qu’on est obligé d’adopter une section plus forte si la dispersion est grande.
- Il faut donc éviter des électros très longs; la longueur ne doit pas, en moyenne, dépasser de beaucoup le diamètre. Quelques constructeurs tombent dans l’excès contraire en prenant des pôles très courts pour diminuer la dispersion, mais de cette façon l’cpaisseur de l’enroulement de la bobine devient trop grande au détriment de la surface refroidissante et du rendement, ainsi que de l’économie de cuivre. Les machines du tableau présentant les conditions extrêmes sont la machine nn 3 avec 12 cm seulement et les machines n"8 6 et 9 avec 35 et 29 cm de longueur.
- Dans une génératrice bien construite (excepté lorsqu’elle doit alimenter des convertisseurs) les noyaux d’éleclros doivent être fortement saturés pour réduire au minimum la chute de voltage entre la marche à vide et à pleine charge (•'
- (1) 11 y a cependant des alternateurs à pôles solides, de section rectangulaire, mais c’est une disposition peu
- La longueur moyenne d’une spire, est, à section d clectro égide, la plus petite pour une forme circulaire.
- Le noyau d’électro circulaire est donc le plus avantageux au point de vue de l’économie du cuivre et du rendement. Mais comme il n’esl pas toujours possible d’employer des électros ronds, à cause de la place disponible, il faut du moins s’eu rapprocher et adopter dans ce cas une section ovale. D’ailleurs les bobines rondes ou ovales
- 3e viens d’expliquer les a>autagcs des électros ronds et ovales. Ce sont à la fois des arguments en faveur des pôles solides et contre les pôles lamelles qui ne peuvent être autres que de section rectangulaire. Xous avons déjà vu plus haut que les pulsations du flux ne peuvent pénétrer dans l'intérieur des bobines excitatrices. Dès lors, l’avantage des noyaux polaires lamelles disparaît : il 11e reste donc que l’avantage des pièces polaires laminées, mais, comme lions l’avons démontré, ect avantage est encore très douteux, étant donne quele couplage en parallèle des alternateurs est plus difficile tant qu’on ne recourt pas à l'amortisseur.
- (2) En vue de cette saturation très forte quelquefois, il est donc d'une importance toute particulière de se servir pour les noyaux d’une matière dont on soit sûr. Il faut surtout éviter des soufUurcs, si fréquentes dans l'acier coulé. On a, par conséquent, souvent recours à l'acier comprimé ou forgé, donnant en même temps des dimensions exactes,
- Pour ce même motif on pourrait attribuer une ccrlaiue supériorité auxnoyaux lamelles où on n’a rien à craindre sous ce rapport, la perméabilité des tôles étant à la fois plus constante, quoique un pou inférieure à celle d’un bon acier. Mais nous avons vu plus haut à quel prix cel avantage serait acheté.
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- Beaucoup de constructeurs ont soin d’éviter une réluctance magnétique trop grande dans le passage du flux entre le noyau et le volant, surtout lorsque les électros en acier sont fortement saturés et que le volant est en fonte, beaucoup moins perméable. En elTel, on trouve à la base des pôles souvent des inductions magnétiques dépassant 18000, chiffre qui pour la fonte exigerait un nombre d'ampères-tours pratiquement impossible
- Enroulement inducteur. — Les bobines inductrices doivent être dimensionnées d’après le principe : minimum de cuivre avec maximum de rendement. Pour obtenir ce résultat il faut surtout que la longueur moyenne d’une spire d’électm soit aussi réduite que possible. Il faut donc éviter tout ce qui peut augmenter la longueur des spires : le jeu entre la bobine et le noyau doit être petit, comme aussi l’épaisseur radiale de l’isolement entre noyau et enroulement, soit l’épaisseur de la carcasse isolante. Pour la même raison cette carcasse doit être faite de préférence en papier mâché, on en matière isolante semblable, au lien d’être en métal (laitou ou zinc), car daus ce dernier cas il faut encore isoler l'enroulement de ce métal, tandis qu’avec une bobine en papier, etc., ce n'est plus nécessaire.
- La longueur moyenne d’une spire dépend encore de la hauteur ou épaisseur de l'enroulement. La spire est d’autant plus courte qu’il y a moins de couches de fil et que la hauteur d’enroulement est plus faible. En même temps la ventilation des bobines est meilleure et on peut appliquer une plus grande densité de courant sans échauffement nuisible.
- Comme l’enroulement inducteur est sujet aux forces centrifuges, souvent très fortes, aux vibrations occasionnées par la marche à vitesse assez élevée, il doit être résistant mécaniquement.
- Pour cette raison il faut éviter les (ils ronds dont l’isolement peut souffrir facilement. Les fils rectangulaires, bien arrondis aux coins, sont de beaucoup préférables, mais autant que possible il faut employer l'enroulement à bande sur champ, lequel tout naturellement résiste le mieux aux forces centrifuges, vibrations, etc. Cet enroulement est le plus résistant mécaniquement sous tous les rapports et on l’applique de plus en plus, depuis que M. Brown l’a introduit dans la pratique industrielle. Il est surtout très pratique et facile à faire avec les alternateurs à pôles ronds; il permet de se passer enlièrement de bobines. Il est intéressant d’observer que les enroulements les meilleurs au point de vue mécanique le sont aussi au point de vue de l’économie de cuivre et du rendement électrique.
- Le plus avanlageux est l’enroulement à bande sur champ, il permet de réduire au minimum la hauteur d’enroulement, la longueur moyenne, et partant le poids du cuivre, la perte par l’excitation et réchauffement. Le fil rond est le moins favorable, celui de section rectangulaire étant intermédiaire.
- Ces qualités des diverses méthodes de bobinage dépendent directement de l'utilisation de la place disponible pour l’enroulement inducteur f2).
- (*) On peut remédier k cel. inconvénient en encastrant les pôles dans la fonte 011 en les élargissant à la base pour
- occasionner une augmentation notable des'ampères-tours."
- Pour arriver à un résultat correspondant mieux à la vérité, l’auteur ajoute toujours au calcul des ampères-tours ceux îiéoessaircs pour les joints entre électros et volant, en supposant o.a5 mm d’entrefer pour chaque joint.
- (2) Un exemple nous montre les qualités relatives : Dans le cas d’uue section nécessaire du lil inducteur de T20 mm2, 011 peut mettre clans une place donnée : 3o spires de 01 rond, 3g spires de 01 rectangulaire à coins arrondis, et 44 spires de bande sur champ. Pour une section jie 3o mm2, la Ipmdr sur champ n’est plus si avanta-
- prend d’autant plus de place que la bande est plus One. Voici les chiffres trouvés : Fil rond 66 spires, fil rectangulaire 86, et bande sur champ 87 spires. On voit que pour des sections inférieures à 5o ou 60 mm2, le lil rectangulaire est déjà préférable, étant donné qu'il est plus facile à bobiner et que la bande est d'une application plus dlfû-
- Ues chiflrcs indiqués nous donnent cependant un résultat incontestable, c’est qu’il no faut jamais employer du fît Il reste encore une façon de bobiner les inducteurs : la bande mise à plat. Daus les deux cas cités, les chiffres
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- Parmi les machines du tableau, 14 ont. un enroulement à ruban sur champ, 3 sur pial. 3 sont munies de bobines a fil rond et o, de fil rectangulaire.
- Quelques constructeurs croient pratique de ne bobiner qu’un pôle sur deux. Mais, comme pour un nombre d’ampères-tours donné le nombre lolal de spires est déterminé, il en résulte qu’il litut, mettre sur une bobine deux fois autant de spires qu’en bobinant chaque pôle. Lu hauteur d enroulement est par conséquent trop grande, ce qui a pour conséquence tous les inconvénients dont nous avons parlé déjà. En outre la dispersion augmente considérablement et en résultat définitif on obtient une machine plus lourde, plus coûteuse et un rendement légèrement, inférieur.
- Densité de cochant. — Le nombre d’ampères par millimètre carré qu'on peut admettre dans l’induit des alternateurs de grande puissance est d’ordinaire très considérable (’).
- La densité de courant maxima dans l’induit atteint 5,2 ampères par millimètre carré. En moyenne elle dépasse 3 ampères par millimètre carré. Sur les '->.3 alternateurs du tableau, 5 ont cependant une densité inférieure à u, tandis que pour 8 machines elle dépasse 4 ampères par millimètre carré. En comparaison avec ce qu’on estbabitué à voir dans les dvnamos à courant continu, ce sont, certes, des densités très élevées.
- Pour la densité de courant dans les bobines inductrices nous avons les mêmes observations à faire. Ici l’utilisation du cuivre est dans la majorité des cas très grande aussi.
- Elle n’est pas, bien entendu, aussi bonne que dans l’induit à cause de la ventilation moins énergique, mais toujours la densité esl-elle relativement plus grande que dans les dynamos à couraut continu. Pour plusieurs machines du tableau elle atteint le chiffre de 3 ampères par millimètre carré ou presque. Pour 12 machines sur 2.3'du tahle.au elle dépasse 2 ampères par millimètre carré. En général, malgré ces densités assez grandes les bobines d’électros sont loin de chauffer Q).
- Flux pak pôle. — C’est la constante la plus importante de chaque machine électrique que nous allons discuter maintenant. Le flux par pôle détermine en effet toutes les qualités des machines : il détermine réchauffement, la réaction d’induit, bref tout, et les dimensions principales de chaque machine en dépendent en premier lieu. Lorsque, pour un alternateur donné, on peut, en gardant la même chute de potentiel et le même échauffement, adopter un llux plus faible, c’est autant de gagné sur ses dimensions et presque autant sur le prix.
- Pour calculer le flux avec un enroulement donné, divers auteurs recommandent de se servir de différents coefficients dits « de forme » selon le nombre d’encoches par pôle et l’angle d’em-
- faire, est peu pratique.1! cause de l'épaisseur relativement grande de l’isolant entre deux couches de la bande. Col isolant ne peut être trop mince, car les frottements intérieurs, résultant par exemple des forces centrifuges, pour-
- Au point de vue du rendement une grande densité n’est pas défavorable non plus, du moius dans une certaine mesure. Une diminution de la section de cuivre permet, en effet, de réduire la profondeur de l'encoche, l'induction daus les dents restant la même, ou bien, à profondeur d'encoche égale, de réduire la largeur de l’induit. Ainsi, en général, 011 aura moins de perte dans le fer et la longueur moyenne d’un fil d’induit diminuera. On réalise donc, une économie
- nient ne peut s’appliquer qu'aux machines où les perles dans le fer prédominent.
- qui permet déjà d'élcver un peu la densité ; de plus, elles tournent avec une vitesse très considérable et si on n’arrive pas à des densités encore beaucoup plus grandes, c’est qu’on vent garder un bon rendement. 31 est aussi possible qu'un constructeur timide qui n’a pas assez d'expérience craint un échauffement démesuré en s'éloignant trop des
- ltn vérité, ou peut, en ayant soin d’adopter une constructiou rationnelle, aller tranquillement jusqu’à une densité de 3 nrnp : mm2 sans obtenir un mauvais rendement et sans échauffement appréciable. On arrive ainsi
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- lequel donne pour des alternateurs de c< ehes de la réalité. Ceci s’applique pour 1’,
- ; d'embrassement du pôle et c
- — Entre toutes les inductions, celle dans les dents est peut-être la plus intérêt à saturer les dents autant que possible («).
- 16000 ou au delà, dont deux environ 20000
- Huit
- ^ L’induction dans le noyau de l’induit dépend de la fréquence, elle peut 6lre d’autant plus élevée que la fréquence est plus faible. Pour 00 périodes, l'induction est en
- i du nombre et de la 1
- divisant les tôles de l’induit en plusieurs paquets tenus en distance par ces c Plus intéressante que l’induction dans l'entrefer est l’intensité du ehani posant le flux réparti sur toute la surface intérieure de d’induit (e:
- " ' une mesure de l’utilisation magnétique de la surface disponible, et nous
- e travaille à flux fort ou faible. Nous voyous dans le tableau que cette cons-» et 6 000 et que relativement les variations ne sont pas considérables.
- ’ ms les pôles, point d’une importance capitale i des alternateurs destinés à l’aV ïurs asynchrones, etc. Pour les altc t à faible fréquence les conditions sont tout à fait t t il s’agît des alternateurs à,faible chute
- .1 le plusfr équent, de génératrices de ce type,
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- il y a intérêt à saturer fortement les électros. Le fait est assez connu aujourd’hui que les alternateurs, à électros saturés ont, à autres conditions égales, une chute de voltage plus faible entre marche à vide et pleine charge inductive.
- Aussi beaucoup de constructeurs s’en servent-ils déjà et dans le tableau nous rencontrons des inductions d'éleclros très élevées. L’induction maxima que j’ai trouvée est de 18900, chiffre extrêmement haut, atteint par 3 machines. Il y a encore r autres machines où l'induction de 18 000 est dépassée. Mais, bien entendu, ce sont les inductions maxima, à la base des élcctros à l’endroit où la dispersion entière s’ajoute au flux utile (l).
- L’induction dans les pôles diminue graduellement de la base jusqu’à la pièce polaire où elle atteint son minimum. Le tableau indique ce minimum constitué par le flux utile entrant dans l'induit plus la dispersion entre les pointes des pièces polaires.
- L’induction minima est en général bieu plus faible et atteint pour une machine seulement le chiffre de 17 000. Ainsi malgré une saturation paraissant exagérée à la hase des pôles les ampères-tours nécessaires pour les électros restent dans des limites raisonnables.
- Les alternateurs à faible fréquence, servant pour la plupart à alimenter des convertisseurs ont des conditions différentes à remplir. Dans ce cas, il s’agit d’ordinaire de compenser les pertes de voltage dans la ligne par une surexcitation des convertisseurs et les génératrices doivent pouvoir monter en voltage. Aussi ces génératrices se construisent-elles avec une saturation moins forte du fer, ce que du reste notre tableau confirme. Elles peuvent avoir une chute do voltage assez grande et celle-ci est souvent considérée comme favorable.
- Dispersion des inducteurs. — Les bobines inductrices créent en dehors du flux qui doit traverser l’induit, chemin voulu, encore un flux dérivé, choisissant tout chemin possible à condition seulement que ce chemin passe par la bobine excitatrice ou une partie de cette bobine. T.a densité du flux de dispersion, ou l'induction aux différents endroits suffira toujours a la condition que la somme des forces magnétornotriccs sur tout 3e parcours d’une ligne de force soit égale à la force magnétomolrice de la bobine ou de cette partie de la bobine qui enferme ladite ligne.
- Comme conséquence de la dispersion, le flux à l’intérieur dos bobines d’excitation est plus fort que celui qui doit entrer dans l’induit, soit le flux utile.
- Le flux de dispersion (2) est d’aulant plus fort que l’excitation augmente et, excepté pour des électros très fortement satures, il lui est proportionnel.
- On peut calculer avec une approximation suffisante les flux de dispersion, celui entre les pièces polaires, comme aussi entre les noyaux d’électros. Les réluctances magnétiques, celles respectives des deux flux, peuvent être estimées d’après les proportions géométriques données par le dessin.
- Comme force magnélomotrice ii faut adopter pour les pièces polaires les ampères-tours nécessaires pour l’entrefer el le fer de l’induit. Pour la dispersion entre noyaux, le minimum de la force magnétomotrice, à la base dé l’éleclro, est nul. son maximum atteint le même chiffre que pour les pièces polaires. On n’a qu’à prendre la moyenne entre les deux pour calculer la dispersion entre noyaux. '
- Ces deux dispersions sont très différentes, scion la forme de l’arc d’embrassement des pièces polaires, la section et la longueur des noyaux et enfin selon la distance entre les pôles.
- Pour 9 machines du tableau la dispersion entre pièces polaires est la plus grande, pour les autres c'est la dispersion entre, les noyaux polaires qui prédomine. Le coefficient de dispersion varie également beaucoup. Son maximum atteint 1,74 (machine n° 5), chiffre énorme, dù surtout
- f1) II est même douteux qu’une induction comme 18 900 ait réellement lieu et pcut-êlrc une partie des lignes de force passe-t-elle à cet endroit par 1 air à côté, do sorte que 1 induction dans le fer est inférieure. Il se produirait alors une dispersion utile. Mais comme il est difficile d’en tenir compte dans le calcul, l’auteur préfère indiquer simplement l'induction calculée de la façon ordinaire.
- (2) J’appelle dispersion la proportion entre le flux de dérivation et le flux utile ; coefficient de dispersion, le rapport entre flux total et flux utile. Pour une dispersion de o,5, le coefficient de dispersion sera de i,5.
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- au grand angle d’embrassement polaire (o,8 du pas) ; aussi la dispersion entre pièces polaires est-elle pour celle machine trois fois plus grande que celle entre noyaux.
- Pour la machine n° 2, ce coefficient est de 1,59. Ici les deux tiers de la dispersion ont lieu entre les noyaux, la machine étant très large, peu saturée, et ayant des noyaux assez longs.
- Le minimum du coefficient de dispersion 1,18, est obtenu par la machine n“ 21, à pôles très courts et sans pièces polaires.
- Anciennement on se contentait d’adopter un coefficient de dispersion donne pour chaque type de dynamo, mais la grande variété de ces coefficients que montre le tableau pour des machines d’un type semblable prouve qu’il laut absolument calculer la dispersion, et d’une façon aussi exacte que possible, du moins pour les génératrices à forte saturation. Sans un calcul pareil le constructeur pourrait facilement éprouver des surprises très désagréables
- Dispersion de l'induit. — L'enroulement de l’induit, lorsque la machine est chargée, produit aussi une force magnétomotriec que nous exprimons en ampères-tours. Ces ampères-tours de l’induit (ampères-tours secondaires : AT2) se composent géométriquement et selon la phase du courant avec les ampères-tours des élcctros (ampères tours primaires : ATJ pour fournir les ampères-tours résultants (ATr), lesquels produisent le flux résultant, c’est-à-dire le flux qui passe par l’induit aussi bien que par les inducteurs. (*)
- (*) Pour diminuer la dispersion, les pôles doivent être courts el les pièces polaires miuces, à angle d'embrassement modéré. Eu général, la dispersion peut être considérable sans aucun inconvénient, pourvu seulement qu'on s’eu rende compte et que les noyaux polaires soient dimensionnes en conséquence. O11 admettra donc tranquillement une forte dispersion lorsque, avec, ou malgré cette dispersion, la machine en question sera la plus avantageuse.
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- A ce flux résultant, commun aux deux systèmes, s’ajoute dans le système inducteur (système primaire) le flux de dispersion primaire dont nous venons de parler. Egalement dans l’induit il s’v ajoute géométriquement le flux de dispersion de l’induit (dispersion secondaire).
- Cette dispersion secondaire est, comme les ampères-tours secondaires, en phase avec le courant induit lequel forme avec la force électromotrice l’angle f de décalage de phase. La force électrnmo-Irice vraie est à angle droit avec le flux résultant qui la produit et lui est proportionnelle. Les ampères-tours et la dispersion secondaire sont proportionnels au courant induit. Un diagramme expliquera mieux toutes ces relations.
- Dans ce diagramme (fig. i et ?.) les ampères-tours résultants (ATr) sont parallèles au flux résultant, les flux de dispersion, primaire et secondaire, sont parallèles aux ampères-tours respectifs. Ce diagramme donne des résultats confirmés par de nombreux essais de l’auteur et d’autres constructeurs, ün ne compte qu’avec des flux et des forces électromotrices qui réellement existent et on peut suivre exactement l'influence de la saturation, de la réaction d’induit des deux dispersions, etc. Toutes les autres méthodes de calculer la réaction d’induit, chute de voltage, traitant avec la self-induction de l'induit et avec différentes forces électromotrices composées géométriquement sont moins exactes et surtout d’une application difficile à la prédétermination des alternateurs (*).
- Le diagramme montre que la dispersion secondaire a sensiblement le môme effet qu’une augmentation des ampères-tours de l'induit, c’est-à-dire une réaction d’induit plus forte. La caractéristique en court-circuit, courbe très importante pour l’examen d’un alternateur, m esure direc tement l’effet des ampères-tours et de la dispersion secondaire, prises ensemble (4).
- Dans les alternateurs modernes la dispersion d’induit n’est pas importante et il sufEt généralement d’en tenir compte par une légère augmentation des ampères-tours d’induit. Par contre dans les anciens alternateurs américains à grande fréquence la dispersion jouait un rôle prépondérant. Son influence diminue en général avec la fréquence. La forme des encoches y intervient pour beaucoup. Ainsi la dispersion est plus faible lorsqu’elles sont peu profondes, larges relativement au pas, et autant que possible ouvertes. Une augmentation de l’entrefer el une diminution de l’angle d’embrassement du pôle influent un peu dans un sens favorable.
- Mais, contrairement à ce qu’on prétend souvent, le nombre d’encoches par pôle n'a presque aucune influence, pourvu seulement que la relation de la largeur d’encoche aux pas des encoches et leur profondeur restent les mêmes. A autres conditions, comme forme des encoches, etc., égales, le flux dérivé sera proportionnel à la largeur de l’induit et aux ampères-tours de l'induit. Il sera inversement proportionnel à la distance entre deux pôles, ou pour une fréquence donnée au diamètre de l’induit. En introduisant au lieu du llux dérivé le rapport, ^représentant cc que nous avons nommé la dispersion nous aurons pour un induit triphasé une cons-
- g ___ i,5. E 2 • (Courant). (Fils par phase). (Largeur induit).
- (Flux utile). (Diamètre induit).
- çette constante S (,1) étant proportionnelle à la dispersion (4).
- La constante S varie relativement peu pour les machines du tableau, moins qu'on aurait pu supposer. Exception faite de trois machines, elle varie entre 1,76.10' 8 et 4,55.io""8 seulement.
- (*) Voir sur le même sujet les travaux de l’auteur : Elektrotechnische Zeitschrift, 1895 et 1899.
- (-) Voir l’article de l’auteur : Elektrotechnische Zeitschrift.
- (3) Voir l’article de l’auteur : Elektrotechnische Zeitschrift, 1898.
- la valeur i,5 y/2 — 2,1a fois les ampères-conducteurs d’une phase. Anciennement on se servait souvent d'une constante
- pas dépasser une certaine valeur (100 à iüo). On.voit facilement que la constante de lxolben est implicitement contenue dans la mienne et qu elle n’est juste que pour une largeur d’induit et un flux utile donnés.
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- Les trois autres machines oui une constante S de o,6.io"'3 (n° 21 avec 2“* périodes seulement) 5.-5. io-3 et 6.io-3 'pour les n05 1 n et 13, machines établies par l’auteur). Ce dernier chiffre est élevé, mais comme l'expérience l'a prouvé, absolument admissible. En général cette constante de dispersion peut être plus élevée pour les machines à encoches ouvertes el doit être inférieure pour celles à encoches fermées. Pour les génératrices de faible fréquence elle sera lavorablemcnt plus petite pour 11c pas arriver a un Hux trop faible. On peut dire qu’un alternateur marchant à 5o périodes {100 alternances) ayant une constante S trop faible sera peu utilisé, ses dimensions seront trop grandes et sa construction peu économique.
- Ampères-tours de l’induit. — Dans le tableau les ampères-tours secondaires sont calculés selon la formule
- AT, = 1 ^s/T. (Courant par phase). (Spires par phase).
- Dans le cas d'une génératrice monophasée le facteur i,5,\/2 est .remplacé par 0,9— •
- Les ampères-tours de l’induit ne nous intéressent pas directement et c’est surtout leur relation aux ampères-tours de l’excitation qui est importante, soit le quotient ÀT2 : AT, qu'on peu( appeler constante de réaction. En effet la réaction d'induit dépend directement de cette relation. Dans le tableau se trouve la valeur de cette constante. Comme ampères-tours primaires sont introduits les ampères-tours sans réaction, c’est-à-dire les ampères-tours nécessaires d’après le calcul pour l'excitation sans charge, mais avec le flux, les dispersions et la force électromotricc qui correspondent à la marche sous pleine charge avec voilage normal aux bornes. Les ampères-tours sans réaction, constituent une valeur théorique qu’on ne peut pas mesurer directement, ni emprunter à la caractéristique a vide à moins que la machine ne soit très peu saturée. Dans le cas d’une machine fortement saturée, la différence entre ampères-tours à vide et ampères-tours sans réaction peut atteindre 10 à i5 p. 100.
- La constante de réaction est une des plus importantes pour le fonctionnement d’un alternateur. Dans une génératrice peu saturée toul en dépend. Aussi, il y a quelques années, on tâchait de réduire la chute de voltage par une réduction dé ce coeflicient. Les ampères-tours de l’induit ne devaient dépasser un quart ou un cinquième des ampères-tours à vide pour avoir une faible réaction. C’est ii cause d’une réaclion trop forte que les premières génératrices triphasées donnaient des résultats si insuffisants pour l’alimentation de moteurs asynchrones. Dans le tableau la constante de réaction varie entre o, 10 et 0,47. Dans 7 cas elle est de 0,2 ou en dessous, la valeur o,3 étant dépassée seulement 5 fois. O11 voit donc que les constructeurs sont encore très prudents sous ce rapport.
- On peut bien, cependant, avec une machine fortement saturée atteindre 0,4 sans aucun inconvénient pour la marche sur moteurs.
- Caractéristique en court-circuit, — Le courant produit par uue génératrice en court-circuit est proportionnel à l’excitation. La caractéristique passe par le point d’origine, tant qu’il n’y a pas de magnétisme rémanent et elle reste droite à moins que les conditions de saturation et de dispersion d’induit ne soient absolument anormales.
- En court-circuit.les ampères-tours primaires se tiennent en équilibre avec les ampères-tours secondaires plus l’équivalent de la dispersion d’induit exprimé en ampères-tours (*}.
- La dispersion d'induit étant différente pour différentes machines et le facteur théorique 1,0^2 qui figure dans la formule des ampères-tours d’induit, variant en réalité selon le nombre d’encoches et avec les déflexions de la sinusoïde, la proportion entre ampères-tours d’induit et ampères-tours en court-circuit n’est pas constante. Elle varie d’après l’expérience de l’auteur entre o,65 et i,o. Le chiffre trouve dans la grande majorité des cas, et pour des génératrices hétéropolaircs de construction moderne est d’environ 0,70, c’est pourquoi l’auteur l’emploie pour le calcul des
- ()) Voir l'article de l’auteur : Elektrotechnische Zeitschrift 1890, et l’Éclairage Électrique, t. XXII, p. 296,
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- ampères-lours en court-circuit. Toutefois nous trouvons dans le tableau des chiffres comme o,55 même, et d’autre part il y en a qui dépassent l’unité.
- Je ne sais pas au juste comment expliquer de telles différences et je ne crois pas impossible qu’elles soient basées sur des erreurs de mesure ou d’impression.
- Une partie de la différence pourrait s’expliquer si la caractéristique en court-circuit ne passait pas par le point d’origine des axes. Dans ce cas, il faut tracer la caractéristique corrigée, parallèlement à l’autre, mais parlant du point d'origine. La nouvelle courbe'sera indépendante du magnétisme rémanent.
- Perte d'énergie dans le cuivre induit. — Cette perte, exprimée en pour cent de la puissance apparente, varie beaucoup selon la construction de l’alternateur. Les chiffres extrêmes sont o,y p. ioo et 2,0 p. ioo. A elle seule, la perte dans le cuivre induit n’a pas d’importance, sa valeur ne décide encore rien sur le rendement. Plus intéressante est sa relation aux pertes dans le fer de l'induit. On peut changer cette relation en faveur de l’une ou des autres, pourvu que la somme totale et le rendement restent les mêmes. Lorsque la perte dans le cuivre prédomine, on aura un meilleur rendement à faible charge. Pour une machine qui doit supporter temporairement des surcharges très fortes (par exemple 5o p. 100 ou davantage), il est préférable que les pertes dans le fer dominent. Mais, en général, cette question est peu importante, car le rendement des génératrices de grande puissance est si élevé qu'il varie peu avec la charge ; le constructeur pourra donc proportionner les pertes selon son goût. Au point de vue d'une construction économique, les génératrices a pertes dans le fer réduites, et par conséquent a faible flux, sont les plus avantageuses parce que, à poids de cuivre à peu près égal, celui du fer est notablement inférieur.
- Pertes dans le fer de l’induit. — Les pertes par hystérésis et courants de Foucault constituent un élément souvent variable et incertain. Elles dépendent en effet des qualités des tôles, de la façon de les monter et de les travailler, et enfin de leur préparation spéciale, s’il y a lieu. En Europe, les tôles ne sont généralement pas recuites après le poinçonnage, pratique beaucoup employée en Amérique et réclamée comme préparation spéciale et secrète. 11 est certain que cette pratique ' réduit les pertes dans le fer. Quant aux qualités du fer, il faut essayer chaque envoi de tôles avant de les employer, quoique à présent les qualités du fer varient déjà moins, leur fabrication garantissant un produit plus égal.
- En tous cas, les pertes sont toujours plus grandes que celles calculées d’après la méthode de Steinmetz et souvent même quatre ou cinq fois plus grandes, lorsque la construction ou le travail ne sont pas rationnels. Les chiffres calculés par l'auteur et indiqués dans le tableau peuvent différer notablement de ceux donnés par les constructeurs ou des résultats d’essais, mais, en général, la différence avec ces derniers ne sera pas grande (*).
- La valeur dos pertes dans le fer, calculées par l’auteur, varie entre a,9,5 p. ioo et 5,5 p. ioo du débit. (Four le n° 3, l’auteur a trouvé plus de 8 p. ioo, mais il est possible qu’il y ait erreur dans les distensions).
- La grande majorité des machines du tableau a des pertes dans le fer dépassant 3,5 et 4 p- ioo. En comparant ces chiffres avec ceux obtenus pour la perte Joule dans le cuivre induit, on verra que généralement cette dernière est de beaucoup inférieure. Uue seule génératrice (le n° i3), a la perte Joule plus grande que les pertes dans le fer; pour quelques autres machines ces deux
- (J) Dans le chapitre traitant de l’induction dans le noyau et les dents, nous avons déjà constaté qu’il n'y a pas intérêt à trop réduire l’induction dans le noyau, et qu’au contraire il y a tout intérêt à saturer les dents, bien entendu, en diminuant la profondeur d’encoche. C’est ainsi qu’on obtient le minimum de pertes dans les dents.
- soient plus grandes. Le découpage des tôles doit être très exact et il faut absolument éviter tout limage et toute
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- chiffres sc rapprochent encore, mais pour le gros les pertes dans le fer montent au triple cl même jusqu’au quadruple de celles dans le cuivre.
- Perte pour l’excitation. — Les électriciens ne sont pas toujours d’accord sur ce qu’il faut considérer comme perle dans l’excitation des alternateurs. Pour évitèr tout malentendu, je compterai seulement le courant nécessaire pour l’excita lion en charge non-inductive ; le carré de ce courant multiplié par la résistance à chaud des éleelros donne la perte en question, la même qui intervient dans le calcul du rendement. Elle varie entre 0,06 p. 100 et 2,6 p. 100.
- En charge inductive, celte perte augmente beaucoup, car elle croît avec le carré du couvant d’excitation. Malheureusement, ces'chiffres ne se laissent pas bieu comparer, car le décalage de phase est variable et on aurait dos résultats trop différents.
- Dimensions de l’induit. — Pour déterminer les dimensions de l’induit des dynamos, il y a une ancienne formule de Esson et Eischer-IIinnen que j’ai transformée et qui m’a rendu de bous services. J'ai obtenu par ladite transformation une constante, que je désigne par la lettre K et qu’on peut nommer constante de grandeur de l'induit,
- v de l’indui
- (Largoi
- K
- Il faut exprimer la largeur de fer de l’induit et le diamètre en centimètres, la vitesse angulaire en tours par minute, et la puissance en watts. Cette constante K décroît un peu avec la puissance des machines. Elle est plus grande pour les petites machines. Cela s'explique facilement, car chaque constructeur sait qu’une petite dynamo se construit moins économiquement en comparaison avec une grande. On peut bien discuter la valeur de cette constante, la puissance d’une dynamo n’étant pas directement proportionnelle aux éléments de la constante K, mais il est incontestable qu’elle donne tout de même une certaine mesure des dimensions d’une machine. Nous l’emploierons donc pour comparer la grandeur de l’induit:. Un coup d’œil sur la colonne correspondante du tableau montre la grande variabilité de la constante K.
- Son maximum est en effet de 1 36o, tandis que le minimum est de 343. Comme les puissances et vitesses des deux machines (n03 6 et iiP sont du même ordre, on voit qu'un induit est quatre fois plus grand qne l'autre ! En vue des chiffres obtenus pour la constante K, on peut dire que la plupart, des constructeurs emploient des dimensions plutôt grandes, qui 11e sont point économiques, car il est évident que les frais de fabrication, de transport, le poids, etc., augmentent avec les dimensions. Cinq alternateurs seulement ont la constante K inférieure ou égale à 5oo environ, tandis que pour dix machines elle atteint ou dépasse 900. La tendance générale pendant ces dernières années est, daus la construction des dynamos, de réduire les dimensions, aussi voit-on qu’il reste encore beaucoup à faire et qu’en attendant les alternateurs se construisent, en général, trop grands.
- Poids des pôles. — Le tableau indique le poids des pôles des alternateurs, sans compter la partie encastrée dans le volant, mais y compris les pièces polaires. Ces poids sont approximatifs. On voit que pour des machines de puissance égale ou à peu près, le poids des pôles varie énor-
- Ainsi la machine n° 6 a 8100 kg, tandis que le n» i3, de puissance plus grande, n’a que 1 600 kg. Ces différences s’expliquent surtout par un flux plus ou moins fort, mais aussi par la longueur, l'induction, etc. des pôles.
- Poids des tôles. — Ce poids, comme il est indiqué dans le tableau, contient celui du noyau de l'induit, plus la partie des-tôles réservée pour les dents, mais les encoches étant supposées pleines.
- Puissance et vitesse. — Pour pouvoir comparer l’économie relative des alternateurs, il faut se mettre d’accord sur la base de cette comparaison. Il 11’existe malheureusement pas de base exacte, mais bien plusieurs bases approximatives. Employer comme base simplement la puissance
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- serait trop simplifier la chose, la vitesse n’étant pas ainsi considérée. Il est donc préférable d'employer le quotient ^ilovolt^ comme base de la comparaison. Dans une série complète de
- machines, construites sur les mêmes principes, les poids du cuivre, du fer, etc. sont proportionnels à peu près à la racine i,T> de ce quotient.
- Pour ne pa» trop compliquer, gardons cependant comme base le quotient simplement.
- Poids du fer par P---. — Dans le tableau nous voyons que le poids du fer varie
- considérablement, le minimum étant de 3q3 kg, contre un maximum de 3 oçjo kg par kilovolts-ampères : tours. Cela veut dire qu’une machine contient presque huit fois autant de fer (tôles Ct acier nécessaires pour le circuit magnétique) qu’une autre !
- Pour la plupart des machines, le chiffre correspondant se trouve compris entre 8oo ct 2000, le minimum de 3q3 étant, encore approché par deux machines avec les chiffres 44a el 534 kg.
- Il faut remarquer que dans ces poids n entre pas celui du volant qui pourrait être choisi plus lourd pour des raisons à part, ni le poids de fonte, acier, etc., de la eonslrvietion mécanique.
- Poids du cuivre par ...lcilc>—lt^.5mpt'rcs . — Le poids du cuivre varie également dans des limites très grandes. Pour la machine ayant le minimum de cuivre, ce chiffre est de 117 kg. Il y a encore b autres machines avec moins de 200 kg, tandis que 5 génératrices ont plus de 40° kg, dont une atteint même 83o, chiffre très élevé. Le rapport du maximum au minimum est ici encore de huit, à peu près.
- Prix de la matière élf.otromagxétiquk. —J’ai lâché de trouver une base pour la comparaison du prix de revient de la matière électromagnétique des génératrices du tableau. Il est impossible-d’avoir une comparaison exacte et également impossible d’introduire le prix en francs et centimes, car les machines proviennent de différents pays et les prix sont variables avec le temps. Aussi, pour avoir quelque chose de plus stable, j'ai supposé que le cuivre coûte 5 fois le prix du fer [aciçr ou tôle) en moyenne. Ainsi nous n’avons qu’à comparer les poids, en ajoutant an poids du fer celui du cuivre multiplié par 5. Le tableau contient en conséquence le poids du (fer -j- 5 cuivre) par Liltnolts ampèies ^
- Ce poids varie entre 1 027 comme minimum (nü 14) et 5 ofio comme maximum (n° 18]. Une machine contient donc cinq fois autant de matière active qu’une autre, cc qu'il faut considérer comme une différence très grande malgré que l’une de ces machines soit beaucoup plus puissante que l’autre, soit 1 400 kilovolts-ampères dans le cas du n° 14 contre 220 seulement pour l'autre. La puissance par pôle, qui, en dernier lieu, détermine les proportions d’uu alternateur est dans les deux cas de 16,6 et de 4,4 kilovolts-ampères respectivement. L’élément de la construction électromagnétique est donc presque quatre fois plus grand dans le n° 14. La colonne contenant le poids du fer, plus cinq fois celui du cuivre sera la plus intéressante du tableau, car elle nous montre l’économie relative des différentes génératrices. Elle prouve en même temps que la plupart des alternateurs soûl encore loin d’ètrc économiques (;).
- Calcul de l'excitatiox. — Nous avons vu plus haut que la caractéristique en court-circuit nous fournit un excellent moyen de mesurer les priucipaux éléments qui déterminent l'excitation en charge d'une génératrice dont l'excitation à vide est connue.
- La caractéristique en court-circuit nous donne les auipères-tours de l’induit avec la dispersion d’induit réduite à l’échelle des ampères-lours.
- (t) 11 est facile de comprendre, toutefois, que le prix de la matière'active n’esl pas la seule chose dont dépend le
- main d'œuvre qui dépend du diamètre et de la construction générale plus ou moins pratique. Comme règle générale, on peut dire que de deux alternateurs à prix de la matière active égale, celui dont le diamètre est plus petit aura lin
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- En composant maintenant l'excitation à vide pour une force électromotrice voulue avec l'excitation en court-circuit, pour la charge donnée, nous obtenons l’excitation en charge. Les deux excitations composantes doivent enfermer l'angle de décalage de phase plus go°.
- Ainsi, en cas d’une charge non inductive on compose les deux excitations à angle droit. L’excitation en charge sera alors représentée par la résultante.
- L’excitation k vide qu’il faut introduire ici doit être corrigée lorsque l'alternateur est fortement saturé. Dans ce cas, il faut compter avec une excitation imaginaire que j’ai appelée : excitation, sans réaction correspondant aux ampères-tours sans réaction. La différence entre ces ampères-tours et ceux à vide pour une force éîectromotrice donnée est due a la dispersion des élecl-ros qui en charge est plus grande qu’à vide..
- Les électros sont ainsi plus saturés en charge qu’à vide et la correction mentionnée doit tenir compte de cette différence de saturation.
- Le calcul de l’excitation en charge s'opère donc pour un facteur de puissance (ens ç) douiié de la façon suivante. On ajoute au voltage aux bornes la perte en volts dans la résistance de l’enroulement induit. Approximativement la perte en volts est égale au produit : courant X résistance X cos a.
- La somme nous donne la force électromotrice d’après laquelle on calcule le flux, les inductions. les ampères-tours pour les differentes parties du circuit magnétique. Le total des ampères-tours est alors ce que je viens d'appeler ampères-tours sans réaction.
- Maintenant on n’a plus qu’à ajouter, graphiquement, sous l’angle (9 + 90°) les ampères-tours de la caractéristique en court-circuit pour la charge en question et l’on obtient les ajnpères-lours correspondant à cette dernière. C’est ainsi que sont calculées les excitations en pleine charge contenues dans le tableau.
- On trouve, en comparant les résultats de mon calcul avec les excitations indiquées par les constructeurs, que les deux chiffres seront souvent en désaccord. Cela peut s'expliquer, certes, en partie au moins, par l'inexactitude de la méthode du calcul, niais je suppose d’autre part que dans beaucoup de cas les résultats d’essais n’ont pas été faits, avec la précision voulue, et que quelques-uns des chiffres indiqués seront peut-être trouvés par un calcul plus ou moins approximatif.
- Pour un très grand nombre de génératrices poly et monophasées, j’ai trouvé dans ma pratique des six dernières années que la méthode employée plus haut donne des résultats absolument satisfaisants.
- (A Suivre.) Alexandre Rotuürt.
- SUR LES PROPRIÉTÉS DES ANNEAUX A.COLLECTEUR
- J’ai lu avec beaucoup d’intérêt la note de M. Leblanc, publiée sous ce titre le 26 octobre, se rapportant à un moteur asynchrone auto-exeitatcur du genre que j’ai indiqué il y a quelque temps (*) et dont, par hasard, une description se trouve également dans le même numéro de ce journal. L’examen de M. Leblanc s'étend, je ne sais pour quelle raison, sur un moteur avec collecteur normal, et j’approuve complètement les conclusions de M. Leblanc, qu’un tel moteur ne saurait vraisemblablement marcher.
- Sans doute, dans ma description, il lui est échappé qu’une des parties brevetées les plus caractéristiques de mon moteur est l’emploi d’un anneau fermé au lieu d’un simple commutateur. Il faudrait donc ajouter, dans la ligure 1, des conducteurs ccc... de résistance appréciable (fig. 1).
- H Elektrutiichnisckr, Zeitschrift. 8 août. p. 633 ; London « Eleetrician », 16 août. p. 6a3 ; L'Industrie Electrique, 10 septembre, p. 089 ; L’Eclairage Electrique, a‘6 octobre, p. 117.
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- ci-joiute) et sans inductance, qui réunissent les lames du collecteur entre elles. Mais cette altération changerait aussi, au fond, toutes les conclusions (l).
- Supposons que la résistance ohmique de ces conducteurs soit la même que celle du bobinage. Supposons d’abord que les connexions entre bobinage cl collecteur soient coupées. Tout le couvant des balais passerait donc par les conducteurs sans inductance. Ce courant, malgré la commutation ne sérail pas, il est vrai, lin courant continu exact, mais bien un courant oscillant qui naturellement passerait facilement par les conducteurs sans inductance ccc... En conséquence le potentiel de quelqu’une des lames du collecteur ne serait pas constant, mais il oscillerait également entre un maximum et un minimum. Supposons que ces oscillations soient représentées, en plus grand, par une courbe T (ligure a) et varient entre -f- et zéro.
- Si nous relions maintenant le bobinage au collecteur, le courant se diviserait en deux parties (fig. -3). Une partie II, un courant continu, défini par la tension moyenne, entrerait dans le bobi-
- nage, et le reste 111, on courant plus ou moins alternatif, trouverait sa roule dans les conducteurs sans inductaucc ccc... 11 huit ajouter eu réalité que les oscillations sont naturellement beaucoup moins fortes que celles présentées par ces ligures, choisies seulement pour expliquer les procédés.
- XL
- Fig. 3.
- Je ne peux encore communiquer ici des résultats obtenus, mais j’ajoute que des essais sont commencés dans différentes maisons, et j’espère être bientôt en état d'en publier des données (2).
- Alexandre IIeyland.
- (a) Au moment de «lettre sous presse nous recevons de M. ITcyland la lettre suivante :
- article du 8"août publié dans VKlukirotup'/inisrhe Zeitschrift.
- n Le déphasage entre le courant et la tension était complètement annulé et le courant à vide était réduit de i5 à 3 ampères, Coupé du réseau électrique et accouplé à la transmission, le moteur marchait comme génératrice. Il s’excitait lui-même, exactement comme une dynamo shunt à courant continu et était capable d’alimenter un certain nombre de lampes à incandescence. Les rcsuItdlB en seront publiés prochainement, u
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- MÉTHODE
- DE DÉTERMINATION DE LÀ RÉSISTANCE À LA TRACTION ^
- La délermination do la résistance do traction clos véhicules on mouvement a toujours présenté un très grand intérêt pratique. Bien avant la création, des chemins de fer, elle a été l’objet, sinon de mesures frequentes, du moins de nombreuses spéculations théoriques.
- Dos divers procédés employés aujourd'hui pour effectuer cette détermination, le plus ancien est celui consistant clans l’emploi d un dvriarnoniètre. Malheureusement il ne donne pas toujours des résultats très exacts et s’il a pu être appliqué avec succès dans le cas de trains mis en mouvement par des locomotives en donnant au dynamomètre un amortissement suffisamment grand, il est presque inapplicable au cas de véhicules traînés par des chevaux.
- D’autres procédés ont etc imaginés et appliqués à mesure que la traction mécanique prenait plus de développement. Par exemple la résistance à la traction des trains a été déterminée en laissant un train descendre sous l’action de la pesanteur sur une pente régulière d’inclinaison connue. Comme la force due à la gravité sur le train demeure constante tandis que la résistance à la traction croit en même temps que la vitesse, il arrive nécessairement un moment ou ces deux forces se contrebalancent, et où, par suite, l'accélération devenant nulle, la vitesse demeure constante; la force due à la gravité pouvant être facilement évaluée, la résistance au mouvement se trouve ainsi déterminée pour la vitesse constante que prend le train. Mais ce procédé suppose que la résistance ainsi déterminée est la même que celle qui s'exerce quand le ou les véhicules considérés- se meuvent par eux-mêmes, hypothèse exacte clans certains cas mais non dans d’autres.
- La résistance de frottement des volants et autres pièces tournantes est parfois évaluée en mesurant le temps que mettent ces organes à s'arrêter après avoir été lancés à une certaine vitesse. Si cotte résistance est indépendante de la vilesse, la quantité d’énergie que possède primitivement l’organe en mouvement, divisée par le nombre de tours (ou mieux radians) exécutés jusqu’à l’arrêt donne le couple résistant. 11 est très facile d’appliquer ce procédé aux locomotives, automobiles, bicycles, etc., mais.on ne peut alors lui reprocher de u'ètre que très approximatif, car la résistance à la traction de ces véhicules, loin d'ètrc constante, augmente considérablement avec la vitesse.
- Je suis cependant parvenu à en faire usage en tenant compte de l’accroissement de la résistance avec la vitesse, j’en ai développé mathématiquement l’application à toute espèce de véhicule automoteur et je l’ai utilisé pratiquement au cas d'un bicycle; un rapport préliminaire sur ces essais à clé public dans le Mechanical Engineer du n novembre 1899 et une étude plus détaillée a été le sujet d’une communication faite à l'Institution of Civil Engineers, do Londres, le 8 février dernier.
- De ces trois procédés (du dynamomètre, de la vitesse constante en pente et de l'amortissement du mouvement), lé plus pratique est. évidemment celui qui demande le moins de personnes et le moins d’expériences pour donner un résultat exact. Peu importe en effet la
- (i) Rappelons à nos lecteurs que celle question a déjà été 1 objet de plusieurs articles cl revues publics dans L'Êr.iairage Électrique; parmi les plus récents, mentionnons : l’nrticle de M. Barbjluom sur la Résistance des trains à la traction (t. XXIV, p. 97 et 36i, 21 juillet et 8 septembre 1900) ; une note de M. Montel sur la Détermination de la puissance motrice exigée par une automobile (t. XXIV, p. 393. 8 septembre 1900' ; enfin deux notes de M. Ern. Gérard et M. Rexard sur la Résistance des voitures automotrices (t. XXIV, p. 383 et 38R 8 septembre rgoo).
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- longueur et la difficulté des calculs nécessaires pour tirer, des nombres relevés pendant les essais, le résulLal que l’on a en vue, car tandis que les essais exigent pour être concluants un temps favorable, les calculs peuvent être faits dans un bureau, à l’abri des intempéries; une grande facilité d'execution est donc la première condition à rechercher.
- A ce point de vue le procédé d’amortissement du mouvement me paraît être le meilleur dans le cas des automobiles. Que demande-t-il en effet? Qu’après avoir lancé l’automobile à une vitesse connue sur une route en palier, l’expérimentateur supprime, brusquement la force motrice et compte le nombre de secondes que met le véhicule à s’arrêter, puis qu’il
- s valeurs de la vitesse initiale. Encore pourra-t-Use :‘cs s’il peut mesurer le temps employé pour passer
- répète cette même mesure pour d: dispenser de cette répétition dns
- d'une vitesse connue aune autre moindre et. également connue, par exemple pour passer de la vitesse 4o km : heure à la vitesse de 35 km : heure, de celle-ci à 3o km : heure, et ainsi de suite. A la vérité il. sera bon de refaire les mesures en parcourant la même portion do route en sens inverse et de prendre la moyenne des résultats obtenus pour éliminer l'influence d’une légère inclinaison de la route.
- Ces mesures, toujours peu nombreuses étant faites, voyons comment on en déduira la résistance à la traction.
- Sur un papier quadrillé portons en ordonnées les vitesses et en abscisses les temps nécessaires pour passer d’une vitesse donnée au repos, nous aurons une courbe analogue à celle représentée en figure i (’).
- Remarquons que l’aire OAR, égale à l'intégrale de vdt, représente la distance D que parcourt le véhicule avant son arrêt à partir du moment où la puissance motrice a été supprimée. Traçons une nouvelle courbe en portant cette distance en ordonnée et la vitesse à laquelle elle correspond en abscisses; nous avons la figure i (2).
- directement d’après les mesue -lie déduite de la figure i comme (2) Pour avoir la distance D on
- ss facile de noter la distance D en m« faites, la courbe de la figure 2 et 1\ vient d'être dit. On aura de la sorte 1 iluera le nombre des tours d'uue des
- nps qu< fiera s. rôle de
- le temps ( On poui
- l'exactitude des essa se servira d’un cycle
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- Revenons à la première courbe et par son moyen déterminons les'valeurs de T cori pondant à deux valeurs de V assez rapprochées, par exenrple iy km: heure et 21 km : lier Si nous appelons M la masse du véhicule et des voyageurs, la force retardatrice moye. pour une vitesse comprise entre ces valeurs sera
- F = M* -
- ndan
- Le principe do la méthode de calcul est h
- et nous pourrons ainsi avoir une série de valeurs très approchées de F et de V se correspondant. Nous en déduisons une nouvelle courbe (fig. 3) en portant les vitesses en abscisses et les résistances à la traction en ordonnées.
- Le tracé de cette dernière courbe résout le problème posé, puisqu’elle nous donne la résistance à la traction en fonction de la vitesse. Mais elle ne nous la donne qu’approxima-tivement. Pour l’avoir plus exactement un calcul est nécessaire.
- livnnt : Au moyen de la courbe (3), déterminons la fonction algébrique liant F et V; puis par le calcul déduisons de cette fonction les relations qui existent, d’une part entre T et V, d’autre part en V et D, et enfin construisons graphiquement ccs relations. Si la fonction entre T et V est exacte, nous devons retrouver exactement les courbes (il cl (2); dans le cas contraire, nous aurons des courbes qui en différeront plus ou moins. La comparaison entre les courbes expérimentales et les courbes théoriques nous fera connaître quelle modification nous devons faire subir aux coefficients numériques de la fonction liant F et V pour nous rapprocher de la vérité. Nous ferons cotte modification et nous répéterons les mômes opérations de contrôle, ce qui pourra nous conduire à une nouvelle modification des coefficients de la fonction entre F et V, et ainsi de suite. En un mol nous appliquerons la. méthode des approximations successives.
- Pour trouver au moyen de la courbe (3) la relation algébrique entre T et V il convient tout d’abord d’en déterminer théoriquement la forme. Nous savons que la résistance d’un véhicule à la traction doit contenir trois termes : Vuu est dû à une force retardatrice constante provenant du frottement des essieux sur les coussinets et du frottement de roulement des bandages (*) ; le second terme, qui est proportionnel à la vitesse, est dû aux aspérités de la route; le troisième dépend uniquement de la résistance de l’air. Les deux premiers de ces termes sont proportionnels au poids du véhicule, mais le dernier dépend plutôt de la surface de sa projection verticale que de sa masse. Néanmoins nous écrirons comme on
- Fig- 3.
- diagrammes et courbes de calibrage, dans YAuiomotor Journal d'aoû/iSggÎ P ^ ** vitesse et dépend seulement de la pression et de la nature dès bandages et de la roulé.
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- le fuit généralement.
- r = P (a + 4V+eV2)
- où P désigne le poids tolal du véhicule el«, b, c des constantes.
- L'équation du mouvement peut dès lovs s'écrire, en appelant 31 la l’accélération duo à la pesanteur-
- M
- tg(a+hV + cv') = o,
- du véhicule et g
- Résolvant par rapport à t et remarquant que pour t — o, titiale. on obtient
- .. acHV •-»)
- = V c'est-à-dire la vîtes
- r + {icy+b) (,*•+*)
- i f1 désigne 4ac — b2.
- Si la vitesse Anale est nulle, c’est-à-dire si le véhicule s'arrête c
- c'est la relation cherchée entre T et V, Pour trouver la relation entre D et V,
- •, déduisons de la précédente
- Comme d’autre part V = nous en tirons, en remarquant que #=<$ quand t—o et x — D quand t—-- T.
- D = — log. V -h -Ç V‘) (a)
- Remarquons que la formule (i) se réduit quand V est très petit à T = ce qui revient à dire qu’aux faibles vitesses la force retardatrice esl égale à a P et ce qui est en effet le cas. Quand V est très grand, voire meme infini, T resle fini et même petit, sa valeur étant alors -dh. arc tang-^-(dans le cas des bicycles cette valeur limite dépasse rarement deux minutes). Quant à D il augmente indéfiniment avec Y.
- Ayant ainsi établi ces relations (i) cl (a) et ayant calculé les coefficients æ, b, c do la relation V — P (a -j- b V -|- c Y2) à l'aide de la courbe de la figure 3, il est facile de déterminer la forme de la courbe représentant, la relation Q).
- Si cette forme diffère de celle de la figure i déduite de l’expérience, nous prendrons une nouvelle série de valeurs de a. b, c de manière à obLenir une courbe calculée de môme forme que la courbe expérimentale. Ayant alors trouvé les valeurs de a, b, c qui correspondent le mieux aux poinls de cetLe dernière, nous porterons ces valeurs dans la formule (2) et nous tracerons la courbe représentant cette formule et nous vérifierons si celte courbe
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- coïncide avec colle de la ligure 2 déduite de la courbe experimentale i connue, nous l’avons dit au début.
- Il est bien certain que si l'on compare celte méthode à l'une quelconque des méthodes anciennement suivies, ces dernières remportent par la simplicité des calculs. Toutefois en pratique, c'cst celle que nous venons d’exposer qui est de beaucoup la plus commode etc’est celle qui fournil les résultats les plus précis si l’on veut bien apporter quelque patience dans la recherche mathématique des valeurs de a, b, c. Dans des essais sur des bicycles faits par l’auteur, on a constaté en effet que la comparaison de la courbe théorique et de la courbe expérimentale constituait un procédé susceptible d’une très grande précision; de plus, il a été reconnu que les courbes résultant des données fournies par des essais sur deux bicycles différents sont parfaitement distinctes, ce qui montre encore la sensibilité du procédé. Ajoutons que les résultats de ces essais ont conduit aux formules
- la première supposant que F et P sont évalués en livres anglaises et V en milles par heure, la seconde que F et P sont exprimés en kilogrammes et V en km : heure. Les courbes des trois figures données ci-dessus sont celles qui ont été déduites de cette formule.
- II.-E. Wimperis. B. A.
- Caius College (Cambridge).
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Sur les dragages des câbles sous-marins; par H. Larose.
- A propos de l'article publié sous ce titre dans le n° du io août (t. XXVIII, p. 197), l'auteur
- A la page 204, ligne 4? lire 0,9 tonne au lieu
- A la page 206, les deux lignes du renvoi (2) doivent être placées dans le renvoi (1) à la suite des mots novembre-décembre 1898; le renvoi (21 doit comprendre les 22 lignes mises par erreur dans le renvoi (1) et commençant par les mots : La situation, etc.
- Quelques perfectionnements apportés récemment au système téléphonique. « Batterie centrale»; par le D1, A. Tobler, professeur à l’Ecole polytechnique de Zurich. Journal Télégraphique,de Berne, t.XXY, p. 274, 25 octobre tqoi. Reproduction intégrale.
- Les grands avantages que présente l’exploila-tion d’un réseau téléphonique au moyen du système de la « Western Electric Company »,
- connu sous le nom de « Batterie centrale », onl été rendus encore plus appréciables grâce à de récents et importants perfectionnements, dont nous allons entretenir nos lecteurs. À l’Exposition universelle de Paris, en 1900, on a pu voir une section de multiple illustrant le système en question; l’arrangement des circuits était légèrement différent de celui que nous avons décrit dans ce journal le 20 novembre 1899. M. Àni-zan fa reproduit dans son intéressaut article du 2.5 septembre 1900.
- Un des traits caractéristiques de ce mode d’exploitation est, comme on le sait, l’emploi de signaux lumineux en remplacement des clapets servaut d’annonciateurs ou de signaux de fin de conversation. Les résultats obteuus par l’emploi de lampes sont tellement bons qu’il v a même une tendance iules introduire dans les commutateurs multiples des anciens systèmes, tels que le a Western Electric Branehing System ». Un exemple de cette application est donné par l’installation de Munich, que nous avons pu visiter récemment. Nous profitons volontiers deT’oeea-
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- sion pour remercier noire aimable guide, M. l’ingénieur Stegmann, chargé de la surveillance _ technique de cet admirable appareillage cons-Iruit par la Western Electric C°, que nous classons volontiers parmi une des plus belles installations de l’Europe.
- Le montage actuel des postes d’abonnés à batterie centrale ressemble beaucoup à celui décrit dans l’article deM. Anizan, avec la différence, loulei'ois,-.qu'il n’y a pas de shunt à travers les bornes du microphone.
- En faisant (fig. iaeti&) l’analyse du schéma,
- on voit qu’à l’état de repo's (récepteur accroché) la sonnerie d’appel S et le condensateur C (de i microfaradsj sont disposés eu série, tandis qu’à l’état de travail (fig. i/>, récepteur décroché) l’ensemble des divers circuits du poste est tel que les fils de ligne i et i se trouvent shuntés entre les points h et i par les Circuits suivants : i° Pour les courants continus fournis par la batterie centrale, il n’y a pratiquement qu’un seul circuit, par l'enroulement 1 de la bobine d’induction et. le microphone M Ce circuit a relativement peu de résistance et surtout
- CncT
- '---------H----------------
- Fig-
- de self-induction. Sur les bornes de I se trouve un shunt formé par S, l'enroulement II et Je récepteur, offrant une self-induction et une résistance élevées, ün peut donc admettre que le courant de la batterie centrale passe par le cir-cuit primaire du poste, le récepteur étant décroché. r>.° Pour les courants ondulatoires venant du bureau central, le poste offre quatre circuits entre les points h et i, que nous allons examiner dans l’ordre de leur importance.
- Circuit a. h, I, M, i
- » b. h, 1, T, ÎT, C. i » e. h. S, C, i » d. h, S, II, T, M, i
- Une mule phonique passant dans le circuit a suivant la flèche pleine f provoque par induction une onde suivant la flèche f dans l'enroulement IL T.a partie de l'onde primaire f, se bifurquant en o dans le circuit b à travers le récepteur T, est de même sens que la flèche f2; elle s’ajoute donc à pour agir sur le récepteur. Dans le cas où l’onde primaire est de sens inverse, c’est-à-dire parlant, de i vers h (flèches péintilléos) suivant f3, l’onde induite dans II sera suivant fs. La partie de l’onde f dans le circuit b, est de même sens que elle favorise également la réception. La partie du circuit comprise entre S et h ne joue aucun rôle, en
- offrant aux ondes phoniques une « barrière infranchissable ». On voit donc qu’à la réception la bobine d induction joue le rôle de transformateur; de 'plus les dérivations des ondes phoniques primaires passent directement, à travers le récepteur, renforcent les ondes secondaires, circonstance favorable à la réception. La présence du condensateur C dans-le circuit local secondaire est également très utile, les ondes sc trouvent retardées de qo° par la transformation dans Ut bobine, te condensateur fait avancer les phases de 90°. Ces deux effets ont pour résultante le maintien intact de la forme des ondes.
- Tant que l'abonné ne parle pas, la résistance du transmetteur M reste constante; mais dès qu’il parle, elle varie dans de graudes limites. L'expérience prouve que la résistance de la ligne peut atteindre 5oo to sans nuire à la puissance de la transmission. Les mules produites par les variations do M agissent directement sur le translateur du bureau central. Lu passant dans l’enroulement I du poste d'abonné, elles induisent des courants secondaires dans II et varient le potentiel aux bornes du condensateur C (circuit C II T); ccs ondes réagissent par induction sur l'enroulement I et renforcent l’effet des ondes phoniques sur la ligne r, a. L’abonné entend donc sa propre transmission par l’induction de I sur II, et ensuite par l’effet direct des
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- variations de potentiel aux bornes de C. Ces deux effets se contrarient et diminuent donc la réception de sa propre parole, avantage éminent comme le prouve la pratique ; en outre, la résistance de T peut être augmentée et.ee dernier rendu plus sensible, ce qui aide beaucoup l’exploitation des lignes interurbaines. On a pu étendre à plus de uooo km la limite pratique de ces lignes. L’arrangement ingénieux des postes d'abonnés que nous venons de décrire est le résultat de nombreux essais pratiques faits par les ingénieurs de la Western Electric C°.
- L'appareillage du bureau central a été également modifié; il diffère de celui décrit par nous en 1899 et par M. Anizan en 1900 (tig. 2, 3 et 4a et 4J).
- OuLrc les relais de la ligne RL (fig. 0.) et le relais séparateur RS, nous y trouvons deux relais auxiliaires RA, et RA.,, dont les fonctions vout être expliquées en détail.
- L'abonné appelant, en décrochant son récepteur, lait descendre la résistance de la ligne 1,
- Fig.
- 2 a une valeur finie, de sorte que le courant de la batterie B, C, peut passer par le circuit suivant : Pôle -|- B,C,, enroulement de 60 w de RT., contact de repos de droite de RS, fil de ligne 2, poste d’abonné, circuit primaire, fil i, contact de repos de gauche de RS. résistance R formée par une lampe de 60 u>, pôle — de B, C,. RL attire son armature, ce qui provoque l’allu-
- mage de la lampe LA, et la mise en action du .relais auxiliaire RAa. En effet, rétablissement du contact de travail de RL ferme, pour la batterie centrale, le circuit local suivant : Pôle de terre, armature de RL (attirée', lampe
- d'appel LA,, enroulement I i3o ta) de RA„, pôle — de B, C,. [.'armature d.c RAa ferme et établit donc un coimiiil a travers la lampe auxiliaire LAj, qui s’allume, et. à travers l’élcclro de RA,, ayant 200 w et disposé en shunt sur la lampe LA.,, L’armature de RA, sc trouve attirée en même temps que LAa s’allume. La fermeture du contact de travail de RA, a pour effet, de placer l’enroulement II (o,38 to) de RA., en shunt sur I (3n w), ce qui réduit énormément la résistance du circuit local alimentant LA,. Celte lampe est construite de façon, à fournir un excellent éclairage avec uu potentiel de 22 à 26 volts. Le signal d’appel est doue bien visible.
- Grâce il la résistance minime (o,38) de l’enroulement IJ de RA.,, il est possible d’obtenir l’allumage simultané d’un grand nombre de lampes LA, placées en dérivation sur le circuit d’alimentation de la batlcric B, C, B2 Ça, Ces cas arrivent lorsque plusieurs abonnés appellent simultanément. Il est donc possible de n’enir ployer qu’un seul jeu de ridais auxiliaires et une seule lampe LA2 pour toutes les lampes d’appel e;t tous les relais d’appel appartenant à un nicme groupe du coriiriiulaleur multiple.
- Manœuvres de mise en communication. — Èn répondant à l'appel, la téléphoniste insère la fîch F, (fig. 3) dans le jack individuel de l’abonné.
- ce qui produit l’extinction de la lampe d’appel LAj, de même de la lampe auxiliaire LAS du groupe de la téléphoniste considérée. Le enu-I rant de la batterie centrale BC prend le chemiu
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- suivant : Pôle —. lampe de supervision Lgr, corps de Fj, corps a du jack, relais séparateur RS, terre, pèle + de BC. RS attirant ses armatures, rompt, les circuits du relais d'appel RL, des lampes LA, et LA2. D'uu autre côté, la lampe de supervision ne s'allume pas puisque le relais de supervision Rg est parcouru par le courant allant vers le poste d’abonné, et son armature ferme le circuit du shunt s h (40 tu) à travers les bornes L'r. Ensuite, la téléphoniste met sa ciel’ combinée sur écoute, ce qui place le circuit secondaire de son appareil téléphonique en pont sur les fiches Ft et F2. Le condensateur C (2 mioroiarnds) empêche Je courant de BC
- de passer continuellement à travers le récepteur (voir tig. 4a et 44).
- Dès que la léléphomste a obtenu le numéro de l'abonné demandé, elle fait le « test » au moyen de la tète de Fr Si la ligue est libre, le récepteur n’émet pas de son, puisque le corps du jack général est simplement à la terre (fig. f\a). Mais si, au contraire, la ligne est engagée, voici ce qui se produit (Rg. 4b)- Les corps des jacks se trouvent en communication avec le pôle — de la batterie centrale BC par un circuit passant pur la résistance r de 83,5 a) et par la lampe I.g ou Lté, suivant que la ligne demandée est occupée par nue fiche de réponse F, ou d’appel F,.
- Fig. 4 a et 4 C
- Le circuit de BC se trouve donc fermé à la terre par le relais BS. Au point b de ce circuit, le potentiel a* est fonction de la résistance en ce point du circuit, c’est-à-dire que
- ___ 3o tu
- 83,5 w-(-120 w-f-3o w
- soit environ un peu plus de 3 volts. Donc, en touchant le point b avec la tête de F2, ce potentiel modifie la charge du condensateur C1 en produisant le toc dans le récepteur T.
- L’abonné étant libre, la téléphoniste insère F2 dans le jack général et déplace la clef combinée sur « appel ». La lampe de supervision Ld s’allume par le courant de BC : Pôle —, résistance lampe Lté, corps de F., et du jack, relais R.S,1 terre, pôie-f- de BC. L’allumage de L d persiste tant que le shunt sh, c’est-a-dire tant que R d reste inactif, ce qui 11e peut avoir lien qu’a-près que l'abonné u décroché son récepteur. Le fait de l’allumage de L d est une preuve que la ligne de l'abonné demandé se trouve en bon état. La téléphoniste peut, donc presser la clef et lancer le courant d’appel dans la ligne. Le retour de ce circuit se fait en passant par la batterie centrale BC ; la raison de ce dispositif va être expliquée plus loin, en parlant des lignes d’in tercommunieation.
- Communication établie. — Pendant que la communication est établie entre deux abonnés au moyen de Fj et Fs, il est aisé de voir que BC envoie son courant à gauche vers l’abonné appelant et à droite vers l’abonné appelé en passant respectivement par les relais Rg et Rrf, dont la faible self-induction ne nuit pas à la netteté de la conversation (L. Le rallumage simultané de L,g et L d signale la fin de la conversation; ce signal se produit lorsque les abonnés raccrochent leurs récepteurs. La téléphoniste rompt donc la communication.
- Inter communication entre deux bureaux centraux d’un MÊME RESEAU URBAIN. —r Considérons maintenant l’arrangement des circuits qui permettent de résoudre ce problème des plus intéressants. Les deux bureaux centraux sont reliés entre eux par des lignes spéciales appelées « lignes auxiliaires » (fig. 5 el 6).
- L'abonné demandeur appelle son bureau A de la manière ordinaire , et donne le numéro de l’abonné demandé à la téléphoniste de A. Cette téléphoniste, connue sous le nom de téléphoniste A ou de départ, transmet sur une « ligne de service » (non visible dans la fig. 5) le numéro
- p) Kg cl TW sont munis de shunts non visibles dans les figures.
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- de l’abonné demandé à Une téléphoniste B (ou d’arrivée) du bureau B auquel appartient l'abonné demandé. Dès que la téléphoniste B connaît le numéro demandé, elle saisit la fiche F d’un monocorde terminant une ligne auxiliaire venant du bureau A. Au moyen de la tête de F, elle fait le test au jack général de l’abonné demandé. Pour simplifier les choses, uous ne reproduisons pas dans la figure 5 l’appareillage déjà connu d’un abonné; nous nous bornons à celui de là ligne auxiliaire, en le simplifiant tant que possible. Si la ligne d’abonné est. libre; le récepteur F (K étant pressée) reste silencieux, le circuit : Terre; enroulement III de la
- bobine d’induction, armature supérieure de R.,, clef RC, tête de F, bague du juck de l’abonné demandé, élcctro du relais séparateur, terre. Si, au contraire, la ligne est occupée, nous savons que lu bague dujackestau potentiel de 3,08 volts environ, et, par les raisous déjà expliquées, le récepteur fera entendre le toc caractéristique. La téléphoniste en avertira donc sa collègue en A par la ligne de service.
- Supposons maintenant, que Ja ligne soit libre. La téléphoniste de B enfonce F dans le jack •général et appelle l’abonné demandé en appuyant sur la clef RC qui est pourvue d’un enclenchement automatique que nous décrirons en détail.
- Burea.ii B
- Considérons d’abord le circuit local de la batterie centrale BC fermé par le contact entre le corps de la fiche F et la bague du jack de l’abonné demandé. Pôle — de BC, point p, lampe L de 12 volts, relais R,, 2,3, corps de F, bague du jack, relais séparateur, terre, pôle de BC. L s’allume, les relais Rs et séparateur sont activés. L’attraction, des deux armatures de Ra rompt le circuit d’essai et met la pointe de la fiche F au pôle -f- de 13C, à travers l’élec-tro du relais R (relais de supervision) et F enroulement 2 du translateur Z, Lu lampe L reste allumée tant que la téléphoniste de départ en A n'a pas enfoncé une fiche dans le jack général de départ y correspondant au numéro de la fiche F qui lui a été désignée par la téléphoniste d’arrivée. En effet, dès que le jack y est occupé par là fiche F2 (voir fig. 3 et 5), la batterie centrale du bureau de départ trouve un circuit fermé passant par la ligne auxiliaire et par l’en-
- roulement de 12000 (o du relais R(, placé à ehe-. val sur le condensateur (a microfarads) au bureau d’arrivée. Rx attire donc son armature, ce qui a pour cffcl de fermer le shunt sh (<jo w) à travers la lampe L, puisque le contact s. de R est, déjà fermé. L'extinction de L montre à la téléphoniste que sa collègue dii bureau de départ a bien compris le numéro de la ligue auxiliaire qui doit être mise enjeu. Si L ne s’éteignait pas, on conclurait eu B qu’il y a eu une fausse manœuvre en A, et avis serait immédiatement donné. L reste éteinte pendant toute lu durée de la conversation ; elle s’allume au moment où A relire la fiche de y; le relais R, lâche alors son armature et supprime le shunt s/i. Cette lampe constitue donc un sigual automatique de fin de conversation, elle peut également sei’vir à donner un signal d’arrêt à la téléphoniste B au cas où cette dernière retire la fiche F du jack de l’abonné demandé avant que la corn-
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- munication en soit rompue au bureau de départ A. En effet, en retirant F. le relais R., se remet au repos; il en résulle pour la lampe L une transformation de circuit telle que la fermeture du contact .s6 du relais R ,'au lieu de l’éteindre) provoque, au contraire, son allumage. Voici pourquoi. Le courant de BC trouve un circuit fermé : Pôle —, conducteur ai jusqu'au pointp, L, résistance s/t, contact se, conducteur 24, contact s5, résistance r dé 80 <j à la terre, pôle -(-BC. Ce circuit est uniquement commandé par s6. le relais R., étant au repos par suite de l’en-lèvcmenl de la fiche F. Or, ce contact reste fermé tant que la fiche reste dans le jack y du bureau de départ A.
- Montrons à présent le mécanisme du signal de fin de conversation au bureau de départ A, qui
- Fig
- teur. Dès que ce dernier est décroché, la ligne auxiliaire se trouve simulée autour du condensateur C (fig. 6) par l’enroulement de v.o te de R ce qui élève énormément l’intensité circulant dans la ligne auxiliaire, de sorte que Ile? en A attire son armature en éteignant sa lampe de supervision.
- Pour compléter la description un peu longue de l’appareillage du monocorde, nous dirons un mol sur le fonelloimcineni de la clef d'appel RC
- »)• ,
- En appuyant sur le bouton a, les ressorts us u2 quittent les contacts de repos et frottent contre les contacts de travail; en meme temps, la tige aâ enclenche sous l'armature de l’éleclro E et reste verrouillée. Or, l’enroulement de E est. intercalé entre le contact s7 dé RC et le pôle libre du générateur d’appel. L’éleclro E est réglé de façon à rester inerte tant que l'abonné demandé n’a pas décroche son récepteur; l’armature sera attirée dès que’ la résistance de la ligne descend vers la « valeur finie ». Afin d’éviter les inconvénients d un appel ininterrompu, on intercale dans le circuit de Ë un interrupteur constitue par trois disques q q q, montés sur un même axe et dont le mouvement est commandé
- doit conserver le contrôle absolu de la communication. O11 voit (fig. 5) que tant que le relais R reste au repos, le courant émis par la batterie centrale du bureau A trouve sur la ligne auxiliaire un circuit fermé en passant pur l'enroulement de 12000 a» de Pi,. Son intensité est donc inférieure à 0,002 ampère, puisque outre les 12000 üj il y a la résistance de la ligne, l’enroulement du relais de supervision R d de A (voir fig. 3) et des bobines 2-4 du translateur Z, correspondant a la fiche Fa insérée dans le jack y de la ligiie auxiliaire. Cette faible intensité est suffisante pour activer R15 mais tout à fait insuffisante pour agir sur le relais de supervision R d de A. Or, le relais de supervision R du bureau d’arrivée B reste inerte tant que L'abonné demandé n’a pas décroché son réeep-
- . 6.
- par un engrenage relié a l'axe du générateur (dynamo Crobker-Wheclér). La vitesse de rotation des disques q q q et la grandeur relative des segments isolés de 4 et q sont calculés de telle façon à obtenir, disons, une période d'appel de deux et une intermittence do huit secondes. Le disque q est entièrement mélallique. Le balai q est en contact avec l’axe i (reliant les trois disques) pendant que le balai q en est isolé et réciproquement. Donc; pendant la période de contact du balai q avec l’axe i, le pôle libre du générateur est relié à la tète de là fiche F, la nuque de F communique avec la terre à travers la hàllerie centrale BC. I/intensité des cou-ran ls alternatifs suf fit à actionner la sonnerie de l’abonné (x 000 w), mais elle 11e peut agir sur l’éleclro E. Si, pendant la période d'ajipcl, l'abonné décroche son récepteur, if fait, descendre la résistance totale, de sotte que E fonctionne, et en déclenchant us remet là clef RC au repos. Pendant la période de contact du balai q axec l’axe i. la tête de F se troute reliée à la terre, tandis que la nüqiie est reliée atx pôle — de RC; Par conséquent, si l’abonné demandé décrochait sou récepteur pendant la période de non-appel, le relais de déclenchement E, activé
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- dans ce cas par BC, fonctionnerait quand même. La disposition ingénieuse d’intercaler la huilerie centrale dans le circuit d'appel permet d’éviter toute perle de temps dans l’établissemen I des communications entre deux bureaux d’un même réseau urbain.
- 11 est à remarquer que le bouton u de la clef de déclenchement aulomalique RC joue le rôle de signal indiquant à la téléphoniste que l’abonué demandé a ou n’a pas répondu à l’appel.
- On voit que la ligne auxiliaire n'a aucun contact à la terre, de cette façon la produclion de a friture » est entièrement empêchée, ce qui est
- surtout appréciable punir le cas où l’abonné demande une ligne k longue'distance.
- Chaque monocorde F terminant une ligne auxiliaire est muni d’une clef d’écoute K (fig. 5), afin de permettre à la léléphoniste de s’intercaler sur la ligne et do s’assurer du bon fonctionnement de la communication.
- L'exploitation des lignes interurbaines se fait d’apres les mêmes principes, donc nous ne nous en occuperons pas, et nous nous bornons à la remarque suivante. Les Anglais appellent les lignes interurbaines « trunk linos » et les lignes auxiliaires « jonction linos ». Aux Etats-Unis,
- au contraire, les lignes interurbaines sont connues sous le nom de « toll lines » et les ligues auxiliaires sous celui de « trunk lines ».
- Vérification électrique des circuits et relèvement des dérangements. — Les lignes téléphoniques doivent être essayées régulièrement, et chaque administration possède un système particulier de mesures appropriées à cet usage. Evidemment, c'est la continuité et l'isolement de la boucle qui joue le premier rôle; quant à la résistance du cuivre, il 11’cst pas pratiquement utile de la connaître. Il n’v a pas longtemps qu’on se servait volontiers du pont de Wheats-tone pour avoir la résistance ohvnique, mais depuis quelques années on a su tirer profit des admirables voltmètres et milliampèremèlres de précision (Weston, Chauvin et Arnoux, Siemens et llalske), qui permettent d’obtenir un résultat
- suffisamment exact sans perle de temps aucune. Nous nous sommes servi de ces appareils k la mesure des câbles de la région fortifiée du Samt-Golhard, déjà en 1897, dans des circonstances particulières, où le pont et le galvanomètre Despi'ez-d’Arsonval refusaient de fonctionner. Nous allons décrire an arrangement de la Western Electric C° qui permet, avec un appareillage assez modeste, d’effectuer toutes les mesures de la pratique courante.
- Ce dispositif (fig. y'j se compose de huit clefs du modèle ordinaire (clef d’appel.', d’un voltmètre, d’un relais et de deux fiches a trois contacts, Le voltmètre, du système Weston, a deux circuits, l'un de tooooo u, l’autre de 10000 «0. L'ajustage est tel que la batterie de 4° volts donne le maximum de la déflection, c’est-à-dire i.)oü à travers les 100 000 10. Par contre, pour la détermination de la résistance du conducteur,
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- on presse lu clef VS de façon à relier le shunt s/i à l'enroulement de 10000 «, de façon à réduire cette valeur à i ooo w ; dans ce cas la pile de 4 volts donne ijo° à l’échelle.
- Résistance du conducteur d’une boucle. — On presse les quatre clefs CT. CY, PC, VS (marquées d’astérisques dans la ligure ") après avoir enfoncé la fiche h, dans le jack de l’abonné (récepteur décroché). Marche du courant • Pôle — de la pile de 4 volts. PD, PC/, PC (lame supérieure), VS, voltmètre shunté, YS (lame supérieure), CV (lame inférieure), O.T, CS, nuque de F . jack, ligne i, abouné, ligne >., te le de F,, CS, CJ CT, terre, pôle — delà pile. Les 4 volts donnent, comme nous avons dit plus haut, i5o°;
- Admeltons que la mesure de la boucle i-a nous ail donné tco", on a
- et en combinant les deux équations
- . = "”! = 5oo ohms.
- Résistance d'isolement. — Clef CV pressée. Marche du courant : pile de 4° volls, pôle PC, PC/, voltmètre iooooo ohms, CV, CJ, CS, nuque de F,, ligne i, abonné (récepteur accroche, la résistance du poste est infime si le conducteur est en parlait état), terre, pôle —. On mesure donc la résistance d'isolement entre la branche L, de la ligne et la terre. Pour obtenir celle de L2 et la terre, on n’a qu’à presser CJ, ce qui renverse les liaisons avec F . Si di est la constante du voltmètre (r5o divisions pour 4o volts), (/.,1a défiection d’isolement, on a
- x’ ~ "
- Découverte de cou?‘ants étrangers sur les lignes. — Clefs PC/ et. CV pressées. Le voltmètre. enroulement de loo ooo ohms, se trouve inséré à l’exclusion de la pile, entre la nuque et la tète de la fiche F,. En agissant sur CJ et CT, on peut mettre chacune des brandies L, L, à la
- Capacité d une ligne. •— Un condensateur de
- 2 microfaradas, chargé par nue pile de 4o volts, donne environ -4° au voltmètre (enroulement de iooooo ohms). Pour essayer la ligne, on presse CV, CT, puis on abaisse et relève alternativement et rapidement la clef d’inversion CJ ; donc la ligne se trouve chargée et déchargée, les déviations se lisent au voltmètre.
- Détermination d'un contact avec la terre. — L’opération est la même que pour l’essai d’isolement. La clef CV pressée, on vérifie L, contre la terre. Puis, en manœuvrant CJ, on fait la même chose à l'égard de L,. 11 est, du reste, préférable, surtout dans le cas d'un contact incertain ou intermittent, de se servir d’un relais de contrôle qui agit sur un frappeur (omis dans la figure . On vérifie d’abord L, en enfonçant L2 dans le jack. Marche du courant : pile de 2.4 volts, pôle —, relais de contrôle, nuque de F2, L., conlacl avec la terre, pôle -J-. Si le défaut est assez peu 'résistant, le relais fonctionne. Si Lu dérivation est sur la ligne L,, on sft sert, de la fiche Ften pressantles clefs CR et CJ.Marche du couvant : pile de 2.4 volts, pôle —, relais de contrôle, CR, CV, CJ, contact de travail supérieur, CS, tète de F,, Ls, terre, pôle
- Ce système permet donc d’exécuter dos mesures courantes au moyen d’un appareillage des plus simples et des plus ingénieux.
- ÉCLAIRAGE
- Dissymétrie du flux lumineux donné par les lampes â incandescence, par F -W. Willcox.
- Dans une communication faite récemment à la National lüeclric Light Association, M. Francis \\ . Willcox a présenté de nombreux diagrammes polaires montrant la répartition du flux lumineux émis par une lampe à incandescence dans divers plans passant par l’axe de la lampe. Ces diagrammes sont résumés par les ligures ci-
- Sî l’on excepte la lampe de la figure 6, on voit que ce sont'les lampes a filaments en U (fig. 1) ou filaments à simple boucle, qui donnent la répartition la plus symétrique autour de 1 axe; point n’est besoin, par conséquent, d’employer des filaments plus compliqués qui généralement ont pour résultat une augmentation du prix de revient des lampes.
- A l’exception de celle même lampe 6, toutes
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- les autres ont, suivant la direction même de l'axe, une intensité beaucoup plus faible (un liers ou la moitié) que suivant l’horizontale contenue dans le plan du filament ; elle augmente de la lampe ï à la lampe u, mais cotte augmentation est trop faible pour justifier l'emploi de filaments de formes compliquées.
- Fig. i.
- La lampe 6 qui donne une répartition bien régulière de la lumière est la lampe « Ster-ling ».
- Sous ce rapport, cette lampe réalise un perfectionnement intéressant. Mais comme le plus souvent ce qu’on désire est un fort éclairement des surfaces horizontales (tables de travail et de salles à manger, plafonds), qui., avec la disposition ordinaire des lampes, sont précisément les plus mal éclairées, il n’est, pas besoin de recourir à l’emploi d’un filament aussi contourné que celui de la lampe « Sterling » : il suffit de disposer
- une lampe ordinaire, de manière que son axe soit horizontal')1).
- .1. Reyval.
- DIVERS
- Appareil Spilberg avertisseur de l’approche de navires en fer. Brevet Belge, u° 14(1571,
- Cet avertisseur se compose essentiellement d’un aimant mobile, enlnuré par un solénoïde dont le circuit est fermé sur un relais ; quand un navire en fer vient à passer à une certaine distance de l’appareil, la perlurbalioa qu'il apporte dans le champ magnétique fait dévier l’aimant et le solénoïde devient le siège d’un courant induit qui, par l'intermédiaire du relais, fait fonctionner une sonnerie.
- Comme l’appareil doit nécessairement, pour remplir son but, être extrêmement sensible à toute perturbation du champ magnétique, il laul, pour qu’il ne fonctionne pas inopportunément, le disposer de manière que le champ magnétique terrestre 'et le champ créé par le navire qui le porte, n’agissent, pas sur lui quand ce navire se déplace.
- Si le navire est en bois, le champ magnétique terrestre seul est à considérer. Alors il suffira de maintenir l’appareil fixe par rapport à ce champ magnétique. On v parvieut en suspendant l'aimant et le solénoïde à la manière d'une aiguille aimantée. Les figures 1 à 5 représentent la disposition préconisée par l'inventeur : on voit dans les deux dernières les pivots qui servent à la fois d'axe de rotation à l’équipage mobile, et de pièces de contact pour conduire au relais (dont le schéma est indiqué en figure 3) le courant d'induction développé ; les autres figures représentent une suspension à la cardan qui présente ceci de particulier que les anneaux de support sont formés de deux parties en métal non magnétique (cuivre ou bronze), isolées l’un h de l’autre par des matériaux diélectriques, afin que chaque partie puisse servir de conducteur au courant ; fes pivots sont faits d’acier au mau-
- C) Il n’est peut-être pas inutile fie faire observer que
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- ganèse non magnétique- L’inventeur ne se dissimulant pas les difficultés de construction d’un tel dispositif, propose également, au moins pour des essais faits à terre pour s’assurer de la sen-
- sibilité de l'appareil, le dispositif de la figure 6 où .Je relais est relié à la bobine mobile par l’intermédiaire de deux godets à mercure. Comme relais, il propose soit le relais à cjécliq (fig. 3)
- avec lequel la sonnerie reste en action, tant que l’arroalure n’a pas été remise en place à la main, soit, le relais à ressort de rappel (fig. 7) qui rompt le circuit de la sonnerie dès que le courant d’induction cesse.
- Pour reconnaître la direction dans laquelle se trouve le navire en 1er dont, l’appareil est destiné à déceler la proximité, l’inventeur pro-
- pose d’employer quatre indicateurs placés comme l’indique la figure 8, l’indicateur .4 fonctionnant le premier si le navire vient dans la direction f\, B si le navire vient suivant etc.
- Si le navire portant les indicateurs est lui-môme en fer, il y a lieu de craindre que le champ propre du navire n’intluençe ceux-ci quand le navire changera de direction. Toutefois, l’in-
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- vcnteur admet que, en raison de ce que le 1er ne présente pas de magnétisme rémanent, le champ propre du navire prendra toujours la direction du champ magnétique terrestre, que la variation du champ en intensité ne pourra pas
- à elle seule influencer l’appareil à cause de la lenteur et de la petitesse de cette variation et. qu'en définitive on se trouvera comme dans le cas précédent.
- Si, enfin, le navire est en. acier, ce qui est aujourd’hui le cas le plus fréciucnt, le champ
- magnétique propre du navire se déplace en direction en même temps que celui-ci et se modifie en intensité suivant la position du navire ; et comme l'appareil prend coïts (animent la direction du champ résultant de ce champ propre et du champ terrestre, il se déplacera, par rapport à ce dei'nier, à chaque changement de position du navire ; et des couranlsd’induetion prendront naissance. Cependant comme les virementsd'uu navire sont toujours très lents, la force électromotrice développée et, par suite, l'intensité des courants, seront très faibles-et n'agiront probablement pas sur le relais. Néanmoins pour éviter toute action sur le relais, l'inventeur propose de relier, en parallèle, deux a deux, les appareils symétriques, (tels A et, C de la fig. 8) a un même relais (fig. q}. Toute influeuce magnétique intérieure du navire agissant également sur les
- appareils symétriques, les courants produits de ce chef se neutraliseront dans- le relais et celui-ci ne lunclionnera pas ; màis on perd ainsi l’avantage de reconnaître, dans le cas où le relais fonctionne par suite de l’approche d’un autre
- navire, la direction dans laquelle vient ce der-
- \ oudrait-on conserver le dernier avantage, on se servirait de relais à ressort de rappel (fig. <p) et l’on disposerait les quatre indicateurs isolément. Toute influence propre du navire agissant également sur les quatre appareils, tous entreront en fonctionnement en meme temps et cette circonstance seule suffirait pour qu'on puisse facilement distinguer ce fonctionnement inopportun de celui résultant de l’apprnehe d'un antre navire.
- Les deux dernières diopositions repondeut
- aussi à l’objection générale concernant- l'action des masses en fer qu’on déplace sur le navire et elles dispensent d’avoir recours aux procédés de compensation qu’on emploie pour la boussole marine ordinaire.
- B. Ca.btei.uo.
- Æe Gérant : C. IVAUD. .
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- APPAREILS DE MESURES
- Dans les éleetromètros les déviations suivent une loi qui est fonction du carré de la différence de potentiel à .mesurer; il en résulte que les déviations sont très inégales et que l’étendue utile de l’échelle est très limitée. Pour remédier à cet inconvénient, J.-S. Tows-send, H.-A. Wilson et J.-A. Mc Clellan» (*) proposent les modifications suivantes : les aiguilles Al à Ae sont montées sur l’axe vertical A : leur forme est déterminée de façon à ce qu’elles donnent une déviation à peu près proportionnelle à la différence de potentiel à mesurer et un angle de déviation aussi grand que possible.
- Les quadrants sont formés de boîtes semi-circulaires dans lesquelles entrent plus ou moins les aiguilles; au départ, la plus grande partie de l’aiguille est placée daus le quadrant avec lequel elle est connectée, de sorte que celui-ci la repousse, tandis que le quadrant opposé l’attire (fîg. i).
- Pour faire varier la sensibilité de l’instrument, les quadrants sont réunis par groupes et peuvent être employés en plus ou moins grand nombre. Le commutateur représenté dans les figures 4 à 6 présente deux groupements différents : dans la position de la figure 5, les rossorLs F1 et Fa sont reliés à la borne isolée G {lig. 4), ainsi que les quadrants Bt, B2, B7, Bs, Bj,, Bls, Bir Bu (fig. 2) ; les autres quadrants étant reliés à la base E de I’instru-raent., si on établit entre G et cette base la différence de potentiel à mesurer, on obtient la plus grande sensibilité.
- Quand le commutateur est tourné dans la position de la figure 6, le ressort F, est relié
- (*) Brevet anglais 6894, déposé le 3o' mars 1899, accepté le S février 1900. 8 figures.
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- à la base E, par conséquent, les quadrants correspondants sont mis en repos, seuls les quadrants B- ctBl4 sont actifs puisqu’ils sont reliés à la borne G ; dans ces conditions, il faut une différence de potentiel deux fois plus grande pour obtenir la même déviation, puisque la capacité du
- de l'élcctromètre Towns.end, Wilson, Mc Clcllan. E. Thomson.
- système est quatre fois plus petite. On conçoit que des dispositions de ce genre peuvent être très variées. -
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- Afin d’augmenter la sensibilité d’un éleetromètre, tout en diminuant les chances de décharges disruptives qui sont susceptibles de provoquer des courts circuits dangereux, M. E. Thomson (£) place les armatures, fixe et mobile, de ses électromètres, dans une ampoule où un vide suffisant est ensuite fait ; on sait que, pour certaines pressions extrêmement faibles, la résistance au passage de la décharge est presque infinie.
- Le système électrostatique peut être quelconque; dans les figures 7 à 9 on voit un des dispositifs que l’on peut adopter. Le secteur fixe A est monté sur un support en verre S et le secteur mobile est porté par un disque D fixé lui-même à l'axe X qui tourne dans des chapes convenables.
- Un petit aimant agit sur le disque pour amortir les oscillations.
- Les parties actives do l'appareil peuvent être supportées par deux colonnes de verre SS,, de façon à éloigner les prises de courant extérieures TT, et à éviter les décharges à la surface. Pour les tensions moins élevées, il est possible de faire porter les organes essentiels par un seul support L, figures 10 et 11. Enfin, pour éviter les décharges entre les fils des connexions extérieures, on peut recourber les tubes T et Tj, qui portent les bornes, de façon à les faire plonger dans les godets à huile T2, T3, où arrivent également les conducteurs du circuit. Bien entendu, l’index et l'écholle divisée doivent être placés àl’intérieur de l’ampoule.
- Le galvanomètre de L.-J. Stekle ("), qui peut servir comme ampèremètre et voltmètre, est composé d'un solénoïde f, figures 12 à 14, qui attire un uovau de fer doux e, disposition bien connue. La seule particularité du système, c'est que rinveulour, dans le but de supprimer les frottements dus au pivotage, fait reposer le noyau de fer sur un bras e,, attaché lui-même aux extrémités intérieures h de deux ressorts spiraux c et d ; les extrémités extérieures de ces ressorts sont portées par une potence c2, fixée au fond de l’instrument.
- Quand le noyau de fer est attiré, il entraîne le bras*e2 et fait enrouler les ressorts ; un index fixé au croisillon h qui réunit les bouts intérieurs des ressorts, sert à indiquer, sur un cadran m, la déviation obtenue.
- A l’extrémité inférieure du noyau de fer est fixé un léger poids porté par un fil eh ; ce dernier passe,- en frottant légèrement, dans le trou 0., d’une pièce fixe o ; ce frottement est destiné à amortir les oscillations du système.
- Les dispositions revendiquées par E.-C- Rimington (s) sont analogues à celles du brevet
- (*) Brevet anglais n° 12842, déposé par The Brilish Thomson Houston Camp, le 0,0 juin 1899, accepté le février J9oo. 6 figures.
- (2) Brevet anglais nü 6g5i, déposé le 12 avril 1900, accepté le 26 mai 1900. 4 figures.
- (S) Brevet anglais il0 i36i?, déposé 1e 3o juin 1899, accepté le 3o juin 1900. 4 figures.
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- ci-dessus ; elles ont pour but la réalisation d’appareils de mesures simples et peu coûteux. Il n’y a pas de pi volage ; l’organe mobile : noyau de fer C, ligure i5, bobine cylindrique M, figure ly, ou bobine plate M, figure 18, est porté par un ressort B. fixé à un support A ; le prolongement D du ressort forme index et permet la lecture sur une échelle divisée L. La bobine fixe, qui attire le noyau de fer C ou la bobine mobile M, esL un solénoïde plat E, figures i5 et i(j, ou une bobine plate E, figure 18, dont le plan est parallèle à la bobine mobile.
- La forme donnée au galvanomètre à cadre mobile par H.-Ph. Davis et F. Conrad (*), paraît sc recommander surtout par sa complication.
- Le cadre mobile r3, figure 22, est excentré par rapport à l’axe de pivotage 11-12 ; il est porté par des bras i/f-ia et enroulé sur un cadre d’aluminium 2.4. Le pivotage se compose des pivots fixes n-12, sur lesquels reposent des agates portées par les bras i4-i5. Los ressorts spiraux 17 et 22 sont tenus aux crochets 141 et 212 du système mobile, tandis que leurs extrémités intérieures sont «Hachées aux tiges fixes n et 12; cette disposition, inverse de ce qui se fait habituellement., a pour effet, paraît-il, de soulager les pivots du du poids des ressorts !... Deux contrepoids i3i équilibrent le cadre et servent à l'amortissement.
- Le champ magnétique est fourni par deux aimants en U, parallèles, 2 et 3, figures 19 à 21, dont les pôles de noms contraires sont en regard.
- (b Brevet anglais n« 21810, déposé le 3i octobre 1899. accepté le i5 septembre 1900. r> figures.
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- Ces aimants se terminent à la partie inférieure par deux pièces polaires en are de cercle, 4 et 5, le cadre i3 embrassant la pièce 4; une pièce do 1er courbée, 3a, sert à régler l’uniformité du champ traversé par le cadre mobile.
- La disposition proposée pour la construction d’ampèremètres et de voltmètres à bon marché, par L.-B. Atkimson (*), n’est pas autre chose que celle de l'aréomètre De Lalande, disposition déjà bien oubliée comme le montre le brevet actuel, figures a3 à ü5.
- Dans un tube de verre C, fermé aux deux bouts et rempli partiellement d’un liquide, flotte un aréomètre A, dont la lige inférieure a renferme un tü do fer: un solénoïdc E agil sur ce fit et l’attire en faisant monter l’aréomètre. Une échelle divisée G permet de mesurer l’élévation obtenue et, après graduation, l'intensité du courant. Le tube C peut être
- (‘) Brevet augjais n° 2Ü3ig, déposé
- vembre 1899, accepte le C octobre 1900, G figures.
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- rempli de deux liquides ne se mélangeant pas. mètre en mettant la tige en bas, ligure
- Comme la température modiüe la densité d
- et il est alors possible de renverser l’aréo-
- i liquide et, par suite, la poussée sur l'aréomètre, l’inventeur emploie comme liquide une solution d’un sel dont la solubilité varie rapidement avec la température, de façon à conserver une densité à peu près constante. Enfin, pour obtenir des mesures plus exactes? l’inventeur place sur le côté un thermomètre permettant de faire les corrections nécessaires.
- Substituer aux grands déplacements de l’organe mobile des galvanomètres le mouvement d’une colonne liquide afin d’obtenir un moyen plus simple et plus précis de me sures, telle est l’idée de Montgomery W*n-
- Pour atteindre ce résultat, le système gaivanométrique proprement dit n’a qu'un déplacement insignifiant; son action s’exerce par une simple pression sur une valve figure 26,
- laquelle règle l’échappement de l’air amené dans le tube c par le tube capillaire e&. L’organe de lecture se compose du manomètre à colonne liquide b, que l’on place sur le devant
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- du tableau, et d’un réservoir H en communication par le bas avec 3e tube de niveau b du manomètre. Le réservoir 13 a une grande section relativement an tube b. La partie supérieure du tube b communique avec c, et. l’espace Cj du réservoir est en communication avec l’atmosphère.
- Les choses étant ainsi disposées, le manomètre indique à chaque instant la pression qui règne dans le tube c. Le tube capillaire ex. roulé en hélice, établit la communication entre un réservoir de gaz comprimé à pression constante et le tube c.
- Au repos, la valve di étant fermée, le manomètre indique la pression du réservoir. Dès que le courant passe dans le galvanomètre, la valve, étant soumise à une pression extérieure moindre, se soulève légèrement, laisse échapper le gaz et la pression en c prend une valeur plus faible; à chaque régime du courant correspond évidemment une pression différente et il est facile do graduer le manomètre b en fonction des intensités. Le rôle du tube capillaire est de régler l’arrivée du gaz dans le tube c et d’éviter ainsi les à-coups de la pression.
- Le galvanomètre employé est très simple: ii.se compose d’une petite bobine cylindrique creuse ql qui est portée à J’extrémité du fléaup ; cotte bobine entoure le pôle d’un aimant M en forme d’U, dont l’autre pôle est muni d’une armature m qui vient, entourer la première branche, en ne laissant qu’un étroit entrefer annulaire dans lequel se loge la bobine qv Un contrepoids pt permet de régler la pression exercée par la bobine sur la valve di ; la bobine mobile ne fait que des mouvements imperceptibles.
- La disposition de Th. Duxcan (*) a pour but de faire connaître la perte de charge dans les conducteurs principaux d’un, réseau, de façon à maintenir la différence de potentiel constante en un point choisi; c’est un voltmètre à compensation (fi g. 27’), dans lequel deux cadres mobiles sont invariablement fixés ensemble. Le premier, A, muni d’une résistance FC et d'un interrupteur i, sert à mesurer la différence de potentiel au départ de la machine a. Le second cadre, «, est connecté outre les points o et p d’un même conducteur ; une résistance q et un interrupteur t sont intercalés dans le circuit. Les connexions sont telles que le courant dérivé dans le cadre tend à faire tourner le système en sens inverse de la rotation donnée par h; donc, en abaissant les deux clefs i et /, on peut, quand les résistances k et q sont convenablement réglées, mesurer la différence du potentiel en un point du réseau choisi d'avance, puisque l’indication donnée par h se trouve diminuée d’une quantité proportionnelle à l’intensité dans les conducteurs principaux. Le fil de retour /• peut être remplacé par deux prises de terre S.
- ÉTUDES SUR L’EXPLOITATION DES TRAMWAYS
- DÉPENSE D’ÉNERGIE D’UNE VOITURE
- Dans ce qui va suivre, on s’est préoccupé, d’abord, de rechercher la dépense moyenne d’énergie à fournir à une voiture par heure ou par jour, en fonction du poids, do la vitesse moyenne normale, du nombre et de la durée des arrêts, du coefficient de frottement, du rapport des diamètres de la roue et de la fusée.
- (l) Brevet anglais n° ioj33, déposé le ier juin 1900, accepté le 8 septembre 1900. 1 figure.
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- I. Cas ou la voiture est en pauiîr. — Soient : P le poids de la voiture];
- v la vitesse moyenne normale, c’est-à-dire le quotient du nombre de mètres du trajet total pur la durée du parcours évaluée en secondes;
- g, l'intensité de la pesanteur;
- f le coefficient de frottement moven de fer sur fer;
- r, le rayon de la fusée ;
- R, le rayon de la roue.
- Pour la mise en mouvement d’une voiture, on distingue-trois phases, savoir ;
- a. Le démarrage proprement dit ou l'ébranlement inilial de la voiture ;
- b. L’ctubli.ssement de la vitesse .moyenne normale;
- c. L’entretien de la vitesse moyenne normale.
- On ne tiendra pas compte de la résistance de l’air, négligeable à la vitesse normale des tram-
- a. Démarrage. -— Le démarrage proprement dit exige un effort assez considérable, mais, en raison du peu de durée de cet effort,représente une dépeusc d’énergie insignifiante. On a pu remarquer que l’effort est d’autant plus considérable que Ja voiture est restée plus longtemps
- La voiture une fois mise en mouvement, le frottement de roulement sur le rail devient beaucoup plus faible. Le démarrage proprement dit se réduit donc a un effort initial qui peut fatiguer ou détériorer le moteur s’il est, trop brusque, mais qui ne correspond pas à une grande dépense d’énergie.
- b. Etablissement de la vitesse normale. — La voiture devant arriver à la vitesse e, il faut lui
- fournir d’abord la puissance vive correspondante, soit ------v2; ensuite, l’énergie nécessaire pour
- compenser la perte due au frottement sur l’essieu pendant que la vitesse passe de zéro à v. D’apres une formule connue, le frottement sur l’essieu est exprimée par Dans cette expression,
- je remplace v par —parce que la vitesse n’atteint la valeur v qu’à la fin de la période et j’ai, pour la valeur totale de l’ciiergie nécessaire à l'établissement de la vitesse moyenne normale,
- L’effort de traction par seconde dans cette période est égal -f- / , 9, étant le
- temps employé à l’établissement de la vitesse normale.
- c: Entretien de la vitesse normale. — Si l’on ne tient pas compte de la résistance do l’air, la déperdition d’énergie due au frottement sur l’essieu est égale par seconde à (n).
- Soient maintenant ; N, le nombre des arrêts par heure; la durée moyenne de ces arrêts; Q le temps nécessaire pour rétablir la vitesse normale.
- En une heure il faudra fournir
- 4-Pl- (-j+ fi)+Vrri{i 600 “ K (8‘+9J) ’ w
- Effectuant les calculs, et divisant par 36oo pour avoir le nombre de kilogrammètres dépensés par seconde,
- p{4r-?4r(<^ + fw-,^4-7)]- <3>
- En multipliant par 3 6oo et divisant par 36o ooo (nombre approximatif de kilogrammètres correspondant au kilowat-heure), soit en divisant par ioo, l’expression précédente, on a, pour le
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- nombre de kilowatts-heure
- (î* + <y - ) f-H—-^)]- _ w>
- Enfin, si l’on vent connaître le nombre de kilowatts-heure correspondant au kilomètre-voiture, il faut diviser l’expression (4) par )'X3,6 qui représente le nombre do kilomètres parcourus en une heure. On arrive ainsi à l’expression.
- II. Cas oc la voiture est un rampe ascendante. — Soit a l’angle d’inclinaison de la voie sur l’horizon.
- Je pose © étant ce qu’on peut appeler l’angle du frottement de roulement sur
- En appliquant dès formules connues, on arrive, pour la valeur de l’énergie à fournir dans ce cas, à l’expression
- r‘' (a (I1‘ +#i> - 0 - 7) ] • (6)
- On obtiendrait, comme précédemment, le nombre de kilowatts-heure, et le rapport du nombre de kilowatts-heure correspondant au kilomètre-voiture dans ce cas.
- Le rapport de l’énergie à fournir en montée à l’éuergic à fournir en palier est égal à
- III. Cas ou la voiture est en rampe descendante. — Au retour, les montées se changent en descentes, et l'accélération due à la pesanteur diminuée du frottement de roulement sur l’essieu est égale à
- i° — a>a. Dans ce cas la vitesse de la voiture va croissant et on est obligé de recourir au frein pour maintenir la vitesse normale.
- 20 —a—o. Dans ce cas, l'accélération due à la pesanteur diminuée du frottement est nulle. Pour obtenir et maintenir la vitesse normale, il faut donc fournir à la voiture uue certaine quantité d’énergie plus faible qu’en palier.
- 3° — a< ©. La variation de l’énergie à la descente et à la montée peut être considéré comme
- IV. Cas ou la voiture est en courbe de rayon p. —• Dans une courbe, l’arc parcouru sur le rail extérieur est plus grand que l'arc parcouru sur le rail intérieur. Mais comme les roues sont calées deux à deux sur le même essieu, il s’ensuit un double glissement, savoir : i° la roue extérieure glisse par la jante en avançant, la roue intérieure en reculant; a0 les roues extérieures et intérieures, appuyées latéralement contre le rail par la force centrifuge, glissent inégalement.
- Le travail sur l’arc de glissement pour un angle <x et un écartement d des rails est égal, pour le premier cas, à - f d a par essieu — P.fd. pour les 4 roues.
- Quant au travail du glissement latéral, on peut l’évaluer comme suit. Sa force centrifuge est égale à — I/arc de glissement —ad=-~, se partageant par moitié entre les 4 roues,
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- Le frottement total dû à la cmir.bure peut donc être exprimé par ~ Pfd -L (8).
- V. Arrêt en palier en ligne droite. — La voiture est animée d’une vitesse Sa puissance vive est— .P— (J). Le travail par seconde du frottement sur l’essieu est égal à Pi^- — • Mais, dans l'arrêt, lu vitesse passe de càn. En appelant f)a la durée de l’arrêt on a donc ~ ^
- P^-— ; d’où 93= . r (9). La duree de l’arrêt serait donc indépendante du poids de la voiture,
- it
- Si j’appelle xl la longueur sur laquelle s’opère cet arrêt, on a e03 = ~ (10).
- R
- Si les roues sont complètement bloquées par le frein, le temps ÔA de l'arrêt est exprimé par 0A — et ^OI18ue”r sur laquelle s’opère l’arrêt par xi—
- VI. Données numériques fournies par une expérience récente. — Dans celle expérience P = 17 000 kg, e = 3 ni : s, " = 9,8 m : s : s, f ~ 0,20, = 0,086, N = 3o, Q, durée moyenne de l’arrêt a été trouvée expérimentalement, sur plusieurs lignes, égale à i5 secondes; 03, durée de rétablissement de la vitesse normale, peut varier au gré du wattmann. Mais elle semble normalement devoir être prise entre 5 et 7 secondes, voici pourquoi :
- L’énergie électrique en joules s’obtient en multipliant par g l’cncrgie dynamique. En appelant E la tension et I l’intensité, on a donc, d’après les formules (1, 2, 3, 4L première phase El Pvg • Pu remplaçant par les chiffres ci-dessus, F.J=-L.4()5oo g [o,3o6
- -(- 0,02 t 5J — 79 4^3? i a5 watts en une seconde. En supposant la tension moyenne égale à 55o volts, l’intensité serait de 142 ampères. Deuxième phase El = Vvgf = 445 100 X 0,0215 = 9 56-, l'intensité serait alors -- 17 ampères.
- Il 11c semble pas judicieux de faire ainsi varier l’intensité dans des limites aussi étendues. En prenant = 5, la variation se restreint entre 28 ampères et 14 ampères, ce qui est évidemment pins normal.
- Dans l’expérience en question, le wattman a manœuvré comme à l’ordinaire.
- Pour la consommation par heure, la formule donne 10,5 kilowatts-heure, l’expérience 10,47 kilowatts-heure
- Pour le rapport du nombre de kilowalls-heure au kilomètre-voiture, la formule donne 0,976, l’expérience 0,8903.
- La valeur de o,a5 attribuée a f peut donc être considérée comme trop forte. On prendra 0,2.
- On donne ordinairement pour coefficient de frottement fer sur fer o,i3, mais il ne faut pas oublier :
- i° Que l’emploi des boggies augmente la valeur du frottement dans une certaine proportion. On compte que les roues des boggies supportent environ ~ du poids de la voiture. En effet, les rais des roues étant la moitié de ceux des grandes roues, on a, en appelant r, R, 2 R, les para^ mètres correspondants et f% le frottement résultant, P= P/’-L- = ."§ * s°it
- une augmentation de .
- 20 Qu’il faut ajouter une nouvelle fraction pour tenir compte du frottement latéral de la jante clans le rail creux.
- (!) Pour l’arrêt, il faut, dans les calculs, remplacer la vitesse moyenne par la vitesse effective au moment où le
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- Ou pourrait aussi vérifier (cela n’a pas été fait) l’exactitude de la valeur de / au moyen de l'arrêt. En appelant xx la longueur sur laquelle se fait l’arrêt, on aurait (10) xt — — —^ ^ ^ ^ d'où
- Eu adoptant ces diverses données numériques on arrive :
- i° pour le nombre de kilogrammètres par seconde à.700 kilogrammètres ;
- 20 pour le nombre de kilovvatts-héure à 7,64 kilowatts-heure;
- 3° pour le rapport du nombre de kilowatts-heure au kilomètre-voiture à 0,707.
- Ces .quaulités étant pi'ises à l’essieu, pour remonter à celles qui émanent de l’usine génératrice, en supposant d’une perte totale de n5 p. 100, on arrive respectivement a 1018 kilogrammètres par seconde, soit 10,18 kilowatts-heure et au rapport 0.946 kilowatt-heure par kilomètre-voiture. '
- Ces divers chiffres 11e paraissent pas très éloignés de la réalité.
- Pour avoir les résultats correspondants en montée avec un angle x, il faut multiplier les précédents par • Pour une pente de o,o35, ce rapport est scnsiblemen L égal à 0,°31 + 0,017 ,
- l’énergie nécessaire est donc triplée si l'on veut conserver la même vitesse. Dans la descente, au retour, l’accélération due à la pesanteur, diminuée du frottement est égale à La
- somme totale de l’énergie dépensée a la montée et à la descente correspondante est, pour la pente jnaxima de o,o35, égale à la moitié de l’énergie à la montée. Pour les pentes ordinaires, celte somme se rapproche sensiblement de l’énergie consommée en palier pour une longueur
- En courbe de rayon -, il faut ajouter à l’énergie en palier une consommation égale à -T- V.fd-~ + . Si l'on suppose d = 1 m et p — 100 m, l’énergie additionnelle est égale à 45 kilo-
- grammètres, en admettant que la vitesse reste la même, le terme en —devenant négligeable.
- Pour les courbes de faible rayon, on diminue forcément la vitesse pour ne pas dérailler, et ces courbes ne se prolongent pas longtemps.
- De ce qui précède, il semble résulter qu’à moins de pentes et de courbes exceptionnelles et exceptionnellement longues, on se fera une idée suffisamment exacte de la consommation d'énergie journalière, en adoptant la formule applicable au palier en ligue droite.
- Ahrêts. — Avec les données numériques ei-dessus, un obtiendrait pour la longueur sur laquelle s’opère l’arrêt
- Sans faire usage du frein : xt
- ÏTI=^
- R
- En bloquant complètement les roues : x, — —^. =2,3 m.
- En freinant progressivement : x.^ = 'A~bxz_ — 14,4a m.
- Ces chiffres paraissent trop faibles et sont à vérifier, pour avoir la vraie valeur de (y a été pris ici égal à la vitesse moyenne, voir la noie plus haut.)
- Ramartjue. — 11 paraît intéressant de remarquer que, dans la formule (3), le nombre des arrêts et démarrages correspondants exerce une très faible influence sur la dépense d'énergie tant que la parenthèse est positive, c’est-à-dire tant que la vitesse v est ^ 3q Il en serait tout autrement si la vitesse v était supérieure à cette limite. En adoptant les données numériques ci-dessus, celte limite prend la valeur 6,017 m : seconde correspondant à 2?) km par heure. A cette vitesse, la résistance de l’air représente environ 9 kg par mètre carré et commence à avoir une influence appréciable.
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- Je résume, comme suit, en langage ordinaire, les principaux résultats précédemment établis.
- En admettant une vitesse moyenne de 3 m par seconde : 1. On obtient le nombre de kilowatts dépensés par heure et par voiture vide ou pleine, en multipliant le poids de la voiture vide ou pleine par 0,0006 à l'essieu, par 0,0008 à l'usine ; Tl. Le rapport du nombre de kilowatts-heure correspondant a i km-voiture s'obtient en multipliant le poids de la voiture considérée par °3)?^ = 0,0006 ; Iii. La durée consacrée à l'établissement de la vitesse moyenne doit être comprise entre 5 et y secondes. Pour une vitesse supérieure cette durée doit être augmentée.
- (A suive.)
- Georges Guéroult.
- Ancien élève de l’École Polytechnique.
- LES ALTERNATEURS A L’EXPOSITION LE I 000 W
- ALTERNATEURS HÉTKROPOLAIRES A PÔLES SAILLANTS
- ALTERNATEURS A INDUCTEURS PLEINS
- Propriétés des alternateurs a inducteurs pleins. — La classe des alternateurs à pôles pleins, dont nous allons nous occuper tout d’abord, est actuellement de beaucoup la plus impor-
- Les alternateurs h pôles pleins sont les premiers alternateurs à électro-aimants (jui aient été faits ; ils ont été en effet un premier perfectionnement aux magnétos de l'Abbé Nollet et de 4a Compagnie l’Alliance, et il est intéressant de constater qu’après 3o ans de recherches, on en revienne au type d’inducteur primitivement adopté.
- La cause de leur abandon avait été réchauffement des pièces polaires par les courants de Foucault dus au flux alternatif de réaction d’induit dans les machines a courants alternatifs
- L’introduction des courants polyphasés dans la pratique technique et l'emploi d’induits à pôles non saillants a rappelé l’attention des ingénieurs sur ce genre d'inducteurs particulièrement simple comme construction.
- Dans les alternateurs actuels la principale propriété due à l’emploi des inducteurs pleins, en dehors de leur facilité de construction, est le rôle important qu’ils jouent dans le fonctionnement en parallèle par suite des courants induits dans leur masse pendant les oscillations pendulaires.
- Ces courants donnent encore lieu, il est vrai, à un échauffcment des masses polaires, mais cet cchauffcment est généralement assez peu élevé pour n’entraîner qu’une diminution peu sensible du rendement, surtout si le coefficient d’irrégularité de la machine est assez petit.
- Nature du métal du circuit magnétique inducteur. — Le métal le plus généralement employé dans la construction des inducteurs pleins est l’acier.
- La carcasse sur laquelle sont fixés les pôles peut être indifféremment en lontc au en acier, mais le premier métal est naturellement préféré toutes les fois qu’une réduction de poids n'est pas nécessaire c’est-à-dire, par suite, dans tous les cas où les alternateurs sont, accouplés directement aux moteurs à vapeur sans l’emploi d’un volant auxiliaire.
- Dans ce dernier cas même, l’emploi de la fonte est plus souvent adopté que celui de l’acier à cause de la facilité de coulage de la première.
- (!) Voir L'Éclairage Électrique du
- nnbre, p. 276.
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- Si. l’on est revenu ù l’emploi d’induclenrs pleins, les propriétés des alternateurs modernes sont néanmoins tout à fait di/Férentes de celles des anciens alternateurs.
- Le point primordial dans le calcul d’un alternateur à pôles pleins actuel est l’emploi de saturations assez élevées.
- Il y a cependant plusieurs degrés dans la valeur des saturations.
- L’emploi de très fortes saturations dans rétablissement des alternateurs, s’il réduit beaucoup la chute de tension, présente néanmoins quelques inconvénients assez graves.
- Tout d’abord, il exige une connaissance très rigoureuse.de la courbe de magnétisation du métal employé. Or cette courbe de magnétisation 11'est pas toujours facile à obtenir exactement. Les aciers magnétiques d’un môme constructeur ont généralement des courbes peu superposables suivant les pièces et les différences peuvent quelquefois entraîner 1 emploi de courants d’excitation qui s’écartent beaucoup de ceux prévus.
- En second lieu, il nécessite un calcul de machine d’une grande précision, non seulement en ce qui concerne les inducteurs, mais encore, et c’est là ce qui rend le calcul difficile, en ce qui concerne la dispersion de l’induit.
- Les alternateurs à pôles très saturés peuvent., en outre, difficilement supporter une surcharge importante, ou fournir simplement leur charge normale, avec un facteur de puissance plus petit que celui qui a été prévu dans le calcul, même en consentant à une plus grande chute de tension.
- En somme, les alternateurs à pôles très saturés n’ont pas, malgré leur avantage évidemment capital d une faible chute de tension, l’élasticité de puissance des types d’alternateurs à saturation moyenne.
- On pourrait objecter que la dilfieulté peut être tournée en prévoyant un facteur de puissance assez faible ; ce serait évidemment une bonne précaution qui a été prise, du reste, dans l’un des alternateurs exposés, mais en opérant ainsi, on est souvent conduit à employer des machines assez lourdes, et par suite coûteuses, pour la puissance vraie à produire.
- L’emploi de saturations élevées est donc difficilement recommandable pour les alternateurs destinés au transport de l'énergie avec utilisation par moteurs d’induction.
- Pour les réseaux d éclairage, la chute de tension admissible étant, toujours supérieure à celle tolérée aux bornes des lampes, il n’y v qu’un intérêt assez faible à avoir une chu Le de tension de 3 à 5 p. 100, par exemple, plutôt qu’une de 8 à 10 p. 100, puisqu’on est obligé dans les deux cas de modifier le courant d’excitation et généralement plus dans le premier que dans le second.
- La solution la plus rationnelle pour les alternateurs à pôles pleins paraît donc être dans l’emploi de saturations modestes, de façon à avoir des caractéristiques pour lesquelles le point à vide est à peu près au milieu du genou qu’on a intérêt à peu prononcer en augmentant [suffisamment l’entrefer, de façon à donner une prédominance aux ampèrelours correspoodant à celte partie du circuit magnétique.
- Fixation des pôles. — Le procédé do lîxalnm des pôles le plus employé est celui qui consiste à les retenir avec un ou plusieurs boulons traversant complètement la jante.
- Les pôles ont généralement une partie encastrée dans la jante, tant pour assurer une rigidité mécanique suffisante que pour diminuer la résistance du joint fonte-acier lorsque la jante du volant, comme c’est le cas général, est en fonte.
- Nature des perforations. —Pour des raisons faciles a comprendre, aucun des alternateurs à pôles pleins n’a d’induit à rainures ordinaires.
- La plus grande partie a des encoches généralement peu ouvertes, de façon à diminuer la production des courants de Foucault dans les masses polaires.
- Ces encoches sont le plus souvent rectangulaires avec angles arrondis; deux alternateurs seulement : celui de MM. Lahmeyer et C1C et celui de M. V. Krizik. ont des encoches circulaires.
- Los alternateurs à trous sont,, cependant, assez nombreux el sortent de maisons dont le matériel est généralement très apprécié.
- La forme des trous est rectangulaire avec parties arrondies près de l’entrefer ou aux deux extrémités de l’encoche.
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- Un alternateur, toutefois, a des trous dont la partie voisine de l’entrefer affecte la forme d’un angle assez obtus, c’est celui de la Société l’Eclairage Electrique (alternateur Labour de i 200 ki-lovolts-ampcrcs).
- ALTERNATEURS A INUUCTECRS FEUILLETÉS.
- Propriétés générales. — Les alternateurs à pôles inducteurs feuilletés ont été employés surtout avec les induits à pôles saillants.'Le type classique de ces alternateurs fut celui du professeur Zipernowsky, dont il existe encore de nombreux exemplaires dans beaucoup de stations centrales du continent, et qui n’a été abandonné que dans ces dernières années.
- Les induits à pôles continus avec rainures plus ou moins larges 11’ont pu faire abandonner ce type d'inducteurs ; seuls, les alternateurs à trous ou à encoches plus ou moins fermées ont facilité la réadoption des inducteurs à pôles pleins, dont nous nous sommes occupés au chapitre précédent.
- Toutefois, certains constructeurs ont conservé les pôles feuilletés, même avec des iuduits à encoches plus ou moins fermées.
- Malgré la présence de nombreux alternateurs à pôles pleins à l’Exposition, nous ne pensons pas que leur emploi deviendra universel et remplacera celui des alternateurs à pôles feuilletés.
- Les alternateurs à pôles feuilletés présentent bien quelques inconvénients, qui sont, du reste, facilement, surmontables.
- Tout d'abord, la réduction des courants de Foucault, si elle est poussée trop loin, peut nuire au bon fonctionnement en parallèle, par suite de la réduction de l’amortissement des effets pendu-
- Le meilleur moyen d’éviter cet inconvénient est d'employer des circuits amortisseurs Leblanc, dont la résistance ohmique est toujours très faible, et qui donnent, par suite, à égalité de poids et avec une dépense beaucoup plus petite que dans les alternateurs à pôles pleins, un amortissement plus énergique des oscillations pendulaires.
- Un second inconvénient est celui qui réside dans l’adoption des rainures au lieu d’encoches.
- Les induits rainés ont l’avantage sérieux de permettre le bobinage sur gabarit, ce qui donne non seulement une plus grande securité dans l’isolation, mais diminue la main d’œuvre du bobï-
- Toutefois, l’emploi de rainures a pour effet de créer daus la force électromotrice induite des harmoniques toujours préjudiciables au bon fonctionnement des installations, lorsque la capacité des lignes a une importance assez grande, comme cela existe sur les réseaux à câbles concentriques
- Ou peut diminuer considérablement les effets dus aux rainures par l’adoption des amortisseurs Leblanc qui s’opposent, en partie tout au moins, au passage de flux tournants non fixes par rapport h l’inducteur et en particulier de ceux dus aux harmoniques du courant.
- Les amortisseurs Leblanc permettent encore ici de rendre possible l’emploi des rainures, car ils s’opposent au passage de tout flux non constant.
- L’alternateur de l’Allgemeinc Elektrieitiits Gesellschaft est une des plus belles applications de cet ingénieux dispositif h ce dernier poiuL de vue.
- Un dernier inconvénient des pôles feuilletés, d'importance capitale au point de vue du prix de revient, est leur plus grande difficulté do construction, a cause du découpage des tôles. Cet inconvénient ne peut être atténué que par la construction des types en série on par l’utilisation d'un même poinçon pour différents types.
- A coté des inconvénients précédents, les alternateurs a pôles feuilletés présentent un avantage sérieux.
- Au point de vue du calcul des alternateurs, en effet, l’emploi de pôles feuilletés est beaucoup plus commode que celui des pôles pleins.
- I.a connaissance do la courbe de magnétisation est beaucoup plus facile à connaître avec exac-
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- litude, puisqu’elle peut être prise sur une série d’échantillons de tôles destinées à la machine à construire.
- Malgré cette plus grande possibilité d’exactitude, des. saturations assez élevées ont été très rarement employées jusqu’ici dans les alternateurs à pôles feuilletés, aussi ces alternateurs ont-ils toujours une chute de tension plus grande que les alternateurs à pôles pleins.
- Comme conclusion, on peut dire que les succès obtenus par l’emploi des amortisseurs Leblanc, en France, par MM. Farcot et CiC (secteur des Champs-Elysées, secteur de la Société d’Eclai-rage et de Force, station centrale de Saumur, station centrale de Bourganeuf, etc.) ; en Allemagne, par l’Allgcmcine Elcktricitiits Gesellschafl (station centrale d’Obersprée et de Moabit, etc.), eten Amérique, parla Compagnie Westinghouse (usine de Manhattan), et la possibilité d’obtenir des chutes de tension analogues à celles des alternateurs à pôles pleins, permettent de supposer que le type d'alternateurs à pôles feuilletés avec amortisseurs est destiné à une extension considérable, et à éclipser le type à pôles pleins.
- il nous reste à donner quelques détails généraux de construction.
- Fixation des pôles, — Le procédé de fixation des pôles le plus généralement adopté est celui de MM. Siemens et Halske, de Berlin, de la Compagnie de Fives-Lille, de la Compagnie française Thomson-Houston, de la Société Alsacienne, de Constructions Mécaniques, de M. Thury, etc., qui consiste en une barre prismatique s’engageant dans une partie évidée du noyau, et fixée à la jante par des vis la traversant complètement. •
- L’Allgemeine Elektricitâts Gesellschaft et les ateliers d’Oerlikon ont des procédés spéciaux.
- Nature des perforations. — Les induits des alternateurs à pôles feuilletés sont généralement dentés, toutefois, certains constructeurs emploient avec ce genre de pôles, des induits à encoches plus ou moins fermées. Parmi les alternateurs exposés do ce type, il y a lieu de citer ceux de la Compagnie de Fives-Lille et de M. Thury.
- ALTERNATEURS A ÉPANOUISSEMENTS FEUILLETÉS
- Propriétés générales. — Les alternateurs à épanouissements feuilletés n’étaient représentés à l’Exposition que par un seul type, celui de MM. Kolbcn et CiB, de Prague.
- Celte classe d’alLernateurs qui, il y a quatre ou cinq ans, a eu beaucoup de vogue avant la rentrée en lice des alternateurs a pôles pleins, est, à l’heure actuelle, à peu près abandonnée et est destinée à disparaître.
- La nécessité d’employer des épanouissements feuilletés pour réduire la production des courants de Foucault est due a l’extension des induits à rainures rectangulaires, dont la propriété principale est, comme nous l’avons dit, de permettre le bobinage sur gabarit.
- Toutefois, les épanouissements à pôles feuilletés ont etc employés autrefois, même avec des induits à trous, par MM. Brown, Boveri et Ciu.
- Fixation des épanouissements polaires. — La principale difficulté dans la construction des alternateurs à pièces polaires lamellées réside dans la fixation des lamelles à l’extrémité des
- Le procédé adopté par M. Kolben est celui qui consiste à ménager dans les tôles des queues d’arondc et à couler les pôles avec l’épanouissement en place.
- Nous verrons plus loin, si propos des alternateurs à flux ondule, d’autres procédés de fixation des pièces polaires feuilletées par clavettes à section trapézoïdale. Nous pouvons rappeler toutefois ici les dispositifs de MM. Brown, Boveri et C'e : rainures rectangulaires dans les épanouissements et fixation par boulons noyés mi-partie dans les tôles, mi-partie dans le noyau, et celui de MM. Ganz et C1* : coulage de zinc dans les encoches circulaires peu ouvertes, pratiquées dans les tôles et dans le noyau, etc.
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- ALTERNATEURS TIKTÉROPOLAIRlïS A POLl'S CONTINUS ALTERNATEURS ASYNCHRONES COMPOUNDS
- Généralités. — Les alternateurs exposés de ce groupe étaient, tous du type asynchrone et corapound. Le compoundage des alternateurs paraît devoir prendre dans l’avenir un développement, du môme genre que celui des dynamos à courant continu.
- Le développement du transport de la force motrice par courants polyphasés nécessite, en effet, l’étude d’alternateurs capables de supporter les démarrages des moteurs sans éprouver de chutes de tension appréciables, non seulement parce que ces chutes de tension peuvent rendre impossible la distribution simultanée de l’énergie pour l’éclairage et la force motrice, mais aussi parce qu’elles peuvent se répercuter désagréablement sur les moteurs déjà en service.
- De môme qu’il serait impossible, à l’heure actuelle, de faire admettre qu’un réseau de traction peut être alimenté par des machines à courant continu en dérivation, de même, croyons-nous qu'on ne puisse plus concevoir, dans un délai plus ou moins éloigné, un transport d’énergie pour distribution de force motrice avec ou sans éclairage simultané, sans alternateurs avec dispositifs de compoundage.
- Les dynamos shunt bien construites ont des chutes de tension de 5 p. ioo environ, tandis que les alternateurs les plus modernes atteignent près de i5 p. xoo, le compoundage serait,donc plus rationnel pour ceux-ci que pour celles-là.
- Les applications des.alternateurs compoundés sont encore peu nombreuses et se réduisent à des installations de puissance assez faible, mais qui permettent, toutefois, d’espérer dans un avenir peu éloigné une extension plus grande de ce genre de machines.
- Différents genres d'alternateurs compounds. — Le compoundage peut être appliqué naturellement aux alternateurs ordinaires ; c’est ce qui a eu lieu dans les premières tentatives des inventeurs.
- Toutefois, la possibilité de compounder les alternateurs a conduit les ingénieurs à créer des types de machines plus économiques, c’est-à-dire présentant, une utilisation meilleure des matériaux, mais ayant, par contre, des conditions électriques qui les rendraient complètement impropres à tout service sans l’emploi d’un dispositif de compoundage.
- Alternateurs asynchrones. — A la question du compoundage est venue se greffer celle de l’asyn ehronisme.
- On sait que les moteurs asychrones, conduits par des moteurs primaires de façon à tourner à une vitesse supérieure à celle du synchronisme, deviennent des génératrices dont la charge dépend du taux de l’augmentatien de vitesse par rapport à celle correspondant au synchronisme.
- Ces génératrices, dites asynchrones, comme les moteurs d induction, empruntent les courants déwattés nécessaires à leur excitation au réseau qui, par suite, doit être alimenté également par une génératrice synchrone ou encore comprendre un moteur synchrone surexcité fonctionnant à vide ou comme appareil d'utilisation.
- Les courants d’excitation ainsi fournis à l'alternateur ont donc la même fréquence que les courants d’utilisation.
- Si l’on veut bien remarquer que, même avec de très faibles entrefei’s, les moteurs asynchrones absorbent des courants magnétisants égaux, au minimum, au quart ou au tiers des courants normaux, on voit que la génératrice ou le moteur synchrone nécessaires pour exciter un générateur asynchrone a beaucoup plus d’importance qu'une excitatrice ordinaire, puisqu’elle représente une machine d’une puissance égale, au moins, au quart ou au tiers de celle de la génératrice à exciter.
- Comme, en somme, il importe peu que les flux inducteurs soient produits par l’un ou l’autre circuit, on conçoit facilement qu’on puisse exciter T alternateur en envoyant dans son induit, au lieu de le fermer sur lui même, des courants de la fréquence du glissement.
- Les connexions sont telles que le flux inducteur se déplace, en sens contraire du mouvement de l'alternateur avec la vitesse du glissement ; il a, par suite, par rapport à l’inducteur, une
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- vitesse relative égale a celle correspondant au synchronisme et induit, par suite, dans les circuits en communication avec le réseau, des courants de la fréquence voulue.
- Cette idée ingénieuse, due à M. Maurice Leblanc et utilisée par plusieurs inventeurs, permet de ramener l’excitatrice à des proportions analogues à celles d’une excitatrice ordinaire.
- Les alternateurs de ce genre conservent toutes les propriétés des alternateurs asynchrones à induit en court-circuit en môme temps qu'ils en acquièrent d’autres, comme celle de pouvoir
- Fonctionnant seuls, ils deviennent des alternateurs synchrones. Dans les deux cas, la chute de tension serait considérable, si le maintien d’une tension constante aux bornes n’était assuré par un cornpoundagc spécial, car, par suite de la presque égalité des ampèretours sur les deux circuits, ils se comporteraient comme des machines à intensité constante.
- Deux des alternateurs à compoundage exposés étaient du type asynchrone.
- ALTERNATEURS A FLUX ONDULÉ
- Propriétés générales, —Les alternateurs à flux ondulé, dont nous avons constaté l’abandon presque complet plus haut, auront été presque aussi vite abandonnés qu’ils ont été adoptés.
- Entrés dans la pratique industrielle peu de temps après l’exposition de Francfort, les alternateurs a flux ondulé auront eu un peu plus de vogue que les alternateurs a bobine centrale et flux renversé qu’on a désignés sous le nom d’alternateurs du type Francfort.
- Les alternateurs du type Francfort avaient surtout comme inconvénient d’exiger la rotation de la bobine inductrice. L’emploi d’alternateurs à flux ondulé permit bien de supprimer la mobilité du circuit inducteur, mais à part cet avantage donnant la possibilité d'admettre une vitesse tan-gentielle assez élevée, ce type d’alternateurs n’en conserva pas moins les inconvénients du type Francfort : fuites magnétiques exagérées, difficulté de remplacement du circuit inducteur, etc., et y en introduisit d’autres malheureusement très importants.
- Notre intention n’est pas de refaire après tant d’autres le procès d.c ce genre .de machines, nous devons signaler toutefois que deux inconvénients principaux ont contribué pour beaucoup à son abandon. C’est d’abord la différence d'attraction considérable exercée en cas d’eul refers inégaux, particularité très commune dans ccs machines, par suite des inductions assez élevées et des entrefers très petits employés, puis la dissymétrie des courbes périodiques de tension.
- Si l’on peut corriger plus ou moins en pratique ce dernier défaut par l’adoption d’un assez grand nombre d’encoches par paire de pôles ou par celui d’amortisseurs Leblanc agissant de façon à amoindrir les harmoniques de la courbe du courant, le premier reste avec tout son effet lorsqu’on veut profiter de la réduction des pertes d’excitation que peut procurer l’emploi des machines à flux ondulé.
- La seule raison qui puisse militer en faveur des alternateurs à flux ondulé à grande vitesse angulaire est donc bien celle que nous avons signalée, c’est-à-dire l’emploi de vitesses tangen-licdles impossibles à obtenir avec les alternateurs à pôles séparés et qui permettent la commande des machines par turbines à vapeur ou hydrauliques.
- Les alternateurs à flux ondulé présentent dans ce cas une grande supériorité sur les alternateurs à pôles séparés fixes, comme les alternateurs Parsons, par suite de la possibilité de laisser les enroulements induits fixes.
- Dans les alternateurs à faible vitesse angulaire, destinés à être commandés directement par moteur à vapeur, le poids de la dynamo est en quelque sorte imposé par les conditions de régularité du moteur primaire. La questiou dans ce cas est donc un peu différente et les machines à flux ondulé ont pu rendre quelques services.
- Les inconvénients que nous signalons plus haut sont, du reste, quelque peu amoindris danscecas.
- En construisant des machines à flux ondule pour lesquelles l’induction dans 1 entrefer a la même valeur que dans les machines à pôles séparés, on a moins à craindre les effets d’attraction magnétique exagérés en cas d’entrefer dissymétrique.
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- Enfin, l'emploi des circuits amortisseurs on d'un grand nombre d’eticoches permet Je réduire la dissymétrie des courbes périodiques de tension en charge.
- Toutefois, ce genre de machine est d’un emploi forcément limité à quelques cas par commande
- Types d'inducteur. — La forme d’inducteur la plus adoptée est celle à double circuit et à deux rangées de saillies polaires. 11 est toutefois bon de signaler l’apparition d’un type à un seul induit et une seule série de saillies polaires avec pôles conséquents et créé par MM. Sautter, Harlé
- et Cie.
- Fixation des pôles.'— Les saillies polaires dans les machines a flux ondulé, comme les pôles séparés dans les alternateurs hétéropolaircs, sont en métal plein, ou feuilletées ou avec épanouissements feuilletés.
- Dans les alternateurs à saillies pleines ou à épanouissements feuilletés, eclles-ci sont naturellement venues de fonte avec le moyeu.
- Dans les alternateurs à saillies feuilletées, la fixation des pôles est généralement faite par des clavettes à section trapézoïdale et sur lesquelles sont empilées les tôles présentant des rainures de même forme. Les clavettes sont elles mêmes retenues a la jante pai des boulons ou des vis la traversant complètement.
- Pour les épanouissements polaires feuilletés, le procédé de fixation est analogue et un peu pins simple. Do simples rainures à section trapézoïdale reçoivent des parties terminées en queue d’arondc ménagées sur les noyaux pleins suivant les cas.
- Les bords des saillies ou des épanouissements sont toujours légèrement arrondis ou chanfreinés de façon à obtenir une répartition de flux plus ondulée.
- Nature des encoches. — Le genre de perforation le plus adopté pour les induits dépend naturellement de la constitution des saillies. En général, les saillies et les épanouissements étant lamellés, ce sont de simples rainures rectangulaires, de façon à permettre lr confection des bobines sur gabarit.
- Les machines à saillies pleines comportent des encoches plus ou moins fermées ou de véritables pièces polaires induites avec épanouissements.
- Un dispositif assez communément adopté consiste à employer des bobines induites recouvrant les deux induits à la fois; dans ce cas, les deux rangées de saillies polaires sont décalées entre elles d’un intervalle correspondant à la moitié de celui séparant deux saillies voisines.
- C.-F. Guilbeut.
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- II. — Observations critiques sur les alternateurs
- Alternateur n,j i. <— C’est, parmi les alternateurs d’une fréquence de 5o périodes, le plus puissant.
- Les inducteurs sont lamellés et les pièces polaires munies de l’amortisseur Hutin-Leblanc. L’induit est caractérisé par le grand nombre d’encoches, i5 par pôle. Les encoches sont entièrement ouvertes et l'enroulement est à barres. Celle machine est, sans aucun doute, très bonne au point de vue électrique et mécanique, mais ces qualités sont obtenues par des moyens fort compliqués. Elle est très peu économique, élaul sous presque tous les rapports dimensionnée trop amplement. Ainsi la constante de dispersion de l’induit est 1,76.10'3, la constante de réaction égale a o,irp; toutes les deux sont très petites, preuve que la machine est peu utilisée. Cela est
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- prouvé aussi par la faible saturation des inducteurs (i6 3oo induction maxima) et des dents {r4000). Le poids du cuivre induit est encore faible à cause du flux relativement fort. Pour le même motif la perte Joule dans le cuivre induit atteint seulement un quart (24 800 watts) environ, des pertes dans le fer (104000 watts). La section du fil inducteur n’est pas indiquée dans les descriptions, mais d’après les autres données et le dessin j’ai pu la déterminer approximativement. Le poids du cuivre sur les inducteurs ainsi trouvé paraît, pour une génératrice cl’unc telle puissance, être assez élevé. En résumé on peut dire qu’en ajoutant un peu de cuivre dans l’intluiL
- ampères. Le nombre d’cncochcs de 1.) par pèle est excessif. Tl est possible qu’il soit choisi pour éviter des pertes d’énergie trop grandes dans l'amortisseur. Ce dernier contient encore une grande masse de cuivre, dépense qu’on aurait pu éviter en employant des pôles solides. Il y a encore à remarquer que l’épanouissement polaire embrasse 73 p. 100 du pas et que réchauffement en marche avec 3 000 kilovolts-ampères doit rester en-dessous des limites généralement admises. Quant à Ja partie mécanique, il est étonnant qu'on ait construit un alternateur si grand, sans croisillons (plaques avec bras) latéraux, construction qui aurait permis de réduire très notablement le poids du bâti de l’induit.
- Alternateur n° 2. — Machine également trop grande, très peu saturée, à induit plutôt large, avec un diamètre relativement petit. Comme la précédente elle a des encoches ouvertes, et les inducteurs lamellés. L’enroulement de l'induit est fait également avec une barre par encoche seulement. Le nombre d’cncochcs est assez grand, 9 par pôle, soit 3 par pôle et phase. Cette génératrice est, pour sa puissance, extrêmement lourde. Ses dimensions sont relativement plus grandes et elle est encore moins utilisée que la première machine. Il est difficile a comprendre pourquoi on a choisi des inductions si petites comme 12660 induction maxima dans les pôles et 9 5 00 dans les dents. A cause du petit diamètre et de la grande largeur d'induit la constante S atteint 4,55.10-3, et pour les mômes raisons, 3e coefficient de la dispersion des inducteurs est égal à i.5g. Soit le flux de dispersion entre les pôles et pièces polaires atteint 39 p. 100 du flux utile.
- La ventilation est obtenue d’une façon originale. Tandis que la plupart des constructeurs mettent les disques entre les tôles de l’induit, ici il y a un seul disque assez large (2 cm) au milieu de l’inducteur. L’entrefer est indiqué par les uns comme ayant 14 mm, d’après les autres il aurait 12 mm. J’ai adopté 12 comme plus probable.
- Le fil d’excitation a une section de 4X^-3 mm, la même section qui est nécessaire d’après mou calcul pour l’excitation sous 210 volts. Néanmoins les excitations indiquées comme résultats d’essais ne s’accordent point avec celles que j’ai trouvées. Ces dernières sont d’environ 33 p. 100 [)lus grandes; l’excitation en court-circuit, d après les chiffres indiqués, serait plus petite que celle qui correspond aux ampèrclours de l’induit. Tout cela me fait supposer que les excitations indiquées contiennent quelque erreur. Il y a encore à remarquer que : la résistance de l’induit indiqué sc comprend à froid, et que par conséquent la perte dans le cuivre est de 14000 watts au lieu de 11 800 watts indiquées.
- La densité de courant dans l’induit ne dépasse pas 1,7. Elle est plus petite que dans la plupart des autres machines. Les pertes dans le fer sont quatre fois plus grandes que celles dans le cuivre, 67000 watts contre 14000. La constante de grandeur K est très élevée (900) pour la puissance de 2 000 kilovolts-ainpèrcs.
- Alternateur n° 3. — Machine très originale.
- Plusieurs des constantes que j'ai trouvées sont tellement contraires à la pratique générale qu’011 est teuté de croire à une erreur dans les descriptions de cette génératrice. Ainsi l’induction magnétique dans le noyau de l’induit s’élève à 16000, chiffre trois fois plus grand qu’on n'admet généralement ! L’enroulemenL induit est a courtes bobines, disposition qui n’est pas fort heureuse. En effet, elle augmente la dispersion de l’induit, la résistance et, par conséquent, la perte d’énergie daus le cuivre induit. Les bobines courtes ont encore l’inconvénient de produire
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- en charge, surtout en charge inductive, une autre répartition du flux qu’à vide. La chute de voltage s’en trouve augmentée. Je ne saurais pas nommer un seul avantage propre à cet enroule-meut. Comme une partie seulement du flux total provenant d'un pôle traverse une bobine de l’induit et qu’il est difficile de déterminer quelle partie la traverse en charge, j’ai compté avec a/3 environ la proportion de la largeur de la bobine à l'épanouissement polaire.
- Les ampèretours de l'induit et la constante S ont été calcules en conséquence. Les résultats d’essais sont indiqués d’une façon très différente dans les différents journaux. Ainsi on indique comme excitation à vide, à charge non-inductive, et à charge inductive avec cos a = o,5 les chiffres ioo,5, 113 et 153 d’une part et, d’autre part, iod, 126 et 210, tandis qu’une troisième source donne no ampères comme excitation à pleine charge. D’après num calcul, j’ai trouvé io5,5, 115 et 14ï ampères. Ce dernier chiffre s'accorde bien avec le voltage (220 volts) de l’excitation, car 141 ampèresX 1,6 £î donnent 220 volts, taudis que 153 ou môme 210 ampères n’iraient pas du tout. J’ai trouvé comme excitation en court-circuit 3o ampères contre 4° ampères indiqués, ce qui pourrait prouver la grande dispersion de l’induit dont je ne tiens pas compte spécialement. La perte dans le fer de l’induit indiquée à 27 000 watts et celle pour l’excitation, en marche non iuductive, de 24 5oo watts, sont encore invraisemblables. Je trouve 104900 et 21 ioo. Le rendement est ainsi 89,4 p. 100 seulement et non 94,5 p. 100 à moins que toutes les descriptions de cette machine ne soient absolument fausses.
- Les pôles ne sont pas fortement saturés, l’induction maxima étant de 16 000. La base des noyaux polaires est élargie pour diminuer l'induction dans le passage entre acier et fonte. Les éleclros sont très courts. Cela réduit la dispersion, le coefficient de dispersion étant de 1,270 malgré la grande largeur de la machine. Le fil inducteur est Je section circulaire au diamètre de 8 mm, construction peu pratique au point de vue de l’économie de cuivre. En môine temps l’isolement du fil rond peut facilement souffrir par les forces ccntrifug-es et les trépidations de la marche.
- Les encoches sont entièrement fermées et une des descriptions attribue à ce fait la forme de la caractéristique en court-circuit qui ne passe pas par le point d’origine. 11 me semble que cela s’explique plus simplement par le maguétisme rémanent. La veulilalion de l’induit est singulière en ce qu’elle s’opère par un seul disque de 6 cm d’épaisseur. Elle aurait été, sans aucun doute, plus efficace sl au lieu d’un disque de 6 cm on avait mis plusieurs disques plus minces, d’autant plus que l’induit a 4b cm de largeur. Pour mieux ventiler l’induit, le constructeur a cru utile de monter les tôles de l’induit sur des pièces de distance en bronze, maintenant un certain écart entre la tôle et la carcasse en fonte. Je ne crois pas que ce dispositif soit suffisamment justifié, en vue de la complication et des frais qu’il entraîne. Les poids du'cuivre et. du fer sont très réduits dans cette machine et sous ce rapport elle est une des plus économiques, mais il paraît que cela est obtenu aux dépens du rendement, et il reste encore à savoir si l’induit ne chauffe pas trop.
- L’entrefer a seulement 5 mm, trop peu pour un diamètre de 0,7 m. L’enroulement induit est fait avec du cable. L’embrassement polaire est assez grand, 0,76 du pas et les pièces polaires sont chanfreinées. La vitesse circonférentielle atteint seulement 23,6 m.
- La densité du courant dans l’enroulement inducteur est une des plus élevées, elle est de 2,8 ampères par millimètre carré. Le reste des constantes ne présente rien de particulier.
- Alternateur n® 4- — Cet alternateur s’approche peut-être le plus des qualités moyennes, il n'est ni trop léger ni trop lourd; tout, saturation, densité, est modéré. Il n’est pas très économique, les dimensions sont plutôt grandes (la constante K est égale à 900) et le poids du fer aussi. Faible est la dispersion entre pôles (constante de dispersion = 1,25) et trop petite l’induction dans le noyau de l’induit (2,800 seulement). Los densités de courant sont de 2,7 dans l’iuduit et de 1,7 aux inducteurs. Elles sont plutôt inférieures à la moyenne.
- Les sections des fils d’induit et des inducteurs ne sont pas indiquées, j’ai dû les calculer d’après les longueurs moyennes et les résistances connues. Les excitations que j’ai trouvées sont plus grandes que celles qu’indiquent les descriptions. Avide 143 contre i3i, en court-circuit 07 contre 49 et en charge non inductive 160 contre i55 ampères. Les pertes dans le fer s’accordent
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- assez bien avec les résultats d’essais publiés. Dans les dents je trouve n 65o watts contre 9 ioo indiqués, dans le noyau 10900 contre i3 100. Par contre, la perte pour l’excitation en charge indvicAive, indiquée a i3 8oo watts, ne peut être juste, car pour 198 ampères avec une résistance de 0,^5 Q elle doit être de 9900 watts.
- Le rendement calculé atteint 95 p. 100. L’induit 11’est pas ventilé par des disques permettant le passuge.de l’air. Contrairement aux trois génératrices précédentes, celle-ci a des pôles ronds et des encoches rondes, légèrement fendues. Les pôles ne sont pas encastrés dans le volant. Comme construction mécanique cette génératrice est une des meilleures, l’induit est construit avec deux plaques munies de bras, ce qui lui donne mie grande rigidité sans trop de poids.
- Alternateur 5. — Au point de vue de l'économie, cet alternateur ressemble beaucoup au précédent. Il y a un peu moins de cuivre par kilovolt-ampère : tours, mais par contre plus de 1er. Le chiffre fer-f- 5 cuivre par kilovolt-ampère : tour est 2 320 contre 2 3y5 pour l’autre. Le poids du cuivre induit est très petit, effet dô à la grande densité de courant (4?4)- Pour le même motif les encoches ont des dimensions très réduites, et les dents sont très peu saturées, l'induction maxima ne dépasse pas 9000. T,a dispersion entre les pôles est excessive, le coefficient de dispersion étant de 1.74» le plus grand du tableau, à cause de l’embrassement, trop grand des pièces polaires (0,8 du pas). Comme preuve que c’est bien là la cause de cette énorme dispersion, peut servir le fait que la dispersion entre pièces polaires est plus du triple de celle entre les noyaux.
- Le noyau de l’induit est très peu saturé, l’induction étant de 3 220 seulement. Cela explique le poids relativement très considérable des tôles dans l’induit (7200 kg). Les inducteurs sont lamellés, leur induction atteint 17 200. Ils ne sont pas encastrés dans le volant en fonte. La résistance de l'induit qui doit être de 0,0778 Q contient probablement une erreur. Je trouve 0,121 Q chiffre bien plus élevé, ce qui explique aussi 3a différence dans la perte ohmique de 16 000 watts contre io3oo indiqués. L’excitation à vide indiquée à 54 ampères s’accorde bien avec les 53,2 ampères que je trouve. En court-civeuit je trouve 19,3 ampères, tandis qu’on indique 15 seule-
- L’échauffement doit être plutôt trop petit et le rendement est assez bon, 94,2 p. 100.
- Alternateur n° 6. — Machine beaucoup trop grande et trop lourde, ce sont là ses traits distinctifs. La constante K égale à i36o est la plus grande du tableau, le poids « fer 4- 5 cuivre » est le plus grand parmi les génératrices de puissance semblable. Il n’y a que trois encoches par pôle; elles sont entièrement ouvertes et assez étroites, de façon que les dents, assez larges sont peu saturées. Leur induction est de 9000 environ. Les dimensions des encoches ne sont pas indiquées, et elles n’ont pu être exactement mesurées sur le dessin. Le fil induit n’est pas indiqué non plus. L’induit n’a pas de disques de ventilation, la surface refroidissante étant suffisante vu les dimensions trop grandes de l’alternateur. Les inducteurs présentent plusieurs points originaux mais pas très pratiques. Les pôles sont d'une longueur très grande, 35 cm, et portent des pièces polaires lamellées probablement à cause de l’enlrcfer très petit (5 mm). L'induction dans les noyaux ne dépasse pas t3 S5o et l'embrassement des pièces polaires n’a que o,56 du pas, soit t5,5 cm et mm 16,5 comme on trouve dans les descriptions. L’enroulement de l’induit est fait sur gabarit, ce qu’il faut considérer comme avantage.
- Il est difficile d’expliquer la différence, très grande, entre les excitations indiquées et celles fournies par mon calcul. Ainsi je trouve comme excitation à vide 5y,5, en charge non inductive 62, et en charge inductive 70 ampères, tandis que les chiffres indiqués sont 98, u>4 et 117 ampères. L’excitation en court-circuit, par contre, s'accorde parfaitement avec mon calcul.
- Ai/ieunati:iiji x° 7. — Cet alternateur est plus économique que la plupart des précédents. Le chiffre fer-)- 5 cuivre 11’atteint pas la moitié de celui qu’a la machine précédente, 2010 contre 4 060. Les dimensions de l’induit sont même des plus petites, la constante K étant de 5i3 seulement. Les encoches, au nombre de 3 par pôle, sont entièrement ouvertes et l'enroulement induit peut être fait sur gabarit. Les inducteurs sont lamellés, mais la section des pôles n’est malheureusement pas indiquée comme aussi les dimensions des encoches ne sont pas non plus connues
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- exactement. Par conséquent, les chiffres du tableau donnant l'induction dans lès dents et dans les pôles, les excitations, à l'exception toutefois de celle en court-circuit, doivent être considérées comme approximatives. L’embrassement polaire (o,f» t du pas) est assez petit et l’entrefer de 4,5 mm seulement n’est pas suffisant pour une machine de cette puissance. 11 aura été réduit à cette valeur a cause de l’induction très considérable dans l’entrefer (n 8oo) de beaucoup la plus grande du tableau. T.a surface intérieur»; (du côté de l'entrefer) de l’induit de cet alternateur est, au point de vue magnétique, la plus utilisée, la constante S1]~~j-acc —ôïiT son de 56oo.
- Les pôles sont très fortement saturés, si leur section indiquée est juste. L’enroulement des inducteurs est fait en fil rond de ii mm de diamètre ce qui n’est point recommandable. L’induit doit avoir une élévation do température assez considérable ou peut-être même trop grande. Il n’est pas pourvu de disques de ventilation. Les excitations que j'ai trouvées dans les différentes conditions de marche diffèrent de 20 p. too de celles indiquées comme résultats d’essais. 11 est difficile d’expliquer cette différence pour l'excitation en court-circuit. Pour les autres conditions de marche cctle différence pourrait provenir d'une erreur dans la section des pôles; ou bien y aurait-il un autre nombre de spires par pôle ?
- L’excitatrice donne ijo volts, aoo ampères, le voltage est donc trop grand, puisque même à i^a ampères il faut 145.0,7 — io?. volts seulement.
- D’après les résultats d’essais communiqués, le fer est très peu saturé, le voltage pouvant monter à 7 5oo volts. Mais il est impossible de mettre cela d’accord avec le dessin de la machine.
- La caractéristique a vide, que donnent les descriptions serait possible s’il v avait plus de 11 fils par encoche, mais alors l’excitation en court-circuit sérail encore pins grande. Je ne puis m’expliquer tout cela qu’en supposant que les descriptions contiennent une ou plusieurs erreurs.
- Les pertes dans le fer de l'induit sont indiquées à 3o kilowatts, la ventilation y comprise. Je trouve pour le fer 4# 5oo watts sans la ventilation, mais avec un fer très bon et des encoches non limées ce chiffre pourrait être considérablement réduit,
- Les formes de la carcasse de. l’induit de cette machine sont assez compliquées et son aspect est des moins réussis.
- Alternateur n°8. — La description de cette machine laisse beaucoup à désirer. Comme elle est décrite, elle est simplement impossible : j ai, entre autres, trouvé une induction dans les pôles de 22000. J'ai donc cherché d’élucider où se trouve l'erreur et je crois l’avoir trouvée dans la valeur de l’entrefer lequel, au lieu de 11 mm, suivant la description, n’a probablement que 5,5 mm., chiffre plus vraisemblable et qui donne pour l’excitation des résultats s’accordant assez bien avec les résultats d’essais. Toutefois, j’ai dû admettre encore que le diamètre des pôles de section circulaire n’csl pas exactement i4 cm, mais à peu près, soit i4,3 cm ou i4,5 cm, car, ainsi seulement j’arrive à des inductions possibles. Les suppositions que j’ai dû faire sont faites un peu au hasard, ruais ainsi du moins j’ai trouvé le moyen de tirer quelque chose des descriptions de cette génératrice, qu’autrement j’aurais été forcé d’abandonner. L'induction maxima dans les pôles, en supposant un diamètre de 14?3 cm est toujours encore très élevée (18900). L’excitation en charge inductive que je trouve ainsi est de 56,5 ampères, presque la même qui est indiquée comme résultat d’essai (07). En court-circuit je trouve i5,'<. tandis que i5 est indiqué comme valeur calculée par Je constructeur. A vide la différence est pins marquée, 36 ampères contre 43 d’après essai.
- Les encoches sont très profondes cl entièrement lcrmées. Il y a en trois par pôle seulement. Les dents sont peu saturées (12 5oo) et les pertes par hystérésis et courants de Foucault dans les dents sont, considérables, i5 700 watts, contre 11 000 dans le noyau de l’induit. C’est la profondeur des encoches (55 uirn.) qui, malgré la faible saturation des dents est la cause d’une perle un peu grande.
- Le fil inducteur est de section carrée, section de beaucoup préférable au fil rond, à cause de l’cconomic, comme aussi pour dos raisons d’ordre mécanique.
- C’est la seule machine du tableau, ayant l’induit fixe, h ï'iutérieur et les inducteurs fixés au
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- volant et tournant autour de l induit. Au point de vue de l'économie, cc.tlc génératrice correspond à peu près à la moyenne du tableau, comme les nÛS 2, 4 et 5. La vitesse circonférentielle dans l'entrefer atteint «3 mm seulement.
- Alternateur n° 9. — Un peu plus économique que le précédent il a à peu près la même constante K (685 contre 665). Il a également 3 encoches par pôle et ces encoches sont aussi entièrement fermées et un peu trop profondes (60 mm). L’induction dans les dents est de 16000. Les pôles sont assez longs (29 cm) et. fortement saturés = r83oo), les ampère tours nécessaires pour
- les pôles soutdonc considérables. Les pôles légèrement encastrés sont moulés dans un enfoncement du volant, ce qui n’est pas recommandable à cause de la dispersion qui s’en trouve renforcée. L’embrassement polaire est de 0,61 dupas et Ja vitesse circonférentielle est modérée, y.4,5 m. Comme les encoches sont fermées, on a été obligé d’employer comme fil induit du câble, moins ’ dur au bobinage à la main. Nous avons vu plus haut que l’emploi de câbles dans l’induit n’csl pas économique. L’excitation en charge inductive, indiquée comme résultat d’essai est presque la même que j’ai trouvée, 722 contre 120 amp. A vide l'accord n’est pas si parlait. Je trouve 80,5 ampères contre yo clans une description et 90 dans line autre. Eu court-circuit je trouve 29,2, tandis que l'essai aurait donné 38, différence difficile à expliquer si ce n’est par une erreur. La résistance de l'induit indiquée à 0,1 ü doit plutôt cire de 0,11 à chaud. Le premier chiffre sera peut-être mesuré à froid. Au point de vue de l’aspect de cette machine et de sa construction mécanique on peut dire la même chose que du tC y.
- Alternateur n0 to. •— Une machine qui a plusieurs points originaux. Construction mécanique extrêmement légère, cm pourrait dire trop légère. Au point de vue économique, clic n’est guère meilleure que la moyenne, la constante (ter -j- 0 X cuivre) étanl de 2ü85. Les traits caractéristiques de l'induit sont : 3 eucochcs par pôle seulement, ces encoches étant peu profondes et légèrement fendues. Induction trop forte dans le noyau de l'induit (7 100) ; et trop faible dans les dents (9100); enroulement en câble, densité de courant modérée. La constante de grandeur K est une des plus élevées (1 040}, preuve que les dimensions électromagnétiques sont beaucoup trop grandes. Les inducteurs sont caractérisés par une saturation exagérée = 18900).
- Malgré cela les pôles ne sont pas encastrés dans le votant. Avec une induction pareille 011 ne peut plus être sùr de l’acier employé. Dans ce cas les ampèretours pour l’entrefer ont la môme valeur que pour le reste du circuit magnétique. L'embrassement polaire est égal aux 3/4 du pas. L’enroulement sur les inducteurs est aussi en câble. C’est la seule machine bobinée ainsi. L’en Lrefer est assez élevé (8 mm), la vitesse circonférentielle plutôt faible (y4 ni), La chute de voltage est peut-être la plus réduite de toutes les machines, car la constante de réaction n’est que de o,i55, ce qui avec l’énorme saturation des pôles donne une chute plutôt trop petite pour une bonne marche en parallèle. D après les essais, les pertes dans le fer 11e dépasseraient pas 19 000 watts, tandis que je trouve 36 800. Le calcul du rendement parait pourtant me donner raison, car ce dernier est d’accord avec les chiffres indiqués en pleine charge et à demi-charge : 98,6 p. 100 et 90,0 p. 100 chez moi contre 94 cl 91 p. 100 indiqués-.
- Le poids du cuivre elles sections des deux fils, induit et inducteur, ne sontpas indiqués et les chiffres du tableau sont calculés en s’appuyant sur les longueurs moyennes et les résistances connues.
- Alternat nu R s n09 ir et 12. — Ces deux machines du môme constructeur diffèrent peu. Elles ont le même induit, c’est-à-dire même diamètre et largeur et les mêmes encoches. Les inducteurs cl leurs enroulements sont également identiques. Au point de vue de l’économie elles diffèrent un peu à cause de la vitesse plus grande de l’une des machines, les poids étant les mêmes pour les deux. Les chiffres fer -f- 5 cuivre sont 2 160 et 1 835 respectivement, ce dernier pour la génératrice marchant à 80 tours par minute (n° 12). La constante de grandeur K est assez grande (907 et 83o). Le nombre d’encoches est normal, 6 par pôle, mais elles sont entièrement fermées par un isthme d’environ 2 111m. La constante S mesurant la dispersion de l'induit est
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- modérée ; elle doit tout naturellement être plus petite pour un induit à encoches fermées que dans le cas d'encoches ouvertes ou fendues. La constante de réaction est assez petite (0,2 et 0,106) surtout pour le n° 11. Les densités de courant, dans l’induit sont des plus fortes, elles atteignent 4,2 et 4*6 ampères par mm ". L’enroulement induit est en cable pour faciliter le bobinage dans les encoches fermées. Je n’ai pas pu savoir au juste si l’induit de ces machines contient des disques de ventilation. Il paraît qu’il y en a 5, mais les indications là-dessus sont assez vagues. S’il y a 5 disques, ils doivent être très minces (4 mm). La dispersion entre les pôles ti’csl pas considérable. Cela tient à ce que les pôles sont très courts et que les pièces polaires embrassent seulement la moitié du pas. L’induction dans les pôles est très élevée = iByoo), ce qui avec la petite
- constante de réaction assure une chute de voltage insignifiante.
- Les excitations que j’ai trouvées diffèrent beaucoup de celles indiquées comme résultats d’essais. Cela pourrait s’expliquer par la saturation exagérée des pôles. Avec des inductions si éle-vées on perd tout contrôle et 011 dépend trop de la qualité de l'acier et des moindres fautes de la fonderie. O11 ne doit plus s’étonuer lorsque l’excitation n’est pas celle qu'on avait déterminée par le calcul. Les dents ont une saturation normale (16 100), le noyau de l’induit aussi (4 5oo et 4600). L’cchaufleinent de l’induit doit rester en dessous des limites admises si réellement il es muni de 5 disques de ventilatiou. Les électros auront une élévation de température plus consiL dérable, me semble-t-il, que l’induit.
- At.TnnNA.TEUn n° i3. — I.e plus léger de tous, il a aussi les dimensions notablement plus petites que toutes les autres machines. La constante K, de beaucoup la plus petite du tableau, est de 343 seulement. Au point de vue de l’économie de la matière active, cette génératrice tient la seconde place, le chiffre fer —- 5 cuivre est 1 338. I.e poids du 1er seul est le plus petit du tableau, tandis que celui du cuivre est un des plus réduits aussi. Mais, comme le poids total et les dimensions sont inférieures à tous les autres, le prix de revient sera probablement le plus avantageux. Indépendamment de cela le rendement est très élevé (ci4«3 p. 100) et comme les perles dans le cuivre dépassent celles-dans le ferle rendement à faible charge sera très bon aussi, contrairement à toutes les autres machines du tableau. Ces résultats favorables sont obtenus par une réduction au minimum des dimensions électriques. Ainsi, malgré une vitesse circonférentielle assez faible (24 mm), la largeur de 1 induit est de i5 cm seulement,, y compris une couronne de ventilation de 1 5 mm. Les dents sont très fortement saturées (içjqoo) et les pôles ont une induction assez élevée (lyono) sans toutefois aller trop loin. La chute de voltage est très faible, malgré une constante S assez élevée (6,0 io3) et une constante de réaction égale à 0,39. La dispersion entre les pôles atteint ;>o p. joo du flux utile, cela prouve la bonne utilisation du fer et provient de ce que la machine travaille avec un flux modéré. C’est précisément là la cause de la prépondérance des perles dans le cuivre. En réduisant les pertes dans le fer on gagne non seulement sur le rendement à faible charge, mais encore 011 devient indépendant des qualités des tôles dans l’induit. Ainsi on peut être sûr que le rendement calculé sera atteint et qu’il ne sera pas à la merci de l’atelier et du soin avec lequel les tôles seront découpées et montées. L’entrefer est plus grand que dans la grande majorité des machines, avantage indiscutable au point de vue mécanique. L’enroulement induit est fait sur gabarit et essayé à un voltage très élevé (le triple environ du voltage normal). Les mêmes tôles et les mêmes encoches servent pour tous les voltages, jusqu’à joooo volts. Il y a à remarquer que les pôles devaient avoir, d’après la spécification de l’auteur (car c'est l’auteur qui a étudié cette génératrice} un diamètre de i3.u cm et une induction maxima de 18 000, La fonderie les a coulés avec un diamètre de i3,j cm, petite différence qui suffit pour réduire à s - 000 l’induction dans les pôles.
- T/excitation à vide calculée par l’auteur diffère de celle qu’on indique comme résultat d’essai. Je trouve io3 contre 110 ampères indiques. Mais l’excitation de 160 ampères en pleine charge eus œ=o,8f>, soi-disant calculée d'après ma méthode n’est pasjuste. Il ne faut pas prendre les ampère-tours a vide avec ceux en court-circuit, mais lesampèrctouvs saus réaction ce qui donne un résultat different et une excitation plus l'or te. D'après l’expérience de l’auteur, le poids du cuivre peut être réduit d environ 200 kg sans diminution du rendement et d’autant peut être réduit le poids du fer. Si on
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- conseillait à un entrefer de 7 01 ni seulement, toujours encore supérieur à celui de la plupart des machines, on pourrait gagner 4°° kg sur le cuivre et tout mitant sur le 1er.
- Alternateur 11e 14. — Celte machine est digne d’ôlrc étudiée, car e’est. In plus économique de toutes. Elle est une des plus puissantes et marche à 79 tours seulement, la vitesse la plus réduite du tableau. Le poids du fer est un peu plus grand que dans l'alternateur prcccdent(i3 p. 100 en plus) mais il conticntpar contre moins de cuivre. Le chiffre fer -f- 5 cuivre est 109.7 contre 1 338 pour le n° i3. Cette différence s’explique en partie par la plus grande puissance, le chiffre kilovolt-ampèretours étant de 19.45 contre 12 seulement. La construction de cette machine est très bonne et ne contient rien d’extravagant. Les inductions sont normales partout ; le nombre d encoches est de 6 par pôle et leurs dimensions sont bien choisies : 21 X 55 mm avec une fente de 9 mm environ. La vitesse circonférentielle est de m. Seul l’entrefer laisse un peu à désirer; il n’a que 6 mm. Les pièces polaires sont chanfreinées et embrassent deux tiers du pas. 12 encoches sont laissées vides pour éviter le bobinage après montage h l’endroit du joint des deux moitiés de l’induit. Les densités du courant sont assez fortes, 4»1 dans l’induit et 2,5a dans les inducteurs. L’enroulement induit est en câble et se fait à la main. L’induit est monté en triangle.
- Les excitations calculées s’accordent bien avec les résultats d'essai, sauf pour la charge inductive où je trouve 189 ampères contre 23o indiqués. Cette différence pouvait provenir d’une qualité inférieure de l’acier des pôles. La constante de réaction est de 0,289 et celle de dispersion de l’induit S==4-10-s • Le coefficient de dispersion entre les pôles est assez faible (1,9.6).
- Alternateurs n° i5 et 16. —Ces deux alternateurs ressemblent beaucoup au précédent et sont construits d’après les mômes principes. Ils sont cependant moins économiques, surtout le nn 16. Le chiffre « fer -4- 5 cuivre »' qui était de 1 027 seulement est ici de 1 5u5 et de 2 127 même. Ils se distinguent de la plupart des machines du tableau par une vitesse angulaire plus grande (120 tours par minute). La constante K est do 5o5 pour la première et 600 pour la seconde. La constante S est la même pour les deux (3,o.io-3). L’enroulement induit est en câble et la densité de courant est très élevée (4,8) pour les deux machines. Elles ont toutes les deux des pôles ronds encastrés et des pièces polaires chanfreinées embrassant environ deux tiers du pas. L'entrefer est de 6 mm, les encoches et leurs nombres sont les mômes, comme du reste tout l’induit est presque identique dans les deux cas, seule la fréquence et le nombre de pôles étant différents.
- La première des deux (n° 15) est la plus économique. T es électms sont fortement saturés 18600) et les dents mit la plus forte induction du tableau (20 700). La densité de courant dans l’inducteur est très forte (2,85). Les excitations ne sont pas d’accord. Je trouve t38 à vide et 5i,5 en court-circuit, tandis qu’on indique 120 et 48. En pleine charge inductive, l’accord est presque parfait, 190 contre 200 ampères.
- La seconde machine (n° 16) présente Ja particularité d’avoir des pôles coniques, plus minces h la base, ce qui 11’est point justifié. Le contraire serait plus logique. Celle machine est beaucoup moins utilisée que l’autre. Les inductions dans les pôles sont trop faibles (tfâmax -- i4 3oo seulement), et les dents sont également peu saturées (33max= i35oo). L’excitation, d’après un calcul, à vide, est la môme qui est indiquée, 85,5 contre 86, en court-circuit il y a déjà une différence, 56 contre 48, qui en pleine charge inductive est assez considérable : je trouve 187 contre 180 ampères indiqués.
- Les trois dernières machines (noa 14, 10 et 16) peuvent servir comme exemple de ce que peut faire une élude soignée d’une génératrice. Elles se ressemblent beaucoup cl sont construites sur les mômes principes fondamentaux. Néanmoins la différence au point de \ue économique est énorme, le u° 16 contenant deux fois plus de matière active que le n° 14.
- Alternateur s1' 17. — Cet alternateur est du môme constructeur que les nos 11 et 12, mais comme il est de puissance notablement inférieure je l’ai placé dans le groupe des petits alterna-
- La puissance en monophasé est de 35o kilovolts-ampères, ce qui correspondrait à 45o ou 5oo
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- kilovolts-ampères on triphasé. En comparant le rendement et l’économie de celte machine, il ne faut pas oublier qu’une génératrice monophasée est naturellement moins bonne, Elle aura à peu près les mômes qualités qu'une génératrice triphasée marchant à 80 p. ioo de sa charge normale. Le facteur « fer -f- 5 cuivre » est par conséquent, comme aussi à cause de la faible puissance, assez grand, iyio. La constante K est de 970, chiffre relativement plus avantageux que celui des deux autres génératrices du môme constructeur. L'induit a une denture spéciale adaptée pour fonctionner en monophasé. Il y a deux encoches par pôle, l’embrassement des bobines d’induit, qui 11e s’entve-croisent pas, étant inférieur au pas des pôles. Entre deux bobines, il y a ainsi une dent inactive. Cette disposition n’est pas très pratique, comme elle donne lieu à une dispersion de l’induit plus forte. Une denture normale, comme pour l’enroulement triphasé et utilisant seulement deux tiers des encoches m’aurait paru plus pratique. L’enroulement induit est en câble et la densité de courant, est très grande, 5,2, de beaucoup la plus graude du tableau. La forme des encoches, entièrement fermées, toute la disposition des pôles et pièces polaires est la même que dans les deux génératrices antérieures du môme constructeur. Ainsi l’embrassement polaire est de o,5 du pas, les pôles ont une section ovale. Ils sont fortement saturés = 17 900) les dents très peu (8 5oo environ) vu leur forme spéciale. La constante S est assez élevée, 0,70. io-3 . Les excitations calculées 11e sont point d’accord avec la description do la machine. Je trouve à vide 28 coutre 40 indiqués, en court-circuit i3,:>. contre 12 et en charge non inductive 33,2 contre 45, La différence assez notable à vide et en pleine charge ne saurait être expliquée qu’eu supposant une erreur dans la description ou un acier de qualité inférieure. Une erreur est possible dans la section des pôles, car les descriptions ne sont pas bien d’accord là-dessus. O11 indique 208 cm2 dans une description et 10 X 19 cm2 dans une autre. J’ai adopté 190 cm2 comme le plus probable. Les pôles sont munis, en dessous de la pièce polaire, d’un fort anneau en bronze dont la destination aura sans doute été d'éviter les vibrations du flux. Comme nous l’avons vu dans l'introduction, ce dispositif est absolument iuutile. L'échauffement de l’induit sei'a insignifiant à cause de la bonne ventilation, obtenue par cinq disques répartis entre les tôles, donnant une surface refroidissante relativement grande.
- Alternateur n° 18. — - La puissance de 220 kilovolts-ampères est une des plus petites du tableau.
- Les dimensions et les poids sont beaucoup trop grands pour cetté puissance. La constante K est de 980, et le chiffre fer -j- 5 cuivre, qui atteint 5 56o, prouve que c’est la moins économique entre les machines du tableau. C’est surtout au poids du cuivre exagéré qu’est dû ce résultat. Elle contient eu effet 83o kg de cuivre par kilovolt-ampères : tours, chiffre de beaucoup supérieur à tous les autres. On pourra bien se rendre compte de la grande masse de cuivre (1 65o kg) que contient cette génératrice par le fait que l’alternateur 110 10, d une puissance de 1 200 kilovolts-ampères à 12J tours par minute, n’en a que 1 3qo kg.
- Tout est trop largement proportionné dans cette machine, la densité de courant est de 1,7 dans l’induit, et de i,53 dans les inducteurs. L’entrefer a 10 mm, et la constante de réaction est de 0,149, la plus réduite du tableau. L’induction dans les pôles est très élevée (Bmsi= 18 900), exagérée même, ce qui, avec le grand entrefer, explique la petite constante de réaction. La chute de voltage sera donc très faible, sinon trop petite pour line bonne marche eu parallèle. I.cs pôles de section circulaire sont un peu trop longs et le coefficient de dispersion entre les pôles est de r,43. Le voltage de l’excitatrice a été choisi très bas /3o volts) pour permettre l'emploi d’une bande enroulée' sur champ comme fil inducteur. D’apres mon calcul, 3o volts ne suffisent pas en pleine charge comme 196,0 ampères et o,i65 Li donnent 32,5 volts. L’enroulement induit est en barres de 3oo mm2, divisées en deux pour éviter l’augmentation de la résistance. L’induction dans les dents est de 11 3oo seulement et celle dans le noyau d’induit de 3 700. L’induit ne contient pas de disques de ventilation, mais, malgré cela, il ne chauffera pas à cause des dimensions très larges.
- Alternateur n° 19. — La vitesse angulaire de cette machine est beaucoup plus grande que celle
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- de toutes les autres (200 lours par minute). Sa puissance est une des plus petites, on 11e peut donc pas la comparer directement avec les autres machines du tableau. T.a constante K est très grande (1 140)1 et au point de vue de l’économie cette machine n’est guère plus favorable que la précédente, le chiffre « fcr-f-5 enivre » étant de ô/jao.
- L’induit est très large (5o cm) et niuui de deux disques de ventilation. La partie lamellée es en tôle deo,7 mm d’épaisseur. Les tôles sont donc plus fortes qu’à l'ordinaire et doivent donner lieu à des pertes plus grandes par courants de Foucault. L'embrassement polaire est de 0.48 seulement du pas. U11 embrassement si petit a comme conséquence une induction plus grande dans les dents et une augmentation des pertes dans les dents. II vaut mieux employer un embrassement plus grand, ce qui perrnel de diminuer les pertes et d'augmenter l’entrefer, surtout que celui-ci est on effet trop petit et, n'a que 4 »un. Les encoches, au nombre de 6 par pôle, sont peu profondes (28 mm) et sont légèrement fendues. Les pôles sont bien saturés, l’induction maxima éiant de r8 îoo. Tls sont coulés en une pièce avec la couronne les reliant, et les pièces polaires sont rapportées. Les excitations trouvées par l’auteur diffèrent notablement de celles indiquées dans la description. Je trouve à vide 35 contre 27, en charge inductive 4.7 contre 42. Seulement, en court-circuit, elles sont bien d’accord.
- Le coefficient de dispersion entre les pôles est de 1,21 seulement. La résistance de l’induit, indiquée à 0,027, sc comprend à froid, j’ai donc adopté o,o324 à chaud.
- Les densités sont assez élevées, 3,68 dans l'induit et 2,54 dans les inducteurs. Le lîl inducteur est en- bande sur champ; cette bande est très mince, elle n'a que 1,1 mm d’épaisseur sur 17 mm de largeur. Les pertes dans le 1er sont quatre fois plus grandes que celles dans le cuivre de l'induit et le rendement à faible charge ne sera pas très élevé. Les antres constantes de celle machine sont normales.
- Alternateur n° 20. — C’est une machine de faible puissance, marchant à 64 alternances (32 périodes) par seconde seulement. Par suite, la vitesse circonférentielle est très faible (16,8 m) et le nombre de pôles est petit relativement. Les encoches, rondes, au nombre de trois par pôle, ont une fente de 8 mm. L’induit n’est pas muni de disques de ventilation. Les pôles ronds sont un peu trop longs et sont pourvus de pièces polaires embrassant 0,07 du pas. La constante K est de 1000, chiffre éleve, et, au point de vue de l’économie, la machine n’est pas favorable non plus. La constante « fer-f-5 cuivre » est de f\ 700; elle est un peu inférieure à celle des deux dernières machines.
- Dans la description de cette génératrice, il doit y avoir une erreur, car, telle qu’elle est décrite, elle aurait à 220 volts une induction dans les pôles de 60000. Je n’ai pas à insister que c’est bien une preuve de l’existence d’une erreur, probablement dans le nombre ou dans le groupement des fils de l’induit. Au lieu de 16 groupes en parallèle, comme dit la description, il y en a probablement quatre seulement, ce qui donne des résultats possibles et même raisonnables. C’est avec ce chiffre que le calcul a été fait. L’entrefer avait, d’après la description, 8 ram. tandis que le dessin indique 5 mm, et c’est celte valeur qui est la plus probable et que j’ai introduite dans mon calcul. La résistance de l’enroulement induit, indiquée à 0,00824 ^ ne peut pas être juste non plus, car avec 16 groupes en parallèle, elle serait de o,oo3i, valeur dix fois moindre, En supposant quatre parties groupées en quantité, je trouve 0,0049 ü a chaud. Les inductions qui résultent de cette supposition sont 18 3oo, induction maxima dans les pôles et ijooo dans les dents, 4 55o dans le noyau de l’induit, soit partout des inductions normales qui paraissent confirmer le groupement en quatre parties parallèles. T,a constante S= 3,2.4. io-3 est normale aussi et la même chose peut être dite de la constante de réaction qui est de 0,20. La description donne seulement l'excitation de 92 ampères en charge inductive, tandis que je trouve dans ces conditions i35 ampères. Les 92 ainpcrcs indiqués 11e sont pas, toutefois, empruntés à un essai, mais c’est d’après le calcul que le- constructeur indique ce chiffre. Cependant les pertes dans l’excitation sont indiquées à 3 200 watts, ce qui donnerait comme excitation 121 ampères, chiffre se rapprochant du mien.
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- Malgré la grande longueur des pôles, la dispersion est très faible, effet dû à la petite fréquence.
- Au point de vue mécanique, il y a à observer que l’induit, malgré le petit diamètre est, tout inutilement, muni de plaques latérales avec bras.
- Alternateur s° 9.i. — Le plus puissant du tableau, eet alternateur est un des trois qui marchent à au périodes. Ï1 est construit pour alimenter des convertisseurs d'un grand réseau de tramways.
- Il doit pouvoir livrer pendant quelques heures jusqu’à 7 5oo kilovolts-ampcres à 11 000 volts, et se distingue par .sa construction extrêmement lourde et ses grandes dimensions, La eonstaute K est en effet de 700, preuve que la machine est de deux fois à deux fois et demie trop grande. Une autre preuve que le diamètre est exagéré nous est livrée par la constante S qui n’atteint pas même 0,6.10 3, chiffre de beaucoup inferieur à tous les autres compris dans le tableau. La vitesse circonférentielle est aussi très élevée (38,5 m) jusqu’à nécessiter une construction toute spéciale de l’inducteur, en vue de tenir tète aux forces centrifuges énormes, occasionnées par une telle vitesse.
- L’induit est pourvu d’un grand nombre d’encoches, 1 2 par pôle, probablement pour éviter que les pertes d’énergie dans les plaques en bronze reliant les pôles ne deviennent trop considérables. Les pôles, lamelles et ventilés comme l’induit par six disques de ventilation, sont très courts ; ils laissent entre eux une sorte d’encoche, de façon que pour l’enroulement inducteur il reste relativement peu de place. Il n’y a pas de pièces polaires proprement dites, les pôles n ayant aucun épanouissement. Toutefois, l'embrassement polaire est de o,y5 du pas. L’enroulement inducteur, qui consiste; en une bande enroulée sur champ, peut être enlevé après démontage des plaques en bronze servant d’amortisseur. Les encoches, de .proportions relativement petites, sont à demi-fermées. La constante de réaction est, malgré la destination de la machine pour un service de convertisseurs, assez réduite (0,208). Les inductions ne sont pas élevées, sauf dans le noyau d’induit où l’induction atteint 11 800. Les pôles ont une induction maxima de 11 5oo, dans les dents elle est de 1.4700 environ.
- Les renseignements sur les enroulements induit et inducteur ne sont pas complets. On n’indique que le nombre de fils par encoche et le courant nécessaire pour l'excitation. J’ai tâché de déterminer approximativement la section du fil inducteur d’après l’excitation connue, la longueur moyenne et la place occupée par l'enroulement empruntées au dessin.
- Le poids du cuivre inducteur ainsi obtenu, comme aussi celui du cuivre induit estimé simplement, doivent être considérés comme approximatifs'seulement.
- En vue de sa grande puissance, cet alternateur n’est pas économique, la constante « fer -j- :» cuivre » étant de 1 092 environ. 'Un alternateur de 5 000 kilovolts-ampère pourrait être construit avec une constante de 700 ou 800.
- A cause de l’induction élevée dans le noyau de l’induit je trouve une perte d’énergie très grande dans le fer (plus de 5 p. 100 du débit) et un rendement de 93,2 p. 100 seulement. 11 est probable cependant que les pertes dans le fer sont plus petites. Pour arriver à un rendement de 96,3 il faudrait, toutefois, qu’elles restent en dessous de 2 p. 100, ce qui ne me paraît guère possible. Au point de vue mécanique cette machine est d’une construction extrêmement solide, mais n'aurait-il pas été préférable de donner à l'induit la même solidité à l’aide de plaques latérales ? Ou aurait gagné ainsi peut-être la moitié du poids de fonte.
- Alternateur n° 22. — Cette machine, marchant à q5 périodes, n’est pas économique non plus. La constante fer -J- 5 cuivre est de 2 35o, la constante K est aussi trop grande (K = 658) le diamètre surtout étant trop grand pour cette faible fréquence. La vitesse circonférentielle est de 21,2 m. Les pôles sont lamelles, avec des épanouissements aux deux bouts. Celui qui forme la pièce polaire embrasse 65 p. 100 du pas, soit 2/3 à peu près. Les pôles ne sont pas suffisamment saturés, l’induction maxima étant de i3qoo. Aussi avec une induction si faible l’épanouissement du pôle à la base n’est-il point nécessaire. Les encoches au nombre de 6 par pôle sont entière-
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- ment ouvertes. Les dents ont une induction maxima de 11 3oo, celle dans le noyau de l’induit étant de 8 45o. L'enroulement induit en bande de cuivre est lait sur gabarit. Les bobines inductrices sont également en bande enroulée sur plat en deux parties superposées. •
- Deux spires sur les 48 par bobine sont mises en court-circuit. il reste donc 4b spires actives. Les descriptions ne sont pas bien d’accord sur l’enroulement de l’induit. On cite d’une part ro fils par encoche avec une section du fil de 00 X 1,2 mm, d’autre part on indique une section de 20 X 3 mm et 9 fils par encoche, .l’ai adopté.ces dernières proportions comme plus probables et allant bien avec la résistance de l’induit et le poids du cuivre. Les excitations indiquées diffèrent de celles que je trouve. Ainsi à vide on indique 140, contre 168 d’après mon calcul, en charge non inductive 155 contre 190 et sur cos » =*0,9 200 contre 220. Cette différence pourrait s’expliquer en adoptant 10 fils par encoche au lieu de 9, mais l’excitation en court-circuit de 58 ampères (d’après l’autre source même 02 ampères) s’v oppose, car avec 9 fils je trouve déjà 77,0 ampères. Avec
- 10 fils la différence augmenterait encore. Or tout cela me fait supposer qu’il y a une erreur dans le nombre de spires par bobine inductrice. En effet, en supposant 56 au lieu de 46 spires actives on aurait comme excitation i38, r56, 181 ampères respectivement et 63,5 ampères en court-circuit, chiffres qui s’accordent beaucoup mieux avec la description. Cette hypothèse paraît encore être confirmée par la résistance de l’enroulement inducteur, indiquée à 0,89 0 tandis qu’avec 46 spires je trouve 0,326 seulement. Avec 56 spires je trouve en effet 0,397 Ues pertes dans le fer seraient d’après la description de 14 400 volts, valeur très invraisemblable, car d’après mon calcul elles doivent atteindre environ 5o 000 watts, soit 3 1/2 fois autant. Je crois qu’avec le meilleur fer il est impossible d’arriver à une perle aussi réduite. La constance S est assez petite (1,96. io-s) et la constante de réaction, égale à o,33 est plus grande que la moyenne. Les densités de courant sont de 1,87 dans l’induit et de 1,7 dans les inducteurs.
- Ai.ii-una.tkur n° 23. — La seule machine du tableau qui n’est pas construite en aUernateur-volant. Par conséquent le diamètre de l’inducteur a pu être choisi relativement polit, comme il convient pour une génératrice marchant à 20 périodes. La vitesse circonférentielle est donc de 14 m seulement. Les dimensions de la machine sont des plus réduites, puisque la constante K n’est que de 370. La constante S atteint 4i3.io-s, chiffre assez élevé, et lu constante de réaction est de o,3i3. L’induit, muni de 6 disques de ventilation a 3 encoches par pôle. Les encoches sont entièrement ouvertes et très profondes (8r ram). I.’enroulement induit est en bande dont la section n’est pas bien déterminée. D’après les uns la section serait de 5,8 X 12,2 mm, soit 71 mm2, tandis qu’une autre source indique 55 mitr comme section du fil induit. J’ai adopté ce dernier chiffre qui s’accorde mieux avec la résistance de l’induit et avec la perte ohraique dans le cuivre induit. La résistance serait d’après la description de o,34 fi à froid, soit à chaud 0,41 fi, ce qui donne comme perte ohmique i3 600 watts, contre 13700 indiqués. L’entrefer est de 7 mm, taudis que l'entrefer équivalent est d’environ 9 mm à cause des pièces polaires chanfreinées.
- Les pôles et pièces polaires sont lamelles, et l’embrassement des pièces polaires est d’environ :>,j3 du pas. Les pôles sont fortement saturés, l’induction maxima étant de 17900. L’induction dans les dents est de i5ooo et celle dans le noyau de l’induit de 8400. La densité de courant est de 1,92 pour l’induit et de J,85 dans les bobines inductrices. Les excitations sont : à vide d’après mon calcul 120 contre no ampères indiqués, en charge non inductive i36 contre 126 et en court-circuit 54,7 contre 5~. Jja différence en charge non inductive et à vide pourrait s’expliquer en supposant que j'ai mal estimé l’entrefer équivalent et les ampères-tours nécessaires pour l’entrefer;
- 11 pourrait s'y ajouter encore une différence dans la qualité du fer. Ainsi on peut facilement arriver à une différence d’environ 8 p. 100. Les pertes dans le fer seraient d’après mon calcul de 33 4oo watts, mais cela en supposant une tôle de o,5 mm d’épaisseur. Comme les chiffres que je trouve pour les pertes dans le fer sont des valeurs maxima et qu’en général elles seront plutôt moins élevées il est bien possible que dans cette machine, faite avec des tôles de o,35 mm, les pertes en question n’atteigucnt que 19700 watts, comme l’indique la description.
- Au point de vue économique, cette génératrice n’est pas avantageuse, malgré ses petites
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- dimensions. La constante Fer -f- 5 cuivre est, en effet de 2 49-°> eUe est donc supérieure à la moyenne.
- Conclusions. — Je n’ai considéré dans ce travail qu’un nombre assez restreint d’alternateurs. Toutefois les 23 machines du tableau contiennent des représentants de tous les types, de toutes les puissances et fréquences courantes. Elles sont originaires de tous les pays industriels, à l’exclusion de la Grande-Bretagne. Le pays le mieux représenté est la France avec y machines, L’Autriche-Hongrie en a 5, l'Allemagne 4, la Belgique 3 et la Suisse i.
- En jetant un coup d’œil général sur le tableau on verra que les constantes qui varient le moins sont la constante de réaction et celle de la dispersion d’induit S Ces deux constantes sont en effet les seules qui ne dépendent ni de; la puissance ni de la vitesse angulaire et doivent être choisies uniquement scion la destination de l’alternateur.
- On voit que les constructeurs sont d’accord aujourd'hui sur l’importance et l’influence de ces deux facteurs. Aussi au point de vue des qualités électriques, comme avant tout la chute de voltage, les alternateurs modernes présentent-ils, contrairement à ce qui se passait encore il y a quelques années, une certaine uniformité, résultat de l’expérience acquise.
- Ceci n’est point le cas, cependant, au point de vue de l’économie dans la construction. Sous ce rapport il n’y a pas d’uniformité et le tableau montre ce qui reste encore à faire. Il montré ce qui peut être alleint par une étude soigneuse et une construction pratique, basées sur l’expérience. Aussi voit-on que là où ces conditions ne sont pas remplies, ou que manque l’expérience les machines contiennent deux et trois lois plus de matière première qu’il est nécessaire. Quoique l’acheteur préfère à prix el rendement égaux, une machine moins économique, contenant plus de cuivre, de ter, etc,, ce n’esl pourtant pas par un moyen pareil que le constructeur voudra laire apprécier ses machines. 11 devra au contraire toujours tendre à réduire au minimum le prix de revient des machines et tâcher d’assurer une supériorité à scs produits par leurs bonnes qualités. Sur cette voie il sera, heureusement, secondé par la loi générale qu’une dynamo bien proportionnée a un rendement d’autant plus grand que ses dimensions sont plus petites et qu’elle contient moins de matière active.
- Alexandre Rottif.rt.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Nouvelle presse Bliss à découper les encoches de tôles circulaires.
- Presque tous les systèmes actuels de machines à découper les encoches comportent des plaques de division qu’un cliquet actionné par des leviers à mouvement de va-et-vient fait avancer d’un cran à chaque coup de la presse. Les machines de ce genre demandent un plateau diviseur pour chaque division et des réglages plus ou moins longs et délicats pour l'excentrique, les leviers et le cliquet afin de les mettre d’accord avec le nombre de dents et les dimensions des
- d;s,pos.
- Dans la machine «Bliss»,il suffit,pour changer le nombre de divisions, d’introduire une autre roue de rechange, de la même façon que dans les machines à fraiser les engrenages et dans, les tours. La môme roue de rechange sert pour plusieurs divisions en l’employant en combinaison avec l’une ou l’autre des roues intermédiaires fournies avec la machine ; par exemple, la roue de rechange ayant 96 dents permet d’obtenir les divisions suivantes : 48, 64, 96, 128, 192, 256, 384, 7^8. Cette possibilité d’eflcctuer plusieurs divisions avec une même roue de rechange, et le coût peu élevé de chaque roue de ce genre donnent lieu, relativement aux machines ayant besoin de plateaux de divi-
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- 3,5
- sion, à une économie qui représente plus que lu valeur de la machine, s’il s’ugil d’une série un peu considérable de divisions. La mise de ces roues est très simple ; de plus, l’ouvrier n’a pas à se préoccuper du diamètre de la tôle à découper ; une roue, convenant pour tel nombre d’échancrures, le choix en est fail immédiatement, sans calcul, à l’aide d’une référence.
- La figure ci-contre représente une de ces machines à découper.
- La division est effectuée par la roue I\ qui possède 8 encoches G écartées de 4^ degrés. A chaque coup de poinçon celle roue avance d’un huitènie de tour et communique ce mouvement, au moyen de l'arbre F el d’engrenages d’angles, à l’arbre principal de division L.
- Le cadre triangulaire A acllouné par l’excentrique B, exécute, à chaque coup de la presse, un mouvement articulé autour des arbres C et D. Pendant' la partie supérieure de son mouve-
- '--1
- découp'
- nient le galet E, attaché au cadre A el conduit de cette façon dans une voie circulaire, abandonne la roue K pour entrer dans l'encoche G et faire ensuite, pendant la partie inférieure de savoie circulaire, avancer celte roue K d’un huitième de tour. Eu sortant de l’encoche, au moment où va se produire l’arrêt de l’arbre F, le mouvement du galet E devient presque parallèle avec la direction de l'encoche. De celte façon est supprimée toute tendance d'élan de la roue K ou de l’arbre F au-delà de sa position correcte tout en assurant un mouvement très doux et rapide. A l’entrée du galet E dans l'encoche voisine G, sa voie coïncide encore avec la direction de cette encoche, de façon à effectuer un avancement exempt de toute secousse. .
- Au moment où le galet E abandonne le contact, de la roue K, le goujon N actionné par la came O entre dans une des 8 douilles M de la couronne attachée à la partie inférieure de l’arbre principal dû division L et tient cet arbre de division sous verrou pendant tout le temps que s’opère le poinçonnage. Comme le bout de ce goujon est conique et que les douilles M sont évasées à leur entrée, l'arbre L reprend sa position correcte, meme dans le cas où l’usure ou un accident quelconque auraient causé une laussc position. Le goujon X aussi bien que les douilles M sont des pièces rondes en acier trempé et rectifié, ce qui assure une grande précision; il n’est besoin de les remplacer dans le cas d’usure qu’après plusieurs années d’em-
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- ploi, et cette opération fest des plus simples.
- L’expérience a démontré qu'avec cette disposition il est possible de travailler à une vitesse double environ de celle que l’on a pu atteindre avec les machines dont la division se produit par des mouvements de va-et-vient., plus ou moins violents, de leviers et de cliquets. Cet avantage résulte de la façon spéciale dont s’accomplissent l’entrée et la sortie du galet d'avancement E par rapport aux encoches de la roue K, supprimant tout élan et secousse, et de l'action du verrou N qui tient l’arbre de division L dans nue position absolument immobile et correcte pendant le travail.
- Une douille excentrée sur l’arbre de division permet, par un mouvement 1res simple, de supprimer le jeu provenant de l'usure des dents des engrenages, dans le sens du mouvement, de façon à éliminer également la possibilité du manque de précision produit par celle cause
- Un arrêt automatique suspend la marche à la dernière erénelurc.; aussi, malgré la rapidité du loMclionaemciit, est-il possible pour un ouvrier ordinaire de conduire a la fois deux ou trois machines.
- Un appareil spécial permet d’utiliser celle même presse pour découper les encoches de segments, en employantle meme système d’avancement par roues de rechange.
- Sur le calcul de la Üèche des conducteurs aériens.
- Dans une traduction, publiée dans le numéro de ce journal du 12 octobre (p. xxi), d’uti article do M. Thornlon sur « la construction et la promotion des lignes aériennes de transmission et de distribution ». se trouvaicnt(p. xxin) quelques formules pour le calcul de la (lèche des conducteurs. Un de nos lecteurs, M. Bobm llaflay, de hernie, nous fait savoir que ces formules sont inexactes, aussi bien d’ailleurs dans le mémoire original (pic dans la traduction qui en a cté donnée ici.
- 1 lieu de :
- _ L + 8<P .
- 31. ~:
- Nous remercions vivement NI. Rohm Raffay de nous avoir signalé ces erreurs et nous avoir donné eu môme temps les formules rectifiées.
- Résistance électrique des substances isolantes, par Baur, Electrician, t. XLV1I, p. 738, ti sept, njur.
- Dans un article paru dans London Electrician, l’auteur présente une formule empirique qui lui a servi a évaluer la différeut-e de potentiel qui, appliquée à un câble sous plomb, entre deux conducteurs voisins, ou entre un conducteur et l’enveloppe en plomb, sufïit à déterminer la rupture des isolants.
- La loi dont cette formule est l’expression établit que tout diélectrique, quelle que soit son épaisseur, exige pour se rompre sous l'effort du courant, une certaiuc différence de potentiel qui est proportionnelle a la puissance deux tiers de l’épaisseur du diélectrique. En d'autre termes, cette différence de potentiel en volts est égale à la racine cubique du carré de l'épaisseur du diélectrique, exprimée en millimètres, multipliée par un coefficient qui est constant pour chaque substance isolante. Cette constante, qui n’est autre que la différence de potentiel nécessaire pour rompre une épaisseur d’un millimètre du diélectrique, est. appelée « résistance électrique à la rupture ».
- L’auteur indique les valeurs ci-dessous pour les résistances électriques à la rupture de différentes substances isolantes :
- Caoutchouc des Indes vukaui
- Toile Kmpire (Kiupire cJolh)
- Buis plein................
- Mica......................
- D’après les valeurs indiquées ci-dessus, 011 trouve (pie, en général, cette formule empirique donne des résultats correspondant, avec une approximation d’environ 5 p. 100, à ceux obtenus par des mesures directes ; mais il y a des cas où les différences entre les valeurs mesurées et les valeurs calculées sont plus grandes, ce qui se produit en particulier pour le bois plein.
- G. RoiiSUH.
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- MAGNETISME
- Éléments du magnétisme terrestre à Pots-dam, pour l’année 1QOO, par M. Eschenhagen. Dr. Ann., t. Yl, 424-427, oct. 1901.
- Les valeurs moyennes de ccs éléments, déduites des observations hovaives enregistrées par la photographie, sont les suivantes :
- Déclinaison............
- Inclinaison............
- Intensité totale ....
- *,43466 « + o,oc
- >ü 33,7' N. +0,4'
- >,47375 C.G.S. +o,<j<
- Des orages magnétiques de quelque durée ot d’intensité notable se sont produits le 18 janvier, le 4 lévrier, les 8, 9 et i3 mars, le n mai.
- M. L.
- Conservation des aimants étalons dans des boîtes de fer, par I. Klemencic, Dr. Ann., t. YI, 174-181, sept. iyoi.
- Les aimants sont placés dans un tube de verre fermé par un bouchon de liège et ce tube luî-mème enfermé dans une boîte de fer dont les parois sont garnies d'une couche épaisse de papier a filtre et le fond d’un tampon de coton. Ces boîtes sont formées par du tube à gaz avec des fonds vissés : l'épaisseur des parois est de a ou 3 mai. Dans les premiers jours, on constate une iufluence de la boîte sur le moment magnétique de l’aimant : ectte inllucnce diminue ensuite ou croît légèrement suivant les aimants : puis le moment reste enfin constant pendant
- Le papier et le colon protègent suffisamment, l’aimant contre les chocs, car on 11e constate pas de variation appréciable du moment quand on a fait tomber la boîte d'une hauteur de 1 m sur une table de marbre. Mais la boîte ne forme écran magnétique contre les actions extérieures que d'une manière très imparfaite, si l’intensité du champ extérieur dépasse quelques unités.
- Contribution à l’étude de l’aimantation (impartie) : sur les effets résiduels de la trempe, par I. Klemencic. Dr. Ann. U Yl, 181-191, sept. 1901.
- La diminution du moment magnétique d’un barreau trempé est d'autant plu» petite que le temps écoulé entre l'aimantation et la trempe est plus grand. Dans une première approximation
- la diminution relative (en p. 100 par exemple du moment primitif) est toujours la même pour un intervalle de temps déterminé, si 011 compte ce temps non pas a partir de l’insLant où s'est produite l’aimantation, mais à partir de l'instant où a eu lieu la trempe. Il semble donc que les effets résiduels de la trempe ne sont pas sensiblement modifiés par l'aimantation.
- Ces effets résiduels de la trempe sont dus probablement. à des déplacements moléculaires qui se oroduisent d’une manière continue d’abord rapidement, puis plus lentement et troublent l'orientation des éléments magnétiques.
- L'importance de ces effets résiduels varie avec le rapport de la longueur du barreau à sa largeur : plus ce rapport est grand, plus la diminution du moment est grande. Mais il est peu probable que les effets de la trempe dépendent des dimensions du barreau et ce phénomène traduit sans doute plutôt l'effet de l’action démagnétisante.
- Il est difficile de comparer les effets résiduels de la trempe sur différentes sortes d’aciers ; il serait indispensable que ccs aciers fussent trempes dans les mêmes conditions : ces effets commencent à se faire sentir quand la température de trempe atteint la température nécessaire pour la fabrication des aimants pertna-
- On peut accélérer la marche des effets résiduels de la trempe en recuisant les barreaux à ioo° : ce recuit provoque une diminution du moment magnétique qui atteint jusqu’aux 2/3 de la valeur primitive.
- De toutes ccs observations, il ressort que l’acier trempé, dans les premiers instants qui suivent la trempe, n’est pas en équilibre moléculaire stable : et il est fort possible (pie cet état inllue encore sur d’autres propriétés physiques du métal, lu«conduclibilité électrique, par exemple. M. L.
- Variation avec la température de la susceptibilité de quelques dissolutions des sels du groupe du fer, en particulier du chlorure ferrique, par H. Mosler. Dr. Afin., I. VI, p. 84-96, sep-tenibru 1901.
- Les dissolutions sont renfermées dans une ampoule de verre suspendue à un bifilaire et qu'on fait osciller devant le pôle d’un électro-aimant (méthode de YYiedemann). Ln perfectionnement do la méthode primitive consiste à
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- faire le vide dans l’cnccintc qui entoure l’ampoule afin d’éviter les courants de convection pendant le chauffage.
- Les mesures ont porté sur les dissolutions dans l’eau du chlorure et de l’azotate ferriques, des sulfates de nickel, de manganèse, décollait. Sauf pour le- chlorure ferrique, les variations du coefficient de température avec la concentration ne dépasse pas l'ordre de grandeur des erreurs d'expérience. Le coefficient de température du chlorure ferrique présente un maximum pour une concentration d’environ 33 p. ioo. Les autres propriétés de la dissolution, conductibilité moléculaire, abaissement du point de congélation ne présentent pas de variation qui réponde à ce maximum.
- Les valeurs trouvées pour les coefficients de température s’accordent avec celles qu'ont données Jiiger et Meyer. M. L.
- Phénomènes thermomagnétiques et thermo-électriques dans le bismuth cristallisé, par L. Lownds. Dr. Ann. t, VI, 146-163, septembre 1901 (l).
- L’auteur a déterminé l’effet longitudinal et transversal tliermomagnétiques dans une lame de bismuth laillée dans un seul cristal, l’axe cristallographique se trouvant parallèle au plan des grandes faces.
- Pour l'effet longitudinal, le flux calorifique était parallèle à l’axe principal ou bien perpendiculaire : dans ce dentier cas, les lignes de force du champ étaient perpendiculaires au flux : l’effet transversal ne peut être observé non plus que dans ces deux conditions : les mesures 11e sont pas réalisables quand le flux est parallèle aux lignes de force magnétique.
- Les courbes ayant pour abeisse l'intensité du champ et pour ordonnée l’effet longitudinal ont la môme allure que dans le cas du bismuth électrolytique t cependant îl faut atteindre des températures plus élevées pour'avoir des valeurs négatives. Lorsque le flux calorifique elles lignes de force magnétique sont perpendiculaires à l’axe cristallographique, on n’observe de valeurs positives de l’effet longitudinal qu’à haute température et pour de très faibles intensités du champ.
- L’effet transversal est plus petit, quand le flux calorifique est parallèle à l’axe cristallographique
- (l) Cf. Éclairage Électrique) t. XXIX. p. 142, 2Û octobre 1901.
- que s’il lui est perpendiculaire : il est négatif dans le premier cas pour une température moyenne de 73°, comme l’ont trouvé van Ever-dingen et "\amaguchi. Ce dernier a trouvé aussi que dans le bismuth éleclrolytique l’effet transversal croit-lmijours quand la température diminue : dans le bismuth cristallisé, si le champ est intense et la température très basse, l'effet décroît quand la température s’abaisse.
- La température d’inversion du couple cuivre-bismuth cristallisé calculée d’après une formule parabolique :
- « = *(*,- U) -i- P (*ta - V)
- est — i85° 8 pour la force électromotrice c mesurée dans la direction Je l’axe cristallographique, — 80",c) pour la force mesurée dans la direction perpendiculaire : mais il ne semble pas que la formule puisse être employée jusqu’à des températures aussi basses.
- Le rapport outre les deux forces électromotrices mesurées dans ces deux directions perpendiculaires pour les températures tj =-f- ioo° et tà:—:-f- io° est environ 2. M. L.
- Influence de l'aimantation sur le module 'd’élasticité; par K. Tangl. Dr. Ann., 1. VI, p. 34-
- Le lil dont, on veut mesurer la variation d’élasticité est attaché verticalement à la partie inférieure d’une suspension bifilaire. A l’aide de ce bifilaire, on détermine d’une part l’allongement du fil produit par l’aimantation, d’autre part la force qu’il faut appliquer au fil pour le ramener à sa longueur primitive. Connaissant ces deux éléments, on en déduit le module d’élasticité.
- T.e module d’élasticité du nickel augmente par l’aiinaiilation ; celui du fer augmente d’abord et atteint un maximum dans nu champ de 286 C.G.S; ni le fer ni le nickel n’éprouvent de variation permanente de leur longueur.
- Lorsque le fil est chargé, les' phénomènes obtenus avec le 1er changent d’allure; au lieu du maximum, on observe un minimum du module,, correspondant à peu près à la même valeur du champ. Si on diminue la charge, l'influence de cette charge sur le module devient plus petite : il y a donc lieu de croire que la déformation résiduelle joue un rôle important dans le phénomène. Cette déformation résiduelle semble exercer une influence encore plus grande sur le
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- nickel que sur le fer : suivant la charge, on observe tantôt un minimum, tantôt un maximum du module. M. L.
- DIVERS
- Analogie entre les propriétés électriques du corps incandescent de Nernst, et celles des gaz conducteurs, par H. Kaufmann. Dr. Ann.,
- Dans un mémoire précédent, l’auteur a montré qu’on peut déduire toutes les propriélésélec-trodynamiques des gaz conducteurs d'une courbe empirique. E =f (I), E désignant la différence de potentiel entre les extrémités de la colonne gazeuse, I l'intensité du courant. En particulier, la condition pour qu’un régime stable puisse se produire, s’exprime par l'inégalité
- où R est la résistance totale du circuit, comprenant la résistance du gaz et celle des conducteurs extérieurs. Ces résultats s’obtiennent sans faire appel à aucune hypothèse sur le mécanisme intime de la décharge : ils doivent donc être valables pour un conducteur solide qui partage avec le gaz les propriétés suivantes : ne laisser passer le courant que sous une différence de potentiel supérieure, à une eertuine limite, présenter un maximum de chute de potentiel correspondant à un minimum de l’intensité, être traversé par des décharges intermittentes.
- Un certain nombre d’oxydes métalliques et de composés analogues possèdent ces propriétés ; parmi eux se trouvent en particulier ceux qne Nernst a employés a la fabrication de sa lampe a incandescence. Déjà MM. Burine et Ch. A. Lee ont signalé l’analogie entre ces conducteurs et les gaz, eu autres choses que la dérivée est négative dans les deux cas.
- M. Kaufmann a effectué des mesures sur un filament de Nernst à trois températures différentes 3()^c5, 366,;,o. 348°5. Lèse ourbes E=^'(I) obtenues dans ces trois séries sont reproduites sur la figure i. Soit E0 t(a force électromotrice de la batterie d'accumulateurs employée comme source de courant, E la différence de potentiel entre les extrémités du filament, on a
- et, par suite, la condition de stabilité peut s’écrire :
- En — V, dE
- l > ~ dl ’
- et elle s'interprète facilement sur le diagramme. On joint par une droite le point de 1 axe des ordonnées, dont l’ordonnée est E0 à un point de la courbe : le régime représenté par ce point est
- Fig. i. -
- stable on non, suivant que l’angle de cette droite avec l’axe des abscisses est plus grand un plus petit que celui de la tangente à la courbe.
- Si le circuit ne renferme pas de résistance notable en dehors de celle du filament, le régime ne peut être stationnaire que sous la condition -qq“>(h c’est-à-dire tant (pic le point considéré sc trouve sur la branche ascendante de la courbe.
- Les expériences directes vérifient ces prévisions. Quand la force électromolrice dépasse une certaine valeur, l’intensité du courant n’a plus rie valeur définie, mais croit, lentement d’abord, puis plus rapidement au-delà de toute limite.
- Ce phénomène est analogue à celui de la décharge par étincelles dans les gaz. On observe également un phénomène de retard, semblable au retard de l’étincelle : ce retard augmente d'autant, plus qu'on dépasse davantage la force électromotriee limite.
- 11 devient très probable, en présence de ces analogies, que le courant dans les conducteurs de seconde classe puisse être intermittent comme
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- dans les gaz. Si L est l’induction propre du conducteur, C la capacité d’un condensateur placé en dérivation aux extrémités de ce conducteur, la condition pour que le courant soit intermittent est exprimée par l’inégalité
- D’après les valeurs du retard, il est à présu-mer que L est extrêmement grand et que par conséquent il faut donner a C et a R aussi de très grandes valeurs pour satisfaire il cette inégalité : C doit être égal à r raicrof, au moins, et R a plusieurs raillions d’ohms. En outre, il laut disposer de forces électromolriees très grandes. M. Kaufmann a réalisé ces forces électromotrices au moyen d’un dispositif dû à M. Des Coudrcs, construit d’ailleurs pour un but different.
- Fig.
- Une forte bobine d’induction A (fig. 2) est alimentée par un alternateur M à quatre inversions par tour : une barre de contact B, solidaire de l’arbre de l’alternateur relie, au moment où la force électromotrice passe par son maximum positif, l’un des pôles de la bobine à un grand condensateur Cp dont la capacité est environ o 6 microf. Si on 11e prend sur ce condensateur que des courants de faible intensité, d'un milliampère, par exemple, sous une force électro-motrice moyenne de 10000 volts, celte force électromotriee décroît seulement pendant une période de la machine de i/3 p. 100 environ de
- Du condensateur qui sert uniquement de source d’électricité a haute tension, le courant traverse une résistance W d’environ 5,1 o'J ohms puis le conducteur de Nernst J. En dérivation sur ce dernier se trouve un condensateur C2, semblable à C , ayant une capacité de 1,2 mi-erof. ; en D se trouve un interrupteur; G et F sont deux électromètrcs de Braun servant à la mesure des différences de potentiel.
- Après beaucoup d’essais infructueux, M. Kaufmann a réussi a obtenir la décharge intermittente
- entre 3io et 3i8°. La période n’était, pas très régulière par suite des phénomènes de retard signalés ci-dessus.
- D’après lui, cette intermittence est due à des causes purement électro-dynamiques, comme dans les gaz et n’a rien à faire avec le mécanisme interne de la décharge. L’idée qu’on se fait souvent de la décharge par étincelle comme d’un phénomène disruptif, d’une espèce d’arracliemcn l du diélectrique ne lui parait pas d’accord avec tons les faits. 11 propose de définir comme différence de potentiel explosive le maximum de E dans la caractéristique du gaz.
- Il n’est guère possible dans l’état actuel de la théorie de calculer à priori la dérivée et la valeur de E qui correspond à — °> dans le cas des gaz. Mais on peut effectuer ce calcul dans le cas du conducteur de Nernst. Pendant le régime stationnaire, la quantité de chaleur perdue par conductibilité ou par rayonnement est égale à la chaleur de Joule dégagée dans le conducteur pendant le même temps. Si l’intervalle entre la température T, du four où est chauffé le conducteur et la température T de ce dernier n’est pas trop grand, on aura le droit d’écrire :
- El ^ Æ (T —T0)
- où k est une constante. 11 viendra par suite :
- A = /m = /(“.+T.).
- En se servant des courbes de la figure 1, cm construit trois nouvelles courbes ayant pour abscisses E I, pour ordonnées . Si l’équation est exacte, ces trois courbes doivent pouvoir se superposer par une simple translation c’est en effet ce qui se vérifie; d’uue manière satisfai-
- L'équation de la caractéristique se met dès
- log c =- 53,i8o, h = 96G, n — 18,a.
- M. L.
- Le Gérant : C. N AUD.
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- Tome XXIX.
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- • Année. — N° 50..
- L’Eclairage Electrique (f
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS ^
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut.—G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MÛNN1ER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — 3. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Roîlin.
- SYSTÈMES DE DISTRIBUTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- SYSTÈMES DE DISTRIBUTION PAR COURANTS ALTERNATIFS
- Le nouveau dispositif imaginé par M. C. F. Scott (3) est destiné en somme à compléter son ancien dispositif employé couramment maintenant.
- Le but recherché par M. Scott est de permettre l'alimentation directe d’un réseau triphasé par un alternateur diphasé sans l'emploi de transformateur.
- A cet effet (fig. i) l'alternateur à 4 phases est couplé en carré ; deux des conducteurs de la ligne sont connectés aux points do jonction opposés 5 et G, tandis que le troisième l'est à l'extrémité libre de l’enroulement d’un aulo-transformateur i4 alimenté par les conducteurs connectés aux deux autres bornes pet io de l’alternateur.
- Les nombres de spires des doux parties de l'auto-transformateur sont choisis de façon à ce que la tension aux bornes extrêmes de ce dernier soit de 36,7 p. ioo supérieure à la tension entre fils du réseau.
- La figure a montre le diagramme des tensions de l’appareil.
- Les perfectionnements revendiqués par M. B. G. Lamme, ingénieur de la Compagnie Westinghouse (2) ont pour objet de permettre la variation de la tension dans les réseaux de distribution lorsque cette tension, ou les courants transmis,.sont trop élevés pour autoriser
- (*) Brevet anglais n° 11446. Dépose le icr juin 1899, accordé le 7 avril 1900 ; date du dépôt du brevet américain : 4 novembre 1898.
- (3) Brevet anglais n° i5oGG. Déposé le ai juillet 1899, accordé le 19 mai 1900; date du dépôt du brevet américain : 3ojanvier 1899.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- l’emploi de commutateurs ordinaires. L’inventeur ramène la tension et les courants à une valeur convenable à l’aide du dispositif représenté sur la figure 3.
- Sur le transformateur ordinaire 2, ramenant la haute tension à une tension utilisable pour la distribution, est disposé un second circuit secondaire 6 dont les differentes sections sont connectées aux plots 8 sur lesquels peut’se déplacer une manette 9 qui permet de mettre en service un nombre de spires plus ou moins grand. La partie en service de
- Fig. 3. — Dispositif B. C. L
- (Compagnie Wes.
- cet enroulement est fermée sur le primaire d’un petit transformateur 10 dont le secondaire 11 est en série sur la ligne.
- Le fonctionnement de ce dispositif est facile à comprendre; la tension du réseau se trouve augmentée d’une quantité proportionnelle au nombre de sections en service sur l’enroulement auxiliaire 6.
- Dans un brevet relatif aux perfectionnements des systèmes de distribution par courants alternatifs, 31. Ch. Proteus Steixmktz (*) revient sur une idée qui lui est chère : celle du montage des moteurs asynchrones en cascade, montage préconisé pour la première fois par MM. Siemens et Ualske (3).
- Imaginons un moteur asynchrone branché sur un réseau d'une fréquence donnée et dont
- (') Brevet anglais n° 5548. Dépose le 14 mars 1899, délivré le 20 janvier 1900. (2) Voir C.-F. Güilbkkt, La Lumière Électrique, tome LI, p. 28, 1894.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- l’induit, au lieu d’êlre fermé sur lui-même, est connecté avec l’inducteur d’un second moteur d’induction. L’induit de ce second moteur sera fermé sur lui-même ou sur un système de résistances variables à volonté à l’aide d’un commutateur spécial.
- Les deux parties tournantes peuvent être montées sur un même arbre ou réunies par une courroie de façon à obtenir une même vitesse si le nombre de pôles est le même sur les deux moteurs.
- On sait que les deux moteurs tourneront à une vitesse voisine de la moitié de celle correspondant au synchronisme et que la fréquence des courants dans l’induit du premier moteur et l’inducteur du second est alors la moitié de celle des courants du réseau d'alimentation. Si donc, comme le montre la figure 4> un circuit triphasé abc est placé en dérivation sur les conducteurs réunissant les deux circuits induit et inducteur du premier et du seeond
- moteur, ces conducteurs permettront d’alimenter des appareils d’utilisation avec une fréquence moitié moindre que celle du réseau.
- De plus, grâce à la présence des résistances dans l’induit du second moteur, on pourra faire varier la vitesse des deux moteurs, la diminuer par exemple, et par suite •augmenter la fréquence des courants du second circuit d’utilisation et permettre un réglage de la vitesse des appareils synchrones et asynchrones branchés sur ce second circuit. Tel est l’objet du brevet signalé de la General Electric C°.
- Si l’on veut obtenir une plus grande marge de variation de vitesse, on peut employer le dispositif de la figure 5, qui prévoit l’emploi de 3 moteurs couplés en cascade. Le moteur à fréquence réduite peut être branché à volonté sur l’un ou l’autre des circuits d’utilisation intermédiaire at bt c-t ou a% b± c2.
- M. Steinmetz fait remarquer que une ou plusieurs des différentes machines couplées en cascade peuvent fonctionner comme génératrices d’induction conduites mécaniquement par les autres fonctionnant comme moteurs. En particulier, dans le dispositif de la figure 4> la machine M, agit comme un frein sur la machine M et l’énergie absorbée est transmise mécaniquement à la machine qui fonctionne comme génératrice d’induction en parallèle avec les circuits secondaires de M.
- Pour certaines vitesses toutefois, et pour les fréquences correspondantes sur le circuit induit de la machine Mt, laquelle est excitée par ses propres courants, cette machine n’a
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- aucune tendance à fonctionner comme génératrice ; mais dans ces conditions, il n’y a aucune charge mécanique sur la machine M laquelle aurait alors une vitesse un peu supérieure à celle du demi-synchronismc.
- Geci a pour effet d’augmenter la vitesse de et en même temps de réduire la fréquence des courants dans les circuits auxiliaires atbici.
- Lorsque l’accroissement de vitesse a atteint une certaine valeur, la vitesse de jMt devient plus grande que celle qui correspondait à la fréquence des courants dans les circuits auxiliaires et M, tend à fonctionner comme une génératrice d’induction et exerce alors un
- couple résistant sur la machine M par l’intermédiaire de la courroie ou de l’arbre commun et cette machine s'opposera ainsi à un nouvel accroissement de vitesse.
- La machine agit alors comme génératrice pour fournir des courants aux circuits auxiliaires, courants de même fréquence que ceux qui circulent dans ce circuit et l’énergie absorbée par cette machine est transmise par la courroie ou par l’arbre.
- Dans un second brevet (1) relatif également aux transformateurs de fréquence, M. Stein-metz se propose d’obtenir une variation considérable de vitesse d’un moteur asynchrone ou synchrone ordinaire.
- Le dispositif est représenté sur la figure 6. Un moteur asynchrone spécial M branché sur un réseau abc a son induit en relation avec un premier circuit auxiliaire aib1cl sur lequel sont disposés des appareils d’utilisation L. Ce moteur conduit en outre par courroie ou par accouplement direct une génératrice triphasée G pourvue d’une excitatrice permettant de faire varier le courant d’excitation dans une large mesure. Cette génératrice alimente un second circuit auxiliaire ai bz c, pourvu d’appareils d’utilisation L.
- (‘) Brevet anglais n» 5549- Imposé le 14 mars 1899, délivré le ao janvier 1900.
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- Supposons que le moteur M soit chargé rie façon à fonctionner à une vitesse égale à la moitié de celle correspondant au synchronisme. La fréquence des courants dans le circuit «, bi c, sera moitié de celle du circuit principal abc; si de plus nous avons choisi le rapport de poulies ou le nombre de pôles de la génératrice G de façon que, dans les mêmes conditions de charge du moteur, la fréquence des courants dans le circuit a2bici soit également la moitié de celle des courants du circuit principal, on voit que si la charge du moteur vient à varier, à diminuer par exemple, la fréquence des courants augmentera dans le cir-
- cuit pour diminuer dans le circuit a„ b.2c
- Si alors nous disposons un second motei d’induction de façon à pouvoir l’alimenter pi l’un ou l’autre des. circuits auxiliaires ai bl c1 o atb2c2, on voit qu’on pourra obtenir par varii
- toutes les fréquences comprises entre zéi
- rai Eleclric O)
- fréquence des courants du réseau. Un rhéostat à résistance variable placé dans l’induit du moteur M,, permettra encore de faire varier la vitesse de ce moteur dans une certaine mesure, pour chaque fréquence adoptée dans l’un ou l’autre circuit auxiliaire.
- Ce dispositif, dont le rendement n’est pas merveilleux, peut toutefois trouver son application dans des installations de laboratoires d’essais ou de recherches.
- Les inconvénients des pertes dans le fer des transformateurs pendant la marche de jour sont bien connus et différents dispositifs ont été imaginés pour les annuler (interrupteurs automatiques) ou pour les supprimer (modification de couplages des enroulements). M. Steinmetz (l) propose un nouveau procédé permettant d’obtenir un résultat analogue sans donner lieu aux inconvénients inhérents aux procédés que nous venons de
- (‘J Brevet anglais n° 31677. Déposé le 3o octobre 1899, délivré le 27 janvier 1900.
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- rappeler. Le dispositif Steinmetz consiste toul simplement à remplacer chaque transformateur par un groupe de deux autres, un suffisant pour assurer l'alimentation des appareils employés seulement le jour et l’autre pour le service de nuit. La nouveauté consiste surtout dans le groupement de ces deux appareils.
- Les deux transformateurs fs et D (fig. 7) ont un pôle commun sur leurs circuits primaires comme sur leurs circuits secondaires. Le pôle primaire commun est réuni à un des conducteurs de la ligne et les pôles non communs à deux conducteurs distincts partant de
- L’un de ces conducteurs est, à l’usine, réuni constamment à l’alternateur, c’est le conducteur du service de jour, l’autre peut être mis en parallèle avec le précédent à l'aide d’un interrupteur unipolaire.
- Sur lo circuit d’utilisation à basse tension, il y a également un conducteur commun et c’est sur lui naturellement que sera monté le compteur puisque ce conducteur est traversé par la somme des (murants débités par les deux transformateurs.
- . Le procédé de démarrage imaginé par M. Potier (*), de la General Electric CP, pour le démarrage des commulatrices sans l’emploi d’accumulateurs ne diffère pas sensiblement de celui employé par la plupart des constructeurs et dont nos lecteurs ont pu voir des applications avec les commulatrices Aliolh et de la compagnie Thomson-IIouston, exposées l’an dernier à Paris aux Invalides et au Grand Palais.
- Ce procédé consiste, en effet, tout simplement à se servir d’un groupe moteur générateur dont le moteur est alimenté par le réseau à courants alternatifs.
- Un petit perfectionnement est toutefois à signaler dans un second dispositif analogue, c’est la suppression du rhéostat de démarrage par l’emploi d’une génératrice à deux induits et inducteurs séparés comme le montre schématiquement la figure 8. Une des machines est alors employée pour l'excitation de la commulatrice à démarrer, et l'antre pour l’induit seul. Le synchronisme atteint, la commutatriee est accrochée par la manœuvre simultanée des interrupteurs 8 et 16.
- (’) Brevet anglais n® aaM5. Déposé le 11 novembre délivré le a? Octobre 1900.
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- Le dispositif de régulateur de la tension dans les distributions à courant constant de M. Elihu Thomson (*) se rapporte aux appareils dans lesquels un enroulement est mobile par rapport à un autre.
- L’appareil de M. Elihu Thomson est représenté sur les figures 9 et 10. Il est constitué par un transformateur du type cuirassé dont l’un des enroulements est fixe et l’autre mobile le long du noyau. La longueur de ce noyau dépend de la variation de charge admise.
- Le second enroulement mobile est supporté par un levior 6 reposant par un couteau 7a sur un support fixé sur l’appareil.
- Le poids de l’enroulement est équilibré par un poids 7. Pour permettre de faire varier l’efFor.t contrebalançant du poids 7, on peut faire varier la longueur du bras de levier en inclinant plus ou moins sur le levier 6 le secteur 9 sur lequel repose le cordon retenant le poids; un boulon de serrage fixe le secteur dans la position voulue.
- Le jeu de l’appareil est basé sur la répulsion des enroulements primaire et secondaire lorsqu’ils sont traversés par le courant. Si le courant vient à baisser par suite de la mise en service d’un nouvel appareil d’utilisation, la répulsion diminuant les bobines se rapprochent et la tension augmente par suite de la diminution des fuites magnétiques. Des arréls 11 empêchent les bobines primaire et secondaire de se toucher.
- Il est désirable que le transformateur ne fonctionne, grâce aux fuites magnétiques, que pour les faibles charges.
- Pour éviter le pompage des eommutatrices en parallèle, qu’il attribue aux trop grandes chutes ohmiques des lignes, M. W.-J. Divis, de La General Electric G0 (2), propose un moyen ternie particulièrement simple.
- L’inventeur, conseille, en effet, de ne laisser les convertisseurs en parallèle que pour les faibles charges et de les alimenter seuls, ou par petits groupes, par une génératrice unique ou un groupe de génératrices équivalent.
- Ce dispositif permet bien de réduire le poids de cuivre qu’il serait nécessaire d’employer si l’on voulait éviter une forte chute de tension pour les marches en charge ou en surcharge, mais cotte économie du poids du cuivre peut facilement être surpassée par l’emploi d’une
- (‘) Brevet anglais n« 11797. Déposé le 29 juin 1900, délivré le 18 août 1900.
- (2) Brevet anglais n° 13167. Déposé le a5 août 1900, délivré le 29 septembre 190e
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- ligne par commutatriee ou petit groupe de ces appareils. C’est du reste certainement le cas pour les canalisations souterraines à haute tension. Le dispositif de M. 'W .-J. Davis est schématisé sur la ligure i1 ; le schéma montre ainsilapossibilité, lorsqu’un groupe de commuta-trices est très chargé tandis que les autres sont à laihle charge, de Je séparer du circuit et de l'alimenter par une génératrice unique. Ce qui a été dit pour les commiitat.rices s’applique évidemment à des appareils synchrones quelconques.
- Dans ses perfectionnements aux systèmes de distribution de l’énergie électrique, M. A.-D. Lunt, de la General Electric G” (’), vise la possibilité de grouper un certain nombre de génératrices de môme fréquence, mais d’un nombre de phases différent, par l'emploi d’une autre machine spéciale. Dans un but plus restreint, M. Lunt se propose de grouper par exemple plusieurs alternateurs à courants alternatifs simples et de maintenir entre eux un déphasage déterminé do façon à alimenter un réseau polyphasé ou un appareil récepteur quelconque polyphasé.
- L’idée do l’auteur consiste à profiter des réactions qui s’exercent entre les diverses machines lorsqu’on les groupe sur une machine polyphasée quelconque. C/est en somme une légère variante du dispositif de M. Sleinmctz sur le couplage de plusieurs machines en série fermée que nous avons décrit autrefois (2). * (*)
- p) Brevet anglais n° i5»85. Déposé le 28 août 1900, délivre le 29 septembre 1900.
- (*) Voir notre article « Système de distribution de l'énergie électrique ». L’Éclairage Électrique, tome XIX, pages 281, 287, 4oi, 1899.
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- Dans l’exemple représenté sur la figure la, deux alternateurs à courants alternatifs simples sont groupés sur un convertisseur bipolaire à quatre phases; les deux génératrices sont connectées chacune sur des points situés sur deux diamètres perpendiculaires.
- Le démarrage doit se faire à l’aide d’un des alternateurs seulement. En employant deux alternateurs à courants triphasés, il serait possible d’alimenter avec eux une commutatrice à 6 phases.
- Appareils de sécurité. — L’appareil breveté par M. Elihu Thomson (*) et que nous décrivions tout d’abord a pour but de mettre un transformateur hors circuit par la fusion de ses coupe-circuits dans le cas d’un défaut d’isolation du transformateur, ou d'un défaut analogue dans le circuit d’utilisation.
- Celappareil est représenté schématiquement sur la figure i3, oit il est appliqué à un transformateur 3 alimentant un circuit 4-
- La masse du transformateur 3, ou une borne de son enroulement secondaire, est mise à la terre à travers le primaire d’un petit transformateur auxiliaire 6, qui possède deux circuits secondaires connectés en série et de telle façon qu’imcourantles traversant, les ampèrelours des deux circuits se compensent, de manière à constituer un circuit sans inductance appréciable.
- Les deux extrémités libres des enroulements secondaires sont terminées par deux petites boules analogues à celles d’un excitateur et séparées de deux autres de même forme, réunies aux deux conducteurs primaires par une distance très faible, à l’aide d’une feuille isolante dont l’épaisseur est réglée de façon à ce que l’étincelle éclate pour une tension
- déterminée. Un condensateur 9, en trois parties, est placé, comme l’indique la ligure, entre les boules de l’appareil de sécurité et son point milieu est connecté aux points de jonction des deux bobines du transformateur auxiliaire.
- Le condensateur a une capacité relativement petite.
- (i) BreveVanglais n® 38284. Déposé le aa novembre 1899, délivré le 27 janvier 1900.
- Fig. i3. — Appareil de sécurité Elihu Thomson; schéma des circuits.
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- Si un courant vient à passer par le conducteur de terre, il réagit sur le transformateur auxiliaire, l’étincelle éclate entre les boules par suite de l’augmentation de tension et le condensateur entre en action. Tout sc passe alors comme si les conducteurs primaires étaient mis en court-circuit et les feuilles 7 fondent immédiatement en isolant le transformateur.
- M. Eiihu Thomson indique différentes variantes dans la constitution ou le montage de son appareil. La figure 14 correspond au cas où l’on emploie deux petits transformateurs
- 5. - Appareil do séc
- auxiliaires, un pour chaque enroulement, secondaire ; sur la figure i5 l'appareil est appliqué à une distribution à 3 fils, dans ce cas le fil de terre est connecté au fil compensateur de la distribution, a travers le primaire du transformateur auxiliaire.
- Le dispositif de sécurité de MM. L.-C. etW.-13. Reed et de M. E.-H. Farrar(‘) consiste en un interrupteur automatique dont l’ouverture est sous le contrôle d’un électro-aimant.
- L’appareil est représenté sur les figures 16, 17 et 18. Il est formé d’une caisse en fonte partagée en deux parties par une plaque en matière isolante 6 portant des godets à mercure en relation avec des conducteurs du réseau à protéger. L’un des godets 10 est connecté avec l’un des enroulements 3i d’un électro-aimant 4 dont l’extrémité libre 36 est mise à la terre.
- Le commutateur proprement dit est articulé autour d’un axe 21 maintenu par un sup-
- P) Brevet anglais n« 3io5. Déposé le 16 février 1900, délivré le 3i mars 1900.
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- port 18. L’extrémité du levier de manœuvre de ce commutateur porto une
- d’une fenêtre 24 ménagée
- verture 20 r une tige
- distribution à courants alternatifs, la tige fusible 27 fermé sur un second enrou-
- i laquelle s’engage un guide 21 pl 22 portant l’armature 23 de l’électro-aimant.
- Dans le cas de l’emploi de l’appareil pour un portant l’armature de l’électro est terminée par u lement 29. „__
- S’il s’agit d’une distribution à courant O continu, on voit facilement que toute communication avec la terre s'établissant en un point quelconque du réseau, l’élee-tro-aimant est attiré et le circuit coupé.
- Avec des courants alternatifs, pour éviter l’effet dû à la self-induction de l’enroulement mis à terre, on a fermé le second enroulement sur lui-même à travers un fusible. Le passage du courant dans le primaire détermine une forte intensité dans le secondaire qui a pour effet de faire fondre le fusible et de permettre l’attraction immédiate de l’armature.
- La ligure 19 montre l’un des cas qui peuvent se présenter, celui où un conducteur d’une ligne à haute tension vient à toucher un des fils d’une distribution à basse tension on même temps que l'autre conducteur est mis accidentellement à la terre. Dans ce cas, l’appareil de sécurité peut fonctionner on parallèle avec le fil de mise à la terre du conducteur neutre, s’il en existe un.
- Les inventeurs indiquent également plusieurs autres cas dans lesquels l’appareil peut fonctionner.
- Dans un second brevet sur le même sujet (’), les inventeurs s’occupentplus spécialement des distributions par courants alternatifs dans le cas de mise à la terre de plusieurs conducteurs de la basse tension.
- C.-F. Gcilbert.
- - Apparei
- APPLICATION DES OSCILLOGRAPHES
- A L’ÉTUDE DES ALTERNATEURS (2)
- Bien que l’on ait beaucoup publié et qu’on publie chaque jour sur les alternateurs, il y a encore pénurie de documents complets, notamment en ce qui concerne les réactions dont ces machines sont le siège en charge. Il nous a donc paru intéressant de procéder à une étude expérimentale complète de deux de ces machines au point de vue non seulement des valeurs efficaces, mais aussi des valeurs instantanées des forces électromotrices et des courants dont elles sont le
- P) Brevet anglais n° 3107. Déposé le 16 février 1900, délivré le 24 mars 1900.
- (2) Communication présentée au Congrès international des électriciens (Taris, août 1900), par MM. Ardeé Blok* EL, Dobkévitch, Dlris, Farmer ET Tohekuosvitoff.
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- siège. Nous publions aujourd'hui ces matériaux, nous réservant plus tard d’en tirer des déductions théoriques. Le but de cette note est surtout de montrer l’intérêt de l’application des oscillographes à l’étude des machines.
- Ces deux machines appartiennent au laboratoire de l’Ecole supérieure d’électricité, où M. Paul Janet les a mises obligeamment à notre disposition. Elles sont entraînées par un moteur à courant continu alimenté par une batterie d’accumulateurs, qui assure une vitesse parfaitement régulière.
- Elles sont construites par la Société Gramme, suivant un type très vulgaire pour petites machines ; ce sont des dynamos à 4 pôles, semblables à des dynamos à courants continus, à pôles fixes et à induit mobile, bobiné en tambour. Mais le bobinage continu est remplacé pour l’une par un bobinage triphasé et pour l’autre par un bobinage diphasé.
- liphasée. Schér
- Les figures , leurs principales
- et a indiquent les schémas de données de construction :
- Nombre de pôles inducteurs. . . . Nombres de spires par pôle. . . . Section des pièces polaires ....
- Diamètre de l’induit.............
- Nombre d’encoches................
- Largeur maxima des dents.........
- Nombre de (il par encoche........
- Epaisseur d’entrefer.............
- Force éleclromotrice normale cfficac a étoilée de chaque phase. . . Courant normal efficace..........
- ces bobinages et le tableau ci-dessous résume
- t3 et 14
- 63 v
- Les résultats obtenus sont de deux sortes, les uns sont des courbes caractéristiques représentant les relations constatées entre les valeurs efficaces, les autres sont des courbes instantanées mettant en évidence la forme vraie des mêmes quantités.
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- ’ Courbe
- actéristiques.— Nous avons relevé, outre les courbes ordinaires,
- cuit ouvert, cuurbc de court-circuit, courbe d’autres courbes avec une seule phase chargée en prenant la force élcctro-motnee aux bornes de chaque phase ; en outre nous avons fait débiter également sur résistances purement inductives, formées de bobines de self-induction du type hérisson, donnant un
- r résistance morte i
- (s équilibré
- i de ;
- atté sont les ().
- circuit, et en courant de-ainsi des lignes droites parfi
- Il en est de même des dei BB' correspondant au cas où phase est en court-circuit.
- Les courbes en charge sur résistance morte sont sensiblement des ellipses, comme l’indique la loi de Joubert.
- On peut donc dire que ces alternateurs sont sensiblement des alternateurs théoriques.
- Cependant, comme on va le voir,
- Les tableaux I, II, III, IV, ci-joints et les courbes 3 et 4 qui les représentent 'graphiquement résument tous les résultats.
- L’inspection des courbes montre tout de suite que ces alLernateurs travaillent très loin delà saturation; leurs
- leurs courbes de forces électromotriccs, sont très défor-
- 2° Courbes instantanées. — Les figures 5 à 24 représentent toute une série de courbes instantanées prises sur les mômes alternateurs en vue de mettre en évidence l’influence de la charge d’une seule phase sur elle et sur les autres et l’influence de la charge totale sur la force électromotrice aux bornes de l’induit et aux bornes de l’inducteur.
- Les régimes efficaces correspondants, qui définissent la condition de chaque expérience, sont résumés dans les tableaux V et VI. Dans tous les essais on a maintenu le courant d’excitation constant; il était produit par des accumulateurs et tendait k baisser sous les fortes charges par l’effet des réactions pulsatoires produites par l’induit ; il fallait donc augmenter le nombre d’éléments ou diminuer la résistance ajoutée en circuit pour rétablir la même valeur du courant.
- Ces courbes ont été relevées à l’aide d’un oscillographe double ; 011 prenait, s’il y avait plus de deux courbes ensemble, plusieurs photographies successives de deux courbes dont une toujours commune qui sert de repère pour superposer ensuite les divers éléments relatifs k la môme expérience.
- Le sens des temps croissants est de droite k gauche dans toutes les figures sauf deux qui ont été retournées par erreur.
- Les figures 5 à i4 so rapportent k l’alternateur triphasé travaillant d’abord sur une seule phase (fig. n k 14) ou sur les trois symétriquement (fig. 5 et 6).
- f1) Il va sans dire qu’une semblable construction correspond à une mauvaise utilisation des matériaux et ne peut n’en possède pas.
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- l'éclairage électrique
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- Taîit.kau V.— Alternateur triphasé.
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- 5 Ci„uil oaïerl „,.llc 0 6Ï 03 63 T.OB 9°
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- • Alternateur diphasé i35o tours, «»)•
- 0 *9
- i.j.5 99 f|Q 89 A
- 86.2 85.8 9°
- 24,5 93.5 107.8 93A
- a en court-circuit. . . 39,5
- Court-circuit de la phase seule. . . 62..I Go
- i5 69.3 69,5
- 35.5
- 34,2
- 0 15,3 82 9 4
- La force électromotrice en circuit ouvert (fig. 5) s’éloigne fieu de la sinusoïde ; elle n’est pas sensiblement dentelée grâce â lu présence d’un large entrefer qui adoucit l’arrachement au passage des dents devant les pèles.
- Dans les expériences 6 et y le rhéostat est une cuve électrolytiqne à électrodes en zinc dans du sulfate de zinc. Contrairement à ce qu’on avait pensé, cette cuve, soumise â une trop forte densité de courant qui amène la caléfaction locale du liquide, introduit du décalage en avant et de la distorsion du courant. Dans les expériences y et ii, le rhéostat est mixte (cuve et lampes en parallèle). Partout ailleurs il est formé de batteries de lampes en parallèle.
- Les courants et la force électromotrice sont pris entre les balais de chaque phase et le point neutre commun aux diverses phases.
- Ces résultats montrent bien que la charge d’une des phases fait baisser la force éleclromo-triee de toutes les phases, mais inégalement; dans les expériences 6 et y, il y a, au contraire, léger relèvement parce que le rhéostat liquide produit un effet de capacité. En outre les deux phases non chargées subissent des effets de distorsion inverse, la courbe de l'un devenant plus pointue et celle de l’autre plus aplatie, tandis que la courbe chargée reste voisine de la sinusoïde.
- On remarquera en outre que le courant des inducteurs devient de plus en plus pulsatoire quand le courant de l’induit augmente et que sa pulsation est de fréquence différente suivant qu’une seule période est chargée ou toutes les trois. Dans le premier cas. qui est celui des alternateurs monophasés, la pulsation est de fréquence double delà fréquence du courant, comme l'un de nous l’avait déjà montré en 1891 (’). Au contraire avec les trois phases chargées symétriquement la fréquence
- (1‘ A. Blondel, — La Lumière Électrique. 12 septembre 1891, p. 5i5.
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- est six fois celle du courant et d'amplitude bien plus faible. On s’en rend du reste compte aisément théoriquement en analysant la réaction de l'induit. La force magnétomolrice opposée dans les pièces polarisées se reproduit tous les 1/6 de période, elle oscille entre un maximum et un minimum de 1/12 en 1/12 de période. De même la Iréquenee est 4 fois celle du courant dans les machines diphasées.
- Il est curieux, sur la figure i/j, de constater le mélange de ces fréquences doubles et sextuples dû sans' doute à l’elTet prépondérant d’une des phases.
- La même analyse montre que la réaction d’un alternateur diphasé doit présenter une fréquence quadruple de la fréquence propre. C’est bien en effet ce qu’on vérifie sur les figures ifi à 19.
- Notre second alternateur diphasé est plus intéressant que le premier, grâce à son faible entrefer qui accroît beaucoup l’influence des dentures et la réaction de l'induit.
- Grâce au premier de ces effets, la force électromotrice (figure i5) au lieu d’être sinusoïdale est de la forme
- sînwtsinM
- en appelant n le nombre de dents de l'induit sous un arc correspondant au pas des inducteurs.
- Les dentelures sc conservent dans la force électromotrice même en charge, el se font sentir aussi dans le courant des inducteurs, mais (.“lies s’effacent dans la courbe du courant quand il devient fort.
- L’examen des courbes 11 à 20 montre encore que la réaction sur les inducteurs change de fréquence suivant qu’on fait débiter une ou deux périodes. Les courbes 11 à i5 montrent une déformation croissante delà sinusoïde. Les courbes les plus intéressantes sont celles des figures 16 à 20 qui se rapportent au cas d’une seule phase chargée ; il se produit alors d’énormes distorsions, de sens inverse pour les deux phases, l’une devenant pointue tandis que l’autre s’aplatit. En
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- 3cjS
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- Fig. 9.
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- court-circuit figure ao, cette déformation de la seconde phase perd en mémo temps sa symétrie et s’exagère d'une façon vraiment inattendue, ainsi que la pulsation du courant inducteur.
- On voit combien, grâce à l’emploi de l'oscillographe, il est facile de déceler des phénomènes secondaires importants Dans le cas que nous avons étudié, ces déformations ne paraissent pas modifier beaucoup la loi que suivent les valeurs efficaces, puisque les caractéristiques conservent
- Fig. 20. Fig. a3. Fig. 2<j.
- comme on l'a vu des formes normales, cela tend h justifier l’emploi général que l’ou fait de l'hypothèse sinusoïdale pour les calculs, sans se préoccuper des déformations très grandes de la courbe avec la charge. On voit aussi combien est illusoire un calcul de la répartition du 11 ux indicateur si l’on ne tient pas compte de l’effet de l’induit.
- Mais ce n'est qu’en répétant de semblables essais sur de nombreuses machines qu’ori pourra
- 1 II convient d'ajouter que les dentelures Unes «tu genre de colles qu’on voit sur ces gravures (et qui sont encore plus uetles sur les fourbes originales, (format y x 12 centimètres), ue peuvent être relevées par aucune méthode (l'enregistrement siroboscopique.
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- en déduire des conséquences générales et formuler, s'il y a lieu des lois plus certaines sur ces déformations et leur influence efficace des variables.
- Enfin, ii titre de comparaison, nous mettons en regard des courbes précédentes celles de deux autres alternateurs connus, relevées a la même époque : l'alternateur Gaxz du secteur rive gauche (fig. stu) et l’alternateur Labour, ancien tvpe (fig. a6) ; nous publierons plus tard les courbes de tous les alternateurs de l’Exposition universelle de 1900.
- ACCUMULATEURS MAX.
- Ces nouveaux accumulateurs que construit la Maison Rupliy et C* se distinguent surtout par la fabrication presque entièrement mécanique de leurs électrodes. Celles-ci appartiennent au type Faure, â oxydes rapportés, et sc rapprochent beaucoup, par leur forme, des électrodes Phénix (‘). Comme ces dernières, elles sont cylindriques, avec tige centrale ; mais les rondelles ont été remplacées par une tresse en amiante.
- La figure 1 montre la constitution très simple de ces électrodes; A est une iime en fil de plomb anlimonié laminé; 13 représente cette âme empâtée de matière active; G est l'électrode terminée, recouverte de sa chemise d'amianle tressée.
- Ces électrodes peuvent être construites sous les longueurs les plus variées : ABC se rapportent à une électrode de So mm de long: A'B'C' à une électrode plus longue, ayant 2ao mm. Enfin, l’électrode F fabriquée simplement h titre de curiosité a une longueur dépassant de beaucoup celle que nécessitent les applications courantes.
- Une machine ingénieusement combinée effectue l’empâtage des tiges et leur découpage à la longueur voulue. Cette machine, représentée en ligure 2 et 3 se compose d’un cylindre eu acier avant environ ni cm de diamètre intérieur et. 60 cm de longueur et rempli de la pâte préparée d’autre part dans un cl d’acide sulfurique, est la même pour les positives
- malaxeur mécanique. Lapàte, à base delith; et pour les négatives.
- Le cylindre est amovible et peut être remplacé assez rapidement par un nouveau cylindre rempli de matière quand le premier est épuisé. Dans ce cylindre se meut tm piston et le déplacement de celui-ci est provoqué par une tige filetée dont l'écrou fixe est actionné périodiquement au moyen d’engrenages et d’un cliquet, ainsi qu’il est nettement représenté sur les ligures 2 et 3. On règle la course du cliquet d’après la quantité de matière débitée, et la pression à l’intérieur du cylindre est indiquée par un manomètre.
- Pour la sortie de la matière, le cylindre est muni à son autre extrémité d’un ajutage horizontal perpendiculaire à son axe et dans le milieu duquel pénètre le fil de plomb. Celui-ci, enroulé sur un tambour, est pris par une pince animée d’un mouvement rectiligne alternatif. L’ajutage est
- (l) éclairage Electrique, t. XX.II, p. i~',.
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- Fig. 3. Machin».* à empaler et à couper les électrodes de long*
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- terminé par un obturateur qui, lorsqu'il est fermé, ne laisse passer que le fil de plomb. Enfin, un avant de l’obturateur se meut une pince coupante.
- Le fonctionnement de 1 ensemble est tel que lorsque la pinee saisit le fil de plomb, l'obturateur s’ouvre et le piston du cylindre avance. Lu pince tire alors le fil qui sort recouvert de matière jusqu’à ce que la longueur de l’électrode soit obtenue; à ce moment le piston reste au repos et l'obturateur fermé ne laisse plus sortir que le fil seul qui doit dépasser d’une certaine longueur la matière empalée afin de permettre les connexions. Quand cette longueur est atteinte, le fil est
- Fig. 4, Métier ù r-t'coüirn- les électrodes d'une chemise Idg. 5. — Jinc on êbonite et faisceau
- tressée en amiante. d'électrodes.
- de ?,ao mm de longueur empâtée et de 6 mm de diamètre, ou l’équivalent en autres dimensions ; cL elle n’exigerait pour son fonctionnement qu'un homme et un aide.
- Après séchage à l’air, J’élcetrode ainsi obtenue est recouverte, à l’aide d’un métier représenté en figure 4, d’une chemise tressée en amiante bleue, inattaquable et isolante, en même temps que
- Pour l'assemblage de ces électrodes en un faisceau, on forme d’abord des tranches de deux rangées comme il est indiqué en T (fig. i). Toutes les liges traversent d’abord une première plaque eu ébonile E. De deux en deux, toutes les tiges qui dnnent être positives et connectées en bas sont repliées sur nette lame isolante-, pendant que les tiges des électrodes négatives traversent une deuxième plaque d’ébonite Iv, puis sont soudées à la bande eu plomb antimonieux 1). La même opération est effectuée dans le bas.
- Les tranches ainsi constituées sont assemblées en un faisceau (voir fig. u) de telle façon que, dans les deux sens, les pôles des électrodes voisines sont alternativement positif et négatif.
- Toutes les bandes en plomb antiinouieux D sont alors réunies entre elles par soudure en haut et en bas et reliées à des lames L et L' en plomb antimonieux également. T.a lame positive L' qui monte le long du faisceau est isolée de celui-ci par une lame en ébonite. Après montage du fais-
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- ceau, il ne reste plus qu’à le rentrer dans son bac en ébonite P. Pour les connexions d’élément à élément, on peut sonder entre elles la lame L d’un élément à la lame L' de l’élément suivant, ou bien encore fixer un boulon à chaque lame et relier ensuite par des connexions mobiles ordi-
- Comme variante, on peut aussi disposer les électrodes sous forme de plaques en assemblant, comme il a été décrit plus haut, une rangée unique d’clcctrodes de même polarité.
- Pour terminer, nous résumons dans le tableau suivant les principales caractéristiques, d’après le constructeur, d’un type courant de ces nouveaux accumulateurs.
- J. Reyval.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- GÉNÉRATION
- Sur la décharge des accumulateurs, par S. A. Montel, ingénieur à Turin. Centralblattf. Accumu-laloren und Blementenkunde, t. II, p. a33, i« septembre
- Le peroxyde poreux de la plaque positive se transforme en sulfate à la décharge et de telle manière que les couches de sulfate avancent peu à peu de l’extérieur vers l’intérieur de la plaque
- Au commencement de la décharge, il se forme donc une quantité de sulfate de plomb à l’entrée de chaque pore qui alors sc rétrécit.
- L’action chimique se continuant à l’intérieur de la plaque, les ouvertures des porcs deviennent de plus en plus petites jusqu’à ce que toute la quantité de peroxyde, qui est dans leur voisinage, se soit transformée.
- Considérons un pore de forme Cylindrique dont la coupe est représentée par ÀBCD en figure i. Pendant la décharge, la sulfatation provoque une diminution de volume de ce pore dont les limites deviennentMpC et D-yN. Quand les points M et N viennent sc rencontrer en O,
- l’ouverture est bouchée. Lorsque ce fait arrive pour Lous les pores, on peut conclure que la capacité de la plaque est alors épuisée.
- Cette manière de voir est justifiée par ce lait que l’épuisement des plaques positives, particu-
- lièrement les plaques Faure, est causé principalement par le manque d’acide à l’intérieur de la matière ; cela ne veut pas dire que les porcs sont complètement bouchés, mais que la diffusion de l’acide est rendue extrêmement diffi-
- En considérantles choses d’un peu plus près, On constate d'abord que la surface totale des
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- pores est beaucoup plus grande que la surface extérieure de la plaque et que cette dernière peut être négligée devant la première.
- Posons alors Ap*=h, ÀM = AO = a et MO = a.
- La variation de volume c que subissent les porcs pendant le temps l depuis le commencement de la décharge peut s’exprimer par
- r=Kifî (i)
- i étant l’intensité ; ou bien encore par
- V - (a)
- si on rapporte le temps t à l’épuisement de la plaque et qu’on appelle c la capacité de la quantité de matière active qui entoure les pores considérés.
- Cherchons maintenant la fonction
- h = f{t) (3)
- d’après laquelle l’action chimique pénètre à l’in-
- Nous pouvons supposer que le point M se meut sur la ligne droite OA d’après la même loi. Il est évident, en effet, qu’au fur et à mesure que le point M s’éloigne de A, la vitesse de son mouvement diminue, parce que le sulfate de plomb déjà formé autour de l'ouverture des pores rend plus difficile.la formation de nouveau sulfate, le contact entre l’acide et le peroxyde étant ainsi contrarié.
- Mais, simultanément, les mêmes difficultés se présentent pour la pénétration de l’acide vers l’intérieur, car la section des pores devenant de plus en plus petite, la diffusion de l’acide devient de moins en moins active. On est donc en droit de supposer qu’une même loi relie les deux phénomènes.
- En appelant [3 l’angle A/jM, on a tang ^ — et, par suite,
- r. = f[t) tang p (4)
- = = « — /(() tang f (5)
- En remplaçant K f par la constante K' il vient
- ?l01b V=K't. (6)
- D'autre part, la variation de volume c est donnée géométriquement et est égale à
- a = W - A +1ÆKïr) . (,)
- Des équations (3), (5), (6) et (7), ment l’équation
- Sans vouloir aller plus loin, ce qui compliquerait trop les formules pour être .intéressant, on peut seulement remarquer que f (t) croît avec t, mais que cette augmentation devient successivement plus lente.
- Les pores ont été jusqu’ici considérés comme illimités dans le sens de la longueur. Eu réalité, il y a lieu de considérer la surface terminale intérieure CD (fig. a)\ En fait, quand l’action chimique arrive en CD;, la situation est la même que lorsqu’elle a lieu sur C/j. Comme CD'<C/>, l’acide parvient plus rapidement en D' qu’eu p. Il en résulte que tang (3 aurait ainsi tendance à diminuer; mais, en réalité, cette action devient très petite, car elle se produit au moment de l'épuisement de la plaque.
- Tang ^ varie aussi avec la densité du courant, de décharge.
- En appliquant les formules ci-dessus dans le cas d’une décharge complète pour laquelle a = o, on obtient
- _ a _ 3 e*'. (9)
- - 3 ~ tang p
- Si la densité de courant augmente, tang (3 doit croître aussi. Dans ce cas, la différence de concentration entre l’acide à l’entrée des porcs et l’acide à l’intérieur, augmente cl il se forme une quantité de sulfate proportionnellement plus grande à l’entrée des pores. L’action chimique ne commencera. à l’intérieur des porcs que lorsqu’une certaine égalisation existera entre les difficultés de formation d’une nouvelle quantité de sulfate, par suite, d’une part, du sulfate existant déjà à l’entrée et d’autre part, par suite du manque d acide à l’intérieur.
- Dans le cas de faibles intensités de décharge, tang [5 possède déjà une valeur relativement élevée, parce que l’action chimique a lieu pendant un plus long temps seulement à l’entrée
- Si on appelle S la valeur que possède tang [3 lorsque la formation de sulfate commence à -varier avec le courant de décharge et F (f) une fonction de i, on a
- P-S=F(i)
- M
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- Le nombre total des pores étant égal a N, la variation du volume total V et la capacité totale C deviennent égaux à
- dans laquelle A et B sont des constantes et t le temps de décharge. On reconnaît facilement que par l’augmentation de la densité de cou*
- V = ISV et C = Xc.
- S + F(i) ’
- , R étant une constante,
- S + F(i) '
- formule qui donne la variation de capacité d’u plaque positive en fonction de l’intensité. On peut considérer que la plaque négative est régie par une loi semblable, de telle sorte que la varia tion de capacité d’un accumulateur, en fonctioi de l’intensité du courant de décharge, peut s’ex primer par
- c=oTï(îr W)
- P et Q étant des cons tantes et cp (I) une fonction de l’intensité I de décharge.
- En faisant
- lang P = Q + SI, (i5)
- o étant une constante, on a, d’après (14)
- Q+Si ’
- que l’on peut écrire
- C = —
- (16)
- (^7)
- y et a étant des constantes et on retrouve ainsi la formule empirique donnée par Liebenow pour les faibles densités de courant de décharge. Quand on a affaire à de fortes intensités de courant. tang [3 devient très grand et l’ouverture des pores est obstruée par la couche de sulfate AjcO, OyB (fig. 1) qui s’oppose à la diffusion et la formule (i5) n’est plus valable. Liebenow donne alors dans ce cas la formule empirique
- C =
- (18)
- rant, -^== de (18) croît plus lentement que 1 de (17) ce qui s’accorde pleinement avec les observations ci-dessus relatives à la formule (if>).
- Bien entendu, ces différentes équations (17) et (18) ne sont valables que pour les intensités de décharge constantes.
- L. JüMAU.
- Usine hydraulique de Montmorency F ails {Canada).
- La rivière Montmorency, qui prend sa source dans le Snow Lakc, vient, après un parcours d’environ 120 km, se jeter dans les eaux du Saint-Laurent produisant une chute de 86,20 m capable de développer une puissance de 1 o 000 chevaux môme à l’époque de plus forte sécheresse.
- Celle chute est utilisée par la Quebec Railway Light and Power Company, de Québec, qui a fait construire et équiper une usine hydraulique fonctionnant depuis plusieurs années déjà.
- Le barrage établi sur la rivière a la forme d’un rhomboïde dont la paroi verticale fait face au courant. 11 est construit dans des conditions lui permettant de résister à des crues soudaines ou accumulations de glaces pendant l’hiver. Scs dimensions sont: longueur 79,00 m entre piles de rive, hauteur 5,40 m, épaisseur 6,60 m à la base et. 2,40 m à la partie supérieure. Le révêtement extérieur, d’une épaisseur de 3o cm, est
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- formé d'un béton composé de : une partie de ciment de Portland, deux de sable et trois de pierres. Le béton de l’intérieur se compose de : une partie de ciment, trois de sable et cinq de
- Pour éviter l’obstruction des vannes et aussi la fatigue du barrage par l’accumulation des débris de toute sorte, glaçous, etc., charriés par la rivière, ou a construit, entre les deux rives en amont-du barrage proprement dit, un autre barrage flottant lesté par des pierres dont le but est d’arrêter et de détourner du réservoir tous corps flottants à la surface.
- L’installation de la conduite d’amenée a été faite au prix d’assez sérieuses difîicultés, les rives du Saint-Laurent, où se trouve l’usine, étant séparées de la chute par un versant de colline abrupt, d’une hauteur d’environ 90 m presque à pic, semé de roches énormes et de ravins dangereux. Les tuyaux sont en acier rivé de première qualité et sont assemblés par des colliers a double rivetage. La longueur totale de la conduite, du barrage à l’usine, est de 78,25 m; le diamètre des tuyaux est de 2,^0 m, et leur épaisseur de 6 min, sur une longueur de 45,20 m à parLir du barrage ; sur les 33 m restants, leur diamètre est de 1,80 m et leur épaisseur de 9 mm ; près des turbines mêmes, celle-ci est de 12,0 mm.
- Quand toutes les turbines fonctionnent a pleine charge, la vitesse de circulation de l’eau dans la conduite est de i,5o m : seconde. Aussi, pour éviter que les variations de la circulation, ducs aux charges irrégulières que supportent les génératrices alimentant un service de traction, ne fatiguent la conduite, on a branché sur cette dernière, à une vingLuine de mètres de l’usine, un tuyau en acier de 1,80 m de diamètre qui s'élève verticalement à 4^ nl de hauteur. Un autre tuyau semblable, mais de 1,20 de diamètre et de i3,oo m de hauteur est branché sur un autre point de la conduite et sert à équilibrer l’action du premier. Les deux sont protégés par une enveloppe extérieure qui laisse une couche d’air de 10 cm d’épaisseur autour du tuyau central pour éviter la congélation de l’eau en hiver.
- Ce dispositif a, parait-il, donné d’excellents résultats et serait préférable aux valves automatiques ordinairement employées pour contrebalancer les fluctuations.
- —4.-
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- Le matériel de l'usine comprend 5 imités pour la génération du courant et 2 petites unités pour la production du courant d’excitation.
- Les turbines qui font partie de ce matériel, sont d'un type construit et mis en usage pour la première lois ; elles sont désignées sous le nom de Victor Iligh Pressure "Whcel et constituent, d’après les résultats donnés, le type idéal pour les chutes de grandi' hauteur. Les essais
- extérieurement de lames-guides qui conduisent l'eau aux lames courbes ou godets de la roue extérieure motrice. L’admission de l’eau dans cette dernière est réglée par un segment-vanne B qu un levier C relie à l’appareil régulateur extérieur. (iliaque turbine est aussi pourvue d’une chambre à air dont la fonction est de main tenir le niveau de l’eau sous la roue motrice indépendamment de la manœuvre du segment-vanne.
- Le diamètre de la roue motrice est de 1,120m; sa vitesse angulaire est de 286 t : m. I.c réglage automatique de la vitesse s'effectue à l'aide de
- officiels^de rendement sont consignés duns le diagramme 1.
- Chaque turbine aune puissance de 1 000 chevaux sous une hauteur de chute de ”8 m. Les deux sections transversale et longitudinale que représentent les ligures 2 et 3 pcrnieltcront au lecteur de se rendre aisément compte de sa construction et de son fonctionnement. L’eau pénètre an centre d'un anneau A dig. 3: pourvu
- régulateurs électromécaniques Geisler qui réduisent les variations à une valeur ne dépassant pas 2 p. 100 pour l’éclairage à incandescence, et 3 p. 100 pour la traction.
- Le matériel générateur se compose de 5 machines entraînées directement par les turbines (fig. 4 et 5). Quatre d’entre elles sont du type alternateurs S. K. C. produisant individuellement 600 kilowatts en courants diphasés à 0 000 volts pour 11U h vitesse angulaire de 286 tours par minute. La cinquième machine, installée depuis quelqus mois seulement, est un
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- faire une mesure, très exacte et relativement simple, du glissement d’un moteur asynchrone. À peu près tous les laboratoires possèdent ce tube ; il n’est donc pas sans intérêt de publier un procédé encore inconnu, susceptible de rendre de grands services.
- C’est J. Zenneck qui a montré qu’avec un tel tube on peut évaluer très facilement les variations de la fréquence d'un courant alternatif. Pour cela, il actionne la bobine, au moyen d’un interrupteur à diapason, qui donne lin nombre n bien déterminé de décharges par seconde. L’axe du tube, dans celte expérience, est disposé perpendiculairement a un champ tournant engendré par le courant à étudier lui-même. Si l’interrupteur est réglé de telle sorte que la période de vibration du diapason soit synchrone de celle du courant alternatif ou n’eu diffère que d'un multiple exact, on aperçoit sur l’écran phosphorescent une ou plusieurs taches lumineuses parfaitement immobiles. Si la fréquence vient a changer, les taches lumineuses se déplacent en décrivant un cercle de telle sorte qu’elles accomplissent une révolution complète pour une variation de la fréquence égale à ± 1.
- Avec une légère variante ce dispositif se prête à la mesure du glissement ‘d’un moteur asynchrone. Pour cela, d'une part, 011 produit le champ tournant avec les courants alternatifs mêmes qui alimentent le stator, et, d'autre part, 011 accouple directement un interrupteur rotatif à l'arbre de l'induit. Or la méthode la plus simple pour obtenir ce champ tournant est celle indiquée par Braun T1) lui-même. Elle consiste à prendre une ou deux bobines avec novauxmunis de prolongements polaires en forme de crochets plus ou moins ouverts, sur lesquels on enlile des bobines en fil cuivre fermées sur elles-mêmes ; ce qui donne un champ tournant presque circulaire. Sur la paroi du tube et derrière l’écran phosphorescent, on colle une feuille de papier sur laquelle est tracée une circonférence divisée en dix parties environ. Le tout est enveloppé dans un cylindre de carton noir complètement fermé,- sauf une petite ouverture pour placer l’œil ; on n’est doue pas troublé par la lumière extérieure pendant l’expérience. L’in-
- application du tube de Braun à l’étude des courants variables.
- (l) Elektrùtechnische Zeitschrift, t. XIX, p. 204, 1898.
- terrupteur peut être un interrupteur à mercure de construction tout à fait rudimentaire. Par exemple, on adapte à l’arbre du moteur une tige dont une des extrémités est terminée par trois pointes qui servent précisément à la fixer. Perpendiculairement à cette tige horizontale, on en dispose une deuxième qui, à chaque tour, vient plonger dans un bain de mercure disposé au-dessous et ferme ainsi le primaire de la bobine. Ou bien encore, on sc contente de fixer à l’axe d'un petit compte-tours le disque dont s’est servi Joubert(’) pour l’étude des cou-rauts alternatifs, mais avec une légère variante dans le dispositif due à C. Sleibt.
- La mesure se réduit maintenant à compter au tachymctre le nombre de tours N du moteur correspondant à un nombre Z de tours des taches lumineuses dans un même temps t, qu on peut d’ailleurs supposer égal à une seconde. Soit p le nombre de paires de pèles du stator, la fréquence du rotor est celle du stator y)N-(-Z, puisque les fréquences diffèrent d’un nombre égal au nombre de révolutions des taches 'lumineuses. Par définition du glissement, on a :
- _ P-V+Z-pX _ z
- fjx+y, px 1 z'
- L’œil peut compter facilement 6 rotations des taches par seconde ; il est donc possible, pour une fréquence égale à ao par exemple, dévaluer des glissements jusqu’il 12 p. 100, résultat bien suffisant dans la plupart des cas. Cette méthode est d’ailleurs très sensible, car, pour les faibles glissements ou autrement dit quand la vitesse du rotor est voisine du synchronisme, on peut saisir avec une grande exactitude le momtmt préeis où les taches lumineuses ont accompli une révolution complète.
- T. PaUSEKT.
- Essai d’un moteur électrique sans dynamomètre, American Electrician, vol. XIII, n° 10, octo-
- La méthode la plus connue pour mesurer le rendement d’un moteur électrique consiste à faire supporter à ce dernier une charge artificielle au moyen d’un frein dynamométrique ; on (*)
- (*) Rappelons qu’il a été question de ce dispositif de M. Jouberl dans le n° du 16 novembre, p. 238, à propos de l’indicateur du TV Rudolph Franke.
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- mesure, d’une part, la puissance développée par le moteur et d’autre part la puissance électrique en watts fournie au moteur par le circuit d’alimentation ; on multiplie les kilogrammètres par le nombre de tours par seconde, on réduit le produit en watts et on divise ce nombre pur le nombre de watts fournis au moteur ; on obtient ainsi le pourcentage du travail absorbé que le moteur est capable de transformer en travail utile. Cette méthode est assez simple, et si l’on possède un frein de Prony dans lequel on puisse avoir confiance, et dont on ait expérimenté l’usage, elle ne laisse rien à désirer.
- Les directeurs de stations centrales, qui n’ont pas à essayer un nombre de moteurs assez grand pour justifier la dépense d’achat et l'emploi d’uu bon frein dvnansomctrique, et qui ont pourtant, de temps à autre, l’occasion d’essayer un moteur, trouveront la méthode ci-dessous très utile.
- iü On connecte le moteur avec un circuit d’ali-nientalioii de mémo voltage, ou de voltage un peu plus élevé que celui pour lequel le moteur est calculé ; on monte une résistance réglable en série avec la machine, et un ampèremètre dans le circuit de l'induit. On fait tourner le moteur à vide avec tonte la résistance du rhéostat de démarrage hors circuit, et on règle la résistance auxiliaire jusqu’à ce que le voltage aux bornes du moteur soit précisément égal au voltage calculé de la machine : désignons cc voilage parE, on mesure alors le courant de l'induit, dont nous représentons la valeur par c ;
- >" Immédiatement apres, on arrête le moteur, on cale l’arbre de l’induit pour qu’il ne puisse pas tourner et on relie de nouveau les balais du moteur au circuit, à travers lu résistance qui permet de ramener le courant de l’induit à la valeur c qu’il avait lorsque l’induit tournait à vide. On mesure ensuite le voltage aux balais ; représentons-le par <>. Retranchons cc voltage du voltage calculé E et multiplions par c la différence : le résultat sera, en watts, l’expression des pertes dans l'intérieur de l'induit, et des perles par frottement,
- (E - VJ <3 =
- En faisant l’essai qu’on vient de décrire, il faut prendre soin d’éviter que le courant de l’induit ne dépasse à un moment donné la valeur c obtenue lors de la marche à vide.
- Si maintenant, on désigne parW la puissance calculée du moteur réduite en watts, la formule ci-dessous donnera l’intensité du courant dans l’induit pour laquelle cette puissance calculée est obtenue réellement :
- (I)
- Le rendement do moteur sera alors évidem-
- -]:(c + c,) ~p'
- clïenlif.
- où C. représente ic courant dans l'enroulement inducteur à la tension indiquée, qui peut être mesuré rapidement.
- Exemple
- Un moteur à 9.20 volts calculé pour fournir unepuissaneedo 10 chevaux donne les valeurs suivantes :
- Courant du champ (inducteurs)....... 1,1 j
- Ces chiffres nous conduisent aux valeurs suivantes pour les symboles employés dans la Ibr-
- W — 7 460
- «' = 219,25 x 3/1= âio
- o — 4(7 460-|- 510) 3 1
- W = CE — iv — C V
- et l’on pourra prendre, sans grande erreur, la résistance de l’induit égale à :
- C*r — CE -{- AV + w=- o, c_ E + t/KJ-.1fW+,)r
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- 4-i
- Ceci est l’intensité du courant dans l'induit, à pleine charge ; le rendement calculé d’après la formule fa.) sera :
- île chiffre exact étant 86,o3-').
- La formule (i)'peut être ramenée à une forme un peu plus simple pour simplifier les calculs -:
- Ces formules pour le courant à pleine charge, sont établies en supposant que les pertes intérieures dans le fer de l’induit, les pertes par frottement et les pertes par courants de Foucault dans l’enroulement et les pièces polaires, restent toutes constantes entre la marche à vide et la marche k pleine charge. Cela n’est pas rigoureusement exact, mais l’erreur introduite dans les calculs est pratiquement négligeable.
- I.a méthode ci-dessus décrite est, présentée un peu différemment, la méthode de Swinburne généralement appliquée.
- G. Roesch.
- On peut représenter la marche du phénomène en construisant des courbes dont les abscisses sont proportionnelles aux angles de diffusion et les ordonnées aux déviations du galvanomètre. Pour l’aluminium, le zinc, le cuivre et le fer, les courbes ont la même allure : l’intensité des rayons diffusés croit avec l’angle de diffusion et passe par un maximum, pour un angle voisin de 20°. Avec le platine et l’argent, la courbe présenterait son point le plus élevé du coté des angles négatifs.. L intensité des rayons diffusés croit notablement avec l’angle d’incidence dans le cas de l’aluminium, moins dans le cas du- cuivre, du fer et du zinc : avec l’argent, elle est constante et avec le platine, elle décroît quand l’angle d’incidence augmente.
- En admettant que l’absorption se fait de la même manière dans toutes les couches d’une lame métallique mince, on représenterait l’intensité 1 des rayons qui traversent la lame par la formule :
- l = I0e-*s (i — 4),
- k étant le coefficient de diffusion sur la surface de la lame, * le coefficient d’absorption, e l’épais-
- D1VERS
- Contribution à l’étude des rayons cathodiques, par W. SeitZ. Dr. Ann., I. VI, p. 1-J4, sep-
- Les ravons cathodiques sont reçus sur un récepteur formé par une boite d’alunmnum dont le fond antérieur présente une ouverture de d mm de diamètre. Ce récepteur est en communication avec le sol par l’intermédiaire d’un galvanomètre : 011 mesure l’intensité des rayons par l’intensité du courant qui traverse le galvanomètre.
- Sous l’incidence normale, l’intensité du faisceau diffusé par une anticathode décroît à peu près comme le cosinus de l’angle de diffusion, plus rapidement toutefois : cette loi s’applique à tous les métaux étudiés.
- Si l’incidence est oblique, les résultats varient avec la nature du métal qui forme l’antieathode.
- Les expériences ne vérifient pas cette formule : la valeur de a n’est pas constante, mais dépend de l’épaisseur de la lame. L’absorption dépend aussi beaucoup de la différence de potentiel entre la cathode et le sol.
- D’après Lénard, des lames de métal différent, mais ayant la même masse par unité de surface absorbent la même iraction de rayons cathodiques : cette loi n’est vraie que pour une première approximation.
- II. Streitz a mesuré la vitesse v des particules cathodiques et le rapport— de leur charge électrique à leur masse mécanique, en comparant la déviation magnétique eL la déviation électrostatique : il a trouvé :
- M. L.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIX — N» 50-
- SOCIÉTÉS SAYANTES ET TECHNIQUES
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS
- Séance du à Décembre 1901.
- M. Rateau prend la parole pour une discussion sur les communications de MM. Leblanc, David et Bouebernt faites dans la séance de novembre et relatives au coefficient d’iri'égnla-ritè des machines.
- M. Katcau adresse d'abord deux critiques à ces communications :
- r° Il n'a pas été tenu compte des variations du couple résistant et on n’a considéré que celles du couple moteur. Or dans le cas d’alternateurs à un faible nombre de pôles, il en résulte un terme qu’on n’a pas introduit dans la série de Fourier, et qui cependant n’est pas négligeable,
- j° On n’a pas considéré le cas de deux alternateurs fonctionnant en parallèle.
- Disons de suite que M. Bouchcrot a réfuté cette dernière assertion en signalant que ce dernier cas a été envisagé par lui et qu’on le trouvera traité dans le Bulletin de novembre ; s’il n’en a pas été question dans la dernière séance, c’est à cause du manque de temps.
- Quant à la première objection, M. Boucberot la combat et montre que dans le cas des alternateurs ordinairement employés, si on se place dans les conditions les plus défavorables ; faible fréquence (a5 périodes par seconde, par exemple'; et grande vitesse de la machine, on ne peut descendre ainsi au-dessousde io comme nombre de pôles ; dans ces conditions, le terme correctif dû aux variations du couple résistant devient négligeable.
- M. Rateau insiste spécialement sur la mesure de l’angle 9.
- 11 reproche à la méthode de M. David son manque de précision et aussi de ne pas donner la variation de 6 avec le temps. 11 considère que pour mesurer cet angle, de l’ordre du demi degré, il est indispensable de le multiplier ; il indique pour cela l’emploi des engrenages que l’on sait tailler maintenant avec suffisamment de précision (à i/?.o de millimètre) pour espérer obtenir la valeur de Q ii i/i5 près.
- D’après l’orateur la méthode de Cornu doit
- être la meilleure ; cependant clic no peut donner de bons résultats qu’entre les mains de physiciens exercés. Aussi M Rateau a-t-il cherché a lu rendre plus mécanique. Ceci devient possible si on applique la multiplication.
- L’appareil proposé comprend un arbre rigide relié à la machine à étudier et qui porte un engrenage tronconique ; dans son prolongement, un autre arbre actionne par un moteur synchrone commande également un autre engrenage tronconique. On sait que dans ces conditions, un équipage satellite placé entre ces deux engrenages reste immobile quand les deux arbres tournent à la même vitesse et dans le cas contraire prend un mouvement dont la vitesse est moitié de la différence des vitesses des deux
- L’axe de l’équipage satellite prendra alors un balancement qu’on pourra mesurer avec d’au-jtant plus de précision que cet axe sera long. On conçoit qu’on puisse également enregistrer les déplacements sur un cylindre. Pour comparer deux alternateurs entre eux, on montera chacun d’eux sur les deux arbres.
- Dans la discussion qui suit cette communication, M. Cornu mentionne qu’avec sa méthode photographique, on peut obtenir une assez grande précision; il suffit pour cela de prendre un volant de grandes dimensions.
- • Sur la mulliplieationproposée par M. Rateau, M. David objecte les difficultés de réalisation pratique d'engrenages de précision.
- Dans une deuxième conférence, M. Roux traite do la discussion sur la communication de M. I.oppé, relative au calcul des canalisa-
- T.es travaux de M. Loppé ontparu récemment dans le Bulletin de la Société des Electriciens. M. Roux rappelle brièvement les conclusions de ces travaux et montre quel profit trouveraient les ingénieurs dans la création de tables complètes basées sur les formules dcM. Loppé.
- M. Loppé répond que ces tables sont en préparation et qu’elles feront l’objet d'un volume spécial.
- M. Boucberot demande ensuite la parole et démontre d’une façon très élégante que les cana-
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- 14 Décembre 1901.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
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- lisations à courauts alternatifs peuvent se calculer comme celles à courant continu et très exactement ; il reproche à la méthode de M. Loppé de donner seulement un maximum. Nous n’insisterons pas ici sur cette démonstration qui demanderait plus de développement que n’en comporte un simple compte rendu.
- Enfin, M. Janet, dans une troisième et intéressante communication, parle de la variation d’intensité pendant une période d’une lampe alimentée par du courant alternatif.
- Il rappelle d’abord qu’il a fait, il y a trois ou quatre ans, une étude théorique de la question, publiée dans VEclairage Electrique ('). Il a pu déterminer ainsi par le calcul les variations d’intensité lumineuse pendant une période, ainsi que le décalage » entre l’intensité lumineuse et-la puissance électrique.
- En appliquant à une lampe de 16 bougies, pour une fréquence de 4° périodes par seconde, il trouve ainsi que l’intensité lumineuse varie de 14,1 à i8,5 bougies, soit une variation de i3,y p. ioo, et que l’angle a = 2,6 degrés.
- M. Janet expose ensuite les recherches expérimentales effectuées au Laboratoire Central d’Électricité par M. Léonard en vue de la vérification de ses conclusions théoriques.
- La méthode employée est celle de Joubert ; on fait usage d’un moteur synchrone bipolaire ayant sur son arbre un disque possédant deux ouvertures, puisque l’Intensité lumineuse a une période double de la puissance.
- Les courbes pratiques obtenues iciconcordent absolument avec les courbes théoriques. Dans le tableau suivant, ou trouvera d’ailleurs quelques valeurs déterminées par M. Léonard pour le cas d’une lampe de 13,8 bougies et ito volts.
- (*) Écl. Élect., t. IX, p. 3i3,1896. ett. XIV, p. 5au, 1898.
- La variation de puissance rayonnée en fonction du temps est représentée par une ligne presque droite. Pour la lampe considérée ici, on trouve que le filament enmagasineo,o5 calorie pendant une demi-période, pour les restituer à la demi-période suivante.
- A la fin de la séance, M. Hospitalier qui a apporté deux de ses ondographes en fait fonctionner un et trace des courbes relatives au secteur de la rive gauche. L. J.
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 4 novembre 1901.
- Sur les variations séculaires du magnétisme terrestre, par V. Raulin, Comptes rendus, t. CXXXIII, p. 760-763.
- Dans un paquet cacheté adressé à l’Académie le i8juin 1866, l’auteur concluait que l’hypothèse d’une rotation du pôle magnétique boréal autour du pôle terrestre, sur le parallèle de yo°, explique et coordonne tous les faits observés en Europe et dans le bassin de l’Atlantique; cette période devrait avoir une période de 600 ans(i). Dans la communication qui nous occupe, il
- chaque année à partir de i654; aussi cette série est-elle la plus longue et la plus complète qui existe. L’aiguille a marché vers l’ouest jusqu’en 1814, époque à laquelle a commencé son mouvement rétrograde vers l’est. Cette série de a86 ans comprend trois phases : une première
- décroissante, de ii°3o’ à o°; une moyenne de i5o ans (1664-1814) dans l'ouest, croissante de o°, ligne sans déclinaison, à aa°34', ligne de plus forte déclinaison; une dernière de 5i ans (1814-1865) dans l’ouest, décroissante de aa°34' à i8°33'. Paris, en 1664, était donc sur une ligne sans déclinaison, plaçant le pôle magnétique sur son méridien o°. En i83o, Rose a trouvé le pôle à Plie Boo-
- ccment, il était en 1814 par S7°3o', on peut dire au quart de la circonférence terrestre. En 1814 aussi la déclinaison était à son maximum. Les i5o ans de 16O4 à 1814 forment ainsi une phase occidentale, complète, accomplie pendant-la progression du pôle d’ua quart de la circonférence
- quatre phases égales en durée d’un cycle magnétique qui
- siècle plus tard indiquent 70“ en 1671. Arago la lisait à 68°36'en 181/1 ; elle était de 67°4o' eu i83o et de 65°58'
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- T. XXIX. — N° 50.
- Allemagne, el par M. Duddell, en Angleterre, ayant montré un moyen d’amplifier les courants microphoniques, M. Blondel a mis à profil cette amplification pour enregistrer les variations de ces courants à l’aide d’un oscillographe.
- Les expériences ont été faites pas M. Dob-kéwitch et par M. Léonard sur l’installation réalisée par ce dernier pour reproduire les phénomènes fondamentaux de l’arc chantant (1).
- Le dispositif de résonance comportait l’emploi de trois circuits avec transformateurs élévateur et réducteur, et condensateur (ce dernier était réglé pour le maximum de sonorité et de précision). A en juger par la pureté des sons de l’arc, on peut admettre que la force élcetrnmo-trice, dans le troisième circuit, reproduit très sensiblement les vibrations naturelles de la voix. L’oscillographe a été branché en dérivation aux bornes secondaires du second transformateur, et l’on a inscrit (en tracé instantané) les courbes correspondant aux voyelles a, e, i, o, chantées autant que possible sur la note la3. La figure i reproduit les courbes obtenues; en D est un tracé chronograplïique donné par un second oscillographe recevant un courant pris en dérivation sur l’étincelle de rupture d’un électro-diapason ordinaire.
- A propos de ces courbes M. Blondel fait les observations suivantes :
- « i°Elles démontrent bien la périodicité du phénomène et la distinction des voyelles entre clics par des différences de formes dans la période (2).
- » 2° Si l’on compare ces tracés aux tracés corrigés donnés par M. le Dr Marage (8), on constate que ceux de l’oscillographe présentent une grande analogie avec ces derniers, à condition de prendre un tracé moyen en négligeant les dentelures aiguës et nombreuses de la figure.
- » 3° Le tracé de l’oscillographe présente donc tous les caractères d’un tracé simple défiguré par des oscillations parasites superposées, de fréquences environ quinze fois plus grandes que celle de la période fondamentale de 1 ’i par exemple. Comme l’oscillographe était parfaile-
- . fq Voir ici. Élecl., t XXVIU, p. m, 20 juillol 1901.
- (2} La période n'ost pas la même absolument dans les différents tracés parc*: que la vitesse du moteur aclion-
- ment amorti, il faut en conclure que le circuit tertiaire, dans lequel se faisait l’observation, produisait par lui-môme ces oscillations et qu’il déformait par conséquent un peu les sons. Pour avoir plus de netteté et de précision, il conviendrait d’ajouter une certaine résistance produisant un amortissement. Mais ce serait alors aux dépens de l’amplitude des sons.
- Fig. 1.
- ». 4° L’amplitude des variations de la force électromotrice ainsi obtenues n'est pas extrêmement considérable en valeur relative. Si l’on obtient dans ces conditions des sons aussi puissants dans Tare, cela lient aux propriétés mêmes de l'arc. Comme je l’ai montré par les caractéristiques d’arc et, plus récemment, par les tracés oscillographique de l’arc pulsatoire, l’arc électrique est un phénomène extrêmement instable, et il sullit d’une variation de quelques pour cent sur la tension aux bornes autour du régime normal pour faire varier l’intensité du
- gazeuse de l’arc variant à peu près proportionnellement au courant, 011 conçoit que ses vibrations rapides produisent des sons intenses. Le rôle amplificateur de l’arc électrique s’explique ainsi aisément. »
- *VWWWWWWV\IWV\/k A/s/WW
- Le Gét
- il : C. NAUD.
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- Tome XXIX.
- nedi 21 Décembre
- L’Eclairage Electrique t
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- w
- Sl^BUOî
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. —G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut.— D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à -la Sorbonne, Membre de l'Institut. — A. POTIER, Professeur à l'École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Prolesseur au Collège Rollin.
- APPAREILS DE MESURES V
- Les différents dispositifs de R. Davkwort Mersiion (2) sont spéciaux aux courants alternatifs et ils se; rapportent au mémo problème suivant : faire connaître, en un point quelconque d’un réseau, la différence de potentiel qui existe en un autre point.
- Les causes qui contribuent à modifier le voltage, le long des conducteurs, sont de trois sortes : la capacité de la ligne, les pertes par defaut d’isolement et enfin la charge proprement dite, c’est-à-dire l’ensemble des divers récepteurs.
- Pour obtenir l’indication, cherchée, l’inventeur réalise un circuit local renfermant le voltmètre v et un transformateur r qui lui fournit un voltage équivalent à celui du générateur /• (fig. 28 à 33). Une série de résistances /'et de bobines de réaction g constitue, avec les condensateurs k et des shunts, la reproduction réduite du circuit d'utilisation ; la perte en ligne est représentée par le transformateur <7, qui abaisse le voltage proportionnellement au courant qui le traverse. Enfin, comme les résistances et les réactances de la ligne fictive créent une perte-’de charge indépendante de «.-elle du réseau, on combat celle perte au moyen du transformateur e (le brevet dit coneerler?)
- Les différentes figures représentent des variantes do cette disposition, sur lesquelles il e.st difficile de s’étendre, le brevet étant plus long que clair. Dans la figure 29, le transformateur d est remplacé par mie dérivation prise sur la ligne elle-même. Dans les figures 3o et 31, le transformateur e est remplacé par une bobine de réaction m. L’ensemble des
- (!) Voir i:Éclairage. Électrique du 7 décembre 1901, p. 3.J5.
- (2) Brevet anglais 0- .,4908, déposé le février 1899, accepté le a3 juiu 1900. 6 figures.
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- I/ECLA1RAGE ÉLECTRIQUE
- condensateurs et des sbunts peut être remplacé par un condensateur unique u 'fig. 33] et un shunt 2, placés en un point convenable. Toutes ces dispositions ne peuvent s'appliquer que si la répartition de la charge est toujours la même.
- La boite de résistance du professeur J.-A. Fleming {*) est disposée de toile sorte qu’il n’y a ni contact ni surface i’ébonite à l’extérieur, afin d’éviter l’action de 1 humidité, de la lumière et des poussières. Cotte boite, destinée aux ateliers, est fermée par un couvercle C (fig. 3a), percé de trous /?, par lesquels on introduit les fiches de manœuvre des décades
- circulaires ; seules, les bornes c. qui servent aux jonctions delà boîte avec la pile, le galvanomètre et la résistance à mesurer, sont montées extérieurement.
- La résistance variable se compose des trois cadrans H (lig. 3G), renfermant les bobines d’unités, dizaines et centaines. Chacun de ces cadrans est fixé à la partie inférieure du couvercle cl se compose d’un anneau d’ébonite K (lig. 3?), à l’intérieur duquel sont placés les plots isolés kt et un anneau en laiton k ; les bobines sont attachées entre les plots consécutifs et les fiches introduites dans les trous h, entre l’anneau et les plots, permettent de prendre de i à io bobines, comme dans toutes les boîtes à cadrans.
- Afin d’éviter l’introduction de la poussière et de l'humidité dans la boîte, une plaque circulaire J, percée de trous en nombre égal à celui des plots, se trouve rappelée par deux ressorts/p de sorte qu'elle tend à fermer les ouvertures du couvercle ; pour introduire une fiche entre les plots et l’anneau, il faut manœuvrer la manette ifig. 36), qui fait tourner les plaques J et démasque les trous.
- (') Brevet anglais u0 ajzgfj, déposé le 20 décembre 1839, accepté le 24 février 1900. 12 figures.
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- Les bras de proportion sont composés de 8 bobines ffig. 35, 86 et 88) et deux fiches servent à faire les combinaisons nécessaires. Une plaque t n ( ul uih seinbhble aux pie< edentes sert à fermer les trous des plots, on la manu-uvre à 1 aide des fiches elles-mêmes.
- Les bobines sont formées de feuilles de métal recourbées Uig. 89) en lorme de demi-cylindre avec cloison diamétrale ; deux de ces pièces sont réunies avec interposition d une
- plaque d’ébonite 4; le prolongement l des lames sert aux connexions, chacune des extrémités du lil étant reliée à une des lames.
- Comme on le voit sur la figure 35, toute la partie active est fixée sous le couvercle et celui-ci maintenu en place par les verrous E. Les trous G servent à placer les fiches inutilisées. Deux boutons d’ivoire h, appuient sur des ressorts et agissent comme clefs de pile et de galvanomètre.
- Dans les méthodes de zéro : pont de Wheatstone, potentiomètre ou autres, le galvanomètre sert seulement à constater l’absence de courant et le réglage de l’équilibre doit être fait par une action étrangère. IIorack Darwin, E. Howard Griffiths et W.-C. Dampier Wetiiami'1) se servent du galvanomètre lui-même pour faire ce réglage, sans autre intervention.
- (1) Brevet anglais iV> 16926, déposé le
- août 1899, arcpplrk
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- xxix. — nu si.
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- Dans la figure 4m on voit l'application du système à un pont de Wheatstone à fil, disposition employée, par exemple, pour le pyromètre à résistance de platine. Le galvanomètre est composé d’un cadre D, mobile dans l'entrefer d'un aimant B. Ce cadre est muni d'une agate portée par la vis Ds et il repose sur un pivot fixe tenu par la potence D.. Une des extrémités du fil du cadre est reliée à une borne par l'intermédiaire d'un fil très lin attaché à la potence Dt; l’autre extrémité du fil est connectée, par l’intermédiaire du fil F, à un index' mobile G dont l'extrémité forma curseur sur le fil du pont. Un autre index E est fixé invariablement au cadre mobile et se déplace avec lui. Des contrepoids G, cl E, équilibrent G et E. Ainsi disposés, les deux index doivent rester parallèles entre eux tant qu'aucun obstacle ne s'oppose au mouvement de l’un d’eux; mais si l'index G se trouve arrêté, l'index E et le cadre mobile ne peuvent plus tourner librement, il faut que le couple déviant, produit par le passage du courant dans le cadre, fasse équilibre au couple de torsion du fil F.
- Le fil du pont est tendu en J, au-dessus du cadran cylindrique L, et l’index G vient frotter sur ce fil chaque fois que la barre K s’abaisse et vient appuyer sur le léger ressort G, placé à une petite distance au-dessus de lui. La barre K reçoit un mouvement d’oscillation vertical transmis parles rayons K,, l’axe R2 et le levier Ks; ce dernier est. commandé par les goupilles M fixées sur un des mobiles d’un rouage d’horlogerie. L’index E porte un prolongement très voisin de K.
- Le fonctionnement de l’appareil est. le suivant : la barre K, recevant un mouvement périodique, se trouve toujours en contact avec l’un des index E ou G ; il n’y a pas de temps perdu, grâce au ressort G2, de sorte que les deux index ne sont jamais libres ensemble. Supposons d’abord la barre. K abaissée : l'index G appuie sur le fil du pont, et si la position actuelle n’est pas celle qui correspond à l’équilibre (schéma fig. 41}, le cadre mobile reçoit un courant proportionnel au défaut de réglage ; à ce moment, le cadre mobile est libre de tourner, il lui suffît de tordre le fil vertical F, l'index E va donc dévier et on a établi les connexions de façon à ce qu’il dévie en se rapprochant de la position d’équilibre réelle. La barre K sc relevant vient immobiliser E avant d'avoir abandonné G, mais FI n’est plus à ce moment parallèle à G, de sorte que, dès que le dernier index va être libéré par la. barre K, il va tendre à dévier à son tour pour reprendre la position parallèle, puisqu’il n’est sollicité que par la torsion du fil F ; 011 voit donc que, grâce à cotte disposition, c’est le galvanomètre seul qui cherche la position d’équilibre. Si, à l'abaissement suivant de K, l’index G se trouve arrivé à la position d’équilibre, le courant dans le galvanomètre est nul et l’index E ne . dévie pas; au contraire, si l’équilibre n’est pas encore atteint, les choses se reproduisent comme ci-dessus.
- Pour obtenir ce résultat, il faut que le galvanomètre soit asiatique — au point de vue mécanique — et pour cela, le fil de jonction qui le relie au circuit doit être sans force directrice appréciable ; le second fil, F, qui est relié à l’index G doit avoir un couple de torsion approprié à la grandeur du courant dans le pont.
- On peut ajouter à l’action du fil de torsion F, la liaison des deux index par une sorte d’étrier H qui, tout en leur laissant une certaine liberté, tend à les ramener au parallé-Jisme.
- Pour faire de l’appareil un enregistreur, il suffi L de placer au bout de l’index G une plume Gs (fig. 42), qui vient, à chaque abaissement de K, marquer un point sur la feuille de papier. '
- En substituant au galvanomètre Deprez d’Arsonval un électrodynamomèlre, on peut employer l’appareil avec les courants alternatifs.
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- 4“
- Pour enregistrer les indications des appareils à très faible force directrice : galvanomètres, boussoles marines, etc., E. A. Goddin (l) ulilise les propriétés bien connues du sélénium. L’appareil est représenté sous sa forme la plus simple par la figure 43. Deux résistances au sélénium sont disposées en e f\ autour du disque k d’une boussole ; ces résistances sont intercalées en parallèle sur le circuit d’une pile d et elles sont, chacune, en série avec un des solénoïdes g et h. Un noyau de fer i est soumis à l’action de ces solénoïdes et des ressorts j; il porte la plume de l'enregistreur n. Les résistances au sélénium sont, bien entendu, placées à l’abri de la lumière extérieure, elles ne reçoivent que les
- de H. Darwin, H. Griffiths et Dampier Wclh;
- rayons d’une lampe, réfléchis par un miroir (fig. 43 et 48/ Dans la position d'équilibre, e et /'reçoivent la meme quantité de lumière, les deux résistances sont égales et le noyau de fer, également attiré par les solénoïdes g et h, reste au repos. Dès qu’une déviation du compas se produit, le miroir l est entraîné et réfléchit plus de lumière d’un côté que de l’autre, la résistance du sélénium s’abaisse du côté le plus éclairé et le solcnoïde correspondant recevant un courant plus intense, exerce une attraction plus.forte, le noyau dévie.
- Indépendamment de l’enregistrement, le système peut être adapté à commander un avertisseur, une sonnette, comme on le voit en p (fig. 43).
- Divers moyens peuvent être employés pour régler la quanLité de lumière qui tombe sur les résistances au sélénium. Ces résistances étant placées dans une boîte annulaire (fig.48), reçoivent la lumière seulement par la face interne et le mobile dont il faut enregistrer le mouvement porte un miroir l qui réfléchit la lumière de la lampe m. Le disque k peut aussi
- svet anglais,
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- T. XXIX. — N6 51.
- L’ÉCLAiHAGE ELECTRIQUE
- former écran (fig. 4,9)> et être interposé sur le trajet des rayons qui tombent d'en haut. Enfin, la réflexion peut être produite par un miroir fixe 3a (iig. 5o). le disque jouant encore le rôle d’écran et la résistance recevant la lumière sur sa face inférieure.
- domine variantes de la disposition générale ci-dessus, l’inventeur signale l’emploi de 'relais t et u (kg. 44). actionnés par un courant plus énergique, fourni par la pile v ; dans ce cas, les solénoïdos g et h agissent seulement pour fermer le circuit des relais et ceux-ci actionnent à leur tour un servo-motenr .c.
- Pour obtenir plus facilement la proportionnalité entre le déplacement du mobile et le déplacement du noyau i des solénoïdes, on peut diviser les résistances de sélénium en plusieurs parties e, e, /', /', réunies en deux groupes et placées en dérivation sur chaque eir-
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- REVUE I):ÉLECTRICfTÉ
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- cuit (fig. 45) mais avec des résistances décroissantes, de telle sorte que si la lumière vient à tomber sur la dernière résistance — celle du bas — le courant envoyé dans le solénoïde est beaucoup plus intense que quand elle tombe sur la première; par suite, le noyau de fer étant plus forLement attire, appuie sur tous les contacts à charbon, 5, 6, 9, 10, i5, 16, et ferme successivement les circuits des piles 8, 12, 14 et 17, 11, i3.
- Le solénoïde unique, mais à plusieurs enroulements de la figure ci-dessus, peut être remplacé par une série de solénoïdes, 17 à 22 (fig. 4b); 17 et 18 sont fixes, tandis que 19 et 20 sont solidaires des noyaux 23 et 24, 21 et 22 solidaires des noyaux 260127; il résulte de cette disposition une course plus grande du noyau central 29, puisque le solénoïde dans lequel il plonge se déplace lui-même. Les différents solénoïdes sont commandés successivement, quand la déviation de la boussole augmente, par les éléments de pile correspondants 7, 8, 11, 12, i3'et 14.
- Dans la disposition de la figure 47, la pile d est commune et chacune des résistances au sélénium est intercalée dans le circuit d’un électro, de façon à obtenir la mise en action d’un appareil spécial pour chaque déviation, par exemple : un crayon enregistreur permettant d’inscrire le temps pendant lequel une boussole a occupé la position qui correspond à la pile mise en jeu.
- II. ÀRMAGNAT.
- INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES DANS LES MINES
- DK LA SOCIÉTÉ MINIÈRE DE RIEBECK PRÈS DE HALLE
- I. Généralités. — Le transport d’energie du puits Ollilie Kupferhammer près de Oberrü-blingen, exécuté pour le compte de la Société minière de Ricbeck, dessert un treuil électrique, la commande d’un transport souterrain par chaîne, d’un ventilateur pour l’aération du puits et d’uue machine à glace. Quatre transbordeurs à chaîne seront installés dans la suite. Le treuil sert principalement pour le transport du personnel, mais 011 l’emploie aussi pour descendre des madriers. Toute l’installation a été exécutée par rAllgemeine Elek-tricitiits GeselIschaft de Berlin.
- Les avantages déjà très grands de l’électricité pour les mines, sont particulièrement marqués dans le cas présent, où l’on emploie pour la production de force motrice les gaz qui resteraient sans cela inutilisés. On sait que les moteurs à gaz surpassent nettement les moteurs à vapeur en ce qui concerne l’utilisation de la chaleur du combustible. Tandis que la meilleure machine à vapeur ne transforme en force motrice que 12 à 16 p. 100 de l’énergie contenue dans le charbon, les moteurs à gaz utilisent jusqu’à 20 ou 3o p. 100 de la chaleur de combustion du gaz. Néanmoins les stations à vapeur sont en général plus économiques à cause des frais très élevés de production du gaz. Il n’en est pas de même lorsque celui-ci est un sous-produit obtenu sans frais. Les dépenses se réduisent alors à l’arinortissement des appareils destinés à purifier et transporter le gaz.
- L'installation dont nous parlons a prouvé que toutes les difficultés techniques que l’on rencontrait dans la construction des moteurs à gaz peuvent être considérées comme vaincues.
- La figure 1 représente le plan de l’installation. Tri distance entre les stations primaire et secondaire est de 2,2 km. A l’exception des machines à glace de la fabrique de paraffine
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- qui se trouvent au puits Ollilie Kupferhammer, tous les appareils sont branchés sur la station secondaire.
- II. Gaz dr distillation. — Les gaz qui alimentent le moteur résultent d’une distillation sèche de charbon goudronneux pour la production de paraffine. Des fours cylindriques à
- marche continue renferment le charbon. Les gaz chauds, composés en majeure partie de carbures d’hydrogène, sonL aspirés des fours au moyen de pompes et dirigés vers des condenseurs constitués par des tiibes en tôle disposés au-dessus de caisses métalliques. Les gaz circulent, dans ces tubes exposés à l’air libre, le goudron se condense et se rassemble dans les caisses d’où il est extrait pour être transformé en paraffine. Les gaz qui ne donnent plus de goudron étaient jusqu’ici expulsés au dehors et perdus ; dans quelques rares usines,
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- on les utilisait pour chauffer les fours à distiller ou des chaudières à vapeur. A Oberrôblin-gen on les emploie pour actionner les moteurs à gaz. Le pouvoir calorifique est de i 800 calories par mètre cube, tandis que le gaz de houille a en moyenne 5 5oo calories.
- Le gaz subit une purification préalable qui consiste en un lavage suivi d'un barbotage dans un désulfurant. Puis il est recueilli dans un gazomètre. La consommation du moteur est de i,5 m3 par cheval-heure ; le prix de revient d’un mètre cube est de 0,4 à 0,6 centime.
- III. Moteurs a. gaz. — Les deux moteurs sont construits par les frères Korling, de Hanovre. Ils sont horizontaux, monocylindriques à quatre temps (fig. 2 et 3). La construction est du type usuel. La vitesse est de 120 tours par minute et la puissance de ia5 chevaux effectifs par moteur. L’allumage est électrique. Le démarrage se fait au moyen d’air comprimé, le compresseur étant mù par un petit moteur spécial.
- IV. Dynamos. — Chaque moteur commande par courroie un alternateur, du type NDM 000/100 d’une puissance de 80 kilowatts sous 3 000 volts. Les excitatrices du type i\TG (00/no' volts, sont conduites par une seconde poulie montée sur l’arbre de l'alternateur.' Elles servent également à 1 éclairage de la salle des machines et a la commande d’un ventilateur pour 1 aération.
- V. Distribution du courant. — Des câbles passés sous le’planeher amènent au tableau le courant de la dynamo.
- Sur une plaque de marbre se trouvent tous les appareils et départs de circuit du courant continuel du courant triphasé. Un grillage en fer (fig. 4) entoure le tableau et le sépare de la salle des machines.
- Près du tableau (fig. 5) se trouve un transformateur qui abaisse la tension de 3 000 à 5oo volts et alimente un moteur triphasé iND 3oo de 3o chevaux qui actionne une machine à glace dans la fabrique de paraffine.
- Mais la plus grande partie de l’énergie est transportée au puits distant de 2,2 km sous une tension de 3 000 volts. La ligne est aérienne de 3X35 mm" de section et est portée par des isolateurs à double cloche supportés par des poteaux de bois. Aux endroits où la ligne croise et longe les chemins, on a disposé des filets et des attaches de sûreté qui interrompent le courant lors d’une rupture de ligne.
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- VI. Station secondaire. — La ligne aboutit à deux transformateurs de la salle du treuil où la tension est réduite à 120 volts pour l’éclairage et 5oo volts pour la force motrice. Le courant transformé arrive au tableau de répartition d’ou partent les circuits qui se rendent aux appareils d’utilisation.
- L’éclairage comprend 8 lampes à arc, 82 lampes à incandescence, qui éclairent les bâtiments au-dessus du sol. On installera incessamment l’éclairage dans le puits et dans les salles de machine souterraines.
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- VU. Treuil électrique. — .Le [treuil, dont la partie mécanique est construite par les ateliers de Bernburg, est à deux cages, dont chacune peut contenir six hommes.
- Chaque cage a | une surface de 1 200 X 1 200 mm2 et une hauteur de 1,80 m. La vitesse est de i,3 m par seconde. Tous les appareils sont montés sur une plaque de fondation commune (fig. 7 et 8).
- L’arbre du treuil porte deux tambours l’un fixe et l’autre mobile. Le câble en s'enroulant forme une seule couche. Une roue dentée est reliée au tambour mobile au moyen do boulons dont les télés sont placées dans une entaille pratiquée dans la roue dentée; on peut ainsi déplacer à volonté le tambour mobile.
- Entre les tambours se trouvent les couronnes de freinage qui sont vissées de façon qu’on puisse les retirer très facilement une fois qu’elles sont usées. Sur chaque couronne viennent frotter deux rubans d’acier portant des tasseaux de bois ; l’une des couronnes est au-dessous de Fig. o. — Moteur Je la machine à glace,
- l’arbre, l’autre au-dessus, ce qui [évite les
- réactions latérales sur l’arbre. Le mécanicien commande l'un des freins au moyen d’une pédale; un contrepoids desserre le frein. Le second frein n’entre en action que lorsque laçage dépasse sa position d’arrêt. A cet effet l’arbre du treuil commande par engrenages coniques une tige filetée sur laquelle se déplace un écrou dont la rotation est empêchée ; cet écrou vient buter contre une bague qui attire, au moyen de leviers, une lige ; celle-ci serre le frein ; un instant auparavant l’écrou avait fait tinter une cloche d’alarme. Tous les freins sont très rapprochés les uns des autres, de sorte que le mécanicien peut tous les actionner facilement.
- L’arbre du treuil est commandé par un moteur triphasé par l’intermédiaire de deux trains d’engrenage. Le moteur est muni d’un induit à bague et a une puissance de 3o chevaux à la vitesse de 720 tours par minute. La manœuvre s’eU’eetue à la main au moyen d’un levier qui actionne l'appareil de démarrage et d’inversion. Les contacts sont disposés en forme de collecteur. Le courant arrive par trois paires de balais, disposition que la pratique a pleinement sanctionnée. Les résistances sont disposées dans une boîte placée sur un prolongement de la plaque de fondation du treuil.
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- L’appareil permet de faire varier à volonté la vitesse et le sens do rotation du treuil, un déplacement du levier amenant toujours un déplacement dans le même sens du treuil. Le freinage peut s’effectuer très facilement par contre-courant. Il suffit de déplacer le levier dans le sens opposé à la rotation du treuil. Le freinage peut être gradué avec Ja plus grande précision, depuis l'arrêt progressif jusqu’à l’arrêt instantané. Lorsque le levier est dans sa position moyenne, le moteur est à l’arrêt et ne reçoit pas de courant. Le levier est amené dans celle position soit à la main, soit par la chute de la tige de frein, le freinage mécanique no commençant qu’après l’interruption du courant.
- Fig. G. — Puits de la miutf.
- A côté du tambour se trouve l’indicateur de profondeur, constitué par une plaque devant laquelle se meuvent deux index dont les positions correspondent à celles dos cages. Le mouvement de ces index est déterminé par l’arbre du treuil, par l’intermédiaire de fortes cordelettes.
- Le mouvement du treuil se fait avec la plus grande régularité, même lorsque l’on emploie seulement le contre-courant. C’est ainsi que l’on peut assurer la descente du pcx*-sonnel, en employant uniquement le contre-courant, sans se servir du frein. Le contre-courant permet également à la descente d’arrêter instantanément la cage en un point quelconque du puits.
- VIII. Ventilateur centrifuge. — Ce ventilateur aspire l’air vicié par une conduite, tandis que l’air frais rentre par les galeries aboutissant au sol. L’orifice a 5ao mm de diamètre et la roue a 800 mm de diamètre ; le débit est de 600 ms par minute. Le ventilateur est commandé par un moteur de 20 chevaux par l'intermédiaire d'une courroie, le démarrage se fait au moyen d’un rhéostat liquide. •
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- IX. Transport par chaîne. — Le charbon est amené à la surface du sol au moyen d’une chaîne qui court dans une galerie oblique et qui est commandée par une machine à vapeur. Lorsque l’on a été conduit à accroître la profondeur de sondage et, par suite, la longueur de la galerie, la machine à vapeur est devenue insuffisante. On installa alors un deuxième
- transport par chaîne, commandé par un moteur de 3o chevaux dont la vitesse est réduite par engrenages et qui démarre au moyen d'un rhéostat liquide. La longueur de la galerie est de ioo m. Le moteur est enfermé dans une boîte hermétiquement close.
- L’installation qui vient d'être décrite fonctionne sans interruption depuis deux ans, ce qui prouve combien il est facile d'utiliser les gaz résultant de la distillation du goudron, que jusqu’ici on laissait perdre. ' E. Bexjtom.
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- MOTEUR A COURANT ALTERNATIF SIMPLE
- SiVSS BALAIS ET DÉMARRANT SEAL
- Sous ce titre a paru le 5 octobre dernier (p. 5) un article dans lequel M. Fischer-Hinnen donnait la description d’un moteur de son invention. Un de nos lecteurs (anonyme) nous écrit à ce sujet qu’ « il serait intéressant pour tout le monde de connaître les résultats d’essais d’un tel moteur », car la théorie montre « que le couple utile sur une moitié du moteur est équilibré par un couple inverse développé sur l'autre moitié » M. Fis-elier-Hiniier, à qui nous avions transmis ce desideratum et cette objection, nous adresse la lettre suivante, datée du 5 novembre, et que nous n’aviotis pu jusqu’ici puce Je vous envoie par ce même courrier une photographie d’un petit moteur de ce genre (hg. i), destiné primitivement à des essais sur une lampe à arc à courant alternatil. Ce moteur a un alésage de 4° mm, une longueur de r5 mm par induit et actionne un tambour de 46 mm de diamètre au moyen d’un train d engrenages et d’une vis sans lin (rapport de vitesse 1 : 1 000). Pour me rendre compte du couple développé, j'ai remplacé les charbons par un poids librement suspendu et j’ai constaté qu’à 110 volts et périodes le moteur démarrait encore avec un poids de 9 kg; à 5o volts le poids soulevé 11’était que de a kg. Le sens de rotation variait selon qu’on envoyait le courant primaire dans l'enroulement M, ou Ms.
- » Enlin j’ai lait un essai sur un second moteur pour déterminer les fuites. Les enroulements comprenaient : M,, 5a spires, M.,, 640 spires; l’entrefer était de 1 mm. En envoyant un courant de 14 ampères sous 9. volts (1,76 volt en déduisant les perles ohmiques) dans l’enroulement la tension relevée aux bornes de Ma atteint i5 volts au lieu de . 1,76 = 21,9, d'où l’on trouve un coefficient total de dispersion égal à i,4h-
- » Malheureusement, je n'ai que des données très vagues sur la marche asynchrone de ce moteur ; j’ai pu toutefois remarquer que le couple monte du double au triple lorsqu’on ajoute la seconde bobine.
- » 11 va sans dire que les conclusions qui peuvent en être tirées ne sont pas immédiatement applicables a des moteurs de puissances supérieures. Ce résultat me semble néanmoins être assez intéressant àplusd'un point de vue, et je crains fort que les considérations théoriques auxquelles fait allusion votre correspondant ne puissent changer quelque chose à ces chiffres fournis par l’expcrience, si ce n’est peut-être de conduire à une explication du phénomène autre et meilleure que la mienne.
- Fiscnc h-Hixxen .
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- génération et transformation
- Marché en parallèle dans les systèmes à courants alternatifs, par Hans Sigismund Meyer, Elektrotechnische Zeitschrift, 3i octobre ,901, p. 9o3.
- La bonne marche en parallèle des alternateurs dépend en première ligne de la plus ou moins grande régularité de vitesse des machines motrices.
- Les variations de vitesse de ces machines peuvent être ducs à deux causes principales : d'une part, les modifications dans la charge amènent des variations dans la vitesse moyenne de l'alternateur, c’est-à-dire dans le nombre de tours par minute ; d’autre part, l'inertie des pièces animées de mouvements alternatifs et les variations périodiques du couple moteur, dans les machines à vapeur et les moteurs à gaz, provoquent des variations de la vitesse angulaire instantanée, tout en laissant constante la vitesse moyenne ouïe nombre de tours par minute.
- Les variations dans la vitesse moyenne dépendent surtout du régulateur : ce serait une erreur de croire que les machines les plus aptes à la conduite des alternateurs en parallèle sont celles pour lesquelles la différence des vitesses entre la marche à vide et la pleine charge est le pins faible, par exemple o,5 ou i p. ioo.
- On sait que (*) dans la marche en parallèle des alternateurs, on ne peut obtenir une répartition convenable des puissances par la seule manœuvre du rhéostat d’excitation ; une augmentation du champ inducteur d’un alternateur n’aboutit qu’a la production d’un courant de circulation qui va renforcer le champ iudueteur des autres alternateurs plus faiblement excités : pour agir sur la puissance électrique d’un alternateur, il faut agir sur la puissance mécanique du moteur qui le commande, en modifiant, l'admission de vapeur ou de gaz.
- Si une machine tournant à vide à ioo t : ni et tombant en pleine charge a 99 t : m, marche en parallèle avec une seconde machine, également réglée à 1 p. 100 près, mais avec ioo,5t : m à vide et 99,0 t:m en charge, à la vitesse de
- (i) Cf. Chevrier. Pratique industrielle des courants alternatifs, p. i39 et autres.
- 99,0 t : m, la première machine travaillera à demi-charge et la seconde a pleine charge, et il en sera de même des deux alternateurs dans lesquels la puissance sera mal répartie. Pour deux machines dont les vitesses ne sont réglées qu’à 4 ou 5 p. 100 près, une différence de o,5 p. 100 dans les vitesses normales n’aura que peu d’importance et, contrairement à ce qui se passe dans les deux premières, n’amènera pas une mauvaise distribution des puissances.
- L'action du régulateur de vitesse se manifeste encore d’une autre façon : quand la charge d’un ensemble de machines marchant eu parallèle vient à varier, chacun des régulateurs cherche à prendre la nouvelle position correspondante: il peut arriver que le régulateur I règle pour une charge trop iaible. tandis que le régulateur 2 règle pour une charge trop forte: la machine a enlève alors à la machine 1 une partie de sa charge; a l’instant suivant, le contraire peut se produire, et ainsi de suile; la charge de cette machine varie à tout instant, et ce phénomène est accompagné du passage de courants de circulation très intenses d’un alternateur à l’autre. Comme la machine la moins chargée tend a tourner plus vite, elle envoie du courant magnétisant dans les autres, aux dépens de la tension du système qui subit de fortes oscillations.
- Pour 2‘emédier à ce pompage dû aux régulateurs, il suffit de leur adapter des freins à huile, qui s’opposent aux déplacements brusques provoqués par des oscillations courtes de la charge, mais ne gênent nullement leur action quand il s’agit de variations durant un certain temps (*).
- La prédétermination exacte de ces freins à huile est impossible : aussi faut-il adopter un système qui permette un réglage à l’usine, une fois en place, soit par modification de la grandeur des orifices, soit par l’emploi d’une huile plus ou moins épaisse.
- munissant qu’un seul alternateur d’un régulateur précis, les autres régulateurs étant rendus moins sensibles, pour
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- L’auteur cite, le cas d’une installation comprenant deux alternateurs triphasés de 800 kilowatts à 72 pôles, accouplés directement à des machines compound horizontales de 1000 chevaux, tournant à 100 t : m. Aussitôt les machines mises en parallèle, naissait un courant de circulation atteignant parfois le double du courant normal : les oscillations des ampèremètres étant d’ailleurs exactement périodiques, à raison d’environ une oscillation pour deux tours de machines. Pour rechercher si la cause était due aux régulateurs, on étrangla l’arrivée de vapeur, les deux machines marchant en parallèle à vide, jusqu’à ce que les boules des deux régulateurs fussent complètement appliquées sur leur arbre, ce qui arriva pour qotim. Aussitôt, les courants parasites cessèrent et la marche fut parfaite, ce qui mettait bien en relief la cause annoncée. On ajouta un frein à huile, tel que pour une machine mise brusquement en pleine charge ; le régulateur atteignit sa position au bout de 7 secondes : la vitesse tombait alors de 3 p. 100 et se relevait de 2,0 p. 100, ne laissant ainsi qu’un écart de o,5 p. 100 ; après cette modification, le fonctionnement de l’installation ne laissa plus rien à dé-
- Les oscillations périodiques dans la vitesse angulaire des moteurs à vapeur ou à gaz, dues aux variations du couple moteur et à l’inertie des masses en mouvement alternatif, sont beaucoup plus gênantes et ne peuvent théoriquement être annulées que par l’emploi d’un volant infiniment lourd ; il importe donc d'étudier dans quelles limites on obtiendra un fonctionnement satisfaisant au point de vue électrique, sans pour cela employer un volant trop lourd et par conséquent trop coûteux.
- L’écart, admissible entre la vitesse angulaire instantanée et la vitesse moyenne dépend de l’intensité admise pour le courant de circulation qui résulte de cette variation dans deux machines marchant en parallèle.
- Considérons un alternateur générateur commandant un moteur synchrone; les deux machines ayant un courant do court-circuit égal à trois fois le courant normal, que nous supposerons égal à 1. L’impédance de chaque machine est alors E désignant les tensions étoilée ou vectorielle, suivant qu'on considère l’impédance d'une «exile phase ou l’impédance des n phases
- supposées réunies en série (impédance vectorielle de M. Blondel).
- Si on désigne par a la différence de phase entre les tensions K des deux machines, le courant de circulation pourra être considéré comme dû à l’action de la force électromotrice, résultante égale à 2E sin —, sur un circuit comprenant en série les impédances des deux machines et par suite aura pour expression
- J/expérience ayant montré que ce courant ne doit pas dépasser de 8 à i5p. 100 du courant total, on aura les deux limites de —,
- ~ = p°i,r * = °'°8 pour i— o,la ;
- La valeur 3° correspond à des machines munies de masses de cuivre entre les pôles ou de tout autre amortisseur, ayant pour résultat d’affaiblir ce courant de circulation, et la valeur l°,5 aux machines qui n'en sont pas pourvues ; nous prendrons dans ce qui va suivre — -= 2°,ô.
- Cet angle — représente l’écart admissible entre la position de la manivelle à un moment quelconque et celle d'une manivelle idéale tournant à une vitesse uniforme égale à la vitesse moyenne de la machine, pour un alternateur bipolaire : il est évident que dans un alternateur à 2p pôles, cet écart angulaire doit être p fois plus petit, soit —'—.
- D’après l’auteur, l’écart admissible fixé à —-correspond au cas d’une machine à simple effet et doit être multiplié par N, N représentant le nombre de coups de piston différents dans une révolution (N = 2 pour les machines à vapeur monocylindriques ou compound tandem à double effet ; N=4 pour les machines compound à deux cylindres en parallèle, et manivelles décalées de ; N doit encore être pris sensiblement égal à 4 pour les machines à trois manivelles
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- décalées, à cause de l’action des masses en mouvement alternatif’} (‘).
- L’auteur indique alors un procédé simple pour le calcul du volant.
- Soit a obtenir un écart maximum de — Le diamètre maximum admissible pour le volant est donné par lu pratique et dépend de la vitesse périphérique moyenne c. Cette vitesse varie à chaque demi-impulsion de à c2. L’énergie W, que le volant emmagasine pendant le passage de la vitesse e, à p2 et qu’il restitue dans l'autre demi-impulsion, a pour expression :
- où P est le poids du volant supposé ramené à la périphérie et g l'accélération de la pesanteur en m : sec, 9,81 : sec"W^ étant exprimé en kilo-grammèlres.
- Le rapport
- s’appelle le coefficient d’irrégularité ; on peut aussi l’écrire (2) en faisant -g-=
- D’ailleurs
- V — 'V = jj> + PJ3 — ( I — p}2J = 4 |w2 et par suite
- p
- wi= —7- • 4[w-
- La quantité Wq peut être déduite des diagrammes; mais elle est la plupart du temps donnée par le constructeur, soit directement, soit sous la forme d’un facteur K, rapport entre cette valeur \Y, et le travail total correspondant à un
- Exemple. — Soit un alternateur triphasé de 1 5oo kilowatts, type volant, conduit par une machine à vapeur «onipouncT à 901:111. Fréquence, 60 ; 2p = 80 ; K = o,o5. Adoptons —
- p. se calcule par la formule (1),
- ('J
- (!) IS'. J). T. Celle façon de procéder nous paraîtrait nécessiter de plus amples explications. En effet, si on compare deux machines à. vapeur de même puissance et de mèmevitessc angulaire moyenne, portant douxvolants égaux, l’une à simple effet, l’autre à re impulsions par
- angulaire maximum sensiblement n fois plus grand que la seconde : mais on ne voit ‘pas pourquoi l’écart maximum admissible pourrait être n fois plus grand dans la seconde que dans la première, ce qui reviendrait à dire qu’un courant de circulation n fois plus grand, et se produisant n fois par tour, n aurait pas d'effet plus sensible qu’un courant d’intensité 1, qui n’aurait lieu qu une fois par tour ?
- (i) On obtient cette- formule en supposant que le mouvement relatif de la manivelle vraie par rapport à la manivelle marchant à vitesse uniforme s’effectue avec une Vitesse uniforme tantôt dans un sens, tantôt dans l’antre, fa vitesse relative angulaire en degrés étant à un moment quelconque,
- Si on prend un rondement de 0,90 et une puissance de r ùoo kilowatts, il vient
- yy — o u5 I.5oO.X 7^x60
- 1— ’ J 0,736x0,91x90 '>‘l c,rn'
- Si nous adoptons un diamètre à l'entrefer de 5,3<> ni, soit 0 = 20 m : sec nous aurons
- P — X >4°Q— — 3o 000 kg,
- ou, donnée habituelle mon l employée parles iabri-
- PT)2 = 3o 000 x 5ÜP = 840 000 kgm2
- désigne la vitesse angulaire moyenne, on _ 3 60
- durée dune révolution; d’ailleurs, si
- des résultats suffisants pour la pratique.
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- (moment d’inertie 210000 kg à 1 ?n de rayon1).
- Détermination expérimentale du coefficient d’irrégularité. — L’auteur adopte le dispositif suivant très ingénieux :
- Une roue de bicyclette C (fig. 1) munie de caoutchouc, est appliquée contre le volant, soit
- Fig. 1.
- à.l'extérieur, soit à l’intérieur; elle est accouplée sur l’arbre d’une petite dynamo de un demi-kilowatt environ (dans l’essai de l'auteur, la dynamo était constituée par un moteur de ventilateur donnant 70 volts) ; la dynamo est excitée indépendamment par une’ batterie S1, et ses pôles sont connectés en opposition avec ceux d’une seconde batterie S, d’accumulateurs, par 1 in-termcdiaiie d’un voltmètre Weston, dont l’échelle correspond à 2 ou S volts. On règle l’excitation de façon que la tension V du générateur soit exactement égale à la tension V' des accumulateurs, pour la vitesse moyenne du volant. Chaque modification de la vitesse du volant donne lieu à une variation de voltage de la dynamo, enregistrée par le voltmètre Weston, qui oscille continuellement enLre o et une certaine valeur maximum (l’aiguille est calée pendant une moitié de chaque impulsion) ; si la lecture maximum estn.
- Dans son essai, l’auteur a trouve o,ooi43, tandis que le calcul avait donné 0,00139.
- En terminant, l’auteur fait remarquer que, au
- sene puni f la ralcur i ,o, nu lien dt proulre a ,u X N, comme il le dit dons le passage qui fait l’objet de la noie 1 d(> la page .',34.
- point de vue des perturbations que nous venons d’étudier, les machines à grande vitesse sont de beaucoup les meilleures, et que la vraie solution de la bonne marche en parallèle consisterait dans l’emploi de turbines à vapeur qui ont un couple constant et ne présentent aucune piècd en mouvement alternatif. A. Maudcit.
- Essais de grands transformateurs,par John S. Peck. Electrical World and Engineer, t. XXXVII, n°25,p. io83, 23 juin 1901.
- Les plus grands transformateurs statiques qui aient été construits jusqu’à ce jour sont les sept transformateurs Westinghouse de 2200 kilowatts (3 000 HP) récemment installés par la ce Cataract Power and Conduit Company » de Buffalo X.-Y.
- Ces transformateurs sont disposés pour connexion en triangle sur les deux enroulements haute et basse tension, et forment deux groupes de trois transformateurs chacun, un transformateur étant conservé comme unité de réserve. Les transformateurs sont placés dans une sous-station près de Buffalo; ils réduisent la tension du circuit de transport alimenté par l’usine des chutes du Niagara, de 22 000 volts à 11 000 volts pour la distribution de courant dans la ville et aux alentours, parce que l’emploi de la tension de 22 000 volts dans le système de distribution souterrain de Buffalo est considéré comme impraticable.
- L’enroulement, est composé d’un certain nombre de bobines étroites juxtaposées, les bobines primaires et les bobines secondaires étant souvent alternées, dans le but d’assurer un réglage rigoureux à toutes les charges quel que soit le facteur de puissance. De nombreux «vents ont été prévus entre les bobines, pour permettre une libre circulation d’huile a travers toutes les parties de l'enroulement, et exclure les risques d’un échauffement local. Les tôles sont superposées horizontalement en paquets séparés par de nombreux intervalles avec canaux de ventilation.
- L’enveloppe du transformateur est faite de tôle à chaudières, rivée, avec tous les joints et rivets parfaitement calfates à chaud. Elle repose sur un socle en fonte et est munie à la partie supérieure d’un couvercle en fonte. Deux grandes ouvertures ménagées dans le couvercle facilitent l'examen de l’intérieur du transformateur et l’accès de la plaque termiuale.
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- Le refroidissement de l’huile est obtenu par une circulation ' d’eau qui se fait dans quatre
- veloppc, et au-dessous de la surface de l’huile. Les quatre serpentins sont reliés en parallèle de telle sorte, que dans l’enveloppe, si l’un des tubes se détériore, on peut le séparer des autres.
- La température du bain à un instant quelconque est fournie par un thermomètre « Standard » fixé sur un des côtés de l’enveloppe et dont la cuvette est plongée dans l’huile du bain. Ce thermomètre est établi de telle sorte que, si, à un moment donné, la température excède une certaine valeur fixée d’avance, la colonne thermométrique ferme le circuit d’une pile et une sonnerie électrique montée sur le même circuit se mol à fonctionner et attire l’attention du surveillant. Un niveau indique la hauteur de l’huile et une valve de grandes dimensions est placée à la partie inférieure de la cuve, pour permettre de vider rapidement celle-ci, en cas de besoin.
- Les extrémités de! différentes bobines sont amenées à une plaque terminale en marbre, placée au-dessus du transformateur, mais, au-dessous du niveau de l’huile. Les plombs protégeant la ligne sont placés dans des manchons h la partie supérieure de la cuve et reliés aux bornes convenables, sur la plaque terminale portant les connexions.
- Bien que ces transformateurs fussent primitivement destinés à abaisser la tension de 122ooo volts triphasés, à riooo volts triphasés, ils sont disposés de telle sorte qu’ils peuvent être connectés pour un certain nombre de voltages ; c’est ainsi que 1’cnroulcmciil basse tension est disposé pour l’une ou l’autre des tensions 2 200 ou ii ooo, et l’enroulement haute tension pour l’une ou l’autre des tensions il ooo et 22 ooo. Les enroulements sont établis de telle sorte que les transformateurs peuvent être utilisés avec la connexion Scott à deux et trois phases pour transformer du triphasé en diphasé ou pour la transformation du triphasé en triphasé, avec le montage en triangle. Un certain nombre de spires sont séparées des enroulements de, telle sorte que les voltages peuvent être obtenus d’environ 5 p. ioo plus élevés ou plus bas que ceux indiqués ci-dessus.
- Gomme la force électromotrice des génératrices aux chutes du Niagara est de 2200 volts triphasés, les transformateurs peuvent être uti-
- lisés aux stations d’éuergie comme transformateurs élévateurs, marchant de 2 200 volts biphasés à 11 ooo ou 22 ooo volts triphasés ; ou bien ils peuvent être employés comme transformateurs réducteurs en un point quelconque de la ligne, pour abaisser la tension de 11 ooo ou 22 ooo volts triphasés, à 2 200 volts diphasés ou triphasés. Ces différentes combinaisons de voilages et de phases se font aisément par de simples changements de connexion svtr la plaque terminale du transformateur.
- Les hautes garanties d’exécution sous lesquelles ces transformateurs ont été construits ont été
- dessous, dont les résultats ont été obtenus avec une marge très acceptable. Le tableau suivant donne les valeurs garanties du rendement et celles qui sont actuellement obtenues. Dans tous les cas on a indiqué la moyenne obtenue avec les sept transformateurs.
- Actuel.......... 98,65 98,58 98,33 97,2
- Garanti......... 98,40 98,40 98,20 97
- Tous les transformateurs résistèrent aux essais
- a. 45 ooo volts appliqués pendant une minute entre les enroulements haute et basse tension, et entre l’enroulement haute tension et la
- b. 22000 volts appliqués pendant une minute entre l’enroulement basse tension et la masse,
- c. Deux fois et quart la tension normale {22 ooo) appliquée pendant trente minutes à l’enroulement basse tension, donnant un maximum de 49 4°° volts dans l’enroulement haute tension.
- En mesurant’les résistances des enroulements on observa quelques phénomènes intéressants. Quand on effectue ces mesures, il est néces-
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- saire, pour des raisons qui seront exposées plus loin, de mettre en court-circuit un .des enroulements pendant qu’on procède aux mesures sur l’autre. On trouva que les mesures de résistance faites à différents moments no concordaient pas les unes avecles autres. Ce phénomène a déjà été observé auparavant, mais jamais a un pareil degré.
- Les expérimentateurs furent très surpris de voir, après que les mesures avaient été effec- , tuées sur un transformateur, et que ce dernier était resté pendant plusieurs minutes complètement hors circuit, se produire un arc intense lorsqu'on coupa la connexion du court-circuit.
- La considération des actions qui se produisent dans les transformateurs, dans les conditions où Ton effectuait les mesures, montra clairement la cause de ces particularités.
- La résistance était mesurée par la méthode de îa chute de poLentiel. Un. courant continu circulait à travers l’enroulement, et la chute de tension était mesurée, avec un voltmètre. D’après les lectures de l’intensité et du voltage, ou calculait la résistance. On se servait du circuit d’une batterie d’accumulateurs, à iio volts, et l’intensité du courant dans tous les cas était d’environ 6 ampères. Avec ce courant, la chute de potentiel à travers l’enroulement était, dans la plupart des cas, bien inférieure a i volt, de telle sorte qu’il était nécessaire d’insérer une forte résistance en série avec l’enroulemeut.
- Lorsqu’un courant continu est envoyé dans un enroulement de transformateur, il fait naître un champ magnétique dans le fer du noyau. De faibles variations dans lé courant produiront des variations dans l’intensité du champ magnétique qui, se modifiant, induira des forces élec-Iromotrices élevées dans l’enroulement du transformateur, et mettra en danger les appareils en circuit. Il est capital, pour obvier à ce danger,, de mettre en court-circuit un des enroulements, parce que, s’il se produit une variation subite dans le champ magnétique, un courant sera induit dans l'enroulement en courl-cireuit, courant dont la variation s'oppose au changement d’intensitc du champ.
- L’enroulement en court-circuit agit donc comme un amortisseur pour empêcher une variation soudaine dans le champ magnétique, et le voltage de haute induction qui l’accompagne.
- Lorsque le eourant continu passe à travers l’enroulement, le champ magnétique qui prend naissance atteindrait très rapidement sa valeur maximum, s’il n’était pas amorti par l’enroulement en court-circuit; mais, a cause de cet enroulement, l’accroissement d’intensitc du champ magnétique est lent, et un laps de temps considérable est nécessaire pour que le champ atteigne sa valeur maximum. Pendant que le champ magnétique prend ainsi naissance, il se produit dans l’enroulement du transformateur une force électromotrice induite de direction telle qu’elle s’ajoute à la force électromotricc due à la résistance de l’enroulement; l’indication du voltmètre est alors plus élevée qu’elle ne devrait être, si l’on considérait seulement la résistance de l’enroulement, et la véritable perte de charge duc u la résistance s’obtiendra seulement après que le champ aura pris une valeur stationnaire.
- La figure r montre trois courbes donnant le
- rapport entre la résistance apparente de l'enroulement et le temps compté a partir de l'instant où ie courant fut envoyé à travers l'enroulement.Line des courbes montre l'enroulement haute tension tout entier en série, une autre l’enroulement basse tension tout entier en série, tandis qu'une troisième montre l’cnrou-
- quer qu'il fallait environ trente minutes pour que la résistance, avec toutes les bobines basse tension montées en parallèle prît une valeur stationnaire et exacte. Avec toutes les bobines
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- haute tension montées en série, la résistance atteint une valeur stationnaire en trois minutes
- Celte différence de temps provient d’une différence dans la force magnésante. Avec loutes les bobines haute tension montées en série, il faut dix fois moins de temps qu’avec les bobines basse tension montées toutes en parallèle, et, puisque le même courant est utilisé dans les deux cas, les ampères-tours sont dix fois aussi nombreux dans le premier cas que dans le second, et l’état magnétique du fer est plus rapidement amené à une valeur stalionnaÿ-e.
- Si l’enroulement n’est pas en court-circuit, on trouve que la résistance prend une valeur fixe presque instantanément ; mais, outre qu’on met en danger les instruments, il est souvent très difficile de faire les lectures au voltmètre, à cause des variations rapides dans le voltage dues aux variations faibles mais soudaines du champ magnétique. Il est cependant possible d’ouvrir l’enroulement en court-circuit, peudant un temps court, jusqu’à ce que le champ magnétique devienne constant, puis de fermer le circuit et de supprimer ainsi, les oscillations
- Avant de mesurer la résistance du transformateur, il y a lieu, évidemment, de s’assurer qu’un régime constant a été atteint.
- Lorsqu'on ouvre le circuit de courant continu, le champ tomberait presque instantanément à une valeur minimum, si l’enroulement en court-circuit ne s’y opposait; mais le courant induit dans cet enroulement par le champ qui s’affaiblit prolonge l’existence de ce champ de telle sorte qu’il faut plusieurs minutes pour qu’il disparaisse entièrement. C’est parce que le champ s’affaiblit que l’are jaillit lorsqu’on ouvre la connexion de court-circuit.
- Les pertes dans le fer des transformateurs furent mesurées au moyen d’un wattmètre, par le procédé ordinaire. Cette méthode de mesure donne la perte totale dans le fer, et ne sépare pas l’hystérésis des courants de Foucault, En raison des grandes dimensions de ces transformateurs, on désirait séparer les pertes dans le fer, dans le but de déterminer si le rapport que l’on trouve entre les pertes par hystérésis et les pertes par courants de Foucault dans de petits -transformateurs d’essais reste le même dans les grands transformateurs.
- Dans le but de faire celte séparation, on détermina la perte par hystérésis par une méthode, imaginée par M. C.-F. Scott pour mesurer les pertes par perméabilité et par hystérésis dans l’anneau inducteur d’une des génératrices de 5 ooo chevaux du Niagara. Ce fut, cependant, la première fois que celte méthode fut appliquée à la mesnre des pertes par hystérésis daus un transformateur.
- Les connexions et appareils utilisés pour faire ces mesures sont visibles sur la figure o. Dans
- l’enroulement à t i ooo volts on voit intercalés un ampèremètre à courant continu et un rhéostat à liquide ; ce dernier étant disposé de telle sorte qu’on puisse faire varier la résistance de très faibles quantités sur une large étendue. En dérivation sur le circuit h 22000 volts (secondaire) est monté un voltmètre à courant continu.
- Si on fait passer un courant continu à travers l’enroulement à basse tension, un champ raa-guétique prend naissance. dans le fer. Si on augmente ou si on diminue graduellement le courant, le champ magnétique croîtra ou décroîtra. Ce champ variable induit dans T enroulement du transformateur une force électromotrice qui peut être mesurée avec le voltmètre monté sur l’enroulement haute tension. Si la variation du champ magnétique est uniforme, il y aura une force éleetromotricc constante engendrée dans l’enroulement, et l’aiguille du voltmètre restera stationnaire.
- On trouva qu’une variation d’environ six unités C. G. S., par centimètre carré et par seconde, donnait une indication de 0,1 volt au voltmètre. En surveillant de près l’aiguille du voltmètre, on peutmodifier la résistance de façon à maintenir une déviation constante correspondant à 0,1 volt. En opérant avec du fer démagnétisé, au bout d’une seconde l’induction était de 6 imités par centimètre carré, au bout de deux secondes 12 unités, au bout de trois
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- secondes ïB unités etc. ; de telle sorte que le temps écoule depuis le début de l’essai donna une mesure de l’induction dans le fer. La méthode utilisée pour obtenir les courbes, fut la suivante :
- Parlant d’un courant nul, la résistance était réglée de manière à donner une déviation constante dans le voltmètre. Quand l’induction maximum désirée fut atteinte, le voltmètre fut inversé et le courant graduellement diminué jusqu’à zéro ; ensuite le sens du courant fut
- renversé, et le courant graduellement augmenté jusqu’à un maximum négatif ; puis le voltmètre fut de nouveau inversé, et le courant diminué jusqu’à zéro, pour compléter ainsi le cycle. On fît la lecture du courant toutes les cinq secondes de telle sorte qu’avec une déviation de 0,1 volt, le point de départ et le point d’arrivée furent très rapprochés. Les instruments étaient disposés de telle sorte qu’un cycle complet put être parcouru complètement sans un moment d’arrêt en un point quelconque.
- Pour faire les lectures, il faut quatre opérateurs : l’un pour faire varier la résistance, et maintenir ainsi les indications du voltmètre constantes, un autre pour indiquer à distance les intervalles de temps pour les lectures, un autre pour faire la lecture de l’ampèremètre, et un quatrième pour noter les lectures.
- Dans le but de préparer le fer pour l’essai,' on faisait parcourir au fer du transformateur le cycle complet plusieurs fois avant de faire les lectures. Avec cette méthode, il était par conséquent nécessaire do placer l’axe horizontal de la courbe après que celle-ci était tracée, mais ceci pouvait être fait sans difficulté, dès que la courbe était fermée, sur elle -même ; on trouva que la courbe était à peu près rigoureusement symétrique par rapport au point d’intersection des
- La perte par hystérésis par cycle est représentée par la surface de la boucle, et fut trouvée
- égale à 3908 ergs par cycle pour une induction de 10260 gauss (lig. 3), et égale à 5 120 ergs par cycle pour une induction de 11 980 gauss (lig. 4)-
- En utilisant l’équation L = IvB V dans laquelle L est la perte par hystérésis en ergs et B l’induc-
- une induction maximum de 10260 gauss, et K. =0,001027 pour une induction maximum de
- Si l’on considère ce fait que le circuit magnétique est plutôt vaste, et que l’induction ne peut y être distribuée également, la constante d’hystérésis est tout à fait petite, et plus faible que celle qu’on obtient souvent avec des transformateurs de petites dimensions.
- Les pertes par courants de Foucault s’obtiennent en retranchant les pertes par hystérésis des pertes totales dans le fer. Pour une induction de 10 260 gauss, la perte par courants de Foucault est de4><>9kilo\vattspar transformateur,
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- et de 5,9? kilowatts avec mie induction de 11 980 gauss. En admettant que cette perte varie comme le carré de l'induction, et qu’elle est de 4,09 kilowatts à 10260 gauss, on devra avoir 4,09 Xf— 5,56 kilowatts à 11 980 gauss. La valeur mesurée 0,9 est d’environ 7.0 p. 100.
- ü
- —
- s .
- Fig. 5. - Courbes des p.
- plus élevée, mais celLe différence peut être attribuée à la distribution inégale du flux dans les différentes parties du circuit.
- La simplicité de cette méthode pour mesurer la perte par hystérésis dans un transformateur, apparaît immédiatement. 11 est d’un intérêt capital, cependant, de poser en fait, que c'est la seule méthode pratique imaginée jusqu’ici, pour mesurer cette perte dans un transformateur tout monté.
- Survolteurs - dèvoltenrs de la Compagnie l’Industrie Électrique, de Genève. - Renseigne-
- Les batteries d’accumulateurs, dont l’emploi dans les usines de distribution sc développe de plus en plus, peuvent être utilisées de diverses manières pour régulariser la différence de potentiel aux barres du tableau de distribution.
- Dans les usines d’éclairage, la batterie d’accumulateurs, disposée en parallèle entre les bornes de la dynamo génératrice, comporte un nombre plus ou moins grand d’éléments de réduction que l’on intercale successivement dans le circuit de la batterie, à mesure que la consommation augmente et que, par suite, la tension aux bornes diminue ; la batterie vient en aide a la dynamo pendant les périodes de forte consommation et est chargée par celle-ci pendant le
- jour; dans certains cas, l’augmentation de tension nécessaire à la charge de la batterie est obtenue simplement en augmentant l’excitation de la machine dynamo ; dans d’autres, on est obligé de mettre en série avec celle-ci un sur-
- Dans les usines de traction où les variations de débit sont très importantes et très rapides et ne pourraient, par conséquent, être compensées par la mise en circuit ou hors circuit des éléments de réduction, ces éléments sont supprimés et la batterie entière se trouve toujours en parallèle avec la dynamo génératrice. La batterie se charge donc quand, la consommation étant faible, la tension aux bornes de la dynamo est proche de sa valeur maximum; elle se décharge quand, par suite d’une augmentation de la consommation, la tension aux bornes de la dynamo descend au-dessous d’une certaine, limite. Mais il est évident que, à cause de la chute de tension due à la résistance intérieure de la batterie, il existe un écart assez considérable entre la tension, au-dessus de laquelle la batterie peut se charger et la tension au-dessous de laquelle elle se décharge. La régulation de la tension aux barres du tableau ne peut donc être que très grossière; en fait, les batteries-tampons employées dans les usines de traction, en parallèle avec des dynamos génératrices de 5oo volts environ, laissent subsister des écarts de tension
- L’emploi des éléments de réduction dans les usines d’éclairage, l’irrégularité de la tension dans les usines de traction, peuvent être évités en disposant en série, sur le circuit de la batterie, un survoltcur-dévoltcur ayant pour effet d’augmenter la tension du courant de charge et de diminner celle du courant de décharge. Ce but. est atteint en constituant le circuit d’excitation du survolteur-dévolteur d’au moins deux enroulements (trois sont préférables, d’ailleurs, pour avoir une meilleure régulation de la tension) et l’on peut obtenir ainsi une tension constante entre les barres du tableau de distribu-
- Ces survolteurs-dévolteurs, dont l’emploi commence à se répandre, sont également des plus utiles dans les sous-stations transformatrices où des courants alternatifs sont transformes en courants continus au moyen de commutatrices. Ces dernières machines donnant, en effet, une ten-
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- sion sensiblement constante entre leurs bornes, quelle que soit la charge, une batterie d accumulateurs disposée en parallèle avec une comimitatrice, ne peut être utilisée que si, à chaque instant et suivant le sens de la variation de la charge, la tension du courant fourni ou absorbe par la batterie est amenée à la valeur de l<t tension aux bornes de la conimuialrice.
- Xous reviendrons bientôt sur remploi général des survolteurs-dévolteurs ; pour l'instant, nous nous bornerons à décrire, d'après des renseignements fournis par la Compagnie l’Industrie
- Électrique, de Genève, deux installations faites par cette compagnie dans des sous-stations de transformation à eommutatrices.
- r° Installation de la Société italienne des Chemins de fer de la Méditerranée. — Comme il a été dit dans un article récemment publié''1', la Compagnie des Chemins de fer de la Méditerranée vient de commencer des essais de traction par courant continu sur la ligne de Porto-Cere-sio à Milan par Yarcse et Gallarate.
- La distance entre Porto-Ceresio et Milan étant d’environ ~f\ km, l’énergie nécessaire à la pro-
- pulsion des trains est fournie par cinq sous-stations de transformation réparties le long de la voie a des distances à peu près égales entre elles. La distance la plus grande entre deux sous-stations consécutives est de 18 km.
- Une double ligne haute tension triphasée à laooo volts court le long de la voie et alimente les cinq sous-stations dans lesquelles des transformateurs statiques abaissent la tension à 4o5 volts et alimentent à leur tour des eouimu-tatrices qui fournissent du courant continu à la tension de 65o volts. La distribution de ce courant se fait par troisième rail avec retour par la terre. Les sous-stations sont ainsi couplées en parallèle et alimentent tour à tour les trains à mesure que ceux-ci se déplacent sur la voie.
- Le régime de ces suus-stafions est donc essentiellement variable et l’on comprend que l'expérience ait démontré la nécessité de les équiper de batteries d'accumulateurs qui, travaillant en parallèle avec les eommutatrices, en régularisent le débit en fournissant les suppléments d’énergie nécessités par les démarrages, courbes, rampes; etc., et en serechargeant ensuite lorsque le débit extérieur devient nul par suite des passages des traius siir les autres tronçons.
- Actuellement, sur quatre sous-slations équi-
- '(‘) J. Reyval. — La traction électrique sur les che-veno-Arona. /.Éclairage Électrique, t. XXIX, p. iô.f,
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- pées, une seule, celle de Gazzada, possède i batterie d’accumulateurs de 323 cléments pouvant fournir un débit maximum de 600 ampères et un groupe survolteur-dévnltcur automatique (fig. 1) dont le but est de maintenir le voltage constant à l’usine tout en forçant la batterie ; fournir instantanément les pointes de courant demandées par le réseau, d’une part et. d’autre part, à absorber instantanément le courant devenu disponible par suite de la cessation de la demande extérieure.
- Pour sc vendre compte de la ditiiculté, il y a lieu de remarquer que la commutatrice est une machine sans chute de voltage, tandis que la batterie d’accumulateurs avec laquelle elle est appelée à travailler en parallèle peut être c
- ; chute de nt ([lie les subies 1
- sidérée comme u voltage. Il s’ermi variatious de rég grande partie pa marche acceptablf du système n’est ' des artifices tels < commutatrice d u
- Dans la marche survolteur-dévolte à-coups instantan' une certaine mesu génératrice, la m plus grandes que moyenne de la jo
- C’est donc pour la batterie a été p teur automatique maintenir constai tableau, puisque < l’emploi d’une ( maintenir le débit encore de maintei par la commutalr
- de charge ou de décharge de la batterie.
- A cet effet, l’induit de la survoltrice est intercalé en série avec la batterie, son inducteur est excité séparément par un double enroulement,' l’ün à fil fin, pris en dérivation aux bornes de la batterie et sur lequel agit le régulateur automatique à déclic, l’autre à gros fil parcouru par le courant total dont l’effet instantané est de sur-volter ou de dévoltcr la batterie suivant le sens dans lequel la variation de régime se produit.
- ïonslitutifs
- rouit de la -induction
- tMir-dévol-on plus de barres du lu fait de bien de
- ,tts fournis ; soit l’état
- 1 11 11e laisse ainsi au régulateur automatique^), dont la course se trouve réduite, qu’un travail d’ajustage et c’est grâce à ce double système de régulation que les plus fortes variations de régime de la sous-station restent pour ainsi dire inaperçues sur le circuit primaire. La eommu-tatrice qui, dans notre cas, débite ibo ampères constants, travaille ainsi à charge invariable quelle que soit l’amplitude de la variation.
- L’appareil de mesure du régulateur à déclic est ici wallmélrique et non voltinétriquc ou am-pèremétrique, comme c’est le cas ordinairement.
- Son svsLème inducteur est excité par une dérivation [irise sur les barres du tableau, tandis que sou système induit et mobile est parcouru par le courant total de la commutatrice ou cc qui revient au môme, et pour des raisons de construction, par un courant dérivé d une résistance mise dans le circuit de la commutatrice.
- La survoltrice est donc établie pour pouvoir supporter le débit maximum de la batterie, soit 600 ampères, et pour permettre la charge complète de la batterie jusqu'à 2,7 volts par élément, moment auquel la survoltrice fournit 323. 2,7 — 65o = 223 volts. Sa capacité est donc de 2 23 volts X600 ampères— 133 800 volts-ampères, le moteur qui l’entraîne étant établi pour fournir la puissance maxima eu watts demandée à la survoltrice, soit environ 40000
- 2. Installation de la Société générale italienne. Edison à Milan. — Cette Société qui possède l’usine génératrice bien connue de Paderno, ii 32 km de la ville de Milan, transforme, daus sa station de Santa lladegonda,l’énergie qu’elle en reçoit sous forme de courants triphasés à 3600 volts (courants qui on toux-mômes subi une réduction de tension de à l’entrée de la ville à Porta
- Volta) en- courant continu de 3 X 115 volts pour la lumière, d’une part, et en courant de 55o volts pour la traction, d’autre part. •
- Cette Société voyant de jour en jour sa clientèle augmenter a dû songer à élever la capacité de sou usine de transformation et elle l’a lait en installant de grandes batteries d’accumulateurs qui se chargent pendant la journée et se déchargent peudant la période de forte consommation. Cinq batteries lumière de 78 éléments chacune pouvant débiler un courant maximum de
- C) Ecl. Elec.., t. XXYT, p. 160, a février 1901.
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- 4 ooo ampères, et une batterie tramway de >.6o éléments pouvant débiter un courant maximum de 1 5oo ampères sont installées actuellement, ainsi que cinq groupes de survolteurs-dévolleurs automatiques.
- Ces survolteurs-dévolteurs sont des machines il6 pèles à 9. collecteurs qui, couplés en parallèle, permettent d’obtenir une tension maximum de 5o volts avec 4 000 ampères, et, couplés en série, une tension de ioo volts avec 'i ooo ampères. Les deux régulateurs automatiques (un par pont) qui les commandent sont placés sur un même tableau de réglage combiné de telle sorte que l’une quelconque des batteries lumière puisse être couplée sur l’un ou l’autre des deux ponts et que 1 un quelconque des survolteurs puisse faire le service de la batterie tramway, les deux collecteurs étant au préalable mis en
- MOTEURS
- Calcul de la puissance des moteurs de tramways, par Maximilien Müller. Elektrotechnische Zeitschrift, l. XXII, p. 921, 7 novembre 1901.
- Jusqu’il ce jour, on s’est contenté, pour déterminer le type d’un moteur de tramway, d’indiquer sa puissance normale pour la marche en palier, puissance définie par la condition que le moteur puisse la développer pendant une hçure ou un autre laps de temps fixé, et sa puissance maximum pour les rampes les plus dures à franchir.
- Cette façon de procéder, très simple d'ailleurs, part d’un mauvais principe.
- En effet la puissance d'un moteur de tramway, comme de toute dynamo à courant continu est limitée surtout par la production au collecteur, d’étincelles qui ne tarderaient pas a le mettre hors service, si on dépassait pendant quelque temps la limite d’intensité ainsi déterminée. L’échaufïcment, au contraire, ne restreint pas d’une façon absolue l’intensité admissible, car il dépend non seulement du courant, mais aussi du temps pendant lequel la charge sub-
- La loi qui définit les relations entre Réchauffement, la charge et la durée de la charge, est très compliquée. L’échauflement provient : i° de l’effet Joule exprimé par ci1 ; 2e de l’hystérésis et des courants de Foucault, qui sont fonction du courant et de la fréquence ; pour une tension
- déterminée, la fréquence est bien elle-même fonction de i, mais la tension n’est pas constante aux bornes d'un moteur de tramway, à cause de la chute de tension dans les conducteurs, de 1 introduction fréquente de résistances dans le circuit, et des diverses sortes de couplage série oji parallèle.
- Dans ce qui suit, nous négligerons cette seconde cause (réchauffement et poserons
- ou q désigne la quantité de chaleur dégagée par seconde, R la résistance du circuit de l'induit cl de l’inducteur, g l’accélération de la pesanteur, A l’équivalent mécanique de la chaleur, c la constante —— , où nous négligeons l'accroissement de R avec la température.
- Ce dégagement de chaleur provoque un accroissement de température de l’induit et des inducteurs : nous le supposons pour simplifier le même dans ces deux parties et le désignons par 9. Par suite de la différence de température entre le moteur et l'air ambiant, une certaine quantité de chaleur q' par seconde se disperse, par rayonnement, conductibilité et convection.
- On peut admettre que l'on a
- m étant une constante qui dépend de la construction et en particulier des surfaces de refroidissement, et que nous supposerons indépendante du nombre de tours.
- Soit P le poids de cuivre des enroulements en kg, y la chaleur spécifique du cuivre, la chaleur emmagasinée dans ces enroulements pendant le temps dt est donnée par
- (fl-*— fl') df ~ (ci* — tnd)d( = yP d9,
- équation différentielle qui devient après séparation des variables
- Intégrant entre 1 = 0 el t, correspondant
- expression qui donne le temps pendant lequel
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- le moteur parlant d’un excès de température Q0 sur l’ambiante, peut supporter un courant i avant de dépasser l’excès 9, pourvu que P, y, m et c soient connus.
- Posons pour simplifier-Æ-= a et— — b, et introduisons les logarithmes vulgaires, il vient
- ' = *'3 a'"f'Tr=ÏF' (’>
- Inversement, résolvant en 9, on obtient
- P)
- Cette dernière expression permet de calculer la courbe d'échauffement du moteur chargé à une intensité é, au bout de divers laps de temps.
- Si on fait 90 = o, pour la valeur iÿ de i, telle que
- ï„* = Ù8,
- ce qui veut dire que le moteur peut supporter indéfiniment le courant, i , sans que l’excès de température dépasse la valeur 9, ces deux quantités étant liées par
- 'o2 = (4)
- Prenons comme exemple un moteur de la Compagnie Westinghouse, na 38 B, qui peut supporter indéfiniment 3i,6 A sans dépasser un excès de température de 70°. On en déduit
- Ainsi le temps pendant lequel on pourra laisser passer i45à avec échauffement maximum de 70° est
- t = 2,3o x 353 X log. -— ^----— ;
- pour iooA, ce serait
- ( = 2,3o X 353 X log. ---- = 3G'6;
- la Compagnie Westinghouse indique ij', 5 et : la concordance est parfaite.
- Pendant combien de temps le moteur pourra-t-il supporter A, en partant d’un excès de température initial de 5;>°, sans dépasser 70°? Réponse :
- Inversement, soit à construire la courbe des échaulFements pourun courant constant de 32 A, pour des intervalles de temps de i35 minutes. L’équation (3) donne : après :35\
- après 2 X i357,
- 6d= 24a,5 + 4i°,2 5-2°,6, etc.
- les valeurs suivantes étant en degrés :
- °i 6S e7 fl8 °!0
- fio,3 65,7 69,3 71,7 73,3 74,5 75.4
- En faisant i=o dans l’équation (3), on obtient la loi du refroidissement
- Comme seconde donnée relative a Réchauffement, on sait que ce moteur peut supporter 80À pendant une heure, avec le même excès de température de 73°. Calculant t en minutes, on déduit de (2)
- Co x log. e
- =z 353.
- 8 = <Ve'« (5)
- Le moteur abandonné à lui-même, au repos, avec un excès de 7D0, sera refroidi jusqu’à un excès de 5° seulement, au bout d’un temps t donné par l’équation
- Avec ces données, nous pouvons résoudre tous les problèmes sur réchauffement de ce moteur.
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- Le refroidissement est donc extrêmement lent.
- Pendant une nuit de six heures, si ou suppose la température constante, le refroidissement sera tel que l’excès devienne
- 6= 75e 3ô3 = a;0,5.
- Les échauffements, après un certain nombre d’intervalles de i35 minutes, en partant de
- = 2^,5°, deviennent alors :
- 60 8j e, e3 98 eT °8
- 27,5 43, a 53" 9 61,1 66 69,5 71,7 73,3 74.5
- ils ne lardent pas à se rapprocher des nombres du premier tableau.
- Les considérations qui précèdent s’appliquent au cas d’une charge constante, cas qu’on peut réaliser dans des essais, mais non dans la pratique ordinaire, où la charge varie d’un instant à l’autre ; de plus le moteur est refroidi de diverses façons sous la voiture par le courant d’air. Cependant on peut essayer de calculer une intensité moyenne correspondant, au point de vue échauffement, aux diverses intensités qui circulent dans le moteur pendant les intervalles de temps successifs dont sc compose la durée du voyage aller et retour d’une voiture.
- On opère de la façon suivante ;
- On détermine, en se basant sur le profil en long et les graphiques de marche, les intensités ij, i2... in pendant les intervalles de temps tit t2... tn \ on suppose la température ambiante = 25°, et la voiture à pleine charge, el on admet que ces conditions défavorables compensent les augmentations d’intensité dues à la maladresse des conducteurs et à l’augmentation éventuelle de la circulation. On applique alors la formule (3), en faisant la somme des résultats obtenus pour les differents intervalles de temps tn.
- On obtient facilement l’équation générale :
- Le même excès de température serait obtenu avec une intensité constante moyenne im, agissant pendant le temps = du voyage total, telle que
- En égalant les deux expressions de on obtient la valeur de l’intensité moyenne équivalente au point de vue échauffement :
- Lorsque les temps t sont petits par rapport à a, on peut développer en série les exponentielles e~â, et prendre seulement les premières puissances, on est alors conduit à une valeur très simple de im :
- Au point de vue physique, cette simplification revient à négliger le refroidissement pendant les arrêts, et à supposer que réchauffement à intensité constante est proportionnel au temps : la formule simplifiée est largement suffisante pour les besoins de la pratique, tant que les intervalles t restent petits, comme dans les tramways urbains, étant donné surtout le peu de précision avec lequel sont connus les i et les t.
- L’auteur a calculé des deux façons le im correspondant à l’exemple suivant :
- il a trouvé par la formule exacte :
- il a trouvé par la formule approchée ;
- im = 33,9 A;
- concordance bien suffisante.
- t — ^ 4“ th+i -j-
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIX. — N° 51.
- Cependant dans le cas de tramways suburbains à très longs trajets, il pourra être nécessaire d’employer la formule exacte.
- L’intensité moyenne, ainsi calculée, doit être inférieure à l'intensité maximum que le moteur peut supporter indéfiniment, et qui est définie
- par la condition
- i\ =
- 9 étant réchauffement maximum admissible,
- A. M.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 18 novembre 1901.
- Sur une modification dans l’emploi du thermomètre électrique pour la détermination des températures souterraines au Muséum d’Histoire Naturelle, par Henri Becquerel, Comptes rendus, t. CXXXflT, p. 8oo 8o3_
- Après avoir rappelé les travaux de son grand-père, A.-G. Becquerel, sur la détermination des températures au moyen des couples thermo-électriques (l), M. II. Becquerel indique la modifica-
- (l) L’uinploi des courants thermo-électriques pour la mesure des températures, dit .\I. H. Becquerel, a été propose en 1826 par mon grand-père. (A.-C. Becquerel, Ann. de Chim. et de Phys., ae série, t. XXXI, p. 371; 1826.) Dans un circuit comprenant un galvanomètre, 011
- fil dç palladium, soit deux fils de platine inégalement impurs; l'une des jonctions des fils était maintenue à 0" dans la glace fondante, l’autre était portée à ]a température cherchée. La déviation du galvanomètre, gradué préalablement, donnait la température. Celte méthode a été depuis employée par divers observateurs pour la mesure des températures élevées.
- » En i83) (A.-C. Becquerel. Ann. de Chim. et de Phys., 2e série, l. LIX, p. 117; i83a.) dans des recherches sur la chaleur animale faites en commun avec M. Breschel, la méthode fut modifiée pour obtenir plus de précision dans l’évaluation de très faibles
- disposait deux aiguilles thermo-électriques, fer-cuivre, tante (o° ou 36° suivant les expériences), l’autre était
- 011 faisait varier la température de manière à obtenir la
- u Plus tard (A.-C. Becquerel, Comptes rendus, t.XLVI, p. n83; i858), mon grand-père opéra en faisant varier
- tion qu’il a apportée au procédé employé jusqu’ici pour déterminer les températures souterraines au Muséum.
- Ce procédé consistait à intercaler un galvanomètre très sensible dans un circuit formé de fils de cuivre et de fils de fer et à modifier la température de l’une des soudures [A) jusqu’à ce que le galvanomètre revienne au zéro ; la température notée à ce moment est celle que possède la seconde soudure (B). 31 offre cet inconvénient que chaque détermination demande un temps assez long.
- La modification apportée par M. H. Becquerel repose sur la loi des températures successives : Dans un circuit hétérogène dont les soudures sont aux températures tu et q, le courant électrique est la différence de courant que l’on observerait si, l’une des soudures étant maintenue à o°, 1 autre était portée successivement aux températures t et /0.
- Si donc on prend un galvanomètre dont les déviations sont proportionnelles aux intensités des courants — et cetlc condition est remplie avec une approximation très suffisante par un galvanomètre Deprcz-d'Arsonval à miroir poulies faibles déviations utilisées — on pourra opérer de la manière suivante : On commencera par tracer sur l’échelle du galvanomètre des
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- repères indiquant les déviations pour les diverses températures, de degré en degré, de la soudure B, laseconde soudure A étant maintenue à o°(1). Ensuite, pour faire une détermination, on déplacera l’échelle parallèlement à elle-même de manière que, le circuit du galvanomètre étant ouvert, l’image lumineuse vienne sur ln division correspondant à la température de la soudure A à côté de laquelle est un thermomètre à mercure très sensible ; enfin, on lermera le circuit du galvanomètre et l'endroit où s’arrêtera l’image donnera immédiatement la température t de l'autre soudure 13.
- Comme on le voit le procédé est très rapide; il est en outre suflisamment précis, car la comparaison des résultats qu'il fournit avec ceux que donne le procédé de compensation employé jusqu’ici indique une par laite concordance.
- Un des inconvénients du procédé, inconvénient signalé du reste par tous les observateurs, est la variation de la résistance électrique du circuit aux diverses températures, et aussi celle qui, dans le cas particulier des observations du Muséum, résulte de l’introduction dans le circuit de câbles inégalement longs. On diminue considérablement l’iuflucnce de ces variations jusqu'à la rendre négligeable en faisant usage d’un galvanomètre de résistance sullisante, auquel on peut adjoindre des résistances additionnelles, et en formant le cadre du galvanomètre et les résistances avec des alliages dont la conductibilité varie peu avec la température. On peut alors tenir compte des faibles variations de la conductibilité en traçant sur l'échelle plusieurs graduations correspondant à dos températures différentes du galvanomètre, et au milieu desquelles on peut interpolef une graduation applicable à la température ambiante au moment de chaque observation.
- Séance du 25 novembre 1901.
- Sur l’absence d’action d’un champ magnétique sur une masse d’air qui est le siège d’un courant de déplacement, par R. Blondlot. Comptes rendus, t. CXXXIIT, p. 848-860.
- L'auteur a montré récemment que, lorsque
- (') A la vérité, pour graduer le galvanomètre il u’esl
- de la maintenir à une température constante quelconque et de connaître exactement cette température. Si la gra-
- l’on fait mouvoir une masse d’air dans un champ magnétique normalement aux lignes de torce. il n’en résulte dans cette masse d’air aucun déplacement électrique [i). Ce fait en entraîne un autre qui cil est corrélatif, h savoir qu’une masse d’air qui est le siège d’un déplacement électrique ne subit aucune action de la part d’un champ magnétique. Voici comment M. Blondlot le démontre :
- « Considérons, en effet, l'expérience suivante : un circuit rectangulaire ouvert A13C1) est relié en A et D aux deux armatures AA' et DD' d’un condensateur à air. qui sont toutes deux normales au plan ABCD. Une boite isolante très mince sert à rendre l’air du condensateur mécaniquement solidaire des armatures. Cet appareil étant placé dans un champ magnétique uniforme dont les lignes de force sont normales au plan ABCD, donnons à l'ensemble une translation parallèle à AB. Il y aura courant induit, car il naîtra une force électromotricc d’induction le long de 13(1 qui coupe normalement les lignes de force ; il n’y en aura ni le long de AB ni le long de CD, qui ne les coupent pas, ni non plus dans l’air du condensateur, d’après le résultat d'expériences que j’ai rappelées en commençant. Maintenant il est clair que, en accélérant
- A' \y
- A D
- 13 __________le
- convenablement le mouvement de translation, on pourra obtenir un courant constant; on aura alors simplement, pour son intensité,
- R
- X désignant le nombre de lignes de force coupées par 13C â partir d’un instant quelconque, R la résistance du fil et Via différence de poten-
- la soudure B au delà de celle température, malgré l’inversion du courant.
- (r L’Écl. Êlecl., t. XXIX, p. 4i4. i4 déc, 1901.
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- tiel des armatures du condensateur. On tire de là, en multipliant par i dt,
- — i dÏÏ = i3R dt -f Xi dl.
- » Maintenant, V idt est le gain d’énergie du condensateur (‘) et l’égalité précédente signifie que l’effet Joule, augmenté de l’accroissement de l’énergie du condensateur, l’orme l’équivalent du travail accompli par l’agent qui, lors de la translation, a surmonté les forces électromagnétiques agissant sur BC ; d’après le principe de la conservation de l’énergie, il ne peut exister d’autre travail extérieur et, par conséquent, il n’y a aucune action électromagnétique du champ sur le courant de déplacement qui a pour siège l’air du condensateur.
- » Si l’on applique à cette proposition le principe de l'égalité de l’action et de la réaction, on en conclut qu’un courant de déplacement dans l’air n’excrce aucune action magnétique et. que, par conséquent, le courant de charge d’un condensateur est un courant ouvert ai] point de vue magnétique. C’est la négation même de l’fm des principes sur lesquels repose la théorie de Maxwell; si donc on veut maintenir cette théorie, il faut renoncer au principe de la réaction.
- )> M. II. Poincaré a déjà signalé cette incompatibilité entre le principe de la réaction et plusieurs des théories de I'EIcctrodynamique. Pas plus que lui, je ne vois dans ce fait une raison de renoncer d'avance à ces théories dont la fécondité est attestée par les découvertes capitales auxquelles elles ont donné naissance. »
- Détermination de quelques coefficients de self-induction, par G.-A. Hemsalech. Comptes rendus, t. CXXXIII. p. 863.
- Dans ses expériences sur les spectres des étincelles électriques, faites au laboratoire des Recherches physiques à la Sorbonne, l’auteur s’est servi de deux bobines à self-induction variable (2). Les valeurs des coefficients de self-
- eondensateur; si l’on appelle C sa capacité, on a
- (2) G.-À. IIemkaleoh, llecherches expérimentales sur les spectres d’étincelles, p. 28; Paris, 3901. — Voir aussi L'Écl. Élect., t.. XXYIli, ait, 10 août .1901.
- induction de ces bobines déterminées par le calcul étant trop grandes, l’auteur les a détermi-néès expérimentalement. Les mesures ont été exécutées au laboratoire de M. J.-A. Fleming, à University College, suivant 1a méthode d’Anderson, perfectionnée par M. Fleming.
- En remplaçant les valeurs calculées par celles données par l’expérience et qui sont notablement plus petites, cm trouve comme grandeur des self-inductions {*) qu’il est utile d’employer pour observer les spectres de certains métaux :
- Les raies ,de l’air sont complètement élémi-nées avec o,oo»8() henrv.
- Sur la distribution régulière de la déclinaison et de l’inclinaison magnétiques en France au iop janvier 1896, par E. Mathias. Comptes rendus, l. CXXXIII, p. 864-867.
- L’auteur a montré antérieurement (2) que la formule linéaire qui donne, en fonction de la longitude et de la latitude géographiques, la loi de distribution régulière de la composante horizontale dans la région de Toulouse s’applique à tonte la France et permet de retrouver, avec des différences inférieures aux erreurs d’observation, la pluparldes nombres que M. Moureaux a donnés dans son Réseau magnétique de la France au iev janvier 1896 (3). M. Mathias a étendu son travail à la déclinaison et à l’inclinaison.
- Pour ces grandeurs, les formules linéaires de la région toulousaine ('*) ont du être remplacées par des formules du second degré à cinq ou six termes; par contre, les formules ainsi obtenues sont valables pour la Corse aussi bien que pour la France continentale.
- Déclinaison. — Il a pu représenter la diffe-
- (l) La capacité du condensateur était de 0.008 iniero-(2; Écl. Élect., t. XXY, p. 96, i3 oct. 1900. rologique. année 3:898, t. I.
- logie de 1900, p. aaôh
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- rence AD (‘) existant entre la déclinaison d'un endroit X, au iot janvier 1896, donnée par "M. Moureaux, et celle de l’Observatoire de Toulouse à la même époque par la formule :
- D = o,4a(A long.) -{-0,17 (ilôt.) +0,000090(^011^.)'^ + o,oooo&6 (ilong.) (ilut,) — 0,000062 (iloi.)2.^
- Tandis que (1) donne les AD (cale.), les AD (obs.) sont donnés par
- Alt (obs.) — Dj-’tia— i4°4o’.
- W
- Dj96 étant la déclinaison de la station X au Ier janvier 1896 donnée par M. Moureaux et i4°4o' la détdinaison de l’observatoire de Toulouse à la même époque et d’sqirès le même auteur. Si la différence entre les AJ) observés et calculés ne dépasse' pas, en valeur absolue, 3' environ, la station correspondante est considérée comme régulière ; elle est anomale si la différence atteint ou dépasse 4'.
- On trouve ainsi 11 départements entièrement réguliers et 17 départements 11e présentant chacun qu nue seule anomalie sur une moycime„de 5 à 6 stations par département. Tous les autres départements présentent une proportion variable de &t.alions régulières et de stations anomales.
- Si aux stations visitées par M. Moureaux nri joint celles de la région toulousaine, 011 ti*ouve plus de 3oo stations régulières situées dans toutes les régions de. la. France, y compris la Corse. Bien que la déclinaison soit très fortement affectée par les causes locales, même dans les régions où les couches superficielles du sol ne sont pas magnétiques, on 11e peut nier que cet élément n'obéisse à une loi de distribution régulière comme la composante horizontale.
- Inclinaison. -— Des tâtonnements réguliers ont permis de passer de la formule linéaire (2), il = 0,129 (iloug.) -|- 0,9.36 (ilat.)
- valable dans la région toulousaine, à la formule plus exacte
- il = o,i3(Along.) + 0,88(ilat.) — 0,00002'5 (ilong.)*^
- — o,oooo5o (Along.) (ilat.) — 0,000200 (i Iat.)2 ) ^ ^
- (!) Les notations sont les mômes que dan (s) E. Mathias, Congrès Je Météorologi
- il (obs.) I,ri.
- - 61 °4',
- (4)
- formule dont la signification est analogue à celle de (2). La formule (3) a permis de choisir, dans les 617 localités visitées par M. Moureaux et la centaine de stations toulousaines visitées par moi, 462 localités telles que la différence Al (obs.) —AT (cale.) soit, en valeur absolue, inférieure à 4'. On a pu alors écrire 46a équations à sise inconnues de la forme
- il (obs.) æ + j(A long.) + s(A lat.) + f(A long.)2 j
- + J (5)
- il (obs.) —il (calc.)=^ •c+y'(iloug.) -J- (i lat.) ,
- + «' (iloug.)2/ (6) + u' (i long.) (Alat.)+ v' (A lat.)2 J
- Les 482 équations à six inconnues du type (6) ont été résolues au moyen de la méthode des moindres carrés par le service des calculateurs de l’observatoire de Toulouse, sous la direction de M. B. Baillaud. Les 482 équations (6) ont lotirai la solution suivante
- il = — i',a +0,12373 (A long.) + 0,89410 (i lat.) \
- 8 (4long.)(Alat.)j M
- 0,0002*7 (Alat.+ J
- ce qui justifie au delà de toute espérance la formule provisoire (3).
- La signification théorique du terme constant de (7) est simple : c’est, changée de signe, l'anomalie de la station de référence relative à l'inclinaison.
- Comme ou ne peuI répondre de la minute dans les mesures d’inclinaison, dans le cas présent, cela veut simplement dire que l’anomalie de
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- 4.»o
- Toulouse est négligeable pour l'inclinaison comme pour les autres éléments et que l'inclinaison 6in4') relative au rf janvier 1896, est Irop forte de iQa,
- es fendus, t. CX.YXZII, p.
- on tait passer un mélange d’acide chlorhydrique et • • , au bout d’un
- ou moins long, un liquide Ion vivement sur les veux. Ce liquide est la. s chloracétone (CIP — CO — CIP Cl).
- Une réaction analogue se produit si le courant électrique traverse un mélange d'acide bromhvdrique et d’acétone. Dans ce cas, t la monobromacétonc (CED — CO — Cfffi Br)
- :s, déjà signalées par quelques qu’il présente à l’Académie rés déjà obtenus (P
- Mêtl
- températures, t. CXXXlii.p. 921-
- L’emploi fréquent aujourd’hui de très basses températures fait désirer qu'on puisse les évaluer sur l’échelle thermodynamique. Or, le thermomètre à gaz ne peut plus servir pour cela dès
- cesse d'être assimilable à un gaz parfait. D’autre part, la méthode générale indiquée par M. Lipp-mann (*), fondée sur l’étude des propriétés îber-miques et mécaniques d’un corps, n’est pas d'un
- exemple) et .l’autre portée à la température absolue T qu’on se propose d’évaluer, et si II est le coefficient de l'effet Peltier, évalué en prenant l’erg pour unité de chaleur, la Thermodynamique fournit la relation suivante, établie pour la première fois par lord Kelvin et vérifiée par les
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- tème à liaisons et lui applique les équations de Lagrange (1). L’expression adoptée pour l’énergie cinétique se compose de deux parties, la force vive proprement dite de la matière pondérable. puis la fonction des forces électrodynamiques qui constitue Y énergie èlectrocinétique. En conséquence, les lorces électrodynamiques et les forces électromolrjces d'induction seraient, non pas des forces appliquées, mais des forces d’inertie, et elles en ont en effet le caractère if). M. Sarrau a constaté le fait dans une première Note et cherché à y porter remède par uue deuxième Note (3).
- Or, si l’on applique les équations de Lagrange à la roue de Barlow, elles donnent un résultat contraire à l’expérience. M. Carvallo le démontre, puis donne une explication de ce fait.
- Les équations de Lagrange mises en défaut par la roue de Barlow. — Dans la roue de Barlow C, un courant circule suivant la
- verticale BC, que la roue soit fixe ou qu elle tourne avec une vitesse angulaire x' = ; BC
- est un côté du circuit rectangulaire ABCD dont
- Fig. i.
- le plan est perpendiculaire à celui de lu roue C. Voilà pour le premier courant. Un deuxième courant y\~ parcourt un solénoïde et forme un champ magnétique H de direction DC. Le flux
- semblablement bien représentées par des fonctions paraboliques d’un petit nombre de termes.
- » Il va sans dire qu'apres avoir rapporté ainsi les indications du thermomètre C à celles de l'échelle absolue des températures, c’est ce thermomètre C qui sera cw-
- prendre les points d’ébullition de l’azole, de l’hydro-
- J1) Maxwell, Traité d‘Électricité, t. Il, p. aa8 (édition
- (à) E. Carvallo, Théorie du înonocycle et de la bicyclette, Journal de l'École Polytechnique, ae série, VU et
- (8) Écl. Éle.ct., t, XXIX, p. 68 et 70, 12 oct. 1901.
- magnétique qui, de ce fait, traverse ABCD est nul ; le potentiel mutuel des deux courants est doue nul et l'énergie cinétique du système se réduit à (V
- T =-~ (I^+ W+W).
- Aux trois paramètres de mobilité du système x, ytf y2 correspondent les trois équations de Lagrange :
- (il X = ïx", )
- W Y, -I-i/’e W
- (3) =
- Elles renferment deux résultats contraires à l’expérience :
- i° Aucune force électrodynamique ne tend à faire tourner la roue [éq. (1) j ;
- j.’1 Le mouvemeut de la roue ne provoque aucune force électromotrice Téq. (2)1.
- Pour représenter l’expérience, il faut ajouter l’expression connue de ces forces, ce qui transforme le système (I) déduit des équations de Lagrange en uu autre incompatible avec lui, savoir:
- (1) X = — Kyày^ + lx", )
- (2) Y^+KïV+T.^’V, ;Ii)
- (3) Y, = + Lir"„ '
- La théorie de Maxwell doit-elle donc être abandonnée ? Dans sa forme qui consiste à-appli-quer toujours les équations de Lagrange, nécessairement oui ; mais dans le fond, je ne le pense pas, parce que les équations de Lagrange 11e sont pas toujours applicables aux systèmes à liaisons ; j’ai montré, au sujet du cerceau, qu’elles sont eu défaut quand les paramètres de mobilité ne sont pas de véritables coordonnées (a). Examinons les choses à ce point de vue.
- 2. Adaptations de la théorie de Maxwell à la roue de Barlow. — L’étal du système est-il bien connu quand on donne les trois paramètres x, y±, ys ? Oui, s’il s’agit des conducteurs filiformes où le courant traverse toujours les mêmes particules matérielles, mais non dans le cas de
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- zcit&teur de Hertz, par I eux que des différences très faibles. On ne sau-. CXXXIU. p. 939-931. I rail, toutefois, attribuer ces différences à ]’im-
- s effectuées par M. Tis- J perfection des pointés ou à des < l’application des différentes ^lk-s, car la même tendance si ir hertzien à la télégraphie I tontes les épreuves, sans fil, il a été conduit à utiliser le dispositif de I Le premier intervalle parait - ment de la distance explosive <
- elle. Les c’
- sot à l’effet de faire l'a:
- M. Tissot applique à la détermination de ces périodes le procédé du miroir tournant et le dispositif expérimenta) qu’il a décrit précédemment!;1). L’emploi de la lentille cylindrique iivos et per-
- dante et caractéristique de h période
- >fl)
- nombre de ijo environ) présentent, les mêmes caractères. En prenant soin d’éliminer le premier intervalle pour faire le calcul des périodes,
- pas rigoureusement intervalle est touioui
- bloque les autres. Les suivants vont en décroissant très légèrement, mais ne présentent entre
- utant plus marqué que la capacité du plus laible. C’est ce. qui explique qu’en opérant ave'c des capacités notables et de petites distances explosives on trouve des iuter-
- lc cas de 110s premières expériences.
- Le soufflage de l’étincelle, qui pi-oduit par ailleurs des effets particuîie
- i qui a été présentée par M. Swynge-
- f ??;
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- danw 'U. On doit remarquer, toutefois, que les périodes réalisées ne sont pas absolument de l'ordre de grandeur de celles de l’excitateur hertzien proprement dit. Il s’interprète aisément par la variation de Résistance de 1 étincelle. La résistance subirait une variation notable de la première étincelle à la seconde, puis prendrait une valeur sensiblement constante.
- M. Hemsaleeh u montré, en effet, qu’il existe une différence capitale entre la première étincelle d’une décharge oscillante et les suivantes. Dans la première apparaissent uniquement les raies de l’air, lundis que les raies du métal apparaissent dans les autres.
- Sur la radio-activité induite provoquée par des sels de radium, par P. Curie <u A. Debierne. Comptes rendus. L CXXXIII. p. 931-934.
- Les auteurs ont montré antérieurement (2) que tous les corps deviennent radio-actifs lorsqu'ils sont enfermés en vase clos avec un sel solide de Iniruim radifere. Cette radio-activité, dite induite, s’obtient encore en remplaçant le sel de radium solide pur sa solution aqueuse. La solution aqueuse est d’ailleurs préférable parce que les effets obtenus sont à la fois plus réguliers et beaucoup plus intenses (quarante fois plus, par exemple).
- Do nouvelles expériences sur le sujet ont fourni à MM. Curie et Debierne plusieurs résultats intéressants dont voici quelques-uns :
- Les divers corps solides (cuivre, platine, plomb, étain, aluminium, verre, papier, cire, sulfure de ziuc, etc.) acquièrent la même activité induite lorsqu’ils sont placés dans les mêmes conditions dans une même enceinte activante. Et le rayonnement de ces corps activés est, comme celui du sel de radium lui-même, composé de rayons déviables et non déviables dans un champ magnétique.
- L’activité induite est indépendante de la pression et de la nature du gaz qui existe dans l’enceinte activante. Si l’on active au moyen d’uue solution de baryum radilère sous diverses pressions, depuis la pression atmosphérique jusqu’à celle de la tensiou de vapeur saturée de la solution, on trouve que l’activation limite est la même, et qu’elle s’établit avec la même vitesse,
- f1) Comptes rendus, p. 556; mars 1897.
- ^ (*) Éd. Élect1. XXVII, p. .33; t. XXVIII, p. 226.
- quelle que soit la pression. Quand la substance activante est un sel solide, ou peut opérer soit à la pression atmosphérique, soit avec un vide très parfait (pression mesurée à la jauge 2 ou 3 millièmes de millimètre de mercure) ; dans les deux cas l'activation limite semble être la même.
- Certaines substances (celles phosphorescentes à la lumière et quelques autres) deviennent lumineuses lorsqu’on les place dans une enceinte activante.
- Le sullure de ziuc phosphorescent est particulièrement brillant quand 011 le met au fond d’un ballon en communication avec un second ballon contenant la solution radifère : il est aussi lumineux que lorsqu’il vient d’être exposé à une lumière intense, et la luminosité se maintient constante tant que la communication subsiste avec la solution radio-active.
- Le verre aussi devient phosphorescent par radioactivité induite (le verre de Thuringe est alors plus lumineux que les autres espèces de verre).
- T.'activité induite des corps placés dans une enceinte activante dépend essentiellement de l'espace libre existant devant eux. Si, dans l’enceinte, on place une série de lames de cuivre parallèles entre elles, mais à des distances successives de plus en plus grandes, on constate que lorsque la distance entre les lames est petite (1 mm par exemple) les surfaces en regard s’activent faiblement. Au contraire, si la distance entre les lames est grande (3 cm par exemple), les surfaces en regard s’activent fortement. O11 peut dire en première approximation que l’activation de ces lames placées parallèlement est proportionnelle à la distance qui les sépare.
- Si l’enceinte activante est en verre, elle est entièrement illuminée, mais elle ne l’est pas également partout. D’une façon générale, les tubes d’une même enceinte sont d’autant plus lumineux et plus radio-actifs qu'ils sont plus larges.
- Enfin, l’activité augmente dans une enceinte lorsqu’on augmente la quantité de solution activante. T.e pouvoir d’activation d’une solution 11'est donc pas analogue à une tension de vapeur.
- Influence des substances radio-actives sur la luminescence des gaz, par Alix de Hemp-tinne, Comptes rendus, t. CXXXIII, p. 934-935.
- T,'auteur a démontré (Q qu’un gaz, qui devient
- (i) Éd. Élect., t. XIII. p. 234. 3o éct. 1897.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- lumineux à une certaine pression, sous l’influence de vibrations électriques, devient lumineux à une pression plus lorte, lorsqu’un le soumet en môme temps à l’action des rayons X; ainsi, l’oxygène, placé dans des conditions déterminées, décrites dans la note rappelée, devient lumineux à la pression de 5i min, et il émet déjà des lueurs à 68 mm, lorsqu'on le soumet en môme temps à l’action des rayons X.
- Les radiations émises par les substances radio-actives produisent un effet analogue.. Ainsi, M. de Heiriplinne a constaté que, si l’on approche ces substances d’un tube contenant de l’air à faible pression et soumis à des vibrations électriques, celui-ci devient lumineux a la pression de 44 mm, alors que, sans la substance, la pression doit être diminuée jusqu’à 44 mm pour observer la luminescence ; les lueurs, qui étaient d’un rouge violet dans le dernier cas, étaient d’un vert jaunâtre sous l'influence des substances radio-actives.
- Dans une autre expérience, l’auteur suspendait horizontalement par des fils de soie, au-dessus d’uric grande plaque métallique qui est le siège de vibrations de Teala, un grand tuba de i m de loug sur o,o3 m de diamètre ; ce tube coutient de l’air à la pression de io m environ. Si l’on approche le tube suffisamment de la plaque, il devient lumineux; à mesure qu’ou l’éloigue, les lueurs s’affaiblissent, et finalement s’éteignent; si l’on approche alors du tube une substance radio-active, il cmet dans le voisinage des lueurs jaunâtres dont l’étendue dépend de la distance du grand tube à la plaque ; lorsqu’on déplace la substance radioactive le long du tube, les lueurs se déplacent avec elle.
- Contribution, à l’étude des alliages ètain-aluminium, par Léon Guillet. Comptes rendus,
- i. cxxxin, p. 935-937.
- En appliquant une méthode précédemment décrite, l’auteur a pu isoler à l’état cristallisé et à l’état de poudre cristalline les deux combinaisons Al’Sn et AISn.
- Séance du 9 décembre 1901.
- Action du radium sur l’anhydride iodique, par M. Berthelot. Comptes rendus, l. CXXXIIF, p. 973— 97r>-
- Poursuivant ses recherches sur les réactions
- chimiques provoquées par le radium (’), M. Berthelot s’est attaché particulièrement à l’action sur l'anhydride iodique, PO6, dont la décomposition est eiidothermiquR.
- Dans une première série d’expériences la substance radioactive était placée dans un petit tube de verre disposé dans un tube plus large cou le liant l’anbvilride iodique et où l’on faisait passer un courant d’air à raison de 600 à yoo cm5 par heure; l’air passait ensuite dans un flacon reufermant une solution d’azotate d'argent au millième et dans un second flacon contenant une solution étendue, de potasse; l'appareil était maintenu dans l’obscurité et à la température de io°. L'expérience ayant été poursuivie pendant sept jours, ou constata que l’anhydride iodique avait pris une .légère coloration violette et que le flacon à azotate d’argent contenait un précipité d’iodure d’argent. L’anlivdride iodique avait donc été décomposé dans ces conditions. Dans un essai fait à blanc, c’est-à-dire sans radium, et dans un autre effectué avec le tube à radium enfermé dans une feuille de papier noir, on n observa aucune trace de décomposition de l’anhydride.
- Une seconde série d’essais furent exécutés à la température de ioou, afin de voir si la rapidité de la décomposition de l'anhydride iodique 11’augmenterait pas en même temps que la température. Chaque essai dura trois heures ; 1 anhydride ne parut pas éprouver de décomposition appréciable pendant ce laps de temps.
- Sur les alliages d’aluminium et de magnésium, pafO. Boudouard, Comptes rendus, t. CXXX11I.
- Une étude précédente sur la fusibilité des alliages d’aluminium et de magnésium avait fait prévoir à l'auteur l’existence d’au moins deux combinaisons définies : AlMg“ et AlJVJg. Eu utilisant les données fournies, d’une part, par la Métallo-graphie niie'roscopique, d’autre part, par les méthodes chimiques, il est arrivé a isoler, eu plus des deux combinaisons précitées, la combinaison ALMg.
- P) Écl. Élect., i. XXIX, j». 3oi, a3 nov. 1901.
- p) Écl. Élect., !.. XXXii. p. 4G1, 22 juin 1901.
- Le Gérant : C. NAUD,
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- XXIX.
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- I» 52
- L’Éclairage Électrique â
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS n|>
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D'ARSONVAL. Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Ingénieur des Arts et Manufactures. Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille. — J. BLONDIN, Agrégé de l’Université, Professeur au Collège Rollin.
- SUR US CAS PARTICULIER D ÉQUILIBRE ÉLECTROSTATIQUE
- DEUX CYLINDRES DE RÉVOLUTION PARALLÈLES
- Ce cas particulier a été traité bien des fois dans l'hypothèse où la charge par unité de longueur est égale à -f- m pour l’un des cylindres et à— m pour l'autre. Les formules obtenues permettent alors de calculer la capacité d’une ligne télégraphique à double fil formant un circuit formé.
- Je traiterai ici le cas où la charge par unité de longueur est égale à q pour le premier cylindre et à q' pour le second, do façon que la charge [oLale q -j~q: ne soit pas nulle. Les deux cylindres seront supposés extérieurs l’un à l’autre, comme le sont lés deux fils d’un circuit téléphonique. Le problème trouvera une application dans les circuits téléphoniques adaptés à la transmission télégraphique, par un système dans lequel le courant se partage entre les deux fils. Pour plus de généralité, nous admettrons que les deux cylindres ont des diamètres différents. Nous les supposerons isolés dans l'espace indéfini.
- L’on peut évidemment faire abstraction de la troisième dimension, celle qui est dans le sens de la longueur des cylindres. On raisonne alors dans, le plan de section droite ; les lignes de base seront chargées d’une quantité égale à la charge par unité de longueur.
- Quand on suppose q-j-q' = o, le potenliel conserve une valeur finie à l’infini; si au contraire on a q-\-q’^o, le potentiel aura pour valeur principale à l'infini [q^-q') l0g r étant la distance du point considéré au centre de gravité des masses, par exemple, ou à
- Le potentiel est complètement déterminé si l'on sc donne la valeur qu’il prend sur certains contours et sa valeur principale à l’infini.
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- 458 L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Je tirerai la solution de l’étude d’une fonction convenablement choisie d’une variable imaginaire, Rappelons quelques notions à ce sujet. Soit, dans le plan d’une variable imaginaire - = x yi [i---\/— i), une fonction f{z) ayant une dérivée. Mettons en évidence la partie réelle et la partie purement imaginaire. Ecrivons f(z) = 1> -j- Qi, on aura :
- 5P _ _dQ_ _àP_ __ __ 9Q 3*1» 5-P _ è*Q_ ___
- Sj- àr ày ô.c ày* ° daù dy1 °’
- ou, en abrégé, AP~oAQ = o. Alors P—.C‘e est l’équation d’une ligne équipotentielle ; on peut supprimer le champ a son intérieur, si on charge ladite ligne de la quantité - -~ par unité de longueur, étant la dérivée prise suivant la normale dirigée vers l'intérieur du champ. Enfin, pour évaluer la quantité d’électricité renfermée à l’intérieur d’une ligne fermée L, il suffit de diviser par utc le flux de force J dy — dxj , lequel, d’après les relations déjà écrites entre les dérivées de P et de Q, est égal à : J dx-\~-~ dy = J dQ, le sens de description du contour L laissant à droite l’intérieur du champ.
- Gela posé, la fonction que je vais considérer est de la forme
- F = log(lB(A + Bi)-lBc), A, B, C «MU r<5els.
- Décomposons F en sa partie réelle et sa partie imaginaire, en appliquant la formule :
- log « = log ««„ + i arc tg -G ,
- où u0 désigne la quantité imaginaire conjuguée de u.
- La partie réelle P est :
- p= Lg(tg(A+Bi)-lgc)(tg(A -Bi) —tgc).
- Nous emploierons les notations :
- I! vient alors :
- P =— 1
- En développant angles A et Bt, on
- sin i'A.-4-Bï— C) siu (A— R£- C) _ i ch aB —cos 2(A — C)
- "S cos (A + Bi; cos (A- Bi) cos« C ~ "T °B (cl, sB + cos cA) cos«C ’
- tg(A-(-Bt) dans la fonction F, comme tangente de la somme de deux serait parvenu à la forrno équivalente :
- •log(i +tgA Lg C)2
- tg8(A— C) + lh3B
- i g- tg3 À th2B
- Passons à la partie purement imaginaire de F, le coefficient Q de i est :
- jr____tg (A -j- Bi) — tg 'A — Bi)
- i tg (Â+ Bi) + Lg (A — Bi) —“ügC
- En développant tg (A-l-Bi) dans F comme tangente de la somme de deux angles
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- serait parvt
- à la forme'équivalente :
- Q =
- ... «hB (x + lsAtgfA-C)) ^ lg(A C)-tgAth->K •
- Considérons maintenant les cercles découpés dans les cylindres par le plan de section droite.
- Ces deux cercles déterminent dans le plan de base une famille de cercles ayant le même axe radical. Les points limites de cetle famille sont les deux points conjugués harmoniques l'un de l’autre par rapport aux deux cercles donnés. Appelons a le point limite situé à l’intérieur de celui des deux cercles qui a le plus grand rayon, a' l’autre point limite, qui est situé à l’intérieur du second cercle. Prenons pour axe des x la droite des centres faa1) : soient r et r' les distances d’un point quelconque z = x-\-yi aux affixes a et a!. On aura pour équation du cercle entourant le point «, — — u avec y. < r et pour équation du cercle entourant le point a', -p- ='). avec). > i. D’autre part, le rayon du cercle (a) est | r/ — a[x —£-5-ceiui du cercle(X)est |«'— a\ yr_I • ; si le cercle (p.) entourant le point a est plus grand que le cercle (À), on aura :
- (ixX— 1) (p + >.)>o ou )>**> 1 ou logX-j-log|i>o.
- Je poserai maintenant :
- k étant un entier quelconque positif ou négatif el e> et <?' étant les angles compris entre o et 2 TT, faits avec w: parles rayons vecteurs r et r' respectivement. Je mets k en indice à B, pour indiquer que j’envisage les valeurs do B correspondant à l’entier k. Enfin je poserai :
- log X + log ri.
- Il résulte des hypothèses faites que les grandeurs respectives de X et de p. sont telles que l’on a :
- —!L<C<0 cok C > o sin C < o.
- En chaque point, c'est-à-dire pour chaque système de valeurs de x et de y, A n’a qu’une valeur, mais B et par suite F en ont une infinité ; or le potentiel doit être uniforme. Toutes les fois que o— <p' a augmenté (ou diminué) de 21:, r et r' ayant repris leurs valeurs initiales, le potentiel doit reprendre la même valeur. Soit alors I*,. la partie réelle de F correspondant à la valeur]!,, de B, la série serait une fonction périodique ayant 2- pour
- période, si cette série n’était pas divergente, car lorsque a — ’f' varie de 2iï, chaque terme
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- se change dans le terme voisin. Mais il en sera évidemment de même de la série
- laquelle est convergente.
- Je vais montrer que/7 est une fonction potentielle se réduisant à z rences (X) et (p) et ayant pour valeur principale à l’infini —log r. i° La série est convergente. E11 effet, le terme général est:
- chaB* —cosa(A —C)
- ch iBa + fos -2A
- -Lfogl
- ro sur les cireonfé-
- a cos Coos (»A-chalÎA+cos
- La série est donc convergente en môme temps que la série ^ ^ , qui est com-
- parable à la série—laquelle est convergente.
- Le dénominateur ch aBj -h cos 2 A 11e pourrait s'annuler que pour Bfc—: o, cos 2 A —— 1, ou A = (y A-f- 1) ; d'où A- = , k étant un entier posiLif on négatif. Si on a AA^o. il
- vient XB >> X, car X> 1 > u>o.
- Si 011 a A ^ — 1, il vient S. =(^r) ^ P-
- On aurait donc — > X ou -r< a, et tous les points correspondants sont extérieurs au
- champ, comme étant à l’intérieur soit du cercle (X), soit du cercle (g).
- On ne peut donc avoir cos 2 A =— 1, en aucun point du champ.
- 20 On aura A p = o, car on a, quel que soit A, A P. =0 et par suite, également A (p.-^-log — =0.
- 3° O11 a o. soit sur la circonférence (),j, soit sur la circonférence (g). —Etant donnée la façon uniforme dont la série converge, il suffît de montrer que chaque terme est nul. Or, quel que soit A, P* est indépendant de B, si on a cos 2 ,A= — cos 2 (A — G), ou cos (2 A — C) = n. d'où A = + {2 k'-\- 1) ~ , A' étant un entier quelconque positif ou
- négatif.
- Faisons en particulier k' ~o; on aura A:— On en déduit
- Faisons, de môme. A'= — 1 ; on aura A = — — —. On en déduit = u.
- Remarquons de plus que l'on a alors P4 ~ log — ; d’oii p — o.
- Les circonférences (X) et (p.) font donc partie de l’ensemble des lignes équipotentielles pour lesquelles on a p — o. Quant aux autres circonférences obtenues pour les valeurs
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- entières de h' différentes de o et de — i, elles sont intérieures soit au cercle ().), soit au cercle (u.) ; car —r et log ~ varient dans le même sens, et les circonférences (À) et (jj.) correspondent à deux valeurs successives du paramètre entier k1.
- 4° La valeur principale de/; est log —, à l’infini. En effet, supposons que l’on s’éloigne à l'infini dans une direction quelconque. On aura : lim (s — îf') = o, Envisageons
- la fonction F (z) et posons -b — x, x étant un infiniment, petit. On aura: F — log U
- U = Ig (C + —(log (i — a.r) — log(i ~--a'x)) —tg G et d’après la formule 2 log -i
- t«+ K — tK * =
- il vient :
- D’où F = log U = log x + ... log-b- pour valeur principale quand z va à l’infini.
- Or la quantité sous le signe log, dans 1\., tend vers zéro, quand on a B/c=o, A—C; d’où a — d = o, k — o et y- — i. Dans la série p, le terme qui devient infini est donc P0 et il devient infini comme log V .
- 5° On peut, enfin, constater, que dans le champ, c'est-à-dire dans l’espace entourant les cercles (a) el (p), il n’y u pas d’autre point critique que o = d, ~ — i {dont il vient d’être question au paragraphe précédent'.
- En effet, les points critiques sont ceux pour lesquels la quantité sous le signe log est nulle ou infinie. Elle est nulle, si on a :
- A + B i=C+k'>* (k" entier).
- D’où : B — o c’est-à-dire -f — d, k — o el A = C -f- k" r..
- Or les circonférences do base sont obtenues pour les valeurs de A qui sont — -)—’j- et
- —------, valeurs qui diffèrent l’une de l’autre de —• . Un seul des points A, lesquels sont
- successivement distants de - peut tomber dans cet intervalle et ce point est le point A — C
- Il correspond aux points à l’Infini, comme on vient de le voir.
- Si, au contraire, la quantité sous le signe log est infinie, on a :
- A+ Bi=-2L+r'ir U"'entier),
- D'où B = o, c’est-à-dire « = »\ k = o cl A = ~ -h km
- Ces points sont successivement distants de - ; or, pour /d" o on a A > — et pour k'u ^— i on a A <------— . Donc A tombe forcément en dehors de l’intervalle considéré, car
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- - +"/-<
- En résumé, la fonction p + C est bien la fonction potentielle, correspondant au cas où l’ensemble des deux cylindres est chargé delà quantité totale égale à — r.
- Comment cette charge — i se répartit-elle entre les deux cylindres ? Il suffit de considérer la fonction :
- =2^-
- hr-c +
- 2(-
- -+c
- qui représente i pourrait d’aillei:
- ic série convergente et qui est telle que p -h qi est une fonction de 5. On 5 ajouter aux divers termes de q des constantes quelconques formant, une série convergente. L’intégraleJ dq qui est seule à considérer est indépendante des constantes choisies.
- Supposons que l’affixc z = x H-yi décrive la circonférence (X). On a — = X.
- Le cercle (X) comprenant a' à son intérieur, © reprend la même valeur quand on rovient au point de départ, tandis que <f; augmente de a-.
- Donc © — ©' diminue de 9, Donc Q,( se change à la fin en QA_, ; et par suite, la somme des. variations des termes Q,. est égale à la variation éprouvée par Q quand le paramètre © — i T- 2 kv. = R (ou si l’on veut a B) varie de -h oc à — oc . On peut faire varier — oc à + oc et changer le signe de la variation de Q.
- Sur la circonférence (X), on a A — — -f- , doncsin (2 A — G) — 1 et par suite
- 2 B de
- , de la valeu
- - G située dans le
- e quadrant.
- Q passe dans le 3e quadrant pour B - - o et finit à la valeur - H- C + n r. (n entier), qui doit être située dans le 3e quadrant, puisque la quantité sous le signe arctg ne devient pas infinie. Gelte valeur finale est donc — -|- C.
- La variation totale, changée de signe, est donc — (z + aC). En divisant par nr., on a la
- Supposons maintenant que l’affixc r = x yi décrive la circonférence (|a).
- Ona-p-^-a; l’affixe a est à l’intérieur, © augmente de 2 t:, -f' reprend sa valeur initiale, donc cp — -f' augmente de a-rc. Ainsi Qk se changera en Q,(tl ; il suffit donc, pour avoir la
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- somme des variations des quantités QA, de prendre la variation totale de Q, quand i B varie de — oo à -f- co .
- Or, sur la circonférence (p), on aA=-^------------- . Donc sin (2 A — G) = — 1 et par
- et
- _±Q__ ____ /_ r chaB+siTiC \ .
- rf(aB) t+V* \ COï,J- (1 + siu G chiE?) - ' •
- Donc Q va toujours en décroisssant.
- Pour B -- — =c , partons de la valeur —----G dans le 2e quadrant, Q va en décroissant,
- passe dans le ier quadrant pour ch 2 B4 = — —, puis dans le 4e pour B = o, enfui dans le troisième pour IJ3 — Ba ^cli 2 B., = — sinTr) ’ Q ;U’r‘ve alors à la valeur finale -f- C. La variation totale est égale à
- -377+ (77+2C)=-(7r--aC/
- La charge de la circonférence (pt) est donc----------
- La somme des charges est bien égale à— 1. Rappelons que fou a :
- _ç_ ____i_ log À + )og;x
- TT - 2 • log)— log ;x
- Gela permet de traiter le cas général où le cylindre ().) gueur et. 3e cylindre (p.) une charge q'. Posons :
- —-r—H +5' =
- 4
- + — -r = î'
- charge q par unité de lon-
- Le potentiel du champ sera, évidemment, donné par la formule :
- v — x.p-^-y. log -L. -f O .
- Si on suppose que la charge totale est égale h q -f- q' et que l’on ait le potentiel V’ sur la circonférence (À), le potentiel V" sur la circonférence (j.), on aurait:
- - 0? + <?) P +
- Le problème que 1
- 5 proposé est résolu par ces formules.
- J.‘B. Pomey
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- LE SYSTÈME DÉCIMAI.
- ET LA MESURE DU TEMPS ET DES ANGLES
- Les physiciens d’une part cl les électriciens d'une autre ont, dans les congrès de 1900, opposé un refus préalable et formel de discussion aux idées plus 011 moins nouvelles et révolutionnaires relatives à la mesure du temps sous une forme décimale.
- Ce rejet sans phrase et sans retentissement tourne maintenant à l’avantage des suggestions subversives qu'on a cru pouvoir dédaigner ; les promoteurs de Ja question lui ont donné une large publicité, elle reste en suspens sur leur propre plaidoyer.
- Les motifs du rejet sont épars dans des critiques partielles qu’il importe de rassembler pour répondre au reproche si légèrement formulé d'une opposition par simple routine.
- Des raisons d’une tout autre valeur empêchent de conformer strictement, au type décimal de la numération les mesures du temps et des angles. Celte conformité (qui ne saurait être acquise sans un bouleversement complet des systèmes actuels de mesures) n’aboutirait qu’a une amélioration arithmétique compensée et au-delà par des défauts géométriques rédhibitoires. El l'on préconise comme une réforme scienlilique une commodité arithmétique d’enseignement primaire très indifférente en principe à l'amélioration des mesures (L).
- L’étude du sujet ne comporte actuellement comme but que de préparer pour l'avenir une entente sur les desiderata théoriques plausibles, que de discerner les simplifications possibles des mesures en usage.
- La numération décimale (J) s’est imposée aux fondateurs du système métrique par son
- quaieul d'un calcul de parties aliquoles. Ce -calcul disparaît lorsque la corrélation des unités csl conforme au type de la numération; celte suppression est un avantage arithmétique inconnu dans l’usage avant les unités métriques, avantage indépendant d’ailleurs du type de numération choisi. Cette supériorité n’esl dont! pas particulière au l\pe décimal et lui. a été dévolue par le choix de la numération décimale: mais les (oudateurs du système métrique ont.
- C’est un avantage de fait qui manque précisément à la numération duodécimale [de base 12) qu’on a reproché aux
- modestement que l’étude de cette numération vulgarisée dans renseignement primaire ramène à sa juste valeur le culte du système décimal. Yoici les références principales :
- Ch. Eouhifr, Œuvres complètes, t. IV, (3e vol., Théorie de Tuuilé naturelle). Paris, 1841, p. 586 : « ..... La
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- existence de fait et sans compétition et si ces savants ont commis une erreur, c’est plutôt d’avoir cru le calcul décimal applicable directement à la mesure du Temps et de la Circonférence.
- A l’appui de cette manière de voir ont peut invoquer l’échec immédiat subi il y a un siècle par la tentative de décimalisation du Jour par la Convention Nationale. Observons d'ailleurs que cet échec décimal n'atteint pas directement le système métrique, car la décimalisation du jour est un mode de décimalisation différent de celui du système métrique.
- La définition du Mètre — d’après les auteurs du système métrique — applique la division décimale au quadrant terrestre et non au méridien entier.
- La seule division corrélative est celle du Quadrant en Grades et celle du Méridien en 4o Chrones ; les Grades subsistent grâce à l’emploi qu’en a fait le service géographique de l’Armée, leur usage est tout récemment à l'étude dans la Marine en vue de leur extension aux cartes hydrographiques et au mesures nautiques en employant des tropomètres (chronomètres où les décagrades-ternps tiennent lieu de chrones, dont le nom n’esl pas prononcé). Ce mode de décimalisation préconisé par M. d’Abbadie (*) et par M. de Chancour-tois (2) peut seul se présenter comme dérivant du système métrique.
- Une fraction décimale du méridien en Lier pourrait seule être revendiquée à bon droit par les défenseurs intransigeants de la décimalisation du Jour; leur unité de longueur devrait être un multiple ou un sous-multiplc de quatre mètres.
- Quel que soit d’ailleurs le mode proposé, la décimalisation stricto du temps et des angles rencontre des obstacles insurmontables :
- En premier lieu l’insullisanee du système décimal au point, de vue de la divisibilité (3).
- Ensuite, au point de vue do i’uniformilé des mesures, la décimalisation appliquée au Temps et h la Circonférence n’aboulit qu’à une complication, car il y avait an préalable un accord universel et séculaire; les 24 heures du Jour et le pendule battant la seconde sexagésimale de temps moyen sont d’un emploi unique dans le monde civilisé. La seconde s’est imposée par là aux créateurs modernes du système C.G.S. comme le calcul décimal aux fondateurs du système métrique.
- diviseurs dans la moindre somme d’unités. On trouve aussi cette faculté dans les mixtes de 10 et 12 comme 120 et 3Go. ..............Méconnaissant ce principe, les modernes, dans la réforme du système métrique, ont conservé la
- qui contient le plus de diviseurs communs dans la moindre somme d'unités. C’est le nombre 12.....................
- divisions cl puissances de 12) être posés en divers'sens sur les 12'pluilanges des 2 'mains, et y marquent le nombre
- Le système tnétrit/ne, son établissement et sa propagation, par G. Bigoukua-x, Paris igor, on lit p. 17. dans l’extrait du rapport du 27 octobre 1790 de La Commission de l’Académie des Sciences l'Assemblée Nationale : g L’échelle
- succès presque impossible.
- (!) Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. LXXf, 8 août 1870, p. 36a.
- (-) Comptes rendus de l’Académie des Sciences, l. XCYT, 7 mai i883, p. 1379.
- (s) Que l’on parle du Jour et de la Circonférence ou du Quadrant, des fractions entières dont les dénominateurs sont les nombres les plus simples s'expriment décirmdrment par des nombres périodiques; la complication qui s’eusuil dans la désignation des angles les plus usuels est un défaut rédhibitoire dans toutes les applications de la géométrie, le triangle équilatéral, l’hexagone régulier, etc,, etc., ne sont pas des fractions décimales entières de la circonférence. L’inconvénient surpasse de beaucoup l’avantage -arithmétique du calcul décimal.
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- En ce qui concerne Y Heure. le changement du cadran horaire soulèverait à lui seul une difficulté équivalente à celle d'un changement de numération.
- Le cadran de douze heures avec ses aiguilles faisant l’une •>. tours et l’autre 24 tours par jour est le cadran oùl'oncu^ l'heure; la position des aiguilles sur ce cadran équivaut à un chiffre et changer le rapport de leurs déplacements ne serait pas une innovation moindre que d’adopter le système duodécimal et de faire lire douze le chiffre (10) désignant actuellement dix d).
- La division horaire du Jour a acquis dans le monde une nouvelle importance par la création des fuseaux horaires [g et l’institution des vingt-quatre heures normales f1) qui, à l’étranger, rendent, uniforme l’heure sinon la temps total lui-même ;
- Toutefois, comme les fuseaux ont été élaborés par leurs promoteurs (MM. les ingénieurs Sandford Fleming et Allen et M. le l)1' Sehram) dans un but. surtout commercial et rattachés au temps continental anglais de Greenwich, leur point de départ est aussi défectueux que celui du jour astronomique au point de vue de la date même des jours.
- Les difficultés auxquelles se heurterait la suppression de l’heure ne sont pas négligées par tous les déciinalisateurs et une solution mixte, bornée k fractionner l'heure décimale-ment a été proposée. Celle-ci comporte malheureusement, comme les décimalisations les plus radicales, le changement de valeur de la subdivision du jour définissant l’intervalle fondamental de battement de pendule étalon, en un mot le changement de la seconde sexagésimale, 86 400’ partie du jour moyen, dont l'usage universel est actuellement aussi intangible, k notre avis, que celui de l'heure.
- Les décimalisations du Jour et de l’Heure qui ont été proposées comportent des pendules types différents du pendule à seconde ; celui des purs déciinalisateurs a pour intervalle fondamental la 100000e partie du jour moyen ('•).
- L’échange de la seconde nécessitei'ail le changement de toutes les mesures oii le temps
- des bciircs'de o à a4-
- k II suffirait d'accoler a la petite aijriulle de chaque horloge uni; aiguille supplémentaire i misant a ver elle un amffo
- prendre Je sinus. . ., etc., ti uu angle horaire, ainsi q ne le besoin s'en fait sentir eonUimeilcinrnt... ï.e quadrant, dit-il, est l'imite inévitable pour les calculs numériques ».
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- . Janet (Éclairage Électrique,
- 26 juin 1897, t. XII, p. 39), la création d’unités nouvelles pour toutes les £ seconde et aboutirait par conséquente la création en partie double des unités <
- Néanmoins il faut se garder de croire et de laisser dire que l’o ment proposé tient à sa difficulté et. à l'attachement au système C.G.S. actuel, il réside uniquement dans l’inutilité scientifique d’un changement aboutissant à la création d’unités nouvelles aussi empiriques que leurs devancières (’).
- Temps et. de la Circonférence, :
- al et la
- delà
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- exacte à une numération au détriment de l’autre serait aussi désavantageuse dans un sens que dans l’opposé.
- Nous nous demandons si le caractère mixte du système actuel est toujours bien saisi et nous pensons qu’il peut n’être pas inutile de mettre en lumière par le tableau ci-dessous la part faite respectivement, aux facteurs de ia et de 10 :
- 440 Minutes
- par Heure.
- 60 Secondes — par Minute de temps. 36o Degrés \
- 1 600 Minutes
- 60 Minutes 3 Coo Secondes d'ai 60 Secondes d’nr
- j par Circonférence.
- - par Minute.
- La balance sensiblement égale tenue entre les deux numérations caractérise le système en usage. Indépendamment du choix et de la désignation numérique des unités, ce système
- suivants :
- Heure naturelle = 3 888 secondes
- = 43iX9 secondes
- — —d'heure vulgaire.
- — 972 minutes d’arc.
- de je
- La valeur de la constante de gravitation correspondant h l’heure naturelle de 3888 secondes est de 6,6i83 X io—s C. G. S. et le chiffre relatif dit de la densité moyenne de la Terre est 5,56 (ce dernier chiffre dépend de la valeur adoptée pour la gravité et peut aussi être affecté parla divergence admise entre l’étalon du mètre cl sa défi-
- La plus simple valeur entière est celle en grades-temps et îa décimalisation du quadrant est celle précisément
- Au poiut de vue décimal ou peut dire 900 Y heure naturelle s'exprime en fonction du jour ou du quadrant par un du .Jour 86400.
- La simplicité du rapport de l’heure naturelle à l’heure vulgaire 3® X 5—est au moins, curieuse (et sans doute naturelle que de la constante de gravitation.
- L'heure naturelle est — d'après M. Lippmann comme d’après Everett — la durée qui intervient directement dans le culoul analytique des astronomes; ceux-ei pourront apprécier sa transformation facile en unités usuelles et sentir d’autant moins le besoiu d’une innovation dans la mesure du Temps.
- L'heure naturelle elle-même ne constitue pas d'ailleurs une unité applicable à la mesure usuelle du Temps, sa valeur étant fractionnaire par rapport au Jour; elle est tout à fait comparable sous ce rapport au temps sidéral.
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- est avantageux par son ampleur arithmétique; la décimalisation exclusive a un caractère beaucoup plus étroit, une infériorité scientifique manifeste (*).
- L’antiquité 11e motive donc pas seule le respect dû au monument archaïque de la mesure du Temps. Au lieu de le démolir que ne cherche-t-on plutôt à l’embellir en étudiant les améliorations que son usage peut admettre.
- Le point vulnérable du système mixte est la complexité des unités, l’usage rémanent du calcul des parties aliquotes. A cet égard un reproche fondé peut assurément être formulé; mais il n’est nullement impossible d’y remédier ; une innovation très simple suffirait, dont l’exposé servira de conclusion à notre étude.
- A notre avis le défaut du système mixte de mesure du temps, apparent depuis la vulgarisation populaire du système métrique, est de ne pas montrer ce qu'il comporte de déci-
- .Le remède consisterait à mettre en évidence et en usage les multiples décimaux c.tts-tants des unités principales; on opérerait ainsi une décimalisation en sens contraire de celles jusqu'ici préconisées, et qui, dans la majorité des cas usuels, abolirait le calcul des parties aliquotes.
- Le Jour et l'Heure s'expriment en effet par des nombres entiers de centaines de secondes-
- La circonférence par un nombre entier de centaines de minutes d'arc.
- Les fondements inébranlables du Jour, de l’Heure et de la Seconde ont été précédemment établis et la seconde (qui est d'ailleurs l'unité fondamentale C. G. S.) est l’unité de réduction pour tous les calculs d heures, de minutes ou de fractions de joui’.. . ,
- La minute d'arc au point de vue de la circonférence est comparable, relativement, à la seconde de temps en ce qui concerne les mesures angulaires.
- La minute d’arc est l’unité fondamentale des navigateurs et correspondu leur mesure
- (>) Pour se convaincre du fait, il suffit d’examiner ci-après les fadeurs premiers et les diviseurs des nombres types des différents systèmes et les valeurs relatives des unités en usage.
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- itinéraire universelle, le mille marin. L’emploi décimal de cette unité est a peine une innovation ; le mille marin compte 10 encablures et l’amiral Fleuriais a préludé à l’emploi décimal de la minute d'arc dans un instrument nautique particulier (*).
- Nous proposons finalement d'employer:
- La division directe de Y heure en 36 centaines de. secondes (qui existe mais n est pas usitée) (2).
- IA““S “UKITia “““ (ÏtempQ 7;,. (de
- Jour ou Circonfûre.cu . * 2 I 6 36o 4o„ 864 i 440 8B4oo I296000
- Quadrant . . . . 9 — IOO 216 36o 4 400 o.coo S2.4 OOO
- Heure 5- 36 6o 900 3 600 54„„o
- PC(dW) d* . JîmUtCS 9 1 1 5 U7 < 77 GOOO
- 4 60 3 600
- 9° 7 »« u,4
- Grad<! 0,0. 54 3,6 216 3 a/jO 900
- ï
- Centaine de Secondes 77ë :
- Miuuto ,1c lumps. . , . w 1 6o 78 i5 60
- Minute (d’arc) .... Twk 9°° ! °’01 0,04 7 4 6o
- Seconde (de temps). . . a i 6oo O.OOUJ 7^ ^7 7 „,or, .5
- <r"ro . 29G ooo 54 ooo ub -7s 7 7 *
- (*) Micromètre à double réflexion de M. l'amiral Fluijriais. — Catalogue des instruments construits par A. Hun-
- UMA.N, 13, passage Dauphine à Paris : — « Il n'existe ni limbe, nj vornier... Le tambour est divisé en ioo parties
- •valant chacune une minute d'arc..., un trait sert d’index pour le comptage du nombre detoursde la vis, c’est-à-dire du nombre de centaines de minutes. »
- (2) La figure i indique l’aspect du cadran de douze heures gradué en 36 centaines de secondes; 1 intervalle d un chiffre horaire au suivant correspond à 3 centaines de secondes ; (on passe des minutes de temps actuelles aux centaines de secondes en multipliant par 6/10).
- Los cadrans d’horloge ou de chronomètre se distinguent eu outre par le parcours en cent, secondes du tour de l’aiguille trotteuse (faisant 36 tours à l’heure) et la division décimale de ce parcours, figure a.
- Transitoirement. — et tant que l’usage vulgaire le réclamera — les cadrans en centaines de secondes pourront garder simultanément la division ancienne en minutes de temps (moins apparente toutefois et surtout pour habituer aux concordances des deux modes de lecture, figures 3 et /j.
- L’avantage de l’innovation est sensible surtout pour les montres chronographes et compteurs qui, totalisant
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- La division ("pareillement existante mais inusitée) de la circonférence en 2iC> centaines
- réduction (jri s'ensuit.
- Quant a lu notation écrite du temps en heures, centaines de secondes et secondes, on pourrait adopter une Far exemple, on ferait suivre le chiffre horaire d’un trait, puis on distinguerait par un.point et virgule les deux
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- ; minutes d'arc. (L’angle droit, en
- : de minutes, celui de 1 cimaux (*).
- de minutes, l'angle du triangle équilatéral régulier en 12 centaines de minutes) avec
- Au lieu de : 1 h. 7 m. 20 s. I 4 h. 35 m. C On écrirait: 1 04; 4«, | 4". i8;oG,
- h. 21 m. 34 s. 4 1 16 b. 40 m. 5 s.
- 10- i»; q4,4 j 16-. a4;o5r
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- Et corrélativement d'abolir progressivement l’usage de la minute de temps, du degré et de la seconde d’arc. (Le double emploi des mots minute et seconde disparait alors ; et par définition la Minute est un angle, la Seconde un temps). CeLle définition est suivie désormais dans la suite de notre exposé.
- Chacun des 24 fuseaux horaires de Sandford Fleming- vaut 9 centaines de minutes et ce nombre est la différence de longitude de deux heures normales consécutives. Nous n’avons fait qu'indiquer précédemment l'origine fâcheuse adoptée pour ces fuseaux et nous devons préciser maintenant la condition que devrait remplir le point de départ du temps et des
- Les temps usuels s'expriment : i li. 7 ni. 20 s. [ 4 h. 3o m. 6 s, I 10 h. 9.1 ni. 34 s. 4 I 16 11, 40 m. 5 s.
- Kn centaines de minutes d’arc : 10; 10, j 4°', 5i,5 | g3; a3,C j i5o; 01,21
- signalé ; la construction d’uu chronomètre analogue facilitant la lecture directe des longitudes en centaines de minutes (et fractions, décimales) n’offrirait pas de difficulté. Le cadran pourrait être chiffré directement en 216 ou laisser en évidence les chiffres horaires, comme les exemples représentés figures 7 et 8, la petite aiguille de ce cadran
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- ! rivalité nationale n’est en jeu tlans cette considération (’). Il s’agit de concilier la date du temps civil avec celle du temps universel, éviLer en un mol de retomber dans l’ambiguïté actuelle de ia heures d'écart entre le temps civil cl le temps astronomique. La numération des heures civiles de o à 24 ne ferait au préalable qu'aeeroî-
- La numération de o à 24 appliquée dans le jour civil impliquerait l’emploi simultané des chiffres de 12 à 24 pour les heures do midi à minuit.
- Jusqu'ici, au contraire, les heures chiffrées do la à 2.4 étaient par définition des heures
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- astronomiques — de minuit à midi — et elles sc transformaient en temps civil eti retranchant 12 et ajoutant un jour à la date.
- De quelque pays qu'il soit question, l'origine du temps civil ne peut avoir lieu qu’à minuit ; la coïncidence de date visée ne peut avoir lieu qu'en choisissant pour origine du temps universel et des longitudes le méridien où simultanément passe le Soleil, où il est midi.
- L’origine du temps universel et des longitudes au méridien antipode de celui réglant le temps civil s’impose en conséquence; la France ou l'Angleterre- peuvent prendre indifféremment l’initiative de conformer leur usage à cette nécessité.
- Vous n'avons personnellement à recommander que la solution intéressant notre pays : Au temps civil de ’ Paris commençant à minuit correspond le temps universel du méridien 'antipode (i8o0 actuel) où simultanément il est midi. La longitude de Paris rapportée à ce méridien est de 108 centaines do minutes (t8on) ; en appropriant le système des fuseaux à cette origine, le fuseau initial s'étend à 4a° minutes (y0 3o') de pari et d'autre et le début du fuseau [211 ; 5o', (17y-0 3o') actuel] coïncide précisément avec les parages du détroit de Behring où s’opère déjà le saut de date. Autrement dit, Behring fait partie du fuseau origine ou s’opère le saut de date.
- Des propositions du genre de celles que nous venons do développer n’ont d’intcrêL que si l’on réussit à matérialiser leur application P). En vue de cette nécessité nous avons déposé les modèles des divisions du Cadran horaire on centaines de secondes de temps, de la Circonférence en centaines de minutes (d’arc) et nous avons fait appel au concours horloger de la maison liedier, dont la spécialité pour les montres scientifiques est bien connue. Des montres, ohronographes et compteurs munis de nos cadrans en centaines de secondes sont dés à présent établis et leur existence garantit notre étude et ses conclusions du caractère idéologue et quelque peu chimérique qu’on pourrait autrement être tenté de lui attribuer.
- Emile Raverot.
- noms pour ces multiples (nouveaux comme emploi) des Unités principales; non J'ne l’avons pas faite au cours de noire étude afin de ue pas subordonner l'appréciation de nos propositions à celle des noms eux-mêmes. Nous suggérons seulement à titre de désignations plausibles, la syllabe iiy pour la centaine de secondes (commencement dp mot tune et point y origine astronomique du temps) et la syllabe poto pour la centaine de minutes (d'arc) (les trois lettres 1rs plus usuelles pour la désignation des angles qui forment d’ailleurs la première syllabe du mot radian, appcllatiou de l’angle droit.
- t'ig- 9-
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- Système de régulation de l’Union Elek-trizitats-Geselîschaft pour la tension dans les transformateurs de courant alternatif. EUktro-
- Lorsquc l’on emploie' les transformateurs tournants, on règle, habituellement la tension du courant continu pav l’excitation du champ du transformateur; à cet effet le champ comporte. en plus de l’enroulement en dérivation, un enroulement compound en série avec les conducteurs principaux de la conduite de courant continu. 11 est préférable de n’avoir que l’enroule-ment de dérivation, et, dans ce cas, l’Union Elektrizitais-Gesellschaft. de Berlin obtient la régulation en agissant sur l’inductance du circuit alternatif.
- Si la charge du réseau continu augmente, il passe moins de courant dans l'enroulement d'excitation du transformateur. La chute de la tension continue peut être compensée par une élévation de la tension alternative. Si la conduite du courant altcruatil contient une self-induction, le changement de celle-ci provoque un changement de la tension alternative. 11 y a deux cas à considérer suivant que le couraut alternatif est en avance ou en retard de phase. Si le courant est en avance, un accroissement de la self-induction élève la tension, et inversement s’il est en retard, pour élever la tension, il faut diminuer la self-induction.
- Cette avance ou ce retard dépendent de l’excitation du champ du transformateur. Si l’excitation est inférieure à la valeur pour laquelle la force contre-électroinotrice est égale à la force électromotrice amenée, le courant alternatif est en retard de phase et inversement. Si l’excitation est supérieure à ccttc valeur, le courant est en avance de phase. Dans le premier cas, pour les charges croissantes du réseau continu, l’inductance delà conduite alternative diminue; dans le second, elle augmente.
- Un dispositif de changement automatique de l'inductance est représenté dans la figure i. 11 se rapporte au cas de la transformation de courants triphasés en courant continu avec courant en retard de phase, c, rf, e sont les trois conduc-
- teurs des courants alternatifs qui arrivent au transformateur par les bagues r ; le courant continu part des balais le par les conducteurs a et b. Le champ S du transformateur est en dérivation. Le régulateur d’inductance iv se compose de deux parties f et g mobiles l’une par rapport à l’antre. La partie fixe /'est lin anueau de fer sur lequel sont disposées 3 bobines ct, dA, sur des saillies équidistantes. Chaque bobine est en série avec l'un des conducteurs triphasés.
- La partie mobile g se compose d’un noyau magnétique avec 3 bobines fermées chacune sur elle-même. Sur l’axe w de la partie mobile est un levier h qui porte d’une part le contrepoids n
- et d’autre part une articulation solidaire d’un noyau de fer m. La pièce n sert de contrepoids au noyau m et à la partie mobile, elle est disposée de façon que les bobines occupent les positions représentées sur la figure lorsqu’aucun courant ne traverse les conducteurs. Le noyau m est soumis à l’action d’une bobine t en série avec un des conducteurs principaux du réseau con-
- Lorsque la charge du circuit continu croît, le courant augmente dans la bobine t ; le noyau m est attire et fait tourner la partie mobile d’un certain angle. Los bobines des deux pièces /’ et & sc rapprochent, ce qui diminue la self-induction du circuit alternatif. La tension s’élève du côté alternatif et par suite aussi du côté continu. Les différentes parties peuvent être calculées de façon à obtenir la régulation voulue.
- Dans le cas d’un courant en avance de phase, il n’est pas nécessaire d avoir de liaison avec le I circuit continu.
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- plus lié
- lequel il n’y a pas de
- obligé de
- volts (ten*
- P le poids de
- A ohm>;
- de section (l’anl S le poids de
- et à 3 en triphasé.
- le poids du
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- .tiqn de chaque conducteur sera telle que la densité de courant a soit constante pour tout le réseau (*). Réciproquement, pour une teusion E et un poids de cuivre donnés, la perte du rcscau sera minimum, lorsque la densité sera cons-lanLe.
- On peut alors écrire
- m
- La quantité de chaleur dégagée par kîlo-gruinme de cuivre est constante pour tous les points du réseau : celte quantité de chaleur peut s’appeler perte spécifique du réseau.
- De même pour la chute de tension : en continu, la chute de tension t dans un conducteur
- s = ^i = 3af;,
- Ces trois équations soûl applicables, non seulement au réseau total, mais à une fraction quelconque de ce réseau, même a un segment de conducteur.
- Si on met l’équation (3) sous la forme
- on voit qu’elle équivaut à cet énoncé.
- T.a chute de tension, par unité de longueur, est constante : c’est la chute de tension spéci-
- %';«
- En courant alternatif, cette loi n’est plus exacte.
- Si on désigne par z' un facteur égal h i pour le monophasé et à i,y3 = \/ 3 pour le triphasé, pour un réseau comprenant un seul moteur absorbant une puissance .s'EJj cos îp5, avec une perte admise dans le réseau égale à —~ de la puissance à l’usine, on a
- T/nuteur donne une démonstration pins simple, mais seulement approchée 'en négligeant les variations des
- En écartant les systèmes à trois et cinq fils, on n y la perte totale du réseau
- -y-
- cl pour le poids du cuivre
- P = o£ zls.
- o = y,lds.
- d’autre part
- Si un appelle chute apparente de tension la quantité E — E, • on v°d que c’est cette
- chute de tension apparente qui est proportionnelle à la longueur, et suit la loi de la chute de tension en courant continu : nous l’appellerons î.
- Quant h la vraie chute de tension elle a pour valeur
- Multipliant lu seconde pur la constante a'2, et relia chant membre à membre ou obtient
- =26-.')“"
- ce qui conduit à li condition, pour le minimum de P,
- J
- — — x = constante. C. Q. F. D.
- cos élnnt intermédiaire entre les valeurs cos el cos
- Pour arriver à des lormules pratiques, il suffit maintenant de remplacer les intensités par des puissances. Nous substituons aux tensions en chaque point, inconnues, une tension moyenne Em détiilîc par l'équation
- W2 = s' EniJ, cos <?,
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- où W2 désigne la puissance utile sur le réseau en watts, J, et cos o le courant total et ic facteur de puissance à l'usine.
- Si AVj représente la puissance totale à l’uôine, égale à z' EJt cos ©, on a
- L’expression E = ê)m = E — Em peut être appelée chute de tension moyenne.
- Ceci posé, avec cette approximation, lé courant en nu point quelconque J peut être remplacé par l’expression
- et les équations fondamentales deviennent
- Supposons que les W soient exprimés en kilowatts, et faisons p — 1,67 ohm, <5 —• 0,9 kg, nous obtenons les systèmes d’équations : i° Courant continu et alternatif simple.
- et dans tous les cas
- P = 540 -ry •
- Dans l'équation (4) divisons les deux meiïibreS par W,, nous obtenons
- Or, la quantité peut être appelée
- la longueur moyenne du réseau : pat comparaison avec (G), il vient
- - — AIL J_ _ J_
- ce qui vent dire que la longueur moyenne est là distance de l’usine du point où fa tension est égale à fa tension moyenne.
- Si on admet que les rendements des moteurs sont sensiblement égaux, eu désignant par. y leur valeur moyenne, on peut substituer dans l'équation (7] les puissances effectives en chevaux, aux puissances absorbées en kilowatts, en tenant compte du facteur y, et calculer la longueur moyenne par l’expression
- AiA,
- où N est fa puissance transportée par un conducteur, et N, la puissance effective totale des moteurs du réseau, le tout en chevaux ; on a
- _ 0,736X0
- 0,8 Em eos é 1 800
- a° Courants triphasés.
- On niirà alors, après transformation, les équa-
- où n désigne la perte du réseau en chevaux, a, fa puissance effective transportée par millimètre'carré de conducteur.
- On n’aura aucun besoin de calculer les courants, sauf pour vérifier à la fin que les densités de courant ne sont pas dangereuses.
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- Reste une dernière équation : continu et monophasé —E =—— -----------lm, J
- , ” y- “st? (,u)
- triphasé K= - y lm, ]
- d'où la règle :
- Si on substitue au réseau un conducteur unique de section constante, ayant pour longueur la longueur moyenne du réseau, pour poids le poids de cuivre du réseau, et si on suppose toute la puissance effective concentrée à son extrémité, la perte et la puissance transportée par millimètre carré, sont les mêmes pour ce conducteur que pour le réseau.
- Remarque. —Dans la pratique, on ne modifie pas la section des conducteurs à chaque dérivation, mais on cherche au contraire à employer peu de sections differentes dans le réseau. Où peut dans ce but opérer de deux façons : ou bien dans le calcul, pour des segments lj: ln de
- même section remplacer l'expression S =a s,
- par
- V' Jfdi + L2/, +....-j- Jn't.i = XS t
- ou, ce qui est plus simple, calculer les sections comme précédemment et adopter une section uniforme égale à la valeur moyenne, pour un ensemble de sections peu différentes les unes des autres, en négligeant les faibles erreurs qui en résultent.
- L’auteur donne deux exemples, qu'il est inutile de développer ici, l’application pratique de ces règles ne souffrant pas de difficultés.
- Si on considère maintenant un réseau quelconque, pourvu de corfducteurs d’égalisation, la règle de la densité constante n’est plus applicable en général. En effet, dans un réseau où la densité de courant est constante, la tension est la même en tous les points équidistants de l’usine; par suite, si un centre quelconque d’utilisation reçoit du courant de l’usine par deux ou plusieurs chemins, il faut que ces différents chemins soient égaux, condition qui n’est pas réalisée en gé-
- Dans le cas particulier où elle est réalisée par tous les centres d’utilisation, il est facile de démontrer que la règle des réseaux simples est applicable.
- A un poids de cuivre donné, correspond une perte du réseau minimum, et réciproquement, lorsque la densité de courant est constante dans tout le réseau.
- Dans le cas d’un réseau quelconque, on cherchera à transformer ce réseau en un réseau satisfaisant à la condition ei-dessus, par de petites modifications, soit en changeant la lougueur des conducteurs ou laplace des centres d utilisation, soit en supprimant quelques conducteurs ; puis on appliquera la règle de la densité constante au réseau modifié, et on prendra pour sections du réseau vrai, les sections ainsi déterminées, ce qui donnera dans beaucoup de cas une solution suffisamment approchée.
- Le principe de la densité constante ne s’applique évidemment pas aux conducteurs d’alimentation ou feeders, qui ont pour but de maintenir la tension constante à leurs extrémités, et présentent forcément des densités differentes s’ils sont de longueurs différentes.
- Le système bien connu de Herzog, pour l‘étude des réseaux à mailles quelconques, fondé sur J a coupure fictive des conducteurs en des points convenablement choisis, est applicable évidemment, aussi bien aux réseaux de force motrice qu’aux réseaux de lumière.
- On peut d’ailleurs le combiner avec la méthode de réduction à des réseaux simples, à laquelle il ressemble beaucoup.
- Soit par exemple à étudier le réseau de la
- figure 2, où 1, II et III sont des centres de distribution supposés a la même tension : nous supprimons le conducteur compris entre et M0, et coupons les conducteurs aux points M(. M2, M3, et M6, ce qui nous donne trois réseaux
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- simples-(fig. 3), auxquels nous appliquons les formules donuées plus haut; puis nous calculons
- 2/W — SjAV + 2âAV -f- SsAV’,
- la longueur moyenne étant déterminée par l'égalité :
- Cela lait on en déduit (voir les formules citées plus haut) x ou cq, et P, et par suite les sec-
- tions cherchées ; on donne alors au jugé une dimension convenable au conducteur supprimé pendant le calcul.
- Remarque. — Dans les réseaux d’éclairage électrique, ce n’est plus une perle du réseau qui esl fixée, mais une chute de tension maximum à ne pas dépasser. Herzog et Feîdmann {‘) ont démontré que pour réaliser la condition du poids de cuivre minimum, il fallait alors que l’on ait aux points de croisement
- et pour un conducteur à prises do courant multiples, auquel le courant n’arrive que par deux chemins en un point de jonction,
- Il s'introduit alors dans ces réseaux une autre notion, la longueur fictive d’un conducteur, défi-
- nie par
- r-=\/¥-
- Sî on compare les conditions correspondant au poids du cuivre minimum dans les deux sortes de réseaux, on observe que •:
- Dans un réseau d’éclairage on obtient ce poids de cuivre minimum, en reliant chaque centre d’utilisatiou a l'usine par un conducteur unique cl distinct, de section telle que la chute de tension y soit égale à la chute de tension maximum admise.
- Dans un réseau de force motrice, on donne au contraire à ces conducteurs distincts une section telle que la densité de courant y soit constante, et par suite on peut, sans rien changer, réunir ensemble les conducteurs marchant parallèle-
- On ne peut en faire autant dans les réseaux d’éclairage, car on arriverait alors à dépasser en certains points la chute de tension admise, tandis qu'elle serait diminuée 'en d’autres
- L’auteur termine celte élude par .le cas .d’un réseau simple dans lequel les moteurs ne . travaillent plus tous ensemble à pleiue charge.
- Dans ce cas suienl J, J2 ... JH les valeurs des intensités pendant les temps q l2 ... tn heures d’une journée de t heures, dans un conduc-
- La perte journalière dans ce conducteur (Jf* l, 4- Jaa *-> + ..... + Jji‘2 tn) ~ ’ et la valeur moyenne de la perte w
- ^ _ h-ti+....... 4- j*-<» zoï
- Désignons le premier facteur par M [J3), appliquons la même méthode qu’au début de celle notice, et nous arrivons à
- /mTl] .. __ y/MjN*)- '
- avec une approximation suffisante.
- D’ailleurs les courants Jj etc., n’élanl connus qu’assez grossièrement, nous pouvons simplifier .les calculs en remplaçant M (J2) par [M (J)]%
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- i alors la formule
- Il faudra évidemment vérifier que pour la charge maximum du réseau, a n’atteint pas une valeur dangereuse.
- Dispositif Luc Court et C'° pour la mise en court-circuit automatique de l’induit des moteurs asynchrones triphasés. — Communiqué
- Des bagues concentriques et verticales a, b, c, (fig. i et 2) isolées entre elles électriquement, sont fixées sur un support S dans lequel passe l'arbre du moteur ; ce support tourne avec l’arbre tout en ayant la possibilité de sc déplacer longitudinalement; aux trois bagues sont soudées les extrémités des trois enroulements de l’induit.
- Des balais 1,2, 3 fixes,sur lesquels est branché le rhéostat de démarrage, reposent à l’arrêt sur leurs bagues respectives. Un régulateur r à force cenlrifugc déplace le support des bagues dans le sens de la flèche quand la vitesse angulaire du moteur approche de sa valeur normale. Lorsque cette . vitesse est atteinte, les bagues enfoncent des coins, venus de fonte avec dans des contacts élastiques d’une seul en court-circuit de 1’
- qui opèrent
- logé à l’intérieur de la carcasse, entre le palier el le rotor (fig. 4 et 5) ; les balais, disposés sur le palier, vers l’intérieur, sont parfaitement
- visibles ; les bagues s’écartent d’eux en se diri-it vers le rotor, comme l’indique la flèche, que la vitesse a atteint sa valeur normale ; ;isc en court-circuit do l’induit s’opère alors, a maison Luc Court et Cle, de Lyon, qui adapte ce dispositif à tous les moteurs qu’elle struit, revendique en sa faveur divers avan-îs dont les principaux sont les suivants :
- 0 Suppression automatique des balais et
- temps les extrémités des balais, qui, en raison de leur élasticité, ont accompagné les bagues dans la presque totalité de leur course, ne touchent plus celles-ci.
- Quand on coupe le circuit primaire pour arrêter le moteur, la force centrifuge diminue et. deux ressorts ramènent les bagues au contact avec les balais ; les enroulements induits se trouvent donc de nouveau connectés avec le rhéostat.
- Pour les moteurs de forte puissance, l’appareil, au lieu d’être placé en bout de l’arbre, est
- ement réduit facteur de puissi
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- suite de la suppression des résistances des câbles de connexion de l’induit au rhéostat et des contacts ainsi que ceux des balais sur les bagues, des brosses sur les plots du démarreur.
- 3° On peut mettre le moteur en marche a distance. S’il s'agit d’un moteur de faible puissance, on n’a besoin que de lermer un interrupteur, (qui peut être h deux directions pour la
- fils de ligne, on pose trois conducteurs (fig. 6) venant de l’induit, c’est-à-dire des trois balais; leurs extrémités sont reliées au rhéostat de mise en marche R placé près de l'interrupteur, et composé d’une résistance sectionnée qu’on supprime progressivement. Le moteur, lorsqu’il atteint sa vitesse normale, met lui-même hors circuit le rhéostat, la ligne et les balais. Dans ces conditions, on peut admettre une forte densité de courant dans les câbles ou fils secondaires, puisqu’ils ne servent qu'un instant.
- Grâce k ce dispositif, on n’est donc plus limité dans l'application des moteurs à courants alternatifs qui peuvent être placés dans des endroits difficilement accessibles, tels que fosses,
- marche dans les deux sens, fig. 5) et de laisser, au démarrage, une faible résistance fixe qui est supprimée automatiquement, sitôt la vitesse normale atteinte. Dans ce cas, la résistance R se trouvera à côté du moteur.
- Si le moteur est de puissance telle qu’il nécessite un démarrage progressif afin d’éviter les à-coups sur la ligne primaire, en plus des trois
- plafonds, charpentes, etc. Eu outre, par suite de sa robustesse et de son mode de fonctionnement, la mise en marche peut être faite par l’ouvrier le plus inexpérimenté et sans crainte de fausse manœuvre, telles que mettre le courant primaire alors que l’induit est en court-circuit, etc. J. Reyval
- Dispositif Siemens et Halske pour le démarrage et l’arrêt des moteurs à courant continu, Rlektrotec.hnische Rundschau, t. XVIII, p. aia, i5 juillet ,90,.
- Dans beaucoup de machines fonctionnant par l’électricité (locomotives, appareils de levage, etc.) on détruit, au moment de l’arrêt, la force
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- vive de la masse en mouvement en fermant le cirruil. de l'éleetromoteur sur une résistance; celui-ci travaille alors comme générateur. L’action de ce frein est d’autant plus énergique que la résistance est plus faible.
- La disposition habituellement employée (fîg. i)
- consiste à manoeuvrer le commutateur h sur deux séries de plots consécutives, correspondant l’une ab au démarrage, l’autre c. d à l’arrêt. La résistance1 w sert au démarrage lorsque l’on déplace le levier de a vers b ; à l’arrêt le circuit induit du moteur m est fermé sur la résistance to2 que l’on diminue en déplaçant le levier h de c vers d. Entre les deux résistances est une interrup-
- Cette disposition a des inconvénients, principalement pour les grands appareils de levage, telles que les machines élévatoires de mines, pour le réglage à petite vitesse lorsque la charge est faible, ou lorsque la charge varie pendant la marche. La manœuvre est particulièrement délicate au moment où l’on passe par l’interruption ca. Pour éviter cet inconvénient, Siemens et Ilalske préconisent l’emploi de la disposition représentée par la figure 2.
- Les deux séries de plots sur lesquels glisse le commutateur ne sont pas séparées par un intervalle neutre, elles empiètent l’une sur l’autre et’le frotteur passe de la position spéciale de démarrage cb à la position d’arrêt ad par la région intermédiaire a c pour laquelle il est en contact simultanément avec un plot de la résistance de démarrage n'p et un de la résistance de frein wv
- Pendant cette période le courant du réseau est séparé en deux parties dont l’une traverse le moteur tandis que l’autre traverse la résistance de frein. Si Ton ne déplace pas le commutateur, ce dernier courant est à peine altéré par les oscillations de la charge. Pour les faibles charges c'est-à-dire les faibles intensités du courant du moteur, c’est cependant lui qui absorbe la partie principale de la tension fournie au moteur tandis que la partie correspondant à ce dernier ne joue qu’un faible rôle. Contrairement à ce qui a lieu avec 1 ancienne disposition, on peut pour les faibles charges atteindre une faible vitesse de rotation sans
- rande dépt
- changements de la charge, la grandeur nécessaire de la résistance auxiliaire n’est pas considérable, ce qui simplifie la distribution. Mais l'avantage de la nouvelle disposition réside surtout dans la suppression de la rupture du circuit du moteur.
- G. Coisot.
- Frein pour moteurs shunt, système de la A.-G. Elektrizitætswerke à Niedersedlitz-Elcktrotechnische Rundschau, t. XVIII, p. a5o, 1” septembre 1901.
- Le freinage des moteurs-shunt est obtenu habituellement en mettant l’induit en court-circuit et en maintenant l’excitation du champ. Ce procédé a l’inconvénient de nécessiter une consommation relativement considérable decou-
- 1 Le dispositif de la A.-G. Elektrizïlîilswcrke à
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- Niedersedlitz permet de mettre hors circuit l’enroulement inducteur pour le freinage du moteur. La force électromotrice de self-induction produite par la rupture du circuit inducteur est utilisée pour induire le courant, de frein dans i’iii-duit en court-circuit.
- Le procédé est représenté par la figure i ; a.
- Fig. i.
- b et c sont les plots, d la pièce de contact qui doit être déplacée vers la gauche pour produire la mise en marche ordinaire. La mise hors circuit est produite en déplaçant alors le contacté vers la droite, les résistances a sont d’abord insérées dans le circuit de l’induit, puis la mise hors circuit est complète lorsque d'quitte c; le circuit comprenant l’induit, l’inducteur et Jes résistances de démarrage est formé par la liaison e à la manière habituelle. Le moteur tournant en génératrice s'excite lui-même.
- En continuant le déplacement de d vers la droite, on établit la liaison fg et l’on obtient
- ainsi une force de frein considérable : l’induit est alors fermé sur lui-même, tandis que le circuit inducteur contient les résistances a. L’extrâ-courant de l’enroulement inducteur produit l’cxcilalion du moteur.
- Pour montrer que l’action est bien produite par P aimantation due à l’extra-courant on a recours au dispositif, de la’figure 2. Si d est
- 1 poussé rapidement sur fg on observe l’action précédente; mais si le contact s’arrête en kg pendant un temps très court l'action n’a plus lien. Dans cotte position l’iuductëur est en couft-eircuit et i’extra-eourant circule sans Utilité, l’aimantation n'a plus lieu lorsque le contact ferme l'interruption fg. G. Coisot.
- MAGNETISME
- Formule relative a l’induction magnétique, parE. Müllendorf, ingénieur, Elektrotechnischc Zf.it-
- Si on considère un morceau de fer ou de tout autre métal magnétique placé dans un champ uniforme JC,, on sait que l’induction dans le fer est égale à
- & = JC-(-Z.
- Dans cette expression, Z est une fonction de JC, dont la nature peut être déterminée par une série de mesures convenables, et dont la représentation graphique est donnée par les courbes de magnétisme. Les formules empiriques données jusqu'ici pour représenter en fonction de JC,' ne sont applicables que dans des intervalles relativement petits : 'l’auteur s’est proposé d’établir une formule conduisant à des résultats suffisamment concordants avec ceux de .la pratique, pour des valeurs de JC allant de 0 à + ce.
- O11 sait que Z ne croit pas indéfiniment- avec JC, mais tend rapidement vers une limite que nous désignerons par A. Posons
- Ce rapport est égal à i, tant qu’il n’y a pas de force magnétisante, et à mesure que JC croit, il tend vers+ 3e.
- Tout d’abord la force coercitive du métal s’oppose à l’accroissement de i>, mais cette force coercitive diminue à mesure que JC augmente, et on peut supposer que cet accroissement de v est proportionnel à l’expression JCP; d’autre part, à mesure que v s'accroît, le métal se sature, et cette saturation s’oppose à l’accroissement qui peut être considéré comme inversement proportionnel à une puissance de <\ soit v'1. D’où finalement .l’équalion différentielle :
- , _ /-jh« 30’ dJC
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- k étant une constante propre à chaque substance et possédant les dimensions LlT M à' T.
- Si on suppose que le métal ne possède pas de magnétisme rémanent, o’est-k-dire que pour JC=o, e= i, on obtient en intégrant :
- ' P + l
- On peut mettre cette expression sous une autre forme en remplaçant 3C par a §, if désignant des ampères-tours par centimètre et a un facteur dépendant de la nature du circuit magnétique et de la forme des bobines.
- On obtient alors
- Ces deux courbes présentent une asymptote ; elles passent par l’origine des coordonnées, et y admettent une tangente parallèle à l’asymptote : elles offrent la forme connue de la courbe du magnétisme : elles partent, convexes d’abord, vers l’axe des 5G, puis ont un point inflexion, et sont ensuite concaves, se rapprochant indéfiniment d'une droite qui est l’asymptote.
- Reste à vérifier expérimentalement cette formule, en calculant les constantes d’après les essais, et construisant par le calcul, à l’aide de la formule, une table qu’on comparera avec les chiffres résultant des essais.
- Si on désigne par 93, et les coordonnées du point d’inflexion, il est facile de voir que l’on a : (jJt désignant le coefficient angulaire de la tangente d’inflexion) .
- (»*)*
- 13)
- (4)
- Pour déterminer les constantes, l’auteur s’est servi des essais consignés dans Y Almanach des Electriciens de Uppenborn, année 1901, p. 61, sous forme d’une table des forces magnétomo-trices avec les inductions correspondantes, et d’une courbe représentant graphiquement cette table. Ces essais ont été exécutés par M. le professeur Robert M. Friese, k Nüremberg, par le procédé du balistique et de l’anneau de métal, sur des matériaux provenant de pièces de grosses machines dynamos : l’expérimentateur a obtenu des nombres très concordants pour les différents essais au-dessus de 93 = i5 ooo, tandis que pour des valeurs de l’induction entre 9000 et i5ooo, il a observé, suivant l’origine du métal, des écarts allant jusqu’à 3o p. ïoo : il estime d’ailleurs que l’erreur relative commise dans ses essais est d’environ 1 p. 100.
- Les courbes ne sont pas suffisantes pour donner l’équation de 3’asymplote ou même sa direction : mais on peut en déduire la direction de la tangente d’inflexion, et même les coordonnées du point d’inflexion en recourant au calcul avec une échelle très augmen tée pour les rf ; l’approximation obtenue est bien suffisante. D’autre part a et if étant très petits par rapport a A, 93, et jüt, on peut simplifier ainsi les équations 3 et 4.
- On obtient alors pour le fer forgé allemand (table I de l’Almanach cité plus haut) :
- 93,= 3 ooo, 3X = 2 ooo,
- avec A—16 ooo comme première approxima-
- On ne peut calculer m et « en se servant alors de (3a) et (4B), car une erreur de 1 p. 100 sur le membre de droite, amène une modification de 4oo p. 100 dans les valeurs de m et n.
- Faisons alors arbitrairement m = a (nous savons que m doit être > 1), portons dans (3°) et (4°), et éliminons À. Nous obtenons
- (5)
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- 48;
- égligeant a;?,, d’où l’on tire sensiblement
- De (5) ,
- . déduit,
- MV" = * = c
- mn *0*
- En introduisant ces valeurs approchées et la valeur m = i dans l’équation (2), on obtient, en se servant des nombres de la table, un certain nombre d’équations linéaires en A et a, qui permettent de déterminer ces deux quantités. On trouve
- À = 16 870,
- a. 8,2.
- La formule empirique des fers forgés allemands peut donc être mise sous la forme
- V^r+o,^/
- La table I montre que la coïncidence entre le calcul et les essais est très satisfaisante : l’erreur du premier nombre est explicable par le peu de précision avec lequel est connue <?, ;
- De même dans la table II, où l’on a inversement calculé les forces magnétomotriees $ en fonction des inductions, prises comme variables indépendantes.
- L’auteur a étudié ensuite la fonte. Les essais, sur lesquels il s’est basé, sont compris entre ‘33 = 4000 et 33= 11000. Dans ce cas le point d’inflexion est déjà dépassé, et la direction de l’asymptote 11'cst pas encore définie, on ne peut donc appliquer la méthode précédente. Si on pose arbitrairement, m = 2 72=1/2, on obtient
- 33 = 6 5o.
- VA + o,3 p,
- formule qui conduit à la table III, sur laquelle on constate que les erreurs sont considérables pour des valeurs élevées de l’induction.
- Après des tâtonuemeuts, l’auteur a trouvé que les valeurs convenables étaient :
- A.= 160
- d’oü la formule
- formule dont la table de concordance est la table IV.
- Le chiffre 4 33o observé a été trouvé très en dehors de la courbe d’essai ; la valeur corrigée, prise sur la courbe, coïncidait avec le calcul.
- L’auteur a appliqué sa méthode à un dernier exemple, concernant une série d’essais sur de l’acier très dur, prise dans l’ouvrage de Thompson « Machines dynamo-électriques, édition 1900 ». La courbe représentant 33 en fonction de 3t = ne s’étend que depuis l’origine aux abords du point d’inflexion, dont les coordonnées sont
- 3Cl = 5o ; 33, = 9 3oo.
- En faisant arbitrairement / obtient approximativement
- 1 la formule 33 = 5o 000 I
- et la table V montre la concorda servation et le calcul (*).
- >/=.<
- ) + X; e entre l’ob-
- L’auteur on a établi r
- Ce. quotient osl infini, tant qu’il n’y a pas d’action ma-finie.'Quand 3£ croît, i^tenid vers la valeur i.' Un accrois-
- ^ u" d3£
- Pour 3C —: ao, u — 1 ; pour — o, 11 — », s est 1,
- 33 = a«J-l V Nous u’iusisterons pas
- + 5e.
- tte seconde formule,
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- Pour terminer, voyons cé que devient la formule, dans le cas où il existe du magnétisme . rémanent. La courbe ne passe plus par l’origine des. coordonnées.
- I/équation différentielle fou du ni en taie devient:
- Intégrons, en remarquant que pour K = 0, e = t> nous obtenons
- * = *['-1Tï+7(Wf]+k' <6>
- en posant pour abréger :
- y _V~
- Dans cette formule, il faut prendre les signes -{-ou —, suivant que le magnétisme rémanent est dans le môme sens ou en sens inverse, par rapport à JC.
- Resterait à vérifier expérimentalement la valeur de cette formule généralisée.
- A. M.
- Contribution à la théorie de l’induction magnétique dans le fer et autres métaux, pur John Buchanan. Phil. May. [VI], t. II, p. 4^6, novembre igor.
- Nous avons déjà eu 1 occasion d’analyser une très intéressante note de l’auteur, sur le même sujet, dans lu numéro du 17 août 1901. Nous nous permettrons donc de renvoyer le lecteur à celte analvse pour ne pas être obligé de transcrire toutes les équations figurant dans cette dernière et dont nous aurons besoin dans le courant de la présente aualyse.
- L’auteur se propose dans cette note d’appliquer et de discuter en détail, la théorie générale qu’il a donnée du l’induction m-agnétique du fer et autres métaux à quelques résultats expérimentaux du Dr Ewing. Comme dans presque . toutes les questions de ce genre, tout revient à ; déterminer des constantes,, en d'autres termes, • de .trouver la forme du graphique qm représente . les conditions initiales. Ces conditions sont expri-
- concordants avec les essais,
- mées puf l'équation obtenue en faisant x=- o dans l'expression (11) de l’analyse citée ci-dcssus [Kcl. El., t. XXIII, p. 267). Dans cette seconde partie de son travail, l’auteur 11c donne que les résultats qu’il a obtenus en une première approximation, il indique la nature du problème compris dans l’application de la Lhéoric générale aux faits expérimentaux, suggère la forme de la solution et compare les valeurs de .r ainsi trouvées à celles obtenues dans la première partie de son travail par une méthode entièrement différente.
- Courbe pour le fer recuit 'Cf. Ecl. Elect., t. XX11T, p. 2.63,. fig. 1 [B]). — Dans la première partie de son travail M. Buchanan avait pour x de cette courbe, — en • déterminant les constantes dans le cas d’un échantillon de fer soumis à une force magnétisante croissant continuellement,— la valeur x = 1,2, en môme temps que l’intensité de saturation d’aimantation c est donnée comme étant 0,84, c’est-à-dire 0,84 X 1700 = 1 428 C. G. S.
- Dans cette seconde partie de son mémoire l’auteur considère la courbe {fig. i4?ph LIX) dn mémoire du D1, Ewing (Phil. Trans., pt. II, 1885) se rapportant à la conduite du même échantillon de fer soumis à une force magnétisante variant cycliquement, et l’étudie par l’analyse harmonique.
- La période est 180. L’auteur obtient comme composantes harmoniques de la courbe en ques-
- Les amplitudes de l’octave et de la troisième harmonique sont inappréciables, eu mine l'indique d’ailleurs la forme de la courbe ellemème.
- La présence des époques dans les composantes harmoniques indique l’hystcrésis et le magnétisme résiduel dans la substance.
- On peut écrire l’équation (11) de l’analyse déjà citée sous la (orme
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- nii D,,, x et 9.,. sont des constantes dont les valeurs sont à déterminer.
- Pour la courbe en question r ne paraît posséder que des valeurs impaires, et cette dernière constatation nous suggère une modification de la figure 5 {loc. cit.) comme une forme possible du graphique appliqué pour une courbe expérimentale pareille à celle qye nous considérons en y faisant lj. = o. TJne étude arithmétique prolongée conduit l'auteur à une forme générale de ce graphique (Tr = o) représentée par la figure ci-dessous.
- * Fig. 1.
- Pour trouver l'équation de ce graphique, soit : IT _ 0 — C, depuis TJ ~ () jusqu à II — A I.r = o — C — a (H — >.) depuis II = X j usqit’à II = — U_o — — C, depuis II — -5-jusq\f à H= ——|- ).
- I... = - C + « (h- i - X)) depuis H — -3- 4.1 jusqu'à H = R
- En appliquant les méthodes de Fourier on trouve l’équation suivante :
- ü-<li-sX) V 1
- où r est impair.
- En comparant les deux relations {1) et (2), on obtient
- (3)
- Dr CUS
- D,. sin 0,
- «R . aw ^ , ,\C— a.;R — 2).) 7ï*r* Sm R A + r,r
- Maintenant, comme’ le D1' Ewing l’a indiqué (Pkil. Trans.. pt. II. p. o33; i885), « les courbes (d'aimantation)... paraissent dans tous les cas devenir, à une grande distance, tangentes à une ligne parallèle à l’axe des H toutes les fois que la variation de II est changée de signe».
- Dans les formules précédentes (1) et (2), ce renversement arrive quand II “ —. Ceci suggère l’idée que si dans (2) nous posons = —— cela devrait nous rapprocher de la vérité.
- Prenons alors comme valeur approchée A — -^7-et subsliluons-la dans l’équation (3); on obtient ainsi
- D,. sir
- ait
- (il tang0r =--------------—
- rZ-îtr-hasin-^
- en posant
- Cette relation (5) nous permet de voir la variation de tang fj,, avec Zpour des valeurs différentes de r. En traçant les courbes .correspondantes à r = r, r — 3, r = 5 ou trouve que ces courbes sont des hyperboles.
- On a ainsi trouvé les valeurs de Qr telles que substituées dans l’équation (1) on obtient, au moyen de cette équation, très approximativement, les époques obtenues par la courbe expérimentale du Dr Ewing.
- L’approximation la plus gran de est donnée par
- / — 22; Oj = 5°,4; 03 = 2°,i; 0, = x°,i ; # = i,33.
- En substituant alors ces valeurs respectives de x et Qr dans l’équation (1) nous obtenons les composantes harmoniques :
- IV- ,’'"V/'®r„ill(i_yIi_,f>>,).
- D.,<r ‘‘“V“ÎM (_fc. u _ lS.i3) .
- Dr et 0,. peuvent ainsi être exprimés des constantes du graphique del3;=u.
- termes
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- 490 L’ÉCLAIRAGE .ÉLECTRIQUE
- De plus, si nous substituons clans (4) la valeur trouvée de Z nous devons obtenir I),.. Nous avons
- ( D1=Cx i,*i4î D, = Cx 0,4 ;
- ( D,= Cxo;mï.
- En identifiant alors les amplitudes calculées dos composantes harmoniques avec celles trouvées par la courbe- expérimentale, nous obte-
- iv-uV-w=
- IV 1,1 V = ï73.
- ou, en utilisant les valeurs de Dit D2, Ds données ci-dessus :
- Cxi.a'/iXe ’ = j5ai ; d’où C = i4<p ;
- C x 0.4 X e ' ! d où G : i586 ;
- C x0,323. X e ' ,t<0 — sj3 ; d’où C = i8i3.
- La valeur de C obtenue eu partant des différentes composantes harmoniques doit évidemment être la même.
- Remaf-quons que les deux valeurs de x, à savoir x = et x — j,33 sont comparables l’une à l’autre, pendant que la valeur de C = 1 4^8 n’est comparable qu’avec la première valeur «pie nous venons de trouver : C = 1 49$.
- Courbe pour le fer durci (Cf. c et. n° 3, lig. 1, analyse eitée).
- Dans la première partie de son travail (licl. Hectloc. cit.) M. Buehùnan a donné les valeurs suivantes pour.#, a. - 4 » C = 1 ; c’est-à-dire C = 1 700 C. G. S. Ceci correspond à la courbe n° 3 de l'analyse citée.
- Lorsque l’échantillon est soumis à une variation cyclique de H, ou obtient comme composantes harmoniques (Ewixo. Phil. Tnuis., pt. 11, 1880).
- iS sm ( igg 5S°-a)’
- Les amplitudes de l’octave et de la troisième harmonique sont doue encore inappréciables. En faisant la même supposition que plus haut
- En substituauttout cela dans (1) nous obtenons comme composantes harmoniques
- (4) donne de la même manière que plus haut T), = Gx i,iÜ2 ; U^Cxü/wi;
- et en identifiant les amplitudes : Cxr,i3îXr'l’V'i6!'- 1235 ; d’où C = i736 ; C x i,i3a X e_3,4 V31^—203 ; d’où C _ 2220 ;
- C X 0,144 X e“3,i V‘îtTs'= ; doù C = i39o.
- Et ici il convient de répéter ce que nous.avons dit plus haut : les valeurs de x : x — 4,o et x = 3,4 concordent suffisamment ; quant à la valeur de C, il n’y a guère que la première valeur 1 y36 qui concorde assez bien avec 1 yoo.
- Les résultats pour ces deux courbes, aussi approximatifs qu’ils soient, paraissent, suggérer la possibilité d’obtenir la valeur de x et île l’intensité de saturation d’aimantation au moyen des résultats de l’analyse harmonique de la courbe i'H, I) où 11 varie cycliquement.
- Eugène Nécvlcéa.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XXIX. — N- 52.
- 402
- caractéristique de la loi d’Ohm, c’est que l’Intensité du courant et la vitesse des ions, dans une section déterminée, sont proportionnelles a la force ionomotrice dans cette section, cl. en d'autres, indépendantes des variations de cette force dans l’espace.
- Limite de validité de la loi d'Ohm. — Soit l le chemin libre des ions dans le courant électrique, p leur masse. Sur toute l’étendue du chemin moyen, la force ionomotrioe est constante. Pour établir l’équation limite, ou supposera que l’induction propre d’un ion est très petite. Si est la vitesse d’un ion immédiatement avant son choc avec un autre ion.
- -LpO»-X)* = s.Xd
- La loi d’Ohm se vérifie tant que le chemin moyen des ions est petit vis-à-vis de la longueur A.r du conducteur, dans les limites de laquelle la force ionomotrice éprouve une variation sensible AX, c’est-à-dirc tant que :
- k étant une petite fraction. Pour que l’ceart ne dépasse pas i p. 100, il faut que :
- La loi d’Ohm se vérifie donc toujours quand la force ionomotrice est indépendante des coordonnées. Si cette force varie avec les coordonnées, la loi est vérifiée dans une région d'autant plus grande que lu limite assignée à—par la condition ci-dessus est plus grande.
- Dans les électrolytes, la loi d’Ohm sc vérifierait encore avec une chute de potentiel de 100 volts par cm. Pour les métaux, on ne peut rien affirmer, car on ne connaît pas-y .
- En ce qui concerne les gaz, il n’est pas légitime, à priori, de vouloir calculer les vitesses des ions d’après les principes de la théorie cinétique, car ces principes s’appliquent aux molé- |
- cules neutres. Dans le cas des ions, on n’a plus le droit de dire que les forces agissant entre un ion et un ion voisin sont petites ou plus exactement le potentiel de ces forces est petit vis-à-vis de l’énergie cinétique de chacun d'eux. On est donc réduit à utiliser les valeurs que les expériences donnent d’une manière plus ou moins directe pour les vitesses des ions. On trouve que dans l’hydrogène à îa pression ordiuaire, la loi d’Olun doit se vérifier quand la chute de potentiel, supposée de 10 volts par centimètre, ne varie pas de plus de 0,26 volt par centimètre. Mais, en réalité, surtout au voisinage des électrodes, la chute de potentiel est. plus rapide et il est fort possible, que déjà sous la pression atmosphérique, la loi ne se vérifie plus dans ces
- Dans les gaz raréfiés, il peut arriver que les ions positifs suivent encore la loi d’Ohm alors que les ions négatifs s’en écartent : en effet, dans ces conditions — est de l’ordre de grandeur de io1, tandis que ----est de l’ordre de io7.
- Les courants de convection jouent un rôle important dans les gaz raréfiés. 11 résulte de l'existence de ces courants que la chaleur de Joule ne se dégage plus à l’endroit même où le travail électrique équivalent est dépensé. En outre il se produit des accumulations d’ions ou autrement dit des charges libres internes. Enfin ces courants de convection, qui représentent l’écart de la loi d’Ohm et du phénomène sont l’uft des facteurs les plus importants qui déterminent la formation des stratifications.
- D’après la condition limite.
- la formation des stratifications est possible, quelle que soit la pression du gaz, si les vitesses des ions et les variations de la chute de potentiel sont assez grandes. Dans les gaz raréfiés, les stratifications dépendent surtout des ions négatifs, qui en raison de la grande valeur de —s’écartent plus tôt et plus de la loi d’Ohm que les ions positifs. La longueur des stratifications est d’autant plus grande que le chemin moyen l des ions est plus grand. Or l croît quand X augmente et quand la pression diminue; il décroît, à cause des actions mutuelles
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- 28 Décembre 1901.
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- entre les ions, quand le nombre des ions libres augmente, e’est-à-dire.quand la densité du courant croît. M. Lamotte.
- Notes sur la « tension diélectrique » par Louis T. More. Phil. Mag. [VI], t. II, p. Saj, uo-
- Cette note est la réponse à une note que M. Sacevdole h publiée (* *) au sujet d’un mémoire de M. More intitulé : Sur Vallongement d'un diélectrique dans un champ électrostatique, et qui a été analysé ici-mème (f. Nous disions dans cette analyse <[ire M. More n’avait pu constater aucun allongement apparent avec les tubes de verre et caoutchouc durci qu’il avait soumis à l’expérience. .La conclusion finale de son mémoire était que si' cet effet existait, il devrait èire extrêmement petit et qu’il croit que la conclusion coutraire à laquelle sont arrivés les observateurs qui ont étudié cette question avant lui, provient de ce qu’on n’a pas suffisamment tenu compte des causes étrangères qui ouïrent dans révaliiatiou de leurs résultats numériques. La note que M. Sacerdote a fait paraître sur l'article de M. More fend à infirmer les conclusions que nous venons de rappeler en soutenant que les résultats négatifs obtenus par M. More prouvent simplement que ses expériences ont. été soigneusement faites, car dans les conditions expérimentales dans lesquelles M. More s'esl placé on ne peut pas observer un allongement appréciable.
- M. More fait connaître dans la présente note que cette opinion de M. Sacerdote provient de ce qu’il s’est mépris sur quelques considérations figurant dans sa note déjà citée.
- M. Sacerdote croit, dit l’auteur, que mon appareil u’estpas sensible aux résultats positifs qu’on doit obtenir parce qu'il est destiné à mesurer des déplacements de l’ordre de ceux obtenus par Quincke et non pas de l’ordre de grandeur (bien plus petit) de ceux de Canlone. Et ici ajoutons que M. More déclare qu'à l’époque où i) a écrit son mémoire il n’avait aucune connaissance. des résultats théoriques de M. Saeer-dotc (3), qui reposent d’ailleurs sur les expé_
- p) Phil. Mqg. [VI], t. II, p. 357-3.^9 (1901).
- (2) Éd. Élect., I. XXV, p. 480.
- (3) Ann. de Phys, et Chimie [VIT], t. XX, p. 289 ; hum. de Phys. [III], t. VIII, septembre-octobre 1899.
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- rienccs de Cantone (f) et Sozzani (3) également ignorées par l’auteur.
- M. Sacerdote suppose ensuite que les résultats de Cantone sont corrects, et il les applique à l’appareil de M. More.
- Si l’on désigne par l la longueur du condensateur.
- Par Zl l’allongement pour un potentiel V et d la distance qui sépare les électrodes, on a Zl df_ __
- T X ya - 6 X 10 ,3-
- En y substituant. les données figurant dans le mémoire cité de M. More [Phil. Mag. [VI], t. Il, p. 204 ; 1901) on trouve une déviation correspondant a 3,5 divisions du micromètre du microscope ; or, ce déplacement, ajoute M. Sacerdote, ne pouvait évidemment pas être observé avec certitude, vu que M. More cite des déplacements du zéro de son micromètre dépassant 3 divisions. M. More répond à cette objection en disant que les déplacements en question se réfèrent aux observations sur le module d’Young, en vue de prouver la précision de la méthode du miroir dans l’indication des changements de longueur. Ceci n’était nullement dû à la non précision de l’appareil, ni au fait qu’on ne pourrait pas mesurer des déviations inférieures à 3 divisions, mais simplement aux effets résiduels qui accompagnent toujours les phénomènes où l'élasticité entre enjeu.
- Ainsi, par exemple, en plaçant sur le tube de son appareil un poids de 5oo gr, on observait une diminution de longueur correspondant à 16,y divisions; mais en enlevant le poids, on ne constatait qu’une augmentation de longueur correspondant à 14 divisions; la différence de 2,y divisions notait, par suite, pas causée par l’impossibilité d’apprécier 2,y divisions, mais seulement parce que le verre ne reprenait pas immédiatement sa longueur primitive . L’auteur affirme, en outre, qu’il pouvait apprécier, avec précision, jusqu’à 1/4 de division ; et que cette précision n’a d’ailleurs rien d'extraordinaire ayant déjà été obtenue par d’autres expérimentateurs en employant un cathétomètrc à microscope.
- Écl. Élect., l. XV, p. igfi; t. XX, p. 4-0 • t XXII p 3I7-t, XXIII, p. V "
- (*) Rend. d. R. Acc. dei Lincei [IV', t. IV, p. 344, 471. (2) Rendt d. R. Ist. Lomb, [II], t. XXXIII, 1900.
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- T. XXIX. — N® 52.
- En revenant aux expériences de Cantone, ce dernier remarque que quand son liibe était chargé' la déviation obtenue était plus grande que celle obtenue quand le tube était déchargé, donnant ainsi naissance à un déplacement, permanent des bandes qui. pour en donner un exemple, atteignait dans une de ses expériences o,3y frange; or, M. 5acerdote ne suppose, pas dans sa critique que ce déplacement est dû au peu de précision des lectures : il croit, qu’il est dû aux différences d’allongement du tube. Dans ces conditions, M. Sacerdote doit ou accepter les limites de lectures que M. More a données ou mettre en doute la véracité de toutes ses expériences: or, M. Sacerdote fait justement le coti-
- M. More cite ensuite les résultats obtenus par MM. Cantone et Sozzani en ce qui concerne le verre; ces derniers donnent comme déplacement de franges, observé avec un tube de verre chargé, 0,18 jusqu’à 2,61 franges; mais le plus souvent ce déplacement ne dépassait pas une fraction de frange. El. M. More ne croit pas que les auteurs en question préteiHleul. une précision d’un dixième de frange ; dans ces conditions les résultats ci-dessus semblent être, théoriquement, aussi près de la limite d’observation que les siens.
- Dans l’appareil de M. Morel a limite d'appréciation d’un changement de longueur était de i/4 de division, cl quand le. tube était chargé on ne remarquait pas de déplacement, du zéro; théoriquement il devrait se déplacer de 3,5 divi-
- D’autre part, M. Sacerdote n’a pas calculé ces résultats pour le plus haut potentiel employé. La valeur considérée est celle qui correspond à
- une étincelle de 12 mm entre deux électrodes sphériques de 2 cm de diamètre. L’auteur décrit eu effet, dans son premier mémoire, un procédé qui lui permettait d’atteindre une longueur d’étincelle de 2 cm ; ce qui correspond environ à i.fo C. G. S. On devrait dans ces conditions, d’après la formule ci-dessus, observer une déviation de 5,y divisions ; or, il u’011 est rien : les tubes préfèrent, d’après M. More, se briser, plutôt, que de s'allonger.
- MM. Quineke et Cantone considèrent le fait, que le résultat, de leurs recherches donne comme allongement (linéaire) i/3 de l’augmentation de vol unie du liquide du condensateur-thermomètre, comme une preuve évidente de l’existence de rallongement, diélectrique et de sa proportionnalité à -jt . Mais cette évidence semble vraiment douteuse. Et si la théorie de M. Sacerdote prévoit un pareil phénomène, M. More 11c s’eu étonne nullement vu que cette dernière est basée sur des coefficients dont l'existence dépend des expériences qu’on est précisément en train de discuter. D'autre part, la théorie des tensions dans l’élher. de Maxwell, n'est pas d’accord avec la valeur que les auteurs précédents assignent à rallongement qu’on prétend exister : une tension le long des lignes de force et une pression en angle droit avec ces dernières produira un effet différentiel sur le volume et le changement de volume, au lieu d’être plus grand que l’allongement linéaire à angle droit avec les lignes de force, comme les auteurs précédents le prétendent, il sera, au contraire, plus petit.
- L’évidence de l’existence du phénomène en question paraît donc être bien compromise. Et ce n’esl pas la précision des expériences qui fait défaut. Eugène Nkculcka.
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- ACADÉMIE DES SCIENCES
- Séance du 9 Décembre 1901.
- Sur la radioactivité de l’uranium, par Henri Becquerel. Comptes rendus, t. CXX.X tl I, p. 977-980.
- On sait que M. Giesel a montré qu’après certains traitements les préparations d’uranium deviennent moins actives et que M. Crookes obtint par des cristallisations fractionnées de
- l'azotate d’uranium inactif. M. Becquerel obtint également du chlorure d’uranium presque inactif en ajoutant à une solution de chlorure actif une faible quantité de chlorure de baryum, précipitant le baryum à l'état de sulfate, et recommençant dix-huit fois cette double operation f1).
- 0) Éel. Élect.. l. XXITT. p. 47o; 1. XXIV, p. i5«i. a3 juin et 23 juillet igoo.
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- 1901.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- radio-activité de l'uraniuin pourrait provenir pur étant inactif. Mais cette
- lé fait que la radio-activité d’un sel
- valeur primitive.
- Cette dernière hypothèse vient d’iHrc confir-t l’étude des
- En reprenant ent affaiblis o a dix-huit mois, M. IL Becquerel a reconnu que tous ont repris leur radio-activité initiale,
- rvatoire magné-les installations
- ue le i
- pénétration*!! traction électrique a rendu'-sains la création d'un nouvel observatoire r tique au Val-Joycuxf; de l’observatoire du parc Saint-Maur ont été conservées et grâce à l’emploi d’amortisseurs (2) les
- Dans sa note à l’Académie, M. Moureaux fait les résultats de la comparaison des
- ; verticale et
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- T. XXIX. — Nû 52.
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- provenir d'une différence réelle dans la marche de la variation diurne au pare Sainl-Maur et au Val-Joyeux (M. Moureaux le montre par diverses comparaisons)» il faut donc en conclure que le champ terrestre estperturbé au parc Saint-Maur. depuis l’établissement des tramways électriques. Cette perturbation se manifeste d’ailleurs non seulement sur la variation diurne, mais encore sur la valeur absolue des élémeuts magnétiques.
- Sur F auscultation des orages lointains et sur l’étude de la variation diurne de l’électricité atmosphérique, par Th. Tommasina, Comptes rendus, t. CXXXUT, p. iooi-ioo3.
- Une nouvelle série d’observations des orages lointains par auscultation au moyen de l'élcctro-rudiophone permet à l’auteur de confirmer les résultats décrits dans sa note du 26 novembre 1900 (l) et d’en signaler d’autres (2).
- P) Écl. Élect., t. XXV, p. 5i5, 29 décembre 1900.
- observations ont été laites avec le même dispositif, sauf
- j'ai adopté trois isolateurs du mémo type que les isolateurs de Mascart, et j’en ai placé un dans la maison,
- blent dus à des décharges non oscillantes, car lelec-troradiopbone n’en donnait aucun signe perceptible; ce point étant très discuté, je crois utile de signaler cette observation.
- « Plus tard, ayant prolongé de ioo ni l'antenne centrale, connue je le décrirai dans la suite, j’ai pu écouter
- entre Cutané (Sicile) et b’oggia (Italie méridionale), rali in Catania, 4e série, vol. XIV, octobre 1901).
- mètre, de l’état hygrométrique de l’air, de là tempéra-
- tère spécial; ils se produisaient à intervalles plus ou moins rapprochés, suivant les heures, mais assez réguliers pendant le temps de chaque observation. Ce n étail pas le bruit des orages, ni celui qui indique uu changement du temps ou plus particulièrement la pluie.
- Sur l’état du silicium dans les fontes et les ferrosiliciums à faible teneur, par P. Lebeau. Comptes rendus, t. CXXXIII, p. 1008-1010.
- Les différents auteurs qui se sont occupés de rechercher sous quelle forme existe le silicium dans les fontes et aciers n’out pu émettre uuc opinion décisive. M. Lebeau qui, par voie de synthèse, a pu préparer les composés Si2Fe, SiFe, SiFe2, montre dans sa communication que c’est sous la forme de SiFe2qu’existe le si licium. 11 ne peut, dit-il, exister sous la forme des deux autres composés, car Si2Fe ne se produit qu’en présence d'un grand excès de silicium, et d’autre part diverses expériences indiquent que SiFe 11e peut, exister en présence d’un excès de fer; enfin l’examen des résidus d’attaque des fontes d aciers par l’acide azotique ou par le chlorure double de cuivre et de potassium fait voir qu'il ne se trouve pas sous la forme de silicium libre.
- un électroradiophone très sensible; dont.J.e cobéreurdé-
- coïiirae collecteur de l'électricité atmosphérique,"Un effet, si l’on ôtait la communication avec la terre, le bruit ne sc reproduisait plus, de même en la- rétablissant et en
- » Pour augmenter la surface collectrice et dans le but
- avec les deux autres fils, faisait un total deaioin d’aiiieri-
- Le Gérant : C. NAUD.
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- TABLE MÉTHODIQUE DES.MATIÈRES
- ÉLECTRICITÉ ET MAGNÉTISME
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- APPLICATIONS
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- Distributif
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- thermiques.
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- Éclairage électrique.
- MESURES
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- Tome ygTg Samedi 5 Octobre 1901. 8* Année. — N* 40
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- La reproduct/on des articles de L'ÉCLAIRAGE ÉLEC7Rtf}U£^$si in
- SOMMAIRE
- J. FISCHER-HINNEN. — Moteur à courant alternatif sans balais et démarrant seul................. 5
- H. BUISSON. — Influence de la lumière sur les propriétés électriques superficielles :
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Traction : Le chemin île fer suspendu de Barmen-Elberfeld-Vohwinkel............................ i5
- Télégraphie | Sur la théorie^es co^éreurs. par K.-E. Gtjthe et A. Tkowbridge. . ^ . .......... 15
- Méthodes stroboscopiques pour déterminer la fréquence et le glissement, par G-. Benischke.. 37
- Diélectriques : Sur les pertes d’énergie dans les diélectriques, par Ch.-P. Stiîi.nmetz........ 17
- Sur le passage du courant ft travers les diélectriques liquides, par E.-V. Schweiulur. . J. 39
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Société internationale des Electriciens : Observations relatives aux différents régimes des lampes à
- arc, par Bociiët........................................................................ 3o
- Société allemande d’électrochimie : Sur l’énergie libre de formation de l’eau et sur une nouvelle électrode sensible à la lumière, par E. Bose.......................... 34
- Actions électrochiiniques sur l'acétylène, par A. Coehk. ... . . . ........................ 36
- P.-W. Kustek\..............'.................. ^ ....... . 3g
- SUPPLÉMENT
- Maires qui en dérivent. — Règlements : Arrêté, etc. — Avis. . /. . . . . . . 11
- blomd.^— The Lead Storage Battery, par Fitï-Gekald. — Traité pratique pour la pose des sonne-
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- Supplément k UÉclairage Électrique du 5 octobre 1901
- io3,i boug. 88,5 bougies.
- Ce n’est pas tout à fait les i5o bougies du prospectus, même à feu nu ; mais les fabricants américains et les financiers nous ont appris, depuis quelques années, à ne pas confondre la valeur nominale et la valeur réelle, lorsqu’il s’agit de lampes électriques ou de titres de bourse. Au point de vue des rendements en watts par bougie, la lampe Nernst et la lampe à filament de carbone dans le vide seraient dans le rapport de i à %, résultat déjà fort estimable.
- Aux Etats-Unis, à l’occasion de l’Exposition panaméricaine de Buffalo, M. Alexander Jay Wurts a présenté à l’Institut Américain des Ingénieurs Electriciens une communication sur la lampe Nernst,. en dix colonnes du journal Elcctrical World. M. Westinghouse paraît porter quelque intérêt à cetle lampe et c’est grâce à lui que les études en ont été faites aux Etats-Unis et la fabrication organisée.
- La lampe telle qu’elle est construite là-bas (et probablement aussi en Europe) est constituée des éléments essentiels suivants : i° le filament (glower) porté à l'incandescence par le courant électrique; i° une résistance de réglage (ballast) montée en série avec chaque filament ; 3° le support (holder) qui contient un ou plusieurs filaments et leurs réchauffeurs (heaters).
- Pour la lampe a 220 yolts, le füairient-type a une longueur de a/ï mm environ et un diamètre de o,G3 mm. Il se prépare en passant à la filière une pâle formée de terres rares et d’une matière liante, et coupant de
- longueur des morceaux qui sont séchés, cuits et finalement fixés aux fils conducteurs du courant. Ce fila-menL, quand il brûle à l'intérieur d’un globe, dans sa propre chaleur, a un rendement lumineux supérieur à celui qu'il donne à l’air libre. De la résistance, il n’y a rien de particulier à dire. Quant au réchauffeur, c’est un tube en porcelaine mince sur lequel est enroulé un fil fin de platine, noyé dans un ciment qui le protège contre la chaleur du filament. L’enroulement de platine est pour no volts et les réchauffeurs vont par deux : une paire suffit aux lampes de i, a et 3 filaments, et deux paires aux lampes à G filaments. Avec ces réchauffeurs, l’allumage de la lampe se fait en 3o secondes au plus.
- Voici les caractéristiques, d’après M. Wurts, des lampes actuellement fabriquées :
- Au i > juillet dernier, il y avait en service : à East Pittsburg, ^3 lampes à six filaments, 1 à trois filaments et 3 à un filament ; à Allegheny, 45 lampes à six filaments, 10 à trois filaments et 21 à un filament; chez M. Westinghouse, 14 lampes à un filament. A l’Exposition pan-américaine, dans le Palais de l’Electricité; sont disposées environ laolampcs, la plupart à six et les autres à Lrois ou un filament.Les filaments lorsqu’il y en a plus d’un, sont montés parallèlement sur un support commun.
- Dans des expériences comparatives de lampes à arc en vase clos, une lampe à six filaments a donné
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- mécanismes d'éjection fonctionnant d’une façon certaine et consommant peu de force, dégage la feuille et les déchets sans les ressorts généralement employés et dont l'action est incertaine tout en absorbant une forte partie' de la puissance de la machine. La matrice et le poinçon son! disposés de façon à découper d’un
- évite l’excentricité qui se produit entre les deux circonférences lorsqu'on opère en deux ou plusieurs fois et on assure une uniformité absolue dans les divisions de la denture. Les rainures de clavetage se poinçonnent aussi t\u
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- IV
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 5 octobre 1901
- les résultats suivants : avec 220 volts et 2,35 ampères ou 5i" watts, moyenne sphérique 149 bougies liefner, et moyenne de Vhéniisphère inférieur 240 bougies, sous globe dépoli au sable ; watts par bougie, moyenne sphérique 3,47 et moyenne hémisphérique 2,10. Le filament sous 220 volts travaille normalement avec 0,4 ampère, et demande à l'air libre 20 volts de plus que quand il brûle avec cinq autres filaments à 1 intérieur d’un globe de 3 pouces (<ÿ5 inm).
- A ces renseignements déjà bien suffisants, il convient d’ajouter, toujours d'après M. Wurts, que : a 11 est trop tôt pour donner un aperçu exact du coût de la lampe ; 14 à <5 dollars semblent un bon prix pour la lampe à six filaments, et, pour les autres, le prix serait proportionnel au nombre des fila-
- Aux Etats-Unis,les promoteurs de la lampe Nernst semblent, pour le moment, considérer qu'elle est appelée à prendre la place des régulateurs en vase clos, D’après les instructions fournies par M. Wurts relativement à l’entretien et à la surveillance, elle n’est pas encore à craindre pour les lampes à filament de carbone dans le vide, et peut-être ne le sera-t-elle jamais.
- Les détails donnés sur la fabrication elle montage n’ont pas seulement le mérite de nous apprendre avec quel soin on étudie aux Etats-Unis une invention avant de la lancer : ils permettent de se faire une idée des précautions et des soins que la lampe Nernst exige, si l’on veut que son fonctionnement ne laisse rien à désirer, — et il y a vraiment de quoi effrayer un simple consommateur. Ce luxe de renseignements se comprend dans un pays où nombre de stations centrales d'électricité prennent à leur charge le remplacement des lampes usées ou naturellement hors de service ; elles peuvent avoir intérêt à tenir toujours en parfait état le matériel d’utilisation du courant, à introduire chez les abonnés les appareils les plus économiques, parce que l’amélioration du rendement lumineux se traduit par une diminution des frais de production, et, par suite, a finalement un effet favorable au point de vue des bénéfices. Il eu est tout autrement chez nous : le consommateur, en général, paie le courant et en tire ensuite ce qu’il veut; il va sans dire que, la plupart du temps, il considère comme une perte sèche toute dépense de remplacement ou d’entretien et laisse brûler ses
- lampes aussi longtemps qu’elles veulent bien, en y louchant le moins possible.
- Les questions de prix et d’entretien n’ont pas sur l'adoption d une lampe nouvelle la même influence aux Etats-Unis que chez nous, où elles sont des obstacles dont ou ne triomphe qu'avec le temps, mais les Américains ont une manière à eux de faire de l'industrie. Quand une entreprise ou une invention leur paraît avoir de la valeur, ils en organisent, a priori, l’exploitation en vue non pas du pré-sént, mais du futur, sans être arrêtés par la disproportion souvent considérable qui existera, pendant des années, entre les dépenses de premier établissement et les recettes probables. L a puissance de leurs ressources financières leur permet ces fantaisies coûteuses auxquelles se mêle beaucoup de spéculation : le jeu des gros capitaux, encouragé par les résultats obtenus dans certaines industries métallurgiques <m électriques, tend à se généraliser, et l’argent croit maintenant n’avoir à compter avec per-
- Nous admettons volontiers que s’il s’agit de desservir le réseau des tramways électriques ou le métropolitain aérien électrique de New-York, on construise une station centrale dont la salle des machines, de 120 in de long sur 60 m de large, recevra huit machines à vapeur coinpouud de 12000 chevaux chacune, pour produire en service normal une énergie de 65 000 chevaux, et, au besoin, de roo 000 chevaux. De même à Boston, pour le réseau des chemins de fer aériens, on s’explique la création de quatre stations centrales, capables pour le moment de fournir des dizaines de milliers de kilowatt-heure : ,
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- et capables, en cas d’urgence, pendant une heure ou deux, de forcer de 5o p. 100 ou r/3 p. 100 ces puissances maximum.
- Electrical World, 10 août 1901. Communication de M. H. Shepard. Ces installations énormes ont peut-être leur raison d’être, et lors même qu’elles seraient manifestement exagérées, elles pourraient se justifier
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- Supplément À L'Ëclairage Electrique du 5 octobre
- au point de vue de la continuité du service et des conditions économiques du travail. Mais il en est tout autrement d’un appareil d'éclairage dont l’emploi est subordonné à l’appréciation du public, à ses habitudes, à son intérêt. Ce n’est pas avec des millions qu'on le fera prendre, parce que, indépendamment de la question d’argent, il exige l’intervention personnelle du consommateur. La lampe américaine Nernst, malgré le patronage de M. Westinghouse, aura à triompher des concurrences, des oppositions de toute nature, sans compter les difficultés d’application sur les réseaux où la distribution du courant n’existe pas à aao volts. Il lui faudra faire, comme les autres, son chemin avec le Lemps, à moins que la lampe à osmium du Dr Auer ne rélègue au second plan et Nernst, et ses prédécesseurs.
- DIVERS
- De l'optique des rayons de Rœntgen et des rayons secondaires qui en dérivent, par G. Sa-
- gnac (Thèse de doctorat., Paris, Gaulhier-Villars, 1900, 169 p.) A différentes reprises, divers expérimentateurs ont annoncé qu’ils avaient réussi à mettre en évidence une réfraction ou une diffraction des rayons Rontgen, au moyen de la radiographie. Ils prétendaient tirer de ces expériences les valeurs des longueurs d’onde propres à ces rayons
- Cependant les chiffres ainsi obtenus diffèrent tellement entre eux, qu’il est difficile de leur attribuer une signification, même en tenant compte de l’hétérogénéité certaine des rayons.
- M. Sagnac démontre que ces prétendus phénomènes de réfraction ou de diffraction ne sont autre chose que des illusions d'optique provoquées par le mode d’enregistrement photographique : dans une série d’expériences ingénieuses, il reproduit ces apparences, dans des conditions géométriques identiques, avec les rayons visibles : il est alors manifeste qu’elles ne dépendent en rien de la rétraction ou de la diffraction regu-
- Dans des études sur les rayons lumineux, M. Sagnac a démontré qu’un milieu pur et homogène est
- forcément un milieu trouble pour des vibrations dont la longueur d’onde n’est pas trop supérieure aux distances moyennes des particules du milieu.
- Ces vibrations se propageraient dans le milieu sans réfraction. Il a été conduit ainsi à étudier la dissémination des rayons de Rontgen par les diverses substances.
- En pénétrant dans la matière, les rayons de Rontgen s’affaiblissent graduellement sans que leurs trajectoires rectilignes cessent d'être définies. Mais chaque élément de matière frappé par ces rayons devient un centre d’émission d'un nouveau rayonne-
- rayons secondaires sont susceptibles de subir une dissémination analogue et de donner naissance à des rayons tertiaires.
- Ce phénomène ne constitue pas une simple diffusion : il se produit en même temps une transformation des rayons incidents. Les rayons secondaires sont moins pénétrants que les rayons primaires qui les ont produits.
- Les rayons secondaires possèdent la plupart des propriétés des rayons de Rontgen. Comme ceux-ci, ils agissent sur les couches photographiques et provoquent la luminescence des platinocyanures et la décharge des corps électrisés. L’une ou l’autre de ces propriétés peut être appliquée à leur étude.
- Une expérience fondamentale démontre que les rayons secondaires résultent d’une transformation des rayons primaires : l’affaiblissement des rayons quand ils traversent une lame de métal ou autre est plus grand si la lame est placée sur le trajet des rayons secondaires que si elle est placée sur le trajet des rayons primaires. Les rayons secondaires sont donc moins pénétrants.
- La transformation est très nette surtout avec les métaux lourds : plomb, mercure, nickel... elle est presque insensible avec les hydrocarbures, la paraffine, par exemple.
- Les rayons’secondaires se transforment à leur tour en rayons tertiaires. Ainsi une lame d’aluminium qui absorbe peu les rayons primaires, absorbe et transforme énergiquement les rayons secondaires émis par un miroir d’acier. Les rayons secondaires émis par les métaux lourds sont très absorbables et comparables à cel égard aux rayons X émis par les tubes
- L'action électrique des rayons secondaires augmente avec l’épaisseur du corps qui les émet, jusqu’à ce que cette épaisseur ait atteint une certaine limite : cette limite est d’autant plus grande que les rayons
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- incidents sonL plus pénétrants. Cette circonstance tend à prouver que la masse entière du corps concourt à la transformation. En fait, une lame placée sur le trajet des rayons X émet des rayons secondaires par toutes ses faces.
- Tout ce qui va suivre, se rapportera sauf indication contraire aux rayons secondaires émis par la face d’entrée des rayons X ou rayons antérieurs.
- Comme il s’agit surtout de la comparaison entre les divers métaux, l’angle d'incidence des rayons X et l’angle d’émission des rayons secondaires n’ont pas d’importance essentielle, leur influence étant très sensiblement la même pour les divers métaux : en général, dans les expériences de M. Sagnac, ces deux angles étaient voisins de 43®.
- Dans un faisceau de rayons X hétérogènes, e’esl-à-dire inégalement pénétrants, une lame de métal M absorbe surtout ceux de ces rayons qui excitent particulièrement les rayons secondaires d'un miroir du métalM. Aussi rémission secondaire d’un mêlai lourd est localisée dans une couche superficielle très mince, non pas parce que les rayons X ont perdu leurs propriétés après avoir traversé cette couche, mais parce que les rayons secondaires sont peu pénétrants.
- J,a transformation ne présente d’ailleurs aucun caractère sélectif*
- L’ordre dans lequel se rangent les métaux suivant l’intensité du rayonnement secondaire varie avec l'épaisseur d’air que doivent traverser les rayons secondaires : mais quand on diminue indéfiniment cette épaisseur, on obtient à partir d’un certain moment un ordre limite qui reste ensuite invariable. Ce phénomène est dû à la présence même de l’air et non à une. action particulière, de la distance, car il
- et qu’on raréfie l’air.
- Les rayons secondaires sont hétérogènes, car l’affaiblissement qu’ils subissent en traversant un milieu, n’est pas une fonction exponentielle simple del’épais-seur, comme il arrive pour un milieu homogène. Des filtrations successives atténuent cette hétérogénéité, sans la faire disparaître complètement.
- Les raj’ons secondaires émis simultanément par un même corps présentent une échelle de pouvoirs de pénétration qui est très étendue pour certains élé-
- ments, par exemple, le fer, le nickel, l’étain, surtout le plomb et le platine.
- On peut définir un coefficient de transformation en évaluant l’intensité des rayons primaires et secondaires d’après leur action électrique.
- Soit t la durée de l’action de décharge des rayons secondaires d’une lame L qui fait passer le bord de la feuille d’or de l’électroscope de la division n± à la division n.2, quand une certaine lame A est placée sur le trajet des rayons X incidents. Soit l' cette durée, quand la lame A est placée sur le trajet des rayons secondaires.
- L’expérience montre que la durée t' n’est jamais plus petite que t et est généralement plus grande. La transformation en rayons secondaires S a donc diminué le pouvoir de pénétration des rayons incidents. Le coefficient C==—— t caractérise le degré de transformation des rayons secondaires émis par la lame I. : on peut l’appeler coefficient de transfor-
- On peut aussi déterminer le temps t0 nécessaire pour produire la même décharge avec les rayons S quand la lame A est supprimée. On appellera coefficient de transmission des rayons S à travers la lame A le quotient ys = —7 .
- Le quotient r — ^ serait le coefficient de transmission de l'ensemble des rayons X, si l’émission
- sans changement des pouvoirs de pénétration.
- Pour un certain nombre de métaux, M. Sagnac a trouvé un ordre limite des coefficients de transformation décroissants pour des épaisseurs d’air de plus en plus peLiles traversées par les rayons secondaires : cet ordre limite coïncide avec celui des activités électriques décroissantes.
- Les éléments qui transforment notablement les rayons X communiquent cette propriété aux mélanges ou aux composés qui en renferment sans que l’état physique ni l’état de combinaison paraissent avoir grande influence. Ainsi l’oxyde cuivrique CuO et l’oxyde de nickel NiO, à l’état pulvérulent transfor-
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 5 octobre 1901
- <c L’ensemble des faits' conduit à considérer les rayons secondaires issus de la transformation des rayons X comme des rayons X très peu pénétrants, peut-être intermediaires entre les rayons X des tubes mous dcRôntgen et les rayons ultra-violets extrêmes. Toutefois il est certain qu'une partie des rayons secondaires des métaux lourds échappent à cette dernière analogie, tandis en effet, que ni les rayons ullra-violeLs, ni les rayons X ni; sont, électrisés, les rayons secondaires des métaux lourds renferment dans leur partie la plus absorbable, un rayonnement d'élccLricité négative analogue aux rayons cathodiques et aux rayons déviables du radium, aussi peu pénétrant que les premiers et pour cette raison difficile à étudier ailleurs que dans le vide de Crookcs ; ces. rayons secondaires électrisés correspondent
- dans l'histoire des rayons X, aux rayons cathodiques encore plus absorbables que la lumière ultra-violette excite en frappant les métaux et que le Professeur P. Lenard a récemment, étudiés dans le vide de Crookes : l’existence des rayons secondaires électrisés fournit ainsi une nouvelle analogie entre les rayons X et les rayons ultra-violets.
- « En résumé, la perfection de la propagation des rayons X sans diffraction ni réfraction sensibles, le caractère surtout atomique de l’absorption qu’ils éprouvent et de l’émission secondaire en tous sens qu’ils provoquent en rencontrant la matière sont les traits essentiels de leur optique. L’ensemble des faits est particulièrement favorable à l’hypothèse d'après laquelle les rayons X seraient formés d’ébranlements ultra-rapides de l'éther et seraient peut-être
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du K octobre 1901
- IX
- des rayons ultra-violets. Quel que soit d'ailleurs i l’avenir réservé à cette hypothèse, Je fait que divers éléments chimiques transforment les rayons X en une série de rayons secondaires, très différents des rayons générateurs par leur pouvoir de pénétration hoaucoup plus faible et par leur électrisation négative, fournit la plus caractéristique des relations entre les rayons X et la matière. L'étude des rayons secondaires dérivés des rayons X permet de préciser la nature des rayons X ».
- Les détails des expériences et des raisonnements de M. Sagnac ont été donnés par lui-méme dans une série de mémoires publiés dans ce journal. Cependant nous n'avons pas hésité il donner cette analyse un peu longue de son travail, pour mieux en faire apprécierl’itnporljince dans sonensemble. S'appuyant sur une seule idée, celle de la propagation des vibrations dans un milieu trouble, il est parvenu, grâce à un choix judicieux des expériences et une analyse très sagace des résultats obtenus, à donner une explication systématique des propriétés à première vue si étranges des rayons de Rontgen. Il n’est pas douteux que la plupart des points qu il a établis resteront définitivement acquis et qu’en poursuivant ses recherches, il triomphera des difficultés qui subsistent : l’œuvre est bien commencée. M. L.
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- ice el. d en tirer les principale!
- de 1 Electricité a
- 1 <n place 1 blcctrodynamique
- Électricité expérimentale et pratique, H. Leblond, agrégé des sciences physiques, a:
- i-8°.
- Chargé, depuis 1881, du cours d’électricité à l’Ecole des^ officiers torpilleurs de Toulon, M. Leblond a eu le
- complet d’électricité à la fois élémentaire et pratiq ’ succès do lu première édition montre qu’il a su su ter les difficultés que présentait une telle publie.
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- XXIX
- medi 12 Octobre 1
- • Année. — N9 41
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- SOMMAIRE
- r. RICHARD. — Applic
- • l'automobile, du cycle et des r de Malakoff (Seine], — Net-
- APPASmi.S MIîSUIS E
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 12 octobre 1901
- XIK
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Institution of Electrioal Engineers. —Ainsi qu’il le fait chaque année, le Conseil de la Société des ingénieurs-électriciens de Londres, vient de publier la liste des sujets sur lesquels il sollicite des communications.
- Ces sujets étant, quoique fort nombreux, naturellement choisis parmi ceux qui présentent quelque intérêt d’actualité en Angleterre, nous donnons ci-dessous la traduction de cette liste; cela incitera peut-être quelques-uns de nos lecteurs à travailler parallèlement les mêmes sujets et à nous communiquer les résultats de leurs travaux :
- el de la puissance motrice à vapeur pour des charges variables.
- 2. Comparaison des machines à double et'triple expansion sou» charges variables,
- dans les usines génératrices.
- '\, L'état, actuel de l’application des moteurs à gaz et à pétrole dans les usines électriques.
- 5. Description d usines génératrices électriques utilisant l’énergie des vagues, des rivières, des marées ou du vent.
- 6. L’état actuel, et l'avenir de l’emploi des combustibles liquides ou pulvérisés dans les usines électriques.
- 7. L’utilisation des gaz des hauts fourneaux ou des autres sous produits industriels pour la production de I'é-lectricité.
- 8. Application des destructeurs d’ordures à la génération
- de l’énergie électrique. ' ^
- motrice; les particularités de leur construction. io. Fondations.
- 12. Perfectionnements aux dynamos.
- »3. Comparaison des prix d’établissement et d’exploitations des stations centrales simples et multiples. i4- Tableaux de distribution.
- 15. La fourniture d’énergie électrique aux villes et aux manufactures au moyen d'usines centrales à unités génératrices très puissantes.
- 16. La distribution de l’énergie électrique d'une usine génératrice éloignée dans les districts desservis par diverses usines de distributions.
- 17. Sur l’emploi des fils nus pour la transmission de la puissance électrique.
- transmissions par courants continus et courants altcr-
- 21. Méthodes de régulation de la vitesse des moteurs à
- 22. Méthodes pratiques de mesures relatives aux distributions par courants polyphasés.
- 23. Méthodes pour la conversion des courants continus en courants alternatifs.
- 24. Méthodes pour pourvoir à la distribution de l’énergie électrique pendant les heures où la demande est faible.
- a6. I/équipement électrique des agglomérations de bureaux dans une ville.
- 27. Economie dans la fabrication du petit appareillage
- 28 . Lampes électriques portatives du type a sûreté « ou
- 29. Lampes à arc enfermé.
- 30. Perfectionnements dans les lampes à incandes-
- 31. Lampes à incandescence à filaments en matière autre
- 3a. Application de l’énergie électrique dans ées ateliers^:
- natifs ou parcourants continus et alternatifs combinés; c) combinaison de l’éclairage et de la force motrice.
- 33. Compteurs électriques.
- 34. Description desméthodes électriques de propulsion d’auLres.
- 38. Sur les applications de l’énergie électrique dans les 3g. Récents progrès dans l’application, totale ou partielle,
- Anciens ateliers HOURY et Cie, VEDOVELLI et PRIESTLEY
- SIÈGE SOCIAL : 60, rue de Provence à Paris
- MANUFACTURE GÉNÉRALE DE CABLES & FILS ELECTRIQUES
- Appareillage électrique
- MATÉRIEL COMPLET POUR TRACTION ÉLECTRIQUE
- Systèmes? brevetés de CONTACTS SUPERFICIELS et de CANIVEAU
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- Supplément à L’Éclairage électrique do 12 octobre Mût
- 4^. Construction de la voie et connexion des rails de et chemins de't'cr légers et sur la meilleure solution à trique des trains. ' ' ^
- 4/. Application de l’électricité à l’industrie minière.
- 48. Application de l'éiccf.ririté à l'art militaire.
- 4q. Application de b électricité à l’industrie textile et
- 5a. Application ' de l’électricité à la distribution de
- 53. Récents progrès en télégraphie.
- 54. Application des courants alternatifs en télégraphie.
- 55. La capacité de transmission et le facteur de charge des circuits télégraphiques.
- 5G. Télégraphie hertzienne.
- 5j . Méthodes pour assurer, dans la télégraphie aérienne, 'la réception des signaux en des stations choisies.
- 58. Emploi de l’électricité pour la transmission_ des
- 09. Récents perfectionnements on téléphonie.
- 60. Description des systèmes tendant à simplifier lamise en communication téléphonique.
- charge des circuits téléphoniques.
- 63. Perfectionnements dans les tableaux multiples.
- 64. Lignes reliant les bureaux principaux.
- 65. Lignes aériennes et souterraines.
- 66. Application do l'électricité à la production de la chaleur, pour usages domestiques (cuisine, ventilation, chauffage).
- 67. Construction et usages des fours électriques.
- 68. Application de l'électricité à la fusion ou au recuit
- 69. Application de la chaleur fournie par T électricité dans les opérations chimiques ou métallurgiques.
- 70. Application do l’électricité à la métallurgie.
- 73. La production directe' de l'électricité au moyen du
- 74- T.'emploi économique des thermo-générateurs.
- 70. Perfectionnements dans les appareils pour produire ou appliquer les rayons cathodiques et les rayons
- ployées dans l’industrie électrique.'
- 77. La rigidité des diélectriques.
- 79. Nouvelles matières isolantes.
- 81. Divers systèmes de fabrication des câbles souterrains et sous-marins, et matériaux employés dans leur cons-
- 82. Durée des divers types de conducteurs principaux.
- 83. Applications électriques de l'aluminium, du so-
- 84. L’emploi en électricité des métaux rares.
- 85. Les traitement, essai, spécification ou emploi du fer ou de l’aoicr ou des alliages de fer pour applications
- 87. Relations entre la composition chimique, les conditions physiques et les propriétés électriques ou magnétiques des substances utilisées en électricité.
- 88. Métaux de grande résistivité pour instruments ou
- 89. Nouveaux alliages pour rhéostats.
- les perturbations magnétiques locales.
- 91. Récente législation sur les entreprises électriques. 9a. Relations entre les sociétés d’éclairage et de force motrice et les autorités municipales.
- Quatrième Exposition internationale de l’Automobile, du Cycle et des Sports. — Cette exposition, organisée comme les précédentes par VAutomobile-Club de France, aura lieu du 10 au r>5 décembre, au Gland-Palais (Champs-Elysées).
- Voici quelques-uns de3 articles du règlement : Akt. 1. — Cette Exposition sera internationale et comprendra les différentes classes ci-après :
- ri Voitures automobiles en tous genres, Moto-cycles et tous Véhicules à Lraction mécanique ;
- Une catégorie spéciale sera créée pour les poids lourds.
- La Commission exécutive déterminera les véhicules devant être rangés dans celte catégorie.
- Les canots automobiles ne pourront pas figurer sur les stands de la classe n° 1. Ils devront être exposés dans les stands de la classe n° 8 (Naviga.-
- 20 Cycles de tous systèmes ;
- Nota. —* Les Constructeurs seront seuls admis dans les deux classes précitées.
- Sont reconnus Constructeurs tous les IÜxposanLs dont le Stand ne contiendra que des Véhicules automobiles ou Cycles de leur marque.
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- Supplément à L’Éclairage Electrique du 12 octobre 1901
- Les Exposants, représentants de marques étrangères, pourront être classés dans cette categorie, à la condition qu ils exposent sous lo nom d'un seul Constructeur étranger.
- La Commission exécutive aurale droit detrancher sans appel les cas particuliers.
- 3° Commerçants. — Tout Exposant d’Aulomobiles ou de Cycles qui ne rentre pas dans les classes i et x comme « Constructeur», sera rangé dans la classe n° 3 (Commerçants).
- 4° Matériel de construction et Outillage pour la fabrication des automobiles, cycles, etc. ;
- 5n Bandages de roues de voitures automobiles, de molocyeles et de cycles ;
- 6° Pièces détachées, accessoires et fournitures diverses pour automobiles, cycles, etc. ;
- 7° Moteurs pour automobiles et canots ; Accumu- • ialeurs ;
- 8“ Navigation ;
- y0 Aérostation ;
- io" Sports divers et Tourisme ;
- î i° Carrosserie pour automobiles ;
- i x° Costumes, Habillements et Equipements pour l'automobile, les cyclistes et les touristes
- i jn Inventions, Applications diverses concernant l'automobile, h vélocipédie et les sports ;
- t4° Bibliographie, Photographie, Publications, Journaux, Revues, Cartes, etc.
- A ht. 5.— L'Exposition sera ouverte tous les jours de i o heures dumatinàfi heures du’soir. La Commission exécutive se réserve le droit de modifier ces heures.
- A ut. fi. — Des emplacements de toutes dimensions, depuis i m jusqu'à îoo rn superficiels au maximum pour la classe n° i, et 8o m pour les autres classes, seront mis à la disposition des Exposants.
- Art. 7. — Les droits afférents aux emplacements concédés aux Exposants sont fixés à 20 francs le mètre carré, pour les surfaces horizontales dans tout le périmètre de la grande nef, laquelle sera tout d’abord réservée aux classes 1 et 2, suivant le tirage au.sort; à 20 francs le mètre carré pour toutes les autres surfaces horizontales et à 10 francs le mètre carré pour les surfaces murales. Dans les prix des surfaces horizontales sont compris le parquet cl les tapis qui seront fournis par la Commission exécutive.
- Les profits et pertes seront acquis ou subies par l'Automuhile-Club de France (Société d’cncourage-
- GÉNÉRATlON ET DISTRIBUTION
- Usine génératrice à vapeur de MalakofT (Seine). —- Cette usine alimente quatre des
- lignes de pénétration de la Compagnie générale parisienne de tramways, les lignes Saiul-Philippe-du-Koule-Vaûves, MalakofF-I.es Halles, Saint-Germain-des-l’rés-Clamart et Saint,-Germain-des-Prés-Vanvcs, sur lesquelles la traction s’opère, en dehors des fortifications, par trôlet aérien et, intra-muros, au moyen d'accumulateurs chargés pendant le parcours extra-muros.
- L'usine, située en bordure sur l’avenue de Chatil-lon, se compose de deux bâtiments destinés, l'un à la chaufferie, le second aux machines.
- Le premier est établi pour recevoir trois groupes de deux chaudières Babcock et Wüoox de chacune 4,10 ni2 de surface de grille, 204 m2 de surface de chauffe, produisant en allure normale 2 goo kg de vapeur à 12 kg : cma à l’heure et pouvant donner 3 toc» en allure forcée. Ces chaudières sont alimentées par deux pompes Worthington et une pompe à commande électrique du système Cliiriori. Un économiseur Green de 400 ni* de surface et une cheminée en tôle du système Prat complètent l’installation de la chaufferie.
- Le bâtiment des machines est construit pour recevoir trois groupes électrogènes à courant continu de 800 chevaux ; deux seulement sont actuellement en service. Il renferme encore un petit groupe à machine pilon, à grande vitesse, servant à 1 éclairage de
- Les machines à vapeur, construites par la Société française des constructions mécaniques (anciens établissements Cail), sont du type Allis, à distribution système Reynolds-Corliss, compound à deux cylindres situés de part et d’autre de la dynamo et du volant calés sur l’arbre moteur. En arrière de chaque groupe moteur est placé un condenseur à mélange, indépendant, composé d’une pompe à air verticale, surmontée d’un cylindre à vapeur; l'eau de condensation est envoyée par deux pompes à commande électrique dans deux cheminées réfrigérantes du système Klein où sa température s'abaisse d'une vingtaine do degrés et est ensuite réemployée. Chaque moteur est muni de deux régulateurs genre Porter ; l’un agit comme appareil de sûreté : lorsque, la vitesse atteint une limite fixée d'avance, le déclenchement d’une valve d’arrêt équilibrée interrompt l’arrivée de vapeur; l’autre est un régulateur de vitesse très sensible, agissant à la fois sur le mécanisme de détente des deux cylindres du moteur, de. façon à admettre au même degré la vapeur dans cha-
- Manufacture Parisienne ie Lampes à incandescence et à'Appaieils électriques
- RHÉOSTATS D'ARC, D'EXCITATION, ET DE DEMARRAGE
- TABLEAUX DE DISTRIBUTION
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- Supplément à L’Éclairage Électrique de
- XVÎi
- Éclairage
- -»
- Traction
- Transports d’énergie
- Ht
- Applications
- mécaniques
- La française
- Electrique
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- xrm
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 12 octobre 1901
- cun d'eux ; il est muni d’un dispositif à ressort qui permet de modifier en marche la vitesse de régime de la machine.
- Les dynamos, construites par la Société des établissements Postel-Yinay, sont à 8 pôles fixés sur une couronne en deux parties. L’enroulement en série est constitué par un conducteur rectangulaire ; l’enroulement en dérivation par des fils isolés a» coton. Chaque dynamo peut donner 910 ampères sous 55o volts pendant vingt-quatre heures sans que la température d'une quelconque de ses parties surpasse la température ambiante de 5o°C.
- Le tableau de distribution se compose de 8 panneaux ; deux sont affectés aux génératrices de' 5oo kilowatts ; un troisième à la dynamo de 76 kilowatts actionnée par la machine pilon ; quatre servent au départ, des feeders, le dernier est affecté au service de i’usiim. Comme dans tous les tableaux d’usines de traction, le nombre des appareils y est des plus restreints et les connexions des plus simples.
- Des essais de régulation, de consommation et de rendement ont été faits sur les groupes électrogènes. Dans les essais de régulation ou faisait varier rapide-ment et dans de larges limites la charge des machines à vapeur ; l’enregistreur de vitesse montra que, grâce au système de régulation employé, la vitesse angulaire des moteurs se maintenait en ire 94,4 et 96 t : m pour des variations de charge correspondant à celles de la pratique, montait à 98 t : m lorsqu’on supprimait brusquement la chai'ge-et descendait à 92,7 t : ni quand on faisait varier le courant débité de 400 à 1 000 ampères.
- Les essais de consommation de vapeur ont conduit à une dépense de 6,26 kg par cheval-heure indiqué el de .10,40 kg par kilowatt-heure au tableau. Il convient de dire que dans ces essais la vapeur était loin d’être sèche ; avec une machine du même type, du secteur de la Rive gauche, alimentée par de la vapeur sèche, la consommation par cheval-heure indiqué est plus faible : 5,900 kg.
- Les rendements des dynamos sont de 94 p. 100 à pleine charge, 98,8 p. 100 à trois quarLs de charge, 92,8 p. 100 à demi-charge, 89,7 p. 100 h quart de charge et dec;3 p. 100 avec surcharge de moitié.
- Nettoyeur de gaz de hauts fourneaux, système Kœrting. — Nous lisons dans le Génie Civil du 10 août (t. XXXIX, p. a44) :
- M. Dui.reux a récemment passé en revue dans lu Génie Civil, différents systèmes de nettoyage des gaz, en indiquant pour chacun le mode de fonctionnement et le résultat, obtenu. Rappelonsque les prin-
- i° L'appareil centrifuge Theisen dont le fonctionnement paraît, en l'étal actuel, laisser encore quelque peu à désirer, au moins au point de vue mécanique ; la force motrice qu’il emploie correspond à 2,5 p. 100 de la puissance disponible ;
- 20 Les épurateurs à surface à sciure de bois, analogues à ceux employés dans les usines à gaz, fonctionnent bien, à la condition d'avoir de très grandes sections, de façon à ne débiter qu'un mètre cube par minute et par mètre carré ; il en résulte une grosse dépense d'installation et des frais d'entretien assez élevés (environ 1 5oo fr par mois pour une épuration de 600 m3 par minute).
- 3° Enfin les ventilateurs à force centrifuge avec injection d’eau. Le gaz sort de ces appareils bien nettoyé, ne contenant plus par mètre cube, que 0,2 gr à 0,20 gr de très fine poussière. La force motrice nécessaire pour actionner le ventilateur correspond à 2,3 p. 100 de la puissance disponible et la dépense d’eau est d’environ 2 litres par mètre cube de gaz. En répétant l'opération deux fois, c’est-à-dire en faisant passer le gaz dans un deuxième ventilateur, on arrive à un nettoyage presque absolu, qui n’est, d ailleurs, pas nécessaire pour assurer la bonne marche des moteurs.
- En résumé, il résulte de l’étude de M. Dutreux, gue les industriels disposent de plusieurs moyens efficaces d’épuration du gaz, mais qu’aucun d eux n’est absolument satisfaisant, soit à cause des frais d’installation, trop élevés, soit à cause de la trop forte dépense d’eau, soit à cause de la force motrice importante nécessaire pour actionner les appareils, soit enfin à cause des frais élevés d’entretien et de renouvellement de la matière filtrante.
- Le nouveau netloyeur Kœrting, mis en service
- Groupes
- Electrogènes
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- PARTS
- Ateliers àAubervilliers
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 13 octobre 1601
- XIX
- depuis déjà un certain temps, à la Gràflieh Ilcnkel Donnersmark Hüttc (Silésie), est établi sur un principe différent des précédents et semble répondre d’une façon complète aux desiderata que l’on peut formuler pour une opération de ce genre. 11 occupe peu de place, ne nécessite aucune force motrice, fonctionne avec uni! 1res faible perte do charge, en ri'entraînant qu’une dépense d’eau minime et il n’exige aucune dépense de service ou d’entretien.
- Cet appareil su compose d'une caisse rectangulaire, partagée en quatre compartiments au moyen de cloisons verticales. Le gaz arrive par une extrémité et sort par l'autre après avoir traversé successivement les quatre compartiments.
- Les cloisons de séparation sont constituées par des plaques en fonte sillonnées par un très grand nombre de fentes longitudinales étroites, pour le passage des gaz. Ail sortir d’une fente, celui-ci est projeté dans une sorte de gouttière verticale demi-cylindrique qui en change la direction et le renvoie dans les fentes d’une deuxième plaque semblable posée contre la première; la même opération se répète une troisième fois.
- Chaque cloison est donc constituée par trois plaques que le gaz traverse successivement, étant, au sortir de chaque fente, projeté dans une cannelure verti-
- A son arrivée dans chacune des trois premières chambres, le gaz rencontre un épais brouillard d’eau pulvérisée qui le pénètre dans toutes ses parties et humidifie les poussières tenues en suspension.
- Le courant de gaz, ainsi imprégné d’eau vésiculaire, traverse la série des plaques et dans chacun de ses passages projette contrera paroi des cannelures, une certaine quantité dé poussiérés humides. L’eau boueuse, formée par ces poussières et les vésicules du brouillard, coule le long des cannelures et sort par le bas de l’appareil. Comme chaque cloison séparative entre les compartiments est constituée par trois plaques et qu’il y a quatre chambres, on voit que le gaz I reverse successivement neuf plaques.
- Pour que l'épuration s'effectue bien, il faut que l'eau arrive aux tuyères sous une pression de i5 à au in., de façon à obtenir la pulvérisation parfaite nécessaire pour remplir chaque chambre d’un brouillard impalpable que le ga/. no peut traverser sanâ être saturé d’humidité.
- Le réglage du débit des pulvérisateurs se fait au moyen de robinets placés extérieurement à l’enLrée de chaque compartiment. Des chasses d’eau, disposées à la partie supérieure, servent en cas de besoin, à opérer le nettoyage en marche sans ouvrir l’appareil. La perle déchargé totale dans la traversée du nettoyeur Kcerting, n’atteint pas, en service normal, io mm deau. Comme on dispose, en général, dans la conduite de sortie de gaz de haut fourneau d une pression de 16 à 20 mm, on voit qu'il n’est nullement nécessaire de recourir à l’emploi d'un ventilateur.
- Quant aux frais d’entretien, ils sont nuis, puisqu’il n'y a aucune pièce en mouvement. La seule dépense est l’eau sous pression consommée par les pulvérisateurs. L expérience a montré qu’on obtient un nettoyage de gaz très suffisant pour tous les .besoins (environ o,a gr de fine poussière par mètre cube de gaz épuré), en ne dépensant qu’un litre d'eau par mètre cube de gaz.
- Pour un haut fourneau de iôo tonnes de fonte par
- heures, produisant 67.5 000 m3 de gaz, la dépense d'eau est donc d’environ 670 m3.
- L'élévation de cette quantité dleau à la hauteur de
- 20 ru pour obtenir la pulvérisation voulue, correspond au travail continu d’une pompe actionnée par un moteur de 2 à 3 chevaux. Toutes proportions gardées, c’est environ 100 fois moins que la force absorbée par un ventilateur pour épurer la même quantité de gaz.
- La grande simplicité du nettoyeur Kcerting et lasé-curiLé de son fonctionnement, résultant deTabserice de tout mécanisme, semblent devoir le recommander tout spécialement à l'attention des maîtres de forges, en ce moment surtout, où l’épuration des gaz des hauts fourneaux paraît s'imposer d’une façon générale.
- Brevets français 1 Nouvel accumulateur, par le Baro d'Arxoult. Brevet n° Soi 022 du D’après l’inventeur, ce nouvel élén sa charge pendant une période t
- Ce qui le caractérise surtout c’est les parties métalliques des grilles d> recouvertes par la maLière active so isolées du contact direct de l’électrt active est constituée par un mêla plomb eL de sulfales alcalins, comi du sulfate d’ammoniaque dans la pi 20 p. 100 en volume et on en fait 1 d’une dissolution préalablement si d’ammoniaque de façon à ne pi du même sulfate déjà mélangéi
- La pâte ainsi obtenue est appliqu dont le cadre extérieur présente ! petit rebord dépassant de o,5 à 1 ni drillage ou les nervures de la grille.
- Afin d’isoler ce cadre extérieur, c solution de celluloïd (70 p. 100) (20p. 100) ou d’une dissolution de ca les autres parties métalliques de la g vertes de matière active. Cette faç éviterait, d’après l’inventeur, touttr; l'élément eL assurerait ainsi une lonj de la charge.
- Pour éviter la production de cou contact des électrodes, celles-ci so cloisons formées par des feuilles pe ioi'd ou en ébonile eL qu’on faitadhér sion convenable de la cloison sur l’en appliqué sur le cadre.
- lia formation des plaques s’effeetu* alcalin contenant en dissolution uni de sulfate d’ammoniaque. Le liquidi de ce sulfate peut en dissoudre une < empruntée à la pâte de la plaque et la porosité de la matière active.
- fPt
- • le de
- Perfectionnements apportés aux accumulateurs électriques, par la Société The jïtæctiucal Unûerta-Kixcs Limited. Brevet n° 3oi 5r3 du 22 juin 1900. — L’électrode brevetée ici se compose d’une âme centrale perforée, en plomb doux ou antimonieux ; le cadre possède un rebord en queue d’aronde et la matière active est empâtée jusqu’à ce rebord. La constitution de la pâte est la suivante : litharge, charbon de cornue pulvérisé (1 p. 100) et glycérine pure ;20 p. mo). On obtient ainsi une matière très dure après séchage.
- Des séparateurs à trous carrés ou rectangulaires sont appliqués d’un coté directement sur la plaque et possèdent, de l’autre côté, des nervures à section
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- XX
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 13 octobre 1901
- demi-circulaire et alternées de façon que la nervure d’un séparateur s’applique sur le plein du séparateur voisin. On peut encore prendre des séparateurs munis de nervures d'un seul côté de la plaque, l’autre côté restant plan et étant en contactavccles nervures du séparateur suivant.
- Perfectionnements dans la construction des plaques pour accumulateurs électriques à fortes décharges, par Garassi.vot. Brevet n° 3oo 941 du 5 juin 1900. — La plaque est constituée par une caisse en plomb très antimonieux obtenu par fusion et refusion, puis passage au laminoir, ce qui rend la plaque très résistante à 1 électrolysc. La plaque ainsi obtenue, toute percée de petits trous et munie de nervures, est repliée sur elle-même, puis fermée en bas, en haut et latéralement. La caisse ainsi fabriquée est remplie de protoxyde granulaire de plomb sec, lequel est transformé en plomb métallique par l’action du courant.
- Procédé de préparation de nickel pour électrodes d’accumulateurs, par Titus de Micualowski, Brevet n° 3o3 76.1, du i5 septembre 1900. — Le brevet -290481 du 3 juillet 1899 de cet inventeur avait pour objet la fabrication d’électrodes d’accumulateurs alcalins zinc-nickelpar un procédé spécial qui consiste à oxyder les plaques de nickel poreux de différentes manières. Mais il faut que ce nickel ait des propriétés tout à fait spéciales : porosité, solidité, cohésion ; il ne faut pas qu’il soit spongieux car, contrairement au plomb, il n'a aucune cohésion à cet état.
- Le métal obenu par la réduction des oxydes et composés de nickel convient très mal pour faire des électrodes durables, car il est soit pulvérulent, soit trop compact.
- Par contre, on obtient très simplement un métal présentant toutes les propriétés requises en déposant le nickel, par voie électrolytique, de ses solutions renfermant du fer, du zinc et autres métaux analogues. Dans ce traitement, on peut par exemple procéder de manière à déposer le nickel simultanément avec c.es autres métaux. Ges derniers sont ensuite éliminés soit par voie chimique, soit par voie électroehimique et il reste une carcasse de nickel poreux mais solide, et d’une grande cohésion. On peut encore faire en sorte que les métaux étrangers (le zinc par exemple) au moment où iis se déposent, décomposent la solution de sel de nickel avec séparation de nickel poreux. Par ce dernier moyen, on obtient une carcasse de nickel solide déposé prirnai-rement, mélangé de nickel poreux déposé secondairement par action locale.
- Electrode positive pour accumulateur, par Goldstein, Brevet 11“ 3oa 081 du n juillet 1900.— L'électrode esL constituée par deux plaques de plomb se croisant et munies de bandes qui se bifurquent en affectant la forme de branches de pin. Le tout est empâté.
- Accumulateur électrique, par De Laminiêrj:. Brevet n° 3o4 o£io. — Ici les électrodes sont concentriques. L’électrode positive, au centre, est constituée par une tige centrale en plomb antimonieux sur laquelle 011 enlile des grilles horizontales également en plomb antimonieux et serrées sur la tige à l’aide d’écrous ou encoreûxéespar soudure. Les grilles possèdent des alvéoles à section en queue d'aronde qui sont garnis de matière active (minium et acide sulfurique). L’électrode négative est composée d'anneaux concentriques formés de grilles empâtées et mainte-
- ! nues solidement par trois boulons en plomb anlimo-iheux. Entre les deux électrodes, on place des tubes de verre ainsi qu’entre le fond du bac et les électrodes.
- Plaques d’accumulateur nouvelles, dites « Eole >-, par De Roussy de Sales (Georges) cl Gueugnox (François). Brevet n° 30771.4. — Ces inventeurs . constituent leur négative d'une feuille d'aluminium perforée et recouverte de pâte de plomb en poudre line ou d’un mélange de plomb et litharge ou encore de litharge et d’eau distillée, celte pâle étant comprimée à la presse puis perforée pour augmenter la surface de contact avec l'électrolyte et faciliter la circulation de celui-ci.
- La plaque positive comprend un support en plomb antimonieux perforé et muni de pointes fines. Ce support possède dans toute sa longueur des bourrelets . qui forment gaines dans lesquelles sont vissées et introduites à frottement des liges d'aluminium supportant la plaque, assurantles connexions et donnant la rigidité.
- Ce support est garni d'une pâte faite avec une solution de tapioca, qui, d’après le brevet, donne de la fermeté à la pâle sans nuire à saporositc. La matière est perforée après empâtage. On garnit ensuite la plaque ainsi fabriquée d’une cellulose provenant de l’épi du maïs pulvérisé qui absorbe beaucoup de liquide et offre peu de résistance au passage du courant. Celte cellulose en poudre ou en sciure, comprimée sur la plaque, pénètre dans les perforations et s’oppose à la chute de matière active. La plaque revêtue de cellulose est ensuite ensachée dans une feuille d’ébonile finement perforée puis glissée entre deux feuilles d’ébonite découpées en forme de grille dont les barreaux Sont dentés pour la circulation des gaz et reliés par des brins en ébonite passant sous la plaque positive. Cette pièce maintient l’écartement des plaques. Les fenêtres de cette grille sont garnies de la même cellulose que précédemment afin d’immobiliser l'électrolyte et d’empêcher les courts-circuits.
- Perfectionnements aux accumulateurs électriques, par la Société Paul Chapuy. Brevet n° .‘}02 43r, du 24 juillet 1900. — Différentes substances ont été déjà employées pour empêcher les chutes de matière active et éviter les déformations afin de prolonger la durée des accumulateurs. Parmi celles-ci on peut citer la fibre de coco, les matières gélatineuses tirées de certaines algues, la silice gela lineuse, la poudre de briques, le kaolin, la pierre ponce, etc. Mais toutes ces substances ne remplis sent, d’après l'inventeur, qu imparfaitement le but, car elles doivent avoir les qualités suivantes :
- 1® Inattaquabilité à l’acide ;
- 20 Porosité parfaite.
- Pour celle dernière, il ne suffit pas d'avoir entre les pleins et les vides un rapport faible ; mais il faut encore de larges pores de l’ordre du millimètre. Sans cela, la matière s imbibe bien, mais le mélange des liquides ne s’effectue pas et il se produit d'énormes différences de densité; d’où augmentation de la résistance intérieure cl diminution delà force électro-motrice.
- La substance brevetée ici est une matière céramique poreuse dans la pâte de laquelle on introduit une matière inerte volatile cl qui présente les dimensions des porcs que l’on désire. En cuisant à une température suffisamment élevée, celte matière est inattaquable à l’acide sulfurique concentré et chaud ; la porosité atteint 70 p- 10O et l'augmentation de
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 12 octobre
- résistance intérieure est insignifiante ; le dégagement gazeux et le mélange des couches liquides se font parfaitement.
- La meilleure pâte à employer est composée d'argile pure ou de kaolin cl d’un fondant ; la matière inerte est composée par du charbon tamisé à la dimension voulue et he renfermant pas d’impuretés ou de cendres susceptibles de former avec la pâte un émail attaquable.
- En mélangeant ces substances au broyeur, on fait une pâte ferme avec de l’eau puis on sèche dans des moules appropriés, en plâtre, puis à l’étuve. La cuisson s’elfectue à des températures supérieures à i 200 degrés.
- La matière ainsi obtenue peut s'employer en blocs dans lesquels les électrodes sont no3'ées. On peut aussi en faire des plaques minces que l’on interpose entre les positives et les négatives de types quelconques.
- Enfin, les déchets peuvent être utilisés également à cet usage ; il suffît de les réduire en poudre par broyage et tamisage.
- Alla d’empêcher que les molécules de peroxyde entraînées par les gaz puissent se déposer dans les pores des blocs en formant court-circuit, on peut aussi disposer entre deux blocs à électrodes des cales en ébonite.
- Nouvel accumulateur à décharge rapide, par SimniAUD de Munoaca, Bekr et Schneeberh. Brevet n° 3o6 a'io du îü mars 1901. — Les plaques de ce nouvel accumulateur sont constituées par une âme très mince en aluminium, perforée d’un très grand nombre de trous très fins. Ce supporL est d'abord recouverL de cuivre, électrolytiquement, puis plombé par un moyen quelconque. Ou peuL aussi placer silice support des feuilles de plomb doux laminé, un peu plus larges que la feuille d'aluminium, puis comprimer le tout de telle façon que le plomb pénètre dans les trous du support et adhère parfaitement à celui-ci ; il ne reste plus ensuite qu à souder les bords des feuilles de plomb
- La maLière active est déposée électrolytiquement sur la plaque ; pour cela, on commence par décaper cellc-ci par trempage dans l’acide azotique, puis on la charge en positive dans un bain contenant :
- Eau distillée ou de pluie. . . 10I
- Azotate de plomb.............25o gr
- Potasse caustique............200 »
- Pour confectionner ce mélange, on commence par délayer l’azotate de plomb avec la potasse dans un litre d'eau et on ajoute le tout aux neuf autres litres d'eau avec la litharge et le cyanure.
- Comme électrode négative dans le bain de formation, on se serL d’une plaque de plomb pur, de mêmes dimensions que la plaque à former. Cette dernière se recouvre d’un dépôt très adhérent de peroxyde.
- On effectue ensuite le montage des plaques et 011 charge dans l’acide à o°B, de façon à réduire en plomb spongieux les négatives.
- Système de plaque d’accumulateur, par Tom-masi, Brevet nu 307 190, du 17 janvier 1901. — La plaque se compose d’une grille dont les alvéoles sont remplis de lamelles de plomb très rapprochées et successivement verticales et horizontales dans les
- cases voisines. Dans chaque alvéole, la lamelle du milieu porte une bague par laquelle peut pénétrer le liquide.
- Le tout est empâté et on débouche après coup les bagues.
- Une lame diagonale conductrice part du côté de la prise de courant pour aboutir à l’extrémité opposée, afin de mieux répartir le courant.
- Comme variantes, les cloisons des alvéoles peuvent être supprimées, ou encore les lamelles peuvent ne pas occuper toute la longueur ou toute la largeur des évidements qui peuvent être de forme quelconque.
- 1Procédé Charles Pollak pour la fabrication de plaques pour éléments secondaires, d’après le brevet américain 666 153 du 12 février 1897, accordé le i5 janvier 1901. {Centralblo.lt fur Accurnulaloren und Klementenkunde, t. II, p. 187, ic'. mai 1901), la caractéristique de ce procédé de fabrication est l’obtention par une simple opération de coulée d’une plaque composée d’un noyau solide entouré d’une partie poreuse.
- Pour atteindre ce but, une âme solide métallique est placée dans une forme et entourée d’une matière finement pulvérisée, comme le sulfate de soude, ou d’un autre corps anhydre et résistant à la température de fusion du métal. La forme est ensuite portée dans un récipient renfermant du métal fondu ou une autre substance. Après réchauffement, la forme est remplie avec le même métal que celui qui constitue l’âme. Celui-ci devient fluide et pénètre par fusion dans les intervalles de la substance finement pulvérisée pendant que simultanément ceux-ci se remplissent du nouveau métal coulé. Alin de vaincre la cohésion du méLal fondu, la résistance de frottement et' celle de l’air emprisonné dans les pores de la substance en poudre, il est nécessaire d’employer une forte pression. CeLte pression doit être maintenue jusqu’à solidification du métal. L’air et les gaz sont évacués de la forme à la façon ordinaire. Après la coulée, la forme est refroidie lentement et la plaque est ensuite libérée de la substance pulvérisée par un lavage à l’eau ou à tout autre dissolvant.
- La plaque est ensuite séchée, puis formée.
- Notes sur la constrution et la protection des lignes aériennes de transmission et de distribution. — Dans un long mémoire lu à la dernière réunion de la Canadian Eleelrical Convention et reproduit par The Electricol World and Engineer du i3 juillet, (t. XXXYI1I, p. 61 à 64), M. K.-B. Tuorxtox expose la méthode généralement adoptée au Canada pour la construction des lignes aériennes et les matériaux employés ; nous en donnons ci-dessous un extrait.
- Au Canada, la majorité des lignes de transmission d’énergie et réseaux de distribution sont aériens, et supportés par des poteaux en bois placés à des distances variant entre 3o et 3G m dans les villes, et de 27 à 3o in a l’extérieur, pour les lignes à haute ten-
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- partie de
- le câble. De plus,
- la tige de
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 12 octobre 1901
- XXIII
- ses deux propres Isolateurs soient un peu au-dessous du câble; les tirants en lil d’acier sont fixés d'une part sur le câble, et d’autre part aux isolateurs. Naturellement il faut autant de consoles el-de tirants qu’il y a de câbles sur la ligne.
- Les câbles des lignes de transmission, une fois Lendus, sont soumis à des efforts mécaniques dus au poids du câble, sa tension, les variations de température et les surcharges par les amas de neige ou de glace en hiver. 11 n’est point fait usage de dynamomètre pour déterminer l’effort de traction d’un câble, l’expérience acquise seule suffit pour lui donner la flèche qui convient suivant sa grosseur. On se base sur la formule suivante :
- dans laquelle A =: la flèche ;
- L = la longueur du câble entre deux poteaux ; AV' — le poids du câble en livres par pied ;
- T = sa tension maximum en livres.
- La longueur du câble est déterminée par la for-
- dans laquelle 1/ est la longueur du câble, et L la distance entre poteaux, d'où
- d = y7 3 L (L' — L)
- Los poteaux, eux aussi, sont soumis à différents efforts qui sont d’abord celui d'écrasement par le poids des conducteurs, et celui du vent. Le premier exerce une. pression verticale et l’autre latérale. Aussi on les choisit et on les établit en conséquence. Au Canada, Lusage est de leur donner un facteur de sc-eurité d’au moins 4oo dans les conditions ordinaires, et l'on a vu, sur une ligne des plus importantes des environs de Montréal, ce facteur de sûreté descendre à 140 pendant une tempête en hiver. Mais le vent seul est le plus à craindre, car un ouragan a brisé, en novembre dernier, environ 18 poteaux de 22 m de la ligne ci-dessus. La vitesse du vent en cette occasion, indiquée par l’observatoire Mac Gill, était de 33,à m par seconde, équivalent à une pression de a5 livres anglaises par- pied carré, ce qui donnait une pression totale de 1 £>98,75 kg exercée de ce chef sur les poteaux de la ligne en question. 11 esL probable que ces derniers auraient résisté si cette pression ayait été appliquée d'une façon- constante, mais il faut compter avec celle supplémentaire du balancement imprimé aux râbles.
- En plaine on peut toujours étayer les poteaux les plus exposés par des poteaux supplémentaires ou tronçons de poteaux, ou par des haubans en fil d’acier galvanisé ancrés dans un bloc enterré et fixés eu tête du poteau par 1111 collier isolant, ou autre dispositif tel que des traverses en fer qui permettent d'appliquer le hauban à l’extérieur des câbles.
- La protection des lignes de transmission contre la foudre est une question à laquelle les directeurs de
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 12 octobre 1901
- stations centrales alimentant des lignes aériennes s intéressent vivement, d'autant plus que les difficultés s'accroissent encore en raison de l’emploi des tensions de courant toujours de plus en plus élevées.
- Les lignes aériennes peuvent être affectées des trois façons suivantes :
- i" Par l’action directe de la foudre ;
- a0 Parles décharges induites;
- 3° Par induction électrostatique.
- Les cas de décharge directe de la foudre sont heureusement fort rares; car les paratonnerres même les plus efficaces seraient impuissants à protéger les lignes contre les dommages sérieux qu’elles causeraient. Aussi, a-t-on affaire le plus souvent aux décharges induites qui suivent l'éclair et les charges statiques quand l'atmosphère environnante est elle-même imprégnée d’électricité cl., dans des cas semblables, les appareils de protection sont d'une très grande utilité.
- Une ligne ayant une inductance quelconque offre une impédance énorme aux décharges atmosphériques en raison de la fréquence élevée de ces dernières. C’est ce (pii explique la perforation de l’isolant des fils de l’enroulement des transformateurs, ces décharges cherchanttoujoursle plus court chemin pour retourner à la terre.
- Les paratonnerres sont des résistances non inductives généralement constituées par une couche d’air; l’une des branches est reliée à la ligne, l'autre à la terre. La résistance de la couche d'air doitêtre assez faible pour que la décharge la franchisse pour aller directement à la terre, plutôt que de s’y rendre en traversant les appareils connectés à la ligne.
- la couche d’air entre les pointes rres est subordonnée à la tension igné. La pratique actuelle consiste is possible, sans, toutefois, que le îc puisse lui-méme la franchir. Ce antage de rendre lesdits paraton-;iles et de provoquer des perturba-s toiles d’araignées qui facilitent hère, de la poussière elle-même et ou encore de la fusion de l’appareil irges répétées, ce fait seul provoque ur la ligne ou une forte mise à la ; ce que le courant des génératrices min que celui de la décharge sta-
- t offrir à l’éclair un très court elie-re à la terre, le paratonnerre doit fonctions d’un coupe-circuit extinc-iTompanl immédiatement la fuite à nt de la ligne et en éteignant l’arc
- a moindre inductance d’une ligne ;tance considérable au passage du r, on augmente les moyens de pro-onnerres en les combinant avec des connectées en série avec la ligne, ne pourrait songer à monter une vee chacun des paratonnerres ins-te car le procédé serait trop coù-1 lisage d utiliser cotte combinaison >us les appareils d'un prix élevé
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 12 octobre 1901
- ductrice autour duquel est enroulé un fil de cuivre plat isolé au mica ou autre substance isolante. Dans la construction ou la pose de ces appareils, on évitera avec soin ionl. ce qui peut donner lieu à la self-induction comme par exemple des boucles ou spires dans les fils de connexion à la ligne et à la terre. Ge dernier particulièrement, qui est toujours fixé sans être tendu doit faire l’objet de recommandations louLes spéciales aux ouvriers chargés de la surveillance et l’entretien de la ligne parce qu il est dans leurs habitudes de faire de petites spires sur tous les fils qui ne leur paraissent pas suffisamment tendus. Or, de telles spires sur un fil de terre d'une bobine de choc aurait pour effet de détruire complètement son efficacité et de la rendre virtuellement inutile.
- La mise à la terre d’un paratonnerre doit être faite avec, la plus grande minutie, car on a reconnu que, pour la plupart de (-eux qui n avaient pu détourner la foudre, la cause était uniquement due à une mise à la terre défectueuse.
- Pour qu’une ligne soit bien protégée, des para-
- tonnerres devront être installés un à chaque extrémité et à chaque point de branchement; ils devront en outre être l’objet d’une sui’veillance et. être nettoyés de temps à autre.
- Les nombreux systèmes imaginés pour la protection des lignes cl l’extinction de l'arc qui se forme, sont malgré leur perfection parfois impuissants à rompre la dérivation du courant de la ligne et éviter par suite les courts-circuits ou pertes à la terre. Aussi, a-t-on cherché à remédier à cet inconvénient en intercalant sur le fil de terre un ou deux plombs fusibles suivant que le coupe-circuit est uni ou bi-
- L’efficacitc de ce procédé a bien été constatée mais ce dernier est peu praticable en ce sens qu'il faut vérifier les plombs après chaque orage et remplacer ceux qui auraient été fondus avant qu’il n’en survienne un autre. '
- L’emploi de fil barbelé comme moyen de protection a jusqu'alors donné des résultats satisfaisants bien qu’il ait été rejeté dans un ou deux cas en raison de ce que certains ingénieurs estimaient que son
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 12 octobre 1901
- XXVII
- installation causait plus d'ennuis que la protection qu’il assurait n'en valait la peine.
- Les résultats que ce système a donnés jusqu’à présent sur la ligne à 12000 volts de Cliainbly à Montréal où il est installé depuis deux ans sont très satisfaisants et méritent, la peine d’être signalés.
- La double ligne qui va de Ghauibly à Montréal a environ 2- kin de longueur dont 22 km environ de ligne aérienne et le reste en ligne souterraine. Cette dernière portion se divise en trois sections situées l'une à environ 2,5 km de l’usine, l'autre à environ 14 km, et la troisième au point terminus de la ligne à Montréal.
- Les poteaux ont deux traverses superposées supportant chacune 4 isolateurs. Le fil barbelé, formé de deux fils tordus en fer galvanisé enserrant une barbe à pointes tous les 12,5 cm, est fixé en trois branches à autant d'isolateurs spéciaux en verre montés Lun sur la tête du poteau, les deux autres sur chacune des extrémités des traverses supérieures en passant par celles des traverses inférieures. Les trois branches sont réunies un peu au-dessous de ces dernières et fixées par une soudure au fil de ferre qui suit le long du poteau jusqu’à une hauteur d’environ 2,40 m du sol où il traverse une conduite en terre qui le protège et va s’enrouler an pied du poteau un peu au-dessous du niveau de la terre. Le Jil de terre et la conduite sont mis en place avant l'érection du poLeau. Comme la distance entre chacun de ces derniers e3t de 27 m la ligne entière se trouve protégée 58 fois par mille anglais (iGog m) sur tout son parcours aérien. On avait projeté d’adjoindre des paratonnerres en même temps mais l’efficacité du lil barbelé les a rendus inutiles, et la ligne a font:-, tionné tout l’été dernier dans ces conditions sans
- être affectée par les orages alors que des arbres dans son voisinage étaient frappés par la foudre. Dans l’un d eux même, la ligne locale aérienne de distribution, de Montréal, qui n'était pas protégée par du fil barbelé a été considérablement endommagée.
- On avait cru tout d’abord que la rouille aurait vite détrniL ces fils barbelés, mais l’inspection qui en a été faite après deux années de service a prouvé le contraire, les fils ayant été trouvés en très bon état de conservation et pas un ne s’étant rompu.
- La lecture de cette partie du mémoire de M. Thomson a donné lieu a une discussion très animée entre les ingénieurs présents qui, à part quelques questions d’installation, sont unanimes à reconnaître que le lil barbelé constitue un moyen des plus efficaces de protection des lignes de transmission d’énergie électrique contre la foudre. L. JL
- TRACTION
- Frein èlectropneumatique Siemens et Halske. — D’après VOrgan fur die Fortsckritte des Eisenbahnwesens, ce nouveau frein a été construit- en vue d’éviter un des inconvénients des Ireins ordinaires a air comprimé et notamment du frein Westinghouse : la transmission trop lente du freinage dans le cas de longs trains.
- Oti sait on effet que pour faire fonctionner les freins à air comprimé, le mécanicien doit produire une dépression dans la conduite principale ; cette dépression ne pouvant sc transmettre instantanément d’un bout à .l’autre,d une longue file de wagons, le freinage de ceux-ci ne peut être simultané ; il s'en suit
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 12 octobre 1901
- une diminution dans la rapidité de l'arrêt, sans compter les ruptures de barres d'attelages pouvant résulter des réactions entre wagons. Pour cette, raison, l'emploi des freins à air comprimé est interdit par les réglements en Allemagne pour les trains de marchandises et les convois militaires.
- Le remède à cet inconvénient est évidemment de créer simultanément une dépression en de nombreux points de la conduite principale. Dans ce but la maison Siemens et Halske dispose une soupape supplémentaire entre la conduite principale et le cylindre à frein de chaque voiture et met toutes cos soupapes en action électriquement au moyen d’un circuit régnant sur toute la longueur du train et commandé de lu plate-forme du mécanicien. Pendant la durée de leur ouverture ces soupapes livrent passage à l’air
- comprimé de la conduite principale dans les cylindres à frein. Par la dépression ainsi produite dans la conduite, les appareils distributeurs des triples valves se mettent à fonctionner à la manière ordinaire et laissent écouler l’air des réservoirs auxiliaires en quantité proportionnelle à la dépression qui a été créée. La commande électrique des freins, précédant la commande par l’air comprimé, ne sert, par conséquent, qu'à réaliser le serrage simultané de tous les sabots ; le déserrage a lieu, comme d’habitude, par l’action de l’air comprimé.
- JJes essais récemment effeeLués sur les chemins de fer militaires allemands ont permis de se rendre compte que ce système possède bien les avantages pour l'obtention desquels il a été imaginé.
- Il est donné
- zlyse bibüo£
- BIBLIOGRAPHIE
- uphique des ouvrages dont deux exemple
- Moteurs synchrones à courants alternatifs,
- par A. Blondel- "Un volume in-B° de l'Encyclopédie teur. Prix : broché, a fc. 5o. cartonné. 3 fr.
- Le traité des moteurs synchrones que M. Blondel vient de publier est, en somme, une nouvelle, édition, d’une bro-
- Y Industrie Electrique sur cet intéressant sujet. Celte uou-
- Dans le travail paru en i8g5, M. Blondel avait surtout étudié le cas très intéressant en pratique où la tension
- celui où la tension induite du moteur (ou plus exactement
- de l'a non saturation des circuits magnétiques sont ensuite légcremeiil-. corrigés de façon à tenir compte de la salu-
- l’cmplo^ des moteurs^ synchrones pour l’annulation du
- La théorie de la synchronisation initiale, des oscillations cL de l'amortissement des oscillations fait l objot ri'nn des derniers chapitres.
- Dans son ensemble, le petit traité de RI. Blondel cons-
- C.-K. GuiLIiEHT.
- Production et emploi des courants alternatifs, parL. Barbillion. Un vol. de la collection Scienlia.
- Réunir en quelques pages les principales propriétés des courants alternatifs, tel a été le but de l’auteur dans cet intéressant petit ouvrage.
- Les principales notions'd'induction électromagnétique, l’ctude d’un courant alternatif, les génératrices, les moteurs et les transformateurs sont successivement étudiés par l’auteur sous une forme mathématique voulue, souvent empruntée âux auteurs de travaux analysés et qui
- J1 nous a paru toutefois que lu question bibliographique particulièrement nécessaire dans ce genre d’ouvrage avait été quelque peu laissée de côté. Il .est certain
- des auteurs consultés, mais il ne faut pas oublier que les ouvrages de la collection Scienlia sont surtout des-
- plus beaux travaux publies sur ce sujet.
- Pour en finir avec ces critiques, toutes amicales, et
- des circuits compensateurs des excitatrices compoun-deuses Leblanc.
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- Tome XXIX
- Samedi 19 Octobre 1901.
- * Année. — N° 42
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- r la mesure de la r
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- Supplément à L’Ëclairage Électriqi
- octobre 1901
- La Société accordera également une médaille d'or pouvant atteindre la valeur de. deux cents lrancs, à tout mémoire sur une question laissée au choix du candidat qui lui paraîtra mériter celle récompense.
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Du rôle des enveloppes de vapeur dans les machines monocylindriques-— Ou a beaucoup discuté, et l’on discute encore, l'efficacité des enveloppes de vapeur. Dans la Reçue Universelle des Mines de juillet-août, M. G. Duohf.k.ne a publié sur ce sujet un article où il fait connaître le résultat de recherches qu’il a entreprises et que le Génie Civil du ;1 octobre résume comme il suit ;
- Après avoir repris l’examen de quatre phases du cycle, compression, admission, détente et émission, fauteur compare six essais qu’il a effectués avec et sans enveloppes. De cette comparaison, il conclut que l’effet utile de l’enveloppe ne consiste pas à faire passer de la chaleur dans le cylindre et à relever ainsi la courbe de détenle, mais à diminuer la condensation initiale résultant de l’élévation de la température des parois, et que toutes les causes (surchauffe, admissions prolongées, non-condensation, grande vitesse) qui tendent à élever la température de la paroi, diminuent l’effet utile des enveloppes.
- M. Duchcsne fait, en outre, remarquer, en terminant son élude, que l’efficacité de l’enveloppe dans les machines fonctionnant en régime, diminue au fur et à mesure qu’augmente le degré d’admission, et que
- pour la pleine admission, son action se réduit à pourvoir au rayonnement extérieur. Dans ce cas extrême, elle devient nuisible, puisque, augmentant la surface extérieure du cylindre, elle favorise le rayonnement extérieur. D’après lui, l'enveloppe s’impose d’une façon indiscutable dans le cas des machines intermittentes, machines réversibles, de laminoirs, machines d’extraction, machines soufflantes d’aciéries; dans ces machines, en effet, la température des parois des cylindres y est notablement inférieure à celle des parois des machines marchant en régime, et la condensation initiale s’y effectue dans d’énormes proportions.
- Procédé Tobiansky d’Alto ffpour supprimer la fumée. — Convaincu que l’emploi de foyers dits fumivores ne saurait faire disparaître les fumées industrielles, M. Tobiansky' se résout a laisser la fumée se former, mais au lieu de lui permettre de se dégager dans l’air et incommoder ainsi les voisins, il l'utilise à la fabrication d’un gaz combustible qu’il appelle « pyrogaz. »
- D’après le Journal du Gaz et de l'électricité, du i5 septembre, l’appareil se compose d’un filtre carburateur, dans lequel on envoie la fumée au moyen d’un ventilateur ; ce filtre est rempli de matière poreuse telle que fibres de bois, tourbe, coton, coke, etc.; sur cette matière s’écoule en filet un hydrocarbure liquide, ici que pétrole, bermne,
- A la sortie du filtre, on recueille un gaz riche en carbures d’hydrogène, notamment en éthylène, et par
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- XXXII
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 19 octobre i9Dl
- conséquent d'un pouvoir calorifique considérable ; il peut être employé pour le chauffage ou l'alimentation des moteurs à gaz. La matière filtrante, qui a arrêté la suie et les hydrocarbures lourds, peut aussi servir comme combustible, ün utilise donc ainsi complètement le combustible primitif, en même temps qu’on supprime la fumée.
- Plusieurs installations de ce genre ont, paraît-il, été faites à Bruxelles ; dans l’une le « pyrogaz » sert au chauffage d’une chaudière alimentant un moteur de 5o chevaux. A Malines fonctionne une installation où le gaz est utilisé à l’alimentation d’un moteur à gaz de 25 chevaux. Plusieurs autres installations sont en cours d’exécution.
- Il serait prématuré de sc prononcer sur la valeur de ce procédé sans connaître les résultats des essais en cours, mais on ne peut nier sûn ingénosité, puisque, d’un sous-produit gênant il fait un produit utilisable.
- Élément règènèrable zinc-charbon de Alexis Turnikoff et comte Anatole de Nessel-rode. — Brevet allemand 122270 du 22 septembre 1900. (Cenlralblatt f. Accumulaloren-und Eiemcnlenkunde t. II, p. 212, iei'noût 1901.
- Le dépolarisant qui entoure le charbon consiste en un mélange de une partie de graphite et deux parties de permanganate imbibé d’une solution composée d’un mélange d’une solution saturée de chlorate de potasse et d’une solution à 5op. 100 de formaldéhyde ou d’un aldéhyxle quelconque. L’addition d'aldéhyde évite le dégagement de chlore à la charge. Le liquide excitateur est une dissolution de soi ammoniac, qui s’enrichit en sel de zinc pendant le fonctionnement comme élément secondaire. Pour augmenter la surface active de l'électrode do zinc, on peut employer pour celle-ci des lamelles de zinc.
- La force électromotrice de l'élément varie un peu avec la concentration de la solution du formaldéhyde. Avec une solution de 5o p, îoo, elle est égale à 1,4 volt. L'intensité est en général égale à celle de l'élément Bunsen. La résistance intérieure est très faible et reste très longtemps invariable, par suite de la bonne solubilité et de la conductibilité des sels existants. Enfin si l’élément ne fournit aucun courant, le zinc n’est pas attaqué par l’électroIyLe,
- Procédé de V. Ludvigsen pour la prépara-ration de bacs en carton pour éléments. — Brevet allemand 122 268 du 27 janvier 1900. (Cen-tralblatt f Accumula,toren-und Elementenkun.de, t. Il, p. au).
- Les parois intérieures du vase doivent avant tout être i*ésistantes à l’acide et imperméables ; tandis qu’on demande aux parois extérieures surtout la solidité. On n’arrive pas au but en imprégnant le carton de paraffine, ni même en recouvraut extérieurement le carton paraffiné d’un enduit d’asphalte, car l'as-plialtc n’adhère pas assez solidement dan3 ces conditions. D'autre part les parois intérieures sont rapidement détruites par suite de la facile fusibilité de la paraffine.
- V. Ludvigsen évite ces inconvénients en badigeonnant avec de l’asphalte l'extérieur du vase brut en carton de u à 3 mm d’épaisseur, après quoi il imprègne l’intérieur de paraffine. L’asphalte adhère très solidement au carton. Finalement l’intérieur du vase est enduit d’ozokérite ou d’une autre matière semblable suffisamment dure et difficilement fusible. L’union de l’ozokérite et de la paraffine s'effectue parfaito-
- Ort obtient ainsi des récipients très solides et possédant la même élasticité que l'ébonite.
- b, J.
- Usine hydraulique de la rivière Big-Fork (Montana). — La ville de Kalispel dans l’état de Montana (U. S. A.) vient d’être dotée d’une distribution d’énergie électrique provenant d’une transformation de force naturelle.
- Les premiers travaux de construction d’un barrage, d’érection et d’équipement de l’usine ont été commencés dans le courant de l’été 1900 et si rapidement menés que la ville de Kalispel recevait du courant pendant l’hiver suivant. Nous empruntons ù notre confrère The, Electri-cal Engineer du 21 septembre quelques détails de cette installation.
- La Big Fork River qui coule non loin du Flathead
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 19 octobre
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- XXXIV
- Supplément à L'Éclairage Électrique du l'J octobre 1901
- Lakc vient s’y jeter par une série d'accidents naturels formant autant de petites chutes dont la hauteur totale n'a pas moins de 3j.,5o m. On a donc édifié, en aval de la première de ces chutes, un barrage pour un réservoir capable de fournir un débit constant équivalent à une force de 3 ooo chevaux.
- La conduite (l’amenée, qui prend naissance dans ce réservoir, est formée, de tuyaux en acier de i,35 m de diamètre et aboutit aux turbines de la station eu donnant une ehule d’eau de 3o m de hauteur.
- L’usine est construite pour une production double de celle actuelle. Son équipement se compose de deux turbines Leffcl entraînant directement deux alternateurs Westinghouse.
- Les turbines ont une puissance de 3oo chevaux chacune et fonctionnent à raison do 5i\ tours par minute. Deux appareils Lombard en régularisent la vitesse. Les alternateurs dont l’axe est réuni à celui des turbines par un accouplement isolant, sont des machines de chacune 220 kilowatts à enroulements composés coproduisant du courant diphasé à \ \o volts et 6o périodes à la seconde. Les deux dynamos excitatrices sont montées sur ùne plate-forme au-dessus des turbines et sont entraînées par des courroies passant par l’axe de ccs dernières.
- Le courant alternatif diphasé est transformé par une série de transformateurs à refroidissement d'huile en courants triphasés 4 12 ooo volts pour sa transmission par une ligne aérienne à trois fds à Kalispel dans une sous-station où une antre série de transformateurs Westinghouse en ramène la tension à 2 200 volts pour la distribution.
- Le courant est utilisé pour l’éclairage public et privé, mais en majeure partie pour la force motrice dans les établissements municipaux, pour le pompage de l’eau potable, les fabriques de glace, et quantité d’ateliers de tous corps d’état. Les demandes sont si nombreuses que la compagnie d’Edeetrieité ,a déjà dressé les plans pour porter au double la capacité actuelle de son usine.
- L. D.
- TRACTION
- D'amway interurbain Sheffield - Adams (Massachusetts). — D’après The Electrical World andEngineer du3i août,011 procède activement à l’installation d’une ligne de tramway .interurbaine dont la longueur atteindra y3 kilomètres.
- Cette ligne suit la vallée de Housatonic River à
- faible distance d’une voie ferrée du Boston and Albany Railroad ; elle passe successivement par Sheffield, Great Rarrington, Housatonic, Lee, Lenox Station, T’ittsficld, Berkshire, Cbeshire et Adams, localités distantes les unes des autres de 9 à ifi km.
- Lu construction de la voie et de la ligne électrique a été adjugée le 22 juillet, dernier pour la somme de 3 3^5 000 fr à MM. Éred T. Ley and C° de Springfteld, [Mass], qui s’engagent à terminer les travaux dans le délai de quatremois seulement, chaque jour de retard donnant lieu à une amende de 5oo fr, et chaque jour d'avance à un boni de la même somme ; il est vrai que la ligne emprunte les voies des réseaux urbains que possèdent la plupart des localités traversées. Quant aux usines génératrices et transformatrices nécessaires à l’alimentation de la ligue, leur construction n’avait pas encore fait l’objet de contrat à la date du 3r août.
- Sur la moitié environ de sa longueur la voie emprunte les rues et routes publiques ; sur l’autre moitié elle suit un chemin créé spécialement. Elle est formée de rails de 35 kg par m. reposant sur des traverses placées sur une couche de gravier de 60 cm d’épaisseur. La ligne électrique est constituée par doux fils conducteurs, chacun d’eux étant respectivement aifecté aux voitures allant dans le même sens ; de la sorte les aiguillages aériens se trouvent évités et en outre les feeders n’ont pas besoin d’ôlre aussi rapprochés que si l'on n’avàit qu'un seul conduc-
- L'usine génératrice sera érigée à Pittsfield ; elle sera pourvue de deux alternateurs de 700 kilowatts donnant des courants triphasés à 72 000 volts. Deux sous-stations seront construites à Lee et à Housatonic. Ces dernières et l’usine génératrice elle-même seront pourvues de deux transformateurs statiques et de deux transformateurs rotatifs de 3oo kifowatts convertissant ies courants alternatifs à 12 000 volts en courant continu à 55o volts.
- Les tramways de Glasgow. — Les installa-lions électriques des tramways de Glasgow viennent d’être l’objet de diverses descriptions fort étendues publiées par les journaux anglais (Elee-trician, Electrical Review, etc.) et par quelques journaux américains, en particulier le Street Raihvcty journal. Le Génie civil du tu août résume comme suit la description donnée par M. A. C. Ssiaw dans ce dernier périodique :
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- XXX VI
- Supplément à L’Éclairage Electrique du 19 octobre 1901
- supérieur. 11 y a d’abord trois panneaux pour les génératrices de laooo volts, sur chacun desquels se trouvent un commutateur triphasé à huile permettant de brancher l'alternateur sur Tune ou l’autre rangée de rails ; un ampère-mètre, un voltmètre, un ampère-mètre d’excitation branché sur des rails spéciaux, un watt-mètre et un compteur, enfin les appareils de synchronisation. Tous les appareils de mesure sont pourvus de transformateurs.
- En outre de ces trois panneaux, il y en a trois autres, correspondant chacun à l’une des lignes qui se rendent aux trois sous-stations, chacune pourvue d'interrupteurs tripolaires permettant de la brancher sur l’une ou l’autre des rangées de rails, de coupc-circuits et d'un transformateur. Entre les deux groupes de panneaux se trouvent des ampère-mètres permettant de mesurer l'intensité totale des six barres.
- A la droite du tableau se trouvent trois panneaux pour les génératrices monophasées de i 3oo volts, équipés d’une façon analogue, à gauche se trouvent trois panneaux desLinés à amener les primaires des transformateurs, puis trois panneaux à haute tension régissent le courant à 22 000 volts, enfin les panneaux correspondent à quatre lignes de distribution, chacune étant munie d’interrupteurs à compteur automatique si le courant est trop intense et d’un ampère-mètre avec transformateur. Grâce à cette disposition, les plus hautes tensions occupent le milieu du tableau et tous les circuits principaux se trouvent à l'étage supérieur d'où descendent seulement les circuits de mesure et les montants bien isolés des interrupteurs à huile.
- Les interrupteurs à haute tension sont des tri et bi-polaires et logés dans des cages ouvertes par devant, occupant une surface de 90X20 cm ; on les actionne du tableau au moyen d’interrupteurs coudés.
- . Ces cages sont constituées par des parois de briques épaisses de 10 cm ; elles sont fermées à leurs parties supérieures et inférieures par des plaques épaisses de 5 cm et constituées par une pierre très isolante (soapstone). La rangée de pierres inférieure est supportée par des fers à double T espacés de 90 cm et formant le support de la galerie supérieure. Ces mêmes fers supportent les parois de briques. Quant à la rangée de pierres supérieures, elle est supportée au moyen de fers en U maintenus par des tirants et des écrous.
- A la partie postérieure de ces cages se trouve un couloir de service de 70 cm de Jarge, à la partie supérieure duquel courent les câbles collecteurs de courant. Les interrupteurs à huile se composent de 6 contacts à ressort auxquels les câbles arrivent par des entrées de verre. Toutes les parties baignent dans une huile très fluide, absolument dépourvue d’eau et très difficilement inflammable.
- Ces interrupteurs se transforment facilement en interrupteurs automatiques, par l’adjonction d’un levier coudé travaillant à la compression ; un électroaimant agit sur ce levier lorsque l’intensité dépasse une certaine valeur et les contacts de l’interrupteur retombent par leur poids dans l’huile. La General Electric Company construit ces interrupteurs depuis 40 000 volts 15 ampères jusqu'à 600 volts 1 o 000 ampères. Ces interrupteurs automatiques sont d’une grande importance, car dans les circuits à haute tension d'une grande puissance, l’emploi des fusibles est très difficile et de plus en plus rare.
- Les interrupteurs automatiques des circuits de lumière à 22 000 volts sont très intéressants. Ils sont unipolaires et se composent d’un tube vertical
- formant un pôle, dans lequel se trouve serrée une tige constituant l’autre pôle. Au moyen d’un disjoncteur à ressort puissant, fonctionnant quand l'intensité est exagérée, la tige est très violemment agitée vers le bas, et l’arc (entouré d’un long tube isolant) est rompu sur une grande longueur. La partie inférieure de la tige verticale a la forme d’un piston de bois et pénètre dans un réservoir un peu élargi à l’entrée, qui forme amortisseur. Au moyen d’une tige qui pénètre dans ce réservoir par en bas (l’ouverture correspondante est oi’dinairement fermée), on peut remonter la tige de contact et refermer l’interrup-
- Dans les sous-stations, les interrupteurs automatiques pour courant continu sont pourvus de soufflage magnétique .et servent d'interrupteurs ordinaires. Le courant passe par l’électro de soufflage qui produit le commencement de la rupture entre les contacts principaux de l’interrupteur. Lorsque ceux-ci sont à 12 mm l’un de l’autre, l’arc se produit entre les contacts secondaires et est rompu par le champ. La General Electric Company construit ces interrupteurs jusqu’à S oon ampères.
- Le» sous-stations de Hudson et de Norlh-Chatham sont semblables à celle de Ennle-Greenbush. Mais les deux premières ont en plus des tableaux de distribution pour les circuits de lumière. Les lampes à arc sont disposées en série. Les transformateurs qui alimentent ces circuits sont à intensité constante : les deux moitiés du bobinage se rapprochent ou s’éloignent automatiquement de façon à maintenir l'intensité du secondaire constamment égale à 6,6 ampères.
- Le réglage de la tension des distributeurs qui alimentent les lampes à incandescence branchées en parallèle se fait d’une façon simple sans fils pilotes au moyen de régulateurs automatiques qui, lorsque l’intensité croît dans une canalisation principale, rétablissent la tension initiale au moyen d’un transformateur.
- En ce qui concerne le chemin de fer, il est, suivant les besoins, à une ou deux voies et a une rampe ma-xiraa de 5o p. 100.
- La voie est équipée de la même façon qu’une voie normale’de façon à pouvoir supporter les lourds wagons de marchandises.
- Les rails pèsent 60 kg par mètre courant. Le troisième rail est posé sur des tasseaux de bois à 15 cm au-dessus de la partie supérieure des deux autres rails. Les tasseaux sont distants de 3 m. Le rail de courant est plus riche en carbone et par suite meil* leur conducteur que les autres.
- Chaque voiture est munie de deux frotteurs de chaque côté, distants de y m 1/2 el celle distance est plus grande que celle de la plus longue interruption. On franchit ainsi sans danger les passages à niveau, au moyen de câbles souterrains. En ces endroits les bouts libres du rail de courant sont en pente sur une longueur de 3o cm et bien graissés, ce qui assure un contact très doux des frotteurs. Ceux-ci peuvent être levés ou abaissés de la cabine du conducteur et une fiche permet même de les maintenir levés. Aux stations terminus le courant est amené par Irôlcls.
- Il y a actuellement 18 voitures à voyageurs ; chacune d’elles a 17 m de long et contient 60 personnes. En outre, il y a 2 voitures express et un certain nombre de wagons à marchandises. Lesvoitures d’été sont munies de 4 moteurs de 5o chevaux ; celles d’hiver de 4 moteurs de 70 chevaux et atteignent des vitesses respectives de 61 et 82 km à l’heure.
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- Supplèmànt à L'Éclairage Electrique du 19 octobre 1901
- mandes, qui possède un matériel spécial pour la production du courant et qui doit, par suite, avoir ce courant à 1111 prix plutôt plus élevé, donne pour 1898 le prix de 0,044 fr par heure (l’allumage avec des lampes de 1 % bougies, alors que le prix de l’éclairage au gaz riche lui coûte o,o56 fr pour la môme quantité, En 1898, sur 1 728 voitures de chemins de fer appartenant aux postes allemandes, 1 108 possédaient l’éclairage électrique ; ce nombre est monté actuelle-
- Au chemin de fer Jura-Simplon, la dépense par bougie-heure, d’après un calcul du docteur Büttner, est
- M. Sartiaux donne, pour le chemin de fer du Nord français, le chilfre de 0,029 fr par heure d’éclairage pour lampes de 10 bougies. On peut donc admettre que l’éclairage électrique des trains, s’il est effectué sur une échelle un peu grande, n’est pas plus cher que l’éclairage au gaz.
- Les divers systèmes d’éclairage électrique des trains peuvent se classer comme il suit :
- Eclairage au moyen de dynamos et d'accumulateurs auxiliaires, cette classe pouvant être aubdivi-sionnée en :
- o) Commande de la dynamo par un moteur à vapeur spécial placé dans une voiture du train
- b) Commande de la dynamo par l’essieu d’une des voitures du train ;
- a" Eclairage par accumulateurs seulement avec les subdivisions suivantes :
- c) Les accumulateurs étant rechargés hors des voitures dans des stations spéciales;
- d) Les accumulateurs étant rechargés rapidement dans le train même.
- Chacun de ces divers systèmes peut, naturellement s’appliquer à l’éclairage d'un train complet comme à celui d’une seule voiture.
- Le système désigné par a peut s'employer seulement dans le cas d'un train de voilures parcourant de grandes distances avec peu d’arrêts, et traversant éventuellement des pays différents, comme c’est le cas des trains impériaux autrichiens ou russes, dans lesquels un fourgua contient les appareils producteurs du courant, lequel est distribué par des conducteurs qui vont te long du train. Les autres voitures portent des batteries d'accumulateurs pour suppléer les dynamos et servir de régulateurs. Ce système a été essayé aussi sur quelques lignes anglaises et américaines, mais a été abandonné comme étant trop cou-
- Sur le chemin de fer sibérien, 011 a introduit, à titre d'essai, une disposition dans laquelle une voiture du train porte une chaudière à vapeur et une turbine Laval actionnant une dynamo. Ce système ne peut trouver son application que dans des cas spéciaux.
- Le système b a été essayé d’abord en Angleterre, puis en Allemagne et les expériences ne lui ont pas été favorables; aussi n'a-t-il pas été appliqué pratiquement.
- La dynamo actionnée par l’essieu était placée dans une voiture qui devait envoyer le courant à tout le train et il fallait une batterie d’accumulateurs pour opérer l’éclairage pendant les arrêts. On a essayé en Allemagne en i88(i sur les chemins de fer vurtein-bergeois et en Autriche les systèmes de Lôbbecke et du professeur Dietrich, qui rentrent dans cette catégorie. Les mécanismes pour rendre l'intensité de l’éclairage indépendante de la vitesse de marche du train étaient si compliqués que ces systèmes n'ont pas reçu d’applications.
- Pour rendre le principe susceptible d’un emploi pratique, il fallait trouver des dispositions ne présentant pas ces inconvénients. C’est sur ce programme que furent imaginés les systèmes Stone, Auvert, iloscovvitz, Vicarino et Dick. Dans le premier, la dynamo est suspendue à l'intérieur du châssis de la voiture' de manière, à pouvoir osciller ; elle est commandée par l’intermédiaire d’une courroie par un des essieux. La voiture porte aussi une batterie d’accumulateurs qui fonctionne pendant, les arrêts et tant que le train n’a pas acquis une vitesse déterminée. Dès que cette vitesse est atteinte, vitesse à laquelle la tension de la dynamo égale celle des accumulateurs, un régulateur à force centrifuge placé sur l’axe de la dynamo fait agir un interrupteur qui met la dynamo et les accumulateurs en circuit parallèle. Si la vitesse vient à augmenter encore, la tension de la dynamo augmente, la batterie sc met en chargement, et l’éclairage est alimenté par la dynamo seule avec insertion dans le circuit d'un petit rhéostat. Enfin, si ia vitesse vient à dépasser une certaine limite, et donne une tension dangereuse pour les accumulateurs et pour les lampes, la dynamo, par l’effet de son mode de suspension excentrique par rapport à l’essieu, se rapproche de celui-ci et la courroie commence à glisser sur la poulie de l’essieu de sorte que la tension 11e peut plus augmenter et reste constante. Si on vient à changer le sens de la marche, les pôles se trouvent renverses par le moyen d’un commutateur.
- On peut d’ailleurs régler de l’extérieur la tension de la courroie et, par conséquent, le travail de la machine par le moyen d’un volant à main. Ce système serait, d’après les dires de la‘maison Stonc et Cie, largement employé en Angleterre et a reçu ensuite des applications dans l’Amérique du Sud, au Japon, en Australie et aux Etats-Unis. Pendant l’Exposition de Paris, trois voitures-restaurant, éclairées par le système Stone, sont venues de Wôrcl, dans le Tyrol.
- La Compagnie des chemins de fer Paris-Lyon-Méditerranée a construit, sur les indications d'un de ses ingénieurs, M. Auvert, une voiture dans laquelle la constance de la tension est obtenue d’une manière différente. Tl y a aussi une batterie d’accumulateurs qui fournil le courant, quand le train est arrêté, aux lampes et au champ de la dynamo et qui, lorsque la vitesse augmente, vient automatiquement se coupler en parallèle avec la dynamo et, si la vitesse augmente encore, se met en chargement. Dans le circuit de la dynamo se trouve inséré un petit moteur en série dont l’armature est arrêtée par le moyen d’un frein spécial et commence à tourner seulement lorsque l’intensité inaxiuia du courant est atteinte. La force contre-électromotrice du moteur abaisse ainsi la tension de l’appareil de sorte que celle des lampes reste constante. Pour le cas du changement de sens du mouvement de la voiture, l'interversion des pôles s’opère par un commutateur spécial.
- Dans le système Moskowitz, la dynamo est actionnée par un plateau de friction avec mouvement différentiel par l’effet duquel la tension reste constamment à 40 volts pour les vitesses supérieures à 40 km à l’heure. La tension des lampes et des accumulateurs est de 3o volts ; la dynamo agit seule jusqu à la vitesse de 3o km, où la tension est de 40 volts ; au delà les accumulateurs viennent en chargement. Un relais polarisé sert à l’inversion des pôles. Ce système est assez employé en Amérique.
- Le système Vicarino ressemble, comme principe,
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 19 oclobre-1901
- XXXIX
- an système précédent, mais l'inversion des pôles, dans le cas de changement de sens de la marche, est obtenu par le moyen du déplacement automatique de 180e des collecteurs. Ces collecteurs sont fixés avec isolation sur un disque qui est entraîné dans le sens de la marche par un toc.
- Ce système est en essai an chemin de fer du Midi.
- Le système Dick était en principe destiné à l'éclairage des trains complets, mais il semble trouver actuellement, son application également à l'éclairage des voitures isolées. La commande de la dynamo se fait par une transmission à engrenages. Jusqu'à cc que la vitesse du train dépasse 20 km, la dynamo alimente la batterie et les lampes, tandis que, dans les autres cas, les accumulateurs fournissent le courant d'excitation et le courant des lampes.
- Les appareils régulateurs sont : un régulateur pour la dynamo, un interrupteur, un commutateur et un relais ; ils fonctionnent tous automatiquement. Le régulateur de la dynamo sert à faire varier l'excitation de la machine avec la vitesse du train; l'interrupteur a pour objet de mettre la machine en dehors du circuit ou de l'y faire entrer, selon que la vitesse est inférieure ou supérieure à 20 km. Le commutateur sert à renverser Les pôles lors du changement de sens de la marche.
- Quand les accumulateurs sont chargés et quand ils ont atteint une tension de 2,0 volts par élément, le relais entre en fonctionnement ; il agit sur le régulateur de la dynamo pour abaisser la tension et empêcher une charge ultérieure des accumulateurs. Ce système est employé en Autriche.
- Malgré cela, l’einploi des accumulateurs seuls se répand ; il est employé sur une grande échelle, en
- Italie, et l'avenir lui semble réservé. Pour les trains complets, on dispose dans l'une des voitures extrêmes ou dans les deux des batteries d'accumulateurs qui fournissent l'éclairage à tout le train.
- line grande installation de ce genre est en service sur les chemins de fer suédois entre Christiania et Ilelsinsborg ; ce système est aussi employé en Danemark. Avec les trains légers ou locaux, une seule voiture est munie d accumulateurs.
- Si on adopte le système de l'éclairage indépendant des voitures, chacune 'd'elles porte une ou plusieurs batteries, selon le nombre de lampes et la durée du parcours. Jusqu'à ccs dernières années, il était nécessaire d’enlever des voitures les accumulateurs déchargés et de les envoyer charger dans des stations spéciales. Aujourd'hui, à la suite des progrès réalisés dans la construction des accumulateurs, on peut charger en deux heures et même moins des accumulateurs pouvant donner 3o à 36 heures de fonctionnement; on n'a plus, dès lors, besoin d’enlever les batteries déchargées des voitures pour les remplacer par des fraîches.
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- Circulaire ministérielle relative a 7a création de l’office national des brevets d’invention et des marques de fabrique et à la publication des brevets. — Le ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes, a adressé aux préfets la eirextlaire suivante en même temps que l’arrêté reproduit dans le numéro du 5 octobre, p, ix.
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 19 octobre 1901
- premières, établi une législation complète des brevets d’invention et qui n’a jamais négligé l’élude des moyens propres à assurer à la propriété industrielle la protection la plus efficace, par des ententes et des unions internationales, ne pouvait rester plus longtemps en arrière.
- Des institutions autonomes spéciales aux services de la propriété industrielle existent déjà à l’étranger depuis
- ces institutions y ont été de précieux auxiliaires du déve-
- II importait que les inventeurs et les industriels français pussent rencontrer chez nous autant <le facilités que leurs concurents à l’étranger. Il fallait notamment créer, conformément a l'article 1 a de la convention internationale du 20 mars 1883, un dépôt central pour la communication des brevets, des dessins et des marques de fabrique, dont le public devait prendre précédemment connaissance, suivant le cas, soit au ministère du commerce, soit au Conservatoire national des arts et métiers.
- C’est, en effet, le Conservatoire des arts et métiers qui était désigné par l’article 26 de la loi du 5 juillet 1844 pour recevoir et pour conserver les originaux des
- leur expiration. Au contraire, pendant la durée des brevets, c est-à-dirc durant une période de quinze ans, les descriptions, dessins, échantillons et modèles des brevets délivrés demeuraient déposés, en vertu de l’article 23 de la même loi, au ministère du commerce. Cette organisation constituait une véritable gêne pour le public. Les savants, les inventeurs, les commerçants et les industriels ont souvent autant d’intérêt à consulter les brevets périmés que les brevets en cours; il en résultait que la division des services obligeait les intéressés à des déplacements successifs et à des démarches multiples que leur eût évités la centralisation dans un même local de tous les documents concernant la propriété industrielle.
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- A dater du 20 septembre 1901, la duree de validité des billets d'aller et retour émis sur le réseau P.-L.-M. est notablement augmentée.
- Celte durée de validité est de deux jours pour la première zone jusqu’à 50 kilomètres ; de trois jours pour la deuxieme zone de 51 à 100 kilomètres : elle est ensuite augmentée d'un jour par 100 kilomètres jusqu’à la treizième zone de 1101 à 1200 kilomètres, pour laquelle cette durée est de quatorze jours.
- Eu outre, lorsque le délai de validité d'un billet d’aller et retour expire un dimanche ou un jour de fête légale, ce délai est augmenté de vingt-quatre heures; il est augmenté de quarante-huit heures lorsque le jour où il expire est un dimanche suivi d’un jour de fête légale, ou un jour de fête légale suivi d’un dimanche.
- et mieux appropriée aux conditions toujours plus difficiles de la production nationale s'imposait d’autant plus que des institutions analogues s’étaient fondées à l’étranger et y avaient acquis un développement considérable. Grâce à des concours précieux que b; Gouvernement a rencontrés auprès du Conservatoire national des arts et métiers et de la chambre de commerce de Paris, et qui ont été consignés dans la loi du 9 juillet 1901, la création
- les plus satisfaisantes.
- Le Conservatoire national des arts et métiers, par sa situation dans un quartier central de Paris où l’industrie et le commerce occupent une place si considérable, était tout désigné pour être le siège de cette nouvelle institution. Un bâtiment spécial sera édifié^ dans^ cet ctablisse-
- d’attendre l’achèvement des constructions nouvelles" pour permettre à l’office des brevets d'invention et des marques de fabrique de manifester son existence et d'entrer en activité. Le Conservatoire ayant mis a la disposition de
- des brevets d'invention et des marques de fabrique y sera
- commencera à fonctionner à partir du i€r octobre. Toutes les communications concernant les brevets d’invention et
- liculiers que des services publics, devront donc, à partir
- criplion suivante : «À M. le ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes;— direction
- de fabrique, au Conservatoire national des arts et métiers,
- Une autre réforme que la loi du 9 juillet dernier permettra de réaliser consiste dans la publication intégrale des brevets d’invention. C’est là une des ameliorations
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- Le coup de foudre signale par M. (Javel est d ailleurs loit intéressant par ses effets et voici
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- dont les M.iiw'hn ntpîojMe. sut I, s (< Ks > olmiis! le nst. tomi.mt sut 1 toit d* h tua aun Mit une ti,^ taauk tld s Tn «b su nd ir t | n le . on luit
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- Supplément 4 L'Éclairage Blectriqut
- 2 novembre 4901
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Sur le choix d’un système de distribution, d’énergie électrique pour son utilisation comme force motrice dans les ateliers. — M. P. R, Moscs vient de publier dans The Engineering Magazine, numéro de septembre 1901, un intéressant article sur l’application de l’électricité dans les ateliers, application qui Ions les jours gagne du terrain et finira par supplanter tous les autres modes de transmission de force motrice. Nous en donnons ci-dcs-sous la traduction littérale.
- Préconiser l’emploi de l'énergie électrique pour la transmission de force motrice dans les ateliers et manufactures peut maintenant être considéré comme un excellent conseil, car, à l’exception de quelques machines de compression ou à double action, telles que les presses hydrauliques et les machines à river, le moteur électrique peut être appliqué à la commande de toutes sortes de machines, directement ou par courroies, engrenages ou arbres, sans interposition d'aucun fluide ou gaz susceptible de distraire et d’emmagasiner de la force motrice.
- Il y a très peu de temps encore, l'électricité avait à soutenir une lutte sérieuse contre l'air comprimé et autres agents de transmission de force qui avaient la suprématie, et ce ne fut que lorsque M. Gano S. Durm et autres ingénieurs eurent démontré combien faible était le coût de l’énergie électrique en comparaison de sa facilité d'emploi et de sa souplesse; que lorsque les manufacturiers et propriétaires d’usines, par suite de, l’afflux considérable des commandes, furent amenés à augmenter èt transformer leur matériel existant pour réaliser les avantages que leur offrait un autre système à la fois flexible pour se prêter à toutes variations de vitesse, peu encombrant et présentant de grandes facilités d'extension; que lorsque des ingénieurs de talent, par plusieurs années d'expérience pratique, pendant lesquelles des capitaux considérables ont été sacrifiés, curent fait du moteur électrique un appareil irréprochable sur lequel on peut compter et dont toutes les parties ont été rendues interchangeables ; que lorsque, enfin,
- des capitaux ont pu être rassemblés pour permettre de rehausser les appareils électriques au rang qui leur convenait, c’est alors seulement, dis-je, que la mé-Lhode de transmission de force par l’électricité a pu entrer en lice et lutter pour la suprématie qu’elle possède actuellement au plus haut degré. Aussi, les discussions auxquelles elle donne lieu maintenant entre ses avocats se résolvent à des questions de choix ou d’appropriation entre le courant continu et le courant alternatif, et les tensions de 5oo volts contre celles de a5o ou ia5 volts.
- Ces dernières questions ont été fréquemment soulevées et ardemment discutées pendant les deux années qui viennent de s'écouler en raison d’abord des perfectionnements rapides apportés à la production des courants alternatifs, ou, pour être plus exact, aux systèmes polyphasés, géné2'ateurs et moteurs. Ces perfectionnements sont dus au développement considérable des transmissions de force à longue distance, et aussi au désir d’uniformiser les appareils d’utilisation des courants alternatifs pour qu’ils n’aient plus à lutter contre la concurrence par trop excessive des appareils à courants continus, ce fait ayant eu pour résultats d’obliger les grandes compagnies de construction et d’installation d’appareils électriques à étendre leur rayon d'action. C’est à la plupart des causes précitées que Von doit l’évolution, aussi rapide que celui du tramway à trôLet ou de l'industrie des bicycleLLes, de l'alternateur diphasé ou triphasé, du moteur ad hoc et du système entier.
- Le but de cet article est de discuterles qualités et défauts que présente l’application de l’électricité dans les usines, ateliers, etc., et aussi d’élucider une importante question celle de la tension à laquelle l’énergie électrique doit être transmise. Avant d’entrer dans les détails, il est nécessaire de rappeler les principales causes de succès de son utilisation comme force motrice. Les moteurs électriques ont tout d’abord supplanté les moteurs à vapeur de faible puissance pour l’actionnement de groupes de machines par l'intermédiaire d’arbres de transmission en raison de ce qu’ils suppriment toutes conduites de vapeur et qu’ils otlrenl, sur les moteurs à vapeur, l’avantage de la propreté, d’un fonctionnement silencieux, d'une vitesse supérieure avec une meilleure régularisation et tm rendement plus élevé.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 2 novembre 1901
- rateura et, dans certains cas, les travaux de levage, par exemple, cette vitesse devrait varier en proportion inverse de la charge afin d'éviter une dépense inutile d’énergie. Enfin, les moteurs devraient pouvoir démarrer avec des courants faibles et avoir des rendements élevés pour des charges moyennes ; le nombre des parties constituantes devrait être réduit au minimum et le coût de première installation aussi bas que possible.
- Le système courant alternatif, di ou triphasé, à basse tension (a20 à 5oo volts), remplit les quelques conditions premières d’une façon légèrement supérieure au système courant continu employé aux mêmes tensions. Dans le premier, on considère un générateur de courants polyphasés, formé d’une partie fixe et d'une partie mobile, avec son excitatrice montée sur le prolongement de son axe ou actionnée par une courroie ; un système de distribution avec moteurs construits généralement sans balais ni bagues, à moins cependaiit qu'on ait besoin d’une vitesse variable et d’un réglage parfait, car, dans ce cas, les moteurs avec bagues et balais sont néces-
- U une manière générale, les moteurs à courant alternatif ont sur ceux à courant continu l’avantage que le courant n’a pas à être transmis aux parties mobiles. On sait, en effet, que dans les moteurs à courant continu, ce dernier est transmis à l’induit par l'intermédiaire de balais en graphite et d’un collecteur, formé d’un assemblage de lames de cuivre avec interposition de bandes de mica. Or, c’est ce collecteur même qui constitue la principale différence entre les moteurs des systèmes à courants alternatifs polyphasés et ceux des systèmes à courants continus. Les connexions du collecteur et le collecteur lui-même sont Jes seules parties susceptibles de donner lieu à des perturbations dans un moteur bien construit. 11 est même permis de dire que sur une centaine de mille qui fonctionnent journellement et dont la fabrication a été soigneusement étudiée, les perturbations sont assez fréquentes ; elles sont provoquées généralement par l’amas des graisses et des poussières entre les lames de connexion, ce qui permet au courant de les franchir et de gagner la carcasse du moteur, ou bien encore par la rupture des attaches du fil des bobines aux lames, causée par de fréquents démarrages et stoppages qui provoquent
- la surchauffe et un lent refroidissement. Cette alternance de surchauffe et de refroidissement rend le cuivre cassant et fragile jusqu'à se rompre de lui-même si les connexions ne sont pas rendues flexibles.
- Pour les raisons ci-dessus, les moteurs à courants alternatifs polyphasés, et spécialement ceux du type sans bagues ni balais, présentent des avantages de simplicité, de durée et de fonctionnement sûr, mais, malheureusement pour les systèmes polyphasés de l’heure actuelle, toutes les autres conditions requises sont plus facilement et mieux réalisées avec les moteurs à courants continus.
- Les bases du système à courants alternatifs ne sont pas encore parfaitement délimitées, mais le système lui-inéme est l’objet de constants perfectionnements à seule fin d’étendre son application. Les éléments qui le composent ne peuvent être obtenus que de deux ou trois établissements de premier ordre ; on ne peut encore l’appliquer à la charge des batteries d’accumulateurs, ni à la traction, ni aux travaux de levage — bien qu’il ait déjà été employé pour les deux derniers — ; la vitesse des moteurs ne peut être réglée qu'à moins d’utiliser les types à bague collectrice et balais ; leur démarrage sous charge nécessite une grande quantité de courant, ce qui a pour résultat de causer des fluctuations plus ou moins sérieuses dans l’éclairage ; enfin, le coût de première installation des alternateurs et moteurs est de à 3<> p. 100 plus élevé que celui des dynamos et moteurs à courants continus à puissance égale. C’est pourquoi, à moins que les avantages que possèdent les moteurs à courants alternatifs n’arrivent à contre balancer les perturbations possibles causées par les collecteurs, le système à courants continus doit être préféré et préconisé, pour les cas ordinaires de transmission d’énergie dans les manufactures. Dans des cas semblables, l’avantage des courants .alternatifs polyphasés se confine à la faculté de pouvoir être transmis à distance à une tension élevée. Leur emploi peut cependant être préconisé, même pour des distances moyennes, dans certaines manufactures, telles que les fabriques de chapeaux, de sucre candi et autres, où l’énergie électrique est utilisée pour la force motrice, la lumière et, en grande partie, pour le chauffage. La facilité avec laquelle le courant alternatif peut être transformé de faible intensité à haute tension en grande intensité à basse tension ou inversement, a
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 2 novembre 1901
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- fait naître une préférence en f une grande intensité de coura sion est le principe même de Dans les usines où la manip autres produits explosibles moteurs ne produisant aucune leur qui puisse convenir est natif. Four les ateliers compr bre de machines-outils dissér des systèmes à courant cont être employé avec avantages, uu non de considérer des c direct, de surcharge probab] vitesse. Dans les filatures, . construction de machines, e dustries de toutes sortes où courant n’a aucun intérêt partii rant alternatif polyphasé ne sa bénélice capable d'équilibrer 1 tionnés plus haut.
- En ce qui concerne la tensk férence pour la transmission <3 la réponse no saurait être aussi d’une transmission à haute tei 5oo volts, dérivent du coût p installation, de la faihle seelioi tateurs et appareils de contre sont l’auginentalion des risque le danger des secousses, l’aug des lames du collecteur par ra de l’armature dont la section Les risques de pertes à la terr durablement amoindris et mên truction soignée, mais les inhérents à l’appareil même moteur à 5oo volts et son syst puissent être préconisés et le borner aux transmissions à lo: par exemple, les chemins de f( triques.
- Le moteur à 220 ou 2$o vol moitié des fils, connexions e employés dans le moteur à 5oo ou 125 volts n’utilise que le q La section de ces derniers auj de la décroissance de leur nom plus on abaisse le voltage d’uni substantiel et acquiert de sc faibles voltages a aussi l’avar tendances qu’a le courant à fr; sépare les lames de connexion casse du moteur. L’enrmilemei leur à 120 volts est constitué plus de moitié moindre que < champ d’un moteur à 240 volte du premier aient une section l’espace qu'ils occupent est le dérable; pour cette raison mê champ d’un moteur à faible vol tible de s’échauffer autant que voltage plus élevé. D’un autre employées pour la régularisa démarrage, les commutateurs, ducteurs sont beaucoup plus g: tion beaucoup plus forte pour 1 que pour un à 240 volts, il s’en leurs de grandes dimensions et ticularité d’appareillage const sérieux en raison de ce qu’aux et de contrôle du moteur vient s'ajouter
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- tation notable du coût de première (installation i
- Pour des moteurs de faible puissance, 5 à 5o chevaux, affectés à des travaux discontinus tels que ceux exécutés par des engins de levage, ascenseurs presses, perforatrices, etc., et pour des transmissions à courte distance, de 60 à 120 m, le système bifilaire à i2j volts paraît convenir le mieux. Par contre, le système de distribution à 2,40 volts et au-dessus est préférable quand il est fait usage de moteurs de plus grande puissance affectés à des travaux réguliers ne nécessitant pas de grands efforts mécaniques comme dans les filatures de soie, tissages de tapis, etc., où ils sont l’objet d’une surveillance continuelle, ou bien encore dans d’autres ateliers où la question du poids ou du volume des moteurs est un point capital, et enfîn-pour tous les cas où la distance de transmission est relativement considérale.
- L'éclairage d’une usine ou atelier est aussi un facteur important à considérer dans le choix d’un système de distribution et de la tension du courant à employer.
- A 240 volts, les lampes à arc ne donnent pas des résultats entièrement satisfaisants, même alors qu’on les couple en série. D’autre pai*t, les lampes à incandescence coûtent un tiers plus cher d’achat et d’installation, consomment un tiers de plus de couranL et ont une durée moins longue que celles à 120 volts. C’est pourquoi j’ai adopté, dans la pratique, l’emploi d’un courant de 115 à 120 volts pour l’éclairage, quelle que soit la tension de celui utilisé par les moteurs. Sur une distribution comprenant des moteurs de 125 volts et moins, de volume et de puissance relativement faibles, on pourra, sans craindre l’ennui des fluctuations, brancher les fils de lumière sur ceux de la force motrice, à condition, bien entendu, que les conducteurs principaux soient établis d’une façon bien étudiée. Un circuit spécial à deux fils sera au contraire nécessaire, s'il est fait usage de moteurs assez puissants utilisant le courant à la même tension de 125 volts et moins. Un dispositif qui a été adopté il y a quelques années et dont l'application est encore aujourd’hui largement répandue, est celui qui consiste à employer deux dynamos couplées en série et produisant chacune du couranL à 120 volts qui sert à alimenter un système de distribution àtrois fils — cette méthode est celle qu’emploie la compagnie Edison pour la distribution du courant sur ses réseaux urbains —. On obtient un résultat analogue en employant une dynamo pourvue de deux collecteurs. Il est une autre méthode qui semble préférable pour les ateliers où la charge peut être équilibrée à peu près correctement, c’est celle qui consiste à employer un système à trois fils alimenté par des dynamos à 220 ou 240 volts, mais dans lequel le fil neutre est lui-même alimenté par un petit dynarnotcur dont la capacité n'a rarement besoin de dépasser 5 p. 100 de celle des générateurs puisqu’il ne sert qu’à équilibrer le fil neutre par rapport aux doux autres. Ce système permet d'obtenir plusieurs unités et d’utiliser chacune d’elles dans la mesure de leurs avantages.
- Une autre méthode, récemment adoptée et mise en usage, je crois, pour la première fois aux Etats-Unis à la South Station de Boston, a été imaginée, il y a une douzaine d'années, parDobrovolsky de l'Allege-meine Electricitaetz Gesellsehaft, et mérite beaucoup d’être recommandée. A mon avis personnel, j'estime que son application prendra une extension d’autant plus considérable qu’elle sera mieux connue. Elle consiste également en un système à trois fils alimenté par des dynamos de 220 à 240 volts, mais sans que
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- Le taux annuel des abonnements principaux à conversations taxées est le suivant pour chaque poste principal : 100 fr la première année, 80 fr la deuxième année, 60 fr la troisième année, 40 fr les années suivantes.
- Les organes essentiels des postes principaux à conversations taxées sont mis gratuitement à la disposition des abonnés pour la durée du contrat d’abonnement. Les organes essentiels mis ainsi gratuitement à la disposition des abonnés sont d’un lype déterminé par l’administration. Un arrêté ministériel fixera dans quelles conditions les appareils d’un modèle différent pourront être admis.
- Les organes accessoires des postes principaux ou supplémentaires à conversations taxées sont tournis par les
- Les lignes ou sections de lignes principales desservant les postes d’abonnement à conversations taxées situées dans un rayon de 1 000 m à compter du bureau central téléphonique sont mises gratuitement, à la disposition
- limites sont établira moyennant le payement par le titulaire d'une contribution aux traia d’établissement dont le
- mentair.es rattachés à un poste principal et installés dans l’abonné titulaire ou à celui de personnes habitant cet
- la faculté de faire usage dans leur appartement de postes supplémentaires reliés â un poste principal concédé soit à l’un d’entre eux, soit au propriétaire de l’immeuble.
- fixe comme il suit : i° a Paris. 5o fr pour les abonnés
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- Les lignes supplémentaires donnent, en outre, lieu dans tous les réseaux à une redevance annuelle, pour droit d’usage, de i,5o fr par hectomètre indivisible de ligne.
- supplémentaires reliant deux postes principaux forfaitaires d’un même réseau ; les lignes supplémentaires
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- En outre, lorsque le délai de validité d’un billet d’aller et retour expire un dimanche ou un jour de fête légale, ce délai est augmenté de vingt-quatre heures ; il est augmenté de quarante-huit heures lorsque le jour où il expire est un dimanche suivi d'un jour de fête légale, ou un jour de fête légale suivi d’un dimanche.
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- BIBLIOGRAPHIE
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- ALEXANDRE GRAMMONT, Successeur
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- Tome XXIX
- Samedi 9 Novembre 1901.
- 1 Année. — N° 45
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- La reproduction des articles de UÉCLAIHÀQE nterdite
- SOMMAIRE
- JACQUES GUILLAUME. — Freins dynamornétriques à actions magnétiques et électromagnétiques :
- P. CHARPENTIER. — Recherche des défauts et contrôle de l'isolement sur les réseaux électriques . 196
- A- BLONDEL. — Théorie graphique de la régulation des'converlîsseurs rotatifs :
- J. REYVAL. — Accumulateurs « Peigne » de la Société Electrique du Nord...................... 218
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Génération et distribution : Perfectionnements de i’Aecumulatoren und Elcktricitàts Werko Act. Gcs
- worm Bœso un<l Co. aux. presses à plomb destinées à la fabrication des accumulateurs............. 219
- Installations électriques de l’imprimerie du « Norlh American » à Philadelphie, par J.-II. Yail .... 220
- Eclairage : Essais photométriques sur une lampe Xcrusl, par F. Lemaître.................................... 22.T
- Electrochimie : Appareil Neumann pour obtenir des métaux déposés en couches compactes ou spongieuses. 228 Divers : Lois élémentaires de l’éleclrodynamique, par E. Wikciiert.......................................... 224
- S;U PPLÉMENT
- Cours d'électricité industrielle de la Fédération nationale des Chautfeurs-Conducteurs-Mécaniciens et Automobilistes. — Génération et distribution : Brevets récents sur les accumulateurs. — Applications mécaniques : Installations électriques des ateliers de la marine des Etats-Unis de New-York. — Tractions Tramway électrique de MalakolT-les-Halles (Paris). — Electricité atmosphérique S
- Coup de foudre globulaire. — Avis.........................................................
- Littérature des périodiques....................................................................i
- Bibliographie r La pose des sonneries électriques et des tableaux indicateurs par G. Bfnard. — La mécanique à. l’Exposition de 1900. — Electrische Yerbrauehmesser dc.r Ne.v17.cit, par Johannes Zaohakias. — Revue décennale des thèses présentées à la Faculté dos Sciences de Paris. — Eleclrical Catéchisai, par Geo. D. Siiepardson........................................................................ j
- Adresser tout ce qui concerne la Rédaction à M. J. BLONDIN, 171, Faubourg Poissonnière (9e arrondissement). M. JiLONDIN reçoit, 3, rue Racine, le jeudi, de 2 à k heures.
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- Supplément à L’Éclairage Electrique
- I.XXV
- et ne les laissant pas trop longtemps afin de conserver leur structure.
- Après celle opération, on procède à un lavage énergique à l’eau puis on sèche. Les filaments sont alors foulés et ensuite comprimés (à 5oo atmosphères environ) pendant longtemps (io heures environ) entre des plaques chauffées. Comme les plaques ainsi obtenues sont assez dures, on les trempe, avant de les employer, dans l’acide sulfurique qui les gonfle et les rend élastiques, ce qui leur permet de suivre les dilatations et contractions successives de la matière active des électrodes entre lesquelles elles sont placées. En même temps leur porosité est telle que l'électrolyte peut circuler librement et que le dégagement des gaz n’est pas entravé.
- Procédé Axel Potzold de fabrication de plaques d’accumulateurs. — Brevet allemand n° 122884, du 10 janvier 1900.
- L’inventeur malaxe la litharge ou le minium avec une solution renfermant 5 gr de cachou, 5 gr de blanc de baleine et 100 gr de glycérine. Il en fait une pâte épaisse dont il remplit les grilles. La plaque est ensuite très fortement pressée jusqu’à séchage complet.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Installations électriques des ateliers de la marine des Etats-Unis, à New-York. — En présence des excellents résultats obtenus de toutes parts dans l’application de l’électricité pour la distribution de la force motrice dans les ateliers de consLi'ucLion, la marine des Etats-Unis a entrepris la réorganisation de ses ateliers ; voici quelques renseignements sur les installations électriques récemment exécutées dans ses ateliers de New-York :
- La station centrale, installée dans un bâtiment spécial, est pourvue des dispositifs les plus modernes en vue d’économiser le charbon.
- Le bâtiment des chaudières, séparé de la salle des machines par un mur longitudinal, contient actuellement 3 chaudières tubulaires de 400 chevaux chacune, ayant une surface de chauffe de 3^i,fim2, unesurface de grille de 7,43 m2 ; elles sont construites pour une
- pression de 14,a5 atmosphères, bien que la pression normale soit seulement de 11,4 atmosphères. Des chauffeurs mécaniques, mus par un moteur électrique diphasé, sont fixés aux chaudières et sont alimentés par des soutes à charbon qui se trouvent au premier étage de la salle des machines et auxquelles le charbon est amené par un convoyeur électrique. Les cendres et les escarbilles sont recueillies aussi par un chariot électrique. Les soutes ont une capacité d’environ 157,4 kg. Il y a deux pompes d’alimentation pour les chaudières, l'une est du type vertical à simple effet, mise en marche parla vapeur, l’autre est une pompe triplex accouplée directement à un moteur électrique. Chacune de ce s pompes peut alimenter deux chaudières fonctionnant à charge maxi-ma. La vapeur se rend des chaudières à une luyaute-ric circulaire continue placée sous la salle des machines. Le système de vapeur comprend comme d’ordinaire les soupapes d’isolation, les séparateurs et la purge du tuyau de la vapeur.
- Les machines, au nombre de deux, sont du type vertical tandem à condensation ; le cylindre à haute tension est muni d’une enveloppe de vapeur et les cylindres de réchauffement dans le receiver sont reliés directement à cette enveloppe de vapeur. Les condenseurs, au nombre de deux, sont à surface système « Wheclcr » ; chacun peut condenser 7 204,4 kg de vapeur par heure, et maintenir un vide de 7 cm. La pompe centrifuge et la pompe à air de chaque condenseur sont mises en mouvement par un moteur diphasé et les condenseurs sont arrangés de manière qu’on puisse s’en servir pour n’importe quelle machine à vapeur. La vitesse angulaire de toutes les machines est de i36 tours par minute. Sur l’arbre de la machine entre les deux cylindres sont calés l’alternateur et le volant ; le volant a 4 m de diamètre et un poids total de i5 870 kg; raltcrnatcurdutype Westinghouse est à induit tournant et fournit 400 kilowatts en courants diphasés à 220 volts et à la fréquence de a5.
- L’excitation des alternateurs est obtenue par deux excitatrices indépendantes, chacune d’une puissance de 20 kilowatts ; une est directement accouplée à une machine à vapeur et l’autre à un moteur électrique. Chaque excitatrice est capable d’exciter les champs magnétiques des deux alternateurs marchant à pleine charge. En cas de besoin, les alternateurs peuvent aussi être excités par le courant continu, fourni par
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- LXKVI
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- deux- cornmutatrices, chacune d'une capacité de kilowatts, qui servent principalement à l'alimentation des grues placées dans le magasin.
- Le tableau de distribution, fourni complètement par la maison Westinghouse, se compose de 1 \ panneaux en marbre blanc de chacun 1,65 m de hauteur, 6a cm de largeur et 5 cm d'épaisseur. Il y a 10 fee-ders principaux de distribution, dont 7 à courants diphasés et H à courant continu. Tous ces feeders sont souterrains, placés dans des conduites en pierre
- qui les amènent aux différents centres de distribution dans l'iisine. Les câbles des feeders sont isolés au caoutchouc avec gaine de plomb. Deux des feeders diphasés vont directement à batelier des machines, un au bâtiment des chaudières, un à la forge et un autre au magasin des modèles et à la fonderie ; les deux qui restent sont destinés, un pour la réserve, l’autre pour alimenter un moteur de ’aoo chevaux qui actionne un compresseur d’air. Les trois feeders à courant continu vont : un à la salle des machines, un autre au bâtiment des chaudières et le troisième à la fonderie. Tous les feeders sont unis à un système de barres collectrices par des commutateurs et des coupe-circuits fusibles.
- Les moteurs eu service ont une puissance totale
- d’environ 1 900 chevaux. Chacun est pourvu d’un petit tableau de distribution pour la mise en marche et le contrôle du moteur. Les moteurs installés dans la salle des machines sont employés pour actionner les machines-outils, les grues et les transporteurs ; ils ont une puissance totale de 620 chevaux. Les moteurs installés dans l’atelier de construction ont une puissance de 5oo chevaux et ceux du bâtiment des chaudières et de la fonderie, de 400 chevaux. Dans la station centrale se trouvent aussi installés plusieurs moteurs pour le fonctionnement des pompes. des compresseurs d’air, des transporteurs de
- Le cahier des charges imposait des conditions très dures pour le fonctionnement des moteurs : Ces moteurs d'une puissance supérieure à 3 chevaux doivent être mis en marche par un dispositif de démarrage tel que le couple de démarrage puisse être varié de manière à s'adapter aux conditions spéciales du travail ; ceux d’une puissance de 40 à loo chevaux doivent être capables de supporter une surcharge momentanée de 100 p. 100. et aussi pouvoir s'arrêter pendant quelques secondes, sans danger d’accident au moteur et aux enroulements ; les moteurs d’une capacité inférieure a 40 chevaux doivent pouvoir supporter la surcharge de 100 p. 100 pendant deux heures et pouvoir s’arrêter pendant une minute sans danger aucun ; l'accroissement de température des moteurs ne doit pas dépasser 4°° C. après douze heures de fonctionnement à pleine charge, :>o°C. avec surcharge de -z5p. 100 pendant douze heures, fin0 C. avec une surcharge de 00 p. 100 pendant une heure;le couple maximum en marche ne doit pas être inférieur à deux fois et demie le couple à pleine charge, et le couple maximum de démarrage doit être deux fois plus grand que le couple en pleine marche, avec 200 volts aux bornes du moteur.
- Le moteur Westinghouse type « C » remplissant toutes ces conditions, il a été adopté dans toute l’installation. Les moteurs de ce type installés sont : Un de 200 chevaux, deux de j 00 chevaux, six de 5o chevaux, quatorze de 40 chevaux, quinze de 3o chevaux, douze de 20 chevaux, vingt-quatre de i5 chevaux, dix-huit de 10 chevaux, quatre-vingt de 7 chevaux et demi et quarante-huit de 5 chevaux. Dans quelques cas, ce3 moteurs actionnent les appareils par courroies ou engrenages, mais généralement ils sont directement accouplés aux machines-outils. La figure ci-jointe représente l’un de ces moteurs; le tableau ci-dcssoiisindique leurs rendements à diverses charges.
- Le moteur à courant continu a été adopté pour actionner les ponts roulants, car il présente des • avantages considérables sur le moteur à courants
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- 9 pouls roulants ou grues électriques. Le plus grand a une puissance de 40 tonnes avec une portée de ai,33 m et une hauteur de 10,2 m; il se trouve placé dans l’atelier de montage, et est muni d’un monte-charge auxiliaire d’une capacité de 5 tonnes.
- Les autres ponts roulants sont : deux de 10 tonnes placés dans l’atelier de montage ; un de 2,4 tonnes el deux de 10 tonnes chacun, dans la salle des machines, et enfin deux autres de 10 tonnes chacun.
- L'installation complète de la station centrale et les moteurs polyphasés sout. tous de la Westinghouse Electric C° de Pittsburg; l’équipement mécanique de la station centrale, de la maison Westinghouse, Church, TCerr et C° de New-York ; l’étude du projet et la direction des travaux ont élé faits par les ingénieurs de la Marine des Llats-Unis.
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- Tramway électrique de M&lakoff-les-HalIes (Paris). — Dans son numéro du m octobre, le Génie Civil donne la description suivante de ce tramway dont l’alimentation est assurée par l’usine génératrice de Malakoff, décrite réeem-
- La ligne de tramway de Malakoff-Ies-Ilaües, concédée à la Compagnie générale parisienne de Tramways, parle décret du 3o mars 1899, a une longueur totale de 7 km, dont 6 dans Paris et un seul cx-trn-rnuros.
- On sait que la traction, sur celte ligne, se fait au moyen d’accumulateurs, dans Paris, et par fil aérien hors Paris, avec charge des accumulateurs en cours de roule sur ce dernier parcours, au moyen du courant électrique fourni par l’usine de Malakoff. .
- Nous allons indiquer sommairement les principales caractéristiques de cette ligne.
- La voie, qui est à l’écartement normal de 1,4.4 m, est construite avec des rails Rroca de 48 kg reposant sur des solins de béton. L’éclissage des rails est obtenu au moyen du joint Falk.
- Les voitures sont munies d’une impériale et de deux plates-formes. Elles comportent 60 places de deux classes réparties, de la manière suivante :
- 20 places assises dans le compartiment d’intérieur (ire classe) ; 2C places assises sur l’impériale et 1.4 places debout sur les.deux plates-formes.(2e classe).
- Le compartiment d’intérieur a une longueur de 5 m, ce qui donne, pour chaque voyageur, un espace de 48 cm. Ce compartiment est muni de banquettes à ressorts. Il est séparé des plates-formes par deux portes coulissantes vitrées.
- Les plates-formes ont 2,40 m de longueur; elles sont divisées en deux parties par une porte vitrée à deux battants. La partie avant est réservée au wattman et munie de tous les appareils de manœuvre de la voiture ; la partie arrière contient deux banquettes recevant chacune deux voyageurs.
- Le compartiment d’impériale est fermé sur toutes ses faces : à l’avant et à l’arrière par une cloison pleine munie de deux portes donnant accès à l’escalier. Sur les côtés, on peut réaliser la fermeture complète au moyen de châssis vitrés démontables.
- Ce compartiment contient deux banquettes longitudinales, de 5,8o m de longueur, permettant à 24 voyageurs de s’asseoir. Ces banquettes sont constituées par un lattis en bois.
- La longueur totale de la voiture, est de 9.95 m.
- L’éclairage est réalisé au moyen de dix lampes à incandescence, disposées en deux circuits.
- Lé chauffage du compartiment d’intérieur est assuré par quatre chaufferettes électriques placées sous les banquettes. TJn interrupteur spécial permet au conducteur de la voiture de régler la température de ces chaufferettes.
- La caisse de la voilure repose sur deux trucks Brill à adhérence maxirria, dont les centres de rotation sont distants de 4,191 m. Ces trucks sont disposés de manière que les petites roues soient placées du côté des extrémités de la voiture. Cette disposition a pour but de réserver, au centre de la voiture, un espace suffisant pour l’installation de la caisse contenant les accumulateurs. Les diamètres des roues des trucks sont de 84 et de 00 ern.
- Nous avons dit plus haut qu’une caisse contenant les accumulateurs se trouvait suspendue entre les bogies. La batterie comporte 210 éléments de 10 kg, du type cc Union ». Ces éléments sont reliés en série et ont une capacité totale de 45 ampères-heure.
- La durée de charge de la batterie est de i5 à 20 minutes ; cette charge peut se faire à l’usine ou bien en marche, au moyen du trôlet.
- Les batteries « Union » ont, jusqu’à présent, donné des résultats satisfaisants. Après avoir parcouru plus de 3o 000 km et avoir subi plus de 3 5oq décharges, elles se trouvent encore en bon état, bien qu elles aient dù débiter parfois jusqu’à 200 ampères pendant certains démarrages en rampe.
- L’équipement électrique des voitures-de la ligne Malakoff-les-HaUes comprend : i° un trôlet Dickin-son ; 20 un commutateur spécial mettant les moteurs en relation, soit avec le trôlet, soit avec la batterie ; 3° un parafoudre ; 4e deux disjoncteurs automatiques à souillage magnétique, placés sur le circuit principal (un sur chaque plate-forme) ; 5° un interrupteur-régulateur et un coupe-circuit, pour le circuit de chauffage; 6° deux interrupteurs et coupe-circuits pour les circuits de lumière ; 70 des hottes de résistances placées sous la caisse ; 8U deux contrôleurs série-parallèle ; 90 deux moteurs de 35 chevaux, du type Thomson-Houston.
- Les voitures sont munies d’un frein à main à transmission par chaîne, que l’on peut manœuvrer de chacune des deux plates-formes. Chaque voilure est munie également du frein à air comprimé système Standard.
- Nous mentionnerons, enfin, les quatre sablières
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- Supplément à L'Éclairage Electrique du 9 novembre 1901
- dont les tuyaux débouchent devant les roues motrices. Ces sablières se manoeuvrent indifféremment de chacune des deux plates-formes au moyen de deux leviers et de deux pédales. L’un de ces leviers agit sur les sablières d’avant, l’autre sur les sablières d’arrivée.
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- Coup de foudre globulaire — Dans la Nature du i novembre, M. Marius OtLo décrit un éclair en boule observé il y a quelques années par son père el trois autres personnes, dans les Gorges du Loup, au moment de la construction de la voie ferrée qui relie Grasse à Nice ;
- Ces personnes déjeunaient dans une salle, dont la fenêtre était ouverte, i Soudain, poussé parune rafale, un globe de feu de 20 cm environ de diamètre pénétra dans la pièce! Pareil à une bulle de savon légère, le globe de feu se balançant doucement et paraissant flotter dans l’atmosphère, fit le tour de la pièce sans toucher à aucun objet. Emporté par te courant d'air, il ressortit par la fenêtre ; l’apparition avait duré dix secondes. Les convives suivèrent du regard la houle mystérieuse. Chassée par le vent, elLe franchit en une minute la distance que sépare l’hôtel des rochers à pic qui surplombent le torrent du Loup. Une explosion formidable retentit au moment où le météore heurta les rochers ».
- M. Otto fait suivre celle description de quelques commentaires. « De ce fait précis, il y a, dit-il. des conclusions intéressantes à tirer. La première est que l’énergie électrique peut être condensée sans l'intervention d'aucun lien apparent avec un solide sous
- forme de sphère lumineuse, d’une densité apparente à peu près égale à celle de l’air. La seconde est que le simple contact avec un corps solide, comme la paroi d'un rocher, suffit pour détruire les liens invisibles qui tiennent agrégées les molécules, dont le groupement constitue le météore, pour rompre 1 équilibré du système et provoquer une décharge dont la violence est identique à celle du tonnerre. L’éclair en boule ne saurait être mieux comparé, à mon avis, qu’à quelque redoutable combinaison exothermique, dont la constitution moléculaire nous échappe, et qui seront, au point de vue physique, ce que la rnéli-nite est au point de vue chimique. »
- L’auteur termine par l’indication d’nn dispositif qui, dans ses recherches surla production de l'ozone, lui a permis d’obtenir des décharges en boule. « Il suffit pour cela de disposer parallèlement à une distance de 3 cm environ, deux lames métalliques et de les porter à un potentiel élevé (3o 000 volts environ). Dans ces conditions, l’effluve ne jaillit pas ; mais dès que la tension dépasse une limite déterminée, un petit globe de feu prend naissance, surmonté de flammes multiples, et se promène avec un sifflement particulier, entre les deux lames métalliques ».
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- lieux isotropes en repos ; J. Sauter (D A, t, VI, p. 33i-339, octobre).
- Convection électrique et courants ouverts; V. Crémieu (J P, p. /j-53, août).
- L’effet magnétique de la convection électrique; H.-A, •Wilson (PM, p. 319, septembre).
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- En outre, lorsque le délai de validité d’un billet d’aller et retour expire un dimanche ou un jour de fête légale, ce délai est augmenté de vingt-quatre heures; il est augmenté de quarante-huit heures lorsque le jour où il expire est un dimanche suivi d’un jour de fête légale, ou un jour de fête légale suivi d un dimanche.
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- Manhattan (RM, p. 45, 3i juillet).
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- Laverchère (GC, p. 385, n
- s à gaz ; F.-W. Bl-rstall . p. 628, novembre ; E L, ER, p. 693, 25 octobre), mploi des moteurs à gaz dans les stations d’électricitc 5 J.-A. Montpellier (Ee, p. ti9, août).
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- vapeur, à „az, à pétrole (RM, p. t78, 3. juillet).
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- p 179, 3i août).
- no (E, p. 393, 20 sep sHnmmer (R M, p. •
- (Ew'Tstf'îgôetoSÔ? an0rmaI'
- Fissais .le roues Pelton au Sibley College ; E. Keely (R S E, p. i35, 3i juillet).
- actionnant des dynamos ; Rudolf Fkanke (E T Z, p. 887,
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- novembre 1901
- 1.XXXV11
- pus à arc en vases clos. On y atrouvé une très sensible économie.
- La Compagnie, qui cherche à tirer tout le parti possible de son installation, a établi à Pearl-Strect une station de charge pour automobiles. Elle vend aussi à sa clientèle des appareils frigoriliques mus par l’électricité, pouvant fabriquer de ai kg à aooo kg de glace en ‘±\ heures. Le procédé employé est la compression de l'ammoniac.
- TRACTION
- Sur les nouvelles lignes de chemin de fer à tractioh électrique de Londres. — Généralement on oppose aux moyens de transport cil commun dont nous disposons à Paris, ceux en usage depuis déjà longtemps à Londres en vantant toujours ces derniers; il paraît cependant que ceux-ci sont tout à l’ait in su disants et que de nombreuses lignes de chemins de fer souterrains à traction électrique sont, actuellement l’objet, de demande de concession. Sous le titre « le problème des transports rapides dans Londres », M. Frank-J. Spragüe publie clans le numéro d'octobre de Engineering Magazine un article où il discute les tracés et modes d’exploitation des nouvelles lignes et où il propose un réseau d'ensemble sur .lequel la traction se ferait au niovcn tic, son système, dit système à unités multiples, déjà adopté sur l'un des métro-
- politains de Chicago, sur celui de Brooklyn, celui de Boston, et en essais sur la nouvelle ligne de Paris-Versailles. Bien que le sujet traité soit surtout d’intérêt local, quelques-unes des considérations qui y sont développées peuvent trouver application ailleurs; aussi croyons-nous devoir publier une analyse de cet article.
- M. Sprague commence par donner une idée de l'importance des transports et des moyens actuels qui les assurent. Dans un cercle de 20 à u', km autour de Charing Cross, se trouve, dit-il, une population de près de 6 millions d’habitants, dont les trois quarts sont agglomérés sur une aire formant moins du sixième de la surface de ce cercle. L'énormité du nombre de personnes entrant dans Londres et le quittant chaque jour est amplement démontré par ce fait que dans un rayon de 3 km, 11e se trouvent pas moins de 70 stations de lignes de chemins de fer principales, et plus de 3<m stations de lignes urbaines et suburbaines. L'affluence se manifeste principalement dans la cité, le centre de l’activité financière du monde entier, où passent chaque jour, dans un espace do 3 km- environ un million un quart de personnes et une centaine de mille de véhicules.
- Le transport des voyageurs est effectué par de nombreuses lignes de tramways s'étendant sur plus de ioo km, par i5o lignes d’omnibus, 12000 cabs, 1 réseaux souterrains de chemins de fer à vapeur, de 3 lignes de chemins de fer électriqueségalement souterraines. Les chemins de fer à vapeur sont les Metropolitan and District Raihvays qui forment une
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- Supplément à L’Eclairage Électrique du 16 novembre
- XC
- quel que soit le nombre des voilures d’un train, etc.
- 1Vous n'avons pas à insister sur ce point, le système Sprague ayant déjà été décrit dans ce journal, eu particulier lors de la description des métropolitains de Chicago, et une nouvelle étude devant en être faite dans un article actuellement ;i l'impression.
- Recettes et dépenses des métropolitains électriques et funiculaires anglais. — Voici, d’après Tramway and Railway World du 11 avril (p. 1“4"i77)' condensés sous forme de tableaux . facilement comparables, les résultats d'exploitation de quatre chemins de fer urbains dont trois, .le Liverpool Overhead Railway, le City and South London Railwav et le Central London Railway, sont, a traction électrique, et le quatrième. the Glascow Subway Railway a traction par câble métallique.
- Le tableau A. résume les constantes générales de chacune des quatre installations, le tableau B détaille la dépense d’entretien par train-kilomètre, et le tableau C présente l’état des recettes et dépenses permettant de juger la meilleure exploitation au point de vue iinancier.
- d'exploitation en centimes par
- TÉLÉGRAPHIE
- Installations récentes de postes télégraphiques Marconi, — Dans son numéro du p, novembre, notre confrère Vlilectricien donne la traduction suivante d'un article de YElettricista de Rome :
- Encouragée par les bons résultats qu’elle a jusqu’ici obtenus, la compagnie télégraphique « International Marconi » se propose d'installer prochainement un réseau de stations sur les côtes du pays de Galles, de l’Irlande et de-l'Amérique du Nord. Ces stations permettront d’échanger des télégrammes entre la terre ferme et les navires qui font le trajet d’Europe en Amérique.
- On a déjà fait des essais au moyen des quatre stations actuellement existantes, qui sont toutes rattachées au réseau anglais ordinaire. Une de ces stations est installée à bord du vaisseau-école Conway ; les trois autres se trouvent toutes à une certaine distance du port de Uiverpool : celle de Ilolyhead à 108 km, celle de Rossland à 200 km, et. celle de Crookhaven à (00 km. De Liverpool, 011 peut aujourd’hui communiquer, grâce à ces stations, avec des navires en marche, et cela même à de grandes distances, Deux essais ont prouvé que la communication était possible. Un de ecs essais a en lieu avec le bâtiment. Lucania, de la Compagnie Canard, qui se rendait directement à New-York : l’autre avec le vapeur Lac Champlain qui venait de Montréal.
- A peine arrivé à une centaine de kilomètres de Crookhaven, le Lac Champlain télégraphia à Liverpool, annonçant son arrivée ; puis, à environ 100 km de Fiossland, les passagers eux-mêmes purent expédier des dépêches qui arrivèrent parfaitement à Liverpool, d’où elles furent transmises à leuradresse et au nombre de cinquante, par les voies télégraphiques ordinaires.
- Le même navire, parvenu à quelque distance de Holyhead, échangea des télégrammes de félicitations avec Liverpool.
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- BIBLIOGRAPHIE
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C, CRAMIONT
- ALEXANDRE GRAMMONT, Successeur
- Eclairage —.Traction Transport d'énergie TréfJerie — Gâhlerie — Moteurs Dynamos - - Alternateurs Transformateurs Câbles sous-marins.
- GRAND PRIX
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- Tome XXIX
- Samedi 23 Novembre 1901.
- Année. — N° A
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Therr^Jq^
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- L’ÉNERGIE y
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE est interdite
- SOMMAIRE
- JACQUES GUILLAUME. — Freins dynamométriqucs à actions magnétiques et éJcrtromagnéliques :
- J’reins Feussner; Frein Hieter; Quelques considérations théoriques; Divers usages des freins dynamomc-
- triques; Exemple d’application du frein Pasqualini à un essai de dynamo...................... 26j
- C.-F. GUILBERT. — Les alternateurs à l’Exposition de 1900................................................ 276
- A. BLONDEL. — Théorie graphique de la régulation des convertisseurs rotatifs :
- MARJUS LATOUR. — Sur les propriétés des anneaux à collecteur............................................. a94
- SOCIÉTÉS SAVANTES ET TECHNIQUES
- Académie des sciences : Sur les variations de l’aimantation dans un cristal cubique, par \\ allfraxt. . .
- Essais sur quelques réactions schématiques déterminées par le radium, par Bt-m'HEtor............
- Contributions à l’étude des alliages cuivre-aluminium,^par Léon Guillut - • --*
- Sur la formation do l'ozone, par A. Chassï ^ ï '....................
- 3o4
- SUPPLÉMENT
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- Supplément à, L’Éclairage Électrique du 23 novembre 190!
- en
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- fv La télégraphie sans ûl en Espagne. — Nous lisons dans une revue espagnole intitulée Alre-dedor del Mundo, numéro d'août, une note relative à l'emploi de la télégraphie sans fil dans les services militaires en Hspagne dont nous donnons ci-dessous la traduction.
- Pendant qu'à 1 etranger des sociétés industrielles se sont constituées pour exploiter les systèmes de télégraphie sans fil à grande distance — d’aucunes même exigent des prix exorbitants pour remploi de certains de leurs appareils privilégiés, — en Espagne, les ingénieurs militaires ont mené à bonne fin des études et des travaux.
- Sans bruit et sans dépenses coûteuses pour l’État, un système de télégraphie sans fil est installé et fonctionne actuellement entre les places militaires de Ceuta et de Tarifa, situées à 34 km de distance. On poursuit en ce moment les travaux pour assurer une communication permanente entre ces deux places.
- Les expériences ont été pratiquées jusqu’alors sinon avec une réserve absolue, du moins sans aucune espèce de publicité. C’est pourquoi il nous a été impossible d’obtenir des details précis sur tous les travaux que la Commission du bataillon des télégraphistes a exécutés et menés il bonne fin pendant les mois de mai, juin et juillet derniers. Nous savons toutefois que les deux posles télégraphiques sont installés, l'un sur le rnont Cainorro, près de Tarifa, et l’autre au château de l’Acho à Coûta. Ils se composent chacun d’un mât en bois de Si m de hauteur, muni de haubans pour lui permettre de résister aux intempéries, et d'une échelle de corde qui permet d’en atteindre le sommet pour la mise en place des disques récepteurs.
- La commission chargée des expériences se composait du chef de bataillon de télégraphistes, le lieutenant-colonel D. Lorenzo Gallego ; du commandant D. Julio Cervera, auteur du système et inventeur des appareils employés, et du lieutenant D. Antonio Pelaez. La Commission était en outre secondée par une section de soldais télégraphistes.
- Pendant les mois de mai et de juin, le lieutenant Pelaez à Ceuta, et le commandant Cervera à Tarifa, ont étudié les moyens pratiques de transmission
- entre ces deux points des ondes hertziennes à l’aide d’appareils et systèmes connus jusqu’alors, et en employant des disques de sections différentes à des hauteurs variables. Us ont tour à tour employé les tubes de Branly du système Marconi, les cohéreurs à charbon de Tomasina et de Popoff sans qu’aucun de ces appareils ou systèmes n’ait donné les avantages obtenus avec ceux de l’invention même du commandant Cervera. Les premières expériences pratiques de transmission à l'aide de ces appareils ont été exécutées en juillet dernier, et nous regrettons que le manque de place dans nos colonnes nous oblige à laisser de côté la description détaillée de leur forme, construction et fonctionnement. Le brevet lui-même en est assez sobre, étant donne qu’il a été délivré sur les principes fondamentaux à peine délimités du sys-
- La sensibilité du cohéreur estgraduable à volonté; ses électrodes sont en fer doux recuit. Quatre circuits complètement indépendants évitent toute per-urbation mutuelle dans le fonctionnement des divers organes du système et leur assurent un usage régulier et parfait de tous les appareils.
- Les postes de Ceuta et de Tarifa sont établis pour communiquer non seulement entre eux, mais aussi avec les navires de guerre espagnols qui croisent dans les parages du détroit et qui sont pourvus d’appareils du système du commandant Cervera.
- L. D.
- Le nouveau vocabulaire télégraphique officiel- — Nous avons déjà parlé à plusieurs reprises du vocabulaire international créé par les administrations télégraphiques des divers pays, en vue de faire profiter les commerçants d’une réduction importante dans les frais d’eii-voi des télégrammes el de diminuer les chances d’erreurs de transmission des télégrammes abré-liés. Le Journal télégraphique, de Berne, du 25 octobre, donne à ce sujet les renseignements suivants :
- p) Rappelons qn’nn brevet de M. Cervera Baviera a été publié dans le numéro du 19 octobre de co journal, p. 89.
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- Supplément à L’Éclairage Êlectriqv
- 23 novembre
- Le Bureau international vient de terminer, tout récemment, une œuvre très importante, dont l’exécution lui avait été confiée par la Conférence télégraphique internationale de Budapest. C’est le Nouveau Vocabulaire Officiel pour la rédaction des télégrammes en langage convenu, qui est destiné à remplacer celui qui avait déjà été publié en 1894. Dans le N® 12 du Journal télégraphique de cette dernière année (vol. NV1II), nous avions déjà décrit les causes qui avaient motivé la création d'un Vocabulaire Officiel, mais nous pensons cependant qu’il sera utile de les rappeler ici en peu de mots.
- Pour assurer le secret de leurs télégrammes et en diminuer les frais de transmission, les commerçants ont recours depuis un grand nombre d’années à un système spécial de correspondance qu’on appelle le langage convenu. If repose généralement, comme le langage secret proprement dit, sur des combinaisons de chiffres ou lettres dont la signification est seulement connue des personnes qui en possèdent la clef. Au lieu, cependant, d’employer, comme dans le langage secret, directement ces chiffres ou lettres pour la rédaction des télégrammes, on les remplace par des mots conventionnels.
- Ce mode de communication a donné naissance à l’industrie des codemakers, qui, pour faciliter aux commerçants la rédaction de leurs télégrammes d’après ledit système, établissent des clefs ou codes contenant des listes de combinaisons ou groupes de chiffres accompagnés des mots conventionnels qui les remplacent dans les télégrammes, ainsi que de leur signification réelle ou, autrement dit, des phrases ou formules du langage clair qu’ils doivent représenter.
- Cette industrie, qui a acquis un grand développement, a son siège principal en Angleterre, dont les correspondances forment presque les deux tiers du trafic des câbles sous-marins, lequel, par ses prix élevés, a principalement provoqué la création du système en question. Les économies que réalisent par oc moyen les commerçants se chiffrent par des millions.
- Au début de l'application du système du langage convenu, les Administrations traitèrent les télégrammes ainsi rédigés comme des télégrammes chiffrés, mais peu à peu il s’établit une certaine tolérance à leur égard, surtout sur les câbles des compagnies,
- et, dans l’intérêt des commerçants, la Conférence de Rome, en 1871, fit une distinction en leur faveur en décidant de les considérer comme des télégrammes ordinaires et en les affranchissant, à cet effet, de la surtaxe du collalionnement.
- Cette disposition libérale eut la conséquence d’encourager les expéditeurs à pousser l’xitilisation du langage convenu à l'extrême et à mesurer des avantages que leur procurait ce système dans une mesure très préjudiciable aux intérêts fiscaux et à la bonne marche du service télégraphique.
- Des expéditeurs faisaient, par exemple, usage de mots appartenant à des langues non usitées dans les Etats contractants, de noms propres, d’expressions formées arbitrairement ou sciemment estropiées, qui n’avaient aucun sens intrinsèque, et qui étaient souvent d’une longueur exagérée.
- En outre, non contents de l’économie qu’ils réalisaient déjà sur les frais de transmission par le seul fait de l’emploi du langage convenu, des expéditeurs recouraient à des réunions de mots contraires aux règles de la langue de manière à ne payer que pour un mot une expression qui se composait en réalité de deux 1110'ts.
- Ces abus et leurs conséquences devinrent à la fin si sérieux que les Administrations durent songer à y porter remède.
- A cet effet, les Conférences internationales de Londres (1879) et de Berlin (i885) prirent différentes mesures pour la répression de ces abus, mais comme on reconnut bientôt leur insuffisance, la Conférence de Paris reprit un projet qui avait déjà été présenté à Berlin, chargeant le Bureau international d’établir un Vocabulaire Officiel contenant des mots des huit langues admises pour la correspondance en langage convenu et duquel les expéditeurs devaient tirer exclusivement les éléments nécessaires pour la rédaction des télégrammes de cette catégorie.
- D après les décisions de la môme Conférence, l’emploi de ce Vocabulaire devait devenir obligatoire pour les correspondances du régime européen dans un délai de trois ans à partir de la date de sa publication.
- Ce document, qui parut en i8y4> avait été disposé, pour ce qui concerne 1ns parties essentielles de son arrangement, absolument de la même façon que les codes et vocabulaires privés, c’est-à-dire qu’il était
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 23 novembre 1901
- C’est sur ce point que le Bureau international a dû concentrer toute son attention, en raison des responsabilités qu’il lui imposait lanl envers les Administrations qu'envcrs les expéditeurs de télégrammes en langage convenu.
- Il s’est efforcé de concilier une stricte observation des dispositions du Règlement du service télégraphique international et des intentions des Administrations avec une interprétation aussi libérale que possible, en respectant dans toute la mesure compatible avec ses devoirs les intérêts des éditeurs de codes et des commerçants.
- Après le triage et la vérification des mots des 9.18 volumes transmis au Bureau international pour être incorporés dans le Nouveau Vocabulaire Officie], les vocables qui ont été recueillis dans ce document s’élèvent au nombre de i i-',868, répartis sur quatre volumes, qui ont paru successivement aux mois de janvier et juillet 1900 et aux mois de janvier et
- Le Nouveau Vocabulaire Officiel a été complété depuis lors par un appendice comprenant environ i3 8oo mots, et qui porte à près de t 189000 le nombre total des vocables mis ainsi à lu disposition du public pour la rédaction des télégrammes en langage convenu. Ce nombre représente l'ensemble des mots admissibles contenus dans les codes actuellement, en usage. Il doit donc certainement suffire aux besoins des commercants, et il offrira un choix des plus complets des mots convenables pour l’établissement de nouveaux codes.
- Pour terminer, nous 11c croyons pas pouvoir mieux faire ressortir les avantages du Nouveau Vocabulaire Officiel dont le Bureau international vient d achever l'élaboration, qu'en reproduisant ci-après le résumé qu’en a fait M. William Douglas, l’auteur des codes si renommés de la maison Whitelaw et Cic, dans une note adressée tout récemment au Glasgow Herald pour réfuter diverses appréciations très erronées qui se sont produites dans la presse anglaise en ce qui concerne le Nouveau Vocabulaire Officiel.
- 1. Le Nouveau Vocabulaire Officiel met à la disposition du commerce un choix d’environ 1 200 000 mots basé sur les meilleures et les plus importantes compilations anglaises et complété dans une grande mesure par celles qui sont en usage sur le continent.
- 2. Il constitue un ouvrage de référence pour Vo règlement des divergences qui viendraient à se produire au sujet de l’admissibilité ou de l’inadmissibilité des mots, et procurera ainsi aux compa-
- gnies télégraphiques une protection depuis longtemps désirée contre l'usage abusif des mots illicites.
- 3. Le Nouveau Vocabulaire Officiel satisfaisant amplement à toutes les conditions voulues et pour les raisons ci-dessus mentionnées, il ne saurait exister aucune objection contre l’usage obligatoire de ce document, d’autant plus qu’il contient un nombre de mots bien supérieur à celui des codes ou compilations existants. Au lieu d’apporter des restrictions à la liberté des expéditeurs, il ne fait que l’étendre.
- b 1) termine d’une manière satisfaisante et définitive le différend qui existait depuis nombre d’années entre la communauté mercantile et le service télégraphique au sujet du langage convenu.
- Kn ce qui concerne le premier Vocabulaire Officiel, le Bureau international a publié dernièrement une liste de rectifications qu’il convient de lui apporter pour le mettre en concordance avec la nouvelle édition, et permettre ainsi au public qui en fait usage d’en continuer l'utilisation après la mise en vigueur de l’emploi obligatoire des mots de ce dernier docu-
- La téléphonie aux Etats-Unis à ia fin de l’année 1ÔOO- — On sait combien la téléphonie s’est développée rapidement aux Etats-Unis sous l'impulsion donnée par les compagnies téléphoniques concurrentes. Bien que récemment la plupart des réseaux aient été réunis entre les mains d'une même compagnie, ec développement 11e s’est pas arrêté, si l’on en juge par les renseignements suivants, que donne le Journal télégraphique, de Berne, du 20 octobre :
- L’Amcrican Bell Téléphoné Cu, à laquelle appartenaient jusqu’en 1899 presque tous les réseaux téléphoniques des Etats-Unis, a cédé tout cet immense système à l’American Téléphoné and Telegruph C°, qui en a pris possession au ior janvier 1900.
- Depuis ce transfert, l’extension de l'usage du téléphone a continué sa marche progressive, ainsi qu'on le verra par les renseignements ci-après, que nous extrayons du rapport de l'American Téléphoné and Telegraph C° sur la première année de scs opérations.
- Pendant la période décennale du 20 décembre 1891 jusqu’au 20 décembre 1900, le nombre des appareils que la Compagnie a mis contre redevance à la
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- Suppléaient h L’Éclairage Êleetriqi
- 23 novembre 1901
- CVI
- disposition des entreprises concessionnaires de ses réseaux s’est augmenté dans les proportions ci-après :
- 1891 612407
- 189-2 552720
- 1898 066491
- 1891 58a5ofi
- 1895 674976
- 1896 772627
- 1897 9«9121
- 1898 1 124 846
- 1899 158oiot
- 40 313 13771
- 92 470 97 651
- 146494
- En ce qui concerne les réseaux des Compagnies qui exploitent les brevets de i’American Téléphoné and Telegraph C°, ils ont pris dans les deux dernières années l’extension ci-après :
- Fils placés sur poteaux . Fils placés sur bâtiments Fils placés sous terre. . Fils placés sous mer. . .
- J 19°1
- 819039 1100286 281247 24270 27084 2809
- 787203 1134778 347570 5 477 6763 1286
- 1635994 2268911 632917
- A ces chiffres viennent s’ajouter les lignes situées dans le Canada et les autres parties de l'Amérique britannique (Extra-territorial lines), ainsi que les réseaux des cabines publiques (toll lines), qui se sont développés dans la mesure suivante pendant les deux années précitées :
- Longueur des lignes
- poteaux ..........
- Développement des fils
- 143671 162649 18978
- 807 438 977 626 170 188
- postes d’abonnés, ainsi que celui des circuits métalliques et du personnel qui desservent la correspondance téléphonique.
- 1900 1901
- Bureaux téléphoniques
- d'embranchement . . 1 187 1 427
- bonnes................63q 946 800 880
- .Nombre des circuits
- Personnel.................. a5 741 32 837
- 109
- 167 934
- 85 642 7 096
- Conversations, — Le nombre de conversations échangées quotidiennement entre abonnés dans les Etat-Unis se monte, d'après les relevés opérés dans la plupart des bureaux, à 5 668 986, soit pour l’année, à environ 1 8a5 000 000.
- Le nombre d’appels par station varie, suivant les stations, de 1 à i5 9/10, et la moyenne pour l’ensemble des Etats-Unis est de 7 1/10 par jour.
- Selon 1 importance des correspondances et la nature du service, le coût moyen pour les souscripteurs varie de 1 à 9 cents par conversation.
- Quant aux conversations échangées parles cabines publiques, leur moyenne quotidienne s’élève à 148 5a8, soit pour toute l’année à 47800 000 ; les recettes faites de ce chef par les Compagnies se sont élevées en 1900 à la somme totale de 448C0 i54 fr.
- Les indications données ci-dessus sur l’étendue des lignes du système de l’American Téléphoné and TelegraphC0 comprennent le réseau des conversations échangées à grandes distances par les cabines publiques, qui lui appartient et qu’elle exploite elle-même. Ce réseau avait au itT janvier 1901 une étendue de 19996 km, de lignes et câbles placés sur poteaux, avec un développement de fils de 269 363 km, desservant les correspondances de 359 bureaux, et il s’est accru dans le courant de l’aimée 1900 dans la mesure ci-après :
- Comme nous l’avions déjà fait remarquer l’année précédente, c'est principalement le système de la canalisation qui a pris le plus d extension, mais nous croyons que cette observation peut s'appliquer, d’une manière générale, non seulement aux réseaux téléphoniques des Etats-Unis, mais à ceux de tous les pays.
- Bureaux. — Le tableau ci-après fait ressortir la proportion dans laquelle s’est accru, l'année dernière, le nombre des bureaux téléphoniques et des
- L’état comparatif ci-après indique le nombre des bureaux des compagnies, dont les systèmes sont reliés directement au réseau des communications téléphoniques à grandes distances de l’American Téléphoné and Telegraph C®, et qui en constituent les points extrêmes.
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- du 23
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- CV1U
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 23 novembre 1901
- ^ métalliques
- — " 1901 697674 438222 6a,8i
- Augmentation . 139695 127093 7.02
- Les dépenses faites jusqu'au 3i décembre 1900 pour la construction, l'équipement et les fournitures de ce réseau représentent un capital de 80 760 io3. La recette brute du trafic effectué sur ces lignes, moyennant redevance, accuse une augmentation de 13,45 p. 100 sur celle de l’aimée 1899,
- L'année dernière, le développement du trafic a pris un essor remarquable, grâce surtout à l’augmentation du nombre des abonnés, qui s’est produite dans une proportion sensiblement supérieure à celle de toutes les années précédentes.
- Depuis 1898, le nombre des postes d'abonnés s’est élevé de 38o 000 qu’il était encore alors à plus de 800 000. Cet énorme accroissement est dû en grande partie aux perfectionnements que les Compagnies ont apportés à la construction des lignes et appareils, ainsi qu'à l'organisation du service en vue de satisfaire à tous les besoins des abonnés.
- L'introduction générale d’un tarif basé sur la mesure des services rendus, le raccordement par circuits métalliques des postes d’abonnés aux bureaux téléphoniques et des réductions de taxes put amené à la Compagnie, tant pour les relations d’affaires que pour les relations privées, une nombreuse clientèle, qui avait été jusqu’ici empêchée de s’abonner par la cherté des communications téléphoniques.
- La Compagnie a obtenu ces résultats si satisfaisants san3 aucun détriment pour le service, car on a pu constater une amélioration générale de la construction du réseau, ainsi que de l’organisation et de l’exécution du service.
- Dans les bureaux principaux, on aura bientôt remplacé partout l’ancien système des tableaux-commutateurs multiples par des tableaux à relais pourvus de lampes à signaux électriques et d’une installation centrale des piles montée dans des bâtiments aménagés spécialement dans ce but et appar- . tenant aux Compagnies.
- La plus grande partie des nouveaux postes d’abonnés sont reliés aux bureaux téléphoniques par des circuits métalliques, et l'on comptait, à la fin de 1900, 538 000 postes ainsi raccordés, soit t54 000 de plus qu'en 1899.
- 11 est certain que, pour lutter contre la concurrence, les Compagnies ont dû accorder dans quelques localités des taxes qui ne suffisaient pas à couvrir les dépenses courantes du service et les frais de reconstruction et de réparation des lignes et installations. Ces conditions ne seront cependant pas d'une longue durée, et, d'une manière générale, le système de la Compagnie a pris, dans tout le pays, un développement sain et solide.
- Les dépenses faites en 1900 pour l’extension des lignes et du trafic dans tout le territoire des États-Unis ont été beaucoup plus considérables que lus années précédentes. Les nouvelles constructions entreprises par l’Americau Téléphoné and Telegraph C° et par les Compagnies qui exploitent ses brevets ont exigé 144 314804 fr; sur cette somme 109071 714 fr ont été affectés à l’établissement et à l’équipement des lignes et postes d’abonnés et 3/t 742 i3q fr à la construction de lignes employées par des entreprises ou
- des particuliers, moyennant une redevance annuelle. A ces frais, il faut ajouter 16340 016 fr placés sur immeubles destinés à l’établissement de bureaux du service et de l’Administration des Compagnies. Jusqu’à la fin de l’année, la somme totale dépensée pour la construction et l'établissement de tous les réseaux de l'American Téléphoné and Telegraph C° représentait, avec les immeubles, un capital de 847 372 089 fr.
- Les évaluations déjà établies font présager que les extensions des réseaux actuellement en exploitation exigeront, pour l'année courante, de nouvelles dépenses très considérables.
- En rappelant qu’un quart de siècle s’est écoulé depuis la découverte et l’application de l'art de la transmission do la parole par téléphone, le rapport de l’American Téléphoné and Telegraph C° jette un regard rétrospectif sur le développement et l'extension de ce merveilleux système de communication, qui est devenu un facteur si important de la vie commerciale et sociale de toutes les nations civilisées.
- Deux ans après que le professeur Bell eut fait connaître son admirable invention, soit en 1877, on ouvrait le premier bureau téléphonique aux Etats-Unis, et c'est à partir de la dite époque qu'a été construit le grand système des lignes téléphoniques avec sou réseau si compact de raccordements, au moyen duquel on peut converser entre des localités situées à des distances de plus de 1 000 km.
- On comptait, il y a vingt ans, aux Etats-Unis, 47 880 abonnés au service téléphonique et 47 810 km de fils affectés à leurs correspondances. A la fin de l’année dernière, il y avait 800 880 postes d’abonnés, montés avec les appareils de l’Atnerican Téléphoné and Telegraph C°, et 3 i5(> 048 km de fils posés pour le service des abonnés et des cabines publiques.
- Dès le début, les Etats-Unis ont toujours marché à la tète des autres nations, tant au point de vue du développement du trafic que de l’application des inventions el perfectionnements modernes qui peuvent contribuer à l'amélioration du service.
- C’est ce que fail ressortir la comparaison entre le développement ci-dessus indiqué du service-téléphonique aux Etats-Unis, à la fin de 1900 el la situation de ce service dans les pays suivants de l'Europe telle qu'elle résulte des rapports que la Compagnie a pu obtenir, en partie pour l'année 1899 et en partie pour celle de 1900, en ce qui concerne le nombre de leurs abonnés :
- Allemagne.......................229 3<}i
- (ivande-Brclagne................171 660
- France.......................... *9 9*7
- Suisse.......................... 38 864
- Norvège........................ 29 446
- On voit par ces chiffres que les 800000 postes d’abonnés reliés des bureaux téléphoniques des Compagnies exploitant les brevets de l'American Téléphoné and Telegraph Cu dépassent encore de beaucoup le nombre total des abonnés des services téléphoniques de tous les pays de l’Europe.
- En dehors de ees 800000 postes d’abonnés, on compte encore 40 000 stations de lignes privées, qui sont pourvues de téléphones appartenant à la Compagnie.
- Le nombre annuel des conversations entre abonnés el autres atteint aux Etats-Unis presque le chiffre de deux milliards par an.
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- CXII
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 23 novembre
- Réponse à l’article sur les résultats de mesures relatives à différents types de transformateurs, de ET Z, n° 38, p. 790 ; Iludotf Braun (E T Z, p. 940, 7 novembre).
- rant continu (ETR, p. 236, i5 août).
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- (EW,^p. 68t, 2 G octobre ; El, p. 107, 8 novembre}. ier octobre).
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- des ateliers' d’Oerlikon (E W, p. 460, 21 septembre.) (F. ï R, p.' i5, x5 octobre). '^
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- L’Éclairage Électrique
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- (A propos d’nn article de M.
- 3o5
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- cxiv
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 30 novembre
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Sur les propriétés des anneaux à collecteur. — Sur cette question, trois articles (et même quatre en comptant celui où M. Hevland décrit un moteur ou génératrice basé sur l'une de ces propriétés) ont été publiés en moins d’un mois dans ce journal. Leurs conclusions sont nettement opposées ; il importe donc, vu la compétence technique des auteurs de ces articles, de les discuter.
- A la vérité la discussion remonte déjà loin. Il y a environ un an en effet que M. Latour posait la question à peu près sous la forme suivante : Envoyons des courants triphasés dans un induit de dynamo à courant continu au moyen de trois balais convenablc-nient disposés ; si l'anneau et les balais sont fixes, nous engendrerons un champ magnétique tournant dans un certain sens avec une vitesse angulaire w et pour le produire les courants auront à vaincre l’impédance des circuits; si l'anneau tourne dans le sens du champ avec, la vitesse tu ou encore si les balais tournent (l’anneau restant alors fixe) avec cette même vitesse dans le sens opposé, le champ restera fixe par rapport à l’anneau et les circuits de celui-ci ne coupant plus aucun flux ne devront opposer au passage des courants d’autre résistance que leur résistance ohmique.
- Présenté ainsi le raisonnement paraissait inattaquable. En raison de l’importance pratique de la conclusion de M. Latour (construction d’alternateurs auto-excitateurs et compound, de génératrices et de moteurs sans déphasage), il convenait d'y regarder de plus près. En particulier il importait de chercher si les phénomènes si complexes de la commutation, laissés de côté dans ce raisonnement, ne viendraient pas modifier la conclusion ; sur ce point les diverses personnes auxquelles le problème fut soumis émirent des opinions différentes.
- Nous bornant à considérer celles qui ont été exprimées dans ce journal, nous rappellerons que M, Leblanc, se basant sur des considérations en apparence très rigoureuses, eoncluaità l'impossibilité d'éliminer l'impédance des circuits par rotation de l'anneau ou des balais ; que M. Lalour maintenait son opinion pri-
- mitive et l'appuyait par les considérations théoriques développées dans l’article publié il y a huit jours; qu'cnjin M. Heyland admettait la conclusion de M. Leblanc' pour un anneau à collecteur dont les touches sont isolées, mais la combattait pour un anneau dont le collecteur serait remplacé par un circuit fermé très résistant f1).
- Comme nous le disions plus haut ces conclusions contradictoires appellent une discussion serrée. Fort heureusement l'expérience est venue simplifier la besogne : les expériences faites par M. Roucherol et indiquées dans la lettre publiée dans le précédent numéro montrèrent que l’inpédance est fonction de la vitesse de rotation d’un anneau à collecteur ordinaire ou des balais et qu’elle se réduit sensiblement à la résistance ohmique quand cette vitesse est égale à celle de la rotation du champ ; d'autre part les essais dont parle M. Heyland dans la lettre insérée dans le numéro de ce jour indiquent un lait analogue pour le cas d'un anneau avec sections reliées à un circuit fermé très résistant. Mais si l’expérience a apporté une solution, la question n’est pas encore complètement élucidée ; il reste à expliquer théoriquement dans tous ses détails le fait qu elle met en évidence, et à mettre en pratique les conséquences qui en découlent. Nous en laissons le soin à de plus compé-
- Les alternateurs de l’Exposition Universelle. — Il est devenu banal de dire que l’Exposition de 1900 a été pour les ingénieurs et constructeurs électriciens un champ fertile en enseignements, principalement en ce qui concerne la génération des courants alternatifs. Grâce à l’infatigable zèle de notre excellent collaborateur .1. Reyval, L'Eclairage Electrique a pu donner (pas toujours aussi rapidement que nous l’eussions voulu) des descriptions détaillées
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 30 novembre 1901
- de presque tous Ses alternateurs exposés, en lonetionnement ou non.
- Mais une vue d’ensemble, une comparaison de ces machines de types divers, était indispensable pour que l’on put tirer de ces monographies un profit en rapport avec la somme considérable de travail qu'elles ont exigée. M. Gnilbert, qui avait dirigé la publication de ces monographies, a bien voulu entreprendre cette s vu thèse des renseignements épars dans ces descriptions; il a rassemblé ses observations dans un article dont la première partie a été publiée dans le dernier numéro et dont La seconde partie, qui n’a pu trouver place dans le numéro d’aujourd’hui, sera publiée dans le prochain. De son eété, M. Alexandre Rothert a fait un travail du même genre en l’étendant, toutefois à d’autres alternateurs que ceux présentés à l'Exposition ; nous publions aujourd'hui la première partie de cet article; la seconde, où l’auteur fait la critique de chacun des alternateurs qu’il considère, paraîtra dans huit jours.
- Nous n’avons pas à insister ici sur l'article de M. Gnilbert, les observations et conclusions qu il y consigne devant être développées, accompagnées de tableaux forts complets, dans un ouvrage actuellement sous presse. Dans l’article de M. Rothert deux points demandent au contraire quelques cornmen-
- Le premier point est le regret qu exprime M. Ro-thert de n'avoir pas trouvé des chiffres concordants dans les divers journaux’ techniques ayant décrit les mêmes machines; il attribue ce fait d’une part à des erreurs typographiques, d’autre part à ce que certains constructeurs auraient « donné des renseignements inexacts pour garder le secret de leur expérience. »
- Nous ne pouvons évidemment pas répondre que, malgré le soin apporté à la correction, des erreurs typographiques ne si lient pas restées dans les descriptions qui ont été publiées ici ; mais ces erreurs
- ne peuvent être que grossières (ce sont celles-là qui échappent le plus souvent à une lecture attentive), des déplacements de virgules, par exemple ; de telles erreurs se découvrentimmédiatement, et dès lors elles deviennent, secondaires. Quant aux erreurs provenant de renseignements inexacts, nous ne pouvons certes pas affirmer qu'il n’en existe pas quelques-unes dans les monographies de M. TVeyval. Toutefois nous croyons quelles sont rares, car, à quelques exceptions près, les alternateurs décrits dans ce journal ont été calculés d’après les données fondamentales (données numériques ou plans cotés ) fournies par les constructeurs et les résultats du calcul eontrAlés par leur concordance avec les données secondaires également fournies par les constructeurs ; si donc une des données fondamentales est fausse, celles qui s’en déduisent doivent l’être aussi et dans ces conditions M. Rothert ne pouvait s’en apercevoir. A la vérité quelques-uns des chiffres résultant de nos calculs ont été modifiés parles constructeurs sur les dernières épreuves qui leur étaient soumises ; est-ce dans cette correction que des inexactitudes ont été intentionnellement commises? Nous espérons que non pour la bonne renommée des constructeurs, lesquels nous ont d’ailleurs toujours donné avec complaisance les renseignements que nous leur demandions.
- Le second point sur lequel nous croyons devoir attirer l’attention est le souci que montre M. Rothert d’indiquer non seulement les règles générales de construction qui découlent de la comparaison des alternateurs qu’il considère, mais encore les modifications qu’il conviendrait de leur apporter d’après son expérience personnelle. Comme, en raison de la longueur de l'article, ces observations pourraient passer inaperçues de quelques lecteurs, nous nous permettons de les résumer très rapidement :
- En premier lieu l'auteur montre que les dynamos-volants, bien qu’actuelleinent fort répandues, ne sont cependant pas toujours recommandables, les dimensions exigées par les considérations mécaniques s’ac-
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- •ordant mal avec celles qu’imposent les considérations électriques,
- A propos des encoches, il fait observer que les encoches à demi-ouvertes, rarement adoptées, ont le double avantage de diminuer la dispersion de l’induit et de permettre l’emploi d’enroulements faits à l'avance sur gabarits ; quant au nombre d’encoches par pôles, il considère que le nombre 6, adopté par la majorité des constructeurs, est le plus favorable.
- Pour les bobines induites, M. Rothert préconise l’emploi de bobines « longues » c’est-à-dire de bobines embrassant chacune un pas des pôles ; pour les machines à fortes intensités dont les enroulements induits doivent avoir des sections considérables, il recommande l'emploi des bandes de cuivre enroulées sur gabarits et condamne l'emploi d'enroulements en câbles tressés et guipés.
- En ce qui concerne les pièces polaires, l’auteur donne la préférence, dans la plupart des cas ordinaires tout au moins, aux pièces « solides », c'est-à-dire non lameüces ; il considè.re comme fort bonne ia ratique consistant à donner à l’arc embrassé par chaque pièce polaire une valeur égale aux deux tiers du pas des pôles. Pour les noyaux polaires il conseille l’emploi de noyaux solides, de forme ronde ou ovale, de préférence ronde, le diamètre étant égal à la longueur; en vue d’obtenir une faible réluctance magnétique, il conseille de les faire en acier.
- Les considérations développées à propos des enroulements inducteurs montrent qu’il convient de prescrire les conducteurs ronds et d'adopter les conducteurs à section carrée ou à section rectangulaire enroulés sur champ.
- Dans les enroulements induits et inducteurs la densité de courant peut atteindre sans inconvénient 3 ampères par millimètre carré, valeur relativement considérable si on la compare à celle adoptée dans les machines à courant continu.
- En ce qui concerne les valeurs de l'induction dans les diverses parties du circuit magnétique, M. Rothert trouve qu’il est avantageux de la prendre très élevée (18000 unités environ) dans les dents, de lui donner dans les noyaux d'induits une valeur de 4000 à 5 000 unités pour la fréquence 5o et 8000 à 10000 unités pour la fréquence 23, enfin de lui faire atteindre une valeur très élevée (18 000 unités) dans les noyaux polaires des alternateurs à faible chute de Lension alimentant des réseaux inductifs et une valeur un peu moins grande dans les noyaux polaires des alternateurs à faible fréquence alimentant des convertisseurs.
- A propos de la dispersion, l’auteur fait remarquer que ladispreison des inducteurs peut avoir des valeurs
- très différentes pour des alternateurs du même type ne différant que par des détails d’apparence secondaire : on ne peut donc adopter un coefficient permettant de la déterminer pour un même type de machines ; il faut la calculer dans chaque cas ; quant à la dispersion de l’induit, elle peut prendre sans inconvénient une valeur assez forte dans les induits à encoches à demi ouvertes.
- Au sujet des pertes dans le fer par courants de Foucault et par hystérésis, il fait observer que leurs valeurs réelles sont toujours beaucoup plus grandes que celles calculées par la formule de Steinmetz (4 et fi fois plus grande dans beaucoup de cas).
- Des considérations qui suivent sur les dimensions des machines, les poids de cuivre et de 1er, etc., il résulte qu il y a encore actuellement des différences énormes suivant les constructeurs dans les valeurs de ces quantités ; aussi l’auteur conclut-il que la construction des alternateurs est, dans beaucoup de cas, loin d'être économique.
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- Appareil Shaw et Halden pour le tirage des bleus à la lumière électrique. — Dans son numéro du 26 octobre, la Revue industrielle décrit cet appareil qui, bien que ne présentant pas au point de vue électrique un intérêt notoire, intéressera néanmoins les électriciens en tant qu'industriels forcés de reproduire par la photographie les dessins des projets qu’ils établis-
- On sait en effet combien sont encombrants et fragiles les grands châssis ordinairement employés pour cette reproduction ; de plus, il faut souvent les déplacer, non sans risque de casse, pour leur donner un éclairage convenable ; enfin pendant la mauvaise saison on ne peut toujours s’en servir.
- L'appareil de MM. Shaw et Ilalden utilise la lumière d'une lampe à arc nu pour obtenir la reproduction photographique des dessins faits sur papier calque. Il est formé de deux demi-cylindres en verre, assujettis dans une monture en fer constituée par deux couronnes dans les plans de bases du cylindre qu’ils forment, et par deux montants s’étendant suivant deux génératrices d'une couronne à l’autre ; au milieu de ces montants sont fixés deux tourillons par lesquels le cylindre repose sur un chevalet fixe; le long de ces montants sont assujetties deux toiles recouvrant respectivement chaque demi-cylindre de verre
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- Supplément à L'Eclairage Electrique
- novembre
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- On peut, de cette manière, impressionner très rapidement deux feuilles du plus grand format (i,35m X 0,78 in environ) ; le temps d’exposition avec une lampe ordinaire, est de trois minutes pour le papier rapide au ferro-prussiate.
- JURISPRUDENCE
- Ville de M&romme et Compagnie du gaz de Deville. — Cette affaire dont nous avons déjà
- parlé antérieurement (t. XIX, p. ix, 8 avril i8()<>) est revenue récemment devant le Conseil de préfecture de Rouen.
- La cause du litige est l'autorisation donnée au sieur Lemoine, entrepreneur d’éclairage électrique, de poser des conducteurs sur la voirie urbaine, la Compagnie du gaz de Deville prétendant tenir le droit exclusif de l’éclairage publie et privé de par un traité antérieur avec la municipalité. Le Conseil de préfecture ayant donné tort à la municipalité ordonna, le 20 mars 1896, une expertise déterminant le préjudice causé à la Compagnie gazière ; c’est le réglement de l’indemnité qui vient d’être déterminé sur demande de la Compagnie gazière.
- L’un des experts, M. Dclahaye estimait à 6 100,00 fr l’indemnité due à la Compagnie au ier mai 1897 et proposait qu’à partir de cette date l'indemnité serait fixée d'après le nombre et les types des lampes alimentées par des conducteurs empruntant, les voies publiques. Un autre, expert M. Gouault estimait à 4 079,'20 fr l’indemnité due au Ier mai 1897 et faisait pour l’avenir une proposition analogue à celle qui précède. Enfin l’expert de la ville de Maromme, M. Garnier, prétendait que dans l’évaluation de l’indemnité à partir du ier mai 1897, les abonnés électriques devaient être divisés en trois catégories : ceux qui sont alimentés par des conducteurs n’empruntant pas la petite voirie ceux qui sont alimenlés par des conducteurs empruntant cette voirie mais pouvant l’être directement, ceux qui ne peuvent être alimentés que par des conducteurs utilisant les voies urbaines; ces derniers seuls devaient être comptés dans le calcul de l’indemnité.
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- Tome XXIX Samedi ? Décembre 1901. 8' Année. — N“ 49
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermit
- L’ÉNERGIE (f5
- La reproduction des articles de L’ÉCLAIRAGE ÉtÉCT-RIQUE est, ‘e - - ; •:£CTf>
- SOMMAIRE
- H. ARMAGNAT. — Appareils de mesures :
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- Wailclrii; Voltmètre Duncnn compensé pour la perte <
- GEORGES GUEROULT. — Etudes sur l’exploitation des t
- oncerne la Rédaction à M. J. BLOiYUtN, 171, Faubourg Poi M. BT.ONDW reçoit, 3, me Racine, le jeudi, de 2 à i j
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 7 décembre
- et vis compris ; le poids total s’élève à 680 ooo kg en nombre rond. Les chiffres suivants peuvent donner une idée de ses dimensions.
- Hauteur du sol au plateau supérieur des cylindres ii,36 m, longueur dans le sens de l’axe de l’arbre 12,50 m, largeur dans le sens perpendiculaire à l’arbre 7,00 m ; diamètre du volant 7,00 m ; diamètre de l’arbre 0,66 à 0,70 m ; poids de l’arbre 61 600 lcg. Il a fallu 3o wagons pour le transport par chemin de fer.
- La plaque de fondation, en trois pièces, pèse gîoookg; sur cotte plaque s’élèvent trois bâtis en forme d’A portant à la partie supérieure des brides sur lesquelles s’ajustent les guides des têtes de tiges de piston. Ces gmides portent cux-niêrries ies cylindres au nombre de trois, un à haute et deux à basse pression.
- Trois plates-formes de circulation entourent la machine, la première à la jonction des bâtis en A et des guides de têtes de tiges de pisLon, la deuxième ù la hauteur du bas des cylindres et la dernière à la partie supérieure des cylindres. Ces plaies-formes sont reliées entre elles par des escaliers à spirale en fer cl la plus basse avec le sol par un escalier droit.
- Le cvlindre à haute pression a 1,1 o5 m de diamètre et les cylindres à basse pression 1,918 m, ce qui donne un rapport de volumes de 3 à 1, la course est de »,5a4 m et le nombre de tours prévu de 75 par minute, soit une vitesse de piston de 3,8» m par seconde. Le cylindre à haute pression a une distribution par soupapes actionnées par un mécanisme à déclic, tandis que les cylindres à basse pression ont des obturateurs Corliss avec commande ordinaire par plateau oscillant et bielles. Cette combinaison
- des deux systèmes est peu usitée en Amérique; elle a été adoptée parce que le cylindre à haute pression reçoit de la vapeur à u,5 kg de pression, suvehauifée de i5on, ce qui la po*rte à une température de 3o»° C. à laquelle il 11e serait pas facile de lubrifier des obturateurs Corliss de manière «à en obtenir un service satisfaisant.
- La machine est à condensation et le vide doit atteindre normalement 0,66 m de hauteur de mercure. Un réservoir réchauffeur est disposé à la hauteur des guides de liges de piston et s'étend sur toute la longueur de la machine. Ii contient 1 ro tubes donnant une surface de chauffe de 112 m2. Les cylindres à basse pression ont seuls des enveloppes de vapeur.
- On peut signaler comme particularité intéressante dans la construction de cette machine que les excentriques qui commandent la distribution ne sont pas calés sur l’arbre, comme d’habitude, mais surun arbre auxiliaire placé parallèlement à celui-ci et à la hauteur de la première plate-forme. Cet arbre de distribution est commandé par le premier, par l'intermédiaire d’une transmission comportant des roues dentées hélicoïdales. Au moyen de cette disposition on peut avoir des excentriques d’un diamètre réduit donnant lieu à beaucoup moins de frottement ; le diamètre de l’arbreà manivelles étant de 0,70 m, celui de l’arbre de distribution n’est que de 0,102 m. L’arbre coudé est en acier comprimé à l’état iluide et forgé à la presse hydraulique ; les bielles motrices sont de la même matière, ces pièces ont été fournies par les forges de Belhlehem.
- L’arbre, dont nous avons donné plus haut les dimensions, a un évidement central de 0,204 m de
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 7 décembre 1901
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- diamètre dans les parties situées entre les portées et de o,22 iq aux portées.
- Les bielles motrices, en acier forgé, ont 4,180 m de longueur de centre en centre, soit 5,5 fois le rayon de manivelle, les boutons des petites tètes ont 555 X 835 et les boulons de manivelle 0,06 m de diamètre sur o,355 de longueur.
- Le moyeu du volant est en fonte, les bras et la jante en acier coulé. Le moyeu et la jante sont faits chacun en cinq parties assemblées avec croisement partiel. La vitesse à la circonférence au nombre de tours normal est de 27,00 m par seconde.
- L'armature de la dynamo est calée sur l'arbre à côté du volant avec des clavettes et elle est en outre reliée par un boulonnage au moyeu du volant. T,'extrémité de l’arbre au delà de l’armature est portée par un palier boulonné à un fort massif de fonte.
- Bien que la machine dont nous nous occupons soit plus puissante que les moteurs récemment construits pour les stations centrales de Bay Ridge delà Kings County Ligiit and Power Gy, le volant est beaucoup plus petit, parce que dans la machine que nous venons de décrire le calage à 120° des trois manivelles donne une uniformité de rotation qu’on ne peu obtenir dans une machine n’ayant que deux manivelles,
- On a déjà commencé le travail sur les autres machines de 0,000 chevaux de la New-York Gas, Electric Light, Jloat and Power Compagny et les ateliers Westinghouse y sont occupés ainsi qu’à la construction de 8 machines de 5,000 chevaux chacune du même type pour le chemin de fer de la troisième Avenue de Now-lork, 2 semblables pour l’Elevaled Raihvay de Boston et a de 1 5oo chevaux chacune pour Manchester, en Angleterre.
- Effet des incrustations sur le rendement des chaudières- — Le Bulletin de la Société des Ingénieurs civils résume comme il suit la conclusion d'un article publié sous le titre qui précède dans le Boiter Maher, par M. William II. Bryan, de Saint-Louis :
- 1° Les dépôts ordinaires de chaudières qui sont généralement de contexture plus ou moins poreuse ont peu ou point d'effet sur la production de vapeur ou le rendement des chaudières tant que leur épaisseur ne va pas jusqu’à empêcher la circulation de l’eau; a” les dépôts durs et compacts qu’on rencontre parfois réduisent à la fois la production et le rendement des générateurs, mais dans une mesure très variable qui dépend de la nature et de l’épaisseur de ces dépôts-, 3° la présence d’une assez faible épaisseur de suie sur la partie en contact avec le feu des surlaces de chauffe a un effet immédiat et très marqué sur la production de vapeur et le rendement des chaudières. Ce dernier point a été souvent rnis cri lumière, mais peut-être jamais aussi bien que par une série d’expériences faites par l’auteur sur des chaudières à eau dans les tubes, il y a quelques années, à Columbus, Ohio.
- Ces essais ont eu lieu sur trois chaudières semblables placées en batteries. La température des gaz à la sortie était en moyenne, pour deux des chaudières, de 260° C. tandis que pour la troisième, cette température s’élevait à-33o°. Après beaucoup de recherches, on finit par reconnaître que dans leur hâte à tout préparer pour les essais, les chauffeurs avaient oublié de nettoyer l’extérieur des tubes de cette chaudière.
- L’auteur tient à être bien compris. 11 est loin de
- vouloir contester l’intérêt qu’il y a à épurer les eaux d'alimentation et l’utilité du nettovage intérieur plus ou moins fréquent des chaudières. Ces précautions ne doivent pas être négligées, mais il est probable que leur utilité est surtout an point de vue de la prévention des accidents, notamment des coups de feu aux chaudières. Elles ont beaucoup moins d’importance sous le rapport de l’économie de combustible qu’on ne le croit généralement. A ce point de vue, la propreté des surfaces de chauffe du côté du feu a une beaucoup pins grande valeur. Cette considération donne un intérêt encore plus sérieux aux dispositions propres à prévenir l'émission de la fumée dans le chaftage des chaudières.
- En fait qui vient à l'appui de cette manière de voir est la très notable conductibilité des dépôts pour la chaleur, ce dont on peut s’assurer en prenant un morceau de ces dépôts en feuilles longues et minces qu’on trouve autour des tubes de chaudière et en les chauffant à un bout ; on constatera facilement que la conductibilité se rapproche de celle des métaux au moins pour certaines natures de dépôts. On comprend d’ailleurs qu’avec les intervalles très faibles qui existent entre les tubes des chaudières tubulaires ordinaires une épaisseur un peu forte des dépôts ralentit la circulation et par là réduit la vaporisation par un effet indirect.
- Explosions de chaudières aux Etats-Unis. — Le journal Locomotive., publié par la Hartford Stcam Boiler Inspection and Insurance Company, dil :
- Le nombre total des explosions de chaudières survenues en 1900 aux Etats-Unis a été de 3y3 ; c'est 10 de moins que l’année précédente. Il y a eu, en effet, 363 explosions en 1899, 383 en 1898, 369 en 1897 ct 340 en 1896.
- Le nombre de personnes tuées en 1900 a été de' 2.68 contre 298 en 1899, 824 en 1898, 3<)8 en 1897 et 38a en 189C. Quant au nombre de blessés (non morts de leurs blessures) il a été de 020 en 1900 contre 456 en 1899, 577 en 1898, 3y8 en 1897 et 38a en 1896.
- On voit par les chiffres qui précèdent que, dans l’année 1900, il y a eu, en moyenne, un peu plus d’une explosion par jour. Si on rapporte, pour la même aimée, le nombre de3 morts et des blessés au nombre d’explosions, on trouve qu’il y a eu 0,72 morts et 1,40 blessés, soit en tout 2,12 victimes par explosion.
- 11 est difficile d’expliquer pourquoi les explosions de chaudières sont plus nombreuses ct plus graves aux Etats-Unis qu’en Angleterre par exemple. Ainsi dans l’année qui a fini le ier juillet 1900, les explosions de chaudières survenues dans la Grande-Bretagne n’ont tué que 2.4 personnes et blessé 65, soit en tout 89 victimes. Le contraste entre ce chiffre et celui de 83o victimes faites aux Etats-Unis pour la môme année pendant la même période est frappant-On ne saurait admettre que les chiffres qui se rapportent à la Grande-Bretagne soient inexacts parce quclc Board of T rade a tous les moyens possibles pour être bien renseigne. D’autre part il n’est point présumable que le nombre des chaudières des Etats-Unis soit dix fois celui des générateurs de là Grande'-Bretagne. On a dit que les chaudières américaines (onclioimenl avec un facteur de sécurité moindre que les chaudières anglaises. Nous n’avons aucun moyen de savoir si c’est vrai, mais la différence, s’il y en a une, ne peut être assez grande pour expliquer l’excès
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- Supplément à L'Éclairage Électriqt
- 7 décembre 1901
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- Usine génératrice d’électricité d’H&mmer-smith à Londres — Depuis plusieurs années déjà la multiplicité des entreprises privées de distribution d’énergie électrique avait soulevé une vive discussion afin de savoir s’il ne serait pas préférable de grouper la génération de l’énergie électrique en quelques centres importants. Déjà plusieurs Compagnies d’électricité ont adhéré à cette idée; celle de Saint-James a fusionné avec celle de Westminster dans ce but, et deux autres, la Kensingtcm et lu Not-ting Ilill Compagnies ont déjà mis cette idée à exécution en reliant ensemble leurs réseaux pour n’en former qu'un seul alimenté par une seule usine réedifiée et rééquipée dans cette inten-
- La nouvelle usine se trouve à une distance de 2 à 4,5oo km des districts desservis par les réseaux des deux compagnies respectivement, et on a, en conséquence, donné la préférence aux courants triphasés à 5 a5o volts, transformés ensuite à 220 volts par les appareils des sous-stations situées sur les points d’utilisation. L’usine est construite pour une capacité éventuelle de 10 000 chevaux. La chambre de chauffe comprend actuellement 8 chaudières Babcook et Wilcox chacune ayant environ 33o m2 de surface de chauffe et capables d’évaporer G 048 litres d’eau par heure à la pression de 8,6 kg : cm2 qui est ceLle de la marche.
- Elles reçoivent leur combustible d’une soute élevée, pouvant en contenir 800 tonnes, par l’intermédiaire d’appareils de charge automatiques ; leurs grilles sont mobiles et actionnées par un moteur électrique de 5 chevaux ; les produits de la combustion sont également extraits automatiquement des cendriers et entraînés dans des réservoirs situés dans le sous-sol. Tout le charbon utilisé est pesé avant son entrée dans les foyers et enregistré au fur et à mesure par une bascule-compteur automatique.
- L’eau d'alimentatiou est puisée dans un réservoir contenant environ 220 000 litres d'eau situé au-dessus des chaudières et dans lequel est recueillie l’eau de la condensation après clarification ainsi que l'eau des pluies provenant des toits de l'usine.
- Les dimensions de la salle des machines sont calculées pour l'installation de 7 grands groupes générateurs dont 5 sont déjà en fonction ; 3 d’entre eux se composent chacun d’un moteur Willans de 370 chevaux couplé directementàunalternateur Oerlikon de 33o kilowatts ; les deux autres, plus puissants, sont formés chacun d'un moteur semblable au précédent mais de 820 chevaux et d’un alternateur Oerlikon de 55o kilowatts. Les premiers groupes font3oo et les seconds 270 révolutions par minute.‘La lubrification des pièces mobiles s'effectue à l’aide d’un mélange d’huile à cylindre avec du graphite pur pulvérisé.
- Les alternateurs sont du type triphasé à inducteurs tournants et produisent du courant à 5 280 volts sous 45 cycles. Ils reçoivent le courant continu nécessaire à leur excitation de deux petits groupes Willans-Parker, d’un moteur générateur ou d’une batterie d’accumulateurs.
- Le tableau de distribution est séparé en cinq sections : i,J Les panneaux du service de fa basse tension, comprenant les excitatrices, accumulateurs, force motrice et éclairage de l’usine ; 20 les trois alterna-
- teurs de 33o kilowatts et le moteur-générateur; 3° les appareils de la distribution sur les feeders du réseau de la Notting Hill Company ; 4° les deux alternateurs de 55o kilowatts ; et 5° les feeders du réseau delà Kensington Company. A l’exception de quelques voltmètres électrostatiques Kelvin, tous les autres appareils de mesure’ employés sont du type Hartmann et Braun à iü chaud.
- À part quelques modifications qui ont été introduites dans les sous-stations nouvellement créées en addition aux anciennes, les deux Compagnies, qui exploitaient chacune un réseau à trois fils à 220 volts ont conservé les mêmes installations en Les mettant, bien entendu, en rapport avec la nouvelle et unique source génératrice de courant.
- La totalité du courant produit à l’usine est amenée aux sous-stations par 10 feeders souterrains. L’équi-pement de ces dernières se compose de groupes convertisseurs formés de moteurs générateurs Oerlikon d’une puissance variant de 180 à 200 kilowatts pour les unes et de 60, 180 et 3oo kilowatts pour les autres. Le démarrage des moteurs-générateurs de 3oo kilowatts s’obtient à l’aide d'un rhéostat liquide, l’intensité du courant en cette occasion s’élevant jusqu’à 700 ampères environ. Chaque sous-station est reliée à l'usine génératrice par des sonneries et des postes téléphoniques. L. D.
- TRACTION
- Chemindeferèlectriqueàcrèmaillère Gênes-Gran&rolo.— L’ingénieur D. Pem-rgiuno donne dans le Giornale del Genio Civile une description très détaillée du nouveau chemin de fer électrique à crémaillère Gênes-Granarolo, description dont le Bulletin de la Société des Ingénieurs civils donne le résumé suivant r
- Cette ligue a été ouverte à l’exploitation des les premiers jours de cette année. Elle a son point de départ à Gênes à l'origine de la route communale dite Salita di San Rocco, dans le voisinage de la Piazza Principe ; elle suit d’abord cette route en empruntant son sol pendant i '38 m puis suit un tracé spécial jusqu'à Granarolo qui est un faubourg de Gênes. La voie a un développement de 1 i35 m en projection horizontale : la différence de niveau entre les extrémités est de 195,50 m : la rampe moyenne est de 17,10 p. 100, mais les déclivités varient entre 10 et 20,i5 p. 100. La ligne est à voie unique, sauf un croisement au milieu ; le rayon des courbes varie
- Sur la voie publique, la ligne est surélevée de o,i5 m et occupe une largeur de 3 m en laissant un espace de 2,80 pour la circulation des piétons et des mulets ; il y a une séparation formée par une balustrade en fer de 0,80 m de hauteur. Dans la partie propre du tracé la plateforme a une largeur de 3,60 m à 4,00 m, elle est tantôt en remblai, tantôt en tranchée sur le flanc de la colline de Granarolo. Au croisement la largeur atteint 6,3o m.
- Il y a deux stations très simples, une à chaque extrémité ; elles sont reliées par téléphone, II y a deux passages à niveau, l’un pour un chemin muletier, l’autre pour une route stratégique qui relie les forts de Gênes à la batterie Granarolo.
- Les rails sont en acier, à patin, du poids de 21 kg, par mètre courant ; ils sont fixés sur des traverses qui portent également la crémaillère de manière que la
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- CXX.XII
- Supplément à L’Eclairage Eiectriqt
- 1 décembre
- partie supérieure du champignon soit au même niveau que le haut delà crémaillère. Les traverses sont appuyées contre de forts massifs de maçonnerie encas-' très dans le sol et dont le but est de prévenir la descente de la voie dans le sens de la pente. L’écartement intérieur des champignons des rails est de
- La crémaillère du système Riggenbach est placée dans le milieu de la voie. Les fers qui la composent ont o, 18 ut de hauteur et ont leurs rebords inégaux, le plus large portant sur la traverse. Les dents, écartées de 0,10111 de centre en centre, sont fixées dans les fers latéraux par deux parties tournées au diamètre de 35 mm et tronquées sur io mm de hauteur pour les empêcher de tourner ; les dents, à section Lrapezoïdale, ont 3a mm de hauteur et des bases de 2cj et /,a mm.
- Le croisement s’opère par deux déviations symétriques, sans pièces mobiles. Les roues de chaque voiture ont d’un côté de l’essieu des gorges, de l’autre des jantes plates. Le croisement se l'ait automatiquement, les roues à gorge suivent le rail extérieur continu qui les guide et les roues à jante plate passent sur les coupures de la voie. Cette disposition est d’ailleurs connue et employée déjà sur divers funiculaires. Les voitures sont automotrices ; elles sont disposées de telle sorte que le plancher est horizontal sur une déclivité de io p. ioo. L’écartement des essieux est de 1,72 rn. Les roues ne sont pas calées sur les essieux, ceux-ci portent au miliuu une roue dentée en acier fondu, de 18 dents qui engrène avec la crémaillère. Chaque roue est actionnée par un électromotcur à courant continu pouvant développer au maximum 3o chevaux sous une tension moyenne de 5oo volts. Ces moteurs sont à suspension élastique ; l’axe de l’induit porte une poulie à frein et une roue à rocliel de 9 dents, laquelle engrène avec une autre roue de 60 dents calée sur un arbre auxiliaire ; sur ce même arbre est calée une roue de 20 dents engrenant, elle aussi, avec une roue de 40 dents calée sur l’essieu de la voiture et actionnant la roue dentée de la crémaillère. A chaque électro-moteur correspond une caisse de résistance placée sur le toit de la voilure et un rhéostat régulateur placé sous le plancher.
- lja prise de courant se fait au moyen d’un trùlet. La descente s'opère par la gravité, les moteurs font frein eu se transformant en générateurs de courant. Les régulateurs en variant les résistances règlent à volonté la descente. En dehors de ce système de frein qui sert exclusivement à la descente, la voiture porte deux freins à main ; l’un est constitué par des sabots pouvant serrer des poulies calées sur les essieux de la voiture et calant par conséquent les roues dentées engrenant avec la crémaillère. Ces sabots peuvent être arrosés avec de l’eau contenue dans un réservoir placé sous les banquettes.
- L'autre frein est constitué par une bande d'acier s’appliquant sur la poulie calée sur l’axe du moteur et dont il a été question ci-dessus.
- La caisse de la voilure comprend un compartiment central et deux plates-formes fermées, le tout pouvant recevoir 3o personnes. A chaque extrémité est une plaie-forme ouverte et plus petite, l’une pour le machiniste l’autre pour le garde-frein. L'éclairage se fait par nu courant dérivé du courant principal.
- T.es conducteurs aériens sont formés de deuxlils de cuivre du diamètre de 8 mm, suspendus, avec une double isolation, à des consoles portées par des con-colonnes en fer à 4,00 m, au-dessus du niveau des
- rails. Chaque fil sert pour une desvoitures qui peuvent se trouver simultanément sur la voie. Le courant continu vient par un câble spécial de l’usine électrique de Gênes, à la tension de 55o volts. Le retour du courant s’opère par les rails.
- Le service se fait avec deux voitures qui partent ensemble des deux extrémités de la ligne et se croisent au milieu. Les courses se succèdent à des intervalles de 20 minutes. En cas d’accident k une des voitures, on fait le service avec une seule avec un plus grand intervalle entre les courses.
- Le parcours simple s’effectue en 14 minutes, y compris le temps nécessaire pour deux arrêls réguliers, l'un au croisement, l’autre à proximité du passage à niveau de San Rocco. La vitesse moyenne ressort à 5,5 krn à l’heure, la vitesse maxima que le frein électrique ne permet pas de dépasser ù la descente est de 8 km. En cas d’urgence, l’arrêt, à cette dernière vitesse, peut être effectué sur une longueur de 1 m.
- Le personnel se compose d’un machiniste et d'un garde-frein. Le premier, qui se tient sur la plateforme avant, a sous la main le régulateur du courant le frein électrique, les freins d’avant à sabots et à bande. Le garde-frein qui fait aussi fonction de conducteur, se tient aussi sur la plate-forme arrière et peut manœuvrer, en cas de besoin, les freins d’arrière à sabots et à bande. Les deux agents communiquent ensemble par le moyen d'une cloche à la portée de chacun.
- Le matériel électrique des voitures a etc fourni par la Compagnie de l’Industrie Electrique de Genève, les voitures par la maison Diatto frères, de Turin et la crémaillère et le croisement par les usines de Roll en Suisse.
- ÉLECTROCHIMIE
- L’acétylène à Vexposition Pan-Américaine de Buffalo. — Nous lisons dans la Revue générale de Chimie pure et appliquée, du H octobre, l'article suivant de M. Mauric.e-II. Picxet :
- Parmi les nombreuses industries qui auront été représentées cette année à l’exposition pan-américaine, il en est peu qui ont occupé une aussi grande place que l’industrie de l’acétylène.
- C’est en réalité la première fois que le carbure et l’acétylène figurent à une exposition importante aux Etats-Unis.
- En effet, l’acétylène n’était pas représenté parmi les moyens d'éclairage à la dernière grande Exposition, l'Exposition Universelle de Chicago en 189‘i, — et pour une raison bien simple, c’est qu'à cette époque, carbure et acétylène étaient au point de vue industriel totalementinconnus, quoi qu’en dise M. Thomas-L. Wn.rsoN.
- Loin de vouloir éclipser l’acétylène, comme on l’a fait l’an dernier à Paris et à certaines autres expositions où le nouveau gaz ne semblait être que toléré, les organisateurs de l’exposition pan-américaine ont tenu à bien mettre l’acétylène en évidence et rien n’a été négligé pour cela.
- En effet, les divers produits exposés à Buffalo par les aeétylénistes américains et qui montrent si bien l’immense progrès réalisé dans cette branche d’industrie pendant ces dernières aimées, sont réunis dans un pavillon spécial, de construction élégante, que l’on a dénommé à Buffalo le Temple de l’Accty-
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- Ce pavillon, de dimensions assez vastes, puisqu'il ne mesure pas moins de ioo pieds sur ses deux façades, est bien éclairé par de larges baies et surtout bien aéré ; on a observé, dans sa construction, toutes les conditions nécessaires pour permettre de faire fonctionner tous les générateurs exposés.
- Les espaces laissés libres entre les vastes arcades qui percent les murailles sont coquettement ornés de panneaux auxquels il eût été difficile d'allouer une place mieux appropriée, attendu qu’ils représentent les progrès réalisés dans l’éclairage artificiel depuis les âges les plus reculés jusqu’à nos jours. On y voit les quinquets à l’huile des temps classiques, succédant aux primitives bougies de cire et aux torches de résine; puis viennent les moyens d’éclairage plus modernes ; la lampe à pétrole et le bec de gaz qui paraît bien pâle à côté de la brillante flamme de l'acétylène, qui domine le tout et devant laquelle tous les autres modes d’éclairage s’éclipsent.
- Mais, si le pavillon de l’acétylène attire, pendant le jour, de nombreux visiteurs qui circulent énier-veilllés devant les stands que nous passerons en revue tout à l’heure, c’est surtout le soir, à l’heure où il est brillamment illuminé, que ce pavillon mérite d'être visité.
- Les acétyiénistes du Nouveau Monde ont jugé, et avec raison, que le meilleur moyen de faire ressortir les précieux avantages de l’acélylène était d’en montrer l'éclatante lumière. Aussi, n’a-t-on pas installé moins de 5 800 brûleurs à acétylène, tant pour l’éclairage intérieur que pour l’éclairage extérieur du monument. Le soir venu, de longues rampes composées de milliers de brûleurs à acétylène courent le long des corniches et des balustrades, tandis qu’au faîte du pavillon se détache en lettres gigantesques, également composées de brûleurs à acétylène, le mot A.G.E.T.Y.L.E.N.E. Les installateurs ont su tirer parti pour l’éclairage des moindres fresques et motifs décoratifs, œuvres de l’architecte W.-’W. Bosworth.
- Intérieurement, le pavillon est éclairé par plusieurs grands lustres dont les nombreux globes répandent, clans les coins les plus reculés, des flots de lumière. Indépendamment de ce3 grands lustres, qui comportent douze globes chacun, l’éclairage intérieur est encore assuré par des arceaux, peints en blanc, de 1 % pieds de hauteur, comportant chacun dix becs à acétylène, de cinquante bougies chacun, enfermés dans des globes de l’orme prismatique. Ces arceaux encadrent élégamment les stands des exposants.
- L’exposition la plus imposante est certainement celle de la J.-B. Colt Company de New-York, qui couvre à elle seule le huitième de l’espace total réservé aux exposants. Dans la partie ouest de son stand, la Colt Company a exposé toute une série d’appareils générateurs de toutes tailles et de tous modèles qu’elle a construits. Cette exposition de générateurs est, en quelque sorte, une exposition rétrospective, car on y voit les types de générateurs les plus variés, depuis les modèles les plus primitifs, jusqu’aux appareils à chute du carbure dans l’eau, de construction toute récente, en passant par d’autres générateurs qui montrent bien les perfectionnements successifs. Le générateur qui attire le plus l’attention est un générateur capable d’alimenter mille brûleurs de vingt-cinq bougies, et comportant un gazomètre unique et deux chambres de génération, fonctionnant indépendamment l’une de l’autre. Ce générateur
- monstre fonctionne journellement. Il y a également un générateur pour ioo brûleurs, comportant un gazomètre séparé et un autre générateur dans lequel le générateur et le gazomètre sont combinés ainsi que divers autres modèles. Mais ce qui attire plus particulièrement l’altention des visiteurs, ce sont deux modèles de phares à acétylène, qui fonctionnent, tournent et projettent, l'un un feu blanc, l’autre un feu rouge et deux feux blancs. On peut admirer également deux grands projecteurs à acétylène, dont l’un projette des raj'ons de 600 à t 000 pieds de longueur suivant l’atmosphère, le second étant de capacité moindre. Dans ces projecteurs, le double réflecteur parabolique développe un rayon lumineux dont le pouvoir éclairant égale 2 Ôoo bougies. On peut encore voir ici d’autres accessoires pour l’acétylène tels que : réchauds et appareils de chauffage, becs Bunsen, fampes pour dentistes et chirurgiens, lampes pour photographes et lampes pour agrandissements des photographies. Comme 011 le voit, celle exposition ne manque pas d’intérêt.
- A côté, sur la plateforme centrale, se trouvent les générateurs construits par la Eagle Generatoii Company, de Saint-Louis. Ici rien que des générateurs depuis 3oo jusqu’à -20 becs. Ensuite et toujours sur la même plateforme, vient l’exposition plus attrayante do la Sunlight Cas Machine Company, de New-York. Le modèle le plus remarquable qui se trouve exposé ici consiste en un élégant appareil tout en nickel, capable d’alimenter 3o becs et destiné à démontrer le principe d’après lequel fonctionne le générateur, dénommé le « sous-marin », principe qui consiste à noyer le carbure dans une grande masse d’eau, de manière que le gaz soit rafraîchi et épuré au fur et à mesure de sa production. Le stand de cette maison est entouré d’une superbe inain courante nickelée qui porte des lampadaires à acétylène du plus bel effet, aux angles et au centre, entre les
- Il convient de citer comme très originale l’exposition de I’Electro Lamp Company, qui occupe pour ainsi dire le centre du pavillon et qui attire surtout la vue, grâce à une immense pyramide formée de plusieurs centaines de bidons de toutes tailles contenant les differentes qualités de carbure que fabrique ccttc Société.
- Lorsqu'on entre dans le pavillon de l'acétylène par la porte ouest, la première exposition que l’on voit est celle de la Pan-American Acetyi.lne Company, de Buffalo. Celle maison a groupé là plusieurs générateurs de sa fabrication dont l’un présente le grand avantage de combiner le générateur et le gazomètre sous un volume des plus restreints. Pour rendre son exposition encore plus brillante, ou a doublé ici les arcades dont nous avons parlé plus haut. On voit encore à ce stand, les générateurs, système Nord-licht, qui fonctionnent constamment et fournissent la lumière à plusieurs autres bâtiments de l’exposition et notamment au pavillon de l'Etat de l’Ohio (Ohio State Building) qui comporte à lui seul 600 becs et est exclusivement éclairé intérieurement et extérieurement au gaz acétylène.
- L’exposition de la Union Carbide Company dé New-'iork sort tout à fait de l’ordinaire. C’est en effet là qu’on a installé dans un angle une chambre obscure qui permet de se rendre compte à toute heure du jour de la beauté et de la clarté de la flamme de l'acétylène. Pour permettre d’établir une comparaison, on a installé dans cette chambre obscure un lustre central à six branches dont trois branches por-
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- cian, vol. XII, n° 11 novembre, -.New-York, d’après « Zeitschrift fur Electrochemie ».
- Sur le retrait d’autorisation de petite voirie. - Dans Y Electricien du 9.5 octobre, M. Charr les Sirky, avocat à la Cour de Paris, signale un point intéressant de jurisprudence relative à la révocation d’autorisations données par des maires à.des entreprises d’éclairage électrique de poser des fils sur les voies urbaines ; voici un
- Le maire de Sedan après avoir, autorisé M. Colette-,
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 7 décembre
- CXXXVII
- d'Etat du 26 novembre 1897 condamnant la ville à des dommages-intérêts au profit de la Compagnie du gaz. M. Goret, n ayant, pas obéi à l'injonction du maire do retirer ses fils, se vil dresser procès-verbal et devant le tribunal de simple police de Bar-le-Due contesta la légalité de l’arrêté de 1898 ; le tribunal luidonna raisun. Surpotirvoi du ministère public, l’affaire fut soumise à la Cour de cassation ; celle-ci vient de rejeter le pourvoi, considérant qu'il y avait abus de pouvoir le maire « n'ayant point agi soit dans l'intérêt de la voirie, soit dans un intérêt public et de police, mais dans l’intérêt privé de la commune »; en un mot la Cour de cassation a suivi la jurisprudence antérieure.
- Le Conseil d'Etat reviendra-l-il sur celle qu'il a adoptée dans l’affaire Colette. M. Sirey le pense, d’abord parce qu’elle est conforme à la jurisprudence suivie antérieurement par le Conseil d’Etat, dans plusieurs affaires anatogues, ensuite parce que la discussion des termes de sa décision dans l’affaire Colette lui fait supposer que celle-ci serait une décision d’espèce. D’ailleurs, ajoule-l-il, 011 11e tardera pas à être fixé sur ce point, le Conseil d'Etat ayant prochainement à prendre une décision dans une alfaire analogue,
- RÈGLEMENTS
- Protection des lignes télégraphiques et téléphoniques contre les courants industriels en Allemagne. — Nous lisons dans L'Electricien du >, novembre :
- vendons à conclure avec les entreprises qui exploitent "des circuits de courants ^industriels et qu clics puissent être
- des conduites de gaz ou d’eau, là où il sc trouve déjà des lignes télégraphiques ou téléphoniques de l'Administra-
- industriels doivent partout être disposés parallèlement et être rapprochés l’un de l'autre autant que la sécurité du
- de courants industrielsavec les lignes télégraphiques et
- — on encore si les conducteurs de courants industriels ne sont pas isolés, on doit employer des dispositifs spéciaux (filets protecteurs mis à la terre, etc.), destinés à prévenir ou à reudre inoffensif tout contact entre les eon-
- isolé pour les conducteurs de courants industriels no peut se considérer comme une protection suffisante que si la tension normale de ces courants ne dépasse point
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- CXLIl
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 14 décembre 1901
- NOUVELLES ET ÉCHOS
- Le monument de Z. Gramme. — Un comité vient de se former pour élever, par souscription, un monument à Zenobe Gramme. MM. llarlc, Jlillairet, Mildé, F. Meyer, Robard, Sartiaux et Sciama adressent aux électriciens la lettre circulaire suivante :
- « Un Comité, formé d’ingénieurs et de Constructeurs électriciens, s’est constitué dans le but de recueillir les fonds nécessaires à l'érection d’un monument à Gramme, l’inventeur de la machine dynamo industrielle.
- « Cette machine a été l’origine pour le monde entier, d’une industrie dont le développement rapide a entraîné une révolution dans un grand nombre d’autres iudustries et une évolution dans la science elle-mêine.
- « M. Z. Gramme est venu en France en i865, où il est décédé le 20 janvier dernier. Sa carrière fut donc toute française et son norn restera une des gloires de la France, devenue sa patrie adoptive.
- « Elever un monument à Gramme est donc une œuvre nationale, c’est en même temps un témoignage de la reconnaissance de tous les savants, ingénieurs, constructeurs et ouvriers électriciens qui ont utilisé l’admirable invention de Gramme au profit d’innombrables travailleurs.
- « Le monument projeté sera élevé dans un square dont l’installation est décidée, autour du Conservatoire des Arts et Métiers; nous en avons aujourd'hui la certitude.
- « Nous venons donc, Monsieur, solliciter avec instance votre concours en faveur de l’œuvre que nous poursuivons. En inscrivant votre nom parmi les souscripteurs, vous coopérerez à un acte de reconnaissance publique et nous vous en serons infiniment reconnaissants. »
- 48, rue de Dunkerque, Paris (9), soit en mi mandai on bon de poste, .soit en un chèque, soit par un avis indicés travaux de Albert Hess. — Sur l’initiative de M. Boueherot, les amis de Albert Hess ont rassemblé dans une brochure les principaux
- articles et études de notre regretté collaborateur de la première heure.
- Cette brochure, qui vient d’être distribuée aux souscripteurs — et dont quelques exemplaires sont à la disposition de ceux de nos lecteurs qui nous en feront la demande renferme la reproduction intégrale ou le résumé des articles originaux suivants :
- Sur les rhéostats industriels (Lum. E/ect., 5 juillet 1890).
- Sur les isolants (Lum. Elect., 2b novembre 1892).
- Mesure de la différence de phase entre deux courants alternatifs sinusoïdaux de même période. (Comptes Rendus de VAcadémie, 26 février 189U.
- Application des rayons cathodiques à l’étude des champs magnétiques variables. (Comptes Rendus, î juillet 1894).
- Emmagasinement et distribution de l’acétylène {Ec.l. Elect. 20 mars 1897J.
- Organisation des bureaux centraux téléphoniques de la maison Naglo frères, système Iless-Raverol-West (Ecl. Elect.)
- Elimination des harmoniques supérieures dans les courants périodiques et production de courants parfaitement sinusoïdaux {Lum. Elect. 17 juin 189'Vj.
- La brochure mentionne également quelques-uns des brevets que Hess fut conduit à prendre pendant sa courte carrière industrielle, ainsi que les plus importants des articles de mise au point — véritables rapports sur les questions envisagées — qu’il publia dans La Lumière Electrique et dans VEclairage. Elec-
- Nous n’avons pas àjugerici l'importance des idées que notre collaborateur a émises. Nous préférons faire connaître l’opinion de M. A. Blondel, qui s’exprime ainsi dans la préface de la brochure consacrée aux publications de Hess.
- « Les. amis de M. Albert Hes^s ont voulu que cette de celui que la mort a enlevé trop tôt à leur affection, leur. Ayant etc longtemps un des collaborateurs de la jours suivi avec vif intérêt ses travaux, j’ai accepté volon-
- » Il ne m’appartient pas d’apprécier dans l'auteur des notes qu'on, va lire 1 homme privé, que je n’ai pas connu — bien que le seul fait que son souvenir est reste si cher
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- ibre 1901
- rxLin
- à ses amis, me semble en faire le plus frappant éloge; — mais ce que jo puis dire sans partialité, c'est la sincère estime et la sympathie que m'ont inspirées ses recherches scientifiques, trop souvent interrompues par des circonstances contraires à sa volonté.
- » Ses publications personnelles (aussi bien, du reste, que les analyses pleines de critiques judicieuses qu'il a consacrées aux travaux étrangers), étaient attrayantes par leur clarté et leur précision, que bien d’autres que moi ont remarquées et appréciées.
- .. Le grand mérite de ,\1. Albert Hess, c'est surtout d’avoir eu, bien qu'encorc^ jeune, plusieurs idées origi-
- à l’oubli, dans lequel tombent souvent injustement les chercheurs modestes comme il l'était.
- » Ses éludes théoriques et expérimentales sur les diélectriques (dont l’ampleur a été forcément réduite dans cette publication), restent un document précieux pour tous ceux que préoccupe l’analyse des phénomènes si complexes de la charge cl de la décharge résiduelle. La méthode qu’il a imaginée pour l'inscription des courants variables au moyen des rayons cathodiques, et que
- recherche, dont les applications sc développeront certainement. Ses dispositifs pour l’épuration dos sinusoïdes et la mesure des différences do phases des courants alternatifs ont pu guider de nombreux chercheurs dans la réalisation do solulious pratiques de ces ques-
- a su tirer enfin déjà bien des avantages de ses recherches sur la téléphonie et la dissolution de l'acétylène.»
- « Il est permis de croire que si sa vie eût suivi son cours naturel, au lieu d’être si cruellement et prématurément brisée, M. Albert Hess fût. devenu un de nos meilleurs et de nos plus réputés techniciens et eût enri-
- nliles. Sa disparition doit laisser, à ce litre, de sincères d'amhhî. TCme d CLUX qU° I1Un‘SSai à. Bt.on'dul.
- GÉNÉRATION ET DISTRIBUTION
- Utilisation de la chaleur du soleil comme force. — Dans la plupart des ouvrages de phy-
- sique classiques on trouve la description d’un appareil imaginé par Pouillet pour produire l'ébullition de l’eau par les rayons solaires : ceux-ci étaient reçus sur un miroir conique ayant son axe dirige vers le soleil ; ils étaient réfléchis à angle droit et absorbés par les parois d’un récipient cylindrique disposé suivant l’axe du miroir et rempli d’eau. L’information suivante que nous lisons dans un des derniers Bulletins de la Société des Ingénieurs civils montre que cet appareil de démonstration est devenu un appareil industriel.
- i\ous avons indiqué, dans une chronique déjà
- fonde, sous le nom de Stflar Heat Power Contpanv, pour utiliser la chaleur solaire comme force motrice pour l’irrigation et autres travaux agricoles. Cette compagnie n’avait plus fait parler d'elle et nous ignorons si elle a quelque rapport avec, un nouveau moteur solaire dont nous trouvons la description dans l’Engineering News du 9 mai dernier.
- L'attention a été vivement attirée sur un nouveau moteur solaire qui a été instaLLé récemment à South Pasadena, en Californie. Cet appareil est le résultat de recherches expérimentales très coûteuses qui oui duré plusieurs années. Il a été construit à Boston où est le siège de la coutpaguie qui l’exploite et a été expédié à Pasadena pour être essayé sous l’action du soleil perpétuel de l'été du sud de la Californie.
- Le degré actuel de perfection de la machine a été obtenu non pas tant par des inventions nouvelles que ar l’étude et l’application heureusement modifiée es principes qui^ ont servi à la construction des
- Les deux parties principales de l'appareil sont le réflecteur et la chaudière. Le premier a la forme d'un tronc de cône à base circulaire : son plus grand dia-
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- mètre est de io m environ, le plus petit de m, La surface réfléchissante est composée de i 788 miroirs plans placés à l’intérieur du cône. Ces miroirs sont en verre, de l’épaisseur du verre à vitres ordinaire et sont recouverts sur le revers de trois couches d argent pur avec superposition d'une préparation pour préserver l'argent des injures du temps.
- On voit que, si l’axe du cône est placé dans la dicection du soleil, tous les rayons tombant sur les miroirs seront réfléchis sur l’axe. Le réflecteur est maintenu toujours dans la même direction par un mouvement d horlogerie à contrôle électrique agissant toutes les vingt secondes.
- La machine est suspendue à une charpente en fer très légère mais assez solide pour résister aux vents les plus violents.
- La chaudière est naturellement placée au foyer ; elle a 4,0 m de longueur et une capacité de 4 ôo litres pour l'eau et 220 litres pour la vapeur. Elle est formée d’un fort tube d'acier terminé par deux calottes en fonte, dont l’une placée à la partie supérieure porte un dôme de prise de vapeur.
- Cette chaudière porte à l'intérieur certaines dispositions spéciales qu’on n'a pas fait connaître jusqu’à présent et qui ont pour but d’éviter le passage de l’eau à la machine lorsque la chaudière se trouve renversée en suivant le mouvement général de l’appareil. Elle porte une soupape de sûreté et un niveau d’eau; elle produit la vapeur à la pression de 10,5 kg, pression qui est atteinte au bout d'une heure d'exposition au soleil. Lapartie extérieure est revêtue d’une préparation contenant du noir de lampe pour augmenter le pouvoir absorbant de la surface.
- Un tuyau enveloppé d’amiante conduit la vapeur à la machine. Celle-ci est du tj'pe coinpound à condensation et de 11 chevaux.
- Celte machine actionne par courroie une pompe centrifuge qui élève 6000 litres environ d’eau par minute d’un puits de 4,80 m de profondeur. L'élévation réelle peut être évaluée à 2,10 ui.
- L’application la plus indiquée de la puissance solaire est l'élévation de l’eau des milliers de puits qui servent à l’irrigation dans.les vastes régions de la Californie méridionale, du Névudu, du Nouveau-Mexique et de l’Arizona. Les journées y sont presque absolument sans uuages d’avril à octobre 01. la chaleur y est généralement intense. Or, le principal obstacle à l’irrigation est babsence de cours d’eau et la rareté exlréme du combustible. Si la chaleur solaire permet d’utiliser ces puits, le second obstacle n’existe plus. On pourra ainsi mettre en culture et amener à une énorme production agricole les parties
- les plus favorablement situées du grand désert amé-
- Après expérience, on ne croit pas utile d augmenter les dimensions des machines au delà de celles de l’appareil déjà construit. 11 peut donner pleinement 10 chevaux et cette puissance pourra être portée à 15 au moyen de quelques améliorations en voie d'application à l’appareil actuel. Si on a besoin d'une pins grande force, il est facile de réunir plusieurs réflecteurs et chaudières pour le service d’une seule machine.
- Moteur à pétrole lampant, système Campbell. — Les moteurs à essence de pétrole et les moteurs à pétrole lampant sont d’utiles auxiliaires de l’industrie électrique en permettant, l’éclairage par l’électricité des châteaux el villas éloignés de tout réseau édectrique et de canalisation de gaz. Mais si les premiers ont reçu dans ces dernières années, grâce d’ailleurs au développement de l'automobilisme, des perfectionnements importants (pii en rendent le fonctionnement aussi sûr que celui, des moteurs il gaz, les seconds sont encore aujourd’hui en quelque sorte dans la période d’étude. Toutes les difficultés inhérentes à l’obtention d’un mélange homogène d’air et de pétrole vaporisé ou pulvérisé ne paraissant pas avoir été complètement surmontées.
- Néanmoins il existe déjà de bons moteurs à pétrole lampant; parmi les types que la pratique a sanctionnés, nous signalerons le moteur Campbell dont un modèle, d’une puissance nominale de i3 chevaux avec une vitesse angulaire de 210 t: m, a été soumis par M. Richard Slanfield à de nombreux essais dont voici un résumé :
- Le moteur fut d’abord essayé à pleine charge pendant quatre heures, puis, pendant deux heures, à demi-puissance environ; après une marche d’une heure à faible puissance, on termina les épreuves par un travail à puissance maxiœa d une durée d’une demi-heure.
- Le travail était absorbé par un frein dont les poids et le balancier à ressort furent soigneusement contrôlés à la tin de l’expérience. Des diagrammes étaient relevés tous les quarts d'heure environ.
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- spécifique 0,824) dans chaque partie de l’essai était évalué par la différence des pesées du réservoir faites au commencement et à la fin de l’épreuve. Un flotteur indiquaiten outre la hauteur du liquide employé. Pendant une grande partie de la marche à pleine puissance, la lampe du vaporisateur n’a pas brûlé, la chaleur de celui-ci étant suffisante pour assurer la vaporisation du pétrole et la mise de feu à la fin de la période de compression.
- Voici, dans ces conditions, les résultats obtenus :
- ; par minute............ 80,17
- fective en kg par cm2. . . 4.8m
- nchvx................... 17.68
- D’observations faites au cours de cet essai, il résulte, en outre, que la consommation de pétrole par cheval-heure au frein a constamment diminué du commencement à la fin.
- Essai à demi-puissance. Durée 2 heures.
- Vitesse moyenne par minute (tours)...........ai3,o5
- Nombre d’explosions par minute.................. 48,24
- Pression mqÿenne effective en kg par cm- . . 4,842
- Puissance indiquée en chvx...................... 10,70
- Pétrole consommé en kg.......................... 7,457
- — par cheval-heure indiqué . o,384
- — — an frein . 0,488
- Essai à faible puissance. Durée 1 heure.
- Pression moyenne effective en kg par cm2 . . 3,885
- Puissance indiquée en chvx................. . . 2,98
- Pétrole consommé en kg...................... i,5o2
- — par cheval-heure indiqué . o,5o8
- Reuden
- Pétrole
- o.3n
- o,35o
- Enrésumé, la consommation de pétrole par cheval-heure au frein décroît à mesure que la puissance augmente, en passant, de o,438 kg pour la puissance de 8, G chevaux au frein à o,35o kg pour 17, 8 chevaux, le pétrole employé ayant une densité de 0,824 et une puissance calorifique de 10 334 calories par kg.
- Transmission d’énergie électrique à Butte (États-Unis). — Dans son numéro du 20 janvier, F.lcctricol World publiait une description détaillée de l'installation qui fournit à Butte, ville située au centre de la riche région minière d’Anaconda, l’énergie électrique dont elle a
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- besoin pour l’éclairage et la force motrice. Nous en extrayons les renseignements suivants :
- L’usine hydro-électrique est située sur le Big Hole River, à 33,6 km de Butte. Elle contient quatre alternateurs triphasés à champ tournant de 700 kilowatts, à 60 cycles, et 800 volts, actionnés par des turbines Leffel horizontales, type Niagara, faisant u>o tours par minute. La charge d’eau utilisée est de 17,70 m. Des transformateurs élèvent le voltage du courant de 800 à 16000 volts tension à laquelle se fait la transmission à la sous-station de Butte ou se trouve également une installation à vapeur destinée à parer aux inconvénients d’un accident à la ligne.
- La distribution du courant pour l’éclairage et la force motrice est faite, à Butte, à 1 200 volts par courant continu. Pour la force motrice, 011 emploie à la fois des moteurs d’induction et des moteurs synchrones, et on a disposé à cet effet des circuits indépendants de ceux d’éclairage. La plupart des grands moteurs triphasés sont alimentés directement par le circuit à 2000 volts. Une forte proportion de l’énergie utilisée est également fournie par an convertisseur rotatif à 000 volts.
- Transmission d’énergie Madrid-Albemarle (États-Unis). — Dans X Electric ni World du a mars, M. E. W. IIakl donne de cette installation une description détaillée d’où nous tirons les renseignements suivants :
- La Coclnli Gold Mining C°possède à Albemarle une usine de cyanuration à laquelle la force motrice était jusqu’ici fournie par des machines à vapeur employant le bois comme combustible. Dans ces conditions la dépense journalière était de 1090 fr par jour pour le traitement de 200 tonnes de minerai en 24 heures.
- L’usine ayant dû être agrandie, il fallut songer à employer un autre mode de production de la force motrice. Faute de chute d’eau dans le voisinage, on résolut d’installer à Madrid, où la compagnie possède une mine de charbon, une usine génératrice à vapeur et de transmettre électriquement l’énergie à Albemarle situé à j 1 km.
- Depuis avril 1900 cette usine est en fonction. Un groupe éleclrogènc de 600 k\v formé d’une machine Allis-Corlis et d’un alternateur triphasé, donne du courant à Go5 volts ; trois transformateurs de 200 k\v élèvent la tension à 20 000 volts pour la transmission. La perle en ligne étant de 8,5 p. 100, la tension à l’arrivée est d’environ 18 5oo volts; elle est réduite par transformation à 6o5 volts. L’usine génératrice a été prévue pour l’installation d’un second groupe de même puissance.
- TRACTION
- Les tramways électriques de Darwen (Angleterre. Utilisation des ordures. — L’intérêt de la description que donnait Tramway and Railway World du 7 février dernier, réside moins dans l’importance de l’installation que dans l’utilisation des ordures ménagères pour la production de la vapeur à l’usine génératrice.
- Les voitures automotrices, au nombre de 10, sont du type à impériale et comportent 60 places. Elles
- sont montées sur des doubles trueks Rrill, type maxirrunn traction ; chacune d'elles est munie de deux moteurs de 3o chevaux.
- La longueur totale de la ligne est de /t,53o km. La voie est à écartement de i,a5 ïn et les rails qui pèsent 47,4 kg le mètre courant sont posés sur une fondation on béton de i5 cm d’epaissenr.
- I.'usine comprend actuellement trois groupes élec-trogènes à accouplement direct, dont deux sont composes de machines Bellis et de génératrices bipolaires Siemens, ayant une puissance de i5o kilowatts tandis que celle des machines à vapeur est de 200 chevaux. Le troisième est constitué par une machine Bellis de 400 chevaux et d’une génératrice multipolaire Aldther et Platt de Hoo kilowatts. On a préparé les fondations pour deux groupes beaucoup plus importants la place disponible étant d'ailleurs suffisante pour 2 5oo chevaux.
- L'auteur signale les survolteurs, la batterie d'accumulateurs et le tableau de distribution. Puis il décrit les chaudières avec foyers à alimentation automatique, destinés à suppléer les l'ours Meldruui servant à la destruction des ordures ménagères.
- Ces fours sont établis dans une usine située le long de celle d’élect ricité
- L’auteur donne une description détaillée de cette seconde usine. Les fours sont au nombre de deux. Les chaudières qu’ils chauffent sont du type Lan-cashire et mesurent 9,10 m sur 2,40 m. Elles .sont placées à l’extrémité de la chambre de construction des fours et perpendiculairement à celle-ci. c’cst-à-dire parallèlement aux fours. Ces chaudières sont timbrées à 1.4 kg: cm2 mais comme les machines nê fonctionnent qu'à io,5kg: cm2 la pression delà vapeur est réduite à cette valeur avant de pénétrer dans l’usine électrique.
- L'auteur donne les résultats d’essais effectués avec cette installation; la combustion des ordures ménagères sufliL largement à produire de la vapeur pour alimenter 3 5oo lampes électriques de 8 bougies ou leur équivalent. La quantité d’ordures ménagères traitées parjourvarie de 32 à 38 tonnes, l’usine étant capable d’en traiter 70 tonnes. La puissance calorifique des ordures ménagères est égale au cinquième de celle du charbon ordinairement employé. Celui-ci ayant valu, en moyenne, i5 schillings, en 1900,1a valeur des ordures serait de 3 schillings la tonne, et comme leur destruction coûte environ 2 schillings, le bénéfice est de 1 schilling (1,20 fr) par tonne d'ordures livrées à l'usine. En somme cette installation détruit d’une façon inoffensive les ordures ménagères d'une ville de 40000 habitants et produit sans frais supplémentaires, 400 chevaux d’une façon continue pendant 12 heures par jour, ou 260 chevaux pendant les 18 heures journalières du service des tramways, ce qui équivaut à une production annuelle de 900 000 kilowatts.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Mandrins magnétiques O. S. Walker and Co. — On sait que depuis plusieurs années on utilise souvent, dans les usines métallurgiques, la force attractive des électro-aimants pour éviter les manœuvres d’accrochage aux appareils de levage, des pièces d’acier, de fonte ou de fer, le crochet, ordinaire de ces appareils étant rem-I placé par un puissant électro-aimant ; il en
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 14 décembre 1901
- est résulté une grande économie de main-d'œuvre. Les mandrins magnétiques que MM. O. S.Wal-ker et Co présentaient à l’Exposition universelle et dont la Revue-industrielle du 11 novembre donne une description,, paraissent devoir être aussi utiles pour le travail aux machines-outils de pièces et métaux ou alliages magnétiques.
- Le principe de ces mandrins est d'ailleurs très simple : une des faces do l’objet à travailler est préalablement dressée et posée sur les pièces polaires, également dressées d’un électro-aimant; dos qu’on lance le courant dans celui-ci, la pièce est solidement maintenue dans la position qu'on lui a donnée,
- Los mandrins pour machine à raboter sont constitués par une boîte parallélipipédique en fer doux fixée au moyen d’écrous sur le bâti de la machine, intérieurement se trouve une bobine avec noyau vertical dont l’extrémité inférieure fait corps avec le fond de la boîte; l’une des parois latérales de celle-ci relie magnétiquement ce fond à l’une des parties du couvercle qui est divisé en deux moitiés par une rainure en zig-zag ; la seconde moitié de ce couvercle est en contact magnétique avec la partie supérieure du noyau. De la sorte les deux moitiés du couvercle forment les deux pièces polaires de l’électro-aimant et toute pièce de métal magnétique posée sur le couvercle a pour effet de fermer le circuit magnétique.
- Les mandrins pour tour sont formés d une boîte cylindrique suivant l’axe de laquelle est place le noyau de 1 électro-aimant ; une pièce polaire en forme d’étoile fixée sur ce noyau constitue l'un des pôles et en même temps une portion du couvercle de la boîte; l’autre pôle est constitué par la seconde portion du couvercle, taillée de manière à contourner les bras de l’étoile et reliée magnétiquement à l’autre extrémité du noyau par les parois latérales du mandrin. Le courant est amené à l’électro-aimant par 1 axe du mandrin et par un balai frottant sur une bague.
- TÉLÉPHONIE
- Le réseau téléphonique souterrain de la Chaux de Fonds. Située dans une région très industrielle avoisinant la frontière française, la ville suisse de La Chaux de Fonds est bien connue des électriciens par les intallations électriques du système continu en série de M. Thurv qui ont été faites il y a (.! ou y ans. Quelques contacts entre, les conducteurs du réseau de distribution de force motrice et d’éclairage, et les conducteurs du réseau téléphonique ayant donné lieu a plusieurs accidents, l’administration des Télégraphes suisses prit, au printemps de 1899, la décision de substituer au réseau téléphonique aérien un réseau souterrain.
- Dans le numéro du Journal télégraphique, de Berne, du 20 octobre dernier, M. L. Vavom, ingénieur, donne une description très complète du nouveau réseau ; nous en extrayons les renseignements suivants :
- La ville et ses environs ont été divisés en 10 arrondissements de 200 postes (établis ou prévus) ; un câble principal à 216 conducteurs doubles (rG servant de réserve eu cas do dérangement) relie chacun ,
- d’eux au bureau central. Dans l’arrondissement ce câble se divise en deux tronçons égaux aboutissant à
- tableaux partent un nombre de câbles secondaires de 11 et 22 conducteurs doubles qui se terminent à des tableaux secondaires convenablement répartis. Enfin de ces derniers partent des câbles à deux conducteurs, appelés câbles d'introduction qui aboutissent aux postes d’abonnés (').
- Chaque tableau principal est constitué par une armoire en tôle de fer mesurant 975 mm de hauteur, 895 mm de largeur et 210 mm de profondeur appliquée contre la façade des maisons à environ 1 ni de hauteur. A l’intérieur la tôle de fond est garnie d un panneau en bois traité au carbolinénm sur lequel sont vissées quatre baguettes verticales en bois dur servant de suppoi’t à 1 o réglettes horizontales (5 de chaque côté) munies chacune de 20 pièces de contact ; sur la partie supérieure de c*es pièces de contact sont soudées les extrémités de 400 des fils du câble principal ; sur la partie inférieure sont soudées celles des fils des câbles secondaires à n on 22 conducteurs doubles (qui correspondent par suite chacun à une ou à deux réglettes).
- Les tableaux secondaires sont renfermés dans des armoires semblables mais de dimensions plus petites ((>20 mm de haut, 042 de large, 220 de profondeur) fixées aux murs des maisons, de préférence dans les cours intérieures ; chaque armoire contient 20 coupe-circuits et lorsque — par exception — des câbles d’introduction aériens y sont raccordés il y a en outre un parafoudre par chaque câble aérien. La tôle de fond de l’armoire, au lieu d'être appliquée immédiatement contre le mur en est écartée de 70 mm et partage de ce fait l’intérieur en deux compartiments communiquant entre eux par une large échancrure pratiquée sur le bas de cette même tôle. C'est par cette ouverture que le câble secondaire est introduit dans le compartiment antérieur de l’armoire; chaque double conducteur est fixé aux bornes supérieures des parafoudres ou, à défaut, à colle des coupe-circuits. Les conducteurs des câbles d'introduction partent des bornes inférieures et passent par la même ouverture dans le compartiment d arrière ; là iis sont recueillis par un court tube de protection; grâce à cette disposition l’eau de pluie qui pourrait couler le long des câbles d’introduction n’atteindrait pas le compartiment antérieur.
- Généralement les câbles d'introduction sont fixés le long des murs des maisons; lorsque les postes à relier au tableau secondaire au lieu d’être répartis
- ^(1) A vrai dire, rétablissement des tableaux principaux
- acquérait ia possibilité de modifier pour la suite et de tout temps, suivant les^bcsoins, la distribution des câbles
- sible et bien approprie pour les essais et les recherches
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- CLIJ
- Supplément à L’Éclairage Électrique du li décembre
- l'abonné se soit conformé à scs obligations. ' concessionnaire, le différend sera jugé sans appel par concessionnaire et le Collège, les frais étant supportés
- est fixé à o,o65 fr Thectowatt-heure pour l’éclairage par-à faire de l’éclairage.
- Ces prix sont susceptibles de réduction suivant une échelle de rabais que le concessionnaire devra soumettre à l’approbation de l'administration communale.
- Tous les établissements communaux jouiront d'un tarif spécial uniforme à o,o4 frl’liectowalt-hcure pour léclai-
- son de ' o,o3 fr ThectOwatl-lioiire. Ces tarifs maximum
- avantageux était accordé à un abonné, ce tarif devrait être appliqué en même temps aux établissements communaux qui se trouveraient dans les conditions de con-
- la recette brute.^ . ^ ^ ^ "
- tioii des mesures de^ sécurité et d’
- et de propositions pour les appareils accessoires;
- Le calcul du prix do revient du kilowatt-heure utile décomposé dans ses divers éléments en prenant pour base le prix du charbon à 16 fr à quai devant Tusinc, le prix du poussier de coke à 6 fr la'tomie et le prix du gaz
- Tout retard dans ^Taccom^liss^ri]|‘iit^ dc^engagemcTils,
- .piété par le conces-^ 11 üL'iiisr. DécnÉAiveE. —- Art. 28.^ -— La coie
- ^ A. respiration dt^la concession, la Yîlh^pou^rra devenir d’existence, non compris les frais de renouvellement et
- stipulations de l’article 10.
- Si la villo lie fait pas usage do son droit de rachat, la monopole et, après ce dernier délai, toute l'installation
- Art. ‘J'J. — La A ille aura le droit de racheter la concession après six années à dater de l’approbation de
- Eli cas de rachat, la Ville sera obligée de reprendre les installations et toute l'exploitation moyennant, le paic-
- a) Si la reprise sc fait à la fin de la sixième année, la Ville paiera îi5 p. ioo du montant de la soumission,
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- CL IV
- BIBLIOGRAPHIE
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE
- L’ACCUMULATEUR TUDOR
- Siège social ; 48, rue de la Victoire, Paris DSINES : 39 et il, route d’Arras, LILLE
- TElSSEUrBRALLT&CHAPROM
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- B. K.
- g II «l fegrettablc qnc la partie materielle de c*
- B. K.
- Ce
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- Supplément à VÉclairagt Électrique du 14 décembre 1901
- diéres à vapeur avec rappel des expériences de Williams, TVrlcîus, l’ielrl, Belleus, Solignac,^ etc., et une descrip-
- Prescriptions de sécurité relatives aux installations électriques à courant fort, publiées par l’Association des électriciens allemands, traduites par Gr. Stadler, ingénieur. Ve Ch. Dunod, éditeur, 49,
- cun desquels se rapporte une des brochures : i11 les installations à basse tension (moins de 2S0 volts) ; 20 celles à moyenne tension (25o à 1 000 volts); '.i° enfin les installations à haute tension (plus de 1000 volts).
- La Télégraphie hertzienne sans SI. — Guide pratique de télégraphie hertzienne sans fil aux grandes distances, par E. Ducretet. ->. eue Claude-Bernard, Paris.
- Bans ces deux brochures M. Ducretet non seulement dans ses ateliers, mais donne encore sur remploi de ces pratiques, fruits de plusieurs années d’études et d’es-
- American Trade Index (Index du Commerce américain publié par la National Association of Manufactures of the United States. Broad and Cliesmil Slreets, Philadelphie.
- Ku publiant cet ouvrage « qui n’est pas mis en vente, mais est adressé à titre gracieux aux maisons sérieuses
- de l'étranger fi, l'Association nationale des manufaclu-
- sable de s’en rapporter au gouvernement pour développer leurs relations d’affaires avec l'étranger : ils se chargent eux-mèmes de ce soin et ne négligent aucun des moyens propres au but qu’ils se proposent.
- L'Index du commerce américain constitue en effet un
- avec une courte énumération en anglais des articles qu'ils fabriquent ; la seconde est la répétition en français de cette liste. Dans la troisième, les objets manufacturés,
- fabricants sont indiques pour chacun d eux ; dans la alphabétique suivant leurs noms français. Une cin-membres de l’Association. Enfin ia dernière est consacrée
- l'Association qui, comme la publication de l’Index, ne peuvent manquer de faciliter les relations entre les com-
- d’ahord un Bureau de Renseignements, dont h-s dépenses sont supportées par l’Association et qni a pour but de
- maisons étrangères qui ^s’y font inscrire, tous les rem-mi-
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- Tome XXIX
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- L’Éclairage Électrique
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- CLX
- Supplément â L’Êclairaffe Sleclriqi
- décembre 1001
- 5° Les applications électriques (les ondes électriques. .
- — Télégraphie sans fil, par M. Albert Tnrpain, docteur 1 es sciences (Paris, N and, éditeur, '1. rue Racine). Don de
- 3" Congrès International d’Jùleotrioité iS 25 août 1900.
- — Rapports et Procès-verbaux paritl. Hospitalier (Paris, Gauthier-Yillars, quai des ürands-Auguslins).
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- Brevets français sur les accumulateurs. — Moule servant à la fabrication des plaques d’accumulateurs- Liasse et SjixcKisiîJi. Brevet français, iC 307014 du 26janvier 1901.
- Ce moule est composé de deux plateaux convenablement rainurés eL à i>3 3eau entre lesquels on place des peignes longitudinaux et transversaux dont les dents forment des entrecroisements correspondant aux orifices de la plaque d'accumulateur à couler. Les plateaux sont assemblés par des serre-joints convenables une fois les peignes en place.
- Le moule est porté à la température de 35o à 4oo° C, puis on coule le plomb à la poche. On démoule après refroidissement puis arrachement des peignes.
- Ace.umulateur do la société J. Buffaud et A. Tavian. — Brevet français, n° 3o', du 10 janvier 1901.
- !,'électrode positive est constituée par des augets triangulaires perforés d’un très grand nombre de. trous de 1 mm environ de diamètre; ces augets sont disposés horizontalement et maintenus par un cadre et des eolonnettes verticales, le tout soudé.
- L'électrode négative est une plaque d’aluminium plissée recevant la matière active. La queue est en plomb pour éviter les sels grimpants.
- Procédé de fabrication de plaques d'accumulateurs à grartdo surface. — Schui.z. Brevet français, nu J09 297, du 20 juin 1901.
- Schulz prend des plaques de plomb lisse qu'il ondule en maintenant les écartements à l'aide de bandes de carton. Il soude ensuite en haut et en bas à de grosses nervures. Ceci fait, il vient détacher a la surface de chaque repli des petites languettes qu il soulève à angle-aigu, munissant ainsi toute la surface de la plaque d’un grand nombre de petites ouvertures. La plaque est ensuite empâtée.
- Procédé de fabrication de plaques négatives pour accumulateurs électriques. - Scitti.z. lîrevol français, nu 809 3 >.du :».5 juin 1901.
- Ici, on prend une feuille mince de plomb antimo-tiieux, rectangulaire et munie vei'lic.alemeut à ses bords longitudinaux de séries parallèles d évidements. La feuille est repliée en forme de méandres de telle sorti: qu'une rangée d'évidements se trouve alternativement sur une face latérale, tandis que la rangée suivante se trouve sur une nervure médiane. Finalement, on extrait des faces latérales, des pattes ou languettes qu’on redresse et qu’on amène en regard des orifices latéraux des cellules de la plaque en les recourbant de 180 degrés. La plaque ainsi constituée est empâtée. L. J.
- Dispositif d’accumulateur électrique à âme centrale et à libre dilatation sans cadre métallique. Eliesox et Bobi.vsk.v. — Brevet français, nri 309620, du 2 avril 1901.
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- clxii
- Supplément à L'Éclairage Électrique
- décembre
- La plaque est composée de lames horizontales en plomb doux, successivement plates et ondulées. Réunies au milieu par des nervures auxquelles elles sont soudées, ces lames sont libres de se dilater sur les côtés. Il n’y a pas de cadre métallique ; mais la plaque est consolidée par une armature formée de traverses supérieure et inférieure en matière isolante avec des bandelettes latérales en bois et des ligatures en caoutchouc qui laissent libres les lames sur les côtés.
- Système pour rapprocher et régulariser les ondulations dos plaques d’accumulateurs. Eltesox. Brevet français, n° lio iài, du 20 avril 1901.
- Avec les cylindres cannelés actuellement employés les ondulations que l’on fait subir au plomb doivenl être assez écartées pour permettre un décollement et un dégagement faciles. Dans le procédé breveté ici, on rapproche ces ondulations à l’aide d’un appareil comportant des peignes élastiques, composé de plaquettes pénétrant entre les ondulations de la bande et séparées par de petites lames formant ressorl et réglant l'intervalle désiré. Un couvercle maintient la bande,^et le rapprochement est obtenu à l’aide d’un
- Perfectionnements dans les accumulateurs. Kriéger. — Brevet français, n" 3i2 2G8, du 29 juin i90ï.
- L’emploi du manganèse est revendiqué ici pour la
- constitution des plaques négatives. Sur une plaque en tôle d'acier perforé, ou sur une grille de même rnnt.iL on vient appliquer en comprimant de l’oxyde inféricùr de manganèse (MnOj qui, à la charge de formation, se transforme en manganèse métallique. La positive peut être quelconque ; par exemple, une lame de nickel empâtée d’oxyde inférieur de nickel. L’électrolyte peut être quelconque ; la potasse par exemple.
- Accumulateur Pisca. —Brevet français, n° 3o8o3o du 11 février 1901.
- Le couple employé ici est zinc-chlore liquéfié. Un vase cylindrique en verre, à fond plat, est muni d’un rebord extérieur. Sur ce rebord vient appuyer un couvercle en ébonitc qui assure la fermeture hermétique par serrage à l'aide de brides et de boulons.
- Sur le fond du vase est disposé un disque de zinc auquel est soudé un téton qui passe d’une façon étanche à travers un trou percé au fond.
- A une petite distance au-dessus, se trouve un autre disque en charbon solidaire d’une tige également en charbon servant de support. A sa partie supérieure cette tige est munie d’une partie conique ajustée dans une ouverture de môme forme du couvercle ; elle se termine par une partie cylindrique faisant saillie et sur laquelle glisse librement une bague filetée extérieurement. En empêchant cette bague de tourner, l’écrou engagé dans son filetage peut prendre appui contre le couvercle et contre un collier
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- CLXVl
- Supplèr
- à L'Éclairage Électrique du 21 décembr
- des statuts d’une société qui vient de se fonder sous le nom de « Société française de télégraphie et de téléphonie sans fil ». Suivant les principes adoptés par L'Éclairage Électrique nous nous bornerions à enregistrer la formation de eette nouvelle société si en môme temps que ce résumé des statu l.s nous n’avions reçu un exposé technique qui appelle non seulement la discussion,
- Cet exposé technique nous apprend en effet que le système de télégraphie sans (il que se propose d’appliquer la Société est le système de l'ingénieur russe Pilsondsky basé sur la différence de conductibilité des couches terrestres, système que. M. Villot, ins-
- pecteur des Télégraphes, exposait l’an dernier au Congrès international d’électricité et qui fut l'objet, en juillet dernier, d’expériences effectuées au Vési-
- X’ayant pas le don d'ubiquité, nous n’avons pu, retenu aux séances des autres sections du Congrès, assister à la séance de la section de télégraphie dans laquelle M. Villot a exposé le « merveilleux système » de M. Pilsondsky ; aussi nous sommes-nous bornés à signaler cette communication sans commentaire dans le compte rendu que nous avons donné du Congrès (t. WTY, p. 49l() > nous pouvons dire aujourd'hui que ce qui a étonné ceux qui en ont eu connaissance est moins l’originalité de la conception de M. Pilsoud.sky que la naïveté de celui qui a pris la responsabilité de l'exposer.
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- . li, 1
- 'la bo< <1
- ms de l’Asscmb
- - Tl. s des U ies en i,
- AVIS
- Y\1 YY\ i Y\M1 \\J\ . WMA, e mplets
- XIII à
- BIBLIOGRAPHIE
- Ueber die Entdeckung der elektrischen Wel-lon dureh H.Hertz und die weitereEntwicke-lung dieses Gebietes, pyr^firnst Leoher. Une
- tphique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- traité, Découverte des ondes électriques et leurs apoliea-
- «m»ïî.de dt0°m 1 <I'1 °n ‘>n 1 k leI< grapiuc
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- 69, rue Pouchet, 69 (avenue de Cliehy) Paris
- DININ
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- ALEXANDRE GRAMMONT, Sdccesseub
- Administration centrale à POINT-DE-CIIÉRUY (Isère)
- Eclairage — Traction ----—_ —-------Concessionnaire des Bn Dulin et Leblanc
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- Samedi SS Uéôéuibïè 1901.
- • Année. — N’ 5Ô
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thern>|
- L’ÉNERGIE
- La reproduction c
- SOMMAIRE
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- NOUVELLES ET ÉCHOS
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- Jîppareillage électrique
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- i- — Wattmèti
- Société Anonyme des anciens Établissements
- PÂRVILLÉE FRÈRES &C
- 1 : 29, rue Gauthey, PARIS, 17' PORCELAINES & FERRURES
- GTîAJNTjI PRIX PARIS
- 1900
- PIRELLI & tT, FJILAN
- Société pour l’exploitation g-éncrale
- Du Caoutchouc, de la Gutta-Percha et Similaires
- FILS et CABLES ÉLECTRIQUES ISOLÉS
- Siège social et Usine principale à MILAN Usine succursale pour la construction des câbies sous-marins SPEZIA
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- Hors Concours — Membre du Jury
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- ACCUMULATEURS
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- Voitures Électriques Stations centrales Tramways
- Allumage des moteurs •
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- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
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- Eclairage — Traction Transport d’énergie Tréfilerie — Câblerie — Moteurs Dynamos — Alternateurs Transformateurs Câbles sous-marins.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
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- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE
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- CLXXIX
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 28 décembre 1901
- Va II River, Massachussets (E R N Y, p. (k>4, 16 no-
- L'hôtcl des téléphones de la Maryland Téléphoné and Tclcgraph Company ; Kempstcr R- Miller (E 4V,
- Bureau téléphonique de Glasgow (El, j;
- Images cinématographiques de l’arc voltaïque : photo-grapliophon ou phonographe photographique ; E. .Ruji.'îrr (D. A., p. 8o3-8n, août].
- Applications thermiques
- Appareils pour le chauffage et la stérilisation des liquides
- (ETlt.p, 52, i''-' décembre).
- Un nouveau four électrique (ER, p. i3a, 26 juillet). Distribution de la chaleur dans le four électrique- (EW, p. 373, 7 septembre).
- r électrique pour la trempe et le recuit des métaux
- leur électrique (K W, p. 730, 2 novembre).
- r électrique Paul Biiry (E \V, p, 818, it> novembre). ;plosion des torpilles par l'électricité (ER, p. 33a,
- Eclairage.
- Les cléments de l’éclairage; Louis Bell (E AV, p, rjg, •10 juillet ; p. 2ti, 295, 10 et 24 août : p. 463, 21 septembre : p. 64t. 19 octobre ; p. 721, 83o, 6 et 23 no-
- Lc gaz contre l'électricité ; Alton-I). Adams (E 4V, p. 676,
- Aouvcau système d’éclairage électrique ; J. Lowr (Z E T, p. 5o3, 20 octobre).
- Machines automatiques pour l’cclairage électrique'(ER NY, R?' lSm rï'ï T t' .(EW .63
- ^ rant continu W. Duddell (J E E, p, a3a, février),
- trique; NV. Duddell (Eli, p. 498, ao septembre; El, p . 918, 4 octobre).
- I.e mécanisme de l'arc électrique; Hertha Ayhton (El, p. 63ô, itj août; ER, p. 249, 16 août).
- Observations sur la communication de MNI. Laporte et Léonard sur les arcs électriques; A. Blondel (Sic,
- (aV., p. 522, ifoveiubre).
- Appareil perfectionné pour la photométrie de l’arc électrique ; Charles-P. Maïthkws (AIEE, p. 671, août-
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